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Politique (3514)

La rencontre de la Direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a permis la semaine dernière aux camarades de Djibo Leïty Kâ, leur secrétaire général, de réaffirmer leur ancrage dans la majorité.

La réunion qui était présidée par le secrétaire général du parti, Djibo Leïty Kâ, a été une occasion, pour la direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) de tirer les leçons des élections législatives. Elle a d’abord analysé, avec des éléments factuels, la victoire de la majorité présidentielle. Selon les camarades de Djibo Ka, cette brillante victoire de la coalition Benno Bokk Yakaar est la résultante du « bilan de l’action présidentielle dans les secteurs essentiels de l’économie, du social, des infrastructures entre autres ».

Elle s’explique également par « la bonne campagne de la tête de liste nationale, le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, l’unité et la cohésion des leaders de la coalition Bby conformément à la dernière conférence des leaders préparatoire de la campagne électorale : cohérence du message », souligne un communiqué du parti. Pour toutes ces raisons, « la coalition Bby a naturellement remporté 42 départements sur les 45, même si les trois départements que sont Kédougou, Saraya et Mbacké lui ont échappé à Bby. Avec ce quasi plébiscite, « la coalition Bby a raflé la mise avec 125 députés loin devant les 19 députés de la coalition gagnante Mws et les 7 de la coalition Mts», poursuit le texte. Selon la Dpe, « les trois départements de Dakar, Thiès et Ziguinchor, dont les maires apparaissaient comme des adversaires politiques du président de la coalition Bby à la présidentielle de 2019, constituaient des enjeux majeurs en raison du poids démographique et du contexte local et ils ont échappé pour la première fois à leurs titulaires respectifs, remportés qu’ils ont été par la coalition Bby ». Parmi les scores réalisés par la mouvance présidentielle, « quelques départements à l’instar de Linguère, Kanel, Podor et Matam, sortent du lot et la coalition Bby a gagné toutes les communes avec au moins un taux remarquable de 90 % ». C’est dire que « dans le fond, ces élections préparent bien les prochaines échéances à savoir la présidentielle et les locales de 2019 », souligne la note.

M. L. DIEYE

Ceux qui espéraient voire le maire de Ziguinchor rejoindre la mouvance présidentielle peuvent déchanter. En effet, Abdoulaye Baldé a réaffirmé, hier, sa détermination irréversible à accéder à la magistrature suprême de son pays, en devenant le 5ème président de la République du Sénégal. Peu lui importe que ce soit en 2019 ou 2024.

Le premier magistrat municipal, qui était la tête de liste nationale de la coalition Convergence patriotique « Kaddu Askan Wi » aux dernières élections législatives, l’a clairement fait savoir lors d’une « conférence de presse-bilan » du scrutin du 30 juillet 2017, organisée à son initiative, hier en fin d’après-midi, à Ziguinchor. L’édile de la ville a déclaré que la défaite de sa coalition aux élections n’entame en rien son ambition à devenir président du Sénégal. « Je suis toujours dans la dynamique de conquérir le pouvoir ; j’ai une ambition présidentielle et j’y travaille pour atteindre mon objectif, celui d’être Chef d’État », a martelé Abdoulaye Baldé. « Si je n’y croyais pas, j’aurai abandonné depuis longtemps », a-t-il ajouté.

L’ancien président de l’association des maires du Sénégal a réitéré l’ambition de son parti de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2019. A cet effet, M. Abdoulaye Baldé a engagé les militants à resserrer les rangs de « Kaddu Askan Wi », à massifier ladite coalition et à maintenir le cap pour les joutes électorales à venir. Il n’a pas manqué d’appeler ses militants de l’Union centriste du Sénégal (Ucs) à la solidarité « pour ne pas continuer à perdre des élections par de petites voix de différence ».

Avec deux députés élus, la Convergence patriotique/»Kaddu Askan Wi» a pris la cinquième place - sur 47 listes – aux élections législatives, derrière le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), «Manko Taxawu Senegaal», la Coalition gagnante/»Wattu Senegaal» et «Benno Bokk Yakaar» (Bby, majorité présidentielle).

El Hadj Moussa SADIO

Le projet de la cité des affaires de l’Afrique de l’ouest a été présenté hier au Président de la République. C’était en présence du Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dione et de plusieurs autorités. Il résulte d’un mémorandum d’entente entre notre pays et le royaume chérifien, et sa faisabilité confiée à la Caisse des dépôts et consignation du Sénégal, l’Apix (Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux) et la caisse des dépôts et de gestion du Maroc, selon des informations rendues publiques par le service de communication de la présidence de la République. La rencontre d’hier a permis d’approfondir les études, surtout dans les volets aménagement et financement du projet.

Au mois de juillet dernier, le gouvernement avait accéléré la procédure du projet qui, à l’image de « Casablanca finance city » qui est érigé sur le site de l’aéroport de l’ANFA  devrait être construit sur le site de l’aéroport international  Léopold Sédar Senghor après le transfert des activités de ce dernier à Diass.

Cette Cité des affaires sera constituée d’immeubles à usage commercial, de plateaux de bureaux, des bâtiments à usages d’habitation et d’espaces verts.

Au cours des deux dernières années, 39 accords ont été paraphés entre le Maroc et le Sénégal. Entre autre projets réalisés ou en cours de réalisation, on peut citer le quai de pêche de Soumbédioune, le développement des énergies propres. Dans le domaine de l’élevage et de la pêche, les deux pays ont également signé des conventions de développement de l’aquaculture, de la filière animalière et de la santé vétérinaire.

S. KAMARA

En analysant hier les résultats provisoires des élections législatives du 30 juillet dernier, « Benno Bokk Yaakaar » souligne qu'ils ne sont qu'un plébiscite en faveur de sa coalition et de la vision du Président Macky Sall.

Commentant les résultats dans un communiqué et qui lui donnent « une large majorité à l’Assemblée nationale », « Benno » n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction pour une victoire qu’il qualifie de « belle ». « La victoire est d’autant plus belle qu’elle est marquée par l’implication massive de nos compatriotes dans ce scrutin avec un taux de participation exceptionnel de 54%, confirmant encore une fois la vitalité de notre démocratie », exulte-t-on du côté de « Benno ». Le scrutin a vu la participation record de 47 listes. 14 partis politiques siègeront à l’Assemblée nationale, dont 10 qui auront chacun un député.

« Benno » ne cache pas sa joie de voir que sur 165 sièges de l’Assemblée, élus pour 5 ans, les 125 ont été remportés par la majorité et que 42 départements sur les 45 que compte le pays, ainsi que sur 7 des 8 départements de la diaspora nos compatriotes lui ont renouvelé leur confiance. « Une victoire large, nette et sans équivoque », affirme-t-on du côté de cette coalition pour qui cela induit « une perspective heureuse de consolidation des politiques publiques conduites depuis 2012, marquées par une préoccupation permanente d’assurer à notre pays un développement inclusif et solidaire, harmonieux entre les territoires dans le but ultime de créer les conditions d’édification d’un Sénégal émergent ».

La coalition salue la « maturité du peuple sénégalais qui a refusé l’invite à la violence et à la polémique grossière ». Pour « Benno », en s’exprimant massivement dans la sérénité et le calme, « le peuple a honoré sa culture démocratique et la réputation du Sénégal de démocratie exemplaire ».

D. MANE

Réélu député à la faveur des législatives du 30 juillet, Seydou Diouf a déploré l’attitude de certains parlementaires qui font plus de spectacle et de show plutôt que de s’adonner réellement au travail attendu d’eux. Pour lui, le bon parlementaire n’est pas celui qui parle en séance plénière.

Le travail parlementaire ne se limite pas uniquement aux séances plénières, avec des députés qui interpellent le Premier ministre ou un membre du gouvernement. Ce travail va au-delà, estime le député Seydou Diouf, élu sur la liste nationale de la coalition Benno Bokk Yakaar. Ancien rapporteur de la 11ème législature, Seydou Diouf ne tolère pas le comportement de certains députés. « Vous voyez des gens qui ne viennent jamais en commission. Ils viennent parce qu’il y a plénière et ils interpellent le ministre parce qu’il y a les télévisions et jusque après leur intervention, ils sortent sans même attendre sa réponse, cela a dû arriver plusieurs fois », regrette-t-il, précisant que de tels parlementaires ne sont pas dans une démarche de prise en charge de leur responsabilité parlementaire, mais plus dans une démarche de communication politicienne. « Méfions-nous de ceux qui prennent la parole à l’Assemblée nationale », ajoute-t-il, estimant que ceux-là ne sont pas les bons parlementaires. S’exprimant au lendemain de leur victoire, en présence des responsables départementaux de Bby, Seydou Diouf a redéfini le travail du bon parlementaire. Et pour lui, le bon parlementaire, c’est celui qui est tout le temps en commission technique où le travail en profondeur se fait, les décisions se prennent et où par sa démarche vis-à-vis des différents ministères sectoriels, il arrive à faire avancer des dossiers.

Session de redevabilité périodique
Seydou Diouf qui fait son retour à l’hémicycle compte travailler avec ses autres collègues rufisquois pour le plus grand bonheur des populations. Pour ce faire, il a plaidé l’organisation de sessions de redevabilité périodique pour rendre compte à la base du travail que les parlementaires font à l’assemblée nationale. « La redevabilité parlementaire, c’est cette capacité que nous devrons avoir à organiser périodiquement des séances sur les questions que nous aurons à travailler collectivement pour le compte du département qu’on pourrait imaginer venir rendre compte ne serait-ce qu’une fois par année sur le travail des députés du département », a expliqué l’ancien rapporteur. Pour lui, une telle démarche participe à restaurer le lien nécessaire entre le parlementaire et les populations de sa localité. Avec ses trois autres collègues rufisquois, Souleymane Ndoye, Adama Kadam et Ndiagne Diop, Seydou Diouf promet qu’ils vont exploiter cette voie au profit des populations de la « vieille ville ». Parallèlement, estime Seydou Diouf, en tant que parlementaires, il leur appartient de faire une collecte d’informations auprès des services départementaux de l’État, en identifiant leurs préoccupations et les accompagner sur bien des domaines.

Maguette NDONG

Lors du point de presse qu’il a animé, samedi dernier, à la permanence de l’Apr de la cité du rail, le Dr Augustin Tine, coordonnateur du comité électoral départemental de la coalition Bby, a délivré le message du président, Macky Sall qui, selon lui, « exprime toute sa satisfaction, suite aux résultats de la coalition « Benno Bokk Yakaar » dans le département de Thiès.

« C’est une victoire que nous lui devions », a indiqué le ministre des Forces armées. Pour le Dr Augustin Tine, « le constat a été fait que certains utilisent nos moyens soit disant pour nous soutenir tout en choisissant d’agir autrement. Nous avons entamé des enquêtes dans ce sens pour arriver à démasquer ces responsables qui nous combattent ».

Selon le Dr Tine, « il est temps, pour nous, de mettre fin à l’hypocrisie qui mine notre parti et l’ensemble de la coalition qui avait mis en place un ensemble de stratégies qui lui ont permis d’engranger le maximum de voix et de gagner le département de Thiès ». Selon le maire de Fandène, ce sont « les instructions données par le président Macky Sall », consistant à impliquer « toutes les personnes ressources et les maires des communes du département » qui sont à la base des résultats plus que favorables à la majorité présidentielle, comme il a tenu à le souligner.

Poursuivant cette dynamique, il estime que « cette nette progression de Benno Bokk Yakaar » fait que « Thiès, à coup sûr, sera à notre portée en 2019 ».

Mohamadou SAGNE

A la Coalition gagnante «Wattu Sénégal», c’est un sentiment de satisfaction qui anime la tête de liste dans le département de Thiès, Mohamadou Lamine Massaly. Il partage cette conviction avec ses colistiers.

Lors d’un point de presse organisé pour tirer le bilan de la participation de la coalition gagnante/Wattu Sénégal aux législatives du 30 juillet dernier, Massaly et ses compagnons disent accepter le verdict des urnes qui les place en troisième (3e) position derrière les coalitions Bby et Manko Takhawou Sénégal (Mts). Ce qui, selon Massaly, « prouve que notre coalition représente le 3e force politique à Thiès, loin devant la coalition Fal Askanwi du maire Talla Sylla que nous avons devancée de plus de 16000 voix (19892 voix contre 3314 pour Talla Sylla) ».

Ainsi, le candidat malheureux de Wattu Sénégal remercie l’ensemble de ses alliés, son staff et les jeunes de l’Ujtl qui l’ont accompagné pendant tout le processus.

Dans la dynamique, Mohamadou Lamine Massaly souligne l’urgence, « pour notre parti de se retrousser les manches. Car, vous conviendrez avec moi que le travail ne fait que commencer. Les populations ont besoin de nous et nous devons donc répondre à leurs sollicitations ».

M. SAGNE

Le responsable de l’Alliance pour la République, dans le département de Bignona, Moustapha Lô Diatta, a estimé, hier, que la coalition, « Benno Bokk Yakaar » doit maintenir son unité après sa large victoire aux élections législatives du 30 juillet.

« Il faut maintenir l’unité. Depuis 2012, Benno a remporté toutes les élections dans le département de Bignona. Il faut que cette dynamique unitaire reste », a déclaré le maire de Djinaky lors d’une conférence de presse.

La coalition Bby a gagné avec une différence de 15.000 voix devant « Wattu Sénégal ». « C’est un résultat qui confirme la suprématie de la coalition, « Benno Bokk Yakaar ». Lors du référendum, le Oui avait gagné avec une différence de 7.000 voix dans le département », a souligné M. Diatta. Le secrétaire d’État chargé des Organisations paysannes a indiqué que le camp présidentiel s’est renforcé avec l’arrivée de personnalités qui étaient dans l’opposition. « Les élections ont démontré que Macky Sall est largement majoritaire dans le département de Bignona. Il y a une adhésion totale des populations à la politique du chef de l’État. Beaucoup de réalisations ont été faites dans le département », a-t-il dit. Moustaha Lô Diatta a également souhaité que la coalition continue la communication sur les réalisations du président de la République. « Il faut davantage descendre sur le terrain et vulgariser les résultats », a-t-il plaidé.

S’agissant des contestations notées, il a demandé à l’opposition de laisser la justice faire son travail. « Les accusations de fraude sont surprenantes. Tout le monde sait qu’on ne peut plus voler des élections au Sénégal. Il faut surmonter les pressions et accepter les résultats des élections », a-t-il lancé.

B. DIONE

Le député sortant, Moustapha Ndiaye, du département de Guinguinéo, a tiré un bilan satisfaisant des dernières législatives remportées par «Benno».

Le député sortant du département de Guinguinéo, dans la région de Kaolack, Moustapha Ndiaye, est resté fair-play jusqu’au bout de son mandat. Alors qu’il ne figurait pas sur la liste départementale, encore moins sur celle nationale de « Benno Bokk Yakaar », il a apporté un soutien actif au maire de Fass Barigot, Mandiaye Kébé, la tête de liste susmentionnée et à son suppléant durant toute la campagne. Après la victoire de la mouvance présidentielle, dans le département Guinguinéo, il  a initié un point de presse dans la localité pour tirer un bilan de ce scrutin législatif. Une occasion, pour Monsieur Ndiaye, de remercier les militants et sympathisants de leur engagement lors de ses joutes électorales. « Nous avons remporté le scrutin dans les 11 collectivités locales sur les 12 que comptent le département même si, par ailleurs, nous avons perdu la commune de Guinguinéo. Nous sommes dans un scrutin majoritaire, ce qui importe, c’est la victoire finale, ce qui a été le cas. Nos adversaires qui ont gagné le chef lieu de département ont perdu à la fin », a souligné le parlementaire qui sera remplacé à l’Assemblée nationale par son camarade de parti, l’édile de la commune de Fass Barigot, Mandiaye Kébé. «  Il y a eu des avancés notoires au sein de la coalition, ce qui s’est traduit par les résultats probants que nous savons. A ce effet, je voudrai saluer l’apport décisif du ministre Mansour Sy qui s’est investi totalement au sein du comité électoral départemental en donnant de sa personne pour la victoire de la liste « Benno Bokk Yakaar » dans la circonscription, à l’instar des autres partis alliés tels que l’Afp, le Ps pour n’en citer que ces deux », a poursuivi le responsable politique du parti au pouvoir. Abordant les perspectives de cette victoire sans bavure, il a lancé un appel à l’endroit du président Macky Sall pour une meilleure promotion des responsables et cadres du département de Guinguinéo, eu égards à leur engagement et loyauté à son endroit. Estimant que ce serait la meilleure stratégie pour gommer les poches de résistance dans la circonscription électorale telle que la commune de Guinguinéo.

Elimane FALL

« Notre devoir est de consolider les acquis de cette belle victoire pour porter l’estocade à nos adversaires dès le premier tour lors du combat décisif de l’élection présidentielle de 2019 », a lancé, hier, le député Aymérou Gningue, tête de liste départementale de la coalition «Benno Bokk Yakaar» (Bby) de Tivaouane et coordonnateur du comité électoral départemental des dernières élections législatives.

Ayant à ses côtés sa collègue député, élue sur la liste départementale, Fatou Sène et les quatre présidents des comités électoraux que sont Mamadou Diagne Sy Mbengue, maire de Tivaouane, Mamadou Mbengue Guèye, Alé Lô, député maire de Taïba Ndiaye, Yves Lamine Ciss, maire de Mont-Rolland et de Djiby Kandji, son adjoint, Aymérou Gningue soutient : « nous pouvons et devons faire mieux pour le président Macky Sall en 2019 ; tout dépend de nous, si nous mutualisons nos intelligences, nos ressources et nos forces, il ne fait aucun doute que le département de Tivaouane, va contribuer, de façon décisive, à la réélection du président de la République Macky Sall pour un second mandat de 5 ans ».

Pour atteindre haut la main un tel objectif, Aymérou Gningue indique qu’il leur faut travailler davantage dans cette dynamique unitaire afin d’engranger 100.000 voix dans leur département au premier tour des élections présidentielles de 2019 . « Après avoir atteint 60.000 voix durant les législatives, nous pouvons ensemble aller chercher 20.000 voix de notre propre chef et compter sur l’aura de notre candidat Macky Sall au sein de Bby pour décrocher 20.000 autres voix », a-t-il martelé. Revenant sur le bel élan de solidarité de tous les responsables et militants au fur et à mesure que s’approchait le scrutin des législatives, le député Aymérou Gningue a, au nom de ces autres collègues du département de Tivaouane, remercié tous ceux qui ont travaillé ; mais particulièrement le Khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine « pour sa constante sollicitude et ses prières nourries ».

C’est pourquoi, Aymérou Gningue et ses collègues députés du département de Tivaouane, disent mesurer l’énorme responsabilité portée sur leurs frêles épaules par les populations et tiennent à mériter cette confiance.

Mbaye BA

Oumar Wane, responsable de l’Apr à Bambey, entend consolider les acquis pour offrir un deuxième mandat au président Macky Sall en 2019. Il l’a dit au sortir des législatives où Bambey a été remporté par la coalition « Benno ». Son souhait est d’assurer une veille politique.

A l’image de Dakar et Thiès, la commune de Bambey était un des bastions politiques jamais acquis à la majorité présidentielle. Comment êtes-vous arrivé à renverser la situation ?
« C’est une remarque juste. D’abord, je voudrais remercier vivement les camarades militants et sympathisants de « Benno Bokk Yaakaar » ainsi que toutes les populations de Bambey. En fait, depuis 2012, les responsables politiques de la commune et du département peinaient effectivement à faire triompher la coalition Bby dans ce département. Et ce, malgré les gros investissements dont le chef de l’Etat a gratifié les populations dans le cadre des programmes de développement. C’est d’ailleurs cette situation qui m’a conforté d’aller m’investir dans la commune pour peser de toute ma force politique afin de faire inverser définitivement la tendance. Il faut savoir que l’avenir de Bambey et du Sénégal est dans le Pse. Et c’est pourquoi, bien avant l’ouverture de la campagne, j’étais en contact direct et régulier avec des fils de Bambey qui, la plupart, étaient des militants d’Aïda Mbodj et de l’opposition, pour mieux comprendre leurs préoccupations politiques et sociales. Ce travail de fourmi entamé en amont des législatives 2017 nous a permis d’aboutir à ce résultat qui vient en temps voulu et qu’il va falloir consolider en perspective de la présidentielle de 2019. J’apprécie également l’implication des autres responsables de la coalition Bby pour l’excellente campagne qui a été menée dans l’unité et la cohésion comme l’a voulu notre leader, le président Macky Sall ».

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous dans cette campagne ?
« En réalité, nous n’avons pas eu beaucoup de problème pour convaincre les populations dans le choix de la liste Bby puisque le programme du président qui est en train d’être exécuté par son gouvernement à travers Pse suscite déjà une forte adhésion des citoyens. Toutefois, les populations ont exprimé des besoins forts. Le président de la République avait promis bien avant les législatives de régler le bitumage des routes dans la commune, l’éclairage public, l’assainissement notamment pour venir à bout des inondations et bien d’autres pistes d’investissement dans le cadre du Pudc et de l’emploi des jeunes ».

Quelles sont les perspectives pour Bambey ?
« Sans attendre, il faut d’ores et déjà que tous les leaders se mettent au travail pour le développement de Bambey. Il faut assurer une veille politique pour rester à l’écoute des populations. C’est là, le rôle premier des responsables politiques que nous sommes.

Propos recueillis par Mamadou Aïcha NDIAYE

Le représentant de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal », Pape Saër Guèye, a lui aussi dénoncé « une vaste fraude » lors de ce scrutin. Pour preuve des irrégularités, il révèle que Dieynaba Sène, élue sur la liste de Benno dans la circonscription de l’Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord, n’est pas inscrite sur les listes électorales et ne figure pas sur le fichier. Compte tenu de cela, il demande l’invalidation des résultats dans cette circonscription. 

Cependant, M. Guèye ajoute que sa coalition n’a pas le temps de faire des recours car ce qui s’est passé n’est pas une élection, même s’il salue les 19 députés de sa coalition.
Propos recueillis par

O. KANDE

Le représentant de la coalition « Manko Taxawu Sénégal », Déthié Fall, même s’il fait partie des 7 députés élus de sa mouvance, a estimé que ces élections sont entachées de plusieurs irrégularités.

« Malgré la machine politique de la coalition Benno Bokk Yaakaar, malgré les fraudes, ils sont minoritaires dans ce pays car ils n’ont pas atteint les 50 %, ils n’ont que 49,48 %. Si c’était une élection présidentielle, le président Macky Sall, ne serait pas réélu », a dit Déthié Fall de Rewmi. Pour lui, il y a une incohérence dans le système électoral sénégalais car avec moins de 50 % des voix, la coalition présidentielle va se retrouver avec 125 députés à l’Assemblée nationale. Compte tenu des « nombreuses irrégularités à Dakar » où « on a voté avec beaucoup d’ordres de mission », le représentant de « Manko Taxawu Sénégal » révèle qu’ils ont réalisé un document de 10 pages relevant toutes ces irrégularités et vont déposer un recours au Conseil constitutionnel pour l’annulation des résultats dans beaucoup de bureaux de vote de Dakar, Guédiawaye, Thiès, etc.

Mbaye Ndiaye de «Benno» s’est félicité des résultats de la mouvance présidentielle. Pour lui, même s’il ne s’agit que de résultats provisoires publiés conformément à la loi, « Benno » a eu plus de 1,6 million des voix ce qui est très important. «Benno Bokk Yaakaar a quand même 125 députés sur les 165. Il y aura 14 partis dans cette 13ème législature et c’est bien pour notre démocratie, c’est appréciable », a commenté Mbaye Ndiaye. Le responsable politique de l’Apr a également salué le taux de participation estimé à plus de 53 %. Par rapport au fait que la mouvance présidentielle n’a pas pu obtenir 50 % des suffrages valablement exprimés, le ministre d’État relativise et indique que les élections législatives sont différentes de la présidentielle. « Lors de la présidentielle, c’est la rencontre d’un homme avec son peuple. En 2019, je suis convaincu qu’on va sortir vainqueur dès le premier tour », rassure M. Ndiaye, qui minimise leur score sous les 50 %. Par rapport au combat de Dakar entre « Benno Bokk Yaakaar » et « Manko Taxawu Sénégal », il a laissé entendre qu’il n’y a pas eu photo ni de contestation possible.

La Commission nationale de recensement des votes, présidée par le président de la Cour d’appel, Demba Kandji, a publié, hier nuit, les résultats provisoires des élections législatives du 30 juillet dernier. La coalition « Benno Bokk Yakaar est sortie victorieuse avec 125 députés et 49,48 % des voix. Elle est suivie de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal » qui totalise 19 députés et de la coalition « Manko Taxawu Sénégal » qui a 7 députés.

Les résultats provisoires des élections législatives du 30 juillet ont été publiés, hier, tard dans la nuit, par la Commission nationale de recensement des votes présidée par Demba Kandji, président de la Cour d’appel. Ces résultats donnent la coalition « Benno Bokk Yakaar », vainqueur des élections avec une majorité de 125 députés. Sur un nombre d’inscrits de 6.219.446, il y a eu 3.328.325 votants pour 27.351 bulletins nuls soit 3.300.974 bulletins valablement exprimés. La coalition présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar » a obtenu 1.633.447 voix, suivie de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal », dirigée par l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, qui a obtenu 549.551 voix et « Manko Taxawu Sénégal » de Khalifa Sall et compagnie qui a glané 387.717 voix sur le plan national. « Bennoo Bokk Yaakaar » obtient 49,48 % des suffrages sur le plan national.

La coalition présidentielle remporte ainsi les élections avec un taux de 49,48 % un peu en-deçà de 50 %. Pour la répartition des sièges, la coalition présidentielle obtient ainsi une majorité confortable avec 125 députés dont 30 sur la liste proportionnelle et tous les sièges de la diaspora à l’exception des 3 sièges de l’Europe du Sud gagnés par la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal ».

Cette dernière coalition regroupant le Pds, « Bokk Guiss Guiss », entre autres, a pu avoir 19 députés à savoir 10 sur la proportionnelle en plus des 5 sièges du département de Mbacké, le seul siège du département de Saraya et les 3 gagnés dans le département Europe du Sud de la diaspora. Par contre, la coalition « Manko Taxawu Sénégal » qui n’a remporté aucun département a eu 8 députés sur la proportionnelle. Elle est classée 3ème sur les 47 listes. Après le Top 3 composé de « Bennoo Bokk Yaakaar », de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal » de Me Wade et de « Manko Taxawu Sénégal », la liste du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur) a fait une bonne percée avec 155.037 voix et 3 députés. La coalition « Kaddu Askan Wi » de Abdoulaye Baldé a eu 2 députés (1 avec le plus fort reste et 1 siège du département de Kédougou gagné par Moustapha Mamba Guirassy). Il y a eu 10 autres listes qui ont eu 1 député avec le plus fort reste, notamment, le Pvd (Sokhna Dieng Mbacké), « Yessal » de Modou Diagne Fada, « Buntu Bi » de Théodore Monteuil, Cpj de Demba Diop Sy, Cpj de Abou Nguett, « Souxal Liguey » de Aida Mbodj, Oser l’avenir avec Aïssatata Tall Sall, Cheikh Tidiane Gadio a aussi eu un député de même que « Ndawi Askan Wi » avec Ousmane Sonko.

Par ailleurs, le président de la Cour d’appel, Demba Kandji, a indiqué qu’il ne s’agit que de résultats provisoires qui seront transmis au Conseil constitutionnel qui va recevoir les recours des partis et coalitions s’il y en a, avant de publier les résultats définitifs.

Oumar KANDE

Le vote hors bureau originel était prévu à l’article L.67 de l’ancien Code électoral. Cet article présentait le désavantage d’être très long, d’être imprécis sur la séparation des alinéas et d’être ambigu sur le vote hors de leur bureau originel des catégories concernées à l’occasion des élections locales. Afin de corriger ces impairs, l’article L.67 en été scindé en 3 articles distincts.

C’est sa troisième partie constituée par l’actuel L.69 qui traite désormais du vote hors bureau originel. L’actuel L.67 est consacré uniquement à la composition du bureau de vote, tandis que l’article L.68 traite de la désignation des plénipotentiaires et des représentants des candidats et listes de candidats dans les bureaux de vote.

A l’article L.69, il est rappelé que les membres des bureaux de vote régulièrement inscrits sur une liste électorale seront autorisés à voter dans les bureaux où ils siègent sur présentation de leur carte d’électeur. Les délégués de la Cour d’Appel ainsi que les contrôleurs et les superviseurs de la Cena, sont autorisés à voter dans un seul des bureaux de vote qu’ils contrôlent dans les mêmes conditions. Il en est de même des journalistes en mission de reportage le jour du scrutin de même que les chauffeurs requis pour le transport du matériel électoral et des membres des bureaux de vote, régulièrement inscrits sur une liste électorale. Ceux-ci doivent être munis d’un ordre de mission spécial, délivré par le ministère chargé des Élections dûment visé par le responsable de l’organe de presse ou du chef de service ainsi que par l’autorité administrative et le démembrement de la Cena du lieu de destination. Les gouverneurs, préfets, sous-préfets ainsi que leurs adjoints qui étaient régulièrement inscrits sur une liste électorale hors de leur circonscription peuvent, le jour du scrutin, voter dans un des bureaux de vote de leur circonscription. Les militaires et paramilitaires en opérations sur le territoire national et ceux préposés à la sécurisation du scrutin, régulièrement inscrits sur une liste électorale, peuvent voter dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités que les journalistes en mission de reportage. Ils votent en priorité, s’ils sont en tenue. Pour les élections locales, les précisions suivantes sont désormais apportées, en distinguant les départementales des municipales : pour les élections départementales, les membres des bureaux de vote, les délégués de la Cour d’Appel, les superviseurs et les contrôleurs de la Cena, les gouverneurs, préfets, sous-préfets ainsi que leurs adjoints, les journalistes et les chauffeurs, peuvent voter dans l’un des bureaux de vote du département s’ils sont inscrits sur une liste électorale d‘une des communes dudit département. Pour les élections municipales, les électeurs cités à l’alinéa précédent ne peuvent voter que s’ils sont inscrits sur la liste électorale de la commune où ils officient.

M. L. DIEYE

Le Secrétariat exécutif de la coalition « Benno Bokk Yakaar », analysant, hier, les résultats de la mouvance présidentielle à l’issue du scrutin, trouve que leur victoire « exprime la large adhésion du peuple aux politiques développées par le président Macky Sall et mises en œuvre par son gouvernement depuis 5 ans ».

Le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de la coalition « Benno Bokk Yakaar » (Bby) a tenu, hier, une conférence de presse pour revenir sur les élections législatives du 30 juillet dernier. Selon le ministre conseiller du président de la République, Mor Ngom qui a lu la déclaration préliminaire, la victoire de « Benno Bokk Yakaar » exprime une « large adhésion du peuple aux politiques développées par le président Macky Sall et mises en œuvre par son gouvernement depuis 5 ans ». Revenant sur les résultats, le coordonnateur du Sep de « Benno Bokk Yakaar » révèle que leur coalition a remporté les 42 départements sur les 45 que compte le pays et 7 des 8 départements de la diaspora ». « Cette victoire est d’autant plus éclatante qu’elle s’est bâtie contre l’adversité de 46 listes de coalitions ou partis et a fait tomber dans l’escarcelle de Bby des départements détenus jusqu’ici par l’opposition comme Thiès, Ziguinchor, Bambey et Dakar », s’est réjoui Mor Ngom.
En outre, le ministre conseiller du président de la République dénonce l’attitude de certains leaders de l’opposition qui, a-t-il dit, « montent au créneau pour dénoncer un soi-disant coup de force qu’aurait perpétré le pouvoir ». « Aujourd’hui, ils se confondent en regrets amers et pleurs pour n’avoir pas su taire leurs ambitions personnelles et s’unir contre Bby, avouant ainsi, pour eux-mêmes une des raisons de leur défaite », poursuit Mor Ngom. Toutefois, le ministre trouve « curieux » que seuls les résultats, dans le département de Dakar, soulèvent des vagues de contestations. Par contre, dans les autres départements, a-t-il remarqué pour le saluer, « vaincus et vainqueurs se sont félicités de la bonne tenue des élections, malgré les couacs et autres ratés intervenus ça et là dans le déroulement du vote ».

A Dakar, la coalition « Mankoo Taxawu Sénégal » dénonce le nombre élevé d’ordres de mission qui ont été trouvés dans les Pv. Mais, Zahra Iyane Thiam, membre du Sep de « Benno Bokk Yakaar » trouve que cet argument est « fallacieux ». D’après elle, aux Parcelles assainies, les ordres de missions varient entre 5 à 10 par centre de vote. Elle trouve, cependant, normal qu’il y ait des ordres de mission dans la mesure où les forces de défense et de sécurité qui étaient déployées partout dans le pays avaient la possibilité de voter le même jour comme tout bon citoyen. Sans compter, ajoute-t-elle, les chauffeurs de l’administration. En plus, les ordres de mission sont prévus par la loi. « Si les ordres de mission étaient vrais, l’écart entre « Benno » et « Mankoo » devait être de plus de 7000 voix alors qu’il n’est que de moins de 3000 voix », a-t-elle expliqué. Pour elle, « Benno Bokk Yakaar » a gagné ces élections « dans la bonne foi ». « Nous avons gagné 12 communes sur les 19 que compte le département de Dakar. Pour les prochaines élections à venir, nous ferons 19/19 à Dakar », a estimé Zahra Iyane Thiam.

Le ministre Mor Ngom précise, à l’endroit des contestataires, que « force doit rester à la loi ». « Toute contestation de résultats doit se faire devant les juridictions habilitées, dans le respect de l’ordre républicain. En conséquence, « Bby lance un appel solennel, d’une part, à toutes les forces vives de ce pays à se détourner des fauteurs de trouble et à les dénoncer avec la dernière énergie, d’autre part, aux autorités de la République à prendre toutes leurs responsabilités afin que la paix et la stabilité soient sauvegardées », invite le coordonnateur du Sep de la coalition « Benno Bokk Yakaar ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Bby est largement en tête dans le département de Kaolack. Comment analysez-vous les résultats ?
« Le département de Kaolack à été remporté, sans coup férir, par la coalition tant au niveau communal qu’au niveau rural.Cette victoire est la résultante de plusieurs facteurs. D’abord nous nous sommes appuyés sur l’aura du président Macky Sall qui, en un peu plus de 5 ans à la tête du pays, l’a profondément changé, positionnant le Sénégal sur la voie de l’émergence. Ensuite le choix du président Macky Sall du Premier ministre Mahammad Dionne comme tête de liste s’est révélé pertinent aux yeux des électeurs car il s’agit de faire le bilan des réalisations économiques sous pour l’essentiel son magistère. Des résultats bien sûr positifs. Enfin sur le plan local nous avons bénéficié du leadership innovant du ministre Diène Farba Sarr pour nous conduire à la victoire.

Quelles sont les attentes des populations du département vis à vis du président Macky Sall ?
Cette performance électorale qui s’inscrit dans une dynamique victorieuse traduit une adhésion à la vision d’un Sénégal émergent du président Macky Sall. Je garde profondément l’image de jeunes de mon quartier bravant les intempéries le jour du scrutin pataugeant sous l’eau pour aller donner leur voix au président Macky Sall et ses alliés. Un attachement d’autant plus ancré qu’ils vivent des situations difficiles. C’est pourquoi, il est attendu sur les priorités de Kaolack. À savoir la résolution de manière durable de la question sensible de l’assainissement de la commune de Kaolack qui ne saurait se faire avec le seul budget de la municipalité malgré les efforts au demeurant louables du ministre Diène Farba Sarr dans le cadre de la matrice d’actions prioritaires pour le volet assainissement compensatoire. Il y a aussi la question de la réhabilitation du port commercial de Kaolack véritable poumon économique du pôle territoire du Sine Saloum. Tous les économistes sont unanimes pour dire que le développement économique et social des régions centrales passe par la relance de cette infrastructure stratégique pour l’essor de notre pays.

Et maintenant 2019?
La large victoire de notre coalition ne doit pas occulter la question de l’unité au sein de l’Apr, la principale composante de la coalition Bby. La formation politique du président Macky Sall renvoie une image peu reluisante dans la commune de Kaolack. Et en perspective des prochaines élections présidentielles, il serait dangereux de continuer sur cette spirale de la division. Il est temps que le président en personne saisisse de cette question pour essayer d’arrondir les angles.

Propos recueillis par E. FALL

La tête de liste départementale de Bby Dakar appelle à l’union des cœurs de tous les acteurs politiques de Dakar.

La tête de liste de Benno à Dakar se réjouit de leur victoire au lendemain de la proclamation des résultats dans le département de Dakar, confirmant un succès net de leur coalition dans la capitale.
Après avoir rendu grâce à Dieu et remercié les populations pour ce qu’il qualifie de belle gratification, Amadou Bâ appelle à l’union des cœurs de tous les acteurs politiques de Dakar pour l’instauration d’un climat de sérénité, de dialogue et de consensus.

a coalition « Benno Bokk Yaakaar » est sortie vainqueur des législatives dans le département de Dakar et donc raflant ainsi les 7 sièges en compétition dans la capitale. La coalition dirigée par le maire de Dakar et dont la tête de liste départementale est le maire de la Médina, Bamba Fall, se serait imposée dans 7 communes : Médina, Fann, Sicap, Mermoz, Dieuppeul, Grand-Yoff et Hlm. « Mankoo Taxawu Sénégal » conteste ces résultats, revendiquant toujours la victoire autant que le camp adverse et annonçant un recours pour être rétabli dans leurs droits.

M. L. DIEYE

Les sorties de l’opposition entretenues et amplifiées par leurs leaders ne sont pas du goût de la majorité présidentielle regroupée autour de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » qui a demandé à l’Etat d’exercer ses missions régaliennes.

Pour ce faire, la coalition au pouvoir appelle l’État à exercer sa fonction régalienne contre les auteurs. « Benno Bokk Yaakaar », qui dit noter « avec gravité l’attitude et le discours putschiste d’une frange de l’opposition pour le condamner avec la dernière fermeté », considère qu’« elle tente péniblement d’arrêter la mer avec ses bras et de confisquer l’expression démocratique du peuple sénégalais ce 30 juillet 2017 », souligne un communiqué signé par son coordonnateur. En outre, leur discours outrancier, qui parle de mascarade, déshonore notre pays et sa tradition démocratique. Aussi, pour « Benno Bokk Yaakaar », « en parlant de mascarade, les membres des coalitions de l’opposition tentent de salir la voix du peuple souverain qui s’est exprimée dans la transparence et la régularité ». Ils magnifient l’expression démocratique du peuple et le taux de participation de 54%, poursuit le texte. C’est pourquoi la coalition « demande à l’État d’exercer la plénitude de ses prérogatives, et de ne tolérer aucune subversion », conclut la note.

M. L. DIEYE

Gallo Niang, Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolly, la tête de liste départementale de la coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal» et compagnie, considèrent la réaction de la coalition Bby, comme celle de mauvais perdants.

Ils ont déclaré, lors de leur rencontre avec la presse, avoir, à maintes reprises, interpellé, en vain, l’administration sur les manquements observés sur le terrain et des agissements des militants de Bby. La coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal» a réfuté les accusations du camp adverse. Répondant à la volonté des responsables de cette coalition de déposer un recours en annulation du vote de dimanche, Gallo Niang a fait savoir que tous les avocats du monde ne leur feront pas gagner Touba, parce que la ville a tourné le dos à Macky Sall.

« Ces gens qui ont saccagé l’ont fait à notre détriment et nous accusons l’administration de n’avoir pas joué son rôle, mais c’est à nous qu’on fait porter le chapeau», se défend Serigne Mbacké Bara Dolly. Il est hors de question de reprendre le vote à Touba, selon lui. Évoquant le saccage délibéré des bureaux du centre Baye Lahad, Gallo Niang déclare que cette accusation ne tient pas la route : « c’est faux et archi faux, ils le disent pour maintenir le flou, le désordre et le désarroi dans les esprits, mais ils ne passeront pas. Nous ne sommes ni des perturbateurs encore moins des provocateurs ou criminels mais des gens responsables qui savent ce qu’ils font ». Il est inconcevable et impensable de reprendre le vote, je les invite à être dignes dans la défaite. Ils s’activent et cherchent des excuses auprès de leur leader Macky Sall. Depuis l’affichage des résultats provisoires, deux coalitions ont engagé la bataille judiciaire: «And Suxali Sénégal» a commis Me Elhadji Diouf et Bby, Me Abdoulaye Babou. Ce qui laisse augurer des prolongations de ces législatives devant la cour constitutionnelle. Avec une volonté de reprendre le vote dans les zones où les citoyens ont été injustement privés de vote ce dimanche.

Mamadou DIEYE

Le feuilleton des législatives se poursuit à Mbacké. En conférence de presse, hier, au Cedaf de Mbacké, Me Abdoulaye Babou, conseil de la coalition Bby de Mbacké, a déclaré que son client va poursuivre les responsables de la coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal», pour invalider les résultats provisoires pour actes de saccage prémédité et manque de sincérité du scrutin qui a privé 40% des citoyens d’exercer leur droit de vote.

Selon la coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal», c’est une réaction de mauvais perdants qui cherchent à se justifier devant leur leader, mais les populations ont exprimé leur choix qu’il faut respecter. L’annulation pure et simple du scrution est la solution que propose Me Babou, pour résoudre le contentieux qui oppose la coalition Bby de Mbacké et la coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal« de Mbacké à l’issue de la publication des résultats provisoires par la commission départementale de recensement des votes. Après la proclamation, la coalition Bby s’est fendue d’une déclaration dénonçant le manque de sincérité du vote à Touba. Cette dénonciation fait suite à la sortie de Moustapha Cissé Lô qui avait décidé d’introduire un recours pour annuler le vote à Touba. Me Madické Niang, avait, lui aussi, fait une sortie récusant cette volonté de la coalition Bby d’opposer un recours et d’invalider la victoire de la coalition gagnante «Manko Wattu Sénégal».

Il avait indiqué qu’ils ne l’acceptera pas. Inscrite dans la dynamique d’invalidation du vote à Touba, la coalition Bby s’est attachée les services de l’avocat Abdoulaye Babou, conseil de ladite coalition dans le département.

Ce dernier a précisé que l’objet de la rencontre était d’éclairer l’opinion sur l’effectivité d’un recours en annulation du vote, si les résultats provisoires de la commission départementale venaient à être validés par le Conseil constitutionnel. Me Babou qui a évoqué certains aspects du déroulement du vote ayant entrainé des violations du code électorale et la sincérité du scrutin dans le département a étayé la thèse d’actes de sabotage prémédité par les responsables de la coalition gagnante et dit, par ailleurs, détenir des preuves en vidéo enregistrées, contenant l’aveu d’une des personnes incriminées (Cheikh Mbacké Bara Doly, Cheikh Abdou Bara Doly et Serigne Assane Mbacké) qu’il a nommément citée. Pour Me Babou, on ne peut pas priver 40% de citoyens de vote par les agissements d’une coalition, c’est du jamais vu, le droit doit être appliqué. Des sanctions pénales peuvent être prononcées à l’ endroit de ceux qui ont violé le code électoral. Il avertit que son client ira jusqu’au bout de cette affaire pour invalider le scrutin de ce dimanche à Touba.

Mamadou DIEYE

Le Professeur Ibrahima Sow, anthropologue à l’Ifan/Ucad invite les autorités à mettre en place un observatoire de la famille, des valeurs, de l’éthique et de la citoyenneté. Face à l’incivisme galopant, à l’absence de tolérance entre les citoyens, le Professeur Sow a informé que cette institution pourra permettre d’identifier les meilleures pratiques de la participation à la citoyenneté.

Le Cercle des républicains a organisé un panel sur la question de la citoyenneté. Cette rencontre a porté sur le thème : « Quelle citoyenneté face aux défis de développement économique, social, inclusif, durable et solidaire du Sénégal ? ». Penda Mbow, historienne et Professeur à l’Ucad, un des animateurs du panel a fait un rappel historique de la citoyenneté dans l’histoire du Sénégal. Selon le Professeur au département d’histoire de l’Ucad, le Sénégal est un pays où la citoyenneté n’a jamais déserté l’espace public. Cette question, a-t-elle dit, n’est pas nouvelle, dans la mesure où elle date bien avant l’indépendance du pays. Cependant, elle a révélé qu’elle est souvent habitée par un sentiment de doute de voir que l’indiscipline et le gaspillage sont, aujourd’hui, érigés en règle dans ce pays.

Sur le problème de l’indiscipline, le ministre conseiller du président de la République, Penda Mbow rappelle qu’il suffit d’être sur la circulation pour avoir une idée nette sur le niveau d’indiscipline. « Nous avons tout fait dans ce pays pour élever la conscience citoyenne. Qu’est ce que les intellectuels de ce pays n’ont pas fait mais pour qu’elle résultat ? », se demande Penda Mbow, dépitée. La présidente du Cercle des républicains, le Pr Ndioro Ndiaye a la même conception des choses. D’après Mme Ndiaye, le problème le plus critique que le Sénégal a actuellement est la citoyenneté. La preuve par le comportement des gens pendant, avant et après la campagne pour les élections législatives du 30 juillet 2017. Pourtant, ajoute Mme Mbow, une campagne électorale au Sénégal a toujours été accompagnée par des activités culturelles. Toutefois, elle a remarqué que pour la dernière campagne, il n’y a pas eu d’activités culturelles. Au contraire, les militants ont fait recours à la violence pour se faire remarquer. Le Pr Mbow est formel : « il est difficile de transformer un pays en profondeur sans passer par l’approche de la citoyenneté ». Le Pr Ibrahima Sow, anthropologue à l’Ifan/Ucad va même plus loin en soulignant qu’il ne peut pas exister une République digne de ce nom avec de « mauvais citoyens ».

Le Pr Ibrahima Sow qui était parmi les animateurs de ce panel a souligné qu’une citoyenneté responsable est devenue une préoccupation au Sénégal. En effet, pour avoir une citoyenneté active, l’anthropologue plaide pour la mise en place d’un observatoire sénégalais de la famille, des valeurs, de l’éthique et de la citoyenneté. Cette institution, a-t-il poursuivi, doit être dirigée par un universitaire. Par ailleurs, pour raviver cette flemme de citoyenneté qui est en chaque Sénégalais, l’anthropologue à l’Ifan a conseillé de faire un retour à la famille. Pour lui tout part de la famille et tout revient à la famille. Cette éducation à la citoyenneté doit, à son avis, commencer depuis le cercle famille.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le leader de Forces paysannes, Aliou Dia, a salué hier l’apport du monde rural dans la victoire de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » lors du scrutin du 30 juillet.

« Macky Sall ne s’était pas trompé quand il disait que l’émergence du Sénégal passe par l’émergence du monde rural. C’est pourquoi, il a fait beaucoup de choses pour le monde rural. Les services sociaux de base sont installés dans le monde rural. Ce monde rural a récompensé le président en votant pour Benno », a déclaré Aliou Dia lors d’une conférence de presse. « Il y a des pistes de production partout. Des forages ont été construites », a ajouté Aliou Dia.

« Dans certaines villes, Benno a eu des difficultés, mais l’apport du monde rural a permis de renverser la tendance », a souligné Aliou Dia. « Cette mobilisation est le fruit des efforts déployés par Macky Sall. Le monde rural a scellé un pacte avec Macky Sall. La contribution du monde rural est déterminante. Ce pacte doit être consolidé pour les échéances à venir », a dit le leader de Forces paysannes. Il a estimé que c’est un monde rural mûr qui connaît ses intérêts qui a choisi Benno. « Malgré l’hivernage, les paysans sont sortis en masse pour voter. Il n’y a pas eu de discours politicien. Les populations du monde rural se sont senties plus sénégalais », a expliqué Aliou Dia. Aliou Dia a demandé au président de la République de renforcer l’agriculture. « C’est l’agriculture qui a permis de fixer les populations du monde rural. Grâce aux subventions, l’agriculture a connu un nouveau départ », a affirmé Aliou Dia. Le leader de Forces paysannes a aussi plaidé le renforcement de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » en direction de l’élection présidentielle de 2019. Dans le même sillage, Aliou Dia qui a représenté la conférence des leaders de Benno dans la délégation du Premier ministre Mahammed Dionne a adressé ses félicitations à la tête de liste. « Mahammed Dionne a su réconcilier les acteurs de bilan. Il a rassemblé tout le monde », a dit Aliou Dia.

B. DIONE

L’ambassade du Maroc au Sénégal a célébré, ce mercredi, le 18ème anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI. Lors de cette cérémonie, l’ambassadeur du Maroc, Taleb Barrada et le ministre du Travail, Mansour Sy, ont apprécié le dynamisme de la coopération entre les deux pays marqué par l’existence d’une dizaine d’accords en cours.

Le Maroc a célébré le 18ème anniversaire de l’intronisation de sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc dans le cadre de la fête du trône, un symbole qui lie le peuple à la monarchie depuis 14 siècles.

Lors de cette rencontre tenue ce mercredi à Dakar, les parties marocaines et sénégalaises ont rappelé les liens historiques entre les deux pays et le dynamisme de la coopération avec une dizaine d’accords actuellement en cours d’exécution. L’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada, a indiqué que la coopération qui, dès les indépendances, tournait essentiellement autour des aspects culturels, des relations spirituelles et de la formation militaire, a évolué avec l’avènement du roi Mohammed VI, pour s’orienter vers la dimension économique.

Cette dynamique a été renforcée par la mise en place, récemment, d’une structure dénommée ‘’Groupe d’impulsion économique’’ regroupant tant des acteurs publics que privés.
C’est ainsi, rappelle l’ambassadeur, que les principaux investissements ont, dans un premier temps, concerné les secteurs des banques, des ingénieries financières, de l’assurance et des Btp, en plus des industries pharmaceutiques et des câbleries électriques.

Oumar KANDE

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