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Politique (2445)

Arrivé au pouvoir le 22 juillet 1994 à la faveur du coup d’Etat perpétré contre l’ancien président Dawda Jawara, Yahya Jammeh, 52 ans, va régner, sans partage, en Gambie. Dirigeant son pays d’une main de fer, il n’hésite pas à tuer ses détracteurs notamment les opposants et les journalistes qui ne sont pas d’accord avec sa politique. Aujourd’hui, la Gambie vient de tourner définitivement la page de celui qu’on surnommait « Babili Mansa ».

Les péripéties qui ont conduit à l’investiture du président Adama Barrow, ce 19 janvier à l’ambassade de la Gambie à Dakar, ont le mérite de montrer, au grand jour, le vrai visage de Yahya Jammeh. A la fois hautain et méprisant, le désormais ex-président de la République islamique de Gambie, n’a jamais été un homme de consensus durant les 23 années qu’il a passées à la tête du pouvoir. L’enfant de Kanilaï, son village natal, a toujours aimé défier son monde. Les journalistes de son pays qui ont essayé de contester ses choix en ont pris pour leur grade. Certains comme Dayda Aïdara sont tués, d’autres sont emprisonnés dans les geôles du dictateur pour avoir été trop « bavards ». Les manifestations de l’opposition en Gambie sont sévèrement matées. Jammeh abhorre les critiques. On garde encore les images fraiches d’opposants et de leurs militants gravement blessés dans les rues de Banjul par les militaires entièrement acquis à sa cause.

Yahya n’aime pas la défaite
Plusieurs fois victime de tentative de coup d’Etat, Yahya Jammeh n’hésite guère à réserver une sévère punition à ceux qu’il soupçonne d’en être les auteurs. Pour lui, les « traitres » qui tentent de le renverser de son piédestal méritent la potence. « Babili Mansa » (le Roi qui défie les rivières en Mandingue, une partie de son prénom qu’il s’est choisi), n’a pas froid aux yeux. Il ne recule devant rien. Et surtout pas devant les pressions et autres interpellations de la communauté internationale. Il préfère se mettre à dos certaines institutions comme le Commonwealth, l’organisation internationale des pays anglophones, qu’il qualifiera de « coloniale » avant de le quitter. Dernièrement, il a pris la décision de retirer la Gambie de la Cour pénale internationale (Cpi). Jammeh aime les coups de théâtre et les déclarations à l’emporte-pièce. En décembre 2015, il décide de faire de la Gambie une République islamique. Pour réformer, il n’a pas besoin de consulter le peuple. En vrai maître du peuple gambien, il décrète laconiquement : « Le destin de la Gambie est dans les mains d’Allah, le Tout-Puissant. A partir d’aujourd’hui, la Gambie est un État islamique ». Ainsi dirige Jammeh.

Au fil des années, Sheikh Professor, un autre de ses prénoms, s’offre un nouveau look, plus lisse et moins austère que la tenue militaire, en portant à chaque fois, un caftan blanc et un livret coranique toujours à ses côtés. En 2007, l’iconoclaste Jammeh annonce pouvoir soigner le Sida. Certains de ses compatriotes qu’il aurait soignés, témoignent à la télévision publique avoir été guéris par leur président. Avant cela, il décrète une fatwa contre les homosexuels qui, selon lui, « doivent être tués comme des moustiques qui propagent le paludisme ». Il voue aux gémonies les organisations des droits de l’homme qui s’étonnent de ses prises de position.

En tant que président de la République de Gambie, Yahya Jammeh n’a jamais entretenu de bons rapports avec les dirigeants sénégalais. De Abdou Diouf à Macky Sall, en passant par Abdoulaye Wade, Yahya Jammeh les a toujours snobés. Il ne respectera jamais les engagements qu’il a pris avec ces derniers, notamment la construction du pont de Faraféni.

A 52 ans, le dictateur Jammeh a vu son pouvoir lui échapper, le 1er décembre 2016 dernier, quand, à l’issue de la présidentielle, Adama Barrow est sorti vainqueur. L’opposition qu’il a plusieurs fois battue a su mettre une coalition gagnante. Yahya accepte et félicite son adversaire avant de se raviser quelques jours plus tard. Il dit ne plus reconnaître la victoire de Barrow. Yahya n’aime pas la défaite. Il conteste et fait fi des appels lancés par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour le respect de la volonté populaire des Gambiens. Adama Barrow est finalement reconnu par la communauté internationale. Une ère nouvelle souffle en Gambie.

Toutefois, tout n’est pas négatif dans les choix de Yahya Jammeh. Car beaucoup de voix témoignent de la discipline qu’il a su insuffler à beaucoup de ses concitoyens. Et durant les années qu’il a été à la tête de son pays, il a mis un point d’honneur sur le respect de la propreté des rues de Banjul ainsi de la préservation du bien public. Un legs positif à maintenir à tout prix.

Maguette NDONG

Au moment où l’opposition gambienne faisait face à une forte répression, Adama Barrow a affronté Yahya Jammeh. Son courage a triomphé.

Déclaré vainqueur à l'issue de l'élection présidentielle du 1er décembre, le candidat désigné de l'opposition, après l'arrestation du leader historique Ousainou Darboe, a su mettre un terme aux 22 ans de règne de Yahya Jammeh. Adama Barrow qui a prêté serment hier à l’ambassade de la République de Gambie au Sénégal est âgé de 51 ans. Il est né à Mankamang Kunda, un petit village situé à quelques kilomètres de Basse Santu, à l’extrême ouest de la Gambie. En 1996, il rejoint les rangs du Parti démocrate unifié (Udp). Au début des années 2000, il s’installe à Londres pour suivre une formation en immobilier. Après l’obtention de son diplôme, et de retour dans son pays natal, il crée sa propre agence immobilière en 2006, grâce à laquelle il fera fortune. Adama Barrow a promis de garantir l’indépendance du système judiciaire, dans un pays longtemps miné par la corruption. Il a également promis une plus grande liberté des médias et de la société civile. La désignation d’Adama Barrow en tant que candidat à la présidentielle relève pourtant d'un hasardeux concours de circonstances. En temps normal, Yahya Jammeh aurait dû faire face à Ousainu Darboe, son opposant le plus virulent qui a échoué à trois reprises à le battre par les urnes. Mais, l'opposant purgeait, depuis juillet dernier, avec d'autres camarades, une peine de 3 ans de prison pour avoir participé à une manifestation non autorisée, réclamant la dépouille Ebrima Solo Krummah, cadre de l'Udp, décédé dans les geôles gambiennes. En l'absence de ce leader charismatique, Adama Barrow, polygame, s'est porté candidat à la primaire de la coalition de l'opposition qui avait décidé d'organiser un congrès pour désigner un candidat unique pour la présidentielle de 2016.

O. BA

La crise politique qui sévit en Gambie continue d’affecter des populations vivant dans la zone frontalières. Elles affluent en masse dans la partie sénégalaise. Elles sont près de 3500 personnes déplacées recensées par les volontaires du Comité régional de la Croix rouge de Kaolack.

L’afflux des personnes déplacées en provenance de la Gambie inquiète les responsables régionaux de la Croix Rouge de Kaolack, chargés de leur recensement. Elles seraient près de 3500 réparties entre le département de Kaolack et celui de Nioro. « Depuis le début de la crise qui sévit en Gambie, on note un afflux considérable de personnes fuyant ce pays voisin pour venir se réfugier chez des parents dans le département de Kaolack et celui de Nioro qui a des postes frontaliers avec ce pays. Pour le moment, il s’agit de personnes déplacées venant vivre chez des parents, donc à priori ne nécessitant une prise en charge particulières auprès des comités départementaux de la Croix Rouge  », a déclaré Mbagnick Ndiaye, président du comité régional. Avec plus de 2680 personnes déplacées, le département de Nioro enregistre l’essentiel des personnes ayant fui la Gambie, vient ensuite Kaolack avec 677 dont une moitié d’enfants. 

« A l’occasion de votre cérémonie d’investiture, aujourd’hui, 19 janvier 2017, aux plus hautes fonctions de la Gambie, je tiens à vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes félicitations sincères et chaleureuses », a écrit le président François Hollande dans une correspondance adressée au nouveau président gambien, Adama Barrow.

Selon le président français, l’investiture d’Adama Barrow « marquera l’histoire de la Gambie ». « La cérémonie d’investiture consacre, conformément à la Constitution gambienne, votre indiscutable victoire aux élections présidentielles du 1erdécembre dernier, confirmée par la Commission électorale indépendante », a souligné Hollande. « L’ère nouvelle que vous inaugurez a un retentissement qui dépasse très largement les frontières de votre pays. La volonté du peuple gambien doit être respectée », a ajouté François Hollande.

Il a salué le rôle essentiel de la Cedeao, avec l’appui de l’Union africaine, de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour appuyer le président Barrow et récuser toute contestation. « La France apporte son soutien résolu aux initiatives prises par la Cedeao pour vous permettre d’exercer votre mandat », a assuré Hollande.  « Sachez, Monsieur le président, que la France se tient à vos côtés pour l’exigeante mission qui débute aujourd’hui, pour vous et votre peuple », a ajouté le président français.

B. DIONE

 

Lors de sa dernière réunion consacrée à la situation en Gambie, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé l'ensemble des Etats membres à reconnaître Adama Barrow.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine reconnaît désormais Adama Barrow comme président légitime de la Gambie. Dans un communiqué qui nous est parvenu, le Conseil de paix et de sécurité demande à tous les Etats membres de l’Ua ainsi qu’à la communauté internationale de reconnaître Adama Barrow. « Le Conseil exprime la disponibilité de l'Ua à travailler en étroite collaboration avec les nouvelles autorités gambiennes, en vue de promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation dans leur pays », lit-on dans le même communiqué qui a sanctionné la 654è réunion du Conseil de paix et de sécurité du 20 janvier consacrée à la situation postélectorale en République islamique de Gambie.

Par la même occasion, le Conseil de paix de l’Union africaine dit attendre « avec intérêt » la participation du président Adama Barrow à la 28ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, prévue du 30 au 31 janvier 2017, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Egalement, le Conseil s’associe  aux décisions adoptées par le 50ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, tenue à Abuja le 17 décembre 2016, y compris l’utilisation de tous les moyens nécessaires pour garantir le respect de la volonté du peuple gambien, tel qu’exprimé le 1er décembre 2016.

Dans la même lancée, les membres du Conseil  prennent note du délai fixé par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao à Yahya Jammeh pour qu’il respecte pleinement la volonté du peuple gambien, ainsi que les décisions de la Cedeao et de l’Ua.

Le Conseil félicite le président Macky Sall du Sénégal pour sa contribution aux efforts visant à assurer le respect de la volonté du peuple de la Gambie. Il prend également note des initiatives prises par les présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie et Alpha Condé de la Guinée, pour la résolution pacifique de la crise postélectorale en Gambie.

Par ailleurs, le Conseil de paix de l’Ua exprime sa « profonde reconnaissance » à la Cedeao pour sa position de principe quant à la situation en Gambie, conformément à la politique de tolérance zéro de l'Ua pour les changements inconstitutionnels de gouvernement en Afrique.

Maguette NDONG

…Jammeh accepte de quitter…
Finalement Yahya Jammeh a décidé de quitter la Gambie. Selon l’Agence France presse (Afp), l’ex-président gambien a donné son accord de principe aux présidents mauritanien et guinéen qui, depuis la matinée du vendredi, ont mené des tractations pour l’amener à céder le pouvoir au président nouvellement élu, Adama Barrow. « Apparemment, les choses sont quasiment réglées. Jammeh a accepté de quitter le pouvoir », souligne une source mauritanienne, contactée par l’Afp, ajoutant que le point qui restait à éclairer c’est le point de chute de Jammeh et les conditions qui doivent accompagner son exil. Une source citée par l’Afp renseigne que le mieux était de trouver « un pays suffisamment loin de la Gambie pour empêcher à Yahya Jammeh d’interférer dans le processus démocratique en cours dans son pays ». Il aura fallu cinq heures de négociations à Alpha Conde de la Guinée et à Mouhamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie pour convaincre l’ex-président gambien. Mais la prudence était toujours de mise. Dans la soirée, on annonçait même que le président guinéen Alpha Conde passait la nuit à Banjul. La capitale gambienne était calme hier soir et les populations s’attendaient à un dénouement heureux du conflit.

Poursuite des négociations
Mais la prudence est de mise pour les acteurs impliqués dans les négociations qui se poursuivent aujourd’hui. Selon une source diplomatique au fait des discussions, l'accord final sera conclu non pas entre MM. Jammeh, Condé et leur homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, mais entre le nouveau président gambien Adama Barrow, actuellement accueilli au Sénégal voisin, et son prédécesseur.

"Ce sera une déclaration commune entre Barrow et Jammeh", a indiqué cette source, soulignant que les troupes ouest-africaines mobilisées pour forcer Yahya Jammeh à quitter le pouvoir resteraient sur place jusqu'à son départ. Il faut signaler que la Cedeao avait donné un ultimatum à Yahya Jammeh à 12 heures, hier, avant de le repousser plusieurs fois, afin de donner une chance à la médiation de Conde et de Ould Abdel Aziz.

Toutefois, les troupes sénégalaises de la coalition interarmées de la Cedeao étaient déjà entrées à Gambie, mais aucune confrontation n’avait été signalée avec les militaires gambiens. Avec cette décision de Jammeh, on s’achemine peut-être à un règlement définitif du conflit postélectoral gambien.

M. NDONG (Avec Afp)

…Hollande salue le rôle de la Cedeao
« A l’occasion de votre cérémonie d’investiture, aujourd’hui, 19 janvier 2017, aux plus hautes fonctions de la Gambie, je tiens à vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes félicitations sincères et chaleureuses », a écrit le président François Hollande dans une correspondance adressée au nouveau président gambien, Adama Barrow.

Selon le président français, l’investiture d’Adama Barrow « marquera l’histoire de la Gambie ». « La cérémonie d’investiture consacre, conformément à la Constitution gambienne, votre indiscutable victoire aux élections présidentielles du 1erdécembre dernier, confirmée par la Commission électorale indépendante », a souligné Hollande. « L’ère nouvelle que vous inaugurez a un retentissement qui dépasse très largement les frontières de votre pays. La volonté du peuple gambien doit être respectée », a ajouté François Hollande.

Il a salué le rôle essentiel de la Cedeao, avec l’appui de l’Union africaine, de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour appuyer le président Barrow et récuser toute contestation. « La France apporte son soutien résolu aux initiatives prises par la Cedeao pour vous permettre d’exercer votre mandat », a assuré Hollande.  « Sachez, Monsieur le président, que la France se tient à vos côtés pour l’exigeante mission qui débute aujourd’hui, pour vous et votre peuple », a ajouté le président français.

B. DIONE

3.500 déplacés enregistrés à Kaolack
La crise politique qui sévit en Gambie continue d’affecter des populations vivant dans la zone frontalières. Elles affluent en masse dans la partie sénégalaise. Elles sont près de 3500 personnes déplacées recensées par les volontaires du Comité régional de la Croix rouge de Kaolack.

L’afflux des personnes déplacées en provenance de la Gambie inquiète les responsables régionaux de la Croix Rouge de Kaolack, chargés de leur recensement. Elles seraient près de 3500 réparties entre le département de Kaolack et celui de Nioro. « Depuis le début de la crise qui sévit en Gambie, on note un afflux considérable de personnes fuyant ce pays voisin pour venir se réfugier chez des parents dans le département de Kaolack et celui de Nioro qui a des postes frontaliers avec ce pays. Pour le moment, il s’agit de personnes déplacées venant vivre chez des parents, donc à priori ne nécessitant une prise en charge particulières auprès des comités départementaux de la Croix Rouge  », a déclaré Mbagnick Ndiaye, président du comité régional. Avec plus de 2680 personnes déplacées, le département de Nioro enregistre l’essentiel des personnes ayant fui la Gambie, vient ensuite Kaolack avec 677 dont une moitié d’enfants. 

Elimane FALL

« Après votre investiture aux hautes charges de président de la République de Gambie, j’ai le plaisir de vous adresser mes chaleureuses félicitations », a écrit le président de la République, Macky Sall, juste après l’investiture du président Adama Barrow. « J’y ajoute les vœux meilleurs que je forme pour votre bien-être personnel et la réussite de votre éminente mission au service de vos compatriotes », a ajouté le chef de l’Etat.

Macky Sall a rappelé que le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations exceptionnelles d’amitié, de parenté et de bon voisinage. « Nous avons, de part et d’autre, la responsabilité de consolider ces liens privilégiés, au grand bonheur de nos peuples. Soyez assuré de ma disponibilité constante à œuvrer avec vous dans ce sens », a souligné M. Sall.

B. DIONE

Pour l’homme qui a reçu le sermon « ce jour est un moment historique ». « C’est un honneur que j’ai eu, un privilège de recueillir le serment du président Barrow. Le peuple gambien a décidé de tourner la page. A partir d’aujourd’hui, Jammeh doit céder le pouvoir, il a été président et son mandat est terminé donc il n’a plus le droit de rester », a indiqué Chérif Tambédou.

« Le président a donné l’ordre aux forces armées, maintenant nous demandons qu’elles obéissent à son commandement.  Celui qui ne suit pas, à partir de cet instant, sera considéré comme un rebelle », a-t-il affirmé. Avant d’éclairer que « la loi gambienne me donne le droit de recueillir son serment. Je suis qualifié pour cela. Nous préférons que Jammeh cède le pouvoir dans la paix, mais s’il ne veut pas respecter le choix du peuple, nous ne le souhaitons pas, mais l’intervention militaire sera nécessaire. Ce sera dommage mais c’est ce qui va arriver », a conclu Chérif Tambédou.

A. DIOP

« Notre ambassadeur n’a pas pu assister à l’investiture du président Barrow. C’est pourquoi, je suis venu représenter les Etats-Unis à la cérémonie. Nous le félicitons et nous sommes ravis de travailler avec lui pour le développement de la Gambie. Le président Barrow a appelé à l’unité en Gambie. Et c’est très important. Nous espérons que le processus démocratique va continuer dans ce pays ».

B. D.

La Grande Bretagne a adressé ses félicitations à Adama Barrow à l’occasion de son investiture en qualité de nouveau président de la Gambie. « Les élections du 1er décembre ont été libres et justes et ont été l’expression harmonieuse d’un choix démocratique par le Peuple gambien. Elles ouvrent  une nouvelle page dans l’histoire du pays et représentent une opportunité de changement pour la Gambie », a dit Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères dans une correspondance adressée au nouveau président gambien.

 « Le Royaume-Uni rend hommage au leadership crucial dont a fait montre la Cedeao et au rôle d’appui joué par l’Ua en veillant à ce que les vœux démocratiques du Peuple gambien soient respectés », a souligné Boris Johnson. Pour le patron de la diplomatie britannique, « il est essentiel que l’ancien président Jammeh cède la place pour permettre une transition ordonnée ».  Il rappelle que le Royaume-Uni entretient, depuis longtemps, des relations historiques avec la Gambie. « Nous espérons travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du président Barrow pour renforcer nos liens bilatéraux et économiques qui sont déjà solides », a-t-il ajouté.

B. D.

De nombreux réfugiés et des ressortissants des pays limitrophes ont fui la Gambie au cours de ces derniers jours pour se réfugier dans les régions de Kolda et Sédhiou.

La Gambie se vide de sa population. Plusieurs centaines de réfugiés et de ressortissants des pays de la sous-région dont des Sénégalais, des Guinéens et des Bissau-guinéens ont fui le pays au cours de ces derniers jours par crainte d’être bloqués en cas d’intervention militaire de la Cedeao. Ils ont trouvé refuge dans les villages frontaliers avec la Gambie où les populations se disent débordées par l’afflux des réfugiés noté au cours de ces dernières 72 heures. C’est le cas notamment au quartier Sikilo-nord, dans la commune de Kolda où des réfugiés, en majorité des femmes et des enfants, ont été accueillis par des familles. « Nous remercions le bon Dieu de nous avoir permis d’arriver au Sénégal sains. Nous sommes conscients que nous constituons une charge supplémentaire à notre famille d’accueil car, nous sommes venus les mains vides. Nous sommes nombreux et le coucher et la nourriture posent également de problèmes », déclare une femme visiblement fatiguée par les conditions de voyage et les difficultés d’hébergement. Dans le département de Kolda, au moins, 114 personnes ont été recensées à la date du 19 janvier dernier, d’après les chiffres fournis par la préfecture. Elles sont réparties entre les communes de Kolda, Thiéty, Guiro Yéro Bocar et Coumbacara, notamment à Dialacoumbi. La plupart d’entre elles seraient des Sénégalais qui étaient établis en Gambie.

Amadou Tidiane Sabaly de la Croix rouge sénégalaise fait également état de la présence des réfugiés dans d’autres collectivités locales. « On nous signale également l’arrivée de 40 réfugiés dans la commune de Tankanto Escale ainsi que dans celle de Saré Yoba Diéga» a-t-il dit.

La situation est plus préoccupante dans le département de Médina Yoro Foulah, frontalier avec la Gambie où 450 réfugiés ont été recensés dans la commune de Pata à la date du 18 janvier dernier, selon le maire, Alioune Badara Baldé. Le maire lance un appel aux autorités à venir en aide à ces refugiés qui ont abandonné tous leurs biens derrière eux. « Nous sommes en train de répartir les refugiés entre les différents quartiers de la commune pour leur trouver des familles d’accueil. Malheureusement, nous ne disposons pas de suffisamment de matelas et de nattes pour permettre à tout le monde d’avoir où se coucher. De plus, le problème de prise en charge en termes de nourriture et d’hygiène se pose déjà car les familles d’accueil n’ont pas suffisamment de moyens pour y faire face », déclare-t-il. Plus de 500 autres réfugiés ont également été enregistrés, selon lui, dans la commune de Kéréwané et 35 dans celle de Goudourou sans compter les personnes qui sont recensées dans les villages de Tankon Fara et de Diakhaly. A noter par ailleurs, qu’à la date du 17 janvier dernier, le département de Vélingara a enregistré 800 personnes en provenance de la Gambie en majorité des ressortissants de la Guinée-Conakry. Certains sont accueillis sur place par des parents ou des connaissances alors que d’autres préfèrent retourner dans leur pays. C’est le même constat dans le département de Bounkiling, dans le nord de la région de Sédhiou où l’on fait également état d’un important afflux de réfugiés. C’est le cas notamment au carrefour Médina Wandifa et des localités environnantes où plusieurs centaines de personnes sont arrivées récemment en provenance de la Gambie.
Mamadou Aliou DIALLO

HÔTELS, AUBERGES ET APPARTEMENTS MEUBLÉS REFUSENT DU MONDE À ZIGUINCHOR
Ziguinchor 2A Ziguinchor, la crise qui sévit en Gambie fait assister à un véritable drame humain, avec la dislocation de familles et des milliers de personnes qui ont pris le chemin de l’exil pour être en sécurité. Mais, ce n’est pas tout le monde qui peut trouver où loger. Actuellement, les hôtels, auberges, campements touristiques et autres appartements meublées ont fini de faire le plein de clients.

Il n’y a plus de chambres disponibles dans les hôtels de Ziguinchor. Et malheureusement, la Gambie continue de se vider de la plupart de ses habitants. Et beaucoup ont jeté leur dévolu sur la Casamance voisine, ralliant, sans discontinuer, les régions de Ziguinchor et  Sédhiou, qui sont les plus proches que celle de Kolda.

Ainsi donc, la ville de Ziguinchor, qui abrite le plus grand nombre de lieux d’hébergement moyennant finance, est, tous les jours, prise d’assaut par des vagues de populations à la recherche d’un gîte.

Cet opérateur économique d’origine indienne, qui a requis l’anonymat, en a beau chercher, en vain. « Je vais essayer de reprendre la route avec ma voiture et filer vers Sédhiou, en espérant que je trouverai là-bas où dormir en sécurité », s’est-il résigné. Beaucoup d’autres personnes qui ont les moyens, ont fait comme lui.

Certaines se sont dirigées vers Oussouye. D’autres ont préféré aller plus loin, à Kolda ou Vélingara. Les moins nanties ont préféré se rendre dans les villages des communes proches de Ziguinchor, Niaguis et Nyassia. « Dieu pourra nous aider à trouver des familles d’accueil », espèrent-elles.

Comme on peut le constater donc, la crise qui sévit en Gambie est en train de faire des  malheureux chez des hommes, des femmes et des jeunes (garçons et filles) de ce pays ami au nôtre. Les autorités régionales de Ziguinchor sont très conscientes de la situation.

Le gouverneur, Al Hassan Sall mis en place un comité régional de gestion des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées.

Il dirige lui-même la structure. Celle-ci est composée de 7 commissions : Sécurité, Education, Accueil et hébergement, Mobilisation et gestion des moyens, Santé et nutrition, Eau, assainissement et communication.             

El Hadj Moussa SADIO

Agé de 51 ans, le tout nouveau président de la Gambie a été investi hier. Adama Barrow qui a prêté serment à l’ambassade de la Gambie à Dakar, a estimé, à cette occasion, que «c’est une victoire de la  nation gambienne».

Après l’hymne national, en présence de gambiens massés, vêtus de tee-shirts sur lesquels étaient inscrit «Gambie has decided », ils ont tous dit : « La Gambie a décidé ». Ces Gambiens étaient venus assister à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président. La cérémonie s’est déroulée, à ce titre, en présence du Premier ministre du Sénégal qui a représenté le président Macky Sall, du ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, ainsi que d’autres représentants de l’Union africaine, de la Cedeao, des Nations-Unies.

Dans son discours qui a suivi sa prestation de serment dans la langue officielle gambienne, l’anglais, Adama Barrow a indiqué qu’«aujourd’hui est un jour inoubliable pour les Gambiens ».

« Je suis le président de tous les Gambiens que vous ayez voté pour moi ou pas, c’est une victoire de la  nation gambienne. Il n’y a pas de perdant, nous sommes une Gambie, un même peuple, une même nation», a-t-il dit. Mais auparavant, le nouveau président gambien  a adressé  toute sa reconnaissance, sa gratitude  à la Cedeao, à la communauté internationale, aux chefs d’Etat du Libéria, du Nigéria, de la Sierra Léon et du Ghana qui ont mené la mission de la médiation de la Cedeao  et particulièrement au  président Macky Sall pour son hospitalité.

Adama Barrow a aussi appelé toutes les forces armées gambiennes à lui témoigner leur loyauté, à le soutenir. «En tant que commandant en chef des forces armées, j’appelle tout le personnel des forces armées et des agences de renseignement à me montrer leur loyauté, mais aussi à respecter la constitution» a-t-il dit.

Il a souhaité voir une Gambie « plus démocratique, plus juste et plus libre ». Il a donné des garanties d’élargir le processus démocratique en Gambie et de promouvoir la liberté et le développement. Lors de la cérémonie, un important dispositif sécuritaire était présent  pour contenir cette foule de Gambiens qui a envahi la longiligne de la route de l’ambassade et ses abords pour y accéder, aux cris de joie et d’acclamations pour témoigner à leur nouveau président, toute  leur « reconnaissance ».

Après son investiture, le nouveau président a promis de former dans les meilleurs délais un nouveau gouvernement. Il a invité Yahya Jammeh à respecter sa parole en acceptant de céder le pouvoir.

Amadou DIOP

LES FÉLICITATIONS DE MACKY SALL
« Après votre investiture aux hautes charges de président de la République de Gambie, j’ai le plaisir de vous adresser mes chaleureuses félicitations », a écrit le président de la République, Macky Sall, juste après l’investiture du président Adama Barrow. « J’y ajoute les vœux meilleurs que je forme pour votre bien-être personnel et la réussite de votre éminente mission au service de vos compatriotes », a ajouté le chef de l’Etat.
Macky Sall a rappelé que le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations exceptionnelles d’amitié, de parenté et de bon voisinage. « Nous avons, de part et d’autre, la responsabilité de consolider ces liens privilégiés, au grand bonheur de nos peuples. Soyez assuré de ma disponibilité constante à œuvrer avec vous dans ce sens », a souligné M. Sall.

B. DIONE

CHERIF TAMBEDOU, BATONNIER DU BARREAU DE LA GAMBIE : « LA LOI GAMBIENNE ME DONNE LE DROIT DE RECUEILLIR SON SERMENT »
Pour l’homme qui a reçu le sermon « ce jour est un moment historique ». « C’est un honneur que j’ai eu, un privilège de recueillir le serment du président Barrow. Le peuple gambien a décidé de tourner la page. A partir d’aujourd’hui, Jammeh doit céder le pouvoir, il a été président et son mandat est terminé donc il n’a plus le droit de rester », a indiqué Chérif Tambédou. « Le président a donné l’ordre aux forces armées, maintenant nous demandons qu’elles obéissent à son commandement.  Celui qui ne suit pas, à partir de cet instant, sera considéré comme un rebelle », a-t-il affirmé. Avant d’éclairer que «la loi gambienne me donne le droit de recueillir son serment. Je suis qualifié pour cela. Nous préférons que Jammeh cède le pouvoir dans la paix, mais s’il ne veut pas respecter le choix du peuple, nous ne le souhaitons pas, mais l’intervention militaire sera nécessaire. Ce sera dommage mais c’est ce qui va arriver », a conclu Chérif Tambédou.

A. DIOP

JAMES P. ZUMWALT, AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS : « NOUS SOMMES RAVIS DE TRAVAILLER AVEC BARROW »
« Notre ambassadeur n’a pas pu assister à l’investiture du président Barrow. C’est pourquoi, je suis venu représenter les Etats-Unis à la cérémonie. Nous le félicitons et nous sommes ravis de travailler avec lui pour le développement de la Gambie. Le président Barrow a appelé à l’unité en Gambie. Et c’est très important. Nous espérons que le processus démocratique va continuer dans ce pays ».

B. D.

LA GRANDE BRETAGNE SALUE L’INSTALLATION
La Grande Bretagne a adressé ses félicitations à Adama Barrow à l’occasion de son investiture en qualité de nouveau président de la Gambie. « Les élections du 1er décembre ont été libres et justes et ont été l’expression harmonieuse d’un choix démocratique par le Peuple gambien. Elles ouvrent  une nouvelle page dans l’histoire du pays et représentent une opportunité de changement pour la Gambie », a dit Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères dans une correspondance adressée au nouveau président gambien.

« Le Royaume-Uni rend hommage au leadership crucial dont a fait montre la Cedeao et au rôle d’appui joué par l’Ua en veillant à ce que les vœux démocratiques du Peuple gambien soient respectés », a souligné Boris Johnson. Pour le patron de la diplomatie britannique, « il est essentiel que l’ancien président Jammeh cède la place pour permettre une transition ordonnée ».  Il rappelle que le Royaume-Uni entretient, depuis longtemps, des relations historiques avec la Gambie. « Nous espérons travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du président Barrow pour renforcer nos liens bilatéraux et économiques qui sont déjà solides », a-t-il ajouté.

B. D.

SIDY SANE, ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES GAMBIEN : « LA PAIX ET LA SÉCURITÉ SONT NOS PRIORITÉS »
L’ancien ministre des Affaires étrangères gambien, par ailleurs ancien ambassadeur de la Gambie au Sénégal, a tenu à préciser que l’ambassade est un territoire gambien.

«Le président Barrow était très précis, il n’a pas été très long mais il a dit l’essentiel en se référant aux conditions de sécurité en Gambie. La première priorité, pour nous, c’est la paix et la sécurité en Gambie », a-t-il soutenu. « Après cela, on va discuter du développement économique et social. Ce qui m’a marqué dans son discours, c’est le fait que Adama Barrow ait rappelé qu’il est le chef suprême des armées. Yaya Jammeh va quitter, peut-être dans un ou deux jours, inchAllah », a-t-il ajouté.

A. DIOP

L’ONU DONNE SON FEU VERT POUR UNE INTERVENTION MILITAIRE
Ce jeudi après-midi, le Conseil de sécurité des Nations Unies, présidé ce mois de janvier par Olof Skoog, représentant permanent de la Suède à l’Onu, a apporté son soutien unanime à la résolution présentée par le Sénégal et visant à autoriser la Cedeao à prendre « toutes mesures nécessaires » pour assurer une passation de pouvoirs en Gambie, selon le projet déposé la veille. Concrètement, dans le draft de la résolution consulté par le Soleil, le Sénégal qui a un mandat de deux ans au sein de l’organe de décision international, demande au Conseil de sécurité d’« exprimer son soutien, sans réserve, à la Cedeao dans l’engagement qu’elle a pris de garantir, en privilégiant les moyens politiques, le respect de la volonté du peuple gambien, telle qu’elle ressort des résultats de l’élection du 1er décembre 2016 ». Objectif atteint donc. Toutes mesures nécessaires, en vue de pousser le président déchu Yaya Jammeh à quitter le pouvoir auquel il s’accroche désespérément alors qu’il est de plus en plus évident qu’il est isolé, lâché et cerné. En effet, le monde s’effondre autour de lui, tous ses proches ayant démissionné les uns après les autres, y compris sa fidèle ex-vice présidente Mme Aissatou Njie Saidy. Selon une partition bien chronométrée, au moment où le Conseil de sécurité donnait son feu vert aux initiatives de la Cedeao, les forces armées sénégalaises communiquaient sur l’entrée des troupes en Gambie. Au même moment également, au nom du Sénégal, l’Ambassadeur Fodé Seck, représentant permanent du Sénégal à l’Onu, adressait, depuis le Conseil, de sécurité, les chaleureuses félicitations du gouvernement à Adama Barrow, président de la République de Gambie et se réjouissait, à ce propos, de la déclaration conjointe Nations Unies-Union Africaine-Cedeao, prononcée à l’issue de la cérémonie d’investiture.

Une illustration de la démarche unitaire qui a été jusqu’ici de mise dans la gestion du dossier de la crise postélectorale gambienne. Le Sénégal a saisi cette opportunité pour exprimer toute sa gratitude à la communauté internationale pour son accompagnement constant et sa fermeté qui ont permis d’aboutir à un tel résultat, a déclaré l’ambassadeur Seck. En effet, en soumettant au Conseil de sécurité sa résolution sur la crise gambienne, la délégation sénégalaise, s’inscrit, selon l’ambassadeur Fodé Seck, « dans la continuité des efforts politiques et diplomatiques de la Cedeao, de l’Union africaine et des Nations Unies en vue de trouver une solution à la situation postélectorale en République sœur de Gambie ».

Le Sénégal, pays de la région, a ainsi souhaité exprimer sa reconnaissance à tous les membres du Conseil de Sécurité pour leur soutien et leur solidarité aux efforts de la Cedeao et de l’Ua « en vue de faire échec à une entreprise de confiscation de la volonté démocratiquement exprimée, le 1er décembre 2016, par le peuple souverain de Gambie », a expliqué le chef de la délégation sénégalaise à l’Onu. L’ambassadeur Seck n’a pas terminé son adresse sans faire un plaidoyer pour l’appel lancé par le président Adama Barrow en direction de la communauté internationale, plus particulièrement à la Cedeao, à l’Union africaine et aux Nations Unies, pour l’aider à faire respecter la volonté souveraine du peuple gambien.

D. M. F.

LES FORCES DE LA CEDEAO SONT ENTRÉES EN GAMBIE
Une coalition multinationale et inter-armée s’est engagée dans l’opération restauration de la démocratie, dans le cadre de la mission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en Gambie, ce jeudi 19 janvier », souligne un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), signé par le Colonel, Abdoul Ndiaye.

La note précise que l’opération est menée sous mandat de la Cedeao avec le soutien de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations-Unies. « Cette mission vise à rétablir la légalité constitutionnelle en Gambie et à permettre l’investiture du nouveau président élu à l’issue de l’élection présidentielle de 1er décembre 2016 », a indiqué le Porte-parole. « D’importants moyens terrestres, aériens et navals ont été mis en œuvre », L’opération commandée par le Général de division François Ndiaye a été déclenchée par des frappes et un contrôle naval, selon le communiqué.

B. DIONE

MEDIATION DE ALPHA CONDÉ : DERNIER ULTIMATUM À 12 H
Le président guinéen, Alpha Condé, joue la dernière carte de la médiation. Il est attendu, ce matin, à Banjul. Selon le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza, l’objectif, c’est d’assurer une sortie honorable à Yahya Jammeh.

La Cedeao donne, aujourd’hui jusqu’à 12 heures, une dernière chance au président sortant de la Gambie, Yahya Jammeh. Cette dernière médiation sera conduite par le Pr Alpha Condé, président de la République de Guinée. Au cours d’un point de presse, tenu hier dans la soirée, le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza, a indiqué que le président Condé est attendu, ce matin, à Banjul, après un passage à Nouakchott où il s’entretiendra avec son homologue Mohamed Ould Abdel Aziz. Il était entouré du colonel major Saïdou Maiga Moro, chef d’Etat-major de la force en attente de la Cedeao, du colonel Ollo Alain Salé, responsable de la Division des opérations de soutien à la paix et de Mme Halima Ahmed, commissaire des Affaires politiques, paix et sécurité régionale de la Cedeao. M. Souza a indiqué que c’est pour donner une dernière chance à Yahya Jammeh que la Cedeao a décidé de stopper l’avancée de ses troupes en territoire gambien, en vue de trouver une « solution paisible et honorable » pour le président Yahya Jammeh. « Il a le choix de partir avec le président Alpha Condé demain (aujourd’hui). Si à 12 heures, il ne se décide pas, nous l’amènerons de gré ou de force. Nos troupes vont avancer sur Banjul », a-t-il menacé. « Jusqu’à la dernière minute, nous pensons toujours qu’il y aura une solution issue d’un dialogue », a-t-il insisté.

Lors de la dernière médiation du président Abdel Aziz, Yahya Jammeh a accepté de quitter le pouvoir mais il persiste à vouloir rester à Kanilaï. Pour la Cedeao, sa présence en Gambie va créer des troubles à l’ordre public et des mouvements de terroristes. M. Souza a invité le président sortant de la Gambie à partir « honorablement et dans le respect ». Toujours dans le cadre de cette médiation, M. Jammeh a réclamé une amnistie. A en croire M. Souza, il a souhaité qu’il y ait une mission pour conclure cette proposition. A ce niveau, il estime que les choses commencent à bouger d’autant que sa vice-présidente, Aisatu N'Jie Saidy, a démissionné et que les 70% de ses troupes ne sont pas prêtes à se battre. La conviction du président de la Commission de la Cedeao est que tous les éléments sont réunis pour qu’il prenne une « sage décision ».

Pour le président de la Commission, s’il part par la force, il n’aura aucune chance d’être amnistié. Il serait mieux, à son avis, d’« instaurer le plus rapidement possible la démocratie et permettre au nouveau président de prendre les attributs de son pouvoir ». Cela évitera, dit-il, de « créer d’autres poches de tensions et d’allumer le feu ». Revenant sur les forces de la Cedeao, il a indiqué que depuis leur arrivée, elles n’ont fait que quelques tirs de sommation. « Les troupes sont venues pour accomplir leur mission qui est de restaurer la démocratie », a-t-il soutenu. En cas d’attaque, la Cedeao ne souhaite pas que Yahya Jammeh soit mort. « La Cedeao ne veut pas sa mort. Nous souhaiterions que tout se passe de manière pacifique », a dit M. Souza. Ce dernier dit fonder beaucoup d’espoir sur cette médiation du président Condé.

Souleymane Diam SY

EBRIMA SALL, SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DU CODESRIA : « QUE BARROW SOIT LE PRÉSIDENT DE TOUS LES GAMBIENS »
«C’est un moment historique que nous venons de vivre. Contre tous les obstacles qui ont été posés par le régime sortant, le peuple gambien était décidé, il voulait un changement. Aujourd’hui, que le nouveau président puisse être installé avec des engagements par rapport aux besoins du pays, par rapport à la situation actuelle, c’est extrêmement rassurant et appréciable», a dit Ebrima Sall, secrétaire exécutif du Codesria, originaire de la Gambie.

Selon lui, le président Barrow a dit l’essentiel. «Il a expliqué que c’est lui le président légitime du moment, la deuxième chose, c’est son engagement à réunir le pays, à le remettre au travail, et à le reconstruire avec son entourage, avec ses voisins et avec la communauté internationale. Il a dit qu’il est le président de tous les gambiens. Nous avions vécu des années pendant lesquelles des identités ethniques ont été manipulées, des identités religieuses ont été manipulées. Beaucoup a été fait pour que certains clans soient créés », a-t-il rappelé.

Amadou DIOP

DES VILLAGES FRONTALIERS DÉBORDÉS PAR L’AFFLUX DES RÉFUGIÉS À KOLDA ET SÉDHIOU
De nombreux réfugiés et des ressortissants des pays limitrophes ont fui la Gambie au cours de ces derniers jours pour se réfugier dans les régions de Kolda et Sédhiou.

La Gambie se vide de sa population. Plusieurs centaines de réfugiés et de ressortissants des pays de la sous-région dont des Sénégalais, des Guinéens et des Bissau-guinéens ont fui le pays au cours de ces derniers jours par crainte d’être bloqués en cas d’intervention militaire de la Cedeao. Ils ont trouvé refuge dans les villages frontaliers avec la Gambie où les populations se disent débordées par l’afflux des réfugiés noté au cours de ces dernières 72 heures. C’est le cas notamment au quartier Sikilo-nord, dans la commune de Kolda où des réfugiés, en majorité des femmes et des enfants, ont été accueillis par des familles. « Nous remercions le bon Dieu de nous avoir permis d’arriver au Sénégal sains. Nous sommes conscients que nous constituons une charge supplémentaire à notre famille d’accueil car, nous sommes venus les mains vides. Nous sommes nombreux et le coucher et la nourriture posent également de problèmes », déclare une femme visiblement fatiguée par les conditions de voyage et les difficultés d’hébergement. Dans le département de Kolda, au moins, 114 personnes ont été recensées à la date du 19 janvier dernier, d’après les chiffres fournis par la préfecture. Elles sont réparties entre les communes de Kolda, Thiéty, Guiro Yéro Bocar et Coumbacara, notamment à Dialacoumbi. La plupart d’entre elles seraient des Sénégalais qui étaient établis en Gambie.

Amadou Tidiane Sabaly de la Croix rouge sénégalaise fait également état de la présence des réfugiés dans d’autres collectivités locales. « On nous signale également l’arrivée de 40 réfugiés dans la commune de Tankanto Escale ainsi que dans celle de Saré Yoba Diéga» a-t-il dit.

La situation est plus préoccupante dans le département de Médina Yoro Foulah, frontalier avec la Gambie où 450 réfugiés ont été recensés dans la commune de Pata à la date du 18 janvier dernier, selon le maire, Alioune Badara Baldé. Le maire lance un appel aux autorités à venir en aide à ces refugiés qui ont abandonné tous leurs biens derrière eux. « Nous sommes en train de répartir les refugiés entre les différents quartiers de la commune pour leur trouver des familles d’accueil. Malheureusement, nous ne disposons pas de suffisamment de matelas et de nattes pour permettre à tout le monde d’avoir où se coucher. De plus, le problème de prise en charge en termes de nourriture et d’hygiène se pose déjà car les familles d’accueil n’ont pas suffisamment de moyens pour y faire face », déclare-t-il. Plus de 500 autres réfugiés ont également été enregistrés, selon lui, dans la commune de Kéréwané et 35 dans celle de Goudourou sans compter les personnes qui sont recensées dans les villages de Tankon Fara et de Diakhaly. A noter par ailleurs, qu’à la date du 17 janvier dernier, le département de Vélingara a enregistré 800 personnes en provenance de la Gambie en majorité des ressortissants de la Guinée-Conakry. Certains sont accueillis sur place par des parents ou des connaissances alors que d’autres préfèrent retourner dans leur pays. C’est le même constat dans le département de Bounkiling, dans le nord de la région de Sédhiou où l’on fait également état d’un important afflux de réfugiés. C’est le cas notamment au carrefour Médina Wandifa et des localités environnantes où plusieurs centaines de personnes sont arrivées récemment en provenance de la Gambie.

Mamadou Aliou DIALLO

HÔTELS, AUBERGES ET APPARTEMENTS MEUBLÉS REFUSENT DU MONDE À ZIGUINCHOR
A Ziguinchor, la crise qui sévit en Gambie fait assister à un véritable drame humain, avec la dislocation de familles et des milliers de personnes qui ont pris le chemin de l’exil pour être en sécurité. Mais, ce n’est pas tout le monde qui peut trouver où loger. Actuellement, les hôtels, auberges, campements touristiques et autres appartements meublées ont fini de faire le plein de clients.

Il n’y a plus de chambres disponibles dans les hôtels de Ziguinchor. Et malheureusement, la Gambie continue de se vider de la plupart de ses habitants. Et beaucoup ont jeté leur dévolu sur la Casamance voisine, ralliant, sans discontinuer, les régions de Ziguinchor et  Sédhiou, qui sont les plus proches que celle de Kolda.

Ainsi donc, la ville de Ziguinchor, qui abrite le plus grand nombre de lieux d’hébergement moyennant finance, est, tous les jours, prise d’assaut par des vagues de populations à la recherche d’un gîte.

Cet opérateur économique d’origine indienne, qui a requis l’anonymat, en a beau chercher, en vain. « Je vais essayer de reprendre la route avec ma voiture et filer vers Sédhiou, en espérant que je trouverai là-bas où dormir en sécurité », s’est-il résigné. Beaucoup d’autres personnes qui ont les moyens, ont fait comme lui.

Certaines se sont dirigées vers Oussouye. D’autres ont préféré aller plus loin, à Kolda ou Vélingara. Les moins nanties ont préféré se rendre dans les villages des communes proches de Ziguinchor, Niaguis et Nyassia. « Dieu pourra nous aider à trouver des familles d’accueil », espèrent-elles.

Comme on peut le constater donc, la crise qui sévit en Gambie est en train de faire des  malheureux chez des hommes, des femmes et des jeunes (garçons et filles) de ce pays ami au nôtre. Les autorités régionales de Ziguinchor sont très conscientes de la situation.

Le gouverneur, Al Hassan Sall mis en place un comité régional de gestion des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées.

Il dirige lui-même la structure. Celle-ci est composée de 7 commissions : Sécurité, Education, Accueil et hébergement, Mobilisation et gestion des moyens, Santé et nutrition, Eau, assainissement et communication.             

El Hadj Moussa SADIO

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz et son homologue sénégalais, Macky Sall, se sont entretenu hier à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Le chef de l’Etat mauritanien était à Dakar un peu avant minuit en provenance de la Gambie après une rencontre avec son homologue gambien, hier soir, Yahya Jammeh, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (Ami) sans plus de précisions.

A l'Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, les deux chefs d'Etat ont été rejoints par le président élu, Adama Barrow. Le mandat de Yahya Jammeh est arrivé à terme hier à minuit. C’est à 1h 50, après avoir accompagné le président Abdel Aziz de Mauritanie, que le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est entretenu avec le président élu Adama Barrow. A l’issue de cet entretien qui aura duré environ 10 mn, le Président Sall a rejoint le Palais de la République sans faire de déclaration.

Selon la Rts, l’armée gambienne, par la voie de son chef d’état-major, le Général Ousmane Badje, a décidé de ne pas engager ses hommes contre les forces de la Cedeao.

D. MANE (avec la Rts)

 

Le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Unhcr) souligne qu’il n’y a pas du tout de crise humanitaire ni de problèmes d’accueil ». Selon son porte-parole, si jamais la situation s’aggrave, elle s'est dite "disposée à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises en font la demande ".

Selon la porte porte-parole de l’Unhcr, du fait de la situation politique incertaine qui prévaut en Gambie, « il faut signaler qu’au cours des dix derniers jours, il y’a plusieurs milliers de personnes, principalement des enfants, qui sont passés de la Gambie vers le Sénégal ».

Toutefois, elle a tenu à préciser, sur les ondes de la  Rts, qu’« il n’y a pas encore d’afflux massif, de fuite massive de personnes vers le Sénégal même si par précaution, des parents ont décidé de mettre leurs enfants à l’abri ».

En outre, pour des raisons de sécurité, la frontière reste ouverte entre les deux pays « mais la frontière côté sénégalais est quand même fermée de 19 h à 7 heures». Il est à signaler également des mouvements de la Gambie vers le Sénégal mais aussi des mouvements réguliers de commerçants qui continuent à faire leurs activités et il n’y a aucun problème pour passer », a-t-elle indiqué.  Ces réfugiés, constitués pour l’essentiel de ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest dont des Gambiens, des Sénégambiens qui ont la double nationalité, de Sénégalais, de Mauritaniens, de Maliens, de Guinéens … « sont correctement pris en charge par l’Etat sénégalais ou les organisations humanitaires », a-t-elle fait savoir.  

« Les autorités sont préparées et nous sommes disposés à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises le demandent ». Déjà, l’Unhcr est en train d’aider, en collaboration avec les autorités, au « renforcement du système d’enregistrement » pour avoir une idée du nombre de gens qui passent comme réfugiés mais aussi à « la mise en place de plans de contingence » pour identifier des lieux comme les stades et les espaces jeunes pour accueillir tout afflux massif éventuel de réfugiés ».

Mamadou Lamine DIEYE

L’intervention militaire en Gambie se précise. Les forces de la coalition de la Cedeao ont décidé de déloger Jammeh à partir de minuit. Le général François Ndiaye du Sénégal commande l’opération.

Le général sénégalais, François Ndiaye, chef d’Etat major de l’armée de terre, est chargé de conduire les forces de la coalition des pays de la Cedeao devant intervenir en Gambie. L’information a été confirmée, hier, par le colonel Abdoul Ndiaye, chef de la Direction des relations publiques des forces armées sénégalaises (Dirpa). « Le général François Ndiaye va conduire l’ensemble des troupes de la Cedeao formant actuellement la coalition », a précisé le colonel Ndiaye que nous avons joint, hier, au téléphone.

L’ultimatum donné à Yahya Jammeh pour quitter le pouvoir en Gambie s’arrête à minuit. Au-delà, renseigne le chef de la Dirpa, sans vouloir entrer dans les détails, « tout est possible ».  Ainsi la Cedeao fait fi de la décision prise, mardi, par le président gambien de décréter un état d’urgence de 90 jours.  Après plusieurs séries de médiations pour appeler Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, les pays membres de la Cedeao ont pris la ferme résolution d’intervenir dans ce pays frontalier avec le Sénégal.

L’armée sénégalaise a été choisie pour conduire ces opérations. C’est pourquoi, plusieurs témoignages indiquent avoir constaté le débarquement au port de Ziguinchor (région sud du Sénégal) de centaines de soldats sénégalais pour préparer l’opération. Quant au Nigéria, il a déjà prépositionné son navire de guerre au large des côtes gambiennes.  Cette situation a créé une psychose dans ce pays où les touristes, les étrangers et les Gambiens eux-mêmes ont commencé à fuir le pays.

Plusieurs ministres et proches collaborateurs de Jammeh ont jeté l’éponge. De même que de hauts gradés de l’armée gambienne qui se sont refugiés au Sénégal.

Maguette NDONG 

Seydou Maiga Moro, chef d’Etat-major des forces en attente de la Cedeao, a déclaré, hier, que les soldats de la Cedeao sont prêts à lancer l’assaut contre le président Jammeh. «  Nous sommes dans la préparation. D’ici minuit, si rien n’est fait, nous engageons les hostilités. Toutes les troupes sont déjà sur place. Si aucune solution n’est trouvée, nous passons à l’action conformément au mandat que nous avons reçu des autorités de la Cedeao », a déclaré Seydou Maiga Moro. « Nous attendons que tous les moyens politiques soient épuisés. Nous savons l’heure à laquelle nous allons commencer. Nous donnons la chance aux solutions politiques. Le mandat du président sortant se termine à minuit. Celui du président entrant démarre à partir de cette heure », a dit le Commandant des forces de la Cedeao qui est de nationalité nigériane. 

Seydou Maiga Moro a souligné que les forces militaires savent à quoi ils auront affaire et ce qu’ils doivent faire sur le terrain. Il ne semble pas se faire de soucis. « Pour ce que nous avons comme force, nous sommes au point. L’opération concerne toutes les forces de la Cedeao principalement le Sénégal, le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Mali », a souligné le Commandant des forces.

B. DIONE

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye et Jean Paul Abel Mamba, représentant du chancelier de l’Université catholique de l’Afrique de l’ouest, ont signé un accord de siège.

L’accord de siège signé hier entre le Sénégal et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) illustre le long compagnonnage très bénéfique entre le gouvernement du Sénégal et l’Eglise catholique de façon générale, selon Mankeur Ndiaye. Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, la création, en 2001, de L’Ucao avec à terme, l’implantation d’une unité universitaire dans chaque pays membre procède de la volonté très noble des Evêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao), d’appuyer les efforts des gouvernements de la sous-région pour répondre à un besoin sans cesse croissant, en éducation et en formation.

« Cette heureuse initiative qui découle d’un constat lucide des difficultés que nos Etats éprouvent face à la délicate et urgente question de la formation d’une population majoritairement jeune a vite trouvé un écho favorable auprès de nos gouvernements », a affirmé Mankeur Ndiaye. Le ministre a indiqué que c’est pour ces raisons que le chef de l’Etat Macky Sall, accordant une attention toute particulière à l’action de l’Eglise catholique au Sénégal, lui a instruit de procéder à la signature de cet accord de siège. Car les dirigeants de l’Ucao contribuent, de manière inestimable, à l’éducation et à la formation de la jeunesse.

« C’est ainsi que le Sénégal, à l’instar du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Togo a signé le 10 novembre 2008, un accord de siège avec l’Ucao pour la mise en place de l’unité universitaire de Ziguinchor (Coubalan) à laquelle sont aujourd’hui affiliés plusieurs instituts d’enseignement supérieur », a laissé entendre le ministre.

Mankeur Ndiaye a indiqué que depuis la signature de son accord de siège, l’Ucao s’est toujours évertuée à la réalisation de ses ambitieux programmes d’investissements destinés à accroître la capacité d’accueil de ses différents établissements qui atteindra, à terme, 10.000 étudiants.

De son côté, Jean Paul Abel Mamba, représentant du chancelier de l’Ucao, a dit son souhait que le président de la République inaugure cette unité universitaire de Ziguinchor en mai 2017. D’après lui, cet outil de création de valeur est susceptible de participer au Plan Sénégal émergent (Pse). « Notre institution a pris l’exacte mesure de la problématique de la demande en enseignement supérieur dans nos pays, ainsi que la nécessité d’apporter une réponse qualitative à l’absorption des bacheliers », a-t-il fait remarquer.

Pour l’archevêque de Dakar, Benjamin Ndiaye, l’unité d’Ucao de Ziguinchor va prendre en compte l’enseignement des chercheurs. « Cet accord de siège est important, car il va nous faciliter notre travail. La formation amène la prospérité, le développement », a-t-il commenté, avant de dire que la devise de l’Ucao, est : « savoir, foi et action ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, a déclaré hier que le président élu, Adama Barrow, prêtera serment en Gambie, aujourd’hui».

« Tout ce que je peux dire, premièrement, c’est que dans quelques heures, le mandat du président Yahya Jammeh prendra fin aujourd’hui (ndlr mercredi), ce 18 janvier à minuit. C’est une décision que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a prise. Après minuit, la communauté internationale, en commençant par la Cedeao, l’Union africaine, les Nations Unies, le Conseil de sécurité de l’Onu ne le reconnaîtront plus comme le président de la Gambie», a déclaré Mankeur Ndiaye. « Deuxièmement, le président élu, Adama Barrow, prêtera serment demain (aujourd’hui) sur le territoire gambien. Il formera son gouvernement, nommera son vice-président et la communauté internationale l’accompagnera. La Cedeao sera représentée à cette prestation de serment ainsi que plusieurs autres personnalités. Voilà ce que je peux dire sur la Gambie, en attendant la suite», a ajouté le chef de la diplomatie sénégalaise.

Sans entrer dans les détails, Mankeur Ndiaye a dit que toutes les dispositions ont été prises. « Nous demandons au président Yahya Jammeh (il se répète) d’accepter les nombreuses mains tendues afin qu’il parte dans la paix, parce que le Sénégal et la Gambie sont deux peuples de paix. Nous avons utilisé tous les moyens. Les chefs d’Etat de la Cedeao sont partis à deux reprises le voir, le Roi du Maroc (Mohammed VI) lui a envoyé un émissaire, le président de la Mauritanie devrait lui rendre visite aujourd’hui (pour tenter de le raisonner) afin qu’il laisse au président Barrow que les Gambiens ont élu, de s’installer », a-t-il ajouté.

S. M. S. CISSE

LE PRÉSIDENT MAURITANIEN REÇU PAR MACKY SALL

Macky Ould Abdel AzizLe président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz et son homologue sénégalais, Macky Sall, se sont entretenu hier à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Le chef de l’Etat mauritanien était à Dakar un peu avant minuit en provenance de la Gambie après une rencontre avec son homologue gambien, hier soir, Yahya Jammeh, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (Ami) sans plus de précisions.

A l'Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, les deux chefs d'Etat ont été rejoints par le président élu, Adama Barrow. Le mandat de Yahya Jammeh est arrivé à terme hier à minuit. C’est à 1h 50, après avoir accompagné le président Abdel Aziz de Mauritanie, que le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est entretenu avec le président élu Adama Barrow. A l’issue de cet entretien qui aura duré environ 10 mn, le Président Sall a rejoint le Palais de la République sans faire de déclaration.

Selon la Rts, l’armée gambienne, par la voie de son chef d’état-major, le Général Ousmane Badje, a décidé de ne pas engager ses hommes contre les forces de la Cedeao.

D. MANE (avec la Rts)

SEYDOU MAIGA MORO, CHEF D’ETAT-MAJOR DES FORCES EN ATTENTE DE LA CEDEAO : « TOUTES LES TROUPES SONT DÉJÀ SUR PLACE »
Seydou Maiga Moro, chef d’Etat-major des forces en attente de la Cedeao, a déclaré, hier, que les soldats de la Cedeao sont prêts à lancer l’assaut contre le président Jammeh. «  Nous sommes dans la préparation. D’ici minuit, si rien n’est fait, nous engageons les hostilités. Toutes les troupes sont déjà sur place. Si aucune solution n’est trouvée, nous passons à l’action conformément au mandat que nous avons reçu des autorités de la Cedeao », a déclaré Seydou Maiga Moro. « Nous attendons que tous les moyens politiques soient épuisés. Nous savons l’heure à laquelle nous allons commencer. Nous donnons la chance aux solutions politiques. Le mandat du président sortant se termine à minuit. Celui du président entrant démarre à partir de cette heure », a dit le Commandant des forces de la Cedeao qui est de nationalité nigériane.

Seydou Maiga Moro a souligné que les forces militaires savent à quoi ils auront affaire et ce qu’ils doivent faire sur le terrain. Il ne semble pas se faire de soucis. « Pour ce que nous avons comme force, nous sommes au point. L’opération concerne toutes les forces de la Cedeao principalement le Sénégal, le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Mali », a souligné le Commandant des forces.
 
B. DIONE

LE GÉNÉRAL FRANÇOIS NDIAYE AUX COMMANDES DES FORCES DE LA CEDEAO
Général François NdiayeL’intervention militaire en Gambie se précise. Les forces de la coalition de la Cedeao ont décidé de déloger Jammeh à partir de minuit. Le général François Ndiaye du Sénégal commande l’opération.

Le général sénégalais, François Ndiaye, chef d’Etat major de l’armée de terre, est chargé de conduire les forces de la coalition des pays de la Cedeao devant intervenir en Gambie. L’information a été confirmée, hier, par le colonel Abdoul Ndiaye, chef de la Direction des relations publiques des forces armées sénégalaises (Dirpa). « Le général François Ndiaye va conduire l’ensemble des troupes de la Cedeao formant actuellement la coalition », a précisé le colonel Ndiaye que nous avons joint, hier, au téléphone.

L’ultimatum donné à Yahya Jammeh pour quitter le pouvoir en Gambie s’arrête à minuit. Au-delà, renseigne le chef de la Dirpa, sans vouloir entrer dans les détails, « tout est possible ».  Ainsi la Cedeao fait fi de la décision prise, mardi, par le président gambien de décréter un état d’urgence de 90 jours.  Après plusieurs séries de médiations pour appeler Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, les pays membres de la Cedeao ont pris la ferme résolution d’intervenir dans ce pays frontalier avec le Sénégal.

L’armée sénégalaise a été choisie pour conduire ces opérations. C’est pourquoi, plusieurs témoignages indiquent avoir constaté le débarquement au port de Ziguinchor (région sud du Sénégal) de centaines de soldats sénégalais pour préparer l’opération. Quant au Nigéria, il a déjà prépositionné son navire de guerre au large des côtes gambiennes.  Cette situation a créé une psychose dans ce pays où les touristes, les étrangers et les Gambiens eux-mêmes ont commencé à fuir le pays.

Plusieurs ministres et proches collaborateurs de Jammeh ont jeté l’éponge. De même que de hauts gradés de l’armée gambienne qui se sont refugiés au Sénégal.

Maguette NDONG 

UN VASTE ÉLAN DE SOLIDARITÉ EN FAVEUR DES REFUGIÉS À ZIGUINCHOR...
Des réfugiés ont afflué vers Ziguinchor. Un élan de solidarité se développe. Les familles d’accueil demandent le soutien de l’Etat.

La crise en Gambie a provoqué, naturellement, un déplacement massif de populations dans la région voisine de Ziguinchor. Elles se comptent par centaines, parmi elles, des hommes, des femmes, ainsi que des jeunes (garçons et filles, y compris des élèves). Elles sont hébergées par des familles, de parents, d’amis ou de simples connaissances. Les chefs de ménages qui viennent de sortir fraîchement de la crise casamançaise, sollicitent l’aide du gouvernement, notamment en vivres, pour tenir. L’administration territoriale locale s’y attèle d’arrache-pied, sous l’égide du gouverneur Al Hassan Sall.  

Parmi ces populations déplacées, nous avons rencontré la dame Rabiyatou Bâ. Elle est sénégalaise, mariée en Gambie et mère de deux enfants (une fille de 5 ans et un garçon de 3 ans). Depuis une semaine, elle vit dans sa maison familiale, sise  au quartier Colobane, à Ziguinchor, loin de son époux.  « Je suis là par la volonté de mon mari, qui a estimé qu’il valait mieux que je quitte la Gambie avec les enfants, compte tenu de la situation postélectorale qui ne rassurait guère, allant de mal en pis », a expliqué Rabiyatou Bâ. 

Anxiété des réfugiés
refugiésSuffisant, à l’en croire,  chaque jour, son quartier de résidence se vide progressivement de ses habitants. « Tout le monde  redoutait le pire, parce qu’avec Yahya Jammeh, tout peut arriver », a fait remarquer Rabiyatou Bâ, la voix tremblante, comme si l’ombre du président gambien planait sur elle. Notre interlocutrice raconte que beaucoup de pères de famille vivant en Gambie ont envoyé leurs épouses et enfants soit au Sénégal, soit en Guinée-Bissau ou en République de Guinée. « Ils sont restés seuls, attendant la suite des événements. C’est le cas de mon époux et de son patron, un commerçant d’origine libanaise ». 

Au cours de son voyage sur Ziguinchor, la dame Rabiyatou est venue aussi avec trois co-habitantes et deux amies. Hier, à notre passage, nous les avons trouvées, certes bien portantes, mais anxieuses, suivant minute par minute, à la radio et à la télévision, l’évolution de la situation en Gambie. « C’est vrai que nous sommes bien ici, à Ziguinchor, chez notre amie Rabiyatou Bâ. Mais, nous aurions bien aimé que la situation redevienne normale en Gambie, le plus tôt possible, afin que nous puissions retourner et continuer nos occupations habituelles », a fait savoir Samiyana Signaté, couturière gambienne. Samiyana a souhaité un « retour rapide » de tous ses vœux, soulignant qu’elle a  conscience, avec ses autres copines (Fatoumata Diallo et Sarata Soumaré) de la saignée que leur famille d’accueil (celle de Rabiyatou Bâ)  fait dans son budget depuis leur arrivée. C’est justement à ce niveau que réside le casse-tête des chefs de ménage qui ont accueilli, à Ziguinchor, des populations venant de la Gambie.

Débordés, des chefs de famille demandent le soutien de l’Etat. Ousmane Diédhiou, habitant le quartier Néma2 de Ziguinchor a hébergé 7 de ses parents et leurs enfants qui ont fui la Gambie.  Selon lui, « certes, l’hospitalité, la solidarité et le partage sont, entre autres vertus, qui différencient les Africains de beaucoup de peuples au monde. Mais, le président de la République, Macky Sall, rendrait un grand service aux familles s’il appuyait ces dernières en matériels de couchage, vivres et autres produits de première nécessité ».

Problémes de nourriture
A vrai dire, cela serait une aubaine pour les villages du département de Bignona, frontaliers à la Gambie. Selon des témoignages enregistrés, de sérieux problèmes de nourriture se posent dans beaucoup de familles. C’est le cas à Kourame, une localité située dans la commune de Kataba1 (Bignona), à 2,5 km  de la Gambie. Et la situation inquiète le chef du village, Lamine Coly. Ce dernier s’est déclaré également préoccupé par le manque d’espaces appropriés pour abriter les populations en provenance de la Gambie voisine. Il se fait du souci surtout à propos du nombre élevé de femmes enceintes, d’enfants et d’élèves, révélant qu’il n’y a pas de structures d’accueil sur place.

Le chef du village de Kourame a aussi sollicité l’aide du gouvernement, notamment en vivres, matelas, moustiquaires, couvertures et autres logistiques. Il a averti que si rien n’est fait, les populations locales et leurs hôtes en provenance de la Gambie seront exposés à de graves problèmes de nourriture et d’hébergement. Cela paraît vraisemblable. Car, Kourame et tous les autres villages sénégalais, situés le long de la frontière avec la Gambie, sont en reconstruction économique. Leurs habitants avaient fui ailleurs, à cause de l’insécurité liée à la crise Casamançaise. Ils ont commencé à peine de rentrer pour tout reconstituer, afin de vivre décemment. L’on se rend compte donc que ces effets collatéraux de la crise en Gambie ne leur facilitent point les choses. Au contraire, ils compliquent leur retour comme jadis, elles-mêmes, populations déplacées. D’où la pertinence du soutien qui est demandé à l’Etat pour mieux gérer la situation locale, aggravée par l’arrivée croissante de populations en provenance de la Gambie.
El Hadj Moussa SADIO

...DES FAMILLES MOBILISÉES À KAOLACK...
Soutien GambieKaolack, la capitale du Saloum, s’est mise, malgré elle, à l’heure gambienne. Signe visible de cette tendance, le nombre particulièrement élevée de véhicules utilitaires dans la circulation aux heures de pointe. A la direction régionale des douanes du Centre, ils sont nombreux à chercher une autorisation temporaire de circulation en territoire sénégalais pour les automobiles immatriculés en Gambie. « D’habitude, ce document était délivré au compte-goutte, mais depuis quelques semaines, nous en délivrons des dizaines quotidiennement. Cela est certainement lié à la situation qui prévaut en Gambie  », renseigne un soldat de l’économie trouvé sur place. Ces hôtes sont visibles à Médina Baye, dans la commune. Une dizaine de personnes, plus ou moins apparentées à la communauté religieuse niassene, est hébergée dans le domicile personnel de Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, khalife général.

Il faudra aller vers le quartier voisin de Sam pour retrouver des déplacés en plus grand nombre. Dans la demeure de Abdourahmane Niass, fils du fondateur de Médina Baye, des familles entières ont trouvé refuge dans cette vaste maison contiguë au site dédié à la prière rituelle de la Tabaski et de la Korité. « Ils sont là depuis vendredi dernier, ce sont des familles proches de Cheikh Abdourahmane qui a une partie de sa famille en Gambie. Ils évoquent un climat d’inquiétude exacerbé par l’approche de la prise de fonction du président élu, Adama Barrow  », explique Modou Pane, un homme de confiance du maître des lieux qui s’occupe de la prise en charge de ces hôtes. Dans le lot de ces refugiés, des dizaines d’élèves. Ceux-ci ont été intégrés à l’institut islamique afro-américain de Médina Baye.

Signalons que le flot de personnes déplacées se retrouve le long de la frontière, en attendant des moyens pour rejoindre les grands centres urbains. Une source du Comité international de la Croix rouge fait état de la présence de 2.383 refugiés de différentes nationalités au poste frontalier de Karang

Elimane FALL

...PLUS DE 200 ARRIVÉES À TAMBACOUNDA...
Depuis que la crise politique a commencé, beaucoup de Sénégalais qui étaient en Gambie sont revenus au bercail. Des Gambiens et ceux d’autres nationalités ont rallié le Sénégal oriental. Plus de 200 personnes ont été dénombrées.

La semaine dernière, le khalife de la famille Chérifien, chérif Adramé, installée à Tambacounda, s’est offusqué de ne pas recevoir ses talibés gambiens qui passaient au moins des jours avant la ziaara annuelle. Les talibés qui ont pu venir sont restés auprès de leurs marabouts pour attendre des moments plus clame de l’autre côté de la frontière.

Vers Gouloumbou, à quelques encablures de la Gambie, tous les compatriotes qui étaient en Gambie ont simplement rejoint leurs familles. Ceux qui sont dans cette situation sont nombreux, car entre la région orientale et la Gambie, il y à plus de 150 Km de frontières de Kahenne en passant par Maka Coulibantang jusqu'à Gouloumbou. C’est pourquoi partout dans le département de Tambacounda et au-delà, les personnes déplacées sont accueillies.
Pape Demba SIDIBE

...LE HCR PRÊT À APPUYER LE SÉNÉGAL
Le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Unhcr) souligne qu’il n’y a pas du tout de crise humanitaire ni de problèmes d’accueil ». Selon son porte-parole, si jamais la situation s’aggrave, elle s'est dite "disposée à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises en font la demande ".
 
Selon la porte porte-parole de l’Unhcr, du fait de la situation politique incertaine qui prévaut en Gambie, « il faut signaler qu’au cours des dix derniers jours, il y’a plusieurs milliers de personnes, principalement des enfants, qui sont passés de la Gambie vers le Sénégal ».

Toutefois, elle a tenu à préciser, sur les ondes de la  Rts, qu’« il n’y a pas encore d’afflux massif, de fuite massive de personnes vers le Sénégal même si par précaution, des parents ont décidé de mettre leurs enfants à l’abri ».

En outre, pour des raisons de sécurité, la frontière reste ouverte entre les deux pays « mais la frontière côté sénégalais est quand même fermée de 19 h à 7 heures». Il est à signaler également des mouvements de la Gambie vers le Sénégal mais aussi des mouvements réguliers de commerçants qui continuent à faire leurs activités et il n’ya aucun problème pour passer », a-t-elle indiqué.  Ces réfugiés, constitués pour l’essentiel de ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest dont des Gambiens, des Sénégambiens qui ont la double nationalité, de Sénégalais, de Mauritaniens, de Maliens, de Guinéens … « sont correctement pris en charge par l’Etat sénégalais ou les organisations humanitaires », a-t-elle fait savoir.  

« Les autorités sont préparées et nous sommes disposés à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises le demandent ». Déjà, l’Unhcr est en train d’aider, en collaboration avec les autorités, au « renforcement du système d’enregistrement » pour avoir une idée du nombre de gens qui passent comme réfugiés mais aussi à « la mise en place de plans de contingence » pour identifier des lieux comme les stades et les espaces jeunes pour accueillir tout afflux massif éventuel de réfugiés ».
 
Mamadou Lamine DIEYE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 18 janvier 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat adresse, au nom de la Nation, ses chaleureuses félicitations et ses encouragements aux « Lions » du football et à leur encadrement, suite à leur entrée en compétition victorieuse à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football 2017.

Abordant l'intensification du programme national de rénovation urbaine, le Président de la République rappelle au Gouvernement sa volonté d'améliorer, de façon significative, le niveau d'équipements collectifs des zones périurbaines, afin d’assurer, dans l'équité, un meilleur cadre de vie aux populations. Ainsi, suite au lancement des travaux de la grande mosquée de Pikine, à l'inauguration des travaux d'extension et de modernisation du stade Alassane Djigo, le Président de la République invite le Gouvernement à engager, dans les meilleurs délais, la rénovation du marché " syndicat", la réhabilitation du marché central au Poisson de Pikine, et la construction du marché moderne de Thiaroye.

Dans cette dynamique, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre d'accélérer la mise en œuvre de la politique de la ville, soutenue par la montée en puissance de Promovilles, et de relancer le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), en vue de restructurer, dans le consensus entre l'Etat, les collectivités territoriales et les habitants concernés, les centres urbains et les quartiers exposés ou dégradés.

Par ailleurs, le Président de la République indique au Premier Ministre l'impératif de la préservation durable des Niayes et des zones vertes de la région de Dakar, ainsi que de la mise en œuvre d’un plan spécial de réaménagement et de relocalisation de la décharge de Mbeubess, en veillant, notamment, à l'arrêt de toutes les autorisations de construction sur la zone.

Poursuivant sa communication autour de l'impact des infrastructures, notamment de transport, sur la mobilité, l'aménagement et le développement urbains, le Président de la République invite le Gouvernement, dans le cadre de la construction du Train Express régional (TER), à mettre en œuvre, dans le respect des plans directeurs d'urbanisme et des procédures requises, une stratégie consensuelle de délocalisation des occupants et activités sur les servitudes du projet. A cet effet, le Chef de l’Etat exhorte le Premier Ministre à tenir, avec les maires des villes et communes impactées par le TER, une séance de concertation et de mise à niveau sur les enjeux, les défis et le calendrier d'exécution de ce grand projet national, qui appelle une sensibilisation permanente des populations, et des acteurs économiques et sociaux.

Abordant la relance et la modernisation des transports aériens, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement que, pour matérialiser son ambition de faire du Sénégal un Hub aérien de référence en Afrique, il a entrepris la finalisation, en 2017, des travaux de l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la réhabilitation des aéroports régionaux, et la mise en place d'une compagnie aérienne nationale, Air Sénégal SA, symbole d'un renouveau des transports aériens dans l’esprit du Sénégal Emergent.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation au Sommet Afrique – France, les 13 et 14 janvier 2017, à Bamako.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux de la formation professionnelle et de l’emploi, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.
Le Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire a fait une communication sur l’aménagement et le développement durable des territoires.
Le Ministre auprès du Premier Ministre, Porte-parole du Gouvernement a présenté au Conseil un Programme Prioritaire de Communication gouvernementale.
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur l’état d’avancement des projets du PSE.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Monsieur Boubou SENGHOTE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Lusaka (République de Zambie), en remplacement de Monsieur Moustapha DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Ndiawar MBOUP, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières, au Ministère de la Culture et de la Communication, poste vacant ;

• Monsieur Ibou SENE, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication ;

• Monsieur Oumar Ben Khatape DANFAKHA, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication.

Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

En visite à la maison de la justice de Tambacounda, en compagnie de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, Sidiki Kaba, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a magnifié la coopération judiciaire entre Paris et Dakar.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba, a salué la coopération exemplaire entre le Sénégal et la France dans plusieurs domaines particulièrement dans celui de la justice. « Le programme de modernisation de la justice vise à créer une justice accessible à visage humain et gratuite. C’est essentiellement dans ce cadre que s’inscrit la maison que nous sommes venus visiter. Et cela, pour magnifier les efforts consentis par la France en matériel roulant, bureautique pour renforcer la capacité des membres », a déclaré le ministre de la Justice qui présidait la journée de sensibilisation de la maison de justice de Tambacounda, dans la modernisation de la justice, en compagnie de l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot.

Me Kaba s’est félicité de la formation des coordinateurs des médiateurs. « Je voudrais saluer le partenariat qui est développé avec la mairie. Un partenariat entre le ministère de la Justice, la mairie et la coopération française. Il faut aussi se féliciter du travail abattu par l’Afd dans tous les domaines de l’agriculture qui est une des grandes priorités du président de la République Macky Sall », a souligné le ministre. Avec ses 3.500 médiations, la maison de Justice de Tambacounda a eu 85% de succès. Ces médiations ont permis le recouvrement de 130 millions de Fcfa de créances.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a souligné qu’après la visite des locaux de la maison de justice et des stands,  qu’il est à son deuxième séjour dans la région orientale. Il a magnifié les projets en cours dans plusieurs domaines : l’agriculture, l’électrification rurale et la justice.

Il a rappelé que la France a contribué à la formation des membres du programme de création de maisons de la justice. La France a participé à l’équipement de 11 sur les 18 maisons de justice qui existent dont celle de Tambacounda. Cela répond à un objectif très simple de rendre la justice accessible, simple et gratuite qui permet que les conflits de voisinage, de divorce, de succession et de vol de bétail soient traités dans les tribunaux. « C’est un véritable service public qu’offre ces maisons », selon M. Bigot. Le maire de Tambacounda, Mame Balla Lo a salué la création de cette maison qui est, selon lui, un trait d’union entre les méthodes traditionnelles et la justice. M. Lô a demandé aux délégués de quartier de mener une sensibilisation tous azimuts. « Depuis sa création en 2011, la maison de Justice de Tambacounda a traité 3500 médiations avec un taux de réussite de 85% et recouvré plus de 130 millions de créances », a souligne le maire da tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La « Jama’a Ibadou Rahamne », fidèle à sa tradition, s’est prononcée sur les inscriptions pour l’obtention de la carte d’identité nationale. Dimanche dernier, à la clôture du 11ème congrès de Dakar tenu au Grand théâtre, la Jir a salué l’arrêté ministériel permettant aux femmes musulmanes, qui portent le voile, de se faire enrôler pour l’obtention de la carte d’identité biométrique sans montrer leurs oreilles, tout en exhortant les autorités étatiques à élargir cette mesure fort louable dans les autres domaines.

Selon la Résolution de 3 pages, remise à la presse, les autorités compétentes doivent prendre toutes leurs dispositions pour faciliter davantage aux populations, l’obtention de la carte d’identité biométrique, qui est un droit. Sur l’effervescence du débat passionné à la limite agressif au sein de la classe politique sénégalaise, les congressistes se disent favorables à débattre des vraies questions qui intéressent le peuple.

Serigne Mansour Sy CISSE

Mansour Faye, coordonnateur de l’Apr à Saint-Louis, demande aux cadres de la mouvance présidentielle de mener la sensibilisation des militants pour une inscription massive sur les listes électorales.

« L’étape primordiale pour toute personne majeure en âge de voter et devant accomplir cet acte citoyen, est son inscription sur les listes électorales de la circonscription administrative dont elle relève », a déclaré le coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr) du département de Saint-Louis, Seyni Ndao, par ailleurs, directeur général adjoint de la Saed.  M. Ndao s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture de l’atelier de réflexion sur les élections législatives, présidée par le maire Mansour Faye, coordonnateur départemental de l’Apr de Saint-Louis. Selon Seyni Ndao, cette tâche impérative pour tout citoyen, désireux d’accomplir son devoir civique à travers le vote électoral notamment, doit être un sacerdoce pour chacun et un défi à relever par tous. 

Il a surtout insisté sur la nécessité de se mobiliser soi-même mais également,  « de sensibiliser nos camarades de l’Apr et de la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» pour que chacun parmi nous se dote de la carte d’identité biométrique qui servira également de carte d’électeur pour chaque citoyen sénégalais ».

« Il est utile de se rappeler à tout moment, de notre devoir absolu d’informer et de sensibiliser au quotidien, tous nos camarades, par rapport à l’impérieuse nécessité, d’acquérir cet outil précieux, qu’est la carte d’identité biométrique, indispensable à tout citoyen pour accomplir son vote" a dit M. Ndao.  Le maire Mansour Faye a rappelé à l’assistance l’urgence et la nécessité d’aider le maximum de citoyens sénégalais à s'inscrire sur les listes électorales. Il a invité tous les cadres de l’Apr de Saint-Louis à sensibiliser davantage l’ensemble des militants et sympathisants de l’Apr, de la coalition «Bennoo bokk yaakaar» et des populations du département de Saint-Louis, pour des inscriptions massives sur les listes électorales, en perspective des élections législatives de 2017 qui constitueront, sans nul doute, des moments de l’expression démocratique de la vie politique de notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La jeunesse républicaine de Yoff a dit qu’elle ne saurait cautionner, encore moins valider, des rumeurs distillées par des hommes qui n’osent pas afficher clairement leurs ambitions politiques «parce qu’illégitimes». « Depuis un certain temps, un groupe de conseillers au nombre de 7 tente de semer la zizanie par des propos diffamatoires à travers la presse. Nous, la jeunesse de la Cojer de Yoff, nous ne pouvons tolérer de tels agissements d’un groupuscule de personnes à l’ambition démesurée, qui cherche à noircir les réalisations du maire de Yoff » ont déclaré Babacar Mbengue, coordinateur de la Cojer de Yoff. 

« Le constat est là, depuis l’accession d’Abdoulaye Diouf Sarr à la tête de la commune, Yoff a changé de  visage. Plusieurs réalisations sont à son actif. En félicitant et en encourageant leur maire, les jeunes de la Cojer de Yoff ont renouvelé leur soutien et leur engagement à l’accompagner. «La jeunesse de Yoff s’engage à assurer une victoire éclatante à la coalition Bennoo bokk yaakaar lors des législatives », a dit M. Mbengue.

Amadou DIOP

La dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme en Gambie préoccupe la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) qui, à travers un communiqué, a exprimé sa vive préoccupation du fait des arrestations arbitraires des partisans du président élu Adama Barrow, la fermeture des médias et l’afflux de milliers de réfugiés vers les pays frontaliers de la Gambie.

Selon la Raddho, la nouvelle donne née de l’échec de la médiation entreprise par la Cedeao en application des décisions adoptées lors du 50ème sommet ordinaire de la conférence des chefs d’État qui a eu lieu le 17 décembre 2016 à Abuja a entrainé une dégradation de la situation humanitaire en Gambie.

Ainsi, face au « sentiment d’insécurité grandissant et la perspective d’une intervention de la Cedeao pour installer par tous les moyens le président démocratiquement élu par les Gambiens », la Raddho exige du président Yaya Jammeh « le respect de la souveraineté populaire telle qu’exprimée par le peuple gambien souverain lors du scrutin présidentiel du 1er décembre 2016, conformément à la Constitution gambienne et à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ». En outre, elle demande aux autorités gouvernementales de « mettre un terme aux actes d’intimidation et aux arrestations arbitraires perpétrés par les forces de sécurité contre les journalistes et les membres de l’opposition ».

Dans cette optique, l’organisation de défense des droits humains demande aussi à la Cedeao de « prendre toutes les dispositions pour que l’actuelle transition politique en Gambie se déroule de manière pacifique en recourant, au besoin, à des sanctions économiques ciblées pour contraindre le président Jammeh à céder le pouvoir à son successeur » et exhorte l’Union africaine et les Nations unies « à ne ménager aucun effort pour trouver une solution pacifique à la crise post-électorale en Gambie ».

Sur l’afflux de réfugiés noté dans le sud du pays, la Raddho lance un appel aux populations sénégalaises et bissau-guinéennes et aux organisations de la société civile, afin qu’elles accueillent et assistent, dans la pure tradition africaine, les réfugiés et les personnes déplacées de Gambie.

M. L. DIEYE

La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu Adama Barrow puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain.

« En Gambie, un président a été élu, c’est Adama Barrow, à la suite d’une élection démocratique. Ce président élu a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale, par la Cedeao, le Conseil de sécurité de l’Onu et l’Union européenne. La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain », a souligné l’ambassadeur de la France au Sénégal. « C’est important pour la Gambie. C’est la victoire de la démocratie, c’est aussi important pour le Sénégal car c’est un gage de bonnes relations des deux Etats démocratiques.

C’est aussi important pour l’Afrique de l’Ouest qui verrait cette révolution démocratique s’achever. Puisque la totalité des pays d’Afrique de l’Ouest connaisse non seulement un régime démocratique mais aussi une forte croissance économique », a ajouté le diplomate français. L’ambassadeur insiste : « il est essentiel que nous soyons présent pour tout faire pour que le président Adama Barrow puissent s’installer dans ses fonctions le jeudi 19 janvier. Il ajoute que la France suit de très près les efforts de la Cedeao. « Comme vous le savez, ce sujet a été discuté en marge du sommet France Afrique à Bamako en République du Mali et les chefs d’Etat se sont réunis et ont élevé leur voix pour soutenir tous les efforts nécessaires permettant au président Adama Barrow d être investi ».

Pape Demba SIDIBE

...Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara veut une transition pacifique
Le Sénégal doit tout faire pour préserver la paix en Gambie. C’est la conviction de Chérif Mouhamad Lamine Aïdara, président du mouvement « Abrar ». « Le Sénégal et la Gambie ont un destin commun. Aucun pays ne peut s’épanouir sans l’autre », a affirmé vendredi dernier, Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara. Il clôturait la réunion préparatoire du Gamou dédié au prophète Mouhamed (Psl) qui se déroulera le week-end du 18 et 19 février prochain. Cette réunion a eu lieu dans les locaux de la mairie de Yoff. Le président du mouvement « Abrar » (vertueux) a insisté sur la paix en Gambie qui devrait intéresser tous les acteurs sénégalais. Poursuivant, Chérif Lamine a laissé entendre que le Sénégal doit être en bons termes avec tous ces pays voisins. « C’est par la diplomatie, la retenue que le chef de l’Etat Macky Sall est arrivé à ce niveau de responsabilité. Nous lui demandons de ne pas suivre les personnes mal intentionnées », a souligné le guide religieux. « Jammeh doit accepter les mains tendues des médiateurs de la Cedeao, du Maroc et du Nigéria », a expliqué le chef religieux, sensible au sort des Gambiens.
 
Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre sénégalais chargé du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, a été reçu lundi en audience par le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans la campagne pour l’élection d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua), a-t-on appris de source officielle, à Dakar.

M. Tall a remis au dirigeant burundais "une lettre personnelle du chef de l’État" sénégalais, au cours de cette audience qui "s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité", affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. L’universitaire sénégalais Abdoulaye Bathily, ancien représentant des Nations unies en Afrique centrale, est candidat à la succession de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini- Zuma, en même temps que la Kényane Amina Mohamed, l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, le Tchadien Moussa Faki et la Botswanaise Pelonomi Venson Moitoi.

L’élection aura lieu lors du prochain sommet de l’Ua, les 30 et 31 janvier 2017, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
(Aps)

...Le Mali réaffirme son soutien au Pr Abdoulaye Bathily
Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a réitéré, en marge du 27e sommet France-Afrique, le soutien de son pays au candidat de l’espace communautaire ouest africain, Abdoulaye Bathily, pour la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). 

Selon le patron de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, son pays « travaille dans le cadre de la Cedeao où il y’a des concertations en cours pour soutenir, en priorité, le candidat ouest africain ». Autrement dit, le Mali votera au premier tour pour le sénégalais Abdoulaye Bathily, seul candidat déclaré de l’espace communautaire ouest-africain à la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). Au cas où il y’aurait ballotage et donc l’organisation d’un second tour pour départager les candidats, Abdoulaye Diop rappellera qu’« il y’a une dynamique régionale dans laquelle le Mali se situe » et le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, « apprécie la situation à la lumière de cette dynamique régionale ». En outre, comme il s’agit de vote, « en fonction de l’évolution, le Mali reste solidaire de ce qui se décide dans l’ensemble régional mais aussi reste ouvert à examiner la situation en fonction de la situation réelle au moment de ce vote », a-t-il déclaré.
 
Mamadou Lamine DIEYE

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