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Politique (2824)

A la suite de la visite du ministre gambien des Forêts, de l’Environnement, du Changement climatique et des Ressources naturelles, Lamin B. Dibba, à Dakar, un accord a été signé, hier, entre les deux gouvernements dans le domaine de la gestion des ressources forestières. C’était dans les locaux du ministère des Affaires étrangères.

D’entrée, le ministre, Abdoulaye Baldé, a magnifié l’excellence des relations personnelles qui existent entre nos deux chefs d’État qui ne cessent d’œuvrer, de concert, pour la consolidation des liens privilégiés qui unissent les peuples sénégalais et gambien.

Il a rappelé la récente visite officielle du président gambien, laquelle visite a permis de tracer les voies de la relance de l’axe Dakar-Banjul.
C’est sous la forte impulsion de nos deux chefs d’État que nous nous sommes réunis, aujourd’hui, pour la signature d’un accord de coopération dans le domaine de la gestion des ressources forestières, a dit le ministre de l’Environnement.

A son avis, le Sénégal et la Gambie ont toujours été des pays frères cohabitant dans la fraternité et partageant des valeurs sûres de téranga.
Pour lui, la dégradation des ressources naturelles, dont nous dépendons tous, a atteint des proportions inquiétantes partout à travers le monde au point d’affecter l’équilibre climatique de la planète. Ce phénomène de « changements climatiques » a induit un regain de conscience de la communauté internationale traduit par la ratification de plusieurs conventions et la tenue régulière de réunions, fora et conférences afin de trouver des solutions à l’échelle globale et locale, a-t-il souligné. La mise en œuvre du présent accord de coopération, selon M. Baldé, contribuera grandement à consolider les acquis et de nous faire bénéficier de l’expérience avérée, ainsi que de l’appui de nos confrères gambiens.

Il a rassuré la partie gambienne que l’application effective de cet accord permettra d’enregistrer d’importantes avancées dans la gestion durable de nos ressources naturelles en général, et forestières en particulier.

De son côté, le ministre gambien s’est réjoui de cet accord qui sera bénéfique aux populations des deux pays.

El. H. A. THIAM

Devant la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies, hier, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, a déclaré que le Sénégal est en faveur de l’éradication totale des activités nucléaires.

Une occasion saisie par le chef de la diplomatie sénégalaise pour louer la « qualité » de l’exposé d’António Guterres qui a « permis d’éclairer les participants et d’enrichir les discussions ».

Selon Mankeur Ndiaye, l’initiative d’organiser ce débat sur la non-prolifération nucléaire, arrive à point nommé, « eu égard à l’actualité qui nous rappelle, sans cesse, que la prolifération nucléaire reste une source de menace pour la paix et la sécurité internationales, en raison de la persistance de la course aux armements et de l’absence d’une ferme volonté politique pour y mettre un terme ». En outre, parce que les souvenirs de Hiroshima et de Nagasaki « continuent de nous rappeler les horreurs et autres hantises qui découlent du recours aux armes nucléaires », la question du désarmement nucléaire « figure toujours parmi les principales priorités du monde, alors que la première résolution adoptée, le 24 janvier 1946, par l’Assemblée générale de l’Onu, visait déjà à anéantir toutes les bombes atomiques », a-t-il déclaré. « Le Sénégal est en faveur de l’éradication totale des activités nucléaires, à vocation militaire et non pas de leur réduction », a-t-il poursuivi.

De l’avis de M. Ndiaye, elle est la seule assurance du monde contre la dévastation et la misère liées aux effets de l’utilisation des armes nucléaires et elle seule peut garantir la survie de notre planète et assurer l’avenir des futures générations à vivre dans un monde libéré de la hantise d’une catastrophe nucléaire.

Aussi, les menaces déjà connues doublées de l’augmentation des risques de prolifération liés aux acteurs non étatiques, compte tenu de leurs enjeux, justifient la position du Sénégal qui « a condamné, avec la plus grande fermeté, l’essai nucléaire effectué par la République populaire démocratique de Corée le 6 janvier 2016 et ces différents tirs de missile balistique et sa détermination à acquérir une force de dissuasion nucléaire qui constituent une violation grave des obligations internationales imposées à Pyong Yang mais aussi une grave atteinte au régime de non-prolifération. », dira-t-il. Il a réitéré l’importance pour le Sénégal « du maintien de la paix et de la stabilité » dans la péninsule coréenne et en appelle à « une solution globale, pacifique, diplomatique et politique de la situation actuelle à travers le dialogue dans l’impasse depuis 2008 ». Le ministre a invité le Conseil de sécurité à « œuvrer en vue de renforcer l’autorité du Traité sur la non-prolifération nucléaire (Tnp), à travers son universalisation et le respect des engagements antérieurement convenus ; jalons précieux vers le désarmement général et complet ». A ce propos, il a rappelé, dans la perspective du prochain comité préparatoire de 2017, le dialogue régional sur le Tnp co-organisé par les gouvernements sénégalais et néerlandais.

Mamadou Lamine DIEYE

La dernière réunion du Comité d’initiative du « Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal » (Mdis/Liggey Sénégal) a servi de cadre, aux amis du maire de Ndoffane, Samba Ndiaye, d’évaluer les activités du Mouvement et d’inviter la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » à « une large concertation pour élaborer une liste crédible » à même de remporter la mise lors des prochaines législatives.

Le Comité d’initiative du Mdis a réitéré sa propositiond’instaurer le service militaire de trois mois obligatoire dès l’âge de 18 pour la formation militaire, la pratique de ce métier au service de la communauté et l’apprentissage d’un métier des recrues. Abordant l’état d’exécution du programme d’activités élaboré en fin février, le Mdis s’est dit satisfait de « la formation d’une soixantaine de femmes de la région de Diourbel à la transformation des produits locaux, de l’installation des cellules de Kahône et de Diofior. A travers son programme d’accompagnement adossé au Pudc et baptisé « Pudc-Mdis : même combat », il promet de « continuer à poser des actes de solidarité aux populations les plus démunies et à éveiller les consciences sur la nécessité de faire du combat contre les disparités sociales un sacerdoce ». 

Sur le plan politique, le Mdis s’est réjoui de « la forte mobilisation des populations pour l’inscription sur les listes électorales » dans la perspective des prochaines législatives. Non sans rappeler aux électeurs que « la cohabitation serait un précédent dangereux pour la stabilité de notre démocratie, la bonne marche de nos institutions et la paix sociale ». Pour éviter un tel scénario, il a invité la majorité présidentielle à « une large concertation pour élaborer une liste crédible à même de prendre en charge les préoccupations des populations ». Sous ce rapport, le Mdis invite l’État et la classe politique à plus de sérénité dans le traitement des dossiers judiciaires.

M. L. DIEYE

21 femmes ont péri lors du chavirement d’une pirogue aux larges de Bettenty. Toutes ces femmes sont originaires de ce village. Venu apporter les condoléances de la nation sénégalaise hier, le président de la République, Macky Sall, a déclaré 58 orphelins sur les 64 pupilles de la nation. Le chef de l’Etat, très affecté par ce drame, a remis à chaque famille victime une enveloppe de 2 millions de FCfa et à chacun des 54 rescapés la somme de 500.000 FCfa. Egalement, 10 millions de FCfa ont été offerts par le président de la République pour l’achèvement des travaux de la grande mosquée.

Suite au chavirement d’une pirogue ayant fait 21 morts aux larges du village de Bettenty, le chef de l’Etat est venu présenter ses condoléances aux familles des victimes. Toutes les personnes décédées sont des femmes originaires du village de Bettenty. Après le ballet de nombreuses autorités, le président de la République, Macky Sall, drapé d’un boubou blanc, a fait le déplacement hier à Bettenty pour apporter les condoléances de la nation sénégalaise. Le chef de l’Etat est arrivé vers 12h 15mn par hélicoptère accompagné des ministres Oumar Guèye, Mme Mariama Sarr et de Mahmoud Saleh. Il a été accueilli par le gouverneur de région, Souleymane Cissé, du maire de la commune de Toubacouta, Papa Seydou Dianko, en présence du ministre, secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly.

Devant la grande mosquée qui a servi de cadre pour la cérémonie, le chef de l’Etat a trouvé sur plus place une population fortement mobilisée. Avant son arrivée, il est allé directement présenter ses condoléances aux familles des victimes et des orphelins massés sous une tente. Une lecture du Coran pour la mémoire des disparus a eu lieu hier matin. Elle a été clôturée par des prières formulées pour le repos de l’âme des 21 femmes disparues.

Très affecté par ce drame, le Président Macky Sall a déclaré qu’il est venu présenter aux populations du village de Bettenty les condoléances de la nation sénégalaise. Macky Sall a fait savoir que des présidents de certains pays lui ont envoyé des messages de condoléances. Après avoir adressé ses salutations au chef de village de Bettenty, Cheikh Tidiane Diouf et à l’imam de la grande mosquée, Sirakhata Marone, le chef de l’Etat a jugé le bilan de l’accident très lourd. Il a ainsi demandé aux populations de s’en remettre à Dieu. « Que Dieu préserve les familles des victimes et les orphelins », a-t-il souligné. Sur la doléance relative à la communalisation de Bettenty, le président de la République a demandé aux autorités administratives et locales de réfléchir sur cette question pour lui soumettre leurs avis afin de donner à Bettenty son autonomie d’ici les prochaines élections locales.

Port du gilet de sauvetage
Macky Sall a fait savoir que pour les doléances liées à la création d’un poste de gendarmerie et d’une brigade fluvio-maritime, les dispositions à prendre seront étudiées. Dans cette zone, on note que 147 pirogues ont été immatriculées. Aux pêcheurs, le chef de l’Etat a beaucoup insisté sur le port du gilet de sauvetage. « Nous allons voir encore comment diminuer le prix du gilet de sauvetage et poursuivre l’achat de pirogues en fibre de verre », a-t-il déclaré.

Le président de la République a annoncé que les 58 orphelins sont déclarés pupilles de la nation. Il a demandé au ministre de la Famille, Mariama Sarr, de les enrôler comme pupilles de la nation jusqu’à l’âge de 21 ans. A Bettenty, proche de la Gambie, le chef de l’Etat a tenu à remercier le Président Adama Barrow. Le Président Macky Sall a également assisté à la prière du vendredi à la grande mosquée avant de s’envoler pour Dakar.

Au nom des populations, le maire de la commune de Toubacouta, Papa Seydou Dianko, a remercié le président de la République, Macky Sall, pour le déplacement qui a soulagé les populations. De plus, il a remercié toutes les autorités administratives et locales qui ont exprimé leur compassion et leur soutien lors de ce drame. Le maire Papa Seydou Dianko a transmis au chef de l’Etat les doléances des populations. Parmi celles-ci, le dragage du fleuve pour faciliter le déplacement des populations. Il a aussi plaidé pour l’implantation d’un poste de gendarmerie à Bettenty et pour l’érection de celui-ci en commune de plein exercice.

Par Oumar Ngatty BA

La conférence régionale des ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest s’est achevée mercredi, à Dakar. A cette occasion, ils ont évoqué les problématiques sécuritaires régionales, notamment la lutte contre le terrorisme, ainsi que celles qui portent sur l’économie, l’environnement, l’éducation… La crise malienne a aussi fait l’objet de discussions.

« Nous avons beaucoup évoqué les problématiques sécuritaires régionales. Nous avons beaucoup parlé des effets de la crise malienne dans la sous région. Nous avons plus particulièrement parlé de l’accord de paix au Mali et de la façon dont il était appliqué et puis nous avons discuté de la situation sur le centre du Mali. Mais nous avons également abordé beaucoup d’autres aspects», a confié l’ambassadeur de France au Mali, Mme Evelyne Decorps qui faisait le point. Elle a fait savoir que l’Agence française de développement (Afd) a aussi présenté son plan Sahel «qui est un plan assez large et qui va aborder différents thématiques, non pas simplement sécuritaires mais également surtout de développement, d’éducation, de recherche et puis comment apporter des réponses aux populations du Sahel face au changement climatique, face à l’évolution économique et également par rapport aux questions sécuritaires.

Mme Evelyne Decorps poursuit : « Nous avons également abordé les sujets de la mobilité estudiantine avec Campus France. Nous avons échangé sur comment faire pour renforcer l’attractivité de la France, comment faire en sorte que plus d’étudiants africains aient envie de venir étudier en France. C’est la question des bourses bien sûr mais c’est aussi la question de la qualité de l’enseignement ». Réagissant à la question des visas, elle a fait comprendre que c’est «une question très importante. Je voudrais dire que pour les visas, nous avons tous fait collectivement des efforts, puisque les taux de refus dans la sous région s’échelonnent entre 10 et 30 % par rapport aux années précédentes».

Relever le défi de l’accord de paix au Mali
Pour les défis à relever, spécifiquement pour le Mali, Mme Decorps a souligné que les défis plus importants sont la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger par le gouvernement du Mali et la médiation internationale avec les groupes armés signataires. « Nous avons des comités de suivi de l’accord. Nous avons une collaboration mensuelle qui nous permet de nous réunir et de définir quelles sont les prochaines étapes pour la mise en œuvre de l’accord », a-t-elle indiqué. Quant au retour de la paix au Mali, elle a expliqué que la paix au Mali appartient aux Maliens. « Barkhane est venue après Serval. La communauté internationale est en appui aux autorités maliennes et aux groupes signataires. Nous sommes des facilitateurs, nous ne sommes pas in fine des décideurs. Je pense que beaucoup de progrès ont été faits. Bien entendu, il y a encore beaucoup d’actions de terrorisme parce que les groupes sont là. Malgré tout, beaucoup de choses ont été faites. Je crois que nous avons réussi notamment, ces dernières semaines avec le gouvernement du Mali, à avancer sur un certain nombre de points », a-t-elle ajouté.

N’empêche, poursuit-elle, « il faut rester optimistes. Nous sommes dans une négociation et dans un dialogue constants. Je sais que les chefs d’États de la sous région le sont. Nous avons évoqué également le G5 Sahel qui me semble une institution totalement prometteuse pour la mise en commun des armées de la sous région et la lutte contre le terrorisme. Le terrorisme est quelque chose qui est largement partagée dans le monde. Pour régler le problème, c’est un processus qui sera long, qui demandera beaucoup d’efforts à tous. Mais je crois que tout le monde est déterminé et très engagé », a-t-elle rassuré.

L’avenir du Franc Cfa en question
Au sujet du franc Cfa qui s’est invité dans les discussions, Mme Evelyne Decorps a soutenu que son avenir est une question importante et qu’il appartient aux chefs d’État de la zone franc de se prononcer, de réfléchir. «Il y a plusieurs pistes de réflexion. Nous, la France, pensons que le franc Cfa est une grande opportunité de stabilité de la zone franc. Certaines questions qui se posent sont légitimes sur l’évolution, sur le nom. Est-ce qu’il faut garder le nom Cfa ou autre », a-t-elle fait entrevoir.

Amadou DIOP

La maîtrise des données statistiques est essentielle dans la prise de décision. Dès lors, il est nécessaire qu’à l’instar du niveau national ou régional, des systèmes locaux d’information (villages, communes) soient alimentés afin de disposer de bases de données multi sectorielles et intégrées. C’est là l’un des aspects du partenariat que vient de sceller la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) avec le Millenium Promise Alliance.

Le premier acte de cette collaboration est l’atelier de deux jours ouvert hier à Dakar et axé sur « la localisation des Objectifs de développement durable pour un développement territorial durable ». La Cndt est un organe consultatif et technique de réflexion stratégique chargé de fournir au président de la République et au gouvernement les analyses nécessaires au renforcement des ressources humaines, matérielles et financières des collectivités locales. Elle aide aussi ces dernières à mettre en place des groupements d’intérêt communal et des pôles territoires. Millenium Promise est une organisation internationale (siège à New-York) à but non lucratif dédiée à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) et, depuis 2016, aux Objectifs de développement durable (Odd).

De 2005 à 2015, Millenium promise a servi de plateforme opérationnelle et de mobilisation des ressources au Projet des villages du millénaire et à l’Initiative villes du millénaire. L’atelier, qui prend fin aujourd’hui, s’inscrit dans le rôle de facilitation de la formulation et de la mise en œuvre des politiques publiques. L’ouverture des travaux a été présidée par le magistrat Abdoulaye Dianko, conseiller technique à la Primature. Les différentes réformes, jusqu’à l’acte 3 de la décentralisation, ont été caractérisées par l’absence de moyens financiers devant accompagner le développement des collectivités locales, souligne le document de référence de l’atelier.

La territorialisation des politiques publiques (Plan Sénégal émergent et Acte 3), en articulation avec les potentialités des collectivités locales, pourrait constituer un bon modèle de développement local. Et la localisation des Objectifs de développement durable sera essentielle à leur mise en œuvre. Elle nécessite, selon les experts, une définition et une validation inclusive des indicateurs des Odd applicables au niveau local qui formeront l’ossature d’un système de suivi-évaluation efficace.

S. KAMARA

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a indiqué, à la suite de la clôture de la conférence régionale, quant à la lutte contre le terrorisme, qu’il faut une réponse doctrinale pour expliquer à la jeunesse africaine quelle est la réalité du message de l’Islam.

L’ambassadeur de France n’a pas manqué de faire remarquer, au sujet des conclusions assorties de cette rencontre de deux jours, qu’ils ont partagé une analyse qui était proche des uns aux autres. « Mais on voit bien quand même qu’il y a deux conclusions simples. C’est que l’Afrique de l’Ouest est une région qui connait un moment de révolution démocratique. La région connait des élections, il y a des alternances. La thèse de la démocratie fonctionne. Il y a quelques temps, le Sénégal était seul et aujourd’hui beaucoup de pays, dans la région, ont fait l’expérience de l’alternance démocratique. C’est très important. Un autre constat c’est aussi que cette région connait une forte croissance économique, beaucoup plus forte que le reste de l’Afrique », a-t-il soutenu.

Pour lui, cette région n’est pas la seule à faire face à des mouvements djihadistes. « Il faut lutter à la fois par des mesures de sécurité et puis par des mesures qui doivent toucher ce qu’on pourra appeler une réponse doctrinale pour expliquer à la jeunesse africaine quelle est la réalité du message de l’Islam », a-t-il plaidé. « Il faut être présent, avec sa jeunesse, aussi bien sur le terrain scolaire, que sur le terrain universitaire. On ne peut pas cantonner la réponse au terrorisme sur le seul terrain sécuritaire. C’est ma conviction et c’est aussi celle des membres et des participants à cette conférence », a-t-il conclu.

A. DIOP

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique informe les citoyens, les responsables des formations politiques légalement constituées ainsi que les personnes indépendantes que, par décret N°2017-683 du 25 avril 2017, le président de la République a convoqué le corps électoral au 30 juillet 2017, pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, conformément à l’Article LO 186 du Code électoral. Par la même occasion, il rappelle aux acteurs concernés que la période de dépôt des dossiers de candidatures pour les dites élections est comprise entre le vendredi 26 mai et le mardi 30 mai 2017.

Tel un leitmotiv, la phrase est revenue dans les différents discours qui ont été prononcés lors de la cérémonie de lancement de ce projet : « un rêve est en train de se réaliser ». Ce rêve, s’il est en passe de devenir réalité, c’est parce qu’il a été entretenu par un homme : Jacques Bugnicourt. Il a consacré une partie de sa vie à défendre les habitants de la Cité Baraka créée en 1984 suite à un déguerpissement de Sacré-Cœur 3. Constituée uniquement au début de baraquement de planches et de tôles, c’est grâces au dynamisme de l’ancien Secrétaire exécutif d’Enda Tiers Monde que les premières constructions en dur y ont fleuri. L’adduction en au potable, l’aménagement de l’école dite « Coin de rue », la case de santé, la salle polyvalente pour les cours d’hygiène, de santé, d’alphabétisation, bref les premières actions significatives afin d’améliorer les conditions d’existences de ces populations, c’est encore M. Bugnicourt et Enda. Dans ce combat, il a eu le soutien de Ute-Henriette Ohoven qui, dès 1996, s’est intéressé au sort des occupants de cette cité. De sa rencontre avec Jacques Bugnicourt, sont nées plusieurs initiatives en vue d’améliorer les conditions de vie des populations de Baraka. Mais c’est en 2014 que la Fondation a pris la décision de procéder au réaménagement de cette Cité en impliquant des architectes allemands qui sont à l’origine de ce plan de restructuration. Le président Macky Sall a salué la mémoire de M. Bugnicourt dont le combat inlassable a évité aux populations de la Cité Baraka d’être déguerpies.

Elh. I. THIAM

Contexte pré-électoral oblige, le président de la République, par ailleurs chef de file de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », n’a pas manqué de parler politique lors de cette cérémonie. Dans son discours en wolof, il a, en effet, salué le compagnonnage exemplaire au sein de cette coalition. Il a nommément cité Moustapha Niasse dont l’un des responsables du parti, l’Afp, dirige la commune de Sicap-Liberté, et Ousmane Tanor Dieng qui, en bons républicains, l’accompagnent avec loyauté dans la conduite de la mission que lui ont confiée les Sénégalais. Cela étant, il a ajouté que le plus important, en direction des prochaines législatives, c’est de se battre pour donner la majorité à la coalition présidentielle et non de se chamailler pour être tête de liste. « Qu’importe ceux qui seront choisis, l’essentiel c’est d’avoir la majorité à l’Assemblée nationale », a-t-il dit sous les vivats des militants qui s’étaient déplacés. Le président Macky Sall n’a pas manqué de railler un peu l’opposition en déclarant que quand il prendra les choses en main et que la poussière retombera, les jeux seront plus clairs.

Elh. I. THIAM

Le chef de l’État a lancé les travaux de restructuration et de réhabilitation du quartier spontané Cité Baraka niché au cœur de la Sicap Liberté 6 Extension. Ce projet est le fruit d’un partenariat entre la Fondation You et Casa Orascom.

Le paradoxe est saisissant. Au pied des immeubles luxueux et des villas cossues de la Sicap Liberté 6 Extension, un bidonville plante le décor depuis plusieurs années. On l’appelle « La Cité Baraka ». Avec ses taudis en dur et aux toits en pente, ses vieilles masures a demi-ruinées, ses quelques baraques brinquebalantes, ses ruelles et dédales sinueuses, ce quartier malfamé est loin d’offrir le minimum de confort et de bien-être à ses 1.600 habitants. Ce, malgré les efforts qu’Enda Tiers Monde et son ancien Secrétaire exécutif, feu Jacques Bugnicourt, ont consenti pour améliorer le cadre de vie (eau courante, électricité, système d’assainissement, etc.).

Cette carte postale qui ne paie pas de mine va bientôt changer radicalement. En effet, grâce à la Fondation You qui perpétue ainsi l’œuvre de M. Bugnicourt, la Cité Baraka bénéficie d’un projet de réhabilitation et de restructuration. Le président Macky Sall a procédé, hier, à son lancement dans une ambiance des grands jours. Les populations bénéficiaires s’étant fortement mobilisées pour réserver un accueil chaleureux et colorés au chef de l’État et aux initiateurs de ce projet.

Les travaux vont démarrer effectivement à partir du mois de septembre prochain. Ils consistent en la construction de trois complexes de 14 bâtiments pour un total de 210 appartements structurés autour de zones communes dans un espace entièrement rénové dans le respect des normes d’hygiène et de sécurité. Ces logements seront gracieusement offerts aux habitants de la cité. Outre l’infrastructure et l’approvisionnement en eau et en électricité, le projet qui s’étale sur près de deux hectares prévoit également la réalisation d’équipements collectifs notamment un centre de formation professionnelle, plusieurs magasins, un marché, un centre médical, l’extension de l’école du quartier en plus d’une nouvelle mosquée.

Un coût de 20 milliards de FCfa
Le projet est financé par Samih Sawiris, président directeur général de Casa Orascom, pour un montant de 10 millions de dollars soit environ 20 milliards de FCfa.

Avec cette restructuration, le spectre du déguerpissement qui hantait les jours et les nuits des habitants de ce bidonville s’évanouit. En effet, le chef de l’État, la veille de cette cérémonie, a pris un décret donnant la totalité du périmètre au projet. Ce qui veut dire que ces habitants ont désormais la certitude qu’ils ne seront jamais expulsés.

Un acte que la présidente de la Fondation You, par ailleurs consul honoraire du Sénégal à Düsseldorf, en Allemagne, et ambassadrice spéciale de l’Unesco pour l’éducation a salué avec force. « L’implication personnelle et le dévouement du président Macky Sall ont rendu possible cette nouvelle phase et ce nouveau développement. Cet engagement nous a permis de gagner le soutien du plus grand souteneur et financier du projet, M. Samih Sawiris, qui en fait une mission personnelle », a-t-elle déclaré. Ce dernier s’est dit très « heureux » de participer à la transformation du rêve de Jacques Bugnicourt en réalité. Le maire de la commune de Sicap-Liberté, Santi Agne, a abondé dans le même sens. A l’en croire, ce projet va « restaurer la dignité des populations de la Cité Baraka », ce que, ajoute-t-il, « l’on pensait ne plus être possible ».

Le président Macky Sall a salué le caractère « innovant » de ce projet qui cadre parfaitement avec sa politique urbanistique. « Le génie de ce projet, c’est le fait de mettre le foncier à disposition de promoteurs qui pourront le valoriser et faire la promotion de l’habitat social. La réalisation de ce projet innovant traduit ma volonté de restructurer nos bidonvilles afin de les transformer en zones urbaines prospères et durables harmonieusement intégrées au tissu urbain de notre capitale », a-t-il dit Dans le même sillage, le chef de l’État a rappelé que sa vision de corriger les disparités spatiales dans l’équité territoriale devrait être soutenue par une nouvelle politique de renouveau urbain capable de promouvoir des projets intégrés de développement territorial à l’échelle des quartiers pour mieux les articuler avec les projets des territoires. C’est le sens, selon lui, de la création des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose et de la mise en œuvre des programmes comme le Pudc, le Promovilles ou encore le Puma. En conclusion, le président Macky Sall a lancé un appel aux entreprises sénégalaises qui ont été choisies pour la construction en les engageant à travailler dans les délais requis et avec la qualité attendue.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Comité exécutif de l’Union des centristes du Sénégal s’est tenu avant-hier. Une occasion, pour son président, Abdoulaye Baldé, de réaffirmer son ancrage dans l’opposition.

Le président de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé, a levé toute équivoque sur sa participation aux prochaines élections législatives. Il a précisé n’être d’aucune coalition notamment « Bennoo et Mankoo ». « Nous sommes un parti du centre qui privilégie la proximité. A cet effet, la massification et la structuration de notre parti constitue, pour nous, une priorité », a laissé entendre Abdoulaye Baldé qui a fait savoir que « les centristes » refusent l’extrémité. « Nous sommes un courant de pensée qui refuse de verser dans les critiques faciles, mais nous ne sommes pas aussi complaisant avec le pouvoir », a-t-il souligné. Il a précisé que « Mankoo wattu Sénégal » n’est pas une coalition électorale. Selon lui, cette coalition a été mise en place pour essayer de contrôler le processus électoral. Ces propos d’Abdoulaye Baldé, par ailleurs maire de Ziguinchor, ont été tenus lors du Comité exécutif de l’Ucs, à Dakar.

Au cours de cette importante rencontre, le centriste en chef a fait le bilan de ses différents déplacements tant aux niveaux national et international. Faisant le résumé de ces déplacements, Abdoulaye Baldé a déclaré que l’Ucs est parti pour devenir la première force de l’opposition. « Près de 7.000 cartes ont été écoulées à Abidjan, des structures montées en France, Espagne sans oublier la montée en puissance du parti à l’intérieur du pays. 180 villages et plus d’une quarantaine de communes ont été visités dans la massification du parti », a-t-il dit. Tirant le bilan de sa tournée dans la région de Kolda, il a relevé un manque criant d’infrastructures de base dans cette localité. C’est pourquoi, il a estimé que le Programme d’urgence pour les zones frontalières (Puma) soit déployé dans les départements de Bounkiling, Sédhiou, Goudomp, Kédougou, Médina Yoro Foula, entre autres. Nonobstant l’ouverture de l’Ucs à toutes sortes de discutions, le président Baldé a précisé que son parti est bel et bien dans l’opposition. Une commission électorale est mise en place pour évaluer toutes les possibilités qui s’offrent au parti.

Tata SANE

Le Secrétaire national chargé de la jeunesse de l’Apr, Mame Mbaye Niang, a démenti l’article paru dans L’Observateur d’hier titrant sur des incidents lors de la réunion des jeunes de l’Apr au siège. Nous publions l’intégralité du document.

Dans sa livraison du mercredi 26 avril 2017, le journal l’Observateur a titré à sa Une: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer fait capoter le projet d’unité de Macky – Des militants l’insulte à la bouche, des leaders sous bonne escorte ». A sa page 3, le journal titre également: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer appelle à la réunification dans la désunion ». Dans cet article, l’Observateur parle de Madame Marème Babou Thiam qui « serait le joker de Mame Mbaye Niang contre la mainmise de Thérèse Faye sur la jeunesse apériste ». Tout en démentant formellement cette accusation, le secrétariat national à la jeunesse de l’Alliance Pour la République tient à apporter ces précisions : «Un incident a certes eu lieu au cours de la rencontre des jeunes de l’Apr le mardi 25 avril 2017, mais il s’agit d’un incident mineur. Cet incident mineur qui a vite été arrangé, n’a en rien altéré l’esprit de cohésion et d’entente qui a guidé cette rencontre. Les différents responsables de l’Apr ont une ferme volonté de se réunir autour de l’essentiel. L’esprit d’unité et de cohésion prôné par le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, anime tous les responsables des jeunesses républicaines et les différents militants jeunes». Il a ajouté que la division ne saurait être une option, l’heure est à l’unité, au rassemblement et à la convergence des compétences et des énergies. Dans ce même sillage, nous avons tous décidé de sceller l’union sacrée et de renforcer nos liens de fraternité, ce, pour l’intérêt supérieur du parti et de la nation. Ainsi, nous restons dans cette dynamique et ferons ensemble des tournées dans les différentes localités du Sénégal.

El. H. A. T

Le directeur de l’information et de la communication à la Direction générale des élections rassure les personnes handicapées que des mesures sont en en train d’être prises pour rendre le vote inclusif. Selon lui, le code électoral est contre toute stigmatisation. 

Selon Bernard Casimir Demba Cissé, le code électoral va prendre en compte des préoccupations des personnes handicapées. Casimir Bernard Cissé intervenait dans un atelier portant sur la « participation citoyenne et politique des personnes handicapées ». Les personnes handicapées constituent un poids électoral important (15 % de la population totale). Malheureusement, cette couche sociale a du mal à accomplir correctement son devoir de citoyen. Une situation qui s’explique par un maque d’information et de formation qui aboutit à une exclusion, à une stigmatisation. Pour corriger ces manquements, les organisations des personnes handicapées, appuyées par l’Ong Sightsavers ont bénéficié d’un atelier de formation sur la participation citoyenne et politique. L’objectif consiste à renforcer les droits civiques et politiques des personnes handicapées pour leur meilleure participation et leur représentation aux élections. Participation et représentation longtemps hypothéquées par la non accessibilité des bureaux et autres matériels électoraux. Toutefois, cette situation sera désormais corrigée. Selon le directeur de l’information et de la communication à la Dge, les recommandations et suggestions des personnes handicapées liées au processus électoral sont prises en compte par le code électoral. « Mieux encore, des dispositions réglementaires sont prises pour que l’urne, le bureau et l’isoloir soient accessibles aux personnes vivant avec un handicap », a indiqué Casimir Démba Cissé.

Poursuivant, il précise qu’il n’existe nulle part dans le code électoral des dispositions qui enfreignent les droits de vote des personnes handicapées. 

Pape Coly NGOME

Le responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff, Cheikh Bakhoum exhorte les leaders à la base de la mouvance présidentielle à privilégier le travail de proximité pour défendre le bilan du chef de l’État et balayer la campagne de « désinformation de l’opposition ».

« Il faut un travail de proximité en direction des élections législatives. Il faut aller vers les populations, leur expliquer ce qui a été fait et balayer toutes les rumeurs », a déclaré Cheikh Bakhoum, responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff. Pour Cheikh Bakhoum, le travail de proximité permettra de donner la bonne information aux populations notamment sur les réalisations du chef de l’État et les perspectives économiques du Sénégal. « En moins de 5 ans, le président a fait ce qu’aucun régime n’a réussi. Dans tous les secteurs, des avancées ont été notées. Nous sommes passés d’une agriculture traditionnelle à une agriculture moderne. L’industrie est en train de renaître avec la zone industrielle de Diamniadio. Le bilan est reluisant et les Sénégalais l’ont constaté, mais un bilan ne suffit plus pour gagner des élections. Il faut donner la bonne information », a indiqué M. Bakhoum lors d’un point de presse tenu à Dakar.

Le responsable de l’Apr a souligné que le parti dirigé par le président Sall est train de regrouper toutes ses forces à Grand Yoff. « Depuis les élections locales de 2014, nous sommes sur le terrain. Nous avons fait beaucoup d’activités dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, etc. Tous les responsables seront sur le terrain pour expliquer tout ce que le président de la République a fait depuis qu’il est là, mais aussi donner la bonne information aux populations », a dit le Directeur de l’Agence de développement de l’informatique de l’État (Adie).

B. DIONE

Sur instruction du président de la République, président et autorité morale et politique de l’Apr, Macky Sall, la Cojer a décidé de consolider son dynamisme unitaire pour relever, avec panache, le défi des législatives et des enjeux électoraux futurs, indique un communiqué reçu hier.

Selon le document, la Cojer n’a qu’un seul et unique leader pour qui elle est au front. C’est le président Macky Sall et personne d’autre. « Elle ne connait ni de clan, ni de tendance. Elle n’a qu’un seul camp, le président Macky Sall. Elle n’a qu’un seul agenda politique, le combat pour le triomphe des idéaux qu’il porte », souligne le communiqué qui ajoute que l’Apr est un parti démocratique. « Elle est inextricable aux valeurs de liberté d’expression et d’actions. Les divergences de vue ne font que l’enrichir et consolider sa vitalité politique au service exclusif de Macky Sall », ajoute le texte. La Cojer reste ainsi plus que jamais engagée pour le triomphe de l’idéal républicain et de la vision d’avant-garde et d’anticipation du président de la République qui a mis, en virtuose, le Sénégal sur l’ingénieuse orbite de l’émergence, explique la note. « Aucune autre ambition ne la nourrit si ce n’est la consolidation de la force nationale de l’Apr, l’ancrage de l’écrasante majorité de la jeunesse sénégalaise dans le parti, l’élargissement de ses bases et le triomphe électoral pour une majorité présidentielle confirmée », poursuit le document.

« Tous les responsables et militants de la Cojer sont invités à raffermir le dynamisme unitaire, à réunir toutes les énergies et toutes les forces politiques locales et nationales pour qu’au soir du 30 juillet 2017, les législatives soient closes en apothéose pour l’Apr et la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » au bénéfice politique et institutionnel du président Macky Sall », poursuit le communiqué.

Il conclut que c’est dans cette seule perspective que s’inscrit la consolidation de l’unité de la Cojer.

El. H. A. T

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 26 avril 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’État présente les condoléances de la nation aux familles des vaillantes femmes qui ont péri dans le chavirement d’une pirogue à Bettenty, dans le département de Foundiougne, et demande au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour apporter l’assistance psychosociale requise ainsi que le soutien nécessaire aux blessés, aux familles éplorées et aux rescapés de ce tragique accident. Il informe le Conseil qu’il se rendra, vendredi 28 avril, à Bettenty, pour exprimer sa compassion aux rescapés et familles des victimes. Évoquant le décès de feu Issa Samb, plus connu sous le surnom de Joe Ouakam, le président de la République présente, également à sa famille et à l’ensemble de la communauté artistique, les condoléances attristées de la Nation.

Abordant la consolidation du dialogue social et la modernisation de la gestion des régimes de retraite, le président de la République félicite le gouvernement, le ministre du Travail et du Dialogue social, les travailleurs, les employeurs, les institutions de prévoyance sociale, les services de l’État, les experts nationaux et partenaires extérieurs, qui ont permis le succès de la deuxième conférence sociale, évènement majeur du calendrier républicain, qu’il a initié en 2014, en vue de bâtir des consensus durables pour asseoir la croissance économique, un marché du travail dynamique, ainsi que le progrès social équitable et durable.

Dans la perspective de l’adaptation de notre système de retraite aux standards internationaux, le président de la République demande au gouvernement de veiller à l’équilibre financier à long terme des régimes de retraite, à assurer la viabilité et l’autonomisation institutionnelle du Fonds national de retraite (Fnr), ainsi que le relèvement continu et significatif du niveau des pensions, afin d’améliorer durablement la qualité de vie des retraités, en intégrant, notamment, outre le système courant de répartition, le recours innovant et indispensable à la retraite complémentaire.

Enfin, en cohérence avec sa vision d’une gouvernance articulée autour d’un dialogue social qualitatif entre État, Syndicats et Patronat, le président de la République invite chaque membre du gouvernement à recevoir les centrales syndicales de son secteur, en perspective de la célébration de la Fête internationale du Travail, du 1er mai.

Appréciant la mise en œuvre du Programme de modernisation des villes du Sénégal « Promovilles » qu’il a initié pour renforcer la solidarité entre l’État et les collectivités territoriales, dans l’optique d’améliorer durablement la qualité de vie des populations en milieu urbain, le chef de l’État invite le Premier ministre à intensifier le plan de mise en œuvre de ce programme innovant, en accordant la priorité aux travaux prévus dans les zones périurbaines et localités enclavées, insuffisamment dotées en infrastructures et équipements primaires.

A cet effet, il convient d’orienter les actions vers la construction de nouvelles routes urbaines et le renforcement de l’assainissement des communes et villes, et de hâter la réalisation de la boucle du Boudier, la reconstruction des marchés Syndicat de Pikine et Zinc de Kaolack, les travaux de construction de nouveaux lycées de Ngor et de Yoff, ainsi que le lancement des chantiers d’assainissement et d’aménagement de Yeumbeul Nord, de Malika et de Keur Massar, entre autres. Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en revenant sur la visite d’amitié et de courtoisie qu’il a rendue, mardi 25 avril, à Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, Khalife général des Layènes, à l’occasion du 137ème Appel de Seydina Limamou Laye prévu les 27 et 28 avril 2017.

Il demande au gouvernement de veiller scrupuleusement au bon déroulement de toutes les manifestations et rassemblements prévus aux sites et lieux de célébration de ce grand évènement religieux.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la gestion préventive des inondations et le suivi du programme décennal de lutte contre les inondations, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.
Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des conclusions de la deuxième conférence sociale et des préparatifs de la fête du travail, en faisant le point de l’examen des cahiers de doléances, et du plan d’actions du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le Projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal ;
• le Projet de loi autorisant la cession définitive et à titre gratuit de terrains domaniaux à usage d’habitation et son décret d’application ;
• le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des députés ; • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Maison de la Presse (MP) ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Grand Théâtre national.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris la décision suivante :
Monsieur Jean Claude Michel MBAYE, Ingénieur électromécanicien est nommé Inspecteur technique au ministère de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, poste vacant.

A l’issue du premier tour de la présidentielle française, le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a indiqué, hier, que quelque soit le nouveau président, les relations entre la France et le Sénégal resteront toujours constantes.

« Nous avons suivi, avec beaucoup d’attention, cette campagne électorale en France et à l’issue du premier tour du scrutin, j’ai eu le privilège de rencontrer Emmanuel Macron, dimanche soir, juste après la proclamation des résultats et d’échanger avec lui », a révélé le chef de la diplomatie sénégalaise, hier, en marge de la conférence des ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest. « Nous avons échangé sur les relations entre la France et le Sénégal, demain s’il est élu président. Je pense qu’il y a de bonnes perspectives », a souligné le ministre.

« Nous ne faisons pas d’ingérence dans la politique intérieure française. Nous laisserons le peuple français lui-même, le soir du 7 mai choisir son président. Quelque soit le président que le peuple français se sera choisi, les relations entre le Sénégal et la France resteront toujours constantes », a-t-il martelé. Il a poursuivi que la France est un partenaire privilégié, le premier partenaire diplomatique, économique du Sénégal. « Quelque soit le président, nous travaillerons à construire, consolider et renforcer les relations entre la France et le Sénégal », a-t-il fait savoir.

Amadou DIOP

Branle-bas de combat chez les jeunesses républicaines. Elles ont battu le rappel des troupes, hier, lors d’une conférence de presse sur la Vdn, manifestation qui s’est transformée en meeting.
A un peu plus de deux mois de la campagne électorale pour les législatives, la Cojer (Convergence des jeunesses républicaines) entendait démontrer sa capacité de mobilisation et décliner son programme. Le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, a jugé que les jeunes de l’Apr ont bien saisi les enjeux : « personne ne pensait qu’on pouvait réussir à nous unir et on l’a fait et nos aînés de l’Apr doivent prendre exemple sur les jeunes ».

Selon le ministre, ils ont réussi à vaincre « les démons de la division », car ayant « sacrifié l’intérêt individuel pour l’essentiel autour du président Macky Sall ». Revenant sur la conjoncture politique, Mame Mbaye Niang a jugé que les hommes qui ont actuellement maille à partir avec la justice devraient chercher ailleurs les raisons de leurs ennuis : « certains parmi eux ont des problèmes avec la loi, pas avec nous ». « Ce ne sont pas des adversaires combattus, mais des citoyens qui doivent répondre, les uns de leur gestion, les autres, de leurs actes », a ajouté le ministre de la Jeunesse.

Pour sa part, la responsable nationale de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf a indiqué que « plus que jamais, la jeunesse apériste, toutes obédiences confondues, a décidé de se rassembler autour de l’essentiel pour donner à Macky Sall la majorité aux législatives et une victoire éclatante lors de la présidentielle de 2019 ». Elle avait, à ses côtés, au présidium Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) et son collègue de la Maison de la presse et maire de Méouane, Bara Ndiaye. Tous ont plaidé pour « l’unité et la discipline ». Un mémorandum listant le bilan des cinq années de pouvoir de leur mentor, le président de la République, a été lu. La rencontre a été émaillée d’incidents en raison des tiraillements qui persistent entre certaines responsables de la Cojer.

S. KAMARA

Le leader du mouvement « Dolly Macky », Mamadou Mamour Diallo, invite ses camardes de l’Apr à l’unité. L’essentiel, dit-il, est de gagner largement ces législatives de 2017. Peu importe celui qui va figurer sur les listes. L’essentiel, a fait savoir Mamour Diallo, samedi à Louga, est de travailler dans l’unité pour donner une majorité confortable au président Macky Sall à l’Assemblée nationale. « Le choix des candidats vient au second plan. Le plus important est de gagner largement ces législatives afin de donner une majorité confortable au président Sall à l’assemblée nationale », a précisément dit le leader du mouvement « Dolly Macky ». Il a tenu ces propos au terme d’une visite dans différents centres d’inscription sur les listes d’inscription de la commune de Louga. Sur place, Mamadou Mamour Diallo, par ailleurs directeur national des Domaines, s’est félicité de la mobilisation des populations pour se faire inscrire. « Partout, j’ai échangé avec les responsables des commissions. Tous m’ont rassuré, ce qui me permet de dire que Louga aura un bon taux », a souligné M. Diallo qui conduisait une forte délégation composée de jeunes, de femmes et de responsables de Bennoo Bokk Yaakaar.

A. DIALLO

De hauts responsables français dont le directeur de l’Afrique du Quai d’Orsay, le directeur-adjoint de l’Agence française de développement, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, le commandant de l’opération Barkhane au Mali, le général de division François-Xavier de Woillemenont ainsi que onze ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest sont en conclave à Dakar depuis hier. L’objectif est de discuter, de réfléchir sur les questions sécuritaires, économiques, éducatives et environnementales en Afrique de l’ouest.

A l’occasion de cette conférence des ambassadeurs français en Afrique de l’ouest que Dakar accueille depuis hier, les diplomates français ainsi que les hauts responsables vont plancher sur des sujets ayant trait à la sécurité, à l’économie, à l’environnement, à l’éducation, dans l’espace ouest africain. Ainsi, pour le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui a été invité, hier, à y prendre part, à l’occasion d’un déjeuner de travail, c’est une importante conférence qui se tient pour la deuxième fois à Dakar. « Le choix de Dakar nous honore. Ils auraient pu tenir cette conférence ailleurs, mais ils ont pensé que Dakar était la belle place pour échanger sur des questions importantes qui concernent naturellement les relations entre la France et l’Afrique, la France et l’Afrique de l’Ouest. Ils vont plancher, pendant deux jours, sur des questions liées à l’économie, liée à la situation de nos étudiants parce que notre pays envoie beaucoup d’étudiants en France ». Il a ajouté : « je me félicite de rencontrer la responsable de Campus France qui est venue pour cette réunion ainsi que le directeur Afrique du Quai d’Orsay ». Selon Mankeur Ndiaye, ils vont réfléchir sur la question des étudiants mais également sur les questions de sécurité. « C’est fondamental aujourd’hui avec ce qui se passe dans notre région, au Mali, au Nigéria et dans toute la bande sahélo-saharienne qui posent de véritables problèmes de sécurité et qui font que la France et l’Afrique de l’Ouest, la France et le Sénégal développent une coopération très forte dans la lutte contre l’extrémisme violent et contre le terrorisme », a souligné le ministre. Le chef de la diplomatie sénégalaise a saisi cette opportunité pour magnifier le rôle que la France joue en Afrique de l’Ouest. « Si la France n’était pas intervenue au Mali, presqu’aujourd’hui ce pays n’existerait plus en tant qu’État et le Sénégal serait très gravement menacé. C’est important que les ambassadeurs de France se retrouvent ici au Sénégal, dans un contexte sécuritaire assez particulier mais aussi dans un contexte politique français assez particulier, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle », a dit le ministre. Il a félicité l’ambassadeur Bigot d’avoir pris cette initiative.

Travailler ensemble
Pour sa part, l’ambassadeur de France a expliqué qu’en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup d’éléments qui invitent à la réflexion. « La révolution démocratique qu’on vient de connaître en Gambie prouve que cette région est très différente du reste de l’Afrique, car elle a aussi une croissance économique tout à fait impressionnante », a expliqué M. Bigot. Il a salué les organisations régionales très fortes comme la Cedeao et l’Uemoa ajoutant que ce sont des raisons à mieux travailler ensemble. Revenant sur le choix de Dakar, il a fait comprendre que c’est aussi l’occasion de montrer l’exemple démocratique et la stabilité du Sénégal. « Nous allons discuter pendant deux jours. Nous sommes avec les ambassadeurs français dans la région mais aussi le directeur d’Afrique qui préside la réunion. Il y a, en plus, le directeur-adjoint de l’Afd, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, et puis le général de division François-Xavier de Woillemont qui commande l’opération Barkhane au Mali », a-t-il précisé. « L’objet est de discuter, de réfléchir. Ce sera extrêmement fructueux et cela va contribuer aux réflexions qui vont donner lieu aux politiques qui seront menées demain par les nouvelles autorités françaises à l’issue de l’élection présidentielle », a encore dit le diplomate.

Offres éducatives intéressantes aux Sénégalais
Quant à la présence du Sénégal à cette rencontre, Christophe Bigot a soutenu qu’il est très important d’avoir les vues du Sénégal. « Le Sénégal est membre du Conseil de sécurité. Les points de vue du Sénégal sont importants, pas seulement pour le Sénégal, pas seulement pour l’Afrique de l’Ouest mais aussi pour la politique mondiale, pour le continent africain sur les grandes questions de savoir comment affiner notre politique de développent, comment lutter contre le terrorisme, comment aussi être présent sur d’autres fronts, comme, par exemple, l’environnement ou les questions qui vont toucher l’avenir, par exemple, le numérique », a-t-il fait savoir. Revenant sur la question des étudiants sénégalais en France, Christophe Bigot ajoute: « je suis toujours très fier qu’il y ait 10.000 étudiants sénégalais en France, mais il faut être en mesure de continuer à offrir aux étudiants sénégalais qui le souhaitent, des offres éducatives intéressantes pour faciliter leur venue en France. Ça c’est aussi une tâche très importante et je sais qu’on peut compter sur le soutien des autorités sénégalaises et du ministre des Affaires étrangères ». Pour lui, ces étudiants doivent venir en France mais aussi et surtout après revenir au Sénégal pour que leur expertise serve le développement de leur pays.

Amadou DIOP

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a estimé que les résultats ont été à peu près conformes aux sondages. « C’est évidemment une situation tout à fait nouvelle parce que vous avez vu que les deux principaux partis politiques n’ont pas de candidats lors de ce deuxième tour. Vous avez vu que la plupart des dirigeants de ces deux partis politiques ont manifesté leur soutien à Emmanuel Macron, leur souhait de battre Marine Le Pen et donc c’est dans ce contexte que s’engage la campagne au deuxième tour. J’ai une petite idée sur le sujet, mais c’est la démocratie et le choix appartient aux électeurs », a-t-il révélé.

A. DIOP

La 2ème conférence sociale qui s’est tenue du 24 au 25 avril derniers a permis d’identifier les entraves au système de retraite sénégalais. Le président de la République qui a lancé les travaux a engagé des réformes approfondies et au terme de cette rencontre, une feuille de route a été adoptée pour mettre en application ces réformes.

Au terme de la 2ème conférence sociale, le ministre du Travail, Mansour Sy a donné des gages quant au suivi des recommandations sorties de cette rencontre de haut niveau. « Le gouvernement, sous l’impulsion de Monsieur le président de la République, ne manquera pas d’examiner et de mettre en œuvre les recommandations pertinentes issues de vos travaux au bénéfice des retraités pour une meilleure couverture sociale de cette couche vulnérables », a-t-il dit, hier, lors de la cérémonie de clôture. Parlant au nom du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne empêché, Mansour Sy a exhorté l’ensemble des participants, syndicalistes, experts, patronats et administration à engager très rapidement « des discussions tripartites » pour définir le calendrier et la méthode de mise en œuvre de ces réformes et recommandations de la conférence sociale. Car, selon lui, « il faut avancer » et faire fi des conservatismes qui existent à tous les niveaux.

Pour le ministre, les dirigeants politiques, les administrations, les chefs d’entreprises et les syndicalistes doivent travailler ensemble et surtout évoluer dans leur position respective et trouver des solutions aux problèmes. « J’invite les partenaires sociaux tripartites, les universitaires et l’ensemble des experts de l’administration du Fnr et de l’Ipres à poursuivre et à approfondir la réflexion et les recherches sur la question en vue d’apporter les réponses les plus efficientes à une pérennité des régimes de retraites de notre pays ainsi qu’une amélioration conséquentes et durables des pensions servies », a dit Mansour Sy.

Auparavant, le directeur du travail et de la sécurité sociale est revenu sur l’organisation et les objectifs de cette conférence sociale. Notamment sur la feuille de route qui a été adoptée à l’issue de la rencontre. « Les parties prenantes de la conférence s’étaient fixés comme objectif général de définir une feuille de route thématique, consensuelle pour un programme national de réformes des systèmes de retraite afin d’assurer aux sénégalais un système de retraite viable et inclusif à long terme », a expliqué Karim Cissé. Il a rappelé les différentes thématiques sur lesquelles des discussions approfondies ont été menées. A cet effet, des tables-rondes ont été menées sur « la mise en place des fonds privés de pensions », « la viabilité du régime géré par le Fonds national de retraite » et « l’extension de la couverture retraite à l’économie informelle », etc. Sur ces différents thèmes, des propositions concrètes ont été faites par les experts, permettant d’arrêter cette feuille de route consensuelle pour une meilleure efficacité du système de retraite sénégalais.

Maguette NDONG et Ndiol Maka SECK

Le président de la République, Macky Sall, a invité les chefs religieux à davantage s’engager dans la lutte contre le terrorisme en sensibilisant les jeunes à travers les dahiras ou les conférences religieuses, tout en se fondant sur le Coran, la Sunnah et l’héritage des anciens. « Aujourd’hui, l’Europe est en train de subir un sacré coup lié au radicalisme religieux. On voit des jeunes qui se radicalisent en assimilant quelques concepts de l’Islam, alors que cela n’a rien à voir avec la religion musulmane », a-t-il déploré. Sa conviction est que la meilleure arme pour vaincre le terrorisme est le savoir et les livres saints. L’État peut mobiliser des policiers, des gendarmes, etc., mais le plus grand du travail est du ressort des chefs religieux qui doivent conscientiser les gens sur les méfaits de cette pratique. Nous devons protéger les jeunes avant qu’ils ne s’égarent », a soutenu le chef de l’État. Le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mamadou Lamine Laye, a rappelé que le terrorisme ne repose sur aucun fondement religieux encore moins islamique, d’autant « qu’il n’y a pas de contraintes en matière de religion ».

S. D. SY

Le président de la République, Macky Sall, a rendu visite, hier, au Khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye. Il a réaffirmé tout son engagement à soutenir et à accompagner les foyers religieux du pays dans tous leurs projets.

En prélude à la 137e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye, prévu demain et après-midi, le président de la République, Macky Sall, a rendu, hier, une visite de courtoisie au Khalife général des Layènes, Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, à son domicile, sis à Yoff. A son arrivée, il s’est entretenu avec le saint homme et a recueilli ses prières et bénédictions. Il était accompagné d’une forte délégation, constituée, outre le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, des ministres Abdoulaye Daouda Diallo, Abdoulaye Diouf Sarr, Maïmouna Ndoye Seck, Seydou Guèye, de Zahra Iyane Thiam, du gouverneur de la région de Dakar, etc. A cette occasion, le président Macky Sall est revenu sur l’actualité de l’idéologie de l’Appel de Seydina Limamou Laye. « Commémorer la 137e édition de cet Appel laisse à penser que le Seigneur l’a béni. Beaucoup d’idéologies et de philosophies sont passées et sont périmées au fil du temps. Cet Appel de Seydina Limamou Laye ne sera jamais périmée parce qu’il émane du Seigneur (Swt) », a-t-il témoigné. Il a ainsi rendu un hommage appuyé au Khalife général des Layènes qui est un grand rassembleur, un homme de paix et qui a toujours appelé à l’unité des familles religieuses du pays. Le chef de l’État a ainsi loué les valeurs essentielles incarnées par cette communauté religieuse et qui se résument à la discipline, au courage, au culte du travail et à la paix. « Des vertus enseignées et léguées par son fondateur Seydina Limamou Laye », a relevé le président Sall pour qui « la couleur blanche qui transparait dans l’accoutrement des disciples layènes en est une parfaite illustration ». Ces valeurs correspondent bien, a-t-il dit, à sa vision d’émergence de notre pays.

Inauguration du Palais résidentiel de Cambérène
Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner la communauté layène dans tous ses projets. C’est dans ce sens que s’inscrit, a-t-il rappelé, le programme de modernisation des cités religieuses. C’est ainsi qu’il a annoncé l’inauguration du Palais résidentiel de Cambérène Seydina Issa Laye dans deux mois. S’agissant des travaux de la Voie de dégagement nord prolongée (Vdn), il a indiqué qu’ils donneront une belle image au mausolée de Seydina Issa Laye. « Le tracé de la Vdn prolongée ne va nullement l’empiéter. Il va plutôt l’embellir et surtout avec les travaux de réhabilitation », a-t-il assuré. « Nous n’avons fait que commencer ces travaux que nous allons poursuivre partout. Il en sera de même pour l’assainissement et pour d’autres domaines. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution », a dit le président Sall, qui a surtout magnifié les relations étroites qu’il entretient avec cette famille. C’est dans ce contexte que s’inscrit, a-t-il rappelé, la tenue à Diamalaye du Congrès d’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de 2012, sous la bénédiction du Khalife général des Layènes. Le chef de l’État a salué l’engagement de ses collaborateurs, membres de cette communauté, tout en invitant leurs condisciples à davantage les soutenir. « L’art de bien gouverner, c’est d’être bien entouré », a répliqué le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mamadou Lamine Laye qui a apprécié cette visite de courtoisie. Il s’agit là, a-t-il expliqué, d’une « marque de considération et d’estime » vis-à-vis de sa communauté. Pour lui, on ne dira pas mieux par rapport à ce que le chef de l’État a dit sur le sens de l’Appel de Seydina Limamou Laye. « Puisqu’il a tout dit et de la plus belle des manières, nous ne ferons que des zikrs le jour de la commémoration de l’Appel (demain) », a-t-il affirmé, tout en réitérant son soutien au chef de l’État.

Seydina Issa Thiaw Laye, fils du Khalife général des Layènes, a abondé dans le même sens, en magnifiant les belles réalisations du président Macky Sall dans tous les domaines au profit de la communauté layène. « Aucun chef d’État, avant vous (le président Macky Sall), ne l’a fait. Que ça soit en promotion des membres de la communauté layène, des infrastructures », a-t-il fait constater. Le Haut conseiller des collectivités territoriales a salué la carte de « l’équilibre » décliné par le chef de l’État auprès de tous les foyers religieux et « sans aucune frustration ». C’est une preuve, selon lui, que les pouvoirs temporel et spirituel doivent aller ensemble au grand bénéfice des populations. Des prières ont été dites pour le chef de l’État afin qu’il réalise ses ambitions pour le pays et pour qu’il ait une majorité à l’Assemblée nationale au soir du 30 juillet 2017 et qu’il soit réélu en 2019. Des prières ont été formulées pour tous les disparus notamment du « Daaka » de Médina Gounass, des naufragés des Îles du Saloum et pour l’illustre Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Maktoum ».

Souleymane Diam SY

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