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Politique (2649)

Venu présider le meeting du 25 mars des responsables de l’Apr du département de Mbacké, Me Oumar Youm, ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall, s’est fait l’avocat du bilan des 5 ans qu’il a brillamment défendu et jugé plus que satisfaisant.

Le ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall était en meeting à Mbacké, le 25 mars. Me Oumar Youm s’est réjoui des 5 ans de gouvernance du chef de l’Etat. « Le bilan du président Macky Sall est plus que satisfaisant, en évaluant tous les secteurs, on peut se rendre compte que le bilan du gouvernement, est à saluer », s’est félicité Me Youm. De 2012 à 2014, le président et son gouvernement se sont attelés à redresser l’économie du Sénégal qui était à terre. Tout le monde peut le reconnaître, ce qui a été fait du point de vue de la croissance, du renforcement et du redressement de notre économie, a-t-il dit . Après le diagnostic, révèle-t-il, nous avons évalué notre économie et lancé le Pse en 2014, avec l’accompagnement de la communauté internationale. Le Pse a permis, selon lui, de redresser l’économie, de faire des bonds importants pour la croissance. « Depuis 2014, la croissance du pays est en hausse, nous sommes à 6,7 %, un chiffre que le Sénégal n’a jamais réalisé comme taux de croissance », a-t-il souligné.

Il ajoute que le budget du Sénégal est passé de 2000 à 3600 milliards de FCfa, c’est dire que le pays a une bonne santé financière. Il rassure que les recettes douanières et les recettes fiscales ne font qu’augmenter, aucun salaire n’est en souffrance, au contraire, ils ont été augmentés, et au même moment, les prix n’ont pas connu de hausse. Il a insisté sur la dernière baisse des factures d’électricité. « Je pense que ces acquis sur le plan économique, c’est autant de facteurs qui montrent que l’économie du pays est solide et que le Sénégal est en progrès continue et la communauté internationale salue la bonne santé financière de notre économie », a-t-il affirmé.

Me Oumar Youm dit que «c’est pour cette raison que nous avons lancé les plus grands projets que le Sénégal n’a jamais connu depuis son indépendance». Il s’agit de l’autoroute Ila Touba, plus de 400 milliards de FCfa, le Train express régional (de plus de 568 milliards de FCfa), etc. Il a tenu à préciser que ce sont les bailleurs de fonds qui accompagnent le Sénégal à financer ces projets.

Mamadou DIEYE

C’est la première tête de liste qui se dévoile en vue des élections législatives du 30 juillet prochain. Il s’agit de Théodore Chérif Monteil, numéro un de la liste nationale que l’Union citoyenne « Bunt-Bi » lance en vue du scrutin. Le président du parti, le Pr El Hadj Ibrahima Mbow, et les membres de la direction nationale opérationnelle l’ont confirmé samedi dernier au Grand Théâtre de Dakar, à l’occasion d’une assemblée générale, en présence de délégués et sympathisants venus des 45 départements du Sénégal et 8 de la Diaspora. En particulier, ceux de Kaolack venus soutenir « un fils du Saloum ».

Théodore C. Monteil, ingénieur chimiste de formation, a une longue expérience de l’industrie alimentaire et enseigne dans des écoles supérieures (Cesag et Iam) à côté de ses activités de consultant. Dans son adresse, le Pr Mbow a loué « la loyauté, la générosité et l’engagement patriotique » de leur directeur national opérationnel qui a été désigné pour diriger leur liste nationale « citoyenne ». Il a insisté sur l’engagement « citoyen » de ses camarades. Pour expliquer les raisons d’une liste « Bunt-Bi », le président du parti a déclaré que leur parti « veut faire entendre sa voix à l’Assemblée nationale ». Sans fards, il est revenu sur les critiques faites à l’actuelle législature qui, selon lui, « est encore trop sous influence de l’Exécutif ». Sur la bonne gouvernance, le président de commission au Conseil économique, social et environnemental a estimé que « la prochaine législature doit se pencher résolument sur le contrôle de l’action gouvernementale », d’autant que « la nouvelle Constitution consacre des pouvoirs accrus au Parlement dans ce sens ». Rappelant que l’Union citoyenne reste « membre assumé » de la majorité présidentielle, le Pr Mbow a esquissé le programme de la liste : produire et améliorer les lois pour « une meilleure gouvernance, une plus grande transparence, une justice qui dit le droit avec droiture et équité, une meilleure gouvernance des ressources naturelles ». Il propose aussi de « produire des lois sur l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, les qualifications, le travail, l’entreprise, des lois sur la solidarité ».

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques, l’Uc « Bunt-Bi » va proposer « des instruments de gestion et des tableaux de bords adéquats accessibles à tous », car, a-t-il rappelé, « le citoyen a le droit de savoir comment est géré chaque FCfa tiré de ses ressources publiques ».

Pour sa part, Théodore Chérif Monteil veut « réconcilier l’électeur avec l’élu » et insiste sur le fait que leur parti est « le seul qui travaille à donner sa place au citoyen dans le début public ». S’il est élu, il promet de travailler selon le triptyque : « je représente, je légifère, je contrôle ».

Samboudian KAMARA

La démocratie sénégalaise est malade de son opposition nihiliste et d’une bonne partie de ses médias décrédibilisés. Le 5ème anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Sall est ainsi l’occasion pour nombre d’opposants de rivaliser dans la surenchère verbale pour tout peindre en noir au risque de perdre tout crédit. Et de sombrer dans le déni de réalité. Les réalisations spectaculaires qui éblouissent les yeux de Diamniadio à Demet dans le Fouta, de Dakar à Diass, de Bokhol à Malicounda, de la Casamance au Ferlo, de Touba à Tivaouane en passant par Kaolack, de Ila Touba qui se construit à l’autoroute à péage qui s’étire jusqu’à Sindia, etc. sont indéniables. Elles sont la preuve d’un travail conséquent, rigoureux et efficace au service des Sénégalais. Il faut ajouter la Cmu, les bourses familiales, les baisses des prix des loyers et ceux des denrées de première nécessité et de l’électricité. La prise en charge des patients en dialyse, les efforts consentis pour les retraités, etc.

Sur le plan des actions concrètes, le président Sall peut marcher la tête haute. Il a déjà fait beaucoup plus que son prédécesseur dans tous les domaines. Et il l’a fait dans le respect de la bonne gouvernance. N’en déplaise à des médias querelleurs et partisans. Raconter des contre-vérités sur les ondes ou le faire par écrit ne change rien à l’affaire : une affabulation est une affabulation. C’est ainsi que d’aucuns ont inventé « une exfiltration » là il n’y a eu rien de tel. Ces drogués du buzz sont une gangrène pour la démocratie. Aussi, il faut les dénoncer et les combattre car ils intoxiquent l’opinion publique. Que les opposants sérieux s’assument et critiquent objectivement le travail du gouvernement pour le pousser à l’excellence. Non agir seulement par frustration, amertume et méchanceté gratuites. La majorité de ceux qui critiquent aujourd’hui étaient aphones quand ils étaient nommés à tel ou tel poste. Leur colère est liée à leur destitution. Ils ne sont donc intéressés que par leur petite personne et aux avantages qu’ils peuvent obtenir. La politique pour ses « mange-mil » est une question de partage du gâteau. La conception républicaine et l’impératif de satisfaire les besoins du plus grand nombre leur sont indifférents. Ceux d’entre-eux qui ont fait un bout de route avec le président Macky Sall ne pouvaient continuer. Ils rêvaient de milliards et de passe-droit. Ils ont été déçus et essaient de faire croire aujourd’hui qu’ils sont des parangons de vertu. Les Sénégalais ne sont pas dupes : ils les connaissent bien et se rappellent leur silence assourdissant lorsqu’ils étaient « servis ». La deuxième alternance qui fête ses cinq ans continue de charrier un espoir légitime pour l’immense majorité des Sénégalais qui jugent MackySall à ses actes. Et rien d’autre !

Les opposants seraient dans leur rôle en critiquant sans tomber dans l’imposture et la caricature. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Mamadou A. Tamimou WANE

En conférence de presse, hier, le secrétaire général national du Parti africain pour la citoyenneté et le travail (Pact), Ousmane Amadou Ndiaye, a annoncé que sa formation politique va désormais intégrer les rangs de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le Sg du Pact a fait savoir que cela fait suite au mandat que son parti lui avait donné, après de larges concertations de ses instances, de mener des discussions avec le président Djibo Leyti Kâ. Avant d’indiquer que ces discussions ont abouti à leur adhésion à la coalition « Jappo ligueyal sunu rew » que le patron de l’Urd dirige. Significativement, « entendez, par-là et par déduction que, désormais, nous allons intégrer les rangs de Bennoo Bokk Yaakaar dont nous épousons totalement la philosophie politique », a fait comprendre Ousmane Amadou Ndiaye. A cette occasion, le secrétaire général de l’Urd, Djibo Leyti Kâ a soutenu que c’est un bon choix qu’il fallait en cette période.

« Bienvenu chez nous pour travailler et pour avoir davantage de démocratie dans notre pays », a-t-il renchéri, saluant ainsi la compétence, le patriotisme et la conscience technique du Sg du Pact. Ce dernier a évoqué, entre autres raisons de leur choix, « le bilan largement positif enregistré par le président tant aux niveaux économique, socioculturel que diplomatique ». D’après Ousmane Amadou Ndiaye, « dans l’économie, nous pouvons relever le taux de croissance qui est aujourd’hui à 6,7 %, les progrès réalisés dans le secteur agricole avec les Dac et l’ambition du Sénégal d’atteindre l’autosuffisance en riz. De même que les acquis enregistrés dans le domaine de l’élevage (plus de 18 milliards de FCfa sont prévus pour le développement du pastoralisme, la maîtrise de l’inflation des prix des denrées de première nécessité, la réduction de la facture de l’électricité, les bourses familiales, la Cmu », entres autres acquis qu’il a énumérés. Tout au plus, « ces nombreux acquis nous démontrent, à suffisance, que dans une telle dynamique, l’émergence du Sénégal, notre pays, est en bonne voie », a-t-il éclairé, tout en précisant que leur apport sera dans la réflexion et l’accompagnement du président Macky Sall pour le développement économique et social et la consolidation de la démocratie, dans le sillage de leur « seule raison d’être ».

Amadou DIOP

Nous avons reçu ce communiqué signé par Oumar Sarr annonçant l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

Le Secrétariat national du Parti démocratique Sénégalais (Pds) s’est réuni, hier, sous la présidence de Oumar Sarr, secrétaire général national adjoint. Après avoir entendu un important rapport du secrétaire général national adjoint sur les actes d’indiscipline des frères Pape Samba Mboup et Farba Senghor, vu l’urgence et en application des statuts du parti, le secrétariat national, après en avoir délibéré, décide l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

La présente décision prend effet immédiatement et le bureau politique en sera informé conformément aux statuts.

Les 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

« La diplomatie, dans sa définition la plus simple, c’est la mise en œuvre d’une politique étrangère. Cette politique étrangère est définie par le président de la République : les axes, les orientations, les choix sont une prérogative constitutionnelle du chef de l’État. La diplomatie est un domaine qui lui est réservé. Ce n’est pas un domaine qui est partagé », a l’habitude de rappeler le ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur aux journalistes qui l’interpellent en tant que « chef de la diplomatie ». Le chef de la diplomatie dans un État, c’est le chef de l’État et personne d’autre, le ministre des Affaires étrangères met en œuvre la vision du président.

La visibilité internationale du Sénégal est sans rapport avec sa dimension géographique et démographique, ni avec son poids économique. La stature de ses chefs d’État successifs ainsi que le professionnalisme de ses diplomates ont, sans doute, beaucoup contribué à faire de la diplomatie sénégalaise l’une des principales richesses du Sénégal et à lui valoir respect et considération sur le plan international.

Mais, c’est surtout parce que dès son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a su s’imposer sur la scène mondiale grâce à des choix clairs de politique étrangère et des orientations visant à lui assurer une place de choix dans le concert des Nations. Choix d’une diplomatie de bon voisinage, de construction de l’unité africaine. Et pour ce faire, par l’abandon partiel ou total de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États et de promotion de la paix, de la sécurité internationales et des droits humains. Orientations, en outre, de l’édification d’une diplomatie économique et de développement par des partenariats bilatéraux et multilatéraux et d’une prise en charge des citoyens sénégalais établis à l’étranger.

A ces principes fondateurs, le nouveau chef de l’État, élu en mars 2012, a imprimé sa marque personnelle, faite de sobriété et d’efficacité, en accordant un intérêt particulier à une diplomatie économique au service de l’émergence. Une diplomatie sans effets de manche ni coups d’éclats, mais qui se déploie efficacement, avec courtoisie et dans le respect de ses partenaires. En tant que candidat, Macky Sall avait déjà défini sa future politique diplomatique « articulée autour de la paix, du bon voisinage, de la défense et la promotion de la diaspora, de l’économie, de la souveraineté nationale, de la coopération et de l’intégration ouverte sur le monde ».

Cette réorientation dans l’approche de la politique extérieure, voulue par le chef de l’État, vaut au Sénégal davantage de succès, de respect et d’écoute sur la scène internationale. Le Sénégal est redevenu un partenaire crédible et sûr, un acteur dont la voix compte. En attestent les nombreux échanges de visites officielles au plus haut niveau avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, de même que les hautes responsabilités confiées au chef de l’État au sein de plusieurs organisations africaines (Uemoa, Union africaine, Cedeao). Cependant, le président Sall n’a pas touché au sacro-saint socle de la politique extérieure du Sénégal : la primauté des questions de paix et de sécurité internationales et la priorité absolue portée sur le développement national et l’intégration régionale ont été réaffirmées. Ainsi, en plus des enjeux politico-sécuritaires en Afrique et dans le monde, la politique extérieure du Sénégal prend en compte les menaces nouvelles et complexes induites par le terrorisme et l’extrémisme violent, les questions de santé publique régionale et mondiale, comme l’épidémie à virus Ebola, qui menacent l’Afrique de l’Ouest.

Macky M6 BongoA titre d’illustration également, le Sénégal s’est présenté à l’élection à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2016-2017. Il a été élu à une majorité quasi unanime : 187 voix sur 190 votants. Une promesse de campagne réalisée. Le 29 novembre 2011, alors candidat, le chef de l’État avait été invité par l’Institut français des relations internationales (Ifrit) à décliner sa politique étrangère s’il était élu président. Il avait dit : « Si je suis élu président de la République, je travaillerai pour que le Sénégal retourne rapidement au Conseil de sécurité ». Depuis janvier 2016, le Sénégal partage, au sein de l’organe de gestion de la gouernance mondiale et du maintien de la paix et de la sécurité internationale, sa vision dans la conduite des affaires internationales. « Au Conseil de sécurité, vous êtes obligés de vous prononcer. Vous ne pouvez pas vous débiner. Vous êtes obligés de vous exprimer sur toutes les questions : soit c’est une abstention, soit un oui, ou un contre », a admis Mankeur Ndiaye.

Selon les orientations du chef de l’État, la présence du Sénégal au cœur de l’appareil diplomatique international devrait lui permettre de tirer le meilleur profit du commerce et des investissements. Ce, par le biais de la diplomatie économique. La diplomatie traditionnelle est, en effet, la tête de pont des efforts nationaux, en vue de contribuer au projet d’émergence économique mis en œuvre par le Plan Sénégal émergent (Pse), le cadre référentiel d’intervention des politiques publiques. Il ne faut pas perdre de vue que l’influence du Sénégal en Afrique et dans le monde dépend beaucoup de la réussite de cet engagement pour l’émergence économique. Cette présence au Conseil de sécurité et la contribution importante du Sénégal aux troupes de maintien de la paix de l’Onu devrait également lui permettre de viser un renforcement des ressources humaines sénégalaises dans les organisations internationales, telles que l’Onu, l’Oci, l’Ua, la Cedeao, la Cpi et les institutions financières internationales...

Diplomatie économique
Cependant, la candidature sénégalaise du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de l’Union africaine s’était soldée, en janvier 2017, par un cuisant échec malgré une campagne menée tambour battant par la diplomatie sénégalaise et par le chef de l’État lui-même, et une candidature soutenue par la Cedeao. A l’époque, confiant dans le soutien de la Cedeao, le ministre sénégalais des Affaires étrangères déclarait : « Nous nous engageons aussi dans les batailles importantes comme l’élection du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’Union africaine (Ua). Cela est un choix important du président. Nous avons des cadres compétents et ayant l’expérience et le profil requis pour conduire les destinées d’une organisation aussi importante que l’Ua ». Nonobstant, le président Macky Sall et son ministre Mankeur Ndiaye peuvent se consoler d’une bien plus grande et belle victoire obtenue sur le terrain diplomatique et oublier le lâchage ouest-africain. Ils ont été récompensés par le leadership de Dakar dans le dénouement de la crise gambienne, grosse de dangereuses menaces pour la stabilité de la sous-région et de la frontière sud du Sénégal. Un retour sur investissement pour la diplomatie sénégalaise de bon voisinage, de construction de l’unité africaine, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, de promotion de la paix, de la sécurité et des droits de l’Homme. Ce leadership a été mis en exergue par les chancelleries étrangères et sonne comme un rétablissement diplomatique. Le retour aux relations de bon voisinage avec la République sœur de Gambie est particulièrement bien ressenti par l’homme de la rue, à Banjul comme à Dakar, et augure de nouvelles relations sincères et mutuellement fructueuses, comme l’ont, du reste, illustré les rapports fraternels entre sir Adama Barrow et le président Macky Sall.

Macky BarrowLa diplomatie sénégalaise repose aussi sur une importante diaspora qui contribue à hauteur de plus de 800 milliards de FCfa en moyenne par année, en termes de transferts de fonds ; un montant supérieur à l’Aide publique au développement (Apd). Cette importance justifie que leur prise en compte demeure un axe fondamental de la politique extérieure du Sénégal. La protection consulaire et la délivrance des documents administratifs -passeports, carte nationale d’identité et carte consulaire, entre autres- sont les services les plus demandés par la communauté sénégalaise établie hors du pays. Dans l’objectif de faire des Sénégalais de l’étranger des vecteurs importants dans la quête de l’émergence, le gouvernement a mis en place des projets et des programmes qui leur sont destinés. Ce sont notamment le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) dont l’enveloppe est passée de 320.000.000 de FCfa à 2.500.000.000 de FCfa, de laquelle la somme de 1,5 milliard de FCfa est particulièrement destinée au financement des projets des femmes de la diaspora. Après le Conseil de sécurité, le Sénégal vise un nouvel objectif. Il a l’ambition, après la fin du mandat, le 31 janvier 2018, d’intégrer le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui est plus ou moins le pendant du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Sénégal est déjà candidat en 2017 pour retourner au Conseil des droits de l’Homme à Genève. Cette présence du Sénégal dans les endroits où se décide la politique internationale est perçue comme extrêmement importante parce qu’elle renforce son influence dans le monde et lui fait peser sur les décisions. Même petit pays, dans les instances internationales, la voix du Sénégal est écoutée et se fait respecter. A défaut d’être, pour le moment, une « puissance diplomatique », le Sénégal se voit en « petite grande puissance diplomatique », en pays démocratique qui veut contribuer au développement du monde.

D. M. F.

Défense et sécurité : De bons points à consolider
Armées sénégalaiseLes 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Infrastructures : Un objectif de 50 km d’autoroutes par an
RoutesDès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

Infrastructures sportives : Le programme « Horizon 2022 » toujours d’actualité
Macky Stade Alassane DjigoDans le domaine du sport, la première préoccupation du président Macky Sall, à l’entame de son magistère, a été de s’attaquer aux infrastructures. Un dossier qui a toujours été sur la table des différents présidents qui se sont succédé au palais présidentiel, mais dont la solution ne peut connaître une fin à court terme. Au Sénégal, la question des infrastructures refait toujours surface. Il faut toujours construire ou réhabiliter, mais il faut aussi entretenir pour que ces outils puissent durer.

Et depuis son avènement à la magistrature suprême, Macky Sall a mis en place un ambitieux programme appelé « Horizon 2022 » en construction et équipement d’infrastructures sportives. Un programme qui devrait être exécuté dans les dix ans à venir (2012-2022). Et qui couvrira toutes les régions du pays, avec en pointe la création d’une université des sports. En joignant l’acte à la parole, le chef de l’État, par le biais du ministère des Sports et en partenariat avec la coopération chinoise, s’est déjà mis à la tâche.

A cet effet, la réhabilitation des stades régionaux, Alassane Djigo de Pikine, Ely Manel Fall de Diourbel, Massène Sène de Fatick, Caroline Faye de Mbour, Lamine Guèye de Kaolack, Alboury Ndiaye de Louga, des stades de Kolda et de Tamba, mais aussi les stades de Matam, Médine de Saint-Louis et Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor, devrait ouvrir une nouvelle phase dans la politique sportive du gouvernement de la nouvelle alternance. Déjà pour les grosses œuvres, comme on dit dans le jargon des ouvriers, un pas important vient d’être franchi avec la pose de la première pierre de l’arène nationale de lutte sise à Pikine. Et si l’on y ajoute la construction du futur palais des sports de Diamniadio, appelé de tous leurs vœux par les sportifs, un gap sera comblé dans le domaine des infrastructures. Par cette démarche, le chef de l’État entend répondre aux exigences des normes internationales en matière d’organisation des compétitions mondiales ou continentales. Un combat engagé par le locataire du palais présidentiel et qui veut faire du déficit d’équipements sportifs un vieux souvenir. D’autres chantiers sont en attente notamment les stades de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou, sans oublier la rénovation du stade de Mbao, des Parcelles assainies, de Ngalandou-Diouf de Rufisque, de Ndiarème-Limamoulaye, d’Assane Diouf. En prônant cette politique sportive dans le domaine des infrastructures, le chef de l’État veut ainsi répondre à une demande concrète de la jeunesse sénégalaise.

Cheikh Fantamady KEITA

La commission électorale de la coalition « Mankoo Wattu Senegaal » a organisé, samedi dernier, un séminaire de renforcement de capacités sur le processus électoral. C’était au profit de ses chargés d’élections.

A l’issue de ce séminaire et au cours d’une conférence de presse, le coordinateur de la commission électorale de « Mankoo », Sada Ndiaye, a indiqué : « on a eu un séminaire avec les chargés d’élection et les leaders qui le souhaitaient. Nous avons mis l’accent sur trois axes : les innovations du code électoral, le calendrier électoral (processus) et la gestion administrative ».
Sada Ndiaye qui s’est désolé de voir que c’est la première fois qu’on a un code qui n’est pas consensuel, a surtout tenu à préciser qu’une telle initiative devait être le rôle de l’État. Car « l’État s’est engagé à moderniser les partis politiques », a-t-il rappelé. Non sans décrier la répartition des 15 sièges pour les huit départements au profit des Sénégalais de l’extérieur que c’est un « chaos total à ce niveau». Il a déploré le fait que l’Amérique latine, l’Océanie, l’Asie, l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient « soient zappés» dans cette répartition ainsi que l’arrêt des travaux de « certaines commissions ».

Tout au plus, et en ce qui concerne les inscriptions « les fraudes existent, elles sont avérées à Matam, Bakel, dans les frontières avec les deux Guinées, la Mauritanie », a-t-il accusé, pointant ainsi du doigt les audiences foraines. « C’est une transhumance électorale. Ce sont des gens qui renaissent à la frontière. Et la Cena dort. Elle est responsable de tout le processus, mais ses représentants sont absents des commissions administratives. Le silence de la Cena devant les fraudes et les tripatouillages est trop assourdissant. On est en train de jeter un discrédit sur tout le Sénégal », a-t-il insisté.

Mais « nous sommes prêts et restons debout contre toute tentative de recul démocratique. Nous avons, aujourd’hui, une dictature debout. Le régime utilise la justice contre les opposants. Et force est de constater que l’existence d’un stock mort d’un million de Sénégalais sur le fichier électoral est fausse », a ajouté le coordinateur de « Mankoo Wattu Senegaal », le député Mamadou Lamine Diallo.

Amadou DIOP

La Convergence des jeunes républicains (Cojer) a organisé, samedi, un panel, sur l’an 5 de l’accession au pouvoir du président de la République Macky Sall. Pour le ministre Seydou Guèye, le bilan est largement positif.

Depuis le 25 mars 2012, d’après Seydou Guèye, ministre-porte du gouvernement, le train de l’espoir a quitté la gare et ne s’arrêtera qu’à l’horizon émergent 2035. Dès lors, il dresse un bilan largement positif des 5 années de gouvernance du chef de l’État. Il cite les grandes réformes de l’Acte 3 de la décentralisation, la lutte contre les inégalités sociales, la performance économique et les politiques inédites majeures. Selon lui, la territorialisation des politiques publiques est une réforme de 2ème mandat. La politique énergétique a sorti le pays des ténèbres pour mettre de la lumière dans nos maisons grâce à l’actif du président Sall.

Seydou Guèye a laissé entendre que si le Sénégal souffrait d’un leader indécis, Macky Sall est homme de décision qui a permis à notre pays de retrouver la crédibilité de sa signature sur la scène internationale. M. Guèye a précisé que tout le pays est en mouvement et le monde rural reste au cœur des priorités.

Du Plan Sénégal émergent (Pse), le ministre voit encore des programmes de facilitation ou de mise en œuvre comme le Pudc, le Puma et le Promovilles... A en croire Seydou Guèye, plus de 266.000 emplois ont été créés en 5 ans ; mais cela n’enlève en rien de la présence que l’État doit avoir sur le terrain de la création d’emplois viables. « Nous devons faire plus d’efforts », dit-il. La date du 20 mars 2016 consacre, d’après lui, notre acquis démocratique. Mieux encore, l’élargissement du champ politique parlementaire avec l’élection des députés de la diaspora, les candidatures indépendantes, la baisse de la caution sont autant de réalisations.

Quant à l’opposition, il constate le cycle de sa défaite. Pour lui, les mandats de dépôt d’opposants sont liés à des actes que la morale réprouve.
De son côté, la coordonnatrice nationale de la Cojer, Thérèse Faye Diouf a souligné que le Sénégal est débout sous le règne de l’actuel régime dirigé par le président Macky Sall dont la prouesse économique est reconnue. Mme Diouf invite à ce propos, les jeunes républicains à consolider les acquis pour le triomphe des grands idéaux qui font la grandeur d’une nation. Face au défi des législatives, la Cojer est déjà sur le terrain pour obtenir ensuite un second mandat.

Serigne Mansour Sy CISSE

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