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Politique (3251)

Convaincu que la plupart des Sénégalais fait face à une crise de confiance, le leader du Grand parti, Malick Gakou, propose sa vision et un programme intitulé « Suxali Sénégal » afin de sortir les Sénégalais de la pauvreté.

Le leader du Grand parti, Malick Gakou, est convaincu que la majorité des Sénégalais fait face à une crise de confiance. Il estime d’ailleurs que cette crise touche à la fois les classes moyennes, les jeunes qui n’arrivent pas à trouver de travail après avoir obtenu ses diplômes, l’étudiant qui vit dans la crainte du chômage chronique, l’ouvrier qui vit dans le désarroi, etc. Sans compter l’enseignant, le paysan ou encore le fonctionnaire déboussolé par l’intrusion de son avenir immédiat. Intervenant, hier, à l’occasion de la présentation du livre-programme de son parti intitulé « Suxali Sénégal », Malick Gakou estime qu’il est temps de reconvoquer les valeurs de tolérance, de respect et de fraternité afin de redonner à chaque sénégalais sa chance de vivre dignement. Au cas contraire, estime Malick Gakou, notre pays se trahit s’il renonce à la volonté de lutter efficacement contre la pauvreté et d’enrayer les inégalités sociales qui gangrènent les villes et les terroirs. « Nous ne devons plus nous cacher derrière les fausses statistiques de la croissance et des grandes illusions pour nous complaire à ne rien faire  contre les inégalités et les injustices sociales », a souligné Malick Gakou.

« Suxali Sénégal » (révolutionner le Sénégal), c’est le titre de cet ambitieux programme de 147 pages présenté par un groupe d’experts de cette formation du président Malick Gakou. Ce programme axé sur l’économie solidaire et le développement humain met ainsi le Sénégalais au cœur des préoccupations. Ce livre programme est divisé en cinq grandes parties traitant, entre autres, de font l’évaluation des politiques publiques menées au cours des dernières décennies ; la problématique du financement de la croissance ainsi que les mesures phares des politiques sectorielles du programme de gouvernement de « Suxali Sénégal ».

M. NDONG

Le dialogue politique initié par le chef de l’Etat, Macky Sall, doit être l’occasion, pour le Sénégal, de renforcer son opposition. Car, selon le journaliste Mame Less Camara, une opposition faible n’est pas forcément synonyme de stabilité pour le régime actuel. Pour lui, il est temps de redonner à cette opposition sa véritable place sur l’échiquier politique national.

Le chef de l’Etat a décidé, ces temps-ci, de nouer le fil du dialogue avec l’opposition et les syndicats. En tant que analyste politique, qu’est-ce que cette démarche du président Macky Sall vous inspire ?

Le président de la République renoue avec une certaine tradition qui avait servi, sous le président Abdou Diouf notamment, de conclure un accord autour d’un nouveau code électoral et ce code a donné un nouveau cours à la démocratie sénégalaise en permettant deux alternances pacifiques à la tête de l’Etat. Et cela permet d’envisager un avenir plus serein pour la démocratie dans notre pays. Aujourd’hui, ne serait-ce qu’à titre exploratoire, le président de la République peut essayer de rencontrer l’opposition afin de passer en revue un certain nombre de sujets qui fâchent notamment le problème de la représentation parlementaire de l’opposition dont le groupe a été littéralement démantelé par un nouveau règlement intérieur. Les rapports entre l’Exécutif et le Législatif font toujours l’objet de débat à cause de la nette domination de l’Exécutif sur le Législatif qui n’est que le prolongement parlementaire du pouvoir gouvernemental et par delà, le pouvoir gouvernemental du parti qui est au pouvoir. Aujourd’hui, il est urgent, pour que la démocratie se redresse au Sénégal, que l’opposition soit réhabilitée, qu’on lui redonne des forces. Il ne faut pas croire qu’une opposition faible permet d’instaurer un régime stable. L’instabilité, c’est quand l’opposition trouve un exécutoire pour s’exprimer, pour s’adresser à la population et pour interpeller le gouvernement. Il faut aller vers cela et si c’est cela l’objet, cette rencontre politique se justifie. Maintenant, il faut éviter d’en faire un prétexte pour que l’opposition s’abattre littéralement sur le gouvernement ou un prétexte pour que la majorité démantèle une opposition presque aphone et manifestement désorientée.

Depuis l’annonce de cette initiative du chef de l’Etat, il y a eu des réactions de part et d’autre, tendant à fustiger cette démarche. Est-ce que, selon vous, ce dialogue n’est pas biaisé avant l’heure ?

C’est un peu le choc des extrémismes. Dans le monde, on gouverne actuellement au centre. On débat, on délibère et l’on discute au centre. Les extrémismes sont de plus en plus isolés, qu’ils soient de gauche ou de droite. Ce qu’il faut, c’est qu’entre personnes raisonnables et soucieux du devenir de leur pays, qu’elles puissent, par delà leurs différences, trouver des moyens de se reconnecter, de débattre et de reconnaître à chacun son droit à la différence, à des perspectives politiques différentes. Tous  ces droits se rencontrent dans l’ambition commune de servir le Sénégal. Au nom de ce pays, il faut se rencontrer en toute bonne foi. S’il y a certains qui veulent faire passer des projets particuliers en essayant de tromper les autres ou l’opinion, cela ne passe pas. Il faut que la politique s’émancipe un peu plus de la ruse pour se mettre définitivement et totalement  au service des populations. Il le faut, par respect pour la disponibilité de ces populations, par leur capacité à prêter l’oreille et à être en quête des débats de discussions et de négociations. Et si le peuple est souverain, comme on l’a toujours dit, cela veut dire qu’il a droit au respect.

Dernièrement, on  a entendu Idrissa Seck de « Rewmi » souhaiter la création d’un Conseil suprême pour la République, qu’est-ce qu’une telle annonce veut dire dans ce contexte ?
Je pense que c’est lui seul qui peut expliquer le sens, les modalités et l’utilité de sa proposition. Je ne doute pas que cela ait un sens, les modalités d’application et un objectif précis doivent, cependant, être précisés. Mais c’est peut-être une demande de discussion, il faut qu’il rencontre les autres pour exposer son idée et accepter, si cette idée est rejetée, d’y renoncer, si ce n’est pas le point de vue majoritaire. Le problème que nous avons, paradoxalement pour un pays qui se vante d’être un pays de liberté d’expression et de démocratie, c’est que nous n’avons pas de rencontres délibératives, où les gens discutent, tâtonnent peut-être, mais sont animés par l’ambition de trouver la meilleure solution possible au service des Sénégalais. A l’Assemblée nationale, on ne débat pas, on se dispute et on se bat même, au Conseil économique social, non plus. Je ne pense pas que le Haut conseil des collectivités locales puisse réinventer, le débat politique…

Paradoxalement, la politique, c’est un débat d’idées…
C’est un débat d’idées en vue de gérer les affaires de la cité et des intérêts des populations.

Pensez-vous que ce dialogue qui est amorcé peut reconfigurer la classe politique sénégalaise ?

Non même pas. Je pense que les déterminants qui vont influencer le cours des choses au Sénégal sont déjà en place. C’est un gouvernement qui, dès son installation, était déjà en tête d’un second mandat et d’une opposition qui n’a pas laissé à ce gouvernement le temps de s’installer et qui veut déjà le contrer afin qu’il n’ait pas un second mandat. C’est une lutte du pouvoir pour le pouvoir, ce n’est pas encore une lutte du pouvoir pour la mise en application de programmes de développement.

Propos recueillis par Maguette NDONG

La 36ème session du conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est ouverte hier à Dakar autour des thèmes portant sur la paix, la sécurité et les questions politiques dans les pays de l’espace. La situation sécuritaire dans l’espace est au centre des discussions.

C’est sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, en présence du président de la Cedeao, Marcel A. De Souza que les travaux ont débuté.

D’après le ministre des Affaires étrangères, ce conseil de médiation et de sécurité comprend les ministres des Affaires étrangères des 15 Etats membres de  la Cedeao et les ministres chargés de la Défense. «Ils se retrouvent à Dakar pour discuter des questions de paix et de sécurité dans la région, analyser ensemble les situations sécuritaires, les crises dans beaucoup de nos pays et faire le point également sur la situation politique dans les pays », a dit M. Ndiaye. Ce conseil prépare le sommet de la Cedeao qui va se tenir le 4 juin ici à Dakar, a informé Mankeur Ndiaye. Il a ajouté qu’il sera suivi le 5 juin du sommet de l’Uemoa. « Demain, vous aurez le conseil des ministres de la Cedeao qui va parler des problèmes d’intégration économique, le problème de libre circulation des personnes, du commerce, du programme d’infrastructures de la Cedeao et toutes ces deux réunions préparent le sommet de la Cedeao », a-t-il indiqué. Revenant sur les défis majeurs à relever et qui concernent l’espace de la Cedeao, le ministre a énuméré, entre autres, la consolidation de la paix et de la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, l’éradication de la pauvreté aux niveaux national et régional… « Ces défis qui menacent la paix et la stabilité dans la région renforcent notre détermination à trouver des solutions définitives pour leur règlement et votre présence, à ce conseil, est la preuve irréfutable de votre engagement pour l’instauration d’une paix durable dans notre région », appuiera Marcel A. De Souza, président de la commission de la Cedeao. Il a rappelé que le Cedeao a mis en place un système d’alerte précoce qui lui permet d’être proactive.

« Dès que les premiers éléments apparaissent, nous sommes informés et nous engageons les procédures pour éteindre le feu. Il permet de prévenir, d’être proactif sur les différentes évolutions ensuite de trouver des réponses rapides et appropriées pour que nous allions vers la paix et la stabilité indispensables à tout développement économique, et sans cela, il n’y a pas d’intégration possible. Il faut donc être vigilant, il faut une situation de veille, prévenir les différents problèmes qui peuvent amener une instabilité dans la sous région », a renchéri M. De Souza.

Amadou DIOP

A ceux qui considèrent cet appel comme « une manœuvre politique  de plus du leader de l’Alliance pour la République (Apr) pour des retrouvailles  de la famille libérale et une stratégie de camouflage de l’incapacité du gouvernement à régler les problèmes des Sénégalais », M. Guèye a tenu à préciser le sens de la notion et de l’initiative du dialogue politique qui « va au-delà du Pds et enjambe les frontières de la famille libérale et de la classe politique ».

L’appel au dialogue politique lancé par le chef de l’Etat n’est pas fortuit, selon une partie de l’élite politique et de la société civile.  Si certains d’entre les leaders prétendent que ce dialogue annoncé est « de l’hypocrisie, un deal et une machination organisés sur le dos du peuple », les autres soutiennent  ne pas comprendre « comment le président  peut appeler au dialogue avec l’opposition au moment où il est incapable de dialoguer avec sa propre coalition ». C’est pour lever toute équivoque que le porte-parole de l’Apr, Seydou Guèye, a fait des précisions sur la notion et l’initiative du dialogue politique initié par le président de la République.

A l’en croire, « après la validation, par le peuple sénégalais, à travers le référendum, du projet de révision constitutionnelle consolidante, le dialogue auquel le président Macky Sall convie les forces politiques et citoyennes est très à propos et traduit son souhait de dialoguer avec toutes les personnes ressources du pays». Ainsi, « au-delà des dispositifs de discours assez variés dans leurs contenus et préoccupations que nous entendons à profusion ces temps-ci, il convient de se concentrer sur les conséquences pratiques qui devraient en découler, en s’accordant notamment sur quelques éléments forts ». Et parce que l’initiative du dialogue appartient au président de la République, l’agenda à élaborer doit, par conséquent, concerner les questions à enjeux pour le développement du pays et non des préoccupations partisanes ». Aussi, il ne saurait s’agir d’assigner au dialogue « une quelconque finalité de négociations ou uniquement de retrouvailles libérales dans la mesure où la perspective enjambe les frontières de la famille libérale et de la classe politique », a-t-il indiqué.

Et le dialogue devrait englober d’autres sphères sociales, économiques ou citoyennes dans l’optique de bâtir des consensus forts, utiles et profitables pour l’intérêt de la nation, en termes d’une stabilité renforcée et de mobilisation pour un développement plus inclusif et plus intégrateur des énergies en direction de la construction consolidée du projet d’émergence du pays », a-t-il soutenu.

Mamadou Lamine DIEYE

Le « Oui » est sorti victorieux du  référendum du 20 mars 2016, avec 62,70% de suffrages favorables au projet, et un taux de participation de 32,26%. Dans la foulée, le président de la République a annoncé début mai le lancement d’un dialogue politique avec l’opposition après avoir pris le décret 2016-10 du O5 avril portant promulgation des réformes constitutionnelles Les termes de référence, les modalités des échanges et leur contenu ne sont pas encore connus, mais le débat est lancé.

Le paysage politique est actuellement marqué, d’une part par la politique d’ouverture lancée par l’Apr, le parti présidentiel, qui note de  nombreuses adhésions ; d’autre part par la mauvaise passe que traverse le Pds, principal formation de l’opposition. Mais la coalition « Benno Bokk Yaakaar » au pouvoir n’est pas pour autant épargnée, elle aussi, par les divergences. L’opposition recrute parmi les « déçus » de la coalition originelle de l’entre-deux tours de 2012, et qui s’arc-boutent aux conclusions des Assises nationales pour justifier leur rupture. Le dernier référendum a également laissé des traces dans beaucoup de partis. L’opposition est divisée entre « ultras » -ceux qui posent des revendications liées à des décisions de justice ou administratives, préalables pour eux à tout échange avec le pouvoir-, et « modérés », qui entendent l’appel présidentiel. Un appel pour une démocratie apaisée et tournée vers l’avenir. Il ne saurait s’agir d’un quelconque « arrangement », ni d’un drapeau blanc agité pour cause de météo défavorable, selon le camp présidentiel.

Cet appel au dialogue du président Sall a donc trouvé une oreille favorable en face. Cela a permis de constater que le Pds suit à la lettre les consignes de son fondateur qui le dirige depuis Paris. Pourtant, au tout début de l’annonce présidentielle, les réactions étaient plutôt hostiles dans son camp. Me El Hadj Amadou Sall dénonçait ainsi « des appels de circonstance », ajoutant que le Pds avait été « les premiers à fustiger le déficit de dialogue, mais nous n’allons pas répondre à des appels de circonstance », dans les colonnes du quotidien « L’As », début mai. De son côté, Babacar Gaye, porte-parole des libéraux, disait n’accorder « aucun crédit » à la proposition, car, expliquait-il, l’affaire Karim Wade, la « spoliation » du Pds de son groupe parlementaire et de son poste de député, la destituer de Mme Aïda Mbodj de son poste de présidente du Conseil départemental de Bambey, étaient des entraves au dialogue. Pour sa part, Rewmi, le parti de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, s’était fait plus radical, son patron allant jusqu’à proposer la création d’un « conseil suprême de la République », vu « l’état du pays ». Ajoutant une couche, l’ex-numéro deux du Pds avant sa séparation avec Me Wade, avait dénoncé « des initiatives pour faire simplement de la manipulation ou de la diversion ».

Mais contre toute attente, alors que la communauté musulmane célébrait le Magal du Kazou Rajab et celui de Serigne Bara Mbacké, c’est Me Madické Niang, proche parmi les proches de l’ancien président de la République, qui allait remettre les choses en place et livrer un discours conciliant émanant de Versailles : « Me Wade m'a chargé de dire qu'il ne sera jamais un obstacle au dialogue », précisant « qu'il s'agira, le cas échéant, d'un dialogue ouvert à toute l'opposition ». Le chemin était balisé. L’initiative présidentielle vient à son heure et pourrait, à terme, redistribuer les cartes en vue des législatives de 2017 et émettre des propositions concrètes sur des questions comme le statut du chef de l’opposition.

Samboudian KAMARA

Président de l’Union citoyenne « Bunt bi », il est actuellement le porte-parole de la coalition « Macky 2012 ». Dans cet entretien, M. Mbow, membre du Conseil économique, social et environnemental se prononce sur le dialogue politique annoncé, les modalités de son organisation et le bilan du dernier référendum.

Quelle est l’opportunité de l’appel au dialogue politique lancé par le président de la République ?
Tout d’abord, ce n’est pas nouveau. Le président de la République a plusieurs fois appelé au dialogue avec les différents acteurs sur les questions essentielles. Il l’a fait sur la question des réformes institutionnelles à travers la Commission nationale de réforme des institutions qui a consulté toute la classe politique et la société civile, malgré tout ce que l’on a pu dire du référendum du 20 mars dernier.  Il l’a fait aussi bien sur la question foncière avec la Commission nationale de réforme foncière, que sur l’acte 3 de la décentralisation avec le comité de pilotage, le dialogue est bien installé et a plutôt bien fonctionné. Même sur le Plan Sénégal émergent, il n’a cessé d’appeler au dialogue pour en faire un plan porté par tous et pour tous les Sénégalais.  D’autres thèmes majeurs de dialogue sont posés et méritent d’être poursuivis, sur la nécessité, pour l’Afrique, de disposer de sa propre force de défense pour assurer sa sécurité et le rôle que notre Etat devra y jouer. De même sur les perspectives de disposer, à terme, d’une monnaie commune à la place du FCfa au sein de l’Uemoa, les discussions sont ouvertes. Il serait intéressant d’entendre, sur le fond, les propositions de l’opposition à ce sujet, tout comme, sur le plan économique, l’opposition gagnerait à mettre sur la table du dialogue son projet alternatif face au Pse.

Il intervient au moment où des opposants ne se disent pas concernés parce qu’ils ont appelé un « dialogue de circonstance », en avançant également que les « persécutions » subies par le Pds et l’affaire Aïda Mbodj  ne plaident pas pour l’ouverture. Pourtant, l’ancien président Wade s’est dit favorable…
Il est temps que l’opposition opère sa mue. Les enjeux évoqués précédemment vont au-delà des intérêts propres des anciens tenants du pouvoir, c’est du Sénégal qu’il s’agit. C’est vrai que le Pds vit des contradictions internes depuis sa débâcle de 2012, suivie de sa défaite aux élections législatives puis aux locales et de sa déconvenue au référendum du 20 mars 2016. Mais, ce parti ne doit pas tenir le pays en otage à cause de sa crise existentielle et de ses calculs politiciens pour l’avenir. Le cas Aïda Mbodj, sur le cumul des mandats, a été clarifié et son fondement légal ne peut être remis en question.

Mettre cela comme conditions préalables au dialogue direct avec le président, c’est lui demander de remettre en question le principe de l’indépendance de la justice et les lois de notre République. Aujourd’hui, le projet de société de la mouvance présidentielle est clair et cohérent. Il se met en œuvre avec le Pse et les réformes constitutionnelles. Contrairement à ce que l’on veut faire croire aux Sénégalais : le pouvoir sait exactement où il va ! Quid de l’opposition ? Il est important que l’opposition accepte de jouer pleinement son rôle en élevant le débat et en faisant des critiques objectives au sein des structures existantes ou à venir. Des espaces de dialogue politique ne manquent pas et le modèle Sénégalais de démocratie est toujours cité en exemple dans le monde. Notre élection au Conseil de Sécurité des Nations unies constitue, en réalité, un plébiscite pour notre démocratie et notre diplomatie.

Comment se porte la majorité présidentielle dans cette perspective ?
La majorité présidentielle est plus que jamais soudée car consciente des enjeux et des perspectives. La campagne pour le «Oui» au référendum nous a davantage rapprochés des populations et de leurs préoccupations. Le niveau d’exigence et de productions de résultats est plus que jamais présent dans notre esprit. La mouvance présidentielle est dans le temps de l’action après la victoire du «Oui». Les indicateurs économiques sont bons, les finances publiques sont saines, la solidarité fonctionne et le Pse plus que jamais prometteur malgré les difficultés liées au contexte mondial morose. Il reste que, nous Sénégalais, chacun en ce qui le concerne, devons accepter de travailler plus et mieux. Le culte du travail bien fait doit être mieux promu à tous les niveaux et nous voulons en être les meilleurs exemples.

La coalition au pouvoir ne risque-t-elle pas de subir les dégâts collatéraux d’une main tendue au Pds ?
La lecture objective qu’il faut avoir de l’appel du président de la République est la suivante, à mon avis : que toutes les composantes et compétences essentielles se mettent ensemble dans un climat apaisé pour construire notre pays. Nous devons réussir ensemble les réformes et atteindre le plutôt possible l’émergence. Pour cela, il est nécessaire de taire les querelles politiciennes sans intérêt et de se mettre ensemble au travail. Le contexte mondial est préoccupant, l’insécurité est galopante et aucun Etat n’est à l’abri. Aussi devons-nous, ensemble, prendre notre destin en main en toute responsabilité car notre pays a accusé du retard dans le chemin de son développement et ceci depuis l’indépendance.  Le président de la République n’est pas le président d’une partie des Sénégalais contre une autre. Il est le président de tous, sans exclusive. Il veut un développement global et inclusif. Chaque Sénégalais est important à ses yeux, c’est d’ailleurs tout le sens qu’il donne à la décentralisation et à la déconcentration en aménagement du territoire.  Tous les Sénégalais intéressés par l’intérêt général, sont donc concernés par ces appels au dialogue et au travail. Toutes les forces vives ainsi que toutes les ressources humaines doivent être mobilisées pour une réussite continue des réformes entreprises. Nous n’avons donc aucune raison de craindre une ouverture, ou une adhésion à nos idéaux, bien au contraire.

Le référendum a validé la nouvelle Constitution et l’on va vers les législatives. Comment appréciez-vous cet agenda ?
Le fonctionnement normal d’une démocratie implique des périodes d’élections qui sont des moments de débats et de propositions nouvelles. La mouvance présidentielle a déjà un bilan positif et de beaux chantiers à présenter. Et d’ici à 2017 ou 2019, de nouvelles réalisations majeures viendront doper le moral des troupes. Les populations nous témoignent, chaque jour, leur enthousiasme, optimisme et encouragements et ceci est plus que réconfortant. Nous sommes également attentifs à leurs inquiétudes et les prenons en compte. Nous sommes donc confiants et pensons conforter notre majorité à l’Assemblée nationale et la mettre plus que jamais au service des citoyens Sénégalais.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

Les résultats provisoires du référendum donnent une nette victoire au camp du « Oui ». La Commission nationale de recensement des votes qui a siégé à la Cour d’appel de Dakar a donné, hier, les résultats provisoires.
Selon des résultats provisoires, le « Oui » a  largement  remporté le  référendum du 20 mars. Le « Oui » se retrouve, en effet, avec un taux de  62,70 % et le « Non » avec un taux de 37,29 %. Le scrutin a, cependant,  été marqué par un taux de participation de 39,31% selon les résultats provisoires publiés hier, par la Cnrv. En effet, un taux de 39,31% de participation a été noté dans l’ensemble du  territoire national. Les Sénégalais établis à l’étranger ont également participé au scrutin  avec un faible taux estimé à  10,08 %.  Le camp du « Oui » a devancé  le « Non » à  Dakar  et dans presque toutes les villes du Sénégal.  Seuls les départements de Goudomp, Sédhiou  et Mbacké ont été remportés par le camp du « Non ». La proclamation définitive  par le Conseil constitutionnel attendue sous peu, viendra sceller les résultats de l’échéance.

Oumar BA


Dans le départemental de Diourbel, le « Oui » est largement majoritaire avec un total de 20.407 voix contre 15.796 pour le « Non », soit une différence de 4611 voix. Sur un total de 12 communes, les 10 sont du côté du « Oui » tandis que les 2 autres (Touba Lappé, un centre religieux et Ndoulo dont le maire est du Ps) ont échappé à la coalition « Benno Bokk  Yaakaar ». Mme Aminata Tall a réussi à fédérer tous les responsables de l’Apr et de la coalition « Benno Bokk Yaakaar » durant la campagne du référendum.


Dans la région de Tambacounda, 81.895 électeurs ont voté sur les 210.128 inscrits. Le « Oui » a obtenu 58.533 voix et le « Non » 18.900 voix. A Netteboulou (dans le département de Tambacounda) et à Ndame (dans le Koumpentoum), le « Oui » a respectivement enregistré des taux de plus de 90% et de 81%.

« Dans toute la région de Tambacounda, nous avons eu une nette victoire éclatante », s’est réjoui Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Il a félicité les populations, surtout celles de Tambacounda, pour leur mobilisation dans laquelle il voit une manifestation de leur soutien à la politique définie par le président de la République. Dans le département de Tambacounda, 32.776 électeurs ont voté sur les 93.539 inscrits, soit un taux de participation de 35,03. Il y a eu 432 bulletins nuls. Le « Oui » a obtenu 22.602 voix, soit un taux de 69,88%, et le « Non » 9.742, soit 30,12. Toujours dans ce département, la commune de Netteboulou a réalisé un score de 90,02% avec 2.122 voix pour le « « Oui » et 235 pour le « Non ». L’autre satisfaction reste la victoire à Maka Coulibantang. « Benno book Yaakar » s’était faite un point d’honneur de gagner le maire libéral, l’ancien ministre Koureychi Thiam. A Goudiry, sur les 33.569 inscrits, 13.601 ont voté. Il y a eu 268 bulletins nuls. Le « Oui» a obtenu 10.484 voix et le « Non » 2.048. Le taux de participation est estimé à 40,52%.

Tandis qu’à Koumpentoum, le « Oui » a obtenu 12.370 voix contre 5.754 pour le « Non ». Dans ce département, c’est Ndame, la commune que dirige Aboubacry Diallo, qui a le pourcentage le plus élevé. En effet, le « Oui » y a obtenu 81%. Alors que dans le département de Bakel, sur les 49.190 inscrits, il y a eu 17.213 votants et on a dénombré 239 bulletins nuls. Le « Oui » a obtenu 74,91 %, soit 12.877 voix et le « Non » 4.336 voix, soit 25,19%. Dans la commune de Gathiary, seules 42 personnes ont voté « Non » contre 418 pour le « Oui ».

Pape Demba SIDIBE


L’adoption du projet de réforme constitutionnelle va contribuer au renforcement de l’Etat de droit et de notre démocratie. C’est la conviction de Seydou Sy Sall, Délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose. Président du Code citoyen, M. Sall s’est beaucoup investi à Koungheul à côté d’autres responsables de la mouvance présidentielle. Ce qui a permis une victoire du « Oui » avec un score de 75,20 %.
M. Sall, quelle lecture faites-vous de la victoire du « Oui » à Koungheul ?
« Dès l’annonce de la date du référendum, j’ai estimé qu’il fallait engager toutes mes forces pour un triomphe massif du « Oui », dans le département de Koungheul et sur l’ensemble du territoire national. J’ai fait publier une tribune dans une dizaine de quotidiens où j’ai exposé des arguments qui plaident en faveur du « Oui ». Parce que c’est le « Oui » qui nous permet de faire avancer notre démocratie, de renforcer l’Etat de droit et de conforter le leadership du président de la République dans sa grande ambition pour l’émergence et pour la transformation sociale du pays. Code citoyen dont je fais partie des dirigeants a organisé de nombreuses rencontres dont les médias ont fait écho, qui ont contribué à expliquer les raisons du « Oui ». Les camarades de « Benno Bokk Yaakaar » et nous mêmes avons, dans une parfaite cohésion, mené une intense campagne à Koungheul qui a  permis de faire gagner le « Oui » dans toutes les collectivités locales du département. La mobilisation s’est soldée par un succès éclatant, car dans le département de Koungheul, nous avons enregistré une participation de 51,29 % et un « Oui » à 75,20 %. Je voudrais féliciter mes camarades de Code citoyen pour leur engagement et leur mobilisation et rendre un vibrant hommage aux 8 maires qui ont jeté toutes leurs forces dans la bataille.
Je saisis l’occasion pour saluer l’engagement soutenu de Yaya Sow, maire et membre du Conseil économique social et environnemental, qui a assumé la coordination du comité électoral départemental avec un esprit d’ouverture et de concertation. Je le remercie particulièrement d’avoir insisté lors de la marche de clôture de notre campagne sur l’apport de Code citoyen et de notre modeste personne dans la bataille pour le « Oui » dans chacune des 9 communes. Mamadou Djigo a beaucoup contribué à sensibiliser le réseau des enseignants pour la victoire du « Oui » et Alioune Dramé a assuré, avec brio, la coordination de la communication. C’est le moment de leur rendre hommage.
La victoire du « Oui » va assurément consolider la présence de « Benno Bokk Yaakaar » dans le département. On voit que l’opposition a enregistré un recul sans précédent. Les 3 communes de Lour, de Sali et Fass Thiéckène qui étaient restées dans son escarcelle ont toutes affiché un « Oui » sans conteste lors de ce référendum. Il faudrait saluer les interventions de Alioune Badara Ly dans la commune de Fass Thiéckène qui ont bien contribué à y faire triompher le « Oui ».
Que pensez-vous des résultats à l’échelle nationale ?
Un « Oui » à 62 % peut être considéré comme un « Oui » massif. Le triomphe du « Oui » est une victoire de la démocratie. Les 15 points adoptés contribueront à consolider notre démocratie, à renforcer l’état de droit, à permettre au Sénégal de confirmer son leadership démocratique. Il faut gagner et bien gagner. Nantis d’un score honorable de 62 %, le « Oui » a bien gagné. Sur les 15 points soumis dans le projet de révision constitutionnelle, figurent en bonne place, le statut de l’opposition et de son chef. Dans les grandes démocraties, les majorités électorales et les « Oui » aux consultations référendaires s’obtiennent souvent avec des scores allant de 56 à 65 %. Et j’estime que les démocraties fonctionnent au mieux lorsque l’opposition n’est pas très faible.

D’aucuns  disent que les « Oui » aux référendums précédents ont tous enregistré des résultats dépassant les 90 %.
Comparaison n’est pas raison. Il faut placer chaque référendum dans son contexte politique, historique et démocratique. Le référendum de 1963 a porté sur un changement de régime et le renforcement du pouvoir du président de la République, dans un contexte de faible urbanisation du territoire, d’analphabétisme, de parti unique ou de parti unifié. D’ailleurs, même l’élection présidentielle qui s’en est suivie a été gagnée avec un score dépassant les 99 %.
Le référendum de 1970 a porté essentiellement sur un réaménagement au sein du pouvoir exécutif avec la création du poste de Premier ministre, toujours dans un contexte d’un environnement politique caractérisé par la prédominance d’un parti unique et d’une absence totale de pluralité médiatique. Le référendum de 2001 a eu lieu moins d’un an après l’installation du nouveau président élu en 2000 dans la mouvance d’une alternance historique.
Le contexte du référendum du 20 mars 2016 est tout autre. Il est intervenu après quatre bonnes années de l’installation du président Macky Sall, dans un contexte où le Sénégal compte pas moins de 250 partis. Le contexte démocratique d’aujourd’hui est également caractérisé par une pluralité médiatique sans précédent, la montée en puissance de la société civile, une urbanisation poussée : un Sénégalais sur deux réside dans les villes. L’enjeu est aussi tout autre : il s’agit de faire rallier les populations à un « Oui » pour un projet de référendum qui porte sur 15 points à la veille d’élections législatives et dans un contexte où l’opposition se prépare aux batailles pour l’élection présidentielle de février 2019.

Propos recueillis par Aliou KANDE


L’ambassade de la Namibie à Dakar a célébré le 26e anniversaire de son accession à l’indépendance, hier, dans ses locaux situés à l’ancienne piste d’aviation de Mermoz, en présence de plusieurs responsables de missions diplomatiques installées à Dakar et du ministre de la gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire Abdoulaye Diouf Sarr. L’ambassadeur, Trudie Amulungu, dans son allocution de bienvenue, a dressé une historique des relations entre son pays et le Sénégal depuis les années soixante lorsque, en pleine lutte de libération nationale, les nationalistes namibiens bénéficiaient de soutiens multiformes du gouvernement sénégalais, notamment des passeports diplomatiques.  Elle a mis l’accent sur la situation ironique de diplomates sénégalais francophones qui ne  parlent pas un mot de français pour souligner le caractère profond de la solidarité entre les deux pays.

Elle aussi évoqué les points communs qui justifient un renforcement de la coopération entre les deux pays qui s’investissent pour une croissance économique durable et soutenue à travers le Plan Sénégal émergeant (Pse) et La Vision 2035 de la Namibie. Dans cette perspective, elle a évoqué la diversité des opportunités d’échanges commerciaux qui sont à explorer dans le sens du développement des deux pays. Mme Trudie Amulungu a évoqué la visite du président Macky Sall en Namibie en août 2013 à Windhoek et celui du président namibien Hifikepunye Pohamba à Dakar en 2014 pour donner un élan au partenariat entre les deux pays. Elle a rappelé les différentes étapes de l’histoire de son pays, de la douloureuse colonisation, au régime de l’apartheid et puis la guerre de libération et les profondes séquelles qu’elle a laissées. Elle a évoqué, après, les immenses efforts des différents gouvernements pour sceller la réconciliation nationale, la stabilité, la démocratie et la paix.  L’Ambassadeur a indiqué que la Namibie, bien que classée parmi les pays à revenus moyens, renferme des disparités sociales si profondes que le gouvernement a besoin de prêts concessionnels pour bâtir une nation où nul n’est exclu et qu’elle compte sur la communauté internationale pour un appui dans ce sens.

Alassane DIAWARA

 Le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est réuni, hier, sous la présidence d’Oumar  Sarr,  secrétaire général adjoint et coordonnateur du parti pour faire le bilan du scrutin référendaire. Le Pds qui va  publier un livre blanc exige que désormais l’organisation des élections soit confiée à une personnalité consensuelle  dont la neutralité est avérée.
 Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Comité directeur du Pds félicite l’ensemble des militants et  responsables du parti et coalitions qui ont voté « Non » au référendum,  ainsi que l’ensemble des citoyens qui se  sont mobilisés et  ont porté la voix du « Non ». Analysant les résultats du scrutin, le Cd du Pds a la ferme  conviction que ceux qui ont voté « Non » au référendum en sont sortis victorieux.
 Selon les membres du Comité directeur, la majorité des citoyens constituant près de 60 % de ceux qui sont inscrits sur les listes électorales, non convaincus de la pertinence de la réforme proposée, ont préféré rester chez-eux. « Ainsi le projet de loi référendaire, qui est légalement adopté, est dans les faits rejeté par la majorité des Sénégalais », soulignent-ils.
 Le Pds condamne dans le communiqué « le manque total de transparence des processus de préparation, d’organisation et de surveillance du scrutin référendaire dans lesquels les partis, associations et personnalités partisans du "Non" ont été totalement exclus en violation flagrante de notre Constitution », dit le communiqué. Le Pds promet de publier un livre blanc sur ce qu’il considère comme « des manquements, irrégularités et fraudes ». Il récuse en outre  le ministre de l’Intérieur et exige que désormais l’organisation des élections soit confiée à une personnalité consensuelle dont la neutralité est avérée.
Le Cd demande au groupe parlementaire dirigé par Mme Aïda Mbodj de poser une question orale au gouvernement sur le financement du scrutin référendaire.

Oumar BA


Au cours de la journée d’hier, le président de la République, Macky Sall, a décoré, dans l’Ordre national du Lion, Ryuichi Kato, représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) au Sénégal.


Ousmane Tanor Dieng, le maire de Nguéniène, a estimé, hier, que le changement climatique interpelle tous les acteurs du développement à la base. « Il est un constat que, la menace étant devenue concrète, l’instinct de conservation dicte à l’humanité toute entière, qu’il est urgent d’agir. Le souci, je dirais, l’obligation de sauvegarder la nature est, de nos jours, la chose la mieux partagée », a déclaré le secrétaire général du Ps qui a lu la leçon inaugurale du 1er congrès des maires du Sénégal.

Selon M. Dieng, c’est cette urgence qui « explique les initiatives de toutes sortes, prises par toute la communauté internationale désormais au chevet de la grande malade qu’est devenue notre planète ». Toutefois, a-t-il précisé, « Il faut que les actions soient bien pensées, concertées et coordonnées dans une dynamique inclusive et solidaire ». Selon l’édile de Nguéniène, « le monde actuel fait face à plusieurs défis, notamment crises climatique, énergétique, alimentaire, économique et financière, crises dont la complexité nous installe dans une alternative qui n’offre guère d’autre choix que l’action responsable ». « Au vrai, tous ces défis offrent une opportunité aux décideurs politiques que nous sommes, et chercheurs de réfléchir ensemble sur les réponses adéquates à apporter. Il est donc plus que jamais impératif de trouver des solutions mieux adaptées à ces crises», a martelé M. Dieng.

Selon M. Dieng, les acteurs doivent songer « à des financements innovants pour mettre en place des projets de lutte contre le changement climatique ». « Il est donc plus que jamais temps de penser global en agissant local et d’agir local en pensant global. Cela d’autant plus qu’en réalité, il n’existe pas de stratégie universelle d’adaptation au changement climatique pour la simple raison que les réalités humaines, géographiques et économiques ne sont pas les mêmes sur toute la surface de la terre », a ajouté le leader du Ps. Dès lors, a-t-il insisté, « la mise en place de stratégies d’adaptation au changement climatique devra forcément se faire à l’échelle locale car il s’agira d’abord d’apporter des réponses locales à des impacts spécifiques ».

B. DIONE


« Un programme d’appui aux communes et aux agglomérations d’un montant de 100 milliards de FCfa va entrer en vigueur en janvier 2017 », a annoncé, hier, Cheikh Issa Sall, le Directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm) lors du congrès des maires du Sénégal.
Selon M. Sall, ce programme va aider l’Etat à moderniser les grandes villes. « 125 villes ont été choisies. Les critères  de choix sont liés à la population, la densité, mais aussi à l’importance de la commune », a-t-il souligné. « Avec ce programme, on va faire des investissements massifs dans les collectivités locales pour les aider à se moderniser. On va faire beaucoup de voirie, d’assainissement, de drainage  et de constructions d’équipements sociaux », a dit M. Sall.  Il a rappelé que depuis 1997, l’Adm a eu à exécuter des programmes qui ont permis d’aider les collectivités locales à construire de la voirie, de l’approvisionnement en eau potable, de l’éclairage public, de salles de classe.

B. DIONE


Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a affirmé, hier, que le transfert de compétences  doit être accompagné par l’Etat. « Il ne s’agit pas de nous donner des pouvoirs, mais il faut mettre à notre disposition des moyens », a déclaré le maire socialiste qui s’exprimait lors du 1er Congrès des maires du Sénégal.
Selon le maire de Dakar, les Objectifs de développement durable ont indiqué la voie sur la nécessité pour les Etats de mettre à contribution les Collectivités locales. « C’est la communauté internationale qui accepte l’importance de la gouvernance dans la mise en œuvre des politiques de développement. La communauté internationale comprend que rien ne doit se faire sans les Collectivités locales », a dit l’édile de Dakar.
Khalifa Sall a souligné qu’il appartient aux maires de faire des propositions. C’est pourquoi, il a estimé que le congrès des maires doit réfléchir sur les mécanismes sur lesquels les responsables des collectivités locales doivent s’appuyer pour accéder à des financements adéquats.

B. DIONE


Le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck a fait face à la presse, hier, dans la capitale du rail. Au cours de sa déclaration, il est revenu sur tout le processus ayant débouché sur le référendum convoqué par le président de la République et qu’il considère comme un échec. « Au regard des résultats publiés à l’échelle nationale par rapport au corps électoral, on constate qu’un Sénégalais sur deux n’a pas répondu favorablement à l’appel du chef de l’Etat », a-t-il indiqué. Pour lui, « la loi constitutionnelle issue de ce référendum est peut être légale, mais pas du tout légitime ».

C’est pourquoi, Idrissa Seck dit n’envisager aucune procédure judiciaire de réclamation concernant les résultats donnés par la commission départementale de recensement des voix à Thiès. « Le plus important est que nous avons des chiffres qui montrent que nous avons même gagné dans le département de Thiès », a-t-il expliqué. Convaincu d’avoir accompli son devoir dans le camp du « Non », il a annoncé qu’il va poursuivre sa tournée nationale entamée avant cette consultation électorale du 20 mars dernier. « Ce choix  personnel d’aller à la rencontre des Sénégalais n’est nullement lié au calendrier électoral », a-t-il précisé. Il a chaleureusement remercié les populations de Thiès pour leur sens de l’honneur et de la dignité. « Dans les prochains jours, je viendrai dans vos quartiers, vos maisons pour vous l’exprimer de vive voix », a-t-il lancé.

Mbaye BA


Le front  « Naani Ban Naa » a tenu hier un point de presse pour faire le bilan d’après référendum. Ces partisans du « Non » saluent le score honorable qu’ils ont enregistré,  malgré les maigres moyens de campagne dont ils disposaient. Ils ont, en outre, fustigé le « parti pris » de certains médias  à travers le traitement «  non équilibré »  de la campagne.
Selon les partisans de  « Naani Ban Na », « le référendum initié par le président de la République n’a pas gardé dans sa mise en œuvre, un caractère républicain et son objet principal de propositions de réformes institutionnelles ». Pour « Naani Ban Na », il n’a jamais été question de remettre en cause la légitimité du président  de la République en demandant son départ.  
Selon eux, le référendum a été détourné « pour consacrer la légitimité du président de la République  et sa majorité ».  Or, selon les membres du front, par la voix de Thiate, « ce référendum devait être un événement majeur pour la démocratie sénégalaise. Il était important que les électeurs puissent donner librement et le mieux possible leur opinion sur le choix qui leur était proposé pour les réformes institutionnelles », a-t-il dit.  C’est le contraire que nous avons constaté avec des élections qui sont complément biaisées. A l’origine de tout cela, le délai court, l’absence de concertations à propos du code électoral, la précipitation et une vision inachevée  du fichier électoral, l’exclusion volontaire ou involontaire d’environ 200.000 électeurs ont contribué à l’absence de la sincérité effective du scrutin, a-t-il dénoncé.
S’agissant des bulletins de vote, l‘électeur avait, à sa disposition,  un bulletin avec une couleur blanche et un « Oui »  gravé en noir et lisible même à distance, et un bulletin avec une couleur difficile  à spécifier en langue nationale,  et un « Non » quasi illisible, dénonce Thiate.  
Ensuite,  les membres du front ont dénoncé ce qu’ils appellent « l’absence volontaire de réglementation pour les médias et pour une couverture équitable de la campagne électorale des deux camps ». Cette donne   a permis à certaine presse d’être infectée d’espaces publicitaires pour le camp du « Oui », créant ainsi un déséquilibre flagrant dans le traitement de l’information, dénonce Me Mame Adama Guèye.  Les institutions compétentes pour les procédures de supervision et de contrôle des activités pendant la campagne électorale telles que le Cnra et le Cored ne disposant pas de moyens coercitifs, n’ont pas rectifié, de manière significative, le déséquilibre constaté pendant toute la période de précampagne et de campagne officielle, poursuit l’avocat.
En 1963, le taux de participation était de 94,3 %, en 1970, il était de 95,2 %, en 2001 le taux de participation était estimé à 65,74 %.  Le corps électoral s’élevant à 5.496.406 électeurs, les 40 % représentent  environ 2.200.000 d’électeurs  et les abstentionnistes environ 3.300.000. Si cela venait à se confirmer et que 55 % des électeurs ont voté « Oui », le « Non » recueillerait donc  1.000.000 d’électeurs, ont rappelé les partisans du « Non », qui se réjouissent des résultats obtenus.

Oumar BA


« Les chiffres appellent de ma part les remarques suivantes: reconnaître démocratiquement notre défaite et féliciter le courant du « Oui » pour sa victoire », a déclaré le leader du Grand parti (Gp) dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue. Malick Gackou a promis de « tirer rapidement les enseignements de ce référendum et d’engager les perspectives de la conquête de nouvelles victoires ». Le leader du Gp a souligné que même s’il a gagné son bureau de vote (école 16 Bureau de vote n°3 : 197 pour le « Non » et 116 pour le « Oui »), son centre de vote et la Commune Sahm Notaire,  les commune de Wakhinane Nimzatt, Médina Gounass, Golf Sud et Ndiarème Limamoulaye, sont perdus par son camp. « Pour 64.961 suffrages valablement exprimés, le « Oui » a obtenu 34.954 soit 53.76 % et le « Non »  30.036 soit 46.24 % avec un taux de participation très faible de l’ordre de 34 % », a-t-il souligné. Il a promis « une analyse plus exhaustive, dans la Coalition « Gor ca wax Ja » et du Gp. Mais, il trace déjà des perspectives. « Il est clair qu’après l’étape du référendum, nous devons engager, sans conteste, les bases de la consolidation et de l’unité d’actions de l’opposition, si nous voulons constituer une alternative à la majorité actuelle », a-t-il indiqué. Il a aussi lancé à l’endroit des militants : « notre parti vient à peine d’avoir six (6) mois et nous venons, à travers ce référendum, de participer à notre première consultation électorale.    

B. DIONE


Accusée par les partisans du maire de Louga, Moustapha Diop, d’avoir appelé à voter « Non » au référendum, la socialiste Aminata Mbengue Ndiaye a réagi pour traiter de « mensonges » ces propos, arguant que son engagement pour le « Oui » n’a jamais fait défaut.
Les responsables de la Coalition « Benno Bokk Yaakaar » (Bby) de Louga condamnent vigoureusement la sortie des partisans du ministre maire de Louga Moustapha Diop, accusant la socialiste Aminata Mbengue Ndiaye d’avoir appelé à voter « Non » au référendum du 20 mars 2016. « Ce sont des affabulations, des mensonges et des contre-vérités. Si Aminata Mbengue n’était pas personnellement impliquée, ce serait le chaos et la catastrophe pour la mouvance présidentielle à Louga », a répliqué, face à la presse, hier, Lamine Guèye de l’Alliance pour la République (Apr). Son camarade de parti, député et président du Conseil départemental de Louga, Amadou Mberry Sylla abonde dans le même sens. « Je suis choqué par les propos des partisans du maire de Louga parce que nous avons fait tout avec Aminata Mbengue et ses camarades socialistes », a dit Mberry Sylla, dénonçant ce qu’il qualifie de propos « inélégants et irrespectueux » tenus contre une alliée « loyale » et « engagée » au côté du président Sall. Attaquée mais très sereine, Aminata Mbengue Ndiaye a soutenu que son engagement « pour la victoire du « Oui » à Louga n’a jamais fait défaut ». « Ce que j’ai fait dans ce référendum, je ne l’avais jamais fait dans une campagne électorale », a indiqué la socialiste, rappelant les nombreuses descentes sur le terrain à la rencontre des chefs religieux, des femmes, des jeunes, des notables et autres dignitaires pour expliquer le projet de réformes constitutionnelles. « Dire que j’ai appelé à voter « Non », c’est raconter des contre-vérités », a insisté  Aminata Mbengue Ndiaye qui s’empresse d’ajouter : « Fort heureusement, le président Sall sait très bien ce qui se passe à Louga ».

Abdoulaye DIALLO


La consultation référendaire sur les réformes constitutionnelles soumises au peuple par le président Macky Sall a livré ses résultats : le « Oui » l’a emporté dans l’ensemble du pays à 55%. En fait, la victoire du « Oui » n’est pas surprenante, on se demandait seulement de quel pourcentage, il sortira des urnes. Et l’un des indices qui le laissait croire, c’est la mobilisation des personnes du 3e âge pour accomplir leur devoir civique. Ce fait a été remarqué et souligné par beaucoup de journalistes qui étaient sur le terrain. En effet, il est de réputation que cette tranche d’âge, dans toutes les sociétés, est conservatrice. Dimanche, jour du référendum, l’expression de leur suffrage s’est faite sans aucun doute, donc en faveur du président Sall, non pas parce que ce dernier est ancré dans le passé, mais parce qu’il représente tout simplement l’ordre établi, pour ne pas dire la stabilité. Et si le « Non » avait gagné, notre pays allait renouer avec une période d’instabilité jusqu’en 2019, à cause de la forte contestation de la légitimité du pouvoir par l’opposition.
Le référendum doit, cependant, être replacé dans sa signification, c’est-à-dire une consultation où le peuple est appelé à exprimer une position sur une proposition qui lui est faite, concernant « une mesure qu'une autre autorité a prise ou envisage de prendre ». Toutefois, cet objectif a été rendu flou à cause de la forte politisation qui lui avait fait prendre les allures d’une élection présidentielle bis. Mais la victoire du « Oui » ne doit pas occulter les frustrations sociales (porteuses du « Non ») qui sont apparues et que le président de la République doit s’atteler à gommer.
Par ailleurs si le référendum a montré qu’un pas a été franchi dans la consolidation de notre démocratie, il a révélé qu’un autre l’a été dans l’adversité politique. Jusqu’à présent, les acteurs politiques sénégalais étaient réputés respectueux les uns des autres et ils jouaient le jeu de la démocratie. Cependant, beaucoup de nos compatriotes ont été effarés de constater qu’une bonne partie de ces acteurs politiques, avait adopté, lors de la campagne pour le référendum, une stratégie basée sur l’intoxication et la désinformation. Notre peuple aurait-il été plus instruit que ces politiciens auraient perdu, à jamais, leur crédibilité. Comment peut-on soutenir que la légalisation de l’homosexualité est contenue dans les réformes constitutionnelles, si l’on ne part pas du fait que la majorité du peuple ne sait pas lire pour comprendre ce qui est proposé ? Notre démocratie devra donc revenir sur les bonnes pratiques qu’on lui prêtait et éviter de se transformer en une mare aux caïmans où l’opposition crypto-personnelle l’emporte sur le véritable débat d’idées.
Encore qu’on ne peut continuer à palabrer en permanence jusqu’à oublier de travailler pour notre pays au moment où le monde progresse très vite et que les autres ne nous attendent pas. Le pays est en campagne électorale continue et l’on ne laisse pas à celui que le peuple a choisi le temps de concrétiser son programme. On a même l’impression que certains font tout pour qu’il échoue afin de se présenter comme les seuls à détenir la clé de la solution. Le débat est rarement constructif : on se contente de dénoncer, de détruire les propositions de l’adversaire sans rien proposer à la place ou pire, en avançant des choses d’une rare absurdité.
Un ancien journaliste de la Deutsch Welle, Abdel Aziz Mayoro Diop, a dit récemment dans une de ses chroniques dans un site en ligne local qu’il fallait un autre référendum pour remplacer l’étoile qui est au milieu de notre drapeau par une langue. Ceci pour dire que « nous sommes un peuple de la parole où presque chacun est expert en tout». Même si notre amour propre en prend un coup, ce trait d’humour ne manque pas de sens tant nous sommes victimes de la cacophonie généralisée démultipliée par les médias. Dernièrement, le Fmi a confirmé notre taux de croissance de 6,5%. Mais ce qu’aucune étude économétrique ne prend en compte, c’est notre propension à privilégier la parole sur l’action au point que dans certains services, le petit nombre qui travaille fait face à une coalition de gens du verbe. Et si nous Sénégalais de l’intérieur étions aussi durs à la tâche que nos compatriotes de l’extérieur, nul doute que notre pays serait émergent depuis longtemps.

Par Ibrahima MBODJ


Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, a réfuté les accusations du camp de Moussa Sy qui soutient qu’il a procédé à un achat de conscience pour obtenir un ‘’Oui’’ massif aux Parcelles assainies. S’il a un secret, comme il le dit : c’est bien « son discours de vérité. »
Dimanche soir, Amadou Bâ a savouré sa victoire du ‘’Oui’’ dans son Quartier général, entouré de ses souteneurs. Très ferme, il a nié les accusations d’achat de conscience que le maire Moussa Sy et ses proches soutiennent. «Nous ne sommes pas dans une logique d’achat de conscience. Nous faisons de la politique autrement. Nous ne sommes ni dans les menaces, ni dans les injures. Le discours que je tiens depuis le début n’a pas varié. Nous ne donnons de l’argent  à personne», a avancé le ministre.
« On avait prévu de distribuer des cahiers, mais nous avons préféré attendre après le référendum. Nous devons arrêter la politique de l’autruche. Les populations des Parcelles assainies ont très bien choisi en votant massivement ‘’Oui’’ », a-t-il poursuivi.
D’après lui, les Parcellois n’aiment pas l’arrogance et le manque d’humilité, mais plutôt elles veulent des dirigeants qui ont le sens élevé de la politesse et de la mesure.
Il a demandé aux militants de l’Apr de se concentrer aux choses essentielles qu’est le travail. 
Selon lui, le chef de l’Etat va lancer, très prochainement, le projet de Promo-ville pour une amélioration de la qualité de vie dans les villes. Il a dit que pour la commune, le marché des routes est déjà attribué. «Nous allons aider à encadrer toutes les femmes pour l’acquisition de financements sans parti pris, ni d’exclusif », a rassuré Amadou Ba.
Par ailleurs, il a exhorté les étudiants dont les bourses ont été suspendues par la mairie, de se constituer en collectif, pour saisir les autorités compétentes afin qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Serigne Mansour Sy CISSE


Comme annoncé la veille, le courant de oui est sorti vainqueur du référendum du 20 mars  avec un taux dépassant les 70%. Les populations de Kaolack ont approuvé, à l’image des autres régions, les 15 points de la réforme constitutionnelle même si le taux de participation est faible. 
Les résultats affichés par la Commission de recensement départementale des votes ont confirmé la victoire du « Oui ». Ainsi les populations ont-elles  adhéré au projet de réforme constitutionnelle du président de la République. Le chef de l’Etat, à travers 15 points, compte renforcer la démocratie du Sénégal en donnant plus de pouvoir à l’opposition, en partageant les richesses nationales avec des populations entre autres avantages. Vu l’importance du projet, les populations de Kaolack ont dit « Oui » au chef de l’Etat. Dans le département de Kaolack, le « Oui » est arrivé en tête avec 50.253 voix soit 69,4% contre 22 161 pour le « Non » soit 35,65%. A Kaolack 20.4810 électeurs sont inscrits sur les listes électorales ce qui donne un taux de participation de 35,65%.   Ces résultats sont obtenus grâce au travail et à l’unité des leaders   de la coalition de « Benno  Bokk Yaakaar ». Le préfet  Fodé Fall s’est félicité de la bonne organisation du scrutin. Selon lui, les autorités administratives du Sénégal ont réussi à organiser le référendum en moins de 20 jours. « C’est extraordinaire. Ce sont des choses à saluer », a souligné le préfet de Kaolack qui a rappelé qu’aucun incident et manquement ne lui a été notifié pendant et après le scrutin.  Dans le département de Nioro du Rip, le « Oui », comme prévu, est arrivé largement en tête, selon les résultats donnés par le préfet Mame Less Kabou.  Sur 112. 067 inscrits, 48 780 ont voté. Le « Oui » a obtenu 36.154 voix soit un taux  de près de 80% contre 11.780 pour le « Non ». Le taux de participation est estimé à 43%.  Le département de Guinguinéo a aussi basculé dans le camp du « Oui ». Les populations du département de l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye,  ont approuvé les 15 points  du président de la République car sur 20.584  votants 12 867 ont voté oui. Par contre 7534 personnes de la même zone ont dit non au projet constitutionnel du président Macky Sall.   Le taux de participation du département est de 47,28%, puisque 43536 électeurs  sont inscrits sur les listes électorales.  
 

Eugène KALY (envoyé spécial)


Les citoyens ont fini de voter massivement « Oui » dans la commune de Mérina-Dakhar. C’est incontestable ! Dans cette partie du Cayor, les réformes constitutionnelles, proposées par le président Macky Sall pour renforcer la démocratie sénégalaise, ont été explicitées par Aymérou Gningue qui a fasciné par la pertinence de son propos durant toute la campagne référendaire.

Et les éloquents résultats obtenus, à l’issue du référendum, en témoignent. En effet, le « Oui » l’a emporté à 63 %, avec un taux de participation de 51 % dans la commune. Selon Aymérou Gningue, ces résultats sont la conséquence de notre engagement permanent à faire adopter dans le Cayor profond les réformes constitutionnelles proposées par le président Macky Sall. Pour le maire de Mérina-Dakhar, les résultats engrangés à Nguiguiss, son fief, sont éloquents. Sur 602 inscrits, 495 (80 % de participation) ont voté dont 477 en faveur du « Oui », soit 96 %. « Je suis très content et réconforté, avec ses résultats », a dit Aymérou Gningue déterminé, à l’image des populations du Cayor, à toujours travailler pour le triomphe de la mouvance présidentielle qui, face au camp de l’immobilisme et du verbiage, a convaincu le plus grand nombre qui a dit « Oui » au renforcement et à la consolidation de la démocratie sénégalaise.

Cheikh Aliou AMATH


Les résultats provisoires confirment les premières tendances constatées le jour du vote. Sur la base des procès verbaux, il ressort que le « Oui » a enregistré un score de 80,38 %. Alors que le taux de participation est estimé à 46,86 %. Kanel vient en tête avec un vote favorable à 86 %. En effet, sur les 35.070 votants, le camp du « Oui » a glané 23.803 voix contre 4.826 pour le camp du « Non ».
A Ranérou aussi, le « Oui » a réalisé un pourcentage de 84,76 % des suffrages avec 6927 en faveur du « Oui » et 1245 en faveur du « Non ». C’est dans le département de Matam que le « Non » a enregistré ses plus gros scores. Sur les 54.175 suffrages exprimés, le camp du « Non » a obtenu en effet 16.049 voix soit plus de 29 %. Le « Oui » y a obtenu 38.126 suffrages soit 70,38 %. Pour son maire, Mamadou Mory Diaw, Matam aurait pu réaliser un meilleur score « si certains responsables de la zone n’avaient pas trahi en votant ‘’Non’’ ». Du coup, M. Diaw se dit un peu déçu car il tablait sur un score de 90 %. Son homologue socialiste de la commune de Ourossogui, Mousa Bocar Thiam, a abondé dans le même sens  tout en faisant remarquer que les résultats ont montré que la région de Matam est la base naturelle du président de la République.
« Les gens ont massivement voté pour lui. Il y a eu une petite poche de « Non » surprenante notamment dans certains villages de Nabadji Civol et de Matam commune. Cela traduit une frustration liée peut-être à la gestion de ces collectivités locales, mais pas au référendum. Tout cela résulte des querelles internes entre responsables de l’Apr. En 2014 l’Apr avait perdu la commune de Ourossogui, aujourd’hui avec le soutien du maire, le « Oui » a gagné massivement. Cela montre que l’alliance entre le président de la République et le maire de Ourossogui a porté ses fruit », a-t-il martelé. Quant au Front du « Non », son mandataire à Ourossogui, Ibrahima Bâ, s’est montré très fair-play. « Nous respectons le verdict des urnes car il n’y a eu ni d’incidents majeurs ni de fraudes. C’est la démocratie sénégalaise qui gagne en maturité. Les populations ont fait leur choix, il ne s’agit ni d’un vote ethnique ni sociologique », a-t-il dit, grand seigneur.
         

    Elhadji I. THIAM (envoyé spécial)


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