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Politique (3514)

Le Cercle des républicains, cadre de réflexion qui réunit des personnalités de divers horizons, organise aujourd’hui un panel au Café de Rome sur l’avenue de la République, à partir de 15 heures 30.

Dans le cadre de le mise en œuvre de son plan d’actions 2017 et à cause de l’intérêt grandissant de toutes les couches de la population par rapport aux enjeux de citoyenneté, de civisme, de sens social, de justice et de droit de l’homme, le Cercle a choisi comme thème : «quelle citoyenneté face aux défis de développement économique, social, inclusif, durable et solidaire au Sénégal».

Les communications seront introduites par Penda Mbow avec pour thème: «La conscience citoyenne au Sénégal de 1960 à nos jours: ruptures ou continuités?». Le professeur Mame Penda Bâ parlera de «quelles approches citoyennes pour une autonomisation économique et un leadership transformationnel fort des femmes?. Quant au professeur Ibrahima Sow, il communiquera sur : « Les citoyennetés face aux défis du développement socio-économique au Sénégal : quelles lectures anthropologiques».

La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) invite l’opposition à accepter sa défaite lors du scrutin du 30 juillet. « L’opposition a perdu partout au Sénégal, particulièrement dans la capitale et dans les départements », a déclaré Maissa Mahécor Diouf, membre du secrétariat exécutif de la Cojer lors d’une conférence de presse tenue hier à Dakar.

Les jeunes de l’Apr demandent aux leaders de l’opposition de prendre leur retraite politique. « Nous portons à leur attention que le peuple n’acceptera plus d’entendre le bruit assourdissant de leaders désavoués par leur base qui persisteront dans le tapage médiatique sans répit », a averti Maïssa Mahécor Diouf.

Analysant le scrutin du 30 juillet, la Cojer a estimé que « la victoire de la coalition, «Benno Bokk Yaakaar» est en vérité celle du peuple souverain qui a fait preuve de maturité et de discernement pour placer l’intérêt général au-dessus des ambitions démesurées et risquées d’une opposition sans repère, ni offre politique fiable ». « En choisissant de voter la coalition Bby, les citoyens ont montré leur adhésion au Pudc, au Promovilles, aux bourses de sécurité familiale, à la Couverture maladie universelle, à la gratuité de la césarienne et de l’hémodialyse, mais aussi à la baisse du coût de l’électricité et aux multiples réformes et réalisations dans tous les secteurs engagés par le président, Macky Sall dont l’unique ambition demeure l’émergence du Sénégal », a dit M. Diouf.

Babacar DIONE

La secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, a été reçue, en début de semaine, à Paris, par le président de la République française, Emmanuel Macron, en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, indique le document publié. Les deux personnalités ont échangé sur les actions de coopération.

La secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, a été reçue, ce lundi 31 juillet à Paris, par le président de la République française, Emmanuel Macron, en présence notamment de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Les deux personnalités ont longuement échangé sur les actions de coopération que peuvent mener ensemble l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et la France, afin de répondre aux défis qui traversent l’espace francophone.

« Avec le président de la République, nous partageons cette vision commune d’un espace francophone associant stabilité politique et dynamisme économique, dans le respect des valeurs universelles que nous avons en partage », a dit Michaëlle Jean à l’issue de l’audience, à l’Elysée. « Cela implique de travailler ensemble sur les causes profondes des crises actuelles qui affectent notre communauté comme le reste du monde, en luttant contre la radicalisation et le terrorisme, en soutenant les transitions démocratiques et en construisant un modèle de développement fondé sur l’innovation et le respect de l’environnement », a-t-elle poursuivi.

Le président français et la secrétaire générale ont souligné combien la question de l’éducation et de la formation était prioritaire afin d’assurer compétences et débouchés professionnels aux jeunes, qui sont devenus majoritaires au sein de la population de nombreux pays francophones, ajoute le document. La formation des maîtres, le renforcement des compétences, les programmes d’enseignement massif et de qualité du français et en français dans tous les domaines de la vie professionnelle sont au cœur des priorités de la Francophonie, a tenu à rappeler Mme Jean. Elle a souligné la mobilisation en cours à travers l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef), dont l’Agence française de développement (Afd) est partenaire.

Sur le climat, la secrétaire générale a fait part du soutien de son organisation à toutes les initiatives visant à préserver les avancées de l’Accord de Paris, si essentielles pour les pays en développement membres de la communauté francophone. Le chef de l’Etat français et la secrétaire générale ont reconnu que la voix des pays francophones devait être mieux entendue au sein des enceintes internationales, et sont convenus d’œuvrer ensemble en ce sens.

El H. A. THIAM

La Chine a célébré, ce 1er août, les 90 ans de son armée populaire. La représentation diplomatique de la République de Chine a convié des haut gradés de l’armée sénégalaise et des attachés militaires de plusieurs ambassades pour célébrer la création de cette armée populaire qui a connu actuellement des changements fondamentaux et opère pour la paix mondiale.

1er août 1927-1er août 2017. Cela fait 90 ans depuis la création de l’armée populaire de libération de la Chine. Si en Chine, on a eu droit à un défilé militaire gigantesque, l’ambassade de cette République au Sénégal n’a pas voulu être en reste et a convié de hauts responsables militaires de l’armée sénégalaise et des attachés militaires de plusieurs représentations diplomatiques à Dakar à l’ambassade de la République populaire de Chine. Une vidéo de 16 minutes a retracé l’histoire de l’armée de libération populaire de Chine de sa création par le parti communiste chinois à nos jours avec plusieurs consécrations. Le document nous apprend aussi que cette armée de libération populaire a été réorganisée et a connu actuellement des changements fondamentaux. C’est ainsi que l’armée de libération populaire de Chine détient actuellement des véhicules d’approvisionnement intelligents sans conducteur, des hélicoptères modernes d’attaque, des navires de guerre de dernière génération pouvant opérer partout. L’armée de libération populaire a ainsi fait beaucoup d’efforts depuis le début des années 2000 dans l’équipement technique mais aussi dans la formation de son personnel. Ces navires sont aussi intervenus dans la lutte contre les pirates et ont sécurisé beaucoup de bateaux contre ce phénomène.

Pour la préservation de la paix mondiale, l’armée populaire de Chine dont la priorité est l’instauration d’une ‘’situation de non guerre’’ a participé à 24 opérations de maintien de la paix de l’Onu à travers le monde. Dans son allocution, l’attaché militaire et naval de l’ambassade de Chine au Sénégal, le colonel supérieur Wu Shuchen a indiqué que depuis sa mise en place par le Parti communiste chinois, cette armée historique a contribué à la construction de la Chine à sa sécurisation et au maintien de la paix mondiale. Il poursuit que l’armée qui s’est beaucoup restructurée et modernisée grâce au leadership du président chinois Xi Jinping est en partenariat avec le Sénégal et la Chine entend améliorer cette collaboration.

Soutenant la même thèse, le général Abou Thiam, chef d’état-major particulier du président de la République du Sénégal, a salué la gloire de la grande armée chinoise tout en se félicitant de « l’excellente coopération entre les deux armées». « La République de Chine est un partenaire stratégique de l’armée sénégalaise », a dit le général Abou Thiam qui considère que cette coopération sera maintenue et améliorée.

Oumar KANDE

Le chef de la mission d’observation électorale de la commission de l’Union africaine (Ua) pour les élections législatives du 30 juillet 2017, Mme Catherine Samba Panza se dit préoccupée par « le climat général de méfiance existant au sein de la classe politique » sénégalaise. Mme Panza qui a fait face à la presse, hier, pour partager les constats préliminaires relevés par les observateurs de l’Union africaine lors de ces élections, exhorte l’ensemble des acteurs politiques du pays à « s’engager dans un dialogue afin de trouver le consensus le plus large possible pour ne pas compromettre les échéances électorales futures et pour préserver la longue tradition démocratique du pays ». Pour cela, elle appelle à la retenue « les coalitions de partis politiques, leurs sympathisants avant et pendant le scrutin ». « La mission exhorte à préserver le climat de paix ayant prévalu jusque-là, à respecter le verdict des urnes, et à recourir uniquement à la voie légale pour des contestations éventuelles, le cas échéant ». Toujours dans ces recommandations, la mission de l’Ua appelle le gouvernement « à réinviter, dans un cadre incitatif à la poursuite du dialogue permanent, l’ensemble des acteurs politique en vue de décrisper le climat politique ». Ce qui, a-t-elle dit, va permettre de « promouvoir une résolution consensuelle des différends politiques ». Pour la société civile, elle l’appelle à continuer ses efforts de « plaidoyer auprès des forces politiques nationales en vue de consolider et de préserver la tradition d’ouverture et de dialogue politique au Sénégal ».

La mission d’observation de l’Ua salue la saisine du Conseil constitutionnel
La mission d’observation électorale de la commission de l’Ua, lors de sa conférence de presse, tenue hier, a salué l’initiative du président de la République de saisir le Conseil constitutionnel pour permettre aux sénégalais inscrits sur les listes électorales et qui n’avaient pas reçu jusqu’au jour du scrutin leur carte biométrique de voter avec leur récépissé et un autre document d’immatriculation. D’après le chef de la mission, cette décision a permis d’autoriser le vote à certains électeurs régulièrement inscrits sur la liste électorale. Toutefois, elle déplore le retard dans la prise de cette décision car elle est intervenue à deux jours du scrutin. Ce qui fait, a dit Mme Panza, les citoyens n’ont pas pu être sensibilisés pour « dissiper les doutes sur les pièces requises pour voter ». « Ce recours n’a réglé que partiellement les difficultés puisqu’il n’a pas résolu le cas des primo inscrits, ces derniers ne disposant pas nécessairement d’un document d’immatriculation supplémentaire », a-t-elle déploré.

A. Ng. NDIAYE

Mme Catherine Samba Panza, chef de la délégation de la mission d’observation électorale de l’Union africaine pour les élections du 30 juillet, appelle « Benno Bokk Yakaar » et « Mankoo Taxawu Sénégal » à s’armer de patience et à attendre la proclamation des résultats définitifs par les autorités compétentes.

La présidente de la mission d’observation électorale de l’Union africaine pour les élections législatives du 30 juillet 2017 appelle les deux coalitions « Benno Bokk Yakaar » et « Mankoo Taxawu Sénégal » qui se disputent la victoire dans le département de Dakar à s’en tenir à la loi. En conférence de presse, hier, pour partager les conclusions de la mission qu’elle dirige sur les élections législatives, Mme Catherine Samba Panza a rappelé aux leaders de ces deux coalitions que les résultats qui sont affichés devant les bureaux de vote après les élections ne sont que provisoires. Pour l’ancien chef de l’État de la Centrafrique, « il y a des organes qui sont habilités à donner des résultats ». « D’ici à quelques jours, il y aura la proclamation des résultats. Que ces coalitions soient patientes et qu’elles attendent les proclamations des résultats définitifs. S’il y a des recours, qu’elles exercent leurs droits tout simplement. Il faut qu’on s’en tienne à ce qui est prévu par la loi électorale », à conseillé le chef de la délégation de l’Ua. Sur le scrutin du 30 juillet dernier, Mme Panza reconnait « qu’il s’est globalement passé dans des conditions de transparence ». Toutefois, elle a relevé des « dysfonctionnement dans l’organisation ». Parmi ces manquements, la mission d’observation de l’Ua cite le retard dans l’ouverture des bureaux de vote. D’après les observateurs, 90 % des 279 bureaux de vote visités dans 13 régions du pays « n’ont pas ouvert à l’heure réglementaire, c’est-à-dire 8 heures ». En plus, « 45 % de ces bureaux ont ouvert avec au moins 40 minutes de retard et 10 % avec plus d’une heure de retard ». Cependant, Mme Panza a précisé que dans certains bureaux de vote, ce sont les pluies du samedi dernier qui ont occasionné les perturbations. Elle a ajouté que ces retards notés de part et d’autres n’ont pas eu un impact sur « l’atmosphère paisible et calme aux alentours des bureaux de vote visités au moment de l’ouverture ».

Toujours dans ses constats préliminaires partagés hier avec la presse, la mission d’observation a noté que malgré les files d’attente qu’elle a observées dans les bureaux de vote, il y a eu, pendant ce scrutin, « une évolution positive de l’affluence par rapport aux précédentes élections législatives ». Mme Panza a aussi rapporté que dans 97,3 % des bureaux de vote que les observateurs ont visités, « le matériel électoral était disponible en quantité suffisante ». Elle précise, toutefois, que des cas d’insuffisances ont été notés mais « ont été très rapidement résolus par les représentants de la Cena ou les autorités administratives concernées ». L’ancien chef de l’État de la Centrafrique a ajouté que les forces de sécurité été présentes dans les bureaux de vote avec « professionnalisme et discrétion ». Pour la fermeture des bureaux de vote, les observateurs de l’Ua ont rapporté que 85 % des bureaux visités ont fermé à temps. Et pour les 15 % restant, c’est à cause de l’affluence de dernière minute qu’ils ont tardé à être fermés. Elle a, toutefois, déploré le problème d’éclairage dans certains bureaux de vote.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le président de la République, Macky Sall, a reçu, vendredi dernier, une forte délégation de la Communauté chiite du Sénégal dirigée par Cheikh Chérif Mballo, président du Conseil supérieur des chiites du Sénégal. Au cours de cette audience de plus d’une heure d’horloge, rapporte un communiqué, le Conseil supérieur des chiites du Sénégal qui regroupe plusieurs structures a décidé de soutenir et d’accompagner le chef de l’Etat, Macky Sall, dans sa politique pour sortir le Sénégal du sous-développement et le placer dans une voie d’émergence.

Le Conseil supérieur des chiites du Sénégal a réitéré au président de la République sa volonté de s’impliquer totalement pour le bien-être spirituel, intellectuel, moral et matériel des citoyens.

Le président Macky Sall s’est dit rassuré et a manifesté sa volonté d’ « entretenir des relations cordiales » avec la Communauté chiite du Sénégal et leur a promis de ne ménager aucun effort, comme il le fait pour toutes les communautés religieuses du Sénégal, son soutien à tous les projets pour « un Sénégal uni et prospère ».

Des prières ont été formulées en faveur du chef de l’Etat pour qu’il puisse terminer ses grands projets définis dans le Pse.

Lors de la célébration de la fête nationale d’Égypte, l’ambassadeur au Sénégal a annoncé que son pays va offrir au Sénégal de pièces d’antiquité représentatives des liens historiques entre la civilisation égyptienne et l’Afrique. Ces pièces venant du Musée du Caire seront exposées au Musée des Civilisations noires de Dakar.

C’est par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays que la fête nationale d’Égypte, commémorant le 65ème anniversaire de la révolution de 1952 de ce pays, a été lancée dans les jardins de la représentation diplomatique de la nation des pharaons à Dakar. Devant beaucoup d’officiels, l’ambassadeur d’Égypte au Sénégal, Moustapha El Kouny a magnifié les bonnes relations entre les deux pays.

Pour lui, cela est reflété par le fait que l’Égypte fut le deuxième pays, après la France, à reconnaître l’indépendance du Sénégal, avec l’établissement des relations diplomatiques le jour même de l'indépendance, le 4 avril 1960. Annonçant de belles perspectives, il révèle que sur le plan culturel, l’Égypte a décidé d’offrir au Sénégal un certain nombre de pièces d’antiquité représentatives des liens historiques entre la civilisation égyptienne et l’Afrique. Ces pièces seront exposées au nouveau musée des civilisations noires de Dakar, ce qui fera du Sénégal le premier pays noir accueillant ces duplicatas d’antiquité égyptienne en provenance du musée du Caire.

Dans le même cadre de coopération, l’Égypte a mis à la disposition du gouvernement sénégalais son expertise dans le domaine de la restauration du patrimoine du pays, notamment pour les manuscrits.

Sur le plan commercial, l’ambassadeur poursuit que les relations bilatérales ont connu un développement très positif avec la croissance du taux d’échange commercial de 60 % et l’intérêt des hommes d’affaires égyptiens au marché sénégalais. Il soutient que les investissements égyptiens en Afrique ont atteint ainsi un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards de dollars soit plus de 4000 milliards de francs Cfa. Dans ce contexte, l’Égypte est l’invité d’honneur à la prochaine Foire internationale de Dakar (Fidak).

Dans le domaine de l’éducation, l’ambassadeur a rappelé que l’Égypte offre annuellement 26 bourses d’études supérieures aux étudiants sénégalais. Ainsi près de 600 étudiants sénégalais sont inscrits actuellement à l’université d’Al Azhar d’Égypte sans oublier l’université Senghor d’Alexandrie.

Ainsi, dans l’initiative du gouvernement sénégalais de créer une université arabe, le gouvernement égyptien a exprimé sa disponibilité à fournir des professeurs dans les disciplines scientifiques et littéraires.

Pape Gorgui Ndong, ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, a abondé dans le même sens, rappelant les liens entre le Sénégal et l’Égypte. Il affirme que les deux pays, qui siègent au Conseil de sécurité des Nations unies depuis 2015 (avec l’Éthiopie pour l’Afrique), vont poursuivre ces relations pour relever, ensemble, les défis de la sécurité, du développement etc. Pour lui, le Sénégal pourrait bénéficier de l’expertise touristique et agricole de l’Égypte. Il a annoncé la tenue de la prochaine session de la grande commission mixte de coopération.

Oumar KANDE

Le Secrétariat exécutif permanent de de « Benno Bokk Yaakaar » (Bby) s’est réuni en séance ordinaire, hier, pour examiner, entre autres points, la situation politique nationale marquée par la tenue des élections législatives du 30 juillet dont les résultats commencent à tomber.

Selon le communiqué, il apparaît, au vu des résultats parvenus à la direction nationale, que la liste de Bby  l’emporte largement sur toutes les autres listes en compétition pour ces législatives de 2017, induisant une projection tournant autour de 115 députés au moins sur 165 pour la prochaine législature.

Le Sep salue cette victoire nette de Bby acquise dans un contexte politique où les élections législatives précèdent la présidentielle devant se tenir en 2019. Selon le Sep, de Benno, il s’y ajoute tous les facteurs de complexification de la situation avec la campagne d’intoxication développée par l’opposition au sujet des cartes d’électeurs, etc. dans le but de manipuler l’opinion et de susciter un vote sanction contre la majorité présidentielle. Il salue la maturité politique du peuple sénégalais qui a su, encore une fois, avec la lucidité qu’on lui connaît, choisir la bonne voie, celle du travail pour la construction nationale pour un développement inclusif adossé au Pse en votant majoritairement la liste « Benno Bokk Yakaar », dans la quasi-totalité des départements au Sénégal et dans la diaspora. Ce faisant, le peuple confère au camp présidentiel une majorité confortable lui permettant de gouverner dans la paix et la stabilité.

En conséquence, le Sep/Bby exprime ses vives félicitations à la tête de liste de la coalition, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne pour son engagement et sa pugnacité dans la campagne menée tambours battants sur l’ensemble du territoire national afin de partager avec les populations les réalisations du président de la République, Macky Sall, et de son gouvernement. De même, le Sep/Bby félicite les leaders, militants et militantes des différentes composantes de la coalition Bby pour leur mobilisation unitaire et leur engagement sans faille dans cette campagne aux allures de référendum. Le Sep remercie tous les électeurs qui ont voté Bby, renouvelant ainsi au camp présidentiel leur adhésion aux politiques déroulées depuis 2012 pour la prise en charge des préoccupations quotidiennes du peuple sénégalais, dans la dynamique d’un Sénégal émergent.

A travers ces législatives, poursuit le Sep, Bby a, une fois de plus, démontré la force et la vitalité de la coalition et fait la preuve de son unité, au grand dam de ses contempteurs de l’opposition qui ont dû fragmenter leur « Mankoo » en plusieurs « Tasaaroo », expression vivante de leurs ambitions politiques personnelles divergentes.

Dès lors, il appelle les forces vives de la Nation, qu’elles soient de l’opposition ou de la majorité au pouvoir, à tourner la page des élections et à bâtir, autour du président de la République et de son Pse, un consensus national fort et constructif pour l’intérêt exclusif des populations du Sénégal qui mérite qu’on lui sacrifie tout.

Elh. A. T.

Hier, à part les couacs dans l’organisation du vote dans certaines localités comme Touba, les retards dans le démarrage du vote imputables à des impairs, aucun acte de violences significatif n’a été relevé. C’est à l’honneur des citoyens qui ont, très tôt le matin, intégré les files, pour s’acquitter de leur devoir civique. Les forces de défense et de sécurité, la presse et les observateurs de l’Union africaine ont, eux aussi, joué leur partition.

Jusque tard, dans la soirée d’hier, comme à l’accoutumée, depuis l’élection présidentielle de 2000, les radios ont égrené les résultats affichés devant les bureaux de vote, accessibles à tous les citoyens. Les réseaux sociaux, Facebook et Tweeter notamment, ont permis de partager les résultats de milliers de bureaux qui, consolidés, donneront le véritable poids des forces politiques en présence.

Il faut reconnaître que ces élections ont été rudement disputées, parfois même, la passion l’a emporté, entrainant des violences qui ont entaché la campagne de vingt et un jours pendant laquelle, les leaders politiques ont sillonné le Sénégal dans ses coins et recoins, pour faire adhérer les populations à leur programme politique, proposant une Assemblée nationale de rupture et des représentants du peuple assumant leur mission avec abnégation.

En attendant que les résultats définitifs soient publiés, et dans l’espoir qu’aucun contentieux électoral significatif ne survienne, il faudra tirer les leçons et enseignements de ce scrutin. D’abord en amont, la question des cartes d’identité biométriques devra être totalement résolue, beaucoup de citoyens n’ayant pu accomplir leur devoir civique. Ensuite, pour les prochaines élections, la présidentielle de 2019 notamment, l’organisation du scrutin devra être bien maîtrisée, à travers l’acheminement et la mise à disposition du matériel électoral. Il est vrai que les élections législatives de cette année ont eu un cachet particulier avec la pléthore de listes de coalitions, quarante-sept au total.

Au final, moins d’une dizaine de listes ont été plébiscitées par les électeurs, la part belle revenant respectivement à « Benno Bokk Yakaar », dirigée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, à « Manko Taxawu Sénégal » de Khalifa Sall et à « Wattu Sénégal », la liste conduite par l’ancien président Abdoulaye Wade. Les listes du Pur et « Ndawi Askan Wi » ont créé la surprise, s’imposant grâce à une certaine organisation et à un discours nouveau.

Selon les tendances des résultats partiels publiés, hier, dans les bureaux de vote, la coalition « Benno Bokk Yakaar » du Premier ministre est partie pour gagner la majorité à l’Assemblée nationale. Une victoire qui va consacrer son engagement et son travail sur le terrain, dans les 45 départements qu’il a vaillamment sillonné en trois semaines.

Un autre enseignement de ces élections, la forte mobilisation des électeurs, dès le petit matin, au regard des files qui s’étiraient dans les centres de vote. Les chiffres provisoires portent sur un taux de participation qui dépasse 50%, le meilleur taux, depuis vingt ans, en matière d’élections législatives. Ce ratio était de 34% en 2007 pour augmenter légèrement à 36% en 2012. Cela témoigne d’un regain d’intérêt chez les électeurs qui ont sacrifié à leur devoir citoyen dans le calme, encore une victoire de la démocratie sénégalaise.

Le chef de l’État a effectué la prière du vendredi à la mosquée Omarienne. A l’issue des deux rakkas, des prières ont été formulées pour un Sénégal de paix.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) rappelle à l’intention des organes de presse, publics comme privés, que les activités relayées par les médias et relatives à la campagne électorale pour les élections législatives du 30 juillet 2017 ont pris fin, hier vendredi, à minuit.

Dans un communiqué reçu à l’Aps, le Cnra souligne que par conséquent, «les organes de presse doivent s’abstenir de toute diffusion ou rediffusion de messages ayant trait à la dite campagne (communiqués, revues de presse, interviews, débats, sondages d’opinion, reportages, etc.) le lendemain de la clôture de la campagne, aujourd’hui samedi 29 juillet et le jour du scrutin, dimanche 30 juillet 2017».

Le Cnra assure qu’il «veillera rigoureusement au respect strict de cette disposition tout en appelant à l’esprit responsable et républicain de tous les acteurs pour un scrutin serein et apaisé».

Aps

Le secrétaire général du Parti socialiste a lancé, hier, un appel au calme, à l’attachement à la démocratie pour le scrutin prévu ce dimanche 30 juillet. Ousmane Tanor Dieng qui a approuvé la décision rendue par le Conseil constitutionnel croit que les populations devraient s’intéresser à l’avenir de la démocratie sénégalaise avec le taux de participation le plus élevé possible.

Les élections de ce dimanche présentent de grands enjeux et les Sénégalais qui doivent choisir leurs députés ont été invités à aller voter dans le calme par Ousmane Tanor Dieng. Pour le secrétaire général du Parti socialiste, « chacun a le droit d’avoir son point de vue et le meilleur moyen de l’exprimer, c’est d’aller voter dans la quiétude et faire son choix ». De l’avis de M. Dieng, « proférer des menaces, vouloir se mettre au travers d’une décision prise par le Conseil constitutionnel n’est pas acceptable ». Le socialiste qui a laissé entendre que cette décision sera bien opératoire a trouvé paradoxale la position de l’opposition. « Ils ont dit qu’ils n’acceptaient aucun report, que tous les Sénégalais devaient être mis dans les conditions de voter et on sait qu’avec le temps qui reste, il n’est pas possible que tout le monde ait sa carte. Pour que tout le monde puisse voter, la formule qui a été trouvée me paraît cohérente ». Selon lui, c’est la seule manière de permettre à tous ceux qui veulent voter de le faire. « Il n’y avait pas d’autre solution et le président de la République a eu raison de demander l’avis du Conseil constitutionnel qui a dit que les électeurs pouvaient bien voter à partir du récépissé et avec une identification par la carte d’électeur, l’ancienne carte d’identité nationale, etc. Je ne vois pas comment on peut à travers cette situation frauder », a laissé entendre Ousmane Tanor Dieng. À son avis, le vote n’est pas obligatoire. « Même pour ceux qui sont allés prendre leur carte, on n’est pas sûr qu’ils viennent voter. Mais plus il y aura d’électeurs, mieux ce sera pour la démocratie. Les gens doivent s’intéresser à l’avenir de la démocratie sénégalaise avec le taux de participation le plus élevé possible », a dit le secrétaire général du Ps.

Ousmane Tanor Dieng a ainsi lancé un appel et une mise en garde. « Il ne faut pas que les gens prennent prétexte de cette formule trouvée par le président de la République qui est la meilleure pour permettre à tous les Sénégalais qui veulent voter de le faire pour ne pas s’acquitter de leur devoir citoyen », a-t-il indiqué.

De même, a soutenu le patron socialiste, « dire que ceux-là ne vont pas voter n’est pas acceptable ». Il a assuré que « l’État prendra ses responsabilités parce que l’organisation des élections relève de sa compétence et ne laissera pas des personnes créer le désordre dans ce pays ».

Samba Oumar FALL

Les journalistes en mission de reportage le jour du scrutin sont autorisés à voter dans l’un des bureaux de vote quelconque de leur zone de couverture d’après la loi électorale (article L.69), a noté le Directeur général des élections, dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Toutefois, il rappelle que le journaliste en mission de reportage le jour du scrutin doit, d’abord être régulièrement inscrit sur une liste électorale tout en se munissant de sa carte d’électeur ou bien de son récépissé d’inscription ou d’un document d’immatriculation pour les primo-inscrits ne disposant pas d’une pièce équivalente. S’adressant aux patrons de presse, le Directeur général des élections invite : « tous les responsables d’organes de presse à faire parvenir aux services de la Direction de la formation et de la communication de la Dge, l’expression de leurs besoins en ordres spéciaux de mission ».

Khadim NIASSE (stagiaire)

Dans le départemental de Mbacké, nombre de listes sont dirigées ou comptent des membres de la famille Mbacké. De fortes rivalités politiques diversement appréciées.

Ils ont rangé les chapelets, plié les nattes de prière et quitté leurs cossues demeures pour descendre dans le marigot politique. Jamais peut-être dans l’histoire politique du Sénégal, et plus singulièrement de Touba, on n’aura assisté à une aussi forte implication des membres de la famille de Serigne Touba dans des élections. Pour ces législatives, presque toutes les listes en compétition dans le département de Mbacké sont dirigées ou comptent un ou plusieurs Mbacké-Mbacké. Cela sonne comme une caution politique pour les différentes coalitions. Une situation que certains jugent normale la mettant dans le compte d’une évolution des mentalités dans la cité religieuse car « les marabouts sont des citoyens comme tout le monde » ; mais que d’autres critiquent avec véhémence estimant qu’un membre de la famille du fondateur du Mouridisme ne doit pas se draper de son manteau de chef religieux pour pêcher les voix… des talibés. Pour les tenants de cette dernière thèse, cela n’est ni plus ni moins qu’un trafic d’influence. Au-delà de ce débat, ce qui est constant par contre, c’est qu’en décidant de descendre sur le glissant terrain de la politique, ces Mbacké-Mbacké prennent le risque de se livrer une rivalité politique dont les conséquences pourraient se déteindre sur les relations familiales.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial) et Mamadou DIEYE

 

Après l’avis du Conseil constitutionnel autorisant les électeurs n’ayant pas pu retirer leurs cartes de voter avec toute pièce d’identification, la coalition « Manko Taxawu Sénégal » de Dakar a fait face à la presse, pour dénoncer « une violation manifeste du code électoral ». Barthélémy Dias de menacer qu’ils n’accepteront aucun vote sans carte d’électeur.

Le Conseil constitutionnel a validé la proposition du président Macky Sall consistant à permette aux Sénégalais qui n’ont pas retiré leurs cartes d’électeur de voter avec les autres pièces d’identification. Cependant, la coalition « Manko Taxawu Sénégal » de Dakar ne partage pas cet avis du Conseil constitutionnel.

Cheikh Guèye et Barthélemy Dias, lors d’un point de presse tenu à leur Qg de campagne, ont dénoncé ce qu’ils appellent une violation du code électoral. « Cet avis constitue une violation grave et manifeste du code électoral puisque le Conseil constitutionnel n’est pas fondé à se substituer au législateur pour modifier une loi adoptée par l’Assemblée nationale. Et puis, ce n’est qu’un avis qui n’exonère pas le président de la République de l’obligation de saisir l’Assemblée nationale pour modifier les articles L53 et 78 du code électoral », martèle Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul- Derklé. Ce dernier de poursuivre que la raison de ce forcing est que « le président Macky Sall est désespéré, car parvenu à un stade d’un rejet populaire de son régime, il comprend que les chances de succès de sa liste sont irrémédiablement compromises ». Les proches de Khalifa Sal dénoncent ainsi une volonté de holdup électoral avec la complicité du Conseil constitutionnel, de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et de l’administration territoriale.

Sur ce, le maire de Mermoz-Sacré Cœur a prévenu qu’ils n’accepteront pas un vote avec un document qui n’est pas la carte d’électeur. « La loi électorale ne reconnaît que la carte d’électeur pour le vote. « Manko Taxawu Sénégal » ne va pas accepter quelque document que ce soit à part la carte d’électeur. C’est ce que dit la loi électorale qui va s’appliquer dans les bureaux de vote. Ceux qui pensent détenir le monopole de la violence et qui voudront forcer assumeront les conséquences », fulmine Barthélemy Dias, investi sur la liste départementale de « Manko Taxawu Sénégal ».

En outre, sur le retrait des cartes, Cheikh Guèye a constaté que contrairement aux déclarations du ministre de l’Intérieur, « ce ne sont pas 50 % des cartes qui ont distribuées à Dakar mais seulement 30 % à Dakar ». Cheikh Guèye souligne que « cette rétention des cartes de Dakar, planifiée au plus haut niveau de l’Etat, vise en particulier les électeurs de certaines communes défavorables au pouvoir pour les empêcher d’exercer librement leur doit de vote ».

Accusations de fraude
Par ailleurs, « Manko Taxawu Dakar » accuse les autorités de préparer une fraude électorale pour tenter de reprendre des départements stratégiques. « Il nous a été donné de constater que des individus sont acheminés et parqués à divers endroits de Dakar dans l’attente d’être déployés dans les centres de vote. L’objectif du régime est de leur faire passer la nuit du samedi au dimanche dans les différents centres de vote de la capitale et de les faire voter le jour du scrutin », accuse Cheikh Guèye. Ce dernier de lancer aussi que des « documents » en leur possession « révèlent que le pouvoir a préfabriqué des résultats prêts à être publiés, pour faire croire que sa liste a gagné les élections législatives à Dakar, Pikine, Guédiawaye et Thiès malgré le rejet quasi unanime dont le régime fait l’objet dans ces villes ». Barthélemy Dias et compagnie avertissent aussi tous ceux qui seraient tentés de participer à cette fraude, qu’ils subiront les conséquences de leurs actes.

Oumar KANDE

Mme Aïssatou Cissé, conseillère du président de la République, a lancé, hier, un mouvement social qui a pour objectif d’accompagner la politique du chef de l’État. La cérémonie de lancement a été présidée par Mme Anta Sarr Diacko, au terrain de Liberté 6.

Mme Aïssatou Cissé, conseillère du président de la République est un « grand cœur » qui a rencontré une groupe de femmes issues de toutes les couches sociales et d’horizons divers. Pour Mme Cissé, les femmes sont le pilier du développement local sans qui rien de durable ne peut se faire. Cette rencontre d’échanges avec ces bonnes femmes pleines de bonne volonté l’a poussée, en tant que proche collaboratrice du chef de l’État, a créer un mouvement dénommé le « Sénégal pour tous et par tous ». Le mouvement se veut « un porte-étendard tenu par chaque Sénégalais, chaque Sénégalaise s’impliquant dans la stabilité, la paix, gage d’une Nation émergente », a expliqué Mme Cissé.

A travers son mouvement, Mme Aïssatou Cissé va donner forme à sa « motivation patriotique » à œuvrer pour son pays et à accompagner la politique économique et sociale du président de la République, Macky Sall. Elle a indiqué que la vision du président se décline et se matérialise à travers des mécanismes comme le Plan Sénégal Émergent (Pse) ou encore le Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc). Mais Mme Cissé se demande si vraiment toutes les populations « s’approprient » ces programmes. C’est pourquoi, elle a décidé, à travers son mouvement, d’aller vers les populations pour les sensibiliser sur ces programmes du chef de l’État et des opportunités offertes à travers la Cmu, les Bourses familiales, la carte d’égalités des chances, etc. Mme Aïssatou Cissé a aussi fait référence à la promotion de la politique de l’auto-emploi, un autre pilier de la politique du président de la République sur lequel son mouvement compte sensibiliser ses membres et sympathisants. C’est pourquoi Mme Aïssatou Cissé a rappelé l’importance du capital humain qui reste la première ressource du pays.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La coalition « Benno Bokk Yakaar » apprécie positivement l’avis émis par le Conseil constitutionnel et qui autorise, à titre exceptionnel, les détenteurs d’un récépissé d’inscription sur les nouvelles listes électorales à voter aux législatives de dimanche prochain munis des documents d’identification suivants : une carte nationale d’identité numérisée ; une carte d’électeur numérisée ; un passeport ; ou un document d’immatriculation pour les primo-inscrits non détenteurs des trois pièces énumérées.

Et des mesures d’accompagnement seront prises par le ministre de l’Intérieur pour faciliter le vote des électeurs munis d’un récépissé et l’obtention pour les primo-inscrits d’un document d’immatriculation sur lequel figurent leurs photos et numéros d’identification nationale.

Hier, en conférence de presse, le Pôle de communication de la coalition a mobilisé autour son coordonnateur Mahawa Sémou Diouf, l’avocat Ousmane Sèye, Ousmane Badiane (Ligue démocratique) et Ibrahima Badiane pour commenter la décision des sept sages. Me Ousmane Sèye a commenté les aspects juridiques de la question en soulignant que l’article 92 de la Constitution, -le président de la République peut saisir la juridiction pour avis-, et l’article 24 de la loi organique qui l’organise (« le Conseil constitutionnel peut rendre des décisions motivées ») justifient la démarche. « Cet avis lie toutes les autorités administratives et juridictionnelles », a précisé la robe noire, membre de « Benno Bokk Yakaar ». L’avocat a fait remarquer, suivant la décision du Conseil que « cette situation exceptionnelle n’est pas de la faute des citoyens » ; et que « la décision ne vaut que pour les législatives du 30 juillet ». Il a surtout insisté sur la décision du Conseil d’écarter le permis de conduire dans la liste des documents permettant de voter dimanche prochain.

Pour sortir de la situation créée par le retard dans la délivrance du sésame, Me Ousmane Sèye a souligné la volonté du président de la République de tout faire pour permettre à tous ceux qui veulent voter de le faire s’ils remplissent les conditions. Aux interrogations sur le caractère « risqué » de l’entreprise, l’avocat a dégagé en touche et rappelé « l’encadrement » de l’opération. Ainsi, il faut être impérativement inscrit sur les listes électorales ; détenir un récépissé d’inscription ; et, surtout, être identifiable. A sa suite, Ousmane Badiane a retracé l’historique de l’actuel fichier électoral marqué par un nombre sans précédent d’inscrits : plus de six millions. Pour faciliter l’identification des primo-inscrits, les listes des électeurs seront affichées devant tous les bureaux de vote. A eux de se rapprocher des préfectures et sous-préfectures.

S. KAMARA

Le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique porte à la connaissance des citoyens que le Conseil constitutionnel a, par décision n°8/2017 du 26 juillet 2017, indiqué qu'il est d'avis que "à titre exceptionnel, pour les élections législatives prévues le 30 juillet 2017, l'électeur n'ayant pu retirer sa carte d'identité CEDEAO faisant office de carte d'électeur, mais dont l'inscription sur les listes électorales est vérifiée, peut voter sur présentation de son récépissé d'inscription accompagné de l'un des documents ci-après, dès lors qu'il permet de s'assurer de son identité :

• la carte d'identité nationale numérisée ;
• la carte d'électeur numérisée ;
• le passeport ;
• un document d'immatriculation pour les primo-inscrits nondétenteurs d'un des trois premiers documents administratifs".

Cette décision du Conseil constitutionnel, aux termes de l'alinéa 4 de l'article 92 de la Constitution, n'est susceptible d'aucune voie de recours. Elle s'impose aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.

En conséquence, le Ministre de l'intérieur et de la Sécurité publique informe les compatriotes, les responsables des listes en compétition pour les élections législatives du 30 juillet 2017, les membres des bureaux de vote ainsi que les observateurs, que toute personne régulièrement inscrite sur les listes électorales, est autorisée à voter sur présentation de sa carte biométrique CEDEAO ou bien de son récépissé d'inscription accompagné, soit de sa carte d'identité numérisée, soit de sa carte d'électeur numérisée, soit de son passeport.

Les électeurs qui se sont inscrits pour la première fois et qui ne détiennent pas l'un des documents évoqués ci-dessus peuvent voter sur présentation de leur récépissé accompagné d'un document d'immatriculation délivré par les services du Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique, permettant de les identifier.

« Si dans une démocratie majeure comme le Sénégal, le président de la République se permet de violer, à quatre jours des élections, la Loi électorale avec l’onction du Conseil constitutionnel, ça pose problème. Pour couvrir l’échec de son régime et l’incompétence du ministre de l’Intérieur, le président Sall l’a mis à contribution. Nulle part dans la Constitution sénégalaise, il n’est prévu de permettre au président de la République de se substituer à la loi. Il faut que l’on apprenne à respecter et à se conformer aux textes de lois, le chef de l’État en premier en tant que garant des institutions. On ne peut nous entrainer dans un procédé de sauvetage d’élections car le pouvoir savait depuis 2012 qu’il y aurait des élections législatives en 2017 et suivant le calendrier républicain établi. Nous ne pouvons cautionner la décision du Conseil constitutionnel, qui ne peut se substituer à la loi électorale, en autorisant le vote des électeurs sénégalais par un récépissé d’inscription accompagné d’une carte d’identité numérisée, d’une carte d’électeur numérisée, d’un passeport ou, pour les primo-inscrits ne disposant pas des trois pièces. Le Conseil ne s’est pas prononcé sur les modalités de la mise en œuvre. Nul ne sait si c’est par décret ou par saisine de l’Assemblée nationale. C’est triste pour notre démocratie réputée mâture ».

M. L. DIEYE

« Il fallait trouver une solution pour permettre aux citoyens-électeurs non encore en possession de leur carte biométrique de voter avec d’autres pièces d’identification. Ainsi, en permettant aux citoyens régulièrement enrôlées mais qui ont des difficultés d’entrer en possession de leur carte biométrique Cedeao sur présentation d’une carte d’identité nationale numérisée, une carte d’électeur numérisée, un passeport, un document d’immatriculation pour les primo-inscrits non détenteur d’un des trois premiers documents administratifs, toute personne de bonne foi, éprise de vérité devrait saluer cette décision. A ce que je sache, la mise en œuvre ne posera, en principe, aucun problème en ce sens que la décision du Conseil constitutionnel qui sera publié au journal officiel vaut acte administratif. Ainsi, l’idée d’un décret ou d’une saisine de l’Assemblée nationale pour son application ne peut prospérer. En écoutant attentivement le discours de l’opposition qui est toujours dans une posture dénonciatrice et contestataire en nous reprochant d’avoir organisé une rétention des cartes et/ou leur retrait sélectif. Elle n’a rien proposé pour pallier ces difficultés rencontrées par les citoyens qui peinent à avoir leur carte. Alors le président Macky Sall saisit le Conseil constitutionnel pour permettre aux citoyens-électeurs non encore en possession de leur carte biométrique d’effectuer leur devoir civique et ils sont toujours sur leurs grands chevaux. En réalité, ce qui est constant, c’est qu’elle ne veut pas d’élection ».

M. L. DIEYE

Le Conseil constitutionnel a donné une suite favorable à la demande d’avis du chef de l’Etat visant à permettre aux citoyens-électeurs non encore en possession de leurs cartes biométriques de voter avec d’autres pièces d’identification.

C’est au cours de sa séance du mercredi que le Conseil constitutionnel, suite à la saisine du président de la République, Macky Sall, par lettre confidentielle No 0372 en date du 24 juillet 2017, statuant en matière consultative, conformément à l’article 92 de la Constitution et à l’article 2 alinéa 3 de la loi organique No 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel, a rendu sa décision. Ainsi, la demande d’avis du chef de l’Etat aux fins de pallier aux difficultés rencontrées par certains concitoyens sénégalais régulièrement inscrits sur les listes électorales et qui peinent à récupérer leurs nouvelles cartes biométriques, pour leur permettre de voter avec des papiers d’identification autres que la carte d’identité biométrique Cedeao le jour du scrutin législatif, a été approuvé par les juges constitutionnels. En effet, les sept Sages qui composent l’institution, qui ont tous siégé, ont délibéré puis approuvé les alternatives soumises à leur appréciation par décision No 8/2017 du 26 juillet 2017. Ainsi, « à titre exceptionnel, pour les élections législatives prévues le 30 Juillet 2017, l’électeur n’ayant pu retirer sa carte d’identité Cedeao faisant office de carte d’électeur, mais dont l’inscription sur les listes électorales est vérifiée, peut voter sur présentation de son récépissé d’inscription accompagné de l’un des documents ci-après dès lors que celui-ci permet de s’assurer de son identité », souligne le document. Il s’agit des pièces d’identification ainsi énumérées : « Une carte d’identité nationale numérisée, une carte d’électeur numérisée, un passeport, un document d’immatriculation pour les primo-inscrits non détenteur d’un des trois premiers documents administratifs ». Et « cette décision sera publiée au journal officiel de la République du Sénégal » (Jors), conclut le texte.

M. Lamine DIEYE

Fatou Bintou Taya Ndiaye, ancien ministre de la Solidarité nationale et du développement social sous Me Wade, soutient le chef de l’État. A travers son mouvement « Alternative citoyenne pour la solidarité/ Andadoo ak Taya Jappalante ».

« Le président de la République avec qui j’ai eu le privilège de partager le même gouvernement m’a fait l’amitié de me recevoir en audience, il y a quelques jours, pour me demander d’apporter ma modeste contribution à son programme pour l’émergence du Sénégal. Ce à quoi j’ai spontanément marqué mon accord pour l’accompagner notamment dans le domaine de la solidarité nationale et du développement social que je connais le mieux », a-t-elle déclaré à Kaolack. « Avec le peu d’expérience acquise sur le terrain avec les initiatives menées alors que nous étions aux affaires, nous comptons apporter un plus aux programmes gouvernementaux de promotion du développement social à travers les bourses familiales, la carte d’égalité des chances ou la couverture maladie universelle », a-t-elle ajouté. L’ancien ministre a décidé d’activer ses nombreux réseaux à travers le pays notamment à Kaolack et Diourbel pour jouer sa partition dans cette tâche. Réfutant tout positionnement politique pour le moment, elle insiste sur l’orientation économique et sociale de son organisation. « Que les uns et les autres se rassurent, tout ce qui nous intéresse, c’est la réussite du président Macky Sall dans son ambition pour un Sénégal émergent et nous ferons tout pour l’aider dans ce challenge », a- t- elle précisé.

E. FALL

Tout le monde a reconnu qu’il a joué un rôle important dans le dénouement heureux du dossier des démolitions de la cité Tobago. Le Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne est revenu sur les péripéties de sa médiation qui entre dans sa mission de chef de la collectivité lébou.

Comment le Grand Serigne de Dakar s’est retrouvé facilitateur dans le dossier de Tobago ?
Dans ma responsabilité de chef coutumier, chef supérieur de la Collectivité Lébou, ma première mission, c’est de faire de telle sorte que règne la paix dans tout le territoire du Cap-Vert. Je dois apporter assistance à toute personne en difficulté et faire de telle sorte que toute personne se réveillant à Dakar puisse avoir toutes les commodités pour un séjour tranquille dans cette ville paisible. Cela relève de mes compétences et obligations, lorsqu’il y a des problèmes graves de cette nature ou comme des inondations, des calamités, de disparition de pêcheurs en mer, etc. de contribuer à la résolution du problème, de jouer le rôle de facilitateur. Voilà ce que j’ai fait dans le dossier de Tabago.

Comment vous avez été saisi ?
Je n’étais pas à Dakar à l’époque. C’est donc depuis l’étranger où je me trouvais que j’ai été saisie par les autorités coutumières de Dakar pour m’informer de la démolition de plusieurs maisons dans la commune de Yoff. Ces responsables m’ont aussi annoncé qu’ils sont déjà entrés en contacts avec les autorités coutumières de Dakar pour voir quelles sont les solutions à ce problème social. J’ai demandé à tous les dignitaires qui prenaient part à une réunion sur la question de surseoir à toute action en attendant mon retour à Dakar.

Je dois les remercier ici car ils ont eu l’amabilité d’accepter de suivre mon conseil. Dès mon arrivée à Dakar, tard dans la nuit, j’ai foncé directement sur le site pour constater la situation. Le lendemain et le surlendemain de mon arrivée, je suis retourné pour me faire une idée claire avant de rencontrer d’abord les dignitaires de la collectivité. La première question que je leur ai posée c’est de savoir quel est le niveau de leur implication dans ce dossier. Fort heureusement, il s’est avéré qu’il n’existait presque pas de dignitaire impliqué. C’est par la suite que j’ai décidé de prendre contact avec le Collectif avec qui je suis retourné sur le site pour faire l’état des lieux

Comment avez- vous convaincu le président Sall ?
Après avoir rendu grâce à Dieu, je dois remercier fortement le président Macky Sall car j’ai eu une oreille attentive de sa part. J’associe à ces remerciements son Premier ministre et son gouvernement qui ont fourni une collaboration efficace dans la gestion du dossier Tobago.

Je peux dire que je n’ai jamais vu une telle marque de générosité de la part d’un président de la République dans ce domaine précis. Il y a eu beaucoup de problèmes sur lesquels il est inutile de revenir ici. Ce qu’il faut retenir pour l’apprécier positivement, c’est que nous avons aujourd’hui un président de la République qui prête une oreille attentive aux problèmes des Sénégalais. J’ai eu affaire avec un homme très honnête, généreux qui cherche toujours à mettre ses compatriotes dans les conditions les meilleures. Il faut reconnaître que Tobago n’a aucun document administratif d’existence légale. Mais lorsque j’ai rencontré le président de la République, je lui avais dis que c’était à lui d’aider ce qui sont dans des calamités, des difficultés, dans les inondations, etc. Or, aujourd’hui, il y a d’honnêtes compatriotes qui, dans l’ignorance et l’innocence, ont acquis des parcelles mais à la sueur de leur front. Ils ont mis toutes leurs économies pour acquérir un toit pour se retrouver au finish avec tout leur espoir détruit. Le président de la République très sensible à la peine de ces compatriotes après nous avoir écoutés, a pris le temps nécessaire pour mûrir ce projet de recasement. Il a jugé nécessaire de venir en aide à ces honnêtes citoyens en leur trouvant un nouveau site de relogement.

Même la politique de l’État reconnait le besoin de toit pour les pères de famille. Heureusement que le chef de l’État l’a si bien compris qu’il a lancé un ambitieux programme de logement sociaux en faveur des Sénégalais. Pour la communauté lébou de la région du Cap-Vert, nous remercions infiniment le président Macky Sall à qui nous souhaitons une longue vie et encore plus de succès à la tête du pays. Il répond aux aspirations des Sénégalais surtout du citoyen lambda comme c’est le cas avec les victimes de la cité Tobago. Il faut le dire, avec le président Sall, c’est une prise en compte plus accrue du citoyen lambda, du citoyen moyen, qui n’est pas un bourgeois. Cela se manifeste dans tous les secteurs, la santé, l’éducation, le monde rural, tl’électrification, l’hydraulique, etc.

Propos recueillis par Mbaye Sarr DIAKHATE

Thierno Alassane Sall a donc fini par démissionner de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir depuis 2012 avec une forte coalition de partis).

L’ex-ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall a pris cette décision, hier, au cours d’un point de presse. Il a justifié cette démission dans sa déclaration liminaire « par le fait que l’Apr n’est plus une alliance d’hommes et de femmes d’égale dignité, mais la propriété d’un seul homme qui décide de tout et ne supporte la moindre critique, et qu’il est loisible à quiconque de le constater ».

Dès lors, a estimé le désormais ex-compagnon du président Macky Sall, « c’est une alliance qui n’est plus fidèle aux idéaux qui fondent la République et inspirent la démocratie ». Selon lui, les exemples font légion, « mais il suffit, pour s’en convaincre, d’observer la campagne électorale en cours qui donne à voir combien la conscience des électeurs est prise pour une marchandise. Il s’y ajoute le débauchage inique de candidats inscrits sur les listes concurrentes et aussi le processus électorale chahuté, l’improvisation semblant être seule aux commandes ». Thierno Alassane Sall dénonçant ainsi ces pratiques qui, a-t-il souligné, « remettent en cause les acquis démocratiques ». Pour l’heure, M. Sall, par ailleurs désormais ex-responsable local de l’Apr Thiès, donne rendez-vous aux Sénégalais dans quelques jours pour édifier sur son avenir politique qu’il entend mener « dans un cadre d’action approprié avec des compatriotes fidèles, aux idéaux assis sur le socle de dignité, d’abnégation et d’honnêteté et qui commande une position claire et sans équivoque contre cette entreprise d’affaiblissement de notre démocratie et de nos institutions ».

M. SAGNE

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