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Politique (2482)

L’intervention militaire en Gambie se précise. Les forces de la coalition de la Cedeao ont décidé de déloger Jammeh à partir de minuit. Le général François Ndiaye du Sénégal commande l’opération.

Le général sénégalais, François Ndiaye, chef d’Etat major de l’armée de terre, est chargé de conduire les forces de la coalition des pays de la Cedeao devant intervenir en Gambie. L’information a été confirmée, hier, par le colonel Abdoul Ndiaye, chef de la Direction des relations publiques des forces armées sénégalaises (Dirpa). « Le général François Ndiaye va conduire l’ensemble des troupes de la Cedeao formant actuellement la coalition », a précisé le colonel Ndiaye que nous avons joint, hier, au téléphone.

L’ultimatum donné à Yahya Jammeh pour quitter le pouvoir en Gambie s’arrête à minuit. Au-delà, renseigne le chef de la Dirpa, sans vouloir entrer dans les détails, « tout est possible ».  Ainsi la Cedeao fait fi de la décision prise, mardi, par le président gambien de décréter un état d’urgence de 90 jours.  Après plusieurs séries de médiations pour appeler Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, les pays membres de la Cedeao ont pris la ferme résolution d’intervenir dans ce pays frontalier avec le Sénégal.

L’armée sénégalaise a été choisie pour conduire ces opérations. C’est pourquoi, plusieurs témoignages indiquent avoir constaté le débarquement au port de Ziguinchor (région sud du Sénégal) de centaines de soldats sénégalais pour préparer l’opération. Quant au Nigéria, il a déjà prépositionné son navire de guerre au large des côtes gambiennes.  Cette situation a créé une psychose dans ce pays où les touristes, les étrangers et les Gambiens eux-mêmes ont commencé à fuir le pays.

Plusieurs ministres et proches collaborateurs de Jammeh ont jeté l’éponge. De même que de hauts gradés de l’armée gambienne qui se sont refugiés au Sénégal.

Maguette NDONG 

Seydou Maiga Moro, chef d’Etat-major des forces en attente de la Cedeao, a déclaré, hier, que les soldats de la Cedeao sont prêts à lancer l’assaut contre le président Jammeh. «  Nous sommes dans la préparation. D’ici minuit, si rien n’est fait, nous engageons les hostilités. Toutes les troupes sont déjà sur place. Si aucune solution n’est trouvée, nous passons à l’action conformément au mandat que nous avons reçu des autorités de la Cedeao », a déclaré Seydou Maiga Moro. « Nous attendons que tous les moyens politiques soient épuisés. Nous savons l’heure à laquelle nous allons commencer. Nous donnons la chance aux solutions politiques. Le mandat du président sortant se termine à minuit. Celui du président entrant démarre à partir de cette heure », a dit le Commandant des forces de la Cedeao qui est de nationalité nigériane. 

Seydou Maiga Moro a souligné que les forces militaires savent à quoi ils auront affaire et ce qu’ils doivent faire sur le terrain. Il ne semble pas se faire de soucis. « Pour ce que nous avons comme force, nous sommes au point. L’opération concerne toutes les forces de la Cedeao principalement le Sénégal, le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Mali », a souligné le Commandant des forces.

B. DIONE

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye et Jean Paul Abel Mamba, représentant du chancelier de l’Université catholique de l’Afrique de l’ouest, ont signé un accord de siège.

L’accord de siège signé hier entre le Sénégal et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) illustre le long compagnonnage très bénéfique entre le gouvernement du Sénégal et l’Eglise catholique de façon générale, selon Mankeur Ndiaye. Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, la création, en 2001, de L’Ucao avec à terme, l’implantation d’une unité universitaire dans chaque pays membre procède de la volonté très noble des Evêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao), d’appuyer les efforts des gouvernements de la sous-région pour répondre à un besoin sans cesse croissant, en éducation et en formation.

« Cette heureuse initiative qui découle d’un constat lucide des difficultés que nos Etats éprouvent face à la délicate et urgente question de la formation d’une population majoritairement jeune a vite trouvé un écho favorable auprès de nos gouvernements », a affirmé Mankeur Ndiaye. Le ministre a indiqué que c’est pour ces raisons que le chef de l’Etat Macky Sall, accordant une attention toute particulière à l’action de l’Eglise catholique au Sénégal, lui a instruit de procéder à la signature de cet accord de siège. Car les dirigeants de l’Ucao contribuent, de manière inestimable, à l’éducation et à la formation de la jeunesse.

« C’est ainsi que le Sénégal, à l’instar du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Togo a signé le 10 novembre 2008, un accord de siège avec l’Ucao pour la mise en place de l’unité universitaire de Ziguinchor (Coubalan) à laquelle sont aujourd’hui affiliés plusieurs instituts d’enseignement supérieur », a laissé entendre le ministre.

Mankeur Ndiaye a indiqué que depuis la signature de son accord de siège, l’Ucao s’est toujours évertuée à la réalisation de ses ambitieux programmes d’investissements destinés à accroître la capacité d’accueil de ses différents établissements qui atteindra, à terme, 10.000 étudiants.

De son côté, Jean Paul Abel Mamba, représentant du chancelier de l’Ucao, a dit son souhait que le président de la République inaugure cette unité universitaire de Ziguinchor en mai 2017. D’après lui, cet outil de création de valeur est susceptible de participer au Plan Sénégal émergent (Pse). « Notre institution a pris l’exacte mesure de la problématique de la demande en enseignement supérieur dans nos pays, ainsi que la nécessité d’apporter une réponse qualitative à l’absorption des bacheliers », a-t-il fait remarquer.

Pour l’archevêque de Dakar, Benjamin Ndiaye, l’unité d’Ucao de Ziguinchor va prendre en compte l’enseignement des chercheurs. « Cet accord de siège est important, car il va nous faciliter notre travail. La formation amène la prospérité, le développement », a-t-il commenté, avant de dire que la devise de l’Ucao, est : « savoir, foi et action ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, a déclaré hier que le président élu, Adama Barrow, prêtera serment en Gambie, aujourd’hui».

« Tout ce que je peux dire, premièrement, c’est que dans quelques heures, le mandat du président Yahya Jammeh prendra fin aujourd’hui (ndlr mercredi), ce 18 janvier à minuit. C’est une décision que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a prise. Après minuit, la communauté internationale, en commençant par la Cedeao, l’Union africaine, les Nations Unies, le Conseil de sécurité de l’Onu ne le reconnaîtront plus comme le président de la Gambie», a déclaré Mankeur Ndiaye. « Deuxièmement, le président élu, Adama Barrow, prêtera serment demain (aujourd’hui) sur le territoire gambien. Il formera son gouvernement, nommera son vice-président et la communauté internationale l’accompagnera. La Cedeao sera représentée à cette prestation de serment ainsi que plusieurs autres personnalités. Voilà ce que je peux dire sur la Gambie, en attendant la suite», a ajouté le chef de la diplomatie sénégalaise.

Sans entrer dans les détails, Mankeur Ndiaye a dit que toutes les dispositions ont été prises. « Nous demandons au président Yahya Jammeh (il se répète) d’accepter les nombreuses mains tendues afin qu’il parte dans la paix, parce que le Sénégal et la Gambie sont deux peuples de paix. Nous avons utilisé tous les moyens. Les chefs d’Etat de la Cedeao sont partis à deux reprises le voir, le Roi du Maroc (Mohammed VI) lui a envoyé un émissaire, le président de la Mauritanie devrait lui rendre visite aujourd’hui (pour tenter de le raisonner) afin qu’il laisse au président Barrow que les Gambiens ont élu, de s’installer », a-t-il ajouté.

S. M. S. CISSE

LE PRÉSIDENT MAURITANIEN REÇU PAR MACKY SALL

Macky Ould Abdel AzizLe président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz et son homologue sénégalais, Macky Sall, se sont entretenu hier à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Le chef de l’Etat mauritanien était à Dakar un peu avant minuit en provenance de la Gambie après une rencontre avec son homologue gambien, hier soir, Yahya Jammeh, a rapporté l’Agence mauritanienne d’information (Ami) sans plus de précisions.

A l'Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, les deux chefs d'Etat ont été rejoints par le président élu, Adama Barrow. Le mandat de Yahya Jammeh est arrivé à terme hier à minuit. C’est à 1h 50, après avoir accompagné le président Abdel Aziz de Mauritanie, que le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est entretenu avec le président élu Adama Barrow. A l’issue de cet entretien qui aura duré environ 10 mn, le Président Sall a rejoint le Palais de la République sans faire de déclaration.

Selon la Rts, l’armée gambienne, par la voie de son chef d’état-major, le Général Ousmane Badje, a décidé de ne pas engager ses hommes contre les forces de la Cedeao.

D. MANE (avec la Rts)

SEYDOU MAIGA MORO, CHEF D’ETAT-MAJOR DES FORCES EN ATTENTE DE LA CEDEAO : « TOUTES LES TROUPES SONT DÉJÀ SUR PLACE »
Seydou Maiga Moro, chef d’Etat-major des forces en attente de la Cedeao, a déclaré, hier, que les soldats de la Cedeao sont prêts à lancer l’assaut contre le président Jammeh. «  Nous sommes dans la préparation. D’ici minuit, si rien n’est fait, nous engageons les hostilités. Toutes les troupes sont déjà sur place. Si aucune solution n’est trouvée, nous passons à l’action conformément au mandat que nous avons reçu des autorités de la Cedeao », a déclaré Seydou Maiga Moro. « Nous attendons que tous les moyens politiques soient épuisés. Nous savons l’heure à laquelle nous allons commencer. Nous donnons la chance aux solutions politiques. Le mandat du président sortant se termine à minuit. Celui du président entrant démarre à partir de cette heure », a dit le Commandant des forces de la Cedeao qui est de nationalité nigériane.

Seydou Maiga Moro a souligné que les forces militaires savent à quoi ils auront affaire et ce qu’ils doivent faire sur le terrain. Il ne semble pas se faire de soucis. « Pour ce que nous avons comme force, nous sommes au point. L’opération concerne toutes les forces de la Cedeao principalement le Sénégal, le Nigéria, le Togo, le Ghana et le Mali », a souligné le Commandant des forces.
 
B. DIONE

LE GÉNÉRAL FRANÇOIS NDIAYE AUX COMMANDES DES FORCES DE LA CEDEAO
Général François NdiayeL’intervention militaire en Gambie se précise. Les forces de la coalition de la Cedeao ont décidé de déloger Jammeh à partir de minuit. Le général François Ndiaye du Sénégal commande l’opération.

Le général sénégalais, François Ndiaye, chef d’Etat major de l’armée de terre, est chargé de conduire les forces de la coalition des pays de la Cedeao devant intervenir en Gambie. L’information a été confirmée, hier, par le colonel Abdoul Ndiaye, chef de la Direction des relations publiques des forces armées sénégalaises (Dirpa). « Le général François Ndiaye va conduire l’ensemble des troupes de la Cedeao formant actuellement la coalition », a précisé le colonel Ndiaye que nous avons joint, hier, au téléphone.

L’ultimatum donné à Yahya Jammeh pour quitter le pouvoir en Gambie s’arrête à minuit. Au-delà, renseigne le chef de la Dirpa, sans vouloir entrer dans les détails, « tout est possible ».  Ainsi la Cedeao fait fi de la décision prise, mardi, par le président gambien de décréter un état d’urgence de 90 jours.  Après plusieurs séries de médiations pour appeler Yahya Jammeh à céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, les pays membres de la Cedeao ont pris la ferme résolution d’intervenir dans ce pays frontalier avec le Sénégal.

L’armée sénégalaise a été choisie pour conduire ces opérations. C’est pourquoi, plusieurs témoignages indiquent avoir constaté le débarquement au port de Ziguinchor (région sud du Sénégal) de centaines de soldats sénégalais pour préparer l’opération. Quant au Nigéria, il a déjà prépositionné son navire de guerre au large des côtes gambiennes.  Cette situation a créé une psychose dans ce pays où les touristes, les étrangers et les Gambiens eux-mêmes ont commencé à fuir le pays.

Plusieurs ministres et proches collaborateurs de Jammeh ont jeté l’éponge. De même que de hauts gradés de l’armée gambienne qui se sont refugiés au Sénégal.

Maguette NDONG 

UN VASTE ÉLAN DE SOLIDARITÉ EN FAVEUR DES REFUGIÉS À ZIGUINCHOR...
Des réfugiés ont afflué vers Ziguinchor. Un élan de solidarité se développe. Les familles d’accueil demandent le soutien de l’Etat.

La crise en Gambie a provoqué, naturellement, un déplacement massif de populations dans la région voisine de Ziguinchor. Elles se comptent par centaines, parmi elles, des hommes, des femmes, ainsi que des jeunes (garçons et filles, y compris des élèves). Elles sont hébergées par des familles, de parents, d’amis ou de simples connaissances. Les chefs de ménages qui viennent de sortir fraîchement de la crise casamançaise, sollicitent l’aide du gouvernement, notamment en vivres, pour tenir. L’administration territoriale locale s’y attèle d’arrache-pied, sous l’égide du gouverneur Al Hassan Sall.  

Parmi ces populations déplacées, nous avons rencontré la dame Rabiyatou Bâ. Elle est sénégalaise, mariée en Gambie et mère de deux enfants (une fille de 5 ans et un garçon de 3 ans). Depuis une semaine, elle vit dans sa maison familiale, sise  au quartier Colobane, à Ziguinchor, loin de son époux.  « Je suis là par la volonté de mon mari, qui a estimé qu’il valait mieux que je quitte la Gambie avec les enfants, compte tenu de la situation postélectorale qui ne rassurait guère, allant de mal en pis », a expliqué Rabiyatou Bâ. 

Anxiété des réfugiés
refugiésSuffisant, à l’en croire,  chaque jour, son quartier de résidence se vide progressivement de ses habitants. « Tout le monde  redoutait le pire, parce qu’avec Yahya Jammeh, tout peut arriver », a fait remarquer Rabiyatou Bâ, la voix tremblante, comme si l’ombre du président gambien planait sur elle. Notre interlocutrice raconte que beaucoup de pères de famille vivant en Gambie ont envoyé leurs épouses et enfants soit au Sénégal, soit en Guinée-Bissau ou en République de Guinée. « Ils sont restés seuls, attendant la suite des événements. C’est le cas de mon époux et de son patron, un commerçant d’origine libanaise ». 

Au cours de son voyage sur Ziguinchor, la dame Rabiyatou est venue aussi avec trois co-habitantes et deux amies. Hier, à notre passage, nous les avons trouvées, certes bien portantes, mais anxieuses, suivant minute par minute, à la radio et à la télévision, l’évolution de la situation en Gambie. « C’est vrai que nous sommes bien ici, à Ziguinchor, chez notre amie Rabiyatou Bâ. Mais, nous aurions bien aimé que la situation redevienne normale en Gambie, le plus tôt possible, afin que nous puissions retourner et continuer nos occupations habituelles », a fait savoir Samiyana Signaté, couturière gambienne. Samiyana a souhaité un « retour rapide » de tous ses vœux, soulignant qu’elle a  conscience, avec ses autres copines (Fatoumata Diallo et Sarata Soumaré) de la saignée que leur famille d’accueil (celle de Rabiyatou Bâ)  fait dans son budget depuis leur arrivée. C’est justement à ce niveau que réside le casse-tête des chefs de ménage qui ont accueilli, à Ziguinchor, des populations venant de la Gambie.

Débordés, des chefs de famille demandent le soutien de l’Etat. Ousmane Diédhiou, habitant le quartier Néma2 de Ziguinchor a hébergé 7 de ses parents et leurs enfants qui ont fui la Gambie.  Selon lui, « certes, l’hospitalité, la solidarité et le partage sont, entre autres vertus, qui différencient les Africains de beaucoup de peuples au monde. Mais, le président de la République, Macky Sall, rendrait un grand service aux familles s’il appuyait ces dernières en matériels de couchage, vivres et autres produits de première nécessité ».

Problémes de nourriture
A vrai dire, cela serait une aubaine pour les villages du département de Bignona, frontaliers à la Gambie. Selon des témoignages enregistrés, de sérieux problèmes de nourriture se posent dans beaucoup de familles. C’est le cas à Kourame, une localité située dans la commune de Kataba1 (Bignona), à 2,5 km  de la Gambie. Et la situation inquiète le chef du village, Lamine Coly. Ce dernier s’est déclaré également préoccupé par le manque d’espaces appropriés pour abriter les populations en provenance de la Gambie voisine. Il se fait du souci surtout à propos du nombre élevé de femmes enceintes, d’enfants et d’élèves, révélant qu’il n’y a pas de structures d’accueil sur place.

Le chef du village de Kourame a aussi sollicité l’aide du gouvernement, notamment en vivres, matelas, moustiquaires, couvertures et autres logistiques. Il a averti que si rien n’est fait, les populations locales et leurs hôtes en provenance de la Gambie seront exposés à de graves problèmes de nourriture et d’hébergement. Cela paraît vraisemblable. Car, Kourame et tous les autres villages sénégalais, situés le long de la frontière avec la Gambie, sont en reconstruction économique. Leurs habitants avaient fui ailleurs, à cause de l’insécurité liée à la crise Casamançaise. Ils ont commencé à peine de rentrer pour tout reconstituer, afin de vivre décemment. L’on se rend compte donc que ces effets collatéraux de la crise en Gambie ne leur facilitent point les choses. Au contraire, ils compliquent leur retour comme jadis, elles-mêmes, populations déplacées. D’où la pertinence du soutien qui est demandé à l’Etat pour mieux gérer la situation locale, aggravée par l’arrivée croissante de populations en provenance de la Gambie.
El Hadj Moussa SADIO

...DES FAMILLES MOBILISÉES À KAOLACK...
Soutien GambieKaolack, la capitale du Saloum, s’est mise, malgré elle, à l’heure gambienne. Signe visible de cette tendance, le nombre particulièrement élevée de véhicules utilitaires dans la circulation aux heures de pointe. A la direction régionale des douanes du Centre, ils sont nombreux à chercher une autorisation temporaire de circulation en territoire sénégalais pour les automobiles immatriculés en Gambie. « D’habitude, ce document était délivré au compte-goutte, mais depuis quelques semaines, nous en délivrons des dizaines quotidiennement. Cela est certainement lié à la situation qui prévaut en Gambie  », renseigne un soldat de l’économie trouvé sur place. Ces hôtes sont visibles à Médina Baye, dans la commune. Une dizaine de personnes, plus ou moins apparentées à la communauté religieuse niassene, est hébergée dans le domicile personnel de Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, khalife général.

Il faudra aller vers le quartier voisin de Sam pour retrouver des déplacés en plus grand nombre. Dans la demeure de Abdourahmane Niass, fils du fondateur de Médina Baye, des familles entières ont trouvé refuge dans cette vaste maison contiguë au site dédié à la prière rituelle de la Tabaski et de la Korité. « Ils sont là depuis vendredi dernier, ce sont des familles proches de Cheikh Abdourahmane qui a une partie de sa famille en Gambie. Ils évoquent un climat d’inquiétude exacerbé par l’approche de la prise de fonction du président élu, Adama Barrow  », explique Modou Pane, un homme de confiance du maître des lieux qui s’occupe de la prise en charge de ces hôtes. Dans le lot de ces refugiés, des dizaines d’élèves. Ceux-ci ont été intégrés à l’institut islamique afro-américain de Médina Baye.

Signalons que le flot de personnes déplacées se retrouve le long de la frontière, en attendant des moyens pour rejoindre les grands centres urbains. Une source du Comité international de la Croix rouge fait état de la présence de 2.383 refugiés de différentes nationalités au poste frontalier de Karang

Elimane FALL

...PLUS DE 200 ARRIVÉES À TAMBACOUNDA...
Depuis que la crise politique a commencé, beaucoup de Sénégalais qui étaient en Gambie sont revenus au bercail. Des Gambiens et ceux d’autres nationalités ont rallié le Sénégal oriental. Plus de 200 personnes ont été dénombrées.

La semaine dernière, le khalife de la famille Chérifien, chérif Adramé, installée à Tambacounda, s’est offusqué de ne pas recevoir ses talibés gambiens qui passaient au moins des jours avant la ziaara annuelle. Les talibés qui ont pu venir sont restés auprès de leurs marabouts pour attendre des moments plus clame de l’autre côté de la frontière.

Vers Gouloumbou, à quelques encablures de la Gambie, tous les compatriotes qui étaient en Gambie ont simplement rejoint leurs familles. Ceux qui sont dans cette situation sont nombreux, car entre la région orientale et la Gambie, il y à plus de 150 Km de frontières de Kahenne en passant par Maka Coulibantang jusqu'à Gouloumbou. C’est pourquoi partout dans le département de Tambacounda et au-delà, les personnes déplacées sont accueillies.
Pape Demba SIDIBE

...LE HCR PRÊT À APPUYER LE SÉNÉGAL
Le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (Unhcr) souligne qu’il n’y a pas du tout de crise humanitaire ni de problèmes d’accueil ». Selon son porte-parole, si jamais la situation s’aggrave, elle s'est dite "disposée à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises en font la demande ".
 
Selon la porte porte-parole de l’Unhcr, du fait de la situation politique incertaine qui prévaut en Gambie, « il faut signaler qu’au cours des dix derniers jours, il y’a plusieurs milliers de personnes, principalement des enfants, qui sont passés de la Gambie vers le Sénégal ».

Toutefois, elle a tenu à préciser, sur les ondes de la  Rts, qu’« il n’y a pas encore d’afflux massif, de fuite massive de personnes vers le Sénégal même si par précaution, des parents ont décidé de mettre leurs enfants à l’abri ».

En outre, pour des raisons de sécurité, la frontière reste ouverte entre les deux pays « mais la frontière côté sénégalais est quand même fermée de 19 h à 7 heures». Il est à signaler également des mouvements de la Gambie vers le Sénégal mais aussi des mouvements réguliers de commerçants qui continuent à faire leurs activités et il n’ya aucun problème pour passer », a-t-elle indiqué.  Ces réfugiés, constitués pour l’essentiel de ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest dont des Gambiens, des Sénégambiens qui ont la double nationalité, de Sénégalais, de Mauritaniens, de Maliens, de Guinéens … « sont correctement pris en charge par l’Etat sénégalais ou les organisations humanitaires », a-t-elle fait savoir.  

« Les autorités sont préparées et nous sommes disposés à aider, dans l’humanitaire, si les autorités sénégalaises le demandent ». Déjà, l’Unhcr est en train d’aider, en collaboration avec les autorités, au « renforcement du système d’enregistrement » pour avoir une idée du nombre de gens qui passent comme réfugiés mais aussi à « la mise en place de plans de contingence » pour identifier des lieux comme les stades et les espaces jeunes pour accueillir tout afflux massif éventuel de réfugiés ».
 
Mamadou Lamine DIEYE

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 18 janvier 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l'Etat adresse, au nom de la Nation, ses chaleureuses félicitations et ses encouragements aux « Lions » du football et à leur encadrement, suite à leur entrée en compétition victorieuse à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football 2017.

Abordant l'intensification du programme national de rénovation urbaine, le Président de la République rappelle au Gouvernement sa volonté d'améliorer, de façon significative, le niveau d'équipements collectifs des zones périurbaines, afin d’assurer, dans l'équité, un meilleur cadre de vie aux populations. Ainsi, suite au lancement des travaux de la grande mosquée de Pikine, à l'inauguration des travaux d'extension et de modernisation du stade Alassane Djigo, le Président de la République invite le Gouvernement à engager, dans les meilleurs délais, la rénovation du marché " syndicat", la réhabilitation du marché central au Poisson de Pikine, et la construction du marché moderne de Thiaroye.

Dans cette dynamique, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre d'accélérer la mise en œuvre de la politique de la ville, soutenue par la montée en puissance de Promovilles, et de relancer le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), en vue de restructurer, dans le consensus entre l'Etat, les collectivités territoriales et les habitants concernés, les centres urbains et les quartiers exposés ou dégradés.

Par ailleurs, le Président de la République indique au Premier Ministre l'impératif de la préservation durable des Niayes et des zones vertes de la région de Dakar, ainsi que de la mise en œuvre d’un plan spécial de réaménagement et de relocalisation de la décharge de Mbeubess, en veillant, notamment, à l'arrêt de toutes les autorisations de construction sur la zone.

Poursuivant sa communication autour de l'impact des infrastructures, notamment de transport, sur la mobilité, l'aménagement et le développement urbains, le Président de la République invite le Gouvernement, dans le cadre de la construction du Train Express régional (TER), à mettre en œuvre, dans le respect des plans directeurs d'urbanisme et des procédures requises, une stratégie consensuelle de délocalisation des occupants et activités sur les servitudes du projet. A cet effet, le Chef de l’Etat exhorte le Premier Ministre à tenir, avec les maires des villes et communes impactées par le TER, une séance de concertation et de mise à niveau sur les enjeux, les défis et le calendrier d'exécution de ce grand projet national, qui appelle une sensibilisation permanente des populations, et des acteurs économiques et sociaux.

Abordant la relance et la modernisation des transports aériens, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement que, pour matérialiser son ambition de faire du Sénégal un Hub aérien de référence en Afrique, il a entrepris la finalisation, en 2017, des travaux de l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la réhabilitation des aéroports régionaux, et la mise en place d'une compagnie aérienne nationale, Air Sénégal SA, symbole d'un renouveau des transports aériens dans l’esprit du Sénégal Emergent.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation au Sommet Afrique – France, les 13 et 14 janvier 2017, à Bamako.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux de la formation professionnelle et de l’emploi, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.

Le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.
Le Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire a fait une communication sur l’aménagement et le développement durable des territoires.
Le Ministre auprès du Premier Ministre, Porte-parole du Gouvernement a présenté au Conseil un Programme Prioritaire de Communication gouvernementale.
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a fait le point sur l’état d’avancement des projets du PSE.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

• Monsieur Boubou SENGHOTE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Lusaka (République de Zambie), en remplacement de Monsieur Moustapha DIENG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

• Monsieur Ndiawar MBOUP, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières, au Ministère de la Culture et de la Communication, poste vacant ;

• Monsieur Ibou SENE, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication ;

• Monsieur Oumar Ben Khatape DANFAKHA, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Inspecteur technique, au Ministère de la Culture et de la Communication.

Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

En visite à la maison de la justice de Tambacounda, en compagnie de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, Sidiki Kaba, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a magnifié la coopération judiciaire entre Paris et Dakar.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba, a salué la coopération exemplaire entre le Sénégal et la France dans plusieurs domaines particulièrement dans celui de la justice. « Le programme de modernisation de la justice vise à créer une justice accessible à visage humain et gratuite. C’est essentiellement dans ce cadre que s’inscrit la maison que nous sommes venus visiter. Et cela, pour magnifier les efforts consentis par la France en matériel roulant, bureautique pour renforcer la capacité des membres », a déclaré le ministre de la Justice qui présidait la journée de sensibilisation de la maison de justice de Tambacounda, dans la modernisation de la justice, en compagnie de l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot.

Me Kaba s’est félicité de la formation des coordinateurs des médiateurs. « Je voudrais saluer le partenariat qui est développé avec la mairie. Un partenariat entre le ministère de la Justice, la mairie et la coopération française. Il faut aussi se féliciter du travail abattu par l’Afd dans tous les domaines de l’agriculture qui est une des grandes priorités du président de la République Macky Sall », a souligné le ministre. Avec ses 3.500 médiations, la maison de Justice de Tambacounda a eu 85% de succès. Ces médiations ont permis le recouvrement de 130 millions de Fcfa de créances.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a souligné qu’après la visite des locaux de la maison de justice et des stands,  qu’il est à son deuxième séjour dans la région orientale. Il a magnifié les projets en cours dans plusieurs domaines : l’agriculture, l’électrification rurale et la justice.

Il a rappelé que la France a contribué à la formation des membres du programme de création de maisons de la justice. La France a participé à l’équipement de 11 sur les 18 maisons de justice qui existent dont celle de Tambacounda. Cela répond à un objectif très simple de rendre la justice accessible, simple et gratuite qui permet que les conflits de voisinage, de divorce, de succession et de vol de bétail soient traités dans les tribunaux. « C’est un véritable service public qu’offre ces maisons », selon M. Bigot. Le maire de Tambacounda, Mame Balla Lo a salué la création de cette maison qui est, selon lui, un trait d’union entre les méthodes traditionnelles et la justice. M. Lô a demandé aux délégués de quartier de mener une sensibilisation tous azimuts. « Depuis sa création en 2011, la maison de Justice de Tambacounda a traité 3500 médiations avec un taux de réussite de 85% et recouvré plus de 130 millions de créances », a souligne le maire da tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La « Jama’a Ibadou Rahamne », fidèle à sa tradition, s’est prononcée sur les inscriptions pour l’obtention de la carte d’identité nationale. Dimanche dernier, à la clôture du 11ème congrès de Dakar tenu au Grand théâtre, la Jir a salué l’arrêté ministériel permettant aux femmes musulmanes, qui portent le voile, de se faire enrôler pour l’obtention de la carte d’identité biométrique sans montrer leurs oreilles, tout en exhortant les autorités étatiques à élargir cette mesure fort louable dans les autres domaines.

Selon la Résolution de 3 pages, remise à la presse, les autorités compétentes doivent prendre toutes leurs dispositions pour faciliter davantage aux populations, l’obtention de la carte d’identité biométrique, qui est un droit. Sur l’effervescence du débat passionné à la limite agressif au sein de la classe politique sénégalaise, les congressistes se disent favorables à débattre des vraies questions qui intéressent le peuple.

Serigne Mansour Sy CISSE

Mansour Faye, coordonnateur de l’Apr à Saint-Louis, demande aux cadres de la mouvance présidentielle de mener la sensibilisation des militants pour une inscription massive sur les listes électorales.

« L’étape primordiale pour toute personne majeure en âge de voter et devant accomplir cet acte citoyen, est son inscription sur les listes électorales de la circonscription administrative dont elle relève », a déclaré le coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr) du département de Saint-Louis, Seyni Ndao, par ailleurs, directeur général adjoint de la Saed.  M. Ndao s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture de l’atelier de réflexion sur les élections législatives, présidée par le maire Mansour Faye, coordonnateur départemental de l’Apr de Saint-Louis. Selon Seyni Ndao, cette tâche impérative pour tout citoyen, désireux d’accomplir son devoir civique à travers le vote électoral notamment, doit être un sacerdoce pour chacun et un défi à relever par tous. 

Il a surtout insisté sur la nécessité de se mobiliser soi-même mais également,  « de sensibiliser nos camarades de l’Apr et de la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar» pour que chacun parmi nous se dote de la carte d’identité biométrique qui servira également de carte d’électeur pour chaque citoyen sénégalais ».

« Il est utile de se rappeler à tout moment, de notre devoir absolu d’informer et de sensibiliser au quotidien, tous nos camarades, par rapport à l’impérieuse nécessité, d’acquérir cet outil précieux, qu’est la carte d’identité biométrique, indispensable à tout citoyen pour accomplir son vote" a dit M. Ndao.  Le maire Mansour Faye a rappelé à l’assistance l’urgence et la nécessité d’aider le maximum de citoyens sénégalais à s'inscrire sur les listes électorales. Il a invité tous les cadres de l’Apr de Saint-Louis à sensibiliser davantage l’ensemble des militants et sympathisants de l’Apr, de la coalition «Bennoo bokk yaakaar» et des populations du département de Saint-Louis, pour des inscriptions massives sur les listes électorales, en perspective des élections législatives de 2017 qui constitueront, sans nul doute, des moments de l’expression démocratique de la vie politique de notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La jeunesse républicaine de Yoff a dit qu’elle ne saurait cautionner, encore moins valider, des rumeurs distillées par des hommes qui n’osent pas afficher clairement leurs ambitions politiques «parce qu’illégitimes». « Depuis un certain temps, un groupe de conseillers au nombre de 7 tente de semer la zizanie par des propos diffamatoires à travers la presse. Nous, la jeunesse de la Cojer de Yoff, nous ne pouvons tolérer de tels agissements d’un groupuscule de personnes à l’ambition démesurée, qui cherche à noircir les réalisations du maire de Yoff » ont déclaré Babacar Mbengue, coordinateur de la Cojer de Yoff. 

« Le constat est là, depuis l’accession d’Abdoulaye Diouf Sarr à la tête de la commune, Yoff a changé de  visage. Plusieurs réalisations sont à son actif. En félicitant et en encourageant leur maire, les jeunes de la Cojer de Yoff ont renouvelé leur soutien et leur engagement à l’accompagner. «La jeunesse de Yoff s’engage à assurer une victoire éclatante à la coalition Bennoo bokk yaakaar lors des législatives », a dit M. Mbengue.

Amadou DIOP

La dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme en Gambie préoccupe la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) qui, à travers un communiqué, a exprimé sa vive préoccupation du fait des arrestations arbitraires des partisans du président élu Adama Barrow, la fermeture des médias et l’afflux de milliers de réfugiés vers les pays frontaliers de la Gambie.

Selon la Raddho, la nouvelle donne née de l’échec de la médiation entreprise par la Cedeao en application des décisions adoptées lors du 50ème sommet ordinaire de la conférence des chefs d’État qui a eu lieu le 17 décembre 2016 à Abuja a entrainé une dégradation de la situation humanitaire en Gambie.

Ainsi, face au « sentiment d’insécurité grandissant et la perspective d’une intervention de la Cedeao pour installer par tous les moyens le président démocratiquement élu par les Gambiens », la Raddho exige du président Yaya Jammeh « le respect de la souveraineté populaire telle qu’exprimée par le peuple gambien souverain lors du scrutin présidentiel du 1er décembre 2016, conformément à la Constitution gambienne et à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ». En outre, elle demande aux autorités gouvernementales de « mettre un terme aux actes d’intimidation et aux arrestations arbitraires perpétrés par les forces de sécurité contre les journalistes et les membres de l’opposition ».

Dans cette optique, l’organisation de défense des droits humains demande aussi à la Cedeao de « prendre toutes les dispositions pour que l’actuelle transition politique en Gambie se déroule de manière pacifique en recourant, au besoin, à des sanctions économiques ciblées pour contraindre le président Jammeh à céder le pouvoir à son successeur » et exhorte l’Union africaine et les Nations unies « à ne ménager aucun effort pour trouver une solution pacifique à la crise post-électorale en Gambie ».

Sur l’afflux de réfugiés noté dans le sud du pays, la Raddho lance un appel aux populations sénégalaises et bissau-guinéennes et aux organisations de la société civile, afin qu’elles accueillent et assistent, dans la pure tradition africaine, les réfugiés et les personnes déplacées de Gambie.

M. L. DIEYE

La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu Adama Barrow puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain.

« En Gambie, un président a été élu, c’est Adama Barrow, à la suite d’une élection démocratique. Ce président élu a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale, par la Cedeao, le Conseil de sécurité de l’Onu et l’Union européenne. La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain », a souligné l’ambassadeur de la France au Sénégal. « C’est important pour la Gambie. C’est la victoire de la démocratie, c’est aussi important pour le Sénégal car c’est un gage de bonnes relations des deux Etats démocratiques.

C’est aussi important pour l’Afrique de l’Ouest qui verrait cette révolution démocratique s’achever. Puisque la totalité des pays d’Afrique de l’Ouest connaisse non seulement un régime démocratique mais aussi une forte croissance économique », a ajouté le diplomate français. L’ambassadeur insiste : « il est essentiel que nous soyons présent pour tout faire pour que le président Adama Barrow puissent s’installer dans ses fonctions le jeudi 19 janvier. Il ajoute que la France suit de très près les efforts de la Cedeao. « Comme vous le savez, ce sujet a été discuté en marge du sommet France Afrique à Bamako en République du Mali et les chefs d’Etat se sont réunis et ont élevé leur voix pour soutenir tous les efforts nécessaires permettant au président Adama Barrow d être investi ».

Pape Demba SIDIBE

...Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara veut une transition pacifique
Le Sénégal doit tout faire pour préserver la paix en Gambie. C’est la conviction de Chérif Mouhamad Lamine Aïdara, président du mouvement « Abrar ». « Le Sénégal et la Gambie ont un destin commun. Aucun pays ne peut s’épanouir sans l’autre », a affirmé vendredi dernier, Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara. Il clôturait la réunion préparatoire du Gamou dédié au prophète Mouhamed (Psl) qui se déroulera le week-end du 18 et 19 février prochain. Cette réunion a eu lieu dans les locaux de la mairie de Yoff. Le président du mouvement « Abrar » (vertueux) a insisté sur la paix en Gambie qui devrait intéresser tous les acteurs sénégalais. Poursuivant, Chérif Lamine a laissé entendre que le Sénégal doit être en bons termes avec tous ces pays voisins. « C’est par la diplomatie, la retenue que le chef de l’Etat Macky Sall est arrivé à ce niveau de responsabilité. Nous lui demandons de ne pas suivre les personnes mal intentionnées », a souligné le guide religieux. « Jammeh doit accepter les mains tendues des médiateurs de la Cedeao, du Maroc et du Nigéria », a expliqué le chef religieux, sensible au sort des Gambiens.
 
Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre sénégalais chargé du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, a été reçu lundi en audience par le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans la campagne pour l’élection d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua), a-t-on appris de source officielle, à Dakar.

M. Tall a remis au dirigeant burundais "une lettre personnelle du chef de l’État" sénégalais, au cours de cette audience qui "s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité", affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. L’universitaire sénégalais Abdoulaye Bathily, ancien représentant des Nations unies en Afrique centrale, est candidat à la succession de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini- Zuma, en même temps que la Kényane Amina Mohamed, l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, le Tchadien Moussa Faki et la Botswanaise Pelonomi Venson Moitoi.

L’élection aura lieu lors du prochain sommet de l’Ua, les 30 et 31 janvier 2017, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
(Aps)

...Le Mali réaffirme son soutien au Pr Abdoulaye Bathily
Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a réitéré, en marge du 27e sommet France-Afrique, le soutien de son pays au candidat de l’espace communautaire ouest africain, Abdoulaye Bathily, pour la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). 

Selon le patron de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, son pays « travaille dans le cadre de la Cedeao où il y’a des concertations en cours pour soutenir, en priorité, le candidat ouest africain ». Autrement dit, le Mali votera au premier tour pour le sénégalais Abdoulaye Bathily, seul candidat déclaré de l’espace communautaire ouest-africain à la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). Au cas où il y’aurait ballotage et donc l’organisation d’un second tour pour départager les candidats, Abdoulaye Diop rappellera qu’« il y’a une dynamique régionale dans laquelle le Mali se situe » et le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, « apprécie la situation à la lumière de cette dynamique régionale ». En outre, comme il s’agit de vote, « en fonction de l’évolution, le Mali reste solidaire de ce qui se décide dans l’ensemble régional mais aussi reste ouvert à examiner la situation en fonction de la situation réelle au moment de ce vote », a-t-il déclaré.
 
Mamadou Lamine DIEYE

Les leaders du Front patriotique pour la défense de la République ont réitéré, hier, leur engagement dans Mànkoo Wattu Senegaal» pour un processus électoral crédible. C’était lors de la reunion hebdomadaire de ses leaders.

Selon le communiqué publié, ils ont « insisté sur le contrôle, sur le terrain, des engagements pris par le président de la République le 1er décembre dernier notamment de porter les commissions d’inscription à 700 à l’échelle nationale pour alléger les souffrances des Sénégalais qui veulent acquérir leurs pièces d’identité et leurs cartes d’électeur ». Les leaders ont exhorté les membres de l’opposition « à accentuer la surveillance du processus électoral sur le terrain car les manœuvres du camp du pouvoir au sein des commissions d’inscription deviennent absolument inacceptables ».

Les leaders disent apprécier positivement la position du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, qui s’est prononcé en faveur de listes communes de l’Opposition capables de battre les listes de la coalition au pouvoir autour d’une plate-forme partagée.
 
B. DIONE

La campagne de sensibilisation « Bindu ci listes yi », initiée par le mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (AM DEM) a démarré avant-hier à Mbour. Cette action citoyenne permettra, selon Cheikh Issa Sall, d’inscrire plus de 100.000 personnes pour remporter les élections législatives de 2017 et la présidentielle de 2019.  « L’arme principale du citoyen pour accompagner son leader, c’est d’avoir sa carte d’identité et sa carte d’électeur », a indiqué Cheikh Issa Sall lors du lancement de cette campagne. Le président du mouvement AM DEM a noté, avec satisfaction, la forte mobilisation des jeunesses républicaines venues lui prêter main forte. Cette action, a-t-il dit, est une bonne manière de mettre en œuvre les instructions du chef de l’État, Macky Sall, qui a beaucoup insisté sur les descentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’importance d’aller s’inscrire sur les listes électorales. « AM DEM » a donc décidé, en partenariat avec la Cojer départementale, d’unir ses forces pour aller sensibiliser tous les citoyens du département de Mbour et mettre à leur disposition un dispositif logistique pour leur permettre d’aller s’inscrire dans les meilleures conditions », a informé M. Sall.

Le pari, a-t-il fait savoir, c’est d’obtenir 100.000 inscrits dans la commune de Mbour et d’amener tous ceux qui auront 18 ans en 2017 à se faire inscrire. Le week-end a été mis à profit pour mener une grande caravane de sensibilisation qui a sillonné tout le département pour appeler les populations à aller s’inscrire. Cheikh Issa Sall a promis qu’à partir d’aujourd’hui des véhicules seront mis à la disposition des cellules de AM DEM disséminées dans le département pour convoyer les intéressés vers les lieux d’inscriptions. 

Amath Sigui NDIAYE

Lors des dernières locales de 2014, le Model et l’Apr avaient décidé, à Saint-Louis, chacun de son côté, de concourir pour le suffrage des sénégalais. Mais, depuis peu, on note un certain rapprochement entre ces deux formations. Cet état de fait a été matérialisé par une réunion entre les deux délégations de ces partis. 

Au sortir de cette rencontre, Mansour Faye, maire de Saint-Louis, a rappelé l’importance de la rencontre qui va « contribuer à l’élargissement respectif de la base des deux partis ». Il a rappelé que cette initiative du responsable du Model devra permettre de bien préparer les législatives.

Cheikh Gaye, coordonnateur régional du Model et secrétaire général de la Sicap, est, pour sa part, revenu sur l’histoire du compagnonnage entre Apr et le Model. En effet, dit-il, « notre parti a été le premier partenaire de l’Apr autour de la coalition Dekkal Ngor en 2007, qui a permis au président Macky Sall de se présenter à Fatick en 2009 ». Pour lui, le compagnonnage entre les deux leaders Macky Sall et Ibrahima Sall du Model a donné le Macky 2012 pour les présidentielles.

A Saint Louis, fait néanmoins remarquer M. Gaye, il n’y avait pas eu de contacts, ce qui a valu que chacun aillait de son côté, durant les dernières locales. Mais, pense-t-il, « une dynamique est née et nous allons travailler ensemble, pour une unité d’actions comme le veut le chef de l’Etat».

Cheikh Gaye a profité de cette occasion pour informer sur la situation du Model à Saint-Louis. EN fait, dans les quartiers, la vente de cartes se poursuit. Le Model s’implante de plus en plus dans le landerneau politique de la capitale du nord avec des tournées pour la massification car pour exister en politique, il faut peser, a dit M. Gaye.

A. M. NDAW

...Le mouvement Am Dem vise 100.000 inscrits à Mbour...
La campagne de sensibilisation « Bindu ci listes yi », initiée par le mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (AM DEM) a démarré avant-hier à Mbour. Cette action citoyenne permettra, selon Cheikh Issa Sall, d’inscrire plus de 100.000 personnes pour remporter les élections législatives de 2017 et la présidentielle de 2019.  « L’arme principale du citoyen pour accompagner son leader, c’est d’avoir sa carte d’identité et sa carte d’électeur », a indiqué Cheikh Issa Sall lors du lancement de cette campagne. Le président du mouvement AM DEM a noté, avec satisfaction, la forte mobilisation des jeunesses républicaines venues lui prêter main forte. Cette action, a-t-il dit, est une bonne manière de mettre en œuvre les instructions du chef de l’État, Macky Sall, qui a beaucoup insisté sur les descentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’importance d’aller s’inscrire sur les listes électorales. « AM DEM » a donc décidé, en partenariat avec la Cojer départementale, d’unir ses forces pour aller sensibiliser tous les citoyens du département de Mbour et mettre à leur disposition un dispositif logistique pour leur permettre d’aller s’inscrire dans les meilleures conditions », a informé M. Sall.

Le pari, a-t-il fait savoir, c’est d’obtenir 100.000 inscrits dans la commune de Mbour et d’amener tous ceux qui auront 18 ans en 2017 à se faire inscrire. Le week-end a été mis à profit pour mener une grande caravane de sensibilisation qui a sillonné tout le département pour appeler les populations à aller s’inscrire. Cheikh Issa Sall a promis qu’à partir d’aujourd’hui des véhicules seront mis à la disposition des cellules de AM DEM disséminées dans le département pour convoyer les intéressés vers les lieux d’inscriptions.

Amath Sigui NDIAYE

...Le Fpdr pour un scrutin crédible
Les leaders du Front patriotique pour la défense de la République ont réitéré, hier, leur engagement dans Mànkoo Wattu Senegaal» pour un processus électoral crédible. C’était lors de la reunion hebdomadaire de ses leaders.
 
Selon le communiqué publié, ils ont « insisté sur le contrôle, sur le terrain, des engagements pris par le président de la République le 1er décembre dernier notamment de porter les commissions d’inscription à 700 à l’échelle nationale pour alléger les souffrances des Sénégalais qui veulent acquérir leurs pièces d’identité et leurs cartes d’électeur ». Les leaders ont exhorté les membres de l’opposition « à accentuer la surveillance du processus électoral sur le terrain car les manœuvres du camp du pouvoir au sein des commissions d’inscription deviennent absolument inacceptables ».

Les leaders disent apprécier positivement la position du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, qui s’est prononcé en faveur de listes communes de l’Opposition capables de battre les listes de la coalition au pouvoir autour d’une plate-forme partagée.
 
B. DIONE

La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) invite le président de la République, Macky Sall, à travailler à la matérialisation d’une voie de contournement de la Gambie sur 571 kilomètres, différente de celle devant passer par Tambacounda (est).

Cette perspective préviendrait un éventuel "dysfonctionnement" du transport entre les deux pays, en raison du contentieux postélectoral prévalant dans ce pays frontalier du Sénégal, a soutenu son coordonnateur, Cherif Sambou Bodian, lundi, au cours d’une conférence de presse, à Dakar.

"L’absolue solution demeure la construction d’une voie de contournement de la Gambie" sur 571 kilomètres, "bien différente de celle qui passe par Tambacounda avec plus de 900 kilomètres, et qui pour nous habitants des régions de Sédhiou et Ziguinchor, est un grand tour et non une voie de contournement", a-t-il dit.  Le coordonnateur de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) a pointé les conséquences du contentieux électoral en Gambie, "déjà perceptibles à travers l’angoisse des Casamançais qui prévoient une aggravation de leur situation socioéconomique à cause encore une fois du dysfonctionnement du transport entre la Casamance et le reste du pays et l’accélération du flux de refugiés qu’une intervention militaire pourrait certainement provoquer".

"On a fait une tournée, il ya dix jours, en Casamance, les populations ont peur des répercussions de l’élection en Gambie sur leur économie notamment sur le transport", a indiqué M. Bodian.
Selon le secrétaire général de la Cddc, "déjà en 2016, le transport vers la Casamance avait connu deux dysfonctionnements majeurs dont le dernier fut le fameux blocus qui a duré deux mois". Il a rappelé que le président de la République avait "promis, en février 2015, la construction d’une voie ferrée reliant Dakar à Ziguinchor", notant que "quelques efforts de désenclavement de la zone sud ont été enregistrés".

Il s’agit de la réception des navires "Aguène" et "Diambogne’’, de la réduction de 50 % du tarif de la classe économique de la desserte maritime Dakar-Ziguinchor, du début du renouvellement du parc automobile dans la commune de Ziguinchor, entre autres.

APS

Même s’il a été accueilli à Dakar depuis dimanche sur demande de la Cedeao, le président élu de la Gambie a déclaré, hier, qu’il va bel et bien prêter serment jeudi et exercicer ses fonctions de chef d’Etat.

« En tant que votre président élu, je tiens à affirmer, de la manière la plus ferme et catégorique, que ce 19 janvier 2017, je vais prêter le serment prescrit par notre constitution et ensuite former le nouveau gouvernement de la République de Gambie », a déclaré hier le président élu de la Gambie Adama Barrow dans une déclaration lue par son conseiller spécial, Me Ahmad Fatty.

Le président élu de la Gambie a précisé que « la cérémonie de prestation de serment sera tenue et conduite sur le territoire gambien, en pleine conformité avec l’article 63 de la constitution et les lois pertinentes de la Gambie ». « J’assumerai la charge et les fonctions de président de la République de la Gambie à compter de ce jeudi 19 janvier 2017, sans faute, Inshaa-Allah », a insisté le président élu.

Adama Barrow a également assuré à ses compatriotes que sa présence dans la République du Sénégal fait suite à la demande de Mme Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria et actuelle présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ». « La proximité et les liens sociaux uniques entre le Sénégal et la Gambie, font que le Sénégal est le pays le plus indiqué pour m’accueillir compte tenu des circonstances actuelles », a-t-il insisté. Le président élu a exprimé sa « profonde gratitude à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao pour son attachement au règlement de l’imbroglio politique en Gambie ». Il a aussi exprimé « sa profonde gratitude au président Macky Sall, au gouvernement et au peuple sénégalais, pour leur hospitalité ».

Ses remerciements s’adressent aussi l’Union africaine, aux Nations Unies et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux pour leur soutien. « J’exprime ma profonde gratitude à vous tous, mes chers compatriotes, Gambiens, de l’intérieur et de la diaspora, pour la manière exemplaire dont vous continuez à vous comporter conformément à la Loi », a lancé le président élu. Adama Barrow a invité ses compatriotes à « continuer à maintenir la paix, la stabilité et la tranquillité dans leur pays ». Il a aussi invité « tous les citoyens à continuer à faire preuve de retenue, à observer la primauté du droit et à ne pas répondre aux provocations ».

…Et demande la libération des personnes illégalement arrêtées
Après avoir confirmé sa prestation de serment jeudi, le président élu Adama Barrow a demandé la libération de toutes les personnes illégalement arrêtées. « Je suis également au courant de la vague massive d’arrestations illégales en cours d’officiers militaires et de sécurité par le gouvernement sortant. Je condamne fermement ces actes illégaux flagrants. Je demande la libération de toutes les personnes illégalement arrêtée ou détenues, avec effet immédiat », a lancé le président élu dans une déclaration lue à Dakar par Ahmad Fatty, son conseiller. « Ceux qui sont engagés dans des violations des droits humains fondamentaux des Gambiens sont invités à arrêter immédiatement de tels forfaits, de conformer leurs actes à la loi sous peine de faire face à ses rigueurs », a-t-il averti. Barrow insiste : « encore une fois, je tiens à vous assurer que le 19 janvier 2017, mon gouvernement commencera à travailler et à réparer les dommages causés par vingt-deux ans de mauvaise gouvernance ».
 
B. DIONE

Le Parti socialiste renouvelle son ancrage dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Son bureau politique invite les militants à reprendre les activités des instances en perspective des prochaines législatives.

C’est la première réunion qui est tenue après le mandat donné par les instances d’aller aux législatives dans le cadre de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby). Dans son propos,  le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, est revenu sur le mandat qui a été donné  aux instances  de consulter les coordinations,  sur la position du parti en direction des élections législatives de 2017. Il a rendu compte du dérouler des consultations. Il a, à cet égard,  délivré les résultats qui sont issus de ces consultations. Ces résultats demandent au parti d’aller aux élections législatives dans le cadre  de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar». Il s’est, dès lors, agi de voir comment traduire cette volonté des instances en direction des élections. Sur ce point, Serigne Mbaye Thiam annonce qu’une commission ad hoc est mise sur pied. Elle se chargera de réfléchir sur les animations et les activités à mettre sur place en direction des législatives.
Des visites du secrétaire général sont également  prévues dans les unions régionales. Les chartes du militant ainsi que le règlement intérieur du parti ont également étaient débattus au cours de la rencontre. Certaines dispositions statutaires qui lient les militants aux responsables ont été, à cette occasion, rappelées dans le respect de la démocratie. Des interventions de militants issus des quarante cinq départements ont également été entendues.

Mame Bounama Sall,  secrétaire national à l’administration et aux finances  a rappelé, dans sa communication, le rôle du comité ad hoc destiné à proposer des activités d’animation et de remobilisation du parti, en direction des prochaines élections législatives. «La commission regroupe l’ensemble des quatorze unions régionales, les représentants des mouvements intégrés, c'est-à-dire le mouvement des femmes, des jeunesses socialistes et les cadres du parti », a-t-il dit.

Cette commission a produit un rapport au bureau politique. Lequel rapport a été amendé par le secrétariat exécutif. Il est retenu que toutes les quatorze unions régionales doivent tenir des réunions. Ces rencontres permettront d’élaborer des animations à la base au sein de toutes les sections jusqu’aux coordinations. « Certaines unions régionales sont en avance dans leurs activités. Ces unions sont prêtes à recevoir une délégation conduite par le secrétaire national. Il s’agit de l’Union régionale de Kaffrine dirigée par Abdoulaye Willane, de l’Union régionale de Tambacounda avec Sina Sissokho, président du Conseil départemental et de l’Union régionale de Louga avec Birahim Diagne et Aminata Mbengue Ndiaye », annonce Mame Bounama Sall. Ces trois unions régionales ont exprimé le souhait de recevoir le secrétaire général dans les meilleurs délais. Des manifestations auront lieu dans ces différentes instances. Il a également été tenu compte de certaines difficultés notées dans des unions régionales. Ces dernières vont constituer des délégations et venir à Dakar pour rencontrer le secrétaire général afin de passer en revue les difficultés dans le but d’apporter des solutions.

Oumar BA

Serigne Mbaye Thiam répondant aux interpellations des journalistes notamment sur le sort qui sera réservé à Khalifa Ababacar Sall et Mme Aïssata Tall Sall indique qu’au sein du Parti socialiste, dans le bureau politique, il n’est nullement question de débattre de personnes.

Cependant, précise-t-il, les discussions ont porté sur des principes. « Des camardes qui étaient dans le bureau politique ont manifesté leur désaccord,  par rapport à certaines positions du parti. Toutefois, tous les militants sont tenus d’appliquer et de faire respecter les décisions du parti qui ont été prises de façon démocratique et après débat », a-t-il rappelé. Il ajoute que le  parti condamne tout acte fractionnel tendant à déstabiliser les instances établies. Quid des sanctions ? Il souligne, pour l’heure, qu’ils ne sont pas à l’ordre du jour. Toutes les ressources de consultations et de négociations seront mises en place.

Toutefois, précise-t-il, personne n’est à l’abri de sanctions.  C’est le parti qui prend la mesure et l’opportunité de faire des sanctions, a-t-il conclu.

O. BA

Mamadou Faye, secrétaire national aux questions économiques  informe que  le Parti Socialiste a pris l’initiative par rapport au débat interne de rappeler la quintessence des textes adoptés au quinzième congrès ordinaire  de juin 2014. Ces textes clarifient bien des points.  « Il m’a été donné l’occasion de rappeler que le parti socialiste est le plus ancien qui existe au Sénégal, qui se prévaut d’un programme, d’une démarche d’une doctrine. Quand on y milite,  c’est moins pour avoir des privilèges ou des prébendes. Il s’agit plutôt d’ancrer le socialisme démocratique dans la gestion publique», a-t-il rappelé.

Poursuivant son propos, il souligne que la charte du militant contraint à tout membre d’observer un respect scrupuleux des règles établies. Les militants doivent, à l’issue de débats démocratiques qui touchent toutes les questions qui intéressent le militant, respecter la discipline du parti. Après débat, l’obligation du militant socialiste est de se conformer à la décision de la majorité, fut-elle ou non sa propre position, a-t-il dit.

O. BA

Le chef de l’Etat est attendu entre le 7 et le 10 février prochain dans la capitale du Nord, où il présidera la cérémonie officielle de pose de la première pierre des travaux d’installation de brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, notamment entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, a annoncé, hier, le directeur de Cabinet du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Serigne Sène.

Il a précisé que le programme très ambitieux de lutte contre l’érosion maritime et côtière à Saint-Louis va coûter globalement 4 milliards de FCfa. Un projet de grande envergure initié par le chef de l’Etat et le maire de la ville tricentenaire, Mansour Faye et qui permettra de protéger Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie (sur une distance de 4 kms) des raz-de-marée. Serigne Sène s’exprimait à l’occasion d’un point de presse qu’il a organisé hier à Guet-Ndar en vue d’inviter toutes les populations de Santhiaba, Gokhou-Mbathie, Guet-Ndar et autres localités de la Langue de Barbarie, du Gandiolais et du Toubé, à se mobiliser pour réserver au président Macky Sall un accueil mémorable. Il a exhorté tous les responsables et militants de l’Apr à préparer cette visite qui permettra au chef de l’Etat d’inaugurer, par la même occasion, le site de transformation des produits halieutiques de Gokhou-Mbathie, qui a été réhabilité par l’Etat et ses partenaires pour un coût global de plus de 350 millions de FCfa.

Cheikh Samba Sène a laissé entendre que le président Macky Sall mettra à profit son séjour dans la capitale du Nord pour constater de visu toutes les réalisations du maire Mansour faye et de l'Etat dans l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof). Cette visite lui permettra également de s’enquérir de l’état d’avancement des premiers travaux effectués dans le démarrage du projet Acting d’assainissement de Guet-Ndar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, a adressé une lettre à ses frères en direction des prochaines élections législatives.

« Je demande au Coordonnateur général du Pds de prendre des dispositions, dès maintenant, pour une alliance gagnante de l’opposition et de me rendre compte », a écrit Abdoulaye Wade dans sa correspondance. « Il est possible de constituer, dans notre pays, une coalition gagnante qui préserve les intérêts du parti », a ajouté l’ancien président de la République.

Selon le leader du Pds, « tout autre discours relève d’autres considérations ». « Je vous demande de vous engager dans cette voie », a-t-il dit. « Les élections législatives seront un tournant politique majeur. Il faut oser prendre des décisions qui peuvent défaire, dès 2017, le régime de Macky Sall. Le Pds seul est capable de secouer rudement le baobab mais pourra, sûrement, avec de bonnes alliances, le terrasser », a insisté Me Wade.

C’est pourquoi, Abdoulaye Wade demande aux membres de son parti « de prendre langue avec les partis de l’opposition en vue d’une alliance gagnante basée sur un programme minimum, pour défaire le régime de Macky Sall ».

Me Wade souligne que malgré les différentes déclarations de Macky Sall et de certaines autorités, la date des élections législatives n’est pas fixée dans leur schéma. C’est pourquoi, il estime que les adversaires de son parti « sont sûrs de les perdre ». Aussi, poursuit Me Wade, « cherchent-ils, en vain, une bonne date pour leur stratégie ». « Il faut continuer à exiger que les élections se tiennent dans le respect du calendrier républicain mais il ne faut surtout pas nous laisser surprendre car ils peuvent tout aussi bien feindre le souhait du renvoi pour, au dernier moment, maintenir les dates et nous surprendre dans l’impréparation », a recommandé Abdoulaye Wade.

B. DIONE

Le Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads authentique) reste préoccupé par la crise qui règne en Gambie. Le Secrétariat exécutif dudit parti qui s’est réuni ce vendredi 13 janvier dans sa permanence, en présence de son secrétaire général Landing Savané, a exprimé ses regrets sur l’évolution de la situation en Gambie qui, après avoir paralysé la vie économique et sociale de ce pays, favorise « une crise humanitaire dans les régions frontalières du Sénégal ». 

A cet effet, le Se d’Aj/Pads authentique note, avec inquiétude, « l'afflux massif de réfugiés en Casamance et dans les régions de Kaolack et de Fatick et de son corollaire d’insécurité ». Face à cela, les camarades de Landing Savané lance « un appel pressant » à tous les acteurs de la vie politique gambienne à consacrer toutes leurs forces et capacités pour garantir au peuple souverain de Gambie, la paix et le respect de son choix.

Ce parti demande au président Yaya Jammeh de respecter la volonté populaire. Aussi, Aj/Pads/A appuie « sans ambages » la position du gouvernement du Sénégal confortée par les déclarations de la Cedeao, de l’Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations unies qui se sont tous prononcés en faveur d’une solution pacifique. Pour ce qui est du gouvernement du Sénégal, en particulier, Aj/Pads/A invite les chefs religieux et coutumiers, la classe politique, les mouvements citoyens et toutes les autres forces vives de la nation à une « union sacrée » autour du président de la République Macky Sall pour trouver les conditions d'une transition pacifique en Gambie.

M. NDONG

Le mouvement national des Arabophones de l'Alliance pour la République (Apr) a planché sur les problématiques de la cybercriminalité et de la cybersécurité lors de son premier conseil national. Abdou Karim Sall, Directeur général de l'Artp et parrain de la manifestation chargé de décrypter le thème a invoqué les préceptes de l’Islam pour argumenter ces questions d’une brûlante actualité. Selon M. Sall, « on n’a pas besoin de chercher loin, la solution de la cyber-sécurité ou de la cybercriminalité est dans le Coran et les Hadiths du Prophète Mohamad (Psl) ». « L'Islam, dans son essence même, est une religion de paix. Si l’on veut toujours  avoir la paix et être à l'abri de la cybercriminalité, il faut tout simplement appliquer les directives de Dieu », a dit M. Sall.

C’est ainsi qu’à l’endroit des jeunes qui utilisent fréquemment Internet et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram…), il a conseillé  « d'en faire toujours un bon usage en faisant très attention aux informations véhiculées sur la toile». Non sans rappeler à l’assistance, la contribution de l'Artp qu'il dirige dans la lutte contre la cybersécurité, notamment la dernière campagne d'identification des abonnés aux services de téléphonie mobile au Sénégal à l'issue de laquelle 5 millions de numéros ont été résiliés par les opérateurs.

Mamadou Lamine DIEYE

Le député Abdou Lahad Seck de Touba a démenti, hier, les accusations de fraudes dans les inscriptions sur les listes électorales formulées par l’opposition dans le département de Mbacké. Procédant hier à la remise de financements à certains groupements féminins dans son programme « Sadaga pour l’émergence des femmes du Baol», le député a saisi l’occasion pour nier toute implication dans le processus. « Nous étions avec le préfet et tous les responsables des partis politiques, pour une évaluation du déroulement des opérations, le constat est unanime, il n’y a eu aucun grief dans les différentes commissions de la ville, déclare-t-il. Le député a invité ses adversaires qui, selon lui, manipulent les populations, a montrer leur vrai visage ». Le député a ajouté : nous prenons nos devants, pour parer à d’éventuelles omissions pouvant entraîner des irrégularités et j’affirme avoir pris sur moi la responsabilité de sécuriser l’inscription dans les commissions de confection de cartes d’identité biométriques, les militants de l’alliance pour la République. Cette démarche me permet de sécuriser le vote de nos militants ». Abdou Lahad Seck a aussi déclaré : « compte tenu de tout ce que le président a fait à Touba, je n’accepterai plus qu’on y perde des élections. A ce jour, nous pouvons revendiquer 3800 inscrits sur les listes électorales ». Le député qui effectuait la deuxième phase de son programme, a financé pour la somme de 30 millions de FCfa à 450 bénéficiaires issues de différents groupements féminins.

Mamadou DIEYE

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