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Politique (3267)

La température politique est montée d’un cran dans le département de Saint-Louis. A la suite de la publication des listes de candidatures pour les élections législatives du 30 juillet prochain, de nombreux responsables et militants socialistes de la capitale du Nord et de la commune de Ndiébéne Gandiole, ont manifesté bruyamment leur colère.

Cette même situation est aussi constatée dans les départements de Dagana et de Podor, où les socialistes sont très remontés contre les responsables de l’Apr. Si, dans la ville tricentenaire, le président du conseil départemental, Me Moustapha Mbaye, responsable socialiste, a tenu un point de presse pour condamner, avec la dernière énergie, la déclaration de « candidature autoproclamée » de Mansour Faye comme tête de liste de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» dans la vieille cité, un autre responsable du Ps de la Langue de Barbarie, notamment Latyr Fall, est également monté au créneau pour déplorer, avec véhémence, l’absence de socialistes sur ces listes des candidats à la députation, déposées par la coalition Bby. Dans le Gandiolais, Ousseynou Guèye, deuxième adjoint au maire, secrétaire général de la coordination communale du Ps de Ndiébéne Gandiole, son adjoint, Ousmane Mbaye, et la responsable communale des femmes, Mme Khady Guèye, se sont adressés, hier, à la presse, à l’issue d’une assemblée générale tenue au village de Gouye Rène, pour déplorer également la manière dont ces listes ont été confectionnées par la coaltion Bby. Ils ont laissé entendre que les socialistes ont été laissés en rade.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le comité électoral national (Cen) de l’Afp n’est pas satisfait de la composition des listes des candidats de la Coalition Bby pour les prochaines législatives. Les progressistes l’ont fait savoir dans une déclaration en date du 10 juin 2017. Dans sa déclaration, le Cen de l’Afp a clairement « relevé et déploré la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale ».

Réuni après la publication des listes des candidats investis de la coalition Bby, le comité électoral national de l’Alliance des forces de progrès a fait noter qu’après examen de ces listes, avoir « relevé et déploré la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale ». Dans sa déclaration, le Cen de l’Afp « regrette, avec la plus grande fermeté, le procédé utilisé, lors du dépôt des listes, avec une omerta organisée pour hypothéquer les intérêts d’un allié constant et crédible qui, dès le 10 mars 2014, a décidé, souverainement, de soutenir le président Macky Sall, si les données restaient en l’état ». Dans la même lancée, le comité électoral national « exprime sa désapprobation, sans équivoque, des résultats de ces investitures qui ne répondent pas aux principes d’équité et de transparence ». Il a aussi « condamné, avec la plus grande énergie, la décision inique qui a entouré cette procédure, qui s’est effectuée sans concertation, au moment du dépôt des listes ». Pour les progressites, « il est difficilement compréhensible qu’un candidat, unanimement désigné par l’ensemble des composantes de Bby, comme par exemple à Malem Hodar, en la personne du député sortant Cheikh Ndiaye, soit remplacé, au dernier moment, par un candidat d’un autre parti, décision qui n’a fait l’objet d’aucune consultation. Bien d’autres cas ont été identifiés ».

Le comité électoral national reste convaincu que « le secrétaire général de l’Afp, Moustapha Niasse, ne saurait se satisfaire d’un traitement dont il bénéficierait, si celui-ci n’est pas applicable à son parti ». La déclaration rappelle que « rien ni personne ne peut faire perdre à l’Afp son identité ». Par conséquent, « sous l’éclairage des considérations contenues dans la présente déclaration, l’Afp réaffirme sa volonté de poursuivre les idéaux qui sont à l’origine de sa création et de son fonctionnement, au service du Sénégal, de la paix et de l’unité nationale »


Mbaye Sarr DIAKHATE

Khalifa Sall n’a pas baissé les armes. Même s’il est en prison depuis mars dernier, le maire de Dakar n’a visiblement pas renoncé à ses ambitions. En atteste la coalition, « Manko Taxawou Sénégal » qu’il va porter lors du scrutin du 30 juillet. En dépit de la présence de ténors du terrain politique sénégalais dont Idrissa Seck, leader de « Rewmi », Malick Gackou du Grand parti, Cheikh Bamba Dièye, du Front pour le socialisme et la démocratie (Fsd/Bj), le maire de Dakar a été choisi tête de liste de cette coalition qui veut avoir une majorité à l’Assemblée nationale.

Mieux, l’édile de la capitale aurait réussi à placer ses hommes au cœur de cette liste notamment dans le département de Dakar où son lieutenant, Barthélemy Dias a été annoncé. Khalifa Sall a pu mettre sur pied ce dispositif après avoir entamé un bras de fer avec le Pds qui a abouti à l’implosion de la grande coalition qui a été mise en place en mai dernier. Cela illustre la détermination du responsable socialiste à marquer sa présence sur le landernau politique sénégalais.

Depuis la prison de Rebeuss, le maire de Dakar va demander les suffrages de ses compatriotes, surtout ceux de la ville de Dakar qu’il dirige depuis 2009. En dissidence au sein du Parti socialiste, il va certainement compter sur les autres frondeurs socialistes, Bamba Fall, Banda Diop, Barthélemy Dias, etc. pour gagner et entamer la marche vers la présidentielle de 2019.

B. DIONE

Il n’a jamais pris part à une élection et pourtant il fera partie des principales attractions des législatives du 30 juillet. Ousmane Sonko, président du parti Patriote du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les Patriotes) a su, en un temps record, se faire une place à travers une présence médiatique accrue. Cet ancien inspecteur des Impôts est radié de la Fonction publique, pour « manquement à l'obligation de discrétion professionnelle », une disposition prévue à l'article 12 de la loi n°161-33 du 15 juin 1961. Qu’on soit d’accord avec lui ou pas, il demeure vrai qu’Ousmane Sonko accroche à travers des sorties renversantes. Le président du parti Patriote du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les Patriotes) est surtout connu pour ses prises de position virulentes contre la politique économique de l’actuel pouvoir. Il est né à Thiès en 1974. Pur produit de l’école publique, il rejoint l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et s’inscrit à l’Ufr des Sciences juridiques où il s’est spécialisé en droit public. La maîtrise en poche, en 1999, il réussit, avec brio, au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (Ena)  ou il est entré major. En 2001, il sort de l’Ena au terme de sa formation à la section des Impôts et Domaines. Dès sa sortie, il est affecté au  Centre des services fiscaux de Pikine-Guédiawaye.

En 2005, il  met sur pied,  en compagnie de quelques collègues,  le Syndicat autonome des agents des Impôts et Domaines (Saaid). C’était inédit dans le milieu des Impôts et Domaines.   Pour les élections législatives, le pôle où est allié Ousmane Sonko regroupe, entre autres, Imam Mbaye Niang, leader du Mouvement de la réforme  pour le développement social (Mrds) et Dialo Diop, responsable du Rassemblement national démocratique.

Les membres de cette alliance ne veulent pas être juste des acteurs de plus dans le jeu électoral du 30 juillet. Ils ont clairement décliné leur ambition de marquer leur empreinte. L'ancien Inspecteur des Impôts s'était, il y a de cela quelques temps, fait signaler à travers des sorties acerbes contre le pouvoir en place. Dans ses sorties récurrentes, il accusait notamment les députés sénégalais de ne pas s'acquitter de leurs impôts.  Désormais, il aspire à intégrer ce même Hémicycle, pour peut-être continuer à dénoncer, mais cette fois à l’interne.

Oumar BA

Ancien Premier ministre d’avril 2012 à septembre 2012, Abdoul Mbaye est en piste pour les législatives avec la coalition «  Joyyanti » ou redressement en français.

Des partis politiques et des citoyens soucieux de s’investir dans une refondation morale, économique, et sociale du pays, ont décidé de proposer aux Sénégalais le changement en mieux. C’est ce qu’explique « Joyyanti » dans un manifeste. Ses membres ont pris l'initiative de mettre en place une large coalition intitulée « Joyyanti »

La coalition est composée de cinq partis politiques : l'Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), la Ligue des masses, le Mouvement national des serviteurs des masses, la Nouvelle alternative pour la solidarité, le Rassemblement et l’unité et le Parti africain pour la renaissance et l’émergence. « Joyyanti » entend se battre pour une société sénégalaise où le travail, la sincérité, l’honnêteté et le courage seront des vertus cardinales, pour un État juste, c’est-à-dire impartial et protecteur, pour une économie performante et donnant à tous les Sénégalais les mêmes chances d’accéder au bien-être, indiquent les partisans de Abdoul Mbaye.

Selon eux, les raisons de la mise en place d’une coalition sont dictés par « la dégradation généralisée et continue de la situation du Sénégal : la grave crise des valeurs au sein de toutes les couches de notre société, le mépris des gouvernants pour les vertus républicaines, le discrédit de plus en plus manifeste de certaines de nos institutions, en particulier l’Assemblée nationale, le manque alarmant de perspectives pour les jeunes, la détresse profonde du monde rural, la destruction de notre tissu industriel, le désordre et la saleté intolérables des villes, la crise sempiternelle de tous les niveaux d’enseignement, etc. ».

El. H. A. THIAM

Le 20 mai 2017, en lançant mouvement « Osez l’avenir » au Grand Théâtre, Me Aïssata Tall Sall avait clairement indiqué qu’elle ira aux législatives du 30 juillet. Malgré la jeunesse de son mouvement, la célèbre avocate a fait le pari de participer aux prochaines joutes électorales sous sa propre bannière. « On ira à ces élections dans le total respect de notre identité. Il est hors de question, pour nous, de faire des coalitions de circonstance, des coalitions auberge espagnoles », avait dit la maire de Podor. Même si à plusieurs occasions, "Manko Taxawou Senegal" de Khalifa Sall avait voulu l’investir, selon une confidence de Barthélémy Dias, Me Sall s’est dit opposée aux coalitions hétéroclites et sans identité. « Ces élections vont être un formidable tremplin pour 2019. Elles seront une occasion pour exiger une nouvelle assemblée nationale. Nous ferons de sorte que la nouvelle assemblée nationale retrouve son vrai rôle », a indiqué Me Aïssata Tall Sall.

Pour l’heure, on ne connaît pas réellement les partis et autres mouvements qui l’accompagnent, à part celui de l’ancien maire de Guédiawaye, Bocar Sadikh Kane. On sait également que Thiaye Diaby, l’ancien chef de cabinet du ministre Mbaye Ndiaye est investi sur la liste départementale de « Osez l’avenir » à Podor. Ainsi, Me Sall et Thiaye Diaby font leurs retrouvailles, parce qu’il était le directeur de campagne du maire de Podor en 2012, avec la coalition "Bennoo Bokk Yaakaar".

M. NDONG

Aminata Touré, Envoyée spéciale du président de la République et par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr), a fait face, hier, à la presse, dans son fief natal de Kaolack. Non investie sur les listes, elle a invité ses militants à se conformer à la décision du président pour le choix des candidats en vue du scrutin du 30 juillet prochain.

L’ancien Premier ministre, Aminata Touré, a choisi le jour de la publication officielle des listes des investis pour les élections législatives pour réaffirmer son engagement derrière le président Macky Sall. Affichant une fidélité à toute épreuve, elle a lancé le slogan « Investi Goré, Niak investi Goré » pour signifier que son compagnonnage avec le patron de l’Alliance pour la République (Apr) transcende des positionnements politiques. Elle a tenu un point de presse, hier, dans un hôtel de la place dans son bastion de Kaolack afin de souligner cette conviction forte: « la vie politique n’est jamais un long fleuve tranquille, elle est faite de vicissitudes, d’avatars, de déceptions mais elle est toujours porteuse de lendemains meilleurs pour ceux qui s’engagent pour une cause juste », a-t-elle philosophé. Selon l’Envoyée spéciale du président de la République, la seule cause qui vaille « est de travailler pour un Sénégal meilleur pour tout le monde notamment les générations futures ». Dans une déclaration aux allures de profession de foi, Mme Aminata Touré a appelé solennellement les militants et responsables du parti au pouvoir à se conformer aux choix du président de la coalition politique au pouvoir, quelque soit les répercussions personnelles. « Cet engagement devrait venir à bout des positionnements et aspirations personnels et vaut que l’on dépasse nos états d’âme du moment », a-t-elle déclaré. S’adressant à ses camarades venus nombreux la soutenir, elle a souligné qu’elle peut comprendre la déception des uns et des autres si elle ne figurait pas sur les listes des candidats pour le scrutin du 30 juillet. Une perspective qui, selon elle, ne devrait en rien entamer leur détermination et leur ardeur militant pour faire triompher le camp du président de la République.

A ce propos, elle a demandé à ses partisans d’être plus endurants dans l’épreuve et conquérants dans leurs efforts en leur demandant de mettre les ressentiments en arrière-plan pour privilégier l’intérêt général. Elle estime que dans le contexte du moment, privilégier l’intérêt général, c’est mettre les intérêts individuels de femmes ou d’hommes politiques en retrait pour des causes communes. Cette rencontre avec la presse régionale a permis à l’ancien Premier ministre de lever tout équivoque sur la nature de ses relations avec le président Macky Sall, a commenté Abdoulaye Diop responsable de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) du département de Kaolack.

Elimane FALL

A partir d’aujourd’hui, et pour la période des trente (30) jours précédant la campagne électorale, est interdite toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux publics ou privés (Article L 61 du code électoral), rappelle un document rendu public par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel, conformément aux dispositions du Code électoral et de la loi 2006-04 du 04 janvier 2006, veille au respect des règles relatives à la couverture médiatique des élections.

La couverture de l’élection législative se fait dans le respect du Code électoral qui encadre le travail des médias dans les différentes phases : précampagne, campagne électorale et fin de la campagne, ajoute le Cnra.

L’institution de régulation souligne que sont considérés comme actes de propagande électorale déguisée « toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne ou association ou groupement de personnes, quelle qu’en soit la qualité, la nature ou le caractère ».

El H. A. THIAM

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne était en visite privée, hier, à Touba. Arrivé dans l’après-midi, avec une forte délégation, il a été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké qui a prié pour lui pour la réussite de sa mission. Il n’a fait aucune déclaration à l’issue de sa visite.

Le Premier ministre a été accueilli par les responsables politiques du département de Mbacké, Gallo Bâ, Abdou Mbacké Ndao, Omar Ndiaye « Angloma », Modou Mbacké Bara Dolly, Serigne Abdou Lahad Mbacké Gaïndé Fatma, la tête de liste de la coalition Bby, dans le département de Mbacké, Alla Sylla, entre autres responsables de mouvements de soutien, etc. Tête de liste de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », le Premier ministre est venu solliciter les bénédictions des chefs religieux. Le convoi est arrivé à la grande mosquée de Touba où le Premier ministre a effectué sa prière hebdomadaire en compagnie du Khalife général des mourides et des autorités religieuses. Il s’est ensuite recueilli au mausolée de Khadim Rassoul, puis au mausolée de ses parents dans l’ancien cimetière. Mahammad Boun Abdallah Dionne s’est ensuite rendu à Tammim où l’attendait Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le Khalife général des mourides, avec qui il a eu un tête-à-tête, avant de recevoir les prières du saint homme. Il s’est aussi rendu auprès de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le porte-parole du Khalife général des mourides. Il a quitté la cité religieuse de Touba, avant de finir sa tournée privée à Diourbel auprès de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Auparavant, il a rencontré les leaders de l’Apr de Touba et Mbacké à la résidence Khadim Rassoul de Darou Marnan.

Mamadou DIEYE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a publié, hier, à travers l’arrêté n°09736 du 9 juin 2017, les listes déclarées recevables pour les élections législatives du 30 juillet 2017. Au total, 47 listes ont été retenues sur les 49 initialement annoncées.

L’attente aura été assez longue, dehors, en plein air. Et il a fallu attendre après 19 heures pour que la Direction générale des élections (Dge) procède à l’affiche dudit arrêté ministériel, devant un nombre important de journalistes qui étaient au poste de guet encore. Ainsi, 47 listes ont été déclarées recevables par le ministre de l’Intérieur dont, entre autres, la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », le Parti pour développement (Pvd), la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal », la coalition «la 3ème voie politique Euttou Askan Wi», la coalition gagnante « Wattu Senegal », la coalition « Osez l’Avenir », la coalition «Mboolo Wade», etc. Tout compte fait, la publication des listes des candidats des différentes coalitions de partis, de partis ou d’entités indépendantes est prévue, aujourd’hui, dans les locaux de la Direction générale des élections sise à la cité police.

Amadou DIOP

Le Sénégal ne devrait «pas avoir plus de deux ou trois partis politiques», les formations politiques ayant «les mêmes défauts et les mêmes qualités», estime le professeur Amadou Mahtar Mbow.

«Un pays comme le Sénégal ne devrait même pas avoir plus de deux ou trois partis», a déclaré M. Mbow, qui a présidé la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri), dont certaines des mesures devaient contribuer à mettre fin à la prolifération des formations politiques.
«Plus de 40 listes pour les législatives» prochaines prévues le 30 juillet prochain, «comment les électeurs vont faire pour le vote ? Les couleurs ? Je me pose des questions», s’est-il interrogé dans un entretien publié dans l’édition de jeudi de Sud Quotidien, ajoutant sa voix à un débat qui anime la vie politique du Sénégal depuis plusieurs jours. Dans la nouvelle Constitution proposée par la Cnri en 2014, «nous avons défini les critères pour être un parti politique», a-t-il rappelé, estimant que certaines formations politiques ne sont que «des boîtes aux lettres».

«Il n’y a pas de parti traditionnel ou de parti non traditionnel. Tous les partis ont les mêmes défauts et les mêmes qualités», même si certains «sont plus grands que d’autres», a analysé Amadou Mahtar Mbow.

«Le parti dit traditionnel, le vieux parti, avait des statuts, des règles de fonctionnement et respectait un certain nombre de règlements», a fait valoir l’ancien président des Assises nationales tenues en 2008 et 2009 par l’opposition d’alors au président Abdoulaye Wade.

Cette initiative conduite entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009 par le Front «Siggil Senegaal» visait à «trouver une solution consensuelle, globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle)» du Sénégal. «Il y a beaucoup de gens qui veulent arriver vite sans efforts. On ne regarde même plus la capacité des gens, on ne regarde même plus leurs compétences et leurs qualités. C’est mon ami seulement, donc je lui confie des responsabilités», a déploré M. Mbow, en parlant de la vie publique dans son pays. Or, selon lui, la vocation d’un parti politique, «c’est de représenter une partie de l’opinion, c’est d’éduquer les électeurs, c’est de participer à la résolution des problèmes du pays en faisant des analyses, c’est de voir ce qui est bon ou ce qui n’est pas bon et de le dire». L’opposition politique, «c’est la conquête du pouvoir, mais on ne conquiert pas le pouvoir n’importe comment, on conquiert le pouvoir pour faire progresser le pays. Dès l’instant qu’on cherche à conquérir le pouvoir pour soi-même et non pour le pays, on n’est pas un parti politique», a soutenu Amadou Mahtar Mbow.

APS

La coalition «Ndawi Askan Wi» /Alternative du Peuple a présenté hier dans un hôtel du Plateau, à Dakar sa liste « Pencum Nawlé » de candidats à la députation. Selon ses initiateurs, elle est fondée sur « la compétence, l’intégrité, la crédibilité, l’humilité, la proximité, et par-dessus tout, le respect de la parole donnée, combiné au respect dû au citoyen en tant que «nawlé» (Ndlr - alter ego en wolof) ». M. Ousmane Sonko, leader de « Pastef », est à la tête de la coalition qui regroupe des noms bien connus du landerneau politique, comme le Dr Dialo Diop du Rnd ou encore Oumar Faye de « Leral Askan Wi »

Au cours de la conférence de presse, les leaders de la coalition ont fait part de leur scepticisme à propos de la tenue à date échue des élections législatives prévues le 30 juillet, en raison de ce qu’ils considèrent comme « une gestion sans partage et sans concertation du fichier électoral ». Selon Ousmane Sonko, « à deux mois des élections, personne n’est en mesure de dire ce qui se trouve dans le fichier électoral ». Il s’est ensuite dit convaincu que le pouvoir en place va « utiliser le prétexte du nombre pléthorique de listes déposées pour repousser les élections ».
Dans son argumentaire, Ousmane Sonko a rappelé que le régime du président Macky Sall avait rejeté la proposition du bulletin unique « qui favorise l’allègement de l’identification de l’électeur au niveau du bureau de vote et la réduction du coût économique de l’organisation de l’élection ».

Un bulletin unique qui serait, toujours selon l’inspecteur des impôts et domaines, « un bon moyen d’empêcher l’achat de consciences aux abords des centres de vote ». Sur sa lancée, il a dénoncé la démarche du gouvernement qui a lancé « seul » le processus de fabrication de ses cartes d’identité biométriques, son fichier électoral. « Il a refusé qu’on puisse mettre même en place un comité de suivi. Jusqu’à présent, le processus électoral se déroule de façon unilatérale », a insisté la tête de liste.

Samboudian KAMARA

Pour mettre un terme à la polémique en gestation dans l’espace publique sur un probable report des élections législatives prévues le 30 juillet prochain, le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement et de l’Apr, a tenu à rassurer les différentes parties prenantes à ces joutes sur la tenue du scrutin à date échue.

A en croire Seydou Guèye, le chef de l’État, « attache un grand prix et accorde une importance capitale au respect de la date du scrutin en ce sens que c’est un enjeu démocratique majeur et une exigence de bonne gouvernance ». «Le président Macky Sall « suit religieusement le processus électoral depuis son entame et veille rigoureusement à ce que les élections législatives se tiennent le 30 juillet 2017 », a-t-il poursuivi. C’est pourquoi, l’idée agitée depuis peu par certains leaders de partis politiques et/ou de coalitions et autres analystes de la scène politique d’un éventuel report des élections à la députation ne peut nullement prospérer». Évoquer une telle probabilité à vingt-quatre heure de la publication des listes des candidats et de l’ouverture officielle de la pré-campagne pour les législatives ce 9 juin, relève d’une vue de l’esprit de leurs auteurs.

M. L. DIEYE

Le gouvernement du Sénégal a condamné fermement les attentats terroristes perpétrés, mercredi, contre un mausolée et le Parlement iranien, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « En ces pénibles circonstances, le Sénégal présente ses condoléances attristées au peuple iranien ainsi qu’aux proches des victimes. Ces attaques criminelles rappelle encore une fois l’impérieuse nécessité d’une action concertée et globale de la Communauté internationale face au terrorisme et à l’extrémisme violent », souligne le document reçu.

L’ambassadeur d’Iran au Sénégal qui a offert un Ndogou à sa résidence, a salué la « très bonne coopération » qui existe entre nos deux pays. A cette occasion, Son excellence Einollah Ghashghavy a magnifié cette coupure du jeûne « entre les membres d’une même famille religieuse » dans le sens du partage et de la formulation de prières, notamment pour une coopération exemplaire entre la République islamique d’Iran et le Sénégal.

La cérémonie a regroupé différents responsables (parlementaires, ancien ambassadeurs du Sénégal en Iran, religieux, amis, connaissances).

« En réalité, nous sommes de la même famille islamique, l’Iran et le Sénégal. Et dans ce mois béni de ramadan, c’est appréciable que les membres de cette même famille soient ensemble, autour d’une table, partager leurs prières. C’est essentiel de faire des prières pour une coopération exemplaire entre la République islamique d’Iran et la République du Sénégal », a dit l’ambassadeur Einollah Ghashghavy. « Nos relations de coopération sont très bonnes. Nous travaillons étroitement. Les hautes autorités de nos deux pays ont décidé de travailler pour l’épanouissement d’une relation excellente, d’une coopération exemplaire », a souligné l’ambassadeur. « Nous sommes ici pour renforcer cette coopération entre deux membres de la Ummah islamique », a-t-il indiqué. Face à l’extrémisme religieux dont son pays a été récemment victime, il a averti qu’en réalité, malheureusement, aujourd’hui, tous les groupes terroristes portent le nom de l’Islam. « Ils font des massacres au nom de l’Islam et ils sont en réalité, en train de salir le visage de l’Islam. L’Islam c’est la paix, c’est la tolérance. L’Islam c’est la fraternité », a-t-il défendu. Avant de renchérir qu’aujourd’hui, le problème que le monde islamique a devant lui, c’est l’extrémisme. « L’Iran a engagé un grand combat contre ce fléau, c’est pourquoi ces groupes extrémistes, terroristes ont attaqué, en ce mois béni de Ramadan, deux symboles de la République d’Iran dont le Parlement qui a été élu avec un taux de 73 % de participation et le mausolée de l’Imam Khomeiny qui a rendu un grand service à l’Islam.

En réalité, ils voulaient combattre l’Islam mais nous sommes décidés et nous devons travailler ensemble pour dire non; que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et de développement », a conclu Einollah Ghashghavy.

Amadou DIOP

Nous avons reçu du service de presse de la Présidence de la République, ce communiqué démentant le journal «Le Peuple d’Abord», relayé par les réseaux sociaux qui a publié, le 8 juin 2017, un soi disant contact entre les présidents Macky Sall et Joseph Kabila sur la situation politique en République démocratique du Congo. Nous publions l’intégralité du document.

Le journal «Le Peuple d’Abord», relayé par les réseaux sociaux, a publié ce 8 juin 2017 un soi disant communiqué attribué à Son Excellence M. le Président Macky Sall, relatif à un message qu’il aurait adressé à Son Excellence M. le Président Joseph Kabila, au sujet de la situation en République démocratique du Congo.

Le communiqué attribué à Son Excellence, le président Macky Sall, relatif à un message qu’il aurait adressé à Son Excellence, le président Joseph Kabila, au sujet de la situation en République démocratique du Congo. La Présidence de la République du Sénégal dément catégoriquement cette fausse information dénuée de tout fondement.

La Présidence de la République du Sénégal condamne de la manière la plus ferme une telle manipulation de l’opinion par la diffusion d’une fausse nouvelle de nature à porter atteinte aux relations d’amitié fraternelle entre le Sénégal et la République démocratique du Congo, et se réserve le droit d’entreprendre toute action.

A bruxelles; le chef de l’État Macky Sall a salué le Plan d’investissement extérieur pour le voisinage et l’Afrique de Jean-Claude Juncker. « Avec le Programme indicatif national dans le 11e Fed 2014-2020, nous poursuivons une coopération concentrée sur des priorités essentielles pour le Sénégal. Il s’agit de la gouvernance démocratique, de l’agriculture durable, de l’électrification rurale, de l’eau et de l’assainissement », a dit le chef de l’État. Pour Macky Sall, ces priorités de l’Union européenne sont aussi celles visées dans le Plan d’urgence pour le développement communautaire (Pudc), lancé en juillet 2014. L’objectif étant de soutenir les zones rurales les plus vulnérables dans quatre domaines à savoir l’électricité, l’hydraulique, l’aménagement de pistes de désenclavement. De même que la distribution d’équipements pour l’allègement de la pénibilité des travaux des femmes en milieu rural. « Avec le Pudc, les Programmes de fermes familiales et de Domaines agricoles communautaires, le Sénégal est sérieusement engagé dans la mise en place d’une économie rurale génératrice d’activités et de revenus, en particulier pour les jeunes », a dit le chef de l’État Macky Sall.

Maguette NDONG

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) rappelle aux médias les dispositions réglementaires relatives à la précampagne et à la campagne pour les élections législatives du 30 juillet. Dans une note adressée aux médias, le Cnra souligne que « durant la période des trente (30) jours précédant la campagne électorale, est interdite toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux publics ou privés (Article L 61 du code électoral). Selon cet article, « sont considérés comme actes de propagande électorale déguisée toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne ou association ou groupement de personnes, quelle qu’en soit la qualité, la nature ou le caractère ».

Ainsi, la période de précampagne s’étend du vendredi 9 juin 2017 à 00 heure au samedi 8 juillet 2017 à minuit.
S’agissant de la campagne électorale, le Cnra indique qu’elle s’ouvre 21 jours avant la date du scrutin. Elle prend fin la veille du scrutin à 00 heure. En conséquence, souligne le Cnra, « elle démarre officiellement le dimanche 9 juillet 2017 à 00 heure et prend fin le vendredi 28 juillet 2017 à minuit ». Selon l’article L 61 du code électoral, « pendant la campagne électorale, est interdite l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse, de la radio diffusion et de la télévision ».

Le Cnra fait également remarquer que pour la couverture de la campagne pour les élections législatives, les principes qui régissent les médias publics sont différents de ceux applicables aux médias privés. Selon le Cnra, le service public de l’audiovisuel est assujetti à l’obligation de respect du principe d’égalité, dans le temps d’antenne mis à la disposition des listes. Les médias privés qui traitent de la campagne pour les élections législatives, sont tenus au respect rigoureux des règles d’équité et d’équilibre dans le traitement des activités des candidats ou listes de candidats.

Babacar DIONE

Modou Diagne Fada fait partie des meilleurs stratèges de la scène politique sénégalaise. Cet ancien du Parti démocratique sénégalais, aujourd’hui à la tête de la coalition « Yessal Senegal » est un habitué des joutes électorales. Il l’a d’ailleurs démontré chaque fois qu’il y avait un rendez-vous électoral à l’horizon. En 2007, par exemple, alors qu’il venait de quitter le Pds, il est allé aux législatives sous sa propre bannière, en créant la coalition « Waar wi ». Ce qui lui avait permis d’être présent à l’Assemblée nationale avec deux ou trois députés parmi lesquels, Moustapha Diop Djamil. Me Abdoulaye Wade n’a pas manqué, plus tard, de saluer le courage dont Modou Diagne Fada avait fait montre, ce qui témoigne de la maturé de l’enfant de Darou Mousty. Pour ces législatives du 30 juillet également, l’ancien ministre de la Santé de Abdoulaye Wade a déposé sa liste et il n’entend guère jouer les figurants. Pour avoir été plusieurs fois député, Fada Diagne a fini de connaître les arcanes de l’assemblée nationale et de comprendre le rôle véritable.

M. NDONG

Face à la pléthore de listes de partis et coalitions devant prendre part aux élections législatives, le député Moustapha Cissé Lô, va demander à l’Assemblée nationale de voter une loi en urgence retouchant le Code électoral pour dispenser les électeurs d’une perte de temps dans le choix de la cinquantaine de bulletins en compétition recensés.

Partant du constat du nombre exponentiel, jamais égalé, des listes déposées pour les candidatures à la députation du 30 juillet prochain et du risque d’un scrutin long pour les citoyens électeurs qui peineront à se retrouver dans cette foultitude de listes à choisir, le 2e vice-président à l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé Lô compte déposer une proposition de loi épargnant les électeurs du choix effectif de la cinquantaine de listes en compétition annoncées, comme l’exige la loi en vigueur (le code électoral) pour garantir le caractère secret du vote, pour leur permettre en lieu et place de n’en choisir que deux ou trois bulletins. Autrement dit, il veut que l’Assemblée nationale initie une procédure d’urgence pour permettre à l’électeur de ne prendre que quelques bulletins en lieu et place de la loi en vigueur qui exige que tous les bulletins soient pris par l’électeur. A défaut, M. Lô redoute que « l’électeur va perdre énormément de temps en voulant choisir tous les bulletins et le scrutin risque d’être long ». A son avis, « plus de 49 listes qui vont participer aux élections législatives, c’est trop ». En sus, « la présence de toutes ces photos dont certaines sont inconnues des électeurs risque de les perturber », dira-t-il. Et M. Lô invite les acteurs politiques à une introspection pour mettre fin à cette pagaille, notamment en réfléchissant sur une formule pour limiter le nombre de candidats aux élections car si le candidat verse une caution, l’État « met un montant dix fois supérieur entre la confection des cartes d’électeur, l’achat de l’encre, du matériel électoral entre autres dépenses », a-t-il fait savoir.

L’Ong 3D recommande le consensus d’abord
Si la proposition du député Moustapha Cissé Lô de légiférer afin de donner la latitude aux électeurs de ne choisir que quelques listes en lieu et place des 49 est pertinente, judicieuse et une très bonne chose, Moundiaye Cissé, président de l’Ong 3D demande, cependant, qu’« il y ait, au préalable, un consensus de toute la classe politique sur le sujet avant toute décision » et l’État gagnerait à « enrôler tous les acteurs dans ce projet ». Pour étayer son argumentaire, il évoquera l’article 78 du Code électoral qui oblige l’électeur à prendre tous les bulletins des candidats. Il risque de perturber sérieusement l’emploi du temps des électeurs au vu des 49 listes qui devraient se trouver dans les bureaux de vote le 30 juillet prochain. Mais aussi la retouche du Code électoral est interdite par le Protocole additionnel de la Cedeao qui interdit aux États d’y opérer des changements à moins de six (6) mois de la tenue d’élection, à moins qu’il y ait consensus. Nonobstant ces dispositions, il a estimé que l’idée est bonne mais le préalable est de trouver le consensus avec l’ensemble des parties prenantes, pas seulement des groupes parlementaires qui sont à l’Assemblée, avant de l’amener à l’Assemblée pour son adoption. C’est ainsi qu’il recommande la prudence, et le dialogue consensuel pour ne pas être sanctionné par l’organisation communautaire ouest africaine. Et la modification de l’article L. 78 alinéa 2 du code électoral avant toute décision pourrait permettre d’éviter les fortes abstentions, a-t-il soutenu. Mais le seul hic, selon M. Cissé, c’est qu’ « il serait mal perçu qu’un projet de loi soit présenté à l’Hémicycle à un mois 20 jours de la fin de la 12ième Législature ». Cette situation créée par cette pléthore de listes, « remet au goût du jour la récurrente et lancinante problématique de la prolifération des partis et des coalitions de partis politiques », a dit M. Cissé. C’est pourquoi, poursuit-il, « on doit penser à instaurer le bulletin unique, aller vers la mise en place d’un code des partis politiques de sorte qu’on ne banalise pas le droit qui est donné aux Sénégalais de créer un parti politique ». Cela permettrait une lisibilité du jeu électoral et aux citoyens sénégalais de faire des choix éclairés », a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

En point de presse à Sacré Cœur, le directoire de campagne de la Convention citoyenne « Neneen » a été présenté. La directrice reste Ndella Madior Diouf qui compte se battre pour avoir une majorité confortable. 

« On fera un bloc pour éviter le bourrage des urnes. Nous avons la hantise du vol », a déclaré d’emblée, la directrice de campagne de la Convention citoyenne « Neneen », qui se dit prête à avoir un Parlement où ils seront majoritaires. Présente dans 7 départements, la Convention a déjà monté ses comités électoraux départementaux qui travailleront à la base pour convaincre les populations de l’utilité à voter leur liste au soir du 30 juillet prochain. « On est obligé de respecter la parité », a-t-elle affirmé.

Prenant la parole, Mamadou Guèye, président de la Convention citoyenne « Neneen » a souligné qu’ils se sont engagés pour changer l’image de l’Assemblée nationale. Si jamais, le peuple leur fait confiance, ils feront des propositions de loi qui vont promouvoir un vrai patriotisme économique. « Elles tiendront compte de toutes les contraintes.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a offert, mardi, un Ndogou à sa résidence. L’objectif étant de contribuer ainsi à l’élan de solidarité qui règne durant ce mois de ramadan. Notamment dans un pays comme le nôtre qui est, à ses yeux, un modèle de partage et de tolérance.

« C’est un honneur de m’inscrire dans cette tradition en vous conviant, ici, à la résidence, à l’occasion de cet «Itfar» (rupture du jeûne)», a dit Christophe Bigot à ses hôtes. Il a ajouté que la République française respecte toutes les religions. « La laïcité, c’est avant tout la liberté de croire ou de ne pas croire et, si l’on croit, la liberté de pratiquer librement et dignement sa religion. Je souhaiterais le répéter à cette occasion, au cas où il y aurait le moindre doute : l’Islam a toute sa place dans la société française. Elle est la seconde religion de France. C’est une réalité humaine, sociale, économique, intellectuelle évidente », a-t-il étayé à cette circonstance. Christophe Bigot a ajouté que l’Islam est une religion de paix et de coexistence pacifique. « Et le Sénégal, modèle de tolérance, en est un témoignage éclatant », a-t-il renchéri. Évoquant la coïncidence, cette année, entre le Ramadan et la Pentecôte, Christophe Bigot a estimé, quant à la présence d’une délégation musulmane à Popenguine et les différentes interventions pendant le pèlerinage, que c’est là des actions hautement symboliques et qui montrent à tous que les valeurs d’échanges, de dialogue et de partage sont au cœur de la nation sénégalaise.

Amadou DIOP

Le Sénégal a décidé, à compter d’hier, de rappeler, en consultation, son ambassadeur au Qatar. Dans une déclaration, le gouvernement du Sénégal suit, avec une vive préoccupation, la situation en cours dans la région du Golfe. Le Sénégal, selon le document, exprime sa solidarité agissante à l’Arabie Saoudite, aux Émirats Arabes Unis, au Bahreïn et à l’Égypte.

Faire du secteur privé un partenaire stratégique dans le financement du Plan Sénégal émergent (Pse), c’est l’ambition du chef de l’État, Macky Sall qui a profité de sa visite à Bruxelles pour inviter l’Union européenne à l’accompagner dans la nouvelle dynamique de développement enclenchée par le Sénégal.

Le chef de l’État, Macky Sall, souhaite voir le secteur privé jouer un rôle clé dans le financement du Plan Sénégal émergent (Pse). Il l’a dit, hier, à Bruxelles, à l’occasion des « Journées européennes du développement 2017 » auxquelles il a été invité, avec son homologue guinéen, Alpha Condé. « Nous voulons faire du secteur privé national et étranger un partenaire stratégique du financement du Plan Sénégal émergent », a dit le chef de l’État non sans rappeler les institutions robustes et stables et le climat des affaires offrant des standards fiables de sécurité et de rentabilité des investissements dont dispose le Sénégal.

Dans cette nouvelle dynamique qu’il compte donner au Pse, Macky Sall a aussi rappelé la mobilisation, le 16 mai dernier, de l’Eurobond d’un milliard cent millions de dollars (660 milliards de FCfa), sur une offre disponible de 9,3 milliards de dollars, avec un taux de 6,25 %, pour une maturité de 16 ans. « Je me réjouis d’évoquer, ici, cette confiance du marché financier international à l’endroit du Sénégal, parce que l’Union européenne reste, pour nous, un partenaire fidèle à ses engagements en appui à nos efforts de développement », a dit le président de la République.

Tout en remerciant le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker pour l’aimable invitation et l’accueil chaleureux, Macky Sall a appelé l’Union européenne à accompagner la « nouvelle dynamique » enclenchée par le Sénégal. Pour le chef de l’État sénégalais, cette nouvelle orientation repose tout d’abord sur la mobilisation de l’effort national. Le Pse reste ainsi la nouvelle stratégie de développement lancée en février 2014 pour faire du Sénégal une économie émergente à l’horizon 2035. « Notre ambition est d’atteindre cet objectif par un taux de croissance annuel d’au moins 7 % sur la durée », a dit Macky Sall rappelant que la croissance de 2016 est de 6,7 % avec une projection à 6,8 % pour l’année en cours. Grâce aux performances du Pse, le déficit budgétaire est passé de 6,7 % en 2011 à 4,2 % en 2016. Dans la même veine, le ratio d’endettement est en dessous de 60 %, là où la norme communautaire de l’Union économique et monétaire de l’ouest africain est de 70 %.

Soutenir les zones rurales
Sur un autre registre, le chef de l’État a salué le Plan d’investissement extérieur pour le voisinage et l’Afrique de Jean-Claude Juncker. « Avec le Programme indicatif national dans le 11e Fed 2014-2020, nous poursuivons une coopération concentrée sur des priorités essentielles pour le Sénégal. Il s’agit de la gouvernance démocratique, de l’agriculture durable, de l’électrification rurale, de l’eau et de l’assainissement », a dit le chef de l’État. Pour Macky Sall, ces priorités de l’Union européenne sont aussi celles visées dans le Plan d’urgence pour le développement communautaire (Pudc), lancé en juillet 2014. L’objectif étant de soutenir les zones rurales les plus vulnérables dans quatre domaines à savoir l’électricité, l’hydraulique, l’aménagement de pistes de désenclavement. De même que la distribution d’équipements pour l’allègement de la pénibilité des travaux des femmes en milieu rural. « Avec le Pudc, les Programmes de fermes familiales et de Domaines agricoles communautaires, le Sénégal est sérieusement engagé dans la mise en place d’une économie rurale génératrice d’activités et de revenus, en particulier pour les jeunes », a dit le chef de l’État Macky Sall.

Maguette NDONG

C’était le 11 novembre 2014. Le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne faisait sa première déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Il disait : « nous avons choisi de vivre en République et donc d’être au service de notre peuple ».  Pour le natif de Gossas, « Servir notre peuple, c’est, avant tout, faire le choix de veiller sur ses intérêts ; c’est œuvrer à réaliser ses aspirations ; c’est travailler à satisfaire ses attentes et à traduire son rêve en une réalité quotidienne ». Dévoilant ce qui sera sa feuille de route, il ajoutait : « Servir notre peuple, c’est faire le choix d’exalter la vertu, de combattre l’injustice, de protéger les plus faibles, de promouvoir la démocratie, la transparence et l’équité ».

Moins de trois ans plus tard, le spécialiste de l’économie industrielle va diriger la liste nationale (scrutin proportionnel) de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Connu pour ses « distances » avec la politique partisane, le chef du gouvernement, 58 ans, doit cette fois-ci endosser le bleu de chauffe et battre campagne pour obtenir une majorité qualifiée au Parlement. En choisissant celui qui fut son directeur de cabinet à plusieurs reprises, le président Macky Sall fait là montre de cohérence. Qui, mieux que Mahammad Boune Abdallah Dionne, illustre la volonté de matérialiser le Plan Sénégal émergent ?

Les investis sur les listes de « Bennoo Bokk Yaakaar » ont comme bréviaire le bilan des gouvernements nommés par le président de la République depuis le début de la 12èmelégislature, voire plus loin, quand Macky Sall battait Me Wade au deuxième tour de la présidentielle de 2012. Par tous les canaux, le marketing autour du bilan du gouvernement a précédé la campagne électorale proprement dite.

Grâce à une signature crédible, le Sénégal est en train de résoudre l’équation du financement du Pse. Il a émis, avec succès, le 16 mai 2017, des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux (dénommées Eurobonds) pour un montant d’environ 660 milliards de FCfa sur une maturité de 16 ans. Cette levée de fonds va servir à financer les projets d’infrastructures du Plan Sénégal émergent (Pse), notamment ceux inscrits dans le budget 2017. Ces obligations ont été très largement souscrites grâce aux bonnes appréciations de la situation et des perspectives macroéconomiques du Sénégal.

Une croissance du Pib soutenue et en hausse constante, la bonne tenue des comptes publics, la gestion de la dette ; les investissements directs étrangers autant dans l’industrie lourde (pétrole et gaz) que dans l’agro-business (boosté par le nouvel entreprenariat et les multiples programmes gouvernementaux) ; les performances du tertiaire (services et télécommunications) ainsi qu’une Agriculture qui repart figurent en bonne place dans l’actif gouvernemental et que les candidats de « Bennoo » reprennent à leur compte. Ces performances économiques sont les préalables au plein emploi des jeunes, à une école et des services de santé de qualité, à un service public au service des populations, entre autres demandes sociales.
L’exemple de l’électricité avec la fin des coupures intempestives et la baisse des prix ; un front social apaisé avec la fin des grèves ; les constructions scolaires ; la mise en application de la Couverture maladie universelle sont également des acquis qui pèseront lourd sur la balance.

S. KAMARA(A suivre dans nos prochaines éditions)

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