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Politique (3954)

Renouant avec une tradition bien établie, le Parti socialiste célèbre, sous la conduite de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, la « Journée du souvenir », en hommage au président Léopold Sédar Senghor, mercredi 20 décembre 2017, jour d’anniversaire de sa disparition.

Selon le communiqué reçu, outre l’acte symbolique de dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe, au cimetière de Bel-Air, et la participation à la messe d’anniversaire, cette 16ème édition donnera aussi l’opportunité aux militants et responsables du Ps de revisiter l’œuvre et la pensée du président Senghor à travers la tenue d’un colloque. Il sera précédé d’une veillée culturelle traditionnelle qui aura lieu le 19 décembre 2017 à la Maison du Parti, dans la salle du comité central Léopold Sédar Senghor.

Les membres du Secrétariat exécutif national, du Bureau politique, les membres des mouvements intégrés, les cadres de Vision socialiste, du Réseau des universitaires, de l’Ecole du Parti, Conseil consultatif des Sages ainsi que des représentants des partis alliés et frères prendront part à ces deux manifestations marquant la commémoration du décès du poète-président.

EL Hadj THIAM

A l’occasion d’une rencontre tenue à son siège, jeudi, la direction de l’Urd a mis en place un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès annoncé courant 2018. Le retour d’anciens membres du bureau politique au bercail a été salué.

Le porte-parole de l’Urd, Oumar Seck, a informé que le secrétaire général Diégane Sène a convoqué la direction du parti essentiellement pour se féliciter et accueillir d’anciens membres du bureau politique qui avaient gelé pratiquement leurs activités depuis 2012 et même avant, et qui ont décidé de revenir reprendre leur place dans leur parti. « Ce dont on se félicite surtout, c’est l’arrivée de notre ancien second du parti, Boubacar Thioub, qui a été vice-président à l’Assemblée nationale et a cheminé avec feu Djibo Kâ depuis 1971. Aujourd’hui, il est revenu au siège réitérer ses condoléances, féliciter le nouveau secrétaire général, Diégane Sène, et lui assurer qu’il a sommé toute sa base à la Biscuiterie », a-t-il indiqué. M. Seck a aussi annoncé la mise en place d’un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès courant 2018. Le porte-parole de l’Urd a rappelé qu’au cours d’une réunion, au mois de novembre, les représentants des fédérations, à l’unanimité, se sont rangés derrière Diégane Sène. A l’en croire, Boubacar Thioub a témoigné que « Diégane est excellent. C’est pourquoi il pense qu’il peut aller loin avec l’Urd ». Pour l’ancien, a-t-il dit, « l’essentiel, c’est que tout le monde puisse aller avec lui ». Au sujet de leur compagnonnage avec le président Macky Sall pour 2019, Oumar Seck a avancé : « Pour le moment, on est dans le Benno Bokk Yakar et on y reste, parce qu’on est satisfait de ce que le président est en train de faire. Pour 2019, la volonté de notre ancien secrétaire général, c’était de réélire Macky Sall. Et ne serait-ce que par respect à cette ambition qu’il avait pour lui, l’Urd, le moment venu, sera obligée  de continuer avec le président de la République ». 

Amadou DIOP

La Convergence des cadres républicains (Ccr), réunie au siège de « Benno Book Yakaar », a analysé la situation politique nationale et internationale. Elle a félicité le chef de l’Etat qui vient de séjourner au Japon pour présenter l’expérience sénégalaise en Cmu. 

Selon la Ccr, outre l’occasion qu’elle donne de partager l’expérience du Sénégal en matière de couverture maladie, cette visite a des retombées positives sur la coopération entre les deux pays.Sur la situation politique nationale, la Ccr exprime sa totale satisfaction pour le choix consensuel porté sur l’ancien ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui dirige les concertations sur le processus électoral. Ce choix, selon la Convergence, prouve la volonté incontestable du président Macky Sall pour un apaisement de l’espace politique sénégalais. Sur un autre registre, elle s’indigne des propos de Patrick Klugman, membre du Conseil de Paris, et de Mme Anne Hidalgo qui ont eu « l’outrecuidance de s’immiscer dans une affaire pendante devant la justice ». La Ccr ajoute que cette ingérence est un manque total de respect aux institutions du Sénégal. C’est pourquoi elle rappelle que, « dans l’exercice de toute mission de service public, personne ne peut se soustraire de l’obligation de transparence et de rendre compte ». Examinant son programme d’actions pour l’année 2018, la Ccr compte sillonner tout le territoire national, par le biais de ses antennes départementales, afin de remobiliser ses forces en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Par ailleurs, elle encourage le président de la République et son gouvernement à intensifier et accélérer la mise en œuvre des projets structurants du Pse dont le bilan d’étape est largement positif.

Enfin, la Ccr félicite le gouvernement pour le démarrage effectif, le 18 décembre 2017, de la construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) d’une capacité finale de 200.000 m3/j qui couvrira, à l'horizon 2035, les besoins en eau potable des populations de la région de Dakar et des localités traversées par la conduite du Lac de Guiers.

El. A. THIAM

Organisateur de l’Atlantic Dialogues, le directeur général de l’Ocp policy center, Karim El Aynaoui, revient, dans cette interview, sur les grands axes de cette rencontre.

Pourquoi appeler à un dialogue entre les pays du bassin atlantique ?
Traditionnellement, parler d’Atlantique, c’est penser automatiquement à la relation transatlantique nord,  c'est-à-dire Etats-Unis-Europe. Je pense qu’il est essentiel pour l’Afrique, qui avec une très grande façade atlantique, de développer des liens avec l’ensemble de l’Atlantique, y compris l’Amérique latine. L’idée de la conférence, qui est centrale ici, c’est de penser l’Atlantique dans sa globalité, notamment amener nos amis du Nord à rencontrer le Sud. Il y a aussi l’idée du développement de l’Afrique. Comment la technologie, qui est aujourd’hui essentielle dans les pays avancés, peut contribuer au développement de l’Afrique ? Sur les ressources naturelles, l’agriculture, la sécurité maritime, il y a beaucoup de problématiques conjointes.

Comment ce dialogue pourrait-il permettre de surmonter ces problématiques ?
Ce que nous essayons de faire ici, à Marrakech, c’est de construire un protocole de confiance, c'est-à-dire redéfinir la nature des relations et, probablement, la manière de faire des institutions qui correspondait à un monde ancien tombé physiquement en 1989 avec le mur de Berlin. Les vestiges de ce mur ont continué de marquer  la manière dont les relations internationales et les blocs régionaux s’organisent. Cela ne permet pas de répondre aux défis du futur, en particulier ceux de l’Afrique. L’idée, ici, c’est d’essayer de redéfinir ces relations en construisant un protocole de confiance qui est un win-win. Autrement dit, le développement de l’Afrique doit être gagnant pour les pays avancés. Ce sont des retours de rendement pour leurs investissements financiers, des marchés pour leurs entreprises. De la même manière pour l’Afrique, c’est l’opportunité de se développer.

 Le Maroc est un pays atlantique et méditerranéen. Quelle est sa place dans ce dialogue ?
Le Maroc est plus un pays atlantique que méditerranéen, car nous avons 3.000 kilomètres de côtes dans l’Atlantique et 600 kilomètres  sur la Méditerranée. Le Maroc est peut-être le lieu où se rencontre le Nord et le Sud. C’est un pays qui est ancré à la fois au nord et qui est aussi un pays du sud, un pays aussi à revenu intermédiaire. Ce qui est un défi de développement. Le Maroc est également un pays africain. En tant que think tank, il nous a paru opportun et réaliste d’essayer d’apporter notre contribution à cette redéfinition des relations et surtout à la reconstruction de ce protocole de confiance, d’alignement des esprits, des mentalités, avec cet objectif qui est central pour nous : le développement de l’Afrique. Ajoutons à cela les contributions que les autres continents de l’Atlantique peuvent apporter.   

Propos recueillis par O. NDIAYE

Avant de quitter Ankara pour Abuja, le président Macky Sall s'est entretenu,  hier, avec le Premier ministre turc Binali Yildirim. Les deux hommes d’Etat ont magnifié la coopération entre les deux pays aussi bien sur le plan officiel que celui des investissements (Aibd, Diamniadio...).

Ils ont également évoqué  la régularisation des Sénégalais établis en Turquie et se sont félicités des avancées notées sur cette question  avec  plus de 1.200 de nos compatriotes qui ont obtenu récemment des cartes de séjour longue durée. 

Les deux parties ont également noté une convergence de vues sur la marche du monde musulman. Le président Macky Sall a quitté Ankara peu après midi, heure locale, pour Abuja, au Nigéria, où il est arrivé vers 18 heures 30 minutes. Il a été accueilli par des officiels nigérians, notre ambassadeur et le personnel de la représentation diplomatique sénégalaise au Nigeria. Le Sommet de la Cedeao auquel il va assister aujourd'hui sera marqué par les questions de paix et de sécurité dans la sous-région (Mali, Guinée-Bissau, Togo...). Les présidents vont examiner également le fonctionnement de la Commission et les questions économiques et de développement. Le président Sall regagnera Dakar ce jour en début de soirée. 

Ibrahima MBODJ, envoyé spécial

Pour l’envoyé spécial du président de la République, Aminata Touré, l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Elle intervenait lors de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues qui se déroule actuellement à Marrakech, au Maroc.

Présente à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues, Aminata Touré, ancien Premier ministre,  a estimé que l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Intervenant dans un panel avec comme thème : « The Geopolitics of Africa and the Superpowers », elle a invité à ce qu’elle appelle « une relation plus équilibrée avec les superpuissances du monde ». Selon l’actuelle envoyé spécial du président Macky Sall, il faut que l’Afrique regarde le reste du monde les yeux dans les yeux, sans complexe, et qu’elle puisse défendre ses intérêts. « L’une des stratégies, c’est de diversifier nos partenaires comme le fait le président Macky Sall. Il a de bonnes relations avec la France, bien évidement, mais également avec la Chine, la Turquie, l’Afrique du Sud, l’Inde. Il nous fait surtout commercer entre nous même. Sur les pourcentages, l’Afrique est le continent qui commerce le moins entre lui-même. Le commerce entre les pays membres de l’Union africaine reste très faible. Cela doit être redressé », a estimé Mme. Cette conférence internationale organisée par le think tank Ocp policy center, basé à Rabat, est une rencontre de haut niveau qui aborde, chaque année, les grands enjeux géopolitiques et économiques du bassin atlantique sud. Elle distingue, à chaque fois, 50 jeunes leaders émergents. De même, on y enregistre des interventions de  plus de 340 participants issus de 90 nationalités.

Le temps de l’action
L’Ocp policy center a voulu placer cette 6ème édition dans le temps de l’action en choisissant comme thème « L’Afrique dans l’Atlantique, le temps de l’action ». Se saisir du discours sur l’Afrique, aborder sans complexes les défis présents, dessiner d’autres perspectives et surtout se donner les moyens de penser et d’agir à une échelle intercontinentale sont, entre autres, les ambitions de la Conférence de Atlantic Dialogues. Un temps qui doit correspondre, selon  Aminata Touré, à une Union africaine qui doit davantage assumer ses rôles. « L’Afrique, elle-même, doit avoir la vocation d’être une puissance. 54 pays ensemble, c’est une richesse importante. C’est en Afrique qu’il y a la plus grande surface de terres arables. L’Afrique sera le grenier du monde dans les très prochaines années. Cela nous met dans une situation avantageuse. Mais, il faut que nous saisissions cette opportunité. L’Ua doit jouer un rôle de plus en plus important », a assuré l’ancien Premier ministre. Mme Touré a aussi donné comme solution un package qu’il faudra adresser à tout investisseur qui voudrait venir en Afrique. Et ce, dans n’importe quel pays. «  Il faudra  définir ensemble des critères de convergence avec des taxes douanières, au transfert obligatoire de technologies et aux partenariats avec les entreprises nationales. Cela doit être mis dans un package. Cela, pour que les investisseurs ne jouent pas les uns contre les autres », a précisé Mme Touré.

De notre envoyé spécial au MAROC, Oumar NDIAYE

Pour la mise en œuvre des accords de paix en République centrafricaine, des leaders religieux et communautaires sont en conclave à Dakar. Ils veulent mettre en place un plan d’actions en vue d'une consolidation de la paix en Centrafrique. 

En adressant se vifs remerciements au président Macky Sall d’avoir accueilli au Sénégal, « pays de la Téranga », cette table ronde qui va permettre de mettre en place un plan d’actions, Virginie Baikona, ministre centrafricain de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, a rappelé que la dernière crise, survenue en 2012, en République centrafricaine, a causé d'énormes dégâts dans le pays. « Cette crise, en dehors de sa violence extrême, a mis en mal la coexistence harmonieuse de nos communautés, créant chez certains un repli sur soi, sur son ethnie, sur sa communauté », a-t-elle signifié. « Réconcilier toutes les filles et fils de Centrafrique constitue pour le gouvernement un objectif stratégique prioritaire. C’est pourquoi je reste disponible et attentive à toutes les initiatives qui s’inscrivent dans le cadre de la recherche de la paix, de la réconciliation et le vivre ensemble », a précisé Mme Baikona tout en exhortant les participants à prendre activement part aux travaux afin d’aboutir à des résultats probants. « Le gouvernement comptera sur vous pour la mise en œuvre du plan d’actions que vous aurez permis d’élaborer ici, à Dakar. Je souhaite vivement aussi que la rencontre de Dakar permette la définition des grands axes permettant aux chefs religieux et traditionnels de s’impliquer dans la mise en œuvre des accords de paix en République centrafricaine », a-t-elle renchéri.

Pour le représentant du gouvernement et point focal, l’ambassadeur Pape Abdou Cissé, c’est un thème qui vient s’impliquer dans la recherche de la paix en Centrafrique. « Le président Macky Sall partage les préoccupations de l’Afrique et de la Centrafrique face à la persistance de cette crise. Il est déterminé à contribuer à la construction de la paix, et cette table ronde a lieu dans un pays reconnu comme une terre de tolérance », a-t-il déclaré.

Le directeur du département Afrique de l’Oci, l’ambassadeur Yahya Lawal, a, lui, souhaité que l’esprit de responsabilité commune prévale dans cette rencontre, au-delà de toute autre considération, pour garantir la paix et la sécurité et a invité à faire tous les sacrifices pour éviter l’exclusion et la séparation. « Toutes les compétences sont nécessaires sans exclusion. Il faut maintenir le contact avec tous les groupes pour un retour à la paix, et le dialogue reste une nécessité pour la survie de la République centrafricaine », a-t-il soutenu. « La situation des Centrafricains ne peut être réglée que par les Centrafricains eux-mêmes. Des lendemains meilleurs les attendent si les acteurs acceptent de se retrouver entre eux, et je suis convaincu qu’ils ont les ressorts pour faire la paix », a dit le secrétaire général adjoint du Centre international Abdoul Aziz Bin Abdallah pour le dialogue interreligieux et interculturel, Alvaro Albacete.

A. DIOP

La déforestation est une des préoccupations du ministre de l’Environnement et du développement durable, Mame Thierno Dieng, qui a promis un durcissement des peines. 

« Dans le nouveau Code forestier qui est en train d’être adopté, il est prévu de durcir les lois pour lutter contre la coupe abusive de bois. Il y a ce que la loi dit, son esprit et le fait », a affirmé Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable (Medd), qui était, hier, l’hôte de l’Hémicycle. M Dieng compte apporter des solutions opportunes à ces équations. 

Selon lui, les zones plus atteintes par la coupe de bois sont celles frontalières à la Gambie dont Diouloulou et Médina Yoro Foula.
« Ce sont les Chinois qui reprennent le bois et qui les exportent. Si nous avons une collaboration franche avec la République sœur de Gambie, la solution sera trouvée », a-t-il laissé entendre.
« L’environnement et ce qu’il englobe ne nous appartient pas seul ad vitam æternam, parce que tous les êtres vivants y ont leur droit. Pour ce budget que nous venons de voter tout est prioritaire et important », a déclaré M. Dieng.

Sur un autre registre, le ministre a précisé que le terme « forêt classée » renvoie à un décret qui la protège et seul un autre décret peut l’enlever. Revenant sur le problème des sachets plastiques, malgré son interdiction, il a indiqué que l’Etat a déjà légiféré. Mais, a-t-il avancé, c'est sont une vielle pratique qu’il faut résoudre avec minutie et diplomatie. « Il est plus facile et moins cher de prévenir. Nous sommes responsables des feux de brousse », a affirmé Mame Thierno Dieng, avant d’ajouter que son ministère a un projet appelé « Touba ville durable ». « Quels que soient les milliards générés par une unité industrielle, si les normes environnementales ne sont pas respectées, nous lui appliquerons la loi dans toute sa rigueur, aux seules fins de préserver les populations. Il n’y a aucun projet qui peut se soustraire d’une étude environnementale », a assuré fermement le ministre, reconnaissant tout de même que la décharge de « Mbeubeuss » est un scandale écologique. Auparavant, le député Cheikh Bamba Dièye a alerté sur les risques environnementaux agressant notre cadre de vie. D’où l’intérêt de renforcer la capacité de résilience. « Le risque n’est pas seulement lié au terrorisme ; il est aussi climatique », a-t-il noté. Pour sa part, la parlementaire Adji Mergane Kanouté a invité à une mise en place de bibliothèques vertes dans les écoles pour sensibiliser les élèves sur l’environnement. De son côté, le député Déthié Fall a plaidé pour une sauvegarde de la bande verte. Alors que Mamadou Diop Decroix a souligné l’avancée de la mer qui est un fléau à combattre, non sans omettre la disparition de la mangrove et des terres cultivables. « Il faut mener une guerre sans merci contre ces phénomènes », a-t-il insisté. Dans le rapport remis aux journalistes, il est mentionné la volonté des autorités de lutter contre les feux de brousse sur la base d’un volontariat en recrutant 25 jeunes par commune. Il a été également regretté l’agression des forêts classées en Casamance. L’occupation de la plage par les hôteliers empêchant la brise marine, les ordures, etc., figure en bonne place dans ledit document de 15 pages.

Au terme des débats, le budget du ministère de l’Environnement et du développement durable a été porté à 21.573.882.060 FCfa en 2018 contre 23.222.477.020 FCfa en 2017, soit une baisse de 1.648. 594.960 FCfa en valeur absolue et 7 % en valeur relative.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a précisé, devant les députés la volonté des autorités à réformer la fiscalité locale. Yaya Abdoul Kane a annoncé que la réflexion est en cours. Le budget du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire est arrêté à la somme de 92.995.569.000 FCfa pour 2018 contre 89.504.396.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 3.491.173.000 FCfa en valeur absolue et 3,90 % en valeur relative.

Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire ne pouvait être sans intérêt majeur. Yaya Abdoul Kane a invité à une appropriation de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Il a révélé que les discussions liées à la réforme sur la fiscalité locale se poursuivent. Cela, pour renforcer les financements des collectivités locales. « Il y a une réflexion sur les mécanismes de financements innovants, tels que le partenariat-public-privé », a-t-il fait savoir.

Concernant la fonction publique locale, le ministre a précisé que les activités pour son opérationnalisation sont en cours. Il a aussi précisé la nécessité de mettre en place un plan social et l’adoption des organigrammes-types pour les postes à pourvoir en vue d’assurer la réduction du personnel pléthorique constaté au niveau des collectivités territoriales. Le document du projet de budget soumis aux députés fait d’ailleurs état de la nécessité de finaliser le statut de l’élu local, pour une meilleure protection des exécutifs locaux, car ces derniers sont détenteurs d’un mandat sur la base d’un suffrage universel.

Yaya Abdoul Kane a, par ailleurs, soulevé l’aspect lié à la formation des acteurs locaux. Sur ce point, la méthodologie sera revue en termes d’adoption des supports et contenus des modules de formation. « Le département a mis en place une stratégie nationale de formation des acteurs territoriaux et travaille à la création d’un centre national de formation des acteurs de la décentralisation, pour une gouvernance efficace et efficiente des collectivités territoriales », a-t-il assuré, ajoutant qu’ils sont dans la deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation. S’agissant de la décharge de « Mbeubeuss », M. Kane a annoncé l’élaboration d’un projet de requalification de ce site qui se traduira par un système intégré de traitement et de valorisation des déchets.

Le ministre a laissé entendre que la délocalisation des actes de l’état civil des enfants de Sénégalais de l’extérieur sera prise en compte dans le cadre de la réforme du Code de la famille. L’on a aussi attiré l’attention de Yaya Abdoul Kane sur la connexion à internet et au réseau électrique des centres d’état civil des communes situées dans les zones rurales pour un bon fonctionnement de ce programme. De même, l’ouverture d’un centre secondaire d’état civil à Lébougui, dans la commune de Bambilor, a été sollicitée.

Concernant les véhicules remis aux maires et qui sont tombés en panne, le ministre dira être dans le même lot depuis deux ans. Mais, il n’a pas exclu d’engager des poursuites contre le concessionnaire, après avoir constaté à l’Agent judiciaire de l’Etat cette anomalie. « Nous avons écrit au ministre des Finances », a-t-il révélé suite à une question du député Abdoulaye Wilane. Yaya Abdoul Kane dit étudier les possibilités d’aider les maires dont leur véhicule ne fonctionne plus.

Si à Kaolack la députée Adji Mergane Kanouté a dénoncé le problème de ramassage des ordures, Djimo Souaré de Goudiry a, lui, invité l’autorité à penser aux zones rurales dans la réalisation des projets de l’Etat. De son côté, Fatou Diouf de Yarakh a déploré les tas d’immondices de la Baie de Hann. Cheikh Seck de Ndindy a, de son côté, insisté sur les critères de répartition des fonds de concours et de dotation. « J’ai 25 écoles alors qu’on ne me donne que 2 millions de FCfa pour l’éducation », a-t-il regretté, avant d’exhorter à une correction de l’Acte 3 de la décentralisation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne était hier sur le chantier du Building administratif de Dakar. Accompagné du ministre Diène Farba Sarr et de nombreux techniciens, le chef du gouvernement a constaté l’état d’avancement des travaux et suivi les explications des ingénieurs.

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