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Politique (2778)

Sur le plan social, ce projet va permettre la construction de 60 km de pistes rurales pour relier les zones excentrées de la Rn2. Il est aussi prévu, avec la construction de cette route, la réalisation d’ouvrages socioéconomiques de base, notamment des écoles, marchés, postes de santé et 10 plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes. Sans compter les 3.800 emplois directs comme indirects que la construction de cet ouvrage va générer au profit des jeunes des localités concernées par le trajet.

Guidé par le souci d’interconnecter l’ensemble des axes routiers du pays, le chef de l’État a rappelé que ce projet vient en complément des travaux déjà achevés entre Saint-Louis et Richard Toll sur 110 km et Richard Toll-Ndioum distant de 120 km. Dans la même veine, Macky Sall a annoncé le démarrage, cette année, des travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Kidira-Bakel.

Le chef de l’État s’est aussi réjoui de la division des travaux par l’Ageroute en différents tronçons à savoir Ndioum-Thilogne, Thilogne-Ourossogui, Ourossogui-Hamady Ounaré et Hamady Ounaré-Bakel. Macky Sall a qualifié d’ingénieux cette subdivision du travail qui va permettre la fin des travaux dans 18 mois.

Représentant de la Bad : « La Bad reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport»
Le représentant de la Banque africaine de développement (Bad) a indiqué que ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds de l’Opep, le Fonds d’Abu Dabi et le gouvernement du Sénégal. Le montant de ce financement représente, selon lui, un symbole fort car il s’agit de l’une des contributions les plus élevées apportée à un projet au Sénégal depuis le début de leur intervention dans notre pays.

Cette cérémonie constitue donc la démonstration de notre engagement inébranlable à apporter les efforts de développement du Sénégal notamment la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans lequel s’inscrit ce projet. La Bad, dit-il, reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport grâce à ces différentes interventions antérieures et actuelles. Outre le secteur du transport à l’échelle nationale, il a rappelé que sa structure a joué un rôle clé dans les projets de financements des corridors en Afrique de l’ouest notamment le projet Dakar-Bamako et Dakar-Conakry, etc.

Selon lui, ce projet va contribuer au développement harmonieux du Sénégal. A travers la réhabilitation de la route nationale n°2, il permettra l’interconnexion par le corridor Dakar-Bamako et la route Dakar-Nouakchott-Tanger-Madrid. Elle permettra des échanges économiques entre le Sénégal et ses voisins. Les résultats attendus par la réalisation de cette route restent l’amélioration des conditions de vie des populations, l’amélioration de services sur ce tronçon et le gain de temps qui, pour les femmes, ne sera plus consacré aux corvées domestiques. Il y a aussi l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ingénieurs sur le marché du travail. Il a ainsi réitéré la volonté de son groupe « de continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement du Sénégal » à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement d’infrastructures.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY 

En tant que capitale économique de la région de Matam et axe stratégique de la zone, la commune de Ourossogui ne sera jamais en reste dans les politiques de l’État. C’est l’assurance donnée, hier, par le chef de l’État au maire de la ville, Me Moussa Bocar Thiam, qui a mis sur la table plusieurs doléances des populations. Pour ce qui concerne l’aérodrome de Ourossogui, Macky Sall a indiqué que les travaux de réhabilitation et d’extension seront bientôt entamés. « L’aéroport aura une piste de 2.000 m sur une largeur de 30 m qui sera éclairée le soir.

C’est une question de mois pour le démarrage des travaux », a rassuré le chef de l’État, ajoutant que la construction de la gare routière et le stade seront érigées en rang de priorité.

Ganguel Soule : Lancement des travaux du centre de recherche Cheikh Moussa Camara
Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux de construction du centre de recherche et de documentation Cheikh Moussa Camara, cet érudit et contemporain d’El Hadj Omar Tall, originaire de Ganguel Soulé.

A cet effet, pas moins de 300 millions de FCfa ont été dégagés par l’État dans le programme de réhabilitation des cités religieuses pour financer la première phase de ce projet. Ce centre, a expliqué Mme Diouga Diouf, directeur du bureau d’architecture de la présidence de la République, sera composé de plusieurs bâtiments essentiels, l’administration, salles d’exposition, laboratoire, salles de restaurations, ateliers des apprenants. Ce centre va permettre la préservation des écrits de Cheikh Moussa Camara ainsi qu’à diversifier ses œuvres. Tout en remerciant le chef de l’État pour ce geste, le porte-parole du khalife Mouhamadou Bassirou Camara, a indiqué que le centre permettra aux générations actuelles comme futures d’acquérir des savoirs et un savoir-faire qui modifieront considérablement leur comportement pour un Sénégal de paix.

 

 

En marge de sa tournée économique dans la région de Matam, le président de la République a présenté, hier, ses condoléances, celles du gouvernement et du peuple sénégalais suite au décès du Consul général du Sénégal Baïdy Kane, à Pointe-Noire, natif de Ndendory. Le chef de l’État, Macky Sall, était accompagné d’une forte délégation, constituée, entre autres, des ministres Mansour Elimane Kane, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Talla ainsi que d’autres personnalités de la République.

A l’occasion, le maire de la commune, Bassirou Dory Ly, a présenté l’illustre disparu comme un exemple de générosité qui a été toujours au service de son prochain. Il a rendu hommage au président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour le rapatriement du corps et pour un bon déroulement des funérailles. Le décès ne l’ayant pas trouvé au Sénégal, il a envoyé une forte délégation pour le représenter à toutes les étapes de la procédure », s’est-il réjoui, avant de confier au chef de l’État la famille éplorée.

Le président de la République, très ému, est revenu sur son long compagnonnage avec son défunt ami et frère Baïdy Kane qui l’a longtemps soutenu avec désintéressement, alors qu’il venait de créer l’Alliance pour la République (Apr). « C’est un homme de valeur, digne et d’une générosité exceptionnelle », a-t-il témoigné. Le chef de l’État Macky Sall et le défunt Consul général se sont connus à Pointe-Noire (Congo) en 2009. En ce moment, le président Sall installait les antennes de son parti dans la diaspora. « Il a été d’un grand apport pour l’Apr depuis l’opposition jusqu’à son arrivée au pouvoir en mettant toute son énergie et ses biens au service de notre pays», a-t-il insisté. « C’est une perte immense pour nous et pour tout le peuple sénégalais car Baïdy Kane était un digne ambassadeur du Sénégalais au Congo », a reconnu le chef de l’État, appelant la famille et les amis du défunt à poursuivre son œuvre à ses côtés. Au nom de la famille, Amadou Kane, Ousmane Kane et Thierno Sall ont magnifié les efforts consentis par le chef de l’État pour la prise en charge du rapatriement du corps et les accompagnants. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Le chef de l’État, Macky Sall, estime que le Sénégal est un pays encore mal en point où les urgences sont multiples et nombreuses. Pour lui, c’est compte tenu de ces urgences qu’il ne cessera jamais de sillonner le pays pour s’enquérir des problèmes des populations afin de leur apporter des solutions. « Je vais entrer dans les campagnes, m’enquérir des problèmes des populations, inaugurer des ouvrages et lancer des travaux. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de mon mandat. Parce que nous avons mis en place une politique de développement réfléchi qui vient et qui émane de nous-mêmes sur la base de diagnostic sérieux », a expliqué le chef de l’État, ajoutant que « tout est à construire et tout est à reconstruire » dans ce pays. C’est la raison pour laquelle, Macky Sall s’est dit « étonné » d’entendre des gens dire qu’il est en campagne avec cette tournée économique. « Je suis toujours étonné d’entendre que le président voyage beaucoup à l’extérieur et quand j’entre à l’intérieur du pays, on dit que le président a commencé sa campagne. Que dois-je faire dans une situation pareille ? Je dois rester debout, couché, agenouillé ? Veulent-ils que je reste au Palais pour dormir ? Je ne suis pas ce genre de président », a répondu le président de la République.

PONTS DE GANGUE SOULE ET DE WENDOU BOSSEABE : Ue nouvelle génération d’ouvrages
Macky dans le NordLa nouvelle option prise par l’État pour désenclaver les zones éloignées, c’est la construction d’ouvrages de franchissement. L’annonce a été faite par le chef de l’État, hier, au cours de la visite des travaux du pont de Gangué Soulé et de Wendou Bosséabé. « Le Sénégal va connaître une nouvelle génération d’ouvrages de franchissement. C’est une autre réalité et il est heureux que nos services soient non seulement assez compétents pour la conception de ces projets, mais ont toutes les capacités pour en assurer le suivi et l’exécution », a indiqué Macky Sall. Il a ajouté que ces deux ponts réalisés entrent dans le programme « zéro bac » qui a pour objectif de renforcer le désenclavement des régions éloignées, en particulier celles qui sont sur le lit du fleuve Sénégal.

D’un linéaire de 160 m, le pont de Gangué Soulé est réalisé à 45 %, selon les responsables du projet. Les deux ouvrages vont coûter 5 milliards de FCfa. Conçus selon les normes de la Cedeao, ces deux ponts ont une durée de vie de 200 ans. L’objectif global à travers la construction de ces ponts est le désenclavement et l’interconnexion des réseaux routiers nationaux et régionaux. « Les aménagements devront permettre d’assurer, de manière pérenne et sécuritaire, le franchissement de cet affluent du fleuve Sénégal et de faciliter la commercialisation des produits agricoles et pastorales dans la zone », a expliqué le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye.

Parallèlement à la visite des travaux du pont de Gangué Soulé, le chef de l’État a procédé à l’inauguration de la dorsale électrique du «Dandé Maayo», longue de 50 km et polarisant 18 localités. Financée dans le Budget consolidé d’investissement (Bci), cette dorsale a coûté 2,637 milliards de FCfa. « C’est toute la zone qui va être désenclavée et électrifiée. Ct’est dire que nous apportons le développement dans ces contrées lointaines », a dit le chef de l’État.

...« Le Pse a fait ses preuves »
Quiconque veut aider le Sénégal, doit s’inspirer du Programme Sénégal émergent. Ce rappel a été fait par Macky Sall qui estime que le Pse reste « le seul programme économique, social qui tienne dans ce pays ». Pour lui, en seulement deux années d’application, le Pse a fait ses preuves et a permis de montrer ce dont le Sénégal était capable. « On a habitué les Africains à leur donner des programmes conçus ailleurs et on leur imposait à suivre ce chemin. Nous avons fait la rupture avec le Pse », a souligné le président sénégalais. Pour lui, conformément à la stratégie définie dans le Pse, notamment dans son axe 1, concernant la transformation de l’économie, le Sénégal va poursuivre ses efforts d’autosuffisance alimentaire, en particulier en riz.

« Changer la structure de notre économie, c’est mettre les infrastructures de développement qui permettent véritablement la production, qu’elles soient de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’aquaculture », a dit le président de la République.

« Le Sénégal vit un nouveau paradigme »
C’est parce que les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont foi à la politique du gouvernement et que celui-ci fait une gestion rigoureuse de ses deniers publics qu’il peut lancer des projets comme le tronçon Ndioum-Bakel.

C’est la conviction du chef de l’État, Macky Sall, qui voit en cette marque de confiance une voie tracée pour le Sénégal afin d’atteindre son émergence. « Si le Sénégal est capable de lancer tous ces projets, c’est parce qu’il y a une gestion rigoureuse des deniers publics de l’État. Si cela n’était pas le cas, nous ne serions pas capables de donner la contrepartie de ces projets. Ce serait impossible. Nous serions restés dans l’infiniment petit qui ne permet pas d’avoir des ambitions d’émergence. Ce pays est en train de changer, nous vivons un nouveau paradigme et cela appelle des ruptures », a expliqué Macky Sall.

L’humilité du président magnifiée à Aéré Lao
L’ arrêt à Aéré Lao a été l’un des faits les plus marquants de cette tournée du chef de l’État. Il a présenté ses condoléances à la famille du jeune militant Amadou Sy.
Ce dernier, âgé de 34 ans, est décédé brutalement, la veille de l’arrivée du chef de l’État. C’est pourquoi, la mobilisation qui était prévue par le maire, Mountaga Sy, n’a pu se faire. Une fois informé de cette disparition, le président Macky Sall qui faisait cap sur Matam, s’est rendu au domicile du jeune homme. Il en a profité pour formuler des prières.

TRAVAUX DANS L’ÎLE A MORPHIL ET REHABILITATION DE LA RN2 : 720 km de routes vont s’ajouter au réseau national
RoutesLe chef de l’État a posé, hier, le dernier acte de sa tournée économique dans la région Nord du pays, avec le lancement des travaux de réhabilitation de la route Rn2. Une occasion qu’il a saisie pour dire que désormais, c’est un linéaire de 720 km de routes qui va s’ajouter au réseau routier national, avec les travaux démarrés dans l’Ile à Morphil et sur l’axe Ndioum-Bakel.

Avec la construction des infrastructures routières lancées, cette semaine, par le chef de l’État au Nord du pays, dans sa tournée économique, le réseau routier national va s’enrichir d’un linéaire de 720 km. C’est l’annonce faite, hier dans la soirée, par le chef de l’État Macky Sall à Ourossogui, à l’occasion du lancement des travaux de réhabilitation de la Rn2 concernant le tronçon Ndioum-Ourossogui-Kanel et Bakel. « A terme, avec le projet de désenclavement de l’Ile à Morphil, c’est un linéaire d’environ 720 km de routes bitumées qui s’ajoutera au réseau routier national, sans compter d’autres projets en cours de finition ou déjà achevés », a expliqué le président de la République non sans rappeler les axes routiers Fatick-Kaolack, Dinguiray-Nioro-Keur Ayib, Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, sans compter les routes Joal-Keur Samba Dia-Djiffer et celle de Touba-Dara-Linguère qui vient se connecter à Linguère-Matam.

Pour le chef de l’État, les infrastructures routières sont certes « chères », mais elles constituent la voie de l’émergence. « C’est grâce aux infrastructures que nous pouvons valoriser le potentiel de nos terroirs, désenclaver nos zones isolées, faciliter l’accès de nos populations aux services sociaux de base et renforcer l’attractivité que la compétitivité de l’économie nationale en connectant notre pays au corridor des marchés extérieurs », a indiqué le chef de l’État.

Revenant sur les travaux de réhabilitation de la route Ndioum-Bakel, Macky Sall a indiqué qu’elle s’étend sur un linéaire de 336 km pour un coût global de 95 milliards de FCfa. Cette route est financée par l’État du Sénégal avec le soutien des « partenaires de référence » à savoir la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds Opep et le Fonds Abu Dabi.

La Bid salue la pertinence du projet
Le Directeur général de la Banque islamique de développement (Bid), représentant des bailleurs arabes, Moussa Sylla, a magnifié la pertinence du projet de réhabilitation de la RN2 qui est, selon lui, « un projet structurant qui a un impact significatif et durable sur le bien-être des populations et sur le projet d’intégration régional ». « Ce projet contribuera à améliorer le cadre de vie des populations et à désenclaver les régions nord et du pays », a-t-il dit.

Le Dg de la Bid s’est réjoui de l’excellence de la coopération entre le Sénégal et le groupe de la Banque, « une coopération vieille de 40 ans, qui n’a cessé de s’intensifier ». « Au contraire, elle s’enrichit et solidifie d’année en année, en prenant une nouvelle dimension depuis 2012. Elle s’est renforcée avec le Pse », a-t-il relevé.

Le Sénégal, de l’avis de M. Sylla, s’affiche comme le premier partenaire de la Bid en Afrique subsaharienne avec un cumul d’approbation de financement de plus de 1.750 milliards de FCfa. Près de la moitié de ce montant, a-t-il souligné, a été approuvée depuis 2012, soit 820 milliards de FCfa. Il a ainsi salué la vision du président de la République à travers le Pse. « La Bid souscrit parfaitement à cette vision et l’ambition qu’il nourrit pour une croissance économique soutenue durable et inclusive qui offre aux populations sénégalaises la possibilité de mener une vie digne et décente », a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison, a noté M. Sylla, la Bid s’est engagée à soutenir ce Plan pour un montant de 605 milliards de FCfa. A l’endroit du chef de l’État, il a soutenu que l’avenir de la coopération de son groupe est « promoteur tout comme nous croyons à votre leadership pour un Sénégal émergent pour la construction d’un avenir meilleur pour les Sénégalais ». Il a enfin assuré que son groupe s’emploiera à faire les diligences pour l’exécution rapide du financement.

60 km de pistes, 3.800 emplois créés
Macky travailleurs chantiers nordSur le plan social, ce projet va permettre la construction de 60 km de pistes rurales pour relier les zones excentrées de la Rn2. Il est aussi prévu, avec la construction de cette route, la réalisation d’ouvrages socioéconomiques de base, notamment des écoles, marchés, postes de santé et 10 plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes. Sans compter les 3.800 emplois directs comme indirects que la construction de cet ouvrage va générer au profit des jeunes des localités concernées par le trajet.

Guidé par le souci d’interconnecter l’ensemble des axes routiers du pays, le chef de l’État a rappelé que ce projet vient en complément des travaux déjà achevés entre Saint-Louis et Richard Toll sur 110 km et Richard Toll-Ndioum distant de 120 km. Dans la même veine, Macky Sall a annoncé le démarrage, cette année, des travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Kidira-Bakel.

Le chef de l’État s’est aussi réjoui de la division des travaux par l’Ageroute en différents tronçons à savoir Ndioum-Thilogne, Thilogne-Ourossogui, Ourossogui-Hamady Ounaré et Hamady Ounaré-Bakel. Macky Sall a qualifié d’ingénieux cette subdivision du travail qui va permettre la fin des travaux dans 18 mois.

Représentant de la Bad : « La Bad reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport»
Le représentant de la Banque africaine de développement (Bad) a indiqué que ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds de l’Opep, le Fonds d’Abu Dabi et le gouvernement du Sénégal. Le montant de ce financement représente, selon lui, un symbole fort car il s’agit de l’une des contributions les plus élevées apportée à un projet au Sénégal depuis le début de leur intervention dans notre pays.

Cette cérémonie constitue donc la démonstration de notre engagement inébranlable à apporter les efforts de développement du Sénégal notamment la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans lequel s’inscrit ce projet. La Bad, dit-il, reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport grâce à ces différentes interventions antérieures et actuelles. Outre le secteur du transport à l’échelle nationale, il a rappelé que sa structure a joué un rôle clé dans les projets de financements des corridors en Afrique de l’ouest notamment le projet Dakar-Bamako et Dakar-Conakry, etc.

Selon lui, ce projet va contribuer au développement harmonieux du Sénégal. A travers la réhabilitation de la route nationale n°2, il permettra l’interconnexion par le corridor Dakar-Bamako et la route Dakar-Nouakchott-Tanger-Madrid. Elle permettra des échanges économiques entre le Sénégal et ses voisins. Les résultats attendus par la réalisation de cette route restent l’amélioration des conditions de vie des populations, l’amélioration de services sur ce tronçon et le gain de temps qui, pour les femmes, ne sera plus consacré aux corvées domestiques. Il y a aussi l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ingénieurs sur le marché du travail. Il a ainsi réitéré la volonté de son groupe « de continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement du Sénégal » à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement d’infrastructures.

AEROPORT, GARE ROUTIERE ET STADE : Le chef de l’État rassure les populations de Ourossogui
Macky Sall au NordEn tant que capitale économique de la région de Matam et axe stratégique de la zone, la commune de Ourossogui ne sera jamais en reste dans les politiques de l’État. C’est l’assurance donnée, hier, par le chef de l’État au maire de la ville, Me Moussa Bocar Thiam, qui a mis sur la table plusieurs doléances des populations. Pour ce qui concerne l’aérodrome de Ourossogui, Macky Sall a indiqué que les travaux de réhabilitation et d’extension seront bientôt entamés. « L’aéroport aura une piste de 2.000 m sur une largeur de 30 m qui sera éclairée le soir.

C’est une question de mois pour le démarrage des travaux », a rassuré le chef de l’État, ajoutant que la construction de la gare routière et le stade seront érigées en rang de priorité.

GANGUEL SOULE : Lancement des travaux du centre de recherche Cheikh Moussa Camara
Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux de construction du centre de recherche et de documentation Cheikh Moussa Camara, cet érudit et contemporain d’El Hadj Omar Tall, originaire de Ganguel Soulé.

A cet effet, pas moins de 300 millions de FCfa ont été dégagés par l’État dans le programme de réhabilitation des cités religieuses pour financer la première phase de ce projet. Ce centre, a expliqué Mme Diouga Diouf, directeur du bureau d’architecture de la présidence de la République, sera composé de plusieurs bâtiments essentiels, l’administration, salles d’exposition, laboratoire, salles de restaurations, ateliers des apprenants. Ce centre va permettre la préservation des écrits de Cheikh Moussa Camara ainsi qu’à diversifier ses œuvres. Tout en remerciant le chef de l’État pour ce geste, le porte-parole du khalife Mouhamadou Bassirou Camara, a indiqué que le centre permettra aux générations actuelles comme futures d’acquérir des savoirs et un savoir-faire qui modifieront considérablement leur comportement pour un Sénégal de paix.

DISPARITION DU CONSUL GENERAL DU SENEGAL, BAÏDY KANE : C’est une perte immense pour le Sénégal, selon le chef de l’Etat
PR condoléancesEn marge de sa tournée économique dans la région de Matam, le président de la République a présenté, hier, ses condoléances, celles du gouvernement et du peuple sénégalais suite au décès du Consul général du Sénégal Baïdy Kane, à Pointe-Noire, natif de Ndendory. Le chef de l’État, Macky Sall, était accompagné d’une forte délégation, constituée, entre autres, des ministres Mansour Elimane Kane, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Talla ainsi que d’autres personnalités de la République.

A l’occasion, le maire de la commune, Bassirou Dory Ly, a présenté l’illustre disparu comme un exemple de générosité qui a été toujours au service de son prochain. Il a rendu hommage au président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour le rapatriement du corps et pour un bon déroulement des funérailles. Le décès ne l’ayant pas trouvé au Sénégal, il a envoyé une forte délégation pour le représenter à toutes les étapes de la procédure », s’est-il réjoui, avant de confier au chef de l’État la famille éplorée.

Le président de la République, très ému, est revenu sur son long compagnonnage avec son défunt ami et frère Baïdy Kane qui l’a longtemps soutenu avec désintéressement, alors qu’il venait de créer l’Alliance pour la République (Apr). « C’est un homme de valeur, digne et d’une générosité exceptionnelle », a-t-il témoigné. Le chef de l’État Macky Sall et le défunt Consul général se sont connus à Pointe-Noire (Congo) en 2009. En ce moment, le président Sall installait les antennes de son parti dans la diaspora. « Il a été d’un grand apport pour l’Apr depuis l’opposition jusqu’à son arrivée au pouvoir en mettant toute son énergie et ses biens au service de notre pays», a-t-il insisté. « C’est une perte immense pour nous et pour tout le peuple sénégalais car Baïdy Kane était un digne ambassadeur du Sénégalais au Congo », a reconnu le chef de l’État, appelant la famille et les amis du défunt à poursuivre son œuvre à ses côtés. Au nom de la famille, Amadou Kane, Ousmane Kane et Thierno Sall ont magnifié les efforts consentis par le chef de l’État pour la prise en charge du rapatriement du corps et les accompagnants. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG,
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

L’union régionale du Parti socialiste de Fatick a sonné, récemment, la grande mobilisation en perspective des élections législatives. Lors de la réunion de la Ca de l’union régionale Ps consacrée à la préparation des élections législatives de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » à la salle des fêtes de l’ancienne mairie, le secrétaire général de cette instance régionale, Mamadou Faye, a invité les jeunes, les femmes, les sages, les adultes socialistes à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Mamadou Faye a d’abord indiqué que ce jour est important pour les socialistes compte tenu d’un certain nombre de facteurs. Aussi, a-t-il mis l’accent sur la situation politique actuelle « qui reflète la forte démocratisation du pays que tous les Sénégalais partagent tous ». Il a évoqué la situation interne du Ps et qui brouille quelque part les repères. Selon lui, l’objet de cette rencontre, c’est de mobiliser l’ensemble des socialistes de la région de Fatick vers un objectif essentiel qu’est la préparation des élections législatives. Comme il l’a si bien dit, le Ps prépare ces élections législatives dans un cadre déterminé qui est celui d’une super-coalition appelé « Bennoo Bokk Yaakaar », dont il est membre. « Nous sommes dans Bennoo et nous y restons », a-t-il dit. Selon Mamadou Faye, cette rencontre a été une occasion pour pousser les socialistes à aller terminer les inscriptions auprès des commissions administratives pour l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique et s’inscrire également sur les listes électorales.

Mamadou Faye a fait savoir qu’ils tendent la main à tous les militants de « Bennoo Bokk Yaakaar » pour que la coalition ait d’excellents résultats dans les trois départements de la région de Fatick. Une occasion, pour le responsable de l’union régionale Ps, de lancer un appel à l’unité et à la cohésion aussi bien à l’endroit de tous les responsables de la coalition que du Ps pour une large victoire de la région de Fatick.

O. N. BA

Deuxième questeur de l’Assemblée nationale, Mme Awa Niang veut mobiliser les jeunes de Dalifort pour en faire le fer de lance dans les prochains combats de la coalition Bby pour remporter les élections législatives et la présidentielle de 2019. Ces jeunes se sont constitués en un mouvement dénommé « Falaate Macky ».

Le lancement de ce mouvement a servi de prétexte à la tenue d’un meeting à Dalifort. L’honorable député Awa Niang a défini les missions du mouvement « Falaat Macky Sall » qui veut œuvrer à contribuer, de manière considérable, à donner une majorité confortable à la coalition Bby aux échéances législatives prochaines. « Ce sont les jeunes eux-mêmes qui, convaincus de la volonté du président Macky Sall à développer le pays, ont pris sur eux de le soutenir en commençant par se retrousser les manches d’ores et déjà pour lui assurer une majorité confortable lors des prochaines élections législatives », a déclaré le deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Elle a expliqué que dans le Projet de gestion des eaux pluviales (Projep), le gouvernement du Sénégal a fait un travail impressionnant qui a eu un impact positif réel sur le vécu des habitants de Dalifort. « En outre, les investissements que le chef de l’État est en train de faire à la cité Soleil de Dalifort suffisent pour prouver sa volonté de trouver une réponse aux préoccupations de la localité voire des Sénégalais en générale », poursuit-elle. Awa Niang a également profité de cette occasion pour exhorter l’assistance à aller s’inscrire dans les commissions locales pour l’obtention de la nouvelle Carte nationale d’identité (Cni). Le deuxième questeur a rappelé que le travail de sensibilisation des habitants à aller s’inscrire sur les listes sera suivi de l’animation du parti à la base. « Aujourd’hui, les responsables du département sont tous unis et cela nous réconforte dans l’espoir que nous savons que notre coalition va largement gagner le département de Pikine, en 2017 », soutient-elle.

Abdou DIOP

Devant la presse, hier à Beijing, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a annoncé que quelque soit les circonstances, la Chine va continuer à soutenir le continent. Pour lui, la coopération sino-africaine est caractérisée par le fait que la Chine tient toujours ses promesses.

Le chef de la diplomatie, Wang Yi a soutenu que la Chine ne va pas revoir à la baisse son soutien au continent africain et ce, quelque soit la situation internationale et l’état de l’économie mondiale. Il s’exprimait hier lors d’une conférence de presse organisée durant les deux sessions législatives annuelles de la vie politique chinoise. « La Chine et l’Afrique ont un avenir commun, leur coopération ressemble à une aide mutuelle entre deux frères », a indiqué Wang Yi. « La Chine a été l’ami le plus sincère de l’Afrique dans sa quête de l’indépendance et la libération nationales. Elle sera également son partenaire le plus fiable dans l’accélération de l’industrialisation et de la modernisation agricole, en promouvant sa capacité pour se développer par soi-même ».

Selon le ministre des Affaires étrangères, « la coopération sino-africaine est caractérisée par le fait que la Chine tient toujours ses promesses ». En 2015, lors du sommet Chine-Afrique qui s’est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, la Chine avait accordé une ligne financière de 60 milliards de dollars, environ 34.200 milliards de FCfa. Présentement, souligne Wang Yi, environ la moitié des fonds promis a été décaissée. Lors de ce somment, la Chine avait mis l’accent sur dix points majeurs pour renforcer la coopération avec le continent. Il s’agit notamment de l’industrialisation, de la modernisation de l’agriculture, des infrastructures, du développement durable, de la facilitation du commerce et des investissements, de la réduction de la pauvreté, de la santé publique, de la paix et de la sécurité.

Afin de répondre aux besoins de l’Afrique, poursuit le diplomate, trois changements vont être opérés dans la coopération sino-africaine. C’est le passage d’une coopération menée par le gouvernement vers une coopération conduite par le marché, d’un commerce de marchandises vers une coopération axée sur la capacité de production, et des contrats d’ingénierie vers l’investissement et les opérations en capitaux. Tout en soutenant qu’il faut accélérer le travail et entreprendre davantage de projets de coopération, Wang Yi estime que « Ces changements fourniront un nouvel élan et de nouvelles opportunités au développement durable de l’Afrique ».

Paix et Sécurité
Wang Yi a soutenu que la Chine, les États-Unis et la Russie doivent entretenir des liens gagnant-gagnant. « Dans la nouvelle ère, les relations Chine-États-Unis-Russie ne doivent pas être un jeu de bascule. Les trois pays doivent travailler l’un avec l’autre, et non l’un contre l’autre. Au lieu d’adopter une approche à somme nulle, ils doivent privilégier un partenariat mutuellement bénéfique », a soutenu Wang Yi qui est persuadé que les trois pays peuvent développer des relations saines et positives, afin de « réaliser, ensemble, nos responsabilités sur la paix et le développement du monde ».

Tout en rappelant que la Chine remplira ses obligations pour assurer la paix et la sécurité internationales, Wang Yi a soutenu que son pays « croit dans l’égalité de tous les pays, petits ou grands, et nous ne pensons pas que certains pays doivent diriger les autres. Plutôt que de parler de la position de leader, nous préférons vraiment parler de la responsabilité ». Il a aussi rappelé que les Nations unies, en tant qu’organisation intergouvernementale la plus autoritaire et la plus crédible, doivent jouer leur rôle de coordinateur dans les affaires internationales. D’autres points comme la mer de chine, la Corée du nord ou encore la nouvelle route de la soie ont été abordées pendant cette conférence de presse.

De notre correspondant à Beijing, Aly DIOUF

A la suite de l’inculpation du maire de la Ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et cinq de ses collaborateurs, le secrétariat exécutif permanent de « Bennoo Bokk Yaakaar » a rendu public une déclaration que nous publions in-extenso.

Depuis l’inculpation du maire de Dakar pour détournement de deniers publics par les juridictions sénégalaises faisant suite à une mission de vérification administrative et financière de l’Inspection générale d’État (Ige), les avocats de Monsieur Khalifa Sall ainsi que certains de ses proches tendent à faire croire à l’opinion publique nationale et internationale que cette décision de justice est le fruit d’un complot politique.

Le Secrétariat exécutif permanent de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) voudrait rappeler à cet égard que le Sénégal, sous le président Macky Sall, a fait le choix définitif de la lutte contre l’impunité et la délinquance financière.

Le Secrétariat exécutif permanent de BBY se réjouit, dans cette perspective, de toutes les mesures prises par le gouvernement de la République pour donner suite au traitement des différents manquements constatés dans les communes sénégalaises inspectées par l’Inspection générale d’État dans son programme de travail régulier arrêté au titre de l’année 2016 ; lesdits manquements ayant entrainé l’ouverture d’une information judiciaire sur les conditions de création et de fonctionnement de la régie d’avance mise en place à la Ville de Dakar et l’utilisation faite des crédits exécutés à travers cette régie, mais aussi le déferrement de plusieurs responsables d’autres communes inspectées la même année auprès de la Chambre de Discipline financière de la Cour des Comptes.

Le Secrétariat exécutif permanent de Bby salue le professionnalisme de ce corps d’élite de l’administration sénégalaise qu’est l’Inspection générale d’État dont l’action consacre sa tradition d’excellence en promotion de la bonne gouvernance et de respect de l’État de droit.

S’agissant des faits reprochés à Monsieur Khalifa Sall et à ces collaborateurs, ce qui est constant demeure, comme l’a rappelé, avec pertinence, le Procureur de la République lors de sa Conférence de presse du vendredi 3 mars 2017, que le maire de Dakar a régulièrement fait approvisionner une régie d’avance, tous les mois, sur sa propre signature, à hauteur de 30 millions de FCfa, sur la période revue pour régler des dépenses fictives en denrées alimentaires soit-disant destinées aux populations de la commune au titre des secours ; les fonds publics décaissés lui étant directement remis par le Directeur administratif et financier de la mairie de Dakar tel que rapporté par l’intéressé au cours de la mission de vérification contradictoire de l’Ige, selon le Procureur de la République.

C’est donc pour l’utilisation frauduleuse de fonds publics destinés à la régie d’agence de la Mairie de Dakar, à hauteur du montant global de un milliard huit cent trente millions (1.830.000.000) de FCfa que Monsieur Khalifa Sall et ses collaborateurs sont aujourd’hui inculpés par le Doyen des Juges du Tribunal de Grande Instance de Dakar, pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et détournement de deniers publics. Voilà pour les faits.

Faudrait-il le rappeler que dans le budget de la mairie de Dakar, figurent déjà des rubriques spécifiques couvrant en dehors de cette régie d’avance, les dépenses auxquelles fait référence le maire Khalifa Sall à propos des dépenses fictives effectuées à travers ladite régie d’avance.

Rien que sur l’année 2017, le budget de la mairie de Dakar comprend de manière régulière les rubriques ci-après :

• Secours et indigents : 850 millions de FCfa ;
• Secours aux sinistrés : 20 millions de FCfa ;
• Subventions aux associations sportives et culturelles : 350 millions de FCfa ;
• Subventions aux lieux de culte : 200 millions de FCfa ;
• Bourses et allocations aux élèves et étudiants : 1,270 milliard de FCfa ;
• Participations aux dépenses de l’enseignement (lait...) : 1,960 milliard de FCfa ;
• Dépenses de santé : 154, 8 millions ;
• Fêtes et cérémonies publiques (hôtels et restauration, cérémonies officielles, réceptions publiques, locations de véhicules) : 1,308 milliard de FCfa ; • Autres frais de transport (pèlerinages...) : 296 millions de FCfa ;
• Carburant : 500 millions de FCfa.

Faudrait-il rappeler également à l’opinion publique qu’une régie d’avance obéit à des règles strictes de gestion de la dépense publique qui permettent, dans les collectivités locales, pour des raisons de commodité, à des agents placés sous l’autorité de l’ordonnateur qu’est le maire, d’exécuter de manière limitative et contrôlée a posteriori, un certain nombre d’opérations.

Faudrait-il enfin rappeler qu’il n’existe pas, dans la nomenclature budgétaire de la République du Sénégal, des «fonds politiques». Ce qui existe, ce sont des «fonds spéciaux» votés par l’Assemblée nationale à des fins de souveraineté nationale. Les collectivités locales ne sauraient être dotées de tels instruments.

Au regard de tout ce qui précède, le Secrétariat exécutif permanent de Bby soutient que ce sont les principes fondamentaux de la démocratie qui ont encore une fois prévalu au Sénégal et que l’État de Droit s’est pleinement exprimé.

Le Secrétariat exécutif permanent de Bby, majorité présidentielle, encourage le gouvernement à rester dans cette posture qui consacre l’égalité de tous devant la loi, et lui demande de veiller à ce que la souveraineté judiciaire de l’État du Sénégal soit assurée en tous lieux, les lois de la République puisant leurs sources, ici au Sénégal, et non à Paris ou à Montréal.
Dura lex, Sed lex ; la position institutionnelle, sociale ou politique ne pouvant soustraire le citoyen de la rigueur de la loi.
Fait à Dakar, le 8 mars 2017

Le Secrétariat Exécutif Permanent Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar »

Les réalisations de Macky Sall à Matam constituent, selon le député-maire de Agnam, Farba Ngom, la preuve du travail abattu par le chef de l’État au profit de Matam. Aujourd’hui, il se dit prêt à donner la main à ses camarades de parti de la région.

Le chef de l’État, Macky Sall, vient à Matam dans sa tournée économique, comment sera l’accueil prévu ?
Macky Sall a fait de gros investissements à Matam en procédant à l’électrification rurale, à la construction des pistes de production et des routes telles que celle devant relier Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel. Ce sont ces réalisations qui vont l’accueillir.

Quelles sont vos attentes, au-delà de ces inaugurations ?
Le chef de l’État n’est pas venu nous promettre. Il a d’abord des réalisations visibles. Il inaugure la dorsale électrique de Ndiaffane qui va impacter sur 21 villages. A Saré Liou, il inaugure un forage de 40 m3/h sans compter la piste de 32 km. Il y a aussi l’électricité que ces populations n’ont jamais imaginé dans leur vie. Ces populations sentent qu’elles font partie intégrante de ce pays avec cette électricité qui éclaire maintenant leur village. Mais le président pouvait réaliser tout cela et envoyer son représentant, mais c’est lui, personnellement qui va jusque dans ces localités pour s’enquérir de leurs problèmes. Il va dans le Dandé Mayo, il va dans le Diéri. L’histoire politique retiendra qu’il n’y a jamais eu un Premier ministre qui est allé sur ces zones encore moins un chef d’État. Macky Sall est un président modèle.

Parmi les projets du chef de l’État, il y a le prolongement de la Rn2 de Ndioum à Bakel, qu’est-ce que cela symbolise, selon vous ?
Quitter Thiès et aller à Dakar est plus rapide pour nous si nous devons rallier Ourossogui, à 50 km d’ici. C’est ce que Macky Sall a compris. Un chef d’État doit aider ses populations en construisant aussi bien la capitale du pays, Dakar que les localités éloignées. A 700 km de Dakar, nous sommes des communes rurales et avons beaucoup souffert de notre éloignement.

Vous êtes leader politique ici à Matam et le chef de l’État a toujours plaidé pour l’unité de ses partisans, que répondez-vous à cet appel ?
Le président est le commandant du navire, c’est normal qu’il appelle au consensus pour qu’il y ait l’unité, mais en politique, quand il y a des ambitions et surtout quand on est un parti au pouvoir, les tendances politiques ne manquent pas. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne s’aime pas. On s’apprécie beaucoup et ses réalisations dans la région nous donnent un avantage comparatif sur nos adversaires. Et je dois dire que depuis 1960 jusqu’aujourd’hui, il y a toujours eu des tendances, qu’on soit de l’opposition ou du pouvoir. On peut ne pas avoir les mêmes idées ou les mêmes convictions, mais nous sommes unis pour soutenir et aider Macky Sall à gagner largement les joutes électorales futures.

Vous êtes prêt à donner la main à Daouda Dia, par exemple…
Moi, je n’ai pas de souci pour qui que ce soit. Je suis prêt à donner la main à toute personne qui travaille pour Macky Sall. Mais Macky Sall nous demande tous de ne jamais céder à la violence ou à l’arrogance et cela nous l’appliquerons.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Après Saint-Louis, Podor, c’était, hier, le tour de Matam de réserver un grand accueil au chef de l’État, Macky Sall, dans sa tournée économique qu’il effectue dans le Nord du pays.

C’est tout Ourossogui qui est sorti, hier, dans la soirée, pour accueillir le chef de l’État Macky Sall, arrivé avec sa délégation vers les coups de 21h 30, après avoir passé 10 heures de temps en route. Venues nombreuses pour le voir, l’applaudir malgré la nuit tombée, les populations de Ourossogui lui ont réservé un accueil particulier qui a commencé à l’entrée de la ville. Une véritable clameur a subitement envahi les rues de cette capitale économique de la région de Matam, une fois que les sirènes des véhicules sont entendues. Femmes, enfants et même des personnes d’un certain âge sont massés sur la route pour voir le cortège présidentiel passer. Celui que tout le monde attendait depuis plusieurs heures est enfin arrivé. Le maire de la ville, Moussa Bocar Thiam est venu lui souhaiter la bienvenue, avant que le cortège présidentiel ne s’ébranle vers Matam, où il passe la nuit.

Mais Ourossogui n’est que l’ultime étape de ce parcours marathon du chef de l’État, entamé depuis qu’il a quitté Podor, dans la journée. Un parcours ponctué par plusieurs visites de chantiers et une série d’inaugurations de différentes réalisations faites pour améliorer les conditions de vie des populations. A pas de charge, le président de la République a parcouru la distance Podor-Matam, sans répit. Partout où il est passé, il a reçu un accueil chaleureux des populations du Fouta. De Ndioum à Bokidiawé en passant par Aéré Lao, Pété, Galoya, Oréfondé, Mboumba, Agnam Thiodaye, Nabadji, les populations sont sorties massivement. Et ce dès les premières heures de la matinée. Dans certaines localités qu’il a traversées, de jeunes garçons ont galopé des chevaux pour l’accompagner une fois à l’entrée de la ville ou du village. Ce qui témoigne de l’estime et du respect qui sont placés à cet hôte de marque.
Tous les leaders politiques de la région ont profité du passage de Macky Sall dans leurs localités respectives pour lui témoigner de leur soutien et de leur reconnaissance. Partout où il est passé, le président Sall a tenu à marquer une pause. Parfois, il prend le micro pour saluer et remercier de l’accueil à lui réservé.

Macky Sall au Fouta, c’est un évènement qui plonge la plupart, sinon toutes les populations de cette contrée du Sénégal dans une fête. Car, ce sont des centaines de villageois qui ont quitté tôt le matin leur localité pour se masser sur la Rn2. La plupart de ces accueillants ont passé plusieurs heures sur la route, bravant la chaleur et le vent, avant de voir le chef de l’État passer devant leur localité. Cette attente serait difficile à supporter si ce n’était ces bonnes dames qui avaient dressés des cuisines en plein air pour restaurer les populations.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Dans ce village de la commune de Bokidiawé où il s’est rendu, hier, dans sa tournée économique dans le Nord, le chef de l’État a inauguré le forage multi-villages de Saré Liou qui va permettre à 5.000 personnes de disposer de l’eau potable. En fait, grâce au Pudc, la région bénéficie de 14 systèmes d’alimentation en eau potable. Il s’y ajoute l’électrification de 102 villages pour sortir 65.000 personnes des ténèbres.

Le village de Saré Liou, situé à 22 km de Thilogne (région de Matam) rompt désormais avec le manque d’eau qui a toujours été le principal souci des populations. Le chef de l’État a, en effet, inauguré le nouveau forage du village doté d’une capacité de 40m3/h avec un château d’eau de 200m3 à 20 m sous radier pour un coût estimé à un peu plus de 184 millions de FCfa. A cette occasion, Macky Sall n’a pas manqué d’exprimer sa joie de voir ce forage qui, au-delà de Saré Liou, va alimenter d’autres localités telles que Darou Salam, Gourel Diery et Paris. En outre, ce forage multi-villages dispose de 6 bornes fontaines, de deux abreuvoirs et d’une prise de charrette. « Ce système d’alimentation va profiter à un peu plus de 5.000 personnes », a indiqué le président Sall.

Le chef de l’État a signalé toute la peine qu’il a, lorsqu’il voyait les femmes aller à plusieurs kilomètres de leur localité pour rechercher l’eau. Saré Liou faisait partie de ces localités du pays qui manquait de tout. « Aujourd’hui, ma satisfaction est immense, parce que quand je venais ici en 2009, accéder à Saré Liou était difficile. Il n’y avait pas de courant, pas d’eau, pas de route. Quand j’arrivais ici vers 19 h, ce que vous m’aviez dit avait contribué à la naissance du Programme d’urgence de développement communautaire », a confié le chef de l’État.

Au total, selon le chef de l’État, la région de Matam dispose de 14 systèmes d’alimentation en eau. Autant de périmètres maraîchers seront aménagés. Pour ce qui concerne l’électricité, le Pudc a procédé à l’électrification de 42 villages, 5 villages branchés au solaire, sans compter les 2.751 branchements intérieurs pour les maisons et les écoles. Pour le président de la République, avec l’électrification de 102 villages, ce sont plus de 65.000 personnes qui seront sorties définitivement des ténèbres. Pour ce qui concerne les routes, le président Sall a rappelé qu’avec le Pudc, Matam dispose de 113 km.

Profitant de la journée mondiale de la femme, Macky Sall a remis un lot important d’équipements aux femmes de Matam. Ce matériel est composé de 121 moulins à mil, 89 décortiqueuses, 35 décortiqueuses de riz, 16 batteuses à riz pour 16 communes et 108 villages. Une belle occasion, pour lui, de plaider la cause des femmes. « Il faut donner au femmes tous leurs droits, parce que ce sont elles qui s’occupent des enfants, des maisons et nous leur devons beaucoup. On doit aussi faire en sorte que personne ne lève la main sur les femmes », a dit le chef de l’État, en félicitant toutes les femmes du pays.

Transformation de riz : Macky Sall inaugure une usine à Bokidiawé
Macky Sall à BokidiawéToute la production de riz de la région de Matam peut être désormais transformée à l’usine de transformation de riz, installée à Boloyel (Bokidiawé). Cette initiative du maire de Bokidiawé a été inaugurée, hier, par le président de la République, Macky Sall, en tournée dans la région de Matam.

C’est une foule immense et compacte qui s’est massée aux alentours de la rue qui mène à l’usine de transformation de riz dénommée Wagué Agro-business. Après l’étape de Saré Liou, c’est peu après 20 heures qu’il est arrivé sur les lieux. Sur son trajet, de l’entrée de la commune de Bokidiawé à l’usine, la mobilisation était exceptionnelle. Le directeur de cabinet du ministre chargé du Suivi du Pse, Al Housseyni Kane, le maire de Bokidiawé et d’autres responsables politiques de la commune ont battu le rappel des troupes. A partir de sa décapotable, de Bokidiawé à Boloyel, le président Sall a tenu à saluer ses militants et sympathisants et à leur exprimer toute sa reconnaissance. Après avoir visité les différentes installations, il a salué l’exemple d’abnégation du maire de Bokidiawé. « C’est un exemple qui peut-être offert à toutes les diasporas », a-t-il affirmé. « En venant, dans le département de Podor, a-t-il poursuivi, j’ai rencontré une jeune dame du nom de Seynabou Mbaye, issue de l’émigration, qui a également engagé un travail sur fonds propres ».

Le chef de l’État a ainsi appelé les outils de promotion de financements tels que le Fonsis, le Fongip, la Bnde, etc. « à accompagner les Sénégalais comme Kalidou Wagué qui veulent participer à la transformation structurelle de notre économie ». « L’axe 1 du Plan Sénégal émergent (Pse), a-t-il rappelé, dit bien qu’il faut une transformation structurelle de l’économie, c’est-à-dire changer notre système de production », a ajouté le chef de l’État. « Aujourd’hui, a ajouté le chef de l’État, Kalidou Wagué peut racheter toute la production du riz de Matam pour la transformer sur place. Il y a donc là de la création de richesses, d’emplois ; et c’est ça la vocation du Pse qui ne relève pas, selon lui, de l’État ». « L’État met en branle l’environnement dans lequel doivent évoluer les opérateurs, mais il faut qu’il y ait des hommes du secteur privé pour venir faire du travail qu’il a fait », a-t-il expliqué, avant de féliciter et d’encourager le maire-promoteur de cette initiative porteuse de richesses et de croissance. Très ému, le maire Kalidou Wagué a exprimé toute sa satisfaction de l’inauguration de son unité de transformation de riz par le chef de l’État.

20 villages du « Daandé Maayo » électrifiés pour un montant de 400 millions de FCfa
Macky Ile à MorphilLe président Macky Sall a inauguré la dorsale électrique allant de Ndiaffane à Diowal sur une distance de 54 km. D’un coût global de 400 millions de FCfa, celle-ci a permis l’électrification de 20 localités du « Daandé Maayo ». A cette occasion, le chef de l’État a rappelé que sa volonté est de faire de « l’inclusion sociale » une réalité à travers le pays.

Après l’accueil à l’entrée de la région de Matam, à Oréfondé plus précisément, le chef de l’État, Macky Sall, s’est rendu à Ndiaffane Sarakoum, village du Daadé Maayo, dans la partie Bosséa, située dans la commune d’Agnam Civol. Sur place, il a inauguré le raccordement du réseau moyenne tension de 54 km d’un coût de 400 millions de FCfa. Il s’agit d’une extension de Ndiaffane jusqu’à Diowol. 20 localités ont été électrifiées pour la première phase. Il est également prévu un raccordement au village de Dodou, a promis le chef de l’État pour qui « ce raccordement va complètement changer le quotidien des populations du Daandé Maayo ». « Vous avez vu l’état de la route, il n’a jamais eu de l’électricité dans ce coin. Notre volonté est de faire de l’inclusion sociale. C’est de faire en sorte que l’aménagement du territoire soit équitable sur l’ensemble du territoire », a déclaré le chef de l’État, face aux populations des villages de Daandé Maayo qui lui ont réservé un accueil chaleureux.

« Depuis la nuit des temps, a regretté le président Sall, ces populations n’ont jamais connu d’éclairage public ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le Programme d’urgence d’électrification rurale coordonnée par l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (Aser). Mieux, a-t-il assuré, un programme spécial est en train d’être finalisé. A terme, dit-il, il va permettre l’électrification de 2.800 localités dont 1.800 villages pour la seule année 2017. Notre objectif, a-t-il précisé, « c’est d’atteindre les 60 % du taux d’accès à l’électrification rurale ». Selon lui, le ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, est sur cette voie. « Tout le gouvernement est mobilisé pour cet objectif afin que les populations puissent avoir accès aux services sociaux de base », a-t-il souligné.

Pour l’électrification rurale, il a souligné que le Pudc est en train d’exécuter une partie, l’Aser et la Senelec vont poursuivre le reste. « C’est une action globale et déterminante pour que les populations sénégalaises aient accès à l’électrification rurale, aux infrastructures routières et à la facilitation des femmes en cette journée du 8 mars », a ajouté le chef de l’État qui rappelle avoir lancé, un message le matin (hier) en hommage « aux femmes du Sénégal et aux femmes du Fouta qui sont de braves cultivatrices, des femmes qui méritent le soutien de tous les Foutanké ».

Il a, enfin, rendu hommage aux populations de cette partie du Fouta, du Daandé Maayo qui l’ont soutenu et exprimé leur confiance à son endroit, notamment lors des différentes élections avec une majorité écrasante au minimum de 90 %.

FARBA NGOM, DEPUTE MAIRE DE AGNAM : « Le chef de l’Etat n’est pas venu nous promettre »
Farba NgomLes réalisations de Macky Sall à Matam constituent, selon le député-maire de Agnam, Farba Ngom, la preuve du travail abattu par le chef de l’État au profit de Matam. Aujourd’hui, il se dit prêt à donner la main à ses camarades de parti de la région.

Le chef de l’État, Macky Sall, vient à Matam dans sa tournée économique, comment sera l’accueil prévu ?
Macky Sall a fait de gros investissements à Matam en procédant à l’électrification rurale, à la construction des pistes de production et des routes telles que celle devant relier Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel. Ce sont ces réalisations qui vont l’accueillir.

Quelles sont vos attentes, au-delà de ces inaugurations ?
Le chef de l’État n’est pas venu nous promettre. Il a d’abord des réalisations visibles. Il inaugure la dorsale électrique de Ndiaffane qui va impacter sur 21 villages. A Saré Liou, il inaugure un forage de 40 m3/h sans compter la piste de 32 km. Il y a aussi l’électricité que ces populations n’ont jamais imaginé dans leur vie. Ces populations sentent qu’elles font partie intégrante de ce pays avec cette électricité qui éclaire maintenant leur village. Mais le président pouvait réaliser tout cela et envoyer son représentant, mais c’est lui, personnellement qui va jusque dans ces localités pour s’enquérir de leurs problèmes. Il va dans le Dandé Mayo, il va dans le Diéri. L’histoire politique retiendra qu’il n’y a jamais eu un Premier ministre qui est allé sur ces zones encore moins un chef d’État. Macky Sall est un président modèle.

Parmi les projets du chef de l’État, il y a le prolongement de la Rn2 de Ndioum à Bakel, qu’est-ce que cela symbolise, selon vous ?
Quitter Thiès et aller à Dakar est plus rapide pour nous si nous devons rallier Ourossogui, à 50 km d’ici. C’est ce que Macky Sall a compris. Un chef d’État doit aider ses populations en construisant aussi bien la capitale du pays, Dakar que les localités éloignées. A 700 km de Dakar, nous sommes des communes rurales et avons beaucoup souffert de notre éloignement.

Vous êtes leader politique ici à Matam et le chef de l’État a toujours plaidé pour l’unité de ses partisans, que répondez-vous à cet appel ?
Le président est le commandant du navire, c’est normal qu’il appelle au consensus pour qu’il y ait l’unité, mais en politique, quand il y a des ambitions et surtout quand on est un parti au pouvoir, les tendances politiques ne manquent pas. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne s’aime pas. On s’apprécie beaucoup et ses réalisations dans la région nous donnent un avantage comparatif sur nos adversaires. Et je dois dire que depuis 1960 jusqu’aujourd’hui, il y a toujours eu des tendances, qu’on soit de l’opposition ou du pouvoir. On peut ne pas avoir les mêmes idées ou les mêmes convictions, mais nous sommes unis pour soutenir et aider Macky Sall à gagner largement les joutes électorales futures.

Vous êtes prêt à donner la main à Daouda Dia, par exemple…
Moi, je n’ai pas de souci pour qui que ce soit. Je suis prêt à donner la main à toute personne qui travaille pour Macky Sall. Mais Macky Sall nous demande tous de ne jamais céder à la violence ou à l’arrogance et cela nous l’appliquerons.

UN ACCUEIL MÉMORABLE DES POPULATIONS DU FOUTA
Accueil FoutaAprès Saint-Louis, Podor, c’était, hier, le tour de Matam de réserver un grand accueil au chef de l’État, Macky Sall, dans sa tournée économique qu’il effectue dans le Nord du pays.

C’est tout Ourossogui qui est sorti, hier, dans la soirée, pour accueillir le chef de l’État Macky Sall, arrivé avec sa délégation vers les coups de 21h 30, après avoir passé 10 heures de temps en route. Venues nombreuses pour le voir, l’applaudir malgré la nuit tombée, les populations de Ourossogui lui ont réservé un accueil particulier qui a commencé à l’entrée de la ville. Une véritable clameur a subitement envahi les rues de cette capitale économique de la région de Matam, une fois que les sirènes des véhicules sont entendues. Femmes, enfants et même des personnes d’un certain âge sont massés sur la route pour voir le cortège présidentiel passer. Celui que tout le monde attendait depuis plusieurs heures est enfin arrivé. Le maire de la ville, Moussa Bocar Thiam est venu lui souhaiter la bienvenue, avant que le cortège présidentiel ne s’ébranle vers Matam, où il passe la nuit.

Mais Ourossogui n’est que l’ultime étape de ce parcours marathon du chef de l’État, entamé depuis qu’il a quitté Podor, dans la journée. Un parcours ponctué par plusieurs visites de chantiers et une série d’inaugurations de différentes réalisations faites pour améliorer les conditions de vie des populations. A pas de charge, le président de la République a parcouru la distance Podor-Matam, sans répit. Partout où il est passé, il a reçu un accueil chaleureux des populations du Fouta. De Ndioum à Bokidiawé en passant par Aéré Lao, Pété, Galoya, Oréfondé, Mboumba, Agnam Thiodaye, Nabadji, les populations sont sorties massivement. Et ce dès les premières heures de la matinée. Dans certaines localités qu’il a traversées, de jeunes garçons ont galopé des chevaux pour l’accompagner une fois à l’entrée de la ville ou du village. Ce qui témoigne de l’estime et du respect qui sont placés à cet hôte de marque.
Tous les leaders politiques de la région ont profité du passage de Macky Sall dans leurs localités respectives pour lui témoigner de leur soutien et de leur reconnaissance. Partout où il est passé, le président Sall a tenu à marquer une pause. Parfois, il prend le micro pour saluer et remercier de l’accueil à lui réservé.

Macky Sall au Fouta, c’est un évènement qui plonge la plupart, sinon toutes les populations de cette contrée du Sénégal dans une fête. Car, ce sont des centaines de villageois qui ont quitté tôt le matin leur localité pour se masser sur la Rn2. La plupart de ces accueillants ont passé plusieurs heures sur la route, bravant la chaleur et le vent, avant de voir le chef de l’État passer devant leur localité. Cette attente serait difficile à supporter si ce n’était ces bonnes dames qui avaient dressés des cuisines en plein air pour restaurer les populations.

Le tronçon route nationale n°2-Ndouloumadji inauguré
RoutesL’ambiance était éclectique et électrique au croisement du village d’origine du président de la République, Macky Sall, Ndoulamadji, sur la route nationale n°2, après la sortie de Doumga Ouro Alpha. Une marée humaine attendait le retour du fils prodige, venu inaugurer la route longue de 3 km menant à Ndouloumadji.

A son arrivée, le chef de l’État est descendu de son véhicule et a marché sur une distance de 50 m pour couper le ruban. Les forces de défense et de sécurité avaient du mal à contenir les militants et sympathisants venus nombreux témoigner leur reconnaissance, pour ce geste, au chef de l’État.

A l’occasion, il a rendu hommage à ses militants, sympathisants et parents de Ndouloumadji Founébé et Dembé, Guidjilone, Sadel, Nabadji, Boyil Nadji, etc.

DJIBRIL SOGNANE, CHEF DE VILLAGE SARE LIOU : « Notre localité avait besoin de ces réalisations »
« Nous sommes très contents de ces réalisations faites par le président Macky Sall pour les populations. C’est une première, parce que nous sommes nés ici, y avons grandi et c’est la première fois que nous voyons autant de réalisations au profit de notre village. Avant ce forage, on avait beaucoup de problèmes pour avoir de l’eau. Il en est de même pour les routes. Quand il pleuvait, il était impossible d’aller à Thilogne. Les malades étaient acheminés par charrette. Tout cela est aujourd’hui derrière nous avec ces réalisations. Saré Liou mérite vraiment ces ouvrages, parce que c’est une localité qui existe depuis longtemps et elle est la plus ancienne de toute la contrée ».

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

A l’occasion de sa réunion tenue Lundi à la Permanence, Oumar Lamine Badji, le comité directeur du Parti démocratique sénégalais qui a dénoncé des manquements dans la conduite du processus électoral a exigé une gestion concertée.

Le Cd du Pds qui s’exprimait sur la situation nationale, a exigé une gestion concertée du processus électoral et la nomination, au ministère en charge des élections, d’un homme de consensus, éloigné des positions partisanes. Il a dénoncé, « avec la dernière énergie, tous les manquements notés dans la conduite du processus électoral, notamment les inscriptions sur le fichier électoral ». « La gestion solitaire du processus électoral n’est ni transparente, ni ne permet l’inscription de tous ceux qui le désirent. Elle est marquée de tant de dérives qu’elle risque de créer de dangereuses difficultés lors des prochaines échéances électorales », a-t-il fait remarquer. D’après ledit comité, partout, sur toute l’étendue du territoire, des restrictions et blocages de toutes sortes ne permettent pas l’inscription de tous ceux qui le veulent, particulièrement dans les cités religieuses et les zones où la coalition des partis au pouvoir sont très faiblement présents, ainsi qu’à l’étranger.

Amadou DIOP

L’ancien Premier ministre et envoyée spéciale du président Macky Sall occupe la scène politique à Kaolack. Mme Aminata Touré vient, en effet, de réussir un véritable coup de maître dans la capitale du Saloum.

Elle a pris, dans ses « filets » Farba Ngom. Cet homme d’affaires très célèbre dans le Sine-Saloum est originaire du village sérére de Toucar et vit en France. Il constitue une recrue de taille pour le parti présidentiel dans la perspective des prochaines élections législatives, entre autres échéances.

Cette nouvelle recrue de l’Apr a dit sa disponibilité à soutenir la caution présidentielle et compte travailler à lui offrir une majorité confortable à l’Assemblée nationale et à contribuer grandement à la réélection du président Sall en 2019.

Cette action politique est à ajouter aux nombreux autres ralliements de groupements de jeunes ou de femmes convaincus par la descente dans l’arène politique kaolackoise de Aminata Touré.

La député libérale, Aïda Mbodj, par ailleurs responsable de l’Alliance nationale pour la démocratie (And), effectue, en ce moment, une tournée dans la région de Kolda. Ce déplacement qui s’inscrit dans la massification de son mouvement, en perspective des élections législatives du 30 juillet prochain, a été l’occasion, pour l’ancienne maire de Bambey, de mesurer son baromètre populaire dans la capitale du Fouladou. Et le moins que l’on puisse dire, est que la pêche aux voix a été plutôt fructueuse à Kolda pour la présidente du Groupe parlementaire libéral à l’Assemblée nationale. Aïda Mbodj a enregistré des adhésions des militants de l’Apr, de l’Ucs et de « Bok Gis Gis ». L’annonce a été faite lors d’un meeting qu’elle a présidé dimanche au quartier Gadapara, en présence de nombreux militants et sympathisants venus l’acclamer. Ces adhésions viennent ainsi renforcer le potentiel électoral de son mouvement qui aspire à devenir une force politique incontournable dans le pays. « Grâce au travail mené par le guide religieux, Thierno Ibrahima, nous avons enregistré des ralliements de taille en provenance des bases Apr du quartier Saré Kémo. La responsable départementale des femmes de l’Ucs et sa base et un conseiller municipal de Bok Gis Gis ont également rejoint les rangs de l’Anr », déclare Aïda Mbodj. Elle se félicite de ces adhésions qui témoignent du dynamisme de son mouvement dans la région de Kolda. Mais, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son objectif est de faire de l’Anr, l’une des plus importantes forces politiques sur l’échiquier politique national.

La député libérale, par ailleurs, membre du Comité directeur du Pds est également revenue sur la déclaration tenue la semaine dernière par le procureur de la République lors d’un point de presse. Elle estime que « Les menaces proférées par cette autorité judiciaire sont destinées à l’opposition. (…) Sidiki Kaba avait pris l’engagement de revenir à l’Assemblée nationale avec une proposition de loi visant à réguler la communication du Procureur. Jusqu’ici rien n’est fait », déclare-t-elle, s’adressant au ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Mamadou Aliou DIALLO

Le président du Mouvement « Andu Nawlé » invite à une mobilisation citoyenne d’inscriptions sur les listes électorales afin que l’objectif d’atteindre, au moins, 4 millions d’électeurs soit largement dépassé d’ici à la fin des opérations en cours. Le Mouvement alternative citoyenne « Andu Nawlé » a célébré, samedi, à l’île de Ngor, ses cinq années d’existence. Cela a été un moment pour le président fondateur, Abdou Fall, de rappeler que sa démarche s’inscrit dans une action de contribution à l’avènement d’une société juste et solidaire. « Notre mouvement n’est pas un parti politique ; nous ne sommes pas, cependant, une association sans visage ; notre pays a achevé, après plusieurs décennies de luttes âpres pour l’avènement d’une société démocratique, la construction d’un modèle de démocratie représentative reposant sur des institutions robustes et un système électoral éprouvé dont toute personne de bonne foi ne peut douter de la fiabilité », a souligné l’ancien ministre. Dans un tel contexte, soutient Abdou Fall, le rôle de son mouvement est de soutenir les efforts réels de transformation de notre économie et de notre société, entrepris par les dirigeants actuels du pays. Selon M. Fall, en dépit de tout ce qui reste encore possible à améliorer, la responsabilité des membres du mouvement est d’apporter un soutien franc, clair et déterminé à la majorité du camp présidentiel. Mais, précise l’ancien parlementaire : « nous n’en gardons pas moins une posture de veille critique». A l’en croire, « Andu Nawlé » travaille dans une démarche constructive et positive en tant que force d’initiatives et de propositions ; non sans se féliciter des efforts entrepris dans la refonte du fichier électoral.

Abdou Fall a dit sa satisfaction à l’entrée du Sénégal dans le groupe des pays pétroliers et gaziers et de la gestion du débat prématuré qui s’en est suivi.
Pour lui, le moment est arrivé, pour les élites politiques et intellectuelles du continent, membres d’organisations syndicales et de la société civile, de se mobiliser autour du débat sur l’unité politique de l’Afrique, gage de sécurité et de stabilité. Il a aussi annoncé la tenue du forum national sur la problématique de l’émergence et la contribution dudit mouvement citoyen à ce rendez-vous, les 19 et 20 mai prochain à Dakar.

Prenant la parole, Ibrahima Wade, directeur général du Bureau des opérations de suivi du Pse a précisé que l’arène du développement n’a pas d’exclusion. « Nous sommes disponibles à accompagner votre dynamique », a-t-il rassuré.

L’image est symbolique. Macky Sall reçoit un exemplaire de « Safinatoul Saadati » d’El Hadj Omar Foutiyou Tall, des mains de Thierno Madani Tall. Les deux hommes marchent côte à côte sur le nouveau pont de Halwar. Ville sainte et lieu de naissance de El Hadj Omar.

Halwar est aujourd’hui raccordé directement à Ndioum par cette nouvelle infrastructure qui surplombe le Gayo, un des affluents du fleuve Sénégal. Hier, le chef de l’État a coupé le ruban de ce pont long de 123 m. D’un coût total de 4 milliards de FCfa, ce pont est large de 3 m avec deux trottoirs de 1 m chacun. Une longueur et une large qui s’expliquent, selon Cheikh Tidiane Thiam, chef de la division ouvrages d’art et ponts à l’Ageroute, par « l’urgence » qu’il y avait à construire ce pont. Car avant ce pont, Halwar était un village enclavé de l’île à Morphil et les pèlerins qui s’y rendaient éprouvaient de sérieuses difficultés pour y accéder. Impossible de faire la traversée avec le bac la nuit. « Avec ce pont, on a plus de volume de tonnages à limiter, car tout ce qu’il y a comme camion peut passer, même les convois militaires. Avec ce pont, on n’a plus de problème de maintenance, car de jour comme de nuit, on peut circuler sur ce pont », renseigne Cheikh Tidiane Thiam de l’Ageroute. Avec les travaux qui sont prévus par l’État, dans l’île à Morphil, ce pont de Halwar peut être élargi en deux fois deux voies, sans que cela n’occasionne des perturbations sur la mobilité des populations. De même, il est prévu le bitumage des 7 km qui sépare Ndioum de Halwar.

Thierno Madani Tall : « Cette dorsale routière va soulager les populations de la zone »
Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Mountaga Daha, a tenu à accompagner le chef de l’État dans sa tournée économique dans le département de Podor. A Démette, le guide religieux s’est réjoui du lancement des travaux de désenclavement de la route de l’île à Morphil, « une vieille doléance attendue par les populations depuis longtemps ». Il a estimé que l’avènement de cette dorsale routière va soulager les populations de la zone car celles-ci n’ont, pour entre autres activités, que l’agriculture, la pêche et l’élevage. C’est un vœu exaucé, poursuit Thierno Madani Tall, tout en indiquant que Cheikh Oumar Foutiyou l’avait prédit depuis longtemps, à Missira, en terre malienne. A l’endroit des Foutanké, il a appelés à l’unité et à soutenir les actions du président de la République. En 1983, à l’occasion de l’inauguration de la mosquée de Démette, a-t-il rappelé, feu Thierno Mountaga Tall (son père, ndlr), invitait les Foutanké à soutenir le guide religieux qui est au service des populations et de l’Islam ». Le chef de l’État, à ses yeux, est sur cette lancée.

De nos envoyés spéciaux Maguette NDONG, Souleymane Diam SY 

Les populations des deux rives du fleuve Sénégal ont réservé un accueil chaleureux et digne de son rang au chef de l’État, tout au long de son trajet à Démette où s’est déroulée la cérémonie de lancement des travaux de la route de désenclavement de l’île à Morphil. A Daara Halaybé, le président de la République a promis de faire de l’île la Californie du Sénégal.

Après l’inauguration du pont de Halwar, le président de la République et sa délégation ont fait cap sur Pathé Gallo puis sur Daara Halaybé. Sur leur passage, les habitants des villages situés sur le long de la route sont sortis massivement pour accueillir le chef de l’État, malgré la chaleur accablante qui sévit dans la zone.

La poussière soulevée par le cortège des véhicules sur cette piste sablonneuse de l’île à Morphil n’a guère entamé leur ardeur. A travers leur présence massive, tous les villages ont donc manifesté leur totale adhésion à cette belle initiative du président de la République que les populations attendaient depuis longtemps.

A son arrivée, le chef de l’État a fait un tour pour rendre hommage aux populations qui ont effectué le déplacement. A Daara Halaybé, le maire de Dodel, Mamadou Bassirou Sall et l’inspecteur des Impôts et Domaines Amadou Niang ont battu le rappel des troupes. Une marée humaine attendait l’hôte sur l’esplanade du village, située au sud du centre-ville.

Pour le maire de Dodel, les Fontanké ont longtemps attendu le bitumage de la dorsale de l’île à Morphil. « Aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité car beaucoup de régimes sont passés mais n’ont pas pu apporter une solution à ce calvaire vécu par les Fontanké », dit-il. Mamadou Bassirou Sall estime que le président est arrivé tardivement au pouvoir « mais mieux vaut tard, dit-il, que jamais ». « Nous ne pouvons que nous en réjouir et prier pour l’accomplissement de vos projets à la tête du pays et que vous ayez un second mandat en 2019 », a indiqué M. Sall.

L’inspecteur des Impôts et des Domaines Amadou Niang, par ailleurs natif du village et responsable de l’Apr, se dit, quant à lui, fier et comblé » du lancement des travaux du désenclavement de l’île à Morphil.

Pour sa part, le président Macky Sall a promis de faire, d’ici à peu, de l’île à Morphil la Californie du Sénégal. « Nous avons des terres, de l’eau et des hommes dignes et valeureux pour réaliser cette ambition », a-t-il ajouté.

Selon lui, le gouvernement ne ménagera aucun effort à œuvrer dans ce sens au grand bénéfice des populations de l’île à Morphil, du Fouta et pour une émergence inclusive de notre pays.
S’agissant de la route du désenclavement, il a souligné que 90 milliards de FCfa ont été mobilisés pour sa réalisation.

« Si vous n’êtes pas fatigués ; moi aussi non plus », a lancé, en pulaar, le chef de l’État à ses militants et ses sympathisants à Daara Halaybé.

De nos envoyés spéciaux Maguette NDONG, Souleymane Diam SY 

Ce ne sont pas moins de 1.800 localités que le chef de l’État souhaite électrifier pour la seule année 2017. Selon lui, cet objectif entre dans le programme d’urgence d’électrification rurale qui permettra au Sénégal d’arriver à un taux d’accès à l’électrification rurale de 60 % en fin 2017. « J’ai lancé, avec le gouvernement, 2.000 km de réseau Moyenne tension (Mt) pour atteindre 2.800 localités à électrifier dont 1.800 villages pour la seule année 2017. Ce programme coûte 110 milliards de FCfa », a expliqué le chef de l’État lors du lancement des travaux d’aménagement et de construction d’infrastructures routières sur l’île à Morphil. Avec ses 100 km, la dorsale de l’île à Morphil va couvrir près de 52 villages du département de Podor dont 20 nouvelles localités et 32 autres localités qui ont vu leur réseau étendu. Elle a été entièrement financée par le gouvernement du Sénégal dans le Budget consolidé d’investissement (Bci).

Inauguration de la radio Yelo Fm
Après son adresse à ses militants, le président Sall a rendu une visite de courtoisie au khalife général de Daara Halaybé, Thierno Hamidou Mamadou Moussa Ly, en présence des dignitaires religieux du Fouta. Le porte-parole du khalife général Thierno Mouhamadou Seydou Nourou Ly a transmis les préoccupations du khalife général et des populations au chef de l’État. Ce dernier a pris bonne note des doléances de ce grand foyer religieux du Fouta. Il a rappelé qu’il est familier à la famille d’El Hadji Mamadou Moussa Ly parce qu’en 2009, il était venu à Daara Halaybé solliciter des prières, avec son défunt ami Mountaga Guèye. Le khalife général de Daara Halaybé a prié pour le chef d l’État et pour l’accomplissement de ses projets et programmes et pour un Sénégal émergent. Auparavant, à Pathé Galo, il avait inauguré la radio communautaire Yelo Fm de Thierno Seydou Nourou Bâ.

ABDOULAYE ELIMANE DIA, MAIRE DE DEMETTE AU CHEF DE L’ETAT : « Vous avez tenu parole »
Le maire de Démette, Abdoulaye Elimane Dia, est comblé d’avoir accueilli le chef de l’État dans sa localité. Pour lui, cette visite du chef de l’État, dans l’Ile à Morphil, est, à touts points de vue, d’une « portée historique ». « A travers ce geste, vous avez tenu parole », a dit le premier magistrat de la ville de Démette à l’endroit du chef de l’État. Pour lui, en amenant la route et la lumière dans l’Ile à Morphil, le chef de l’État fait de la localité « le futur grenier » du Sénégal. Dans le même temps, le président Sall donne espoir aux femmes qui accouchent avec difficulté ainsi qu’aux producteurs qui avaient du mal à écouler leurs produits. « L’Ile à Morphil s’est subitement métamorphosée grâce au génie politique » du chef de l’État. Abdoulaye Elimane Dia a assuré le chef de l’État de sa victoire sur l’île aux élections législatives de juillet 2017 et à la présidentielle de 2019.

INAUGURATION DU PONT DE HALWAR : Macky Sall satisfait une vielle doléance des pèlerins et des producteurs
Pont HalwarL’image est symbolique. Macky Sall reçoit un exemplaire de « Safinatoul Saadati » d’El Hadj Omar Foutiyou Tall, des mains de Thierno Madani Tall. Les deux hommes marchent côte à côte sur le nouveau pont de Halwar. Ville sainte et lieu de naissance de El Hadj Omar.

Halwar est aujourd’hui raccordé directement à Ndioum par cette nouvelle infrastructure qui surplombe le Gayo, un des affluents du fleuve Sénégal. Hier, le chef de l’État a coupé le ruban de ce pont long de 123 m. D’un coût total de 4 milliards de FCfa, ce pont est large de 3 m avec deux trottoirs de 1 m chacun. Une longueur et une large qui s’expliquent, selon Cheikh Tidiane Thiam, chef de la division ouvrages d’art et ponts à l’Ageroute, par « l’urgence » qu’il y avait à construire ce pont. Car avant ce pont, Halwar était un village enclavé de l’île à Morphil et les pèlerins qui s’y rendaient éprouvaient de sérieuses difficultés pour y accéder. Impossible de faire la traversée avec le bac la nuit. « Avec ce pont, on a plus de volume de tonnages à limiter, car tout ce qu’il y a comme camion peut passer, même les convois militaires. Avec ce pont, on n’a plus de problème de maintenance, car de jour comme de nuit, on peut circuler sur ce pont », renseigne Cheikh Tidiane Thiam de l’Ageroute. Avec les travaux qui sont prévus par l’État, dans l’île à Morphil, ce pont de Halwar peut être élargi en deux fois deux voies, sans que cela n’occasionne des perturbations sur la mobilité des populations. De même, il est prévu le bitumage des 7 km qui sépare Ndioum de Halwar.

Thierno Madani Tall : « Cette dorsale routière va soulager les populations de la zone »
Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Mountaga Daha, a tenu à accompagner le chef de l’État dans sa tournée économique dans le département de Podor. A Démette, le guide religieux s’est réjoui du lancement des travaux de désenclavement de la route de l’île à Morphil, « une vieille doléance attendue par les populations depuis longtemps ». Il a estimé que l’avènement de cette dorsale routière va soulager les populations de la zone car celles-ci n’ont, pour entre autres activités, que l’agriculture, la pêche et l’élevage. C’est un vœu exaucé, poursuit Thierno Madani Tall, tout en indiquant que Cheikh Oumar Foutiyou l’avait prédit depuis longtemps, à Missira, en terre malienne. A l’endroit des Foutanké, il a appelés à l’unité et à soutenir les actions du président de la République. En 1983, à l’occasion de l’inauguration de la mosquée de Démette, a-t-il rappelé, feu Thierno Mountaga Tall (son père, ndlr), invitait les Foutanké à soutenir le guide religieux qui est au service des populations et de l’Islam ». Le chef de l’État, à ses yeux, est sur cette lancée.

DORSALE ELECTRIQUE, TRAVAUX D’INFRASTRUCTURES ROUTIERES, AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE : Le chef de l’Etat amorce le développement de l’Ile à Morphil
Ile à MorphileL’île à Morphil va bientôt changer et devenir fréquentable grâce aux importants travaux que le chef de l’État a lancé, hier, à Démette, localité distante de plus de 100 km de Podor. A cette occasion, Macky Sall a donné le coup d’envoi de la construction des travaux d’aménagement et de la route de désenclavement de l’Ile à Morphil. Il a également inauguré la dorsale électrique de 100 km. L’objectif de ces travaux étant, pour le chef de l’État, de faire de l’île à Morphil un pôle agricole dans le pays.

Longtemps coupée du monde, à cause de son accès difficile, l’île à Morphil peut bel et bien jouer un rôle déterminant dans ce pays. C’est en tout cas, le souhait du chef de l’État qui veut que cette bande de terre fertile, mais enclavée, du département de Podor, soit érigée en pôle agricole de premier plan. A Démette où il était, hier après-midi, dans sa tournée économique, le chef de l’État veut que l’île participe à l’émergence du pays. « L’île à Morphil, avec ses ressources hybrides, ses terres fertiles, ses travailleurs, doit se positionner comme un grenier de prospérité, comme un pôle agricole de premier plan pour contribuer à l’émergence du Sénégal », a indiqué le chef de l’État, à l’occasion du lancement des travaux d’aménagement et de bitumage d’infrastructures routières. C’est pour cela que le président Sall a souligné que d’importants travaux hydroagricoles seront engagés dans la zone, avec notamment l’extension de superficies aménagées qui vont passer de 25.840 hectares à 140.000 hectares afin de booster la production céréalière en particulier, celle du riz. Mais à Démette (100 km de Podor), il était surtout question du lancement des travaux de bitumage d’infrastructures routières et de l’inauguration de la dorsale électrique de 100 km, moyenne tension, de l’île à Morphil. Pour un coût global de 105 milliards de FCfa, les infrastructures routières comprendront un ensemble d’ouvrages d’art dont les ponts de Nianga Edy et de Guédé village. Compte tenu de l’urgence, le pont de Halwar qui fait partie des travaux est déjà réalisé. Le principal ouvrage de ce projet reste le linéaire de 312 km avec une largeur de chaussée de 7,20 m.
 
Selon le chef de l’État, la première phase de ces travaux financés par l’État du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad) comprendra 130 km de route bitumée sur la dorsale de la régionale 40 ; 125 km de pistes latéritiques, la construction des deux ponts de Nianga Edy et Guédé village ainsi que divers aménagements connexes pour l’amélioration des conditions de vie des populations. « Les routes qui vont être réalisées permettront de relier des villes comme Podor, Ndioum et d’autres localités comme Démette, Cas-Cas, Madina Ndiatbé, Saldé, Pathé Galo, etc. », a expliqué le chef de l’État, non sans rappeler les 1500 emplois directs et indirects que ces travaux vont créer dans les différentes localités.

Libérer l’île à Morphil de la pauvreté
Ile à MorphilPour le chef de l’État, cette connexion de l’île à Morphil s’inscrit dans une dynamique du Plan Sénégal émergent (Pse) par le développement d’infrastructures et la correction des disparités dans l’aménagement du territoire national. « Avec ces chantiers, nous voulons que l’île à Morphil se libère de la contrainte de l’enclavement et de la pauvreté pour qu’elle soit une terre d’opportunités, une terre heureuse, une terre de vitalité et d’abondance, une terre qui nourrit sa population et contribue davantage au développement économique et social de la nation », a relevé Macky Sall. Auparavant, le président du conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, avait magnifié le lancement de ces travaux de désenclavement de l’île. « C’est un jour nouveau qui se lève pour les populations de l’île à Morphil », avait-il dit non sans rappeler « les promesses faites » pour mettre fin à cette situation injuste. Pour lui, l’électricité va permettre aux populations de sortir « de la nuit des temps » et elle aura un impact sur tous les plans.

« Avec la réalisation de ces travaux, les populations auront le sentiment qu’ils sont des citoyens dont les droits sont reconnus. La dorsale électrique et le bitumage de la route de l’île à Morphil s’inscrivent dans ce sens », a indiqué Mamadou Dia.

Toutefois, le chef de l’État a précisé que ces travaux de l’île à Morphil entrent dans le programme prioritaire de désenclavement issu des conseils des ministres décentralisés et qui concerne d’autres localités du pays. C’est pourquoi, il a indiqué que ce même programme va aussi toucher les localités telles que Sédhiou et Marsassoum, Kédougou-Salémata, Kolda-Pata-Medina Yoro Foula, Bambey-Baba Garage, Kaffrine-Nganda et la Boucle des Kalounayes dans la région de Ziguinchor.

LE REPRESENTANT DE LA BAD SUR LA ROUTE DU DESENCLAVEMENT : « Ce projet contribuera au développement harmonieux du Sénégal »
Le représentant de la Bad a magnifié l’intérêt porté par les autorités sénégalaises d’améliorer les conditions de vie des populations. Cela passe, selon lui, par la réalisation d’infrastructures nécessaires pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse). Le lancement de ces travaux, a-t-il dit, relève d’un « travail acharné mené de mains de maîtres par les experts des ministères de l’Économie, des Finances et du Plan, des Infrastructures et du Transport et de la Bad. Il a ainsi exprimé tout son sentiment de fierté et de reconnaissance aux autorités sénégalaises et surtout de la place de choix qu’occupe sa structure pour le développement économique et social du Sénégal durant quatre décennies. Pour la réalisation de ce projet, il a indiqué que la Bad a mobilisé 80 milliards de FCfa sur les 237 qu’elle s’était engagée sur 5 ans dans le Pse. Ce projet contribuera, selon lui, au développement harmonieux du Sénégal et à assurer la continuité territoriale de la zone avec le reste du pays. Le représentant de la Bad est revenu sur les nombreuses potentialités de l’île à Morphil notamment l’agriculture, la pêche continentale, entre autres. A son avis, le décollage économique de la zone a été retardé par son enclavement. L’objectif, avance-t-il, « c’est de promouvoir une croissance partagée ». Pour la réalisation du pont sur la Transgambienne, il a appelé le chef de l’État à tout mettre en œuvre pour son achèvement. De son côté, le président Sall a salué « l’engagement constant, efficace et diligent » de la Bad en faveur du Sénégal à travers ses programmes et projets.

Dara Halaybé, Pathé Galo et Démette réservent un accueil chaleureux au président Macky Sall
Dara HalaybéLes populations des deux rives du fleuve Sénégal ont réservé un accueil chaleureux et digne de son rang au chef de l’État, tout au long de son trajet à Démette où s’est déroulée la cérémonie de lancement des travaux de la route de désenclavement de l’île à Morphil. A Daara Halaybé, le président de la République a promis de faire de l’île la Californie du Sénégal.

Après l’inauguration du pont de Halwar, le président de la République et sa délégation ont fait cap sur Pathé Gallo puis sur Daara Halaybé. Sur leur passage, les habitants des villages situés sur le long de la route sont sortis massivement pour accueillir le chef de l’État, malgré la chaleur accablante qui sévit dans la zone.

La poussière soulevée par le cortège des véhicules sur cette piste sablonneuse de l’île à Morphil n’a guère entamé leur ardeur. A travers leur présence massive, tous les villages ont donc manifesté leur totale adhésion à cette belle initiative du président de la République que les populations attendaient depuis longtemps.

A son arrivée, le chef de l’État a fait un tour pour rendre hommage aux populations qui ont effectué le déplacement. A Daara Halaybé, le maire de Dodel, Mamadou Bassirou Sall et l’inspecteur des Impôts et Domaines Amadou Niang ont battu le rappel des troupes. Une marée humaine attendait l’hôte sur l’esplanade du village, située au sud du centre-ville.

Pour le maire de Dodel, les Fontanké ont longtemps attendu le bitumage de la dorsale de l’île à Morphil. « Aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité car beaucoup de régimes sont passés mais n’ont pas pu apporter une solution à ce calvaire vécu par les Fontanké », dit-il. Mamadou Bassirou Sall estime que le président est arrivé tardivement au pouvoir « mais mieux vaut tard, dit-il, que jamais ». « Nous ne pouvons que nous en réjouir et prier pour l’accomplissement de vos projets à la tête du pays et que vous ayez un second mandat en 2019 », a indiqué M. Sall.

L’inspecteur des Impôts et des Domaines Amadou Niang, par ailleurs natif du village et responsable de l’Apr, se dit, quant à lui, fier et comblé » du lancement des travaux du désenclavement de l’île à Morphil.

Pour sa part, le président Macky Sall a promis de faire, d’ici à peu, de l’île à Morphil la Californie du Sénégal. « Nous avons des terres, de l’eau et des hommes dignes et valeureux pour réaliser cette ambition », a-t-il ajouté.

Selon lui, le gouvernement ne ménagera aucun effort à œuvrer dans ce sens au grand bénéfice des populations de l’île à Morphil, du Fouta et pour une émergence inclusive de notre pays.
S’agissant de la route du désenclavement, il a souligné que 90 milliards de FCfa ont été mobilisés pour sa réalisation.

« Si vous n’êtes pas fatigués ; moi aussi non plus », a lancé, en pulaar, le chef de l’État à ses militants et ses sympathisants à Daara Halaybé.

De nos envoyés spéciaux Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (textes),Mbacké BA (photos)

 

Le président Macky Sall a mis à profit son séjour dans la capitale du nord pour remettre les clés de 18 nouveaux bus aux transporteurs. Ces minibus neufs sont destinés au renforcement de l’offre de transport urbain de passagers à Saint-Louis.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Mansour Elimane Kane, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement et de plusieurs autres membres du gouvernement. Le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), Dr Thierno Birahim Aw, a précisé, que ces nouveaux véhicules assureront les déplacements des populations dans le respect de l’environnement, avec un niveau de confort et de sécurité substantiellement amélioré. Leur mise en circulation s’inscrit dans le programme de modernisation des transports urbains, initié par l’État du Sénégal et mis en œuvre par le Cetud.

Depuis 2015, a-t-il souligné, ce programme est étendu aux capitales régionales et comporte trois composantes, notamment l’organisation des opérateurs en Gie pour les sortir progressivement de l’informel, l’amélioration des conditions d’exploitation avec la définition d’itinéraires de lignes, le renforcement continu des capacités de l’ensemble des acteurs et une sensibilisation permanente sur la sécurité routière.

Pour Saint Louis, a-t-il souligné, qui bénéficie déjà de la circulation de105 minibus, le programme a été déployé progressivement avec une première phase de 50 minibus (avril 2015), une deuxième de 37 (octobre 2016) et cette troisième de 18 véhicules.

Sept lignes d’une longueur totale de 47 km desserviront, en priorité, l’université Gaston Berger, les établissements scolaires, les marchés, les mosquées, les centres de santé et assureront les liaisons avec Bango et Ngallèle.

Dans le programme de modernisation des transports urbains, mis en œuvre par le Cetud, les véhicules sont montés au Sénégal. Ce qui contribue à l’objectif d’industrialisation fixé dans le Plan Sénégal émergent.

Le programme, a-t-il poursuivi, a généré, à ce jour, près de 11.000 emplois directs dont 500 pour la seule ville de Saint-Louis. Plus de 700.000 voyageurs sont transportés quotidiennement à travers différentes localités du pays, dont une moyenne de 73.300 pour la ville de Saint-Louis.

Tenant compte des conditions de viabilité économique et financière (sans compensation tarifaire) du programme de modernisation des transports urbains, deux paramètres principaux justifient la mise en œuvre du programme : la dotation suffisante des territoires en routes praticables et l’existence d’une demande de transport.

Ainsi, grâce à la mise en place du fonds revolving, 1.607 cars rapides et Ndiaga Ndiaye ont été remplacés à Dakar (depuis 2005). Dans les autres régions (depuis 2015), l’opération de modernisation se poursuit avec un financement assuré par des banques sénégalaises et un montage local des minibus. Dans la première phase (achevée), 250 minibus ont été répartis dans les villes de Saint-Louis, Louga, Thiès, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor. Dans la deuxième phase (en cours), 200 minibus sont destinés à Tivaouane (15 bus déjà livrés), Fatick, Diourbel, Mbour, et ils seront mis en circulation d’ici à avril 2017. A en croire Thierno Birahim Aw, les études de faisabilité technique et financière seront lancées dans le premier semestre 2017 pour d’autres villes, parmi lesquelles, Richard-Toll, Kolda, Kaffrine, Sédhiou, Ourossougui et Ndioum.

Par Mbagnick KH. DIAGNE et A. M. NDAW

Depuis longtemps, l’île à Morphil a été laissée en rade dans les programmes du développement de l’Etat. De Diatar à Saldé en passant par Donaye, Moundouwaye, Ndiaw, Lahel, Halwar, etc. les populations vivent le même calvaire lié à l’enclavement. Elles espèrent que la réalisation de la grande route constituera un tournant décisif au décollage économique de leur zone.

Longue de plus de 100 kilomètres, l’Île à Morphil se caractérise par une vaste étendue de terres, fortement arrosée en cours d’eaux. Elle occupe les deux tiers de la partie nord du département de Podor, et est formée par le marigot le Doué, qui quitte en amont dans le Saldé-Walla, le flanc gauche du fleuve Sénégal à partir de Winding, un village mauritanien qui a donné le même nom à celui d’en face, au Sénégal. En période de décrue, le fleuve se caractérise, à cet endroit, par un tourbillon visible à la séparation des défluents du Sénégal, le Doué, le Bourbodjia, un autre marigot, qui n’est présent que dans l’arrondissement de Saldé avec le fleuve Sénégal. Le Doué, à partir de Winding, va vers le Sud-ouest en traversant les quatre arrondissements du département : Saldé, Cas-Cas, Gamadji Saré, et Thillé-Boubacar pour rejoindre, de nouveau, le fleuve Sénégal aux villages de Doué du même nom et Loboudou-Doué, à 9 kilomètres à l’ouest de Podor. Au cours de sa longue traversée, le Doué croise un autre fleuve, le Gayo, qui traverse les arrondissements de Gamadji et de Cas-Cas. Ces cours d’eau ont donné, à l’Île à Morphil, plusieurs mares et marigots, à l’image du Ndiadiolol à Alwar, la mare d’El Hadji Omar qui conserve son eau jusqu’au prochain hivernage sans tarir. C’est la dispersion de ces nombreux cours d’eau qui se remplissent, dès l’entame de la crue, qui donne à l’Île à Morphil, l’environnement rude et célèbre de son légendaire enclavement. En effet, de l’île, seule la ville de Podor est désenclavée, depuis 1975, avec la bretelle Taredji-Podor, longue de 21 km, et le fameux tronçon Guia-Podor qui, avant sa réalisation, a vu la ville de Ndioum Diéri, située sur la nationale 2, ravir la vedette à Podor, avec l’implantation de l’hôpital. Le Ngallenka est le seul marigot en dehors de l’Île à Morphil. Il rejoint, toutefois, le Doué au village de Diambo. Les ponts de Médina-Ndiathabé, de Ngouye et de Ndioum ne sont que d’une enjambée sur le Doué.

À quelques encablures de Podor, le circuit de l’île à Morphil se présente. On peut, sans grande difficulté, y lire les villages accessibles de cette partie du département de Podor. En arpentant ce tortueux chemin, l’on découvre bien vite le village de Diatar après seulement quatre kilomètres. Puis c’est au tour de l’ancien Donaye de se dévoiler quelques kilomètres plus loin. Des maisons en ruines, des arbres déracinés attirent l’attention.

Ce triste décor est la conséquence des crues de 1999, provoquées par la montée des eaux et qui ont forcé la majeure partie des populations à se réfugier à Tarédji, à quelques 25 kilomètres de là. Seules quelques familles, très attachées à ce site de leurs ancêtres, ont préféré y rester, veillant jalousement sur le cimetière où reposent leurs morts et sur la mosquée qui reste l’un des fleurons de l’architecture omarienne. Au bout d’une dizaine de kilomètres, le village de Mboyo apparait. Sous le poids des secousses, on traverse Guédé Wouro, Korkadié, Moundouwaye, Ndiaw, Lahel, soulevant une nuée de poussière. Après quarante neuf kilomètres, Alwar s’offre enfin à nous. Cette localité a vu, vers 1797, naître le conquérant, El Hadji Omar Foutiyou Tall.

Fatoumata Bintou Djibo du Pnud : « Votre geste permet l’accroissement de la productivité des femmes »
Fatoumata Bintou Djibo, la représentante du Pnud au Sénégal, est convaincue de l’option prise par le chef de l’État, dans le Pudc. « Le Pudc traduit votre vision et votre détermination de transformer la vie des populations du monde rural en leur facilitant l’accès à l’eau, l’accès à l’énergie, l’accès au marché et en allégeant les travaux des femmes », a-t-elle indiqué, hier, à Podor, à l’occasion de la cérémonie de remise d’équipements aux femmes de la ville. Pour elle, à quelques heures de la célébration de la journée mondiale de la femme, le geste du chef de l’État est symbolique. « Le geste que vous posez, aujourd’hui, vient nous renforcer à assister les femmes à accroitre leur productivité, à accroître leur revenus pour prendre soin de leur famille et transformer leur vie, mais également accroître leur bien-être social », a ajouté Mme Djibo lors de cette cérémonie.

De nos Envoyés spéciaux, Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (textes)

Maire de Podor, Aïssata Tall Sallest fière de voir le chef de l’État, Macky Sall, passer deux nuits dans sa commune. Pour elle, c’est un fait historique qui mérite d’être souligné.

« Pour autant que je me souvienne, je ne connais pas une situation du genre où le président arrive et reste deux nuits, c’est-à-dire trois jours, dans le souci de comprendre non seulement les difficultés de nos populations, mais une fois qu’il les a comprises, de les solutionner, c’est pourquoi, sur le plan formel, nous sommes honorés que Podor ait été choisi par le magistrat du Sénégal », a relevé le maire socialiste de Podor. C’est pour cela qu’elle s’est jointe à tous les autres fils du département pour réserver un bel accueil au président de la République, arrivé, hier à Podor, en début de soirée. Certes, selon elle, tous les gouvernements qui se sont succédé au Sénégal, ont eu comme souci de désenclaver l’île à Morphil (cette bande de terre entre le fleuve Sénégal et un de ses affluents, le Doué), mais il magnifie « l’investissement colossal » consenti par le chef de l’État pour « le désenclavement total » de l’île. « Senghor avait posé un premier jalon, c’est le pont Seydou Nourou Tall à l’entrée de Podor ; Diouf a posé le pont du Gayo ; le président Wade en a posé deux, le pont de Ngouye et le pont de Madina Ndiatbé, mais tout cela ne constitue pas encore la moitié de ce qui devra être fait pour désenclaver l’île à Morphil. C’est cela le gros morceau du président Macky Sall. Il a décidé qu’il ferait le désenclavement total de l’île à Morphil par l’édification de ce pont là, mais surtout par le tracé d’une route qu’on appelle la dorsale qui va traverser, de façon verticale, toute l’île à Morphil, et qui partira de Diatar, un village juste après Podor, jusqu’à Saldé, presque à la sortie du département », a expliqué Aïssata Tall Sall. Ville qui a rarement reçu de visite de chef d’État, Podor est aujourd’hui en fête.

 

Dans son intervention, le maire de Podor, Aïssata Tall Sall, a aussi exprimé le souhait des Podorois pour l’extension de leur périmètre communale par le recul de la digue de protection de la ville. « Cela nous permettra, a-t-elle ajouté, d’y ériger le grand Podor, un projet cher aux Podorois ». Aïssata Tall Sall a également fait un plaidoyer pour la modernisation de l’aérodrome de Podor « pour en faire une infrastructure digne de son rang de capital départemental », l’édification et la construction de son université virtuelle de même que la régionalisation du département de Podor « une vieille doléance chère aux populations de Podor ». S’agissant de la doléance liée à la régionalisation de Podor, le président Macky Sall a indiqué qu’ « il va très sérieusement étudiée ce vœu qui ne figure pas dans son schéma et voir dans quelle mesure celle-ci est possible ». « Pour le moment, je ne peux pas donner suite à cette doléance », a dit le chef de l’État qui a promis de la mettre à l’étude.

Le président Macky Sall a également promis de mettre à l’étude la doléance relative à l’extension du périmètre communal de la ville eu égard aux impacts environnementaux que cela pourra occasionner. Il a enfin appelé les Podorois de tout bord politique à l’unité et à travailler ensemble pour relever les défis du développement de leur département.

Un bel accueil en dépit de l’heure tardive
Arrivé, hier dans la soirée à Podor, le chef de l’État a eu droit à un accueil mémorable. Dans une parfaite unanimité et dans la communion, tous les fils de Podor sont venus lui témoigner leur gratitude.

Enfin, il est là ! Il est un peu moins de 21 heures, lorsque le cortège présidentiel arrive à Podor. A tout honneur, tout seigneur, le maire de la commune, Aïssata Tall Sall, a tenu personnellement à accueillir le président de la République et sa délégation. Une poignée franche entre le chef de l’État et le maire de la ville, avant que les autres responsables comme Me Moussa Diop, Mamadou Racine Sy, Astel Sall ne lui souhaitent à leur tour la bienvenue.

En dépit de l’heure tardive, de la fatigue et aussi de la chaleur d’étuve qui règne sur la ville, les Podorois sont venus massivement accueillir le chef de l’État, Macky Sall. Du croisement Tarédji à l’entrée de la ville, en passant par la gare routière, la place publique jouxtant la préfecture ainsi que dans certains quartiers, le chef de l’État a été ovationné et applaudi par la population toute entière. Sifflets, vuvuzelas, klaxons ou encore sono installée dans les pick-up, rien n’est de trop pour manifester la joie ressentie par tout un chacun de recevoir le président de la République dans la localité. « On l’entendait souvent dans les autres localités du pays sans le voir, aujourd’hui, c’est notre tour de l’accueillir », confie cette jeune dame sortie pour souhaiter la bienvenue au chef de l’État.

Pour de nombreux Podorois, cette visite de Macky Sall est historique, en ce sens que c’est la première fois qu’un chef d’État passe deux nuits dans leur ville. Au-delà des populations de la commune, les gens sont venus de partout, des différentes localités, telles que Ndioum, Galoya, Fanaye, Gamadji Saré, Ndiayène Pendao, Aéré Lao ou encore des villages de l’île à Morphil pour témoigner au président leur affection et leur gratitude. Les différents responsables n’ont guère lésiné sur les moyens pour donner un cachet particulier à ce séjour du chef de l’État effectué dans sa tournée économique dans le Nord du pays. Deux jours avant cette arrivée du président de la République, la ville était plongée dans une ambiance carnavalesque.

Sur les grandes artères et voies de passage, des banderoles sont attachées. Sur différents supports (voitures, poteaux électriques, murs, etc.) les affiches des différents leaders du département souhaitent la bienvenue au président Sall. Dans les quartiers comme Lao Demba, Thiofi, Suïma ainsi que dans les lieux de commerce, l’effervescence est à son paroxysme. Les différents états-majors politiques ont tous donné des consignes pour la mobilisation. Cet appel à la mobilisation a été traduit, en actes, par les populations du département. Les gens sont non seulement sortis, mais ils sont restés tard dans la soirée en espérant voir le chef de l’État et lui souhaiter chaleureusement la bienvenue. Malheureusement, pour des raisons de sécurité, la plupart des gens n’a pu voir le président Sall sortir la tête. Comme réconfort, certains ne cachent pas leur joie de voir le président passer deux nuits dans leur localité.

Macky Sall fait « citoyen d’honneur » de Podor
Macky Sall est désormais Podorois. Il a été élevé au rang de « citoyen d’honneur » de la ville de Podor par le maire Aïssata Tall Sall. C’était lors de la cérémonie de remise d’allègement aux femmes de Podor.

Le chef de l’État n’a pas manqué de dire toute sa satisfaction après avoir reçu son attestation des mains du premier magistrat de la ville. « J’en suis très honoré. Je voudrais vous dire en retour un grand merci, mais surtout saluer votre esprit républicain.

C’est le signe des grands hommes avec un grand H. Parce que vous avez fait montre de grandeur et de générosité », a dit Macky Sall à l’endroit du député maire de la ville de Podor. Dans la même lancée, le chanteur Baba Maal, originaire de Podor, a offert un cheval au chef de l’État.

De nos Envoyés spéciaux, Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (textes)-Mbacké BA (photos)

La ville de Podor peut s’attendre à des lendemains meilleurs, avec cette batterie de mesures annoncée, hier, par le chef de l’État pour permettre à cette ville de combler son déficit d’infrastructures.

Podor va bientôt entrer dans une phase de modernisation. C’est en tout cas le souhait du président de la République, Macky Sall, qui a annoncé, hier, une série de réalisations au profit de cette ville où il est arrivé, en début de soirée, dans sa tournée économique dans le Nord. « Chères populations de Podor, je voudrais vous dire que j’ai pris bonne note du message du maire de la ville pour ce qui concerne vos préoccupations », a dit le chef de l’État à Me Aïssata Tall Sall qui s’est faite, l’avocate de sa localité.

A cet effet, le chef de l’État a annoncé pour Podor l’érection d’une digue de protection, un bac pour faciliter les déplacements et même un aéroport pour la ville dans la modernisation des aéroports intérieurs. « Pour l’élargissement de votre assiette, l’assiette de la ville à travers le recul de la digue de Podor, je peux prendre l’engagement de mener les études, parce que lorsqu’on parle d’une digue de protection, c’est qu’il y avait des risques d’inondation et de crue. Il va falloir donc faire l’étude dans l’urgence, pour voir les conditions environnementales qui devront permettre de donner une réponse satisfaisante à votre demande », a indiqué le chef de l’État.

Dans le même temps, le président Sall a jugé « possible » la mise sur pied d’un bac dans le but de faciliter les déplacements entre populations des deux rives. Occasion saisie par le chef de l’État pour rappeler « la cohabitation multiséculaire » qui existent entre le Sénégal et la Mauritanie et qu’il faudra, à tout prix, perpétuer. A Podor, Macky Sall a également indiqué que la ville fera partie des localités du pays qui verront leur aéroport étendu et modernisé.

Pour le chef de l’État qui a profité de l’occasion pour remettre aux femmes de Podor du matériel d’allégement de leurs travaux domestiques, Podor mérite beaucoup de réalisations. Car, Podor reste cette ville historique qui a vu naître de « grands hommes de Dieux » tels qu’El Omar Foutiyou Tall, Elimane Boubacar Kane, Thierno Souleymane Baal, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba Bâ, El Amadou Ba (Ouro Madiou), Mamadou Moussa, etc.

REGIONALISATION DE PODOR : Cette doléance sera mise à l’étude, promet le chef de l’État
Macky PodorDans son intervention, le maire de Podor, Aïssata Tall Sall, a aussi exprimé le souhait des Podorois pour l’extension de leur périmètre communale par le recul de la digue de protection de la ville. « Cela nous permettra, a-t-elle ajouté, d’y ériger le grand Podor, un projet cher aux Podorois ». Aïssata Tall Sall a également fait un plaidoyer pour la modernisation de l’aérodrome de Podor « pour en faire une infrastructure digne de son rang de capital départemental », l’édification et la construction de son université virtuelle de même que la régionalisation du département de Podor « une vieille doléance chère aux populations de Podor ». S’agissant de la doléance liée à la régionalisation de Podor, le président Macky Sall a indiqué qu’ « il va très sérieusement étudiée ce vœu qui ne figure pas dans son schéma et voir dans quelle mesure celle-ci est possible ». « Pour le moment, je ne peux pas donner suite à cette doléance », a dit le chef de l’État qui a promis de la mettre à l’étude.

Le président Macky Sall a également promis de mettre à l’étude la doléance relative à l’extension du périmètre communal de la ville eu égard aux impacts environnementaux que cela pourra occasionner. Il a enfin appelé les Podorois de tout bord politique à l’unité et à travailler ensemble pour relever les défis du développement de leur département.

Un bel accueil en dépit de l’heure tardive
Arrivé, hier dans la soirée à Podor, le chef de l’État a eu droit à un accueil mémorable. Dans une parfaite unanimité et dans la communion, tous les fils de Podor sont venus lui témoigner leur gratitude.

Enfin, il est là ! Il est un peu moins de 21 heures, lorsque le cortège présidentiel arrive à Podor. A tout honneur, tout seigneur, le maire de la commune, Aïssata Tall Sall, a tenu personnellement à accueillir le président de la République et sa délégation. Une poignée franche entre le chef de l’État et le maire de la ville, avant que les autres responsables comme Me Moussa Diop, Mamadou Racine Sy, Astel Sall ne lui souhaitent à leur tour la bienvenue.

En dépit de l’heure tardive, de la fatigue et aussi de la chaleur d’étuve qui règne sur la ville, les Podorois sont venus massivement accueillir le chef de l’État, Macky Sall. Du croisement Tarédji à l’entrée de la ville, en passant par la gare routière, la place publique jouxtant la préfecture ainsi que dans certains quartiers, le chef de l’État a été ovationné et applaudi par la population toute entière. Sifflets, vuvuzelas, klaxons ou encore sono installée dans les pick-up, rien n’est de trop pour manifester la joie ressentie par tout un chacun de recevoir le président de la République dans la localité. « On l’entendait souvent dans les autres localités du pays sans le voir, aujourd’hui, c’est notre tour de l’accueillir », confie cette jeune dame sortie pour souhaiter la bienvenue au chef de l’État.

Pour de nombreux Podorois, cette visite de Macky Sall est historique, en ce sens que c’est la première fois qu’un chef d’État passe deux nuits dans leur ville. Au-delà des populations de la commune, les gens sont venus de partout, des différentes localités, telles que Ndioum, Galoya, Fanaye, Gamadji Saré, Ndiayène Pendao, Aéré Lao ou encore des villages de l’île à Morphil pour témoigner au président leur affection et leur gratitude. Les différents responsables n’ont guère lésiné sur les moyens pour donner un cachet particulier à ce séjour du chef de l’État effectué dans sa tournée économique dans le Nord du pays. Deux jours avant cette arrivée du président de la République, la ville était plongée dans une ambiance carnavalesque.

Sur les grandes artères et voies de passage, des banderoles sont attachées. Sur différents supports (voitures, poteaux électriques, murs, etc.) les affiches des différents leaders du département souhaitent la bienvenue au président Sall. Dans les quartiers comme Lao Demba, Thiofi, Suïma ainsi que dans les lieux de commerce, l’effervescence est à son paroxysme. Les différents états-majors politiques ont tous donné des consignes pour la mobilisation. Cet appel à la mobilisation a été traduit, en actes, par les populations du département. Les gens sont non seulement sortis, mais ils sont restés tard dans la soirée en espérant voir le chef de l’État et lui souhaiter chaleureusement la bienvenue. Malheureusement, pour des raisons de sécurité, la plupart des gens n’a pu voir le président Sall sortir la tête. Comme réconfort, certains ne cachent pas leur joie de voir le président passer deux nuits dans leur localité.

DECORATION : Macky Sall fait « citoyen d’honneur » de Podor
Macky Sall Aissata Tall SallMacky Sall est désormais Podorois. Il a été élevé au rang de « citoyen d’honneur » de la ville de Podor par le maire Aïssata Tall Sall. C’était lors de la cérémonie de remise d’allègement aux femmes de Podor.

Le chef de l’État n’a pas manqué de dire toute sa satisfaction après avoir reçu son attestation des mains du premier magistrat de la ville. « J’en suis très honoré. Je voudrais vous dire en retour un grand merci, mais surtout saluer votre esprit républicain.

C’est le signe des grands hommes avec un grand H. Parce que vous avez fait montre de grandeur et de générosité », a dit Macky Sall à l’endroit du député maire de la ville de Podor. Dans la même lancée, le chanteur Baba Maal, originaire de Podor, a offert un cheval au chef de l’État.

Me AISSATA TALL SALL, MAIRE DE PODOR : « Le désenclavement total de l’Ile à Morphil, c’est Macky Sall »
Maire de Podor, Aïssata Tall Sallest fière de voir le chef de l’État, Macky Sall, passer deux nuits dans sa commune. Pour elle, c’est un fait historique qui mérite d’être souligné.

« Pour autant que je me souvienne, je ne connais pas une situation du genre où le président arrive et reste deux nuits, c’est-à-dire trois jours, dans le souci de comprendre non seulement les difficultés de nos populations, mais une fois qu’il les a comprises, de les solutionner, c’est pourquoi, sur le plan formel, nous sommes honorés que Podor ait été choisi par le magistrat du Sénégal », a relevé le maire socialiste de Podor. C’est pour cela qu’elle s’est jointe à tous les autres fils du département pour réserver un bel accueil au président de la République, arrivé, hier à Podor, en début de soirée. Certes, selon elle, tous les gouvernements qui se sont succédé au Sénégal, ont eu comme souci de désenclaver l’île à Morphil (cette bande de terre entre le fleuve Sénégal et un de ses affluents, le Doué), mais il magnifie « l’investissement colossal » consenti par le chef de l’État pour « le désenclavement total » de l’île. « Senghor avait posé un premier jalon, c’est le pont Seydou Nourou Tall à l’entrée de Podor ; Diouf a posé le pont du Gayo ; le président Wade en a posé deux, le pont de Ngouye et le pont de Madina Ndiatbé, mais tout cela ne constitue pas encore la moitié de ce qui devra être fait pour désenclaver l’île à Morphil. C’est cela le gros morceau du président Macky Sall. Il a décidé qu’il ferait le désenclavement total de l’île à Morphil par l’édification de ce pont là, mais surtout par le tracé d’une route qu’on appelle la dorsale qui va traverser, de façon verticale, toute l’île à Morphil, et qui partira de Diatar, un village juste après Podor, jusqu’à Saldé, presque à la sortie du département », a expliqué Aïssata Tall Sall. Ville qui a rarement reçu de visite de chef d’État, Podor est aujourd’hui en fête.

ASTEL SALL, ANCIEN DEPUTE LIBERAL : « Le président a posé un acte républicain »
L’ancien député libéral, Astel Sall, ne dit pas autre chose. « Si l’on est intéressé par le développement de la ville, si l’on veut aider les populations de Podor et en particulier les femmes de Podor, on ne peut qu’être satisfait des travaux que le chef de l’État va lancer dans le département », a-t-elle indiqué.

Chez elle, au quartier Lao Demba, Astel Sall prépare activement cette arrivée du chef de l’État, en mobilisant tous les membres de son mouvement. Outre la grande mobilisation qu’elle a tenue récemment dans ce sens, elle s’attèle aux derniers réglages.

« On accueille Macky Sall en tant que président de la République. Il a posé un acte républicain, on lui répond par un acte républicain. Mais on est au Pds, on reste au Pds », a précisé Astel Sall. Cette unanimité autour de l’arrivée du chef de l’État fait dire à Me Moussa Diop qu’à l’heure actuelle, tous les responsables vivent la même fréquence. Une fréquence qu’on pourrait appeler : Tous derrière Macky Sall pour le développement de Podor.

DÉPARTEMENT DE PODOR : Les cadres républicains magnifient les nombreuses réalisations du chef de l’Etat
Cadres AprAu cours d’un forum, organisé à Ndioum (commune à 50 km de Podor), les cadres républicains ont magnifié les nombreuses initiatives du chef de l’État dans le département de Podor. Pour Thierno Alassane Sall et ses camarades, les réalisations des dorsales routière et électrique vont constituer des étapes importantes pour le développement économique de la zone.

La Ccr a organisé dimanche, à Ndioum, un forum sur les réalisations du gouvernement, en prélude à la tournée économique du chef de l’État dans la zone. A l’occasion, le président du Conseil d’administration de la Bnde, Mamoudou Dème, par ailleurs, maire de Golléré, et le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy, sont revenus sur les potentialités économiques de notre pays, notamment sur celles de la Vallée du fleuve Sénégal.

Selon le coordonnateur de la Ccr, Thierno Alassane Sall, par ailleurs, ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, cette rencontre s’inscrit dans les tournées de sa structure, consistant à aller « au cœur du Sénégal pour s’enquérir des réalités du pays. Nous sommes guidés par la démarche de proximité du chef de l’État vis-à-vis des populations. C’est bien de venir à la rencontre des acteurs et de toucher du doigt leurs problèmes ». Dans le passé, une seule partie de l’île était électrifiée. Avec la dorsale électrique qui va s’étendre sur 100 km, 19 villages seront connectés au réseau électrique. De gros villages comme Walaldé, Démette, Pathé Galo, Dara Halaybé, Guia, Fodé Ass, etc. seront,connectés au réseau électrique. « Ces villages, comme d’autres dans le sud et l’est du pays, vont se sentir beaucoup plus Sénégalais, aujourd’hui, avec ce programme d’électrification rurale », a-t-il indiqué.

Quant à la dorsale routière dont le chef de l’État va lancer les travaux, aujourd’hui, il est convaincu qu’elle va faciliter la mobilité des populations, permettre de meilleurs rendements et une meilleure évacuation de la production. « Pendant longtemps, on nous a fait montrer le pont de Médina Ndiathbé comme une prouesse. En dehors des ponts de Ndioum, Ngouye, d’Alwar, des réalisations importantes vont suivre », a-t-il assuré. Autant de raisons qui font dire au ministre de l’Énergie que la réalisation des dorsales routière et électrique dans l’île à Morphil constitue une étape cruciale pour le décollage économique. A cela, s’ajoutent des aménagements conséquents déjà réalisés dans le Pracas, l’approvisionnement et la mise à disposition des producteurs des équipements et du matériel de production.

Une mine inestimable de richesses
Pour Mamadou Dème, beaucoup d’efforts ont été faits en termes d’infrastructures et d’aménagement. Il indique que pas moins de 200 milliards de FCfa ont été investis par les bailleurs en terme de cuvettes et d’aménagement. « Mais cela ne suffit pas, il faut encore investir beaucoup », a indiqué le maire de Golléré, non sans rappeler les efforts de l’État qui, de 2000 à aujourd’hui, a fait passer les ressources consacrées aux aménagements de 89 milliards de FCfa à 1.250 milliards de FCfa dans le Budget consolidé d’investissement (Bci). Pour sa part, Djibril Bâ de la Ccr a transmis certaines doléances des productions liées à l’électrification de leurs périmètres irrigués, à la disponibilité des intrants à temps. Dans la même veine, Mamadou Dème a insisté sur l’épineux problème de la « maîtrise de l’eau ». Puisque, selon lui, on est encore tributaire de la pluie, ce qui constitue un frein au développement de l’agriculture.
 
Dans son intervention, Amadou Abdoul Sy, le Dg de l’Arm, a mis l’accent sur les activités post-récoltes. Pour lui, il ne suffit pas seulement de produire, mais il faut aussi agir pour le stockage, la conservation et la transformation et la commercialisation des produits pour réduire le déficit de la balance commerciale du pays qui importe beaucoup du riz, du lait (60 milliards de FCfa/an), des oignons, entre autres. Alors que la production d’oignons couvre, selon lui, notre niveau de consommation. Cette situation est due au fait que notre pays ne dispose pas suffisamment d’infrastructures de stockage pour conserver la production d’oignons le plus longtemps possible. A cela s’ajoutent des pertes post-récoltes estimées à 15 à 30 %. « Si on l’applique sur 300.000 tonnes, c’est près de deux mois de consommation », a souligné M. Sy qui magnifie le nombre d’emplois crées autour des rizeries agrées et des 570 décortiqueuses artisanales recensées.

Le directeur général de l’Arm est convaincu que la transformation constitue une « mine inestimable d’emplois et de création de richesses ». L’agriculture nous permet, selon lui, d’être autonomes et indépendants sur le plan alimentaire et surtout de créer des emplois et d’alléger le déficit de notre balance commerciale ». M. Sy précise que ce sont des activités pareilles qui favorisent l’augmentation du taux de croissance. « Contrairement à ce qu’on croit, dit-il, ce ne sont pas les grandes entreprises qui développent mais plutôt les Pme ».

Matériels d’allègement aux femmes de la région de Saint-Louis
MoulinsDes équipements d’un montant de 366 millions de FCfa remis par le chef de l’Etat

Le président de la République a remis des équipements et matériels d’un coût de 366.290.000 de FCfa aux femmes de la région de Saint-Louis dans le volet équipements du Pudc. Un geste hautement magnifié par les bénéficiaires. A l’occasion, le maire de Podor, Aïssata Tall, a exprimé d’autres doléances de la ville et du département au chef de l’État.

Le stade Alassane Wade a refusé, hier, du monde à l’accueil du président de la République. Jeunes et vieux, hommes et femmes de la ville et du département de Podor ont massivement effectué le déplacement pour réserver un accueil digne et chaleureux au chef de l’État qui effectue une tournée économique dans les régions de Saint-Louis et Matam. La mobilisation était exceptionnelle. Pour la circonstance, les filles et fils de Podor, de tout bord politique, ont tu leurs mésententes, leurs divergences au grand bénéfice du département. Podor, ville pleine de symboles et d’histoires a accueilli le président de la République et sa forte délégation dans l’unité. Toutes les collectivités locales du département ont sonné la grande mobilisation. De Diéyirba à Diaba, tous étaient là. L’attente a été longue. Mais les militants et sympathisants du chef de l’État, président de l’Alliance pour la République (Apr), ont su vaincre la fatigue pour attendre son arrivée. C’est à 21 h 20 mn que le chef de l’État, Macky Sall, a franchi les portes du stade Alassane Wade de Podor. Il était accompagnée d’une forte délégation, constituée, entre autres, de Me Aïssata Tall Sall, maire de Podor, des ministres Abdoulaye Daouda Diallo, Mansour Elimane Kane, Thierno Alassane Sall, Aminata Mbengue Ndiaye, du président du Conseil départemental Mamadou Dia, du préfet Elimane Bâ. A son arrivée, il a fait un tour du stade pour saluer ses militants et sympathisants, venus nombreux lui témoigner toute leur reconnaissance et leur gratitude.

Par la suite, le président Macky Sall a procédé à la remise symbolique des équipements et matériels destinés aux femmes de la région de Saint-Louis d’un coût global de 366 millions de FCfa, du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), dans son volet équipement. 224 équipements sont dédiés à la région de Saint-Louis. Il s’agit de 79 moulins à mil, 40 décortiqueuses à mil, 65 décortiqueuses à riz et 35 batteuses à riz. 15 communes du département de Podor vont bénéficier de ces équipements pour 113 villages. Près de 201.738 personnes seront impactées et 113 emplois directs vont être créés.

A l’occasion, Mme le maire de Podor, Aïssata Tall Sall s’est faite l’avocate des populations vdu département de Podor en exprimant quelques doléances « parmi les plus urgentes ». Celles-ci sont relatives à l’aménagement du Kolongal de Podor. « S’il était réalisé, il fera atteindre à notre pays, et en un temps record, l’autosuffisance alimentaire à laquelle vous êtes en train de travailler et permettra le plein emploi de la jeunesse de Podor », a-t-elle dit, avant de plaider pour la mise à disposition des populations de Podor d’un bac pour la traversée du fleuve entre la Mauritanie et le Sénégal. « Ce bac nous est indispensable pour être d’une haute utilité sociale et d’une grande utilité économique et humaine », a insisté le maire parce que « le fleuve ne saurait nous séparer de la Mauritanie mais bien au contraire, il nous unit, nous rapproche et nous rassemble ». S’agissant du matériel du Pudc remis aux femmes de la région de Saint-Louis, elle a laissé entendre que ces équipements vont davantage soulager les populations du monde rural.

Elle a réaffirmé toute sa gratitude pour l’attention du chef de l’État prêtée aux populations de l’île à Morphil, notamment avec le lancement des travaux de la dorsale routière de Diatar à Saldé, prévue aujourd’hui à Démette. « Cette dorsale va désenclaver le département de Podor », a-t-elle estimé. Mme le maire de Podor a exprimé toute la fierté et l’honneur des Podorois de recevoir et de partager, avec le chef de l’État, deux nuits de Tedougal ». A l’occasion, elle a rappelé que Podor a été érigée en ville mixte dès 1952 avant d’être promue commune en plein exercice le 1er février 1960.

ÎLE A MORPHIL : Le désenclavement en marche
Ile à MorphilDepuis longtemps, l’île à Morphil a été laissée en rade dans les programmes du développement de l’Etat. De Diatar à Saldé en passant par Donaye, Moundouwaye, Ndiaw, Lahel, Halwar, etc. les populations vivent le même calvaire lié à l’enclavement. Elles espèrent que la réalisation de la grande route constituera un tournant décisif au décollage économique de leur zone.

Longue de plus de 100 kilomètres, l’Île à Morphil se caractérise par une vaste étendue de terres, fortement arrosée en cours d’eaux. Elle occupe les deux tiers de la partie nord du département de Podor, et est formée par le marigot le Doué, qui quitte en amont dans le Saldé-Walla, le flanc gauche du fleuve Sénégal à partir de Winding, un village mauritanien qui a donné le même nom à celui d’en face, au Sénégal. En période de décrue, le fleuve se caractérise, à cet endroit, par un tourbillon visible à la séparation des défluents du Sénégal, le Doué, le Bourbodjia, un autre marigot, qui n’est présent que dans l’arrondissement de Saldé avec le fleuve Sénégal. Le Doué, à partir de Winding, va vers le Sud-ouest en traversant les quatre arrondissements du département : Saldé, Cas-Cas, Gamadji Saré, et Thillé-Boubacar pour rejoindre, de nouveau, le fleuve Sénégal aux villages de Doué du même nom et Loboudou-Doué, à 9 kilomètres à l’ouest de Podor. Au cours de sa longue traversée, le Doué croise un autre fleuve, le Gayo, qui traverse les arrondissements de Gamadji et de Cas-Cas. Ces cours d’eau ont donné, à l’Île à Morphil, plusieurs mares et marigots, à l’image du Ndiadiolol à Alwar, la mare d’El Hadji Omar qui conserve son eau jusqu’au prochain hivernage sans tarir. C’est la dispersion de ces nombreux cours d’eau qui se remplissent, dès l’entame de la crue, qui donne à l’Île à Morphil, l’environnement rude et célèbre de son légendaire enclavement. En effet, de l’île, seule la ville de Podor est désenclavée, depuis 1975, avec la bretelle Taredji-Podor, longue de 21 km, et le fameux tronçon Guia-Podor qui, avant sa réalisation, a vu la ville de Ndioum Diéri, située sur la nationale 2, ravir la vedette à Podor, avec l’implantation de l’hôpital. Le Ngallenka est le seul marigot en dehors de l’Île à Morphil. Il rejoint, toutefois, le Doué au village de Diambo. Les ponts de Médina-Ndiathabé, de Ngouye et de Ndioum ne sont que d’une enjambée sur le Doué.

À quelques encablures de Podor, le circuit de l’île à Morphil se présente. On peut, sans grande difficulté, y lire les villages accessibles de cette partie du département de Podor. En arpentant ce tortueux chemin, l’on découvre bien vite le village de Diatar après seulement quatre kilomètres. Puis c’est au tour de l’ancien Donaye de se dévoiler quelques kilomètres plus loin. Des maisons en ruines, des arbres déracinés attirent l’attention.

Ce triste décor est la conséquence des crues de 1999, provoquées par la montée des eaux et qui ont forcé la majeure partie des populations à se réfugier à Tarédji, à quelques 25 kilomètres de là. Seules quelques familles, très attachées à ce site de leurs ancêtres, ont préféré y rester, veillant jalousement sur le cimetière où reposent leurs morts et sur la mosquée qui reste l’un des fleurons de l’architecture omarienne. Au bout d’une dizaine de kilomètres, le village de Mboyo apparait. Sous le poids des secousses, on traverse Guédé Wouro, Korkadié, Moundouwaye, Ndiaw, Lahel, soulevant une nuée de poussière. Après quarante neuf kilomètres, Alwar s’offre enfin à nous. Cette localité a vu, vers 1797, naître le conquérant, El Hadji Omar Foutiyou Tall.

FATOUMATA BINTOU DJIBO du PNUD : « Votre geste permet l’accroissement de la productivité des femmes »
Fatoumata Bintou Djibo, la représentante du Pnud au Sénégal, est convaincue de l’option prise par le chef de l’État, dans le Pudc. « Le Pudc traduit votre vision et votre détermination de transformer la vie des populations du monde rural en leur facilitant l’accès à l’eau, l’accès à l’énergie, l’accès au marché et en allégeant les travaux des femmes », a-t-elle indiqué, hier, à Podor, à l’occasion de la cérémonie de remise d’équipements aux femmes de la ville. Pour elle, à quelques heures de la célébration de la journée mondiale de la femme, le geste du chef de l’État est symbolique. « Le geste que vous posez, aujourd’hui, vient nous renforcer à assister les femmes à accroitre leur productivité, à accroître leur revenus pour prendre soin de leur famille et transformer leur vie, mais également accroître leur bien-être social », a ajouté Mme Djibo lors de cette cérémonie.

De nos Envoyés spéciaux, Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (textes)-Mbacké BA (photos)

MODERNISATION DU TRANSPORT A SAINT-LOUIS : Le chef de l’Etat remet 18 nouveaux bus aux acteurs
Bus Saint LouisLe président Macky Sall a mis à profit son séjour dans la capitale du nord pour remettre les clés de 18 nouveaux bus aux transporteurs. Ces minibus neufs sont destinés au renforcement de l’offre de transport urbain de passagers à Saint-Louis.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Mansour Elimane Kane, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement et de plusieurs autres membres du gouvernement. Le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), Dr Thierno Birahim Aw, a précisé, que ces nouveaux véhicules assureront les déplacements des populations dans le respect de l’environnement, avec un niveau de confort et de sécurité substantiellement amélioré. Leur mise en circulation s’inscrit dans le programme de modernisation des transports urbains, initié par l’État du Sénégal et mis en œuvre par le Cetud.

Depuis 2015, a-t-il souligné, ce programme est étendu aux capitales régionales et comporte trois composantes, notamment l’organisation des opérateurs en Gie pour les sortir progressivement de l’informel, l’amélioration des conditions d’exploitation avec la définition d’itinéraires de lignes, le renforcement continu des capacités de l’ensemble des acteurs et une sensibilisation permanente sur la sécurité routière.

Pour Saint Louis, a-t-il souligné, qui bénéficie déjà de la circulation de105 minibus, le programme a été déployé progressivement avec une première phase de 50 minibus (avril 2015), une deuxième de 37 (octobre 2016) et cette troisième de 18 véhicules.

Sept lignes d’une longueur totale de 47 km desserviront, en priorité, l’université Gaston Berger, les établissements scolaires, les marchés, les mosquées, les centres de santé et assureront les liaisons avec Bango et Ngallèle.

Dans le programme de modernisation des transports urbains, mis en œuvre par le Cetud, les véhicules sont montés au Sénégal. Ce qui contribue à l’objectif d’industrialisation fixé dans le Plan Sénégal émergent.

Le programme, a-t-il poursuivi, a généré, à ce jour, près de 11.000 emplois directs dont 500 pour la seule ville de Saint-Louis. Plus de 700.000 voyageurs sont transportés quotidiennement à travers différentes localités du pays, dont une moyenne de 73.300 pour la ville de Saint-Louis.

Tenant compte des conditions de viabilité économique et financière (sans compensation tarifaire) du programme de modernisation des transports urbains, deux paramètres principaux justifient la mise en œuvre du programme : la dotation suffisante des territoires en routes praticables et l’existence d’une demande de transport.

Ainsi, grâce à la mise en place du fonds revolving, 1.607 cars rapides et Ndiaga Ndiaye ont été remplacés à Dakar (depuis 2005). Dans les autres régions (depuis 2015), l’opération de modernisation se poursuit avec un financement assuré par des banques sénégalaises et un montage local des minibus. Dans la première phase (achevée), 250 minibus ont été répartis dans les villes de Saint-Louis, Louga, Thiès, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor. Dans la deuxième phase (en cours), 200 minibus sont destinés à Tivaouane (15 bus déjà livrés), Fatick, Diourbel, Mbour, et ils seront mis en circulation d’ici à avril 2017. A en croire Thierno Birahim Aw, les études de faisabilité technique et financière seront lancées dans le premier semestre 2017 pour d’autres villes, parmi lesquelles, Richard-Toll, Kolda, Kaffrine, Sédhiou, Ourossougui et Ndioum.

Par Mbagnick KH. DIAGNE et A. M. NDAW

A Gokhou-Mbathie, le chef de l’État a lancé, officiellement, les travaux d’installation des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie. Il s’est adressé à la communauté des pêcheurs pour lui faire comprendre qu’il est sensible à tous les problèmes auxquels les professionnels sénégalais de la pêche sont confrontés.

A ce propos, il a annoncé la tenue d’un conseil interministériel sur les problèmes de la protection de la Langue de Barbarie.

Parlant du problème récurrent des raz-de-marée, il a laissé entendre que l’État a réagi rapidement pour trouver un financement de 4 milliards de FCfa, pour la réalisation de ce projet de brise-lames. C’était urgent. Il fallait que l’État, par l’entremise du Bci, trouve cette solution, «on ne pouvait attendre la réaction de nos partenaires bailleurs de fonds». Pour ce qui est de la brèche, le chef de l’État a annoncé que des études sérieuses seront menées, de concert avec des partenaires hollandais. Pour l’heure, il a annoncé des travaux importants pour le dragage et le balisage du fleuve.

Le président Macky Sall a invité les pêcheurs à suivre les consignes des services de la météorologie, en évitant de se rendre à tout moment en haute mer.

Après sa mise en place en juin 2016, le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sera bientôt dans sa phase active. C’est dans ce sillage qu’un conseil départemental de développement (Cdd) s’est tenu en présence du préfêt.

Après sa mise en place en juin 2016, le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sera bientôt dans sa phase active. C’est dans ce sillage qu’un conseil départemental de développement (Cdd) s’est tenu, hier, en présence du Coordonnateur national de ce programme, des élus locaux et des chefs de services départementaux. Selon le préfet du département de Podor, l’objectif visé, à travers cette rencontre, est de communiquer avec les populations en vue de susciter leur adhésion.

En prélude à l’arrivée du président de la République dans la vallée du fleuve Sénégal, le Préfet du département de Podor, Elimane Bâ, a organisé, hier, un Conseil départemental de développement (Cdd), sur le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), en présence de son coordonnateur national Moussa Sow, des élus locaux ainsi que des chefs de services du département. Après l’ouverture de la rencontre, le coordonnateur national du Puma est largement revenu sur la philosophie, les orientations ainsi que les missions de sa structure qui vise, selon lui, « à résorber le gap en termes d’infrastructures, d’équipements entre les régions frontalières (Ile à Morphil, le Daandé Maayo) et celles de l’intérieur du pays ». « A travers le Puma, a-t-il dit, c’est toute une mesure économique qui est mise en branle », d’autant que le chef de l’État a inscrit son action dans la durée. Pour lui, l’objectif général est d’améliorer les conditions de vie des populations des zones frontalières. Le Puma se repose, précise Moussa Sow, sur trois composantes principales : le désenclavement (routier, fluvial, maritime, téléphonique et numérique), le développement durable à travers la promotion des activités économiques de ces zones et la sécurité frontalière. Il s’agit là, a-t-il souligné, de « doter les zones concernées de toutes les infrastructures de base nécessaires pour leur plein épanouissement ». Pour le désenclavement téléphonique et numérique, affirme-t-il, « le but est d’éradiquer toutes les zones blanches de la zone ». Dix régions sur les 14 sont concernées par ce programme, précise-t-il. Il s’agit de Saint-Louis, Matam, Tamba, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Fatick, Kaolack et Kaffrine. Des comités régionaux ont été mis en place et avaient la charge de faire des propositions d’actions prioritaires dans ces zones. Ces propositions ont abouti à la création de schémas frontaliers régionaux d’implantation des infrastructures (Shef). Selon le coordonnateur national du Puma, ces Shef constituent des documents de base pour l’élaboration d’une matrice d’actions prioritaires. Moussa Sow a d’ailleurs précisé que les Shef reçus par la coordination nationale fait l’objet d’une analyse. « Ce sont des propositions très pertinentes », a magnifié le coordonnateur national du Puma.

Adhésion des populations
Le Puma touche d’autres domaines comme la santé, l’électrification rurale, l’éducation, l’érosion côtière, la pêche à travers des cases piscicoles, l’agriculture à savoir les Domaines agricoles communautaires (Dac), etc. De manière générale, il consiste à redonner à ces habitants le sentiment d’appartenir au Sénégal. Le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, a apprécié à sa juste valeur l’avènement de ce programme. Il a appelé le coordonnateur national à travailler en parfaite harmonie avec les bénéficiaires pour répondre à leurs aspirations. A son avis, le Puma doit apporter des réponses aux problèmes d’érosion, de désertification, de changement climatique, entre autres. Dans leurs interventions, les élus locaux du département ont salué cette initiative du chef de l’État et exprimé des préoccupations spécifiques. Pour sa part, le préfet a indiqué que le Puma est un « programme complémentaire » en faveur des populations qui habitent les zones frontalières, avant de magnifier les nombreux programmes initiés par le président de la République pour le développement économique du pays. Il s’est également réjoui de la part belle réservée au département de Podor, notamment l’île à Morphil. « Dans la région de Saint-Louis, a-t-il souligné, nous avons un schéma de qualité ». Les préoccupations des uns et des autres ont été prises en compte dans ce Shef de Saint-Louis, assure Elimane Bâ, qui considère que c’est « le désenclavement de l’île à Morphil qui sera impulsé à travers le Puma ». L’objectif visé à travers ce Cdd, précise le préfet, « c’est de communiquer avec les populations en vue de susciter leur adhésion ». « Elles sont très satisfaites, en témoigne la forte mobilisation des uns et des autres et surtout les collectivités locales du département », dit-il.

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