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Politique (3958)

Hier, au Grand théâtre, dans une salle bondée de monde, Mamadou Racine Sy a officiellement lancé son mouvement dénommé « And liggey Sénégal  ak Racine » (Alsar) pour soutenir les projets de développement du président de la République et sa réélection en 2019. C’était en présence du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, des ministres Seydou Guèye et Mor Ngom ainsi que de hautes personnalités politiques, religieuses, traditionnelles et des militants venus de tous les coins du pays.

Le but de ce mouvement est de soutenir le président de la République mais aussi d’œuvrer pour la lutte contre la pauvreté et de promouvoir, de façon générale, le développement. Le président du mouvement Alsar, par ailleurs président du conseil d’administration de l'Ipres, a tenu ces propos : « Quand nous nous sommes rendu compte que c’est le Plan Sénégal émergent qui peut conduire au développement du pays, nous nous sommes alors engagés pour consolider et soutenir les actions du président de la République ».  « Nous sommes là pour accompagner le président dans le cadre du Pse », a ajouté Mamadou Racine Sy, expliquant que leur motivation est  de diminuer aussi la pauvreté, d’amener le Sénégal de l’avant et de soutenir le peuple. « Nous sommes convaincus que le président a un très bon plan. Nous sommes là pour le soutenir et davantage appuyer le Pse. Certes, le mouvement est né à Podor,  mais nous allons l’élargir à tous, à tout le pays, pour cheminer ensemble et contribuer au développement du Sénégal », a indiqué M. Sy. Selon lui, ce rassemblement, c’est pour soutenir le président Sall pour sa réélection au premier tour en 2019, soutenir le développent du pays, précisant cependant que ce n’est pas juste pour faire de la politique. « Alsar est devenu, aujourd’hui, un mouvement national avec lequel il faudra compter », parce que « An liggey Snégal ak Racine » entend peser de toutes ses forces pour le développement économique, social et culturel de notre pays.

De son côté, le ministre d’Etat auprès du président de la République Mbaye Ndiaye, également directeur des structures de l’Apr, a témoigné à l’endroit de Mamadou Racine Sy en ces mots : « Vous êtes devenu un homme de dimension nationale. C’est un mouvement important, et vous avez fini de donner la leçon à tous en appelant tout le monde à venir soutenir et accompagner le président ».  Le président a besoin de tous les Sénégalais, au-delà de la structure partisane dont il est le président, a t-il ajouté. M. Ndiaye a ainsi lancé un appel à tous de venir travailler avec le président d’Alsar dans un cadre ouvert, pour que le chef de l’Etat puisse être, au-delà de sa réélection, le symbole de l’unité nationale parce que le Pse a besoin de toutes et de tous. 

Amadou DIOP

Les opérations de vente de cartes du Ps, lancées samedi, à Kaolack, ne resteront pas impunies, selon le porte-parole Abdoulaye Wilane. 

Le maire de Kaffrine qui a affirmé que le Bureau politique se planchera sur l’attitude des partisans du maire de Dakar a souligné que la vente officielle des cartes du parti va démarrer en début 2018.

« Cette opération de vente de cartes n’engage pas le Ps. Il s’est agi d’une initiative d’un groupuscule qui fait dans la dissidence. Ce sont des responsables qui, dès 2014, ont commencé à poser des actes délictuels, car enfreignant nos règles de fonctionnement et foulant aux pieds les dispositions de la charte du militant », a déclaré Abdoulaye Wilane.

Selon lui, la vente officielle des cartes du parti va démarrer en début 2018. « Nous n’avons pas tenu la réunion du Bureau politique entre octobre et décembre parce que les camarades ont été pris dans les travaux parlementaires et la 2ème session du Haut conseil des collectivités territoriales. D’autres s’occupaient des récoltes », a-t-il dit. Poursuivant, le porte-parole du Ps a indiqué : « Cette carte, nous voulons qu’elle soit sécurisée. Il fallait aussi que nous accordions sur le prix. Une fois que nous réunirons le bureau, nous allons lancer l’édition ». Selon M. Wilane, ceux qui ont organisé les opérations de vente ne sont mandatés par aucune instance.

B. DIONE

A la fin du Sommet de la Cedeao, le président Macky Sall s'est livré aux questions de la presse pour faire l'économie des travaux. 

« Nous avons, à l'occasion de ce 52e Sommet ordinaire, évoqué un certain nombre de sujets liés d'abord au renouvellement des membres de la Commission. Vous savez qu’après une période de transition de deux ans, nous devrions choisir un nouveau président de la Commission. Finalement, la Côte d'Ivoire a été nommée pour assumer cette fonction et nous poursuivons les discussions pour définir des critères pour le choix du reste des Commissaires. D'autres négociations sont aussi en cours pour essayer de rester sur les 15 commissions. Concernant l'adhésion du Maroc et d'autres sujets, là également, le président de la Commission avait demandé à sa Majesté le roi du Maroc que cette question soit renvoyée le temps qu'il y ait un approfondissement et la présentation du rapport de la Commission sur les études d'impacts. Il en est de même de la demande tunisienne. La Mauritanie quant à elle a fait le déplacement pour juste faire une communication sur ses intentions et par rapport à l'accord d'association qui la lie à la Cedeao. Nous sommes une organisation dynamique qui poursuit son chemin vers l'intégration régionale, et je me réjouis des résultats qui sont obtenus ».

De notre envoyé spécial, Ibrahima MBODJ

La 52e session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao s'est tenue samedi à Abuja. Le président Macky Sall  prenait part à cette rencontre de l'organisation sous-régionale. 

Abuja- A huis clos, la Commission de la Cedeao a exposé devant les chefs d'État et de gouvernement la situation économique et politique de la zone d'intégration. Au menu, il y a eu également le renouvellement de la composition de ladite commission, l'accord d'association avec la Mauritanie, la demande d'adhésion du Maroc et le statut d'observateur de la Tunisie. Toutefois, la question du Maroc n'a pas été évoquée en séance publique. 

Un changement de stratégie a été adopté par les États de la Cedeao pour faire face à la nouvelle donne qui se décline en crise migratoire et politique en Guinée-Bissau et au Togo, selon le rapporteur général. 

A l'ouverture de la cérémonie, après le huis clos, le président Muhammadu Buhari a effectué un diagnostic de la situation en Afrique de l'Ouest marquée par la menace des groupes terroristes dans un contexte de crise migratoire où des passeurs incitent les jeunes à émigrer avec des conséquences fâcheuses comme la mort ou l'esclavage en Libye.

Tout cela, a-t-il dit, impacte négativement sur les économies de la sous-région. "Nous devons prendre des mesures pour faire face à ces menaces", a déclaré M. Buhari, proposant la mise en place d'un mécanisme pour l'évacuation et la réinsertion des citoyens de la Cedeao victimes de l'émigration pour qu'ils ne soient plus tentés de quitter encore leur terroir. Mais, a-t-il ajouté, la solution à long terme, c'est la paix et le développement économique de nos pays. Le président du Nigeria s'est félicité de la bonne pratique de l'Etat de droit qui est tendance dans la Cedeao où il a cité le cas récent du Libéria. Cependant, il a regretté l'impasse politique constatée en Guinée-Bissau malgré l'investissement des pays de la Cedeao (avec des troupes sur place) et le manque de dialogue politique au Togo. Par ailleurs, Muhammadu Buhari a invité à une saine gestion financière à la Cedeao et salué les réformes institutionnelles en cours.

Marcel de Souza, le président de la Commission de la Cedeao, a indiqué qu'aujourd'hui la lutte contre le terrorisme prend le pas sur les questions de développement, évoquant ainsi les attaques terroristes au Mali, au Burkina, au Nigéria et en Côte d'Ivoire. 

Parlant des efforts de la Cedeao pour stabiliser la situation en Guinée-Bissau qui n'a pas encore évolué, il a souligné que, de mai 2012 à  maintenant, l'organisation sous-régionale a dépensé à cet effet 101,517 millions de dollars, dont 84 millions en fonds propres et 45 millions par les pays contributeurs de troupes. Quant à la Gambie, une pression financière, a-t-il dit, s'exerce sur les pays contributeurs de troupes et les pousse même à l'endettement. 

Zone d'intégration attrayante
Toutefois, M. de Souza a estimé que la Cedeao, qui a entamé des réformes institutionnelles depuis 2010, est devenue une zone d'intégration attrayante. Et C'est pourquoi il faut évaluer, selon lui, les impacts de toute nouvelle demande d'adhésion. 

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a indiqué que pour s'attaquer aux causes profondes de la situation susmentionnée en Afrique de l'Ouest, il faut générer de la croissance, de l'emploi et de l'espoir. Et l’Onu, a-t-il rappelé, soutient les actions lancées pour la justice, la paix et le développement ainsi que la lutte contre le terrorisme. 

Les dirigeants de la Cedeao ont néanmoins reçu les félicitations du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, pour le chemin parcouru sur l'intégration et qui inspire l'Ua pour son Agenda 2063 avec la mise en place d'une zone de libre-échange continentale. Le marché unique pour le transport aérien en Afrique, contenu dans l'Accord de Yamoussoukro, en 1999, entre dans la même veine. Nonobstant, les problématiques de paix et de sécurité sur le continent demeurent. C'est la raison pour laquelle 2020 à été, d’après M. Faki, la date choisie pour éradiquer le terrorisme sur le continent. Autre mesure, l'Ua va envoyer une délégation permanente auprès de toutes les organisations régionales. 

Retour au bercail de la Mauritanie
L'actuel président en exercice de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao, le président togolais Faure Gnassingbé Eyadema, a justifié la session par la nécessité d'évaluer les décisions jugées pertinentes pour l'intégration régionale, la paix, la sécurité et la monnaie unique. La présente session, a-t-il ajouté, devra également évaluer la situation politique dans la sous-région. Dans ce cadre, M. Eyadema a encouragé le dialogue politique en Guinée-Bissau, car la situation y est préoccupante, et à ses citoyens à travailler pour le développement économique de leur pays. Au Libéria et à sa présidente, Helen Johnson Sirleaf, un hommage a été rendu. 

Le président togolais a, en outre, plaidé pour le G5 Sahel, le renforcement de la lutte contre le terrorisme et plus d'efficacité et de moyens pour les institutions de la Cedeao, où chaque État membre doit faire des efforts pour être à jour de ses cotisations. Faure Gnassingbé Eyadema a aussi salué le retour de la Mauritanie "au bercail " ; un accord d'association lie désormais ce pays à la Cedeao. 

Un accord dont s’est également félicité le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à sa prise de parole. D’ailleurs, il a indiqué que pour se préparer à  cette perspective, la Mauritanie avait pris les devants en renforçant ses infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires et la production d'énergie. "Notre région est déchirée par le terrorisme et la migration clandestine, et nos pays doivent y apporter une réponse commune, a-t-il déclaré. 

De notre envoyé spécial, Ibrahima MBODJ

Renouant avec une tradition bien établie, le Parti socialiste célèbre, sous la conduite de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, la « Journée du souvenir », en hommage au président Léopold Sédar Senghor, mercredi 20 décembre 2017, jour d’anniversaire de sa disparition.

Selon le communiqué reçu, outre l’acte symbolique de dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe, au cimetière de Bel-Air, et la participation à la messe d’anniversaire, cette 16ème édition donnera aussi l’opportunité aux militants et responsables du Ps de revisiter l’œuvre et la pensée du président Senghor à travers la tenue d’un colloque. Il sera précédé d’une veillée culturelle traditionnelle qui aura lieu le 19 décembre 2017 à la Maison du Parti, dans la salle du comité central Léopold Sédar Senghor.

Les membres du Secrétariat exécutif national, du Bureau politique, les membres des mouvements intégrés, les cadres de Vision socialiste, du Réseau des universitaires, de l’Ecole du Parti, Conseil consultatif des Sages ainsi que des représentants des partis alliés et frères prendront part à ces deux manifestations marquant la commémoration du décès du poète-président.

EL Hadj THIAM

A l’occasion d’une rencontre tenue à son siège, jeudi, la direction de l’Urd a mis en place un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès annoncé courant 2018. Le retour d’anciens membres du bureau politique au bercail a été salué.

Le porte-parole de l’Urd, Oumar Seck, a informé que le secrétaire général Diégane Sène a convoqué la direction du parti essentiellement pour se féliciter et accueillir d’anciens membres du bureau politique qui avaient gelé pratiquement leurs activités depuis 2012 et même avant, et qui ont décidé de revenir reprendre leur place dans leur parti. « Ce dont on se félicite surtout, c’est l’arrivée de notre ancien second du parti, Boubacar Thioub, qui a été vice-président à l’Assemblée nationale et a cheminé avec feu Djibo Kâ depuis 1971. Aujourd’hui, il est revenu au siège réitérer ses condoléances, féliciter le nouveau secrétaire général, Diégane Sène, et lui assurer qu’il a sommé toute sa base à la Biscuiterie », a-t-il indiqué. M. Seck a aussi annoncé la mise en place d’un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès courant 2018. Le porte-parole de l’Urd a rappelé qu’au cours d’une réunion, au mois de novembre, les représentants des fédérations, à l’unanimité, se sont rangés derrière Diégane Sène. A l’en croire, Boubacar Thioub a témoigné que « Diégane est excellent. C’est pourquoi il pense qu’il peut aller loin avec l’Urd ». Pour l’ancien, a-t-il dit, « l’essentiel, c’est que tout le monde puisse aller avec lui ». Au sujet de leur compagnonnage avec le président Macky Sall pour 2019, Oumar Seck a avancé : « Pour le moment, on est dans le Benno Bokk Yakar et on y reste, parce qu’on est satisfait de ce que le président est en train de faire. Pour 2019, la volonté de notre ancien secrétaire général, c’était de réélire Macky Sall. Et ne serait-ce que par respect à cette ambition qu’il avait pour lui, l’Urd, le moment venu, sera obligée  de continuer avec le président de la République ». 

Amadou DIOP

La Convergence des cadres républicains (Ccr), réunie au siège de « Benno Book Yakaar », a analysé la situation politique nationale et internationale. Elle a félicité le chef de l’Etat qui vient de séjourner au Japon pour présenter l’expérience sénégalaise en Cmu. 

Selon la Ccr, outre l’occasion qu’elle donne de partager l’expérience du Sénégal en matière de couverture maladie, cette visite a des retombées positives sur la coopération entre les deux pays.Sur la situation politique nationale, la Ccr exprime sa totale satisfaction pour le choix consensuel porté sur l’ancien ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui dirige les concertations sur le processus électoral. Ce choix, selon la Convergence, prouve la volonté incontestable du président Macky Sall pour un apaisement de l’espace politique sénégalais. Sur un autre registre, elle s’indigne des propos de Patrick Klugman, membre du Conseil de Paris, et de Mme Anne Hidalgo qui ont eu « l’outrecuidance de s’immiscer dans une affaire pendante devant la justice ». La Ccr ajoute que cette ingérence est un manque total de respect aux institutions du Sénégal. C’est pourquoi elle rappelle que, « dans l’exercice de toute mission de service public, personne ne peut se soustraire de l’obligation de transparence et de rendre compte ». Examinant son programme d’actions pour l’année 2018, la Ccr compte sillonner tout le territoire national, par le biais de ses antennes départementales, afin de remobiliser ses forces en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Par ailleurs, elle encourage le président de la République et son gouvernement à intensifier et accélérer la mise en œuvre des projets structurants du Pse dont le bilan d’étape est largement positif.

Enfin, la Ccr félicite le gouvernement pour le démarrage effectif, le 18 décembre 2017, de la construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) d’une capacité finale de 200.000 m3/j qui couvrira, à l'horizon 2035, les besoins en eau potable des populations de la région de Dakar et des localités traversées par la conduite du Lac de Guiers.

El. A. THIAM

Organisateur de l’Atlantic Dialogues, le directeur général de l’Ocp policy center, Karim El Aynaoui, revient, dans cette interview, sur les grands axes de cette rencontre.

Pourquoi appeler à un dialogue entre les pays du bassin atlantique ?
Traditionnellement, parler d’Atlantique, c’est penser automatiquement à la relation transatlantique nord,  c'est-à-dire Etats-Unis-Europe. Je pense qu’il est essentiel pour l’Afrique, qui avec une très grande façade atlantique, de développer des liens avec l’ensemble de l’Atlantique, y compris l’Amérique latine. L’idée de la conférence, qui est centrale ici, c’est de penser l’Atlantique dans sa globalité, notamment amener nos amis du Nord à rencontrer le Sud. Il y a aussi l’idée du développement de l’Afrique. Comment la technologie, qui est aujourd’hui essentielle dans les pays avancés, peut contribuer au développement de l’Afrique ? Sur les ressources naturelles, l’agriculture, la sécurité maritime, il y a beaucoup de problématiques conjointes.

Comment ce dialogue pourrait-il permettre de surmonter ces problématiques ?
Ce que nous essayons de faire ici, à Marrakech, c’est de construire un protocole de confiance, c'est-à-dire redéfinir la nature des relations et, probablement, la manière de faire des institutions qui correspondait à un monde ancien tombé physiquement en 1989 avec le mur de Berlin. Les vestiges de ce mur ont continué de marquer  la manière dont les relations internationales et les blocs régionaux s’organisent. Cela ne permet pas de répondre aux défis du futur, en particulier ceux de l’Afrique. L’idée, ici, c’est d’essayer de redéfinir ces relations en construisant un protocole de confiance qui est un win-win. Autrement dit, le développement de l’Afrique doit être gagnant pour les pays avancés. Ce sont des retours de rendement pour leurs investissements financiers, des marchés pour leurs entreprises. De la même manière pour l’Afrique, c’est l’opportunité de se développer.

 Le Maroc est un pays atlantique et méditerranéen. Quelle est sa place dans ce dialogue ?
Le Maroc est plus un pays atlantique que méditerranéen, car nous avons 3.000 kilomètres de côtes dans l’Atlantique et 600 kilomètres  sur la Méditerranée. Le Maroc est peut-être le lieu où se rencontre le Nord et le Sud. C’est un pays qui est ancré à la fois au nord et qui est aussi un pays du sud, un pays aussi à revenu intermédiaire. Ce qui est un défi de développement. Le Maroc est également un pays africain. En tant que think tank, il nous a paru opportun et réaliste d’essayer d’apporter notre contribution à cette redéfinition des relations et surtout à la reconstruction de ce protocole de confiance, d’alignement des esprits, des mentalités, avec cet objectif qui est central pour nous : le développement de l’Afrique. Ajoutons à cela les contributions que les autres continents de l’Atlantique peuvent apporter.   

Propos recueillis par O. NDIAYE

Avant de quitter Ankara pour Abuja, le président Macky Sall s'est entretenu,  hier, avec le Premier ministre turc Binali Yildirim. Les deux hommes d’Etat ont magnifié la coopération entre les deux pays aussi bien sur le plan officiel que celui des investissements (Aibd, Diamniadio...).

Ils ont également évoqué  la régularisation des Sénégalais établis en Turquie et se sont félicités des avancées notées sur cette question  avec  plus de 1.200 de nos compatriotes qui ont obtenu récemment des cartes de séjour longue durée. 

Les deux parties ont également noté une convergence de vues sur la marche du monde musulman. Le président Macky Sall a quitté Ankara peu après midi, heure locale, pour Abuja, au Nigéria, où il est arrivé vers 18 heures 30 minutes. Il a été accueilli par des officiels nigérians, notre ambassadeur et le personnel de la représentation diplomatique sénégalaise au Nigeria. Le Sommet de la Cedeao auquel il va assister aujourd'hui sera marqué par les questions de paix et de sécurité dans la sous-région (Mali, Guinée-Bissau, Togo...). Les présidents vont examiner également le fonctionnement de la Commission et les questions économiques et de développement. Le président Sall regagnera Dakar ce jour en début de soirée. 

Ibrahima MBODJ, envoyé spécial

Pour l’envoyé spécial du président de la République, Aminata Touré, l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Elle intervenait lors de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues qui se déroule actuellement à Marrakech, au Maroc.

Présente à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues, Aminata Touré, ancien Premier ministre,  a estimé que l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Intervenant dans un panel avec comme thème : « The Geopolitics of Africa and the Superpowers », elle a invité à ce qu’elle appelle « une relation plus équilibrée avec les superpuissances du monde ». Selon l’actuelle envoyé spécial du président Macky Sall, il faut que l’Afrique regarde le reste du monde les yeux dans les yeux, sans complexe, et qu’elle puisse défendre ses intérêts. « L’une des stratégies, c’est de diversifier nos partenaires comme le fait le président Macky Sall. Il a de bonnes relations avec la France, bien évidement, mais également avec la Chine, la Turquie, l’Afrique du Sud, l’Inde. Il nous fait surtout commercer entre nous même. Sur les pourcentages, l’Afrique est le continent qui commerce le moins entre lui-même. Le commerce entre les pays membres de l’Union africaine reste très faible. Cela doit être redressé », a estimé Mme. Cette conférence internationale organisée par le think tank Ocp policy center, basé à Rabat, est une rencontre de haut niveau qui aborde, chaque année, les grands enjeux géopolitiques et économiques du bassin atlantique sud. Elle distingue, à chaque fois, 50 jeunes leaders émergents. De même, on y enregistre des interventions de  plus de 340 participants issus de 90 nationalités.

Le temps de l’action
L’Ocp policy center a voulu placer cette 6ème édition dans le temps de l’action en choisissant comme thème « L’Afrique dans l’Atlantique, le temps de l’action ». Se saisir du discours sur l’Afrique, aborder sans complexes les défis présents, dessiner d’autres perspectives et surtout se donner les moyens de penser et d’agir à une échelle intercontinentale sont, entre autres, les ambitions de la Conférence de Atlantic Dialogues. Un temps qui doit correspondre, selon  Aminata Touré, à une Union africaine qui doit davantage assumer ses rôles. « L’Afrique, elle-même, doit avoir la vocation d’être une puissance. 54 pays ensemble, c’est une richesse importante. C’est en Afrique qu’il y a la plus grande surface de terres arables. L’Afrique sera le grenier du monde dans les très prochaines années. Cela nous met dans une situation avantageuse. Mais, il faut que nous saisissions cette opportunité. L’Ua doit jouer un rôle de plus en plus important », a assuré l’ancien Premier ministre. Mme Touré a aussi donné comme solution un package qu’il faudra adresser à tout investisseur qui voudrait venir en Afrique. Et ce, dans n’importe quel pays. «  Il faudra  définir ensemble des critères de convergence avec des taxes douanières, au transfert obligatoire de technologies et aux partenariats avec les entreprises nationales. Cela doit être mis dans un package. Cela, pour que les investisseurs ne jouent pas les uns contre les autres », a précisé Mme Touré.

De notre envoyé spécial au MAROC, Oumar NDIAYE

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