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Politique (3521)

L’Entente des forces de l’opposition (Efop), regroupant une quinzaine de partis de l’opposition, en réunion avant-hier, dit « approuver l’idée d’accorder des sièges de député aux Sénégalais de l’extérieur », s’oppose à « toute tentative d’augmenter le nombre actuel de représentants du peuple à l’Assemblée nationale ».

Au nom des pairs de la coalition, Aliou Sow, le leader du Mouvement des patriotes pour le développement (Mpd), a exprimé les préoccupations et craintes des leaders quant à un éventuel report des élections législatives de 2017. A l’en croire,  l’Efop est contre tout report des prochaines élections législatives et de ce fait exige la tenue des législatives à date échue. Sur ce point, M. Sow s’est voulu formel : « Il ne faut pas qu’on tombe dans le piège de la refonte du fichier avec des objectifs ou des critères qui vont pousser les autorités à dire que les délais de six mois, période pendant laquelle on ne doit prendre aucune décision qui pourra avoir un effet direct sur les élections, sont dépassés », a-t-il soutenu.

Concernant la refonte du fichier des électeurs, la conférence des leaders de l’Efop « propose comme référence le nombre de suffrages exprimés lors de l’élection présidentielle de 2007, qui peut être un excellent repère et, au cas contraire, garder l’actuel fichier audité et mis à jour », a-t-il déclaré. Par ailleurs, l’Entente des forces de l’opposition (Efop) a exprimé son désaccord total avec toute idée d’augmenter le nombre de députés, actuellement à cent cinquante.

Ainsi, soucieux d’épargner le pays d’« une polémique inutile », le porte-parole du jour estimera que la conférence des leaders « est contre l’augmentation du nombre de députés à cent soixante». Qui plus est, « l’opinion publique n’a jamais été pour des dépenses exagérées dans un pays confronté à de nombreux défis et 150 députés, c’est déjà trop », a-t-il martelé. Position qui ne remet cependant nullement en cause leur adhésion à l’idée d’accorder des députés aux Sénégalais de l’extérieur.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 13 juillet 2016, au palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur Macky Sall.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations et ses vœux de bonheur à la Oumah islamique, en particulier à la communauté musulmane du Sénégal, à l’occasion de l’Aïd El Fitr. Il a formulé, à cette occasion, ses prières ferventes pour la consolidation de la concorde nationale, de la paix et pour un Sénégal prospère et émergent.

Evoquant les performances économiques réalisées par notre pays, le Chef de l’Etat a mis en évidence, en s’en félicitant, les projections qui placent le Sénégal au 3ème rang des pays d’Afrique qui auront les croissances les plus fortes, au cours des deux prochaines années, et 10ème au rang mondial. Il a également félicité le Premier Ministre, l’ensemble du Gouvernement, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et le Ministre du Budget en particulier. Il les a en outre exhortés à travailler davantage pour maintenir le cap sur ces bonnes performances économiques.

Abordant le renforcement des actions de prévention et de lutte contre la drogue, le Président de la République, tout en magnifiant le travail remarquable réalisé par les forces de défense et de sécurité, demande au Gouvernement, au-delà de la répression exemplaire du trafic et de l’usage des stupéfiants, de développer une campagne de communication ciblée sur les jeunes, et de réviser le cadre juridique et institutionnel de prévention et de lutte contre la drogue, en vue d’une meilleure coordination des actions des acteurs publics et communautaires impliqués. En outre, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à renforcer les ressources humaines, logistiques et financières des structures sanitaires spécialisées dans le traitement des toxicomanes, ainsi que la prise en charge des malades mentaux qui doivent disposer d’un suivi médical et social approprié.

Dans cette dynamique, le Président de la République indique au Gouvernement l’impératif d’adopter, avant fin septembre 2016, un plan national de lutte contre la drogue, qui est un axe prioritaire de notre stratégie de sécurité intérieure.

Abordant par ailleurs la place primordiale des activités de vacances dans la vie sociale, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires, en relation avec d’une part, l’Organisme national de Coordination des Activités de Vacances (ONCAV) en vue d’assurer, sur l’ensemble du territoire national, un déroulement normal de toutes les compétitions et prestations prévues lors de la saison «Navetanes» 2016, et d’autre part le Conseil national de la jeunesse (CNJ). A ce titre, le Président de la République invite le Premier Ministre à veiller à la bonne mise en œuvre du programme national des vacances républicaines 2016, en accordant une attention particulière au plaidoyer pour une culture de non-violence dans les stades et aires de jeu, ainsi qu’au raffermissement du sens civique et patriotique, autour des actions communautaires et citoyennes. Il lui demande également de veiller à la réhabilitation des collectivités éducatives, afin de permettre aux jeunes sénégalais de renforcer leur formation civique et de découvrir davantage leur pays, notamment ses sites culturels et touristiques.

Poursuivant sa communication autour de la promotion du tourisme intérieur et en vue d’asseoir la relance du secteur, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement, en rapport avec les acteurs concernés, à mettre en œuvre un programme spécial de promotion de l’accès de la clientèle nationale aux infrastructures hôtelières et touristiques, à travers des tarifs incitatifs.

Concluant sur ce point, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à finaliser, dans les meilleurs délais, le processus de préparation du prochain Conseil présidentiel sur le Tourisme.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération, en informant le Conseil de sa participation, du 16 au 18 juillet 2016, à Kigali au Rwanda, au Comité d’Orientation du NEPAD et au 27ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine. Il a également fait part au Conseil qu’il présidera prochainement la cérémonie officielle de remise du drapeau national à la délégation sénégalaise aux jeux olympiques 2016 de Rio.

Le Premier Ministre a également axé sa communication autour des performances économiques du pays récemment mises en évidence dans une publication du Fonds Monétaire International (World Outlook d’avril 2016), avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état de préparation de la campagne agricole 2016/2017.

Le Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a rendu compte au Conseil du déroulement de l’opération de retrait des enfants de la rue, conduite sous son autorité.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi modifiant la loi n°98-12 du 02 mars 1998 relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des établissements publics de santé.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Monsieur El Hadji Seck Ndiaye WADE, titulaire d’un diplôme d’Etudes supérieures spécialisés (DES) en méthodes quantitative et Modélisation pour l’entreprise, matricule de solde n°618 871/K, est nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds d’Entretien routier autonome du Sénégal (FERA), en remplacement de Monsieur Diatourou NDIAYE.

Monsieur Cheikh Oumar GAYE, Economiste des Transports, est nommé Directeur des Transports routiers au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, en remplacement de Monsieur El Hadji Seck Ndiaye WADE, appelé à d’autres fonctions ;

• Docteur El Hadji Magatte SECK, Médecin titulaire d’un DES en gestion des services de santé, matricule de solde n°609 547/G, précédemment Coordonnateur de la Cellule de passation des marchés publics du ministère de la Santé et de l’Action sociale, est nommé Directeur du Centre national hospitalier Abass NDAO, en remplacement de Monsieur Issa SAVARE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Daouda NDIAYE, Ingénieur des Travaux Publics, titulaire du diplôme d’ingénieur de conception en génie civil de l’Ecole Polytechnique de Thiès, matricule de solde n°507 378/H, précédemment expert en génie civil du projet d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’Education de base, est nommé Directeur des constructions scolaires du ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Ousmane DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Diplômé de polytechnique et ancien élève de l'Ecole nationale d'administration (Ena), promotion « Condorcet » 1992, Christophe Bigot est conseiller des Affaires étrangères hors-classe. L’homme connaît un parcours de diplomate impressionnant au Quai depuis la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient en 1992. Il est passé comme premier secrétaire à Beyrouth (1994-1997), à la Mission permanente des Nations Unies à New York (1997-2001), sous-directeur de la division Afrique australe et Océan indien (2001-2004), premier secrétaire à Tel Aviv, conseiller Afrique du Nord, Proche et Moyen-Orient, Méditerranée, Asie et Amérique latine au cabinet du ministre des Affaires étrangères, de 2007 à 2009. Le diplomate a aussi été directeur de la stratégie de la Direction générale de la sécurité extérieure (Dgse) au ministère français de la Défense. Avant Dakar et Banjul, ce marié et père de trois enfants a représenté son pays en Israël. Dans cette interview, il passe en revue la coopération sénégalo-française, sa vision de la géopolitique mondiale, la lutte contre le terrorisme, la politique d’attribution des visas Schengen…

Comment qualifiez-vous les relations entre la France et le Sénégal ?
C’est un partenariat très ancien, très solide, très étroit, très amical. Comme me l’a rappelé le président Macky Sall, lors de ma remise de lettres de créances : « Le seul problème entre nos deux pays, c’est qu’il n’y a pas de problème ». Nous avons plus de 350 ans d’histoire commune et une richesse extraordinaire, une même langue, le français, en partage. Cette remarquable proximité, cet esprit de dialogue et de respect, tous mes interlocuteurs à Paris, comme à Dakar depuis que je suis arrivé, l’ont soulignés.

Cette relation entre nos deux pays, c’est d’abord et avant tout une relation humaine entre Français et Sénégalais. Les Sénégalais sont parmi les premiers étudiants à venir en France et ils seront bientôt plus de 10.000 ! Au Sénégal, on compte plus de 22.000 Français enregistrés au Consulat, soit le taux le plus important de toute l’Afrique subsaharienne. L’Agence française de développement consacre depuis près de 10 ans, chaque année, environ 100 millions d’euros au Sénégal. Ici pour lutter contre la mortalité infantile, là, pour permettre l’électrification du sud, ailleurs, pour répondre à la crise de l’eau à Dakar ; sur le fleuve pour développer l’autosuffisance en riz ; ou, enfin, pour construire des infrastructures modernes qui feront du Sénégal un pays émergent. Les entrières entravent la circulation des hommes et des femmes, c’est une réalité dans un monde dominé par la souveraineté des Etats. Je comprends donc qu’on soit frustré quand un visa vous est refusé. Mais, dans plus de deux tiers des cas, ce visa est surtout…accordé ! Le taux de délivrance des visas était, pour l’année 2015 de 71%, soit environ 26 000 visas accordés sur 38 000 demandes ! Ces chiffres font du consulat français de Dakar le poste français qui délivre le plus de visas dans la sous-régt à l’origine du refus de visa. Partagez-vous cette idée ?

Le refus de visa ne se fait pas à la légère ; il nécessite un long examen du dossier, la recherche de validité des pièces… La plupart des refus sont motivés par des documents incomplets, inexacts et parfois clairement contrefaits. Les conséquences pour les fraudeurs sont lourdes car toute fraude manifeste mise à jour se traduit par une interdiction qui peut être de plusieurs années.

Le visa est parfois refusé à des étudiants. Pourquoi ?
Rappelons d’abord l’essentiel. Le nombre de visas accordés aux étudiants est en constante augmentation. Sur l’année 2015, 2000 visas étudiants ont été délivrés. Les étudiants sénégalais sont de loin le premier contingent d’étudiants d’Afrique de l’Ouest en France et nous souhaitons rester la première destination pour eux. Comme indiqué précédemment, nous accueillons cette année 10.000 étudiants dans nos différentes filières universitaires (Sciences 36 %, Médecine 3 %, Droit-Sciences Politiques 17 %, Economie 25 %, Lettres Sciences humaines 19 %). Ces étudiants sont très recherchés, y compris dans les grandes écoles françaises. Un exemple, à l’Ecole polytechnique, une grande école d’ingénieurs dont je suis issu, il y a actuellement dix « X » sénégalais (c’est-à-dire étudiants sénégalais) sur le campus de Palaiseau ! Alors oui, bien sûr, toutes les demandes de visa ne peuvent être satisfaites. Mais pour de bonnes raisons. Elles font l’objet d’un examen attentif par Campus France et par le Service de Coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France qui se prononcent sur la démarche pédagogique de l’étudiant, puis par le Consulat à qui il revient de délivrer le visa in fine. Il est de notre devoir de veiller en particulier à ce que ces jeunes étudiants soient accueillis, hébergés, accompagnés, sous peine de voir leur séjour être un échec. C’est aussi notre rôle ! Là aussi, soyons clair : seuls les dossiers mal présentés, mal ficelés, manquant de justificatifs ou franchement farfelus sont éliminés. Par exemple, si vous êtes bachelier littéraire et que vous exprimez le souhait d’étudier la mécanique quantique… La France reste donc une destination attractive et nous poursuivront nos efforts pour qu’elle le reste.

Excellence, votre première sortie a été consacrée à la Casamance où vous avez promis d’accompagner le Sénégal dans la lutte contre le trafic illicite de bois. Qu’est-ce qui explique une telle démarche ?
Paris n’est pas la France, pas plus que Dakar ne résume tout le Sénégal. Je souhaite aller sur le terrain le plus souvent possible, rencontrer les acteurs locaux, maires comme chefs d’entreprise, paysans comme instituteurs, écoles comme associations. Je veux me rendre compte par moi-même des difficultés rencontrées comme des progrès réalisés et de la manière dont mon pays peut accompagner, soutenir les efforts. Je souhaitais aller, pour commencer, à la rencontre d’une autre facette du pays, d’une région qui connaît, du fait de son enclavement et d’un très vieux conflit, une situation difficile : la Casamance.

La France, à travers l’alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor, l’école Rabelais et l’Afd mais également grâce à ses collectivités locales comme la Savoie, Cherbourg ou la Rochelle, y est active depuis fort longtemps. Or, aujourd’hui, cette région est dramatiquement touchée par une déforestation massive, fruit d’une prédation, de trafics à grande échelle qui menacent la vie même de ses habitants. Comment ne pas réagir, alors que cette préoccupation – le sort des forêts tropicales et leur réhabilitation – était au cœur de l’agenda de la Cop 21 ? L’Afd est engagée dans la protection de la biodiversité et du littoral sénégalais, en finançant notamment une étude pour la mise en place d’un système d'observatoire et d'alerte précoce sur les risques environnementaux qui peuvent être liés au changement climatique, aux activités illicites ou aux feux de brousse. Par ailleurs, depuis deux ans maintenant, l’ambassade de France à Dakar, en collaboration avec l’administration des Eaux et Forêts sénégalaise et l’Ong Wara, a initié une série de formations au profit d’unités de police et de gendarmerie sénégalaises qui visent à lutter contre le crime faunique et autres trafics de ressources naturelles dont celui du bois de vênn. Le Sénégal a signé les trois conventions dites « de Rio », qui concernent le changement climatique mais aussi la convention sur la protection de la biodiversité et la convention sur la lutte contre la désertification; ce que nous saluons. Nous considérons, comme le Sénégal, que ces trois problématiques et ces trois conventions internationales sont inextricablement liées et doivent être « traitées » ensemble.

Vous avez aussi signé un accord pour la construction d’Isep. Pourtant, l’enseignement supérieur, jusqu’à une époque récente, n’était pas une priorité pour des Ptf. Est-ce un changement de paradigme ?
La nouveauté porte en fait plutôt sur la formation professionnelle supérieure. Car l’enseignement supérieur, lui, a toujours été une priorité pour la France. Elle a contribué, par exemple, à la professionnalisation des formations universitaires, avec la création de onze Licences professionnelles dans les universités du Sénégal. Pour se donner une idée des enjeux, il suffit de se rappeler le foisonnement des accords interuniversitaires, les dispositifs sénégalais et français de bourses en faveur de la mobilité étudiante, la croissance de cette dernière avec un pic d’augmentation de 30 % des dossiers Campus France en 2016… La France est très sensible à la question de la jeunesse, de sa formation et de son emploi. C’est pourquoi nous accompagnons le déploiement de la carte universitaire, non seulement au niveau des Isep (2 nouveaux établissements doivent ouvrir leurs portes à Bignona et Richard-Toll), mais également des Espaces numériques ouverts et de la nouvelle université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass. A travers ces actions, la France s’engage dans la lutte contre le chômage des jeunes.

La France est considérée comme le premier partenaire du Sénégal mais, selon certains, elle a perdu cette place devant la Chine. Comment voyez-vous cette concurrence chinoise ?
Le monde a changé ! Nous sommes entrés dans l’ère de la mondialisation. Que des pays comme la Chine, la Turquie, l’Inde ou le Maroc s’intéressent au Sénégal et souhaitent participer à son développement, je m’en réjouis. Après, sur chaque appel d’offres, sur chaque marché, que le meilleur gagne ! Je ne suis pas inquiet pour nos entreprises françaises implantées ici depuis très longtemps, qui connaissent le pays et dont les qualités et la fiabilité ont pu être reconnues et testées à l’épreuve du temps, en période de beau temps comme dans les phases de tempête. Les chiffres le prouvent. Comme bailleur, investisseur et exportateur, la France reste le premier partenaire économique du Sénégal et nous nous en félicitons. Mais il n’y a pas et ne doit pas y avoir de rente de situation.

Dans la même veine, avec l’accord militaire signé avec les Usa, le Sénégal permet aux Américains de mieux s’installer alors qu’il a toujours été considéré comme un pré-carré français ? Ne craignez-vous pas l’arrivée de ces Américains ?
Non et il n’y a d’ailleurs pas de pré-carré français. Vous savez, les Américains sont nos plus vieux alliés. Depuis 1781 et la bataille décisive de Yorktown! Qu’un pays comme le Sénégal doté d’une remarquable stabilité politique, sans conflit avec ses voisins, sans tension ethnique, qui n’a jamais connu de coup d’Etat et qui a vécu déjà deux alternances, puisse bénéficier du soutien des grandes démocraties, à commencer par les Etats-Unis et mes amis européens, je m’en félicite. Plus personne ne peut, aujourd’hui, intervenir seul. Quand nous avons envoyé 4000 soldats français au Mali, alors que les forces djihadistes marchaient sur Mopti et menaçaient de déstabiliser tout le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, nous avons été heureux de pouvoir compter sur le partenaire américain, comme nous comptons sur les forces africaines, en particulier sur le contingent sénégalais actuellement déployé dans le cadre de la Minusma dont le

Propos recueillis par  Cheikh Thiam et Daouda MANE

« La création d’une liaison maritime pour la desserte Dakar-Praia avec possibilité d’extension vers les autres pays côtiers de la région pourrait contribuer à donner une nouvelle impulsion au tourisme intra-régional, aux échanges commerciaux, ainsi qu’à la libre circulation des personnes et des biens dans le cadre de la Cedeao », a indiqué, avant-hier, le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance, Khadim Diop. Il s’exprimait à l’occasion de la célébration du 41ème anniversaire de l’indépendance de la République du Cap-Vert. Le thème « Défis et enjeux du processus d’intégration régionale dans l’espace de la Cedeao » de la conférence a révélé une évidence : l’intégration des peuples cap-verdien et sénégalais s’est faite bien avant celle formelle des Etats comme en témoigne le fort métissage des deux peuples. D’où l’urgence pour les ressortissants des deux pays d’avoir la desserte maritime. C’est justement pour  « améliorer le niveau d’intégration que la mise en place d’une liaison maritime entre les deux capitales africaines voisines et sœurs » a été souhaitée selon l’ambassadeur César Monteiro. Il a d’ailleurs révélé que l’étude de faisabilité contenue dans le Mémorandum d´Entente entre les deux gouvernements sur le transport maritime a été déjà conclue et financée entièrement par le gouvernement hollandais. Certains ont demandé à ce que la Gambie et la Casamance puissent être intégrées dans la liaison maritime.

Pour sa part, Mme Gisèle Lopès d’Almeida, député au Parlement capverdien, a souligné que la liaison maritime a existé dans le passé, mais elle n’a pas prospéré pour cause de non rentabilité. Elle a plaidé pour l’intégration des sénégalo-capverdiens et des capverdiens dans les commissions paritaires, et surtout, celle des secteurs privés des deux pays.

Présentant une longue expérience dans les énergies renouvelables et le maintien des liens avec sa diaspora, le Cap-Vert pourrait être donné en exemple aux autres pays de la Cedeao, selon le ministre. Tout comme dans le domaine du tourisme.

En fait de conférence, le ministre a voulu partager quelques « réflexions » sur ces dits défis et enjeux du processus d’intégration régionale dans l’espace Cedeao, créée l’année même de l’indépendance du Cap-Vert. Aussi, la puissance « politique, diplomatique et économique » a étendu, selon le ministre, ses ambitions à l’urgence politico-sécuritaire. La vocation économique des débuts va glisser vers une redéfinition du Traité révisé qui « introduit la coopération politique ainsi que la paix et la sécurité régionale dans l’optique d’une meilleure prise en compte des enjeux politiques et sécuritaires de la région ». La Cedeao pêche néanmoins par le faible volume des échanges entre ses membres.

En effet, « dans le domaine de libre circulation des biens, le Schéma de libéralisation des échanges (Sle) constitue un instrument de promotion et d’intensification des échanges intracommunautaires même si cela ne représente encore malheureusement qu’environ 10 % », a regretté le ministre. Il reste optimiste, misant sur la « volonté qui est là ». Le schéma devrait favoriser l’ « élimination totale des barrières tarifaires et non tarifaires aux échanges des produits originaires des Etats membres ainsi que l’environnement des affaires », selon lui.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

La cérémonie de décoration de 88 membres du personnel de la présidence de la République dans les Ordres nationaux du Lion et du Mérite a été présidée hier par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Maxime Jean Simon Ndiaye a saisi l’occasion pour inviter les récipiendaires à porter en permanence les grandes valeurs qui entourent ces ordres nationaux.

De façon détaillée, ils ont été 40 récipiendaires à être décorés dans l’Ordre national du Lion ainsi répartis : 06 au grade de commandeurs, 04 au grade d’officiers et 30 à celui de chevaliers. Et 48 autres l’ont été dans l’Ordre du Mérite dont 04 au grade de commandeurs, 15 au grade d’officiers et 29 au grade de chevalier. Ils sont issus de différents services (cabinet présidentiel, état-major particulier, inspection générale d’Etat, renseignement national, inspection générale des Forces armées, escadron présidentiel, cuisines, parc automobile…). Ainsi, en félicitant les récipiendaires pour ces titres honorifiques qui leur ont été décernés, et qui consacrent leurs mérites personnels, le ministre secrétaire général de la présidence de la République a fait comprendre qu’il s’agit de récompenser, « dans nos plus hautes distinctions nationales», des serviteurs de l’Etat méritants qui participent efficacement au fonctionnement harmonieux des services de la présidence de la République.

Développer une conscience citoyenne
Maxime Jean Simon Ndiaye a affirmé à ce propos que la cérémonie constitue un temps fort dans la vie de nos institutions, car elle exalte les valeurs positives de dévouement, d’engagement, de civisme et de patriotisme incarnées par des hommes et des femmes pétris de qualités qui œuvrent inlassablement à la construction du Sénégal. Avant d’adresser ses encouragements à ceux et à celles qui n’ont pas pu être sélectionnés du fait des places très limitées du contingent annuel et qui abattent un travail remarquable au sein de l’institution.

Aussi, le ministre secrétaire général de la présidence de la République a indiqué à cette occasion que la grandeur d’une Nation se mesure par la qualité des hommes et des femmes qui la composent, et que pour la développer, il faut certes du talent, du génie, mais surtout une conscience citoyenne. « C’est la raison pour laquelle, le président de la République, son excellence Monsieur Macky Sall, dans sa vision d’un Sénégal émergent, a placé la restauration des valeurs civiques au cœur de son magistère. Il nous appartient donc de porter cette vision du Chef de l’Etat et de la matérialiser chaque jour dans nos comportements et notre manière exemplaire de servir la République », a-t-il déclaré. Maxime Jean Simon Ndiaye a loué leurs qualités de grands serviteurs de l’Etat des récipiendaires et l’ambition pour réussir ce pari.

« En témoignent ces belles médailles que vous arborez avec autant de fierté. Mais, l’ampleur de la tâche et l’attente des populations nous imposent une démarche qualitative dans la délivrance du service public », a-t-il dit. Avant d’ajouter : « Vous avez mérité de l’Etat et de la Nation. En vous adressant les félicitations de Monsieur le président de la République, je voudrais surtout vous rappeler qu’être membre de nos prestigieux Ordres nationaux, c’est surtout porter en permanence les grandes valeurs qui les entourent». Le ministre secrétaire général a conclu son discours sur une note optimiste : « Je sais donc compter sur vos grandes qualités morales, intellectuelles et professionnelles, pour qu’ensemble nous réussissions à relever les nombreux défis qui nous interpellent dans notre marche vers l’émergence».

Mme Diouga Djim Sylla Diouf, chef du bureau d’architecture : « C’est une marque de confiance qui affermit notre dévouement à la République »
diougaPour Diouga Djim Sylla Diouf qui a été décorée au grade de chevalier de l’Ordre national du Lion, c’est un grand honneur que lui fait le président de la République. «Je pense que c’est une marque de confiance qui affermit notre dévouement et notre engagement à servir la République. Le message que j’ai à lancer, c’est un message d’engagement, de loyauté et de civisme, de conviction dans les valeurs et dans le travail pour le bien du pays. C’est essentiel ! », a-t-elle fait comprendre.

Amy Mbacké Thiam, athlète, conseillère spéciale du Président : « Se battre, croire en soi et se mettre au travail »
amy mbacke thiam« C’est une grosse satisfaction. Je suis très émue par cette décoration du président de la République. Je pense que c’est un mérite d’abord personnel, ensuite c’est un mérite collectif. Je profite de l’occasion pour remercier ma famille, mes entraîneurs, mes amis et le peuple sénégalais qui m’a accompagné dans les moments de gloire », a d’emblée expliqué Amy Mbacké Thiam qui a été décorée au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite. Elle a invité le peuple à se battre, à croire en ses valeurs et à se mettre au travail pour l’avenir du Sénégal.

Belly Sy, caméraman (Rts)  : « Seul le travail paie » 
belly syDécoré dans l’Ordre national du Lion (grade de chevalier), le caméraman Belly Sy, par ailleurs chargé de mission, dit rendre grâce à Dieu avant tout. « Je remercie mes parents et Monsieur le président de la République. Je suis un agent de la Rts et je dois tout à cette boite. Cela fait vraiment plaisir d’être décoré. Je suis caméraman depuis 1974. Et j’ai eu la chance de travailler avec les 4 chefs d’Etat. Donc seul le travail paie », a-t-il lancé.

El Hadji Abdou Niang Ndiaye, agent de l’Ofnac : « On a rien sans peine »
El Hadji Abdou Niang Ndiaye, décoré au grade d’officier dans l’Ordre national du Lion, a fait savoir que c’est un sentiment de satisfaction qui l’habite et qu’il mesure la reconnaissance des autorités.

Mais aussi « un sentiment d’encouragement qui nous poussera à œuvrer davantage au service de la Nation. Le Sénégal est le Sénégal à nous tous, et nous devons toujours œuvrer pour son développement et ne jamais nous lasser », a-t-il insisté. El Hadji Abdou Niang Ndiaye de préciser : «On a rien sans peine. On ne peut croiser les bras et avoir les bénéfices du développement».

Amadou DIOP (Textes), Mbacké BA (Photos)

La diminution des prix des matières premières, de la formation, sont, entre autres, ce que réclament les artisans de la banlieue. Ils pensent que la tenue prochaine du conseil des ministres délocalisé aidera à trouver une solution à tous ces problèmes.

Attentivement concentré sur l'assemblage de piécettes constitutives d'une paire de chaussures, Abdoulaye Mbow s'emploie à un travail de routine. Tous les jours, ce chef d'atelier sis à Pikine Icotaf supervise le travail de ses quatre apprentis dans une atmosphère bercée par des chants de khassaîdes (poèmes religieux) diffusés par de petits haut-parleurs. Âgé de trente-six ans, Abdoulaye Mbow s'active dans ce métier depuis plus de deux décennies. Certes, il arrive à faire des affaires de temps en temps, principalement les veilles de fêtes de Korité et de Tabaski, mais se plaint de l'inconstance des clients qui ne se bousculent au portillon que lors de ces périodes.

« Autrement, c'est la croix et la bannière pour s'en sortir », se plaint-il. Cependant, il a l'espoir que la tenue du prochain conseil des ministres dans la banlieue aidera à trouver une solution aux difficultés qui assaillent le métier depuis plusieurs années. «A l'époque, même les apprentis maroquiniers ou cordonniers gagnaient beaucoup d'argent. Aujourd'hui, c'est très difficile pour le patron de s'en sortir encore moins pour l'apprenti », fait-il remarquer.

A l'en croire, plusieurs maux ont fini de plomber le travail de cordonnerie faisant que cette branche ne nourrit plus convenablement son homme. Il espère que la préoccupation des cordonniers sera au centre des débats du conseil des ministres. « Pour moi, le gouvernement doit faire en sorte que les prix des matières premières diminuent considérablement afin que les cordonniers puissent réaliser des bénéfices consistants et vivre de leur art », a indiqué Abdoulaye Mbow.

Plus loin, c'est Birane Thiam, un bijoutier ayant pignon sur rue au quartier Bagdad, qui tente de donner des éléments explicatifs de la traversée du désert évoquée par Abdoulaye Mbow. « La plupart d'entre eux n'ont pas subi une bonne formation indispensable pour la maîtrise du métier et de pouvoir aller en compétition dans le marché national et international », réagit-il. « La formation des artisans est une chose importante à prendre en compte par le gouvernement s’il est animé par la volonté de redorer le blason de ces métiers », a-t-il expliqué. A l’en croire, le marché a beau être serré, mais si les artisans sont bien formés, ils tireront toujours leur épingle du jeu.

Abdou DIOP

A Koumpentoum le week-end dernier, le maire de Mermoz-Sacré-Cœur, le député Barthélémy Dias, a évoqué les raisons de la tournée nationale qu’il a entamée au lendemain de la Korité, alors que le Parti socialiste est traversé par un débat portant sur la stratégie à adopter en vue des prochaines législatives d’abord et de la présidentielle de 2019 ensuite.

Réputé proche du maire de Dakar, Khalifa Sall, à qui l’on prête l’intention de briguer la magistrature suprême, Barthélémy Dias a débuté son périple par la région de Tambacounda. C’est de sa propre initiative et avec ses propres moyens, a-t-il d’emblée tenu à préciser, qu’il mène cette opération marquée par un accueil mouvementé dans la capitale régionale le week-end dernier, avec des jeunes socialistes qui se sont signalés de bruyante manière pour lui rappeler qu’ils restaient fidèles à la direction du parti.

Pour la deuxième étape de sa tournée au cœur du Niani, le secrétaire général adjoint à la vie politique du Ps a décidé d’aller à la rencontre des militants à la base pour, dit-il, « battre campagne en vue du prochain comité central, seule instance habilitée à décider ou pas d’aller aux prochaines législatives, avec ou sans Benno Bokk Yakaar ». Pour lui, les jeunes et les militants des 138 coordinations installées à travers tout le pays seront appelés à se prononcer et à en décider. Il estime que les jeunes doivent être vigilants, parce que « c’est leur avenir qui est en jeu, mais aussi et surtout l’avenir du PS. Pour le député, « si tous sont d’accord que le Ps doit chercher à revenir au pouvoir en présentant un candidat à la prochaine présidentielle, il serait donc illogique d’aller ensemble aux législatives et ensuite vouloir présenter un candidat à la magistrature suprême deux ans plus tard ». Il invite ses camarades à ne pas verser dans « le copinage », en soutenant d’ailleurs que leur compagnonnage au sein de la coalition Benno « n’est pas sincère ».

Selon Barthélémy Dias, les dernières élections locales ont démontré que leurs alliés de l’Apr « veulent tout et partout ». Pour étayer ses propos, il souligne que « même le secrétaire général du Ps a été défié dans son propre fief (Nguéniène – Ndlr) lors des dernières élections locales, idem pour la camarade Aminata Mbengue Ndiaye à Louga». A propos de la libération de Karim Wade, le responsable socialiste parle également de « chantage » qu’aurait exercé l’Apr sur le Pds. « Si Karim Wade est sorti de prison sans piper mot, et qu’aucune voix autorisée au sein du Pds, pas même son père, ne se soit prononcée, c’est qu’il y a anguille sous roche », dixit le parlementaire.

Pape Demba SIDIBE

L'Union nationale patriotique soutient la décision « courageuse » du Chef de l'Etat de retirer les enfants de la rue. Cette mesure participe à la protection de l'enfance. « Pour éviter que cette décision soit circonstancielle, nous appelons toute la classe politique, la société civile, les religieux à appuyer et soutenir une telle décision », a déclaré hier son président Moctar Sourang. L’Unp demande aussi à l'Etat de renforcer les capacités économiques des parents qui acceptent de retirer leurs enfants de la rue par l'octroi de bourses familiales ou de tout autre soutien provenant de contributions volontaires des citoyens. Une large solidarité pour augmenter les capacités d'accueil des enfants retirés de la rue et leur prise en charge en attendant leur retour auprès de leur cadre familial d'origine sont nécessaires, selon le parti.

Pour ce faire, l’organisation conseille à l'Etat de « poursuivre le retrait des enfants de la rue et à l'élargir par la suite aux adultes mendiants qui est la manifestation de l'extrême pauvreté que vivent certains concitoyens, par la mise en place de lieux de collectes et de redistribution de l'aumône ». Le laisser faire et le laisser-aller ne doivent plus être la posture d'un Etat « qui aspire atteindre l'émergence. Bien au contraire, il appartient à Etat d'organiser la vie de la cité dans toute sa rigueur ». S'agissant du processus électoral, le président de l’Unp estime que le Sénégal doit, après deux alternances réussies, tendre vers des consultations avec zéro contestation et où il n'y a aucune suspicion de fraudes. « Pour y arriver, il nous faut confier la gestion du fichier électoral à un organe indépendant et techniquement qualifié », selon Moctar Sourang. Le fichier électoral et la carte électorale sont les sources majeures de contestations pour des élections au Sénégal, rappelle-t-il. L’Unp est pour que le ministère de l'Intérieur continue à gérer l'organisation matérielle des élections et qu’un organe indépendant soit chargé de gérer le fichier et la carte électorale « comme c'est le cas dans toutes les grandes démocraties ».

S. KAMARA

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, se rend aujourd’hui à Kigali, au Rwanda, pour prendre part à la réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) préparatoire au 27ème Sommet de l’organisation continentale du 15 au 17 juillet.

Le Sommet de l’UA se tiendra sur le thème « Année africaine des droits de l’Homme avec une attention particulière pour les droits des femmes », précise le Service de l’information, de la communication et des relations publiques dudit ministère.

Mankeur Ndiaye se rend au Rwanda à partir de Paris, où il séjourne depuis hier.

Il séjourne dans la capitale française dans le cadre de la préparation de la troisième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique prévue les 5 et 6 décembre 2016.

APS 

Dans la banlieue, les jeunes piaffent d'impatience de voir se tenir le conseil des ministres délocalisé. Cependant, même s'ils sont unanimes à reconnaître l'importance de la tenue de ce conseil dans cette partie de la capitale, une bonne partie d'entre eux souhaite qu'il y ait un suivi des recommandations qui y seront issues.

« Il est toujours utile qu'un président de la République, l'autorité suprême de notre pays, vienne nous rendre visite et nous nous en réjouissons à juste titre », a indiqué Youssoupha Omar Niang, un responsable de jeunes de l’Apr de Pikine. Interpellé sur les attentes qu'il nourrit, il dit vouloir « que la banlieue soit dotée d'infrastructures diverses, mais surtout de plus d'ouvrages d'assainissement afin que le problème des inondations soit résolu pour de bon. Et que la population de la banlieue ne revive plus les années cauchemardesques qu'elle a connues notamment sous le règne libéral », a-t-il avancé. Dans le même ordre d'idées, Yousoupha Omar Niang tient à rappeler qu'un autre problème, et pas des moindres, mérite une attention particulière au plus haut niveau. Il s'agit du chômage des jeunes. A ce sujet, il a rappelé que le régime précédent avait mis en place l'office pour l'emploi des jeunes de la banlieue qui en employait beaucoup.

« Aujourd'hui, cette structure comme d'autres ont été dissoutes sans qu'une autre n’ait éte créée à leur place. Je nourris l'espoir que la tenue du conseil des ministres délocalisé sera l'occasion pour le Chef de l’État de penser à la banlieue et de la renforcer en cas de remaniement ministériel », a-t-il souligné. « Il y avait beaucoup de ministres et de directeurs généraux issus de la banlieue dans le précédent régime, contrairement à l'actuel avec lequel on ne compte dans la banlieue qu'un seul ministre », a expliqué ce jeune responsable qui, dans la même veine, a révélé la tenue d'un concert dans le cadre de ce conseil des ministres pour servir de tribune aux jeunes en vue de pouvoir faire entendre leurs doléances.

Des solutions en lieu et place de promesses
Pour sa part, le jeune responsable socialiste de Pikine, Bocar Gaye, a partagé les préoccupations de Youssoupha Omar Niang liées à l'emploi des jeunes et au chômage endémique qui affecte une bonne partie de la jeunesse de la banlieue. « L'emploi des jeunes est une préoccupation majeure de la jeunesse de la banlieue », a révélé Bocar Gaye, qui propose que le Chef de l’État crée des structures qui auront pour rôle d'employer cette jeunesse.

En outre, Bocar Gaye estime que le problème de l'insécurité doit être pris à bras le corps par le premier magistrat du pays en prenant des initiatives hardies capables de faire régner la sécurité dans la banlieue. Ce jeune responsable socialiste est d'avis que les femmes doivent également faire l'objet d'une attention particulière auprès du Chef de l’État. « Je suis convaincu que les femmes doivent être soutenues et la meilleure manière est de leur octroyer davantage de financements afin de leur permettre de pouvoir doper les ressources issues de leurs activités génératrices de revenus », a affirmé Bocar Gaye.

Cependant, d'autres problèmes comme l'accélération des travaux de réhabilitation du stade Alassane Djigo et l'érection de la commune de Keur Massar en département constituent pour lui des priorités du département de Pikine. En ce qui le concerne, le jeune responsable libéral El Hadj Omar Talla reconnaît que la présence du Chef de l’État dans la banlieue, dans le cadre du conseil des ministres délocalisé, est salutaire.

Cependant, il se veut clair : « Nous préférons des solutions à des promesses. Nous avons des problèmes cruciaux comme la réhabilitation du lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye, un lycée d'excellence qui est en train de menacer ruine », a martelé El Hadj Omar Tall. Il a toutefois dénoncé la tendance affichée par des militants de l'Apr à vouloir politiser le conseil des ministres.

« Il faut que l'on sache que le Chef de l’État est un chef de Parti, et il est préférable qu'il s'engage à apporter des solutions aux problèmes qui affectent notre banlieue plutôt que de faire de la politique ». Militant d’aucun parti politique, Abdou Ka considère que la restructuration des quartiers de la banlieue doit faire partie des mesures qui seront prises à l’issue de ce conseil des ministres délocalisé. « Il est impossible de moderniser la banlieue sans pourtant s’attaquer aux difficultés liées à sa restructuration », réagit-il. Abdou Ka est d’avis qu’une solution à ce problème aura l’avantage de pouvoir combattre plus efficacement les inondations dans les zones touchées et l’insécurité dans les zones non touchées.

Infrastructures
En outre, il pense qu’en relation avec les collectivités locales, le Chef de l’Etat doit mettre fin à une certaine anarchie qui règne dans la banlieue, notamment en interdisant les occupations de la voie publique. « Pour un baptême, un mariage ou une soirée religieuse, certains se permettent d’occuper la voie publique pendant plusieurs heures, obligeant tout le monde à faire de grands détours pour poursuivre son chemin ; c’est le moment d’y mettre fin », conclut-il.

En effet, les préoccupations du responsable de jeunes apéristes de Guédiawaye, Yaya Ba, recoupent parfaitement celles de la jeunesse pikinoise. Elles se posent en termes d'emplois, de création d'infrastructures éducatives (y compris la réfection du lycée Limamou Laye), sportives et sanitaires.

Abdou DIOP

La Plateforme Avenir « Senegaal Bi Nu Bëgg » apporte son soutien au président de la République dans sa volonté de mettre un terme à l’exploitation des enfants dans la rue. « Il faut faire en sorte que l'action entreprise ne soit pas un simple feu de paille destiné à s’attirer l’approbation des partenaires au développement et de la communauté internationale», déclare l’organisation dans un communiqué diffusé le week-end dernier à Dakar. Elle estime qu’«elle doit être portée par une volonté politique inébranlable du président de la République de mettre un terme définitif à l'exploitation immorale des enfants ». Me Mame Adama Guèye et ses camardes demandent l’accélération de la mise en œuvre des politiques de modernisation des « daaras ». Ceci en s’inspirant « des expériences heureuses et utiles des « daaras » dignes de ce nom installés à l'intérieur du pays et dirigés par des éducateurs légitimes inculquant aux enfants les valeurs sociales et religieuses les plus positives, dans des conditions de vie et d'apprentissage irréprochables». La Plateforme Avenir s’est penchée sur les causes de la mendicité. « La présence massive de jeunes enfants sans protection, errant dans les rues des centres urbains du pays est la manifestation la plus tangible de l'échec de tous les gouvernements et de la société sénégalaise toute entière dans leur ambition de garantir protection et sauvegarde aux enfants et un accès égal et sans discrimination aux services les plus élémentaires que la République doit offrir aux citoyens, en particulier les plus jeunes, à savoir l'éducation, la santé, le logement, l'alimentation et la préservation de leur intégrité physique et psychique», dénonce-t-elle.

L’exploitation des enfants dans la rue est rendue possible à la fois par « la faillite de l'autorité de l'Etat, l'irresponsabilité et certains parents et la cupidité de certains réseaux incontrôlés utilisant la religion et l'enseignement coranique pour exercer leur commerce de la mendicité ». La Plateforme invite les Sénégalais qui baignent encore dans des croyances « fantasmagoriques », se traduisant par toutes sortes d'offrandes données aux jeunes talibés comme actes expiatoires ou propitiatoires, « pour se donner l'illusion de s'attirer des faveurs et d'éloigner des mauvais sorts », à mettre un terme à ces pratiques qui favorisent la reproduction et le maintien de la mendicité des enfants.

S. KAMARA

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a salué avant-hier (dimanche) la forte mobilisation des militants et militantes de l’Alliance pour la république (APR) du village de Mbokho Dame dans la commune de Ngoyé (département de Bambey).

Mbagnick Ndiaye, par ailleurs responsable local de l’Apr et maire de la commune de Ngayokhème (Fatick), était invité par les responsables apéristes de cette localité du département de Bambey. Parmi eux, Abdourahmane Dione, un fils du terroir à l’initiative de la rencontre pour ainsi manifester son soutien aux initiatives du Chef de l’Etat. Un meeting de mobilisation et d’adhésion qui a permis aux différents orateurs d’étaler les principales difficultés des populations de ce village qui, du reste, est non seulement très enclavé, mais manque de tout.

« Nous éprouvons beaucoup de difficultés à satisfaire nos besoins en eau, un liquide saumâtre que même les animaux peinent à consommer. Au plan sanitaire, notre village ne dispose d’aucune structure ; ce qui cause des problèmes dans la prise en charge sanitaire, surtout pour les femmes enceintes », souligne la responsable locale des femmes apérites, Mme Asmatou Diao. Elle signale aussi le fait que le village soit très enclavé et que la réalisation d’une piste latéritique entre Bambey et le village de Toucar rendrait l’accès très facile. Tout comme l’acquisition de l’éclairage public, une case des tout-petits et des moulins à mil sont vivement souhaités par les populations de  Mbokho Dame.

Autant de doléances que le ministre Mbagnick Ndiaye s’est engagé à porter devant les autorités compétentes, chacune en ce qui la concerne, dans son secteur. D’ailleurs, le ministre de la Culture et de la Communication les a rassurés sur l’imminence de la solution à tous ces problèmes à travers, selon lui, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), « un programme ambitieux initié par le président Macky Sall et qui commence à porter ses fruits ». Mbagnick Ndiaye a exhorté les populations de Mbokho Dame à se mobiliser pour un soutien massif au Président Macky Sall pour lui assurer un second mandat à la tête du pays.

« Pour se faire, je vous exhorte à aller massivement vous inscrire sur les listes électorales pour relever ce défi. C’est la seule voie qui vaille car je peux vous assurer que ce ne sont ni Mme Aïda Mbodji, encore moins les socialistes qui étaient là qui vont régler les problèmes de votre village », a conclu Mbagnick Ndiaye qui était accompagné d’une forte délégation comprenant, entre autres, Woula Ndiaye, conseiller économique, social et environnemental, l’ancien sénateur Lamine Seck et Abdoulaye Faye, adjoint au maire de Ngayokhème.

Mohamadou SAGNE

Hier, le chargé de la communication du parti a rendu publique une note pour rappeler leur version. « Nous notons qu'il a lui-même (Ndlr : Me Ousmane Sèye) déclaré détenir les preuves de l'existence d'un document dans lequel Idrissa Seck s'engage à payer 21 milliards de FCfa », écrit Thierno Bocoum.

Pour le député, « à travers cette déclaration, les Sénégalais, longtemps tympanisés par cette histoire de protocole qui n'est qu'un mensonge, ont l'opportunité d'être édifiés une bonne fois pour toute ». Par conséquent, « si Me Ousmane Sèye souhaite sortir du lot des manipulateurs attitrés et recrutés pour mettre en exécution un gigantesque complot d'Etat, il a les moyens de se préserver en publiant le document, lui qui a déclaré en détenir une copie. Toute autre attitude n'est que diversion et mensonge continus », a-t-il ajouté. Voulant « éclairer l'opinion nationale et internationale », Thierno Bocoum rappelle que les acteurs que Me Ousmane Seye a cités comme étant des témoins de la signature du document ont tous eu à parler, y compris lui-même, et « ont soutenu totalement le contraire de ces récents propos ». Me Pape Sambare Diop, lors de son audition à la Dic le 5 mars 2007, avait clairement déclaré que le protocole de Reubeuss n'existait pas, ajoute le bras droit de l’ancien Premier ministre et actuel président du Conseil départemental de Thiès. La notaire Me Nafissatou Diop Cisse avait, elle aussi, déclaré qu'il « n'existait pas de protocole puisqu’il faut un accord écrit pour qu'il y ait  protocole. Et l'accord n'a jamais existé », lors de l’émission « Face to Face » du 7 mars 2013. Continuant dans ses « rappels », la note souligne que « Me Ousmane Sèye lui-même avait déclaré sur le même plateau du Grand Jury, le 17 Mars 2013, que le protocole de Reubeuss était une invention de la presse sénégalaise » et qu'il « n'a jamais existé ».

Aujourd'hui, « il change de vocable en parlant d'engagement pour maintenir une accusation qu'il avait réfutée avec force dans un passé récent », soutient le porte-parole de « Rewmi ». Enfin, il souligne que les accusateurs d’Idrissa Seck ne se sont jamais accordés sur les chiffres. « 21 milliards,  74 milliards, 45 milliards ont été évoqués et encore ! N'est-ce pas là une autre preuve éloquente de leurs mensonges qui resteront tels jusqu'à l'extinction du Soleil », conclut le communiqué.

S. KAMARA

Mandaté pour défendre les intérêts civils de l’Etat du Sénégal dans l’affaire dite des Chantiers de Thiès, Me Ousmane Sèye a déclaré hier, sur les ondes de la Rfm, que le « protocole de Rebeuss existe bel et bien ». Il a toutefois préféré utiliser le terme « document ».

Selon Me Sèye, « c’est Idrissa Seck, assisté de son mandataire Me Nafissatou Diop, qui a signé le document authentique ». Invité du « Grand Jury », il a révélé que « l’original de la rédaction manuscrite par Idrissa Seck lui-même d’un engagement à verser vingt-et-un (21) milliards de FCfa existe et c’est la notaire Me Nafissatou Diop elle-même qui l’a déposé au rang des minutes du cabinet de Me Pape Sambaré Diop qui a délivré des copies ». Lors de sa dernière conférence de presse, l’ancien Premier ministre et leader du parti « Rewmi », Idrissa Seck, défiait quiconque pouvant prouver l’existence du protocole de Rebeuss de le faire. « Depuis onze ans qu’on agite cette histoire de protocole de Rebeuss, aucun document n’est sorti et personne ne m’a arrêté. Wade a prétendu avoir écrit à Georges Bush, d’autres parlent de milliards par-ci, de milliards par-là ! Mais où sont les documents qui l’attestent ? Qu’ils les sortent, s’ils existent ! On vous raconte des histoires…», avait-il alors déclaré. « Chaque centime que je possède à une origine propre et licite et jusqu’à l’extinction du soleil personne ne pourra prouver que j’ai détourné », avait-il réitéré. « Les Chantiers de Thiès » est le nom que l’on a donné au scandale politico-financier qui a opposé en 2014-2015 l’ancien président Abdoulaye Wade à Idrissa Seck au sujet de dizaines de milliards de FCfa. Me Wade avait accusé son ancien bras droit d’avoir détourné « son » argent. Entre sa garde à vue et sa mise en détention préventive, Idrissa Seck avait passé près de 200 jours à la prison de Rebeuss.

C’est dans ce cadre que l’avocat mandaté par l’Etat pour défendre ses intérêts civils dans l’affaire dite des « Chantiers de Thies », Me Ousmane Sèye, est revenu hier de manière  détaillée sur les tenants et aboutissants et le contexte dans lequel est intervenue la signature du document. « J’ai contacté Monsieur Idrissa Seck sur autorisation d’un de ses avocat (Ndlr : Me Sidiki Kaba, actuel Garde des sceaux, ministre de la Justice) qu’il a lui-même désigné, je le dis et je l’affirme », a déclaré Me Ousmane Sèye. « Et c’est son avocat qui m’a autorisé à le rencontrer en prison et j’ai respecté les règles déontologiques. Qui plus est,  Idrissa Seck lui-même a, par la suite, désigné son notaire Me Nafissatou Diop, par acte notarié, comme son mandataire».

C’est dans ce cadre que des discussions ont eu lieu avec M. Idrissa Seck assisté de son mandataire et « elles ont abouti à la rédaction manuscrite par Idrissa Seck lui-même d’un engagement écrit. L’original du document est entre les mains de Me Pape Sambaré Diop et déposé au rang de minutes dans le cabinet ; et il nous a délivré des copies ». Dans le document, M. Seck s’était engagé à payer en tout vingt-et-un (21) milliards de FCfa. Tout en réitérant certaines réserves liées à son statut d’avocat et insistant sur le fait qu’il a été mandaté « strictement pour défendre les intérêts civils de l’Etat » et que l’action publique ne l’intéressant pas, Me Sèye estimera qu’il ignore « si Idrissa Seck a respecté son engagement » en faisant remarquer qu’il n’a pas été mandaté « pour recouvrer cet argent-là».

Mamadou Lamine DIEYE

Avec l’arrivée annoncée du chef de l’Etat à Rufisque pour les besoins du conseil des ministres décentralisé dans la région de Dakar, l’Apr sonne la mobilisation. Samedi dernier, un grand rassemblement a été organisé par le coordonateur départemental Apr de Rufisque, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, avec l’ensemble des maires et responsables du département.

Le 19 juillet, Rufisque va abriter le conseil interministériel à la salle des fêtes de l’hôtel. Pour Oumar Guèye, ce choix d’abriter une rencontre aussi importante de l’ensemble du gouvernement dans la « vieille ville » est un honneur fait à Rufisque. « Non seulement, ce sera un moment de communion, mais aussi ce sera l’occasion de poser les problématiques du département », a indiqué Oumar Guèye. D’ores et déjà, une rencontre est prévue entre l’ensemble des maires du département et le président du conseil départemental, Souleymane Ndoye, afin de répertorier l’ensemble des problèmes du département et de le soumettre au chef de l’Etat. Pour l’heure, les responsables apéristes tentent de sceller l’unité afin de réserver un accueil mémorable au chef de l’Etat. «  Avec l’arrivée du chef de l’Etat, les intérêts du département vont primer sur les divergences politiques », a souligné le ministre de la Pêche.

En attendant l’arrivée des membres du gouvernement et du chef de l’Etat, Rufisque fait peau neuve. Ainsi, des travaux de réfection, à l’initiative de la mairie, sont entamés à la préfecture et à l’hôtel de ville.

M. NDONG

La mairie de Guédiawaye va lancer très prochainement un concours pour trouver un nom par lequel seront désignés les habitants de la commune, a annoncé dans un entretien avec l’APS, le maire Aliou Sall.

« En réalité, officiellement, il n’y a pas de nom qui désigne les habitants de Guédiawaye et c’est pourquoi, nous avons décidé de lancer un concours pour nous trouver un nom », a dit le maire de la ville à quelques jours de la tenue d’un Conseil des ministres décentralisé consacré à la région de Dakar. Cette réunion gouvernementale va clôturer une série entamée en juin 2012 par la région de Saint-Louis. Ce concours va dans le sens de coller l’image la plus juste à cette banlieue de plus de 300.000 âmes qui va au-delà de la présentation qui lui est faite par les médias dakarois, a expliqué, entre autres, le maire, journaliste diplômé du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’université Cheikh Anta Diop.

« Nous sommes très fiers de ces vedettes de la chanson, de la lutte et de la danse originaires de notre commune et qui montrent toute la richesse de notre ville », a dit le premier magistrat de la ville de Guédiawaye. En plus de la réhabilitation demandée du lycée Limamoulaye, « une école d’excellence », M. Sall signale qu’il va poser sur la table du Conseil des ministres la nécessité d’ériger un autre lycée dédié aux sciences et aux techniques, des parcs artisanaux et des écoles de formation. « Mais aussi, poursuit t-il, notre ville présente tous les atouts pour devenir le centre du projet de Dakar Medical center prévu par le gouvernement ».

APS

Réunie en commission administrative (Ca) samedi dernier, l'Union départementale de Guédiawaye a réaffirmé son soutien, sa loyauté et son engagement sans faille à son secrétaire général Ousmane Tanor Dieng qu’elle considère comme le sauveur du parti socialiste. Elle a aussi donné son approbation pour l’augmentation du nombre de députés et pour la constitution d’une liste unique pour Bby lors des législatives à venir.

Aïda Sow Diawara et ses camarades de parti trouvent qu’Ousmane Tanor Dieng est l'un des hommes politiques les plus intègres du Sénégal et fait l'unanimité aussi bien au sommet qu'au niveau des bases du Parti socialiste. « L'écrasante majorité des militants des structures de base du parti partage totalement la vision et les positions du camarade Ousmane Tanor Dieng et du bureau politique », a déclaré le porte-parole Alioune Badara Faye. Dans le même ordre d’idées, les socialistes de Guédiawaye ont exprimé leur solidarité et leur adhésion à la plainte contre X déposée suite aux incidents qui se sont produits à la maison du Parti socialiste lors du bureau politique du 5 mars dernier. Les socialistes de Guédiawaye se sont dits totalement en phase avec cette décision «visant à identifier et à sanctionner éventuellement les auteurs et les commanditaires des actes ignobles» perpétrés lors de ce bureau politique. «Nous considérons que des actes aussi graves d'une violence rarement notée dans l'arène politique sont inadmissibles à notre époque dans un parti moderne et historique comme le Ps. Les agissements de ces soi-disant camarades socialistes ont occasionné des blessures graves d'imminents camarades socialistes et auraient même pu avoir des conséquences encore plus dramatiques », a ajouté Alioune Badara Faye.

Cependant, la Ca s'est montrée favorable à ce que les sages du parti et des bonnes volontés s'investissent davantage «pour faire revenir à la raison les camarades égarés». Sur un autre plan, l'assemblée générale de la Ca de l'Union départementale est d'accord pour l'augmentation jusqu'à 160 du nombre de députés et de la constitution d'une liste unique de la coalition Bby lors des prochaines élections législatives prévues en 2017. « Nous adhérons fortement aux décisions prises dans ce sens par le bureau politique du Ps », ajoute le porte-parole. Enfin, les socialistes de Guédiawaye ont « fortement » salué la mise en place prochaine du haut conseil des collectivités locales territoriales. Ils n'en pensent pas moins qu'elle va contribuer à renforcer la bonne gouvernance locale et l'approfondissement de la politique de décentralisation. A ce sujet, l'union départementale de Guédiawaye a exprimé son adhésion aux orientations du bureau politique.

Abdou DIOP

Le groupe des hors-coalisés de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) a tenu hier un point de presse dans le cadre de ses activités politiques, notamment pour la structuration du groupe et l’adoption de son règlement intérieur. Il a annoncé sa volonté de peser dans leur compagnonnage avec le président de la République.

Pour le président de séance, le député Me El Hadj Diouf, le groupe des hors-coalisés est plus important que les autres sous-groupes ou sous-coalitions (Benno Siggil Sénégal, Benno akk Tanor…) qui composent la coalition Benno Bokk Yakaar présidée par le Président Macky Sall. « Nous faisons une cinquantaine de structures. Donc il était nécessaire d’organiser ce groupe en sous-coalitions pour montrer sa force, sa force de frappe. Il faudrait que notre groupe soit respecté, considéré en fonction de ce qu’il représente. Nous sommes plus forts que toutes les autres coalitions. Nous avons pensé que la coalition (Bby) ne doit avoir qu’un seul chef qui est le président de la République », a-t-il explicité. Revenant sur leur particularité, il a indiqué que la caractéristique de cette coalition, c’est que « les gens y sont indépendants mais nous restons unis derrière le Président Macky Sall. Si nous nous mettons ensemble, nous allons peser plus lourd que tous les autres groupes et toutes les autres sous-coalitions. C’est juste une réaction pertinente, perspicace qui doit redonner à notre groupe sa dignité et sa force. Il n’est plus question pour nous d’être marginalisés au profit d’autres sous-coalitions qui ne sont pas plus représentatives que nous. Il fallait réparer cette injustice », a déclaré Me El Hadji Diouf.

Mais il avertit : « On n’est pas totalement indépendant, il y a des normes (règlement intérieur) et des comportements. Le consensus et la solidarité sont toujours recherchés. Nous voulons aller ensemble, être avec le président de la République et gouverner avec lui et dans les autres structures étatiques».

Amadou DIOP

Dans la guéguerre socialiste qui oppose Khalifa Sall à ses camarades de parti, l’union départementale Ps de Rufisque a choisi son camp. Réunis ce samedi sous la présidence du secrétaire général Mar Diouf, les socialistes de Rufisque ont invité Khalifa Sall et ses soutiens à se déterminer. « Ce camp auquel vous faites allusion, pour ne pas mentionner le groupe de Khalifa Sall, n’a qu’à prendre ses responsabilités », a souligné Gorgui Ciss, le porte-parole du jour, ajoutant que si le maire de Dakar et ses partisans restent dans le parti, tant mieux, mais « devant l’impossible nul n’est tenu ».

Cette réunion  de l’Union départementale qui était axée principalement sur les événements du 5 mars a été l’occasion pour les socialistes de la « vieille ville » de demander la poursuite de l’enquête et d’identifier les fauteurs de trouble. « La coordination départementale de Rufisque demande que la plainte déposée à la suite de ces malheureux événements soit maintenue, a indiqué le maire de Yène, Gorgui Ciss. Nous voulons simplement connaître la vérité et peu importe ce que cela aura comme incidence sur le parti ». Pour les socialistes, ces événements ont été créés par un groupuscule qui voulait imposer son candidat alors que l’écrasante majorité avait exigé le respect des procédures de désignation d’un candidat définies par le parti.

« Le parti socialiste est un parti mature et ne fonctionne pas sous la houlette d’un personnage », a précisé M. Ciss. Enfin sur la démission de Bamba Fall du Bureau politique du Ps, Gorgui Ciss, estime que le maire de Médina ne peut pas être considéré come un militant du parti, car il a cessé de respecter depuis les mots d’ordre du bureau politique dont le secrétariat général est sous la responsabilité d’Ousmane Tanor  Dieng. Selon lui, Bamba Fall ne venait au bureau politique que pour perturber. Et ce fut le cas le 5 mars dernier, selon lui, le jour des fameux événements.

Maguette NDONG

Les autorités sont à pied d’œuvre pour l’organisation du conseil des ministres délocalisé de la région de Dakar, prévu du 19 au 24 juillet prochains. L’ensemble des services impliqués sont mobilisés à l’heure actuelle.

En visite de prospection jeudi dernier pour les besoins de la préparation du conseil interministériel qui doit se tenir à Rufisque, l’ambassadeur, directeur du protocole présidentiel, Bruno Diatta, le gouverneur du Palais, le colonel Moussa Fall, le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall ainsi que les services de sécurité et services techniques impliqués se sont rendus à Rufisque.

« Le conseil interministériel aura lieu à Rufisque et le conseil des ministres aura lieu à Pikine. Entre temps, le président de la République, Macky Sall, fera des déplacements dans les quatre départements », a expliqué le préfet de Rufisque, Baye Oumy Guèye. Selon ce dernier, compte tenu de la solennité de ce grand rendez-vous républicain, une implication de l’ensemble des populations est souhaitée. Notamment les chefs religieux, les responsables politiques et administratifs pour que cet événement soit une réussite. Pour la tenue de ce conseil interministériel, c’est la salle des fêtes de Rufisque qui va abriter la rencontre entre le Premier ministre et l’ensemble des ministres et services concernés.

Baye Oumy Guèye de rappeler que depuis le démarrage des conseils des ministres délocalisés, Dakar est à pied d’œuvre et aujourd’hui tout est fin prêt pour la tenue de ce grand rendez-vous dans les différents départements.

M. NDONG

Après avoir exhorté les Sénégalais et les hommes politiques  à faire confiance au chef de l’Etat et à se soumettre à son initiative d’élargir l’ancien ministre d’Etat Karim Wade, El Hadj Hamidou Kassé, ministre-conseiller en communication à la présidence de la République, poursuit ses analyses de la scène politique nationale. Se penchant sur les attaques récurrentes du leader du parti « Rewmi » contre le président Macky Sall, il estime qu’Idrissa Seck « cherche à constituer un couple conflictuel avec ce dernier comme il en a existé dans l’espace politique sénégalais par le passé ». Le leader de « Rewmi », Idrissa Seck, « par ses attaques contre le président de la République, cherche à constituer avec Macky Sall un « couple conflictuel comme il en a existé dans l’espace politique sénégalais par le passé : Lamine Guèye/Léopold Sédar Senghor, Senghor/Mamadou Dia, Senghor/Abdoulaye Wade, Abdou Diouf/Wade « et dans la séquence 2000-2004, Wade/Idy ». A l’en croire, « cet objectif d’Idrissa Seck « relève de l’illusion de ce dernier au regard de la tendance baissière de ses résultats d’une élection à une autre ».

Rappelons qu’El Hadj Kassé, philosophe de formation et ancien directeur général du Quotidien national « Le Soleil », avait proposé dans une contribution diffusée par toute la presse locale sept éléments de clarification sur un éventuel élargissement de Karim Wade, fils de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade et ancien ministre d’Etat, condamné en avril 2013 par la Crei à une peine de 6 ans de ferme et à 138 milliards d’amende pour enrichissement illicite. Il avait soutenu que « l’élargissement de Karim Wade ne remet nullement en cause l’option du président de la République pour la bonne gouvernance.

M. L. DIEYE

Dans une interview accordée au quotidien « Le Soleil », le Secrétaire général du Rta-S/Pencoo Reew, Momar Samb, avait évoqué la possibilité d’une fronde au sein de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » (Bby), si la traque des biens mal acquis prenait fin avec la libération de Karim Wade. M. Samb avait insisté sur la poursuite « inexorable » de la traque. Cependant, certains alliés interpellés sur cette position, même s’ils sont tous unanimes à souhaiter la poursuite du travail entamé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), ont toutefois refusé de le suivre dans cette dynamique.

Le député Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la république (Apr), dit ne pas voir « l’opportunité » de la sortie du secrétaire général du Rta-S/ Pencoo Reew, Momar Samb.  Et pendant que  le porte-parole de la Ligue démocratique (Ld), Moussa Sarr,  estime ne pas réduire leur compagnonnage dans la coalition à « la traque des biens mal acquis », Me Moussa Bocar Thiam, porte-parole adjoint du Parti socialiste (Ps), pense que « les camarades de Benno doivent éviter de brandir la menace de l’éclatement de la coalition ».

M. L. DIEYE

Près de 300 parlementaires membres des différentes sections de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) vont se retrouver à Antanarivo à partir de ce week-end, à quelques mois du 16ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Oif.

Le thème retenu pour le débat général de la 42e session de l’Apf est : « croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone ». A cette occasion, indique le document reçu, l’assemblée plénière adoptera un certain nombre de résolutions préparées par les commissions. Durant ces travaux, les parlementaires vont échanger, s’informer des bonnes pratiques et prendre position sur des sujets transversaux touchant l’espace francophone. Devant les membres de l’Apf, la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, va livrer son rapport d’activités devant l’assemblée plénière. Comme chaque année, Mme Jean répondra aux questions des parlementaires.

La Secrétaire générale de l’Oif, Mme Michaëlle Jean, selon un communiqué reçu, est attendue, lundi, à Antanarivo. « Il nous faut léguer à la jeunesse une économie responsable, dans le droit fil de la stratégie économique pour la Francophonie, une stratégie fondée – et il ne peut en être qu’ainsi -  sur une éthique de partage, de solidarité et de responsabilité », tel est le message de Mme Jean aux 300 parlementaires qui seront réunis au Centre des conférences internationales d’Ivato.

A cette occasion, Mme Jean rappellera le rôle fondamental de l’Apf depuis 1967 en matière de gouvernance démocratique au sein de l’espace francophone mais aussi de promotion et de sauvegarde des valeurs défendues par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). La patronne de l’Oif  profitera de son séjour, à Antananarivo, pour s’entretenir avec le président Héry Rajaonarimampianina et la ministre des Affaires étrangères, Mme Béatrice Atallah. Le document poursuit qu’elle inaugurera également, au Bureau régional de l’Oif (Broi), le premier incubateur  à bénéficier de l’appui de l’Oif dans le cadre du programme pour l’entreprenariat des femmes et des jeunes.

El. H. A. THIAM

Le Conseil national de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) veut la poursuite de la traque des biens présumés mal acquis.

Dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue, le Conseil national dirigé par Abdoul Mbaye a réaffirmé que « la reddition des comptes correspond à une forte demande sociale et à un engagement électoral de l’actuel président. Le Conseil national a tenu à rappelé que son Bureau politique avait regretté l’émission « de signaux persistants révélateurs de la volonté des autorités sénégalaises de mettre un terme à la lutte contre les biens mal acquis ».

Le Conseil national fait visiblement allusion à la grâce présidentielle accordée à Karim Wade, estimant que sa crainte « d’engagement trahis » a été confirmée. Abdoul Mbaye et les membres de son parti ont aussi relevé que l’adoption de la loi portant organisation et fonctionnement du « Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct) reproduisait l’une des fonctions principales du défunt Sénat, à savoir la création à grands frais et au mépris des besoins vitaux du peuple de postes pour récompenser des militants et alliés politiques ou amollir de réels ou potentiels esprits critiques ». Le communiqué informe que le Conseil s’est intéressé aux travaux des commissions thématiques de la concertation entre le ministère de l’Intérieur, la société civile et les partis politiques légalement constitués, notamment sur le point relatif à la refonte du fichier électoral. Le parti di regretter « profondément l’absence de l’organisation d’un audit du fichier actuel qui aurait sans aucun doute permis d’éviter de reconduire des imperfections constatées après un diagnostic de qualité ».

B. DIONE

Réagissant sur la création du Haut Conseil des collectivités récemment voté par l’Assemblée nationale, Momar Samb de la Rta-S a souligné que cette nouvelle institution est une des conclusions des Assises.

« Il faut rappeler, devant l’amnésie qui semble frapper certains esprits, que le Haut Conseil des collectivités est une des conclusions des Assises et une disposition de l’avant-projet de Constitution de la Cnri (art.138) », a révélé Momar Samb. « Nous adhérons parfaitement à l’esprit qui préside à sa création », indiquant que, en tant qu’organe consultatif, « ce cadre pourra étudier et donner un avis motivé sur toute politique de développement territorial et ainsi aider à l’amélioration du fonctionnement des collectivités territoriales et surtout de la qualité de vie des citoyens à la base ». « Dès lors, nous ne pouvons que saluer sa mise en place et souhaiter que le choix des hommes et des femmes qui le composeront obéisse à un seul critère : « La capacité de servir efficacement les territoires et non se servir d’eux ! », a conclu le leader de Rta-S.

El. H. A. T.

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