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Politique (2986)

Le vice-président de la Chine, Li Yuanchao, accompagné du ministre sénégalais de la Culture, Mbagnick Ndiaye, a visité, hier après-midi, le Grand Théâtre national et le Musée des civilisations noires de Dakar. Ces deux infrastructures culturelles ont été construites par la République populaire de Chine.

Bâti sur une superficie d’environ trois hectares, le Grand Théâtre, inauguré en avril 2011, a une capacité de 1.800 places. Il est doté d’équipements ultramodernes de sonorisation, d’une salle multifonctionnelle et polyvalente. Après y avoir signé le livre d’or, le vice-président chinois s’est ensuite rendu au Musée des civilisations noires, à quelques encablures du Grand Théâtre. Sous la visite guidée du Pr Hamady Bocoum, nommé récemment directeur général du Musée qui reste encore à être inauguré, M. Li Yuanchao a découvert la nouvelle bâtisse construite grâce à la coopération chinoise, sur une superficie totale de près de 14.000 M2. Érigé sur quatre niveaux, le Musée des Civilisations noires comprend des salles d’expositions, une salle de conférence, un auditorium, des locaux administratifs, un atelier de conception des expositions, un espace polyvalent et des réserves. Le vice-président, toujours accompagné du ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, s’est ensuite rendu à l’île de Gorée.

O. DIOUF

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, présent à la soirée de gala, a magnifié le rôle des légionnaires qui ont été choisis pour leur mérite. « Vous êtes une forme d’élite républicaine par votre action, votre courage, vos principes, vous vous êtes dévoués à la cause publique et vous représentez le meilleur d’une société », a dit l’ambassadeur de France. Pour lui, ces légionnaires sont les continuateurs des 350 ans d’histoire entre le Sénégal et la France et aussi des « Tirailleurs sénégalais ». « Si la France vous a désignés pour cet honneur, c’est aussi votre actif dans la relation entre la France et le Sénégal », a rappelé Christophe Bigot qui a promis de les associer davantage aux activités de l’ambassade.

« Nous travaillons aussi pour vous faciliter davantage l’octroi de visas», a ajouté M. Bigot. Dans la même veine, l’ambassadeur de France souhaite que les 10.000 étudiants sénégalais en France soient revus à la hausse. « Je souhaite qu’ils soient plus nombreux les années à venir et avec Campus France, le consulat et avec les universités françaises que je vais aller voir au mois de juin, j’espère qu’on pourra délivrer plus d’inscriptions universitaires et plus de visas. C’est déjà formidable d’avoir ce potentiel de 10.000 étudiants sénégalais vivant en France », selon Christophe Bigot.

M. NDONG

Le ministre de l’Agriculture a rappelé la nouvelle orientation du gouvernement visant à assurer une indépendance alimentaire aux populations. C’était à l’occasion de la soirée de gala de la Société des membres de la légion d’honneur, samedi dernier au King-Fahd de Dakar.

Pour assurer une alimentation saine et durable aux populations, le Sénégal s’est lancé dans une nouvelle voie. C’est l’annonce faite par le ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, à l’occasion du dîner de gala organisé par la section sénégalaise de la Société des membres de la Légion d’honneur (Smlh). « Nous sommes au Sénégal dans une dynamique de construction d’une indépendance alimentaire, ce qui veut dire construire une agriculture compétitive, diversifiée, durable, forte pour que le Sénégal nourrisse le Sénégal », a dit le ministre qui a représenté le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, à cette cérémonie. Intervenant sur le thème de ce dîner de gala qui est : « Justice sociale, facteur de sécurité », le représentant du chef du gouvernement s’est beaucoup appesanti sur la « sécurité alimentaire » qu’il qualifie de « plus forte » des sécurités. A ce titre, Pape Abdoulaye Seck reste convaincu qu’il ne peut y avoir de justice sociale dans un pays si les populations n’arrivent pas à trouver en tout lieu et en tout temps une nourriture suffisance pour une vie active et équilibrée. Pour El Hadj Malick Sy, président de la société des membres de la Légion d’honneur, l’injustice sociale est le lit des inégalités. C’est pourquoi, il a plaidé pour une mobilisation de tous les membres pour que la répartition des ressources soit la plus équitable possible.

Presque tous les 53 membres de la Légion d’honneur étaient présents à cette soirée. Ils sont anciens ministres, généraux, fonctionnaires avec à la tête leur président, El Hadj Malick Sy. Les recettes de cette soirée seront versées dans des œuvres sociales. Car, selon El Hadj Malick Sy, « la décoration n’est pas une fin, mais un début et des devoirs nouveaux s’imposent à nous ». Parmi ces devoirs, faire en sorte que les populations puissent vivre en toute dignité.

Maguette NDONG

En visite au Sénégal, le vice-président de la République Populaire de Chine, Li Yuanchao, s’est rendu, hier, au Parc industriel de Diamniadio. Li Yuanchao salue «un travail remarquable de conception et d’élaboration». Il appelle les entreprises chinoises à venir massivement s’installer sur le site.

Il est dix heures. Une légère poussière soulevée par le vent sec souffle sur une immense étendue. Nous sommes à Diamniadio. Sur le bas-côté de l’autoroute à péage, avant l’intersection du Centre international de conférences Abdou Diouf, d’immenses bâtiments se dévoilent. Bienvenue au pôle industriel de Diamniadio. C’est en présence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne et d’autres officiels parmi lesquels des ministres et des directeurs généraux.

Après avoir visité le parc industriel, Li Yuanchao, vice-président de la République populaire de Chine a salué le « choix pertinent du président de la République, Macky Sall, de donner la priorité à la construction de ce parc industriel dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Il a constaté « un travail remarquable concernant la conception et l’élaboration du site ». « L’heure est venue de réfléchir sur les moyens d’attirer davantage d’entreprises dans le Parc. Pour ce faire, je pense qu’il faut tout d’abord mettre sur pied un cadre réglementaire intéressant », a-t-il suggéré, avant de plaider la promotion du parc industriel. « Il est nécessaire de proposer des services de grande qualité. Il faut aussi créer des mécanismes d’incitation », a indiqué le vice-président Chinois.

Il a encouragé, en outre, les entreprises chinoises à venir s’installer dans le parc industriel. De son côté, Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines, a remercié, au nom du gouvernement sénégalais, le vice- président chinois pour sa visite officielle. Depuis la visite du chef de l’État en février 2014, en Chine, « nous avons mobilisé beaucoup de moyens et d’énergie pour réaliser un parc industriel, a souligné le ministre. Il a rappelé, qu’en outre, le Sénégal s’est inspiré de ce qui se fait en Chine. «Depuis l’exercice 2015-2016, le budget nécessaire a été dégagé. Nous avons donc fini de boucler la première phase qui consiste à construire quatre bâtiments industriels et d’un building administratif qui devrait regrouper différents services. Toutes les dispositions ont été prises pour lancer la prochaine phase », a informé Aly Ngouille Ndiaye. En ce qui concerne les entreprises qui vont s’installer dans le pôle industriel de Diamniadio, le ministre a révélé que « le gouvernement a reçu plusieurs demandes d’entreprises allant dans ce sens ». Il a précisé que la sélection des entreprises se fera incessamment. «Un pareil site industriel n’a jamais existé au Sénégal. La zone est bien aménagée et offre des bâtiments de grandes capacités. De nouvelles dispositions fiscales y sont observées pour davantage attirer les industriels», a conclu Aly Ngouille Ndiaye.

Oumar BA

Suite à la mise en place de la nouvelle coalition électorale de l’opposition regroupée autour de « Mankoo Taxawu Senegaal », Idrissa Seck, le président de « Rewmi », par ailleurs président du Conseil départemental de Thiès, a déclaré n’être intéressé par un quelconque poste dans la coalition ou de député à l’Assemblée nationale, même pas être tête de liste.

Selon lui, l’essentiel est de mettre « toute son énergie et sa personne pour la réussite de cette coalition pour rafler la mise à l’issue des prochaines législatives ».

C’est sur les ondes de la Rfm, hier, que le président du Conseil départemental de Thiès a décliné le sens de son engagement et ses attentes. Selon Idrissa Seck, la mise en place de cette coalition est la résultante de « la capacité de dépassement de tous les leaders membres » à qui il dit rendre « un vibrant hommage ». Compte tenu du fait que « le Sénégal traverse des moments extrêmement difficiles pour son avenir où des menaces pèsent sur l’emploi de la jeunesse, le niveau de vie des Sénégalais, l’agriculture, l’éducation, la santé ». M. Seck a estimé que « l’ensemble de ces menaces sont renforcées par des menaces que nous constatons sur l’utilisation des ressources naturelles au service des populations ». Ainsi donc, « nous sommes à un moment où tout le monde doit s’oublier pour se mettre au service exclusif du peuple sénégalais », dira-t-il.

Interpellé sur la formule qui sera arrêtée pour les investitures des leaders sur la liste majoritaire (départementale) et/ou sur la liste nationale (proportionnelle) ? « Nous continuons à travailler sur cette question et j’ai bon espoir que nous arriverons à trouver la meilleure formule possible et construire en tout cas les meilleures listes possibles pour assurer la victoire avec l’aide de Dieu », a-t-il fait savoir. Serait-il tenté alors par Thiès ? Sa réponse est catégorique : « Non! Je ne suis pas tenté par quelque chose de particulier. Je ne suis même pas tenté par un poste de député à l’Assemblée nationale. Mais je me mobiliserai entièrement et totalement là où ce sera le plus efficace et là où cela pourra rendre service pour garantir la victoire à cette liste ». Non sans préciser que « bien évidemment, cela inclut Thiès comme d’autres leaders vont se déployer et se mobiliser sans réserve ». Sur cette lancée, le leader du parti « Rewmi » n’exclut pas d’être investi par ces pairs tête de liste départementale de la coalition à Thiès ? « Absolument ! Je ne l’exclus pas du tout. Je suis au service exclusif de la coalition qui elle-même est au service exclusif du peuple sénégalais qu’il faut absolument libérer de l’emprise du régime actuel qui fait peser sur son avenir des menaces réelles », a-t-il rétorqué.

Rappelons que ce sont dix leaders de formations politiques de l’opposition qui sont décidés à aller à l’assaut des 165 sièges de députés en compétition à l’Assemblée nationale.

Mamadou Lamine DIEYE

Le vice-président chinois, Li Yuanchao, entame, aujourd’hui et pour deux jours, une visite officielle au Sénégal. Il sera accueilli cet après-midi à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (19 heures 30) par le Premier ministre, Mahammad Dionne, avec qui il visitera le parc industriel de Diamniadio (27 km à l’est de Dakar), demain dimanche, à 10 heures. Âgé de 67 ans, l’hôte du Sénégal est vice-président de la République populaire de Chine, depuis le 14 mars 2013 ; il est aussi membre du bureau politique du Parti communiste chinois depuis 2007. Il est titulaire d’une maîtrise de gestion en économie à l’université de Pékin et d’un doctorat en droit à l’école centrale du Parti. Le vice-président Li Yuanchao est présenté comme un dirigeant réformiste. Il sera reçu, en audience, par le chef de l’État.

Par l’entremise de son ambassadeur au Sénégal, Christophe Bigot, la France a élevé le directeur général de l’Isra, Dr Alioune Fall, au rang de Chevalier de l’Ordre du mérité agricole. C’était à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, et de nombreuses autres personnalités du monde de l’agriculture au Sénégal.

L’ambassadeur de France, au Sénégal, a procédé, jeudi, à sa résidence, à la remise de l’insigne de Chevalier dans l’Ordre du mérite agricole au Dr Alioune Fall, directeur général de l’Isra. Le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) Alioune Fall reçoit, ainsi, cette distinction grâce notamment aux progrès enregistrés par notre pays dans le domaine de l’agriculture. Pour Christophe Bigot, c’est la plus haute distinction française dans le domaine de l’agriculture. Quant au récipiendaire, il a témoigné: « il incarne lui-même, mais aussi l’ensemble du personnel de l’Isra et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’agriculture, une agriculture moderne, une agriculture performante qui peut contribuer, de manière décisive, au Plan Sénégal émergent et faire en sorte que l’agriculture non seulement puisse permettre de subvenir aux besoins de la population, mais permettre d’aller bien plus loin et de contribuer à la croissance de l’économie sénégalaise ». Tout au plus et de l’avis de l’ambassadeur de France au Sénégal, le Dg de l’Isra est un homme avec un parcours remarquable. « Il incarne aussi l’excellence de la coopération Franco-sénégalaise dans le domaine de l’agriculture.

C’est aussi l’occasion de rappeler les liens qui unissent le monde de l’agriculture sénégalaise et le monde de l’agriculture française. Je sens que le Sénégal est sur la bonne voie vers une économie agricole qui nourrit les populations et fournit de l’emploi », a défendu Christophe Bigot. Réagissant, Dr Alioune Fall a dit être honoré par cette distinction des autorités françaises. « C’est une décoration pour magnifier le travail de recherche que nous sommes en train de faire au Sénégal », a-t-il précisé.

Amadou DIOP

Donner un nouveau souffle à l’assemblée nationale, en élisant les députés qu’il faut. Tel est le vœu du Dr Ousmane Kane qui vient de lancer la plateforme « Far ak Sénégal » pour prendre part aux législatives du 30 juillet prochain. L’ancien conseiller juridique au Secrétariat général de l’Onu a présenté, hier, à la presse, sa plateforme qui sera composée, selon lui, de « candidats indépendants ». « Ces élections législatives présentent un enjeu capital. Il nous faut insuffler un nouvel élan à la représentation nationale, en étant les premiers à désigner des candidats issus des entrailles du pays réel, et non des candidats parachutés par les états-majors des partis politiques », a dit le natif de Mbour. Par cette manière de faire, M. Kane dit vouloir présenter une liste qui sera mue exclusivement par la prise en compte des intérêts de toutes les couches de la société. Qu’il s’agisse notamment des jeunes précarisés, des femmes vulnérabilisées, du monde rural et de la diaspora. « Notre liste sera celle de l’espoir, du vrai changement », soutient Ousmane Kane, persuadé de la fin de la carrière de ceux qu’il qualifie de «politiciens professionnels». Ces derniers sont ceux-là dit-il, qui « depuis le 4 avril 1960 ont pris notre pays en otage ». Toujours selon lui, « Cette classe politique est usée, périmée et dépassée » pour avoir montré ses limites objectives. Revenant sur « Far ak Sénégal », Ousmane Kane reste convaincu qu’elle va apporter « une rupture et une alternative citoyenne » avec un peuple aux commandes de son destin. Cette plateforme va englober « tous les Sénégalais désireux de participer à la construction d’un Sénégal nouveau ». Pour l’heure, M. Kane dit avoir effectué une première tournée de prise de contact avec des citoyens dans tout le pays. Il a promis ensuite d’aller à la rencontre de tous les Sénégalais d’ici et ceux de la diaspora.

Maguette NDONG

« Nous femmes de Bennoo Bokk Yaakaar, resserrons-nous les reins pour donner au président de la République une majorité écrasante à l’Assemblée nationale en juillet prochain », a dit, avant-hier, en début de soirée, le député Mously Diakhaté. D’après elle, les opposants qui parlent de cohabitation veulent installer le pays dans une instabilité. « Nous avons vu leur tentative de vote d’une motion de censure, le port de brassards rouges au sein de notre auguste Assemblée. Cela prouve que, s’ils étaient majoritaires, le pays serait instable », a déclaré l’honorable député, par ailleurs présidente du mouvement « And falat Macky jappo jëf ci jam » (A3j). Selon elle, c’est à cause de la stabilité politique que les investisseurs sont venus nombreux au Sénégal.

Mously Diakhaté a insisté sur les réalisations du chef de l’État telles la Cmu, les bourses sociales, l’autoroute « Ila Touba », etc.
Prenant la parole, le ministre d’État Marième Badiane a invité les membres de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » à s’unir pour une victoire du président aux échéances à venir.

Serigne Mansour Sy CISSE

D’après un projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Big, cette structure sera chargée de «diffuser auprès de la presse et du public des informations sur l’action gouvernementale».

Sa tâche consistera aussi à «réaliser des campagnes d’information et des études d’opinion», «analyser l’évolution de l’opinion publique et le contenu des médias» et à «veiller à la cohérence des informations publiées par les différentes sources d’information gouvernementale».

Le Big cherchera également à «contribuer au renforcement de capacités techniques et managériales des structures qui travaillent sur l’information publique». Il aura pour organes un Comité d’orientation stratégique (Cos) et une direction. Le Cos, organe d’orientation du Big, sera présidé par le ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, qui «fixe les directives et les orientations stratégiques à exécuter par le Big, dans ses missions». Le Big sera dirigé par un directeur, «nommé par décret, parmi les fonctionnaires de la hiérarchie A ou assimilés». Il lui reviendra de prendre les mesures visant «la bonne marche du Big» en assurant «l’exécution des directives et orientations du Cos».

Il sera notamment chargé, sous l’autorité du ministre auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, «d’élaborer les programmes de travail du Big, approuvés par le Premier ministre». Il est de même appelé à «veiller à la régularité de la production d’états financiers du Big», de «préparer le budget du Big et de l’exécuter en qualité d’ordonnateur des dépenses». Le Big va comporter un Pôle de communication gouvernementale, un Pôle information sur l’action du gouvernement, un Pôle observatoire de l’opinion et un Pôle formation.

APS

Le Sénégal et la Chine entretiennent des relations soutenues, marquées par une coopération dynamique qui touche à tous les secteurs de la vie économique. Sur le plan bilatéral pendant les huit premiers mois de 2016, le volume des échanges entre le Sénégal et la Chine a atteint 1,7 milliard de dollars soit une augmentation de 14% par rapport à 2015. Ce qui fait, aujourd’hui, de la Chine, le deuxième partenaire commercial de notre pays derrière la France. En 2012, la Chine occupait la 24e place de ce classement.

Cette coopération s’est matérialisée, depuis des décennies, par la réalisation d’infrastructures routières, sportives, médicales et culturelles. Le pôle industriel de Diamniadio est très significatif à cet égard. Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent, le programme de développement économique déroulé depuis 2014 par le président Macky Sall.

D’importantes industries chinoises ont prévu d’y délocaliser une partie de leurs activités après avoir participé à la construction. Déjà, le savoir-faire de l’Empire du milieu se constate dans la construction de l’autoroute Ila Touba, de l’arène nationale de lutte et de divers projets immobiliers.

Autre symbole de la vitalité de l’axe Dakar-Pékin, l’édification par la Chine du Grand théâtre de Dakar et son musée des civilisations, l’hôpital pour enfants de Diamniadio, les onze stades régionaux.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’institut Confucius de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar promeut le mandarin et la culture chinoise, en attirant de nombreux étudiants. Mais l’un des symboles forts de cette dynamique reste le stade Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Macky Sall, s’est rendu en Chine à deux reprises. Il y a effectué une visite d’État de trois jours en 2014 (premier chef d’État africain invité par le président Xi Jinping). A cette occasion, d’importantes décisions avaient été prises : la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques ; la création d’usines de transformation d’arachides. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes. En 2016, le chef de l’État avait pris part au sommet du G 20 en Chine.

Samboudian KAMARA

La semaine nationale de la Cedeao s’est ouverte, hier, au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar (Ccbs). Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance a invité les chefs d’État à une meilleure volonté d’intégration.

Selon le ministre Khadim Diop, grâce à ses politiques visionnaires et volontaristes, notre Communauté a été la première, en Afrique, à supprimer le visa entre ses États membres, à faire bénéficier ses citoyens du droit de résidence. Il a ajouté que « dans le même sillage, après le passeport Cedeao, nous partageons fièrement, la carte d’identité biométrique, symbole de l’appartenance à une même communauté ».

Cette journée de réflexion a pour thème « la libre circulation des personnes dans l’espace Cedeao : le temps de l’action ».
Khadim Diop a précisé que lorsqu’on évalue sur le terrain la situation, à l’aune des ambitions des Pères fondateurs et des instruments évoqués, force est de constater que les entraves sont toujours légion, notamment dans les corridors routiers et des frontières des États membres.

Le ministre a déploré les pratiques anormales de certains agents chargés du contrôle et la méconnaissance des textes communautaires par les parties prenantes. Il note l’attitude des chefs d’État qui ne sont pas exempts de reproche ; « car il y a une faible volonté politique pour appliquer intégralement les dispositions sur la libre circulation». Il a dénoncé l’insécurité et l’instabilité politique dans la région, le terrorisme et la criminalité transfrontalière favorisant un contrôle plus rigoureux et parfois zélé dans les frontières.
« Cela pose la délicate question de la conciliation de l’impératif de sécurité avec les principes et exigences de la liberté de circulation des personnes consacrées par les textes communautaires », a affirmé le ministre.

En tout état de cause, poursuit-il, avec la persistance des entraves, ce sont les populations en particulier, celles aux conditions sociales les plus modestes et les femmes qui en paient le prix fort.

Poursuivant, il souligne qu’habituellement, les transporteurs, opérateurs économiques et autres usagers se plaignent des tracasseries routières et perceptions illicites.
A l’en croire, ces entraves sont un frein à l’intégration effective des peuples et constituent une violation flagrante des engagements librement consentis par nos États membres.

Prenant la parole, le député Moustapha Cissé Lô, par ailleurs président du Parlement de la Cedeao, a invité à une union des forces pour le bonheur de nos populations. L’intégration nous incombe ; nous devons créer un grand marché pour mettre en œuvre les protocoles, a souligné le parlementaire africain, qui demande aux média, société civile à se joindre à ce processus irréversible.

De son côté, le directeur du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), Adama Coulibaly, a félicité l’État du Sénégal, qui a fait de Dakar, le point focal, cristallisant les acquis de la Cedeao. Il est d’avis que nos gouvernants doivent mesurer la responsabilité d’assurer un progrès pour tous. La Cedeao des peuples est tributaire de l’investissement collectif, a reconnu le patron du Giaba.

Serigne Mansour Sy CISSE

« Le plus grand cadeau que l’Union européenne nous a fait, à nous et à nos pères, c’est la paix retrouvée », a lancé l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, hier, en s’adressant au public venu à la Place du souvenir (Dakar) célébrer les 60 ans du Traité de Rome, acte fondateur de l’organisation qui regroupe la majorité des pays du vieux continent.

En effet, il n y a plus de guerres en Europe (nous sommes contemporains de la plus longue période de paix dans l’histoire du continent), et ce n’est pas rien, après deux guerres mondiales qui ont conclu des siècles d’inimités sanglantes entre nations…

Les relations entre l’Ue et l’Afrique seront largement abordées lors du sommet d’Abidjan prévu en novembre et qui devrait abriter les discussions sur le cadre Ue-Acp « Post-Cotonou ». Alors que les Accords de partenariat économique (Ape) sont diversement appréciés, la rencontre d’Abidjan devrait marquer un tournant.

Le 25 mars dernier, avait eu lieu, à Rome, l’anniversaire de la création de l’Ue. A cette occasion, les acteurs ont présenté le bilan de l’organisation qui se félicite d’indéniables acquis tout en assumant les défis qui se posent à elle, dans un contexte de renouveau du protectionnisme (élection de Donald Trump à la Maison blanche), de Brexit (départ des anglais) et de « crise des valeurs liée à une mauvaise redistribution des richesses », selon M. Venier. Il a également cité le souverainisme et le repli sur soi, le terrorisme et les flux migratoires comme autant de paramètres à prendre en compte dans la lecture des perspectives qui s’offrent à l’Union européenne. Mais il a aussi mis en avant « les conquêtes » du projet européen, à savoir la monnaie unique (euro) et la libre circulation dans l’espace Schengen. Selon l’ambassadeur d’Italie, la célébration des 60 ans du Traité de Rome a permis de « réaffirmer l’actualité du projet d’intégration ». Il a souligné que le Brexit est « un cas isolé » et « la construction d’une Europe sociale » une nécessité. « Forte et solidaire sur la scène mondiale », l’Europe est donc à la croisée des chemins.

A l’occasion de cet anniversaire, la délégation de l’Ue (représentée par la chargée d’affaires Karolina Stasiak) et l’ambassade d’Italie, ont organisé cette table-ronde sur le thème, « regards croisés sur l’Union européenne et l’Afrique : enjeux d’aujourd’hui et perspectives de demain ». Les participants ont échangé sur l’état des lieux et les perspectives des processus d’intégration régionale sur les continents européen et africain.

Le président de l’université Dakar-Bourguiba, le Pr Sakhir Thiam et le Pr Yayah Diallo de l’Ucad, ainsi que des experts de renom tels que Mme Claire Dhéret du « european policy center » de Bruxelles, et M. Bernardo Venturi de l’Institut des affaires internationales de Rome, ont animé les débats.

Les textes du Traité de Rome sont à l’origine du marché commun européen à travers la création de la communauté européenne de l’énergie atomique et de la Communauté économique européenne. Les traités de Rome sont aussi le socle fondateur de la politique de coopération mise en place pour formaliser les relations avec les pays d’Afrique-Caraïbes-Pacifique avec la création du Fonds européen de développement en 1957.

Samboudian KAMARA

10 partis, coalitions politiques et mouvements citoyens viennent de mettre en place une coalition dénommée « Mankoo Taxawu Senegaal », d’après une déclaration parvenue à notre rédaction.

Les signataires de cette coalition sont AJ/Pads de Mamadou Diop Decroix, « Bës Du Ñakk » de Mansour Sy Djamil ; « Bokk Gis Gis » de Papa Diop ; le Front pour le Socialisme et la Démocratie-Benno Jubël (Fsd-Bj) de Cheikh Bamba Dièye ; le Grand Parti de Malick Gakou, l’Initiative 2017 (Ad Pencoo, Anc, Parti socialiste (Ps) des Valeurs et Mouvement d’initiatives et d’Actions, Taxawu Dakar) de Khalifa Ababacar Sall, Les démocrates réformateurs (Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada ; le Parti démocratique sénégalais (Pds) du Président Abdoulaye Wade ; « Rewmi » de Idrissa Seck et « Tekki » de Mamadou Lamine Diallo. Les signataires ont motivé la création de leur coalition dite « gagnante » par la volonté d’« améliorer les conditions de vie des populations, de garantir la bonne gouvernance, notamment dans la gestion du pétrole, du gaz, etc., de défendre les libertés et les droits des citoyens et de renforcer la démocratie ».

Dressant un tableau sombre de la situation du pays, ils ont dénoncé la « dégradation continue des conditions de vie des populations, les scandales économiques et financiers qui jalonnent et rythment le quotidien de la gestion du régime du Président Macky Sall, la gestion nébuleuse ; la mauvaise gestion des finances publiques, les violations récurrentes des libertés publiques, le recul sans précédent de la diplomatie sénégalaise, le reniement du Président Macky Sall, l’échec de la 12è législature ».

A leur avis, les élections législatives du 30 juillet constituent alors « une opportunité exceptionnelle pour le peuple Sénégalais de s’affranchir démocratiquement du régime du Président Macky Sall, de restaurer l’équilibre entre les pouvoir exécutif, législatif et judiciaire et mettre un terme à toutes les formes de prédation ». S’engageant à prendre des «mesures urgentes» une fois élus, ils ont lancé un appel à tous les partis politiques, toutes les organisations de la société civile, à tous les mouvements citoyens, à toutes les personnalités indépendantes, en accord avec cette présente déclaration et prêts à s’engager pour les intérêts exclusifs de notre peuple, à rejoindre cette coalition politique et citoyenne pour le salut de la Nation Sénégalaise.

D. MANE

Au cours d’un point de presse tenu mardi par le Mouvement démocratique pour le développement Intégral du Sénégal (Mdis), Christophe Sène, coordonnateur de la section de Foundiougne a, au nom de l’organisation, renouvelé son soutien au président Macky Sall. Ce soutien est motivé par les nombreuses réalisations du chef de l’État, a-t-il déclaré.

Selon Christophe Sène, le Mdis a pour motivation réelle de soutenir la politique sociale du président de la République en sensibilisant les populations, sur les réalisations du gouvernement, telles que la Cmu, les bourses sociales, le Pudc, etc. Le Mdis a vu le jour le 7 mai 2015, dans le département de Foundiougne, sur impulsion de Samba Ndiaye, maire de Ndoffane Laghèm.

La véritable orientation du mouvement, en plus de ses ambitions politiques, est le social. En effet, selon les membres, «depuis sa création, nous n’avons cessé d’appuyer les populations en termes de fournitures scolaires, de constructions ou d’équipements de lieux publics ou encore de formation des femmes pour la transformation de produits agricoles ». «Après chaque installation du mouvement dans une zone, nous enchainons avec des séries de formation aussi bien pour les femmes que pour les jeunes. Nous aidons aussi beaucoup les groupements de femmes à accéder à des financements pour mettre en place des activités génératrices de revenus », ajoute M. Sène.

Il est clair que nous sommes dans la mouvance présidentielle mais nous rappelons que le Mdis n’appartient à aucun parti politique, c’est un mouvement de soutien au président de la République, au vu des résultats de sa politique sociale, a-t-il précisé. Ce choix est parti du constat des efforts du président pour l’amélioration des conditions de vies des citoyens, notamment des populations les plus démunies.

« Le président a mis en place une stratégie de développement économique très rassurante, à savoir, le Plan Sénégal émergent (Pse). Après seulement trois années de mise en œuvre, le Pse nous vaut des progrès significatifs tant sur le plan social qu’économique. De 1,7 % en 2012, notre croissance a atteint les 6,5 % en 2016. Ce qui est une véritable lueur d’espoir. La mise en place des bourses de sécurité sociale, de la Cmu et du Pudc, est suffisante pour illustrer la bonne marche du pays. Nous notons aussi les efforts fournis pour l’enracinement de la démocratie et de la liberté d’expression », relève-t-il.

Avec toutes les avancées économiques, sociales, politiques notées, depuis l’accession du président Macky Sall à la tête du pays, les membres de Mdis sont persuadés que le Sénégal est sur le bon chemin.

Babacar DRAME

Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, participant au Forum économique mondial de Durban (Afrique du Sud), a invité les pays africains à redoubler d’efforts pour la mobilisation de ressources internes afin de participer au financement des infrastructures, selon lui, nécessaires à la bonne mise en œuvre des investissements publics.

« Les pays du continent doivent redoubler d’efforts pour la mobilisation de ressources internes qui contribueraient au financement des infrastructures nécessaires en quantité et en qualité pour la réussite des investissements publics », a-t-il déclaré dans des propos rapportés jeudi par les services de la présidence sénégalaise. Macky Sall a de même appelé le secteur privé à contribuer à cette perspective, avant d’ajouter que l’Afrique « doit bénéficier de ressources de longue durée comme d’autres parties du monde en ont profité ». Il a donné l’exemple du Plan Marshall, un programme américain de prêts accordés aux différents États de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde guerre mondiale (1939-45). « L’Afrique peut contribuer, de façon décisive, à la formation du Pib mondial grâce à son important potentiel économique », a fait valoir le président Sall, saluant le partenariat entre l’Afrique et le G20 - Forum entre pays industrialisés et pays émergents -, dans « la mobilisation de ressources pour le développement du continent et la lutte contre les flux financiers illicites ».

Macky Sall était l’« invité spécial » de la session sur « le G20 et l’Afrique » du Forum économique mondial de Durban, dont la cérémonie officielle d’ouverture a été présidée, mardi, par le président sud-africain Jacob Zuma. Le chef de l’État sénégalais a ensuite participé, ce jeudi, à un panel de « haut niveau » sur l’électrification en Afrique.

Initiative allemande pour le renforcement de l’investissement privé : Le Sénégal parmi les 5 pays retenus
Peu avant Macky Sall, le ministre de l’Économie allemand, Wolfgang Shaüble, « a salué les performances économiques du Sénégal », qui lui ont ; estime-t-il, valu de faire partie des 5 pays retenus pour une initiative allemande visant le renforcement de l’investissement privé et l’accroissement des financements des infrastructures, en particulier dans le secteur de l’énergie. Dénommée « Compact with Africa », cette initiative concerne également le renforcement des compétences par l’éducation et la formation professionnelle notamment, de même que l’amélioration de la santé des populations des pays bénéficiaires.

APS

Ousmane Tanor Dieng a exhorté ses camarades socialistes à ne pas perdre leur temps avec les bavardages. Pour lui, ils doivent tous se consacrer à la prochaine échéance électorale du 30 juillet prochain.

« Laissez les parler, mais au soir du 30 juillet, on saura qui est le plus fort. Le temps est à l’action », a-t-il dit, ce week-end, lors d’un grand meeting organisé par les socialistes de la 28ème coordination à Yène. A cette occasion, Ousmane Tanor Dieng a renouvelé l’engagement du Ps dans «Bennoo Bokk Yaakaar», afin de donner une « majorité confortable » au président de la République aux prochaines législatives.

Pour le maire de Yène, Gorgui Ciss, sa commune est derrière le Bureau politique du Parti socialiste et derrière Ousmane Tanor Dieng. « Le Ps est un parti d’addition et non de soustraction, c’est ce qu’on nous a appris. Ici, on n’a qu’une seule voix autorisée, on n’a pas d’agenda caché », a dit le secrétaire national aux relations extérieures du Parti socialiste. Pour lui, Yène est et restera un fief socialiste. « Depuis 1960, Yène est socialiste et n’a jamais connu d’alternance », a ajouté Gorgui Ciss.

Une révélation bien appréciée par Ousmane Tanor Dieng qui a loué les qualités, la fidélité de la commune et les qualités et le leadership du maire Gorgui Ciss. « Si toutes les localités étaient comme Yène, Abdou Diouf serait encore au pouvoir », a dit Ousmane Tanor Dieng, rappelant qu’un responsable doit avoir une base, c’est ce qui permet de gagner. Outre le secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, ce meeting de Yène a enregistré la présence des plusieurs leaders du Bureau politique à savoir Mame Bounama Sall, Mar Diouf, Abdoulaye Wilane, Me Moussa Bocar Thiam.

M. NDONG

La commémoration de la Journée du Prisonnier en hommage et en signe de solidarité pour la libération des prisonniers palestiniens incarcérés dans les geôles israéliennes célébrée le 17 avril dernier a servi de tribune à la mission diplomatique de l’État de Palestine au Sénégal d’édifier la population sénégalaise sur les conditions « indignes et inhumaines » de leur détention qui, toutefois, compte tenu de l’enjeu, participe au « resserrement des rangs de la société palestinienne et annoncerait la liberté de tout un peuple ».

C’est dans la campagne de communication et de soutien de la grève illimitée que mènent des milliers de prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes que la représentation diplomatique de l’État de Palestine de Palestine à Dakar, sous la houlette de Son excellence Dr. Safwat Ibraghit, est intervenu pour expliquer, de façon détaillée, au public sénégalais, la situation dans toutes ses dimensions. Selon le diplomate, la célébration de cette journée « est devenue internationale et prend la forme de manifestations populaires très vastes à l’intérieur comme à l’extérieur de la Palestine historique ». C’est ainsi que plus de 1500 prisonniers palestiniens ont lancé une grève de la faim massive et illimitée « pour demander que le système carcérale d’apartheid mis en place par l’occupation israélienne pour les détenus palestiniens respecte les Conventions de Genève pour un traitement humain pour les prisonniers palestiniens», a-t-il soutenu. Il s’agit, entres autres requêtes, de mettre fin aux conditions de détention insupportables et illégales ainsi que la détention administrative, d’accorder les droits de visite aux familles, de donner les soins médicaux et des conditions alimentaires appropriés… Parce que Israël a restreint ou supprimé, au cours des dernières années, « des droits acquis péniblement par les prisonniers par des grèves de la faim », le refus répété des autorités israéliennes de répondre aux demandes légitimes des prisonniers palestiniens, fondés sur le droit international « ont décidé de lancer leur grève de la faim pour «la Liberté et la Dignité», la seule arme pacifique aujourd’hui, pour mettre fin à ces abus », a-t-il fait savoir. La poursuite de la démarche de « punition collective illégale et de provocation de la puissance occupante Israël à l’encontre des prisonniers palestiniens plutôt que de répondre à leurs demandes légitimes » justifie grève de la faim, appelée « liberté et dignité », qui « est une action légitime et non violente pour protester, pour faire entendre nos revendications légitimes en tant que prisonniers, contre les violations de nos droits humains fondamentaux tels qu’ils sont garantis par le droit international ». Et Dr Ibraghit évoque la situation des prisonniers les plus anciens avec les « doyens des prisons » qui ont purgé plus de 20 ans de bagne, leur situation médicale « avec près de 1800 prisonniers « tous victimes de négligences médicales délibérées », les tortures physiques et psychologiques avec « les punitions collectives et la discrimination ». Alors que « la liberté et la dignité des prisonniers palestiniens font partie intégrante de l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination, qui est consacré dans la Charte des Nations unies et que la Cour internationale de Justice a déclaré que le droit à l’autodétermination est un droit erga omnes », a-t-il poursuivi.

C’est pourquoi, ils attendent la solidarité et le soutien vigoureux pour la liberté et la dignité du peuple palestinien et leurs droits, y compris le droit à l’auto-détermination, à la fin de 70 ans d’occupation et à l’établissement d’une paix juste et durable sur la base du droit international. Et la libération des prisonniers palestiniens est le préalable à la paix et elle constitue « un signal puissant de la reconnaissance des droits du peuple et des demandes de liberté et l’indicateur le plus important de la volonté de mettre fin à l’oppression et à l’occupation pour faire la paix ».

Mamadou Lamine DIEYE

Sous la houlette de sa présidente, « Car Leneen » (Convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines) a organisé, samedi dernier, au centre culturel de la mairie de Fann - Point E -Amitié, un atelier de réflexion pour partager sa feuille de route en vue des élections législatives du 30 juillet prochain. Mme Amsatou Sow Sidibé a indiqué, à cette occasion, que sa formation participera au scrutin dans une coalition actuellement en phase de construction mais qui sera nécessairement centrée sur l’éthique et les valeurs. Elle a plaidé pour une démarche pédagogique en vue d’obtenir des électeurs « un vote de qualité ».

« Nous n’avons pas encore fini de trouver le nom de notre coalition, certes, mais dans son libellé, on rappellera les concepts de Leneen (autre chose), de « Euttou Askan Wi (l’agora des masses) et de troisième voie politique », a déclaré, en substance, la juriste, ancienne candidate à l’élection présidentielle (2012).

Pour la fondatrice de « Car Leneen », cette « troisième voie politique », théorisée depuis 2010, est le projet proposé aux électeurs pour un « vote de qualité », afin de se démarquer du « vote utile » qui masque, selon elle, des renoncements à la moralité et à la qualité de la représentation.

L’ancienne directrice de l’Institut des Droits de l’Homme et de la Paix de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad a indiqué que le temps est venu, pour les militants de « Car Leneen », d’investir le terrain et de porter « un discours de vérité » aux populations.

Au cours de son allocution, le Pr Sidibé a demandé à ses sympathisants de faire preuve de « détermination », afin de « se faire respecter » et « peser sur le scrutin ». Sur la question des moyens nécessaires pour battre campagne, elle a indiqué « ne pas avoir de caisse noire » et n’avoir « jamais détourné ». Mais, « à défaut d’argent, nous devons penser à une stratégie originale comme on l’avait vu en 2000 (Ndlr - la marche bleue du président Wade) pour arriver à nos fins », a ajouté la première sénégalaise agrégée en Droit.

L’atelier a entendu les communications du chargé des élections, Mamadou Diallo et de la responsable de la « convergence des femmes », Mme Ndiaye Mame Awa Diouf. Dans sa profession de foi, la « Troisième voie » est « celle qui refuse de laisser primer les intérêts personnels au détriment de ceux de la collectivité ». Elle prône « le respect scrupuleux des engagements, de la vérité et du travail, pour le salut de la nation sénégalaise, en s’attachant aux valeurs fondamentales de la République et de la société ».

Samboudian KAMARA

« Le président de la République a pris, sur ses prérogatives régaliennes, la décision de mettre fin aux fonctions de Thierno Alassane Sall, jusque là ministre de l’Énergie. Nous le remercions d’avoir promu des Thiessois au gouvernement, à l’Assemblée nationale, etc. », a déclaré le député Abdou Mbow, hier à Thiès, face à la presse.

Selon lui, malgré les péripéties de ces derniers jours, il soutient que l’Apr à Thiès invite le camarade Thierno Alassane Sall à poursuivre le travail de massification entrepris à la base. « Nous l’encourageons et lui demandons, tous ensemble, de parachever le travail déjà entamé pour le triomphe des idéaux du parti dans l’intérêt exclusif de notre localité et du pays », a-t-il ajouté. A l’en croire, l’Apr reste plus que jamais unie et solidaire avec son président, Macky Sall, à qui il renouvelle tout son engagement et son dévouement sans faille.

Mbaye BA

Le directeur général de la Bank Of Africa (Boa), Mamadou Igor Diarra, a été élevé au rang de Grand officier de l’Ordre national du mérite français par l’ambassadeur Christophe Bigot. Un geste que l’ambassadeur inscrit dans un élan qui vise à « rendre honneur au Mali et à un banquier modèle ».

Christophe Bigot s’est dit très heureux de remettre à Mamadou Igor Diarra cette décoration qui est la plus haute de l’Ordre national du mérite, à savoir, Grand officier de l’Ordre national du mérite. « C’est une décoration qui lui a été donnée par la France pour beaucoup de raisons. Il s’agit de saluer l’action du Mali, l’unité et l’intégrité du Mali. Il incarne le Mali, dans ce qu’il a de meilleur, toutes ses qualités professionnelles, son dévouement à la cause publique. Il était un grand banquier au Mali, un grand ministre », a indiqué l’ambassadeur de France au Sénégal. « Nous voulons honorer le Mali, d’autant que nous connaissons les difficultés que connait le pays. La France, avec plusieurs pays africains, dont notamment le Sénégal, est venue en secours à nos amis maliens pour éviter que le pire ne se produise. Tout n’est pas encore réglé aujourd’hui, loin s’en faut. Mais il est important de manifester notre solidarité vis-à-vis du Mali », a dit le diplomate.

Pour sa part, le Dg de la Boa a fait comprendre que c’est d’abord un grand sentiment de fierté mais surtout d’honneur de porter les insignes d’une distinction de la République française. « La France et cette partie de l’Afrique à laquelle j’appartiens ont une riche histoire commune. L’intervention de la France consacre le sauvetage de notre pays qui était menacé de disparition. Je voudrais rendre hommage à tous ceux qui sont tombés pour cette cause », a-t-il déclaré.

Amadou DIOP

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a confirmé que le président de la République, Macky Sall sera prochainement en Fédération de Russie pour une visite officielle. Il tenait ses propos à la suite de la rencontre du vice-ministre des Affaires étrangères en charge des Affaires africaines et du Moyen Orient, avec le Premier ministre. Selon Mankeur Ndiaye, la Russie joue un rôle important dans le monde et elle occupe un poste de membre permanent au Conseil de Sécurité des Nations unies. Sur la date de ce déplacement du chef de l’État à Moscou, le ministre a déclaré qu’elle n’est pas encore fixée mais cette visite se prépare.

El h. A. THIAM

Le Sénégal entend intensifier sa coopération avec la Russie dans les domaines de la pêche, de l’agriculture, de la sécurité, des hydrocarbures, etc. Cette annonce a été faite, hier, à l’issue de l’audience que le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a accordée au vice-ministre russe des Affaires étrangères, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Mikhail Bogdanov, en visite au Sénégal.

Après la récente visite du chef de la diplomatie sénégalaise, à Moscou, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie est à Dakar pour le prolongement des relations de coopération entre les deux pays.

A la tête d’une forte délégation dont l’ambassadeur de Russie au Sénégal, Sergey Kryukov, le président du conseil de l’union des producteurs de pétrole et de gaz, le vice-ministre russe s’est félicité d’avoir été reçu longuement par le Premier ministre sénégalais et une très forte délégations dont les ministres des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, et plusieurs hauts fonctionnaires de l’État. Il a rappelé que son séjour à Dakar fait suite à celle de Mankeur Ndiaye, il y a une quinzaine de jours, à Moscou. « Nous avons abordé, avec le Premier ministre, divers sujets notamment la situation actuelle dans le monde mais aussi les opportunités de coopération qui s’offrent à nos pays », a dit le vice-ministre de la Russie. Il a ajouté qu’il existe une réelle volonté des deux chefs d’État Macky Sall et Vladimir Poutine de coopérer davantage au bénéfice des deux États. Le Sénégal, selon lui, occupe un poste stratégique avec son titre de membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations unies, d’où une nécessité d’approche sur les questions politiques.

Perspectives de coopération
Cette audience, avec le Premier ministre, a-t-il confirmé, a permis de discuter et d’échanger sur des questions d’agriculture, de pêche, de commerce, etc. « Nous devons renforcer cette coopération pour qu’elle soit bénéfique aux populations des deux pays », a-t-il conclu. Pour le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, l’hôte du Sénégal est le représentant personnel du président Vladimir Poutine en Afrique et il joue un rôle important dans la diplomatie russe. « J’étais en Russie, il y a deux semaines, et nous avons dégagé toutes les perspectives de coopération d’où ce voyage à Dakar », a expliqué Mankeur Ndiaye.

Selon le ministre des Affaires étrangères, l’ouverture à la Russie est une forte volonté du président de la République, Macky Sall, qui veut diversifier la coopération sénégalaise avec d’autres pays notamment avec les découvertes de pétrole et du gaz. Il a confirmé que les échanges d’hier ont porté sur beaucoup de domaines notamment la pêche, le pétrole, le gaz, les questions diplomatiques, de sécurité avec la situation au Sahel, la situation en Corée, en Irak et en Syrie. Dans le domaine de la pêche, le ministre a indiqué que les pêcheurs sénégalais pourraient bénéficier de l’expérience russe pour la modernisation des pirogues et les chambres froides pour la conservation des produits. S’agissant du gaz, la société Gasprom de Russie va avoir des discussions avec le ministère des Finances et les autorités concernées.

El hadji Abdoulaye THIAM

Le Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr) apprécie favorablement la décision prise par Aliou Sall et Abdoulaye Timbo de renoncer à leur investiture en tant que têtes de liste de Bby dans leur département respectif. Dans un communiqué qui nous est parvenu, le Sen salue « une décision sage, lucide et responsable » prise par les camardes Sall et Timbo, respectivement coordonnateurs des départements de Guédiawaye et de Pikine. Dans le même temps, l’Apr salue l’important travail abattu sur le terrain par les militants.

Toutefois, le Sen, par la voix du porte-parole national de l’Apr, Seydou Guèye, invite tous les militants responsables à respecter « la ligne du parti » pour la confection des listes des candidats. Car, pour le Sen, cela été une volonté clairement réitérée par le président Macky Sall, à l’endroit de tous les militants, de rester à l’écoute de la Direction du Parti. Le Secrétariat exécutif national de l’Apr rappelle qu’en investiture de candidats, l’Apr procède d’une « démarche stratégique et concertée ». Démarche mise en œuvre en rapport avec les leaders des différentes composantes de la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar».

Enfin, le Sen invite tous les militants à taire les querelles. Mais aussi à rester mobilisés pour le retrait des cartes d’électeur pour un vote massif en faveur de la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», afin d’assurer au président Macky Sall une majorité confortable à l’Assemblée nationale, le 30 juillet 2017.

M. NDONG

Le Collectif pour la sauvegarde de l’héritage socialiste a invité la direction du Ps à « assumer pleinement son ancrage dans «Bennoo Bokk Yaakaar» (Bby) afin de mettre son expertise au service de notre pays le Sénégal ». Dans le communiqué de presse signé par son coordonnateur, Pape Sow, membre du Bureau politique, le collectif justifiant son invite par des « raisons de cohérence et de patriotisme », renouvelle son appel à l’unité et à la cohésion ».

Le collectif engage aussi, dans « un sursaut national», la jeunesse sénégalaise afin qu’elle prenne « conscience de sa place et de son rôle dans la construction nationale ». Le communiqué souligne « qu’au-delà des tiraillements politiques et partisans, il y a les vraies réalités et les vrais enjeux qui sont pour la plupart d’ordre social et économique, et pour lesquels notre pays s’est engagé sur plusieurs fronts. »

Pour Pape Sow et ses camarades, « le Sénégal a pris une option et donné une orientation socioéconomique à son action qui repose essentiellement sur le Plan Sénégal émergent (Pse) et la territorialisation des politiques économiques, ce qui appelle une mobilisation responsable pour relever les défis qui interpellent la nation toute entière ». C’est pourquoi ils soutiennent que « Bby doit mesurer l’importance de sa responsabilité à constituer une grande coalition dynamique dans son organisation et disciplinée dans sa pluralité ».

En perspective des élections législatives de 2017, le collectif renouvelle son engagement en faveur de la marche républicaine du Ps et invite la direction à sonner la grande mobilisation en vue d’une participation responsable dont le seul but est de consolider et de conforter la majorité de Bby à l’Hémicycle. Le document conclut que « le Ps devrait, par ailleurs, chercher son équilibre dans l’édification d’une ligne nouvelle qui recoupe aussi bien son engagement patriotique que son besoin de poursuivre sa marche vers la reconquête effective du pouvoir ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

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