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Politique (3660)

Nous sommes dans une logique de continuité par rapport à ce qui a été commencé par la 12ème législature. Nous avons des chantiers et il faut que cette 13ème législature s’attaque à ces chantiers ; il s’agit du chantier de la chaîne parlementaire, le chantier de règlement intérieur de l’assemblée nationale et nous avons aussi d’autres projets parce que le président de la République avec le référendum a donné une nouvelle mission aux députés, c’est la mission d’évaluation des politiques publiques. Il faudra que cette 13ème législature soit un vrai évaluateur de ces politiques publiques.

M. NDONG

« Je suis très honoré d’être ici. C’est une redoutable mission, une responsabilité, une charge extrêmement lourde mais exaltante parce qu’il s’agit d’accompagner le développement du pays, de l’encadrer surtout par des textes de lois, en votant le budget et par une troisième composante extrêmement importante, en évaluant les politiques publiques », a d’emblée expliqué Moustapha Mamba Guirassy. Selon lui, le travail du député est un travail extrêmement important. Ainsi, « j’entends accompagner cette volonté de changement de l’Assemblée nationale tant exprimée par les députés en étant plus professionnel, plus respectueux de moi-même, du député, de l’Hémicycle et des citoyens sénégalais. Cela passe par l’agenda, le timing…Il faudrait plus de respect, plus de rigueur », a-t-il fait valoir. Par ailleurs, « j’ai décidé d’être un non-inscrit pour me donner plus de rigueur, plus de liberté. Je veux absolument être un observateur, un député libre, autonome, avec l’espoir qu’on ira vers des ruptures, un changement profond ».

A. DIOP

Pour l’honorable Cheikh Tidiane Gadio, les députés ont ici un grand couloir pour qu’ils acceptent d’exercer leur pouvoir. « Nous sommes là pour voir ce qui va et ce qui ne va pas, et travailler pour notre pays avec honnêteté, avec sincérité », a-t-il fait savoir. Avant de juger que l’absentéisme est une honte. « Si vous êtes élu et vous venez ici pour vous absenter ou venir faire des discours folkloriques et disparaître; ne pas participer aux travaux de commissions, ne pas aller faire des recherches pour apporter des contributions. Si c’est cela, mieux vaut démissionner et rendre le poste à quelqu’un de plus sérieux qui viendra travailler pour les Sénégalais », a-t-il défendu.

A. DIOP

La 13ème législature a été installée hier. A la Place Soweto, siège de l’Assemblée nationale, il y avait foule. Une ambiance de rentrée des classes était perceptible à l’Hémicycle.

Ce jeudi 14 septembre, la Place Soweto est prise d’assaut dès les premières heures de la matinée. Ils sont militants des partis et coalitions, journalistes, photographes ou simples curieux à se rassembler un peu partout. L’ambiance est carnavalesque. Les griots qui ont eux aussi pris rendez-vous chantent les louanges des députés nouvellement élus.

Des attroupements se forment ici et là. La circulation est difficile par moment pour les automobilistes qui sont guidés par les gendarmes pour éviter la formation de bouchons. Tout le monde ou presque veut accéder à l’intérieur de l’Assemblée nationale, mais il faut montrer patte blanche pour passer. De nombreuses personnes sont éconduites par les hommes en bleu, faute de présenter une carte d’invitation ou même une pièce d’identification.

« Je viens de Tamba, je suis là depuis 7 heures, mais je n’ai pas pu entrer », explique une dame recalée devant le portail. « Nous tous nous sommes là depuis 7 heures », répondit l’homme en faction. Face à ce tohu-bohu à l’entrée, les nerfs finissent par se déchainer. « Reculez ! reculez ! », râle un gendarme excédé. L’Assemblée nationale ressemble à une forteresse. Toutes les issues sont contrôlées. Une fois sorti de cet univers infernal, il faut, à nouveau, chercher une place où s’asseoir pour suivre cette première séance extraordinaire de la 13ème législature. Venus en nombre ce matin, les journalistes sont trop nombreux pour occuper la loge presse, prise d’assaut par les cameramen. Il faut jouer les coudes pour se frayer un chemin, mais toutes les chaises sont occupées. Il est 11 heures passées, et l’Hémicycle est toujours vide pour une séance qui était prévue à 10 heures. Les députés de la majorité sont en conciliabule pour élire un président de groupe parlementaire et son suppléant.

Un peu avant midi, les journalistes sortent subitement de la loge presse. « Il paraît que les députés de l’opposition ont boudé », nous confie-t-on. Impossible d’en avoir le cœur net. Mais la seule certitude, c’est que les parlementaires de la majorité sortent enfin de leur longue rencontre. « C’est finalement Aymérou Gningue, le maire de Mérina Dakhar qui sera notre président de groupe parlementaire avec comme suppléant Pape Birame Touré », confie Farba Ngom aux journalistes avant de s’éclipser. La séance peut enfin commencer avec Abdoulaye Makhtar Diop au perchoir en sa qualité de suivant du doyen d’âge suite à la démission d’Abdoulaye Wade et de Moustapha Niasse qui est pressenti pour occuper, à nouveau, le poste de président de l’Assemblée nationale. Lui-même est assis à la première loge de l’Hémicycle à côté du député Mouhamed Khoureychi Niasse. C’est le grand jour pour les parlementaires, surtout pour les nouveaux élus qui ont des airs de rentrée des classes. Après un bref rappel des dispositions du règlement intérieur, Abdoulaye Makhtar Diop invite les députés à passer au vote. Auparavant, l’annonce du décès de Djibo Leyti Kâ va jeter une douche froide dans l’Hémicycle où l’on assistait aux premières passes d’armes entre députés de la majorité et de l’opposition. L’assemblée s’incline subitement en sa mémoire et formule des prières pour le repos de l’âme de cet homme politique hors pair.

Pour autant, la séance doit continuer. Il faut élire, au plus vite, le président de l’Assemblée nationale. Sur un nombre total de présent de 154 députés, Moustapha Niasse engrange 120 voix et rempile comme président de l’Assemblée nationale. Les membres proposés pour occuper les postes de vice-président et de secrétaires élus sont tous élus. De même que les deux questeurs Daouda Dia et Awa Niang. L’Assemblée nationale vient de faire sa rentrée. La 13ème législature est définitivement installée.

Maguette NDONG

L’ancien ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Madické Niang va diriger le groupe Liberté et Démocratie. Ce groupe est composé des députés de la coalition gagnante, «Wattu Sénégal». Membre du comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Madické Niang fait partie des plus proches collaborateurs de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. Le député Mamadou Diop Decroix a été porté à la tête de la vice-présidence de ce groupe.

Le député Aymerou Gningue a été porté à la tête du groupe parlementaire, «Bennoo Bokk Yaakaar». Il a été choisi, hier, à l’installation de la 13ème législature. M. Gningue avait dirigé la liste de la coalition, «Bennoo Bokk Yaakaar «dans le département de Tivaouane lors des élections législatives du 30 juillet. Ingénieur spécialiste du pétrole et du gaz, Aymerou Gningue est le maire de Mérina Dakhar. Le maire de Diakhao, dans le département de Fatick, Pape Birame Touré, est le vice-président du groupe Bennoo.

Venu représenter son collègue du Travail en charge des Institutions, le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a invité les députés à travailler de façon étroite pour le progrès du Sénégal mais aussi en accompagnant le gouvernement et en consolidant son action par l’évaluation des politiques publiques. Abdou Latif Coulibaly s’est dit honoré d’avoir assisté à cette séance extraordinaire d’installation de la 13ème législature. Pour lui, le déroulement de cette séance est le signe de la maturité politique de nos hommes et de nos femmes qui permettent, à chaque fois, de par les actes qu’ils posent de consolider la démocratie sénégalaise. 

M. NDONG

Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale a annoncé, hier, la création d’un comité ad hoc pour prendre en charge la question de l’absentéisme de certains députés. « Il arrive que des députés s’absentent des réunions des commissions permanentes, et aussi des séances plénières, de manière répétée voire constante. Ces absences, de manière évident, portent préjudice au fonctionnement de l’institution, avec, comme conséquence, que les députés les plus assidus aux travaux travaux de l’Assemblée fassent le travail des absents », a-t-il dénoncé. 

Selon lui, ce comité proposera, au terme de ses travaux, des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène. Il a rappelé que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale a réglé la question des absences. « Si le député accepte de se soumettre, volontairement, à ce que doit lui dicter sa conscience en termes de devoirs vis-à-vis de l’institution, cette question peut trouver sa solution à travers une autodiscipline rigoureuse », a-t-il dit.

B. DIONE

Moustapha Niasse rempile à la tête de l’Assemblée nationale. Il a été élu hier à l’unanimité par ses collègues. C’était au cours d’une session plénière empreinte d’émotion avec le rappel à Dieu de l’ancien ministre d’État, Djibo Leyti Kâ. Après avoir réitéré son engagement à servir le pays, le président de l’institution parlementaire a invité les députés à allier efficacité et efficience pour répondre aux attentes des populations.

Si le message de Moustapha Niasse qui sonne comme un bréviaire est appliqué par les députés, la 13ème législature installée hier réussira de belles performances. En effet, après avoir été élu à l’unanimité, à la tête de l’institution parlementaire, Moustapha Niasse a demandé aux députés d’allier efficacité et efficience.

Pour Moustapha Niasse, « si nous sommes prêts, sur le socle de cette diversité, à bâtir les bases d’une concertation permanente et d’un constant esprit d’ouverture et de dialogue, en sublimant le principe intangible du respect mutuel et de la considération réciproque, la 13ème législature se conférera à elle-même l’identité remarquable d’un Parlement décidé à travailler, avec sérieux et compétence », a-t-il lancé. Le président de l’Assemblée nationale a aussi estimé que la 13ème législature doit produire des lois utiles au progrès du peuple. « Elle doit aussi travailler dans la sérénité, dans l’élévation des idées et des actions, écho authentique d’une institution démocratique favorisant l’expression libre de toutes les opinions, dans un élan constructif de tolérance mutuelle », a-t-il souligné. Moustapha Niasse a aussi affirmé que « la 13ème législature doit faire face aux responsabilités qui vont être les siennes, à savoir une production législative de qualité, le contrôle effectif de l’activité gouvernementale et, celui des politiques publiques ».

Il a invité les députés à s’armer de manière constante, de l’esprit de responsabilité qui fait la force des nations en marche vers les progrès. « L’esprit de responsabilité intègre aussi la volonté et la capacité de comprendre et de gérer la complexité des situations, la diversité des acteurs, l’évolution des données, tout en gardant le cap sur l’intérêt général », a ajouté le président. « Il convient d’explorer la complexité presque infinie des faits », a dit Moustapha Niasse citant Jean Jaurès. Il s’est dit optimiste en prenant en considération « la composition de la présente législature qui réunit une grande diversité d’origines des députés ». Moustapha Niasse a demandé aux députés de faire l’effort de mettre et de maintenir en pratique l’esprit d’ouverture, de dialogue, d’échanges et de compréhension mutuelle au Sénégal qui constituent le levain conduisant à des compromis positifs. « Contribuer à l’élargissement des espaces de liberté du citoyen, encourager et soutenir la démocratisation juste et équilibrée des équipements du développement dans l’ensemble des 557 communes qui occupent le territoire sénégalais, sont des pistes de travail qui s’inscrivent en toute logique dans les missions du député, dans l’application des textes législatifs organisant la décentralisation du développement », a lancé Moustapha Niasse.

Babacar DIONE

Moustapha Niasse, le seul candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, a été réélu jeudi à la tête de cette institution, en obtenant 120 voix lors du vote organisé au début de la cérémonie d’installation des 165 députés élus le 30 juillet dernier.


"Moustapha Niasse est élu pour un mandat de cinq ans, soit la durée de la législature, contrairement aux autres membres du bureau", a déclaré Abdoulaye Makhtar Diop, le doyen d’âge des députés, à la fin du vote du président de l’institution parlementaire.

M. Niasse était le seul candidat à la présidence de l’hémicycle.

Selon Abdoulaye Makhtar Diop, 154 députés étaient à la séance inaugurale de la 13ème législature.

Dix-sept abstentions et quatre bulletins nuls ont été dénombrés à la fin du vote. Dix députés ont voté contre Moustapha Niasse, qui a largement le nombre de votes requis, 76 au moins, pour être élu président de l’Assemblée nationale.

Le groupe BBY a présenté la candidature de Moustapha Cissé Lô au poste de premier vice-président de l’institution et celle d’Awa Guèye pour le poste de deuxième vice-président.

Abou Mbow et Aissatou Sow Diawara sont présentés par le même groupe parlementaire pour les postes de troisième et quatrième vice-présidents.

Abdoulaye Makhtar Diop, Ndèye Lucie Cissé, Alé Lô et Pape Diop sont les candidats de la majorité pour les autres postes de vice-présidents.

Les députés Aymérou Gningue et Madické Niang ont été présentés auparavant à leurs collègues comme étant les présidents respectifs des groupes parlementaires "Benno Bokk Yaakaar" (BBY, majorité) et des Libéraux et démocrates.

Source : APS

Le président de la Commission nationale du dialogue des territoires, Djibo Leyti Kâ, est décédé, jeudi, à Dakar. 

Les nouveaux représentants du peuple à l’Hémicycle appelés députés, au nombre de 165 dont 69 femmes et 96 hommes venant de diverses couches socio-professionnelles seront officiellement installées dans leurs fonctions aujourd’hui. C’est parti pour ces honorables délégués du peuple souverain d’exercer en son nom, cinq ans durant, le pouvoir législatif (voter des lois, contrôler l’activité gouvernementale et voter, si nécessaire, une motion de censure pour provoquer la démission du gouvernement).

Les 165 honorables députés qui seront installées, aujourd’hui, dans leurs nouvelles fonctions, suite à leur choix par le peuple souverain à l’issue du scrutin législatif du 30 juillet 2017 et après la publication officielle des résultats officiels par le Conseil constitutionnel, vont devoir se familiariser avec l’Hémicycle, son organisation et son fonctionnement. L’Assemblée nationale, conformément au régime de séparation des pouvoirs qui caractérise le Sénégal, est l’une des institutions de la République aux côtés de l’Exécutif et du Judiciaire. Dépositaire du pouvoir législatif, elle a la lourde charge de voter des lois et de contrôler l’action du gouvernement. Entre autres missions, elle peut voter, si nécessaire, une motion de censure pour provoquer la démission du gouvernement. En effet, l’Assemblée nationale, en tant qu’institution, revêt une double organisation : politico-administrative comprenant le bureau de l’Assemblée nationale et la Conférence des présidents. Il existe également une organisation administrative constituée des organes que sont la questure, le secrétariat général et les services rattachés. Le Bureau de l’Assemblée nationale comprend un président élu au scrutin uninominal pour la durée de la législature, huit (8) vice-présidents, six secrétaires élus et deux (2) questeurs. Outre le président de l’Assemblée, ils sont tous élus au scrutin de liste pour chaque fonction et le bureau est renouvelé chaque année, à la première séance de la première session ordinaire. Ses membres, mis à part le président (élu pour la durée de la législature qui est de cinq ans), sont rééligibles. Le Bureau a tous les pouvoirs pour régler les délibérations de l’Assemblée nationale et pour organiser et diriger tous les services, dans les conditions déterminées par le règlement intérieur et par les règlements subséquents. C’est par un règlement financier qu’il détermine les modalités de préparation, d’élaboration et d’exécution du budget de l’institution. Il détermine aussi, par un règlement administratif, les modalités d’application, d’interprétation et d’exécution par les différents services, des dispositions du règlement intérieur, ainsi que le statut du personnel de l’Hémicycle avec les groupements professionnels que le personnel est susceptible de constituer. Le président est assisté d’un secrétaire général et d’un secrétaire général adjoint, qui sont choisis parmi les agents de l’État de la hiérarchie A. Ils assistent aux réunions du bureau et à la conférence des présidents. Les présidents des groupes parlementaires siègent également au bureau et ont les mêmes rangs et prérogatives que ses membres.

Si certaines coalitions de partis, à l’image de la majorité présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar » avec ses 125 députés et le groupe « Libéral et démocratique » de la coalition gagnante « Wattu Sénégal » avec ses 19 élus, ont fini de monter leur groupe parlementaire et de désigner leurs candidats aux différents postes à pourvoir, des alliances ne vont pas manquer à se nouer pour glaner des postes en compétition. En tout état de cause, les attentes de leurs mandants sont fortes, avec des ruptures majeures attendues de la 13ème législature (2017-2022).

Mamadou Lamine DIEYE

Lamine Guèye Moustapha NiasseDe Me Lamine Guèye à Moustapha Niasse
L’Assemblée nationale a connu plusieurs présidents depuis sa création en 1960. A l’indépendance, elle sera dirigée par le président Lamine Guèye. Me Guèye, avocat de formation, ancien dirigeant de la Section française de l’internationale ouvrière (Sfio) puis dirigeant de l’Union progressiste sénégalaise (Ups) a passé huit années à la tête de l’institution (1960 à 1968). Il est décédé le 10 juin 1968 au moment où le Sénégal traversait une crise sociale avec les événements syndicaux et estudiantins. Un hommage lui sera rendu par le président Senghor sur le parvis de l’Assemblée nationale suivi de la prière mortuaire dirigée par El hadji Abdoul Aziz Dabakh Malick à la Zavia El hadji Malick Sy sur l’actuelle avenue qui porte son nom. Il sera inhumé au cimetière des Abattoirs de Dakar sur la corniche. Dr Amadou Cissé Dia, un ancien ministre de l’Intérieur et proche du président Senghor lui succéda. Il aura battu le record au perchoir de 1968 à 1983, soit quinze années. Après feu Dr Cissé Dia, Habib Thiam, ancien Premier ministre, lui aussi décédé, il y a plus de deux mois, sera élu à la tête de l’Assemblée, pendant une année. Il quittera l’institution pour céder la place à Dr Daouda Sow. Quelques années après, Abdoul Aziz Ndaw le remplaça. L’ingénieur agronome, Abdou Khadre Dieylani Cissokho occupera le fauteuil présidentiel de juin 1993 à 2000. Avec la première alternance, Youssou Diagne de Ngaparou puis Pape Diop se succéderont. En 2007, l’ancien Premier ministre Macky Sall est élu pour cinq ans. Le mandat sera ramené à une année d’où la démission du président Macky Sall qui quitta en même temps le Pds pour créer l’Apr. Il fut remplacé par Mamadou Seck. Depuis le 30 juillet 2012, Moustapha Niasse, ancien Premier ministre sous Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade occupe le poste de président de l’Assemblée nationale.

El. H. A. T.

Election du bureau : Le doyen d’âge présidera la séance
D’après le chapitre IV du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la constitution du bureau, selon l’article 9, au début de la législature, le plus âgé des membres présents sachant lire et écrire la langue officielle assure la présidence de la séance jusqu’à l’élection du président. Il est assisté par les deux plus jeunes, sachant lire et écrire la langue officielle, pour assumer les fonctions de secrétaires. Il fait procéder à l’appel nominal des députés. Après avoir fait constater que le quorum (la moitié plus un, Ndlr) est atteint, il déclare la séance ouverte. Aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge, sauf s’il porte sur des questions de procédure relatives à l’élection en cours.

Selon l’article 10, dès son élection, le président de l’Assemblée nationale prend fonction. L’élection des autres membres du bureau se déroule sous sa présidence. Ce n’est qu’en cas d’empêchement du président que le plus âgé des députés présents, sachant lire et écrire la langue officielle, préside à l’élection des autres membres du bureau.

Aucun débat ne peut avoir lieu avant l’installation du bureau définitif, sauf s’il
porte sur des questions de procédure relatives à l’élection en cours, ajoute l’article suivant. Il peut être demandé une suspension de séance. Le président de l’Assemblée nationale peut autoriser des explications de vote après l’installation du bureau définitif.

El. H. A. T.

Le Sénégal, une longue tradition parlementaire
Le Sénégal est connu comme un pays de longue tradition parlementaire. Le bâtiment sis à la Place Soweto, en Place Thatcher a reçu de grands parlementaires qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire politique sénégalaise.

C’est la loi n°60-44 du 20 août 1960 qui a instituée l’Assemblée nationale. Avant celle-ci, la représentation parlementaire existait depuis 1879. Le Sénégal, sous la période coloniale, a eu diverses institutions dont le Conseil général (1879-1920), puis le Conseil colonial (1946-1952) et ensuite l’Assemblée territoriale 1952-1958). De grandes figures sénégalaises comme Blaise Diagne, Galandou Diouf, Lamine Guèye, Léopold Sédar Senghor et Abass Guèye ont siégé au palais Bourbon, en France.

Avant l’indépendance en 1960, l’Assemblée siégeait dans l’ancienne capitale, Saint-Louis. C’est le 25 novembre 1958 que l’Assemblée constituante fut créée.

A l’indépendance, l’Assemblée nationale bénéficia du statut de pouvoir législatif. Elle sera chargée de voter les lois et d’exercer un contrôle sur l’action du gouvernement d’alors. La première institution fut composée de 80 élus. Un nombre qui évolua à 100 députés en 1978 puis 120 en 1983 et 140 en 1998. Le chiffre est passé ensuite à 150 et cette année, elle est à 165 députés avec l’arrivée des représentants de la diaspora, élus pour la première fois. Auparavant, les Sénégalais de l’extérieur étaient représentés par un très faible nombre d’élus.

C’est Robert Buron, alors ministre de la France d’Outre-Mer, qui posa la première pierre du bâtiment actuel, le 27 octobre1954. Au dernier étage, il y avait un logement du président Senghor qui faisait face à la corniche avant d’abriter les bureaux des services administratifs actuels.

Après la réalisation de la nouvelle infrastructure, le 22 novembre 1956, Albert Sarraut, alors président de l’Assemblée de l’Union française, inaugura le bâtiment. L’édifice abrita le Grand conseil de l’Afrique occidentale française (Aof), de 1956 à 1959, puis l’Assemblée législative de la Fédération du Mali, du 4 avril 1959 au 20 août 1960, et, à partir du 20 août l’Assemblée nationale du Sénégal.

El. H. Abdoulaye THIAM

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 13 septembre 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de sa politique sociale, le président de la République annonce au gouvernement sa décision de faire de l’exercice 2018, une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap.  Ainsi, le chef de l’État demande au Premier ministre de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un programme d’urgence pour l’emploi et la promotion de l’entreprenariat rapide des jeunes,en veillant particulièrement au renforcement, dans le budget 2018, des dotations en faveur de l’emploi, et à l’intégration systématique de la dimension emploi et entreprenariat dans les politiques et programmes d’investissement à mettre en œuvre dans tous les départements ministériels.

Dans ce cadre, il importe de prendre en compte l’impératif de la promotion des travaux à haute intensité de main d’œuvre, ainsi que de nouvelles modalités d’incitation pour l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur et des écoles de formation professionnelle dans les secteurs privé et parapublic. Tout autant, il convient de soutenir les expériences du secteur informel, par la réorganisation institutionnelle du dispositif d’accompagnement technique et de financement des auto-entrepreneurs et des PME/PMI, en veillant également à la rationalisation des fonds d’intervention pour le financement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Dès lors, le président de la République invite le gouvernement à mettre en place, dans chaque commune, une Mission locale pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes (MILE) chargée d’optimiser, à la base, les stratégies et outils de promotion de l’emploi. Ces missions devront faciliter le développement de l’entrepreneuriat des jeunes, et  veiller à la territorialisation des politiques de création d’emploi, à travers une plus grande proximité des services de l’emploi qui doivent davantage investir les banlieues, les zones rurales et urbaines.  Enfin, en vue de marquer un nouvel élan national pour l’emploi, le chef de l’État demande au Premier ministre de tenir une rencontre d’échanges et de cadrage avec les responsables du Conseil national de la Jeunesse, ceux du mouvement Navétane et des associations de jeunes, d’organiser le forum national sur l’emploi, et de préparer le prochain Conseil présidentiel sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Abordant les actions de promotion de l’entrepreneuriat féminin, le président de la République informe les membres du  Conseil de la création, au sein de la présidence de la République, de la Délégation générale pour l’entrepreneuriat rapide, Der/Fj,  qui sera dotée d’une ligne de crédits importants, exclusivement dédiée aux femmes et aux jeunes, à travers notamment la mise en place de Bourses pour l’entrepreneuriat rapide (Ber)  qui seront octroyées selon des modalités assouplies.

Par ailleurs, le chef de l’État invite le Premier ministre à lui proposer un schéma de rationalisation et d’optimisation des différents outils et mécanismes d’amélioration de la condition féminine. Ainsi, pour asseoir une meilleure coordination, plus de cohérence et d’efficacité dans les actions, le président de la République rappelle au Premier ministre l’urgence de tenir des consultations régionales et un conseil interministériel sur l’entreprenariat féminin, de préparer un forum national sur l’entrepreneuriat et la promotion économique des femmes. Poursuivant sa communication autour de la consolidation de la politique de protection de l’enfance, le chef de l’État demande au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires à la mise en œuvre optimale de la Stratégie nationale de protection de l’enfance (Snps), de renforcer les moyens alloués à la protection des enfants vulnérables, et de veiller au développement de partenariats efficaces avec l’ensemble des acteurs du secteur. Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi rapproché des projets et programmes, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.  
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale, et de la situation de l’exécution budgétaire.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur l’état d’avancement du processus de sélection du nouveau fermier chargé de la gestion du service public de l’eau potable en milieu urbain.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2017-2018, et de la situation des exportations horticoles.

Nominations

Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

• Monsieur Samba Ndiobène KA, Ingénieur agronome, précédemment Directeur de la Modernisation de l’Équipement rural (Dmer), est nommé Directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), en remplacement de Monsieur Samba KANTE, appelé à d’autres fonctions ;

• Monsieur Samba KANTE, Ingénieur agronome, précédemment Directeur général de la Société nationale d’Aménagement et d’exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), est nommé Directeur de la Modernisation de l’Équipement rural (Dmer), en remplacement de Monsieur Samba Ndiobène KA, appelé à d’autres fonctions.

 

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 13 septembre 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de sa politique sociale, le Président de la République annonce au gouvernement sa décision de faire de l’exercice 2018, une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap.

Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un programme d’urgence pour l’emploi et la promotion de l’entreprenariat rapide des jeunes, en veillant particulièrement au renforcement, dans le budget 2018, des dotations en faveur de l’emploi, et à l’intégration systématique de la dimension emploi et entreprenariat dans les politiques et programmes d’investissement à mettre en œuvre dans tous les départements ministériels.

Dans ce cadre, il importe de prendre en compte l’impératif de la promotion des travaux à haute intensité de main d’œuvre, ainsi que de nouvelles modalités d’incitation pour l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur et des écoles de formation professionnelle dans les secteurs privé et parapublic. Tout autant, il convient de soutenir les expériences du secteur informel, par la réorganisation institutionnelle du dispositif d’accompagnement technique et de financement des auto-entrepreneurs et des PME/PMI, en veillant également à la rationalisation des fonds d’intervention pour le financement de l’entreprenariat des jeunes et des femmes.

Dès lors, le Président de la République invite le Gouvernement à mettre en place, dans chaque commune, une Mission Locale pour l’Emploi et l’Entreprenariat des jeunes (MILE) chargée d’optimiser, à la base, les stratégies et outils de promotion de l’emploi. Ces missions devront faciliter le développement de l’entreprenariat des jeunes, et veiller à la territorialisation des politiques de création d’emploi, à travers une plus grande proximité des services de l’emploi qui doivent davantage investir les banlieues, les zones rurales et urbaines.

Enfin, en vue de marquer un nouvel élan national pour l’emploi, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de tenir une rencontre d’échanges et de cadrage avec les responsables du Conseil national de la Jeunesse, ceux du mouvement Navétane et des associations de jeunes, d’organiser le forum national sur l’emploi, et de préparer le prochain conseil présidentiel sur l’emploi et l’entreprenariat des jeunes.

Abordant les actions de promotion de l’entreprenariat féminin, le Président de la République informe les membres du Conseil de la création, au sein de la Présidence de la République, de la Délégation générale pour l’Entreprenariat rapide, DER/FJ, qui sera dotée d’une ligne de crédits importants, exclusivement dédiée aux femmes et aux jeunes, à travers notamment la mise en place de Bourses pour l’Entreprenariat Rapide (BER) qui seront octroyées selon des modalités assouplies.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à lui proposer un schéma de rationalisation et d’optimisation des différents outils et mécanismes d’amélioration de la condition féminine.

Ainsi, pour asseoir une meilleure coordination, plus de cohérence et d’efficacité dans les actions, le Président de la République rappelle au Premier Ministre l’urgence de tenir des consultations régionales et un conseil interministériel sur l’entreprenariat féminin, de préparer un forum national sur l’entreprenariat et la promotion économique des femmes.

Poursuivant sa communication autour de la consolidation de la politique de protection de l’enfance, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires à la mise en œuvre optimale de la Stratégie nationale de Protection de l’Enfance (SNPE), de renforcer les moyens alloués à la protection des enfants vulnérables, et de veiller au développement de partenariats efficaces avec l’ensemble des acteurs du secteur.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur le suivi rapproché des projets et programmes, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale, et de la situation de l’exécution budgétaire.

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur l’état d’avancement du processus de sélection du nouveau fermier chargé de la gestion du service public de l’eau potable en milieu urbain.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2017-2018, et de la situation des exportations horticoles.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Samba Ndiobène KA, Ingénieur agronome, précédemment Directeur de la Modernisation de l’Equipement rural (DMER), est nommé Directeur général de la Société nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), en remplacement de Monsieur Samba KANTE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Samba KANTE, Ingénieur agronome, précédemment Directeur général de la Société nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), est nommé Directeur de la Modernisation de l’Equipement rural (DMER), en remplacement de Monsieur Samba Ndiobène KA, appelé à d’autres fonctions.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Interpellé sur la démission de Me Abdoulaye Wade, tête de liste de la coalition gagnante « Wattu Sénégal » de son siège à l’Hémicycle par ailleurs secrétaire général national du Pds, le président de la République a estimé qu’il n’éprouve aucun regret à cet acte posé par son prédécesseur à la tête de l’État. «Je ne regrette pas que le président Abdoulaye Wade n’ait pas siégé parce que je pense que pour ce qu’il a incarné dans le pays, pour son rôle politique, ses fonctions antérieures, je pense qu’il peut continuer à donner de l’inspiration à ses partisans et même au pays sans siéger à l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré. Il a, en outre, réitéré son souhait d’engager le dialogue avec la classe politique, car selon le président Sall « au-delà de l’adversité politique qui ne peut pas manquer, que l’essentiel soit dans le développement du pays et qu’on ne perde pas cela ». Ce dialogue inclusif requiert l’apport des nouveaux mandants du peuple qui seront investis jeudi prochain.          

 M. L. DIEYE

Pour des raisons de sécurité, l’accès à l’Assemblée nationale sera réglementé, demain jeudi 14 septembre 2017, date prévue pour l’installation des députés élus lors des élections législatives du 30 juillet 2017, annonce un communiqué de la direction de la communication de l’institution.

Par conséquent, seuls les journalistes détenteurs de la carte de presse pourront accéder à l’institution parlementaire.

Aliou Sall est le nouveau directeur général de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc). Il remplace à ce poste Thierno Seydou Niane. L’actuel maire de Guédiawaye se voit ainsi confier une nouvelle fonction dans l’appareil d’État depuis l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall en 2012. Pour autant, Aliou Sall n’en est pas à son premier titre, puisque jusque après son élection en tant que maire de Guédiawaye, ses pairs maires du Sénégal lui confient la présidence de leur association. Ce titulaire d’un master en administration publique est membre de plusieurs conseils de surveillance des sociétés de la place. Mais Aliou Sall a d’abord exercé, à ses débuts, le métier de journaliste. Notamment au quotidien national « Le Soleil » avant de gérer la communication de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser). Il est ensuite affecté à l’ambassade du Sénégal en Chine où il restera plusieurs années. Homme de défis, Aliou Sall a touché à divers domaines tels que le pétrole, la banque, la politique, etc.

Maguette NDONG

Le nouveau directeur général de l’Ofor était le directeur adjoint de la Saed. C’est un agronome spécialisé en hydraulique agricole.  

Le nouveau directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao est un ingénieur en génie rural spécialisé en hydraulique agricole. C’est au Lycée Gaston Berger de Kaolack qu’il a passé la deuxième partie de son  Baccalauréat Série D. Entre 1981 et 1983, il décroche un certificat préparatoire aux études agronomiques (Cpea).

Quelques années plus tard, il obtient son diplôme d’ingénieur avec la Mention bien option génie rural à l’Institut national de développement rural (Indr) de Thiès entre 1984 et 1986. Par la suite, il fréquentera l’École Inter-États d’ingénieurs de l’équipement rural (Eier) de Ouagadougou (Burkina Faso) d’où il sort avec le diplôme d’ingénieur en hydraulique agricole avec une Mention bien en 1987.

Durant sa carrière professionnelle, il a effectué des voyages d’études à Tarbes en France sur « la maintenance des infrastructures hydro-agricoles à la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne, puis un des stages à Montpellier en France sur « l’hydraulique à surface libre à énergie » à l’école nationale du génie rural et des eaux et Forêts.

L’ingénieur a travaillé à la Saed durant plusieurs années où il a eu à occuper le poste de directeur du développement de mars 2004 au 31 décembre 2013 avant de devenir Dg adjoint depuis le 1er janvier 2014. L’ingénieur qui a des connaissances solides en informatique est le vice-président de l’Association sénégalaise des ingénieurs agronomes (Asia), il est membre du Conseil de l’Ufr des Sciences agronomes, d’aquaculture et de technologies alimentaires ( S2ATA) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il siège également au comité de pilotage du Comité scientifique et technique de l’eau agricole (Costea) mis en place par l’Agence française de développement (Afd). Il représente les sociétés d’aménagement au sein de cette instance.

Idrissa SANE

La coalition gagnante « Wattu Senegal « a tenu, hier, une conférence de presse pour dénoncer un sabotage des élections législatives du 30 juillet dernier. Elle réclame, à ce titre, des élections libres et transparentes, un contrôle du processus avec  la mise sur pied d’une Commission électorale autonome. Il a été annoncé que le groupe parlementaire sera dirigé par l’ancien ministre, Me Madické Niang et que d’ici demain, les autres membres qui seront proposés pour les différents postes à l’Assemblée seront communiqués à la fin des réunions prévues.

« C’est un devoir sacré que nous avons, de montrer à l’ensemble de notre peuple que ce qui s’est passé le 30 juillet n’est pas une élection. Le pouvoir a saboté ces élections», a dit Mamadou Diop Decroix.  Mieux, «ce sont des patriotes qui aiment leur pays, qui veulent la paix et la tranquillité de leur pays qui posent ces problèmes. Nous posons les problèmes pour que les uns et les autres sachent. Et que si cela devait se répéter, le pays serait en difficulté », a-t-il indiqué.  « Nous sommes décidés à combattre. Nous sommes prêts à tout ce qui permettra la tenue des élections libres et transparentes », a-t-il ajouté. Quant à l’appel au dialogue, il a préconisé qu’il doit être sérieux. « La démarche exige du pouvoir un courage politique en respectant les contours nécessaires au dialogue », a souligné Diop Decroix.

Amadou DIOP

Après le réaménagement ministériel, confirmant le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, la Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs du Sénégal (Fnopst) dit être en phase avec le président de la République.

« La Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs du Sénégal (Fnopst) félicite le président de la République, Macky Sall, pour sa confiance renouvelée à l’endroit du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. La reconduction du Dr Seck dans ce nouveau gouvernement est un choix logique qui répond aux aspirations du monde rural », lit-on dans un communiqué signé Modou Fall, président de la Fnopst.

Pour ce dernier, depuis l’arrivée du Dr Seck à la tête de ce ministère, les producteurs et les opérateurs vivent mieux de leurs efforts. «Les rendements et les niveaux de productions ne cessent d’augmenter grâce à une politique de modernisation de l’équipement rural. A cela s’ajoutent les intrants et engrais de bonne qualité livrés en grande quantité et à temps », explique le président de la Fnopst. La Fnospt dit s’être résolument engagée dans cette voie et mettra tout en œuvre pour accompagner le Dr Seck à atteindre cet objectif, en relation avec les services du ministère, notamment l’Isra et la Direction de l’Agriculture. La Fnospt assure qu’elle poursuivra l’approvisionnement des huileries sénégalaises en graines, à l’instar de la campagne passée, pour accompagner les efforts de l’État en direction de l’industrie locale et singulièrement de la Sonacos. Elle « exprime toute sa reconnaissance au chef de l’État pour sa clairvoyance qui a déterminé la reconduction du Dr Papa Abdoulaye Seck, et félicite le Premier ministre, qui a réussi à mener de main de maître le gouvernement vers des performances record, en un temps record, tout en souhaitant un bon hivernage nous permettant d’avoir de bonnes récoltes ».

O. KANDE

La création d’un ministère du Pétrole et des Energies ne surprend point. C’est l’exigence des nouveaux enjeux et défis auxquels doit faire face le Sénégal dans un contexte de découvertes de réserves pétroliers et gaziers.

$C’est connu, quand de nouveaux enjeux et défis se font jour, la meilleure manière d’y faire face et de les mener à bon escient, c’est de s’adapter ou de s’ajuster. La création, pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, d’un ministère dédié exclusivement au secteur du pétrole et des énergies s’inscrit parfaitement dans ce sens. Avec les découvertes récentes de gisements de pétrole et de gaz au large des eaux sénégalaises, la mise en place de ce département confié à Mansour Elimane Kane, ne surprend guère. C’était même attendu car s’inscrivant dans une suite logique de mise sur pied de différents outils de gouvernance du secteur.

Le Sénégal étant un futur pays pétrolier et gazier, les autorités avaient déjà posé des actes et pris des initiatives pour apporter les réponses exigées par cette nouvelle conjoncture qui se dessine pour notre pays. Il en est ainsi de la création du Cos-pétrogaz en août 2016. Cette structure, créée par décret, est chargée d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’État en matière de développement de projets pétroliers et gaziers. Le Cos-Pétrogaz venait de renforcer le dispositif global de transparence dans la gestion des ressources naturelles après l’adhésion du Sénégal, en 2013, à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) et la constitutionnalisation du droit des populations sur les ressources naturelles. L’entrée d’un État dans le cercle des pays producteurs de pétrole exige aussi des ressources humaines de qualité. C’est tout le sens de la mise sur pied de l’Institut de formation sur les métiers du pétrole et du gaz (Inpg) dans le Pôle urbain de Diamniadio. Cet ajustement contextuel concerne aussi les textes d’où le processus de rénovation du Code pétrolier en cours dans lequel Pétrosen va jouer un rôle prépondérant en tant que bras opérationnel du secteur pétrolier au Sénégal.

La création d’un ministère du Pétrole et des Énergies apparaît donc comme la suite logique de tout ce processus. Très tôt, les autorités avaient manifesté leur volonté de doter le secteur d’instruments de gouvernance adéquats. Faut-il le rappeler, lors de son discours à la Nation du 3 avril 2016, à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de notre pays à la souveraineté internationale, le président Macky Sall avait déclaré que « toutes les dispositions ont été prises pour que ces ressources soient exploitées dans la plus grande transparence et dans l’intérêt bien compris des générations actuelles et futures ». Un mois plutôt, en Conseil des ministres, il avait exhorté le gouvernement à mettre en place « un environnement propice à l’exploitation, à la valorisation et à l’optimisation des impacts socioéconomiques du pétrole et du gaz en termes de création d’emplois, de mise en œuvre d’infrastructures et de développement de compétences de niveau international ».

Réflexion stratégique avec Cos-Pétrogaz, bras technique et opérationnel avec Pétrosen, transparence et bonne gestion avec Itie, ressources humaines avec l’Inpg, il ne manquait donc que la structure faîtière, à savoir le ministère, pour piloter tout cela de manière efficiente. Reste maintenant à faire en sorte que la manne financière que l’exploitation de ces ressources naturelles va générer puisse ouvrir de nouveaux horizons en transformant l’économie sénégalaise au grand bénéfice des populations. C’est sans doute comme cela que le Sénégal pourra faire du pétrole une bénédiction et non une malédiction comme le veulent faire croire certaines idées reçues.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Office des lacs et des cours d’eau sera désormais dirigé par Alioune Badara Diop qui était jusqu’ici Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Il remplace ainsi Amadou Bocoum. Au cours de ces dernières années, cet établissement public a réussi à atténuer les effets des inondations aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays. La mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations a contribué à réduire le bassin des quartiers inondables. L’Onas exécute un portefeuille de projets qui ont pour finalité d’améliorer le cadre de vie des Sénégalais et de prévenir la prolifération des maladies. A titre d’exemple, le projet d’assainissement des villes doit offrir un cadre de vie plus salubre à 3 millions de Sénégalais supplémentaires. Il a été financé par la Banque Ouest africaine de développement (Boad) à hauteur de 60 milliards de FCfa.

Aujourd’hui, le défi, c’est de consolider les acquis sur le front de lutte contre les inondations et surtout de faire bondir le taux d’accès à l’assainissement avec le nouvel agenda des Objectifs de développement durable. L’autre projet en suspens, c’est le Projet de dépollution de la Baie de Hann.

I. SANE

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a un nouveau Directeur général. Il s’agit de Lansana Gagny Sakho qui était jusqu’ici le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor). Il remplace, à ce poste, Alioune Badara Diop. L’ex-directeur de l’Ofor a conduit la première délégation de service public de l’eau en Afrique de l’Ouest. Cette réforme a permis à des milliers de personnes, dans la zone de Notto, Diosmone et Palmarin d’avoir une eau potable en permanence.

L’autre progrès réalisé dans ce secteur, c’est le raccordement des îles du Delta du Saloum. Cette révolution a permis à plus de 40.000 personnes de boire une eau potable. Une étude réalisée dans cette zone a révélé un taux de satisfaction de la qualité de l’eau de 87 % et une diminution de la panne des forages de 71 %. De façon globale, depuis la création de l’Ofor, le taux d’accès a enregistré un bond. Des innovations de taille ont été introduites comme le transfert de la ressource de la zone riche vers celle pauvre. L’eau potable est accessible dans plusieurs localités reculées et éloignées du Sénégal. L’autre nouveauté, c’est la restauration de l’équité. La répartition des ouvrages obéit à une logique d’apporter cette ressource aux populations jusqu’ici oubliées. L’éloignement et l’inaccessibilité géographique ne sont plus un critère d’exclusion dans la répartition des ouvrages. La disponibilité des services et l’amélioration de la qualité de l’eau ont valu à l’Ofor des distinctions. Aujourd’hui, l’Ofor va recevoir le Prix panafricain du service public dans la catégorie « Innovation et amélioration de la qualité du service public ».

I. SANE

Le Général de division Mamadou Guèye Faye, ancien Haut-commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, a été promu ambassadeur du Sénégal en Corée du Sud. Elevé au grade de Général de corps d’armée, l’ancien gouverneur militaire du palais de la République, avait quitté les rangs de puis 2016. Il avait passé le témoin au commandant en second, le général Meïssa Niang.

La journaliste issue de la 29e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), Aminata Angélique Manga, qui dirigeait jusqu’à sa nomination l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac), a décliné les grandes orientations de sa mission au ministère de l’Économie solidaire et de la Microfinance, nouvellement créé.

« Je me sens honorée et privilégiée de figurer parmi tant de millions de Sénégalais et d’être parmi ceux qui siègent au conseil des ministres. C’est un sentiment de satisfaction, je mesure l’ampleur de la tâche, parce que les attentes sont énormes, nombreuses, pressantes et urgentes. Je reste persuadée qu’aujourd’hui, tel que l’a demandé le président de la République, c’est une priorité parmi les priorités : nous allons beaucoup travailler avec les femmes et les jeunes. Travailler non pas pour faire du saupoudrage, mais aller vers un entrepreneuriat réel et faire de ce secteur, un pourvoyeur d’emploi. Entre autres orientations fortes de ma mission au ministère de l’Économie solidaire et de la Microfinance, nouvellement créé, et qui est une priorité parmi les priorités, j’attendrai de m’installer pour observer et voir ce qu’il y a sur place et en fonction de cela, il y aura certainement un plan stratégique de développement. Les missions seront précises et il va falloir y aller très vite. Je compte travailler sans relâche pour satisfaire les attentes des populations ».

M. L. DIEYE avec Rts

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