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Politique (2445)

L’Alliance sopi pour toujours (Ast) a un bilan à défendre lors des prochaines élections présidentielles. C’est la conviction du ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale,  des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade.

Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade, était très décontracté face aux cadres libéraux, le samedi dernier. Il était aussi très à l’aise en déclinant le bilan de son secteur.

Le ministre d’Etat a affiché un optimisme pour la prochaine élection présidentielle. « Nous allons sans doute réélire le président Wade en 2012 », affirme Karim Wade à l’entame de son intervention.

Son argumentaire est fondé sur les nombreuses réalisations, depuis 2000, qui ont fondamentalement changé les conditions de vie des Sénégalais. « Le président Wade va se présenter aux élections de 2012 avec un bilan impressionnant,  tant sur le plan des infrastructures, de l’agriculture, de l’éducation que dans le secteur de la santé. Mais nous avons d’autres challenges pour accélérer le développement économique et social », a soutenu le ministre d’Etat Karim Wade.

La présentation du tableau de réalisations de son département est à inscrire dans les annales de l’histoire politique du Sénégal. Le ministre d’Etat n’a pas souvenance que le Parti socialiste (Ps) ait présenté un bilan. « C'est la première fois qu’un parti politique, dans l’histoire du Sénégal, fait un bilan. Cela devrait être inscrit au premier point du bilan. On avait pas vu le Ps faire un bilan parce qu’il n'avait pas de bilan. Nous nous battons tous les jours pour la réélection du président de la République », a défendu le ministre d’Etat, Karim Wade.

Appel à la mobilisation

Le président du groupe parlementaire libéral et démocratique, Doudou Wade, inspiré par la forte mobilisation des cadres libéraux, a lancé un appel à la mobilisation. Surtout qu’ils ont un bilan positif à vendre. « Je voudrais saluer cette initiative parce qu’elle nous permet d’avoir dans cette salle un effectif important de cadres, qui constitue quatre fois celui des Assises nationales. Lorsque nous avons un bilan si positif, nous n’avons pas le droit de ne pas unir nos forces. Nous devons nous unir pour défendre ces résultats », a lancé Doudou Wade.

L’inauguration des cycles de conférences, selon Serigne Mboup, entre dans la perspective d’outiller les cadres afin qu’ils soient acteurs de la vulgarisation des acquis enregistrés depuis l’alternance. « Nous avons invité le ministre d’Etat à ce grand oral pour outiller les cadres afin que nous soyons capables de porter cette politique énergétique. Nous allons élaborer un programme simple pour la vulgarisation du Plan Takkal », a laissé entendre Serigne Mboup de la Cellule initiative et stratégie (Cis) du Pds. Le ministre d’Etat, Karim Wade, va saisir les leaders de l’opposition pour leur présenter le Plan « Takkal ».

Idrissa SANE

Le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho) propose un mécanisme sous-régional de contrôle des processus électoraux pour éviter les crises. Il s’exprimait, ce samedi, lors de la conférence organisée par le mouvement national des jeunesses de And Jëf/Pads.

«Jeunesse africaine face aux crises politiques liées aux élections en Afrique de l’Ouest». C’est le thème de la conférence organisée, ce samedi, par le mouvement national des jeunesses d’Aj. Les deux conférenciers étaient Alioune Tine de la Raddho et Me Boucounta Diallo, avocat. Introduisant le thème, le président de la Raddho a fait un état des lieux des crises liées aux élections dans la sous-région. « Nous sommes dans un contexte où les élections sont sources de conflit. Souvent, les jeunes sont influencés dans une violence sans lendemain», a-t-il déclaré. Selon lui, il y a une crise de la démocratie en Afrique, mais aussi une crise de leadership.

«Dans la plupart des pays africains, il y a une tendance de retour à l’autoritarisme.  Il y a beaucoup de contentieux sur les listes et les cartes électorales», a-t-il souligné. M. Tine a déploré l’absence d’harmonisation dans les processus électoraux en Afrique et le manque de confiance entre les différents acteurs. C’est pourquoi il propose un mécanisme sous-régional de contrôle pour éviter les crises liées aux élections. «Il nous faut une harmonisation sur les textes, avoir un mécanisme de  régulation des élections à l’échelle sous-régionale. Bâtir un consensus fort autour  des processus électoraux», a proposé M. Tine. «On devrait penser à un conseil constitutionnel de la Cedeao qui, en cas de contentieux, réglera le problème définitivement », a-t-il dit.

Prenant la parole, Me Boucounta Diallo a dit qu’il y a une multiplication d’organes de contrôle des élections en Afrique. « Il y a une perte de confiance aux hommes et aux institutions de la République. C’est dommage de constater qu’en Afrique les gens réclament des Ceni ou Cena, alors que, dans les grandes démocraties, ce sont les ministères de l’Intérieur qui organisent les élections», a dit Me Diallo. C’est pourquoi il demande un retour au système républicain dans l’organisation des élections et dans  la nomination des hommes qui doivent assurer la charge de ministre de l’Intérieur.

Déplorant les nombreuses crises liées aux élections, l’avocat estime qu’il faut une restauration de la confiance perdue par rapport aux hommes qui animent les institutions. «Il nous faut un nouveau type de dirigeant en Afrique et renforcer l’indépendance de la magistrature», recommande Me Diallo qui est d’avis qu’il faut aussi revoir la manière de faire la politique, mais aussi la formation des militants. «Nous devons avoir une dose de sincérité et de mesure», a noté M. Diallo.   Momar Niang, président des jeunesses de Aj, s’est félicité de la tenue de cette rencontre qui, selon lui, s’inscrit dans la tradition du parti. Il a déclaré que les jeunes et les femmes sont les principales victimes des crises liées aux élections dans le continent. C'est pourquoi il les invite à plus de vigilance.

Aliou KANDE

Assurer l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et des chômeurs. C’est l’objectif que s’est fixé le Cercle d’études, de réflexion et d’actions alternatives (Ceraal). Pour cela, il propose un fonds d’appui au premier emploi (Fape).

Le Cercle d’études, de réflexion et d’actions alternatives (Ceraal) a conçu un plan pour la réduction du chômage des jeunes. Devant la presse, son coordonnateur a estimé que sa réalisation passe par la mise en place d’un fonds d’appui au premier emploi (Fape).

A travers, ce plan, l’objectif est de créer 10 à 15 mille emplois renouvelables tous les 5 ans. « Ce fonds sera alimenté à hauteur de 24 milliards FCfa et servira à financer uniquement les premiers emplois tous les 5 ans. « On impliquera 2 à 3 banques qui apporteront chacune 2 milliards », a expliqué Mouhamadou Sow. En plus de la contribution de l’Etat, souligne M. Sow, ce fonds sera alimenté par des taxes sur des produits de luxe comme le tabac, l’alcool, les télécommunications. Selon le coordonnateur du Ceraal, ce fonds permettra aux jeunes de disposer d’un financement pour qu’ils deviennent de futurs chefs d’entreprise.

«Les salaires du Fape seront totalement exonérés de toutes charges fiscales et sociales. Chaque employé recevra 200 mille francs par mois pendant 5 ans », a ajouté M. Sow. Il a indiqué que le Fape pourra prendre la forme d’une société anonyme et disposera d’une exonération de toutes charges sociales et fiscales.

«Les seules actionnaires devront être les entreprises sénégalaises et l’Etat. Les entreprises bénéficiaires font leur propre recrutement et déposent les dossiers des demandeurs d’emploi», a-t-il dit. Pour Mouhamadou Sow, il faut trouver des solutions aux préoccupations des Sénégalais comme la question de l’emploi.

Prenant part à la rencontre, Me Ousmane Sèye, coordonnateur de l’Alliance bleue, s’est félicité de ce schéma présenté par le Ceraal. «Il faut saluer l’initiative de Ceraal. C’est très important si l’on sait que la préoccupation de l’Etat reste la réduction du chômage des jeunes », a déclaré Me Sèye. Il a, sur la même lancée, demandé la restructuration de tous les mouvements de soutien de la mouvance présidentielle. Il a, en outre, invité les intellectuels sénégalais à s’impliquer davantage dans la politique.

Après le chômage, le Ceraal compte s’attaquer à d’autres problèmes comme l’amélioration des soins dans les structures sanitaires, les inondations, etc.

Créé en 2010, le Ceraal est une structure de cadres se réclamant du Pds.

Aliou KANDE

A l’initiative des cadres du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de la commission des cadres de l’Alliance sopi pour toujours (Ast), une rencontre dite le « Grand oral » sur l’énergie et les infrastructures aura lieu, aujourd’hui, à partir de 9 heures à l’hôtel Méridien-Président.

A cette occasion, les cadres du Pds et de l’Ast suivront une communication du ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, M. Karim Wade. Il y a quarante huit heures, le ministre d’Etat était face aux députés à l’Assemblée nationale pour leur expliquer cet ambitieux projet qu’est le Plan « Takkal »qui nécessite une somme de 650 milliards de francs Cfa pour relancer l’énergie.

Après l’Assemblée qui a exprimé son soutien au Plan « Takkal », le ministre d’Etat et son staff échangeront avec les cadres du parti et ceux des alliés de la mouvance présidentielle sur cette question d’intérêt national qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies. Il faut rappeler que le président de la République, Me Abdoulaye Wade, avait reçu, au cours de la semaine, les membres du Conseil national de l’Energie, et avait demandé une meilleure exploitation de l’énergie solaire pour l’éclairage public. Les infrastructures seront également au cœur des débats durant cette rencontre avec les cadres du Pds et de l’Ast.

El.H.A.T

Même s’il est regrettable, le départ de Aminata Tall du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’aura aucun impact sur la massification de cette formation politique qui va continuer à rester fidèle à son secrétaire général national, Abdoulaye Wade, a estimé le ministre d’Etat, ministre du Travail et responsable politique à Ziguinchor.

Réagissant en marge de l’inauguration des locaux de l’agence de la Caisse de sécurité sociale de Thiès, Innocence Ntap assure que toutes les femmes du Pds seront derrière le président Wade, pour lui donner la victoire aux élections présidentielles de 2012.

Selon elle, les femmes sont aujourd’hui à un niveau de responsabilité jamais égalé grâce à l’adoption de la loi sur la parité.

Sur un autre plan, elle a déploré le fait que, dès qu’ils ne sont plus membres du gouvernement, certains responsables choisissent de quitter le Pds. A cet égard, elle a rappelé que le fait de figurer dans l’attelage gouvernemental ne doit pas être une fin en soi.« C’est le président qui nomme qui il veut, mais aussi, c’est lui qui dégomme qui il veut », a-t-elle rappelé.

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 31 mars 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le Chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

-  S.E.M Moctar OUANE, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale du Mali ;

- S.E. Mme Marcia BERNICAT, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal ;

- Une délégation des Ambassadeurs du Colloque sur le concept des collèges communautaires nord-américains conduite par le Ministre de la Formation professionnelle ;

- Une délégation de bailleurs de fonds participant à la table ronde sur les infrastructures conduite par le Ministre d’Etat, chargé de la Coopération internationale et des Infrastructures ;

- Le Conseil National de l’Energie (CNE).

- M. Mamadou DIA, Directeur Général de la SDE ;

- M. Madior Bouna NIANG, Directeur de FERRO METAL ;

- M. Ghislain de la SAYETTE de la compagnie ASTRIUM, filiale d’EADS, en présence du Ministre chargé des Télécommunications ;

- Une délégation de l’Association Nationale des lutteurs en Activité;

Revenant sur le compte-rendu de l’audience qu’il a accordée au Comité National de l’Energie (CNE), le Chef de l’Etat a adressé ses vives félicitations au Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, pour sa brillante conduite des finances publiques qui  vaut au Sénégal  la confiance des partenaires au développement, le  renforcement de notre capacité d’emprunt sur le marché international. Il a aussi salué  la pertinence des propositions qu’il a émises pour le bouclage du financement du plan Takkal dont  220 milliards ont déjà été mobilisés sur 365 milliards exprimés pour l'année 2011.

Après avoir validé les propositions  du Comité National de l'Energie soumises à son arbitrage pour sécuriser le financement complémentaire de 145 milliards, le Chef de l’Etat a également félicité  le Ministre d’Etat chargé de l’Energie  pour avoir réussi à donner plus de lisibilité à la politique de l’énergie, pour la pertinence du plan du relance et développement du secteur, ainsi  que pour les améliorations notables intervenues dans la fourniture de courant électrique depuis quelque temps. Aussi, le Chef de l’Etat a-t-il exhorté les Ministres à maintenir le cap et à aller plus loin dans la mise en œuvre du plan Takkal.

Au regard des risques liés à la catastrophe nucléaire au Japon, le Chef de l’Etat a indiqué que le Sénégal renonce à l’option de construction d’une centrale atomique flottante, déjà commandée auprès de la Russie.

Il a, par ailleurs, informé le Conseil de sa décision de porter auprès de l’Union Africaine une résolution visant à faire de l’Afrique une zone exempte de centrales nucléaires et engageant le continent à opter résolument pour les énergies renouvelables, notamment le solaire.

Suite à la présentation du Parc Culturel des Sept Merveilles de Dakar au Conseil par l’architecte-conseil Pierre Goudiaby ATEPA, auquel il a adressé ses vives félicitations, le Chef de l’Etat s’est réjoui de la capacité du Projet architectural à remettre, au centre des préoccupations du grand public,  la libération de la pensée, de l'opinion et de l'expression.

Par leur architecture et leur signification, a t il ajouté, les sept merveilles de Dakar sauront sûrement transmettre, à travers le temps, des messages aux générations futures.

Le Chef de l’Etat a indiqué qu’il souhaite aussi, à travers ce parc, favoriser l’apprentissage des humanités  et la formation des jeunes aux valeurs d’humanisme.

Pour encourager le développement des pratiques artistiques, le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de la Culture de subventionner l’achat d’instruments de musique à offrir, entre autres, aux écoles.

Afin de lutter contre la stigmatisation des économies des pays en développement, le Président de la République a informé le Conseil de sa décision de proposer à la Communauté internationale d’adopter dans sa nomenclature de classification des       nations, la terminologie de ‘‘Pays Candidat à l’émergence’’ (PCE), aux côtés des autres notions de « Pays développés », « Pays émergents » et autres « Pays à revenu intermédiaire ».

Le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de l’Agriculture de renforcer la  promotion de l’horticulture, en vue de l’ériger en secteur d’exportation à haute valeur ajoutée.

Afin de réduire le poids des importations sur la balance des paiements, il a également demandé au Ministre de l’Agriculture de lancer un vaste programme national sur les semences, avec un effort particulier sur la production de blé, dont l’importation représente, pour notre pays, des sommes extrêmement importantes.

Le Chef de l’Etat a demandé au Chef du gouvernement  d’engager toutes les consultations utiles pour identifier un site capable d’accueiller un grand parc, qui servira de poumon vert à la ville de Dakar.

Revenant sur l’audience accordée à ‘‘ l’Association des Lutteurs en Activité’’, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa décision de financer, à hauteur de 2 milliards de FCFA, la mise sur pied d’une mutuelle en faveur de ce regroupement de lutteurs.

Le Chef de l’Etat est également revenu sur l’audience qu’il a accordée à un représentant du Groupe EADS, à travers sa filiale ASTRIUM dédiée aux systèmes et services spatiaux civils et militaires, venu lui  présenter un projet de télémédecine financé par l’Agence Spatiale Européenne dans deux pays africains dont le Sénégal. Aussi, le Chef de l’Etat a –t-il informé le Conseil de sa décision de créer une agence spatiale au Sénégal et de la visite qu’il effectuera au siège d’EADS à Toulouse (France).

Enfin, évoquant la fête du 04 avril, le Chef de l’Etat a rendu un vibrant hommage à notre armée et à la jeunesse et a fait part de sa décision d’une célébration dans la sobriété, la simplicité et en toute solennité  du 51ème anniversaire de l’accession  du Sénégal à l’indépendance.

Le Chef de l’Etat a fait part des missions qu’il a effectuées à Abuja (Nigeria) et Bangui (République Centrafricaine).

A Abuja, les 23 et 24 mars 201, le Président de la République a pris part à la 39ème Session Ordinaire de la Conférence  des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.

Dans son intervention,  le Chef de l’Etat s’y est notamment réjoui du retour à l’ordre constitutionnel au Niger et en République de Guinée. Il a chaleureusement félicité le Général DJIBO et les protagonistes de l’élection présidentielle nigérienne pour leur contribution décisive au succès de la transition et au retour de la démocratie au Niger.

Sur le point relatif au fonctionnement de l’Organisation communautaire, le Chef de l’Etat a, en particulier :

- déploré la faible capacité d’absorption du budget, malgré les importantes ressources mises à la disposition de l’Organisation, du fait notamment de la carence de la Commission de la CEDEAO dans la conception et l’exécution des projets de développement ;

- relevé les manquements dans le management de l’Organisation, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources humaines (recrutement en violation des règles de transparence et des procédures),

- réitéré la nécessité de prendre dûment en compte le volet développement dans les négociations avec l’Union Européenne autour des APE.

A l’issue du débat général, le Président de la République a soumis au Sommet deux projets de résolution portant :

- l’un, sur un audit fonctionnel et de gestion de la Commission de la CEDEAO ;

- l’autre, sur la transformation de l’Organisation en Confédération des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Le sommet a reconduit S.E.M. le Président Goodluck Jonathan à la Présidence en exercice de la CEDEAO jusqu’au 31 décembre 2011.

En marge du Sommet, le Président de la République s’est entretenu en tête-à-tête avec :

- S.E.M. Baï KOROMA, Président de la République de Sierra Leone et

- S.E.M. Malam Bacaï SANHIA, Président de la République de Guinée-Bissau,

A Bangui, où il a effectué une visite de travail, le Chef de l’Etat a eu plusieurs entretiens avec son homologue S.E.M François BOZIZE. Il a profité de sa présence dans la capitale Centrafricaine pour lancer un vibrant appel en faveur de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale en Centrafrique, dans le contexte marqué par une vive tension entre l’opposition et le pouvoir, à l’issue du dernier scrutin présidentiel. En guise d’hommage et de reconnaissance de la République Centrafricaine, il a été décoré du titre de Grand-Croix, la plus haute distinction dans l’Ordre du Mérite Centrafricain.

En marge de cette visite, le Président de la République a reçu en audience M. Jean-Jacques DEMAFOUTH, candidat aux dernières élections présidentielles centrafricaines. Il a également reçu la communauté sénégalaise établie à Bangui.

Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil avoir présidé une réunion d’évaluation de la campagne de commercialisation arachidière en présence des Ministres chargés de l’Agriculture et du Budget. Les représentants des banques partenaires et les responsables des industries d’huilerie ont également pris part à la réunion. Il est ressorti du bilan d’étape présenté par le Ministre de l’Agriculture, qu’à la date du 27 mars 2011, 254 mille tonnes d’arachides d’une valeur de 49 milliards de francs CFA ont été collectées par les huileries.  Celles-ci ont honoré leurs engagements à hauteur de 40 milliards de francs CFA. Durant le mois de mars 2011, près de 30 milliards de francs CFA ont été versés aux producteurs. Les résolutions prises par les huiliers et leurs partenaires financiers laissent entrevoir qu’à la fin du mois d’avril, au plus tard, la campagne sera entièrement bouclée et toutes les sommes dues aux producteurs payées.

Le Premier Ministre s’est, par ailleurs, félicité du fait que l’intégralité du  financement obtenu ait pu être mobilisée avec le concours des seules banques locales.

Le Premier Ministre a également rendu compte de la réunion qu’il a présidée consacrée aux préparatifs du prochain Dakar Agricole, qui se tiendra les 18 et 19 avril prochains au Sénégal. Cette deuxième édition, a-t-il ajouté, est organisée en perspective du prochain sommet du G 20 qui aura lieu en juin 2011 à Paris, avec l’objectif principal d’anticiper sur certaines questions majeures qui y seront abordées en matière agricole, notamment :

l la régulation des marchés agricoles et alimentaires ;

l la nouvelle gouvernance mondiale de l’Agriculture ;

l la mise en place des instruments et mécanismes de pilotage pour asseoir une sécurité alimentaire durable dans le monde.

Au chapitre de ses audiences, le Premier Ministre a informé le Conseil avoir reçu plusieurs personnalités parmi lesquelles :

- Monsieur Mohamed H’MIDOUCHE, Représentant Résident de la Banque Africaine de Développement au Sénégal, venu lui faire une visite d’adieu ;

- Madame Henriette ÜTTE OHOVEN, Consule Générale du Sénégal à Düsseldorf et Ambassadrice spéciale de l’UNESCO ;

- Une délégation de Parlementaires Koweitiens, en visite d’amitié et de travail au Sénégal.

- Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, a fait part au Conseil, du besoin de financement du plan Takkal sur la période 2011-2014 évalué à 628 milliards de FCFA, dont 365 milliards pour l’année 2011. Ainsi, 220 milliards de FCFA ont été déjà acquis et 145 milliards sont actuellement recherchés pour couvrir les besoins de l’année 2011.

Aussi, a ajouté le Ministre d’Etat, un certain nombre de mesures ont été adoptées, dont notamment :

- Une réduction des dépenses fiscales ;

- Une augmentation de l’impôt sur les sociétés des entreprises du secteur de la téléphonie mobile, qui affichent une très forte progression de ses bénéfices ;

- Une réallocation partielle des ressources consacrées à la construction de la deuxième phase de l’autoroute à péage AIBD-Mbour et Mbour-Thiès.

La mobilisation de ce financement, a indiqué le Ministre d’Etat, permettra, d’une part, d’accélérer les investissements nécessaires en ce qui concerne la production, le transport et la distribution et d’autre part, de sécuriser l’approvisionnement en combustibles nécessaires à la fourniture d’énergie.

- Le Ministre d’Etat chargé de l’Energie a aussi évoqué la réunion du Conseil national de l’Energie (CNE), axée sur le début de mise en œuvre du Plan Takkal. Cette réunion, présidée par le Chef de l’Etat, a permis au Ministre d’Etat de rappeler les différents volets du Plan Takkal, dont la gestion de la demande, la sécurisation du financement des combustibles et l’investissement et la restauration de la crédibilité de la SENELEC ainsi que sa restructuration financière en profondeur.

- Le Ministre d'État a par ailleurs dans son compte rendu présenté le futur mixte technologique de la production de l’électricité basé sur le charbon et l’hydroélectricité.

- Tout en relevant que la crise énergétique au Sénégal  est une résultante de la croissance économique de notre pays et des progrès réalisés ces dernières années, le Ministre d'État a annoncé  la conclusion par l'Apix de contrats de location de groupes et la finalisation des dossiers d’appel d’offres pour des unités containerisées et des barges, élaborée en étroite collaboration avec SENELEC.

- Evoquant les risques de catastrophes nucléaires et leurs conséquences à l’échelle planétaire, le Ministre d’Etat, chargé de l’Environnement, a suggéré la mise en place d’un Comité de réflexion pour la détection de la radioactivité, qui sera logé à la Primature.

- Le Ministre d’Etat, Ministre du Travail et des organisations professionnelles, a rendu compte des résultats de l’atelier de validation et de partage de projets de textes sur la discrimination au travail, tenu à Saly, 28 au 30 mars 201, dans le cadre de la promotion de la Déclaration relative aux Principes et Droits Fondamentaux au Travail. A l’issue des travaux, des avant-projets de loi sur la discrimination dans l’emploi et la profession ont été amendés et adoptés. Le Ministre d’Etat a également informé le Conseil qu’il a été procédé à une revalorisation des rentes d’accidents de travail et de maladies professionnelles qui prendra effet à compter de janvier 2010. Cette amélioration de la couverture des risques sociaux s’est déjà traduite par les revalorisations successives des prestations familiales et des pensions de retraite, dont le versement est désormais bimestriel.

- Le Ministre de la Santé et de la Prévention a informé le Conseil du lancement du premier passage des journées nationales de vaccination synchronisées contre la poliomyélite à Ziguinchor, le 25 mars 2011. Depuis le mois d’avril 2010, aucun cas de poliomyélite n’a été recensé au Sénégal, a ajouté le Ministre qui est revenu sur l’appel lancé par le Chef de l’Etat aux populations pour qu’elles se mobilisent en vue d’un succès éclatant des deux passages prévus en 2011.

- Le Ministre de la Décentralisation et des Collectivités Locales a informé le Conseil de l’adoption, à l’unanimité par Parlement, de la loi relative au statut général des travailleurs des collectivités locales. Il a également fait état des mesures de généralisation des «  fonds de concours » à l’ensemble des collectivités locales du pays et des mesures d’augmentation des subventions que l’Etat alloue aux associations d’élus locaux.

- Le Ministre de la Jeunesse a rendu compte de l’organisation sur l’étendue du territoire national de la semaine nationale de mobilisation des jeunes contre le SIDA. Ouverte le 23 mars 2011 à Sédhiou, la semaine  qui a mobilisé mouvements et associations de jeunes dans toutes les régions du Sénégal pour la sensibilisation et le dépistage, a été clôturée à Darou Mousty.

- Le Ministre de la Culture et des Loisirs a informé le Conseil de la visite qu’il a effectuée, les 17 et 18 mars 2011, à Valencia (Espagne), à l’invitation du Gouvernement autonome de la Province. Un Accord de coopération a été signé avec l’Institut Valencien d’Art Moderne (IVAM). Cet accord prévoit des échanges d’œuvres d’art dans le cadre des expositions organisées par chacune des parties. Par ailleurs, l’IVAM a offert de recevoir, à partir de janvier 2012, des stagiaires –conservateurs sénégalais.

- Le Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale a informé le Conseil  de l’arrivée, le samedi 05 mars 2011, du premier contingent de Sénégalais rapatriés de Libye qu’elle a accueilli à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, en compagnie  du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, du Ministre d’Etat en charge des Transports aériens et du Ministre des Sénégalais de l’Extérieur.

Le Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale a également évoqué le Grand Jubilé des 350 ans d’existence de la Congrégation des Sœurs hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve auquel elle a pris part, le Mercredi 2 Mars 2011, au Théâtre National Daniel Sorano. Elle a, à cette occasion, remis la contribution du Chef de l’Etat aux membres de la Congrégation qui l’ont vivement remercié pour cette grande marque de considération à leur endroit.

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret modifiant et complétant le décret n°77-987 du 14 novembre 1997 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement.

 

Le Conseil a adopté les mesures individuelles suivantes :

- M. Ibrahima GUEYE, Administrateur civil, est nommé Directeur de l’Emploi au Ministère de la Fonction Publique et de l’Emploi ;

- M. Moustapha CAMARA, Contrôleur de gestion, est nommé Président du Conseil de Surveillance  de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) en remplacement de M. Omar NDIAYE.

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Le Plan « Takkal » a été présenté, hier, aux députés. Cette politique mise en œuvre par les autorités porte sur la période 2010-2014. Elle vise à assurer une fourniture d’électricité, en qualité et en quantité. Il s’agit, au total, de 55 actions rangées dans 5 volets.

Selon le cabinet McKinsey, « la situation est grave » puisque le Sénégal  est à « - 10% de marge de réserve stratégique ». D’après le cabinet, le diagnostic du secteur fait état de « moins en moins de maintenance » du parc, des problèmes de coûts, de manque de combustible, de manque d’investissement, de déficit de capacité, etc. Il indique que la demande latente et la demande réelle en 2013 sont estimées à 250 MW. C’est, à l’en croire, l’année de tous les dangers puisque çà va se traduire par une demande d’électricité non livrée.

Concernant le volet financier, le cabinet estime que la «situation est complexe» du moment que les comptes d’exploitation de la Senelec sont « structurellement déficitaires ». Le cabinet estime que la situation aurait été dramatique s’il n’y avait pas la compensation de l’Etat. Il avance qu’il y a des pertes de l’ordre de 50 à 60 milliards de FCfa par an. « Chaque transactions est compliquée, lourde et coûteuse », a dit le technicien non sans insister sur la nécessité de travailler à restaurer la crédibilité de la Senelec. L’entreprise aurait une dette qui s’élève à 280 milliards de FCfa.

Le cabinet McKinsey liste au nombre de 55 les actions à entreprendre pour redynamiser l’entreprise. Ces actions sont rangées dans 5 volets. Il a aussi mentionné la location de capacités supplémentaires, l’extension de Kounoune et de Bel air et les barges pour accroître l’offre en énergie. Pour le cabinet, c’est une solution transitoire pour sortir du « tunnel » 2010-2014. 2014 étant la date arrêtée par les autorités pour le démarrage de la centrale à charbon. Le ministre d’Etat, ministre de l’Energie a dit que les délestages vont cesser avant cette date. Plusieurs responsables, comme le directeur de la Senelec, le président du Comité de restructuration et de relance du secteur de l’électricité, le ministre délégué chargé de l’Energie ont participé à la rencontre.

Après plus de 3 heures de présentation du plan « Takkal » par les experts du cabinet McKinsey et les ministres d’Etat, Karim Wade et Abdoulaye Diop, la plupart des députés ont manifesté leur soutien et leur adhésion au projet. « Le Plan Takkal » vient à son heure. Il est important que tous les Sénégalais soient patients pour la réalisation du plan », a déclaré le député Aliou Dia. « Nous devons nous approprier ce projet qui pourrait mettre fin à la crise énergétique », a-t-il ajouté.  D'autres députés se sont interrogés sur les tenants et aboutissants du plan. Ainsi, Balla Moussa Daffé et Ousmane Sow Huchard ont interpellé les deux ministres sur la provenance du charbon qui est défini comme la voie du salut. Pour Ousmane Sow Huchard, les autorités devraient penser à mettre en place des centrales solaires. La vice-présidente de l'Assemblée nationale, Aïda Mbodj, est revenue sur l’appropriation du plan par les collectivités locales. Elle a souhaité l’implication des collectivités locales ainsi que les parlementaires dans la réalisation du plan. Mme Mbodj a aussi évoqué la gratuité de la consommation des quelque 2.000 agents de la Senelec qui, selon elle, pénalise aussi l’entreprise.  Le président de la Commission de l’Economie générale, des Finances, du Plan et de la Coopération économique, Alé Lo, a pour sa part proposé la gestion rationnelle de l’électricité dans les collectivités locales, comme c’est le cas pour l’eau, par exemple. Il a, à l’image d’Abdoulaye Sène, estimé que les énergies renouvelables, notamment le solaire, doivent être prise en compte par le plan.

Une délégation de jeunes marabouts libéraux de la ville sainte de Touba a été reçue par le chef de l’Etat, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade.

Au cours de cette rencontre, les marabouts ont posé quelques doléances au chef de l’Etat. Très ravi de recevoir les marabouts de son parti, Me Wade a promis d’apporter des solutions durables aux doléances exprimées.

En présence du ministre d’Etat, directeur de Cabinet du président de la République, Habib Sy, du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, de l’administrateur du Pds, Abdoulaye Faye, et de proches collaborateurs du chef de l’Etat, les jeunes marabouts libéraux ont évoqué certaines questions liées au développement de la ville sainte. Serigne Sidy Mbacké, dans son intervention, a souhaité que Touba soit doté d’une nouvelle infrastructure sanitaire accessible aux populations et la modernisation des « daaras » pour une meilleure éducation de la jeunesse. L’emploi des jeunes de Touba a été également abordé par le marabout. De son côté, Serigne Khadre Mbacké a demandé un retour à la terre pour que le pays atteigne l’autosuffisance alimentaire. Quant au marabout Souhaïbou Cheikh Mbacké, il a recommandé l’unité du Pds avant de souhaiter un soutien de l’Etat aux émigrés sénégalais face à la crise mondiale. Au nom des femmes, Mme Sokhna Tabaski Cissé est revenue sur le financement de ses sœurs pour la réalisation de projets porteurs.

Très séduit par les différents intervenants, le secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade, s’est dit agréablement surpris par la qualité des interventions. « Une telle rencontre est importante, car elle permet de dire la vérité. Nous devons nous unir autour de l’essentiel », leur a lancé le chef de l’Etat. Il a ajouté qu’il partage les préoccupations des jeunes marabouts libéraux de Touba avant de promettre d’apporter des solutions durables à ces questions.

El H. A. THIAM

L’Alliance pour la République (Apr) et le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) ont, au cours d’une rencontre,  appelé à la consolidation de Bennoo siggil Senegaal.

Une délégation de l’Alliance pour la République (Apr), conduite par Macky Sall, a rencontré, lundi, celle du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), conduite par son secrétaire général, le Pr. Maguatte Thiam,  se sont rencontrées, au siège l’Apr, dans le cadre d’un échange politique. «Au terme de riches et profondes discussions, les deux délégations ont exprimé leur totale convergence sur la grave crise politique, économique, sociale et culturelle qui sévit au Sénégal du fait de la politique initiée et mise en œuvre par Abdoulaye Wade et son système », lit-on dans le communiqué conjoint qui a sanctionné la rencontre. Face à cette situation les deux partis appellent à la consolidation de Bss. « Face à ces dérives  du pouvoir qui s’aggravent de jour en jour, doublées de son entêtement à vouloir se représenter en 2012, en violation de la Constitution, la consolidation de Bennoo siggil Senegaal, porte  étendard de l’opposition nationale contre ce régime, s’avère de plus en plus nécessaire et large », indique le communiqué. Pour ces deux partis, aujourd’hui, plus que jamais, Bennoo doit renforcer son unité pour «s’opposer au redécoupage  territorial en cours, purement électoraliste, pour gérer les urgences démocratiques sociales et politiques». Pour ce faire, poursuit le communiqué, «le régime n’hésite pas à user d’expédients qui vont des manœuvres visant à empêcher l’expression libre et démocratique du suffrage  à un découpage administratif de forfaiture et ses conséquences juridiques, en passant par toutes sortes d’entraves à l’exercice de la citoyenneté des jeunes  et des Sénégalais de la diaspora (non confection de cartes nationales d’identité, difficultés d’inscription sur les listes électorales)». L’Apr et le Pit appellent à une «mobilisation collective contre le blocage de la délivrance des cartes nationales d’identité et toutes les barricades érigées par le pouvoir pour empêcher les inscriptions et le vote prochain de millions de Sénégalais, notamment des jeunes». Il convient, selon ces deux formations, «d’imposer au pouvoir l’ouverture sans délai des listes électorales aux jeunes et de procéder expressément à la délivrance des cartes nationales d’identité à tous les citoyens qui en font la demande».

Aliou KANDE

Le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, est en tournée dans le département de Louga. Il a sillonné sept communautés rurales et s’est imprégné des problèmes des populations rurales.

Le déficit en infrastructures sociales de base, l’absence de moyens de production et de pistes praticables, la dégradation des routes, le chômage des jeunes sont, entre autres, les doléances exprimées par les habitants des zones rurales. De Ouarack à Syer en passant par Diaminar Thiamène, Ndiagne et Gandé, les populations ont évoqué leurs dures conditions de vie. Pour elles, c’est le régime libéral qui ne s’est pas soucié de leurs préoccupations. « Depuis le départ des Socialistes, rien n’a changé ici », clament les habitants de Ouarack qui estiment que leur localité est restée le même, onze ans après l’alternance. C’est pourquoi, déclarent-elles : «Vous Tanor, avec Bennoo siggil Senegaal, vous êtes l’alternative pour sortir les Sénégalais de la misère et nous  libérer de nos souffrances quotidiennes avec la cherté de la vie, le manque d’emploi, la mauvaise politique agricole », soutiennent les habitants du Walo. Pour Aminata Mbengue Ndiaye, qui s’adressait aux populations au nom du secrétaire général dont la voix était complètement cassée, la souffrance des ruraux est réelle. « Ils vous ont délaissés et il faudra voter massivement contre Wade et son gouvernement en 2012 », a lancé le maire de Louga. Birahim Diagne, le responsable de la coordination, et Barthélemy Diaz ont dit que la situation du monde rural va de mal en pis. Les Socialistes, qui sont en train de remobiliser leurs militants, prévoient d’organiser des meetings dans certaines localités et rendront visite à beaucoup de chefs religieux, notamment à Thiamène, Boudy Sakho et Coki.

Ousmane MBENGUE

Réunis à Kaolack, les arabisants du Rassemblement pour le peuple (Rp) de Serigne Mamoune Niasse, après avoir dressé un tableau sombre de la situation du pays, restent persuadés que l'unité et la paix des cœurs peuvent permettre de relever le défi du développement.

En point de presse, hier à Kaolack, le mouvement des arabisants, structure affiliée au Rassemblement pour le peule de Serigne Mamoune Niasse, à travers des délégués venus de plusieurs régions du Sénégal, a lancé un appel pressant en direction de ses membres et sympathisants pour une mobilisation tout azimut autour du premier serviteur.

Aussi, a-t-il demandé à tous les arabisants du Rp de rester vigilants pour la massification et la consolidation des structures du parti dans toutes les régions du Sénégal, en vue des prochaines échéances électorales.

En outre, la coordination nationale des arabisants du Rp a dressé un tableau sombre de la situation nationale, « caractérisée par une crise généralisée, mais plus prononcée dans les secteurs de l'éducation, de la santé, du monde rural, de l'énergie et des inondations ».

Cependant, selon les arabisants du Rp, face à ce tableau sombre, l'espoir est permis, les camarades de Serigne Mamoune Niasse demeurant convaincus de la possibilité de surmonter ces difficultés avec une mobilisation de toutes les forces du pays, dans l'unité, l'entente et la paix des cœurs.

Conscient de son rôle et de ses responsabilités historiques dans l'édification du Sénégal, les arabisants du Rp, derrière Serigne Mamoune Niasse, ont déclaré ne ménager aucun effort pour engager le combat pour un Sénégal émergent.

Mamadou CISSE

Le Mouvement des élèves et étudiants libéraux de Kolda invite l’ensemble des responsables Pds de la région à se ranger derrière le ministre d’Etat, Bécaye Diop, pour réélire Me Wade en 2012 dès le 1er tour.

Boucary Diaby, secrétaire général du Meel de Kolda, souhaite que tous les responsables libéraux du Fouladou s’unissent derrière Bécaye Diop pour réélire Me Wade en 2012. «Je demande à tous les responsables de Kolda de s’unir derrière le ministre d’Etat, Bécaye Diop, pour réélire Me Wade dès le 1er tour en 2012», a-t-il déclaré. Selon M. Diaby, si tous les responsables libéraux s’unissent, la réélection de leur candidat sera facile. «Nous devons réélire Me Wade pour le développement et l’avenir de notre région. Sous l’alternance, Kolda a complètement changé», a-t-il ajouté.

Boucary Diaby s’exprimait lors de la réception d’un appartement mis à la disposition des étudiants de Kolda par le ministre d’Etat Bécaye Diop. Cet appartement, situé à Fass, permet de loger une cinquantaine d’étudiants originaires de la région de Kolda. « C’est un geste qu’il faut saluer », a souligné le responsable du Meel qui a rappelé les nombreux efforts du maire de Kolda en direction des étudiants. « L’année dernière, il nous avait donné 600.000 FCfa pour l’achat de tickets de restauration », a précisé M. Diaby. Il a saisi cette occasion pour demander aux étudiants de Kolda qui sont à l’université de Ziguinchor, de faire preuve de patience et de maturité et de prendre contact avec Bécaye Diop pour le règlement de leurs problèmes. Le Meel demande au gouvernement l’érection d’un centre universitaire à Kolda pour permettre aux étudiants d’étudier correctement chez eux.

Aliou KANDE

L’union régionale de kaolack, au cours de sa dernière réunion, a confirmé Mme Gnagna Fall au poste de responsable régionale des femmes, poste laissé vacant par Mme Nafi Ndiogou qui, avec l’érection de Kaffrine en région, a rejoint cette localité. Toujours avec le retrait de Kaffrine de la structure de Kaolack, l’union régionale va incorporer dans son bureau, les éléments du département de Guinguinéo qui étaient à Fatick et qui, avec le dernier découpage, ont rejoint la région de Kaolack. L’Union régionale de Kaolack prépare activement la visite du secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, attendu dans les semaines à venir. Après plusieurs mois d’hibernation, l’union régionale du Ps à Kaolack, est sortie de sa réserve, en se retrouvant à Gandiaye, le week-end dernier.

Une occasion pour les Socialistes de passer en revue la situation politique nationale et régionale, mais surtout de préparer l’arrivée de leur secrétaire général qui devra reprendre sa tournée nationale.

Le responsable régional, Sambou Touré, a déclaré au cours de cette réunion que le Sénégal va vers une élection très importante de son histoire politique. Parlant de la situation politique nationale, il a dit toute sa préoccupation par rapport aux difficultés que les populations, les jeunes principalement, ont, aujourd’hui, de disposer de la carte nationale d’identité, partant, de s’inscrire sur les listes électorales. Il a promis de saisir le Bp du Ps afin que la question soit portée et étudiée au niveau de «Bennoo siggil Senegaal ».                                                         

 M. CISSE

Le ministre conseiller, porte-parole du président de la République, leader du mouvement Carrefour Wade 2012, Serigne Mbacké  Ndiaye, est allé, dimanche dernier, à l’assaut des électeurs potentiels dans le département de Thiès.

A Keur Mousseu, il a eu droit à une forte mobilisation des femmes et des jeunes qui ont, tous dans leur allocution, réitéré leur fidélité et leur confiance au président de la République, Me Wade. Adja Khady Ndiaye, responsable bien connue du Ps et  Leyti Hann, ancien secrétaire général de section et du comité central sont venus grossir les rangs des libéraux à travers Carrefour Wade 2012. Dans cette partie du Diender, la préoccupation majeure reste la reprise de la route Kayar-Keur Mousseu.

A Ngoundiane, le pari de la mobilisation a tout aussi été gagné. Là, les femmes réclament cinq unités de transformation de céréales locales pour freiner l’exode rural. Mbaye Gning a invité à une redynamisation du camp libéral à la base et cela nécessite une plus grande attention des responsables nationaux. C’est pourquoi il a beaucoup salué l’initiative de Sergine Mbacké Ndiaye. Sous ce même registre, Ousseynou Faye, qui a été reconduit de manière consensuelle à la tête de l’Ujtl de Ngoundiane, a invité les responsables adultes à faire bloc et travailler à la réélection de Me Wade.

A Ndouf, village de la communauté rurale de Ndiéyène Sirakh, le président la communauté rurale, Serigne Mouhamadou Falilou Fall, a reçu, des mains de Serigne Mbacké Ndiaye, le décret signé par le président de la République faisant de lui un ambassadeur itinérant. Un acte hautement apprécié par l’ensemble des 37 chefs de villages, notables et conseillers ruraux présents à la manifestation.

Dans toutes ces différentes localités, le ministre conseiller a rassuré les populations sur la volonté inébranlable du président Wade et son gouvernement à prendre en charge leurs aspirations. Selon lui, sur toutes les doléances recensées, l’essentiel est bien dans leur corde car, déjà inscrites dans le plan programme du gouvernement. «Aujourd’hui, au plan politique, le seul objectif est de nous mettre ensemble pour que le département de Thiès fasse partie des endroits qui vont élire massivement Me Wade, le 26 février prochain », a-t-il lancé. Pour lui, l’opposition se résume au Ps. Et avec le bilan élogieux dans de multiples secteurs depuis 2000, les populations n’envisagent pas du tout de remettre le pouvoir aux opposants.

Mbaye BA

Interrogé dimanche sur l’agenda politique qui s’accélère, Me Boukounta Diallo a déploré qu’on installe le pays dans une précampagne électorale, « alors qu’il fait face à de réelles difficultés de survie. Les Sénégalais ont des préoccupations différentes de la classe politique. Le 19 mars dernier, on a vu une absence de réponse à l’appel des partis politiques.

La meilleure manière de gagner des points avec un peuple, c’est de lui tenir un langage de vérité. D’éviter de lui raconter autre chose que ce qu’il voit de ses propres yeux. » Invité de l’émission dominicale, « Point de Vue », sur la Rts, l’avocat a critiqué sans complaisance les mœurs politiques en cours.

« Il y a un langage politique qui n’aide guère à faire avancer les choses dans ce pays. Ceux qui ne sont pas aux commandes critiquent globalement tout sans reconnaître le minimum de réalisations de l’adversaire. Et ceux qui sont aux commandes considèrent que tout est rose, sans s’arrêter pour dire que nous avons réellement échoué, et que nous en assumons l’entière responsabilité », a-t-il répondu à, une question du journaliste Oumar Gningue. « Si ce jeu franc n’existe pas, alors comment voulez-vous que je m’inscrive dans ce registre où chacun parle de l’autre », s’est-il demandé, comme pour dire qu’il renvoie dos à dos opposition et majorité.

Quid du bilan du régime libéral à onze mois de la présidentielle ? « Des choix osés ont été faits. En ce qui concerne les infrastructures de ce pays, des réalisations ont été faites par le pouvoir en place. Mais on se peut se poser la question de savoir à quel prix cela s’est-il fait », s’est-il demandé. « Certains pensent qu’au détriment des règles élémentaires de gestion budgétaires, quelques réalisations ont été menées sans que l’on puisse obéir à ces règles. Il est évident que pour un temps record, si on veut réaliser ce qu’on a réalisé, dans les délais requis, selon les règles administratives, cela a été impossible », estime Me Diallo, pour qui, « on peut ainsi comprendre les entorses notées. Mais ceux qui l’ont fait doivent avoir le courage de le reconnaître pour pouvoir passer à autre chose. »

Pour Me Boucounta Diallo, « les principes élémentaires d’orthodoxie en matière de gestion budgétaire  se doivent d’être respectés. Et quelles que soient les réalisations faites par les gouvernements de l’alternance, une chose doit demeurer : la solidité des fondements de l’Etat. Il ne faut pas que ceux qui viendront plus tard aient un Etat à refaire. » Au cours de l’émission, il a longuement plaidé pour la revalorisation de la démocratie interne dans les partis politiques et la lutte contre leur prolifération. L’ancien président de l’Ondh rappelle que « chaque régime a eu ses priorités. Le premier, celui de Senghor voulait créer l’homo senegalensis (éducation et culture) ; Abdou Diouf s’est focalisé sur des politiques de justice sociale ; le président Wade, un économiste, qui entend marquer son passage par des réalisations fondamentales au niveau des infrastructures. Les trois sont complémentaires car ayant une connaissance différente du milieu social. Interrogé sur l’état de Institutions sénégalaises, il a rappelé que « la Démocratie est d’abord une question d’hommes. Pour prendre un seul exemple, quelles que soient également les institutions mise en place pour rendre une justice indépendante, elle ne pourra jamais l’être si les hommes qui l’animent n’ont pas la volonté et le souhait d’être indépendants. » Me Diallo est également revenu sur le dossier casamançais auquel il a consacré un ouvrage : « Crise casamançaise : Problématique et voies de solutions », la responsabilité de la communauté internationale dans « le pourrissement » en Côte d’Ivoire et la nécessité, pour le Sénégal, de tenir son rang de pionnier démocratique alors que le Cap-Vert, le Mali ou le Bénin commencent à « normaliser » leurs alternances.

Samboudian KAMARA

Suite aux rumeurs relayées par la presse faisant état, depuis quelques jours, de la fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Gambie, un communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle que le gouvernement tient à signaler que ces informations ne correspondent pas à la réalité des excellentes relations d’amitié fraternelle et de bon voisinage unissant les deux pays qui forment un seul et même peuple. En vérité, poursuit le communiqué signé par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, « ces rumeurs sont liées à la situation qui prévaut actuellement au niveau du point de passage de Farafenni que des transporteurs sénégalais ont décidé de ne plus emprunter, pour protester contre le traitement qui leur serait réservé par les agents chargés du contrôle de la traversée du bac ». Conformément aux instructions du président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui accorde le plus grand intérêt aux relations entre le Sénégal et la Gambie, souligne le communiqué du ministère des Affaires étrangères, les autorités sénégalaises compétentes sont en train de prendre les dispositions nécessaires, en relation avec les transporteurs, en vue d’apporter une solution appropriée à cette situation.

El h. A.T.

Les principaux leaders de l’opposition présents, samedi, au congrès de l’Alliance des forces de progrès (Afp) ont appelé à l’unité des forces hostiles au pouvoir libéral.

« Le temps de l’unité et de l’action est venu. Nous n’avons pas le droit de rater ce temps. Nous avons l’obligation de nous unir pour protéger les valeurs nationales », a lancé le secrétaire général de l’Afp, Moustapha Niasse.  Le patron des Progressistes a ajouté : « l’avenir de notre pays requiert plus que jamais l'unité du peuple, de ses forces vives, de ses énergies et une pensée commune ainsi qu’une prière partagée de chacun et de tous afin que le Seigneur nous donne la force de nous mobiliser, dans l'honneur et la dignité ».

M. Niasse a fait cet appel devant une trentaine de représentants de partis politiques, de mouvements citoyens et d’organisations de la société civile et de nombreux militants de son parti venus assister à ce 2ème congrès.  Il a estimé que l’unité doit être le seul mot d’ordre pour battre le régime en place. Il a été suivi dans cette position par Ousmane Tanor Dieng, Abdoulaye Bathily, Mamadou Lamine Diallo, Macky Sall, Talla Sylla, Serigne Mansour Sy Djamil, etc. Mais le Pr. Bathily est allé plus loin en soutenant que l’unité de l’opposition est déjà réalisée. « Notre unité est déjà acquise. Bennoo a déjà gagné, notre victoire en 2012 est sûre. Ceux qui parient sur la dislocation du Bennoo doivent revoir leur copie », a martelé Pr. Bathily sous les applaudissements du public qui appelle Bennoo siggil Senegaal à trouver un candidat unique pour l’opposition à la présidentielle de 2012.

Serigne Mansour Sy Djamil a demandé aux leaders de l’opposition et à tous les autres opposants au régime de se faire confiance. «Lors des manifestations du 19 mars, le pouvoir, le mouvement «y’en a marre » et Sidy Lamine Niasse ont mobilisé plus que Bennoo. Qui connaît la capacité de mobilisation du Ps et de l’Afp sait que cela n’est pas acceptable», s’est-il désolé.

Après la cérémonie d’ouverture, les Progressistes ont procédé à l’élection du nouveau bureau de l’Afp dont Moustapha Niasse reste le patron. Ils ont porté à la tête du secrétariat général adjoint de l’Afp Malick Gackou. Le leader de l’Afp dans la région de Dakar remplace à ce poste Madieyna Diouf qui est devenu le président du Conseil consultatif. Le congrès a également décidé d’instaurer la parité dans le bureau politique.

Babacar DIONE

A Thiès, le renouvellement  n’a été effectif qu’au niveau de deux communes d’arrondissement « Est » et « Nord », alors qu’à la commune d’arrondissement « Ouest », l’opération s’est terminée dans la confusion.

C’est dans la confusion que l’opération de renouvellement des  instances de l’Ujtl s’est terminée, hier, à la commune d’arrondissement « Ouest ». Selon notre source, les conditions d’une bonne rencontre étaient réunies, mais des jeunes munis d’armes blanches ont fait irruption dans la salle pour se dresser contre le renouvellement. Une attitude déplorée par la responsable, Ndèye Amy Dioum, que nous avons jointe au téléphone. Un point de presse devrait être tenu en fin de soirée pour dénoncer ces actes de vandalisme. Mme Dioum annonce même une plainte à déposer, ce lundi, contre les présumés fauteurs de troubles qui ont été identifiés, selon elle.

Pendant ce temps, au niveau des deux communes d’arrondissement de Thiès « Est » et « Nord », le consensus a prévalu, même si quelques petites difficultés n’ont pas manqué. C’est ainsi qu’Oumar Djigo et Soukeyna Seck, d’un côté, Birame Guèye et Ndèye Amy Ciss, de l’autre, ont été proposés pour diriger les bureaux des instances de l’Ujtl. D’ailleurs, pour ce qui concerne la commune d’arrondissement de Thiès « Est », le secrétaire général, Oumar Djigo, a déclaré que toutes les sensibilités ont été intégrées dans le nouveau bureau. A la commune de Thiès « Nord », selon son secrétaire général, Birame Guèye,  des mouvements de soutien et personnes ressources ont été intégrées. « Nous avons voulu ratisser large, dans le cadre de la massification du parti et en perspective de l’élection présidentielle de février 2012 », a souligné M. Guèye.

M. SAGNE

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a effectué une visite de 48 heures à Bangui, en République Centrafricaine, où il a été élevé au grade de Commandeur de la Grand Croix par le président François Bozizé. Cette visite d’amitié et de travail a été sanctionnée par un communiqué final insistant sur les excellentes relations entre nos deux pays.

Accueilli à l’aéroport international de Bangui par le président François Bozizé, le chef de l’Etat a été largement ovationné par les populations massées le long du cortège, et plus particulièrement par la colonie sénégalais en Centrafrique au rythme de « Gorgui yaw la ». C’est au cours d’un déjeuner que la décoration de Commandeur de la Grand Croix lui a été remise par le président Bozizé.

Après un dépôt d’une gerbe de fleurs au Monument Barthélemy Boganda, père de la République centrafricaine, Me Wade a  visité le monument qui abrite des arbres cinquantenaires, décoré par des artistes locaux.  Au cours du déjeuner officiel, les excellentes relations entre les deux pays ont été magnifiées. « Il n’y a pas de démocratie parfaite et je salue en vous le modèle, car vous incarnez la valeur de la démocratie pour avoir lutté pendant très longtemps», a dit le président centrafricain à l’endroit de Me Wade. Il a ajouté : «vous persévérez dans la lutte pour renforcer la démocratie au Sénégal».

En réponse à son hôte, le chef de l’Etat a déclaré que c’est une opportunité exceptionnelle pour lui de se retrouver en Centrafrique, car cela fait plusieurs décennies que ce pays ami n’a pas reçu un président sénégalais. Il a poursuivi en disant que ce silence a été rompu et s’est dit très satisfait de retrouver ce pays après une période difficile, marquée par l’instabilité, la guerre et des pertes de vies humaines. « Vous êtes dans une période de normalisation avec des institutions fonctionnelles, et je suis venu après votre réélection vous encourager ainsi que tous les hommes et femmes de la sphère politique dans la persévérance à cultiver la paix, la démocratie et la tolérance », a lancé le chef de l’Etat à son homologue centrafricain.

Avant de quitter Bangui, le président de la République a rencontré la colonie sénégalaise dont il a salué le bon comportement en terre centrafricaine. Parmi les doléances évoquées par nos compatriotes sur place, figurent en bonne place l’obtention de cartes nationales d’identité, les passeports et la carte de séjour délivrée par les autorités du pays hôte. Il faut rappeler que lors de la cérémonie d’investiture du président Bozizé, c’est le président du Sénat, Pape Diop, qui avait représenté le chef de l’Etat aux festivités.

El H A.THIAM

Repenser la manière de faire la politique en  réintroduisant  plus de valeurs, de vertus et de loyauté. C’est ce que recommande le député libéral Abdoulaye Sène. Il intervenait lors d’un dîner débat à l’Ucad, organisé par l’association Terroirs solidaires.

L’association Terroirs solidaires n’a pas voulu être en reste pour la commémoration des onze ans de l’Alternance. Elle a organisé un dîner débat animé par son parrain, Abdoulaye Sène, député à l’Assemblée nationale.

Le député libéral, Abdoulaye Sène, veut une autre manière de faire la politique.  La gestion des besoins et des attentes des populations doit, selon lui, être au cœur de la démarche de tout homme politique. Il faut réintroduire, à son avis, plus de valeurs et de vertus, de loyauté dans la politique. «Il faut faire la politique tout en s’adossant à des valeurs qui fondent la morale politique», renseigne un communiqué de l’association Terroirs solidaires. Abordant le thème de la conférence «Approche territoriale du développement, l’expérience de la région de Fatick», il a fait le diagnostic de la région de Fatick. «C’est au niveau local qu’il faut démarrer la recherche de solution», indique M. Sène qui a plaidé pour une nouvelle gouvernance dans le monde qui doit mettre au cœur du développement les terroirs et les populations locales.

Selon lui,  la forte concentration des activités économiques à Dakar n’est pas de nature à favoriser un développement harmonieux et équilibré. A l’en croire, il faut encore décentraliser davantage, même s’il y a eu des acquis. Il a fait savoir qu’il faudra décentraliser de manière beaucoup plus appropriée de manière à mieux répartir les ressources. Il n’a pas manqué de saluer les nombreuses initiatives qui ont été prises par le président Wade pour sortir le pays de la pauvreté.

Pour Biram Sène, coordonnateur du mouvement, l’espoir est plus que jamais permis,  malgré les nombreux défis que nous devons encore relever ensemble en vue de l’émergence de notre pays et de la région de Fatick.

Aliou KANDE

C’est à travers un droit de réponse que le Pr. Iba Der Thiam a répliqué, suite à l’article du Journal Walf Grand Place de ce vendredi 25 mars. Nommément cité, le Professeur Thiam a dénoncé «une désinformation volontaire».

Cité dans leur rubrique « bord d’ la place », Iba Der Thiam a donné sa réponse, suite à l’article de ce vendredi 25 mars qui soutient que «l’alternance ne mobilise plus».  En réplique, à ce journal, il estime qu’établir une comparaison entre la marche du 19 mars 2004 et celle du 19 mars 2011 est « une désinformation volontaire». Pour cause, « en 2004, l’alternance avait décidé de convoquer une vaste mobilisation, comme l’exigeait le contexte », et de poursuivre qu’en « 2011, certains avaient proposé de renouveler l’exploit de 2004, mais il a été décidé que la manifestation serait, cette année-ci, modeste, comme celle du 04 avril 2011, et ne concernerait qu’un seul défilé partant de la Poste de Médine au Palais de la République». Cette année, « très peu de moyens ont été débloqués à cette fin, en raison de la conjoncture », renseigne Iba Der Thiam.

« Beaucoup de leaders politiques ont été invités à mettre la main à la poche, cette fois-ci », précise-t-il. Cette précision juste pour montrer que « les deux manifestations ne sont, donc, pas comparables », avant d’ajouter qu’elles n’ont pas le même format, ni le même itinéraire, ni le même but et s’inscrivent dans des contextes différents».

Au vue de tous ces critères cités plus haut, il estime que « c’est, donc, vous qui êtes au  bord d’ la place ». « Par l’insuffisance de votre analyse, oblitérée, comme c’est souvent le cas, beaucoup plus par l’esprit partisan que par le souci constant d’informer juste et vrai, en vérifiant vos sources et en vous informant au bon endroit », fait remarquer Iba Der Thiam.

Fatou DIOP (stagiaire)

Réunie sous la présidence de Boubacar Thioube, secrétaire général adjoint du parti, la direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) s’est penchée sur la vie du parti, le XIe anniversaire de l’Alternance et la situation internationale, annonce un communiqué reçu, hier. Les camarades de Djibo Kâ  se sont félicités du 11e anniversaire de l’alternance avant de rendre un hommage appuyé au président Abdoulaye Wade.

S’agissant de la célébration de l’an XI de l’Alternance démocratique au Sénégal, la Dpe se félicite de la mobilisation massive des militants de l’Urd, avant de rendre un hommage appuyé au président de la République pour le sens élevé de l’histoire et de l’attachement à la démocratie dont il a fait montre en laissant manifester librement toutes les sensibilités politiques du peuple sénégalais. Elle a aussi félicité le peuple sénégalais pour sa haute maturité politique, son sens des responsabilités et son devoir citoyen.

S’expliquant sur la vie du parti, la Dpe a abordé le processus de renouvellement des instances de base, de la vente des cartes et des activités d’animation et de mobilisation. A ce titre, la Dpe s’est tout d’abord félicitée de la vitalité massifiante du parti telle qu’attestée par les différentes activités menées au niveau des fédérations dans la récente période, dont le point d’orgue aura été la rencontre accordée par le secrétaire général du parti, Djibo Leïty Kâ, à une forte délégation des Sages de la fédération de Guédiawaye (commune d’arrondissement de Wakhinane-Nimzatt).

La Dpe, selon le communiqué, a salué les diverses activités constantes et continues menées à la base, s’inscrivant en droite ligne de la préparation des échéances de 2012 pour la réélection de Me Abdoulaye Wade.

Abordant la question du renouvellement des instances de base du parti, la Dpe a noté avec satisfaction que le processus est presque arrivé à terme et que, dans la même veine, la vente des cartes pourra être reprise de façon optimale et mieux rationalisée, à partir d’un état des lieux à réaliser très prochainement.

Au plan international, particulièrement marqué par la lancinante question de la situation en Côte d’Ivoire (sur laquelle l’Urd s’est déjà prononcée), la catastrophe naturelle qui frappe le Japon et la situation en Libye, la Dpe exprime tout d’abord  son soutien le plus appuyé au Japon tout en présentant au gouvernement et au peuple de ce pays frère ses condoléances les plus sincères.

S’agissant de la Libye, la Dpe appuie fortement la décision de l’Onu à travers la Résolution 1973 autorisant l’intervention de la communauté internationale.

Enfin, en questions diverses, la Dpe a pris note, tout d’abord, de la visite effectuée au nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass par Djibo Leïty Kâ, à la tête d’une forte délégation du parti, le 22 mars 2011.

La Dpe se réjouit  avec satisfaction de la fin de la grève au niveau des universités, décrétée par le Saes, et  a en revanche enregistré,  pour le regretter, l’information selon laquelle la grève risque de reprendre encore au niveau de l’Enseignement moyen secondaire des écoles.

El.H.A.THIAM

Les accusations portées par Macky Sall, secrétaire général de l’Apr, contre le ministre Aliou Sow, responsable libéral à Kaffrine, comme étant le commanditaire des attaques qu’auraient subies ses partisans ont fait sortir des responsables libéraux des communautés rurales du Ndoucoumane de leur mutisme. Hier, ce sont les libéraux de Boulel et Dianké Souf, deux sections du Pds dirigées par Adama Diouf, directeur du Fonds d’appui aux collectivités locales, et Seydou Ndiaye, président du Conseil d’administration de l’Agence de développement local, qui sont montés au créneau pour défendre leur leader, le ministre Aliou Sow.

Des sorties qui traduisent toute la déception des populations de 22 collectivités locales de la région de Kaffrine par rapport «à l’attitude de Macky Sall».

Selon Moussa Faye, chargé de la jeunesse libérale au niveau de la section de Boulel, et Seydou Ndiaye, président du conseil rural de Dianké Souf, « les déclarations faites par Macky Sall n’obéissent à aucune logique, d’autant que le ministre Aliou Sow accompagnait, ce jour-là, le Premier ministre dans la zone de Malème Hoddar », ont-ils affirmé.

Pour les libéraux de Boulel et Dianké, «les adversaires du Pds dans la région de Kaffrine sont, à la limite, l’Afp et le Ps, et non l’Apr qui n’a aucune popularité dans le Ndoucoumane».

Mamadou CISSE

Report du conseil national et tournée nationale à partir du 15 avril, telles sont les grandes décisions prises par le bureau politique du Rassemblement pour le Peuple (Rp) de Serigne Mamoune Niasse, lors de sa séance du mardi dernier.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le bureau politique du Rp a fait le tour d’horizon de la situation politique nationale et internationale. Aussi, les camarades de Serigne Mamoune l’ont-ils félicité pour son patriotisme et le rôle qu’il a joué, afin que la marche du 19 mars soit autorisée et puisse se dérouler dans les conditions qui honorent la démocratie sénégalaise. Consciente du rôle que le Rp doit jouer dans le pays, la formation politique a annoncé une tournée nationale du premier serviteur à partir du 15 avril.

«Aussi, ont-ils demandé au chef de l’Etat d’apporter des réponses immédiates et durables aux délestages et à la commercialisation des arachides et de favoriser le dialogue politique qui est une obligation».

Le Bp du Rp, dans la perspective des échéances de 2012, a demandé un report du conseil national prévu en avril, au mois de juin, pour mieux préparer le congrès d’investiture du mois d’octobre à Kaolack.

Réagissant sur la situation internationale, Serigne Mamoune Niasse a demandé aux chefs d’Etat d’être à l’écoute de leur peuple et à la communauté internationale d’éviter une justice à double vitesse. Le premier serviteur a enfin présenté ses condoléances au peuple japonais éprouvé par une série de catastrophes.

M. CISSE

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