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Politique (2649)

Venu présider le meeting du 25 mars des responsables de l’Apr du département de Mbacké, Me Oumar Youm, ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall, s’est fait l’avocat du bilan des 5 ans qu’il a brillamment défendu et jugé plus que satisfaisant.

Le ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall était en meeting à Mbacké, le 25 mars. Me Oumar Youm s’est réjoui des 5 ans de gouvernance du chef de l’Etat. « Le bilan du président Macky Sall est plus que satisfaisant, en évaluant tous les secteurs, on peut se rendre compte que le bilan du gouvernement, est à saluer », s’est félicité Me Youm. De 2012 à 2014, le président et son gouvernement se sont attelés à redresser l’économie du Sénégal qui était à terre. Tout le monde peut le reconnaître, ce qui a été fait du point de vue de la croissance, du renforcement et du redressement de notre économie, a-t-il dit . Après le diagnostic, révèle-t-il, nous avons évalué notre économie et lancé le Pse en 2014, avec l’accompagnement de la communauté internationale. Le Pse a permis, selon lui, de redresser l’économie, de faire des bonds importants pour la croissance. « Depuis 2014, la croissance du pays est en hausse, nous sommes à 6,7 %, un chiffre que le Sénégal n’a jamais réalisé comme taux de croissance », a-t-il souligné.

Il ajoute que le budget du Sénégal est passé de 2000 à 3600 milliards de FCfa, c’est dire que le pays a une bonne santé financière. Il rassure que les recettes douanières et les recettes fiscales ne font qu’augmenter, aucun salaire n’est en souffrance, au contraire, ils ont été augmentés, et au même moment, les prix n’ont pas connu de hausse. Il a insisté sur la dernière baisse des factures d’électricité. « Je pense que ces acquis sur le plan économique, c’est autant de facteurs qui montrent que l’économie du pays est solide et que le Sénégal est en progrès continue et la communauté internationale salue la bonne santé financière de notre économie », a-t-il affirmé.

Me Oumar Youm dit que «c’est pour cette raison que nous avons lancé les plus grands projets que le Sénégal n’a jamais connu depuis son indépendance». Il s’agit de l’autoroute Ila Touba, plus de 400 milliards de FCfa, le Train express régional (de plus de 568 milliards de FCfa), etc. Il a tenu à préciser que ce sont les bailleurs de fonds qui accompagnent le Sénégal à financer ces projets.

Mamadou DIEYE

C’est la première tête de liste qui se dévoile en vue des élections législatives du 30 juillet prochain. Il s’agit de Théodore Chérif Monteil, numéro un de la liste nationale que l’Union citoyenne « Bunt-Bi » lance en vue du scrutin. Le président du parti, le Pr El Hadj Ibrahima Mbow, et les membres de la direction nationale opérationnelle l’ont confirmé samedi dernier au Grand Théâtre de Dakar, à l’occasion d’une assemblée générale, en présence de délégués et sympathisants venus des 45 départements du Sénégal et 8 de la Diaspora. En particulier, ceux de Kaolack venus soutenir « un fils du Saloum ».

Théodore C. Monteil, ingénieur chimiste de formation, a une longue expérience de l’industrie alimentaire et enseigne dans des écoles supérieures (Cesag et Iam) à côté de ses activités de consultant. Dans son adresse, le Pr Mbow a loué « la loyauté, la générosité et l’engagement patriotique » de leur directeur national opérationnel qui a été désigné pour diriger leur liste nationale « citoyenne ». Il a insisté sur l’engagement « citoyen » de ses camarades. Pour expliquer les raisons d’une liste « Bunt-Bi », le président du parti a déclaré que leur parti « veut faire entendre sa voix à l’Assemblée nationale ». Sans fards, il est revenu sur les critiques faites à l’actuelle législature qui, selon lui, « est encore trop sous influence de l’Exécutif ». Sur la bonne gouvernance, le président de commission au Conseil économique, social et environnemental a estimé que « la prochaine législature doit se pencher résolument sur le contrôle de l’action gouvernementale », d’autant que « la nouvelle Constitution consacre des pouvoirs accrus au Parlement dans ce sens ». Rappelant que l’Union citoyenne reste « membre assumé » de la majorité présidentielle, le Pr Mbow a esquissé le programme de la liste : produire et améliorer les lois pour « une meilleure gouvernance, une plus grande transparence, une justice qui dit le droit avec droiture et équité, une meilleure gouvernance des ressources naturelles ». Il propose aussi de « produire des lois sur l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, les qualifications, le travail, l’entreprise, des lois sur la solidarité ».

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques, l’Uc « Bunt-Bi » va proposer « des instruments de gestion et des tableaux de bords adéquats accessibles à tous », car, a-t-il rappelé, « le citoyen a le droit de savoir comment est géré chaque FCfa tiré de ses ressources publiques ».

Pour sa part, Théodore Chérif Monteil veut « réconcilier l’électeur avec l’élu » et insiste sur le fait que leur parti est « le seul qui travaille à donner sa place au citoyen dans le début public ». S’il est élu, il promet de travailler selon le triptyque : « je représente, je légifère, je contrôle ».

Samboudian KAMARA

La démocratie sénégalaise est malade de son opposition nihiliste et d’une bonne partie de ses médias décrédibilisés. Le 5ème anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Sall est ainsi l’occasion pour nombre d’opposants de rivaliser dans la surenchère verbale pour tout peindre en noir au risque de perdre tout crédit. Et de sombrer dans le déni de réalité. Les réalisations spectaculaires qui éblouissent les yeux de Diamniadio à Demet dans le Fouta, de Dakar à Diass, de Bokhol à Malicounda, de la Casamance au Ferlo, de Touba à Tivaouane en passant par Kaolack, de Ila Touba qui se construit à l’autoroute à péage qui s’étire jusqu’à Sindia, etc. sont indéniables. Elles sont la preuve d’un travail conséquent, rigoureux et efficace au service des Sénégalais. Il faut ajouter la Cmu, les bourses familiales, les baisses des prix des loyers et ceux des denrées de première nécessité et de l’électricité. La prise en charge des patients en dialyse, les efforts consentis pour les retraités, etc.

Sur le plan des actions concrètes, le président Sall peut marcher la tête haute. Il a déjà fait beaucoup plus que son prédécesseur dans tous les domaines. Et il l’a fait dans le respect de la bonne gouvernance. N’en déplaise à des médias querelleurs et partisans. Raconter des contre-vérités sur les ondes ou le faire par écrit ne change rien à l’affaire : une affabulation est une affabulation. C’est ainsi que d’aucuns ont inventé « une exfiltration » là il n’y a eu rien de tel. Ces drogués du buzz sont une gangrène pour la démocratie. Aussi, il faut les dénoncer et les combattre car ils intoxiquent l’opinion publique. Que les opposants sérieux s’assument et critiquent objectivement le travail du gouvernement pour le pousser à l’excellence. Non agir seulement par frustration, amertume et méchanceté gratuites. La majorité de ceux qui critiquent aujourd’hui étaient aphones quand ils étaient nommés à tel ou tel poste. Leur colère est liée à leur destitution. Ils ne sont donc intéressés que par leur petite personne et aux avantages qu’ils peuvent obtenir. La politique pour ses « mange-mil » est une question de partage du gâteau. La conception républicaine et l’impératif de satisfaire les besoins du plus grand nombre leur sont indifférents. Ceux d’entre-eux qui ont fait un bout de route avec le président Macky Sall ne pouvaient continuer. Ils rêvaient de milliards et de passe-droit. Ils ont été déçus et essaient de faire croire aujourd’hui qu’ils sont des parangons de vertu. Les Sénégalais ne sont pas dupes : ils les connaissent bien et se rappellent leur silence assourdissant lorsqu’ils étaient « servis ». La deuxième alternance qui fête ses cinq ans continue de charrier un espoir légitime pour l’immense majorité des Sénégalais qui jugent MackySall à ses actes. Et rien d’autre !

Les opposants seraient dans leur rôle en critiquant sans tomber dans l’imposture et la caricature. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Mamadou A. Tamimou WANE

En conférence de presse, hier, le secrétaire général national du Parti africain pour la citoyenneté et le travail (Pact), Ousmane Amadou Ndiaye, a annoncé que sa formation politique va désormais intégrer les rangs de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le Sg du Pact a fait savoir que cela fait suite au mandat que son parti lui avait donné, après de larges concertations de ses instances, de mener des discussions avec le président Djibo Leyti Kâ. Avant d’indiquer que ces discussions ont abouti à leur adhésion à la coalition « Jappo ligueyal sunu rew » que le patron de l’Urd dirige. Significativement, « entendez, par-là et par déduction que, désormais, nous allons intégrer les rangs de Bennoo Bokk Yaakaar dont nous épousons totalement la philosophie politique », a fait comprendre Ousmane Amadou Ndiaye. A cette occasion, le secrétaire général de l’Urd, Djibo Leyti Kâ a soutenu que c’est un bon choix qu’il fallait en cette période.

« Bienvenu chez nous pour travailler et pour avoir davantage de démocratie dans notre pays », a-t-il renchéri, saluant ainsi la compétence, le patriotisme et la conscience technique du Sg du Pact. Ce dernier a évoqué, entre autres raisons de leur choix, « le bilan largement positif enregistré par le président tant aux niveaux économique, socioculturel que diplomatique ». D’après Ousmane Amadou Ndiaye, « dans l’économie, nous pouvons relever le taux de croissance qui est aujourd’hui à 6,7 %, les progrès réalisés dans le secteur agricole avec les Dac et l’ambition du Sénégal d’atteindre l’autosuffisance en riz. De même que les acquis enregistrés dans le domaine de l’élevage (plus de 18 milliards de FCfa sont prévus pour le développement du pastoralisme, la maîtrise de l’inflation des prix des denrées de première nécessité, la réduction de la facture de l’électricité, les bourses familiales, la Cmu », entres autres acquis qu’il a énumérés. Tout au plus, « ces nombreux acquis nous démontrent, à suffisance, que dans une telle dynamique, l’émergence du Sénégal, notre pays, est en bonne voie », a-t-il éclairé, tout en précisant que leur apport sera dans la réflexion et l’accompagnement du président Macky Sall pour le développement économique et social et la consolidation de la démocratie, dans le sillage de leur « seule raison d’être ».

Amadou DIOP

Nous avons reçu ce communiqué signé par Oumar Sarr annonçant l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

Le Secrétariat national du Parti démocratique Sénégalais (Pds) s’est réuni, hier, sous la présidence de Oumar Sarr, secrétaire général national adjoint. Après avoir entendu un important rapport du secrétaire général national adjoint sur les actes d’indiscipline des frères Pape Samba Mboup et Farba Senghor, vu l’urgence et en application des statuts du parti, le secrétariat national, après en avoir délibéré, décide l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

La présente décision prend effet immédiatement et le bureau politique en sera informé conformément aux statuts.

Les 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

« La diplomatie, dans sa définition la plus simple, c’est la mise en œuvre d’une politique étrangère. Cette politique étrangère est définie par le président de la République : les axes, les orientations, les choix sont une prérogative constitutionnelle du chef de l’État. La diplomatie est un domaine qui lui est réservé. Ce n’est pas un domaine qui est partagé », a l’habitude de rappeler le ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur aux journalistes qui l’interpellent en tant que « chef de la diplomatie ». Le chef de la diplomatie dans un État, c’est le chef de l’État et personne d’autre, le ministre des Affaires étrangères met en œuvre la vision du président.

La visibilité internationale du Sénégal est sans rapport avec sa dimension géographique et démographique, ni avec son poids économique. La stature de ses chefs d’État successifs ainsi que le professionnalisme de ses diplomates ont, sans doute, beaucoup contribué à faire de la diplomatie sénégalaise l’une des principales richesses du Sénégal et à lui valoir respect et considération sur le plan international.

Mais, c’est surtout parce que dès son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a su s’imposer sur la scène mondiale grâce à des choix clairs de politique étrangère et des orientations visant à lui assurer une place de choix dans le concert des Nations. Choix d’une diplomatie de bon voisinage, de construction de l’unité africaine. Et pour ce faire, par l’abandon partiel ou total de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États et de promotion de la paix, de la sécurité internationales et des droits humains. Orientations, en outre, de l’édification d’une diplomatie économique et de développement par des partenariats bilatéraux et multilatéraux et d’une prise en charge des citoyens sénégalais établis à l’étranger.

A ces principes fondateurs, le nouveau chef de l’État, élu en mars 2012, a imprimé sa marque personnelle, faite de sobriété et d’efficacité, en accordant un intérêt particulier à une diplomatie économique au service de l’émergence. Une diplomatie sans effets de manche ni coups d’éclats, mais qui se déploie efficacement, avec courtoisie et dans le respect de ses partenaires. En tant que candidat, Macky Sall avait déjà défini sa future politique diplomatique « articulée autour de la paix, du bon voisinage, de la défense et la promotion de la diaspora, de l’économie, de la souveraineté nationale, de la coopération et de l’intégration ouverte sur le monde ».

Cette réorientation dans l’approche de la politique extérieure, voulue par le chef de l’État, vaut au Sénégal davantage de succès, de respect et d’écoute sur la scène internationale. Le Sénégal est redevenu un partenaire crédible et sûr, un acteur dont la voix compte. En attestent les nombreux échanges de visites officielles au plus haut niveau avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, de même que les hautes responsabilités confiées au chef de l’État au sein de plusieurs organisations africaines (Uemoa, Union africaine, Cedeao). Cependant, le président Sall n’a pas touché au sacro-saint socle de la politique extérieure du Sénégal : la primauté des questions de paix et de sécurité internationales et la priorité absolue portée sur le développement national et l’intégration régionale ont été réaffirmées. Ainsi, en plus des enjeux politico-sécuritaires en Afrique et dans le monde, la politique extérieure du Sénégal prend en compte les menaces nouvelles et complexes induites par le terrorisme et l’extrémisme violent, les questions de santé publique régionale et mondiale, comme l’épidémie à virus Ebola, qui menacent l’Afrique de l’Ouest.

Macky M6 BongoA titre d’illustration également, le Sénégal s’est présenté à l’élection à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2016-2017. Il a été élu à une majorité quasi unanime : 187 voix sur 190 votants. Une promesse de campagne réalisée. Le 29 novembre 2011, alors candidat, le chef de l’État avait été invité par l’Institut français des relations internationales (Ifrit) à décliner sa politique étrangère s’il était élu président. Il avait dit : « Si je suis élu président de la République, je travaillerai pour que le Sénégal retourne rapidement au Conseil de sécurité ». Depuis janvier 2016, le Sénégal partage, au sein de l’organe de gestion de la gouernance mondiale et du maintien de la paix et de la sécurité internationale, sa vision dans la conduite des affaires internationales. « Au Conseil de sécurité, vous êtes obligés de vous prononcer. Vous ne pouvez pas vous débiner. Vous êtes obligés de vous exprimer sur toutes les questions : soit c’est une abstention, soit un oui, ou un contre », a admis Mankeur Ndiaye.

Selon les orientations du chef de l’État, la présence du Sénégal au cœur de l’appareil diplomatique international devrait lui permettre de tirer le meilleur profit du commerce et des investissements. Ce, par le biais de la diplomatie économique. La diplomatie traditionnelle est, en effet, la tête de pont des efforts nationaux, en vue de contribuer au projet d’émergence économique mis en œuvre par le Plan Sénégal émergent (Pse), le cadre référentiel d’intervention des politiques publiques. Il ne faut pas perdre de vue que l’influence du Sénégal en Afrique et dans le monde dépend beaucoup de la réussite de cet engagement pour l’émergence économique. Cette présence au Conseil de sécurité et la contribution importante du Sénégal aux troupes de maintien de la paix de l’Onu devrait également lui permettre de viser un renforcement des ressources humaines sénégalaises dans les organisations internationales, telles que l’Onu, l’Oci, l’Ua, la Cedeao, la Cpi et les institutions financières internationales...

Diplomatie économique
Cependant, la candidature sénégalaise du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de l’Union africaine s’était soldée, en janvier 2017, par un cuisant échec malgré une campagne menée tambour battant par la diplomatie sénégalaise et par le chef de l’État lui-même, et une candidature soutenue par la Cedeao. A l’époque, confiant dans le soutien de la Cedeao, le ministre sénégalais des Affaires étrangères déclarait : « Nous nous engageons aussi dans les batailles importantes comme l’élection du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’Union africaine (Ua). Cela est un choix important du président. Nous avons des cadres compétents et ayant l’expérience et le profil requis pour conduire les destinées d’une organisation aussi importante que l’Ua ». Nonobstant, le président Macky Sall et son ministre Mankeur Ndiaye peuvent se consoler d’une bien plus grande et belle victoire obtenue sur le terrain diplomatique et oublier le lâchage ouest-africain. Ils ont été récompensés par le leadership de Dakar dans le dénouement de la crise gambienne, grosse de dangereuses menaces pour la stabilité de la sous-région et de la frontière sud du Sénégal. Un retour sur investissement pour la diplomatie sénégalaise de bon voisinage, de construction de l’unité africaine, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, de promotion de la paix, de la sécurité et des droits de l’Homme. Ce leadership a été mis en exergue par les chancelleries étrangères et sonne comme un rétablissement diplomatique. Le retour aux relations de bon voisinage avec la République sœur de Gambie est particulièrement bien ressenti par l’homme de la rue, à Banjul comme à Dakar, et augure de nouvelles relations sincères et mutuellement fructueuses, comme l’ont, du reste, illustré les rapports fraternels entre sir Adama Barrow et le président Macky Sall.

Macky BarrowLa diplomatie sénégalaise repose aussi sur une importante diaspora qui contribue à hauteur de plus de 800 milliards de FCfa en moyenne par année, en termes de transferts de fonds ; un montant supérieur à l’Aide publique au développement (Apd). Cette importance justifie que leur prise en compte demeure un axe fondamental de la politique extérieure du Sénégal. La protection consulaire et la délivrance des documents administratifs -passeports, carte nationale d’identité et carte consulaire, entre autres- sont les services les plus demandés par la communauté sénégalaise établie hors du pays. Dans l’objectif de faire des Sénégalais de l’étranger des vecteurs importants dans la quête de l’émergence, le gouvernement a mis en place des projets et des programmes qui leur sont destinés. Ce sont notamment le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) dont l’enveloppe est passée de 320.000.000 de FCfa à 2.500.000.000 de FCfa, de laquelle la somme de 1,5 milliard de FCfa est particulièrement destinée au financement des projets des femmes de la diaspora. Après le Conseil de sécurité, le Sénégal vise un nouvel objectif. Il a l’ambition, après la fin du mandat, le 31 janvier 2018, d’intégrer le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui est plus ou moins le pendant du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Sénégal est déjà candidat en 2017 pour retourner au Conseil des droits de l’Homme à Genève. Cette présence du Sénégal dans les endroits où se décide la politique internationale est perçue comme extrêmement importante parce qu’elle renforce son influence dans le monde et lui fait peser sur les décisions. Même petit pays, dans les instances internationales, la voix du Sénégal est écoutée et se fait respecter. A défaut d’être, pour le moment, une « puissance diplomatique », le Sénégal se voit en « petite grande puissance diplomatique », en pays démocratique qui veut contribuer au développement du monde.

D. M. F.

Défense et sécurité : De bons points à consolider
Armées sénégalaiseLes 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Infrastructures : Un objectif de 50 km d’autoroutes par an
RoutesDès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

Infrastructures sportives : Le programme « Horizon 2022 » toujours d’actualité
Macky Stade Alassane DjigoDans le domaine du sport, la première préoccupation du président Macky Sall, à l’entame de son magistère, a été de s’attaquer aux infrastructures. Un dossier qui a toujours été sur la table des différents présidents qui se sont succédé au palais présidentiel, mais dont la solution ne peut connaître une fin à court terme. Au Sénégal, la question des infrastructures refait toujours surface. Il faut toujours construire ou réhabiliter, mais il faut aussi entretenir pour que ces outils puissent durer.

Et depuis son avènement à la magistrature suprême, Macky Sall a mis en place un ambitieux programme appelé « Horizon 2022 » en construction et équipement d’infrastructures sportives. Un programme qui devrait être exécuté dans les dix ans à venir (2012-2022). Et qui couvrira toutes les régions du pays, avec en pointe la création d’une université des sports. En joignant l’acte à la parole, le chef de l’État, par le biais du ministère des Sports et en partenariat avec la coopération chinoise, s’est déjà mis à la tâche.

A cet effet, la réhabilitation des stades régionaux, Alassane Djigo de Pikine, Ely Manel Fall de Diourbel, Massène Sène de Fatick, Caroline Faye de Mbour, Lamine Guèye de Kaolack, Alboury Ndiaye de Louga, des stades de Kolda et de Tamba, mais aussi les stades de Matam, Médine de Saint-Louis et Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor, devrait ouvrir une nouvelle phase dans la politique sportive du gouvernement de la nouvelle alternance. Déjà pour les grosses œuvres, comme on dit dans le jargon des ouvriers, un pas important vient d’être franchi avec la pose de la première pierre de l’arène nationale de lutte sise à Pikine. Et si l’on y ajoute la construction du futur palais des sports de Diamniadio, appelé de tous leurs vœux par les sportifs, un gap sera comblé dans le domaine des infrastructures. Par cette démarche, le chef de l’État entend répondre aux exigences des normes internationales en matière d’organisation des compétitions mondiales ou continentales. Un combat engagé par le locataire du palais présidentiel et qui veut faire du déficit d’équipements sportifs un vieux souvenir. D’autres chantiers sont en attente notamment les stades de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou, sans oublier la rénovation du stade de Mbao, des Parcelles assainies, de Ngalandou-Diouf de Rufisque, de Ndiarème-Limamoulaye, d’Assane Diouf. En prônant cette politique sportive dans le domaine des infrastructures, le chef de l’État veut ainsi répondre à une demande concrète de la jeunesse sénégalaise.

Cheikh Fantamady KEITA

La commission électorale de la coalition « Mankoo Wattu Senegaal » a organisé, samedi dernier, un séminaire de renforcement de capacités sur le processus électoral. C’était au profit de ses chargés d’élections.

A l’issue de ce séminaire et au cours d’une conférence de presse, le coordinateur de la commission électorale de « Mankoo », Sada Ndiaye, a indiqué : « on a eu un séminaire avec les chargés d’élection et les leaders qui le souhaitaient. Nous avons mis l’accent sur trois axes : les innovations du code électoral, le calendrier électoral (processus) et la gestion administrative ».
Sada Ndiaye qui s’est désolé de voir que c’est la première fois qu’on a un code qui n’est pas consensuel, a surtout tenu à préciser qu’une telle initiative devait être le rôle de l’État. Car « l’État s’est engagé à moderniser les partis politiques », a-t-il rappelé. Non sans décrier la répartition des 15 sièges pour les huit départements au profit des Sénégalais de l’extérieur que c’est un « chaos total à ce niveau». Il a déploré le fait que l’Amérique latine, l’Océanie, l’Asie, l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient « soient zappés» dans cette répartition ainsi que l’arrêt des travaux de « certaines commissions ».

Tout au plus, et en ce qui concerne les inscriptions « les fraudes existent, elles sont avérées à Matam, Bakel, dans les frontières avec les deux Guinées, la Mauritanie », a-t-il accusé, pointant ainsi du doigt les audiences foraines. « C’est une transhumance électorale. Ce sont des gens qui renaissent à la frontière. Et la Cena dort. Elle est responsable de tout le processus, mais ses représentants sont absents des commissions administratives. Le silence de la Cena devant les fraudes et les tripatouillages est trop assourdissant. On est en train de jeter un discrédit sur tout le Sénégal », a-t-il insisté.

Mais « nous sommes prêts et restons debout contre toute tentative de recul démocratique. Nous avons, aujourd’hui, une dictature debout. Le régime utilise la justice contre les opposants. Et force est de constater que l’existence d’un stock mort d’un million de Sénégalais sur le fichier électoral est fausse », a ajouté le coordinateur de « Mankoo Wattu Senegaal », le député Mamadou Lamine Diallo.

Amadou DIOP

La Convergence des jeunes républicains (Cojer) a organisé, samedi, un panel, sur l’an 5 de l’accession au pouvoir du président de la République Macky Sall. Pour le ministre Seydou Guèye, le bilan est largement positif.

Depuis le 25 mars 2012, d’après Seydou Guèye, ministre-porte du gouvernement, le train de l’espoir a quitté la gare et ne s’arrêtera qu’à l’horizon émergent 2035. Dès lors, il dresse un bilan largement positif des 5 années de gouvernance du chef de l’État. Il cite les grandes réformes de l’Acte 3 de la décentralisation, la lutte contre les inégalités sociales, la performance économique et les politiques inédites majeures. Selon lui, la territorialisation des politiques publiques est une réforme de 2ème mandat. La politique énergétique a sorti le pays des ténèbres pour mettre de la lumière dans nos maisons grâce à l’actif du président Sall.

Seydou Guèye a laissé entendre que si le Sénégal souffrait d’un leader indécis, Macky Sall est homme de décision qui a permis à notre pays de retrouver la crédibilité de sa signature sur la scène internationale. M. Guèye a précisé que tout le pays est en mouvement et le monde rural reste au cœur des priorités.

Du Plan Sénégal émergent (Pse), le ministre voit encore des programmes de facilitation ou de mise en œuvre comme le Pudc, le Puma et le Promovilles... A en croire Seydou Guèye, plus de 266.000 emplois ont été créés en 5 ans ; mais cela n’enlève en rien de la présence que l’État doit avoir sur le terrain de la création d’emplois viables. « Nous devons faire plus d’efforts », dit-il. La date du 20 mars 2016 consacre, d’après lui, notre acquis démocratique. Mieux encore, l’élargissement du champ politique parlementaire avec l’élection des députés de la diaspora, les candidatures indépendantes, la baisse de la caution sont autant de réalisations.

Quant à l’opposition, il constate le cycle de sa défaite. Pour lui, les mandats de dépôt d’opposants sont liés à des actes que la morale réprouve.
De son côté, la coordonnatrice nationale de la Cojer, Thérèse Faye Diouf a souligné que le Sénégal est débout sous le règne de l’actuel régime dirigé par le président Macky Sall dont la prouesse économique est reconnue. Mme Diouf invite à ce propos, les jeunes républicains à consolider les acquis pour le triomphe des grands idéaux qui font la grandeur d’une nation. Face au défi des législatives, la Cojer est déjà sur le terrain pour obtenir ensuite un second mandat.

Serigne Mansour Sy CISSE

Assurer une protection sociale à tous les Sénégalais. Cette thématique a été l’un des aspects majeurs du programme du candidat Macky Sall à la magistrature suprême. C’est ainsi qu’une fois au pouvoir, en 2012, le chef de l’État a matérialisé cet engagement en lançant, le 20 septembre 2013, la Couverture maladie universelle (Cmu). Laquelle vise essentiellement à réduire les inégalités en instaurant l’équité et la justice sociale entre tous les citoyens. Cette initiative doit ainsi permettre à 80 % de Sénégalais, ne bénéficiant d’aucune couverture sociale, d’accéder plus facilement aux soins, par le biais des mutuelles de santé.

Depuis, ces dernières sont en train d’être installées sur l’ensemble du territoire national. Et, selon des informations fournies par l’Agence nationale de la Cmu, 672 mutuelles de santé sont déjà mises en place au Sénégal. Mais, il importe de veiller pour qu’elles permettent d’enrôler le maximum de gens, afin que la Cmu soit une réalité tangible dans toutes les localités du Sénégal, de sorte que chaque Sénégalais sente la portée de cette mesure sociale dont toute la population doit jouir, dans toute sa plénitude. Pour ce faire, il urge de mettre l’accent sur des campagnes de sensibilisation de proximité pour que les enjeux de la Cmu soient mieux cernés par les bénéficiaires qui ont encore du mal à comprendre comment cotiser sans être malade. Si ces séances d’explication sont couronnées de succès, le Sénégal, sous l’ère Macky Sall, pourra espérer arriver à l’objectif de 75 % de taux de couverture fixé pour la fin de l’année 2017.

Toujours pour améliorer l’accès des populations aux soins, les ressources humaines la santé ont été renforcées durant les 5 dernières années. Cela, avec le recrutement supplémentaire de 1.000 agents de santé en 2014. Et, pour montrer sa détermination à combattre les décès maternels et infantiles, la moitié de ces personnels est constituée de sages-femmes. Soit un effectif de 500 « blouses roses » de plus pour sauver la vie des femmes et des enfants. D’ailleurs, dans la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, les initiatives de gratuité (césariennes, accouchements, etc.) prises par les précédents gouvernements se sont poursuivies sous le régime Macky Sall qui a, en plus, rendu totalement gratuite la dialyse au Sénégal.

Densification de la carte sanitaire
Seulement, faute de postes d’hémodialyse suffisants, les insuffisants rénaux peinent encore à accéder aux soins dans les structures publiques. Même si d’importants efforts sont faits pour décentraliser, au maximum, la prise en charge de l’insuffisance rénale, avec l’ouverture de centres régionaux, évitant ainsi aux malades les onéreux déplacements vers Dakar pour le traitement. Mieux, la loi sur la transplantation rénale ou greffe de tissu humain a été votée en 2015. Car le véritable traitement de l’Insuffisance rénale chronique, c’est la greffe, ne cessent de répéter les spécialistes en la matière. Accélérer donc les procédures pour que la première greffe rénale soit rapidement réalisée dans notre pays s’avère plus que judicieux.

Cependant, d’une manière générale, les initiatives de gratuité restent plombées par le remboursement des dettes de l’État vis-à-vis des structures sanitaires. D’où la nécessité d’évaluer tous ces programmes à caractère social, afin d’assurer leur pérennité au grand bonheur des populations bénéficiaires. A côté de l’Insuffisance rénale, d’autres maladies chroniques ont bénéficié des mesures sociales mises en place par l’actuel régime pour venir en appui aux populations. C’est le cas des cancers dont les médicaments ont connu une baisse se situant entre 10 et 60 %. Une cinquantaine de produits pharmaceutiques a été ciblée dans un premier temps dans les 4 hôpitaux (Fann, Dantec, Principal et Grand Yoff) pour en faciliter l’accès aux patients.

N’empêche, la prise en charge des cancers demeure onéreuse. Pis, elle est freinée, cette année, par la panne de la seule unité de radiothérapie au Sénégal implantée à l’hôpital Aristide Le Dantec. Conséquence : l’État du Sénégal a pris la décision d’évacuer certains malades vers l’étranger, notamment au Maroc. Cela, en attendant l’acquisition de trois accélérateurs de particules dont l’arrivée est prévue dans 6 mois, comme annoncé par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Aussi, est-il urgent d’avoir un Programme national adéquat de lutte contre le cancer. Juste souligner que la panne de l’unité de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec pose la lancinante question de la gestion/maintenance des infrastructures et équipements sanitaires au Sénégal. Car, des soins de qualité doivent aller de pair avec des équipements en parfait état. Sans quoi, l’accès à une santé de qualité restera une utopie.

Il faut tout de même saluer les programmes de densification de la carte sanitaire, surtout dans la région de Dakar avec l’ouverture, en 2014, de l’Hôpital pédiatrique de Diamniadio, à une quarantaine de kilomètres de Dakar qui vise à assurer aux enfants une meilleure prise en charge. Il en est de même du démarrage des services de l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye dans la banlieue de Dakar. Certains services de l’hôpital régional de Fatick ont aussi été ouverts, de même qu’à l’hôpital de la Paix de Ziguinchor.

Maïmouna GUEYE

Le Sénégal travaille pour le développement du sous-secteur de l’aquaculture et pour la modernisation de ses infrastructures portuaires et de pêche. La réalisation de ces infrastructures devra redonner un nouvel élan aux acteurs du secteur.

« Les opportunités du pays en pêche et aquaculture seront mieux capitalisées à travers les actions déjà engagées pour la régénération et la gestion pérenne de la rente halieutique, notamment l’aménagement de pêcheries et d’aires marines protégées et des mesures prises pour le repos biologique », avait déclaré le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne lors de son discours de politique générale prononcé en novembre 2014. Deux ans après cette déclaration, beaucoup d’infrastructures ont été réalisées dans la pêche et le secteur de l’économie maritime. La dernière réalisation en date est le quai de pêche de Yoff, inaugurée en mi-décembre par le chef du gouvernement sénégalais. Elle polarise 70 % des débarquements de la région. Cet investissement vient précéder ceux d’autres quais de pêche en cours de réalisations à Goudomp, Potou, Bargny, Ngaparou, Pointe Sarène et à Soumbédioune. A cela, il faudra ajouter trois pôles industriels intégrés de la pêche, dédiés à la transformation des produits de la mer qui seront réalisés à Joal, à Kaffountine et à Lompoul. 
Dans sa volonté de moderniser les infrastructures portuaires du Sénégal, le gouvernement, en partenariat avec Dubaï ports world (Dpw), a décidé de construire le Port du Futur à Bargny. Cette infrastructure recevra 1,5 million de containers par jour, soit 3.600 camions entreront dans ce port et y sortiront. «Cette option de rupture permet de disposer de terminaux portuaires avec des profondeurs pouvant accueillir les navires de dernière génération, calant à plus de 16 mètres de tirant d’eau et ainsi gagner des parts de trafic importantes», avait souligné le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne.

Construction de ports
La construction du Port de Ndakhonga et de Carabane, le dragage des fleuves Casamance et du Sine Saloum, l’acquisition des navires Aguene et Diambogne témoignent de la volonté de l’État de développer ce sous secteur où il est prévu la construction d’un port minéralier à Bargny, un port de transbordement à Ndayane et bientôt le lancement des travaux du ponton de Rufisque.

Dans la mise en œuvre de la deuxième phase du programme d’implantation de complexes frigorifiques et d’infrastructures modernes de débarquement et de transformation, le Sénégal va bientôt acquérir 350 camions frigorifiques et 19 complexes frigorifiques d’une capacité, chacune, de 60 tonnes pour un coût total de 10 milliards de FCfa à travers le pays. Des aires modernes de transformation pour les femmes sur financement propre du Sénégal sont en train d’être construites à Fass Boye, Gokhou Mbacc, Pout, Kafountine, Pencum Sénégal (Thiaroye), à Ndeppé Rufisque et Mbao. Le gouvernement compte également, dans la modernisation de la flotte artisanale, remplacer 19.009 pirogues en bois par celles en fibre de verre qui ont une durée de vie beaucoup plus longue, entre 40 et 50 ans, avec toutes les commodités d’hygiène et de maintenance.

L’aquaculture comme alternative à la pêche
Une enveloppe de 5 milliards de FCfa a été dégagée par le gouvernement pour subventionner les moteurs de pirogues. Cette subvention va ainsi permettre à tout pêcheur d’avoir un moteur avec seulement 375 000 F Cfa, le million restant étant pris en charge par l’État.

A cela, il faudra également ajouter l’acquisition de 20.000 gilets de sauvetage, redistribuées aux pêcheurs sénégalais.

Afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Inn), qui fait perdre à l’État du Sénégal plus de 150 milliards de FCfa, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures visant à mieux gérer nos ressources halieutiques. C’est dans ce cadre que trois bateaux pirates dont des nationaux ont été arraisonnés au Port autonome de Dakar (Pad) en 2016. Avec le nouveau Code de la pêche, adopté le 13 juillet 2015, les amendes vont de 500.000 millions à un milliard de FCfa.

L’alternative de la pêche de capture est l’aquaculture. A travers le Pse, le Sénégal travaille pour le développement de ce sous-secteur où la production est passée de 704 tonnes en 2013 à 1. 215 tonnes en 2015. L’objectif est d’atteindre 30. 000 tonnes en 2018 et 50.000 tonnes d’ici à 2023. Ainsi, en vue d’augmenter la production aquacole, un milliard de FCfa sera investi cette année à la région de Sédhiou, érigée comme pôle aquacole du Sénégal, sur plus de 15 hectares.

Mamadou SY

En 5 ans, le gouvernement a réussi à minimiser sensiblement les délestages jadis casse-tête des populations sénégalaises. La puissance installée est passée de 584 MW en 2012 à 864 MW en 2015.

« Au début était l’électricité », disait le savant Cheikh Anta Diop. C’est ce que le gouvernement semble comprendre car aucune économie ne peut être performante sans une électricité abondante et à bon prix. D’elle, dépend la compétitivité des entreprises, minimes, moyennes comme grande, mais aussi et surtout, le bien-être des populations. Elle favorise l’éclosion d’entreprises locales dans les terroirs qui en disposent. C’est la raison pour laquelle l’accent a été mis sur l’énergie à travers un mix énergétique qui vise non seulement à augmenter la capacité de production, mais également à participer à la préservation de l’environnement (énergies renouvelables).

En effet, le Sénégal, comme de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest fait face à un problème d’accès à l’électricité. En effet, il affiche, en 2012, selon le document présenté à la COP 21 de Paris, un taux d’accès de 56,5%. Ce taux masque de fortes disparités puisque près de 90 % des urbains mais seuls 26% des ruraux ont accès à l’électricité. Le pays a, cependant, pris la mesure du problème. Car, grâce aux efforts fournis, « la puissance installée est passée de 584 MW en 2012 à 864 MW en 2015 ». D’autres centrales sont en cours de construction comme celle à charbon de Sendou, à Rufisque.

Il est heureux de constater que le pays mise également sur les énergies renouvelables afin de participer activement à la baisse des gaz à effet de serre, respectant ainsi les engagements pris à Paris lors de la COP 21. Deux centrales solaires de 22 MW à Malicounda (Mbour) et à Bokhol (Dagana), ont été inaugurées et d’autres sont dans le pipe line d’ici à 2019. Il est prévu, en effet, la mise en service d’une dizaine de centrales photovoltaiques à l’horizon 2019. Il s’agit, notamment, des centrales de Sinthiou Mékhé (29,5 MW), de Kahone (20MW), de Mérina Dakhar (29 MW), et de 8 autres qui seront implantées à Diass (15 MW), à Sakal (20 MW), à Médina Gounass, Goudiri, Kidira, ainsi qu’à Djirnda et Bétenti dans les îles du Saloum.

C’est grâce à tous ces efforts que le chef de l’État a décidé de la baisse du prix de l’électricité de 10 %. Une baisse qui a soulagé les chefs de ménages.

D. MANE

Le 25 mars 2017, le président Macky Sall bouclait ses cinq premières années à la tête du Sénégal. Son action, durant cette période, est marquée par une économie qui a retrouvé une certaine vigueur avec un taux de croissance en hausse constante. 

Tendanciellement baissier avant son accession à la magistrature suprême, il a, par la suite, repris du poil de la bête pour atteindre 6,5% en 2015, puis 6,7 % en 2016 ; il est attendu à 6,8% en fin 2017. Cette cadence devrait être maintenue au moins les deux prochaines années (2018 et 2019). Le budget reflète bien cette embellie. Il est passé de 2299 milliards 286 millions de FCfa, en 2012, à 3360 milliards, en 2017. Soit, au total, 16.814 milliards de FCfa.

Un ensemble de facteurs a concouru à ces performances. La bonne tenue des agrégats économiques, des réformes, des choix d’investissements -qui se sont révélés judicieux-. Toutes ces politiques et mesures ont dopé la croissance. D’après la Banque mondiale, la hausse des recettes a soutenu les efforts d’assainissement budgétaire entrepris et entraîné une réduction du déficit budgétaire. De 6,7 % en 2011, il a vigoureusement été ramené à 4,2 %, en 2016. Les pouvoirs publics entendent le faire baisser jusqu’à 3,7 % en 2017, soit à moins d’un point au-dessus de la norme Uemoa. Le déficit de la balance commerciale devrait poursuivre son repli avec la hausse de la production, des exportations et des recettes budgétaires. Le secteur tertiaire tiré par les communications devrait également continuer sa croissance. S’agissant de la dette, elle s’est creusée à près de 57 % du PIB, mais reste soutenable, selon la Banque mondiale. Quant à l’inflation, elle est très faible (0,1 % en 2015: source Banque mondiale). Il faut poursuivre les énormes efforts consentis au cours de ces cinq dernières années pour que la croissance retrouvée s’inscrive dans la durée. Pour être durable, cette croissance doit être portée, pour une large part, par les Petites et moyennes entreprises et les Petites et moyennes industries qui dominent le tissu économique. Il y a certes un bémol : le taux de mortalité est très élevé pour cette catégorie d’entreprise. Mais il ne fait pas de doute que leurs conditions d’existence et performances seront bien meilleures que par le passé, avec tout le dispositif technique et financier mis en place, pour les encadrer, les soutenir et accompagner leur développement.

Des Sénégalais aiment dire que la croissance ne se mange pas. Pourtant, c’est elle, quand elle est forte et soutenue, qui crée des richesses, des emplois et permet au gouvernement de financer des infrastructures et de développer des projets à haut impact comme le Pudc, le Puma, etc.

Souvent mis en œuvre avec des ressources tirées du budget national, ces projets ont permis de doter le monde rural d’infrastructures, de rendre l’agriculture attrayant pour les jeunes et les travaux domestiques moins pénibles pour les femmes rurales. C’est aussi cette croissance forte et soutenue qui a permis, à travers des programmes dédiés, d’offrir des bourses familiales, d’aider les familles démunies et de faciliter leur accès aux soins de santé. On ne partage que les richesses créées par une économie qui croît de façon soutenue et durable portée par un effort national. Voilà la vérité. Celle qui nous prépare à accepter l’effort collectif, les larmes et la sueur. Ce chemin est celui des défis à relever et des réformes à entreprendre.

Un des défis à relever est de travailler à une bonne allocation des ressources – qui ne va pas sans la bonne gouvernance -, en veillant à ce que les appuis se traduisent par une rentabilité des structures soutenues ou par un sauvetage des entreprises en difficulté. Il importe également de poursuivre les réformes, pour non seulement rendre l’environnement des affaires davantage attractif aussi bien pour les investisseurs étrangers que nationaux mais également assurer une saine concurrence entre les acteurs. Cela passe par le paiement de l’impôt par tous ceux qui y sont assujettis. Il faut également s’attaquer au système de rente qui fausse la saine concurrence qui devrait prévaloir dans une économie libérale de marché. Si toutes les réformes idoines adoptées sont mises en œuvre et suivies d’une effective amélioration, le Sénégal peut assurément réaliser l’émergence à l’horizon 2035. D’autant que le contexte et les perspectives sont on ne peut plus favorables, avec les importantes découvertes de pétrole et de gaz dont l’exploitation est attendue entre 2021 et 2022.

Mamadou GUEYE

AGRICULTURE : L’autosuffisance en riz à portée de main
Macky Sall champ rizCinq années après l’accession du président Macky Sall à la magistrature suprême, de nombreux paysans du delta et de la vallée du fleuve Sénégal ne ratent pas la moindre occasion pour se réjouir de la place centrale qu’occupent la Saed et les producteurs dans la mise en œuvre des politiques agricoles. Il s’agit notamment du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) dont la principale composante est le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).

Les importants résultats engrangés ont fini de convaincre les plus sceptiques. Le Pracas est loin d’être un simple slogan. Il est, en effet, la traduction d’une vision clairvoyante et d’une volonté des pouvoirs publics qui sont convaincus que l’amélioration des performances de l’agriculture sénégalaise contribuera grandement à une prise en charge rapide et durable, des défis économiques, alimentaires et environnementaux que notre pays est appelé à relever, dans la perspective de son émergence.

Au vu des énormes efforts consentis par l’État à travers les importants investissements réalisés dans le Pracas, les acteurs de la vallée en général et les producteurs en particulier, doivent faire preuve de plus d’engagement et de détermination pour assumer pleinement leur rôle, qui est entre autres, de booster davantage la production agricole, en perspective de l’atteinte des objectifs d’autosuffisance alimentaire en riz.

L’objectif global du Pnar est d’arriver, à l’horizon 2017, à une production totale de 1.600.000 de tonnes de paddy, soit 1.080.000 de tonnes en riz blanc pour couvrir les besoins nationaux, dont 57 % sont attendus de la vallée du fleuve Sénégal, en termes de contribution à cet objectif national. L’horizon temporel, pour y arriver, est déjà là, mais le challenge est à la portée des producteurs, car au-delà de leurs propres valeurs, la confiance de l’État et de ses partenaires techniques et financiers, rassure de plus en plus ces derniers dans leur conviction. Aujourd’hui, on peut dire que le président Macky Sall a relevé, à 90 %, le défi de l’autosuffisance en riz dans la vallée. Ce qui était difficile au départ (le 25 mars 2012). Les Sénégalais se rendent compte qu’il est très possible de produire, dans notre pays, le riz, l’oignon, la tomate et autres denrées de première nécessité dont le Sénégal a besoin pour vivre.

Toutefois, il ressort de l’analyse objective des performances des acteurs de la filière riz, des réalisations de l’État et de la Saed, l’urgente nécessité de mieux coordonner tout ce qui se fait dans l’aménagement des terres cultivables, de l’amélioration de la production et de la commercialisation du riz local, de la distribution du matériel agricole mis en place par le gouvernement dans la vallée. Il faut également les contraintes celles relatives entre autres, à l’insuffisance des surfaces aménagées, à la dégradation des périmètres, à la baisse de l’intensité culturale et à l’insuffisance des infrastructures de stockage et de transformation.

Vu l’importance de la tâche dans la vallée, les producteurs ne doutent pas, un seul instant, de leurs capacités à relever les multiples défis qui se dressent devant eux. Ils ont compris que le challenge est de booster, de manière durable, le développement agricole dans cette importante zone agro-écologique. Ils sont confortés par la ferme volonté politique matérialisée par les tournées du chef de l’État dans la vallée, les différentes campagnes de sensibilisation sur l’autosuffisance en riz, en oignon, en tomate industrielle, etc. Les producteurs de la vallée, malgré les embûches de circonstance, les problèmes de dernière minute, les impondérables et autres obstacles de la vie, sont résolument engagés à accompagner le président Macky Sall dans sa quête permanente d’un Sénégal émergent où on n’aura plus besoin d’importer du riz. En tout cas, l’espoir est permis. Et à ce titre, il importe de souligner que les actions et méthodes mises en œuvre pour atteindre à 100 % l’autosuffisance alimentaire, ne doivent pas s’inscrire dans la routine, car le contexte évolue très vite et les capacités d’adaptation et d’anticipation doivent être érigées en règle. La promotion durable du secteur primaire porté par l’agriculture doit être de mise, en toute circonstance et en tout lieu.

Une production rizicole en constante progression

En 2016, malgré les difficultés rencontrées en hivernage, la filière a enregistré, en termes d’emblavures, 69.015 hectares avec une production record obtenue en riz paddy de près de 472.000 tonnes contre 438.337 tonnes en 2015 et 430.972 tonnes en 2014. Ainsi, dans l’exécution du Pnar, on note, avec satisfaction, une progression constante de la production de paddy au cours de ces trois dernières années, malgré les nombreuses contraintes. Cela augure de bonnes perspectives, quant à l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz. S’agissant des cultures de diversification, on a obtenu, en 2016, une production de 117.771 tonnes d’oignon, une réelle performance. Toutefois, on constate un net recul de la production de tomate qui n’a été que de 31.817 tonnes. Mais des solutions sont en train d’être apportées concernant la tomate industrielle avec l’ensemble des acteurs de la filière par rapport aux difficultés que traversent cette spéculation, grâce au soutien financier de l’Agence française de développement (Afd) et l’appui technique des Sociétés d’aménagement du Nord, partenaires de la Saed, dans l’accompagnement et de la professionnalisation des filières agricoles dans la vallée. Quant aux filières en émergence telles que la patate douce, le maïs et le gombo, celles-ci continuent leur percée dans la dynamique de diversification des cultures. En valeur monétaire, en 2016, les productions rizicole et maraîchère sont évaluées à 90,6 milliards de FCfa dont 59 milliards pour le riz et 31,6 milliards pour les cultures maraîchères.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

ELECTRICITE : La puissance passe de 584 à 864 MW de 2012 à 2015
SolaireEn 5 ans, le gouvernement a réussi à minimiser sensiblement les délestages jadis casse-tête des populations sénégalaises. La puissance installée est passée de 584 MW en 2012 à 864 MW en 2015.

« Au début était l’électricité », disait le savant Cheikh Anta Diop. C’est ce que le gouvernement semble comprendre car aucune économie ne peut être performante sans une électricité abondante et à bon prix. D’elle, dépend la compétitivité des entreprises, minimes, moyennes comme grande, mais aussi et surtout, le bien-être des populations. Elle favorise l’éclosion d’entreprises locales dans les terroirs qui en disposent. C’est la raison pour laquelle l’accent a été mis sur l’énergie à travers un mix énergétique qui vise non seulement à augmenter la capacité de production, mais également à participer à la préservation de l’environnement (énergies renouvelables).

En effet, le Sénégal, comme de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest fait face à un problème d’accès à l’électricité. En effet, il affiche, en 2012, selon le document présenté à la COP 21 de Paris, un taux d’accès de 56,5%. Ce taux masque de fortes disparités puisque près de 90 % des urbains mais seuls 26% des ruraux ont accès à l’électricité. Le pays a, cependant, pris la mesure du problème. Car, grâce aux efforts fournis, « la puissance installée est passée de 584 MW en 2012 à 864 MW en 2015 ». D’autres centrales sont en cours de construction comme celle à charbon de Sendou, à Rufisque.

Il est heureux de constater que le pays mise également sur les énergies renouvelables afin de participer activement à la baisse des gaz à effet de serre, respectant ainsi les engagements pris à Paris lors de la COP 21. Deux centrales solaires de 22 MW à Malicounda (Mbour) et à Bokhol (Dagana), ont été inaugurées et d’autres sont dans le pipe line d’ici à 2019. Il est prévu, en effet, la mise en service d’une dizaine de centrales photovoltaiques à l’horizon 2019. Il s’agit, notamment, des centrales de Sinthiou Mékhé (29,5 MW), de Kahone (20MW), de Mérina Dakhar (29 MW), et de 8 autres qui seront implantées à Diass (15 MW), à Sakal (20 MW), à Médina Gounass, Goudiri, Kidira, ainsi qu’à Djirnda et Bétenti dans les îles du Saloum.

C’est grâce à tous ces efforts que le chef de l’État a décidé de la baisse du prix de l’électricité de 10 %. Une baisse qui a soulagé les chefs de ménages.

D. MANE

INFRASTRUCTURES, AQUACULTURE...La pêche sur la voie de la modernisation
Transformation poissonLe Sénégal travaille pour le développement du sous-secteur de l’aquaculture et pour la modernisation de ses infrastructures portuaires et de pêche. La réalisation de ces infrastructures devra redonner un nouvel élan aux acteurs du secteur.

« Les opportunités du pays en pêche et aquaculture seront mieux capitalisées à travers les actions déjà engagées pour la régénération et la gestion pérenne de la rente halieutique, notamment l’aménagement de pêcheries et d’aires marines protégées et des mesures prises pour le repos biologique », avait déclaré le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne lors de son discours de politique générale prononcé en novembre 2014. Deux ans après cette déclaration, beaucoup d’infrastructures ont été réalisées dans la pêche et le secteur de l’économie maritime. La dernière réalisation en date est le quai de pêche de Yoff, inaugurée en mi-décembre par le chef du gouvernement sénégalais. Elle polarise 70 % des débarquements de la région. Cet investissement vient précéder ceux d’autres quais de pêche en cours de réalisations à Goudomp, Potou, Bargny, Ngaparou, Pointe Sarène et à Soumbédioune. A cela, il faudra ajouter trois pôles industriels intégrés de la pêche, dédiés à la transformation des produits de la mer qui seront réalisés à Joal, à Kaffountine et à Lompoul.
Dans sa volonté de moderniser les infrastructures portuaires du Sénégal, le gouvernement, en partenariat avec Dubaï ports world (Dpw), a décidé de construire le Port du Futur à Bargny. Cette infrastructure recevra 1,5 million de containers par jour, soit 3.600 camions entreront dans ce port et y sortiront. «Cette option de rupture permet de disposer de terminaux portuaires avec des profondeurs pouvant accueillir les navires de dernière génération, calant à plus de 16 mètres de tirant d’eau et ainsi gagner des parts de trafic importantes», avait souligné le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne.

Construction de ports
La construction du Port de Ndakhonga et de Carabane, le dragage des fleuves Casamance et du Sine Saloum, l’acquisition des navires Aguene et Diambogne témoignent de la volonté de l’État de développer ce sous secteur où il est prévu la construction d’un port minéralier à Bargny, un port de transbordement à Ndayane et bientôt le lancement des travaux du ponton de Rufisque.

Dans la mise en œuvre de la deuxième phase du programme d’implantation de complexes frigorifiques et d’infrastructures modernes de débarquement et de transformation, le Sénégal va bientôt acquérir 350 camions frigorifiques et 19 complexes frigorifiques d’une capacité, chacune, de 60 tonnes pour un coût total de 10 milliards de FCfa à travers le pays. Des aires modernes de transformation pour les femmes sur financement propre du Sénégal sont en train d’être construites à Fass Boye, Gokhou Mbacc, Pout, Kafountine, Pencum Sénégal (Thiaroye), à Ndeppé Rufisque et Mbao. Le gouvernement compte également, dans la modernisation de la flotte artisanale, remplacer 19.009 pirogues en bois par celles en fibre de verre qui ont une durée de vie beaucoup plus longue, entre 40 et 50 ans, avec toutes les commodités d’hygiène et de maintenance.

L’aquaculture comme alternative à la pêche
Une enveloppe de 5 milliards de FCfa a été dégagée par le gouvernement pour subventionner les moteurs de pirogues. Cette subvention va ainsi permettre à tout pêcheur d’avoir un moteur avec seulement 375 000 F Cfa, le million restant étant pris en charge par l’État.

A cela, il faudra également ajouter l’acquisition de 20.000 gilets de sauvetage, redistribuées aux pêcheurs sénégalais.

Afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Inn), qui fait perdre à l’État du Sénégal plus de 150 milliards de FCfa, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures visant à mieux gérer nos ressources halieutiques. C’est dans ce cadre que trois bateaux pirates dont des nationaux ont été arraisonnés au Port autonome de Dakar (Pad) en 2016. Avec le nouveau Code de la pêche, adopté le 13 juillet 2015, les amendes vont de 500.000 millions à un milliard de FCfa.

L’alternative de la pêche de capture est l’aquaculture. A travers le Pse, le Sénégal travaille pour le développement de ce sous-secteur où la production est passée de 704 tonnes en 2013 à 1. 215 tonnes en 2015. L’objectif est d’atteindre 30. 000 tonnes en 2018 et 50.000 tonnes d’ici à 2023. Ainsi, en vue d’augmenter la production aquacole, un milliard de FCfa sera investi cette année à la région de Sédhiou, érigée comme pôle aquacole du Sénégal, sur plus de 15 hectares.

Mamadou SY

ENVIRONNEMENT : Recul du trafic de bois et des inondations
foret CasamanceLes autorités ont fait de la lutte contre le trafic de bois et des inondations une priorité. Les mesures mises en œuvre ont apporté des résultats encourageants. La coupe illégale de bois diminue. Des quartiers de la banlieue dakaroise sont libérés des inondations. Le défi pour le Sénégal, c’est de se préparer à gérer des événements extrêmes qui caractérisent le changement climatique.

« Les ressources forestières du Sénégal font l’objet d’un trafic illicite par de véritables organisations criminelles. J’ai décidé, plus que jamais, de mettre un terme à cette catastrophe à la fois écologique et économique. Il faudra donc une tolérance zéro contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national ». Ces propos du président de la République, Macky Sall, lors de l’édition 2016, de la Journée des Forces armées attestent la volonté de l’État de combattre la déforestation. Les autorités ont décrété la tolérance zéro contre le trafic de bois dans les régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor. Cette volonté a été traduite par la mise en œuvre des actions qui ont éveillé la conscience des populations. En outre, les opérations menées par les Forces armées et les Forces de sécurité ont réduit la coupe abusive de bois.

Aussi, depuis 2013, les Sénégalais souffrent moins des conséquences négatives des inondations. Dans la banlieue de Dakar, des quartiers sont libérés des inondations grâce aux ouvrages de stockage et de drainage réalisés dans le Programme décennal de lutte contre les inondations. L’État du Sénégal a injecté plus de 70 milliards de FCfa pour offrir un meilleur cadre de vie dans des zones inondables. « Le président Macky Sall a bâti une vision de la lutte contre les inondations pour apporter des réponses efficaces à ce problème et réduire leurs impacts. C’est ainsi que des ouvrages structurants et des logements ont été construits. Depuis 2012, le gouvernement a dépensé plus de 70 milliards de FCfa et reloger plus de 2.000 ménages », a rapporté le ministre Conseiller, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye lors du Conseil interministériel sur les inondations le 30 juin 2016.

Dans les régions de l’intérieur comme Bambey, Touba et à Saint-Louis, des ouvrages ont soulagé la souffrance des populations. Les impacts se lisent également à travers la baisse significative du nombre de déplacés. En débit de ces bons résultats, le défi pour le Sénégal, c’est de se préparer à gérer des événements extrêmes imprévisibles. Le contexte du changement climatique l’exige.

C’est pour cela que le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, avait exhorté les services et les ministres impliqués dans la lutte contre les inondations à consolider les acquis. « Le chef de l’État, toujours soucieux du mieux-être des populations, a demandé au gouvernement de consolider ces acquis, de les amplifier et de veiller à la bonne préparation de la saison hivernale, en travaillant à prévenir et à gérer tout risque d’inondation sur l’ensemble du territoire », avait souligné le Premier ministre lors du Conseil interministériel du 30 juin 2016. Une autre innovation s’ajoute aux solutions. Il s’agit de la création d’un fonds pour l’assainissement. Les autorités ont accédé à la demande des experts et des techniciens du sous-secteur. Ce fonds aura dans un premier temps une dotation de plus de 1,5 milliard de FCfa.
 
Idrissa SANE
 
REFORMES JUDICIAIRES : Sur tous les fronts contre l’impunité
Tribunal DakarDe bonnes intentions : une modification dans la Constitution sénégalaise pour permettre la création des Chambres africaines extraordinaires afin de connaître des faits de crimes commis au Tchad durant le magistère de Hissein Habré entre 1982 et 1990, la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour lutter contre les détournements de deniers publics et le réaménagement de l’organisation du service public de la Justice pour une meilleure distribution et une plus grande efficacité afin d’accroître ses performances.

Le responsable de tous ces actes est le chef de l’État, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature. Au pouvoir depuis cinq (5) ans, il a introduit des réformes importantes dans le domaine de la justice. Il a été à l’origine de l’introduction d’une modification dans la Constitution sénégalaise pour permettre la création des Chambres africaines extraordinaires (Cae) qui ont jugé Hissein Habré, ex-président du Tchad (1982-1990) pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viols et tortures ». En effet, c’est quelques mois après l’entrée de Macky Sall au Palais de la République que les Cae ont vu le jour, suite à l’adoption d’une loi permettant leur création (décembre 2012) et du Statut (janvier 2013).

A travers l’affaire Hissein Habré, Macky Sall a montré que l’Afrique ne doit plus exporter ses dirigeants, même s’ils sont accusés des crimes les plus odieux. Celui qui a aidé à démontrer que le continent pouvait organiser lui-même un procès concernant un responsable incriminé, s’est, à l’interne, engagé à récupérer l’argent « volé » au peuple sénégalais. D’où la traque des biens mal acquis. Le chef de l’État qui veut en finir avec la corruption, réactive la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). A quoi tient l’effet Macky Sall ? D’abord au contraste avec son prédécesseur qui n’avait rien fait contre les détournements de deniers publics dont les plus spectaculaires ont noms : les 45 milliards de FCfa du Fesman, 205 milliards de Fcfa dépensés pour l’Oci, 20 milliards de FCfa de Sudatel, 28 millions de dollars pour la réparation de l’avion présidentiel, la mallette de Segura (90 millions de FCfa), etc.

Gestion sobre et vertueuse
Sous Macky Sall, la gestion sobre et vertueuse poursuit son bonhomme de chemin. Tous les rapports, épinglant des responsables, à tous les niveaux, pour malversations financières, sont sur la table du procureur de la République. Un autre volet dans le domaine judiciaire est la modernisation de la justice. Ici, le chef de l’État, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature, s’est engagé à réaménager l’organisation du service public de la Justice pour une meilleure distribution et une plus grande efficacité afin d’accroître ses performances. La problématique de la modernisation du système judiciaire et de ses différents services s’inscrit, dit-on, en bonne place parmi les priorités du Plan Sénégal émergent (Pse).

L’abrogation du décret n° 84-1194 du 22 octobre 1984 fixant la composition et la compétence des cours d’appel, des tribunaux régionaux et des tribunaux départementaux, a paru nécessaire avec l’adoption de la loi n° 2014-26 du 03 novembre 2014 fixant l’organisation judiciaire du Sénégal. La nouvelle organisation judiciaire repose sur les innovations suivantes : le changement de dénomination des juridictions de base ; la nouvelle définition des ressorts des différentes cours d’appel ; la création des chambres criminelles en remplacement des cours d’assises ; la nouvelle répartition des compétences entre les juridictions ; la prise en compte du corps des administrateurs des greffes. Le tribunal régional devient ainsi le tribunal de grande instance et le tribunal départemental le tribunal d’instance. Le changement de dénomination des juridictions, guidé par le souci d’un découplage avec l’organisation administrative, est accompagné d’une nouvelle répartition des compétences. Pour une meilleure distribution de la justice, la compétence matérielle du tribunal d’instance a été étendue afin d’offrir aux citoyens une justice rapide, efficace, plus accessible, et à moindre coût. Mais, l’adoption de plusieurs projets de loi portant sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et celle relative au statut des magistrats n’ont pas, sur certaines dispositions, rencontré l’adhésion de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).

Cheikh Aliou AMATH

ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION : Une vision de développement économique à partir de la base
Macky PodorL’une des réformes majeures sous le magistère du président Macky Sall en décentralisation aura été l’Acte 3 qui consacre, entre autres, la communalisation intégrale. Toutefois, les collectivités font face à de nombreux défis auxquels il faut trouver des solutions.

Après les Actes 1 (1972) et 2 (1996), l’Acte 3 de la décentralisation a été lancé par le chef de l’État, Macky Sall, en 2013. Il vise à accélérer le processus de décentralisation. Il s’agit d’organiser le Sénégal « en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022 ». Autrement dit, construire une cohérence territoriale par une réorganisation de l’espace et l’émergence de pôles de développement ; assurer la lisibilité des échelles de gouvernance territoriale en clarifiant les relations entre les acteurs et en articulant les compétences à transférer aux ressources techniques, financières et humaines et améliorer les mécanismes de financement du développement territorial et de la gouvernance budgétaire pour un véritable développement économique et social de nos territoires.

C’est ainsi qu’il a été adopté la communalisation intégrale, le département devient une collectivité locale. Des pôles de développement économique comme le pôle Casamance, pôle Sine Saloum, pôle Sénégal oriental… sont créés. C’est dire que l’Acte 3 consacre le pari d’une approche développement économique. En financement, d’après le site du ministère de la Gouvernance, il est proposé, entre autres, une fiscalité locale à travers l’association des Collectivités locales (Cl) aux opérations des différentes phases de la chaîne fiscale : maîtrise et fiabilité de l’assiette, recouvrement, contentieux, etc. ; une collaboration des sociétés concessionnaires de l’eau, de l’électricité et de téléphone avec les Cl ; une décentralisation de la chaîne fiscale en créant des centres fiscaux dans les départements ; la mise en place d’un fonds de solidarité des Cl à alimenter par la Trimf, la taxe sur les exploitations minières, une quote-part sur les péages d’autoroutes, quais et bacs, les nuitées d’hôtel, les transferts d’argent, etc. ; la généralisation du Bci aux compétences transférées ; l’emprunt avec tout l’encadrement et l’appui nécessaires par l’État.

Mesures d’accompagnement
S’agissant des mesures d’accompagnement, il est prévu une plus grande responsabilisation des collectivités territoriales dans la gouvernance locale ; le renforcement des moyens et leurs capacités en mettant en place des mécanismes de financement pertinent et efficient ; la rationalisation de la répartition des compétences à transférer entre l’État et les Collectivités territoriales ; le transfert effectif des ressources concomitamment aux compétences transférées ; la mise en œuvre effective de la loi sur la fonction publique locale ; une bonne stratégie de formation des acteurs de la décentralisation.

Toutefois, les défis restent nombreux. Toutes les mesures retenues tardent à se concrétiser sur le terrain et les collectivités territoriales ne manquent pas d’interpeller l’État notamment pour la fiscalité locale. Les griefs portent, entre autres, sur la collecte de la taxe rurale, de celle communale, entraînant un marasme financier. Cependant, des efforts sont en train d’être faits avec l’augmentation, par l’État, des fonds alloués aux collectivités territoriales, l’octroi de véhicules aux maires… Par ailleurs, l’État qui a créé le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a aussi décidé de faire le bilan à mi-parcours. Certainement qu’avec ces mesures, les correctifs souhaités seront apportés.

D. MANE

HCDS, PNSSE, CONFeRENCES SOCIALES …Ces structures de renforcement du dialogue social
Macky Sall DiasporaLe gouvernement du Sénégal veut faire du dialogue social le socle de son action. A cet effet, il a mis en place de nouvelles structures comme le Haut conseil du dialogue social (Hcds) et le Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnsse). Des rencontres sont organisées avec le patronat et les syndicats. Si des efforts sont faits, il n’en demeure pas moins que de nombreux points d’accord peinent à trouver une solution. « Le gouvernement veut faire du dialogue social le socle de son action », a toujours soutenu le ministre du Travail, Mansour Sy. Car, en réalité, depuis 2012, la tension est montée dans le milieu du travail. Grèves ou préavis de grèves des syndicats sont légion. La principale réclamation porte sur l’application des accords signés avec le gouvernement. Conscient de la continuité de l’État, le nouveau pouvoir a rediscuté avec les syndicats et de nouveaux accords ont été finalement signés.

Pour renforcer le dialogue, le Haut conseil du dialogue social (Hcds), Institution tripartite nationale de dialogue social (État-Patronat-Organisations syndicats de travailleurs) a été mis en place, se substituant ainsi au Comité national du dialogue social (Cnds). Il est composé de 30 membres, dont 10 représentent le gouvernement, 10 le Patronat et 10 les organisations syndicales de travailleurs, tous nommés par décret. Mieux, le Haut conseil du dialogue social est chargé d’assurer le Secrétariat exécutif du Comité technique du Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnsse), assurant le suivi-évaluation dudit pacte.

Le Pnsse est le résultat d’une des conférences sociales initiées par le chef de l’État, Macky Sall. Il est considéré comme un levier important de transformation des relations professionnelles. Des meures fortes ont été retenues à l’issue de la rencontre. Le gouvernement a même annoncé une deuxième conférence sociale qui devra normalement se tenir le mois prochain.

Récemment, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à solder le passif social des entreprises liquidées, une des batailles de la Cnts/Fc. La mesure soulagera 7.000 travailleurs dont certains ont vu leur entreprise disparaître depuis les années 1980. Des actions qui concourent à calmer le front social.
Mais, malgré l’existence de ces cadres de concertation permanente, force est de reconnaître que le front social, bien que l’on note une certaine accalmie par rapport aux années précédentes, est loin d’être stabilisé. Des préavis de grèves sont déposés, notamment dans l’enseignement, les travailleurs des collectivités locales, etc. Les syndicats trouvent l’application des accords signés très timide.
 
D. MANE

SANTE : Des initiatives louables à améliorer
Cmu SénégalAssurer une protection sociale à tous les Sénégalais. Cette thématique a été l’un des aspects majeurs du programme du candidat Macky Sall à la magistrature suprême. C’est ainsi qu’une fois au pouvoir, en 2012, le chef de l’État a matérialisé cet engagement en lançant, le 20 septembre 2013, la Couverture maladie universelle (Cmu). Laquelle vise essentiellement à réduire les inégalités en instaurant l’équité et la justice sociale entre tous les citoyens. Cette initiative doit ainsi permettre à 80 % de Sénégalais, ne bénéficiant d’aucune couverture sociale, d’accéder plus facilement aux soins, par le biais des mutuelles de santé.

Depuis, ces dernières sont en train d’être installées sur l’ensemble du territoire national. Et, selon des informations fournies par l’Agence nationale de la Cmu, 672 mutuelles de santé sont déjà mises en place au Sénégal. Mais, il importe de veiller pour qu’elles permettent d’enrôler le maximum de gens, afin que la Cmu soit une réalité tangible dans toutes les localités du Sénégal, de sorte que chaque Sénégalais sente la portée de cette mesure sociale dont toute la population doit jouir, dans toute sa plénitude. Pour ce faire, il urge de mettre l’accent sur des campagnes de sensibilisation de proximité pour que les enjeux de la Cmu soient mieux cernés par les bénéficiaires qui ont encore du mal à comprendre comment cotiser sans être malade. Si ces séances d’explication sont couronnées de succès, le Sénégal, sous l’ère Macky Sall, pourra espérer arriver à l’objectif de 75 % de taux de couverture fixé pour la fin de l’année 2017.

Toujours pour améliorer l’accès des populations aux soins, les ressources humaines la santé ont été renforcées durant les 5 dernières années. Cela, avec le recrutement supplémentaire de 1.000 agents de santé en 2014. Et, pour montrer sa détermination à combattre les décès maternels et infantiles, la moitié de ces personnels est constituée de sages-femmes. Soit un effectif de 500 « blouses roses » de plus pour sauver la vie des femmes et des enfants. D’ailleurs, dans la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, les initiatives de gratuité (césariennes, accouchements, etc.) prises par les précédents gouvernements se sont poursuivies sous le régime Macky Sall qui a, en plus, rendu totalement gratuite la dialyse au Sénégal.

Densification de la carte sanitaire
Seulement, faute de postes d’hémodialyse suffisants, les insuffisants rénaux peinent encore à accéder aux soins dans les structures publiques. Même si d’importants efforts sont faits pour décentraliser, au maximum, la prise en charge de l’insuffisance rénale, avec l’ouverture de centres régionaux, évitant ainsi aux malades les onéreux déplacements vers Dakar pour le traitement. Mieux, la loi sur la transplantation rénale ou greffe de tissu humain a été votée en 2015. Car le véritable traitement de l’Insuffisance rénale chronique, c’est la greffe, ne cessent de répéter les spécialistes en la matière. Accélérer donc les procédures pour que la première greffe rénale soit rapidement réalisée dans notre pays s’avère plus que judicieux.

Cependant, d’une manière générale, les initiatives de gratuité restent plombées par le remboursement des dettes de l’État vis-à-vis des structures sanitaires. D’où la nécessité d’évaluer tous ces programmes à caractère social, afin d’assurer leur pérennité au grand bonheur des populations bénéficiaires. A côté de l’Insuffisance rénale, d’autres maladies chroniques ont bénéficié des mesures sociales mises en place par l’actuel régime pour venir en appui aux populations. C’est le cas des cancers dont les médicaments ont connu une baisse se situant entre 10 et 60 %. Une cinquantaine de produits pharmaceutiques a été ciblée dans un premier temps dans les 4 hôpitaux (Fann, Dantec, Principal et Grand Yoff) pour en faciliter l’accès aux patients.

N’empêche, la prise en charge des cancers demeure onéreuse. Pis, elle est freinée, cette année, par la panne de la seule unité de radiothérapie au Sénégal implantée à l’hôpital Aristide Le Dantec. Conséquence : l’État du Sénégal a pris la décision d’évacuer certains malades vers l’étranger, notamment au Maroc. Cela, en attendant l’acquisition de trois accélérateurs de particules dont l’arrivée est prévue dans 6 mois, comme annoncé par le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Aussi, est-il urgent d’avoir un Programme national adéquat de lutte contre le cancer. Juste souligner que la panne de l’unité de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec pose la lancinante question de la gestion/maintenance des infrastructures et équipements sanitaires au Sénégal. Car, des soins de qualité doivent aller de pair avec des équipements en parfait état. Sans quoi, l’accès à une santé de qualité restera une utopie.

Il faut tout de même saluer les programmes de densification de la carte sanitaire, surtout dans la région de Dakar avec l’ouverture, en 2014, de l’Hôpital pédiatrique de Diamniadio, à une quarantaine de kilomètres de Dakar qui vise à assurer aux enfants une meilleure prise en charge. Il en est de même du démarrage des services de l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye dans la banlieue de Dakar. Certains services de l’hôpital régional de Fatick ont aussi été ouverts, de même qu’à l’hôpital de la Paix de Ziguinchor.

Maïmouna GUEYE

CULTURE : Valorisation du riche patrimoine artistique
Théâtre sénégalaisFinancement du cinéma, fonds pour les cultures urbaines, remplacement du Bsda par la Sodav, mise en place infrastructures comme le Musée des civilisations noires, la hausse de la participation publique au Dak’Art… Ce sont là, entre autres, des actes posés par l’État pour la promotion et la valorisation d’un riche patrimoine artistique et culturel, appelé à être érigé en levier stratégique de développement.

« La culture et l’art sont facteurs de cohésion et de lien social dans la mesure où ils tissent la trame de fond d’une identité sans cesse renouvelée à condition qu’elle accède et assume la dialectique de l’entourage et de l’ouverture », affirmait le président sénégalais en ouvrant la biennale Dak’art 2016. Macky Sall se félicitait de la place de l’œuvre d’art dans la conscience collective et de sa puissance évocatrice. Comme ses prédécesseurs à la tête de l’État, il a affiché sa volonté de faire de la Culture un facteur de développement. Macky Sall avait alors annoncé, dans la foulée, l’augmentation de la participation de l’État du Sénégal à la Biennale de l’art contemporain africain, à hauteur de 500 millions de FCfa.

Depuis 2014, le président de la République a rendu effective la dotation d’un milliard de FCfa pour le Fonds de promotion à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica). Administré par un comité de gestion paritaire, composé de représentants de l’État ainsi que des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, le Fopica a permis, depuis sa relance, de financer plus de 33 projets à hauteur de 1,5 milliard de FCfa. Parmi ces projets, le film du cinéaste Alain Gomis, « Félicité » doublement primés à la Berlinale avec l’Ours d’argent, et au Fespaco de Ouagadougou, avec l’Étalon d’Or de Yennenga. Mais également, le documentaire du réalisateur Ousmane William Mbaye, « Seex Anta Diop », récompensé au Fespaco 2017, au Canada, etc.

Le Chef de l’État, en décrétant 2017, une « Année culturelle, » a aussi instruit le ministère de la Culture et de la Communication de mettre à la disposition des Cultures urbaines un Fonds de près de 300 millions de FCfa. Suite à quoi, le ministère de tutelle avait réuni les acteurs des cultures urbaines autour d’une même table pour discuter et échanger sur les mécanismes de fonctionnement de cet appui. Un appel d’offre a été lancé en direction des artistes et créateurs de Cultures urbaines.

Relance du Grand Prix du chef de l’État
En février 2016, le Conseil des ministres adoptait le projet de décret portant agrément de la Sénégalaise du Droit d’Auteur et des Droits voisins. Une décision qui était tant attendue par les artistes et créateurs à l’échelle nationale. La Sodav, gérée par les ayants droit eux-mêmes, remplaçait ainsi le Bureau sénégalais du droit d’auteur (Bsda). Il faut souligner, dans le même registre d’amélioration du statut des artistes et créateurs, la mise en place d’une Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels…

Sur le plan des infrastructures, il est attendu l’ouverture du Musée des Civilisations noires, dotée de salles d’expositions, d’une salle de conférence, d’un auditorium, construit à Dakar, grâce à la Chine. On peut aussi noter la relance des Nouvelles éditions africaines du Sénégal (Neas) et du Grand Prix du président de la République pour les Arts et les Lettres. Il est annoncé la construction de l’École nationale des arts et des métiers de la culture et d’un Centre des archives au pôle urbain de Diamniadio.

Omar DIOUF

La France a honoré le député sénégalais Cheikh Diop Dionne en l’élevant au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Le récipiendaire a promis de porter cette médaille avec fierté et de défendre davantage les valeurs de la Francophonie.

Le député sénégalais, Cheikh Diop Dionne, a été élevé, mercredi, au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. La médaille lui a été remise par l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot en présence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne et celle de plusieurs autres personnalités. Le récipiendaire a dédié la distinction à ses défunts parents. Pour l’honorable député Cheikh Diop Dionne, cette insigne est le fruit de communs efforts et sacrifices consentis par ses regrettés parents qui lui inculquer des valeurs de rigueur et d’endurance. Il a remercié les autorités françaises qui viennent de le distinguer de si belle manière en l’élevant dans ce prestigieux ordre de la Légion d’Honneur. « Je considère cet acte comme une marque d’encouragement et de reconnaissance de mon engagement à défendre ces valeurs francophones que sont : la démocratie, l’État de droit, les libertés individuelles et collectives », a souligné le député Cheikh Diop Dionne qui est par ailleurs président du groupe d’amitié Sénégal-France.

« Je dois témoigner ici et devant toute l’assistance, que mon séjour en France m’a permis d’élargir considérablement mes horizons culturels », a souligné le député. Rappelant que sa formation universitaire a été assurée en France où il a réussi à établir un lien à jamais indéfectible avec ce pays. Une France qu’il portera toujours dans son cœur. Après ces mots, M. Dionne a pris l’engagement de ne jamais trahir ces valeurs qui irriguent quotidiennement tout acte qu’il pose en tant qu’individu, citoyen ou acteur de la scène politique nationale ou internationale.

« Mes convictions sont fortes et ma détermination à toujours œuvrer dans le sens du renforcement du prestige de la communauté francophone sur la scène internationale ainsi qu’une meilleure prise en charge de l’intérêt général de mon peuple et celui de la communauté francophone », a-t-il soutenu. Il a promis de porter cette médaille avec honneur et fierté. L’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot a rendu un hommage au récipiendaire. Selon lui, Cheikh Diop Dionne incarne la relation entre les démocraties sénégalaises et françaises.

Eugène KALY

La réunion de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) du 23 mars dernier a servi de cadre pour la Direction politique exécutive (Dpe) du parti de passer au peigne fin les questions politiques et sociétales en cours au Sénégal, notamment la réunion des leaders de « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby), les législatives en perspective, le dossier de la mairie de Dakar, le décès de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum.

La rencontre était présidée par le camarade Djibo Leyti Kâ, secrétaire général de l’Urd, par ailleurs président de la Commission nationale pour le dialogue des territoires. Dans sa communication, il a abordé, devant la Dpe, « la réunion des leaders de Bennoo Bokk Yaakaar qui s’est tenue le 13 mars dernier, les élections législatives du 30 juillet prochain, le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, le dossier de la mairie de Dakar », souligne le communiqué. Les échanges ont abouti à l’approbation de la présentation, par la Dpe, qui a « salué l’initiative des leaders de Bby de se concerter au moins mensuellement sur les problèmes de la coalition et du pays et d’en rendre compte, par le biais d’un porte-parole du jour désigné, désormais, à l’issue de chaque réunion ». C’est ainsi que la Dpe a exprimé ses encouragements aux leaders de la coalition présidentielle « à maintenir le cap de l’unité et sur tout ce qui peut faciliter cette union autour du chef de chef de l’État, à savoir l’équité, la solidarité qui doivent prévaloir en toutes circonstances, en particulier à l’occasion des élections législatives à venir », poursuit le texte. Non sans rappeler leur « importance capitale dans l’affirmation du leadership » de la majorité présidentielle qui « doit davantage mobiliser toutes ses composantes, dans cet esprit, pour donner au président de la République les moyens de gouverner et, au-delà, à la coalition, la chance de se succéder à elle-même à la prochaine présidentielle ».

Dans cet optique, la Dpe, abordant la vie du parti, a décerné « un satisfécit à la mobilisation des militants de la fédération départementale de l’Urd pour le grand rassemblement prévu ce samedi », signe à la fois de la pertinence du concept et de la réussite de « l’opération « gnibissi » consistant au « retour à l’Urd de ses anciens responsables et militants mais aussi à l’adhésion au parti d’un nombre grandissant de Sénégalais ».

Évoquant la disparition du Khalife général des tidianes, la Dpe dit « s’incliner pieusement devant la mémoire de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum » avant de « renouveler ses condoléances à sa famille et au pays entier, de saluer également l’avènement de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine à la tête de la confrérie tidiane et d’adhérer à son appel au dialogue ». Enfin la Dpe est revenue sur l’affaire dite de la « caisse d’avance de la mairie de Dakar » pour appeler « à plus de sérénité et à s’inspirer du comportement du chef de l’État qui est resté égal, à lui-même, en respectant scrupuleusement le principe de la séparation des pouvoirs ». Et d’appeler à « laisser la justice faire son travail puisque nous sommes au temps de la justice ».

Mamadou Lamine DIEYE

Hier, la confrontation tant redoutée entre les forces de l’ordre et les jeunes de « Manko Wattu Sénégal » à Thiès, qui avaient décidé de braver l’interdiction préfectorale de leur marche contre « les dérives du pouvoir en place » n’a finalement pas eu lieu.

Rassemblés aux abords du collège Djibril Diaw au cœur du quartier de Grand-Thiès, les jeunes étaient face aux forces de l’ordre qui ont eu à quadriller les principaux axes allant vers le centre-ville. C’est en ce moment précis que Déthié Diouf, leur coordonnateur départemental, a rapporté que le Khalife El Hadji Mounirou Ndiéguène leur a demandé de ne pas marcher parce qu’il va s’en ouvrir au préfet pour sauvegarder la paix sociale.

Ayant mis à profit cet instant imprévu, les forces de l’ordre ont interpelé, sur place, quelques jeunes pour les conduire au commissariat central où ils ont été immédiatement remis en liberté.
Repliés dans leur quartier général au cyber-campus, ils ont tenu à réaffirmer leur ferme volonté à faire face au régime en place pour défendre les libertés démocratiques acquises de hautes luttes par le peuple sénégalais.

Mbaye BA

Selon le ministre Porte-parole du gouvernement qui tire le bilan des 5 ans du chef de l’État, le président Macky Sall a la volonté de créer les conditions d’un développement inclusif sur la base d’un projet de société novateur. Entretien.

Monsieur le ministre Porte-parole du gouvernement, aujourd’hui, samedi 25 mars va marquer les cinq années du président Macky Sall à la tête du pays. Quel bilan tirez-vous de ce quinquennat ?
Il faut rendre grâce au Tout-Puissant qui a permis au président Macky Sall, au cours de ces cinq dernières années, d’être exclusivement au service du peuple sénégalais, avec en bandoulière, la volonté de créer les conditions d’un développement inclusif sur la base d’un projet de société novateur. Son bilan à la tête du pays est marqué par des performances économiques solides et une grande efficacité sociale des politiques publiques. Au regard des grands équilibres macro-économiques, tous les clignotants sont au vert. Et, le baromètre principal demeure la consolidation de la croissance économique à plus de 6 % au cours de ces dernières années, alors qu’elle a été de l’ordre de moins de 2 % en 2012. La croissance est perceptible à travers le regain de l’activité économique, l’attractivité de notre environnement des affaires, le financement de nos infrastructures, et la forte progression de l’investissement direct étranger. Les fruits de la croissance ont permis la redistribution des richesses, matérialisée par la baisse constante des prix, qu’il s’agisse des denrées de première nécessité, des loyers, du carburant ou récemment de l’électricité, avec plus de 30 milliards de FCfa réinvestis dans le panier de la ménagère. Et les perspectives pour les deux prochaines années du septennat sont à la fois vigoureuses et radieuses.

Les infrastructures et l’agriculture sont des leviers importants de la transformation structurelle de l’économie visée par le Pse. Qu’est-ce qui a été réalisé dans ces domaines ?
Dans le domaine de l’agriculture, le Pracas a donné des résultats plus que satisfaisants dans la comptabilité agricole. L’autosuffisance alimentaire n’est plus une perspective statistique, elle est partie pour devenir une réalité historique. En réalité, l’économie agricole se caractérise par des productions record dans le domaine arachidier, avec plus d’un million de tonne régulièrement atteint. La reconstitution du capital semencier et le renouvellement du matériel agricole, ont permis aux paysans de disposer de semences de qualité, et de passer à une mécanisation accrue. Et pour l’essentiel, c’est cet entrepreneuriat agricole qui a boosté la croissance. Dans le domaine des infrastructures, le président Macky Sall est en train de redessiner la cartographie routière. Entre 2012 et 2016, c’est 1.295 km de routes qui ont été réalisés ou réhabilités pour 478 milliards de FCfa, 36 km d’autoroutes pour 188 milliards de FCfaet 7,2 km de ponts (12 ponts) pour 12 milliards de FCfa. Au cours de l’année 2016, les inaugurations ont porté sur l’Autoroute à péage Diamniadio-Aibd-Sindia (35 km) ; l’Échangeur de l’Émergence ; la 3ème section de la Voie de Dégagement Nord ; la Route des Grandes Niayes entre Rufisque-Bayakh-Notto-Diogo-Lompoul. Je ne parle même pas des axes autoroutiers Diamniadio-Thiès et Ila Touba qui avancent bien. Il y a également la modernisation du parc des transports dans 07 villes (Saint-Louis, Tambacounda, Kaolack, Thiès, Louga, Ziguinchor, Tivaouane) et la mise en circulation de 287 minibus en 2016. Et cela, sans compter le renforcement du potentiel opérationnel de Dakar Dem Dikk avec plus de 710 bus mis en circulation contre 490 en onze ans du précédent régime.

Qu’en est-il de la politique énergétique, on parle de moins en moins de délestage ?
Sur le plan énergétique, les mesures exceptionnelles en faveur de la Senelec ont permis de renforcer son offre avec un parc de 821 Mw qui a annihilé les délestages et autres coupures intempestives. Le redressement du secteur secondaire voulu par le président Macky Sall s’est fortement ressenti dans les industries extractives où les nouvelles règles de gouvernance marquées du sceau de la transparence et de l’équité, ont fini par révéler les véritables potentiels de notre bassin sédimentaire. La volonté du président Macky Sall de faire du secteur des hydrocarbures un modèle de transparence à la faveur de la création du Cos-Petrogaz, rappelle cette exigence sociétale qui veut que l’exploitation des ressources naturelles tienne compte de l’intérêt des générations futures

Que peut-on retenir de ce qui a été fait dans le monde rural, très souvent laissé pour compte ?
L’exemple du Pudc est assez illustratif de l’action du gouvernement dans le monde rural. Pour la première fois, le monde rural est au cœur des priorités, avec notamment le Pudc qui est en train de restaurer l’équité territoriale basée sur une réadaptation des technologies du développement qui prennent en compte les spécificités locales. Le Pudc, c’est la réalisation de 790 km de pistes rurales en cours de finition ; la construction 178 forages et de 68 châteaux, la construction de 1.737 km de linéaire de réseau pour l’électrification rurale ; la distribution d’équipements de transformation post-récolte qui vise, à terme, près de 2.188.000 personnes dans le monde rural. Sans compter l’accès à l’eau potable pour plus de 660.000 habitants. Avec aussi le Promovilles et le Programme de modernisation des cités religieuses, le président Macky Sall est en train de redessiner un autre Sénégal de nos rêves. Un Sénégal où il fait de mieux en mieux vivre.

Dès son arrivée au pouvoir, le président de la République avait indiqué qu’il ne protégerait personne dans la gestion des affaires publiques d’où la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Depuis, seules quelques personnes ont été arrêtées. Qu’en est-il exactement de ces lenteurs ?
Dans la gestion de dossiers aussi importants que l’enrichissement illicite, l’enrôlement des dossiers obéit à des procédures particulières qui ne doivent pas faire l’objet d’une précipitation hasardeuse. Pour les personnes qui ont été citées, il n’y a aucun répit dans les procédures judiciaires. Les gens ne doivent pas penser en termes de traque comme a voulu le faire croire l’opposition. Il s’agit de procédures en bonne et due forme, qui ne souffrent d’aucune irrégularité. La reddition de comptes est une exigence de bonne gouvernance. Et, il faut se féliciter de la tenue de deux procès qui ont abouti à des peines de prison, des amendes et des saisies au profit de l’État du Sénégal. Par rapport aux autres affaires pendantes, les procédures suivent leur cours normal. Il n’y a aucune interférence de l’Exécutif dans la conduite de ces procédures et il faut s’en féliciter. Cela démontre encore une fois, la position de principe du président Macky Sall qui a soutenu qu’il ne protégera personne. Toutes les personnes qui travaillent avec lui, l’ont intégré dans leur gestion quotidienne. Tous les Sénégalais sont assujettis à l’obligation de rendre compte. Il ne saurait y avoir aucune exception.

En termes d’emplois, le chef de l’État avait promis 500.000 postes à la jeunesse sénégalaise. Si vous avez un bilan à faire, lequel allez-vous présenter aux Sénégalais au moment où l’opposition conteste les chiffres annoncés par le gouvernement ?
A la date du 31 décembre 2015, près de 234.360 emplois décents ont été créés. Il s’agit d’une progression exceptionnelle pour notre pays, eu égard au passif qui a été hérité par le président Macky Sall. Il est important lorsqu’on parle de création d’emplois de ne pas se focaliser uniquement sur la fonction publique. Les créations d’emplois sous le magistère du président Macky Sall concernent tous les secteurs productifs. La dynamique de croissance retrouvée au cours de ces dernières années, grâce aux réformes entreprises par le gouvernement a permis au secteur privé national de renouer progressivement avec un regain de productivité qui s’est soldé par des créations d’emplois appréciables. Cependant, malgré les bons points, l’accès à l’emploi pour tous les Sénégalais en âge d’activités, constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement. Il convient de noter que le défaut de formation des jeunes et le déficit de professionnalisation constituent de lourds handicaps. A cet égard, le président Macky Sall a mis l’accent sur l’employabilité des jeunes et la formation à travers des filières entreprenantes et qualifiantes.

Dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle, l’État a mis de gros moyens avec la réhabilitation des universités déjà existantes et le lancement des travaux des universités Amadou Mahtar Mbow et Baye Niass du Sine-Saloum. Aujourd’hui, peut-on dire que l’État compte consolider et renforcer l’éducation pour de meilleures ressources humaines ?
Le capital humain constitue un axe essentiel du Plan Sénégal émergent (Pse). Au-delà de l’engagement pris par le président Macky Sall d’achever toutes les constructions débutées avant 2012 en mobilisant le financement nécessaire, il lui fallait aussi renforcer notre offre de formation à travers la construction de nouvelles universités qui redessinent la carte universitaire. Ainsi, l’État a mobilisé 132,647 milliards de FCfa pour prendre en charge les préoccupations liées au développement d’un secteur central dans la consolidation de notre dynamique de croissance économique inclusive. Cet engagement s’est matérialisé par la construction et l’équipement de 9538 salles de classe, la construction de 527 structures éducatives clé en main, dont 333 écoles élémentaires, de 162 collèges de proximité, de 20 blocs scientifiques et technologiques (Bst), de 12 daaras modernes, entre autres. Il s’y ajoute la construction de 2.859 ouvrages annexes comprenant 1.410 blocs d’hygiène, 818 blocs administratifs, 549 points d’eau, et 82 murs de clôture. Ces investissements ont contribué à la diversification de l’offre éducative, et la diminution du nombre d’abris provisoires, dont le pourcentage est passé de 18 % en 2011 à 9,4 % en 2016, tous ordres d’enseignement confondus. Le soutien de l’État n’est pas uniquement d’ordre infrastructurel, l’État participe intégralement à la valorisation de la recherche et des chercheurs ; pour permettre, surtout à ces derniers, d’avoir accès à toutes les opportunités liées à la promotion de leurs carrières universitaires.

A la suite de l’appel du nouveau Khalife général des tidianes, Abdoul Aziz Al Amine, pour des retrouvailles autour de l’essentiel, certains parlent d’un recul démocratique. Est-ce votre avis ? Le président a-t-il fait plus que ces prédécesseurs pour le renforcement de l’État de droit ?
Le discours de nos Khalifes généraux en faveur de la paix et de la rectitude morale est constant. Nos guides religieux sont des régulateurs sociaux et leurs discours ne portent aucunement l’empreinte d’un malaise social ou d’une régression démocratique. Bien au contraire, il s’agit de discours d’orientation qui viennent enrichir le débat politico-social. Le message du nouveau khalife général des tidianes a été d’une limpidité politique extraordinaire. Le président Macky Sall, pour ce qui le concerne, a créé les conditions d’un dialogue inclusif. Depuis le référendum du 20 mars 2016, le Sénégal est à un autre tournant que l’on pourrait qualifier de maturité démocratique, qui ne peut prospérer qu’à travers un dialogue de qualité. A mon sens, c’est de la responsabilité de tous les acteurs qui sont appelés à revoir leur mode de présence dans l’espace public, surtout en politique.

Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, des Sénégalais de l’extérieur seront élus sur les listes pour les législatives de juillet prochain. Comment avez-vous apprécié cette nouvelle démarche issue de la Constitution suite au référendum de 2016 ?
Cette décision, à elle seule, pourrait résumer la maturité démocratique de notre pays que je viens d’évoquer et la consolidation de l’État de droit. Comment, dans la gouvernance de nos politiques publiques, peut-on ignorer plus de 2 millions de nos compatriotes qui participent, pour près d’un tiers, au financement de notre économie, avec près de 1.000 milliards de FCfa transférés au Sénégal. En intégrant dans la nouvelle constitution, la possibilité pour la Diaspora de disposer de 15 députés à l’Assemblée nationale, le président Macky Sall répare une injustice politique. Leur niveau de représentativité ne doit pas être uniquement nominatif, mais bien évidemment électif. Les attentes de la 15ème région du Sénégal sont très fortes. Je suis sûr et certain que les députés de la diaspora sauront porter à l’Assemblée nationale, les préoccupations de leurs compatriotes, pour une plus grande adéquation des politiques publiques avec les attentes de ces Sénégalais qui ont été de tous les combats démocratiques.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

L’une des demandes régulièrement exprimées par la classe politique depuis des décennies, était la réforme des institutions. Une commission nationale dédiée à cet effet avait été instituée en mai 2013. C’était dans le sillage de l’esprit des Assises nationales qui, alors que le président Wade était au pouvoir, avait estimé nécessaire de repenser le fonctionnement de la République, en particulier les relations entre les institutions qui l’animent. La refondation institutionnelle avait été perçue comme un préalable à l’approfondissement de la démocratie.

La plupart des alliés du président Macky Sall furent les principaux animateurs de ces échanges. Après sa prise du pouvoir, le chef de l’État a institué, en mai 2013, une Commission nationale de réforme des Institutions et placée sous la présidence du Pr Amadou Mahtar Mbow. Elle rendra son rapport en juillet 2014.

Les années 2012-2013 sont marquées par des initiatives hardies sur le plan social. Mais les initiatives ne se limitent pas à l’élargissement de la solidarité nationale qui se déploie dans presque tous les secteurs. Il faut moraliser la vie publique ; et gérer avec « vertu » les ressources publiques. Dès le 10 mai 2012, en conseil des ministres, le président Macky Sall informe qu’il a signé le décret portant nomination des membres du siège, du parquet et de la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). C’est le temps de « la traque des biens mal acquis ». Plusieurs affaires judiciaires impliquent des personnalités de l’ancien régime. Des condamnations tombent. Dans cette foulée, le 19 décembre 2012, la loi portant création de l’Ofnac est votée ; une semaine plus tard, le monde comprend que le Sénégal se prépare à juger en Afrique et par des africains l’ancien dictateur Hissène Habré.

Si « l’état de grâce » a duré jusqu’en juillet 2012, date des législatives qui voient le nouveau pouvoir obtenir une très forte majorité au Parlement, -en dépit des premières dissensions notées au sein de la coalition au pouvoir-, incontestablement, Macky Sall exprime un volontarisme sans fards. Il estime que le préalable au lancement des combats contre la demande sociale est l’assainissement des finances publiques et leur rationalisation. Il faut donc maîtriser les déficits publics et réduire le train de vie de l’État. Cinquante-neuf directions et agences « non nécessaires » sont supprimées après le Sénat.

L’année 2013 est celle de « la montée en puissance », pour user du langage des hommes en armes. Après un recensement général de la population, un nouveau Code général des impôts est adopté. La même année, le gouvernement demande et obtient le statut de « pays candidat » à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le pays sent le pétrole et le gaz. Le potentiel énergétique du pays sera confirmé en 2015. Auparavant, le 1er septembre 2013, Mme Aminata Touré, jusqu’ici Garde des Sceaux, ministre de la Justice, était devenue Premier ministre. Elle forme une équipe toujours centrée autour de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le 20 septembre 2013, le gouvernement lance le projet de Couverture médicale universelle.

Référendum
C’est le temps de l’Acte 3 de la décentralisation (communalisation universelle, disparition des conseils régionaux et mise en place des conseils départementaux). Le 29 juin 2014, ont lieu les élections locales. La coalition présidentielle perd les villes de Dakar, Touba, Thiès, Dagana, Ziguinchor, Kédougou mais reste majoritaire dans la plupart des collectivités locales.

La lecture que fait le président Macky Sall des résultats des élections locales est lucide. Sa coalition a, en effet, été lézardée par des contradictions au sein de plusieurs partis qui la composent, le Ps et l’Afp en particulier. L’équipe constitutive de « Bennoo Bokk Yaakaar » à ses origines n’est plus la même.

Plusieurs de ses membres ont rejoint l’opposition. Des agendas personnels se dévoilent ; et l’on a le sentiment que le chef de l’État veut appuyer sur l’accélérateur. Il désigne un technocrate - sans passé militant connu -, ancien expert de l’Onudi, Mahammad Boun Abdallah Dionne comme nouveau chef du gouvernement. Objectif : traduire en actes le Plan Sénégal émergent. Mais les concertations avec « les forces vives » continuent. Ainsi des Assises nationales de l’Éducation et de la Formation tenues août 2014, après celles de la Santé.

Mais en filigrane du déroulé de l’action politique au quotidien, restait en suspens la question de la durée du mandat présidentiel et la séparation des pouvoirs. Favorable au quinquennat, Macky Sall a pourtant été élu pour un mandat de sept ans. Il recueille l’avis du Conseil constitutionnel qui estime qu’à moins d’une démission ou d’un empêchement, le prochain scrutin présidentiel doit avoir lieu en 2019. Comme son prédécesseur en 2001, le président Macky Sall convoque alors le corps électoral pour un référendum qui se tient le 20 mars 2016. C’est le quatrième dans l’histoire politique du Sénégal après ceux de 1963, 1970 et de 2001. Quinze points sont à son ordre du jour, mais la réduction du mandat présidentiel en est le point d’attraction. Le « Oui » l’emporte avec 62,64 % des suffrages, mais le taux de participation est de 38,59 %.

Sont constitutionnalisés la participation des candidats indépendants à tous les types d’élections, la création du Haut conseil des collectivités territoriales, la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens, la représentation des Sénégalais de l’extérieur, l’augmentation à sept des membres du Conseil constitutionnel dont deux désignés par le président de l’Assemblée nationale, l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’État… Surtout, la nouvelle Constitution restaure le quinquennat pour le mandat présidentiel.

Samboudian KAMARA

Le premier président du Sénégal né après l’indépendance, Macky Sall, prête serment le 2 avril 2012 au King-Fahd de Dakar. Le 25 mars précédent, 65,8 % des électeurs l’avaient préféré, au second tour de la présidentielle, au président Abdoulaye Wade, qui sort par la grande porte. Dans la soirée du scrutin, ce dernier avait appelé son vainqueur pour le féliciter. Le label démocratique, consacré par la primauté du suffrage universel, est confirmé. Le nouveau chef de l’État annonce qu’il sera « le président de tous les Sénégalais ».

Le 03 avril, au lendemain de son installation, le président-fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), désigne le banquier Abdoul Mbaye comme Premier ministre. Le nouveau gouvernement de vingt-cinq membres reflète la nouvelle géographie du pouvoir. La large coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est aux affaires. Comme un retournement de sablier, une nouvelle séquence s’ouvre.

Nouvel homme fort, nouvelle politique, nouveaux modèles. Le nouveau pouvoir se veut « sobre et vertueux » ; Macky Sall entend gouverner « à hauteur d’homme » et lance des signaux forts car le contexte économico-social est des plus tendus. Le moral en berne, leur pouvoir d’achat fragilisé et les gouvernances qui se sont déroulées sous leurs yeux les ayant déçus (le 23 juin 2011, l’Assemblée nationale est contrainte de reculer devant les manifestants qui rejettent une modification de la loi électorale), les Sénégalais attendent du concret de l’homme de 51 ans qu’ils viennent alors d’adouber.

Le nouveau gouvernement lance une politique de réduction des prix des loyers et des ceux des denrées alimentaires : le kilo de riz est á 280 FCfa au lieu de 325 FCfa. Le kilo du riz parfumé est à 435 FCfa au lieu de 475 FCfa, le kilo du sucre se vend à 580 Cfa au lieu de 690 FCfa, alors que le litre d’huile est à 960 FCfa contre 1.200 FCfa. 8 milliards de FCfa sont mobilisés par l’État pour soutenir la réduction des prix des denrées. Comme coup de pouce aux travailleurs, une baisse de l’impôt sur les salaires augmente les revenus des travailleurs jusqu’à 90.000 francs de plus sur les bulletins. La portée sociale est d’autant plus importante que la mesure concernait les agents de la Fonction publique comme ceux du secteur privé. Les pensions de retraite sont majorées de 10 %.

Le gouvernement tente difficilement d’imposer une baisse sur les loyers d’habitation. Elle sera difficilement applicable. Le 2 octobre 2012, nouvelle adresse à l’endroit des plus faibles. C’est l’application de la loi d´orientation sociale en faveur des personnes handicapées portant sur les commissions techniques départementales chargées des dossiers de demande de la Carte d´Égalité des Chances permettant à son titulaire de bénéficier des droits et avantages d´accès aux soins de santé, de réadaptation, d´aide technique, financière, d´éducation, de formation, d´emploi, de transport, ainsi qu´à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Le nouveau pouvoir était attendu sur deux sujets pour le moins sensibles : l’électricité et les inondations particulièrement dans la région de Dakar. Un programme de plus de 70 millions de dollars (54 millions d’euros) visant à améliorer le drainage dans les quartiers périphériques est financé par l´État avec la Banque mondiale ; plus de 2800 logements sont construits et octroyés à des sinistrés. Sur cette lancée, l’État accorde une dotation budgétaire annuelle de 27 milliards de FCfa du Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) pour soutenir les prix de l´électricité. Cinq ans plus tard, les réformes initiées à la Senelec doublées par un nouveau management de l’entreprise publique permettront une baisse du prix de l’électricité. Le Sénégal s’engage résolument dans le mix énergétique, avec le lancement de plusieurs centrales solaires et le bouclage du financement de la centrale à charbon de Sendou. Le Sénégal a les moyens de ses ambitions d’autant que les partenaires extérieurs mobilisent des records de ressources en faveur du Sénégal et que l’entrepreunariat privé est encouragé. Divers mécanismes et organismes sont mis en place à cet effet : le Fonsis et le Fongip entre autres…

S. KAMARA

S’il y a un domaine où l’action gouvernementale est bien visible, c’est bien celui de l’éducation et de la formation professionnelle.

Elément essentiel du Pse (développement du capital humain), l’éducation est devenue une priorité pour le gouvernement. C’est ainsi qu’après les Assises de l’Enseignement supérieur, ont été tenues celles de l’Éducation et de la Formation. D’importantes mesures sont prises. Elles sont en cours de réalisation, avec certes des retards pour certains points. Toutefois, personne ne peut contester les efforts consentis.

La concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) a dégagé les voies d’une Université sénégalaise performante et développante avec comme toile de fond l’orientation vers les Stem (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). 302 milliards de FCfa sont en train d’être investis. La construction de la 2è université (Amadou Makhtar Mbow) avance, celle du Centre du pays, Cheikh Ibrahima Niass de Kaolack, se prépare. Coût global, 130 milliards de FCfa pour les 2, soit 65 milliards de FCfa par université. De nouveaux bâtiments sont érigés dans les universités de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Ziguinchor. Dakar (Ucad) bénéfice de la réhabilitation d’une dizaine de locaux qui étaient dans un état de dégradation avancé. Afin d’offrir des formations courtes et professionnelles aux étudiants, des Isep sont construits.

Dans l’Université virtuelle sénégalaise (Uvs), des Espaces numériques ouverts (Eno) sortent de terre alors qu’essaiment partout des Centre de recherche et d’essai (Cre). Le corps enseignants des universités étant vieillissant, l’État, il y a 2 ans, a recruté 200. Un chiffre certes insuffisant, mais important. Les textes régissant les universités ont été modifiés afin de coller à la réalité actuelle et avoir une bonne gouvernance.

Formation professionnelle
En s’appuyant sur les recommandations formulées lors des Assises nationales, tenues du 31 mars au 02 avril 2001 sur l’enseignement technique et de la formation professionnelle, et qui mettent l’accent sur la « promotion de la formation professionnelle et technique et sur son orientation vers le marché du travail », une nouvelle loi d’orientation de la formation professionnelle et technique a été adoptée. Outre les centres sectoriels qui se renforcent, des lycées techniques ainsi que des centres de formation sont en cours de réalisation.

L’une des plus grandes mesures de satisfaction est la reconnaissance du Baccalauréat en langue arabe. Il s’y ajoute que les arabisants peuvent désormais accéder à l’École nationale d’administration (Ena) et y sortir comme Hauts-Fonctionnaires. En outre, le programme des Daara modernes est lancé. Talon d’Achille du système éducatif, la question de la qualité est au cœur des préoccupations comme le prouve le lancement du Projet d´amélioration de la qualité et de l´équité dans l´éducation de base (Paqueeb) et du Projet d´amélioration de la qualité et de la transparence (Paquet), mais aussi la distribution de manuels scolaires.

Toutefois, l’évaluation desdits projets montre des insuffisances à vite combler. Par ailleurs, le dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est toujours difficile, les derniers accusant le premier d’être lent dans la réalisation des accords signés. Il s’y ajoute que le nombre d’abris provisoires tarde à être résorber, malgré les efforts qui ont permis de les reduire.

Daouda MANE

Les pas importants réalisés dans l’ambitieux Plan Sénégal émergent (Pse) ont été enregistrés dans le domaine des infrastructures. L’objectif étant de connecter l’ensemble du territoire national.

Pudc, Puma, Promovil, prolongement de l’autoroute à péage, Ter… Ces projets et programmes rappellent tout l’effort en cours pour assurer un désenclavement total du pays. Ainsi, des voies sont réhabilitées, des pistes rurales réalisées, des ponts construits un peu partout à travers le pays sortant des zones entières d’un désenclavement qui plombe le développement de ces localités. En réalité, « sans infrastructures, il ne peut y avoir ni émergence, ni développement, ni prospérité », a l’habitude de rappeler le président Sall.

Aussi, le gouvernement, dans Plan Sénégal émergent (Pse), a un ambitieux programme de développement autoroutier. Il s’agit de réaliser, à l’horizon 2030, 800 km d’autoroutes (près de 50 Km par an). Objectif : stimuler les investissements privés et aider au développement des secteurs importants comme l’agriculture, le tourisme, les mines, etc. Mais aussi de valoriser de vastes zones d’habitation en milieu urbain et rééquilibrer l’aménagement du territoire par le désengorgement de Dakar qui, avec moins de 3% de la superficie du pays, compte 25% de la population et plus de 70% de la richesse produite. L’un des projets phares est sans nul doute le Pudc.

Pudc, un modèle innovant
Lancé en 2015 par le chef de l’État, Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vise à partager les fruits de la croissance à travers l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base afin de corriger les disparités. Sa mise en œuvre s’inscrit dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui s’intitule « Capital humain, protection sociale et développement durable ». Modèle innovant de développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le bilan est élogieux au point que d’autres pays viennent s’en imprégner. En effet, pour le volet Pistes rurales, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement autour des forages. Pour le volet Électrification rurale, sur un objectif de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. Concernant le volet Équipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. 1.562 équipements post-récolte sont déjà déployés. Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa.

Le Ter, une révolution technologique
Le 14 décembre 2016, « le Sénégal a franchi en vitesse, une étape significative de sa marche résolue vers l’émergence » pour reprendre les termes du chef de l’État Macky Sall, avec le lancement des travaux du Train express régional (Ter). Un projet qu’il qualifie de « plus grand du Sénégal indépendant ». « Révolution technologique », le Ter répond à une nécessité impérative de désengorger Dakar et ses environs et à la connecter à Diamniadio, une ville en devenir. Le Ter pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, contre 15.000 seulement aujourd’hui avec le Petit train de banlieue (Ptb). De plus, il sera combiné avec d’autres systèmes de transport interurbains, notamment les Bus rapid transit (Brt) ; avec un système intégré de billetterie, le même ticket permettant d’effectuer un même voyage en Ter et Brt.

D. Mané

Le président Macky Sall, élu le 25 mars 2012, avait promis un mieux-être aux Sénégalais grâce à son programme « Yoonou Yokkouté » qui a, par la suite, évolué pour aboutir au Plan Sénégal émergent (Pse). Cinq années après son accession au pouvoir, les mesures ne manquent pas pour attester de sa fidélité à sa promesse : baisse de l’impôt sur les salaires, diminution des prix des denrées, du loyer et de l’électricité ; mise en place des bourses familiales et de la Cmu et impact positif des programmes comme le Pudc sur le vécu des populations rurales. Une fibre sociale qui n’a cessé de vibrer tout au long de ces cinq premières années de son magistère.

REFORME DES INSTITUTIONS : Dans l’esprit de la Constitution du 20 mars 2016
voteL’une des demandes régulièrement exprimées par la classe politique depuis des décennies, était la réforme des institutions. Une commission nationale dédiée à cet effet avait été instituée en mai 2013. C’était dans le sillage de l’esprit des Assises nationales qui, alors que le président Wade était au pouvoir, avait estimé nécessaire de repenser le fonctionnement de la République, en particulier les relations entre les institutions qui l’animent. La refondation institutionnelle avait été perçue comme un préalable à l’approfondissement de la démocratie.

La plupart des alliés du président Macky Sall furent les principaux animateurs de ces échanges. Après sa prise du pouvoir, le chef de l’État a institué, en mai 2013, une Commission nationale de réforme des Institutions et placée sous la présidence du Pr Amadou Mahtar Mbow. Elle rendra son rapport en juillet 2014.

Les années 2012-2013 sont marquées par des initiatives hardies sur le plan social. Mais les initiatives ne se limitent pas à l’élargissement de la solidarité nationale qui se déploie dans presque tous les secteurs. Il faut moraliser la vie publique ; et gérer avec « vertu » les ressources publiques. Dès le 10 mai 2012, en conseil des ministres, le président Macky Sall informe qu’il a signé le décret portant nomination des membres du siège, du parquet et de la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). C’est le temps de « la traque des biens mal acquis ». Plusieurs affaires judiciaires impliquent des personnalités de l’ancien régime. Des condamnations tombent. Dans cette foulée, le 19 décembre 2012, la loi portant création de l’Ofnac est votée ; une semaine plus tard, le monde comprend que le Sénégal se prépare à juger en Afrique et par des africains l’ancien dictateur Hissène Habré.

Si « l’état de grâce » a duré jusqu’en juillet 2012, date des législatives qui voient le nouveau pouvoir obtenir une très forte majorité au Parlement, -en dépit des premières dissensions notées au sein de la coalition au pouvoir-, incontestablement, Macky Sall exprime un volontarisme sans fards. Il estime que le préalable au lancement des combats contre la demande sociale est l’assainissement des finances publiques et leur rationalisation. Il faut donc maîtriser les déficits publics et réduire le train de vie de l’État. Cinquante-neuf directions et agences « non nécessaires » sont supprimées après le Sénat.

L’année 2013 est celle de « la montée en puissance », pour user du langage des hommes en armes. Après un recensement général de la population, un nouveau Code général des impôts est adopté. La même année, le gouvernement demande et obtient le statut de « pays candidat » à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le pays sent le pétrole et le gaz. Le potentiel énergétique du pays sera confirmé en 2015. Auparavant, le 1er septembre 2013, Mme Aminata Touré, jusqu’ici Garde des Sceaux, ministre de la Justice, était devenue Premier ministre. Elle forme une équipe toujours centrée autour de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le 20 septembre 2013, le gouvernement lance le projet de Couverture médicale universelle.

Référendum
C’est le temps de l’Acte 3 de la décentralisation (communalisation universelle, disparition des conseils régionaux et mise en place des conseils départementaux). Le 29 juin 2014, ont lieu les élections locales. La coalition présidentielle perd les villes de Dakar, Touba, Thiès, Dagana, Ziguinchor, Kédougou mais reste majoritaire dans la plupart des collectivités locales.

La lecture que fait le président Macky Sall des résultats des élections locales est lucide. Sa coalition a, en effet, été lézardée par des contradictions au sein de plusieurs partis qui la composent, le Ps et l’Afp en particulier. L’équipe constitutive de « Bennoo Bokk Yaakaar » à ses origines n’est plus la même.

Plusieurs de ses membres ont rejoint l’opposition. Des agendas personnels se dévoilent ; et l’on a le sentiment que le chef de l’État veut appuyer sur l’accélérateur. Il désigne un technocrate - sans passé militant connu -, ancien expert de l’Onudi, Mahammad Boun Abdallah Dionne comme nouveau chef du gouvernement. Objectif : traduire en actes le Plan Sénégal émergent. Mais les concertations avec « les forces vives » continuent. Ainsi des Assises nationales de l’Éducation et de la Formation tenues août 2014, après celles de la Santé.

Mais en filigrane du déroulé de l’action politique au quotidien, restait en suspens la question de la durée du mandat présidentiel et la séparation des pouvoirs. Favorable au quinquennat, Macky Sall a pourtant été élu pour un mandat de sept ans. Il recueille l’avis du Conseil constitutionnel qui estime qu’à moins d’une démission ou d’un empêchement, le prochain scrutin présidentiel doit avoir lieu en 2019. Comme son prédécesseur en 2001, le président Macky Sall convoque alors le corps électoral pour un référendum qui se tient le 20 mars 2016. C’est le quatrième dans l’histoire politique du Sénégal après ceux de 1963, 1970 et de 2001. Quinze points sont à son ordre du jour, mais la réduction du mandat présidentiel en est le point d’attraction. Le « Oui » l’emporte avec 62,64 % des suffrages, mais le taux de participation est de 38,59 %.

Sont constitutionnalisés la participation des candidats indépendants à tous les types d’élections, la création du Haut conseil des collectivités territoriales, la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens, la représentation des Sénégalais de l’extérieur, l’augmentation à sept des membres du Conseil constitutionnel dont deux désignés par le président de l’Assemblée nationale, l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’État… Surtout, la nouvelle Constitution restaure le quinquennat pour le mandat présidentiel.

Samboudian KAMARA

BILAN SOCIAL : Pour une société ouverte et plus solidaire
Carte égalité chancesLe premier président du Sénégal né après l’indépendance, Macky Sall, prête serment le 2 avril 2012 au King-Fahd de Dakar. Le 25 mars précédent, 65,8 % des électeurs l’avaient préféré, au second tour de la présidentielle, au président Abdoulaye Wade, qui sort par la grande porte. Dans la soirée du scrutin, ce dernier avait appelé son vainqueur pour le féliciter. Le label démocratique, consacré par la primauté du suffrage universel, est confirmé. Le nouveau chef de l’État annonce qu’il sera « le président de tous les Sénégalais ».

Le 03 avril, au lendemain de son installation, le président-fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), désigne le banquier Abdoul Mbaye comme Premier ministre. Le nouveau gouvernement de vingt-cinq membres reflète la nouvelle géographie du pouvoir. La large coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est aux affaires. Comme un retournement de sablier, une nouvelle séquence s’ouvre.

Nouvel homme fort, nouvelle politique, nouveaux modèles. Le nouveau pouvoir se veut « sobre et vertueux » ; Macky Sall entend gouverner « à hauteur d’homme » et lance des signaux forts car le contexte économico-social est des plus tendus. Le moral en berne, leur pouvoir d’achat fragilisé et les gouvernances qui se sont déroulées sous leurs yeux les ayant déçus (le 23 juin 2011, l’Assemblée nationale est contrainte de reculer devant les manifestants qui rejettent une modification de la loi électorale), les Sénégalais attendent du concret de l’homme de 51 ans qu’ils viennent alors d’adouber.

Le nouveau gouvernement lance une politique de réduction des prix des loyers et des ceux des denrées alimentaires : le kilo de riz est á 280 FCfa au lieu de 325 FCfa. Le kilo du riz parfumé est à 435 FCfa au lieu de 475 FCfa, le kilo du sucre se vend à 580 Cfa au lieu de 690 FCfa, alors que le litre d’huile est à 960 FCfa contre 1.200 FCfa. 8 milliards de FCfa sont mobilisés par l’État pour soutenir la réduction des prix des denrées. Comme coup de pouce aux travailleurs, une baisse de l’impôt sur les salaires augmente les revenus des travailleurs jusqu’à 90.000 francs de plus sur les bulletins. La portée sociale est d’autant plus importante que la mesure concernait les agents de la Fonction publique comme ceux du secteur privé. Les pensions de retraite sont majorées de 10 %.

Le gouvernement tente difficilement d’imposer une baisse sur les loyers d’habitation. Elle sera difficilement applicable. Le 2 octobre 2012, nouvelle adresse à l’endroit des plus faibles. C’est l’application de la loi d´orientation sociale en faveur des personnes handicapées portant sur les commissions techniques départementales chargées des dossiers de demande de la Carte d´Égalité des Chances permettant à son titulaire de bénéficier des droits et avantages d´accès aux soins de santé, de réadaptation, d´aide technique, financière, d´éducation, de formation, d´emploi, de transport, ainsi qu´à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Le nouveau pouvoir était attendu sur deux sujets pour le moins sensibles : l’électricité et les inondations particulièrement dans la région de Dakar. Un programme de plus de 70 millions de dollars (54 millions d’euros) visant à améliorer le drainage dans les quartiers périphériques est financé par l´État avec la Banque mondiale ; plus de 2800 logements sont construits et octroyés à des sinistrés. Sur cette lancée, l’État accorde une dotation budgétaire annuelle de 27 milliards de FCfa du Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) pour soutenir les prix de l´électricité. Cinq ans plus tard, les réformes initiées à la Senelec doublées par un nouveau management de l’entreprise publique permettront une baisse du prix de l’électricité. Le Sénégal s’engage résolument dans le mix énergétique, avec le lancement de plusieurs centrales solaires et le bouclage du financement de la centrale à charbon de Sendou. Le Sénégal a les moyens de ses ambitions d’autant que les partenaires extérieurs mobilisent des records de ressources en faveur du Sénégal et que l’entrepreunariat privé est encouragé. Divers mécanismes et organismes sont mis en place à cet effet : le Fonsis et le Fongip entre autres…

S. KAMARA

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, EDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE : Des réalisations concrètes et des déficits à combler
Macky travauxS’il y a un domaine où l’action gouvernementale est bien visible, c’est bien celui de l’éducation et de la formation professionnelle.

Elément essentiel du Pse (développement du capital humain), l’éducation est devenue une priorité pour le gouvernement. C’est ainsi qu’après les Assises de l’Enseignement supérieur, ont été tenues celles de l’Éducation et de la Formation. D’importantes mesures sont prises. Elles sont en cours de réalisation, avec certes des retards pour certains points. Toutefois, personne ne peut contester les efforts consentis.

La concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) a dégagé les voies d’une Université sénégalaise performante et développante avec comme toile de fond l’orientation vers les Stem (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). 302 milliards de FCfa sont en train d’être investis. La construction de la 2è université (Amadou Makhtar Mbow) avance, celle du Centre du pays, Cheikh Ibrahima Niass de Kaolack, se prépare. Coût global, 130 milliards de FCfa pour les 2, soit 65 milliards de FCfa par université. De nouveaux bâtiments sont érigés dans les universités de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Ziguinchor. Dakar (Ucad) bénéfice de la réhabilitation d’une dizaine de locaux qui étaient dans un état de dégradation avancé. Afin d’offrir des formations courtes et professionnelles aux étudiants, des Isep sont construits.

Dans l’Université virtuelle sénégalaise (Uvs), des Espaces numériques ouverts (Eno) sortent de terre alors qu’essaiment partout des Centre de recherche et d’essai (Cre). Le corps enseignants des universités étant vieillissant, l’État, il y a 2 ans, a recruté 200. Un chiffre certes insuffisant, mais important. Les textes régissant les universités ont été modifiés afin de coller à la réalité actuelle et avoir une bonne gouvernance.

Formation professionnelle
En s’appuyant sur les recommandations formulées lors des Assises nationales, tenues du 31 mars au 02 avril 2001 sur l’enseignement technique et de la formation professionnelle, et qui mettent l’accent sur la « promotion de la formation professionnelle et technique et sur son orientation vers le marché du travail », une nouvelle loi d’orientation de la formation professionnelle et technique a été adoptée. Outre les centres sectoriels qui se renforcent, des lycées techniques ainsi que des centres de formation sont en cours de réalisation.

L’une des plus grandes mesures de satisfaction est la reconnaissance du Baccalauréat en langue arabe. Il s’y ajoute que les arabisants peuvent désormais accéder à l’École nationale d’administration (Ena) et y sortir comme Hauts-Fonctionnaires. En outre, le programme des Daara modernes est lancé. Talon d’Achille du système éducatif, la question de la qualité est au cœur des préoccupations comme le prouve le lancement du Projet d´amélioration de la qualité et de l´équité dans l´éducation de base (Paqueeb) et du Projet d´amélioration de la qualité et de la transparence (Paquet), mais aussi la distribution de manuels scolaires.

Toutefois, l’évaluation desdits projets montre des insuffisances à vite combler. Par ailleurs, le dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est toujours difficile, les derniers accusant le premier d’être lent dans la réalisation des accords signés. Il s’y ajoute que le nombre d’abris provisoires tarde à être résorber, malgré les efforts qui ont permis de les reduire.

Daouda MANE

PUDC, PROMIVIL, PUMA, TER...Le processus de connectivité du territoire en marche
Macky travailleurs chantiers nordLes pas importants réalisés dans l’ambitieux Plan Sénégal émergent (Pse) ont été enregistrés dans le domaine des infrastructures. L’objectif étant de connecter l’ensemble du territoire national.

Pudc, Puma, Promovil, prolongement de l’autoroute à péage, Ter… Ces projets et programmes rappellent tout l’effort en cours pour assurer un désenclavement total du pays. Ainsi, des voies sont réhabilitées, des pistes rurales réalisées, des ponts construits un peu partout à travers le pays sortant des zones entières d’un désenclavement qui plombe le développement de ces localités. En réalité, « sans infrastructures, il ne peut y avoir ni émergence, ni développement, ni prospérité », a l’habitude de rappeler le président Sall.

Aussi, le gouvernement, dans Plan Sénégal émergent (Pse), a un ambitieux programme de développement autoroutier. Il s’agit de réaliser, à l’horizon 2030, 800 km d’autoroutes (près de 50 Km par an). Objectif : stimuler les investissements privés et aider au développement des secteurs importants comme l’agriculture, le tourisme, les mines, etc. Mais aussi de valoriser de vastes zones d’habitation en milieu urbain et rééquilibrer l’aménagement du territoire par le désengorgement de Dakar qui, avec moins de 3% de la superficie du pays, compte 25% de la population et plus de 70% de la richesse produite. L’un des projets phares est sans nul doute le Pudc.

Pudc, un modèle innovant
Lancé en 2015 par le chef de l’État, Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vise à partager les fruits de la croissance à travers l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base afin de corriger les disparités. Sa mise en œuvre s’inscrit dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui s’intitule « Capital humain, protection sociale et développement durable ». Modèle innovant de développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le bilan est élogieux au point que d’autres pays viennent s’en imprégner. En effet, pour le volet Pistes rurales, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement autour des forages. Pour le volet Électrification rurale, sur un objectif de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. Concernant le volet Équipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. 1.562 équipements post-récolte sont déjà déployés. Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa.

Le Ter, une révolution technologique
Le 14 décembre 2016, « le Sénégal a franchi en vitesse, une étape significative de sa marche résolue vers l’émergence » pour reprendre les termes du chef de l’État Macky Sall, avec le lancement des travaux du Train express régional (Ter). Un projet qu’il qualifie de « plus grand du Sénégal indépendant ». « Révolution technologique », le Ter répond à une nécessité impérative de désengorger Dakar et ses environs et à la connecter à Diamniadio, une ville en devenir. Le Ter pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, contre 15.000 seulement aujourd’hui avec le Petit train de banlieue (Ptb). De plus, il sera combiné avec d’autres systèmes de transport interurbains, notamment les Bus rapid transit (Brt) ; avec un système intégré de billetterie, le même ticket permettant d’effectuer un même voyage en Ter et Brt.

D. Mané

MONDE DU TRAVAIL : 300.000 emplois à créer à partir des domaines agricoles
Macky chantiersParmi les mesures sociales prises au cours des cinq années de pouvoir du chef de l’État, on pourrait bien retenir le recrutement de 8.000 agents dans la Fonction publique pour remplacer les effectifs partis à la retraite et autres départs dans l’administration. Avec le lancement des Domaines agricoles communautaires, plus de 300.000 emplois ont été offerts à la jeunesse rurale.

Autre mesure sociale, du gouvernement, le recrutement de 10.000 agents de sécurité de proximité donnant du coup l’exemple au privé pour la promotion de l´emploi. Pour une administration plus performante, l’État a réussi l’audit physique et biométrique de ses agents, ce qui lui a permis d’assainir efficacement les finances publiques.

Le fichier des fonctionnaires de la Fonction publique qui comptait des salariés irréguliers voire fictifs fut nettoyé. Sur la création d’emplois au Sénégal, les dernières statistiques ont permis de recenser entre 2012 et 2014 « un cumul de 135.629 contrats visés par les inspections régionales du Travail et de la Sécurité sociale, soit 37.114 en 2012, 44.695 en 2013 et 53.820 en 2014 ». C’est également au cours de ces cinq années qu’il y a eu le lancement de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), fruit de la politique de rationalisation des structures en charge de l’emploi des jeunes initiée par le président Macky Sall et qui abouti à la suppression de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anej), du Fonds national de promotion des jeunes (Fnpj), de l’Office pour l’emploi des jeunes des banlieues (Ofejban) et de l’Agence nationale d’appui aux marchands ambulants (Anama).

L’État du Sénégal obtenait ainsi une ligne de crédit de 10 milliards de FCfa avec la Bad pour le financement des activités des femmes et des jeunes filles. Il a mis ensuite le Fonds de garantie des investissements prioritaires dotés de 5 milliards de FCfa afin de financer les projets des jeunes et des femmes.

Un autre financement de 17 milliards de FCfa sera accordé par la Bad pour l’emploi des jeunes. Un des grand projets du chef de l’État en matière de création d’emplois des jeunes, c’est le Programme de création de Domaines agricoles communautaires (Dac) qui a permis la création de 300.000 emplois dans le domaine agricole pour un montant de 100 milliards de FCfa.

El H. A. THIAM

MAEL THIAM, ADMINISTRATEUR DE L’APR : « Le chef de l’État a conduit une révolution sans armes »
Maël Thiam AprDans sa réaction, Maël Thiam, administrateur de l’Alliance pour la République (Apr) souligne qu’il est impossible de dresser le bilan des 5 années de pouvoir du président de la République, Macky Sall, sans le prendre sous plusieurs angles. Il note qu’en 5 ans, Macky Sall a su «mener une révolution sans armes ». « En effet, nous avons hérité d’un pays qui faisait dans la discrimination du point de vue de l’accès aux infrastructures. Les contrées des profondeurs ont toujours été négligées au profit de la capitale. Le président de la République a su, dès son accession au pouvoir, installer une dynamique de rééquilibrage dans le partage des richesses. Les programmes du Pudc sont expressifs et viennent, à cet égard, conforter et confirmer cet état de fait », a-t-il dit.

Du point de vue économique, souligne M. Thiam, le président Sall a su changer de paradigme. Sur le plan social, le chef de l’État, Macky Sall a, à son actif, plusieurs réalisations. «Nous pouvons citer le cas des retraités qui ont vu leur passion augmenter à hauteur de 40 %. Les acteurs du monde rural ont vu le secteur de l’agriculture renforcer. Ainsi, nous notons la revalorisation du revenu à travers la distribution d’une semence de qualité », relève-t-il. Concernant la gouvernance et la rationalisation des dépenses publiques, M. Thiam est d’avis que le chef de l’État a posé d’importants actes, en procédant notamment à la «suppression de plusieurs agences inutiles et budgétivores». « En 5 ans, le président de la République a investi dans le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle presque le double des deux mandats cumulés qui l’ont précédés », a-t-il ajouté. « Sur le plan diplomatique, le Sénégal a su se rehausser autant à l’échelle régionale qu’internationale. La participation déterminante de l’État, dans la gestion de ce qui pouvait basculer par une crise en Gambie, est très expressive », a-t-il conclu.

THIERNO BOCOUM, RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DE REWMI : « Le président Macky Sall a bénéficié de retombées de la continuité du pouvoir »
Thierno Bocoum, responsable de la communication du parti Rewmi souligne, de prime abord que « le président de la République, en décidant de ne pas mettre fin à son mandat ce 25 mars, a violé une promesse qu’il avait faite ». Notant que le 23 juin était « un signal fort pour installer de grandes ruptures dans les secteurs de la gouvernance ». Mais, selon lui, le président de la République, à travers la posture qu’il a prise, a véritablement violé pas mal de ses promesses. Sur le plan politique, M. Bocoum regrette la rupture du dialogue avec l’opposition. « Le code électoral n’a jamais posé de problème depuis 1992. Nous sommes en 2017, l’opposition a plus d’une fois dénoncé ce code électoral. Ces dénonciations n’ont trouvé aucune réponse valable du pouvoir en place », dénonce M. Bocoum. Pour lui, le pouvoir est obnubilé par la quête d’un second mandat. C’est dans ce cadre qu’il inscrit les poursuites contre des opposants au moment où ceux qui sont proches du pouvoir sont protégés. Pour Thierno Bocoum, le chef de l’État qui avait dénoncé la transhumance, l’encourage aujourd’hui. Sur le plan des infrastructures, il affirme qu’aucun acte notable n’a été posé depuis 2012. « Le président Macky Sall a, en réalité, uniquement bénéficié des retombées de la continuité du pouvoir, en mettant sur son compte des réalisations qui ne sont pas les siennes », a-t-il dit, rappelant que le chef de l’État avait promis 500.000 emplois en 5 ans. Cette promesse, a-t-il indiqué, est loin d’être tenue.
 
ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LSDH : « Nous regrettons la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition »
Me Assane Dioma NdiayeMe Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) affirme : « avec l’arrivée du président de la République, Macky Sall, les espoirs étaient grands et les attentes immenses. Les Sénégalais s’attendaient à beaucoup de changements et cela sur plusieurs secteurs ». Dans cet ordre, il cite la justice où le peuple s’attendait à « une équité totale qui garantisse l’équilibre pour tout le monde ». Sur le plan social, il salue les actes qui ont été posés avec notamment l’instauration des bourses de sécurité sociale. « C’est vrai que c’est une infime partie de la population qui en a accès, mais c’est toutefois une mesure salutaire, que nous apprécions à sa juste valeur », a-t-il dit. Toutefois, dans ce même sillage, selon Me Ndiaye, des promesses ont été faites dans des conseils de ministres décentralisés. « Pour l’heure, la majeure partie de ces promesses n’a pas été tenue. Dans la fortification de l’État de droit, nous restons encore sur notre faim », a t-il ajouté. Il faut également noter que « le dialogue entre pouvoir et opposition a totalement été rompu », a-t-il regretté. Selon lui, cette situation déplorable qui peut ouvrir des lendemains tumultueux, notant que ces deux entités doivent continuellement se consulter. Toujours sur le plan de la magistrature, Me Ndiaye déplore « des nominations qui ne respectent pas tout le temps le nombre d’années requises pour, quand même, aspirer à de pareilles stations ». Sur le plan civil également, le savoir-faire et la compétence sont de plus en plus relégués au second plan, déplorant que toutes les nominations stratégiques soient dévolues aux politiques de la mouvance présidentielle.
 
ASSANE BA, MEMBRE DU COMITe DIRECTEUR DU PDS : « L’opposition est réduite dans sa plus minime expression »
Assane Bâ, membre du comité directeur du Pds est persuadé qu’en 5 ans de pouvoir du président de la République, Macky Sall, il se dégage une « déception grave » dans les familles qui vivent sous la paupérisation totale. « Cette même déception touche les jeunes qui peinent à trouver des emplois décents. Les malades n’arrivent plus à se soigner comme il faut », affirme-t-il. Selon lui, « les enseignants sont continuellement en grève. On enregistre la fermeture de plusieurs sociétés et l’exclusivité des marchés est donnée aux pays étrangers au détriment des nationaux qui sont pourtant d’égale dignité ». Il dénonce la pression sur les opposants « systématiquement envoyés en prison pendant que ceux du camp présidentiel sont protégés ». En somme, a conclu M. Bâ, l’objectif est de « réduire l’opposition dans sa plus minime expression ».

SAMBA SY, SG DU PARTI DE L’INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT) : « D’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités »
Selon Samba Sy, secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le Programme de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sont « des actes hautement salutaires ». « Les infrastructures de ces programmes permettent à tout Sénégalais de librement se déplacer dans son pays, d’où qu’il puisse, par ailleurs, se trouver », a-t-il dit.

« Le président de la République Macky Sall est véritablement en train de donner une impulsion dans les différents actes qu’il est en train de poser. Ce n’est pas pour dire que tout roule comme il faut, mais des efforts palpables sont véritablement fournis depuis qu’il est à la tête du pays », affirme-t-il. A l’en croire « d’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités autant structurels qu’économiques ».

Recueillis par Oumar BA

Dans la capitale olympique, le président Macky Sall a assuré de son appui pour la construction d’un siège olympique digne de ce nom à Dakar, faisant du Sénégal le 3ème pays africain à se doter d’un tel établissement après l’Afrique du Sud et le Maroc. Il a invité Thomas Bach, le président du Cio, au Sénégal.

Lausanne- (Suisse)- En visite officielle en Suisse, le chef de l’État sénégalais s’est rendu au Comité international olympique (Cio) à Lausanne. Un geste apprécié à sa juste valeur par Diagna Ndiaye, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), qui y a vu « la volonté réaffirmée du président Macky Sall de soutenir les sportifs et le sport national ».

Mamadou Diagna Ndiaye a dévoilé un pan important de cette visite. « L’érection d’un siège fonctionnel du Cio au Sénégal permettra de fabriquer des champions dans un environnement porteur. Le président de la République a décidé d’appuyer ce projet ainsi que Thomas Bach, le président du Cio », a-t-il informé. Ibrahima Wade, le vice-président du Cnoss, est aux anges. « Le président Macky Sall a rendu un hommage à la communauté olympique, sportive mondiale en général, et sénégalaise en particulier. En se rendant au lieu de l’olympisme universel, il a montré qu’il tient aux valeurs incarnées par l’olympisme. C’est aussi une démarche appréciée pour mieux comprendre les Sénégalais œuvrant sans relâche pour ces valeurs », a-t-il dit. Parmi ces illustres fils du pays, le doyen Youssoupha Ndiaye, ancien ministre des Sports, ancien président du Conseil constitutionnel du Sénégal, membre du Cio depuis 2002 et actuel président de la Commission d’éthique. Il a remplacé le regretté juge Kéba Mbaye et Diagna Ndiaye. El Hadji Amadou Dia Bâ, l’athlète médaillé olympique, était également présent à Lausanne. On lisait sa joie. Devant le coin Sénégal, au musée olympique, trône sa signature ! Macky Sall a rendu un vibrant hommage à notre compatriote Diagna Ndiaye devant Thomas Bach.
Ce dernier a aussi salué l’excellent travail de notre compatriote dont la compétence et l’envergure ont été exprimées par Mme Anne Hidalgo, la maire de Paris, à l’occasion de la visite d’État du président Sall en France. « Cette visite au Cio, nous la mesurons à sa hauteur. C’est un hommage rendu à tous les sportifs. C’est aussi un défi à relever avec le Cnoss aux côtés du gouvernement, pour un sport sénégalais beaucoup plus rayonnant », a souligné Ibrahima Wade.

Correspondance particulière d’El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Dans un communiqué signé par le porte-parole du parti, Seydou Guèye, l’Apr adresse ses vives félicitations au Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pour sa prestation de haute facture lors du passage du gouvernement, hier, à l’Assemblée nationale, autour des questions d’actualité.

Cet exercice d’échanges entre le gouvernement et la représentation nationale participe indubitablement au renforcement de la démocratie sénégalaise, écrit Seydou Guèye. Ainsi, l’Apr salue «la parfaite adéquation entre les préoccupations légitimes des députés, qui découlent de l’actualité autant que des aspirations du peuple, et les engagements fermes du gouvernement à conduire des politiques publiques de développement définies par le président Macky Sall». Pour l’Apr, cette rencontre de partage vient également administrer la preuve que le gouvernement travaille inlassablement à la déclinaison de la vision du président Macky Sall, en réalisations concrètes de ses choix stratégiques et de ses options de consolidation de l’État droit, de l’égalité des citoyens devant la loi, de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion publique. L’Apr confond dans ses félicitations l’ensemble des membres du gouvernement qui ont apporté, en toute sérénité, les clarifications nécessaires et les réponses appropriées aux questions des députés membres du groupe « Benno » dont la posture mérite d’être saluée. Enfin, l’Apr réaffirme son soutien indéfectible et son engagement sans faille au président Macky Sall, le félicite également pour son bilan élogieux au bout de 5 ans et encourage le gouvernement à poursuivre les efforts, en vue de bâtir un Sénégal de paix, prospère et émergent.

El. H. A. THIAM

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