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Politique (2445)

Me Amadou Sall, a dit, avant-hier à Tambacounda, être désolé de l’absence de concertation et du dialogue dans le processus électoral, après l’annonce du décret fixant la des élections législatives au 30 juillet.

Face aux militants du Parti démocratique sénégalais de Tambacounda, Me Amadou Sall, porte-parole du jour, a décrié une absence de concertation dans le processus électoral. Selon lui, l’annonce du décret fixant le scrutin au 30 juillet est le « reflet d’une absence de dialogue ». « Macky Sall a décidé unilatéralement de reporter les élections, c’est sous sa responsabilité. En si peu de temps, un président change autant de fois la carte électorale. Pour quelle raison il avait fixé les élections au 2 juillet au moment où l’opposition lui a signifié que ce n’était pas la bonne date. Il fallait qu’il mène une concertation », a dit Me Sall. « Une concertation ce n’est pas appeler les gens les écouter et faire ce que l’on veut. Ce n’est pas cela une concertation. La concertation c’est une discussion riche et féconde un dialogue permanent », a-t-il dit.

La délégation du Pds a été conduite par Oumar Sarr, Coordonnateur. Me Sall a souligné que le Pds veut revenir au pouvoir. « L’objectif est d’enlever Macky Sall. Il n’est pas loisible de laisser un homme élu par accident à la tête du pays. Depuis qu’il est à la tête du pays, la pauvreté n’a jamais atteint ce seuil qu’il a atteint aujourd’hui », a dit Me Sall.

Les libéraux ont estimé que malgré le départ de leaders comme Koureychi Thiam, le Pds reste un parti fort à Tambacounda. « Les militant sont accrochés aux messages du Pds, à ses offres politiques et à ses objectifs », a dit le Porte-parole. Amadou Sall a dit que l’objectif du Pds est de reprendre les 45 départements à Macky Sall. Dans la même lancée, il a déploré l’insuffisance des commissions d’inscriptions sur les listes électorales.

Pape Demba SIDIBE

Les jeunes socialistes de Diourbel réaffirment l’ancrage de leur formation politique dans la coalition, «Bennoo Bokk Yaakaar». Cette mise au point intervient après la sortie d’un jeune se réclamant du Ps contre les positions actuelles de la direction du parti. « Nous ne pouvons pas les empêcher d’exprimer leur position, mais qu’ils le fassent en leur nom propre, mais pas au nom de la coordination.

J’affirme qu’aujourd’hui, plus que jamais, la coordination de Touba est bel est bien dans la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» et nous suivons nos leaders respectifs dûment mandatés par le parti socialiste », a déclaré Saliou Dieng, responsable de la jeunesse socialiste de l’Union régionale de Diourbel. M. Dieng souligne que Modou Kane qui a déclaré que le Ps ira aux législatives à Diourbel avec le maire de Dakar, Khalifa Sall « n’est nullement mandaté par la coordination ».

Il précise que le Ps est dirigé à Diourbel par, Moustapha Ndiagne Mbaye, coordonnateur de la coordination de Touba, Morane Gueye, coordonnateur de Mbacké. Selon lui, le député Cheikh Seck est le responsable de l’Union régionale. « Seules ces personnes sont habilitées à parler au nom du parti dans la région de Diourbel », a affirmé Saliou Dieng qui a invité le bureau national à prendre des sanctions contre les frondeurs.

Mamadou DIEYE

Réunie récemment à Dakar, la commission stratégique et actions de l’Alliance des forces du progrès (Afp) a annoncé la tenue d’un symposium national le 18 février prochain à Dakar.
Le symposium national que l’Afp organise le 18 février 2017, sera présidé par le secrétaire général, Moustapha Niasse. « Il s’agira de faire un diagnostic très clair de la situation dans toutes les collectivités territoriales. Il s’agira aussi de travailler sur la stratégie de base à des fins de massifier le parti. Il s’agit enfin de lancer un appel à tous les sénégalais à aller massivement s’inscrire sur les listes électorales », a déclaré le porte-parole, Dr. Malick Diop.

L’Afp a aussi renouvelé son ancrage à la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby). « Cela passe aussi par la massification des différents partis politiques qui composent la coalition », a rappelé son porte parole. Il s’agit, pour l’Alliance des forces du progrès (Afp), de prendre en compte le travail qui est abattu dans le Plan Sénégal émergent (Pse), notamment dans sa mise en œuvre et son impact sur les politiques publiques. « Le Sénégal est sur la bonne voie de l’émergence », a dit Dr Malick Diop.

L’Afp s’est aussi prononcée sur la situation qui prévaut présentement en Gambie. « L’Afp, dans son ensemble, a salué le leadership du président de la République, Macky Sall, mais également le rôle joué par le Sénégal au sein de la Cedeao pour régler un problème aujourd’hui crucial », a dit le porte-parole du jour. C’est un problème qui menaçait la sous-région, et plus spécifiquement le Sénégal. A cet effet, les éléments qui concourent au leadership aussi bien diplomatique que stratégique du Sénégal ont été salués par les membres de l’Afp.

L’Afp est aussi revenue sur les activités qui ont eu cours depuis des mois au sein de ses structures. Selon le porte-parole, ces structures ont travaillé à la base dans la remobilisation au sein des 45 départements et dans les 157 collectivités territoriales, dans le but de regrouper les différents mouvements : jeunes, femmes, cadres. Sur ces états de fait, l’Afp a précisé qu’il était nécessaire, dans les échéances à venir, de travailler à ce que les militants à la base puissent se remobiliser. « Cette remobilisation se fera commune par commune, département par département, région par région. C’est un parti structuré à la base qui, de manière permanente, ira à la base pour non seulement se massifier, mais également pour massifier le Bennoo Bokk Yaakaar », a précisé Dr Diop.

Oumar BA

Le dénouement heureux de la crise gambienne, suite à l’implication du président Macky Sall, est un motif de fierté de ses alliés, particulièrement le Groupe des hors coalisés/liberté et responsabilité de Bby (Ghc/Ler(Bby)).

Dans un communiqué de presse, ces alliés politiques du président Sall lui ont exprimé « leur grande fierté et adressé leurs chaleureuses félicitations pour sa sagesse, sa patience et sa parfaite maîtrise des enjeux géostratégiques et géopolitiques dans notre sous région et aussi à travers le monde ».

Pour eux, le Sénégal a incontestablement joué un rôle déterminant, voire crucial, par son soutien indéfectible au peuple gambien frère, dès les premières heures de la crise, par l’accueil et l’assistance offerts aux réfugiés, par sa participation importante et efficace à la mise en place des forces de la Cedeao et la prise du commandement des opérations militaires.

Ils ont aussi rappelé « le leadership fort apprécié de notre pays et reconnu à travers le monde entier. Un leadership renforcé éloquemment par les séries de succès diplomatiques engrangés sous le magistère du président Macky Sall, qui vient d’imprimer, de manière indélébile, dans les annales de l’histoire, les lettres d’or de la diplomatie sénégalaise ». Dans la même logique, le Groupe des hors coalisés de Bennoo souligne que « la nouvelle vision diplomatique de notre pays, sous-tendue par une audace étincelante et une courtoise fermeté, replace notre cher pays au sommet du leadership sous régional voire régional ».

C’est pourquoi, le GHC/LER « réaffirme son adhésion totale à toutes les actions entreprises par le président de la République et lui garantit une mobilisation patriotique à laquelle il convie tous les citoyens sénégalais à une solidarité fraternelle et agissante avec le peuple frère de la Gambie ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Aubin Jules Marcel Sagna, Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement s’engage à travailler au côté du président Macky Sall pour une Casamance émergente.

Aubin Jules Marcel Sagna s’engage à travailler à la massification de l’Alliance pour la République, dans le département de Bignona. Il a fait cette  déclaration lors d’une rencontre avec la presse. L’actuel Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement dit associer son militantisme à son souci d’apporter une contribution au développement de sa commune. «La commune de Bignona a besoin de plus de compétences managériales, de capacités d’innovations dans la conduite de son développement local, de plus de pro-activités dans le pilotage de ses projets, d’une meilleure participation de ses citoyens dans la définition, la mise en œuvre et l’évaluation de ses projet et programmes de développement », a estimé Aubin Sagna. Non sans saluer la détermination du président Macky Sall pour le développement économique et social, son pari sur la qualité des ressources humaines au Sénégal, son engagement pour la bonne gouvernance économique, financière et juridique, mais surtout son combat pour la modernisation de l’administration publique.

C’est pourquoi, il demeure convaincu que le Plan Sénégal émergent marque une véritable rupture qui constitue une révolution dans le processus historique de développement économique et social de notre cher Sénégal. «La conviction avec laquelle ce cadre cohérent de projets et programmes est mis en œuvre, l’engagement sans faille de son auteur, le président Sall, l’abnégation et la motivation quotidienne qu’il insuffle à son gouvernement pour la réalisation du Pse, ont fini par emporter mon accord intellectuel et me persuader de le soutenir politiquement », a expliqué M. Sagna qui s’est félicité de la mise en œuvre du programme de désenclavement des régions administratives de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Au regard des potentiels dont regorgent la Casamance naturelle en général et la Commune de Bignona en particulier, M. Sagna s’étonne du niveau élevé de pauvreté des populations de cette commune, malgré les efforts de l’Etat.

Le manque de systèmes d’assainissement, d’infrastructures urbaines, d’électricité, d’offres de formation et d’accompagnement sportif et culturel pour ses jeunes, d’encadrement et de financements pour la promotion des femmes et l’allégement de leurs travaux s’inscrivent dans cette perspective. C’est pour ces raisons qu’il a invité la collectivité locale et les populations à la base à jouer leur rôle. D’où l’intérêt de son engagement dans la politique pour redonner l’espoir aux populations de la commune de Bignona.

A l’en croire, l’engagement du président Macky Sall pour une Casamance émergente mérite d’être soutenue par les populations elles-mêmes. «C’est une nécessité de sortir les populations de la fatalité. Il faut leur prouver que le développement et l’épanouissement sont possibles », a indiqué M. Sagna qui a invité les militants et sympathisants de l’Apr à gagner pour la première fois dans la commune de Bignona.

Tata SANE

Le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de la coalition «Benno Bokk Yakaar » a vivement exprimé son indignation, hier, lors de sa séance ordinaire, la tentative de l’impliquer ainsi que son président, le chef de l’Etat, Macky Sall dans les affaires judiciaires parmi lesquelles celle relative à la crise au Parti socialiste (Ps).

A en croire la coalition, ce genre d'amalgame n’est que « manipulation gratuite de l'opinion », regrettant « la récurrence avec laquelle l'opposition tente, comme un magicien malhabile, de faire de toute question, une affaire politique ». Or, a fait remarquer le Sep de Bby, « les faits, dans cette crise surgie au sein du Ps, sont connus de tout le monde à travers les images du saccage de la maison du Ps relayées par divers médias de la place », rappelant que l'opinion publique, « au-delà des cadres et espaces politiques, s'en est grandement émue, se demandant comment des membres d'un même parti pouvaient élever la divergence politique au niveau d'une adversité frisant la haine contre leurs propres camarades au point d'user de la violence aveugle au risque de compromettre leur intégrité physique ».

Dès lors, pour Bby, pour peu qu'on soit doué d'un bout de raison, « on ne peut en rien l’incriminer ni son président qui ne sont en rien impliqués dans cette affaire purement privée, au surplus pendante devant la justice ». La coalition a exprimé son « soutien et sa solidarité » au Parti socialiste, « composante essentielle de notre coalition » lui souhaitant de sortir de cette épreuve « plus uni, plus fort » pour poursuivre le combat qui préoccupe Bby, « la reconstruction de notre pays pour l'intérêt exclusif du peuple sénégalais ».

Par ailleurs, abordant la vie de la coalition, le Sep s’est réjoui de la récente mise en place de la structure des « Jeunes » de Bby qui s'est déroulée dans une « ambiance enthousiaste, expression d'une volonté forte de porter le flambeau de la victoire pour les prochaines joutes électorales ». Une activité, a-t-elle rappelé, fait suite à l'installation de la structure des « Cadres », après celle des « Plénipotentiaires » et de la « Communication ». Aussi, le Sep a-t-il félicité tous les militants et militantes des différentes composantes de Bby de leur mobilisation et de leur engagement résolu pour la réalisation des missions assignées à ces différents comités en vue d'atteindre les objectifs de la coalition dans les échéances à venir. Il a appelé les sages « à faire preuve de la même détermination pour l'installation prochaine de leur cadre ».

D. MANE

L’Union pour le renouveau démocratique fait face à une cascade de démissions parmi ses membres à Linguère. Et les démissionnaires ont la dent dure. L'Urd est secouée par une cascade de démissions dans le département de Linguère. En effet, après les départs de Samba Kâ, maire de Thiel, du 1er adjoint au maire de Thiargny, Me Daouda Kâ, et de Birame Sene, maire de Yang-yang, c’est au tour du maire de Mboula, Gory Bâ, de claquer la porte pour envisager de rejoindre un parti démocratique sous peu. A en croire les démissionnaires, la pomme de discorde entre l’Urd et ses militants de la première heure, serait le choix porté sur la personne du maire de Thiargny, pour le haut conseil des collectivités territoriales. « Je déclare ici à Koyli Alpha, en ma qualité de maire de la commune et ex secrétaire général de la fédération communale de Mboula, avoir tourné le dos, avec l’ensemble des militants et sans exception et ceci pour de bon, à Djibo Leyti Kâ et à son parti », a dit le maire de Mboula, Gory Bâ, lors de son meeting de démission à Koyli Alpha.

Masse NDIAYE

Le Parti des citoyens intègres (Pci) veut participer honorablement aux élections législatives prochaines. Cette formation politique dirigée par l'ancien sous-directeur de la Bceao, Mor Talla Mbaye, ambitionne de conquérir le pouvoir en vue de mettre en œuvre sa vision pour un Sénégal prospère.

L'intégrité doit être au cœur des préoccupations des citoyens. C'est la conviction de Mor Talla Mbaye, leader du Pci. Il a rappelé, avant-hier, lors d’une conférence de presse, que depuis très longtemps, beaucoup de standards d'éthique au Sénégal ont atteint un seuil très bas, jamais vu auparavant. C'est pourquoi, il pense qu'il urge de procéder à un assainissement de la situation politique, économique et sociale. "C'est ce que nous proposons pour assurer l'intégrité en politique" a-t-il indiqué. Le Pci compte s'employer à réunir les conditions de l'émergence en 5 ans en combinant la lutte contre le chômage massif notamment celui des jeunes, le développement de l'agriculture et l'industrialisation.

Selon M. Mbaye, une cellule d'expertise de conseil et d'appui au développement (Cecad) est mise sur pied. Elle est constituée d'experts qui allient leurs compétences autour des thèmes suivants: l'ingénierie de formation, l'ingénierie urbaine et du développement local, la gestion des ressources humaines et des compétences, les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Son rôle est de conduire des missions d'expertise, de conseil, de mise en œuvre et d'évaluation de projets d'envergure nationale et internationale dans le but d'accompagner les actions du Pci et de poser les jalons de l'émergence et du développement économique et social en étant une force de proposition.

Abdou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, a signé, lundi, à Addis-Abeba (Ethiopie), la "Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement", a constaté l’Aps.

Le président Sall a paraphé le document en marge du 28-e Sommet de l’Union africaine (Ua) dans la capitale éthiopienne. La signature de cette charte vise à doter l’Afrique d’un "arsenal juridique pour combattre la piraterie maritime et les trafics en toutes genres" qui empêchent le continent africain de tirer pleinement profit des opportunités de la mer. Elle vise, entre autres objectifs, "à renforcer la coopération entre Etats africains dans le domaine de l’économie". Les chefs d’État de l’Ua avaient adopté, en octobre dernier, à Lomé (Togo), la "Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritime et le développement". 

Election Moussa Faki Mahamat : Macky Sall a félicité Idriss Deby
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a félicité, lundi, son homologue tchadien Idriss Déby Itno suite à l’élection de son compatriote Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua), a indiqué le ministère sénégalais des Affaires étrangères.
 
L’ex ministre tchadien des Affaires étrangères a été élu à la tête de la Commission de l’Union par la 28ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, ce lundi, à Addis-Abeba.

Cinq pays avaient présenté, chacun, un candidat à ce poste : Botswana, Guinée Equatoriale, Kenya, Sénégal et Tchad, a rappelé le ministère sénégalais des Affaires étrangères dans un communiqué reçu à l’Aps. La même source signale que conformément à l’Acte constitutif de l’Ua et au Règlement intérieur de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, « le vote a eu lieu par scrutin secret qui a abouti à l’élection, à la majorité des deux tiers (2/3) des 54 Etats membres ». Le candidat tchadien, Moussa Faki Mahamat, a obtenu 36 voix face à la candidate kényane, Amina Mohamed.
 
APS

L’universitaire sénégalais Abdoulaye Bathily a indiqué que son "engagement panafricain reste inébranlable" en dépit de l’échec de sa candidature à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua).

’’En remerciant tous ceux qui m’ont apporté leur soutien, je tiens à les rassurer que mon engagement panafricain reste complètement inébranlable", a dit M. Bathily sur twitter. Le professeur Abdoulaye Bathily, candidat du Sénégal et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) à la présidence de la Commission de l’Ua a été battu, ce lundi à Addis-Abeba (Ethiopie), par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat. Le ministre tchadien des Affaires étrangères est passé après huit tours de vote, ajoute la même source.

APS

Il est devenu, ces dernières semaines, le diplomate sénégalais le plus sollicité. Surtout avec le rôle déterminant joué par le président Macky Sall dans la résolution de la crise gambienne. En poste à Banjul, le Pr Saliou Ndiaye, ambassadeur du Sénégal en Gambie, a été le témoin privilégié de cette crise postélectorale. Il revient ici, dans l’interview accordée au « Soleil », sur les temps forts ainsi que sur divers autres points relatifs à la coopération et sur les Sénégalais vivant en Gambie.

La Gambie ouvre une page nouvelle avec l’élection de M. Adama Barrow, quelle lecture faites-vous de cette élection ?
Il s’agit d’abord d’une affaire strictement gambienne, en conséquence, permettez donc de saluer le courage et surtout la détermination avec lesquels le peuple gambien a réalisé cette alternance à laquelle il aspirait. Ce départ sans effusion de sang a été évidemment un immense soulagement. C’est, par ailleurs, une révolution, au sens le plus strict du terme, faite sans qu'une seule goutte de sang ait été versée, et le peuple frère de Gambie l'a réussie, sans doute grâce à son génie propre et à son courage, mais aussi, à coup sûr, grâce à l’action déterminante de Monsieur le président de la République, Macky Sall qui a fait preuve de fermeté et de discrétion, d'à- propos et de souplesse, chaque fois que les circonstances et l'état des tractations politiques le nécessitaient.

Comment appréciez-vous le rôle joué par le président Sall dans le dénouement de la crise ?
Je viens de vous le dire, Monsieur le président de la République, a su faire preuve de fermeté et surtout de discrétion. Vous me permettrez aussi de souligner qu’en accueillant et faisant accueillir, sans aucune autre préparation que les moyens relativement restreints de notre habituel plan Orsec, tous nos frères et sœurs venus de la Gambie, en accueillant même les personnes très démunies, qu'il a fallu loger, soigner et nourrir, il a fait montre d'un humanisme assez rare sous nos latitudes et je m'autorise à conjecturer que notre pays et la sous-région tireront de ces événements d'énormes avantages dans leur marche future vers l'intégration et le progrès socioéconomique. Comme vous le savez aussi, ce n’est qu’au dernier moment, quand il s’est agi de prendre les dernières décisions, qu’il a agi. Vous vous en êtes rendu compte, que tout s’est passé à Dakar entre lui, le président mauritanien et le nouveau président Adama Barrow. Mais il faut aussi le souligner, il a agi et tout le monde le lui reconnait, conformément à la légalité et surtout, selon les pratiques internationales de gestion de crise. Grâce à son action décisive, la raison et la sérénité, l’ont finalement remporté sur le refus catégorique du président sortant, contraint à l’exil. Je peux, en témoin privilégié, mesurer l'extraordinaire changement qui s’est opéré en Gambie et auquel il a contribué, sans penser à Napoléon Bonaparte qui a dit, selon Las Casas, dans le mémorial de Sainte-Hélène, que c'est le succès qui fait les grands hommes.

Selon l’avis du diplomate que vous êtes, quel sort sera réservé au président Jammeh ?
Le devoir de réserve et celui de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat souverain, le respect et la considération que je ressens pour ce pays dans lequel je suis accrédité, pour le président Barrow et pour son Peuple qui m’a accueilli, me commandent de ne pas répondre à votre question. Toutefois, je vous renvoie à la déclaration en date du 22 janvier 2017, de notre ministre de tutelle, qui exprime clairement la position du gouvernement du Sénégal, sur cette question.

Comment les diplomates présents à Banjul ont réagi durant cette crise politique?
Je ne peux exprimer une opinion en leur nom, mais je peux vous affirmer que certains se sont très tôt impliqués dans la recherche de voie de sortie de crise et ont apporté leur soutien aux nouvelles autorités, afin de permettre une transition démocratique, respectueuse des principes des droits de l'homme, et qui permettra d'entamer les réformes nécessaires pour faire face aux défis multiples qui attendent le nouveau régime. Quant à la diplomatie sénégalaise, sous l’autorité du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, elle s’est bien impliquée dans cette crise, pour des raisons à la fois évidentes et historiques bien connues. Vous le savez, la Gambie, pays enchâssé dans le Sénégal, est probablement le pays le plus proche du Sénégal. L’expression « lorsqu’il pleut à Dakar, il bruine à Banjul » en dit long sur les relations entre les deux pays.

Pourtant, M. l’ambassadeur, ce voisin si proche, au vu des crises cycliques qui ont marqué les relations entre les deux pays, ne semble pas avoir été un partenaire privilégié pour le Sénégal ?
Vous avez raison, mais je ne serai pas aussi catégorique. Monsieur le président de la République a toujours accordé une place de choix à ce pays. Il y a effectué sa première visite d’Etat, y a même accompli trois visites officielles, car, comme il le dit toujours, cette relation entre nos deux pays, malgré les crises que vous évoquez, est unique et singulière, parce que portée par des liens humains exceptionnels et reposant sur des valeurs communes, des langues en partage, et une même vision du monde. Monsieur le Premier ministre est venu à deux reprises, à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie et de la pose de la première pierre du pont. Le président du groupe parlementaire Apr, à l’Assemblée nationale, M. Moustapha Diakhaté, y a séjourné, en mars 2015 accompagné d’une importante délégation de notre l’Assemblée nationale. Comme vous le constatez, le renforcement continu des relations d'amitié entre la Gambie et le Sénégal a toujours été et demeure une aspiration commune de nos deux peuples car l’histoire, la géographie, la culture, la langue, le mode de pensée sont autant d’éléments partagés qui font que Gambiens et Sénégalais se comprennent plus que tous les autres. En conséquence, les relations entre le Sénégal et la Gambie n’ont donc pas besoin d’être illustrées par un chapelet d’adjectifs.

Alors, pensez-vous qu’avec Barrow, les relations entre nos deux pays, jusque-là tendues et empreintes de méfiance, évolueront vers une coopération étroite et exemplaire?
Certainement, une coopération très étroite, car nos deux pays voisins, reliés géographiquement, historiquement, économiquement ont, autant que jamais, avec l’élection du président Barrow, la disponibilité du président Macky Sall, toutes les raisons de s'accorder, de régler leurs problèmes, car l'interpénétration réciproque, pratiquée entre eux depuis des siècles et dans maints domaines, les engagent à coopérer, une coopération qui ne tend à rien d'autre qu'au progrès, à la sécurité et à la paix de nos deux nations. Notre ministre de tutelle l’a souvent rappelé, le Sénégal continuera de toujours préconiser le bon voisinage, la différence dans la bonne entente et la recherche de l'harmonie générale. Le Haut-Commissariat en Gambie, continuera de travailler avec les autorités gambiennes pour explorer les nouveaux champs et moyens pour, davantage renforcer, selon les orientations du département, cette coopération bilatérale afin de porter à un nouveau palier, les relations de coopération fraternelles et amicales entre nos deux peuples.

En tant qu’ambassadeur, comment avez-vous géré la crise postélectorale ?
En nous conformant aux directives de Monsieur le président de la République, de notre ministre de tutelle et aussi grâce à l’apport de chacun, dans la gestion de cette crise, aussi bien les membres du personnel de l’ambassade que de la communauté sénégalaise établie en Gambie. Je dirige une ambassade qui fonctionne très bien. Mes collègues sont non seulement compétents et motivés, mais également conscients du rôle important que le Sénégal doit jouer en Gambie. Chacun de mes collaborateurs a, en ce qui le concerne, assumé les tâches qui lui étaient dévolues. Grâce à leur professionnalisme et leur sens élevé du devoir, l’appui sans faille de notre ministre de tutelle et de tous ses collaborateurs, l’ambassade était en mesure de répondre aux attentes des Sénégalais restés en Gambie et aussi de faire face à toutes les situations. Par ailleurs, rappelons que les responsables des principales associations de Sénégalais vivant en Gambie ont été conviés à prendre part, à des réunions d’information, dans l’enceinte de l’Ambassade. A ces occasions, nous avons toujours pris soin de les sensibiliser sur la conduite à tenir pendant cette période. Je profite de cette occasion pour remercier tous les Sénégalais établis en Gambie, car ce sont eux qui, dans leurs sphères d’activités respectives, sont les acteurs au quotidien de cette formidable relation entre nos deux pays et surtout, des exemples vivants des liens humains exceptionnels qui existent entre nos deux pays. Par ailleurs, tous, ont dans leur écrasante majorité, apprécié et à sa juste valeur, le soutien et l’intransigeance du Sénégal.

Avec le changement intervenu en Gambie, peut-on espérer la fin de la crise casamançaise ?
Monsieur le président de la République a fait de ce dossier, dès l’entame de son mandat, une de ses priorités, parmi celles-ci, le désenclavement de cette région aux potentialités énormes, son développement et surtout la protection de son environnement naturel.

Combien y a-t-il de Sénégalais en Gambie ? Sont-ils à l’aise et dans quels secteurs évoluent-ils ?
J’ai trouvé en place des Sénégalais installés en Gambie pour des raisons personnelles, professionnelles, familiales et autres. En général, nos ressortissants se sentent bien ici, et les problèmes qu’ils rencontrent sont gérés au jour le jour par le personnel du Consulat. Ils sont très nombreux et je ne veux pas avancer de chiffre car malheureusement, beaucoup de mes compatriotes viennent ici, mais ne se font pas enregistrer par l’ambassade. Il faut qu’ils viennent à l’ambassade pour se faire établir une carte consulaire et, éventuellement se faire délivrer, sur production de l’une des pièces exigées, une carte d’identité biométrique Cedeao. Je vous l’avoue, les besoins sont divers et fréquents c’est pourquoi il est particulièrement significatif et utile, de travailler chaque jour sur toute l’étendue du pays, avec le soutien de tous les ressortissants sénégalais, pour assister, soutenir et conforter ceux de nos compatriotes dans le besoin. Mon métier m’amène à participer régulièrement à leurs nombreuses activités et à rencontrer un grand nombre d’entre eux, à travers toute l’’étendue du pays.

Comment comptez-vous améliorer la situation de cette importante communauté sénégalaise établie en Gambie?
J’y travaille nuit et jour, avec l’appui de tous mes collaborateurs, conformément aux instructions fortes de Monsieur le président de la République qui accorde une très grande importance à la prise en charge des préoccupations de nos compatriotes établis à l’étranger, en particulier de ceux qui vivent et travaillent en Gambie. Heureusement, compte tenu de la qualité de l’accueil qui leur est réservé dans ce pays, ils n’y rencontrent pas beaucoup de difficultés. Mais l’assistance à nos compatriotes revêt des aspects multiformes et comprend notamment la délivrance des divers types de papiers dont ils ont besoin, la mise à leur disposition d’un certain nombre d’informations sur leur pays d’accueil lorsqu’ils viennent d’arriver par exemple, notamment pour ceux qui souhaitent venir investir ou s’installer en Gambie, la mise en place d’une mutuelle de santé. Le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur, dénommé Faise, constitue, sans doute, l’un des piliers important de cette assistance en ce qu’il vise à accompagner nos compatriotes, dans leurs activités génératrices de revenus. Il cherche, en particulier, à favoriser l’autonomisation des femmes qui constituent un maillon important du Programme Sénégal émergent mis en place par M. le président de la République.

De nos envoyés spéciaux Ibrahima Khaliloullah Ndiaye,
Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)

En lançant la feuille de route sur le dividende démographique, hier les chefs d’Etat et de gouvernement africains se sont engagés par leurs gestes à investir dans la jeunesse en vue d’améliorer leurs conditions de vie.

L’Union africaine a lancé hier à Addis-Abeba, la feuille de route sur le dividende démographique. C’était le thème central du 28eme sommet de l’Ua. En lançant cette nouvelle politique portée par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), en faveur de la jeunesse, le nouveau président de l’Ua, Alpha Condé s’est réjoui du choix de ce thème : « Tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». Selon le président guinéen, ce thème qui vient à point nommé interpelle tous les décideurs politiques, des opérateurs économiques et autres investisseurs qui doivent désormais faire preuve d’imagination pour prendre des décisions qui s’imposent et mobiliser les investissements nécessaires en faveur de la jeunesse africaine.

« Autrement, nous serions les premières victimes de cette bombe sociale qui ne cesse de s’amplifier jour après jour », a indiqué le Pr Condé. Il a expliqué que la réalisation du dividende démographique représente une opportunité majeure pour l’Afrique de répondre aux aspirations légitimes exprimées dans l’Agenda 2063. Le nouveau président de l’Ua a rappelé qu’en juillet dernier à Kigali, les chefs d’Etat et de gouvernements ont adopté la feuille de route visant à tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse.

« Nous nous félicitons que le leadership de l’Afrique sur la question du dividende démographique ait reçu l’appui de bon nombre de partenaires notamment de l’Union européenne et les Nations unies », s’est réjoui Alpha Condé qui a rendu un hommage au directeur exécutif de l’Unfpa, Dr Babatundé Osotimehin pour son plaidoyer et ses efforts de mobilisation de ressources en vue de permettre aux jeunes d’Afrique de réaliser leur plein potentiel. Il s’est engagé au nom de l’Ua à améliorer les conditions de vie des jeunes en quête de lendemains meilleurs et de mettre fin à leurs aventures suicidaires à travers le Sahara et dans les eaux de la Méditerranée.

Mme Zuma, présidente sortante de l’Ua : « Sans la mobilisation des femmes, l’Agenda 2063 sera difficilement réalisé »
D’emblée, la présidente sortante a tenu à féliciter les chefs d’Etat nouvellement élus en Afrique dont Adama Barrow de la Gambie et ses homologues du Ghana, des Seychelles et de Sao-Tomé et Principe après des procédures démocratiques. Cette rencontre a également été l’occasion, pour Mme Zuma, de rendre hommage à Fidel Castro de Cuba qui a joué un rôle important pour le continent en soutenant les mouvements de libération des Etats africains, mais surtout sa contribution dans les domaines de l’éducation et de la santé. Elle a aussi rendu hommage aux femmes de divers horizons qui ont joué un rôle capital dans la lutte contre la libération du continent. « Sans la mobilisation des femmes, les progrès pour l’Agenda 2063 seront difficilement atteints », a dit Mme Zuma. Dans ses hommages, elle a aussi cité Olivier Tambo dont le centenaire est fêté cette année. A son avis, il faut valoriser la jeunesse pour arriver à une Afrique prospère qui sera léguées aux générations futures. Sur le thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », Mme Zuma a estimé qu’il faut tout faire pour que la jeunesse africaine ait les occasions d’achever le cycle secondaire, d’accéder à l’université pour augmenter ses connaissances. « Nous devons créer des opportunités pour utiliser toutes les ressources au service des jeunes dont plus de 200 millions ont moins de 25 ans », a encore expliqué la présidente sortante de l’Ua. « Faisons face au chômage en modernisant l’agriculture pour créer des emplois et autres opportunités à notre jeunesse », a-t-elle martelé. Elle s’est félicitée de l’initiative de la Banque africaine de développement (Bad) pour la création d’emplois à 50 millions de jeunes, ce qui va augmenter 10 à 20 % notre Pib.
 
Elle a appelé les jeunes africains à profiter de l’économie bleue qui fait partie de leur patrimoine. « Nous devons mettre à contribution les jeunes, les impliquer pour qu’ils aient le sens d’appartenance », a-t-elle ajouté.

Même si les défis sont nombreux, Mme Zuma s’est réjouie de l’initiative de l’Egypte avec le lancement de 900 km de chemin de fer à grande vitesse pour connecter nos capitales. Elle a salué les initiatives de quelques pays comme le Tchad, le Burkina Faso, le Libéria, le Sénégal qui ont lancé la campagne contre les mariages précoces, ce qui permet aux jeunes filles de rester à l’école encore longtemps, avant d’inviter les Etats à les suivre. Rendant hommage au président Déby pour ses orientations et la détermination avec laquelle il a su gérer son mandat, elle a dit qu’il a été un très bon pilote. Elle a exprimé sa gratitude à la présidente de la Cedeao, Mme Helen Johnson Sirleaf qui fait la fierté de tous les Africains, selon elle. Elle a associé à ses encouragements les présidents des pays de la Cedeao qui ont été aux côtés de la Gambie pour défendre les principes et valeurs de l’Ua.
 

De nos envoyés spéciaux à à Addis-Abeba
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

D’entrée, le patron de l’Onu a cité feu Samora Machel (ancien leader de la guérilla mozambicaine et futur chef d’Etat) qui disait « que la solidarité est un acte d’unité entre alliés qui luttent sur différents terrains pour parvenir aux mêmes objectifs, le plus important de ces objectifs est d’aider au maximum au développement de l’humanité ». Il a exprimé toute sa reconnaissance à l’Afrique pour son immense contribution à la construction d’un monde meilleur. Selon lui, l’Ua œuvre, chaque jour, pour l’unité, la paix, et le progrès pour toutes les populations partout sur le continent. « Je suis convaincu que nous avons beaucoup à apprendre de la sagesse africaine, de la pensée africaine, des solutions africaines », a-t-il dit avant d’ajouter que « c’est dans cet esprit porteur d’opportunités et de partenariat que je suis venu ici ». Il a rappelé que l’Afrique fournit le plus gros contingent de casques bleus à l’Onu partout dans le monde et les pays africains accueillent, avec une grande générosité, le plus grand nombre de réfugiés au monde. 

« Je suis ici pour vous écouter, pour apprendre de vous et pour travailler avec vous pour les populations africaines », a-t-il soutenu. Il a souligné que cette rencontre se tient à un moment critique car le monde vit la deuxième année du Programme de développement durable à l’horizon 2030. L’Afrique, a-t-il remarqué, a adopté un plan plus ambitieux et de portée plus vaste, l’Agenda 2063. Pour que les populations tirent pleinement parti du partenariat mondial pour le développement durable, ces deux plans doivent faire l’objet d’un alignement stratégique, selon Guterres. Il a rassuré les Africains sur le fait que l’Onu compte travailler avec eux pour renforcer le partenariat avec les huit communautés économiques régionales du continent. « J’ai l’intention de travailler avec l’Ua pour soumettre au Conseil de sécurité de l’Onu une série de propositions concrètes sur un financement prévisible, fiable et durable des opérations de maintien de la paix de l’Union africaine », a-t-il soutenu. Aussi, l’Onu encourage l’intégration régionale, en particulier les initiatives visant à créer une zone de libre échange à l’échelle continentale.

Idriss dDby Itno, président du Tchad : « Les préoccupations liées à la paix ont été évoquées partout »
Dans son message, le président sortant, Idriss Déby Itno, a dit qu’il s’est investi avec passion et dévouement dans l’accomplissement de la mission délicate et exaltante que lui avaient confiée ses pairs. « Dans toutes les tribunes, où je me suis exprimé, les préoccupations majeures liées à la stabilité, à la paix, à la sécurité et aux défis du développement de notre continent, ont été au centre de mon plaidoyer », a déclaré le nouveau président en exercice de l’Ua. D’après lui, notre continent est soumis à rude épreuve comme en témoignent les multiples crises et conflits qui le secouent dans ses différentes parties. A titre illustratif, il a cité la crise libyenne avec ses conséquences au Sahel, le drame humanitaire au Soudan du Sud, le cycle de violence et d’insécurité en Afrique centrale et les Grands Lacs, le développement du péril du terrorisme fortement installé dans la bande sahélienne jusqu’à la Corne de l’Afrique. A ces défis, selon lui, s’ajoutent la criminalité organisée transfrontalière, la piraterie maritime, le trafic de migrants, des armes, des stupéfiants et de divers produits illicites. Il a noté, avec satisfaction, les revers importants infligés aux terroristes de Boko Haram dans le Lac Tchad et autres groups affidés de l’Etat islamique dans le nord Mali et la Corne de l’Afrique. Il a surtout salué la création, en juillet, d’un Fonds de lutte contre le terrorisme, ainsi que l’adoption, à Lomé, en octobre 2016, de la Charte africaine sur la sécurité maritime et la sûreté maritime et le développement. Une charte qui marque une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’espace maritime. Le président du Tchad a souligné l’impérieuse nécessité de l’opérationnalisation effective de la Force africaine en attente, ainsi que la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises. « Notre effort collectif et nos mécanismes d’action seraient encore plus déterminants s’ils sont appuyés par nos partenaires comme l’Onu », a expliqué M. Déby qui a salué l’adhésion de M. Guterres à l’idée de créer une plate-forme d’échanges entre lui et les chefs d’Etat africains en marge de chaque sommet de janvier.

De nos envoyés spéciaux à à Addis-Abeba
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

 

En perspective de la tenue de la cinquième édition de la rentrée citoyenne prévue le 02 février, Amy Sarr Fall, l’initiatrice de la rencontre est revenue, hier, à travers une conférence de préférence, sur les principales innovations. Cette année, c’est le président de la République, Macky Sall qui est l’invité d’honneur.

La rentrée citoyenne se tiendra cette année le 02 février au Grand Théâtre de Dakars, selon Amy Sarr Fall. Cette année, un invité de marque est attendu. Il s’agit du président de la République, Macky Sall. Selon Amy Sarr Fall, incitatrice de la rencontre, ce sera l’occasion «de mettre en avant des parcours exceptionnels, de personnes qui jeunes ou enfants ont évolué dans des conditions souvent difficiles, mais ont tout de même su tirer profit de cela, en réussissant dans leur vie », a-t-elle dit. Il s’agit donc de mettre en lumière des parcours divers tout en veillant à instaurer le culte de la personnalité.

Tous les secteurs d’activités sont concernés, souligne Amy Sarr Fall. A titre d’illustration, elle cite d’autres personnalités issues du monde des affaires, qui à force de « détermination, de persévérance et de travail », ont su tirer leur épingle du jeu. Elle précise que le chef de l’Etat s’exprimera avec les jeunes, « en tant que citoyen d’abord, celui qui, dans sa vie, a été confronté à des épreuves, a su aller au-delà, travailler en conséquences, pour devenir la première institution de son pays ». Quelqu’un qui a refusé que la société limite ses ambitions, dira-t-elle. Au cours de cette cérémonie solennelle, l’excellence, la citoyenneté et l’engagement des jeunes seront mis en avant. Selon les organisateurs, des jeunes issus de toutes les régions du Sénégal seront présents.

Oumar BA

Au terme d’une visite guidée dans les locaux de la division de l’automatisation des fichiers, dans les opérations d’enrôlement pour la carte d’identité de la Cedeao, le directeur de l’automatisation des fichiers a indiqué que près de 2 millions de personnes sont déjà enrôlées sur un objectif de 4 millions. Ibrahima Diallo a aussi informé qu’à ce jour pas moins de 350.000 cartes ont été éditées.

Pour le commissaire Ibrahima Diallo, directeur de l’automatisation des fichiers «nous avons estimé que nous sommes vraiment à mi-parcours et qu’il serait de bonne mesure de faire un bilan d’étape pour dire aux populations où nous en sommes et surtout rassurer sur le fait que le processus est bien en cours ». «Nos objectifs sont en train d’être atteints et toutes les dispositions on été prises», a-t-il précisé. D’après le directeur, si nous considérons les statistiques à ce jour, nous sommes à près de 2 millions de personnes déjà enrôlées. «La semaine dernière, nous étions à 1 million 719 personnes et selon les informations que j’ai reçues ce matin (hier), nous ne sommes pas à moins de 2 millions de personnes enrôlées.

En tenant compte du fait qu’à l’étranger nous avons enrôlé cent mille personnes pour un objectif de deux cents mille personnes», a-t-il renchéri. Il a souligné que l’équipement utilisé est neuf. «Nous sommes dans un processus qui concerne tous les Sénégalais et notre objectif est d’arriver à mettre ce fichier à bonne date, disponible avec un minimum de 4 millions d’électeurs. Nous avons entendu des rumeurs, peut-être même des articles de presse parlant de vieilles machines, de machines en panne. Je pense que la personne qui a dit ça parlait d’un passé lointain. Nous avons mis complètement de côté l’ensemble des équipements qui étaient en -cours pour la carte d’identité numérisée», a déclaré le Directeur de la Daf lors de la visite guidée organisée hier.

Ainsi pour M. Diallo, tous les équipements qui ont servi à établir cette carte ont été désinstallés pour installer un nouveau système complètement neuf. «Les équipements qui servent à enrôler les sénégalais, les machines, les caméras, les lecteurs d’empreinte, les lecteurs de signature, tout ceci est un équipement neuf.

D’ailleurs, le système d’empreinte est tout à fait différent. C’est du matériel neuf complètements différents qui nous a été livré et qui sert à enrôler. Les cartes que nous utilisons aujourd’hui sont des cartes à puce avec une impression laser. Nous avons formé des techniciens sénégalais pour assurer le service après vente et nous avons des visites périodiques de la compagnie qui a installé ce système pour prévenir toute panne. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 50 mille cartes par jour», a-t-il confié.350.000 cartes éditées

350.000 cartes éditées
Ibrahima Diallo, directeur de la Daf a soutenu, hier, que la production des cartes biométriques a démarré. «Et à ce jour, nous avons édité pas moins de 350.000 cartes. Ces cartes sont distribuées dans les centres qui les ont enrôlés. La distribution n’est pas encore massive parce que nous avons constaté, après les premières mises à disposition, que les centres avaient des difficultés pour retrouver les cartes et les distribuer aux différents ayant-droits » a-t-il fait comprendre. Pour ce faire, «nous avons donc pensé qu’il fallait faciliter la distribution en entreprenant, à notre niveau, un travail de tri à notre centre d’exploitation et toutes les cartes qui sont produites arrivent par bac de 500 avec des listes des personnes concernées ». Arrivées au centre d’exploitation, on trie par ordre alphabétique et par centre d’enrôlement. Les cartes qui sont déposées retournent dans les centres d’enrôlement », a-t-il dit.

Le directeur de la Daf a aussi fait comprendre que cette procédure va continuer jusqu’à l’approche des élections. «La date des élections étant fixée maintenant au 30 juillet, nous avons l’obligation, à 65 jours avant cette date, de consolider le fichier électoral qui va servir de base pour les élections parce que les candidatures doivent être faites à cette date, 65 jours avant l’échéance», a-t-il soutenu. « Au mois de mai, nous devons être prêts, avoir nettoyé le fichier, avoir sorti les listes, avoir reçu les contentieux, les avoir traité, les avoir validé, pour avoir un fichier consolider qui va permettre de faire les élections », a-t-il dit. «Vers la fin avril, nous devrons avoir terminé l’enrôlement des sénégalais qui souhaitent donc se retrouver dans ce fichier. Cela fait que nous avons encore deux mois et demi, trois mois d’opération. Et si nous sommes aujourd’hui à 2 millions d’enrôlés, nous avons donc tout le droit d’espérer que les 4 millions qui nous sont fixés, seront atteints sans difficulté», a-t-il dit.

Amadou DIOP

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, a été élu par ses pairs, président de l’Ua. Après la passation du témoin avec le président sortant Idriss Deby, le nouveau président a affiché ses ambitions. Alpha Condé a promis de faire de l’accès pour tous à l’énergie moderne d’ici à 2030, l’une de ses priorités. Selon lui, 7 Africains sur 10, soit 700 millions de personnes, n’ont pas l’accès à l’électricité. Le président guinéen a indiqué que l’industrialisation et la transformation structurelle dont a besoin le continent africain ne peuvent se faire sans accès à l’énergie qui reste un défi que l’Afrique peut et doit relever pour accélérer son développement. Il va aussi travailler avec ses pairs pour essayer de trouver une solution aux questions de la pauvreté, et du chômage.

Le président Condé s’est engagé à mettre en œuvre la Déclaration politique 2016 sur la fin du Sida d’ici à 2020. Il s’est réjoui d’ailleurs du lancement officiel du Centre africain de contrôle des épidémies et des maladies. Il a exhorté la Commission de l’Ua à tirer les leçons de la gestion de l’épidémie de la maladie à virus Ebola pour parvenir à un meilleur contrôle et une lutte plus efficace contre les maladies infectieuses à potentiel épidémique. Il a demandé à ses pairs africains de le soutenir en vue de faire de l’Union africaine une institution forte et crédible.

 

Le président de la République, Macky Sall, a salué la réintégration, ce lundi, du Maroc à l’Union africaine (Ua). Le chef de l’Etat souhaite que la question de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) soit discutée au sein de l’Ua. Selon le président Sall, « l’admission est faite. C’est ce qui est le plus important. Aujourd’hui, le Maroc est membre intégrant de l’Union africaine », a-t-il déclaré face à la presse.

La décision a été prise au cours d’une séance à huis-clos des chefs d’Etat et de gouvernement au premier jour du 28eme Sommet des chefs de l’Etat de l’Union africaine, auquel assiste le président Macky Sall. Pour réintégrer l’Ua, le Maroc a obtenu 39 voix sur 54 pays que compte l’Ua. 

Le retour du Maroc était, hier, au menu du 28eme sommet des chefs d’État et de gouvernements des pays membres de l’organisation continentale, réunie dans la capitale éthiopienne. Le royaume chérifien avait remis, le 22 septembre dernier, sa demande officielle à la présidente de la Commission de l’Ua, Nkosazana Dlamini Zuma, qui a ensuite informé les États membres. Pour intégrer l’Ua, un pays doit recueillir une majorité simple d’avis favorables. Le Maroc avait quitté l’Oua en 1984 pour protester contre la décision de l’organisation panafricaine d’accueillir, dans instances, la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). « Il y a eu un long débat mais plus de 39 pays sur les 54 de notre organisation ont donné leur onction pour le retour du Maroc. Même si la question du Sahara reste posée. Si la famille s’élargit, on peut trouver des solutions », a confirmé le président de la République Macky Sall.

Le chef de l’Etat après l’echec de la candidature de Bathily : « Nous devons respecter la régle de la majorité »
Le président de la République Macky Sall a appelé, lundi à Addis-Abeba (Ethiopie), au respect de la règle de la majorité, après l’échec du candidat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Professeur Abdoulaye Bathily, à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua).

"C’est dommage pour notre candidat. Nous avons déployé beaucoup d’efforts pour visiter les pays. Nous avons visité 44 pays, mais nous devons accepter la règle de l’élection. C’était la règle de la majorité", a-t-il réagit devant des journalistes. Le Professeur Abdoulaye Bathily, candidat du Sénégal et de la Cedeao à la présidence de la Commission de l’Ua, a été battu, ce lundi, à Addis-Abeba (Ethiopie), par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat.

Moussa Faki Mahamat a été élu nouveau président de la Commission de l’Union africaine (Ua) par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation panafricaine, à l’issue d’un scrutin tenu à huis-clos, a appris l’Aps de source officielle.

Le ministre tchadien des Affaires étrangères est passé après huit tours de vote, ajoute la même source. Il remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Quatre autres candidats étaient en lice : l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et la Kényane Amina Mohamed Jibril.

Un Ghanéen a été élu vice-président de la Commission de l’Ua. Lundi matin, les chefs d’Etat et de gouvernements avaient élu leur homologue de la Guinée Alpha Condé, président en exercice de l’Ua pour un an. Le Sommet de l’Ua s’est ouvert lundi dans la capitale éthiopienne.

APS

Le président Sall a reçu, avant-hier, à Addis-Abeba, son homologue djiboutien, Ismael Oumar Guelleh. Les deux hommes d’Etat ont évoqué les relations de coopération surtout marquée par l’envoi d’enseignants sénégalais et le séjour d’étudiants djiboutiens dans nos universités. Le projet de Grande muraille verte, le chemin de fer sont autant de questions évoquées par l’hôte qui a salué la place qu’occupe le Sénégal en Afrique voire dans le monde. 

Le président du Djibouti a dit que « nos deux pays qui sont situés aux deux extrémités de l’Afrique sont très proches depuis longtemps, notamment pendant le colonialisme où nous avions eu un contingent sénégalais ». Il a surtout félicité le président Macky Sall pour les performances économiques, sociales et les avancées enregistrées ces cinq dernières années. « Le Sénégal occupe une place importante dans le continent et dans le monde. Mieux, il affiche des perspectives de devenir un pays émergent dans les prochaines années », s’est réjoui l’hôte du chef de l’Etat.

Selon le président djiboutien, cela réconforte les chefs d’Etat africains et leur permet de rêver. « Comme nos deux pays sont dans les extrêmes nous avions pensé que la Grande muraille verte qui va du Sénégal à Djibouti, et le projet des rails qui va aussi du Sénégal jusqu’à Djibouti permettra de désenclaver l’Afrique de l’est en ouest et du nord au sud », a-t-il soutenu. « Nous comptons beaucoup sur le Sénégal pour tirer une partie du continent vers le développement et nous espérons que ce défi sera relevé », a noté le président de Djibouti. Aussi, a-t-il rappelé que le Sénégal accueille des Djiboutiens dans ses universités et quelques-uns qui sont rentrés occupent des postes stratégiques dans le pays.

Répondant à son hôte, le président Macky Sall a dit que Djibouti n’est pas un pays vaste mais a une position géographique privilégiée et son président a pu développer une stratégie de service qui fait avec l’activité portuaire et la relation entre des pays comme l’Ethiopie, il y a une connectivité économique importante. « C’est la raison pour laquelle le passage de Djibouti dans le Maep a été remarquable et il reste dans une bonne perspective », a dit Macky Sall.

Selon lui, nos deux pays sont liés par une coopération notamment en matière d’échange d’enseignants. Selon le président de la République, beaucoup d’enseignants sénégalais vont à Djibouti et les étudiants djiboutiens font le sens inverse. « Bien qu’étant très distant puisque Dakar-Djibouti en vol, c’est plus de Dakar-New-York, mais nous sommes proches sur le plan humain et en relations », a-t-il rassuré.

De nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

Pour sa première conférence de presse en terre gambienne et en sa qualité de président de la République, Adama Barrow n’a pas fait les choses à moitié. Tenue dans sa résidence de Brufut, le président a d’emblée précisé n’avoir jamais habité au State House, le palais présidentiel, qu’il ne tardera pas à regagner lorsque les conditions s’y prêteront. Le Sénégal, son gouvernement, les droits humains, la démocratie, le sort de l’ancien président Yahya Jammeh… sont largement revenus dans les questions auxquelles il a répondu avec le même enthousiasme en anglais, wolof et pulaar.

Très interpellé sur les relations avec le Sénégal, le président Barrow a mis en avant l’importance de « bonnes relations de bon voisinage ». « Le Sénégal est un pays frère et ami avec qui nous allons continuer à œuvrer pour de meilleures relations possibles. Nos deux pays ont la même culture, les mêmes langues, la même histoire qui en font, en réalité, un seul et même pays. Nous avons intérêt donc à œuvrer pour de solides relations fraternelles », a-t-il souligné. Aussi, pour le pont sur le fleuve Gambie qui devrait faciliter le déplacement des populations, il a rassuré sur son souhait de « travailler étroitement avec le gouvernement sénégalais pour sa réalisation ». Tout comme il a laissé entendre sa disponibilité de « discuter avec ce même gouvernement et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) pour résoudre la question de la crise en Casamançaise».

Barrow Itw

Le président Adama Barrow a indiqué que la « composition de son gouvernement sera connue lundi ou mardi au plus tard ». « Nous travaillons là-dessus », a-t-il insisté. Très concentré sur son élément et allant directement à l’essentiel par des réponses courtes, le président a aussi souligné que le sort de l’ancien président est du ressort d’une Commission qui sera mise en place pour déterminer s’il devra être jugé ou pas. De la même façon que pour bon nombre de ses compagnons. Il a, entouré de membres de sa Coalition, indiqué que la résolution qui a permis le départ de Yahya Jammeh était plus mue par une « volonté d’assurer la paix que de donner une amnistie quelconque ». En attendant les conclusions de la Commission, l’urgence et les priorités résident, pour le président Adama Barrow, dans l’instauration d’un Etat de droit, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la lutte contre la corruption. Mais aussi d’un climat propice à la liberté de la presse.

Rappelant le long règne du président Jammeh et les violations systématiques des droits humains, il a mis en avant la nécessité de « changer de méthode et probablement de nom pour l’Agence nationale de renseignement qui est une institution qui doit être utile ».  Le très craint national intelligence agency (Nia) a été le bras armé de l’ancien président contre nombre d’opposants ou de citoyens qui y ont été torturés, bastonnés ou portés disparus, selon le témoignage de nombreux gambiens.

Rester membre de la Cpi
L’homme fort de la Gambie a aussi martelé que la Gambie restera la République de Gambie et non une République islamique telle que voulue par Jammeh. Ou encore que le pays «restera membre de la Cour pénale internationale (Cpi) eu égard au fait que cette juridiction promeut le respect des droits de l’homme, de la démocratie que nous voulons mettre en place ». De la même façon, il a souhaité une « réintégration, le plus rapidement possible, du Commonwealth », l’espace des pays de langue anglophone.

Sur la question de l’âge de la vice-présidente, largement revenue au cours de cette conférence très bien couverte par la presse internationale, il s’est voulu très clair : « Nous apporterons la preuve qu’elle n’a pas l’âge qu’on lui prête. Ce sont ceux-là qui lui donnent cet âge qui devraient d’ailleurs en apporter la preuve ».  Aussi, a-t-il indiqué que c’est madame Fatoumata Diallo Tambajang qui le représentera au sommet de l’Union africaine qui se déroule présentement à Addis-Abéba. S’étant engagé à effectuer un mandat de trois ans, le président Adama Barrow a laissé entendre qu’il pourrait faire les cinq années pour lesquelles il a été élu si le « travail n’est pas terminé, mais surtout avec l’accord de la Coalition qui m’a porté au pouvoir ».

Sur le général Ousmane Badji, chef de l’armée gambienne, le président Barrow a indiqué «qu’il fait son travail ». «Je pense que ce sera très difficile pour la nouvelle opposition de faire face après 22 ans de pouvoir. Mais je tiens à rassurer sur le caractère démocratique qui doit prévaloir et à dire que cette opposition aura des droits que nous n’avions pas nous en tant qu’opposants », a-t-il répondu. Interrogé également sur Kanilaï, le village natal du président Yahya Jammeh, le président Adama Barro a fustigé le « caractère privilégié qui avait été réservé à ce village du fait simplement qu’il était le village du président ». « Ce n’était pas équitable pour les autres villages ou localités de la Gambie », a fait remarquer le président.

Il a salué le travail abattu par la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) tout en indiquant que celle-ci pourrait « rester aussi longtemps que nécessaire ».

De nos envoyés spéciaux Ibrahima Khaliloullah Ndiaye,
Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)

JEU DEMOCRATIQUE EN GAMBIE : LES ATTENTES D’UNE PRESSE LONGTEMPS RÉDUITE AU SILENCE
Baye E TourayL’aube nouvelle qui se lève en Gambie ou la volonté d’asseoir un régime démocratique se conjuguera avec le renouveau de la presse de ce pays. Longtemps réduits au silence ou encore vue comme constituée d’«  empêcheurs de tourner en rond », les journalistes gambiens, par la voix de Baye Emily Touray, le président de la Gambian Press union (Gpu-syndicat), veulent l’ouverture d’enquêtes sur le meurtre de Deyda Haïdara (décembre 2004), la disparition de Chief Ibrahima Manneh (juillet 2004) ou encore les tortures dont a été victime Moussa Sidy Kane, l’ancien rédacteur en chef de The Independant. Avec un paysage médiatique composé d’une télévision, de 23 stations de radios et de sept journaux (dont quatre quotidiens), la presse gambienne attend « beaucoup du changement politique ».

« Il faut d’emblée que le verdict rendu par le tribunal de la Cedeao soit exécuté. Ce verdict disait qu’il fallait libérer Chief Manneh, mais aussi l’indemniser à hauteur de 100 mille dollars tout comme Moussa Sidy Kane qui devait se retrouver avec des dommages et intérêts de l’ordre de 200 mille dollars », explique Baye Emile Touray. Rappelant les difficultés auxquelles les journalistes gambiens ont fait face, il met en exergue un quotidien constitué d’arrestations tous azimuts, de tortures physique ou morale, d’harcèlements. Les journalistes ne constituaient pas une « exception pour ces dérives érigées en mode de gouvernance par le pouvoir de Jammeh qui ne souffrait pas de contraction ».

L’espoir est grand pour nombre de journalistes, venus d’ailleurs nombreux à la conférence de presse du nouveau président. Un rendez-vous avec les journalistes qu’ils espèrent voir pérenniser. En tout cas, à la faveur de ce changement, nombre de « confrères exilés sont rentrés au pays », selon le président du syndicat. « Nous sommes confiants et optimistes avec les nouvelles autorités portées par toute une Coalition qui mesure tout ce que nous avons vécu ces dernières années. L’état de droit et la démocratie qu’elles veulent mettre en place ne peuvent être possibles qu’avec une presse libre et plurielle. Nous voulons donc qu’il y ait une loi sur l’accès à l’information, sur la dépénalisation des délits dits de presse comme s’est fait dans de nombreux pays, mais aussi un tribunal des pairs. Il faut vraiment mettre fin aux intimidations et arrestations de journalistes », a souhaité M. Touray. Il demande aussi la réouverture des journaux et radios fermés, selon la « seule volonté de l’ancien pouvoir sans une décision de justice ». 

De nos envoyés spéciaux Ibrahima Khaliloullah Ndiaye,
Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)

FODE BARRY, 39 ANS, ANCIEN DETENU SOUS JAMMEH : « JE NE SOUHAITE PAS À MON PIRE ENNEMI DE SÉJOURNER À MILE TWO »
Accusé de recel, le jeune Fodé Barry sera embastillé 2 années durant dans la célèbre prison de Mile Two.Comme les milliers de Gambiens qui sont venus à l’International Airport de Banjul, cet après-midi, pour accueillir le président Adama Barrow, Fodé Barry est surexcité. Avec son ami sénégalais Ibrahima, Fodé court sur le gazon et lève en même temps la tête au ciel. C’est un jour de délivrance pour les milliers d’ex-prisonniers gambiens, comme lui qui ont été torturés par les agents de la redoutable National intelligence agency (Nia) et incarcérés à la célèbre prison de Mile Two.

« Un jour, les policiers m’ont trouvé dans mon atelier vers 14 heures et m’ont mis aux arrêts. J’ai demandé pour quel motif, mais ils m’ont simplement rétorqués qu’ils avaient besoin de moi au poste. Auparavant, l’un deux m’a giflé avant qu’ils me mettent dans leur pick-up. Ils m’ont amené à la police de l’aéroport », explique l’ancien détenu. Aux mains de la police gambienne, Fodé Barry sera balloté entre différents postes de police notamment celui de l’aéroport, de Birkama avant d’être acheminé à la redoutable National intelligence agency (Nia) dont la seule évocation fait peur à tous les Gambiens. Là-bas, l’ex-ferrailleur va subir toutes sortes de tortures pour qu’il crache le morceau. « On m’a menotté aussi bien les pieds que les poignets avant de mettre un grand bâton entre mes jambes et on m’a posé sur deux tables. C’était impossible pour moi de bouger. On m’a maintenu comme tel des heures durant pour que je parle. J’avais comme l’impression que tous mes os s’étaient brisés », explique-t-il en montrant les cicatrices laissées par les menottes sur ses poignets.

Pour autant sa torture ne faisait que commencer, parce qu’il sera ensuite maintenu dans une cellule obscure, sans aucune lumière. « Dans cette cellule, une personne me frappait, mais je ne pouvais pas dire qui me frappait réellement. J’étais fatigué », confie-t-il avec un regard hagard traduisant les difficiles moments qu’il a passés à la Nia. Après les tortures, Fodé Barry est enfermé à Mile Two. « C’est une prison difficile et je ne souhaite même pas que mon pire ennemi ait la malchance d’y entrer », dit Fodé indexant les dures conditions des prisonniers qui doivent faire face au surpeuplement dans les cellules, à l’insalubrité et à l’absence de soins pour les détenus. « La nourriture est faite à base de bouillie de mil et il est impossible de la manger, heureusement que ma femme m’amenait souvent du pain et quelques plats à manger », souligne Fodé Barry qui a été gracié en 2016, soit deux ans après son arrestation.

De nos envoyés spéciaux Ibrahima Khaliloullah Ndiaye,
Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)

Le 28ème Sommet de l’Union africaine s’ouvre aujourd’hui, au siège de la Commission en présence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres et de nombreux invités dont le nouveau Secrétaire général des Nations unies, Antonio Manuel de Oliveira Guterres. Une cérémonie d’ouverture qui sera marquée par de nombreux discours dont ceux du président du Tchad, Idriss Déby Itno, président en exercice du sommet, de la présidente de la Commission de l’Ua, Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, etc. Plusieurs autres interventions sont aussi attendues. Ce 28ème Sommet qui s’achève demain, aura à élire le nouveau président de la Commission de l’Ua dont le Sénégal est candidat en la personne de notre compatriote, le Professeur Abdoulaye Bathily. Quatre autres candidats veulent succéder à la présidente. Il s agit de Pelonomi Venso Moitoi du Botswana, Amina Mohamed Jibril du Kenya, Agapito Mbo Mokuy de la Guinee Equatoriale et Moussa Faki Mohamed du Tchad.

REUNION D’EVALUATION DU MAEP : LES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES DU SÉNÉGAL SALUÉES
Pr Maep Ua 28Au cours de la réunion d’évaluation du Maep qui a eu lieu avant-hier, les performances du Sénégal ont été largement saluées par le chef de l’Etat et ses pairs.

« J’ai pris bonne note du rapport qui vient d’être présenté et des recommandations y contenues. Ces recommandations et le plan d’actions issus de cet exercice contribueront certainement à l’amélioration de la gouvernance du Sénégal puisque c’est la finalité de l’exercice qui nous réunit », a souligné le chef de l’Etat. Il a rappelé que le Sénégal a adhéré au Maep dès sa création en 2003 ajoutant que « c’est pourquoi, j’ai tenu à ce que le processus d’évaluation soit mené dans les normes requises et les délais grâce à la collaboration, entre autres, des acteurs nationaux et les équipes experts internationaux et ceci sans aucune contrainte ».

S’agissant de la gouvernance politique, le président Sall a expliqué que l’histoire de la démocratie représentative au Sénégal remonte à l’époque coloniale, en 1848. Selon lui, les habitants des quatre communes du Sénégal à savoir Dakar, Gorée, Rufisque et Saint-Louis avaient droit à élire un député à l’Assemblée nationale française. « Ce long processus a mené progressivement à une vie politique ouverte et intense pour aboutir, en 1974, à l’instauration de multipartisme limité à quatre courants politiques puis au multipartisme intégral en 1981 », a-t-il rappelé. « Le Sénégal compte aujourd’hui plus de 200 formations politiques, un niveau d’inflation sans doute très élevé sans compter le foisonnement d’une société civile parmi les plus dynamiques en Afrique », a souligné M. Sall. Il a ajouté : « au Sénégal, la conscience d’Etat nation s’est développée avant même l’indépendance du pays. Le vécu quotidien dans l’harmonie et le respect de la diversité nous ont aussi toujours aidé à maintenir la cohésion sociale, la stabilité institutionnelle et la conduite de notre expérience démocratique sans ingérence de l’armée dans la vie politique ». Aux yeux du chef de l’Etat, la démocratie comme idéale de la vie politique est toujours perfectible pour répondre à sa vocation traditionnelle du gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. « C’est le sens de la réforme constitutionnelle que nous avons adoptée par le référendum du 20 mars 2016 et introduit 15 innovations majeures dont la réduction de la durée du mandat présidentiel du 7 à 5 ans renouvelable, une seule fois, le statut du chef de l’opposition et intangibilité des dispositions constitutionnelles relative au mode d’élection à la durée et au nombre de mandats constitutifs du président de la République ».

Pour éviter tout risque de manipulation constitutionnelle, ces dispositions ne peuvent plus faire l’objet de changement, a encore dit le chef de l’Etat. Concernant les libertés publiques dont le droit constitutionnel de marche, les statistiques montrent clairement qu’au Sénégal, l’autorisation de la marcher reste la règle sauf risque sérieux de trouble à l’ordre public. Il a cité, en exemple, pour 2015, que sur 2131 déclarations de manifestations publiques, 2064 ont été autorisées, et 67 seulement interdites.

Les grands axes du Pse présentés
Revenant sur les performances économiques du Sénégal, le président Sall a rappelé qu’une nouvelle stratégie de développement économique et social, le Plan Sénégal émergent (Pse) qui vise à faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035 avec un taux de croissance annuel d’au moins 7% sur la durée a été lancée en février 2014. Le Pse compte trois axes majeurs à savoir la transformation économique, le capital humain, la gouvernance, la paix et la sécurité. Deux années après la mise en œuvre du Pse, le taux de croissance de Pib s’établit aujourd’hui à 6,6% et le déficit à 4,8%, et l’inflation en dessous de 2%, a révélé Macky Sall. « Nous poursuivons, en outre, un programme ardu de grands travaux autoroutes, routes, nouvelles villes, universités, nouvel aéroport international, une ligne de Train express régional (Ter) et deux projets de ports dont un en eau profond », a encore dit le chef de l’Etat. Selon lui, notre politique d’autosuffisance alimentaire se poursuit avec la mécanisation progressive de l’agriculture grâce à l’idée de la Banque africaine du développement (Bad) à travers les 5 programmes majeurs : transformation structurelles de l’agriculture, entre autres, et l’énergie pour le continent. Dans le domaine énergétique, le Sénégal est passé de 510 Mégawatt en 2015 à 780 en 2016, soit 270 mégawatts additionnels. A cela, vont s’ajouter de nouvelles capacités avec la réalisation en cours de 6 projets d’énergies propres, ce qui portera le taux de l’énergie propre à 30% en 2018 dans le mix-énergétique. Il a également annoncé la réduction de 10% le prix de l’électricité depuis le 1er janvier 2017.

De nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba,
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

MACKY SALL, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : « LE SÉNÉGAL A AGI EN GAMBIE DANS LE CADRE DU DROIT INTERNATIONAL »…
« Nous allons aussi continuer à travailler pour une diplomatie préventive. C’est que vous avez noté ces temps derniers dans le cadre de la Gambie où nous avons agi dans le cadre du droit international », a martelé avec force le président de la République. Selon le chef de l’Etat, notre pays a suivi la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui ont tous appelé au respect de la légalité dans ce pays voisin. D’après le président de la République, « on ne peut pas être des homologues de chefs d’Etat et ne pas réagir lorsque la volonté des populations est violée ». « Nous devons respecter le choix souverain du peuple lorsque nous sommes dans les Républiques et dans les démocraties. S’il faut agir au besoin utiliser la force pour que la volonté du peuple soit restaurée, nous sommes prêts à le faire mais avec intelligence ». « C’est ce qui a été fait en Gambie où il n’y a pas eu de coup de feu et de morts mais par l’engagement et la lucidité, la Cedeao a réussi une grande opération en Gambie et cela doit servir de leçon à tout le monde », a-t-il conclu sur ce sujet.

…« LA RÉINTÉGRATION DU MAROC NE DEVRAIT PAS POSER DE PROBLÈME »
Pr M6 Ua 28Le 28ème Sommet de l’Ua qui s’ouvre ce matin aura à débattre de la réintégration du Maroc. Selon le président de la République, cette réunion des chefs d’Etat et de gouvernement devrait être celui du retour du Maroc puisque l’Union africaine a une charte qui indique « que tout pays africain qui s’engage à respecter cette charte qui est reconnue par la majorité des pays-membres est admis dans le concert de l’Union africaine ». Le Maroc devrait être le 55eme pays membres de l’Union africaine.

Macky Sall pense que « cette réintégration ne devrait pas poser de débats puisqu’au-delà de nos divergences qui peuvent être conjoncturelles, il s’agit de l’Afrique et des Africains ». Pour le président Sall, l’adhésion d’un pays africain à l’Union africaine ne devrait pas poser de débats et la réintégration du Maroc devrait passer facilement.

De nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba,
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

REÇU EN AUDIENCE PAR LE CHEF DE L’ETAT : ISMAEL OUMAR GUELE SOUHAITE LA RÉALISATION DU CHEMIN DE FER DAKAR-DJIBOUTI
Le président Sall a reçu, avant-hier, à Addis-Abeba, son homologue djiboutien, Ismael Oumar Guele. Les deux hommes d’Etat ont évoqué les relations de coopération surtout marquée par l’envoi d’enseignants sénégalais et le séjour d’étudiants djiboutiens dans nos universités. Le projet de Grande muraille verte, le chemin de fer sont autant de questions évoquées par l’hôte qui a salué la place qu’occupe le Sénégal en Afrique voire dans le monde.

Le président du Djibouti a dit que « nos deux pays qui sont situés aux deux extrémités de l’Afrique sont très proches depuis longtemps, notamment pendant le colonialisme où nous avions eu un contingent sénégalais ». Il a surtout félicité le président Macky Sall pour les performances économiques, sociales et les avancées enregistrées ces cinq dernières années. « Le Sénégal occupe une place importante dans le continent et dans le monde. Mieux, il affiche des perspectives de devenir un pays émergent dans les prochaines années », s’est réjoui l’hôte du chef de l’Etat.

Selon le président djiboutien, cela réconforte les chefs d’Etat africains et leur permet de rêver. « Comme nos deux pays sont dans les extrêmes nous avions pensé que la Grande muraille verte qui va du Sénégal à Djibouti, et le projet des rails qui va aussi du Sénégal jusqu’à Djibouti permettra de désenclaver l’Afrique de l’est en ouest et du nord au sud », a-t-il soutenu. « Nous comptons beaucoup sur le Sénégal pour tirer une partie du continent vers le développement et nous espérons que ce défi sera relevé », a noté le président de Djibouti. Aussi, a-t-il rappelé que le Sénégal accueille des Djiboutiens dans ses universités et quelques-uns qui sont rentrés occupent des postes stratégiques dans le pays.

Répondant à son hôte, le président Macky Sall a dit que Djibouti n’est pas un pays vaste mais a une position géographique privilégiée et son président a pu développer une stratégie de service qui fait avec l’activité portuaire et la relation entre des pays comme l’Ethiopie, il y a une connectivité économique importante. « C’est la raison pour laquelle le passage de Djibouti dans le Maep a été remarquable et il reste dans une bonne perspective », a dit Macky Sall.

Selon lui, nos deux pays sont liés par une coopération notamment en matière d’échange d’enseignants. Selon le président de la République, beaucoup d’enseignants sénégalais vont à Djibouti et les étudiants djiboutiens font le sens inverse. « Bien qu’étant très distant puisque Dakar-Djibouti en vol, c’est plus de Dakar-New-York, mais nous sommes proches sur le plan humain et en relations », a-t-il rassuré.

De nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, 
El. H. Abdoulaye THIAM et Eugène KALY 

Le Sénégal est intervenu en Gambie dans le cadre du droit international, a assuré le président de la République Macky Sall, en indiquant que cela doit servir à tout le continent.

« Le Sénégal est dans les dispositions d’une diplomatie préventive. C’est ce que vous avez noté dans le cadre de la Gambie. Nous avons agi dans le cadre du droit international. D’abord dans le cadre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Union africaine et du Conseil de sécurité de l’Onu », a-t-il dit.

Le président Sall s’adressait à des journalistes en marge du Sommet du Mécanisme de revue par les pairs.

Sous la pression militaire de la Cedeao et la médiation des présidents de la Guinée et de la Mauritanie, l’ex-président Yahya Jammeh a accepté de s’exiler (en Guinée Equatoriale) samedi 21 janvier dernier, mettant ainsi fin à une crise post-électorale de près de deux mois.

Le nouveau président Adama Barrow, qui avait prêté serment à Dakar, le 19 janvier dans les locaux de l’ambassade de son pays, est retourné en Gambie.

« Etre des collègues chefs d’Etat ne doit nous amener à ne pas réagir quand la volonté des populations est violée. Nous devons respecter le choix souverain des populations parce que nous sommes dans une République, une démocratie », a souligné Macky Sall.

Pour le président de la République : « S’il faut utiliser la force pour que la volonté des peuples soit respectée, il faut le faire ».

« Nous sommes prêts à le faire avec intelligence. C’est ce qui a été fait en Gambie, sans effusion de sang, sans coup de feu mais par l’engagement et la lucidité. La Cedeao a réussi un grand coup en Gambie. Cela doit servir pour tout le continent », a fait remarquer le président Sall.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, est arrivé samedi matin à Addis-Abeba (Ethiopie), où il doit participer à la 28ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine (Ua).

Il a participé samedi après-midi à la présentation du rapport du Sénégal au Maep. Dimanche, le président Sall aura plusieurs rencontres bilatérales.

Source : APS

Une résolution sur le dénouement de la crise gambienne, adoptée, hier, à l’Assemblée nationale, a salué le leadership du président de la République, Macky Sall et la détermination de la Cedeao, de l’Onu et de l’Union africaine.

L’Assemblée nationale du Sénégal se réjouit du leadership du président de la République, Macky Sall sur la crise gambienne. Dans une résolution adoptée hier, le parlement a souligné le rôle joué par le chef de l’Etat dans le dénouement de cette crise. Ce leadership a été « exercé avec méthode, avec un sens élevé du partage des responsabilités et des missions à assumer au service de la paix, de la concorde et de la solidarité en Afrique », selon la résolution.

L’Assemblée nationale a exprimé « sa grande fierté et son soutien au président Macky Sall, pour son combat pour la dignité des peuples africains, pour son engagement résolu au service de la démocratie et pour le respect des droits de l'homme dans le monde ». Elle félicite également « le Chef de l'Etat sénégalais pour la fermeté et la lucidité avec lesquelles il a contribué positivement à la recherche de la solution pacifique qui a couronné le processus engagé et qui permet, aujourd'hui, au peuple gambien de bénéficier de la préservation de ses droits inaliénables et imprescriptibles dans l'exercice de sa souveraineté ».

L’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage aux Chefs d'Etat des pays membres de la « Cedeao pour la méthode utilisée, et de manière concertée, afin d'éviter toute effusion de sang en Gambie, en amenant l'ex-Chef de l'Etat, Monsieur Yaya Jammeh, à céder à son successeur élu, le pouvoir constitutionnel, en conformité avec les dispositions de la Loi fondamentale du pays ». Les députés ont aussi félicité « le président Adama Barrow et l'ont encouragé à promouvoir, en République souveraine de Gambie, la défense et la promotion des droits de l'homme, ainsi que celle des principes et règles de bonne gouvernance, dans l'exercice de sa nouvelle mission ».

Justifiant sa démarche, l’Assemblée nationale a rappelé les résultats issus de l'élection présidentielle qui s'est déroulée en Gambie, le 1er décembre 2016 ainsi que la proclamation desdits résultats par la Commission électorale nationale de la Gambie, consacrant la victoire du candidat Adama Barrow, résultats acceptés, dans un premier temps, par le candidat Yaya Jammeh, le jour même du scrutin, puis remis en cause le 9 décembre 2016 ainsi que la saisine, par le parti de l'ancien président gambien, de la Cour suprême. Elle souligne aussi la crise qui a résulté de ces péripéties et les conséquences qui auraient pu en découler au détriment du peuple gambien et des peuples de la sous-région Afrique de l'Ouest, si la Cedeao et les Chefs des Etats qui la composent n'avaient pas pris en charge ce dossier, pour le gérer et lui trouver une solution pacifique, mais aussi la position prise par l'Union africaine et par le Conseil de Sécurité de l'Onu, en guise de soutien aux initiatives de la Cedeao, conformément aux Statuts de ces deux Institutions internationales, dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits et des crises.

Babacar DIONE

Le Directeur de l’automatisation des fichiers dément les informations relayées par une certaine presse faisant état de machines de production en panne ainsi que l’utilisation de vieilles machines pour la confection des cartes d’identité de la Cedeao en cours. Selon un communiqué publié, « ces informations sont totalement fausses car les opérations en cours sont effectuées avec des machines neuves fournies par le nouveau prestataire Iris ». «  Tout se passe correctement ainsi, à ce jour, les 500 machines installées dans les commissions administratives à travers tout le pays ont permis d’enrôler 1.719.000 citoyens avec une production de plus 347.000 », souligne le communiqué. Le texte précise que ces cartes font l’objet d’un tri par centre d’enrôlement pour en faciliter la distribution prochaine. La Daf informe que dans le souci de mieux informer les populations, la presse nationale et internationale est conviée à une visite guidée le lundi 30 janvier 2017 à partir 10 heures. Selon le communiqué, cette visite démarrera par les services annexes de la Daf de la Cité Police sis à la rue 6 X Malick Sy qui abritent les ateliers d’exploitation et se termineront au centre de production des cartes dans les locaux de la Daf au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à la rue Félix Faure.

B. DIONE

Débarrassés de Yahya Jammeh qui les avait privés de libertés plusieurs années durant, les Gambiens nourrissent un grand espoir avec Adama Barrow. D’ailleurs, ils s’attendent à ce que le nouveau président change radicalement les choses.

Kairaba Avenue a retrouvé son train-train quotidien. Véhicules particuliers et « Yellow taxis » roulent sur la chaussée. Les citoyens gambiens vaquent à leurs occupations et les vendeurs ont repris leurs activités. Nous sommes vendredi, certaines personnes vêtues en jellaba, natte à la main, se rendent déjà à la mosquée. Mais les esprits sont encore marqués par le principal évènement de la veille, c’est-à-dire l’arrivée du président Adama Barrow dans le pays. Thierno est vendeur d’accessoires de voitures sur cette grande avenue. « Hier, je n’ai pas pu aller à l’aéroport pour accueillir le président, parce que je n’avais pas de voiture pour y aller. Mais je l’ai attendu à West file pour lui souhaiter la bienvenue », sourit le jeune homme. Seulement l’espoir placé sur le nouveau président est grand pour l’ensemble des Gambiens. Certains, sinon tous, sont optimistes sur l’avenir du pays. « Avec Barrow, la Gambie sera un pays où il fera bon vivre », ose Assane un jeune « businessman ».

Barrow doit rapatrier les biens du pays
Sur la même avenue, Ahmed Fatty est venu laver son véhicule 4X4 ce matin. Téléphone scotché à l’oreille, le bonhomme fait partie du protocole de la vice-présidente Fatoumata Tambadiang Diallo. Il n’hésite pas à nous montrer certaines photos qu’il a partagées avec la vice-présidente. Pour lui, il n’y a guère de doute, le président Barrow est l’homme qu’il faut à la tête de la Gambie. « Nous osons espérer qu’il va changer beaucoup de choses dans ce pays. Notamment en ce qui concerne les droits de l’homme, le redressement de l’économie du pays ainsi que la crédibilité du pouvoir judiciaire », cite ce proche de la vice-présidente gambienne. Marchand ambulant dans les rues de Banjul, Youssou Fall est un jeune Sénégalais qui a vécu six ans dans le pays.

Pour lui aussi, l’espoir est permis avec Barrow, d’autant plus qu’il amène un vent de liberté dans le pays qui était confronté à une grande dictature, plusieurs années durant. « Mais je crois surtout que les relations entre le Sénégal et la Gambie seront améliorées avec lui », soutient le jeune vendeur. Au marché de Serekunda aussi, les commerçantes placent un grand espoir sur le nouveau président. La vendeuse de salade, Mbally Diadhiou garde toujours par devers elle la photo de tous les membres de la coalition qui ont porté Barrow au pouvoir. « Barrow ! Barrow ! », ne cesse-t-elle de répéter à certaines de ses covendeuses. Parfois, les discussions virent à l’hilarité générale. « Diama rek mo nekh » (rien ne vaut la paix), dit la vendeuse en wolof. Par rapport à ses attentes du nouveau régime, la dame ne sait quoi dire. Tout le contraire du vieux Dabo qui est vendeur de plantes médicinales. Pour lui, Barrow doit rapatrier l’ensemble des biens volés par Jammeh. Pour le reste, il dit formuler des prières pour le président. En tout état de cause, un observateur de la scène politique gambienne qui était à l’accueil d’Adama Barrow à l’aéroport estime que beaucoup de travail attend le remplaçant de Yahya Jammeh à la tête de l’exécutif gambien.

Adama Barrow a prié à la mosquée de Pipeline
Le nouveau président gambien, Adama Barrow, a pris part, hier, à la prière de vendredi à la Grande mosquée de Pipeline, située sur Kairaba Avenue. Cette mosquée est la deuxième plus grande de la Gambie après celle de King Fahd Palace. A son arrivée dans le lieu de culte proche de l’ambassade du Sénégal à Banjul, le président Barrow était accompagné de Mai Ahmad Fatty, leader de Gambian moral Congress (Gmc). La délégation présidentielle a été accueillie par l’imam ratib  Falou Diouf et Mame Sèye Ndiaye. L’ambassadeur du Sénégal à Banjul, Pr Saliou Ndiaye a prié côte à côte avec le président Adama Barrow. Dans son sermon, l’imam est revenu sur les qualités recherchées sur un bon musulman à savoir l’entraide, l’assistance mutuelle et le co-voisinage. Il a, par la suite, formulé des prières à l’endroit du président. Dans sa déclaration, Adama Barrow n’a pas manqué de remercier l’imam et le peuple gambien qui l’a élu. La plupart des leaders de l’opposition prient dans cette mosquée de Pipeline. Notamment le leader de l’United democraty Party (Udp), Useynu Darboe ainsi que d’autres opposants et même l’ancien président Dauda Kairaba Jawara. Adama Barrow a toutefois promis de faire le tour de l’ensemble des mosquées.
 
De nos envoyés spéciaux Ibrahima Khaliloullah Ndiaye, Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)

La police nationale,  grâce à une synergie d’actions de ses entités, a joué un rôle déterminant dans la gestion de la crise gambienne, tant du point de vue humanitaire que sécuritaire. Ainsi, grâce à des chiffres rendus publiques par la police,  on apprend que  du 1er au 22 janvier, les postes frontaliers de la Gambie ont enregistré un flux total estimé à  127. 910.

La police informe  que dans   la  gestion des flux  de refugiés gambiens et personnes déplacées,  111 agents ont été déployés dans les secteurs frontaliers de Karang, Keur Ayib, Kidira, Kounkané et Salikégné, dont 69 du Groupement mobile d’intervention (Gmi) et 42 de la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf). Selon un communiqué publié, il s’agissait, pour les autorités policières, de renforcer le contrôle de l’immigration, la surveillance de la frontière, grâce à la multiplication des patrouilles. Il s’est également agi de veiller à la  coordination   des procédures,  en vue,  de faciliter le déplacement des individus, souhaitant se réfugier au Sénégal.

Concernant les patrouilles qui se sont déroulées dans la période du 13 au 22 janvier,  la police nationale informe que  près de 67  mouvements ont été effectués conjointement par le Gmi et la Dpaf, dans le ressort des secteurs frontaliers de Karang, Keur Ayib, Kidira, Salikégné et Koukané.  

127. 910 déplacées enregistrées
Le dispositif de patrouille a été renforcé par les brigades de patrouilles  frontalières à Sarayélli (secteur frontalier de Kidira) et Mandat-Douane (secteur frontalier de Kounkané). Toutefois, les autres postes frontières avec la Gambie (Séléty et Sénoba) ont également joué un rôle prépondérant notamment dans le domaine de la collecte du renseignement transfrontalier et de la gestion des réfugiés gambiens arrivés en grand nombre dans les régions septentrionales, précise le texte.

En effet, dès le déclenchement de la crise notée en Gambie, la Police nationale a renforcé ses positions aux postes frontières suivant les instructions de l’Inspecteur général Oumar Maal, directeur général de la Police nationale lequel.

Auparavant, l’Inspecteur général Oumar Maal avait entamé un périple sur toute la frange frontalière du Sénégal avec ses voisins comme la Gambie, la Guinée-Bissau et la République de Guinée afin d’entretenir ses hommes postés aux frontières, des mesures sécuritaires préventives à prendre. 

Borra Colley, ex-chef des tortionnaires de Jammeh arrêté
La Police sénégalaise confirme l’arrestation de Borra Colley, ancien directeur de la prison de Mile 2 et ancien chef des « jungulars », les tortionnaires du régime de Yahya Jammeh. Selon un communiqué publié, cette arrestation a eu lieu grâce au dispositif mis en place par la police dans les postes frontaliers. « Les contrôles ont permis, entre autres résultats,  l’arrestation, le 25 janvier,  du général gambien Borra Colley  par les policiers du poste frontalier  de contrôle de Mpack », souligne le texte. La police précise que Colley tentait de rejoindre la Guiné-Bissau. Il a été aussitôt mis à la disposition  du commandement du 5eme bataillon d’Infanterie de Ziguinchor, informe le communiqué. 

Oumar Ba

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