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Politique (2649)

Le chef d’état-major général des armées gambiennes, Ousmane Badji et ses hommes ont renouvelé leur allégeance au président de la République, Adama Barrow. C’était lors des festivités marquant la célébration de la fête de l’indépendance de la Gambie et l’investiture du président Barrow. Des troupes de différents corps de l’armée ont défilé devant le président Barrow et ses hôtes. Ce moment de communion a permis à l’armée de se réconcilier avec le peuple de Gambie après les tensions liées au refus de l’ancien président, Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow. Les populations qui ont pris d’assaut le stade de Bakao ont accompagné l’acte d’allégeance du Général Badji par des applaudissements et des cris de joie.

 

Pour son premier voyage hors de la Gambie, le président Adama Barrow sera au Sénégal. Il a promis de saisir l’occasion pour discuter, avec Dakar, pour l’accélération du processus de construction d’un pont pour la traversée du fleuve. 

Le président de la République de Gambie, Adama Barrow, a dit, avant-hier, son souhait de voir son pays et le Sénégal accélérer le processus de construction d’un pont pour faciliter les déplacements des populations. A cet effet, il a fait savoir qu’il consacrera son premier voyage à l’étranger au Sénégal. « Ce sera l’occasion, pour nous, de discuter l’accélération du processus de construction du pont », a dit le président gambien.

Adama Barrow a prononcé ce discours après avoir prêté serment devant son peuple et ses invités de marque. Il a dit qu’il va œuvrer pour raffermir les liens entre le Sénégal et la Gambie. « Les chefs d’Etat de la Cedeao m’avaient proposé trois pays pour m’accueillir avant le départ de mon prédécesseur : le Sénégal, le Libéria et le Nigeria. J’ai choisi le Sénégal parce que nous sommes un même peuple. Je n’ai pas regretté ce choix, parce que j’ai été bien accueilli », a souligné le nouveau président gambien. Barrow a remercié les électeurs de Gambie pour leur habileté. « Ils ont exercé leurs droits civiques de manière pacifique et non violente pendant la campagne, le jour des élections et après les élections », a dit le président gambien. Adama Barrow a également loué le rôle joué par la Diaspora gambienne. « La diaspora gambienne a consacré du temps et des ressources à soutenir ma candidature par le biais des médias sociaux. Les émigrés ont encouragé les membres de leurs familles et leurs amis à voter pour moi. C'est une victoire pour la démocratie. C'est une victoire de tous les Gambiens », a dit M. Barrow. Il ajoute : « la Gambie a changé à jamais ». « Les gens sont pleinement conscients qu'ils peuvent mettre le gouvernement en fonction et l'enlever. Aucun gouvernement ne pourra jamais se dresser contre la volonté du peuple gambien. C'est la leçon que nous devons tirer du changement apporté par le peuple », a-t-il dit. « Nous avons hérité d'une économie qui a décliné en raison de l'impasse politique. Pendant l'impasse politique, le fonctionnement des entreprises a été ralenti. Les bureaux et les écoles ont été fermés. 50.000 personnes ont quitté le pays et plus de 126.000 personnes sont devenues déplacées », a rappelé le président Barrow. « Les gens limitaient leurs mouvements et le pays devenait ingouvernable. Le pays serait resté dans une telle situation si le nouveau gouvernement n’avait pas trouvé une solution à l'impasse », a-t-il souligné.

Ainsi, le président Barrow a dit que son gouvernement va entreprendre des réformes pour renforcer la prise en charge sanitaire des populations, développer les infrastructures, rendre gratuite l’éducation, etc.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Les Sénégalais vivant en Gambie seront servis dans le quota des 15 députés réservé à la Diaspora. Ils auront un député parmi les 15 parlementaires qui vont défendre les intérêts des émigrés. La promesse a été faite avant-hier par le président de la République, Macky Sall, lors d’une rencontre avec la communauté sénégalaise en Gambie. Justifiant ce choix, le président de la République a loué le dynamisme de la communauté sénégalaise en Gambie.

« Vous êtes dynamiques et vous avez besoin de l’attention de l’Etat », a dit le chef de l’Etat. Macky Sall a demandé à ses compatriotes d’avoir un comportement exemplaire en s’abstenant de participer au trafic de bois en Casamance. Il a indiqué que son gouvernement accorde une attention particulière aux Sénégalais vivant le long des frontières. D’où le lancement, par son gouvernement, du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Dans un discours prononcé en anglais au stade de Bakau où ont eu lieu les festivités marquant le 52ème anniversaire de la Fête nationale de la Gambie, le président de la République, Macky Sall, a invité les populations gambiennes et sénégalaises à travailler, main dans la main, pour renforcer leurs relations.

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a exhorté, avant-hier, les populations gambiennes et celles du Sénégal à travailler main dans la main pour renforcer leurs relations. « Nous sommes un seul peuple. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous avons été divisés par la colonisation. Il nous faut donc unir nos forces. Les hommes d’affaires des deux pays doivent échanger et collaborer », a déclaré le président Sall. « De Banjul à Bargny, de Birkama à Bignona, de Lati Kunda à Tambacounda, les populations ont le même style de vie. Elles partagent les mêmes valeurs », a indiqué le président Sall.

Le chef de l’Etat prenait part à l’investiture du président Barrow et à la célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie. Invité d’honneur de cette célébration, le président Sall est parti en Gambie avec une forte délégation dont les ministres des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, des Forces armées, Dr Augustin Tine, de l’Hydraulique, Mansour Faye. Macky Sall a estimé que la Gambie et le Sénégal doivent relever le défi d’un meilleur futur. « Nous devons fonder un futur. Nous avons la même famille. Nous voulons la paix, l’harmonie, la stabilité, le développement pour le bien-être des populations. C’est un défi que nous devons relever », a lancé le chef de l’Etat.

Le président a laissé entendre que l’alternance politique réussie à la tête de la Gambie est une victoire du peuple gambien. Elle est aussi un exemple. Macky Sall a remercié les Gambiens pour le transfert pacifique du pouvoir. Il a dit être honoré d’être l’invité d’honneur du 52ème anniversaire.

De nos envoyés spéciaux, à Banjul, Babacar DIONE (textes)
et Assane SOW (photos)

Un jour nouveau se lève ce samedi en Gambie. La célébration du 52ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale est aussi celle de la démocratie retrouvée, du respect des urnes et de la volonté populaire. Dans une heureuse occurrence, elle va marquer de manière indélébile une nouvelle étape dans les relations entre le Sénégal et la Gambie, ces deux pays si particuliers sur le continent, « un peuple, deux Etats », et que tout autorise à espérer des lendemains partagés pour le meilleur.

C’est donc la fin du pire et le début de l’espoir. Le terme de la dictature et la renaissance d’une société libre et ouverte que 22 ans de terreur avaient anesthésiée, sous la coupe d’un régime aussi ubuesque que violent, despotique et détaché des réalités. Les Gambiens, eux-mêmes, ont décidé d’y mettre un terme et de prendre leur destin en main. Pour, après deux décennies d’ombres, leur permettre de réaliser (enfin) le dessein annoncé dans les paroles de leur hymne national : « Nous nous battons et travaillons et prions chaque jour ; Afin que tous puissent vivre dans l’unité, la liberté et la paix chaque jour (…) Et unir de divers peuples, pour prouver la fraternité humaine».

C’est justement cette « fraternité humaine », après la prise des responsabilités imposées par l’Histoire et le combat pour la démocratie, qui a été déterminante dans l’attitude du Sénégal et du président Macky Sall dans la crise post électorale qui a suivi le scrutin présidentiel du 1er décembre 2016. Juste retour de bons procédés, le président Macky Sall est l’invité d’honneur des festivités. Les Gambiens ont tenu, par cette décision, à remercier le chef de l’Etat. Symbolique ne pouvait être plus forte. C’est une forte solidarité qui a été remise sur les rails.

De bout en bout, de la pression militaire de la CEDEAO à la préparation d’un mémorandum devant le conseil de sécurité de l’ONU pour contraindre Yaya Jammeh à quitter le pouvoir, jusqu’à la fin du processus d’installation du président Adama Barrow (qui avait prêté serment le 19 janvier 2017 à l’ambassade de Gambie à Dakar), le Sénégal a été constant dans sa démarche, en s’appuyant sur ses deux pieds : sa diplomatie et ses capacités militaires.

Unanimement salué pour sa démarche qui a d’abord consisté à réaliser le consensus au niveau sous-régional, avant de poser le débat devant l’organisation onusienne et d’obtenir l’approbation de la communauté internationale, dans ce dossier, des signaux forts ont été émis. Respect de la légalité donc. Le Sénégal a ensuite été on ne peut plus clair en montrant fermement que l’option militaire était déjà mise en branle.

Dans une intelligente compréhension des enjeux et du rapport de force, la plupart de ceux, armés, qui devaient défendre l’ancien maître de Kanilaye ont très vite agité le drapeau blanc. Dissuasion efficace. Des milliers de personnes avaient fui la Gambie, se retrouvant au Sénégal, des deux côtés de la frontière. Un drame humanitaire de grande ampleur a ainsi été évité de justesse, sans oublier les victimes militaires et civiles, les destructions d’infrastructures et désolations qu’aurait causées l’entêtement du putschiste de 1994 à se maintenir au pouvoir.
A la demande des nouvelles autorités gambiennes, les forces militaires de la CEDEAO ont été priées de demeurer trois mois encore dans un pays où le défi sécuritaire est l’une des priorités du nouveau gouvernement. L’intervention sénégalaise en Gambie pour restaurer la démocratie et faire respecter la souveraineté populaire est aussi un rayon de soleil dans la grisaille entretenue par les crises sécuritaires auxquelles font face certains Etats. Pour tout dire, le Sénégal a défendu le label démocratique. Et bien défendu.

La Gambie retrouve donc dignement sa place dans le concert des nations. Souveraine et à nouveau respectée sur la scène internationale, elle a décidé de retrouver le Commonwealth, de retrouver sa place sur la liste des pays signataires du Traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI) et de renouer avec « le monde » pour tout dire. Elle va surtout redynamiser sa coopération avec ses voisins, en particulier le Sénégal, relancer son économie et préparer la refonte de ses institutions via la tenue du référendum que vient d’annoncer le gouvernement du président Barrow.

 

Le président de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Cpi) salue la décision prise par le gouvernement, récemment élu, de la Gambie de ne pas se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cpi. « Cette importante décision marque l'engagement renouvelé des nouvelles autorités de la Gambie envers la Cpi et des valeurs communes à tous les États parties de poursuivre les crimes les plus graves qui choquent la conscience de l’humanité », a déclaré Me Kaba dans un communiqué. Il a invité tous les États parties à continuer d'appuyer le système du Statut de Rome et à encourager d'autres États à ratifier le traité pour atteindre, au plus vite, l’universalité.

« Je suis convaincu que le soutien continu de la communauté internationale et la coopération des États restent nécessaires pour assurer l'efficacité de la Cpi », a ajouté le ministre sénégalais de la Justice. Le 10 novembre 2016, la République islamique de Gambie a notifié sa décision de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, en tant que dépositaire du Traité. Suite à l'élection d'un nouveau président, le 10 février 2017, la Mission permanente de la République islamique de Gambie auprès de l’Organisation des Nations Unies a notifié l’annulation de sa décision précédente, avec effet immédiat.

Ndiol Maka SECK

Banjul a fait peau neuve ce matin pour accueillir des hôtes de marque dans le cadre de la célébration de son indépendance. Cette cérémonie qui se déroule au stade national de Bakau est l’occasion, pour le nouveau président, Adama Barrow, de prêter à nouveau serment. 

Ce samedi 18 février est un jour symbolique pour la Gambie. Dans la communion, le pays entier va fêter l’anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Une fête qui se tient dans un contexte nouveau, marqué par la fin des 22 ans de règne de l’ex-dictateur Yahya Jammeh. Elle sera l’occasion, pour l’actuel président de la République, Adama Barrow, de prêter, à nouveau, serment après l’avoir fait à Dakar, à l’ambassade de la Gambie, quand Yahya Jammeh avait refusé de céder le pouvoir.

Au stade national de Bakau où cette cérémonie est prévue, Adama Barrow sera officiellement installé dans ses nouvelles fonctions de chef de l’Etat devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement. Pas moins de 300 journalistes sont accrédités pour couvrir l’évènement. Le chef de l’Etat Macky Sall va prendre part aux festivités en tant qu’invité d’honneur du président Adama Barrow. Ce statut d’hôte de marque du président sénégalais s’explique d’abord par les excellentes relations qui lient Macky Sall à Adama Barrow. Mais ensuite et surtout le grand rôle joué par le Sénégal dans la résolution de la crise postélectorale.

En effet, le Sénégal a mobilisé tous ses moyens diplomatiques afin de pousser la communauté internationale (Cedeao, Union africaine et Onu) à faire entendre raison à Yahya Jammeh qui voulait se maintenir au pouvoir malgré les résultats de la présidentielle de décembre 2016 qui avaient donné Barrow vainqueur. A cause de son entêtement, l’ex-dictateur fera capoter la médiation menée par Muhammadu Bouhari du Nigeria et Ellen Johnson Shirleaf du Libéria au nom de la Cedeao. De guerre lasse, les pays de la Cedeao se sont résolus, par la suite, à utiliser la force pour le faire partir. Il finit par quitter le pays le 21 janvier accompagné du président guinéen Alpha Condé. La Guinée équatoriale accepte de l’accueillir. Adama Barrow qui était jusque-là à Dakar rentre triomphalement dans son pays le jeudi 26 janvier. La cérémonie de ce matin est une nouvelle étape pour la Gambie de tourner définitivement la page Yahya Jammeh. Adama Barrow a même anticipé en annulant plusieurs décrets pris par son prédécesseur. Notamment le retrait du pays du Commonwealth (organisation qui regroupe les pays anglophones) et de la Cour pénale internationale (Cpi). Récemment, Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères, a effectué une visite historique à Banjul où il a rencontré le président Adama Barrow et plusieurs membres du gouvernement. Londres ne veut pas être en reste de cet élan de solidarité à ce pays très convoité par les touristes britanniques. 

Maguette NDONG

Le logo du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique a été  présenté jeudi après-midi au président Abdou Diouf et à Youssou Ndour. Selon le communiqué reçu, ces deux sénégalais sont parmi les 10 personnalités mondiales membres du Comité d'honneur du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique. Cette distinction instituée par le centre indépendant de recherche et d'initiative  pour le dialogue (Cirid) est dotée d'une enveloppe annuelle de cent mille euros. 

En acceptant de figurer dans le Comité d'honneur, l’ancien chef d’Etat Abdou Diouf a estimé, en présence de son fils Cheikh Moctar Diouf dit Pedro que « ce parrainage du Prix par le président Macky Sall est amplement mérité, car c'est aussi un honneur pour le génie sénégalais qui a toujours conçu le dialogue comme moyen de surmonter tous les obstacles ». 

Pour sa part, l’artiste Youssou Ndour a déclaré que « ce Prix qui porte le nom de Macky Sall n'est pas le fruit du hasard ». Il a ajouté « je m'emploierai à soutenir le Cirid pour une vulgarisation de cette distinction faite à l'ensemble du peuple Sénégalais ». 

La délégation  du Cirid a été dirigée par Deo Hakizimana, le président-fondateur, et Maodo Maliick Mbaye, son représentant en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce prix sera remis au chef de l’Etat, en mars prochain, à Genève, siège de l’Ong qui est dotée d'un statut consultatif auprès des Nations unies.

El. H. A. T.

Le président de la République, Macky Sall, est arrivé hier dans l’après-midi à Banjul où il prend part à la célébration de la fête nationale d’indépendance de la République sœur de Gambie, prévue aujourd’hui. Le chef de l’Etat est l’invité d’honneur du président Adama Barrow installé récemment à la suite de l’élection présidentielle de décembre dernier marquée par la défaite de Yahya Jammeh qui a gouverné ce pays frontalier du Sénégal pendant 22 ans. « Cette distinction est le témoignage des excellents liens d’amitié, de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays », souligne un communiqué de la présidence de la République du Sénégal.

En l’absence du roi qui « défiait les fleuves et les rivières », les Gambiens s’apprêtent à célébrer, dans la joie et la liberté, la fête de l’indépendance de leur pays sous l’ère Adama Barrow en présence de Macky Sall, un hôte dont l’arrivée à Banjul est appréciée par les populations.

A Banjul, tous les regards sont tournés vers la journée du samedi. Le pays s’apprête à vivre un événement majeur qui est, sans doute, le plus grand depuis le départ de Yahya Jammeh du pouvoir et l’installation du nouveau président, Adama Barrow. Il s’agit du 52ème anniversaire de l’indépendance du pays. Depuis 22ans, les populations célébraient cet anniversaire sous le joug de l’ancien président, Yahya Jammeh. Les imposantes photos de Sheik Pr Dr Alaji Yahya A. J. J. Jammeh Babli Mansa qui étaient souvent scotchées dans les grandes artères de la ville lors des grandes fêtes gambiennes ont laissé la place à des affiches à l’effigie du nouveau président. En plus, les milliers de jeunes vêtus de tee-shirts verts qui étaient souvent mobilisés pour régner en maître à Banjul sont invisibles. Des bus convoient des femmes qui arborent des badges à l’effigie du nouveau de chef de l’Etat, entouré des membres de la coalition.

L’ère est au slogan « Gambia has decided ». Ce cri de guerre des populations est encore présent. « Nous avons décidé de chasser pacifiquement le président. Il est parti sans effusion de sang. Même s’il a commis beaucoup de mal dans ce pays pendant 22 ans, nous avons gagné », confie un jeune, le sourire aux lèvres. Cette mine joviale est visible partout. Des dispositions sont prises pour faciliter la traversée des voitures qui transportent les diplomates ou les autres hôtes venus prendre part à la célébration de la fête de l’indépendance. « Vous nous avez aidé. Nous vous devons reconnaissance. C’est pourquoi, nous ferons tout pour que vous puissiez emprunter le bac pour faire votre travail », lance un agent chargée d’organiser l’entrée des véhicules dans l’engin. 

Amy Jawara, une jeune vendeuse, affiche une mine heureuse. Tout en proposant du thé, elle observe, avec un air de fierté, les véhicules transportant des diplomates et des journalistes sénégalais. « Nous accueillons, avec un immense plaisir, le choix porté par le président Barrow sur son ami Macky Sall pour être l’invité d’honneur de la fête de l’indépendance. Ce choix est judicieux eu égard aux relations entre les deux pays », a-t-elle lancé. « Quand la situation a commencé à dégénérer, les Gambiens qui ont quitté le pays sont partis au Sénégal. Cela traduit les bonnes relations entre les deux pays. Si les deux présidents sont des amis, cela ne fait que renforcer nos relations », a ajouté notre interlocuteur.

Les populations adhèrent au choix porté sur le président Sall pour être l’invité d’honneur. « Nous devons reconnaissance au président Sall. Il a aidé la Gambie à des moments très difficiles de l’histoire de notre pays », explique Yafaye Samaté. « Le président Sall mérite le choix porté sur lui. Il n’est pas venu à Banjul lors des négociations pour le départ de Yahya Jammeh, mais tous les Gambiens savent le rôle déterminant qu’il a joué avec les chefs d’Etat de la Cedeao pour le départ du dictateur. Nous l’accueillons avec enthousiasme », lance Abdoulaye, un chauffeur. Cette ambiance festive se déroule sous les yeux d’hôtes qui marquent leur présence, les soldats de la Cedeao. Ils sont dans les points stratégiques. Cette présence rassure les Gambiens. « Quand j’ai vu les premiers chars de combat entrer en Gambie, j’ai jubilé. J’ai dit que c’est fini pour Yahya Jammeh. Le dictateur n’avait aucune chance pour rester », explique un septuagénaire. « Nous saluons la présence des soldats de la Cedeao. Les gradés de notre armée avaient pris fait et cause pour Jammeh, mais actuellement, ils savent que l’ancien dictateur n’avait aucune chance », ajoute notre interlocuteur.

De notre envoyé spécial : Babacar DIONE

Le président Macky Sall a demandé aux autorités portuaires du continent de mettre fin à la concurrence déloyale entre ports d’Afrique. C’était au cours de l’audience accordée hier aux participants à la réunion de Dakar. Le chef de l’Etat qui a reçu, hier, l’Association des ports d’Afrique. Il a souligné la nécessité d’une franche coopération entre acteurs portuaires pour assurer un commerce intra-africain plus compétitif. 

Si l’Apr de Rufisque est jusque-là épargnée des scènes de violence et autres querelles fratricides connues dans certaines localités du pays, c’est parce que les leaders départementaux sont parvenus à recoller les morceaux. Mais avec l’approche des législatives, les risques de déchirures peuvent toujours resurgir. Pour Meïssa Doudou Wade, coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, l’essentiel est de s’en tenir aux directives du parti.

Vous êtes le coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, comment se porte votre parti dans le département ?
L’Apr se porte à merveille. L’Apr se porte très bien depuis la réorganisation effectuée par les leaders locaux. J’ai été désigné coordonnateur de la commune de Rufisque Est. Nous sommes en train de massifier, de tenir des réunions comme à l’accoutumée. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à remobiliser les militants après une période de léthargie. Nous avons réorganisé le parti. Ceux qui étaient frustrés pour une raison ou pour une autre sont revenus et je peux dire avec certitude que le parti se porte bien. Nous sommes très optimistes par rapport aux échéances à venir.

On a appris la mise sur pied de l’Ucar (Union des coordinations de Rufisque ville), est-ce à dire que l’unité est définitivement scellée ?
La création de l’Ucar entre dans le renforcement du parti à Rufisque. Il a trois pôles dans le département. Il y a les 4 C composées des communes de Bambylor, Niague, Tivaouane Peulh et Jaxaay. Il y a les 5 C composées des communes de Sendou, Yène, Diamniadio, Bargny et Sébikotane. Chaque pôle a son autonomie et sa propre organisation. Nous avons senti la nécessité de créer un cadre de réflexion et d’analyses des politiques et d’harmonisation des positions dans notre commune. La ville de Rufisque compose plus de 53 % de son électorat. C’est normal si certaines questions sont posées d’avoir un cadre de réflexion pour discuter de ces problèmes. L’Ucar n’est pas créée comme facteur de désunion, mais plutôt pour renforcer la concordance ou la coopération entre ces trois communes dirigées respectivement par Abdou Salam Guèye au Nord, Souleymane Ndoye à l’Ouest et moi à l’Est pour favoriser une concordance des actions. Nous l’avons donc créé pour harmoniser les positions dans la ville de Rufisque.

Créer l’Ucar, c’est aussi une manière de dire que le leadership est et sera incarné par Rufisque ville ?
Le leadership est incarné par Oumar Guèye qui est le coordonnateur. Lors de son séjour à Rufisque, dans les conseils des ministres déconcentrés, le président de la République a confirmé Oumar Guèye coordonnateur du département. Le problème du leadership ne se pose donc pas. Nous sommes derrière Oumar Guèye, nous travaillons avec lui pour réorganiser le parti et le massifier.

Les législatives seront bientôt tenues, est-ce que vous ne craignez pas que les déchirures refassent surface ?
Ah oui ! Quand il s’agit de désigner les candidats pour les élections législatives, il y aura des problèmes, il y aura des guerres de positionnement avant et après les élections. Mais pour ce qui nous concerne, en tant que militant du parti, nous voulons rester disciplinés et attendre les directives qui nous seront données par le parti. On ne fera pas d’effet de manche, mais on attend la décision du parti. Si le parti décide que c’est tel qui sera candidat, nous allons le soutenir.

D’après vous, qui sera la tête de liste du département entre Oumar Guèye, Souleymane Ndoye et vous-même ?
Si nous maintenons le statu quo, le problème ne se pose pas. Nous n’avons pas les mêmes ambitions. Souleymane Ndoye était tête de liste, mais j’espère qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Si cela ne dépendait que de moi, on allait maintenir Souleymane Ndoye comme tête de liste. Maintenant, comme le parti n’a pas encore décidé, nous attendons la décision du parti pour prendre position. Mais la décision du parti prime sur les ambitions personnelles.

On évoque de plus en plus le nom de Ndiagne Diop, maire de Bambylor qui serait le poulain de Oumar Guèye pour diriger la liste…
(Rires). Ndiagne, je ne suis pas au courant. C’est la première fois que j’entends son nom…

Certains responsables ont l’habitude de dire que l’Apr n’a pas d’opposition à Rufisque, mais est-ce que l’Apr n’est pas son propre opposant?
On peut bel et bien le dire. Surtout avec les guerres intestines entre « frères » de même parti. Lorsqu’on est embarqué sur un même bateau, on doit être solidaire et se battre ensemble, mais la politique a sa réalité et ses lois. C’est toujours le conflit entre des personnes différentes ou des personnes de même parti. Mais j’estime qu’un militant doit être discipliné. Dès lors qu’on désigne Oumar Guèye comme coordonnateur départemental, nous devons tous unir nos forces et travailler avec lui pour renforcer les bases du parti. Oumar Guèye est parvenu à rassembler les icônes du parti et avec lui, le parti est réunifié.

Et aujourd’hui, comment se passe votre compagnonnage avec les autres partis dans Bennoo ?
Cela se passe très bien. Il y a quelques jours, nous avons organisé un point de presse pour nous prononcer sur la situation politique. On a rappelé aux militants les relations qui nous lient avec nos alliés tout en confirmant notre ancrage dans « Bennoo Bokk Yaakaar » pour réussir les échéances à venir. Nous nous entendons très bien et tout cela grâce au travail du coordonnateur et de tous les responsables.

En tant que président du Conseil d’administration de la Sogip, que pensez-vous des craintes exprimées par les populations sur les risques de déséquilibres entre le pôle urbain de Diamniadio et Rufisque ?
J’estime que ce sont des déclarations non fondées parce que Rufisque ne sera jamais laissée en rade. Je dirai même qu’avec les pôles urbains, Rufisque va redorer son image. Le pôle urbain de Diamniadio a été créé par le président de la République pour désengorger la capitale. Dakar est saturé. C’est une petite portion du territoire qui regroupe plus de 25 % de la population. Maintenant, si l’on fait une projection dans l’avenir, on se rend compte que d’ici quelques années, Dakar sera une zone invivable. Il est donc normal, en tant que président, qu’il se projette dans l’avenir et voit les mesures à entreprendre pour parer à toute difficulté. C’est dans ce cadre qu’il a créé le pôle urbain. Il a aussi créé la Société de gestion des infrastructures dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose pour rentabiliser les investissements. Parce que les infrastructures construites par la Sogip ont été faites sur la base d’un financement privé. Nous avons fait des montages financiers et nous travaillons avec nos partenaires. Auparavant, nous avions l’habitude de financer des infrastructures, mais on se rendait compte qu’elles n’étaient pas rentables. Le président a changé de paradigme et a voulu faire des montages ingénieux financièrement, créer des infrastructures et les confier à une structure autonome capable de les gérer, de les réaliser, mais aussi assurer leur rentabilité pour un retour sur investissement. Vous avez, par exemple, le projet de construction d’un hôtel 5 étoiles, une gare des gros porteurs, un marché d’intérêt national, un stade multifonctionnel etc. c’est autant de projets qui peuvent créer des conditions d’une rentrée de fonds et rembourser les dettes contractées par l’Etat. A mon avis donc, le fait de dire que Rufisque sera laissé en rade dans ces projets, c’est ne pas comprendre la logique. Il faut créer des zones urbaines qui seront aussi des opportunités économiques pour les populations de Rufisque. Maintenant, il faut que les autorités locales puissent mettre sur pied des projets pour créer une jonction entre les pôles et la ville.

Propos recueillis par Maguette NDONG

Le Parlement de la Cedeao a clôturé, mercredi, sa première session extraordinaire de l'année 2017. Au cours de la séance de clôture, les parlementaires ont  voté une résolution sur la Gambie, félicitant la Cedeao, l'Union africaine et les Nations unies pour les efforts déployés en vue d'un règlement pacifique de la crise post-électorale. 

Les Parlementaires de la Cedeao, selon le communiqué, ont félicité le président Adama Barrow  pour sa brillante élection à la tête de l'Etat gambien et l'encourage  dans son engagement à œuvrer pour la sauvegarde de la cohésion nationale notamment à travers son initiative de mettre en place une Commission vérité, justice et réconciliation.

Le Parlement a également salué l'action du président de la République du Sénégal, Macky Sall, dans la conduite de la crise post-électorale en Gambie, et félicite le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza, pour la fermeté avec laquelle il a géré le dossier de la crise gambienne.

 L'Institution communautaire a salué l'implication personnelle des présidents Alpha Condé de la République de Guinée et Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie pour leur ultime médiation en faveur du dénouement pacifique de la crise postélectorale en Gambie. Les députés ont également félicité toutes les actions de médiation menées par la présidente en exercice de la Cedeao, Ellen Johnson-Sirleaf, le médiateur désigné et le co-médiateur, Muhammadu Buhari du Nigéria et John Mahama, ancien chef d'Etat du Ghana ainsi que Ernest Bai Koroma de la Sierra-Leone. Les parlementaires  exhortent  la Cedeao à veiller à la mise en œuvre effective du protocole additionnel A/ SP.1/12/O1 de la Cedeao sur la démocratie et  la bonne gouvernance. Les députés ont chargé Moustapha Cissé Lô, président du Parlement, de transmettre la résolution à Mme Ellen Johnson-Sirleaf, présidente en exercice.

Oumar BA

« Pour que les objectifs d’inscrire le maximum de personnes soient atteints, à Mbour, il faut que les 8 machines promises par le ministère de l’Intérieur arrivent ». C’est le sentiment de Saër Ndao, préfet de Mbour qui présidait la réunion du comité électoral du département.

Dans 6 commissions gérées par la préfecture de Mbour, 40.813 personnes ont été enrôlées, a déclaré le préfet.

Pour l’arrondissement de Sessène, le sous-préfet a annoncé 10.743 inscrits dont 6495 à la sous-préfecture et 4248 à Nguéniène, tandis que pour l’arrondissement de Sindia, 7457, à Nguékokh et Ngaparou, Malicounda 5435, Somone 4571, Saly 5805, Sindia 3618, Diass 357 et Popenguine 3143. Pour l’arrondissement de Fissel, il y a 3616 inscrits dans la commune de Ndiaganiao et 5797 à Fissel.

Il faut impérativement que Mbour retrouve les 8 machines attendues pour réussir les opérations, a dit le préfet. M. Ndao pense que le taux qui représente le nombre total d’inscrits tourne autour de 94.525 inscrits soit 40 % à la date du 15 février 2017.

Pour les jeunes qui auront 18 ans le 30 juillet 2017, le préfet a informé qu’ils pourront être enrôlés. Par rapport aux communes rurales, la grosse difficulté réside dans le fait que seules les localités électrifiées sont choisies pour abriter des commissions d’où la nécessité, selon les sous-préfets de mettre à leur disposition des groupes électrogènes pour parer à toute éventualité et être partout présent.

Le fichier électoral de Mbour commune compte 160.000 électeurs et le département 260.000 électeurs, a encore révélé la réunion. Si les citoyens sont plus que intéressés par la carte d’identité biométrique que l’inscription sur les listes électorales, des efforts restent quand même à faire pour aller le plus loin possible.

Amath Sigui NDIAYE

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » s’était divisée en deux groupes lors de l’élection des hauts conseillers dans le département de Foundiougne. Le maire Babacar Diamé ne souhaite pas ce scénario lors des élections législatives.

Babacar Diamé, maire de Foundiougne, a déclaré, lors d’une réunion à Mbam, que la frange de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui avait présenté sa liste lors de l’élection des hauts conseillers, rejette toute idée d’aller aux élections législatives dans la division.

C’est pourquoi, au sortir de la réunion, le député maire a indiqué que les responsables de l’Apr du département de Foundiougne sollicitent une audience avec le président de la République pour que des solutions soient trouvées à toutes les difficultés pour la bonne marche de leur parti dans ce département. Selon Babacar Diamé, la rencontre de Mbam a été tenue à l’initiative du maire de la commune de Mbam, Simon Diouf, haut conseiller des collectivités territoriales.  Une rencontre avec le leader de l’Apr permettrait aux responsables locaux d’exprimer leurs doléances. Selon lui, c’est l’une de leurs principales priorités. « Nous sommes prêts à aller aux élections et à donner au président de la République une majorité confortable, et aussi le réélire pour  un second mandat en 2019 », a-t-il promis.

Le groupe dirigé par M. Diamé est composé de 12 maires et du président du conseil départemental. « Nous ne souhaitons pas aller aux législatives dans le même esprit que celui Hcct », a-t-il déclaré. Selon lui, si la situation ne change pas, ils vont encore gagner.

Il a appelé à une inscription massive sur les listes électorales. « L’heure est d’accompagner le processus de révision des listes électorales et d’obtenir de carte nationale d’identité biométrique », a-t-il dit. M. Diamé a annoncé un plan d’actions qui va permettre de mieux sensibiliser les populations pour une inscription massive. Mais, a-t-il dit, les responsables ont plaidé pour « une commune, une commission » car seules 10 commissions fonctionnent dans ce département.

Oumar  Ngatty BA

Le Coordonnateur des comités de base de l’Alliance pour la République (Apr), Sanoussi Diakité, demande aux populations de Kolda qui ne détiennent pas de pièces d’état civil de profiter des audiences foraines pour s’inscrire sur les listes électorales.

La Coordination des comités de base de l’Apr va organiser un concours au mois d’avril prochain à Kolda pour fêter les femmes qui se sont le mieux distinguées dans le remboursement du crédit révolving qui leur est octroyé par le Directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp). L’annonce a été faite par le professeur Sanoussi Diakité, Coordonnateur des comités de base de l’Apr lors d’un point de presse qu’il vient d’organiser pour faire le bilan des activités qu’il a menées au cours de ces derniers jours dans la commune de Saré Bidji, une collectivité locale située à l’ouest de Kolda. Il a également organisé plusieurs rencontres dans les quartiers de la commune pour renforcer le potentiel électoral de l’Apr dans la perspective des prochaines joutes électorales notamment les législatives du 31 juillet prochain et de la présidentielle de 2019.

Le Dg de l’Onfp a profité de ces rencontres pour évoquer les multiples réalisations du président de la République, Macky Sall, en faveur des populations notamment la carte d’égalité de chance, la Couverture maladie universelle (Cmu), la bourse de sécurité familiale, la prise en charge gratuite des enfants de moins de 5 ans et la construction des pistes de production pour désenclaver les différentes localités du département de Kolda.

Il a profité de ces rencontres pour lancer un appel aux militants et sympathisants de l’Apr à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour accomplir leur devoir civique le jour du scrutin. Il demande, par ailleurs, à ceux qui n’ont pas de pièces d’état civil de profiter des audiences foraines qui seront organisées par le président du tribunal départemental de Kolda pour obtenir la carte d’identité biométrique de la Cedeao. Pour réussir ce pari, la Coordination des comités de base de l’Apr compte lancer une vaste opération de préparation des requêtes pour permettre aux populations des différentes communes du département de Kolda d’avoir un extrait de naissance.

Mamadou Aliou DIALLO

Le responsable départemental du Pds de Saint-Louis, Ameth Fall Braya, exhorte le président Macky Sall et son homologue mauritanien Abdel Aziz à dialoguer pour trouver des solutions aux difficultés des pêcheurs sénégalais en Mauritanie.

S’adressant à la presse à l’issue d’une assemblée générale tenue avec ses militants, Ameth Fall Braya a laissé entendre que les populations de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, de l’hydrobase et du Gandiolais, sont en train d’accueillir, la mort dans l’âme, de nombreuses familles de pêcheurs qui étaient bien installées à Nouackchott et qui sont finalement obligées de rentrer au bercail. Cette situation est due au fait que les pêcheurs sénégalais n’ont plus la possibilité d’exercer leurs activités dans la zone maritime mauritanienne.

A en croire Braya, cette situation dépasse le cadre ministériel, d’autant plus que « le ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, Oumar Gueye, a fait tout ce qu’il devait faire pour résoudre ce problème ». « Maintenant, nous invitons le président Macky Sall à se rendre auprès de son homologue mauritanien pour résoudre définitivement ce problème », a-t-il proposé. Il convient de rappeler que lors de sa dernière visite au quai de débarquement de poissons de Diamalaye à Guet-Ndar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Gueye, n’avait pas manqué d’évoquer ces difficultés auxquelles les autorités sénégalaises sont actuellement confrontées pour renouveler les licences de pêche. Le point d’achoppement des négociations avec leurs homologues mauritaniens, porte essentiellement sur l’application d’un nouveau code mauritanien de la pêche, qui stipule que les pêcheurs sénégalais qui opèrent dans la zone maritime mauritanienne, sont obligés de débarquer leurs prises en Mauritanie, qui est un pays souverain.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le président du parti Synergie républicaine qui tenait, samedi, à Mbour, son congrès, s’est engagé à travailler pour accorder à Macky Sall un second mandat. Mohamed Moustapha Diagne s’est aussi engagé à soutenir les efforts multiples du gouvernement dans l’opérationnalisation du Plan Sénégal émergent (Pse).

Ce congrès du parti Synergie républicaine, qui marque une décennie de présence dans l’arène politique, a mobilisé les coordonnateurs nationaux et les délégués venus de tous les coins du pays. Le président Mohamed Moustapha Diagne a profité de cette tribune pour remercier ses partenaires de « Macky 2012 », les républicains « doomi rewmi » et de l’Apr. Le président de Synergie républicaine a ainsi réaffirmé son ancrage à la mouvance présidentielle. M. Diagne a invité les uns et les autres à soutenir les efforts multiples du gouvernement dans l’opérationnalisation du Pse. « Personne ne peut nier que le président Macky Sall est sur la voie d’un Sénégal qui émerge. Notre responsabilité dans sa gouvernance demeure engagée et constante », a dit M. Diagne. « Notre parti avait pris, le 30 novembre 2011, la résolution de travailler pour accorder au candidat Macky Sall deux mandats. Notre devoir est de l’accompagner pour qu’il réussisse et nous œuvrons pour sa réalisation. Cependant, nous devons être dans une posture de veille et d’alerte parce que les jeunes attendent encore, les femmes réclament des financements, les bacheliers veulent intégrer l’université, les paysans plus de tracteurs, les agents de l’État un système de rémunération plus motivant », a-t-il soutenu. M. Diagne a affirmé qu’il est crucial de porter beaucoup plus d’attention à l’endroit des préoccupations sociales qui persistent et qui restent notre véritable opposition. « Nous sommes convaincus que lutter pour satisfaire la demande sociale, c’est combattre l’extrémisme religieux qui trouve son terreau fertile dans l’extrême pauvreté ».

Il a exhorté les militants à unir leurs efforts, à travailler sans relâche pour bâtir durablement le Sénégal dont rêvent les populations. « Notre vision, aujourd’hui, c’est l’émergence portée par le Pse, mais à partir de 2024, ce sera le développement intégral du Sénégal porté par Mohamed Moustapha Diagne », a dit le patron de Synergie républicaine qui a invité le président Macky Sall à ouvrir, en perspective des législatives de juillet 2017, les discussions avec ses alliés, mais aussi avec ses militants pour éviter que chacun ne suive la voie de ses intérêts.

Amath Sigui NDIAYE

Le Parti démocratique sénégalais (Pds), dans la commune de Sédhiou, vient de perdre une militante bien connue pour son engagement au Parti démocratique sénégalais, surtout au temps du maire ministre Amadou Tidiane Bâ.

Mme Ndèye Samaté, vice- présidente du bureau communal des femmes du Pds, a rejoint l’Alliance pour la République. Elle a été accueillie par le maire Abdoulaye Diop, Directeur général du Cosec. « C’est à la surprise générale que je n’ai pas été élue présidente du bureau communal des femmes du P.d.s. Le parti a choisi une femme qui réside à Dakar.

Je joue donc son rôle à Sédhiou et j’ai tout fait pour que le bureau communal des femmes ne tombât pas dans la léthargie », a-t-elle justifié.
Le maire qui fait en ce moment la reconnaissance des voies à bitumer dans les cinq km à réaliser dans la commune a précipité la décision de Ndèye Samaté, puisque le maire a choisi une voie qui traverse tout son quartier.

L’ex-libérale dit également constater que le maire la contacte régulièrement pour les affaires de la cité. « Il y’a ces deux raisons certes, mais il y a aussi l’ouverture de nombreux chantiers dans la commune. Le maire est en train de développer la commune. C’est pourquoi j’ai décidé de l’accompagner », a dit Mme Samaté.

Malamine KAMARA

C’est devant une forte mobilisation des populations de sa commune et ses environs, au cours du meeting organisé récemment, que le maire de Cayar, Ndiassé Ka, a déposé ses balluchons à l’Alliance pour la République.

Le Dr Augustin Tine, coordonnateur départemental de l’Apr de Thiès et ministre des Forces armées a accueilli Ndiassé Ka qui a décidé de rejoindre le parti dirigé par le président. Le responsable de l’Apr a exhorté les populations de Cayar, en particulier, celles de la zone de Djender, en général, à une forte adhésion aux initiatives de développement du président Macky Sall. Dr Tine estime que « le président Sall œuvre, tous les jours, pour le bien-être des populations à travers la mise en œuvre de projets structurants qui vont transformer, de manière positive, nos différentes zones de terroirs pour ainsi faire de notre pays une nation émergente ». Le Dr Augustin Tine qui avait à ses côtés l’ensemble des maires du département de Thiès a rappelé les grands chantiers entrepris dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), la couverture maladie universelle (Cmu), le Programme national de développement local (Pndl).

Le nouveau militant de l’Apr s’est réjoui de la grande mobilisation de ses concitoyens venus répondre à son appel. « Ceci traduit en actes votre volonté et votre engagement à m’accompagner dans ce nouveau challenge, après plusieurs années de militantisme au parti démocratique sénégalais (Pds) », a-t-il lancé aux populations venues en masse au meeting de mobilisation.

C’est sous la bannière du parti libéral que l’édile de Kayar s’est fait élire à la tête de cette commune rurale qui a la particularité d’être l’une des plus grandes zones de pêche du Sénégal. « Grâce au président Macky Sall, notre commune est en train de connaître un rayonnement à travers d’importants investissements mis en œuvre par l’Etat pour son développement et son émergence », a indiqué Ndiassé Ka.

Mohamadou SAGNE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 15 février 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour du renforcement de la sécurité alimentaire durable des populations, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de lui présenter, dans les meilleurs délais, l’évaluation du Programme national d’autosuffisance en Riz (PNAR) qu’il a initié pour renforcer la politique nationale de sécurité alimentaire et rééquilibrer le solde de notre balance commerciale. Par ailleurs, le Président de la République annonce au Conseil sa prochaine visite dans la vallée du fleuve Sénégal au mois de mars 2017, afin d’échanger avec les producteurs sur les réalisations et les solutions durables pour un développement harmonieux de l’agrobusiness et des exploitations agricoles familiales. Abordant la consolidation de l’Etat de droit, de l’indépendance du pouvoir judiciaire, et la modernisation de la justice, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de poursuivre, en relation avec toutes les composantes de la justice, les actions exceptionnelles et sans précédent, d’amélioration de l’efficacité de notre système judiciaire, dans le respect scrupuleux de la déontologie, des règles et procédures prévues par la Constitution, ainsi que les textes législatifs et règlementaires en vigueur.

Ainsi, le Président de la République rappelle au Gouvernement les efforts importants consentis, depuis son accession à la magistrature suprême, pour faire de la modernisation du service public de la Justice, un pilier stratégique de la consolidation de notre démocratie et des performances de notre économie.

A cet effet, les réformes du code pénal et du code de procédure pénale, l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation judiciaire, du statut des magistrats, des réformes du Conseil supérieur de la magistrature et de la Cour suprême, ont permis de mieux positionner notre appareil judiciaire dans son environnement national et international, marqué par des phénomènes nouveaux et des enjeux complexes.

C’est également dans cette perspective qu’il faut inscrire le recrutement d’un nombre important de magistrats et de greffiers, la construction, sur l’ensemble du territoire national d’infrastructures fonctionnelles et modernes, afin d’assurer aux acteurs de la justice des conditions optimales de travail, de rapprocher la justice des justiciables, et l’impératif de lancer, dans les meilleurs délais, les travaux de construction de la nouvelle Ecole nationale de la Magistrature et de celle des Avocats.

Poursuivant sa communication autour de la promotion de l’insertion socio-économique des personnes vivant avec un handicap, le Président de la République indique au Gouvernement l'attention spéciale qui doit être accordée à l'amélioration continue de leur situation, en vue d’une meilleure valorisation de leur potentiel dans le développement du pays, à travers une politique de formation et d’insertion adaptée dans le marché du travail et dans la fonction publique.

Ainsi, saluant l’action déjà remarquable de certaines structures publiques et parapubliques, en particulier la Société Dakar DemDikk, qui vient de recruter 25 personnes vivant avec un handicap, le Président de la République exhorteles entreprises privées à initier, avec le concours de l’Etat, un vaste mouvement national de recrutement et de promotion économique des personnes vivant avec un handicap.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation les 11 et 12 février 2017, au 5ème Sommet de Dubaï sur la Gouvernance, et qu’il prendra partle 17 février 2017, à Banjul, à la célébration de la Fête nationale de la République de Gambie.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux de la mobilité urbaine, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale. Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière.
Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation des personnels enseignants dans les sous-secteurs de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire général.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
Le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments de navires ;

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Al Hassan SALL, Administrateur civil Principal, précédemment Gouverneur de la région de Ziguinchor, est nommé Gouverneur de la région de Kaolack, en remplacement de Monsieur Lamine SAGNA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Guedji DIOUF, Administrateur civil Principal, précédemment Gouverneur de la région de Kaffrine, est nommé Gouverneur de la région de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Al Hassan SALL, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Jean Baptiste COLY, Administrateur civil Principal, précédemment Préfet du Département de Guédiawaye, est nommé Gouverneur de la région de Kaffrine, en remplacement de Monsieur Guedji DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Chérif Mouhamadou Moctar Blondin NDIAYE, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Médina Yoro Foulah, est nommé Préfet du département de Guédiawaye, en remplacement de Monsieur Jean Baptiste COLY, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mamadou KHOUMA, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Salémata, est nommé Préfet du département de Louga, en remplacement de Monsieur AlyouneBadara DIOP, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abdou Aziz DIAGNE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kaolack, chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Chérif Mouhamadou Moctar Blondin NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Moussa DIAGNE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Ziguinchor, chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du département de Salémata, en remplacement de Monsieur Mamadou KHOUMA, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Cheikh NDIAYE, Administrateur civil, précédemment en service à la Direction générale de l’administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kaffrine, chargé du Développement, poste vacant ;

Monsieur Cyprien Antoine BALLO, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kaffrine, chargé des affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kolda, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Ousseynou MBAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ndèye Aïssatou Oumar Tabara TOURE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Louga, chargé du Développement, est nommée Adjoint au Gouverneur de la région de Dakar, chargée du Développement, poste vacant ;

Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, Administrateur civil, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Fatick, chargé du Développement, en remplacement de Monsieur Alioune Badara MBENGUE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kaolack, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz DIAGNE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ibrahima Ismaïla NDIAYE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouvernement de la région de Thiès, chargé du Développement, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Ziguinchor, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Moussa DIAGNE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Amadou DIOP, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Sédhiou, chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Babacar BA appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Faly SOW, Administrateur civil, précédemment en service à la Direction générale de l’administration territoriale, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Louga, chargé du Développement, en remplacement de Madame Ndèye Aïssatou Tabara Oumar TOURE, appelée à d’autres fonctions ;Monsieur Ousseynou MBAYE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Kolda, chargé des Affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Kaffrine, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Cyprien Antoine BALLO, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune Badara MBENGUE, Administrateur civil, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Fatick, chargé du Développement, est nommé Adjoint au Gouverneur de la région de Sédhiou, chargé des Affaires administratives, en remplacement de Monsieur Amadou DIOP appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abou BA, Administrateur civil, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Adjoint au Préfet du département de Dakar, poste vacant ;

Monsieur Mouhamadou Moustapha SOW, Professeur d’enseignement secondaire, titulaire d’un Master en Administration et gestion des Entreprises, est nommé Directeur de la Réglementation touristique, au Ministère du Tourisme et des Transports aériens, poste vacant.

Le président de la République, Macky sall, sera l'invité d'honneur de la fête nationale de la Gambie. L’annonce a été faite hier au sortir de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, à Ousainou Darboe, ministre gambien des Affaires étrangères. Cette décision du président gambien est un témoignage de reconnaissance à l'endroit du chef de l'Etat pour tout ce qu'il a fait pendant la période difficile pour ce pays voisin du Sénégal, selon le document reçu.

Le ministre des Affaires étrangères, Ousainou Darboe, a transmis le message d’invitation au 52ème anniversaire de l’indépendance au nom du président Adama Barrow et du peuple gambien.

B. DIONE

Son Excellence, Takhachi Kitahara, Ambassadeur du Japon au Sénégal, revient, dans cet entretien, sur ses trois ans de service, la coopération, ses orientations.... M. Kitahara s’est félicité des réalisations accomplies durant cette mission dans la diplomatie, et encourage le Sénégal dans sa stabilité.

Excellence, que retenez-vous de votre action diplomatique au terme des trois années de mission au Sénégal ?
Permettez-moi de préciser, avant tout, que je ne suis pas un diplomate de carrière. J’ai passé 40 ans de ma vie dans le secteur privé. Je n’étais pas dans la sphère diplomatique avant donc de venir au Sénégal. C’est dire donc qu’au début, j’ai eu des difficultés pour savoir ce que c’est la diplomatie. Cela a nécessité donc un temps d’adaptation pour comprendre la façon de faire les choses dans un domaine aussi stratégique que complexe. Cela n’a pas été évident, mais je me suis appuyé sur les excellentes relations déjà existantes entre nos deux pays pour conduire ma mission. Des lors, je n’ai eu aucune difficulté à communiquer avec tous ceux qui travaillent dans le gouvernement.

Dans quels domaines votre pays s’est plus investi dans les coopérations ?
Nous avons mis l’accent sur plusieurs domaines, notamment tout ce qui est lié à la coopération économique. En effet, avec l’appui de la Jica (Agence japonaise de coopération internationale), nous avons pu renforcer la coopération dans divers domaines grâce à l’appui des volontaires qui ont pour mission de contribuer à la coopération internationale et au développement durable. Nous avons, en permanence, plus de 80 volontaires et plus d’une vingtaine d’experts japonais qui s’associent et travaillent dans les différents ministères : pêche, agriculture, éducation, santé.  D’ailleurs, les volontaires sont plus nombreux que le personnel permanent qui travaille à l’ambassade. L’esprit de ce volontariat repose sur des Japonais sélectionnés et qui apprennent ensuite les langues sénégalaises déjà au Japon. Et une fois arrivés au Sénégal, ils sont dispersés dans différents domaines comme l’éducation, la santé, l’agriculture etc. pour une durée de deux ans. Nous sommes également présents dans une initiative qu’on appelle Apl (Assistance aux projets locaux) qui dure depuis 20 ans. Cette initiative est un appui de prêts concessionnels de 50 millions en guise de dons non-remboursables en faveur des organisations non-gouvernementales et administrations urbaines. Elle est très appréciée par les bénéficiaires. La nouveauté a été, pour moi, d’orienter la coopération dans le domaine de la paix et de la sécurité. Il se trouve, en effet, qu’il y a une poussée du terrorisme et des mouvements de radicalisation ces dernières années. Des citoyens japonais ont été malheureusement dénombrés parmi les victimes des attaques terroristes dans le monde. Et même dans la région du Sahel. Personne n’est donc à l’abri. Ces attaques terroristes nous ont poussés à travailler sur ce domaine également. Nous avons donc contribué et soutenu le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité depuis sa première édition. Un autre volet déjà important, tout ce qui est lié  à la culture avec l’organisation du concours Haïku initié par l’Ambassade du japon. Cette année sera la 30eme édition. Ce qui montre combien les Sénégalais sont attachés à la culture japonaise. Nous avons profité de ce concours pour organiser un symposium intitulé la culture et la paix qui reste un enjeu très important.

Selon vous, qu’est-ce qui explique le manque de visibilité des actions de coopérations que le Japon mène au Sénégal ?
Nous sommes déjà assez modestes en tant que Japonais, mais restons persuadés que tout ce que nous faisons, que ce soit dans la santé, l’agriculture…. est bien compris et apprécié par les Sénégalais qui s’activent dans les différents secteurs où nous intervenons. Personnellement, je pense faire plus de communication serait une bonne chose pour promouvoir les actions et projets réalisés. Je pense avoir quand même fait un peu d’efforts dans ce sens. Peut être que ce n’est pas encore suffisant.

Est-ce que vos activités de coopérations se déroulent à partir d’un agenda bien fixé ou travaillez-vous à le définir avec les autorités sénégalaises ?
C’est la Jica qui organise les choses sur place. Elle a son propre programme. Avec la Jica, nous planifions nos interventions en fonction des priorités des partenaires sectoriels du gouvernement. Ainsi, une fois par an, nous organisons une grande conférence avec les ministères concernés pour évaluer les programmes déjà soutenus et identifier les nouveaux sur lesquels nous devons travailler.

Vous avez signé, l’année dernière, deux projets en forme de prêts concessionnels pour un montant de 180 milliards de francs Cfa. Pouvez-vous revenir sur ces deux projets ?
Nous agissons toujours en étroite collaboration et en discussion avec le gouvernement sénégalais. L’un des deux projets que vous évoquez a trait au dessalement de l’eau de mer puisqu’il y a eu une année avant mon arrivée au Sénégal, des coupures d’eau qui ont affecté la capitale. Une initiative très forte du président Macky Sall a été d’œuvrer à la sécurisation de l’approvisionnement de Dakar en eau. Nous avons donc décidé de financer l’usine de dessalement de l’eau de mer. Ce projet a pris du temps. Et pour être franc, il a pris trop temps pour quelqu’un comme moi issu du privé. D’autres projets ont aussi été mis en œuvre dans divers domaines de compétence de notre coopération à savoir l’éducation, la santé, l’agriculture. La paix et la sécurité reste aussi très importante. Aussi, nous avons jugé aussi nécessaire dans la réalisation du Plan Sénégal émergent (Pse) de soutenir la noble initiative de la Couverture maladie universelle (Cmu) qui vise l’accès à la santé pour tous. Des lors, nous avons mis à disposition des experts Japonais dans le domaine de la santé en collaboration avec son ministère. C’est là le deuxième projet.

Vous êtes aussi dans la formation des enseignants. Qu’est-ce qui explique que vous ayez ciblé les mathématiques et comment s’opère cette formation ?
L’éducation doit nous permettre d’atteindre le Pse qui met l’accent sur les infrastructures. On parle beaucoup d’autoroutes, d’aéroports… Mais pour nous, la plus importante infrastructure reste l’éducation qui est la propension à savoir lire, écrire et calculer. Nous avons choisi donc d’accompagner le Sénégal dans sa politique d’éducation en ciblant les mathématiques vu que nous n’avons pas de capacités particulières pour l’initiation à l’écriture et à la lecture en langue française. Les mathématiques, en tant que discipline, sont très importantes. Et nous sommes persuadés que nous pouvons être utiles car nous avons une très bonne expertise dans ce domaine. C’est ce qui justifie d’ailleurs notre choix porté sur les maths.

Nous avons cinq à six experts Japonais qui travaillent au ministère de l’Education. Ils sont aussi envoyés dans les zones rurales pour former les formateurs depuis l’année dernière. En outre, nous avons envoyé dix sénégalais pour des formations de courte durée en informatique et dans la pèche. Pour la formation de longue durée, il y a une initiative que nous appelons Abe pour les masters pour une durée de 2 à 3 ans pour apprendre le business avec l’option de faire un stage de quelques mois dans les sociétés privées japonaises et jusque-là nous en avons envoyé une vingtaine . Le Sénégal est un pays pilote dans différents types de coopération introduits avec succès. Nous pensons néanmoins qu’il est impératif, tout en nous entendant avec le gouvernement, diminuer le nombre de secteurs dans lesquels nous intervenons pour concentrer nos efforts dans les secteurs ou nous sommes les meilleurs. Je pense à l’éducation, la santé et l’agriculture.

Vous avez tenu la dernière conférence Ticad Japon-Afrique au Kenya. Que représente le continent pour le Japon ? 
Le Japon est un archipel qui n’a presque pas de ressources naturelles telles que les minerais, le pétrole, le gaz, le fer, le charbon. Or l’Afrique dispose de toutes ces ressources et est très riche alors que nous devons tout importer. Il se justifie donc que nous veuillons développer une coopération étroite avec le continent pour diversifier notre approvisionnement en ressources naturelles. L’Afrique est aussi un marché pour les sociétés japonaises. Avec la globalisation du monde, nous ne pouvons négliger l’importance du continent. Ainsi, promouvoir des relations bilatérales en aidant l’Afrique à se développer et à dompter l’outil technologique.

Nous sommes un pays qui connaît de dégâts naturels humanitaires. Nous devons accompagner les pays et leurs peuples. C’est dans ce cadre que nous voulons aider au développement de l’Afrique, du Sénégal.

Propos recueillis par Ibrahima Khaliloullah Ndiaye
et Ramata BA (stagiaire)

La commission électorale nationale autonome (Cena) recommande la formation des présidents de bureaux vote en direction des prochaines élections. Cette recommandation est contenue dans le rapport sur l’élection des membres du haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) publié. 

« Une rigueur est requise  dans le choix des présidents de bureaux de vote et procéder à leur formation une fois choisis », souligne la Cena dans son rapport sur l’élection des hauts conseillers. L’organe de contrôle du processus électoral invite l’Etat à prévoir des dispositions dans le Code électoral pour prendre en charge, en plein milieu de scrutin, le problème des électeurs omis, car cela peut créer une atmosphère de suspicion chez les acteurs politiques. La consolidation des listes d’émargement pourrait se faire soixante-douze (72) heures, au moins, avant le scrutin. La Cena invite à veiller à ne laisser dans les périmètres des lieux de vote que les personnes autorisées à y être présentes en fonction de leur titre ou statut. Il est enfin demandé de transmettre à la Cena et aux acteurs politiques concernés les listes des électeurs, au moins une semaine avant le jour du scrutin.

La Cena a aussi fait des recommandations sur le comportement des mandataires des partis politiques et coalitions de partis. En effet, certains mandataires ont eu une mauvaise compréhension de l’heure de la clôture des opérations de dépôt des dossiers de candidatures, déplore le rapport. En outre, des listes d’émargement éditées et transmises ont été reprises plusieurs fois. C'est le jour même du scrutin que des listes additionnelles ont été remises à certains présidents de bureau de vote après que des mandataires ont dénoncé l’omission de certains de leurs conseillers.

La Cena en appelle dés lors à sensibiliser davantage les mandataires sur la nécessité d'un respect plus strict de l’heure de la clôture du dépôt de candidatures ou engager une réflexion sur cette question à la prochaine revue du Code électoral. Il est nécessaire de former les représentants de listes pour une meilleure maîtrise de tout le processus.
Revenant sur l’élection des membres du haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), la Cena a indiqué l’échéance s’est déroulée dans une atmosphère paisible sur l’ensemble du territoire national. Selon le rapport, de la Cena sur l’élection des membres du haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) aucun retard dans la mise en place du matériel électoral n’a été signalé. L’élection des membres du Hcct a obéi au même système organisationnel que celui des élections générales, à savoir la présidentielle, les législatives, les départementales et municipales et le référendum sur le plan des dispositions légales et réglementaires.

Bon déroulement de l’élection des Hauts conseillers
Elle a rappelé que le dépôt des dossiers de candidatures par les mandataires habilités des partis, coalitions de partis et entités regroupant des personnes indépendantes a été clôturé le dimanche 14 août 2016 à minuit. Une commission nationale instituée par l’arrêté n° 11040 du 29 juillet 2016 du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été chargée de recevoir lesdits dossiers, présentés uniquement pour les départements. La commission était composée de onze (11) agents de la Direction générale des élections (DGE). Le travail effectué par la commission de réception des listes de candidatures s’est déroulé en trois (03) étapes. : notification de nom des coalitions de partis et des entités regroupant des personnes indépendantes,  la recevabilité juridique des dossiers de candidatures et la publication définitive des listes recevables au scrutin départemental. 
Oumar BA

Des responsables de l’Alliance pour la République (Apr) dont les ministres Diène Farba Sarr et Mariama Sarr, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Awa Guèye et Me Nafissatou Diop Cissé ont rajouté un épisode de plus à la contestation contre les actions, à Kaolack, de Madame Aminata Touré. Ils ont décrié l’arrivée de l’ancien Premier ministre dans le département de Kaolack. « Nous avons pu constituer de solides bases au prix d’un investissement soutenu, nous n’accepterons pas qu’on veuille nous les dérober sous nos yeux  », a lancé le maire de Kaolack, Mariama Sarr lors d’une Assemblée général. « Nous avons toujours gagné sans le soutien de personne », a ajouté le ministre de la femme.

Le responsable de l’Apr, Diene Farba Sarr a abondé dans le même sens. « La meilleure manière de remporter les échéances électorales est de parvenir à l’unité mise à mal par l’intrusion de l’ancien Premier ministre Aminata Touré. L’unité à laquelle nous aspirons ne s’accommode pas de l’anarchie  », a-t-il indiqué, lors d’un point de presse, à l’issue d’une assemblée générale d’informations sur les inscriptions électorales. Elimane FALL

...Des partisans de l’ancien Premier ministre ripostent
Au lendemain de la sortie de certains de ses camarades contre sa venue à Kaolack, l’ancien Premier ministre a refusé de se prononcer sur la question, mais ses proches ont apporté la réplique. Le président du conseil départemental de Nioro, Momath Sow a pris sa défense. «  Nous ne pouvons pas comprendre qu’on accueille des leaders de partis alliés auxquels on déroule le tapis rouge et dans le même temps qu’on déclare persona non grata à des camarades de parti. Mimi Touré a le droit d’aller où elle veut au Sénégal  », a soutenu le responsable Apr de Nioro. Ironisant sur les accusations d’ambition présidentielle de l’envoyée spéciale du président de la République, il dit nourrir le même rêve de diriger un jour le Sénégal.
D’autres voix se sont levées pour défendre la responsable de l’Alliance pour la République (Apr). « L’ancien premier ministre Aminata Touré est victime d’un vaste complot dont les instigateurs sont des récidivistes. Il appartient au président Macky Sall de prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces enfantillages », se désole Moussa Fall, le leader de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel).

E. FALL

Les marchands ambulants de Sandaga ont annoncé leur décision de s'engager aux côtés du Président Macky Sall pour travailler à l'acquisition de succès les des échéances électorales à venir.

Après avoir mis en exergue la volonté du Chef de l'Etat de les tirer des difficultés auxquelles ils estiment y avoir été mis par le maire de Dakar Khalifa Sall, les marchands ambulants ont manifesté leur détermination à ne ménager aucun effort pour être d'un grand apport à Macky Sall lors des élections à venir.  « Nous vivons tous une traversée du désert par la malveillance du maire de Dakar qui nous a plongé dans des difficultés à n’en plus finir » a martelé Makhoudia Ngom, président du collectif des marchands ambulants de Sandaga. C'est la raison pour laquelle, ces derniers ont crié haut et fort leur engagement à mouiller le maillot pour que le camp de la mouvance présidentielle soit victorieux lors des échéances électorales à venir.

En effet, en prenant une telle décision, les marchands ambulants considèrent que le Chef de l’Etat leur retournera l’ascenseur en s’occupant davantage de leurs problèmes. C’est pourquoi, ils aimeraient que le Chef de l'Etat intervienne dans trois dossiers qui leur paraissent importants. D’abord, le cas du marché Sandaga ayant été récemment brûlé et à propos duquel ils ont demandé au Chef de l'Etat de le réhabiliter et le remettre ensuite à ses occupants comme il a promis de le faire pour le marché central au poisson de Pikine, le marché syndicat  de la même localité ainsi que le marché moderne de Thiaroye Gare. En outre, les marchands ambulants ont émis le souhait de voir le site de Petersen revenir aux marchands ambulants. "Nous appelons le Chef de l'Etat à réviser le décret en vertu duquel, les marchands ambulants avaient été écartés de ce site et de le réattribuer de manière irrévocable aux marchands ambulants en attendant d'y ériger un centre commercial" a déclaré Makhoudia Ngom. Dans le même, les marchands ambulants ont exprimé tout l'espoir qu'ils portent sur le Projet d'appui au secteur informel  pour lequel, ils ont sollicité l'attention du Chef de l'Etat afin qu'il fasse tout pour que leurs projets soient tous financés.

Abdou DIOP 

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