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Politique (2482)

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 22 février 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de l’impératif de la consolidation de la nouvelle dynamique des relations entre le Sénégal et la Gambie, forgées par la parenté, le voisinage, une histoire et un destin communs, le Chef de l’Etat adresse ses remerciements à son Excellence le président Adama BARROW et au peuple frère gambien, pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie, dont il a été l’invité spécial. Ainsi, au regard de l’importance stratégique de nos relations avec la Gambie, le président de la République invite le gouvernement à travailler au renforcement de cette nouvelle dynamique, en cultivant des rapports de proximité et de convivialité avec les autorités gambiennes.

Par ailleurs, abordant la délivrance aux populations des titres de propriété sur des terrains à usage d’habitation relevant du domaine privé de l’Etat, le président de la République demande au gouvernement de diligenter la transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers, par la simplification des procédures et la sécurisation des transactions. En effet, il ressort des données des services compétents de l’Etat, que les demandes formulées par les populations détentrices de ces titres sont très faibles, alors qu’une bonne partie des occupants de la région de Dakar, notamment à la Médina, à Grand-Dakar, à Grand-Yoff, à Pikine et dans presque tous les chefs-lieux de région du Sénégal n’ont pas de titres de propriété.

Dans la même perspective, il convient également de procéder aux modifications nécessaires de la loi n° 87-11 du 24 février 1987 autorisant la vente de terrains domaniaux destinés à l’habitation situés en zones urbaines et de son décret d’application, afin d’étendre la délivrance gratuite de titres fonciers aux habitants des Parcelles assainies, mais aussi de toutes les zones objets de lotissements réguliers. Ainsi, le Chef de l’Etat indique au gouvernement la nécessité et l’urgence de corriger ces anomalies qui freinent la dynamique de croissance et de progrès social, afin de permettre à toutes les personnes concernées d’accéder facilement et de manière gratuite à la pleine propriété foncière.

En conséquence, le président de la République engage le gouvernement, en particulier le ministre chargé des domaines, à mettre en place, dans chaque centre de services fiscaux, des guichets uniques dédiés à la transformation gratuite des permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers et à rendre gratuite, la délivrance des extraits de plans cadastraux.

Concluant sur ce point, le président de la République rappelle au gouvernement l’impératif d’une gestion rationnelle et transparente des questions foncières, en vue d’une paix sociale et d’une prospérité durables, gages d’un développement économique harmonieux et du succès du Plan Sénégal émergent (Pse).

Rappelant par ailleurs l’importance primordiale qu’il accorde à l'amélioration notable de la situation des retraités et la consolidation du processus de modernisation du système national de retraite, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de finaliser, avant la tenue en avril 2017, de la deuxième Conférence sociale, l'évaluation du plan d'actions du Pacte de stabilité et d'émergence économique signé, en 2014, par tous les partenaires sociaux. Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.

Le Premier ministre, après avoir salué le leadership du président de la République Son Excellence Macky SALL, dont la présence aux côtés du président Adama BARROW en qualité d’invité spécial à l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie, témoigne de son engagement décisif dans la résolution de la crise post-électorale dans ce pays frère, a fait le point des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse), avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur les résultats de recherche entreprise par l’Isra sur le blé, et sur le déroulement de la campagne de commercialisation arachidière.

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a fait une communication sur les aéroports secondaires, l’état d’avancement des travaux de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et la création de la compagnie aérienne Air Sénégal S.A.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Nominations

  • Monsieur Mouhamadou Bamba MBOW, Expert en Stratégie marketing et management organisationnel, est nommé Directeur général de l’Agence Sénégalaise de Promotion touristique en remplacement de Monsieur Abdoulaye THIAM, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mamadou Lamine DIOUF, titulaire d’un Master en Gestion et Finances Publiques, est nommé Directeur de l’Administration Générale et de l’Equipement (DAGE), au Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha DIOP, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Mohamed DIENG, Inspecteur de l’Education populaire de la Jeunesse et des Sports, est nommé Inspecteur technique au ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, en remplacement de Monsieur Abdoulaye BA, appelé à d’autres fonctions.

Le secrétaire général du Parti socialiste, par ailleurs président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), a participé récemment, à Rabat, au colloque du groupe socialiste marocain sur le thème : « la coopération et les enjeux de sécurité et du développement en Afrique de l’Ouest ». Le patron du Hcct est d’avis que le terrorisme est devenu, dans un contexte d’instantanéité et de mondialisation de l’information, une menace globale qui étend ses tentacules.

D’entrée, M. Dieng a rappelé que le Sénégal et le Maroc entretiennent des relations séculaires d’amitié, de fraternité et de solidarité d’une exceptionnelle qualité et d’une grande exemplarité. Ces relations privilégiées, a-t-il dit, se sont forgées au fil du temps grâce au dynamisme de nos deux peuples et ont été consolidées après les indépendances de nos deux pays par la volonté politique commune des présidents Senghor, Diouf, Wade et aujourd’hui Macky Sall et des différents souverains marocains, Mohamed V, Hassan II et Mohamed VI.

« Nous savons aussi que le peuple marocain et son souverain restent très attachés aux liens qui unissent nos deux pays. S’il faut chercher un symbole fort de cet attachement dans notre histoire récente, c’est bien dans le choix de Sa Majesté, le Roi Mohamed 6 de prononcer à Dakar, le discours à la Nation à l’occasion de la célébration du 41ème anniversaire de la Marche verte en novembre 2016 », a-t-il poursuivi. Autant que sa tonalité résolument panafricaniste, ce discours royal, a souligné le président du Hcct, a marqué le peuple sénégalais par le vibrant témoignage de Sa Majesté, le Roi Mohamed 6 sur la qualité et l‘exemplarité des relations historiques entre nos deux peuples et entre nos deux pays.

« Je suis venu vous apporter le salut militant du Ps du Sénégal mais également vous manifester ma disponibilité à engager notre parti dans un partenariat avec l’Union socialiste des forces populaires du Maroc », a lancé l’ancien ministre d’Etat.

Il ajoute : « On connait l’antienne : il n’y a pas de développement sans paix ; il n’y a pas de paix sans développement ».

« C’est sous l’angle de ce double axiome que je vous propose de procéder au survol et à l’identification des enjeux liés à la coopération non sans faire observer que l’analyse portera, non pas seulement sur l’Afrique de l’Ouest, mais sur le continent africain en général », a-t-il indiqué. Selon lui, le thème de ce colloque, la coopération comporte un enjeu de sécurité collective.

« Même si ce n’est pas un défi nouveau, le terrorisme est devenu, dans un contexte d’instantanéité et de mondialisation de l’information, une menace globale qui étend ses tentacules aux quatre coins du monde », a encore souligné M. Dieng pour qui nous assistons à une globalisation de la menace terroriste à laquelle il faut opposer une mutualisation des moyens de lutte.

Comme le terrorisme, a-t-il reconnu, la question migratoire est un défi global qui peut être source d’instabilité. A ses yeux, le traitement de la question migratoire devra nécessairement être lié à la croissance démographique, à la mondialisation de l’économie et à l’urgence qui s’impose de la maîtriser pour lui donner une dimension humaine et pour promouvoir une réelle politique de co-développement. Il a proposé une gestion concertée prenant en compte les causes, manifestations et effets du phénomène, en dehors de tout sursaut de nationalisme mal placé, peut aboutir à de meilleurs résultats pour les pays d’origine, de transit et de destination.

Synthèse d’El. H. A. THIAM

Les succès diplomatiques sénégalais tous azimuts dérangeraient-ils certains au point de susciter une levée de boucliers contre le pays de la Téranga ? Tout porterait à le croire. En effet, entre les interprétations les plus saugrenues de « néo-diplomates » et autres « politologues » auto- proclamés de l’échec de la candidature d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union africaine, les rumeurs faisant état de rupture des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal, démenties, du reste, de façon cinglante par l’Etat hébreu et les prétendues propositions d’un congressman américain, Mark Meadow, demandant la suspension pour deux ans, de l’appui américain au Sénégal au profit de pays comme le Rwanda et l'Ouganda servies par une certaine presse, une entreprise savamment orchestrée par des personnes tapies dans l’ombre  est mis en branle depuis quelques temps pour saboter les actes posés par ce « petit pays » certes mais « puissance diplomatique » incontestable.

Selon  cette presse qui a servi un texte libellé en anglais traduit en français on ne sait par quel auteur, « ce congressman est sans doute contre le Sénégal du fait de la résolution votée à l'Onu et qui concerne l'esclavage perpétré par Israël sur la Palestine dont nous étions l'un des principaux acteurs ». Une information ou une opinion ? Allez savoir ! En tout cas, avec force détails à donner le tournis, il est indiqué qu’« en 2014, les Etats-Unis avaient fourni au Sénégal un total cumulé de 2,5 milliards de dollars en aide étrangère.  En 2009, le Sénégal a signé un pacte avec le Millenium Challenge Corporation qui a duré de 2010 à 2015 et a fourni 540.000.000 de dollars pour soutenir le transport et l'infrastructure de l'eau des projets à grande échelle. En décembre 2015, le Millenium Challenge Corporation choisit le Sénégal comme éligible pour développer un second compact… ». Et de conclure que « plutôt que de continuer à aider les gouvernements étrangers qui minent nos alliés étrangers, ces dollars seraient mieux dépensés dans les pays qui soutiennent et défendent les intérêts communs du peuple américain ; et le conseil d'administration du Millenium Challenge Corporation ne devrait pas conclure tout compact avec le Sénégal en vertu de l’article 609 de la Loi sur Millenium Challenge 2003 (22 USC 7708) jusqu'à ce que le chef de la direction de la Millenium Challenge Corporation soumet au Congrès un rapport sur l'éligibilité du Sénégal pour répondre aux critères spécifiés dans la section 607 (b) de cette loi (22 USC 7706) qui tient compte de l'impact sur cette éligibilité Of- (A) co-parrainage du Sénégal de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies (2016); et (B) d'autres questions de gouvernance en ce qui concerne le Sénégal ».

Les masques commencent à tomber. « Kou Wakh fèègn ! », dit un adage wolof. C’est l’éligibilité du Sénégal à un second compact qui dérange ces « encagoulés » si prompts à vouer aux gémonies les actes éminemment salutaires posés depuis son avènement à la tête du pays par le président Macky Sall et son gouvernement. Les réalisations du premier compact, don du peuple américain frère, est le signe de l’excellence des relations entre le Sénégal et les Etats-Unis liés par des valeurs communes de démocratie et de l’Etat de droit que rien ne saurait altérer, même pas les petits calculs.

Et les visites des présidents américains Bill Clinton, Georges W. Bush et Barack Obama en constituent la preuve manifeste. N’attendant celle de Donald Trump que les sénégalais aimeraient voir pour lui renouveler l’estime du peuple sénégalais vis-à- vis de la première puissance économique mondiale. Pourtant les faits sont têtus et les pas de géant accomplis  par notre diplomatie depuis toujours sont palpables. Sur le plan international, la présidence du Conseil de Sécurité de l’Onu en novembre dernier, le plaidoyer en faveur du Nepad présidé par Macky Sall, sa contribution pour la résolution de la récente crise gambienne dans le cadre de la Cedeao, la contribution des forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies les initiatives sur la lutte contre le terrorisme et les radicalismes avec la tenue du Forum paix et sécurité à Dakar… sont autant de succès salués par tous. Alors chapeau bas à la diplomatie sénégalaise ! 

Sur le plan intérieur, l’Etat de droit, la gouvernance démocratique, le respect des droits humains et des libertés individuelles et collectives en plus de la liberté de la presse… Ajoutées à cela les réalisations socioéconomiques du Pse et des projets et programmes y afférent, la territorialisation des politiques publiques de développement est une réalité saluée par le monde.

Et ils ont pour noms Pudc, carte d’égalité des chances et bourses de sécurité familiale pour les couches sociales défavorisées, modernisation des cités religieuses, le Promo-villes. Avec la découverte des ressources pétrolières et gazières, l’optimisme pour un meilleur devenir du Sénégal et des sénégalais est de mise. Le temps de la manipulation, de la déstabilisation et défiance globale doivent s’arrêter définitivement. Et il appartient à l’Etat de prendre ses prérogatives régaliennes que lui confère la charte fondamentale et d’y mettre un terme.

Par Mamadou Lamine DIEYE

Notre nouvel ambassadeur en Afrique du Sud, Mme Safiétou Ndiaye Diop, ancien ministre, a présenté ses lettres de créance au président Jacob G. Zuma.

Mme Ndiaye a également exprimé la gratitude du président de la République à l'égard du président Zuma, pour le soutien, sans équivoque, qu'il a apporté à la Cedeao dans toutes ses initiatives et actions visant à mettre un terme à la crise institutionnelle en Gambie. Enfin, elle a informé son hôte que l'année 2017 a été déclarée année de la culture au Sénégal et dans cette perspective, le jumelage Gorée/Robben Island occupera une place importante dans le programme. Elle a demandé au président Zuma de bien vouloir s'impliquer personnellement à la réussite de cet évènement qui constituera un des moments forts de la coopération bilatérale. Le président Jacob G. Zuma a chaleureusement accueilli cette nouvelle et a souhaité obtenir les détails de l'évènement qu'il compte accompagner.

II est, par ailleurs, revenu sur la crise en Gambie pour se féliciter de son dénouement heureux car, a-t-il tenu à dire, l'Afrique du Sud tient au respect des principes démocratiques. En début de soirée, Mme l’ambassadeur a offert un cocktail aux chefs de missions diplomatiques, d'organisations internationales, de membres de la Colonie sénégalaise.

Infos (Maese)

Une structure des cadres de Bby de Pikine est née à Mbao à la permanence du parti. Elle regroupe 9 partis de la coalition au pouvoir. Le prétexte ayant servi à la mise en place de cette structure est lié à la tenue des prochaines élections (législatives et présidentielle). Il s'agit, pour les concepteurs, de consolider les acquis du pouvoir et détecter ensuite d'éventuelles menaces en vue de rendre la coalition plus forte que jamais.

L'information a été portée à la presse par Abdou Karim Sall, coordonnateur des cadres de l'Apr de Pikine. C'est lui qui a été choisi pour diriger cette nouvelle structure des cadres de Bby de Pikine. C'était en présence d'autres représentants des partis membres de cette nouvelle structure. Abdou Karim Sall considère que l'objectif de cette structure est d'accompagner le président de la République notamment en vulgarisant les réalisations du pouvoir et le travail qui est en train d'être fait dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Le coordonnateur des cadres de l'Apr de Pikine est convaincu que les alliés doivent tous aller ensemble vers la même direction en perspective des prochaines joutes électorales. « Les Sénégalais ont fait confiance au président de la République qui lui aussi fait confiance à ses alliés et ce que nous voulons matérialiser dans les bases, notamment dans le département de Pikine », a-t-il laissé entendre.

Interrogé sur la confection des listes électorales, il a répondu qu'il est prématuré d'en parler en soutenant que l'heure est aux inscriptions sur les listes électorales et à travailler la main dans la main. « Il est très important que l'on s'unisse autour de l'objectif de travailler à la victoire lors des prochaines élections. Je suis convaincu que si nous voulons aider le président, nous devons taire les querelles et faire bloc pour remporter les échéances électorales à venir », a-t-il indiqué. Il a insisté sur la nécessité de taire les ambitions  et d’œuvrer à consolider les bases.

Représentant de l’Afp, Alioune Badara Diouck considère que cette structure est un levier, un bras technique et politique pour la production de la réflexion et de la définition des stratégies. « Il s’agit de voir les forces et faiblesses de la coalition Bby. Autrement dit, analyser les opportunités, les menaces. « Nous allons cerner toutes ces questions et nous mettre en ordre bataille en perspective des prochaines joutes électorales », a-t-il conclu.

Abdou DIOP

Dans la perspective des élections législatives du 30 juillet prochain, le Secrétaire général de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé, en tournée de remobilisation de son parti, était, ce week-end, à Guédiawaye. Une occasion, pour le maire de Ziguinchor, de décliner la place et le rôle qu’il compte faire jouer à la banlieue.

C’est sur invitation de Jean Claude Faye que le leader des centristes, par ailleurs maire de Ziguinchor, s’est déplacé pour présider le meeting de remobilisation des militants de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs) du département de Guédiawaye. Ainsi, des Unités 1 à 6 en passant par les Parcelles assainies, Golf-sud et les Hamo, les militants et sympathisants se sont fortement mobilisés pour écouter leur leader et lui renouveler leur confiance pour l’atteinte du projet de société qu’il leur a proposé. Selon Abdoulaye Baldé, la banlieue étant « le Sénégal en miniature » tant du point de vue démographique, ethnique et linguistique, il a promis à ses militants qu’une fois aux commandes de ce pays, « nous parlerons de la banlieue, non pas en terme physique, mais en terme de programmation de politiques publiques ». Compte tenu de son importance sur l’échiquier national, « dans notre politique, chaque fois que nous parlerons d’une région, nous parlerons aussi de la banlieue en en faisant la quinzième région du Sénégal », a-t-il déclaré. Non sans préciser à leur endroit que « cela ne veut pas dire qu’il y’aura un gouverneur dans la banlieue », mais qu’« elle sera incluse dans la programmation des politiques publiques ». Il en a profité pour féliciter tous les responsables centristes du département pour leur mobilisation et leur engagement à ses côtés renouvelé pour ensemble porter haut le flambeau du parti et batailler ferme pour sortir victorieux des joutes électorales futures.

M. L. DIEYE

Aller aux législatives seul ou avec une coalition dirigée par Mansour Sy Djamil. C’est le souhait exprimé par les jeunes de « Bess Du Niakk » de la commune de Diass, à l’issue de leur réunion tenue ce dimanche au Complexe Ndofnan de Diass en présence de leur coordonnateur communal Moussa Sène. « Nous demandons aux responsables du parti, au plus haut niveau et plus particulièrement au président Mansour Sy Djamil, d’aller aux élections législatives sous la bannière de Bess Du Niakk ou d’une coalition qu’il va diriger », lit-on dans un communiqué qui nous est envoyé. Ces jeunes de Diass se fondent sur l’engagement, les compétences et les valeurs incarnées par leur leader pour le déclarer apte à diriger la 13ème législature. Et surtout pour traduire en acte la rupture tant attendue par les Sénégalais de l’Assemblée nationale. Ces jeunes demandent aussi à leurs responsables de prendre ses distances avec « Bennoo Bokk Yaakaar » qui n’a jamais porté une quelconque estime à l’égard de leur formation.

Sur un autre registre, ces jeunes de Diass ont déploré la lenteur notée sur les inscriptions pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité Cedeao. A cet effet, ils ont interpellé les autorités administratives pour la mise sur pied d’une seconde commission itinérante, afin de palier les difficiles conditions de déplacement des populations des villages reculés.

M. NDONG

Les Sénégalais résidents en Suisse se sont mobilisés a été notée, avant-hier, à Genève qui abrite l’Ambassade du Sénégal. Une grande satisfaction auprès des représentants diplomatiques, des fonctionnaires du ministère de l’intérieur dépêchés que des représentants des partis politiques et de la Cena.

Dans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales en perspective des élections législatives du 30 juillet 2017, l'ambassade du Sénégal en Suisse qui a informé largement la communauté sénégalaise a été envahie par nos compatriotes qui saluent cette présence de l’Etat auprès d’eux  pour qu’ils accomplissent leur devoir citoyen. La commission accueillie le 22 février à Genève, séjournera en Suisse jusqu’au 02 mars 2017. Une tournée dans les grandes villes est prévue notamment à Berne, Zurich, Lausanne, Bâle. La révision concerne le maintien du statut, une nouvelle inscription, une modification d’adresse ou de circonscription électorale. Cette opération concerne les électeurs résidents en Suisse inscrits dans le fichier général, précise une note de l’ambassadeur Coly Seck dont les services ont travaillé de 9 heures à 21 heures 30. Ces inscriptions intéressent également tous les électeurs ayant 18 ans révolus ou qui auront 18 ans le jour du scrutin du 30 juillet 2017. Nos compatriotes accueillis dans les nouveaux locaux de l’ambassade du Sénégal se sont présentés devant la commission administrative.

Selon l’ordre d’arrivée, un ticket est remis et le citoyen attend son tour jusqu’à la délivrance du quitus d’inscription qui a lieu après avoir rempli dûment un dossier, la prise de photo, la capture décadactylaire des empreintes et de la signature. La carte d’identité biométrique CEDEAO qui sera délivrée fait également office de carte d'électeur.

Le président du décénat, Dr Ibrahima Guissé ainsi que le représentant du PDS, Aldiouma Diallo ont salué la grande mobilisation de nos compatriotes et les efforts fournis par l’ambassade qui n’a ménagé aucun effort pour l’accueil de la Commission électorale.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE (correspondance particulière)

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, était, hier, à la Division des investigations criminelles pour s’expliquer sur des anomalies relevées par l’Inspection générale d’Etat dans sa gestion entre 2011 et 2015. Le montant en cause s’élèverait à près de deux milliards de FCfa. Des membres de la classe politique qui ont fait le déplacement pour apporter un soutien morale à l’édile de la ville de Dakar, parlent « d’acharnement ». « Il faut rappeler au président Macky Sall que l’instrumentalisation de la justice et l’utilisation de l’appareil d’Etat pour des règlements de comptes politiques ne passeront pas», a déclaré Ousmane Sonko. Selon le leader de Pastef, le rapport 2014 de l’Inspection générale d’Etat a épinglé des gens qui, aujourd’hui, sont propulsés à des postes de responsabilité pour avoir milité à l’Alliance pour la République (Apr).

Le socialiste Barthélémy Dias estime que le maire de Dakar n’a pas détourné un centime et n’a vendu aucun centimètre carré de terre. « Si Macky Sall touche à Khalifa Sall, il saura qu’il a touché à ce qu’il ne doit pas toucher car celui-ci n’est ni Barthélémy Dias encore moins Bamba Fall », a mis en garde le maire de Mermoz-Sacré Cœur. Il avance qu’avec cette convocation, c’est la crédibilité du conseil qui a voté le budget qui est mise en cause pour avoir mis en place ce fonds dérogatoire pour prendre en charge les questions sociales. Il soutient que la gestion de Khalifa Sall ne peut être indexée.

Réagissant de Saly Portudal, le député Hélène Tine qui considère la réédition des comptes comme une « chose normale », assimile la convocation de Khalifa Sall comme « un ciblage qui ne dit pas son nom». Le maire de la ville de Dakar avait expliqué, dans un site d’informations, avoir été convoqué pour s’expliquer sur la gestion de la caisse d'avance « sans vouloir aller dans le fond ».

Nd. M. SECK

Sensibiliser davantage les acteurs armés non étatiques sur le phénomène des enfants impliqués dans les conflits armés en associant les Ong nationales et internationales, ainsi que les organisations humanitaires internationales et certaines agences de l’Onu, le Cicr et le Hcr. Tel est le vœu du ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui a assisté, hier, à Paris, au panel de haut niveau sur « le traitement de l’impact des conflits armés sur les enfants ».

Selon le ministre, depuis la fin des années 1990, la question de l’exploitation des enfants, lors des conflits armés, est inscrite, de façon quasi permanente, à l’agenda du Conseil de sécurité de l’Onu.

Et il ajoute « qu’il importe aussi de relever l’adoption, au cours de l’année 2016, de trois importantes résolutions intégrant, de manière transversale, la question des enfants dans les conflits armés ».

De l’avis du chef de la diplomatie sénégalaise, ces avancées considérables enregistrées sur le plan normatif ont permis de réduire drastiquement le nombre d’enfants enrôlés dans les rangs des armées. 115.000 enfants ont été démobilisés depuis 2000 dont 65.000 durant la décennie qui a suivi l’adoption des engagements et principes directeurs de Paris, selon l’Unicef, a-t-il ajouté.

Il a reconnu que le défi reste de taille en raison de l’émergence de nouveaux conflits, de l’existence de crises latentes et surtout de l’acuité croissante de l’action des groupes terroristes.
Pour le ministre, l’émergence de groupes armés terroristes transrégionaux, comme Daesh ou Al Qaida, a entrainé une prolifération particulièrement préoccupante du phénomène du recrutement et de l’utilisation d’enfants dans les rangs armés à des fins diverses. Il a révélé que le rapport annuel 2016 du Secrétaire général de l’Onu sur les enfants et les conflits armés indique que ceux-ci ont payé un lourd tribut à l’extrémisme violent, ces dernières années, notamment au Moyen-Orient, en Afrique de l’Est et du Centre.

Au Sahel, a-t-il poursuivi, les exactions commises au cours des dernières années par des groupes armés non étatiques comme Boko Haram ont retenu l’attention, avec l’enlèvement des 276 filles de Chibok au Nord-Est du Nigéria.

Une recherche de solutions pérennes face à la gravité de la situation des enfants dans les conflits armés s’impose, particulièrement à l’Afrique, a martelé le ministre.
S’agissant de la réinsertion sociale, il a déclaré que notre pays est d’avis que l’éducation reste incontournable pour les enfants anciennement associés aux forces armées ou à des groupes armés.

Il a demandé de mener, entre, autres, les actions suivantes : concevoir des programmes d'éducation axés sur la réintégration des enfants dans leurs familles et communautés ; accompagner les pays en conflit dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd), notamment, l’Odd n°4 relatif à l’éducation ; faire des efforts substantiels dans la réalisation de la santé des ‎enfants en prenant appui sur l’Odd n°3 ; promouvoir la culture de la paix et de la tolérance en impliquant les femmes dans la résolution des conflits, conformément à celle n°1325 du Conseil de Sécurité.

Synthèse El. H. A. THIAM

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