banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (3514)

La sécurité ne fait certes pas partie du mémorandum signé par le Sénégal et la Turquie lors de cette grande commission mixte. Mais c’est un domaine qui tient à cœur les deux gouvernements. D’ores et déjà, les ministres de l’Intérieur sénégalais et turc ont décidé d’« entamer des travaux » sur les questions liées au terrorisme. « Nous allons envoyer une équipe très bientôt », a dit Suleyman Soylu à son homologue sénégalais, précisant que la Turquie est prête à déployer « les efforts nécessaires » pour combattre ce qu’il qualifie de « cancer » susceptible d’atteindre n’importe quel pays. Le Sénégal a accepté la main tendue d’Ankara.

« Nous nous engageons à aller très vite dans ce domaine, parce que nous avons besoin d’appui. Nous sommes un État jeune, donc nécessairement fragile ; on a à peine 60 ans. C’est dire que nous avons besoin de stabilité et pour cela, il nous faut beaucoup de sécurité », a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo, qui a remercié son homologue d’avoir été « réceptif » à cette préoccupation du Sénégal. Toutefois, le ministre de l’Intérieur a beaucoup insisté sur la coopération juridique. Ce qui permettra, selon lui, d’interpeller très rapidement de part et d’autre des personnes suspectes, sans compromettre les lois et règlements des deux pays. « Je suis venu avec beaucoup d’espoir, je rentre avec aussi beaucoup d’espoir », s’est réjoui Suleyman Soylu.

M. NDONG

Selon un communiqué de presse de la direction de la Communication de l’Assemblée nationale, les députés élus le 30 juillet dernier sont convoqués en session extraordinaire le jeudi 14 septembre 2017 à 10 heures. L’ordre du jour porte sur l’installation des députés élus lors des élections législatives du 30 juillet 2017. A l’issue des législatives du 30 juillet dernier, 165 députés ont été élus dont 15 des Sénégalais de l’extérieur.

Le Secrétariat exécutif permanent de « Benno Bokk Yaakaar » s’est réuni en séance ordinaire, mardi,  pour évoquer plusieurs points notamment celui relatif à l’appel au dialogue que le président de la République a adressé à l’ensemble de la classe politique et à la société civile, à l’occasion de la célébration de l’Aid El Kébir. Le Sep de Bby salue l’initiative du président Macky Sall.

Selon le communiqué reçu, le Sep salue les multiples initiatives de dialogue, de concertation et de consultation que ne cesse de prendre le chef de l’État dans divers secteurs de la vie. D’après le Sep, une telle attitude traduit sa foi à l’inclusion et la solidarité  qui sont définitivement ancrés dans sa conception de la gouvernance, depuis son accession à la tête de la magistrature suprême de notre pays.  Le Sep de Bby rappelle que la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur, la Concertation nationale sur la santé et l’action sociale, les Assises de l’éducation nationale, la Conférence sur le dialogue social, les consultations citoyennes pour les réformes institutionnelles, les concertations autour de l’Acte 3 de la décentralisation, le processus inclusif autour de la Réforme du foncier, le Forum sur l’administration, la rencontre avec le ministre de l’Intérieur pour déclencher le processus de revue du code électoral, l’audience accordée à l’opposition regroupée dans « Mankoo Wattu Senegaal », illustrent, si besoin en  est encore, la consolidation, par le président Macky Sall, de la tradition sénégalaise de concertation.

Le Sep de Bennoo ajoute que, partant de ces postulats, appeler la classe politique à un échange pour évaluer le processus électoral que nous venons de vivre, avec la particularité de 47 listes en compétition notée pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays, n’a rien d’extraordinaire. Pour Benno, il s’agit de tourner la page des législatives, d’apporter des réponses concertées face aux difficultés rencontrées lors du scrutin dernier, notamment la prolifération de listes et d’autres questions comme la modernisation des partis politiques, leur financement ou encore le statut du chef de l’opposition. La compétition démocratique pour l’accès au pouvoir, selon le Sep de Bby, n’est pas incompatible avec la concertation entre les forces vives du pays, sur les questions majeures de la vie de notre Nation. C’est pourquoi, convaincu que le dialogue est consubstantiel à la démocratie, le Sep de Bby réaffirme l’ouverture constante au dialogue et à la concertation. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques, quel que soit le bord où ils se situent, la société civile, les autorités coutumières et religieuses, toutes confessions confondues, ainsi que le peuple souverain, à explorer toutes les voies possibles pour faire régner la paix, la sérénité nécessaires, afin de relever les nombreux défis auxquels notre pays est confronté.

El. H. A. THIAM

...Djibril War loue la constance du président Sall
Le député Me Djibril War dit être en phase avec le chef de l’Etat, qui a encore lancé un appel au dialogue social, le jour de la Tabaski, à la Grande mosquée de Dakar, après la prière des deux « rakkaas ».  « En cette période de pardon, de don de soi, que le président de la République, une fois de plus, réitère l’appel au dialogue, je dis que c’est une très bonne chose. S’il y a un point auquel il tient beaucoup, c’est bien la paix et la concorde nationale », a témoigné Me Djibril War, en marge d’une cérémonie de remise de dons, tenue lundi dans la commune de Biscuiterie.
 
Selon lui, cet appel au dialogue est recommandé par l’Islam. « Lorsqu’une personne décède, ce sont ses bonnes œuvres qu’on témoigne de lui », a-t-il dit. A l’en croire, le président Macky Sall est constant dans cette dynamique d’apaiser la tension sociale.
 
L’avocat a laissé entendre que « dans ces moments de communion, nous devons dépasser les clivages ». Le député invite à ce que toutes les obédiences puissent s’approprier cet appel dans la sérénité, au-delà des passions qui sont le propre de la nature humaine. « Les ambitions sont humaines, mais nous devons faire preuve de dépassement », a-t-il expliqué.             
 
S. M. S. CISSE

L’avocat, membre de l’Apr, Me Bassirou Ngom, dans cet entretien, explique que le doyen d’âge, en la personne de Me Abdoulaye Wade, ne peut demander la présence de qui que ce soit lors de la séance d’ouverture de la 13ème législature. Selon l’avocat, le doyen d’âge conduit le début avant de céder la place au président élu qui continue les travaux.

Le président de la République vient de lancer un énième appel au dialogue. Quel est votre commentaire ?
Tout le monde sait que le président Macky Sall a toujours appelé au dialogue et ce, depuis son accession à la magistrature suprême. C’est un homme qui tient à la cohésion nationale, sachant que c’est la voie qui nous mènera ensemble vers l’émergence de notre pays, avec la participation de toutes les forces vives de la nation. Il l’a montré en actes à travers la consolidation de la coalition gouvernementale qui a, aujourd’hui, une durée de vie jamais égalée. Vous constaterez que même les coalitions de l’opposition se disloquent à la veille des élections et ceci met à nu la seule obsession qu’ils ont et qui reste la position de pouvoir, chacun ayant derrière la tête la volonté de se servir des autres. D’ailleurs, l’exemple de 2012 est là pour confirmer ce fait avec Me Wade qui s’est séparé de ses souteneurs aussitôt la victoire acquise.

Au sortir de la large victoire de Benno, l’opposition parle de fraudes et transferts d’électeurs, êtes-vous de cet avis ?
Ce qui est curieux dans cette affaire, c’est que les élections législatives sont nationales contrairement aux élections locales. Parler de transfert d’électeurs qui ont, dans tous les cas, le droit de voter est tout simplement une aberration. Ce sont les Sénégalais qui ont voté, à leur convenance, dans le territoire national comme le leur permet la Constitution et le code électoral. Il s’agit d’un discours de mauvais perdant qui a du mal à se remettre de sa défaite. D’ailleurs, j’ai entendu parler de l’arrêt de la Cour suprême du Kenya qui a invalidé l’élection présidentielle. Chez nous, une seule requête tendant à l’invalidation des élections dans une circonscription sur la base de la volonté populaire qui ne serait pas respectée avec des  électeurs qui n’ont pas pu voter a été déposée. Il s’agit de notre requête sur Touba. L’opposition a demandé au Conseil constitutionnel qui les a suivis de ne pas invalider lesdits résultats au motif que les faits allégués n’ont pas influé sur  la volonté populaire. Je vous renvoie à la décision du Conseil constitutionnel et au mémoire en réponse de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal. Si ce qui s’est passé à Touba n’a pas influé sur la volonté populaire, je me demande où est-ce qu’on peut l’évoquer ailleurs dans le territoire national. C’est donc une mauvaise foi manifeste doublée d’une volonté de manipuler l’opinion que de soutenir,  dans la presse, le contraire de ce qu’on a soutenu devant le Conseil constitutionnel.

Qu’est-ce qui a fait la différence dans ces élections ? Les projets de l’État tels que la Cmu, les bourses familiales ou le Pudc ?
La différence se trouve dans l’action. Au moment où l’opposition occupait le terrain médiatique, le président de la République menait des actions d’envergure à l’intérieur du pays. Par exemple, le Pudc a fini de transformer, en profondeur, les localités les plus éloignées du pays qui étaient laissées en rade pendant plusieurs années. Ils ont trouvé, en la personne du président Macky Sall, l’homme qui a enfin pensé à une politique de partage des richesses entre tous nos compatriotes. Aller vers ces populations pour leur demander de sanctionner une telle personnalité était une opération risquée et forcément vouée à l’échec.

En direction de février 2019, est-ce qu’il n’est pas nécessaire de revoir la coalition présidentielle ou d’y apporter des correctifs ?
Je vous ai dit plus haut que le président de la République pensait toujours à la cohésion à travers la coalition qui l’a porté au pouvoir. On peut légitimement réclamer un renouvellement de la classe politique en pensant aux plus jeunes mais... Je cite en exemple le président Moustapha Niasse, chef de son parti et qui reste un allié fidèle du président de la République.

Un nouveau gouvernement sera formé dans les heures qui viennent, pensez-vous qu’il devra être une équipe de combat en direction de la présidentielle et des locales de 2019 ?
Le gouvernement qui sera formé doit être forcément un gouvernement d’action pouvant mettre en œuvre la grande vision du président de la République, mais en même temps, un gouvernement de combat en perspective de la présidentielle de 2019. C’est au président de choisir mais nous souhaitons la présence d’hommes et de femmes qui croient effectivement en lui et qui ne seront pas là que pour des privilèges. Il lui faut des hommes prêts à aller au combat et non à des ministres qui vont déserter les bases une fois nommés aux postes.

Que dire du bilan de « Benno Bokk Yaakaar »…
Il faut un engagement de toutes les composantes de Benno. Il s’agit d’un bilan à présenter ensemble aux Sénégalais. Il faut, par conséquent, que tout le monde accepte d’aller au combat et en toutes circonstances. Si l’on s’applique cette règle, le président de la République qui a un bilan largement satisfaisant n’aura aucun mal à passer au premier tour de l’élection présidentielle de 2019.

Jeudi prochain sera installée la nouvelle Assemblée nationale après les législatives. Certains avancent que Me Wade, doyen d’âge, devrait réclamer la présence de Khalifa Sall, actuellement en détention. En tant que juriste, pensez-vous que c’est possible ?
Le président Wade, en tant que doyen d’âge, ne peut pas demander la présence de qui que ce soit. Il préside juste l’élection du président de l’Assemblée nationale qui va occuper immédiatement le perchoir pour continuer les travaux notamment la mise en place des commissions et des groupes parlementaires. Soit il accepte de satisfaire à cette tradition ou bien il est remplacé par celui qui vient après lui.

Propos recueillis par El. H. Abdoulaye THIAM

Mahammad Boun Abdallah Dionne est reconduit au poste de Premier ministre par le président de la république Macky Sall. « Par décret numéro 2017-1531 en date du 6 septembre 2017, et conformément à la Constitution, notamment en ses articles 43 et 49, S.E.M. Macky Sall, Président de la République, a nommé Monsieur Mahammed boun Abdallah Dionne Premier Ministre de la République du Sénégal », lit-on dans le communiqué rendu public par la présidence de la République. Mahammad Boun Abdallah Dionne avait présenté hier, dans la matinée, la démission de son gouvernement, un mois après les élections législatives remportées par la coalition Benno Bokk Yaakaar dont il était la tête de liste nationale.

 

En réaction à l’appel du chef de l’Etat, Mame Mactar Guèye du Rds indique que le dialogue politique n’est pas forcément synonyme d’entrisme.

Que pensez-vous de l’appel au dialogue du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de la Tabaski ?
« J’ai eu l’honneur, à l’instar d’autres leaders politiques, d’avoir été invité par le président Macky Sall, le 28 mai de l’année dernière, lorsqu’il lançait officiellement son appel pour la relance du dialogue politique dont notre pays a tant besoin. Dans une Salle des Banquets où l’essentiel de l’élite du politico-sociale du Sénégal était tout ouï, le chef de l’Etat avait décliné son offre politique presque dans les mêmes termes que son speech d’avant-hier, après la prière de la Tabaski. A savoir que « le Sénégal est un et indivisible », que « nous devons le bâtir ensemble », etc. Le Rds n’a eu de cesse, chaque fois que l’occasion s’est présentée (y compris lors de nos temps d’antenne pendant la campagne pour les législatives), d’inviter le président Sall à daigner mettre en œuvre cette noble déclamation pour qu’elle ne reste pas un vœu pieux. Je reste convaincu que la meilleure approche serait que le chef de l’Etat fasse les premier pas, en tant que président de tous les Sénégalais. Qu’il traduise sa volonté de dialogue en saisissant par voie épistolaire les acteurs intéressés, avec une proposition précise d’ordre du jour, que les destinataires pourront éventuellement, une fois autour d’une table, amender voire enrichir. C’est une pratique routinière dans les grandes démocraties. La veille du Conseil de l’Europe, en 2008, qui avait pour principal ordre du jour le projet de constitution européenne, le président français d’alors, Nicolas Sarkozy, avant de se rendre au Sommet de Bruxelles, en avait échangé, à l’Elysée, avec tous les leaders politiques de sa majorité comme de l’opposition, y compris même le leader de l’extrême-droite Jean-Marie Lepen. Et, prenant la parole devant ses pairs chefs d’Etat européens, le président français, fort de sa légitimité, avait fièrement conclu son propos en martelant : « Telle est la position de la France, sur le projet de Constitution européenne ». C’est ça l’avantage du dialogue politique. Il favorise une synergie des idées. Ce faisant, il doit être permanent. Et ce n’est pas forcément synonyme d’entrisme, comme on toujours tendance à l’assimiler péjorativement sous nos tropiques !  

Le Rds est-il prêt à répondre ou allez-vous poser des préalables, notamment sur le fichier électoral, la nomination d’un ministre chargé des élections ou le remplacement de la Cena ?
Lors d’un entretien avec une télévision privée, j’avais indiqué qu’il était incontournable que « l’abcès » que constituent les couacs qui ont émaillé ces législatives soit préalablement crevé, si l’on veut aller à des élections locales et présidentielle (dans moins de 18 mois) apaisées. Plusieurs partis, surtout les plus jeunes formations, comme la nôtre - dont c’était le baptême de feu - en ont fait douloureusement les frais. Vous vous imaginez : un million d’électeurs n’avaient pas reçu leurs cartes d’électeurs ! Et en dépit de la possibilité qui leur a été offerte par le Conseil constitutionnel de voter avec leur ancienne carte (en y joignant un document d’identification) le problème était resté entier. Plusieurs électeurs ont dû parcourir nombre de bureaux de vote pour se voir opposer le même refrain : « désolé, votre nom ne figure pas sur le listing d’émargement ». Pour ne citer que ces exemples. Il faut impérativement résoudre ces couacs afin qu’ils ne se reproduisent plus et ne pénalisent plus injustement le plus faibles. Ce serait anti-démocratique de les laisser en l’état! Il faut également tirer au clair cette différence de 18 mille électeurs notée entre le fichier détenu par la Cena et celui remis aux présidents de bureau de vote. Sans compter cette profération anarchique d’« ordres de mission », qui se sont révélés être une résurgence de ces fameuses « ordonnances » qui avaient vicié le climat politique des élections de 1993, en portant un sacré coup à la sincérité et à la transparence du scrutin… Bref, ce dialogue politique que tout monde appelle de ses vœux ne peut manquer d’inclure de tels préalables, pour qu’on puisse aller à des élections sereines, qui ne puissent faire l’objet de contestations majeures. Où l’actuelle Cena pourra toujours continuer de jouer son rôle d’arbitre et de régulateur.

Et la proposition de la création d’un « ministère chargé des élections » ?
L’histoire électorale récente prouve à suffisance que si un ministre de l’Intérieur pouvait influer sur l’issue d’un scrutin, le président Abdou Diouf ne serait pas battu en 2000, après avoir nommé à ce poste stratégique « son » homme, en la personne du général Lamine Cissé. Idem pour le président Abdoulaye Wade. Le fait d’avoir nommé à cette fonction un haut responsable politique de son parti, Me Ousmane Ngom, ne l’a nullement empêché d’être battu, lors de la dernière présidentielle de 2012. Par contre, le Rds adhère totalement à l’idée de la nomination d’un « ministre délégué chargé des élections ». Ce poste n’a que récemment été dissout. Il était pourtant pertinent. Sa résurrection pourrait contribuer à rasseréner l’atmosphère politique et rétablir un tant soit peu un climat de confiance. En même temps que la mise en œuvre de cette nouvelle disposition constitutionnelle de « statut du chef de l’opposition », qui a fait ses preuves au Canada, où le chef de l’opposition est une véritable institution. En même temps qu’une plus-value pour la démocratie !

Propos recueillis par El. H. A. THIAM

Un stage destiné à 200 jeunes scouts de toutes les régions du Sénégal s’est ouvert lundi à Mbour, à l’initiative du Commissariat national des ressources adultes du mouvement des scouts.

Des camps nationaux de branches et de badges sont organisés chaque année par le mouvement des scouts pour former ses futurs chefs d’unité, des responsables qui seront ensuite chargés de la formation des jeunes scouts à la base.

De cette manière, le mouvement accompagne le développement personnel de ses jeunes membres et les aide à «réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, a expliqué le commissaire général du mouvement national des scouts du Sénégal, Serge Georges Badji. Il contribue ainsi à la formation de chacun de ses membres en tant que personne, citoyen responsable et membre des communautés locales, nationales et internationales, selon M. Badji. «A travers cette formation, nous voulons aider nos jeunes à acquérir des compétences et techniques mais aussi» à mieux faire face à «d’autres enjeux par rapport au développement de notre pays comme la protection des enfants, l’environnement, la politique de jeunesse et surtout la lutte contre le tabagisme», a indiqué le commissaire général du mouvement national des scouts du Sénégal.

(APS)

« Nous vivons une situation inédite au Sénégal, car rester quelques jours sans gouvernement, tel qu’annoncé, est vraiment regrettable. Si la tradition est respectée, avec la démission du gouvernement, au sortir des élections législatives, force est de reconnaître que c’est une première dans les annales de l’histoire politique et des institutions de la République de voir le pays sans Assemblée nationale ni gouvernement. En effet, nous voilà ainsi devant une situation inédite à la représentation nationale où nous avons 150 députés toujours en fonction et 165 autres députés nouvellement élus et non encore installés dans leurs fonctions. Ajouté à cet imbroglio politico-institutionnel la nomination du nouveau Premier ministre puis les consultations en vue de la formation de son gouvernement annoncé pour les prochains jours par le chef de l’État via le secrétaire général de la présidence de la République, alors la coupe déborde. Je crois que, compte tenu des urgences, le président de la République ne saura laisser perdurer une telle situation et il doit, au plus vite, désigner la personnalité devant conduire la politique de la Nation qu’il a lui-même définie. Encore une fois, ce n’est pas normal pour un État de droit qui se respecte et qui a des institutions qui fonctionnent de rester sans gouvernement comme c’est le cas à l’heure actuelle. Le chef de l’État doit décrypter le message des populations pour solutionner ce malaise ambiant qui a cours dans notre pays. Et cette présente situation repose encore une fois la lancinante et récurrente problématique de la nature du régime politique sénégalais avec cet hyper présidentialisation où tous les pouvoirs sont, pour l’essentiel, concentrés entre les mains du seul président de la République, clef de voute des institutions ».

M. L. DIEYE

« Rien n’est illégal dans la démarche adoptée jusqu’ici et personne parmi les analystes n’a évoqué un quelconque texte juridique si ce n’est évoquer la tradition républicaine, même s’il est vrai que c’est cette coutume républicaine qui explique la démission du gouvernement au lendemain des législatives. Idem, pour les journalistes qui, dans leur mission de relais et d’amplification de l’information, peuvent se permettre de spéculer car cela cadre parfaitement avec la fonction spéculative de l’information. Et ce bouillonnement politico-médiatique est une très bonne chose et reflète la vitalité de notre démocratie. Aussi, quoiqu’importante que puisse être la coutume, le Sénégal n’est, cependant, pas régi par le « common law ».

C’est un État de droit régi par des textes de lois. La présente situation peut donner l’impression d’un vide pour les non initiés mais il ne peut y avoir de vide institutionnel en ce sens que la démission du gouvernement n’exclut en rien l’évacuation des affaires courantes jusqu’à la mise en place du nouveau gouvernement, comme c’est le cas dans tout État organisé. Autrement dit, si une situation se présente, le ministre est là pour expédier les affaires courantes. Cela dit, l’information est la démission du Premier ministre et de son gouvernement. Et il revient au Chef de l’État qui, en tant que clef de voûte des institutions de la République et seul maître du jeu, de le reconduire et ou de nommer un nouveau. Aussi, n’étant  pas dans le secret des dieux, je ne peux sonder les intentions du président de la République et/ou être plus royaliste que le roi. Pour vous dire que je ne peux fonder mon analyse à partir de spéculations mais bien à partir des actes qu’il posera, parce que seul détenteur du pouvoir constitutionnel de nommer à tous les emplois civils et militaires. D’ailleurs, nommer un Premier ministre peut ne pas requérir toute cette publicité, un décret du président de la République l’officialise ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a annoncé, hier, sa démission et celle de son gouvernement. Il s’adressait à la presse au sortir d’une audience avec le chef de l’État, le président Macky Sall.

Arrivé aux environs de 13 heures au Palais de la République, le Premier ministre a eu un entretien d’une trentaine de minutes avec le chef de l’État, Macky Sall. Sorti de son face à face avec le président de la République, Mahammad Dionne a déclaré avoir transmis au chef de l’État sa démission et celle de son gouvernement. « Conformément à une tradition républicaine, au lendemain d’élections législatives, je voudrais très respectueusement remettre au chef de l’État, ma démission ainsi que celle du gouvernement que j’ai eu le grand honneur de conduire, avec fierté, sous votre haute supervision », lit-on dans la lettre qu’il a remise à Macky Sall.

« Comme en dispose la Constitution de notre pays, le gouvernement étant une institution collégiale et solidaire, ma démission entraine bien entendu celle de l’ensemble des ministres et des secrétaires d’État qui leur étaient rattachées », a-t-il souligné.

Mahammad Dionne a renouvelé sa gratitude au président de la République qui l’a nommé depuis le 16 juillet 2014, aux hautes et prestigieuses fonctions de Premier ministre de la République, chargé notamment de coordonner la politique de la Nation que le chef de l’État a déterminée. Il a remercié les membres du gouvernement qui, selon lui, « ont bien travaillé pendant les trois années durant lesquelles il a dirigé le gouvernement ». « C’est une équipe qui a bien travaillé. Le chef de l’État vient de me le dire. L’équipe qui s’en va est une équipe qui aura tout fait pour mettre en œuvre la vision du président de la République qui est celle d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous », a affirmé Mahammad Dionne. Le Premier ministre a poursuivi : « une croissance inclusive est en marche dans notre pays. C’est pour moi l’occasion de renouveler notre gratitude à l’endroit du président de la République qui définit la politique de la Nation ».  A la question de savoir s’il sera reconduit ou pas, le Premier ministre a répondu : « c’est le temps du président de la République. Il ne faut pas se presser. Chaque chose a son heure. Le président de la République a le pouvoir constitutionnel de nommer aux postes civils et militaires. Dans les jours, les heures, les semaines, à sa convenance, il nommera le chef et les membres du gouvernement de la République du Sénégal ». Face à l’insistance des journalistes, il a laissé entendre : « cette affaire de gouvernement n’est pas une sinécure. C’est pour servir.

C’est ce que le président de la République nous a enseignés. Aujourd’hui, c’est le temps du président. Il nous faut respecter les prérogatives constitutionnelles du président de la République ».

Babacar DIONNE

L’appel à la rescousse lancé par la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal » à l’endroit de Me Wade, doyen des députés devant siéger durant la 13ème législature, pour exiger avant toute installation de la nouvelle Assemblée, la présence effective de Khalifa Sall, élu député mais dans les liens de la prévention depuis mars dernier, risque de ne pas aboutir.

Selon Alioune Souaré, expert parlementaire, le « pouvoir » du doyen d’âge assisté de deux benjamins et non moins collègues est purement « symbolique » et se limite à attester de l’« atteinte du quorum » pour élire le titulaire du perchoir. La requête-proposition de « Mankoo Taxawu Sénégal » demandant à Me Abdoulaye Wade, tête de liste de la coalition gagnante « Wattu Senegaal », par ailleurs doyen d’âge des députés nouvellement élus, d’exiger à la séance d’installation de la 13ème Législature la présence de Khalifa Sall en prison depuis le 7 mars dernier, risque d’être un mort-né. Selon Alioune Souaré, ancien député, après la proclamation officielle et définitive des résultats des élections par le Conseil constitutionnel et au début de chaque législature, « conformément aux articles 9 et 10 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, au début de chaque législature, il y a le bureau d’âge qui est constitué ». Et le groupement politique « qui a le député le plus âgé a l’avantage de le désigner afin de diriger l’ouverture des travaux  pour l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré sur la Rfm.

Pour ensuite préciser que sa mission est limitée dans le temps et dans l’espace. « Elle consiste à vérifier l’atteinte du quorum, c’est-à-dire la moitié des députés nouvellement élus plus un, puis déclare la séance ouverte et supervise l’élection du nouveau titulaire du perchoir », a-t-il fait savoir. Ainsi, « aussitôt après l’élection du président de l’Assemblée, sa mission est terminée ».

M. L. DIEYE

Le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du Travail (Pit) Samba Sy est en phase avec le chef de l’Etat, le président Macky Sall qui, lors de la prière de Tabaski à la Grande mosquée de Dakar, a invité la classe politique au dialogue. Une bonne idée à ses yeux pour construire l’avenir du pays. « Nous sommes obligés de dialoguer pour construire notre vivre ensemble », a rappelé le leader du Pit, qui précise que le dialogue en tant que tel est « un pont qui tisse des liens entre les partis ». Toujours, selon lui, ce dialogue entre le pouvoir et l’opposition est d’autant plus nécessaire et même « souhaitable » puisque le pays sort d’une élection (législatives du 30 juillet) et s’apprête à vivre une nouvelle échéance électorale avec la présidentielle de 2019.

« Je pense que nous ne pouvons le construire sans parler les uns avec les autres. Il est vrai qu’il y a des moments de tensions liés aux élections. Mais une fois les moments intenses de compétitions derrière nous, nous devons pouvoir nous retrouver (…) », avait dit le chef de l’Etat après la prière de l’Aïd. Pour  Samba Sy, il aurait été souhaitable que les plages de convergence soient renforcées. Toutefois, le secrétaire général du Pit estime qu’il ne sert à rien d’exagérer quoique ce soit d’autant plus que le Sénégal est loin de vivre la situation qui prévaut dans certains pays.

M. NDONG

Les femmes jouent les seconds rôles dans le landerneau politique thiessois malgré leur poids électoral et leur capacité exceptionnelle de mobilisation. Même si elles disent surmonter les obstacles socioculturelles et religieuses qui, quelques fois, les empêchent d’émerger, elles sont tombées sur le pouvoir exorbitant et sans partage des hommes politiques de la ville du rail.

C’est une illustre inconnue à Bagdad. Dans ce quartier perdu dans la lointaine commune de Thiès-Est, Maty Senghor Bèye est un nom qui aide à orienter. Ici, elle est presque connue de tous. Seulement pour y accéder, il faut boire le calice jusqu’à la lie. En plus de l’état cahoteux de la route qui y mène, les nombreux contournements de flaques d’eau boueuses qui couvrent le chemin rendent plus inconfortable le déplacement. Au bout de 100 mètres environ sur une bretelle perpendiculaire à la route centrale, devant une maison en terrasse peinte en jaune-clair, le taxi se gare. Quelques minutes plus tard, une dame teint noir d’ébène laisse affichée sur un visage rond un sourire avenant. Elle nous entraîne dans un salon sobrement décoré comme si elle essayait de faire du slogan de son leader politique, le président de la République, Macky Sall, une « gouvernance sobre et vertueuse », une réalité. La vie de cette dame est partagée entre l’enseignement, la politique et les actions de développement. Dès que l’occasion s’est présentée à elle, Mme Sow a adhéré à l’Alliance pour la République(Apr) à travers son réseau des enseignants à Thiès. Elle y occupe actuellement le poste de présidente des femmes. Elle a également lancé l’Alliance nationale pour un développement endogène (Ande) afin de mieux s’impliquer dans le combat pour l’émergence de sa ville et du Sénégal en général.
 
D’illustres figures féminines du passé
Malgré son engagement, sa vie de politique n’est pas un long fleuve tranquille. A l’image de beaucoup de femmes engagées à Thiès, Maty peine à s’imposer. Elle écarte la thèse de considérations socioculturelles ou religieuses du fait de la proximité de Thiès avec des cités religieuses comme Tivaouane, Ndiassane, Thiénaba etc., mais le constat est que dans la capitale du rail, la politique reste une affaire d’hommes. Même si par le passé des femmes se sont illustrées comme feue Mantoulaye Diène, Adji Anta Dièye, Sokhna Ndèye Nogaye Ndiaye, Garmi Fall etc. Pour Maty Bèye Senghor, aujourd’hui, les plus gros obstacles à l’émergence des femmes engagées en politique à Thiès sont les hommes et le manque de responsabilité politique. « Les femmes occupent une place très importante sur l’échiquier politique thiessois. Parfois, nous avons même l’impression qu’elles seules travaillent. Quand nous appelons à un rassemblement, 90 % de ceux qui répondent présents sont de la gente féminine. Au sein du réseau des enseignants de l’Apr de Thiès, 98 % sont des femmes.

Malheureusement, elles n’ont pas de responsabilités qui peuvent leur permettre d’être autonomes vis-à-vis des hommes », estime-t-elle. Selon l’enseignante de l’Apr, en politique même si tu as une base, il faut des moyens pour la maintenir. « C’est pourquoi, ajoute-t-elle, certaines femmes se cachent derrière les hommes qui ont des responsabilités pour pouvoir bénéficier de moyens afin de financer leurs activités. C’est l’une des raisons qui explique qu’à Thiès, les femmes n’émergent pas souvent, quelle que soit leur compétence », rétorque-t-elle. Elle souligne qu’à Thiès, on parle d’ailleurs « de femmes de tel ou de tel ». Et les hommes derrière qui les femmes se cachent ne font jamais leur promotion auprès des plus hautes autorités. « Nous avions tenté de mettre en place un collectif des femmes de «Benno Bokk Yaakaar», mais ça n’a pas abouti. Parce que simplement, chaque femme venait avec les instructions de son leader. Du coup, on ne pouvait rien décider. Personne ne voulait se départir des instructions de son responsable. Cela signifie que les femmes n’ont aucune liberté de décision », déplore-t-elle. Maty fait même constater que de tous les partis politiques à Thiès, il n’y a aucune femme qui incarne un leadership fort.

Déception
Dans le somptueux salon de son domicile du quartier Grand Standing, Adji Diatta, responsable politique de l’Apr à Thiès-Ouest, accueille avec toutes les commodités. Elle a adhéré au parti présidentiel « par affection à Macky Sall » bien avant que celui-ci n’accède à la magistrature suprême. C’était en 2011. « C’était un peu difficile au départ parce que je ne voyais pas une porte d’entrée dans le parti. J’ai cherché pendant un an avant de rencontrer le Pr Demba Diouf de l’Ecole polytechnique de Thiès qui a facilité mon adhésion », se souvient-elle.

Depuis, elle a toujours réussi la prouesse de gagner son centre de vote si l’on sait que Thiès est comme « une chasse gardée » pour Idrissa Seck, le patron de « Rewmi ». Cela ne lui a pourtant pas permis de gagner des galons au sein de son parti. Adji Diatta semble aujourd’hui être déçue par l’attitude des responsables politiques de son parti à Thiès. D’ailleurs, lors des dernières Législatives, elle n’a pas battu campagne. « Je suis combattue dans le parti à Thiès parce que simplement je suis une femme et j’ai une solide base politique. Les hommes qui sont à la tête de notre parti à Thiès ne veulent pas que les femmes émergent. Si nous étions suffisamment impliquées, Thiès serait devenue aujourd’hui un bastion de l’Apr. Sur le terrain, toutes les tâches sont exécutées par les femmes. Mais s’il y a un poste à pourvoir, elles sont tout bonnement écartées au profit des hommes. Et cela, nous en avons assez. Nous demandons au président Macky Sall de revoir son casting à Thiès », invite-t-elle.

Par Ndiol Maka SECK

DES HOMMES AU BANC DES ACCUSÉS
Pour elle, il n’y a aucune considération socioculturelle à Thiès qui fait que les femmes doivent toujours rester derrière. « C’est peut-être gênant pour les hommes à la tête de notre parti de voir une femme sans aucun poste politique gagner son fief alors qu’ils ne le peuvent pas, malgré les lourdes responsabilités. Ils savent que si les femmes dirigent, elles vont réussir là où ils ont échoué. Et dans ce cas, leur faiblesse sera mise à nu. C’est pourquoi ils font tout pour que les femmes n’émergent pas », conclut-elle. Dans le même registre, Sokhna Fatma Bèye Fall de la Convergence patriotique pour la justice et l’équité (Cpji) du député Demba Diop dit Diop-Sy mentionne que le problème des femmes politiques à Thiès est plus lié au manque de moyens qu’à autre chose.

« Ce qui plombe l’émergence des femmes engagées en politique ici, c’est l’argent. Pour mon cas, j’en ai souffert lors des dernières Législatives avec certaines listes concurrentes qui avaient plus de moyens. Des élections, ça demande beaucoup de moyens. Ce que je n’avais pas. Mais j’ai pu surpasser tout cela parce que j’œuvre dans le social. Nous sommes sortis en huitième position », se félicite-t-elle. A l’en croire, la manière dont les hommes font la politique est différente de celle des femmes qui se sont engagées pour pouvoir aider leur communauté. « Ce qui handicap les femmes politiques, c’est surtout le manque de moyens pour pouvoir conquérir l’électorat. Si les gens te soutiennent, ils attendent en contrepartie des actions sociales concrètes. Peut-être que les armes ne sont pas égales, mais j’essaie de me battre avec les hommes pour m’imposer. Ce n’est ni une question socioculturelle ni religieuse.

C’est simplement parce que les hommes ont plus de moyens financiers que nous. Ils ont la capacité de mobiliser aussi bien la population que la presse », insiste Mme Fatma Bèye Fall.

Quant à Ndèye Woré Fall, de la Convergence d’initiatives pour le Sénégal (Cis) du professeur Pape Ibra Samb, elle soutient également la thèse du manque de moyens. Même si elle reconnaît que sur le plan coutumier, les hommes ont une avance sur les femmes.

« Il y a des hommes qui ont fait de la politique un métier depuis le plus bas âge. Ils ont la liberté d’aller suivre les rencontres politiques où et quand ils veulent. Les jeunes filles n’ont pas cette possibilité. La tradition veut qu’elles aident les mamans dans les tâches ménagères », souligne-t-elle. Avant de préciser que cela n’entache en rien la qualité intellectuelle des femmes qui font la politique à Thiès. « Les femmes n’ont rien à envier aux hommes. Nous avons suivi un cursus scolaire normal. Pour mon cas, j’ai obtenu mon Bac plus 5 ans d’études supérieures. J’ai travaillé dans une grande banque. Même certains hommes politiques dont on parle tant à Thiès n’ont pas un niveau d’études élevé. Ils sont peut-être plus âgés ou ont plus de moyens », relève-t-elle.

Le débat sur la participation politique des femmes à Thiès n’intéresse pas que la gente féminine. Certains hommes ont aussi leur part de vérité sur le sujet. C’est le cas de Modou Ngom, un enseignant militant de l’Apr. « Les figures qui ont pu émerger comme feu Mantoulaye Diène étaient dans des partis structurés où de grandes responsabilités leur a été données. C’est ce qui leur a permis de s’imposer avec, bien sûr, un bon profil. Concernant notre parti, tant que le président de la République ne crédibilise pas les femmes en leur donnant des postes de responsabilité, on perdra toujours la commune de Thiès. La politique c’est une affaire de femmes », juge M. Ngom.

Nd. M. SECK

LES DÉFIS DE LA DÉCONSTRUCTION SOCIALE D’UNE DOMINATION MASCULINE
« On ne naît pas femme mais on le devient », cette la boutade de Simone de Beauvoir, selon le Pr Alioune Badara Diop, agrégé de Sciences politiques à l’Ucad, est destinée à déconstruire la domination masculine en révélant qu’elle n’est pas naturelle mais procède d’une construction sociale. Il l’a dit dans une tribune sur « Engagement et participation politique des femmes ».

Même si chaque région à ses spécificités, Thiès n’échappe pas à ses réalités socioculturelles globales au Sénégal. Selon l’enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques, il est difficile dans notre pays de légitimer ce type de discours tant les obstacles sont nombreux. « Toutefois, l’évolution des dynamiques sociales et politiques participe naturellement de ce processus de déconstruction. Il s’agit donc de le hâter. S’il y a certes des progrès louables, une prise de conscience croissante et l’acceptation du leadership des femmes sénégalaises, les obstacles qui freinent leur ascension sont légion », dit-il. A l’en croire, « notre société patriarcale très conservatrice entretient des stéréotypes qui visent à aliéner les femmes et à leur assigner une place inférieure ».

Pour l’universitaire, pendant longtemps l’hostilité et la cruauté des pratiques coutumières à l’égard des femmes les ont marginalisées et éloignées de l’espace public démocratique où s’exprime le leadership. « Il est demeuré paradoxal de voir que cette situation perdure en dépit du fait que beaucoup d’obstacles légaux ont été pourtant surmontés ou abolis. Le défi est donc de se défaire des perceptions d’un autre âge du rôle de la femme dans la société et ceci ne peut se produire qu’avec le temps et une attitude positive », estime-t-il.

Nd. M. SECK

Hier, dans la journée, le président de la République Macky Sall a reçu le vice-président du Groupe Exim Bank Chine qui s’est félicité des résultats économiques du Sénégal. Ce dernier a confirmé au président de la République que son groupe va s’impliquer davantage dans le financement de l’économie sénégalaise.

C’est en présence du Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne, du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et de proches collaborateurs du président Macky Sall que Xie Ping s’est dit conforté par l’importance que le chef de l’Etat accorde au mieux-être des populations sénégalaises.

Selon le responsable de l’institution financière, Exim Bank Chine est satisfait des mesures prises par le chef de l’Etat au bénéfice des populations. Il a dit que cette attitude les encourage dans leur démarche.

La coopération entre la Chine et le Sénégal à travers Exim Bank s’est renforcée par l’octroi de prêts à différents secteurs économiques. Lors d’un de ses déplacements à l’étranger, le chef de l’Etat sénégalais avait salué, à Johannesburg, « la vitalité de la coopération » sino-sénégalaise symbolisée par « un projet phare » portant sur une autoroute de 115 kilomètres actuellement en chantier. Il s’agit de l’Autoroute Ila-Touba dont les travaux sont en cours. Ce projet phare du Plan Sénégal émergent (Pse) a été lancé à Touba il y a deux ans par le président de la République en présence du Khalife général des Mourides Serigne Sidy Makhtar Mbacké qui avait béni la cérémonie.

Intervenant lors d’une table ronde des chefs d’Etat à l’occasion du sommet du Forum de la coopération Afrique-Chine (Focac) en Afrique du Sud, le président Sall  avait mis en exergue la coopération «dynamique» et «porteuse d’espoir» entre la Chine et les pays africains.  Ce sixième sommet du Focac était axé sur le thème : «L’Afrique et la Chine avancent ensemble : une coopération gagnant-gagnant pour le développement commun».

Il a été sanctionné par une déclaration et un plan d’action 2016-2018 qui traduiront la volonté des parties chinoise et africaine de renforcer leur coopération dans de domaines relatifs à la politique, à l’économie, à l’agriculture et aux initiatives socioculturelles. En marge de ces travaux, le Sénégal et la Chine avaient signé, à Johannesburg, un accord portant sur un prêt d’environ 200 milliards de francs Cfa (400 millions dollars) de la partie chinoise pour le financement du projet de l’autoroute Aidb-Mbour-Thiès. Un accord de prêt paraphé par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, et Yu Wen, vice-présidente du département d’Affaires d’Eximbank Chine.

Le Sénégal a aussi bénéficié également en 2013, au titre de la coopération financière et à travers Exim Bank, d’un financement portant sur la deuxième phase du projet électrique de 90 Kw, pour un montant de 102.000.000 yuans. Il faut y ajouter un deuxième financement 138 300 000 de dollars destiné à la centrale hydroélectrique de Gouina, un projet mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs).

Financement de l’autoroute Thiès-Touba
La Chine a aussi financé l’autoroute à péage Thiès-Touba pour un montant de 416 milliards de FCfa.

Le Focac a également permis au Sénégal d’intensifier ses échanges politiques avec la Chine, avec notamment la visite effectuée dans ce pays par le président Macky Sall en février 2014, compte non tenu de la tenue la Commission mixte sino-sénégalaise en septembre 2014.Au titre de prêts sans intérêt et de prêts sans contrepartie, la Chine a appuyé le Sénégal pour la construction de l’arène nationale, un véritable bijou en finition dans la banlieue dakaroise à Pikine.

S’agissant de la valorisation des ressources humaines, notre pays bénéficie également de l’appui de la Chine qui a mis à la disposition de bourses d’études et de stages dont le volume s’accroît d’année en année.

Un accord a été signé avec la Chine dans le domaine du tourisme, tandis qu’au plan commercial, il est le troisième fournisseur du Sénégal.

En matière de coopération agricole, l’administration générale de la supervision de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine de la Chine (Asiq) et le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural du Sénégal ont signé, en septembre 2014, un protocole d’accord relatif aux exigences phytosanitaires de l’arachide du Sénégal exportée vers la Chine.

Depuis la reprise des relations diplomatiques en 2005 entre les deux pays, le Sénégal a bénéficié de la construction du Grand Théâtre national et du Musée des civilisations noires. On peut aussi cité la construction de la centrale hydroélectrique de Sambagalou (Omvg) et du Parc industriel de Diamniadio, les projets de délocalisation d’entreprises chinoises au Sénégal et les bonnes perspectives d’emploi qu’ils induisent.

La banque d’import-export chinoise Eximbank a également accordé au gouvernement du Sénégal un prêt de 20 milliards de FCfa destiné notamment à équiper la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp). Un financement qui va contribuer à la modernisation des services de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et à l’amélioration de la qualité des interventions en cas de sinistre ou d’accident.

Selon Amadou Bâ, ministre des Finances, « ce prêt permettra également de mettre des pièces de recharge à la disposition du Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Il va, dans le même temps, servir à financer le service après-vente et la formation du personnel du Bnsp ».  De son côté, le vice-président d’Eximbank Chine, Yuan Xingyong, avait décliné l’ambition de la partie chinoise de contribuer au bien-être des populations sénégalaises et au développement du Sénégal en général.

El. H. Abdoulaye THIAM

Avant-hier, lors de la célébration de fête de la Tabaski, le président de la République, Macky Sall, a réitéré son appel au Dialogue national, en tendant la main à nouveau à la classe politique, à la société civile et à toutes les forces vives. Une initiative saluée par son parti, l’Alliance pour la République (Apr).

Dans un communiqué, l’Apr rappelle que cet appel s’inscrit « dans la continuité de l’initiative inédite » du chef de l’Etat lancée le 28 mai 2016. En réitérant cette volonté, le président de la République, note l’Apr, vient confirmer « sa volonté de consolider et de moderniser notre démocratie, par la construction de consensus forts, ainsi que sa détermination à renforcer l’Etat de droit et à promouvoir la bonne gouvernance ». Aussi le parti présidentiel tient-il à le saluer pour « la constance de son engagement irréversible pour le dialogue, la concertation et l’échange avec tous les secteurs de la vie nationale ». Et de citer comme exemples les concertations autour du ministre de l’Intérieur, les rencontres entre le président de la République et l’opposition, les Concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur, les Assises de l’Education, les concertations avec le secteur de la Santé, la signature, avec les syndicats, du Pacte de Stabilité et de Croissance pour l’Emergence. L’Apr appelle à la « poursuite de cette dynamique consolidante de notre démocratie et notre vivre ensemble » et exprime son « son soutien sans réserve » au chef de l’Etat dans sa volonté de « bâtir un Sénégal de paix, prospère et émergent et salue enfin, sa posture de respect des institutions de la République, de leurs prérogatives respectives et de la séparation réelle des pouvoirs ». C’est pourquoi le parti présidentiel fustige, « avec la plus grande fermeté », les tentatives visant « insidieusement à discréditer cet appel au dialogue, au mépris de toute objectivité, en voulant jeter le doute sur les institutions de la République, notamment sur le Conseil Constitutionnel, la Cour Suprême, la Cena et notre système électoral de façon générale ». De la même manière, il déplore « l’agressivité vaine articulée autour de discours sans contenu, crypto-personnels, peu utiles au projet démocratique et à l’épanouissement d’une véritable citoyenneté dans notre pays ».

Selon l’Apr, même si notre système électoral est éprouvé, il constitue « un modèle de référence », parce qu’ayant valu deux alternances en 12 ans « au sortir d’élections libres, régulières et transparentes ». Le parti du Président Sall dit ne pas accepter que ceux, qui par le passé, « ont mis en péril notre système démocratique, tenté de pervertir le jeu normal de nos institutions et même d’instaurer un mode de dévolution dynastique du pouvoir, s’érigent en donneur de leçon, ou qu’ils veuillent aller au dialogue en espérant y entendre uniquement « l’écho de leurs propres voix ou de leurs fantasmes préoccupants et régressifs ».

Système électoral, modèle de référence
L’Apr fait remarquer que la consolidation de notre démocratie, la recherche de consensus forts et la promotion de la bonne gouvernance, constituent des « principes qui guident l’action de tous les jours » de leur leader qui n’entend « point s’écarter de cette ligne directrice » qui vaut aujourd’hui à notre pays, un arsenal juridique et des cadres institutionnels dont l’efficacité n’est plus à démontrer et des places d’honneur dans les différents classements qui mesurent les progrès accomplis par les différentes nations du monde en matière de démocratie, de bonne gouvernance et de transparence.

Le parti présidentiel note qu’après le referendum du 20 mars 2016 et les élections législatives du 30 juillet 2017 qui ont vu le peuple sénégalais renouveler sa confiance au Président Macky Sall et à « Benno », « il importe de travailler à consolider la modernisation de notre système démocratique et par le dialogue honnête et sincère, d’amplifier l’efficacité des réponses pertinentes apportées aux préoccupations prioritaires de nos concitoyens », invitant le chef de l’Etat à « maintenir sa porte ouverte, sa main tendue, et à garder intacte sa disponibilité pour un dialogue national de qualité, dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».

D. MANE

En conférence de presse tenue chez lui à Mermoz, le guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké « Noreyni » a réaffirmé son attachement à la paix. D’après lui, le pays ne peut se construire sans les valeurs enseignées par Serigne Touba.

« Je suis pour le dialogue social lancé par le chef de l’Etat, le président Macky Sall, après la prière de la Tabaski. Le Sénégal est le pays dont l’Afrique et le monde entier s’inspirent », a dit Serigne Modou Kara Mbacké. Hier, face aux journalistes, le président fondateur du Parti de la vérité pour le développement (Pvd) est revenu sur les investitures des élections législatives à Touba.

Pour lui, depuis que cette ville sainte est fondée, des marabouts ont toujours été en phase avec le pouvoir temporel (l’Etat) et que ce flambeau ou legs reste entretenu grâce à la tolérance.
« Nous devons accorder à Touba la même considération que celle dévouée aux Lieux Saints de l’islam », a déclaré le responsable du Pvd.

Interpellé sur l’effervescence que son parti devrait faire montre durant la campagne des élections législatives et sa seule représentation grâce au plus fort reste, le marabout minimise : « je suis un homme qui est au service de l’humanité toute entière. Même si le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) était seulement représenté à l’Assemblée nationale, cela nous suffirait ». Serigne Modou Kara « Noreyni » s’est entretenu avec la presse sur les dérives notées sur l’internet ces temps-ci. « Mon souhait, c’est de voir qu’à chaque insulte, nous répondions par la parole respectueuse. C’est cela la sagesse des vertueux enseignée par le Coran », a déclaré le leader politique. « Je suis un homme de paix, qui prêche pour la non-violence ; l’on ne me verra jamais sur le terrain de l’animosité », a-t-il affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

A l’occasion de la fête bénie de l’Aïd-el-Kébir, le président Macky Sall et Son excellence Recep Tayyip Erdogan, président de la République de Turquie, ont eu un entretien téléphonique, le 2 septembre, annonce un communiqué rendu public par le service de presse de la Présidence. Les deux chefs d’Etat ont échangé des vœux en cette fête musulmane et sur la situation de la minorité musulmane en Birmanie. Ils se sont également réjouis de la qualité excellente des relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre leurs deux pays, et exprimé leur volonté commune de raffermir davantage ces liens privilégiés.

Abordant l’actualité internationale, les deux dirigeants ont exprimé leur vive préoccupation concernant la grave situation que vit la minorité musulmane des Rohingyas opprimée au Myanmar. A ce propos, ils ont lancé un appel pressant à la mobilisation de la Oummah islamique et de la communauté internationale pour mettre fin à cette situation tragique.

EL Hadj A. Thiam

Afin de mettre terme à la célébration en rang dispersé des fêtes religieuses au Sénégal notamment la Tabaski et la Korité, le président Macky Sall a appelé les chefs religieux, les Imams, les Oulémas de toutes obédiences confondues à poser le problème sur la table et d’en discuter de manière ouverte et inclusive. « Il y a nécessité de dialoguer entre les différentes communautés et obédiences religieuses. Il faut mettre sur la table toutes les pratiques, toutes les connaissances afin d’éviter qu’on ait toujours deux Tabaski et deux Korité. Sinon il arrivera un moment où chacun fera bon ce qui lui semble. Et ce n’est ni dans l’intérêt de l’Islam ni dans l’intérêt du Sénégal », a-t-il recommandé. 

Cela dit, il a suggéré la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire à ouvrir ses portes à d’autres obédiences et communautés comme le Diamatou Ibadou Rakhmane, le Mouvement Al Fallah. Rappelant qu’il n’est pas du rôle de l’Etat de décréter les jours des fêtes religieuses. « Je l’aurais fait, on me taxerais de dictateur. Chacun a la liberté de culte, mais il est préférable de célébrer ces fêtes dans l’unité », a ajouté le chef de l’Etat.

El .I. THIAM

Jour de pardon et de miséricorde, le président Macky Sall a profité de la fête de la Tabaski pour « pardonner à tous ceux qui l’ont offensé » à travers les réseaux sociaux. « Le pardon fait partie des valeurs et des qualités qu’un musulman doit cultiver. Il est plus facile, lorsqu’on exerce la puissance publique de régler un certain nombre de problèmes, mais le pardon aussi nécessite du courage, de la générosité. C’est pourquoi je considère parfois que tant que c’est ma personne, je peux pardonner, mais il ne faut pas maintenant qu’on ne confonde la personne du président de la République et l’Etat ou les lois », a-t-il dit.

C’est cette philosophie du pardon qui sous-tend la grâce qu’il a accordée à près de 300 détenus à la veille de l’Aïd-el-kébir. Une manière aussi de décongestionner les prisons où les conditions de détention ne sont pas des meilleures. « Au regard de la situation dans les prisons, nous sommes obligés, de temps à autre, après examens des dossiers, de procéder à des grâces collectives pour alléger la souffrance dans les prisons. Mais on ne peut gracier que des personnes qui ont été définitivement jugées. Tout dépend des cas et des situations », a précisé le chef de l’Etat.

El. I. THIAM

Le chef de l’Etat n’est pas resté insensible au prêche de l’imam de la Grande Mosquée si bien que dans sa déclaration au sortir de la prière, il a fait part de sa disponibilité à poursuivre le dialogue aussi bien avec toute la classe politique qu’avec les acteurs sociaux. L’instauration, il y a un an et demi, de la Journée nationale du Dialogue retenue le 28 mai, est la preuve, selon lui, qu’il est « un homme de dialogue ». 

« Je reste ouvert au dialogue. Ce pays, nous ne pouvons pas le construire sans nous parler les uns les autres. Il est vrai qu’il y a des moments de tension naturelle liée à des élections, mais une fois cette compétition derrière nous, nous devons continuer à dialoguer. Je lance donc un appel à la classe politique pour que nous évaluions ensemble le processus électoral que nous venons de vivre et anticiper sur les prochaines élections », a soutenu le président Macky Sall. Selon lui, il y a des questions importantes comme celle relative au statut du chef de l’opposition qui méritent des discussions et des choses à modifier dans le système électoral à la lumière de la situation créée par la floraison de listes lors des dernières Législatives. « Nous devons discuter et échanger sur l’amélioration continue du système électoral sénégalais qui fait partie des meilleurs systèmes africains. Il ne faut pas que nous nous auto-flagellions, le Sénégal est une démocratie de référence avant même que je ne sois pas à la tête de ce pays et cela va continuer. Personne ne peut remettre en cause ce processus qui est bien ancré, c’est un acquis. Maintenant, il faut que les gens acceptent de se parler. Je tends la main à tout le monde car le dialogue est politique mais aussi il est social », a insisté le président Sall.

El. I. THIAM

Le président de la République, Macky Sall, a invité samedi à Dakar la classe politique sénégalaise à une évaluation des dernières élections législatives du 30 juillet dernier, en vue de pallier les imperfections du système électoral sénégalais.

"Je lance un appel à la classe politique’’ pour une évaluation du "processus électoral que nous venons de vivre, les élections législatives, et anticiper sur ce qui va venir’’, à savoir la présidentielle de 2019, a-t-il dit en s’entretenant avec des journalistes, peu après avoir participé à la prière collective de l’Aid-el-kébir à la grande mosquée de Dakar.

"Nécessairement, il y a des choses à modifier’’, a reconnu Macky Sall au sujet des dernières législatives, dont le scrutin a été marqué par de nombreux couacs liés en partie au nombre jugé important de listes en lice, représentant 47 partis ou coalitions de partis.

"Nous avons vu la difficulté des 47 listes, si nous ne prenons pas de mesures particulières par rapport à un certain nombre de situations, il arrivera un moment où il sera impossible d’exercer le vote. Nous serons dans une confusion générale et généralisée", a souligné Macky Sall.

A l’issue de ces législatives, des figures de l’opposition ont plutôt pointé une "mauvaise organisation" du ce scrutin, plusieurs de ses responsables dénonçant ’’une mascarade électorale" partie des difficultés enregistrées dans la distribution des cartes d’électeur.

Ils ont ainsi mis en exergue le cas des "primo-inscrits" privés de vote, n’ayant pas reçu leur carte d’identité biométrique et faute de disposer de certificats d’identification délivrés par l’administration, habilitée à les immatriculer.

S’y ajoutent des dysfonctionnements notés par de nombreux observateurs faisant remarquer que plusieurs heures après l’heure indiquée pour l’ouverture des bureaux, le vote n’avait pas démarré dans certaines ville.

Il avait été aussi signalé des bulletins manquants dans certains centres et bureaux de vote, sans compter l’impossibilité de trouver son nom sur les listes pour certains électeurs, documents nécessaires au vote non distribués.

Pire, des cas de violence ont été enregistrés notamment dans la cité religieuse de Touba, la capitale du mouridisme, au centre du Sénégal, où un centre de vote comptant 96 bureaux avait été saccagé par les électeurs qui s’insurgeaient contre l’absence des bulletins de vote d’une coalition de l’opposition.

Aux yeux de Macky Sall, les acteurs politiques doivent malgré tout continuer de discuter et d’échanger sur le processus électoral sénégalais qui fait partie des meilleurs systèmes africains.

"Il ne faut pas que nous auto-flagellions, le Sénégal est une démocratie de référence, avant même que je ne sois à la tête du pays. Ça va continuer, personne ne peut remettre en cause ce processus. C’est des processus ancrés dans notre société. Il faut que les uns et les autres acceptent de se parler", a-t-il relevé.

"Je pense que ce pays, nous ne pouvons pas le construire sans nous parler les uns les autres", a indiqué Macky Sall, se disant ’’un homme de dialogue’’ resté ’’ouvert au dialogue’’.

"Il est vrai qu’il y a des moments de tensions naturelles liées à des élections, à ces moments d’intense compétition, de concurrence, a-t-il reconnu. Mais fois cette compétition derrière nous, nous devons pouvoir dialoguer".

Source : APS

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique dans notre pays a salué «la chaleur humaine au Sénégal».

Le chef de la mission diplomatique,Tulinabo S. Mushingi, en fonction depuis le 4 août dernier, dans un entretien concédé aux services de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, a salué l’hospitalité du peuple sénégalais en ces termes : « Mes premières impressions sont très positives. Depuis que je suis arrivé le 30 juillet, j’ai pu remarquer directement ce que vous appelez la «Téranga».

Nous avons atterri vers 11 heures, il faisait déjà chaud». Il a poursuivi «qu’en allant de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor jusqu’à la résidence, on pouvait sentir la chaleur humaine éclipser la chaleur climatique ».

Sur une note d’humour, M. Mushingi, chez qui on ne soupçonnait pas une si profonde connaissance de la société sénégalaise, a prononcé des mots en wolof pour déclarer : « Des valeurs humaines sont partagées ensemble comme la «Kersa», le «Koléré» et la «Téranga» ».

Après les élections législatives du 30 juillet 2017, le Bureau exécutif national du Rassemblement des écologistes du Sénégal (Res « les Verts ») réaffirme son soutien au président de la République, Macky Sall et engage son secrétaire général national à l’accompagner dans ses politiques de développement.

Le Bureau exécutif national (Ben) du Rassemblement des écologistes du Sénégal (Res « les Verts ») « engage son secrétaire général national à continuer de soutenir le président de la République, Macky Sall ». Le Ben du Rassemblement des écologistes a réaffirmé son soutien au président Macky Sall à l’issue de sa réunion tenue samedi dernier. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le Rassemblement des écologistes du Sénégal rappelle qu’il « demeure attaché à l’expression de la démocratie à tous les niveaux de la société et à la lutte pour l’établissement de rapports politiques, culturels et économiques à l’échelle nationale et internationale ». Faisant une évaluation des dernières élections législatives tenues le 30 juillet 2017, « les Verts » se félicitent de « l’engagement sans réserve des communautés écologistes du parti » au Sénégal comme de la diaspora. D’après le communiqué, ces communautés « se sont investies sans compter pour remporter la victoire à ces joutes électorales, adaptant si nécessaire, leur stratégie de campagne aux réalités du terrain ». « Les résultats forts élogieux, qui en sont issus attestent de la pertinence de l’option républicaine de la liste unique adoptée par le parti et de la démarche citoyenne de ses communautés », poursuit le communiqué.

Par ailleurs, le Ben du Rassemblement des écologistes du Sénégal se réjouit de la victoire de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » qui a remporté ces dernières législatives « en cumulant 49,48 % des suffrages exprimés, avec une victoire nette dans 42 départements sur 45, pour un total de 125 des 165 sièges de députés, soient 75 % des sièges ». « Ainsi, les politiques publiques mises en place par le gouvernement et qui visent la modernisation et le développement du Sénégal, pourront amorcer la phase de croisière et mener notre pays à l’émergence, car le Ben du Res « les Verts », estime que les évolutions remarquables notées dans tous les segments du pays, prouvent à souhait que les progrès en cours sont de nature à conduire notre pays vers un développement durable », renseigne le secrétaire général du Res « les Verts » de Mamadou Berthé. Toutefois, les écologistes sont d’avis que cette « belle victoire » de la coalition au pouvoir « Bennoo Bokk Yaakaar » « commande que les rapports soient de plus en plus raffermis entre alliés de « Bennoo »), pour une victoire du président Macky Sall au premier tour de l’élection présidentielle de 2019 ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Nouvellement élu député du département de Bambey, Khalil Ibrahima Fall se fixe comme principal défi de bien porter les doléances des populations de la zone à l’Hémicycle. Parmi ces doléances, il y a le bitumage de certaines routes, la construction de salles de classe ainsi que la dotation des producteurs de la zone en matériel agricole.

Poursuivre le développement socioéconomique de Bambey, dotation en matériel agricole aux grands producteurs du département, construction de route de désenclavement ainsi que de salles de classes dans plusieurs communes du département. Autant de projets inscrits dans la feuille de route du tout nouveau député du département de Bambey. Élu sur la liste départementale de «Bennoo Bokk Yaakaar» de Bambey, Khalil Ibrahima Fall, veut bien marquer son mandat de député. Maire de la commune de Keur Samba Kane, cet enseignant-chercheur en langue arabe et spécialiste de agriculture, a décliné ses projets en tant que député d’un département qui, dit-il, a plébiscité la liste conduite par le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, lors des dernières législatives. Une tête de liste nationale qui, selon Khalil Ibrahima Fall, a convaincu les populations de Bambey lors de son passage pendant la campagne électorale. « La teneur du discours du Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, à Bambey, a convaincu les populations du département sur l’ambition du président Macky Sall pour la zone », explique-t-il. Ce qui a, selon lui, beaucoup contribué à l’adhésion des populations à la liste de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar « avec une victoire massive sur les 12 communes que compte le département de Bambey. Khalil Ibrahima Fall se fixe ainsi un défi pour cette 13ème législature : bien porter les doléances des populations de Bambey à l’Hémicycle. Des doléances qu’il a pu répertorier lors de la campagne électorale et surtout par les contacts permanents qu’il a avec les populations du département par son statut de maire d’une commune et d’un acteur de développement longtemps engagé dans le social. Parmi les doléances qu’il dit avoir reçu des populations, il y a la dotation en matériel agricole roulant aux chefs religieux du département. Ils sont de grands producteurs sans moyens.

Dans le domaine des infrastructures, Khalil Ibrahima Fall a parlé d’une grande demande des populations pour des routes de désenclavement. D’ailleurs, il a annoncé le financement pour le bitumage de la route qui va partir de Touba Toul pour relier Keur Samba Kane à Nganda et Baba Garage. Un financement qui est déjà bouclé, selon lui. Une information que lui a donnée le ministre du Budget, Birima Mangara, un natif du département de Bambey. L’éducation ne sera pas en reste. Le nouveau député de Bambey compte se battre pour que les quatre communes du département qui ne sont pas encore dotées de lycées, en disposent. Khalil Ibrahima Fall reste convaincu que son département, malgré qu’il soit considéré comme un des plus pauvres du Sénégal, dispose de grandes potentialités et regorge d’hommes et de femmes de qualité pour s’en sortir.

Oumar NDIAYE

De Dakar à Abuja, en passant par Kigali, Antananarivo, Abidjan…, Sa majesté le roi Mohammed VI s’est beaucoup investi sur tous les fronts dans le continent. En attestent les trente-neuf déplacements qu’il a effectués en Afrique depuis le début de son règne et qui lui ont permis de prendre le temps requis pour connaître ses hôtes et de cerner leurs attentes et autres priorités. A cet effet, le « Discours du Trône » prononcé depuis Dakar, pourtant consacrée à l’agenda interne du royaume chérifien, était très expressif. Il venait ainsi compléter la dynamique externe qui s’est développée au cours de l’année 2017, qui sans nul doute, a été, pour le Maroc et son Roi, une année exceptionnelle, particulièrement sur le front diplomatique. Aussi, loin d’être un slogan, sa vision d’une « Afrique qui peut se prendre en charge toute seule et sans complexes vis-à-vis de l’Occident » est le fruit d’une véritable connaissance des atouts du continent, qu’il va peaufiner lorsque le royaume qui a déjà réintégré officiellement l’Union africaine, à la fin de janvier 2017, va en faire autant avec la Cedeao à partir de décembre 2017 lors du prochain sommet de l’organisation communautaire régionale qui se tiendra à Lomé.

M. L. DIEYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.