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Politique (4826)

Le chargé de la communication du Parti démocratique sénégalais (Pds), Mayoro Faye, interpellé sur la proposition de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, de payer l’amende de Karim Wade, a soutenu que cela est une proposition qui n’engage en rien le Pds. Il informe aussi que le parti va se prononcer d’ici au vendredi sur le débat concernant la recevabilité ou non de la candidature de Karim Wade.

Récemment, le responsable du parti Rewmi, Idrissa Seck, a proposé des cotisations pour payer l’amende réclamée à Karim Wade et estimée à 138 milliards de francs Cfa. Mayoro Faye, chargé de la communication du Parti démocratique sénégalais (Pds), dégage en touche et indique que le parti ne s’est jamais réuni pour étudier cette question encore moins pour en parler. «Ce sont des propositions de Idrissa Seck. Elles n’engagent en rien notre parti, le Pds. Aujourd’hui, le Pds est sur d’autres perspectives et notre candidat ne doit rien à personne. Je vois donc mal que quelqu’un qui n’est pas de notre parti puisse proposer qu’on organise une quête pour payer une dette que notre candidat ne doit à personne», martèle le chargé de la communication du Pds joint par téléphone.

Pour M. Faye, quelle que soit la motivation de cette proposition, «le Pds ne se sent pas concerné et est en train de se battre, sur le plan national, à la base et à l’étranger pour remobiliser le parti, les mouvements de soutien au candidat et pour préparer le retour du candidat». Il affirme que le Pds ne se sent point concerné par cette proposition.

Authenticité des lettres de Karim Wade
Sur le débat soulevé de nouveau sur la recevabilité de la candidature de Karim Wade, Mayoro Faye a révélé que le parti ne s’est pas prononcé officiellement sur la question, mais cela devrait se faire dans cette semaine. «Nous attendons que la direction du parti nous convoque pour étudier cette question. Cela va se faire sans tarder, mais pour le moment, je n’ai pas encore la position du chef de parti pour me prononcer sur cela», nous confie Mayoro Faye.

En outre, depuis sa grâce présidentielle, Karim Wade qui se trouve au Qatar multiplie les envois de missives en direction de son parti et de ses militants. Cela a fini même par interpeller certains sur l’authenticité de ces messages, notamment sur le dernier document. Sur ce, il assure que les lettres envoyées par Karim Wade ne peuvent être qu’authentiques car le Pds est un parti responsable. «Ce sont les détracteurs du parti démocratique sénégalais et de son candidat qui avancent ce genre d’allégations. Mais ça ne fait pas sérieux. Un parti comme le Pds est un parti sérieux, un parti d’Etat qui sait faire les choses dans les règles de l’art. Peut-être que c’est le contenu de la lettre qui ne les convient pas. Mais de toute façon, c’est une déclaration authentique faite par le candidat du Pds, Karim Wade, lui-même, depuis Doha et il n’y a pas lieu de manipulation ou de politique», argue Mayoro Faye.

Oumar KANDE

Mise en œuvre du Pse

Le chef de l’Etat invité à signer le pacte d’engagement social pour les enfants

L’Association des Médinois de la diaspora au Sénégal (Akmd) a invité le chef de l’Etat à signer le pacte social d’engagement en faveur des enfants. Pour cette association, ce serait une manière d’éradiquer la faim chez les enfants défavorisés et particulièrement chez ceux qui sont en milieu scolaire, à travers une telle opération.

Si le programme « un élève un petit déjeuner à l’école » profite jusque-là aux enfants de la commune de Médina, l’ambition de cette structure est de faire bénéficier à l’ensemble des 159 écoles primaires et secondaires de Dakar au plus tard le 30 juin 2020. « Notre objectif est de faire de l’opération un élève un petit déjeuner une cause nationale,  ainsi, chaque écolier aura au moins un repas chaud chaque jour à l’école avant de commencer sa journée de classe. Notre souhait est de travailler pour que le programme un élève un petit déjeuner  à l’école  soit une part intégrante du Pse », lit-on dans la note signée par Ousmane Kanté, fondateur de ladite association. Mieux, cette structure attend de l’Etat, un soutien administratif, logistique et financier.

Pour avoir capitalisé l’expérience et des compétences sur le terrain, cette association souhaite « un suivi rigoureux et pérenne » de cette activité au grand bonheur des élèves. « Ce programme, ajoute-t-il, soutient notre système éducatif en même temps qu’il nourrit un espoir d’insertion sociale et professionnelle pour des adultes qui peuvent ainsi allier construction sociale et promotion individuelle. En cela notre programme est un régulateur social, porteur d’espoir et d’emplois ».

M. NDONG

 

Visite du chef de l’état en Russie

Dakar et Moscou vont renforcer leur coopération
économique

En visite en Russie, le président de la République, Macky Sall, a été reçu par son homologue, Vladimir Poutine. Le renforcement de la coopération entre les deux Etats a été au menu des échanges.

Le chef de l'Etat, Macky Sall, a eu, hier, un tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Selon une note de la présidence de la République, le renforcement de la coopération économique entre Dakar et Moscou, dans plusieurs secteurs, notamment la pêche, l'industrie et l'énergie était au menu des discussions.

Avant son audience avec le chef du kremlin, Macky Sall a confié à l’agence de presse russe que Dakar et Moscou peuvent coopérer dans plusieurs secteurs.  « Nous n’allons pas signer un accord, mais nos entretiens nous donneront une idée de la direction à suivre pour notre coopération", a déclaré le président. Macky Sall a souligné que  c’est la première réunion bilatérale entre les deux chefs d’Etat. Il a rappelé n’avoir  rencontré son homologue que brièvement en 2013, lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. « Je suis heureux de rencontrer mon collègue, le président Poutine, aujourd'hui », a-t-il dit.  Le président du Sénégal s'est rendu en Russie dimanche dernier pour soutenir l’équipe nationale de football  qui participe à la Coupe du monde.

Macky Sall a dit aux médias Russes que le Sénégal s'intéresse à une coopération dans le domaine de la formation,  notamment dans le secteur de l'énergie. « Le pétrole et le gaz ont été récemment découverts au Sénégal.   L'Etat du Sénégal cherche un endroit pour envoyer des jeunes pour une formation dans ce domaine qui est très important.  Il a indiqué qu’il existe de nombreux domaines prometteurs dans lesquels les relations bilatérales pourraient être développées. Il a insisté sur les domaines techniques.

Selon l’agence de presse russe, le président Sall a également annoncé que le Sénégal ouvre ses marchés à l'investissement russe si les investisseurs montrent un intérêt pour les opportunités qu’offre le pays. « S'il y a des investisseurs russes qui sont prêts à venir nous voir, nous ouvrirons le marché pour eux », a déclaré M. Sall. Il a souligné que le gouvernement était prêt à soutenir les projets d'investissements étrangers dans le pays. « Le marché du Sénégal est ouvert. Nous attendons des investisseurs russes dans différents domaines et dans la coopération entre les secteurs privé et public », a-t-il insisté.  M. Sall a également remercié le président et le peuple russes pour l’organisation de la Coupe du monde de la Fifa 2018. « Le tournoi a été organisé à merveille, M. Poutine et le peuple russe devraient en être remerciés et félicités, c'est merveilleux », a-t-il déclaré. S’agissant de la victoire du Sénégal sur la Pologne, le chef de l’Etat a dit que c’est le résultat du travail des Sénégalais pendant des années.  Il  a émis l'espoir de voir l'équipe nationale continuer  à gagner, ajoutant qu'il regarderait le Sénégal affronter le Japon ce dimanche.

Babacar DIONE (avec l’agence de presse russe)



Le chef de l’Etat a visité le Grand Palais du Kremlin


À Moscou, le président Macky Sall a visité le grand palais du kremlin, après son entretien avec le président Vladimir Poutine. Un lieu rempli d'histoire et de symboles. Un endroit mythique témoin d'une époque glorieuse de la Russie avec des figures emblématiques comme Staline et Lenine, entre autres.

 

Etudiant en Master 2 en Economie rurale à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdoulaye Diagne est le nouveau leader du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer). Dans cet entretien, Abdoulaye Diagne décline sa feuille de route qui consistera, en grande partie, à la redynamisation du Meer.


Vous avez été désigné coordonnateur provisoire du Meer. Comment vous comptez accomplir votre mission en 30 jours?
Je vais diriger ce mouvement pendant un mois comme l’a décidé le président de la République. Sa décision est à exécuter. Malgré toutes les difficultés, nous allons nous battre  pour réussir. Nous allons consacrer les premières 15 jours du mois de juin à l’organisation. Il y aura des réunions entre les différents candidats qui prétendent coordonner le mouvement dans les mois à venir pour au moins essayer d’instaurer un cadre d’harmonisation.  Nous allons œuvrer pour qu’il y ait un esprit d’unificateur de toutes les forces vives du mouvement. Après les différentes rencontres que nous allons tenir avec les candidats, nous allons, à la demande du président, mettre sur place un comité exécutif. C’est-à-dire,  chaque candidat sera représenté par 3 personnes. Chaque université aura un représentant, plus le représentant de Pikine. Il y aura, au total, un groupe de 26 membres qui vont composer le comité exécutif. C’est à travers ce comité exécutif que les actions vont commencer à être déroulées. Et nous allons commencer à dégager une feuille de route.

Est-ce à dire que votre mission, pendant tout le mois de juin, consiste à relancer ce mouvement qui était, depuis quelques années, en léthargie ?
Effectivement. Je pense que nous avons les compétences pour relancer ce mouvement. Nous le maîtrisons. Nous savons que le Meer national est un organisme de notre parti, l’Apr. Il est le fer de lance du parti pour avoir beaucoup contribué à la présidentielle de 2012. C’est pourquoi, je suis en train de réfléchir sur beaucoup d’actions qui pourront permettre de relancer ce mouvement et de permettre au président de la République de gagner la confiance des étudiants. Le mouvement doit servir de trait-d’union entre le gouvernement et les étudiants. Notre objectif est, qu’avant la présidentielle de 2019, nous puissions maîtriser toutes les universités et les grands lycées du pays pour permettre au président d’avoir les 99% des primo-votants.

Le Meer compte donc être un acteur de premier plan dans la campagne pour la présidentielle de 2019 ?
Je dirais même que c’est le Meer qui va réélire le président de la République. Le Meer est prêt à réélire le président de la République, Macky Sall en 2019. Pour s’inscrire dans la même ligne droite que le président de la République qui a déclaré 2018, année sociale dédiée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vivant avec un handicap, nous comptons accompagner les étudiants en difficulté.

Nous avons décliné une feuille de route. Nous allons faire une tournée nationale dans les 5 universités pour instaurer une proximité avec les étudiants et créer des brigades. Le mot est lourd, mais il s’agit juste de brigades d’animation, de pacification, de médiation qui seront composées uniquement d’étudiants pour régler la crise universitaire. Ces brigades vont aussi nous permettre de parler des réalisations du président de la République dans l’enseignement supérieur. La fin du mois de juin sera sanctionnée par un forum sur les réalisations du président de la République dans le secteur de l’enseignement supérieur. On va échanger, pendant ce forum, de l’ensemble des réalisations du gouvernement dans ce secteur. Au total, 600 personnes sont attendues à cette rencontre. Chaque participant va chercher 100 signatures pour le président de la République. Le Meer est dans les dispositions d’assurer et de garantir au président de la République  2 millions de votants en 2019.

Suite au décès de l’étudiant, Fallou Sène, le président de la République a pris des mesures allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie des étudiants. Comment appréciez-vous ces mesures ?
Je demande à toute la population sénégalaise de prier pour le repos de l’âme de l’étudiant, Fallou Sène. Nous remercions le président de la République pour les mesures historiques prises dans le secteur de l’enseignement allant dans le sens d’augmenter les bourses mais aussi de réduire les prix des tickets de restauration. C’est un effort que nous, étudiants, devons saluer. En plus de cela, nous voulons dire aux étudiants que les clans, les querelles internes, ne nous mèneront nul part.

Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

Responsable politique de l’Alliance pour la République à Bambey, Elhadji Dia, coordinateur du mouvement Communauté Baol-Baol, pour réélire le président Macky Sall, pense que les localités de Bambey,  Diourbel et Touba, peuvent définitivement tomber dans l’escarcelle de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar  lors du scrutin présidentiel de 2019. Il s’exprimait lors d’un meeting, à Bambey, la semaine dernière.

Le responsable de l’Apr trouve en Birima Mangara, ministre en charge du Budget, l’homme de la situation. « Nous le pensons fortement. Aujourd'hui, notre parti dispose de nouveaux arguments qui feront facilement la différence. Je fais allusion notamment à un homme comme Birima Mangara qui va s'investir davantage et politiquement  dans la région», a proposé M. Dia. « Voilà un homme qui fait l'unanimité pour son humilité, son travail et son engagement à servir le président de la République et à œuvrer pour sa réélection. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, nous avons personnellement décidé de travailler à ses côtés. Ses parents sont à Bambey,  il a grandi à Diourbel. Il est chez lui à Touba où il est connu et aimé », a-t-il ajouté.  La communauté du Baol, dans son ensemble, fera –t-il savoir,  remercie le ministre Birima Mangara pour ce qu'il fait pour la région. Il a enfin appelé à satisfaire les doléances de certaines localités, qui tournent autour de l’électrification, le raccordement au réseau hydraulique, la construction de pistes de production.

Pour le jeune responsable politique, Touba ne devra point résister en 2019 à la déferlante marron-beige. Le président a déjà investi plusieurs milliards de Fcfa dans le domaine de l'assainissement. Il est en train de construire un hôpital à coup de milliards, selon M. Dia qui ajoute que des infrastructures routières ont été réalisées.

Mamadou DIEYE


...le mouvement «Takhaw Dolel Marième Faye» voit le jour à Keur Massar

Accompagner Marième Faye Sall pour la réélection du président Macky Sall en 2019. C’est la volonté de Papa Belly Dieng de Keur Massar qui vient de mettre sur pied le mouvement de soutien « Takhaw Dolel Marième Faye ». « Nous voulons accompagner Marième Faye Sall pour soutenir Macky Sall en vue de sa réélection en 2019 », a précisé le patron de ce tout nouveau mouvement de soutien. L’année 2018 est déclarée année sociale par le Chef de l’Etat. Pour le fondateur de « Takhaw Dolel Marième Faye », la première dame fait énormément dans le social, aussi juge-t-il important de l’accompagner sur le plan politique pour réélire Macky Sall en 2019. « On va insister sur l’année sociale et les œuvres de bienfaisance de Marième Faye Sall », renseigne-t-il. Keur Massar est, à tout point de vue, une localité très importante de la banlieue. Papa Belly Dieng, résident de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, compte faire des visites de proximité, informer et sensibiliser sur les réalisations et acquis du président de la République ainsi que la partition sociale jouée par la Première dame. Le leader du mouvement compte élargir les bases de son mouvement sur le plan local et national en sensibilisant davantage sur les réalisations du président de la République et les perspectives. Ancien responsable d’Asc, Monsieur Dieng qui fut aussi militant du Pds, avait mis sur pied, en 2009, le mouvement Action pour le concret et le réalisme.

Aly DIOUF

 

En réagissant à la sortie de l’Apr en réaction à la lettre de Karim Wade, le secrétaire général des cadres libéraux, Abdoul Aziz Diop, a soutenu que le « Parti démocratique sénégalais, pour avoir rejeté toutes les offres faites au parti et à Maître Wade, n’utilise pas de raccourcis et ne fait pas de deal ».

Le secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Abdoul Aziz Diop, s’est désolé des propos du Porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr), Seydou Guèye qui a rappelé des dossiers impliquant l’ancien régime libéral. Il a souligné que le dossier  Me Sèye a été jugé et que tous les responsables libéraux cités ont été blanchis par la justice avant même que la loi d’amnistie initiée à l’époque ne soit adoptée par l’Assemblée nationale. « Vous savez bien que le parti démocratique sénégalais, pour avoir rejeté toutes les offres faites au parti et à Maître Wade, n’utilise pas de raccourcis et ne fait pas de deal », a martelé M. Diop. Le leader des cadres libéraux rejette, par la même occasion, la proposition d’Idrissa Seck pour une quête nationale pour payer, dit ce dernier les 138 milliards de Fcfa que Karim, Wade doit payer à l’Etat du Sénégal. « Pour nous, le candidat du peuple ne doit rien à l’Etat du Sénégal et ne payera jamais une rançon imposée par la Crei », a-t-il défendu, dans une lettre de réponse dont copie nous est parvenue.  En outre, Abdoul Aziz Diop estime qu’après douze années de présence à la tête de l’Etat du Sénégal, le vrai débat doit porter sur le bilan du régime. « Vous nous parlez de bourses familiales.

Ces bourses donnent la preuve de l’échec de vos politiques qui ont accentué la pauvreté des Sénégalais et qui servent une opération de politisation de la misère des populations », a dit M. Diop. Il ajoute que les Sénégalais attendent le régime sur le bilan de ses slogans : «la patrie avant le parti», «la gestion sobre et vertueuse». « Dans le domaine de la transparence et de la bonne gestion financière, votre régime n’est  pas une référence», a-t-il indiqué.  En ce qui concerne la candidature de Karim Wade, «la messe est dite pour nous car la déchéance de droits civils et politiques ne peut être prononcée que par un tribunal. Nous vous rappelons les propos de votre ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice le jour même de la condamnation de Karim Wade: «la Cour spéciale qui a jugé Karim Wade, désigné avant-hier candidat du principal parti d'opposition à la prochaine présidentielle, a « écarté l'interdiction de l'exercice des droits civiques, civils et de famille prévus par l'article 34 du Code pénal ».

Amadou DIOP

 

A travers le séminaire organisé par l’Assemblée parlementaire francophone (Apf) à Abidjan, les députés ivoiriens ont été formés aux différentes pratiques de bonne gouvernance.

Le séminaire organisé les 12 et 13 juin dernier, à Abidjan, par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf), en faveur des députés et sénateurs ivoiriens, a permis aux parlementaires de confronter leurs expériences concrètes aux pratiques de bonne gouvernance et de les comparer. Durant ces deux journées, les parlementaires ivoiriens ont été sensibilisés sur l’état civil et les pratiques de bonne gouvernance, plus précisément sur les données générales comparées dans l’espace francophone, ainsi que sur la tenue d’élections libres, fiables et transparentes par des députés francophones dont le Vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Abdou Mbow.

Une partie de cette première journée a même été réservée à la question des « enfants sans identité », sujet sur lequel l’Afp est particulièrement mobilisée depuis trois années, suite aux travaux de sa Commission des affaires parlementaires. La seconde journée a permis d’analyser le renforcement démocratique du pouvoir législatif face au pouvoir exécutif, les relations majorité/opposition ou encore l’intérêt général entre discipline de groupe et liberté de vote, statut et rôle de l’opposition.

Les débats ont été animés par des parlementaires de la majorité et de l’opposition issus des régions Afrique, Amérique et Europe de l’Afp. Parmi eux, Robert Aubin, député (Canada), président de la Commission des affaires parlementaires de l’Apf, Abdou Mbow, député (Sénégal), 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, Josh Osih, député (Cameroun) et René Dosière, député honoraire (France), ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Au terme des travaux, les députés se sont engagés à se mobiliser pour améliorer l’état civil en République de Côte d’Ivoire. Ce  séminaire parlementaire a été ouvert par un message de M. Jacques Krabal, député (France), Secrétaire général parlementaire de l’Apf, lu par Il y a eu, par la suite, une allocution de Koné Gnangadjomon, député (Côte d’Ivoire), président délégué de la section ivoirienne de l’Apf. Auparavant, Guillaume K. Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne a reçu Philippe Courard, président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ivoirienne. C’était en présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, du corps diplomatique et d’honorables invités.

Maguette NDONG

 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, est revenu sur son déplacement à Jérusalem. Il répondait à une question des journalistes après la prière de la Korité à Tambacounda.

« Les missions d’Etat sont des missions qui obéissent à la définition de la politique étrangère du président de la République. Quand nous sommes à Jérusalem ou que nous soyons ailleurs, nous répondons aux missions d’Etat. Ce n’est pas une mission personnelle mais bien une mission qui est au service de la Nation. Je ne vous dirai pas les raisons pour lesquelles. Cette mission a été voulue par le président de la République ». Par conséquent, fait savoir le Maese, son exécution  ne souffre d’aucune illégitimité.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, avait fâché les autorités palestiniennes après qu’il s’est rendu, le 28 mars dernier, à la mosquée d’Al-Aqsa de Jérusalem-Est, sous protection de la police israélienne. Dans une déclaration publique, le ministre de l’Information israélien avait déclaré «inacceptable» ladite visite de Sidiki Kaba. «Cette visite est à la fois une violation du consensus de l’Oci et un événement dangereux dans lequel les relations sénégalo-palestiniennes ont été compromises», avait-il dit. Avant d’exiger des excuses des autorités sénégalaises.

Le ministre souligne que la politique étrangère ne se fait pas à Sandaga dans la rue. « Je me réjouis d’aller faire des misions sur instruction du président de la République. C’est dans l’intérêt du Sénégal. Après la Korité, j’irai en Chine sur instruction du président de la République. Parmi les dossiers qui seront traités, le train a écartement standard, le port sec de Tambacounda. Nous effectuons des missions pour porter les intérêts du Sénégal ».

Pape Demba SIDIBE

L’opposition regroupée au sein du Front de résistance nationale organisera une manifestation nationale contre le régime, le 13 juillet prochain. L’annonce a été faite hier par les leaders de l’opposition lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti Bokk gis-gis. « Nous allons mobiliser l’ensemble des Sénégalais qui pensent que le droit de désigner celui qui doit présider aux destinées du pays doit être préservé », a déclaré le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr. « Nous voulons organiser cette grande manifestation pour montrer notre détermination à lutter jusqu’au bout contre la loi sur le parrainage et contre toutes ses implications », a ajouté le responsable du Pds.

Oumar Sarr a appelé les Sénégalais à prendre part à cette journée  d’actions qui se tiendra dans toutes les régions. D’autres actions seront initiées par l’opposition pour décrier le parrainage. Selon Oumar Sarr, une pétition nationale sera organisée  contre le parrainage pour demander son retrait de la Loi électoral sénégalaise.

Le Pds et ses alliés ont accusé le pouvoir de ne pas vouloir aller aux élections. « Macky Sall  ne veut pas d’élection. Nous voulons des élections transparentes. On veut que les candidats soient déterminés en toute connaissance de cause. Nous ne voulons pas de manipulations. Nous voulons un pays debout, une démocratie debout », a martelé le maire de Dagana.

Une campagne d’explication sera aussi menée auprès des chefs religieux et coutumiers. Les représentations diplomatiques  seront aussi saisies. Selon Oumar Sarr, il s’agira, pour l’opposition, de partager avec les hôtes les arguments qui militent contre le parrainage.

Babacar DIONE

Les députés ont adopté, hier, avec 111 voix pour et 14 voix contre, la loi portant révision du code électoral. A cette occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité  publique, Aly Ngouille Ndiaye qui a défendu le projet a informé que le Conseil Constitutionnel va déterminer les modalités de vérification et disposera de 33 jours pour procéder au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures. Il a aussi souligné qu’à « la date du 8 juin, sur un nombre de  6 050 075 cartes produites pour l’intérieur du pays, il ne reste que 367 464  cartes à distribuer à l’échelle nationale».

Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, il s’agit d’impacter les nouvelles dispositions constitutionnelles et d’en tirer les conséquences dans le code électoral. «Une commission ad hoc inclusive composée de représentants de la Cena, de partis politiques légalement constitués, de la société civile, de l’administration et de l’Assemblée nationale a été instituée pour déterminer les modalités pratiques de mise en œuvre du parrainage des candidatures », a-t-il rappelé. Ainsi, a souligné le ministre, il a été décidé d’introduire, dans les articles concernés, une possibilité de dérogation si certaines circonstances de nature à gêner les opérations électorales ou à entacher la qualité du scrutin, se présentaient. Ce réaménagement est toutefois opéré, a-t-il indiqué, de manière à faire tenir les élections départementales et municipales toujours dans la cinquième année d’expiration du mandat.

«Par ailleurs, il est apparu nécessaire de revoir l’organisation du vote à l’étranger avec une prépondérance du ministère chargé des élections pour plus de cohérence et de pragmatisme dans l’exécution des opérations, sans préjudice de la nécessaire collaboration du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, à travers ses services centraux et ses missions diplomatiques et consulaires », a informé le ministre de l’Intérieur.

Réagissant, les députés n’ont  pas manqué, en grande partie, de saluer le projet de loi. Ils ont estimé qu’il constitue une suite logique de l’adoption récente de la loi portant révision de la Constitution. Ils se sont réjouis, en outre, de la démarche inclusive et participative adoptée par le gouvernement, lors des discussions sur l’opérationnalisation du parrainage citoyen. «Le dialogue et la concertation privilégiés par le président de la République, le gouvernement et les membres de la commission ad hoc ont permis d’aboutir à un consensus sur ce sujet » ,ont-ils confié. Des parlementaires ont estimé que la rationalisation de la vie politique peut être réalisée à travers l’institutionnalisation du bulletin unique ou le bannissement des candidatures suscitées par la majorité présidentielle, comme ce fut le cas lors des dernières législatives.

Les députés de l’opposition ont martelé que le gouvernement veut exclure certains adversaires politiques de la prochaine élection présidentielle. Ce qui, à leurs yeux, faciliterait, par conséquent, l’obtention d’un second mandat à l’actuel président de la République et est contraire à la Constitution qui pose le principe de la liberté pour tout citoyen de se porter candidat à une élection. D’autres n’ont pas manqué de pointer du doigt les difficultés qui pourraient être liées à l’application du projet de loi, notamment en matière de contrôle qualitatif et quantitatif des signatures des parrains. Ils ont estimé que le contrôle manuel nécessite beaucoup de temps, alors que le contrôle électronique ne permet pas d’authentifier  les signatures des électeurs. En plus, ils ont indiqué que la vérification de la conformité des signatures pourrait devenir compliquée en cas d’apposition de paraphes différents par une même personne ou de mentions «ne sait pas signer» sur les listes. Ces députés ont ainsi attiré l’attention du ministre sur le risque de pratiques de corruption par de futurs candidats  qui pourraient amener des électeurs à parrainer plusieurs personnes.  Ils se sont, par ailleurs, interrogés sur les motivations de l’interdiction de collecter des parrains dans les cantonnements militaires et paramilitaires. Quant aux candidatures limitées à une circonscription administrative, il a été émis de la part de certains députés, l’idée de fixer le pourcentage de parrains relativement au fichier de la circonscription et non par rapport au fichier général des inscrits.  Mais pour le député Aissata Tall Sall: «c’est une loi qui se fonde sur des hypothèses ». « Il faut être conséquent. Aucun des motifs ne tient la route », a-t-elle insisté.

Les députés pour la poursuite de la concertation
Des députés ont sollicité la transmission du fichier électoral à l’opposition et ont également appelé à la distribution normale et permanente des cartes d’électeurs. Ces parlementaires ont également demandé l’amélioration des conditions de vote des Sénégalais de l’extérieur. Tout compte fait, les députés ont apprécié l’introduction d’une caution directe pour les élections locales et ont, dans la même veine, préconisé l’élection des exécutifs locaux au suffrage universel direct, pour mettre fin aux tractations et pratiques nébuleuses, lors de l’élection des maires. Ils exhortent le ministre à poursuivre le dialogue et la concertation dans l’élaboration des autres mesures d’application des dispositions sur le parrainage. Par ailleurs, au cours de la plénière, certains députés ont invité à revoir les modalités du parrainage et se sont interrogés sur sa faisabilité, sur le contrôle des signatures. « Ils faut sensibiliser les électeurs sur le parrainage, sur son caractère démocratique», ont-ils préconisé.

Interdiction de parrainer deux candidatures
Réagissant, le ministre de l’Intérieur a réaffirmé que l’objectif poursuivi par ce texte est de rationaliser les candidatures aux différentes élections et de mettre fin à la prolifération des partis politiques. Il a ajouté que le parrainage citoyen est plus légitime que le relèvement de la caution qui, du reste, n’a pas produit les effets escomptés. «Nous ferons une campagne de communication très importante pour que les Sénégalais comprennent les mesures prises et les modalités y afférentes. Il faut leur expliquer les tenants et les aboutissants de cette loi pour qu’ils comprennent que chaque électeur ne peut parrainer qu’un seul et qu’il n’est pas obligé de voter pour celui qu’il a parrainé. Et pour qu’il comprenne aussi qu’en parrainant deux candidatures, qu’il tombe sous le coup de la loi», a défendu Aly Ngouille Ndiaye. Au sujet du bulletin unique, il a affirmé qu’il n’est pas présentement prouvé que cette méthode constitue la moins coûteuse en matière d’organisation d’élections.

De plus, a-t-il soutenu, des difficultés pratiques peuvent survenir particulièrement quand il s’agit de faire figurer beaucoup de candidats sur un seul bulletin de vote. En revanche, a-t-il poursuivi, la rationalisation des candidatures par le parrainage citoyen va permettre d’éviter les difficultés pratiques liées à l’organisation des élections, comme les dysfonctionnements constatés lors des derniers scrutins législatifs. Pour ceux-là qui craignent une certaine manipulation des listes électorales au sortir du parrainage, il a précisé: «dès que les listes sont publiées, personne ne pourra plus les changer. Les électeurs sont donc libres de parrainer qui ils veulent».

Le Conseil constitutionnel dispose de 33 jours pour contrôler l’effectivité des candidatures

Le ministre de l’Intérieur a  déclaré que le Conseil constitutionnel dispose de 33 jours pour procéder  au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures.
Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a fait comprendre que  pour éviter certaines erreurs, un modèle de fiche de collecte sera mis à la disposition des mandataires des candidats. En outre, il est d’avis que l’utilisation de moyens  de contrôle électronique permettra d’effectuer une vérification rapide et fiable des listes de candidatures. «A ce propos, le Conseil constitutionnel qui a toujours contrôlé le parrainage des candidats indépendants va déterminer les modalités de vérification et disposera de 33 jours pour procéder au contrôle de l’effectivité des différentes candidatures », a-t-il informé.  Le ministre a appelé à la sensibilisation sur les dispositions du projet de loi pour éviter des annulations suites à des doublons de signatures.
 

Il a attiré l’attention sur l’importance d’informer les électeurs des sanctions prévues à l’article L88 du code électoral contre les parrains fautifs et les auteurs de fraude ou de tentative de fraude sur le parrainage. Au sujet de la collecte de parrains, il a précisé que les électeurs disposant de différentes signatures devront reproduire le modèle émis sur leur Carte nationale d’identité (Cni) pour ne pas invalider leur parrainage. «Pour ceux qui ne savent pas signer, il s’agira de reproduire la mention «ne sait pas signer» figurant sur leur Cni», a-t-il appuyé. Par ailleurs, le ministre a fait comprendre que les militaires peuvent parrainer, mais que la collecte ne doit pas s’effectuer dans leurs cantonnements et qu’il ne peut être installé de bureau de vote dans les camps militaires. Il a aussi fait comprendre que pour faire acte de candidature à une élection, tout citoyen devra d’abord s’inscrire sur les listes électorales.


5 382 611 cartes distribuées sur 6 050 075 produites

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a indiqué que les opérations de distribution des cartes d’électeur se poursuivront jusqu’à la veille des élections.
Il a informé que des résultats remarquables sont enregistrés dans ce domaine, même si certains citoyens ont l’habitude d’attendre d’avoir besoin de leur Cni pour effecteur le retrait. Il a annoncé qu’à la date du 8 juin, sur un nombre de  6.050.075 cartes produites pour l’intérieur du pays, il ne reste que 367.464  cartes à distribuer à l’échelle nationale. Il a également indiqué que pour permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote, la reddition de la même carte d’électeur pourrait être faite en cas de perte ou d’impossibilité de retrait. Pour le vote à l’étranger, il a soutenu que les centres de vote ont été augmentés et des missions de révision des listes électorales ont été effectuées dans plusieurs pays. Interpellé sur la possibilité de procéder à l’élection des exécutifs locaux au suffrage universel direct, le ministre de l’Intérieur a indiqué que des discussions avec les différents acteurs politiques pourraient être menées sur la question. Au sujet de la caution relative aux élections locales, il a informé que les mesures d’application seront fixées par arrêté du ministère de l’Intérieur après concertations avec les partis politiques. Par ailleurs, il a rappelé que des concertations ont été menées sur la mise en œuvre du statut du Chef de l’opposition, mais que les acteurs concernés n’ont pas trouvé un accord sur cette question.



Aymerou Gningue, président groupe Bby

«La majorité veut la préservation et
le renforcement de notre démocratie»

« Nous avons adopté la Loi portant révision du code électoral qui est une bonne loi et qui s’inscrit en droite ligne de la loi sur le parrainage votée le 19 avril. Après la commission technique qui a permis d’introduire les amendements du gouvernement, des discussions forts enrichissantes sur le contenu du texte, la plénière vient de consacrer le vote de la Loi portant révision du code électoral », a déclaré Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire, «Bennoo Bokk Yaakaar».
Il souligne que 70 orateurs se sont inscrits lors de cette plénière. « Arguments pour, arguments contre. Et la majorité a prouvé,  tout au long du débat, l’impérieuse nécessité de consolider la démocratie sénégalaise  par l’introduction d’un filtre qui apporte la clarté dans le choix de l’électeur », a dit le maire de Médina Dakhar.
Selon M. Gningue, cette loi entrera, dès sa promulgation, dans l’arsenal juridique qui encadre toutes les élections au Sénégal aussi bien la présidentielle, les législatives que les locales. « Le débat était riche et bien argumenté. Et la majorité est sûre d’aller dans le sens de notre bien le plus commun qui est la préservation et le renforcement de notre démocratie », a insisté le député.

Amadou DIOP et Baye Ndongo FALL


Madické Niang, président du groupe parlementaire
« liberté et démocratie »

«La commission ad hoc est illégale»

Pour le président du groupe parlementaire « liberté et démocratie », la commission ad hoc est illégale.
«Elle ne devait pas siéger. Une fois de plus, on engage le Sénégal à des lendemains incertains, parce que ce parrainage, tel qu’il est conçu, va créer beaucoup de difficultés. Qu’on n’oublie pas que nous sommes dans un pays dans lequel la majorité est illettrée et tout cela va poser des problèmes», a confié Me Madické Niang. Mais, d’après lui, «ils nous ont imposé leur majorité mais nous allons continuer à nous battre politiquement sur le terrain de l’opinion, sur le terrain des mobilisations pour amener le gouvernement à revoir sa position.
«Je trouve que le parrainage tel qu’il est conçu, brutalement à huit mois des élections, est vraiment pour éliminer des candidats potentiels», a-t-il déploré.

A.DIOP et B. N.FALL


Seydou Diouf, président de la commission des lois

«Les réponses apportées par le gouvernement ont permis de dissiper les doutes»

«Les réponses apportées par le gouvernement ont permis de dissiper les doutes de la majorité tout comme ceux de l’opposition sur cette question liée au parrainage. Nous avons eu un débat certes très long, mais il fallait le faire», a d’emblée estimé le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains. Pour Seydou Diouf, c’est une totale satisfaction, puisque le Sénégal est à la croisée des chemins. «Les derrières élections législatives ont permis de déceler les difficultés sous-jacentes lorsqu’il s’agit d’avoir un nombre exponentiel de candidats. Cette loi sur le parrainage constitue un mécanisme de rationalisation des candidatures aux différents types d’élections. C’est une avancée démocratique», a-t-il appuyé. «Ne pas comprendre l’enjeu du parrainage, c’est aller à contre-courant de toutes ces avancées démocratiques qui font, aujourd’hui, de la démocratie participative la réalité de tous les systèmes démocratiques du monde », a défendu Seydou Diouf.

A.DIOP et B. N.FALL

Djibril War, Bby

« Tout député insulteur doit être sanctionné »

Le député du groupe parlementaire de Bennoo Bokk Yaakaar déplore le comportement de certains députés. Il dit ne peut pas concevoir que des députés du peuple insultent ou chahutent leurs collègues au su et au vu de l’assistance. Me War a rappelé à ces derniers la considération et la posture que tout un chacun devait adopter en tant que personnalité choisie par le peuple. « Nous sommes choisis et acceptés par le peuple. Ce choix parmi des milliers de Sénégalais doit nous faire comprendre que nous devons le représenter dignement en prenant en compte nos valeurs sociales », a-t-il souligné.

Il a interpellé le président de l’Assemblée nationale sur ses responsabilités en tant que personne morale. Selon lui, tout insulteur doit être sanctionné. « Je veux faire comprendre à mes collègues que l’immunité parlementaire ne couvre pas le flagrant délit. Tout acte de flagrant délit doit être puni et  sanctionné. Soyons responsables et soignons notre prise de parole », a suggéré Djibril War.

A.DIOP et B. N.FALL

 

Les députés sont convoqués en séance plénière ce lundi à 10h00 pour l’examen du projet de loi n° 21/2018 portant révision du Code électoral. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, défendra ledit projet qui avait été récemment retiré sur demande du Chef de l’Etat pour une meilleure implication des acteurs politiques et de la société civile.En vue d’intégrer les préoccupations exprimées par les députés lors du vote de la loi constitutionnelle le 19 avril dernier et prendre en compte les solutions préconisées par les experts électoraux de l’ensemble des bords politiques ainsi que la société civile au sein de la commission ad hoc paritaire, le gouvernement avait demandé le retrait du projet de loi portant modification du code électoral. Au final, ce projet de loi permettra une prise en charge des modalités d’application de loi constitutionnelle 14-2018, portant sur le parrainage.

Il est attendu l’intégration des observations formulées par la commission ad hoc. Lors de la plénière du 19 avril dernier, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur le parrainage. Le vote a été fait sans débat.

Amadou DIOP

« UNE MANIPULATION POLITICIENNE DE PLUS », SELON LE FRONT DE LA RÉSISTANCE NATIONALE
Une manipulation politicienne de plus. C’est l’avis exprimé par le Front de résistance nationale sur le vote du projet de loi électorale sur le parrainage soumis en procédure d’urgence à l’assemblée nationale. « Tout le monde sait qu'il s'agit là d'une manipulation politicienne de plus, cousue de fil blanc et qui vise à supprimer tout risque de défaite au second tour,  en choisissant lui-même ses futurs adversaires lors de l'élection présidentielle du 24 février 2019 », relèvent les membres du Front. Pour ces responsables de l’opposition, cette manière de faire est une violation de la Constitution de la République avec le risque de compromettre gravement la stabilité politique et la sécurité du pays. D’ores et déjà, les membres du Front invitent tous les concitoyens sénégalais à s’unir et faire échouer le plan du gouvernement.

M. NDONG

Après la sortie de l’ancien ministre Karim Wade, l’Alliance pour la République a répondu. Le parti présidentiel qui rejette les propos de Karim Wade, se désole de le voir verser dans l’oubli. Non sans rappeler que le chef de l’Etat, Macky Sall, est «dans le temps de l’action».

«L’oubli est la plus compliquée des serrures mais il n’est qu’une serrure. Il n’est pas une gomme ou une épée, il n’efface pas, ne tue pas, il enferme». C’est par cette maxime que l’Alliance pour la République (Apr), à travers un communiqué, répond au fils de l’ancien président qui a récemment fait une sortie, se disant, entre autres, prêt à aider les plus démunis à sortir de la pauvreté et dénonçant que depuis 2012, le mensonge, la manipulation et le complot sont en mode de gouvernance » par l’actuel régime. Le parti présidentiel marque sa surprise de voir Karim Wade oublier «la gestion calamiteuse de la famille Wade avec ses projets de lois scélérates portant notamment sur la dévolution monarchique du pouvoir, la violence et les morts ayant jonché le parcours politique du père avec les affaires Me Sèye, celle des six policiers massacrés en 1994 sur le Bouvard Centenaire, les dizaines de victimes du ticket présidentiel de 2011, le meurtre de l’étudiant Balla Gaye, etc., avec les marteaux imposés aux honnêtes citoyens».

D’après l’Apr, le père, à Versailles, et le fils, à Doha, sont rongés par «l’amertume et la jalousie», une émotion primaire qui exprime «l’angoisse, la peur du lendemain et l’insécurité». Parce que pense l’Apr, après 12 années de présence de son père à la tête de l’Etat du Sénégal, «Karim Wade semble découvrir aujourd’hui les bienfaits de l’éthique en politique et la force d’une justice impartiale». Et de rappeler l’affaire Alex Segura, alors représentant-résident du Fmi au Sénégal à qui, dit l’Apr, ont été remises «les mallettes d’euros et de dollars, offertes par le président de la République du Sénégal pour le corrompre et l’amener à valider les agrégats macro-économiques trafiqués du pays, en pleine décadence, en son temps ». Mais aussi, le «deal politique fomenté sur le dos du peuple sénégalais, entre le père et un de ses fils d’emprunt, ancien Premier ministre, arrêté en juillet 2015 pour atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, et détournement de deniers publics, et qui, à la faveur du protocole de Reubeuss, a pu bénéficier d'un non-lieu partiel, puis total rendu par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal, sur aucune base autre que le fait du prince».

Pays en mouvement
Selon le parti présidentiel, la grâce accordée à Karim Wade, l’a été pour «des raisons humanitaires, à la demande de sa famille (la demande écrite de l’Emir du Qatar, adressée au président Macky Sall au nom de la famille Wade, est encore disponible)». Aussi, pour l’Apr, Karim Wade «s’enferme dans des certitudes dont lui seul détient le secret», qualifiant tout cela de «bluff».

L’Apr rappelle que depuis le départ du pouvoir de Me Wade, «le Sénégal a bien changé». Elle porte à son gouverne que son «attention subite portée aux plus démunis de notre pays, est déjà prise en compte à travers les 30 milliards de FCfa déjà attribués au programme de Bourses de sécurité familiale du président Sall». S’agissant du secteur agricole, l’avenir est «porteur de production et de productivité, de richesses et de modernisation du monde rural qui, combiné aux externalités positives du Pudc, va régler définitivement l’épineuse question de la dualité économique et sociale laissée par le régime des Wade». Selon le parti présidentiel, les « bons impayés ont disparu » et le pays a renoué avec les records de productivité. «Aujourd’hui, le Sénégal est passé de 6.000 T de semences certifiées sous les Wade, à 55.000 T en 2016, et le niveau de production d'arachide est passé de 692.572 T en 2012 à 1.495.223 tonnes en 2017, record battu de 40 ans», note l’Apr.

Quant à la candidature de Karim Wade, l’Apr invite à la raison, précisant que le gouvernement n’est point le Conseil constitutionnel, «seul juge des élections». Dès lors, estime-t-elle, «le Garde des Sceaux n’aura fait que rappeler les dispositions pertinentes de la loi pénale, notamment en son article 34, dont l’un des alinéas traite du cas des condamnés à des peines d’emprisonnement dont la durée est supérieure à cinq ans». Le communiqué rappelle ainsi la nécessité absolue de «faire confiance à la justice qui dira le droit le moment venu» et que le président, Macky Sall, est «dans le temps de l’action, au service exclusif du peuple sénégalais».

Daouda MANE

Suite au meurtre d’un de nos compatriotes du nom de Assane Diallo, en Italie, le gouvernement, par le biais du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, demande l’ouverture d’une enquête impartiale et souhaite que les autorités italiennes prennent les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire.

Face à ce meurtre, «le gouvernement exprime sa compassion à l’endroit de la famille éplorée, présente ses profondes condoléances et demande qu’une enquête impartiale soit ouverte pour déterminer les causes et circonstances de la mort de notre compatriote», renseigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur parvenu à notre rédaction.

Aussi, le gouvernement du Sénégal, informe-t-il avoir appris, «avec consternation», ce meurtre de notre compatriote Assane Diallo à Via delle Querce à Corsico, en Italie, dans la province de Milan. Il condamne vigoureusement cet acte, malgré l’arrestation du présumé meurtrier.

Il demande, en outre, précise le communiqué, aux autorités italiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protection des Sénégalais sur son territoire. «Une mission est envoyée en Italie et la dépouille sera prochainement rapatriée au Sénégal, en relation avec la famille et notre représentation diplomatique, complète le document reçu.

Amadou DIOP

Un geste symbolique qui marque les retrouvailles entre deux hommes. En profitant d’une cérémonie à Dakar, Serigne Modou Kara Mbacké a enlevé son chapeau de sa tête et l’a remis à Talla Sylla.

Après avoir pris deux chemins différents, les deux hommes entendent travailler côte à côte. C’était en présence de Bamba Fall, le maire de Médina, Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités politiques du pays. Les deux hommes ont même exprimé leur volonté de travailler ensemble autour d’une vaste coalition. « Nous travaillons à la mise sur pied de la coalition du siècle et j’en parlais, il y a quelques jours, à Cheikh Abdou Bali Gaïndé Fatma. Pour moi, la coalition du siècle doit être composée de deux volets. Un volet spirituel et un autre temporel », a expliqué Serigne Modou Kara Mbacké, non sans exprimer le souhait de voir le président de la République, Macky Sall, être « témoin » de ces retrouvailles.

Talla Sylla semble d’ailleurs n’avoir jamais rompu les relations avec son marabout. Même s’ils ont emprunté des voies différentes depuis. « En 1998-99, Serigne Modou Kara m’avait dit qu’il serait bon pour moi de séjourner en prison, ne serait-ce que pour 6 mois. J’y ai passé effectivement 6 mois et durant tout ce temps, il y a eu beaucoup d’interventions auprès du régisseur pour me faire sortir. J’ai refusé. Je n’ai jamais demandé de liberté provisoire encore moins demandé à mes partisans de manifester, car je savais que j’avais une mission à accomplir en prison », a expliqué Talla Sylla.

Il a d’ailleurs rappelé que les recommandations que lui avait faites Serigne Modou Kara à savoir « la défense des intérêts du peuple et la fidélité aux principes ». Au cours de cette même occasion, Serigne Modou Kara a tenu à rassurer le Président Macky Sall et son Premier ministre. Car pour lui, le deuxième mandat de Macky Sall ne fait guère de doute. « Quiconque pense qu’il peut déloger Macky Sall du Palais se trompe lourdement. On entendra certes beaucoup de bruits à l’approche de la présidentielle et Macky Sall sera même au cœur de cette polémique, mais rien ne va se passer », a soutenu le marabout.

Maguette NDONG

Après les Présidents français et turc, le Sénégal s’apprête à accueillir, dans cinq semaines, l’homme qui a, entre ses mains, les destinées de la deuxième puissance économique mondiale : le président chinois, Xi Jinping. Une deuxième visite qui renseigne, à souhait, sur l’éclatant renouveau diplomatique sénégalais à l’actif du Président Macky Sall.

Du 20 au 22 juillet 2018, le Sénégal aura l’insigne honneur d’accueillir, pour la deuxième fois, un Président chinois. Une visite officielle particulièrement importante, eu égard au rang de deuxième puissance économique mondiale occupée par la Chine, derrière les Etats-Unis d’Amérique, mais aussi au volume des échanges commerciaux entre les deux pays.
Sous un autre angle, le choix fait par Xi Jinping de visiter le Sénégal est éloquent dans la mesure où après notre pays, l’homme fort chinois ne visitera que le Rwanda, le pays africain le plus attrayant sur la scène internationale. Enfin, Xi Jinping se rendra en Afrique du Sud pour participer au sommet des Brics.

Acronyme désignant cinq pays (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se réunissent, depuis 2011, en sommet annuel, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil sont considérés comme les grandes puissances émergentes actuelles ; la Russie une puissance en voie de restauration ; l'Afrique du Sud, comme une puissance régionale. En 2015, les Brics étaient respectivement les neuvième, douzième, septième, deuxième et trente-troisième puissances mondiales (au sens du Pib nominal) et septième, sixième, troisième, deuxième et vingt-cinquième en parité de pouvoir d'achat.Au Sénégal, entre le 20 et 22 juillet 2018, Xi Jinping et Macky Sall procéderont à la signature de plusieurs accords importants. D’autres cérémonies, comme l’inauguration du Grand Théâtre construit par la Chine, seront aussi au programme de cette visite officielle. A cet effet, «Le Soleil» a appris que le ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba, a quitté Dakar, hier soir, pour la Chine où il séjournera jusqu’au 24 juin 2018 pour procéder, avec son homologue chinois, aux derniers réglages de cette visite historique.

Xi Jinping, surnommé Xi Dada (Tonton Xi), 65 ans, est Secrétaire général et président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois depuis le 15 novembre 2012, Président de la République populaire de Chine depuis le 14 mars 2013. Il est réélu le 17 mars 2018. La Constitution chinoise est alors modifiée, supprimant l’article 66 qui obligeait les Présidents à ne pas effectuer plus de deux mandats, et Xi Jinping peut, dès lors, rester en poste pour une durée indéterminée.

Il est le fils Xi Zhongxun, ancien Vice-président de l'Assemblée populaire et Vice-Premier ministre écarté du pouvoir par Mao Zedong en 1962, avant d'être réhabilité lors de la prise du pouvoir de Deng Xiaoping. C’est dire que Xi Jinping est l'un des Princes Rouges, descendant de Xi Zhongxun, un des Huit Immortels du Pcc qui ont joué un rôle clef dans le démarrage des réformes économiques de la Chine dans les années 1980, puis leur supervision dans les années 1990.

Yakham C.N. MBAYE

En marge de la prière de Korité, Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a été interpellé sur les propos discordants entre lui et l’actuel ministre de la Justice, Pr. Ismaila Madior Fall. Il avait, en son temps, soutenu que Karim Wade n’a pas perdu ses droits civils. Mais son remplaçant défend le contraire.

Dans sa réponse, Me Sidiki Kabé précise que les problèmes politiques sont de problèmes pseudo-judiciaires, et qu’il faut les maîtriser. «Il faut laisser les gens faire leur travail. Ce sont les magistrats qui le font. Quand un dossier est sur la table du juge, il faut laisser le juge faire. Les questions judiciaires sont des questions qui se traitent dans la sérénité, dans le calme et pas sur la place publique. La justice a besoin de cette sérénité et non du bruit », a-t-il soutenu. En un mot, martèle-t-il, «laissons la justice faire son travail en toute sérénité».

Selon le ministre, au Sénégal, quand quelque chose est sur les feux de la rampe, tous deviennent spécialistes, citant l’exemple de la Coupe du monde en cours et où tous les Sénégalais sont des entraîneurs à la place de Aliou Cissé qui, pourtant, est le spécialiste fondé à pouvoir détenir les dernières informations sur son team. Or, les Sénégalais, dans leur ensemble, font des classements et des systèmes de jeux. Et le ministre se réjouit du sermon de l’imam ratib de Tambacounda qui a appelé ses compatriotes à «éviter de diffuser de fausses nouvelles».

Le ministre des Affaires étrangères rappelle que ceux qui utilisent les fausses informations pour atteindre la dignité, l’honneur des personnes, peuvent être poursuivis. «La loi punit cette attitude considérée comme délictuelle. Ceux qui utilisent les fausses informations ou fake news, s’exposent à la loi. Dans une société démocratique mais de croyants, on doit veillez à éviter le mensonge et toute contre-vérité».

Par ailleurs, il a réitéré sa ferme volonté de soutenir le président de la République dans toutes ses actions pour l’épanouissement des populations.

Pape Demba SIDIBE

Le président de la République, Macky Sall, a partagé, avant-hier, le « Ndogou » avec une délégation du Club des investisseurs sénégalais conduite par le Pdg du Groupe Sedima. Babacar Ngom a décliné les ambitions des capitaines d’industries qui composent ce club. Il a expliqué que le Club veut générer davantage des emplois, créer de la richesse et participer au développement de l’industrie sénégalaise. Un partenariat avec l’Etat est en vue pour booster l’investissement avec des projets innovants et à forte valeur ajoutée.

Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) salue et encourage la démarche, l’esprit d’ouverture et la volonté dont a fait montre le président de la République, Macky Sall, qui a ouvert un dialogue national pour une gestion transparente et équitable des ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal.

Dans un rapport parvenu à notre rédaction, les instances du Parti de l'indépendance et du travail (Pit) invitent toutes les franges de la Nation, à mettre en avant les valeurs cardinales de démocratie, de patriotisme et de recherche d’inclusion sociale. « L’option prise par l'Etat du Sénégal, dans la gestion des ressources pétrolières et gazières, traduit sa volonté à mettre en avant les principes de souveraineté sur une question hautement sensible », rapporte le texte.

Les membres de la direction du Pit invitent l'Etat à impérativement lancer la dynamique d’un processus itératif dont il convient d’abord de définir le cadre, d’identifier ensuite les thématiques aux fins de disposer, en fonction de la technicité inhérente à certains aspects, des task-forces qui produiront des rapports édifiants dans des délais raisonnables. Les industries extractives, de manière générale, et celles pétrolières et gazières, en particulier, posent, avec acuité, la problématique du développement durable qui doit donc être pris à bras le corps dans un tel exercice, souligne le rapport.

Par ailleurs, le développement durable prend en charge les dimensions économiques, sociales et environnementales répondant aux besoins présents sans compromettre les chances de répondre à ceux des générations futures. Les membres du Pit exhortent, dès lors, à assurer une sauvegarde environnementale tout le long de la chaine des opérations (site d’exploitation, gestion des polluants, stockage, transport, etc.) par la systématisation des Etudes d’impacts environnementaux et par l’élaboration et la mise en œuvre de plans de mitigation appropriés. Les instances du Pit en appellent, en outre, à une utilisation rationnelle des ressources financières tirées des parts allouées au pays. Pour eux, ces parts doivent aussi servir à développer la croissance par les investissements dans des projets structurants tels les infrastructures, l’eau, l’électricité, l’assainissement, à hauteur de 60% des revenus, la partie restante (40%) étant orientée vers le social (santé, protection sociale, éducation, agriculture). « La collecte de ces ressources, les conditions qui rendent substantielles et pérennes l’existence de celles-ci doivent faire l’objet de discussions et de consensus national d’abord, puis avec les contractants. Les sites étant nombreux (St-Louis offshore et offshore profond, Cayar offshore et offshore profond, Rufisque offshore, Sangomar offshore et offshore profond, sans compter le Sud de la Casamance) », recommandent-ils. Par-delà les exigences de souveraineté par rapport aux contractants et à leurs entreprises, le dialogue autour de nos ressources naturelles ne peut prospérer que si notre pays se donne les instruments de sa pérennisation, tant il est vrai que les questions à débattre sont complexes et requièrent une veille constante de même qu’une grande capacité d’ajustement, rapporte le document.

Oumar BA

Le leader du mouvement politique « Bourabé », Yancouba Sagna, par ailleurs maire de la commune de Sindian (Bignona), a déclaré, hier, n’avoir pas rallié l’Apr, mais qu’il va soutenir le président de la République, pour sa réélection en 2019.

Le maire de la Commune de Sindian, dans le département de Bignona, a expliqué son soutien à la candidature du président, Macky Sall, à la présidentielle de 2019,par l’engagement que le leader de l’Alliance pour la République a pris d’accompagner le mouvement « Bourabé » pour trouver des solutions aux besoins de développement des populations de la Casamance et du reste du Sénégal qui lui sont favorables. Yancouba Sagna, qui s’exprimait lors d’un entretien téléphonique, a révélé qu’il a été reçu en audience avec son mouvement par le Président Macky Sall, avant-hier, de 16 heures à 18 heures. « Lors de cette entrevue, le Président Sall nous a invités à le soutenir à la présidentielle de 2019 pour un second mandat à la tête du Sénégal pour qu’il puisse réaliser ses grandes ambitions pour le Sénégal, notamment la Casamance. En contrepartie, il s’est engagé à accompagner notre mouvement dans sa volonté de sortir de l’ornière les populations qui sont acquises à sa cause ». Le maire de la commune de Sindian a indiqué que l’ambition politique de son mouvement, c’est le développement local durable pour le bien-être et la sécurité des populations. « Le Président nous a encouragés dans cette voie, et s’est engagé à nous accompagner personnellement, nous appelant à venir travailler avec lui », ajoute-t-il. Et Yancouba Sagna déclare que le mouvement politique « Bourabé » (lever du jour en langue Diola) est prêt à travailler avec le président de la République, afin de l’accompagner à réaliser son ambition pour un Sénégal émergent. « Nous avons donc répondu favorablement à sa demande, mais en restant « Bourabé », insiste-t-il.

El Hadj Moussa SADIO

Le président de la République, Macky Sall, a accordé la grâce présidentielle à 527 personnes condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal. Parmi ces 527 graciés, il y a 440 remises totales de peines, 76 remises partielles de peines, 03 mineurs et 08 grands malades. Cette décision a été prise par le chef de l’Etat à l’occasion de la fête de la Korité. « Le Chef de l’Etat reste ainsi fidèle à son engagement résolu de donner une seconde chance à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la loi », lit-on dans le communiqué publié dont copie nous est parvenue.

Toutefois, a souligné le texte, « avec la recrudescence du vol de bétail, du viol, des détournements de deniers publics, des crimes de sang et de certaines infractions liées à l’environnement comme le trafic illicite de bois ou d’espèces protégées, le président de la République n’a pas jugé opportun d’élargir sa mansuétude aux auteurs de tels faits ».

Babacar DIONE

Le président de la République a réaffirmé sa disponibilité à dialogue avec toutes les forces vives de la Nation sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Macky Sall a indiqué qu’« il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution ».

Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour appeler à nouveau toutes les forces vives et tous les Sénégalais à apporter leurs contributions sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. « J’ai lancé une concertation nationale sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution », a-t-il fait savoir. Le président de la République a assisté, hier, à la prière de l’Aïd-el-Fitr, communément appelée Korité, à la Grande mosquée de Dakar. Dans sa déclaration à l’issue de la prière, Macky Sall a rendu hommage aux « forces vives de la Nation qui ont répondu à ce dialogue, apporté des éclairages et émis des vœux ». « Nous tiendrons naturellement compte de toutes ces préoccupations dans les formulations qui devront être retenues dans le projet de loi qui sera présenté prochainement », a-t-il promis. « Mais, il n’est jamais trop tard de continuer à apporter sa contribution dès lors qu’il s’agit d’une question nationale et non partisane », a-t-il insisté. Macky Sall reste d’avis que « le dialogue autour des questions nationales doit pouvoir faire l’unanimité, dès lors qu’on travaille pour l’intérêt national ».

A ce propos, il a rappelé avoir fait du dialogue sa « méthode de gouvernance » depuis son accession à la tête du pays. « Mon rôle en tant que président de la République, c’est de conduire aux destinées de notre pays dans la voie de la concorde nationale, dans la recherche d’une unité nationale consolidée. C’est la raison pour laquelle j’ai fait du dialogue une méthode de gouvernance », a-t-il assuré. Le Président Sall a également précisé que le dialogue a d’abord débuté dans des secteurs d’une importance capitale comme l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, les territoires, etc. Aussi, a-t-il magnifié le sermon de l’imam ratib El Hadji Aliou Moussa Samb, notamment « ce que doit être le comportement du musulman, de notre attitude les uns envers les autres ». Il a estimé que ces enseignements de l’islam relevés par l’imam méritent d’être soulignés. Il a aussi pointé une « parabole sur le football » mise en exergue par le guide religieux dans son sermon. « L’imam a été certainement un des grands pratiquants, à l’époque, de cette discipline. J’aurais pu l’amener à Moscou (Russie) pour qu’il délivre un message à nos joueurs. Tirant des enseignements élémentaires du football, il a développé des valeurs que tout musulman, que tout être humain se devrait l’appliquer », a apprécié le président de la République.

S. Diam SY

Il a été rapporté, dans certains sites d’information, que le Président de la République aurait, à l’occasion d’un Conseil des ministres, soumis le Ministre Mame Mbaye Niang, à un « interrogatoire » à propos du Rapport de l’Igf sur la gestion du PRODAC. Il n’a jamais été question, à un quelconque Conseil des ministres, d’un tel type d’échange entre le Chef de l’Etat et le Ministre Mame Mbaye Niang. Une telle information est totalement fausse.

Fait à Dakar, le 13 juin 2018

Le Secrétaire général
du Gouvernement, Porte-parole

Déjà « excellentes » du point de vue historique et culturel, les relations entre le Sénégal et le Congo gagneraient à être renforcées sur le plan économique, explique l’ambassadeur congolais à Dakar Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy.

Nommé le 17 mai 2017, Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy, le nouvel ambassadeur du Congo à Dakar, a remis ses lettres de créances au président Macky Sall, le 22 février dernier. Dans un entretien accordé au « Soleil » (nous y reviendrons plus largement), le diplomate est revenu sur sa feuille de route qui consiste, désormais, à mettre l’accent sur le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays. « Entre le Sénégal et le Congo, les relations sont tellement bonnes, mais le seul leitmotiv qui m’a été prescrit, c’est la diplomatie économique, parce que la diplomatie culturelle elle est déjà de fait », explique-t-il. Pour le moment, la balance commerciale est « en faveur » du Sénégal. En effet, du fait des liens culturels « particuliers » entre les deux pays, il y a une communauté sénégalaise « très entreprenante » et fortement présente dans l’économie et le commerce au Congo. « Nous voulons œuvrer, non pas pour inverser, mais à ce qu’il y ait un équilibre de la balance commerciale, en fructifiant les échanges ». Pour cela, M. Aka-Evy entend bâtir des liens entre commerçants sénégalais et congolais et renforcer les échanges en matière de services. Certes, géographiquement, les deux pays sont « très éloignés », mais grâce au transport maritime, il y a toujours eu des transactions dans les deux sens. Le défi sera de renforcer ces flux.

Pétrole, les leçons congolaises
De l’avis de cet intellectuel chevronné – il est professeur titulaire des universités et auteur de plusieurs ouvrages –, l’expérience congolaise peut servir de leçon au Sénégal pour éviter les « effets pervers » (ce que certains appellent la malédiction) du pétrole. En effet, après les années glorieuses, grâce aux revenus tirés de l’exploitation du pétrole, le Congo subit, depuis quelques années, les conséquences « fâcheuses » de la chute du prix du baril du pétrole. « Le Sénégal n’a pas besoin de leçons à recevoir, mais s’il y a une leçon à tirer dans la façon dont le Congo a géré son pétrole, c’est qu’il faut beaucoup d’humilité, il faut aussi trouver la meilleure expertise pour bien gérer le pétrole du point de vue de son exploitation, sa commercialisation… Bref, faire en sorte que le pétrole ne devienne pas un frein pour l’économie, mais plutôt un moteur pour celle-ci », souligne Luc-Jean Saint-Vito Aka-Evy. Surtout, il faut bien négocier les contrats, bien contrôler les revenus afin qu’ils servent au bien-être de la population. « Le pétrole c’est comme le cerveau humain. Si vous ne savez pas comment l’utiliser, avec une bonne hygiène, ça vous fait des céphalées, des migraines, voire des folies et, finalement, vous conduiTt au désastre », avertit-il. En un mot, l’enjeu est de faire du pétrole un « magnifique abri plutôt qu’un mauvais coffre-fort ».

Seydou KA

Les femmes du département de Mbour ont été sensibilisées, samedi dernier, sur les opportunités de financement qu’offre le Plan Sénégal émergent (Pse). Organisée par le mouvement Femmes action pour l’émergence (Fape), cette activité d’échanges et de sensibilisation, qui s’est tenue à la salle des délibérations de la mairie de Mbour, entre dans les 24 heures du Pse, organisées pour faire la promotion des réalisations du président Macky Sall, à travers la mise en œuvre du Pse.

Selon la présidente de la Fape, Fatimatou Barro, cette activité a permis de sensibiliser les femmes sur les opportunités et les avantages qu’elles peuvent saisir des programmes et projets mis en place par le régime actuel, notamment la Couverture maladie universelle (Cmu), les bourses de sécurité familiale, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) destinée aux femmes et aux jeunes, entre autres initiatives. « Nous avons estimé qu’il fallait donner aux femmes des informations, surtout par rapport à la Der qui finance les femmes et les jeunes sans intérêt ni apport, pour que les femmes, notamment, puissent développer leurs propres activités génératrices de revenus, d’être épanouies financièrement et d’avoir une bonne santé », a expliqué Fatimatou Barro.
D’après elle, ces programmes et projets mis en place dans le Pse pourraient contribuer « considérablement » à l’autonomisation des femmes et des jeunes.

« Il s’agit de financements qui vont de 0 à 500 000 FCfa pour les groupements d’intérêt économique, de cinq millions de FCfa à dix millions de FCfa pour les groupements de femmes et de jeunes qui ont des projets personnels à hauteur de cinq à dix millions de FCfa ainsi que des financements à hauteur de dix millions de FCfa », a précisé la présidente de Fape. Elle a signalé que leur mouvement va continuer de jouer un rôle de sensibilisation et d’information des populations, à travers la vulgarisation des réalisations du président Sall pour rendre visible le Pse.

Prenant part à cette journée, le président de la commission culture, jeunesse et sports du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Mouhamadou Barro, a salué l’initiative des femmes membres du mouvement Fape, d’autant plus que beaucoup de sénégalais ignorent beaucoup sur les réalisations du Pse et de leurs avantages sur leur vécu.

« C’est pourquoi il était nécessaire d’expliquer aux femmes et aux jeunes les réalisations faites par le président de la République à travers le Pse et celles envisagées dans le département de Mbour », a-t-il souligné, faisant allusion aux Zones économiques spéciales (Zes) de Dagga-Kholpa et de Sandiara.

Amath Sigui NDIAYE

Les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune de Ngayokhéme ont sonné la mobilisation en direction de la présidentielle de 2019 pour la réélection du président Macky Sall.

Lors de la réunion convoquée même en l’absence de leur responsable local, Mbagnick Ndiaye, les différents responsables républicains de la commune de Ngayokhème ont affiné la stratégie à mettre en œuvre pour gagner 2019. Il s’agira, selon eux, de procéder à une occupation permanente du terrain politique. « Nous avons envisagé d’ores et déjà de démarrer notre campagne en allant vers les populations pour leur  expliquer l’importance de cette échéance électorale et l’intérêt qu’il y a de mettre tous les atouts de notre côté pour réélire le président Macky Sall », a indiqué Djidiack Faye, responsables de l’Apr. La rencontre a permis des échanges fructueux entre ces différents responsables qui ont tous magnifié les différentes réalisations qui ont été faites par le gouvernement dans leur commune de Ngayokhéme et dans l’ensemble du département voire de la région de Fatick en général par le Plan Sénégal émergent (Pse) à travers surtout le Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc) et les autres programmes comme le Puma mais aussi sur le plan social avec les bourses de sécurité et la couverture maladie universelle (Cmu).

La rencontre a permis une convergence de vues. Les responsables ont réitéré leur volonté d’ouverture vers les autres partis pour mener le même combat. La commune de Ngayokhéme qui disposait jusqu’aux dernières élections législatives d’un corps électoral assez important, s’est enrichie de 1.007 nouveaux inscrits sur les listes électorales. Et selon le responsable Birame Mberry Diouf, l’Apr et ses alliés vont travailler à rééditer l’exploit de la dernière échéance législative en étant classée première collectivité territoriale du département de Fatick et troisième sur le plan national ».

Mohamadou SAGNE

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) dénonce les propos du ministre de la justice, Ismaila Madior Fall qui a récemment déclaré que la candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2018 est irrecevable.

Le Pds a considéré que ces propos du ministre de la justice constituent sont une ingérence dans le fonctionnement de la justice. «Nous prenons ces propos pour ce qu’ils sont, c’est à dire une déclaration de guerre pour organiser une compétition sur mesure en excluant les candidats qu’ils veulent et une partie significative des électeurs, notamment tous les jeunes qui viennent de s’inscrire», a dit le comité directeur du Pds dans un communiqué reçu à notre rédaction. « Nous réaffirmons solennellement que rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle», a averti le comité directeur du Pds. Le Pds dit mettre en garde « toute personne qui tenterait d’exclure son candidat Karim Wade de la prochaine élection présidentielle. « Il appartient au peuple qui, seul, a la légitimité de choisir le prochain président de la République. Toute tentative de priver le peuple de ce droit sera considérée comme une trahison» alerte-t-on dans le communiqué.

Amadou DIOP


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