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Politique (3267)

L’audience solennelle de prestation de serment des deux nouveaux membres du Conseil constitutionnel a eu lieu hier matin. Il s’agit de Mme Bousso Diao Fall, ancien Procureur général près la Cour d’Appel de Saint-Louis et de Seydou Nourou Tall, professeur en Droit public et sciences politiques. Le Conseil constitutionnel passe de cinq à sept membres.

Cette audience solennelle a été présidée par Pape Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel qui a indiqué que la nomination de deux nouveaux membres est venue parachever la réforme de l’institution judiciaire. « La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, marque officiellement et solennellement l’entrée de ces nouveaux membres dans le cercle de ceux que l’on appelle les juges constitutionnels. En de pareilles circonstances, les souhaits de bienvenue sont un usage bien établi au Sénégal. Mais dans le monde de la justice, en général, au Conseil constitutionnel, en particulier, cet usage est placé sous le sceau de la solennité judiciaire », a-t-il expliqué. Il a poursuivi qu’en sa qualité de président du Conseil constitutionnel, qu’il est heureux de souhaiter «devant cette auguste assemblée », la bienvenue à Mme Bousso Diao Fall et au Professeur Seydou Nourou Tall, au nom de l’ensemble des membres du Conseil constitutionnel. « Par leurs profils et leurs parcours respectifs, ils reflètent à la fois, l’image harmonieuse des idéaux sur lesquels reposent notre institution et le symbole de l’un des principes fondamentaux qu’elle se donne pour mission de faire respecter, à savoir l’équilibre des devoirs hommes-femmes. Mais ce n’est pas seulement pour la texture de la diversité des genres. C’est aussi et surtout parce que Mme Bousso Diao Fall et le Pr Seydou Nourou Tall traduisent la complémentarité indispensable entre la théorie et la pratique du Droit », a ajouté le président du Conseil constitutionnel. Pape Oumar Sakho s’est dit fier de voir, après une longue parenthèse, une femme siéger au sommet de la pyramide judiciaire. « Ce sentiment de fierté est sans nul doute partagé par la grande majorité de nos concitoyens et il ne pouvait en être autrement », a-t-il indiqué.

Réagissant, Mme Bousso Diao Fall a fait savoir: « je viens de renouveler le serment que j’avais fait en 1981 qui est pour nous un sacerdoce de nous conduire en digne et loyal magistrat, de respecter ce serment, l’obligation de réserve, l’impartialité. C’est une lourde responsabilité qui pèse sur mes épaules ». « C’est une fierté d’avoir été choisie par le président Macky Sall pour siéger à cette auguste assemblée. Je ne manquerai pas de remercier toute la corporation à qui je rends hommage et qui m’a soutenue », a dit Mme Fall.

Pour le Pr Seydou Nourou Tall, « c’est un sentiment de joie devant cette nomination mais aussi un sentiment de dignité. Vous le savez, la tâche est difficile mais comme nous l’avons dit dans notre serment, évidemment nous veillerons à tout faire en toute dignité, en parfaite loyauté en sachant que c’est aussi un poste où le top sénégalais nous regarde et nous allons veiller évidemment aussi à faire ce qu’on attend de nous ». Tout au plus a-t-il ajouté, « c’est une grande responsabilité, une grande joie, une grande charge et c’est comme ça. Mais dans toute chose il faut regarder Dieu et savoir aussi qu’on est là pour le peuple sénégalais. On remercie le président Macky Sall pour cette nomination mais on fera tout pour qu’on soit le plus impartial possible », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Le 10ème sommet du Forum mondial sur la migration et le développement à Berlin, sous la présidence de l’Allemagne et du Maroc, vise une gestion ‘’humaine’’ des flux migratoires. La rencontre qui placée sous le thème ‘’vers un contrat social mondial sur les migrations et le développement’’, se déroule à quelques jours du sommet du G 20 prévu à Hambourg les 7 et 8 juillet prochain. 36 délégations officielles sont attendues à ce grand rendez-vous des pays industrialisés.


Les initiatives et recommandations se multiplient par rapport à la gestion de la crise migratoire qui a créé une véritable angoisse à l’échelle mondiale. L’Allemagne qui abrite, la semaine prochaine, le sommet du G20, semble montrer la voie. Elle sert un discours qui rassure et invite les pays européens à fédérer leurs efforts pour humaniser leurs stratégies de lutte contre ce phénomène.

Le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement ainsi que le ministre fédéral des Affaires étrangères n’ont pas manqué de le souligner à l’ouverture du Forum mondial sur la migration et le développement, placée sous la présidence de l’Allemagne et du Maroc.
Si l’un des objectifs de cette rencontre est de proposer un meilleur pacte mondial pour des migrations sûres et ordonnées, il faut, à leur avis, plus d’audace pour une vision globale en mobilité humaine. ‘’Nous ne devons plus nous appesantir sur la sécurité des frontières, il nous faut davantage tenir compte du respect des droits de l’homme’’, a rappelé Sigmar Gabriel, le ministre fédéral des Affaires étrangères.

Les autorités allemandes proposent une solidarité mondiale. ‘’Ce n’est pas normal, ajoute-t-il, que certains États soutiennent cette cause et que d’autres restent indifférents’’.
La promotion d’une migration légale passe, à leurs yeux, par un renforcement de cette collaboration. Un clin d’œil a été lancé, à cet effet, aux États-Unis, présentés comme une grande puissance humanitaire, par le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller. Il a demandé aux États-Unis de les soutenir dans ce combat qui vise une égalité des chances et une répartition juste et équitable des richesses.

Un besoin d’un million de travailleurs
La communauté internationale prend de plus en plus conscience du changement d’approches, d’attitudes qui s’impose. Des États européens plaident pour une révision des structures budgétaires en vue de conférer une dimension plus humaine à leurs politiques. ‘’Nous nous devons d’offrir de meilleures conditions de vie aux migrants, de voir comment accueillir les réfugiés et de soutenir les centres d’accueils. Les mécanismes sont là, il faut les appliquer’’, a souligné Wies Waas, représentant de la société civile dont le dynamisme a contribué à cette touche nouvelle. L’Allemagne présentée comme une terre d’asile s’est décidée à s’inscrire dans ce sillage. Avec un taux de natalité faible et une population vieillissante, elle aura besoin de recruter plus 6 millions d’étrangers qualifiés d’ici à 2025. Dans son discours, le ministre allemand, Gerd Muller tient à ce que les pays industrialisés portent un regard positif sur les migrants mais aussi sur les réfugiés.

500 milliards de dollars transférés chaque jour dans le monde
‘’Chaque personne au monde a le droit de vivre dignement, les pays industrialisés ont une responsabilité particulière dans ce dossier. Il est important de souligner que la migration constitue une chance pour le développement des nations et non un danger’’. Il a rappelé que 200 millions de migrants soutiennent leurs familles à hauteur de 500 milliards de dollars par jour. D’où cette nécessité de promouvoir la migration légale. Si un tiers des migrants viennent d’Afrique, il estime que ‘’ nous devons considérer que nous sommes des Africains, car les premiers migrants viennent de ce continent. S’ils quittent leur pays, c’est pour bénéficier de perspectives meilleures. La mondialisation crée des chances pour tous, elle doit être plus juste.’’

Par ailleurs, la population africaine est appelée à doubler d’ici à 2050 avec 2,4 milliards d’habitants. Or à cause d’une faible démographie, l’Allemagne devra solliciter une main d’œuvre étrangère dans les années à venir. Mais le message des autorités allemandes est clair. ‘’Nous devons soutenir les dirigeants africains dans leur stratégie de développement mais ils savent quelle voie, ils sont tenus d’emprunter pour bénéficier de notre soutien. ‘’Les autorités allemandes proposent la mise en place d’un fonds de crise dans leurs nouvelles orientations. ‘’Les normes de l’Oit doivent être appliquées partout dans le monde. Il faut faire en sorte que ceux qui travaillent dans les plantations en Côte d’ivoire par exemple, ne reçoivent plus des salaires de misère. Il faut la création des valeurs, c’est le message à envoyer au G20, a souligné le ministre allemand de la Coopération économique. Il estime que ce fonds de crise va contribuer au renforcement de la prévention. ‘’C’est de notre devoir d’aider les personnes affectées par cette crise en anticipant. Les structures budgétaires doivent être modifiées, la responsabilité est mondiale.’’

Pour Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, les intérêts économiques de l’Ue exigent plus de souplesse dans la gestion de la migration surtout qu’il existe un million de postes à pourvoir à l’heure actuelle en Allemagne. ‘’Nous avons une démographie négative d’où cette nécessité d’être ouverte. Nous devons changer de mentalités à l’international sur la migration.

La communauté mondiale doit savoir que les migrations constituent une chance pour nous tous, que les approches doivent aller au delà des mesures sécuritaires, nous devons agir de sorte qu’on ne contribue pas aux fuites des cerveaux de façon unilatérale. ‘’

Matel BOCOUM, envoyée spéciale à Berlin

Le porte-parole du Khalife général des Mourides, Serigne Bassirou Abdoul Khadre a transmis, hier, un message de ce dernier appelant les politiques et les habitants à ne pas perdre de vue le statut religieux de Touba lors de ces élections.

« Certes nous allons vers des élections, mais il faut prendre garde avec les photos. Nous ne voulons pas que la ville donne l’impression de privilégier les activités politiques au détriment des activités religieuses », a-t-il souligné. Il a rappelé que « les fils de Serigne Touba n’ont jamais interdit aux disciples d’aller accomplir leur devoir citoyen, mais il faut éviter, dans la ville, des injures, invectives, entre autres comportements prohibés. Nous devons faire de sorte que quiconque entre dans la ville, retienne l’image de l’Islam, l’image de la voie mouride, mais pas les images habituelles des campagnes dans d’autres localités qui ne sont pas comme Touba ».

A la population, le porte-parole du khalife demande « de préserver et de pérenniser le legs de Serigne Touba ». « Personne ne peut vous donner plus que ce que Serigne Touba a fait pour chacun d’entre nous, quelle que soit notre position sociale », a-t-il ajouté.

Mamadou DIEYE

En prélude à la rencontre prévue aujourd’hui au siège de la Radio Télévision sénégalaise (Rts), à l’initiative du Conseil national de régulation de l’audiovisuelle (Cnra) et devant regrouper les partis politiques, coalitions de partis politiques et entités indépendantes en lice pour les prochaines élections législatives, le régulateur et le média de service public en charge de la couverture audiovisuelle des 47 listes en compétition se sont réunis hier. Une occasion pour les deux entités de dégager des propositions afférentes aux temps d’antenne.

La pré-rencontre qui s’est tenue hier dans les locaux de la Rts, a vu la participation des responsables des deux entités entourés de leurs principaux collaborateurs. Elle a eu lieu en prélude de la réunion qui s’ouvre aujourd’hui. Selon Babacar Touré, président de l’organe de régulation, cette réunion anticipée avec la Rts s’inscrit dans l’application des articles L061, L0183 à LO185 du Code électoral et l’article 8 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006 qui disposent que le Cnra « fixe les règles concernant les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions réglementées des médias audiovisuels du service public pendant les campagnes électorales ».

Partant du principe d’égal accès et d’équilibre à la Rts des 47 listes devant participer aux prochaines législatives, les deux entités ont, après concertation, dégagé quelques propositions. Il s’agit des modalités d’accès à l’audiovisuel public, de la répartition équitable du temps d’antenne, du schéma du temps de passage. Aussi la bonne lecture à faire de ces concertations est « de les placer dans des échanges continus entre le Cnra et la Rts pour harmoniser les positions en vue d’une couverture parfaite des législatives ». Revenant sur le temps d’antenne proposé par la Rts, Racine Talla, son directeur général, avancera une fourchette comprise entre 1 min 30 sec et 2 min pour chaque liste. Quant au temps de passages des candidats, « il a été retenu deux temps de passages scindés pour la première tranche entre 18h 30 min et 19h 45 min et une deuxième tranche entre 21h 00 min et 22h 15 min », a-t-il fait savoir. Toutefois, soucieux de gérer la logistique de la Rts, M. Talla a plaidé pour les enregistrements en studios et demandé aux ayant-droits de « consacrer un temps pour cette option en mettant à profit, en plus des studios de Dakar, les studios d’enregistrement de Ziguinchor, de Tambacounda et de Matam qui sont disponibles et fonctionnels ». Sur la même lancée, il est revenu sur le dispositif à mettre en place entre le Cnra, la Rts et les responsables des listes.

A ce niveau, il demandera aux parties prenantes d’œuvrer de leur mieux « pour que les enregistrements arrivent à temps par disque dur au Cnra pour qu’on puisse obtenir très tôt les visas pour diffusion ou s’il y a des correctifs, les intégrer avant diffusion». A sa suite, le président Babacar Touré, tirant le bilan des échanges, s’est félicité de cette « démarche constructive » et loué l’« expertise avérée de la Rts qui a été à la base des propositions soumises au Cnra et sur lesquelles nous avons marqué pour l’essentiel notre accord».

Mamadou Lamine DIEYE

Pour les législatives du 30 juillet prochain, les partisans de Badara Mamaya Sène ont choisi de voter la liste Bennoo Bokk Yaakaar afin de donner une « majorité écrasante » au président de la République, Macky Sall. Face à la presse, hier, à la permanence de l’Alliance républicaine pour la citoyenneté (Arc), ces responsables invitent l’ensemble des militants à la mobilisation générale afin de garantir cette victoire.

Pour autant, ces militants de l’ancien maire de Rufisque regrettent « la rupture unilatérale » du consensus qui avait jusque là prévalu dans la distribution des responsabilités dans le département. Les partisans de l’ancien maire de Rufisque dénoncent, par cette réaction, la non prise en compte de Sabelle Guèye, la présidente des femmes de l’Arc, comme suppléante sur la liste départementale de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». C’est pourquoi, le Secrétariat politique de l’Arc qualifie de « légitime » la frustration manifestée par les jeunes et les femmes du parti.

Toutefois, ces membres de l’Arc rappellent « le rôle déterminant » joué par leur parti lors des victoires obtenues aux législatives de 2012, lors du référendum et lors des élections du Haut conseil des collectivités territoriales. Une preuve suffisante, selon eux, de la place prépondérante qu’occupe l’Arc dans le dispositif de la mouvance présidentielle dans le département de Rufisque.

M. NDONG

Le Pds vient de perdre un important élément de son dispositif a Touba. Serigne Mame Mbaye Niang, chef religieux, conseiller municipal, responsable politique très influent, a déclaré, hier, à la commune de Touba où il avait convié la presse, qu’il mettait un terme à son compagnonnage avec le Pds, jugeant avoir été « trahi » par ses frères libéraux. Il affirme qu’il va non seulement rejoindre l’alliance pour la République (Apr) mais aussi qu’il va combattre la formation libérale. Furieux d’avoir été porté à la 59ème place sur la liste de la coalition menée par l’ancien président de la République, il estime qu’on lui a « manqué de respect ». Les plus grands ténors du Pds dans la ville sainte ont quitté ses rangs. Serigne Fallou Mbacké l’ex responsable départemental, a lancé son mouvement dégarnissant le parti d’une importante masse de militants à Touba et dans le département.

L’ex-député, responsable des femmes, Mme Aida Gaye, a, elle aussi, claqué la porte. Cette vague de départs suite à la parution de la liste des candidats à la députation a créé plus de frustrations que de satisfaction et d’autres défections sont annoncées.

Mamadou DIEYE

Les leaders des partis qui composent la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, dans le département de Fatick, se sont réunis le 23 juin 2017 à Dakar au domicile du doyen Madior Diouf. Cette réunion qui a été présidée par le ministre Mbagnick Ndiaye, par ailleurs responsable départemental de l’Apr à Fatick, a vu la présence de Madior Diouf (Rnd), Marcel Ndiana Ndiaye (Afp), Ousmane Barro Dione (Apr), Michel Kaling (Aj/Pads), Babou Faye (Pit). L’ordre du jour a porté sur les modalités de campagne pour les élections législatives du 30 juillet 2017.

La coalition Bennoo Bokk Yaakaar se dit « satisfaite » des investitures dans le département car « le cadre spatial a été respecté avec les investitures de Pape Biram Touré (député sortant) et Khady Ndiaye pour diriger la liste départementale et de Marcel Ndiana Ndiaye et Alla Guène sur la liste nationale ». « Du moment où la question des investitures n’a pas créée beaucoup de problèmes dans le département de Fatick, les leaders se préparent pour la campagne afin que Bennoo Bokk Yaakaar puisse sortir victorieuse dans le département du président de la République, Macky Sall », explique-t-elle.

Les responsables de l’actuelle majorité ont retenu, lors de la rencontre du 23 juin dernier, de mettre en place « un noyau dur » qui va regrouper les maires du département, les investis, les différents partis politiques membres de la coalition et les identités remarquables. Ainsi, une rencontre de toutes les composantes politiques de la coalition est prévue pour ce 30 juin 2017 à 10 heures, à Fatick, pour une large discussion sur les modalités de mise en place de ce noyau.

Après cette première étape, le ministre Mbagnick Ndiaye et son équipe vont élaborer un calendrier départemental de campagne. Il est prévu un meeting pour accueillir le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne qui dirige la liste nationale de la coalition pendant la campagne pour les législatives.

Toutefois, la date et le lieu de l’accueil restent à déterminer.

D. SARR

Nommés par décret présidentiel au début de ce mois de juin, Mme Bousso Fall Diao et le Pr Seydou Nourou Tall prêtent serment aujourd’hui à 10 heures comme membres du Conseil constitutionnel à l’occasion d’une audience solennelle au siège de la Cour suprême.

Leur nomination porte à sept le nombre de membres du Conseil. Mme Bousso Diao Fall, est magistrate, ancienne procureur général près la Cour d’Appel de Saint-Louis alors que le Pr Seydou Nourou Tall, est professeur des universités, titulaire de chaire en Droit public et sciences politiques. Leur désignation s’est faite avec l’aval du président de l’Assemblée nationale, ainsi que le stipule la Constitution du 20 mars 2016.

Le président de la République nomme les membres du Conseil dont deux sur une liste de quatre personnalités proposées par le président de l’Assemblée nationale(deuxième personnalité de l’État), ce qui consacre l’élargissement des pouvoirs du Parlement. La loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 (suite au référendum) a apporté des innovations importantes relatives à la justice constitutionnelle. Outre l’augmentation du nombre de ses membres, le Conseil constitutionnel peut désormais être saisi par le président de la République pour avis. Son champ de compétences s’est également élargi au contrôle de constitutionnalité des lois organiques avant leur promulgation et à la connaissance des exceptions d’inconstitutionnalité pouvant être soulevées devant la Cour d’Appel ou la Cour suprême.

Les membres du Conseil constitutionnel sont choisis parmi les magistrats ayant exercé les fonctions de Premier président de la Cour suprême, de procureur général près la Cour suprême, de président de chambre à la Cour suprême, de premier avocat général près la Cour suprême, de président de Cour d’appel et de procureur général près une Cour d’appel ; les professeurs titulaires de droit ; les inspecteurs généraux d’État et les avocats.

S. KAMARA

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 28 juin 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat adresse, à l’occasion de l’Aïd Al Fitr, qui marque la fin du mois béni de Ramadan, ses chaleureuses félicitations, ses meilleurs vœux de paix et de bonheur à la Oumma islamique, et ses prières pour la consolidation de la prospérité solidaire et durable du Sénégal, dans l’équité et la concorde nationale.

Le président de la République présente également les condoléances de la Nation à toute la communauté musulmane du Sénégal, aux familles et aux proches du Khalife de Pire, l’Ambassadeur Moustapha Cissé, de l’ancien Premier Ministre Habib Thiam, et prie pour leur repos au Paradis.

Appréciant la mise en œuvre du programme national d’électrification rurale et les efforts réalisés en la matière par le PUDC, le chef de l’Etat demande au Premier Ministre de veiller à l’exécution effective de toutes les conventions de concession signées avec les opérateurs privés, pour permettre aux populations des zones rurales de bénéficier de l’électricité à des prix optimisés et accessibles.

A ce titre, le président de la République demande au Premier Ministre d’engager, dans les meilleurs délais, l’audit exhaustif de l’ensemble des concessions d’électrification rurale conclues par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), et de tenir un Conseil interministériel en vue d’évaluer, d’actualiser et d’accélérer l’exécution du Plan d’urgence d’Électrification rurale, conformément à l’objectif cible de 60% à atteindre en 2019.

Revenant par ailleurs sur son déplacement, à Saint-Louis, le jeudi 22 juin 2017, à l’occasion duquel il a remis des équipements et des appuis financiers conséquents aux familles de pêcheurs sénégalais rentrés de la Mauritanie, le chef de l’Etat demande au Gouvernement de mettre en œuvre le Plan spécial de réinstallation des familles recensées, afin de poursuivre l’accompagnement social des personnes concernées.

Ainsi, au regard de l’attention particulière qu’il manifeste à nos pêcheurs, et de leur contribution notable au développement économique et social du Sénégal, le président de la République invite le Gouvernement à hâter le processus de sécurisation et d’équipement des pirogues en moteurs hors-bord, et à finaliser la mise en place consensuelle d’un système adéquat et innovant d’encadrement et de financement de la pêche artisanale.

En outre le chef de l’Etat demande au Gouvernement d’amplifier le déploiement du Programme national de développement de l’aquaculture, en impliquant, particulièrement, les pêcheurs et leurs organisations faitières, dans l’aménagement et l’exploitation durable des sites aquacoles, en vue d’asseoir une véritable économie de l’aquaculture, fortement génératrice de revenus et d’emplois.

Le président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.

Le Premier Ministre a présenté au nom du Gouvernement, ses meilleurs vœux à l’occasion de la célébration de la fête de la Korité et formulé des prières à l’endroit du chef de l’Etat, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point des préparatifs du Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, édition 2017 et de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte des préparatifs de la campagne agricole 2017-2018.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :

• le projet de loi abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n° 67–42, du 30 juin 1967 portant code des pensions militaires d’invalidité, modifié ;

• le projet de loi abrogeant et remplaçant l’article 48 de la loi n° 81–52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite ;

• le projet de loi de règlement, gestion 2016.

Tirant les conclusions des travaux du Conseil, le président de la République :

- se réjouit de l’approbation, le 26 juin 1017 par le Fonds Monétaire International, du Programme économique et financier 2015 - 2018, à l’issue de la quatrième revue de l’ISPE. Cette approbation marque la confiance que la communauté internationale accorde à notre pays et illustre le soutien franc de nos partenaires techniques et financiers à notre nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Plan Sénégal émergent ;

- félicite le Gouvernement pour l’adoption par le Conseil, du Projet de loi de règlement 2016, la quatrième en année pleine depuis 2012, qui pour la première fois est produit et soumis au Conseil des ministres pour adoption, six mois seulement après la clôture de la gestion de l’année précédente. En effet, au-delà de la régularité et de la sincérité des comptes, la loi de règlement constitue un gage de transparence sur la situation financière de l’Etat, vis-à-vis de l’Assemblée nationale, des citoyens et des Partenaires techniques et financiers ;

- salue l’adoption des modifications apportées aux lois 67–42 du 30 juin 1967 et 81–52 du 10 juillet 1981, en vue de la revalorisation des pensions militaires de retraite et d’invalidité, qui viennent corriger une injustice à l’endroit des anciens militaires et invalides et consolider l’amélioration de la condition militaire ;

- exhorte le Gouvernement à consolider la politique d’inclusion sociale en intégrant notamment, nos compatriotes vivant dans les villages de recasement, dans les dispositifs de la carte d’égalité des chances, de la Couverture maladie Universelle, et des Bourses de sécurité familiale

Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

La direction générale des élections du ministère de l’Intérieur est à pied d’œuvre pour l’organisation des législatives du 30 juillet. Une commande en procédure d’urgence a été lancée pour la réalisation de plus de 25.000 isoloirs.

Depuis la publication des listes des candidats aux législatives de juillet prochain, les parties au processus ont déploré, pour le dénoncer, la pléthore de partis politiques devant compétir le 30 juillet prochain pour élire les députés. A côté des remous nés des investitures, les états-majors des partis politiques comme les analystes et autres observateurs de la scène politique se sont inquiétés de la faible participation des citoyens désirant effectuer leur devoir civique. Les plus pessimistes iront plus loin en jurant de l’impossibilité d’organiser des élections, ce qui constituerait une première et une sérieuse menace pour la démocratie sénégalaise. Mais c’était sans compter avec l’administration rompue à l’organisation d’élections. Selon les techniciens du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, « il y’avait près de 1700 listes aux Locales de 2014 et on l’a bien géré ». Ce sera pareil pour les législatives car, malgré de multiples solutions proposées, les griefs et autres inquiétudes soulevés çà et là avec ces 47 listes, « le calendrier républicain sera respecté et il n’y aura pas de report des élections ». Pour ce faire, le gouvernement, via la Direction générale des élections, a sa petite idée voire sa potion magique pour atténuer la probable lenteur du vote tantôt évoquée. En effet, la phase de pré-impression des bulletins étant déjà effective, elle a été suivie de la commande en procédure d’urgence de plus de 25.000 isoloirs. Ainsi, le bulletin unique n’est pas dans les plans de la Dge, les isoloirs qui sont en cours de fabrication sont une bonne solution pour ne pas dire la seule solution ». Pour la bonne et simple raison que « toutes les autres solutions avancées allaient demander un changement juridique impossible du code électoral ». Aussi, avec 4 isoloirs par bureau de vote en lieu et place des deux que l’on pratiquait jusqu’ici, le tour est joué. Ainsi, avec quatre personnes qui pourront voter en même temps, cela devrait régler, en grande partie, le problème. Le petit matériel constitué de stylos, lampes, cachets, encre …, ne pose pas de problèmes.

M. L. DIEYE

Les partis politiques, coalitions de partis politiques et entités indépendantes qui ont présenté des listes pour les élections législatives du 30 juillet 2017, sont invités à désigner leur représentant à la réunion prévue dans les locaux de la Radio télévision du Sénégal (Rts). Selon le communiqué signé par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), cette rencontre est prévue ce jeudi 29 juin 2017 à 15 heures dans les locaux de la Rts. Pour le Cnra, cette réunion est convoquée conformément aux dispositions des articles L061, L0183 à L0185 du Code électoral et l’article 8 de la loi n°2006- du 04 janvier 2006. Lesdites dispositions fixent, selon le Conseil, les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions réglementées des médias audiovisuels du service public pendant les campagnes électorales. La campagne électorale pour les législatives du 30 juillet démarre officiellement du 9 juillet au 28 juillet 2017.

M. NDONG

A la suite d’informations relayées par certains médias, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), dont la mission de régulation inclut aussi la presse écrite et celle en ligne, en période électorale, précise que, bien évidemment, la couverture médiatique des activités des listes en compétition pour les élections législatives ne peut faire l’objet de reportage, de publicité ou de propagande le jour précédent le scrutin, en l’occurrence le samedi 29 juillet 2017, annonce un communiqué.

L’organe rappelle que «la couverture médiatique des élections se fait dans le respect du code électoral qui s’impose également à l’organe de régulation». « Selon l’alinéa 4 de l’article LO.125 dudit code, la veille de l’élection « est interdite toute activité assimilable à une campagne électorale dans les conditions définies par l’article L.61 ». Quant à l’alinéa 5, il dispose : « est également interdite, toute propagande électorale le jour du scrutin », précise le Cnra. Selon l’organe de régulation, « les médias qui traitent de la campagne pour les élections législatives, sont tenus au respect rigoureux des règles d’équité et d’équilibre ». Il ajoute que ces obligations découlent de l’alinéa 3 de l’article LO 125 selon lequel, «tout organe, toute entreprise privée de la presse écrite, audiovisuelle ou utilisant tout autre support, qui traite de la campagne est tenue de veiller au respect des règles d’équité et d’équilibre entre les candidats dans le traitement des activités de campagne électorale ». Ces dispositions, conclut le Cnra, s’appliquent rigoureusement à tous les médias sans exception : radio, télévision, presse écrite et presse en ligne.

El. H. A. T.

Au-delà des liens forts et anciens qui la lient au Sénégal, la Palestine souhaite intensifier ces relations dans d’autres secteurs. C’est pourquoi, selon son ambassadeur à Sénégal, son excellence Safwat Ibraghith, Dakar va abriter l’une des deux antennes africaines de l’Agence palestinienne pour la coopération internationale. Dans cet entretien accordé au « Soleil », le diplomate palestinien est aussi revenu sur ses relations tendues avec Israel et sur l’espoir de son peuple de vivre, un jour, dans une Palestine libre.

Le Sénégal et la Palestine entretiennent des relations anciennes et cordiales, comment appréciez-vous cette proximité entre les deux États ?
Comme vous le savez, nous avons, avec le Sénégal et le peuple sénégalais, des liens forts et historiques qui nous unissent à la juste cause du peuple palestinien depuis l’indépendance du Sénégal et bien avant. A tel point que le drapeau palestinien est devenu un étendard porté haut par la diplomatie sénégalaise. C’est ainsi que le Sénégal préside, de 1976 à nos jours, le Comité des Nations-unies pour l’exercice des Droits inaliénables du Peuple palestinien, seul comité onusien qui promeut directement les revendications légitimes du peuple palestinien. En outre, Sénégal porte la voix de la juste cause du peuple palestinien dans toutes les enceintes internationales que ce soit aux Nations-Unies, à l’Unesco, à l’Oci, avec les Non-alignés, en Asie, en Afrique, en Europe etc.

A titre d’exemple, faut-il rappeler que le Sénégal a été le premier pays africain à reconnaître l’État de Palestine en 1988 ? Le président Senghor a été le premier président africain à accueillir Yasser Arafat comme chef d’État en 1976, à l’époque où les grandes puissances souhaitaient l’éliminer, et lui a permis de se déplacer en Afrique et dans le monde en lui délivrant un passeport diplomatique sénégalais ? Faut-il rappeler que la première représentation du peuple Palestinien en Afrique a été ouverte en 1973 à Dakar et cela malgré les pressions internationales? Faut-il rappeler que feu Saïd Abassi, ancien Ambassadeur de l’État de Palestine au Sénégal, a été doyen du Corps diplomatique malgré les pressions de certains pays ? Faut-il enfin rappeler que le Sénégal est parmi les premiers membres qui constituent le Comité Al Qods, après l’incendie terroriste israélien contre la Mosquée Al Aqsa (à Jérusalem) en 1969?

Je saisis cette occasion pour remercier chaleureusement, au nom de notre peuple palestinien et de sa direction, le peuple sénégalais et son gouvernement qui travaille avec persévérance sous la sage direction du président de la République, Macky Sall, pour leur soutien solidaire en faveur des droits légitimes de notre peuple et de sa juste lutte pour mettre fin à l’occupation israélienne illégale de sa terre et l’établissement de notre Etat indépendant avec Jérusalem (Al Qods Al Sharif comme capitale).
Ce soutien historique et constant, devenu un pilier de la politique extérieure du Sénégal, revêt une valeur cruciale à nos yeux et nous attachons une grande importance à nos relations avec les pays frères d’Afrique et en particulier le Sénégal. Nous avons une grande confiance dans la volonté du Sénégal de continuer d’accompagner la Palestine dans l’action internationale et dans sa quête légitime et salutaire pour la justice, la paix et la sécurité au Moyen-Orient et dans le monde.

Aujourd’hui, dans quels domaines les deux États mettent-ils l’accent sur leurs relations ?
Au-delà de la relation fraternelle et historique, des liens spirituels forts entre les populations et dans différents secteurs se sont tissés entre nos deux pays. Nous sommes arrivés à un stade où nous devons renforcer ces liens de solidarité, pour capitaliser une véritable coopération entre la Palestine et le Sénégal, pour construire de véritables liens de partenariats basés sur l’égalité, la fraternité et les valeurs de la « Ummah » que nous partageons ensemble. S’entraider, c’est d’abord et avant tout un devoir éthique. Et c’est ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui. Nous espérons pouvoir entamer les premiers projets de coopération et de développement entre l’Afrique et la Palestine dans les domaines agricoles, agro-industriels, de l’éducation, de la santé…etc. Pour cela, nous avons institué l’Agence palestinienne pour la coopération internationale qui aura deux antennes en Afrique : une à Dakar pour couvrir l’Afrique de l’Ouest, et une à Addis-Abeba pour couvrir l’Afrique de l’Est. La Palestine souhaite être une valeur ajoutée pour le Sénégal et l’Afrique, en mettant à disposition son savoir-faire et son expertise dans les domaines qu’elle a pu développer malgré l’occupation et la colonisation israélienne qui s’acharne à détruire l’économie en Palestine.

A titre d’exemple, nous pouvons déjà rappeler que nous avons organisé le premier Forum économique entre le Sénégal et la Palestine à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar en février dernier. Cet événement a vu la participation d’une vingtaine d’hommes d’affaires et entrepreneurs palestiniens venus découvrir, pour la première fois, le marché sénégalais. Nous sommes également disponibles à mettre à la disposition du Sénégal nos compétences en termes d’enseignement supérieur. C’est ainsi que nous étudions les voies et moyens de soutenir le Sénégal dans son projet d’Université arabo-islamique. D’autres projets importants sont en cours d’études et pourront être lancés dans les mois prochains.
Sur le plan politique, comme nous l’avons déjà souligné, le Sénégal a toujours joué un rôle actif dans la mobilisation et la coordination politique avec la direction palestinienne en faveur de la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien. Une grande complicité historique unit les diplomaties des deux pays, qui s’est vérifiée lors des moments cruciaux et historiques tels que la reconnaissance de l’État de Palestine en tant qu’État membre observateur à l’Oua puis l’Ua, mais aussi à l’Onu en 2012 ou en tant que membre à part entière à l’Unesco etc.

La dernière illustration de cette complémentarité et de cet engagement sénégalais en faveur de la Palestine, et de ce destin commun a été l’adoption de la fameuse résolution 2334 du 23 décembre 2016 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur la situation au Moyen Orient. Cette résolution était portée par quatre pays membres non permanents du Conseil de Sécurité : le Venezuela, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande et bien sûr le Sénégal.

Le Sénégal et Israël ont rétabli leurs relations diplomatiques après une période de froid, comment appréciez-vous cet incident diplomatique ?
Je dois faire d’abord quelques rappels et commenter l’importance de cette résolution. Tout d’abord, l’adoption de cette résolution était nécessaire et est arrivé selon un timing particulier. De quoi y est-il question ? Elle rappelait à Israël, qui est la Puissance occupante, ses devoirs de respect de ses obligations juridiques et lui demandait de mettre fin à la colonisation et l’occupation de la terre palestinienne car sa poursuite met gravement en danger la viabilité de la solution à deux États. En réalité, c’est une résolution juste et nécessaire, en faveur de la justice, du droit et de la paix internationale, qui correspondait à une position naturelle et historique du Sénégal, et de la Communauté internationale. Faut-il rappeler que le président Obama ne s’est pas opposé à cette résolution ? Finalement, cette résolution a été adoptée malgré le mécontentement israélien et ses plaintes surréalistes. Israël a réagi avec beaucoup d’amertume allant jusqu’à une certaine hystérie qui révèle le complexe du colonisateur ! Elle a voulu punir les États porteurs de cette résolution qu’elle a considéré comme « anti-israélienne ». Quatre pays dont : le Sénégal, et deux pays qui n’ont pas de relations avec Israël, mais surtout un pays (la Nouvelle-Zélande) qui traditionnellement soutient Israël. Ce qui est une attitude arrogante et basée sur un regard biaisé! Israël a en fait provoqué seul ces incidents diplomatiques. Et c’est Israël qui essaie de rectifier ainsi ces mauvais calculs.

Pour revenir à votre question, je ne me permettrai pas d’apprécier ou pas, mais juste de rappeler que le Sénégal est un pays frère et ami, dont la souveraineté est jalousement respectée par mon pays ! A lui d’apprécier sa politique extérieure et d’évaluer ses relations avec les pays du monde, selon ses propres valeurs et intérêts.

En revanche, je souhaiterais renouveler ma confiance et celle de mon pays, dans la position solidaire et engagée du peuple frère du Sénégal et de sa direction. Et rappeler l’importance de la stabilité de ce soutien historique pour notre peuple et sa juste cause, conformément au droit international.

Lors du dernier sommet des chefs d’État de la Cedeao, le Premier ministre israélien était présent et a signifié son souhait d’être membre observateur.Comment appréciez-vous cet intérêt de l’État hébreu porté à l’Afrique de l’ouest ?
Il faut préciser que cette demande concerne l’Union africaine et non la Cedeao ! Ensuite je voudrais rappeler que ce n’est pas la première fois que ce problème se pose et qu’il rencontre la même réponse.

Cependant, il ne faut pas oublier que dans l’état actuel des choses, Israël, c’est la puissance occupante qui colonise la Palestine. Il faut bien comprendre que la terre historique du peuple palestinien a été prise par la force et la terreur puis annexée par Israël lors des Nakbas (catastrophes palestiniennes) ces injustices historiques et successives vécues par notre peuple.

Depuis 1967, Israël poursuit l’occupation et la colonisation de notre pays. Plus de 420 colonies. 700.000 colons. Un mur d’annexion illégal qui fait deux fois et demi la taille du mur de Berlin. 500 barrages fixes. C’est aussi Israël qui maintient le blocus inhumain de la Bande de Gaza, exsangue, abandonnée par la communauté internationale. Il y a plus de 6500 prisonniers politiques palestiniens détenus dans des conditions inhumaines et qui viennent de sortir d’une grève de la faim de 41 jours. C’est un pays qui assassine et emprisonne en masse le peuple palestinien. Israël c’est l’agression continue contre l’homme, les édifices, et la nature. Israël c’est aussi un pays où le racisme est institutionnel et qui a mis en place un véritable système d’apartheid contre les Palestiniens, traités comme des sous-hommes, empêchés de construire, de s’instruire, de se soigner, de circuler librement, de se développe etc. Israël c’est la seule entité étatique qui bafoue ouvertement le droit et les libertés de notre peuple, qui défie le droit international, et qui reste impuni, surprotégé devenant un État d’exception au dessus de toute loi.

Vous voulez dire qu’un État pareil ne mérite pas l’amitié et l’attention de l’Union africaine…
L’Union africaine s’est construite sur la base du panafricanisme, de la lutte des peuples pour leur libération, leur indépendance, pour permettre le développement de l’Afrique par les Africains, pour être l’instrument de leur liberté, de leur indépendance et de leur puissance. L’Union africaine a permis aux peuples en lutte de libération d’être reconnus à l’international et à l’Onu. Et c’est le cas pour l’Anc, la Swapo, le Paigc, le Frelimo etc. Mais cela a aussi été le cas pour l’Olp qui a bénéficié du statut de membre observateur de l’Oua puis de l’Onu en 1974. N’oublions donc pas que cette histoire commune nous a liés les uns aux autres pendant la période non coloniale. Période durant laquelle le soutien palestinien aux mouvements africains de libération était entier et sans équivoque. Alors qu’Israël a clairement soutenu le régime d’Apartheid en Afrique du Sud, il est impliquée dans les diverses guerres fratricides (Soudan, Rwanda, ancien Zaïre, Angola etc.) et soutient certains régimes dictatoriaux, allant jusqu’à nuire aux relations de bon voisinage entre des pays frères d’Afrique. Pour toutes ces raisons, je pense que cette demande non seulement ne fait pas l’unanimité et est prématurée, mais surtout serait contre-productive. D’autant plus que ce semblant de mobilisation israélienne en Afrique, n’est que mue par l’objectif de réduire l’isolement d’Israël, de diviser l’Afrique et casser son consensus sur la question palestinienne, et ainsi réduire le soutien africain naturel contre l’injustice et en faveur du peuple frère de Palestine.

Avec l’arrivée du président Trump à la Maison Blanche, avez-vous l’espoir de voir des changements réels dans le processus de paix au Proche-Orient ?
Il faut d’abord remettre en perspective le processus de paix et les démarches suivies pour essayer d’aboutir à une solution juste et durable, selon le droit international et les paramètres connus et reconnus. Y compris les différentes initiatives soutenues et parrainées par les États-Unis d’Amérique depuis Oslo, puis les Accords signés à Washington le 13 septembre 1993 (censés être un accord intérimaire de 5 ans qui devait aboutir à une solution définitive en mai 1999). Et cela continue jusqu’à nos jours. Les Américains, quelques soient les présidents, ont envoyé ministre après ministre, émissaire après émissaire, et ont déployés toutes sortes d’efforts pour essayer d’amener une solution à cette question.

Aujourd’hui, il ne faut pas qu’on perde tout le travail déjà abattu en restant sur des négociations de forme. Il faut qu’on passe après 24 ans de négociations maintenant, à une étape concrète, à travers une solution politique juste et durable qui ne va pas être imposée aux Palestiniens qui ont concédé ce qu’ils pouvaient concéder. Il s’agit aujourd’hui de ramener Israël à des accords concrets et pratiques.

Lors de son déplacement au Moyen-Orient, le président Trump a fait un geste positif et significatif en se rendant en Terre Sainte, en Palestine. Il a pu s’entretenir avec le président Mahmoud Abbas et il a écouté attentivement l’appel palestinien à impliquer la Communauté internationale et à la tête les États-Unis dans un processus pratique et réel sur un calendrier fixe, pour un objectif déterminé : On doit mettre fin à l’occupation israélienne. Tout le monde connaît la solution, il reste à la mettre en pratique.

Pour le moment, on ne voit pas de solution réelle et concrète. Nous ne pouvons négocier le droit du peuple palestinien, mais nous pouvons négocier les modalités de son application. Nous n’avons pas encore obtenu les recettes attendues pour cette solution, il n’y a pas de formule magique. La Palestine attend toujours ! Elle attend de trouver sa place naturelle au sein des nations de ce monde. Nous attendons aussi de savoir si la partie américaine soutient réellement la solution à deux États comme envisagée jusque là, ou si elle étudie une solution à un seul État. Si c’est le cas, de quel État parle-t-on ? On ne peut continuer à envisager deux États alors qu’Israël intensifie sa politique coloniale tous les jours en accaparant des terres palestiniennes et en construisant de plus en plus de colonies. On ne peut pas nous faire croire qu’Israël est notre partenaire ou a des relations normales avec la Palestine alors qu’elle nous colonise, nous occupe, nous opprime. On ne peut pas demander au monde de normaliser avec Israël alors qu’elle poursuit cette politique d’apartheid et de colonisation.

Gardez vous quand même espoir ?
Les expériences du passé nous ont beaucoup refroidis. Et nous rappelons que c’est encore Israël qui bloque le processus de Paix. Nous n’attendons pas de solutions miraculeuses des Américains. Nous attendons seulement l’application du droit. Nous ne voulons plus subir un régime d’exception et dépendre d’Israël un pays au- dessus de la loi. En fait, Israël cherche à tourner le dos à la communauté internationale et évite de rentrer dans un processus politique global qui, à mon sens, est la seule voie qui nous permettrait d’arriver à une solution juste à la question palestinienne. Pour finir, j’ajouterai que l’espoir, nous le trouvons au fond de chaque Palestinien, car nous sommes un peuple malade d’espoir, et nous avons foi et croyons au triomphe de notre droit, de notre cause, et la liberté de notre peuple. Une chose est sûre, un peuple qui est en lutte depuis plus d’un siècle ne renoncera pas à ses droits et ne se mettra jamais à genou. Tôt ou tard, la Palestine sera libre.

Propos recueillis par Maguette NDONG

La nation a rendu un dernier hommage à l’ancien Premier ministre, Habib Thiam, décédé, hier, à Dakar. Il a été inhumé au cimetière musulman de Yoff, après la levée du corps à l’Hôpital Principal de Dakar, en présence du chef de l’État, des corps constitués et de nombreuses hautes personnalités civiles, militaires et coutumières. C’est un serviteur de l’État que le Sénégal a perdu.

Ancien président de l’Assemblée nationale de 1983 à 1984, deux fois Premier ministre (1981-1983) puis de 1991 à juin 1998, Habib Thiam a reçu les honneurs de la nation toute entière, hier. Le chef de l’État, le président Macky Sall, avait, à ses côtés, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall, plusieurs ministres et hauts fonctionnaires, l’ex-Premier ministre Mamadou Lamine Loum, les membres du Conseil de l’Ordre national du Lion.

C’est à 15 heures 37 minutes que le chef de l’État est arrivé sur les lieux pour saluer la famille du défunt, les parents et amis. Aussitôt après son installation, la sonnerie aux morts retentit sous les ordres d’un officier de l’armée sénégalaise qui commandait un détachement militaire. Des hommes en uniforme place le cercueil enveloppé du drapeau national devant la foule venue nombreuse pour rendre hommage à un serviteur de la Nation, un homme d’État qui a servi loyalement son pays.

Premier à prendre la parole, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdalah Dionne, un des neveux de Habib Thiam qui fut le collaborateur direct de son oncle feu Doudou Thiam, alors ministre des Affaires étrangères du Sénégal indépendant. « Vous êtes l’une des dernières personnalités à échanger avec le Premier ministre Habib Thiam », a-t-il lancé au chef de l’État. « Il nous donnait des leçons de loyauté mais surtout ceux qui incarnaient la République et la Nation », a encore dit le Premier ministre dans son oraison funèbre.

De grandes qualités sportives
Originaire du Walo, cet enfant de Rebeuss est né à Dakar le 21 janvier 1933 avant de poursuivre ses études au célèbre lycée Van Vollenhoven actuel Lamine Guèye au Plateau. Des études qu’il poursuivra au collège Jules Ferry en France puis à Louis Le Grand. Après une licence en Droit et en Sciences politiques, il entra à l’École nationale de la France d’Outre-mer (Enfom) en 1960. Sortie de cette prestigieuse école où il eut comme condisciple l’ancien président Abdou Diouf, Habib Thiam fit différents stages au ministère de l’Économie et des Finances, en France, à la Banque de France, à l’Office du change et au Commissariat du Plan. Rentré au Sénégal, il dirigea le cabinet du ministre des Affaires étrangères d’alors de 1960 à 1962, puis celui du ministère de la Justice. Nommé, secrétaire d’État à la présidence de la République sous Senghor, il sera chargé du Plan et du Développement, puis du Plan et du Développement rural pendant 5 ans. Il sera aussi nommé gouverneur du Sénégal auprès de la Banque mondiale avant de redevenir ministre du Développement rural de 1968 à 1973. Élu député, il siégea à l’Assemblée nationale où il fit un brillant passage au Groupe parlementaire de l’Ups puis du Ps. C’est le 1er janvier 1981 qu’il succéda à Abdou Diouf à la Primature. Président de l’Assemblée nationale pendant une année (avril 1983 à avril 1984), il atterrit à la Bicis comme président du conseil d’administration de 1984 à 1991. Il revient au gouvernement en 1991 avant de le quitter définitivement en fin mai 1998. Militant socialiste, il eut d’éminentes fonctions au sein du Bureau politique, chargé des relations avec la presse et des relations internationales.

L’ancien Premier ministre est aussi très connu des milieux sportifs. Il dirigea le Comité national olympique sportif (Cnos) après une belle carrière sur les pistes d’athlétisme. Deux fois champion de France aux 200 mètres, il fut sélectionné 12 fois et remporta la médaille de bronze des Jeux universitaires mondiaux de 1957, et la médaille d’or du relais 4 X 100. Il force l’admiration pour reprendre les mots du Premier ministre et il est titulaire de plusieurs décorations dans les Ordres nationaux dont l’une lui a été remise par le président Macky Sall.

El Hadji Abdoulaye THIAM

Dakar reçoit, du 25 juin au 2 juillet 2017, la 23ème session extraordinaire du comté interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uemoa). A l’occasion de la cérémonie d’ouverture qui s’est tenue hier, le président par intérim du Cip-Uemoa, Jérémy N’Gouan a indiqué que les débats vont porter sur l’état des lieux de la politique énergétique et la transhumance transfrontalière dans l’espace.

Pour le président du comté, l’objectif visé, à travers les présentations et les débats attendus, est d’aider les députés à mieux appréhender l’état des lieux de la politique énergétique dans l’espace de l’union et de les informer sur la problématique de la transhumance afin qu’ils puissent apporter leurs contributions sur ces thématiques pour le bien être des populations. « Depuis le début des années 2000, les pays de l’Uemoa sont confrontés à une crise énergétique sans précédent. Cette crise a des répercussions sur le taux de croissance qui a enregistré une perte de 1,5 % en moyenne », a-t-il précisé. Il a rappelé que l’Uemoa a lancé, depuis 2010, un ambitieux programme d’investissements qui s’étend sur 20 ans. « Ce programme dénommé initiative régionale pour l’énergie durable (Ired) vise à porter à l’horizon 2030, le taux d’accès à l’énergie dans l’espace Uemoa à 80 % contre 13 % aujourd’hui. Ramener le prix du Kwh à 30 FCfa et hisser la part des énergies renouvelables de l’union aujourd’hui de 36 à 66 % », a-t-il détaillé. Il s’est dit convaincu que les Odd ne pourront pas être atteints sans un accès durable aux services énergétiques, notamment face au contexte économique et financier des États de l’Uemoa marqué par la pauvreté.

Au sujet de la seconde thématique à discuter, la transhumance transfrontalière, il a fait comprendre qu’avec plus de 60 millions de têtes de bovins et 160 millions de petits ruminants, l’élevage joue un rôle à la fois économique, social et culturel en Afrique au sud du Sahara. « Il contribue pour 10 à 20 % au Pib et parfois à hauteur de 50 % aux ressources d’exportation dans les pays sahéliens, selon la Fao (en 1970). Malgré l’existence des différents instruments législatifs et réglementaires, les déplacements du bétail sont entravés à la fois au sein des pays et entre voisins », a-t-il fait remarquer. « Au regard de la gravité de la situation engendrée par le climat de tension entre les pasteurs sahéliens et les populations locales, la gestion des flux de transhumance transfrontalière est devenue un sujet de préoccupation majeure », a dit. Jérémy N’Gouan qui n’a pas manqué à cette occasion de magnifier, « le leadership et le profond dévouement» du président Macky Sall, au processus d’intégration.

Amadou DIOP

Très ému, le président de la République, Macky Sall, a profité de la levée du corps de l’ancien Premier ministre pour vanter ses qualités. « A l’annonce de la nouvelle ce matin, ça était une grande tristesse pour moi, mais surtout une grande perte pour le Sénégal », a déclaré le chef de l’État. Il a ajouté que Habib Thiam fut un grand serviteur de l’État au brillant parcours qui a incarné les valeurs très précieuses d’humilité, de constance, de fidélité voire de patience. Selon Macky Sall, il fut un sportif accompli, sans aucun doute, facteur qui explique sa stature d’homme d’État.

Pour le chef de l’État, il fut au cœur des dures années du Sénégal indépendant et de la modernisation de l’administration. « Il était attaché aux valeurs de la République que nous partageons mais surtout un passionné du monde rural au sens large (agriculture, pêche et élevage), socle de notre développement », a poursuivi Macky Sall. Et il ajoute : « nous avons beaucoup appris de cette génération d’hommes et de femmes ». Selon lui, Habib Thiam était un homme de terrain en contact permanent avec les populations de son pays. Révélant son dernier entretien avec le défunt en présence de son épouse Mme Anna Thiam à qui il a rendu hommage, le chef de l’État s’est félicité de l’immense espoir qui animait l’homme passionné par le développement du Sénégal. Les générations actuelles et futures doivent suivre son exemple a dit le chef de l’État qui a surtout insisté sur son amitié avec le président Abdou Diouf à qui il avait dédié un livre au début de 2000. Présentant les condoléances de la nation à la famille, Macky Sall a annoncé s’être entretenu longuement, hier, avec Abdou Diouf attendu à Dakar très prochainement. 

Rawane Mbaye : « Il était un bon pratiquant »
Quant à l’imam El hadji Rawane Mbaye, il a révélé que le défunt avait toujours souhaité quitter ce monde un jour de lundi comme ce fut le cas pour le Prophète Mohamed (Psl). Il fut un bon pratiquant qui marquait la fin de l’année par une lecture de Coran entouré de son épouse et de ses enfants, a encore précisé Pr Mbaye.

El. A. THIAM

La problématique des deux prières au Sénégal n’a pas manqué d’interpeler le chef de l’Etat, Macky Sall. Ainsi, en écho aux propos de l’imam, le président de la République, dans sa traditionnelle déclaration d’après prière, a rappelé qu’il n’est pas du rôle de l’Etat de s’immiscer ou de prendre position sur cette question. « Le rôle de l’Etat, c’est de créer les conditions d’un dialogue et d’une convergence entre les différentes chapelles car, en matière de religion, il y a beaucoup d’interprétations », a-t-il déclaré. 

Etant donné que chacun se fonde sur ses convictions pour interpréter les textes, Macky Sall a invité à être plus « flexible » et « libéral » dans nos rapports. Il a estimé que l’idéal serait que les fêtes religieuses soient célébrées dans l’unité, mais si ce n’est pas possible, cela ne doit pas être source de problèmes. « Chacun peut prier le jour qu’il veut, il n’y aucun mal à cela. Le plus important, c’est de cultiver la tolérance surtout dans l’islam. Tous les problèmes que rencontre actuellement l’islam à travers le monde sont dus au manque de tolérance. Chacun veut imposer sa vision de la religion, cela crée forcément des frictions et des problèmes. L’islam, c’est la religion du juste milieu, c’est une religion de paix et de dialogue », a-t-il souligné avec force.

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM 

Dans quinze jours, le début de la campagne électorale lancera le compte à rebours des Législatives du 30 juillet prochain. Mais d’ores et déjà, le nombre pléthorique de listes en compétition suscite des interrogations relatives au bon déroulement du vote le jour-j. Au plus haut sommet de la République, on ne perd pas de vue cette situation inédite dans l’histoire politique du Sénégal. En effet, le président Macky Sall a invité la Commission électorale nationale autonome (Cena) et les différents acteurs à s’entendre sur le processus du vote. « Face à la prolifération des listes, j’espère que la Cena ainsi que les acteurs pourront trouver les convergences qui devront permettre de trouver les modus operandi devant amener les citoyens à exercer leur devoir sans grande entrave », a-t-il soutenu, au sortir de la prière de l’Aïd-el-fitr. 

Du côté du gouvernement et notamment du ministère de l’Intérieur, il a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement du scrutin. Le chef de l’Etat a invité toutes les parties prenantes à faire en sorte que ces élections se tiennent dans le calme et la sérénité. Car, a-t-il rappelé, « le vote est une tradition bien ancrée au Sénégal ». Le Sénégal votant depuis 1860, rien donc, à ses yeux, ne devrait s’opposer à ce qu’on ait des élections transparentes et apaisées. « Cette élection n’est qu’une étape dans la marche de la démocratie au Sénégal. Cette étape, j’espère qu’on le franchira avec allégresse et lucidité puisque notre modèle démocratique est mature. Le Sénégal a rencontré des épreuves beaucoup plus difficiles et s’en est bien sorti. Je lance un appel à toute la classe politique et à tous les citoyens pour qu’ils se mobilisent et exercent leur droit et devoir de citoyen et fassent en sorte que notre démocratie sorte de ce scrutin consolidée. Et que, dès le lendemain, chacun vaque à ses occupations en toute tranquillité », a déclaré le président Macky Sall.

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM 

L’ancien Premier ministre sénégalais Habib Thiam est décédé ce lundi à l’âge de 84 ans, rapportent plusieurs sources médiatiques.

Habib Thiam a été Premier ministre sous Abdou Diouf du 1er janvier 1981 au 3 avril 1983 puis du 8 avril 1991 au 3 juillet 1998.

Après Dakar, Habib Thiam poursuit ses études à Paris où il intègre d’abord le Lycée Louis-le-Grand, puis l’Université et enfin l’École nationale de la France d’outre-mer (ENFOM).

Il se spécialise en Droit et en Sciences politiques et travaille aussi pour le Ministère des Finances et la Banque de France, lit-on sur le site de la direction des relations avec les institutions.

L’étudiant Habib Thiam fut aussi un athlète accompli et, entre 1954 et 1958, il sera sélectionné 11 fois au niveau international pour le 200 mètres (deux fois champion de France) ou le relais 4×100 mètres.

Sur le plan politique, il a occupé un certain nombre de postes au plus haut niveau, directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères puis de la Justice. Il a été à la tête du secrétariat d’État à la présidence de la République puis ministre du président Léopold Sédar Senghor.

Membre du Parti socialiste, il est élu député en 1973. En 1977, Habib Thiam devient le président du groupe parlementaire socialiste à l’Assemblée nationale. Au sein de son parti, il est membre du Bureau politique et responsable d’abord des relations avec la presse (1969-1975), puis des relations internationales (1975-1982).

Succédant à Abdou Diouf qui accède à la présidence, il est nommé Premier ministre le 1er janvier 1981, une fonction qu’il occupera jusqu’au 3 avril 1983. Il sera alors remplacé par Moustapha Niasse.

Après Amadou Cissé Dia, il est président de l’Assemblée nationale de 1983 à 1984, avant de céder la place à Daouda Sow.

Le 8 avril 1991, il redevient Premier ministre et le restera jusqu’au 3 juillet 1998. Il sera remplacé par Mamadou Lamine Loum.

En 1955, Habib Thiam épouse Monique Imbert, une Française avec laquelle il aura cinq enfants. En 1981, Habib Thiam épouse Anne Majken Hessner, une ancienne parlementaire socio-démocrate danoise. Le couple aura deux filles.

Source : APS

En lice pour les élections législatives du 30 juillet, la Convergence libérale patriotique (Clp/Jamm Ji) est d’avis que le Sénégal a besoin d’une « force politique patriotique qui puisse défendre la République dans l’hémicycle en ayant comme leitmotiv l’objectivité, la rigueur et la transparence ».

La Convergence libérale patriotique (Clp/Jamm Ji) veut défendre les valeurs de la République à l’Assemblée nationale. En lice pour les législatives du 30 juillet, son leader, Serigne Mbacké Ndiaye promet de faire des propositions visant à renforcer la démocratie sénégalaise. « Nous proposerons la suppression des salaires des députés pour les remplacer par des indemnités de session et un mandat présidentiel de 7 ans non renouvelable », a déclaré Serigne Mbacké Ndiaye. Le leader de Clp propose aussi de ramener le nombre de députés à 100 dont 20 représentants des Sénégalais de l’extérieur. Il veut aussi que la liste nationale soit supprimée et que les députés soient élus au scrutin uninominal à deux tours.

Pour M. Ndiaye, le Sénégal a besoin d’une nouvelle option politique qui se donne pour objectif ultime l’épanouissement des Sénégalais dans tous les secteurs de la vie. « Le pays a besoin de la conjugaison des efforts de tous les Sénégalais qui sont déterminés à se battre pour un Sénégal de paix et de prospérité », a-t-il dit. « Il manque dans l’arène politique sénégalaise un mouvement politique patriotique clairement et profondément investi dans les valeurs sénégalaises de la paix, du dialogue et de la fraternité pour un ancrage achevé de notre pays à l’épanouissement économique », a souligné le leader de la Clp.

Serigne Mbacké Ndiaye entend aussi défendre « la prise en compte et le soutien du combat des hôteliers du Sénégal, la prise en charge du combat de la plateforme pour la défense de l’environnement et la réappropriation du littoral, un fort plaidoyer pour la mise en place d’un observatoire de l’enfance pour la protection et le suivi de l’enfance au Sénégal ». Dans le secteur touristique, la coalition dirigée par Serigne Mbacké Ndiaye plaide pour une révision de la convention hôtelière et des industries alimentaires. Elle promet aussi d’œuvrer pour le règlement définitif des conflits permanents avec les voisins du Sénégal dans le secteur de la pêche. A ce titre, il entend mener des missions de bons offices pour faciliter un terrain d’entente entre les pêcheurs sénégalais et les autorités mauritaniennes.

Revenant sur les tensions politiques notées à quelques jours du démarrage de la campagne, Serigne Mbacké Ndiaye a appelé les acteurs politiques au sens des responsabilités. Il a aussi écarté toute possibilité de cohabitation. « C’est le président de la République qui définit la politique de la nation. Le Premier ministre doit donc exécuter la politique définie par le président. Il ne peut y avoir de cohabitation », a dit M. Ndiaye.

Babacar DIONE

Pour plus d’équilibre et d’équité, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) rappelle aux responsables des médias que leurs collaborateurs investis sur les listes pour les législatives doivent s’abstenir d’utiliser leurs émissions comme moyens de propagande, à compter d’hier et ce, jusqu’à la fin du processus électoral. Le code électoral oblige les médias qui traitent des élections législatives à respecter rigoureusement les règles d’équité et d’équilibre entre les candidats (articles L.61 et LO.125), souligne le Cnra. Selon la loi n° 2006-04 du 04 janvier 2006 portant création, le Cnra dispose, en son article 8, que l’organe de régulation fixe les règles concernant les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions réglementées des médias audiovisuels pendant les campagnes électorales.

Le Cnra, comptant sur le sens de la responsabilité et sur l’attachement des éditeurs au respect des règles d’équité et d’équilibre, les appelle à faire respecter scrupuleusement cette recommandation.

El. H. A. T.

Par Arrêté n° 2017- 1046 du 15 juin 2017, le Premier ministre a nommé Monsieur Jean Pierre Senghor, ingénieur agroéconomiste, Secrétaire exécutif du Conseil national de la Sécurité alimentaire, en remplacement de Monsieur Ali Mohamed dit Séga Camara. Le nouveau patron du Conseil a été coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) puis ministre conseiller à la présidence de la République.

Le Khalife de la famille Barro, Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro, a remercié le président de la République pour sa bienveillance et sa gratitude. Selon lui, la reconstruction de cette mosquée est née de la propre initiative de Macky Sall. « Nous n’avons jamais sollicité la réhabilitation de la mosquée ni écrit de lettre pour cela. C’est lui-même qui l’a voulu. C’est après une édition du Daaka de Médina Gounass qu’il a demandé que le plan de la mosquée lui soit envoyé. On l’a fait et c’est par la suite que les travaux ont démarré. Pour ce geste, nous lui en serons à jamais reconnaissants », a dit le Khalife.

La considération de Macky Sall pour cette famille, a-t-il dit, ne souffre d’aucun doute. « Il l’a dit tout haut, l’a démontré et continue de le démontrer. Nous sommes conscients de cela et c’est pour cela que nous ne cesserons de prier pour lui et de lui témoigner toute notre gratitude, notre reconnaissance. Car Thierno Mansour Barro disait que si un homme te considère, il faudrait en faire autant ».

Pour Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro, le président de la République a un calendrier très chargé et pouvait se faire représenter, mais il a tenu à venir lui-même, accompagné des membres de son gouvernement. « Cela dénote de tout l’intérêt qu’il accorde à la famille de feu Thierno Mansour Barro », s’est-il félicité. Les travaux de la nouvelle mosquée ont duré un peu plus de deux ans. Ce joyau architectural, composé d’un rez-de-chaussée et d’un niveau supérieur, est bâti sur une superficie de 350, 41 m2.

Le rez-de-chaussée couvre une superficie de 165 mètres carrés pour une capacité de 292 personnes. Pour le niveau supérieur, la surface est de 186, 15 mètres carrés pour une capacité de 285 personnes soit un total de 350, 41 mètres carrés et une capacité totale de 537 fidèles. Cette nouvelle mosquée se distingue par son minaret de 25 mètres de hauteur et de sa coupole de 15 mètres. Elle dispose aussi d’une sonorisation moderne de haute portée permettant aux fidèles d’entendre l’appel à la prière, et d’une rampe d’accès pour les handicapés.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Le président de la République et sa délégation ont pris part à la prière dirigée par le khalife qui, pour l’occasion, supplée à l’imam de la grande mosquée, Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara. Thierno Cheikh Ahmed Tidiane Barro a ainsi formulé des bénédictions et des prières pour le président Macky Sall pour ses nombreuses actions et initiatives. Il a aussi prié pour un bon hivernage porteur d’espoir, mais aussi pour des élections législatives apaisées. Il a exhorté les croyants à l’unité et à éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte à la cohésion sociale. Quant à El Hadji Malick Barro, il a renouvelé tout l’engagement et le soutien de la famille de feu Thierno Mansour Barro à Macky Sall. « En venant chez feu Thierno Mansour Barro, Macky Sall est venu chez lui, dans sa propre famille, sa propre maison, car il est des nôtres », a-t-il dit en saluant la présence de tous les foyers religieux, de la famille de Thierno Amadou Tidiane Bâ de Médina Gounass à celle de Thierno Amadou Boyinadji entre autres. « Sa venue coïncide avec le ramadan et les préparatifs de la fête, sinon ce lieu refuserait de monde, parce que le travail qu’il a fait, il l’a fait pour tous les croyants, tous les fidèles musulmans », a-t-il laissé entendre. « Nous prions pour que le Tout-Puissant le guide encore et l’accompagne dans la réussite de sa noble mission, et la concrétisation de ses projets pour les familles religieuses, et dans les autres secteurs d’activité au grand profit des populations », a dit El Hadji Malick Barro.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

Le président de la République s’est rendu au chevet de la famille d'un ancien et vieux militant de son parti. Il s'agit du vieux Mbor Sow, un militant de première heure de l'Apr décédé le 12 juin dernier. 

Macky Sall a rappelé les liens qu'il entretenait avec le défunt. Ce dernier, dit-on, l'a beaucoup soutenu dans sa conquête du pouvoir. Le chef de l'État a ainsi présenté ses sincères condoléances à toute sa famille tout en lui assurant de son inconditionnel soutien.

Le porte-parole de la famille à remercié le président Macky Sall pour avoir effectué le déplacement. Selon Djiby Thiombane, le seul fait d'avoir envoyé son directeur de cabinet, le ministre Oumar Youm, témoigne largement de l'intérêt qu'il accorde au défunt. "Si le regretté Mbor Sow n'a pas eu de maison ni de voiture, c'est à cause de la politique et il s'est engagé et a soutenu le président Sall jusqu'à sa mort", a-t-il fait savoir.

S. O. FALL et A. S. NDIAYE

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