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Politique (2778)

Lors du congrès ordinaire de son parti tenu hier dimanche, le secrétaire général du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/Takku défaraat Sénégal (Rsd/Tds), Robert Sagna a soutenu que le Sénégal est sur la voie de la bonne gouvernance. Il a aussi indiqué que le Rsd/Tds est dans la mouvance présidentielle et reste un parti de loyauté.

Lors du congrès ordinaire de son parti tenu hier dimanche, le secrétaire général du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/Takku défaraat Sénégal (Rsd/Tds), a soutenu que le Sénégal est sur la voie de la bonne gouvernance. Il a aussi indiqué que le Rsd/Tds est dans la mouvance présidentielle et reste un parti de loyauté.

Le secrétaire général du Rsd/Tds s’exprimait sur le thème retenu par le Bureau politique de son parti et qui s’articulait autour de : « le Rsd/Tds face aux défis et aux enjeux de la gouvernance au Sénégal ». C’était en présence de nombreux acteurs politiques et membres de la société civile invités pour la circonstance, que le congrès s’est tenu. En clair, Robert Sagna a précisé, en ces termes: « notre conviction, celle de notre parti, est que le Sénégal est sur la voie de la bonne gouvernance. Il faut, dans ce sens, saluer les initiatives hardies et courageuses prises par le président Macky Sall ». Avant de renchérir que le Pse met le pays sur une trajectoire de vision de l’émergence. Pour le secrétaire général du Rds/Tds, « la gouvernance est polysémique, c’est une question qui appelle des réponses multiples ». « Elle a pour but de fournir des orientations stratégiques. La bonne gouvernance vise à rendre l’action publique plus efficace, donc plus légitime. La bonne gouvernance rime avec la bonne administration », a-t-il explicité.

Revenant sur les défis, il a indiqué qu’ils sont importants. « Il est possible de les relever. Nous pouvons relever le défi du développement durable de notre pays si nous acceptons de regarder dans la même direction, d’être solidaires, unis ». Aussi, pour les défis d’ordre politique, « les acteurs politiques doivent pouvoir s’entendre sur la rationalisation des partis politiques. 268 partis politiques, c’est un peu beaucoup. La recomposition des partis politiques, dans notre pays, est salutaire pour renforcer notre démocratie. La politique suppose des affrontements réglés, des compromis dynamiques. C’est l’expression de la grande maturité démocratique », a-t-il ajouté.

Au sujet du compagnonnage de son parti avec le président Macky Sall, Robert Sagna a fait comprendre que le Rsd/Tds est dans la mouvance présidentielle. « Nous y sommes et nous pensons y demeurer. Les militants l’ont largement montré. Notre parti est un parti de loyauté et de fidélité. Un allié discret mais un allié direct. Cela est une posture de force », a-t-il accentué.
Quant à ce qu’il a qualifié de « lancinante situation en Casamance », il n’a pas manqué de saluer les efforts consentis par le président Macky Sall et de son gouvernement. « Il est temps de concrétiser les promesses de paix, de saisir la main-tendue du président Macky Sall et de son gouvernement. Et la mise en œuvre du Pse doit être l’affaire de tous. La politique, ce n’est pas la guerre, elle doit être une compétition saine », a-t-il, en outre, rapporté.

Le président de la République, Macky Sall, a profité de sa présence à Louga, dans sa tournée économique, pour présenter ses condoléances au Khalife général de la famille Thierno Bachir Tall. Ce dernier a perdu, hier, tôt le matin, un de ses frères, en l’occurrence Thierno Seydou Mountaga Daha Tall. Macky Sall s’est rendu au domicile du Khalife. Sur place, il a dit à Thierno Bachir Tall sa tristesse et sa solidarité en ces douloureuses circonstances.

Un geste hautement apprécié par le guide religieux. « Votre venue ne me surprend pas parce que vous êtes, avant tout, un membre de la famille », a dit Thierno Bachir, s’adressant au président Macky Sall. Thierno Seydou Mountaga Daha Tall, décédé, à Dakar, repose désormais près de son illustre père, Thierno Mountaga Daha Tall dont le mausolée se trouve au milieu de la vaste cour du domicile familial à Louga. Des prières ont été formulées pour que Dieu, le tout le puissant, accueille le disparu dans son paradis céleste. Thierno Bachir Tall a également prié pour le chef de l’État et sa délégation.

La présidence de la République présentera son Espace numérique mobile aujourd’hui, à Saint- Louis, à l’occasion de la tournée économique que le président de la République, Macky Sall, effectue dans le nord du pays. Cet espace digital interactif accompagne le président de la République. Il permet de suivre, en temps réel, l’actualité des réseaux sociaux et de partager, avec les Sénégalais, l’information sur les réalisations et projets du président de la République, et de répondre à chaud aux questions des internautes. Ce nouvel outil vient renforcer le dispositif opérationnel de communication. Il permet, en même temps, de faire connaître les comptes et plateformes numériques de la présidence.

NB : Pour des raisons de protocole et de sécurité, des badges seront remis sur place.

1.200 délégués, venus des 45 départements du pays et de la diaspora, ont pris part, samedi dernier, au symposium national organisé à Dakar par l’Alliance des forces du progrès (Afp), sous la présidence de son secrétaire général, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, entouré, pour la circonstance, par les membres de l’instance dirigeante de sa formation.

1.200 délégués, venus des 45 départements du pays et de la diaspora, ont pris part, samedi dernier, au symposium national organisé à Dakar par l’Alliance des forces du progrès (Afp), sous la présidence de son secrétaire général, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, entouré, pour la circonstance, par les membres de l’instance dirigeante de sa formation. La majorité présidentielle a été fortement représentée par les alliés des progressistes, ceux membres de « Bennoo Bokk Yaakaar » précisément. Mor Ngom, le ministre-conseiller du chef de l’État, a adressé le message du président Macky Sall aux côtés d’une dizaine de partis invités.

A cinq mois des législatives du 30 juillet prochain, l’Afp a dévoilé ses options en vue des législatives et réaffirmé son ancrage au cœur de la majorité présidentielle. Le président Moustapha Niasse a délivré, à cette occasion, un message à double compréhension. D’abord œcuménique, avec de nombreuses références au décret divin – « Macky Sall, l’homme que le Tout-Puissant a choisi pour diriger le Sénégal » - et les prières (musulmans et chrétiens) dites en début de séance. Ensuite une adresse politique pour dire que l’Afp, « une formation qui, aujourd’hui, a atteint l’âge de 18 ans ; l’âge de la majorité civile et citoyenne », reste plus que jamais membre de la « Bennoo Bokk Yaakaar » et de « Benno Siggil Senegal » qui en est une composante. Il a également affirmé:

« Dans le cadre de notre coalition, il reste logique que nous partagions l’aventure humaine dont cette coalition est porteuse, pour diriger le Sénégal, aux côtés et avec le président Macky Sall », a déclaré Moustapha Niasse. Il a rappelé que son parti a fait du président Sall son candidat pour 2019 depuis le 10 mars 2014. « Nous avions dit, à l’époque, que le président Macky Sall était notre candidat pour l’élection présidentielle de 2017. L’avis des instances juridictionnelles a conduit à l’année 2019 pour l’organisation de cette élection présidentielle. Nous sommes et nous demeurons sur la même position », a ajouté le président de l’Assemblée nationale. A propos des législatives du 30 juillet prochain, l’Afp y prendra part, « sans l’ombre d’un doute », dans le cadre de « Bennoo Bokk Yaakaar », a précisé son secrétaire général. Il donne à son parti l’ambition de se situer dans des projections de performances, « pour une bonne représentation », en nombre de députés, dans la prochaine Assemblée nationale. Il a dit aux délégués que leur parti doit être « en phase » avec ses alliés, « partenaires engagés dans le même combat pour le Sénégal, autour du président Macky Sall ». Toutefois, Moustapha Niasse a estimé que les alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar » doivent garder à l’esprit que « toute coalition implique des synthèses, des compromis, des concessions réciproques et surtout équilibrées ».

Concessions, concessions et compromis
L’Afp tenait, par cette occasion donc, à dégager « des orientations pour la pensée, les synthèses, les stratégies et les actions d’avenir qui englobent la période 2017-2029 ». Si les travaux, fruit des conclusions de la commission scientifique que présidait le Haut conseiller (Hcct) Mouhamadou Mawloud Diakhaté, ont porté sur les préoccupations de l’heure (emploi des jeunes, santé, productivité économique, grands projets de l’État, genre, sécurité, diplomatie), sans tabou, le président Moustapha Niasse a évoqué « la problématique du rajeunissement de la direction exécutive du parti ». Il pense que le concept et l’idée du rajeunissement répondent à « une aspiration légitime des militantes et des militants ». Pour ce faire, « dans les semaines et mois à venir », il a demandé aux militants de les prendre en charge, « de manière tout à fait démocratique, et en prenant les précautions utiles dans le but d’éviter des erreurs et des fausses appréciations sur les capacités réelles des uns et des autres ».

Évoquant ses souvenirs d’enfance, pour illustrer, sans doute, son actuel état d’esprit, Moustapha Niasse a indiqué, à l’assistance, se rappeler des manguiers dont il profitait dans son terroir natal de Keur Madiabel, « alors que ce sont d’autres personnes qui les avaient plantés ». Il dit vouloir, à son tour, « arroser et voir grandir les manguiers qu’il a plantés ». Il a fait remarquer que la programmation de son parti court sur la période 2017-29. « Quand on parle de 2029, c’est la preuve que ceux de ma génération et moi ne sommes pas logiquement concernés car seul le pouvoir de Dieu est éternel ». Mais, tout en plaidant pour le pardon, l’ouverture et la tolérance, il a conseillé aux jeunes de « savoir écouter, savoir apprendre, pour profiter de l’expérience des anciens ».

Samboudian KAMARA

Le secrétaire général de l’Alliance des forces du progrès (Afp), Moustapha Niasse, a déclaré, samedi dernier, n’être « candidat à rien, ni comme tête de liste, ni comme futur président de l’Assemblée nationale ; pour les législatives à venir, je ne suis pas candidat. L’Afp a un contrat moral avec le président Macky Sall ». Dans la même veine, le président de l’Assemblée nationale a confirmé la décision prise par son parti, il y a presque trois ans, le 10 mars 2014, de faire du président Macky Sall son candidat pour la présidentielle de 2019. 

« Par contre, tant que je vivrai et que le président sera là, je le soutiendrai et l’accompagnerai sans rien demander en échange », a précisé Moustapha Niasse, réaffirmant au chef de l’État le soutien de son parti pour les prochaines législatures « jusqu’à sa réélection en 2019 ».

C’était au sortir de la cérémonie d’ouverture du symposium national que tenait l’Afp à Ngor-Diarama de Dakar, et axé sur sa formation face aux défis économiques et politiques.

En clair, le secrétaire général de l’Afp a dit ne solliciter aucun poste, mais il répondra favorablement si son expérience est sollicitée. « Pour l’élection qui va suivre, quelles que soient les personnes qui seront là, après la réélection du président Macky Sall, si cela se passe comme nous le pensons, l’Afp aura son propre candidat en 2024 », a-t-il ajouté. Moustapha Niasse a profité de l’opportunité pour rappeler qu’il est comptable de la gestion du pays depuis l’arrivée de Macky Sall à la magistrature suprême, en ajoutant que « le bilan de la deuxième alternance au Sénégal est largement positif ». Réitérant son soutien au chef de l’État, celui qui fut Premier ministre à deux reprises a estimé que « le président Macky Sall est aujourd’hui à la tête du pays parce que Dieu l’a voulu ainsi. On doit l’appuyer dans sa politique. Les changements économiques du pays sont visibles. Partout, on voit des avancées importantes et ce, à tous les niveaux. Personne ne peut ignorer ça, à moins qu’on veuille fermer les yeux et dire autre chose». Sur l’actualité politique marquée par les affaires judiciaires qui impliquent des hommes politiques, Moustapha Niasse a rappelé que la reddition des comptes est une nécessité, non sans dire ne pas pouvoir en parler au fond, « en tant qu’autorité », mais « qu’on sache que l’État du Sénégal marche normalement ».

S. KAMARA

Ngoufatte, village situé dans la commune de Léona, a accueilli, hier, le chef de l’État Macky Sall, pour le lancement du volet hydraulique de la phase 3 du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc-H3).

Ngouffate avait hâte de voir ce jour arriver. Les habitants de ce village enclavé ont trop souffert du manque d’eau. Aujourd’hui, ce calvaire est un mauvais souvenir. Depuis, hier, ce village entrevoit l’avenir avec beaucoup d’espoir. L’eau y coule désormais. Cela méritait d’être célébré. Les populations l’ont fait en présence du chef de l’État Macky Sall, venu partager leur joie et lancer, en même temps, le volet hydraulique de la phase 3 du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc-H3).

« Je comprends l’enthousiasme des populations. Malgré la chaleur et les difficultés d’accès, les populations ont tenu à être là pour célébrer ce jour historique pour Ngouffate et les villages environnants », a dit le président de la République. Ce forage de Ngouffatte est un parmi les 251 forages que le Pudc 3 compte réaliser en 18 mois, sur toute l’étendue du territoire national. De même, le programme permettra de construire 181 châteaux d’eau, 1800 kilomètres de canalisation, 181 réseaux, 900 bornes fontaines et 270 abreuvoirs. « Beaucoup de choses ont été faites par le Pudc. Aujourd’hui, il s’agit de consolider les acquis dans cette troisième phase », a fait remarquer le président de la République. Il a rappelé ses motivations en lançant ce programme en juillet 2015 : réparer l’injustice subie par la périphérie. Ce programme, dit-il, est devenu un modèle performant de promotion du monde rural. Les réalisations sont là pour le confirmer : 210 forages réalisés, 13 stations de pompage desservant et assurant la fourniture d’eau potable pour plus de 700.000 habitants. Sans compter les autres réalisations dans les secteurs de l’électricité, des pistes de production et de l’allègement des travaux domestiques. Dans ce volet hydraulique de la phase 3 du Pudc, 500.000 personnes auront accès à l’eau potable. Le tout pour un financement de 60 milliards de FCfa, mobilisés grâce au soutien de la République populaire de Chine. Suffisant pour magnifier la coopération qui existe entre le Sénégal et le pays du soleil levant. « C’est le lieu de magnifier nos relations exceptionnelles avec la Chine », a dit Macky Sall qui a réaffirmé sa volonté de bâtir le Sénégal à partir de ses terroirs. « Il nous faut gagner le pari de la gouvernance hydraulique en milieu rural », a insisté le chef de l’État.

Avec le Pudc-H3, relève le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, près d’une quinzaine de villages polarisés par Ngouffatte sortiront, à la fois, de l’obscurité, de la soif et du désenclavement. Les populations des villages que sont Wakhal Diam, Ndiobène, Ndiayéne, Santhiou Djadi, Thiowor, Léona, Thiar Peulh, Gabane, Longhor, Thiar Sène et Thiar Ndiaye auront accès, non seulement à l’eau potable mais aussi à plusieurs équipements susceptibles d’aider à alléger les travaux des femmes. Ce qui permettra d’éradiquer, durablement, l’extrême pauvreté et la faim dans cette zone.

Compte rendu Abdoulaye DIALLO

Les braves populations du département de Saint-Louis, notamment celles des communes de Fass-Ngom, Ndiébéne Gandiole, Gandon, Saint-Louis et Mpal, se sont mobilisées, hier, pour réserver un accueil chaleureux au chef de l’État, venu inaugurer le forage et le château d’eau de Leybar, les ateliers de transformation des produits halieutiques de Gokhou-Mbathie. Macky Sall a également posé la première pierre des travaux d’installation des brises lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie.

L’ambiance était carnavalesque, riche en sons et couleurs. Dans toutes ces localités, on apercevait de nombreuses pancartes, des banderoles à l’effigie du président Macky Sall, des véhicules 4x4 double-cabine transportant des hauts parleurs géants qui crachaient, à longueur de journée, des décibels.

Ainsi, de Mpal à Saint-Louis, le département a vibré, les militants et sympathisants de l’Apr et de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » et plusieurs autres habitants du Nord, ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir le chef de l’État, en réitérant leur engagement indéfectible à contribuer efficacement à la mise en œuvre des projets et programmes de développement de grande envergure, tels que le Pse, le Pracas, le Pnar, le Pudc, entres autres, qu’il veut réaliser pour le grand bonheur de l’ensemble des citoyens sénégalais. Le président Macky Sall a été fortement ovationné et acclamé par des militants de tous les responsables de l’Apr, sans exception. Des populations résolument engagées à le porter en triomphe à l’issue des prochaines élections législatives et présidentielles.

A Leybar, dans le faubourg de Sor, à Guet-Ndar, Santhiaba et à Gokhou-Mbathie, les griots, troubadours et autres aèdes en verve, ont chanté, à gorge déployée, les louanges du successeur de Me Abdoulaye Wade à la tête de la nation. Les animateurs les plus pragmatiques, ont esquissé des pas de danse, décompressé dans un beau mouvement d’ensemble, pour accompagner ces jeunes femmes dynamiques, mobilisées par les différentes troupes folkloriques. Ces danseuses surexcitées, à la chorégraphie majestueuse, ont rivalisé d’ardeur et de talent, pour agrémenter la fête. Avec une sono à fond la caisse, elles se sont surpassées pour dire un grand merci au président Macky Sall, qui a entrepris une démarche de rupture, novatrice, consistant à mettre définitivement le Sénégal sur la voie de l’émergence.

Liesse populaire
Au centre-ville, l’animation était au beau fixe. Les populations ont tenu vaille que vaille à témoigner, à travers cet accueil enthousiaste, leur fidélité, leur reconnaissance et leur gratitude au chef de l’État et au gouvernement, pour les efforts louables qu’ils déploient depuis le 25 mars 2012, en vue de gérer autrement les affaires de notre pays. Avec la baisse des prix de l’électricité, des denrées de première nécessité, la distribution des bourses de sécurité familiale et plusieurs autres réalisations, le président Macky Sall, selon des habitants de la vieille cité, massés aux alentours de la place Faidherbe pour les besoins de cet accueil, a réussi, avec brio, à faire du Sénégal un pays émergent. Dans la Langue de Barbarie, tous ceux qui s’attendaient à un échec de cet accueil, ont déchanté. L’arrivée du président Macky Sall, dans ce terroir de différentes communautés de pêcheurs, a été marquée par des salves d’applaudissements, des cris stridents et des bousculades. Tout le monde tentait de lui serrer la main. Ainsi, durant toute la journée, de Mpal à Saint-Louis, en passant par Fass-Ngom, Gandon et Ndiébéne Gandiole, les autorités administratives, politiques et municipales, coutumières et religieuses, des milliers de militants et sympathisants de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », des foules d’admirateurs de Macky Sall, venus de tous les coins de la région, des villages les plus reculés de l’arrondissement de Rao, ont joué des coudes pour faire corps avec le chef de l’État.

Par Mbagnick Kharachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

Le président de la République, Macky Sall, effectue, depuis hier, une tournée économique dans les régions de Louga, Saint-Louis et Matam. Cette visite qui entre dans l’évaluation en cours du Programme Sénégal émergent (Pse) sera une opportunité pour le chef de l’État d’apprécier les multiples réalisations dans les secteurs de l’agriculture, de l’hydraulique, des infrastructures et du développement des collectivités territoriales (Pudc). Cette politique mise en œuvre depuis 2012 participe de façon significative au désenclavement des régions et à la réduction de l’inégalité sociale.

Louga et Saint-Louis ont été les premières étapes de la tournée.

Dakar, Pikine, Rufisque, Louga, Tambacounda, Kaolack, Tivaoune, Matam, Saint-Louis et Tivaoune verront bientôt le cadre de vie et la santé de leurs populations améliorer grâce au Programme d’assainissement lancé, hier, à Louga, par le président de la République Macky Sall.

C’est sans doute le plus grand programme d’assainissement, depuis la mise en place de l’Office national d’assainissement du Sénégal (Onas), par son financement : 70,8 milliards de FCfa, par la consistance des travaux : réalisation, réhabilitation, renforcement et extension du réseau d’assainissement des eaux usées à Louga, Matam, Dakar, Rufisque, Pikine, Saint-Louis, Tambacounda, Tivaoune, Touba et Kaolack. Mais aussi et surtout par le nombre des bénéficiaires : 2.909.000 personnes, soit 20 % de la population du Sénégal. Concrètement, sur le terrain, des centaines de kilomètres de réseaux collectifs d’eaux usées seront réalisés. De même que des milliers de branchements domiciliaires, des dizaines de stations de pompage et de 503 édicules scolaires. Mieux, le programme permettra à 400.000 personnes d’accéder à des ouvrages appropriés d’assainissement dans ces dix villes dont 300.000 à des branchements sociaux à l’égout. Des emplois seront créés et une ville comme Kaolack ne connaîtra plus les affres des inondations. Louga, ville carrefour, a eu le privilège d’abriter, hier, la cérémonie de lancement de ce programme d’envergure en présence du président de la République. Dans son discours, le président Macky Sall a rappelé l’importance qu’il attache au cadre de vie et à la santé des populations. Ce programme, souligne-t-il, est une réponse concrète et efficace aux besoins exprimés par les populations qui veulent vivre dans des villes offrant des services de qualités. « Le lancement de ce grand programme prouve notre détermination à changer le visage de nos villes. C’est une volonté politique forte, une option stratégique de renforcer les réseaux d’assainissements des centres urbains et des villages du pays », a fait savoir Macky Sall. En réalité, le programme de réhabilitation et d’extension du réseau de ces dix villes est une composante d’un vaste programme d’assainissement (2017-2019) qui touchera plusieurs villes et villages du Sénégal.

100.000 latrines prévues
Fatick, Diourbel, Joal, Ziguinchor, Thiès, Cambérene, entre autres, bénéficieront de ce programme. Dans ces villes, les réseaux d’assainissement seront renouvelés et le cadre de vie sensiblement amélioré. Vieille doléance des populations, une station d’épuration sera réalisée à Cambérène. Mieux, l’émissaire prolongé jusqu’à la mer. Dans son volet rural, le programme va construire, en 2018, 100.000 latrines dans les régions périphériques. Diourbel, Kaolack et Kaffrine sont prioritaires. Financés à hauteur de 200 milliards de FCfa, ces ouvrages permettront à 1.600.000 de sénégalais, notamment dans le monde rural, de disposer de réseaux d’assainissement adéquat. « Parallèlement à la mise en place de ces ouvrages, la lutte contre les inondations va se poursuivre. C’est dire que mon gouvernement accorde une importance capitale à l’amélioration du cadre de vie des sénégalais et à leur épanouissement », a expliqué le chef de l’État. Macky Sall a vivement salué l’action de la Banque ouest africaine de développement (Boad) qui a mobilisé 54 des 70 milliards nécessaires au financement de ce vaste programme d’assainissement. « Je vous dis merci et vous encourage. Vous devez être fier de ce que vous faites pour les huit pays membres de l’espace Uemoa», s’est exprimé Macky Sall, s’adressant à Christian Adovélande, patron de la Boad.

Le président de la République a également dit sa satisfaction à l’endroit du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Macky Sall recommande l’accélération de la mise en œuvre des projets et programmes. Il veut que chaque ville du Sénégal se dote d’un Plan directeur d’assainissement. L’ambition reste inchangée : améliorer de façon significative les conditions de vie des populations.

3ème phase du Pudc : 251 forages seront réalisés en 18 mois
Programme PudcNgoufatte, village situé dans la commune de Léona, a accueilli, hier, le chef de l’État Macky Sall, pour le lancement du volet hydraulique de la phase 3 du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc-H3).

Ngouffate avait hâte de voir ce jour arriver. Les habitants de ce village enclavé ont trop souffert du manque d’eau. Aujourd’hui, ce calvaire est un mauvais souvenir. Depuis, hier, ce village entrevoit l’avenir avec beaucoup d’espoir. L’eau y coule désormais. Cela méritait d’être célébré. Les populations l’ont fait en présence du chef de l’État Macky Sall, venu partager leur joie et lancer, en même temps, le volet hydraulique de la phase 3 du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc-H3).

« Je comprends l’enthousiasme des populations. Malgré la chaleur et les difficultés d’accès, les populations ont tenu à être là pour célébrer ce jour historique pour Ngouffate et les villages environnants », a dit le président de la République. Ce forage de Ngouffatte est un parmi les 251 forages que le Pudc 3 compte réaliser en 18 mois, sur toute l’étendue du territoire national. De même, le programme permettra de construire 181 châteaux d’eau, 1800 kilomètres de canalisation, 181 réseaux, 900 bornes fontaines et 270 abreuvoirs. « Beaucoup de choses ont été faites par le Pudc. Aujourd’hui, il s’agit de consolider les acquis dans cette troisième phase », a fait remarquer le président de la République. Il a rappelé ses motivations en lançant ce programme en juillet 2015 : réparer l’injustice subie par la périphérie. Ce programme, dit-il, est devenu un modèle performant de promotion du monde rural. Les réalisations sont là pour le confirmer : 210 forages réalisés, 13 stations de pompage desservant et assurant la fourniture d’eau potable pour plus de 700.000 habitants. Sans compter les autres réalisations dans les secteurs de l’électricité, des pistes de production et de l’allègement des travaux domestiques. Dans ce volet hydraulique de la phase 3 du Pudc, 500.000 personnes auront accès à l’eau potable. Le tout pour un financement de 60 milliards de FCfa, mobilisés grâce au soutien de la République populaire de Chine. Suffisant pour magnifier la coopération qui existe entre le Sénégal et le pays du soleil levant. « C’est le lieu de magnifier nos relations exceptionnelles avec la Chine », a dit Macky Sall qui a réaffirmé sa volonté de bâtir le Sénégal à partir de ses terroirs. « Il nous faut gagner le pari de la gouvernance hydraulique en milieu rural », a insisté le chef de l’État.

Avec le Pudc-H3, relève le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho, près d’une quinzaine de villages polarisés par Ngouffatte sortiront, à la fois, de l’obscurité, de la soif et du désenclavement. Les populations des villages que sont Wakhal Diam, Ndiobène, Ndiayéne, Santhiou Djadi, Thiowor, Léona, Thiar Peulh, Gabane, Longhor, Thiar Sène et Thiar Ndiaye auront accès, non seulement à l’eau potable mais aussi à plusieurs équipements susceptibles d’aider à alléger les travaux des femmes. Ce qui permettra d’éradiquer, durablement, l’extrême pauvreté et la faim dans cette zone.

Compte rendu Abdoulaye DIALLO

ACCUEIL DU CHEF DE L’ETAT : Une ambiance carnavalesque de Mpal à Saint-Louis
Bain de fouleLes braves populations du département de Saint-Louis, notamment celles des communes de Fass-Ngom, Ndiébéne Gandiole, Gandon, Saint-Louis et Mpal, se sont mobilisées, hier, pour réserver un accueil chaleureux au chef de l’État, venu inaugurer le forage et le château d’eau de Leybar, les ateliers de transformation des produits halieutiques de Gokhou-Mbathie. Macky Sall a également posé la première pierre des travaux d’installation des brises lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie.

L’ambiance était carnavalesque, riche en sons et couleurs. Dans toutes ces localités, on apercevait de nombreuses pancartes, des banderoles à l’effigie du président Macky Sall, des véhicules 4x4 double-cabine transportant des hauts parleurs géants qui crachaient, à longueur de journée, des décibels.

Ainsi, de Mpal à Saint-Louis, le département a vibré, les militants et sympathisants de l’Apr et de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » et plusieurs autres habitants du Nord, ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir le chef de l’État, en réitérant leur engagement indéfectible à contribuer efficacement à la mise en œuvre des projets et programmes de développement de grande envergure, tels que le Pse, le Pracas, le Pnar, le Pudc, entres autres, qu’il veut réaliser pour le grand bonheur de l’ensemble des citoyens sénégalais. Le président Macky Sall a été fortement ovationné et acclamé par des militants de tous les responsables de l’Apr, sans exception. Des populations résolument engagées à le porter en triomphe à l’issue des prochaines élections législatives et présidentielles.

A Leybar, dans le faubourg de Sor, à Guet-Ndar, Santhiaba et à Gokhou-Mbathie, les griots, troubadours et autres aèdes en verve, ont chanté, à gorge déployée, les louanges du successeur de Me Abdoulaye Wade à la tête de la nation. Les animateurs les plus pragmatiques, ont esquissé des pas de danse, décompressé dans un beau mouvement d’ensemble, pour accompagner ces jeunes femmes dynamiques, mobilisées par les différentes troupes folkloriques. Ces danseuses surexcitées, à la chorégraphie majestueuse, ont rivalisé d’ardeur et de talent, pour agrémenter la fête. Avec une sono à fond la caisse, elles se sont surpassées pour dire un grand merci au président Macky Sall, qui a entrepris une démarche de rupture, novatrice, consistant à mettre définitivement le Sénégal sur la voie de l’émergence.

Liesse populaire
Au centre-ville, l’animation était au beau fixe. Les populations ont tenu vaille que vaille à témoigner, à travers cet accueil enthousiaste, leur fidélité, leur reconnaissance et leur gratitude au chef de l’État et au gouvernement, pour les efforts louables qu’ils déploient depuis le 25 mars 2012, en vue de gérer autrement les affaires de notre pays. Avec la baisse des prix de l’électricité, des denrées de première nécessité, la distribution des bourses de sécurité familiale et plusieurs autres réalisations, le président Macky Sall, selon des habitants de la vieille cité, massés aux alentours de la place Faidherbe pour les besoins de cet accueil, a réussi, avec brio, à faire du Sénégal un pays émergent. Dans la Langue de Barbarie, tous ceux qui s’attendaient à un échec de cet accueil, ont déchanté. L’arrivée du président Macky Sall, dans ce terroir de différentes communautés de pêcheurs, a été marquée par des salves d’applaudissements, des cris stridents et des bousculades. Tout le monde tentait de lui serrer la main. Ainsi, durant toute la journée, de Mpal à Saint-Louis, en passant par Fass-Ngom, Gandon et Ndiébéne Gandiole, les autorités administratives, politiques et municipales, coutumières et religieuses, des milliers de militants et sympathisants de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », des foules d’admirateurs de Macky Sall, venus de tous les coins de la région, des villages les plus reculés de l’arrondissement de Rao, ont joué des coudes pour faire corps avec le chef de l’État.

ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE SAINT-LOUIS : Le défi relevé par Macky Sall
Tournée éco PRLe chef de l’État a inauguré le château d’eau de Leybar. Une réalisation qui permet de fournir le liquide précieux à certaines zones qui connaissaient un problème d’accès à l’eau potable.

L’image de ces dames et moins jeunes, bassines sur la tête, à la recherche du liquide précieux, est en passe de devenir un mauvais souvenir dans les communes de Ndiébéne Gandiole, de Saint-Louis, à Khar Yalla, aux Hlm, à Pikine 700, entre autres. En effet, le chef de l’Etat, en inaugurant le château d’eau de Leybar, rend moins pénible les tâches ménagères, surtout la corvée d’eau. Avec cette inauguration, le gouvernement montre son attachement à la ville de Saint-Louis et de ses environs. Au-delà, a souligné le chef de l’Etat, cette cérémonie trouve son importance dans le fait que la réalisation d’importants ouvrages pour un accès à l’eau, a une place importante dans le Pse.

En outre, a précisé le président de la République, la mise en service du château d’eau marque une étape décisive de l’État qui travaille à résorber le déficit dans la production et la distribution d’eau potable. Ces différentes infrastructures contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations qui ont toujours souffert de cette pénurie d’eau.

A ce propos, il a annoncé que le nouveau forage de Ndiock Sall va desservir les communes de Fass-Ngom, Gandiole, Mpal, la cité religieuse de Mame Rawane Ngom. Le président Macky Sall a précisé que des progrès notoires ont été enregistrés dans les autres centres urbains du Sénégal avec la mise en œuvre du volet urbain du Programme eau potable et assainissement du millénaire (Pepam), avec des ouvrages à Thiès, Ziguinchor, Kaolack, Linguère, Dahra, Fatick, Koungheul, Somone et Dakar, « qui ont sensiblement réduit les disparités constatées naguère dans ces territoire ». Ces divers travaux auront permis « d’obtenir une production supplémentaire cumulée de 56.000 m3 jour et de réaliser 740 km de réseau. Cette performance a permis à plus d’un million de personnes de bénéficier de cette politique d’inclusivité sociale », a souligné le chef de l’État. Il a émis le vœu de faire mieux pour le secteur de l’hydraulique en œuvrant pour l’atteinte des objectifs du développement durable. C’est dans ce cadre qu’un programme sera déroulé à Saint-Louis.

Une usine de traitement des eaux
Il consistera à la création d’une nouvelle usine de traitement de 12.000 m3 jour pour la prise en charge des nouveaux quartiers, de même qu’un château d’eau tampon de 800 m3 pour le renforcement de la production à Ndiokh Sall. Il y aura aussi l’installation de 70 km de réseau pour améliorer la desserte de la commune de Ndiébéne Gamdiol. « L’objectif de l’accès universel est à notre portée », a dit le président Macky Sall.

Auparavant, Khoudia Mbaye, maire de Gandon, a salué le choix de sa localité pour abriter cet ouvrage. Tandis que Mme Shaw Barragan, directrice des opérations Afrique, Caraïbes, Pacifique, Asie, et Amérique latine de la Banque européenne de l’investissement (Bei), a rappelé que la réalisation de cet ouvrage hydraulique a été financée par la Bei, l’Ue, l’Afd, la Boad pour un coût global de près de 10 milliards de FCfa. Mme Barra a indiqué que ces réalisations concrètes ont une grande importance pour les populations.

TRANSFORMATION DES PRODUITS HALIEUTIQUES : Des ateliers inaugurés à Gokhou-Mbathie
Usine transformation poissonLe président Macky Sall a inauguré les ateliers de transformations des produits halieutiques, aménagés à Gokhou-Mbathie par l’État pour un coût global de 350 millions de FCfa.
A cet effet, il a réaffirmé sa farouche volonté d’améliorer, de manière significative, les conditions de travail de ces braves femmes de la Langue de Barbarie, qui étaient torturées, à longueur de journée, par la fumée qui se dégageait des fours traditionnels.

Sur place, le chef de l’État et le maire Mansour Faye, se sont entretenus avec les populations bénéficiaires de cette usine de transformation de produits halieutiques.

Un conseil interministériel sur la protection de la Langue de Barbarie
A Gokhou-Mbathie, le chef de l’État a lancé, officiellement, les travaux d’installation des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie. Il s’est adressé à la communauté des pêcheurs pour lui faire comprendre qu’il est sensible à tous les problèmes auxquels les professionnels sénégalais de la pêche sont confrontés.

A ce propos, il a annoncé la tenue d’un conseil interministériel sur les problèmes de la protection de la Langue de Barbarie.

Parlant du problème récurrent des raz-de-marée, il a laissé entendre que l’État a réagi rapidement pour trouver un financement de 4 milliards de FCfa, pour la réalisation de ce projet de brise-lames. C’était urgent. Il fallait que l’État, par l’entremise du Bci, trouve cette solution, «on ne pouvait attendre la réaction de nos partenaires bailleurs de fonds». Pour ce qui est de la brèche, le chef de l’État a annoncé que des études sérieuses seront menées, de concert avec des partenaires hollandais. Pour l’heure, il a annoncé des travaux importants pour le dragage et le balisage du fleuve.
Le président Macky Sall a invité les pêcheurs à suivre les consignes des services de la météorologie, en évitant de se rendre à tout moment en haute mer.

Par Mbagnick Kharachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

UN PROGRAMME COMPLÉMENTAIRE POUR DÉSENCLAVER LES AXES FRONTALIERS
Axe frontalierAprès sa mise en place en juin 2016, le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sera bientôt dans sa phase active. C’est dans ce sillage qu’un conseil départemental de développement (Cdd) s’est tenu en présence du préfêt.

Après sa mise en place en juin 2016, le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sera bientôt dans sa phase active. C’est dans ce sillage qu’un conseil départemental de développement (Cdd) s’est tenu, hier, en présence du Coordonnateur national de ce programme, des élus locaux et des chefs de services départementaux. Selon le préfet du département de Podor, l’objectif visé, à travers cette rencontre, est de communiquer avec les populations en vue de susciter leur adhésion.

En prélude à l’arrivée du président de la République dans la vallée du fleuve Sénégal, le Préfet du département de Podor, Elimane Bâ, a organisé, hier, un Conseil départemental de développement (Cdd), sur le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), en présence de son coordonnateur national Moussa Sow, des élus locaux ainsi que des chefs de services du département. Après l’ouverture de la rencontre, le coordonnateur national du Puma est largement revenu sur la philosophie, les orientations ainsi que les missions de sa structure qui vise, selon lui, « à résorber le gap en termes d’infrastructures, d’équipements entre les régions frontalières (Ile à Morphil, le Daandé Maayo) et celles de l’intérieur du pays ». « A travers le Puma, a-t-il dit, c’est toute une mesure économique qui est mise en branle », d’autant que le chef de l’État a inscrit son action dans la durée. Pour lui, l’objectif général est d’améliorer les conditions de vie des populations des zones frontalières. Le Puma se repose, précise Moussa Sow, sur trois composantes principales : le désenclavement (routier, fluvial, maritime, téléphonique et numérique), le développement durable à travers la promotion des activités économiques de ces zones et la sécurité frontalière. Il s’agit là, a-t-il souligné, de « doter les zones concernées de toutes les infrastructures de base nécessaires pour leur plein épanouissement ». Pour le désenclavement téléphonique et numérique, affirme-t-il, « le but est d’éradiquer toutes les zones blanches de la zone ». Dix régions sur les 14 sont concernées par ce programme, précise-t-il. Il s’agit de Saint-Louis, Matam, Tamba, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Fatick, Kaolack et Kaffrine. Des comités régionaux ont été mis en place et avaient la charge de faire des propositions d’actions prioritaires dans ces zones. Ces propositions ont abouti à la création de schémas frontaliers régionaux d’implantation des infrastructures (Shef). Selon le coordonnateur national du Puma, ces Shef constituent des documents de base pour l’élaboration d’une matrice d’actions prioritaires. Moussa Sow a d’ailleurs précisé que les Shef reçus par la coordination nationale fait l’objet d’une analyse. « Ce sont des propositions très pertinentes », a magnifié le coordonnateur national du Puma.

Adhésion des populations
Population nordLe Puma touche d’autres domaines comme la santé, l’électrification rurale, l’éducation, l’érosion côtière, la pêche à travers des cases piscicoles, l’agriculture à savoir les Domaines agricoles communautaires (Dac), etc. De manière générale, il consiste à redonner à ces habitants le sentiment d’appartenir au Sénégal. Le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, a apprécié à sa juste valeur l’avènement de ce programme. Il a appelé le coordonnateur national à travailler en parfaite harmonie avec les bénéficiaires pour répondre à leurs aspirations. A son avis, le Puma doit apporter des réponses aux problèmes d’érosion, de désertification, de changement climatique, entre autres. Dans leurs interventions, les élus locaux du département ont salué cette initiative du chef de l’État et exprimé des préoccupations spécifiques. Pour sa part, le préfet a indiqué que le Puma est un « programme complémentaire » en faveur des populations qui habitent les zones frontalières, avant de magnifier les nombreux programmes initiés par le président de la République pour le développement économique du pays. Il s’est également réjoui de la part belle réservée au département de Podor, notamment l’île à Morphil. « Dans la région de Saint-Louis, a-t-il souligné, nous avons un schéma de qualité ». Les préoccupations des uns et des autres ont été prises en compte dans ce Shef de Saint-Louis, assure Elimane Bâ, qui considère que c’est « le désenclavement de l’île à Morphil qui sera impulsé à travers le Puma ». L’objectif visé à travers ce Cdd, précise le préfet, « c’est de communiquer avec les populations en vue de susciter leur adhésion ». « Elles sont très satisfaites, en témoigne la forte mobilisation des uns et des autres et surtout les collectivités locales du département », dit-il.

FACE A L’EROSION COTIERE : Dara Halaybé et environs veulent des digues de protection
Le phénomène qui hante le sommeil des habitants de l’île à Morphil demeure l’avancée du fleuve. Chaque année, des pans entiers des villages de cette partie du département de Podor se retrouvent dans l’eau. Les populations réclament ainsi des digues de protection.

Au-delà du sentiment de satisfaction liée à la réalisation prochaine de la route du désenclavement de leur zone, les populations de l’île à Morphil sont aussi confrontées à d’autres difficultés relatives à l’érosion côtière, à l’absence d’infrastructures sanitaires, éducatives et des ouvrages hydrauliques, etc. La crue du fleuve Sénégal et de ses deux défluents, les marigots du Doué et du Gayo, n’épargnent pas les villages de l’île. Le village de Dara Halaybé, la cité religieuse du défunt érudit El Hadji Mamadou Moussa Ly, ne fait pas l’exception. Ici, l’érosion côtière a envahi une partie du village. Le mausolée du défunt guide religieux est à dix mètres des eaux. Cette avancée du fleuve reste une des préoccupations des populations, notamment le chef du village, le porte-parole du khalife général de Dara Halaybé. Ils réclament l’érection de digues de protection pour freiner la crue du fleuve et de ses défluents. Oumar Samba Tall, chef de village de Dara Halaybé, dit espérer que la tournée économique du chef de l’État, dans cette zone et particulièrement son passage à son village, demain (mardi), va constituer un tournant décisif vers la résolution de ce problème. Outre l’érosion côtière, Dara Halaybé a soif. L’eau de l’unique forage que le village dispose est salée. Cette eau, se désole le chef de village, ne peut même pas être utilisée pour le maraîchage. Les populations se rabattent sur l’eau du fleuve ou celle des puits pour s’alimenter, avec tous les risques. L’année dernière, souligne Oumar Samba Tall, les autorités ont pris l’engagement de construire un deuxième forage et un centre de santé. « Ces promesses ne sont pas encore suivies d’effets », regrette M. Tall. Il a également plaidé pour l’érection du poste de santé en centre de santé d’autant que plus de 6 000 âmes vivent dans le village. L’infirmier chef de poste (Icp) du village est parti depuis six mois. Les populations n’ont pas attendu l’affectation de son successeur par les autorités sanitaires. Pour assurer le fonctionnement du service, elles ont engagé un infirmier et une sage-femme sanitaire à leurs frais. Même si les installations électriques sont visibles dans le village, les branchements à domicile ne sont pas encore effectués à cause d’un malentendu avec les responsables du secteur.

A l’issue de la visite du président Adama Barrow au Sénégal, un communiqué conjoint dont nous publions l’intégralité a été publié. Plusieurs accords ont été signés dans les domaines de la défense, de la pêche, du tourisme, etc. Enfin, le présisdent Adama Barrow a invité son homologue à se rendre à Banjul pour une visite d’État qui sera fixée par voie diplomatique. Lire ci-dessous le communiqué publié à cet effet.

1. A l’invitation du président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Macky SALL, Son Excellence Monsieur Adama BARROW, président de la République de Gambie a effectué une visite officielle au Sénégal, du 02 au 04 mars 2017. Cette visite témoigne de la nouvelle dynamique que les deux Chefs d’État entendent donner aux relations entre les deux pays, dans l’esprit des liens historiques, multiformes et multiséculaires qui unissent la famille sénégambienne.

2. Au cours de la visite, les deux Chefs d’État ont eu plusieurs entretiens qui se sont déroulés dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle,empreinte d’une grande cordialité. A cette occasion, ils ont décidé de renforcer les axes de la coopération entre les deux pays pour en faire un modèle de partenariat fraternel, durable, confiant et mutuellement bénéfique.

3. A cette fin, les deux Chefs d’État ont décidé d’élever les relations bilatérales entre les deux pays à un niveau de partenariat stratégique. Dans ce cadre, ils ont décidé de mettre en place un Conseil présidentiel qui se réunira tous les six mois, alternativement, en Gambie et au Sénégal, sous la présidence con­jointe des deux Chefs d’État.

4. Ce Conseil présidentiel se penche sur toutes les questions d’intérêt bilatéral et donne des orientations aux deux gouvernements pour approfondir la coopération entre les deux pays. Le suivi de la mise en œuvre des décisions du Con­seil présidentiel est assuré par le Comité permanent sénégalo-gambien co­présidé par le Vice-président de la Gambie et le Premier ministre du Sénégal.

5. Les deux Chefs d’État ont exprimé leur ferme volonté d’œuvrer à la finalisa­tion rapide des travaux du Pont Transgambien et des postes de contrôle juxtaposés, de même que ceux de la Commission sénégalo-gambienne de ges­tion des frontières et ont donné à leurs ministres concernés les directives nécessaires à cet effet.

6. Les deux Chefs d’État ont également donné des orientations à leurs gouvernements respectifs en vue d’entamer, dans les meilleurs délais, des discussions pour l’approfondissement de la coopération dans le domaine des transports aériens et maritimes.

7. Au cours de la visite, trois accords portant sur les domaines suivants ont été signés:

La Défense et la Sécurité : Accord en Défense et Sécurité. Cet Accord renforce la coopération bilatérale en l’adaptant aux nouveaux défis ;
Les Affaires consulaires : Accord sur l’Assistance consulaire qui révise le Protocole d’assistance consulaire de 1973 en mettant davantage l’accent sur la représentation consulaire dans les pays tiers ;

- le Tourisme : Accord de coopération dans le domaine du tourisme qui permettra de développer le tourisme inter-États et de promouvoir un tourisme intégrer entre les deux pays.
Les projets d’accord sur la Justice, la Pêche, les Transports et la Foresterie ont été examinés et seront finalisés ainsi que les autres projets qui seront soumis ultérieurement en vue de leur finalisation rapide dans un délai maximum de trios mois.

8. Sur le plan multilatéral, les deux Chefs d’État ont procédé à un large échange de vues sur plusieurs questions d’intérêt commun, notamment d’ordre politique, économique et sécuritaire aux plans sous régional, régional et international.

9. Dans ce cadre, ils se sont engagés à travailler à la redynamisation de la Commission sous régionale des Pêches qui regroupe la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Cabo Verde, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra-Léone, pour en faire un instrument plus dynamique et plus efficace dans la mise en œuvre des objectifs qui lui sont assignés.

10. Le président Macky SALL a réitéré ses remerciements à son homologue et au peuple gambien ami et frère pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité géné­reuse qui lui ont été réserves en sa qualité d’invité d’honneur des activités commémoratives du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la Gambie, le 18 février 2017. Il a renouvelé ses vives félicitations au président Adama BARROW pour la réussite totale de cette manifestation.

11. Les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur ferme volonté commune d’instaurer des relations de coexistence pacifique, de bon voisinage et de fraternité fon­dées sur le respect et la confiance mutuels. A ce propos, le président Adama Barrow a annoncé la levée officielle de toutes les restrictions sur la pêche maritime et fluviale qui avaient été imposes aux acteurs sénégalais de la pêche opérant en Gambie.

12. Durant son séjour, le président Adama Barrow a visité les chantiers de Diamniadio et a rendu des visites de courtoisie aux familles religieuses à Tivaouane, Louga, Touba, Kaolack et Yoff.

13. Au terme de la visite, Son Excellence Monsieur le président Adama Barrow a adressé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur le président Macky Sall, au gouvernement et au Peuple sénégalais, pour l’accueil particulièrement chaleureux et les délicates marques d’estime et d’attention qui lui ont été reservées ainsi qu’à sa délégation.
14. Le président Adama Barrow a invite le président Macky Sall à une visite d’État en Gambie, invitation que le président sénégalais a acceptée avec plaisir.

15. Les dates de la visite seront fixées d’un commun accord par la voie diplomatique

Fait à Dakar, le 04 mars 2017
Pour le gouvernement de la République du Sénégal
Mankeur NDIAYE, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
Pour le gouvernement de la République de Gambie
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’extérieur, Ousainou DARBOE

Le Collège exécutif national (Cen) de la Convergence des cadres républicains de l’Apr a tenu sa réunion hebdomadaire au siège de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Abordant la situation politique nationale, le Cen s’est prononcé sur le débat soulevé par certains, relativement à la convocation, pour enquête, du maire de Dakar, suite à un rapport de l’Ige.

Le Cen précise que sur cette question, la responsabilité du maire est totalement engagée et au premier chef, car c’est l’ordonnateur du budget.

Le Cen lui demande d’apporter les éléments de preuves et pièces justificatives de l’ensemble des dépenses exécutées, conformément aux procédures régissant la gestion d’une caisse d’avance. Il doit notamment informer les populations sur l’utilisation de cet argent, poursuit le Cen qui dénonce toute autre forme de victimisation. Il rappelle que dans l’exercice de toute mission de service public, personne ne peut se soustraire de l’obligation de transparence et de reddition des comptes. Sur un autre registre, le Cen félicite le président de la République, Macky Sall, pour la décision majeure, prise lors du conseil des ministres du 22 février, en demandant au gouvernement de « réaliser rapidement la transformation gratuite des titres précaires en titres fonciers par la simplification des procédures et la sécurisation des transactions immobilières ».

Une décision qui, selon le Cen, va toucher 900.000 titres précaires et permettra d’accélérer la sécurisation foncière des populations sénégalaises.

« La mouvance présidentielle et l’opposition doivent dialoguer, parce qu’elles ont les mêmes objectifs. Ce qui les unit est plus important que ce qui les désunit », a dit le président fondateur du Parti de la vérité pour le développement. « Nous devons œuvrer dans le calme et la tranquillité. Cela doit être notre démarche à tous », a-t-il insisté lors de sa conférence de presse. Pour le marabout, il faut éviter les querelles de bas étage qui ne font que nous retarder, ajoutant que « le Sénégal est un havre de paix et nous devons poser des actes dans ce sens ». Il a aussi déploré les agressions répétées au Sénégal et pour faire face, il invite à une implication de toutes les populations. Enfin, il a loué les actes posés par le chef de l’État Macky Sall, même si des efforts doivent être faits encore.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Apr, dans le département de Kanel, notamment dans la commune de Hamady Hounaré, promet de réserver au président de la République une forte mobilisation, lors de la tournée qu’il effectue dans le Fouta, la semaine prochaine. « Nous sommes prêts. Depuis plus d’une semaine, nous sommes sur le terrain pour mobiliser les populations. Le Fouta veut montrer au président de la République sa disponibilité à l’accompagner dans sa politique pour un Sénégal émergent. Nous sommes tous acquis à sa cause », a déclaré le maire de la commune de Hamady Hounaré, Amadou Samba Kane. Selon le maire, les populations veulent montrer au chef de l’État qu’elles « sont satisfaites des réalisations faites dans leur localité ». « Dans notre commune, nous avons des investissements qui vont avoir un impact réel sur la vie des populations. Il s’agit de la réalisation du pont de Dioulol qui relie les terres du Walo et du Diéri. Les populations des deux zones avaient des problèmes de mobilité. L’État s’est engagé à réaliser ce pont », a souligné M. Kane qui est, par ailleurs, Directeur général de la Lonase. « Sur instruction du président de la République, la Lonase est en train de construire un centre de santé à Hamady Hounaré pour améliorer le plateau sanitaire. Le président lancera les travaux de la construction de la route Bakel-Ourossogui qui va, sans doute, soulager les populations », a ajouté M. Kane.

Amadou Samba Kane souligne également que les responsables de l’Apr veulent saisir l’occasion pour dire au leader de leur parti qu’ils sont déterminés à gagner les prochaines élections. « Nous allons aussi montrer au président que nous sommes prêts pour les élections législatives.

Babacar DIONE

Des populations de Podor promettent un accueil mémorable au président de la République. En conférence de presse, hier, à Dakar, les membres du mouvement citoyen « And Liggeyaal Podor ak Racine Sy » ont invité toutes les composantes de la population de Podor à s’unir pour offrir au président de la République un séjour légendaire à Podor. Selon le coordonnateur de la cellule du Mouvement, Mamadou Haby Ly, le président de la République a tiré Podor de sa souffrance et de son agonie. Il a permis au département de cette localité de la région de Saint-Louis de disposer des infrastructures. Parmi lesquelles, il a cité : les centres et postes de santé. En plus, le président Macky Sall a mis à la disposition des femmes des financements, du matériel informatique aux jeunes, des fournitures scolaires aux écoles, entre autres. « Le mouvement And Liggeyaal Podor ak Racine Sy a rendu un vibrant hommage au chef de l’État et reste déterminé à l’accompagner puisqu’il a lancé plusieurs chantiers pour le désenclavement de l’Ile à Morphile. Lesquels permettront une circulation efficace et efficiente des produits agricoles. « Nous exhortons le gouvernement à poursuivre cette politique de mise en place des projets structurants à fort valeur ajoutée et d’emplois pour améliorer les conditions de vie des populations afin de garantir l’émergence du Sénégal », a indiqué M. Ly.

Eugène KALY

A Démette où le président de la République se rendra le mardi 7 mars pour le lancement des travaux de bitumage de la route de désenclavement de l’île à Morphil, les préparatifs vont bon train.

Depuis trois semaines, le maire de la commune ainsi que l’ensemble des responsables du département de Podor sont à pied d’œuvre. Pour cela, plusieurs commissions ont été créées pour une meilleure répartition des tâches. « Je peux dire qu’à 90 %, l’essentiel a été fait », a laissé entendre Mamadou Dia, le président du comité d’organisation, par ailleurs président du Conseil départemental de Podor.

Sur le terrain, ce sont six commissions qui travaillent d’arrache-pied pour réserver un bel accueil au chef de l’État. Qu’il soit de la commission restauration, de la commission « transport, accueil et hébergement » ou encore de la commission communication, elles sont fin prêtes pour la visite. «Pour la restauration, l’ensemble de ce qui constitue la substance a été identifié et mis en place. En ce qui concerne les hébergements, tout a été identifié, mais nous faisons un village d’accueil avec une bâche de 2.000 m2, plus de 2.000 matelas, 60 tentes mauritaniennes dans les domiciles et des tentes que la Direction de la protection civile a mis à notre disposition », a ajouté Mamadou Dia.

Concernant la mobilisation, 94 bus ont été loués pour faciliter aux populations les déplacements. Ceci, sans compter les 10 bus de Dakar Dem Dikk destinés à acheminer les convives dans le site. Enfin, pour ce qui est de la communication, le comité d’accueil travaille avec les radios locales, de même qu’avec les télévisions pour faire passer le message.

 

Le président de la République est attendu, lundi, en fin de matinée, à Podor, dans une tournée économique qu’il effectue dans les régions de Saint-Louis et Matam. Il va procéder, mardi, au lancement des travaux de la grande route de désenclavement de l’île à Morphil, dont le coût global est de 100 milliards de FCfa (voir ailleurs). Pour le préfet du département, Elimane Bâ, la réalisation de cette infrastructure permettra à Podor et à l’île à Morphil de « sortir de l’ornière ». « C’est une zone qui renferme de multiples potentialités hydro-agricoles. Le seul souci était l’enclavement », a-t-il rappelé. A travers cet acte qui sera posé par le chef de l’État, le préfet de Podor estime qu’il s’agit d’une « question de justice sociale ». « Voilà une zone avec des potentialités extraordinaires qui n’a bénéficié d’aucun investissement réel depuis l’indépendance. Avec les travaux de la route du désenclavement de l’île à Morphil, du Puma, du Pudc, etc., c’est un investissement lourd qui sera dédié à cette zone », a-t-il affirmé. Pour le chef de l’exécutif départemental, la réalisation de ces travaux va constituer un « moment décisif » pour le décollage économique du département de Podor et en particulier de l’île à Morphil. C’est pour cette raison, s’est réjoui M. Bâ, que « les populations ont décidé de réserver un accueil chaleureux et inoubliable au chef de l’État pour lui témoigner toute leur satisfaction et leur gratitude ». Toujours dans la réalisation de cette grande route de l’île à Morphil, il est prévu la réhabilitation des axes connexes comme Podor-Tarédji. A côté de cette route de désenclavement de l’île à Morphil, le président de la République va lancer les travaux de réhabilitation de la route nationale n°2 Ndioum- Ourossogui- Kanel- Bakel, jeudi à Ourossogui.

Par Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (Textes) et Mbacké BA (photos)

Les Podorois sont fiers d’accueillir le chef de l’État, Macky Sall, dans sa tournée économique. Pour cela, une mobilisation exceptionnelle a été lancée par les responsables.

Podor fait sa toilette. En attendant l’arrivée du chef de l’État, Macky Sall, dans la ville, prévue mardi, dans l’après-midi. Les axes routiers ainsi que les places publiques ont reçu un coup de balai nettement visible pour le visiteur qui débarque dans la commune. Même l’électrification a été refaite par les agents de la Senelec qui ont changé les ampoules défectueuses des lampadaires. « La ville est devenue plus belle », renseigne cet élève du lycée de Podor, rencontré vers la gare routière. Au marché central, les commerçants s’activent dans le train-train quotidien. Mais tous ont ressenti un grand changement dans la ville, avec cette ferveur qui s’est subitement emparée de la commune.

« La nouveauté, c’est bien sûr l’arrivée du chef de l’État, Macky Sall, et nous entendons tous lui réserver un bel accueil, s’il plait à Dieu », confie Aïssata Bâ, une vendeuse. Cette même ferveur a gagné les différents états-majors politiques qui ont sonné la mobilisation partout dans le département. « Nous demandons à la population de l’accueillir de la plus belle des manières, parce que le président vient à Podor pour prendre en charge de vieilles préoccupations des Podorois », signale Moussa Ndiongue, un proche de Mamadou Racine Sy, le président du Conseil d’administration de l’Ipres. Différentes commissions ont été créées par les proches de Mamadou Racine Sy pour une bonne préparation de la visite du chef de l’État. Presque l’ensemble des responsables du département ont tous lancé un appel à la mobilisation. Que ce soit Mamadou Dia, Président du conseil départemental, Me Moussa Diop, directeur général de Dakar Dem Dikk ou encore Abdoulaye Elimane Dia, le maire de Démette, ils ont le même souhait : la réussite de la visite de Macky Sall.

« Quand le président décide de passer trois jours dont deux nuits ici à Podor, cela renseigne sur l’estime et l’égard qu’il accorde aux populations de Podor, d’où cet accueil exceptionnel », explique le président du Conseil départemental, Mamadou Dia.

Même l’ancienne parlementaire libérale, Astelle Sall, a aussi appelé, lors d’un grand rassemblement, ses partisans à préparer cette visite. Pour elle, cette visite n’a rien de politique, c’est pour cela qu’elle prendra part à ce grand évènement. Le maire de la commune, Aïssata Tall Sall, compte aussi mobiliser les populations de la commune pour donner un cachet populaire à cet accueil du chef de l’État.

Par Maguette NDONG, Souleymane Diam SY (Textes) et Mbacké BA (photos)

Le président de la République de Gambie, Adama Barrow, était, hier, dans la cité religieuse de Médina Baye. Reçu avec sa délégation à la résidence du Khalife général, le chef de l’État gambien a indiqué qu’il était venu en signe de reconnaissance pour les prières et les conseils que les autorités religieuses ont formulés à son endroit lors des événements post-électoraux dans son pays.

Descendu en hélicoptère sur le terrain annexe du stade Lamine Guèye avec son épouse et quelques membres de son protocole, il a reçu un accueil chaleureux sur le parcours menant vers la cité religieuse de Médina Baye. Aux abords de la grande mosquée, une foule compacte s’agglutinait derrière les barrières dressées pour la circonstance à hauteur de l’esplanade menant à la résidence du Khalife général. Chez ce dernier, c’est toute la famille de Cheikh al islam, au grand complet, sous la houlette de Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, qui a tenu à recevoir le successeur de Jammeh. « Quand je viens à Kaolack, je me sens comme en Gambie, car les peuples sénégalais et gambien ne sont qu’un et je l’ai senti à travers l’accueil que nous avons eu avec ma délégation depuis notre descente de l’hélicoptère », a-t-il déclaré. Il a indiqué que le fondateur de Médina Baye constitue l’incarnation de l’unité des deux peuples soulignant que ce dernier avait autant de fidèles au Sénégal qu’en Gambie. « Durant la campagne électorale de la présidentielle, je devais présider deux meetings en même temps, et j’ai regretté de n’avoir pas le don d’ubiquité de Baye qui est une constance dans le continent africain », a dit Adama Barrow. Sur les raisons de sa tournée chez les communautés religieuses du Sénégal, il a rappelé qu’il avait effectué la même démarche alors qu’il était candidat. « C’est normal qu’une fois élu que je retourne sur mes pas pour remercier ceux qui m’ont prodigués des prières et des conseils avant et après le scrutin », a-t-il justifié. Il a révélé, en outre, le soutien total qu’il a reçu du Khalife de Médina Baye lors des événements post-électoraux.

En réponse aux propos de remerciements et de gratitude de son hôte, le Khalife Cheikh Tidiane Ibrahima Niass a rappelé que le Sénégal et la Gambie sont deux États mais un seul peuple, en soulignant les relations développées par Cheikh al islam en Gambie où est basée une partie de sa famille. Il a exhorté les deux présidents à travailler à consolider ses relations fraternelles et à les développer. Le président Adama Barrow a reçu des cadeaux de ses hôtes avec notamment un exemplaire du Saint Coran, une natte de prière. Après Médina Baye, la délégation gambienne s’est rendue à Touba Sanokho, une localité située dans la commune de Ndiaffate, à une dizaine de kilomètres de la capitale régionale.

Elimane FALL

Le président Gambien, Adama Barrow, a été reçu, hier, par le Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall.

C’est en fin de matinée, hier, que le chef de l’État gambien, à la tête d’une forte délégation, est arrivé à Louga. Il est exactement 11 heures et 37 minutes quand Adama Barrow franchit les portes du domicile du Khalife général de la famille omarienne. Une petite foule était à l’accueil. « Vive Barrow », ont scandé les sympathisants. Le vainqueur de Yaya Jammeh n’a pas été insensible. Il a distribué des sourires, saluant et touchant même les plus chanceux. « C’est une visite historique. Il ne regrettera pas d’avoir fait ce déplacement », lance, très émue, une jeune dame. Puis arrive le moment tant attendu : la poignée de mains entre Adama Barrow et Thierno Bachir Tall. L’émotion était palpable. Accolades et échanges de mots. L’intensité des regards des deux hommes est révélatrice. Ils s’apprécient. « Je suis venu vous dire merci. Merci pour les prières qui ont beaucoup contribué à apaiser la situation en Gambie », a dit le président Barrow, s’adressant au Khalife général de la famille omarienne. Il s’empresse d’ajouter : « le chantier que j’ai hérité est énorme. J’ai aujourd’hui plus qu’hier besoin de vos prières pour réussir ma mission ». Le président Barrow parle d’une nouvelle « ère » dans les relations entre le Sénégal et la Gambie. Dans son propos, Thierno Bachir Tall a rappelé que le président gambien est « bien chez lui » à Louga. « Je ne reçoit pas un président de la République mais un fils de la famille omarienne », s’est exprimé le guide religieux. « Naturellement, vous pouvez compter sur moi. Nous allons continuer de prier pour vous et pour le peuple de Gambie », a assuré le Khalife général de la famille omarienne. Et signe que cette visite est « particulière », Thierno Bachir a remis à Adama Barrow un exemplaire du saint Coran, une natte de prière, un chapelet en argent, un boubou blanc et des babouches. Mme Barrow est repartie, elle aussi, avec un parfum de luxe. Les deux hommes ont eu un long tête-à-tête avant que le président Barrow et sa délégation ne reprennent le chemin en direction de Touba.

Abdoulaye DIALLO

Quelques semaines après avoir pris fonctions, le président gambien, Adama Barrow, accompagné de son épouse, Lady Fatu Bah, a rendu visite, hier, en début de matinée, à Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, à Tivaouane.

En présence du gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, du maire de Tivaouane, Mamadou Diagne Sy Mbengue, le président Barrow a exprimé toute sa reconnaissance aux guides religieux du Sénégal, au chef de l’État Macky Sall, et à l’ensemble du peuple sénégalais. « Durant les moments les plus difficiles vécus récemment par le peuple gambien, vous avez tous fait preuve d’une solidarité sans faille. Le peuple gambien s’est senti soutenu pour sa paix et sa stabilité », a-t-il confié. Pour toutes ces raisons parmi tant d’autres, le président Barrow a demandé au porte-parole du Khalife général des tidianes, Al Amine, de transmettre ses salutations et celles du peuple gambien au Khalife général des tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, Al Makhtoum. Puis, il a sollicité des prières des guides religieux de Tivaouane pour une réussite de son magistère au bénéfice du peuple gambien et du raffermissement du bon voisinage entre la Gambie et le Sénégal.

« Une fois de plus, je suis convaincu que le pouvoir est entre les mains de Dieu mais je tiens à réitérer mes remerciements à l’endroit du président du Sénégal, Macky Sall, qui s’est résolument engagé dans la gestion de la crise électorale en Gambie. Je sollicite vos prières pour nous accompagner dans notre charge », a-t-il dit. Dans sa réponse, au nom du Khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy s’est réjoui de cette marque de sympathie, de considération et de reconnaissance à la famille Sy de Tivaouane.

« C’est Dieu qui vous a choisi pour diriger la Gambie. Je loue votre calme et votre sérénité mais je vous conseille d’y ajouter de la patience et surtout de la tolérance », a recommandé Al Amine. Car, selon lui, la paix et la stabilité dans un pays se cultivent au quotidien. Sachant que son hôte est sur le chemin de Touba et de Médina Baye, Al Amine a pris congé du président gambien aux environs de 10 heures 30 minutes.

Mbaye BA

Le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, a reçu le président Adama Barrow de Gambie, hier, dans l’après-midi. L’audience qui s’est déroulée à la résidence Khadim Rassoul, a vu la présence du gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao, et celle de plusieurs dignitaires de la communauté mouride.

Il était 13h30mn quand l’hélicoptère transportant le président Adama Barrow, son épouse et des membres de sa délégation a atterri à Touba. Il a été accueilli par Serigne Cheikh Bara Maty Lèye, le gouverneur de la région et le maire de la ville, Abdou Lahad Kâ, le député Abdou Lahad Seck « Sadaga », entre autres dignitaires de la communauté mouride. De l’héliport, le cortège est arrivé à la grande mosquée, quelques minutes avant la prière du vendredi. Le président Gambien a effectué la prière en compagnie du Khalife général, avant d’être reçu en audience avec toute sa délégation. Devant Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le président gambien est revenu sur les circonstances de son voyage éclair à Touba lors de la campagne électorale en Gambie. Adama Barrow a expliqué comment il a vu le Khalife, par le biais de Karim Mbodj, un disciple mouride de son staff, établi en Gambie. Il a ainsi sollicité et obtenu des prières qui ont contribué à son élection à la tête de la République de Gambie. Adama Barrow a rendu grâce à Dieu et dit ses ziarras et remerciements à l’endroit du Khalife général des mourides. « Je suis venu rendre grâce, suite à vos prières pour la victoire lors des élections ». « Je sollicite aussi des prières pour la paix entre les deux pays qui sont indissociables, unis par le Tout Puissant et nous sollicitons le raffermissement des liens entre nos deux peuples », a-t-il fait savoir.

Dans sa réponse, au nom du Khalife général, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, lui a souhaité la bienvenue au nom de toute la famille de Khadim Rassoul, puis loué l’acte de reconnaissance du président Barrow. « Lors de votre premier voyage, vous étiez venu solliciter des prières, elles se sont réalisées. Aujourd’hui, vous venez rendre grâce : cette attitude est décrite dans le Saint Coran. Il faut reconnaître que de nos jours, il n’est plus fréquent de voir des hommes dotés de cette attitude », a dit le porte-parole. C’est pourquoi, le Khalife général m’a instruit de vous remercier et de vous rassurer de ses prières, vous et tout le peuple gambien. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a attiré l’attention du président gambien, sur le caractère éphémère de l’exercice du pouvoir. Il lui a demandé de bien avoir à l’esprit les préoccupations des populations qui l’ont élu et veiller à ne pas les décevoir. Enfin, il a remercié le président Macky Sall par rapport à la gestion de la crise gambienne et le raffermissement des rapports entre les deux pays.

Mamadou DIEYE

La journée d’hier du chef de l’État gambien était très chargée. Successivement, il s’est rendu à Tivaouane, à Louga, à Touba et à Kaolack. Il a exprimé sa gratitude aux chefs religieux qui avaient beaucoup prié pour une issue heureuse à la crise dans son pays. Son prédécesseur, Yahya Jammeh, avait, en effet, refusé de quitter le pouvoir pacifiquement. Partout, les dignitaires religieux ont formulé des prières pour le président Adama Barrow.

Touba : « Je sollicite des prières pour nos deux pays »
Le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, a reçu le président Adama Barrow de Gambie, hier, dans l’après-midi. L’audience qui s’est déroulée à la résidence Khadim Rassoul, a vu la présence du gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao, et celle de plusieurs dignitaires de la communauté mouride.

Il était 13h30mn quand l’hélicoptère transportant le président Adama Barrow, son épouse et des membres de sa délégation a atterri à Touba. Il a été accueilli par Serigne Cheikh Bara Maty Lèye, le gouverneur de la région et le maire de la ville, Abdou Lahad Kâ, le député Abdou Lahad Seck « Sadaga », entre autres dignitaires de la communauté mouride. De l’héliport, le cortège est arrivé à la grande mosquée, quelques minutes avant la prière du vendredi. Le président Gambien a effectué la prière en compagnie du Khalife général, avant d’être reçu en audience avec toute sa délégation. Devant Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le président gambien est revenu sur les circonstances de son voyage éclair à Touba lors de la campagne électorale en Gambie. Adama Barrow a expliqué comment il a vu le Khalife, par le biais de Karim Mbodj, un disciple mouride de son staff, établi en Gambie. Il a ainsi sollicité et obtenu des prières qui ont contribué à son élection à la tête de la République de Gambie. Adama Barrow a rendu grâce à Dieu et dit ses ziarras et remerciements à l’endroit du Khalife général des mourides. « Je suis venu rendre grâce, suite à vos prières pour la victoire lors des élections ». « Je sollicite aussi des prières pour la paix entre les deux pays qui sont indissociables, unis par le Tout Puissant et nous sollicitons le raffermissement des liens entre nos deux peuples », a-t-il fait savoir.

Dans sa réponse, au nom du Khalife général, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, lui a souhaité la bienvenue au nom de toute la famille de Khadim Rassoul, puis loué l’acte de reconnaissance du président Barrow. « Lors de votre premier voyage, vous étiez venu solliciter des prières, elles se sont réalisées. Aujourd’hui, vous venez rendre grâce : cette attitude est décrite dans le Saint Coran. Il faut reconnaître que de nos jours, il n’est plus fréquent de voir des hommes dotés de cette attitude », a dit le porte-parole. C’est pourquoi, le Khalife général m’a instruit de vous remercier et de vous rassurer de ses prières, vous et tout le peuple gambien. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a attiré l’attention du président gambien, sur le caractère éphémère de l’exercice du pouvoir. Il lui a demandé de bien avoir à l’esprit les préoccupations des populations qui l’ont élu et veiller à ne pas les décevoir. Enfin, il a remercié le président Macky Sall par rapport à la gestion de la crise gambienne et le raffermissement des rapports entre les deux pays.

Mamadou DIEYE

A Tivaouane, Adama Barrow réitère toute sa reconnaissance
Quelques semaines après avoir pris fonctions, le président gambien, Adama Barrow, accompagné de son épouse, Lady Fatu Bah, a rendu visite, hier, en début de matinée, à Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, à Tivaouane.

En présence du gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, du maire de Tivaouane, Mamadou Diagne Sy Mbengue, le président Barrow a exprimé toute sa reconnaissance aux guides religieux du Sénégal, au chef de l’État Macky Sall, et à l’ensemble du peuple sénégalais. « Durant les moments les plus difficiles vécus récemment par le peuple gambien, vous avez tous fait preuve d’une solidarité sans faille. Le peuple gambien s’est senti soutenu pour sa paix et sa stabilité », a-t-il confié. Pour toutes ces raisons parmi tant d’autres, le président Barrow a demandé au porte-parole du Khalife général des tidianes, Al Amine, de transmettre ses salutations et celles du peuple gambien au Khalife général des tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, Al Makhtoum. Puis, il a sollicité des prières des guides religieux de Tivaouane pour une réussite de son magistère au bénéfice du peuple gambien et du raffermissement du bon voisinage entre la Gambie et le Sénégal.

« Une fois de plus, je suis convaincu que le pouvoir est entre les mains de Dieu mais je tiens à réitérer mes remerciements à l’endroit du président du Sénégal, Macky Sall, qui s’est résolument engagé dans la gestion de la crise électorale en Gambie. Je sollicite vos prières pour nous accompagner dans notre charge », a-t-il dit. Dans sa réponse, au nom du Khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy s’est réjoui de cette marque de sympathie, de considération et de reconnaissance à la famille Sy de Tivaouane.

« C’est Dieu qui vous a choisi pour diriger la Gambie. Je loue votre calme et votre sérénité mais je vous conseille d’y ajouter de la patience et surtout de la tolérance », a recommandé Al Amine. Car, selon lui, la paix et la stabilité dans un pays se cultivent au quotidien. Sachant que son hôte est sur le chemin de Touba et de Médina Baye, Al Amine a pris congé du président gambien aux environs de 10 heures 30 minutes.

Mbaye BA

Reçu par le Khalife de la famille omarienne : « Je suis venu vous dire merci »
Le président Gambien, Adama Barrow, a été reçu, hier, par le Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall.

C’est en fin de matinée, hier, que le chef de l’État gambien, à la tête d’une forte délégation, est arrivé à Louga. Il est exactement 11 heures et 37 minutes quand Adama Barrow franchit les portes du domicile du Khalife général de la famille omarienne. Une petite foule était à l’accueil. « Vive Barrow », ont scandé les sympathisants. Le vainqueur de Yaya Jammeh n’a pas été insensible. Il a distribué des sourires, saluant et touchant même les plus chanceux. « C’est une visite historique. Il ne regrettera pas d’avoir fait ce déplacement », lance, très émue, une jeune dame. Puis arrive le moment tant attendu : la poignée de mains entre Adama Barrow et Thierno Bachir Tall. L’émotion était palpable. Accolades et échanges de mots. L’intensité des regards des deux hommes est révélatrice. Ils s’apprécient. « Je suis venu vous dire merci. Merci pour les prières qui ont beaucoup contribué à apaiser la situation en Gambie », a dit le président Barrow, s’adressant au Khalife général de la famille omarienne. Il s’empresse d’ajouter : « le chantier que j’ai hérité est énorme. J’ai aujourd’hui plus qu’hier besoin de vos prières pour réussir ma mission ». Le président Barrow parle d’une nouvelle « ère » dans les relations entre le Sénégal et la Gambie. Dans son propos, Thierno Bachir Tall a rappelé que le président gambien est « bien chez lui » à Louga. « Je ne reçoit pas un président de la République mais un fils de la famille omarienne », s’est exprimé le guide religieux. « Naturellement, vous pouvez compter sur moi. Nous allons continuer de prier pour vous et pour le peuple de Gambie », a assuré le Khalife général de la famille omarienne. Et signe que cette visite est « particulière », Thierno Bachir a remis à Adama Barrow un exemplaire du saint Coran, une natte de prière, un chapelet en argent, un boubou blanc et des babouches. Mme Barrow est repartie, elle aussi, avec un parfum de luxe. Les deux hommes ont eu un long tête-à-tête avant que le président Barrow et sa délégation ne reprennent le chemin en direction de Touba.

Abdoulaye DIALLO

« A Kaolack, je suis chez moi »
Le président de la République de Gambie, Adama Barrow, était, hier, dans la cité religieuse de Médina Baye. Reçu avec sa délégation à la résidence du Khalife général, le chef de l’État gambien a indiqué qu’il était venu en signe de reconnaissance pour les prières et les conseils que les autorités religieuses ont formulés à son endroit lors des événements post-électoraux dans son pays.

Descendu en hélicoptère sur le terrain annexe du stade Lamine Guèye avec son épouse et quelques membres de son protocole, il a reçu un accueil chaleureux sur le parcours menant vers la cité religieuse de Médina Baye. Aux abords de la grande mosquée, une foule compacte s’agglutinait derrière les barrières dressées pour la circonstance à hauteur de l’esplanade menant à la résidence du Khalife général. Chez ce dernier, c’est toute la famille de Cheikh al islam, au grand complet, sous la houlette de Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, qui a tenu à recevoir le successeur de Jammeh. « Quand je viens à Kaolack, je me sens comme en Gambie, car les peuples sénégalais et gambien ne sont qu’un et je l’ai senti à travers l’accueil que nous avons eu avec ma délégation depuis notre descente de l’hélicoptère », a-t-il déclaré. Il a indiqué que le fondateur de Médina Baye constitue l’incarnation de l’unité des deux peuples soulignant que ce dernier avait autant de fidèles au Sénégal qu’en Gambie. « Durant la campagne électorale de la présidentielle, je devais présider deux meetings en même temps, et j’ai regretté de n’avoir pas le don d’ubiquité de Baye qui est une constance dans le continent africain », a dit Adama Barrow. Sur les raisons de sa tournée chez les communautés religieuses du Sénégal, il a rappelé qu’il avait effectué la même démarche alors qu’il était candidat. « C’est normal qu’une fois élu que je retourne sur mes pas pour remercier ceux qui m’ont prodigués des prières et des conseils avant et après le scrutin », a-t-il justifié. Il a révélé, en outre, le soutien total qu’il a reçu du Khalife de Médina Baye lors des événements post-électoraux.

En réponse aux propos de remerciements et de gratitude de son hôte, le Khalife Cheikh Tidiane Ibrahima Niass a rappelé que le Sénégal et la Gambie sont deux États mais un seul peuple, en soulignant les relations développées par Cheikh al islam en Gambie où est basée une partie de sa famille. Il a exhorté les deux présidents à travailler à consolider ses relations fraternelles et à les développer. Le président Adama Barrow a reçu des cadeaux de ses hôtes avec notamment un exemplaire du Saint Coran, une natte de prière. Après Médina Baye, la délégation gambienne s’est rendue à Touba Sanokho, une localité située dans la commune de Ndiaffate, à une dizaine de kilomètres de la capitale régionale.

Elimane FALL

Le président gambien, Adama Barrow, a visité, jeudi, le Parc industriel international de Diamniadio dont un espace industriel pour les nouvelles technologies et un service d’assistance sont en cours de finition.

Adama Barrow a entamé une visite officielle de trois jours à Dakar, où il est arrivé hier. Le président Barrow, en compagnie du Premier ministre sénégalais, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a visité l’ensemble des domaines industriels et les plateformes industrielles intégrées. L’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi) réalise un Domaine industriel avec une configuration technique ultramoderne, né de la fusion entre le Projet Sodida 2 et le Parc Taiwanais, à 30 km de Dakar, à Diamniadio, sur une superficie de 92 hectares. 

Il s’agira aussi de créer un domaine industriel aux normes internationales doté de réseaux divers (eau potable, électricité, téléphones, canalisation) ainsi que de bâtiments prédisposés aux usages industriels pour les Toutes petites industries (Tpi) et les Petites et moyennes industries (Pmi).  « Les sites et plateformes industrielles intégrées développées sont conçues pour offrir des conditions optimales de compétitivité aux entreprises désireuses de s’y implanter et répondre à la demande des investisseurs en équipements et services », a expliqué le directeur de l’Aprosi, Momath Bâ.

APS

Au sujet de la question sur la Sénégambie, le président Barrow a indiqué : « nous avons les mêmes traditions. Naturellement, nous sommes les mêmes. Nous sommes des jumeaux, nos peuples sont des peuples jumeaux. La paix en Gambie est la paix au Sénégal. Nous sommes décidés à travailler ensemble pour cette cause». Il a fait savoir que cette coopération entre les deux États doit être l’une des meilleures possibles. « Le président Macky Sall et moi-même, allons la porter à un niveau jamais égalé. Nous nous y engageons ». Toutefois, pour le président Macky Sall, la Sénégambie, telle qu’elle existait en tant qu’institution, n’existe plus. « Mais les relations entre les deux peuples n’ont jamais cessé de s’amplifier et de se consolider. «Notre volonté, ce n’est pas de restaurer cette forme de Sénégambie qui était une Confédération, non. Notre ambition est que les deux États travaillent directement, sans les artifices d’une Confédération ou d’une Fédération. Ce n’est pas du tout, aujourd’hui, à l’ordre du jour. Par contre, tout ce qui peu nous rapprocher par des accords de coopération dans les secteurs d’intérêts communs sera renforcé et nous ferons en sorte que la Sénégambie des peuples soit une réalité que nous vivons dans les États », a confié Macky Sall. Mieux, « nous allons la vivre mais sans inventer un fédéralisme ou un confédéralisme mais directement par le partenariat dans le respect de la souveraineté de chaque État », s’est-il voulu clair. Au sujet de la libre circulation des personnes et de leurs biens, le président Barrow a indiqué « c’est une nouvelle démocratie qui commence en Gambie, c’est un nouveau gouvernement. Au sujet du transport, j’ai discuté avec le président Macky Sall, nous sommes tous d’accord que nous allons faire tous les efforts possibles pour régler ce problème. C’est une forte volonté, une volonté bilatérale de part et d’autre et nous sommes absolument décidés à régler ce problème. Nous ne ferons rien qui puisse rendre difficile les conditions de transport entre les deux pays », a-t-il précisé. Pour ce qui est de la sécurité, « la sécurité en Gambie, c’est celle du Sénégal, et vice-versa. C’est donc tout naturel que nous discutions et que nous trouvions un accord en sécurité car c’est notre intérêt commun », a plaidé le président Barrow. Interpellé sur le sujet de l’ancien président Yaya Jammeh, il a fait savoir qu’il n’a pas de nouvelle de lui, « absolument aucune nouvelle », a-t-il insisté. Sur l’appui du Sénégal dans la consolidation de la démocratie en Gambie, « le Sénégal a déjà beaucoup fait et le Sénégal continue de le faire. Sans démocratie et stabilité, il n’y a pas de développement », a aussi fait comprendre Adama Barrow.

Amadou DIOP

Au sujet du pont dont les travaux avaient été arrêtés, le président Barrow a affirmé : « nous sommes prêts et engagés pour la réalisation du pont. C’est important. Nous sommes convaincus que les voies de communication sont très importantes. C’est un moyen de faciliter les transports, les mouvements de chaque personne. C’est donc très important pour la Gambie et pour le Sénégal », s’est-il exprimé, ajoutant que les contraintes seront levées. « c’est une question qui ne doit pas susciter beaucoup de passions. C’est un moyen qui devra assurer la continuité territoriale. Comme l’a dit le président, c’est un moyen de la communication entre les deux pays, les deux peuples », a soutenu de son côté le président Sall. Rappelant qu’aujourd’hui, les ressources ont été dégagées par la Banque africaine de développent (Bad) Macky Sall a défendu que toutes les pesanteurs seront levées. « En vérité, les travaux du pont ont démarré et nous lèverons toutes les contraintes pour que cette réalisation soit faite dans les prochains mois », a-t-il annoncé.

A. DIOP

La crise casamançaise s’est aussi invitée aux débats, à l’occasion de la rencontre avec la presse. Le président Macky Sall a informé, en cette circonstance, que le président Barrow va accompagner le Sénégal dans la recherche de solution.

« Le Sénégal veut la paix et pas la guerre. C’est pourquoi nous avons toujours tendu la main à nos frères de du Mfdc pour dire qu’il faut aller vers cette direction. Je dois quand même reconnaître qu’ils ont fait des efforts. Puisque depuis que je suis là, il n’y a pas eu de problème en réalité en Casamance. Il n’y a plus de coups de feu entre le Mfdc et l’armée et nous discutons. C’est lent mais ce sont des problèmes complexes », a fait comprendre Macky Sall. Tout au plus, « je demande au président Barrow aussi de nous donner un soutien dans la recherche de la paix en Casamance et c’est ce qu’il a accepté tout naturellement. Mais il est vrai aussi que l’impunité qui se faisait avant ne va plus se faire », a tout de même fait savoir Macky Sall.

A. DIOP

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