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Politique (3341)

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » de Mbour a mis en place son comité électoral. Saliou Samb a été désigné par Ousmane Tanor Dieng et ses pairs comme président de cette structure qui compte œuvrer pour donner au président Macky Sall une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale.

L’heure était, ce mardi, à la mise en place du comité électoral de « Bennoo Bokk Yaakaar ». La rencontre s’est déroulée en présence d’Ousmane Tanor Dieng, Me El Hadji Oumar Youm, Cheikh Issa Sall. La tête de liste départementale, Pape Songo Diouf, de Yacine Ndao, de même que Sira Ndiaye et Oumy Sylla Ndiaye investies sur la liste nationale étaient aussi de la partie. Tous les partis membres de la coalition Bby et plus d’une dizaine de mouvements de soutien étaient représentés. Pour le secrétaire général du Ps, on ne change pas une équipe qui gagne. C’est pourquoi, a dit Ousmane Tanor Dieng, que le choix a été porté sur Saliou Samb, par ailleurs coordonnateur de l’Apr de la commune de Mbour. « Il l’a fait avec réussite et brio lors du référendum du 20 mars 2016 et nous pensons que pour les législatives du 30 juillet, ça se passera dans de très bonnes conditions », a-t-il assuré.

Selon lui, les messages délivrés par le ministre-directeur de cabinet du président Macky Sall et l’ensemble des responsables, sont des messages d’engagement pour partager l’enthousiasme qui anime la coalition. « Nous sommes absolument sûrs qu’ici, dans le département de Mbour, nous sommes largement majoritaires et nous allons gagner. Mais une élection n’étant jamais gagnée d’avance, on fera tout ce qu’il faut sur le terrain de jour et de nuit, sans répit », a-t-il indiqué. Pour arriver à leur fin, Ousmane Tanor Dieng et compagnie misent sur la proximité. « Toutes les réalisations que le président Macky Sall est en train de faire, nous voulons qu’il les accentue et qu’il renforce la cadence pendant les deux ans à venir pour préparer le futur. Et cela, il ne peut le faire que dans les conditions d’une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale. Il nous faut donc gagner ici et même faire plus que les 62 % fixé par le président à l’échelle nationale », a laissé entendre Ousmane Tanor Dieng.

Pour le président Saliou Samb, la coalition va travailler en équipe pour remporter ces élections. « On est en compétition et on a une coalition gagnante et majoritaire. Nous nous déploierons sur toute l’étendue du territoire départemental pour montrer notre force », a fait savoir le président du comité électoral.

S. O. FALL

Sur invitation de Madame la Chancelière Angela Merkel, le président Macky Sall, président en exercice du Comité d'orientation du Nepad, quitte Dakar aujourd’hui pour prendre part au Sommet du G20, les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne, annonce un communiqué. Le G20, instance internationale qui regroupe les vingt pays les plus industrialisés, associe traditionnellement à ses travaux des dirigeants de pays en développement, pour discuter, dans le cadre d'un dialogue inclusif, des principaux problèmes économiques, sociaux et environnementaux auxquels le monde fait face.

Ce Sommet débattra ainsi, entre autres, d'enjeux majeurs comme le changement climatique, les énergies renouvelables, le numérique, l'emploi et l'autonomisation des femmes ainsi que l'initiative allemande dite Compact avec l'Afrique, visant à promouvoir les relations d'investissement et de partenariat avec le continent. Pour rappel, le Sénégal fait partie des cinq pays choisis pour la mise en œuvre de la phase pilote de cette initiative parrainée par le G20.

El. A. T.

Entamant sa communication autour du développement des infrastructures, du désenclavement intérieur et de la valorisation des potentialités économiques des territoires, le chef de l’État adresse ses félicitations au ministre chargé des Infrastructures, à Ageroute, à nos partenaires techniques et financiers, et à l’ensemble des entreprises et personnels qui ont réalisé les nouvelles routes de qualité, notamment celles de Fatick - Kaolack, Dinguiraye- Nioro-Keur Ayip, et Keur Waly Ndiaye- Passy- Sokone.

Le président de la République demande ainsi au gouvernement de veiller davantage à la densification et à l’entretien de la voirie urbaine des communes traversées par les routes nationales et départementales, à l’actualisation du dispositif national de classement des routes, et à la consolidation des activités du Fonds d’entretien routier autonome (Fera). En outre, le chef de l’État invite le gouvernement à prendre toutes les dispositions requises en vue du respect scrupuleux des délais d’exécution contractuels de tous les projets routiers et autoroutiers programmés sur la période 2017 - 2019. Appréciant les efforts importants consentis par l’État en matière d’aménagement du territoire et de maitrise stratégique du développement urbain, le président de la République rappelle au gouvernement l’urgence d’intensifier le désenclavement du pays et de corriger les disparités entre les localités, à travers une politique d’aménagement du territoire équilibrée.

Dès lors, le chef de l’État demande au gouvernement d’engager, dans les meilleurs délais :
- la réactualisation du Plan national d’Aménagement du Territoire, en prenant en compte les risques liés à l’urbanisation accélérée, aux catastrophes naturelles et les impératifs de résilience de chaque localité du pays ;

- le déploiement d’un Plan national de modernisation de l’habitat rural, en mettant à contribution les architectes, artisans et acteurs du secteur du bâtiment et des travaux publics. Abordant, par ailleurs, la sécurisation urgente de l’approvisionnement en eau potable des populations, le président de la République invite le gouvernement à mettre en place un dispositif opérationnel, afin d’assurer la fourniture régulière en eau potable au niveau des quartiers affectés par les perturbations dans la distribution de l’eau, et d’accélérer la réalisation des infrastructures hydrauliques de dernière génération, notamment Keur Momar Sarr 3 et l’usine de dessalement de l’eau de mer des Mamelles. Évoquant la bonne organisation des élections législatives du30 juillet 2017, le chef de l’État demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions logistiques et sécuritaires pour un bon déroulement de la campagne électorale sur l’ensemble du territoire national, et la sensibilisation adéquate des populations sur les modalités du vote. Enfin, le président de la République invite tous les acteurs politiques, au sens des responsabilités afin que la campagne électorale se déroule, dans les meilleures conditions, pour la consolidation de notre démocratie. Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil qu’il prendra part les 7 et 8 juillet 2017, à Hambourg, au Sommet du G 20.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la problématique de l’approvisionnement en eau potable des populations, avant de rendre compte de la coordination et du suivi de l’action gouvernementale.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point de l’approvisionnement en eau potable des zones urbaines, notamment de Dakar.
Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le projet de décret relatif au Certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire (Caes) ;
• le projet de décret relatif au Certificat d’aptitude à l’enseignement dans les collèges d’enseignement moyen (CAE-CEM) ;
• le projet de décret relatif au Certificat d’aptitude à l’enseignement moyen (Caem) ;
• le projet de décret modifiant le décret n°2011-627 du 13 mai 2011 relatif à la création de passerelles professionnelles dans le Moyen secondaire.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :
Le Colonel Sidya DIEDHIOU est nommé Attaché militaire naval et de l’air, près l’Ambassade du Sénégal à Rome Quirinal, en remplacement du Général de Brigade Mamadou DIOUF ;
Monsieur El Hadji Ndiogou DIOUF, Économiste, directeur de cabinet du ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’État, est nommé président du Comité paritaire public-privé chargé de la régulation, de la médiation, de la conciliation et de la coordination des acteurs évoluant dans les zones économiques spéciales (Zes).

Dans un communiqué reçu, hier, le Front du « Non » est contre toute modification de la loi électorale. Il ajoute qu’aucun consensus n’a été trouvé pour faire passer la proposition de la Cena consistant à choisir 5 bulletins de vote sur les 47 en compétition ; ce qui constitue une violation grave du principe sacrosaint du secret de vote. Le Front du « Non » réaffirme sa ferme volonté de permettre aux électeurs de voter en toute responsabilité, poursuit le communiqué.  Il exige le respect du Protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance qui dispose « qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les 6 mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». Par respect à ces principes, il exige le maintien de la loi électorale à son état actuel et ne saurait cautionner une modification.

El. H. A. T.

Nous avons reçu du service de l’information, de la communication et des relations publiques du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur cette précision à propos de l’intervention de Mankeur Ndiaye au 29ème Sommet de l’Ua, à Addis-Abeba. « Il n’a jamais eu de passe d’armes entre le ministre et le président Condé de la Guinée », selon le document.

Lors de l’examen des projets de résolutions et de décisions, soumis pour adoption au Sommet de l’Union africaine, hier, le chef de la délégation sénégalaise, Mankeur Ndiaye, a fait remarquer que parmi les projets de décisions soumis, il y en avait un qui portait sur la dissolution du Comité d’orientation du Nepad dirigé par le président Macky Sall.

Le chef de la délégation sénégalaise a souligné que cette question n’a fait l’objet d’aucune délibération ni au Comité des représentants permanents (Corep), ni au Conseil exécutif (Conseil des ministres), encore moins durant les travaux du Sommet. Il a donc demandé le retrait du projet en question, tout en précisant que le président Macky Sall a été élu à la tête du Comité d’orientation du Nepad en 2013 et réélu pour un deuxième mandat en 2015.

Le chef de la délégation sénégalaise a, par la suite, informé le Sommet que, étant, par principe, contre un troisième mandat, le président Macky Sall n’était pas candidat pour un autre mandat.

Voilà, en substance, ce que le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a dit. Il s’est donc agi de troisième mandat à la tête du Comité d’orientation du Nepad et non d’un troisième mandat d’un chef d’État. Et à aucun moment les mots « chef d’État » n’ont été prononcés par le ministre dans son intervention et qui est resté dans la salle jusqu’à la fin de la séance.

Toute autre interprétation ou utilisation à des fins inavouées de la déclaration du chef de la délégation sénégalaise relève de la manipulation et de l’intoxication.  Par ailleurs, il n’y a jamais eu de passe d’armes, contrairement à ce qui a été dit et écrit, entre le président Alpha Condé, pour qui le ministre et le chef de la délégation sénégalaise n’a que du respect et de la considération.

La couverture des élections n’est pas chose aisée pour la presse en Afrique. Pour améliorer la situation, des responsables de médias ont fait des propositions lors d’un atelier organisé à Nairobi par African Media Initiative (Ami) et ses partenaires.

Des responsables de médias et d’organismes de gestion des élections de plusieurs pays d’Afrique ont échangé sur le thème « Couverture des élections en Afrique : enjeux et perspectives », du lundi au mardi, à Nairobi. Cet atelier était organisé par African Media Initiative (Ami), en partenariat avec l’International Institute for Democracy and Electoral Assistance (Idea) et l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). A l’issue de leurs travaux, les membres African media leaders forum ont retenu plusieurs recommandations lues par Tidiane Dioh de l’Oif, dont la mise en place prochaine d’un réseau de journalistes spécialisés en couverture électorale. Sur ce point, ils ont aussi suggéré que ces journalistes soient invités, dans la mesure du possible, aux missions d’observation électorale à travers le continent. Une autre recommandation consiste à favoriser des modules de formation sur les élections au sein même des centres de formation en journalisme. Organiser annuellement le forum a été aussi l’un des points retenus à l’issue de l’atelier, tout comme encourager la présence de journalistes dans les instances décisionnelles des organismes chargés des élections. En sixième lieu, il est convenu de favoriser des relations permanentes entre les média et les organismes de gestion des élections. La sécurité des acteurs de la presse a préoccupé les participants qui trouvent important de l’intégrer dans les résolutions.

Si le forum se préoccupe du travail journalistique en période de scrutin, c’est parce que « les médias ont un rôle à jouer non seulement dans la réussite des élections, mais surtout dans la démocratie », de façon plus large, estime Éric Chinje, directeur d’Ami. Car, ajoute-t-il, on ne peut pas concevoir la démocratie sans les médias. Il s’agissait de cerner, à travers cet atelier, les interactions entre les médias et les autres parties prenantes des élections, notamment les commissions électorales et les citoyens. Des responsables de ces organismes qui gèrent les élections (Ceni) n’ont pas manqué de passer en revue leurs difficultés, notamment leur budget faible et parfois le manque de confiance du pouvoir à leur endroit du fait de leur statut autonome ou indépendant et la méconnaissance de leur rôle par la presse.

Par ailleurs, les média africains, en période de scrutin, effectuent leur mission dans un contexte de tensions. C’est donc aux journalistes de préserver ou de restaurer la culture civique et surtout éviter de franchir la ligne rouge consistant à faire l’apologie de la violence ou de l’ethnicisme. En Afrique, estime Samuel Fonkam Azu’u qui a dirigé le Conseil électoral des élections au Cameroun, il est aujourd’hui « nécessaire de ne plus considérer l’élection comme un événement à haut risque. Il faut travailler pour qu’elle devienne un simple processus ».

Éviter de franchir la ligne rouge
La question du monopole ou de l’utilisation abusive des organes publics, notamment les télévisons nationales, par les partis à préoccupé les participants. Des journalistes ont raconté des expériences qui illustrent ces abus à travers le continent. Les médias privés, eux, sont parfois obligés de se soumettre pour espérer continuer à bénéficier de la manne publicitaire, et sur ce point, le cas du Botswana a édifié l’assistance. Non seulement dans ce pays les médias publics sont l’apanage du parti au pouvoir, mais les organes de presse privés sont comme tenus en laisse par le régime à cause des menaces pesant sur les marchés de publicité étatique en cas d’ouverture à l’opposition, fait savoir, avec regret, Daisy Bathusi, présidente de la Ligue des femmes du Parti du Congrès du Botswana. « Les médias ne jouent pas leur rôle dans le processus électoral », constate-t-elle. D’autant plus que la presse est concentrée dans les zones urbaines. Ce qui fait que les campagnes sont des zones acquises d’avance au parti au pouvoir, contrairement aux villes. Le cas du Kenya, pays d’Afrique centrale qui s’apprête à tenir son élection présidentielle en août prochain, a été aussi diagnostiqué par plusieurs panélistes. Les souvenirs des violences du scrutin de 2013 restent vivaces. On note, dans ce pays, une concentration d’organes de presse entre les mains des hommes politiques, des patrons qui en font leurs propres caisses de résonance souvent fermées aux autres sons de cloche. « Nous avons une radio appartenant à un homme politique qui choisit, lui-même, les politiciens devant participer aux talk-shows », lance un panéliste kényan. Une anecdote parmi d’autres qui illustre l’enjeu de taille que constituent les médias en période électorale, en Afrique.

De notre envoyé spécial à Nairobi, Malick CISS

LE FINANCEMENT DES ÉLECTIONS, CASSE-TÊTE DES AFRICAINS
C’est Saïdou Kane, spécialiste des programmes à la Direction des affaires politiques et de la gouvernance démocratique à l’Oif, qui l’avoue : «l’argent joue un rôle fondamental dans les élections en Afrique». Le seul problème, c’est que les pays africains en manquent fréquemment pour tenir des élections. La plupart de nos États font appel aux pays développés pour boucler le budget électoral, une dépendance financière qui agace Ahmed Newton Barry, ancien journaliste et président de la Commission électorale indépendante (Ceni) du Burkina Faso.

«Je suis peiné! Il faut que nous apprenions à nous assumer», déclare-t-il. Le financement d’une élection par l’extérieur entame, en quelque sorte, la souveraineté des pays africains, car «quand quelqu’un paie, il est fondé à vous dire quoi que ce soit. Vous tendez la main et vous voulez faire la dignité», ajoute-t-il, en faisant allusions aux  critiques des observateurs et États occidentaux. Mais M. Barry consent à reconnaître que les États africains font souvent face à des urgences rendant difficile une préparation financière des élections.

N’empêche, insiste-t-il, «les élections doivent être une affaire de souveraineté financière». Mais, au vu des moyens modestes de nos États, un scrutin peut s’avérer facilement coûteux.

Saïdou Kane cite l’élection présidentielle ivoirienne, «l’une des plus chères au monde», qui a nécessité 200 milliards de FCfa, dit-il.

M. CISS

LE SÉNÉGAL PARMI LES MODÈLES
Des exemples d’avancées électorales ont été fréquemment évoqués au cours du forum des responsables de médias. Parmi ces modèles, il y a le Sénégal. «Aujourd’hui, dans certains pays comme le Sénégal, le Ghana, l’Afrique du Sud, il est devenu impossible de manipuler les élections», lance un panéliste.

La partition jouée par les journalistes sénégalais dans la couverture d’un scrutin a été expliquée à l’assistance. Les média sénégalais, notamment les radios, transmettent le déroulement du scrutin et annoncent les résultats au sortir des urnes en direct, ce qui rend impossible toute manipulation du verdict, explique Mme Eugènie Rokia Aw, ex-directrice du Cesti. Un participant n’a pas hésité à dire que notre pays sert de référence en matière de sincérité d’un scrutin.

M. CISS

Le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué, souligne qu’il a été constaté, dans les commissions de distribution que beaucoup de cartes biométriques Cedeao déjà produites sont encore en souffrance. Face à cette situation, le ministre exhorte le citoyens inscrits sur les listes électorales à se rendre auprès des dites commissions pour le retrait de leur carte.

Le maire de la commune de Diaolé, ex-responsable du parti « Bok Guiss-Guiss », a rejoint l’Apr. L’édile de cette ville a fait cette déclaration lors d’un meeting de ralliement qu’il a organisé dimanche dernier. Selon lui, l’opposition est complètement enterrée à Diaolé et c’est le baptême du renouveau de l’Apr dans cette commune.

Présidant ce meeting, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a salué cette décision du maire de Diaolé. Aussi, a-t-il averti qu’en tant que mandataire de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », il n’acceptera pas de comités électoraux parallèles dans le département de Fatick. Beaucoup de responsables ont répondu présents notamment l’ancien ministre Aly Koto Ndiaye et Mme Thérèse Faye Diouf, Directrice générale de la Case des Tout-petits et de la Petite enfance. Ce meeting de ralliement a drainé une grande foule. A cette occasion, le maire de la commune de Diaolé, Abdoulaye Ndiaye, ex-responsable de « Bok Guiss-Guiss » a déclaré officiellement son adhésion à l’Apr. L’édile de Diaolé a expliqué que le président Macky Sall l’a soutenu dans des moments difficiles ainsi que le ministre Mbagnick Ndiaye. Pour le développement de son terroir, il a reçu des promesses pour la résolution des problèmes de la localité dans certains domaines comme la santé. De plus, il a décidé de rejoindre l’Apr parce que Mbagnick Ndiaye qu’il considère comme son père est le mandataire de la coalition « Benno Bokk Yaakaar ». « L’opposition est enterrée à Diaolé et c’est le baptême du renouveau de l’Apr à Diaolé », a-t-il déclaré. Selon lui, il compte l’accompagner pour le triomphe de la coalition « Benno Bokk Yaakaar ». Il a plaidé pour la réalisation des pistes de production Diaolé-Gandiaye, Diaolé-Diébel, Diaolé-Diakhao, la construction de postes de santé, la construction d’un lycée, l’électrification des villages.

Au nom du président Macky Sall, leader de l’Apr, Mbagnick Ndiaye a vivement remercié le maire de la commune de Diaolé, Abdoulaye Ndiaye d’avoir fait un examen de conscience. Selon lui, avec le président Macky Sall, il va continuer à construire Diaolé. Aussi, a-t-il rappelé que Diaolé a été la seule commune du département de Fatick à échapper à chaque élection à l’Apr et au camp de Macky Sall. Mbagnick Ndiaye a dit que l’ex-responsable de « Bok Guiss-Guiss » a pris conscience pour s’engager aux côtés du président de la République, Macky Sall, le visionnaire pour le développement du département de Fatick et aussi de la commune de Diaolé.

Lors de ce meeting, Mbagnick Ndiaye a rappelé que la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » l’a désigné comme plénipotentiaire pour ces élections dans le département de Fatick, donc il est responsable de l’organisation et de la conduite de ces élections dans le département de Fatick. « En conséquence de cela, nous prendrons toutes nos responsabilités et nous allons travailler ensemble avec des responsables avec à la tête, le professeur Madior Diouf », a-t-il signifié. Mbagnick Ndiaye a averti qu’il ne peut pas avoir de comités électoraux parallèles, le « Bennoo Bokk Yaakaar » ne l’acceptera pas. « En tant que plénipotentiaire, je ne l’accepterai pas dans ce département. Que les gens soient disciplinés et acceptent la décision divine et respectent les consignes données par notre responsable, Macky Sall, coordonnateur général de « Bennoo Bokk Yaakaar », a-t-il soutenu. « Ceux qui feront des comités parallèles m’auront en face », a-t-il martelé. Après avoir souhaité la bienvenue à Abdoulaye Ndiaye, il a promis de dire au président Macky Sall que Diaolé a basculé dans le camp de « Bennoo Bokk Yaakaar » et dans l’Apr.

Oumar Ngatty BA

Dans la perspective des législatives, la Dge du ministère de l’Intérieur rappelle aux missions d’observation électorale désireuses d’y participer de se faire enregistrer avant les 15 jours précédant le scrutin.

Aux termes de l’Article R16 alinéa 2 du code électoral, « toute organisation ou tout organisme de même que tout particulier intéressé par le processus électoral peut demander une accréditation pour observer les élections aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger », souligne le communiqué de la Dge daté du 30 juin 2017 et signé de Tanor Thiendella Fall. A cet effet, « une commission de réception et d’instruction des demandes d’accréditation siégeant à la Dge a été instituée », poursuit le texte. Ainsi, toute mission d’observation électorale qui souhaite être accréditée doit fournir, entre autres pièces, « une demande adressée au ministère de l’Intérieur ou à celui des Affaires étrangères pour le vote des Sénégalais de l’extérieur, un acte officiel de reconnaissance original ou certifié conforme, la liste et l’identité complètes des observateurs ». Quant aux observateurs internationaux, en plus des pièces sus-indiquées, chacun d’eux doit disposer d’un passeport en cours de validité, d’un ordre de mission délivré par l’organisme qui l’envoie, d’une photocopie du billet d’avion aller-retour, d’une assurance maladie/décès, d’un justificatif de la disponibilité de ressources suffisantes pour couvrir le séjour et les activités de la mission d’observation. En outre, en plus de la photocopie légalisée de leur carte nationale d’identité, un ordre de mission visé à l’entrée par le service de la police des frontières est exigé des observateurs ressortissants de l’espace communautaire de la Cedeao.

M. L. DIEYE

A Fatick, c’est la division dans le camp de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ».

La commune de Fatick compte deux comités électoraux, de même que dans le département. Après la mise en place du comité communal de « Bennoo Bokk Yaakaar » dont le président est Birame Faye, et du comité électoral départemental présidé par Madior Diouf, le camp de Cheikh Kanté, Dg du Port, a installé ses deux comités. Pour ce groupe, le comité électoral communal, mise en place, hier, est dirigé par Issakha Dieng, tandis que Dr. Cheikh Kanté est le coordonnateur du comité électoral départemental de Fatick.

Lors de la rencontre au siège de l’Apr, Omar Sène, président du conseil départemental de Fatick et Woula Ndiaye ont expliqué que c’est à cause des frustrations suite à la mise en place des comités électoraux tant dans la commune que dans le département qu’ils ont décidé d’installer des structures parallèles. Aussi, ont-ils déclaré qu’ils vont battre campagne pour le triomphe de la coalition Bby dans le département. Il faut signaler que cette rencontre a été émaillée d’incidents.

O. N. BA

Le préfet de Louga, Mamadou Khouma, a fait face à la presse, hier, pour informer que 57.240 cartes sont en souffrance dans les commissions d’inscription, soit plus de 49 % des cartes reçues par le département.

Chefs religieux, coutumiers, notables, membres de la société civile mais aussi et surtout les hommes politiques sont invités à s’impliquer pour emmener les lougatois à aller retirer leurs cartes d’électeur. C’est que le préfet de Louga, Mamadou Khouma qui a fait face à la presse, hier, est préoccupé. Seuls 58.507 cartes sur les 115.744 reçues ont été retirées, soit un taux de retrait de 50,55 %. Acceptable mais qui peut être amélioré avec l’implication des acteurs à la base. « Il y a exactement 57.240 cartes en souffrance dans les commissions d’inscription. Tous doivent se mobiliser pour emmener les populations à aller retirer leurs cartes », a souligné Mamadou Khouma. Il a invité les citoyens à être « davantage plus patients ». Beaucoup de gens rebroussent chemin, a-t-il fait remarquer, chaque fois qu’ils trouvent une longue file d’attente devant les commissions de retrait. « Je leur demande d’être patients tout en ayant à l’esprit que le vote est un acte de haute portée citoyenne », a insisté le préfet de Louga qui n’exclut pas l’instauration de commissions mobiles à la ville de Louga. L’idée est de faire en sorte que le maximum de citoyens puisse disposer de leur carte d’électeur avant le 30 juillet prochain.

Abdoulaye DIALLO

Pour matérialiser le consensus issu des conclusions de la Commission électorale nationale autonome (Cena) visant à permettre aux citoyens-électeurs de choisir cinq (5) bulletins lors du scrutin législatif, Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé la saisine imminente de l’Assemblée pour le lifting du projet de loi portant modification de l’article L78 du Code électoral.

C’est en marge de la cérémonie d’incinération des stupéfiants que le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a fait cette annonce. Abdoulaye Daouda Diallo est revenu sur les conclusions de la Cena qui a soumis aux pouvoirs publics la proposition consensuelle de la majorité des 47 listes parties prenantes aux prochaines législatives présentes permettant à l’électeur qui le désire, la possibilité de ne choisir que cinq bulletins le jour du scrutin.

Cette nouvelle donne requiert une retouche de l’article L78 du Code électoral. Selon M. Diallo, à travers cette proposition, «nous avons pensé quand même à l’électeur qui aurait peut-être des difficultés à pouvoir choisir librement ces 47 bulletins dans le bureau de vote ». Considérant que « c’est particulièrement difficile à ce niveau, nous avons pensé qu’il y a lieu, à l’image des autres pays, de travailler à le réduire », a-t-il déclaré. Et comme le Code électoral est clair à ce niveau, « aujourd’hui, s’il n’est pas changé, il oblige l’électeur à prendre la totalité des 47 bulletins », a-t-il poursuivi. Non sans rappeler qu’« en France, il est possible de prendre deux (2) bulletins ». Aussi, « on a pensé qu’il est possible de travailler dans ce sens-là », dira-t-il. Autrement dit, l’électeur aura la latitude « de ne prendre, si la proposition de loi passe, que cinq (5) bulletins au minimum même s’il peut aller jusqu’à 47 », a-t-il soutenu. Pour en déduire que « c’est une faculté qui sera donnée à l’électeur de pouvoir le faire». Enfin, M. Diallo a tenu à rassurer qu’« il n’est pas question de faire passer en force ce projet de loi » et d’informer qu’il sera toutefois «très rapidement soumis à la représentation nationale, aux députés pour qu’ils tranchent le débat ».

M. L. DIEYE

Pour tirer réellement profit de la jeunesse africaine, il urge de lutter contre certaines problématiques. Notamment l’émigration massive, le chômage, l’exclusion, la bonne gouvernance, etc. C’est en substance le message du chef de l’État, Macky Sall délivré par Mankeur Ndiaye, le chef de la diplomatie sénégalaise à Addis-Abeba.

Le chef de l’État, Macky Sall, a foi en la jeunesse africaine. Celle-ci peut jouer, selon lui, un grand rôle dans le développement du continent. Il a d’ailleurs plaidé pour son implication. « La jeunesse constitue un atout majeur incontournable et peut, si elle est impliquée, jouer un rôle décisif dans la transformation socioéconomique de l’Afrique », a dit, hier, à Addis-Abeba, le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye au nom du président Macky Sall. Le chef de la diplomatie sénégalaise s’exprimait sur le thème : « Tirer pleinement profit du dividende démographique, investissant dans la jeunesse », à l’occasion de la 29ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (Ua). Seulement, le ministre des Affaires étrangères regrette que la participation réelle de la jeunesse à l’émergence du continent ne soit guère une priorité des élites. Il donne pour preuve la tragédie à laquelle on assiste avec ces jeunes qui tentent de rejoindre désespérément les côtes européennes, à bord d’embarcations de fortune. Dans l’espoir de rechercher un eldorado qui n’existe que dans leur imagination. Il urge, dès lors, selon le ministre, de lutter contre l’émigration massive de nos jeunes. « Cela passera nécessairement, en mettant un accent particulier sur la lutte contre le chômage et l’exclusion, par des réformes économiques créatrices d’emplois, l’investissement dans le capital humain et la bonne gouvernance, pour retenir les jeunes, surtout les plus qualifiés, en Afrique et en faire les leviers d’un développement inclusif de nos pays », a ajouté Mankeur Ndiaye.

Revenant sur la politique de jeunesse du Sénégal, le chef de la diplomatie considère le potentiel démographique, comme une opportunité certaine et un atout. Il note, à cet effet, qu’au niveau national, plusieurs politiques sectorielles et des structures dédiées ont été mises en place pour capter le dividende démographique. Il cite la promotion d’un capital humain de qualité par le renforcement du capital-santé des populations et l’acquisition d’aptitudes et de compétences nécessaires pour entreprendre (…) ; la promotion de l’emploi des jeunes à travers différents mécanismes dont le Fongip, le Fonsis et l’Anpej ; la mise en œuvre du Programme des Domaines agricoles communautaires (Prodac), etc. Mankeur Ndiaye pense, toutefois, qu’il reste encore des défis à combler.

Notamment l’élaboration et la mise en œuvre un plan de rénovation de l’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie au Secondaire, la réforme de l’orientation des élèves notamment vers les séries scientifiques et techniques, le renforcement de la promotion de l’auto-emploi avec le développement de l’esprit d’entrepreneuriat. Enfin, Mankeur Ndiaye assure que Dakar partage les cinq (5) domaines d’actions prioritaires retenus par le Forum de la Jeunesse africaine qui vient de se tenir à N’Djamena. Ces domaines sont l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, l’éducation, la formation et le développement des compétences ; Migration, paix et sécurité ; santé, arts, culture et sports et enfin droits, gouvernance et autonomisation de la personne.

Maguette NDONG

Le Conseil des sages de Bby a, lors sa 2ème Assemblée générale, le samedi dernier, à Dakar, en présence d’une délégation du Secrétariat exécutif permanent (Sep) de la Coalition, lancé un vibrant appel aux leaders, militants de la grande coalition à renforcer « l’unité et la cohésion ». L’objectif étant d’assurer « une victoire éclatante » lors des législatives du 30 juillet.

C’est après des « échanges enrichissants », lit-on dans le communiqué parvenu à notre rédaction, que l’Assemblée générale a décidé de lancer « un appel pressant » à toutes les structures de Bby, aux différents partis et coalitions membres, à tous les militants de cette grande coalition, pour « renforcer son unité et sa cohésion » afin d’assurer « une victoire éclatante » lors des législatives du 30 juillet. Cette victoire, estime le Conseil des sages, permettra au président de la République de « continuer, dans la stabilité, la mise en œuvre de son programme de développement économique, culturel et social, le Plan Sénégal émergent ». D’après le communiqué, le coordinateur national, Yéro Dé, a présenté le rapport du Directoire sur le point de la mise en place des organes, des activités menées depuis l’Assemblée générale du 03 février dernier et sur les perspectives.

Le Conseil des sages annonce que la composition du Bureau exécutif ainsi que celles du Directoire et de l’Assemblée générale sont désormais « connues » et ils sont « fonctionnels ». Par ailleurs, « la mise en place des commissions de travail est en cours » et chaque coordinateur de coalition membre de Bby est « invité à faire parvenir la liste des membres désignés de sa coalition pour travailler dans les 10 commissions retenues ».

Le rapport du Directoire, informe le document, a aussi insisté sur les recommandations formulées par le président de la coalition, le président Macky Sall, lors de l’Assemblée générale du 22 avril 2017. A savoir la nécessité de l’unité de la coalition, la primauté de l’intérêt collectif sur les intérêts personnels, le déroulement d’une communication offensive sur les réalisations du gouvernement et les perspectives, la mise en place des conditions pour mobiliser tous les segments de l’électorat.

Après avoir rappelé la mission spécifique confiée au Conseil des sages, à savoir « la médiation et la gestion des conflits dans la Coalition et notamment en période d’investitures », le rapporteur a informé des initiatives prises par le Directoire et en particulier des rencontres avec les leaders de partis ou de coalitions tels les ministres d’Etat Robert Sagna et Djibo Kâ ou le ministre Souty Touré, entre autres. Des rencontres qui ont permis au Directoire « d’améliorer sa lecture de la situation, d’échanger sur les efforts entrepris pour apaiser la situation et de recueillir des conseils pour mieux accomplir sa mission, notamment pour la conduite de la campagne électorale ».

D. MANE

Elle n’est au Sénégal que depuis un peu plus d’un an, mais elle maîtrise déjà très bien les différents contours des relations entre le pays de la Téranga et le Canada. Normal pour quelqu’un qui a été sous-ministre adjointe du Secteur de l’Afrique subsaharienne pendant trois ans à Ottawa. Mme Lise Filiatrault, Ambassadeur du Canada au Sénégal, est très à l’aise quand il s’agit d’évoquer la coopération entre nos deux États qui embrasse tous les secteurs. Dans cet entretien, elle revient sur les festivités du 150ème anniversaire du Canada qui coïncide avec le 55 ème anniversaire des relations bilatérales entre le Sénégal et son pays, mais également sur les axes et perspectives de la coopération devenue de plus en plus diversifiée, plus intense.

Vous êtes en poste depuis presque plus d’un an, pouvez-vous vous présenter et nous parler un peu de votre parcours qui vous a mené à représenter le Canada ici au Sénégal ?
C’est un honneur pour moi de représenter le Canada au Sénégal. J’ai pris mes fonctions d’Ambassadeur, le 11 octobre 2016. Il est important de préciser que notre ambassade couvre le Sénégal mais aussi la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie et le Cabo Verde. En termes de mon parcours, j’ai occupé différents postes à l’Agence canadienne de développement international, en Amérique du Sud et à Cuba notamment. En Afrique, j’ai travaillé dans le secteur de la coopération, au Cameroun et j’ai occupé, à Ottawa, le poste de sous-ministre adjointe du Secteur de l’Afrique subsaharienne, pendant trois ans avant ma nomination au Sénégal.

Vous célébrez, cette année, le 150ème anniversaire du Canada. Que célébrez-vous exactement ?
Il y a près de 150 ans, les Pères de la Confédération canadienne ont travaillé à un projet visionnaire, celui de créer une démocratie durable. La Confédération canadienne est ainsi née le 1er juillet 1867, avec quatre provinces : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec. Aujourd’hui, le Canada est un pays bilingue, formé de 10 provinces et de 3 territoires. Bien que nos racines soient anglaises, françaises et autochtones, nous tendons la main aux autres cultures du monde. Ce que nous célébrons, 150 ans plus tard, c’est cette histoire et ce patrimoine très riche. Nous célébrons la diversité -qu’elle soit linguistique, culturelle et régionale-; nous célébrons l’inclusion -des jeunes, des Autochtones, des femmes, des filles, de la pluralité et du multiculturalisme-; nous célébrons la fierté d’être Canadiens, tous ensembles, d’un bout à l’autre du Canada et ici au Sénégal.

Le Sénégal et le Canada fêtent 55 ans de relations bilatérales ? Quel bilan faites-vous de ces relations ?
Nos deux pays ont en partage beaucoup de valeurs communes. Nous avons entamé nos relations diplomatiques formelles en 1962, deux ans après l’indépendance du Sénégal, cela témoigne déjà de l’ancienneté et de la proximité de nos relations. Depuis lors, nos relations ont évolué : si au début, elles étaient ponctuées par la coopération et le développement, surtout dans le secteur de l’éducation, nous avons désormais une relation des plus diversifiées, marquée par des échanges commerciaux grandissants, un dialogue politique sincère et un partenariat fort sur la scène internationale basée sur nos valeurs communes. Le président Macky Sall était en visite à Montréal en septembre 2016, lors de la conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ceci fortifie nos relations et renforce notre partenariat de plus en plus diversifié, dans le secteur de défense, de la coopération, du commerce et de la diplomatie.

Le Canada a récemment annoncé une nouvelle politique d’aide internationale féministe. Pouvez-vous nous dire plus sur cette politique ?
C’est une nouvelle politique « féministe » qui s’articule adéquatement avec le Plan Sénégal émergent qui guide notre appui au Sénégal. Elle place l’égalité des sexes et le renforcement du pouvoir des femmes et des filles au cœur de son approche. Nous estimons que ceci représente le meilleur moyen de réduire la pauvreté et de bâtir un monde plus inclusif, plus pacifique et plus prospère. La dignité humaine constitue également un champ d’action prioritaire autant dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de l’éducation que du travail humanitaire. Dans le cadre de l’aide au développement, il convient de rappeler que nos investissements annuels ont atteint près de 35 milliards de francs ces dernières années, dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et de la gouvernance. Le Canada croit ainsi fermement au rôle déterminant que peuvent jouer les femmes et les filles. La croissance au bénéfice de tous, l’environnement et l’action climatique, la gouvernance inclusive, la paix et la sécurité sont autant de domaines prioritaires qui intéressent aussi le Canada.

Vous faites aussi l’emphase sur les jeunes. Pourquoi ? Comment ceux-ci peuvent-ils contribuer à l’avenir du continent, selon vous ?
L’avenir des jeunes est au cœur de nos priorités. Dans un continent en pleine croissance démographique, nous croyons que donner aux jeunes africains, en particulier les jeunes femmes, les opportunités d’agir dans les sphères économique, sociale et politique constitue un gage indubitable de changement et d’épanouissement pour l’avenir. En 2016, nous avons accueilli plus de 100 étudiants de Dakar à venir assister à l’exposition « Paroles de Filles » et observer les images positives dépeintes au-devant du mur fleuri de la résidence officielle, pour célébrer la journée de l’enfant africain, contre les mariages forcés et grossesses précoces. Les jeunes sont les héritiers du futur, les moteurs du changement social et une importante source d’innovation. C’est pourquoi nous continuons à nous engager dans le secteur clef de l’éducation et de la formation professionnelle. Le Canada est le plus important bailleur de fonds bilatéral du secteur de l’éducation au Sénégal, avec plus de 80 milliards de FCfa pour la période 2015 à 2019. Au cours des trois dernières années, nous avons distribué plus de 5 millions de manuels scolaires, conformes au nouveau curriculum de l’éducation de base. Les appuis du Canada sont à la fois techniques et financiers et visent à soutenir les capacités des jeunes, des femmes et des filles à réaliser leur plein potentiel.

Vous avez récemment pris part à la 3ème édition du Forum économique du Sénégal au Canada, à Montréal. Quelles opportunités d’investissement canadien peut-on espérer au Sénégal ?
J’ai assisté à ce Forum qui s’est tenu les 12 et 13 mai dernier au Canada. J’ai pu constater la grande implication de l’Ambassade du Sénégal au Canada et de la diaspora sénégalaise, en particulier celle du Regroupement général des Sénégalais du Canada, qui ont contribué à la réussite de cet événement. Ce forum a mis en évidence l’attractivité du climat des affaires au Sénégal et la possibilité d’accès au marché canadien aux entreprises sénégalaises spécialisées dans l’exportation de produits. En matière d’investissement canadien, les secteurs des ressources naturelles, énergies propres, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la pêche, du tourisme et de la santé offrent des opportunités d’exportation et d’investissement intéressantes aux entreprises canadiennes. L’expertise canadienne s’harmonise particulièrement bien avec des projets des secteurs publics et privés dans les secteurs des mines, de l’éducation, du génie-conseil et de la Responsabilité sociale des entreprises (Rse). Le savoir-faire canadien dans les secteurs de l’énergie, des technologies de l’information, des communications, du transport aérien et ferroviaire sont aussi en demande. Il y a aussi des opportunités pour le Canada émanant des synergies entre le développement et le commerce découlant d’enjeux bilatéraux et multilatéraux. Les technologies propres constituent aussi un nouveau secteur d’actions pour le Canada au Sénégal.

Le Canada est également reconnu pour son appui dans la formation professionnelle. Il a été à l’origine de la création du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) où beaucoup de grands journalistes en Afrique ont été formés. Prévoyez-vous toujours des appuis de ce type ?
Lise Filiatrault Cnd 2Je suis heureuse que le Canada soit le chef de file du groupe de partenaires techniques et financiers, en formation technique et professionnelle, au Sénégal. Nous appuyons le développement d’une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins du secteur privé et encourager la création d’emplois des jeunes. Si l’on dénote un réel engouement des jeunes sénégalais à poursuivre leur formation au Canada, il convient de souligner l’expertise de la collaboration canadienne avec des institutions sénégalaises pour offrir, ici, au Sénégal, des programmes de qualité. Nous appuyons également le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, dans la mise en œuvre du projet «Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi ». C’est un projet d’envergure qui vise à contribuer au développement d’une main-d’œuvre et d’entrepreneurs qualifiés dans sept régions du Sénégal, via 13 partenariats entre établissements de formation canadiens et sénégalais. Dix-sept programmes de formation en approche par les compétences ont déjà été développés dans ces partenariats.

Vous avez évoqué préalablement les intérêts communs du Sénégal et du Canada, notamment dans la Francophonie? Comment pensez-vous que les relations entre les deux pays pourraient être renforcées au sein de cette institution ?
Le Canada et le Sénégal ont, en partage, beaucoup de valeurs communes. La promotion de la paix, la démocratie, la bonne gouvernance, l’État de droit et le respect des droits de la personne sont autant de priorités essentielles. Nous y œuvrons avec le Sénégal dans la Francophonie. Le Sénégal est un partenaire exceptionnel, pour mettre en valeur notre richesse linguistique. Plusieurs ministres canadiennes, responsables de la Francophonie, tant au niveau fédéral que provincial (Québec et Nouveau Brunswick) ont effectué des visites récentes au Sénégal. Ceci atteste de la vitalité de nos relations diplomatiques. La culture est un formidable vecteur de diversité et d’inclusion et nous y souscrivons au sein de la Francophonie. Au Sénégal, dans la Quinzaine de la Francophonie et du 150ème anniversaire du Canada, nous avons organisé, en mars de cette année, un concert haut en couleurs, avec l’artiste sénégalo-canadien Elage Diouf, qui symbolise un exemple de cette diversité multiculturelle. Dans le secteur de l’éducation, nous appuyons, chaque année, la Confemen dans le Concours des 10 mots. Ce concours vise à promouvoir la langue française et à raffermir le sentiment d’appartenance de jeunes étudiants à la Francophonie. Nous avons aussi appuyé la Dictée Paul Gérin Lajoie, qui célèbre l’excellence et la promotion de la langue française. Ceci a permis à deux jeunes étudiants sénégalais de participer et d’être primés à la finale internationale de Dictée à Montréal. Je félicite d’ailleurs Emile-Michel Latyr Faye, pour s’être distingué avec brio, lors de ce concours. Ces exemples attestent de notre engagement constant pour la promotion de la langue française dans l’espace francophone.

Vous êtes un pays très dynamique dans l’exploitation des mines. Qu’est-ce que le Sénégal, pays qui devient minier, peut-il attendre de vous ?
Le savoir-faire du Canada est en demande dans ce secteur. Les investissements canadiens dans le secteur extractif demeurent un des principaux leviers économiques dans les échanges commerciaux entre nos deux pays. Nous pouvons évoquer notamment la présence de Teranga Gold Corporation, qui exploite la seule mine d’or industrielle au Sénégal – via l’entité Sabadola Gold Operations, d’Iamgold et d’autres joueurs dans le milieu de la prospection et l’exploration. Notre approche de la Responsabilité sociale des entreprises permet à ces entreprises canadiennes de bâtir un ancrage solide dans les communautés où elles évoluent, autour de valeurs fortes d’inclusion économique et sociale. L’entreprise minière Teranga Gold et ses liens avec les communautés de Kédougou en offre un bel exemple avec une stratégie de développement déclinée à travers un processus participatif des parties prenantes. Notre vision des relations entre nos deux pays en est une harmonisation, où nous développons des mécanismes d’appui aux entreprises pour leur permettre de jumeler les actions de coopération au développement économique en faveur du Sénégal.

Le terrorisme est devenu un fléau mondial. Quel soutien peut apporter le Canada à l’Afrique en matière de paix et de sécurité, plus particulièrement à notre sous-région dans ce cadre ?
En matière de paix et de sécurité, le Canada vient d’élaborer une nouvelle politique de défense qui met l’accent sur la protection, la sécurité et l’engagement. Le Canada estime que ce cadre d’action est un important moyen de contribuer à la lutte contre le terrorisme, à la paix et à la sécurité en accroissant, à long terme, l’efficacité de ses interventions. En 2016, nous avons adopté un nouveau Programme canadien pour la stabilisation et les opérations de paix (Psop). De 2016 à 2019, le Programme dispose d’un budget de 450 millions de dollars. Le Psop permet au Canada de travailler en collaboration avec la communauté internationale afin d’aider les sociétés locales à trouver des solutions pour le dialogue, à surmonter les conflits et la fragilité afin de s’orienter vers une paix et une stabilité durables. Nous avons déployé, pour la première fois depuis longtemps, deux navires qui ont patrouillé dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre de l’Exercice obangame express, un exercice qui impliquait presque tous les États côtiers de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que plusieurs pays occidentaux. Nous avons l’intime conviction que le dialogue, la médiation, la réconciliation sont des atouts pour assurer un meilleur soutien pour la prévention de conflits, dans le monde, et en Afrique de l’Ouest, en particulier.

Le Sénégal s’apprête, dans quelques années, à devenir un producteur de pétrole et de gaz. Quelle peut être la coopération entre nos deux pays dans ce secteur?
L’expertise du Canada dans ce secteur est des plus reconnues. Le Canada a d’ailleurs accueilli une délégation de haut niveau du Sénégal dans le cadre du Global Petroleum Show de Calgary, un événement qui réunit des experts internationaux du secteur. Nous avons également appuyé le réseau des parlementaires ouest-africains pour la bonne gouvernance minérale (RGM/AO). A cette occasion, deux parlementaires sénégalais se sont rendus dans la ville minière de Sudbury afin d’effectuer une mission de familiarisation et de renforcement de capacités au Canada dans les secteurs des mines, pétrole et du gaz. L’appui du Canada dans ce secteur de gestion des ressources naturelles vise à ce que les pays qui en bénéficient atteignent une croissance économique propre dans laquelle les retombées sont partagées aux niveaux local, régional, national et que la paix et la sécurité, la bonne gouvernance et le respect des droits humains soient protégés et respectés.

Avez-vous eu l’occasion de découvrir le pays ? Que retenez-vous de votre première année au Sénégal ?
Après presque une année au pays de la Teranga, ce que je retiens le plus du Sénégal, ce qui fait son charme et sa force : c’est sa population. J’ai eu l’occasion de visiter le Nord (St-Louis) et une partie du Sud du pays (Casamance). La diversité de ses paysages m’a séduite et m’a rappelée ce que nous avons également en partage, cette variété et cette richesse des espaces. Ce qui m’a réellement marquée, c’est le dynamisme de son peuple, des femmes, des jeunes, des enfants, résolus, ouverts, et emprunts d’engagement. Je me réjouis aussi de la richesse et de la profondeur de nos relations amicales, notamment dans l’éducation, avec le creuset des Sénégalais et Sénégalaises qui ont effectué des études au Canada et reviennent avec beaucoup d’enthousiasme pour faire valoir leur savoir-faire et leur expertise à la nation sénégalaise. Je rencontre tous les jours des sénégalaises et des sénégalais qui veulent beaucoup entreprendre pour leur pays et cela, c’est une force réelle, c’est un capital social inestimable. Je souhaite terminer cet entretien en souhaitant un « Deweneti » à tous les sénégalais qui viennent de célébrer la Korité, tout comme nous célébrons, nous aussi, notre « 150ème anniversaire ».

Interview réalisée par la Rédaction

La rencontre initiée, vendredi dernier, à Dakar, par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour trouver les moyens d’alléger le temps de vote le 31 juillet prochain a abouti à un consensus autour de modalités pratiques : l’électeur devra prendre entre cinq à dix bulletins au moins parmi les quarante-sept listes en lice. C’est la solution proposée par l’équipe du président Doudou Ndir pour résoudre l’équation posée par l’inflation de candidatures couplée aux exigences de l’article L 78 du Code électoral.

Précision, même si « un consensus fort » s’est dégagé, selon les termes du président de l’instance de contrôle du processus électoral, les plénipotentiaires ne se sont pas accordés sur le nombre de bulletins que l’électeur doit obligatoirement prélever avant d’entrer dans l’isoloir ; « il varie de cinq à dix », selon le président de la Cena. Les conclusions des travaux seront transmises au gouvernement. Le consensus est centré sur la possibilité, pour l’électeur, de ne pas prendre la totalité des listes avant de sacrifier à son devoir électoral.

Le temps de vote était, avec le rythme de délivrance des nouvelles cartes d’identification biométriques, l’une des interrogations qui taraudaient les observateurs à six jours de l’ouverture de la campagne électorale. Avec 47 listes, le temps d’ouverture des bureaux de vote habituellement imparti (8 heures – 18 heures) serait largement dépassé. Bien sûr, l’autorité administrative a le pouvoir de proroger le scrutin mais rarement au-delà d’une certaine heure de la nuit. La contrainte pour l’électeur de devoir prendre l’ensemble des listes est apparue très vite quand le ministère de l’Intérieur a bouclé, le mardi 31 mai dernier, le processus de dépôt des listes de candidatures pour les législatives. Quarante-sept listes ! Une première dans l’histoire politique du Sénégal.

Dans l’organisation du vote, le législateur a naturellement pris en compte l’identification de l’électeur, le secret du vote (isoloir, obligation de prendre tous les bulletins, corbeille), les membres du bureau, le contrôle du scrutin par l’organe dédié à cet effet, le barrage au vote-multiple avec l’encre indélébile. Il est difficile d’envisager un scrutin où l’électeur doit s’identifier dans une salle occupée par un peu plus de cinquante personnes (membres du bureau, représentants de la Cena, plénipotentiaires des candidats), prendre une à une les listes en compétition avant de s’isoler pour revenir glisser l’enveloppe dans l’urne.

Lors de la dernière Korité, après la prière à la grande mosquée de Dakar, le président Macky Sall s’était fait l’écho des interrogations de l’opinion et de la classe politique sur l’imbroglio autour de la loi L78 du Code électoral ; cette exigence de s’isoler avec toutes les listes dans l’esprit de garantir le secret du vote, une préoccupation, parmi d’autres -comme l’encre indélébile-, déjà parmi les points saillants du Code consensuel de 1992 obtenu sous les auspices du juge feu Kéba Mbaye. Le président de la République avait donc demandé à la Commission électorale nationale autonome (Cena) de prendre en charge la question. Ce qui a été fait vendredi dernier.

Retrait des cartes
L’argument juridique qui consolide cette initiative « pour régler un problème pratique » sont constitués par deux textes fondateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) : l’article 2 (Sections II – Des élections) du Protocole de la Cedeao relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité signé à Lomé le 10 décembre 1999 : « aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques » ; lui-même adjoint au Traité de la Cedeao, signé à Cotonou, le 24 juillet 1993, notamment en son article 58. L’initiative appartient maintenant au président de la République.

Si des voix se sont élevées pour fustiger la démarche de la Cena, comme la tête de liste, Me El Hadj Diouf, ou encore le vice-président de Rewmi, Déthié Fall, d’autres pas nécessairement du camp du pouvoir ont salué le consensus obtenu par l’organe de contrôle. Ainsi pour El Hadj Ibrahima Sall, interrogé hier par la Rfm et pour qui, « si l’on arrive, avec cette décision, à régler le temps de l’élection et le passage aux urnes, c’est une solution intelligente et nécessaire ». Pour l’économiste, ancien ministre du Plan et fondateur de « Demain la République » (pas en course pour ces législatives), « il faut se féliciter qu’on ait trouvé une solution heureuse à ce problème ». « Si ce qui est modifié est substantiel oui, cela mérite un recours et des manifestations, mais, si ce qui est modifié n’est pas essentiel, non », a-t-il ajouté. Dans tous les cas, la polémique a remis sur la table la question du bulletin unique, conséquence naturelle de la prolifération des listes de candidatures. Alors que la campagne électorale débute dimanche prochain à minuit, l’autre « chantier » reste le retrait des cartes d’électeur. Paradoxalement, un peu partout à travers le pays, les autorités administratives et –depuis quelques jours les partis politiques- lancent des appels aux électeurs pour qu’ils aillent récupérer leurs cartes. Le syndrome sénégalais de la dernière minute.

Samboudian KAMARA

A l’issue de cinq jours de travaux tenus à Dakar sur l’état des lieux de la politique énergétique et la transhumance transfrontalière dans l’espace Uemoa, le comité interparlementaire de l’union économique et monétaire ouest africaine (Cip/Uemoa) a recommandé une série de mesures pour une meilleure prise en charge de ces questions.

Il s’agit, entre autres, d’accélérer le développement des pôles de production énergétique, de multiplier les rencontres de concertation sur la transhumance transfrontalière en impliquant l’ensemble des acteurs (États-membres, société civile, élus locaux, parlementaires, médias, organisations régionale d’éleveurs, partenaires techniques et financiers)…

Aussi, le Cip/Uemoa recommande-t-il à la Commission de l’Uemoa, sur la politique énergétique, l’opérationnalisation du fonds d’investissement dédié aux financements privés es infrastructures d’énergie, de mener une campagne d’éducation énergétique des consommateurs d’énergie et d’adopter et mettre en valeur les projets textiles relatifs aux codes d’efficacité des bâtiments neufs et à l’étiquetage des appareils électroménagers. Au sujet de la transhumance transfrontalière dans l’Uemoa, le comité recommande de mettre l’accent sur la communication et l’information à travers les médias (radios, télévisions) nationaux et régionaux ainsi que la rationalisation d’une étude exhaustive sur l’avenir de l’élevage, notamment de la transhumance transfrontalière en Afrique de l’ouest qui prendra en compte les changements intervenus depuis 20 ans sur le plan agro-écologique afin de parvenir à l’élaboration d’un texte communautaire adapté à son temps pour le bénéfice de l’élevage en Afrique de l’ouest. Tout au plus et à l’endroit des États membres, le comité interparlementaire recommande-t-il, de produire en nombre suffisant le certificat international de transhumance de la Cedeao et le rendre jusqu’au poste de sortie le plus reculé, de baliser les pistes de transhumance, les gîtes d’étape pour atténuer les conflits entre agriculteurs et éleveurs et enfin de mettre l’accent sur la communication et l’information à travers les médias (radios, télévision) nationaux et régionaux.

A la séance de clôture de la rencontre, le vice-président du comité interparlementaire, Janvier Yahouedeou a exprimé, au nom de Jérémy N’Gouan, président dudit comité, que « durant ces travaux, nous avons débattu autour de deux sujets brûlants de l’heure qui préoccupent, au plus haut point, les gouvernements et les populations de notre espace communautaire ».

Amadou DIOP

Le Parti de la vérité et du développement (Pvd) fera une campagne électorale pacifique conformément à l’appel lancé, avant-hier, par son leader, Serigne Modou Kara Mbacké.

Le leader du Parti de la vérité et du développement (Pvd), Serigne Modou Kara Mbacké a appelé, avant-hier, à une campagne électorale pacifique. Il s’adressait aux investis de son parti lors d’un séminaire qui a eu lieu à Dakar. « Notre devise est la paix. Il faut aller à la rencontre des militants dans la paix et la discipline », a lancé le guide religieux.

En lice pour le scrutin du 30 juillet, le Pvd a investi des candidats dans 36 départements sur les 45 que compte le Sénégal. Dans la Diaspora, il a des candidats en Amérique et en Afrique centrale. L’appel du leader du Pvd a été réitéré par la tête de liste de cette formation politique, Mme Sokhna Dieng Mbacké lors du point de presse qui a clôturé la rencontre. « Ce sera une campagne, sérieuse, modeste, aimable et pacifique, parce que c’est la paix qui est notre hymne de campagne », a souligné Mme Mbacké. La présidente a affirmé que les militants appliqueront à la lettre les instructions du leader du parti.

S’agissant de la stratégie de campagne du parti, la présidente a indiqué que le Pvd privilégiera les visites de proximité. « Nous ferons plus de proximité que du tintamarre », a martelé la présidente. Quid du contenu des messages, Sokhna Dieng Mbacké a dit que le parti ne critiquera pas directement le président Sall conformément aux recommandations de son leader, Serigne Modou Kara Mbacké. Mais a-t-elle précisé, il parlera des conditions de vie des populations. « Nous voulons aider les populations sénégalaises, parce qu’elles sont fatiguées. Si le Pvd a une position de pouvoir, il fera voter des Lois qui vont dans le sens d’améliorer les conditions de vie des populations », a souligné la présidente.

La tête de liste a dit que le Pvd mènera le combat pour donner au pouvoir Législatif son indépendance. Selon elle, le Pvd fera en sorte que le pouvoir Législatif ne soit pas inféodé au pouvoir Exécutif.

Interpelée sur le travail des députés, la tête de liste a estimé que nombre de Sénégalais sont injustes avec la législature sortante. Selon la présidente, il y a eu d’importants moments de vie parlementaire au cours desquels les députés ont joué leur rôle. « C’est une Assemblée normale. Les députés ont fait de leur mieux », a-t-elle laissé entendre. Il a aussi indiqué que Moustapha Niasse « est un bon président ». « Il applique le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. C’est un légaliste », a-t-elle conclu.

Babacar DIONE

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, est à Addis-Abeba depuis hier, pour représenter le chef de l’État, le président Macky Sall au 29ème sommet de l’Union africaine prévu les 3 et 4 juillet 2017 sur le thème : « Tirer profit pleinement du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères reçu à notre rédaction.

Le chef de l’État a reçu, hier matin, le président de la Commission de l’Uemoa. Abdallah Boureima est venu exprimer sa gratitude au président Macky Sall pour sa contribution à son élection. L’occasion a été saisie pour recueillir les avis et orientation du chef de l’État sur l’avenir de l’Union.

… qui s’est entretenu avec Georges Weah
Le président Macky Sall a reçu, hier, Georges Weah. L’ancienne star du football est candidat à la présidentielle libérienne d’octobre prochain. Il est venu consulter le chef de l’État dans ce cadre. Georges Weah s’est dit satisfait de cet entretien avec le chef de l’État qui va dans le sens d’un processus électoral apaisé.

Le département de Fatick a mis en place son comité électoral qui va se charger de la gestion de la campagne électorale pour les élections législatives. C’est le professeur Madior Diouf qui a été choisi comme président du comité électoral. Ce comité a été installé, hier, par le ministre de la Culture et de la Communication. A cette occasion, Mbagnick Ndiaye, mandataire de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar »  du département de Fatick, a beaucoup insisté sur l’unité, la cohésion et la mobilisation de tous les responsables pour le triomphe de la liste Bennoo.
La proposition du bureau du comité électoral faite par Mbagnick Ndiaye a été approuvée par la majorité des responsables. Ce comité dispose également de plusieurs commissions.
Le Pr. Madior Diouf s’est réjoui du choix qui a été porté sur sa personne avant d’ajouter que l’heure est maintenant au travail pour que triomphe la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar » au soir du 30 juillet.
Oumar  Ngatty BA

Il aura fallu plusieurs heures, hier, avant que la proposition de la Cena ne soit adoptée par une grande majorité des plénipotentiaires. Ainsi, le consensus a été trouvé sur le choix d’au moins 5 listes par l’électeur avant d’aller dans l’isoloir.

La grande interrogation que tous les Sénégalais se posaient sur comment voter le 30 juillet prochain face à la pléthore de listes a été résolue. Hier, la réunion qui a eu lieu entre la Commission électorale nationale autonome (Cena) et les plénipotentiaires des partis et coalitions de partis a permis d’aboutir à un consensus. Au lieu de choisir obligatoirement toutes les 47 listes pour le vote, les différentes parties sont tombées d’accord sur le choix d’au moins cinq (5) listes par l’électeur avant d’entrer dans l’isoloir. Il faut dire que cette proposition acceptée finalement par les parties est venue de la Cena elle-même. « Quarante-quatre (44) plénipotentiaires représentant les listes candidates aux élections législatives du 30 juillet 2017 ont accepté de se prononcer sur la proposition qui leur a été faite de réfléchir sur la procédure de vote telle que prévue par l’article L.78 du Code électoral, à savoir la possibilité pour l’électeur de ne prendre que cinq (5) bulletins de vote au moins avant de se rendre dans l’isoloir », lit-on dans le communiqué transmis par la Cena au terme de la réunion avec les partis politiques et coalitions de partis.

Pour le président de la Cena Doudou Ndir, chacun s’est exprimé librement et c’est au cours de la deuxième session, à 15 h 30 précisément que « les positions ont évolué ». D’autres contre-propositions ont été mises sur la table, mais qui n’ont guère abouti. Toujours est-il que la Cena adresse ses vives félicitations aux plénipotentiaires pour la qualité de leur contribution aux discussions et la clarté des positions exprimées.  Benoît Sambou, le plénipotentiaire de «Bennoo Bokk Yaakaar» se réjouit du consensus trouvé. « Il faut aller dans le sens de consolider ce consensus des mandataires et plénipotentiaires des différents partis qui, dans les discussions ont pu rapprocher leur position. Le défi pour nous était de sortir d’ici avec un consensus », a dit l’ancien ministre. Selon Khadim Rassoul Thiam de la liste « And soukhali Senegal », c’est  grâce à la compréhension des uns et des autres qui ont tenu compte de différents facteurs que ce consensus a pu être trouvé. « Il fallait ce consensus fort pour éviter un certain nombre de facteurs comme la perte de temps, la confusion et l’amalgame quand on sait qu’il y a un fort taux d’analphabétisme dans ce pays », renseigne Serigne Khadim Rassoul Thiam. Seulement la Cena a précisé que cette disposition est une « réforme pratique » et qu’elle ne porte préjudice et n’octroie aucun avantage à une liste. « La Cena est habilitée, par la loi, à engager de telles discussions (article 11-der) et à formuler des propositions en vue d’améliorer le Code électoral », précise-t-on. Cette étape franchie, la Cena va proposer la modification de l’article L.78 afin de permettre à l’électeur de prendre cinq bulletins avant de passer à l’isoloir.

Maguette NDONG

Une dépêche émanant de l’Élysée informe que le président français, Emmanuel Macron, s’est entretenu au téléphone, jeudi, avec le président sénégalais Macky Sall, pour évoquer la situation régionale à la veille du sommet du G5 à Bamako. Selon la dépêche de l’Élisée, cette discussion a abordé la situation sécuritaire au Sahel dans la concertation permanente sur les enjeux régionaux et internationaux entre la France et le Sénégal, contributeur important de la Mission des Nations-Unies au Mali (Minusma) et membre du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. La dépêche ajoute que cet entretien a prolongé les échanges intervenus lors de la visite du chef de l’État sénégalais, à l’Élisée, le 12 juin dernier et celle du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian à Dakar, le 15 juin dernier.
El. H. A. T.

Le 10e sommet du forum mondial sur la migration et le développement qui s’est achevé, à Berlin, a eu comme particularité d’enregistrer des recommandations des entreprises publiques et privées appelées à lever les barrières administratives qui empêchent des migrants d’évoluer professionnellement. En perspective de l’adoption du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et négociées comme proposées par les Nations Unies, le secteur privé, membre de l’interface des entreprises, exige une adéquation des compétences.

Le 10e sommet du Global Forum on migration et développement (Gfmd) qui a pris fin hier, donne de nouvelles orientations à la communauté européenne dans l’élaboration de stratégies relatives à la migration. Des regards sont aujourd’hui tournés vers les États membres de l’Onu qui vont donner, en 2018, du contenu au pacte mondial qui vise une intégration et une meilleure inclusion sociale des migrants et des réfugiés.
La contribution déterminante de l’interface des entreprises, qui regroupe de grandes entreprises européennes, a donné un cachet particulier au forum qui a réuni, du 28 au 30 juin, 450 participants représentants des organisations internationales, la société civile et le secteur privé venus de 140 États.

En raison de la mobilité des compétences, le Mécanisme d’affaires du Gfmd a dégagé de nouveaux axes dans l’optique d’une hiérarchisation de leurs priorités. Ils ont exprimé leur volonté d’accompagner ce processus même s’il y a lieu de reconnaître que cette mobilité des compétences exige de nouvelles règles de jeu. ‘’Les entreprises doivent tenir compte des besoins du marché’’, a rappelé le représentant du groupe consultatif, Austin Fragomen. Ils demandent aux différents États de réfléchir sur ces innovations qui faciliteront l’accès des migrants et des réfugiés au marché du travail, de promouvoir l’entrepreneuriat et la migration circulaire en dehors du dialogue multipartite.
Mme Louise Arbour, représentante spéciale pour les migrations, qui a salué la mise en place de l’interface des entreprises, juge qu’il est utile de connecter les talents aux réalités du marché même s’il faut encourager la promotion des meilleures pratiques. Les différentes contributions ont convergé dans cette direction : les compétences proposées doivent aller de pair avec les compétences nécessaires au marché de l’emploi pour que ces migrations bien gérées soient avantageuses aux différentes parties.

Pour William Lacy Swing, le Directeur général de l’Organisation internationale pour la migration (Oim), cette approche sonne à son heure dans la mesure où les migrations constituent la tendance du 21e siècle. Plusieurs millions de migrants représentent la masse salariale du monde, et bon nombre d’entre eux sont peu qualifiés. Des estimations de l’institut Mc Kensay, font savoir que ces migrants contribuent à hauteur de 9 % au Pib mondial, avec une contribution économique qui dépasse l’Aide publique au développement, vu qu’ils envoient à leur pays 500 millions de dollars par jour, une manne financière qui dépasse l’Aide publique au développement. Par ailleurs, d’autres estimations soulignent que les Africains, qui constituent 1/3 des migrants envoient 10 à 15 % de leur salaire dans leur pays. Il encourage le secteur à faire en sorte que les pratiques de recrutement ne se basent pas sur des préjugés surtout que 70 % de la population en âge de travailler est composée de migrants qui fuient leur pays souvent par choix ou par nécessité. Il s’y ajoute, selon lui, que cette mobilité des compétences est source de richesse pour les communautés sur le plan technique, culturel et social.

Des ressources publiques pour soutenir les entreprises
D’autres intervenants, membres de la société civile, ont demandé la mise en place d’un système de contrôle et d’évaluation très rigoureux en vue de lutter contre des discriminations dénoncées par la société civile. Même si selon les spécialistes, ‘’les lacunes dans les compétences et une inadéquation des compétences peuvent être contre productives. Pour une meilleure promotion de l’intégration sociale des travailleurs migrants, que les pratiques de recrutement soient justes, que les systèmes de reconnaissance des compétences soient plus souples et que des migrants bénéficient de renforcement de capacités si nécessaires’’.

Pour Austin Fragomen, du Groupe consultatif des entreprises (Business Advosri group), cette deuxième réunion de l’interface dans de ce forum, après celle de Dakhla, l’année dernière, doit marquer de réelles ruptures. ‘’Nous avons la responsabilité d’organiser une migration sûre et ordonnée en adéquation avec les objectifs du développement pour le millénaire. Nous avons déjà eu à compiler des recommandations, lors du dernier forum, en vue de moderniser les pratiques, de faciliter la mobilité des compétences à tous les niveaux de qualification mais il faut prévoir des ressources publiques pour aider les entreprises, les États doivent aussi doter les travailleurs de compétences nécessaires », ont reconnu les organisateurs. Ils ajoutent : « nous tenons également à ce que les épouses et les familles des migrants puissent suivre la mobilité des qualifications, que les lois nationales soient en adéquation avec les normes de recrutement décentes et qu’il y ait des canaux de coopération entre les différentes entreprises ».

Plaidoyer pour une levée des barrières
Pour des intervenants, membre de la société civile, cette démarche est noble. Ils se sont engagés à renforcer le plaidoyer pour une levée des barrières administratives quant au recrutement des migrants. Pour certaines voix, l’Europe ne doit pas perdre de vue qu’il existe des compétences modernes parmi ces migrants, de même qu’elle peut profiter des compétences traditionnelles qui lui viennent du tiers monde. Différentes recommandations ont de nouveau été faites.
Par ailleurs, le pacte mondial pour la migration internationale est présenté comme étant une ambitieuse politique des Nations Unies dont le but principal est de résoudre la crise migratoire actuelle afin d’aboutir à des migrations sûres, ordonnées et régulières, à l’échelle internationale.
Les pays membres devront définir son contenu, sa nature juridique (instrument juridiquement contraignant ou non), sa périodicité, sa mise en œuvre et son évaluation selon les explications Youssoupha Ndiaye, de la mission permanente du Sénégal à l’Office des Nations Unies.

Youssoupha Ndiaye, premier secretaire à la mission permanente du sénégal aupres de l’office des nations unies (onu) a genève

« Un pas décisif vient d’être franchi avec ce forum »

Présent au forum mondial sur la migration et le développement qui a pris fin hier, à Berlin, Youssoupha Ndiaye, membre de la délégation sénégalaise, considère que des changements considérables vont prendre le dessus sur les recommandations de la communauté internationale. Comme quoi l’Europe est décidée à agir.


Premier secrétaire à la mission permanente du Sénégal auprès de l’Office des Nations Unies (Onu) à Genève, Youssoupha Ndiaye, s’est réjoui de la tenue du Forum mondial sur la migration et le développement (Gfmd) co présidé par l’Allemagne et le Maroc en 2017 et 2018. « C’est la première fois, dit il, que la présidence est assurée par deux pays. Cette approche novatrice vise à renforcer la coopération entre sud-sud mais également entre le Maroc qui est un pays de transit et l’Allemagne, une terre d’accueil ».

Après une série de rencontres sur cette thématique, le forum laisse entrevoir, à ses yeux, des perspectives heureuses dans la gestion de la mobilité humaine. Pour M. Ndiaye, qui fait partie de la délégation sénégalaise à Berlin, l’Europe vient de donner des gages quant à sa volonté d’amorcer un nouveau tournant. Il en veut pour preuve le fait que les différents intervenants, ministres, société civile et secteur privé, ont tous défendu la cause des migrants et des réfugiés lors de ce forum. « Généralement, dans ce genre de rencontres, les avis sont mitigés ou parfois les États européens déclinent des positions défavorables à la migration. Ils mettent toujours l’accent sur la préférence nationale », a dit le diplomate sénégalais.

Le sort des migrants en situation irrégulière ne laisse plus indifférente la communauté internationale. Elle exige un meilleur traitement envers les migrants qui quittent leur pays pour des raisons économiques ou les réfugiés sont obligés de fuir des catastrophes naturelles ou des situations de conflit. «  Nous estimons que c’est une démarche salutaire en perspective de l’adoption du pacte mondial par les États prévue en 2018 lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’idée a été émise dans la déclaration de New York adoptée le 19 septembre 2016.’’

Il souligne que le processus de négociation suit son cours. « Nous n’avons pas encore défini le contenu et la nature du pacte mondial. Sera-t- il présenté sous forme d’un instrument juridique, d’une déclaration politique ou d’un agenda politique? Les réflexions ont été engagées », a-t-il souligné.

Il tient à préciser que ce pacte est en phase avec la vision de l’Agenda 2030 pour le développement durable qui vise une migration sûre, ordonnée et régulière et qui va asseoir une inclusion sociale des migrants dont la contribution au développement social et économique des pays d’accueil et d’origine est reconnue à travers le monde. L’implication du secteur privé à travers la réunion de l’interface des entreprises donne également, à ses yeux, un cachet particulier à cette rencontre.

M. BOCOUM

L’audience solennelle de prestation de serment des deux nouveaux membres du Conseil constitutionnel a eu lieu hier matin. Il s’agit de Mme Bousso Diao Fall, ancien Procureur général près la Cour d’Appel de Saint-Louis et de Seydou Nourou Tall, professeur en Droit public et sciences politiques. Le Conseil constitutionnel passe de cinq à sept membres.

Cette audience solennelle a été présidée par Pape Oumar Sakho, président du Conseil constitutionnel qui a indiqué que la nomination de deux nouveaux membres est venue parachever la réforme de l’institution judiciaire. « La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, marque officiellement et solennellement l’entrée de ces nouveaux membres dans le cercle de ceux que l’on appelle les juges constitutionnels. En de pareilles circonstances, les souhaits de bienvenue sont un usage bien établi au Sénégal. Mais dans le monde de la justice, en général, au Conseil constitutionnel, en particulier, cet usage est placé sous le sceau de la solennité judiciaire », a-t-il expliqué. Il a poursuivi qu’en sa qualité de président du Conseil constitutionnel, qu’il est heureux de souhaiter «devant cette auguste assemblée », la bienvenue à Mme Bousso Diao Fall et au Professeur Seydou Nourou Tall, au nom de l’ensemble des membres du Conseil constitutionnel. « Par leurs profils et leurs parcours respectifs, ils reflètent à la fois, l’image harmonieuse des idéaux sur lesquels reposent notre institution et le symbole de l’un des principes fondamentaux qu’elle se donne pour mission de faire respecter, à savoir l’équilibre des devoirs hommes-femmes. Mais ce n’est pas seulement pour la texture de la diversité des genres. C’est aussi et surtout parce que Mme Bousso Diao Fall et le Pr Seydou Nourou Tall traduisent la complémentarité indispensable entre la théorie et la pratique du Droit », a ajouté le président du Conseil constitutionnel. Pape Oumar Sakho s’est dit fier de voir, après une longue parenthèse, une femme siéger au sommet de la pyramide judiciaire. « Ce sentiment de fierté est sans nul doute partagé par la grande majorité de nos concitoyens et il ne pouvait en être autrement », a-t-il indiqué.

Réagissant, Mme Bousso Diao Fall a fait savoir: « je viens de renouveler le serment que j’avais fait en 1981 qui est pour nous un sacerdoce de nous conduire en digne et loyal magistrat, de respecter ce serment, l’obligation de réserve, l’impartialité. C’est une lourde responsabilité qui pèse sur mes épaules ». « C’est une fierté d’avoir été choisie par le président Macky Sall pour siéger à cette auguste assemblée. Je ne manquerai pas de remercier toute la corporation à qui je rends hommage et qui m’a soutenue », a dit Mme Fall.

Pour le Pr Seydou Nourou Tall, « c’est un sentiment de joie devant cette nomination mais aussi un sentiment de dignité. Vous le savez, la tâche est difficile mais comme nous l’avons dit dans notre serment, évidemment nous veillerons à tout faire en toute dignité, en parfaite loyauté en sachant que c’est aussi un poste où le top sénégalais nous regarde et nous allons veiller évidemment aussi à faire ce qu’on attend de nous ». Tout au plus a-t-il ajouté, « c’est une grande responsabilité, une grande joie, une grande charge et c’est comme ça. Mais dans toute chose il faut regarder Dieu et savoir aussi qu’on est là pour le peuple sénégalais. On remercie le président Macky Sall pour cette nomination mais on fera tout pour qu’on soit le plus impartial possible », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

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