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Politique (2789)

Le mouvement citoyen, «Y en a marre», a organisé, avant-hier, une conférence de presse au cours de laquelle ses membres se sont penchés sur le bilan du pouvoir en place après cinq ans d’exercice. Un bilan qualifié de « négatif » par ce collectif composé essentiellement de rappeurs.

Le collectif a décidé d’investir la place de l’Obélisque le 07 avril prochain pour dénoncer certaines pratiques qui remettent en question, selon les membres de ce mouvement, les espoirs nés du « 23 juin 2011. « Intitulée «la marche du peuple’’, ce rassemblement sera une occasion, pour les Sénégalais, de manifester leur mécontentement contre ce régime qui n’a pas su tenir ses promesses », a renseigné Fadel Barro, le coordonnateur du mouvement qui a soutenu que pour le faire en bonne et due forme, ils ont introduit une demande pour aviser les autorités publiques. « La constitution donne à chaque citoyen le droit, après avoir informé l’autorité compétente, d’organiser sa marche. Nous sommes forts de celle-ci et nous pensons que la marche va être organisée », a-t-il indiqué.

Ils ont dénoncé « l’immixtion de l’exécutif dans les affaires du pouvoir judiciaire ». Selon Malal Talla, membre du collectif, le premier fait du second « son arme pour éliminer ses adversaires politiques ». Sous ce même registre, ils ont abordé l’affaire Khalifa Sall et de Bamba Fall, maires de Dakar et de la médina, qui ont maille à partir avec la justice au moment où certains leaders du pouvoir visés par les rapports de l’Ige et de l’Ofnac, hument l’air de la liberté.

Marame Coumba SECK

Comme « Y en a marre », Yakham Mbaye, membre du Sen de l’Apr a décidé d’organiser une marche le même jour. Ladite marche a été autorisée par le préfet de Dakar.

C’est par arrêté N° 1272 du 30 mars 2017 que le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kane, a autorisé la marche et le rassemblement de Yakham Mbaye, membre du Secrétaire exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République. Cette marche partira du rond-point Rts à la Place de l’Obélisque et aura lieu le 07 avril de 15 h à 19 h.

Répliquant à «Y en a marre», Yakham Mbaye, dans Dakaractu qui cite Rfm a accusé Fadel Barro & Cie d’être des « maîtres chanteurs experts dans l’art de soutirer des sous à ceux qu’ils vilipendent ». Il les qualifie de «chats gris œuvrant la nuit», soulignant que « Thiat et Kilifa ont récemment sollicité le pouvoir dans le cadre de l’organisation de l’anniversaire de leur groupe de rap, empochant pour la circonstance quelques 6 millions de FCfa ». Sur les ondes de la Rfm, il a annoncé avoir déposé une demande d’autorisation de marche et de rassemblement à la Préfecture de Dakar, en tant que membre du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr). Ce que le préfet de Dakar vient d’accorder. C’est dire qu’il a devancé le mouvement « Y en a marre » dans les démarches administratives. Ce qui risque de fausser le plan du mouvement.

D. MANE

En conférence de presse hier au siège de l’Apr sur la Vdn, la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) a porté la réplique au mouvement «Y en a marre». Elle a défendu le bilan du président Macky Sall et entend se réunir à la même date pour manifester son soutien au président de la République.

D’après la coordinatrice de la Cojer, Mme Thérèse Faye qui pointait du doigt les responsables du mouvement, « avant de réclamer quoi que ce soit, ils devraient éclairer les sénégalais sur le financement reçu de Monsieur Lamine Diack et de multiples Ong occultes ». Ainsi « le rassemblement d’un million de personnes prévu est une affabulation, une imposture qui ne va, comme à l’accoutumée, accoucher que d’une petite souris », a-t-elle précisé.

Tout au plus, «la Cojer fera face à toute tentative éhontée de sabotage de la marche de notre pays vers l’émergence. Ainsi tous, vêtus de blancs, les jeunesses républicaines du Sénégal leur donnent rendez-vous dans la rue avec fermeté pour magnifier les importantes réalisations du président Macky Sall depuis 2012 et protéger la stabilité et la cohésion sociale qui prévalent dans notre pays, gage de toute émergence », a aussi averti Thérèse Faye. Pour elle, dire que le président Sall a plus de ministres et de ministres conseillers que son prédécesseur ne correspond pas à la réalité. « Nous les invitons à aller se renseigner avant de verser dans la médisance. Parler de mauvaise gestion comme bilan des cinq ans, c’est absolument méconnaître la marche actuelle du pays », a-t-elle fait comprendre, en citant les nombreuses réalisations effectuées par la président Sall à travers le social, les infrastructures, la santé, l’éducation, l’économie, l’énergie…

Amadou DIOP

Dans sa volonté de rassurer les populations pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique Cedeao lancée le 4 octobre 2016, le commissaire divisionnaire Ibrahima Diallo, directeur de l’automation des fichiers (Daf), est, de nouveau, revenu sur le nouveau dispositif mis en place, par ses services, pour faciliter aux citoyens inscrits à la préfecture de Dakar, l’accès au lieu de retrait du précieux document. Désormais, « pour des raisons de commodités », un centre unique de retrait est retenu à la Cité police, sise sur l’avenue Malick Sy de la Médina.

Après le dispositif mis en place et qui a permis d’enrôler un très grand nombre de citoyens dans les 36 commissions de la préfecture de Dakar, le commissaire divisionnaire Ibrahima Diallo, a annoncé, avant-hier, une nouvelle phase dans l’opération. Il s’agit du regroupement des lieux de retrait en un lieu unique pour ceux qui se sont fait déjà enrôler au siège et des annexes de la Daf, la Cité Police sur l’avenue Malick Sy et l’École nationale de police. Pour eux, le retrait se fait en un lieu unique. Aussi, « pour des raisons de commodités et pour aussi épargner les citoyens des désagréments, nous avons retenu, pour le retrait, de le regrouper dans un site. Tous ceux qui ont déposé à la Daf peuvent se rendre à la Cité Police sise sur l’avenue Malick Sy de la commune de Médina, qui abrite des annexes de la Daf et de la Direction générale des élections (Dge), pour les opérations de retrait », a-t-il poursuivi. Ainsi, les inscrits dans les lieux sus-indiqués sont épargnés de rendre jusqu’en centre ville, siège de la Daf car « désormais, toutes les cartes déjà confectionnés, y seront convoyés et les ayants-droit pourront les retirer plus facilement du fait de l’accessibilité facile du lieu retenu », a-t-il conclu.

Selon Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, « le chiffre de 4 millions projetés a été largement dépassé, et à la date du 23 mars 2017, 5.257.262 citoyens sénégalais sont régulièrement inscrits ». Qui plus est, au rythme où vont les inscriptions, « on peut atteindre les 6 millions d’électeurs », avait-il soutenu devant les députés le 23 mars dernier.

M. L. DIEYE

Le Haras national de Kébémer a reçu, hier, un hôte de marque : le président de la République. Arrivé sur les lieux peu avant 16 heures, Macky Sall a été accueilli par le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, et le directeur général de l’institution, Dr Mamadou Barro. Le chef de l’État et sa délégation composée du Premier ministre, Mouhamad Boun Abdallah Dionne, de ministres et d’élus de la région de Louga ont visité toutes les installations du haras : l’écurie des étalons, celle des juments, le service de reproduction, la clinique vétérinaire, la maréchalerie et le magasin de paille. Macky Sall a magnifié le travail qui se fait sur place, rappelant le rôle du Cheval dans la société. « Le Cheval est un animal noble qui mérite d’être protégé. Et il est important d’accroître vos moyens d’intervention », a dit le Chef de l’État, s’adressant au directeur général Dr Barro. Séance tenante, le président Sall a donné des instructions au ministre Aminata Mbengue Ndiaye d’augmenter le budget du haras national en le faisant passer de 250 millions de FCfa (son niveau actuel) à 400 millions voire 500 millions de FCfa. Toujours pour permettre au Dr Mamadou Barro et à son équipe de réussir leurs missions, le chef de l’Etat a également instruit le Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) de soutenir le haras et la Commission nationale des courses hippiques. Le président de la Républiques l’a dit : en accroissant les moyens du haras national, il veut que le cheval continue de jouer son rôle socioéconomique au Sénégal.

De notre correspondant, Abdoulaye DIALLO

Le Chef de l’État, Macky Sall, a inauguré, hier, le quai de pêche de Potou et promis de rendre plus dynamique le secteur de la pêche qui participe « de façon incontestable » à l’émergence du Sénégal.

12 h15. C’est l’heure d’arrivée du convoi présidentiel à Potou. Aussitôt après, Macky Sall est allé tout droit vers le site d’exposition. Sur place, il a admiré le travail des femmes transformatrices. Magnifiant la qualité de leurs produits. « Je suis fier de vous. C’est formidable ce que vous faites. Mes encouragements », a dit le chef de l’État, s’adressant aux exposantes. Puis arrive le moment tant attendu : la visite du tout nouveau quai de pêche de Potou. Une immense foule s’était massée devant l’infrastructure. Difficile de progresser.

Le président de la République, visiblement séduit, a visité toutes les installations : le bloc administratif, le laboratoire de contrôle, le débarcadère et les aménagements extérieurs. « C’est une belle infrastructure qui répond aux normes », a commenté, comblé, Macky Sall qui a, enfin, rejoint la tribune officielle. Pour laisser la place aux discours. Pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices et bien sûr les élus du département se succèdent. Tous parlent des acquis, reviennent sur les moyens déployés avant de conclure par un seul refrain : « Merci Monsieur le président de la République ». C’est que, Potou a, pendant longtemps, réclamé un quai de pêche. « Avec ce quai, c’est une vieille doléance qui est satisfaite. Je ne trouve pas les mots justes pour vous adressez les remerciements des populations », s’est exprimé le maire de Léona, Diamyodi Bâ.

Prenant la parole, le chef de l’État a, d’emblée, salué « la mobilisation exceptionnelle » des acteurs et l’accueil « si chaleureux » qui lui a été réservé. « C’est la preuve que vous vous reconnaissez dans ce qui a été fait pour le développement du secteur », a-t-il souligné, magnifiant particulièrement la place des « vaillantes » femmes transformatrices dans l’économie du pays. Le président Sall qui dit avoir enregistré « avec modestie » la satisfaction des acteurs a promis de faire encore plus pour le secteur de la pêche. « Des mesures seront prises et des moyens alloués pour permettre au secteur de la pêche de participer davantage à l’émergence du Sénégal », a indiqué le chef de l’État qui a réaffirmé son engagement à consolider les acquis et à améliorer les conditions de vie et de travail des acteurs.

7 quais en 2 ans
Le président Sall a rappelé que ce quai de pêche de Potou qui a coûté 439 millions de FCfa entre dans un vaste programme de construction d’infrastructures orientées vers l’exportation de produits halieutiques. Pointe-Sarène et Ngaparou, a-t-il relevé, ont également étrenné leurs quais de pêche. En attendant Soumédioune et Yoff. « Au total, 7 quais sont construits en seulement 2 ans. C’est beaucoup de moyens qui sont dégagés prouvant l’engagement de mon gouvernement à rendre plus performant le secteur », s’est réjoui le chef de l’État Macky Sall, « convaincu » que ces infrastructures vont valoriser les potentialités du secteur et stimuler les économies locales. Il a profité de cette rencontre pour inviter pêcheurs, mareyeurs et femmes transformatrices à s’organiser davantage. C’est que le président Sall, préoccupé par la pêche illicite, mise sur les acteurs qui doivent être « conscients de leurs rôles et responsabilités » dans la gestion durable de la ressource.

Plusieurs mesures prises pour booster le secteur
Devant le président de la République, hier, à Potou, la grande famille de la pêche est largement revenue sur les mesures et moyens déployés pour développer le secteur. Dans le volet des infrastructures, il n’y a pas que les quais. Les acteurs ont aussi salué la construction d’aires de transformation et de complexes frigorifiques. Au total, 19 complexes ont été mis à la disposition des acteurs. Il y a également l’acquisition de moteurs pour les pirogues qui a été facilitée. Aujourd’hui, les pêcheurs ne versent que 300.000 FCfa pour disposer d’un moteur d’une valeur de 1.300.000 FCfa. Le reliquat est pris en charge, bien sûr, par l’État à travers des subventions. Sans compter la subvention du carburant, les 20 000 gilets de sauvetage octroyés moyennant 2.500 l’unité. Et l’annonce d’un grand projet : la création d’une unité de fabrication de pirogues en fibres de verre. Tout cela, disent les bénéficiaires, va contribuer à booster le secteur qui a contribué à hauteur de 204 milliards de FCfa dans l’économie nationale.

Des doléances prises en charges
Les acquis ont été relevés mais les acteurs ont aussi partagé leurs préoccupations axées, principalement, sur le manque de financements. « Des financements existent mais ils sont faibles. Nous demandons leur augmentation pour nous permettre de réaliser nos projets », a souhaité Fatou Sarr, présidente de la Fédération nationale des femmes transformatrices. Kiné Ndoye, au nom d’une Association de femmes qui s’active dans la Pêche artisanale, partage le même vœu. Sans financement, argue-t-elle, l’objectif recherché ne sera pas atteint. Abdoulaye Ndiaye, jeune mareyeur, lui, demande à l’État de renégocier avec la Mauritanie pour l’octroi de licences de pêche. Quant à Diamyodi Bâ, maire de Potou, il a réaffirmé son vœu de voir la route Potou_Niayam bitumée. Pour, a-t-il expliqué, valoriser le quai de pêche qui vient d’être inauguré. Dans sa réponse, le président Sall a été clair : « J’ai entendu et bien noté les doléances ». Et le Chef de l’État annonce l’augmentation des lignes de crédits dès 2018 et le bitumage de la route Potou-Niayam. « Vos préoccupations sont entièrement prises en charge », a insisté le président Sall qui a quitté Potou juste après 15 heures. Destination, Kébémer où il était attendu pour visiter le haras national.

RETOMBEES DE LA VISITE DU CHEF DE L’ETAT : Le budget du haras national va passer de 250 à 500 millions FCfa
Le Haras national de Kébémer a reçu, hier, un hôte de marque : le président de la République. Arrivé sur les lieux peu avant 16 heures, Macky Sall a été accueilli par le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, et le directeur général de l’institution, Dr Mamadou Barro. Le chef de l’État et sa délégation composée du Premier ministre, Mouhamad Boun Abdallah Dionne, de ministres et d’élus de la région de Louga ont visité toutes les installations du haras : l’écurie des étalons, celle des juments, le service de reproduction, la clinique vétérinaire, la maréchalerie et le magasin de paille. Macky Sall a magnifié le travail qui se fait sur place, rappelant le rôle du Cheval dans la société. « Le Cheval est un animal noble qui mérite d’être protégé. Et il est important d’accroître vos moyens d’intervention », a dit le Chef de l’État, s’adressant au directeur général Dr Barro. Séance tenante, le président Sall a donné des instructions au ministre Aminata Mbengue Ndiaye d’augmenter le budget du haras national en le faisant passer de 250 millions de FCfa (son niveau actuel) à 400 millions voire 500 millions de FCfa. Toujours pour permettre au Dr Mamadou Barro et à son équipe de réussir leurs missions, le chef de l’Etat a également instruit le Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) de soutenir le haras et la Commission nationale des courses hippiques. Le président de la Républiques l’a dit : en accroissant les moyens du haras national, il veut que le cheval continue de jouer son rôle socioéconomique au Sénégal.

De notre correspondant, Abdoulaye DIALLO

La région Nord du pays vit des moments assez particuliers. La saison des pluies 97 n’est pas des meilleures. Le spectre d’une longue saison sèche habite déjà tous les esprits des ressortissants de la région. Et pourtant l’année 97-98 risque d’être à plus d’un titre la randonnée d’hommes politiques de tout acabit. L’espoir d’une bonne saison pluvieuse s’est envolé, les foutankés, d’une manière générale, attendent désespérément l’unité de leurs fils disséminés entre les différentes formations du pays. Traditionnellement, le Fouta a toujours voté le vert. La longue histoire du Bloc démocratique sénégalais Bds a fait connaître au reste du pays des citoyens dévoués tels qu’Ali Bocar Kane, Boubou Sall, Aboubacry Kane, Oumar Wéllé-Bédou, Ibra Mamadou Wane et Souleymane Mamadou Racine Wane. Ces seigneurs de la politique propre dénués de coups bas, de mensonges et de tricheries donnent une image positive pouvant servir de leçon aux autres citoyens de ce pays. Le parcours du combattant, ils l’ont connu. Le Fouta de l’époque répondait d’une voie, celle d’un Fouta fidèle à des principes. Ce même Fouta a reçu, à plusieurs reprises, la visite de Léopold Sédar Senghor, chef incontesté de l’Ups. En fin politique, pétri des enseignements des anciens, Senghor aimait plaisanter sur les relations de cousinage entre sérères et haalpulars. A ce titre, dire que des vieux paysans pulaars des brides de mots dans leur langue maternelle pouvait alors les rapprocher du rusé Senghor. Il était fréquent de retrouver dans le cabinet du président des citoyens de notre pays originaire de Matam, Podor, Kanel ou autre localité du Fouta. La tradition se perpétue à l’avènement du parti socialiste en 1976. Après Senghor, Abdou Diouf reconduit les bonnes habitudes senghoriennes. Le choix des hommes est une confiance placée à l’endroit du Fouta. Il faut dire aussi que cette terre d’excellence de l’Islam ne pouvait offrir à la nation que des hommes intègres mais surtout fidèles. Lorsqu’aux élections du 26 février 1978 le Ps obtient 99.99%, le résultat fut sourire plus d’un. Mais qu’elle soit la vérité des urnes, le Fouta a toujours été une chasse gardée du Ps.

Au début des années 80, le décor évolue d’une certaine façon. A l’époque, dans la clandestinité, And Jëf investit le créneau porteur de l’alphabétisation. Nous sommes ces jeunes de la culture nouvelle, nouvelle génération. Les feux de camps et les foyers d’animations sont faits à la sauce maoïste ou trotskyste. Les chants laudateurs sont voués aux gémonies. Mais, dures sont les traditions. Culture de magouille et transfert de Voix. Autant de facteurs qui font qu’à l’époque, le Ps pouvait plier sans rompre. Il n’y avait pas d’autre alternative. Cela permet au pouvoir en place de renforcer son dispositif. Le Ps, au lendemain des élections de 83 est encore largement majoritaire au Fouta : c’est l’époque des Abdourahmane Touré, Hamidou Sakho, Mamoudou Touré, malgré sa réserve politique, Cheikh Hamidou Kane l’écrivain, Bocar Seck. Force est de constater que ces hommes aussi peuvent être considérés comme les dignes continuateurs de l’œuvre des aînés. Ils symbolisent une époque, certes, mais ils feront un vide autour d’eux. La relève n’était plus assurée. Le Ps tance de tous les côtés. Les votes sanctions apparaissent en 1988, contre toute attente. Le ciment Foutanké se disloque de l’intérieur, au grand désarroi des Foutankés. La suprématie du Ps bât de l’aile, c’est là qu’Aissata Tall Sall et Kane Diallo créent un mouvement pour intégrer le Ps.

La fin des monopoles.
Les héritiers de la première génération d’hommes politiques de Fouta se remarquent aujourd’hui par leur division. La politique « ôtes-toi, que je m’y mette » est de mise. L’excellence appartient au passé. Pour peu qu’on ait une petite aura on s’identifie à un messie. D’aucuns intouchables se caractérisent par de grands airs. Loin du peuple et de la sensibilité du Fouta, ils prospèrent ailleurs et ne font de la politique un simple instrument de promotion sociale.

La politique au Fouta devient, aujourd’hui, l’art de crier au plus fort. Querelles de clochers, le Fouta n’à point besoin d’un tel tintamarre. Quelle solution trouver pour les sinistrés de l’après-barrages, les déçus de l’immigré ou de l’exode rural. Le Fouta dispose-t-il, aujourd’hui, d’industries ? Quelle suite a été donnée aux phosphates de Matam ? Hommes politique du Fouta, l’heure est grave. Par votre faute, toute la jeunesse d’une région risque de voir s’envoler les derniers espoirs. Dame nature nous a doté d’un micro climat favorable, de vastes terres, prenez à cœur les sollicitations de ce Fouta du 3ème millénaire. En désespoir de cause, cette jeunesse risque de croire à d’autres porteurs de promesses. L’incohérence des discours de ces « demi-dieux » nous oblige à prendre le large. Dans la perspective de 1998, la fissure risque de s’élargir. Se regarder en chien de faïence ne résout guère ce lourd problème de chômage, de la déperdition, du SIDA, de l’expropriation des terres, etc.

Nous voulons une meilleure gouvernance. Demain, il sera tard. Lorsque le Fouta sera bleu, rose ou autre, les hommes politiques de la présente session auront une responsabilité énorme.

Par Mamadou Amadou Tamimou WANE

Le chef de l’Etat a reçu, hier, en début de soirée le coprésident paritaire de la commission de l’Union Européenne. Louis Michel s’est entretenu avec le Président Macky Sall sur les enjeux des négociations pour la signature d’un nouvel accord de partenariat économique entre l’Afrique et l’Union Européenne. Cet accord devrait notamment permettre aux pays africains de traiter d’égal à égal avec l’Europe et d’orienter l’aide public au développement sur les priorités des Etats.

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Jappo) a décidé de présenter une liste aux prochaines élections législatives. Ses membres l’ont dit, hier, au cours d’un point de presse à leur siège.

Le comité directeur, réuni le 4 mars dernier, avait invité à une participation active des membres de l’UnacoisJappo aux élections législatives de 2017. La décision a été officialisée, hier. Cela résulte de la volonté des sections d’être représentée s à l’Assemblée nationale pour porter la voix des opérateurs économiques.

« Le niveau des débats à l’Assemblée nationale ne reflète pas la vitalité de notre démocratie et ne prend pas en compte des questions importantes comme l’économie. C’est la principale raison qui nous a poussés à vouloir nous engager dans ce combat », a souligné Assane Ka, vice-président de cette union non sans promettre d’y être représentés qualitativement et quantitativement. Cette nouvelle dynamique, à l’en croire, permettra aux acteurs de contribuer, de manière décisive, dans les stratégies économiques mises en branle par le gouvernement sénégalais et d’intervenir sur les leviers de croissance économiques et sociale. La liste sera dévoilée, selon les animateurs de ce point de presse, prochainement et sera assez représentative de la diversité de l’UnacoisJappo. Celle-ci compterait plus de 70.000 membres en plus de ses nombreux sympathisants. « Nous sommes des créateurs d’emplois. Le secteur informel représente plus de 50% de l’économie nationale », ajoute-t-il, légitimant ainsi ce nouveau défi que l’UnacoisJappo compte relever avec le plus grand optimisme.

Aliou Alassane MBAYE

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 29 mars 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’État présente, à nouveau, les condoléances de la Nation, à la communauté musulmane du Sénégal, à la Famille de El Hadji Malick SY, suite au rappel à Dieu, le 15 mars 2017, du Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane SY ’’Al Maktoum’’. Il adresse, également, ses meilleurs vœux de santé et de succès, au nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz SY « Al amine », et lui renouvelle le soutien et l’accompagnement de l’État.

Appréciant la mise en œuvre des réformes adoptées lors du referendum du 20 mars 2016, le Chef de l’État se félicite du taux d’effectivité de 98% des innovations introduites dans la Constitution et dans notre arsenal juridique. Ces efforts importants consacrent sa volonté de consolider la démocratie, l’État de droit et de renforcer les droits des citoyens qui, le 25 mars 2012, l’ont porté, avec 65, 80% des voix, à la magistrature suprême.

Ainsi, rappelant son engagement permanent à améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais, leurs conditions de vie et leur bien être de manière générale, le Chef de l’État invite le gouvernement à poursuivre et à intensifier, dans le Plan Sénégal émergent (Pse), les réalisations d’envergure et les actions déterminées dans tous les secteurs économiques et sociaux, en vue de relever, de façon significative, le plateau infrastructurel dans les régions, d’accroître l’attractivité et la compétitivité du pays, préalables d’une croissance forte, durable et inclusive.

Dès lors, le Chef de l’État rappelle au gouvernement, l’impératif d’assurer d’une part, un suivi dynamique de la mise en œuvre effective des projets et programmes, notamment des Grands projets présidentiels, et d’autre part le déploiement pragmatique du Plan d’urgence pour l’emploi des jeunes en partenariat avec le secteur privé, dont la place dans l’exécution de la commande publique et le développement économique doit être significativement renforcée.

Dans la même perspective, il convient de veiller à l’application consensuelle des décisions issues des concertations nationales sur l’Éducation et l’Enseignement supérieur, ainsi qu’à l’amélioration de l’accès continu des populations à des services de santé de qualité et à un système de protection sociale efficace.

Par ailleurs, appréciant l’organisation des semaines régionales de la jeunesse, un moment fort de communion et de mobilisation de la jeunesse autour de l’engagement citoyen et des valeurs de la République, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour un bon déroulement des activités programmées dans toutes les régions du Sénégal.

Rappelant au gouvernement l’impératif de veiller au respect scrupuleux des institutions, symboles et valeurs de la République par tous les segments de la Nation, le Chef de l’État l’invite à développer une stratégie nationale de promotion de la citoyenneté impliquant le système éducatif, les institutions de la République, les services de l’État, ainsi que la société civile.

Enfin, abordant les préparatifs du 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le président de la République informe le Conseil qu’il présidera, le 4 avril 2017, à Dakar, à la Place de la Nation, la cérémonie de prise d’armes, suivie du défilé civil et militaire.

En outre, le Chef de l’État demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions requises pour la bonne organisation des manifestations et célébrations prévues sur l’ensemble du territoire national, avec la participation de toutes les forces vives de la Nation.

Le Chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de la visite officielle qu’il a effectuée, du 19 au 22 mars 2017, en Suisse et de sa participation, le 28 mars 2017 a Abidjan, à la deuxième Conférence Internationale sur l’Émergence en Afrique (Ciea).

Le Premier ministre a axé sa communication sur les réalisations et le niveau d’exécution des engagements issus des Conseils des ministres délocalisés tenus dans les 14 régions du Sénégal, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.

Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a rendu compte de la participation du Sénégal à la 61ème session de la Commission de la Condition de la Femme (Csw), à New York.
Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a fait une communication sur l’accord en matière de pêche et d’aquaculture et son protocole d’application, entre la République du Sénégal et la République de Gambie.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a fait une communication sur la politique nationale de sécurité et santé au travail qui a été adoptée par le Conseil.

Les députés qui étaient hier en session ordinaire ont adopté, à l’unanimité, les quatre projets de lois qui leur étaient soumis par le gouvernement pour le compte du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. C’était en présence du ministre des Forces armées qui assurait l’intérim de son collègue Mankeur Ndiaye.

Il s’agissait du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le protocole additionnel à l’accord entre la République du Sénégal et l’Agence internationale de l’énergie atomique relatif à l’application de garanties du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’amendement à la convention sur la protection physique des matières nucléaires. Les deux autres sont le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention entre le gouvernement du Sénégal et le gouvernement des Émirats arabes unis en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale d’impôts sur le revenu et le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement des Émirats arabes unis sur la promotion, la garantie et la protection réciproques des investissements. Pour ce qui est du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention entre le gouve¬rnement du Sénégal et le gouvernement des Émirats arabes unis en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale d’impôts sur le revenu, « la convention vise à prévenir la fraude et l’évasion fiscales internationales, afin de garantir aux contribuables des deux pays plus d’équité et de sécurité en imposition, notamment par l’instauration des règles claires », a précisé le ministre. Le projet traduit a le souci des deux parties d’accroître le volume de leurs échanges et par la même occasion, d’encourager leurs opérateurs économiques à exercer des activités sur le territoire du pays partenaire, a dit le ministre aux députés.

Amadou DIOP

Une délégation de Dioffior s'est réunie, hier, avec le ministre Mbagnick Ndiaye pour passer au peigne fin la situation politique du département et de la commune de Dioffior, informe un communiqué. A cet effet, lit-on dans le document, « tous les membres de la délégation s'engagent derrière le ministre et lui reconnaissent son rôle de coordinateur de l'Apr du département ». La délégation conduite par le doyen Lamine Sarr, comprenait, entre autres, Ndèye Khady Diouf Fall, Abdou Ndama Thiam,  l'ancien maire socialiste, Mamadou Ndong, Ousseynou Sarr. Pour cette délégation qui a sollicité cette rencontre, tous les militants de Dioffior sont désormais plus que mobilisés pour donner un bon second au président Macky Sall, informe le document.

D. MANE

La réouverture de l’ambassade du Sénégal à Jakarta est de nature à donner une nouvelle impulsion aux relations économiques entre les deux pays, a indiqué, hier, à Louga, le représentant de la République d’Indonésie au Sénégal.

Son Excellence Mansyur Pangeran, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal était, hier, à Louga dans une tournée qui le mènera dans toutes les capitales régionales du Sénégal. L’objectif clairement avoué est de rapprocher les opérateurs économiques des deux pays. « Le Sénégal et l’Indonésie ont d’excellentes relations. Nous voulons que ces bonnes relations soient profitables aux opérateurs économiques des deux pays », a dit Mansyur Pangeran, chaleureusement accueilli à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Louga.

De riches échanges ont rythmé la rencontre. L’Indonésie a présenté ses produits, mis en avant ses atouts et partagé le secret de sa performance économique. Louga aussi a fait de même en insistant sur ce qui fait sa force : son élevage, (1er au Sénégal), ses ressources agricoles, forestières et le dynamisme de sa population très douée dans les affaires. « Nous sommes ici à Louga pour vous aider à réaliser de bonnes affaires en Indonésie qui est un pays ouvert au monde », s’est exprimé Mansyur Pangeran, s’adressant aux opérateurs économiques de Louga. Il a rappelé les récentes mesures prises par son pays pour faciliter les relations économiques entre les deux pays. Depuis mars 2016, a-t-il dit, les Sénégalais désirant se rendre en Indonésie pour des vacances, acheter ou vendre des produits n’ont pas besoin de visas. « Ce qui représente une bonne opportunité pour les citoyens sénégalais et les opérateurs économiques », a relevé le diplomate qui souhaite vivement la réouverture de la représentation diplomatique du Sénégal à Jakarta, fermée en 2013. « Cela donnerait une nouvelle impulsion aux relations économiques entre le Sénégal et l’Indonésie, 3e puissance économique d’Asie et 16e mondial », a soutenu Mansyur Pangeran qui veut que cette réouverture se fasse « le plus rapidement possible ».

Outre les opérateurs économiques, des représentants de la société civile et des élus locaux de la région ont pris part à cette rencontre. Ces derniers souhaitent avoir des jumelages ou des partenariats avec des villes indonésiennes. Doléance bien notée par l’ambassadeur Mansyur Pangeran qui a annoncé la visite du chef de la diplomatie indonésienne au Sénégal, en octobre prochain, toujours avec le même souci : rendre plus dynamiques les échanges économiques entre les deux pays.

Abdoulaye DIALLO

Le député, Aïssatou Diouf, s’apprête à organiser un grand rassemblement à Fatick, le samedi 15 avril prochain. Pour elle, ce sera à la fois un meeting de restitution et une démonstration de force de la fidèle militante qu’elle a toujours été au service du président Macky Sall.

« En tant que député qui a fait cinq ans à l’Assemblée nationale, je le dois à la fin du mandat d’aller à la base pour faire le bilan avec les militants, mais j’en profiterai pour rassembler ceux qui ont toujours été laissés en rade, ceux qui veulent entrer dans le parti et à qui on n’a pas tendu la main et les jeunes, les femmes », a expliqué le député qui était dans les locaux du quotidien national « Le Soleil ». Plusieurs personnalités sont annoncées à ce meeting à savoir le directeur de cabinet du président de la République Me Oumar Youm, Moustapha Diakhaté, Dr Cheikh Kanté, les ministres Birima Mangara, Abdou Ndéné Sall, Matar Bâ (maire de Fatick) et le député Diop Sy. Aïssatou Diouf profitera de l’occasion pour mettre sur pied son mouvement « Macky rekk » (Macky pour le meilleur et pour le pire) qui, selon elle, va regrouper des hommes et des femmes du Sénégal et même des Sénégalais de la diaspora, afin de démontrer aux contempteurs du président Sall que sa base, sa ville natale, Fatick, est toujours avec lui. « Avec ce mouvement, nous allons élargir la base du chef de l’État partout au Sénégal et hors des frontières du pays », a précisé le député. Pour ce qui des 5 ans du régime actuel, Aïssatou Diouf tire un satisfecit global dans plusieurs domaines (social, infrastructures, monde rural, etc.). « On ne peut arrêter la mer avec ses bras », répond-t-elle à ceux qui critiquent le bilan du président Sall.

Maguette NDONG

En évoquant l’affaire Khalifa Sall, elle dit avoir le cœur lourd. De même, elle exprime ses regrets de voir le Parti socialiste laver son linge sale devant les tribunaux. Mais Aïssata Tall Sall, le maire socialiste de Podor confie tout de même avoir vu venir tout cela depuis le dernier Congrès où elle fut la candidate malheureuse face à Ousmane Tanor Dieng. Aïssata Tall Sall a reçu les envoyés spéciaux du « Soleil » à l’occasion de la tournée économique du chef de l’État dans le Nord du pays.

Aïssata Tall Sall, le chef de l’État a séjourné dans votre commune lors de sa tournée économique dans le Nord. Comment avez-vous vécu cette visite ?
Le président de la République nous a fait l’honneur de visiter notre commune. Il a fait deux nuits à Podor, c’est un fait exceptionnel pour être souligné. Pour autant que je me souvienne, je ne connais pas une situation du genre ou un chef d’État est venu à Podor y rester deux nuits, c'est-à-dire trois jours dans le souci de comprendre non seulement les difficultés de nos populations, mais une fois qu’il les a comprises, de leur trouver des solutions. C’est pour cela que sur le plan formel, nous sommes honorés que Podor ait été choisi. Il a décidé qu’il ferait le désenclavement total de l’Ile à Morphil par le tracé d’une route qu’on appelle la dorsale qui va traverser de façon verticale toute l’Ile à Morphil qui partira de Diatar, un village non loin de Podor, jusqu’à Saldé presque en sortant du département. Je crois que c’est un investissement colossal qui nécessite d’abord la mobilisation de beaucoup de moyens financiers. C’est aussi un investissement humain qui fera que, désormais, l’Ile à Morphil soit connectée au reste du continent. Si le président Macky Sall réussit ce projet là, les populations de l’Ile à Morphil lui en sauront gré.

Cette tournée est une tournée économique, mais beaucoup parlent d’une tournée politique, quelle est votre perception par rapport à cela ?
En tout cas, pour le respect que j’ai pour le président de la République, pour ce qu’il incarne, s’il me dit qu’il est en tournée économique, je ne considère que cet aspect des choses. Parce que d’abord nous ne sommes pas dans le temps de la campagne électorale et dans le temps de la politique. Je pense que s’il y a un qui doit imprimer une démarche administrative, républicaine et économique à ce qu’il fait, c’est bien lui, le premier magistrat de ce pays. Je le rejoins donc sur cela, c’est une tournée économique. Et nous avons mis de côtés nos appartenances politiques respectives pour le recevoir en tant que chef de l’État sénégalais, garant du respect de nos libertés.

En tant que maire de Podor, comment percevez-vous l’Acte 3 de la décentralisation qui est une réforme majeure du président Macky Sall ?
Je disais un jour, à l’occasion d’un séminaire de sensibilisation des élus, sur de l’Acte 3, que cette réforme s’adressait à des acteurs audacieux. Quand on n’est pas un maire audacieux, l’Acte 3 ne vous servira pas à grand-chose. C’est comme si vous restiez dans l’Acte 2 ou même l’Acte 1. Et le président Abdou Diouf nous disait que la décentralisation était la révolution silencieuse du Sénégal. Personnellement, j’ai été ministre avant d’être maire ou député. Il y a des décisions que j’avais prises étant ministre, aujourd’hui que j’ai été maire je comprends que je ne devais jamais les prendre comme cela. Parce que j’ai compris le sens de la décision participative. J’ai compris ce que c’est le sens de discuter avec les populations. J’ai compris ce que c’est le sens de les persuader avant de prendre la décision. Les gens pensent qu’avec le fait majoritaire, on prend les décisions, et on les fait passer. On a beau avoir le fait majoritaire, si on n’a pas la conviction et la persuasion des populations que le fait est un fait juste, la majorité ne servira à rien. Souvenez-vous des évènements de Fanaye. Il y a avait pourtant une majorité qui avait délibéré et qui avait voté, mais cela avait fini par des coups de feu. Je crois que cet Acte 3 qui nous donne suffisamment d’indépendance d’appropriation et de gestion de nos biens propres doit nous amener à avoir un regard de démocratie participative et d’ancrer cette démocratie dans nos localités, en consultant les femmes, les notables, les jeunes, les acteurs de développement. Voilà qu’elle doit être la démarche des maires de l’Acte 3. Maintenant, l’Acte 3 parle de la territorialisation des politiques publiques. Cela veut dire que chaque commune doit faire avec ses ressources propres. Si la ressource propre que je dois avoir à Podor, c’est l’agriculture (bien que l’agriculture ne soit encore une compétence transférée), mais dans le cadre de l’Acte 3, le maire doit être étroitement associé au développement agricole du périmètre de Podor. C’est la raison pour laquelle, l’Acte 3 est là certes, depuis 2012, il faut maintenant que nous progressions. Parce que la finalité de cette réforme, c’est de créer les pôles territoriaux de développement. C’est le cœur même de la réforme. La départementalisation nous permet beaucoup plus de gestion de proximité et nous rapproche en tant que département. Seulement, il faut que nous allions plus loin, parce qu’avec ces pôles territoriaux de développement, nous pouvons avoir la masse critique qu’il faut en hommes, en infrastructures, en potentialités économiques pour avoir de véritables territoires.

Et comment cette réforme se traduit-elle ici dans votre commune. Cela vous a-t-il permis d’être beaucoup plus autonome et d’avoir plus de ressources ?
Pour nous, en tant que commune, cela n’aura pas changé beaucoup de choses. Parce que Podor est commune depuis 1951. On n’était pas encore indépendant. Podor était alors érigé en commune mixte et quand nous avons eu l’indépendance en 1960, Podor a été érigé commune de plein exercice. Ceux pour lesquels l’acte 3 a eu le plus d’impact immédiat, ce sont les communautés rurales qui ont basculé automatiquement sous le régime de commune. Et de ce fait, elles ont eu beaucoup plus de liberté quant à la perception des taxes, quant à la gestion de leurs biens financiers. Mais pour nous, cela n’a pas trop changé. Toutefois, l’Acte 3 doit nous permettre, en concertation avec les autorités nationales, pour ce qui est de la gestion de notre patrimoine foncier et d’avoir une autonomie de gestion sur ces chapitres. Et nous avons déjà pris les devants, car avec le Mca, Podor dispose d’un livre foncier rural. Chacun sait, ici à Podor, où il commence son champ, où il finit. Chaque propriété a été encadrée à la suite de beaucoup de discussions, pour au moins, lorsque des investissements lourds vont arriver, que nous puissions éviter ce temps long, difficile et conflictuel où commence mon champ, où finit celui de mon voisin.

Mais est-ce que votre budget a connu une certaine hausse depuis lors ?
Notre budget est allé crescendo. J’étais maire en 2009. J’avais trouvé ici un budget de 99 millions de FCfa, aujourd’hui, nous sommes à près de 500 millions de FCfa de budget. Et en le faisant, nous avons fait avec les potentialités de Podor. Nous n’avons pas fait un budget pour le plaisir, encore que le budget ne triche pas. Vous êtes libre d’imaginer 1 milliard de francs, mais si à la fin vous ne l’avez pas, c’est votre compte administratif qui vous fera mentir. Vous verrez tout de suite pourquoi vous avez prévu 1 milliard et pourquoi vous ne l’avez pas atteint. Nous faisons donc avec les potentialités de Podor. La première chose que nous avons faite en venant, c’est de demander quels sont ceux-là qui sont redevables de Podor et qui ne paient pas. Je donne deux exemples. Nous avions des cantines qui ont été édifiées depuis longtemps, nous avions trouvé des loyers dérisoires de l’ordre de 2000 et de 3.000, aujourd’hui, certains sont à 18.000 FCfa, d’autres moins et d’autres nous les avons augmentés, parce que nous ne pouvions pas avoir un loyer qui est figé depuis 1978. Mais il a fallu discuter avec les personnes concernées, parce que nous avons une démarche participative. Ils ont compris et en contrepartie, ils ont demandé des réalisations que nous avons faites. Nous avons aussi recensé les occupants du domaine public (Odp) qui s’installent un peu partout. Cela nous a pris deux ans et chaque occupant, aujourd’hui, paie une taxe qui revient à la commune. Même les motos « Jakarta » doivent payer une taxe, parce que c’est cela l’Acte 3. Parce que le gouvernement nous dit d’aller trouver l’argent là où l'on peut le faire pour réaliser l’ambition que nous avons pour notre ville. Tout cela demande un exercice d’équilibriste entre la bonne compréhension des populations et le fait de faire fonctionner son budget parce que les recettes sont attendues pour le budget.

Vous êtes avocate de renom et vous voyagez beaucoup, comment faites-vous pour faire profiter Podor de votre nom ?
Quand je suis arrivée ici à Podor, j’ai trouvé qu’on avait qu’un seul partenaire, la ville de Cézanne. Aujourd’hui, nous avons la ville de Cholé comme partenaire, nous avons même une ville chinoise à côté de Beijing sur le port, parce que nous voulons aller dans la diversification. Mais ce que nous voulons éviter, c’est de nous jumeler à des villes pour des raisons folkloriques. Que pendant l’hiver que nos partenaires viennent ici, qu’on les habille avec des kaftan et qu’on leur mette des « tengadé » sur la tête, qu’ils profitent du soleil et, après tout cela retombe en folklore. Entre nous et Cézanne par exemple, nous avons mis une association qui est l’interface et c’est l’association qui fait beaucoup de choses que la commune de Cézanne ne peut pas faire pour Podor. Nous avons ici une bibliothèque municipale que Cézanne a totalement équipée en ordinateurs, en livres. Parce que nous pensons que la matière première des Podorois doit être l’acquisition du savoir et des connaissances. Nous avons avec cette même ville beaucoup d’équipements sur le plan sanitaire, des lits d’hospitalisation, des appareils pour le médecin et beaucoup d’autres choses. Avec Cholé, nous sommes en train de négocier pour reprendre tout l’assainissement de la ville.

Un de vos collègues maire de Dakar, en l’occurrence Khalifa Sall, est en maille à pâtir avec la justice à cause de sa gestion de la caisse d’avance, comment vous vivez cette actualité ?
On m’a entendu quand j’étais à la Dic. C’est avec beaucoup de peine que je parle de cette affaire. Parce que je connais Khalifa Sall, je connais sa rigueur. Je connais l’homme qu’il est et qui s’est frotté d’expériences avec l’administration publique. Il a été ministre plusieurs fois, député plusieurs fois et maire plusieurs fois. Il connaît l’État. Quand on a été maire au service de ses administrés, quand on a été député, représentant la nation et son peuple. Quand on a été ministre au cœur de la République, on a fini de comprendre l’État dans ses variantes et ses démembrements. C’est vraiment le cœur lourd que j’apprends tout ce qui se passe. Moi je suis une professionnelle de la justice, c’est pourquoi je ne parle que de ce que je sais, mais je suis peinée par la situation.

Pour vous, cette situation ne devait pas aboutir chez le juge d’instruction ?
Je crois qu’on aurait pu éviter beaucoup de choses dans cette affaire. Khalifa Sall n’est pas un petit maire de quartier quoi qu'il n’y a pas de petit maire. Khalifa Sall, c’est le maire de la capitale. Je pense que tout cela pourrait prendre une autre tournure, pas qu’on négocie ou qu’on complote sur le dos des populations, mais lui laisser le temps de s’expliquer, de se justifier et de dire de quoi cela retourne. Ce n’est pas un système que Khalifa Sall a mis en place. C’est pas un système qu’il a inventé pour lui-même. Je pense que tout cela devait être pris en considération dans le regard qu’on est en train de porter sur cette affaire. Maintenant, vous avez raison, il y a la justice, il y a la morale. La justice est le fait de l’homme, la morale, c’est le fait de l’homme et nous sommes tous des humains.

Propos recueillis par Maguette NDONG et Souleymane Diam SY ;
Mbacké BA (photo)

Venu présider le meeting du 25 mars des responsables de l’Apr du département de Mbacké, Me Oumar Youm, ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall, s’est fait l’avocat du bilan des 5 ans qu’il a brillamment défendu et jugé plus que satisfaisant.

Le ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall était en meeting à Mbacké, le 25 mars. Me Oumar Youm s’est réjoui des 5 ans de gouvernance du chef de l’Etat. « Le bilan du président Macky Sall est plus que satisfaisant, en évaluant tous les secteurs, on peut se rendre compte que le bilan du gouvernement, est à saluer », s’est félicité Me Youm. De 2012 à 2014, le président et son gouvernement se sont attelés à redresser l’économie du Sénégal qui était à terre. Tout le monde peut le reconnaître, ce qui a été fait du point de vue de la croissance, du renforcement et du redressement de notre économie, a-t-il dit . Après le diagnostic, révèle-t-il, nous avons évalué notre économie et lancé le Pse en 2014, avec l’accompagnement de la communauté internationale. Le Pse a permis, selon lui, de redresser l’économie, de faire des bonds importants pour la croissance. « Depuis 2014, la croissance du pays est en hausse, nous sommes à 6,7 %, un chiffre que le Sénégal n’a jamais réalisé comme taux de croissance », a-t-il souligné.

Il ajoute que le budget du Sénégal est passé de 2000 à 3600 milliards de FCfa, c’est dire que le pays a une bonne santé financière. Il rassure que les recettes douanières et les recettes fiscales ne font qu’augmenter, aucun salaire n’est en souffrance, au contraire, ils ont été augmentés, et au même moment, les prix n’ont pas connu de hausse. Il a insisté sur la dernière baisse des factures d’électricité. « Je pense que ces acquis sur le plan économique, c’est autant de facteurs qui montrent que l’économie du pays est solide et que le Sénégal est en progrès continue et la communauté internationale salue la bonne santé financière de notre économie », a-t-il affirmé.

Me Oumar Youm dit que «c’est pour cette raison que nous avons lancé les plus grands projets que le Sénégal n’a jamais connu depuis son indépendance». Il s’agit de l’autoroute Ila Touba, plus de 400 milliards de FCfa, le Train express régional (de plus de 568 milliards de FCfa), etc. Il a tenu à préciser que ce sont les bailleurs de fonds qui accompagnent le Sénégal à financer ces projets.

Mamadou DIEYE

C’est la première tête de liste qui se dévoile en vue des élections législatives du 30 juillet prochain. Il s’agit de Théodore Chérif Monteil, numéro un de la liste nationale que l’Union citoyenne « Bunt-Bi » lance en vue du scrutin. Le président du parti, le Pr El Hadj Ibrahima Mbow, et les membres de la direction nationale opérationnelle l’ont confirmé samedi dernier au Grand Théâtre de Dakar, à l’occasion d’une assemblée générale, en présence de délégués et sympathisants venus des 45 départements du Sénégal et 8 de la Diaspora. En particulier, ceux de Kaolack venus soutenir « un fils du Saloum ».

Théodore C. Monteil, ingénieur chimiste de formation, a une longue expérience de l’industrie alimentaire et enseigne dans des écoles supérieures (Cesag et Iam) à côté de ses activités de consultant. Dans son adresse, le Pr Mbow a loué « la loyauté, la générosité et l’engagement patriotique » de leur directeur national opérationnel qui a été désigné pour diriger leur liste nationale « citoyenne ». Il a insisté sur l’engagement « citoyen » de ses camarades. Pour expliquer les raisons d’une liste « Bunt-Bi », le président du parti a déclaré que leur parti « veut faire entendre sa voix à l’Assemblée nationale ». Sans fards, il est revenu sur les critiques faites à l’actuelle législature qui, selon lui, « est encore trop sous influence de l’Exécutif ». Sur la bonne gouvernance, le président de commission au Conseil économique, social et environnemental a estimé que « la prochaine législature doit se pencher résolument sur le contrôle de l’action gouvernementale », d’autant que « la nouvelle Constitution consacre des pouvoirs accrus au Parlement dans ce sens ». Rappelant que l’Union citoyenne reste « membre assumé » de la majorité présidentielle, le Pr Mbow a esquissé le programme de la liste : produire et améliorer les lois pour « une meilleure gouvernance, une plus grande transparence, une justice qui dit le droit avec droiture et équité, une meilleure gouvernance des ressources naturelles ». Il propose aussi de « produire des lois sur l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, les qualifications, le travail, l’entreprise, des lois sur la solidarité ».

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques, l’Uc « Bunt-Bi » va proposer « des instruments de gestion et des tableaux de bords adéquats accessibles à tous », car, a-t-il rappelé, « le citoyen a le droit de savoir comment est géré chaque FCfa tiré de ses ressources publiques ».

Pour sa part, Théodore Chérif Monteil veut « réconcilier l’électeur avec l’élu » et insiste sur le fait que leur parti est « le seul qui travaille à donner sa place au citoyen dans le début public ». S’il est élu, il promet de travailler selon le triptyque : « je représente, je légifère, je contrôle ».

Samboudian KAMARA

La démocratie sénégalaise est malade de son opposition nihiliste et d’une bonne partie de ses médias décrédibilisés. Le 5ème anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Sall est ainsi l’occasion pour nombre d’opposants de rivaliser dans la surenchère verbale pour tout peindre en noir au risque de perdre tout crédit. Et de sombrer dans le déni de réalité. Les réalisations spectaculaires qui éblouissent les yeux de Diamniadio à Demet dans le Fouta, de Dakar à Diass, de Bokhol à Malicounda, de la Casamance au Ferlo, de Touba à Tivaouane en passant par Kaolack, de Ila Touba qui se construit à l’autoroute à péage qui s’étire jusqu’à Sindia, etc. sont indéniables. Elles sont la preuve d’un travail conséquent, rigoureux et efficace au service des Sénégalais. Il faut ajouter la Cmu, les bourses familiales, les baisses des prix des loyers et ceux des denrées de première nécessité et de l’électricité. La prise en charge des patients en dialyse, les efforts consentis pour les retraités, etc.

Sur le plan des actions concrètes, le président Sall peut marcher la tête haute. Il a déjà fait beaucoup plus que son prédécesseur dans tous les domaines. Et il l’a fait dans le respect de la bonne gouvernance. N’en déplaise à des médias querelleurs et partisans. Raconter des contre-vérités sur les ondes ou le faire par écrit ne change rien à l’affaire : une affabulation est une affabulation. C’est ainsi que d’aucuns ont inventé « une exfiltration » là il n’y a eu rien de tel. Ces drogués du buzz sont une gangrène pour la démocratie. Aussi, il faut les dénoncer et les combattre car ils intoxiquent l’opinion publique. Que les opposants sérieux s’assument et critiquent objectivement le travail du gouvernement pour le pousser à l’excellence. Non agir seulement par frustration, amertume et méchanceté gratuites. La majorité de ceux qui critiquent aujourd’hui étaient aphones quand ils étaient nommés à tel ou tel poste. Leur colère est liée à leur destitution. Ils ne sont donc intéressés que par leur petite personne et aux avantages qu’ils peuvent obtenir. La politique pour ses « mange-mil » est une question de partage du gâteau. La conception républicaine et l’impératif de satisfaire les besoins du plus grand nombre leur sont indifférents. Ceux d’entre-eux qui ont fait un bout de route avec le président Macky Sall ne pouvaient continuer. Ils rêvaient de milliards et de passe-droit. Ils ont été déçus et essaient de faire croire aujourd’hui qu’ils sont des parangons de vertu. Les Sénégalais ne sont pas dupes : ils les connaissent bien et se rappellent leur silence assourdissant lorsqu’ils étaient « servis ». La deuxième alternance qui fête ses cinq ans continue de charrier un espoir légitime pour l’immense majorité des Sénégalais qui jugent MackySall à ses actes. Et rien d’autre !

Les opposants seraient dans leur rôle en critiquant sans tomber dans l’imposture et la caricature. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Mamadou A. Tamimou WANE

En conférence de presse, hier, le secrétaire général national du Parti africain pour la citoyenneté et le travail (Pact), Ousmane Amadou Ndiaye, a annoncé que sa formation politique va désormais intégrer les rangs de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le Sg du Pact a fait savoir que cela fait suite au mandat que son parti lui avait donné, après de larges concertations de ses instances, de mener des discussions avec le président Djibo Leyti Kâ. Avant d’indiquer que ces discussions ont abouti à leur adhésion à la coalition « Jappo ligueyal sunu rew » que le patron de l’Urd dirige. Significativement, « entendez, par-là et par déduction que, désormais, nous allons intégrer les rangs de Bennoo Bokk Yaakaar dont nous épousons totalement la philosophie politique », a fait comprendre Ousmane Amadou Ndiaye. A cette occasion, le secrétaire général de l’Urd, Djibo Leyti Kâ a soutenu que c’est un bon choix qu’il fallait en cette période.

« Bienvenu chez nous pour travailler et pour avoir davantage de démocratie dans notre pays », a-t-il renchéri, saluant ainsi la compétence, le patriotisme et la conscience technique du Sg du Pact. Ce dernier a évoqué, entre autres raisons de leur choix, « le bilan largement positif enregistré par le président tant aux niveaux économique, socioculturel que diplomatique ». D’après Ousmane Amadou Ndiaye, « dans l’économie, nous pouvons relever le taux de croissance qui est aujourd’hui à 6,7 %, les progrès réalisés dans le secteur agricole avec les Dac et l’ambition du Sénégal d’atteindre l’autosuffisance en riz. De même que les acquis enregistrés dans le domaine de l’élevage (plus de 18 milliards de FCfa sont prévus pour le développement du pastoralisme, la maîtrise de l’inflation des prix des denrées de première nécessité, la réduction de la facture de l’électricité, les bourses familiales, la Cmu », entres autres acquis qu’il a énumérés. Tout au plus, « ces nombreux acquis nous démontrent, à suffisance, que dans une telle dynamique, l’émergence du Sénégal, notre pays, est en bonne voie », a-t-il éclairé, tout en précisant que leur apport sera dans la réflexion et l’accompagnement du président Macky Sall pour le développement économique et social et la consolidation de la démocratie, dans le sillage de leur « seule raison d’être ».

Amadou DIOP

Nous avons reçu ce communiqué signé par Oumar Sarr annonçant l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

Le Secrétariat national du Parti démocratique Sénégalais (Pds) s’est réuni, hier, sous la présidence de Oumar Sarr, secrétaire général national adjoint. Après avoir entendu un important rapport du secrétaire général national adjoint sur les actes d’indiscipline des frères Pape Samba Mboup et Farba Senghor, vu l’urgence et en application des statuts du parti, le secrétariat national, après en avoir délibéré, décide l’exclusion définitive de Pape Samba Mboup et Farba Senghor.

La présente décision prend effet immédiatement et le bureau politique en sera informé conformément aux statuts.

Les 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

« La diplomatie, dans sa définition la plus simple, c’est la mise en œuvre d’une politique étrangère. Cette politique étrangère est définie par le président de la République : les axes, les orientations, les choix sont une prérogative constitutionnelle du chef de l’État. La diplomatie est un domaine qui lui est réservé. Ce n’est pas un domaine qui est partagé », a l’habitude de rappeler le ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur aux journalistes qui l’interpellent en tant que « chef de la diplomatie ». Le chef de la diplomatie dans un État, c’est le chef de l’État et personne d’autre, le ministre des Affaires étrangères met en œuvre la vision du président.

La visibilité internationale du Sénégal est sans rapport avec sa dimension géographique et démographique, ni avec son poids économique. La stature de ses chefs d’État successifs ainsi que le professionnalisme de ses diplomates ont, sans doute, beaucoup contribué à faire de la diplomatie sénégalaise l’une des principales richesses du Sénégal et à lui valoir respect et considération sur le plan international.

Mais, c’est surtout parce que dès son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a su s’imposer sur la scène mondiale grâce à des choix clairs de politique étrangère et des orientations visant à lui assurer une place de choix dans le concert des Nations. Choix d’une diplomatie de bon voisinage, de construction de l’unité africaine. Et pour ce faire, par l’abandon partiel ou total de souveraineté, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États et de promotion de la paix, de la sécurité internationales et des droits humains. Orientations, en outre, de l’édification d’une diplomatie économique et de développement par des partenariats bilatéraux et multilatéraux et d’une prise en charge des citoyens sénégalais établis à l’étranger.

A ces principes fondateurs, le nouveau chef de l’État, élu en mars 2012, a imprimé sa marque personnelle, faite de sobriété et d’efficacité, en accordant un intérêt particulier à une diplomatie économique au service de l’émergence. Une diplomatie sans effets de manche ni coups d’éclats, mais qui se déploie efficacement, avec courtoisie et dans le respect de ses partenaires. En tant que candidat, Macky Sall avait déjà défini sa future politique diplomatique « articulée autour de la paix, du bon voisinage, de la défense et la promotion de la diaspora, de l’économie, de la souveraineté nationale, de la coopération et de l’intégration ouverte sur le monde ».

Cette réorientation dans l’approche de la politique extérieure, voulue par le chef de l’État, vaut au Sénégal davantage de succès, de respect et d’écoute sur la scène internationale. Le Sénégal est redevenu un partenaire crédible et sûr, un acteur dont la voix compte. En attestent les nombreux échanges de visites officielles au plus haut niveau avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, de même que les hautes responsabilités confiées au chef de l’État au sein de plusieurs organisations africaines (Uemoa, Union africaine, Cedeao). Cependant, le président Sall n’a pas touché au sacro-saint socle de la politique extérieure du Sénégal : la primauté des questions de paix et de sécurité internationales et la priorité absolue portée sur le développement national et l’intégration régionale ont été réaffirmées. Ainsi, en plus des enjeux politico-sécuritaires en Afrique et dans le monde, la politique extérieure du Sénégal prend en compte les menaces nouvelles et complexes induites par le terrorisme et l’extrémisme violent, les questions de santé publique régionale et mondiale, comme l’épidémie à virus Ebola, qui menacent l’Afrique de l’Ouest.

Macky M6 BongoA titre d’illustration également, le Sénégal s’est présenté à l’élection à un poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2016-2017. Il a été élu à une majorité quasi unanime : 187 voix sur 190 votants. Une promesse de campagne réalisée. Le 29 novembre 2011, alors candidat, le chef de l’État avait été invité par l’Institut français des relations internationales (Ifrit) à décliner sa politique étrangère s’il était élu président. Il avait dit : « Si je suis élu président de la République, je travaillerai pour que le Sénégal retourne rapidement au Conseil de sécurité ». Depuis janvier 2016, le Sénégal partage, au sein de l’organe de gestion de la gouernance mondiale et du maintien de la paix et de la sécurité internationale, sa vision dans la conduite des affaires internationales. « Au Conseil de sécurité, vous êtes obligés de vous prononcer. Vous ne pouvez pas vous débiner. Vous êtes obligés de vous exprimer sur toutes les questions : soit c’est une abstention, soit un oui, ou un contre », a admis Mankeur Ndiaye.

Selon les orientations du chef de l’État, la présence du Sénégal au cœur de l’appareil diplomatique international devrait lui permettre de tirer le meilleur profit du commerce et des investissements. Ce, par le biais de la diplomatie économique. La diplomatie traditionnelle est, en effet, la tête de pont des efforts nationaux, en vue de contribuer au projet d’émergence économique mis en œuvre par le Plan Sénégal émergent (Pse), le cadre référentiel d’intervention des politiques publiques. Il ne faut pas perdre de vue que l’influence du Sénégal en Afrique et dans le monde dépend beaucoup de la réussite de cet engagement pour l’émergence économique. Cette présence au Conseil de sécurité et la contribution importante du Sénégal aux troupes de maintien de la paix de l’Onu devrait également lui permettre de viser un renforcement des ressources humaines sénégalaises dans les organisations internationales, telles que l’Onu, l’Oci, l’Ua, la Cedeao, la Cpi et les institutions financières internationales...

Diplomatie économique
Cependant, la candidature sénégalaise du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de l’Union africaine s’était soldée, en janvier 2017, par un cuisant échec malgré une campagne menée tambour battant par la diplomatie sénégalaise et par le chef de l’État lui-même, et une candidature soutenue par la Cedeao. A l’époque, confiant dans le soutien de la Cedeao, le ministre sénégalais des Affaires étrangères déclarait : « Nous nous engageons aussi dans les batailles importantes comme l’élection du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’Union africaine (Ua). Cela est un choix important du président. Nous avons des cadres compétents et ayant l’expérience et le profil requis pour conduire les destinées d’une organisation aussi importante que l’Ua ». Nonobstant, le président Macky Sall et son ministre Mankeur Ndiaye peuvent se consoler d’une bien plus grande et belle victoire obtenue sur le terrain diplomatique et oublier le lâchage ouest-africain. Ils ont été récompensés par le leadership de Dakar dans le dénouement de la crise gambienne, grosse de dangereuses menaces pour la stabilité de la sous-région et de la frontière sud du Sénégal. Un retour sur investissement pour la diplomatie sénégalaise de bon voisinage, de construction de l’unité africaine, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, de promotion de la paix, de la sécurité et des droits de l’Homme. Ce leadership a été mis en exergue par les chancelleries étrangères et sonne comme un rétablissement diplomatique. Le retour aux relations de bon voisinage avec la République sœur de Gambie est particulièrement bien ressenti par l’homme de la rue, à Banjul comme à Dakar, et augure de nouvelles relations sincères et mutuellement fructueuses, comme l’ont, du reste, illustré les rapports fraternels entre sir Adama Barrow et le président Macky Sall.

Macky BarrowLa diplomatie sénégalaise repose aussi sur une importante diaspora qui contribue à hauteur de plus de 800 milliards de FCfa en moyenne par année, en termes de transferts de fonds ; un montant supérieur à l’Aide publique au développement (Apd). Cette importance justifie que leur prise en compte demeure un axe fondamental de la politique extérieure du Sénégal. La protection consulaire et la délivrance des documents administratifs -passeports, carte nationale d’identité et carte consulaire, entre autres- sont les services les plus demandés par la communauté sénégalaise établie hors du pays. Dans l’objectif de faire des Sénégalais de l’étranger des vecteurs importants dans la quête de l’émergence, le gouvernement a mis en place des projets et des programmes qui leur sont destinés. Ce sont notamment le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise) dont l’enveloppe est passée de 320.000.000 de FCfa à 2.500.000.000 de FCfa, de laquelle la somme de 1,5 milliard de FCfa est particulièrement destinée au financement des projets des femmes de la diaspora. Après le Conseil de sécurité, le Sénégal vise un nouvel objectif. Il a l’ambition, après la fin du mandat, le 31 janvier 2018, d’intégrer le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui est plus ou moins le pendant du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Sénégal est déjà candidat en 2017 pour retourner au Conseil des droits de l’Homme à Genève. Cette présence du Sénégal dans les endroits où se décide la politique internationale est perçue comme extrêmement importante parce qu’elle renforce son influence dans le monde et lui fait peser sur les décisions. Même petit pays, dans les instances internationales, la voix du Sénégal est écoutée et se fait respecter. A défaut d’être, pour le moment, une « puissance diplomatique », le Sénégal se voit en « petite grande puissance diplomatique », en pays démocratique qui veut contribuer au développement du monde.

D. M. F.

Défense et sécurité : De bons points à consolider
Armées sénégalaiseLes 5 années du président Macky Sall ont été marquées par une volonté de pacifier le conflit casamançais, mais surtout d’accorder aux Forces armées sénégalaises (Fas) les moyens de leur action. La recrudescence des agressions montre également l’ampleur de la tâche pour nos Forces de défense et de sécurité dans un contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Une citation faite à l’occasion de la dernière fête des Armées, le 11 novembre dernier, pourrait bien résumer la satisfaction militaire du chef suprême des Armées par rapport à la posture de celles-ci : « Je voudrais citer votre engagement, votre loyauté et votre sens des responsabilités. Par une saine gestion des ressources, grâce à l’importance que vous accordez à l’entraînement, vous avez véritablement relevé le moral et les capacités opérationnelles de l’Armée ». Ce satisfecit avait été décerné à l’ancien chef d’état-major général des Armées, le général d’armée Mamadou Sow aujourd’hui à la retraite et ambassadeur du Sénégal en Espagne. Le général Sow a eu la charge de conduire la destinée des Forces armées ces cinq dernières années. Les Sénégalais ont pu voir, à l’occasion du défilé du 4 avril, la démonstration des forces spéciales, mais aussi un matériel qui montre le sérieux attaché à la sécurité nationale. Lors de la Journée des Armées, le chef de l’État n’a pas manqué aussi de magnifier le rôle joué par le Haut-commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire qui a également fait valoir ses droits à la retraite, le général de Corps d’armée Mamadou Guèye Faye : « Sous votre commandement, j’ai noté, avec satisfaction, le rôle déterminant de la Gendarmerie nationale dans la sécurisation des personnes et des biens. Avec courage et responsabilité, vous avez su prendre en compte les nouvelles menaces, en adaptant les équipements et l’articulation des unités. Vous avez aussi déployé des efforts considérables pour améliorer les infrastructures et mis les personnels dans de meilleures conditions de travail ».
L’accalmie en Casamance est, au-delà d’une volonté de règlement par une dimension politique et sociale, imputable à l’attitude et à la posture des Fas : entraînement, vie de garnison et équipements. Aussi, nos Fas continuent d’être présentes sur différents théâtres d’opération, des Nations-Unies particulièrement (Mali, République démocratique du Congo, Guinée-Bissau, Centrafrique, Haïti). La dernière opération, certes sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) est une opération extérieure placée sous commandement sénégalais. Cette Mission permettra, par le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, soutien évident des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), de mieux cultiver davantage la paix et la sécurité dans la partie méridionale du pays. Le volet militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est commandé par un Sénégalais, le général Balla Keïta. Le Sénégal fournit un Commandant adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali : le général Amadou Kane.

Endiguer les nouvelles menaces
La sécurité n’est pas seulement une affaire des Fas, mais plutôt celle de tous. Les Forces de défense et de sécurité ont un rôle de premier plan à y jouer. Le nouvel homme fort des Fas, le général Cheikh Guèye, a ainsi décliné son Ordre du jour n°1, en décembre dernier, une volonté de « bien maintenir les acquis » de son prédécesseur dans un contexte de conflits asymétriques et de développement de nouvelles menaces.

De même, le nouveau patron de la Gendarmerie nationale, le général Meïssa Niang, veut « endiguer les nouvelles menaces », annonçant, du coup, la mise en place de l’escadron de surveillance et d’intervention pour la capitale (Esip) qui sera visible et active sur les axes névralgiques de la ville. L’action combinée de nos différentes Forces de défense et de sécurité devrait probablement donner plus de quiétude face à la recrudescence des agressions et attaques quotidiennes. Les populations ont aussi un rôle majeur à jouer dans ce contexte de terrorisme et de conflits asymétriques.

Il faut dire que c’est sous le régime de Macky Sall que le colonel Abdoulaye Aziz Ndao a sorti deux brûlots jetant le discrédit sur certains gradés. Tout comme la police nationale a été secouée par les révélations du commissaire Keïta qui mouillait également certains de ses collègues. La Police connaîtra sa première patronne sous la présidence de Macky Sall avec Anna Sémou Diouf.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Infrastructures : Un objectif de 50 km d’autoroutes par an
RoutesDès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sal s’est fixé un ambitieux programme de réalisation d’infrastructures routière et autoroutière. Ambition en marche avec la construction de 36 Km d’autoroutes en 4 ans. A l’horizon 2030, il compte réaliser 800 Km d’autoroute.

Inaugurant en octobre dernier les tronçons de l’autoroute Diamniadio-Aibd et Aibd-Sindia, le président de la République avait soutenu avoir fait mieux que les différents régimes en termes de réalisations d’infrastructures autoroutières. En 4 ans, il a réalisé 36 Km d’autoroute (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia) contre 35 Km de 1960 à 2012. Procédant à la mise en service de ce tronçon de l’autoroute à péage, Macky Sall s’était félicité des prouesses de son gouvernement dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, il avait affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standards, non seulement pour faciliter les liaisons entre nos villes, mais aussi pour rendre nos campagnes plus accessibles, en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité. Il est d’avis que c’est grâce aux routes et aux autoroutes qu’on peut aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement de nos terroirs et faciliter l’accès de nos produits locaux aux marchés.

Son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. A l’horizon 2030, le chef de l’État compte doter le Sénégal de 800 Km d’autoroutes. Une ambition qui est en marche avec les chantiers de « Ila Touba » (113 Km), Aibd-Thiès (16 Km) et Sindia-Mbour. Dès sa prise de fonction, dans le Plan Sénégal émergent, il s’est inscrit dans une dynamique de prolonger l’autoroute jusqu’à l’Aibd en passant par Diamniadio. Il a également initié les projets Aibd-Sindia-Mbour ; Aibd-Thiès et Ila Touba.

Ce vaste programme à court et moyen termes permettra de relier les grandes villes du centre à celles du nord du pays. Selon un document du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, le réseau autoroutier sénégalais aura une longueur de 520 km dans les 10 prochaines années (d’ici à l’horizon 2025), si l’on tient compte de l’autoroute urbaine Malick Sy-Patte d’Oie et de la première autoroute concédée entre Dakar et Aibd.

Ce programme d’infrastructures autoroutières est couplé à un ambitieux chantier de routes et de pistes rurales. Déjà, la Route nationale n°6 a été réhabilitée tout comme l’axe Saint-Louis-Ndioum. Les travaux de réhabilitation des tronçons Fatick -Kaolack et Nioro-Keur Ayib sont presque achevés. Début mars, Macky Sall a lancé les travaux de réhabilitation de la route entre Ndioum et Bakel. Le gouvernement a annoncé la réalisation d’autres axes routiers. Il s’agit notamment de la route Sédhiou-Marsassoum (appelée boucle du Boudié), Kédougou-Salémata; la dorsale de l’Ile à Morphil (travaux lancés début mars); Dabo-Médina-Yoro-Foulah, et Bambey-Baba Garage.

Le secteur aéroportuaire n’a pas été en reste. L’aéroport Blaise Diagne de Diass dont la mise en service est prévue en fin 2017, les travaux sont exécutés à plus de 80%. Il y a également un important programme de pistes rurales avec le Pudc (3.050 km de pistes rurales 790 km sont réalisés). Un autre projet d’envergure qui a été lancé en décembre dernier, c’est la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km.

Aliou KANDE

Infrastructures sportives : Le programme « Horizon 2022 » toujours d’actualité
Macky Stade Alassane DjigoDans le domaine du sport, la première préoccupation du président Macky Sall, à l’entame de son magistère, a été de s’attaquer aux infrastructures. Un dossier qui a toujours été sur la table des différents présidents qui se sont succédé au palais présidentiel, mais dont la solution ne peut connaître une fin à court terme. Au Sénégal, la question des infrastructures refait toujours surface. Il faut toujours construire ou réhabiliter, mais il faut aussi entretenir pour que ces outils puissent durer.

Et depuis son avènement à la magistrature suprême, Macky Sall a mis en place un ambitieux programme appelé « Horizon 2022 » en construction et équipement d’infrastructures sportives. Un programme qui devrait être exécuté dans les dix ans à venir (2012-2022). Et qui couvrira toutes les régions du pays, avec en pointe la création d’une université des sports. En joignant l’acte à la parole, le chef de l’État, par le biais du ministère des Sports et en partenariat avec la coopération chinoise, s’est déjà mis à la tâche.

A cet effet, la réhabilitation des stades régionaux, Alassane Djigo de Pikine, Ely Manel Fall de Diourbel, Massène Sène de Fatick, Caroline Faye de Mbour, Lamine Guèye de Kaolack, Alboury Ndiaye de Louga, des stades de Kolda et de Tamba, mais aussi les stades de Matam, Médine de Saint-Louis et Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor, devrait ouvrir une nouvelle phase dans la politique sportive du gouvernement de la nouvelle alternance. Déjà pour les grosses œuvres, comme on dit dans le jargon des ouvriers, un pas important vient d’être franchi avec la pose de la première pierre de l’arène nationale de lutte sise à Pikine. Et si l’on y ajoute la construction du futur palais des sports de Diamniadio, appelé de tous leurs vœux par les sportifs, un gap sera comblé dans le domaine des infrastructures. Par cette démarche, le chef de l’État entend répondre aux exigences des normes internationales en matière d’organisation des compétitions mondiales ou continentales. Un combat engagé par le locataire du palais présidentiel et qui veut faire du déficit d’équipements sportifs un vieux souvenir. D’autres chantiers sont en attente notamment les stades de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou, sans oublier la rénovation du stade de Mbao, des Parcelles assainies, de Ngalandou-Diouf de Rufisque, de Ndiarème-Limamoulaye, d’Assane Diouf. En prônant cette politique sportive dans le domaine des infrastructures, le chef de l’État veut ainsi répondre à une demande concrète de la jeunesse sénégalaise.

Cheikh Fantamady KEITA

La commission électorale de la coalition « Mankoo Wattu Senegaal » a organisé, samedi dernier, un séminaire de renforcement de capacités sur le processus électoral. C’était au profit de ses chargés d’élections.

A l’issue de ce séminaire et au cours d’une conférence de presse, le coordinateur de la commission électorale de « Mankoo », Sada Ndiaye, a indiqué : « on a eu un séminaire avec les chargés d’élection et les leaders qui le souhaitaient. Nous avons mis l’accent sur trois axes : les innovations du code électoral, le calendrier électoral (processus) et la gestion administrative ».
Sada Ndiaye qui s’est désolé de voir que c’est la première fois qu’on a un code qui n’est pas consensuel, a surtout tenu à préciser qu’une telle initiative devait être le rôle de l’État. Car « l’État s’est engagé à moderniser les partis politiques », a-t-il rappelé. Non sans décrier la répartition des 15 sièges pour les huit départements au profit des Sénégalais de l’extérieur que c’est un « chaos total à ce niveau». Il a déploré le fait que l’Amérique latine, l’Océanie, l’Asie, l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient « soient zappés» dans cette répartition ainsi que l’arrêt des travaux de « certaines commissions ».

Tout au plus, et en ce qui concerne les inscriptions « les fraudes existent, elles sont avérées à Matam, Bakel, dans les frontières avec les deux Guinées, la Mauritanie », a-t-il accusé, pointant ainsi du doigt les audiences foraines. « C’est une transhumance électorale. Ce sont des gens qui renaissent à la frontière. Et la Cena dort. Elle est responsable de tout le processus, mais ses représentants sont absents des commissions administratives. Le silence de la Cena devant les fraudes et les tripatouillages est trop assourdissant. On est en train de jeter un discrédit sur tout le Sénégal », a-t-il insisté.

Mais « nous sommes prêts et restons debout contre toute tentative de recul démocratique. Nous avons, aujourd’hui, une dictature debout. Le régime utilise la justice contre les opposants. Et force est de constater que l’existence d’un stock mort d’un million de Sénégalais sur le fichier électoral est fausse », a ajouté le coordinateur de « Mankoo Wattu Senegaal », le député Mamadou Lamine Diallo.

Amadou DIOP

La Convergence des jeunes républicains (Cojer) a organisé, samedi, un panel, sur l’an 5 de l’accession au pouvoir du président de la République Macky Sall. Pour le ministre Seydou Guèye, le bilan est largement positif.

Depuis le 25 mars 2012, d’après Seydou Guèye, ministre-porte du gouvernement, le train de l’espoir a quitté la gare et ne s’arrêtera qu’à l’horizon émergent 2035. Dès lors, il dresse un bilan largement positif des 5 années de gouvernance du chef de l’État. Il cite les grandes réformes de l’Acte 3 de la décentralisation, la lutte contre les inégalités sociales, la performance économique et les politiques inédites majeures. Selon lui, la territorialisation des politiques publiques est une réforme de 2ème mandat. La politique énergétique a sorti le pays des ténèbres pour mettre de la lumière dans nos maisons grâce à l’actif du président Sall.

Seydou Guèye a laissé entendre que si le Sénégal souffrait d’un leader indécis, Macky Sall est homme de décision qui a permis à notre pays de retrouver la crédibilité de sa signature sur la scène internationale. M. Guèye a précisé que tout le pays est en mouvement et le monde rural reste au cœur des priorités.

Du Plan Sénégal émergent (Pse), le ministre voit encore des programmes de facilitation ou de mise en œuvre comme le Pudc, le Puma et le Promovilles... A en croire Seydou Guèye, plus de 266.000 emplois ont été créés en 5 ans ; mais cela n’enlève en rien de la présence que l’État doit avoir sur le terrain de la création d’emplois viables. « Nous devons faire plus d’efforts », dit-il. La date du 20 mars 2016 consacre, d’après lui, notre acquis démocratique. Mieux encore, l’élargissement du champ politique parlementaire avec l’élection des députés de la diaspora, les candidatures indépendantes, la baisse de la caution sont autant de réalisations.

Quant à l’opposition, il constate le cycle de sa défaite. Pour lui, les mandats de dépôt d’opposants sont liés à des actes que la morale réprouve.
De son côté, la coordonnatrice nationale de la Cojer, Thérèse Faye Diouf a souligné que le Sénégal est débout sous le règne de l’actuel régime dirigé par le président Macky Sall dont la prouesse économique est reconnue. Mme Diouf invite à ce propos, les jeunes républicains à consolider les acquis pour le triomphe des grands idéaux qui font la grandeur d’une nation. Face au défi des législatives, la Cojer est déjà sur le terrain pour obtenir ensuite un second mandat.

Serigne Mansour Sy CISSE

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