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Politique (3822)

1 444 Sénégalais qui étaient en situation irrégulière à Ankara seront bientôt régularisés. Suite à un entretien entre l’ambassadeur du Sénégal à Ankara et le ministre turc de l’Intérieur, Suleymane Soylu qui a demandé aux personnes concernées de s’inscrire sur la plateforme électronique des services de l’émigration de la Turquie pour obtenir leur carte de séjour.

Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la Turquie va régulariser la situation administrative de 1444 Sénégalais. D’après le communiqué, cette décision a été prise suite à une rencontre entre l’ambassadeur du Sénégal à Ankara, Moustapha Mbacké et le ministre de l’Intérieur de la Turquie, Suleymane Soylu. Lors de cette rencontre qui a eu lieu le 26 octobre dernier, informe la note, les deux hommes ont « magnifié l’excellence et l’exemplarité des relations bilatérales qui se sont traduites par des avancées concrètes à travers la réalisation de grands projets mutuellement bénéfiques pour les deux pays, comme cela a été mis en exergue lors de la 4eme Session de la Commission mixte entre le Sénégal et la Turquie, tenue à Dakar, les 5 et 6 septembre 2017 ».

En effet, c’est par la même occasion, informe le communiqué, que le ministre de l’Intérieur de la Turquie « a bien voulu accéder à la requête du président de la République Macky Sall concernant la régularisation de la situation administrative de 1444 Sénégalais qui vivent en Turquie ». Ainsi, le ministre demande aux principaux intéressés de s’inscrire sur la plateforme électronique (e-ikamet.goc.gov.tr) des services de l’émigration de la Turquie en vue d’obtenir leur carte de séjour. « Cette décision, d’une haute portée symbolique, vient encore illustrer, si besoin en était, les liens fraternels et l’estime réciproque qui existent entre les deux chefs d’État, Recep Tayyib Erdogan et Macky Sall », ajoute le communiqué. « Cette amitié fondée sur une vision et des aspirations partagées a permis de hisser les relations bilatérales multidimensionnelles à des niveaux jamais égalés et de tracer des perspectives dans la construction d’un destin commun à même de répondre aux attentes des populations des deux pays frères », conclut la note.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres lundi 30 octobre 2017 à 10 heures au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat réaffirme, à l’occasion de la célébration de la Toussaint, la solidarité de la Nation à la communauté chrétienne, et prie pour nos disparus, tout en saluant la qualité du dialogue et de la cohabitation de toutes les communautés religieuses du Sénégal.

Abordant les préparatifs de la 123ème édition du Magal de Touba qui sera célébrée le 8 novembre 2017, le Président de la République invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions requises pour assurer le bon déroulement de cette manifestation religieuse d’une dimension internationale exceptionnelle, en veillant à la sécurité des personnes et des biens, notamment à la sécurité routière et à l’hygiène publique.

Ainsi, le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il se rendra dans les prochains jours à Touba, pour effectuer une visite de courtoisie au Khalife général des mourides et présenter ses vœux de bonheur et de succès à toute la communauté mouride.

Poursuivant sa communication autour du travail remarquable de l’ensemble des volontaires nationaux et internationaux, du rôle primordial des personnes âgées dans la consolidation de la nation et du développement du Sénégal, le Président de la République demande au Gouvernement de faire du volontariat un levier majeur de mobilisation citoyenne de toutes les forces vives de la nation, dans un esprit constructif de solidarité intergénérationnelle. Il convient à cet effet, d’œuvrer davantage à l’amélioration continue des conditions de vie des personnes âgées, en leur accordant une attention spéciale dans tous les services publics, en veillant à la reconnaissance de leur mérite, à travers notamment leur décoration régulière dans les ordres nationaux.

Ainsi, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement :
• à optimiser le potentiel d’entrainement du volontariat dans l’atteinte des objectifs en matière d’emploi et d’insertion socio-économique des jeunes générations ;

• à renforcer le cadre institutionnel de pilotage et de coordination de la coopération technique ;

• à élaborer une stratégie nationale de coopération technique, afin d’asseoir une meilleure supervision et une synergie plus soutenue des programmes et interventions ;

• à diligenter l’adoption d’un projet de loi sur le volontariat et la publication d’un rapport annuel sur le volontariat au Sénégal.

Appréciant le travail précieux des auxiliaires de l’administration et le renforcement de leur rôle essentiel dans la vie nationale, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’élaboration d'un statut général des administrateurs de proximité, avec tous les avantages et privilèges y afférents, ainsi qu’à la mise en place d’un conseil national à eux dédié. Dès lors, le Président de la République demande au Gouvernement d’actualiser la liste officielle des chefs de villages et délégués de quartiers, de procéder à la régularisation de la situation administrative de ceux parmi eux qui ne disposent pas d’actes de désignation formels, de veiller également au paiement intégral des allocations mensuelles des délégués de quartiers et d’engager une réflexion pour déterminer une allocation de représentativité régulière au bénéfice des chefs de villages.

Rappelant par ailleurs la place primordiale du tourisme dans l’économie nationale, le Président de la République demande au Gouvernement de poursuivre sans relâche l’exécution des mesures hardies de soutien aux acteurs et structures du secteur et de promotion de la destination Sénégal. Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’impératif de hâter la réhabilitation des zones touristiques du Saly Portudal et du Cap Skirring, ainsi que l’aménagement des nouveaux sites de Joal Finio, Pointe Sarène, îles du Saloum. Dans cette perspective, le Président de la République demande au Gouvernement d’orienter son action sur le développement de l’écotourisme, notamment dans le Sénégal Oriental, au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal et en Casamance, et de promouvoir l’ouverture de nouveaux réceptifs hôteliers d’envergure dans les régions dépourvues d’infrastructures touristiques comme Diourbel, Tambacounda, Kolda, Kédougou, Kaffrine, et dans les régions de Dakar et Thiès pour accompagner la mise en service du nouvel aéroport AIBD.

Le Président de la République a terminé sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de la visite d’Etat qu’il a effectuée en Afrique du Sud, du 23 au 25 octobre, à l’invitation du Président Jacob ZUMA qui lui a réservé un accueil chaleureux et une hospitalité généreuse durant tout son séjour.

Le Premier Ministre, a axé sa communication sur les conclusions du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais et les mesures prises pour un bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole et des préparatifs de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères principal, Ambassadeur du Sénégal au Brésil, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Nicolàs MADURO, Président de la République du Venezuela, avec résidence à Brasilia ;

• Monsieur Momar DIOP, Ambassadeur du Sénégal aux Pays - Bas, est nommé, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Kersti KALJULAID, Présidente de la République d’Estonie, avec résidence à la Haye ;

• Monsieur Oumar DIALLO, Inspecteur général d’Etat, est nommé Directeur général des Douanes, en remplacement de Monsieur Pape Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Isma SECK, Commissaire de police divisionnaire de Classe exceptionnelle, précédemment Adjoint au Directeur de l’Inspection des Services de Sécurité, est nommé Directeur de l’Inspection des Services de Sécurité, en remplacement du Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle Cheikh Mohamed Fadel DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Doudou NDIAYE, Commissaire de police divisionnaire de Classe exceptionnelle, précédemment Conseiller technique à la Direction générale de la Police nationale, est nommé Directeur des personnels, en remplacement du Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle Bernard Seck DIOM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Le département de Foundiougne constitue un enjeu majeur et l’Apr gagnerait à être unie pour relever les défis futurs. C’est la conviction de Pape Seydou Dianko, député-maire de Toubacouta, qui a magnifié ses retrouvailles avec le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, responsable républicain à Sokone.

En marge du festival Niumi Badiya de Toubacouta, M. Dianko a fait savoir que le président de la République, Macky Sall, a fait tout ce qu’il devait faire et le combat qui vaille, à son avis, c’est de vendre ses réalisations, sa vision pour assurer sa réélection en 2019. « Notre devoir absolu, c’est d’accompagner l’ambitieux Pse du président de la République et c’est unis que nous serons forts et pourrons le faire», a dit le député-maire qui s’est engagé à œuvrer pour l’unité dans tout le département de Foundiougne. «Je vais porter le combat chez mes camarades maires et de tous les responsables du département de Foundiougne pour assurer une victoire totale de Macky Sall en 2019», a indiqué Pape Seydou Dianko qui a invité les responsables de la zone à relever le défi de la massification.

S. O. FALL

L’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, a lancé son mouvement, la « République des valeurs », en présence de nombreux responsables politiques et militants. Son programme se fixe sur cinq piliers. Il s’agit de lutter contre « les logiques d’extraversion qui limitent notre souveraineté, il faut s’élever collectivement pour être les acteurs conscients de notre histoire ».

Entre autres points qu’il compte relever, sont ceux de renouer avec les valeurs morales et éthiques qui caractérisent les grands hommes et les grandes femmes qui ont écrit les plus belles pages de notre histoire religieuse, politique et intellectuelle ; - réinventer notre propre utopie et les institutions politiques, économiques et sociales qui pourront la porter et la réaliser. Ses fondements sont: démocratie, République, entreprise, éthique, citoyenneté, responsabilité, gouvernance, etc. Thierno Alassane qui lançait son mouvement « République des valeurs », ce samedi, a également indiqué que « les peuples d’Afrique ont leur destin à construire, alors en mouvement ». Dans ce sillage, l’ancien responsable de l’Apr a interpellé les « patriotes qui sentent vibrer en (eux) le sens du patriotisme ». « Vous qui vouez un culte à la République et aux institutions démocratiques, cette adresse vous est destinée ».

El. H. A. T

La réunion du Conseil national de l’Alliance pour la citoyenneté (Act) élargie aux secrétaires nationaux et aux secrétaires exécutifs s’est tenue au siège du parti sous la présidence d’Abdoul Mbaye. Il souhaite des élections sans irrégularité.

Sur l’actualité nationale et internationale, ils ont évoqué l’emprisonnement de dirigeants politiques et la manipulation d’une partie de la justice à des fins politiques. Sur l’affaire Khalifa Sall, le Cn de l’Act a constaté, avec très grand regret, ce que la malveillance politique et l’incompétence peuvent produire d’incohérence judiciaire.

A propos de l’appel au dialogue politique, le Cn de l’Act a retenu que le seul moyen d’obtenir cette paix est d’appeler le chef de la coalition au pouvoir au respect de la loi et des règles du jeu électoral avant tout déroulement de scrutin. Il a regretté que ces voix appelant au dialogue ne se fassent entendre qu’après de nombreuses violations de la loi électorale et du processus de vote, également des manquements graves à l’éthique ayant caractérisé la préparation, l’organisation et le déroulement des dernières élections, à l’instar de ce qui s’était produit lors du referendum de février 2016.

Le Cn exhorte toutes les parties de la société sénégalaise se sentant concernées par une paix durable au Sénégal à faire pression sur la majorité au pouvoir et son chef afin que les futures élections ne soient entachées d’aucune irrégularité. Il appelle à l’unité de l’ensemble de l’opposition pour exiger la transparence des prochains votes.

El. H. A. T

L’International libéral tiendra son congrès à Dakar les 29 et 30 novembre 2018. L’annonce a été faite par le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Me El-Hadji Omar Youm.

C’est sur décision du président de la République, Macky Sall, par ailleurs, secrétaire général de l’Alliance pour la République que les assises des libéraux se tiendront au Sénégal, selon Me Youm. Le maire de Thiadiaye a souligné que le choix du leader de l’Apr a été endossé par le comité exécutif à l’occasion de sa 199e réunion tenue le 27 octobre à Johannesburg. « Ce sera un grand moment de partage sur les valeurs libérales », a dit Me Youm sur sa page Facebook.

Selon le ministre, « les délégués des différents partis présents ont salué, à l’unanimité, cette décision considérée comme un hommage au leadership du président Macky Sall ».

B. DIONE

Les retrouvailles de la famille libérale, notamment une alliance électorale entre la mouvance présidentielle sous la houlette du président Macky Sall et les partisans de Me Abdoulaye Wade dans la perspective de la présidentielle de 2019 n’est pas à écarter. L’annonce sur les ondes de la Rfm est de Mahmoud Saleh, ministre d’État auprès du président de la République et membre éminent du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Apr), selon qui c’est dans l’ordre du possible et du réalisable.

Selon le ministre d’État Mahmouth Saleh, les relations entre les présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall « sont des rapports courtois, très bien ». Et malgré l’adversité politique circonstancielle tacite ou expresse, « même s’ils ne parlent pas directement, certainement indirectement, la responsabilité leur impose de se connecter vu leur passé, vu les responsabilités que l’un a exercé et que l’autre exerce actuellement », a-t-il déclaré, hier, sur la Rfm. Il n’y a l’ombre d’aucun nuage entre le président de la République et Me Wade, qui est une autorité ». Rien n’exclut une alliance électorale entre les deux présidents, et « si les circonstances politiques sont favorables et/ou l’exigent, il n’y a parfaitement aucune raison de ne pas travailler à cela». N’empêche que dans la foulée, il a nié l’indexation faite au pouvoir du prolongement du séjour au Qatar de Karim Wade. « En tout cas, pas à ma connaissance », dira-t-il. Qu’est-ce qui le retiendrait alors à Doha et quid de l’annonce de son retour au bercail du candidat du Pds, avant la tenue de la présidentielle de 2019 ? « Je n’ai pas la réponse. Allez le demander à ses proches ! Comme on n’y est pas encore, on a le temps de voir venir », a tonné sèchement l’ancien directeur de cabinet politique du chef de l’État.

M. L. DIEYE

Le Sénégal et la Francophonie ont perdu un grand serviteur en la personne du doyen Ababacar Ndiaye dit Aba, ancien Inspecteur de la Jeunesse et de l’Éducation populaire. Il fut un pionnier du mouvement associatif pour avoir été l’un des premiers encadreurs des collectivités éducatives.

Né à Saint-Louis, à Gueth Ndar, Aba Ndiaye fait partie des pionniers du département de la Jeunesse et des Sports où il a servi pendant de longues années à la Direction de la jeunesse et des activités associatives (Djase). Une foule nombreuse l’a accompagné à sa dernière demeure à Yoff après la levée du corps à l’hôpital Fann où des hommages lui ont été rendus.

Aba Ndiaye, pour les intimes, fut un grand athlète pour avoir couru sur les pistes sénégalaises et africaines avant de devenir un haut fonctionnaire au commissariat des Sports sous Lamine Diack et avant lui, sous Ahmadou Mahtar Mbow. Il reçut, il y a une vingtaine d’années, le titre de Lion d’Or du Soleil qui récompensait les anciens dirigeants sportifs. C’est à l’école primaire de Ndioloffène qu’il fit ses premiers pas, arpentant les rues de l’ancienne capitale pour rallier ce lointain quartier de Ndar. En service à la Djase, il passa de grands moments avec des cadres comme Mademba Diop qui fut le directeur. Il a également beaucoup apporté aux collectivités éducatives où il a formé les premiers cadres en charge de l’encadrement des adolescents. C’est Aba Ndiaye qui présida, jusqu’à son décès, l’amicale des anciens inspecteurs de la Jeunesse et des Sports du Sénégal. Fonctionnaire, il conduit plusieurs missions à l’extérieur du pays. C’est dans ce cadre qu’il sera le responsable de l’Opération Jeunesse-Canada-Monde. Une initiative que le gouvernement canadien monta avec le Sénégal. Nous étions au début de l’année 1970. Plusieurs Sénégalais établis présentement au Canada ont bénéficié de ce programme d’échanges qui avait permis aux jeunes Sénégalais et Canadiens de nouer un brassage. Dans le domaine de l’environnement, il sera encore l’initiateur du projet Sahel Vert qui a permis à des centaines de jeunes Sénégalais de planter 80.000 arbres à Malika en l’espace d’une dizaine de jours. Un programme soutenu par l’ancêtre de la Francophonie (Agence de coopération culturelle et technique) apprécié par l’ancien président Senghor et démultiplié à l’intérieur du pays. Mis à la disposition du secrétariat général de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports (Confejes), Aba Ndiaye accompagnera les secrétaires généraux Lamine Bâ, les professeurs Amadou Samb, Souleymane Diop et Antoine Diakhère Ndiaye, avant de prendre sa retraite. Homme d’expérience pour avoir parcouru le monde francophone, Aba Ndiaye fut aussi un grand militant du Parti socialiste (Ps) qu’il n’a jamais quitté en siégeant au collège des sages.

A sa famille, plus particulièrement notre collègue Amadou Gaye Ndiaye, le Soleil présente ses vives condoléances.

El Hadji Abdoulaye THIAM

A l’occasion d’un diner-débat de l’Association sénégalaise des anciens élèves et auditeurs de l’Ena de France (Asena) autour du thème « la déconcentration, levier de développement des terroirs», le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, conferencier, pense qu’il était peut-être beaucoup plus simple, pour une bonne harmonie dans la mise en œuvre des politiques publiques, de donner plus de pouvoirs aux territoires.

Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ce thème est d’actualité. «Nous avons lancé, en 2013, l’Acte 3 de la décentralisation qui donne de nouveaux pouvoirs, de nouvelles habilitations aux élus locaux. Mais ces habilitations que les élus locaux ont, leur viennent également de l’État qui a une autre présence par le biais de l’administration dans ces terroirs», a rappelé Aly Ngouille Ndiaye. «C’est pourquoi nous avons pensé qu’il était peut-être beaucoup plus simple pour une bonne harmonie dans la mise en œuvre des politiques publiques, de donner plus de pouvoirs aux territoires. Et ces pouvoirs, quand l’État les donne, l’administration territoriale les assume même si elle n’a peut-être pas suffisamment de moyens pour mettre en œuvre toutes les politiques », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a précisé qu’il faut simplement, maintenant, donner plus d’habilitations à ces territoires, par des moyens financiers, humains, matériels leur permettant, eux-mêmes, d’exécuter certaines tâches pour ne pas dire l’essentiel des tâches, d’avoir certains pouvoirs de décision.

«C’est peut-être aujourd’hui des aménagements, à mon avis, qu’il faut faire et qui permettent d’être beaucoup plus efficace et d’avoir des résultats beaucoup plus probants». «C’est le plaidoyer qui a été lancé et tous les différents acteurs ont proposé des choses que le gouvernement va prendre en charge. Le président de la République, lui-même, a tenu, lors du référendum 2016, à inscrive cela dans la Constitution. Les textes sont maintenant avec le gouvernement qui doit aller plus loin», a-t-il fait savoir. Pour lui, si nous voulons le développement, nous ne pouvons pas reposer tout sur les épaules de l’administration centrale. «C’est une tâche très lourde. Prendre les décisions à la base est beaucoup plus facile que de le faire en haut niveau », a-t-il ajoute. De son côté, le président de l’Association sénégalaise des anciens élèves et auditeurs de l’Ena de France a confié: «nous pensons que l’avantage comparatif du Sénégal, c’est la qualité des ressources humaines et qu’un pays se développe avec des idées et des élites. L’Asena est donc entrée par effraction dans le débat public pour poser les véritables questions». Ajoutant qu’ils sont un «think tank», Yoro Dia, a poursuivi : «aujourd’hui, la question de la déconcentration interpelle le Sénégal parce que nous avons hérité d’un État napoléonien qui date des indépendances. Et aujourd’hui, on ne peut pas lancer un processus d’émergence avec un État aussi centralisé. Il ne peut pas y avoir de décentralisation s’il n’y a pas de déconcentration. Ça ne sert à rien de parler de communinalisation intégrale avec l’Acte 3 de la décentralisation si l’administration ne suit pas en faisant cet effort de décentraliser le pouvoir dans les localités».

Amadou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, a présidé, samedi, à Dakar, la présentation du livre « L’occident ambigu » de Hamidou Sall. Le président Macky Sall a salué la portée universelle du message, un appel au dialogue des cultures et des civilisations.

L’écrivain, homme de culture, Hamidou Sall, est un ancien conseiller spécial du président Abdou Diouf au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Actuellement, il dirige la Fondation européenne dédiée au dialogue euro-africain et à la promotion de la culture et de l’éducation. Ce livre est un essai qui renvoie à l’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane qui est le préfacier. L’auteur Hamidou Sall, s’est inspiré de l’œuvre de son oncle maternelle, l’ancien ministre Cheikh Hamidou Kane et invite à l’école des valeurs. Il s’agit d’un écho qui explicite le message intemporel et transculturel de l’aventure ambiguë. La cérémonie a été une fête de l’amitié et de la fraternité. Plusieurs personnalités politiques et diplomatiques ont assisté à la cérémonie. « Nous sommes tous des Samba Diallo dans le contexte particulier de la société diallobé (une communauté sous domination coloniale et en pleine mutation) », a dit le président de la République. Le chef de l’État rappelle que « Samba ira, en fin de compte, à l’école étrangère, ainsi en a décidé la Grande Royale qui, une fois de plus, aura usé de son droit d’aînesse. L’émotion de Thierno est humaine, compréhensible ». « Des décennies après les indépendances africaines, le livre de Cheikh Hamidou Kane reste toujours d’actualité », a conclu le président de la République.

Dans son roman : « L’occident ambigu », Hamidou Sall revient sur les grandes questions soulevées par ce roman devenu un classique de la littérature mondiale, l’écrivain parcourt l’histoire de l’Afrique et de l’Occident, ses deux mondes si chers à son cœur. C’est avec chagrin et compassion qu’il analyse le déclin spirituel de l’Occident, avant de déclarer que l’Afrique se tient désormais aux côtés de celui-ci pour l’aider à retrouver son âme. Il est vrai que l’Afrique a tant donné à l’Occident. Il s’agit là d’un livre important, à la fois par la profonde culture gréco-latine de l’auteur (son amitié avec la regrettée Jacqueline de Romilly le prouve) et par la très fine connaissance du monde et des hommes que ce grand voyageur a acquise au gré de ses différentes fonctions.

El. H. A. THIAM (avec Igfm)

La Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, est à New York, parmi les intervenants principaux au débat organisé par la présidence française du Conseil de sécurité des Nations unies sur la mise en œuvre de l’agenda « Femmes, paix et sécurité », issu de la résolution 1325 adoptée en 2000.

« La résolution 1325 a su mettre en mots les violences commises sur les femmes et les filles en temps d’hostilités, de conflits et de guerre. Elle appelle aussi les États à faire en sorte d’inclure les femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes, dans tous les efforts visant à favoriser et à maintenir la paix et la sécurité. 17 ans plus tard, les atrocités persistent et seul un nombre infime de femmes est sollicité dans le processus de médiation, de prévention, de paix et de sécurité. Ce débat est l’occasion d’un bilan pour engager, enfin, plus de moyens et passer des déclarations à l’action », souligne Mme Jean.

Durant son intervention, elle évoquera les priorités d’actions que se fixe l’Oif pour mobiliser très largement, notamment les États, en faveur de la protection effective des droits des femmes et des filles, de la lutte contre l’impunité et d’une véritable implication des femmes sur l’ensemble du continuum paix-sécurité-développement.

En marge de cette réunion de haut-niveau, elle s’entretiendra avec plusieurs personnalités, dont notamment, le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Miroslav Lajčák, le secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, la Directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population, Mme Natalia Kanem et l’Administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, Achim Steiner.

EL H. THIAM

La Direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) s’est réunie, jeudi, au siège du parti, sous la présidence de Diégane Sène. Ce dernier a été choisi comme secrétaire général de l’Urd. Les membres du parti ont salué la forte vague de sympathie manifestée, suite au décès de Djibo Leity Kâ par les Sénégalais de toutes appartenances politiques et sociales, ainsi que de nombreux amis, partisans ou simples connaissances du défunt, tant en Afrique qu’à travers le monde.

Après avoir invité l’assistance à dire des prières pour Djibo Leïty Kâ, Diégane Sène a ouvert la réunion par un compte-rendu des événements intervenus, dans la famille de l’ l’Urd, depuis le 14 septembre 2017, jour du rappel à Dieu du fondateur du parti. Il a, à ce sujet, noté la brutalité de la nouvelle du décès, la mobilisation du parti tant au Sénégal qu’à l’étranger, la forte vague de sympathie manifestée au parti par les Sénégalais de toutes appartenances politiques et sociales, ainsi que de nombreux amis, partisans ou de simples connaissances du défunt, tant en Afrique qu’à travers le monde, lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction. L’émotion du pays et de beaucoup d’étrangers à la suite de la disparition du camarade Djibo Leïty Kâ est une réponse toute naturelle à ce que fut sa dimension d’acteur politique, d’homme d’État ou, simplement, d’homme social. C’est un hommage rendu à l’enfant du peuple qui a su s’identifier à lui, au référent des bonnes causes, au patriote intransigeant, rapporte le texte. Au cours de son débat, la Dpe est largement revenue sur les marques de solidarité de la communauté nationale et pris note de leur ampleur qui transcende tous les partis, tous les courants de pensée, toutes les obédiences. Abordant le volet relatif aux défis qui attendent le parti, la Dpe salue l’arrivée, comme secrétaire général, de Diégane Sène.

Approbation unanime tirée d’un passé militant sans tache à ses côtés, d’un engagement total et d’une aptitude éprouvée à la fonction, rapporte le communiqué. La Dpe, dans l’immédiat, lui assigne deux missions primordiales : conduire le parti, en tant que secrétaire général, le représenter en tant que tel, ce qui suppose la poursuite, dans le cadre de « Bennoo Bokk Yaakaar » et réunir les conditions de la tenue d’un congrès au courant de 2018 pour, à la fois, ancrer l’Urd dans son propre mouvement en cours, de redynamisation amorcée avant les élections législatives, rapporte le texte.

Oumar BA

A l’issue de la visite du chef de l’État en Afrique du Sud, un communiqué conjoint a été publié. Les deux États ont décidé de mutualiser leurs efforts à l’échelle continentale pour renforcer la paix et la sécurité. Nous reproduisons le communiqué signé à Pretoria.

1. La visite d’État du président Macky Sall a été précédée par la troisième session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre l’Afrique du Sud et le Sénégal qui s’est tenue le 20 octobre 2017 à Pretoria.

2. Au cours de leurs entretiens, les deux chefs d’État ont procédé à un large échange de vues sur des questions bilatérales, continentales et internationales d’intérêt commun.

3. Ils ont réaffirmé les solides relations historiques entre l’Afrique du Sud et le Sénégal fondées sur des liens politiques, économiques et culturels qui remontent aux années de la lutte contre le colonialisme et l’Apartheid.

4. Les deux présidents se sont félicités de la commémoration du 30ème anniversaire des «Pourparlers de Dakar de 1987» qui a eu lieu du 10 au 14 juillet 2017 à Dakar et de la signature du Protocole d’accord sur la Coopération technique entre le Conseil du Musée de Robben Island et le Musée de la Maison des Es-claves de l’île de Gorée.

5. Les chefs d’État se sont réjoui des résultats fructueux de la troisième session de la Cmcb au cours de laquelle a été examinée la coopération bilatérale dans les domaines thématiques de la politique et la gouvernance, du développement économique ; du développement social et de la défense et la sécurité.

6. Ils ont exprimé leur satisfaction quant au dynamisme des relations entre leurs deux pays ainsi que et leur ferme volonté de les approfondir et de les renforcer.
7. A cet égard, les deux chefs d’États ont convenus d’élever la présidence de la Commission mixte de coopération bilatérale au niveau du ministre des Relations internationales et de la Coopération sud-africain et du ministre en charge des Affaires étrangère du Sénégal pour donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Ils ont également approuvé la création d’un Comité de suivi pour assurer la mise en œuvre des accords bilatéraux.

8. Au cours de la visite, un Mémorandum d’entente dans le domaine du tourisme qui développera la coopération bilatérale dans ce domaine entre les deux pays frères a été signé.

9. Les deux chefs d’État ont chargé leurs ministres respectifs de finaliser les négociations sur tous les accords en suspens en vue de leur signature dans les meilleurs délais.

10. Les présidents Zuma et Sall se sont adressés au Forum économique Afrique du Sud-Sénégal le 24 octobre 2017, en soulignant l’importance d’améliorer les relations commerciales pour le bénéfice mutuel des deux pays.

11. Ils ont eu un échange de vues sur la situation politique et sécuritaire du Continent. A ce propos, ils ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble à la poursuite d’une paix durable, d’une plus grande stabilité et d’un développement économique du Continent.

12. Les deux chefs d’État ont réitéré la nécessité d’une mutualisation des efforts à l’échelle continentale pour renforcer la paix et la sécurité et pour lutter efficacement contre le terrorisme. A ce propos, le président Sall a entretenu son homologue des préparatifs de la 4ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, prévue les 13 et 14 novembre 2017 sur le thème : « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ».

13. Les deux dirigeants ont passé en revue les développements concernant le Comité d’orientation des chefs d’État et de gouvernement du Nepad. À cet égard, ils ont réaffirmé leur attachement au maintien des structures du Nepad en tant que mécanisme complémentaire de l’Union africaine dans la quête du développement économique et social du continent.

14. Les chefs d’État ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le processus d’intégration africaine et ont appelé à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de son Plan d’actions.

15. Les deux dirigeants ont également réaffirmé leur soutien au programme de développement durable à l’horizon 2030 et à la réforme du système multilatéral, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies.

16. S.E. M. Macky Sall, président de la République du Sénégal, a exprimé sa gratitude à S.E. M. Jacob Zuma, président de la République d’Afrique du Sud, pour son accueil chaleureux et fraternel ainsi que l’hospitalité qui lui ont été réservés à lui et à sa délégation.

Selon un document signé par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidki Kaba, notre pays soutient l’Espagne à la suite de la proclamation de l’indépendance de la Catalogne. « J’ai suivi cette proclamation d’indépendance. Ce que je peux dire, c’est que le Sénégal reste attaché à la légalité constitutionnelle, ainsi qu’à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de l’Espagne».

Me Sidiki Kaba
Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

Dans son intervention, le président de la commission de l’Uemoa, Abdallah Bouréima, a martelé que la présente réunion du Comité de haut niveau vient à point nommé puisqu’elle se tient dans un contexte marqué par des développements importants pour notre union, notamment sur le plan sécuritaire. « Depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire, dans l’espace Uemoa, reste dominée par la persistance de la menace terroriste, en particulier au Burkina, au Mali et au Niger et ses activités connexes telles que l’extrémisme violent, les trafics de drogues, d’armes et d’êtres humains », a-t-il détaillé.

C’est pourquoi, « notre Union doit accorder à ces fléaux et menaces un ordre de priorité élevé dans le prolongement des efforts des États concernés à travers, notamment, une coopération plus accrue avec la Cedeao, le G5 Sahel et l’autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma (Alg) », a-t-il invité. « Nous devons, me semble-t-il, au regard des derniers développements de la situation politique dans l’espace Uemoa, œuvrer à l’élaboration d’outils et d’instruments communautaires en vue de rationaliser la gouvernance politique, notamment s’agissant de la consolidation de la démocratie ainsi que de la promotion et la sauvegarde des droits humains », a révélé Abdallah Bouréima. Tout compte fait, il a salué le leadership « clairvoyant et efficace » du président Macky Sall. Leadership qui a permis, selon lui, à la Commission, en rapport avec les États membres, de réaliser des avancées dans la mise en œuvre de la politique commune de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité.

A. DIOP

Hier, à l’issue des travaux de la 3ème réunion du Comité de haut niveau pour la mise en œuvre de la politique commune de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité, le chef de l’État qui a présidé la rencontre a indiqué que l’Uemoa doit se doter d’une stratégie de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Macky Sall qui est favorable à l’accélération de la mise en place du mécanisme de veille et d’alerte précoce de l’Uemoa « compte tenu des défis multiples auxquels nous sommes tous confrontés », milite surtout pour la mutualisation des potentiels et de la mise en synergie des actions.

Le président Macky Sall a rappelé, à cette occasion, que le combat pour la paix et la sécurité n’est jamais gagné d’avance. « Les événements douloureux qu’ont connu nos pays frères, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Niger montrent que les défis sécuritaires se multiplient et deviennent de plus en plus complexes », a dit le chef de l’État. Le président Macky Sall a ajouté que « face à ces défis, nous n’avons d’autres choix que de nous engager résolument dans la voie de la mutualisation de nos potentiels et de la mise en synergie de nos actions en mettant l’accent sur la prévention conformément aux orientations données par les chefs d’États dans le plan stratégique pour la paix et la sécurité ». Il a indiqué que la synthèse des travaux montre que les diligences issues de leur dernière réunion ainsi que les recommandations de la conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’Union ont été exécutées convenablement. « Il convient, dès lors, d’accélérer la mise en place du mécanisme de veille et d’alerte précoce de l’Uemoa, compte tenu des défis multiples auxquels nous sommes tous confrontés. Dans le même ordre d’idées, il est important de veiller au renforcement de la coopération en matière de sécurité, d’échange d’expériences et de renseignements dans l’espace Uemoa », a défendu le chef de l’État. Pour le président Macky Sall, « notre Union doit se doter d’une stratégie de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et d’un cadre référentiel pour encadrer la gouvernance politique dans l’espace communautaire». Il a salué la forte participation à cette rencontre qui traduit, à ses yeux, l’intérêt particulier que l’Uemoa accorde au renforcement de l’intégration régionale. « En 20 ans d’existence, l’Uemoa a fait preuve de dynamisme comme en atteste ses performances en matière de politiques macroéconomiques et financières. Mais aussi dans l’exécution des politiques sectorielles. Toutefois, il faut reconnaître que la paix et la sécurité sont indispensables pour créer un environnement propice à l’impulsion d’une économie forte pouvant garantir le bien-être des populations. C’est le lieu donc de magnifier les avancées majeures que nous avons réalisées depuis l’adoption, le 24 octobre 2013, à Dakar, de l’Acte additionnel instituant la politique commune de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité », a-t-il poursuivi. Citant en exemple, l’adoption du programme stratégique pour la paix et la sécurité, la mise en place de la délégation générale à la paix et à la sécurité au sein de la commission de l’Uemoa, l’adoption par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Uemoa le 5 juin 2016, du plan d’actions pour la paix et la sécurité dans l’espace Uemoa. « Je saisis cette occasion pour féliciter la Commission de l’Uemoa pour toutes les diligences accomplies dans la mise en œuvre de ce chantier. Je vous engage donc le président de la Commission, à prendre les dispositions nécessaires à cet effet. Je vous encourage également à renforcer la visibilité organique de la délégation générale à la paix et à la sécurité pour la rendre plus opérationnelle », a-t-il lancé.

Cinq recommandations retenues
Le président Macky Sall a rebondi sur la 3ème édition sur la paix et la sécurité que le Sénégal abritera les 13 et 14 novembre 2017 pour dire qu’elle sera un moment privilégié pour approfondir la réflexion sur ces questions essentielles qui nous interpellent aujourd’hui. Il a lancé un appel pour une participation de tous les pays de l’Uemoa à cet évènement majeur. «Au demeurant, le comité de haut niveau et moi-même continuerons à vous soutenir dans la mise en œuvre des diligences du chantier paix et sécurité », a confié le président Macky Sall.

Le président Macky Sall n’a pas manqué d’aviser quant à la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux au sein de la Cedeao qu’elle induit nécessaire des infiltrations, des risques élevés. « L’Uemoa donc, dans les recommandations récentes, a proposé la mise en place d’un mécanisme de veille et d’alerte précoce qui devra travailler à faire en sorte que les différents secteurs de la sécurité, de la défense puissent échanger », a-t-il éclairé. Il a annoncé que des recommandations ont été faites. « Il y en a, grosso modo, cinq. Autour de ces questions, autour de la nécessité, également, de réguler l’orpaillage clandestin qui est une source, en vérité, de recrutement puisqu’étant des zones de non-droit, il faut veiller à réduire le conflit entre éleveurs et agriculteurs. Dans beaucoup de pays, on a beaucoup de difficultés pour ne pas dire dans l’ensemble de nos pays et il y a d’autres mesures qui ont été proposées que je me chargerai de présenter à la conférence des Chefs d’État pour une validation », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Un mécanisme de veille et d’alerte précoce ainsi qu’un accord-cadre de coopération seront mis en œuvre dans l’espace Uemoa pour faire face aux défis sécuritaires. L’annonce a été faite, hier, par Abdallah Bouréima, président de la Commission de l’Uemoa à l’ouverture de la 3ème réunion du comité de haut niveau sur la mise en œuvre de la politique commune de l’Union dans le domaine de la paix et de la sécurité.

L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a décidé de mettre en place un plan d’actions pour la paix et la sécurité. Cette décision sera matérialisée par la mise en place prochaine d’un mécanisme de veille et d’alerte précoce (Mevap) et la conclusion d’un accord cadre de coopération en matière de sécurité et de renseignement. L’annonce a été faite, hier, par Abdallah Bouréima, président de la commission de l’Uemoa à l’ouverture de la 3ème réunion du Comité de haut niveau sur la lise en œuvre de la politique commune de l’Union dans le domaine de la paix et de la sécurité.

Selon le président de l’Uemoa, la mise en place du Mevap permettra à l’Uemoa de disposer d’un outil pertinent et efficace d’anticipation des crises et des conflits. M. Bouréima estime également que l’accord-cadre de coopération favorisera une meilleure traçabilité des mouvements de personnes dans l’espace communautaire et contribuera à mieux lutter contre les menaces terroristes.

Le président de l’Uemoa a indiqué que la rencontre de Dakar arrive dans un contexte marqué en particulier par la persistance et l’extension de la menace terroriste dans l’espace communautaire. « La récurrence et la similarité des attaques terroristes perpétrées au Burkina Faso, au Mali et au Niger, leur connexion et leur coéxistence avec d’autres menaces comme les trafics en tous genres, l’extrémisme violent, le blanchiment de capitaux, la piraterie maritime constituent une source de grave préoccupation pour la sécurité des personnes et des biens dans l’espace Uemoa ainsi que pour la stabilité des États membres de l’Union », a-t-il souligné. Face à cette situation, a dit le président, « l’Uemoa s’emploie, dans sa politique commune de paix et de sécurité, à promouvoir une approche concertée et globale, c’est-à-dire à renforcer la coordination entre nos pays et à poser les jalons d’une coopération destinée à préserver la paix, la sécurité et la stabilité dans l’espace de l’Uemoa ». Le président de la commission de l’Uemoa a aussi insisté sur la mise en place de la délégation générale à la paix et à la sécurité qui assure la mise en œuvre ordonnée, cohérente et progressive de la politique commune de l’Union.

Babacar DIONE

Hier, le Mouvement citoyen dirigé par le Pr Penda Mbow, a organisé, au West african research center (Warc), en la mémoire du Pr Mme Aminata Diaw Cissé, un panel sur le leadership féminin au Sénégal. A cette occasion, Mme Penda Mbow a soutenu que le leadership des femmes ne doit pas seulement être un choix des hommes, mais « l’aboutissement de toutes les luttes que nous avons connues dans ce pays ».

La réflexion a porté, à cette occasion, sur « le leadership féminin au Sénégal : histoire, actualité et perspective», histoire de revisiter l’historique du mouvement social féminin au Sénégal, les défis de la construction d’un leadership féminin « porteur d’alternative » ainsi que la question du dialogue intergénérationnel. Pr Penda Mbow souligne, d’emblée : « nous avons organisé ce panel, ce matin, pour d’abord rendre hommage à un collègue qui nous est très chère, Aminata Diaw Cissé, qui est partie et a laissé un très grand vide ». Dans ce sens, c’est « d’abord pour reconnaître le travail que font les femmes intellectuelles dans ce pays. Deuxièmement, c’est qu’on a l’impression dans notre pays que les femmes ont beaucoup évolué et qu’il y a des femmes à tous les niveaux des structures sociales... Mais cela nous parait comme une illusion dans la mesure où ce leadership ne prend pas en charge toutes les luttes et les légitimités historiques et culturelles des femmes de ce pays », a-t-elle éclairé.

Elle a alerté : « le leadership des femmes ne doit pas seulement être un choix des hommes. Il doit être l’aboutissement de toutes les luttes que nous avons connues dans ce pays. Lorsqu’un leadership prend en charge une quelconque forme de pouvoir, que ce leadership soit non seulement représentatif du rôle des femmes et de leur travail, mais que ce leadership soit capable de gérer tout l’espoir que la société peut placer en ce leadership ». Mieux, et de l’avis du Pr Mbow, la nomination de la femme doit contribuer à changer quelque chose dans notre pays et à faire avancer les luttes. Quant à la remobilisation des femmes, « elles jouissent, dans notre pays, d’un héritage, d’une légitimité historique et culturelle ».

« Nous devons améliorer la société puisque notre engagement est un engagement générateur d’idées nouvelles et le renouveau de la démocratie se fera essentiellement avec les femmes ».
Au-delà, a défendu Penda Mbow, « nous nous acheminons vers une situation exceptionnelle avec des enjeux de taille. Ce sont les enjeux de sécurité. Au moment où la sécurité est devenue un enjeu de société, il faut que les femmes non seulement participent à la réflexion mais aussi qu’elles maîtrisent et qu’elles puissent prendre en charge cette question de la sécurité pour voir comment participer aux débats sur le gaz, le pétrole, les ressources de façon générale. Les femmes, de façon générale, doivent maîtriser les enjeux autour de ces débats qui agitent le landerneau sénégalais depuis quelques temps ».

Et c’est dans ce sens d’ailleurs que le Mouvement citoyen est décidé à reprendre son rôle et sa place à la fois dans le débat démocratique, citoyen mais aussi dans la prospective par rapport à ces questions que nous avons soulignées, a-t-elle conclu.

Amadou DIOP

« Les défis sécuritaires auxquels nos États font face sont connus de tous, point n’est besoin d’y revenir. Aucune action ne sera de trop pour y faire face », a déclaré, hier, Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Il présidait la 3ème réunion du comité de haut niveau sur la mise en œuvre de la politique commune de l’Union dans le domaine de la paix et de la sécurité.

Me Kaba a déploré la récurrence des attaques terroristes dont sont victimes des pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. « Nous demeurons convaincus qu’il n’y a pas d’autre voie que celle de la mise en synergie de nos potentiels et de nos efforts communs pour conduire nos pays à l’émergence et assurer, de manière durable, le bien-être de nos populations », a-t-il dit. « L’intégration est devenue, plus qu’un besoin, une nécessité absolue pour le future de nos pays et de nos peuples. L’Uemoa a fait montre de son dynamisme et de son efficacité en réussissant des performances remarquables dans les domaines de la politique macroéconomique et financière, de la politique commerciale et des politiques sectorielles. Ces acquis salutaires méritent d’être consolidés, préservés et protégés », a insisté le ministre.

Me Kaba a réitéré la détermination du chef de l’État, Macky Sall, dans la lutte contre le terrorisme qui constitue une menace globale. Selon Me Kaba, le Sénégal est honoré d’assumer la responsabilité de la coordination de la mise en œuvre de la politique commune de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité. « Par cette politique, l’Union vise à établir, à construire et à développer les conditions générales qui garantissent à l’espace Uemoa la paix et la sécurité sans lesquelles les objectifs centraux fixés par le traité de base ne peuvent être atteints », a-t-il affirmé.

B. DIONE

Cape Town (Afrique du Sud) - Le président de la République, Macky Sall, a retenu, mercredi à la fin de sa visite à la prison de Robben Island, devenue musée, que «la leçon de vie la plus importante qu’il faut retenir de l’apartheid, c’est cette capacité de dépassement et de pardon de Nelson Mandela».

«Face à une telle bêtise humaine, il a fallu une grande capacité de résistance, d’abord pour survivre dans ces conditions mais mieux, Mandela a fait preuve, avec ses compagnons, d’une générosité lorsque le moment de libération a sonné et lorsque l’Afrique du Sud a connu la fin de l’Apartheid «, a souligné Macky Sall.

Le premier président noir de la République d’Afrique du Sud, Nelson Mandela, a été incarcéré pendant 18 ans dans la prison de Robben Island, aujourd’hui transformée en musée.

«D’abord c’est l’émotion qui m’étreint lorsque j’ai atterri sur l’île de Robben Island avec la délégation qui m’accompagne. C’était le dernier acte de la visite d’État que j’effectue en Afrique du Sud. Cette visite ne pouvait pas manquer pour nous rappeler les souvenirs et surtout retracer le combat très difficile du peuple sud africain pour la liberté «, a ajouté le président Sall. «Face à un régime d’apartheid qui est un régime de négation des droits des Noirs tous les leaders de l’Anc on payé au prix de leur liberté, parfois même au prix de leur vie dans des conditions que nous venons de voir qui sont la matérialisation de la cruauté humaine», a fait remarquer Macky Sall. «Le président Mandela a su pardonner à tous ceux qui l’ont mis dans ces conditions, tous ceux qui l’ont offensé. Cette capacité de pardon, de dépassement, c’est aussi la leçon la plus importante qu’il faut retenir de l’apartheid. C’est vrai l’homme peut être un loup pour l’homme à travers la répression aveugle, des condamnations dans ces conditions extrêmes mais l’homme peut également être le remède de l’homme», a analysé le président sénégalais.

« Nous avons visité sa cellule, les conditions misérables dans lesquelles il a vécu 18 ans dans une toute petite cellule de 2 mètres carrés et être capable de dépassement et de pardon «, a ajouté Macky Sall qui a terminé mercredi une visite d’État de 72 heures en Afrique du Sud.

L’hôte du président Jacob Zuma poursuit : «Il a résisté, il a écrit et ils ont pu communiquer entre prisonniers. Ils ont été finalement victorieux devant une telle forteresse. C’est une leçon de vie que nous devons aussi apprendre et apprendre aux générations futures». «Au moment où je m’apprête à quitter l’Afrique du Sud, je tiens à remercier le président Jacob Zuma qui, lui-même, a passé dix ans de sa vie dans cette prison», a-t-il lancé.

APS

A l’occasion de la cérémonie de commémoration du 94ème anniversaire de la proclamation de la République de Turquie, Son excellence, Mme Nilgun Erdem Ari, ambassadeur de la République de Turquie au Sénégal, a salué la « forte entente mutuelle au plus haut niveau » de nos deux pays. Elle a aussi annoncé, à cette occasion, que des hommes d’affaires turcs ont de grands projets d’investissement au Sénégal.

Son Excellence Mme Nilgun Erdem Ari a indiqué que les relations entre la Turquie et le Sénégal se renforcent davantage chaque année. « Nous avons développé nos relations sur les plans économique, politique, sécuritaire et culturelle. De nombreuses institutions turques sont au Sénégal pour promouvoir ces relations », a-t-elle fait comprendre. « Nous avons d’excellentes relations sur le plan politique. Il y a une forte entente mutuelle des deux côtés au plus haut niveau. Nos présidents ont des liens étroits, nos peuples sont amis et frères. Les hommes d’affaires turques ont de grands projets d’investissement au Sénégal et le plan Sénégal émergent leur fournit, en conséquence, une excellente feuille de route », a-t-elle déclaré. « La Turquie continuera à investir au Sénégal, pays que nous considérons comme une puissance croissante en Afrique de l’ouest », a ajouté l’ambassadeur. Annonçant, dans la foulée, son départ du Sénégal après 3 ans de présence, elle a remercié le président Macky Sall qui lui a permis d’établir une relation de consultation mutuelle lorsqu’il s’agissait des relations bilatérales. « La Turquie et le Sénégal sont deux pays qui ont un très grand potentiel. Nous devons continuellement chercher à établir un lien de coopération dans divers autres domaines. Je ne doute pas que cette entente va se poursuivre avec notre nouvel ambassadeur », a-t-elle poursuivi.

Représentant le gouvernement du Sénégal à la cérémonie, le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye, a magnifié l’amitié sénégalo-turque avant d’indiquer : « nous ne célébrerons pas seulement une fête nationale mais aussi et surtout, une amitié qui s’est solidifiée ainsi qu’une coopération qui s’est diversifiée depuis l’établissement de nos relations diplomatiques, déjà vieilles d’un demi siècle et toujours aussi prometteuses ».

Amadou DIOP

Organisation, méthode et travail, sont les maîtres-mots du chef de l’État, le président Macky Sall qui a présidé, hier, un séminaire gouvernemental en présence de nombreux fonctionnaires à la présidence de la République.

L’équipe du Premier ministre a été invitée, par le chef de l’État, à travailler avec organisation et méthode au cours d’une rencontre au palais de la République.
Selon le chef de l’État qui s’adressait à la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, « organisation, travail et méthode » sont les trois principes d’un mode de gouvernance accès sur les résultats.

Face aux ministres et hauts fonctionnaires, le président Macky Sall a tracé la nouvelle ligne de conduite au gouvernement mis en place le 7 septembre dernier, au sortir des élections législatives de juillet. « Il nous faut une gouvernance fixé sur des résultats avec plus de performances et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques », a dit le président de la République aux ministres. Le séminaire gouvernemental, tenu hier, à la présidence de la République, constitue une orientation en vue d’obtenir des performances pour changer le vécu des populations sénégalaises. « Si j’insiste sur la performance, c’est parce que c’est la clé qui permet d’aller vers l’émergence », a encore dit le président de la République. Selon le président Macky Sall, il faut nécessairement une gestion optimale pour que les résultats du Plan Sénégal émergent (Pse) puissent refléter la situation macroéconomique. La croissance qui est de 6 % actuellement devrait connaître une hausse et arriver à 7 % en 2017. Le chef de l’État qui a placé l’année 2018 sous le signe du social a encore insisté sur la prise en charge des besoins des populations et plus particulièrement ceux des couches démunies. Il a cité la Couverture médicale universelle (Cmu), les bourses de sécurité sociale et les différents programmes en cours comme le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Promovilles, le Puma, etc. qui doivent impacter sur la vie des populations à travers les réalisations sur le terrain. « J’invite le gouvernement à plus de diligence pour relever les défis de l’opérationnalisation de la mise en œuvre des politiques d’où l’importance de travailler avec efficacité et organisation pour un meilleur fonctionnement de l’État », a martelé le chef de l’État. Il a demandé aux ministres à comprendre les enjeux de la problématique pour une administration rénovée et efficace face aux exigences et attentes des usagers. Ce qui devrait permettre au Sénégal d’être un pays moderne.

El. H. A. THIAM

L’évaluation du fonctionnement de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» agitée par certains partis alliés de la mouvance présidentielle a fait réagir Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (Apr) qui s’est dit satisfait des résultats globalement positifs engrangés en cinq ans par la coalition majoritaire.

Le bilan et autres conditionnalités posés par certains alliés pour évaluer leur compagnonnage avec la coalition présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar » n’a pas laissé indifférent le porte-parole en second de l’Apr, le parti présidentiel. Selon le député Abdou Mbow, « Bennoo Bokk Yaakaar», une coalition de coalitions avec une longévité jamais égalée dans l’histoire politique du Sénégal, peut revendiquer un bilan globalement positif tant au niveau de son fonctionnement qu’au niveau de la gouvernance ». Malgré les divergences de vues et autres frustrations notées ça et là et inhérentes à une coalition de cette envergure qui regroupent des libéraux, des socialistes, des centristes et autres personnalités indépendantes, « nous sommes satisfaits de cette large coalition, satisfait de ce compagnonnage de cinq ans qui nous a valu des victoires électorales depuis 2012 et qui a fini de montrer son efficacité et son efficience », a-t-il dit. Cette longévité historique et les résultats électoraux engrangés (présidentielle 2012, législatives 2012 et 2017, locales de 2014 et élection Hcct de 2016) sont la résultante des rencontres périodiques de la conférence des leaders, sous la houlette du chef de l’État par ailleurs président de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», « qui ont permis l’unité et la cohésion des différentes composantes de la coalition qui, cinq années durant, ont gagné toutes les joutes électorales ». Tout le contraire de l’opposition experte en intoxications, manipulations et accusations gratuites en mal de programme alternatif crédible et si prompte à enterrer Bby à chaque veille d’élection. Devant ce désarroi de l’opposition, M. Mbow en a appelé au resserrement des rangs au sein de la majorité présidentielle à l’image des leaders en consolidant l’unité d’actions et l’unité programmatique. A l’en croire, les Sénégalais ont porté leur choix sur le président Macky Sall « pour la satisfaction de leurs préoccupations essentielles par une bonne gestion transparente des ressources publiques ». Aussi, « les actes posés depuis son avènement à la tête du pays à travers les réalisations physiques palpables à tous les niveaux illustrent parfaitement que le président de la République n’a pas déçu leurs attentes ».

Mamadou Lamine DIEYE

Beijing - Le comité central du 19e congrès du Parti communiste chinois (Pcc) s’est réuni, hier, pour élire un Bureau politique et un comité permanent et un secrétaire général. Et c’est le secrétaire général sortant Xi Jinping qui a été confirmé à ce poste.

Xi Jinping a été élu hier mercredi secrétaire général du Comité central du Pcc pour un deuxième mandat de cinq ans, lors de la première session plénière du 19e Comité central de cette formation politique qui dirige la République populaire de Chine depuis 1949. Le comité central a élu un bureau politique, lequel a élu, à son tour, un comité permanent de sept membres. Les membres du Comité permanent du bureau politique du 19e Comité central du Pcc nouvellement élus sont Xi Jinping, Li Keqiang, Li Zhanshu, Wang Yang, Wang Huning, Zhao Leji et Han Zheng. A part le président Xi Jinping et son Premier ministre Li Keqiang, les autres membres font, pour la première fois, leur entrée dans ledit comité.

Xi Jinping est né en juin 1953 à Fuping, dans la province de Shaanxi. Il est Han, l’ethnie majoritaire de Chine. Il a eu son premier emploi en janvier 1969. En janvier 1974, il a intègre le Pcc. Il a une maîtrise en sciences humaines et sociales de la prestigieuse université Tsinghua d’où il a également obtenu une autre maîtrise en pensées, théories et idéologies du Marxisme. Il a aussi un doctorat en droit. Sur le plan politique, Xi Jinping a gravi tous les échelons du Pcc jusqu’a en devenir le secrétaire général depuis novembre 2012 et président de la République depuis mars 2013. Il a été vice- président de la République sous Hu Jintao ; vice-président puis président de la commission militaire du Pcc, secrétaire général provinciale du Pcc à Zhejiang, Fujian et Xiamen et responsable Pcc à Ningde et à Zhengding dans la province de Hebei. Son père Xi Zhongxun, proche de Mao Zedong, fut ancien vice-président de l’Assemblée populaire et vice-premier ministre. Victime d’une purge en 1962, il est réhabilité en 1978 par Deng Xioping. Après son élection comme secrétaire général du Pcc, le président Xi Jinping a fait face, hier, à la presse pour présenter le comité permanent et revenir sur le 19e congrès du Pcc. Il est revenu sur l’ère nouvelle du socialisme à la chinoise visant à parachever l’élaboration d’une société de moyenne aisance, voire la réalisation du Rêve chinois de renaissance nationale. Il a aussi rappelé le nombre important de dirigeants étrangers, partis politiques et organisations du monde entier qui ont félicité le Pcc à l’occasion de son 19e Congrès national.

Les 2 280 délégués venus de tout le pays ont approuvé, avant-hier, l’inclusion dans la charte du parti de « la Pensée Xi Jinping du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère », un concept qui constitue désormais un « guide d’action » pour le plus grand parti politique du monde. Ce qui montre que Xi est le plus puissant dirigeant chinois de ces 40 dernières années. En effet, ceci s’est produit au moment même où il est au pouvoir, ce qu’aucun autre dirigeant à part le timonier Mao Zedong n’a eu. Le nom de Deng Xiaoping, artisan à la fin des années 1970 des réformes qui ont fait de la Chine la deuxième puissance économique mondiale, est entré dans la charte après sa mort, en 1997.

Aly DIOUF (Correspondant en Chine)

Cape Town (Afrique du sud) - Le président de la République, Macky Sall, a appelé, mardi à Cape Town (Afrique du Sud), l’Afrique à faire la révolution du chemin de fer pour développer le commerce intra-africain.

Macky Sall s’exprimait lors du Forum d’affaires Afrique du Sud/ Sénégal organisé à Cape Town en marge de sa visite d’État de 72 heures qui s’est achevé, hier, en Afrique du Sud.

«L’Afrique doit faire la révolution du chemin de fer. Ils nous faut communiquer entre pays africains pour assurer le commerce intra-africain. Aujourd’hui, par exemple, le Sénégal n’a pas de chemin de fer avec le Mali», a souligné le chef de l’État sénégalais. « Dans ce domaine du transport ferroviaire, l’Afrique du Sud a un avantage comparatif «, a-t-il ajouté en présence d’hommes d’affaires sénégalais et de responsables de l’Agence de promotion des grands investissements (Apix) et du Fonds souverain d’investissements (Fonsis).

« En tant qu’africain, c’est une fierté de voir les Sud africains se battre pour leur pays. J’invite le secteur privé à investir car les États sont là pour lever les obstacles. La distance entre les deux pays ne doit pas être un obstacle «, a fait remarquer Macky Sall.

Le chef de l’État sénégalais ajoute que «nous avons à harmoniser et à coopérer en tant que pouvoirs publics mais c’est le secteur privé qui doit faire le reste».
Au cours de ce Forum d’affaires, «22 sur les 24 rencontres B to B, deux panels sur les infrastructures et l’agro-bussiness» ont été tenus, informe la Confédération des employeurs du Sénégal (Cnes).

APS

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