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Politique (2240)

Porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la République, Seydou Guèye salue les concertations qui ont eu lieu, avant-hier, entre le chef de l’Etat et l’opposition. Le ministre estime que les points d’accords sont profitables aux citoyens.

Monsieur le ministre, le chef de l’Etat a reçu, jeudi, une délégation de l’opposition. Quel commentaire en faites-vous ?
Cette rencontre est conforme à la tradition politique sénégalaise de concertation et de recherche de consensus en matière électorale entre le pouvoir, l’opposition et la société civile, établie depuis l’adoption du code consensuel de 92. Le président Macky Sall a lancé, à l’issue du Référendum du 20 mars 2016, le dialogue national le 28 mai 2016, et dans ce cadre, les partis politiques, sous l’égide du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique se sont retrouvés, pour procéder à l’actualisation du code électoral, à la mise en œuvre de la refonte partielle du fichier électoral, entre autres.

Comme il est admis par toutes les parties prenantes, les questions qui n’ont pas fait l’objet d’un consensus lors de ces rencontres, sont soumises à l’arbitrage du président de la République. C’était l’objet de la rencontre de jeudi, qui s’est tenue dans une ambiance chaleureuse et conviviale, avec des échanges riches, et les positions ont été énoncées en toute sérénité et responsabilité. Mon seul commentaire, c’est que la tradition a été respectée et le standing de notre démocratie a été honoré lors de ce temps d’échange.

De cette rencontre, plusieurs points d’accords ont été annoncés. Quelle appréciation en faites-vous ?
Au cours de la rencontre, le président Macky Sall a exprimé, avec force, tout son attachement au dialogue, au consensus et surtout à la tenue d’élections, libres, régulières, transparentes, dans le respect du calendrier républicain. La délégation de l’opposition a également fait montre de très bonnes dispositions d’ouverture et de dialogue. Vous conviendrez que dans une telle ambiance, il n’est pas étonnant d’obtenir des résultats profitables aux citoyens sénégalais et qui consolident notre système démocratique.

Vous avez raison, il y a eu des accords majeurs lors de la rencontre avec le président de la République, notamment sur la date des élections législatives, fixée au 2 juillet 2017, le nombre de commissions qui passe de 500 à 700, pour une couverture optimale du territoire, la simplification de la procédure d’inscription sur le fichier en construction, avec l’acceptation de l’extrait de l’acte de naissance ou le passeport ordinaire, la mise en place d’un comité de veille, l’audit du fichier en fin de processus. Ce sont là des décisions importantes qui devront faciliter, à nos compatriotes, la demande d’établissement de la nouvelle carte d’identité numérisée de la Cedeao et l’établissement de leur carte d’électeur.

Par ailleurs, un accord a été consigné relativement à l’objectif à atteindre pour avoir un fichier électoral optimal qui devra, au final, être délesté du stock mort. Avec ces cartes nationales d’identités numérisées et les nouvelles cartes d’électeurs, nous entrons, incontestablement, dans une nouvelle ère électorale, pour tenir toute notre place à côté des grandes démocraties du monde. Et c’est cela le défi. Le président Macky Sall fera certainement plus que ces prédécesseurs en la matière, après le referendum du 20 mars 2016, qui a consolidé notre constitution, et notre démocratie. Cette refonte devra renforcer la fiabilité de notre système électoral.

Mais la revendication sur le non maintien de l’actuel ministre de l’Intérieur n’a pas été acceptée…
Cette revendication est un vieux serpent de mer, qui ressort régulièrement. C’est une revendication inacceptable dans le cours politique actuel, après deux alternances politiques pacifiques, réussies grâce à la décision lucide des citoyens sénégalais. Et qui plus est, le ministre Abdoulaye Daouda a organisé des élections qui se sont parfaitement tenues, avec des contestations marginales et l’Apr a perdu Dakar lors des dernières locales, pour ne citer que ce cas emblématique. En vérité, au-delà du procès qu’on lui fait d’être un responsable à l’Apr, l’observation objective de la réalité devrait nous édifier.

De mon point de vue, cette revendication est l’expression d’une stratégie de suspicion, comme les bureaux fictifs qui, en réalité ne sont que de la fiction. Travaillons pour passer de la méfiance à la confiance. Ce sont les Sénégalais qui décident et qui savent bien garantir leur choix. Au Sénégal, les élections sont organisées par l’administration, celle-là même qui opérait sous Ousmane Ngom, avec une implication réelle des partis politiques, la surveillance de la société civile, la présence de la presse, la supervision de la Cena. Ce dispositif garantit une transparence totale. On ne peut plus frauder en matière d’élection. La fraude électorale au Sénégal, c’est un mal du siècle passé.

Le président a attiré l’attention sur la nécessité de consolider le système électoral en évitant d’y introduire des changements susceptibles de le fragiliser ?
En le disant aussi clairement, le président Macky Sall est à sa place et dans son rôle et il a surtout la préoccupation de la consolidation de notre système électoral, particulièrement après cette avancée de notre système lors du referendum du 20 mars 2016, une séquence majeure de notre modernité démocratique. Notre défi commun, au-delà de notre fierté légitime de vivre dans une démocratie majeure, c’est de réaliser notre agenda du développement à travers le Pse, en prenant appui sur la stabilité institutionnelle, naturellement, et de n’introduire des innovations qu’après l’évaluation de leur impact, contribuant objectivement à consolider notre système.

Autrement, par le fétichisme de l’innovation et des effets de mode, on peut s’exposer inutilement aux risques de l’aventure et de la régression. Notre trajectoire démocratique est authentique, il ne faudrait pas lâcher la proie pour l’ombre, quelque puisse être la tentation. C’est ce que je crois profondément.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Tivaouane : La cité religieuse vit au rythme des « bourdes » depuis jeudi. Le président de la République, Macky Sall, est attendu, vendredi prochain, dans la matinée.

Le guide religieux de Tivaouane, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole de la famille a informé de l’arrivée, dans la cité religieuse, du président Macky Sall. Ce dernier est attendu le vendredi 9 décembre, dernier jour du « bourde ». « C’est ici, à Tivaouane, que le président Macky Sall sacrifiera à la tradition des deux raakas du vendredi où il arrivera dans la matinée », a indiqué Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Il lance un appel aux populations pour réserver à leur hôte de marque un accueil chaleureux.

Par ailleurs, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a indiqué que le croissant lunaire apparu mercredi qui devrait marquer le démarrage des séances de « bourdes ». « Toutefois, nous avions décidé, après avoir bien contemplé la lune, de commun accord avec les autres membres de la famille dont Serigne Mbaye Sy Mansour, de démarrer le Bourde jeudi, en faire une pierre deux coups pour rattraper le retard de la première nuit du mercredi ». Poursuivant, le porte-parole du Khalife des Tidianes et de la famille d’El hadji Malick Sy a informé la communauté religieuse que le Gamou aura bien lieu dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 décembre 2016 ».

En attendant, les séances de « Bourdes » sont des moments forts qui permettent aux fidèles de la communauté tidjanes, d’exalter l’œuvre d’une dizaine de chapitres de l’Imam Bouchari, un grand saint et poète égyptien et comprenant plusieurs poèmes d’inspiration religieuse dont le plus célèbre est le Qasida Al Burda (poème du manteau). D’autres activités sont organisées aussi autour du thème de cette année : « La biographie du Prophète (Psl), bréviaire pour la Oummah islamique ». Au chapitre des visites de personnalités, on nous a signalé celles des ministres Thierno Alassane Sall et d’Abdoulaye Diouf Sarr, respectivement en charge de l’Energie et de la Décentralisation.

Mohamadou SAGNE

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a présidé, hier, dans la Salle des Banquets, la cérémonie d’installation du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz). Le président est revenu sur l’importance qu’il accorde à « une gouvernance apte à garantir une prospérité durable avec les nouvelles ressources pétrolières et gazières ». A cet effet, il a annoncé l’érection, à Diamniadio, sur le site de l’Université du futur africain (Ufa), de l’Institut national du pétrole et du gaz.

« Transparence et responsabilité, gestion rigoureuse, inclusive et durable de nos ressources pétrolières et gazières, objet de découvertes récentes », voilà les maître-mots de la lettre de mission que le président de la République a adressée aux membres du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz). Mais tout cela ne peut se réaliser qu’avec des ressources humaines de qualité. Aussi, a-t-il annoncé la création d’un Institut national du pétrole et du gaz (Inpg) qui sera érigé à Diamniadio, dans les locaux inachevés de l’ancienne Université du futur africain (Ufa).

Cos PétrogazMacky Sall a rappelé l’impératif de renforcer les capacités des acteurs dans les métiers du pétrole et du gaz pour améliorer la gestion de ces ressources. « On n’a pas attendu, nous avons déjà commencé le recrutement d’un expert français, Jean-Pierre Favennec, en plus de l’assistance technique de la Banque mondiale pour asseoir une plateforme d’expertises pour nous accompagner dans la bonne voie dans les domaines variées comme le raffinage, le réservoir, la commercialisation, les contrats, le droit, etc. », a défendu le chef de l’Etat. Devant un parterre d’autorités composé des membres de toutes les institutions et d’invités de marque, le chef de l’Etat a tenu un discours fondateur. Il a signifié que « la promotion d’une approche participative, multi-institutionnelle et multi-acteurs est un impératif pour une gouvernance apte à garantir une prospérité durable ». Et c’est le « sens » qu’il donne à la création du Cos-Petrogaz dont « la finalité est de favoriser l’exploitation optimale de nos ressources pétrolières et gazières, au bénéfice des populations comme nous y invitent les nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées par référendum ».

Le Cos-Petrogaz, un organe de pilotage stratégique
En tant qu’organe de pilotage stratégique, le Cos-Petrogaz a pour mission d’assister le président de la République et le Gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre, à travers son Secrétariat permanent qui en est l’outil de supervision. Il doit permettre « d’assurer une impulsion dynamique du secteur de l’Energie et un contrôle stratégique du processus de valorisation des réserves pétrolières et gazières, à travers notamment le renforcement des actions de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) ». A ce titre, le Cos-Petrogaz est chargé, en rapport avec le ministère de l’Energie, d’élaborer un Plan directeur de développement pétrolier et gazier et un schéma d’utilisation de ces ressources en articulation avec les axes et les objectifs du Plan Sénégal émergent, a rappelé le chef de l’Etat. Le comité est aussi chargé de constituer une nouvelle source de financement social par le renforcement des capacités budgétaires de l’Etat et de rétablir nos équilibres commerciaux.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Maintenir la diversification de l’économie
Le président Sall a toutefois averti. Une diversification de l’économie est une nécessité afin d’éviter d’être dépendant du pétrole. « Une nouvelle source de revenus ne veut pas dire qu’on doit délaisser les autres activités économiques comme le commerce, l’agriculture, etc. Car une économie ne peut pas se fonder sur une seule rente. Il nous faut prévoir une clé de répartition de ces ressources pour assurer une bonne utilisation », a-t-il rappelé. Le chef de l’Etat d’inviter alors à conserver la « diversification de notre économie afin qu’elle reste résiliente et robuste ».
 
Mb. S. DIAKHATE
 
Le chef de l’Etat insiste sur la compétence, la probité et le patriotisme
Installation Cos PrétrogazLe secteur du pétrole et du gaz requiert des compétences hautement qualifiées, mais aussi des qualités humaines comme la probité. En attend la formation d’autres cadres sénégalais dans le secteur, le chef de l’Etat peut, d’ores et déjà, compter sur un personnel compétent à l’image d’Ousmane Ndiaye. « C’est un cadre hautement qualifié dans le domaine des mines et hydrocarbures, un homme discret, rigoureux, fort d’une expérience avérée et jouissant d’une bonne moralité », a soutenu le président Sall. Le secrétaire permanent du Cos-Petrogaz sera secondé par Mamadou Fall Kane, formé, entre autres, à l’Ecole polytechnique de Paris et disposant de « compétences avérées dans le secteur ». Le président a justifié son choix par leur compétence, leur parfaite connaissance du secteur, son mode de fonctionnement, les négociations avec les compagnies. Il a aussi ajouté « le patriotisme et l’intégrité » qui nous permettra d’éviter de signer n’importe quoi. Selon Macky Sall, avant d’en arriver à la phase de production, le Sénégal doit « anticiper, se préparer en conséquence, définir à temps les modalités d’accompagnement et d’assistance dans cette nouvelle aventure ».

Le nouvel environnement étant « très peu connu pour le pays », il est nécessaire de s’entourer de compétences, qu’elles soient du gouvernement, du secteur privé national, des cabinets d’avocats d’affaires, mais aussi de l’international pour avoir les meilleurs experts en matière d’études, d’évaluation et d’exploitation des ressources du bassin sénégalais. « Le prix de cette expertise n’est rien face aux dégâts qu’aurait pu causer une gestion maladroite, inexperte », a estimé le chef de l’Etat. « Nous allons faire appel à toutes les compétences, d’où qu’elles viennent, pour encadrer l’exploitation future des ressources avec le Cos-Petrogaz », a-t-il assuré. Au regard des intérêts en jeu, le chef de l’Etat a appelé à la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation. « C’est tout le sens de la présence, au sein de cette structure, de toutes les institutions de la République telles que l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales et le Conseil économique, social et environnemental ainsi que les acteurs clés, échantillons représentatifs des différents segments de la Nation, » a-t-il laissé entendre.

Pour lui, cette plateforme de gouvernance démocratique et inclusive devrait garantir une valorisation optimale de ressources pour le bien-être des générations actuelles et futures. « C’est dire que je veillerai personnellement au respect des nouveaux droits économiques, sociaux et environnementaux des populations consacrés par notre Constitution, adoptés lors des dernières consultations référendaires ».

Mb. S. DIAKHATE

Diffuser des informations justes et crédibles
Décidément, la transparence tient à cœur le chef de l’Etat. Hier, il a instruit le Cos-Petrogaz à diffuser des informations « justes et crédibles » et à veiller sur « les normes environnementales ».

Dans l’urgence, le Secrétariat permanent du Cos-Petrogaz doit engager le suivi de l’évaluation des réserves de pétrole et de gaz ainsi que la coordination et la validation technique de l’ensemble des études. Les autres urgences du Cos-Pétrogaz portent sur la coordination de tous les projets pétroliers et gaziers au Sénégal, la supervision des différents accords juridiques et des contrats entre l’Etat du Sénégal et les partenaires portant sur le financement et la réalisation des projets pétroliers et gaziers ainsi que la commercialisation de la production, la coordination des négociations et l’assistance technique liées à la promotion, à la prospection et au développement des projets pétroliers et gaziers, l’élaboration d’une stratégie nationale de formation des acteurs de l’industrie pétrolière et gazière et la coordination de la communication institutionnelle des activités du Cos-Petrogaz.

Sur ce point précis, le président a rappelé son attachement particulier à la diffusion d’informations justes et crédibles dans un souci de transparence sur tous les contrats et revenus générés ». En outre, le Cos-Pétrogaz doit veiller « au respect des normes environnementales et sociales dans le cadre de l’exploitation de ces ressources ».

Mb. S. DIAKHATE

Une loi sur une utilisation pertinente des revenus pétroliers
Dans une optique de transparence, le président de la République a demandé au Cos-Petrogaz de lui soumettre « un projet de loi portant sur une utilisation pertinente des revenus pétroliers, en tenant compte de nos objectifs de développement et des principes de transparence et d’équité ». Il s’agira « de planifier l’utilisation des ressources futures avec une clef de répartition entre ce qui ira au budget d’investissement et de fonctionnement et la part réservée aux générations futures, logées au Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) », a-t-il indiqué. Par la même occasion, le chef de l’Etat a annoncé que le Conseil d’administration du Fonsis sera modifié et les Institutions constitutionnelles y seront représentées. Le Fonsis devra faire, chaque année, devant l’Assemblée nationale, le point sur sa gestion et ses résultats. Par ailleurs, le président a prévenu sur « une éventuelle manipulation hasardeuse des ressources qui seront confiées au Fonsis qui doit se doter de nouvelles règles pour éviter toute spéculation ». Toutefois, il a indiqué que ces revenus pourraient faire l’objet d’emprunt en faveur du ministère des Finances, voire d’autre pays.
 
Mb. S. DIAKHATE

Aps - Le président de la République démocratique du Congo (Rdc), Joseph Kabila, a reçu, en audience, jeudi, à Kinshasa, le ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, dans le cadre de la campagne diplomatique pour l’élection du Sénégalais Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua).

Selon un communiqué reçu de son cabinet, M. Tall, "envoyé spécial" du président sénégalais Macky Sall pour cette campagne, effectue une tournée dans plusieurs pays du continent, afin qu’ils soutiennent la candidature sénégalaise.

Abdoulaye Bathily, historien de formation, était représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, un poste qu’il a quitté récemment pour être présenté par le Sénégal à l’élection du président de la Commission de l’Ua. Cette élection est prévue début 2017 à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie., Sont également candidats, la ministre botswanaise des Affaires étrangères Pelonomi Venson-Moitoi, et ses homologues du Tchad, Moussa Faki Mahamat, de la Guinée Equatoriale, Agapito Mba Mokuy, et du Kenya, Amina Mohamed.

Même si le Sénégal a réussi, dès décembre 2015, un taux de couverture de 75% pour ce qui est de son basculement vers le numérique, des manquements et insuffisances ont été décelés dans ce processus.  Selon le  président du  Cnra, ces imperfections doivent  « être résolus  au plus tôt, car leurs conséquences touchent à l’inégalité de traitement des citoyens, la totalité du territoire n’étant toujours pas couvert, d’où le sentiment de frustrations de nos concitoyens ».  Babacar Touré a cité, entre autres, les installations techniques incomplètes, la non-disponibilité des décodeurs pour tous,  « car après la décision de leur vente au prix symbolique de 10 000 FCfa et en raison du retard de la subvention de l’État, le prestataire peine visiblement à approvisionner le marché ».

Par ailleurs, ces  manquements ne cachent pas les belles performances du Sénégal dans ce domaine.  « Le modèle sénégalais de transition reste unique. Il est cité en exemple un peu partout(…). L’ampleur, la qualité et le caractère exceptionnel de ce qui a été accompli par l’expertise nationale sont indéniables », a souligné Babacar Touré.  Selon lui, du séminaire-bilan de la transition vers le numérique en Afrique francophone tenu au Bénin du 08 au 11 décembre 2015,  le constat a été fait que le Sénégal est le seul pays francophone, avec le Maroc, à émettre des signaux de télévision numérique.                

 

 

I. BA

Sur le chemin de la Havane, le président du Congo, Denis Sassou- Nguesso a fait, hier, une escale à Dakar où il a passé la nuit. Il a été reçu, à son arrivée dans la capitale sénégalaise, par le président de la République, Macky Sall.

L’hôte du Sénégal a eu droit à des honneurs militaires. Après les hymnes nationaux des deux Etats, Macky Sall et Denis Sassou-Nguesso ont eu un tête-à-tête au salon d’honneur de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.
Après des minutes d’échanges, le président congolais a été accompagné à l’hôtel par son hôte. « J’ai tenu à faire escale et m’entretenir avec mon frère et ami le président, Macky Sall.

Sur la route de Madagascar, il nous avait fait l’honneur de faire une escale d’une heure à Brazzaville », a souligné le président Sassou-Nguesso interrogé par nos confrères de la Rts. « Je dois prendre part aux obsèques du président Fidel Castro. Je n’étais pas à Madagascar, le président m’a fait part des conclusions du sommet de la Francophonie qui a eu lieu dans ce pays », a souligné le président du Congo.

B. DIONE

Le chef de l’Etat, Macky Sall,  a reçu, hier,  le rapport  annuel 2015 du Conseil national de régulation de l’Audiovisuel (Cnra) des mains de son président.  Babacar Touré a souligné la pertinence de procéder à une restructuration et au renforcement de l’Autorité de régulation.

« Pour mieux conduire les missions qui lui sont confiées, le Cnra a besoin de développer des capacités et compétences nouvelles qui lui procureraient une administration adaptée aux enjeux actuels », a déclaré hier le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel(Cnra).   Pour Babacar Touré, qui s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de remise du rapport annuel 2015 du Cnra,  une évolution de la régulation s'impose, à l'heure des convergences technologiques, pour encadrer la production et la diffusion des contenus médiatiques par de nouveaux canaux et technologies.

Ce faisant, il est nécessaire d'adapter et d’élargir le champ de compétences de l'autorité de régulation.  Selon lui, des propositions ont été formulées et soumises au gouvernement. Lesquelles propositions portent  sur  l'implication du Cnra dans le processus d'octroi des licences d'exploitation de service audiovisuel, la révision des cahiers des charges. Aussi, l'autorité de régulation doit exercer la plénitude de sa mission, notamment en ce qui concerne les sanctions. « Au-delà de l'élargissement des compétences du Cnra,  une réorganisation interne structurelle et un renforcement des capacités du Régulateur sont à l’ordre du jour. Avec la convergence des technologies de l’information et de la communication, les nouvelles opportunités de production et de distribution de contenus doivent nous inciter à faire un meilleur maillage du territoire national grâce à des antennes locales », a soutenu M. Touré.

De l’avis de ce dernier,  le Cnra doit être plus visible dans les régions, plus présent pour tous, car sa mission l’impose un contact permanent, une alliance responsable avec tous les acteurs des médias audiovisuels  dans le sens, le respect des principes et loi édictés par la régulation. Pour exemple, il a donné le cas de la France avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel(Csa) qui compte  neuf membre et une équipe de 300 personnes, en métropole et outremer.  « C’est à la fois une question de sécurité et de cohérence nationale », a précisé le président du Conseil de régulation de l’audiovisuel.

Désordre juridique et commercial
Revenant sur le rapport 2015 du Cnra, qui « met en lumière la situation, les évolutions, les manquements et les solutions préconisées au long de l’année, notamment à travers les Avis trimestriels », Babacar Touré a attiré l’attention sur le désordre qui affecte le secteur.  Citant les  dernières statistiques de l’Autorité de régulation des  télécommunications et des postes (Artp), il a informé que  de près de 308 fréquences Fm ont été concédées à des opérateurs radio nationaux, 19 à des opérateurs radio étrangers. Et plus de 50 fréquences de télévision à divers opérateurs, d’ailleurs peu nombreux. « Les conséquences de cette situation sont incalculables. Dans ce désordre, se sont opportunément installés  des flibustiers de l’audiovisuel  qui piratent et commercialisent illégalement les contenus de chaînes dûment installées et déclarées », a avancé B.Touré.

A l’en croire, outre le désordre juridique et commercial, les risques sont devenus réels et divers, car ces derniers, échappant à toute régulation, produisent et proposent désormais des débats à caractère social ou politique, pratiquent le  « prosélytisme religieux » et relaient des propos identitaires, chauvins, voire irrédentistes.  Cette situation, a-t-il poursuivi, conduit à   « l’incivisme médiatique ».  « Le désordre ambiant débouche sur des situations inédites : de nombreux détenteurs d’autorisation de diffuser à échelle locale, régionale ou communautaire émettent aujourd’hui sur le plan national, sans modification préalable de la convention qui les régit. D’autres, glissent d’une programmation communautaire, vers une transformation en chaînes généralistes, commerciales, font alors dans l’information politique.  Alors que leur statut ne le permet pas. Ils induisent ainsi une concurrence plus que déloyale vis-à-vis des chaines commerciales, autorisées à diffuser sur un large spectre », a déploré le président du Cnra.

 

Ibrahima BA

L’Etat invité à s’impliquer pour la mise en œuvre d’un service de Médiamétrie…
Le président du Cnra a invité l’Etat du Sénégal à s’impliquer pour la mise en œuvre d’un service de Médiamétrie. Selon Babacar Touré, la  mesure d’audience, nous permettra de disposer d’éléments statistiques d’une grande précision qui nous édifieront régulièrement sur la qualité des programmes, la perception du public et la valeur réelle du marché publicitaire national. Dans un autre registre, il a insisté sur la nécessité de « nous produire et diffuser par nos propres outils des contenus adaptés à nos objectifs et à notre quête d’identité, imposer notre capacité contributive ».

Ce qui, à son sens,  « passe par un réarmement de notre principal moyen de production et d’échange de contenus, l’Agence de presse sénégalaise qui possède déjà les bases d’une véritable plateforme digitale primordiale pour produire et fournir des news, des images, du son, des données et des documents aux diffuseurs ». Selon lui, l’Aps, doyenne des agences africaines,  doit être dotée de façon à s’imposer sur le plan national mais surtout régional et africain, voire international. Cela est possible, cela est faisable.


…Et à jouer un rôle décisif dans le financement du service public
Pour le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, l’Etat devrait jouer un rôle décisif dans le financement du service public, qui doit être soulagé de certaines contraintes économiques au regard de sa mission d’envergure nationale dans le respect du pluralisme et de la diversité.

Par ailleurs, Babacar Touré  invite  à une restructuration du secteur de la publicité pour permettre aux opérateurs privés de se réaliser dans un écosystème mieux encadré juridiquement, ce qui n’exclut pas, à ses yeux , l’accès du service public à la publicité encadrée.  Selon lui, le Cnra a  émis l’idée d’organiser les assises de la publicité en vue de réguler et d’assainir le marché  avec les acteurs concernés sous l’égide de l’Etat.

« La valorisation et la sauvegarde de notre patrimoine audiovisuel national est un impératif absolu dans notre quête identitaire comme ultime réponse face aux risques d’acculturation subséquents à la domination de logiques économiques transnationales sur nos exceptions et particularismes sociétaux », a-t-il relevé, ajoutant que le passage au numérique est aussi une opportunité pour nous munir d’un service à forte valeur ajoutée de dématérialisation d’archives audiovisuelles, de transfert, stockage, transcodage. Mais également  de distribution de contenus vers tous types de plateformes, avec un très haut niveau de qualité de service.  

I. BA

Le président de la République, Macky Sall, a reçu, hier, une délégation de « Mankoo Wattu Sénégal » conduite par Mamadou Diop « Decroix ». Au cours de cette rencontre, plusieurs sujets à caractère politique ont été abordés, informe un communiqué de la présidence de la République et « des accords ont été notés ».

Le chef de l’Etat qui, après avoir remercié la délégation d'avoir répondu à son invitation, a rappelé « son attachement, sans réserve, au consensus comme mode de définition des règles du jeu électoral, au respect du calendrier républicain et à la tenue d'organisation d'élections transparentes, libres et démocratiques », lit-on dans le document. A cet effet, il s’est félicité « des accords importants obtenus lors de la revue du code électoral » conformément à l’esprit du dialogue national lancé le 28 mai 2016. Après le propos introductif du chef de la délégation de l'opposition, Mamadou Diop « Decroix », suivi des exposés des membres de ladite délégation, le président de la République a apporté des réponses aux propositions formulées.

Sur l’essentiel des points soulevés, « des accords ont été notés », fait remarquer la présidence de la République. Il s’agit, entre autres, « de la fixation de la date des élections législatives au 02 juillet 2016, l’augmentation du nombre de commissions administratives pour l’inscription massive des Sénégalais en âge de voter, la simplification de la procédure d’inscription des citoyens sénégalais sur les listes électorales au moyen d’un extrait de naissance ou d’un passeport ordinaire ».

Egalement, « le principe de l’audit du fichier électoral à la fin des opérations d’inscription a été retenu », mais aussi « le principe d'information exhaustive des citoyens sur le processus d'inscription ». Cependant, précise le communiqué, le chef de l’Etat a attiré l’attention sur « l’impératif de consolider notre système électoral en évitant d’y introduire des changements susceptibles de le fragiliser ».

D. MANE

…Les leaders de l’opposition rendent compte à leur base aujourd’hui  
Reçus hier par le président de la République, Macky Sall, les leaders du Front Manko Wattu Sénégal n’ont fait aucune déclaration à leur sortie. Rendez-vous est donné aujourd’hui à la permanence du Grand parti.

Les leaders de  l’opposition regroupés au sein du front «Manko Wattu Sénégal» ont été reçus, hier, par le chef de l’Etat, Macky Sall. La délégation de l’opposition a été conduite par Mamadou Diop Decroix, leader du Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads). A leur sortie d’audience, les responsables de l’opposition n’ont fait aucune déclaration. Ils se rencontrent aujourd’hui.

La réunion est prévue à 17 heures à la permanence du Grand parti d’El-Hadji Malick Gackou. La rencontre avec le président Sall a porté visiblement sur le processus électoral.  L’opposition avait abordé la question de la réponse que le président de la République leur avait adressée après avoir reçu la correspondance des leaders dans laquelle le Front avait énuméré ses revendications. « Comme vous le savez, nous considérons aujourd’hui que le consensus qui a toujours prévalu en matière électorale dans notre pays a été rompu avec le dépôt unilatéral, en procédure d’urgence, du projet de loi portant refonte partielle des listes électorales, son adoption et sa promulgation.

Nous avions fait un effort important en participant majoritairement  à la commission technique de Revue du code électoral (Ctrce), mise en place après la rencontre du 28 mai 2016 entre les forces vives de la Nation et vous-même »,  avait écrit l’opposition dans une correspondance datée du 03 novembre dernier. « Cette rupture du consensus en matière électorale bien établi depuis un quart de siècle nous mène vers des lendemains incertains pour notre pays et notre peuple. Le démarrage de la « révision exceptionnelle » et la publication des textes règlementaires organisant ladite révision en vue des élections législatives de 2017 nous interpellent tous. C’est pourquoi, nous avons décidé de tirer la sonnette d’alarme et de vous écrire pour vous soumettre, en urgence, certaines de nos préoccupations », avait ajouté l’opposition.

Lors de leur réunion du 25 novembre, Mamadou Diop Decroix et ses camarades avaient affirmé que le président Sall avait proposé de rencontrer une délégation du Front pour discuter du processus électoral. « Après des échanges approfondis,  l'Assemblée a donné un accord de principe pour cette rencontre et a demandé au Coordonnateur de recueillir les clarifications nécessaires quant aux modalités et format, et, le cas échéant, de voir la question de la délégation  du Front », avait dit l’opposition dans un communiqué publié. Mais une frange de l’opposition avait exprimé son désaccord.

Tout en acceptant de rencontrer le chef de l’Etat, l’opposition avait annoncé  une marche de protestation le mercredi 21 décembre prochain à partir de 15h.

 

Babacar DIONE

L’Alliance nationale contre le Sida devient l’Alliance nationale des communautés pour la santé. Un changement de dénomination intervenu à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 26 novembre. L’Ancs compte travailler sur les problématiques de santé, sans oublier le Sida.

Droits humains,  développement, environnement et questions de population, en plus du Sida. Le changement à l’Ancs ne sera pas seulement dans la dénomination. L’Alliance nationale contre le Sida devenue l’Alliance nationale des communautés pour la santé, à l’issue de son Assemblée générale ordinaire tenue samedi dernier, compte ainsi élargir ses bases d’actions pour travailler sur toutes ces problématiques liées à la santé. Un changement qui va aussi entraîner de nouveaux champs d’actions avec toujours le Sida comme socle.

Présidente du conseil d’administration (Pca) de l’Ancs, Rokhya Nguer parle aussi d’une adaptation sur la mobilisation des ressources avec une part importante accordée à celles locales et endogènes. Elle dégage plusieurs pistes comme le partenariat avec le secteur privé, avec comme toile de fond la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) et un partenariat institutionnel renforcé avec le ministère de la Santé. Sur ce plan, elle demande une répartition des financements sur une base de contrat de collaboration ou d’objectifs suivant des critères de performance.

Créée en 1994, l’Ancs, qui revendique un ancrage et une expertise communautaire avérés, se veut une organisation leader comme elle l’a été dans la lutte contre le Sida.

Sa contribution dans la lutte contre la pandémie du Sida a été même saluée par le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, Farba Lamine Sall, qui parle d’« un apport considérable de l’Ancs dans les résultats obtenus par le Sénégal » dans ce domaine. La lutte contre le Sida se trouve aujourd’hui à un tournant décisif au plan local et global. L’Onusida, chargée de la riposte au sein des Nations Unies, parle de baisse des nouvelles infections dans le monde et d’une stabilisation de la maladie. D’où son objectif d’en finir avec cette maladie avant fin 2030.


« Mais tous ces résultats peuvent être remis en cause par une baisse des ressources financières, ajoute Farba Lamine Sall. Il faudra donc revoir la stratégie globale de riposte contre le Sida. Le défi maintenant, c’est d’obtenir des résultats beaucoup plus importants avec moins de ressources ».L’Assemblée générale de l’Ancs, dixième du genre, a été aussi une occasion de soumettre aux participants de nouveaux textes qui vont régir désormais la structure.    

 

Oumar NDIAYE

La polyclinique de Darou Minam inaugurée par Serigne Mountakha lors du Magal a démarré ses prestations. Le Pr Lamine Guèye, recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, par ailleurs médecin, neurologue, neuro-physiologue, coordonateur du collectif des professeurs, est revenu sur les motivations. « Après diagnostic et évaluation des forces et faiblesses du dispositif sanitaire, nous avons vu qu’il était nécessaire de mettre à Touba une structure sanitaire bien équipée ».

Selon lui, grâce à un consortium de médecins, de spécialistes, un équipement de pointe a pu être mobilisé, surtout au niveau de la radiologie et de la cardiologie.
C’est ainsi que cette structure sanitaire a été dotée d’un appareil d’échographie, d’une mammographie, d’un scanner, etc. Le dispositif médical en place permet ainsi de faciliter l’accès des populations à des soins de qualité.
Pour Serigne Issakha Mbacké, le promoteur, « il fallait inciter les populations à avoir foi en elles, en leurs capacités et elles l’on compris».

Après la prière formulée par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké qui a visité toutes les salles du premier bâtiment des 6 blocs, il a remercié toutes les bonnes volontés dont El Hadj Serigne Guèye et Serigne Mandiaye Diongue.  

 

Mamadou DIEYE

En phase avec le chef de l’Etat sur sa décision de recevoir l’opposition, la Coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar » a salué l’esprit d’ouverture de Macky Sall.

Le secrétariat exécutif permanent (Sep) de la coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar » apprécie positivement la décision du président de la République de recevoir l'opposition organisée au sein de  "Mankoo Wàttu Senegal", à la suite de la lettre que celle-ci lui a adressée. Selon le communiqué publié, cette coalition qui regroupe les forces politiques de la mouvance présidentielle salue l'esprit d'ouverture du chef de l’Etat consistant à dialoguer avec l'opposition sur la question du processus électoral en cohérence avec le processus du dialogue ouvert par ses soins depuis le 28 mai 2016. S’agissant de la réforme des lois organisant la magistrature, Bennoo a estimé que « les divergences constatées doivent être gérées à travers un dialogue constructif entre l'Etat et les magistrats ». Selon le texte, cela permettrait « d'aboutir à un consensus dans le respect des lois, de l'indépendance de la justice et la sauvegarde de l'Etat de droit ».

Sur un autre registre, les alliés du président Sall ont salué la mesure de hausse du prix du kilogramme d'arachide de 200F à 210F. Ils ont attiré l'attention des autorités de la République sur la nécessité de combattre la spéculation pour que les paysans puissent bénéficier entièrement d'une telle mesure. Le Sep a aussi analysé le discours délivré par le Chef de l'Etat à la tribune du 16ème sommet de la Francophonie tenu à Antananarivo à Madagascar.

Il a magnifié « la hauteur de la vision du président de la République qui marque l'intérêt particulier qu'il éprouve pour le développement de l'Afrique, du Sénégal, en particulier, en mettant l'accent sur la construction d'une stratégie d'une francophonie des affaires, ayant comme préoccupation centrale l'emploi des jeunes et des femmes ».  

 

B. DIONE

Landing Savané et son parti veulent la poursuite du dialogue entre les acteurs du processus électoral pour créer les conditions de périodes préélectorale, électorale et postélectorale apaisées.

Le secrétariat exécutif du Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads/authentique) demande au gouvernement de poursuivre le dialogue afin de créer les conditions de périodes préélectorale, électorale et postélectorale apaisées. Selon le communiqué publié dont copie nous est parvenue, Landing Savané et ses camarades qui se sont réunis hier ont apprécié le processus électoral après avoir pris connaissance du rapport  de la Commission technique de revue du Code électoral (Ctrce). Selon le texte, ils se réjouissent des résultats de la concertation des acteurs du processus électoral qui ont eu seulement deux points de désaccord sur les douze soumis à leur appréciation. Le Se félicite le gouvernement.

Sur un autre point, Aj/Pads/A a félicité son secrétariat national chargé des élections pour le travail d’investigation effectué auprès des Commissions administratives. Le communiqué renseigne que ce travail d’enquête a permis de relever des difficultés réelles éprouvées par les citoyens qui cherchent à s’inscrire. Ainsi, Aj/Pads/A demande à l’Etat « d’accélérer la cadence d’installation des 500 commissions annoncées, mais aussi d’augmenter les capacités d’inscription quotidienne, de veiller à la transparence et à l’équité au moment des inscriptions et d’appliquer, sans réserve, la gratuité de l’acquisition de la carte nationale d’identité biométrique ».

Sur la vie du parti, le communiqué annonce la convocation du bureau politique en session ordinaire le 17 décembre 2016 à la permanence nationale sous la présidence effective de Landing Savané. A cet effet, rappelle le texte, « des tournées ont été effectuées auprès de fédérations de l’intérieur du pays et des textes introductifs des ateliers de travail ont été déjà élaborés et partagés ». Ainsi, Aj/Pads/A a demandé à toutes les fédérations de se mobiliser pour faire de cette réunion la rentrée politique du parti.

 

Babacar DIONE

Le président du mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (Am Dem), a indiqué dimanche, à Ndiaganiao, que le seul chemin pour mettre en œuvre la vision du chef de l’État Macky Sall, c’est l’action. Il a invité les responsables républicains à travailler dans l’unité pour faire triompher cette vision partout au Sénégal.

Le mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (Am Dem) était, ce dimanche, l’hôte de la commune de Ndiaganiao, particulièrement du village de Godaguène. Pour Cheikh Issa Sall, son mouvement est fortement engagé dans la bataille de l’élargissement de la famille politique de Macky Sall. « Nous faisons de l’animation politique en relation avec les responsables de l’Apr et des partis de la mouvance présidentielle », a indiqué M. Sall.

Selon lui, la recommandation du président de la République, Macky Sall, c’est de travailler dans une dynamique unitaire pour faire triompher sa vision partout au Sénégal. « Le seul chemin pour la mise en œuvre de la vision du chef de l’État, c’est d’agir au lieu de parler parce que la population a plus besoin d’actions que de paroles », a fait savoir Cheikh Issa Sall. « Le chef de l’État, Macky Sall a, dans le Plan Sénégal émergent (Pse), lancé des cérémonies de pose de première pierre et inauguré beaucoup d’infrastructures de dernière génération.

Nous qui le représentons dans les territoires, nous devons également suivre sa lancée, sa vision pour essayer d’intervenir dans le social, le développement, dans l’environnement pour améliorer les conditions de vie des populations », a laissé entendre Cheikh Issa Sall. Par ailleurs, a indiqué M. Sall, il existe une jeunesse qui travaille pour le parti et une jeunesse qui est utilisée par certains responsables pour combattre d’autres responsables.

Selon M. Sall, ce n’est pas ce que recommande le président de la République. « Macky Sall nous a recommandé de travailler la main dans la main, de cesser ces querelles inutiles, de nous mettre à la disposition des populations, d’encadrer la jeunesse, de renforcer leur capacité, de les aider à trouver de l’emploi », a-t-il noté.
 S.O.F

Le budget 2017 du ministère de l’Industrie et des Mines est arrêté à la somme de 4.366.128.460 de FCfa contre 9.237.348.320 de FCfa en 2016, soit une baisse de 4.366.219.860 de FCfa en valeur absolue et 52,73% en valeur relative. Parmi les grands projets figure l’achèvement du parc industriel de Diamniadio.

Pour la gestion 2017, le budget du ministère de l’Industrie et des Mines a connu une baisse de plus de 50 %. Dans leurs interventions, les députés n’ont pas manqué de déplorer cette importante baisse « incompréhensible » aux yeux des députés qui, après l’adoption du Code minier, s’attendaient plutôt à un renforcement des moyens de ce département pour lui permettre de jouer pleinement le rôle qui l’incombe dans le développement du pays. En réponse, le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a expliqué que la forte baisse constatée dans le projet de budget concerne principalement les dépenses d’investissement relatives, en particulier, aux plateformes industrielles.

Le ministre a, en outre, rappelé que dans ce domaine, l’Etat a effectué des investissements importants au cours des deux dernières années (pour un montant total de 25 milliards de FCfa), avec la construction de la première phase du parc industriel de Diamniadio. Le ministre a spécifié que la construction du parc industriel représente, en réalité, l’essentiel du budget d’investissement. Le reste étant constitué de projets, comme celui des plateformes multifonctionnelles.

Pour l’année en cours, du fait de la rareté des ressources, il a fallu, selon le ministre, procéder à des arbitrages et mettre en place une nouvelle programmation des dépenses. C’est ce qui explique la diminution des inscriptions budgétaires. Le ministre a toutefois précisé que les projets concernés ne sont pas pour autant abandonnés, car d’autres alternatives ont pu être trouvées. Il a ainsi dit qu’en premier lieu, une requête a été introduite auprès d’Eximbank Chine, en vue du financement intégral de la 2eme phase du parc industriel, pour un montant de 60 milliards de FCfa.

Densifier le tissu industriel
Par ailleurs, les députés ont fortement déploré la faiblesse des entreprises nationales, ce qui n’est pas de nature à leur permettre de concurrencer les entreprises des pays occidentaux. Aussi, ont-ils interpelé le ministre sur les avantages attendus de la signature des Accords de partenariat économique (Ape). A cet égard, ils ont estimé que le gouvernement doit s’atteler à la densification du tissu industriel en l’adossant aux filières agricoles prioritaires. Cela devrait permettre d’assurer la transformation des produits locaux pour créer  de la valeur ajoutée et des niches d’emplois, ont-ils estimé.

Pour ce qui est des Pme-Pmi, le ministre souligne que l’Etat s’est attelé à les accompagner en mettant en place un système de financement avec l’appui du Fongip et de la Bnde. A cet effet, une cartographie a été élaborée pour l’indication des produits à valoriser par région. Un plaidoyer a été également fait, de manière spécifique, en faveur de l’industrie pharmaceutique dont le développement est jugé d’autant plus nécessaire qu’il répondrait aux objectifs définis dans le Plan Sénégal émergent (Pse), qui ambitionne notamment de positionner Dakar comme hub médical.
Oumar BA


Le respect de la Rse exigé

Les députés ont évoqué les conflits récurrents qui surviennent entre les entreprises et les populations des zones d’exploitation et qui sont souvent dus au défaut d’implication des structures locales et étatiques. Ils ont également déploré, par la voix du député Ibrahima Lô, « le laisser pour compte des populations face aux entreprises qui se basent sur leurs seules initiatives au moment de la définition de leurs engagement au titre de la Responsabilité sociale d’entreprise (Rse). Pour cette raison, les populations peuvent subir les conséquences négatives des exploitations minières sans bénéficier de compensations.

De plus, les retombées financières, quand elles existent, ne sont jamais à la hauteur des sacrifices qui leur sont imposées. A titre d’exemple,  le député Djimo Souaré a cité la localité de Sabadola qui subit de plein fouet les effets parfois néfastes de l’exploitation aurifère. Les députés ont recommandé une évaluation des retombées financières des exploitations minières. En réponse, le ministre a signalé que le nouveau code minier a introduit une innovation majeure en ce qui concerne la prise en compte des intérêts des populations et des collectivités locales.

La production de Zircon évolue dans des conditions satisfaisantes
Les députés, par la voix d’Abdoulaye Makhtar Diop, ont demandé au ministre de faire le point sur l’exploitation du zircon en fournissant notamment des informations sur les produits qui peuvent éventuellement en être tirés. Le ministre a apporté des précisions sur l’exploitation du zircon. Il s’agit, selon lui, d’un produit utilisé par certaines industries spécialisées comme l’aéronautique. Il a révélé que la concession a été accordée, en 2007, pour 25 ans et qu’après le démarrage de l’exploitation, en 2014, la production évolue dans des conditions satisfaisantes.

Renforcement de l’Institut de technologie alimentaire
Les députés se sont beaucoup intéressés à l’Institut de technologie alimentaire (Ita) du fait du rôle et de l’enjeu de la transformation des produits agricoles dans le tissu économique du Sénégal. Ils ont notamment déploré le non-respect des engagements des accords signés. Certains députés ont même soutenu que l’Ita devrait être logé à la même enseigne que l’Isra compte tenu des points de convergence qui existent entre leurs missions respectives.

Abordant la situation de l’Ita, le ministre a confirmé le non respect des engagements de nature à compromettre la bonne exécution de sa mission. Le ministre assure qu’il continuera à sensibiliser les autorités compétentes afin que les « dispositions utiles » soient prises pour doter cette structure de moyens qui lui sont nécessaires.

Les bijoutiers invités à s’organiser
A propos de l’exploitation de l’or, les députés ont interrogé le ministre sur les mesures prises pour assurer l’approvisionnement des bijoutiers locaux et sur la politique menée pour l’instauration d’un niveau de prix plus favorable à l’économie nationale. Relativement à l’orpaillage, les députés ont demandé des informations sur la stratégie mise en place pour son organisation et sa rationalisation.

Le ministre a indiqué que des comptoirs ont été autorisés pour la commercialisation de l’or. Actuellement, au nombre de six, ils ne sont pas cependant encore officiellement lancés, du fait de beaucoup d’imperfections relatives à des problèmes de sécurité du fait de la circulation de l’argent liquide.

«Lorsque les bijoutiers auront mis en place une bonne organisation, les banques devraient s’intéresser à ce marché et favoriser la sécurisation des transactions », a dit le ministre.Il a assuré que des solutions sont recherchées et des investisseurs polonais ont même manifesté leur intérêt pour ce secteur.

 

Oumar BA

Face à la série de meurtres enregistrée au Sénégal, les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar» demandent à l’Etat de prendre des dispositions dissuasives.

« Pour venir à bout des meurtres ; les femmes de « Bennoo Bokk Yaakaar » invitent le président Macky Sall à adopter des dispositions juridiques dissuasives », lit-on dans le communiqué qui a sanctionné la réunion des femmes de la mouvance présidentielle qui a eu lieu hier à Dakar. Selon le communiqué signé par la présidente, Ndèye Marième Badiane, les dispositions doivent consacrer la perpétuité à tous les auteurs de crimes, et  d’assassinats.

Les Femmes ont regretté et condamné fermement les assassinats notés ces derniers temps. Elles ont appelé à un renforcement de la sécurité des citoyens et des biens. « Les Sénégalais particulièrement les jeunes doivent s’adosser à nos valeurs morales, et avoir pour références nos illustres guides religieux », ont dit les femmes qui se sont inclinées devant la mémoire de leur camarade, Fatoumata Mactar Ndiaye, vice-présidente du Conseil économique social et environnement (Cese) disparue dans des circonstances tragiques et atroces. Par ailleurs, les femmes ont encouragé le président Sall qui « s’est résolument engagé  à mettre le Sénégal à l’ère du Mix énergétique, inscrit en ligne prioritaire dans le Pse ».

« Cette volonté se traduit par l’inauguration récente de la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’ouest à Bokhol, de 20 mégawatts entre autres », ont fait remarquer les femmes. Dans le même sillage, elles ont salué le nouveau modèle de développement instauré par le président Macky Sall au Sénégal notamment la visite dans les zones de production agricole, le fait de s’enquérir de l’état d’avancement des activités du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dans les régions et les zones rurales, en particulier les projets du secteur hydraulique, etc.

 

B. DIONE

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » du département de Thiès s’est engagée, avant-hier, à maintenir le cap de la dynamique de victoires enregistrées lors des dernières consultations électorales.

Réunis à Thiès, les responsables de la coalition« Bennoo Bokk Yaakaar »ont exprimé leur engagement et leur détermination à renforcer l’unité retrouvée. « Nous voulons nous inscrire davantage dans cette trajectoire de conquête et de dynamique de victoires enclenchées lors des dernières échéances électorales », a indiqué, Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées et responsable Apr du département de Thiès qui présidait la rencontre marquée par une forte mobilisation.

Augustin Tine a beaucoup insisté sur la nécessité, pour tous les responsables du parti présidentiel, de travailler dans cette dynamique unitaire qui a permis des réponses souveraines sorties des urnes lors de ces élections et en faveur de la Coalition Bby. Ceci devrait ainsi conduire la coalition présidentielle de Thiès, comme le souhaite le Dr Augustin Tine, « à la victoire aux législatives de 2017 et à l’élection présidentielle de 2019, conformément aux récentes directives du président Macky Sall, allant dans le sens de l’orientation positive et d’une meilleure organisation de son parti dans la capitale du rail ».

 « La dernière consultation populaire du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), le 4 septembre 2016, doit bien nous inspirer et nous offrir la belle opportunité d’en tirer quelques leçons et des enseignements qui nous permettront, sans doute, d’inscrire l’action de« Bennoo Bokk Yaakaar » du département de Thiès, dans cette dynamique unitaire », a dit Augustin Tine.
Thierno Alassane Sall a abondé dans le même sens tout en indiquant que, « la ville de Thiès est à notre portée mais qu’il convient de vaincre nos propres démons ». Le député et vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow a aussi insisté sur cette union sacrée de tous les responsables de la coalition Bby pour ouvrir l’ère de l’alternance dans le département de Thiès et ceci ne s’arrêtera qu’une fois la tendance définitivement renversée dans la commune de Thiès.

Sous ce rapport, les membres de la coalition ont été invités à faire preuve de la même générosité et du même engagement pour les échéances futures. Surtout en perspective des investitures dont les issues exigeront un esprit de dépassement et une grande générosité pour entériner, sans bavures, les décisions du parti. Une implication des uns et des autres est aussi souhaitée dans le processus d’inscription sur les listes électorales pour consolider cette dynamique de victoire aux prochaines législatives. Une tournée de sensibilisation est au programme de la coalition dans les différentes communes du département.

 

Mohamadou Sagne

Comme annoncé par le commissaire divisionnaire Ibrahima Diallo, directeur de l’automatisation des fichiers (Daf), la semaine dernière, le dispositif de mise en place des commissions administratives pour les inscriptions des citoyens pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique Cedeao connait un début d’opérationnalité.

En effet,  ses services ont commencé leur déploiement effectif dans plusieurs quartiers de Dakar et de la banlieue depuis hier, lundi, en sus des commissions déjà opérationnelles depuis, dans les préfectures et les sous-préfectures de la capitale.

Ces installations se feront à un rythme soutenu, assurent les services de la Daf, afin d’installer, d’ici à la fin du mois de décembre, les cinq cents commissions annoncées. En attendant, avec cette nouvelle donne, les populations qui veulent se faire enrôler n’ont plus d’excuses. Aussi, le Daf les invite à aller s'inscrire dans les dites commissions pour se faire enrôler dans les délais au lieu d’attendre la dernière heure pour le faire.

 

M. L. DIEYE

Les Premières dames présentes à Antananarivo ont participé à une rencontre sur la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. Les épouses des chefs d’Etat se disent préoccupées par le taux de mortalité maternelle et néonatale.

Dans le document publié à l’issue des travaux, les premières dames ont rappelé que les chefs d’Etat et de gouvernement, lors de la rencontre de Dakar, dans leur déclaration, en son article 42, avaient réitéré « leur volonté de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé maternelle ». A cet effet, l’opportunité a été saisie par la première dame de Madagascar pour organiser un déjeuner de partage et d’échanges avec ses sœurs sur un sujet d’actualité et de grande préoccupation dans le monde entier et particulièrement en Afrique.

Les premières dames qui ont salué la tenue de cette rencontre ont réaffirmé la place privilégiée qu’occupe l’Afrique au sein de la communauté francophone ainsi que le rôle important qu’elles jouent avec les autres régions face aux défis actuels. Elles ont réaffirmé leur attachement à la langue française, socle de la Francophonie, dont la promotion doit être assurée dans tous les champs d’actions, ainsi qu’à la diversité des espaces culturelles  et linguistiques, à l’éducation, à la formation professionnelle et technique, à l’enseignement supérieur et à la recherche, dans une constante solidarité agissante.

Conscientes de la place et du rôle croissant des femmes et des jeunes dans tous les domaines de la vie politique, sociale, ainsi que des enjeux qu’ils représentent pour le présent et l’avenir de  l’espace francophone, notamment en Afrique, les épouses des chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement en faveur de la santé maternelle, la vaccination, la lutte contre les fistules et la nutrition. Elles ont exprimé leur vive préoccupation  face à la persistance d’un taux élevé de mortalité maternelle et néonatale, en particulier en Afrique, malgré les nombreux efforts accomplis et les progrès réalisés.

Les premières dames ont aussi encouragé la mobilisation et le renforcement de la mise en œuvre de la stratégie mondiale de la secrétaire générale en faveur de la santé maternelle, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents qui constitue une opportunité pour l’atteinte de l’objectif 3 du développement durable.

Elles s’engagent à soutenir toute initiative, notamment législative visant à créer un environnement favorable à la mise en œuvre de programmes de santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents. Enfin, elles encouragent les soutiens aux centres de santé maternelle et infantile et agents de santé communautaire pour améliorer l’accès aux soins de santé de la population et particulièrement des femmes et des jeunes ; et incitent ces prestataires à continuer les efforts pour améliorer les qualités de services offerts aux populations.

 

Les cadres de l’Alliance des Forces de Progrès (Afp), en tournée dans les régions de Kaffrine et de Kaolack, ont réaffirmé leur soutien à la candidature du président Macky Sall pour un second mandat en 2019.

Le compagnonnage entre l’Alliance pour la République (Apr) et la formation politique dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, va se poursuivre. C’est en tout cas le message fort adressé par la délégation de l’Alliance nationale des cadres de l’Alliance des forces de progrès (Ancafp) lors d’une tournée de deux jours dans les départements de Kaffrine et de Kaolack. Une descente sur le terrain qui les a conduite dans les communes de Mallem –Hodar et de Porokhane.

Pour Alioune Sar, président de l’Ancafp qui conduisait la délégation «  cette initiative s’est faite sous l’égide du  secrétaire général de L’Afp le président Moustapha niasse qui nous a instruit,  nous les cadres du parti, d’aller dans les différentes régions du Sénégal partager  avec nos  camarades son message et les options du parti sur le plan économique et politique avec tous les députés, les maires, les conseils départementaux et les élus locaux du pays. L’accueil populaire des populations montre la vivacité et le dynamisme de notre parti ici dans la région du sine Saloum. Nous partirons d’ici extrêmement  rassurés »,  a souligné le patron de l’Ancp. Selon le ministre du Commerce, tous les militants  sont mobilisés et  galvanisés pour atteindre les objectifs politiques  fixés par  le secrétaire général de l’Afp, à savoir, la massification du  parti, le renforcement des bases politiques et l’unité de « Bennoo Bokk Yaakaar »  pour réélire le président Macky Sall en 2019.

M. Sarr qui a  profité de cette tournée pour offrir  des  moulins à mil aux femmes de  Mbeuleup et de  Malem Hodar était accompagné d’une forte délégation  dans laquelle on comptait Papa Sagna Mbaye, ancien maire de Pikine,  Alioune kébé maire de keur madiabel et  Cheikh Ndiaye président du conseil départemental de Malém Hoddar.  Cheikh Ndiaye a estimé que « Kaffrine  est toujours derrière l’Afp et nous tenons à remercier  les populations kaffrinoises de leur engagement et de leurs mobilisation », a-t-il indiqué. A l’étape de Porokhane, dans le département de Nioro, les  populations ont fait part de leurs doléances qui portent, entre autres, sur l’électrification des villages environnants. Elles ont fait remarquer que  sur 60 villages, 1  est électrifié. Elles ont aussi déploré un manque d’infrastructures  et d’eau.

 

Elimane FALL

Dans la préparation de la journée de l’élevage édition 2016 initiée par la maison des éleveurs et prévue à Ndioum le 8 décembre prochain sous la présidence du président de la République, le leader de l’Union citoyenne «Bunt bi», El Hadji Ibrahima Mbow, a animé une conférence publique portant sur le thème : «Place de l’élevage dans le Pse» au profit des éleveurs.

Selon le communiqué publié, la rencontre a été «l’occasion d’exposer la dynamique nouvelle du secteur de l’élevage impulsée par le Pse et l’importance de l’élevage dans notre économie à travers le niveau de réalisation de ses projets. Il s’agit du projet d’appui à la filière laitière locale (Prade lait), du projet d’appui  au développement de filières animales (Promofa), du projet d’appui à l’aviculture familiale (Prodaf) et du projet de développement de l’élevage en haute Casamance (Prodelec)», précise le document.

«Le président de la République a engagé, avec succès, la réhabilitation du Ranch de Doli grâce à une enveloppe d’environ 7 milliards de FCfa et a institué la journée de l’élevage pour échanger avec les acteurs », a indiqué M. Mbow. « Les éleveurs ont également bénéficié d’appui exceptionnel de plus de 8 milliards de FCfa pendant les périodes de disette de 2012, 2014 et 2015. Des réalisations importantes dans les domaines de l’hydraulique rurale, de la santé animale, de l’accès au financement et de l’alimentation animale avec le développement des cultures fourragères ont été présentées», a-t-il ajouté.

M. Mbow a souligné que le programme d’autosuffisance en moutons de tabaski est bien engagé. Il a également mis en relief les contraintes et problèmes récurrents du secteur de l’élevage à savoir : le vol de bétail, la question foncière, les changements climatiques, les difficultés d’accès aux ressources pastorales, aux marchés, la faiblesse du niveau d’utilisation des technologies et l’accès au financement », conclut le document dont copie est parvenue à notre rédaction.

 

Amadou DIOP

Des experts ont invité hier les jeunes à davantage s’impliquer, pour une meilleure compréhension des sources du conflit Israélo-palestinien. C’était lors d’un panel organisé à l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien.

Le Centre d’Information des Nations Unies de Dakar (Cinu) mène chaque année des activités commémorant la Journée de Solidarité avec le Peuple Palestinien.  Cette journée, instaurée par les Nations Unies, est généralement célébrée le 29 novembre de chaque année pour marquer l’anniversaire de la résolution 181 qui instaure le Plan de partage de la Palestine.  A l’occasion de cette commémoration, des experts ont débattu au Sénégal sur le thème « Solidarité Internationale : Où en est la question Palestinienne ? » Boubacar Diop Bouba du   Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales (Codesria) salue  «les diverses activités qui vont dans le sens de faire bénéficier à la Palestine sa pleine indépendance».

Il se pose au fond une question  de respect « de la dignité humaine », a-t-il laissé entendre.  A sa suite  Charles Sanchez, professeur de Droit à l’université Gaston Berger de St Louis  est revenu sur l’historique même de ce conflit. Il a au passage insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes.  « Il est important d’impliquer les jeunes à la cause palestinienne, de leur faire comprendre les véritables sources et enjeux de ce conflit qui n’a que trop duré », a-t-il dit.Le professeur est d’avis que ce conflit « est la matrice de l’injustice mondiale la plus patente qui soit ». Il a souligné que la Palestine dispose du soutien de plusieurs pays, c’est au niveau du conseil de sécurité des nations Unies qu’interviennent les blocages, a-t-il dit.  Il s’est ému du fait que  sur les dix sept résolutions déposées par la Palestine, seules quatre ont été adoptées au niveau du conseil de sécurité. Ce qui à ses yeux montre que la plupart des Etats reconnaissent la Palestine.    

Le respect des conventions passées
Safwat Ibraghith,  Ambassadeur de la Palestine  au Sénégal  appelle à l’implication de la communauté internationale pour le strict respect des conventions passées. Il a salué le « rôle important et la solidarité agissante du peuple sénégalais hautement traduits par son gouvernement ».

Selon l’ambassadeur,  la cause palestinienne est le symbole du respect des droits de l’homme, de la justice.  Il a dénoncé en outre   le «vol des territoires palestiniens  à travers l’occupation irrégulière de l’Israël ».  Selon lui, la démolition des maisons appartenant à des palestiniens continue de plus bel. Des interdictions de prières sont également notées. Bamar Diongue, représentant du ministre des Affaires Etrangères du Sénégal « a réitéré l’engagement et le soutien sans faille  du Sénégal au peuple palestinien ».

Oumar Seck, Directeur du Bureau de coordination du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) de l’Organisation de la coopération islamique, a axé son discours sur  la place « éminente des medias » dans la gestion du conflit isréalo-palestinien.  «Les medias occupent un place centrale dans la couverture des événements, et peuvent à cet égard influer. C’est pourquoi les Etats regroupés dans l’Oci ont décidé de les renforcer  afin de leur permettre de véhiculer les véritables messages », a-t-il dit.

 

Oumar BA

Madagascar : Les chefs d’Etat qui ont pris part au XVIe Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie ont réaffirmé leur engagement à faire progresser la transparence de l’action publique et la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques.

Dans une déclaration finale, les participants, face aux nombreuses menaces transversales qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité du monde, ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer davantage à l’enracinement d’une culture démocratique et d’institutions légitimes, stables et crédibles et ancrées dans l’Etat de droit, conditions d’une vie politique apaisée. Ils s’engagent à faire progresser la transparence de l’action publique et la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques, notamment à travers le développement du numérique. A cet effet, les chefs d’Etat soutiennent le partenariat pour un gouvernement ouvert et engagent les Etats qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre cette initiative multilatérale.

Préoccupés par la persistance des difficultés dans la gestion des processus électoraux, sources de tensions ou crises politiques au sein de l’espace, ils s’engagent à l’organisation, à échéances régulières, d’élections libres, fiables, transparentes et inclusives, et à consolider l’indépendance politique et l’autonomie financière des organismes de gestion, de supervision et de régulation impliqués dans les processus électoraux.

Convaincus de l’importance de l’eau comme facteur de sécurité, de stabilité et de développement humain, ils saluent et encouragent les efforts et initiatives des Etats de l’Oif pour une bonne gestion et l’utilisation de l’eau, y compris celles transfrontalières comme instrument de coopération et de paix.

Aussi ont-ils invité la Secrétaire générale de l’Oif à poursuivre son action en vue de promouvoir le dialogue interculturel et religieux face à la propagation des discours de haine et xénophobes. S’agissant de l’éducation et de la formation, les participants sont convaincus qu’elles contribuent au renforcement de la culture démocratique et à la paix.  Ils ont demandé de renforcer la priorité donnée à l’éducation, en particulier à l’éducation à la citoyenneté et l’apprentissage à la vie démocratique.

Rappelant que le faible niveau d’éducation et l’échec scolaire sont sources d’inégalité et de pauvreté, ils ont réitéré que l’augmentation du nombre d’enseignants qualifiés constitue un moyen de favoriser la réussite scolaire, l’accès d’un plus grand nombre de jeunes à la connaissance. Ils ont réaffirmé que la promotion de la langue française, socle de la Francophonie et de ses valeurs, doit être assurée, ainsi que l’expertise francophone, dans l’éducation de base, la formation professionnelle et l’enseignement technique, l’enseignement supérieur et la recherche. Dans ce cadre, ils ont souhaité que l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) développe ses actions de formation et de soutien à la recherche dans le domaine de la cyber-sécurité, notamment en utilisant ses réseaux.

Détermination à combattre la pauvreté
Soulignant qu’une approche globale est nécessaire pour favoriser le développement économique, social, environnemental durable, les chefs d’Etat ont demandé d’exploiter les possibilités qu’offrent la migration et la mobilité. « Notre réponse commune visera surtout à réduire la pauvreté, à promouvoir la paix, l’Etat de droit et le respect des droits de l’homme, à soutenir la croissance économique inclusive, en offrant des perspectives d’investissement et en créant des emplois décents, et à améliorer la prestation de services de bases telles que l’éducation, la santé et la sécurité », a poursuivi la Déclaration d’Antananarivo.
Selon les participants au sommet, le développement durable et l’énergie pour tous constituent les principaux défis de demain. Ils ont également souligné l’urgence des défis que sont le dérèglement climatique, la pollution, la désertification, la déforestation, l’acidification des océans, l’élévation du niveau des mers, les menaces sur les ressources naturelles, la pénurie d’eau, les migrations climatiques, etc. Ils ont rappelé les enjeux que représente l’accès universel à l’énergie durable, en particulier pour le continent africain, sachant que le manque d’accès à l’électricité constitue un multiplicateur d’inégalité et freine la croissance économique.

Pour eux, les réponses présentes et futures apportées pour faire face aux défis et lutter contre le dérèglement climatique constituent une opportunité pour permettre un développement résilient et un accès universel à une énergie durable, notamment en Afrique.
Enfin, la Déclaration d’Antananarivo souligne que les participants sont déterminés à œuvrer pour une croissance partagée, un développement durable et responsable, et l’établissement de relations économiques plus justes et plus solidaires, en renforçant leur concertation et leur influence au sein des instances internationales.

Emploi Des : subventions remises aux jeunes
La 2ème édition du salon des jeunes entrepreneurs s’est déroulée à Antananarivo où le secrétaire général de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays ayant en commun le français (Confejes) a organisé une cérémonie de remise de subventions à des jeunes pour un montant de 12.800 euros.
 En présence de nombreux ministres dont le ministre-président de la Fédération de Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte, Ali Harouna Bouraima de la Confejes a remercié la Fédération Wallonie-Bruxelles, un des bailleurs de fonds du programme avant d’ajouter que ce salon traduit l’implication de son institution pour l’insertion des jeunes.

A son avis, c’est la meilleure stratégie pour instaurer la paix et la sécurité dans les pays francophones. Il a expliqué que la parité a été appliquée avec 9 filles et garçons dont les projets ont été choisis après appels d’offres. Il s’est surtout félicité de la diversité des projets soumis par les lauréats et qui vont entraîner la création de 48 emplois nouveaux. Les projets soumis et qui seront encadrés pendant cinq années tournent autour de l’élevage, le ramassage et le recyclage des ordures, la coiffure et la vente de produits cosmétiques, la    transformation du lait en yaourt, etc.

Pour le ministre malgache de la Jeunesse, la coopération entre les institutions comme le Fnuap a permis aux jeunes d’émerger. Il leur a demandé d’être redevables à la Confejes. Quant au président de la Fédération de Wallonie-Bruxelles, il s’est dit très fier de ce partenariat avec la Confejes qui a permis à des jeunes de s’insérer.

Santé de la femme et les enfants : Les Premières dames préoccupées par le taux de mortalité maternelle et néonatale
Les Premières dames présentes à Antananarivo ont participé à une rencontre sur la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. Les épouses des chefs d’Etat se disent préoccupées par le taux de mortalité maternelle et néonatale.Dans le document publié à l’issue des travaux, les premières dames ont rappelé que les chefs d’Etat et de gouvernement, lors de la rencontre de Dakar, dans leur déclaration, en son article 42, avaient réitéré « leur volonté de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé maternelle ». A cet effet, l’opportunité a été saisie par la première dame de Madagascar pour organiser un déjeuner de partage et d’échanges avec ses sœurs sur un sujet d’actualité et de grande préoccupation dans le monde entier et particulièrement en Afrique.

Les premières dames qui ont salué la tenue de cette rencontre ont réaffirmé la place privilégiée qu’occupe l’Afrique au sein de la communauté francophone ainsi que le rôle important qu’elles jouent avec les autres régions face aux défis actuels. Elles ont réaffirmé leur attachement à la langue française, socle de la Francophonie, dont la promotion doit être assurée dans tous les champs d’actions, ainsi qu’à la diversité des espaces culturelles  et linguistiques, à l’éducation, à la formation professionnelle et technique, à l’enseignement supérieur et à la recherche, dans une constante solidarité agissante. Conscientes de la place et du rôle croissant des femmes et des jeunes dans tous les domaines de la vie politique, sociale, ainsi que des enjeux qu’ils représentent pour le présent et l’avenir de  l’espace francophone, notamment en Afrique, les épouses des chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement en faveur de la santé maternelle, la vaccination, la lutte contre les fistules et la nutrition. Elles ont exprimé leur vive préoccupation  face à la persistance d’un taux élevé de mortalité maternelle et néonatale, en particulier en Afrique, malgré les nombreux efforts accomplis et les progrès réalisés.

Les premières dames ont aussi encouragé la mobilisation et le renforcement de la mise en œuvre de la stratégie mondiale de la secrétaire générale en faveur de la santé maternelle, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents qui constitue une opportunité pour l’atteinte de l’objectif 3 du développement durable. Elles s’engagent à soutenir toute initiative, notamment législative visant à créer un environnement favorable à la mise en œuvre de programmes de santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents. Enfin, elles encouragent les soutiens aux centres de santé maternelle et infantile et agents de santé communautaire pour améliorer l’accès aux soins de santé de la population et particulièrement des femmes et des jeunes ; et incitent ces prestataires à continuer les efforts pour améliorer les qualités de services offerts aux populations. 

A côté de la mouvance présidentielle et de Wattu Sénégal, une troisième voix va voir le jour sur le terrain politique. Mamour Cissé, leader du Parti social démocrate (Psd/Jant bi), un des initiateurs de cette « nouvelle offre politique », souligne que ce front regroupera « ceux qui n’ont pas de problèmes crypto-personnels avec Macky Sall, mais les personnalités qui se préoccupent du devenir du Sénégal ». Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’ancien ministre d’Etat pense que le pouvoir devrait proroger l’ancienne carte d’électeur pour mettre fin au différend lié au fichier électoral.

Monsieur le ministre, comment se porte le Psd/Jant bi ?
Nous nous acheminons inéluctablement vers un congrès en janvier. Ce sera le moment de renouveler nos instances et de nous positionner par rapport aux élections à venir. Le parti se porte bien. Nous avons repris la campagne de massification, mais cette fois-ci en changeant de fusil d’épaule. Au lieu d’extérioriser ou de médiatiser les rencontres que nous faisons, nous préférons travailler dans l’ombre. C’est ainsi que nous menons des activités en banlieue tous les week-ends. Nous échangeons avec des partis politiques sénégalais. Nous avons rencontré récemment l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Nous allons rencontrer d’autres personnalités. Nous allons nous positionner dans les jours à venir pour un grand front de l’opposition qui n’est pas dans la même dynamique que celle que nous avons et qui est dans le Wattu. Nous allons créer une coalition. D’ici au 5 décembre, ce grand rassemblement verra le jour. Il ira certainement, en bloc, aux législatives.

Quels seront les objectifs assignés à ce front ?
Tous ceux qui pensent qu’il y a une offre politique à proposer aux Sénégalais. Tous ceux qui pensent que le problème ce n’est pas tout sauf Macky Sall. Nous n’avons pas de problèmes crypto-personnels avec Macky Sall. Nous transcendons la personne du président Macky Sall pour nous inscrire dans une dynamique programmatique. Tous ceux qui pensent au Sénégal de façon globale qui n’ont pas de problèmes crypto-personnels avec le président. Nous allons proposer une offre politique aux Sénégalais. Nous allons aussi faire comprendre aux Sénégalais qu’il y a une nécessité de ne pas mettre tous les œufs dans un même panier. Tout le monde a constaté, pour le déplorer, que c’est l’une des législatures les plus faibles de l’histoire politique du Sénégal. Il n’est plus question qu’on ait ce genre de députés à l’Assemblée. Il y a une impérieuse nécessité à dire aux Sénégalais que l’Assemblée nationale est trop sérieuse pour qu’elle soit un réceptacle de partisans. Dès l’instant qu’on est élu, qu’on siège à l’Assemblée nationale, on cesse d’être le député d’un parti, mais celui du Sénégal. Il faut revendiquer, être critique vis-à-vis du gouvernement quand il le faut. Il faut encourager, féliciter, montrer des pistes. La nécessité d’amener à l’Assemblée nationale des députés outillés pour être un contre-pouvoir de l’exécutif est une excellente chose. Cette offre politique nouvelle est importante pour montrer qu’il y a des ruptures qu’il faut constater. Il y a une majorité qui doit gouverner, mais une opposition qui doit s’opposer dans les règles républicaines. Ce Sénégal nous appartient. Quelle est la pertinence d’être pyromane quand il ne s’agit pas de l’être. La logique de confrontation d’il y a 30 ans n’est pas valable aujourd’hui eu égard à l’impact des médias sur les populations. Nous avons aussi besoin d’un cadre d’expression. Ce creuset est une nécessité pour que tous ceux qui partagent les mêmes principes et les mêmes valeurs puissent être ensemble, parce que de l’autre côté, ce n’est pas au risque de flinguer encore, j’ai comme l’impression que c’est le mariage de la carpe et du lapin. Ce sont des gens qui n’ont rien de commun que de faire partir Macky Sall qui sont ensemble.

Voulez-vous dire que le «Wattu Sénégal» ne vise pas les défis que vous avez énumérés ?
En toute bonne foi. Il y a dans ce front énormément de gens qui ont contribué à notre défaite en 2012. Aujourd’hui, sans état âme, ces gens sont ensemble tout simplement parce qu’ils veulent faire partir Macky Sall. Nous ne sommes pas d’accord, parce que nos préoccupations transcendent le président, Macky Sall. Nous nous préoccupons du devenir du Sénégal. Il y a des problèmes urgents dans ce pays : l’insécurité, le mal-vivre, la clameur des populations. Sur ces points, personne n’a entendu l’opposition. Nous posons les préoccupations des populations. Je demande à cette opposition de s’inscrire sur ce registre. Pas de problèmes crypto-personnels.

Mais l’opposition a posé la question du fichier électoral…
Sur le problème du fichier, j’étais le premier à le dire. Ce qui était en train d’être posé comporte un problème. Il est possible d’apporter des corrections sur le fichier. Que l’Etat proroge nos cartes pour nous qui avons déjà une carte d’électeur et une carte d’identité. Que des mesures soient prises pour les jeunes qui doivent faire le baccalauréat et qui sont en âge de voter. Avec une soixantaine de personnes chaque jour, dans les préfectures, il n’est pas possible d’enrôler tout le monde. Ce n’est pas la vocation des préfectures de délivrer des cartes d’identité. Cela relève du domaine de la direction générale de la police nationale par l’intermédiaire d’un de ses démembrements, la direction de l’automatisation des fichiers. On ne devrait pas amener les inscriptions dans les préfectures.

Le président a proposé à l’opposition une rencontre que celle-ci a acceptée. Peut-on parler d’un début de solutions ?
Si le dialogue entre Macky Sall et l’opposition est pour qu’on soit en phase dans le déroulement des élections et du fichier, je dis que c’est une excellente chose. C’est le contraire qui m’aurait étonné. C’est quand il n’y a pas de canaux d’échanges qu’il y a problème. J’invite la classe politique sénégalaise à savoir raison gardée. Le dialogue est essentiel. Et le président Macky Sall doit en faire son sacerdoce. Chaque fois que de besoin, il doit être audible et attentif aux préoccupations des populations d’une part et ensuite de l’opposition.

Ne pensez-vous pas que la défense d’une conviction vaut cela ?
Nous avons des gens qui en moins de six mois ne cessaient de tarir d’éloges Macky Sall. Aujourd’hui, ils lui trouvent maintenant tous les vices du monde. Il y a de l’éthique en politique. Il faut de l’éthique. Je pense que les résultats de Macky Sall commencent à tomber, parce qu’il a à la tête du gouvernement, un Premier ministre qui n’a pas d’autres ambitions que de servir son président. Nous avons vu les centrales qui sont réalisées. La politique consistant à ne gérer que ses intérêts pose un problème. Pour moi, la politique n’est pas une fin en soi.

C’est quoi donc ?
C’est un contrat à durée déterminée avec ses mandants dans le cadre d’un mandat qui est municipal ou législatif. Après le mandat, il faut faire autre chose. C’est la raison pour laquelle je reste sur ma faim par rapport au référendum du 20 mars dernier. Si notre coalition gagne les élections législatives, nous serons les premiers à déposer une proposition de Loi consistant à limiter la durée du mandat des députés et des maires. Ce n’est pas un métier. C’est peut-être ça qui fait qu’aujourd’hui, toutes ces contre-valeurs se développent. Il faut légiférer pour remettre les vertus cardinales dans notre pays. Tant qu’on ne l’aura pas fait, les contre-valeurs vont se développer. Le devenir de notre pays doit nous préoccuper. Les enjeux sont de taille.

Est-ce que votre front aura une liste commune aux législatives ?
Nous sommes en train de discuter. Si nous avons la possibilité d’aller ensemble avec les gens avec qui nous partageons les mêmes valeurs, nous irons ensemble. Nous sommes en train de discuter avec de fortes personnalités, mais qui n’ont pas de problèmes crypto-personnels avec personne. Ce sont des gens qui sont dans l’opposition. C’est avec eux que nous sommes en train de discuter. Si ça marche, nous irons ensemble aux élections. Nous discutons avec Abdoulaye Baldé et un grand Monsieur de Dakar. Si nos discussions aboutissent, nous irons ensemble aux élections.

Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent qu’il faut faire revenir la peine de mort pour faire face à la criminalité ?
Je viens avec ma guillotine. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Quelle est la réponse face à ces dérives ? Il y a l’éducation, le mal-vivre, la frustration des jeunes, le manque d’emplois, mais des crimes particulièrement odieux sur des personnes vulnérables méritent la peine capitale. Je l’assume. Quand on tue des personnes handicapées, de bonnes femmes sans défense comme ce qui s’est passé à Pikine, cela me choque. Je ne fais pas dans la dentelle, je dis que je suis pour la peine capitale pour des situations extrêmes. L’Etat doit aussi donner un bon exemple en inderdisant aux personalités de distribuer de l’argent lors des manifestations au grand théâtre.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Venu présider, hier, la réunion nationale consacrée aux préparatifs du Gamou annuel de Tivaouane, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, est revenu sur la question de la carte biométrique. Il a assuré que le processus de confection n’aura aucune incidence sur la tenue des prochaines élections.

« Le processus de fabrication de la carte biométrique n’est pas de nature à ralentir celui des élections législatives. Lorsqu’on avait proposé cette révision, nous avions prévu, dans le projet de loi, une disposition qui stipulait que si l’on n’arrivait pas à boucler l’opération de refonte d’ici la tenue des élections, nous allions quand même les tenir avec le fichier existant. Rien ne s’oppose à la tenue de ces élections », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo, interpellé sur les lenteurs supposées du processus de fabrication de la carte Cedeao.

70 commissions installées à Dakar
Le ministre a indiqué que 70 commissions ont été installées dans la région de Dakar. Des commissions de production de cartes ont été, selon lui, installées dans toutes les communes en plus des centres déjà existants. Il en est de même pour les régions centres, cinq principalement. A Touba, à l’occasion du Magal, il a été installé six commissions déjà opérationnelles. Evoquant les meurtres observées ces derniers temps, Abdoulaye Daouda Diallo a souligné les efforts remarquables déployés par l’Etat pour assurer la sécurité des citoyens et des biens tout en les qualifiant de « cas de société » pour lesquels il faut trouver des réponses. « Les effectifs de la police qu’on a trouvés sur place, en 2012, étaient inférieurs à ceux qui existaient avant que la police ne soit dissoute en 1987. 4000 policiers ont été recrutés », dit-il, non sans signaler la création, en 2017, de 10 commissariats dans la région de Dakar. Les agglomérations des Parcelles assainies et de Grand Yoff, en raison des difficultés qui y sont notées, en recevront deux chacune. D’autres seront construits à l’intérieur du pays. Il a également insisté sur la nécessité de créer une carte sécuritaire pour éviter les superpositions.

Alassane Aliou MBAYE

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur, Mankeur Ndiaye a été reçu hier par Jacob Gedeleyihlekisa ZUMA, Président de la République d’Afrique du Sud. Il était porteur d’un message de Macky Sall, selon le communiqué publié. Selon la note, il a été également reçu par Filipe Jacinto NYUSI, Président de la République du Mozambique. Le chef de la diplomatie sénégalaise était en compagnie du Professeur Abdoulaye BATHILY, ancien Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua).

B. DIONE

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