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Politique (3954)

Renouant avec une tradition bien établie, le Parti socialiste célèbre, sous la conduite de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, la « Journée du souvenir », en hommage au président Léopold Sédar Senghor, mercredi 20 décembre 2017, jour d’anniversaire de sa disparition.

Selon le communiqué reçu, outre l’acte symbolique de dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe, au cimetière de Bel-Air, et la participation à la messe d’anniversaire, cette 16ème édition donnera aussi l’opportunité aux militants et responsables du Ps de revisiter l’œuvre et la pensée du président Senghor à travers la tenue d’un colloque. Il sera précédé d’une veillée culturelle traditionnelle qui aura lieu le 19 décembre 2017 à la Maison du Parti, dans la salle du comité central Léopold Sédar Senghor.

Les membres du Secrétariat exécutif national, du Bureau politique, les membres des mouvements intégrés, les cadres de Vision socialiste, du Réseau des universitaires, de l’Ecole du Parti, Conseil consultatif des Sages ainsi que des représentants des partis alliés et frères prendront part à ces deux manifestations marquant la commémoration du décès du poète-président.

EL Hadj THIAM

A l’occasion d’une rencontre tenue à son siège, jeudi, la direction de l’Urd a mis en place un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès annoncé courant 2018. Le retour d’anciens membres du bureau politique au bercail a été salué.

Le porte-parole de l’Urd, Oumar Seck, a informé que le secrétaire général Diégane Sène a convoqué la direction du parti essentiellement pour se féliciter et accueillir d’anciens membres du bureau politique qui avaient gelé pratiquement leurs activités depuis 2012 et même avant, et qui ont décidé de revenir reprendre leur place dans leur parti. « Ce dont on se félicite surtout, c’est l’arrivée de notre ancien second du parti, Boubacar Thioub, qui a été vice-président à l’Assemblée nationale et a cheminé avec feu Djibo Kâ depuis 1971. Aujourd’hui, il est revenu au siège réitérer ses condoléances, féliciter le nouveau secrétaire général, Diégane Sène, et lui assurer qu’il a sommé toute sa base à la Biscuiterie », a-t-il indiqué. M. Seck a aussi annoncé la mise en place d’un comité de remobilisation du parti pour préparer le congrès courant 2018. Le porte-parole de l’Urd a rappelé qu’au cours d’une réunion, au mois de novembre, les représentants des fédérations, à l’unanimité, se sont rangés derrière Diégane Sène. A l’en croire, Boubacar Thioub a témoigné que « Diégane est excellent. C’est pourquoi il pense qu’il peut aller loin avec l’Urd ». Pour l’ancien, a-t-il dit, « l’essentiel, c’est que tout le monde puisse aller avec lui ». Au sujet de leur compagnonnage avec le président Macky Sall pour 2019, Oumar Seck a avancé : « Pour le moment, on est dans le Benno Bokk Yakar et on y reste, parce qu’on est satisfait de ce que le président est en train de faire. Pour 2019, la volonté de notre ancien secrétaire général, c’était de réélire Macky Sall. Et ne serait-ce que par respect à cette ambition qu’il avait pour lui, l’Urd, le moment venu, sera obligée  de continuer avec le président de la République ». 

Amadou DIOP

La Convergence des cadres républicains (Ccr), réunie au siège de « Benno Book Yakaar », a analysé la situation politique nationale et internationale. Elle a félicité le chef de l’Etat qui vient de séjourner au Japon pour présenter l’expérience sénégalaise en Cmu. 

Selon la Ccr, outre l’occasion qu’elle donne de partager l’expérience du Sénégal en matière de couverture maladie, cette visite a des retombées positives sur la coopération entre les deux pays.Sur la situation politique nationale, la Ccr exprime sa totale satisfaction pour le choix consensuel porté sur l’ancien ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui dirige les concertations sur le processus électoral. Ce choix, selon la Convergence, prouve la volonté incontestable du président Macky Sall pour un apaisement de l’espace politique sénégalais. Sur un autre registre, elle s’indigne des propos de Patrick Klugman, membre du Conseil de Paris, et de Mme Anne Hidalgo qui ont eu « l’outrecuidance de s’immiscer dans une affaire pendante devant la justice ». La Ccr ajoute que cette ingérence est un manque total de respect aux institutions du Sénégal. C’est pourquoi elle rappelle que, « dans l’exercice de toute mission de service public, personne ne peut se soustraire de l’obligation de transparence et de rendre compte ». Examinant son programme d’actions pour l’année 2018, la Ccr compte sillonner tout le territoire national, par le biais de ses antennes départementales, afin de remobiliser ses forces en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Par ailleurs, elle encourage le président de la République et son gouvernement à intensifier et accélérer la mise en œuvre des projets structurants du Pse dont le bilan d’étape est largement positif.

Enfin, la Ccr félicite le gouvernement pour le démarrage effectif, le 18 décembre 2017, de la construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr (Kms3) d’une capacité finale de 200.000 m3/j qui couvrira, à l'horizon 2035, les besoins en eau potable des populations de la région de Dakar et des localités traversées par la conduite du Lac de Guiers.

El. A. THIAM

Organisateur de l’Atlantic Dialogues, le directeur général de l’Ocp policy center, Karim El Aynaoui, revient, dans cette interview, sur les grands axes de cette rencontre.

Pourquoi appeler à un dialogue entre les pays du bassin atlantique ?
Traditionnellement, parler d’Atlantique, c’est penser automatiquement à la relation transatlantique nord,  c'est-à-dire Etats-Unis-Europe. Je pense qu’il est essentiel pour l’Afrique, qui avec une très grande façade atlantique, de développer des liens avec l’ensemble de l’Atlantique, y compris l’Amérique latine. L’idée de la conférence, qui est centrale ici, c’est de penser l’Atlantique dans sa globalité, notamment amener nos amis du Nord à rencontrer le Sud. Il y a aussi l’idée du développement de l’Afrique. Comment la technologie, qui est aujourd’hui essentielle dans les pays avancés, peut contribuer au développement de l’Afrique ? Sur les ressources naturelles, l’agriculture, la sécurité maritime, il y a beaucoup de problématiques conjointes.

Comment ce dialogue pourrait-il permettre de surmonter ces problématiques ?
Ce que nous essayons de faire ici, à Marrakech, c’est de construire un protocole de confiance, c'est-à-dire redéfinir la nature des relations et, probablement, la manière de faire des institutions qui correspondait à un monde ancien tombé physiquement en 1989 avec le mur de Berlin. Les vestiges de ce mur ont continué de marquer  la manière dont les relations internationales et les blocs régionaux s’organisent. Cela ne permet pas de répondre aux défis du futur, en particulier ceux de l’Afrique. L’idée, ici, c’est d’essayer de redéfinir ces relations en construisant un protocole de confiance qui est un win-win. Autrement dit, le développement de l’Afrique doit être gagnant pour les pays avancés. Ce sont des retours de rendement pour leurs investissements financiers, des marchés pour leurs entreprises. De la même manière pour l’Afrique, c’est l’opportunité de se développer.

 Le Maroc est un pays atlantique et méditerranéen. Quelle est sa place dans ce dialogue ?
Le Maroc est plus un pays atlantique que méditerranéen, car nous avons 3.000 kilomètres de côtes dans l’Atlantique et 600 kilomètres  sur la Méditerranée. Le Maroc est peut-être le lieu où se rencontre le Nord et le Sud. C’est un pays qui est ancré à la fois au nord et qui est aussi un pays du sud, un pays aussi à revenu intermédiaire. Ce qui est un défi de développement. Le Maroc est également un pays africain. En tant que think tank, il nous a paru opportun et réaliste d’essayer d’apporter notre contribution à cette redéfinition des relations et surtout à la reconstruction de ce protocole de confiance, d’alignement des esprits, des mentalités, avec cet objectif qui est central pour nous : le développement de l’Afrique. Ajoutons à cela les contributions que les autres continents de l’Atlantique peuvent apporter.   

Propos recueillis par O. NDIAYE

Avant de quitter Ankara pour Abuja, le président Macky Sall s'est entretenu,  hier, avec le Premier ministre turc Binali Yildirim. Les deux hommes d’Etat ont magnifié la coopération entre les deux pays aussi bien sur le plan officiel que celui des investissements (Aibd, Diamniadio...).

Ils ont également évoqué  la régularisation des Sénégalais établis en Turquie et se sont félicités des avancées notées sur cette question  avec  plus de 1.200 de nos compatriotes qui ont obtenu récemment des cartes de séjour longue durée. 

Les deux parties ont également noté une convergence de vues sur la marche du monde musulman. Le président Macky Sall a quitté Ankara peu après midi, heure locale, pour Abuja, au Nigéria, où il est arrivé vers 18 heures 30 minutes. Il a été accueilli par des officiels nigérians, notre ambassadeur et le personnel de la représentation diplomatique sénégalaise au Nigeria. Le Sommet de la Cedeao auquel il va assister aujourd'hui sera marqué par les questions de paix et de sécurité dans la sous-région (Mali, Guinée-Bissau, Togo...). Les présidents vont examiner également le fonctionnement de la Commission et les questions économiques et de développement. Le président Sall regagnera Dakar ce jour en début de soirée. 

Ibrahima MBODJ, envoyé spécial

Pour l’envoyé spécial du président de la République, Aminata Touré, l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Elle intervenait lors de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues qui se déroule actuellement à Marrakech, au Maroc.

Présente à Marrakech, au Maroc, dans le cadre de la 6ème édition de la Conférence internationale Atlantic Dialogues, Aminata Touré, ancien Premier ministre,  a estimé que l’Afrique doit avoir vocation à être une puissance. Intervenant dans un panel avec comme thème : « The Geopolitics of Africa and the Superpowers », elle a invité à ce qu’elle appelle « une relation plus équilibrée avec les superpuissances du monde ». Selon l’actuelle envoyé spécial du président Macky Sall, il faut que l’Afrique regarde le reste du monde les yeux dans les yeux, sans complexe, et qu’elle puisse défendre ses intérêts. « L’une des stratégies, c’est de diversifier nos partenaires comme le fait le président Macky Sall. Il a de bonnes relations avec la France, bien évidement, mais également avec la Chine, la Turquie, l’Afrique du Sud, l’Inde. Il nous fait surtout commercer entre nous même. Sur les pourcentages, l’Afrique est le continent qui commerce le moins entre lui-même. Le commerce entre les pays membres de l’Union africaine reste très faible. Cela doit être redressé », a estimé Mme. Cette conférence internationale organisée par le think tank Ocp policy center, basé à Rabat, est une rencontre de haut niveau qui aborde, chaque année, les grands enjeux géopolitiques et économiques du bassin atlantique sud. Elle distingue, à chaque fois, 50 jeunes leaders émergents. De même, on y enregistre des interventions de  plus de 340 participants issus de 90 nationalités.

Le temps de l’action
L’Ocp policy center a voulu placer cette 6ème édition dans le temps de l’action en choisissant comme thème « L’Afrique dans l’Atlantique, le temps de l’action ». Se saisir du discours sur l’Afrique, aborder sans complexes les défis présents, dessiner d’autres perspectives et surtout se donner les moyens de penser et d’agir à une échelle intercontinentale sont, entre autres, les ambitions de la Conférence de Atlantic Dialogues. Un temps qui doit correspondre, selon  Aminata Touré, à une Union africaine qui doit davantage assumer ses rôles. « L’Afrique, elle-même, doit avoir la vocation d’être une puissance. 54 pays ensemble, c’est une richesse importante. C’est en Afrique qu’il y a la plus grande surface de terres arables. L’Afrique sera le grenier du monde dans les très prochaines années. Cela nous met dans une situation avantageuse. Mais, il faut que nous saisissions cette opportunité. L’Ua doit jouer un rôle de plus en plus important », a assuré l’ancien Premier ministre. Mme Touré a aussi donné comme solution un package qu’il faudra adresser à tout investisseur qui voudrait venir en Afrique. Et ce, dans n’importe quel pays. «  Il faudra  définir ensemble des critères de convergence avec des taxes douanières, au transfert obligatoire de technologies et aux partenariats avec les entreprises nationales. Cela doit être mis dans un package. Cela, pour que les investisseurs ne jouent pas les uns contre les autres », a précisé Mme Touré.

De notre envoyé spécial au MAROC, Oumar NDIAYE

Pour la mise en œuvre des accords de paix en République centrafricaine, des leaders religieux et communautaires sont en conclave à Dakar. Ils veulent mettre en place un plan d’actions en vue d'une consolidation de la paix en Centrafrique. 

En adressant se vifs remerciements au président Macky Sall d’avoir accueilli au Sénégal, « pays de la Téranga », cette table ronde qui va permettre de mettre en place un plan d’actions, Virginie Baikona, ministre centrafricain de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, a rappelé que la dernière crise, survenue en 2012, en République centrafricaine, a causé d'énormes dégâts dans le pays. « Cette crise, en dehors de sa violence extrême, a mis en mal la coexistence harmonieuse de nos communautés, créant chez certains un repli sur soi, sur son ethnie, sur sa communauté », a-t-elle signifié. « Réconcilier toutes les filles et fils de Centrafrique constitue pour le gouvernement un objectif stratégique prioritaire. C’est pourquoi je reste disponible et attentive à toutes les initiatives qui s’inscrivent dans le cadre de la recherche de la paix, de la réconciliation et le vivre ensemble », a précisé Mme Baikona tout en exhortant les participants à prendre activement part aux travaux afin d’aboutir à des résultats probants. « Le gouvernement comptera sur vous pour la mise en œuvre du plan d’actions que vous aurez permis d’élaborer ici, à Dakar. Je souhaite vivement aussi que la rencontre de Dakar permette la définition des grands axes permettant aux chefs religieux et traditionnels de s’impliquer dans la mise en œuvre des accords de paix en République centrafricaine », a-t-elle renchéri.

Pour le représentant du gouvernement et point focal, l’ambassadeur Pape Abdou Cissé, c’est un thème qui vient s’impliquer dans la recherche de la paix en Centrafrique. « Le président Macky Sall partage les préoccupations de l’Afrique et de la Centrafrique face à la persistance de cette crise. Il est déterminé à contribuer à la construction de la paix, et cette table ronde a lieu dans un pays reconnu comme une terre de tolérance », a-t-il déclaré.

Le directeur du département Afrique de l’Oci, l’ambassadeur Yahya Lawal, a, lui, souhaité que l’esprit de responsabilité commune prévale dans cette rencontre, au-delà de toute autre considération, pour garantir la paix et la sécurité et a invité à faire tous les sacrifices pour éviter l’exclusion et la séparation. « Toutes les compétences sont nécessaires sans exclusion. Il faut maintenir le contact avec tous les groupes pour un retour à la paix, et le dialogue reste une nécessité pour la survie de la République centrafricaine », a-t-il soutenu. « La situation des Centrafricains ne peut être réglée que par les Centrafricains eux-mêmes. Des lendemains meilleurs les attendent si les acteurs acceptent de se retrouver entre eux, et je suis convaincu qu’ils ont les ressorts pour faire la paix », a dit le secrétaire général adjoint du Centre international Abdoul Aziz Bin Abdallah pour le dialogue interreligieux et interculturel, Alvaro Albacete.

A. DIOP

La déforestation est une des préoccupations du ministre de l’Environnement et du développement durable, Mame Thierno Dieng, qui a promis un durcissement des peines. 

« Dans le nouveau Code forestier qui est en train d’être adopté, il est prévu de durcir les lois pour lutter contre la coupe abusive de bois. Il y a ce que la loi dit, son esprit et le fait », a affirmé Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable (Medd), qui était, hier, l’hôte de l’Hémicycle. M Dieng compte apporter des solutions opportunes à ces équations. 

Selon lui, les zones plus atteintes par la coupe de bois sont celles frontalières à la Gambie dont Diouloulou et Médina Yoro Foula.
« Ce sont les Chinois qui reprennent le bois et qui les exportent. Si nous avons une collaboration franche avec la République sœur de Gambie, la solution sera trouvée », a-t-il laissé entendre.
« L’environnement et ce qu’il englobe ne nous appartient pas seul ad vitam æternam, parce que tous les êtres vivants y ont leur droit. Pour ce budget que nous venons de voter tout est prioritaire et important », a déclaré M. Dieng.

Sur un autre registre, le ministre a précisé que le terme « forêt classée » renvoie à un décret qui la protège et seul un autre décret peut l’enlever. Revenant sur le problème des sachets plastiques, malgré son interdiction, il a indiqué que l’Etat a déjà légiféré. Mais, a-t-il avancé, c'est sont une vielle pratique qu’il faut résoudre avec minutie et diplomatie. « Il est plus facile et moins cher de prévenir. Nous sommes responsables des feux de brousse », a affirmé Mame Thierno Dieng, avant d’ajouter que son ministère a un projet appelé « Touba ville durable ». « Quels que soient les milliards générés par une unité industrielle, si les normes environnementales ne sont pas respectées, nous lui appliquerons la loi dans toute sa rigueur, aux seules fins de préserver les populations. Il n’y a aucun projet qui peut se soustraire d’une étude environnementale », a assuré fermement le ministre, reconnaissant tout de même que la décharge de « Mbeubeuss » est un scandale écologique. Auparavant, le député Cheikh Bamba Dièye a alerté sur les risques environnementaux agressant notre cadre de vie. D’où l’intérêt de renforcer la capacité de résilience. « Le risque n’est pas seulement lié au terrorisme ; il est aussi climatique », a-t-il noté. Pour sa part, la parlementaire Adji Mergane Kanouté a invité à une mise en place de bibliothèques vertes dans les écoles pour sensibiliser les élèves sur l’environnement. De son côté, le député Déthié Fall a plaidé pour une sauvegarde de la bande verte. Alors que Mamadou Diop Decroix a souligné l’avancée de la mer qui est un fléau à combattre, non sans omettre la disparition de la mangrove et des terres cultivables. « Il faut mener une guerre sans merci contre ces phénomènes », a-t-il insisté. Dans le rapport remis aux journalistes, il est mentionné la volonté des autorités de lutter contre les feux de brousse sur la base d’un volontariat en recrutant 25 jeunes par commune. Il a été également regretté l’agression des forêts classées en Casamance. L’occupation de la plage par les hôteliers empêchant la brise marine, les ordures, etc., figure en bonne place dans ledit document de 15 pages.

Au terme des débats, le budget du ministère de l’Environnement et du développement durable a été porté à 21.573.882.060 FCfa en 2018 contre 23.222.477.020 FCfa en 2017, soit une baisse de 1.648. 594.960 FCfa en valeur absolue et 7 % en valeur relative.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a précisé, devant les députés la volonté des autorités à réformer la fiscalité locale. Yaya Abdoul Kane a annoncé que la réflexion est en cours. Le budget du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire est arrêté à la somme de 92.995.569.000 FCfa pour 2018 contre 89.504.396.000 FCfa en 2017, soit une hausse de 3.491.173.000 FCfa en valeur absolue et 3,90 % en valeur relative.

Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire ne pouvait être sans intérêt majeur. Yaya Abdoul Kane a invité à une appropriation de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Il a révélé que les discussions liées à la réforme sur la fiscalité locale se poursuivent. Cela, pour renforcer les financements des collectivités locales. « Il y a une réflexion sur les mécanismes de financements innovants, tels que le partenariat-public-privé », a-t-il fait savoir.

Concernant la fonction publique locale, le ministre a précisé que les activités pour son opérationnalisation sont en cours. Il a aussi précisé la nécessité de mettre en place un plan social et l’adoption des organigrammes-types pour les postes à pourvoir en vue d’assurer la réduction du personnel pléthorique constaté au niveau des collectivités territoriales. Le document du projet de budget soumis aux députés fait d’ailleurs état de la nécessité de finaliser le statut de l’élu local, pour une meilleure protection des exécutifs locaux, car ces derniers sont détenteurs d’un mandat sur la base d’un suffrage universel.

Yaya Abdoul Kane a, par ailleurs, soulevé l’aspect lié à la formation des acteurs locaux. Sur ce point, la méthodologie sera revue en termes d’adoption des supports et contenus des modules de formation. « Le département a mis en place une stratégie nationale de formation des acteurs territoriaux et travaille à la création d’un centre national de formation des acteurs de la décentralisation, pour une gouvernance efficace et efficiente des collectivités territoriales », a-t-il assuré, ajoutant qu’ils sont dans la deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation. S’agissant de la décharge de « Mbeubeuss », M. Kane a annoncé l’élaboration d’un projet de requalification de ce site qui se traduira par un système intégré de traitement et de valorisation des déchets.

Le ministre a laissé entendre que la délocalisation des actes de l’état civil des enfants de Sénégalais de l’extérieur sera prise en compte dans le cadre de la réforme du Code de la famille. L’on a aussi attiré l’attention de Yaya Abdoul Kane sur la connexion à internet et au réseau électrique des centres d’état civil des communes situées dans les zones rurales pour un bon fonctionnement de ce programme. De même, l’ouverture d’un centre secondaire d’état civil à Lébougui, dans la commune de Bambilor, a été sollicitée.

Concernant les véhicules remis aux maires et qui sont tombés en panne, le ministre dira être dans le même lot depuis deux ans. Mais, il n’a pas exclu d’engager des poursuites contre le concessionnaire, après avoir constaté à l’Agent judiciaire de l’Etat cette anomalie. « Nous avons écrit au ministre des Finances », a-t-il révélé suite à une question du député Abdoulaye Wilane. Yaya Abdoul Kane dit étudier les possibilités d’aider les maires dont leur véhicule ne fonctionne plus.

Si à Kaolack la députée Adji Mergane Kanouté a dénoncé le problème de ramassage des ordures, Djimo Souaré de Goudiry a, lui, invité l’autorité à penser aux zones rurales dans la réalisation des projets de l’Etat. De son côté, Fatou Diouf de Yarakh a déploré les tas d’immondices de la Baie de Hann. Cheikh Seck de Ndindy a, de son côté, insisté sur les critères de répartition des fonds de concours et de dotation. « J’ai 25 écoles alors qu’on ne me donne que 2 millions de FCfa pour l’éducation », a-t-il regretté, avant d’exhorter à une correction de l’Acte 3 de la décentralisation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne était hier sur le chantier du Building administratif de Dakar. Accompagné du ministre Diène Farba Sarr et de nombreux techniciens, le chef du gouvernement a constaté l’état d’avancement des travaux et suivi les explications des ingénieurs.

(Japon) : Le présıdent Macky Sall a partıcıpé, hıer, à Tokyo, au Japon, au Forum ınternatıonal sur la Couverture maladıe unıverselle. C’étaıt en présence du Premıer mınıstre japonaıs, Shınzo Abe, du Secrétaıre général des Natıons unıes, Antonıo Gutteres et du présıdent du Myanmar. Le présıdent Sall et son homologue du Myanmar ont été spécıalement ınvıtés pour leurs efforts en faveur de la Couverture sanıtaıre unıverselle.

En ouvrant le forum, Shinzo Abe a salué la présence des leaders présents. Depuis longtemps, a-t-il indiqué, le Japon porte une attention particulière sur les objectifs de santé mondiaux. Car, selon lui, la paix mondiale dépend également de la santé des pays. C’est pourquoi, a déclaré M. Abe, le Japon va partager son expérience de la Couverture sanitaire universelle (Csu) avec les autres pays asiatiques.

La politique japonaise de Csu repose sur cinq axes selon lui : « le renforcement de la dynamique mondiale vers la Csu avec comme objectifs intermédiaires, en 2023, l’élargissement de la Csu à un milliard de personnes ; développer et mettre en œuvre un cadre coopératif dans les différents pays. A ce titre, le Japon a lancé l’initiative conjointe de Tokyo sur la Csu avec la Banque mondiale, l’Unicef et l’Oms ». Il s’agit aussi de « suivre les progrès accomplis ; se doter de ressources financières durables, c’est-à-dire pouvoir les mobiliser de manière durable et enfin favoriser l’innovation, comme par exemple, la livraison grâce à une technologie japonaise de poches de sang par drones au Rwanda ».

Pour montrer tout l’intérêt qu’il attache à la Couverture sanitaire universelle, M. Abe a annoncé une contribution du Japon de 2,9 milliards de dollars sous de forts applaudissements de la salle.
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a salué l’engagement du Japon pour la Csu, avant de souligner que beaucoup de maladies sont en train d’être combattues avec efficacité notamment le paludisme ou la poliomyelite, entre autres. Selon M. Gutteres, 100 millions de personnes dans le monde sont tombées sous le seuil de pauvreté à cause des dépenses de santé, alors qu’un déficit de 14 millions de professionnels de la santé est enregistré. Lançant un appel pour la Csu, M. Gutteres a indiqué que « la paix, ce n’est pas seulement l’absence de conflit, mais aussi de maladie ».

La Cmu sénégalaise
En prenant la parole, le président Macky Sall fera remarquer que la santé est souvent un sujet de second plan dans les relations entre Etats alors qu’elle est essentielle. Aussi, a-t-il poursuivi, « les questions de santé, y compris l’accès aux soins, doivent être au cœur des politiques publiques ». Exposant l’expérience sénégalaise de Couverture maladie universelle lancée en 2014, le président Macky Sall a souligné que c’est considérant le faible taux de 20 % de personnes appartenant au secteur formel, qui seuls bénéficiaient de la Cmu, qu’il a décidé de corriger cette situation ou 80 % de la population n’avaient pas de protection sanitaire. Nous avons créé, à cet effet, un programme national axé sur quatre volets, a indiqué le président Sall.

Il s’agit du « développement de la Couverture maladie universelle de base à travers des mutuelles de santé ; le renforcement des politiques de gratuité de soins déjà existantes ; la mise en œuvre d’une nouvelle initiative de gratuité des soins pour les enfants de 0 a 5 ans dans les structures publiques et la réforme de l’assurance maladie obligatoire à travers la promotion des instititions de prévoyance maladie ».

Selon le chef de l’Etat, « une Agence de la Cmu a été créée pour soutenir les initiatives de promotion des mutuelles de santé et de tenir un registre national d’immatriculation des mutuelles, contrôler leur fonctionnement, leur situation financière et leur solvabilité et établir un système fiable d’information et de gestion de la Cmu pour éviter les abus ».

675 mutuelles de santé créées
Depuis le lancement de la Cmu, a révélé le président Sall, le Sénégal a mobilisé 93 millions de dollars et le Japon nous a soutenus à hauteur de 10 milliards de yens. Tous ces efforts, a-t-il déclaré, ont permis de porter le nombre de mutuelles de santé à 675 et d’enrôler 2.469.804 bénéficiaires dont 1.482.942 membres des ménages bénéficiaires du Programme national de bourses de sécurité familiale et 17.192 détenteurs de la Carte d’égalité des chances octroyées aux personnes souffrant d’un handicap. Et de prendre en charge 11.321 femmes dans le cadre de la gratuité de la césarienne, 2.499.665 cas d’enfants de moins de cinq ans pour des consultations curatives, soit pour la vaccination et 556 malades souffrant d’insuffisance rénale chronique.
« C’est ainsi que le taux de couverture maladie de la population est passé au Sénégal de 20 % à 47 % », a révélé le chef de l’Etat. Il a annoncé également « l’installation de 675 mutuelles de santé dans les 557 communes du Sénégal, l’enrôlement de 2.537.879 bénéficiaires dans les mutuelles de santé, le démarrage de la Cmu-élève début 2018, en collaboration avec le Ministère de l’Education nationale et la collaboration avec le Ministère de la Culture pour la mise en œuvre de la Cmu en faveur de 50.000 acteurs culturels ».

Des défis à relever
Toutefois, le président Sall n’occulte pas les défis à relever et qui ont pour nom : « la professionnalisation des mutuelles de santé ; la mise en place d’un système de contrôle de toutes les prestations effectuées ; la mise en place du système d’information intégré basé sur une identification biométrique des bénéficiaires de la Cmu ; le démarrage prochain du centre d’appel pour une bonne information et une prise en compte plus précise des besoins et la mise en place d’un système harmonisé de paiement des cotisations aux mutuelles ».

Et pour les infrastructures et les ressources humaines, le président Macky Sall a indiqué : « Nous devons parachever, pour les quatre prochaines années, la construction de 300 postes de santé et le recrutement du personnel nécessaire ».

Dernier à intervenir, le président du Myanmar a, lui aussi, expliqué les efforts de son pays pour que les soins de santé soient accessibles à tous notamment en ayant la bonne stratégie financière, le renforcement des systèmes de santé et de la compétence des agents. Le président Sall a quitté Tokyo, hier, et a fait une escale technique à Ankara (Turquie) où il a passé la nuit. Aujourd’hui, il met le cap sur Abuja où il doit participer, demain, au Sommet de la Cedeao.

Ibrahıma MBODJ, envoyé spécıal à Tokyo

Dans une déclaration rendue publique hier, le chargé des Relations internationales et de la Francophonie à la mairie de Paris semble se désoler de ce qu'il appelle la « situation » du maire Khalifa Sall et de la manière dont on voudrait le juger avec une certaine précipitation » qui prouverait que la poursuite en son encontre ne serait pas « naturelle ». Appréciant cette curieuse déclaration, le groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar » a tenu à préciser que les élus sénégalais ne sauraient cautionner « une internationale des maires », même dans une phase embryonnaire, qui viserait à les soustraire aux lois et règles de bonne gestion.

Le groupe parlementaire, selon son président, Aymérou Gningue, s’est, par ailleurs, donné le droit, au nom de l’ensemble des élus, de rappeler que le Sénégal est un pays majeur où le respect des règles de l'Etat de droit constitue une des principales raisons de justification de son statut de démocratie reconnue et respectée à travers le monde. « Ces insinuations qui ne reposent sur aucun fondement sont d'autant plus inacceptables qu'elles sont le fait d'élus d'une commune où, pour des motifs de loin moins évidents que ceux qui justifient la mise en examen de notre collègue, a poursuivi et même condamné de hautes autorités élues de France à travers des procédures et des procès dont les péripéties sont encore fraîches dans nos mémoires », a ajouté Bby. « Le Sénégal est une République qui s'est dotée d’une Constitution qui attache du prix à la bonne conduite et à la bonne gestion des affaires publiques. Notre pays s'est doté de tous les instruments de contrôle et de vérification du mode de gestion de nos ressources publiques. Il s'est doté tout autant de tous les moyens juridiques, de protection et d'exercice des droits et liberté des citoyens, y compris le respect de la présomption d'innocence et la garantie de tous les moyens de défense en cas de mise en examen », a précisé Bby.

« C'est pourquoi, par respect pour notre pays et nos institutions, nous nous sommes toujours abstenus de toute incursion dans des dossiers pendants en justice et invitons nos collègues français d'en faire autant. Les Sénégalais ont confiance en leur justice qui dit le droit et fait respecter la loi, tout comme dans tous les pays démocratiques », a conclu Bby.

El. H. A. THIAM

Après la révision du code pétrolier qui est en cours, le Sénégal ne va plus signer de contrats pétroliers avec de petites sociétés. Selon le ministre du Pétrole et des Energies qui défendait le projet de budget de son département devant les députés, à partir de 2018, le Sénégal ne va signer des contrats pétroliers qu’avec les majors.

Le budget du ministère du Pétrole et des Energies a été voté à la majorité par les députés samedi. Le ministre Mansour Elimane Kane a profité de son passage à l’Assemblée nationale pour s’entretenir avec les députés sur les procédures en cours pour une plus grande transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. D’après lui, le chef de l’Etat est le premier à demander la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Ce qui justifie, à son avis, l’adhésion, dès 2013, du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) qui compte 52 pays, dont 19 africains.

En 2016, le Sénégal avait encore procédé à une révision constitutionnelle pour permettre à tous les citoyens d’avoir accès aux informations liées aux ressources naturelles. Le code pétrolier du Sénégal est aussi en cours de révision. Ce code, a rappelé le ministre, date de 1998 et était basé sur l’attractivité du Sénégal. Avec sa révision, a-t-il déclaré, il sera « beaucoup plus profitable aux populations ». Ce nouveau code va aussi permettre au gouvernement de travailler directement avec les majors qui vont faire de l’exploration, du développement et de la production au lieu de donner ses gisements à des juniors qui, après exploration, vont revendre leurs parts. « Nous n’avons plus de temps à perdre avec les petites compagnies qui vont trouver, puis chercher à revendre. A partir de 2018, tout contrat qui sera signé sera fait avec les majors », a soutenu Mansour Elimane Kane.

En outre, le ministre a informé aux députés que le gouvernement est en train de travailler sur un projet de loi pour la répartition des revenus tirés du pétrole et du gaz. Cette loi, une fois adoptée par l’Assemblée nationale, a-t-il dit, permettra de « savoir qu’est-ce qu’il faut garder pour les générations futures et qu’est-ce qu’il faudra mettre dans un fonds souverain pour que tous les Sénégalais puissent en bénéficier ». « La transparence, elle est totale. Les gens qui veulent avoir des informations peuvent l’avoir », a ajouté le ministre. En effet, avec le pétrole et le gaz, le Sénégal s’est fixé comme objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité en 2025. D’après M. Kane, l’option du gouvernement est de faire du Sénégal un hub de services énergétiques. Avec le pétrole et le gaz, a-t-il ajouté, le Sénégal n’a plus besoin de subventionner son agriculture, car il va disposer d’un engrais à moindre coût.

« Il faut que cet écosystème pétrole et gaz puisse profiter aux Sénégalais et que les industries nouvelles, les petites et moyennes entreprises puissent tirer profit de ces ressources », a indiqué le ministre.

Amadou Ngamby NDIAYE

Le budget 2018 du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, approuvé ce vendredi par la majorité des députés, s’élève à 12.128.582.800 FCfa contre 17.422.500.540 FCfa en 2017.

Il a connu une baisse de 5.293.917.740 FCfa en valeur absolue et 30,38% en valeur relative par rapport à l’exercice budgétaire précédent. Cette baisse est essentiellement due au recadrage du nouveau périmètre du ministère, avec le départ de certaines structures au profit des ministères en charge de la Microfinance et de la Protection de l’Enfance.

Les dépenses de personnel ont connu une hausse sensible, comparées à l’exercice précédent. Elles se chiffrent à 1.377.599.800 FCfa en 2018 contre 1.141.600.540 FCfa en 2017, soit 235.999.260 FCfa en valeur absolue et 20,67 % en valeur relative. Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, ont connu aussi une nette augmentation. Elles passent de 992.980.000 FCfa en 2017 à 1.096.985.000 FCfa en 2018, soit une hausse de 104.005.000 FCfa en valeur absolue et 10,47 % en valeur relative. Ces crédits additionnels sont destinés au renforcement de la prise en charge de la Quinzaine nationale et de la Journée internationale de la femme, au relèvement des crédits de fonctionnement de la cellule de passation des marchés et de la cellule d’études et de planification.

S’agissant des dépenses de transfert, elles sont chiffrées à 474.430.000 FCfa en 2018 contre 1.151.752.000 FCfa en 2017, soit une baisse de 677.322.000 FCfa en valeur absolue et 58,81% en valeur relative. Cette baisse s’explique par le retrait des crédits destinés à l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des tous-petits (Anpectp), à l’Office national des pupilles de la nation (Onpn) et du centre Ginddi. Pour ce qui est des dépenses en capital, elles passent de 11.186.168.000 FCfa en 2017 à 6.679.568.000 FCfa en 2018, soit une baisse de 4.506.600.000 FCfa en valeur absolue et 40,29 % en valeur relative. Quant aux transferts en capital, ils sont en baisse, comparés aux crédits de la gestion écoulée. Ils sont passés de 2.950.000.000 FCfa en 2017 à 2.500.000.000 FCfa en 2018, soit une baisse de 450.000.000 FCfa en valeur absolue et 15,25 % en valeur relative. La diminution de l’enveloppe des dépenses en capital et transferts est imputable au transfert vers d’autres départements ministériels des projets et programmes concernant l’enfance et la microfinance.

(APS)

La Conférence des leaders de « Benno Siggil Senegaal » (Bss) s’est réunie, en début de semaine, pour se prononcer sur la situation politique nationale. Dans le document rendu public, la Conférence des leaders de Bss a salué et apprécié positivement la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Selon les leaders de Bss, Mahammed Boun Abdallah Dione a réussi cet exercice républicain de communication sur le travail de son gouvernement fondé sur les orientations du président Macky Sall.

« Par le ton de sérénité explicative, l’ouverture, la discussion éclairante et la patience qui favorise le dialogue qu’exige la démocratie, il a offert à la nation, au-delà de l’Hémicycle, un modèle de cet exercice de haut niveau démocratique », a noté la Conférence des leaders de Bss.

A propos de la concertation sur les problèmes électoraux, Bss a souligné qu’aucune réflexion ne devrait être écartée sans examen approfondi. C’est d’essentiel dans cette quête d’une meilleure qualité démocratique et d’efficacité pratique, ont ajouté les leaders de Bss. Selon eux, le consensus devra se réaliser pour chacun des points abordés, sur ce qui sera réellement meilleur que notre pratique actuelle, au bénéfice de la démocratie. Tout devra être discuté avec lucidité et souci du bénéfice de l’ensemble de nos concitoyens, ont-ils demandé. A titre d’exemple, les leaders de Bss ont indiqué que ce principe devra s’appliquer à l’examen du problème des candidatures indépendantes, de ceux du mode de scrutin, de la double nationalité, du financement des partis, etc.

Concernant d’autres questions comme le travail des députés, la Conférence des leaders de Bss a félicité le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, président de la coalition, pour sa sagesse, sa maîtrise du règlement intérieur de l’institution et l’atmosphère de sérénité qu’il a su imprimer au travail des députés dans l’Hémicycle.

La Conférence des leaders de Bss a également lancé un appel au pays pour que soit dépassée le plus rapidement possible la situation de procès, sources d’invectives, tout à fait à l’écart de bonnes conditions du travail de la justice. « Notre pays doit réussir à s’acquitter d’autres tâches comme, d’une part, l’étude des nouvelles ressources, (le pétrole et le gaz), pour en faire des moyens de développement non de discorde attisée de l’extérieur du pays et, d’autre part, le contrôle régulier de la gestion des collectivités territoriales », ont-ils souligné.

El. H. A. THIAM

Le président Macky Sall a rencontré, hier dans l’après-midi, le Premier ministre japonais Shinzo Abé. Les deux hommes se sont félicités de se retrouver après la dernière Assemblée générale des Nations unies. M. Abé s’est montré enthousiaste de la venue du chef de l’Etat sénégalais pour participer au Forum sur la Couverture médicale universelle (Cmu).

Le président Macky Sall l’a remercié pour l’invitation audit forum qui porte sur une question qui lui tient à cœur, d’autant plus que le Japon a apporté son aide de 10 milliards de yens à notre Cmu. Les deux pays ont signé via leurs ambassadeurs respectifs trois notes d’échanges d’un montant de 32 millions de dollars (17 152 000 000 de FCfa) portant sur des projets de santé, d’éducation et d’assistance alimentaire. Sur une note plus légère, les deux pays se trouvant dans la même poule à la Coupe du monde de football 2018, en Russie, MM. Abe et Sall se sont souhaité bonne chance en espérant que les deux équipes sortent qualifiées lors de cette phase. Les deux hommes ont tenu une conférence de presse où ils ont eu une même convergence de vues sur les grandes questions internationales, telles que la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, les essais nucléaires de la Corée du Nord… Dans le communiqué conjoint qui a sanctionné la rencontre, M. Sall et M. Abe ont convenu de renforcer leur coopération en matière de santé. Le Premier ministre japonais a d’ailleurs loué les efforts du Sénégal dans la promotion de la Couverture maladie universelle.

M. Abe a, en outre, confirmé l’organisation, au Sénégal, en janvier 2018, de la Conférence sur le secteur public-privé axé sur les infrastructures de haute qualité par le biais de technologies et du savoir-faire d’entreprises japonaises.

Le communiqué a également insisté sur la mise en place de la plateforme pour la promotion du développement de l’agriculture en Afrique et l’envoi d’un expert japonais de haut niveau au Sénégal. Le président Sall a, de son côté, exprimé ses remerciements à la coopération japonaise tant pour son appui à la promotion de l’agriculture que son soutien au développement des capacités humaines dans l’industrie à travers notamment le renforcement du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal/Japon (Cfpt).

Les deux dirigeants ont reconnu l’importance du développement et la gestion durable des villes ainsi que la nécessité de coopérer avec les autorités et communautés locales afin de réduire l’effet négatif des activités urbaines à travers la réduction, le recyclage et la réutilisation (3R) et l’amélioration de la gestion des déchets. Dans le cadre de la promotion des investissements, les deux parties se sont réjouies de l’avancement des négociations sur le projet d’accord concernant les investissements entre le Sénégal et le Japon, en particulier à l’occasion du deuxième round, en novembre 2017, à Dakar, et ont plaidé pour leur finalisation rapide.

De notre envoyé spécial à Tokyo, Ibrahima MBODJ

MACKY SALL ANNONCE UN FORUM SUR LES INFRASTRUCTURES DE HAUTE QUALITÉ EN JANVIER
Pr Meeting JpnAu troisième jour de sa visite de travail au Japon, le président Macky Sall a eu, hier, une série de rencontres avec différents acteurs du monde des affaires japonais.

Le président Macky Sall a d’abord reçu une forte délégation du privé japonais composée de plusieurs managers. Ainsi, le représentant de Dai Nippon, une société de génie civil, a exposé l’expérience de son entreprise dans le secteur de la construction avec des projets dans plusieurs pays étrangers et parmi lesquels le Sénégal, le Mali et la Guinée-Bissau. Des réalisations de cette société, on peut énumérer le pont sur la Falémé.

Dai Nippon a ouvert trois bureaux en Afrique, à savoir à Johannesburg, au Caire et tout récemment à Dakar, a indiqué celui qui se souvient encore du « yassa » et du « thiébou dieune » lors de son dernier voyage dans notre pays. Il s’est dit impressionné par la santé économique de la capitale sénégalaise et ne doute pas qu’avec l’Aibd le pays va continuer sa croissance.

M. Yamatsu, de la société Komatsu, a indiqué qu’un bureau de 300 personnes, dont 228 Sénégalais, est actuellement ouvert à Dakar. Sa société intervient dans les mines de Sabodala. Pour lui, le Sénégal est un pays où il est facile de s’installer surtout avec la construction d’autoroutes et du nouvel aéroport Blaise Diagne.

Quant au représentant de Mitsui, un conglomérat né en 1876, il a indiqué que son groupe est présent en Afrique depuis 1918 et a investi sur le continent 1,7 milliard de dollars depuis 2009 dans l’énergie, les mines, les Tic… Mais récemment, il se déploie dans l’agroalimentaire pour insuffler un développement durable. Au Sénégal, un bureau n’est pas encore ouvert, mais son entreprise étudie un projet de production de volaille locale avec des partenaires sénégalais.

La société Kagamé quant à elle compte ouvrir un bureau en mars 2018 à Dakar et souhaite produire et vendre du concentré de tomate dans notre pays.

Les perspectives qui s’offrent au Sénégal dans la production du pétrole et du gaz intéressent une société comme Chyoda Corporation. C’est ce qu’a laissé entendre son représentant. Mais, selon lui, il faut exploiter ces ressources en préservant l’environnement et le développement humain.

Mitsubishi corporation, présent depuis au moins 30 ans au Sénégal, a construit des maternités à Mbao et Thiès, réhabilité le poste de santé de Gorée et s’apprête à livrer une ambulance à Sinthiou Bamambé, dans la région de Matam.

La société Blantech a proposé au Sénégal, un pays côtier, un mode révolutionnaire de transport des produits halieutiques grâce à un technique dite de glace hybride à moins 21 degrés Celsius. Et Fukucho, une société spécialisée dans l’énergie photovoltaïque, envisage d’installer une usine de production de panneaux photovoltaïques au Sénégal compte tenu du potentiel de développement de ce secteur dans notre pays. En répondant au patronat japonais, le président Macky Sall a tenu d’abord à féliciter les toutes les entreprises japonaises présentes qui ont montré beaucoup d’intérêt pour le Sénégal et pour l’Afrique. « Nous sommes un pays à investissement et l’avons rendu attractif par des réformes de l’environnement des affaires ; ce qui se reflète dans notre bon classement au Doing business, à l’indice Mo Ibrahim, et les différentes agences de notation comme Standard and Poor’s », a souligné le chef de l’Etat.

Il a également vanté la stabilité du Sénégal où cohabitent harmonieusement une majorité musulmane et une minorité chrétienne. Le président Sall a, par ailleurs, révélé qu’avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe une rencontre sur les infrastructures en Afrique sera organisée en janvier prochain à Dakar. Il a manifesté un vif intérêt pour le procédé de transport et de conservation des produits halieutiques proposé par Blantech. Le chef de l’Etat a exposé la stratégie d’émergence du Sénégal à travers le Pse qui repose sur trois axes : la transformation structurelle de l’économie (augmentation de la production agricole et énergétique et le renforcement des infrastructures), la formation du capital humain, l’inclusion sociale, le développement durable, toute une politique de gratuité des soins pour des couches sociales faibles et, enfin, le troisième axe qui met l’accent sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la paix et la sécurité sociale.

Le Pse expliqué aux investisseurs
A ce titre, le président Macky Sall s’est félicité de la sécurité qui existe au Sénégal malgré l’ouverture des frontières dans un contexte marqué par le terrorisme. « Nous sommes devenus un pays minier avec des perspectives dans le pétrole et le gaz », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi nous avons besoin de conseils », a-t-il dit à l’attention du représentant de Chyoda Corporation. Des domaines comme les mines, l’énergie, les ports, l’agro-alimentaire (en collaboration avec les populations locales) sont ouverts, a ajouté le chef de l’Etat devant des patrons japonais visiblement satisfaits de ce qu’ils ont entendu. Le président Sall a également rencontré M. Ishige, président de la Jetro (commerce et industrie), celui du groupe d’amitié parlementaire Japon-Sénégal, Shinsuke Okuno, et de la Jica, Shinichi Kitaoka.

Tous ont manifesté, dans leur domaine respectif, une volonté de renforcer la coopération avec le Sénégal.

De notre envoyé spécial à Tokyo, Ibrahima MBODJ

« Les Sénégalais nous écoutent. Ils en ont le droit. Vous avez, nous avons le devoir de les entendre. Ils veulent des élections crédibles, libres et transparentes, dans le respect de la pluralité et du respect de la dignité de chacun », a réagi Saïdou Nourou Bâ après son installation. « Si nous partageons cela entre patriotes, nous ferons tous cap vers cet objectif. Nous pouvons relever le défi. C’est cela l’importance du Cadre de concertation sur le processus électoral. Nous en ferons ensemble l’évaluation de ses forces et ses faiblesses pour tirer, voire apprendre, de nos performances et nos contre-performances, les leçons qui devront baliser le chemin vers cet objectif partagé », a ajouté le président Bâ.

Poursuivant, il a tout de même insisté : « Je voudrais lancer un appel à d’autres patriotes qui, certainement, partagent les mêmes objectifs, mais avec peut-être des démarches nuancées et parfois même contradictoires. Je dis toujours que, pour progresser, il faut périodiquement se remettre en cause. L’autosatisfaction n’est pas source de progrès. Il faut respecter l’autre et s’enrichir par l’écoute de l’autre ».

B. DIONE

La tenue des législatives du 30 juillet ne s’est pas faite sans difficulté. Elle s’est déroulée avec plusieurs couacs liés au couplage de la carte d’identité et de la carte d’électeur, mais surtout au retrait des cartes par les électeurs, à la mise en place du matériel électoral, etc. Dans son présent rapport, la Cena appelle à corriger ces dysfonctionnements.

Les dernières élections législatives du 30 juillet dernier ne seront pas oubliées de sitôt par les Sénégalais. Tant elles ont suscité un engouement certain de la part des citoyens et surtout occasionné de « nombreux dysfonctionnements » dans leur organisation. C’est ce qui ressort du rapport de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Dans ce document de 236 pages qui nous est parvenu, la Cena relève que ces élections se sont passées dans un « contexte particulier » marqué par des réformes institutionnelles majeures avec surtout l’institution  d’une carte d’identité biométrique Cedeao, conformément à la décision adoptée par la 46ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest tenue à Abuja le 15 décembre 2014. Seulement, pour la Cena, le couplage de la carte nationale d’identité biométrique et la carte d’électeur n’a guère facilité la tenue du scrutin. « L’engouement suscité par le couplage de la carte d’identité biométrique avec la carte d’électeur se traduira par une progression exponentielle des inscriptions sur les listes électorales, défiant les prévisions statistiques les plus osées et bousculant le calendrier électoral ; ce qui a occasionné de nombreux dysfonctionnements dans l’enrôlement, la production et la distribution des cartes d’électeur », lit-on dans le document. Non seulement la mise en œuvre de ces réformes a mobilisé des moyens matériels et humains sans précédent, mais elle aura occasionné « de sérieuses difficultés » en raison de l’ampleur et de la complexité de la tâche.

Parmi ces difficultés, la Cena note « une inflation jamais notée de candidatures », constituant ainsi une autre hypothèque sur la tenue des opérations de vote dans des conditions normales. Il s’y ajoute, selon le rapport de la Cena, que le temps aura été « le plus grand ennemi » de ces élections du 30 juillet 2017. « Souvent trop court, rapporté à l’ampleur et à la complexité des opérations à mener, parfois trop long, apprécié à l’aune des interrogations et des inquiétudes des populations quant à l’organisation du scrutin à date échue et dans des conditions acceptables, et même mauvais, avec ces fortes précipitations enregistrées, la veille du vote, sur toute l’étendue du territoire national, perturbant sérieusement le transport du matériel ainsi que l’aménagement des bureaux de vote », écrivent les rapporteurs de la Cena.

Maguette NDONG
 
Engagement patriotique
Revenant sur les dysfonctionnements notés, la Cena signale la distribution des cartes d’électeurs marquée par le manque d’information des citoyens qui ne savaient plus où se rendre pour récupérer leur carte ; le retard accusé dans l’édition des cartes par rapport à la date de sortie promise, créant alors beaucoup de frustrations et d’inquiétudes. À cela s’ajoute le fait que, dans plusieurs cas, « les premiers seront les derniers et les derniers, les premiers », etc. La qualité des cartes a également causé beaucoup de problèmes avec des têtes dont le sommet est coupé, photo avec un cure-dent dans la bouche, absence de signature, accoutrement décoratif ou publicitaire ou encore la photo d’homme à la place d’une femme et vice-versa. Outre les cartes d’électeur, la mise en place du matériel et les documents électoraux dans les bureaux de vote, dans certaines localités, s’est faite avec de grandes difficultés. « À côté des retards dans l’installation du matériel et des documents électoraux, l’on a noté le manque, voire l’absence totale, de bulletins de certaines coalitions dans des bureaux de vote tant sur le plan national qu’à l’extérieur », précise-t-on dans le rapport.

Maguette NDONG

DISTRIBUTION : 1 650 462 CARTES EN SOUFFRANCE
1 650 462. C’est le nombre de cartes confectionnées et non encore distribuées par les Commissions administratives. La révélation a été faite par la Cena dans son rapport sur les élections législatives du 30 juillet dernier. De même, entre le nombre de cartes livrées aux autorités administratives et le nombre de cartes reçues par les Commissions administratives de distribution (5 071 600), il existe un gap de 78 478 cartes. Dans le décompte des cartes d’électeur, la Cena indique que si 5 297 530 ont été produites dont 5 150 078 distribuées), soit un reliquat de 147 452 cartes. Ces mêmes manquements ont été notés dans la production des cartes, car si dans le fichier général les électeurs sont au nombre de 6 219 446, seules 5 297 530 cartes ont été produites, soit un restant de 921 916 cartes.

M. NDONG

1 650 462. C’est le nombre de cartes confectionnées et non encore distribuées par les Commissions administratives. La révélation a été faite par la Cena dans son rapport sur les élections législatives du 30 juillet dernier. De même, entre le nombre de cartes livrées aux autorités administratives et le nombre de cartes reçues par les Commissions administratives de distribution (5 071 600), il existe un gap de 78 478 cartes. Dans le décompte des cartes d’électeur, la Cena indique que si 5 297 530 ont été produites dont 5 150 078 distribuées), soit un reliquat de 147 452 cartes.

Ces mêmes manquements ont été notés dans la production des cartes, car si dans le fichier général les électeurs sont au nombre de 6 219 446, seules 5 297 530 cartes ont été produites, soit un restant de 921 916 cartes.

M. NDONG

Dans le cadre de la construction de la communauté de destin pour l'humanité, les relations Chine-Afrique se trouvent à l'avant-garde et jouent un rôle pilote et exemplaire. C'est la conviction de l'ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun qui a réitéré, lundi, l'engagement de son pays à œuvrer davantage pour accompagner le développement des relations sino-africaines.

L'ambassade de Chine au Sénégal organise, depuis lundi, le séminaire des médias sur la construction de la communauté de destin Chine-Afrique. Cette rencontre à été rehaussée par la présence des acteurs des médias dont le directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam, et celui de l'Aps, Thierno Birahim Fall, ainsi que d’autres représentants de l'État du Sénégal.

Pour Zhang Xun, la Chine et l'Afrique forment depuis toujours une communauté de destin solidaire et une communauté d'intérêt par la coopération gagnant-gagnant.

"Depuis le Sommet de Johannesburg, en décembre 2015, la Chine et l'Afrique ont mis en place les 10 grands programmes de coopération permettant à leurs échanges, dans tous les domaines, d'atteindre un niveau plus élevé et donnant une forte impulsion au développement en profondeur du partenariat de coopération stratégique global sino-africain", a-t-il indiqué.

Jusqu'en octobre dernier, a fait savoir l'ambassadeur, "sur les 60 milliards de dollars de soutien financier promis par la Chine, lors du Sommet de Johannesburg, 40,9 milliards ont trouvé une affectation".

Les nouvelles perspectives de développement, tracées par la Chine pour les trente prochaines années, coïncident avec la mise en œuvre par les pays africains de leur programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'Agenda 2063. "Le Sénégal est en pleine réalisation du Pse", s'est félicité l'ambassadeur.  Ces stratégies de développement cohérentes, a-t-il dit, partagent des contenus et objectifs similaires et présentent l'énorme potentiel pour la coopération Chine-Afrique et Chine-Sénégal. "C'est à nous de rendre les échanges et coopération compatibles au niveau de partenariat de coopération stratégique, de relier étroitement le futur de la Chine et de l'Afrique et de promouvoir la construction de la communauté de destin", a dit le diplomate.

Selon Zhang Xun, la Chine intensifiera les échanges sur les expériences d'administration et de gouvernance ainsi que les dialogues à tous les échelons, de sorte à consolider la base politique  de la communauté de destin Chine-Afrique. " La Chine poursuivra la coopération gagnant-gagnant, mettra en valeur le potentiel de la coopération mutuellement avantageuse et encouragera les entreprises et institutions financières", a déclaré l'ambassadeur de Chine. De même, a-t-il noté, la Chine continuera à observer les principes de justice et d'équité, à accompagner les pays africains dans leur recherche indépendante d'une voie de développement adaptée aux réalités nationales, à soutenir leurs aspirations au développement, à défendre les intérêts communs des pays en développement et à faire évoluer le système de gouvernance mondiale dans le but d'assumer les responsabilités historiques de la communauté de destin Chine-Afrique.

S. O. F

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a installé, hier, le président du Cadre de concertation sur le processus électoral, Saïdou Nourou Bâ.

Saïdou Nourou Bâ, ancien ambassadeur, a été installé, hier, dans ses fonctions de président du Cadre de concertation sur le processus électoral. C’était lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, en présence du président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir, des plénipotentiaires des pôles de l’opposition, de la mouvance présidentielle, des non-alignés et d’autres acteurs impliqués dans le processus électoral.

Diplomate de carrière, avec une longue expérience professionnelle, Saïdou Nourou Bâ est reconnu comme personnalité neutre, toujours à équidistance des forces politiques, selon le ministre de l’Intérieur. « C’est à ce titre que sa conversion en consultant dans le domaine des élections a été matérialisée par de nombreuses missions nationales et internationales », a souligné Aly Ngouille Ndiaye.

Il a indiqué que le choix porté sur le diplomate a fait l’objet d’un consensus. « C’est un choix unanimement approuvé par la majorité qui n’avait pas de proposition et naturellement par l’opposition ainsi que les non-alignés », a dit M. Ndiaye. Il a rappelé le démarrage, le 21 novembre dernier, du dialogue politique matérialisé par la création de trois pôles politiques composées de l’opposition, de la mouvance présidentielle et des non-alignés. Chaque pôle a désigné 15 représentants pour discuter et aboutir à la constitution d’un document consensuel. Selon le ministre, le directeur général des élections a présidé quatre réunions au cours desquelles des termes de référence ont été adoptés. Le seul point d’achoppement qui était relatif à la présidence du Cadre de concertation a fini par faire l’objectif de consensus. Après dépouillement des propositions, le choix a été porté sur Saïdou Nourou Bâ dont le nom figurait dans les propositions des deux pôles.

« Le choix porté sur M. Bâ par les deux pôles n’a suscité aucune objection de la part de la majorité. Le consensus a été donc obtenu », a insisté Aly Ngouille Ndiaye.

Le ministre de l’Intérieur a réaffirmé son ouverture pour des échanges larges sur les questions relatives, entre autres, à l’évaluation du processus de réformes des listes ou sur les conditions de participation à l’élection présidentielle. « Je profite de l’occasion pour rappeler aux autres partis qui n’ont pas encore répondu à l’invitation que la porte leur est toujours ouverte », a-t-il affirmé.

Babacar DIONE

SAIDOU NOUROU BA : « FAIRE CAP POUR DES ÉLECTIONS CRÉDIBLES ET TRANSPARENTES »
« Les Sénégalais nous écoutent. Ils en ont le droit. Vous avez, nous avons le devoir de les entendre. Ils veulent des élections crédibles, libres et transparentes, dans le respect de la pluralité et du respect de la dignité de chacun », a réagi Saïdou Nourou Bâ après son installation. « Si nous partageons cela entre patriotes, nous ferons tous cap vers cet objectif. Nous pouvons relever le défi.

C’est cela l’importance du Cadre de concertation sur le processus électoral. Nous en ferons ensemble l’évaluation de ses forces et ses faiblesses pour tirer, voire apprendre, de nos performances et nos contre-performances, les leçons qui devront baliser le chemin vers cet objectif partagé », a ajouté le président Bâ.

Poursuivant, il a tout de même insisté : « Je voudrais lancer un appel à d’autres patriotes qui, certainement, partagent les mêmes objectifs, mais avec peut-être des démarches nuancées et parfois même contradictoires. Je dis toujours que, pour progresser, il faut périodiquement se remettre en cause. L’autosatisfaction n’est pas source de progrès. Il faut respecter l’autre et s’enrichir par l’écoute de l’autre ».

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall, a rencontré, hier, à son hôtel, la communauté sénégalaise établie au Japon et qui est au nombre de 550, parmi lesquels des étudiants, des stagiaires et des travailleurs du secteur privé et public japonais.

Pendant près d’une heure et demie, leurs représentants ont exprimé au chef de l’Etat leurs préoccupations après l’allocution de bienvenue de l’ambassadeur Cheikh Niang qui a mis l’accent sur la sollicitude du président Macky Sall à la communauté sénégalaise établie dans tous les pays où il se rend en visite. Il a souligné toute la sympathie et l’estime dont bénéficie la communauté sénégalaise auprès des autorités japonaises à cause de leur « sérieux et de leur discipline ».

Thiomby Tine, au nom des 53 étudiants du Programme de bourse Abe, Bassirou Niang, le président de l’Association des étudiants et étudiantes au Japon et Mansour Diagne, porte-parole du jour de la communauté sénégalaise au pays du Soleil levant, ont évoqué, entre autres problèmes, le retour et l’insertion des Sénégalais étudiants ou travailleurs au Japon, l’équation des passeports, la lancinante question des bourses et des pensions de retraite pour les Sénégalais qui travaillent au Japon ainsi que les titres de séjour pour les Japonaises mariées à des Sénégalais.

Le président de la République a d’abord donné la parole au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a expliqué les grandes lignes de la Couverture maladie universelle (Cmu) et surtout comment en bénéficier. Selon le ministre de la Santé, 657 mutuelles ont été mises en place avec 46 % de couverture, une gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans, la césarienne et la dialyse. Il a indiqué que la part de cotisation est de 3.500 FCfa pour le participant et 3.500 FCfa pour le gouvernement pour une couverture maladie de la famille un an durant. Prenant la parole, le président de la République a félicité le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, l’ambassadeur Cheikh Niang et l’ensemble des intervenants. Il a souligné l’importance de la culture dans le développement et mis l’accent sur l’importance d’échanger avec la communauté sénégalaise, de recueillir ses doléances, ce qu’elle attend du pays et ce qu’elle peut apporter en retour au pays.

Macky Sall a indiqué que les Sénégalais ayant une formation de pointe ne doivent pas avoir peur pour rentrer au bercail, rappelant que l’Afrique est un continent d’avenir vers lequel tout le monde se rue.

La question des bourses
Il a précisé aussi que l’Afrique aura bientôt la même démographie que la Chine, avec une main d’œuvre abondante, et aura un besoin criant d’infrastructures. Le président de la République a ainsi donné l’exemple du Japon qui est pauvre en ressources naturelles et leader dans plusieurs domaines de pointe. De même, il a demandé aux Sénégalais de ne pas oublier leur pays et leurs familles laissés derrière eux. Evoquant les bourses d’études, Macky Sall a indiqué que 54 milliards de FCfa ont été dégagés par l’Etat, dont 7 milliards pour les bourses étrangères, rappelant qu’aucun pays de l’Afrique de l’Ouest ne fait mieux. Il a rappelé les critères d’excellence et sociaux mis en place pour bénéficier d’une bourse avant d’exhorter les requérants à déposer une demande devenue facile actuellement avec la dématérialisation des procédures. Sur la question des passeports, le président de la République a indiqué qu’une commission annuelle se rendra au Japon pour l’établissement des passeports et des cartes d’identité biométriques.

Pour les pensions de retraite des Sénégalais ayant travaillé au Japon, Macky Sall a promis de soumettre la question aux autorités japonaises. Sur le problème de l’accès au logement, il a précisé qu’il existe un programme mis en place par le gouvernement et destiné aux émigrés. Concernant la nationalité aux Japonaises mariées à des Sénégalais, le chef de l’Etat a fait référence à la nouvelle loi sur la nationalité et indiqué qu’en accord avec la justice, la mise en place d’un guichet unique chargé de la question est à l’étude.

Le président Macky Sall a aussi répondu à la préoccupation de nos compatriotes du Japon concernant leur participation aux élections en indiquant qu’il faut 500 Sénégalais pour prétendre à l’établissement d’un bureau de vote.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Mbodj

MACKY SALL A REÇU LE GROUPE D'AMITIÉ PARLEMENTAIRE JAPON-UNION AFRICAINE
Pr Groupe Ua JaponEn visite de travail au Japon depuis lundi, à l'invitation du Premier ministre nippon Shinzo Abe, le président de la République, Macky Sall, a reçu, dans l'après-midi d’hier, le Groupe d'amitié parlementaire Japon-Union africaine.

Au sortir de l'entrevue avec le chef de l'Etat sénégalais, le président dudit groupe, Aizawa Ichiro, a indiqué que les discussions ont été très fructueuses et ont reflété la volonté des deux parties de développer leurs relations bilatérales déjà très bonnes. Le président Macky Sall a été invité à la rencontre internationale sur la Couverture maladie universelle (Cmu) qui se tient demain à Tokyo. Ce Forum de haut niveau sur la Cmu est organisé par le Japon en partenariat avec la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (Oms).
Le Japon a accepté la demande de la partie sénégalaise pour la formation professionnelle dans le domaine de la santé, selon Aizawa Ichiro.

Le Sénégal est un pays leader en Afrique de l'Ouest avec une stabilité politique, un peuple qui travaille sérieusement et une forte croissance, synonyme d'une augmentation de revenus qui augmentent. Cela prouve que le président Macky Sall bénéficie d'un soutien populaire.

Quant au député de l'Alliance pour la République (Apr) Pape Biram Touré, il s'est félicité de la qualité des relations entre les deux pays et les nombreux projets dans le domaine de la santé, de l'adduction et des infrastructures réalisés au Sénégal grâce à la coopération japonaise.

Le chef de l’Etat a également rencontré nos compatriotes vivant au Japon. Dans la délégation qui accompagne le président de la République, on note le ministre d’Etat à la présidence de la République, Mme Marième Badiane, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, l’ambassadeur conseiller diplomatique Demba Mamadou Bâ, notre ambassadeur au Japon, Son excellence Cheikh Niang, et de hauts fonctionnaires. Après Tokyo, où il est l’invité d’honneur du Premier ministre japonais, le chef de l’Etat, sur le chemin de retour au Sénégal, se rendra à Abuja, au Nigéria, pour prendre part, samedi, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui va statuer sur la demande d’adhésion du Royaume chérifien.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Mbodj

ECHOS DE TOKYO
EXPERTISE AÉRONAUTIQUE SÉNÉGALAISE AU JAPON
Baïdy Touré et Amadou Cissé Ndoye sont deux ingénieurs aéronautiques sénégalais qui travaillent pour Mitsubishi, à Nagoya, sur un projet d’avion civil. Ils ont été débauchés du Canada.

DONS DU CHEF DE L’ETAT AUX COMPATRIOTES
Le président de la République a donné 5.000 dollars à la Dahira mouride du Japon, 5.000 dollars à la Dahira Tidiane, 10.000 dollars à l’Association des étudiants, 10.000 dollars à l’Association des Sénégalais et 3.000 dollars aux griots.

UN VIRTUOSE JAPONAIS DE LA KORA
La kora a touché le Japon avec un Japonais qui a ravi les Sénégalais tant il maîtrise cet instrument mythique de l’Afrique de l’Ouest. Il a révélé avoir appris son art au Sénégal et au Mali.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Mbodj

Japon Kora

Des députés de l’opposition comme Madické Niang, président du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie », a dénoncé le manque de sincérité et de transparence du budget. Alors que d’autres, dont Mamadou Lamine Diallo et Ousmane Sonko, se sont émus du niveau d’endettement du Sénégal. Mais, pour le ministre Amadou Bâ, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Il a assuré que cette dette est suivie et maîtrisée et que le Sénégal fait partie des quatre pays de l’Afrique de l’Ouest à faible risque de surendettement. « Notre budget est en perpétuel mouvement. Si on devait le résumer, on dirait "audace et prudence". Tous les pays du monde s’endette, c’est normal et naturel. Nous sommes dans une logique de transparence absolue. Si les institutions bancaires acceptent de prêter au Sénégal, c’est parce que nous avons une situation macroéconomique équilibrée et une gestion budgétaire rigoureuse », a-t-il argué. Néanmoins, le ministre a déclaré qu’il faut faire attention et se prémunir contre les risques de change, en particulier contre les fluctuations du dollar, car, selon lui, « personne n’est à l’abri d’un choc ».

Preuve que les partenaires font confiance au Sénégal, Amadou Bâ a déclaré avoir reçu, en cours de séance, un Sms de la Bid informant qu’elle approuvait un financement de 60 millions de dollars, soit 40 milliards de FCfa, en faveur du Pudc. Une convention qui sera signée le 23 décembre prochain. Par ailleurs, il a souligné, avec force, que le Sénégal, au regard de sa situation macroéconomique, est capable d’assurer des taux de croissance de 7 % sur le long terme, sans même l’apport des ressources pétrolières et gazières.

Elh. I. THIAM

Le débat sur le coût du Train express régional s’est invité dans les échanges. Cependant, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a appelé les uns et les autres à ne pas faire dans l’extrapolation en ajoutant dans le financement de ce projet le coût de la fiscalité.

Il a rappelé que beaucoup de projets au Sénégal ont été financés de la même façon, donnant ainsi l’exemple du stade Léopold Sédar Senghor et l’hôpital Dalal Jamm. « Il ne faut pas singulariser le Ter ; il a été financé de la même manière que ces deux projets. Le Ter, ce sont deux tranches. Une tranche ferme entre Dakar et Diamniadio et une tranche conditionnelle qui n’est pas encore financée et devant aller de Diamniadio à l’Aibd. Les engagements que nous avons, aujourd’hui, concernent Dakar-Diamniadio. Une fois arrivé à Diamniadio, il va falloir trouver les financements pour que le Ter arrive à l’Aibd en 2021. Nous y travaillons », a expliqué Amadou Bâ. Pointant du doigt le manque d’ambition des responsables de l’opposition, le ministre a martelé que le Sénégal doit pouvoir avoir un train électrique. Selon lui, le projet du Ter doit être fait. Et ce, aux meilleurs standards comme l’autoroute à péage dont la réalisation, qui a soulevé beaucoup de salives à l’époque, s’est révélée, avec le temps, être une nécessité. « Les Sénégalais aspirent à l’émergence. La facilité avec laquelle le financement a été mobilisée montre que le Sénégal est crédible et que ce projet est rentable. La Bid, la Bad, l’Afd, le Trésor français ne jettent pas leur argent ; c’est les insulter que de le penser. Le Sénégal est crédible et prions qu’il continue de l’être », a-t-il conclu.

Elh. I. THIAM

Dans l’élaboration du Ptip 2018-2020, la dimension régionale a été prise en compte. Certainement, une manière pour le gouvernement de poursuivre la mise en œuvre des recommandations issues des Conseils des ministres décentralisés dans les différentes régions. Sur le plan budgétaire, il s’agit de mettre l’accent sur d’importants projets et programmes localisés dans ces zones.

Parmi les investissements, il y a ceux prévus dans le Programme de désenclavement Phase 1 (aménagement et bitumage de la route Salémata-Kédougou) et Phase 2 (aménagement et bitumage des routes de la Boucle du Boudié sur 135 km, y compris 8 km de voies urbaines à Sédhiou). Il y a aussi le projet de construction du pont de Foundiougne, la réalisation de l’Université du Sine-Saloum, le projet de construction des hôpitaux de Touba, Sédhiou, Kédougou et Kaffrine, le développement agricole en tiers sud dans la région de Kolda, le projet de construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Kms 3) et ses renforcements en aval dans la région Louga. Son également prévus le projet de protection de la langue de Barbarie, à Saint-Louis et le projet de développement du port de Ziguinchor. Au total donc, dans le Ptip 2018-2020, le montant réservé aux programmes et projets dans les régions s’élève à 6.257 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

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