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Politique (3139)

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a fait savoir, avant-hier, à Dakar, à ceux qui l’accusent de rétention de cartes d’identité, qu’il n’a aucun intérêt à bloquer les cartes des citoyens sénégalais. Il a promis que les personnes inscrites dans le fichier auront leurs cartes d’identité avant le 30 juillet, jour des élections législatives.
Il s’exprimait lors de la réunion consacrée aux préparatifs du pèlerinage marial de Popenguine.

Accusé de rétention de cartes d’identité à deux mois des élections législatives, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a apporté des précisions. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, « il n’y a pas de rétention de cartes d’identité ». Il a informé que 2.700.000 cartes d’identité sont déjà fabriquées dont 1 million distribuées. « Le reste va être produit d’ici la tenue des élections. De toutes les façons, les cartes seront disponibles avant le 30 juillet », a clarifié le ministre de l’Intérieur. Il a expliqué qu’après la production, ses collaborateurs ont pensé faire un travail préalable avant l’acheminement des cartes d’identité dans les collectivités locales. « C’est ainsi que nous avons prévu de faire le tri pour un meilleur agencement et éviter certaines erreurs ». Et le ministre de l’Intérieur ajoute : « c’est ce que nous sommes en train de faire pour envoyer des cartes déjà produites dans de meilleures conditions pour la distribution en évitant que celles de Dakar se retrouvent à Saint-Louis ou à Ziguinchor ». Il a souligné qu’à chaque fois, les cartes sont produites, elles sont conditionnées et envoyées dans les collectivités pour être distribuées à leurs ayants-droit. « Je n’ai aucun intérêt à retenir les cartes d’identité des Sénégalais dès lors que ces derniers sont inscrits dans le fichier électoral. La rétention devrait être à ce niveau-là, ce qui n’est pas le cas », a dit le ministre de l’Intérieur. Rappelant que l’objectif était de produire 4 millions de cartes d’identité. Cet objectif a été largement dépassé puisque ce sont 6 millions de cartes qui sont aujourd’hui fabriquées. Ces chiffres sont confirmés par le directeur de l’automatisation des fichiers (Daf), le commissaire Ibrahima Diallo qui a indiqué qu’ils sont dans le processus de fabrication. Il a promis que d’autres cartes d’identité seront produites. « Donc, il n’y a aucune inquiétude à ce que nous arrivions, d’ici au mois de juillet, à produire les cartes qui permettront aux Sénégalais d’aller aux urnes », a assuré Ibrahima Diallo qui a reconnu, cependant, des difficultés dans la distribution.

Eugène KALY

Au cours d’une soirée qui s’est tenue en marge des assemblées annuelles de la Bad, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, a été désigné par le magazine «The Banker» édité à Londres, comme le «ministre des Finances de l’année». La cérémonie s’est tenue devant un partenaire de délégués participant aux assemblées annuelles et de responsables d’institutions internationales.

Il a tenu à dédier ce Prix au président Makcy Sall qu’il a remercié pour lui avoir demandé de «venir à ses côtés pour mettre en œuvre sa vision». Il a aussi remercié le ministre du Budget Birima Mangara, les directeurs généraux, directeurs, conseillers techniques et cadres du ministère. Il a évoqué le récent succès enregistré par le Sénégal par la levée de 660 milliards de francs Cfa lors de l’opération de l’Eurobond, qui est, selon lui, «une sanction positive du marché». Amadou Ba a aussi évoqué la tendance haussière du taux de croissance du Sénégal, «atteignant 6,6 % en 2016, dans un contexte de réformes et de bonne tenue des finances publiques».

C. THIAM

Dans son ouvrage, « l’Espace public sénégalais : le discours politique de la présidentielle de 2012 », Birahim Thioune, Maître de Conférences en Littérature française à l’Ucad, analyse les discours et le corpus linguistique des différents protagonistes du scrutin mémorable de 2012.

En 2012, les Sénégalais vivaient la deuxième alternance politique. Le contexte pré-électoral de l’époque a été marqué par des joutes oratoires mémorables entre les différents protagonistes. Les médias sénégalais, notamment la presse écrite, se faisaient l’écho de ce florilège de discours teintés d’accusation de toutes sortes, d’insultes, de mots aigre-doux, le tout dans une tendance délibérément tendancieuse. C’est à l’analyse de ces discours et de ces échanges que s’est essayé Birahim Thioune, Maître de Conférences en Littérature française à l’Ucad.
Dans l’ouvrage « L’espace public sénégalais : Le discours politique de la présidentielle 2012 », l’auteur s’est focalisé sur les échanges, à la faveur d’une stratégie de communication suffisamment élaborée, pour peser, de tout son poids, sur l’issue de ce scrutin mémorable.

Selon Alpha Amadou Sy qui a préfacé ce livre de 90 pages édité par les éditions L’Harmattan/Sénégal, « M. Thioune soumet à un examen minutieux les postures des différents protagonistes, lesquels affectionnent l’usage d’armes langagières, le plus souvent, disproportionnées par rapport à leurs contextes d’utilisation ». Autrement dit, il relève que l’étude du professeur Thioune révèle un espace public sénégalais devenu le lieu de production de discours nettement en porte à faux avec les normes de courtoisie et de politesse.

Quant à l’auteur, il estime que l’élection présidentielle de 2012 marque un tournant décisif dans la vie politique et dans la conquête de la démocratie au Sénégal. Elle a donné lieu, analyse-t-il, « à des échanges assez caractéristiques d’une communication, généralement consciente de ses moyens et de son efficacité, chez la plupart des candidats engagés dans les joutes électorales ». Selon lui, la campagne électorale de 2012 a donné lieu à des échanges verbaux qui ont placé les principaux acteurs et leurs représentants dans le registre de la violence verbale (invectives, menace de déballage, accusation d’immoralité…) utilisant des actes de langage qui menacent l’identité ou l’honneur et font perdre la face. « L’espace public devient le lieu de mise en œuvre de mécanismes discursifs de production de discours qui transgressent les normes de la courtoisie et de la politesse, dans un contexte culturel spécifique de soumission affichée à des règles reconnues et partagées par les Sénégalais », souligne-t-il.

A l’en croire, la prégnance de plus en plus forte de la violence verbale dans le champ politique date de l’époque d’Abdou Diouf où l’on notait, après la période senghorienne, une large ouverture et un pluralisme démocratique correspondant à un relâchement de la censure exercée par le pouvoir. « On assiste à une plus grande liberté d’expression des sentiments et des opinions sur les personnes et les circonstances. Le discours courant, autant que le discours politique, porte désormais la marque d’une époque de liberté de parole et de perte de la censure culturelle qui incite à chercher une rencontre plus apaisée entre acteurs politiques où l’injure et le dénigrement systématique, érigés en arme fatale, sont bannis ». La satire, la caricature et la dérision sont les méthodes les plus utilisées par les différents acteurs pour dénigrer ou attaquer l’adversaire, relève l’auteur. « La concentration de formules ou d’allusions dénigrantes rend compte, dans leur extrême sévérité, de la tonalité satirique et caricaturale de ce discours (…) », dit-il. Du coup, ajoute-t-il, « le champ politique expose, tout le temps, à cette menace de dégradation de l’image personnelle ».

Pour le Pr Thioune, le discours dominant de la campagne électorale de 2012 pose, au-delà de ses visées politiques, le problème d’une nécessaire rupture dans les comportements et la mentalité des citoyens engagés dans l’œuvre d’édification d’une République et d’une vraie démocratie au Sénégal. « Il y a un besoin évident de moralisation des messages électoraux, en rapport avec les codes culturels de politesse reconnus et partagés dans l’espace citoyen sénégalais », conclut-il.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pour préserver la dynamique de victoire, le président de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», Macky Sall, a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investitures pour les législatives. Cette lettre-circulaire que nous publions in-extenso a été adressée à tous les leaders, responsables et militants.

A tous les leaders, responsables et militants

Objet : suspension des assemblées générales d’investiture; Référence : circulaire n°00002 du 10 mai 2017

Par circulaire visée en référence, j’engageais tous les leaders, responsables et militants de notre coalition à faire prévaloir la concertation, le consensus et l’équité, comme principes en vue des investitures pour les législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques, morales, dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain.

Mais, au vu de quelques incidents regrettables notés lors des assemblées générales d’investiture tenues récemment, force est de reconnaître que certains camardes semblent ignorer totalement notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition.

Pour préserver la dynamique de victoire, j’ordonne la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues, et vous invite à rester à l’écoute de la conférence des leaders, qui mènera, dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires.

En attendant, je vous exhorte à rester mobilisés, unis, à faire preuve de dépassement et de solidarité, pour garantir à notre coalition, plus que par le passé, toutes les chances de sortir largement victorieuse des élections législatives du 30 juillet 2017.

Le Président Macky SALL

Après la décision du chef de leur parti de suspendre de toute assemblée et de toute rencontre politique d’investiture, la Cojer, dans un communiqué qui nous est parvenu, invite tous ses membres de toutes les Collectivités locales « à se soumettre à cette instruction politique ». Selon la structure des jeunes de l’Apr, cette décision est « gage de la cohésion victorieuse » de l’Apr et « de la consolidation de la force majoritaire de la Coalition Benno Bokk Yakaar dans laquelle elle est un parti leader », rappelant que « la loyauté, la discipline de parti, l’esprit républicain et le sens du bien commun ont toujours caractérisé l’engagement de la majorité politique sénégalaise derrière le Président Macky Sall ».

Selon la coordinatrice de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf, grâce à la vision du Président Sall et à son programme politique de gouvernance, le Sénégal a déjà emprunté « une voie irréversible de développement intégral » avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. « S’unir dans une dynamique et loyale cohésion pour un triomphe électoral aux Législatives de 2017 est l’exigence qui s’impose à tous les responsables et militants de l’Apr. La finalité est d’aboutir à une forte et commode majorité parlementaire pour permettre au Président Macky Sall de poursuivre, en virtuose et avec panache, la politique de croissance économie et d’essor social qu’il mène », a-t-elle réitéré. Aussi, la Cojer a-t-elle invité ses membres à s’inscrire dans « une dynamique de combat tenace autour du seul et unique objectif : la victoire à l’applaudimètre aux Législatives pour la conformité parlementaire et au bénéfice du Sénégal émergent ».

Par Circulaire Numéro 00002 en date du 10 Mai 2017, le Président de l’Apr, Macky Sall instruisait tous les responsables du Parti ainsi que leurs militants à un esprit de dépassement, d’avant-garde et de retenue en vue des investitures pour les Législatives convoquées le 30 Juillet 2017. Malgré tout, le choc des ambitions des responsables politiques qui se solde souvent par la violence a poussé leur leader à suspendre toutes les assemblées et rencontres politiques d’investitures.

D. MANE

Le Sénégal condamne fermement l’attaque terroriste odieuse qui a eu lieu dans la soirée du 22 mai 2017 dans une salle de concert à Manchester et ayant occasionné une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le gouvernement du Sénégal présente ses condoléances, exprime sa solidarité dans cette épreuve au gouvernement et au peuple britannique et réaffirme son engagement dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Mantes-la-Jolie, Trappes, Drancy, Creil, Rouen, Vernon, Elbeuf, Val-de-Reuil, Paris, Compiègne et Le Havre. Les militants Apr de ses différentes villes se sont retrouvés, ce dimanche, à Evreux, pour le lancement du mouvement « Les amis d’Amadou Samba Kane » pour la réélection de Macky Sall.

C’est sur une « invitation de militants Apr » de la diaspora que Amadou Samba Kane s’est déplacé à Evreux. En effet, ils sont venus de dix villes françaises pour remplir la salle Jules Janin d’Evreux. « Des Sénégalais de plusieurs villes françaises ont souhaité créer le mouvement « Les amis d’Amadou Samba Kane » pour la réélection du président Macky Sall, précise le maire d’Hamady Ounaré. « J’ai saisi le ballon au rebond car en France, il y a des difficultés dans notre parti, Apr. Il y a des tendances, des querelles entre partisans de l’Apr. Je viens pour aider à massifier et à unifier le parti en France ». En répondant à cette initiative, Amadou Samba Kane a fait le choix de ne pas passer par les structures traditionnelles ni par les responsables du parti en France. « C’est parce que je ne suis d’aucune tendance et je ne cherche pas de militants. Je suis maire d’une commune au Sénégal, ma base politique est là-bas. Je viens simplement pour apporter une contribution dans la massification du parti », martèle le directeur général de la Lonase, selon qui ses amis sont des « sympathisants mais pas encore des militants » de l’Apr.« Ils ne se retrouvent pas dans les tendances du parti en France. Je viens fédérer les tendances mais aussi massifier le parti avec l’adhésion des amis et des sympathisants. Nous avons les législatives en juillet 2017 et la présidentielle en 2019.

Ces deux échéances électorales sont fondamentales. Je veux fédérer tout le monde pour que la diaspora vote pour les candidats de l’Apr aux législatives et pour la réélection du président Macky Sall en 2019 », a-t-il déclaré. Lors de sa prise de parole, M. Kane a mis l’accent sur l’unité derrière Macky Sall, le président de la République mais il est revenu aussi sur le Plan Sénégal émergent et ce que le chef de l’État entend faire avec la diaspora qui est devenue la 15ème région du Sénégal avec ses 15 députés. L’édile d’Hamady Ounaré a détaillé sur les différentes réalisations du président Sall en faveur de la diaspora : la baisse de l’âge des voitures (10 à 8 ans) qui entrent au Sénégal. « C’était une priorité pour les Sénégalais de l’extérieur ».
La facilitation de l’obtention des documents administratifs officiels (passeport, carte nationale d’identité), des fonds d’aide pour l’investissement de la diaspora, des quotas pour les logements sociaux au Sénégal… « Il faut maintenant aider le président Macky Sall à avoir une majorité confortable pour continuer à mettre en place sa politique, plaide Amadou Samba Kane. Quand on est militant d’un parti et qu’on défend des idéaux, on ne doit pas avoir de frontière. C’est pour cela que je me suis déplacé en France. Partout où l’on se sent utile, il faut agir. Je le fais en France mais aussi à Thiès, à Kaolack et ailleurs au Sénégalais ».

Moussa DIOP (Correspondant à Paris)

L’édition 2017 des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) a été placée sous le thème de la transformation agricole afin de créer des richesses pour les millions d’Africains, vivant notamment dans les campagnes. La Bad s’est inscrite dans une initiative visant à apporter son appui aux pays dans lesquels la volonté politique est réelle pour relever ce défi.

Pour sa part, le Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, est d’avis qu’il faut renforcer les relations déjà fortes entre l’Afrique et l’Inde. Il a cité plusieurs axes de coopération ouverts par son pays, indiquant que le savoir-faire indien est à la disposition des pays du continent noir. Il a d’ailleurs révélé que son pays sera totalement électrifié en 2018. Il a aussi révélé que son pays, dans l’accélération de sa croissance et pour partager la prospérité, a ouvert 280 millions de comptes bancaires pour les pauvres en 2016, grâce aux possibilités offertes par les Tic. La tenue de ces assises en Inde n’est point fortuite, puisque ce pays a réussi sa révolution agricole, produisant en interne tous ses besoins alimentaires, et mieux, opérant même une valorisation industrielle de ses productions, un exemple à méditer pour l’Afrique, pour ses dirigeants politiques et pour ses populations. Et pour être bénéfique au continent, cette rencontre devra avoir pour prolongement une politique hardie de transformation et de valorisation locales des produits agricoles. C’est la conviction du président de la Bad, Akinwumi Adesina. Déjà, des initiatives naissent pour accompagner l’engagement de la Bad et des pays africains, comme en témoigne le message délivré par vidéo par Bill Gates, Pdg de Microsoft, qui offre sa collaboration pour des solutions à même de booster la croissance en Afrique. Il souligne que cela réduirait impérativement les importations alimentaires africaines et allouerait les ressources à l'agriculture et aux secteurs rentables. Donnant l’exemple du chocolat transformé en Europe depuis 1863, le président Adesina assure que l’Afrique doit s’inspirer de la révolution agricole de l’Inde qui, en 10 ans, a réussi à nourrir sa population.

« C'est de cette ville d’Ahmedabad qu'est partie l'indépendance agricole et alimentaire de l'Inde. Et dans cette même ville, l’Afrique doit amorcer la transformation agricole », a dit, avec force, le président de la Bad, indiquant que « l'économie du Gujarat, terroir du Premier ministre indien, est forte et reste un modèle et un exemple qui doit inspirer l'Afrique ». L’Inde et le continent noir ont beaucoup à partager et dans plusieurs domaines, en agriculture plus particulièrement.

« Avec un taux de croissance de plus de 5 %, l'Afrique garde la tête hors de l’eau et peut atteindre des taux plus élevés pour éradiquer la pauvreté et améliorer la qualité de vie des populations », a plaidé le patron de la Bad qui estime que « l'Afrique doit se nourrir à travers une agriculture maîtrisée, disposant déjà d’avantages comparatifs à saisir pour amorcer la transformation industrielle et favoriser l'émergence d'entreprises de valorisation à la production locale ». Son plaidoyer est pour une Afrique dont le développement est endogène : « le continent produit du coton et divers produits comme le cacao et l'Afrique exporte et n'en tire pas profit. Il faut transformer localement nos produits et créer des chaînes de valeurs locales ».

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

Le président de la Bad, Akinwumi Adesina, ancien ministre de l’Agriculture du Nigéria, a salué les succès du Sénégal et fait un vibrant plaidoyer pour une révolution verte en Afrique. Il a cité l’exemple de l’Inde qui a réussi à sortir 400 millions de personnes de la pauvreté grâce à l'agriculture et sur la base d’une volonté politique forte. La voie de la réussite passe à son avis par une agriculture inclusive et la mise en place de zones agro-industrielles pour permettre la valorisation locale des produits agricoles. Dans cette dynamique, il est d’avis que la politique d’électrification doit être pertinente. « Il faut de l’électricité pour réussir la transformation industrielle, tout comme il faut des infrastructures pour acheminer les produits vers les marchés urbains », a encore argumenté le président de la Bad qui, regrettant que 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, cite encore le succès que l’Inde a engrangé dans ce domaine, puisque ce pays continent sera totalement électrifié en 2018.

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

Les 52èmes assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) ont démarré leurs travaux à Ahmedabad, au cours d’une cérémonie qui a été rehaussée par la présence du Premier ministre indien, Narendra Modi, du président Macky Sall et de son homologue du Bénin, Patrice Talon, aux côtés de Akinwumi Adesina, président de cette grande institution africaine spécialisée dans le financement du développement. Lors de la table-ronde sur le thème « Leadership pour la transformation de l'agriculture » qui a juste suivi l’ouverture officielle, le président du Sénégal a lancé un appel pour le renforcement des ressources et des moyens financiers de la Bad, afin de lui permettre de mieux jouer son rôle de soutien et d’appui aux politiques publiques en Afrique.

Cette table-ronde s’inscrit dans la thématique générale de l’édition 2017 des assemblées annuelles placées sous le thème général « Transformer l’agriculture pour de la richesse en Afrique ». Interpellé sur l’expérience du Sénégal qui a, en quelques années, boosté sa production agricole, notamment le riz, le président Macky Sall a souligné que dans le Plan Sénégal émergent (Pse) mis en œuvre depuis février 2014, l’agriculture a été retenue comme une priorité pour notre pays. « Ce serait illusoire de penser se développer sans maîtriser son agriculture et atteindre l’indépendance alimentaire », a-t-il défendu, indiquant que « dans la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, l’agriculture retrouve la première place ». A ce titre, il a expliqué que les faiblesses de l'agriculture ont été identifiées à travers trois défis, celui du financement, celui de l'environnement et de la maîtrise de l'eau, et enfin le défi de l'accès au foncier qui est le premier intrant en Afrique. « Il fallait donc faciliter l’accès au foncier, permettre au secteur privé d’investir dans l’agriculture sans spolier les paysans ». « Il fallait aussi changer les mentalités pour booster une agriculture rentable, organiser les producteurs, réaliser la maîtrise de l'eau et rendre facile l'accès aux intrants à travers des subventions de l'État », a souligné le président Macky Sall.

Exportations d’arachides
Devant l’auditoire qui s’imprégnait des succès du Sénégal, il a expliqué le soubassement de cette volonté politique : « notre ambition, notre vision est de faire des paysans sénégalais des agriculteurs modernes qui peuvent s’enrichir par leur travail déjà pénible ». Il a plaidé aussi pour une contractualisation entre les producteurs et les transformateurs, afin de fixer les règles du jeu. Sur la production agricole qui a été boostée, il a donné l’exemple de la production d’un million de tonnes d’arachides et des exportations vers la Chine. Le chef de l’État a salué la qualité des relations entre le Sénégal et la Bad, déjà que le niveau d’exécution des projets suit un rythme satisfaisant. Interpellé sur les succès enregistrés dans le domaine de la fourniture d’électricité, il a rappelé qu’en cinq ans, ce secteur a subi une révolution : « au Sénégal, avant 2012, nous avons vécu les émeutes de l'électricité et il y avait 40 jours de coupures d’électricité dans l’année. Présentement, en 5 ans, nous avons mis en place le mix énergétique qui a permis la diversification des sources énergétiques, avec une réserve de 125 mégawatts, lorsque nous sommes en pointe. Nous avons aussi misé sur le solaire ». Il a expliqué que le présent défi est celui de l’interconnexion, pour le transport de l’électricité : « nous allons interconnecter toutes les régions afin d'optimiser les rendements ».

« Avant 2012, l’État octroyait 105 milliards de FCfa pour subventionner les déficits en électricité. Actuellement, le Sénégal a un excédent de production de 30 milliards », s’est réjoui le chef de l’État.

Formation technique
Évoquant la question de la jeunesse, il a expliqué qu’au Sénégal, 65 % de la population ont moins de 35 ans, tandis que plus de 50 % de cette population sont âgés de moins de 25 ans. Sa conviction est que les priorités et les défis concernant la jeunesse doivent s’orienter vers la formation, « surtout la formation pratique pour tous les secteurs, en faisant de la formation technique une priorité, parce que jusqu’ici l’université a servi à former des milliers de jeunes chômeurs ».

Il a cité l’exemple du Prodac (Projet des domaines agricoles communautaires) qui a aménagé des exploitations de 1000 à 2000 hectares et pour des jeunes qui ont suivi une formation bien ciblée pour en faire des agriculteurs modernes, avec des revenus mensuels de de 300 dollars par mois, soit 150.000 FCfa environ. « Les fermes familiales, dira-t-il, ont été lancées sur des superficies de 5 hectares, tandis que d’autres superficies sur 50 hectares permettent d’occuper 40 à 50 jeunes ». Le président Macky Sall est revenu sur la nécessité d’impulser une agriculture durable étant entendu que l'Afrique est le continent qui subit le plus les assauts sur le climat. Ce qui n’est point une malédiction, car défend-il, il faut juste trouver les variétés agricoles qui s'adaptent. Sur les nouvelles technologies, le chef de l’État a abordé la problématique des nouvelles technologies de l’information, indiquant qu’au Sénégal, le téléphone s’est démocratisé et n’est plus l’apanage d’une classe aisée. Il faut juste, à son avis, renforcer l’utilisation professionnelle des Tic, former les jeunes et rendre l'accès à l'Internet plus facile. Il a, à ce titre, salué la suppression des frais de roaming grâce au projet « Smart Africa », précisant que le Sénégal a lancé des actions pour rendre gratuit l'accès Internet dans les espaces universitaires.

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

L’entrée de Jean-Yves Le Drian dans le nouveau gouvernement français comme ministre de l’Europe et des Affaires étrangères est un «atout important» qui va «renforcer» les relations franco-africaines, a réagi mercredi le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye.

Le choix porté par le nouveau Premier ministre Edouard Philippe sur M. Le Drian, ex-ministre de la Défense, pour diriger la diplomatie française sous le magistère d’Emmanuel Macron est un «signe annonciateur» de «grandes avancées» dans les relations diplomatiques, sécuritaires, économiques, etc., entre la France et le Sénégal, s’est réjoui M. Ndiaye.
«Jean-Yves Le Drian est un ami du Sénégal», a dit, dans un entretien téléphonique avec l’Aps, le ministre sénégalais qui se trouvait à Paris.

«Nous avons travaillé en intelligence et en étroite collaboration depuis quatre ans, sur les questions sécuritaires au Sahel et dans le continent en général», a rappelé Mankeur Ndiaye, en parlant de son nouvel homologue français.

Le nouveau chef du Quai d’Orsay «connaît bien les enjeux sécuritaires en Afrique et dans le monde», a ajouté M. Ndiaye.
«Jean-Yves Le Drian, qui était le point focal de la France au Forum sur la paix et la sécurité de Dakar, avait travaillé avec nous en toute complicité et en toute franchise pour la réussite de la première, de la deuxième et de la troisième éditions», a-t-il tenu à rappeler. «Nous nous sommes entretenus, il y a quelques mois et il a réaffirmé son engagement à poursuivre son accompagnement et la participation de la France à ce forum dont la quatrième édition aura lieu les 13 et 14 novembre 2017», a poursuivi Mankeur Ndiaye.

Il estime qu’avec la nomination de M. Le Drian aux Affaires étrangères, «de nombreuses perspectives s’ouvrent», en vue de «l’approfondissement des relations (…) de tous ordres avec la France». Sur le plan économique, l’Agence française de développement étant placée sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye dit être convaincu que «la participation de cette institution à la construction du Train Express Régional de Dakar sera grandissante».

APS

Week-end chargé pour le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, par ailleurs coordonnateur de « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) de la région de Kaolack. Dans les préparatifs des législatives du 30 juillet 2017, il a présidé deux meetings de ses partisans avant d’adouber la rentrée politique du coordonnateur du Mouvement Kaolack pour la réélection de Macky Sall (Krem) dans le quartier périphérique de Kabatoky.

Principal artisan de l’implantation de l’Alliance pour la République (Apr), dans la région de Kaolack, Diène Farba Sarr, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a cœur de réaliser la passe de trois pour les législatives prochaines dans son bastion électoral du Saloum.

Pour ce faire, il a concocté un programme d’animation politique en direction de cette importante échéance, démarré ce vendredi. C’est dans le quartier traditionnel de Léona que le jeune responsable de l’Apr, Ousmane Noël Dieng, a initié un grand rassemblement politique présidé par le ministre. Une forte mobilisation des militants et responsables de la formation présidentielle mise à profit par le mandataire de « Bennoo Bokk Yaakaar » pour situer les enjeux du scrutin du 30 juillet.

« J’ai vu passer tous les quatre présidents qui se sont succédé à la tête du Sénégal, de Senghor à Macky Sall en passant par Diouf et Wade. Mais ce que l’actuel président a réalisé en l’espace de 5 ans, aucun d’entre eux ne l’a réussi durant son magistère en terme d’infrastructures et d’initiatives sociales. C’est la raison pour laquelle vous ne verrez aucun opposant l’attaquer sur ce terrain mais à la place, c’est des invectives, des charges crypto personnelles qui lui sont servies », a souligné Diène Farba Sarr. Il a défié les leaders de l’opposition à se confronter au camp présidentiel dans des débats contradictoires à la Télévision à l’instar de ce qui se fait dans les démocraties majeures.

« Ce n’est pas à travers des marches de protestation pour exiger la libération d’un responsable politique dans les mains de la justice qu’on va convaincre les Sénégalais de la pertinence de son offre politique, mais à travers un débat contradictoire dans les médias avec des arguments de poids susceptibles de motiver les populations à adhérer aux projets politiques des uns et des autres », a soutenu le responsable de l’Apr à l’ouverture du meeting de lancement du Mouvement Krem, samedi à Kabatoky, banlieue ouest de la capitale régionale. Se félicitant de l’arrivée de nouveaux cadres vierges de tout militantisme politique dans la formation du président de la République, il a invité les responsables de la première heure à faire preuve d’esprit d’ouverture pour élargir les bases de l’Apr.

Le ministre a bouclé la fin de semaine par un grand rassemblement dans le quartier administratif initiée par Mme Arame Faye, une vieille responsable socialiste qui veut encadrer la jeune génération en apportant son soutien au président de la République. Une manifestation qui, outre Diène Farba Sarr, a vu la présence de certains ténors de l’Apr, tels que la ministre Mariama Sarr, Me Nafissatou Diop Cissé ou l’ambassadeur itinérant Mouhamadou Ndiaye ‘’ Rahma’’.

Elimane FALL

« Un sentiment de satisfaction et de motivation pour aller de l’avant ». Ce sont les premiers mots de Bamba Wane, à l’issue d’un meeting qui a enregistré la présence des ministres Youssou Touré, Abdou Ndéné Sall, les différents responsables politiques de l’Apr à Diourbel et plus d’un millier de militants venus de différentes localités du département.

Sur l’avenue Alpha Thiongane, les responsables politiques de l’Apr étaient tous présents au meeting de rentrée politique. Bamba Wane, le coordonnateur du Mouvement pour le développement du Baol (Mdb) est entré par la grande porte. Homme de consensus, il a travaillé pendant deux ans en sourdine, mais dimanche, il a fait rallier plusieurs leaders, des jeunes et femmes, entre autres responsables pour soutenir le président Macky Sall. Des jeunes favorables à l’Ujtl ont rallié le mouvement. Selon eux, Bamba Wane est un homme politique qui transcende les querelles partisanes, pour le succès du président Macky Sall. Tous les orateurs ont reconnu en Bamba Wane un homme humble et respectueux de ses propos. Pour Mme Bineta Diagne, il a entretenu avec tous les responsables des relations franches et sincères.

Une délégation de Mme Aminata Tall conduite par Digane Guèye, le maire Malick Fall et Dame Diop, tous responsables à Diourbel étaient présents. En fédérateur et animé par l’amour qu’il voue à la ville de Diourbel où il a vécu plus de deux décennies, il est venu avec une nouvelle forme de politique. « La politique est un art et ce n’est ni des invectives, ni du pugilat », a-t-il décrété. A ses frères de parti, il a lancé : « Unis on gagne les élections à Diourbel à 99 %, parce que depuis deux ans, je suis sur le terrain et je n’y vois pas l’opposition. L’opposition s’il y en a, c’est entre nous. Si on se met à tirer chacun de son côté, nous nous affaiblissons ». Peiné et chagriné à cause des altercations de la matinée du dimanche qu’il considère comme un élément de la vitalité du parti, il a appelé les principaux acteurs à l’unité pour la victoire aux législatives de 2017 et à la présidentielle de 2019. Il a dit n’être candidat à rien et a demandé à ses camarades de choisir les meilleurs profils pour Diourbel.

Mamadou DIEYE

Une série de conférences publiques sur les réalisations du président de la République et les perspectives du régime démarre demain à Dakar. L’annonce a été faite hier par le coordonnateur des jeunes de « Bennoo », Zator Mbaye, lors d’une conférence de presse. « Le but de ces rencontres est d’échanger avec les populations notamment les jeunes qui n’ont pas la bonne information sur les réalisations du président de la République », a déclaré le responsable de l’Alliance des forces de progrès (Afp) entouré des jeunes d’autres formations politiques de la mouvance présidentielle. « Il est de notre responsabilité de rétablir la bonne information. Nous avons une mission de partage des politiques publiques », a insisté Zator Mbaye.

Il a déploré l’attitude des leaders de l’opposition regroupés au sein de « Manko Taxawou Sénégal ». « Manko est un conglomérat. Il n’y a rien de nouveau dans les discours des responsables de Manko. Nous avons un leader qui est en train de construire alors que nous avons, en face, un camp qui incarne la déconstruction », a dit Zator Mbaye.

Le coordonnateur des jeunes de « Bennoo » a minimisé les querelles de leadership notées au sein de la majorité. « Il n’y a pas de guéguerre. C’est normal que des gens affichent leurs ambitions. Nous sommes en démocratie. Nous avons 165 postes à pourvoir. Tout le monde ne peut être investi », a-t-il souligné. « Ces querelles montrent la vitalité de notre camp. Il n’y a pas de bruits dans les partis où il n’y a personne », a ajouté le député.

B. DIONE

Des membres de la communauté laobé, regroupés au sein du mouvement « Jaadigal Nafooré », ont décidé d’apporter leur soutien au Plan Sénégal émergent. L’annonce a été faite, hier, lors d’une assemblée générale constitutive qui a eu lieu au Grand théâtre national, en présence de plusieurs délégations venues de Dakar et des régions de l’intérieur du pays.

« Nous allons apporter notre soutien au Pse. Nous sommes dans une phase de massification. Nous évoluons principalement dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et de la culture.

L’État est notre partenaire. Nous sommes tenus d’accompagner le président de la République dans ses projets pour un Sénégal émergent. Nous nous approprions le Pse », a déclaré Samba Wagne, le président du mouvement. « C’est avec l’État que nous pourrons obtenir des centres artisanaux. Nous avons aussi des groupements d’intérêt économique. Un partenariat avec l’État ne serait que bénéfique », a ajouté M. Wagne. Le mouvement compte plus 70.000 membres, selon son président. « Nous avons fait un recensement de notre communauté. C’est une date historique. Depuis 27 ans, la communauté laobé n’a pas tenu de congrès », a-t-il souligné.

La rencontre a vu la participation d’une délégation gouvernementale conduite par Yaxam Mbaye et Abdou Ndéné Sall, respectivement secrétaire d’État à la Communication et secrétaire d’État au Réseau ferroviaire. Yaxam Mbaye a salué la volonté de l’association d’apporter son soutien aux politiques du président de la République.

« Le chef de l’État est sensible à tout ce qui touche le Sénégal. C’est pourquoi, il nous a demandés d’être présents à cette rencontre », a dit le secrétaire d’État. Le responsable de l’Apr à Dakar-Plateau est revenu sur les axes majeurs des réalisations du président de la République. Le secrétaire d’État au Réseau ferroviaire national a, de son côté, demandé au membre de la communauté d’œuvrer pour la paix au Sénégal. Il leur a aussi exhorté à défendre le bilan du chef de l’État. « Le président de la République est en train de changer le pays avec toutes les réalisations qui ont été faites », a dit M. Sall.

B. DIONE

Le président de la Bad, Akinwumi Adesina, a été précis sur les attentes : « notre objectif est clair : atteindre l’autosuffisance alimentaire pour l’Afrique dans un délai de dix ans, éliminer la malnutrition et la faim et placer l’Afrique au sommet des chaînes de valeur agricole ». Pour des résultats durables, la Bad va d’ailleurs investir, selon son président, 24 milliards de dollars Us dans l’agriculture et l’agro-alimentaire sur le continent au cours des 10 prochaines années ».

Cheikh THIAM

L’Afrique a besoin d’accélérer le processus de développement économique et social. Et pour ce faire, depuis des décennies que la question est au centre de toutes les rencontres, la Banque africaine de développement (Bad) mise sur les entrepreneurs africains pour réussir la nouvelle révolution industrielle du continent.

C’est ce qui ressort de son rapport annuel 2017 « Perspectives économiques en Afrique » intitulé « Entrepreneuriat et industrialisation en Afrique », présenté hier, au premier jour de l’ouverture de sa 52ème assemblée annuelle.

Cette publication est le fruit d’un travail collectif et conjoint de la Bad, du Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Il dresse le profil des 54 pays africains membres, avec des statistiques pouvant permettre une analyse comparative pertinente.
Ce rapport annuel établit un diagnostic sur les principaux auxquels sont confrontés les pays africains et dégage des projections et fournit des analyses sur les tendances macro-économiques, financières, commerciales, sociales et de développement humain sur le continent africain. Très riches en données statistiques comme toujours, il décline la présentation des profils des pays membres pour l’ensemble du continent avec des données statistiques assez intéressantes.

Le rapport fait état du rôle capital des entrepreneurs africains dans le processus d’industrialisation sur le continent. Les experts qui l’ont rédigé font d’intéressantes propositions aux dirigeants africains, notamment sur les politiques et les actions publiques à impulser autour de stratégies d’industrialisation pertinentes.

De notre envoyé spécial en Inde, Cheikh THIAM

C’est en fin de journée, hier, que le président Macky est arrivé en Inde, accueilli par les autorités, dans la ville d’Ahmedabad, pour participer à la 52ème assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (Bad) qui se tient, depuis lundi et ce jusqu’au au 26 mai. Le chef de l’État est accompagné d’une délégation comprenant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, et celui de l’Agriculture, Dr Pape Abdoulaye Seck. Cette importante rencontre est la quatrième du genre à se tenir hors du continent.

La Bad dont le siège est revenu à Abidjan, depuis quelques années, a retenu, pour la présente édition, un thème articulé autour de la problématique de l’agriculture comme facteur de création de richesses : « Transformer l’agriculture pour la richesse en Afrique ».

D’éminents spécialistes des questions agricoles, des économistes, des financiers et autres experts du développement vont échanger sur le thème pour des propositions concrètes qui pourront servir de feuille de route à l’institution africaine de développement qui compte des pays membres non africains.

À Ahmedabad, dans la région de Gandhinagar et l’État du Gujarat, le Palais des congrès et des expositions Mahatma Mandir accueille déjà tous les travaux des délégués et des experts de la Bad et des institutions partenaires. Dans la journée d’hier, a été présenté le rapport annuel de la Bad, « Perspectives économiques en Afrique » intitulé « Entrepreneuriat et industrialisation en Afrique ».

Au cours de la cérémonie d’ouverture de ce matin, le Premier ministre Narendra Modi et le président de la Bad, Akinwumi Adesina se relayeront à la tribune pour des discours portant « sur l’appui au programme de transformation de la Banque et ses relations avec l’Inde et ses partenaires asiatiques, ainsi que sur la manière dont ces relations peuvent être améliorées en vue de contribuer à promouvoir la coopération de l’Afrique avec l’Inde en particulier, et avec les pays asiatiques en général ». Le président Macky Sall présidera une importante table-ronde. Le ministre de l’Économie et des Finances et celui de l’Agriculture, représentant notre pays, vont participer à des ateliers connexes au thème général.

Sur la thématique de l’agriculture, de l’accession de la majorité des pays africains à nos jours, la situation du contient est des plus préoccupantes. Si beaucoup d’études avaient indiqué que l’Africain vit en moyenne avec un dollar par jour, cela traduit et résume la situation paradoxale d’un continent parmi les plus riches en ressources minières et pétrolières, en terres arables et en ressources hydrauliques.

Mais, en dépit de ce potentiel, la pauvreté s’est étendue, des villages aux villes. Les études de la Bad concluent sur une nécessaire et urgente prise en main des questions agricoles pour amorcer le développement industriel. L’Afrique est riche, mais peine à se nourrir correctement. Et ses maigres ressources financières servent à payer la facture de trop onéreuses importations alimentaires. L’institution panafricaine de développement souhaite faire prendre conscience que le pari est à la portée des dirigeants et des peuples africains : réussir la transformation locale des produits alimentaires devrait engendrer l’éclosion d’une industrie dynamique, porteuse de croissance et d’emplois. Le choix de la ville d’Ahmedabad n’est donc pas fortuite, une ville au cœur de la révolution verte amorcée par l’Inde qui, il y a 4 à 5 décennies, était la proie de famines, dues principalement à des cataclysmes naturels.

Et comme on le souligne à la Bad, « le thème central de ces Assemblées annuelles, à savoir « Transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique », se veut le reflet de la célèbre révolution verte de l’Inde, qui a sauvé des millions de personnes de la famine, et illustre les liens entre l’agriculture et d’autres secteurs, ainsi que son importance dans les efforts déployés en Afrique pour réduire la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire et la transformation des économies ». La Bad est consciente que les changements profonds attendus proviendront de la révolution agricole, un secteur qui peut attirer des milliers de jeunes diplômés qui, grâce à l’entrepreneuriat, créer des chaines de valeurs pleines de promesses. L’expérience indienne est, à ce titre, assez révélateur. Les différents travaux des experts et des délégués, ministres des Finances et experts de l’agriculture, porteront sur « des questions critiques pour l’agro-industrie, telles que le leadership pour la transformation agricole ; les solutions énergétiques créatives pour stimuler l’agriculture africaine ; le financement innovant des activités agricoles ; le financement des infrastructures africaines ; le rôle des femmes dans l’agriculture ; et l’évolution des perceptions sur l’agriculture : le rôle de l’industrie du divertissement (« Nollywood versus Bollywood »), entre autres sujets et questions ».

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

Les cadres de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) ont organisé, samedi dernier, un dîner- débat au cours duquel ils ont invité les Sénégalais à s’approprier le Plan Sénégal émergent (Pse).

Le thème des échanges, « le Plan Sénégal émergent (Pse) : référence des politiques publiques pour le développement durable », a été abordé par plusieurs intervenants qui ont souligné la pertinence de ce référentiel de politique publique. Khaly Niang, coordonnateur national des cadres de l’Urd, dans sa communication introductive, a mis en exergue la vision et les orientations du Pse qui, selon lui, prend en compte tous les secteurs d’activité. Ce qui, dans la mise en œuvre, permet un croît économique. « Une lecture objective et responsable de ce plan montre qu’il impulse des actions d’envergure destinées à promouvoir le mieux-être des populations. Il change le présent, crée l’espoir et construit l’avenir », estime-t-il. Le maire de Koungheul, Mayacine Camara, par ailleurs directeur de la Prévision et des études économiques (Dpee), a, quant à lui, axé son intervention sur les différents plans du Sénégal avant de décliner son point de vue sur le Pse. D’emblée, il a tenu à faire la différence entre la politique étatique et celle-là publique. Le Pse, à l’en croire, doit prendre en compte le dividende démographique et la question du sous-emploi pour véritablement parvenir à ce que le ministre Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, appelle un « changement de paradigme ». Ce dernier, énumérant quelques réalisations du Pse, a insisté sur l’inclusion sociale qu’il implique, la réforme de l’environnement des affaires, la modernisation de l’administration, la création de conditions de compétitivité… Ce plan, pour ainsi reprendre Djibo Leyti Kâ, loin d’être un slogan, a des incidences importantes et positives sur le vécu quotidien des Sénégalais. La gestion de l’électricité et la mise en œuvre du Pudc sont, à ses yeux, des indicateurs clairs de la pertinence des options du gouvernement.

...Et trouvent «gênantes» les exigences de «Mankoo»
Les leaders de la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal » avaient exigé, lors de leur dernier rassemblement, la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, et le retour de Karim Wade. Les cadres de l’Urd, par la voix de leur coordonnateur, Khaly Niang, trouvent « gênantes » ces exigences. « Nous sommes dans un pays de droit où les institutions fonctionnent correctement. Formuler des revendications allant dans ce sens ne participe pas à renforcer la démocratie », soutient-il en marge du dîner-débat consacré au Plan Sénégal émergent non sans promettre au président de la République, Macky Sall, une majorité parlementaire pour poursuivre la dynamique de progrès.

Alassane Aliou MBAYE

Ce samedi, l’Alliance des patriotes pour la justice et la solidarité (Apjs), sous la conduite de son président, Pape Galy Sarr, un inspecteur principal du Trésor, a réuni ses partisans à la place Agora de Thiès pour marquer sa rentrée politique. Ceci, deux ans après son existence légale.

Selon lui, jusqu’aux fins fond du Sénégal, l’homme politique est perçu, à tort ou à raison, comme quelqu’un qui ne défend que des prébendes parce qu’omnibulé par une réélection, la promotion d’une famille et de proches sans aucune scrupule. Une attitude qui éloigne l’homme politique « de la dignité, de la noblesse, de l’objectivité et du sens des sacrifices pour l’intérêt général », a-t-il dénoncé.

Un comportement qui a comme conséquence de constater une rupture profonde, un important fossé qui se creuse de jour en jour entre les acteurs de la vie politique et leurs dignes concitoyens, a ajouté le leader de l’Apjs.

C’est pourquoi, il a signalé que pour les législatives qui pointent à l’horizon, l’Apjs entend rester en dehors des deux grandes coalitions que sont « Manko Taxawu Sénégal » et « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Un choix que Pape Galy Sarr inscrit dans le sens d’une reconsidération profonde de la manière de faire la politique au Sénégal qui doit être reconsidérer sous l’angle de l’éthique, de la solidarité, de la responsabilité et l’exemplarité dans les relations entre les citoyens et leurs gouvernants ; gage de la confiance et de la paix sociale. Bref, il s’agit, « de rétablir les relations entre la citoyenneté et nos valeurs morales et culturelles afin que chaque citoyen soit conscient qu’au-dessus de tous, il n’y a que la loi et le peuple », a-t-il soutenu.

M. BA

« Au nom du pacte qui a lié et de l’honneur qui lie Talla Sylla à Idrissa Seck qui a consenti de lui céder le poste de maire de Thiès, il faut que cet honneur et cet engagement qui les a réunis, soient sauvegardés au grand bénéfice des populations de Thiès. Alors, je demande solennellement à Talla Sylla de renoncer à présenter une liste pour les législatives. Sinon, il s’agirait d’un détournement de suffrages des Thiessois au profit de l’Apr et un coup porté à la démocratie », a lancé Moussa Tine, président de l’Alliance démocratique Pencoo, un parti qui a tenu son congrès ordinaire, samedi, à Thiès. Une invite que Moussa Tine place dans le prolongement de sa vision de Jeunesse pour l’alternance (Jpa) en 2000 où, en compagnie de Talla Sylla, ils ont travaillé pour que toutes les voix de l’opposition puissent aller à Me Wade face à Abdou Diouf. « Aujourd’hui, encore, il s’agit d’éviter que les voix de l’opposition soient dispersées à tel point qu’avec 20 % de suffrages engrangés, le camp du pouvoir puisse rafler des sièges dans des départements. Pour rendre service à la démocratie, il faut faire en sorte que l’opposition contrôle l’assemblée nationale pour que notre pays marche sur ses deux jambes », a-t-il soutenu.

Au vu des problèmes politiques à Thiès, Moussa Tine stipule que la bataille de Thiès aura lieu mais face à l’équation « Idrissa Seck qui a mis 40 milliards de FCfa à Thiès lorsqu’il fut aux affaires et Macky Sall qui met 500 millions de FCfa dans la capitale du rail, même soutenu par Talla Sylla, la balance coule de source. Or, pour les législatives, Thiès se doit d’avoir une bonne représentativité. C’est cela qui doit tous nous mobiliser », a-t-il martelé. En tant que juriste, Moussa Tine a indiqué qu’il ne sert à rien que le pouvoir joue à faire peur aux Sénégalais en brandissant la cohabitation à la française. « Du côté de l’opposition, nous avons parlé de gouvernance partagée, de co-gouvernance où un dialogue régulier et fécond entre les deux institutions symbolisées par l’Assemblée nationale et la présidence de la République s’instaure conformément aux prérogatives confinées par les lois pour chaque institution », a-t-il expliqué.

Mbaye BA

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) de la commune de Taïba Ndiaye, a sonné la mobilisation lors de son méga meeting qui a été présidé par le responsable Apr et maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gning.

Ce grand rassemblement a été saisi pour sceller les retrouvailles entre la coalition gouvernementale et le mouvement Alliance rurale pour l’émergence (Are) Sénégal du maire de la commune de Taïba Ndiaye, Alé Lo. Les deux parties ont convenu d’une alliance pour donner une majorité confortable au président Macky Sall aux élections législatives du 30 juillet 2017. « Ce qui s’est passé ici à Taïba Ndiaye, avec les retrouvailles entre Bby et Are Sénégal, sera le même scénario dans l’ensemble du département de Tivaouane qui a décidé de faire un seul bloc pour donner une majorité au président Macky Sall, à l’Assemblée nationale. « J’en appelle à l’unité et à une vaste mobilisation de tous pour réussir ce pari en fédérant toutes nos forces pour lui donner une réservoir de voix qui dépasserait les 55 % des suffrages valablement exprimés au soir du 30 juillet 2017. Car nous lui sommes redevables eu égard aux nombreuses réalisations entreprises jusqu’ici dans notre département non seulement mais à travers tous le pays dans les secteurs de la santé, l’hydraulique, les pistes de désenclavement, la modernisation des cités religieuses dont celle de Tivaouane en a bénéficié d’une bonne part », a indiqué M. Gningue.

Coordonnateur local de Bby, Assane Ndiaye, par ailleurs, le 1er adjoint au maire de la localité et président national de l’interprofession de la filière manioc du Sénégal, a, lui aussi, magnifié toutes ces réalisations notées dans le département de Tivaouane et dans la commune de Taïba en particulier, depuis l’avènement du président Macky Sall à la tête du Sénégal.

Le maire de la ville, Alé Lo, a décidé d’une alliance de son mouvement avec la mouvance présidentielle pour le triomphe du président Macky Sall, non seulement le 30 juillet pour une majorité à l’Assemblée nationale, mais également pour un second mandat en 2019.

M. SAGNE

Thiès : En meeting de mobilisation, samedi, à Thiès, dans son fief du quartier Hersant, le Directeur général d’Itecom, Mamadou Gningue, a réaffirmé son engagement à soutenir le président Macky Sall et à travailler à lui donner une majorité confortable aux législatives du 30 juillet prochain.

Avec son mouvement : Alliance pour un Sénégal prospère (Asp), il a indiqué que le Sénégal n’est pas encore mur démocratiquement pour vivre une dualité au sommet à travers une cohabitation à la possibilité de laquelle les opposants veulent faire croire au peuple.

« Nous ne devons pas accepter cette éventualité car, ceci va bloquer, du coup, la marche du pays et freiner les ambitions du président Macky Sall à travers son Plan Sénégal émergent (Pse), un programme bien pensé et structuré pour atteindre les défis de l’émergence. Nous devons donc faire bloc au tour de la mouvance présidentielle pour faire gagner le président Macky Sall aux législatives et l’attendre en 2019 pour l’évaluer pour un second mandat ». Toutefois, M. Gningue a précisé que son mouvement politique n’est ni dans la coalition Bby, ni dans l’Apr. « Mais, nous soutenons les initiatives présidentielles pour lesquelles nous travaillons à renforcer les acquis. En conséquence, notre mouvement a pour ambition de donner une majorité, à l’Assemblée nationale, au président Macky Sall. C’est pourquoi j’en appelle les partisans de ce dernier à l’unité, surtout dans la région de Thiès, ce qui permettra de contrer l’opposition qui ne peut contribuer qu’à installer un climat d’instabilité au Sénégal ».

Non sans évoquer également les investitures sur les listes de candidats pour lesquelles, Mamadou Gningue invite le président Macky Sall à opérer les meilleurs choix surtout à Thiès, afin que les populations puissent s’y retrouver.

Le grand rassemblement a été saisi pour remettre, à trois groupements de femmes, des financements d’un montant total de 2 millions de FCfa.
C’est une manière, pour Mamadou Gningue, d’indiquer la voie à travers l’émancipation de la femme et de la jeunesse dont il a fait un sacerdoce pour promouvoir le développement et élargir sa base politique. Le mouvement Asp a été mis sur pied en 2014 et compte aujourd’hui, plusieurs cellules dans la commune de Thiès.

Mouhamadou SAGNE

L’amicale des ressortissants de Kédougou, à Dakar, a fêté, samedi, au Grand théâtre, à travers une cérémonie dénommée « Sargal Guirassy », l’ancien maire de Kédougou et ancien ministre de la Communication. Ils ont voulu manifester leur reconnaissance au président directeur général du groupe Institut africain de management (Iam).

Cet évènement est une marque de reconnaissance. Par ce geste, Moustapha Guirassy dit ressentir un sentiment de fierté. «C’est un grand honneur que je partage avec tous les fils de Kédougou, ma famille, mes amis. Ce sont des moments très importants qui m’exhortent à repenser davantage ma conduite. Je me sens surveillé, encadré et je sens que je n’ai pas le droit, je n’ai plus le droit à l’erreur », a-t-il déclaré. « C’est surtout cette crainte de décevoir qui m’habite. Je ressens beaucoup d’humilité quand des parents se mobilisent pour me rendre hommage, c’est très fort, c’est important et je suis extrêmement ému », a-t-il renchéri. Il a indiqué que tout cela lui va tout droit au cœur. «ça m’exhorte, ça me réconforte et en même temps je me sens davantage plus redevable aux populations de Kédougou et au-delà de Kédougou, aux populations sénégalaises », a dit Moustapha Guirassy. Il a invité la jeune génération à rester connectée à soi-même, à son environnement, à son histoire quelque soit le lieu où elle est, où elle exerce. C’est l’occasion pour lui d’annoncer son come-back sur la scène politique. « On n’a pas le droit de rester en dehors de la scène politique.

L’action doit être une action avec un grand impact, une grande portée et c’est ce qui nous pousse donc à être sur l’espace politique. Maintenant, il y a une offre du camp présidentiel dans laquelle je ne me retrouve pas et une autre de l’opposition radicale, extrémiste qui ne me convient pas du tout », a-t-il éclairé. « J’ai confiance aux populations de Kédougou, je veux que ce soit aussi un test pour moi parce que Kédougou, c’est mon socle et je veux moi être absolument sur la liste départementale donc de Kédougou de la coalition « le pôle alternatif », a-t-il précisé. « Aujourd’hui, le seul combat, c’est celui du développement et de l’émergence», a soutenu M. Guirassy, appelant à s’attaquer à la crise des valeurs. «Ce qu’il faut mettre aujourd’hui en avant, c’est une dose de sagesse pour réinventer la justice, réinventer la cohésion nationale, réinventer la politique », a dit-il noté.

Amadou DIOP

Après avoir effectué la Oumrah à La Mecque, le président Macky Sall, son épouse, Marième Sall, et sa délégation, ont été accueillis par les autorités saoudiennes de la ville de Médine, autre berceau de l’Islam et ou repose le Prophète Mouhamad (Psl). Dès son arrivée à l’heure de la prière de la mi-journée, le chef de l’État s’est acquitté de cette obligation, devant la tombe du Sceau des prophètes par qui Dieu a descendu la religion musulmane, et qui s’est évertué, avec ses compagnons d’alors, de la propager dans l’Arabie, terre sainte à partir de laquelle l’Islam a conquis le monde. Conduit par les guides religieux de la vieille mosquée, le chef de l’État s’est recueilli, avec ferveur, sur la tombe du Prophète, fait le rituel qui consiste à effectuer deux « raakas », et a formulé des prières pour le Sénégal, dont les politiques publiques sont, aujourd’hui, orientées vers l’amorce de l’émergence, sous sa conduite. Au-delà de son engagement pour un Sénégal prospère, le chef de l’État s’est donc acquitté de cette recommandation selon laquelle, après la Oumrah, encore appelé petit pèlerinage, il faut se rendre à Médine pour se recueillir sur le tombe du Prophète (Psl).

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

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