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Politique (2635)

Le ministre de l’Etat, Me Ousmane Ngom, a déclaré hier, en marge de la cérémonie d’incinération de la drogue saisie, que sa démission réclamée par des opposants et les membres de la société civile n’était pas une « nouveauté».  «On a commencé à demander ma démission depuis le jour de ma nomination. Si on demande cela, cette fois-ci, ça ne m’étonne pas. Je pense d’ailleurs que c’est la meilleure façon de me maintenir au gouvernement », a-t-il indiqué. La coalition des partis de l’opposition et des organisations de la société civile sénégalaise dénommée le «Mouvement du 23 juin» a réclamé la démission du ministre de l’Intérieur et de son collègue Garde des Sceaux, ministre de la Justice à la suite du retrait du projet de loi modifiant le scrutin présidentiel.  Soulignant qu’il bénéficie toujours de la «confiance du chef de l’Etat et du peuple sénégalais», le ministre d’Etat a indiqué qu’il continuera à mener sa «mission conformément à la lettre de mission». «Le peuple sénégalais, dans son écrasante majorité, me fait confiance. J’ai déjà fait la moitié du Sénégal depuis le début du mois de juin et partout, je suis accueilli par les représentants des populations qui n’ont, en aucun moment, manifesté une volonté de demander ma démission», a poursuivi le ministre d’Etat. «Maintenant, que certains Sénégalais, qui se sont réunis et qui ont eu 3.000 personnes sur une place pour faire pression par rapport à une loi, demandent ma démission, cela ne m’ébranle nullement», a-t-il conclu.

S. Diam SY

Le coordonnateur de l’Alliance Sopi pour toujours (Ast), Aliou Dia, a déclaré que leur candidat pour l’élection 2012 garde la sérénité.

C’est à la suite d’une réunion tenue, hier, entre Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), président de la République et l’Alliance Sopi pour toujours (Ast). Selon le coordonnateur Aliou Dia, tous les leaders de l’Ast étaient autour de leur candidat pour échanger sur le retrait du projet de loi instituant le ticket présidentiel, jeudi dernier.  Selon le coordonnateur de l’Ast, Me Abdoulaye Wade est « serein et confiant », mais surtout « ouvert à la discussion avec ses alliés ». « Il nous a donnés des informations sur les tenants et aboutissants du projet de loi et en bon chef, il a répondu à sa majorité qui lui est restée très fidèle en votant le projet en commission des Lois », a dit le député qui poursuit que « si le projet n’était pas retiré, la majorité allait le voter avec des amendements ». Selon le coordonnateur de l’Alliance Sopi pour toujours, les alliés ont dit au président de la République qu’à la suite de l’amendement portant sur le quart bloquant, les députés de la majorité étaient décidés à voter la loi. Aliou Dia a également déclaré qu’il s’agissait d’une incompréhension de la classe politique et s’est félicité du retrait du projet par le chef de l’Etat qui a répondu positivement à l’appel de nombreux chefs religieux, sympathisants et amis du Sénégal.  «Nous l’avons tous félicité et encouragé pour cet acte courageux qui n’est pas une faiblesse de l’autorité », a encore dit Aliou Dia ajoutant « tout est entré dans l’ordre ».  Néanmoins, il a déploré les émeutes de jeudi dernier avec les domiciles attaqués et les véhicules incendiés. Aliou Dia a souligné que le candidat de l’alliance n’a pas montré des signes de faiblesse face aux actes subversifs et a appelé les Sénégalais à plus de sens civique.  « Nous lui avons promis notre soutien et sa réélection en 2012 », a encore déclaré le député qui a invité les alliés et membres de la majorité présidentielle à se ranger aux côtés de leur leader et plus particulièrement dans les moments les plus difficiles.

El. H. A.THIAM

Après le succès obtenu jeudi dernier, les leaders de Benno et de la Société civile ont mis sur pied une structure dénommée « Mouvement du 23 juin » dont le principal objectif est de réclamer le départ du président.

Les évènements du jeudi 23 juin 2011 sont désormais une date repère pour les leaders de Benno Siggil Sénégal. C’est pourquoi, en association avec les mouvements de la Société civile sénégalaise, Benno a mis en place le « Mouvement du 23 juin ».

«Cette date est devenue historique pour le Sénégal, c’est pourquoi nous l’avons choisie pour intensifier la lutte, jusqu’au départ de Wade », a indiqué, hier, Pr Abdoulaye Bathily, porte-parole de Benno, après la réunion des Leaders au domicile d’Amath Dansokho.  Selon Abdoulaye Bathily, en dehors des organisations initiatrices, ce mouvement va ratisser large et tend la main aux autres forces qui le souhaitent.

D’ores et déjà, ce mouvement s’est donné plusieurs objectifs à atteindre. Il s’agit, selon Abdoulaye Bathily, d’exiger de départ du président. « Que le Conseil constitutionnel sache que nous n’accepterons pas la candidature de Me Abdoulaye Wade. Moralement et politiquement, cette candidature est inacceptable », a averti le porte-parole de Benno.

Dans le même temps, les opposants ne souhaitent plus voir « un ministre de l’Intérieur issu d’un parti » s’occuper du processus électoral. Pour eux, une structure neutre doit gérer le processus. Egalement Benno dénonce le ministre de la Justice et rejette «l’amalgame dans la gestion de l’Etat».

Durant cette réunion, les leaders se sont réjouit de « l’unité du peuple » qui a contribué, jeudi, au retrait du projet de loi devant instaurer le ticket présidentiel.

Selon les informations qu’ils disent obtenir des services de l’Hôpital Principal de Dakar, 106 blessés ont été dénombrés au cours des évènements de cette journée. Déjà un comité a été mis en place et logé à la Raddho pour glaner des informations sur les autres blessés dans les autres services hospitaliers. Car, ils estiment que le bilan n’est pas exhaustif.  Concernant les arrestations, Benno se réjouit de leur libération.

Maguette NDONG

Proposé après une « large concertation », le projet de la nouvelle Constitution du Maroc comporte bien des atouts comme la délimitation des pouvoirs (surtout du roi) ainsi qu’un réel pouvoir de contrôle du Parlement.

« Je défends cette Constitution parce que je suis convaincu qu’il fait du Maroc un pays démocratique ».

Telle est la conviction exprimée, mercredi dernier, à Dakar, par le Secrétaire général du Front des forces démocratiques (Ffd) du Maroc. Tami Khyari, qui défendait le projet de la nouvelle Constitution, approuvée récemment par le roi Mouhamed VI, au cours de son adresse à la Nation.

Ainsi, face aux marocains du Sénégal, M. Khyari dit être en phase avec la méthodologie de cette nouvelle loi fondamentale proposée après « une large concertation ».

« Nous nous retrouvons également dans le contenu de cette Constitution démocratique, parlementaire et sociale », a ajouté le Secrétaire général du Ffd. Pour lui, c’est « un pas énorme » que va franchir le Maroc avec cette nouvelle Constitution.

Il s’y ajoute qu’avec cette nouvelle loi fondamentale, les pouvoirs sont délimités. « Le roi ne peut plus intervenir en dehors de ce que lui donne la Constitution. Le roi n’est plus sacré », a expliqué le leader politique marocain qui s’est réjouit également du « pouvoir de contrôle » que détient le Parlement.

« D’ailleurs, a-t-il expliqué, nous observons une réduction du nombre de députés pouvant faire une motion de censure. Il en est de même pour la constitution d’une commission d’enquête. Ce qui veut dire que l’opposition a maintenant un statut avec cette nouvelle Constitution ».

Autres changements bénéfiques que comporte la Constitution est que le chef du gouvernement sera issu des rangs du premier parti issus des élections. Même si le chef du gouvernement a le pouvoir de dissoudre le Parlement pour exercer un « contrôle dans de bonnes conditions », il doit, chaque mois, répondre aux questions des députés. Ce qui fait dire au Secrétaire général du Ffd qu’avec cette nouvelle Constitution, le Maroc a désormais « un réel pouvoir exécutif ».

Une indépendance de la justice ainsi que le renforcement du Conseil constitutionnel sont à noter dans cette nouvelle Constitution. Au sein du Conseil judiciaire également, il souligne qu’en dehors des juges, cet organe sera élargi aux autres couches de la société et particulièrement aux femmes.

Un fait nouveau dans cette Constitution reste aussi le pouvoir d’initiative populaire qui donne droit à des citoyens d’un nombre assez important de pouvoir « préparer une loi et de la proposer » au Parlement.

Cela peut concerner, par exemple, l’abolition de la peine de mort. Autant de caractéristiques de la nouvelle Constitution qui ont poussé Tami Khyari à appeler à la communauté marocaine de Dakar à « un vote positif » en faveur du projet de cette nouvelle Constitution. Un vote prévu en fin juin.

Dakar est la première étape de la tournée du Secrétaire général du Ffd, parce que selon lui, « le Sénégal abrite la plus ancienne communauté marocaine à l’étranger ».

Il s’y ajoute la nature des relations existant entre les deux pays. Après le Sénégal, M. Khyari compte se rendre à Bruxelles, à Paris et en Amérique.

Maguette NDONG

Les députés ont adopté hier le projet de loi n°11/2011 abrogeant et remplaçant la loi 2005-23 du 11 août 2005 portant statut des Inspecteurs généraux d’Etat, modifiée par la loi n°2007-17 du 19 février 2007. Désormais, les Experts-comptables et d’autres personnalités capitalisant un certain nombre d’expériences peuvent accéder à ce corps de contrôle de l’Etat.

L’accès à l’Inspection générale d’Etat (Ige) est désormais ouvert aux Experts-comptables et à certaines personnalités capitalisant un certain nombre d’expériences. Il fait suite à l’adoption hier par les députés du projet de loi n°11/2011 abrogeant et remplaçant la  loi 2005-23 du 11 août 2005 portant statut des Inspecteurs généraux d’Etat, modifiée par la loi n°2007-17 du 19 février 2007.

Dans son exposé des motifs de cette loi, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, Abdoulaye Makhtar Diop, a indiqué qu’après 5 ans de mise en œuvre de la loi du 11 août 2005 et de son décret d’application, il est apparu nécessaire d’envisager quelques modifications, afin d’harmoniser certaines dispositions, de tenir compte de l’évolution institutionnelle du Sénégal et enfin de permettre à l’Ige d’améliorer le taux de couverture de son vaste domaine de compétence.

 

Maintien de la retraite à 65 ans

 

«En fixant à 55 ans l’âge limite d’accès au corps par le tour extérieur, la loi n°2007-17 du 19 février 2007 n’avait pas tenu compte des 15 années d’ancienneté dans la hiérarchie A1 exigée aux candidats. De sorte que les hauts fonctionnaires ciblés par cette modalité de recrutement ne pouvaient plus satisfaire ces conditions, car dépassant très souvent l’âge de 55 ans. C’est pourquoi, il est proposé de rétablir l’ancienne option, c’est-à-dire l’accès ouvert aux agents de l’Etat jusqu’à 60 ans, l’âge limite de retraite des agents de l’Etat concernés», précise Abdoulaye Makhtar Diop. Il est également proposé de maintenir l’âge d’admission à la retraite à 65 ans ainsi que la grille indiciaire et le barème de rémunération. «En sus, il est prévu de déléguer, dans les fonctions d’Ige, des Experts-comptables et des personnalités titulaires d’un diplôme d’Enseignement supérieur du niveau minimum du baccalauréat, plus 6 années de formation, équivalant à la hiérarchie A1 ou A spécial ou assimilé et totalisant dans lesdites hiérarchies une expérience d’au moins 20 ans dans la gestion des affaires publiques ou parapubliques.

Une enquête de moralité étant diligentée avant toute délégation dans lesdites fonctions», ajoute-t-il. Au cours des débats, les députés ont interpellé le ministre d’Etat, entre autre, sur la prolifération des agences et services chargés de l’emploi, l’accès à la Fonction publique, l’ouverture et le renforcement de l’Ige.

Pour Abdoulaye Makhtar Diop, la retraite à 65 ans pour les Ige est une prime à la compétence et à l’expérience. Sur l’accès à la Fonction publique, la politique d’emploi, les statuts des agents de santé, il a jugé nécessaire la tenue d’une journée d’études et de réflexion. Pour l’emploi des jeunes, nous sommes en train de travailler pour un corps des volontaires dans le domaine de la protection civile et la santé en rapport avec les bailleurs de fonds», indique-t-il. Un haut conseil de l’emploi, qui sera présidé par le Premier ministre, est prévu prochainement.

Le ministre d’Etat est toutefois revenu sur le vote de la loi instaurant le ticket présidentiel. Il s’est félicité du comportement des députés qui, selon lui, ont agi dans l’intérêt national. « Me Wade a fait preuve d’une grande capacité d’écoute en retirant ce projet de loi. Mais nous nous devons de garder de faire de nos populations de la chair à canon », a-t-il déclaré.

Aliou KANDE

Le Conseil des ministres s’est réuni hier jeudi 23 juin 2011, au Palais de la République, sous la présidence de son Excellence Me Abdoulaye Wade, président de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

- S.E.M. l’d’Arabie saoudite à Dakar ;

- une délégation de l’Union africaine conduite par Mme Elham Ibrahima, commissaire aux Infrastructures et Energie ;

- M. Mourtada Diop, Président du Musée Khelcome ;

- une délégation des lutteurs sénégalais champions de la Cedeao ;

- M. Racine Sy, Pdg de Sénégal Hôtels ;

- M. Mamadou Bassirou Mbacké Diakhaté, Président de l’Ong RIDA ;

- une délégation du Forum pour l’emploi des cadres de la Diaspora ;

- une délégation de pharmaciennes sénégalaises;

- une délégation des cotonculteurs conduite par le ministre de l’Agriculture ;

- une délégation de responsables des courses hippiques ;

- une délégation d’entrepreneurs russes.

Au titre de ses activités, le président de la République a fait part au Conseil de la visite de travail effectuée par S. E. Mme Ellen Johnson-Sirleaf, présidente de la République du Liberia à Dakar. A cette occasion, il lui a remis l’« African gender award 2011 ».

Le chef de l’Etat a, en outre, présidé la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale sur la Parité qui a porté sur le thème : « Inscrire la parité au cœur du développement ».

Le président de la République a également présidé la deuxième édition du Forum international sur la Finance islamique et a procédé à l’inauguration de l’Ecole de Langues de Dakar.

Après de larges concertations avec les parlementaires, les chefs religieux et les leaders d’opinion qui, depuis quelques jours, ont exprimé le souhait qu’un processus de consultation le plus large possible soit engagé autour du projet de loi instituant l’élection simultanée du président de la République et du vice–président, le chef de l’Etat a accédé à cette requête et a fait part de sa disponibilité à poursuivre des discussions approfondies. Aussi, a-t-il décidé de procéder au retrait du texte de loi soumis par le gouvernement au vote de la représentation nationale.

Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé un Conseil interministériel consacré à la préparation de la campagne agricole 2011-2012. Le Conseil, a-t-il dit, a noté les excellents résultats de la campagne 2010/2011.

Le Conseil interministériel a également approuvé les mesures de soutien appropriées, d’un montant de 25,4 milliards de Fcfa, destinées à faciliter la conduite du programme agricole 2011-2012. Ces mesures portent sur :

- le soutien à la filière arachidière en subventionnant les semences pour un montant de 9.000.000.000 Fcfa ;

- le soutien à la politique de diversification agricole, avec la mise en place de programmes spéciaux ;

- le soutien à la politique d’équipement agricole (presses à huile et matériel de traction animale) à hauteur de 1.453.000.000 Fcfa ;

- la subvention à hauteur de 50 % de toutes les formules d’engrais pour un montant de 13.227.400.000 Fcfa ;

- la consolidation de la syndicalisation des producteurs, grâce notamment à une capacité d’intervention accrue en matière d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles et une meilleure intégration dans les circuits de commercialisation.

Le Conseil a, par ailleurs, formulé les principales recommandations suivantes :

1. les ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur, des Forces armées, de l’Economie et des Finances, du Commerce et de la Décentralisation pendront toutes les dispositions  nécessaires pour une sécurisation des intrants agricoles subventionnés et devront pour ce faire, veiller au fonctionnement irréprochable des comités de cession des intrants agricoles ;

2. le ministère de l’Agriculture, en relation avec le ministère de l’Economie et des Finances, recherchera les voies et moyens d’une mise en œuvre effective des programmes nationaux portant sur le blé et les biocarburants ;

3. le ministère de l’Agriculture, en relation avec l’Apix et le patronat, étudiera les conditions d’une implication plus poussée du secteur privé national dans le secteur agricole, pour accélérer l’atteinte des objectifs de la Goana ;

4. le ministère de l’Agriculture, en relation avec le ministère de l’Environnement et le ministère chargé des Ecovillages, poursuivra l’ensemble des efforts entrepris en vue d’accroître les rendements agricoles, en mettant l’accent sur le traitement et la fertilisation des sols, ainsi que sur la lutte contre la salinisation des terres ;

5. le ministère de l’Economie et des Finances procédera, dans les meilleurs délais, au paiement de tous les mandats en instance au profit des fournisseurs d’intrants de la campagne 2010-2011 ;

6. le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, veillera au renforcement de la collaboration entre le Sénégal et la Mauritanie en matière de lutte anti-aviaire ;

7. le ministère de l’Agriculture, en relation avec le ministère des Finances et le ministère de la Coopération internationale, veillera à finaliser le dossier de financement de l’acquisition du matériel agricole indien ;

8. le ministère de l’Agriculture mettra en œuvre toutes les diligences requises, pour accompagner les bénéficiaires des motoculteurs chinois dans l’utilisation de ces équipements destinés à optimiser la production de la campagne en cours ;

9. les huiliers industriels intervenant dans la commercialisation de l’arachide devront, en relation avec le pool bancaire local, boucler le financement de la campagne 2011-2012 au mois de septembre, après la fixation du prix d’achat au producteur par la Cnia, qui doit intervenir en juillet 2011.

Le Premier ministre a fait part des audiences qu’il a accordées à diverses personnalités et délégations parmi lesquelles :

- S. E. Mme Marcia Bernicat, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal et des diplomates conduits par Mme Dominique Dellicour, chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères ;

- MM. Papa Oumar Sakho et Abdoulaye Gaye, respectivement premier Président et Procureur général près la Cour suprême, conduisant une délégation ;

- M. Gora Athj, Président de la Grappe Textile-Habillement de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Cette audience s’est déroulée en présence du Secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) ;

- une délégation de la Fédération nationale des opérateurs stockeurs/Transporteurs (Fnops/T) conduite par son président M. El Hadji Tambadou ;

- M. Stanislas Mittelman, directeur régional de Total, en compagnie de M. Bernard Lacaze, directeur de Total-Sénégal.

Le Conseil a, à l’unanimité, adopté l’amendement proposé par le chef de l’Etat, relatif à la majorité absolue des suffrages exprimés nécessaires pour l’élection dès le premier tour du président de la République.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

- M. Elhadji Ibou Boye, Conseiller des Affaires étrangères principal, est élevé au rang de ministre conseiller.

- M. Ibrahima Sory Sylla, Conseiller des Affaires étrangères principal, est élevé au rang de ministre conseiller.

- M. Coly Seck, Conseiller des Affaires étrangères principal, est élevé au rang de ministre conseiller.

- L’intendant colonel Sangué Ndao, précédemment attaché militaire naval et de l’air, près de l’ambassade du Sénégal à New Delhi, est nommé attaché militaire naval et de l’air, près de l’ambassade du Sénégal à New Delhi, cumulativement avec ses fonctions en qualité d’attaché militaire naval et de l’air de la République du Sénégal en Malaisie, en Indonésie et au Bengladesh avec résidence à New Delhi.

Tout en déplorant les scènes de violence qui se sont produites, hier, toute la journée le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye voit la réaction des députés comme une des règles du jeu démocratique. Il a pourtant rappelé la nécessité d’un « dialogue franc » qu’il doit y avoir entre le pouvoir et l’opposition.

Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye voit le retrait du projet de loi sur le ticket présidentiel et son rejet, hier, par plusieurs députés, comme un fait normal en démocratie. Pour lui, ce n’est ni plus ni moins qu’une des « règles du jeu » démocratique.  « L’initiative de la loi appartient concurremment au gouvernement et au Parlement et les députés, en toute liberté et en toute indépendance, malgré leur appartenance à la coalition au pouvoir, se sont exprimés librement, ce sont là les règles du jeu », a souligné le chef du gouvernement.

C’était au cours de l’émission « La Grande interview » de la chaîne privée 2Stv. Pour autant, Souleymane Ndéné Ndiaye estime toujours que ce projet de loi, qui a été soumis aux parlementaires, est « une avancée démocratique » pour le Sénégal. D’ailleurs a-t-il rappelé, « le chef de l’Etat a toujours voulu que le vice-président soit élu et non nommé par lui ».

Quant au tripatouillage de la Constitution que la plupart des Sénégalais craignaient, le chef du gouvernement estime que la Constitution n’est pas le Coran.

« Le Coran est immuable et la Constitution ne l’est pas », a-t-il réaffirmé, ajoutant que les Constitutions sont faites pour être modifiées. Seulement, a-t-il précisé, « il y a certaines dispositions de la Constitution comme la forme républicaine de l’Etat qui ne peuvent être modifiées ».

 

«Le Sénégal ne doit jamais tomber dans la violence»

 

Concernant la procédure d’urgence qui a été utilisée par le gouvernement pour faire voter cette loi, Souleymane Ndéné Ndiaye considère que cela répond simplement au fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale, dont la session ordinaire commence le 1er janvier et se termine le 30 juin de chaque année.

« Nous ne pouvions qu’observer cette forme ; la forme de la procédure d’urgence », a-t-il répondu. Pourquoi pas le référendum ? Aux yeux du Premier ministre, cela serait beaucoup plus intéressant. Mais il met en avant « le marasme » économique dans lequel vit actuellement le pays pour invalider cette thèse.

Pour autant, Souleymane Ndéné Ndiaye dit regretter toutes les scènes de violence qu’il y a eu, hier, à Dakar et dans tout le territoire national.  « Le Sénégal ne doit jamais tomber dans la violence. Nous avons tous suivi dans les autres pays où la violence s’est installée. Personne ne peut y échapper. Ou bien c’est ton frère, ou bien ton ami et personne n’a intérêt à cultiver la violence dans notre société », a soutenu le chef du gouvernement.

Il dit avoir vécu avec « tristesse » la journée d’hier, mais soutient que tout le monde a une responsabilité sur ce qui s’est passé, majorité comme opposition. Cela à cause « de la crispation des uns et des autres » depuis la contestation de l’élection et de la validité du vote de l’élection présidentielle de 2007 par une partie de l’opposition. «Cela a débouché sur des malentendus graves, sur des dialogues de sourds ou par médiats interposés. C’est une situation que nous devons dépasser», a souligné le Premier ministre.

Au cours de cette émission, il a réaffirmé la nécessité du « dialogue franc » qu’il doit y avoir entre le pouvoir et l’opposition dans tout régime démocratique.

Maguette NDONG (avec la 2Stv)

La Place Soweto a été, hier, le point de convergence de beaucoup de Sénégalais opposés au projet de loi instaurant le ticket présidentiel. Des jeunes pour la plupart et des leaders de l’opposition ont montré leur détermination à s’opposer au vote de la loi. Les dégâts ont été considérables. Conséquences : le domicile de Farba Senghor mis à sac, une dizaine de véhicules incendiés et plusieurs manifestants blessés.

Le centre-ville, principal théâtre des opérations, était vidé de ses occupants. Finalement ce que tout le monde craignait est arrivé, hier, à la Place Soweto. Du feu sur les véhicules de Farba Senghor, des casses surtout, des pierres jonchant la chaussée, de la fumée des bombes lacrymogènes partout… L’ambiance était indescriptible.

Parmi les victimes, Farba Senghor a même été  la cible des jeunes qui lui en voulaient. Sa maison contiguë à l’Assemblée nationale sera saccagée et entièrement détruite.

D’ailleurs la Police, en dépit du système de contenance de la foule posé dès les premières heures de la matinée, n’a pu raisonner des jeunes surexcités, voulant à tout prix crier, haut et fort leur opposition au projet de la loi devant instaurer le ticket présidentiel en 2012. Ils huent, conspuent et protestent derrière les barrières.

De la rue menant à l’ambassade des Etats-Unis à celle menant à l’avenue de la République, ils sont nombreux et occupent le terrain. Les leaders de Benno Siggil Sénégal arrivent un à un sur les lieux. Serigne Mbaye Thiam, Aïssata Tall Sall, Abdoulaye Bathily, Landing Savané, Moustapha Niasse, Amath Dansokho soutenu par sa canne ainsi que Macky Sall et Cheikh Tidiane Gadio. Il en est de même des leaders de la Société civile comme Penda Mbow et Alioune Tine de la Raddho ou encore le marabout Moustapha Sy Djamil.

Dès sa descente de voiture, Penda Mbow interpelle les députés. « Qu’ils sachent que leur nom sera gravé dans l’histoire et seront tous jugés s’ils votent cette loi », avertit- elle.

« C’est une loi inique et non fondée, on doit la retirer purement et simplement », ajoute Alioune Tine de la Raddho. Mbaye Ndiaye, de l’Apr d’être catégorique. « Cette loi, même si elle est votée, sera rejetée par le peuple », dira l’ancien maire des Parcelles assainies. Les manifestants qui, jusque-là s’étaient mis derrière les barrières de sécurité, finissent par les escalader et envahissent Soweto. Les policiers sont débordés et craignent même une dégénération de la situation.

Subitement, les jets de pierres pleuvent de partout. Les forces de l’ordre sont dos au mur et sortent les bombes lacrymogènes. Les détonations fusent de partout. C’est la débandade. Le sauve-qui-peut. Chacun prend ses jambes à son cou.

Manifestants, journalistes et même les leaders de Benno Siggil Sénégal se dispersent dans les rues et ruelles.  Pierres et projectiles sont balancés sur les policiers qui sont obligés de battre en retraite. En dépit des casques qu’ils portent et des visières pour se protéger des projectiles, beaucoup d’entre eux sont blessés. Se barricadant devant le portail de l’hémicycle, ils attendent des renforts pour repousser les manifestants. Deux camions pulvérisateurs d’eau chaude viennent à leur rescousse. Ils se remettent à selle et larguent de plus belle les bombes. Les jeunes de répliquer.

Tantôt les policiers prennent la situation en main, tantôt les jeunes manifestants les repoussent et gagnent aussi du terrain. On compte beaucoup de blessés, dont l’évacuation se faisait à l’Hôpital Principal par la Croix-rouge et par des ambulances. Ici et là des pneus sont brûlés et des saccages organisés sur les magasins installés dans la zone. Une vraie politique de la terre brûlée est entreprise par les manifestants. Excédés, acculés et bien arrosés de bombes lacrymogènes, les manifestants finissent par entonner l’hymne national.

« Nous sommes des frères ! Nous sommes des frères », balance l’un d’eux aux forces de l’ordre. « Pas de jets de pierres en tout cas », lui répond poliment un policier. Les forces de l’ordre acceptent qu’ils se rassemblent pacifiquement face à l’hémicycle.  Une accalmie relative s’installe. Mais ce ne sera que de courte durée, car du côté de l’avenue Amadou Cissé Dia, des jets de pierres balancées les mettront sur leurs gongs. Ils répondent aussitôt en les pourchassant.

Le commissaire Arona Sy de la Police centrale et ses hommes s’interposent et font revenir le calme. Mais les jeunes voient à travers la main de Farba Senghor. Sur ce, ils se dirigent tous vers sa maison et la mettent à sac. C’était vers les coups de 12h 50. Près de 6 véhicules sont calcinés devant le domicile de Farba Senghor. Non loin de là, sur la devanture de l’Assemblée nationale, 5 autres véhicules ont subi la furie des manifestants.

 

Dakar a eu chaud

 

Certains véhicules des députés stationnés à l’intérieur de l’hémicycle près du bâtiment qui abrite certains services du Sénat ont vu leurs vitres partir en l’air. Deux jeunes sont atteints. Le commissaire Sy confirme les balles réelles. Un des jeunes aurait même succombé à ses blessures. L’autre est atteint à la joue gauche. Le moment est grave et semble dépasser les policiers. Les couleurs bleu et jaune étaient celles qu’il ne fallait surtout pas arborer à la Place Soweto et aux alentours.  Une dame, la quarantaine dépassée, l’apprendra à ses dépends. La confondant à une militante du Pds venue jouer les troubles fêtes, elle a été malmenée pendant un moment avant d’être sauvée par les forces de l’ordre.

« Ils ont tout pris sur moi. Même les boucles d’oreilles », explique-t-elle au policier qui venait de la sauver.

Cependant, les forces de l’ordre n’ont pas eu la tache facile. Elles étaient parfois la cible des manifestants. Pendant qu’un camion de la Police passait, une jeune fille de teint clair se met devant et montre sa pancarte.

« Nous voulons des députés du peuple », lisait-on sur sa pancarte. A un certain moment juste après le saccage du domicile de Farba Senghor, des jeunes surexcités ont envahi les grilles de l’Assemblée.

S’agrippant sur elles de toutes leurs forces, ils lançaient des cris hostiles aux forces de l’ordre, aux députés et au régime.  Pendant ce temps, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng, Landing Savané étaient debout sur les abords de la statue érigée sur la Place Soweto. Avec leurs casquettes bien visées sur leurs têtes, ils dégoulinaient de sueur. Pendant tout le temps qu’a duré la manifestation, ils étaient debout. Parfois, leurs militants venaient les taquiner en leur demandant de donner l’ordre pour qu’ils entrent à l’intérieur de l’hémicycle.  « Vous êtes en train de regarder les forces de l’ordre malmener vos militants », lance un jeune. « Ce projet de loi est inacceptable. Nous allons continuer la mobilisation jusqu’à son retrait », martèle Abdoulaye Bathily.  « Nous n’abandonnerons pas le combat tant que le projet ne sera pas retiré », ajoute pour sa part Ousmane Tanor Dieng.

Pendant ce temps, la plénière continue au sein de l’Hémicycle. Le centre-ville était même vide. Certaines artères du centre-ville, qui étaient d’habitude bondées de monde dès les premières heures de la matinée, étaient presque vides. La rareté des véhicules sur les artères démontrait que quelque chose allait se dérouler au cours de la journée.

Du Rond point de la gare de « Pompier » en passant par le Port, la Place de l’Indépendance, ce n’était pas le grand rush. Beaucoup d’automobilistes ont préféré garer leurs véhicules à la maison et prendre les quelques taxis qui ont accepté de venir en ville.

A notre passage à la Place de l’Indépendance vers 10 h, beaucoup de services, magasins et restaurants étaient fermés. A Sandaga, c’était la même chose. Tout Dakar a eu chaud hier…

Reportage de Maguette NDONG et Aliou KANDE

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a publié hier soir un communiqué autorisant toutes les manifestations prévues aujourd’hui à l’occasion du vote du projet de loi, instituant un ticket à la présidence.

Le ministre d’Etat rappelle dans son communiqué que de nombreux acteurs politiques projettent de se rassembler devant l’Assemblée nationale, soit pour appuyer ledit projet de loi, soit pour protester contre son adoption. Il ajoute que « le gouvernement, étant comme d’habitude pour l’expression plurielle des libertés et pour l’exercice effectif du droit de manifester comme cela a été le cas le 19 mars dernier, a retenu d’organiser et d’encadrer l’occupation de cette espace à la fois pour ceux qui sont pour et ceux qui sont contre ce projet de loi ».

Le ministre signale qu’un dispositif sera mis en place afin que les manifestants puissent exprimer librement leurs opinions.

Dans cette perspective, il explique qu’un espace sera affecté à chaque groupe de manifestants.

Le communiqué précise que ceux qui sont contre le projet seront dans l’espace allant du Parvis de l’Assemblée nationale vers l’immeuble Pasteur et l’hôpital Aristide Le Dantec, tandis que ceux qui sont favorables à l’adoption du projet de loi occuperont l’espace qui va du Parvis de l’Assemblée nationale au Musée national des arts nègres de l’Ifan.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur chargé de l’application de cette décision du gouvernement compte sur le sens des responsabilités de tout un chacun pour que ces manifestations se déroulent, jusqu’à leur dispersion, dans la paix et le respect des lois et règlements qui gouvernent toute démocratie, conclut le communiqué officiel.

El H. A. THIAM

« Que Me Wade retire son projet de loi instaurant le ticket à la présidentielle ». C’est l’invite faite par Cheikh Bamba Dièye au président de la République. Il faisait face à la presse hier au siège de parti.

Le Secrétaire général du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno jubbel (Fsd/Bj) a demandé à Me Wade de retirer le projet de loi instaurant le ticket présidentiel. Monté sur une table, M. Dièye a invité Me Wade à retirer son projet de loi. Au moment où il faisait son show, le commissaire de Police des Hlm s’est approché de lui. Ce que n’ont pas apprécié les militants du Fsd/Bj qui lui ont demandé de quitter les lieux. A un moment, les esprits se sont chauffés, car certains ont commencé à lancer des mots hostiles et voulaient que les forces de l’ordre les laissent continuer leur manifestation.

«Nous demandons à Me Wade de retirer son projet de loi. Le président de la République est une personnalité remarquable pour qui nous avons beaucoup de respect. Mais aujourd’hui, nous parlons du Sénégal. Il faut qu’il accepte les règles du jeu et respecte les Sénégalais», a lancé Cheikh Bamba Dièye. Selon le leader du Fsd/Bj il ne sert à rien du tout d’organiser des élections si le projet de loi passe, car Me Wade gagnerait sans problème.

«Il faut qu’on règle ce problème avant les élections. Je ne peux pas accepter qu’une majorité retouche la Constitution pour ses seuls intérêts. C’est inacceptable», a-t-il ajouté.

«J’aime la compétition mais je ne veux pas que les dés soient pipés avant», a noté Cheikh Bamba Dièye. Il n’a pas manqué de se demander ce qui empêche au chef de l’Etat de passer par référendum s’il veut modifier la Constitution. Il a lancé un appel à ses collègues députés pour qu’ils comprennent que c’est l’intérêt du Sénégal qui est en jeu et non celui d’un groupe.

Revenant sur son acte de mardi en s’enchaînant sur les grilles de l’Assemblée nationale, Cheikh Bamba Dièye de dire qu’il a voulu montrer «une démocratie ligotée, une institution bâillonnée».

« Par les chaînes, explique-t-il, je voulais demander aux Sénégalais de venir nous libérer ».

Aliou KANDE

En voulant protester hier, contre le projet de loi instituant la vice-présidence, les jeunes de l’opposition et ceux de la Société civile se sont heurtés aux policiers. Mais ils réussiront à déverser leur colère dans les avenues et rues de Dakar.

Au cours de l’après-midi d’hier, la réponse des policiers se fait violemment à coups de bombes lacrymogènes, face aux jets de pierres et aux projectiles lancés par les jeunes de Benno Siggil Sénégal. Plantés près du Commissariat central, les limiers sont armés jusqu’aux dents, face à des jeunes surexcités sortis de la grande salle de Centre culturel Daniel Brottier pour crier leur colère. Mais c’était sans compter sur la détermination des éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) à leur barrer la route. Car, les attendant de pied ferme entre la Chambre de commerce et l’Imprimerie Saint-Paul. L’étau se resserre sur les jeunes de l’opposition. « Sortez, sortez, on ne meurt qu’une seule fois », lance « l’apriste » Mbaye Ndiaye aux personnes encore frileuses de sortir sur la route.

La socialiste Aïssata Tall Sall, plus téméraire que tout le monde, va passer un sale quart d’heure, dehors. Il en est de même que du constitutionnaliste Ameth Ndiaye qui, atteint par une projectile à la jambe, s’affale sur terre.

En dépit de ces scènes, les jeunes sous la conduite des membres du mouvement « Y’en a marre » et de Barthélemy Dias, ouvrent d’autres fronts en plein centre-ville. Ils prennent possession de l’avenue William Ponty, en brûlant des pneus et renversant les bacs à ordures sur la chaussée.

Les véhicules de marque AD sont leurs cibles. Deux à trois voitures sont caillassées. De même qu’un bus Dakar Dem Dikk de la Ligne 9, entièrement endommagé.

L’atmosphère est celle d’une guérilla urbaine. L’heure est grave. Les grands magasins, les Fast-food ainsi que les vendeurs de l’informel de Ponty baissent rideau.

Une heure auparavant, tous les leaders de Benno Siggil Sénégal, les têtes d’affiche de la Société civile ainsi que d’autres personnes s’étaient rassemblées dans la grande salle du Centre culturel Daniel Brottier : Dansokho, Niasse, Tanor, Bathily, Gadio, Macky Sall, Bamba Dièye, Penda Mbow, Bara Tall, Landing Savané, étaient tous là pour former un cadre de concertation de ce qu’ils appellent le « Mouvement national des forces démocratiques ».

Dans leurs différents discours, ils interpellent tous les députés qui doivent se prononcer, aujourd’hui, en séance plénière sur le projet de loi devant instituer la vice-présidence. « Vous serez responsables des dérives qui surviendront si vous votez cette loi », dira une oratrice.

Dialo Diop avertit qu’ils ne souhaitent pas que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire se passe au Sénégal. Et dans la lecture de la résolution, il dénoncera la suppression du second tour avec le vote de ce projet de loi.

Abdoulaye Bathily dira que les populations vont sortir demain dans les rues pour manifester leur mécontentement sur l’ensemble du territoire national.

Aïssata Tall Sall va plus loin et assène : « l’enjeu n’est plus le vote de la loi, mais nous allons exiger le départ de Wade ». Les jeunes diront assez de ces discours et demanderont aux leaders de descendre dans la rue. « Il faut des actes », lance « Thiat » du mouvement « Y’en a marre ».

Mais ils ne seront pas suivis par les leaders. Aucun d’entre les leaders ne descendra dans la rue. Ils préfèrent un à un s’engouffrer dans leur véhicule. Une attitude que les jeunes n’apprécieront pas.

« C’est de la lâcheté ! Ils ne méritent pas notre confiance », fulmine un des jeunes de l’opposition.

Maguette NDONG

« Les effets de manches ne nous font pas peur », déclare le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye contre les réactions négatives de l’opposition et des organisations de la Société civile sur le projet de Loi instituant un ticket présidentiel.  Le directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade estime que la « majorité est bien fondée » à déposer cette loi qui est conforme, selon ses termes, « aux aspirations des Sénégalais ».  Souleymane Ndéné Ndiaye précise également que la Loi sur la parité ne s’applique pas au ticket présidentiel.

La Loi instituant la parité absolue dans les instances électives et semi électives ne s’appliquera pas à la décision portant création d’un ticket à l’élection présidentielle. Selon le Premier ministre, dans le texte déposé sur la table de l’Assemblée nationale, « il est clairement dit qu’il y a une dérogation au principe de la parité ».

Le Premier ministre a fait cette précision hier, en marge de l’ouverture de la réunion de validation de l’avant-projet de Loi portant création d’une institution indépendante de défense des enfants.

 

Il n’y a pas de Société civile.

 

Il répondait aux questions de la presse sur les réactions des partis politiques de l’opposition et les organisations de la Société civile sur le projet de Loi instituant un ticket présidentiel.

« Au Sénégal, il n’y a pas de Société civile. Il y a des gens qui sont dans les partis politiques et d’autres personnes qui ont des opinions politiques, mais qui n’ont sûrement pas le courage de participer comme nous au jeu politique», a dénoncé le Premier ministre.

« Chaque fois qu’il se pose un problème politique, ils arborent le manteau politique et viennent sur le terrain et nous empester l’air », s’est-il indigné.

Pour le chef du gouvernement, « la vérité est que ce projet d’instituer un ticket est une avancée démocratique pour notre pays ».

Me Souleymane Ndéné Ndiaye a rappelé qu’à chacune des étapes de son évolution, le Sénégal s’est doté d’institutions adaptées. Selon lui, la Constitution de 1960 avait institué un régime que certains appellent parlementaire. « Il y avait un président de la République qui régnait, mais qui ne gouvernait pas ; le président du Conseil exerçait l’essentiel du pouvoir exécutif, mais comme tous les analystes, constitutionnalistes et juristes ont pu le constater depuis la IVème République, le régime parlementaire n’est pas un régime viable, parce qu’il débouche toujours sur des crises », a-t-il prévenu.

 

« Les effets de manches ne nous font pas peur »

 

Selon le Premier ministre, la Constitution de 1960, qui avait consacré un Exécutif bicéphale avec deux chefs au niveau de l’Exécutif, avait fini par donner les évènements du 17 décembre 1962.

« Mamadou Dia disait qu’il avait tous les pouvoirs, il n’avait pas besoin de faire un coup d’Etat. Senghor, qui estimait, compte tenu du fait que Mamadou Dia, qui était venu évacuer l’Assemblée nationale, qui était régulièrement saisie pour statuer sur une Loi, avait commis un coup d’Etat »,  a-t-il rappelé.

Souleymane Ndéné Ndiaye informe que cela a débouché sur l’adoption d’une nouvelle Constitution en mars 1963. « De 1963 à février 1966, Senghor a régné seul en maître. Et c’est en 70 que le poste de Premier ministre a été institué. Abdou Diouf a été nommé, il exerça les fonctions jusqu’au 31 décembre 1980 avant de prendre le pouvoir en 1981 » se souvient-il.

Le maire de Guinguinéo a ajouté : « Abdou Diouf a tout de suite institué le multipartisme intégral. Arrivé au pouvoir en 2001, le président Wade a soumis au peuple une Loi référendaire et cette Constitution sera révisée pour que le ticket soit introduit ».

Pour Me Ndiaye, « le président Abdoulaye Wade, qui fonde sa légitimité sur l’élection présidentielle qu’il a remportée en 2007 avec une Assemblée nationale qui a des députés qui tiennent leur légitimité des élections législatives du 03 juin 2007, est bien fondé à demander la modification d’autant plus que tous les candidats partent à chance égale ».

Souleymane Ndéné Ndiaye traite « d’activistes qui font des effets de manches » les opposants au projet de Loi. Il avertit : « les effets de manches ne nous font pas peur.  Nous avons pris la décision de soumettre à l’Assemblée nationale un projet de Loi qui, de notre point de vue, constitue une avancée très significative de notre marche vers le progrès ».

Il poursuit : « tous les démocrates épris de paix sont d’accord que cette modification n’est pas un recul démocratique, d’autant plus que dans les termes actuels de la Constitution, en cas d’empêchement de décès ou de démission du président de la République, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim, à charge pour lui d’organiser des élections dans les deux mois.

Selon le Premier ministre, cette formule implique une certaine instabilité. « Si le président est élu en même temps que son vice-président, cela assure la stabilité institutionnelle au niveau le plus élevé. Quand le président est empêché, il n’y a plus recours à une élection présidentielle, le vice-président devient le président », argumente-t-il.

Souleymane Ndéné Ndiaye est d’avis que le « projet de Loi est conforme aux aspirations de notre peuple et à notre vision du moment ». Il pense que le gouvernement n’a pas à recevoir des leçons. « C’est nous qui exerçons le pouvoir exécutif. C’est à nous qu’il revient le pouvoir de prendre certaines décisions et nous les prenons le moment le plus opportun », martèle-t-il, soulignant que le gouvernement ne pouvait pas déposer le projet de Loi six mois avant les élections conformément au protocole de la Cedeao.

Babacar DIONE

Le ministre de la Communication et Porte parole du gouvernement, qui a tenu hier, à son ministère, un point de presse, a déclaré que le projet de loi constitutionnelle instituant l’élection simultanée du président et du vice-président de la République a le mérite également d’écarter définitivement le danger de la dévolution du pouvoir.  Ce projet s’inscrit également dans l’optique du président Wade d’épargner au Sénégal les affres d’un régime parlementaire.

Le projet de loi sur le ticket présidentiel continue de susciter une vive polémique entre le gouvernement, la Société civile et les partis d’opposition. Le débat qu’un tel projet de loi suscite ne semble pas être bien compris par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy.  Le ministre s’est dit étonné de voir de « tels agissements de la part des partis de l’opposition et de la Société civile sur un projet qui ne date pas de maintenant, car elle a été déjà agitée en 1991 et tout récemment en 2009 ».

L’inquiétude du ministre est d’autant plus grande, dit-il, que : « lorsque l’idée a été exprimée par le président de la République en 2000, personne n’a pipé mot ; on a noté aucune contestation donc pourquoi attendre maintenant ?». Mieux, soutient-t-il, « le président s’est toujours inscrit dans cette logique de partage du pouvoir depuis 1991 quand il y avait la cohabitation avec le régime socialiste ». La raison de l’explication de ce tollé général, martèle-t-il, se trouve dans le choix délibéré de l’opposition de « d’entretenir un débat politicien qui n’apporte rien aux Sénégalais ».

A l’en croire, le projet de loi s’inscrit dans l’optique du président Wade d’épargner au Sénégal les affres d’un régime parlementaire qu’il a déjà connu au début de l’indépendance. Il s’agit également pour le Chef de l’Etat d’instaurer un « régime présidentiel amélioré, en tenant compte de l’évolution nationale et internationale, comme le montre actuellement le printemps arabe ».

Le ministre est d’avis que le projet de loi est donc « une innovation constitutionnelle et non une révision constitutionnelle », d’où son étonnement de voir s’installer un débat qui ne se justifie pas.

Pour Moustapha Guirassy, l’un des aspects les plus importants de ce projet de Loi instaurant la vice-présidence, c’est le fait qu’il permet d’éviter le  danger d’une dévolution du pouvoir qui est ainsi définitivement écartée. Alors les rumeurs laissant croire que le fils du président va lui succéder vont être tues du fait aussi que : « le chef de l’Etat a fait savoir clairement qu’il n’a jamais opté pour son fils et que celui-ci », a précisé le Porte parole du gouvernement. En aucun cas, avec une telle loi, renchérit-il, le ministre d’Etat, « Karim Wade ne peut être le colistier. »

Concernant le minimum bloquant, c’est-à-dire les 25 %, le ministre a fait savoir que : « ceux qui ne votent pas ne doivent pas pénaliser ceux qui votent », d’où sa conviction « qu’il n’a aucun sens ». Il a par ailleurs critiqué la décision de la coalition Benno d’instaurer un mandat de transition de trois ans ; il pense que le projet de loi permet ainsi de régler « la menace d’un détournement du vote populaire vers un mandat de transition de trois ans ». .

Yathé N. NDOYE

Avocat à la cour, Me Ousmane Sèye apporte quelques éclairages sur le projet de Loi instituant le ticket à l’élection présidentielle. Selon l’avocat animateur du mouvement Sentinelle bleue et membre du Parti démocratique sénégalais (Pds), il s’agit d’une innovation de taille pour le régime présidentiel. Il constate que tous ces partis politiques ou coalitions auront des problèmes pour désigner un ticket et qu’il faut s’attendre, très rapidement, à leur éclatement. Enfin, Me Sèye pense que la dévolution, thème de campagne des adversaires du Pds, est définitivement écartée. Entretien.

 

Maître, comment accueillez-vous le projet de Loi instituant le ticket présidentiel. Est-ce un choix pertinent ?

 

Oui, je le trouve très pertinent, mais surtout une innovation de taille, plus particulièrement pour un régime présidentiel. Il faut reconnaître qu’il est très important. Il s’agit d’un gouvernement de partage ou un pouvoir partagé. Dans notre pays, les gens sont habitués à la théorie. Dans une élection présidentielle, quand un candidat est élu pour sept ans, il lui appartient de proposer celui avec qui il compte partager le pouvoir. Il est libre de choisir la personne avec qui il partage la même idéologie, la même vision et les mêmes objectifs. Je verrai mal quelqu’un choisir un colistier avec qui il ne partage pas le même programme ou la même idéologie. Au cours du mandat, si le président élu au suffrage universel avec son colistier qu’il a proposé est empêché, ce dernier peut continuer le mandat que le peuple lui a donné. Le vice-président n’est pas nommé mais élu au suffrage universel au même titre que le président, donc accepté par le peuple. Si le peuple accepte le partage cela ne fait que renforcer la démocratie. Je ne comprends pas pourquoi l’opposition et la Société civile crient et parlent d’absence de démocratie. Dans notre Constitution actuelle, depuis juin 2009, le poste de vice-président existe et personne n’a rien dit et pourtant il devrait être nommé par décret. Maintenant, il revient au peuple de choisir le ticket et ici seul le mode change. Je vois donc qu’on ne peut pas dire que ce n’est pas démocratique. Ce que je constate, c’est que l’opposition n’a pas de programme encore moins de vision. Cela prouve que nous avons une absence de démocratie interne au sein des partis de l’opposition. Tous ces partis politiques ou coalitions auront des problèmes pour désigner un ticket et il faut s’attendre à l’éclatement très rapidement. Le choix pourrait conduire à des fissures voire l’éclatement dans plusieurs partis ou coalitions. J’ai constaté encore qu’ils sont tous déboussolés. Un autre constat : ce matin (Ndlr), j’ai lu dans un quotidien de la place un juriste dire que le président de la République et ses complices doivent être traduits devant la Cour pénale internationale (Cpi). Je précise à son endroit que la Cour pénale internationale (Cpi) est compétente pour juger les crimes de guerre, de génocide ou encore de crimes contre l’humanité tels que définis par le Traité de Rome. Le Tribunal international ne peut être saisi par le Procureur général du Cpi ou l’Organisation des Nations unies. C’est une bourde de parler de haute trahison. Il faut savoir raison garder. Ces manifestations spontanées prouvent qu’une certaine partie de l’opposition a perdu sa raison.

 

Quelle signification politique donnez-vous à ce projet ?

 

Politiquement, cela se justifie parce que la finalité, c’est la stabilité du régime. Le candidat qui brigue un mandat de sept ans, s’il est élu, en cas de décès, d’empêchement ou de démission, comme il avait reçu un mandat du peuple, permet à son colistier d’assumer le reste du mandat en toute tranquillité.

 

On parle beaucoup de la suppression du 2ème tour, si l’élection se fait avec 25% des voix…

Revenons un peu en arrière. En 2000, Me Abdoulaye Wade a été élu par une coalition de partis au 2ème tour. Nous avons constaté qu’il y avait des réunions de partage du gâteau. Des leaders des partis alliés se sont chamaillés pour occuper différents postes. Il y a même eu des frustrés, des démissions de responsables parce qu’ils n’ont pas été servis, etc. Le Sénégal ne connait pas çà. C’est le 2ème tour qui l’a créé. C’est le peuple qui a perdu. Le 2ème tour crée des coalitions hypocrites, ce n’est pas forcément la démocratie, ni le choix du peuple.

 

Selon vous, quel devrait être le profil du futur colistier ?

 

Il doit remplir les conditions énumérées par notre Constitution, une personnalité intègre qui n’a jamais été épinglée par un audit. Elle doit être issue du Parti démocratique sénégalais (Pds) ou d’un autre parti libéral. Il faut qu’elle partage le programme du président. Je pense aussi que le choix doit être validé par une instance du Pds ou le congrès.

 

Avec ce choix, ne va-t-on pas au règlement définitif de la succession dite monarchique que brandit l’opposition ?

 

Ces opposants prennent les Sénégalais comme des demeurés. Ils brandissent la dévolution du pouvoir comme programme pour intoxiquer les populations. Ce n’est pas sérieux. Le ticket présidentiel, c’est clair, il écarte la dévolution du pouvoir. Le président de la République ne va jamais proposer son fils au poste. Un vice-président qui n’est pas élu au suffrage universel ne peut pas être à la tête du pays. Il appartient seuls aux Sénégalais de choisir et si le fils du président remplit les conditions, il peut bel et bien briguer le poste. C’est le peuple qui décide.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

L’Afrique est de plain-pied dans le processus démocratique. Mais le modèle type qui s’impose à tous reste la démocratie néo-libérale, selon Me Abdoulaye Babou qui ouvrait, hier, la conférence internationale sur le thème « Deux décennies de démocratie et de gouvernance : leçons retenues, défis et perspectives ». Chercheurs, universitaires et acteurs de la Société civile africaine vont débattre de la question du 20 au 23 juin.

Même si l’Afrique s’est tardivement engagée dans le processus de démocratisation de ses régimes, au gré des Conférences nationales des années 1990, elle a vite adopté la forme de démocratie la plus répandue en ce moment : la démocratie néo-libérale.

Selon Me Abdoulaye Babou, président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale du Sénégal, cette forme de démocratie s’impose à tous en ce moment.

« La démocratie néo-libérale l’a emporté face à la démocratie sociale théorisée par les philosophes des Lumières », a soutenu Me Babou. Une rencontre organisée par le Codesria, en partenariat avec l’Université John Hopkins et la Commission économique pour l’Afrique (Cea).

Me Babou a estimé que cette forme de démocratie est devenue « un modèle type » auquel se conforment tous les régimes.

Devenue irréversible, selon Me Babou, cette démocratie est même imposée par les Occidentaux. « Ceux qui nous l’ont imposée ont des moyens financiers et militaires de le faire », a-t-il soutenu. Cela est d’autant plus une réalité que la notion de « non ingérence » dans les affaires internes d’un pays a cédé le pas au « droit d’ingérence ». Introduisant le thème du colloque, le Pr Abdoulaye Bathily considère que les politiques néo-libérales conduisent plutôt  à la destruction de l’Afrique qu’à autre chose.

 

Pr Abdoulaye Bathily : un bilan mitigé

 

« Ces politiques ne peuvent pas conduire au développement de l’Afrique, mais à son sous-développement avec des Politiques d’ajustement structurelles qui, aujourd’hui, ont pris des formes pernicieuses et à plus de dépendance du continent », a estimé l’universitaire.

M. Bathily de dénoncer les Accords de partenariat économiques (Ape) qui ont conduit à l’accaparement des terres par les Brics, les grands pays émergents.

Toujours selon lui, le bilan des 20 années de démocratisation est mitigé. « Il ne peut être peint en noir ou en blanc », a-t-il indiqué, soulignant toutefois « la montée de la conscience citoyenne » des peuples africains. Un point positif matérialisé par l’émergence du pluralisme politique, syndical, médiatique, à l’émergence d’une Société civile et d’une opinion publique plus ou moins vigoureuse.

« Nous constatons globalement l’émergence de sociétés africaines plus ouvertes », a indiqué le Pr Bathily. Le conférencier a ajouté que le pluralisme politique n’a pas abouti à « une véritable vague démocratique et des systèmes politiques de qualité ».

Bathily de noter la montée de l’ethnicisme, du régionalisme et de l’affirmation identitaire qui, pour la plupart du temps, ont conduit à des guerres en Afrique.

A ces maux, il faut ajouter « les nouvelles formes de dérives » symbolisées par le présidentialisme et l’hypertrophie de l’Exécutif.

« Les fraudes électorales et la manipulation des élections sont maintenant devenues des sujets familiers dans nos conférences », selon l’universitaire.

Ebrahima Sall, directeur exécutif du Codesria, pense qu’il est temps de sécuriser le processus démocratique des pays, par la mise en place de « mécanismes et de règles acceptées par tous ».

M. Sall d’inviter à « dépersonnaliser le débat ». Toujours est-il que selon Bathily, le processus de démocratisation de l’Afrique durant ces vingt dernières années a conduit à des « leurres et lueurs » qu’il faut décortiquer.

Maguette NDONG

Les libéraux de Grand-Dakar se mobilisent en direction de 2012. Ils ont lancé samedi le Comité d’initiative, de réflexion et d’action du Pds (Cira) dont l’un des objectifs est la réélection de Me Wade dès le 1er tour.

Restés silencieux depuis la défaite lors des locales de mars 2009, les libéraux de Grand-Dakar ont enclenché une dynamique de reconquête de leur localité. C’est dans ce cadre qu’ils ont mis sur place le Comité d’initiative, de réflexion et d’action du Pds de Grand-Dakar pour la réélection de Me Wade en 2012 (Cira).

Ce comité regroupe toutes les composantes du Pds : Génération du concret, mouvements de soutien de Grand-Dakar, etc. Sa mission, selon son coordonnateur, Demba Seydi, est d’unir tous les responsables politiques de Grand-Dakar, de massifier le parti et d’offrir au président Wade une victoire éclatante au soir du 26 février 2012. «Cette date sera peut-être le dernier rendez-vous électoral entre Me Wade et son peuple. C’est pourquoi, Grand-Dakar s’est levé comme un seul homme pour jouer sa partition et entrer dans l’histoire en offrant au président Wade l’un des plus beaux cadeaux, c’est-à-dire la victoire éclatante au soir du 26 février 2012 », indique Pape Saliou Guèye dans la déclaration liminaire. Pour cela, il est prévu d’organiser des séminaires de formation pour les militants et sympathisants du Pds sur les techniques de vote, de mener des actions de mobilisation par des meetings, « marches bleues », visites de proximité et d’inciter les populations à s’inscrire massivement sur les listes électorales et à voter pour Me Wade.

Une campagne de sensibilisation sur les réalisations du chef de l’Etat de 2000 à nos jours est aussi dans l’agenda des libéraux.

« La mission peut être difficile mais pas impossible au regard de tout ce qu’a réalisé le président de la République pour faire du Sénégal un pays émergent et de référence continentale », ajoute M. Guèye.

«Nous allons fédérer toutes les forces pour gagner et faire réélire notre candidat dès le premier tour», déclare Demba Seydi. Rappelant que les libéraux ont toujours gagné à Grand-Dakar même étant dans l’opposition, M. Seydi soutient que la perte de la mairie en 2009 est due aux frustrations liées à la confection des listes et les votes sanction.

«Si on règle tous les problèmes, nous pouvons faire de bons résultats en 2012 », note-t-il. Cette rencontre avec la presse a été aussi une occasion pour les responsables du Cira de revenir sur la situation du Pds dans la localité. Selon eux, la section communale vit dans une léthargie depuis la disparition de ses hauts responsables, le parachutage de responsables, le manque de considération et d’attention envers les militants, l’oubli de la localité au moment des tournées du Secrétaire général national du Pds. Un grand meeting de réconciliation est prévu au mois de juillet.

Aliou KANDE

L’expert en micro finance Mansour Ndiaye a indiqué que sa candidature à l’élection présidentielle du 26 février 2012 sera ‘’le lieu de la concrétisation de l’équité, de la lutte contre la discrimination et de l’injustice sous toutes ses formes’’.

‘’L’esprit partisan devra cesser et la nouvelle dynamique que nous emprunterons permettra d’organiser, de faire contribuer l’ensemble des citoyens à l’œuvre de construction nationale’’, a déclaré M. Ndiaye lors d’une conférence de presse. Il a indiqué qu’il tient ‘’à saisir l’extrême gravité’’ de sa ‘’décision d’aller briguer les suffrages’’ des Sénégalais.

‘’Nous mesurons le sérieux et la rigueur qui doivent l’accompagner afin de ne pas verser dans la le populisme perverti, la politique politicienne ou le discrédit en général, de ceux qui ont eu l’honneur de notre confiance pendant presque 50 ans’’.

Le candidat indépendant précise qu’il entend incarner un centrisme rassembleur qui se place comme ‘’une troisième voie’’.

‘’Notre centrisme ne se situe pas entre les clivages Gauche-Droite, mais il se décale vers une troisième voie, qui sera le point de ralliement de tous les hommes et femmes qui considèrent que le monde s’est toujours construit à partir d’idées-forces, mais dans la paix et l’humilité’’, a-t-il déclaré.

‘’Sur le plan des ressources humaines, estime M. Ndiaye, le taux élevé de chômage et de sous-emploi est le signe le plus évident de notre malaise social’’.

Mansour Ndiaye s’engage à ‘’encourager la recherche et la quête de bien-être par l’accumulation du capital, mais aussi par la promotion du travail, de l’équité et de la justice sociale’’.

Il propose ‘’un modèle de développement endogène sans pour autant nier toutes les théories et options économiques qui ont fait leurs preuves ailleurs’’ et s’engage à s’opposer contre la mal gouvernance ‘’qui a cours dans ce pays ‘’

Mansour Ndiaye, 41 ans, a été conseiller technique en micro finance à Aquadev (Louga) et a mené des missions et programmes pour le compte des bailleurs de fonds.

Ouvrant la conférence nationale des jeunes de son parti, le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, a estimé que la victoire à l’élection présidentielle de 2012 est déjà acquise par son camp.  Saluant l’engagement et la détermination de la jeunesse libérale, il leur a demandé de se projeter pour 2019.

52 Comités de liaison fédéraux (Clf) ont répondu à l’appel. 19 délégations des jeunes libéraux de la Diaspora ont pris également part à la conférence nationale de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), ce samedi 18 juin.

Un complexe hôtelier situé au cœur des Almadies, un quartier résidentiel de Dakar, abrite l’événement. Une grande tente décorée aux couleurs du Parti démocratique sénégalais est aménagée dans la cour.

Les forces de l’ordre sont postées à l’entrée. Elles procèdent à une fouille minutieuse des personnes qui veulent accéder à l’hôtel pour « éviter toute infiltration d’éléments étrangers ».

Les délégués devant élire les candidats au poste de Secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) sont vêtus de tee-shirts jaunes. Ils portent également des drapelets bleus.

Ils sont assis derrière les 52 superviseurs et les 592 commissaires qui ont été mobilisés pour procéder aux renouvellements dans les différentes localités. L’ambiance est festive. Elle hausse d’intensité à l’arrivée du Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) vers midi. L’hymne de la Renaissance africaine sonne le début des travaux. Le président de la commission nationale de renouvellements, Mamadou Seck, est invité à s’adresser à l’assistance. Pendant une dizaine de minutes, il dresse un bilan positif des opérations.

 

Victoire en 2012

 

Cela a satisfait le « pape du Sopi ». « J’exprime ma joie, mon émotion et ma fierté de voir la jeunesse d’un très grand parti organiser de façon impeccable des élections transparentes et démocratiques », a déclaré le leader du Pds sous les applaudissements des jeunes qui promettent la victoire en 2012.

Me Wade encense les jeunes de son parti quand il observe quelques secondes d’arrêt et lance : « 2012, c’est fini, parlons de 2019 ». Le public se lève pour saluer « la victoire » annoncée par le leader du Pds. Pour Me Wade, la jeunesse est un dispositif essentiel pour une victoire aux prochaines élections. « Il n’y a de force que dans la jeunesse du parti.  Votre force, c’est la mienne », martèle-t-il, avant de lancer aux anciens leaders de l’Ujtl : « les jeunes sont mieux organisés que vous ne l’étiez à l’époque ».

Le patron de la mouvance présidentielle a exprimé sa « fierté d’avoir une jeunesse mobilisée, consciente de son devoir ».

« Le parti n’appartient à personne, même pas au frère Secrétaire général national (...). Je suis fier de la jeunesse de mon parti », a-t-il dit, félicitant les membres de la commission nationale de renouvellements qui ont fait le travail «avec beaucoup de détermination ».

Me Wade a conseillé aux jeunes qui ne peuvent plus siéger à l’Ujlt du fait de leur âge de « savoir rompre les amarres et passer d’une génération à une autre ».

«Senghor disait, parce qu’il avait des problèmes avec son mouvement de jeunes, personne ne voulait être en dessous de 34 ans, les Sénégalais ne veulent pas vieillir », a-t-il fait remarquer.

 

Changer la société sénégalaise

Le président Wade a salué la mobilisation, l’engagement et la détermination des jeunes de son parti. Il s’est dit serein par rapport au futur du parti, car, constate-t-il, la passation de responsabilité d’une génération à une autre s’est faite de façon magistrale. Cela fait encore dire au leader du Pds que son parti à pour ambition de rester au pouvoir pendant 50 ans.

« Aucune jeunesse ne peut se mesurer à vous. J’exprime ma fierté de voir que les jeunes sont issus de toutes les catégories sociales. Nous sommes en train de construire un Sénégal nouveau », lance-t-il.

Ce portrait du Sénégal dressé par Wade ira manifestement de paire avec de meilleurs lendemains pour l’Afrique, car le chef de l’Etat estime que « l’Afrique est le continent de demain ».

Pour Me Wade, le Pds a réussi à changer la société sénégalaise pour en faire une société démocratique.

« Cela a été possible grâce à de longues années de patience et de paix. « Je voulais apprendre la patience aux oppositions d’Afrique. Les Sénégalais sont habitués aux mécanismes de la démocratie, du pluralisme et de la liberté d’expression », a-t-il dit.

Babacar DIONE

Venu à Nguékhokh, dans le département de Guinguinéo, procéder à l’inauguration d’une unité de dessalement au niveau du forage réalisé il y a sept ans par Caritas, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a souligné que le projet de loi relatif au ticket présidentiel adopté en Conseil de ministre est, depuis vendredi, sur la table du président de l’Assemblée nationale. Selon lui, la procédure étant irrévocable, il n’est plus question de revenir en arrière.

Pour Souleymane Ndéné Ndiaye, le projet aura l’avantage de mettre fin aux supputations sur une dévolution monarchique du pouvoir.

Pour le Premier ministre, les députés voteront sans doute ce projet, « car, a-t-il estimé, tel est la volonté du de chef l’Etat qui est également le chef de notre majorité».

Selon lui, le débat est aujourd’hui posé et les avis sont partagés. « Ce qui est sûr, a-t-il ajouté, c’est que la majorité, qui gouverne, est d’accord pour que le poste de vice-président soit désormais consacré dans notre Constitution».

Estimant que le vice-président va, non seulement, assister le président de la République dans l’exécution de ses missions, le Premier ministre soutiendra qu’aussi, l’institution de ce poste va, désormais, faire clore ce débat malsain animé par une certaine frange de l’opposition sur la dévolution monarchique. Selon lui, le Sénégal, tout le monde le sait, ne sera jamais une monarchie. Suffisant donc pour que l’opposition cesse de tympaniser le pays avec cette histoire de dévolution monarchique.

 

50.000 litres d’eau par jour

 

De l’avis de Souleymane Ndéné Ndiaye, à l’occasion de la prochaine élection, c’est un ticket qui se présentera et va briguer les suffrages des Sénégalais. En vérité, a déclaré le Premier ministre, ce projet est un pas supplémentaire franchi dans l’approfondissement de notre démocratie.

S’adressant aux centaines de villageois qui ont participé à la manifestation, Souleymane Ndéné Ndiaye a dit que : « le fossé est énorme entre le régime de l’alternance qui investit le terrain de jour comme de nuit et l’opposition, qui préfère se calfeutrer dans les salons huppés de Dakar, loin des préoccupations des sénégalais ».

Dans cet ordre d’idées, en présence du gouverneur Amadou Sy, du consul général de la Fondation d’Entreprise Véolia-Environnement, M. Thierry Vandevelde et du secrétaire exécutif de Enda, Mme Joséphine Ouédraogo, Souleymane Ndéné Ndiaye s’est félicité de la synergie qui a permis aux populations d’une trentaine de villages de disposer, grâce à l’unité de dessalement, d’une eau de très bonne qualité.

Revenant sur les doléances des représentants des populations, il a souligné que tout sera mis en œuvre pour le renforcement de la capacité de l’ouvrage qui, déjà, produit plus de 50.000 litres d’eau par jour.

Pour ce qui est de la préoccupation relative à la santé des populations, il a promis la construction, dans les prochains jours, d’un poste à Nguékhokh. Une annonce qui a été accueillie par une salve d’applaudissements.

A noter que le Conseil général de la Fondation Véolia, le secrétaire exécutif d’Enda et le Président de la communauté rurale de Khelcom Birame ont, tour à tour, pris la parole pour se féliciter de l’initiative et saluer le dynamisme de Souleymane Ndéné Ndiaye dans la mise en œuvre de la politique de développement du gouvernement du Sénégal. Ils ont par ailleurs réaffirmé leur engagement aux côtés du chef de l’Etat pour un Sénégal émergent.

Mamadou CISSE

A la suite de l’adoption du projet de Loi créant le ticket pour l’élection à la Présidence, le ministre-conseiller, porte-parole, Serigne Mbacké Ndiaye, était face à la presse samedi matin pour présenter les arguments de l’Exécutif. Selon lui, cette proposition de Loi vise à renforcer la démocratie et la stabilité du pays. Il a aussi confirmé que si le projet est adopté, il n’annulera pas le 2è tour.

D’emblée, le porte-parole de la Présidence a rappelé les différentes étapes de la vie politique sénégalaise avant et après l’indépendance. Il est d’avis que dans ce projet de Loi, il y a les aspects économiques et sociaux qui sont pris en compte. Selon lui, pour ne pas faire sombrer le pays, le chef de l’Etat a jugé utile de soumettre le projet de Loi à l’Assemblée nationale dans le but de renforcer la stabilité.

« Quand on avait proposé la création d’un poste de vice-président nommé par décret, il nous a été reproché de ne pas le faire élire en même temps que le président et, aujourd’hui, nous avons répondu à cet appel », a déclaré le ministre conseiller ajoutant que : «ces mêmes personnes sont aujourd’hui en train de crier sans avoir connaissance des exposés des motifs de la nouvelle loi ».

Interpellé sur la rébellion d’un député qui serait contre ce projet, Serigne Mbacké Ndiaye a dit c’est à l’honneur du pays et à notre démocratie. «Laissons à l’Assemblée nationale ses prérogatives, discuter et prendre librement des mesures », a-t-il encore dit. Sur la possibilité de suppression du second tour, tout en confirmant que s’il est adopté, il ne sera pas supprimé, il a répondu que le président Wade reste toujours populaire et a un bilan élogieux qui sera soutenu par une machine électorale très forte prête à gagner en 2012.

Interpellé sur l’absence d’échanges avec les autres acteurs politiques et la Société civile avant la prise d’une telle décision, le porte-parole de la Présidence a précisé que Me Wade appelle régulièrement l’opposition pour discuter des problèmes du pays mais celle-ci n’accepte pas de le rencontrer.

« Qu’elle laisse le président et son équipe diriger librement. Il appartient aux Sénégalais le jour « J » de se déterminer. J’appelle l’opposition à être conséquente et cohérente dans sa démarche », a martelé le porte-parole du chef de l’Etat.

 

Décision prise à huit mois de l’élection

 

Se prononçant sur la dévolution monarchique, un thème de campagne lors des Locales de mars 2009, M. Ndiaye a encore dit que l’opposition en faisait un cheval de bataille ajoutant que « ce n’est pas décent en politique de voir un ticket Wade-Wade en 2012. Il a aussi répondu aux éléments de la Société civile, en précisant que la décision a été prise à huit mois de l’élection, conformément aux directives de la Cedeao. S’agissant de la parité, il a dit qu’il ne s’impose pas à propos du projet de loi.

Enfin, sur les possibilités des retours d’Idrissa Seck ou Macky Sall avec le nouveau poste de vice-président, il a soutenu n’être pas au courant de tractations souterraines mais que son seul souhait, c’est de voir tous les opposants et anciens du Pds, retrouver Me Wade pour renforcer ses pouvoirs.

El Hadji Abdoulaye THIAM

C’est sous la présidence effective du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, que se tiendra à partir de samedi, à partir de 10 heures, à l’Hôtel des Almadies. la VIème Conférence nationale de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl), annonce un communiqué. Une occasion pour les jeunes de choisir leurs nouveaux responsables mais surtout de se prononcer sur l’actualité politique nationale et internationale, à quelques mois des élections présidentielle et législatives de 2012.

Pendant deux jours, les délégués venus des régions et de l’extérieur du pays échangeront sur différents points d’actualité.

Les travaux en ateliers débuteront à 15 heures et se poursuivront jusqu’à dimanche à 12 heures.

Dans l’après-midi du dimanche, à 15 heures, au Stadium Marius Ndiaye, il y aura la lecture de la résolution finale et la cérémonie de clôture par le Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade.

Plusieurs personnalités politiques dont les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le Premier ministre, le président du Conseil économique et social, de nombreux ministres et parlementaires prendront part à ces travaux qui désigneront le nouveau bureau de l’Ujtl.

Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, a coordonné la commission de renouvellements des instances de l’Ujtl assisté des anciens secrétaires généraux que sont les ministres Mamadou Lamine Keïta, Aliou Sow, Modou Diagne Fada et Joseph Ndong.

Il s’agira d’une véritable messe pour les jeunes du Pds qui se prononceront sur différents sujets relatifs à l’actualité politique nationale et internationale.

El. H. A. T.

La Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) a tenu, hier, sa première Assemblée générale. Occasion saisie par les intellectuels du Pds pour réaffirmer leur engagement à travailler en synergie pour réélire le président Wade en 2012.

Pour sa première manifestation, la toute nouvelle Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) a réussi, hier, un exploit : remplir la Permanence Oumar Lamine Badji. Presque tous les cadres étaient là. La volonté de s’unir était palpable. « Cette assemblée est une preuve de votre engagement à œuvrer dans la voie indiquée par le président de la République », s’est réjoui Serigne Mboup, président du Fnlc, en rappelant que l’événement était « juste » une rencontre de prise de contact et d’information.  M. Mboup est largement revenu sur le processus qui a abouti à la mise en place de cette fédération. « Le président Abdoulaye Wade a montré la voie à suivre. Il nous fait confiance. La balle est dans notre camp et nous avons l’obligation de la jouer », a soutenu Serigne Mboup. Il a rappelé l’ambition du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais en ces termes : impliquer davantage les cadres dans l’animation du parti.

«Le frère Secrétaire général national veut que les cadres reprennent le flambeau et participent activement aux activités du Pds », a expliqué le président de la Fncl.

Tour à tour, les responsables moraux des associations et mouvements du Pds dissous ont réaffirmé leur engagement à suivre les recommandations de leur Secrétaire général national. Ils ont tous promis de taire leurs « ambitions personnelles», de « travailler en synergie» et d’œuvrer dans « l’unité et la solidarité » pour réélire le président Abdoulaye Wade au soir du 26 février 2012.

Pour ce faire, les cadres libéraux ont estimé qu’un accent particulier doit être mis sur le « grand chantier » de la communication. Tous sont d’accord que des « correctifs » doivent être apportés au plan communicationnel. Surtout que de l’avis du coordonnateur de l’Alliance Sopi pour toujours (Ast), le président Wade a un atout de taille qui « militera » en sa faveur en 2012 : ses réalisations visibles sur le terrain.

(Lire en page 24 le communiqué du Fncl )

Abdoulaye DIALLO

La Direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) réunie sous la présidence du camarade Djibo Leïty Kâ, Secrétaire général, a félicité les femmes pour leur mobilisation de mercredi dernier.  La Dpe, suivant le Secrétaire général, a félicité chaleureusement les camarades Khady Guèye Sow, Adama Mbengue et Oumar Seck pour la bonne tenue de l’organisation.

Dans sa communication, le Secrétaire général a rendu compte à de sa tournée à l’étranger, au Congo Brazzaville puis à Paris où il a rencontré les militants.

Quant au secrétaire à la vie des fédérations, il a abordée le niveau du processus de renouvellement des instances de base. La Dpe a retenu que dans ce processus, le parti est dans la dernière ligne droite pour aller au congrès. Aussi, la Dpe a salué la sortie du Secrétaire général à l’occasion des 24 heures du Mouvement des élèves et étudiants du renouveau (Meer) du 10 juin 2011 et l’a félicité pour avoir montré, encore une fois, qu’il est du côté du peuple, notamment du fait de sa réaction par rapport au match de football Sénégal- Cameroun.

Au cours de cette réunion, la Dpe a validé le calendrier de visites du Secrétaire général et des activités de mobilisation et d’animation parti.

En questions diverses, la Dpe a demandé que la question des 100 motos pompes distribuées dans le département de Dagana dans des conditions qui posent problème fasse l’objet d’une enquête sérieuse et transparente.

El. H. A. T.

Un soutien de plus pour Me Wade en vue de sa réélection à la présidentielle de 2012. «Ndioukel Gorgui falatko 2012» (Ngf) qui regroupe plus de 6.000 marchands ambulants a décidé de s’investir. Le président de la République peut compter sur l’engagement des marchands ambulants pour sa réélection en 2012. Regroupés au sein du mouvement «Ndioukel Gorgui falatko 2012», ces marchands ambulants ont annoncé hier la couleur au cours d’une rencontre. Venus des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, ils ont estimé nécessaire de rendre l’ascenseur à Me Wade, «leur bienfaiteur».  «Depuis l’indépendance, il y a des marchands ambulants. Le régime socialiste nous menait la vie dure en nous empêchant de travailler correctement. Depuis l’avènement de l’Alternance, Me Wade a posé beaucoup d’actes envers nous », a déclaré Moulaye Seck, le coordonnateur de Ngf 2012. «Il a lors de son message de Nouvel an, réitéré son vœu de nous recaser. Mieux, il a tenu un conseil présidentiel sur la question et a créé une agence pour la sédentarisation des marchands ambulants. Il y a aussi le recasement à Petersen, aux Allées Papa Guèye Fall», a-t-il rappelé. A cela, s’ajoute selon M. Seck, l’octroi de plus de 4.000 cantines.

Jugeant le bilan de Me Wade satisfaisant, M. Seck a soutenu que cela permettra de le faire réélire sans difficulté.  Une grande rencontre de mobilisation est prévue dans les prochains mois.                     

Aliou KANDE

L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) peut compter sur ses femmes volontaires pour battre campagne lors de la présidentielle 2012. Ce sont plus de 1.000 femmes qui se sont réunies en un corps de volontaires pour montrer leur attachement à leur leader politique.

Les volontaires de l’Urd entendent accompagner leur leader politique à «être aux côtés du président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour l’élection présidentielle ». Pour Marième Gassama, la présidente nationale des femmes de l’Urd, « ce sont plusieurs centaines de femmes qui ont répondu présentes pour  témoigner leur attachement à Djibo Kâ». A l’en croire, cette présente rencontre avec Djibo Leïty Kâ est une première étape dans leur série de retrouvailles avec leur mentor. Elles entendent installer dans les départements de Dakar et de l’intérieur du pays des cellules de femmes et d’hommes volontaires de l’Urd.

Pour sa part, le Secrétaire général de l’Urd a exhorté ses militantes de faire plus, en allant « investir tous les quartiers de Dakar et du Sénégal pour rassembler les hommes et femmes ». Il a magnifié un tel geste qui, selon lui, traduit «l’engagement réel des femmes à leur parti». Un tel geste, a-t-il ajouté, est «rare, on ne le trouve pas dans les partis politiques au Sénégal et je défie quiconque de me prouver le contraire». Cependant, il leur a demandé de ne « jamais confondre les volontaires avec les instances du parti» qui, a-t-il martelé «sont souverains». Il a profité de l’occasion pour réaffirmer son engagement aux côtés du chef de l’Etat, Me Wade, avec qui il va battre campagne pour sa réélection en 2012.

Yathé N. NDOYE

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