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Politique (4830)

Djeddah (Arabie Saoudite) - Aujourd’hui, plus que jamais, les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) font face à de nombreux défis. Aussi, après le succès du premier programme décennal 2005-2015, l’organisation s’est-elle dotée, en 2016, d’un programme décennal appelé « Oci 2025 ». Hier, lors d’une rencontre avec des journalistes, au siège de ladite organisation, des responsables départementaux sont largement revenus sur ce plan.

Montrer que l’Oci est une organisation plus que politique. C’est à cet exercice que se sont évertués quelques responsables de différents départements de la « deuxième plus grande organisation internationale, après l’Onu avec ses 57 Etats membres dont la Palestine, considérée par l’Oci comme Etat à part entière», selon l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet, directeur général de recherche politique de l’Oci. Le nouveau plan décennal « Oci 2025 » compte 18 domaines prioritaires et 107 objectifs. Ces domaines portent sur les questions de paix et de sécurité, la réduction de la pauvreté, la lutte contre le terrorisme, les projets d’investissement et de financement, la sécurité alimentaire, la science et la technologie, le changement climatique, le développement durable, le dialogue et l’harmonie entre  les religions, l’autonomisation de la femme, l’humanitaire, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la reddition des comptes, l’emploi, la santé, les Tic, les médias et la diplomatie, les réformes institutionnelles.

Et bien sûr, la « raison d’être de l’Oci, c’est la question de la Palestine et de Jérusalem »,  a indiqué le l’ambassadeur Bakheet. Il se félicite de voir le rôle et la vocation de l’organisation grandir alors que « pendant plus de quatre décennies d’existence, elle s’était plus que cantonnée dans le domaine strictement politique ». Ce plan décennal, écrit, en effet, dans un document remis à la presse, par le Secrétaire général de l’Oci, Youssef bin Ahmed Al-Othaimeen, doit « provoquer l’indispensable changement dans le vécu de nos peuples et nations ». Comme M. Bakheet, les chefs des départements Science et technologie, économie et des questions humanitaires ont décliné les actions qu’ils déroulent et qu’ils comptent renforcer dans le nouveau plan décennal. 

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

QUESTION DE LA PALESTINE ET DE JERUSALEM : NÉGOCIER SUR DE NOUVELLES BASES
L’Organisation de la coopération islamique qui tire sa création de la question palestinienne déploie tous les moyens, sauf militaires, afin que le peuple palestinien ait droit à un Etat indépendant à côté de celui d’Israël. « La seule voie est la relance du processus de paix. C’est à cela que travaille l’Oci », a insisté le Tunisien, l’ambassadeur Ali Ghoutali, directeur du Département Palestine et Al-Quds.

Toutefois, comme les Palestiniens, l’ambassadeur Ghoutali estime qu’au vu de la position actuelle des Usa, le quartet « ne tient plus la route ». Aussi, les Palestiniens réclament-ils « une relance des négociations sur de nouvelles bases.

L’option doit être multilatérale à travers une conférence internationale pour adopter un nouveau mécanisme afin de faciliter l’émergence d’une solution à deux Etats », indique Ali Ghoutali.

D. MANE


CRÉATION DE L’OCI : UNE RÉPONSE À « L’INCENDIE CRIMINEL DE LA MOSQUÉE D’ALAQSA »
Son histoire est intimement liée à la situation de la Palestine dont « les territoires sont occupés depuis 1967 ». Car, l’Oci a été créée par le « sommet historique » de Rabat (Maroc) le 25 septembre 1969, en réponse à « l’incendie criminel de la mosquée d’Alaqsa à Jérusalem occupée ». Aujourd’hui, avec ses 57 Etats membres répartis sur les quatre continents (Asie, Afrique, Europe et Amérique Latine), l’Oci est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après l’Onu.

Sa Charte a été adoptée en 1972. Elle porte la voix collective de la Oummah qui compte 1,5 milliard de musulmans dans le monde. L’Oci qui prône, par ailleurs, l’élimination de la discrimination à l’encontre des musulmans,  entretient des relations de coopération avec d’autres organisations comme l’Onu, l’Ue, l’Ua.

Elle compte également plusieurs organes subsidiaires et institutions spécialisées qui couvrent un large éventail de domaines : culture, science, économie, droit, finance, sport, technologie, éducation, médias, humanitaire.

D. MANE

L’ambassadeur d’Afrique du Sud au Sénégal, Lenin Shope, revient, dans l’entretien ci-dessus, sur les facettes et dimensions de Nelson Mandela qui aurait fêté ses 100 ans cette année. Mais surtout sur son héritage et son projet politique, ses limites et les dissensions qui minent, aujourd’hui, le Congrès national africain (Anc). Il parle également de la « Conférence de Dakar », point de départ des négociations ayant permis de libérer Mandela et de mettre fin à l’apartheid. Il met en avant la coopération avec le Sénégal et l’Afrique dans son ensemble pour mieux légitimer deux postes pour le continent au Conseil de sécurité des Nations-Unies à la faveur d’une réforme prochaine de l’organisation mondiale.

Excellence, le monde s’apprête à célébrer la « Journée internationale Nelson Mandela » ce 18 juillet. Le héros aurait eu, cette année, 100 ans. Que retenez-vous de cette figure ?
Nelson Mandela, tout comme Olivier Tambo, Walter Sizulu et d’autres, a marqué l’histoire du Congrès national africain (Anc). Ils ont radicalisé le mouvement Anc quand ils étaient dans la lutte et sont naturellement devenus des leaders. Nelson Mandela a été le premier commandant en chef de la branche militaire de l’Anc. Il a été arrêté et est devenu l’un des prisonniers les plus connus avec une sentence très longue. Libéré, il deviendra président de la République sud-africaine.

Il est pour nous une icône. Il a éduqué les Sud-africains et le monde en ce qui concerne la résolution des conflits. Je pense que c’est là l’un de ses plus grands héritages qu’il nous a laissés en tant que personnalité très importante. L’une des plus grandes leçons données à l’humanité par cet homme, est la résolution pacifique des conflits.

Vous prévoyez d’organiser une matinée d’échanges sur son héritage. Comment appréhendez-vous cet héritage ?
L’Afrique du Sud a été l’une des sociétés les plus violentes qui ait existé au monde. Cette violence (Apartheid) était basée sur la race, donc contre les Noirs. Nelson Mandela nous a apporté la réconciliation, l’égalité et une nouvelle Constitution pendant qu’il était président. L’égalité à laquelle il nous a conduits était non seulement entre les races, mais aussi entre les sexes.Tout le monde est fier de Mandela qui, après avoir séjourné pendant de nombreuses années en prison, est devenu un réconciliateur.

Nelson Mandela est une figure certes historique, mais on entend ça et là des voix s’élever pour remettre en cause certaines de ses orientations politiques. Quelles appréciations en faites-vous ?
Je pense qu’il n’y a pas de leaders au monde dont les politiques ne sont pas remises en cause. J’écoutais tout à l’heure le président Obama sur une visite au Kenya. Je pense que l’ancien président américain a été un grand leader, mais il y a de nombreuses personnes qui remettent en cause ses orientations politiques, notamment sur la Syrie par exemple.

Dans le contexte sud-africain, vous avez un pays très divisé, particulièrement sur le plan économique, mais aussi une société très inégalitaire. Une inégalité basée sur la race comme je le disais. Vous avez aussi une population autochtone spoliée de ses terres, de son bétail également. Il y a eu un système pour appauvrir les populations et les pousser à aller travailler dans les mines. Et quand il y a eu les négociations sur la mise sur pied de la démocratie, il y a eu des questions qui n’ont pas été bien posées : la restitution et la réparation économiques. Ces questions constituent les critiques les plus majeures émises contre Mandela, sous le prétexte qu’il n’a pas assuré la libération économique. Il faut, en Afrique du Sud, un certain niveau d’équilibre : transformer le pays en démocratie et faire au fur et à mesure une réparation économique en faveur de la population noire.

L’historique Anc a fait les frais d’une division et des querelles internes. Certes l’un des fidèles de Mandela, le président Ramaphosa, a pris le pouvoir. Les dissensions et dissidences à l’Anc ne ternissent-elles pas l’héritage de Mandela ?
Afrique du SudL’héritage de Nelson Mandela ne saurait être terni puisqu’il est concret. Des divisions existent au sein de l’Anc et c’est dans l’ordre normal des choses, mais elles ne sauraient ternir cet héritage. Il est urgent néanmoins de remettre le pays sur les rails, dans la bonne direction. Une orientation et une volonté vers lesquelles s’est orienté le président Cyril Ramaphosa.

Certains voient aussi la persistante inégalité entre Noirs et Blancs comme l’une des faiblesses de la politique de la Nation « Arc-en-ciel » vu comme un mirage. Etes-vous de cet avis ?
Je pense que notre pays doit faire mieux sur le plan économique. Nous étions déjà sur une bonne voie jusqu’en 2008-09. A cette époque, notre Pib était de l’ordre de 420 milliards de dollars américains. Il faut néanmoins comprendre que l’Afrique du Sud est un pays qui se base beaucoup, sur le plan économique, sur les exportations des biens et services, du charbon, de l’or, des minerais. Quand il y a eu la crise de 2009, notre économie a reculé d’un tiers passant de 420 à 220 milliards de dollars de Pib. Ce qui a causé un stress chez les pauvres et dans la classe moyenne. Nous notons présentement une remontée du Pib qui se situe à hauteur de 350 milliards. Nous sommes passés de la plus forte économie du continent à la troisième place derrière le Nigéria et l’Egypte. Notre remontée nous place juste derrière le Nigéria et devant l’Egypte. Ce qui est un bon signe, mais nous avons besoin de faire plus puisque avec la taille de notre population, 55 millions d’habitants, un taux de chômage de 25 % et 20 millions de personnes qui vivent de bourses familiales, la situation est intenable. Nous devons nécessairement faire un grand bond économique en avant.

Le gouvernement de Ramaphosa se concentre davantage sur ces objectifs. Le président Cyril Ramaphosa s’est récemment déplacé en Arabie Saoudite, au Nigéria, aux Emirats Arabes Unis. Il a pu obtenir, en Arabie Saoudite, 10 milliards de dollars d’investissement. Nous allons aussi accueillir, dans les semaines prochaines, une rencontre du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). En route vers l’Afrique du Sud, le président chinois effectuera une visite officielle au Sénégal. Il y aura, à l’occasion du sommet du Brics, l’inauguration, à Johannesburg, de la banque Brics-Afrique. Cette banque est destinée à attirer principalement des investissements dans le continent dans son ensemble. Le président Macky Sall prendra, en tant qu’invité, part à la rencontre du Brics pour l’Afrique. Je suis heureux que le président Sall soit à cette importante rencontre. Pour revenir à l’Afrique du Sud, elle doit renforcer davantage son économie, faire beaucoup plus que ce qu’elle fait présentement, si elle veut réduire le chômage, mieux lutter contre la pauvreté et les inégalités.

Comment se porte votre coopération avec le Sénégal et quels axes de coopération développez-vous ?
Nous sommes très fiers des relations entre les deux pays. Nous avons fêté, l’année dernière, le 30ème anniversaire de la « Conférence de Dakar » qui a été le début des négociations qui ont conduit à la démocratie en Afrique du Sud.

Le président Macky Sall a effectué, en 2017, une visite à Cap-Town. Les deux pays se sont accordés pour relever le niveau de la coopération bilatérale, mais aussi organiser, de façon systématique, des consultations au plus haut niveau. Par exemple, aux réunions de l’Union africaine ou des Nations-Unies, les deux présidents vont se rencontrer et discuter. Ils se sont rencontrés à Kigali et en Mauritanie récemment pour des sommets de l’Ua. Nous espérons qu’ils puissent se rencontrer en tête-à-tête lors de la visite du président Macky Sall les 24 et 25 juillet prochains.

Ce que nous devons faire maintenant, c’est d’élever le niveau de nos échanges économiques. Je suis en poste depuis une année, mais je sais que des industriels sud-africains ont séjourné et séjournent au Sénégal dans l’objectif de procéder à des investissements. Il y en a qui ont investi 50 millions d’euros à l’Aidb. D’autres se sont lancés dans divers projets : que ce soient les assurances, le commerce ou les exportations. Chaque fois que de potentiels investisseurs viennent, ils rencontrent de nombreuses personnes, des partenaires potentiels.

Nous avons reçu, il y a deux semaines, la visite de la Banque de développement sud-africaine connue pour son implication dans des projets structurants. Des partenaires sud-africains sont aussi engagés dans le joint-venture qu’est la centrale à charbon de Bargny. Nous pouvons dire que nous sommes en train de faire un certain nombre de choses dans la coopération. Le potentiel existe et nous devons faire plus.

Vous entendez être reconnaissant à l’endroit des pays africains, particulièrement le Sénégal. Pouvez-vous rappeler en quoi avait constitué le rôle de « facilitateur » à la « Rencontre de Dakar » en 1987 par ce pays ?
La « Rencontre de Dakar » ou « Conférence de Dakar » marque le début des négociations en Afrique du Sud. Elle a donc réellement contribué au début des négociations entre l’Anc et le pouvoir sud-africain. Il faut préciser qu’il ne s’agissait pas d’une rencontre entre l’Anc et le gouvernement de l’Apartheid. Mais plutôt une rencontre entre l’Anc et un groupe libéral de blancs sud-africains. Lorsque les discussions ont débuté, elles ont été menées dans la discrétion la plus totale puisque le gouvernement de l’apartheid n’en voulait pas du tout. Du côté de l’Anc, la délégation était conduite par l’ancien président Thabo Mbéki et du côté des libéraux blancs par Van Zyl Slabbert.

La rencontre de Dakar marque donc le début des négociations qui ont conduit à la libération de Nelson Mandela et au processus de démocratisation.

L’Afrique du Sud envisage-t-elle toujours de devenir membre du Conseil de sécurité des Nations-Unies ?
L’Afrique du Sud a souscrit à la position de l’Union africaine, une position plus connue sous l’appellation de « Ezulwini consensus » du nom de la localité du Swaziland où elle a été adoptée. Cette position, tout en admettant la nécessité de réformer le Conseil de sécurité des Nations-Unies, dit aussi que le Conseil doit être transformé de sorte que l’Afrique puisse avoir deux membres permanents. L’Afrique n’a pas encore décidé à qui vont revenir les deux postes même si l’Afrique du Sud est un pays très influent. Ce n’est qu’une fois que nous aurons dépassé la transformation du Conseil de sécurité qu’on commencera certainement à discuter des pays qui devront les occuper. Il faut aussi noter qu’aucun des cinq membres permanents actuels ne représente une région géographique. L’essentiel est de noter que l’Afrique veut deux membres pour la représenter. Nous Africains, insistons également sur le fait que la plupart des questions discutées au Conseil de sécurité sont des questions spécifiques à l’Afrique. Nous devons aussi faire taire les armes d’ici à 2020, conformément à la volonté de l’Union africaine. Il nous faut aussi une coopération accrue entre l’Afrique et les Nations-Unies.

Propos recueillis par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Pour mieux expliquer les raisons de l’institution du parrainage et sa pertinence, Aminata Touré demande aux jeunes de la Cojer de descendre sur le terrain.

« Il faut coupler le parrainage à l’animation du parti. Nous voulons, dès qu’on donne le coup d’envoi, réussir le pari de la collecte de signatures en une semaine de présence sur le terrain», a déclaré Mme Aminata Touré, chargée du pôle mobilisation et parrainage de l’Alliance pour la République (Apr).

Elle rencontrait les jeunes de l’Alliance pour la République, au Cices. Selon l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, « il faut occuper l’espace et rien que l’espace. Mais, avant de le faire, il faut attendre que le ministre de l’Intérieur publie un arrêté, expliquant le contenu de la fiche de parrainage ». « On ne peut pas parrainer deux fois », a précisé l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

A en croire la chargée du Pôle « mobilisation et parrainage » de l’Apr, si le président avait pris simplement son téléphone pour obtenir 65.000 signatures, il aurait dépassé largement le nombre fixé.

« Soyez dans les débats, à la pointe du combat et aux avant-postes », a dit Aminata Touré. Car, depuis 2012, le chef de l’Etat a remporté toutes les batailles électorales. Poursuivant, elle a déclaré qu’un parti qui contrôle 85% des maires ne peut pas avoir peur de l’opposition. Aussi, a-t-elle invité les jeunes à assumer pleinement leur rôle pour mieux recevoir le témoin. Avant de soutenir qu’un programme de collecte des signatures sera peaufiné dans les jours à venir, sans entrer dans les détails. L’Envoyée spéciale du chef de l’Etat a désapprouvé la position de ceux qui lisent le parrainage sous le prisme déformant de l’anti-démocratie. Mieux, pour elle, la redevabilité n’a rien à voir avec l’acharnement politique. Aminata Touré voit donc, à travers ces deux principes, une manière d’utiliser un filtre et une façon de bien gérer les ressources du pays. Mme Touré est formelle : «ce que Macky Sall a réalisé dans ce pays, aucun de ses prédécesseurs ne l’a fait. Nous devons l’expliquer dans les écoles, dans les universités».

De son côté, la coordonnatrice, Thérèse Faye Diouf, a déploré l’attitude déstabilisatrice de l’opposition, qui est assoiffée de pouvoir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le mouvement « And ak Sidi Kaba » pour la réélection de Macky Sall, a été lancé, avant-hier, à Tambacounda. Les responsables de ce mouvement ont saisi l’occasion pour expliquer aux populations les tenants et les aboutissants de la loi sur le parrainage.

Les différents orateurs qui ont pris la parole, avant-hier, lors du lancement du mouvement « And ak Sidi Kaba » pour la réélection de Macky Sall, à Tambacounda, ont expliqué aux populations les enjeux du parrainage. Ils ont aussi incité les jeunes et les femmes à aller retirer leur carte pour battre, de la plus belle des manières, l’opposition, en réélisant le président Sall au premier tour.

Pour Mamadou Gningue, membre de la coordination du mouvement, l’engagement derrière Me Sidiki Kaba reste une obligation pour toute personne aspirant au développement du territoire, car les actions du ministre des Affaires étrangères « sont profitables à tous les jeunes, à toutes les femmes et toute la population, de façon globale ». En guise d’exemple, il cite  la construction de la maternité de Gouye, les sanitaires dans les écoles, la reconstruction du dispensaire de Dépôt, etc. M. Gningue a aussi cité la construction du centre multifonctionnel et les financements octroyés aux femmes.

Selon lui, les réalisations du président, Macky Sall, à savoir le plan sésame, la bourse familiale, le Pudc, le puma… méritent d’être soutenus. Le président Sall a beaucoup fait dans la région, selon Fanta Ndiaye, coordinatrice du mouvement. « Macky Sall doit être soutenu pour la poursuite de l’œuvre de développement. Près de 500 salles de classe ont été construites dans l’élémentaire et une trentaine d’écoles. On peut aussi citer le bloc scientifique du lycée ainsi que la finalisation du lycée technique. La construction de l’Université du Sénégal oriental va également bientôt démarrer », a dit Fanta Ndiaye. « Le président a fait beaucoup de réalisations à Tambacounda. Nous avons le centre d’hémodialyse à l’hôpital régional, la construction et la réhabilitation de pistes de désenclavement pour 15 localités sur une ligne de 146 km, etc. », a souligné Fanta Ndiaye.

Pape Demba SIDIBE

Le président Macky Sall était, hier, à Thiès, pour présenter ses condoléances au patron de Itoc, Baba Diaw, qui a récemment perdu sa mère.

Le Chef de l’Etat était à la tête d’une forte délégation composée, entre autres, du président du Haut conseil des collectivités territoriales(Hcct), Ousmane Tanor Dieng, du ministre de l’Elevage Aminata Mbengue Ndiaye, du ministre des Forces armées, Augustin Tine etc. « Il est de notre tradition de présenter des condoléances quand quelqu’un perd un être cher. Je voudrais aussi faire quelques témoignages sur Baba Diaw. On se connait depuis 17 ans. Nous avons le même métier. Il est l’un meilleur des meilleurs spécialistes en matière de pétrole. Il aime le savoir et l’utilise dans son travail. Dans nos échanges, nous parlons plus d’ingénierie et de mathématiques que de pétrole. Notre relation est basée sur des principes et non sur le pouvoir encore moins l’argent », a témoigné le président Macky Sall sur Baba Diaw. Sur le plan politique, le président Sall a remercié tous les responsables de son parti du département de Thiès, pour leur soutien indéfectible.

Baba Diaw s’est réjoui de cette visite et a réitéré son amitié au président de la République. « Il m’a été rapporté que je suis l’un des deux personnes que le président Macky Sall appelle « grand ».

C’est une marque d’estime et de respect », a fait savoir Baba Diaw. Après avoir plaidé pour le renouveau du chemin de fer qui était le plus grand pourvoyeur d’emplois à Thiès, il a encouragé le chef de l’Etat à poursuivre son élan. « C’est difficile de diriger un pays parce qu’il y aura toujours des critiques. Mais il faut simplement faire votre mieux », a conseillé le spécialiste du pétrole, avant de lancer un appel à tous les sénégalais à l’union pour faire avancer le pays. La restauration du chemin de fer Dakar-Bamako, en passant par Thiès, tant souhaitée par les cheminots, sera bientôt une réalité. Selon le président Macky Sall, le financement est déjà acquis. Il ne reste plus que quelques discussions à mener. Le président a été interpellé sur la question par Baba Diaw, à qui, il est allé présenter ses condoléances, suite au rappel à Dieu de sa mère, Adja Rougui Sy. Macky Sall a également annoncé l’ouverture prochaine, à Thiès, d’une école de formation sur les métiers liés au chemin de fer. « Parce qu’avec les nouveaux trains électriques qui sont d’une haute technologie, on aura besoin d’une main-d’œuvre qualifiée », a estimé le président Macky Sall.

Non sans rappeler les efforts consentis pour le renouveau du chemin de fer. Il a donné l’exemple du Train express régional(Ter) qui, une fois à Diass, a-t-il dit, sera prolongé à Thiès et à Mbour. Sur le plan des routes, le président Macky Sall a relevé d’importants avancements qui participent au développement de la ville de Thiès. « J’ai suivi la finale de la Coupe du monde avant de quitter. Je n’ai fait que 40 mn de route, de chez moi à Thiès. Les infrastructures sont donc des choses qui sont vraiment importantes », a dit le président Macky Sall qui, après ses ministres, a tenu à faire, lui-même, le déplacement pour présenter, à l’illustre Baba Diaw, les condoléances de la Nation.

Ndiol Maka SECK

Pour tous les efforts effectués par le Chef de l’Etat dans le département, les responsables de Bennoo bokk Yaakaar (Bby) de Rufisque entendent lui donner, en retour, un score important à la prochaine présidentielle.

Dans la course pour la réélection du président Macky Sall au premier tour de la présidentielle 2019, le département de Rufisque ne veut pas être en reste. Les responsables de “Bennoo Bokk Yaakaar” de la « vieille cité » ont d’ailleurs sonné la mobilisation au vu, notamment, des efforts consentis par le chef de l’Etat dans la localité.

En conclave ce week-end au Lac rose, en présence du coordonnateur de Bby, le ministre Oumar Guèye, ils sont déjà conscients du travail qui les attend. « Le département de Rufisque doit se remobiliser pour le président Macky Sall. Parce que simplement, les résultats sur le terrain sont là ; le département de Rufisque est un levier important qui peut permettre de jauger tout ce que le président Macky Sall a entrepris dans ce pays, en terme de développement économique, sur les questions agricoles, les infrastructures, les questions énergétiques, de désenclavement du territoire, de lutte contre les disparités territoriales, les questions de gouvernance, etc. », a expliqué le député Seydou Diouf. Pour lui, comme pour les autres responsables locaux, ils sont convaincus que le département de Rufisque a connu un nouveau visage depuis l’avènement du président Macky Sall. « Beaucoup de choses ont été faites dans le département qui est en train de revivre avec l’action du président Sall », renseigne, le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, porte-parole du jour de la coordination départementale de Bennoo Bokk Yaakaar.

Maguette NDONG

Mansour Faye, maire de Saint-Louis, et ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a réagi hier, à l’arrêt de la Cedeao, rendu dans l’affaire Khalifa Sall. Le responsable départemental de l’Apr à Saint-Louis, tout en soulignant le caractère souverain du Sénégal, s’est interrogé sur cette décision. En effet, pour lui, il serait important de se demander « comment cette cour, qui avait son mandat terminé, a-t-elle pu demander une prorogation, afin de statuer sur cette affaire ». Mieux, le ministre s’est interrogé sur « l’arrêt de la Cedeao, tout en soulignant avec force que le Sénégal est un pays souverain, et le procès est dans sa phase d’appel ».

Ce qui demeure constant, rappelle Mansour Faye, « ce sont les 110 fausses factures signées par le maire de Dakar et aussi l’argent y afférent perçu indûment ». Au demeurant, Mansour Faye a émis des doutes sur l’impartialité de cette cour, avec surtout « les partisans de Khalifa Sall adeptes de lobbying et autres pour avoir gain de cause ».

Le ministre de l’Hydraulique a fait cette déclaration lors de la cérémonie de préparation de la nuit de l’émergence, qui aura lieu le 28 juillet, à Saint Louis. Cette manifestation doit accueillir 3000 personnes, qui seront sensibilisées sur les réussites du régime. Il faut aussi, lors de la manifestation, noter la présence des femmes leaders de la coalition présidentielle “Benno Book Yaakar” dont le ministre Marème Badiane, Aïda Sow Diawara entre autres.

Amadou Maguette NDAW

La Convergence pour le renouveau et la citoyenneté (Crc) sera bientôt en congrès pour investir le président Macky Sall, candidat à la présidentielle de 2019. L’annonce a été faite, hier, par son leader, Aliou Dia, lors d’un point de presse.

« Nous allons soutenir la candidature de Macky Sall, parce que nous sommes de la coalition Bby, mais aussi nous sommes convaincus que si le président est réélu, l’émergence sera réalisée », a dit le leader de la Crc. Aliou Dia dit fonder sa conviction sur les réalisations du président Sall, après 5 ans à la tête du pays. C’est pourquoi, il a invité ses militants à joindre les Sénégalais qui veulent voir Macky Sall poursuivre l’œuvre de construction nationale.

Revenant sur la conférence des leaders de “Bennoo Bokk Yaakaar” qui a eu lieu avant-hier, Aliou Dia a déclaré que « la coalition est plus forte que jamais ». Il s’est réjoui de la démarche des leaders qui ont salué les décisions prises par l’Etat, notamment le parrainage, les mesures en faveur du monde rural, etc. Aliou Dia a loué la décision du chef de l’Etat qui a donné des instructions au ministre des Finances pour payer la dette de la Sonacos qui est estimée à 13 milliards de Fcfa. Aliou Dia a aussi salué le fait que le président Sall ait adressé ses félicitations aux fonctionnaires qui jouent un rôle important dans la recherche et dans l’économie sans tambours ni trompette.

En ce qui concerne la perte récente de milliers de têtes de bétail, il a magnifié la réaction du gouvernement qui, après avoir dépêché le ministre de l’Elevage sur le terrain, a décidé de secourir les éleveurs. « Le président de la République a effectué un voyage à Ribot Escale. Il a pris des décisions en dégageant une enveloppe d’un milliard pour sauver le reste du bétail. C’est un geste important qui va accompagner les éleveurs », a dit Aliou Dia. Toutefois, il a exhorté les éleveurs à mieux moderniser leur secteur. « C’est le changement climatique dont on parle depuis des années qui s’est signalé. Il va falloir qu’on prenne les devants, parce que l’élevage ne peut plus être fait comme avant. Il faut que les éleveurs assurent leur bétail », a-t-il recommandé, ajoutant que « la situation est bien gérée par l’Etat et les organisations paysannes ».

S’agissant de la campagne agricole, M. Dia a adressé ses félicitations au ministre de l’Agriculture qui a mis en place un dispositif permettant de mettre à la disposition des paysans, les semences, les intrants et du matériel agricole à temps avec notamment l’implication de tous les acteurs.

Babacar DIONE

Le tome 1 de la série du Président de la République, consacré aux institutions, à la gouvernance, à la paix et à la sécurité, est bien apprécié à Ziguinchor. Le livre y a été présenté au public par le conseiller spécial à la Présidence de la république, Abdoul Asiz Diop, samedi dernier, à l’initiative d’un des illustres fils de la ville, en l’occurrence Bassirou Faty.

La rencontre de présentation du livre, qui a été présidée par l’adjoint chargé des affaires administratives du gouverneur de la région, Mbaye Dione, s’est déroulée dans un hôtel de la place, en présence du ministre d’Etat, président de la Commission nationale du dialogue des territoires, Benoît Sambou, du ministre délégué chargé de l’Accompagnement et de la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, du directeur général de l’agence nationale des Eco-Villages, Mamadou Barry. Il y avait également des professeurs d’université, des banquiers et de plusieurs autres personnalités. L’initiateur, Bassirou Faty, Président du conseil d’administration de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), a révélé que c’est « très modestement » que l’idée lui est venue de faire connaître le tome 1 de la série du Président de la République à ses compatriotes de Ziguinchor comme cela a été fait à Dakar. « J’ai pensé qu’il était naturel de faire bénéficier aux autres sénégalais, surtout ceux qui sont dans les régions périphériques, ce livre qui parle de l’engagement du Chef de l’Etat pour le développement de notre pays, avec des thématiques variées », a expliqué M. Faty. Le Pca de la Cncas dit avoir amené le tome 1 de la série du Président Sall dans sa ville natale pour partager avec les Ziguinchorois les idées que le chef de l’Etat y a développées. Bassirou Faty a été surtout motivé dans sa démarche par le fait que le président lui a fait « l’honneur » et « l’amitié » de le dédicacer le livre « avec des termes qui m’ont particulièrement touché », confesse-t-il. Et par devoir de reconnaissance envers le chef de l’Etat, M. Faty a pris l’engagement d’aider « modestement » à la promotion de ce livre. A cet effet, il a d’abord acheté un certain nombre de volumes qu’il a distribués à beaucoup de ses compatriotes de Ziguinchor. Ensuite, il a invité le Conseiller spécial à la Présidence de la république, Abdoul Asiz Diop, à venir à Ziguinchor pour présenter le livre aux habitants de cette partie de la région Sud du Sénégal. M. Diop s’en est bien acquitté, en témoignent les nombreuses félicitations que ce dernier a reçues, de la part du parterre de personnalités et du public nombreux qui ont constitué son auditoire.

Moussa SADIO

Le Mouvement patriotique de développement intégré (Mpdi) a sonné la mobilisation, avant-hier, en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Les camarades de Gnima Sonko s’engagent à élire le candidat Macky Sall, dès le premier tour.

En perspective de l’élection présidentielle de 2019, le Mouvement patriotique de développement intégré (Mpdi) sonne la mobilisation. Les membres dudit mouvement venus de Dakar et de la banlieue, s’engagent à travailler à la massification de l’Alliance pour la République, dans le département de Bignona. Selon la présidente du Mpdi, Gnima Sonko Diedhiou, l’heure est à l’action.

«Je suis une actrice de développement et jamais de mémoire d’homme, un président n’a fait pareil. C’est pourquoi, j’estime que la Casamance doit s’unir pour élire le candidat Macky Sall, dès le premier tour, au soir du 24 février 2019 », souligne la présidente qui déplore le manque de solidarité entre militants de la mouvance présidentielle. Gnima Sonko estime que ces derniers doivent communiquer plus pour vulgariser les actions du gouvernement en Casamance. «C’est une question d’honnêteté de parler du bilan du président Macky Sall. Il est en train de réaliser beaucoup de chose en faveur des populations de la région naturelle de la Casamance. L’eau, l’assainissement, l’électricité, les infrastructures, les pistes de production et le désenclavement en cours, sont autant d’actions qui militent en faveur du Candidat Sall pour un deuxième mandat », soutient la présidente du Mpdi qui compte environ 2000 membres, après seulement deux mois d’existence.

Selon le chargé de communication, Balla Mandiang, l’un des objectifs majeurs assignés au mouvement, c’est d’abord le soutien au président pour un deuxième mandat. Selon lui, le mouvement veut aussi imprimer un cachet particulier en rapport avec le développement de la Casamance.

Tata SANE

Suivi par 695 375 comptes, le président sénégalais Macky Sall  est le cinquième président de l’Afrique subsaharienne le plus suivi sur Twitter. C’est ce qui ressort d’une étude portant sur le top 7 des chefs d’Etat les plus populaires sur Twitter de la région subsaharienne. L'étude Twifomacy du BCW 2018 a identifié 951 comptes Twitter - 372 comptes personnels et 579 comptes institutionnels - des chefs d'État et de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères de 187 pays.

Le chef d’Etat le plus suivi sur Twitter, en Afrique subsaharienne, est le président kényan, Uhuru Kenyatta. C’est ce que révèle les données compilées par l’édition 2018 du rapport Twiplomacy produit par l’agence de communication Burson Cohn & Wolfe.Le président kényan, dépasse dans le top 3 des chefs d’Etats les plus suivis sur Twitter, en Afrique subsaharienne, son homologue rwandais Paul Kagame et le président nigérian Muhammadu Buhari.

Les gouvernements de six pays seulement, à savoir le Laos, la Mauritanie, le Nicaragua, la Corée du Nord, le Swaziland et le Turkménistan n'ont pas de présence officielle sur la plate-forme. Selon l’étude, indéniablement, sur le plan mondial, Donald Trump a eu le plus grand impact sur Twitter depuis son entrée en fonction le 20 janvier 2017. @realDonaldTrump est le leader mondial le plus suivi avec plus de 52 millions de followers. Il a récolté de loin le plus d'interactions au cours des 12 derniers mois, et ses tweets comptent en moyenne plus de 20 000 retweets.

Fara Michel DIEYE

Classement
Uhuru kenyatta (Kenya) : suivi par 3 173 394 comptes
Paul Kagame (Rwanda) : suivi par 1 809 866 comptes
Muhammadu Buhari (Nigeria) : suivi par 1 442 084 comptes
Yoweri Museveni (Ouganda) : suivi par 827 982 comptes
Macky Sall (Sénégal) : suivi par 695 375 comptes
Nana Akufo-Addo (Ghana) : suivi par 673 089 comptes
John Magufuli (Tanzanie) : suivi par 422 746 comptes

La conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar, présidée ce 12 juillet par le président Macky Sall, a apprécié positivement l’engagement des autorités pour la loi sur le parrainage. Les leaders de la coalition Bby ont appelé ainsi les responsables à la mobilisation pour la préparation des opérations de collectes des parrains.

En perspective de la Présidentielle de 2019, la conférence des leaders, après avoir exprimé toute sa fierté à la coalition et à ses militants pour avoir toujours remporté toutes les élections auxquelles la coalition a participé depuis 2012, appelle ceux-ci à la mobilisation. Ceci pour préparer, dans la discipline et la détermination, les opérations de collecte des parrains dans les jours à venir.

Selon un communiqué de la conférence des leaders, parvenu à la rédaction, les actes posés par le président ces derniers jours ont été salués. Appréciant le vote par l’Assemblée nationale de la loi N°2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du code électoral intégrant les dispositions relatives au parrainage et à ses modalités d’application, la conférence des leaders a salué, selon le document, l’engagement du Président de l’Assemblée nationale, des députés du groupe parlementaire de Bby et la posture de tous les leaders de la coalition. Les leaders de Bby, la mise en place d’un tel dispositif électoral avec le système du parrainage permettra, à coup sûr, d’assurer à notre pays la tenue d’élections régulières, transparentes et démocratiques.

S’exprimant sur un autre sujet, la conférence des leaders «a salué aussi la tenue de la concertation nationale sur la répartition des ressources issues de l’exploitation du pétrole et du gaz et félicite le Président Macky Sall, de cette initiative historique qui traduit encore une fois sa volonté de gouverner dans le dialogue et la concertation». Toujours dans le même sens, les leaders de la coalition Bby se sont réjouis de l’organisation de la conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité des territoires, «qui dessine très nettement l’option du Président Macky Sall d’inscrire irrémédiablement la réforme de la politique territoriale dans la constitution de pôles territoires capables de porter un développement durable». Le communiqué de poursuivre que la Conférence apprécie positivement les mesures prises par le Président Macky Sall pour soulager les éleveurs dont le cheptel a été décimé par les intempéries survenues dans la dernière période.

Considérant la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, la conférence des leaders, a dénoncé les campagnes de désinformation et d’intoxication tendant à dénaturer le contenu et la portée de la décision rendue par ladite Cour. Pour les leaders, cette Cour n’a jamais demandé la libération et la cessation des poursuites des prévenus.

Oumar KANDE

Jeudi dernier, lors de la réception offerte à sa résidence, l’Ambassadeur de France, Christophe Bigot, a déclaré que le Sénégal pourra compter sur son pays, dans la mise en œuvre de ses programmes de développement. Le diplomate français a estimé que le Sénégal va poursuivre sa marche confiante.

« L’histoire aurait pu nous diviser; elle nous a rapprochés. Sans oublier, nous assumons cette mémoire tantôt glorieuse, tantôt douloureuse. Mais plus que le passé, je souhaite que l’avenir nous rapproche davantage encore », a déclaré Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, lors de la réception offerte à sa résidence dans le cadre de la fête nationale. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a représenté le gouvernement du Sénégal à cette réception qui a vu la présence de personnalités issues du monde de la diplomatie, de la politique, de la culture, etc. L’ambassadeur a rappelé que le Sénégal et la France sont liés par 350 ans  d’histoire commune. « Le Sénégal est un exemple qui a dépassé, pour sa production électrique, les objectifs de la Cop 21. Je suis persuadé que le Sénégal va poursuivre sa marche confiante, avec l’esprit d’ouverture, de liberté, et de sagesse qui le caractérise », a déclaré M. Bigot.

Selon l’ambassadeur, le Sénégal « pourra compter sur la France, comme sur l‘Union européenne, qui vient de finaliser son ambitieux programme de coopération conjoint ». Il a aussi souligné que son pays a reçu 19 000 étudiants soit 35%  de plus que l’an dernier.

Me Kaba a, pour sa part, estimé que  la République française et le Sénégal  entretiennent des liens historiques et privilégiés. «Sur les plans économique et financier, la France est l’un des principaux investisseurs au Sénégal et elle constitue un patrimoine commercial de premier plan. Sa contribution au plan Sénégal émergent est considérable et permet à notre pays de réaliser beaucoup de projets à travers principalement l’Agence française de développement (Afd)», a déclaré Me Kaba. A cet égard, a-t-il souligné, le Sénégal a reçu d’importants financements dans le cadre des 55 conventions signées avec l’Afd pour un montant de plus de 856, 400 milliards de F Cfa. «Parmi les projets majeurs, en cours de réalisation par le Sénégal grâce au concours de la France,  il me plait de citer le Train express régional, le prolongement de l’autoroute à péage Diamniadio-Aidb, le supercalculateur et la troisième usine de traitement des eaux de Keur Momar Sarr», a-t-il appuyé.

L’ambassadeur Christophe Bigot a décoré trois hauts responsables des forces de défense et de l’ordre. Il s’agit du général François Ndiaye, ancien Chef d’Etat- major de l’armée de terre de 2016 à 2017, aujourd’hui inspecteur général des forces armées sénégalaises qui a été décoré officier de la Légion d’Honneur, du directeur général de la police nationale, Oumar Mal, fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur et enfin du directeur général adjoint de la police nationale, Ousmane Sy, élevé au grade de chevalier de l’ordre national du mérite.

A. DIOP

La Chine compte faire de sa coopération avec le Sénégal une vitrine en Afrique de l’ouest. Dakar et Beijing vont matérialiser cela au cours de la visite d’Etat du président chinois, Xi Jinping, prévue les 21  et 22 juillet prochains.

La visite d’Etat du président chinois Xi Jinping à Dakar sera l’occasion, pour Beijing, d'offrir les relations sino-sénégalaises comme un bel exemple d’amitié de sa coopération avec les pays de l’Afrique de l’Ouest. C’est, entre autres, l’un des objectifs du déplacement du président chinois au Sénégal, prévu les 21 et 22 juillet prochains. « Très attachée au rôle important que joue le Sénégal en tant que grand pays sous-régional, la Chine entend œuvrer  avec le Sénégal pour faire de la relation sino-sénégalaise un exemple de la coopération d’amitié entre la Chine et les pays ouest africains en vue de promouvoir le développement global et équitable du partenariat de coopération sino-africaine », a indiqué l’ambassadeur de Chine au Sénégal, son excellence Zhang Xun.

En conférence de presse, hier, en prélude à cette visite d’Etat du président Xi Jinping, l’ambassadeur chinois est revenu sur l’importance de ce déplacement en terre sénégalaise, le premier à l’étranger après la réélection de Xi Jinping. « C’est la première fois que le président Xi Jinping effectue une telle visite dans un pays de l’Afrique de l’ouest », a expliqué l’ambassadeur chinois, rappelant que ce voyage au Sénégal intervient 9 ans après la dernière visite d’un président chinois au Sénégal.

Durant les deux jours qu’il sera au Sénégal, le président chinois et son homologue sénégalais, Macky Sall, vont rendre la relation beaucoup « plus étroite et plus solide ». A ce titre, les deux parties aborderont les relations bilatérales avec une vision stratégique à long terme. Mieux, Chinois et Sénégalais se soutiendront plus fermement notamment sur les questions touchant les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de sorte à hisser la confiance mutuelle à un niveau plus élevé. « Les deux parties renforceront la synergie avec la planification du développement et approfondiront la coopération pragmatique afin de mieux servir le développement entre les deux pays au bénéfice des deux peuples », a expliqué l’ambassadeur de Chine.

Arriver à un développement commun
A cet effet, Zhang Xun a rappelé que la Chine reste « le premier pays » contributeur dans l’investissement direct étranger au Sénégal. Il signale que pas moins 884 milliards de francs Cfa ont déjà été injectés par Beijing en guise de contribution à la réalisation du Programme Sénégal émergent (Pse). Il a aussi cité les projets autoroutiers dans lesquels la Chine est impliquée à savoir l’autoroute Ila Touba, l’axe Aidb-Mbour ou encore la construction d’infrastructures telles que les forages multi-villages ou le pont de Foundiougne. Au titre des importations, l’ambassadeur chinois signale que 150 millions de dollars ont déjà été investis par son pays notamment dans les marchandises comme l’arachide et les fruits de mer. « Nous sommes convaincus qu’avec de tels projets structurants, nous pouvons arriver à un développement commun et de prospérité partagée », a dit le diplomate chinois.

 Maguette NDONG

LA SIGNATURE DE PLUSIEURS ACCORDS DE COOPÉRATION ATTENDUE
Durant la visite de Xi Jinping à Dakar, il est prévu la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux parties. Ces accords qualifiés par la partie chinoise « d’initiative ceinture et route » seront axés dans les domaines de la justice, de l’aviation, des infrastructures et dans la formation des ressources humaines. Avant cela, le président chinois qui sera accompagné par une forte délégation composée essentiellement de quatre dirigeants au rang de vice-premier ministre, procédera, avec son homologue sénégalais, Macky Sall, à un échange de vue sur le partenariat de coopération stratégique global sino-sénégalais. Les deux hommes aborderont également, entre autres sujets, les relations sino-africaines et le sommet de Beijing du forum sur la coopération sino-africaine ainsi que sur les questions d’intérêt commun. Enfin, les deux chefs d’Etat visiteront ensemble un projet de coopération entre les deux pays.

M. NDONG

Maire de Sandiara au sortir des dernières élections locales, Serigne Guèye Diop avait lancé une version locale du Plan Sénégal émergent dans sa commune. Cela s’est traduit par la création d’une zone économique spéciale qui a déjà mobilisé des entreprises opérationnelles. Ainsi, 300 jeunes ont été embauchés par les usines. D’ici à 10 ans, 20 000 emplois directs ou indirects sont attendus grâce notamment à l’accompagnement de l’Etat.

Monsieur le maire, comment se porte la commune de Sandiara ?
La commune de Sandiara avance à pas de géant. Nous avons fait des progrès assez importants dans la conception de l’ensemble des projets. Nous avons affiné le diagnostic de tous les projets.

Et maintenant, nous sommes dans la phase réalisation et résultats. Nous avions identifié, en 2012-2014, de grands défis dont le chômage des jeunes, la question de la pauvreté, l’encadrement des femmes, les faibles rendements agricoles. Après avoir mis en place le Plan Sandiara émergent en 2015, nous avons choisi 10 projets qui sont devenus, à la longue, 15 projets. Et aujourd’hui, nous avons ficelé un package de 25 projets qui sont la solution la plus efficace pour faire face aux défis. A mi-parcours, le bilan est particulièrement positif.

Quelles sont les actions concrètes réalisées grâce à la version locale du Pse que vous aviez lancée en 2015 ?
Le Plans Sandiara émergent est une version locale du Plan Sénégal émergent. On a exactement les mêmes axes : l’éducation et le capital humain et la restructuration de l’économie à travers les zones économiques spéciales. Sandiara est l’une des rares communes qui disposent d’une zone et qui la gère avec l’Etat. Les projets élaborés sont en train d’être exécutés. Je suis très attaché à l’éducation et à la formation des jeunes. Je suis convaincu que le capital humain est le facteur le plus important pour atteindre les objectifs du Plan Sénégal émergent et du Plan Sandiara émergent. Nous souhaitons que 95% des jeunes de la population de Sandiara sachent lire et écrire, avoir un métier et aller à l’université ou au lycée technique. C’est notre principale stratégie, parce que quand on n’aura pas 95% de la population bien formés, on ne pourra pas réussir notre ambition. Avec cette vision, nous avons commencé à remplacer tous les abris provisoires. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 15 salles de classe construites dans la commune de Sandiara. Notre objectif est d’ici à 2019, avoir zéro abri provisoire. Nous avons 30 écoles primaires dans les communes avec des cycles complets et des cycles incomplets. Quand je suis arrivé en 2015, il y avait une douzaine d’abris provisoires. En 2002, j’avais construit le collège de Sandiara qui, très rapidement, est arrivé 3 000 élèves de la 6ème à la terminale. En 2012, nous l’avons offert à l’Etat du Sénégal. Mais ce qui manquait est qu’il y avait 30 autres villages de la commune qui étaient assez éloignés de Sandiara. Ce qui fait que l’offre d’enseignement secondaire n’était pas suffisante. Nous avons pris le défi de construire d’autres collèges à l’intérieur de la commune. Le plus grand lycée technique professionnel du pays construit par le président, Macky Sall, avec le ministère de la Formation professionnelle est en train d’être finalisé. Il sera inauguré l’année prochaine pour former, au moins, 1500 jeunes chaque année. Ce lycée va parachever le schéma d’achèvement pour permettre à chaque jeune qui arrive en troisième d’avoir deux options : aller vers l’enseignement classique pour avoir le Bac ou faire l’enseignement professionnel. Dans le domaine universitaire, nous avons fait le pari d’avoir le maximum de bacheliers. Cette année, nous sommes à 1 000 bacheliers dans la commune. Dans 10 ans, nous aurons plus de 3500 à 4000 bacheliers dans la commune de Sandiara et peut-être 1500 Cap ou Bts. Nous allons atteindre une masse critique de cadres et de techniciens qui vont porter le développement de la commune. L’économie est aussi un pilier important dans le Plan Sandiara émergent. Il est fréquent de trouver des gens qui ont un diplôme et qui peinent à trouver du travail. Nous avons choisi de créer des lieux de travail. Ainsi, nous avons lancé deux grands projets : la zone économique spéciale de Sandiara. Le chef de l’Etat a bien voulu créer cette zone et signé le décret le 22 novembre 2018. Cette zone qui fait 100 hectares pourra abriter 50 à 60 entreprises. Elle va créer entre 10 000 emplois directs et 20 000 emplois directs et indirects d’ici à 10 ans. Aujourd’hui, cette zone embauche déjà 300 jeunes qui viennent travailler tous les jours dans les trois usines installées. Une dizaine d’usines vont s’installer très prochainement. Sur le carnet d’enregistrement et de réservation, nous sommes à 32 usines. Certaines ont déjà leur permis de construire. D’autres sont déjà agréées par l’Apix. Ce volet emploi a été l’un des gros défis que nous avions identifiés lors du diagnostic du Plan Sandiara émergent. Maintenant, nous pensons que dans les 3 ans qui viennent, nous pourrons dépasser la barre des 5 000 emplois. Et dans les 5 ans qui viennent, nous allons dépasser la barre des 10 000 emplois directs.

Cela va régler la question du chômage et créer une nouvelle dynamique de nouveaux employeurs et de nouveaux consommateurs. Les populations auront un pouvoir d’achat qui va attirer le commerce et la construction de villas. Notre ambition est d’offrir, à chaque jeune né à Sandiara, la possibilité d’y étudier, d’y apprendre un métier et d’y rester pour travailler. Le lien entre le capital humain et la zone économique spéciale est un facteur d’attractivité. Le lycée technique va non seulement former 1500 jeunes, mais il va également former les jeunes qui vont travailler dans la zone industrielle. La zone va accueillir les élèves des lycées techniques. Toute entreprise qui s’installe à Sandiara, va prendre une dizaine d’apprentis pendant 3 ans.

Les entreprises interviennent dans quels domaines ?
Serigne G Diop Sandiara 2Elles sont principalement dans le domaine agro-alimentaire. L’avantage d’avoir des usines est que vous pouvez transformer tout ce qui est produit en haute valeur ajoutée. Nous avons une usine dans le domaine halieutique. Une autre qui intervient dans la production d’aliments de bétail. Des usines de sardines vont venir. Il y a aussi beaucoup de demandes dans le domaine de l’abattage de la volaille et du bovin. Nous avons une forte demande dans le domaine de la chimie. Il y a des usines d’engrais qui arrivent. Des usines qui produisent des produits pour les piscines, dans le domaine du bâtiment et les textiles et de la tannerie.

Comment la mobilisation des entreprises a été possible ?
Je suis du monde de l’industrie pour avoir fait 25 ans au sommet en Suisse et dans d’autres localités à travers Nestlé. Cela m’a permis d’avoir une connaissance assez approfondie des besoins des industriels. Les missions à travers le monde m’ont permis d’avoir un bon carnet d’adresses et savoir ceux qui investissent, mais surtout arriver à comprendre l’adéquation entre les besoins en développement et les besoins des investisseurs qui sont à la recherche d’argent. Il faut partir des intérêts individuels à des intérêts mutuels. Nous sommes partis, il y a quelques années, à New York, pour rencontrer des amis, nous avons ouvert un bureau pour vendre la destination Sandiara. Nous avons fait la même chose à Paris et au Maroc. Ces initiatives commencent à payer.

Il y a aussi un volet important, la crédibilité. Quand ces entreprises viennent, elles ont besoin d’être accueillies, comprises et accompagnées. Elles ont besoin aussi d’un code d’éthique. Il y a zéro corruption à Sandiara. Il est interdit de donner de l’argent pour des faveurs pour des terres. Il y a beaucoup d’entreprises qui sont venues sans qu’on aille les démarcher parce qu’elles ont été dans d’autres zones et on leur a demandé de l’argent. L’autre volet est la cohérence des programmes. Un investisseur cherche des conditions financières très basses, des taxes les plus basses, une main d’œuvre qualifiée. Nous avons réuni ces conditions à Sandiara. Nous sommes à 60 km de Thiès, à 100 km de Dakar qui a les meilleures universités du pays. Nous travaillons aussi avec l’Apix et l’Aprosi. Le gouvernement a déjà une stratégie de communication internationale pour vendre la destination Sénégal. Nous avons aussi un marketing territorial pour vendre notre localité. Nous insistons sur la situation géographique, la qualité des sols qui sont les meilleurs, la station de Saly, l’autoroute à péage pour attirer les investisseurs. Nous voulons arriver à un label Sandiara avec un slogan : « osez investir à Sandiara ».

Les emplois ne sont pas exclusivement réservés aux jeunes de Sandiara…
Nous avons 12 agropoles dans le domaine de la production maraîchère. Ce sont des projets qui permettent, d’une part, de produire les matières premières, mais aussi de créer une dynamique économique, d’autre part. A terme, nous voulons créer 30 agropoles pour fixer les jeunes et les femmes et permettre aux populations de manger mieux. Dans les agropoles, les femmes gagnent entre 2500 Fcfa et 3000 Fcfa. Ces agropoles sont une solution contre l’émigration et l’exode rural. Maintenant, on voit des jeunes issus des autres localités venir chercher du travail à Sandiara. La plupart des jeunes de Sandiara sont à l’école. Dès qu’on atteindra 2000 emplois, on ne pourra plus trouver des travailleurs à Sandiara. D’autres vont forcément venir travailler.

C’est donc totalement ouvert.

Quel impact la mise en œuvre du Pse a sur les recettes de la mairie ?
Notre budget est passé de 60 millions en 2013 à 1,4 milliard de FCfa aujourd’hui. L’essentiel de cet argent vient de redevances dont les plus importantes sont les redevances industrielles et les droits d’entrée. Il y a aussi l’impôt sur les salaires sans compter la contribution locale pour les communes. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’encourager l’emploi dans cette zone.

La commune peut maintenant aller vers les banques pour apporter 10% pour construire des hlm, un marché et avoir un patrimoine réel qui lui permet de ne plus tout attendre de l’Etat.

D’une manière générale, que doivent donc faire nos communes pour être attractives ?
Il faut d’abord faire un diagnostic. Il faut comprendre le phénomène auquel on fait face et ses causes. Il ne s’agit pas de monographie. Il faut aller beaucoup plus loin. Il faut voir ce que la commune a comme force et ce qu’elle a comme faiblesse. Cela permettra d’identifier les opportunités, les faiblesses et les risques. A partir de ces étapes, il faut faire une priorisation des solutions. Il s’agit donc de transformer sous forme de projets interdépendants et faire des forums impliquant tous les acteurs de la population. Il faut donc créer des bureaux d’accueil dans les mairies et un plan d’occupation des sols.

Pensez-vous que le Plan Sénégal émergent qui a guidé le Plan Sandiara émergent peut réussir ?
Si vous regardez chacun de ses axes, le Pse est assurément sur la bonne voie. Si vous regardez l’axe I qui est la restructuration de l’économie, nous sommes à 1 000 mégawatts en matière d’énergie. Si vous voulez développer l’économie, il faut d’abord maîtriser l’énergie. La politique industrielle est marquée par une incitation fiscale, la création de zones économiques spéciales.

Notre croissance est l’une des meilleures en Afrique. D’ici à 5 ans, on aura une croissance à deux chiffres avec notamment le pétrole et le gaz. Le Pse est en train de faire des pas de géants.

ans le domaine des infrastructures, nous avons l’aéroport Blaise Diagne, le pôle de Diamniadio, les routes… Dans le domaine de l’agriculture, la riziculture fait des pas de géants. Il faut que les Conseils départementaux et municipaux puissent développer des mini Pse. Le capital humain est aussi important. Le président a mis en œuvre une politique de construction d’universités et de formation professionnelle. Diamniadio est un nouveau concept comme Brasilia au Brésil ou Abuja au Nigéria. Sortir un million de personnes de Dakar est une décision courageuse. Cela crée une nouvelle dynamique. Sur la gouvernance, nous avons les meilleures notations. On ne peut jamais dire que tout est parfait, mais l’essentiel est d’avoir des résultats concrets et d’avancer.

Pensez-vous que le président Sall mérite un second mandat ?
Le second mandat du président est déjà dans sa main. Ce que cherche un citoyen pour élire un président, c’est la vision. Est-ce qu’il nous mène vers un pays prospère, avec une économie forte, une diplomatie respectée ? Le Pse est une vision. Cette vision est crédible. Les résultats engrangés nous permettent d’espérer que si l’on continue, l’économie sera boostée. Il faut qu’on accompagne ce processus.

Propos Recueillis par Babacar DIONE

Les acteurs politiques, citoyens, syndicaux… regroupés autour du Front national de résistance ont organisé une marche pacifique, hier, pour réclamer plus d’équité devant la justice, de transparence électorale, de liberté de participation de toutes les candidatures à la prochaine présidentielle…

Composée majoritairement de jeunes et de femmes, l’opposition a marché, hier, le long des allées du Centenaire, sur le boulevard Général De Gaulle jusqu’à la place Doudou Ndiaye Rose, devant la Rts. Et les slogans, pour la plupart hostiles au régime en place, n’ont pas manqué.  Les manifestants ont scandé : «oui à un processus électoral transparent, non à la détention de Khalifa Sall». Ils ont dénoncé «une gestion sombre et tortueuse». Ils disent être convaincus que «le peuple debout vaincra».

Ainsi, à leur arrivée à destination, leur porte-parole, le Pr Issa Sall, a rapporté, au nom de la conférence des présidents, que le Sénégal, seul pays africain à avoir connu des alternances démocratiques, est en train de sombrer tristement dans l’autoritarisme et la dictature. «Le front fustige l’appel au dialogue maquillé sur le processus électoral qui n’avait que l’objectif de faire passer le parrainage dont le seul but est d’écarter de potentiels candidats qui pourraient valablement faire face au président Macky Sall. Il a condamné une précipitation dans la signature des contrats des compagnies pétrolières car c’est presque « une lapidation de nos ressources». «Le Front demande l’arrêt immédiat de cette justice à multiples vitesses tendant à condamner injustement l’honorable député maire Khalifa Ababacar Sall et demande sa libération immédiate et l’application de l’arrêté rendu par la Cedeao », a dit le Pr Sall. Le porte-parole demande au ministère de l’Intérieur de cesser le tripatouillage du fichier électoral tendant à invalider l’inscription de Sénégalais comme Karim Meissa Wade, mais de prendre en compte de toutes les candidatures à l’élection présidentielle», a-t-il défendu. Le professeur Issa Sall a aussi fait savoir que le Front demande la désignation d’une autorité consensuelle pouvant prendre en charge la prochaine élection présidentielle. «Il interpelle l’Etat sur la situation de l’éducation et demande une saine politique de santé issue de la Cmu, une solution au récurrent problème d’accès à l’eau», a-t-il dit.

Amadou DIOP

Face à la presse hier, le Porte-parole de l’Alliance pour la République, Seydou Guèye a réaffirmé « l’inégibilité » de Karim Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds).

«Karim Wade sait, mieux que quiconque, qu’il ne peut être ni électeur, encore moins éligible », a martelé, hier, Seydou Guèye, porte-parole de l’Alliance pour la République. C’était lors d’un point de presse tenu au siège de l’Apr à Dakar, en présence d’autres ténors du parti dont Yakham Mbaye, Luc Malick Sarr et Abdourahmane Ndiaye.

Pour étayer ses propos, Seydou Guèye a convoqué l’article L31 du code électoral sénégalais qui stipule : « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale, les individus condamnés pour crime; ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieur à 1 mois, assortie ou non d’une amende pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiant, détournement et soustraction par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits paisibles d’une peine supérieure à cinq (5) ans d’emprisonnement. Ceux condamnés à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énuméré au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L30 ; ceux qui sont en état de contumace; les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux sénégalais, soit par un jugement rendu à l’étranger et exécutoire au Sénégal. Ceux contre qui l’interdiction du droit de voter a été prononcée par une juridiction pénale de droit commun, les incapables majeurs ».

C’est pourquoi, le porte-parole de l’Apr a désapprouvé tout propos visant à incriminer le président de la République dans ce dossier.

« Qu’on ne mêle pas le président de la République, Macky Sall, à cette affaire. Car au Sénégal, la validité d’une inscription sur les listes électorales ou d’une candidature n’est pas du ressort du président de la République mais de celui de la loi. La loi est dure, mais elle reste la loi », a lancé le secrétaire général du gouvernement. Justifiant les affaires dites « Khalifa Sall » et « karim Wade », le Porte-parole a rappelé la politique de promotion de la bonne gouvernance enclenchée par le président de la République depuis son arrivée au pouvoir. Il a dénoncé  « une stratégie politico-médiatique, basée sur la désinformation et visant à détourner l’attention des Sénégalais sur des questions de fonds, orchestrée par les soutiens des deux responsables politiques. « Le Sénégal demeure un Etat de droit, une démocratie », a martelé Seydou Guèye qui a insisté : « le président de la République a inscrit son action sous le signe de la bonne gouvernance, de la reddition des comptes et de la lutte contre toutes les formes de corruption ».

Il a rappelé que l’ancien ministre de la Coopération internationale, des Infrastructures et des Tansports aériens a été condamné par la justice sénégalaise à une peine de 6 ans de prison assortie d’une amende de plus de 130 milliards de F cfa. Par conséquent, a souligné Seydou Guèye, après épuisement de toutes les voies de recours, cette décision de justice est définitive».

Babacar DIONE

LES AVOCATS DE KHALIFA SALL DÉBOUTÉS PAR LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO
S’agissant du dossier Khalifa Sall, Seydou Guèye a rappelé qu’une décision de justice rendue en première instance a condamné le maire de Dakar à 5 ans de prison parce que coupable de plusieurs délits dont « faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité de faux ». Selon le porte-parole, l’arrêt rendu récemment par la Cour de justice de la Cedeao doit être replacé dans son contexte. « La juridiction communautaire n’a statué qu’en matière de violation des droits de l’homme. En effet, la Cour n’est pas une juridiction pénale, ni une instance d’appel encore moins une juridiction de cassation. Il n’existe aucun rapport hiérarchique entre elle et les juridictions des pays membres de la communauté si ce n’est des rapports de coopération », a-t-il fait remarquer. C’est pour cette raison que M. Guèye a estimé que « les commentaires des avocats du maire de Dakar sont dangereux et préjudiciables à une juridiction qui a lu le droit ». «  La Cour a retenu, dans sa jurisprudence, qu’elle n’est pas compétente à connaître les recours contre les juridictions nationales ». Il souligne que la Cour a débouté les Conseils du maire de Dakar sur la mise en liberté et la cessation des poursuites. Selon Seydou Guèye, la Cour a aussi ramené les prétentions de réparation des avocats du maire de 50 milliards de Fcfa à 35 millions. « La Cour a dit qu’elle laisse le soin aux juridictions nationales de continuer la procédure. C’est donc un camouflet. Le procès se poursuit à notre Cour d’appel. Laissons la justice faire son travail », a-t-il dit.

B. DIONE

Le préfet du département de Dakar a autorisé la marche du Front national de résistance (Fnr) prévue ce vendredi 13 juillet 2018.

Selon l’arrêté préfectoral, cette marche pacifique va démarrer à 15 heures avec comme itinéraire : place de la nation, boulevard Charles De Gauglle, et va terminer au rond-point Rts. Elle devra prendre fin à 18 heures précises, selon les recommandations inscrites sur l'arrêté préfectoral qui exige le respect à la circulation des personnes et des biens. Le coordinateur du Front national de résistance, Mamadou Lamine Diallo, a appelé, avant-hier, lors d’un point de presse, les populations à participer à cette marche. «Nous appelons donc les populations à marcher à partir de 15h de la place de l’obélisque jusqu’à la Rts. Ce sera une marche contre le recul démocratique, une marche pour la défense des libertés, une marche pour des élections transparentes et libre, une marche contre le parrainage. Ce sera aussi une marche pour la défense des droits sociaux des populations avec les problèmes d’eau en particulier, de la santé, du milieu scolaire, une marche contre tous les problèmes que vivent les populations sénégalaises», avait-il déclaré. C’est également, avait-il poursuivi, une marche pour la défense des libertés. «La liberté de Karim Wade de s’inscrire sur les listes électorales est non négociable. Nous demandons qu’il soit remis sur les listes électorales comme la loi l’exige. Nous avons fait ce qu’il faut faire pour les formalités administratives et donc nous allons marcher inchAllah le vendredi», a-t-il informé.

Baye Ndongo FALL (stagiaire)

Le président de la République, Macky Sall a envoyé, hier, une délégation de son parti qui a rencontré les responsables du parti Les Démocrates réformateurs (Ldr/Yessal) dirigé par Modou Diagne Fada.

La délégation est composée de son Envoyée spéciale, Mme Aminata Touré, de son Directeur de Cabinet, Me Oumar Youm, de l’administrateur de l’Alliance pour la République (Apr), Pape Maël Thiam, de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Awa Guèye, du ministre Khalifa Dia, entre autres responsables politiques de l’Apr. Selon l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, Mme Aminata Touré, cette visite à la permanence de Ldr/Yessal entre dans le cadre de la poursuite des entretiens que Modou Diagne Fada a eus avec le président de la République, Macky Sall.

A l’issue de ces entretiens, rappelle l’ancien Premier ministre, le président de Ldr/Yessal avait magnifié la « large convergence de vues » qu’il y a entre lui et le chef de l’Etat sur les affaires qui concernent la bonne marche du pays. Mme Aminata Touré et sa délégation sont venues rencontrer Modou Diagne Fada pour « approfondir les points de discussion » entre les deux leaders politiques. « A l’issue de cette réunion d’aujourd’hui, nous avons défriché un grand champ et nous sommes très optimistes pour ce qui nous concerne. Nous de l’Apr, pensons pouvoir compter sur une collaboration franche, sincère avec le parti Ldr/Yessal de Modou Diagne Fada », a dit Mme Aminata Touré.

Fada 3Toutefois, l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat informe que les rencontres entre les responsables de l’Apr et la formation politique dirigée par Modou Diagne Fada vont se poursuivre en perspective de la présidentielle de 2019. Selon elle, les deux parties qui ont décidé de cheminer ensemble ont besoin de peaufiner les termes de leur partenariat. Grâce à ce partenariat, les deux formations politiques, explique Mme Aminata Touré, comptent réélire le président de la République dès le 1er tour en 2019. « Cela n’est qu’une étape dans le partenariat que nous visons. Nous souhaitons aller le plus loin possible dans cette collaboration. La collaboration va se traduire par un partenariat à tous les niveaux », informe-t-elle. En effet, l’Apr et Ldr/ Yessal compte élargir leur partenariat au niveau de la base et chez les jeunes.

Aminata Touré qui a conduit la délégation de l’Apr a, par ailleurs, magnifié l’expérience politique de Modou Diagne. Malgré que Ldr/ Yessal soit une jeune formation politique, son leader, renchérit-elle, est « un vieux jeune politicien » qui a eu à occuper plusieurs postes de responsabilité au Sénégal. « Il va venir avec une expérience politique importante car il a eu à présenter des listes dans l’ensemble des 45 départements. Nous considérons que c’est un apport très important et nous souhaitons aller le plus loin possible dans ce partenariat », ajoute-t-elle.

Aliou Ngamby NDIAYE

MODOU DIAGNE FADA, PRÉSIDENT LDR/YESSAL : « NOUS SOMMES SUR UNE BONNE VOIE »
Le président du parti Les démocrates réformateurs (Ldr/Yessal), Modou Diagne Fada a remercié le président de l’Apr, Macky Sall pour avoir envoyé une forte délégation conduite par son Envoyée spéciale, Mme Aminata Touré. Modou Diagne Fada qui a rencontré beaucoup de candidats d’obédience libérale informe que le président de l’Apr, Macky Sall est le seul candidat à la présidentielle qui a tenu à faire un suivi régulier de leurs rencontres. Ldr/Yessal, selon son président, entend jouer pleinement son rôle à la présidentielle de 2019 en soutenant un candidat pour développer davantage le Sénégal. « Compte tenu de tout ce que nous avons vu, tout ce que nous avons entendu, nous sommes sur une bonne voie pour aller avec le candidat qui présente le meilleur profil. Les jours à venir, le bureau politique de notre parti doit rencontrer le candidat Macky Sall pour approfondir les choses et certainement mettre un terme à ce long processus. D’ici la semaine prochaine, tout sera clair. Tout converge vers la meilleure décision pour le bien-être des populations sénégalaises, le bien-être de la démocratie », informe Modou Diagne Fada.

Modou Diagne Fada précise qu’il ne reste qu’à peaufiner le principe de compagnonnage entre les deux formations politiques. « Il faudra discuter de certaines modalités pratiques de mise en œuvre de ce principe. La définition de ces modalités aura lieu certainement dans les jours à venir », promet-il.

A. Ng. NDIAYE

Compte tenu des nouvelles mutations auxquelles l’espace francophone est confronté, le forum de Dakar dont le thème est : « La Francophonie comme facteur d’intégration par l’innovation numérique : enjeux et perspectives », sera une importante rencontre dans la capitale sénégalaise. Le comité scientifique a été installé.

Avec la tenue, au Sénégal, de la première édition du Forum francophone, Dakar va renforcer sa place naturelle de capitale de la Francophonie en Afrique. C’est la conviction de Mbagnick Ndiaye, ministre sénégalais  de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie. M. Ndiaye a fait cette déclaration, hier, à l’occasion de l’installation du comité scientifique dudit forum prévu au mois de novembre prochain. « Sachez que vous faites œuvre utile car il s’agit, en définitive, de renforcer la place naturelle de notre pays comme porte d’entrée de la Francophonie en Afrique », a dit Mbagnick Ndiaye aux membres de ce comité, tout en les exhortant à donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de ce projet.

Mbagnick Ndiaye ajoute que l’un des principaux objectifs de la rencontre de Dakar est de proposer à la communauté francophone un cadre régulier de réflexion et de propositions prospectives sur des enjeux qui interpellent l’espace francophone. Inscrit dans un monde en pleine mutation, le monde francophone subit de « profonds bouleversements » sur les plans de la démographie, de l’environnement, des technologies etc.

Il s’y ajoute qu’avec une population d’un milliard d’habitants dont la majorité est composée de jeunes, l’espace francophone reste confronté à des taux de couverture des technologies de l’information et de la communication de plus en plus importantes, des aspirations à la démocratie et aux droits fondamentaux, fondées sur de nouvelles consciences citoyennes.

« Il y a donc une nécessité d’anticiper  sur les contours du monde qui devrait être celui de la communauté francophonie à l’horizon de 50 à 100 ans, avec une attention particulière accordée à l’Afrique, considérée comme « l’avenir de la Francophonie », comme l’indique la déclaration du XVIe Sommet de la Francophonie de Kinshasa, en 2016.

Maguette NDONG

Le collectif de solidarité Sénégal-Palestine, par la voix de son coordonnateur, Madièye Mbodj,  estime que, dans l’intérêt de la justice, de la paix, seule la solution à deux Etats peut constituer une solution durable au conflit israélo-palestinien.

Pour le collectif, dans l’intérêt de la justice, de la paix, de la crédibilité de l’Onu et du droit international, du respect de la démocratie et de la dignité humaine, du dialogue fécond des religions et de la fraternité universelle, seule la solution à deux Etats peut constituer une solution durable au conflit israélo-palestinien. « Une telle solution exige incontestablement l’établissement d’un Etat de Palestine viable, indépendant, libre et démocratique, avec Jérusalem-Est comme capitale, dans les frontières de 1967 garanties par les Nations Unies», a-t-il souligné dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Le collectif de solidarité au peuple palestinien se prononçait en réaction à la sortie dans les colonnes du journal L’Enquête, d’Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères «accusant avec insistance les combattants palestiniens de «terrorisme» et de « provocation délibérée».

Le collectif a informé en outre que les populations civiles de Gaza qui ont déclenché depuis le 30 mars dernier «la Grande marche du retour» sont systématiquement massacrées par les snippers et les drones de l’armée sioniste, occasionnant ainsi des centaines de morts et des milliers de blessés alors qu’ils font face les mains nues, avec pour seules armes, des lance-pierres et des cerfs-volants afin de retrouver leur terre et leurs foyers spoliés et occupés par Israël depuis 70 ans ».  Madieye Mbodji et les autres soutiens du peuple palestiniens rappellent que le secrétaire général et l’Assemblée générale des Nations-unies ont condamné «la répression disproportionnée et barbare pratiquée par Israël contre les populations civiles de Gaza». Ils demandent la conduite d’une enquête internationale indépendante. Le collectif de solidarité Sénégal-Palestine a défendu, sur un autre plan, que la décision de transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, prise par le président Donald Trump, viole allégrement les résolutions des Nations-unies, notamment la Résolution 476 du Conseil de sécurité du 30 juin 1980 déclarant nulle et non avenue la décision d'Israël de modifier le statut de la ville sainte.

Il rappelle que cette décision est considérée comme «une violation du droit international», ce au lendemain de la proclamation unilatérale par l’Etat sioniste de «Jérusalem réunifiée» comme «capitale éternelle et indivisible du peuple juif et de l’Etat d’Israël ».

Pour le tout, «aujourd’hui, la volonté ouvertement affichée par Benyamin  Netanyahou, avec le soutien sans fard de Donald Trump, de coloniser toute la Palestine en ne laissant qu’une portion congrue aux Palestiniens au nom du projet d’un « Grand Israël », vise à jeter à la mer tout projet d’établissement d’un Etat de Palestine viable et indépendant, avec Jérusalem-Z Est comme capitale», a-t-il alerté dans le document reçu.

Amadou DIOP

L’homme d’affaires El Hadj Ibrahima Ciss, dit ‘’Baye’’ originaire de la ville de Kaolack va soutenir le Président de la république à la prochaine présidentielle. Son mouvement Changement action réaction (Car) qui sera officiellement lancé en novembre de cette année va s’y employer.

Les mouvements de soutien comptent jouer leur partition lors de la prochaine présidentielle de 2018. Une compétition électorale dans laquelle le président sortant est donné candidat pour sa propre succession. En attendant l’officialisation de cette candidature les déclarations de soutien se multiplient à son endroit. La dernière en date est celle de l’homme d’affaires Kaolackois, El Hadj Ibrahima Ciss, dit ‘’Baye ‘’ qui a mis sur les fonts baptismaux un mouvement politique dénommé Changement action réaction (Car).

En conclave à Banjul dans la capitale gambienne, les membres du mouvement ont voté à l’unanimité une résolution exprimant leur soutien au président Macky Sall. « Le mouvement Car , réaffirme son soutien au président de la République en perspective de l’élection présidentielle de février prochain et lui assure une victoire éclatante dans toute la région de Kaolack. A cet effet, toutes les dispositions seront prises pour mener une campagne de proximité dans toutes les communes de la région  », peut-on lire dans la résolution adoptée à l’issue des assises de trois jours en Gambie.

L’homme d’affaires qui a justifié son choix par l’ampleur des réalisations à l’actif du président Macky Sall en l’espace de 6 ans à travers le Plan Sénégal Emergent (Pse). «  Nous voulons soutenir le président Macky Sall parce qu’il œuvre pour le développement économique du Sénégal en réhabilitant des régions comme Kaolack qui doit redevenir la deuxième capitale économique du Sénégal, un processus pour lequel en tant qu’opérateur économique nous comptons apporter notre contribution  » a souligné l’initiateur du Plan Kaolack Emergent (Pke).

Le président du Car a appelé à l’unité de tous les responsables du parti au pouvoir dans la capitale du bassin arachidier. Les assises de Banjul ont vu la participation de représentants de l’ancien Premier ministre Aminata Touré, du secrétaire permanent de la commission de régulation de l’électricité Pape Demba Bitèye.

Elimane FALL

Le leader de l’opposition dans la capitale du Fouladou,  Fabouly Gaye, a rejoint l’Alliance pour la république (Apr). L’ancien président du Conseil régional de Kolda a promis de « ne ménager aucun effort politique pour contribuer à la réélection du président Macky Sall, dès le premier tour », au soir de la présidentielle du 24 février 2019.

La main tendue, maintes fois réitérée, du président Macky Sall aux forces vives de la Nation, vient de trouver un nouveau preneur en la personne de Fabouly Gaye, ancien président du Conseil régional de Kolda. C’est au cours d’un point de presse que l’ancien secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), a mis définitivement fin à ses activités au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds).

Il a annoncé sa décision de cheminer désormais avec le chef de l’Etat. Pour motiver son choix, il a fait part des « nombreuses sollicitations » dont il a été l’objet par le Chef de l’Etat qui lui a demandé de travailler à ses côtés. Il dit avoir considéré la volonté de Macky Sall de soulager les populations pour lesquelles il se bat. M. Gaye a dit avoir pris «la décision courageuse et audacieuse de répondre favorablement à l’appel du président Macky Sall». Il a dit être convaincu par le bilan «élogieux de Macky Sall dans la commune de Kolda qui est sur les rampes de l’émergence socioéconomique et par les nombreuses réalisations palpables, à son actif, dans toute la région».

Il s’agit notamment du « bitumage de routes dans les quartiers, la construction d’infrastructures sociales de base, la grande mosquée, le chantier de l’université... Selon la nouvelle recrue de l’Apr,  c’est un ralliement gagnant-gagnant car « autant le président Macky Sall a besoin de lui, autant il a besoin de ce dernier pour le dragage du fleuve de Kolda, l’aménagement des forêts, la promotion des fils de Kolda etc. Il a invité ses partisans, tous des militants du Pds, à le « soutenir dans ce nouveau choix politique afin de permettre au président Macky Sall de réaliser son rêve pour Kolda et pour le Sénégal ».

Mamadou Lamine DIEYE

En meeting à Golf sud, le député Seydina Fall connu sous le surnom Bougazelli a appelé ses camarades de parti à ne pas dormir sur leurs lauriers et à se retrousser les manches pour maximiser leur chance de réélire le Président Macky Sall.

Le député Seydina Fall a repris ses activités politiques en organisant un meeting chez Kéwé Diba à Golf sud. Il s’agit d’une rencontre de remobilisation des troupes en perspective de l’élection présidentielle de 2019. Au cours du meeting, le député a reconnu que le bilan de Macky Sall milite largement en faveur de sa réélection dès le premier tour de la présidentielle à venir. Cependant, il a tenu à souligner qu’aucune élection n’est gagnée d’avance. Une manière pour Bougazelli d’inviter les responsables de l’Apr à ne pas se laisser emporter par l’euphorie et à se retrousser les manches pour donner le maximum de voix au candidat Macky Sall afin qu’il puisse gagner dès le premier tour. « Le Président Macky Sall n’a pas d’adversaire politique si ce n’est la demande sociale qu’il a d’ailleurs réduite à sa plus simple expression» a-t-il dit.

Cependant, Seydina Fall a fait comprendre aux responsables de l’Apr que la présidentielle de 2019 n’est pas gagnée d’avance. «A l’image des ministres Mor Ngom, Abdoulaye Daouda Diallo, Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba, Cheikh Kanté, de Lat Diop et de Ciré Dia, il est grand temps que ceux qui sont attachés au Président Macky Sall suent autant que faire se peut» a-t-il avancé. «A Guédiawaye, au lieu de contribuer à animer le parti, la majeure partie des responsables se fondent dans les activités que mènent Aliou Sall.  Tout le monde doit mouiller le maillot eu égard à l’omniprésence des responsables du Pds et du Grand parti sur le terrain politique», a-t-il poursuivi. C’est pourquoi, Bougazelli considère qu’il est d’une nécessité impérieuse que tous les responsables s’investissent. Il a également invité les députés Moustapha Cissé Lo et Farba Ngom à enterrer la hache de guerre et à se retrouver autour de l’essentiel. «Moustapha Cissé Lo est très attaché au Président Macky Sall qu’il a rejoint aux moments les plus difficiles de l’histoire de l’Apr. Donc, c’est anormal d’attendre aujourd’hui pour le vouer aux gémonies» a-t-il martelé. Bougazelli a aussi profité de ce meeting pour supplier le Président Macky Sall d’accorder sa clémence à Khalifa Sall.

Abdou DIOP

Le Sénégal va former une unité d’élite de la gendarmerie dans le projet G5 Sahel en vue d’améliorer la sécurité des populations et de renforcer la présence des éléments de gendarmerie dans les zones frontalières. C’est un programme réalisé en partenariat avec l’Union européenne pour une surveillance accrue et des interventions rapides.

A cet effet, le chef de l’Etat a reçu, hier, le directeur du projet. Il s’agit du général de division de la garde civile espagnole. 


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