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Politique (1700)

Suite à la clôture du dépôt des candidatures au Haut conseil des collectivités territoriales en fin de week-end, l’heure est à l’examen et au contrôle des dossiers de candidatures. Sur ce, toute liste qui ne prendrait pas en compte les critères de parité et de qualité de conseillers municipaux ou départementaux des candidats retenus  sera rejetée.

A trois semaines des élections pour le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), l’heure est à l’examen et au contrôle des listes de candidature. Les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, principalement la Direction générale des élections (Dge), sont en action. Présentement, la commission chargée des opérations est à pied d’œuvre. Cette dernière veut ainsi s’assurer des critères de conformité des listes qui doivent tenir compte de la question paritaire des candidats, faute d’être rejetée. Aussi, la qualité des candidats retenus doit être conforme au statut des conseillers municipaux ou départementaux, précise une source proche du dossier. Dans le cas contraire, cette source fait savoir qu’au niveau de ladite commission le candidat qui n’est pas en règle sera inéligible.

Le dernier délai pour le dépôt de candidatures était fixé au dimanche 15 août à zéro heure. Si toutes les listes sont acceptées, conformément aux dispositions réglementaires, au total les 38 listes enregistrées dans le cadre de la tenue du scrutin au Haut conseil des collectivités territoriales vont se disputer les 80 conseillers qui seront élus au suffrage majoritaire départemental sur les 150 prévus pour l’institution. Les 70 étant nommés directement par le président de la République.

L’élection des 80 conseillers est prévue pour le 04 septembre prochain. Au moment où les coalitions, partis politiques et entités indépendantes se préparent pour la campagne électorale qui va démarrer dimanche 28 août, à minuit, six partis politiques ont annoncé le boycott des élections arguant que cette nouvelle institution est budgétivore.

Amadou DIOP

Les sorties musclées de certains leaders de l’opposition, en particulier Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye, Malick Gackou et Amsatou Sow Sidibé, entres autres, remettant en cause « l’opportunité » de la mise du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), « une institution budgétivore inutile pour caser de la clientèle politique » doublée d’« une escroquerie politique», n’ont pas laissé indifférente l’envoyée spéciale du président de la République.  Mme Aminata Touré a tenu à rappeler à ceux qui « la pourfendent aujourd’hui » et qui, pourtant,  « l’avaient approuvée hier », le  « fondement légitime incontestable » de cette nouvelle institution.

Selon elle, le Hcct  figurait déjà et à la fois dans les propositions des Assises nationales et dans le « programme Yoonu Yokkuté » du candidat Macky Sall et approuvée par 63% des électeurs lors du référendum de mars dernier. 

Les prochaines joutes électorales afférentes à l’élection des 80 membres du Haut conseil a fini de montrer les profondes divisions des partis politiques de l’opposition qui peinent à trouver un consensus autour des questions essentielles. Si certains ont décidé, malgré leur boycott ou leur rejet du référendum 20 mars dernier, de prendre part à cette compétition, d’autres ont tout bonnement décidé de ne pas cautionner cette  « mascarade de plus » du régime de Macky Sall. C’est suite aux sorties au vitriol des détracteurs de la nouvelle institution, dont l’existence effective a été consacrée par l’adoption le 28 juin 2016 par l’Assemblée nationale de la loi la créant, que l’ancienne première ministre est sortie de sa réserve par un rappel historique. Selon Aminata Touré, le Haut conseil des collectivités territoriales « figurait déjà dans les propositions des Assises nationales et dans le programme "Yoonu Yokkute" du candidat Macky Sall et certains qui le pourfendent aujourd’hui l’avaient approuvé hier ». Qui plus est, « c’est également une recommandation soumise au président de la République par la Commission Nationale pour la Réforme des Institutions présidée par le doyen Amadou Moctar Mbow ».

Consolider la démocratie
En outre, il a par la suite « été approuvé par 63% des électeurs lors du référendum du 20 mars dernier », a-t-elle soutenu. D’où son « fondement légitime incontestable », a-t-elle martelé. Et parce que l’élection au Hcct est, « en partie, une élection indirecte », si l’on n’a pas eu beaucoup d’élus en aux élections locales de 2014, on n’en aura pas plus en 2016 », en a-t-elle déduit. Revenant sur l’importance de cette nouvelle institution, elle  a estimé qu’« elle peut jouer un rôle important dans la consolidation de la décentralisation comme option de développement en ce sens que la  démocratie a atteint un stade où les citoyens veulent participer aux affaires de la cité, mais aussi aux décisions qui touchent leur environnement immédiat, leur terroirs ». Ce qui justifie toute la pertinence et toute l’importance de la « territorialisation des politiques publiques pour que les populations puissent participer à leur propre développement ».
En effet, le Haut conseil des collectivités territoriales « pourrait favoriser le dialogue pour l’intercommunalité des politiques et actions de développement pouvant amener les communes, les départements et les pôles de développement futurs à avoir des plans de développement intégrés en mettant leurs ressources et une partie de leur espaces géographiques en commun afin de développer des projets d’envergure capables d’attirer des investisseurs », a-t-elle soutenu. Il va ainsi « aider à minimiser le risque d’émiettement des politiques publiques locales car les collectivités locales laissées à elles seules auront toujours du mal à impulser le développement local et à attirer des investissements privés qui sont le plus souvent intéressés par des projets importants ». 

Aussi, convaincu que la nouvelle institution « complète le dispositif formel de consultation et de dialogue entre le président de la République, le gouvernement et les élus locaux », elle la perçoit de fait « comme un acquis démocratique car, en plus de la voix des élus et conseillers nationaux, le haut conseil se fera l’écho des préoccupations des populations des terroirs », a-t-elle poursuivi.

’où l’immensité de la tâche qui attend l’institution « et ses membres devront se montrer à la hauteur de ces nouvelles ambitions », a-t-elle conclu.

Mamadou Lamine DIEYE

…Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Apr…
abdou mbowLe vice-président de l'Assemblée nationale et porte-parole adjoint de l’Alliance pour la république (Apr), le parti présidentiel, s’est également  prononcé sur l’opportunité de la mise en place du Haut conseil des collectivités territoriales. Prenant la défense de son mentor, il dit approuver la décision du président de la République de mettre sur pied cette nouvelle institution  qui « est là pour servir et non pour se servir ».

C’est sur les ondes de la Rfm que le député Abdou Mbow a décliné ses points de vue sur le Haut conseil. Selon le porte-parole en second de l’Apr, le Haut conseil des collectivités territoriale « est là pour servir et non pour se servir ».

En outre, « quand on a comme ambition de développer son pays, on ne peut pas ne pas adhérer à des politiques mises sur pied par le présent de la République», a t-il soutenu. Et l’importance de l’institution « ne fait l’ombre d’aucun doute d’autant plus que même ceux qui avaient renoncé au projet lors du referendum participent, aujourd’hui, à ces élections. Ceci montre l’importance de cette institution», a-t-il poursuivi. C’est ainsi qu’au sein de l’Apr, la plus grande formation politique au Sénégal, l’essentiel était « d’investir les meilleurs candidats pour le Haut conseil des collectivités territoriales car ce sont les populations qui sont représentées et pour qu’elles puissent être représentées valablement, il faut que dans les départements, à la base, qu’on puisse faire des choix judicieux », a-t-il soutenu. Aussi en appelle-t-il à ce que l’on puisse « dégager des critères, faire des primaires et que l’on puisse avoir des discussions entre les responsables pour qu’au final on puisse avoir le meilleur choix. C’est ce qui explique aujourd’hui cette divergence que voyez. Mais, il n’entame en rien la cohésion et la disponibilité de tout un chacun», a soutenu le porte-parole adjoint de l’Apr.

M. L. DIEYE

Lors d’un point de presse tenu dimanche par la coalition « Benno Bokk Yakaar », dans le cadre des investitures pour l’élection au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), dix maires de Dakar ont invité leurs élus locaux à envoyer une représentation « de qualité », en votant la liste « Benno Bokk Yakaar ». Ils veulent ainsi, selon eux, « refuser la confiscation des intérêts de  leur département pour des aventures individuelles ».

Significativement, il s’agit des maires des communes des Hlm, des Sicap Liberté, de Fass-Colobane-Gueule Tapée, de Biscuterie, de Cambérène, de Yoff, de Ngor, de Dakar-Plateau, de Gorée et de Grand Dakar, accompagnés des adjoints au maires de Mermoz-Sacré-Cœur, de la Patte d’Oie, des Parcelles Assainies, du Point E, de Hann-Bel-Air.

Ainsi, ils invitent tous les conseillers de Dakar à voter la liste « Benno Bokk Yakaar » « pour refuser la confiscation des intérêts de notre département, pour des aventures individuelles », ont-ils soutenu à travers la voix de porte-parole du jour, Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau. Faisant la lecture de leur déclaration préliminaire, il a renchéri : « Nous nous engageons à porter le plaidoyer qu’il faut, pour que Dakar, capitale de notre pays, soit utilement représenté dans cette institution de la République, à un niveau plus conforme à sa représentativité. Les dix maires ici présents ont décidé, avec responsabilité, à travers leurs élus locaux, à envoyer une représentation de qualité au Hcct, en votant la liste de Benno Bokk Yakaar ». Les concernés lient cette décision au fait qu’ils sont « attachés à la cohérence des actes que nous posons, à la décentralisation et au développement local, conscients que le débat doit porter sur la bonne représentation de notre département, dans cette institution qui sera le cadre d’expression du dialogue des territoires, conscients que nous ne devions pas, par égoïsme, défendre à Dakar des positions qui compromettraient des accords au niveau national, enregistrant la clarification de l’Apr de Dakar de n’être demandeur d’aucun des trois postes », a dit Alioune Ndoye. Au sujet du Haut conseil des collectivités territoriales, ils ont notamment fait comprendre que c’est une institution de la République qui a pour mission essentielle l’approfondissement de notre décentralisation par un développement durable des territoires.

Amadou DIOP

La convention nationale des cadres du Grand parti s'est réunie à Pikine où elle s'est prononcée sur les sujets brûlants de l'actualité nationale. Notamment sur les élections des membres du Haut conseil des collectivités territoriales, le débat sur la nationalité des candidats à la présidentielle, et récemment la tenue du conseil des ministres délocalisé dans la banlieue.

Au cours de la réunion délocalisée à Pikine, les cadres du Grand parti ont dégagé une position tranchée sur la question relative à la participation du parti aux élections des membres du Hcct. Porte-parole du jour, Mamadou Moustapha Wone a expliqué que le Gp est en cohérence avec ses idées et ses positions.

Si bien que de la manière la plus logique, il ne va aucunement participer aux élections des membres du Hcct. « Nous allons tout bonnement boycotter les élections parce que nous estimons que c'est une institution pour le moment inutile. Et, une fois que nous serons au pouvoir, le Hcct sera la première institution que nous allons supprimer parce que nous sommes convaincus qu’il est uniquement destiné à caser une clientèle politique », a rétorqué Mamadou Moustapha Wone.

« La preuve, cette institution a déjà un patron alors qu'elle n'est pas encore installée », poursuit-il. Sur le débat autour de la double nationalité des candidats à la présidentielle, le porte-parole du jour a indiqué que le gouvernement est attendu sur des sujets plus intéressants que celui-ci, précisant que « nous devons tenir compte du fait que le Sénégal est le pays de la Teranga ».

Enfin, les cadres du Gp ont estimé que le conseil des ministres tenu récemment dans la banlieue n'avait pas sa raison d'être. Pour la simple raison que les camarades de Malick Gackou pensent que l'objet visé à travers une telle initiative est de divertir les Sénégalais.

En outre, ils ont mentionné que sur la manne financière de 1.800 milliards de FCfa prévue pour la région de Dakar, la banlieue ne s'est taillée qu’une une infime partie qui ne peut en rien régler les problèmes auxquels les populations qui y vivent sont confrontées. 

Abdou DIOP

D’après le coordinateur départemental de l’Apr de Kédougou, Lesseyni Sy, que nous avons joint au téléphone, la mouvance présidentielle, sur demande des maires des communes rurales, s’est entendue sur la candidature de Nfally Camara, maire de la commune rurale de Tomboroncoto. Il aura comme suppléante Fatoumata Dansokho, conseillère départementale issue du Parti socialiste.

Pour Lesseyni Sy, par ailleurs président du Conseil départemental de Kédougou, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’agitation un peu partout mais heureusement chez nous à Kédougou, tout s’est bien passé. «Au sortir d’une rencontre que nous avons tenue, nous avons pu trouver un terrain d’entente. Vu que tous les postes électifs sont détenus par la commune, les six maires des communes rurales ont demandé solennellement de leur céder ce poste pour qu’ils puissent trouver à leur niveau un candidat. Après discussions, j’ai demandé aux candidats qui se trouvent dans la commune de  Kédougou, surtout au Conseil départemental, de retirer leur candidature et d’accéder à la demande des maires des communes rurales du département qui sont tous aussi, il faut le rappeler, de l’Apr », a-t-il ajouté.

« Nous sommes convenus sur ce point là et nous avons laissé le poste aux maires des communes rurales. C’est après concertations qu’ils sont tombés d’accord sur un candidat en la personne de Nfally Camara, maire titulaire de la commune rurale de Tomboroncoto, choisi par les maires et les conseillers des communes rurales. Le poste de suppléante est revenu à une conseillère départementale qui est aussi une alliée, en la personne de Fatoumata Dansokho qui est issue du Ps », a-t-il explicité.

Ce qui lui fait dire, « donc chez nous il n’y a pas eu de remous comme on l’entend ailleurs. Nous avons respecté la circulaire du directoire de l’Apr qui a demandé un large consensus et une large concertation », a-t-il fait aussi remarquer. Au sujet du quota de 3 conseillers attribué à la région toute entière (le plus bas au niveau national à travers les 14 régions), il a averti que « c’est quelque chose que nous avons eu à déplorer. Je crois que c’est compte tenu du poids électoral. Notre handicap, c’est le poids électoral car on nous reproche partout dans les instances supérieures que nous n’avons pas de poids électoral. Si en plus de cela on ne parvient pas à nous entendre, c’est mal barré pour nous », a-t-il souligné. « Voilà pourquoi cette fois-ci nous avons pu nous entendre, nous avons pu nous unir autour de l’essentiel pour que notre handicap qui est le poids électoral puisse se transformer en atout. On aurait pu avoir pour le département de Kédougou deux conseillers pour le Haut conseil », a tout de même plaidé Leseyni Sy.

A. DIOP

En réunion de coordination pour la relance des activités de sa formation politique dans son fief, le président Ibrahima Sall et ses militants venus en masse, ont réitéré leur compagnonnage avec le président Macky Sall et appelé a plus de respect pour le Model.

« Le président de la République a demandé a ce que nous soyons unis dans la coalition Benno Bokk Yaakar, nous acceptons cette discipline, mais aujourd’hui les militants exigent que l’on respecte plus notre parti, qu’on donne plus de place a notre parti, parce que j’ai l’impression que les gens se trompent sur nous, puisque nous voulons faire de la politique autrement c’est-à-dire, plus de terrain, moins de communication », a d’emblée dit le président Ibrahima Sall.

Le président du Model de reconnaître que Darou Mouhty occupe une « place très importante » dans le développement du Model à travers le Sénégal. « Mais en ce qui concerne la confection des listes en vue des élections au Hcct, nous n’avons pas été d’accord avec nos amis de l’Alliance pour la république (Apr) et de Benno book yaakar (Bby) dans aucune région. Si vous prenez des départements comme Bambey, Kébémer Gossas, ils ont osé proposer au Model des postes de suppléants. Cela n’est pas acceptable », a martelé M. Sall qui a demandé l’arbitrage du président de la République et discuter avec les responsables du Model afin que des solutions soient trouvées, surtout pour les échéances à venir.

Le Model qui a accueilli, samedi, à Darou Mouhty plus de 3.000 membres dont des conseillers départementaux et municipaux transfuges du Parti démocratique sénégalais (Pds), était en réunion pour la relance des activités du parti dans le pays. Cette jeune formation est l’une des rares qui est partie seule aux élections contre des coalitions qu’il a coiffées au poteau à l’arrivée. Compte tenu de tous ces facteurs, le président  Ibrahima Sall, fortement ovationné, de marteler encore : « nous n’accepterons plus, d’être écrasés par des militants de la 25è heure de partis lilliputiens qui passent par la désinformation pour prendre la place des militants comme les nôtres qui œuvrent sur le terrain pour le président de la République».

Mamadou DIEYE

Le débat sur la double nationalité continue de faire des vagues à Saint-Louis. La question a été évoquée par Mayoro Faye, membre du comité directeur du Pds, à l’occasion d’une assemblée générale des libéraux qui s’est tenue samedi dans la capitale du Nord.

En présence de Djibril Sakho et autres responsables libéraux de Gandon, Fass, Mpal, Rao et Gandiole, Mayoro Faye a laissé entendre que « si Karim Wade n’est pas candidat en 2019, il n’y aura pas d’élection au Sénégal », avant de préciser que l’actuel régime cherche tout simplement à éliminer ses potentiels adversaires, notamment Karim Wade, Abdoul Mbaye, etc.En effet, a-t-il poursuivi, le Pds, pendant ces dernières années, a fait preuve d’endurance, de  combativité et de dignité face aux agressions multiples et variées coordonnées par le parti au pouvoir, pour détruire son candidat et ses dirigeants.

Le Pds reste ancré dans l’opposition et se donnera les moyens de conquérir démocratiquement le pouvoir, le gérer et le conserver pour le seul bien-être des Sénégalais, a lancé Mayoro Faye.

Mb. Kh. DIAGNE

Le dépôt des listes de candidature pour les élections au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) ouvert le 30 juillet dernier a été clôturé dimanche à minuit. Au total, 38 listes dont 17 partis politiques, 5 coalitions de partis politiques et 16 entités indépendantes, seront en lice pour le scrutin prévu le 4 septembre sur l’ensemble du territoire national.

Les élections au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) entrent dans leur phase décisive avec la clôture du dépôt des listes dimanche dans la nuit.

Selon le directeur des Opérations électorales au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, El hadji Malick Mbengue, avec un total de 38 listes, il y aura une représentation éparse. Le représentant du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a constaté qu’il n’y aucun couac jusqu’à l’heure de la clôture du dépôt des listes. Il a ajouté que tout s’est bien déroulé dans la sérénité, le respect des normes et la convivialité. Sur les 38 listes déposées à la Direction générale des élections, on constate qu’il y a 5 coalitions de partis politiques, 17 partis politiques et 16 entités indépendantes. Egalement aucune forclusion n’a été constatée par les services du ministère de l’intérieur.

El. H. A. THIAM

La période de dépôt des dossiers de candidatures à l’élection des Hauts conseillers territoriaux, ouverte depuis le samedi 30 juillet, sera clôturée ce dimanche 14 août.

L’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) aura lieu le dimanche 4 septembre. Pour ce scrutin, le collège électoral est composé des conseillers départementaux et des conseillers municipaux.

Le ministre de l’Intérieur a invité tout parti politique, toute coalition de partis politiques ou toute entité regroupant des personnes indépendantes désireuse de participer à l’élection des Hauts conseillers à se rapprocher de la Direction générale des élections (DGE) pour le retrait des dossiers de candidatures.

La campagne électorale en vue de l’élection des hauts conseillers s’ouvre le 28 août 2016 à zéro heure et prend fin le vendredi 2 septembre 2016 à minuit, a indiqué le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra).

Concernant la couverture médiatique, le Cnra a précisé dans un communiqué qu’il n’y a pas de temps d’antenne dans les médias d’Etat.

Le Haut conseil des collectivités territoriales est créé par la loi constitutionnelle n°2016-10 portant révision de la constitution et adoptée par référendum le 20 mars 2016.

Le Hcct comprend 150 membres, dont 80 élus au suffrage indirect. Les 70 restants sont choisis par le chef de l’Etat.

Les membres du Hcct sont désignés pour un mandant de cinq ans. Le Haut conseil reçoit et examine les rapports sur le contrôle de légalité des collectivités territoriales et élabore un rapport annuel destiné au président de la République.

La région de Dakar, compte tenu de son poids démographique, se retrouvera avec 10 Hauts conseillers dans le futur Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).

Selon le décret du 27 juillet 2016 portant répartition des sièges au scrutin majoritaire départemental pour l’élection des Hauts conseillers, ces 10 élus sont ainsi répartis : Dakar (3), Guédiawaye (2), Pikine (3) et Rufisque (2).

La Loi organique du 14 juillet 2016 fixe le nombre de Hauts conseillers territoriaux à 150, parmi lesquels 80 sont élus au scrutin majoritaire à un tour sur une liste départementale, précise le décret.

Dans chaque département sont élus 3 Hauts conseillers au plus et 1 Haut conseiller au moins. Le nombre de Hauts conseillers à élire est déterminé par décret en tenant compte de l’importance démographique respective de chaque département.

La région de Diourbel aura 7 élus, issus des départements de Bambey (2), Diourbel (2) et Mbacké (3), tandis que Fatick se retrouvera avec 5 Hauts conseillers, dont 2 pour le département de Fatick, 2 pour le département de Foundiounge et 1 pour Gossass.

Les 6 Hauts conseillers de la région de Kaffrine sont ainsi répartis : 1 pour Birkelane, 2 pour Kaffrine, 2 pour Koungheul et 1 pour Malem Hoddar.

La région de Kaolack aura 5 élus, avec pour Guinguinéo (1), Kaolack (2), Nioro (1), tandis que les trois départements de la région de Kédougou (Kédougou, Salémata et Saraya) se trouveront avec chacun 1 seul élu.

La région de Kolda aura elle droit à 5 Hauts conseillers, à raison de 2 pour le département de Kolda, 1 pour Médina Yéro Foulah et 2 pour Vélingara.

A Louga, il y aura 6 élus, avec 2 pour chacun des trois départements (Louga, Kébémer et Linguère).

La région de Matam aura droit à 5 élus : 2 pour le département de Kanel, 2 pour celui de Matam et 1 pour Ranérou Ferlo.

La région de Saint-Louis élira 6 Hauts conseillers répartis en raison de deux pour chacun de ses trois départements : Dagana, Podor et Saint-Louis. Sédhiou aura 4 élus dont 1 pour le département de Bounkiling, 2 pour Goudomp et 1 pour Sédhiou.

Pour la région de Tambacounda, la répartition se présente comme suit : Bakel (1), Goudiri (1), Koumpentoum (1) et Tambacounda (2), alors qu’à Thiès, la clé de répartition donne les résultats suivants : Mbour (3), Thiès (3) et Tivaouane (2).

La région de Ziguinchor aura 5 Hauts conseillers qui seront à élus à Bignona (3), Oussouye (1) et Ziguinchor (1).

Source : APS

L’élection des Hauts conseillers prévue le dimanche 4 septembre prochain se fera avec une campagne spéciale. Puisqu’il n’y aura pas de temps d’antenne dans les médias d’Etat. En outre, selon le Cnra, il est interdit aux médias, publics et privés, de se livrer à toute forme de propagande.

La campagne électorale pour l’élection des Hauts conseillers s’ouvre le 28 août 2016 à zéro heure et prend fin le 2 août 2016 à minuit. L’annonce a été faite par le Conseil nationale de régulation de l’audiovisuel (Cnra) qui précise que la campagne électorale est ouverte « sept (7) jours avant la date du scrutin et prend fin la vieille du scrutin à minuit». Dans le même communiqué qui nous est parvenu, le Cnra rappelle que le scrutin en tant que tel est prévu le dimanche 4 septembre 2016. Pour ce qui concerne la couverture médiatique, le Cnra rappelle qu’il n’y a pas de temps d’antenne dans les médias d’Etat (Article Lo 190-20 de la loi relative à l’élection des hauts conseillers, alinéa 1). Toutefois, précise-t-on, pour ce qui concerne la couverture médiatique de la campagne électorale, l’article LO 129 du code électoral est applicable (article Lo 190-20, alinéa 3).

Pendant la campagne, signale-t-on au Cnra, « est interdite l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse, de la radiodiffusion et de la télévision (article L 61 du code électoral, alinéa 5). Cette disposition est aussi valable à la précampagne. « Pendant la période précédant l’ouverture officielle de la campagne électorale,  est interdite toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux publics et privés », précise le Cnra en citant l’article L61 du code électoral. Pour des soucis d’équilibre et d’équité, l’institution dirigée par Babacar Touré invite les médias, publics et privés, au respect des règles. « Les médias publics ou privés de l’audiovisuel, de la presse écrite ou utilisant tout autre support qui traitent de la campagne sont tenus au respect rigoureux des règles d’équité et d’équilibre dans le traitement des activités des candidats ou listes de candidats pendant la campagne électorale » (article L61 du code électoral, dernier alinéa).

Le Cnra entend toutefois veiller à ce que le principe d’égalité entre les candidats soit respecté dans les programmes d’information du service public de radiodiffusion télévision en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations, écrits, activités des candidats et la présentation de leur personne. Pour ce qui concerne le « cas spécifique » des radios communautaires, le Cnra précise qu’elles ne peuvent,  en aucun moment, diffuser des informations, messages ou débats à caractère politique. Enfin, le Cnra en appelle à l'esprit de responsabilité de tous les acteurs pour le strict respect de ces dispositions.

Maguette NDONG

« Nous devons comprendre que l’enjeu de taille, c’est l’avenir d’une génération, celle qui n’a jamais connu le plein emploi et que la crise financière et sociale a plongée dans le désespoir ». C’est l’appel lancé par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, à Matam, à l’occasion de la Journée internationale célébrée en marge des Vacances citoyennes.

L’édition de cette année a pour thème : « En route vers la réalisation des Odd (objectif de développement durable) en 2030 : Les jeunes s’engagent ». M. Niang a indiqué que l’engagement dans la réalisation des Odd est de toujours concourir à la réalisation du dividende démographique en tenant en compte de l’horizon temporaire.

Mais, a insisté le ministre, « le plus important reste l’urgence qu’il y a toujours à placer l’emploi des jeunes, leur formation professionnelle et la promotion de leur santé sexuelle et reproductive au cœur des préoccupations politiques ».

Pour Mame Mbaye Niang, « nous savons tous ce que représente un emploi, surtout pour un jeune : une autonomie financière, l’accès au logement, peut-être même l’espoir de fonder une famille ». C’est pour faire face à cela que le président Macky Sall a de nouveau mis à la disposition de la jeunesse sénégalaise une enveloppe financière de 3 milliards de FCfa pour la promotion de leur auto-emploi, a-t-il souligné, en présence du ministre-conseiller Youssou Ndour, de la représentante résidente de l’Unfpa, Andrea Wojnar Diagne et du député Sira Ndiaye.

Pour sa part, le ministre Youssou Ndour a appelé les décideurs politiques, la société civile et les fondations à joindre leurs efforts pour l’atteinte des Odd. « Investir dans la jeunesse d’aujourd’hui, c’est investir pour le développement durable », a avisé M. Ndour.

De son côté, la représentante résidente de l’Unfpa au Sénégal a relevé que la situation démographique mondiale constitue un défi majeur. Au Sénégal, a-t-elle noté, le recensement de 2013 montre qu’un Sénégalais sur trois est âgé de 10 à 24 ans. A son avis, « le Sénégal ne pourra s’engager sur la voie de l’émergence que lorsque les jeunes seront en bonne santé, instruits, bien formés et équipés pour saisir les opportunités de développement ».

L’occasion a été saisie par le ministère de tutelle et l’Unfpa pour lancer la ligne verte « Gindima » qui offre aux jeunes des informations utiles en santé de la reproduction, en prévention du Vih/Sida, etc. Cette ligne gratuite (200 365) est accessible tous les jours et à toute heure.

Correspondance particulière
de M. L. BADJI

Guy Mesmin Adoua Oyila est le nouveau représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Sénégal. Il a, récemment, présenté sa lettre de mission au ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye.

Nommé à ce poste par la directrice exécutive Ertharin Cousin, M. Adoua aura la charge de diriger les opérations d’assistance menées par le Pam au Sénégal. En 2016, le Pam compte assister quelque 500.000 personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition à travers des programmes et projets visant à contribuer aux politiques menées par le gouvernement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, du développement rural et de la résilience.

« C’est un honneur pour moi d’être choisi pour diriger le bureau du Pam au Sénégal. Un pays dont je salue la stabilité politique ; ce qui me permettra, en parfaite collaboration avec les autorités gouvernementales et les institutions internationales présentes dans le pays, de poursuivre les activités menées en faveur direction des personnes les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition », a souligné M. Oyila. Il a intégré le Pam en 1997, ce qui lui confère une bonne connaissance de l’agence onusienne et une grande expérience dans ses opérations, plus particulièrement en Afrique. Ses différentes fonctions au Pam l’ont mené successivement au Rwanda, en République démocratique du Congo puis en Centrafrique.

De nationalité congolaise (de la République du Congo Brazzaville), M. Adoua est titulaire du diplôme d’Ingénieur en développement rural et a bénéficié de plusieurs formations dans les domaines de la nutrition appliquée. Avant de rejoindre le Pam, il a évolué au sein du Laboratoire d’études sur la nutrition et l’alimentation de l’Institut français de recherche pour le développement (ex-Orstom).

El. H. A. T.

La secrétaire nationale en charge de la Coopération et du développement des Républicains veut que l’aide apportée à l’Afrique par les pays développés soit revue. Coumba Diokhané l’a fait savoir au cours d’un petit déjeuner de presse organisé, hier, dans le cadre d’une campagne de vulgarisation du programme des Républicains pour la prochaine campagne électorale.

Une nouvelle opération de charme pour le parti des Républicains. En effet, sa secrétaire nationale en charge de la Coopération et du développement, Coumba Diokhané, a profité de ses congés au Sénégal pour lever le voile sur certains points de la feuille de route de son parti pour la reconquête du pouvoir. Coumba Diokhané a déclaré que l’Afrique occupe une place de choix. « La coopération entre la France et l’Afrique date d’un certain nombres d’année. C’est pourquoi nous estimons qu’il faudrait revoir la façon dont les pays développés aident l’Afrique », indique-t-elle. Mme Diokhané précise qu’on n’est pas aujourd’hui dans une logique d’aide, mais plutôt celle d’un partenariat gagnant-gagnant dans l’intérêt des pays européens, particulièrement de la France. Elle doit, selon la républicaine, retrouver sa place en Afrique, dans l’intérêt des Africains. Par conséquent, l’élue d’Evreux estime que la France doit pouvoir faire face à une concurrence économique rude en Afrique face aux Chinois, aux Turcs, etc.

Dans cette même forme de partenariat, sa coalition souhaiterait voir les Africains se déployer dans toutes ces stratégies. « L’idée est d’accompagner l’émergence de l’Afrique », a indiqué Mme Diokhané. La question sur les Accords de partenariat économique (Ape), celle du terrorisme, de la sécurité, entre autres, ont occupé les débats. Parlant des nombreuses critiques relatives aux Ape, Coumba Diokhané est convaincue que les Ape sont dans l’intérêt de l’Afrique. Car, déclare t-elle, on est aujourd’hui dans une mondialisation qui doit permettre à toutes les entreprises de pouvoir traverser d’un continent à un autre. Ceci dit, il est temps que les Africains se posent des questions sur comment on pourra aider au perfectionnement des entreprises qui vont pouvoir faire face à la concurrence mondiale et pénétrer les marchés africains. « Si nous n’avons pas cette norme en Afrique alors qu’on a des entreprises européennes qui pénètrent le marché africain, la concurrence ne se fera pas », explique-t-elle. Non sans préciser qu’ une bonne coopération, c’est aider les entreprises africaines à pouvoir se regrouper, à pouvoir faire face à la concurrence mondiale, aider les petites et moyennes entreprises à se développer, mais aussi permettre aux autres structures à l’étranger de conquérir des marchés. « Il faut un effort de faits par rapport à la normalisation des produits qui doivent conquérir les marchés européens », souligne-t-elle.

Parlant du terrorisme, elle reconnaît que c’est un phénomène mondial qu’il faut prendre au sérieux. « Que l’on soit de la droite ou de la gauche, nous devons unir nos forces afin de vaincre cette terreur qui menace le monde. Aucun pays ne peut aujourd’hui prétendre lutter seul contre ce phénomène. Par conséquent, nous estimons qu’il faut partager les informations et mutualiser les stratégies et luttes ».

Tata SANE

La laïcité continue d’alimenter les discussions au Sénégal. Une nouvelle fois, c’est le groupe « Refondation nationale » qui milite pour un débat citoyen qui a engagé la réflexion en vue d’arriver à un consensus.

C’est un débat qui est remis au goût du jour. Ce débat c’est celui de la laïcité, concept que le président de la République Macky Sall avait voulu, lors du dernier référendum, « rendre intangible » pour arriver à un consensus sur la question. A cet effet, le Groupe « Refondation nationale », une sorte de think-tank qui a pour ambition « d’approfondir et de recentrer les débats nationaux autour de questions d’intérêt général », organise une table ronde sur la question. Le thème « La laïcité en questions » réunit d’éminents spécialistes, des professeurs d’université et des acteurs de la société civile. Tous sont mus par une volonté commune de discuter afin de parvenir à « une logique de convergence » sur la question de la laïcité.

Dans son intervention, le Dr Cheikh Guèye, coordonnateur du Groupe « Refondation nationale », relève le caractère « politicien » du débat sur la laïcité. Pour lui, cette question oppose deux camps distincts. Le premier regroupe, selon lui, les organisations religieuses de diverses obédiences, les confréries, les associations religieuses islamiques. Ces différentes structures rejettent la laïcité et souhaitent que nos références soient tirées de l’éthique, des vertus sénégalaises, des enseignements des fondateurs des confréries et de l’Islam, des arabisants et des sommités islamiques. L’autre camp, plutôt favorable à cette laïcité, est incarné par la classe des intellectuels, les francophones, les fonctionnaires, les universitaires et les défenseurs des droits de l’homme.

« Ce débat me dérange »
Outre la laïcité, ces deux camps s’opposent sur bien d’autres points, tels que le code de la famille, les enfants de la rue, les droits et libertés, la parité, l’appui de l’Etat aux groupes religieux, l’enseignement, le statut des villes religieuses, etc. « Toutefois, précise Cheikh Guèye, ces deux camps sont d’accord sur le retour aux valeurs, sur les questions de souveraineté internationale, sur la nécessité de refonder nos institutions, etc. ». Au delà des deux camps qui s’affrontent sur la question, M. Guèye signale que dans un Etat laïc, il ne doit pas y avoir ni privilège, ni discrimination découlant d’une appartenance ou non à une confrérie et confession. A cet effet, il a rappelé que les Assises nationales ont bien été un « moment très important de convergences » entre les acteurs. Prenant le contrepied de M. Guèye, Ndèye Ndiaya Ndoye, activiste et psychopédagogue de formation, est agacée par ce débat sur la laïcité. « Ce débat me dérange », dit-elle, ajoutant que tout doit être concentré sur « le vivre ensemble ».

Pour ce faire, elle met en avant les valeurs de générosité, de tolérance et d’honnêteté. « Pour moi, le vivre ensemble c’est de pouvoir s’adapter à un contexte, à une situation et cela renvoie à une éducation rigoureuse », ajoute Mme Ndoye. Moussa Mbaye d’Enda Tiers monde est du même avis que Ndèye Ndiaya Ndoye sur la promotion du vivre ensemble. « Engageons la discussion, critiquons, mais surtout construisons notre sens commun », souligne le coordonnateur d’Enda Tiers monde. L’historienne Penda Mbow semble rejoindre les tenants de la thèse du « vivre ensemble ». D’autant plus que par rapport à la question de la laïcité « toute la réflexion a été faite, tout a été dit ». Aujourd’hui, Penda Mbow estime qu’il est impossible d’aller au-delà en matière de réflexion. Les panélistes de cette table ronde vont certainement proposer quelque chose allant dans le sens d’une convergence sur la question de la laïcité.

Maguette NDONG

Réunis en Bureau politique jeudi, les responsables du Mouvement pour la démocratie et la liberté (Model) ont fustigé le comportement de certains responsables de l’Apr. Selon le communiqué, le Model serait mis à l’écart par des aperistes pour les candidatures à l’élection Haut conseil des collectivités territoriales du 4 septembre. Le Bp dirigé par Ibrahima Sall s’insurge contre ce comportement qu’il juge « boulimique et qui va à l’encontre des directives du président Macky Sall ».

D’après le communiqué du Bureau politique du Model, cette situation risque de compromettre les alliances futures lors des prochaines élections législatives de 2017 et la présidentielle en 2019. Rappelant que le Model a été membre fondateur de la coalition “Macky 2012”, le Bp en appelle à l’arbitrage du président de la République pour remettre « les pendules à l’heure, pendant qu’il est encore temps ». Le Model de rappeler que cette situation n’est pas une première : « Il en était ainsi lors des élections législatives de 2012, les locales de 2014, au moment de la désignation des membres du Conseil économique, social et environnemental ». Ce qui avait poussé le Model à présenter ses propres listes. Selon le président du Model, Ibrahima Sall, dans les localités où le parti est majoritaire, pris individuellement ou largement représenté, il n’y a eu aucun consensus. Il cite Kébémer, Gossas, Koungheul, Bignona, Bambey, etc.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Sen) s’est réuni hier. A l’ordre du jour, le Sen de l’Apr a suivi des informations et s’est penché sur les préparatifs de l’élection du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), indique le communiqué reçu. Le président Macky sall a beaucoup insisté sur l’unité et la cohésion entre les responsables de l’Apr et ceux de « Benno Bokk Yakaar ».

Abordant les prochaines échéances électorales pour le Haut conseil des collectivités territoriales, le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, a fortement insisté sur l’unité et la cohésion entre les responsables du parti, mais aussi et surtout de la coalition « Benno Bokk Yakaar ». Les membres du Sen ont répondu favorablement à l’appel du président pour l’ouverture, l’unité et la cohésion entre responsables pour une victoire écrasante et sans équivoque aux prochaines élections.

Aussi, le Sen a reconnu l’enjeu que représente le Haut conseil destiné à approfondir la décentralisation et consolider le pouvoir local dans le cadre de la mise en œuvre de notre politique d’émergence. Dans son intervention, le président du parti a également insisté sur la discipline de parti, gage de réussite et de stabilité pour toute organisation. Le Sen a vivement félicité le président de la République pour son initiative de la mise en place du Haut conseil de collectivités territoriales, son ouverture d’esprit, son sens du dialogue et sa démarche consensuelle.

Il exhorte tous les militants et responsables du parti à s’adapter à ces principes cardinaux qui caractérisent la démarche du président Macky Sall. Enfin, conclut le document, le Sen a décidé d’envoyer des missions dans tous les départements du pays pour sensibiliser ses conseillers sur l’enjeu de l’élection et les informer sur le processus électoral et l’importance du Haut conseil des collectivités territoriales.

El. H. A. THIAM

Née en 1956, Mme Christiana Figueres est une diplomate chevronnée du Costa Rica. Elle a occupé de nombreux postes politiques, économiques, stratégiques dans son pays et sur la scène internationale. Son dernier poste est celui de Secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Ccnucc) qu’elle a occupé durant deux mandats de trois ans de 2010 à 2016. Aujourd’hui, celle que l’on surnomme « ex-Madame Climat » de l’Onu ambitionne, avec comme priorités « la construction de la paix et du développement », de briguer le poste de secrétaire général des Nations Unies en remplacement de Ban Ki-Moon.

Dans cette interview qu’elle nous a accordée en anglais et que nous avons transcrite, elle revient sur ses profondes motivations, sa vision, bref les axes prioritaires de sa politique, une fois élue à ce prestigieux poste d’une institution forte de 193 Etats membres.

Mme Christiana Figueres, vous avez décidé de vous présenter au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Quelles sont vos réelles motivations ?
Les motivations de ma candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies sont les mêmes que j’ai toujours eues toute ma vie entière. Ce sont des motivations fondées sur des interrogations telles que comment nous pouvons faire pour améliorer la vie des gens partout dans le monde, améliorer la vie de chaque être humain. Et particulièrement comment faire pour améliorer la vie des personnes qui n’ont point d’opportunités ; ces gens qui sont les plus dépendants, les plus marginalisés. Et je pense profondément que les Nations Unies ont plus de responsabilité d’apporter la paix et le développement dans le monde et spécifiquement pour apporter la paix et le développement à ceux-là qui, urgemment, en ont le plus besoin.

Il est certes évident que vous n’êtes pas en terrain inconnu, mais comment comptez-vous véritablement vous y prendre ? Vos priorités reposeront essentiellement sur quels axes une fois à la tête de cette institution internationale ?
Mes priorités seront en premier lieu les priorités établies par les Nations Unies, qui sont celles de soutenir et de promouvoir davantage de paix active à travers le monde et cela est fait d’un côté par de bons bureaux pour résoudre des conflits qui existent déjà et qui sont en mouvement, mais c’est aussi, d’un autre côté, d’éviter des conflits dans le futur en offrant des opportunités et des possibilités aux gens qui n’en ont pas maintenant. Donc construire la paix et le développement seront mes priorités.

Devant l’extrémisme et le radicalisme tous azimuts, comment comptez-vous venir à bout de ces fléaux mondiaux qui secouent nos vies de tous les jours et un peu partout dans le monde ?
Je pense qu’il y a des choses que nous pouvons faire contre l’extrémisme et le radicalisme. L’une est certainement d’être en mesure d’identifier et de mettre fin à ce qui pourrait constituer un groupe à tel point que les gens qui sont prêts à ces genres attaques diminuent. Mais l’autre point important est de changer cette perception de beaucoup de jeunes gens qui sont si frustrés et qui, dans certains cas, peuvent être attirés par ces groupes extrémistes. Nous devons changer cette éventualité en leur ouvrant des opportunités ou en établissant entre eux et la société des liens forts pour que la tentation qu’ils ont d’aller vers l’extrémisme et le radicalisme, pour quelque raison que ce soit, diminue.

Nombreux sont ceux qui disent que l’Onu est à la solde des Etats-Unis. Cela sous-entendrait-il qu'il n’y aurait pas une autonomie véritable des Nations Unies pour un monde plus juste et paisible ? Autrement comment comptez-vous renverser cette tendance dans l’imaginaire populaire ?
Le fait est que les Nations Unies ne sont ni dépendantes, ni à la solde d’aucun autre pays. Les Nations Unies rassemblent tous les 193 Etats membres à travers le monde. Et tous les gouvernements de ces Etats membres ont une considération pour les Nations Unies et particulièrement collaborent pour améliorer la confiance entre l’ensemble des nations.

Vous étiez la Secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Ccnucc), globalement quels sont les enseignements que vous tirez de votre mandat la tête de cette institution ?
Ce que j’ai appris à la tête de cette institution, c’est qu’il est possible d’amener tous les pays à travailler ensemble. Qu’il est important de respecter les différents besoins et intérêts de tout pays pris séparément. Chaque pays est différent de l’autre du point de vue de son histoire, de son développement… et qu’il est très important de comprendre ces différences et d’appuyer ces différences et qu’il est en même très important de trouver les bases sur lesquelles les pays peuvent collaborer entre eux et s’entraider pour trouver des opportunités gagnant-gagnant pour que ce soit bénéfique pour chacun.

Propos recueillis par Amadou DIOP

A l’occasion de la première session extraordinaire de l’année 2016, les députés ont adopté hier le projet de loi n° 21/2016 portant refonte partielle des listes électorales. Les électeurs sont ainsi désormais appelés à confirmer leur inscription sur les listes électorales. Une opération qui sera suivie « des radiations automatiques subséquentes en vue de conférer au fichier sa taille réelle ». L’idée étant de mettre fin au « stock mort» et de radier aussi les électeurs qui ne souhaitent pas figurer dans le fichier électoral.

La séance a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, en présence des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo et de Mansour Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions. Les débats auront été houleux, entrecoupés à bien des occasions par différentes motions exigeant le renvoi en commission ou de surseoir à la délibération de la part de certains députés, mais au finish les débats auront bel et bien été tenus avant d’aboutir au vote de ce projet de loi. Dans le cadre de l’exposé des motifs, le ministre de l’Intérieur a relevé, tel que rapporté par le rapport de la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, que dans le cadre du renforcement de notre démocratie à travers des élections fiables et transparentes, il avait été jugé nécessaire de procéder à une refonte. Il a ajouté qu’il a été constaté une moyenne annuelle évaluée à trente mille personnes décédées qui figurent toujours dans le fichier. « Il s’y ajoute un taux de 1,8 % des électeurs qui changent de domicile sans modifier leur adresse électorale ainsi qu’un nombre impressionnant de cartes non retirées depuis la refonte de 2005-2006 et qui sont estimées à plus de trois cents mille », a-t-il indiqué. Selon le ministre, la population électorale réelle apparaît surévaluée, engendrant une masse d’électeurs inactifs appelées « stock mort » comme l’a révélé un audit du fichier électoral intervenu en 2011.

Fusion des votes civil, militaire et paramilitaire
D’après Abdoulaye Daouda Diallo, en vue d’apporter des correctifs à ces situations, il a été jugé nécessaire pour tout électeur, établi sur le territoire national ou à l’étranger, de procéder à la confirmation de son inscription sur les listes électorales.  « De ce fait, après cette opération, il sera procédé aux radiations automatiques subséquentes afin de conférer au fichier sa taille réelle. Dans un souci de rationalisation et d’harmonisation, il est proposé de faire voter les militaires et paramilitaires en même temps que les civils, d’où la nécessité de fusionner les deux fichiers spécifiques les concernant », a-t-il souligné. Précisant qu’un audit physique de tous les électeurs sera opéré par leur passage devant les commissions administratives instituées pour recueillir confirmation de leur inscription et que tous les électeurs décédés et ceux qui ne souhaitent pas figurer dans le fichier seront radiés.

Couplage avec la carte d’identité biométrique
Mieux, dans le cadre de cette opération, le ministre a fait comprendre que cette refonte sera couplée avec la carte d’identité biométrique à puce Cedeao, instituée par la loi n°2016-09 du 14 mars 2016, « plus moderne et plus sécurisée dans sa conception ». « Ainsi les données électorales figureront désormais au verso de la carte d’identité biométrique Cedeao pour les électeurs qui ont confirmé ou demandé leur inscription auprès des commissions administratives instituées, à cet effet. Celles-ci procéderont aussi à la révision des listes électorales pour les élections législatives de 2017 », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo qui n’a pas manqué de rappeler que la version initiale (de ce projet de loi) a subi des amendements tant dans l’exposé des motifs que dans le dispositif, suite à son retrait qui a permis, selon lui, sa discussion à la commission de revue du code électoral. Au sujet des cartes d’identité biométriques à puce Cedeao, il a informé qu’il faut « détenir cette carte à partir du 1er janvier 2017. Il s’agira de faire prendre les dix doigts et la présence physique est obligatoire pour avoir la nouvelle carte d’identité biométrique à puce Cedeao. D’ici là, 4 millions de cartes d’identité devront être renouvelées ». Aussi, il a fait savoir que les opérations pour la carte d’identité et la confirmation ou inscription sur les listes électorales se feront au même endroit.

Par Amadou DIOP

Partout dans le pays, c’est l’heure des investitures des candidats au Haut Conseil des collectivités territoriales. En attendant le vote des conseillers municipaux et départementaux le 4 septembre prochain, nos correspondants font le point.

Réunion du Sen de l’Apr : Macky Sall insiste sur l’unité et la cohésion des militants
Le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Sen) s’est réuni hier. A l’ordre du jour, le Sen de l’Apr a suivi des informations et s’est penché sur les préparatifs de l’élection du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), indique le communiqué reçu. Le président Macky sall a beaucoup insisté sur l’unité et la cohésion entre les responsables de l’Apr et ceux de « Benno Bokk Yakaar ».

Abordant les prochaines échéances électorales pour le Haut conseil des collectivités territoriales, le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, a fortement insisté sur l’unité et la cohésion entre les responsables du parti, mais aussi et surtout de la coalition « Benno Bokk Yakaar ». Les membres du Sen ont répondu favorablement à l’appel du président pour l’ouverture, l’unité et la cohésion entre responsables pour une victoire écrasante et sans équivoque aux prochaines élections.

Aussi, le Sen a reconnu l’enjeu que représente le Haut conseil destiné à approfondir la décentralisation et consolider le pouvoir local dans le cadre de la mise en œuvre de notre politique d’émergence. Dans son intervention, le président du parti a également insisté sur la discipline de parti, gage de réussite et de stabilité pour toute organisation. Le Sen a vivement félicité le président de la République pour son initiative de la mise en place du Haut conseil de collectivités territoriales, son ouverture d’esprit, son sens du dialogue et sa démarche consensuelle.

Il exhorte tous les militants et responsables du parti à s’adapter à ces principes cardinaux qui caractérisent la démarche du président Macky Sall. Enfin, conclut le document, le Sen a décidé d’envoyer des missions dans tous les départements du pays pour sensibiliser ses conseillers sur l’enjeu de l’élection et les informer sur le processus électoral et l’importance du Haut conseil des collectivités territoriales.

El. H. A. THIAM

Boubacar Mané et Coumba Baldé choisis à Kolda…
Le maire de Mampatim, Boubacar Mané, par ailleurs membre du Parti socialiste et Coumba Baldé de l’Alliance pour la République vont représenter le département de Kolda au Haut Conseil des collectivités locales. La décision a été prise par le comité départemental d’investiture mis en place par l’Apr et ses alliés de la coalition « Benno Bok Yaakaar » lors d’une réunion.

Ces deux responsables politiques voient ainsi leur candidature validée par l’instance départementale chargée de désigner les deux candidats titulaires et leurs suppléants aux élections du 4 septembre prochain. Ils ont été choisis à la suite de plusieurs tractations entre responsables de l’Apr, d’une part, et de la coalition « Benno Bok Yakaar », d’autre part. Les deux parties se sont entendues sur le mode de désignation des candidats qui prévoit, dans le cadre de l’application de la loi sur la parité, un ticket composé d’un homme et d’une femme. Le premier appartenant aux partis alliés et le second issu des rangs du parti présidentiel. Mais, ce choix ne semble pas avoir emporté l’adhésion d’autres responsables politiques de l’Apr qui pourrait ainsi se retrouver avec deux listes de candidats à ces élections, à moins qu’une solution consensuelle ne soit trouvée d’ici là.

En attendant, neuf maires de communes d’arrondissement de Mampatim, Dioulacolon et Saré Bidji ont décidé de créer le Mouvement « Kawral Fouladou » pour se faire entendre. Ils se démarquent du choix porté sur les candidats désignés par le comité départemental d’investiture. Le maire de Bagadadji, Massière Touré, et Coumba Sow, adjointe au maire de Dioulacolon, ont été choisis pour conduire cette liste, selon un communiqué remis à la presse.

La situation est quasiment identique dans le département de Vélingara où l’Apr se retrouve avec 17 candidats pour un seul poste. Le second poste devant revenir aux partis alliés de la coalition Bby. Et c’est Fatou Niane du Ps qui est pressentie à ce poste. Les responsables de l’Apr s’étaient retrouvés à Vélingara et à Kounkané pour tenter d’arrondir les angles. Mais, visiblement ça n’a pas servi à grand-chose puisque les 17 candidats maintiennent encore leur position.

Mamadou Aliou DIALLO

…Serigne Sidy Mbacké, partant à Touba
Désigné par le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Serigne Sidy Mbacké a vu ses concurrents au poste se désister. Suite à l’annonce du choix du Khalife général sur la personne de Serigne Sidy Mbacké faite par Serigne Cheikh Bara Maty Lèye, les autres candidats se sont retirés. Même si ce choix ne fait pas l’unanimité, le maire Abdou Lahat Kâ a confirmé, au nom de ses pairs, que les conseillers qui ont approuvé le choix du khalife général à plus de 90% vont soutenir le candidat Mbacké. Le maire a, toutefois, invité le préfet à aménager deux bureaux de vote en  prenant en considération le nombre de 834 électeurs, dont une majorité de personnes âgées à ne pas retenir trop longtemps.

Mamadou DIEYE

…Des candidatures multiples à Fatick…
Les conseillers et conseillères membres de la coalition « Benno Bokk Yakaar » du département de Fatick se  sont réunis, mercredi, en vue de choisir ou de proposer des candidats pour les élections du Haut conseil des collectivités locales (Hccl) du 4 septembre prochain. Lors de cette concertation tenue au centre culturel, le consensus n’a pas été trouvé autour de deux candidats.

Le député Papa Birame Touré, maire de la commune de Diakhao, a expliqué que cette réunion est conforme aux instructions du président de l’Apr, Macky Sall, pour des propositions de candidatures. Selon lui,  lors d’une rencontre à laquelle a pris part l’ensemble des membres de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Afp, Ps, Apr, Ld, coalition Macky 2012), les candidatures multiples ont été proposées après un large débat qui s’est déroulé dans la sérénité. Aussi, Pape Birame Touré a indiqué que le dernier mot appartient à la direction de l’Apr ou de la coalition Bby. Quant au responsable Aly Koto  Ndiaye, il a lancé un appel à tous les conseillers du département pour rappeler que les candidatures qu’ils  vont  porter  pour le compte de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » sont ceux de la coalition Bby. Aussi a-t-il appelé les conseillers à voter pour n’importe quel candidat qui serait retenu pour la coalition Bby. Il a ajouté que les responsables doivent comprendre que  tout le monde ne pas être présent au Haut conseil. « Le candidat potentiel qui serait retenu doit être considéré comme le candidat de tous les conseillers, de tout le département de Fatick », a-t-il conclu. 

Oumar  Ngatty BA

…16 postulants de l’Apr pour un poste à Goudiry
Ce sont 16 conseillers de l’Apr qui se sont inscrits à la candidature du seul poste mis à la disposition du département de Goudiry. Après plus de 8 heures de rencontre et de débats infructueux, Djimbo Souaré, le coordinateur de l’Apr, a décidé de s’en remettre au président de « Benno Book Yakaar ». Conformément aux termes de la résolution leur enjoignant l’ordre de désigner le candidat du département et de le faire dans le cadre de la coalition Bby, une rencontre a été convoquée par le député Djimo Souaré et ses camarades de la coalition, Thiédel Diallo du Ps et de Diambel Diaw de l’Afp. Après plusieurs heures de discussion, aucun consensus n’a été trouvé par l’Apr pour la désignation du candidat au Haut conseil des collectivités territoriales.

P. D. SIDIBE

Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, cette loi a bien fait l’objet de beaucoup de modification aussi bien dans le fond que la forme. « Il n’y a pas meilleure révision que celle-là, il n’y a pas un processus plus transparent que cela. On va respecter le processus, le calendrier électoral.

Si tout va bien Inch Allah, au mois de mai 2017, on va aller vers les élections législatives », a-t-il indiqué.

Le Professeur Abdoulaye Bathily, ancien ministre d’Etat, au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat hier, s’est dit « honoré » du soutien du président de la République qui a porté son choix sur lui comme candidat au poste de président de la Commission de l’Union africaine (Ua).

« Comme vous le savez, le Sénégal a décidé de présenter ma candidature en tant que président de la commission de l’Union africaine (Ua), je suis venu  remercier le président de la République pour l’honneur qu’il me fait pour cette mission exceptionnelle », a-t-il dit au sortir de l’audience d’hier.

« Il s’agit pour nous de faire en sorte que si nous sommes élus, (…) que notre continent puisse aller de l’avant », a poursuivi Abdoulaye Bathily.

Pour l’ancien ministre d’Etat, « l’Afrique fait face aujourd’hui a beaucoup de défis, notamment internes, mais aussi des défis face à un monde en pleine transformation, des crises sur le plan économique sur le plan politique et la problématique du terrorisme ». Mais pour Abdoulaye Bathily, l’organisation continentale a besoin de faire face à tous ces défis de manière « unie et dans la cohésion à travers des transformations de cet outil de l’organisation qu’est l’Ua ». Il a assuré vouloir dès à présent s’attacher à se préparer avec l’appui du président de la République pour « obtenir cette position dans l’intérêt du Sénégal qui fait partie intégrante de l’Afrique ».

« Le Sénégal veut apporter une contribution au progrès du continent africain dans l’intérêt des peuples d’Afrique et je suis heureux d’être porteur de cette aspiration », a poursuivi le Pr Bathily.

El. A. THIAM

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Arrivée à Matam hier sous une fine pluie, la caravane des Vacances citoyennes a été escortée par une foule de jeunes de la commune de Ourossogui à la capitale régionale distantes d'une dizaine de kilomètres.

Le ministre de la Jeunesse, de l'Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a par la suite communié avec le Réseau national des pairs éducateurs (Renpes) dont les membres ont pris quartier dans les locaux du lycée de la localité pour célébrer la 15ème édition de leurs 72 heures de rassemblement.

M. Niang a loué l'important travail de sensibilisation que ces jeunes mènent sur les questions de santé de la reproduction, des mariages et grossesses précoces. Il les a exhortés à poursuivre leur action citoyenne pour laquelle les pairs éducateurs bénéficient de l'appui financier et matériel de la tutelle, de l'Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu) et de l'Unfpa.

Venus de toutes les régions, plus de 200 jeunes pairs éducateurs organisent durant trois jours des caravanes de sensibilisation et tiennent des sessions sur le point 12 des Objectifs de développement durable (Odd) en relation avec la Journée internationale de la jeunesse célébrée par le Sénégal ce 12 août à Matam.

Auparavant, le ministre a rendu visite au Camp de reboisement tenu par les éclaireuses et éclaireurs du Sénégal (Edds).

El. A. THIAM

La caravane des Vacances citoyennes a eu droit, hier, à un accueil populaire à Dahra et à Linguère. Le ministre Mame Mbaye Niang et sa délégation ont été chaleureusement reçus par les maires des deux localités ainsi que les responsables locaux du Conseil de la jeunesse. A Linguère, Mame Mbaye Niang et son collègue en charge de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, ont rendu visite au personnel de santé et aux patients en séance de consultations médicales, de dépistage de diverses maladies et de don de sang.

Le clou des activités dans la localité du Djoloff a été l’inauguration du Centre d’incubation au métier de transformation de divers produits (lait, bissap, etc.). Financé sur fonds de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), le centre, qui avait laissé à l’abandon sous l’ex-Agence nationale de l’emploi des jeunes (Anej), a été remis à neuf pour un coût global de 120 millions de FCfa.

A ce jour, 30 jeunes ont été formés. L’objectif est d’en former en moyenne 80 par an.  En outre, à l’instar de ce qu’elle a fait aux étapes de Diourbel, de Kaolack et de Kaffrine, l’Anpej a octroyé des financements à 35 projets de jeunes pour un montant de 80 millions de Fcfa générant 224 emplois.

Le ministre Mame Mbaye Niang a exhorté les autres jeunes à saisir les opportunités en matière d’auto-emploi que son collègue Aly Ngouille Ndiaye a informé de l’existence au département de l’Industrie et des Mines d’une ligne de crédit de 2,5 milliards de FCfa lancée en novembre 2015.

Il s’y ajoute le démarrage du Domaine agricole communautaire (Dac) de Linguère implanté à Dodji. La caravane est attendue à Matam aujourd’hui. Il y est prévu des visites du camp de reboisement du mouvement des éclaireuses et éclaireurs du Sénégal (Eeds) et des 72 h du Réseau national des pairs éducateurs (Renpes), des consultions médicales, la célébration de la Journée internationale de la jeunesse.

El. H. A. THIAM

Un atelier de partage de trois jours sur le leadership et la prévention des conflits électoraux réunit depuis hier, à l’institut Gorée, des acteurs issus de la société civile et d’organismes de gestion des élections, venus de 9 pays francophones de la sous-région. Il est attendu le renforcement de leurs capacités dans la prévention et la gestion des conflits électoraux en Afrique de l’Ouest, à travers des stratégies appropriées et un partage d’expériences.

Entre autres questions qui seront abordées, on peut retenir les liens entre élections et conflits, violence électorale et prévention de conflits, ainsi que les modes alternatifs de prévention et de résolution de conflits électoraux, avec un accent mis sur la médiation, la facilitation et le monitoring… De l’avis de Mamadou Seck, coordinateur du programme gouvernance et processus électoraux, coordinateur de l’unité d’assistance électorale de l’institut Gorée, « le principe est de comprendre des enjeux, d’introduire un certain nombre de notions  et de concepts et de discuter aussi des stratégies à entreprendre, à mettre en œuvre pour pouvoir justement prévenir et résoudre des conflits électoraux ». « Dans cette stratégie de prévention et de résolution des conflits électoraux, nous avons aussi les canaux formels mais aussi de modes alternatifs de prévention et de résolution des conflits électoraux, à travers la médiation, la facilitation et  l’intervention. Durant ces trois jours justement nous allons discuter de ces éléments-là, de ces notions en mobilisant un certain nombre d’expériences vécues notamment au Sénégal et dans d’autres pays de la sous-région pour asseoir un certain nombre d’éléments consensuels sur la base desquels nous pourrons affronter ces questions d’instabilité en Afrique », a précisé M. Seck. « Au regard de ce qui se passe ailleurs, de ce qui s’est passé sur notre continent : violences, génocides; tout cela était dû à des joutes électorales qui ont été mal gérées, à des conflits électoraux. Rien ne vaut la paix, mais on prépare la paix par une concertation de tous les acteurs concernés », a dit le représentant de la Cena, Boubacar Fall, par ailleurs président de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Dakar.

Echanges d’expériences
Tout au plus et pour le directeur exécutif de l’institut de Gorée, Doudou Dia, « dans la sous-région ouest-africaine, les processus électoraux sont devenus un enjeu majeur. Et la société civile devrait disposer d’un appui important. Elle a contribué à ramener la paix dans plusieurs pays ; elle a œuvré au renforcement de la démocratie en Afrique de l’Ouest et à l’avènement des Etats démocratiques pour une Afrique paisible », a-t-il défendu. De façon spécifique, la formation vise à proposer des approches stratégiques et les formes de programmation susceptibles d’anticiper et de prévenir les conflits violents liés aux élections, à échanger les expériences et les connaissances dans le domaine de l’administration des élections et la prévention des conflits en Afrique et ailleurs, développer des stratégies pour prévenir et maîtriser les conflits violents avant, pendant et après les élections.

Amadou DIOP

Doctorant en droit public, Mariam Mady Danfakha est aussi spécialiste en droit commercial international, membre de la Convergence des cadres républicains (Ccr) et responsable politique de l’Apr de Kédougou. Dans cet entretien qu’il nous a accordé au sortir d’une rencontre politique avec les étudiants de Kédougou, il porte une appréciation positive des résultats obtenus à mi-parcours des conseils de ministres délocalisés. Il revient aussi sur les activités politiques de massification de l’Apr et les difficultés que rencontre le parti à Kédougou. Pour lui, la région a besoin d’une unité autour « d’un leader  capable de porter la voix, de mener le combat et de porter les ambitions de Kédougou et leur réalisation ».

Mariam Mady Danfakha, actualité oblige, les conseils de ministres délocalisés viennent de prendre fin avec la région de Dakar, comment évaluez-vous cette initiative du président Macky Sall et de son gouvernement ?
Que le gouvernement se déplace pour se rapprocher des localités, aller à leur rencontre est une innovation au crédit du président de la République. Il faut lui reconnaître cela. Maintenant pour toutes les promesses qui ont été formulées lors de ces conseils de ministres délocalisés, il faudra savoir qu’on ne peut pas tout faire à la fois. Il faut être réaliste. Il y a des actions qui sont en cours, d’autres déjà faites. Le président a des projets et tout ne peut pas être visible maintenant. C’est au fur et à mesure que les gens verront que le président a effectivement posé des actions qui se réalisent au fur et à mesure et qu’il tient à ses engagements, à leur réalisation. Et, pour les 20% de taux d’exécution annoncés pour Kédougou, moi je ne dis pas non. Car l’action gouvernementale ne peut pas aller à la vitesse du vent parce que ce sont des gens qui la réalisent et il faut ficeler ces projets, trouver des méthodes de réalisation concrète au point que personne ne puisse rejeter ce qui est en train de se faire ou ce que nous avons tenu comme promesse. Ce qui est fait est très satisfaisant.

Par ailleurs vous venez de tenir une rencontre avec les étudiants de Kédougou, qu’est-ce qu’il en est ressorti ?
J’ai eu cette rencontre puisque c’est un besoin que nous avons tous ressenti et parce qu’ils sont sans leader et ils l’ont manifesté. Ils ont appris que je fais beaucoup d’activités politiques à Kédougou et ils se sont dits qu’il faut se rapprocher de M. Danfakha, puisque « compte tenu de ses qualités, de son caractère et de ses méthodes », ils se sont dit qu’ils ont envi de collaborer avec  M. Danfakha, de l’accompagner dans son action politique, notamment dans la vision du président de la République qui voudrait vraiment aujourd’hui impliquer la jeunesse dans le combat politique, économique et social.

Parlant de Kédougou, la région souffre de leadership et les populations réclament souvent des représentants au sommet pour mieux défendre leurs intérêts à la base. Que pensez-vous de ce cri du cœur ?
Il faut chercher ce leadership à partir de la base et non au sommet. Et c’est ce à quoi je m’attelle. Ce qui nous pose problème aujourd’hui, c’est qu’on n’ait pas de représentant digne de ce nom dans les hautes sphères de l’Etat.

Cette absence de responsabilité au niveau national est très décriée aujourd’hui par la population de Kédougou. Nous en souffrons parce que nous n’avons personne au sommet pour nous défendre, pour faire des propositions concrètes car chaque leader, chaque responsable politique au Sénégal a sa zone à défendre. C’est pour changer cette donne que je voudrais me battre. Je ne suis contre personne. Je veux seulement la réussite des réalisations au bénéfice des populations de Kédougou.

Donc tout le monde a besoin d’un leader au sommet et ce manque de responsable nous pose vraiment problème. Ce qu’il nous faut, c’est une mobilisation autour d’un leader, autour d’un responsable capable de porter la voix, capable de mener le combat, capable de porter les ambitions de Kédougou et leurs réalisations.

J’ai toujours voulu et j’ai toujours dit que moi je voudrais l’unité au sein du parti à Kédougou. J’ai ma sensibilité depuis 2005 et dans cette lancée, je continue, dans les couloirs de l’Apr aujourd’hui, à mobiliser, à fidéliser la population.

Donc je massifie le parti à partir de mes démembrements dans la capitale régionale au point que j’ai entamé d’organiser des secteurs dans tous les quartiers et nous sommes aujourd'hui à environ 35 secteurs que nous avons formés et qui sont visibles dans la commune de Kédougou.

Et j’ai pu, dans la promotion de l’unité du parti et à titre personnel, financer le ralliement, récemment, de 210 militants du Pds qui m’ont rejoint dans l’Apr. Une initiative que nous entendons poursuivre pour faire montre d’un leadership avéré conformément aux attentes de nos militants aujourd'hui.

Propos recueillis par Amadou DIOP


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