banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (2460)

En présence du secrétaire national chargé des élections, Serigne Mbaye Thiam, et de Mame Bounama Sall, chargé des jeunesses socialistes, les responsables des quatre  coordinations du PS de Saint- Louis, ont révélé que 95 % des militants sont d’avis que le Ps parte en coalition aux élections législatives de juillet 2017.

Devant le secrétaire national chargé des élections, Serigne Mbaye Thiam, et de Mame Bounama Sall, chargé des jeunesses socialistes, les responsables des quatre  coordinations du PS de Saint- Louis, ont révélé que 95 % des militants sont d’avis que le Ps parte en coalition aux élections législatives de juillet 2017.

Ils ont précisé également que le parti réaffirme son ancrage dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». A cet effet, une résolution a été lue par Bassirou Sow, secrétaire administratif de la coordination Sor-Sud. Auparavant, tous les responsables de coordinations, de sections et de sous-sections, ont pris la parole pour réitérer leur soutien à Ousmane Tanor Dieng, en lui témoignant leur gratitude et leur reconnaissance.

Mobilisés derrière le député Ahmadou Dia, Latyr Fall de Guet-Ndar, Fatou Bâ et plusieurs autres responsables socialistes de la ville tricentenaire, les militants du Ps ont assisté à l’assemblée générale présidée hier par Serigne Mbaye Thiam dans la capitale du Nord. Serigne Mbaye Thiam s’est réjoui de cette mobilisation sans relâche dont ont fait montre ces militants, avant de marteler que « le Ps reste dans la coalition Bby ».

Il a, enfin, invité les socialistes de Saint-Louis à se mobiliser davantage derrière Ousmane Tanor Dieng et à s’inscrire massivement sur les listes électorales en vue de bien préparer les élections législatives avec les autres alliés de la coalition Bby.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre-directeur de cabinet du président de la République, Macky Sall, a fait savoir samedi, en marge d’un meeting à Joal-Fadiouth, que notre pays a la meilleure justice en Afrique. Selon Me Oumar Youm, le Sénégal a des magistrats et des avocats très bien formés.

C’est ce qui justifie, à son avis, le premier rôle joué par les magistrats et avocats sénégalais dans les instances internationales. « Notre justice est une justice qui est en très bonne santé. Il peut, cependant, y avoir des malentendus, c’est tout à fait normal », a dit Me Oumar Youm, évoquant la démission du magistrat Ibrahima Hamidou Dème du Conseil supérieur de la magistrature. Il a estimé que les motifs qui sont à l’origine de cette démission sont à relativiser. « Ce qu’il faut reconnaître, c’est que la justice marche très bien dans notre pays, les juges sont indépendants et les textes les protègent. C’est cela la réalité », a laissé entendre le ministre-directeur de cabinet du président de la République.

S. O. FALL

Mékhé : Peinés par les dissensions au sein de leur parti, les socialistes de Tivaouane réaffirment leur ancrage au sein de la mouvance présidentielle.

Les socialistes du département de Tivaouane se disent peinés par les dissensions qui minent, depuis un certain temps, leur parti avec les affaires dites : Khalifa Sall et Bamba Fall et compagnie. Ils ont réaffirmé leur ancrage dans la mouvance présidentielle.

Une décision exprimée samedi à Mérina Dakhar où s’est tenue une réunion de la section Ps de Mékhé 2 et présidée par le secrétaire général de l’union des coordinations socialistes du département de Tivaouane, Mame Bounama Sall. Selon le responsable de section, Ibrahima Ndiaye, « nous ne désespérons pas de voir nos camarades revenir à la raison et suivre la majorité qui s’est prononcée par rapport à l’attitude du parti sur le accompagnage avec la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) en perspective des prochaines échéances : législatives de juillet 2017 et présidentielle de 2019 ».

D’ailleurs, les socialistes ont évoqué cette question électorale dont les préparatifs des législatives figuraient en bonne place dans l’ordre du jour. Ibrahima Ndiaye souligne que, « nous nous sommes prononcés sur les pistes et stratégies à mettre en œuvre en direction de cette échéance et pour laquelle nous comptons tracer des lignes de convergences avec nos alliés de l’Apr pour la confection des listes dans le respect des principes des uns et des autres afin d’aller ensemble et de gagner avec une large majorité à cette élection ».
Un appel d’ailleurs que le maire de la ville, Aymérou Gningue, invité à la rencontre en même temps que le Dg de la Sonacos, Pape Dieng, tous deux membres de l’Apr, a lancé à l’endroit des socialistes pour, selon lui, « donner une large majorité à l’Assemblée nationale au président Macky Sall et lui permettre de gouverner avec quiétude avant la présidentielle de 2019. D’ailleurs, cette élection législative devrait constituer le premier tour. Un défi que nous devons relever ensemble ».

Pour l’heure, les différents responsables du Ps à Tivaouane ont été invités à descendre sur le terrain pour sensibiliser leurs militants et militantes sur la vie du parti marquée mais aussi et surtout sur les inscriptions sur les listes électorales. Toutefois, tous les intervenants à cette assemblée générale ont souhaité un retour à la paix dans leurs rangs et ont priés pour que des solutions d’apaisement soient trouvées à travers le dialogue et la concertation. On a noté la présence de l’honorable député, Aissatou Bambado Sall qui milite en faveur d’un compagnonnage sincère avec l’Apr au sein de la mouvance présidentielle.

Mohamadou SAGNE  

Dans la guéguerre qui l’oppose actuellement à ses « frères » de l’Apr de Kaolack, Aminata Touré peut compter sur un soutien de taille. Notamment celui du Ps, de la Ld et du Pit. Ces trois partis de « Bennoo Bokk Yaakaar » ont, après concertation, décidé d’organiser un grand rassemblement public pour apporter leur soutien à l’ancien Premier ministre. Pour ces partis, lit-on dans le mémorandum qui nous est envoyé, ce sera l’occasion de louer et de partager « les qualités de rassembleur » dont Aminata Touré, envoyée spéciale du président Macky Sall est porteuse en ce moment à Kaolack.

La semaine dernière, les ministres Diène Farba Sarr, Mariama Sarr (maire de Kaolack) et plusieurs responsables de l’Apr de Kaolack étaient montés au créneau pour fustiger l’attitude de l’ancienne Premier ministre qui, selon eux, organisent des activités sans les associer. Ce que ces responsables considèrent comme un mépris à leur égard. Pour autant, dans leur mémorandum, ces trois partis de Bennoo ne semblent guère partagés l’avis des apéristes estimant que Aminata Touré voue une grande considération aux responsables locaux de Bennoo à Kaolack. Ce qui lui vaut, en retour, « reconnaissance, acceptation et allégeance » dans toutes leurs activités. Revenant sur le rassemblement public qu’ils comptent organiser, sans préciser la date, ces responsables soulignent que ce sera l’occasion d’affirmer, avec force argument, « la pertinence de sa démarche, l’efficience et la portée hautement politique de sa présence, qui crée espoir, par ses interventions multiformes aussi bien dans la commune que dans le département de Kaolack pour le bonheur exclusif des masses ».

M. NDONG

La journée de réflexion organisée ce week-end par la Cojer, en perspective des législatives, a été l’occasion, pour le conseiller politique du chef de l’Etat, Macky Sall, El Hadj Malick Sarr dit Luc, de rappeler la ligne du parti. Pour lui, l’Apr n’acceptera pas de vote protestataire. 

L’Alliance pour la République (Apr) restera fidèle à sa ligne pour aborder les joutes électorales futures. Cette ligne est surtout marquée par le compagnonnage avec d’autres partis dans « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le conseiller politique du président de la République Macky Sall, El Hadj Malick Sarr, plus connu sous le nom de Luc Sarr, l’a rappelé aux jeunes de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer).

« L’Apr a décidé, compte tenu de sa vision, de la société et du devenir du Sénégal, qu’elle n’ira jamais seule dans une élection. Toute élection à laquelle elle participera, elle le fera de concert avec d’autres patriotes et républicains démocrates pour bâtir un Sénégal nouveau », a indiqué Luc Sarr à l’occasion de la journée de réflexion organisée par la Cojer. Un rappel suffisant pour dire que l’Apr ira aux législatives de juillet prochain avec « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Pour autant, les derniers évènements vécus par le parti, avec un lot de violences dans certains démembrements du parti, n’augurent rien de bon à l’Apr. « Il n’est pas question de promouvoir les « vieux styles  politiciens » que nous avons vécus au Sénégal, notamment la violence. On ne peut pas ne pas l’aborder, elle gagne vos rangs et c’est inacceptable », a rappelé M. Sarr. Pour ce dernier, cette mauvaise orientation ne colle guère à l’image de leur leader, Macky Sall qui incarne, selon Luc Sarr, le calme, la sérénité, la politesse et la courtoisie.

Craignant des votes-sanction qui pourraient naître des frustrations des uns et des autres, Luc Sarr avertit que le parti n’acceptera pas « un vote protestataire » dans ses rangs. « En temps opportun, nous donnerons des directives », a prévenu le président du Conseil d’administration des Aéroports du Sénégal (Ads). Pour le conseiller politique de Macky Sall, l’Apr est entrée dans une nouvelle phase qui n’est plus celle de conquête des espaces de pouvoir, mais plutôt celle de défendre ses actions. Pour ce faire, a-t-il conseillé aux jeunes républicains, il faut « construire un discours électoral ». Pour la coordonnatrice de la Cojer, Thérèse Faye Diouf, le but de cette journée de réflexion vise la massification et la mobilisation des militants pour gagner les batailles futures. « Nous devons nous inspirer davantage de ce que nous avions fait en 2012 et qui a permis au président Macky Sall de gagner. Nous devons aussi nous inspirer des stratégies qui ont été développées entre 2008 et 2012 pour convaincre ceux qui ne sont pas encore convaincus », a dit la coordonnatrice de la Cojer. En tout état de cause, la Cojer reste le fer de lance du parti, a tenu à rappeler, Luc Sarr.

Maguette NDONG

A Banjul où il a pris part à la célébration de la fête de l’indépendance de la Gambie, le président de la République, Macky Sall, a rencontré la communauté sénégalaise vivant dans ce pays voisin du Sénégal. Il a dit à nos compatriotes que son souhait est d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale au sortir des élections législatives du 30 juillet 2017. « Cela me permettra de gouverner sans problème. Vous devez vous y atteler », a lancé le leader de la Coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar ». Macky Sall a rejeté les propos selon lesquels le président ne doit pas se mêler à la vie de l’Assemblée nationale et qu’il ne doit pas s’impliquer dans les élections législatives. « Ils font une mauvaise lecture. C’est le président qui définit la politique de la nation. Pour gouverner correctement, il a besoin d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale », a-t-il martelé.

Le président Sall a réitéré son appel à l’unité et à la cohésion entre les différentes forces qui le soutiennent. « Tout le monde ne peut pas être devant. Il faut que ceux qui ne sont pas choisis acceptent de se ranger derrière la personne choisie », a dit Macky Sall.


De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

« Tout le monde est ému. Nous avons fait 22 ans de combat, de patience, mais avec la croyance en Dieu, nous savions que ce jour va venir. Le discours est positif. Adama Barrow est un leader démocratique. Il veut rassembler la Gambie. Il veut que toutes les populations soient unies. La Gambie est une nation et un peuple », a dit la vice-présidente de la Gambie interrogée juste après l’investiture du président Barrow. Elle s’est réjouie de l’annonce de plusieurs projets de développement. « Nous avons des projets de réformes institutionnelles. Toutes ces réformes visent le bien-être des populations de la Gambie. », a indiqué la vice-présidente. « Le président a aussi beaucoup apprécié le soutien qui a été donné par les bailleurs de fonds, la Cedeao, sous la présidence de Mme Ellen Johnson Shirleaf, le président Buhari, l’ex-président du Ghana et notre frère Macky Sall qui a vraiment joué un rôle vital qui démontre que nous sommes le même peuple », a ajouté Mme Tambajang qui souligne que le Sénégal et la Gambie sont des frères.

La vice-présidente a loué le rôle joué par les médias. « Nous remercions également les médias. Pendant le combat pour la démocratie, les médias ont accompagné la Gambie. Ils continuent de l’accompagner. Nous allons démontrer que c’est la démocratie », a-t-elle dit. Mme Tambajang  rassure : « il n’y aura aucune oppression contre les médias ».

Femi Peters, secrétaire administratif l’Udp, ancien détenu : « Nous sommes entrés dans la 3ème République »
Secrétaire administratif du Parti démocratique unifié (Udp), Femi Peters fait partie des opposants qui ont été arrêtés lors des manifestations pré-électorales en Gambie. Farouche opposant du président Jammeh, il a été également emprisonné en 2010. Il dit être comblé de joie. « J’ai été arrêté en 2010 et en 2016. En tant que progressiste, ces expériences douloureuses me donnaient la force et l’espoir. Nous luttions pour la démocratie et le respect des droits l’homme. Nous avons gagné. C’est le début d’une nouvelle ère », a confié M. Peters. « Nous sommes heureux. Nous sommes entrés dans la 3ème République. Je remercie Dieu. J’ai vécu l’indépendance. J’ai été témoin de la première République et la 2ème République. J’ai la chance de faire partie de ceux qui inaugurent la 3ème République », a-t-il expliqué.

Le secrétaire administratif de l’Udp a estimé que la solidarité qui s’est manifestée à l’endroit de la Gambie doit être une leçon pour tous les pays. Selon lui, la démocratie doit être une réalité partout. « Que tous les pays adoptent la démocratie. Nous sommes heureux de l’action de la Cedeao et du Sénégal. C’est de notre devoir de renforcer les relations entre le Sénégal et la Gambie. Le Sénégal est notre voisin », a ajouté Peters.

Fatou Jagne Senghor de l’Ong Article 19 : « Les Gambiens sont fiers »
De nationalité gambienne, la directrice de l’Ong Article 19 ne cache pas sa joie après l’investiture du président Barrow. « C’est une journée très importante. Les Gambiens sont fiers et contents d’avoir cette célébration populaire avec tout le peuple », a-t-elle dit. Mme Senghor a magnifié la solidarité sous régionale, notamment celle de la Cedeao. Elle souligne que les chantiers sont énormes, mais la directrice insiste sur les mots forts qui doivent marquer la gouvernance sous Barrow : la démocratie, les droits de l’homme et l’unité nationale.

La cérémonie d’investiture du président, Adama Barrow, a été marquée par une forte présence des chefs d’Etat africains. Six présidents ont répondu à l’appel. Il s’agit de Macky Sall du Sénégal, d’Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, de Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, de Nana Akufo-Addo du Ghana, d’Ellen Johnson Shirleaf du Libéria et d’Abdel Aziz de la Mauritanie. Les vice-présidents du Nigéria, Yemi Osinbajo et de la Sierra Léone, Victor Bockarie Foh ont répondu à l’appel du président Barrow.

L’ancien président du Ghana qui avait participé à la médiation pour un transfert pacifique du pouvoir entre Yahaya Jammeh et Adama Barrow a également fait le déplacement. Des ambassadeurs et autres diplomates africains, européens et américains ont également pris part à la cérémonie d’investiture.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

En déroulant le tapis rouge pour les six chefs d’Etat qui ont assisté à la fête de l’indépendance de son pays, jour durant lequel il a prêté serment dans le stade de Banjul archiplein, le président Adama Barrow a rendu un vibrant hommage à ses hôtes, avec une note particulière pour son homologue du Sénégal. Au-delà des échanges de bons procédés relevant de la courtoisie diplomatique, il a manifestement apprécié le rôle joué par le président Macky Sall, aussitôt que l’ancien président battu par les urnes s’était publiquement dédit, contestant les résultats pour lesquels il avait félicité son challenger.

Maintenant que la page du dictateur de Kanilaï est définitivement tournée, une ère nouvelle s’ouvre pour la Gambie, qui doit se mettre au travail, dans les plus brefs délais. Son président a déjà commencé l’esquisse de sa feuille de route, avec quelques axes majeurs : faire revenir la paix et la concorde en Gambie où l’ancien président avait commencé à jouer sur les clivages ethniques ; approfondir et rendre plus perfectible cette démocratie par laquelle il est venu au pouvoir ; et enfin investir les sentiers d’un développement économique et social harmonieux, tant attendu par ses compatriotes.

Ce troisième axe sera d’ailleurs l’un des plus rudes sentiers pour le chef de l’exécutif gambien. Pays pauvre ne disposant pas de beaucoup de ressources, enclavée et enserré dans le Sénégal, la Gambie se trouve à la croisée des chemins. Beaucoup de ses fils, à l’instar de millions de jeunes africains, se sont expatriés en Europe et aux Etats-Unis, pour chercher un mieux vivre mais aussi pour fuir les dérives autocratiques de l’ancien président déchu. Les attentes sont donc importantes pour une population, vivant dans un pays de 11 300 kilomètres carrés, soit la plus faible superficie en Afrique. Selon des statistiques de 2013, le produit intérieur brut par tête d’environ 500 dollars US, contre 1100 dollars pour le Sénégal.

Cette ancienne colonie britannique cherche sa voie, de grands espoirs étant portés sur les futurs choix du nouveau président. S’il a annoncé avant-hier la construction du pont sur le fleuve Gambie, projet que la Banque Africaine avait envisagé de financer, l’on peut en déduire qu’une politique volontariste d’ouverture sera mise en œuvre, d’abord vers le Sénégal, ensuite vers ceux de la Cedeao et de l’Union Africaine. Dans le bras de fer avec l’ancien chef d’Etat, ces deux institutions ont d’ailleurs joué un rôle important et décisif, avec l’engagement du président Macky Sall qui avait opté pour le respect du choix du peuple gambien.

Le président sénégalais, lui-même venu au pouvoir par la voie des urnes avec 65 % du suffrage des sénégalais, démocrate et libéral convaincu, ne pouvait pas demander moins. Gérant le dossier de la crise gambienne dans une totale et efficace discrétion, il avait amené la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations Unies où siège le Sénégal depuis novembre 2016, à poser des actes forts pour le respect du résultat des urnes. Lorsque la décision fut prise, d’autoriser la Cedeao à déloger Yayah Jammeh, par la force des armes s’il fallait y recourir, l’armée sénégalaise a joué un rôle déterminant, prenant position sur des points stratégiques en Gambie, où ses Diambars ont été accueillis en héros libérateurs.

Les actions porteuses de succès initiées par le président Macky Sall sont encore la preuve que la diplomatie ne se fait pas sur la place publique. Ce sont des actes forts qui ont été posés en concertation avec certains de ses pairs et avec l’onction de certaines institutions internationales. Maintenant que la démocratie a fait valoir ses droits en Gambie, Adama Barrow a réitéré son volonté à travailler étroitement avec le Sénégal, lié à son pays par une communauté de destins. Les deux chefs d’Etat l’ont bien compris et ont décidé d’entamer une nouvelle approche dans la coopération, d’ouvrir une page nouvelle dans les relations de fraternité et de partenariat, comme l’ont toujours souhaité les deux peuples, qu’une ligne de fracture coloniale a séparés. Peut-être qu’un jour, ces deux peuples se retrouveront encore dans une même entité forte et unifiée, la Sénégambie, que la crise politique en Gambie au début des années 80 avait poussé à créer.

Par Cheikh THIAM

Des milliers de personnes ont pris part avant-hier à l’investiture du président, Adama Barrow. Elles ont exprimé leur joie et salué le retour de la Gambie dans le giron des pays où la démocratie est une réalité.

Toutes les voies mènent au stade de Bakau. Les piétons et les véhicules se disputent les différentes routes qui relient l’infrastructure sportive des autres localités de la Gambie. Tout le monde se précipite pour avoir une place dans les tribunes. Celles-ci sont déjà occupées par des militants et sympathisants du nouveau président. Certains venus de l’intérieur du pays ont passé la nuit sur les abords du stade. Ceux qui ne peuvent pas entrer se contentent de la cour du stade.

Tous veulent être témoins du moment historique que les Gambiens attendent depuis des semaines, la prestation de serment du président Barrow et la célébration de la fête nationale de l’indépendance. Depuis 22 ans, les Gambiens ont fêté l’anniversaire de l’indépendance de leur pays sous le magistère du président Jammeh. « Barrow est le président que les Gambiens ont choisi. C’est notre président. Nous devons donc être présents pour l’accompagner devant ses invités et lui témoigner notre affection », explique une femme, membre de la coalition qui a porté Adama Barrow au pouvoir. « C’est un grand jour pour notre pays. C’est l’heure de la démocratie. Après 22 ans d’oppression, nous sommes maintenant à l’heure de la démocratie », lance une autre dame.

Vêtue d’un grand boubou gris, notre interlocutrice est accompagnée par une dizaine d’autres militantes qui affichent une mine heureuse. Dans les tribunes, les jeunes marquent leur présence. Ils chantent et dansent. L’arrivée des invités est accompagnée par des applaudissements.

L’entrée des troupes de l’armée gambienne hausse l’ambiance festive dans le stade, surtout avec la reprise par la musique des forces armées des tubes chantées par Youssou Ndour, Djaliba kouyaté et Khady Diouf. L’entrée d’un détachement des forces de la Cedeao est aussi rythmée par des ovations.

Ces mêmes forces veillent à la sécurité des lieux. Mitraillettes bien ajustées, les militaires sont dans les différents compartiments du stade. Ils assurent aussi la sécurité des personnalités surtout des chefs d’Etat qui assistent à la cérémonie.

Des applaudissements accompagnement l’entrée des présidents. Une part belle est réservée à l’invité d’honneur, le président, Macky Sall. C’est à 13 heures 40 que le cortège du président Sall pénètre dans le stade. « Macky Sall est arrivé. Merci le président. La Gambie vous exprime sa reconnaissance », entonnent des jeunes. Le président Sall a été accueilli par la vice-présidente, Fatoumata Jallow Tambajang. Les deux personnalités se sont dirigées vers la tente installée en face des troupes. L’hymne du Sénégal a retenti.

L’ambiance a atteint son paroxysme quand l’arrivée de Barrow est annoncée. Cris de joie, danses, chants, chaque Gambien présent au stade a accueilli, à sa manière, le président. La mine joviale, le président Barrow, debout dans son véhicule, a fait le tour du stade dans une ambiance colorée avant de prêter serment devant le président de la Cour suprême, Abubacar Jallow.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Arrivé vendredi en Gambie, le président de la République, Macky Sall, a eu droit à un accueil chaleureux. Il a été accueilli par une foule en liesse.

Vêtu d’un boubou blanc, Macky Sall a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue, Adama Barrow qui a, lui aussi, presque arboré la même tenue que son invité de marque venu prendre part à la fête de l’indépendance de la Gambie. Les deux personnalités ont eu droit à des honneurs militaires. Après les hymnes nationaux, le président Sall a salué les membres du gouvernement gambien et les officiels.

De l’aéroport à l’hôtel « Coco Ocean », où il a installé ses quartiers, le président Sall a été ovationné par des populations enthousiastes sous l’œil vigilant des soldats de la Cedeao. Il a salué le geste des Gambiens et de leur président, Barrow. « Les populations ont montré leur enthousiasme. Elles m’ont réservé un accueil chaleureux et sincère. Si j’ai eu cet accueil aussi, c’est grâce au président Barrow qui nous a exprimé une grande estime à l’endroit du peuple sénégalais et de son président Le Sénégal a accompagné la Gambie dans la vérité et la détermination », a dit le président Sall. « Barrow a invité les chefs d’Etat, mais a dit que je suis son invité d’honneur. Nous allons continuer à travailler pour renforcer les relations entre les deux pays.

Nous devons faire en sorte que les hommes d’affaires et les autres acteurs de développement des deux Etats puissent échanger et circuler », a ajouté Macky Sall. Le chef de l’Etat sénégalais martèle : « nous sommes un seul peuple qui a été séparé par la colonisation. C’est pourquoi, nous devons travailler à nous rapprocher davantage. Je suis venu chez moi. Je remercie tout le peuple gambien ».

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Le chef d’état-major général des armées gambiennes, Ousmane Badji et ses hommes ont renouvelé leur allégeance au président de la République, Adama Barrow. C’était lors des festivités marquant la célébration de la fête de l’indépendance de la Gambie et l’investiture du président Barrow. Des troupes de différents corps de l’armée ont défilé devant le président Barrow et ses hôtes. Ce moment de communion a permis à l’armée de se réconcilier avec le peuple de Gambie après les tensions liées au refus de l’ancien président, Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow. Les populations qui ont pris d’assaut le stade de Bakao ont accompagné l’acte d’allégeance du Général Badji par des applaudissements et des cris de joie.

 

Pour son premier voyage hors de la Gambie, le président Adama Barrow sera au Sénégal. Il a promis de saisir l’occasion pour discuter, avec Dakar, pour l’accélération du processus de construction d’un pont pour la traversée du fleuve. 

Le président de la République de Gambie, Adama Barrow, a dit, avant-hier, son souhait de voir son pays et le Sénégal accélérer le processus de construction d’un pont pour faciliter les déplacements des populations. A cet effet, il a fait savoir qu’il consacrera son premier voyage à l’étranger au Sénégal. « Ce sera l’occasion, pour nous, de discuter l’accélération du processus de construction du pont », a dit le président gambien.

Adama Barrow a prononcé ce discours après avoir prêté serment devant son peuple et ses invités de marque. Il a dit qu’il va œuvrer pour raffermir les liens entre le Sénégal et la Gambie. « Les chefs d’Etat de la Cedeao m’avaient proposé trois pays pour m’accueillir avant le départ de mon prédécesseur : le Sénégal, le Libéria et le Nigeria. J’ai choisi le Sénégal parce que nous sommes un même peuple. Je n’ai pas regretté ce choix, parce que j’ai été bien accueilli », a souligné le nouveau président gambien. Barrow a remercié les électeurs de Gambie pour leur habileté. « Ils ont exercé leurs droits civiques de manière pacifique et non violente pendant la campagne, le jour des élections et après les élections », a dit le président gambien. Adama Barrow a également loué le rôle joué par la Diaspora gambienne. « La diaspora gambienne a consacré du temps et des ressources à soutenir ma candidature par le biais des médias sociaux. Les émigrés ont encouragé les membres de leurs familles et leurs amis à voter pour moi. C'est une victoire pour la démocratie. C'est une victoire de tous les Gambiens », a dit M. Barrow. Il ajoute : « la Gambie a changé à jamais ». « Les gens sont pleinement conscients qu'ils peuvent mettre le gouvernement en fonction et l'enlever. Aucun gouvernement ne pourra jamais se dresser contre la volonté du peuple gambien. C'est la leçon que nous devons tirer du changement apporté par le peuple », a-t-il dit. « Nous avons hérité d'une économie qui a décliné en raison de l'impasse politique. Pendant l'impasse politique, le fonctionnement des entreprises a été ralenti. Les bureaux et les écoles ont été fermés. 50.000 personnes ont quitté le pays et plus de 126.000 personnes sont devenues déplacées », a rappelé le président Barrow. « Les gens limitaient leurs mouvements et le pays devenait ingouvernable. Le pays serait resté dans une telle situation si le nouveau gouvernement n’avait pas trouvé une solution à l'impasse », a-t-il souligné.

Ainsi, le président Barrow a dit que son gouvernement va entreprendre des réformes pour renforcer la prise en charge sanitaire des populations, développer les infrastructures, rendre gratuite l’éducation, etc.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Les Sénégalais vivant en Gambie seront servis dans le quota des 15 députés réservé à la Diaspora. Ils auront un député parmi les 15 parlementaires qui vont défendre les intérêts des émigrés. La promesse a été faite avant-hier par le président de la République, Macky Sall, lors d’une rencontre avec la communauté sénégalaise en Gambie. Justifiant ce choix, le président de la République a loué le dynamisme de la communauté sénégalaise en Gambie.

« Vous êtes dynamiques et vous avez besoin de l’attention de l’Etat », a dit le chef de l’Etat. Macky Sall a demandé à ses compatriotes d’avoir un comportement exemplaire en s’abstenant de participer au trafic de bois en Casamance. Il a indiqué que son gouvernement accorde une attention particulière aux Sénégalais vivant le long des frontières. D’où le lancement, par son gouvernement, du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Dans un discours prononcé en anglais au stade de Bakau où ont eu lieu les festivités marquant le 52ème anniversaire de la Fête nationale de la Gambie, le président de la République, Macky Sall, a invité les populations gambiennes et sénégalaises à travailler, main dans la main, pour renforcer leurs relations.

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a exhorté, avant-hier, les populations gambiennes et celles du Sénégal à travailler main dans la main pour renforcer leurs relations. « Nous sommes un seul peuple. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous avons été divisés par la colonisation. Il nous faut donc unir nos forces. Les hommes d’affaires des deux pays doivent échanger et collaborer », a déclaré le président Sall. « De Banjul à Bargny, de Birkama à Bignona, de Lati Kunda à Tambacounda, les populations ont le même style de vie. Elles partagent les mêmes valeurs », a indiqué le président Sall.

Le chef de l’Etat prenait part à l’investiture du président Barrow et à la célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie. Invité d’honneur de cette célébration, le président Sall est parti en Gambie avec une forte délégation dont les ministres des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, des Forces armées, Dr Augustin Tine, de l’Hydraulique, Mansour Faye. Macky Sall a estimé que la Gambie et le Sénégal doivent relever le défi d’un meilleur futur. « Nous devons fonder un futur. Nous avons la même famille. Nous voulons la paix, l’harmonie, la stabilité, le développement pour le bien-être des populations. C’est un défi que nous devons relever », a lancé le chef de l’Etat.

Le président a laissé entendre que l’alternance politique réussie à la tête de la Gambie est une victoire du peuple gambien. Elle est aussi un exemple. Macky Sall a remercié les Gambiens pour le transfert pacifique du pouvoir. Il a dit être honoré d’être l’invité d’honneur du 52ème anniversaire.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Un jour nouveau se lève ce samedi en Gambie. La célébration du 52ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale est aussi celle de la démocratie retrouvée, du respect des urnes et de la volonté populaire. Dans une heureuse occurrence, elle va marquer de manière indélébile une nouvelle étape dans les relations entre le Sénégal et la Gambie, ces deux pays si particuliers sur le continent, « un peuple, deux Etats », et que tout autorise à espérer des lendemains partagés pour le meilleur.

C’est donc la fin du pire et le début de l’espoir. Le terme de la dictature et la renaissance d’une société libre et ouverte que 22 ans de terreur avaient anesthésiée, sous la coupe d’un régime aussi ubuesque que violent, despotique et détaché des réalités. Les Gambiens, eux-mêmes, ont décidé d’y mettre un terme et de prendre leur destin en main. Pour, après deux décennies d’ombres, leur permettre de réaliser (enfin) le dessein annoncé dans les paroles de leur hymne national : « Nous nous battons et travaillons et prions chaque jour ; Afin que tous puissent vivre dans l’unité, la liberté et la paix chaque jour (…) Et unir de divers peuples, pour prouver la fraternité humaine».

C’est justement cette « fraternité humaine », après la prise des responsabilités imposées par l’Histoire et le combat pour la démocratie, qui a été déterminante dans l’attitude du Sénégal et du président Macky Sall dans la crise post électorale qui a suivi le scrutin présidentiel du 1er décembre 2016. Juste retour de bons procédés, le président Macky Sall est l’invité d’honneur des festivités. Les Gambiens ont tenu, par cette décision, à remercier le chef de l’Etat. Symbolique ne pouvait être plus forte. C’est une forte solidarité qui a été remise sur les rails.

De bout en bout, de la pression militaire de la CEDEAO à la préparation d’un mémorandum devant le conseil de sécurité de l’ONU pour contraindre Yaya Jammeh à quitter le pouvoir, jusqu’à la fin du processus d’installation du président Adama Barrow (qui avait prêté serment le 19 janvier 2017 à l’ambassade de Gambie à Dakar), le Sénégal a été constant dans sa démarche, en s’appuyant sur ses deux pieds : sa diplomatie et ses capacités militaires.

Unanimement salué pour sa démarche qui a d’abord consisté à réaliser le consensus au niveau sous-régional, avant de poser le débat devant l’organisation onusienne et d’obtenir l’approbation de la communauté internationale, dans ce dossier, des signaux forts ont été émis. Respect de la légalité donc. Le Sénégal a ensuite été on ne peut plus clair en montrant fermement que l’option militaire était déjà mise en branle.

Dans une intelligente compréhension des enjeux et du rapport de force, la plupart de ceux, armés, qui devaient défendre l’ancien maître de Kanilaye ont très vite agité le drapeau blanc. Dissuasion efficace. Des milliers de personnes avaient fui la Gambie, se retrouvant au Sénégal, des deux côtés de la frontière. Un drame humanitaire de grande ampleur a ainsi été évité de justesse, sans oublier les victimes militaires et civiles, les destructions d’infrastructures et désolations qu’aurait causées l’entêtement du putschiste de 1994 à se maintenir au pouvoir.
A la demande des nouvelles autorités gambiennes, les forces militaires de la CEDEAO ont été priées de demeurer trois mois encore dans un pays où le défi sécuritaire est l’une des priorités du nouveau gouvernement. L’intervention sénégalaise en Gambie pour restaurer la démocratie et faire respecter la souveraineté populaire est aussi un rayon de soleil dans la grisaille entretenue par les crises sécuritaires auxquelles font face certains Etats. Pour tout dire, le Sénégal a défendu le label démocratique. Et bien défendu.

La Gambie retrouve donc dignement sa place dans le concert des nations. Souveraine et à nouveau respectée sur la scène internationale, elle a décidé de retrouver le Commonwealth, de retrouver sa place sur la liste des pays signataires du Traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI) et de renouer avec « le monde » pour tout dire. Elle va surtout redynamiser sa coopération avec ses voisins, en particulier le Sénégal, relancer son économie et préparer la refonte de ses institutions via la tenue du référendum que vient d’annoncer le gouvernement du président Barrow.

 

Le président de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Cpi) salue la décision prise par le gouvernement, récemment élu, de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cpi. « Cette importante décision marque l'engagement renouvelé des nouvelles autorités de la Gambie envers la Cpi et des valeurs communes à tous les États parties de poursuivre les crimes les plus graves qui choquent la conscience de l’humanité », a déclaré Me Kaba dans un communiqué. Il a invité tous les États parties à continuer d'appuyer le système du Statut de Rome et à encourager d'autres États à ratifier le traité pour atteindre, au plus vite, l’universalité.

« Je suis convaincu que le soutien continu de la communauté internationale et la coopération des États restent nécessaires pour assurer l'efficacité de la Cpi », a ajouté le ministre sénégalais de la Justice. Le 10 novembre 2016, la République islamique de Gambie a notifié sa décision de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, en tant que dépositaire du Traité. Suite à l'élection d'un nouveau président, le 10 février 2017, la Mission permanente de la République islamique de Gambie auprès de l’Organisation des Nations Unies a notifié l’annulation de sa décision précédente, avec effet immédiat.

Ndiol Maka SECK

Banjul a fait peau neuve ce matin pour accueillir des hôtes de marque dans le cadre de la célébration de son indépendance. Cette cérémonie qui se déroule au stade national de Bakau est l’occasion, pour le nouveau président, Adama Barrow, de prêter à nouveau serment. 

Ce samedi 18 février est un jour symbolique pour la Gambie. Dans la communion, le pays entier va fêter l’anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Une fête qui se tient dans un contexte nouveau, marqué par la fin des 22 ans de règne de l’ex-dictateur Yahya Jammeh. Elle sera l’occasion, pour l’actuel président de la République, Adama Barrow, de prêter, à nouveau, serment après l’avoir fait à Dakar, à l’ambassade de la Gambie, quand Yahya Jammeh avait refusé de céder le pouvoir.

Au stade national de Bakau où cette cérémonie est prévue, Adama Barrow sera officiellement installé dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement. Pas moins de 300 journalistes sont accrédités pour couvrir l’évènement. Le chef de l’Etat Macky Sall va prendre part aux festivités en tant qu’invité d’honneur du président Adama Barrow. Ce statut d’hôte de marque du président sénégalais s’explique d’abord par les excellentes relations qui lient Macky Sall à Adama Barrow. Mais ensuite et surtout le grand rôle joué par le Sénégal dans la résolution de la crise postélectorale.

En effet, le Sénégal a mobilisé tous ses moyens diplomatiques afin de pousser la communauté internationale (Cedeao, Union africaine et Onu) à faire entendre raison à Yahya Jammeh qui voulait se maintenir au pouvoir malgré les résultats de la présidentielle de décembre 2016 qui avaient donné Barrow vainqueur. A cause de son entêtement, l’ex-dictateur fera capoter la médiation menée par Muhammadu Bouhari du Nigeria et Ellen Johnson Shirleaf du Libéria au nom de la Cedeao. De guerre lasse, les pays de la Cedeao se sont résolus, par la suite, à utiliser la force pour le faire partir. Il finit par quitter le pays le 21 janvier accompagné du président guinéen Alpha Condé. La Guinée équatoriale accepte de l’accueillir. Adama Barrow qui était jusque-là à Dakar rentre triomphalement dans son pays le jeudi 26 janvier. La cérémonie de ce matin est une nouvelle étape pour la Gambie de tourner définitivement la page Yahya Jammeh. Adama Barrow a même anticipé en annulant plusieurs décrets pris par son prédécesseur. Notamment le retrait du pays du Commonwealth (organisation qui regroupe les pays anglophones) et de la Cour pénale internationale (Cpi). Récemment, Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères, a effectué une visite historique à Banjul où il a rencontré le président Adama Barrow et plusieurs membres du gouvernement. Londres ne veut pas être en reste de cet élan de solidarité à ce pays très convoité par les touristes britanniques. 

Maguette NDONG

Le logo du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique a été  présenté jeudi après-midi au président Abdou Diouf et à Youssou Ndour. Selon le communiqué reçu, ces deux sénégalais sont parmi les 10 personnalités mondiales membres du Comité d'honneur du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique. Cette distinction instituée par le centre indépendant de recherche et d'initiative  pour le dialogue (Cirid) est dotée d'une enveloppe annuelle de cent mille euros. 

En acceptant de figurer dans le Comité d'honneur, l’ancien chef d’Etat Abdou Diouf a estimé, en présence de son fils Cheikh Moctar Diouf dit Pedro que « ce parrainage du Prix par le président Macky Sall est amplement mérité, car c'est aussi un honneur pour le génie sénégalais qui a toujours conçu le dialogue comme moyen de surmonter tous les obstacles ». 

Pour sa part, l’artiste Youssou Ndour a déclaré que « ce Prix qui porte le nom de Macky Sall n'est pas le fruit du hasard ». Il a ajouté « je m'emploierai à soutenir le Cirid pour une vulgarisation de cette distinction faite à l'ensemble du peuple Sénégalais ». 

La délégation  du Cirid a été dirigée par Deo Hakizimana, le président-fondateur, et Maodo Maliick Mbaye, son représentant en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce prix sera remis au chef de l’Etat, en mars prochain, à Genève, siège de l’Ong qui est dotée d'un statut consultatif auprès des Nations unies.

El. H. A. T.

Le président de la République, Macky Sall, est arrivé hier dans l’après-midi à Banjul où il prend part à la célébration de la fête nationale d’indépendance de la République sœur de Gambie, prévue aujourd’hui. Le chef de l’Etat est l’invité d’honneur du président Adama Barrow installé récemment à la suite de l’élection présidentielle de décembre dernier marquée par la défaite de Yahya Jammeh qui a gouverné ce pays frontalier du Sénégal pendant 22 ans. « Cette distinction est le témoignage des excellents liens d’amitié, de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays », souligne un communiqué de la présidence de la République du Sénégal.

En l’absence du roi qui « défiait les fleuves et les rivières », les Gambiens s’apprêtent à célébrer, dans la joie et la liberté, la fête de l’indépendance de leur pays sous l’ère Adama Barrow en présence de Macky Sall, un hôte dont l’arrivée à Banjul est appréciée par les populations.

A Banjul, tous les regards sont tournés vers la journée du samedi. Le pays s’apprête à vivre un événement majeur qui est, sans doute, le plus grand depuis le départ de Yahya Jammeh du pouvoir et l’installation du nouveau président, Adama Barrow. Il s’agit du 52ème anniversaire de l’indépendance du pays. Depuis 22ans, les populations célébraient cet anniversaire sous le joug de l’ancien président, Yahya Jammeh. Les imposantes photos de Sheik Pr Dr Alaji Yahya A. J. J. Jammeh Babli Mansa qui étaient souvent scotchées dans les grandes artères de la ville lors des grandes fêtes gambiennes ont laissé la place à des affiches à l’effigie du nouveau président. En plus, les milliers de jeunes vêtus de tee-shirts verts qui étaient souvent mobilisés pour régner en maître à Banjul sont invisibles. Des bus convoient des femmes qui arborent des badges à l’effigie du nouveau de chef de l’Etat, entouré des membres de la coalition.

L’ère est au slogan « Gambia has decided ». Ce cri de guerre des populations est encore présent. « Nous avons décidé de chasser pacifiquement le président. Il est parti sans effusion de sang. Même s’il a commis beaucoup de mal dans ce pays pendant 22 ans, nous avons gagné », confie un jeune, le sourire aux lèvres. Cette mine joviale est visible partout. Des dispositions sont prises pour faciliter la traversée des voitures qui transportent les diplomates ou les autres hôtes venus prendre part à la célébration de la fête de l’indépendance. « Vous nous avez aidé. Nous vous devons reconnaissance. C’est pourquoi, nous ferons tout pour que vous puissiez emprunter le bac pour faire votre travail », lance un agent chargée d’organiser l’entrée des véhicules dans l’engin. 

Amy Jawara, une jeune vendeuse, affiche une mine heureuse. Tout en proposant du thé, elle observe, avec un air de fierté, les véhicules transportant des diplomates et des journalistes sénégalais. « Nous accueillons, avec un immense plaisir, le choix porté par le président Barrow sur son ami Macky Sall pour être l’invité d’honneur de la fête de l’indépendance. Ce choix est judicieux eu égard aux relations entre les deux pays », a-t-elle lancé. « Quand la situation a commencé à dégénérer, les Gambiens qui ont quitté le pays sont partis au Sénégal. Cela traduit les bonnes relations entre les deux pays. Si les deux présidents sont des amis, cela ne fait que renforcer nos relations », a ajouté notre interlocuteur.

Les populations adhèrent au choix porté sur le président Sall pour être l’invité d’honneur. « Nous devons reconnaissance au président Sall. Il a aidé la Gambie à des moments très difficiles de l’histoire de notre pays », explique Yafaye Samaté. « Le président Sall mérite le choix porté sur lui. Il n’est pas venu à Banjul lors des négociations pour le départ de Yahya Jammeh, mais tous les Gambiens savent le rôle déterminant qu’il a joué avec les chefs d’Etat de la Cedeao pour le départ du dictateur. Nous l’accueillons avec enthousiasme », lance Abdoulaye, un chauffeur. Cette ambiance festive se déroule sous les yeux d’hôtes qui marquent leur présence, les soldats de la Cedeao. Ils sont dans les points stratégiques. Cette présence rassure les Gambiens. « Quand j’ai vu les premiers chars de combat entrer en Gambie, j’ai jubilé. J’ai dit que c’est fini pour Yahya Jammeh. Le dictateur n’avait aucune chance pour rester », explique un septuagénaire. « Nous saluons la présence des soldats de la Cedeao. Les gradés de notre armée avaient pris fait et cause pour Jammeh, mais actuellement, ils savent que l’ancien dictateur n’avait aucune chance », ajoute notre interlocuteur.

De notre envoyé spécial : Babacar DIONE

Le président Macky Sall a demandé aux autorités portuaires du continent de mettre fin à la concurrence déloyale entre ports d’Afrique. C’était au cours de l’audience accordée hier aux participants à la réunion de Dakar. Le chef de l’Etat qui a reçu, hier, l’Association des ports d’Afrique. Il a souligné la nécessité d’une franche coopération entre acteurs portuaires pour assurer un commerce intra-africain plus compétitif. 

Si l’Apr de Rufisque est jusque-là épargnée des scènes de violence et autres querelles fratricides connues dans certaines localités du pays, c’est parce que les leaders départementaux sont parvenus à recoller les morceaux. Mais avec l’approche des législatives, les risques de déchirures peuvent toujours resurgir. Pour Meïssa Doudou Wade, coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, l’essentiel est de s’en tenir aux directives du parti.

Vous êtes le coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, comment se porte votre parti dans le département ?
L’Apr se porte à merveille. L’Apr se porte très bien depuis la réorganisation effectuée par les leaders locaux. J’ai été désigné coordonnateur de la commune de Rufisque Est. Nous sommes en train de massifier, de tenir des réunions comme à l’accoutumée. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à remobiliser les militants après une période de léthargie. Nous avons réorganisé le parti. Ceux qui étaient frustrés pour une raison ou pour une autre sont revenus et je peux dire avec certitude que le parti se porte bien. Nous sommes très optimistes par rapport aux échéances à venir.

On a appris la mise sur pied de l’Ucar (Union des coordinations de Rufisque ville), est-ce à dire que l’unité est définitivement scellée ?
La création de l’Ucar entre dans le renforcement du parti à Rufisque. Il a trois pôles dans le département. Il y a les 4 C composées des communes de Bambylor, Niague, Tivaouane Peulh et Jaxaay. Il y a les 5 C composées des communes de Sendou, Yène, Diamniadio, Bargny et Sébikotane. Chaque pôle a son autonomie et sa propre organisation. Nous avons senti la nécessité de créer un cadre de réflexion et d’analyses des politiques et d’harmonisation des positions dans notre commune. La ville de Rufisque compose plus de 53 % de son électorat. C’est normal si certaines questions sont posées d’avoir un cadre de réflexion pour discuter de ces problèmes. L’Ucar n’est pas créée comme facteur de désunion, mais plutôt pour renforcer la concordance ou la coopération entre ces trois communes dirigées respectivement par Abdou Salam Guèye au Nord, Souleymane Ndoye à l’Ouest et moi à l’Est pour favoriser une concordance des actions. Nous l’avons donc créé pour harmoniser les positions dans la ville de Rufisque.

Créer l’Ucar, c’est aussi une manière de dire que le leadership est et sera incarné par Rufisque ville ?
Le leadership est incarné par Oumar Guèye qui est le coordonnateur. Lors de son séjour à Rufisque, dans les conseils des ministres déconcentrés, le président de la République a confirmé Oumar Guèye coordonnateur du département. Le problème du leadership ne se pose donc pas. Nous sommes derrière Oumar Guèye, nous travaillons avec lui pour réorganiser le parti et le massifier.

Les législatives seront bientôt tenues, est-ce que vous ne craignez pas que les déchirures refassent surface ?
Ah oui ! Quand il s’agit de désigner les candidats pour les élections législatives, il y aura des problèmes, il y aura des guerres de positionnement avant et après les élections. Mais pour ce qui nous concerne, en tant que militant du parti, nous voulons rester disciplinés et attendre les directives qui nous seront données par le parti. On ne fera pas d’effet de manche, mais on attend la décision du parti. Si le parti décide que c’est tel qui sera candidat, nous allons le soutenir.

D’après vous, qui sera la tête de liste du département entre Oumar Guèye, Souleymane Ndoye et vous-même ?
Si nous maintenons le statu quo, le problème ne se pose pas. Nous n’avons pas les mêmes ambitions. Souleymane Ndoye était tête de liste, mais j’espère qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Si cela ne dépendait que de moi, on allait maintenir Souleymane Ndoye comme tête de liste. Maintenant, comme le parti n’a pas encore décidé, nous attendons la décision du parti pour prendre position. Mais la décision du parti prime sur les ambitions personnelles.

On évoque de plus en plus le nom de Ndiagne Diop, maire de Bambylor qui serait le poulain de Oumar Guèye pour diriger la liste…
(Rires). Ndiagne, je ne suis pas au courant. C’est la première fois que j’entends son nom…

Certains responsables ont l’habitude de dire que l’Apr n’a pas d’opposition à Rufisque, mais est-ce que l’Apr n’est pas son propre opposant?
On peut bel et bien le dire. Surtout avec les guerres intestines entre « frères » de même parti. Lorsqu’on est embarqué sur un même bateau, on doit être solidaire et se battre ensemble, mais la politique a sa réalité et ses lois. C’est toujours le conflit entre des personnes différentes ou des personnes de même parti. Mais j’estime qu’un militant doit être discipliné. Dès lors qu’on désigne Oumar Guèye comme coordonnateur départemental, nous devons tous unir nos forces et travailler avec lui pour renforcer les bases du parti. Oumar Guèye est parvenu à rassembler les icônes du parti et avec lui, le parti est réunifié.

Et aujourd’hui, comment se passe votre compagnonnage avec les autres partis dans Bennoo ?
Cela se passe très bien. Il y a quelques jours, nous avons organisé un point de presse pour nous prononcer sur la situation politique. On a rappelé aux militants les relations qui nous lient avec nos alliés tout en confirmant notre ancrage dans « Bennoo Bokk Yaakaar » pour réussir les échéances à venir. Nous nous entendons très bien et tout cela grâce au travail du coordonnateur et de tous les responsables.

En tant que président du Conseil d’administration de la Sogip, que pensez-vous des craintes exprimées par les populations sur les risques de déséquilibres entre le pôle urbain de Diamniadio et Rufisque ?
J’estime que ce sont des déclarations non fondées parce que Rufisque ne sera jamais laissée en rade. Je dirai même qu’avec les pôles urbains, Rufisque va redorer son image. Le pôle urbain de Diamniadio a été créé par le président de la République pour désengorger la capitale. Dakar est saturé. C’est une petite portion du territoire qui regroupe plus de 25 % de la population. Maintenant, si l’on fait une projection dans l’avenir, on se rend compte que d’ici quelques années, Dakar sera une zone invivable. Il est donc normal, en tant que président, qu’il se projette dans l’avenir et voit les mesures à entreprendre pour parer à toute difficulté. C’est dans ce cadre qu’il a créé le pôle urbain. Il a aussi créé la Société de gestion des infrastructures dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose pour rentabiliser les investissements. Parce que les infrastructures construites par la Sogip ont été faites sur la base d’un financement privé. Nous avons fait des montages financiers et nous travaillons avec nos partenaires. Auparavant, nous avions l’habitude de financer des infrastructures, mais on se rendait compte qu’elles n’étaient pas rentables. Le président a changé de paradigme et a voulu faire des montages ingénieux financièrement, créer des infrastructures et les confier à une structure autonome capable de les gérer, de les réaliser, mais aussi assurer leur rentabilité pour un retour sur investissement. Vous avez, par exemple, le projet de construction d’un hôtel 5 étoiles, une gare des gros porteurs, un marché d’intérêt national, un stade multifonctionnel etc. c’est autant de projets qui peuvent créer des conditions d’une rentrée de fonds et rembourser les dettes contractées par l’Etat. A mon avis donc, le fait de dire que Rufisque sera laissé en rade dans ces projets, c’est ne pas comprendre la logique. Il faut créer des zones urbaines qui seront aussi des opportunités économiques pour les populations de Rufisque. Maintenant, il faut que les autorités locales puissent mettre sur pied des projets pour créer une jonction entre les pôles et la ville.

Propos recueillis par Maguette NDONG

Le Parlement de la Cedeao a clôturé, mercredi, sa première session extraordinaire de l'année 2017. Au cours de la séance de clôture, les parlementaires ont  voté une résolution sur la Gambie, félicitant la Cedeao, l'Union africaine et les Nations unies pour les efforts déployés en vue d'un règlement pacifique de la crise post-électorale. 

Les Parlementaires de la Cedeao, selon le communiqué, ont félicité le président Adama Barrow  pour sa brillante élection à la tête de l'Etat gambien et l'encourage  dans son engagement à œuvrer pour la sauvegarde de la cohésion nationale notamment à travers son initiative de mettre en place une Commission vérité, justice et réconciliation.

Le Parlement a également salué l'action du président de la République du Sénégal, Macky Sall, dans la conduite de la crise post-électorale en Gambie, et félicite le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza, pour la fermeté avec laquelle il a géré le dossier de la crise gambienne.

 L'Institution communautaire a salué l'implication personnelle des présidents Alpha Condé de la République de Guinée et Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie pour leur ultime médiation en faveur du dénouement pacifique de la crise postélectorale en Gambie. Les députés ont également félicité toutes les actions de médiation menées par la présidente en exercice de la Cedeao, Ellen Johnson-Sirleaf, le médiateur désigné et le co-médiateur, Muhammadu Buhari du Nigéria et John Mahama, ancien chef d'Etat du Ghana ainsi que Ernest Bai Koroma de la Sierra-Leone. Les parlementaires  exhortent  la Cedeao à veiller à la mise en œuvre effective du protocole additionnel A/ SP.1/12/O1 de la Cedeao sur la démocratie et  la bonne gouvernance. Les députés ont chargé Moustapha Cissé Lô, président du Parlement, de transmettre la résolution à Mme Ellen Johnson-Sirleaf, présidente en exercice.

Oumar BA

« Pour que les objectifs d’inscrire le maximum de personnes soient atteints, à Mbour, il faut que les 8 machines promises par le ministère de l’Intérieur arrivent ». C’est le sentiment de Saër Ndao, préfet de Mbour qui présidait la réunion du comité électoral du département.

Dans 6 commissions gérées par la préfecture de Mbour, 40.813 personnes ont été enrôlées, a déclaré le préfet.

Pour l’arrondissement de Sessène, le sous-préfet a annoncé 10.743 inscrits dont 6495 à la sous-préfecture et 4248 à Nguéniène, tandis que pour l’arrondissement de Sindia, 7457, à Nguékokh et Ngaparou, Malicounda 5435, Somone 4571, Saly 5805, Sindia 3618, Diass 357 et Popenguine 3143. Pour l’arrondissement de Fissel, il y a 3616 inscrits dans la commune de Ndiaganiao et 5797 à Fissel.

Il faut impérativement que Mbour retrouve les 8 machines attendues pour réussir les opérations, a dit le préfet. M. Ndao pense que le taux qui représente le nombre total d’inscrits tourne autour de 94.525 inscrits soit 40 % à la date du 15 février 2017.

Pour les jeunes qui auront 18 ans le 30 juillet 2017, le préfet a informé qu’ils pourront être enrôlés. Par rapport aux communes rurales, la grosse difficulté réside dans le fait que seules les localités électrifiées sont choisies pour abriter des commissions d’où la nécessité, selon les sous-préfets de mettre à leur disposition des groupes électrogènes pour parer à toute éventualité et être partout présent.

Le fichier électoral de Mbour commune compte 160.000 électeurs et le département 260.000 électeurs, a encore révélé la réunion. Si les citoyens sont plus que intéressés par la carte d’identité biométrique que l’inscription sur les listes électorales, des efforts restent quand même à faire pour aller le plus loin possible.

Amath Sigui NDIAYE

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » s’était divisée en deux groupes lors de l’élection des hauts conseillers dans le département de Foundiougne. Le maire Babacar Diamé ne souhaite pas ce scénario lors des élections législatives.

Babacar Diamé, maire de Foundiougne, a déclaré, lors d’une réunion à Mbam, que la frange de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui avait présenté sa liste lors de l’élection des hauts conseillers, rejette toute idée d’aller aux élections législatives dans la division.

C’est pourquoi, au sortir de la réunion, le député maire a indiqué que les responsables de l’Apr du département de Foundiougne sollicitent une audience avec le président de la République pour que des solutions soient trouvées à toutes les difficultés pour la bonne marche de leur parti dans ce département. Selon Babacar Diamé, la rencontre de Mbam a été tenue à l’initiative du maire de la commune de Mbam, Simon Diouf, haut conseiller des collectivités territoriales.  Une rencontre avec le leader de l’Apr permettrait aux responsables locaux d’exprimer leurs doléances. Selon lui, c’est l’une de leurs principales priorités. « Nous sommes prêts à aller aux élections et à donner au président de la République une majorité confortable, et aussi le réélire pour  un second mandat en 2019 », a-t-il promis.

Le groupe dirigé par M. Diamé est composé de 12 maires et du président du conseil départemental. « Nous ne souhaitons pas aller aux législatives dans le même esprit que celui Hcct », a-t-il déclaré. Selon lui, si la situation ne change pas, ils vont encore gagner.

Il a appelé à une inscription massive sur les listes électorales. « L’heure est d’accompagner le processus de révision des listes électorales et d’obtenir de carte nationale d’identité biométrique », a-t-il dit. M. Diamé a annoncé un plan d’actions qui va permettre de mieux sensibiliser les populations pour une inscription massive. Mais, a-t-il dit, les responsables ont plaidé pour « une commune, une commission » car seules 10 commissions fonctionnent dans ce département.

Oumar  Ngatty BA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.