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Politique (3660)

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé, lors de la cérémonie de passation de service, que tout sera mis en œuvre afin que le processus de la prochaine élection présidentielle se déroule conformément aux textes la régissant.

« Le président de la République m’y a engagé et en respect de sa directive, je vais m’y atteler avec sérénité  et en parfaite intelligence avec l’ensemble des partenaires », a-t-il déclaré. Il a fait savoir que dans les plus brefs délais, il invitera tous les acteurs politiques impliqués dans les questions électorales, à des discussions qui aboutiront à l’établissement  des termes de référence du dialogue politique indispensable dans une démocratie, surtout celle qui a déjà produit une alternance démocratique  aussi bien au niveau local qu’au niveau national.

Affirmant ainsi que le dialogue politique ne doit pas s’inscrire  dans une séquence située à l’approche d’échéances électorales; mais « il doit être le quotidien de tous les acteurs pour que très rapidement, nous fermions la page des suspicions et des malentendus afin d’avancer sereinement vers l’organisation d’échéances électorales ou les bilans et les programmes proposés seront au centre des débats », a-t-il martelé. Ce qui nous permettra, à ses yeux, « de nous concentrer sur les questions sécuritaires qui constituent les préoccupations majeures des Sénégalais voire des habitants de la sous-région ». « Car sans sécurité, il n’y aura point d’investisseurs, par conséquent point d’émergence », a-t-il alerté.

A. DIOP

« Nous ne voudrions pas que les groupes terroristes vaincus ailleurs, notamment en Syrie, en Irak ou en Libye, viennent trouver refuge au Sahel ». Le chef de l’État sénégalais qui s’exprimait, hier, après-midi, au Sommet entre le Japon et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies,  s’est fait l’avocat des pays du Sahel et du Continent africain.

Le Sommet entre le Japon et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies  organisé en marge de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’Onu et sur initiative du Japon, a donné l’occasion, au président Macky Sall, de saluer l’excellence des relations bilatérales d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Japon tout en mettant sur la table les défis communs qui assaillent la communauté internationale qui, le plus souvent, n’écoute pas les propositions africaines, pleines de sagesse pour l’avenir du monde. Très pragmatique, Macky Sall donne des exemples sur lesquels le monde qui a besoin de plus d’âme a failli à écouter les orientations pleines de sens de l’Afrique, berceau de l’Humanité.

«Sur le plan international Nous avons bien entendu des défis communs à relever, au premier rang desquels le défi de la paix et de la sécurité ». C’est ainsi que Macky Sall  a campéle décor pour mettre en relief la nécessité d’une vraie solidarité internationale pour l’avènement de la paix universelle. Pour le Sénégal, dit-il, «la priorité en la matière porte sur la lutte contre le terrorisme au Sahel, pour que l’Afrique ne soit pas le maillon faible du système international de lutte contre ce fléau», a insisté le chef de l’État. Et d’asséner : « nous ne voudrions pas que les groupes terroristes vaincus ailleurs, notamment en Syrie, en Irak ou en Libye, viennent trouver refuge au Sahel ». La deuxième préoccupation principale, c’est l’écoute. « Pour être franc, je dois dire qu’on n’écoute pas souvent les Africains sur les problèmes qui les concernent directement ». C’est le cas de la situation en Libye. On a cassé un système qui, quelles que soient par ailleurs les critiques fondées qu’on pouvait lui adresser, avait réussi à préserver le pays du chaos et de l’insécurité», a-t-il noté.

Clair et rassurant
La situation en Libye est aujourd’hui une des causes de la vague de migration clandestine par la voie de la méditerranée, a déploré le chef de l’État. Sur le Mali, l’Afrique a toujours préconisé un mandat robuste et des équipements adaptés pour la Minisma pour mener la guerre contre les groupes terroristes, martèle Macky Sall.

Se faisant plus clair, le chef de l’État sénégalais apostrophe la communauté internationale notamment les pays dit riches : « Aujourd’hui, la Minusma est sans doute la plus meurtrière des opérations de paix en cours ; si bien qu’on est obligé de développer d’autres mécanismes comme le G5 Sahel pour combattre le terrorisme ».

Sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine, Macky Sall a remercié le Japon pour son soutien lors de l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2320 (2016), initiée par le Sénégal, en vue d’assurer un financement prévisible, durable et flexible des opérations de paix en Afrique. Auparavant, le chef de l’État avait dit sa satisfaction s’agissant des relations bilatérales d’amitié et de coopération entre les deux pays. « Ce partenariat s’est considérablement renforcé ces dernières années, notamment avec un projet d’alimentation en eau à Dakar et le soutien du Japon à notre programme de Couverture maladie universelle, comme en témoigne la réunion que nous venons juste de terminer », a souligné le président sénégalais.

Dossier Nord Coréen
Le Sénégal dit comprendre également les préoccupations japonaises face à la menace nucléaire nord-coréenne. « Nous sommes pour un monde dénucléarisé, et naturellement, contre la prolifération nucléaire », a dit le président sénégalais avant de conclure : « Soyez donc assuré que pour ce qui reste de son mandat au Conseil de sécurité, le Sénégal continuera de travailler en étroite collaboration avec le Japon et les autres membres du Conseil sur ce dossier ».

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

Le président de la République, Macky Sall, a quitté Dakar, hier, pour prendre part à la 72e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont le thème porte sur « la priorité à l’être humain pour la paix et une vie décente pour tous sur une planète préservée », annonce un communiqué.

En plus de son adresse à l’Assemblée générale, en sa double qualité de président de la République du Sénégal et du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement économique (Nepad), le président Macky Sall aura des entretiens bilatéraux et participera à plusieurs autres activités en marge de la session.
Le retour du président de la République est prévu le vendredi 22 septembre 2017, précise notre source.

El. H. A. T.

En fin de mission, Pierre Michel Nguimbi, ambassadeur du Congo au Sénégal, a été reçu, hier après-midi, par le chef de l’État à qui il a fait ses adieux. Il a annoncé une réunion de la commission mixte pour intensifier la coopération entre les deux pays. Élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre national du Lion, le diplomate, très ému, a exprimé sa gratitude au président Macky Sall.

« Monsieur le président de la République, j’ai eu l’honneur de vous croiser dans des cérémonies heureuses dans la famille de Djibo Leyti Kâ. Par ma voix, ses enfants et son épouse Coumba Kâ, la famille et toute la communauté du Djolof, vous remercient de tout cœur tant pour votre délicatesse pendant sa maladie que pour les témoignages à son endroit. 

Au nom de la famille, nous remercions solennellement et vivement pour votre assistance à l’endroit de Djibo Kâ. La Famille vous sait gré de votre appui et vous assure de la consolidation des liens que vous entreteniez avec le défunt et de votre appui, toutes vos actions en faveur d’un développement harmonieux de notre pays. Nous remercions également tous les amis, parents, autorités coutumières, politiques et administratives ici présents pour leur compassion et leurs témoignages Nous prions pour qu’Allah l’accueille dans sa miséricorde ».

M. L. DIEYE

« J’ai connu Djibo Kâ très jeune. Nous avons cheminé ensemble sur le terrain politique. Et le Sénégal vient de perdre un grand homme d’État. Pas seulement dans la caractérisation. Il est un serviteur de la République, une espèce très rare dans ce pays pour ses qualités humaines, professionnelles, politiques. Djibo était un frère, un ami, un promotionnaire, un collègue avec qui je partageais énormément de choses, qui transcendent nos deux personnes pour s’élargir entre nos deux familles. Après le parcours d’étudiant où l’on était ensemble à la Faculté de droit et sciences économiques, nous avons cheminé ensemble à l’École nationale d’Administration. Nous étions la première promotion de Saip Sy en juillet 1975. Ensuite, on a été fonctionnaires, hauts fonctionnaires et politiciens au Ps puis ministres dans les différents gouvernements. D’abord dans le gouvernement de Diouf, quand je suis sorti, je l’ai encore retrouvé dans le gouvernement d’Abdoulaye Wade avril 2011. Au Ps, nous avons travaillé ensemble jusqu’à son départ. J’ai toujours était avec lui. Sa fille et la mienne, Mame Maréme Diop, sont constamment ensemble. La fille de Djibo vient dormir chez moi et reste chez moi et ma fille aussi va chez elle».

Mamadou Lamine DIEYE

« Avec la disparition de Djibo Kâ, le Sénégal a perdu un de ses meilleurs fils. C’était mon grand frère, un conseiller, un homme d’expérience que nous avons tous admiré pour son courage. Il est membre du conseil d’administration de l’Institut panafricain de stratégies. S’il n’était pas le plus intelligent ou le meilleur de sa génération, il en faisait au moins partie. Il avait des connaissances, une grande expérience, une richesse intellectuelle doublée d’une humilité. Il ne parlait jamais le premier ; il vous écoutait d’abord. Il était également très ouvert et avait un esprit contradictoire. Il faut, cependant, séparer l’homme politique de l’homme d’État. Si l’homme politique avait ses hauts et ses bas comme c’est le cas du reste pour tous les hommes politiques, force est de reconnaître que l’homme d’État a honnêtement impressionné tous les Sénégalais. Il a eu à occuper plusieurs fonctions, plusieurs positions différentes. Et son capital d’expérience servira aux générations actuelles et celles à venir. »

M. L. DIEYE

« Les voies du Seigneur sont insondables. Allah (Swt) en vous réunissant tous ici, en un même lieu, toutes obédiences et chapelles politiques confondues, vous avez institué le dialogue vous-même sans vous en rendre compte. Ainsi, ce moment de deuil doit être perçu comme un signe du dialogue. Sur ce, je vous exhorte à répondre à la main tendue à la classe politique et aux patriotes maintes fois réitérée par le chef de l’État en faisant bloc autour de lui pour relever les nombreux défis qui nous interpellent tous. Eu égard aux urgences, il en va de la paix et de la stabilité de notre pays ».

M. L. DIEYE

« Nous avons appris, avec une grande surprise et une profonde tristesse, la disparition de Djibo Leïty Kâ. Je voudrais saluer la mémoire d’un homme politique chevronné et courageux, mais aussi rendre hommage à l’homme d’État dont l’expérience a été nourrie par un parcours administratif et gouvernemental exceptionnel. Il était une figure particulière de la vie politique sénégalaise, pour avoir occupé, à plusieurs reprises, des fonctions à tous les échelons de l’État. Ma situation est singulière puisque j’ai été le Conseiller diplomatique du président Léopold Sédar Senghor au même moment où il dirigeait le cabinet présidentiel. Nos chemins se sont par la suite croisés à plusieurs reprises dans la gestion de l’État et au sein du Parti socialiste avec l’accession du président Abdou Diouf au pouvoir, en 1981.

Il a incarné, avec beaucoup d’autres compatriotes, une longue et riche histoire du socialisme sénégalais qui a jeté les bases d’un État unitaire moderne et social, d’une République solidaire et d’une démocratie pluraliste apaisée quand la plupart des autres pays africains faisaient le chemin inverse. Il a, par la suite, fait le choix de créer son parti politique et a participé grandement à l’approfondissement de la démocratie sénégalaise.

Avec sa disparition, le Sénégal perd un grand talent qui enrichissait le débat politique national mais également un de ses plus grands serviteurs.

El. H. A. T.

« Nous pleurons, ce jour, un homme d’État achevé au service de la République. Djibo Kâ était pragmatique, avait des convictions socialistes fortes et savait défendre, avec force arguments, ses idées. Et c’est lui qui a rassemblé toute la République et tous les acteurs du jeu politique, tous unis malgré l’adversité politique. C’est ce Sénégal là qu’on connait et que nous ont légué nos valeureux ancêtres. De 1945 à nos jours, c’est Lamine Guèye qui a amené Léopold Sédar Senghor et ils étaient dans le même parti. Ce dernier l’a quitté en 1948 et malgré les vicissitudes de la vie politique qui ne peuvent manquer, l’histoire retient qu’ils ont été élégants et civilisés dans l’adversité. Chacun a le droit de choisir librement son camp à l’image d’Ibrahima Sarr, bras droit de Senghor et Babacar Sarr dit Chopard, le bras droit de Lamine Guèye et qui, pourtant, étaient deux frères consanguins. Mais ce qui se passe actuellement dans l’espace public et dans l’arène politique est déplorable. Pourtant, depuis le temps de l’Aof, le Sénégal a toujours été la référence en démocratie, de relations cordiales, amicales et fraternelles entre acteurs sociaux et entre les hommes politiques. Cultivons la paix et taisons les querelles d’égos et autres attaques crypto-personnelles comme aimait le réitérait feu El hadj Abdoul Sy Dabakh et tous les autres chefs religieux de l’Islam et de la chrétienté. Tous les patriotes, au premier chef, doivent répondre à l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État. Faites preuve de dépassement car il en va de l’intérêt du Sénégal pour asseoir la paix et l’émergence. Et ce qui se passe autour de nous, avec tous ces fléaux dont le terrorisme, doit nous édifier sur l’urgence de nous ressaisir en répondant à ces concertations pour le plus grand bien du Sénégal qui nous a tout donné».

Mamadou Lamine DIEYE

Le président de la République, Macky Sall, a assisté, samedi matin, à la levée du corps du président de la Commission nationale du dialogue des territoires, l’ancien ministre d’État Djibo Leity Kâ, décédé jeudi dernier. Une occasion, pour le chef de l’État, de rendre hommage à un patriote qui a été toujours présent à l’appel de la Nation. Il a demandé à la classe politique de s’inspirer de l’exemple du défunt.

Tout ce que la République compte comme dignitaires, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoires (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), les ministres, députés et anciens dignitaires, chefs coutumiers et religieux, ont tenu à rendre un dernier hommage à un homme qui s’est sacrifié pour la République.

Le chef de l’État, le président Macky Sall, a invité les hommes politiques venus très nombreux à s’inspirer de l’exemple de Djibo Leity Kâ, un homme de dialogue, un compatriote aux qualités exceptionnelles, un croyant disponible à servir son pays. Macky Sall a présenté ses condoléances à son épouse, Coumba Kâ, à sa famille à son parti l’Urd et aussi à la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » dont il était membre. De l’avis du président de la République, le président de la Cndt a consacré toute sa vie au service du pays, le Sénégal qu’il a tant aimé et servi loyalement. « Il a toujours répondu à l’appel du pays et a mis toute sa compétence, son énergie, mais surtout avec une forte connaissance de l’État et de la société sénégalaise », a témoigné le chef de l’État très ému. Pour le président Macky Sall, tous les acteurs politiques doivent méditer l’exemple de Djibo Kâ en mettant devant l’intérêt supérieur de la Nation. Sur ses relations avec le défunt, le chef de l’État a révélé l’avoir côtoyé alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, en 2007. « Après le décès de ma mère, je lui ai demandé de m’accompagner avec son épouse à la Oumra à Médine et à La Mecque où nous avons passé une dizaine de jours et depuis nous avons fraternisé », a encore dit le président Sall.

Il a ajouté que depuis, cette amitié n’a jamais fait défaut. « Arrivé au pouvoir en avril 2012, je suis allé le voir un jour pour lui dire que sa place est dans l’État et il accepta sans condition de servir la République », a encore ajouté le chef de l’État. « Personnellement, je l’ai associé », a soutenu Macky Sall qui s’est félicité de ses différents passages dans divers ministères de la République.

Après les prières dites par les chefs religieux, le cortège s’est ébranlé pour la prière mortuaire à la zawia Thierno Seydou Nourou Tall suivie de l’inhumation, à Yoff, où repose désormais un des plus grands fonctionnaires de l’État sénégalais.

El. H. Abdoulaye THIAM

Passant le témoin, hier, à Seydou Guèye, l’ancien secrétaire général du gouvernement se projette déjà sur sa nouvelle mission de ministre de la Culture. « Je suis heureux d’aller retrouver une passion qui est organisée sur le plan institutionnel et qui doit nous permettre de bâtir notre identité qui doit être le socle sur lequel repose notre développement», a affirmé Abdou Latif Coulibay. Poursuivant, il indique : « cette identité reposerait sur les produits, sur l’offre culturelle qui va nous identifier des autres. Au-delà des grandes réalisations économiques, je crois que, c’est l’identité qui porte ce développement qui va faire que le Sénégal soit un pays spécifique par rapport aux autres. Cultivant notre spécificité, c’est une meilleure manière de nous insérer dans le procédé universel ».

O. KANDE

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est décerné au chef traditionnel et spirituel des Mossi du Burkina Faso, le Moro Naba, informe un communiqué reçu hier.

Le Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (Cirid) vient d’annoncer le nom du lauréat 2017 du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique. Il s’agit du Moro Naba, le chef traditionnel et spirituel du Burkina Fasso. « Ce dernier était nominé pour cette première édition au même titre que les Évêques du Congo. Mais finalement, c’est le roi des Mossi qui remporte la palme », lit-on dans une note reçue hier à la rédaction. L’information a été livrée à l’intéressé, puis au chef de l’État burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, qui a reçu, à Ouagadougou, une délégation du Cirid conduite par son président-fondateur, Deo Hakizimana.

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est institué le 2 juin 2016 par le Centre indépendant de recherche et d’initiative pour le dialogue (Cirid) qui est une institution bénéficiaire d’un statut consultatif auprès des Nations Unies et basée à Genève. Le Prix est doté d’une enveloppe annuelle de 50.000 euros, soit près de 33 millions de FCfa. Commentant le choix porté sur le Moro Naba, le représentant du Cirid en Afrique de l’Ouest et du centre, Maodo Malick Mbaye, indique que «le Moro Naba a une posture extrêmement importante pour la démarche du Cirid. C’est une personnalité connue, respectée et adulée de tout son peuple. Le dialogue et le consensus sont les armes des grands hommes et le Moro Naba est une personnalité qui fait preuve de consensus ». La cérémonie officielle de remise du Prix est prévue à Genève et sera présidée par le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, parrain de la distinction, en présence d’autres présidents africains et du lauréat. La date de remise du prix sera bientôt communiquée.

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est une distinction qui servira à honorer et encourager toutes initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Elle envoie un signal de respectabilité à l’appui des efforts d’une institution comme l’Ua et les cinq ensembles régionaux à partir desquels s’expriment nos États, y compris la diaspora, qui constitue, selon une décision de l’Ua, la 6ème force géopolitique du continent.

Serigne Mansour Sy CISSE

Secrétaire général et Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye estime que le chef de l’État a mis en avant l’intérêt supérieur de la Nation dans la composition du gouvernement au sortir du scrutin du 30 juillet dernier. Dans cet entretien, M. Guèye qui a loué le bilan du régime, a souligné que la nouvelle équipe gouvernementale va consolider les acquis du Pse.Au 31 décembre 2015, 234.360 emplois décents ont été créés par le gouvernement selon le Porte-parole.

Le gouvernement Dionne II a tenu son premier Conseil des ministres lundi. Dans quelle ambiance s’est déroulée la rencontre ?
La rencontre s’est déroulée dans une parfaite cordialité tout en gardant la solennité que requiert l’événement, un Conseil de rentrée pour le gouvernement nouvellement nommé. Au sortir de ce Conseil, les réactions surtout des nouveaux ministres que vous journalistes avez recueillies, témoignent de la bonne ambiance qui a prévalu et de leur réelle prise de conscience des hautes responsabilités qui pèsent sur eux. Il s’agissait d’un Conseil de prise de contact, de méthode et de cadrage de l’action gouvernementale. C’était l’occasion, pour le chef de l’État, de fixer au nouveau gouvernement sa feuille de route et d’énoncer les principes directeurs qui doivent guider l’action publique.

Quelle est la feuille de route assignée à cette équipe ?
Consolider les acquis, s’aligner sur les urgences et renforcer l’efficacité dans la réalisation des actions destinées à satisfaire les demandes multiformes et préoccupations prioritaires de nos concitoyens. Le président Macky Sall a invité le gouvernement à poursuivre et à renforcer les efforts entrepris, pour hâter la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent. Car, les options du Plan Sénégal émergent sont claires et les résultats enregistrés dans sa mise en œuvre efficace sont plus qu’encourageants. Il a engagé la nouvelle équipe gouvernementale à consolider les performances réalisées dans les domaines de la santé, de la sécurité, de l’agriculture, des infrastructures, de la qualité du service public, de la bonne gouvernance, de l’éducation. Il a également mis un accent particulier sur certains secteurs stratégiques comme la gouvernance minière, la recherche et l’innovation, la gestion stratégique du pétrole, le développement des infrastructures aéroportuaires. Mais essentiellement, ce qu’il faut retenir, c’est la décision du chef de l’État de faire de l’exercice 2018, une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap. A ce titre, il a invité le gouvernement à mettre un accent particulier sur ces cibles et il a annoncé une série de mesures, avec des ressources importantes, pour promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes et apporter assistance, protection aux couches vulnérables.

Macky Sall a demandé au gouvernement de consolider les acquis du Pse. Quels sont ces acquis ?
Le Plan Sénégal émergent est la manifestation la plus éclatante d’un projet de société qui se veut véritablement inclusif et qui, aujourd’hui, a effectivement produit des résultats mesurables et visibles à travers tout le pays. Trois ans après la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse, le Sénégal s’est résolument engagé dans une dynamique de croissance à forte valeur ajoutée et inclusive. Concrètement, les acquis du Pse sont appréciables dans tous les domaines de la vie socioéconomique. Dans l’agriculture, à titre d’illustration, le Pracas a permis de doper le secteur et d’en faire le moteur de la croissance économique. Dans toutes les spéculations, des productions record sont obtenues, notamment pour l’autosuffisance en riz, et la production horticole. Couplé à la modernisation des services de transport, le renouveau infrastructurel a permis au président Macky Sall de redessiner les routes du développement et de restaurer l’équité territoriale. Le Pse, c’est un programme autoroutier de plus de 50 km par an, sans compter l’autoroute Ila Touba. C’est aussi le pont Aliou Sow, les sections 2 et 3 de la Vdn, la grande route des Niayes, la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, le tronçon Tamba-Dialocoto, la route Dahra-Linguère, etc. C’est à ce niveau également qu’il faut inscrire les réalisations du Pudc, de Promovilles et très prochainement du Puma qui a ouvert ses chantiers le long des axes frontaliers. Je ne vous citerai pas ici des secteurs comme l’énergie, avec les centrales solaires de Bokhol, Malicounda, et toutes les autres réalisations qui ont permis à la Senelec de produire suffisamment d’électricité, de satisfaire les besoins locaux, de pouvoir en vendre à des pays voisins, et de diminuer les factures des sénégalais désormais épargnés du cycle infernal des longues et interminables coupures de courant. Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, des bonds qualitatifs ont été réalisés surtout en ce qui concerne la santé de la mère et de l’enfant, et la protection des groupes vulnérables. Aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire, les sénégalais ont accès à une structure de santé. Le relèvement du plateau technique, la dotation exceptionnelle d’ambulances médicalisées, et l’ambitieux programme d’infrastructures sanitaires, ont permis d’améliorer considérablement la prise en charge des patients. La couverture maladie universelle initiée par le président Macky Sall a aussi joué un grand rôle dans la facilitation de l’accès aux soins aux Sénégalais. Toujours dans le domaine social, le programme de bourses de sécurité familiale a permis de soulager plus de 300.000 bénéficiaires qui sont des groupes vulnérables et qui commencent à sortir de leur situation de précarité. Notre économie est en train de se transformer structurellement, l’inclusion sociale est une réalité incontestable, la gouvernance s’améliore et la démocratie se renforce encore plus, malgré les cris d’orfraie de ceux qui pensent le contraire, faute de pouvoir proposer une alternative crédible.

Quels changements majeurs pourrait-on attendre du gouvernement ?
Ce qu’il faut d’emblée noter, est que le changement de gouvernement, en de pareilles circonstances, obéit à une tradition républicaine qui veut que le Premier ministre rende sa démission et celle du gouvernement, après la proclamation officielle des résultats des élections législatives. A cela s’ajoute le fait que l’équipe sortante dont le travail remarquable a été salué par le chef de l’État lui-même, a fait un certain temps et le chef de l’État a cru devoir, en toute indépendance, selon son pouvoir discrétionnaire que lui confère la Constitution, opérer en même temps un réaménagement gouvernemental afin de prendre en compte de nouvelles urgences, telles que la gouvernance pétrolière et minière, l’emploi des jeunes. Là ,il y a une option majeure du Chef de l’État, celle d’une croissance pour l’emploi, une croissance riche en contenu social.

Le Premier ministre a dit que la création d’emplois et de richesses sera au cœur des actions du gouvernement. Est-il possible de réaliser cet objectif ?
Bien évidemment. Vous savez, le gouvernement a beaucoup fait en matière de création d’emploi et les statistiques sont là pour le prouver. A titre de rappel, au 31 décembre 2015, plus de 234.360 emplois décents ont été créés, soit une moyenne annuelle de 78.120 emplois créés chaque année. Si les tendances se poursuivent, le gouvernement sera à plus de 546.000 emplois en sept ans ; soit une progression d’à peu près 10 %. Aujourd’hui, le chef de l’État veut faire plus et mieux dans ce domaine. C’est pourquoi, lors du Conseil des ministres du 13 septembre passé, il a donné de nouvelles orientations au gouvernement en matière de création d’emplois notamment pour les jeunes et les femmes. Des instruments et mécanismes innovants seront mis en place pour booster la création d’emploi. C’est le cas des Missions locales pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes (Mile) qui seront créées dans chaque commune, mais aussi et surtout la création, au sein de la présidence de la République, de la Délégation générale pour l’entrepreneuriat rapide, Der/Fj. En matière de création de richesses, le président Macky Sall a réglé le problème de la restauration des équilibres macroéconomiques à la faveur des réformes entreprises depuis 2013. La diminution du train de vie de l’État, la lutte contre la corruption et la prévarication des ressources publiques, l’assainissement de l’environnement des affaires, les mesures incitatives à travers le nouveau code général des impôts, les infrastructures de support au développement, ont permis de créer les conditions d’une croissance durable marquée par un regain de l’activité économique et de compétitivité de nos entreprises. Ces belles performances économiques se sont fait sentir dans le panier de la ménagère, à travers une série de baisses sur le coût de la vie. Cette redistribution des richesses intègre aussi les programmes à forte incidence sociale tels que les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle.

Existe-t-il un lien entre la composition du nouveau gouvernement et les résultats du scrutin du 30 juillet ?
Il est évident que le chef de l’Etat a fait une lecture des résultats du scrutin législatif. Cependant, au regard de la composition de l’équipe gouvernementale et surtout du choix du Premier Ministre, en la personne de Mahammed Boun Abdallah Dionne, vous conviendrez avec moi qu’il a fait un choix judicieux, en nommant des hommes et des femmes capables de remplir pleinement la mission à eux consignée; c’est-à-dire, satisfaire les besoins des Sénégalais. Car, son souci premier c’est le bilan déjà largement positif qu’il présentera, en 2019, aux Sénégalais. Son action de tous les jours est guidée par ce leitmotiv de gérer efficacement les ressources publiques et de hisser le Sénégal vers l’émergence.

Des personnalités qui avaient gagné dans leurs fiefs espéraient faire partie de l’équipe…
Le président Macky Sall met d’abord en avant, dans ses choix, l’intérêt supérieur de la Nation. Il a fait son choix sur la base de déterminants que lui seul maîtrise, en toute indépendance, selon son pouvoir discrétionnaire que lui confère la Constitution. Et puis, ce n’est pas parce qu’on a gagné dans sa base que forcément on doit être récompensé par un poste dans le gouvernement ou dans n’importe quelle autre station. Le choix pour figurer dans un gouvernement n’obéit pas à des considérations partisanes ou politiques, mais bien au-delà. Ce sont plutôt d’autres éléments qui entrent en considération, en tout cas pour ce que je sais du président Macky Sall.

Des leaders qui ont perdu ou inconnu des rangs de Benno font aussi partie du gouvernement…
C’est encore la preuve que le président Macky Sall ne confie pas des responsabilités aussi immenses que celles d’être membre du gouvernement à quelqu’un, uniquement parce qu’il est un militant actif ou parce qu’il a gagné sa base.

Quelle appréciation faites-vous des frustrations notées à l’Apr ?
On peut comprendre la déception. Mais je n’ai aucune autre appréciation particulière, sinon rappeler les fondements de la discipline militante de parti. Dans les choix du président Macky Sall, il n’y a pas de place pour des frustrations. Il faudrait plutôt être résilient. Les militants disciplinés adhèrent à ses choix et travaillent à conforter sa majorité. Je m’inscris dans cette posture pour avoir fait le serment du devoir, de la fidélité, de la loyauté et du respect de la décision présidentielle.

Ces frustrations ne risquent-elles pas d’avoir un impact négatif sur les prochaines batailles électorales ?
Je ne le pense ni ne le souhaite. Et, je suis sûr que ces militants pris sous le coup de l’émotion reviendront très rapidement à la raison et resserreront les rangs, pour qu’ensemble nous fassions bloc derrière le président Macky Sall et le réélire dès le premier tour en 2019.

Pensez-vous que l’appel à la discipline lancé par le Sen de l’Apr sera entendu ?
Je le pense vraiment et il est heureux de constater que les réactions notées dès la publication de la liste du gouvernement, ont cédé la place à la raison et au dépassement. L’Alliance pour la République est le parti présidentiel, ses militants sont les militants de la cause du président Macky Sall.

Peut-on s’attendre à des sanctions contre les récalcitrants ?
Tout dépend de la nature des actes posés. Le parti a des procédures et des instances habilitées à apprécier les différents cas de discipline qui pourraient se poser, les camardes peuvent avoir des positions divergentes qu’ils peuvent exprimer librement mais pourvu que cela se fasse dans des proportions raisonnables et dans les instances.

Quid des mécontentements au sein des alliés ?
Pour ce que j’en sais, ni le président Moustapha Niasse, encore moins le président Ousmane Tanor Dieng ne se sont offusqués des choix ministériels du président Macky Sall. Il en est de même des autres leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le président Macky Sall est en parfaite intelligence avec tous les leaders de la coalition et je me réjouis de voir que malgré les prétentions des uns et des autres et les agitations de certains militants, ils arrivent toujours à se retrouver autour de l’essentiel, en ayant toujours à l’esprit l’intérêt supérieur de la Nation.

Que doit être le mot d’ordre pour la mouvance présidentielle ?
Rester soudée et disciplinée derrière le président Macky Sall, pour poursuivre le compagnonnage gagnant, et travailler à consolider les performances et les acquis du Plan Sénégal émergent. Si nous restons dans cette dynamique, le rendez-vous de 2019 ne sera qu’une simple formalité électorale. Car, le bilan du président Macky Sall ne saurait souffrir d’aucune contestation politique sérieuse. Et les Sénégalais sauront confirmer le choix de l’espoir face aux élucubrations de candidats en panne de projet politique.

Un nouveau ministre de l’Intérieur a été nommé, pensez-vous que cela va permettre un dialogue avec l’opposition si l’on sait que c’est un haut responsable de l’Apr qui a remplacé Abdoulaye Daouda Diallo ?
Il ne faut pas analyser le changement intervenu au ministère de l’Intérieur sous l’angle d’une substitution. C’est le président Macky Sall qui a fait le choix de nommer à la tête de ce département ministériel stratégique le ministre Aly Ngouille Ndiaye. Si véritablement l’opposition veut dialoguer, elle trouvera en Aly Ngouille Ndiaye toutes les qualités et les dispositions nécessaires pour faire surtout avancer le processus électoral devant nous mener aux échéances futures. Il y a des sujets importants dont il faut débattre, et trouver des solutions aux imperfections notées dans le Code électoral. Il nous faut également discuter, par exemple, de la question du statut du chef de l’opposition, des candidatures aux élections, de la modernisation des partis politiques, de la rationalisation de leur nombre. Il y a véritablement matière à discuter, pour ceux qui sont dans l’éthique de la discussion.

Que faut-il faire pour renouer le dialogue avec l’opposition ?
Sortir des logiques des suspicions et n’être préoccuper que par les pas qualitatifs que nous devons tous ensemble accomplir pour notre pays et son système démocratique. Le chef de l’État, dans son message à la Nation après la prière de Tabaski, a lancé une fois de plus à l’opposition un appel au dialogue. Le président Macky Sall est un homme de dialogue et de consensus, un leader qui sait s’élever au-dessus des contingences politiques pour l’intérêt supérieur de la Nation. Mais, pour dialoguer, il faut être deux, et tant que l’opposition reste dans ses velléités de contestation tous azimut, il sera difficile de construire des consensus forts. La balle est dans le camp de l’opposition qui doit saisir la main-tendue du chef de l’État, en faisant preuve de plus d’ouverture et de responsabilité, pour que notre pays continue dans sa trajectoire de pays de référence en démocratie.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Mamour Cissé de Psd Jant-Bi a dit être très touché par la disparition de Djibo Leyti Kâ au vu de ses rapports avec le défunt. Il confesse que Djibo Kâ a beaucoup insisté pour qu’il intègre le gouvernement de Wade. « Il fait partie des gens qui ont beaucoup fait pour que je me rapproche du président Wade. Il fut un grand serviteur de l’État. Il peut constituer une inspiration pour les jeunes générations pour son intransigeance et sa rigueur. Il a été, pour moi, l’un des meilleurs ministres de l’Éducation que le Sénégal a eus. Sur le plan technique, il a été un des meilleurs serviteurs du Sénégal et a été brillant partout où il est passé. C’est sous le magistère de Diouf qu’il a permis au secteur privé sénégalais d’avoir des partenaires partout dans le monde. C’est un grand patriote qui a beaucoup fait pour son pays », témoigne-t-il.

O. KANDE

Suite au rappel à Dieu de Djibo Leyti Kâ, ancien ministre d’État, président de la Commission du dialogue des territoires, les témoignages sont unanimes. Le Sénégal a perdu un grand homme d’État qui a consacré toute sa vie à la politique.

Le Directeur exécutif d’Amnesty international Sénégal, Seydi Gassama, a regretté cette perte pour le Sénégal. Pour lui, « Djibo Leyti Kâ fut un grand homme politique qui a marqué plusieurs régimes au Sénégal. C’est un bâtisseur de la Nation ». « Il a eu à s’occuper de plusieurs ministères. D’abord adjoint puis directeur de cabinet du président Senghor qui lui a très tôt fait confiance, il a ensuite continué avec ses successeurs Diouf, Wade et récemment Macky Sall », rappelle Seydi Gassama.

Ce dernier considère aussi que Djibo Kâ a été un grand technicien de l’État qui a été à l’origine de la création de plusieurs institutions et structures utiles au pays. Seydi Gassama rappelle que c’est l’ancien secrétaire général de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd), en tant que ministre des Télécommunications, qui a été à l’origine de la création de la Sonatel qui vaut au Sénégal actuellement beaucoup de satisfaction. « A l’instar de tout le pays, nous regrettons sa disparition. On espère que son parti va lui survivre car pour la démocratie, on a besoin de l’Urd. Il a été très proche d’Amnesty international. On a eu à travailler très bien avec lui quand il était ministre de l’Intérieur et ministre des Affaires étrangères. Contrairement à ce que certains peuvent penser, c’est un homme très sensible aux questions des droits de l’homme. La dernière fois qu’on s’est vu c’était au bureau d’Amnesty. Malgré sa maladie, chaque fois qu’il était invité aux rencontres, il venait », confie Seydi Gassama. Pour ce dernier, les décès de Djibo Kâ et de Cheikh Tidiane Bâ, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, doivent interpeller les députés investis au même moment. « Les députés doivent savoir que quelle que soit la fonction qu’on exerce, on doit l’utiliser pour servir son pays. C’est ce que vous avez fait de votre mandat qui sera retenu et non le mandat ni les privilèges », conseille-t-il.

Omar KANDE

«Djibo Kâ a été ministre au service de la République. Parlementaire, il a été au service de la Nation. Il a été un homme qui a voué l’entièreté de sa vie à sa République et à sa nation. Nous avons tous pensé à lui lorsque la nouvelle nous est arrivée, à ce qu’ont été ses combats, sa lutte, sa posture, quand en 1998, rompant avec le Ps, il avait eu le courage d’amener 11 députés dans l’Hémicycle. Un haut fait politique de l’époque quand on se souvient et on se remémore du monolithisme qui caractérisait la vie politique et de la super puissance du Ps. Voilà l’homme que nous avons perdu ce matin.»

M. L. DIEYE

« Le Sénégal vient de perdre un de ceux qui ont le plus remarquablement contribué à façonner le destin politique, économique et social de ce pays, un homme bien formé, un homme généreux. Notre pays perd un illustre homme d’État. Son décès qui survient au moment où nous apprêtons à élire le président à l’Assemblée nationale, lui qui fut un député, un des plus grands parlementaires, nous rappelle l’insignifiance de certaines situations et de certaines choses».

M. L. DIEYE

«La disparition de Djibo Kâ est une grande perte pour notre pays, pour notre démocratie, mais pour l’homme tout court qui aspire à l’émergence de notre pays. Djibo Kâ est un homme qui a marqué l’histoire de son pays, un homme qui a toujours su relever les honneurs, qui a relevé les défis, qui a fait de l’»assumation» de ses responsabilités un sacerdoce. C’est un homme qu’on a regardé à travers les missions régaliennes que ce soit dans l’Exécutif en tant que ministre des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de l’Éducation nationale…, à l’Assemblée nationale mais aussi dans le bon fonctionnement de la démocratie sénégalaise. C’est un homme qui a répondu à tous les appels pour le bien être de notre pays. Un homme qui a pu assumer ses convictions à travers l’histoire ».

M. L. DIEYE

« J’ai appris, avec beaucoup de peine, la disparition de notre compatriote Djibo Leyti Kâ.

Homme politique de dimension exceptionnelle, plusieurs fois ministre de la République et, depuis environ deux ans, président de la Commission nationale de dialogue des territoires (Cndt), Djibo Leyti Kâ a porté jusqu’au bout les rigueurs et les contraintes de l’engagement au service de son pays.

Illustre fils du Sénégal, son nom est intimement lié à notre histoire politique de ces cinquante dernières années, l’homme ayant assumé, avec constance et passion positive, parmi les plus hautes charges de l’État.

Je présente à toute la Nation et à sa famille mes condoléances émues ».

Le président de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt), l’ancien ministre d’État, Djibo Leity Kâ, a tiré sa révérence. Il nous a quittés hier, à l’âge de 69 ans. Homme d’État, Djibo Leity Kâ a marqué l’histoire politique et administrative du pays pour avoir occupé, très tôt, des responsabilités d’abord sous Senghor, ensuite ses trois successeurs. Grand commis de l’État comme en témoignent les différentes interventions des hommes politiques et membres de la société civile, Djibo Leity Kâ était un cadre « Made in Sénégal » pour avoir fait toutes ses études dans ce pays. Ancien du célèbre lycée Van Vollenhoven de Dakar, devenu Lamine Guèye, Djibo Kâ a eu comme condisciples l’actuel directeur du Protocole de la présidence, l’ambassadeur Bruno Diatta, l’ancien ministre Ousmane Paye, Docteur Alioune Sarr, président du Cng de lutte, etc. Après sept années passées à Van Vo, il intégra l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) où il dirigea le Mouvement des étudiants et élèves de l’Union progressiste sénégalais (Ups) ancêtre du Parti socialiste. Il fut un militant engagé mais surtout courageux qui implanta le parti dans l’espace universitaire malgré les mouvements estudiantins qui ont marqué l’année 1968.

Après la licence à la Faculté des Sciences juridiques et économiques de l’Ucad, il entra à l’ex-École nationale d’administration et de magistrature (Enam) où il est sorti avec le brevet d’Administrateur civil. A l’Ucad et à l’ex-Enam, il eut, dans sa promotion, d’éminents cadres de la République dont l’actuel Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, Abass Bâ, feu Alioune Badara Diagne, etc. Son premier poste dans l’administration, ce sera l’ex-région du Fleuve devenu Saint-Louis où il sera nommé adjoint du gouverneur chargé du développement.

Cadre « Made in Sénégal»
Connaissant ses qualités d’intellectuel, le président Léopold Senghor l’appela à ses côtés pour seconder l’actuel président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse alors directeur de cabinet du chef de l’État. Après la présidentielle de 1978, il sera promu directeur de cabinet du président Senghor en remplacement de Moustapha Niasse nommé ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement. Au départ du président Senghor, le 31 décembre 1980, Djibo Leity Kâ sera le premier ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement, dirigé par Habib Thiam alors Premier ministre du président Abdou Diouf. Il succéda à ce poste au défunt Daouda Sow muté aux Forces armées.

Pendant près de huit années, il dirigea le département de l’Information puis en charge des Postes et Télécommunications. C’est sous son ère que l’ancienne société Télésénégal deviendra Sonatel. Du ministère de l’Information, il sera affecté au département Plan et Coopération. Un ministère technique où il succéda à Mamoudou Touré devenu ministre de l’Économie et des Finances. Il lança le Projet urbain qui conduira plusieurs grands travaux dans la capitale. Après le ministère du Plan, le département de l’Éducation nationale l’accueille avant qu’il n’atterrisse au ministère des Affaires étrangères avec le rang de ministre d’État. Son dernier poste sera le ministère de l’Intérieur où son passage sera marqué par l’assassinat des 6 policiers sur le boulevard du général De Gaulle. Un département qu’il quitta après son départ du Parti socialiste où il anima un courant avec Modou Amar, Mbaye Diouf, Tidiane Daly Ndiaye, etc.

A l’issue du congrès du Ps dit sans débat qui avait intronisé Ousmane Tanor Dieng au poste de Premier secrétaire, Djibo Kâ et ses amis mirent sur pied l’Union pour le renouveau démocratique qui participa aux législatives de 1998 où son parti obtiendra 11 députés. Depuis, c’est la rupture avec son parti d’origine le Ps. Candidat à la présidentielle de 2000, il termina à la 4ème place. Une année 2000 qui sera marquée par sa prise de position appelant à soutenir Abdou Diouf au 2ème tour d’où la scission de l’Urd avec la création de l’Urd/Fal qui se rangea du côté de Me Wade.

En 2006, il entra à nouveau au gouvernement de Wade conduit par Macky Sall avec le poste de ministre d’État, ministre de la Pêche puis de ministre d’État, ministre de l’Environnement jusqu’en 2012. En républicain, il répond à nouveau au président Macky Sall qui lui confia la Commission nationale de dialogue des territoires (Cndt), son dernier poste.

El Hadji Abdoulaye THIAM

Seydou Guèye est revenu au secrétariat général du gouvernement. Après avoir été remplacé à la tête de cette structure par Abdou Latif Coulibaly, il y a plus de 3 ans, Seydou Guèye a reçu du premier nommé le flambeau, hier, comme nouveau secrétaire général du gouvernement.

Abdou Latif Coulibaly, nommé nouveau ministre de la Culture, a procédé, hier, à la passation de service avec Seydou Guèye qui revient à la tête du secrétariat général du gouvernement. Ce dernier a dirigé ce service pendant plus de deux ans de 2012 à juillet 2014. Le secrétaire général du gouvernement sortant, Abdou Latif Coulibaly, a indiqué que la passation de service s’est passée dans une très bonne ambiance au vu des relations entre Seydou Guèye et lui. « Le 9 juillet 2014, dans les mêmes circonstances, Seydou Guèye, à l’époque ministre secrétaire général du gouvernement, m’a passé les services du secrétariat général. Lui entrant à la présidence de la République et moi venant ici. Nous avons fait la passation de service dans des conditions agréables parce que nous avons souvent échangé. Quand il était dans l’opposition au Parti de la réforme et moi journaliste, nous avions beaucoup d’échanges féconds sur l’avenir du pays. Cela s’est maintenu dans l’État. Je suis heureux de lui passer les services », confie le ministre Abdou Latif Coulibaly.

Pour lui, le poste de secrétaire général du gouvernement est sensible mais heureusement que Seydou Guèye revient dans un service connu. « C’était une chance formidable de travailler dans ce service. C’est la machine et la gouvernance de l’État ; c’est la coordination gouvernementale que le Premier ministre assure et que nous sommes ses premiers assistants. La nomination à ce poste est une confiance parce que les dossiers qui transitent ici sont extrêmement sensibles, mais c’est une chance de l’avoir occupé », indique-t-il rappelant que Seydou Guèye a une idée très précise de ce service qu’il a dirigé pendant plus de 2 ans. « Je sais que vous allez faire avancer davantage le service. J’ai eu une collaboration extraordinaire avec les agents. Si je n’étais pas parti avec une autre mission de l’État, j’aurais un pincement au cœur terrible, mais je pars le cœur léger car je sais également le prix que le président de la République attache aux performances du ministère de la Culture », a souligné M. Coulibaly devant ses anciens collaborateurs.

A son tour, le nouveau secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, a remercié aussi son prédécesseur. Il a exprimé la joie qu’il a de revenir dans une nouvelle mission dans ce service qu’il a dirigé pendant 2 ans et près de 5 mois, et qui « a été ma première mission avec l’avènement du président Macky Sall ». « En juillet 2014, c’est Abdou Latif Coulibaly qui avait pris le relais. Aujourd’hui, le président de la République nous a renouvelé sa confiance. Je reviens avec une charge de Porte-parole du gouvernement au secrétariat général et je remercie le Premier ministre. Nous pensons que nous pouvons nous en sortir et il est important de rester dans l’engagement », a laissé entendre M. Guèye. Le ministre Porte-parole insiste aussi sur le fait que le secrétariat général du gouvernement est un service essentiel pour la gouvernance globale de l’État « en assistant le Premier ministre dans la conduite de l’action gouvernementale avec des dossiers très sensibles ». Il a souhaité plein succès pour les nouvelles missions confiées à M. Coulibaly.

Oumar KANDE

« Je mesure cette responsabilité qui m’a été confiée. Il n’est pas aisé de remplacer le président Wade. C’est une grande responsabilité, j’en suis conscient. En bandoulière, il n’y aura que l’intérêt du peuple sénégalais, l’intérêt de notre pays. Nous avons un rôle important à jouer en tant qu’opposition. Nous serons là pour dire non si nous voyons que les intérêts du peuple sénégalais ne sont pas pris en compte ».

A. DIOP

Déthié Fall a tenu à remercier son responsable politique Idrissa Seck, tous les Sénégalais ainsi que la coalition « Mankoo Taxaw Senegal » pour la confiance qu’ils lui ont accordée. Tout en regrettant que le vote mécanique puisse continuer à l’Assemblée, il interpelle aussi bien les députés issus de la majorité que de la minorité pour qu’ils comprennent «qu’aujourd’hui, nous devons opérer un changement pour les Sénégalais, pour leurs attentes. A chaque vote qu’on se rappelle les Sénégalais qui souffrent du manque d’eau, du manque d’électricité, du problème d’emploi pour prendre en charge ses problèmes sanitaires, éducatifs de ses enfants ».

A. DIOP

« Je suis habité par un sentiment d’espoir. J’ai entendu le président Niasse et le président du groupe Benno parler de responsabilité. La responsabilité doit nous amener à être des députés dignes, des députés du peuple qui ne verseront nullement dans les invectives, les diatribes ou les injures. Que nous soyons là pour défendre nos intérêts, les intérêts du peuple sénégalais, mais que nous soyons là pour défendre les droits que nous donne la constitution et le règlement intérieur ».

M. NDONG

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