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Politique (2789)

La célébration de l’an 57 de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale a été marquée, à Kaolack, par un imposant défilé civil et militaire sur l’avenue Diogoye Basile Senghor. Une procession au cours de laquelle la démonstration des conducteurs de vélo taxi communément appelé « Jakarta » ont volé la vedette aux autres défilants par le port de casque et de gilet avec des éléments visibles d’identification pour sécuriser ce commerce en vogue dans le Saloum.

 
Mis en cause dans plusieurs accidents de la circulation meurtriers enregistrés dans la région de Kaolack, les conducteurs de vélo-taxi de la capitale du Saloum étaient sur la sellette. Leur participation au défilé du 4 avril célébrant l’indépendance du Sénégal a permis au nombreux public qui a pris d’assaut l’avenue Diogoye Basile Senghor de les découvrir sous un nouveau jour. Gilet bleu de chauffe sur un pantalon beige, casque de sécurité vissé sur la tête et une belle allure, les « jakartamen », adeptes des parades désinvoltes, ont surpris leur monde.

Les nouvelles dispositions réglementaires prises pour sécuriser ce mode de transport, très prisé à l’intérieur du pays, est passé par là. Venu présider le défilé, le nouveau gouverneur de Kaolack, Al Hassan Sall, a salué la réceptivité de ses acteurs routiers aux mesures de rigueur prises par les plus hautes autorités pour lutter contre la récurrence des accidents de la route, notamment dans la région de Kaolack. « Les jakartamen ont montré un engagement sans faille à adopter les dispositions obligatoires comme le port du casque de sécurité, la souscription à une police d’assurance et un gilet identifiable pour renforcer la sécurité de ce mode de transport », a souligné le gouverneur Sall, à l’issue du défilé.

Une parade civile et paramilitaire de plus de deux heures sur la principale avenue de la capitale du Saloum. Sur les rythmes martiaux de la fanfare de la zone militaire N° 3, un défilé réglé comme du papier à musique a émerveillé le nombreux public venu prendre part à cette communion nationale. C’est d’abord la communauté scolaire qui a ouvert la première vague avec les majorettes de l’école militaire Ibrahima Fall , suivies des élèves des établissements de l’enseignement élémentaire, moyen et secondaire sous les yeux du colonel Antoine Bokhou Kore, commandant de la zone militaire et patron de la place d’armes de Kaolack. La deuxième vague a mis en exergue les forces de défense et de sécurité, avec, à la tête, le 3ème bataillon du camp Sémou Djimith, suivi par les éléments de la légion centre de la gendarmerie nationale, les forces paramilitaires fermant le ban. Le clou de cette manifestation a été le défilé motorisé marqué par la démonstration de puissance du 3ème bataillon avec leur nouvel armement de chars d’assaut équipés de canon 12,7 mm. La première compagnie de travaux de génie a présenté ces véhicules de franchissement déjà mis à l’épreuve lors des événements récents en Gambie. En prélude à ce défilé, une cérémonie de décorations aux différents ordres nationaux a eu lieu.
 
Elimane FALL

Yves Leterme, secrétaire général de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea international) et ancien Premier ministre du Royaume de Belgique a effectué une visite de travail au Sénégal. Il appelle la communauté internationale à accompagner le Sénégal dans le processus de développement dans lequel il s’est inscrit.

L’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea international) est une organisation inter gouvernementale avec 30 États membres basée à Stockholm qui s’occupe du renfoncement de la démocratie, en veillant au bon déroulement des processus électoraux. Son secrétaire général, Yves Leterme, a effectué une visite de travail au Sénégal.

Le programme de la visite comprend notamment des rencontres avec les officiels, un déjeuner conférence autour du thème « Quelle priorité pour l’agenda de gouvernance africain ? Sécurité ou gouvernance démocratique », et une conférence à l’Ucad sur le thème « La gouvernance démocratique : un impératif catégorique pour la réalisation des Objectifs du développement durable ».

Le Sénégal a historiquement un parcours démocratique remarquable. Cette histoire est faite de stabilité et transmission pacifique du pouvoir. C’est un signe d’espoir dans une situation pas toujours évidente sur le continent africain et dans le monde, souligne l’ancien Premier ministre de la Belgique. Il dit être venu pour rencontrer des responsables politiques, le président de la Commission électorale nationale autonome, le directeur des affaires électorales, des étudiants, les ambassadeurs des États membres, la représentante du Secrétaire général de l’Onu, etc. « C’est une visite de reconnaissance du terrain. Cela permet de savoir quel rôle le Sénégal pourrait jouer dans l’organisation Idea. Il s’agit également de voir quel rôle l’organisation pourra être utile au Sénégal afin de renforcer la démocratie au profit des citoyens », a-t-il dit en marge d’un point de presse. 

Pour les élections de juillet, l’Idea a établi de bonnes bases de coopération. « Nous avons, dans ce cadre, parlé avec le président de la République, Macky Sall ainsi que le ministre des Affaires étrangères. Nous tendons vers une interaction plus intense entre notre structure et l’État du Sénégal », a-t-il expliqué. Il souligne, au passage, que le Sénégal est un élément de stabilité en Afrique. Ce pays est une ancre très importante pour une bonne gouvernance de l’Afrique, relève-t-il. Il invite, par ailleurs, la communauté internationale à accompagner le Sénégal dans le processus de déploiement du pays qui tend vers le développement. « Le Sénégal lui-même prend ses responsabilités chaque fois que c’est possible à l’international. La diplomatie sénégalaise abat un important travail. C’est un pays avec un grand potentiel qui est au service du développement », a-t-il conclu.

Oumar BA

Une retraite aux flambeaux, un défilé civil et militaire impeccable, une séance de démonstration de tirs, une cérémonie officielle de remise de médailles militaires et un cocktail offert par le commandement de la zone militaire Nord, ont marqué la célébration à Saint-Louis, du 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Plus de 2000 défilants ont participé à cette fête nationale.

En présence d’une forte délégation mauritanienne, du colonel Mbaye Cissé, nouveau commandant de la zone militaire n° 2, du commandant de la légion Nord de gendarmerie, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a d’abord passé en revue les troupes. Le maire Mansour Faye, par ailleurs, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le président du conseil départemental de Saint-Louis, Me Moustapha Mbaye, les députés et directeurs généraux de sociétés, ressortissants de la vieille cité, et plusieurs autres autorités coutumières et religieuses, ont assisté à la fête de l’Indépendance organisée à la Place Faidherbe.

Le gouverneur Alioune Aïdara Niang a remis des décorations à des militaires pour services rendus à la nation. C’était devant un nombreux public qui a rallié, tôt, l’île de Ndar pour assister au défilé civil et militaire. Massées aux alentours de la Place Faidherbe et de la gouvernance, les populations ont bien apprécié l’organisation de cette fête de l’Indépendance 2017, qui a permis à la région Nord et aux invités de la République islamique de Mauritanie de communier, dans la joie et l’allégresse. Les majorettes du lycée Ahmeth Fall, très charmantes et élégamment habillées, ont, à travers une chorégraphie majestueuse, gratifié le public d’une très belle prestation.

Sénégalais et Mauritaniens ont suivi le beau mouvement d’ensemble de ces filles dynamiques, débordantes d’énergie et bien encadrées par l’artiste Ada Coly. Rivalisant d’ardeur et de talent, elles se sont bien exprimées à travers des gestes emphatiques, un « yaaba-composé » et autres mimiques qui ont mis en exergue la nécessité de protéger et de sauvegarder nos ressources naturelles. Leur tête de file est une fille à la taille svelte qui a manié, avec dextérité, son bâton de cheftaine. Bref, les majorettes ont fait sensation. Les élèves, les mouvements associatifs, les organisations de la société civile, les corps militaires et paramilitaires ont aussi, dans un défilé impeccable, régalé le nombreux public.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

…Les « jakartamen » en grands seigneurs à Kaolack…
Jakarta motoLa célébration de l’an 57 de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale a été marquée, à Kaolack, par un imposant défilé civil et militaire sur l’avenue Diogoye Basile Senghor. Une procession au cours de laquelle la démonstration des conducteurs de vélo taxi communément appelé « Jakarta » ont volé la vedette aux autres défilants par le port de casque et de gilet avec des éléments visibles d’identification pour sécuriser ce commerce en vogue dans le Saloum.
 
Mis en cause dans plusieurs accidents de la circulation meurtriers enregistrés dans la région de Kaolack, les conducteurs de vélo-taxi de la capitale du Saloum étaient sur la sellette. Leur participation au défilé du 4 avril célébrant l’indépendance du Sénégal a permis au nombreux public qui a pris d’assaut l’avenue Diogoye Basile Senghor de les découvrir sous un nouveau jour. Gilet bleu de chauffe sur un pantalon beige, casque de sécurité vissé sur la tête et une belle allure, les « jakartamen », adeptes des parades désinvoltes, ont surpris leur monde.

Les nouvelles dispositions réglementaires prises pour sécuriser ce mode de transport, très prisé à l’intérieur du pays, est passé par là. Venu présider le défilé, le nouveau gouverneur de Kaolack, Al Hassan Sall, a salué la réceptivité de ses acteurs routiers aux mesures de rigueur prises par les plus hautes autorités pour lutter contre la récurrence des accidents de la route, notamment dans la région de Kaolack. « Les jakartamen ont montré un engagement sans faille à adopter les dispositions obligatoires comme le port du casque de sécurité, la souscription à une police d’assurance et un gilet identifiable pour renforcer la sécurité de ce mode de transport », a souligné le gouverneur Sall, à l’issue du défilé.

Une parade civile et paramilitaire de plus de deux heures sur la principale avenue de la capitale du Saloum. Sur les rythmes martiaux de la fanfare de la zone militaire N° 3, un défilé réglé comme du papier à musique a émerveillé le nombreux public venu prendre part à cette communion nationale. C’est d’abord la communauté scolaire qui a ouvert la première vague avec les majorettes de l’école militaire Ibrahima Fall , suivies des élèves des établissements de l’enseignement élémentaire, moyen et secondaire sous les yeux du colonel Antoine Bokhou Kore, commandant de la zone militaire et patron de la place d’armes de Kaolack. La deuxième vague a mis en exergue les forces de défense et de sécurité, avec, à la tête, le 3ème bataillon du camp Sémou Djimith, suivi par les éléments de la légion centre de la gendarmerie nationale, les forces paramilitaires fermant le ban. Le clou de cette manifestation a été le défilé motorisé marqué par la démonstration de puissance du 3ème bataillon avec leur nouvel armement de chars d’assaut équipés de canon 12,7 mm. La première compagnie de travaux de génie a présenté ces véhicules de franchissement déjà mis à l’épreuve lors des événements récents en Gambie. En prélude à ce défilé, une cérémonie de décorations aux différents ordres nationaux a eu lieu.
 
Elimane FALL

...Les populations invitées à collaborer avec les forces de défense et de sécurité à Ziguinchor
4 avril ZiguinchorAu terme de la prise d’armes et du défilé impeccables ayant marqué la fête du 4 avril, hier, à Ziguinchor, le gouverneur, Guedji Diouf, a engagé les populations de la Casamance à plus collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour mieux les aider à assurer la quiétude des personnes et la sauvegarde de leurs biens.

Auparavant, le gouverneur avait rappelé la pertinence du thème retenu cette année : « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », ainsi que l’intérêt et l’importance que le président de la République accorde à la protection de l’environnement. Le chef de la circonscription administrative de Ziguinchor n’a pas manqué d’insister, auprès des populations locales, sur la protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques pour « en profiter, aujourd’hui, tout en veillant à léguer aux générations futures un environnement sain, riche et propice pour la vie ».

Il leur a rappelé que le chef de l’État, Macky Sall, a donné des instructions fermes pour que les forces de défense et de sécurité se mobilisent pour lutter contre la coupe abusive du bois et la dévastation de nos ressources fauniques et halieutiques. Sur ce sujet, Guedji Diouf s’est déclaré optimiste, faisant remarquer que « l’opération de grande envergure qui a été menée cette année par les forces de défense et de sécurité a permis de réduire à sa plus simple expression le phénomène de la coupe abusive du bois en Casamance (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda).

Il faut signaler que les forces de défense et de sécurité des Républiques sœurs de Gambie et de Guinée-Bissau ont été fortement représentées à la cérémonie officielle marquant la célébration de la fête de l’indépendance de notre pays, à Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

Les « majorettes » en vedette à Thiès…
MajorettesLe défilé du 4 avril marquant le 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté a été célébré, avant-hier, dans la capitale du rail dans une ambiance festive. Cette année, les « majorettes » de la garderie d’enfants de Marie Reine de l’Univers ont ravi la vedette aux 3.000 autres participants au défilé.

Bien jolis dans leurs tenues, les tout-petits, âgés de 3 à 4 ans, ont gratifié le public d’une prestation qui a émerveillé par la qualité de la chorégraphie et par leur concentration sur leur sujet. D’ailleurs, toute l’assistance, venue nombreuse à la place Mamadou Dia et tout au long de l’avenue de Caen, les a applaudis à tout rompre. Le défilé était, alors, bien lancé. Juste derrière les tout-petits, la musique militaire est apparue pour animer le passage des civils, militaires et paramilitaires, sous les yeux du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, du préfet Alioune Badara Samb, du commandant de la zone numéro 7, le colonel Amadou Anta Guèye.

Outre ces personnalités administratives et militaires, le président du conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck, le maire de la ville Talla Sylla et les maires de Thiès nord, Lamine Diallo, Thiès-Est, Papa Bassirou Diop, de Thiès-Ouest, Aliou Sow, ont assisté au défilé. Après deux heures de parade des 3040 défilants (à pied ou à moteur), le gouverneur Amadou Sy a remercié tout le monde, félicité le commandant de la zone 7, tout comme les populations qui ont bien accueilli et participé pleinement à l’évènement.

« Depuis la veille, il y a une grande effervescence dans la ville avec la course des baudets, la retraite aux flambeaux, entre autres manifestations lucratives », a-t-il noté. Pour coller au thème, le gouverneur Sy a souligné que « la ville se particularise par ses nombreux caïlcédrats. La protection de l’environnement est donc une grande priorité pour Thiès ».

Mbaye BA

…Défilé grandeur nature à Sédhiou…
La Place de l’indépendance de Sédhiou, malgré son étendue, n’a pu contenir la foule venue assister à la célébration du 57e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Ceux qui avaient très tôt envahi les lieux n’avaient pas tout à fait tort. L’armée a, une fois de plus, montré ses capacités d’organisation, canalisant le public. Après l’arrivée successivement du capitaine commandant des troupes, du lieutenant-colonel, commandant le secteur 6 et le gouverneur de région Habib Léon Ndiaye, le défilé commença par les majorettes qui, à travers une belle chorégraphie, ont prouvé que 15 ans d’existence donnent de l’expérience. Le concours lancé pour récompenser l’établissement scolaire qui fera le meilleur défilé a amené la dizaine d’établissements de la commune à rivaliser et finalement c’est l’école Chérif Sidy Aïdara qui remporte la coupe, celle du meilleur défilant garçon revenant à l’école franco-arabe, et celle de la meilleure défilante à Ama (Agence des musulmans d’Afrique). Tous les établissements ayant participé ont bénéficié d’un diplôme. Autre temps fort de ce défilé, le passage des anciens combattants salué par un standing-ovation. Les âmes sensibles, n’ont pas pu soutenir les démonstrations d’invulnérabilité des hommes de la troupe « diola » Diamoral. Ces hommes faisaient courir sur leur cou ou crane, la lame tranchante d’un coupe-coupe, sans que ne coule la moindre goutte de sang. On peut dire que le défilé civil, à travers également la participation de l’association des encadreurs de collectivités éducatives du Sénégal, les éclaireurs, la croix rouge, a tenu toutes ses promesses. Le défilé militaire et paramilitaire très attendu fut le clou de la manifestation. Les militaires et paramilitaires ont gagné à l’applaudimètre. La grande réception organisé à la chambre des métiers a mis fin à la célébration du 57e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale.

Malamine KAMARA

…Impressionnant défilé à Kolda
Armée défilé 4 avrilLe 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale a été célébré à Kolda.
La cérémonie officielle a été marquée par un impressionnant défilé militaire et civil. Contrairement aux années précédentes, le défilé qui se tenait jusque-là, près de la gouvernance, dans le quartier Sikilo, a eu lieu, cette année, au carrefour du pont Abdoul Diallo sur la route nationale N6. Dès les premières heures de la matinée, les populations venues des différents quartiers de la commune et des localités environnantes ont convergé vers ce carrefour pour assister à l’évènement. Elles ont suivi, avec enthousiasme, le défilé motorisé de l’armée qui dispose de nouveaux équipements, de la gendarmerie, de la police, des sapeurs- pompiers, des eaux et forêts, de la brigade d’hygiène et des anciens combattants. Il y a, eu ensuite, le défilé civil avec les élèves des différents établissements scolaires de la commune, les écoles de formation, les mouvements de jeunesse, les artistes et les conducteurs de motos Jakarta, entre autres.

Des délégations gambiennes et bissau-guinéennes conduites respectivement par les Colonel Bodian et James Gomes Una ont également assisté à cette cérémonie. L’arrivée du Commandant de la zone militaire N6, le Colonel Philipe Dia, marque ainsi le premier acte de ce défilé. Il a été suivi, quelques minutes plus tard, par le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, qui procéda à la revue traditionnelle des troupes en compagnie du Colonel Dia et à la remise des décorations militaires aux soldats blessés lors des opérations de maintien de la paix des Nations unies au Soudan et au Congo et de l’Ecomog au Libéria. Ce cérémonial a été suivi par la remise des médailles d’honneur à d’autres personnalités pour service rendu à la Nation.

Le choix du thème de ce 57ème anniversaire de l’indépendance de notre pays qui porte sur le « Rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement » n’est pas fortuit. Il rappelle le rôle crucial joué par les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic illicite du bois dans le sud du pays notamment dans la région de Kolda où plus de 1000 bions ont été saisis durant ces opérations. Plus de 100 individus dont certains avaient transigé pour se tirer d’affaire et d’autres condamnés à des peines de prison pour leur implication dans la coupe abusive du bois. Le montant des contraventions infligées aux trafiquants dépasse les 130 millions de FCfa.

Mamadou Aliou DIALLO

…Louga s’engage dans la lutte contre la désertification
Le boulevard, Abdou Diouf de Louga, a refusé, hier, du monde, à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

Ce sont les anciens combattants qui ont ouvert le défilé, suivis des Agents de sécurité de proximité (Asp), des établissements scolaires, des « daaras », des écoles de formation, des scouts, des mouvements associatifs et des groupements de femmes.

La nouveauté, cette année, c’est la remarquable participation des chauffeurs et des tailleurs. Ce qui confirme le caractère populaire de la fête. Au total, plus de 1.500 civils, impeccablement habillés, ont défilé devant le gouverneur Alioune Badara Mbengue.

Sur toutes les pancartes, on pouvait lire : « Non à la désertification ». Histoire de coller justement au thème de cette année axé sur la protection de l’environnement. Après les civils, les forces de défense et de sécurité ont pris le relais. La compagnie de secours et d’incendie (sapeurs-pompiers), la police nationale, le Groupement mobile d’intervention (Gmi), le service d’hygiène, la zone militaire N° 2 et la légion de la gendarmerie, ont rivalisé d’enthousiasme et offert un beau spectacle au nombreux public. « Nous avons eu droit à un défilé de haute facture », s’est félicité le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui a particulièrement salué la participation de l’armée nationale et celle de la jeunesse, ce socle sur lequel repose l’avenir du Sénégal. Le gouverneur Mbengue a relevé que le thème de cette année « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement » concerne, à juste raison, la région de Louga qui abrite la zone sylvopastorale, le bassin arachidier et les Niayes.

« Notre région, plus que toutes les autres, est impliquée dans la lutte contre les feux de brousse et les coupes abusives de bois. C’est le lieu de rendre hommage aux agents des Eaux et Forêts qui, en synergie avec les autres forces de défense, sont en train de jouer un rôle extrêmement important dans ce combat contre la désertification », a dit Alioune Badara Mbengue qui a également magnifié le rôle de l’armée nationale qui, à travers la retraite aux flambeaux, s’implique dans l’éducation des enfants et le développement du pays.

Abdoulaye DIALLO

Tambacounda : Détermination à maintenir les écosystèmes...
Fête du 4 avrilLe 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été fêté dans la joie et l’allégresse à Tambacounda où militaires, paramilitaires et civils ont collé au thème de cette année : « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Ici, la cause commune est de maintenir les écosystèmes, les derniers retranchements de l’avifaune, des grands mammifères, etc.

La célébration, à Tambacounda, du 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a permis aux civils, aux militaires et paramilitaires de coller au thème « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Tous veulent laisser aux générations futures une région rayonnante de sa biodiversité. Tenant des drapeaux et banderoles flottant au vent des arbres chaulés bordant le Boulevard Demba Diop, civils et éléments des forces de défense et de sécurité, dans leur tenue d’apparat, ont traduit, lors du défilé, leur sentiment de « faire de Tambacounda une région fière et confiante en son avenir ». La parade, animée par la fanfare, a commencé avec les élèves des écoles maternelles, suivis de leurs aînés des collèges et lycées, des scouts et guides, des éclaireurs, des cœurs vaillants et âmes vaillantes, des écoles de sports et des anciens combattants. Le défilé militaire et paramilitaire a ensuite suivi, avec les éléments de la légion de gendarmerie, ceux du 4ème bataillon et du 24ème bataillon de reconnaissance et d’appui, les sapeurs-pompiers, les policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi), les agents des Eaux, Forêts et Chasse.

A la fin de la belle parade, fruit d’une longue et rigoureuse préparation sous la houlette du colonel Guirane Ndiaye, le gouverneur, Elhadji Bouya Amar, s’est félicité de cette belle prestation des forces de défense et de sécurité, ainsi que celle des autres défilants. Abordant le thème, il a fait savoir que « le Sénégal oriental et la Casamance disposent de massifs forestiers très souvent agressés par l’homme ». Selon lui, il faut que tous, à côté de l’État, prennent en compte la notion de gestion de l’environnement dans les villages et dans les quartiers de nos villes. « Défendre nos forêts, c’est éviter, aux générations futures, des perturbations environnementales », a dit le gouverneur.

Pape Demba SIDIBE

...Fière allure des défilants à Fatick
Fête des Armées et de la jeunesse, le 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale a été célébré, hier, sous le signe de l’intégration avec une forte délégation de la croix-rouge gambienne à Fatick. La cérémonie, organisée sur le boulevard Macky Sall, a été marquée par un impressionnant défilé.

La célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été présidée, à Fatick, par le gouverneur de région, Souleymane Ciss, en présence du lieutenant-colonel, Alioune Guèye, de la zone militaire N° 3, des autorités administratives, locales, politiques, religieuses et coutumières. Comme à l’accoutumée, le grand boulevard Macky Sall a servi de cadre au défilé civil, militaire et paramilitaire. Les populations ont eu droit à une belle parade animée par la fanfare de la gendarmerie nationale.

Pour le défilé civil, les majorettes ont ouvert le bal, suivies des « saltigués » du centre Malango, les filles de l’association « La parole aux enfants » drapées dans des habits aux couleurs nationales, des établissements scolaires, de la croix-rouge sénégalaise et gambienne, des écoles de sports. Aussi, les « ndeyou dara », les artisans des divers corps de métiers affiliés à la chambre des métiers ainsi que les associations de femmes ont également défilé. Le défilé des militaires et paramilitaires a enregistré la participation de l’école des sous-officiers de la gendarmerie, du génie militaire de Kaolack, du Gmi, de la police, des sapeurs-pompiers, de l’administration pénitentiaire, des Eaux et forêts, etc. A la fin de la cérémonie, le gouverneur de région, Souleymane Ciss, a tenu à féliciter le lieutenant-colonel, Alioune Guèye, commandant le 12ème bataillon du génie militaire de Kaolack, pour avoir mené, de main de maître, ce défilé civil et militaire. Aussi, a-t-il félicité et remercié l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leur belle prestation. Il a également remercié les populations avant de dire, par rapport au thème, que « la région de Fatick dispose, au département de Foundiougne, d’un important massif forestier qu’il faut surtout protéger ».

Oumar Ngatty BA

 

Le ministre délégué en charge du Budget a présidé, mardi, la cérémonie de décoration des agents des douanes. Une occasion, pour Birima Mangara, de louer l’action des agents de cette administration dans la protection de notre environnement.

La tradition a été respectée par l’administration des douanes. Tout juste après le défilé civile et militaire à la Place de la Nation, les soldats de l’économie se sont retrouvés au Point E pour honorer certains d’entre eux qui se sont illustrés au cours de leur carrière. Au total, 39 agents (en activité, à la retraite et des collaborateurs extérieurs) ont reçu, hier, la médaille d’honneur de la douane. La cérémonie de décoration a été présidée par le ministre en charge du Budget. Selon Birima Mangara, l’engagement des agents et leur professionnalisme dans l’exécution de leurs missions, nous valent encore de réels motifs de satisfaction dans la contribution à la mobilisation des recettes budgétaires et de la protection de notre économie nationale. Revenant sur le thème de cette année portant sur « le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », M. Mangara soutient que c’est d’abord une question vitale dictée par une nécessité de répondre au caractère complexe de la problématique environnementale par la mise en place d’une gestion multilatérale cohérente entre tous les acteurs concernés. Selon lui, jusqu’ici, la communauté internationale s’efforce de relever ce défi par une gouvernance plus résiliente. Il a rappelé que l’Organisation mondiale des douanes (Omd) a développé plusieurs mesures et stratégies visant à relever ces défis. Sur le plan national, confie le ministre du Budget, l’administration des douanes met en œuvre les réglementations internationales qui sont d’application directe et participe à l’internalisation de celles nécessitant une adhésion avec les services concernés. S’agissant de la problématique de la dégradation de la couche d’ozone, il souligne que le Sénégal a ratifié la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction et le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent cette couche. Il a précisé que l’administration des douanes représente le ministère des Finances dans le Comité national ozone et participe au plan d’actions pour la prise en charge de la protection de la couche d’ozone. Birima Mangara a indiqué que cette administration est au premier rang dans l’application de la loi sur l’interdiction des sachets plastiques non biodégradables de faible micronage. Pour la protection de nos massifs forestiers, le ministre du Budget milite pour une action combinée de lutte contre les coupes illicites de bois. Il engage les agents des douanes à mener une lutte efficace contre ce fléau. Sur la cérémonie de décoration, M. Mangara, invite les récipiendaires à trouver ces distinctions, une source supplémentaire de motivation. Il a exhorté les autres membres du personnel à persévérer dans l’effort. Quant à Pape Ousmane Guèye, Directeur général des douanes, il a rappelé que ses services au-delà de ses missions traditionnelles, ont toujours œuvré pour préserver la sécurité du territoire national. Selon lui, un volet important demeure : c’est le reflet environnemental à inculquer à tous les agents.

Aliou KANDE

Suite à l’invite solennelle du président de la République, Macky Sall, dans son adresse à la nation du 3 avril, tendant la main à tous ses compatriotes, « pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales », en vue de bâtir un développement socioéconomique harmonieux du Sénégal, le ministre Seydou Guèye, Porte-parole du gouvernement, pense qu’il dépasse les partis politiques.

Seydou Guèye explique que cet appel vu au delà des partis politiques pour embrasser tous les autres segments de la vie publique concernés par cette mobilisation pour le développement du pays.

Selon le Porte-parole du gouvernement, l’appel du chef de l’État à l’union est « une invite qui est régulièrement réitérée et elle remonte à la création de l’Apr. Dans son discours, il a appelé tous les dignes fils du pays à prendre part dans l’œuvre de construction nationale, constate-t-il. Il en déduit que cet appel se fonde sur les valeurs et constitue une invite autour d’un projet unique, le Sénégal, mais aussi un appel à l’action de développement du pays qui est la valeur fondamentale principielle qui nous transcende tous. « Celle-ci est déclinée dans le Pse qui est, aujourd’hui, le cadre fédérateur d’une vision authentique, reconnue et dont les premiers résultats engrangés permettent de dire voilà une voie qui est tracée, un cap qui est défini, les objectifs sont arrêtés, des moyens mobilisés et donc qu’il nous reste qu’à nous retrousser les manches et travailler pour le Sénégal », a-t-il estimé. Et sa réalisation effective réside, selon M. Guèye, « dans l’union et dans l’unité », car la construction de l’appel du président Macky Sall « est positive puisqu’il s’adosse sur un lien intergénérationnel constitué à de la trilogie legs de nos anciens, nous qui sommes en activité aux responsabilités et l’héritage que nous devons laisser aux générations futures ». Seydou Guèye ajoute que « cet appel qui a toute sa puissance doit être entendu par tout un chacun du fait de la solennité du moment, c’est-à-dire à la veille de notre fête nationale. Selon lui, d’autres segments de la vie publique sont concernés par cette mobilisation pour le développement du pays. La classe politique, dans son entièreté, « devrait s’enorgueillir de ces deux expériences enrichissantes en changeant notre mode de présence en politique pour comprendre que le dialogue en est le soubassement ». La primauté doit être au dialogue qui permet de bâtir des consensus forts et d’écarter toute suspicion», a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 5 avril 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la célébration, dans la communion, du 57ème anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale et de la consolidation dynamique de notre République, le chef de l’État adresse ses chaleureuses félicitations au gouvernement, aux forces militaires et paramilitaires, aux anciens combattants, aux autorités administratives et locales, aux élèves, aux mouvements de jeunesse et de femmes, aux artistes, et à toutes les forces vives de la Nation, pour le déroulement exemplaire des défilés et manifestations organisées sur toute l’étendue du territoire national.

Ainsi, après avoir salué la participation remarquable d’un détachement de l’Armée gambienne au défilé militaire à la Place de la Nation, le président de la République demande au gouvernement de veiller à la modernisation des casernes et de l’équipement de nos forces de défense et de sécurité, à l’amélioration de leurs conditions sociales, ainsi qu’à l’effectivité de la revalorisation générale des pensions militaires d’invalidité. Il en est de même, de la prise en charge sociale optimale des anciens combattants, dont le rôle précurseur dans la préservation des valeurs patriotiques et civiques reste primordial pour le développement du Sénégal.

Par ailleurs, appréciant les résultats du Recensement général des entreprises (Rge), réalisé pour la première fois au Sénégal, le président de la République félicite le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et tous les acteurs impliqués dans le pilotage de cette opération essentielle pour la modernisation de l’économie nationale et l’actualisation du système d’établissement des comptes nationaux. Ainsi, le chef de l’État demande au Premier ministre d’ouvrir, dans les meilleurs délais, des concertations élargies avec le secteur privé, le monde universitaire et les collectivités territoriales, afin d’intensifier l’exécution consensuelle d’une politique de promotion des Pme/Pmi qui capitalise, dans l’équité, le potentiel économique de nos territoires, avec l’accroissement attendue de la création locale d’emplois. Le chef de l’État a clos sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats, et sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation, le 10 avril 2017, à Abidjan, au Sommet extraordinaire de l’Uemoa, et de la visite officielle que son homologue Portugais, Son Excellence Monsieur Marcelo Rebelo De SOUZA, effectuera au Sénégal, les 12 et 13 avril 2017.

Dans sa communication, le Premier ministre a adressé, au nom du gouvernement ses vives félicitations au président de la République à l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de la fête de l’Indépendance, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a fait le point de l’état de préparation de la 2ème Conférence sociale.
Le ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté : le projet de décret portant organisation du ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Mamadou Moustapha BA, Economiste Planificateur, est nommé Directeur général du Budget.

Monsieur Papa Oumar DIALLO, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines, est nommé Coordonnateur de la Direction générale du Budget.

Madame Gnilane NDIAYE, titulaire d’un Master en Ingénierie de projets de coopération, est nommée Secrétaire permanent du Programme d’urgence de modernisation des Axes et Territoires frontaliers (Puma) ;

Monsieur Abdoulaye GUEYE, titulaire d’un Master en Business Administration, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement au ministère du Commerce, du Secteur Informel, de la Consommation, de la Promotion des Produits locaux et des Pme, en remplacement de Monsieur Abdoulaye THIAM, appelé à d’autres fonctions.

Très en phase avec le thème choisi cette année, « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », le chef de l’État, chef suprême des Armées, a exprimé, à l’issue du défilé d’hier, toute sa satisfaction quand au déroulement de celui-ci. « Comme je l’ai indiqué, les ressources naturelles constituent la substance vitale de notre base productive sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. C’est pourquoi, j’ai ordonné aux forces de défense et de sécurité à mutualiser leurs efforts pour protéger les ressources, qu’elles soient halieutiques, végétales ou forestières”, a souligné le président de la République.

Il s’est réjoui des « innovations », soulignant que l’« exercice s’est distingué, comme à l’accoutumée, par la rigueur, le sérieux », avec un bon timing.

Pour lui, l’innovation majeure est le quadrille baïllonnette des élèves de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale, mais aussi la marche lente des Parachutistes et des Commandos. Très satisfait de la « bonne organisation », le président de la République a confondu, dans ses remerciements, le chef d’état-major général des armées (Cemga), le général de corps d’armée Cheikh Guèye, et le haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire. Mais aussi tous les chefs de service des Forces de défense et de sécurité tout comme les civils qui ont participé au défilé « exceptionnel ». Il a aussi salué la « participation remarquable de l’armée gambienne » tout comme la présence de la vice-présidente gambienne, du Premier ministre bissau-guinéen et du chef de l’état-major de l’armée mauritanienne. Autant de présences qui témoignent de la bonne « coopération entre armées africaines ».

I. K. NDIAYE

Innovations et démonstrations au rendez-vous
Avec un total de 3.668 militaires et paramilitaires ; 367 véhicules, 105 motos et quads, 10 aéronefs, 9 navires et 61 cheveux, le défilé militaire et paramilitaire d’hier a tenu toutes ses promesses. Sur une Place de l’Obélisque, revêtue de ses plus beaux atours, et sous le regard du chef suprême des Armées, Macky Sall, de la vice-présidente de la Gambie et du Premier ministre bissau-guinéen, les Forces de défense et de sécurité sénégalaises (Fds) ont montré qu’elles étaient les gardiennes des traditions. Une marche lente, cadence bien maîtrisée, le bras gauche bien balancé en avant et en arrière, bien symbiose avec le bien soulevé pendant que le droit tenait bien l’arme. Ce tableau s’est joué, hier, peu avant 14 heures, à la Place de l’Obélisque. Le Bataillon des Paras, amené par son commandant, le colonel Souleymane Kandé, semblait demander aux invités et spectateurs d’être encore patients pour exécuter ce numéro voulu comme innovation pour coller au thème de cette année « Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Malgré le chaud soleil et la durée du défilé, le public était très attentif et appréciait. Sous les airs du « Jambaar », écrit par le colonel Meïssa Cellé Ndiaye et arrangé et mis en musique par le lieutenant Amadou Koundoul, les cousins des paras, les Commandos suivaient, avec la même lente marche. Boostés par la Musique principale des Forces armées, les commandos complétaient le fameux air de « Thio tholinathio… », en en faisant un chœur en brouhaha qui sortait et déchirait les rangs des hommes du chef de bataillon Simon Sarr.

Une autre séquence remarquable du défilé d’hier est le passage du Quadrille de baïllonnettes de la gendarmerie nationale. « Fruit de la coopération avec la gendarmerie française, plus précisément avec la Garde républicaine de Paris », ce quadrille de 36 aspirants de la 10e promotion du Cours de formation des officiers a déroulé, pendant une dizaine de minutes, divers exercices révélant des figures d’« ordre serré statiques et dynamiques » et des évolutions en « mouvements décrivant des figures géométriques variées ». Armés de fusils Mas 49/56, les aspirants ont ressorti à un moment la baïonnette de son trousseau pour la fixer au bout du canon.

Entre ces deux tableaux, il faut remettre en toile de fond le passage apprécié du détachement de l’Armée gambienne qui avait ouvert le défilé militaire et paramilitaire à pied. Composé d’éléments de l’armée de terre, de la marine et de la garde républicaine, ce détachement a été fort ovationné par sa posture qui rappelle celle des pays de tradition anglophone: buste en avant, arme bien tenue en avant à contrario avec le regard bien à droite. Ce passage fera que la vice-présidente gambienne, Fatoumata Tambajang, se lève pour saluer ses troupes, rejoignant le président Macky Sall qui s’était toujours levé pour saluer les différentes unités. Le chef d’état-major général des forces gambiennes ainsi que le chef d’état-major de la Mauritanie ont aussi assisté au défilé. Une innovation qui matérialise une vision du patron de la Gendarmerie nationale, le général de division Meïssa Niang, est l’Escadron de surveillance et d’intervention de Dakar (Esid) dont il avait annoncé la création dans son ordre du jour n°1. Bien que les escadrons de surveillance et d’intervention aient pour missions de participer aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, de soutenir les unités territoriales et de participer au maintien et rétablissement de l’ordre, l’Esid a pour « vocation de participer au renforcement de la lutte contre le terrorisme à la Légion Ouest et aux opération de maintien de l’ordre en cas de besoin ». Il a surtout, en charge, la « lutte contre les agressions et les cambriolages à travers un contrôle de zone et l’occupation des points clés de façon permanente ». Comme une démonstration de force, le passage des Forces spéciales, terre, air, mer confondues, a laissé voir des militaires aguerris et bien entrainés. Inspirant même la crainte avec un surarmement lourd et des masques au visage qui ne laissent entrevoir que leurs yeux.

Ces instantanés saisissants ne sont pas les seuls tableaux du défilé militaire et paramilitaire qui a débuté par une parade motorisé qui a donné à voir l’important arsenal des Fds. Ou encore des pensionnaires d’écoles (Prytanée militaire, École militaire de santé, École nationale des officiers d’active, École des officiers de la gendarmerie nationale, École des sous-officiers d’active, École des sous-officiers de la Gendarmerie, École de l’armée de l’air) prêts à prendre la relève. Sans oublier la pépinière des Armées qu’est le 12ème Bataillon d’instruction.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Le défilé d’hier a été une occasion de projeter, sur des écrans géants, une revue navale. Composée de neuf navires, dont six acquis entre 2012 et 2016, selon le maître de cérémonie, le commandant Mamadou Wathie, cette revue s’est voulue une véritable panorama de la Marine nationale. Une Marine dans une dynamique de « renouvellement progressif de sa flotte », avec la réception récente d’un lot important de moyens navals, notamment la nouvelle acquisition d’un patrouilleur de 60 m ultra-moderne dénommée « Fouladou » en novembre dernier. Le « Fouladou » est un patrouilleur de haute mer (Phm) moderne, adapté à la « surveillance de la zone économique exclusive ». Il est équipé de moyens de lutte contre la pollution marine, notamment un « barrage flottant de 200 mètres et un système d’épandage de dispersants ». Un autre Phm de 45 m est « Kédougou » qui peut contribuer à la surveillance des plateformes pétrolières. Il a parcouru, selon toujours le commandant Wathie, 37 430 miles marins soit 69 319 km en deux ans et contrôlé 663 navires dont 35 arraisonnés. Le patrouilleur rapide de 33 m « Ferlo » a aussi participé à la revue. Ce patrouilleur marque le début du renouvellement de la flotte et a parcouru, depuis 2013, plus de 112 000 km et contrôlé 889 navires dont 26 arraisonnés. Les Edic « Gorée » et « Karabane », dédiés aux missions de soutien et de transport logistique en zone opérationnelle, ont aussi pris part à la revue. Aussi, des vedettes d’intervention rapide constituées de quatre unités navales, pour la « défense du littoral et la protection de points névralgiques en zone côtière, ont trouvé toute leur place dans la famille de la Marine.

I .K. NDIAYE

Un défilé aérien impeccable
Outre la revue navale, les spectateurs ont pu voir, hier, un défilé aérien qui a débuté par un aéronef de type Tb 30, très utilisé dans la formation des officiers élèves pilotes à Thiès. Depuis mars 2015, « 1.500 heures de vol ont été effectuées à Thiès avec à la clé six pilotes brevetées chasse, et deux pilotes pré-spécialisés transport », selon le maître de cérémonie. Les aéronefs de type Tb 30 Epsilon sont utilisés pour les « missions opérationnelles et ont participé à une opération d’envergure menée par les Armées en octobre 2016 pour lutter contre la coupe illégale de bois en zone militaire n° 6 (Kolda), illustrant ainsi parfaitement le thème de cette année ». Dans ce défilé aérien encore, cette formation constituée d’un Mi-35 accompagnée de deux Mi-17. Le Mi-35 est un hélicoptère de combat et le Sénégal a déployé deux de ce type, depuis novembre 2015, en République centrafricaine dans la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

Les deux Mi-17 reviennent fraîchement de la Côte d’Ivoire où ils ont été déployés durant 21 mois (entre 2015 et 2017) au sein de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (Onuci). La dernière formation aérienne était composée d’un King Air 200 et de deux Casa 235 en formation « flèche ». Ces avions sont essentiellement utilisés dans des missions de transport de personnel civil comme militaire. « Ils assurent des liaisons régulières vers les régions de Kédougou, Tambacounda, Matam, Saint-Louis pour le désenclavement de ces localités avec plus de 4.000 passagers transportés en 2016 », selon le commandant Wathie. Ces aéronefs ont récemment participé à l’appui des troupes de la Mission de la Cedeao en Gambie (Micega) en assurant de jour comme de nuit plusieurs rotations entre Dakar et Banjul.

Il faut dire que le défilé général avait démarré par le passage d’un hélicoptère de type Mi-17 de l’Armée de l’air. Cet engin avait le drapeau national suspendu par le système d’élingue, utilisé pour le transport de charges externes. L’appareil, encore aux couleurs des Nations-Unies, est aussi revenu de la Côte d’Ivoire après 21 mois d’engagement. Il fut d’ailleurs le « premier engagement d’une unité aérienne de l’Armée de l’air sénégalaise dans les opérations de soutien à la paix sous l’égide des Nations-Unies ».

I. K. NDIAYE

162 ambulances pour le renforcement des évacuations
Soixante ambulances, un détachement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ont participé au défilé de la fête de l’Indépendance. Ces 60 engins sont à mettre dans un « projet d’acquisition de 162 déjà arrivés à Dakar la semaine dernière ». Ces ambulances participent au « renforcement des moyens d’évacuations sanitaires » indispensables dans la « réalité de la mise en œuvre du volet capital humain du Pse à travers le secteur de la santé ».

« En plus d’avoir, de 2012 à 2016, 165 ambulances médicalisées, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a mis en œuvre un projet d’acquisition de 162 ambulances dont 4 unités mobiles pour un montant de 7 milliards 542 millions de F Cfa entièrement financé par l’État, s’inscrivant dans le Plan d’urgence d’amélioration du dispositif de soins curatifs et des urgences », a expliqué le commandant Wathie. Ainsi, les 162 ambulances vont aider à « combler le gap en ambulances médicalisées de tous les hôpitaux, les centres de santé, les postes de santé les plus enclavés, le service d’assistance médicale d’urgence (Samu) ». Les 4 unités mobiles (hôpitaux mobiles) sont, elles, multidisciplinaires. Elles vont être localisées à Dakar avec une possibilité de les « réutiliser dans les zones enclavées et dépourvues de spécialistes ». Mais aussi dans les « cas de campagne de chirurgie mobile et lors des grands évènements religieux ». Ces unités sont constituées d’une unité mobile pour la chirurgie générale, d’une unité mobile d’ophtalmologie, d’une unité pluridisciplinaire de type I (cabinet de gastro-entérologie, cabinet de cardiologie, cabinet de gynécologie, laboratoires d’analyse) et d’une unité pluridisciplinaire de type II (ophtalmologie, dentisterie, Orl, radiologie). Ces ambulances et unités sont reliées par un « système de géolocalisation dont le serveur est au ministère en vue d’être en mesure de contrôler la position de chaque ambulance à travers tout le territoire national ».

I. K. NDIAYE

SUR LA PLACE DE LA NATION : Les pas rassurants des civils
La célébration de la fête de l’indépendance fait naturellement penser à l’aspect militaire. Mais les civils n’en jouent pas moins un rôle important. Les majorettes du lycée Kennedy, de l’institution Notre Dame, les collectivités locales et les écoles de formation font aussi attraction.

Ils ont les pieds chauds ce jour. Dès les premières heures de la matinée, les forces de défense et de sécurité ont occupé le boulevard Général De Gaulle, tous en tenue de cérémonie. Les uns s’occupent des derniers réglages avant le démarrage du défilé prévu à 10 heures, les autres veillent sur la sécurité des lieux où sont installées des tentes haut de gamme. Aussi, sur chaque artère menant à la place de la Nation, ex-place de l’Obélisque, des éléments sont préposés pour accueillir et orienter les invités avec toute la courtoisie qui sied.

A 09 heures déjà, les tribunes réservées aux hautes personnalités de la République et autres autorités civiles et militaires étaient presque pleines. Le Premier ministre et les présidents des institutions comme l’Assemblée nationale et le Conseil économique, social et environnemental (Cese) se sont suivis à la tribune officielle entre 09 h et 09 h 40. Le départ du chef de l’État du palais présidentiel est annoncé à 09 h 42mn par un coup de canon. Il sera suivi par 20 autres.

Ces 21 coups de canon datent du 14e siècle alors que cet équipement militaire commençait à devenir une arme courante. La pratique militaire sur les bateaux de guerre était alors de tirer sept coups de canon à cause de la symbolique astrologique et religieuse du chiffre 7. Les armées de terre ayant, avec le temps, une plus grande réserve de poudre à canon se sont données le luxe de tirer trois coups de canon pour chaque coup tiré en mer, d’où le nombre 21 au total.

Le Sénégal, au lendemain des indépendances, a hérité cette tradition au même titre que l’armée de l’ancienne puissance coloniale. Le tir des 21 coups de canon, qui a gardé toute sa symbolique, était initialement exécuté par la compagnie du camp Lemonier. Mais, avec la mise sur pied, en 1975, du bataillon du train, celui-ci a pris le relai. A son arrivée à la Place de la Nation, la président de République Macky Sall, qui a été accueilli par le Premier ministre, le ministre des Forces armées et le chef d’État-major général des armées, a d’abord procédé, conformément à la tradition militaire, à la revue des troupes avant de prendre place à la tribune officielle à côté de la première dame, Marième Faye Sall. Après la remise de décorations à certains militaires qui se sont illustrés sur les théâtres d’opération, le défilé civil pouvait commencer. Le ton est donné par les majorettes de l’institution Notre Dame qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place du défilé civil avec une prestation de haute facture.

Ainsi, le défilé civil animé par la fanfare de la police a été ouvert par l’Agence nationale de la Case des tout-petits. Après, passeront, à tour de rôle, les collectivités locales dont Rufisque, Hlm, Biscuiterie, Dieupeul-Derklé, Grand-Dakar etc.

Ce défilé civil a été clôturé par les anciens combattants, qui ont joué un rôle important dans l’accession du Sénégal à l’indépendance. Comme il est de tradition à chaque fête du 04 avril, les majorettes du lycée Kennedy qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place du défilé motorisé et militaire, ont encore séduit avec une chorégraphie à couper le souffle, le tout dans une harmonie indescriptible. L’ombre de Doudou Ndiaye Coumba Rose a encore plané, hier, comme d’ailleurs à chaque apparition des majorettes de Kennedy, depuis sa disparition, même si ses héritiers assurent, de mains de maîtres, la relève.

Ndiol Maka SECK

« Mon cœur a battu très fort. Mes espoirs pour un lendemain meilleur pour le Sénégal se sont confirmés. J’ai vu une armée cavalière et chevaleresque ayant un matériel haut de gamme pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’ai vu une jeunesse rigoureuse qui semble confirmer que les lendemains sont assurés. J’ai vu l’intégration encore renforcée des femmes dans les corps de métier jadis réservés aux hommes. Je pense que nous pouvons fièrement nous rendre compte que le Sénégal semble être sur des esquisses prometteuses ».

Ndiol Maka SECK

LANDING SAVANE, AJ / PADS : « Un défilé qui rassure »
Nous avons assisté à un très beau défilé. Les forces de défense et de sécurité ont montré qu’elles sont à niveau. Cela rassure les Sénégalais, surtout dans ce contexte où tout le monde a besoin d’être rassuré. Il faut en féliciter le président de la République et les forces de défense et de sécurité. Ce que nous avons vu, nous a rassurés parce que c’est de cela qu’il s’agit. Le défilé s’est passé dans les règles de l’art et le matériel militaire est impressionnant. La protection de l’environnement doit être une affaire de tous, surtout des jeunes. La question de l’environnement est une question cruciale dans notre pays et partout dans le monde. Il doit être protégé sous toutes ses formes : physique, morale, sécuritaire, éthique, etc. ».

N. M. SECK

ABDOU AZIZ DIOP, MINISTRE-CONSEILLER : « Une armée capable de faire face aux défis »
t« Il y a une innovation par rapport au thème et par rapport à la démonstration de force qui a été faite. Cela montre que nous avons une armée professionnelle, bien équipée, capable de faire face aux défis du monde moderne parmi lesquels la lutte contre le terrorisme. Vous avez constaté, avec nous, qu’une nouvelle unité antiterroriste a été mise en place sur instruction du président de la République qui ne lésine pas dès lors qu’il s’agit de défense, de sécurité et de vie dans la paix et la cohésion, sur le plan national et international ».

N. M. SECK

IBRAHIMA SALL, ANCIEN MINISTRE : « Organiser un vaste dialogue à l’échelle du pays »
« C’est une fête remarquable. L’armée a défilé avec de grandes innovations, notamment la marche lente avec de nouvelles unités. Nous sommes un peu rassurés par la position des hommes et la qualité des équipements. Mais au-delà de l’armée, notre pays se pose, aujourd’hui, de grandes questions à savoir si nous sommes sur la bonne trajectoire surtout en démocratie, économie et politique. Il faut un vaste dialogue requérant un grand consensus à l’échelle du pays. Les pays africains sont, aujourd’hui, en train de se poser les bonnes questions pour aller vers les bonnes directions ».

N. M. SECK

MOUSSA SARR, PORTE-PAROLE DE LA LIGUE DEMOCRATIQUE : «Il a dit l’essentiel sur le devenir du pays »
«Je voudrais d’abord saluer le discours du président de la République, tant du point de vue de la concision, que de la qualité. J’estime qu’il a dit l’essentiel en ce qui concerne le devenir du pays, relativement à la nécessité de préserver notre environnement et nos ressources naturelles », a déclaré le porte-parole de la Ligue démocratique. Ainsi, il soutient croire que, de plus en plus, cette préoccupation qui consiste à préserver notre environnement doit être largement partagée et que cela doit être intériorisé par l’ensemble des Sénégalais parce qu’il y va du devenir du pays. «C’est la raison pour laquelle j’ai salué l’appel que le président a adressé aux forces de défense et de sécurité pour participer à la préservation de notre environnement et de nos ressources naturelles.

J’ai particulièrement apprécié l’engagement du président de la République à ce que le gouvernement organise un scrutin transparent, à l’occasion des législatives du 30 juillet 2017», a-t-il, en outre, insisté. «Je voudrais également magnifier l’appel, la main tendue à toutes les forces vives de la nation. Nous, à la Ligue démocratique, nous pensons que le dialogue doit être permanent si nous voulons renforcer notre démocratie. Le président doit assurer cette responsabilité pour que tout soit mis en œuvre, pour qu’au Sénégal, l’opposition, la majorité et la société civile puissent quand même s’engager dans un dialogue permanent et structuré», a aussi informé Moussa Sarr. Il a, enfin, souhaité que cette main tendue du président soit saisie par toutes les forces vives de la Nation.


MOUHAMADOU MBODJ COORDONNATEUR DU FORUM CIVIL : « Les efforts doivent être consolidés et renforcés »
«Le Sénégal tient son rang en tant que pays qui s’est distingué dans sa démocratie. Globalement, le bilan est salutaire. Le Sénégal a connu, en 57 ans de souveraineté, deux alternances dans un climat apaisé. Ceci ne veut pour autant pas dire que tout est parfait. Il y a tout le temps des efforts à fournir. Si l’on s’amuse à faire la comparaison avec les autres pays d’Afrique, l’on serait tenté de croire que le bilan est totalement bon. C’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Nous devons penser à postuler au niveau international. Pris sur cet angle, il y a évidemment des efforts à fournir encore. Sur le système juridique par exemple, il ressort qu’il y a certainement des efforts à réaliser. Nous avons également, à travers ce défilé de la commémoration des 57 ans de notre accession à la souveraineté internationale, noté le renforcement de nos forces de défenses. Cela ne saurait nous laisser indifférents. Nous saluons d’ailleurs cette posture d’autant plus que le monde est de plus en plus plongé dans l’insécurité. Cet effort doit être consolidé et renforcé. Nous invitons les autorités à davantage penser à la motivation des hommes de troupes.

Également, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel à tous les Sénégalais de tous les bords que ce soit. Il faut laisser de côté les clivages et surtout aller à l’essentiel».

O. BA

ABDOU MBOW (APR) : « Nous saluons la vision du président de la République »
«Nous voudrions tout d’abord rendre grâce à Dieu qui nous a permis d’assister à la commémoration des 57 ans de notre pays. Nous félicitons chaleureusement le président de la République, Macky Sall pour le discours qu’il a tenu à la veille de cette commémoration. Son discours a pris en compte toutes les couches de la population sans distinction ni omission aucune. Concernant le défilé, nous avons tous noté le renfoncement des forces de défense. Cela monstre combien le président de la République est préoccupé par la question de la sécurité nationale. Également, le choix du thème : rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement, montre, à souhait, que le chef de l’État, Macky Sall, est ouvert aux enjeux du futur et tient à faire pleinement entrer le Sénégal dans cet ère futuriste. Cela démontre combien il est visionnaire».

Oumar BA

Me OUSMANE NGOM («LIBERAL CA KANAAM ») : « La revalorisation du statut des chefs de village, un bonheur... »
« Le message du président Macky Sall a ouvert de belles perspectives dans la marche vers l’émergence avec la réaffirmation de sa ferme volonté de répondre, chaque jour davantage, aux aspirations légitimes de toutes les couches des populations pour un développement inclusif et solidaire », estime Me Ousmane Ngom, secrétaire général de « Libéral Ca Kanaam », dans un communiqué rendu public, hier.

Tout en rappelant les réalisations du président Macky Sall dans le Pse, comme la baisse du prix de l’électricité, la transformation des titres précaires en titres foncier, les réalisations hydrauliques forages etc.), l’ancien ministre de l’Intérieur pense, « qu’avec une telle vision, nous allons tout droit vers la Démocratie Économique qui est notre credo au LCK ».
Cependant, souligne Ousmane Ngom, «mon plus grand bonheur, a été l’annonce de la revalorisation du statut des chefs de village. Cette décision a une haute portée sociale, politique et économique», car selon lui, « c’est la réparation d’une grande injustice qui a duré plus de 40 ans. C’est aussi la marque de la lucidité du président de la République. Son sens de l’écoute et son humilité lui ont permis de prendre cette décision qui a une haute portée sociale, politique et économique ».

DOUDOU WADE, PDS : « L’appel au dialogue n’est pas sincère »
« Aujourd’hui, Macky Sall a des regrets en disant que la fête nous appartient à tous. Il n’a pas besoin de le rappeler. C’était simplement pour aboutir à la conclusion et dire que je vous appelle à l’unité. Il n’est ouvert à personne, il n’est ouvert qu’à sa famille politique.

Le dialogue national a duré 3 heures de temps. Pour son appel à l’unité, on verra, mais comme j’avais dit quand il avait fait appeler les gens, j’avais dit qu’il faut répondre. Mais je ne crois pas à son appel, il n’est pas sincère, n’est pas honnête. Tout ce qu’il nous a dit, il l’a renié, mais où est le dialogue ? Les membres de l’opposition ne peuvent pas accepter cette situation ».

JEAN PAUL DIAS, LEADER DU BCG : « Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue »
«Sur de la forme, il est resté dans son habitude qui est une bonne habitude de la concision. Ce ne sont plus les discours fleuve que faisait son prédécesseur », a d’emblée fait remarquer le leader du Bloc des centristes gaîndé. Il a, toutefois, indiqué qu’il aurait souhaité que le président parlât plus de la situation politique. «Il n’en a pas parlé. Malheureusement, c’est une situation très préoccupante. Il a évoqué de réalisations, de certaines choses qui vont se faire, surtout dans le culturel, ce qui est une bonne chose. Mais j’aurais voulu connaître les voies qu’il envisage d’entreprendre pour calmer la situation politique. C’est comme si ça n’existait pas, alors que ça existe ; il y a, aujourd’hui, une crispation. Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue. On ne doit pas rester dans cette situation là », a-t-il notifié. Aussi, «il a parlé des élections qui vont venir. Il a souhaité que ça se passe normalement, que ça se passe de manière démocratique, transparente, oui mais il y a une atmosphère lourde. Et ça, c’est regrettable. J’aurais voulu qu’il propose, qu’il prenne des initiatives pour rebrancher le dialogue. Pour le reste, je pense que ce sont des propos encourageants dans le sens de l’émergence et nous espérons que ces idées vont nous permettre d’aller de l’avant », a conclu Jean Paul Dias.

Rassemblés par S. KAMARA,
M. NDONG et A. DIOP

IDRISSA SECK PDT DE REWMI : « Nous attendons des actions concrètes »
« Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Dieu de l’opportunité de participer à ce défilé célébrant notre fête nationale d’indépendance. Féliciter nos forces de sécurité et de défense qui ont organisé ce magnifique défilé et féliciter l’ensemble des populations thièssoises et leur présenter nos meilleurs vœux à l’occasion de cette fête nationale d’indépendance». Interrogé sur le discours du président Macky Sall du 3 avril. Idrissa Seck répond tout de go : « rien du tout ! ». Et il ajoute : «Je pense que ce qui est attendu du président de la République ce ne sont plus des discours, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations.

Elles souffrent dans leur sécurité, les accidents de la circulation se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, les agressions se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, la justice est malade, il faut la soigner, la santé est malade, il faut la soigner, l’Éducation est malade, il faut la soigner. Après 5 ans de magistère, ce ne sont pas des discours que j’attends, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations».

Mbaye BA

Mes chers compatriotes,

Demain, 4 avril 2017, notre pays célèbre le 57e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.

Cette fête nous rassemble, parce qu’elle exalte notre liberté retrouvée et met à l’honneur nos vaillantes forces de défense et de sécurité et notre jeunesse dynamique, qui porte nos espoirs pour le futur.

A tous et à toutes, chers compatriotes d’ici et de la diaspora, j’adresse mes chaleureuses félicitations.

Au nom de la Nation, je salue avec respect nos anciens combattants. Je vous redis, chers anciens combattants, notre profonde gratitude et notre grande admiration pour tous vos sacrifices consentis à la défense du monde libre.

A vous, officiers, sous-officiers et militaires du rang, je renouvelle ma confiance, ma fierté et celle de la Nation.

Si notre pays est aujourd’hui septième contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies, c’est que, partout où vous appelle le devoir, à l’échelle nationale et internationale, vous le remplissez avec la dignité et le professionnalisme qui donnent sens à votre devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».

Voilà pourquoi, devant la recrudescence des défis sécuritaires, y compris dans notre voisinage immédiat, j’accorde une priorité élevée au renforcement continu des capacités opérationnelles de nos Forces de défense et de sécurité et à l’amélioration constante des conditions d’existence des personnels.

Cette année, fidèles au concept Armée-Nation, nous célébrons la fête de l’indépendance sous le thème du rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement.

Ce thème nous interpelle par son actualité. Nos ressources naturelles, faut-il le rappeler, constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement.

Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales. La préservation de notre environnement n’en est que plus urgente ; qu’il s’agisse de la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls. Elle revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire.

Par conséquent, j’ai ordonné à nos Forces de défense et de sécurité de poursuivre, avec vigueur, les actions déjà engagées dans ce sens. Le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à cet effet, en matière d’équipements, de formation et d’entrainement.

Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun.

Mes chers compatriotes,
Dans mon message à l’occasion du nouvel an, je vous ai entretenu de nos acquis et perspectives dans le cadre de la mise en œuvre des initiatives, projets et programmes du Plan Sénégal émergent.

Sous l’autorité du Premier ministre, j’ai assigné au gouvernement la tâche de rester mobilisé dans l’action, en ayant comme code de conduite le culte du résultat.

J’y tiens personnellement, parce que le développement inclusif et solidaire, qui sous-tend ma vision d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous, est au cœur de mes préoccupations.
C’est le sens de la baisse du prix de l’électricité déjà en vigueur.

C’est le sens de la mesure que j’ai prise pour la transformation des titres précaires en titres fonciers, afin que chaque détenteur d’un droit d’occupation puisse accéder gratuitement et sans formalité indue, au droit de propriété.

C’est, enfin, le sens de la tournée économique que j’ai effectuée en février dernier dans les régions de Louga, Saint-Louis et Matam, pour inaugurer et lancer divers projets de développement en milieu urbain et rural. Et je visiterai d’autres localités du pays dans les semaines et mois à venir.

En effet, dans la quête de l’émergence que j’ai engagée avec vous, seuls comptent la vision, l’action diligente et le résultat.

Mon devoir, celui du gouvernement, est de rester dans le temps de l’action, pour répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure.

Il nous faut continuer à apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place.

Dans le même esprit de développement solidaire et inclusif, j’ai demandé au gouvernement d’étudier les conditions de rémunération des Chefs de village, qui, en tant que relais indispensables de l’administration, exercent une mission de service public, souvent à leur propre charge.

Voilà, mes chers compatriotes, les préoccupations qui continueront de retenir mon attention et de mobiliser mes efforts ; parce que c’est leur solution qui conditionne le progrès et le bien-être de notre pays.

Et voilà pourquoi je poursuivrai sans relâche la politique de bonne gouvernance à tous les échelons de l’Etat et de ses démembrements. C’est en effet dans la bonne gestion des affaires publiques que nous pourrons mieux dépenser nos ressources, financer nos efforts d’émergence, satisfaire les besoins sociaux de nos populations, offrir à notre secteur privé les meilleures conditions d’épanouissement, et ouvrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives d’éducation, de formation et d’emploi.

Mes chers compatriotes,
A quelques mois des élections législatives du 30 juillet prochain, je me réjouis du bon déroulement des opérations de refonte du fichier électoral, décidée à l’unanimité et sans débat à l’Assemblée nationale.

Avec un total de 5.501.667 enrôlés à la date du 29 mars 2017, les inscriptions dépassent déjà largement l’objectif de 4.000.000 fixé dans la loi.

Le gouvernement est en train de prendre toutes les dispositions requises pour la tenue d’un scrutin sincère, régulier et transparent, à la hauteur de notre tradition démocratique.
La célébration de notre liberté retrouvée nous donne aussi l’occasion de réfléchir sur notre culture, comme facteur de cohésion sociale, qui participe à l’effort d’édification de la conscience nationale ; parce que c’est notre culture qui incarne notre identité collective, fait le récit de notre histoire et aide à sauvegarder nos valeurs de civilisation.

Je rends hommage à tous les hommes et femmes de culture qui, par leur génie créateur, contribuent au rayonnement de notre pays, à l’image de nos brillantes performances à la Berlinale 2017 et à la dernière édition du FESPACO.

En soutien à notre patrimoine culturel, le gouvernement a consenti d’importants efforts, avec :
• la réhabilitation d’édifices religieux et lieux de mémoire ;
• la création de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins ;
• la contribution à la mise en place de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels, au titre de la Couverture Maladie universelle ;
• le doublement du budget de la Biennale de l’art africain contemporain, porté désormais à 500 millions de francs CFA ;
• la rénovation de l’ancien Palais de Justice et sa transformation en Palais des Arts ;
• et le lancement prochain des chantiers de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture, et de la Bibliothèque nationale.

Je me réjouis, également, de recevoir dans quelques jours la communauté culturelle et artistique, dans le cadre de la célébration de l’année 2017 comme année de la culture.

Mes chers compatriotes,

Plus qu’un rituel et une fin en soi, la fête de l’indépendance nous rappelle la gravité qui s’attache à la liberté.

L’indépendance signifie et magnifie notre vocation naturelle à être et rester un peuple libre. En même temps, elle crée la responsabilité qui nous met seuls face à notre destin.
Notre liberté est entre nos mains. C’est par nos propres efforts que nous la conforterons, en gagnant la bataille du développement économique et social.
C’est ainsi que nous accomplirons notre destin de peuple libre.

C’est ainsi que nous réaliserons le rêve des anciens et que nous mériterons leurs sacrifices.

C’est ainsi que nos enfants, et des générations après eux, seront fiers de l’héritage que nous leur aurons légué.
L’œuvre est noble et grandiose. Chacun de nous peut contribuer à son édification.

A cette fin, je tends la main à tous et à toutes, pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales.
Vive le Sénégal, toujours libre, uni et en marche vers le progrès !

Bonsoir et bonne fête de l’indépendance.

Le discours du chef de l’État sur Facebook
A l’occasion du 57ème anniversaire de la fête de l’indépendance du Sénégal, la présidence de la République a innové avec la première retransmission, en direct, de l’adresse à la nation du chef de l’État sur le compte Facebook officiel de la Présidence de la publique@PresidenceSenegal.
Le discours est également disponible en replay.

Si tout est urgence dans ce Sénégal, petit pays d’Afrique qui brille cependant par son leadership diplomatique, l’espoir peut être permis à l’analyse des réalisations que le gouvernement du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a pu concrétiser, notamment en milieu rural. Les années 2015 et 2016 ont été particulièrement fécondes en croissance économique. Le taux de 6% a été, pour la première fois, dépassé, en raison d’une dynamique agricole certaine et du regain de vitalité de certains secteurs économiques.

Jusqu’ici, le partage de la croissance, à l’image de celui de beaucoup de pays, a été problématique pour les décideurs politiques et économiques sénégalais. Son impact sur le pouvoir d’achat, sur le niveau de vie et sur les conditions d’existence a longtemps divisé les économistes. En lançant le Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc), le président Macky Sall a apporté une réponse pertinente à ce débat : le partage de la croissance se fait par un apport de bien-être aux populations rurales qui, à travers la renaissance de l’agriculture, ont contribué significativement à l’accroissement du produit intérieur brut.

Permettant de contourner les lenteurs administratives de tout ordre, le Pudc a effectivement permis de faire jaillir l’eau potable dans des centaines de villages, favorisant ainsi l’accès à une denrée si vitale. Dans le même élan, des routes et pistes de production, en plusieurs centaines de kilomètres, ont désenclavé des hameaux et localités dont les productions trouvaient de la peine à s’écouler sur les marchés urbains. Enfin, la mise à disposition de matériels post-récoltes a allégé les travaux très pénibles et si importants pour valoriser les productions locales.

Ainsi, s’inscrivant « dans le temps de l’action », la priorité du président Macky Sall est « de répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure », pour « apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place ».

Les réalisations et réalités du Pudc ont donc convaincu que le développement économique et social commence par la base, en intégrant les populations comme bénéficiaires des politiques publiques. Souvent, l’on s’est plaint de l’orientation des experts des institutions de Bretton Woods de vouloir accompagner les pays en développement depuis leurs bureaux climatisés de Washington. De nos capitales africaines aussi, on reproduit les mêmes erreurs, en voulant réorienter et améliorer les conditions de vie des populations rurales, depuis des bureaux tous aussi climatisés des centres urbains. Le développement est d’abord endogène, inclusif et solidaire, en plaçant les populations de base au cœur de ses dynamiques.

Dans son message à la Nation de cette année, le chef de l’État a d’ailleurs porté une attention particulière à ces millions de Sénégalais des campagnes qui, dans un environnement peu clément, participent à l’élan de construction nationale. Le message à la Nation étant un exercice républicain et démocratique pour celui qui porte la lourde charge de conduire le destin de nos quatorze millions de compatriotes, il pouvait donc pas omettre les laborieuses et courageuses classes paysannes et rurales de notre pays.

Le thème du défilé majestueusement célébré sur l’ensemble du territoire national, portant sur la préservation de notre environnement, s’inscrit dans la même logique, non fortuite. En effet, cette thématique demeure une urgence, après la Cop22, mais aussi et surtout, à la suite de la découverte d’importants gisements pétroliers et gaziers en offshore, dans notre pays.

L’exploitation de ces ressources va certainement induire des retombées économiques certaines qui imposent, cependant, une politique environnementale responsable dans laquelle les forces de défense et de sécurité pourront véritablement jouer une belle partition, dans une synergie impliquant fortement les populations rurales. La bataille pour un environnement durablement préservé intègre bien « la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls ». Le président Macky Sall la place dans le même « ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire ».

Par Cheikh Thiam

MACKY SALL, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : « LE DÉFILÉ A ÉTÉ EXCEPTIONNEL »
Très en phase avec le thème choisi cette année, « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », le chef de l’État, chef suprême des Armées, a exprimé, à l’issue du défilé d’hier, toute sa satisfaction quand au déroulement de celui-ci. « Comme je l’ai indiqué, les ressources naturelles constituent la substance vitale de notre base productive sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. C’est pourquoi, j’ai ordonné aux forces de défense et de sécurité à mutualiser leurs efforts pour protéger les ressources, qu’elles soient halieutiques, végétales ou forestières”, a souligné le président de la République.

Pr defile afterIl s’est réjoui des « innovations », soulignant que l’« exercice s’est distingué, comme à l’accoutumée, par la rigueur, le sérieux », avec un bon timing.

Pour lui, l’innovation majeure est le quadrille baïllonnette des élèves de l’école des officiers de la Gendarmerie nationale, mais aussi la marche lente des Parachutistes et des Commandos. Très satisfait de la « bonne organisation », le président de la République a confondu, dans ses remerciements, le chef d’état-major général des armées (Cemga), le général de corps d’armée Cheikh Guèye, et le haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire. Mais aussi tous les chefs de service des Forces de défense et de sécurité tout comme les civils qui ont participé au défilé « exceptionnel ». Il a aussi salué la « participation remarquable de l’armée gambienne » tout comme la présence de la vice-présidente gambienne, du Premier ministre bissau-guinéen et du chef de l’état-major de l’armée mauritanienne. Autant de présences qui témoignent de la bonne « coopération entre armées africaines ».

I. K. NDIAYE

INNOVATIONS ET DÉMONSTRATIONS AU RENDEZ-VOUS
Avec un total de 3.668 militaires et paramilitaires ; 367 véhicules, 105 motos et quads, 10 aéronefs, 9 navires et 61 cheveux, le défilé militaire et paramilitaire d’hier a tenu toutes ses promesses. Sur une Place de l’Obélisque, revêtue de ses plus beaux atours, et sous le regard du chef suprême des Armées, Macky Sall, de la vice-présidente de la Gambie et du Premier ministre bissau-guinéen, les Forces de défense et de sécurité sénégalaises (Fds) ont montré qu’elles étaient les gardiennes des traditions. Une marche lente, cadence bien maîtrisée, le bras gauche bien balancé en avant et en arrière, bien symbiose avec le bien soulevé pendant que le droit tenait bien l’arme. Ce tableau s’est joué, hier, peu avant 14 heures, à la Place de l’Obélisque. Le Bataillon des Paras, amené par son commandant, le colonel Souleymane Kandé, semblait demander aux invités et spectateurs d’être encore patients pour exécuter ce numéro voulu comme innovation pour coller au thème de cette année « Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Malgré le chaud soleil et la durée du défilé, le public était très attentif et appréciait. Sous les airs du « Jambaar », écrit par le colonel Meïssa Cellé Ndiaye et arrangé et mis en musique par le lieutenant Amadou Koundoul, les cousins des paras, les Commandos suivaient, avec la même lente marche. Boostés par la Musique principale des Forces armées, les commandos complétaient le fameux air de « Thio tholinathio… », en en faisant un chœur en brouhaha qui sortait et déchirait les rangs des hommes du chef de bataillon Simon Sarr.

Une autre séquence remarquable du défilé d’hier est le passage du Quadrille de baïllonnettes de la gendarmerie nationale. « Fruit de la coopération avec la gendarmerie française, plus précisément avec la Garde républicaine de Paris », ce quadrille de 36 aspirants de la 10e promotion du Cours de formation des officiers a déroulé, pendant une dizaine de minutes, divers exercices révélant des figures d’« ordre serré statiques et dynamiques » et des évolutions en « mouvements décrivant des figures géométriques variées ». Armés de fusils Mas 49/56, les aspirants ont ressorti à un moment la baïonnette de son trousseau pour la fixer au bout du canon.

PsignEntre ces deux tableaux, il faut remettre en toile de fond le passage apprécié du détachement de l’Armée gambienne qui avait ouvert le défilé militaire et paramilitaire à pied. Composé d’éléments de l’armée de terre, de la marine et de la garde républicaine, ce détachement a été fort ovationné par sa posture qui rappelle celle des pays de tradition anglophone: buste en avant, arme bien tenue en avant à contrario avec le regard bien à droite. Ce passage fera que la vice-présidente gambienne, Fatoumata Tambajang, se lève pour saluer ses troupes, rejoignant le président Macky Sall qui s’était toujours levé pour saluer les différentes unités. Le chef d’état-major général des forces gambiennes ainsi que le chef d’état-major de la Mauritanie ont aussi assisté au défilé. Une innovation qui matérialise une vision du patron de la Gendarmerie nationale, le général de division Meïssa Niang, est l’Escadron de surveillance et d’intervention de Dakar (Esid) dont il avait annoncé la création dans son ordre du jour n°1. Bien que les escadrons de surveillance et d’intervention aient pour missions de participer aux initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, de soutenir les unités territoriales et de participer au maintien et rétablissement de l’ordre, l’Esid a pour « vocation de participer au renforcement de la lutte contre le terrorisme à la Légion Ouest et aux opération de maintien de l’ordre en cas de besoin ». Il a surtout, en charge, la « lutte contre les agressions et les cambriolages à travers un contrôle de zone et l’occupation des points clés de façon permanente ». Comme une démonstration de force, le passage des Forces spéciales, terre, air, mer confondues, a laissé voir des militaires aguerris et bien entrainés. Inspirant même la crainte avec un surarmement lourd et des masques au visage qui ne laissent entrevoir que leurs yeux.

Ces instantanés saisissants ne sont pas les seuls tableaux du défilé militaire et paramilitaire qui a débuté par une parade motorisé qui a donné à voir l’important arsenal des Fds. Ou encore des pensionnaires d’écoles (Prytanée militaire, École militaire de santé, École nationale des officiers d’active, École des officiers de la gendarmerie nationale, École des sous-officiers d’active, École des sous-officiers de la Gendarmerie, École de l’armée de l’air) prêts à prendre la relève. Sans oublier la pépinière des Armées qu’est le 12ème Bataillon d’instruction.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE


UNE REVUE NAVALE EN COULEURS
Le défilé d’hier a été une occasion de projeter, sur des écrans géants, une revue navale. Composée de neuf navires, dont six acquis entre 2012 et 2016, selon le maître de cérémonie, le commandant Mamadou Wathie, cette revue s’est voulue une véritable panorama de la Marine nationale. Une Marine dans une dynamique de « renouvellement progressif de sa flotte », avec la réception récente d’un lot important de moyens navals, notamment la nouvelle acquisition d’un patrouilleur de 60 m ultra-moderne dénommée « Fouladou » en novembre dernier.

Le « Fouladou » est un patrouilleur de haute mer (Phm) moderne, adapté à la « surveillance de la zone économique exclusive ». Il est équipé de moyens de lutte contre la pollution marine, notamment un « barrage flottant de 200 mètres et un système d’épandage de dispersants ». Un autre Phm de 45 m est « Kédougou » qui peut contribuer à la surveillance des plateformes pétrolières. Il a parcouru, selon toujours le commandant Wathie, 37 430 miles marins soit 69 319 km en deux ans et contrôlé 663 navires dont 35 arraisonnés. Le patrouilleur rapide de 33 m « Ferlo » a aussi participé à la revue. Ce patrouilleur marque le début du renouvellement de la flotte et a parcouru, depuis 2013, plus de 112 000 km et contrôlé 889 navires dont 26 arraisonnés. Les Edic « Gorée » et « Karabane », dédiés aux missions de soutien et de transport logistique en zone opérationnelle, ont aussi pris part à la revue. Aussi, des vedettes d’intervention rapide constituées de quatre unités navales, pour la « défense du littoral et la protection de points névralgiques en zone côtière, ont trouvé toute leur place dans la famille de la Marine.

I .K. NDIAYE

UN DÉFILÉ AÉRIEN IMPECCABLE
Defile aerienOutre la revue navale, les spectateurs ont pu voir, hier, un défilé aérien qui a débuté par un aéronef de type Tb 30, très utilisé dans la formation des officiers élèves pilotes à Thiès. Depuis mars 2015, « 1.500 heures de vol ont été effectuées à Thiès avec à la clé six pilotes brevetées chasse, et deux pilotes pré-spécialisés transport », selon le maître de cérémonie. Les aéronefs de type Tb 30 Epsilon sont utilisés pour les « missions opérationnelles et ont participé à une opération d’envergure menée par les Armées en octobre 2016 pour lutter contre la coupe illégale de bois en zone militaire n° 6 (Kolda), illustrant ainsi parfaitement le thème de cette année ». Dans ce défilé aérien encore, cette formation constituée d’un Mi-35 accompagnée de deux Mi-17. Le Mi-35 est un hélicoptère de combat et le Sénégal a déployé deux de ce type, depuis novembre 2015, en République centrafricaine dans la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique.

Les deux Mi-17 reviennent fraîchement de la Côte d’Ivoire où ils ont été déployés durant 21 mois (entre 2015 et 2017) au sein de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (Onuci). La dernière formation aérienne était composée d’un King Air 200 et de deux Casa 235 en formation « flèche ». Ces avions sont essentiellement utilisés dans des missions de transport de personnel civil comme militaire. « Ils assurent des liaisons régulières vers les régions de Kédougou, Tambacounda, Matam, Saint-Louis pour le désenclavement de ces localités avec plus de 4.000 passagers transportés en 2016 », selon le commandant Wathie. Ces aéronefs ont récemment participé à l’appui des troupes de la Mission de la Cedeao en Gambie (Micega) en assurant de jour comme de nuit plusieurs rotations entre Dakar et Banjul.

Il faut dire que le défilé général avait démarré par le passage d’un hélicoptère de type Mi-17 de l’Armée de l’air. Cet engin avait le drapeau national suspendu par le système d’élingue, utilisé pour le transport de charges externes. L’appareil, encore aux couleurs des Nations-Unies, est aussi revenu de la Côte d’Ivoire après 21 mois d’engagement. Il fut d’ailleurs le « premier engagement d’une unité aérienne de l’Armée de l’air sénégalaise dans les opérations de soutien à la paix sous l’égide des Nations-Unies ».

I. K. NDIAYE

162 AMBULANCES POUR LE RENFORCEMENT DES ÉVACUATIONS
Soixante ambulances, un détachement du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ont participé au défilé de la fête de l’Indépendance. Ces 60 engins sont à mettre dans un « projet d’acquisition de 162 déjà arrivés à Dakar la semaine dernière ». Ces ambulances participent au « renforcement des moyens d’évacuations sanitaires » indispensables dans la « réalité de la mise en œuvre du volet capital humain du Pse à travers le secteur de la santé ».

« En plus d’avoir, de 2012 à 2016, 165 ambulances médicalisées, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a mis en œuvre un projet d’acquisition de 162 ambulances dont 4 unités mobiles pour un montant de 7 milliards 542 millions de F Cfa entièrement financé par l’État, s’inscrivant dans le Plan d’urgence d’amélioration du dispositif de soins curatifs et des urgences », a expliqué le commandant Wathie. Ainsi, les 162 ambulances vont aider à « combler le gap en ambulances médicalisées de tous les hôpitaux, les centres de santé, les postes de santé les plus enclavés, le service d’assistance médicale d’urgence (Samu) ». Les 4 unités mobiles (hôpitaux mobiles) sont, elles, multidisciplinaires. Elles vont être localisées à Dakar avec une possibilité de les « réutiliser dans les zones enclavées et dépourvues de spécialistes ». Mais aussi dans les « cas de campagne de chirurgie mobile et lors des grands évènements religieux ». Ces unités sont constituées d’une unité mobile pour la chirurgie générale, d’une unité mobile d’ophtalmologie, d’une unité pluridisciplinaire de type I (cabinet de gastro-entérologie, cabinet de cardiologie, cabinet de gynécologie, laboratoires d’analyse) et d’une unité pluridisciplinaire de type II (ophtalmologie, dentisterie, Orl,  radiologie). Ces ambulances et unités sont reliées par un « système de géolocalisation dont le serveur est au ministère en vue d’être en mesure de contrôler la position de chaque ambulance à travers tout le territoire national ».

I. K. NDIAYE

SUR LA PLACE DE LA NATION : LES PAS RASSURANTS DES CIVILS
Defile MajorettesLa célébration de la fête de l’indépendance fait naturellement penser à l’aspect militaire. Mais les civils n’en jouent pas moins un rôle important. Les majorettes du lycée Kennedy, de l’institution Notre Dame,  les collectivités locales et les écoles de formation font aussi attraction.

Ils ont les pieds chauds ce jour. Dès les premières heures de la matinée, les forces de défense et de sécurité ont occupé  le boulevard Général De Gaulle, tous en tenue de cérémonie. Les uns s’occupent des derniers réglages avant le démarrage du défilé prévu à 10 heures, les autres veillent sur la sécurité des lieux où sont installées des tentes haut de gamme. Aussi, sur chaque artère menant à la place de la Nation, ex-place de l’Obélisque, des éléments sont préposés pour accueillir et orienter les invités avec toute la courtoisie qui sied.

A 09 heures déjà, les tribunes réservées aux hautes personnalités de la République et autres  autorités  civiles et militaires  étaient presque pleines. Le Premier ministre et les présidents des institutions comme l’Assemblée nationale et le Conseil économique, social et environnemental (Cese)  se sont suivis à la tribune officielle entre 09 h et 09 h 40. Le départ du chef de l’État du palais présidentiel est annoncé à 09 h 42mn par un coup de canon. Il sera suivi par 20 autres.

Ces 21 coups de canon datent du 14e siècle alors que cet équipement militaire commençait à devenir une arme courante. La pratique militaire sur les bateaux de guerre était alors de tirer sept coups de canon à cause de la symbolique astrologique et religieuse du chiffre 7.  Les armées de terre ayant, avec le temps, une plus grande réserve de poudre à canon se sont données le luxe de tirer trois coups de canon pour chaque coup tiré en mer, d’où le nombre 21 au total.

Le Sénégal, au lendemain des indépendances, a hérité cette tradition au même titre que l’armée de l’ancienne puissance coloniale. Le tir des 21 coups de canon,  qui a gardé toute sa symbolique, était initialement exécuté par la compagnie du camp Lemonier. Mais, avec la mise sur pied, en 1975,  du bataillon du train, celui-ci a pris le relai.  A son arrivée à la Place de la Nation, la président de République Macky Sall, qui  a été accueilli par le Premier ministre, le ministre des Forces armées et le chef d’État-major général des armées, a d’abord procédé, conformément à la tradition militaire, à la revue des troupes avant de prendre place à la tribune officielle à côté de la première dame, Marième Faye Sall.  Après la remise de décorations à certains militaires qui se sont illustrés sur les théâtres d’opération, le défilé civil pouvait commencer.  Le ton est donné par les majorettes de l’institution Notre Dame qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place  du défilé civil avec une prestation de haute facture.

Ainsi, le défilé civil animé par la fanfare de la police a été ouvert par l’Agence nationale de la Case des tout-petits. Après, passeront, à tour de rôle, les collectivités locales dont Rufisque, Hlm, Biscuiterie, Dieupeul-Derklé, Grand-Dakar etc.

Ce défilé civil a été clôturé par les anciens combattants, qui ont joué un rôle important dans l’accession du Sénégal à l’indépendance. Comme il est de tradition à chaque fête du 04 avril, les majorettes du lycée Kennedy qui ont assuré l’entracte lors de la mise en place du défilé motorisé et militaire, ont encore séduit  avec une chorégraphie à couper le souffle, le tout dans une harmonie indescriptible. L’ombre de Doudou Ndiaye Coumba Rose a encore plané, hier, comme d’ailleurs à chaque apparition des majorettes de Kennedy, depuis sa disparition, même si ses héritiers assurent, de mains de maîtres, la relève.

Ndiol Maka SECK


RÉACTIONS... RÉACTIONS... RÉACTIONS...
Defile Pers polMe Alioune Badara Cissé, médiateur de la République : « Un matériel haut de gamme pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens… »
« Mon cœur a battu très fort. Mes espoirs pour un lendemain meilleur pour le Sénégal se sont confirmés. J’ai vu une armée cavalière et chevaleresque ayant un matériel haut de gamme pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’ai vu une jeunesse rigoureuse qui semble confirmer que les lendemains sont assurés. J’ai vu l’intégration encore renforcée des femmes dans les corps de métier jadis réservés aux hommes. Je pense que nous pouvons fièrement nous rendre compte que le Sénégal semble être sur des esquisses prometteuses ».

Ndiol Maka SECK

Landing Savané, Aj/Pads : « Un défilé qui rassure »
Nous avons assisté à un très beau défilé.  Les forces de défense et de sécurité ont montré qu’elles sont à niveau. Cela rassure les Sénégalais, surtout dans ce contexte où tout le monde a besoin d’être rassuré. Il faut en féliciter le président de la République et les forces de défense et de sécurité.  Ce que nous avons vu, nous a rassurés parce que c’est de cela qu’il s’agit. Le défilé s’est passé dans les règles de l’art et le matériel militaire est impressionnant. La protection de l’environnement doit être une affaire de tous,  surtout des jeunes. La question de l’environnement est une question cruciale dans notre pays et partout dans le monde.  Il doit être protégé sous toutes ses formes : physique, morale, sécuritaire, éthique, etc. ».

N. M. SECK

Abdou Aziz Diop, ministre-conseiller : « Une armée capable de faire face aux défis »
t« Il y a une innovation par rapport au thème et par rapport à la démonstration de force qui a été faite. Cela montre que nous avons une armée professionnelle, bien équipée, capable de faire face aux défis du monde moderne parmi lesquels la lutte contre le terrorisme. Vous avez constaté, avec nous, qu’une nouvelle unité antiterroriste a été mise en place sur instruction du président de la République qui ne lésine pas dès lors qu’il s’agit de défense, de sécurité et de vie dans la paix et la cohésion, sur le plan national et international ».

N. M. SECK

Ibrahima Sall, ancien ministre : « Organiser un vaste dialogue à l’échelle du pays »
« C’est une fête remarquable. L’armée a défilé avec de grandes innovations, notamment la marche lente avec de nouvelles unités. Nous sommes un peu rassurés par la position des hommes et la qualité des équipements. Mais au-delà de l’armée, notre pays se pose, aujourd’hui, de grandes questions à savoir si nous sommes sur la bonne trajectoire surtout en démocratie, économie et politique. Il faut un vaste dialogue requérant un grand consensus à l’échelle du pays. Les pays africains sont, aujourd’hui, en train de se poser les bonnes questions pour aller vers les bonnes directions ».

N. M. SECK

Moussa Sarr, porte-parole de la Ligue démocratique : «Il a dit l’essentiel sur le devenir du pays »
«Je voudrais d’abord saluer le discours du président de la République, tant du point de vue de la concision, que de la qualité. J’estime qu’il a dit l’essentiel en ce qui concerne le devenir du pays, relativement à la nécessité de préserver notre environnement et nos ressources naturelles », a déclaré le porte-parole de la Ligue démocratique. Ainsi, il soutient croire que, de plus en plus, cette préoccupation qui consiste à préserver notre environnement doit être largement partagée et que cela doit être intériorisé par l’ensemble des Sénégalais parce qu’il y va du devenir du pays. «C’est la raison pour laquelle j’ai salué l’appel que le président a adressé aux forces de défense et de sécurité pour participer à la préservation de notre environnement et de nos ressources naturelles.

J’ai particulièrement apprécié l’engagement du président de la République à ce que le gouvernement organise un scrutin transparent, à l’occasion des législatives du 30 juillet 2017», a-t-il, en outre, insisté. «Je voudrais également magnifier l’appel, la main tendue à toutes les forces vives de la nation. Nous, à la Ligue démocratique, nous  pensons que le dialogue doit être permanent si nous voulons renforcer notre démocratie. Le président doit assurer cette responsabilité pour que tout soit mis en œuvre, pour qu’au Sénégal, l’opposition, la majorité et la société civile puissent quand même s’engager dans un dialogue permanent et structuré», a aussi informé Moussa Sarr. Il a, enfin, souhaité que cette main tendue du président soit saisie par toutes les forces vives de la Nation.

Mouhamadou Mbodj coordonnateur du Forum civil : « Les efforts doivent être consolidés et renforcés »
«Le Sénégal tient son rang en tant que pays qui s’est distingué dans sa démocratie. Globalement, le bilan est salutaire. Le Sénégal a connu, en 57 ans de souveraineté, deux alternances dans un climat apaisé. Ceci ne veut pour autant pas dire que tout est parfait. Il y a tout le temps des efforts à fournir. Si l’on s’amuse à faire la comparaison avec les autres pays d’Afrique, l’on serait tenté de croire que le bilan est totalement bon. C’est justement ce qu’il ne faut pas faire. Nous devons penser à postuler au niveau international. Pris sur cet angle, il y a évidemment des efforts à fournir encore. Sur le système juridique par exemple, il ressort qu’il y a certainement des efforts à réaliser.  Nous avons également, à travers ce défilé de la commémoration des 57 ans de notre accession à la souveraineté internationale, noté le renforcement de nos forces de défenses. Cela ne saurait nous laisser indifférents. Nous saluons d’ailleurs cette posture d’autant plus que le monde est de plus en plus plongé dans l’insécurité. Cet effort doit être consolidé et renforcé. Nous invitons les autorités à davantage penser à la motivation des hommes de troupes.

Également, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel à tous les Sénégalais de tous les bords que ce soit. Il faut laisser de côté les clivages et surtout aller à l’essentiel».

O. BA

Abdou Mbow (Apr) : « Nous saluons la vision du président de la République »
Defile Pr Tribune« Nous voudrions tout d’abord rendre grâce à Dieu qui nous a permis d’assister à la commémoration des 57 ans de notre pays. Nous  félicitons chaleureusement le président de la République, Macky Sall pour le discours qu’il a tenu à la veille de cette commémoration. Son discours a pris en compte toutes les couches de la population sans distinction ni omission aucune.  Concernant le défilé, nous avons tous noté le renfoncement des forces de défense. Cela monstre combien le président de la République est préoccupé par la question de la sécurité nationale.  Également,  le choix du thème : rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement,  montre, à souhait, que le chef de l’État, Macky Sall, est ouvert aux enjeux du futur et tient à faire pleinement entrer le Sénégal dans cet ère futuriste.  Cela démontre  combien il est visionnaire».
Oumar BA

Me Ousmane Ngom («Liberal ca Kanaam ») : « La revalorisation du statut des chefs de village, un bonheur... »
« Le message du président Macky Sall a ouvert de belles perspectives dans la marche vers l’émergence avec la réaffirmation de sa ferme volonté de répondre, chaque jour davantage, aux aspirations légitimes de toutes les couches des populations pour un développement inclusif et solidaire », estime Me Ousmane Ngom, secrétaire général de « Libéral Ca Kanaam »,  dans un communiqué rendu public, hier.

Tout en rappelant les réalisations du président Macky Sall dans le Pse, comme la baisse du prix de l’électricité, la transformation des titres précaires en titres foncier, les réalisations hydrauliques forages etc.), l’ancien ministre de l’Intérieur pense, « qu’avec une telle vision, nous allons tout droit vers la Démocratie Économique qui est notre credo au  LCK ».

Cependant, souligne Ousmane Ngom, «mon plus grand bonheur, a été l’annonce de la revalorisation du statut des chefs de village. Cette décision a une haute portée sociale, politique et économique», car selon lui, « c’est la réparation d’une grande injustice qui a duré plus de 40 ans. C’est aussi la marque de la lucidité du président de la République. Son sens de l’écoute et son humilité lui ont permis de prendre cette décision qui a une haute portée sociale, politique et économique ».

Doudou Wade, PDS : « L’appel au dialogue n’est pas sincère »
« Aujourd’hui, Macky Sall a des regrets en disant que la fête nous appartient à tous. Il n’a pas besoin de le rappeler. C’était simplement pour aboutir à la conclusion et dire que je vous appelle à l’unité. Il n’est ouvert à personne, il n’est ouvert qu’à sa famille politique.
Le dialogue national a duré 3 heures de temps. Pour son appel à l’unité, on verra, mais comme j’avais dit quand il avait fait appeler les gens, j’avais dit qu’il faut répondre. Mais je ne crois pas à son appel, il n’est pas sincère, n’est pas honnête. Tout ce qu’il nous a dit, il l’a renié, mais où est le dialogue ? Les membres de l’opposition ne peuvent pas accepter cette situation ».

Jean Paul Dias, leader du BCG : « Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue »
«Sur de la forme, il est resté dans son habitude qui est une bonne habitude de la concision. Ce ne sont plus les discours fleuve que faisait son prédécesseur », a d’emblée fait remarquer le leader du Bloc des centristes gaîndé. Il a, toutefois, indiqué qu’il aurait  souhaité que le président parlât plus de la situation politique. «Il n’en a pas parlé. Malheureusement, c’est une situation très préoccupante. Il a évoqué de réalisations, de certaines choses qui vont se faire, surtout dans le culturel, ce qui est une bonne chose. Mais j’aurais voulu connaître les voies qu’il envisage d’entreprendre pour calmer la situation politique. C’est comme si ça n’existait pas, alors que ça existe ; il y a, aujourd’hui, une crispation.  Je ne l’ai pas entendu parler de dialogue. On ne doit pas rester dans cette situation là », a-t-il notifié. Aussi, «il a parlé des élections qui vont venir. Il a souhaité que ça se passe normalement, que ça se passe de manière démocratique, transparente, oui mais il y a une atmosphère lourde. Et ça, c’est regrettable.  J’aurais voulu qu’il propose, qu’il prenne des initiatives pour rebrancher le dialogue. Pour le reste, je pense que ce sont des propos encourageants dans le sens de l’émergence et nous espérons que ces idées vont nous permettre d’aller de l’avant », a conclu Jean Paul Dias.

Rassemblés par S. KAMARA, M. NDONG et A. DIOP

Idrissa Seck Pdt de Rewmi : « Nous attendons des actions concrètes »
« Je  voudrais tout d’abord rendre  grâce à Dieu de l’opportunité de  participer à ce défilé célébrant notre fête nationale  d’indépendance. Féliciter nos forces de sécurité et de défense  qui ont organisé ce magnifique défilé et  féliciter l’ensemble des populations thièssoises et leur présenter nos meilleurs vœux à l’occasion de cette fête nationale d’indépendance». Interrogé sur le discours du président Macky Sall du 3 avril. Idrissa Seck répond tout de go : « rien du tout ! ». Et il ajoute : «Je pense que ce qui est attendu du président de la République ce ne sont plus des discours, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations.

Elles  souffrent dans leur sécurité, les accidents de la circulation se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, les agressions se multiplient, il faut y apporter une réponse concrète, la justice est malade, il faut la soigner, la santé est malade, il faut la soigner, l’Éducation est malade, il faut la soigner. Après 5 ans de magistère, ce ne sont pas des  discours que j’attends, ce sont des actions concrètes pour abréger les souffrances des populations».

Mbaye BA

MESSAGE A LA NATION DU PRÉSIDENT MACKY SALL : « MON DEVOIR EST DE RESTER DANS LE TEMPS DE L’ACTION »
Pr Discours 030417Mes chers compatriotes,
Demain, 4 avril 2017, notre pays célèbre le 57e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale.

Cette fête nous rassemble, parce qu’elle exalte notre liberté retrouvée et met à l’honneur nos vaillantes forces de défense et de sécurité et notre jeunesse dynamique, qui porte nos espoirs pour le futur.

A tous et à toutes, chers compatriotes d’ici et de la diaspora, j’adresse mes chaleureuses félicitations.

Au nom de la Nation, je salue avec respect nos anciens combattants. Je vous redis, chers anciens combattants, notre profonde gratitude et  notre grande admiration pour tous vos sacrifices consentis à la défense du monde libre.  
A vous, officiers, sous-officiers et militaires du rang, je renouvelle ma confiance, ma fierté et celle de la Nation.

Si notre pays est aujourd’hui septième contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies, c’est que, partout où vous appelle le devoir, à l’échelle nationale et internationale, vous le remplissez avec la dignité et le professionnalisme qui donnent sens  à votre devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ».

Voilà pourquoi, devant la recrudescence des défis sécuritaires, y compris dans notre voisinage immédiat, j’accorde une priorité élevée au renforcement continu des capacités opérationnelles de nos Forces de défense et de sécurité et à l’amélioration constante des conditions d’existence des personnels.

Cette année, fidèles au concept Armée-Nation, nous célébrons la fête de l’indépendance sous le thème du rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement.  

Ce thème nous interpelle par son actualité. Nos ressources naturelles, faut-il le rappeler, constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement.

Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales. La préservation de notre environnement n’en est que plus urgente ; qu’il s’agisse de la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls. Elle revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire.

Par conséquent, j’ai ordonné à nos Forces de défense et de sécurité de poursuivre, avec vigueur, les actions déjà engagées dans ce sens. Le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à cet effet, en matière  d’équipements, de formation et d’entrainement.

Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun.   

Mes chers compatriotes,
Dans mon message à l’occasion du nouvel an, je vous ai entretenu de nos acquis et perspectives dans le cadre de la mise en œuvre des initiatives, projets et programmes du Plan Sénégal émergent.

Sous l’autorité du Premier ministre, j’ai assigné au gouvernement la tâche de rester mobilisé dans l’action, en ayant comme code de conduite le culte du résultat.

J’y tiens personnellement, parce que le développement inclusif et solidaire, qui sous-tend ma vision d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous, est au cœur de mes préoccupations.
C’est le sens de la baisse du prix de l’électricité déjà en vigueur.

C’est le sens de la mesure que j’ai prise pour la transformation des titres précaires en titres fonciers, afin que chaque détenteur d’un droit d’occupation puisse accéder gratuitement et sans formalité indue, au droit de propriété.

C’est, enfin, le sens de la tournée économique que j’ai effectuée en février dernier dans les régions de Louga, Saint-Louis et Matam, pour inaugurer et lancer divers projets de développement en milieu urbain et rural. Et je visiterai d’autres localités du pays dans les semaines et mois à venir.

En effet, dans la quête de l’émergence que j’ai engagée avec vous, seuls comptent la vision, l’action diligente et le résultat.

Mon devoir, celui du gouvernement, est de rester dans le temps de l’action, pour répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure.

Il nous faut continuer à apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place.

Dans le même esprit de développement solidaire et inclusif, j’ai demandé au gouvernement d’étudier les conditions de rémunération des Chefs de village, qui, en tant que relais indispensables de l’administration, exercent une mission de service public, souvent à leur propre charge.

Voilà, mes chers compatriotes, les préoccupations qui continueront de retenir mon attention et de mobiliser mes efforts ; parce que c’est leur solution qui conditionne le progrès et le bien-être de notre pays.

Et voilà pourquoi je poursuivrai sans relâche la politique de bonne gouvernance à tous les échelons de l’Etat et de ses démembrements. C’est en effet dans la bonne gestion des affaires  publiques que nous pourrons mieux dépenser nos ressources, financer nos efforts d’émergence, satisfaire les besoins sociaux de nos populations, offrir à notre secteur privé les meilleures conditions d’épanouissement, et ouvrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives d’éducation, de formation et d’emploi.  
 
Mes chers compatriotes,
A quelques mois des élections législatives du 30 juillet prochain, je me réjouis du bon déroulement des opérations de refonte du fichier électoral, décidée à l’unanimité et sans débat à l’Assemblée nationale.

Avec un  total de 5.501.667 enrôlés à la date du  29 mars 2017, les inscriptions dépassent déjà largement l’objectif de 4.000.000 fixé dans la loi.

Le gouvernement est en train de prendre toutes  les dispositions requises pour la tenue d’un scrutin sincère, régulier et transparent, à la hauteur de notre tradition démocratique.

La célébration de notre liberté retrouvée nous donne aussi l’occasion de réfléchir sur notre culture, comme facteur de cohésion sociale, qui participe à l’effort d’édification de la conscience nationale ;  parce que c’est notre culture qui incarne notre identité collective, fait le récit de notre histoire et aide à sauvegarder nos valeurs de civilisation.

Je rends hommage à tous les hommes et femmes de culture qui, par leur génie créateur, contribuent au rayonnement de notre pays, à l’image de nos brillantes performances à la Berlinale 2017 et à la dernière édition du Fespaco.

En soutien à notre patrimoine culturel, le gouvernement a consenti d’importants efforts, avec :

  • la réhabilitation d’édifices religieux et lieux de mémoire ;
  • la création de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins ;
  • la contribution à la mise en place de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels, au titre de la Couverture Maladie universelle ;
  • le doublement du budget de la Biennale de l’art africain contemporain, porté désormais à 500 millions de francs CFA 
  • la rénovation de l’ancien Palais de Justice et sa transformation en Palais des Arts 
  • et le lancement prochain des chantiers de l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture, et de la Bibliothèque nationale.

Je me réjouis, également, de recevoir dans quelques jours la communauté culturelle et artistique, dans le cadre de la célébration de l’année 2017 comme année de la culture.

Mes chers compatriotes,
Plus qu’un rituel et une fin en soi, la fête de l’indépendance nous rappelle la gravité qui s’attache à la liberté.

L’indépendance signifie et magnifie notre  vocation naturelle à être et rester un peuple libre. En même temps, elle crée la responsabilité qui nous met seuls face à notre destin.

Notre liberté est entre nos mains. C’est par nos propres efforts que nous la conforterons, en gagnant la bataille du développement économique et social.

C’est ainsi que nous accomplirons notre destin de peuple libre.

C’est ainsi que nous réaliserons le rêve des anciens et que nous mériterons leurs sacrifices.

C’est ainsi que nos enfants, et des générations  après eux, seront fiers de l’héritage que nous leur aurons légué.

L’œuvre est noble et grandiose. Chacun de nous peut contribuer à son édification.

A cette fin, je tends la main à tous et à toutes, pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales.

Fcbk PRVive le Sénégal, toujours libre, uni et en marche vers le progrès !

Bonsoir et bonne fête de l’indépendance.

LE DISCOURS DU CHEF DE L’ÉTAT SUR FACEBOOK
A l’occasion du 57ème anniversaire de la fête de l’indépendance du Sénégal, la présidence de la République a innové avec la première retransmission, en direct, de l’adresse à la nation du chef de l’État sur le compte Facebook officiel de la Présidence de la République @PresidenceSenegal.

Le discours est également disponible en replay.

AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : DÉVELOPPEMENT INCLUSIF ET SOLIDAIRE
Durant ces dernières années, la croissance économique du Sénégal a connu un bond non négligeable, atteignant, en 2016, 6,5 %, grâce à la mise en œuvre des initiatives, projets et programmes du Plan Sénégal émergent (Pse).

Par des programmes comme le Pudc, des résultats concrets sont enregistrés. C’est le temps de l’action, comme l’a souligné le chef de l’État qui dit avoir instruit son gouvernement « à rester mobilisé dans l’action, en ayant comme code de conduite le culte du résultat ».

Toutefois, une économie prospère doit profiter à tous les Sénégalais, où qu’ils se trouvent. En d’autres termes, le développement doit être « inclusif et solidaire ». C’est tout le sens des mesures sociales prises, depuis 2012, afin de soulager les populations notamment la baisse du prix de l’électricité, celle du prix du loyer, de la fiscalité sur les salaires, la transformation des titres précaires en titres fonciers (cela, gratuitement), les importants efforts de désenclavement, d’électrification et travaux d’hydraulique rurale sur l’ensemble du territoire national, les Bourses de sécurité familiale (dont la finalité, souvent mal comprise, consiste à permettre aux enfants de disposer d’un état civil, d’aller à l’école, de se soigner), la Couverture maladie universelle.

Des actions qui doivent se poursuivre pour « apporter de l’eau au Sénégal qui a soif ; éclairer le Sénégal qui vit dans l’obscurité ; désenclaver nos terroirs isolés du reste du pays ; rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes ; et libérer nos mères, nos sœurs et nos filles des corvées domestiques épuisantes que la machine devrait faire à leur place ». Dans le même esprit de développement solidaire et inclusif, le gouvernement est instruit d’étudier les conditions de rémunération des chefs de village « relais indispensables de l’administration exerçant une mission de service public, souvent à leur propre charge ». Comme les citadins, les ruraux ont aussi des aspirations légitimes : disposer de logement décent, de l’électricité, de l’eau, d’entreprises locales, de soins de santé, d’emplois, se former, se déplacer sans difficulté, écouler leur production... Autrement dit, la justice sociale et l’équité doivent être la base de tout développement.

Par Daouda MANE

AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : L’URGENCE DE PROTÉGER NOTRE ENVIRONNEMENT
Cette année, le thème du 57è anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale est plus que d’actualité. En effet, comme l’a rappelé le chef de l’État, « nos ressources naturelles constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales ». De notre environnement, dépend notre santé, notre économie, bref notre bien-être. C’est pourquoi sa préservation est plus que « urgente ». Au Sénégal, malgré les efforts consentis, la désertification menace, du fait de l’action anthropique mais aussi du changement climatique, avec son corollaire, le manque d’eau de pluie et donc la baisse de la production agricole. Ce fut le cas la campagne agricole dernière.

La mer déferle sur les côtes, détruisant maisons et autres biens, installant des familles entières dans une situation de précarité. Un phénomène devenu récurrent sur l’ensemble de nos côtes notamment à Saint-Louis (Langue de Barbarie), à Dakar (Rufisque), à Mbour (Petite Côte)… Quant à la pêche illicite, elle fait perdre, selon les chiffres du ministère, 150 milliards de FCfa par an. Le Sénégalais, grand consommateur de poisson, voit son plat de « tiébou diène » (riz au poisson) s’appauvrir du fait de la raréfaction de la ressource.

La pollution du cadre de vie est une toute autre réalité que l’État et ses démembrements (mairies particulièrement) peinent à juguler. Malgré l’interdiction du plastique, nos villes ont toujours un visage défiguré par cette matière. C’est dire donc, ainsi que l’a soutenu le président Macky Sall, que la protection de l’environnement « revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire ». Certes les Forces de défense et de sécurité sont instruites de poursuivre, « avec vigueur, les actions déjà engagées dans ce sens », mais aussi le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires. Toutefois, cette lutte requiert la mobilisation de toute la population de tous bords et à tous les niveaux. Il y va de notre santé, de notre économie, de notre épanouissement total. D’où la pertinence de cette invite, encore une fois, du président de la République : « Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun ». C’est ainsi qu’on préservera notre avenir et celui des générations futures.

Par D. MANE


AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL
Fanal 030417En annonçant qu’il va recevoir, dans quelques jours, la communauté culturelle et artistique, dans la célébration de  2017, comme année de la culture, le président de la République a réparé un « oubli ». En effet, la Culture, ces dernières années, était souvent la grande absente dans les discours du Chef de l’État à la Nation, aussi bien à l’occasion du Nouvel An, qu’à la veille de la Fête de l’Indépendance. Pour cette fois, non seulement Macky Sall a rendu hommage, à juste titre « à tous les hommes et femmes de culture qui, par leur génie créateur, contribuent au rayonnement de notre pays, à l’image de nos brillantes performances à la Berlinale 2017 et à la dernière édition du Fespaco » ; mais il a également annoncé cette prochaine rencontre avec toute la communauté culturelle.

Ce sera, sans doute, une occasion, pour chaque secteur de la culture, de décliner son programme à dérouler durant cette année culturelle, d’exprimer surtout ses préoccupations et attentes ; mais aussi un grand moment pour, comme l’a souligné dans son discours le président Sall, de « réfléchir sur notre culture, comme facteur de cohésion sociale, qui participe à l’effort d’édification de la conscience nationale ». La culture, a-t-il si bien compris, « incarne notre identité collective, fait le récit de notre histoire et aide à sauvegarder nos valeurs de civilisation ».  Ainsi, le gouvernement sénégalais actuel, dans la continuité des précédents, a lancé des projets pour la sauvegarde du patrimoine culturel. Comme exemple, le Projet de la réhabilitation d’édifices religieux et lieux de mémoire doté d’un budget de plus 600 millions de FCfa. Ce programme de réhabilitation ambitionne de contribuer à la revalorisation du patrimoine culturel sénégalais et à la promotion des cultures des terroirs pour un développement local durable. Pour son exécution, depuis l’année dernière, le ministère de la Culture a lancé les travaux de construction des mausolées du Boursine Coumba Ndoffène Famack et de l’Almamy Maba Ndiakhou Bâ dans le Sine, la réhabilitation de la vieille Mosquée d’El hadji Omar à Halwar et celle de l’Almamy Abdel Kader Kâne à Kobilo. Mais également, la réhabilitation de la plus vieille église de Casamance à Carabane ainsi que les mosquées de Karantaba et Baghère, dans le Sédhiou-Pakao.

Le ministre de la Culture estimait, lors d’une rencontre avec la presse, que cette « réhabilitation de ces sites historiques qui cristallisent la mémoire collective de notre Nation est un devoir historique qui participe à la réappropriation des valeurs de notre patrimoine et à leur transmission aux générations futures ».

A côté de ce programme de réhabilitation des sites et lieux de mémoire, le Chef de l’État a également annoncé, dans son discours, la construction de la Bibliothèque nationale. Dans une récente interview accordée au quotidien national le Soleil, la directrice des Archives nationales évoquait le vaste projet de modernisation des archives. La construction d’une Bibliothèque nationale digne de ce nom, ne serait que salutaire pour la sauvegarde des riches fonds de documents et archives du Sénégal colonial, au Sénégal indépendant et moderne, en passant par la Fédération du Mali.

Enfin, dans son message à la Nation, le président de la République a évoqué le lancement prochain des chantiers de l’École nationale des arts et métiers de la culture. Récemment, une étude commanditée  par le ministère de la Culture  et de la Communication, dans le Programme d’appui au renforcement des politiques et industries culturelles de l’Oif, a permis de constater que le secteur culturel occupe 10,3% des emplois au Sénégal.

Par Omar DIOUF


AN 57 DE L’INDÉPENDANCE : APPARTENANCE ET ATTACHEMENT À LA NATION
Symbole SNLa fête nationale du 4 avril a le mérite de rassembler les enfants du Sénégal autour de l’essentiel : la célébration de nos valeurs communes, la fête de l’unité, de la cohésion et du rassemblement.  A cet égard, le comportement des citoyens sénégalais, ce jour-là, rappelle, s’il le fallait, que la fête nationale du Sénégal appartient à tous les Sénégalais et qu’en effet, ils se l’approprient. Elle n’est la propriété de personne et ne saurait être caporalisée ni revendiquée par aucun camp. Politiques comme citoyens, élites comme Sénégalais moyens, nous sommes tous égaux devant la loi et dans la célébration de la fête nationale.

Quelle belle fête que celle du 4/4, à laquelle on joue collectif, et on boute hors du terrain l’habituel « chacun pour soi, Dieu pour tous » de la compétition politique.

C’est d’ailleurs tout le sens du concept Armée-Nation : la diversité humaine, culturelle, confessionnelle, professionnelle au sein des forces armées est mise au service de l’ensemble de la nation sénégalaise. Car les forces armées sénégalaises sont le creuset des Sénégalais de toutes origines et des deux sexes, quoi de plus égalitaire, de plus transversal, de plus rassembleur et partagé que les armées du Sénégal ? Tout citoyen peut y trouver son reflet, les armées étant une institution nationalement équilibrée comme du reste toutes les institutions sénégalaises.

Elan civique et patriotique
Cette magnifique journée est la seule capable d’imposer une trêve générale à la guerre des égos et des oppositions. Par la magie de la fête de l’indépendance, les armes de tous bords sont déposées et c’est l’armistice dans les chapelles politiques. En cela, c’est vraiment la fête du peuple, qui n’appartient qu’à lui et dont il ne laisserait personne le déposséder.

Sénégalais du pays et de la diaspora, opposition et majorité, riches et pauvres, tous ensemble célèbrent, dans un élan civique et patriotique, la symbiose entre l’armée et la population. De mémoire d’enfant, la fête nationale est cette journée de commémoration de diverses fiertés : fierté de la puissance de nos trois armées, fierté de la bravoure et de la détermination de nos forces de l’ordre et de défense, militaires, paramilitaires et civils, fierté de l’élégance de nos majorettes dont les plus connues sont celles du Lycée Kennedy, fierté de la détermination et de la vitalité du défilé de nos écoliers, semences du futur, fierté de la virtuosité de notre tambour-major, feu Doudou Ndiaye Rose, fierté de la beauté des pur-sang arabes de la garde montée de notre gendarmerie, fierté de l’exposition de nos équipements militaires de plus en plus sophistiqués, fierté de la perfection du défilé qui s’améliore d’année en année…

Les raisons d’être fiers devant notre noble et grandiose armée nationale ne manquent pas du reste. L’armée sénégalaise a la particularité en Afrique de n’avoir jamais été tentée par l’aventure hasardeuse des coups d’état. Au contraire, bien entrainée et vertueuse, elle est présente dans de nombreux pays pour accomplir des missions de maintien de la paix. Si le Sénégal est aujourd’hui le septième contributeur de troupes aux missions de paix des Nations Unies, c’est en raison principalement de l’intégrité, de la dignité et du professionnalisme de ses forces armées.

Et aussi parce que partout où le devoir les appelle au service de la nation comme de la communauté internationale, nos valeureux Jambars donnent du sens  à leur devise : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ». Il est donc tout à fait normal que le chef des Armées, en l’occurrence le président de la République, affirme que « le gouvernement sénégalais continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à leur mission, en matière  d’équipements, de formation et d’entrainement ». On applaudit car les officiers, sous-officiers et militaires de rang, ceux d’active et de réserve, ainsi que les anciens combattants méritent la gratitude et la confiance de la Nation pour tous les sacrifices consentis à notre défense et à celle du monde libre.  

Concept Armée-Nation
Dans la période d’incertitudes et de crise sociale et démocratique mondiales que nous vivons, la vertu, la discipline, l’ordre et la méthode qui sont la marque des forces armées sénégalaises sont rassurantes, au regard de la perte d’une forme de vertu, proche de celle caractérisée par Montesquieu. Face à la désertion du forum politique par nombre de citoyens, à la multiplication des actes d’incivilité, à l’augmentation de l’insécurité ou plutôt du sentiment d’insécurité, à la montée de l’individualisme et de l’égoïsme, qui sont symptomatiques d’une remise en cause profonde de notre « vivre ensemble », l’Armée, elle, réaffirme tous les jours son appartenance et son attachement à la Nation, et continue de contribuer à la paix et au droit.  Seulement voilà, le lien Armée-Nation ne saurait être dans un sens unique, celui où l’armée, au travers de ses missions de défense du Sénégal, de son territoire, de ses ressortissants et de ses intérêts, assume seule cette appartenance à la Nation. C’est la vision fragmentaire que la majorité des Sénégalais, surtout les plus jeunes, férus d’Internet et des réseaux sociaux, ont de l’Armée. Elle est, pour la majorité des Sénégalais, une institution, émanation militaire de la Nation, chargée de la protection des intérêts vitaux du pays, et aux ordres du chef des Armées légitiment élu par la population, le président de la République.

Mais le concept Armée-Nation, pour ne pas être à sens unique et l’Armée, pour bien remplir sa mission, auraient besoin du soutien de la Nation. Les forces armées ont besoin que les Sénégalais soient conscients que la défense de leur unité historique, culturelle, politique, territoriale et nationale nécessite la mobilisation générale et qu’en ces moments de crises majeures qui menacent à nos frontières, l’esprit de défense anime la Nation entière. De son côté, le chef des Armées et son gouvernement accordent une « priorité élevée au renforcement continu des capacités opérationnelles de nos Forces de défense et de sécurité et à l’amélioration constante des conditions d’existence des personnels ».


La fête de l’indépendance a été célébrée cette année sous le thème du « rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ».  Mais devant la recrudescence des défis sécuritaires, la paix, la croissance et  le développement sont tributaires d’une bonne vision de notre stratégie de défense et des moyens qui lui sont affectés par la nation.

Par Dié Maty FALL

Lors du diner-débat organisé, vendredi dernier, au King-Fahd par le collectif en mouvement pour l’équité, les valeurs et l’action (Comeva)/And liggéyal Askan wi, les échanges ont tourné autour du thème «citoyenneté et émergence». A cette occasion, la présidente du collectif, le Pr Awa Marie Coll Seck a rappelé que la qualité de nos ressources humaines fonde la citoyenneté. Elle a invité à un changement de paradigme et de comportement pour atteindre l’émergence.

La présidente du collectif en mouvement pour l’équité, les valeurs et l’action (Comeva)/And liggéyal askan wi, le Pr Awa Marie Coll Seck a indiqué, en la circonstance, que le choix du thème est en relation avec le Pse. « Si nous voulons l’émergence, il faut qu’on change de paradigme. Nous devons changer notre comportement avec l’argent. Nous pensons qu’il faut un renforcement des valeurs de l’éthique. Il faut de l’éthique, qu’on dépasse certaines manières crypto personnelles de faire et de penser », a plaidé la ministre. «La qualité de nos ressources humaines fonde la citoyenneté et nous avons constaté une prise de conscience nécessaire chez les populations», a-t-elle ajouté. Les panélistes qui intervenaient sur le thème sont revenus, entre autres, sur les notions d’émergence, de citoyenneté, sur la place des valeurs et de l’éthique dans la société…Ainsi, pour le Pr Serigne Diop Guèye, l’émergence a d’abord un caractère économique. « C’est également un accès à l’éducation, à la croissances économique et sociale ; l’accès aux services de santé primaire. Ce thème nous concerne tous», a-t-il insisté. Dans ce sens et de l’avis de Me Massokhna Kane, c’est le facteur humain qui détermine le développement aussi bien personnel que celui d’une Nation. « Le citoyen sénégalais constitue, lui-même, sa vraie menace. L’émergence sera très difficile avec le type de sénégalais que nous avons et avec le comportement que nous avons. Partout, le sénégalais est brillant, extrêmement brillant. Il est brillant partout sauf chez lui où il ne travaille pas », a-t-il constaté pour le déplorer. Pour le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, professeur de philosophie à l’Ucad, les valeurs constituent le ciment d’une société : « l’éthique, c’est ce qui va au-delà du respect de la loi. C’est l’éthique qui fait que je vois les autres comme moi-même. Il est difficile de construire une société sans elle ; c’est une totalité qui a besoin d’un ciment que sont justement les valeurs. Nous devons comprendre que la citoyenneté suppose un apprentissage. C’est le sens de l’éducation, de la formation », a-t-elle soutenu. Plusieurs personnalités ont pris part à la manifestation.

Amadou DIOP

Jeudi dernier, Me Alioune Badara Cisse, Médiateur de la République, était l’invité des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), pour une conférence. Il est revenu, à cette occasion, sur la fonction et les limites de son poste. Me Cisse a insisté sur le caractère indépendant de cette institution chargée d’apporter des solutions à l’amiable.

C’est devenu une pratique courante. Chaque jeudi, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) convient une autorité dont les connaissances sont reconnues dans un domaine bien particulier. L’objectif est qu’elle partage sa vision dans une approche pédagogique et informative. C’était donc au tour du Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé de sacrifier à ce qui est en phase de devenir une tradition. La salle était bondée. Preuve que le sujet débattu accroche et éveille la curiosité à plus d’un titre. Un libellé bien choisi : «Le Médiateur de la République dans un état de Droit : fonction et limites».

A l’occasion, le doyen de la faculté, Mamadou Badji, a rappelé que «les professeurs peuvent jouer le rôle d’un juge, mais que les meilleurs procureurs sont toujours les étudiants. Ils sont tellement exigeants que quand ils portent leur choix sur une personne, c’est qu’ils lui trouvent naturellement de très grandes qualités».

Dans son propos, Me Alioune Badara Cisse a insisté sur «l’indépendance» qui caractérise la démarche de la structure dont il a présentement en charge. «Le Médiateur de la République est une autorité indépendante. Il est nommé par décret. Afin de garantir son indépendance, le mandat de six ans ne peut être écourté. Dans le même esprit, il ne reçoit d’instruction d’aucune autorité : ni le gouvernement ni l’administration ne peuvent faire pression sur lui », a-t-il précisé. Le Médiateur de la République jouit d’une immunité juridictionnelle « analogue à celle reconnue aux parlementaires pour les opinions qu’il émet ou les actes qu’il accomplit dans l’exercice de ses fonctions. Il ne peut être investi d’aucun mandat électif », a-t-il dit. Le Médiateur de la République est appelé, dans sa fonction, à composer avec des individus issus de toutes les sphères de la société. Il bénéficie donc d’un statut particulièrement protecteur qui garantit son autonomie. «Il est chargé d’améliorer les relations des citoyens avec l’administration. Il intervient dans les litiges qui opposent un administré à une administration, une collectivité territoriale, un établissement public ou tout autre organisme investi d’une mission de service public. Il peut intervenir, par exemple, en cas de mauvais fonctionnement de l’administration (lenteur, erreur, absence de réponse, manque d’information) afin de proposer des solutions de règlement amiable », a dit Me Cissé. Quand il lui apparaît qu’une administration ou un service public n’a pas fonctionné correctement, le Médiateur est également habilité à proposer une réforme afin de corriger un dysfonctionnement. Il présente au président de la République et au Parlement un rapport annuel dans lequel il dresse le bilan de son activité. Ce rapport est publié et fait l’objet d’une communication devant chacune des deux assemblées, a précisé Me Cisse. Les étudiants ont été nombreux à poser des questions.

Oumar BA

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diene Farba Sarr, responsable politique de l’Alliance Pour la République (Apr) dans le département de Kaolack, peut désormais compter sur le soutien de l’imam ratib de Léona Niassène, Mohamed Arabi Niass.

Ce dernier, en effet, au cour d’un point de presse organisé dans un hôtel de la capitale régionale, par le Mouvement jeunesse de Kaolack (Mjk) dirigé par Ousmane Noël Dieng, a ouvertement déclaré son appui au ministre. Le guide religieux qui a rappelé l’action de Diène Farba Sarr dans les travaux de reconstruction de la grande mosquée de Léona Niassène dont il est l’imam, s’est engagé à lui apporter tout le soutien politique dont il aura besoin dans sa mission d’aider le président de la République à consolider les bases de son pouvoir dans le Sine Saloum. L’imam a aussi déclaré qu’il va soutenir le ministre du Renouveau dans sa politique de massification de l’Apr dans la zone. « Le chef religieux n’est pas seulement confiné à son chapelet et à ses prières, mais il peut aussi être un acteur politique de premier ordre engagé dans la gestion de la cité. Ceux qui posent la question du pourquoi de l’intrusion des religieux dans le champ politique ne comprennent rien de rien », a-t-il argué. Selon lui, « tout homme religieux doit être un acteur politique pour gérer le quotidien des fidèles dans ce contexte du 21siècle. Il faut imprégner nos fidèles des réalités, en fréquentant les personnalités politiques du moment. C’est pour cela que je me suis lancé dans l’action politique aux côtés du ministre Diène Farba Sarr et de ses relais politiques locaux avec notamment notre fils, le leader du Mouvement jeunesse de Kaolack (Mjk) », a-t-il indiqué. Il a rappelé qu’il y a trois semaines, on inaugurait la grande mosquée de Léona Niassène, qui a bénéficié, à l’instar des autres foyers religieux, du concours important de l’Etat via le projet de modernisation des cités religieuses. Diène Farba Sarr a, selon lui, « pleinement joué sa partition dans les travaux d’achèvement du chantier en mobilisant tous ses services pour l’aménagement de l’esplanade et la construction de la turbine en un temps record », s’est félicité le frère cadet du khalife, El Hadj Ibrahima Niass.

Elimane FALL

Le responsable de l’Apr, Madiagne Seck, maire de de Gossas et la fédération nationale des Laobés du Sénégal et de la diaspora dirigée par Bara Sow, ont co-organisé, samedi dernier, un grand meeting sur le terrain de la place publique. Au nom du Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne, le ministre de la culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné du député, Cheikh Dione, a salué la forte mobilisation des populations venue en masse.

Le ministre Mbagnick Ndiaye a d’abord transmis les salutations et de remerciements du Premier ministre aux populations de Gossas et remercié le maire, Madiagne Seck, qui a organisé ce meeting en collaboration avec la fédération nationale des Laobés du Sénégal et de la diaspora. Mbagnick Ndiaye s’est réjoui du fait que Gossas soit unie derrière le président de la République, Macky Sall. Il a indiqué aux populations qu’elles ont un défi à relever, vu que le président de la République, Macky Sall et le Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne, sont tous les deux de la région de Fatick. Toutefois, au regard de la marée humaine qui a assisté au meeting, Mbagnick Ndiaye a soutenu que « la messe est dite car les populations vont voter à 100% aux législatives et à 100% à la présidielle pour Macky Sall ». Il a indiqué que le visage de Gossas a changé « car il y a des transformations radicales dans la société avec les routes, les forages, les bourses de sécurité familiale…». C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les populations doivent se mobiliser comme un seul homme pour des victoires futures. De plus, a-t-il demandé aux Laobés de poursuivre. Le ministre a promis d’informer le Premier ministre de la forte mobilisation de Gossas pour les victoires futures. Le maire Madiagne Seck a d’abord salué cette forte mobilisation des populations, nota,nt que le meeting s’inscrit dans le cadre de la prépation des élections législatives. Il a affirmé que le département reste mobilisé derrière le Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne. L’édile a rappelé les nombreuses réalisations ont été faites par le gouvernement dans le département de Gossas. Dans la commune de Gossas, a-t-il révélé, le gouvernement est en train de mener d’importantes actions notamment les 6 km de routes, l’éclairage public et les canalisations, le pôle Internet et services associés, la gare routière en chantier, l’abattoir, le centre commercial, les projecteurs, ainsi que la pelouse du stade. Pour cela, a-t-il dit, les populations doivent remercier le président de la République en lui donnant une majorité aux législatives et en le réélisant pour un deuxième mandat.

Oumar Ngatty BA

Youssou Touré, le coordonnateur du réseau des enseignants de l’Apr a saisi l’occasion du Conseil national de ce week-end pour porter une vieille doléance de ses membres. « Le réseau a toujours répondu présent à l’appel du président de la République et de son gouvernement, il est temps que les enseignants soient associés à la gestion du pays. Nous avons des enseignants émérites avec des hommes et des femmes qui sont à la hauteur de la tâche confiée », a indiqué Youssou Touré précisant que les enseignants n’accepteront plus d’être « laissés en rade ». Un message que le chef de l’État dit réellement avoir entendu. Il a même pris l’engagement de s’appuyer sur les compétences du réseau national des enseignants. « Nous allons désormais tenir compte de ce que vous pouvez apporter au parti. J’entends continuer à vous associer à la conduite de la Nation», a rassuré le chef de l’État. Mais Macky Sall a beaucoup insisté sur la discipline et sur le sens de la responsabilité au sein du parti et de ses structures statutaires. Pour lui, il faut aussi faire fonctionner la démocratie interne, et surtout éviter de régler les problèmes internes au réseau à travers les médias.

M. NDONG

Pour construire une école de qualité, le chef de l’État estime que les enseignants ne doivent pas être en reste. C’est pourquoi, il a profité du conseil national du réseau des enseignants de l’Apr, samedi dernier pour leur demander d’accompagner les efforts du gouvernement.

Les efforts de l’État seraient vains si les enseignants ne coopèrent pas avec les autorités pour faire progresser l’école sénégalaise. C’est en substance le message délivré par le chef de l’État, Macky Sall, à l’occasion du Conseil national du réseau des enseignants de l’Alliance pour la République (Apr) tenu ce week-end à Dakar. Devant les 2.000 délégués venus de toutes les régions du Sénégal, avec à leur tête, le coordonnateur du réseau, Youssou Touré, le chef de l’État est longuement revenu sur les « importantes directives » issues des assises de l’Éducation et sur les initiatives prises par l’État pour une école sénégalaise inclusive. « Des sacrifices sont ainsi attendus de la part des enseignants qui doivent accompagner l’État dans sa volonté de moderniser et de renforcer les performances du système éducatif », a dit Macky Sall qui n’a pas manqué de relever « l’accalmie » notée dans l’espace scolaire et universitaire depuis le début de l’année. « Je saisis cette occasion pour appeler tous les acteurs à maintenir cette dynamique de pacification », a indiqué le chef de l’État. Revenant sur le thème de ce conseil national intitulé « Éducation inclusive, vecteur de développement du capital humain », le président Sall a souligné que les réalisations de l’État seront poursuivies afin d’asseoir un climat social apaisé pour l’édification d’une école de qualité par tous et pour tous.

Alignements indiciaires
Dans ce sillage, le président de la République a relevé l’option prise par l’État de placer, au centre de notre projet d’école, l’enseignement technique et la formation professionnelle grâce à la valorisation de l’apprentissage et des compétences des milliers de jeunes évoluant dans le secteur informel. Il en est de même du renforcement de l’offre de formation pour les adultes et les jeunes déscolarisés, de la poursuite d’écoles franco-arabes et de daara moderne et surtout de l’introduction progressive de langues nationales durant les premières années d’apprentissage. « Toutes ces initiatives concourent à la promotion d’une éducation inclusive, à même d’assurer une bonne prise en charge pour tous les cibles », a laissé entendre le chef de l’État.

Au chapitre des réalisations en vue de la satisfaction des revendications des enseignants, le président Sall a rappelé l’augmentation du nombre de mise en solde qui passe de 4.000 à 10.000 enseignants à la suite de son message à la nation du 3 avril 2016. Il s’y ajoute le paiement de 24,6 milliards de FCfa de rappel aux enseignants sur les 30 milliards de FCfa, les alignements indiciaires à retombée financière immédiate dont 36.600 enseignants ont bénéficié au 31 décembre 2016 etc.

Enfin, pour Macky Sall, les assises de l’éducation ont permis de définir la vision et les missions de l’école et des universités, de créer un consensus autour de valeurs nouvelles, de définir les modalités de financement durable du système éducatif, de proposer une gouvernance nouvelle fondée sur la responsabilité et la participation. Les travaux de ce troisième conseil national avait été ouverts samedi matin par le Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne qui a salué l’effort des enseignants de l’Apr en leur rappelant qu’ils sont plus qu’intégrés dans le parti car étant membres depuis ses origines. Une occasion pour lui de rappeler que l’Etat a investi dans le budget de 2017, 686 milliards de FCfa dans le secteur de l’éducation pour le capital humain entre l’enseignement supérieur, l’éducation nationale, l’alphabétisation et la case des tout-petits.

Maguette NDONG

Le bureau politique national provisoire du Mouvement panafricain et citoyen «Luy Jot Jotna» a tenu, mercredi dernier, une séance extraordinaire avec comme unique point de l’ordre du jour : l’évaluation de « l’Appel au dialogue national et à la Paix », lancé par son leader, Cheikh Tidiane Gadio, dans le sillage des appels lancés par tous les chefs religieux du Sénégal, musulmans comme chrétiens.

Dans sa communication au bureau Politique, le Dr Cheikh Tidiane Gadio a félicité chaleureusement et a remercié vivement le khalife de Thiénaba pour son vibrant plaidoyer pour la paix et la concorde au Sénégal, selon un communiqué du parti rendu public, hier. Il exhorte son président, en dépit de l’ancrage de son parti dans l’opposition démocratique, à poursuivre les consultations avec toutes les forces vives de la nation sans exclusive, « pour que l’exception démocratique sénégalaise et la culture de la paix puissent préserver notre pays de tout aventurisme et de toute démesure venant des deux camps ». Il lance un appel à la décrispation du climat politique national « très tendu de nos jours surtout après l’emprisonnement de personnalités politiques dont la détention a légitimement créé une vive émotion dans le pays et dans le monde entier ». Il est urgent, selon le Mpcl, de « faire retomber la tension et d’accorder une liberté provisoire à ces leaders pour qu’ils retournent à leurs familles, à leurs amis et à leur travail afin que la justice puisse faire son travail dans la sérénité et sans être accusée de collusion avec l’agenda politique d’un camp contre un autre ».

Le Dr Gadio avait prévu d’organiser un « Rassemblement pour la Paix » aujourd’hui en face du stade de l’Amitié. Mais compte tenu des concertations en cours au sein de la classe politique et de la société civile et de la poursuite des consultations avec les khalifes et les leaders de la chrétienté, la rencontre a été reportée à une date ultérieure.

S. KAMARA

Hier, lors d’une rencontre avec la presse, la coalition « Macky 2012 » a salué le taux de réalisation des engagements pris en 2012 et qu’elle évalue à 75%. La coalition est revenue, à cette occasion, sur les acquis enregistrés à travers 5 secteurs d’activités qu’elle a ciblés.

A cette occasion, le coordinateur de la coalition, Moustapha Fall « Ché », a déclaré qu’il déclinent « ce bilan partiel », à travers 5 secteurs clés « choisis à la suite d’une analyse froide et rationnelle». La conférence s’est déroulée en présence des chefs de partis membres de la coalition, en présence de Luc Sarr, ministre-conseiller du président de la République, Mme Adji Mbergane Kanouté, entre autres leaders. Selon Moustapha Fall « Ché », « le taux de réalisation des engagements est à environ 75% à la date d’aujourd’hui ». Il a ensuite fait comprendre que le président Macky Sall et son équipe, disposent de deux années d’ici la présidentielle qui leur permettront de résorber le déficit. Cette perspective est synonyme, à leurs yeux, d’une majorité qualifiée aux législatives et d’une victoire éclatante au 1er tour de la présidentielle de 2019. Revenant sur les réalisations effectuées sur les 5 secteurs choisis (social, sanitaire, création d’emplois, agriculture et promotion du développement rural, l’éducation, gouvernance sobre), les membres de « Macky 2012 » avancent comme arguments, la réduction des inondations, la couverture maladie universelle, la gratuité de l’hémodialyse et de la césarienne, la réalisation de 40.000 logements sociaux à long terme, l’instauration de la carte d’égalité des chances, la réduction des prix du loyer et des denrées alimentaires, la baisse de l’impôt sur les salaires, l’électrification et l’installation de forages dans le monde rural, le programme de mix énergétique, le recrutement de 8.000 agents dans la Fonction publique… Sur cette lancée, Moustapha Fall « Ché » a rappelé le programme de création de Domaines agricoles communautaires (Dac) pour créer 300.000 emplois, la subvention du matériel et des intrants agricoles, la construction d’universités, la mise en place de l’Ofnac et du code de transparence des finances publiques de l’Uemoa, entre autres politiques mises en place par le président Macky Sall.

Amadou DIOP

Abdoul Ly, ingénieur de formation, est le directeur d’une entreprise privée sous régionale intégratrice de solutions technologiques. Originaire de Doumga Ouro Alpha, dans la commune de Bokidiawé qui regroupe 37 villages et hameaux, dans la région de Matam, il y est l’une des têtes de file de l’Apr. Il intervient dans cette zone sur le plan social, dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’encadrement des jeunes et de l’élargissement des bases de l’Alliance pour la République. Il juge que le bilan du président Macky Sall sera leur principal atout dans la perspective des joutes électorales qui s’annoncent.

Alors que les législatives du 30 juillet se préparent dans les états-majors, les responsables politiques de la mouvance présidentielle ont pris conscience de leur nécessaire « unité » dans le sillage de la tournée que vient d’effectuer le président Macky Sall dans le Fouta. « Nous sommes en train de réussir ce challenge, commune par commune, notamment après la réunion convoquée par le coordonnateur, Farba Ngom, le 29 janvier dernier à Matam », souligne Abdoul Ly dans un entretien avec « Le Soleil ». Réunion qui avait eu « le mérite de ressouder les rangs pour tirer dans le même sens : faire inscrire nos militants et augmenter notre population électorale ». Se prononçant en tant que responsable « apériste », il affiche son optimisme à propos du scrutin législatif en raison des « actions » et des « programmes de développement ». Avant tout, il fonde son argumentaire sur le bilan du président Macky Sall, après cinq ans à la magistrature suprême.

Croissance soutenue
« Économiquement, les témoins sont au vert avec des résultats et des agrégats macroéconomiques solides et maîtrisés, avec un taux de croissance de 6,6 %, le plus haut depuis 2003 », fait-il remarquer. Il estime que « Le Plan Sénégal émergent (Pse), qui termine sa deuxième année de mise en œuvre, se poursuit aussi avec beaucoup de succès ». Une croissance soutenue qui cadre avec les prévisions, un développement maîtrisé,« avec les dorsales essentielles que sont l’énergie, la santé, les voies de communication et l’agriculture qui ont pris un élan et un niveau de développement jamais égalé, depuis l’indépendance de notre pays ». Ce sont là les grandes lignes de la politique du président Macky Sall. Selon lui, « le Sénégal est devenu attractif et fiable où il est bon d’investir comme le prouve l’engouement de l’accompagnement au développement de nos partenaires économiques et financiers ».

Parlant toujours de ce bilan qu’ils s’approprient en vue des législatives, il cite les programmes d’électrification rurale et de construction de piste par le Pudc, les autoroutes à péage, Ila Touba, le Train express régional. Il apprécie que de 2012 à 2016, 60 km d’autoroute ont été réalisés, « contre les 35 km sur les 52 ans précédents » ; que la ville nouvelle à Diamniadio couplée à la plateforme aéroportuaire « change le visage » du pays ; que le coût de l’électricité a baissé ; que le mix énergétique est lancé ; que la santé soit devenue « accessible aux couches les plus défavorisées et les plus vulnérables avec la Couverture médicale universelle, la construction d’hôpitaux, l’acquisition de près de 200 ambulances médicalisées ; le recrutement de milliers d’agents ».

S’ajoutent, à cela, les découvertes pétrolières et minières. Abdoul Ly affirme que sous le magistère de Macky Sall, « le Sénégal a réalisé, de 2012 à 2016, plus de forages (137 livrés et 39 en cours) que sur la totalité de la période précédente couvrant 64 ans, de 1948 à 2012 avec 156 forages ».

« Travailler plus »
Pour lui, « le temps est donc au travail et il faut refuser de laisser s’installer, dans notre pays, une situation de campagne électorale permanente. Il faut que la parole cède la place au travail. Parler moins et travailler beaucoup plus ». Interrogé sur son éventuelle candidature à la députation, il retient que « l’Apr est un parti bien structuré et bien organisé avec un commandant à bord qui sait ce qu’il faut, qui faut-il et où il faut ; les choses ne se font pas au hasard, si après analyse de la situation et du contexte des choses, le parti décide que je sois candidat, je répondrai très favorablement à cette demande, mais il est clair qu’on peut aider plus sa localité étant doté d’une responsabilité bien déterminée, que d’être un élu car avec ce poste, on parle plus qu’on agit ; le président de la République est certes l’élu de toute la Nation mais nous devons lui donner les moyens et tout le pouvoir nécessaires pour diriger le pays », a-t-il conclu.

Samboudian KAMARA

Les sages de l’Apr de Pikine sont déterminés à apporter leur contribution au succès du camp présidentiel lors des élections législatives prochaines. Ils ont ainsi décidé d’occuper l’espace jusqu’au 30 juillet par des animations politiques en vue d’être comptés parmi les artisans d’une victoire prochaine de la mouvance présidentielle.

La rencontre a été présidée par le ministre d’État Mbaye Ndiaye qui avait, à ses côtés, Dr Anta Sarr Diacko, le ministre délégué Pape Gorgui Ndong, etc. Les sages de l’Apr de Pikine ont saisi cette occasion pour faire part de leur intension. Il s’agira, en clair, d’aller à la rencontre des populations, de discuter avec tout le monde en mettant en relief les réalisations du chef de l’État afin d’ouvrir les yeux aux Sénégalais sur le travail remarquable que le président de la République a fait à la tête du pays. Leur porte-parole et maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a estimé que le travail ne sera pas difficile pour les sages compte tenu des réalisations que le chef de l’État a faites à Pikine et dans le reste du pays. « Aujourd’hui, le calvaire des habitants des zones inondables est devenu un vieux souvenir. Ensuite, il y a l’élargissement de la route des Niayes qui va passer à deux fois deux voies et qui va aller jusqu’à Poste-Thiaroye et à Keur Massar avec des dorsales qui vont sortir de l’intérieur des communes. Abstraction faite des aménagements que le ministère du Cadre de vie a débutés et qui vont embellir le département de Pikine » a déclaré Abdoulaye Thimbo. Dans le même ordre d’idées, le maire de la ville de Pikine a cité la réhabilitation du stade Alassane Djigo, la reconstruction de la grande mosquée de Pikine, la construction de l’arène nationale qui va engendrer la création de nombreux emplois. Pour dire, selon lui, que les arguments existent pour convaincre l’électorat.

Abdou DIOP

La date de validité des cartes d’identité numérisées arrivée à expiration, hier à minuit, a été prorogée de trois mois. Un nouveau décret présidentiel prolonge leur date de validité au 30 juin 2017.

Repoussée une première fois de trois mois par le président de la République par décret n• 2016-2051 du 28 décembre 2016, la date d’expiration des anciennes cartes d’identité nationale numérisées, qui est arrivée à terme depuis hier minuit, vient de connaître une nouvelle prorogation. Un nouveau décret présidentiel a prolongé leur validité jusqu’au 30 juin 2017, soit trois mois supplémentaires. Beaucoup de nos compatriotes, bien qu’ayant rempli les formalités pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique de la Cedeao, n’ont pas encore reçu le précieux document. C’est pour leur faciliter l’exécution des tâches de tous les jours qui requièrent une identification officielle que le gouvernement a décidé de proroger le délai de validité des anciennes cartes. Les nouvelles cartes d’identité seront en même temps cartes d’électeur. Présent récemment à l’Assemblée nationale en compagnie du Premier ministre lors de la dernière séance de questions orales au gouvernement, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, avait déclaré que «le chiffre de 4 millions a été dépassé depuis plus d’un mois ».

Selon ses informations, « nous tirons vers le nombre de 6 millions pour les inscriptions. Aujourd’hui, à la date du 22 mars, nous avons exactement 5.127.262 inscrits. Et l’on a encore du temps car les inscriptions vont se poursuivre jusqu’au 23 avril. A ce rythme, nous allons dépasser l’ancien fichier qui était à 5.5 millions d’électeurs ».

Mamadou L. DIEYE

Lors de l’inauguration du quai de débarquement moderne de Potou sur Mer, jeudi dernier, le chef de l’État a annoncé une batterie de mesures en faveur de la pêche artisanale. 15 milliards de FCfa y seront injectés d’ici à 2019.

Potou sur Mer, dans la région de Louga, a été le lieu de convergence de tous les acteurs de la pêche du Sénégal. Ils ont saisi cette opportunité pour remercier le président de la République pour les efforts constants qu’il ne cesse de déployer en leur faveur : la subvention des 5.000 moteurs de pirogues, des 20.000 gilets de sauvetage, des claies de séchage et la signature d’un protocole d’accord avec la Gambie dont un des acquis est l’octroi de 250 licences à la pêche artisanale en sont des preuves.

Le chef de l’État a réaffirmé, à cette occasion, sa ferme volonté de faire de la pêche l’un des leviers essentiels du Plan Sénégal émergent (Pse). Il est ainsi revenu sur la place primordiale que la pêche occupe dans notre économie nationale. « Je voudrais donner l’assurance que toutes les mesures seront prises pour faire du secteur de la pêche un secteur dynamique qui participera à l’émergence de notre pays et qui apportera sa contribution à la transformation structurelle de l’économie Sénégalaise », a-t-il dit, soulignant avoir entendu les doléances des acteurs de Potou.

A en croire le président Macky Sall, la réalisation de ce quai de pêche va permettre l’amélioration des conditions de travail des acteurs de la pêche, la valoriser des potentialités halieutiques et de stimuler l’économie nationale. Mais également renforcer la compétitivité de cette zone et contribuer en même temps au décongestionnement du site de Saint-Louis et de Cayar.

4 milliards de FCfa pour les femmes et les mareyeurs
Après avoir rappelé les efforts jusque-là fournis pour redynamiser le secteur de la pêche, le chef de l’État dit avoir donné des instructions au Premier ministre pour inscrire 10 milliards de FCfa dans le budget de 2018 et 5 milliards dans le budget de 2019 couvrant ainsi les 20.000 unités qui constituent le parc piroguier national.

Le chef de l’État a magnifié le travail accompli par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye. Il l’a ainsi solennellement encouragé et félicité, soulignant l’efficacité, l’engagement et la compétence avec lesquels, il décline sa vision dans le secteur de la pêche. Le président de la République a ensuite demandé aux entreprises spécialisées présentes à Potou de faciliter l’acquisition de camions frigorifiques par les mareyeurs. Dans la même veine, il a annoncé la mise en place d’une ligne de crédit, d’une valeur de 2 milliards de FCfa pour les femmes et 2 autres milliards pour les pêcheurs, en relation avec le Fongip pour leur permettre de lever des fonds plus importants. Le président Macky Sall a promis que la route reliant le quai de pêche au village de Potou sera construite d’ici à l’année prochaine.

A rappeler qu’en 2016, une série de poses de pierres de quais de pêche avait été effectuée par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime comme à Pointe Sarène, NGaparou, Bargny, Yoff, Potou et Goudomp. Il en est de même pour les aires de transformation à Thiaroye, Mbao...

Samboudian KAMARA

Les médiateurs font, aujourd’hui, face à de nouvelles réalités nées de l’évolution de nos sociétés. Dans le but de disséquer ces nouvelles exigences citoyennes, une conférence internationale a réuni plusieurs médiateurs d’Europe et d’Afrique à Dakar.

Face aux nouvelles exigences des citoyens, les médiateurs doivent se réajuster ou réadapter leur démarche afin de répondre aux sollicitations des populations. C’est l’option prise par les médiateurs de plusieurs pays tels que le Cap-Vert, la Mauritanie, les îles Canaries, le Portugal qui se sont réunis à Dakar, dans le cadre du Demos qui est un projet de coopération transnationale auquel ils participent. Pour le médiateur de la République du Sénégal, Me Alioune Badara Cissé, l’administration actuelle doit être en résonance avec son époque marquée, à l’heure actuelle, par « un effritement de la confiance, un développement des inégalités » qui sont, selon lui, autant de champs d’interpellation pour eux. Pour que le médiateur puisse jouer efficacement sa partition, il faut changer la donne. « Le chemin menant à cette évolution passe par une clarification des préalables. D’abord reconnaître la médiation comme un paradigme, une compatibilité de l’institution avec les organisations de défense des droits pour la recherche de cadre de coopération », a expliqué Me Alioune Badara Cissé, ajoutant qu’il faut allier les modes alternatifs de règlement de conflits comme l’arbre à palabre aux nouvelles mutations de l’heure.

Pour le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Bonne gouvernance, Khadim Diop, le citoyen est au cœur du projet de l’État de droit et de la bonne gouvernance. Il a invité ainsi le médiateur de la République à nouer, avec sa structure, un partenariat pouvant aboutir à une « plateforme de médiation » dans les différentes régions du Sénégal.

Revenant sur le thème de la rencontre, le médiateur des Iles Canaries, Jeronimo Saavedra Acevedo signale que ce rendez-vous de Dakar va lui permettre d’écouter les autres et de transférer leur expérience de médiation afin de contribuer à une coexistence pacifique des peuples. Pour Miranda Jacob, médiateur adjoint du Portugal, le projet Demos est conçu pour développer une meilleure communication avec les institutions de médiations. Ce projet est une initiative co-financée par l’Union européenne par le biais du programme Mac et du Fonds européen de développement régional (Feder).

Maguette NDONG

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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.