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Politique (3148)

En lice pour les élections législatives du 30 juillet, la Convergence libérale patriotique (Clp/Jamm Ji) est d’avis que le Sénégal a besoin d’une « force politique patriotique qui puisse défendre la République dans l’hémicycle en ayant comme leitmotiv l’objectivité, la rigueur et la transparence ».

La Convergence libérale patriotique (Clp/Jamm Ji) veut défendre les valeurs de la République à l’Assemblée nationale. En lice pour les législatives du 30 juillet, son leader, Serigne Mbacké Ndiaye promet de faire des propositions visant à renforcer la démocratie sénégalaise. « Nous proposerons la suppression des salaires des députés pour les remplacer par des indemnités de session et un mandat présidentiel de 7 ans non renouvelable », a déclaré Serigne Mbacké Ndiaye. Le leader de Clp propose aussi de ramener le nombre de députés à 100 dont 20 représentants des Sénégalais de l’extérieur. Il veut aussi que la liste nationale soit supprimée et que les députés soient élus au scrutin uninominal à deux tours.

Pour M. Ndiaye, le Sénégal a besoin d’une nouvelle option politique qui se donne pour objectif ultime l’épanouissement des Sénégalais dans tous les secteurs de la vie. « Le pays a besoin de la conjugaison des efforts de tous les Sénégalais qui sont déterminés à se battre pour un Sénégal de paix et de prospérité », a-t-il dit. « Il manque dans l’arène politique sénégalaise un mouvement politique patriotique clairement et profondément investi dans les valeurs sénégalaises de la paix, du dialogue et de la fraternité pour un ancrage achevé de notre pays à l’épanouissement économique », a souligné le leader de la Clp.

Serigne Mbacké Ndiaye entend aussi défendre « la prise en compte et le soutien du combat des hôteliers du Sénégal, la prise en charge du combat de la plateforme pour la défense de l’environnement et la réappropriation du littoral, un fort plaidoyer pour la mise en place d’un observatoire de l’enfance pour la protection et le suivi de l’enfance au Sénégal ». Dans le secteur touristique, la coalition dirigée par Serigne Mbacké Ndiaye plaide pour une révision de la convention hôtelière et des industries alimentaires. Elle promet aussi d’œuvrer pour le règlement définitif des conflits permanents avec les voisins du Sénégal dans le secteur de la pêche. A ce titre, il entend mener des missions de bons offices pour faciliter un terrain d’entente entre les pêcheurs sénégalais et les autorités mauritaniennes.

Revenant sur les tensions politiques notées à quelques jours du démarrage de la campagne, Serigne Mbacké Ndiaye a appelé les acteurs politiques au sens des responsabilités. Il a aussi écarté toute possibilité de cohabitation. « C’est le président de la République qui définit la politique de la nation. Le Premier ministre doit donc exécuter la politique définie par le président. Il ne peut y avoir de cohabitation », a dit M. Ndiaye.

Babacar DIONE

Pour plus d’équilibre et d’équité, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) rappelle aux responsables des médias que leurs collaborateurs investis sur les listes pour les législatives doivent s’abstenir d’utiliser leurs émissions comme moyens de propagande, à compter d’hier et ce, jusqu’à la fin du processus électoral. Le code électoral oblige les médias qui traitent des élections législatives à respecter rigoureusement les règles d’équité et d’équilibre entre les candidats (articles L.61 et LO.125), souligne le Cnra. Selon la loi n° 2006-04 du 04 janvier 2006 portant création, le Cnra dispose, en son article 8, que l’organe de régulation fixe les règles concernant les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions réglementées des médias audiovisuels pendant les campagnes électorales.

Le Cnra, comptant sur le sens de la responsabilité et sur l’attachement des éditeurs au respect des règles d’équité et d’équilibre, les appelle à faire respecter scrupuleusement cette recommandation.

El. H. A. T.

Par Arrêté n° 2017- 1046 du 15 juin 2017, le Premier ministre a nommé Monsieur Jean Pierre Senghor, ingénieur agroéconomiste, Secrétaire exécutif du Conseil national de la Sécurité alimentaire, en remplacement de Monsieur Ali Mohamed dit Séga Camara. Le nouveau patron du Conseil a été coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) puis ministre conseiller à la présidence de la République.

Le Khalife de la famille Barro, Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro, a remercié le président de la République pour sa bienveillance et sa gratitude. Selon lui, la reconstruction de cette mosquée est née de la propre initiative de Macky Sall. « Nous n’avons jamais sollicité la réhabilitation de la mosquée ni écrit de lettre pour cela. C’est lui-même qui l’a voulu. C’est après une édition du Daaka de Médina Gounass qu’il a demandé que le plan de la mosquée lui soit envoyé. On l’a fait et c’est par la suite que les travaux ont démarré. Pour ce geste, nous lui en serons à jamais reconnaissants », a dit le Khalife.

La considération de Macky Sall pour cette famille, a-t-il dit, ne souffre d’aucun doute. « Il l’a dit tout haut, l’a démontré et continue de le démontrer. Nous sommes conscients de cela et c’est pour cela que nous ne cesserons de prier pour lui et de lui témoigner toute notre gratitude, notre reconnaissance. Car Thierno Mansour Barro disait que si un homme te considère, il faudrait en faire autant ».

Pour Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro, le président de la République a un calendrier très chargé et pouvait se faire représenter, mais il a tenu à venir lui-même, accompagné des membres de son gouvernement. « Cela dénote de tout l’intérêt qu’il accorde à la famille de feu Thierno Mansour Barro », s’est-il félicité. Les travaux de la nouvelle mosquée ont duré un peu plus de deux ans. Ce joyau architectural, composé d’un rez-de-chaussée et d’un niveau supérieur, est bâti sur une superficie de 350, 41 m2.

Le rez-de-chaussée couvre une superficie de 165 mètres carrés pour une capacité de 292 personnes. Pour le niveau supérieur, la surface est de 186, 15 mètres carrés pour une capacité de 285 personnes soit un total de 350, 41 mètres carrés et une capacité totale de 537 fidèles. Cette nouvelle mosquée se distingue par son minaret de 25 mètres de hauteur et de sa coupole de 15 mètres. Elle dispose aussi d’une sonorisation moderne de haute portée permettant aux fidèles d’entendre l’appel à la prière, et d’une rampe d’accès pour les handicapés.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Le président de la République et sa délégation ont pris part à la prière dirigée par le khalife qui, pour l’occasion, supplée à l’imam de la grande mosquée, Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara. Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro a ainsi formulé des bénédictions et des prières pour le président Macky Sall pour ses nombreuses actions et initiatives. Il a aussi prié pour un bon hivernage porteur d’espoir, mais aussi pour des élections législatives apaisées. Il a exhorté les croyants à l’unité et à éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte à la cohésion sociale. Quant à El Hadji Malick Barro, il a renouvelé tout l’engagement et le soutien de la famille de feu Thierno Mansour Barro à Macky Sall. « En venant chez feu Thierno Mansour Barro, Macky Sall est venu chez lui, dans sa propre famille, sa propre maison, car il est des nôtres », a-t-il dit en saluant la présence de tous les foyers religieux, de la famille de Thierno Amadou Tidiane Bâ de Médina Gounass à celle de Thierno Amadou Boyinadji entre autres. « Sa venue coïncide avec le ramadan et les préparatifs de la fête, sinon ce lieu refuserait de monde, parce que le travail qu’il a fait, il l’a fait pour tous les croyants, tous les fidèles musulmans », a-t-il laissé entendre. « Nous prions pour que le Tout-Puissant le guide encore et l’accompagne dans la réussite de sa noble mission, et la concrétisation de ses projets pour les familles religieuses, et dans les autres secteurs d’activité au grand profit des populations », a dit El Hadji Malick Barro.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Le président de la République s’est rendu au chevet de la famille d'un ancien et vieux militant de son parti. Il s'agit du vieux Mbor Sow, un militant de première heure de l'Apr décédé le 12 juin dernier. 

Macky Sall a rappelé les liens qu'il entretenait avec le défunt. Ce dernier, dit-on, l'a beaucoup soutenu dans sa conquête du pouvoir. Le chef de l'État a ainsi présenté ses sincères condoléances à toute sa famille tout en lui assurant de son inconditionnel soutien.

Le porte-parole de la famille à remercié le président Macky Sall pour avoir effectué le déplacement. Selon Djiby Thiombane, le seul fait d'avoir envoyé son directeur de cabinet, le ministre Oumar Youm, témoigne largement de l'intérêt qu'il accorde au défunt. "Si le regretté Mbor Sow n'a pas eu de maison ni de voiture, c'est à cause de la politique et il s'est engagé et a soutenu le président Sall jusqu'à sa mort", a-t-il fait savoir.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

C’est dans une ambiance de pure dévotion que le président Macky Sall a été accueilli par le Khalife Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro et quelques membres de la famille, dont Thierno Malick et Thierno Sidy Ahmet Barro.

Moment de joie marqué que le président de la République a mis à profit pour échanger, dans la convivialité, avec ses hôtes. Macky Sall a remercié le Tout-Puissant de lui avoir permis de concrétiser ce vœu qu’il avait nourri avant même son accession au pouvoir. « C’était juste un projet et Dieu nous a aidé à le concrétiser. Nous l’en remercions infiniment », a dit le président Macky Sall en assurant à toute la famille de Thierno Mansour Barro son soutien. « Quand on est à la tête d’un État, il faut prendre en considération toutes les couches et faire en sorte que les préoccupations de chacun soient prises en compte. La religion ne doit pas être laissée en rade », a fait savoir Macky Sall. C’est ce qui explique, selon lui, son soutien aux familles religieuses à travers le Programme spécial pour les sites religieux qui reflète sa volonté d’offrir des infrastructures de qualité aux cités religieuses. « Nous sommes un pays à majorité musulmans, mais il y a aussi des chrétiens. C’est pour cela que nous veillons à ce que chacun sente les efforts du gouvernement dans la prise en compte de ses aspirations ».

Pour le chef de l’Etat, la construction de maisons de culte contribue fortement au rayonnement de l’Islam. « Dieu qui nous a donné les moyens d'adopter cette démarche qui consiste à accompagner les familles religieuses et autres fidèles dans leurs croyances et nous comptions poursuivre dans cette dynamique », a-t-il assuré. Car, note-t-il, « l’État ne peut pas aller sans la religion ». Pour le président Macky Sall, « toutes ces réalisations entrent dans le Plan Sénégal émergent qui accorde une place importante à la religion ». L’État, a-t-il dit, va persévérer et poursuivre sur cette lancée pour assurer le développement intégral du Sénégal au grand bénéfice des populations.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Depuis son effondrement en 2008, la reconstruction de la grande mosquée de Mbour constitue un casse-tête. Hier, le président Macky Sall qui a, jusque-là, contribué à hauteur d’une trentaine de millions de FCfa, s’est engagé à achever les travaux. 

Le chef de l’Etat s’est engagé à achever les travaux de la grande mosquée de Mbour qui sont aujourd’hui à la traine, malgré les efforts de l’association Solidarité mbouroise qui a initié des randonnées pédestres pour mettre à contribution les populations et bonnes volontés. Cette annonce du chef de l’État vient donc soulager les populations mbouroises qui peinaient à financer l’achèvement des travaux de leur lieu de culte. Construite en 1926, la grande mosquée, bâtie sur titre foncier au nom de la collectivité musulmane de Mbour, s’est effondrée en décembre 2008. Sur la base des recommandations des experts, il a été décidé, de manière consensuelle, de procéder à sa démolition et d’en construire une autre. Le budget du nouvel édifice en deux niveaux avec une architecture moderne et une capacité de 10.000 personnes est estimé à un milliard de FCfa. Plusieurs bonnes volontés, dont le chef de l’État, Macky Sall, avaient apporté leur soutien pour sa réhabilitation.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

La réhabilitation de la mosquée de feu Thierno Mansour Barro était un vœu du président Macky Sall bien avant son arrivée au pouvoir. Son vœu s’est réalisé et hier, il a inauguré ce joyau, au grand bonheur de la famille du défunt marabout. D’un coût de près de 200 millions de FCfa, la nouvelle mosquée peut contenir 537 personnes contre 90 seulement pour l’ancienne. Le président de la République a réaffirmé son ambition de soutenir les cités religieuses du pays.

Des milliers de personnes ont convergé, hier, à la grande mosquée de Thierno Mansour Barro et ont pu accomplir leur prière dans ce lieu de culte qui a été complètement réhabilité. Cette infrastructure, dont les travaux ont débuté il y a deux ans, a pu être réalisée grâce à la générosité du chef de l’État, Macky Sall. Le président Macky Sall a rappelé, hier, les efforts de l’État dans la construction de mosquées au Sénégal. C’est le cas de la mosquée de Tambacounda qui a été inaugurée en octobre 2016 lors de sa tournée économique dans la région orientale. « Il y a aussi celle de Pikine, en chantier, tout comme celle de Thierno Sileymani Baal, de Kolda et beaucoup d’autres encore. L’État est en train de faire des efforts dans la construction de mosquées », a dit le président Macky Sall.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Dans une déclaration, le Parti socialiste souligne qu’il a décidé souverainement et démocratiquement de participer aux prochaines élections législatives du 30 juillet 2017, dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », conformément à la volonté très largement exprimée par les militants, lors des consultations organisées dans les coordinations en application des dispositions de la circulaire Sg/Ps du 2 août 2016.

« Au-delà de son caractère légitime incontestable que lui ont conféré lesdites consultations à la base, ce choix traduit, par ailleurs, notre fidélité aux engagements souscrits, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle de 2012, à l’origine de la création de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », ajoute le document. Pour le Ps, « la décision de poursuivre ce compagnonnage relève, en ce qui nous concerne, d’une démarche politique cohérente et responsable que nous avons tous le devoir militant d’assumer pleinement et solidairement, à l’occasion des prochaines élections législatives, avec l’ensemble des autres composantes de la coalition ».

Comme on peut le constater, au terme des opérations d’investitures, rappelle le document, des responsables du parti ont délibérément choisi, en violation des règles de démocratie et de discipline interne, de défier le parti et de ramer à contrecourant des décisions prises à une large majorité, en constituant des listes concurrentes à celles de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », en se portant candidats sur de telles listes ou en assumant une campagne électorale ouverte en faveur de ces listes.

El. H. A. T.

Le chef de l’État sera, aujourd’hui, l’hôte de la famille de feu Thierno Mansour Barro, à Mbour. En compagnie du Khalife Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro, Macky Sall prendra part à la grande prière du vendredi à la mosquée sise au domicile du vénéré guide qui était en cours de réhabilitation et dont les travaux sont aujourd’hui achevés. Les relations entre le président de la République et la famille du saint homme ne datent pas d’aujourd’hui. Et cette visite, qui sera un moment de prières et de recueillement, viendra raffermir ces liens forts d’entente et de confiance qui ont traversé les âges. Selon un membre de la famille « cette visite est une suite logique des relations que le président Macky Sall entretient avec la famille. Ce sera une occasion de témoigner toute notre reconnaissance pour son soutien et toutes ses actions, mais aussi d’implorer la bénédiction de Dieu et de prier pour lui en ce mois béni du ramadan.» Cette visite sera aussi une occasion de prier pour la paix, la concorde et l’unité d’actions du peuple sénégalais, gages de développement.

De son vivant, Thierno Mansour Barro fut un infatigable ambassadeur de l’Islam. Il organisa beaucoup de Daaka de Médina Gounass et jusqu’à son rappel à Dieu en janvier 2007, il s’est illustré à travers son combat pour le rayonnement de l’Iislam et pour la consolidation de l’unité islamique dans la société sénégalaise.

S. O. F.

Le président Macky Sall s’est réjoui de la promptitude de nos pêcheurs à se limiter dans la zone maritime sénégalaise, de la relance des activités de pêche dans notre pays. Il a réaffirmé sa farouche volonté de soutenir, avec l’appui du gouvernement, le développement de la pêche artisanale, de l’agriculture, de l’élevage, de l’aquaculture, etc. Il s’est déclaré satisfait du changement de direction opéré par les pêcheurs de Saint-Louis, dans leurs activités professionnelles. 

En effet, ces derniers, depuis que les autorités mauritaniennes ont décidé (au mois de février 2016) de renouveler leur réglementation en matière de pêche, n’ont pas baissé les bras. Même s’ils ont été au début dans le désarroi, attendant impatiemment le renouvellement de ces licences de pêche, ils ont finalement compris qu’il fallait nécessairement s’abstenir d’aller en haute mer, pour ne pas avoir des problèmes avec les garde-côtes mauritaniens, qui risquaient, à tout moment, d’arraisonner leurs pirogues.

Au fil du temps et conformément aux instructions et directives du président Macky Sall, qui les invitait sans cesse à éviter de pêcher dans la zone maritime mauritanienne, ces pêcheurs de la Langue de Barbarie, se sont finalement habitués à opérer dans les eaux sénégalaises. Ainsi, ceux qui s’attendaient à une pénurie de poisson due au non renouvellement des licences mauritaniennes de pêche, ont dû déchanter.

Car, aujourd’hui, au grand marché « Tendjiguène » du faubourg de Sor, situé à quelques encablures de l’entrée du pont Faidherbe, les ménagères sont très nombreuses à jouer des coudes devant les étals de poisson, dans l’espoir de marchander ces importantes quantités de sardinelles (espèces pélagiques communément appelées yabooye en Ouolof) qu’elles ont l’habitude d’acheter à vil prix et qui nous viennent actuellement de Mbour, Kayar, Kafountine, etc.
Ndeye Coumba Mbaye et Seynabou Boye, âgées d’une quarantaine d’années et domiciliées à Médina Darou, ont même laissé entendre qu’elles ont acheté, dimanche dernier, un cageot de sardinelles à 4000 FCfa.

Il convient de rappeler que, lors d’une de ses visites à Saint-Louis, le ministre de la pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye, n’avait pas manqué d’évoquer les difficultés auxquelles les autorités sénégalaises sont confrontées pour renouveler les licences de pêche. Le point d’achoppement des négociations avec leurs homologues mauritaniens, porte essentiellement sur l’application d’un nouveau code mauritanien de la pêche, qui stipule que les pêcheurs sénégalais qui opèrent dans la zone maritime mauritanienne, sont obligés de débarquer leurs prises en Mauritanie, qui est un pays souverain.

Cependant, avait-t-il souligné, les négociations se poursuivent et permettront, peut-être, d’apporter les solutions les plus adéquates à ce problème de renouvellement des licences de pêche. D’autant plus que le Sénégal et la Mauritanie demeurent des pays amis et frères, liés par des liens de sang et la géographie, condamnés à vivre ensemble et à collaborer étroitement, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Mb. K. Diagne

Malgré les rigueurs de ce mois béni du Ramadan, période d’abstinence et de dévotion, les populations de la Langue de Barbarie, du Gandiolais, du Toubé et du Walo des profondeurs, ont tenu à réserver un accueil enthousiaste au chef de l’État, venu hier apporter son soutien moral, matériel et financier à ces 629 familles de pêcheurs rapatriées de la Mauritanie.

Sous un soleil de plomb, ces braves populations, stoïques et dégoulinantes de sueur, ont bravé la chaleur, l’inconfort, pour ovationner fortement et acclamer le père de l’alternance du 25 mars 2012. Massées aux alentours de la Gouvernance, des immeubles Rogniat Nord et Sud, ces populations de la vieille cité et des localités environnantes, ont rallié dès les premières heures de la matinée la place Faidherbe, témoin des hauts faits de l’histoire de cette ville amphibie de Mame Coumba Bang (Génie tutélaire des eaux).

A travers une ambiance carnavalesque, une animation assurée par le président des communicateurs traditionnels, Makhou Mbengue et ses jeunes signares, les populations ont tenu à témoigner leur reconnaissance et leur gratitude au président Macky Sall, qui n’a jamais raté la moindre occasion de plaider pour le développement de la pêche artisanale. Visiblement contents, les militants de l’Apr et des autres partis alliés de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», n’ont pas été en reste. Mobilisés derrière Mansour Faye, Khoudia Mbaye, Alioune Diop, Charles Fall, Aminata Guèye, Amadou Bocoum, le Dr Mame Diop, maire de Richard-Toll, le directeur du Crous, Ibrahima Diao, responsable de l’Apr à Fass-Ngom, le maire Arona Sow de Ndiébéne Gandiole, etc. ils ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir encore ce chef d’État qui prêche par l’exemple, tout en étant constamment au chevet du peuple sénégalais.

Mb. K. Diagne

Le premier magistrat de la ville, Amadou Mansour Faye, par ailleurs, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’est dit fier de s’adresser aux populations de la Langue de Barbarie, pour leur faire comprendre encore, que le président Macky Sall a toujours honoré ses engagements vis-à-vis de ses concitoyens.

En effet, a-t-il souligné, le chef de l’État s’était engagé à soutenir 500 familles rapatriées, « aujourd’hui, après cette promesse de quatre mois, il est revenu à Saint-Louis pour remettre cet appui financier constant et ces moteurs hors-bord aux 629 familles de pêcheurs qui travaillaient en Mauritanie et qui sont finalement obligées de rentrer au bercail ».

L’édile de la ville a rappelé que, grâce à la bonne diligence du chef de l’État, des projets de grande envergure ont démarré leurs activités dans la vieille cité, au moment où d’autres programmes sont déjà réalisés.

Il s’agit de la construction de la route de l’hydrobase, pour un coût global de 3 milliards de FCfa, de la route de Gokhou-Mbathie, pour un coût d’1 milliard de FCfa, des travaux d’installation des brise-lames sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou sur une distance de 4 km, pour un coût de 4 milliards, la construction de la grande mosquée de Guet-Ndar, pour 500 millions de FCfa, la réalisation du projet de construction et de réhabilitation du site de transformation de produits halieutiques des femmes de Gokhou-Mbathie, pour 450 millions de FCfa.

Mb. K. Diagne

C’est un total de 461 moteurs hors-bord d’une valeur marchande globale de 770 millions de FCfa, que le président a donné aux pêcheurs saint-louisiens. Finalement, ces pêcheurs ont reçu chacun un chèque de 2 millions de FCfa et un moteur hors-bord. Il a surtout promis d’indemniser d’autres familles qui ne sont pas encore recensées. 

Mb. K. Diagne

Lors de la visite qu’il a effectuée le 5 mars dernier dans la capitale du Nord, le chef de l’État s’était engagé à assister 500 familles de pêcheurs rapatriées de la Mauritanie, à donner des instructions pour la tenue d’un conseil interministériel sur les problèmes de la pêche et de la brèche, etc.

Hier, le président Macky Sall a honoré ses engagements dans de très bonnes conditions en remettant à 629 familles de pêcheurs de la Langue de Barbarie, une enveloppe globale de 1 milliard 258 millions de FCfa et 461 moteurs hors-bord d’une valeur marchande globale de 770 millions de FCfa. Finalement, ces pêcheurs ont reçu chacun un chèque de 2 millions de FCfa et un moteur hors-bord. Il a surtout promis d’indemniser d’autres familles qui ne sont pas encore recensées.

Devant un auditoire fort attentif, composé essentiellement de centaines de représentants des différentes communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie, du Gandiolais, du Toubé et du Walo, le président Macky Sall a annoncé que le projet de dragage et de balisage de la brèche, qui sera réalisé pour un coût global de 15 milliards de FCfa, sera pris en compte dans le prochain budget de l’État.

Il a rappelé que, dans l’élaboration de ce projet, des études ont été déjà faites par nos partenaires hollandais. Il ne reste que la mise en œuvre de ce programme ambitieux de stabilisation de cette brèche, aménagée depuis 2003 à l’embouchure du fleuve Sénégal par l’État avec l’appui de nos partenaires marocains, en vue de protéger la ville de Saint-Louis contre les inondations dues aux eaux de pluies et à la forte crue du fleuve. Dans cette brèche, qui s’est élargie au fil du temps, de 4 mètres à 6 km, on a enregistré de nombreux accidents consécutifs au chavirement de centaines pirogues et autres embarcations frêles et vétustes. Ainsi, depuis 2003, des milliers de professionnels de la pêche ont perdu la vie dans ce canal de délestage des eaux.

Hier, les pêcheurs de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, de l’hydrobase, etc. ont poussé un grand « Ouf » de soulagement lorsqu’ils ont entendu le président Macky Sall annoncer le démarrage imminent des travaux de dragage et de balisage de cette brèche.

Dans ce même ordre d’idées, le chef de l’État a encore invité ces braves pêcheurs de Saint-Louis, du Gandiolais et du Toubé, à respecter scrupuleusement les consignes des services de la météorologie, qui donnent régulièrement une idée précise du comportement de la mer, des mouvements de la houle. Il les a aussi invités à respecter le code mauritanien de la pêche et autres réglementations en vigueur dans ce pays frère souverain.

Par la même occasion, le président Macky Sall a attiré l’attention de nos braves pêcheurs sur l’urgence et la nécessité d’opérer désormais dans la zone maritime sénégalaise, qui regorge de quantités importantes de ressources halieutiques.

En effet, a-t-il précisé, on a constaté actuellement que le poisson réapparaît d’une manière significative dans les eaux sénégalaises.Les débarquements de poisson sont satisfaisants.
Le seul problème, a-t-il souligné, est que ces pêcheurs doivent savoir qu’il est nécessaire d’éviter ces activités de surpêche qui sont souvent à l’origine de la dilapidation de nos ressources halieutiques. S’il y a trop de poissons, les pêcheurs sont souvent obligés de reverser l’excédent dans la mer ou au bord de la plage. C’est du gâchis. Autrement dit, ces espèces pélagiques dont nous avons besoin pour préparer le fameux plat national de tiébou-dieune (riz au poisson) doivent être exploitées rationnellement.

Le président Macky Sall a rendu un vibrant hommage au ministre Oumar Guèye pour le travail remarquable qu’il est en train d’effectuer dans le secteur de la pêche, au gouverneur Alioune Aïdara Niang et au maire Mansour Faye, pour les efforts constants et louables qu’ils ne cessent de déployer en vue de satisfaire les doléances des communautés de pêcheurs de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le président de la République a reçu, hier matin, des jeunes venus de 5 régions du pays. Cette visite entre dans la campagne de plaidoyer lancée mardi par l’Ong World Vision. Ce plan d’actions de lutte contre les mariages précoces a pour thème « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants». Le chef de l’État a salué le travail d’inclusion de World Vision surtout en milieu rural. Il s’est engagé à accompagner l’Ong dans ce défi.

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 21 juin 2017, à 11 heures, au Palais de la République.

Appréciant les mesures volontaristes de promotion et de relance de la destination Sénégal qu’il a engagées, depuis 2014, et les résultats encourageants du secteur du tourisme, le président de la République salue l’effectivité du Crédit hôtelier et touristique avec la mise à disposition des acteurs privés du secteur, des premiers financements. Dans cette dynamique, le chef de l’État invite le gouvernement à veiller à l’allocation optimale des ressources de ce fonds d’impulsion, à intensifier l’exécution du plan spécial de relance du tourisme en Casamance, en assurant une politique dynamique et intégrée de réhabilitation, de remise aux normes des infrastructures de transport et des réceptifs hôteliers, avec une attention particulière à accorder à la formation professionnelle des personnels et à la création d’emplois décents au niveau local.

A l’initiative du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), une journée d’information et de partage sur la couverture médiatique des élections législatives du 30 juillet prochain s’est tenue à l’intention des acteurs des médias autour du thème « rôles et responsabilité des médias en période électorale ». La presse a été invitée, à cette occasion, à plus d’équité et d’équilibre dans le traitement de l’information lors de la campagne électorale.

La rencontre s’est tenue dans une démarche inclusive notamment avec la mise à contribution de la Direction générale des élections (Dge) et la Commission électorale nationale autonome (Cena), au-delà de l’implication des acteurs de la presse, « afin de permettre une meilleure connaissance des dispositions en vigueur applicables à la couverture médiatique des élections législatives du 30 juillet 2017 par les médias ». Pour cela, les échanges avec les journalistes ont porté sur le rôle de la Cena dans le processus électoral, sur les innovations dans le code électoral et les dispositions relatives à la couverture médiatique des élections législatives. Ce geste s’inscrit dans une tradition qui est « de créer, à la veille des consultations électorales, un espace de concertation avec la presse. Le Cnra a l’obligation de veiller aux dispositions en vigueur et il a voulu appliquer une démarche inclusive. L’objectif principal de cette inclusion, c’est de parvenir à une meilleure connaissance et l’application des dispositions en vigueur », a expliqué Mme Jeanne Lopis Sylla qui s’exprimait au nom du président du Cnra, Babacar Touré. « Les médias sont tenus au respect rigoureux des règles d’équité et d’équilibre dans le traitement des activités des candidats ou listes de candidats », a soutenu Matar Sall, membre du Cnra qui intervenait sur les dispositions relatives à la couverture médiatique des élections. « Les élections constituent l’un des moments les plus importants dans un pays et la presse constitue un des acteurs majeurs de ce processus », a appuyé Issa Sall, membre de la Cena. C’est pourquoi, à ses yeux, « c’est nécessaire de convier la presse à ces échanges ». Tout au plus, en exprimant, au nom de ses supérieurs hiérarchiques tout l’intérêt qu’ils portent sur cette rencontre, le directeur de la formation et de la communication de la Dge, Casimir Cissé, a indiqué, à cette occasion, que l’importance de cette journée d’échanges est à mesurer à l’aune du cachet particulier que revêt les élections. « Vous contribuez pour nous et avec nous à informer. Dans la perspective du jour du vote du dimanche 30 juillet, autant notre responsabilité à nous est énorme, autant la vôtre est lourde du poids de la déontologie et de l’éthique qui doivent vous guider au quotidien », a laissé entendre le directeur de la formation et de la communication de la Dge.

Tout compte fait, suite aux différentes interpellations des journalistes, Casimir Bernard Cissé estime quant à la disposition de la carte électorale, qu’elle sera mise à disposition 30 jours avant la date du scrutin, notamment le 29 juin. Au sujet des dispositions financières, « l’administration sénégalaise se donnera les moyens d’organiser les élections à date échue. Sur la question sécuritaire, les forces de sécurité et de défense veilleront à ce que tous les acteurs puissent exercer leur mission », a-t-il assuré. Au sujet de la distribution des cartes d’électeur, il a précisé que toutes les commissions ont été multipliées par deux. « Notre souci étant de veiller à garantir aux Sénégalais le droit de vote », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 21 juin 2017, à 11 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la protection des personnes vulnérables, des droits et du bien-être des enfants, le Chef de l’État saisit l’occasion de la célébration de la 29ème édition de la Semaine nationale de l’Enfant, pour réaffirmer la priorité qu’il accorde à la mise en œuvre consensuelle du plan d’actions issu de la Stratégie nationale de protection de l’Enfant, en particulier la santé maternelle et infantile, la scolarisation et l’éducation des enfants.

A ce titre, le président de la République demande au gouvernement de poursuivre la campagne nationale de communication ainsi que les actions concertées visant le retrait intégral des enfants de la rue, la lutte contre la maltraitance et le travail des enfants, de même que les agressions et autres violences à leur encontre. En outre, le chef de l’État invite le gouvernement à mieux encadrer les interventions des organisations, associations et bonnes volontés, dans le secteur de l’enfance, à évaluer le dispositif institutionnel de protection des enfants, et à finaliser le projet de Code de l’Enfant.

Appréciant les mesures volontaristes de promotion et de relance de la destination Sénégal qu’il a engagées, depuis 2014, et les résultats encourageants du secteur du tourisme, le président de la République salue l’effectivité du Crédit hôtelier et touristique avec la mise à disposition des acteurs privés du secteur, des premiers financements. Dans cette dynamique, le chef de l’État invite le gouvernement à veiller à l’allocation optimale des ressources de ce fonds d’impulsion, à intensifier l’exécution du plan spécial de relance du tourisme en Casamance, en assurant une politique dynamique et intégrée de réhabilitation, de remise aux normes des infrastructures de transport et des réceptifs hôteliers, avec une attention particulière à accorder à la formation professionnelle des personnels et à la création d’emplois décents au niveau local.

Le président de la République demande enfin au gouvernement et aux opérateurs privés du secteur, de mettre en synergie leurs actions, en vue de consolider la relance durable du tourisme, le développement du potentiel du marché intérieur, à travers la promotion auprès de nos compatriotes des sites et réceptifs touristiques du pays.

Abordant par ailleurs la consolidation de l’autorité de l’État, le chef de l’État réitère ses vives félicitations, ses encouragements et tout son soutien à l’ensemble de nos forces de défense et de sécurité qui, avec loyauté, détermination et professionnalisme, œuvrent sans relâche pour la sécurisation des personnes et des biens, la protection des ressources nationales et le développement de notre Économie.

Ainsi, après avoir félicité particulièrement la marine nationale qui vient d’arraisonner huit navires pris en flagrant délit de pêche sans autorisation dans nos eaux territoriales, le président de la République demande au gouvernement de veiller au respect, à la préservation fondamentale de l’image et de la réputation de nos éléments de défense et de sécurité, ainsi qu’à la sauvegarde indispensable de nos édifices et espaces publics, symboles de la crédibilité intangible de l’autorité de l’État.

Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.
Le Premier ministre a rendu compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a rendu compte des préparatifs de la campagne agricole 2017-2018.
Le ministre délégué chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues a fait le point des opérations pré-hivernages.
Le secrétaire d’État à la Communication a rendu compte du vote du projet de loi portant Code de la presse.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention révisée sur la Reconnaissance des Études et des Certificats, Diplômes, Grades et autres titres de l’Enseignement supérieur dans les États d’Afrique ;
• le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Protocole relatif à la Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge, signé à Londres, le 11 novembre 1988.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Mamadou NDIAYE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République de Corée, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine, en remplacement du Général de Corps d’Armée Abdoulaye FALL.

Monsieur Lamine KANE, Conservateur des Parcs nationaux, est nommé Directeur des parcs nationaux, au ministère de l’Environnement et du Développement durable, en remplacement de Monsieur Souléye Ndiaye, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Colonel Aly SECK, Ingénieur des eaux et Forêts, est nommé Inspecteur technique au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Au total, quatre coalitions de partis politiques seront en lice aux prochaines élections législatives, dans le département de Ziguinchor. Il s’agit de « Bennoo bokk yaakaar » (Bby), de la Convergence patriotique « Batu Askanewi », de « Manko Watu Sénégal « et « Manko Taxawou Sénégal ». Après les investitures qui ont fait ici des heureux et beaucoup de mécontents, les leaders sont en train de remobiliser les militants et d’affûter leurs arguments, avant d’aller à la conquête des suffrages des électeurs potentiels.

Dans les états-majors des différentes coalitions, l’heure est à la sensibilisation des responsables et autres militants sur les enjeux des élections législatives à venir et l’intérêt de les gagner. Ainsi donc, on observe une certaine ferveur politique qui s’empare des six communes du département. A savoir, Ziguinchor, Niaguis, Adéane, Boutoupa-Camaracounda, Nyassia et Enampore. Les rigueurs de la pratique du jeûne n’entament en rien le militantisme politique des populations locales. Cette période, précédant la campagne électorale et le scrutin proprement dit, semble cruciale aux yeux des différents responsables politiques pour, non seulement maintenir les mécontents des investitures dans les rangs des partis et coalitions de partis. Mais également, pour les dissuader au vote-sanction dont certains ont brandit la menace. Et depuis quelques temps, des voix s’élèvent, appelant au dépassement, au patriotisme et à mettre en avant l’intérêt général, notamment celui de Ziguinchor et du reste de la région naturelle de Casamance.

Par ailleurs, les coalitions en lice multiplient les concertations avec les différents leaders des partis politiques qui les composent pour renforcer l’unité et la cohésion internes, afin d’être plus efficaces dans l’action. Comme on le constate donc, à Ziguinchor, les hommes politiques privilégient l’apaisement et la cohésion dans les coalitions pour s’assurer une victoire triomphale au soir du 30 juillet. Il va leur falloir se battre à cet effet. Les responsables, à chaque niveau, en sont conscients au point qu’ils semblent n’avoir de temps que pour la préparation des élections législatives, afin de les remporter haut la main.

El Hadj Moussa SADIO

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » minée par les frustrations nées des investitures pour les prochaines législatives aura en face d’elle, une opposition divisée. 

La publication des listes des coalitions des partis en lice pour les élections législatives du 31 juillet prochain permet d’avoir une vision assez claire des forces en présence. Le premier enseignement qu’on peut tirer de ces investitures, c’est que les 5 candidats investis pour les postes de députés (2 pour le département de Vélingara, 2 pour celui de Kolda et 1 pour Médina Yoro Foulah) de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » appartiennent tous, à l’Alliance pour la République. Les partis alliés dont le Ps, l’Afp et l’Aj/Pads n’ont obtenu aucun poste local. Idem pour les mouvements de soutien comme Bamtaaré Sénégal de Chérif Leheib Aidara et les partisans de l’ancien ministre des Forces armées, Bécaye Diop, par ailleurs, ancien maire de Kolda.
Dans le département de Kolda, c’est Sana Kandé, géomètre de profession et Coumba Baldé, agent de développement, tous deux, proches du maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs, ministre de l’Environnement et du Développement durable et de Moussa Baldé, président du Conseil départemental et Directeur général de la Sodagri qui ont été choisis pour défendre la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Ils auront en face d’eux, la coalition gagnante dirigée par Fabouly Gaye, ancien président du Conseil régional de Kolda soutenu par la coalition « Wattu Sénégal ». La liste de Dental Sénégal/Actions patriotiques est conduite, quant à elle, par Mamadou Seydi, secrétaire général de la Grande muraille verte. C’est la seule tête de liste nationale originaire de la région de Kolda pour ces élections. Sa liste sera présente dans 12 des 45 départements que compte le pays. La coalition soutenant Khalifa Sall, maire de Dakar, a comme tête de liste, Aliou Touré, enseignant de profession et responsable du parti Rewmi à Kolda alors que la liste dirigée par l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, sera conduite par Abdoulaye Thiam Diawara. Les écologistes du Sénégal seront également de la partie avec comme tête de liste départemental, Dicory Baldé.

Dans le département de Médina Yoro Foulah, c’est Moussa Sabaly, président du Conseil départemental, par ailleurs, membre du Conseil économique et social et responsable des cotons-culteurs du Sénégal qui aura la lourde responsabilité de diriger la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Il aura en face de lui, Amadou Baldé, ancien maire libéral de Médina Yoro Foulah investi tête de liste départementale de la coalition gagnante.

Mamadou Aliou DIALLO

L’éminent professeur de la Faculté des Sciences juridiques et économiques de l’Univrsité Cheikh Anta Diop (Ucad), Ely Madiodio Fall est décédé lundi. Cet universitaire faisait parti des premiers militants du Rassemblement national démocratique (Rnd) du Professeur Cheikh Anta Diop. Militant de gauche, Ely Madiodio Fall fut un compagnon de combat de Cheikh Anta. C’est à l’issue du congrès du parti en 1987 à Diourbel qu’il succéda au premier leader du Rnd, avant de céder son fauteuil au Professeur Madior Diouf en 1992. Par la suite, Ely Madiodio Fall a créé le Rassemblement patriotique sénégalais (Rps). Depuis quelques années, il était en retrait de la vie politique.

Au cours d’un point de presse, Mody Sy, leader de l’Alliance pour le République (Apr) à Matam, a pris le contre-pied des frustrés. Il a ainsi invité ses frères de parti à faire bloc pour soutenir la liste des investis du « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby), en perspective des élections législatives du 30 juillet.

Mody Sy, président du conseil d’administration de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), par ailleurs, leader au sein du parti Apr tenait un point de presse.
C’était, dit-il, pour « tendre la main aux camarades de parti et aux collaborateurs de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », pour une victoire écrasante au soir du 30 juillet », a-t-il dit. Il invite les non-investis à taire leur colère et à se concentrer à la victoire de la coalition Bby. Mody Sy dit être dans les dispositions de travailler avec les investis. « J’invite tous mes camarades responsables et militants à se mobiliser pour le triomphe de la liste proposée par les instances de notre coalition. Je tends la main à tous mes camarades de parti de Matam, pour une campagne bien pensée, bien coordonnée et orientée vers l’excellent bilan du président Macky Sall », a-t-il poursuivi. « C’est vrai que chaque fois qu’on choisit, on élimine de fait. Mais, lors des élections de 2012 comme 2014, des camarades méritants ont respecté le choix du parti et de la coalition. Cette fois-ci encore, comme dans d’autres circonstances, il y aura des élus et d’autres seront appelés à d’autres tâches », souligne-t-il. Il a également tenu à rendre un vibrant hommage à Harouna Dia qui a toujours joué un rôle de rassembleur. Mody Sy promet qu’ils (les responsables) seront derrière Harouna Dia, pour mener la campagne, afin de renouveler la confiance des populations, pour davantage asseoir la majorité présidentielle.

Oumar BA

Dans la perspective des législatives du 30 juillet prochain, le mouvement « Liberal Ca Kanam » (Lck), compte briguer, pour la première fois, les suffrages des Sénégalais, sous son propre étendard, « Sénégal Ca Kanam ». Néanmoins, Me Ousmane Ngom travaillera pour offrir une majorité à la coalition présidentielle car, « nous marchons séparément mais nous frapperons ensemble ».

Même si pour une première il a décidé de se jauger en se présentant sous sa propre bannière « Sénégal Ca Kanam » lors des prochaines législatives, aller seul à ces joutes n’entachent en rien son compagnonnage avec le chef de l’État Macky sall, président de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Selon Ousmane Ngom, « c’est une option stratégique en ce sens que « nous marchons séparément mais nous frapperons ensemble », a-t-il déclaré lors de la présentation de sa coalition ». Pour étayer son argumentaire, la tête de liste de « Sénégal Ca Kanam », considérant que dans un pays, il ne faut pas l’unanimisme mais plutôt la pluralité, « nous avons une coalition et nous avons eu raison de la mettre en place parce qu’il ne faut pas que nous soyons tous dans le même panier ». Aussi, comme il avait prédit qu’il n’y aura pas une seule coalition de l’opposition, « l’histoire m’a donné raison », dira-t-il. Alors pourquoi la majorité présidentielle devrait se mouler dans une même coalition ; ce n’est même pas stratégique », s’est-il interrogé. Et c’est pourquoi, en tant que libéral, poursuit-il, « depuis le départ, j’avais plaidé pour ce que j’appelle la majorité plurielle, c’est-à-dire qu’il y ait plusieurs coalitions dans le camp présidentiel ; ce qui nous permet de ratisser le plus large possible et de recueillir le maximum de suffrages ». Et c’est ce qui est en train d’être fait aujourd’hui », a-t-il soutenu.

M. L. DIEYE

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