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Politique (2979)

Le Sénégal entame, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au jeudi 20 avril, un deuil national de trois jours suite au drame de Madina Gounass dont le bilan s’élève à trente morts et plusieurs dizaines de brûlés.

C’est le chef de l’État qui décide d’instaurer un deuil national. Il en détermine également sa durée. La décision est indiquée par décret, signé par le président avant d’être publiée au Journal officiel. Il n’existe pas de texte de loi qui précise quand et comment ce deuil doit être respecté. Les modalités du deuil national sont connues. Il s’agit, le plus souvent, de la mise en berne des drapeaux, hissés à mi mât sur les édifices publics. Certaines administrations peuvent également fermer, mais ce n’est pas le cas en cette occasion-ci. Une minute de silence est respectée lors de certaines cérémonies officielles. En mémoire aux victimes de l’hôtel Radisson de Bamako (20 novembre 2015), ayant fait plus de 20 morts, le Sénégal avait observé 3 jours de deuil national, ainsi qu’à l’occasion du décès de Nelson Mandela (décembre 2013).

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) organise, à partir d’aujourd’hui, jusqu’à jeudi prochain, les séances plénières de sa première session ordinaire de l’année.

Les séances plénières seront ouvertes, aujourd’hui à 10h, par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui axera sa communication sur le thème : «Équité, transparence et justice fiscale : quel gage pour une justice sociale au Sénégal».

Il sera suivi, dans l’après-midi, par son collègue de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye qui s’exprimera sur les «Mesures et orientations innovantes pour la gestion et la valorisation des infrastructures et des industries culturelles au Sénégal». Le lendemain matin, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck parlera de la «commercialisation de l’arachide». Dans l’après-midi, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur Mankeur Ndiaye et son collègue en charge du Budget, Birima Mangara aborderont, devant les conseillers, le thème sur «les transferts de fonds des Sénégalais de l’extérieur : quelle stratégie d’accompagnement pour la croissance économique et la création d’emplois ?».

Le secrétariat permanent de la Ligue démocratique a enregistré, samedi dernier, la démission de Mamadou Ndoye de ses fonctions de Secrétaire général du parti, renseigne un communiqué de la formation. Le poste est désormais occupé par Nicolas Ndiaye, jusque-là secrétaire national chargé des relations extérieures, qui assure l’intérim jusqu’à la convocation des instances régulières du parti. La Ligue démocratique a tenu à rendre « un vibrant hommage au camarade Mamadou Ndoye pour son engagement et sa contribution positive au profit du parti et du pays ». Mamadou Ndoye (72 ans) avait été élu à ce poste, à l’unanimité, en 2013, après la démission de son prédécesseur, le Pr Abdoulaye Bathily.

Le Réseau des entreprises sociales sénégalaises (Resos) a lancé, jeudi, ses activités, à la maison du Parti socialiste sise à Colobane, en présence du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Selon le patron du Ps, la victoire aux législatives n’est qu’une question de temps.

Le Réseau des entreprises sociales sénégalaises (Resos) a lancé, jeudi, ses activités, à la maison du Parti socialiste sise à Colobane, en présence du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Selon le patron du Ps, la victoire aux législatives n’est qu’une question de temps.

Le Ps s’agrandit de nouveau. Ce sont 400 femmes réunies autour du Réseau des entreprises sociales sénégalaises qui ont confié, avant-hier, leur destin politique à Ousmane Tanor Dieng. Revigoré par cette nouvelle adhésion, le responsable moral du Ps a dit : « Votre mobilisation sera une réponse le 30 juillet prochain à tout ce qui suppose déjà une cohabitation».
Pour Ousmane Tanor Dieng, le Ps réitère son ancrage dans « Bennoo Bokk Yaakaar ». « Ce qui altère le Bby ne viendra pas de nous. Nous jouons notre rôle et nous attendons notre responsabilité », a souligné le socialiste en chef.

Le président du Haut conseil des collectivités territoriales a soutenu que le temps est celui des actes sur le terrain.

S’adressant à Bineta Fatim Dieng, présidente du Resos, le patron du Ps lui notifiera qu’elle a des références dans le parti telles qu’Aminata Mbengue Ndiaye, Aïda Sow Diawara. « Vous avez tenu bon », a expliqué Ousmane Tanor Dieng, qui annonce la tenue d’animations politiques dont la première se tiendra à Golfe Sud ce dimanche, initiée par la maire Aïda Sow, suivie de Vision socialiste, de celle d’Alioune Ndoye, maire de Dakar-Plateau pour le compte du département et du maire de Yène Gorgui Ciss.

Bineta Fatim Dieng, présidente du Resos a affirmé que nombre de citoyens thiessois sont des socialistes mais ne voient pas un interlocuteur. « Thiès est une ville où il est difficile de faire de la politique ; mais, nous allons vous donner la majorité aux législatives », a-t-elle assuré. Aïda Sow Diawara a béni cette nouvelle adhésion qui, pour elle, fait avancer le parti. « Tout ce que les femmes entreprennent aura de la baraka », a confié l’honorable députée.

Serigne Mansour Sy CISSE

Mamadou Djigo est le Directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat). Il est également responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Koungheul. Dans cette interview, il invite ses camardes de parti à taire leurs différends en se focalisant notamment sur la préparation des prochaines législatives.

Comment se porte l’Apr à Koungheul ?
Nous notons une situation où l’on se retrouve avec plusieurs leaders. Dans l’ensemble, à Koungheul, la population est majoritairement affiliée à l’Alliance pour la République (Apr). Malheureusement, il y a beaucoup des manipulations provenant de responsables politiques. Je déplore cette situation, car je ne crois pas à la politique politicienne. Je ne crois pas à la tricherie, ni à la fourberie. On constate cependant, beaucoup de démarches aux antipodes de la politique telle qu’on voudrait que cela marche. Une situation que nous déplorons énergétiquement. Mon engagement politique relève du fait que c’est le président de la République, Macky Sall qui m’a demandé de l’accompagner. Depuis que j’ai accepté de l’accompagner, j’essaie de faire en sorte qu’au moment du bilan, d’être irréprochable.

Vous avez évoqué des manipulations qui auraient cours. C’est dû à quoi ?
C’est essentiellement dû au fait qu’il n’y a pas de responsable désigné pour diriger, à la fois, le département et la commune de Koungheul. C’est vrai que la commune est dirigée par un maire aperiste. Le conseil départemental est également dirigé par un aperiste. Les deux députés du département sont du Pds. Voilà la situation qui s’offre à nous. Néanmoins, il y a deux directeurs nationaux qui abattent un excellent travail. Il y a également d’autres responsables politiques qui font du bon travail notamment dans les anciennes communautés rurales pour la massification du parti. Toutefois, aucun responsable n’a officiellement été désigné pour diriger les instances. Cette situation est à l’origine de pas mal de manipulations. Personnellement, je mets en avant la politique du développement. La démarche que nous avons menée à Koungheul s’inscrit dans celle de développement. Nous avons essayé d’accompagner les entreprises afin qu’elles soient porteuses d’emplois. Nous avons accompagné des entrepreneurs locaux, qui, à leur tour ont pu créer des emplois. C’est le cas de l’usine de Bandouck qui crée beaucoup d’emplois au niveau du département. Nous avons également accompagné les élèves de Koungheul dans leurs équipements scolaires. Nous avons accompagné le laboratoire scientifique ainsi que la salle informatique de l’établissement scolaire du département. Tout ceci rentre dans notre logique de promouvoir la politique de développement. Nous avons également équipé l’hôpital de Koungheul en oxygénateur, un appareil qui faisait défaut à l’hôpital et qui permet aujourd’hui, aux femmes en état de grossesse de ne pas s’étouffer en donnant la vie. Nous avons également encouragé les femmes à se former en groupements. En tout, nous avons accompagné 44 organisations. Les 36 ont été financés à hauteur de 200.000 FCfa dans la première phase. Après remboursement, la somme a été augmentée jusqu’à 500.000 FCfa. Nous allons financer chaque groupement à hauteur d’un million. Cette logique de financement et de promotion de l’entreprenariat nous a toujours animée et cela depuis le tout début de notre engagement politique. Par cette initiative, nous voulons que les femmes du département soient autonomes. Nous accompagnons également les écoles coraniques. Les foyers religieux participent également au bon comportement des citoyens. C’est pour cela qu’à chaque fois que le besoin se fait sentir, nous n’hésitons pas à les accompagner. Nous accompagnons également les jeunes qui s’activent dans le secteur de l’agriculture. C’est cette logique que nous sommes en train de développer à Koungheul. Mes rapports avec les acteurs politiques restent tout à fait cordiaux. Nous essayons aussi d’accompagner les nouveaux diplômés pour leur insertion dans certaines structures de la place.

Quel appel lancez-vous concrètement ?
Je crois qu’il est nécessaire que les différents acteurs se retrouvent autour d’une table afin de déterminer qui fait quoi. Nous n’avons absolument pas intérêt à laisser cette situation en l’état. Cela ne fait que disperser les forces. Je crois que c’est le moment de regrouper les troupes pour un objectif commun. Nous nous acheminons vers une élection déterminante, à savoir les législatives.

En tant que responsable politique, êtes-vous en train d’œuvrer pour la réunification des forces ?
Je travaille à cette réunification depuis un bon bout de temps. En ce moment, je parle quasiment avec l’ensemble des responsables concernés. Ce qui nous intéresse, c’est d’œuvrer pour la réunification du parti au niveau du département. Des rencontres allant dans ce sens sont souvent tenues. Ces discussions n’excluent personne. Nous faisons appel aux patriarches, aux responsables, aux femmes et aux jeunes.

Au niveau national, l’actualité est minée par la question de la reddition des comptes avec l’inculpation du maire de Dakar. En tant qu’homme politique qu’est ce que cette situation vous inspire ?
L’argent public est destiné à construire des infrastructures. Toute personne qui le gère doit naturellement rendre compte. Ces deniers sont exclusivement destinés au bien-être des populations. Je donne l’exemple de la France avec François Fillon qui figure parmi les candidats les plus en vue, cela n’a pas empêché à la justice de l’appeler dans le cadre d’une procédure. Pourquoi pas au Sénégal ? Pour moi, l’argent public, ça s’appelle argent public.

Vous êtes par ailleurs directeur général de l’Anat, qu’est ce qui a été concrètement fait ?
Nous avons accédé à la tête de l’Anat en 2012. Depuis, nous avons eu à réaliser énormément de choses, notamment dans le cadre de l’Organisation spatiale. Nous avons eu à mettre sur pied des schémas directeurs entre Dakar-Thiès et Mbour pour protéger la zone des Niayes. Nous avons mieux structuré l’espace afin d’accompagner les populations à mieux se déplacer. Nous sommes aussi en train de régler un certain nombre de litiges liés aux délimitations entre les communes. Nous sommes en train de revisiter le plan national d’aménagement du territoire, pour mettre en place un plan national d’aménagement de développement territorial du Sénégal. Nous sommes aussi en train de partager le schéma directeur de développement des territoires du pôle du Sine-Saloum. Nous avons finalisé la loi d’orientation du développement du territoire. Pas mal d’efforts ont été faits. Un observatoire national d’aménagement du territoire verra bientôt le jour. Ceci va jouer le rôle de suivi et d’évaluation des nombreux efforts qui sont en train d’être fournis. Nous sommes en plein dans la politique d’organisation spatiale.

Les litiges sont fréquents entre les différentes collectivités. Quels efforts ont été faits au niveau national, pour venir à bout de ces malentendus ?
Nous avons mis en place un comité de pilotage pour régler les différents litiges entre les communes. Toutes les collectivités concernées ont été identifiées. Nous allons faire en sorte qu’il ait une véritable cohérence dans le recoupement des différentes communes. Nous sommes en train de régler petit à petit les différents problèmes. Les travaux du comité de pilotage seront bientôt lancés. Il s’agira surtout de regrouper l’ensemble des acteurs concernés pour une solution définitive à ces différents obstacles. Pour l’heure, nous réglons les problèmes de manière ponctuelle. C’est un travail qui est parfois très complexe et technique à la fois, mais l’Anat a les moyens nécessaires en ressources humaines pour faire le travail comme il faut. Seulement, nous avons un budget limité qui se répercute parfois sur le date line, mais nous travaillons d’arrache-pied. La vision du président de la République est de mettre sur place des territoires structurés viables et compétitifs. J’invite mes camarades à s’unir autour de l’essentiel. Il nous faut une majorité pour continuer le travail déjà entamé. Le président de la République, Macky Sall a un très bon bilan. Il suffira juste de battre campagne sur les nombreuses réalisations, le travail et le résultat qui sont à notre actif. J’invite les uns et les autres à s’oublier. Ce ne sont pas les égos surdimensionnés qui nous permettront de gagner quoi que ce soit.

Recueillis par Oumar BA

Hier, en fin d’après-midi, Monseigneur André Guèye, évêque de Thiès, a présenté ses condoléances au Khalife de Médina Gounas, à la confrérie Tidiane, à toute la communauté musulmane, à tous les Sénégalais. « Que Dieu accueille toutes les victimes de l’incendie auprès de lui au paradis », a-t-il prié.

M. BA

Le service de la communication et des relations publiques de l’Hôpital principal de Dakar, dans un communiqué, souligne que « des informations erronées ont été diffusées dans la presse sur la prise en charge des brûlés du Daaka de Médina Gounass par l’Hôpital principal de Dakar ». A ce propos, la direction de l’Hôpital principal de Dakar apporte les précisions suivantes.

Dans la matinée du vendredi 14 avril 2017, le Samu national a acheminé, à l’Hôpital principal de Dakar, trois brûlés qui ont été pris en charge au service de réanimation chirurgicale. Et un quatrième patient y est attendu. L’Hôpital principal de Dakar dispose de 12 lits de réanimation médicale et de 12 lits de réanimation chirurgicale dont les 3 sont dédiés aux brûlés. Cette unité de prise en charge des brûlés dispose d’un équipement et du personnel médical adéquats. Et il convient de préciser que les brulés graves ne peuvent pas disposer d’une prise en charge adéquate en dehors de cette unité de brûlés.

L’Hôpital principal de Dakar, ayant dépassé sa capacité de prise en charge des brûlés, invite les autres hôpitaux de la ville à contribution à une meilleure prise en charge des victimes de l’incendie du «Daaka» de Médina Gounass.

L’hôpital régional de Tambacounda est le point de ralliement des autorités religieuses et des parents des victimes. Le ministre de l’Environnement, Abdoulaye Baldé, était au chevet des victimes de l’incendie. Il a lancé un vibrant appel demandant la sensibilisation tous azimuts sur les feux de brousse. « Nous nous inclinons devant les dépouilles de ceux qui sont partis et prions pour le prompt rétablissement des personnes qui sont présentement dans les hôpitaux », a dit le ministre de l’Environnement. Après avoir remis 500.000 FCfa à la directrice de l’hôpital pour soutenir la prise en charge de ses patients victimes de l’incendie du Daaka, le ministre a attiré l’attention sur la manipulation des feux. Il a instruit ses services à continuer la sensibilisation dans ce cadre et la lutte contre les feux de brousse.

29 cas à Tambacounda
Selon Aida Thérèse Ndiaye, directrice de l’hôpital, il y a eu 29 cas acheminés dans sa structure. Quatre personnes, des brûlés graves, en observation à l’hôpital régional, seront transférées à Dakar pour une meilleure prise en charge. D’autres seront envoyées à Kaolack. Pour ceux qui sont présentement à l’hôpital de Tambacounda, 8 ont bonne mine après avoir été traitées et réhydratées. Pour les 8 dépouilles mortelles, après l’autopsie et l’identification, elles seront acheminées à Gounass pour leur inhumation après la prière par le Khalife.

P. D. SIDIBE

Imams et oulémas de Tambacounda, devant de nombreuses personnes, ont fait des récitals de coran et formulé d’intenses prières, après le drame de Médina Gounass. Inspirée par Mamadou Kassé, le Dg de la Sn. Hlm, cette rencontre qui a refusé du monde, a été mise à profit, par les religieux, pour fustiger l’exploitation, par des organes de presse, des images montrant des brûlés nus.

Suite au drame, sans commune mesure, à la plus grande retraite spirituelle du pays, au Daaka de Médina Gounass, la ville de Tambacounda a prié pour les morts et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Pour recevoir le président Macky Sall, des mobilisations étaient déjà annoncées avant d’être annulées. Mamadou Kassé, un des responsables politiques de la ville, a exprimé sa compassion. « Nous avons décidé, à Tambacounda, de ne pas, dans ce contexte, poursuivre l’élan de l’accueil populaire. Mais comme c’est Dieu qui dispose, nous avons pensé qu’il fallait organiser des prières avec la forte mobilisation des imams et oulémas du quartier Plateau, sous la direction de l’imam Assane Cissé. C’est l’occasion de prier pour les disparus, après ce drame qui affecte la communauté musulmane, a expliqué M. Kassé.

A la suite des récitals du saint Coran, iman Assane Cissé a salué cette initiative du Dg des Hlm et a fortement prié pour les défunts. Il n’a pas manqué de s’offusquer contre l’exploitation, dans les médias, des photos des brûlés. Au cours de cette rencontre, le programme de modernisation des villes religieuses a été magnifié.

Pape Demba SIDIBE

Le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Sen) a appris, avec une grande émotion et tristesse, l’incendie d’une rare violence survenu, mercredi 11 avril 2017, au « Daaka » de Médina Gounass, et qui a occasionné un bilan lourd en pertes de vies humaines, et des dégâts corporels et matériels importants.

« En ces moments douloureux, le Sen présente ses condoléances attristées et toute sa compassion au Khalife Thierno Ahmadou Tidiane Bâ, aux familles des disparus, aux populations de Médina Gounass, aux pèlerins ; et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », écrite le porte-parole de l’Apr, Seydou Guèye dans un communiqué. Devant la réactivité de l’État, le Sen adresse ses remerciements au président de la République, Macky Sall qui, dès les premières heures du sinistre, a pris les mesures idoines et engagé, avec promptitude, le gouvernement à déployer tous les moyens nécessaires pour maîtriser la situation sur le terrain et apporter du réconfort aux victimes.

A l’instar du chef de l’État, dont le Sen se félicite du déplacement sur les lieux du drame, le Secrétariat exhorte le gouvernement à procéder à une évaluation exhaustive du sinistre et d’en tirer toutes les conséquences, afin que pareille situation ne se reproduise plus jamais.

Le Sen poursuit que dans ce cadre, l’ambitieux programme présidentiel de modernisation des cités religieuses constitue une opportunité à saisir pour définitivement mettre aux normes de sécurité le site abritant cette retraite spirituelle dont les bienfaits se répandent au Sénégal et à travers le monde entier.

El. H. A. T

Le chef de l’Etat a décrété un deuil national de trois jours à compter du 18 avril. Il a surtout insisté sur la transformation du visage et de l’environnement du « daaka » pour éviter, à l’avenir, des incendies de cette nature. Le message du président de la République, Macky Sall, qui a effectué les deux prières de l’après-midi avec les fidèles du « Dental daaka » (communauté du daaka) a apaisé ceux-ci.

Le président de la République a décrété, hier, depuis le « daaka » de Médina-Gounass, un deuil national de trois jours. Ce deuil fait suite à l’incendie qui a endeuillé la retraite spirituelle, le mercredi dernier, avec plus de 25 morts. On retrouve des victimes mauritanienne et gambienne parmi les morts, d’où la présence de l’ambassadeur de la Mauritanie dans la délégation ou encore l’appel téléphonique du président guinéen Alpha Condé au président Macky Sall en pleine cérémonie pour présenter ses condoléances. Le président guinéen a même promis la venue prochaine du Khalife de Labé pour présenter ses condoléances à la communauté du « daaka » tandis que le président mauritanien a déjà présenté à son homologue sénégalais ses condoléances. Le chef de l’État a présenté les condoléances de la Nation « au khalife et à la communauté de Musulmans réunie ici ». « Le deuil frappe la Nation dans son entièreté, mais aussi la sous-région. Il est très difficile de s’exprimer avec ce drame, mais je puis vous assurer qu’il relève de la volonté divine. On peut dire que c’est le destin du « daaka » de connaître pareille mésaventure et même l’accepter. Mais il nous faudra faire l’autocritique et en tirer toutes les leçons pour que ce drame ne se répète plus à l’avenir », a invité le président.

Modernisation du site
Accompagné des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et de l’Environnement et du Développement durable, mais aussi de Djibo Leïty Kâ et Abdou Fall, le président Macky Sall a promis une « véritable implication du gouvernement » pour changer le visage du site de la retraite spirituelle. « Le gouvernement fera de grandes choses et vous verrez, avant la prochaine édition du daaka, de véritables changements. J’ai discuté avec notre Khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ qui m’a conforté dans ma position de faire en sorte que le visage du « daaka », qui n’est pas un petit évènement, puisse changer de fond en comble. Il nous faut accepter que la mosquée et les habitats ne peuvent être les mêmes tout comme ils ne doivent pas abriter de lieu de commerce. Ou encore faire cohabiter le feu avec de la paille », a souligné le président de la République. Conscient que la sécurité ne pourrait être assurée à 100 %, le président Sall a souligné que l’État fera son mieux pour que les incidents et menaces soient annihilés lors des prochaines éditions. Aussi, au moins deux autres forages seront érigés sur le site du « daaka » l’année prochaine, a rassuré le président de la République.

« Le daaka est un évènement exceptionnel qui attire plusieurs centaines de milliers de personnes dans un environnement hostile. L’État a déjà fait quelque chose pour la route, l’eau, mais il manque ici les conditions de l’aménagement. Se poursuivront les efforts engagés pour que vous constatiez, par vous-mêmes, les changements que nous allons opérer. Mon souhait et mon intention sont immenses pour le « daaka ». Je sollicite vos prières pour la réalisation de mon dessein et je sais que les prières sont, sans aucun doute, acceptées en ce béni lieu », a dit le chef de l’État.

Le Khalife a rendu « grâce à Dieu » avant de prier pour la réalisation de la volonté exprimée par le président. Aussi, pour lui, c’est Dieu qui inspire l’esprit avant que la langue ne prononce cette intention et que les organes puissent la réaliser. « Nous ne pouvons vouloir une bonne œuvre sans que Dieu nous y précède », a-t-il souligné. Le « daaka » s’est fait l’écho de la « khadratoul djouma » avant même que le cortège du président de la République n’arrive sur les lieux.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a clôturé, hier, sa 1ère session. Une occasion, pour le président Ousmane Tanor Dieng, d’annoncer que des missions seront envoyées sur le terrain pour discuter avec les acteurs territoriaux à la base.

Le Hcct va bientôt envoyer des missions à la base pour échanger avec les acteurs. C’est la révélation faite par son président, à la clôture de la 1ère session.
Au cours de cette session ordinaire, les Hauts conseillers ont adopté une résolution de soutien aux forces de défense et de sécurité sénégalaises et à la politique de défense et de sécurité définie par le président Macky Sall.

Peu avant cette adoption, le président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng qui a présidé la cérémonie de clôture de la session marquée par deux mois d’intenses réflexions a relevé et mesuré le rôle éminent des Hauts conseillers, mais aussi, la haute portée de l’apport de la dernière-née des institutions.

« Nous sommes désormais mieux outillés pour faire comprendre aux Sénégalais notre engagement à les servir. L’avenir est plein d’espoir pour notre institution », a dit Ousmane Tanor Dieng.
« Les belles actions vont se poursuivre ; notre mission, c’est accompagner l’action du gouvernement et être à l’écoute des populations », a-t-il expliqué. M Dieng est aussi revenu sur les auditions faites à l’Association des maires du Sénégal (Ams) et à l’Association des présidents de département (Apd). « Nous avons pu avoir des regards croisés et faire des analyses à partir d’acteurs à la base », a-t-il laissé entendre.

D’ailleurs, des propositions seront faites au chef de l’État. « Je suis très respectueux de la confidentialité qui doit entourer certaine démarche », a poursuivi le président du Hcct. Selon lui, relever le défi nous commande d’être à l’écoute des pouvoirs locaux, des populations et de leurs groupements afin de mieux porter leur voix pour la satisfaction de leurs droits économiques, sociaux et culturels adossés à la bonne mise en œuvre des politiques publiques et du Plan Sénégal émergent, notamment en matière d’éducation, de santé, d’accès à l’eau et des services sociaux de base, entre autres.

Il a salué les initiatives du président Sall comme la Cmu, les Bourses de sécurité sociale, le Pudc, etc. dont les impacts font l’unanimité. Il a annoncé, très prochainement, des missions sur le terrain pour discuter avec les acteurs territoriaux à la base.

Dans la résolution lue par l’ancien ministre Aliou Sow, le Hcct approuve le défilé du 4 avril dernier, célébrant le 57ème anniversaire de notre accession à l’indépendance au cours duquel les forces militaires, paramilitaires et autres composantes de la société ont fait une grande sensation.

Le document mentionne aussi les multiples apports positifs de projets et programmes comme le Pudc, le Puma et l’implantation réussie d’infrastructures au grand bénéfice des collectivités territoriales et des populations.

La résolution magnifie les nouvelles mesures législatives et règlementaires prises et les actions concrètes visibles au quotidien au service de notre système de renseignement, d’intelligence économique, de notre code pénal et de procédure pénale, de prévention, de protection, de défense et de réhabilitation des infrastructures vitales identifiées au Sénégal.
Les Hauts conseillers apprécient positivement les initiatives proactives du chef de l’État, à travers la création du Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte anti-terroriste (Cico).

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, par ailleurs vice-président à l’Assemblée nationale, a déclaré que le dialogue politique est plombé depuis l’amorce du dialogue national du 28 mai 2016, perceptible à travers « cette tension palpable vécue avec beaucoup d’angoisse par les Sénégalais ».

Abdoulaye Makhtar Diop réagissait à la déclaration du chef de l’État, à Tivaouane.

« Mes portes sont ouvertes », avait déclaré le président de la République au sortir de son entretien avec le nouveau Khalife général des tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, selon qui, « un pays ne peut se construire sans la paix et le dialogue ». Selon le Grand Serigne de Dakar, l’optimisme qui animait le chef de l’État après la tenue du dialogue national s’est diluée au fil du temps avec ses véritables attentes qui ont été déçues car, « on en serait pas là aujourd’hui à encore appeler au dialogue s’il y avait un suivi et des acquis au sortir de cette rencontre ». Aussi, dans un tel contexte, l’espoir de la tenue de concertations politiques « dépend de plusieurs préalables à régler en amont », a-t-il fait savoir. Il s’agit d’abord de « rétablir la confiance entre acteurs du jeu politique car elle est au début et à la fin de tout processus ». En outre, le défoulement verbal incontrôlé sur fond d’invectives et d’injures publiques doublé du contexte préélectorale actuel préfigure des contentieux car « l’opposition n’est pas rassurée, rien qu’en constatant la communication unilatérale floue parce que non partagée du ministère de l’Intérieur, qui assimile le nombre d’inscrits pour l’obtention de la carte nationale d’identité aux électeurs, alors que ce ne sont pas tous les enrôlés qui votent », a-t-il soutenu. Pour en déduire que le président de la République, clef de voute des institutions et garant de la paix civile et sociale, « doit être le seul initiateur du dialogue qui doit être constitutionnalisé et la consultation des acteurs politiques ne l’obligeant nullement et ne doit pas être compris comme pour partager le pouvoir ». Autrement dit, « il lui revient de discuter avec les acteurs pour avoir un consensus sur toutes les problématiques majeures d’intérêt national » comme le découpage territorial des régions, les questions de sécurité liées au tourisme ayant trait aux libertés individuelles, tout ce qui touche au régime électoral. Toutefois, il a jugé l’initiative du Khalife « bienvenue et salutaire », non sans préciser qu’ « elle doit, au même moment, être étendue aux partenaires sociaux, à la société civile et à d’autres personnes ressources pour que in fine, « les engagements pris aient un soubassement testimonial garanti par une autorité neutre qui peut être religieuse ou de la société civile et qui comblerait le maillon manquant de la chaine du dialogue ». Le Grand Serigne de Dakar a invité les états-majors politiques à « retenir leurs troupes et d’arrêter la violence verbale et cette logique de confrontation et à rétablir la confiance en renouant le fil du dialogue en répondant à cette main tendue du chef de l’État ».

Mamadou Lamine DIEYE

Les membres du Parti démocratique sénégalais ne sont pas prêts à répondre à l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État. Réunis en comité directeur, ce jeudi, à la permanence Oumar Lamine Badji, Oumar Sarr et ses « frères » semblent même décliner cette main tendue. Car, pour eux, il n’est ni possible, ni souhaitable d’instaurer un dialogue alors qu’il y a une rupture unilatérale du consensus démocratique, notamment sur le processus électoral.

Toutefois, le Pds se dit « ouvert » à tout dialogue sincère sur toutes les questions concernant le renforcement de la démocratie et l’élargissement des espaces de liberté.

Sur un autre registre, les libéraux veulent marcher dans les rues de Dakar pour, disent-ils, exiger « le respect de la démocratie, la fin de l’instrumentalisation de la justice à des fins partisanes ». Les libéraux nourrissent des soupçons sur la transparence du fichier électoral avec lequel le gouvernement compte organiser les élections législatives du 30 juillet. « Non seulement, l’opposition n’est pas associée au comité de veille du processus électoral qui aurait permis d’avoir un suivi concerté des inscriptions mais tout porte à croire que le gouvernement ne veut pas d’un audit indépendant du fichier », lit-on dans le communiqué du Pds.

Pour ce qui est de la diaspora, les libéraux estiment que la loi électorale permet aux Sénégalais de la diaspora de s’inscrire dans un bureau de vote au Sénégal suivant certaines conditions. Mais les autorités ont attendu, selon eux, 5 jours avant la fin des inscriptions pour respecter la loi. Ceci, disent-ils, malgré leurs lettres de rappel au ministère de l’Intérieur, à la Cena et au Conseil constitutionnel.

Pour l’heure, le Pds entend se concerter avec ses alliés pour déterminer la date de cette marche.

Enfin, pour ce qui est de l’incendie qui s’est déclaré à Médina Gounass, le comité directeur du Pds dit compatir à la douleur qui frappe toute la nation.

M. NDONG

Le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm) se penche, depuis hier, sur les enjeux pétrolier et gazier. L’objectif c’est d’apporter leur contribution dans l’élaboration d’un Code pétrolier inclusif qui puisse impacter sur le vécu des populations.

L’objectif de cet atelier de deux jours organisé par le Rgm en partenariat avec l’Ong 3D dans le programme Sunu budget appuyé par l’Usaid est de présenter et de discuter de l’état de transparence du secteur pétrolier et gazier, mais aussi des mécanismes législatifs à mettre en place pour assurer une bonne gouvernance du secteur. Il s’agissait également d’avoir une meilleure appréhension sur les défis actuels du niveau d’impact de l’exploitation des ressources minérales sur les populations. En prélude à cet atelier, les Parlementaires ont effectué des visites de terrain qui les ont menés d’abord à la Société africaine de raffinage (Sar). Il était question, selon le député Cheikh Oumar Sy, de s’imprégner du système de raffinage et aussi de voir les nouvelles mesures que cette grande société est en train de prendre pour envisager leur participation dans les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal. La Sar, a fait savoir le secrétaire exécutif du Rgm, traite un million de tonnes de pétrole par an et ambitionne, avec les nouvelles découvertes pétrolières, de traiter trois millions de tonnes de pétrole par an.

Les Parlementaires ont également rencontré les populations de Sendou, une des plus vieilles de la communauté léboue, qui les ont interpellés sur le port minéralier vraquier de la localité. Ces dernières, selon le député, ont accepté le projet mais s’inquiètent qu’on leur demande beaucoup plus de périmètres ; ce qui, a-t-il dit, risquerait d’avoir un impact sur trois cent familles. « Leur souhait, c’est que des mesures soient prises pour les aider à rester sur place, mais aussi de les accompagner pour les préparer à participer activement aux activités de ce futur port minéralier », a indiqué M. Sy.

S. O. FALL

Recevant le président portugais, hier, le président Moustapha Niasse a déclaré que l’Assemblée nationale a accueilli le chef de l’État d’un grand pays, le Portugal, qui a marqué, par son empreinte, l’histoire de l’humanité à un double titre.

La contribution de votre pays, l’une des premières puissances maritimes de la planète, à la connaissance de la géographie mondiale est connue, a dit M. Niasse. Par ailleurs, a-t-il ajouté, le Portugal avait délimité, avec l’Espagne, des zones d’influence qui ont jeté les bases des règles qui ont régi le partage du nouveau monde. Il a rappelé qu’avec le Traité de Tordesillas, du 7 juin 1494, Madère, Porto Santo, les Açores et les Iles du Cap-Vert et le droit de navigation au Sud du parallèle des Canaries, relevait déjà du Royaume du Portugal.

« Vous êtes à la tête d’un pays ancré dans la modernité et l’humanisme, au cœur des préoccupations du monde contemporain », a lancé Moustapha Niasse à son hôte. « Votre brillant parcours vous a préparé aux hautes fonctions que vous occupez aujourd’hui, grâce à la confiance de vos concitoyens ».

Revenant sur la carrière du chef de l’État portugais, tour à tour, Professeur de droit, journaliste, homme politique, député, ministre, Moustapha Niasse a salué ses grandes qualités qui lui ont permis d’accomplir son devoir, malgré les impondérables inhérents aux démocraties modernes. « Vous êtes un digne héritier de la Révolution des Œillets, qui a historiquement posé les jalons de la démocratie, dans un vieux pays qui s’est réconcilié admirablement avec lui-même, dans la continuité d’une ambition à la hauteur de ses atouts », lui a-t-il lancé.

Selon le président Moustapha Niasse, membre de l’Union européenne, militant de la coopération avec l’Afrique, notamment avec les anciennes colonies portugaises d’Afrique, le Portugal continue d’afficher sa volonté de marcher avec le pouls du monde. « Ce n’est pas un hasard si le nouveau secrétaire général des Nations-unies est un éminent Portugais, qui a été longtemps au service de son pays, dans les hautes sphères de l’État », s’est-il félicité. A l’image des liens d’amitié et de coopération qui existent entre le Portugal et le Sénégal, l’Assemblée nationale du Sénégal exprime sa volonté d’œuvrer au renforcement de ses relations avec le Parlement du Portugal, notamment au sein des Organisations interparlementaires, dont les deux Institutions sont membres, a confié Moustapha Niasse.

El. H. A. THIAM

Le chef de l’État du Portugal a rencontré, hier, à Diamniadio, les étudiants sénégalais en langue portugaise. Une occasion de plancher sur les questions sociales, mais surtout la problématique de débouché après les études. « Très enthousiaste, très content ». C’est le mot du président du Portugal après sa rencontre de près de 90 mn avec les étudiants en Portugais. Ces derniers l’ont interpellé sur les questions relatives à l’économie, au social, à la culture, l’enseignement du Portugais au Sénégal, les rapports entre nos deux pays, mais surtout sur la problématique de l’insertion notamment dans les organisations internationales, les Ong...

Visite à Gorée : Plaidoyer pour la conservation de l’île mémoire
Le président Marcelo Rebelo de Sousa s’est rendu, hier, à Gorée dont une partie de l’histoire est liée à celle de son pays. Il a visité la Maison des esclaves où il rappelé cette histoire commune, révélant que l’esclavage a été aboli dans son pays en 1761 avant de l’élargir au 19è siècle. « Dès cette époque, on a essayé de bâtir un nouveau monde, plus juste et beaucoup plus humain », a-t-il soutenu. Le chef de l’État du Portugal a plaidé pour la préservation de ce haut lieu de mémoire. A cet effet, il a été rassuré par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, l’informant que le chef de l’État, Macky Sall, très conscient de la valeur historique de ce patrimoine, dégage des moyens, pour conserver certains bâtiments.

Musée Léopold Sédar Senghor : Le Pr Rebelo de Sousa loue l’humanisme du président-poète
C’est en fin de matinée, hier, que le président du Portugal, accompagné du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, est arrivé au Musée Léopold Sédar Senghor. Sur place, il a rappelé la visite du président-poète au Portugal au cours de laquelle il a été fait Docteur Honoris Causa. « A cette époque, j’avais 24 ans. Il était plus qu’un homme politique, c’était un humaniste, un universel. C’était un homme cultivé ». Le chef de l’État du Portugal a visité tous les compartiments avant de signer le livre d’or.

D. MANE avec Rts

Les présidents sénégalais, Macky Sall, et portugais, Marcelo Rebelo De Sousa, ont procédé, hier, à la pose de la première pierre d’une usine de montage de véhicules-ambulances médicalisées sur le site de la zone industrielle de Diamniadio.

La réalisation de ce projet d’implantation et d’exploitation de cette usine, fruit de la coopération sénégalo-portugaise, est attendue dans neuf mois. Cette cérémonie entre dans le cadre de la visite du président portugais au Sénégal.

Les deux chefs d’États ont visionné un film sur le projet de ville nouvelle au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), avant de rallier le site d’implantation et d’exploitation de l’usine de montage de véhicules-ambulances médicalisées qui va accueillir, dans neuf mois, l’unité d’assemblage d’ambulances-médicalisées. Ce projet d’une capacité de production de 500 ambulances par an est évalué à un montant de 5 millions d’Euros, soit un peu plus de 3 milliards 279 millions de FCfa, notamment pour le coût de la construction des bâtiments en plus des équipements. A cette occasion, le président portugais qui a souhaité une adhésion de tout le monde au Pôle urbain de Diamniadio, a indiqué que ce rêve est en train de devenir une réalité. « Une réalité, j’y serai dans un an, un an et demi pour voir la concrétisation de ce rêve dans une première phase. On est venu voir le Pôle urbain de Diamniadio et l’on a participé d’une façon très intense à ce qui est le début de la présence portugaise ici. », a-t-il estimé.

Une nouvelle phase
Pour sa part, le président Macky Sall a remercié le président De Sousa qui a pris le temps de venir visiter le Pôle urbain mais aussi de venir participer, avec lui, à la pose de la première pierre dans cet établissement, fruit de la coopération entre le Portugal et le Sénégal, à travers le partenariat privé sénégalais et privé portugais. « Je pense que c’est là le sens attendu, une fois que l’investissement public a amorcé la pompe avec l’aménagement du pôle urbain, avec le développement des infrastructures de base, l’assainissement, les réseaux divers, les blocs administratifs, les universités », a dit le président Macky Sall. « Il faut que le secteur privé également vienne prendre le relais à travers, par exemple, ce projet où nous allons monter les ambulances que nous avons achetées au Portugal. Ça crée des emplois, ça crée de la valeur ajoutée et c’est ça le développement en vérité », a soutenu le président Macky Sall. Le chef de l’Etat s’est dit très heureux de voir que nous soyons dans la phase industrielle au lieu de rester dans une logique d’importation. « Cela reflète parfaitement la logique du Pse », a-t-il appuyé. De l’avis de son homologue du Portugal, « c’est un tournant dans la vie du Sénégal. Le fait que ce pôle corresponde à une nouvelle phase de la vie urbaine, mais aussi de la vie économique, de la vie universitaire et de la gestion administrative avec la déconcentration des ministères. Ça c’est un exemple vraiment très tourné vers l’avenir », a fait comprendre le président Marcelo Rebelo De Sousa. Il a ajouté que ce pôle va participer à l’émergence du Sénégal.

Création de 250 emplois
« Il va créer des emplois au Sénégal et participer à l’économie du pays. La cérémonie de pose de la première pierre d’aujourd’hui nous offre l’opportunité de vous dire combien la société Afrique conception distribution (Arcd) est fermement engagée dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent qui vous est si cher », a conclu Mme Assiétou Cassé Dioum, promotrice de la société sénégalaise Arcd. Au total, il est attendu la création de 250 emplois permanents après la construction de l’usine.

Amadou DIOP

Dans la perspective des élections législatives du 30 juillet, les états-majors des partis politiques et mouvements citoyens constitués de l’Alliance pour la citoyenneté (Act), de Pasteef/Les Patriotes et du Mouvement pour un Sénégal d’Ethique et de Travail de la députée Hélène Tine s’organisent pour mutualiser leurs forces en vue d’asseoir une coalition électorale crédible pour un vote en leur faveur pour siéger à la 13e législature de l’Assemblée nationale.

Majorité et opposition, tant qu’elles sont, essayent de trouver les meilleures combinaisons et alliances pour participer aux joutes électorales du 30 juillet 2017 en perspective pour trouver les meilleurs profils pour les candidatures à la députation à même de gagner pour siéger à l’Assemblée nationale. Dans cette optique, des partis politiques constitués de « Pasteef/Les patriotes » de Ousmane Sonko, l’ « Alliance pour la citoyenneté » (Act) de Abdoul Mbaye et le « Mouvement pour un Sénégal d’Ethique et de Travail » de la députée Helène Tine, ont engagé des discussions. Selon M. Sonko, la coalition les « Forces de l’Espoir » rebaptisée « Sam Lignu Bokk/Alternative Solidaire » constitués de six partis dont « Pasteef/Les Patriotes », « a été sollicitée par d’autres forces politiques et Mouvements se réclamant de la société civile au moment de conclure nos discussions pour annoncer son existence ».

A l’en croire, « ces genres de rencontre doivent être secrètes et effectivement des discussions sont en cours et avancent lentement compte tenu de toutes les difficultés inhérentes à ce genre de discussions mais j’espère qu’on trouvera un bon accord pour asseoir une large coalition ». Toutefois, malgré la bonne dynamique enclenchée pour rendre effective la coalition en gestation, l’initiative serait plombée par le choix de la tête de liste devant la conduire. Selon certains plénipotentiaires à ces pourparlers, cette bonne dynamique enclenchée par les parties prenantes, serait jusqu’ici plombée, par des querelles de leadership pour conduire ladite coalition. Aussi, ils ont pointé du doigt l’Honorable députée Hélène Tine qui, selon eux, voudrait être désignée tête de liste. Accusations balayées d’un revers de main par la mise en cause selon qui, « les tenants de cette thèse vont plus vite que la musique ». Selon Mme Tine, suite à son investiture suivi de son élection dans la liste citoyenne « Bess Dou Niakk », « nous sommes membres de « Benno Bokk Yaakaar », malgré nos divergences de vue sur bien des points et que nous n’avons eu de gêne à exprimer librement ». Avant de préciser qu’avec les législatives en vue, le « Mouvement pour un Sénégal d’Ethique et de Travail » qu’elle dirige depuis sa création, il y a trois ans, « est approché et/ou engagé dans des discussions avec beaucoup d’acteurs et de formations politiques que nous respectons tous et que nous traitons sur le même pied ». Pour en déduire que « cela ne doit pas surprendre car j’ai un vécu politique et le moment venu nous ferons un choix que nous allons rendre public ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le leader du mouvement politique « Libéral Ca Kanam » a installé la section de Biscuiterie. A cette occasion, Me Ousmane Ngom a annoncé prendre part aux prochaines législatives sous une coalition qui pourrait s’appeler « Sénégal Ca Kanam».

La section du mouvement politique national « Libéral Ca Kanam » de Biscuiterie de Dakar a été installée lundi sous la présidence de Me Ousmane Ngom. Il a invité, à cette occasion, les militants de « Libéral Ci Kanam » à investir la base et à massifier les rangs pour faire de leur mouvement politique l’un des partis les plus dynamiques et les plus grands de ce pays.

Pour les prochaines élections législatives, Me Ngom a annoncé une probable mise en place d’une coalition dénommée « Sénégal Ca Kanam » pour briguer les suffrages des Sénégalais. Une coalition qui serait composée de toutes les forces vives de la nation dont notamment des syndicats, des experts, des acteurs de développement, des acteurs politiques…

Le leader de « Libéral Ca Kanam » veut œuvrer pour une démocratie émergente et économique. Dans ce sens, l’ancien député-maire de Biscuiterie, Lamine Dia a fait comprendre que s’il est évident que leur parti n’ira pas avec la mouvance présidentielle, qu’il garde tout de même une collaboration stratégique avec le président Macky Sall il compte accompagner lors de la présidentielle de 2019. « Nous voulons préparer notre candidat pour l’élection présidentielle de 2024. Nous allons aux législatives avec d’autres acteurs issus des syndicats et autres et non avec la coalition «Benno Bokk Yaakaar», a-t-il précisé.

Amadou DIOP

Le président de la République sera, ce vendredi, l’hôte de Médina Gounass qui abrite la 76e édition du « daaka » annuel. Malal Camara, responsable républicain à Tambacounda, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement local (Adl), a invité l’ensemble des responsables à s’unir et à mobiliser fortement leurs militants pour réserver un accueil triomphal à Macky Sall.

Tambacounda doit relever le défi de la mobilisation pour accueillir triomphalement Macky Sall qui sera, ce vendredi, à Médina Gounass. C’est la conviction de Malal Camara, responsable républicain à Tambacounda. Le directeur général de l’Agence de développement local (Adl), qui s’est félicité de cette visite, a indiqué que ce haut lieu de spiritualité s’est modernisé avec le soutien de l’État dans le programme de modernisation des cités religieuses du pays, initié par le président Macky Sall à travers tout le pays.

Il a invité l’ensemble des responsables de Tambacounda à battre le rappel des troupes pour accueillir triomphalement le président Macky Sall et lui témoigner toute leur reconnaissance et leur gratitude. « Le président Macky Sall a déjà montré que la région de Tambacounda lui tient à cœur. Il y a quelques mois, il y a effectué une tournée économique pour voir les potentialités de la région et inaugurer des réalisations du Pudc. Depuis les indépendances, c’est la première fois que la région bénéficie d’autant d’investissements de cette envergure », a laissé entendre M. Camara. Selon lui, il est de l’intérêt de la région que les responsables soient unis derrière le chef de l’État qui ne ménage aucun effort pour apporter le développement aux populations de la région et du pays. Et à son avis c’est par une très forte mobilisation que le Sénégal saura que Tambacounda s’inscrit résolument dans la politique de développement du président Macky Sall.

S. O. FALL

« Mon sang portugais s’est perdu dans la mer de ma Négritude », dit Senghor dans « Élégie des Saudades ». En rappelant ces vers du président-poète, le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad a revisité les relations multi séculaires entre l’Afrique et le Portugal.

La langue portugaise a été introduite, dès 1960, dans l’enseignement secondaire et plus tard, en 1972, dans l’enseignement supérieur, avec la création de la section de portugais au département de Langues romanes à la Faculté des Lettres et sciences humaines, a rappelé, hier, le Pr Ibrahima Thioub, en prononçant son discours de bienvenue au président Rebelo de Sousa. L’historien a campé d’abord le contexte des luttes de libération nationale des anciennes colonies portugaises d’Afrique, la Guinée Bissau et le Cap-Vert, en l’occurrence, pour évoquer l’histoire récente. « Le Sénégal, sous le magistère du président Senghor, faut-il le rappeler, a soutenu les peuples guinéens et capverdiens dans la lutte pour l’indépendance, contribution majeure à la révolution des œillets de 1974 qui fit entrer le Portugal dans une ère nouvelle », a souligné le recteur. Dans le même moment, se mettait en place la coopération universitaire entre le Sénégal et le Portugal, par le biais de l’Institut Camoes qui assure, jusqu’à ce jour, le programme du lectorat de portugais à l’Ucad.
Selon le Pr Thioub, « cet héritage de la culture lusophone s’est construit à travers des liens historiques de très longue durée ». Historien de formation et spécialiste de l’esclavage, l’ancien chef du département d’Histoire de la faculté des Lettres et sciences humaines pouvait valablement se prononcer sur « Le Portugal et l’Afrique ».

Du Sénégal au Guadalquivir
D’après le recteur, « contrairement à une idée reçue, la circulation des personnes et des biens entre la péninsule ibérique et l’Afrique subsaharienne est largement antérieure à l’ouverture de l’Atlantique ». Dès le VIIIe siècle, avec l’expansion de l’empire arabe en Afrique du Nord, les tribus berbères désignées sous le vocable portugais d’Alformas fournissent de l’or et des contingents d’esclaves subsahariens à l’Europe ibérique. Le flux ininterrompu atteint son apogée au XIIe siècle, avec l’ouverture d’une voie transcontinentale qui relie les rives du Sénégal et du Niger à celles du Guadalquivir dans l’Espagne musulmane.

« L’économie mercantile qui ouvre l’Atlantique au XVe siècle n’interrompt pas cette migration des Sénégambiens vers la péninsule ibérique ; elle inaugure, en retour, l’arrivée massive de ressortissants portugais, en majorité de confession juive, fuyant la persécution religieuse, en Sénégambie », renseigne le Pr Thioub. « Désignés sous les vocables de lançados, tangomaos, brancos da terra ou filhos da terra, ils jouent le rôle central d’intermédiaires entre les sociétés sénégambiennes et les marchands portugais. Séparés politiquement de la mère patrie, vivant au sein de sociétés africaines reconnaissantes de leur liberté économique et religieuse, ils y développent un métissage biologique, culturel et social, qui aujourd’hui encore, informe les langues, l’anthroponymie et la toponymie de toute la Sénégambie », souligne l’historien.

Il fait remarquer qu’outre la langue créole, « véritable lingua franca de Ziguinchor à Bissau », les vocables de Cabrousse pour Cabo Roxo, Pointe Sarène pour Ponto Sereno, Rufisque pour Rio Fresco, ressortissent du patrimoine linguistique luso-africain, sénégambien, inscrit dans la longue durée. Ainsi, les patronymes Dasilva, Corréa, Senghor, Mendy et Gomis, résonnent naturellement de leur « lusitanité » non équivoque. Les vocables sangria, chave, caldeira ont donné, dans la quasi-totalité des langues de la Sénégambie, sangara, caabi et kawdir. Sur cette lancée, il estime que la langue portugaise comporte certainement autant d’emprunts des langues sénégambiennes. Insistant sur ce métissage, le recteur a montré que « cette hybridation multiforme nous indique clairement que l’histoire de la Sénégambie ne peut s’écrire sans les sources portugaises, d’une incroyable richesse sur notre passé commun ». Pour le recteur, « les efforts de traduction doivent être poursuivis mais rien ne vaut l’accès direct aux sources par la langue elle-même ». C’est là, selon lui, une raison majeure de développer l’étude du portugais au Sénégal. Le Pr Thioub a saisi l’opportunité de la cérémonie pour rendre hommage à l’artiste Vhils, Alessandro Farto de son vrai nom, en véritable scribe des temps modernes, qui a immortalisé, sur la façade sud de l’immeuble de l’Ifan, C. A. Diop, « le visage rassurant du pharaon de l’égyptologie, parrain de notre université ».

S. KAMARA

Au premier jour de sa visite au Sénégal, le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, a été fait Docteur honoris causa de l’Ucad. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, du recteur, des doyens de Facultés et chefs de département, directeurs d’écoles et d’institut, ainsi que de membres du corps diplomatique accrédité à Dakar.

L’émotion était visible, hier, chez le professeur Marcelo Nuno Duarte Rebelo de Sousa, quand le recteur Ibrahima Thioub, l’a habillé de la bande d’étoffe garnie de rangs d’hermine, l’épitoge qui le consacre Docteur honoris causa de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Avant de prononcer sa leçon sur le thème, « le Portugal et l’Afrique », le président portugais, un juriste de renom au-delà des frontières de son pays, a d’abord salué les prestations de ses collègues qui l’avaient précédé au micro de la salle de conférence de l’Ucad II, qui a refusé du monde -essentiellement étudiant- pour l’occasion.

Le Pr Rebelo de Sousa a évoqué d’abord le discours du recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub. « Votre leçon d’Histoire nous a écrasés », lance-t-il à son hôte qu’il trouve « magnifique », tant il est vrai que l’historien a plongé l’auditoire dans les racines des relations séculaires entre le Portugal et l’Afrique sub-saharienne. Remerciements aussi à l’endroit du doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques, le Pr Mamadou Badji, qui a retracé le parcours académique et politique du président portugais.

A son endroit, le président de la République et récipiendaire (69 ans) lance avoir eu « le sentiment d’être devenu très âgé à écouter son éloge ; mais ce n’est pas tout à fait la réalité car je suis un jeune ; les universitaires restent toujours jeunes, car un bon professeur doit chercher à rester un apprenant », déridant dans un français académique la solennité d’une atmosphère particulière en raison du statut du nouveau Docteur honoris causa de l’Ucad. Ce n’est, en effet, pas tous les jours qu’un chef d’État endosse, devant la communauté universitaire, son double statut de responsable politique de premier plan et de professeur des universités.

D’emblée, le Pr Rebelo de Sousa a remercié l’Ucad, en particulier la Faculté des sciences juridiques (Droit) pour avoir choisi de l’honorer et estimé que c’est là, au-delà de sa personne, « un hommage au Portugal et aux Portugais ». Le 27 janvier 1975, l’université Coimbra du Portugal élevait, au même rang, le président Léopold Sédar Senghor qui y avait alors « disserté » sur le thème « Lusitanité et Négritude ». Il aura été beaucoup question de deux figures intellectuelles sénégalaises au cours de la cérémonie d’hier : le Pr Cheikh Anta Diop et le président-poète. Le premier pour sa contribution majeure au rétablissement de « la vérité » sur l’égyptologie et les origines noires de la civilisation des bords du Nil ; le second, pour sa construction de l’idéal de l’universel. Le Pr Rebelo de Sousa a dit préférer son métier d’enseignant (car il le sera à vie) à ses éminentes fonctions de président de la République (« une situation dont le terme est fixé »). D’où la présentation, sans tabous, de sa vision du monde ; de « ce que doit être l’Université ».

Il a appelé à « un avenir plus ambitieux pour les peuples » et au retour aux fondamentaux de nos sociétés : États, Nations et personnes. A ses yeux, la marche de l’humanité, -en dépit des guerres, injustices et drames de toutes sortes- doit être centrée autour de « l’universalisme » et de « l’acceptation de la différence des autres ». Il a ensuite fait un vibrant plaidoyer en faveur de l’Université où doit se construire « un citoyen du monde » adossé aux valeurs démocratiques, à la liberté et à la solidarité. C’est pour ces raisons qu’il a rappelé que « nous sommes tous dans la même aventure humaine ». Le président de Sousa rejoint la liste prestigieuse des personnalités docteurs honoris causa de l’Ucad : Nelson Mandela, le roi Hassan II, René Maheu (ancien directeur général de l’Unesco), Frédérico Mayor…

Samboudian KAMARA

Les deux présidents souhaitent qu’il y ait un consensus en Guinée-Bissau. Saluant le modèle sénégalais comme « singulier en Afrique et dans le monde », Marcelo Nuno Duerto Rebelo de Soussa l’a qualifié d’équilibre entre « le développement économique et la stabilité politique ». « C’est un bon exemple à connaître et que nous accompagnons de très près avec une amitié fraternelle », a-t-il dit.

Revenant sur la crise en Guinée-Bissau, le président de Soussa a rappelé qu’il y a un accord qui a été signé par tout le monde et que cela était vraiment essentiel. « Cela veut dire qu’il faut bien appliquer cet accord. C’est difficile bien sûr, sinon on n’aurait pas d’accord. Il faut essayer de l’appliquer avec patience, avec négociation, avec dialogue. Parce que tout accord exige un dialogue, une compréhension mutuelle », a-t-il ajouté. « Pour nous, c’est très important que la communauté internationale n’adopte jamais une position d’indifférence. Alors la présence de la communauté internationale est aussi un effort, une contribution positive pour la stabilité, le développement politique, économique et social de ce pays », a-t-il confié.

Pour sa part, le président Macky Sall a estimé que « la Guinée-Bissau est, pour nous, un pays voisin. Nous avons une frontière commune, nous avons des liens historiques, de parenté, des liens géographiques. Nous avons un devoir de solidarité envers la Guinée-Bissau tout en respectant fondamentalement sa souveraineté ». « La situation est difficile et le rôle du Sénégal a toujours été d’essayer d’apporter une contribution à la recherche de solutions consensuelle », a-t-il défendu. Revenant sur l’accord de Conakry qui a été obtenu avec beaucoup de difficultés, il a précisé qu’une bonne partie a été mise en œuvre et qu’il reste des aspects qui ne l’ont pas encore été. « Nous espérons qu’avec la contribution de tout le monde, nous pourrons arriver à amener, le président de la République, le Paigc, le Parlement à trouver le consensus qui va apporter le sursaut national en Guinée-Bissau pour des solutions durables. Nous avons bon espoir que les gens tiendront compte des conseils qui leur sont donnés dans l’intérêt exclusif du peuple bissau guinéen », a-t-il souhaité.

A. DIOP

Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, est arrivé à Dakar, hier vers 13 heures, pour une visite officielle qui s’achève aujourd’hui. Il a été accueilli à l’aéroport par son homologue sénégalais, Macky Sall.

Le président Macky Sall était entouré notamment du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, de la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Tall et du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng.

L’accueil s’est déroulé devant, également, les membres du gouvernement sénégalais et de nombreuses autres personnalités des deux pays.
Après les honneurs militaires, le chef de l’État a reçu son homologue pour un bref tête-à-tête dans le salon présidentiel. Dans l’après-midi, l’hôte du chef de l’État a été fait Docteur honoris causa à l’Université Cheikh Anta Diop. Recevant son hôte au Palais de la République, Macky Sall a invité, hier, les secteurs privés du Sénégal et du Portugal, à explorer toutes les opportunités qu’offre le Plan Sénégal émergent, surtout dans sa dimension partenariat public-privé. Les deux chefs d’État ont tenu une conférence de presse conjointe, à la suite de leur tête-à-tête.

Chemin de fer, sécurité...
Rappelant qu’un cadre de coopération très élargi a été développé, ces dernières années, avec plusieurs conventions notamment celle qui évite la double imposition et celle qui prévient l’évasion fiscale, et en impôts sur le revenu, le président de la République, Macky Sall, a invité les deux secteurs privés des deux pays à explorer toutes les opportunités qu’offre le Plan Sénégal émergent (Pse). Surtout dans sa dimension partenariat public-privé. Après avoir réitéré ses souhaits de bienvenue au président Marcelo Nuno Duerto Rebelo de Sousa qu’il a félicité pour le titre de Docteur Honoris Causa de l’Ucad, le président Macky Sall a indiqué que cette visite illustre leur commune et forte volonté de consolider et d’élargir les liens d’amitié et de coopération qui unissent, de longues dates, nos deux pays. « Nous avons développé, au fil des années, une coopération marquée par la présence, au Sénégal, d’entreprises portugaises de renommée, notamment dans les domaines des infrastructures, de construction et de la marine marchande, pour ne citer que ceux-là. Mais nous voulons encore plus et mieux, en tirant avantage, de nos affinités linguistiques et de notre voisinage. Nous voulons intensifier nos relations en matière de commerce, d’investissements et de partenariat pour la réalisation de projets d’intérêts communs », a précisé le président Sall.

Il a poursuivi : « nous avons également évoqué la perspective du chemin de fer. Je pense que nous allons voir dans quelle mesure les entreprises portugaises, l’administration sénégalaise, notre secteur privé pourront travailler ensemble avec le soutien des deux gouvernements pour développer des projets de cette nature ». Le chef de l’État sénégalais a aussi évoqué un sujet essentiel qui touche à la sécurité dans la zone du Sahel mais aussi dans la zone du Golfe de Guinée, zone dans laquelle le Portugal intervient aux côtés des Africains ainsi que la question des migrations. « J’ai pu encore une fois féliciter le Portugal de nous avoir donné un secrétaire général des Nations-unies aussi dynamique que Antonio Guterres que le Sénégal a soutenu », a-t-il ajouté. Pour sa part, Marcelo Nuno Duerto Rebelo de Sousa a, lui, remercié son homologue pour son invitation si fraternelle. « On se souvient de votre visite au Portugal en septembre 2015 qui était l’ouverture d’un chapitre très important dans nos rapports bilatéraux. Mais, Aujourd’hui, il s’agit de plus, beaucoup plus, une alliance stratégique. On est des alliés stratégiques concernant les rapports entre l’Europe et l’Afrique sur des dossiers aussi importants que les migrations », a soutenu le président portugais. « Car on ne peut pas résoudre les problèmes migratoires, sans le développement économique, social, culturel et le redressement de la paix et de la stabilisation politique en Afrique », a-t-il assuré.

Alliance stratégique
Il a indiqué que cette vision multilatérale est très importante dans le domaine des rapports entre Européens et Africains. « Il y a des rapports bilatéraux, dans le domaine économique et, là aussi, un nouveau chapitre s’est ouvert. Il y a des entreprises qui sont ici au Sénégal, qui travaillent et qui veulent investir beaucoup plus. Et l’on compte sur vous comme vous pouvez compter sur nous », a-t-il confié. Soutenant qu’on a tant de choses à faire ensemble dans des domaines qui complètent l’alliance stratégique concernant l’atlantique sud et même la lutte contre le terrorisme, le Portugais a fait comprendre que ces différents piliers ont une logique commune. « Aujourd’hui, il n’y a pas une politique externe économique, une politique externe sociale, militaire ou culturelle ; il n’y a qu’une politique externe et des alliances stratégiques qui sont globales. C’est pourquoi, je suis si heureux de partager, ici à Dakar, l’honneur de cette visite », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

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