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Politique (3822)

Avocat à la Cour et allié du président de la République, Malick Sall estime que les projets réalisés par l’Etat, notamment dans le Fouta, ont soulagé les populations. C’est pourquoi, il recommande la poursuite de ces investissements tout en promettant une mobilisation en direction de la prochaine présidentielle.

Vous avez soutenu la coalition Bennoo Bokk Yaakaar lors des législatives de 30 juillet. Votre soutien au chef de l’Etat sera-t-il de rigueur lors des prochaines compétitions électorales ?
A la fin de la campagne électorale, nous avons  rappelé l’histoire de notre soutien au président de la République. Nous avons soutenu le président de la République pendant son premier déplacement au Fouta lors du Conseil des ministres délocalisé. Nous l’avons également soutenu pendant le référendum, parce que j’avais estimé que cette modification constitutionnelle était une excellente chose.  J’avais dit que je le soutiendrai de façon massive pour qu’il puisse avoir une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale, parce qu’il ne peut pas réaliser son programme s’il n’a pas une majorité à l’Assemblée nationale. Nous avons gagné avec plus de 85% pendant les législatives. Pendant la présidentielle, nous ferons deux fois plus. La présidentielle de 2019 ne doit pas se préparer uniquement en 2019. Les préparatifs ont démarré pendant le référendum et les élections législatives.  Il s’agit de prendre des dispositions pour que le maximum de personnes puisse s’inscrire sur les listes électorales. Nous sommes aujourd’hui convaincus qu’il y a encore un gap au Fouta qu’on peut récupérer. Il y a des gens qui ne sont pas encore sur les listes électorales. Nous allons nous mobiliser pour récupérer au moins  20 %. Nous avons intérêt à ce que le président de la République soit reconduit. On ne peut pas avoir la chance d’avoir un chef d’Etat qui a défini un programme pour sortir le Sénégal de la pauvreté et du sous-développement et ne pas donner au président les moyens d’avoir un second mandat pour accompagner au maximum l’œuvre qu’il met en place pour le développement du Sénégal. Pour la présidentielle, nous ferons encore plus que ce que nous avons fait pour les législatives pour que le président de la République soit réélu de façon brillante.

Ces actions sont-elles concentrées uniquement dans le département de Matam ?
Nous le ferons dans le Fouta de manière générale. Quand nous parlons du Fouta, nous ne faisons pas référence à une zone géographique. Il y a du Fouta  à Dakar, en Casamance et à Thiès. Les Foutankés sont plus nombreux dans la banlieue dakaroise que dans la région de Matam. Notre travail cible aussi les Foutanké qui sont dans les autres régions du Sénégal et de la Diaspora.

Que doivent faire les responsables pour remporter les prochaines batailles électorales ?
Nous sommes plus dans le développement. Nous accompagnons les Foutanké  pour creuser des puits, construire des mosquées et financer l’agriculture. Partant de mon investissement lors de la campagne pour les législatives, je pense que les gens doivent maintenir la dynamique qui a été adoptée à cette occasion. Le président de la République avait désigné l’honorable député Farba Ngom comme délégué du département. Je trouve  qu’il avait fait un excellent boulot.  Farba Ngom avait convoqué tous les responsables du département. Nous n’étions pas de façon organique membre de l’Apr, mais nous avons été convoqués. Nous avons tous défini la stratégie à mettre en place pour  que le département de Matam vote massivement pour les listes de Bennoo. Nous avons mis en commun nos moyens. Il a été décidé que nous devions tous descendre sur le terrain à Matam pour qu’en présence de toutes les populations, on mette en place les comités électoraux.  Il n’était pas question qu’on vienne à Dakar avec des listes déjà arrêtés. Quand nous avons fait cela, nous avons fait le tour de tout le département pour que les populations comprennent que nous sommes ensemble pour le succès de la liste du président de la République. Les populations ont énormément apprécié cela. Cette démarche a été la clé de notre victoire pendant les législatives. Je suis convaincu que si l’on reproduit ce qui a été fait pendant les législatives, nous gagnerons largement.

Est-ce que le bilan du président Sall peut être un atout ?
Je suis à 100% oui. Le calvaire des populations du département de Matam était le déplacement. Linguère – Matam est aujourd’hui l’une des meilleures routes au Sénégal. Les  populations avaient énormément de difficultés  pour voyager. Aujourd’hui, en 5 heures, on peut se rendre à Matam. L’autre calvaire est la route Ndioum – Bakel. Le président de la République a lancé les travaux de cette route. Ce sont les voies de communication qui permettent un investissement dans ce département qui est extrêmement riche. C’est un département agricole. C’est un département qui a une diaspora extrêmement laborieuse. Les émigrés avaient envie d’investir, mais ils ne pouvaient pas le faire parce qu’il y avait un problème de routes. Ce problème est réglé à 100%. Nous avions un problème d’eau. Aujourd’hui, il n’y a pas un  village d’une certaine dimension qui n’a pas de forage. Dès l’instant qu’on règle le problème d’eau, de circulation des personnes et des biens, la population du Fouta est satisfaite à 100% de l’action du président de la République. La population ne demande qu’une chose : que le président continue. Les bergers sont, aujourd’hui, les supporters les plus déterminés du président de la République. Il leur a permis d’avoir des aliments de bétail pour le troupeau. Le président a impliqué les bergers dans la mise en place de programmes  souples pour l’accès au financement.  

Que faut-il faire pour renforcer ces acquis ?
Le président de la République a défini ce qu’il doit faire pour le Sénégal. C’est un programme de désenclavement du Sénégal. Il faut donc poursuivre la réalisation de projets. La route Ila Touba désenclave Touba. Elle permet aux populations d’investir massivement à Touba. Les forages sont un peu partout à travers le Sénégal. Le président Sall a compris que la population ne peut pas travailler si le peuple est malade. On voit des routes et des ponts sortir de partout. Ceux qui sont près des populations savent que l’élément déterminant dans le programme du président est le volet social. Les populations sont aidées pour avoir la santé et l’eau.  Les gens de bonne foi savent que la machine Sénégal a été remise en marche. Le Pse qui a été élaboré est un programme pour sortir le pays du sous-développement. Récemment le président Ouattara qui est un économiste de renom a tenu à saluer en disant que c’est le président, Macky Sall qui a trouvé les clés pour la  mise en œuvre du Pse de façon efficiente. Il a trouvé les clés parce qu’il  n’a pas cloisonné le social des infrastructures. Il n’a pas cloisonné l’agriculture de l’élevage. Il a compris qu’il s’agit d’un tout. Pour que le pays sorte du sous-développement, il faut que toutes les questions de développement soient prises en charge de façon globale. Le président de la République travaille pour l’autosuffisance en riz. Il y a trois ans,  cela n’était pas envisageable. Quand le président a parlé de ça, des gens ont ricané en disant qu’il rêve. Aujourd’hui, tout le monde reconnait que c’est une possibilité.

Pourquoi estimez-vous que les jeunes doivent s’approprier le Pse ?
L’émergence  est une mise à niveau de notre pays par rapport à ce qui se fait de mieux dans le monde. Le développement signifie une population qui est en bonne santé, qui mange à sa faim, une population qui est éduquée (...) L’émergence du Sénégal ce n’est pas pour Macky Sall. C’est pour les jeunes.

Dans la pratique, pensez-vous que le Pse peut réussir les objectifs qui lui sont assignés ?
Je suis convaincu que le Pse peut réussir. Le président de la République a beau être un génie, mais tout ce qu’il peut faire, c’est conceptualiser, définir les règles et déployer pour avoir les moyens. Mais ceux qui doivent mettre en exécution ce programme, ce sont les populations. Pour moi, la frange la plus importante et mieux outillée pour mettre en œuvre le Pse, est celle des jeunes.

L’opposition estime que les projets sociaux visent à satisfaire une clientèle politique…
L’opposition est dans son rôle. Elle n’a pas vocation à féliciter le président et à dire que tout ce que le président fait est bon. Si elle estime que tout ce que le président fait est bon, personne ne comprendrait qu’elle veuille prendre la place du président. Si l’on fait la route Ila Touba, vous pensez que ce sont les membres de l’Apr qui vont l’utiliser ? Si l’on se débrouille pour que Dakar soit bien servi en eau, ce n’est pas pour satisfaire les militants de l’Apr. Le problème de l’électricité a été réglé. Ce sont tous les Sénégalais qui en bénéficient. Quand on met en place des infrastructures et permet à une population de se soigner, en mettant en place des hôpitaux, on le fait pour toute la population. On le fait pour tout le monde. Les projets sociaux soulagent les populations. L’intelligence la plus primaire est de comprendre que celui-là qui n’est pas avec vous aujourd’hui peut être avec vous demain. Tout le monde reconnait en Macky Sall une intelligence politique. Modou Diagne Fada a reconnu que le président Macky Sall a réussi à passer devant les autres qui étaient au Pds. Quelqu’un qui a réussi à battre Abdoulaye Wade, le minimum est de lui reconnaître une intelligence politique. Abdoulaye Wade est une bête politique. Le travail de Macky Sall consiste à faire en sorte que ceux qui n’étaient pas avec lui le soutiennent. Les  hommes politiques parlent, mais personne ne peut pousser les Sénégalais à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire. Ils savaient où se trouvaient leurs intérêts.  

Partagez-vous l’opinion de ceux qui pensent que le chef de l’Etat doit élargir les bases de Bennoo en s’ouvrant notamment aux libéraux ?
N’importe quel homme politique a intérêt à élargir sa base politique. Quand on est chef d’Etat et qu’on travaille à être reconduit, on a intérêt à s’ouvrir.  Que des membres du Pds rejoignent le président de la République est tout à fait naturel. Le président de la République était du Pds. Il a fait toute sa carrière en tant que cadre du Pds. Il était le responsable des cadres du Pds. Que des gens qui  ont cheminé ensemble dans les moments de braises se retrouvent est tout à fait naturel.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Pour la tenue des prochaines élections générales du Libéria le 10 octobre prochain, l’ancien Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a été désignée pour diriger la mission d'observation de ces élections.

L’ancien Premier ministre Aminata Touré a indiqué, hier, avoir été désignée, par l'Institut électoral pour la démocratie en Afrique, pour diriger la mission d'observation des élections générales qui se tiendront ce 10 octobre 2017 au Libéria. A cette occasion, a-t-elle explicité, les citoyens du Libéria pourront choisir démocratiquement un nouveau président de la République et élire leurs députés. L’ancien Premier ministre a rappelé qu’Ellen Sirleaf Johnson, la première et la seule femme présidente de la République en Afrique, se retirera du pouvoir, après deux mandats à la tête du Libéria. «Prions pour des élections apaisées, afin d'écrire une nouvelle belle page d'histoire démocratique du Libéria et de l'Afrique », a-t-elle souhaité.

Amadou DIOP

Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit)  apporte « un démenti formel » aux propos tenus par Amath Camara, membre du comité central, en charge de l’organisation au secrétariat  sur la personne du secrétaire général Samba Sy,  relatifs au processus ayant présidé au choix et à la nomination de Samba Sy dans le gouvernement.  Dans un communiqué publié, le secrétariat du Pit souligne que « ledit choix n’a fait l’objet d’aucune ambiguïté ni d’un quelconque  manque de transparence  comme en atteste la note d’information en annexe et adressée aux camarades en date du 7 septembre 2017 ».

Le Pit qui trouve l’attitude de M. Camara « irrespectueux  des principes de fonctionnement démocratique » dit avoir décidé de saisir la commission centrale de contrôle et de discipline du parti.   Il précise que dans la structure du parti, il n’existe pas de poste de secrétaire général adjoint.

B. DIONE

L’ancien député, Thierno Bocoum, a annoncé, hier, sa démission « par convenance personnelle » du parti politique Rewmi.

Thierno Bocoum a mis fin à son compagnonnage d’avec le parti Rewmi. Parmi les figures de proue de cette formation politique, Thierno Bocoum a su s’y imposer à travers ses prises de parole et sa posture à prendre les devants dans les combats politiques. Il était d’ailleurs jusqu’à sa démission, le porte-parole de Rewmi. Comme s’est devenu d’usage, c’est à travers les réseaux sociaux, son poste facebook notamment, qu’il a annoncé, hier, sa démission. L’ancien porte-parole de  Rewmi dit avoir décidé de poursuivre autrement son combat politique. Il sera exclusivement axé sur la défense des intérêts du peuple sénégalais, relève-t-il.  «Dans ces moments difficiles que traverse notre pays, je ne peux ignorer mon devoir et remplir la part de mission qui s'impose à nous tous. Notre devoir, nous exige d'être aux côtés des populations effarées, victimes de pratiques politiciennes d'hommes et de femmes sans principes et sans valeurs. Des pratiques qui ont fini par installer la peur de l’avenir », a-t-il écrit.

Thierno Bocoum dit vouloir s’inscrire dans l’idéal de réaliser une alternance générationnelle, pour que la politique se fasse autrement et que les nouveaux défis qui s'imposent à notre pays soient relevés avec responsabilité. Aujourd'hui, notre avenir commun est assombri par un défaut de patriotisme manifeste, qui met les intérêts personnels de nos dirigeants au dessus de ceux du Sénégal. Il s'y ajoute une gestion hasardeuse et périlleuse de nos ressources naturelles au profit d'hommes politiques qui se servent de l'État pour satisfaire leurs propres ambitions, souligne-t-il. C'est pourquoi, il ambitionne de, « sous peu, offrir une alternative crédible et rassurante». J’entends faire une jonction de toutes les forces patriotiques, au-delà des clivages idéologiques, pour que seul vaille l’intérêt supérieur de la Nation sénégalaise, relève-t-il.

Il donne rendez-vous dans les prochains jours, dans le cadre « d'une plateforme à construire ». Il n’a pas manqué de rendre hommage à son ex leader Idrissa Seck. « Pour un homme de sa dimension, régulièrement et souvent injustement combattu, je ne peux que lui vouer une profonde affection, une admiration et un fort sentiment de gratitude. Je lui souhaite le meilleur dans ses entreprises présentes et futures », relève-t-il.

Oumar BA

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 4 octobre 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat présente, à l’occasion du nouvel an musulman, ses meilleurs vœux de santé et de bonheur à la Oumah islamique, et prie pour la consolidation d’un Sénégal prospère dans la paix, la solidarité et l’équité.

Rappelant l’importance primordiale qu’il accorde au renouveau et à la modernisation du système des transports aériens, dans le cadre du PSE, le Président de la République invite le Gouvernement à prendre toutes les dispositions requises, en vue de l’inauguration et du fonctionnement effectif de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD), le 7 décembre 2017.

Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller particulièrement à la prise en charge intégrale de toutes les recommandations relatives à la sécurité et à la sûreté aériennes.

A ce sujet, il importe d’accroître la professionnalisation de la fonction « sécurité et sûreté aéroportuaires », de renforcer les personnels et les dispositifs de motivation des forces de sécurité mobilisées, et d’envisager le recours complémentaire aux sociétés privées de contrôle de sécurité, à l’image des grands aéroports de classe mondiale.

Le Chef de l’Etat demande enfin au Premier Ministre de présider, in situ, au courant du mois d’octobre 2017, un Conseil interministériel consacré à l’ouverture et au développement de la plateforme aéroportuaire de AIBD.

En outre, le Président de la République invite le Gouvernement à intensifier la mise en œuvre du programme de rénovation des aéroports régionaux, notamment de Saint-Louis, Matam, Ziguinchor et du Cap Skirring, et à assurer la mise en service prochaine des aéronefs récemment acquis par la nouvelle compagnie aérienne nationale Air Sénégal SA, symbole du renouveau de notre système national de transports aériens.

Appréciant la politique d’aménagement du territoire et le niveau d’exécution des engagements pris lors des conseils des ministres délocalisés, le Président de la République demande au Premier Ministre d’actualiser, en rapport avec les gouverneurs de région, l’état de mise en œuvre des programmes prioritaires d’investissements publics régionaux, en veillant à la cohérence sectorielle de tous les projets développés, à la consolidation et à la mutualisation des actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des partenaires techniques et financiers.

En vue d’asseoir un développement territorial équitable et durable du Sénégal, le Chef de l’Etat indique au Premier Ministre la nécessité de préparer, l’organisation en décembre 2017, d’une conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité du territoire, et de mettre en place, un schéma interministériel de coordination, de suivi et d’évaluation des structures, projets et programmes de développement territorial, et qui intègre le recensement des emplois directs et indirects générés.

Poursuivant sa communication autour de la politique de promotion de l’habitat social et de sa volonté de faciliter l’accès de nos compatriotes à un logement décent, le Président de la République invite le Gouvernement à prendre toutes les mesures requises, pour une application immédiate et optimale de la loi n° 2016-31 du 08 novembre 2016 portant loi d’orientation sur l’Habitat social. A cet effet, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’impératif de mieux encadrer l’environnement, le développement et la régulation des activités de promotion et de gestion immobilières.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.

Le Ministre des Affaires étrangères assurant l’intérim du Premier Ministre, a rendu compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale ;

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur le programme spécial d’alimentation en eau potable de Dakar (PS-DAK).

Le Ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait le point des préparatifs de la 2ème session du Salon international de l’Habitat de Dakar, prévue du 10 au 12 octobre 2017.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2017-2018.

Le Ministre de l’Education nationale a rendu compte des préparatifs de la rentrée scolaire 2017-2018.

Le Ministre des Transports et du Développement des Infrastructures aéroportuaires a fait le point de la situation pluviométrique à la date du 25 septembre 2017.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de décret portant dissolution de l’Agence de Promotion du Réseau hydrographique national (APRHN) ;

• le projet de décret modifiant et remplaçant certaines dispositions du décret n°99-908 du 13 septembre 1999 fixant les conditions générales d’emploi et de rémunération des maîtres contractuels.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères principal, Ambassadeur du Sénégal au Brésil, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Pedro Pablo KUCZYNSKI, Président de la République du Pérou, avec résidence à Brasilia ;

• Madame Fatoumata Binetou Rassoul CORREA, Conseiller des Affaires étrangères principal, Ambassadeur du Sénégal au Brésil, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Michelle BACHELET, Présidente de la République du Chili, avec résidence à Brasilia ;

• Monsieur Papa Amadou SARR, titulaire d’un Master en Economie du Développement, précédemment Directeur général du Secteur financier et de la compétitivité, est nommé Délégué général à l’Entreprenariat ;

• Monsieur Mamadou NDIONE, Logisticien-Economiste, est nommé Directeur général du Conseil sénégalais des Chargeurs (COSEC) ;

• Monsieur El Hadji Abdoulaye GUEYE, Administrateur civil, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement, au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, poste vacant ;

• Le Colonel Meissa SARR est nommé attaché militaire, naval et de l’air près l’Ambassade du Sénégal en République fédérale d’Allemagne, en remplacement du Colonel Bachir NDAW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au sortir de sa tournée d’hier, dans les services relevant de son département, a réitéré sa volonté d’instaurer un dialogue politique permanent avec tous les acteurs afin de tourner la page des contentieux et se focaliser sur l’essentiel.

«C’est vrai que dans ce ministère, ce qui fait plus de bruit, c’est l’aspect politique, avec les partis politiques. Là également, comme j’ai eu à le dire, nous voulons très rapidement tourner cette page des contentieux», a-t-il promis. Selon le ministre Aly Ngouille Ndiaye, les discussions seront engagées avec tous les partis politiques très rapidement et elles seront ouvertes à tout le monde. «Si on se parle, nous trouverons des solutions», a encore dit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. S’expliquant sur la délivrance des cartes nationales d’identité numérisées, il a déclaré que peu de cartes restes à éditer. Il a ajouté que pour éviter des problèmes, le président de la République par décret a prorogé jusqu’au 31 décembre 2017 la durée de validité.

El. A. T (Avec Aps)

Le ministre de  l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye, a reçu, en audience, avant-hier, Salou Djibo, ancien chef d’État du Niger et président de la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao. Conduisant une délégation de hautes personnalités, le président de cette Task-force effectue, du 2 au 6 octobre, une mission de plaidoyer au Sénégal, pour l’effectivité de la mise en œuvre de cet instrument de promotion du commerce intracommunautaire dans l’espace Cedeao.  Selon un communiqué reçu à la rédaction, la Task-force qui a déjà séjourné dans une dizaine de pays de la région a pour but de recueillir le soutien politique des plus hautes autorités nationales et de collecter les préoccupations, défis et recommandations des parties prenantes à la mise en œuvre du schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao afin de rendre effective la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace Cedeao.

Pour Salou Djibo, « la Task-force (un groupe de travail) est sur le terrain pour s’assurer de l’application correcte et intégrale des textes communautaires concernant la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao ». Exprimant le souhait de voir une Afrique de l’Ouest effectivement intégrée, il a déploré le fait que « malgré toutes les dispositions juridiques prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la libre circulation peine a être une réalité sur le terrain ». L’appel du président de la task-force a reçu un écho favorable auprès du ministre Mbagnick Ndiaye qui l’a assuré de l’engagement politique du président Macky Sall et du gouvernement du Sénégal pour une intégration plus approfondie en Afrique de l’ouest. Pour le ministre, l’engagement contenu dans la Constitution sénégalaise pour la réalisation de l’Unité africaine et la création d’un ministère dédié spécifiquement à l’intégration africaine en constituent d’éloquentes illustrations.

Mbagnick Ndiaye n’a pas manqué de rappeler le leadership du président Macky Sall qui a assuré, en 2015, la présidence de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao et dont l’engagement résolu a permis au Sénégal d’être le premier pays de la région, à mettre en circulation, la carte d’identité biométrique de la Cedeao.

A en croire Mbagnick Ndiaye, «  le gouvernement du Sénégal compte contribuer davantage à l’élimination des obstacles au commerce intracommunautaire et surtout, aux barrières non tarifaires dans la région qui entravent l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao ». Il a aussi décliné quelques orientations en vue de la recherche de solutions concertées et efficaces pour rendre effective la libre circulation des personnes et des biens pour aboutir à la Cedeao des peuples que les citoyens de la Communauté appellent de tous leurs vœux. La Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao a été créée en 2015.

Serigne Mansour Sy CISSE

Pour une première visite, Ismaël Madior Fall a réussi à tendre la main aux différents responsables rufisquois de la mouvance présidentielle. Une démarche bien appréciée par les leaders.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Professeur Ismaël Madior Fall, souhaite renforcer l’unité des responsables de la mouvance présidentielle à Rufisque. Il l’a réitéré, ce week-end, au cours de ses différentes visites de courtoisie qu’il a effectuées chez les différents leaders politiques de la « vieille ville ». Tour à tour, Ismaël Madior Fall s’est rendu à Rufisque Ouest, Ouest et Nord à la rencontre des responsables locaux. Tout ceci, lit-on dans un communiqué, dans le but d’apporter « sa contribution à l’unité des rufisquois en vue de la réélection du président Macky Sall en 2019, dès le premier tour ».

A Rufisque Ouest, Ismaël Madior Fall a présenté ses condoléances au Haut  conseiller   des   collectivités territoriales (Hcct),  Mbathie  Thioune, suite au décès de sa mère, la semaine écoulée. Ensuite, il s’est rendu à la cité Castors (Rufisque Est) au domicile du Pca de la Sogip, Doudou Meissa Wade. Ce dernier s’est réjoui de la  nomination de ce fils de Rufisque à ce prestigieux poste. Selon lui,  le président Macky   Sall   satisfait   ainsi   à   une   vieille   revendication   des Rufisquois qui date de 1983, après le départ d’Alioune Badara Mbengue   du   gouvernement. Doudou Meissa Wade  a   assuré   au   ministre sa disponibilité et son soutien pour œuvrer ensemble à renforcer l’audience politique du président de la République dans la « vieille ville ».

La responsable des femmes de la commune de Rufisque-Est, Adja Kiné Guèye a ensuite reçu la délégation du ministre en présence de plusieurs responsables. Occasion saisie par la responsable politique pour assurer au ministre son soutien précisant qu’elle   travaille   avec   toutes   les   personnes   qui   soutiennent  l’action   du   président   de   la   République   Macky   Sall   sans distinction   de   tendance. Le ministre a magnifié  l’accueil   qui   lui   a   été   réservé   avec   une   forte mobilisation des femmes et promis d’apporter sa contribution pour   consolider   et   à renforcer   toutes   les   actions   politiques   en faveur du président de la République dans le département. A Rufisque Nord, Ismaël Madior Fall a rendu visite à Badara Mamaya Sène, président de l’Alliance républicaine pour la citoyenneté (Arc), un parti allié au président de la République. L’ancien maire de la ville Badara Mamaya Sène a promis son soutien   pour   la   mission   politique   qu’il   aura   à   accomplir. Pour Ismaël Madior Fall, l’ancien maire de Rufisque est son aîné et il est venu recevoir ses conseils et recueillir ses prières.

Après avoir rencontré Abdourahmane Seck Homère, Pca de Petrosen, le ministre compte poursuivre ses   prises   de   contact   avec d’autres   responsables   politiques   et   les   populations. Avant   cette   série   de   rencontres,   Ismaël   Madior   Fall   avait offert, à  l’occasion de la  fête  Tamkharite, une  dizaine  de  bœufs aux mosquées d’Arafat,   Thiawlène,   Dangou,   Keury-Souf   et Diokoul.

Maguette NDONG

Responsable du Parti socialiste dans le département de Vélingara, Ibrahima Diawadou Barry, a annoncé son départ de la formation socialiste. Dans cet entretien,  M. Barry qui est par ailleurs président du Conseil départemental de cette collectivité locale de la région de Kolda, réaffirme son compagnonnage avec le président de la République, Macky Sall.

Pourquoi vous avez quitté le Parti socialiste ?
« Nous avons quitté le Ps, parce que nous estimons que le parti ne récompense pas suffisamment les efforts fournis à la base depuis un certain temps.  Cela a créé une grosse frustration des militants à la base qui  ont poussé derrière pour qu’on arrive à cette démission. Nous avions senti que ne pourrions pas retenir les militants si nous n’alllons pas dans le sens qu’ils indiquaient.  Nous avons reçu une forte pression de la base qui a exprimé sa frustration du fait de la non-prise en compte des efforts qu’elle fournit sur le terrain.

Quels sont ces efforts ?
Depuis 2012, nous faisons un travail de massification et d’animation du parti à la base. Ces efforts sont visibles. Tout le monde sait que le Ps était une force sûre dans le département.

Vous quittez le Ps au moment où le parti connait des remous. Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous voulez rejoindre le camp du maire de Dakar ?
J’ai toujours été loyal au secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng. Nous disons que nous ne participerons jamais à une certaine fragilisation du parti.

Quelle suite donnez-vous à votre carrière politique ?
Nous sommes libres. Nous n’avons adhéré à aucune formation politique, mais nous réaffirmons un principe clair qui est celui de soutenir l’action du président de la République. Dans tous les cas, nous ne sommes pas dans l’opposition. Nous réaffirmons notre ancrage dans la mouvance présidentielle. Nous soutenons le président de la République dans ses efforts de développement du Sénégal. Pour le moment, nous n’excluons rien. Nous pensons fortement à créer une formation politique ou avoir une offre qui prendrait  en compte les intérêts des militants à la base.  Même si nous créons une formation politique, elle sera dans le « Bennoo Bokk Yaakaar ». Elle sera dans la mouvance présidentielle.

Excluez-vous de rejoindre l’Apr ?
Nous n’excluons pas de rejoindre l’Apr. Rejoindre l’Apr est une possibilité. Notre première action est d’être libre et de travailler tranquillement tout en accompagnant le président de la République. Les militants exigent  beaucoup de choses. Il y a eu le Haut conseil des collectivités territoriales. Il y a eu les élections législatives. Ils disent qu’au-delà de ma personne, nous avons d’autres responsables à la base qui veulent être promus à des postes électifs ou nominatifs.

Ne craignez-vous pas de faire face à des rivalités à l’Apr ?
L’Apr n’est pas structurée. Ça crée des rivalités. Mais en politique, rien ne se donne. Tout s’acquiert par la force du nombre. Il faut se battre sur le terrain. Dans les mois à venir, une décision sera prise très rapidement.

Que pesez-vous sur le plan local?
Notre  ambition n’est pas seulement de travailler sur le plan local. Nous avons un ancrage régional sur toute la Casamance et dans les autres localités du Sénégal. Sur le plan local, nous avons pu bâtir une base politique. Depuis 2004, je suis sur le terrain politique. Nous avons une base affective assez solide dans le département de Vélingara. Nous pouvons donc aller vers la création d’une formation politique et nous inscrire dans l’avenir.

Que représente Vélingara sur la carte électorale ?
En termes de population et de superficie, Vélingara est le département le plus important de la région de Kolda. Notre localité représente un peu plus de 40 % de l’électorat de la région.

Quel impact votre décision aura-t-elle dans la prise en charge des préoccupations des populations locales ?
Cette démission va nous donner beaucoup plus de liberté pour prendre en charge les intérêts des populations, surtout pour répondre à leurs préoccupations. Nous avons une liberté de position, d’analyse et de critique qui nous permet de porter la voix des populations pour une meilleure prise en charge de leurs besoins dans la localité.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Les ambassadeurs francophones et représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement de l’Oif ont participé, à Paris, à la 144e réunion de la Commission de coopération et de programmation (Ccp).

Selon le document, cette rencontre a permis de présenter aux États membres et observateurs un compte-rendu d’exécution de la programmation 2015-2018 de l’Organisation internationale de la Francophonie, de même que des témoignages concrets de jeunes bénéficiaires de ses actions, qu’ils soient entrepreneurs, enseignants, militants des droits de l’Homme, artistes, sportifs, « autant d’éléments qui permettent de nourrir la réflexion sur la nouvelle programmation (2019-2022) afin d’amplifier l’impact des actions de l’Oif et de s’assurer de leur pertinence », selon Nita Deerpalsing, directrice de la programmation et du développement stratégique à l’Oif.

La question de la future programmation de l’Oif, en cours d’élaboration, selon le document, a été abordée par les participants sous l’angle de « l’évolution vers un système de suivi plus qualitatif et plus stratégique » à travers « un resserrement et une meilleure harmonisation des actions de l’Oif », selon le souhait émis à l’ouverture des travaux par l’Administrateur de l’Oif, Adama Ouane.

Le président de la Commission et représentant de la France, Gaël de Maisonneuve, a, quand à lui, rappelé, à ce propos, l’importance de la jeunesse et de l’égalité femmes-hommes, des axes prioritaires de l’action de l’Oif qui font l’objet de groupes de travail spécifiques au sein de la commission de coopération.

El. H. A. T.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a exprimé, hier, sa volonté de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des agents de son département afin qu’ils puissent atteindre, dans un bref délai, les objectifs qui leur sont assignés.

«Nous pensons, dans les directives du chef de l’État, renforcer les capacités techniques et les capacités d’opération des services de la Police nationale, pour qu’ils puissent, dans un délai relativement court, atteindre leurs objectifs», a-t-il déclaré.

Le nouveau ministre de l’Intérieur qui a pris service le 18 septembre dernier, effectuait ainsi sa première visite dans les locaux de son ministère, pour «prendre contact’’ avec les différentes directions de son ministère.

«Cela nous a permis, dans les échanges avec les directeurs et leurs collaborateurs, de voir, aujourd’hui, comment mieux comprendre l’étendue de la mission et également de savoir les moyens que ces derniers utilisent pour atteindre les objectifs qui leur sont assignés», a-t-il fait savoir.

Aly Ngouille Ndiaye souligne que le ministère de l’Intérieur est «un ministère assez transversal’’ qui, d’abord, s’occupe premièrement de la sécurité des personnes et des biens. «La sécurité, c’est l’une des principales préoccupations des Sénégalais», a-t-il rappelé. «Le ministère, comme vous le savez également, joue un rôle extrêmement important dans l’administration des territoires’’, a-t-il insisté, avant de rappeler que les gouverneurs, préfets et sous-préfets dépendent aujourd’hui tous de ce ministère.

A l’en croire, c’est un rôle extrêmement important que son ministère va également jouer pour l’atteinte des objectifs fixés dans l’Acte III de la décentralisation.

APS

ALY NGOUILLE NDIAYE SUR LE DIALOGUE POLITIQUE NATIONAL : « LES DISCUSSIONS SERONT ENGAGÉES »
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au sortir de sa tournée d’hier, dans les services relevant de son département, a réitéré sa volonté d’instaurer un dialogue politique permanent avec tous les acteurs afin de tourner la page des contentieux et se focaliser sur l’essentiel.

«C’est vrai que dans ce ministère, ce qui fait plus de bruit, c’est l’aspect politique, avec les partis politiques. Là également, comme j’ai eu à le dire, nous voulons très rapidement tourner cette page des contentieux», a-t-il promis. Selon le ministre Aly Ngouille Ndiaye, les discussions seront engagées avec tous les partis politiques très rapidement et elles seront ouvertes à tout le monde. «Si on se parle, nous trouverons des solutions», a encore dit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. S’expliquant sur la délivrance des cartes nationales d’identité numérisées, il a déclaré que peu de cartes restes à éditer. Il a ajouté que pour éviter des problèmes, le président de la République par décret a prorogé jusqu’au 31 décembre 2017 la durée de validité.

El. A. T (Avec Aps)

Les remous au sein de la Ligue démocratique (Ld) ont été au centre de l’assemblée générale de la fédération départementale de Tambacounda. Les «Jallarbistes» de Tambacounda s’en remettent à la décision du Bureau politique tout en souhaitant vivement le plus grand rassemblement et l’unité pour faire face aux aspirations profondes des populations.

«Les combats à venir doivent trouver une Ld unie et réconciliée avec elle-même», souligne Mahamadou Signaté, le coordinateur de la fédération dans le département de Tambacounda, par ailleurs, directeur de la Pêche continentale. A l’issue de la rencontre qui fait suite aux remous avec la nouvelle donne, la Ld debout a été créée. En créant un courant au sein du parti, ces membres prétendent être des militants qui veulent sauvegarder la ligne de la Ld; ont rappelé les responsables de Tambacounda. C’est un constat amer, a dit M. Signaté. Les responsables de Tambacounda ont demandé de tout faire pour maintenir l’entente et discuter au sein du parti pour qu’il n’y ait pas de division. Mahamadou Signaté s’est félicité des avancées constatées dans son secteur avec à la clé la multitude de réalisations en plus des nombreux chantiers de débarcadères et de stations frigorifiques partout dans le pays.

P. D. SIDIBE

Une caravane dénommée : « Education, santé, environnement » a été lancée à Dakar par l’Association des jeunes pour le développement du Fouta. Parrains de cette manifestation, l’avocat Malick Sall et le Général Bakary Diatta, directeur de l’hôpital principal de Dakar ont encouragé les jeunes à accompagner le Pse à la base.

« Les jeunes doivent s’investir pour l’émergence. Quand on parle d’émergence, on pense aux jeunes. Un pays ne peut pas émerger si les jeunes sont incultes ou ignorants », a déclaré l’avocat d’affaires Me Malick Sall à l’endroit des centaines de jeunes qui ont pris part au lancement de la 12ème édition de la caravane : « Éducation, santé, environnement », organisée par l’association des jeunes du Fouta pour le développement.

Parrain de l’édition 2017, Me Sall a insisté sur la notion d’émergence qui, selon lui, « est de faire en sorte que les parents soient à l’abri du besoin ». « Il faut que les jeunes apprennent à travailler. Le Pse est un plan de mise à niveau pour que nous puissions travailler. Les jeunes ont pleinement leur place », a dit l’allié du chef de l’État.

« La demande sociale des jeunes et des femmes dans nos localités » est le thème de la caravane. Selon Ibrahima Sy, président de l’association, elle sillonnera plusieurs localités du département de Matam. Des campagnes de sensibilisation contre le paludisme ainsi qu’une opération de distribution de matériels didactiques aux écoles auront lieu. Me Sall s’est réjoui de l’engagement des jeunes qui s’investissent à la base depuis 12 ans, pour améliorer le quotidien des populations locales. Selon lui, ces actions cadrent bien avec les efforts de l’État pour accompagner les populations locales. D’où cet appel à l’endroit des jeunes : « Macky Sall est un président qui travaille. Tout le monde doit l’accompagner ».

Le Général Bakary Diatta, directeur de l’hôpital principal de Dakar qui est également parrain de l’édition 2017 a encouragé les jeunes pour l’engagement en faveur du développement des terroirs. Selon le Général, ces actions sont salutaires, parce qu’elles montrent les efforts faits sur le terrain par les autorités publiques. « L’État fait un effort considérable à travers le Pse qui prend en compte le capital humain et la protection sociale. C’est dans ce sillage que les jeunes participent à la protection sociale à travers la sensibilisation des populations contre les maladies », a indiqué le Général.

Babacar DIONE

Le directeur commercial d’Arcelor Mittal en Afrique de l’ouest, Ousmane Sylla, a annoncé qu’il compte participer activement à la vie politique de sa région (Kédougou) et de celle de son pays. Dans ce sens, il veut inscrire son action dans la mouvance présidentielle pour apporter son soutien à Macky Sall.

Le directeur commercial directeur d’Arcelor Mittal en Afrique de l’ouest, Ousmane Sylla, natif de Kédougou, pense que le développement de l’économie d’un pays passe par le développement social, de ses intellectuels et de ses idées. « En tant qu’intellectuel, cadre de Kédougou, du Sénégal, je pense que la politique, si on la fait de manière correcte, est indispensable », a-t-il révélé. Pour lui, « apporter une dimension économique ne passera que par une démarche politique, responsable, citoyenne et patriotique ». « De ce fait, je participerais, avec ma modeste contribution, au développement de mon pays, de ma région, en étant très actif, confie-t-il. Pour cela, il indique qu’aujourd’hui, il faut que l’on se retrouve autour d’un idéal, autour d’un projet. « Construire ce projet, c’est avec les enfants de Kédougou pour définir quelles sont les actions, quelles sont les priorités qu’il nous faut. Pour entrer dans la politique, je suis dans une démarche de créer un mouvement citoyen qui va s’attaquer et qui va construire un projet pour le développement de cette région. On va entrer dans cette démarche de mouvement citoyen et puis en même temps, être dans une démarche de la mouvance présidentielle pour apporter tout notre soutien au président de la République, afin de l’accompagner dans les projets de développements qu’il souhaite à Kédougou », a-t-il expliqué.

Revenant sur le potentiel de sa région, il a fait comprendre qu’il faut accompagner les sociétés minières, les guider, les orienter pour qu’elles investissent sur des projets utiles pour la région et pas des projets uniquement éphémères. « Aujourd’hui, ces sociétés doivent nous accompagner ; elles doivent mêler leurs investissements, pas des investissements qui sont de l’ordre du contrat, mais des investissements volontaires et responsables pour aider la jeunesse, pour aider les populations à se développer », a-t-il appuyé. Non sans inviter à s’attaquer à une exploitation des ressources minières où l’on ne détruit pas de valeur. « C’est-à-dire créer cette valeur, en ayant un système qui permet, au-delà de l’exploitation minière, d’avoir une notion de fabrication des produits finis ou semi-finis dans la région. C’est-à-dire qu’on n’exploite pas simplement les mines mais on fabrique et on crée des entreprises locales », a-t-il renchéri. Il s’est dit disposé à se battre pour que la région de Kédougou ne soit pas uniquement une région minière, mais une région industrielle.

Amadou DIOP

Réagissant à la lettre du député Ousmane Sonko, adressée au président de l’Assemblée nationale et qui évoque un non paiement des impôts dans ladite institution, le vice président du groupe parlementaire de «Bennoo Bokk Yaakaar» dit sa surprise. Pape Birame Touré assure qu’« à la date d’aujourd’hui (Ndlr-hier), l’Assemblée nationale peut affirmer qu’il n’existe pas d’arriérés de paiement d’impôts ni de Tva, les montants retenus étant reversés, régulièrement, au Trésor public».

Après avoir animé le débat du non paiement de l’impôt à l’Assemblée nationale, le député Ousmane Sonko est revenu à la charge. Il a adressé, dans ce sens, une lettre au président de l’Assemblée nationale. Toutefois, ces accusations ont été balayées par le vice président du groupe parlementaire «Bennoo Bokk Yaakaar», Pape Birame Touré. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le député de la majorité regrette la forme d’emblée. «Comment comprendre qu’un député adresse une lettre au président de l’Assemblée nationale et la fasse publier, dans la presse, avant même que celle-ci ne parvienne à son destinataire ? Le député Ousmane Sonko sait très bien que la loi lui permet de poser au Gouvernement des questions orales, des questions écrites et des questions d’actualité, comme le prévoit le Règlement intérieur, sur un sujet quelconque», écrit Pape Birame Touré.

Sur les accusations, M. Touré assure : « A la date d’aujourd’hui, le 2 octobre 2017, l’Assemblée nationale peut affirmer qu’il n’existe pas d’arriérés de paiement d’impôts ni de Tva, les montants retenus étant reversés, régulièrement, au Trésor public, dans le compte de la Direction générale des Impôts et Domaines. Les relevés du Trésor public sont disponibles et confirment cette situation. Ces relevés prouvent bien que l’Assemblée nationale a effectivement et intégralement versé les montants retenus ».

Le vice-président du groupe parlementaire de la majorité d’indiquer que la hiérarchie des normes est un principe qui doit être respecté en toutes circonstances. «Est-il besoin de rappeler à Monsieur Ousmane Sonko que la Constitution, les lois organiques et les lois ordinaires sont hiérarchisées, dans le système juridique de notre pays ? En conséquence de quoi, une disposition contenue dans une loi ne peut prévaloir sur une disposition contenue dans une Loi organique. C’est une loi organique qui prévoit la base de calcul de l’impôt prévu par une loi. Ainsi, le système légal qui sert de base de calcul pour l’impôt que paient les députés est différent du système général», poursuit Pape Birame Touré qui jure que l’Assemblée nationale applique les dispositions de la loi, sur le sujet évoqué par Sonko.

Par ailleurs, sur les «pénalités qui auraient été détournées», le député Touré rappelle qu’une «pénalité étant une somme versée dans les caisses de l’État, à l’issue d’un processus de traitement d’un délit commis, s’il y avait des pénalités à verser sur ce dossier des impôts des députés, c’est l’État lui-même qui les verserait, l’Assemblée étant une institution de la République ».

Oumar KANDE

Le chef de l’État Macky Sall, présidant hier, la cérémonie officielle de levée des couleurs, a salué « la dimension spirituelle et sociale incommensurable » du défunt Khalife général des tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.

Le président Sall a réitéré les condoléances de la Nation sénégalaise suite à la disparition du vénéré Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. « Le Sénégal perd ainsi un guide d’une dimension spirituelle et sociale incommensurable. Avec générosité et altruisme, il a mis sa vaste culture, son ouverture d’esprit au service des hommes et de la Nation en enseignant tolérance, harmonie et culte du bien ». Selon le chef de l’État, « le message de condoléances de l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, rend éloquemment compte de l’esprit rassembleur et pacificateur de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine ». Macky Sall a émis le souhait que les enseignements du vénéré guide religieux se pérennisent « pour que la Nation ne se fracture jamais ». Le chef de l’État a, par ailleurs, présenté à tous les Sénégalais, à l’occasion du nouvel an musulman, célébré ce samedi, « ses vœux de santé, de prospérité, de paix et de concorde pour que notre pays réalise toutes ses ambitions de développement ». « Nous voyons, dans le monde, toutes les violences dont les causes sont discorde et intolérance. C’est justement [avec] cette volonté de toujours consolider les fondements de la Nation à travers l’esprit civique que j’ai institué la cérémonie mensuelle de levée des couleurs [...] », a-t-il rappelé.

Aps

Le chef de l’État a présidé, hier matin, la cérémonie solennelle de levée des couleurs au Palais de la République. Dans son traditionnel discours qui suit la séance, le président de la République, Macky Sall, a lancé un appel pour une rentrée scolaire apaisée.

Le chef de l’État a présidé, hier matin, la cérémonie mensuelle de levée des couleurs dans la cour du palais présidentiel en présence de nombreux ministres, du ministre directeur de cabinet et des membres du cabinet. Ce fut une occasion, pour le chef de l’État, de souhaiter aux élèves, étudiants et enseignants une rentrée des classes apaisée. Il a également présenté ses vœux à la Oummah en ce nouvel an musulman.

Dans le domaine agricole, le chef de l’État a donné des instructions au gouvernement pour fixer, sans délai, le prix du kilogramme d’arachide. Aussi, le président de la République s’est encore incliné devant la mémoire de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.

A l’occasion de la cérémonie de levée des couleurs qui s’est tenue hier au Palais de la République et en prélude à la nouvelle rentrée scolaire et universitaire, le président Macky Sall a appelé à une année scolaire apaisée. Il a saisi l’occasion pour présenter ses vœux de nouvel an musulman et réitéré les condoléances de la Nation à la suite du décès du Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. « Au moment où nous nous acheminons vers la rentrée scolaire et universitaire, je voudrais saisir l’occasion pour adresser mes vœux à l’ensemble des enseignants, des étudiants et des élèves mais aussi au personnel administratif et technique ainsi qu’aux parents d’élèves, pour vivre une rentrée paisible, une rentrée bien organisée », a dit le président de la République. Le chef de l’État n’a pas manqué de rebondir sur la disparition du Khalife général des tidianes, soutenant que le Sénégal a perdu un guide aux dimensions spirituelles et sociales incommensurables. « Avec générosité et altruisme, il a mis sa vaste culture, son ouverture d’esprit au service des femmes et de la Nation », a témoigné le président Macky Sall. Dans le programme de développement économique et social du pays, et spécifiquement au sujet du secteur de l’agriculture, le chef de l’État qui a remercié Dieu de nous avoir gratifié d’un hivernage globalement positif, a aussi informé avoir donné des instructions au gouvernement pour fixer sans délais le prix du kilogramme d’arachide. « Le prix du kilogramme devra rester à un niveau rémunérateur pour le bien-être des producteurs. Mais une année pluvieuse nous expose davantage à ce redoutable fléau que sont les feux de brousse », a-t-il alerté. Sur ce point, il a appelé toute la population à prendre conscience de ces effets dévastateurs sur l’élevage et sur l’écosystème. « J’invite les ministres de l’Élevage et de l’Environnement à prendre d’ores et déjà toutes les mesures nécessaires de prévention et d’intervention pour y faire face », a lancé le président Macky Sall. Tout compte fait, dans ce dispositif de veille et d’alerte, le Ranch de Doly, une réserve rénovée, bénéficiera de la plus grande attention et sera bientôt inaugurée par le chef de l’État.

Amadou DIOP (avec la Rts)

Le ministre de l’Intérieur porte à la connaissance du public, des organismes et institutions ainsi que les établissements bancaires que, par décret N°2017-1777 du 29 /09/2017, la durée de validité des cartes nationales d’identité numérisées précédemment étendue au 30 septembre 2017, est prorogée jusqu’au 31 décembre 2017. Par ailleurs, les cartes nationales d’identité numérisées non expirées demeurent valables jusqu’à ce qu’un texte légal ou réglementaire les annule. Enfin, les centres d’instruction de cartes nationales d’identité numériques biométriques sans données électorales sont en cours d’installation dans les commissariats de police, les sous-préfectures et certaines brigades de gendarmerie.

Aux éditions L’Harmattan, vient de paraître l’ouvrage ainsi intitulé : « La politique africaine de la France : entre rupture et continuité ». L’auteur, Dieynaba Sarr, jeune juriste sénégalaise travaillant à la direction des affaires juridiques et de la coopération de l’Agence nationale des affaires maritimes, s’emploie à suivre les évolutions de cette politique « pourvoyeuse » de controverses à travers ses vicissitudes, ses occurrences, ses saisissants épisodes qui continuent de dessiner le présent, malgré quelques événements et une conscience nouvelle en faveur d’une « métamorphose ».

Dieynaba Sarr peut tirer fierté de ces propos du préfacier, l’éminent professeur Alioune Sall, à l’endroit de son travail : « la tâche à laquelle l’auteur s’est attelé était moins simple qu’il n’y paraît. Même si – et il faut s’en féliciter – elle ne cède jamais à la tentation, jadis courante, d’imputer à l’ancienne puissance coloniale tous les maux de l’Afrique, dans une sorte de posture idéologique, au sens péjoratif du terme, elle a eu le mérite de mettre en évidence les limites de ces proclamations de bonne volonté, en mettant en exergue les vestiges de la relation inégalitaire qui a marqué le lien entre la France et ses anciennes colonies. Mais il faut, sans doute, voir dans la relative tempérance qui caractérise les appréciations de l’auteur, une forme d’hommage à la complexité des choses, car si les États n’ont, comme toujours, que beaucoup d’« intérêts » et peu d’« amis », l’objectivité oblige à reconnaître que dans un passé récent, l’ancienne puissance coloniale a eu à mener des opérations dont le caractère salutaire est difficilement niable…Il faut comprendre l’évaluation que nous livre Mlle Sarr comme un appel à mieux faire, et non comme une diatribe facile, tant il est vrai que c’est dans une coopération harmonieuse et dans le respect mutuel que la France et l’Afrique pourront réaliser un partenariat dont il ne vient à l’esprit de personne de douter de la nécessité ».

L’avis exprimé, ici, par celui qui est par ailleurs juge à la Cour de Justice de la Cedeao, apporte une caution à un travail de recherche scientifique approfondi et méticuleux digne des meilleurs éloges. Car, cet ouvrage fournit un monceau d’indications sur le cheminement entre des pays dominés et une Nation « couveuse » en perpétuelle quête de consolidation des acquis dont la trajectoire historique l’a gratifiée. Dieynaba Sarr ne fait pas que narrer des récits collectifs. Elle piste « l’inédit » et « épluche » les mouvements onduleux des revendications fondées ou illégitimes. Elle leur confère une signification qui transcende le temps passé. L’auteur n’y fait référence que pour trouver une cause au présent embrumé. Celui-ci est largement imputable à la nature des relations consenties, dans une relative opacité, entre les deux parties qui s’abaissent à des compromissions très souvent préjudiciables aux peuples dont les dirigeants ont du mal à se soustraire du joug colonial.

Réévaluation des liens franco-africains
Dieynaba Sarr le dit avec ses mots, sa science et surtout avec une claire conscience des écueils contre lesquels échouent les Africains et ceux favorables à la redéfinition de ces rapports. C’est pourquoi, ce livre est plus qu’une dénonciation, plus qu’un révolutionnarisme béat à la manière des néo-indignés, plus qu’un constat sombre et angoissant. Il est, grâce aux informations qu’il met à la disposition de l’Africain ou de l’humain tout simplement, un viatique sur le chemin de l’éveil, du retour à soi et de l’action ; celle-là qui prépare le rendez-vous avec le destin. Il est question, ici, des prémices d’une réévaluation des liens franco-africains que le temps et certains esprits exigent obstinément et de la persistante continuité, comme elle dit, de la politique africaine de la France.

La prouesse de cette jeune juriste sénégalaise, mais d’une touchante maturité, est d’avoir été tempérante dans l’analyse des faits présents et passés tout en n’engloutissant pas des pans de mémoire par complaisance. Le titre en témoigne largement. Ce passage ci-après, encore plus : « Concernant les rapports liant la France à ses anciennes colonies, il est impossible de parler exclusivement de rupture ou de continuité. En effet, il est évident que le contexte actuel redessine, de manière considérable, ces liens en reflétant leur mise à mal et, de ce point de vue, une rupture de la politique africaine de la France est en train de s’opérer… Toutefois, malgré ce vent de révolution qui menace cette politique, il est indubitable que de nombreux éléments de continuité subsistent dans les relations que la France entretient avec ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne ». La lauréate au concours général sénégalais, en 2006 et en 2007, donne au lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de ce lien qui s’est engagé dans plusieurs allées de servitude pour certains et de salut pour d’autres.

Alassane Aliou MBAYE

Pour une alternative politique, dès 2019, le nouveau parti politique Espoir et Modernité (Pem)/ « Yaakaar u Réew mi », présidé par Habib Sy, ancien ministre d’État, a proposé un Pacte populaire de l’opposition (Ppo). Ce pacte permettrait une candidature unique après consensus ou référendum au sein des partis de l’opposition.

Nouvellement porté sur les fonts baptismaux, le Parti espoir et modernité (Pem)/ « Yaakaar u Réew mi » de l’ancien ministre libéral Habib Sy fait dans les propositions pour une alternative politique dès 2019. Regrettant le manque d’unité qui a conduit à la défaite de l’opposition aux dernières élections législatives, Habib Sy et compagnie considèrent, dans un communiqué parvenu à la rédaction, qu’un Pacte populaire de l’opposition (Ppo) est la voie la plus certaine pour la défaite de la coalition au pouvoir en 2019.

« En tout état de cause, l’élection présidentielle de 2019 est une autre opportunité et une autre occasion de réussir le dessein manqué de 2017. Pour ce faire, les leaders de l’opposition doivent s’élever au dessus de toutes considérations subjectives. Pour le comité de stratégie du Pem / »Yaakaru Réew mi », le pacte consistera en un engagement écrit, irrévocable de tous les partis politiques de l’opposition, des mouvements politiques de l’opposition, et des organisations de la société civile prônant une troisième alternance », lit-on sur le document du parti de l’ancien maire de Linguère. Le communiqué de poursuivre que « le pacte devra être authentifié devant notaire et ensuite soumis à un referendum organisé à l’intention des militants et sympathisants de l’opposition, dans des conditions définies d’un commun accord ». Au cas où le oui l’emporterait après le referendum, « tous les leaders signataires devront prêter serment sur le coran ou la bible, de respecter toutes les stipulations du pacte ».

Entre autres, les termes du pacte s’articulent autour de certains points: « choisir par consensus un candidat unique de l’opposition ; à défaut d’un consensus, organiser des primaires pour designer le candidat de l’opposition, selon des modalités définies d’un commun accord entre les partis et mouvements politiques ; désigner par consensus les personnes qui seront présidents des autres institutions politiques, ainsi que le Premier ministre, etc.

Oumar KANDE

Dans le cadre de ses concertations régulières, le Groupe des ambassadeurs francophones (Gaf) auprès de l’Union africaine, s’est réuni, à Addis-Abeba, sous la présidence de notre compatriote, l’ambassadeur, Baye Moctar Diop.

Cette réunion, selon le site de la Francophonie visité, a permis un échange d’informations sur l’actualité et l’agenda de l’Oif, notamment la conférence des femmes de la Francophonie prévue à Bucarest, les 1er-2 novembre et la prochaine conférence ministérielle de la Francophonie qui aura lieu, à Lomé, les 24- 25 novembre 2017. Les ambassadeurs ont réaffirmé, à ce titre, leur volonté de collaborer autour des valeurs défendues par la Francophonie notamment le multilinguisme, la démocratie et la prévention des crises et des conflits, les questions relatives à l’économie et au climat.

Les diplomates ont également souligné leur souhait de poursuivre le renforcement de la coopération entre l’Oif et l’Union africaine, en apportant une contribution à la revue prochaine du Mémorandum d’entente qui lie les deux organisations. Cette séance plénière a aussi été l’occasion d’accueillir les membres du Gaf récemment arrivés à Addis-Abeba, dont le représentant permanent de l’Oif, et d’entériner la nouvelle composition de son comité de coordination.

El. H. A. T

Pour faciliter l’accès gratuit aux soins chirurgicaux à des milliers de populations démunies et un renforcement de capacités de nos ressources humaines en santé, en nutrition…, le gouvernement du Sénégal a procédé, hier, à la signature d’un accord de siège avec l’organisation internationale non gouvernementale « Mercy Ship» (Bateau-Hôpital).

La cérémonie s’est tenue au ministère des Affaires étrangères, en présence du ministre, Me Sidiki Kaba et de son collègue de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
Le bateau-hôpital de 150 mètres de long et composé de neuf étages qui est chargé de telles opérations est attendu en 2019 dans notre pays, pour une durée de dix mois. En clair, l’Ong internationale « Mercy Ships» (Bateau-Hôpital) vise, à travers cette collaboration, à contribuer à la couverture sanitaire universelle dans les objectifs de développement durable, à garantir des soins chirurgicaux très spécialisés aux populations, à renforcer les capacités des ressources humaines et des compétences (en programmes de santé et de nutrition). Mieux, l’idée est de permettre à notre pays de bénéficier, avec l’arrivée de ce bateau, de 3 000 chirurgies et de la formation de 2000 personnels ainsi qu’un plan national chirurgical pour le renforcement du système de santé. Pour le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, c’est l’une des conventions humanitaires les plus importantes. Selon lui, « retrouver la vie au milieu de la société est un élément fondamental. Le Sénégal se réjouit d’accueillir bientôt ce bateau. Ce sera un moment de coopération fructueuse. C’est une forme de générosité rare qu’il faudra cultiver », a-t-affirmé. Il a indiqué que cela permettra aux bénéficiaires d’intégrer la société et d’apporter leur rôle dans le processus de développement de leur pays. Le ministre des Affaires étrangères a aussi souligné que le gouvernement apportera l’appui nécessaire à cette mission qui s’adresse aux populations du Sénégal. « Le passage à Dakar sera un moment marquant et l’accord convient particulièrement à la politique de santé de notre pays », a-t-il ajouté.

Soins, formations et renforcement du plateau médical
Pour son collègue et ministre de la Santé et de l’Action sociale, « avec cette signature, c’est la volonté du président de la République que nous venons de traduire en acte. L’Ong «Mercy Ship a pour vocation première, l’amélioration de l’accès aux soins médicaux pour les personnes démunies », a dit Abdoulaye Diouf Sarr. Expliquant que plusieurs pays africains ont été déjà visités et que le Sénégal a l’honneur, aujourd’hui, de faire partie de la longue liste des bénéficiaires. « Au-delà des interventions chirurgicales, ce partenariat développera un volet formation des personnels de santé ainsi que des formations en techniques agricoles, en sécurité alimentaires et en nutrition », a-t-il expliqué. Tout en annonçant que le Sénégal se réjouira de mettre à disposition toutes les conditions nécessaires. « Le séjour de 10 mois du bateau-hôpital de l’Ong « Mercy Ship » pourra effectivement nous permettre d’effectuer des milliers d’interventions chirurgicales et permettra aussi de renforcer le potentiel et le plateau médical du Sénégal au bonheur des populations. La signature est un témoignage éloquent dans l’attachement des deux parties à la cause des populations démunies de notre pays », a soutenu Abdoulaye Diouf. Il a, enfin, annoncé la mise en place d’un comité national de pilotage et d’un comité technique et scientifique qui permettra de préparer la venue prochaine du bateau à Dakar et le déroulement normal des opérations. Pour sa part, le Directeur général de l’Ong « Mercy Ship», Donovan Palmer s’est dit reconnaissant pour cette « belle coopération ». « En août 2019, nous aurons le plaisir d’amener ce bateau pour soigner les Sénégalais et ce sera l’occasion de développer une très grande coopération pour le renforcement des capacités du personnel hospitalier du Sénégal », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Après avoir appelé à un soutien de la communauté Rohingyas, le président Macky Sall vient d’être félicité par l’Ong « Jamra ».

Le président Macky Sall, à la l’Onu, avait lancé un appel au soutien à la minorité des Rohingyas. Cet élan humanitaire a poussé les bureaux exécutifs de « Jamra » et de « Mbañ Gacce » à sortir un communiqué pour féliciter le chef de l’État. Pour l’Ong Jamra, le président Macky Sall a dignement porté, le 20 septembre dernier, les préoccupations de la Oumah islamique, lors de sa prestation, très engagée, du haut de la tribune de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations-unies.

Le vendredi 15 septembre dernier, en partenariat avec le «Collectif de soutien aux Rohingyas», une grande marche pacifique de protestation a été organisée, pour dénoncer le silence coupable de la communauté internationale, face au massacre des 4000 musulmans birmans, pendant que 480 mille réfugiés «apatrides» enduraient d’atroces souffrances à la frontière du Bengladesh voisin. « Cette voix, la plus autorisée du Sénégal, de surcroît membre de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) et du Conseil de sécurité de l’Onu, contribuera incontestablement à délier certaines langues et à encourager de salutaires initiatives humanitaires - comme celle de l’Arabie saoudite, dont l’opinion a appris avec bonheur, la semaine dernière, qu’elle a (enfin) décidé de mettre la main à la poche (9 milliards de FCfa) pour offrir une bouffée d’air frais à la minorité musulmane birmane, persécutée, pour avoir commis le tort de se réclamer de la religion islamique », souligne le texte.

S. M. S. CISSE

Le Porte-parole de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Dr Malick Diop, réaffirme l’ancrage du parti dirigé par Moustapha Niasse dans la mouvance présidentielle. Dr Diop estime que les partis qui composent « Bennoo Bokk Yaakaar » doivent insister sur le travail à la base et se souder davantage pour réélire le président Sall en 2019.

Comment se porte l’Alliance des forces de progrès ?
L’Afp se porte bien. C’est un parti politique organisé, structuré qui fait un travail de base dans les 45 départements du Sénégal. L’Afp est un parti politique qui est allé au congrès trois fois depuis sa création. Le parti a un leadership avéré par son secrétaire général, Moustapha Niasse qui le constitue, avec les autres jeunes, femmes et personnes du 3ème âge. Nous avons crée un parti politique d’obédience. C’est un parti qui bouge.

Est-ce que le parti n’est pas affaibli par les remous qu’il a connus récemment ?
Nous ne sommes pas un parti de 10 personnes. Nous avons un parti qui a des milliers de militants établis partout dans le Sénégal. Un parti politique structuré. Un parti qui bouge. Un parti où il y a souvent des idées différentes. Il y a eu des dérives venant de certains, mais le parti a su faire face et montré qu’il est plus fort que beaucoup d’autres partis. Nous faisons partie du top 4 des partis politiques au Sénégal. Ces remous ont permis de relancer d’autres responsables qui étaient en phase de stagnation politique. Il y a beaucoup plus de militants qui viennent à l’Afp. Cela est peut-être dû aux remous que nous avons connus. Nous sommes un grand parti organisé. Et rien ne peut nous ébranler.

Depuis 2012, l’Afp est membre de la coalition présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar ». L’Afp porte-t-elle cette coalition ?
L’Afp est dans Bennoo. Ce qui est remarquable est que de 2012 à aujourd’hui, qu’on puisse avoir une coalition présidentielle qui reste en l’état. Une coalition où il y a une augmentation du nombre d’adhérents. Les relations entre l’Afp et Bennoo sont caractérisées par le respect de la diversité. Bby est structurée. Nous avons une conférence des leaders. Des décisions sont donc souvent prises au plus haut niveau et appliquées à la base. Nous avons aussi le secrétariat exécutif politique, une structure des jeunes et des femmes. Nous avons une diversité. C’est dans la diversité qu’on peut s’améliorer et mieux travailler à l’augmentation des militants qui élargissent les bases de Bennoo.

Est-ce que cet élan n’est pas freiné par les querelles notées entre les partis qui composent la coalition ?
Au sein de tous les partis politiques, il y a des querelles internes. Dans un grand parti, il faut qu’il y ait des querelles. Sinon ce n’est pas un grand parti. Il faut qu’il y ait une diversité, mais l’essentiel est que les gens puissent trouver des solutions pour avancer. Dans une coalition, c’est encore plus compliqué. Bennoo est une coalition de coalitions avec des obédiences différentes. Naturellement, les idées ne sont pas les mêmes. L’essentiel est que les objectifs sont les mêmes.

La répartition des postes de responsabilité a été décriée…
Les discussions qui concernent la répartition des responsabilités se font au plus haut niveau. C’est là-bas où, en toute responsabilité, les discussions se font. Maintenant, ce qu’il y a à l’intérieur, je ne pense qu’il y ait lieu de parler de la cuisine interne de Bennoo. C’est une coalition bien organisée. Les choses se passent à l’intérieur. C’est à l’intérieur que tout doit se faire.

Que répondez-vous aux rumeurs qui font état d’un refus de Moustapha Niasse de quitter la présidence de l’Assemblée nationale ?
Je dis de manière claire que tout ce qui a été dit est faux. Quand je l’ai dit personne n’a plus parlé de cela. Ce sont des contrevérités. Le second élément est clair. Le président a dit que son choix est porté sur le président Moustapha Niasse, pour une raison de stabilité, de loyauté et de capacité managériale. A l’Assemblée nationale, on a besoin de l’expérience des uns et des autres. Moustapha Niasse est un homme expérimenté. C’est une chance pour les Sénégalais.

Pensez-vous qu’il peut faire mieux que ce qu’il a fait de 2012 à 2017 ?
Il fera mieux. Il a commencé plusieurs réformes. Il va d’ailleurs faire un livre blanc qu’il mettra à la disposition des Sénégalais. Au de-là du livre blanc, il va améliorer, tout ce qui a été fait à l’Assemblée nationale. C’est un homme d’action, de progrès.

Depuis 2012 la coalition Bby a résisté. L’Afp milite-t-elle pour son maintien ?
La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est dirigée par le président Macky Sall. L’Alliance des forces de progrès (Afp) ne fonctionne pas à demi-mesure. Nous sommes clairs dans nos convictions. Si nous ne sommes pas convaincus, nous sortons. Nous avons fait 11 mois de compagnonnage avec le président Abdoulaye Wade en 2000, parce que nous n’avions pas les mêmes orientations. Par contre, depuis 2012, l’Afp a pris la décision de travailler à réélire, en 2019, le président Macky Sall comme chef de l’État. Pour cela, il faut que Bby soit encore plus soudée. Que les partis de Bennoo continuent de travailler à la base. Bennoo compte beaucoup sur le travail politique à la base de l’Afp dans les 14 régions. Tout doit se jouer à la base. On ne peut pas gagner l’élection présidentielle si l'on ne va pas à la base. Le président Niasse a compris cela. C’est pourquoi, l’Afp est en permanence à la base pour augmenter le nombre de militants. C’est ça qui va nous faire gagner en 2019.

Pensez-vous que le bilan pourrait jouer en faveur du président Sall ?
Le bilan est incontestable. Quand le Fmi fait un rapport en disant que notre pays fait partie des économies les plus florissantes d’Afrique, parce qu’au bout de plusieurs années, nous avons dépassé un taux de croissance de 6%. Nous avons une stabilité sur le plan démocratique. Nous avons un plan stratégique de développement. L’Inflation est maintenue, à moins de 2 %. Cela veut dire que l’économie du Sénégal marche et touche les populations locales. Le taux de pénétration de la Couverture maladie universelle de 2012 à aujourd’hui passe de 20 % pour aller à presque 50 %. Ça veut dire que les éléments sociaux sont pris en compte. 300 000 familles bénéficient de la bourse de sécurité familiale. Cela veut dire que les éléments sociaux sont pris en compte.

Mais il demande au Sénégal de réduire la charge de la dette…
Le Fmi ne s’est pas inquiété de l’endettement. Le Fmi a parlé du service de la dette issu des recettes propres du Sénégal qui est passé de 24 % à 30 %. C’est tout à fait normal, parce qu’il y a des investissements structurants. Nous avons le Ter et l’Autoroute Ila Touba qui sont des investissements structurants. Il y a des investissements structurants qui sont en train d’être faits dans différents secteurs comme l’éducation et la santé. Ces investissements structurants entrainent naturellement une augmentation du service de la dette. Le Fmi demande que cette tendance soit prise en compte pour que demain qu’elle ne soit pas permanente.

Le Premier ministre a déclaré que la question de l’emploi des jeunes sera au cœur de la politique de l’État. Cette ambition peut-elle se réaliser ?
Un ministère a été créé pour s’occuper spécifiquement de l’emploi des jeunes. Ce qu’il faut comprendre est que l’État n’a pas la charge de donner du travail à chaque Sénégalais. L’État met en place les conditions permettant à chaque Sénégalais de travailler. C’est ça qui est important. Dans cette quête de baisse du chômage, beaucoup d’investissements sont faits notamment dans le domaine agricole. Nous avons le Prodac, l’Anida, le Pedidas. Nous avons beaucoup de contrats de partenariats public-privé qui intègrent la question du chômage. Ce sont des projets à haute intensité de main d’œuvre. L’objectif des zones économiques spéciales est aussi de permettre à l’investisseur d’être à l’aise et de créer des emplois. Diamniadio est une ville en construction. Tous les actes posés prouvent que la baisse du chômage est devenue une réalité.

Propos recueillis par Babacar DIONE

L’ex-ministre du Travail, Mansour Sy, a dit, vendredi, être «fier» de son successeur, Samba Sy, qui a «beaucoup de talent et de compétences» pour diriger ce ministère.
«Je suis fier de passer le témoin à mon camarade Samba Sy, que je connais depuis très longtemps. Il a le profil qu’il faut pour diriger le ministère du Travail», a dit Mansour Sy en remettant les dossiers de ce département ministériel à Samba ,lors d’une cérémonie de passation de service.

Le nouveau ministre du Travail va aussi prendre en main les portefeuilles du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions. Mansour Sy, qui dirigeait ce département depuis un peu plus de cinq ans, affirme que son successeur a «beaucoup de talent et de compétences» dont a besoin le ministère du Travail. Comme Samba Sy, il est membre du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), une formation faisant partie de la majorité présidentielle.

Le secrétaire général du ministère du Travail, Abdoulaye Guèye, a évoqué le bilan de Mansour Sy, dans lequel figurent «l’audit physique» des agents de l’État et la création du Haut conseil du dialogue social en 2014. «L’élection du Sénégal au conseil d’administration du Bureau international du travail, pour la période 2017-2020, et la signature de la Lettre de politique sectorielle du travail font aussi partie du bilan du ministre sortant», a rappelé M. Guèye. Mansour Sy a, par ailleurs, rendu hommage au Khalife général des tidjanes du Sénégal, Abdoul Aziz Sy Al Amine, décédé à l’âge de 90 ans.

La cérémonie de passation de service a démarré par des prières, pour le repos de l’âme du guide religieux, qui fut «un régulateur social», selon l’ex-ministre du Travail

Aps

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