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Politique (3514)

L’adhésion du Royaume chérifien à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui fera du Maroc le 16e Etat membre de l’organisation communautaire régionale, sera officialisée lors du prochain sommet de l’organisation prévu le 16 décembre au Togo, à Lomé. L’annonce est de Marcel Alain Da Souza, le président de la Commission, en visite au Maroc, selon qui « c’est un mariage sans Brexit, sans divorce, il doit être bien préparé », informe Jeune Afrique.

La demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) exprimée par le roi du Maroc, Sa Majesté Mohamed VI, le 24 février,) a abordé le dernier virage pour son effectivité. « La démarche de l’adhésion du Maroc est sur la bonne voie et elle va être annoncée lors du prochain sommet de l’organisation prévu le 16 décembre à Lomé », a déclaré Marcel Alain Da Souza, le président de la Commission, à l’issue d’un entretien le 23 août dernier à Rabat avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Du chemin à parcourir
Avec l’accord de principe qui a été donné le 4 juin 2017 à Monrovia, au Liberia, les deux parties se sont attelées, depuis cette date, à la négociation du volet juridique et technique de ce projet qui permettra au royaume d’accéder à un marché où ses banques et ses opérateurs télécoms sont fortement implantés. Et les pourparlers entre les quinze États membres de l’organisation ont permis d’observer une « convergence de points de vue » au sujet de cette requête du royaume chérifien. Ainsi, l’adhésion du Maroc à ce groupement régional devrait, concrètement, concerner la libre circulation des biens, des services, des capitaux mais aussi des personnes. Le chantier est colossal car derrière un simple traité d’adhésion se cache un travail considérable d’harmonisation tarifaire, monétaire. Le Maroc serait toutefois disposé à adhérer à une future monnaie unique, sans oublier la gestion des flux humains, informe le journal panafricain. C’est pourquoi, les deux partenaires insistent sur le fait que le projet s’inscrira dans la durée. « C’est un mariage sans Brexit, sans divorce, il doit être bien préparé », a indiqué Marcel Da Souza. Ce qui fera dire à Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine que « l’adhésion est une construction sui generis, il n’y a pas de manuel prêt à l’emploi, il faut faire preuve d’ingéniosité et de flexibilité en gardant en vue les objectifs ». La Mauritanie a été le premier pays du Maghreb à avoir intégré ce groupement, mais elle s’en est retirée en 2000. Après le Maroc, la Tunisie a aussi exprimé sa volonté d’y adhérer et ambitionne de l’intégrer en décembre prochain. En tout état de cause, en formulant la demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le Maroc confirme son intention de renforcer un pôle nord-ouest africain. Et ce fut dans un communiqué daté du vendredi 24 février 2017 du ministère des Affaires étrangères envoyé à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l’organisation, que le Maroc a demandé d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), où il jouit déjà d’un statut d’observateur.

Mamadou Lamine DIEYE

En marge de la réunion de bilan du dernier scrutin législatif tenue par la Convergence des éleveurs républicains, Alioune Dembourou Sow, le coordonnateur du mouvemement a annoncé le bouclage du montant de la caution à verser pour la participation de son candidat Macky Sall, à la présidentielle de 2019.

Le chef de l’État Macky Sall, par ailleurs président de l’Alliance pour la République (Apr), peut déjà dormir du sommeil du juste. Le montant de la caution pour participer à la présidentielle de 2019 vient d’être intégralement réuni par ses partisans regroupés autour de la Convergence des éleveurs républicains en réunion, lundi dernier, pour faire le bilan des législatives du 30 juillet dernier. La rencontre a servi de cadre pour Alioune Dembourou Sow, le président du Conseil départemental de Ranérou Ferloo et député apériste sortant, de remercier et de féliciter « tous ceux qui ont participé à l’éclatante victoire de la coalition présidentielle aux niveaux local et national », selon le site en ligne «Xibaaru». Pour M. Sow, « l’apport de nos membres à travers le Sénégal et, notamment, dans les départements de Linguère, Kaolack et Podor a été déterminant », dira-t-il. Cette victoire est d’autant plus belle du fait qu’au Ranérou Ferloo, « on a gagné avec 56,7 % voix valablement exprimées et cette victoire a été historique ». Sur ce, il a confondu dans ses salutations et remerciements « le président Macky Sall mais aussi notre tête de liste nationale, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, pour sa clairvoyance ». Il a, en outre, saisi l’occasion pour plaider l’installation de brigades mobiles aux fins de lutter contre le vol de bétails qui appauvrit les éleveurs. Et c’est sur cette lancée, en marge de la rencontre, que le coordonnateur de la Convergence des éleveurs républicains, le député apériste, a annoncé le bouclage du montant total requis et la remise du chèque devant servir au paiement de la caution du candidat-président sortant, Macky Sall, sitôt après l’installation officielle des députés devant siéger à la 13ème législature. A l’en croire, la Convergence des éleveurs républicains « est, aujourd’hui, plus que jamais déterminée à travailler pour le triomphe du président de la République, Macky Sall ». Aussi, « après l’installation officielle des membres de la 13ème législature, la remise entière de la somme qui va servir au paiement de la caution de son candidat, le chef de l’État Macky Sall pour la présidentielle de 2019», sera effectuée, a-t-il fait savoir

M. L. DIEYE

A l’occasion de la fête de la Tabaski, le chef de l’État, le président Macky Sall, a gracié deux cent trente quatre (234) personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses et détenues dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal, annonce un communiqué du ministère de la Justice. Ces personnes viennent de bénéficier de la grâce présidentielle dont 224 remises totales de peines, 6 remises partielles et 4 commutations de peine.Ont été exclues de cette mesure, tous les détenus condamnés pour des infractions particulièrement graves comme les crimes de sang, les atteintes aux mœurs, ou les trafics de drogue, précise le communiqué du ministère de la Justice.

Par cette mesure, le président de la République a tenu, à l’occasion de la fête de l’Aïd El Kébir 2017 (Tabaski), à accorder son pardon à des citoyens qui s’étaient mis en marge de la loi, ajoute le document officiel.

Le chef de l’État traduit ainsi son engagement résolu en faveur de la dignité de la personne humaine ; il a voulu, en même temps, donner à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la loi, la chance de se ressaisir en réintégrant leur famille et la société, avant la fin de leur peine, a conclu le document reçu.

Tête de liste de « Benno bokk Yaakaar » à Tambacounda, Me Sidiki Kaba est élu député après les législatives du 30 juillet. Ce juriste de formation est au service de l’homme. Sidiki Kaba, l’actuel ministre de la Justice, Garde des Sceaux, président de l’Assemblée générale des États parties de la Cour pénale internationale (Cpi), reste un homme modeste, humble et courtois.

Député tête de liste départementale « Benno Bokk Yaakaar », son ultime combat est de donner au président Macky Sall un deuxième mandat. « Nous connaissons ce digne fils de la région. Chaque année, il parraine et accompagne les acteurs sportifs régionaux qui vivotent par manque de soutien. Ses amis et ses proches rappellent qu’il est régulier à Tambacounda et chaque fois qu’il y vient, il se rend sur la tombe de ses parents ». A Tambacounda, il consacre son temps à rendre visite à ses copains et à siroter le thé avec eux. A travers ce geste, il perpétue les actions de son père.

A Kédougou, il est considéré comme un homme bien dans les cœurs de ses concitoyens. Sidiki Kaba ne cesse d’œuvrer pour accompagner l’émergence économique de la région, constate un proche du ministre.

Le président de la République française, François Hollande, en l’élevant au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur française, au palais de l’Élysée en 2015, avait rappelé en ces termes: « Vous êtes né à Tambacounda, une ville de l’Est du Sénégal, dans l’intérieur des terres... (école régionale devenu Batou Diarra en primaire). Vous êtes allé au lycée à Dakar (Lamine Guèye alors Van Vollenhoven) et vous avez découvert les grands écrivains de la littérature française, c’est-à-dire les écrivains universels: Montesquieu pour la séparation des pouvoirs, Victor Hugo pour la défense des plus faibles et Albert Camus pour les libertés».

Des combats pour les droits de l’homme
Ceci pourrait expliquer le parcours de Sidiki Kaba qui, de combattant pour les libertés, est défenseur et protecteurs des faibles, à l’instar de Albert Camus et Victor Hugo. Il est aussi et en même temps, au cœur de la prise en charge de la séparation des pouvoirs, autant chère à lui, qu’à Montesquieu. Dans la lutte contre les violences faites aux femmes, il a contribué à l’abandon de l’excision au Sénégal en 1999 et dans d’autres pays. Il a activement participé à la campagne pour l’abolition de la peine de mort au Sénégal, au Togo, au Rwanda et dans d’autres pays en Afrique et dans le monde. Son engagement en faveur de la création de la Cour pénale internationale (Cpi) dont il est membre fondateur en 1995, à New York, pour la coalition pour la Cpi autour de 2500 organisations non gouvernementales. Il a contribué à la campagne qui a abouti à la création du statut de Rome pour le Sénégal comme premier pays du monde à le ratifier. Il a introduit, en tant que président de la Fidh, la requête ayant abouti à la première décision de la Cpi le 17 janvier 1998 sur « Le Statut de Rome », officialisant la Cour pénale internationale, aussi appelé le Statut de la Cour pénale internationale. S’agissant de la liberté de la presse, Me Kaba a défendu plusieurs journalistes de son pays et d’ailleurs. Il a garanti l’accès des victimes à la justice en défendant les victimes tchadiennes et du régime de Hissène Habré, des victimes guinéennes du 28 décembre 2009 et des victimes ivoiriennes de la crise postélectorale de 2010. La vulgarisation et la maîtrise des instruments nationaux et internationaux des droits de l’Homme sont aussi à mettre son actif. Il a animé des conférences dans beaucoup d’universités dans le mode entier et régulièrement pendant toute sa carrière et cela a abouti à des contributions sur les droits de l’Homme sans compter les nombreux ouvrages qu’il a écrits. Dans la promotion et la défense des droits humains, il est fondateur de plusieurs organisations non gouvernementales africaines pour les études des droits de l’Homme (Acdrn), l’Union interafricaine des droits de l’Homme (Uidh), les Centres africains pour la résolution des conflits (Catrec). Défenseur des défenseurs des droits de l’Homme au Burkina Faso, son combat l’a aussi poussé vers la torture et les traitements humains dégradants. Il a soutenu les victimes mauritaniennes et obtenu, avec le Fidh, en France, la première décision de la Cour d’assises de Nice. L’unité des fils de la région qu’il a réussie à réaliser le porte au pinacle des bâtisseurs. Tambacounda, longtemps derrière par son niveau de développement, est en train de voir devant lui de beaux jours avec les grands projets inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

Malgré le poids de ses charges professionnelles, le rythme de ses activités et la rigueur liée à l’urgence, Sidiki Kaba, en papa poule veille avec la plus grande affection et toute l’attention requise sur sa famille à qui il a inculqué les plus grandes valeurs humaines dans l’éducation. « C’est toute une fierté pour nous que d’avoir comme papa, Sidiki pour qui nous ne faisons que prier pour que Dieu lui accorde une très longue vie », soulignent ses enfants. Il est entré en politique par amour pour Tambacounda et par adhésion à la démarche du président Macky Sall.

Pape Demba SIDIBE

Le secrétaire général du Rassemblement des travailleurs africains (Rta/Sénégal/ « Péncoo Réew », El Hadji Momar Samb, livre ses vérités dans cet entretien. Il revient sur les dernières élections remportées par Benno et la crise dans certains partis de la mouvance présidentielle. Selon lui, des efforts sont nécessaires pour améliorer les rapports entre les différentes composantes de la coalition.

Quel commentaire faites-vous sur votre large victoire ?
C’est une victoire acquise de haute lutte. Car, il a fallu relever plusieurs défis dans le processus de sa construction. En effet, pendant que nos adversaires occupaient les médias et faisaient feu de tout bois pour diaboliser la coalition, nous avons, de manière systématique, travaillé à mettre en place nos structures afin de relever le défi de l’organisation de nos forces. C’est ainsi qu’on a installé les structures des jeunes, des cadres, des sages, de la communication, celle des femmes étant déjà fonctionnelle et en activité depuis 2012. Après, il a fallu confectionner une liste commune. Ce n’était pas évident, car la coalition est de composition large et diversifiée mais, nous avions conscience que la division pourrait nous être fatale. On a tout fait pour garder intacte cette unité, malgré les exceptions résiduelles. J’ai parlé d’esprit de sacrifice, car certains partis politiques n’ont pas eu le nombre d’investis escompté, d’autres, comme le Rta-S, n’ont eu aucun investi, ni au poste de titulaire ni au poste de suppléant. Malgré tout, ces forces ont tu leurs frustrations et mécontentements, pour mettre en avant l’intérêt supérieur du collectif, de la coalition, pour présenter une liste unique des investis de « Benno Bokk Yaakaar » (Bby), après un arbitrage du président de la coalition accepté par toutes ses composantes. C’était un deuxième défi relevé, pendant que nos adversaires sont allés dans une dispersion sans nom. Le troisième défi est celui de l’acceptation de tous de porter cette liste unique des investis de Bby, de faire preuve d’un engagement résolu, d’assurer, dans l’unité, une mobilisation exceptionnelle pour l’emporter devant nos adversaires.

Tout ce dispositif articulé à une stratégie définie par le président Macky Sall, président de la coalition, et partagée par l’ensemble des parties prenantes a été largement suivie. Sans folklore (sauf exception), les militants sont allés à la rencontre des populations pour faire partager le bilan des politiques publiques déroulées par le gouvernement de Bby depuis 2012.

Nous avions à la clé une seule question : ces politiques vont-elles dans le sens de la défense des intérêts des populations, dans le sens du progrès, de la paix et de la stabilité du pays ? Les populations ont répondu de manière nette et claire !

Au total donc, la victoire de Bby, loin d’être usurpée, a été acquise à l’issue d’une lutte soutenue des militants de la coalition, avec un esprit de sacrifice solide et une discipline librement consentie, dans une direction stratégique pertinente.

Pensez-vous que la région de Dakar pourrait être confirmée a la présidentielle 2019 vu l’écart trop serré ?
Dakar est une région difficile pour tout pouvoir, en tant que lieu de concentration de l’opposition, mais aussi de la protestation politique, syndicale, « société civile » surmédiatisée par la presse. Quelque fois « les bruits » dont on fait cas s’avèrent souvent être de simples bulles qui éclatent au contact de l’air. Mais, je pense sérieusement que les victoires acquises au référendum de mars 2016 et aux dernières législatives devraient être confirmées à la présidentielle de 2019, si la coalition travaille mieux et parvient à transformer toutes les perceptions négatives que certains secteurs de l’opinion ont des politiques gouvernementales en perceptions correctes, positives.

Justement, l’opposition parle de fraude et de transferts d’électeurs, êtes-vous de cet avis ?
Une analyse objective des élections ne peut retenir une telle appréciation. Personne ne peut, en toute objectivité, vous dire, au moment du vote, toute la journée durant, qu’il a assisté à un transfert d’électeurs (venant d’où pour aller où) ? Si cela était avéré, c’est la presse qui en aurait parlé avant tout le monde, ou qui serait requise pour en témoigner. Je considère que cela fait partie des éléments de construction pénible d’une justification de la défaite, après coup.

Mis à part les retards notés ici et là et dont la presse a fait cas, chacun, dans son centre de vote, comme tout responsable ayant visité les centres de sa commune, peut se rendre compte que le scrutin s’est déroulé dans le calme, la transparence et la sincérité. A la fin, les bulletins ont été comptabilisés, les résultats transcrits dans les procès-verbaux en présence des représentants des listes et affichés, sans contestation aucune. Idem dans les départements. On est sidéré, dès lors que chaque représentant de liste détient, par dévers lui, les dits Pv, d’entendre tous ces cris proférés sur des fraudes éventuelles. Il faudrait rappeler que les listes électorales de tous les bureaux de vote étaient à la disposition de toutes les coalitions de partis ou partis en compétition, bien avant le jour du scrutin, permettant un contrôle en amont des opérations.

Qu’est-ce qui a fait la différence ?
A mon avis, la différence réside dans ce que j’ai dit au début. Les politiques en cours dans ce pays, dans tous les domaines, s’inscrivent dans une dynamique de progrès, de paix, de réponses aux préoccupations des populations, pour la grande majorité. Quelques exemples : sur le plan économique, les indicateurs macroéconomiques sont au vert, les moteurs de la croissance dans l’agriculture, etc. sont allumés et apportent des réponses concrètes aux attentes des paysans, éleveurs, pêcheurs, etc. ; dans l’industrie, des sociétés bradées ou mises à mort, sous A. Wade, ont été reprises par l’État et remises en marche (Suneor, Transrail, Ics). Il est évident, dès lors, que les travailleurs de ces secteurs comme ceux admis à la retraite et dont les pensions ont été relevées de 40 % ne peuvent pas tourner le dos aux réponses concrètes apportées par le régime de Bby à leurs attentes. Ajoutons-y, sur le plan social, toutes les politiques mises en œuvre dans l’urgence (Pudc, Puma) pour apporter de l’eau potable, de l’électricité à des milliers de Sénégalais, des pistes de production pour les sortir de l’enclavement, etc., sans oublier la Cmu et les bourses de sécurité familiale visant à combattre l’extrême pauvreté. La remise à niveau de la production et de la distribution de l’électricité accompagnée d’une diminution de 10 % du prix de celle-ci traduit un souci politique et social majeur dans le sens d’alléger, pour les populations, le coût d’un service de première nécessité. Il est important de savoir d’où nous venons pour mieux apprécier les actes posés par le pouvoir de Bby. Certes, l’idéal n’est pas encore atteint et beaucoup reste à faire.

Sur le plan sécuritaire, la grande crise casamançaise, avec ses nombreuses victimes et désastres humains, économiques, écologiques qui perduraient depuis plus de 30 ans, connaît, aujourd’hui, grâce aux politiques conduites par le gouvernement, sous l’inspiration du président Macky Sall, une accalmie certaine qui permet d’augurer d’une résolution pacifique définitive. Mais comment peut-on se réclamer du peuple, défendre les intérêts de la majorité des populations de ce pays et ne pas saluer la mise en œuvre de telles politiques ? Comment peut-on se réclamer du patriotisme et ne pas les porter pour les faire aboutir au grand bien des populations démunies, exclues depuis des décennies de la dynamique de développement ? C’est cette dynamique visible, palpable, pour la majorité du peuple qu’il faut défendre et accompagner ! C’est là que réside la différence, là où se situe la force du pouvoir de Bby.

La crise commence à gagner des partis alliés. Après les dissidences à l’Afp, au Ps, Ld debout entre dans la fronde. Est-ce qu’il n’y a pas de risques d’ici à la présidentielle de 2019 ?
Aucun parti ne peut échapper à la dynamique politique en cours dans ce pays. Car, elle remet en question des certitudes confortables lorsque celles-ci sont confrontées à la réalité. Nombre de militants et de forces politiques qui ont participé à l’alternance développent aujourd’hui des réactions de colère contre le pouvoir sur telle ou telle question qui les empêchent de voir, de considérer à leur juste valeur les politiques développées en direction des populations. Cela repose, quant au fond, la question centrale de notre engagement politique : « on s’engage pour quoi, pour qui ? ».

L’impatience est l’un des éléments de cette subjectivité qui voile les yeux de certains de nos compatriotes se réclamant du peuple et qui refusent de considérer les pas concrets et progressifs qui ont été accomplis, depuis qu’on a quitté le royaume du chaos dans lequel nous avait plongés le régime de Wade. « D’où nous venons ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ? », dans un contexte régional, sous-régional et mondial dont la complexité et la dureté sont exceptionnelles, nous semblent être des questions incontournables, aujourd’hui.

Elles méritent une analyse lucide et sereine, sans laquelle les errements vont affecter, pour longtemps, les forces qui se réclament du progrès et devant les déconvenues de la réalité, les processus de division et d’émiettement vont se perpétuer, sans que cela n’apporte des solutions aux problèmes que pose l’exigence de renforcement et d’élargissement de nos partis, surtout de gauche, et au-delà, du développement inclusif de notre société.

S’y ajoutent les ambitions personnelles d’hommes et de femmes du monde politique comme des autres mondes (religieux, syndical, société civile, etc.) qui rêvent de destin présidentiel ou de réalisation personnelle à travers l’acquisition de postes ou de fonctions en tant que moyens permettant d’y parvenir. La persistance de la culture de la politique alimentaire, élevée à son paroxysme par le régime de Wade gagne les rangs des partis de Gauche qui en étaient épargnés jusqu’ici et la vie politique elle-même. La puissance de l’argent transforme les objectifs : on ne se bat plus pour le peuple mais pour sa propre promotion car dit-on, la politique s’arrête dans ce monde d’ici bas. Cela rend la compétition féroce à l’interne comme à l’externe. Le « bëgg tekki » est devenu un objectif politique se substituant à l’engagement militant.

On n’a pas beaucoup vu votre parti durant les élections. Êtes-vous toujours satisfaits du compagnonnage même si votre dernier Secrétariat approuve les résultats ?
Il est vrai que notre visibilité en tant qu’entité Rta-S n’a pas été évidente au cours de ces élections. Mais ce n’était pas le but du jeu, ni une exigence de l’enjeu. Nous avons joué dans le collectif, partout où nous avons des militants Rta-S/ » Péncoo Réew ». Le mot d’ordre était que chaque camarade rejoigne les rangs de Bby et œuvre de toutes ses forces pour le triomphe de la liste de la coalition, quand bien même, notre parti n’a pas d’investi. Pour nous, l’engagement politique se situe au-delà de nos individualités, au-delà de nos organisations prises individuellement. Il réside dans la conscience et la conviction que l’on fait œuvre utile au service exclusif du peuple sénégalais.

Notre parti travaille pour garder fermement en main sa ligne politique identitaire qui met en avant les intérêts supérieurs du peuple et du pays au-delà de tout. Nous sommes dans la coalition Bby parce que nous estimons que les réformes entreprises vont dans le sens d’apporter des réponses aux aspirations profondes du peuple sénégalais. Tout n’est pas rose, loin s’en faut et c’est pourquoi nous estimons que des efforts sont nécessaires pour améliorer les rapports entre les différentes composantes de la coalition. L’unité dans la diversité ne doit pas être un vain mot, mais plutôt un comportement, un état d’esprit à cultiver de manière continue. L’ouverture d’esprit et l’acceptation de l’autre pour forger l’organisation politique apte à nous donner des victoires pour l’avancement du Sénégal et de l’Afrique doivent être notre seule et unique préoccupation de l’heure. Cela nous vaut quelque fois des sacrifices énormes.

Est-ce qu’il n’y a pas de correctifs à apporter dans Benno ?
Assurément. Bby doit corriger à plusieurs niveaux tant dans l’application des politiques publiques, maintenir les dynamiques en cours et les renforcer pour apporter les meilleures réponses aux attentes des populations, élever qualitativement le niveau de la communication institutionnelle, inscrire plus que jamais le dialogue sectoriel dans l’élaboration et l’application de ces politiques, avoir pour seul et unique crédo : répondre aux préoccupations des larges masses populaires.

Sur le plan des attitudes et comportements, faire preuve d’humilité comme le recommande le président de la coalition, de discipline, d’abnégation pour être au service exclusif des populations. Bannir les attitudes personnelles de positionnement et de rivalités politiques, à tous les niveaux.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) a organisé, samedi, une journée de partage sur les élections législatives. Une occasion pour réfléchir sur les perspectives pour les joutes électorales à venir. Pour la coordonnatrice, Thérèse Faye Diouf, il faut des stratégies de combat pour gagner 2019.

‘’Il nous faut des stratégies très claires de combat pour réélire le président de la République dès le premier tour’’, a dit Thérèse Faye Diouf, qui se félicite de la grande victoire née des élections législatives.

Selon elle, « dans l’histoire du pays, pour une première fois, la coalition Bennoo Bokk Yaakaar a duré plus de 5 ans ».

« Cette coalition est pour construire le Sénégal et non pour des deals politiques. Nous avons surmonté les obstacles des législatives. Notre leader (Macky Sall) a un coefficient personnel qui a eu un impact très positif sur les législatives, mais également, le choix porté sur le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah  Dionne », a-t-elle affirmé.

Prenant la parole, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang a souligné que leur engagement découle des valeurs qu’ils partagent avec le président de la République. « La jeunesse reste au centre de notre stratégie. Les élections législatives et l’élection présidentielle sont totalement différentes. Il faudra beaucoup de générosité pour gagner 2019. Aux responsables, les plus grands devront aider les plus petits ; c’est cette générosité qui manque de temps à temps. La vérité, c’est que nous devons chercher les milliers de jeunes qui adhèrent à notre cause », a-t-il indiqué.

Au terme de la rencontre, un mémorandum a été remis au directeur de cabinet politique du président de la République, Mahmout Saleh. Ce dernier a loué l’apport des jeunes venus des 45 départements du Sénégal. « Les positions de sinécure qu’occupent certains responsables est du fait de la mobilisation particulière des jeunes. Il est inacceptable qu’ils soient dans la précarité. Si les jeunes, dans la courtoisie, se mobilisent pour faire remonter au président de la République leurs aspirations légitimes, je suis convaincu que les conditions seront créées pour leur apporter des solutions », a-t-il conclu.

Serigne Mansour Sy CISSE

Théodore Chérif Moonteil, qui était tête de liste nationale de l’Union citoyenne « Bunt-Bi », va siéger, pour la première fois, à l’Assemblée nationale. Ce député nouvellement élu, qui veut replacer les citoyens au cœur de l’action publique, demande à ses futurs collègues d’être des représentants du peuple et non des représentants de partis politiques ou de coalitions. Ce cadre de l’industrie agroalimentaire soutient ne pas être politicien professionnel même s’il est engagé depuis 11 ans.

C’est l’une des surprises des élections législatives. Théodore Chérif Monteil, directeur opérationnel national de l’Union citoyenne « Bunt-Bi » et tête de liste dudit parti a été élu député lors du scrutin du 30 juillet dernier. Même s’il n’est pas très bien connu du paysage politique, Théodore Monteil indique que depuis qu’il a 11 ans, il s’intéresse à la politique. « J’ai toujours considéré que la politique est un milieu où se prennent toutes les grandes décisions qui concernent le pays et quand un citoyen veut participer à la vie de son pays, il est intéressant qu’il fasse de la politique », lance-t-il. A l’Assemblée nationale pour la première fois, M. Monteil entend appliquer son concept de campagne électorale autour du triptyque : « je représente, je légifère et je contrôle ». « Le député est un représentant du peuple, il ne se choisit pas, on lui confie un pouvoir. Quand vous représentez des gens, vous devez établir un dialogue permanent avec eux. Il y a aussi légiférer qui signifie voter des lois présentées par l’Exécutif, faire des propositions de lois pour le peuple. Enfin, le plus important, c’est le contrôle et l’évaluation des politiques publiques. Ce qui ne peut être fait que par un député libre et c’est pourquoi on n’a pas voulu être élu sur la liste d’une coalition parce que dans ce cas, nous serons choisis par le président de la République et là, nous ne pourrons pas contrôler l’action du gouvernement », explique-t-il. Il veut ainsi que les députés soient des représentants du peuple et non ceux des partis et coalitions politiques.  

Sa rencontre avec Wade à 11 ans
Théodore Monteil, âgé de 52 ans, marié et père de 3 enfants, soutient qu’il est engagé depuis sa jeunesse, étant à cheval entre un père syndicaliste et un oncle militant du Pds. « Le premier homme politique qui m’a inspiré en politique est le président Abdoulaye Wade que j’ai rencontré quand j’avais 11 ans en 1976. Il m’a fasciné par son approche, les défis qu’il voulait relever pour le pays et par le charisme de l’homme. Étant étudiant aussi, j’ai toujours milité dans les associations estudiantines. Sans militer au Pds, j’ai toujours été proche de ce parti parce que j’ai grandi dans une maison du Pds, puisque mon oncle, feu Marcel Bassène, vice-président de l’Assemblée nationale, était un militant actif du Pds. Chaque fois que je devais me mobiliser, je l’ai fait ; même en étant pas militant, j’étais au premier rang quand le président Abdoulaye Wade a été arrêté et j’étais tous les jours devant le Palais de justice quand on le jugeait », confie-t-il. Poursuivant le sens de son engagement, il se rappelle : « mon père était syndicaliste et je le revois encore, chassé de son logement de fonction, en 1971, suite à une grève des directeurs d’écoles ; cela m’a profondément marqué et je me suis dis, dans un pays, si l’on peut être sanctionné juste parce que dans son travail, on a fait des revendications, il est important que les gens sachent ce qui est l’engagement. Sans l’engagement dans un pays, on est dirigé par un groupe d’individus qui prend en otage les gens ».

C’est en 2007, que ses amis et lui ont créé leur parti qui a, depuis, participé aux élections, considérant que les partis politiques, au Sénégal, faisaient de l’embrigadement. « Il est important que les citoyens sachent que la politique ne doit pas être laissée seulement entre les mains des politiciens professionnels. On peut avoir un métier et faire de la politique car nous devons tous participer à l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais ; nous devons réconcilier l’électeur et l’élu car, pendant très longtemps, on a considéré qu’il n’y avait que les politiciens qui devaient être élus et en face, les citoyens être que des  électeurs », laisse entendre Théodore Monteil. Concernant son cursus, Théodore Monteil est un cadre de l’industrie agroalimentaire. Il est titulaire d’une maîtrise de chimie organique et d’un troisième cycle de chimie et biochimie des substances naturelles. Il a aussi un master en management logistique et ingénierie des transports. Actuellement, M. Monteil est directeur du développement et des grands projets de Senico et professeur associé au Cesag en management, logistique et gestion de la production.

Concernant son rapport avec la mouvance présidentielle, en tant que membre fondateur de Macky 2012 et parti de « Bennoo Bokk Yaakaar », Théodore Monteil explique que sa position comme député élu, c’est d’être certainement député non inscrit, « mais je suis dans une organisation politique qui est structurée et qui prend des décisions de façon collégiale ».

Oumar KANDE

Même si elle n’a pas eu de députés lors des dernières élections législatives du 30 juillet 2017, la coalition « Joyyanti » se réjouit, toutefois, de l’impact du message qu’elle a délivré aux populations.

La coalition « Joyyanti » qui a été dirigée par l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye « se réjouit de l’impact de son message chez les populations » lors des élections législatives du 30 juillet 2017. Dans une déclaration parvenue à la rédaction, lors de la campagne pour les législatives, « Joyyanti » a délivré un message « appelant au renforcement de la démocratie sénégalaise par le choix de députés résolument engagés dans la défense de l’intérêt général et le contrôle de l’Exécutif ». « La délivrance de ce message nouveau devra être poursuivie par les partis membres de la coalition afin de conduire, à brève échéance, au renouvellement de nos pratiques démocratiques, et ainsi relever le défi de l’évolution de notre Nation et de notre « vivre ensemble » face à un monde en mutation, par la promotion de l’éthique, du débat d’idées et le respect du citoyen qui pense différemment », appelle le directoire de la coalition « Joyyanti ».

Toutefois, « Joyyanti » déplore le processus de déroulement du scrutin du 30 juillet dernier. D’après le communiqué, ces élections qui devraient être un test grandeur nature pour confirmer le niveau de démocratie du Sénégal ont été marquées par des manquements dans l’organisation. « Joyyanti » déplore aussi la « position partisane » du ministre de l’Intérieur en charge du processus électoral. « L’opposition et l’ensemble des forces démocratiques doivent donc se battre et exiger la nomination d’une personnalité indépendante et neutre à la tête du ministère de l’Intérieur dans la perspective de l’organisation de l’élection présidentielle de 2019. Tout autre combat serait vain », appelle la coalition « Joyyanti ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse), Aliou Ardo Sow, a rejoint sa dernière demeure hier, après l’hommage mérité rendu par le président Macky Sall, au nom de toute la Nation. Il est un modèle d’homme dont le parcours, les qualités et les vertus vont encore inspirer des générations et des générations de Sénégalais. Les bâtisseurs ne meurent jamais, leurs réalisations au service des hommes et de la communauté leur survivent et défient le temps.

Il est réconfortant de constater que, dans le pôle urbain de Diamniadio, une vision et une ambition du Président Sall déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse), un fils d’Aliou Ardo Sow figure parmi les développeurs privés engagés aux côtés de l’Etat, pour bâtir sur 1.946 hectares de superficie, répartis sur 4 arrondissements avec un total de 38 quartiers.

Ainsi, à partir de décembre, les six développeurs accompagnés par la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) pour une enveloppe de plus de 25 milliards de FCfa à ce jour, commenceront à livrer plus de 2.000 logements, fruits de l’expertise nationale. Une Nation et un pays se construisent par ses fils. Aliou Ardo Sow en est un et a participé à l’essor du Sénégal, se faisant un nom dans les Btp, qui a même dépassé les frontières nationales. Le témoignage du président Macky Sall est d’ailleurs éloquent à ce sujet : « Aliou Sow est un modèle de ténacité et de constance dans la quête de l’excellence ».

Valeureux capitaine d’industries, il est parti de rien et a porté haut le flambeau national, en entrepreneur privé, à la tête de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse). Autant la nouvelle de son rappel à Dieu a été brutale, autant les témoignages ont fleuri pour magnifier l’œuvre de cet homme pétri de talents et visionnaire. C’est d’ailleurs à l’unanimité qu’ont été salués sa légendaire discrétion, sa grande générosité, son humilité.

Après quelques années dans l’industrie pétrolière, il a su, dans les années 1970, lancer la Cse, entreprise de Btp, période où le président Senghor théorisait sur la nécessité, pour l’Afrique, de créer sa classe d’hommes d’affaires devant prendre le relais des négociants et industriels français et anglais qui s’étaient établis dans le sillage de la colonisation. On se rappelle du fameux compte « K » créé dans le but de financer ces entrepreneurs sénégalais de l’époque et qui, pour la plupart, firent faillite avec des scandales financiers jusqu’ici jamais élucidés.

Pendant que l’Etat tentait de « créer » des entrepreneurs, Aliou Sow qui en était vraiment un, finissait son apprentissage des pratiques managériales dans les entreprises françaises qui dominaient l’économie sénégalaise à cette époque. Armé de sa foi et de sa vision, il a démontré, quelques décennies plus tard, par les actes posés et la taille de son groupe dont la renommée et l’expertise étaient saluées au-delà des frontières du Sénégal, que le talent d’un vrai capitaine d’industrie ne se mesure pas au nombre de ses sorties médiatiques.

Avec abnégation, Aliou Sow a bâti un groupe dans les Btp dont les compétences techniques, la qualité des travaux et la gestion de la rigueur dans les délais ont conquis plusieurs clients, au Sénégal et dans la sous-région, clientèle parmi laquelle on compte des Etats et de grands groupes privés. Voilà un modèle de chef d’entreprise dont le parcours doit inspirer les jeunes générations afin de les convaincre définitivement, qu’en dépit d’un environnement difficile, il est toujours possible de tirer son épingle du jeu.

Les échecs ne doivent pas être l’épouvantail qui interdit de recommencer. Chaque échec dans la vie doit être une occasion de se remettre en question, de tirer les enseignements et de continuer dans l’effort. C’est, armés de telles convictions, que ces milliers de jeunes qui s’essaient dans l’entreprenariat pourront réaliser leur rêve : bâtir une entreprise qui participe à l’effort de développement national, quelle que soit la taille de l’entreprise créée. La sélection naturelle voudrait que des capitaines d’industrie, des champions comme Aliou Sow, on les compte sur les doigts d’une seule main.

Nous devons retenir aussi de cet homme, dont la foi est incontestablement saluée par tous ceux qui l’on approché, qu’avant l’heure, il a pratiqué dans le réel la Responsabilité sociale d’entreprise (Rse) bien avant que le concept ne soit théorisé au Sénégal. Les mosquées, centres de santé et autres infrastructures sociales à son actif, le long des routes qu’il a construites et au profit de populations démunies, est la preuve que c’était un homme généreux, au grand cœur. Ses nombreuses actions sociales en direction de ses employés signifient qu’il était un homme d’actions qui n’étaient pas seulement mû par le profit.

Enfin, au cours de sa vie, il a su semer en ses enfants la soif d’entreprendre. Yérim Sow s’est mis à son compte et est en train de réussir un brillant parcours d’entrepreneur. Tandis que la maison Cse a été confiée à Oumar Sow pour continuer et consolider l’œuvre du patriarche. Que Dieu l’accueille en son Paradis et descende sa Grâce et sa Miséricorde sur lui. Amen !

 

Le président Maky Sall est arrivé, hier, à Taïf à 16 heures 40 minutes à la tête d’une forte délégation dont le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo, la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Mme Aminata Tall, et de nombreuses personnalités. Il a présenté ses condoléances à la famille Gaindé Fatma à l’occasion de la disparition de Serigne Abdou Fattah.

Avant de se rendre à Taif, à Touba, la ville sainte, le chef de l’État s’est entretenu avec le Khalife général des mourides Serigne Sidy Makhtar Mbacké et son porte-parole. Le chef de l’État a été accueilli par Sergine Cheikh Abdou Bally Mbacké et ses frères. Il a été conduit à la grande salle du bâtiment où l’attendait toute la descendance de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, le khalife de Darou Khoudoss, et toute la famille de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké, Ibn Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Après un entretien à huis clos avec le Khalife de Darou Khoudoss, le président Macky Sall est sorti où l’attendaient les populations de Taif, les personnalités politiques et religieuses pour recevoir ses condoléances.

Prenant la parole, pour présenter ses condoléances à la famille, il est revenu sur ses relations avec Serigne Abdou Fattah, qui rappelle-t-il, suite à la disparition de Serigne Mbacké Sokhna Lo, lui avait promis soutien et prières. « Il s’est acquitté de son engagement jusqu’à sa disparition », a dit le chef de l’État. Il s’est aussi souvenu de ses relations avec Taif où il a séjourné avec sa famille et des amis avant sa nomination au ministère de l’Hydraulique. Selon lui, Serigne Mbacké Sakho est à la base de cette relation. Macky Sall a regretté la perte d’un homme simple, courtois, vertueux avant de prier pour le repos de Serigne Abdou Fattah. Il a ensuite salué toute la famille de Serigne Abdou Fattah qui dit-il est la sienne. Le président Sall a renouvelé son engagement de cheminer avec la famille de Taif et prié que le Tout puissant assiste Serigne Abdourahmane Mbacké, le nouveau khalife de Serigne Cheikh Gaindé Fatma et de Taif, pour le succès de sa mission. Le président a ensuite remercié et encouragé tous les responsables politiques présents notamment les députés Abdou Lahad Seck « Sadaga » Alla Sylla, Mbaye Tine le maire de Taif, etc. A Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, il a présenté des excuses pour les critiques à cause de sa désignation comme tête de liste de la coalition lors des récentes élections. « Je vous ai sollicité et vous avez répondu favorablement, je ne peux que vous en remercier et présenter toutes mes excuses pour les difficultés engendrées, néanmoins seul le résultat final compte ».

Au nom de la famille, Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, a tenu à présenter les condoléances de la famille au président Macky Sall et au peuple sénégalais, car selon lui, c’est le chef de l’État et le peuple sénégalais qui ont perdu, avec la disparition de Serigne Abdou Fattah. « Il était un grand cadre qui a rendu service à son pays, un homme de grande vertu et d’une grande dignité qui est partie ». « Pendant son magistère à la tête de la famille, il a fait de grandes réalisations. J’ai été à ses côtés et j’ai beaucoup appris et il m’a ordonné de vous soutenir parce qu’il voyait en vous un homme bien », a dit le marabout. Il a poursuivi « qu’aujourd’hui que Serigne Abdourahmane Mbacké, le Khalife de Serigne Cheikh s’est engagé à vous soutenir, sachez qu’il est le passage obligé et son engagement implique toute la famille ». Évoquant les législatives, il a présenté au président de la République, tous les membres de la famille Mbacké qui l’ont soutenu, et renouvelé leur engagement à œuvrer à ses côtés. Serigne Issakha Mbacké, présent à la cérémonie, a prié pour l’assistance. Avant de quitter Taif après la prière de « Takussane », le président Sall s’est recueilli au mausolée de Serigne Abdou Fattah.

Mamadou DIEYE

En direction vers Taïf pour présenter ses condoléances à Serigne Abdou Rahmane Mbacké Gaïndé Fatma, le président Macky Sall a été reçu, pendant une trentaine de minutes, par le khalife général des mourides Cheikh Sidy Makhtar Mbacké, qui lui a renouvelé sa confiance indéfectible.

« Je vous réitère ma confiance et mon espoir. J’avais pressenti que vous étiez le meilleur profil pour diriger ce pays. Aujourd’hui, encore, je me rends compte que vous êtes à la hauteur de mes attentes. L’intérêt du pays est votre priorité. Vous aimez le Cheikh (Serigne Touba). Mes préoccupations sont aussi vos priorités ». C’est en ces mots que le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, a répondu au discours du président de la République Macky Sall qui, hier, vers 14 heures, a été accueilli, chaleureusement, par Cheikh Sidy Makhtar Mbacké.

En partance pour Taïf, le chef de l’Etat, accompagné du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, du ministre-conseiller spécial du chef de l’Etat, Mor Ngom, du ministre-conseiller chargé de la Communication, El Hadj Hamidou Kassé, et du député Moustapha Diakhaté a remercié le guide suprême de la communauté mouride pour son soutien et ses prières durant ces dernières élections législatives.

A en croire Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, porte-parole permanent du khalife général des mourides que nous avons joint au téléphone, le Président Sall s’est félicité de la victoire obtenue lors des joutes électorales, mais surtout de la paix qui s’en est suivie. Il a aussi présenté ses condoléances au khalife suite aux décès de Serigne Modou Aïcha Mbacké et Serigne Abdou Fattah Mbacké Gaïndé Fatma. Après cette entrevue, le chef de l’Etat s’est senti revigoré par cette marque de confiance renouvelée du guide supérieur des mourides. Ont pris part à cette audience Serigne Bara Maty Lèye, fils du khalife, le maire Abdou Lahad Kâ et Abdou Lahad Diakhaté.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président de la République, Macky Sall, a annoncé, hier, que le Pont de l’émergence sera rebaptisé en hommage à l’homme d’affaires, Aliou Sow décédé le 23 août dernier à Paris. Il a fait cette annonce lors de la levée du corps. « Aliou Ardo Sadio Sow mérite que le Pont de l’émergence, l’une des œuvres majeures que nous avons réalisées par le canal de son entreprise, puisse porter désormais son nom », a souligné le chef de l’État. « Avec la disparition d’Aliou Sadio Sow, c’est une figure emblématique du secteur privé sénégalais et africain qui s’en va. Mais il restera pour tous, et en particulier pour la jeunesse africaine, un modèle de vie, un exemple à suivre, mais aussi un modèle d’humilité », a justifié Macky Sall. 

Il a indiqué qu’il procédera au baptême avec tout le secteur privé du Sénégal.
Réceptionné il y a quelques mois de cela par le président de la République, le Pont de l’émergence est à cheval entre les communes de Grand Yoff, Patte d’Oie et les Parcelles assainies. Il facilite la mobilité entre Dakar et la banlieue.

B. DIONE

A la mosquée omarienne de Dakar où il a pris part, hier, à la levée du corps de l’homme d’affaires Aliou Sow, le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita a loué les qualités humaines du fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (Cse). « Je ne parle pas en tant que chef de l’État du Mali mais en tant que fils. Le fils d’un homme qui m’a reconnu comme fils », a souligné le président malien visiblement attristé par le rappel à Dieu de l’homme d’affaires.

Il a rappelé le dernier séjour du défunt dans son pays. « Alors que sa santé commençait à chanceler, il a tenu à venir à Bamako s’excuser et me dire : mon fils, je n’ai pas été à ton investiture mais je tenais à venir au Mali te faire des bénédictions (...). Quand j’ai remarqué que son lieu de séjour n’était pas idoine, j’ai proposé de le reloger ailleurs, mais il m’a répondu en ces termes : « non mon fils, ma chambre est confortable et j’ai un coin pour prier », a fait remarquer Ibk. Et le président malien poursuit : « Il a été un homme très pieux et humble. De tels hommes donnent envie de vivre comme ils ont vécu. De tels hommes font davantage aimer notre belle religion qu’est l’Islam. Notre père Aliou a été un musulman au plein sens du terme. Altruiste, songeant à l’autre avant lui-même, à la communauté avant sa famille ».

Macky Sall a magnifié la présence de son homologue malien. Il a salué la qualité des relations qui existent entre le Sénégal et le Mali. « Vous avez été et vous êtes un artisan de la consolidation et du raffermissement des liens si puissants qui unissent la République sœur du Mali et la République du Sénégal », a-t-il dit. « Il y a moins de 40 jours, vous étiez ici pour une occasion similaire suite à la disparition du président, Babacar Ndiaye. Vous avez tenu en ami fidèle aux relations à être présents. Vous voici de retour en ces circonstances certes douloureuses, mais que nous acceptons en croyants. Vous êtes venu avec les membres de votre famille, et vous avez montré que c’était d’abord une relation filiale qui vous liait à notre regretté père Aliou Sow. Vous êtes venu avec le président du Conseil supérieur islamique du Mali, Mamour Dicko pour partager la douleur de la famille, du Sénégal, de l’Afrique », a ajouté le chef de l’État.

B. DIONE

Décédé le 23 août dernier à Paris, Aliou Sow a été inhumé hier à Yoff. Un ultime hommage lui a été rendu lors de la cérémonie de levée du corps qui a eu lieu à la mosquée omarienne, en présence du chef de l’Etat, Macky Sall et de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keita ainsi que des membres du secteur privé, des guides religieux et d’autres citoyens sénégalais et africains.

Un ultime hommage a été rendu, hier, à Aliou Sow, fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (Cse) décédé le 23 août dernier à Paris. C’était lors de la levée du corps du défunt homme d’affaires, en présence de plusieurs personnalités dont le chef de l’État, Macky Sall, le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, le Premier ministre, Mahammad Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, des parents, amis et employés du fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (Cse).

Des chefs religieux ont également pris part à la cérémonie. « Avec sa disparition, c’est une figure emblématique du secteur privé sénégalais et africain qui s’en va. Il restera, pour nous tous, la jeunesse africaine en particulier, un modèle de vie, un exemple à suivre, mais aussi un modèle d’humilité », a déclaré Macky Sall devant une assistance émue.

Louant les qualités humaines de l’homme d’affaires, le président Macky Sall a rappelé qu’Aliou Sow « avait hérité de ses traditions ancestrales l’endurance et l’humilité, mais également la générosité ». « Il n’aura jamais oublié les siens. Il aimait partager. Que de belles cités réalisées et offertes gracieusement à ses employés, ses parents. Il aura laissé partout ses traces d’altruisme, de piété par cette aumône continue dont parle le livre saint », a dit le chef de l’État. « Il a bâti des lieux de culte et soutenu, dans la discrétion, les déshérités de la vie. Ses innombrables actions de bienfaisance et de philanthropie continueront encore longtemps à témoigner de sa générosité », a ajouté Macky Sall.

Au nom de la famille du défunt, Amadou Boubacar Sow a adressé ses remerciements aux deux chefs d’État qui ont pris part à la levée du corps. « Dès les premières heures du décès de notre père, vous avez été à nos côtés », a-t-il lancé à l’endroit du président Macky Sall. M. Sow est revenu sur les actions réalisées par Aliou Sow notamment pour aider les couches démunies. Il a fait remarquer que le fondateur de la Cse a construit une centaine de mosquées à travers le peuple.

Amadou Boubacar Sow a aussi promis que les héritiers du défunt homme vont perpétuer son œuvre. Thierno Madani Tall, Khalife de Thierno Mountaga Tall est également revenu sur les œuvres sociales de l’homme d’affaires en faveur des musulmans et des couches défavorisées. A titre d’exemple, il a insisté sur le corbillard qu’il a récemment acquis pour la mosquée omarienne. « Ce corbillard sera utilisé pour la première fois aujourd’hui », a dit le guide religieux.

Babacar DIONE

Considérée comme un modèle de pays émergent, la Malaisie va fêter, ce 31 août, le 60 ème anniversaire de son indépendance. Un pays qui compte partager ses expériences ayant conduit à son statut de nation émergente, avec les nations africaines dont le Sénégal. C’est ainsi qu’une coopération bilatérale entre la Malaisie et le Sénégal, a pris forme depuis longtemps, et dans plusieurs domaines comme l’éducation, le commerce, etc. Sharrina Abdullah, ambassadeur de Malaisie au Sénégal, revient, dans cette interview, sur l’expérience de développement de son pays ainsi que les perspectives de coopération avec le Sénégal.

La Malaisie, votre pays, célèbre, ce 31 août, le 60ème anniversaire de son indépendance. Qu’est-ce que cela signifie pour les Malaisiens?
Ce que cela signifie pour les Malaisiens se reflète dans le thème retenu cette année pour la célébration de la Fête nationale de Malaisie, qui est : « Negaraku Sehati Sejiwa ». Littéralement, cela signifie « Mon pays, Un Cœur, Une Ame ». Cela incarne essentiellement le concept d’une voix commune et d’un ensemble de valeurs, ainsi que l’esprit de patriotisme qui unit les peuples de la Malaisie, indépendamment de leur origine. La Malaisie a été très chanceuse, puisque même avant l’indépendance, elle a eu la bénédiction d’avoir un peuple qui comprend et prend en charge la nécessité d’instaurer l’harmonie et l’unité en son sein, pour que règnent la paix et la stabilité dans un pays qui est à la fois multi-ethnique, multiculturel et multi-religieux. Ce sont ces valeurs qui ont prévalu lors de la transition pacifique au moment de l’accession du pays à l’indépendance, obtenue de la Grande Bretagne en 1957, après une série de négociations. Les sacrifices du peuple malaisien et de ses grands dirigeants visionnaires, tous imprégnés de ces valeurs, ont facilité le développement de la Malaisie qui est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Alors que la Malaisie continue de se développer en faisant face aux défis du moment, il est toujours rappelé aux Malaisiens, d’avoir présent à l’esprit et d’adopter les valeurs que nous avons engrangées depuis notre indépendance historique, qui sont : unité, compréhension, esprit de corps et humanisme. En fait, ce sont les caractéristiques qui ont soudé les Malaisiens tous ensemble, les uns les autres, pendant ces soixante ans.

Au moment de leurs accessions à l’indépendance, nombre de pays asiatiques, dont le vôtre, étaient à égalité, sinon derrière ceux du continent africain. Comment s’explique l’avance prise par les pays asiatiques, et, à contrario, les retards africains ?
En Malaisie, après l’accession à l’indépendance, le sentiment qui se manifestait était si fort et puissant qu’on rappelait souvent aux gens de ne pas prendre l’indépendance pour acquis. Pour demeurer indépendant et libre des entraves des puissances extérieures, et en même temps faire réaliser plus de progrès au pays, notre peuple avait besoin d’être fort, déterminé, capable et ouvert, et s’équiper constamment de connaissances.
Ainsi, en plus des politiques économiques, le gouvernement a également beaucoup investi dans l’éducation et la formation. La valeur du capital humain et les efforts visant à construire une économie fondée sur la connaissance sont compatibles avec l’objectif que s’est fixée la Malaisie, d’avoir une société progressive et prospère, avec une économie compétitive, dynamique et résiliente.

Quelles leçons, pensez-vous, les pays africains doivent-ils tirer du modèle de développement malaisien, si modèle il y a ?
En développant l’économie malaisienne, le gouvernement avait senti qu’il était nécessaire de prendre en charge plusieurs secteurs clés qui concernaient directement les besoins des populations, pour élever le pays vers un statut de nation développée. D’où la formulation du Programme de transformation gouvernementale (Gpt) et du Programme de transformation économique (Etp) en 2010. Dans le cadre de l’Etp, 12 secteurs économiques nationaux clés (Nkeas) ont été identifiés, représentant les secteurs économiques qui contribuent, de manière significative, au revenu national brut. Le programme était également axé sur l’amélioration de la compétitivité de la Malaisie grâce à la mise en œuvre de six initiatives de réforme stratégique (Sris). Les Sris (Strategic reform initiatives) comprennent des politiques qui renforcent l’environnement commercial du pays afin de s’assurer que les entreprises malaisiennes sont compétitives sur le plan mondial.

Récemment, le gouvernement malaisien a lancé la Transformation nationale 2050 ou Transformasi nasional (TN50). La TN50 est un nouveau plan de transformation de 30 ans, qui a été annoncé par le Premier ministre de Malaisie au cours du vote du budget 2017. Les jeunes formeront le noyau de ce nouveau plan de transformation dont l’objectif est de transformer la Malaisie en une nation de gros calibre, avec une nouvelle mentalité. Alors que ces programmes ont été formulés pour répondre aux besoins du pays, la Malaisie serait plus qu’heureuse de partager ces expériences avec le Sénégal, pour permettre ainsi au Sénégal de s’inspirer de quelques-unes de ces expériences selon ses propres besoins et réalités. En même temps, la Malaisie a également fourni une assistance technique aux pays en développement, y compris le Sénégal, dans le Programme malaisien de coopération technique (Mtcp). Nous espérons que le Sénégal continuera de bénéficier des programmes de formation offert dans le Mtcp.

Sur le plan de la coopération avec le Sénégal, un forum d’affaires a été tenu entre les deux pays en juillet 2016. Il a été constaté une diminution de l’ordre de 29 % des échanges commerciaux entre les deux pays. Est-ce que depuis lors cette tendance a été renversée ?
Le forum des affaires qui a eu lieu à Dakar en juillet 2016 était organisé en liaison avec la mission commerciale effectuée au Sénégal par l’Agence malaisienne de développement du commerce extérieur (Matrade). Huit entreprises malaisiennes avaient participé à ladite mission.

Nous sommes ravis de constater que cette année, il y a eu une nette amélioration des échanges commerciaux entre les deux pays. De janvier à mai 2017, les échanges commerciaux entre la Malaisie et le Sénégal ont augmenté de 46,8 % par rapport à la même période en 2016. Nous sommes convaincus qu’il existe de grandes perspectives et opportunités, pour permettre à la communauté des affaires de la Malaisie et du Sénégal, de renforcer leurs relations économiques. À cet égard, nous encourageons les entreprises sénégalaises à participer aux manifestations commerciales organisées par Matrade à Kuala Lumpur, telles que Malaysia International Halal Showcase (Mihas), qui se tient chaque année au mois de mars et International trade malaysia exhibition (Intrade).

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

Le vice-président du Comté du Sud Kivu, en République démocratique du Congo (Rdc), Serges Mulenda, a demandé au chef de l’État, le président Macky Sall d’être le médiateur dans les crises ethniques en Afrique et plus particulièrement dans son pas. C’était au cours d’une rencontre de présentation du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique (Pmsda).

Recevant une importante délégation du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, le vice-président de la société civile de la région du Kiwu, en Rd. Congo a demandé la médiation du chef de l’État sénégalais dans les crises ethniques qui sévissent dans certains pays et plus particulièrement ceux des Grands Lacs.

« Nous demandons la médiation du président Macky Sall pour la résolution des conflits ethniques dans les Grands Lacs », a déclaré le vice-président de la société civile du Kiwu. Selon le document qui nous est parvenu, Deo Hakizimana, président-fondateur du Centre indépendant de recherche et d’initiative pour le dialogue (Cirid) a animé une conférence sur la géopolitique en Afrique des Grands Lacs. C’était aussi occasion de présenter dans la capitale burundaise, Bujumbura le Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, en présence de notre compatriote El Hadji Malik Mbaye, représentant du Cirid en Afrique de l’ouest et du centre.

Pendant la commémoration des 60 ans de la déclaration universelle des droits de l’homme, sous le parrainage de Jan Martensen, ancien haut fonctionnaire de l’Onu, le président du Cirid a rappelé avoir initié un concept totalement novateur, pour le renforcement des objectifs du dialogue et de la concertation en Afrique. C’est pour cette raison que le Cirid a institué le Prix Macky Sall doté d’une enveloppe de 50 mille euros, pour la promotion du dialogue, afin de trouver des solutions aux conflits africains notamment ceux d’ordre inter-ethnique surtout dans les pays de la sous-région. Le Sénégal a été cité en exemple dans le domaine du dialogue pour avoir organisé une rencontre où tous les secteurs du pays ont été invités pour une discussion efficace entres Sénégalais. Selon Serges Mulenda, président de la société civile du Sud-Kivu en Rd. Congo, le président Macky Sall du Sénégal pourrait, au regard de ses origines et de sa fonction, intervenir dans la résolution des conflits ethniques dans les pays africains en général, et dans les pays des Grands Lacs en particulier. « Nous sommes impressionnés de voir qu’en Afrique, il y a un chef d’État qui incarne deux ethnies de son pays (sérère et al pular), qui parle les principales langues locales de chez lui et qui gère son pays sans aucune discrimination ethnique ou raciale, a-t-il remarqué. M. Mulenda, par ailleurs plénipotentiaire des Évêques congolais, a été nominé du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique, édition 2017. M. Mulenda a exhorté le comité directeur du Cirid, (institution qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies) de demander l’intervention du président Macky Sall pour essayer de trouver des solutions pacifiques entre les deux pays frères que sont le Rwanda et le Burundi, qui depuis 2015, se regardent en chiens de faïence alors qu’ils partagent la même culture et la même langue, voire la même histoire. Quant à El Hadji Malik Mbaye qui s’exprimait en présence des chefs de missions diplomatiques, représentants de la société civile et des journalistes, il a précisé que « les Africains devraient savoir que l’Afrique leur appartient ». « Nous devrons être capables de trouver des solutions endogènes à nos conflits, au lieu d’attendre l’intervention de l’occident », a-t-il ajouté. La cérémonie officielle de remise du Prix est prévue en fin septembre à Genève. Le lauréat de l’édition 2017 sera bientôt connu entre le Moro Naba du Burkina Faso et les Évêques du Congo.

El. H. A. THIAM (Source cel Com. Cirid)

L’association des Porteurs de pancartes a tenu une conférence de presse, hier, à la Médina pour les préparatifs de l’anniversaire du 26 août 1958. Pour  cette année, la cérémonie de célébration consiste à rendre hommage à son défunt président-fondateur, Me Mbaye Jacques Diop, ancien président du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales.

La célébration de l’anniversaire du 26 août sera consacrée, cette année, à rendre un vibrant hommage à Me  Mbaye Jacques Diop, un militant de première heure et fondateur de l’association. La manifestation se tiendra à Rufisque, sous la présidence du maire de la ville, Daouda Niang. Elle sera essentiellement dédiée à Me Mbaye Jacques Diop qui fut, durant 23 ans, maire de la ville de Rufisque.

Pour Amadou Barro Diène, coordonnateur de l’association « les Porteurs de pancartes », cette journée  sera l’occasion, pour tous les militants et anciens compagnons, d’honorer la mémoire de Me Mbaye Jacques Diop. Il sera ainsi procédé à la présentation de l’œuvre de ce dernier à travers une exposition sur « la vie de l’homme multidimensionnel ».

Le coordonnateur de l’association et tous les autres membres invitent tous les Sénégalais à rejoindre Rufisque demain, samedi pour honorer la mémoire de celui qui a consacré toute sa vie à défendre le Sénégal. Madame Awa Gaye, présidente de l’union des femmes de l’association a rappelé le rôle des femmes dans la lutte anticoloniale et se souvient du soutien que Me Mbaye Jacques Diop leur avait apporté. Elle invite ainsi toutes ses camarades à venir à Rufisque pour magnifier l’héritage de ce grand homme politique.  Elimane Ndour, membre fondateur de l’association par ailleurs père de l’artiste Youssou Ndour, a convié la jeunesse sénégalaise à prendre exemple de Mbaye Jacques Diop et des « Porteurs de pancartes » qui ont dit non à la colonisation avec discipline. « À notre époque, on avait dit non à la domination et on avait obtenu gain de cause sans piller les biens publics. La jeunesse actuelle doit s’inspirer de cela », a-t-il affirmé.

Les Porteurs de pancartes, comme leur nom l’indique, avaient porté des pancartes pour réclamer haut et fort l’indépendance à l’arrivée du général Charles de Gaulle au Sénégal en août 1958. Ainsi chaque année, l’association organise une manifestation pour célébrer l’anniversaire de cette date. Le parrain Me Mbaye Jacques Diop a quitté ce monde le jour de la Tabaski 2016.

Abba BA (stagiaire)

La conférence des leaders de la coalition «Macky 2012» s’est réunie, hier, à la permanence de « Bennoo Bokk Yaakaar » sous la présidence de Moustapha Fall Thié, annonce un communiqué parvenu à notre rédaction. Il s’agit, pour les responsables, d’échanger sur l’évaluation des dernières élections législatives et la situation nationale. Ils ont réaffirmé leur attachement au président Macky Sall.

Abordant le premier point, les leaders ont, à l’unanimité, adressé leurs remerciements au président de la coalition, Macky Sall, ainsi qu’à son Premier ministre et tête de liste Mahammad Abdallah Dionne pour la victoire éclatante de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Les leaders de la coalition «Macky 2012» ont réaffirmé leur attachement à cette grande ambition du président de faire du Sénégal une nation émergente. Les leaders ont félicité le président Macky Sall pour les grands succès que le peuple a positivement sanctionnés en lui accordant une large majorité à l’Assemblée nationale. Ils l’encouragent à rester toujours proche des populations. La conférence des leaders de la coalition «Macky 2012» s’est aussi félicitée du comportement honorable de tous les leaders ainsi que de l’ensemble de leurs militants qui ont élevé très haut le flambeau avec leurs propres moyens. Aussi, invite-t-elle le président de la coalition à prendre cela en considération à l’avenir pour un succès encore plus éclatant.

A propos de la situation nationale, les leaders de la coalition ont présenté leurs sincères condoléances à la Oumah Islamique et à toute la famille Tidiane pour le rappel à Dieu du Khalife général de Pire Serigne Moustapha Cissé et de Darou Khoudoss, Serigne Abdou Fattah Mbacké.

Dans un autre registre, les leaders se désolent du manque de fair-play de l’opposition très mauvais perdant qui refuse de reconnaître sa défaite.

La conférence des leaders de la coalition «Macky 2012» appelle  tous les leaders de « Bennoo Bokk Yaakaar » à redoubler d’ardeur pour cette dernière victoire soit le prélude d’un succès au premier tour en 2019.

El. H. A. T.

Hier, la pluie qui a réveillé les habitants de la capitale du rail, toute la matinée, a témoigné de la séparation entre Souleymane Cissé qui fut chef de cabinet de l’ex-ministre de l’Énergie, Thierno Alassane Sall. Face à la presse, il a déclaré n’être plus en phase avec son ex-patron sur le plan politique même s’il le considère toujours comme un ami. « Il est inadmissible de continuer à cheminer avec quelqu’un qui n’admet plus aucune forme de critique, qui doute et manque de confiance envers ceux qui expriment un avis contraire à ce qu’il pense ; cela ne rime pas avec l’un des principes fondamentaux de la démocratie », a-t-il écrit dans son texte liminaire.

Et Souleymane Cissé  ajoute : « en même temps, j’ai décidé de suspendre aussi mes activités politiques à l’Apr où j’ai volontairement adhéré depuis septembre 2009 ». Élu conseiller municipal dans la commune de Thiès-Est sur la liste « Gueum sa Rew » de son ex-mentor, Souleymane Cissé dit avoir pris du recul pour chercher son chemin.

Du côté des partisans de Thierno Alassane Sall, ils disent ne pas être surpris car étant au courant de tout ce qui s’est tramé à Dakar concernant le départ annoncé de Souleymane Cissé qui, selon eux, a choisi de gérer sa propre carrière en renonçant à ses convictions.

Mbaye BA

L’imbroglio politico-juridico-médiatique né de l’initiative d’activistes de la société civile appuyés par certains inconditionnels du maire de la ville de Dakar, à l’origine d’une campagne de collecte de fonds pour trouver le 1,8 milliard de FCfa requis pour le cautionnement devant permettre à Khalifa Sall de sortir de prison, a fait réagir le promoteur en chef de cette entreprise, Mamadou Mignane Diouf, qui est revenu sur le sens de sa démarche.

Selon Mignane Diouf, « c’est une initiative personnelle de citoyens dakarois qui se sont organisés pour anticiper en mobilisant le montant du cautionnement requis au cas où leur maire donnerait le feu vert pour son versement à qui de droit et/ou que le juge l’exigerait pour sa libération ».

Pour lever toute équivoque et taire la polémique issue de l’appel de fonds lancé pour la mobilisation du 1,8 milliard de FCfa représentant le montant devant être versé pour le cautionnement en vue de la libération du maire de la ville de Dakar, Mamadou Mignane Diouf, le leader du collectif à l’origine de cette initiative a tenu à expliquer les tenants et aboutissants de leur démarche. Il a d’abord tenu à préciser que « le maire de Dakar a clairement dit qu’il ne cautionnement pas »; ce qui, à son avis, signifie qu’« il n’est pas d’accord à payer ce cautionnement ». Pour ensuite faire savoir que cette campagne de collecte de fonds est « une initiative personnelle ». A l’en croire, « si sans doute Khalifa Sall était d’accord à l’époque, il y avait des citoyens de Dakar, particulièrement du Sénégal et en général du monde, compte tenu du traitement du dossier dans un délai assez court d’une semaine pour l’arrêter qui étaient prêts à prendre toutes les dispositions nécessaires par anticipation visant à mobiliser une caution au cas où le maire donnerait le feu vert pour son versement à qui de droit et/ou que le juge l’exige pour sa libération ».

En tout état de cause, les conseils du prévenu, qui ont encore introduit, hier, une requête pour la « libération immédiate sans condition » de leur client nouvellement élu député, sont contre toute campagne de collecte de fonds pour le versement du cautionnement, qui ne mettrait pas fin à la procédure, à l’action publique. Idem pour les partisans du maire de Dakar qui ont un vécu politique et qui considèrent leur mentor comme un « otage politique du régime », sa détention « arbitraire » et le dossier judiciaire « vide ». Pour eux, verser une caution serait tout bonnement synonyme d’« aveu » ; ce qui jetterait le discrédit sur la tête de liste de « Mankoo Taxawu Sénégaal » et porterait un coup dur à ses ambitions politiques. Sur ce, le maire de la commune de Mermoz-Sacré-cœur, Barthélemy Diaz, qui a remercié « tous ceux qui s’activent pour la libération du maire de Dakar », a estimé « ne pas être en phase avec cette initiative de collecte » qui est, à son avis, « plutôt une collecte de rançon et non une collecte de rançon ». Mieux,  « elle ne garantit pas la libération de l’otage politique Khalifa Sall  qui n’est pas en prison pour des raisons administratives », dira t-il.

M. L. DIEYE

Le maire d’Oussouye, Edouard Lambal, s’est déclaré fier de la coalition de son mouvement « Macky Yaakaaru Kassa » avec l’Union citoyenne « Bunti-Bi » pour avoir empêché l’opposition de remporter le seul poste de député attribué à son département, lors des dernières élections législatives.

Edouard Lambal qui est le président du Mouvement « Macky Yaakaaru Kassa » (Mykassa), a expliqué la candidature de sa coalition par « le contexte délétère » qui prévalait au sein de l’Apr d’Oussouye. Selon le maire, que la coalition « Macky Yaakaaru Kassa »/Union citoyenne « Bunti-Bi » a investi le terrain politique, amenant un nombre important d’électeurs indécis, déçus ou frustrés de « Bennoo Bokk Yaakaar » et d’autres formations politiques à la soutenir.

Le président du Mouvement « Macky Yaakaaru Kassa », qui s’exprimait lors d’un point de presse, a tenu à remercier les électeurs du Kassa qui ont porté la liste qu’il a représentée à Oussouye. Edouard Lambal a adressé également ses félicitations au parrain national de son mouvement, en l’occurrence Aliou Sall, président de l’association des maires du Sénégal. Il n’a pas oublié les responsables locaux et les militants du Mykassa, ceux de l’Apr dont Robert Sagna pour son grand rôle dans l’unité de Bby, ainsi que les populations du département et surtout celles de la commune d’Oussouye, « où, a-t-il fait remarquer, nous nous sommes positionnés premiers avec plus de 700 voix et plus de 2 093 voix dans tout le département ».

En définitive, le président de « Macky Yaakaaru Kassa » s’est réjoui de l’élection du candidat de « Bennoo Bokk Yaakaar » à Oussouye, estimant que cela va conforter la majorité du président de la République à l’hémicycle. Par ailleurs, M. Lambal a dit la détermination des militants et responsables de son mouvement, ainsi que de l’Apr, à combattre tout système, toute organisation et tout individu qui tenterait d’éloigner volontairement le Kassa du président Macky Sall et de sa politique pour l’émergence locale. « Nous réaffirmons ainsi notre engagement à poursuivre le combat pour le mieux-être des populations et de l’Apr dans le Kassa », a souligné le maire d’Oussouye. Il a annoncé des activités d’animation et de massification du parti présidentiel à travers le mouvement « Macky Yaakaaru Kassa », dans chaque commune du département.

El Hadj Moussa SADIO

Satisfaction et reconnaissance. Tels sont les sentiments sortis de l’évaluation des résultats des élections législatives du 30 juillet 2017, par le Comité électoral de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » des Parcelles assainies. Les partisans de la tête de liste départementale, Amadou Bâ, se réjouissent de l’adhésion des populations de ladite commune à la politique émergente du président Macky Sall.

Le Comité électoral de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est satisfait des résultats des législatives aux Parcelles assainies. Les partisans du ministre Amadou Bâ l’ont fait savoir, hier, au cours d’un point de presse. Devant les journalistes, l’honorable député Alioune Badara Diouf a d’abord félicité le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et l’ensemble des militants et sympathisants de ladite coalition. Non sans préciser que, la coalition Bby a confirmé sa suprématie dans la commune, avec un écart de 971 voix devant la coalition « Manko Taxawu Sénégal ». Selon M. Diouf, ce résultat est le fruit d’un travail abattu par l’ensemble des responsables regroupés dans les vingt quartiers érigés en comités électoraux sectoriels, avec de modestes moyens contrairement aux informations véhiculées dans la presse. « Malgré les dénonciations calomnieuses du maire de la commune, les populations des Parcelles ont opté pour la politique de l’émergence prônée par le président Macky Sall », a laissé entendre l’honorable député Alioune Badara Diouf de l’Apr. A l’en croire, ce résultat témoigne l’adhésion des « Parcellois » à la Bourse de sécurité familiale, la Couverture maladie universelle, mais surtout les 17 km de route qui sont en train d’être réalisés en plus de la rénovation du stade à hauteur de 1 milliard de FCfa tout comme le Centre hospitalier Mame Abdoul Aziz Dabakh pour le même coût. Magnifiant les résultats dans l’ensemble du territoire national, le premier adjoint au maire des Parcelles, Mamadou Wane a invité les membres de Bby à plus d’unité. Aussi, a-t-il déploré les propos de Babacar Gaye du Pds les accusant d’avoir déporté 14 mille électeurs de Guédiawaye vers les Parcelles. « C’est inélégant de vouloir salir une si belle victoire acquise par des hommes et des femmes de notre coalition. Nous avons aux Parcelles plus de 16.838 votants. Si on soustrait 14 milles de ce nombre de votants, c’est dire que la coalition Bby réunie aura moins de 3000 voix, ça n’a pas de sens », a fait remarquer M. Wane. Aussi, les partisans d’Amadou Bâ ont battu en brèche, le bilan du maire Moussa Sy, membre de la coalition « Manko Taxawu Sénégal ». La fermeture du stade municipal depuis 5 ans, sa gestion non inclusive et solitaire des subventions des Asc, des secours aux indigents, la problématique des bourses municipales entre autres, s’inscrivent dans cette perspective. C’est pourquoi, le Comité électoral se dit favorable à un débat public. « Nous demandons un audit de sa gestion. Il faut que l’utilisation des fonds alloués au maire pour une administration juste et transparente soit connue de tous », a indiqué son 1er adjoint, par ailleurs membre de Bby.

Tata SANE

Suppléant du président Moustapha Niasse à la députation, Aly Mané, du Parti socialiste et maire de la commune de Paoskoto, a été la star de la campagne des élections législatives dans le département de Nioro du Rip. Dans cet entretien, M. Mané a salué la victoire de « Bennoo Bokk Yaakaar » tout en reconnaissant des couacs dans l’organisation. Il rêve d’une retrouvaille des socialistes parce que malgré les départs notés, le Ps reste fort. Il a salué le travail du président Macky Sall qui, en investissant dans le monde rural, montre que les Sénégalais doivent avoir le même traitement.

Quel commentaire faites-vous des résultats des élections législatives du 30 juillet que Bennoo Bokk Yaakaar a largement remporté à Nioro ?
Nous remercions Dieu qui nous a permis d’avoir ces résultats. Nous avons fait, avec vous, quelques communes, villages et amonts. Vous avez constaté, vous-même, l’engouement des populations envers la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », dirigée dans le département par le président Moustapha Niasse et Dié Mandiaye Bâ comme tête de liste, avec comme suppléants votre serviteur et Néné Marie Mané de Médina Sabakh. Tout ce travail a été coordonné par notre camarade Amadou Lamine Dieng. Après ce beau travail, nous avons obtenu des résultats satisfaisants. Nous sommes 2ème sur le plan national pour ce qui concerne le retrait des cartes d’identité biométriques. Nous sommes parmi les dix meilleurs résultats du pays de Bennoo Bokk Yaakaar. Dans la commune de Paoskoto dont je suis le maire, nous avons gagné tous les bureaux de vote et remporté l’élection à plus de 80 %. Dans les autres communes du département, c’est presque la même proportion.

Vous vous glorifiez de résultats de ces élections qui sont marquées par beaucoup de couacs ?
Nous ne nous glorifions pas de ces résultats. Nous ne devons pas le faire d’ailleurs. Nous venons de commencer un travail parce que nous avons devant nous la présidentielle et les locales de 2019. Avec humilité, nous reconnaissons que seules les populations sont maîtres. Ne reste que cela, on ne peut pas se glorifier des résultats d’une élection. On s’est félicité parce que nous sommes quand même satisfaits de ces élections. C’est vrai qu’il y avait des couacs partout. Il faut reconnaître que le Sénégal, depuis 2001, n’a jamais enregistré un taux de participation aussi élevé que celui de ces élections. C’est une satisfaction. Pourtant, tout le monde, surtout les journalistes, disait que la période choisie pour organiser ces élections n’était pas la bonne. En plus, malgré une forte pluie, cela n’a pas empêché d’avoir un bon taux de participation. Il faut que les Sénégalais reconnaissent que le Sénégal est une grande démocratie, même si l’on votait à minuit personne ne peut voler les élections. La fraude est bannie dans ce pays. S’il y avait fraude, l’opposition n’aurait pas gagné certains départements et communes. S’il y avait échec, nous n’aurons pas ces résultats. Dans beaucoup de pays, le lendemain des élections est souvent émaillé de violences. Cependant, nous reconnaissons qu’il y a eu des couacs et une mauvaise planification mais c’est une œuvre humaine. Personne n’est parfait. Je salue l’engagement de l’administration et de la presse sénégalaise qui ont, à chaque fois, alerté.

Beaucoup de personnes pensent que l’on ne peut pas organiser des élections en tant que membre du parti au pouvoir et les perdre. Est-ce que vous ne pensez pas qu’il est temps de mettre quelqu’un de neutre à la tête de l’organisation des élections au Sénégal ?
Si, c’est l’opposition qui le dit, elle est mal placée. J’étais en prison en 2012 parce que nous luttions pour que le Sénégal ait un ministère indépendant chargé d’organiser les élections. Le président Wade l’a refusé. Il a scindé son ministère en deux en créant un ministère en charge des élections. Mais dans toutes les grandes démocraties, c’est le ministère de l’Intérieur qui organise les élections. En France, le ministre de l’Intérieur membre du parti au pouvoir organise et perd des élections. En parlant de la démocratie, nous devons prendre des repères parce que même aux États-Unis d’Amérique, les élections sont organisées par le ministère de l’Intérieur. Nous ne pouvons pas être pris en otage par des politiciens. Nous avons dépassé une Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le Sénégal est un cas d’école en démocratie dans le monde. Que le ministre de l’Intérieur soit dans le camp présidentiel ou dans l’opposition, personnellement, je n’accepterai pas que l’on fraude ou vole une élection au Sénégal.

Vous êtes d’une formation socialiste qui se trouve être un grand parti politique. Mais vous êtes partis en élection dans une saignée avec le départ de Khalifa Sall. Est-ce qu’il n’est pas aujourd’hui, grand temps, pour l’avenir du parti, d’appeler à des retrouvailles pour que le parti puisse préparer les prochaines élections ?
C’est vrai. L’affaire Khalifa Sall me fait tellement mal parce que c’est mon grand-frère et un camarade de parti. Mais dans la vie, chacun de nous fait des choix. Il a fait le choix avec ses amis de créer leur liste, nous avons choisi de rester dans Bennoo Bokk Yaakaar. Cependant, nous prions pour que tout le monde revienne à la maison familiale. Mais amputé de certains de ses membres, le Ps restera toujours fort. Beaucoup de maires qui ont décidé de rester au Ps ont gagné leur commune. Dans toutes les localités où Bennoo Bokk Yaakaar a des problèmes, c’est parce que le président Macky Sall n’a pas intégré le Ps. Après ces élections, nous allons faire une analyse forte en s’appuyant sur ces résultats. Nous réfléchirons également sur le cas de nos camarades qui ont quitté le parti.

Il n’est pas alors écarté de vous voir, en particulier Ousmane Tanor Dieng, tendre la main aux responsables politiques du camp de Khalifa Sall pour qu’ils reviennent à la maison ?
Nous tendons la main à tout le monde. Nous l’avons toujours fait. Mais nous tendons la main dans la sincérité. Je sais que le Ps est toujours dans le cœur de Khalifa Sall. Les gens l’ont poussé à prendre certaines décisions, mais Khalifa Sall ne déteste pas Ousmane Tanor Dieng. Il n’a jamais dénoncé la démarche de ce dernier. Cependant, Khalifa Sall a des ambitions comme tout le monde et personne ne peut l’empêcher à choisir ce qu’il veut faire. Mais, il n’y a pas eu de problème entre Ousmane Tanor Dieng et Khalifa Sall. Il n’y aura pas problème entre les deux hommes. Je sais qu’Ousmane Tanor Dieng porte Khalifa Sall dans son cœur. On doit se retrouver pour travailler ensemble. Pourquoi les gens parlent seulement du Ps ? Combien de leaders ont laissé Abdoulaye Wade pour aller créer des mouvements et participer aux élections. On parle seulement de Khalifa Sall pourtant Aïssata Tall Sall a fait de bons résultats. Tous ces leaders qui ont créé leurs coalitions et qui auront des députés montrent que le Ps reste un grand parti. Même si Ousmane Tanor Dieng quitte demain le Ps, cette formation restera toujours un parti fort.

Propos recueillis par Eugène KALY

Les militants de l’Alliance pour la République (Apr), engagés autour de Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique social et environnemental, (Cese) ainsi que l’ensemble des partis politiques alliées de « Bennoo Bokk Yaakaar » se sont engagés à poursuivre le travail de massification et de sensibilisation à travers un comité de coordination dont la mission est de faire réélire le président Macky Sall en 2019 et dès le premier tour.

Coordonné par Saër Diop, le comité dont l’objectif était de gagner largement les élections législatives à Diourbel, de donner la majorité à l’Assemblée nationale, au président Macky Sall, veut poursuivre le travail ébauché à travers les différents programme du Pse. Ce comité s’est engagé à poursuivre le travail de proximité et invite tous les responsables à œuvrer dans l’unité. Il compte installer, dès après la fête de la Tabaski, des comités de coordination dans les 12 communes du département.

M. DIEYE

Pour l’autosuffisance alimentaire, l’ambassadeur a indiqué que des entreprises indiennes comme ‘’Kirloskar Brother’’ accompagnent le Sénégal dans l’équipement agricole dans la vallée du fleuve Sénégal. L’Inde a mis 63 millions de dollars environ 31,5 milliards de F.Cfa pour l’autosuffisance en riz au Sénégal.

Selon M. Kumar, son pays veut aider le Sénégal à être autosuffisant en riz car chaque année c’est 80 millions de dollars soit plus de 40 milliards de F.Cfa que le Sénégal dépense pour importer du riz de l’Inde. L’ambassadeur ajoute qu’il fait le plaidoyer pour amener des entreprises de son pays à profiter des opportunités qu’offre le pôle urbain de Diamniadio. Par ailleurs, le Directeur général du « Soleil » et Rajeev Kumar sont revenus sur le dynamisme de l’Inde dans le secteur médiatique avec plus de 1.000 chaines de télévision et des centaines de journaux dans les 22 langues officielles que compte ce pays. Ce dynamisme est expliqué, selon l’ambassadeur, par l’embellie du secteur privé de l’Inde. Le Directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam a insisté sur le développement technologique de ce pays qui a réussi aussi sa révolution agricole. D’ailleurs, poursuit-il, c’est ce qui a inspiré le président de la Banque africaine de développement (Bad), qui a tenu les Assemblées annuelles à Ahmedabad, en Inde, en mai dernier.

O. KANDE

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