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Politique (2240)

La fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) dit constater que  «plus de deux  tiers des commissions administratives mises en place, conformément à l’arrêté N° 2016-14898  du 03 octobre 2016 du ministre chargé des élections,  ne fonctionnent pas dans les départements du pays, faute de matériel  adéquat». C’est pourquoi, «il est impératif, pour le  gouvernement, de faire la situation de la confection des nouvelles cartes d’identité numérisées Cedeao couplée à l’inscription sur les listes électorales, selon les cadres du Pds.

La Fncl «invite la communauté internationale et, notamment, les  partenaires du Sénégal à s’impliquer dans la recherche d’un processus électoral consensuel validé par tous les acteurs  et à être plus exigeants avec le gouvernement du Sénégal sur la gouvernance des droits  et des ressources publiques pour éviter des lendemains incertains à notre pays ». La Fncl demande aux partis de mieux prendre en charge le contentieux pré-électoral. Elle   réaffirme sa confiance et son soutien total à Karim Wade. Elle apporte également son « soutien à l’Union des magistrats du Sénégal et demande à toute l’opposition  et à la société civile de s’impliquer dans cette lutte pour la séparation des pouvoirs».

Amadou DIOP

Le ministre directeur de cabinet du président de la République a invité, avant-hier, les responsables de l’Apr à se retrouver autour de l’essentiel.

Me El-Hadji Oumar Youm a déploré les dissensions internes qui opposent les responsables politiques de l’Apr à Kolda. Il a demandé au professeur Sanoussi Diakité, Coordonnateur des comités de base de l’Apr, maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, El-Hadji Mamadou Diao, Directeur des services fiscaux régionaux et au président du Conseil départemental, Moussa Baldé de fumer le calumet de la paix. Il les invite à travailler dans l’unité et la diversité pour rendre visibles les réalisations du président de la République dans la région de Kolda. « Je voudrais lancer un appel à tous nos grands responsables pour qu’ensemble, nous puissions parler le même langage. Tout le monde sait que ce que fait le président de la République est très bien.

Malheureusement, cela est dilué par des divisions et des querelles qui reflètent une très mauvaise image de notre grand parti. Notre force est dans l’unité, c’est ensemble que nous allons gagner. Divisé, on peut gagner, mais, dans la douleur », a-t-il déclaré lors du meeting de l’unité de l’Apr organisé samedi à Kolda par le camp du professeur Sanoussi Diakité.

« Les responsables sont divisés, il faut le reconnaître. C’est bien de travailler et d’animer le parti, mais, il faut le faire dans l’unité. Nous-mêmes, avons eu la peine parce que quand nous avons appris tout ce qui s’est passé ici, nous n’étions pas à l’aise. Mais, on est obligé de venir par devoir et par responsabilité parce que l’animation du parti est une initiative de consolidation de notre force politique qu’il faut accompagner. Seulement, cela doit se faire dans une dynamique unitaire », a-t-il dit.

Dans son allocution, le Professeur Sanoussi Diakité a réaffirmé sa détermination à poursuivre la politique de massification du parti en dépit de l’animosité qu’il dit subir de certains de ses adversaires politiques. « Ceux qui pensaient que l’Apr est en léthargie à Kolda, ont la preuve du contraire aujourd’hui. Kolda a une masse critique d’intellectuels qui sont membres de l’Apr et qui ne demandent qu’à servir leur pays à travers le chemin qu’a tracé le président Macky Sall. Il n’y a aucun doute, l’Apr est un parti fort à Kolda », déclare-t-il. Il a déploré les divisions entre les différentes sensibilités qui portent, selon lui, un grave préjudice au parti et exhorté les autres responsables de l’Apr à taire les querelles intestines et à travailler ensemble, dans le respect mutuel et la diversité des opinions pour rendre visible les réalisations du président du Macky Sall.

Mamadou Aliou DIALLO

Le chef de l’Etat, Macky Sall, est arrivé lundi, en début d’après-midi à Yaoundé, où il effectue une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté l’envoyé spécial de l’Aps. Le président Sall a été accueilli, à sa descente d’avion, par le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, avant de rejoindre le palais de la République où l’attendait son homologue Paul Biya avec qui il s’entretiendra et échangera sur des sujets d’intérêt commun. Cette visite, disent des proches du président Sall, est un symbole que ce dernier a bien voulu mettre en exergue en se rendant au Cameroun, au retour d’un séjour de 72 heures à Madagascar où il a participé à la 16-ième Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage. Le président Paul Biya avait participé au Sommet de la francophonie, organisé à Dakar du 29 au 30 novembre 2015.

De nombreux Sénégalais vivant au Cameroun ont tenu à accueillir le chef de l’Etat. Une très forte communauté sénégalaise, bien traitée, réside d’ailleurs dans ce pays d’Afrique centrale qui entretient avec le Sénégal des relations d’amitié et de fraternité. Le président de la République, Macky Sall, a eu un tête-tête avec son homologue Paul Biya au Palais de la République camerounaise. La visite du chef de l’Etat s’achèvera avec le déjeuner que lui offre le président Biya. 

Antananarivo, la capitale malgache vient d’abriter le XVIème Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), en présence d’une quarantaine chefs d’Etat et de gouvernement dont le président Macky Sall qui a passé le témoin à son homologue malgache. Plusieurs discours ont été suivis par les nombreux participants. Après l’accueil de bienvenue du chef de l’Etat malgache, il revenait au président de la République, en sa qualité de président en exercice, de s’adresser à ses pairs. Passant tout le témoin de la présidence en exercice, il a invité à développer une Francophonie des affaires. Il a aussi appelé les pays membres de l’Oif à travailler ensemble pour une Francophonie ancrée dans ses valeurs, dynamique par sa diversité et forte par sa vitalité économique.

Selon le président Sall, le développement reste également un défi au cœur de nos préoccupations. Au Sommet de Dakar, a-t-il rappelé, nous avons adopté une stratégie économique de la Francophonie visant à faire de l’espace francophone un cadre plus dynamique d'échanges, d’investissement, de coopération et de solidarité. « Nous y avons souligné combien la mobilité, -notamment celle des acteurs économiques- et le développement des partenariats étaient indispensables pour donner corps à un espace francophone adapté aux réalités d’une économie mondiale d’ouverture et de compétition », a encore dit le président de la République. 

A cet effet, il est revenu sur les nombreux efforts déployés par Mme Michäelle Jean, à travers des initiatives en faveur des jeunes et des femmes, par la formation et le développement d’incubateurs d’entreprises. « C’est en formant nos jeunes, en les occupant par l’emploi et d’autres activités génératrices de revenus que nous répondrons efficacement aux risques de marginalisation, de radicalisation violente et d’émigration clandestine qui affectent cette catégorie sociale vulnérable », a insisté le chef de l’Etat. « Mais c’est à nous, Etats membres, d’agir davantage. La Francophonie est encore loin d’avoir exploité tout son potentiel économique, alors même qu’elle dispose des technologies parmi les plus avancées, que l’esprit d’entreprise et d’innovation y prospère, et qu’elle a l’avantage de l’affinité linguistique et d’une même tradition juridique pour beaucoup de ses pays membres », a encore souligné le président de la République. « Nous pouvons mieux faire par l’amélioration continue de notre environnement des affaires et la mise en place de mécanismes de financement adaptés, pour soutenir le commerce et l’investissement, notamment dans les projets de développement structurants, qui, ne l’oublions pas, libèrent toujours de nouvelles opportunités de croissance mutuellement bénéfique », a poursuivi le président Sall.  

Après le premier Forum économique que le Sénégal avait initié en marge du Sommet de Dakar, puis  celui de Paris en 2015, le chef de l’Etat a insisté pour que de telles rencontres se tiennent au moins tous les deux ans. « C’est pour contribuer à l’éclosion d’une francophonie du commerce, de l’investissement et des affaires. Pour bâtir notre stratégie dans la durée, je pense que ce Forum pourrait être pérennisé par sa tenue régulière en marge de nos Sommets », a-t-il demandé à ses pairs.


Le chef de l’Etat SUR LA CPI : « La lutte contre l’impunité est un impératif moral »
Intervenant devant ses pairs, le chef de l’Etat est revenu sur la Cour pénale internationale (Cpi). A son avis, la lutte contre l’impunité est à la fois un impératif moral de  justice et de paix. Pour lui, l’Oif restera attachée à la préservation de la Cpi.

« C’est par égard à ces principes que plusieurs de nos pays font Parties au Statut de Rome sur la Cpi ; une juridiction aujourd’hui mise à l’épreuve par le retrait de certains Etats Parties. Parce que la lutte contre l’impunité est à la fois un impératif moral de  justice et de paix, notre Organisation restera attachée à la préservation de la Cpi », a soutenu Macky Sall. Mais aussi, le chef de l’Etat a été clair : « il est important de rappeler que la justice pénale internationale ne peut véritablement remplir sa vocation universelle,  être crédible et emporter l’adhésion de tous, que si elle observe, dans sa pratique, les principes d’objectivité, de non sélectivité et d’impartialité maintes fois réitérés par les résolutions pertinentes de l’Onu ».

Sur le retrait annoncé de certains africains de la Cpi, le chef de l’Etat a regretté ces déclarations mais il a surtout insisté sur ce que celle-ci ne soit pas un tribunal des pays africains. « Nous avons de grands tribunaux respectés comme au Sénégal où nous pouvons tout jugé. Notre pays a été le premier Etat africain à ratifier le Traité de Rome », a dit Macky Sall. Selon le président de la République, la Cpi doit arrêter de juger que les Africains, elle doit statuer sur les cas des autres pays du monde.

Fidel Castro a incarné une politique de rupture
A l’annonce du décès du leader cubain Fidel Castro, le chef de l’Etat présent à Antananarivo, a présenté ses condoléances au président Raoul Castro et au peuple cubain. « J’exprime ma solidarité au peuple cubain, car Fidel Castro est un des grands du 20ème et du début du 21ème siècle. Je ne l’ai pas connu mais il a incarné une politique de rupture et je respecte son action ».

Le président de la République : « Pas question pour nous de légaliser l’homosexualité »
« Il faut respecter les us et coutumes de notre pays, pas question pour nous de légaliser l’homosexualité », a encore confirmé le président de la République répondant aux questions des journalistes présents à Antananarivo. Le chef de l'Etat a toujours réaffirmé cette position depuis qu’il est arrivé aux affaires. Selon Macky Sall, aucun pays ne nous imposera sa loi.

MICHAELLE JEAN, SECRETAIRE GENERALE DE LA FRANCOPHONIE : « Engager de manière inclusive la croissance partagée »
Michaelle JeanMme Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie a salué les jeunes venus porter leurs voix et leurs attentes aux décideurs. Il nous faut penser et engager de manière inclusive la croissance partagée, a dit Mme Jean.

Après avoir rappelé que le moment tant attendu est enfin arrivé, la Secrétaire générale de la Francophonie a remercié le président malgache, pour tous les efforts déployés pour l'accueil, l'hospitalité authentiquement malagasy. « Madagascar a su convoquer et abriter ce sommet, en plaçant haut la barre, à la hauteur d'un enjeu crucial et sur un thème primordial. Et c'est avec l'ensemble de la population malagasy, c'est avec les populations de tout l'espace francophone, sur les 5 continents, avec toutes ces collectivités si vaillantes, si ingénieuses, cette extraordinaire mosaïque de cultures, de savoir-faire et d'expérience, bien enracinés ; c'est avec tous nos entrepreneurs, les femmes, les jeunes qui ont de l'énergie à revendre, une créativité et un dynamisme dont on ne peut se passer; c'est avec toutes ces forces vives qu'il nous faut penser et engager de manière inclusive la croissance partagée et le développement responsable, pour toute la stabilité souhaitée »,  a martelé Mme Jean

Selon elle, notre monde est déchiré par des crises et des conflits, par des menaces inédites, par des inégalités toujours plus marquées. Elle ajoute « notre planète est, chaque jour, un peu plus menacée par nos excès irresponsables et nos pratiques irrespectueuses des générations qui suivront ».  La Francophonie, selon sa patronne, s'est, là encore, fortement mobilisée à la Conférence de Paris sur le climat comme à celle de Marrakech. Elle a encore reconnu que tandis que l'on peine à rattraper tous les retards et les décennies perdues, éclatent désormais, sous nos yeux, de la manière la plus violente, la plus dramatique, la plus déstabilisante qui soit, les conséquences d'années d'égoïsme, d'indécision ou d'inaction.

 « Ils sont des dizaines de millions de femmes, d'hommes, de jeunes et d'enfants à fuir des conflits qui frappent d'abord les populations civiles, à fuir des exactions de toutes sortes, l'insécurité et la terreur, à fuir la pauvreté extrême et son cortège de calamités, à fuir des sols qui ne produisent plus, des déserts qui s'étendent, des cours d'eau asséchés, des rives qui disparaissent. D’après elle, la grande majorité de ces désespérés trouve refuge dans des pays frontaliers, déjà fragiles. Tandis que des pays qui auraient vraiment les moyens de les accueillir dignement se barricadent derrière des murs dérisoires et des politiques de quotas qui vont à l'encontre de toutes nos valeurs et de notre responsabilité de protéger.

Un monde ébranlé
Mme Jean est d’avis que des dizaines de millions de jeunes affrontent le chômage et, même lorsqu'ils ont un emploi, à vivre sous le seuil de la pauvreté. « C'est là, l'un des plus grands scandales de notre époque. C'est aussi, nous le savons, un risque majeur pour la sécurité et la stabilité du monde », a souligné Mme Jean pour qui notre monde est ébranlé dans ses fondements.

Pour elle,  l'on voit aussi combien le désenchantement, la désespérance sont devenus un terreau fertile pour ces groupes criminels, sans loi et surtout sans foi, qui cherchent à déstabiliser, à isoler, jour après jour, tous les pays, par des attaques lâches et meurtrières, pour dégager la voie de leurs trafics de drogue, d'armes et d'êtres humains. « Et lorsque des jeunes de l'espace francophone se rassemblent par millions pour clamer leur désir vde vivre libres ensemble, c'est parce qu'ils sentent que l'universalité des droits et des libertés est en danger ! », a-t-elle soutenu.

Aux leaders, elle a expliqué que la Francophonie est bien au cœur de toutes ces menaces, de tous ces défis, de toutes ces urgences. Revenant sur le Sommet de Dakar, elle a rappelé aux chefs d’Etat qu’ils en avaient tiré les conséquences en adoptant une feuille de route des plus denses. Une feuille de route que tous les acteurs de l’Oif contribuent, depuis, à mettre en œuvre. « Chacun, selon son champ de compétences et d'expertise, mais toujours dans un esprit de synergie et de complémentarité entre membres, comme avec nos partenaires internationaux », a encore dit Mme Jean.

Elle a salué les équipes de l'Oif à Paris et dans ses représentations permanentes à travers le monde, mais surtout le travail de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, de l'Auf, des maires francophones ; de l'Université Senghor; de TV5 Monde et des conférences des ministres de l'Education, de la Jeunesse et des Sports. Avec la mise en œuvre de la stratégie économique, a-t-elle poursuivi, nous avons ressenti encore plus la nécessité de rassembler les ministres du Commerce et des Finances. « Nous mobilisons partout le secteur privé, les acteurs économiques, les entrepreneurs. La Francophonie des peuples trouve toute sa vigueur aussi dans l'engagement de très nombreuses organisations internationales non gouvernementales et de la société civile qui répondent avec enthousiasme », a-t-elle assuré.

Faire face aux menaces
Selon elle, l’Oif s'appuie solidement sur ses réseaux institutionnels, ses réseaux professionnels et d'experts, ses réseaux de femmes et de jeunes. Autant d'acteurs de construction massive pour la paix et la stabilité, pour la promotion d'une culture démocratique intériorisée, pour la consolidation de l'Etat de droit, pour le plein respect des droits et des libertés, pour l'accès de toutes et de tous à une éducation et à une formation de qualité, pour la création d'emplois décents et pérennes, pour une croissance partagée, un développement responsable », a constaté Mme Jean. La force de la Francophonie, c'est ce multi partenariat, ouvert à toutes les possibilités, a encore expliqué Mme Jean pour qui tout l'exige parce que le monde bouge. « Tout l'exige parce que l'heure est grave, parce qu'il y a urgence. Parce que nous n'avons plus d'autres choix que d'affronter et de gérer, tous ensemble, ces menaces, ces défis, ces urgences qui nous concernent tous et dont les effets se font sentir sur tous », a-t-elle lancé aux chefs d’Etat.

Au moment où des voix s'élèvent pour prôner le retour à l'isolationnisme, au protectionnisme, à l'unilatéralisme, au moment où des voix s'élèvent pour remettre en cause la légitimité, voire l'utilité des organisations régionales, internationales et même celle de l’Onu, elle a appelé à une forte mobilisation ajoutant : « nous avons plus que jamais besoin de ces enceintes de concertation, de dialogue, de négociation, de mobilisation autour d'engagements et d'idéaux communs ». Ce XVIe Sommet est capital parce que « la Francophonie est comme jamais face à nous-mêmes, face à nos responsabilités ». Et de s’interroger, quelle Francophonie voulons-nous ?

Et de répondre : « c’est à vous, messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement qu’appartient la réponse ». « Voulez-vous une Francophonie moins pensante, moins agissante, moins présente ? Ou voulez-vous une Francophonie en prise directe avec les urgences et les défis du monde, une Francophonie qui porte dans toutes les instances un plaidoyer fort, une Francophonie qui agit au quotidien au plus près du terrain et des populations ; une Francophonie qui, sans cesse, innove, propose, ose ; une Francophonie de toutes nos solutions et de tous les possibles ».

Hollande propose un réseau francophone contre la radicalisation
François HollandeLe président de la République, française, François Hollande propose la création d’un réseau francophone contre la radicalisation. Il s’exprimait devant ses pairs à l’ouverture du XVIème Sommet de l’Oif, à Madagascar.

Selon le président français, il faut surtout renforcer la coopération contre la radicalisation islamiste au sein de l'espace francophone. « Notre pays soutient la mise en place d'un réseau francophone de lutte contre la radicalisation pour échanger des informations, partager des pratiques efficaces et mettre en place des programmes partout où c'est nécessaire », a-t-il souligné à la cérémonie d'ouverture du sommet.

« Nous n'avons pas le droit d'abandonner des jeunes sans repères, de les laisser ainsi vulnérables, atteints par les mensonges des mouvements fondamentalistes », s’est exprimé le chef de l’Etat français. Selon M. Hollande, la nouvelle secrétaire générale donne à l’Oif une nouvelle impulsion et d’ici à 2030, la communauté francophone va passer de 250 millions à 750 millions d’âmes. Il a surtout salué les nouveaux projets élaborés par Mme Jean pour tous les francophones mais surtout les jeunes, en priorité. Plusieurs pays de l’espace sont frappés par le terrorisme d’où l’importance de continuer à préserver la diversité francophone. La France par le biais de l’Agence française de développement, selon son président va renforcer la coopération avec notamment l’utilisation de 100.000 professeurs de français. Il a aussi demandé de protéger les bonnes œuvres avant d’annoncer qu’en 2017, la France va lancer un projet « voyage en Francophonie », une occasion de démontrer les valeurs en démocrate, le partenariat, les innovations du numérique, etc.

L’Arménie abritera le prochain sommet
Rendez-vous a été pris pour Erevan en novembre 2018, à l’occasion du 16ème Sommet de la Francophonie. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de confier la prochaine organisation à l’Arménie qui a abrité en octobre 2015 la conférence ministérielle.

Une des autres décisions prises, c’est l’organisation par la Tunisie du Sommet de 2020. Ce sera la date anniversaire de la création de l’Agence culturelle de coopération culturelle et technique (Acct), ancêtre de l’Oif. Une occasion, selon Mme Jean, de rendre un vibrant hommage au président Bourguiba, un des pères fondateurs de l’Oif. Aussi, ce sommet a enregistré l’adhésion de quatre nouveaux membres dont la Nouvelle Calédonie, pays associé, le Canada-Antarrio, l’Argentine et la Corée du Sud. Face aux journalistes, le ministre arménien a   déclaré que le choix de son pays est une marque de sympathie à son endroit. Il a promis que son pays fêtera les dix ans de l’anniversaire de son adhésion à la Francophonie et relèvera le défi de l’organisation en 2018. Selon lui, le prochain sommet sera l’occasion de prouver toute l’adhésion de l’Arménie à l’Oif.

Pour le président de Madagascar, le sommet s’est achevé dans d’excellentes conditions, car tous les points et thématiques débattus ont eu des conclusions consensuelles. « Nous avons démontré au monde que Madagascar existe et adhère aux forts idéaux de la Francophonie », a affirmé le nouveau président en exercice de l’Oif. Il a souligné que des propositions fortes ont été faites notamment pour la défense des droits des femmes, de l’éducation, de développement économique pour asseoir la croissance. « Tout a été débattu de manière consensuelle », a confirmé Mme Jean. Ce sommet a permis de réfléchir sur différents points, tel le terrorisme, l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, la mobilité, les échanges, etc. Sur absence de certains chefs d’Etat, elle a dit que des obligations les retenaient. C’est le cas du Cameroun frappé par des attaques terroristes ces derniers jours.

Trai Dai Quang, président du Vietnam : « Renforcer la coopération pour la paix »
Tran Dai Quang« Il faut Renforcer la coopération et la solidarité au service de la paix et du développement durable », a dit le président du Vietnam, un des pays fondateurs de l’Oif. Il a reconnu qu’au cours des dernières années, la donne internationale et celle de l’espace francophone ont connu des évolutions complexes. Dans ce contexte a-t-il expliqué, l’Oif a travaillé de concert avec les organisations sœurs, au premier rang l’Onu et l’Ua, pour renforcer des actions de prévention, de résolution des conflits, des crises et des foyers d’instabilité politique et de lutte contre le terrorisme, contribuant ainsi activement au maintien de la paix et de la stabilité de l’espace francophone et du monde entier. Selon le président vietnamien, dans ce monde en pleine mutation, aucun pays, qu’il soit petit ou grand, riche ou pauvre, ne peut relever de manière isolée les défis de sécurité traditionnels et non traditionnels, car une telle entreprise nécessite un solidarité et une synergie d’actions, et en collaboration étroite avec les pays membres. El H. A. THIAM

Justin Trudeau, premier ministre du Canada : « Les jeunes ont un rôle essentiel à jouer »
Ce fut l’occasion pour le Premier ministre du Canada de rendre un vibrant hommage à Fidel Castro, ami de son père. Selon lui, les jeunes ont un rôle essentiel à jouer. Il a salué le formidable leadership de Mme Jean qui fait la fierté de tous les Canadiens. La Francophonie, selon lui, est fondée sur la langue. Pour le Premier ministre, l’Afrique joue un rôle central dans l’Oif et son pays s’engage à être un fidèle partenaire. Il a conclu que les jeunes ont un rôle très important à jouer dans l’espace d’où la nécessité de bien les former, de retenir surtout les filles à l’école.

El H. A. THIAM

Mahamadou Issoufou, président du Niger « Des forces multinationales pour lutter contre le terrorisme »
Le président du Niger a longuement remercié le président Macky Sall pour ses deux années de président en exercice avant de saluer les qualités managériales de la patronne de l’Oif. Il a rappelé que Niamey, la capitale du Niger est le berceau de la Francophonie. Il en a profité pour rendre un hommage aux pères fondateurs Senghor, Diori, Bourguiba, Shihanouk qui ont eu l’idée en 1970. Il a constaté avec fierté que l’Oif s’explique sur les questions essentielles de paix, de sécurité, de solidarité, de partage et de la prévention des conflits. A propos de la lutte contre le terrorisme, le président du Niger s’est félicité des mesures prises dans la zone sahélo-sahélienne notamment au Tchad avec la mise en place d’une force multinationale qui a eu d’importants résultats face à Boko Haram. Cette force, selon lui, peut inspirer les autres pays africains.
 
El H. A. THIAM

Le chef de l’Etat, Macky Sall a exprimé, samedi à Antananarivo, « toute sa solidarité au peuple cubain » suite à la disparition de Fidel Castro, père de la révolution cubaine, décédé dans la nuit du vendredi à l’âge de 90 ans.

« Je voudrais exprimer ma solidarité au peuple cubain » a notamment dit le président Sall présent à Antananarivo au 16ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage.

Selon le chef de l’Etat, « Fidel Castro a été un des leaders du monde de ce 20ème siècle et du début du 21ème siècle ».

« Personnellement je ne l’ai pas connu, mais je pense qu’il a incarné une politique de rupture par rapport à l’ordre ancien », a-t-il dit aux journalistes présents au 16ème Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

Il a dit respecter les actions de "El commandante", père de la révolution cubaine.

« Maintenant, je présente mes condoléances au Président Raoul Castro et au peuple cubain également à l’occasion de cette disparition » a-t-il conclu.

Source : APS

Le Réseau des universitaires républicains  (Rur) dit avoir noté, avec satisfaction, la politique du chef de l’Etat dans les domaines essentiels de la vie économique et sociale.

Le Sénégal a connu des avancées considérables dans différents domaines essentiels de la vie économique et sociale de notre pays à savoir l'autosuffisance alimentaire, le désenclavement territorial, l'amélioration des conditions de vie du monde rural, la mobilité des populations et la réalisation en marche du mix énergétique. C’est la conviction du Réseau des universitaires républicains (Rur). Dans un communiqué, Moussa Baldé et ses camarades notent, avec satisfaction, la tournée économique du président de la République dans les régions Centre et Est , l’inauguration de l'autoroute à péage Diamniadio-Sindia, la mise en service des centrales solaires de Bokhol et de Malicounda, la rentrée académique augurant une bonne année scolaire et universitaire, la mise en place du Comité de l’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz, le classement encourageant du Sénégal dans le Doing Business 2016 et l’installation du Haut conseil du des collectivités territoriales (Hcct). 

« Le Rur tient à féliciter très chaleureusement le président Macky Sall pour les avancées considérables enregistrées dans différents domaines essentiels de la vie économique et sociale de notre pays », lit-on dans le communiqué. Le Rur a également salué la politique du chef de l’Etat qui œuvre dans la promotion d'un enseignement supérieur de qualité  en adéquation avec les besoins de développement de la Nation. Il encourage le gouvernement du Sénégal dans sa volonté de promouvoir le consommer sénégalais et l'exhorte à soutenir les producteurs locaux de riz. Les universitaires républicains soutiennent le président Sall pour sa constance dans la recherche et la poursuite d'un dialogue social et politique apaisé et constructif dans l’intérêt supérieur de notre pays. «La foi du chef de l’Etat aux vertus du dialogue, de la tolérance et de la transparence est une constance dans sa politique et nul ne le fera dévier », soutiennent-t-ils. Le Rur adresse également ses félicitations au président Ousmane Tanor Dieng et aux conseillers élus et nommés du Hcct dans le cadre du travail d'approfondissement de la politique de déconcentration de décentralisation et de territorialisation des politiques publiques initiée par le président Macky Sall. Il réitère sa fidélité, son soutien et son engagement inébranlables au chef de l'État pour la poursuite des réformes courageuses et positives indispensables pour l’émergence du Sénégal. 

Aliou KANDE

Le Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis/Liggey Sénégal) plaide pour le retour du service militaire obligatoire à durée limitée.

Le Comité d’initiative (Ci.) du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis/Liggey Sénégal) s’est réuni sous la direction de son président Samba Ndiaye, maire de Ndoffane, le mercredi 23 novembre afin d’analyser la situation politique, économique et sociale du pays, et préparer le forum de ses cadres.
Ainsi, sur le plan de la sécurité, le Mdis « regrette et condamne fermement les assassinats notés ces derniers temps et présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte un communiqué.

Selon ce mouvement, « la recrudescence de ces actes démontre l’impérieuse nécessité, pour tous les citoyens, d’être vigilants et pour l’Etat de glisser progressivement vers le service militaire obligatoire, à durée limitée ». Ceci, souligne le document, pour « compléter la formation civique des citoyens et assurer l’apprentissage de métiers ».

Sur la même lancée, concernant l’affaire Barthélémy Dias, le Mdis demande à tous les acteurs qui y sont impliqués de traiter ce dossier avec « lucidité et équité », compte tenu de « l’agression flagrante » dont M. Dias a été victime dans ses bureaux.

Par ailleurs, le Comité a rendu un vibrant hommage aux guides des différentes communautés religieuses du Sénégal, toutes confessions confondues. « Le déroulement dans la concorde des derniers événements religieux comme la Toussaint, le Gamou de Pire et le Magal de Touba est le « reflet d’une cohabitation religieuse exemplaire » ; « gage de la stabilité de notre pays mais également facteur de paix et de cohésion sociale ».

Sous ce rapport, le Mdis à promis de s’approprier les recommandations du Khalife général des mourides aux hommes politiques, sur la nécessité de reconsidérer nos discours et comportements. Sur ce même registre, le Comité d’initiative salue les réalisations du président Macky Sall pour les cités religieuses, « lieux de convergence d’importantes franges des populations dont l’Etat a le devoir d’assurer la sécurité et le bien-être ».

Aussi, dans la mise en œuvre de son programme «Pudc–Mdis : Même Combat», toutes les structures du Mdis, en adéquation avec leurs moyens, ont mené des actions à caractère social et de solidarité envers les populations les plus vulnérables.

Entre autres actes, on peut citer : remise « gracieuse » d’habits et de fournitures scolaires à 600 élèves des villages de Gappo et Badd respectivement dans les régions de Diourbel et Thiès, l’organisation d’une journée médicale de consultations gratuites pour les populations de Pikine, la formation de 150 femmes, dans la ville de Thiès aux différents métiers de transformation de produits agricoles.

Babacar DRAME

Le secrétariat permanent de la Ligue démocratique qui se prononçait sur la situation nationale, notamment la « récurrence de la violence qui a provoqué la mort d’honnêtes citoyens à Dakar et dans certaines régions du pays, «condamne fermement ces actes ignobles et exprime sa solidarité à toutes les familles victimes de cette barbarie.
Selon le communiqué publié par la Ld, cette violence «constitue, incontestablement, une perte immense à la fois pour les familles éplorées et pour l’ensemble de notre nation ». « Au regard de la nature barbare de ces actes de violence, le secrétariat permanent exige que tous les coupables soient jugés conformément aux lois en vigueur dans le pays», plaide-t-on dans le communiqué.

Ainsi, « prenant la pleine mesure de la récurrence des meurtres et de l’insécurité de plus en plus inquiétante dans le pays, le secrétariat permanent de la Ld appelle le gouvernement à prendre des initiatives préventives et des actions efficaces pour assurer la sécurité des personnes et des biens de tous nos compatriotes ». Au chapitre de la vie du parti, le communique rapporte la tournée que le Secrétaire général du parti Mamadou Ndoye a effectuée, du 10 au 17 novembre 2016, dans les régions de Sédhiou et de Kolda. Il souligne que les populations ont formulé plusieurs revendications portant, entre autres, sur «la construction de routes et de pistes de production, la construction d’écoles et d’infrastructures de santé, la problématique de l’état-civil, l’accès des femmes aux crédits de financement d’activités génératrices de revenus, l’allègement des charges domestiques pour les femmes ».

Amadou DIOP

 


…Le Mdis-Liggey Sénégal prône le retour du service militaire
Le Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis/Liggey Sénégal) plaide pour le retour du service militaire obligatoire à durée limitée.
Le Comité d’initiative (Ci.) du Mouvement démocratique pour le développement intégral du Sénégal (Mdis/Liggey Sénégal) s’est réuni sous la direction de son président Samba Ndiaye, maire de Ndoffane, le mercredi 23 novembre afin d’analyser la situation politique, économique et sociale du pays, et préparer le forum de ses cadres.

Ainsi, sur le plan de la sécurité, le Mdis « regrette et condamne fermement les assassinats notés ces derniers temps et présente ses condoléances aux familles des victimes », rapporte un communiqué.

Selon ce mouvement, « la recrudescence de ces actes démontre l’impérieuse nécessité, pour tous les citoyens, d’être vigilants et pour l’Etat de glisser progressivement vers le service militaire obligatoire, à durée limitée ». Ceci, souligne le document, pour « compléter la formation civique des citoyens et assurer l’apprentissage de métiers ».

Sur la même lancée, concernant l’affaire Barthélémy Dias, le Mdis demande à tous les acteurs qui y sont impliqués de traiter ce dossier avec « lucidité et équité », compte tenu de « l’agression flagrante » dont M. Dias a été victime dans ses bureaux.

Par ailleurs, le Comité a rendu un vibrant hommage aux guides des différentes communautés religieuses du Sénégal, toutes confessions confondues. « Le déroulement dans la concorde des derniers événements religieux comme la Toussaint, le Gamou de Pire et le Magal de Touba est le « reflet d’une cohabitation religieuse exemplaire » ; « gage de la stabilité de notre pays mais également facteur de paix et de cohésion sociale ».

Sous ce rapport, le Mdis à promis de s’approprier les recommandations du Khalife général des mourides aux hommes politiques, sur la nécessité de reconsidérer nos discours et comportements. Sur ce même registre, le Comité d’initiative salue les réalisations du président Macky Sall pour les cités religieuses, « lieux de convergence d’importantes franges des populations dont l’Etat a le devoir d’assurer la sécurité et le bien-être ».

Aussi, dans la mise en œuvre de son programme «Pudc–Mdis : Même Combat», toutes les structures du Mdis, en adéquation avec leurs moyens, ont mené des actions à caractère social et de solidarité envers les populations les plus vulnérables.

Entre autres actes, on peut citer : remise « gracieuse » d’habits et de fournitures scolaires à 600 élèves des villages de Gappo et Badd respectivement dans les régions de Diourbel et Thiès, l’organisation d’une journée médicale de consultations gratuites pour les populations de Pikine, la formation de 150 femmes, dans la ville de Thiès aux différents métiers de transformation de produits agricoles.

Babacar DRAME

Les membres du bureau du Haut conseil des collectivités territoriales sont connus. Selon une source proche du Hcct, l’équipe qui accompagne le président Ousmane Tanor Dieng est composée comme suit : Maël Thiam, administrateur de l’Alliance pour la République a hérité du poste de 1er vice-président. Mme Awa Mandaw Sow est second vice-président.

Landing Savané, secrétaire général du Parti africain pour la démocratie et le socialisme, authentique (Aj/Pads) est le 3ème vice-président, Aminata Lô, responsable de l’Apr à Sébikotane est la 4ème vice-présidente. L’avocat Ousmane Sèye, est 5ème vice-président. Mme Ndèye Siga Faye, 6ème vice-présidente. La chambre aura quatre secrétaires élus. Ce sont : Magatte Thiam, Salimata Diop Dieng, Lansana Sané et Fatimata Niane.

B. DIONE

La journée d’hier réservée aux jeunes a été très riche en enseignements. Leur invité, la Secrétaire générale de l’Oif a répondu, pendant, près d’une heure, aux jeunes blogueurs de Radio France internationale (Rfi) sur des questions ayant trait à l’émigration, l’emploi des jeunes, la formation professionnelle, la gestion des crises dans les pays membres, etc.

La rencontre avec les membres du Mondoblog a permis à Mme Jean d’apporter des éclaircissements sur plusieurs points. Selon elle, des millions d’internautes se sont appropriés de la plateforme mise en place et de nombreux jeunes ont déposé des projets porteurs. « Ce que nous voulons, c’est un réseautage et des partenariats, voire briser la solitude », a dit Mme Jean. Selon elle, l’Oif est prête à soutenir les initiatives postées sur la plateforme. Sur le recul du français, elle a souligné qu’elle est la deuxième langue enseignée dans le monde et la troisième langue d’affaires. S’agissant du numérique, elle a soutenu qu’il doit lutter contre l’analphabétisme. C’est pour cela qu’elle a salué les efforts au Rwanda où grâce au net il y a eu des progrès notoires dans le domaine de la santé. Interpellée sur les projets économiques, elle a déclaré que son organisation soutiendra les jeunes et femmes, car c’est une façon de doper la croissance. « Nous ferons en sorte que chaque pays se développe en essaimant les bonnes pratiques d’où notre rôle de facilitateur », a encore soutenu Mme Jean. Sur les crises politiques à travers l’espace francophone, elle a dit que l’Oif encourage le dialogue, citant le cas de Madagascar qu’elle a accompagné pour une sortie de crise. « Dans certains pays, nous avons, avec les organisations sœurs, intervenu pour le retour rapide à la démocratie en renforçant les institutions en place », a-t-elle précisé.

Pour mieux accompagner le Plan Sénégal émergent, l’Etat va mettre en place un plan de recrutement et de formation au profit de l’Administration. L’annonce a été faite hier à Saly par Mansour Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a annoncé, hier à Mbour, un plan de recrutement et de formation qui permettrait à l’administration sénégalaise d’arriver à « des résultats importants » et de mieux accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse).
Dans le Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique (Pssee), le président de la République, Macky Sall, « a déjà pris des décisions qui vont nous permettre d’avoir un plan de recrutement et de formation qui puisse nous permettre de nous déployer et d’arriver à des résultats importants », a-t-il annoncé.

Le Sénégal dispose d’outils pouvant lui permettre de travailler même si « les ressources humaines sont encore insignifiantes » au sein de l’administration sénégalaise, a-t-il soutenu à l’ouverture d’un atelier d’évaluation des mécanismes de coordination des services extérieurs et d’harmonisation des pratiques de la Direction du Travail et de la Sécurité sociale.

Cet atelier devrait permettre à la Direction du Travail et de la Sécurité sociale d’évaluer ses outils et procédures dédiés à la gestion d’informations pour la structuration du marché du travail, a expliqué Mansour Sy. « Notre département, aujourd’hui, comme la plupart des autres administrations, est confronté à de nombreux défis notamment : celui de ne pas se faire distancer par les mutations à la fois fulgurantes et complexes du monde du travail; celui d’assurer la promotion du travail décent conformément au but fondamental de l’Oit dans un contexte d’exploitation intensive du capital et de la main-d’œuvre ; et celui de produire un service de qualité dans un contexte de raréfaction des ressources publiques en dépit des exigences de plus en plus accrues des usagers du service public », a indiqué Mansour Sy.

Pour relever ces défis, a souligné Mansour Sy, le ministère chargé du Travail compte particulièrement sur la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale. « Cette dernière, s’appuyant sur ses services extérieurs grâce à un maillage de plus en plus affiné du territoire, a la lourde mission de veiller au respect de l’application de la législation sociale mais également à la promotion du dialogue social », a-t-il insisté.

Le ministre a encore soutenu que pour mener à bien cette mission, l’Administration du travail, en mettant en œuvre des procédures diverses, s’est, petit à petit, dotée d’outils et de mécanismes opératoires. Cependant, a-t-il précisé, « tout ce dispositif mis en branle quotidiennement, à divers niveaux, a besoin d’être évalué pour en déceler les dysfonctionnements et proposer des corrections et améliorations ».

Parmi ces mécanismes, procédures ou outils, a fait savoir Mr Sy, certains doivent faire l’objet d’une attention particulière. Il s’agit notamment de la procédure de licenciement des délégués du personnel, du procès-verbal d’infraction, du baromètre social national, de la procédure de reconnaissance syndicale, etc.

Amath Sigui Ndiaye (Avec Aps)

Dakar abrite un séminaire international sur « Enseigner l’histoire des génocides et violences de masse : un point d’entrée pour l’éducation à la paix ».

L’Unesco a initié, à l’intention des inspecteurs de l’éducation de six pays africains, un séminaire portant sur le thème « Enseigner l’histoire des génocides et violences de masse : un point d’entrée pour l’éducation à la paix ». Des pays européens comme la France, la Belgique et l’Allemagne y prennent également part. Il est question de renforcer les capacités des responsables des systèmes éducatifs africains sur la prévention des génocides et violences de masse.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Directeur de cabinet du ministre sénégalais de l’Education nationale. Cette rencontre sur l’histoire des génocides et violences de masse intervient au moment où plusieurs endroits de la planète sont secoués par des mouvements de violences de toutes sortes.

Une équipe d’experts pluridisciplinaires (sociologues, pédagogues, historiens …) a été invitée à présenter des exposés. Evoquant le sujet, les experts ont retenu deux événements phares de l’histoire de l’humanité : le génocide des juifs pendant la seconde Guerre mondiale et celui des Tutsi au Rwanda en 1994. Partant de ces deux massacres de populations ou de communautés, les universitaires Joël Kotek, Pascal Zachary et Ulrich Herbert ont fait ressortir les éléments de contexte, les enjeux et les enseignements à tirer de ces deux évènements odieux et criminels.

Auparavant, un bref rappel sur la définition du mot «génocide » a été présenté aux participants pour leur permettre d’avoir le même niveau de compréhension. Selon Joël Kotek, le génocide peut être défini comme étant un assassinat de masse, un acte de destruction physique. Ainsi, il perçoit le génocide comme le pire des crimes contre l’humanité qui a pour objectif de tuer pour tuer.
D’après les panélistes, les fusillades et les chambres à gaz utilisées comme méthodes d’élimination définitive des juifs ne se justifient pas et témoignent de l’atrocité et de la barbarie des actions de l’Allemagne Nazie.

Programme pédagogique
Face à ces deux événements inhumains survenus au siècle dernier, l’Unesco a conçu un programme pédagogique axé sur la prévention des génocides et les violences de masse. Lequel vise à construire un monde de paix, de tolérance, de dialogue, d’acceptation de l’autre, de pardon. Dans la perspective de réaliser cet idéal de paix, l’Unesco estime que seule l’école peut jouer le premier rôle dans la prévention des conflits et des violences de masse. C’est pourquoi, les responsables des systèmes éducatifs africains sont appelés à développer des initiatives de formation et à inclure les notions de violences de masse et de génocide dans les programmes scolaires.
Le choix porté sur le milieu scolaire pour promouvoir la culture de la prévention des conflits s’explique, selon le secrétaire général de la commission nationale du Sénégal pour l’Unesco, par le fait que l’éducation a un rôle vital à jouer pour construire une résilience à la violence, en encourageant une culture de la prévention, en promouvant la coexistence pacifique et le respect pour tous les peuples.
Le directeur du bureau régional de l’Unesco/Dakar d’ajouter : « par l’éducation, nous parviendrons à façonner de nouveaux citoyens épris de justice, plus engagés pour le respect des droits humains ».
Au nom du ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam, son directeur de cabinet s’est félicité du choix sur Dakar pour lancer cette initiative. Selon Joseph Pierre Ndiaye, c’est par l’école qu’on peut facilement faire passer un message à grande échelle, parce que l’école est le lieu par essence où se forge et se développe l’esprit de paix, de tolérance et de partage. L’école enseigne et véhicule des valeurs cardinales pour bâtir un citoyen responsable, productif et utile à sa communauté.

Pape Coly NGOME

Ministre-conseiller et plénipotentiaire de la coalition présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar » à la commission nationale de refonte partielle du fichier électoral, Benoit Sambou apporte des assurances sur le processus électoral, notamment les inscriptions sur les listes.
Malgré la récente sortie du député Moustapha Cissé Lô, selon qui les élections se tiendront à date échue, le débat autour du fichier ne s’est pas encore estompé. Compte tenu du rythme relativement faible des inscriptions qui laisse présager l’impossibilité d’utiliser le nouveau fichier en confection, Benoit Sambou, en sa qualité de plénipotentiaire de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), est sorti de sa réserve pour minimiser les inquiétudes à la fois des citoyens, de la société civile et de l’opposition regroupée autour de « Mankoo Wattu Senegaal ». A l’en croire, « c’est bien que l’opposition et la société civile alertent mais cette position alarmiste est toutefois à relativiser ». Aussi, prenant acte des lenteurs et autres couacs techniques évoquées par les citoyens qui veulent se faire enrôler et l’opposition, partie prenante du processus électoral, il estime qu’« il faut effectivement aller dans le sens de les rassurer en accélérant le processus ».
C’est ainsi que se fondant sur le dispositif annoncé par le Directeur de l’automatisation des fichiers (Daf) consistant à la mise en place effective de 500 commissions d’ici à la fin du mois de décembre, il a manifesté son optimisme de voir le processus aboutir comme souhaité par toutes les parties prenantes. « A raison de 100 inscrits quotidiennement dans les 500 commissions, c’est mathématiquement bien possible en 6 mois d’inscrire valablement 4 millions 5 à 5 millions d’électeurs et on aura réglé le problème », a-t-il soutenu.
Quid de la réglementation communautaire de la Cedeao stipulant qu’aucune disposition nationale ne peut faire l’objet d’un changement à six mois des élections, M. Sambou s’est voulu formel en précisant que « la Cedeao parle de changement de la loi électoral, alors qu’ici tel n’est pas le cas ». Convaincu qu’il n’y a pas péril en la demeure « pourvu que les autorités accélèrent le processus de déploiement des commissions en installant ces 500 commissions annoncées d’ici à la fin décembre et qu’elles fonctionnent correctement », a-t-il poursuivi. D’autant plus que « si par extraordinaire le processus n’aboutirait pas, l’opposition comme le pouvoir sont convenus et ont recommandé, en le cosignant, l’utilisation de l’ancien fichier qui a servi aux élections antérieures ».


Mamadou Lamine DIEYE

« Entre deux élections, il faut mettre l’accent sur le travail de proximité en étant proche des populations pour les écouter et apporter des réponses à leurs préoccupations », a déclaré hier Cheikh Bakhoum, responsable de l’Alliance pour la République (Apr) dans la commune de Grand Yoff. « Nous sommes déterminés à être avec la jeunesse. Il faut insister sur le travail de proximité », a insisté M. Bakhoum qui est par ailleurs Directeur de l’Agence de développement de l’informatique de l’Etat (Adie). 

Il s’exprimait lors d’une cérémonie de remise d’équipements aux Asc de la commune de Grand Yoff. Cette cérémonie a été aussi marquée par l’octroi de bourses d’études à 30 jeunes de Grand Yoff inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur. La rencontre a eu lieu en présence des représentants des jeunes ainsi que des notables de la commune. « Le président de la République a appelé tous les responsables à être à côté de la jeunesse. Nous appliquons à la lettre cette recommandation. Nous allons accompagner les jeunes et les femmes », a dit M. Bakhoum. Le responsable de l’Apr encourage également les autres responsables locaux à apporter leur soutien aux jeunes. « C’est comme ça que nous pourrons relever les défis de la récupération de la commune de Grand Yoff », a dit Cheikh Bakhoum.

Babacar DIONE

Antananarivo (Madagascar) : Les chefs d’Etat et de gouvernements devant prendre part au 16ème Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie sont attendus à partir d’aujourd’hui, à Tananarive, la capitale malgache.
 
Après le conseil permanent de la Francophonie et la conférence des ministres, c’est autour des chefs d’Etat et de gouvernement d’entrer en lice dès demain, samedi, au centre international de conférences. Le président de la République, Macky Sall, président en exercice de l’Oif, depuis le sommet de Dakar, en novembre 2014, prendra part aux travaux de 48 heures.C’est durant ce week-end que le sommet décidera du pays hôte en 2018. Pour réussir une bonne organisation de l’événement tant attendu par les hautes autorités et les populations de Tananarive, de nombreuses dispositions sécuritaires sont prises sur toute la ville où l’on remarque une forte présence des forces de sécurité et de défense aux points stratégiques et devant les hôtels qui ont fait le plein. 
 
Forte présence des jeunes
Le petit commerce, les chauffeurs de taxis et autres éléments du secteur informel profitent également de la présence de nombreux étrangers pour faire de bonnes affaires. Par exemple, pour assurer un meilleur accueil aux hôtes, dans le domaine du tourisme et l’hôtellerie, 900 personnes ont reçu une formation pour les besoins du  sommet.
 
La journée d’aujourd’hui sera marquée par une grande manifestation au village de la Francophonie où plus de 200 jeunes sont invités par  le ministère de la Jeunesse de Madagascar, l’Oif, la Confédération suisse, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf), la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports ayant le français en partage (Confejes), Wallonie Bruxelles international (Wbi), les offices franco-québécois pour la jeunesse (Ofqj/ Lojiq), France Médias Monde et TV5 monde, et le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Des jeunes de différentes nationalités ont été conviés, pour la première fois, à ce rendez-vous des chefs d’Etat pour s’exprimer de vive voix.
 
Toute la journée, seront organisés des ateliers de renforcement de capacités, de réseautage et des sessions d’échanges avec la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, des chefs d’Etats et de gouvernement, l’administrateur de l’Oif, et des ministres des Etats et gouvernements de la Francophonie.
Dans la matinée, 65 jeunes dont 20 jeunes internationaux, 40 jeunes malgaches et 5 jeunes entrepreneurs de la Confejes participeront à la rencontre. Une deuxième partie est prévue dans l’après midi avec 130 autres jeunes. 
 
Un panel de haut niveau de l’Onu sur l’autonomisation des femmes
En marge du 16ème Sommet de l’Oif, le panel de haut niveau sur l’autonomisation économique des femmes, institué en janvier 2016, par le Secrétaire général des Nations unies, va tenir une réunion de consultations aujourd’hui, à la Salle de conférence du Village de la Francophonie à Antananarivo. Cette rencontre est placée sous la présidence effective de la Première dame de Madagascar et sous l’égide du Conseil national d’orientation du XVIème Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie, du ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme.
 
La consultation vise divers services de l'Etat, le secteur privé et la société civile de Madagascar, ainsi que les participants à la conférence de la Francophonie. Les échanges seront modérés par notre compatriote Amadou Mahtar Bâ, membre du panel, co-fondateur et président exécutif de All Africa Global Media Inc. Les objectifs sont de créer un espace pour un dialogue actif avec les pays membres et organisations de l’Oif pour catalyser l'action et les partenariats afin d'appuyer l'autonomisation économique des femmes par les Etats, les entreprises et les organisations de la société civile ; de discuter de questions liées à l'autonomisation économique des femmes qui sont particulièrement pertinentes pour les pays membres de la Francophonie et de la mise en œuvre de stratégies nécessaires pour opérer un changement.
 
Il s’agira aussi d’identifier, pour les pays membres de l’Oif, des domaines concrets de suivi qui peuvent susciter des engagements, actions, effets et résultats spécifiques ; et établir des partenariats avec l'Etat, les entreprises et la société civile pour réaliser le programme d'autonomisation économique des femmes. 

De notre envoyé spécial, El hadji Abdoulaye THIAM

Un colloque international sur le thème : « Les relations entre l’Afrique et l’Europe aujourd’hui : Néolibéralisme, paix et développement » s’est  ouvert hier à Dakar. Les universitaires ainsi que les responsables politiques et acteurs associatifs qui y prennent part appellent à plus d’équilibre dans les relations entre l’Afrique et l’Europe.

L’Afrique est devenue l’une des locomotives de la croissance économique mondiale, grâce notamment à l’exploitation de ses immenses ressources naturelles. Dans le contexte de crise économique généralisée, il apparaît que l’usage des ressources naturelles africaines et la valorisation des potentiels du continent vont au-delà d’une simple question de gouvernance. Il ressort de la nécessité de réinventer sa souveraineté effective à l’échelle  autant nationale que panafricaine. C’est du moins l’avis le plus partagé, des participants du colloque de Dakar.

Samba Sy, secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (Pit)  souligne que trois jours durant, des hommes et des femmes issus de différents pays et continents vont croiser leurs opinions pour «repenser notre monde tel qu’il va». Ce monde paradoxal porteur de lourdes menaces, mais qui augure également d’horizons absolument enchanteurs, a-t-il souligné. Il s’agit, dès lors, d’en prendre l’exacte mesure et ensemble essayer de voir comment faire pour minorer les risques. Se prononçant sur le cas spécifique du continent africain, M. Sy est d’avis que « l’Afrique va nécessairement voler de ses propres ailes ». La lutte n’est pas seulement une lutte contre l’Afrique et un continent quelconque. On aspire juste à davantage de liberté, d’indépendance économique, de bien-être. L’objectif est de faire émerger la justice sociale à travers le bien-être de tous, a-t-il précisé.  Les relations entre le continent africain et l’Europe, et plus largement avec le reste du monde, leur impact sur les territoires et les populations, seront au cœur des débats. «La survie des systèmes impose la généralisation des politiques et une nouvelle étape dans l’offensive pour la libéralisation des économies, aussi bien en Europe qu’en Afrique », a dit Alain Obadia, président de la fondation Gabriel Péri. Les organisateurs de la rencontre préconisent, avant d’aborder l’émergence, de revoir le paradigme de développement mis en œuvre jusqu’à présent. Les accords de partenariat économique entre l’Union européenne et l’Afrique qui visent la suppression des instruments permettant une maîtrise publique des échanges et des investissements, les accords de libre-échange tels que l’accord de partenariat transpacifique (Tpp), le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (Ttip) ou l’Accord économique et commercial global avec le Canada (Ceta), seront discutés.

Oumar BA

Dans sa réunion ordinaire du mardi 22 novembre 2016, le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de «Bennoo Bokk Yaakaar» a lancé un appel à tous les Sénégalais de quelque bord où ils se situent pour une réappropriation de nos valeurs humaines, démocratiques, culturelles et religieuses. Un appel qui fait suite à la série de meurtres enregistrés dans le pays.

Il s’agit notamment de l’assassinat de la cinquième vice-présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese), Fatoumata Mactar Ndiaye et du taximan Ibrahima Samb. Bennoo souhaite qu’une introspection et une réflexion soient faites par l’ensemble des Sénégalais. Mais Bennoo n’exclut, pour autant, guère la responsabilité de l’Etat et le comportement des Sénégalais eux-mêmes dans ces différents évènements malheureux. « Autant, il est des questions qui interpellent la responsabilité régalienne de l'Etat, en termes de politique sécuritaire, de moyens humains et matériels à la hauteur de l'enjeu de la protection de l'intégrité physique des hommes et de leurs biens, autant les comportements et attitudes du citoyen doivent être interrogés », lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu.

  Toutefois, les membres du Secrétariat permanent ne se privent pas de féliciter le gouvernement pour tous les « efforts fournis », notamment dans la modernisation et l’équipement des différents corps de sécurité et le recrutement annoncé de 4000 agents de police et de gendarmerie. « Le Sep, tout en encourageant l'Etat à poursuivre cette dynamique, demande à celui-ci de renforcer la politique de l'emploi des jeunes et surtout de persévérer dans la réalisation des programmes de croissance économique et de développement social inclusif du Pse », ont ajouté les membres du Sep.

Maguette NDONG

Le Grand parti exprime son désaccord sur la partie de la réforme du secteur de la Magistrature qui propose de porter l’âge de la retraite du Premier président de la Cour suprême et du Procureur général près la Cour suprême à 68 ans. Selon un communiqué publié par le parti dirigé par El-Hadji Malick Gackou, cette décision suscite des interrogations même s’il a été décidé de l’étendre aux présidents des chambres de la Cour suprême, aux présidents des Cours d’appel et aux procureurs généraux des dites Cours d’appels.

« Au-delà de la violation du principe de l’égalité des citoyens devant la loi et devant les charges publiques que pose cette réforme, les citoyens se posent des questions sur son opportunité et sur sa pertinence », déplore le Grand parti. Pour Malick Gackou et ses camarades, tout se passe comme si le Pouvoir exécutif qu’ils accusent de « s’être aliéné, le Pouvoir législatif a entrepris de contrôler le Pouvoir judiciaire  par le haut, en décidant d’allonger l’âge de la retraite de certains hauts magistrats, s’assurant ainsi de leur reconnaissance éternelle ».

C’est pourquoi, ils saluent la réaction de L’Union des magistrats du Sénégal. Selon le Gp, cette réaction hostile au projet « traduit la claire conscience des magistrats du danger qui guette leur corps ». « Il est temps de mettre un terme aux assauts répétés portés à la magistrature et à la Justice  et de s’efforcer à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour garantir aux Juges leur indépendance et leur autorité », plaident-ils.

Babacar DIONE

Armin Osmanovic, Directeur du Bureau Afrique de l’Ouest de la fondation Rosa Luxemburg

« Soutenir les résistances contre les pouvoirs répressifs »

La hausse des inégalités qui découle de l’absence de perspectives (accès aux besoins primaires, à l’emploi, à l’électricité) et démocratiques contre l’enrichissement illicite, le respect de la légalité constitutionnelle et des droits fondamentaux, préoccupent plus d’un titre les conférenciers de Dakar.     « Des avancées réelles voient le jour concernant notamment le retour de la justice avec la mise en place d’institutions indépendantes, ou la dissolution de corps militaires autonomes au service de clans au pouvoir », a déclaré Armin Osmanovic, directeur du Bureau Afrique de l’Ouest de la fondation Rosa Luxemburg, à l’ouverture du colloque. Ces résistances, qui se heurtent ailleurs à des pouvoirs répressifs déterminés, doivent être soutenues pour ouvrir de réelles perspectives de changement de l’ordre social, a-t-il ajouté. Les participants ont promis d’ouvrir un débat sur les défis et moyens pouvant réellement et durablement endiguer les menaces globales. Des réflexions seront également dédiées à l’instrumentalisation des menaces qui veut substituer « aux questions sociales les questions identitaires ».    

O. BA

Les femmes porteuses de voile peuvent se faire confectionner une carte d’identité biométrique sans se décoiffer. La décision a été annoncée hier par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à travers un communiqué publié dont copie nous est parvenue. « Suite aux nombreux incidents signalés dans certaines commissions administratives d’instruction des demandes de carte d’identité biométrique Cedeao et la refonte partielle des listes électorales, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique porte à la connaissance du public que des instructions ont été données  aux présidents de commission ainsi qu’aux opérateurs pour accepter d’enrôler les femmes porteuses de voile sans exiger d’elles qu’elles se décoiffent », souligne le communiqué.

Le texte ajoute que « l’enrôlement peut se faire dès que le visage est assez dégagé sans avoir besoin de découvrir les oreilles ».

B. DIONE

L’Alliance pour la République appelle à une introspection face aux meurtres enregistrés ces derniers mois au Sénégala.
« La situation appelle à un sursaut national pour collectivement et individuellement interroger nos comportements, faire un retour sur notre mission et responsabilité d’être humain, afin de mettre un terme à ces pratiques incompatibles avec nos ressorts religieux et nos valeurs sociétales », souligne un communiqué signé par le Porte-parole, Seydou Guèye.

L’Apr estime que la société sénégalaise est « incontestablement en prise avec un problème nouveau, un défi qui, au-delà des aspects liés à la sécurité des biens et des personnes, requiert l'implication de tout le monde, des familles, des religieux, des enseignants, des leaders d'opinion, etc., pour rappeler les préceptes et valeurs qui gouvernent notre nation, notre vivre ensemble, nos traditions et croyances ancestrales ». La sortie de l’Apr fait suite à l’assassinat odieux de Mme Fatoumata Mactar Ndiaye, vice-présidente du Conseil économique social et environnemental, le samedi 19 novembre 2016 à son domicile sis à Pikine. « L'Alliance pour la République s'incline devant la mémoire de l'illustre disparue, sauvagement arrachée à notre affection ; une militante hors pair, une responsable engagée et dévouée, qui s'est toujours donnée, corps et âme, pour le triomphe du parti, dans un Sénégal de paix, prospère et émergent », souligne le communiqué. « Devant cet acte ignoble, lâche et barbare, qui vient allonger la série macabre de ces derniers mois, l'Alliance pour la République exprime toute son indignation, sa vive préoccupation, et appelle les autorités à prendre toutes les mesures idoines pour condamner, avec la plus grande sévérité, les coupables de telles abominations », insiste le parti dirigé par le président Sall.

Dans cette perspective, l’Apr a exprimé son soutien total au président de la République, Macky Sall, pour les décisions annoncées, visant à renforcer la sécurité des citoyens, à durcir les peines encourues par les auteurs d’actes aussi innommables, afin de dissuader et d’enrayer définitivement ce fléau qui commence à gagner notre société.

Enfin, au regard des liens étroits et fraternels qui unissaient feue Fatoumata Mactar Ndiaye aux camarades et de la dimension dramatique de cette barbarie, l’Alliance pour la République dit approuver la décision prise par le président du Parti, Macky Sall, d’annuler purement et simplement, toutes les festivités initialement prévues dans la célébration de l’anniversaire du parti, le 1er décembre 2016.

Babacar DIONE

« L’opinion de Me Amadou Sall sur la prise en charge de la sécurité des populations ne change pas. Elle ne varie pas », a-t-il insisté. Me Sall dit ne pas faire partie de ceux qui sont pour le retour de la peine de mort pour faire face à la recrudescence de la violence. Le responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds) en appelle, dès lors, au calme de part et d’autres.

« J’invite toutes les parties, dans un esprit dénué d’appartenance politique, à réfléchir, de manière lucide et froide à la fois. Il s’agira d’abord d’identifier les causses de la subite montée de l’insécurité et d’essayer ensemble d’y apporter des solutions idoines et définitives », a-t-il préconisé. Me Sall est d’avis qu’il manque suffisamment de forces de sécurité destinées à veiller à la quiétude des populations. Les autorités doivent également disposer d’une direction précise des missions et orientations sécuritaires. Ces forces de sécurité doivent essentiellement occuper le terrain et non plus être cantonnées dans les casernes pour ne sortir qu’à l’occasion d’événements exceptionnels, a-t-il suggéré. «On doit quotidiennement entretenir et alimenter la sécurité des populations. Il est aussi essentiellement de réorienter les forces de sécurité dans leurs principales missions », a-t-il dit. Il pense que la justice est également concernée. Non pas qu’elle doit être plus répressive, mais plutôt plus organisée. «Il nous faut une justice, avec plus de moyens, ce qui, à coup sûr, garantira sa plus grande efficacité», affirme t-il. Selon Me Sall, il est plus que jamais nécessaire que le gouvernement pense à former plus de policiers et veiller à davantage de recrutements. Sur un tout autre registre, il constate «il est très courant de voir les forces de sécurité massivement jalonner les artères, quand une autorité se déplace. C’est à croire après cela, ces mêmes éléments retournent dans les casernes. C’est une situation à revoir», a-t-il dit.

O. BA

Le Secrétariat exécutif de la Plateforme politique «Avenir, Sénégal bi ñu bëgg» invite le gouvernement à renforcer la sécurité publique, à travers des mesures idoines susceptibles de garantir, à la fois, le bien-être et l’épanouissement des citoyens.

La Plateforme politique «Avenir, Sénégal bi ñu bëgg » s’est émue, à travers un communiqué, « des démons de la violence crapuleuse et de la barbarie » notés ces derniers temps au Sénégal. Cette organisation politique est d’avis que la sécurité des Sénégalais, de l’intérieur comme de l’extérieur, doit demeurer une préoccupation majeure du pouvoir en place et faire l’objet d’un traitement urgent, avant que les phénomènes d’autodéfense et la constitution de milices privées par les populations ne constituent un recours légitimé, mais regrettable et porteur de tous les dangers.

Le communiqué rappelle que la question de la sécurité intérieure du pays a suscité l’inscription à l’ordre du jour du dialogue national lancé il y a quelques mois par le président de la République. Mieux, « un certain nombre de mesures a été pris par la suite, relatives au renforcement des moyens et du déploiement de nos forces armées à travers le pays et singulièrement le long de nos frontières », lit-on sur le texte. Bien qu’elles soient louables, ces mesures « sont, cependant, insuffisantes, tant il est vrai que, l’insécurité est devenue, de nos jours, un véritable phénomène de société et nous n’en voulons pour preuve que la multiplication des meurtres, viols d’enfants et autres phénomènes de grand banditisme», relève le communiqué. L’organisation attire l’attention du gouvernement à s’intéresser au renforcement des effectifs et des moyens des forces de police et de sécurité.

Elle plaide pour la réalisation de vastes programmes de sensibilisation des militaires et policiers aux valeurs républicaines, aux droits humains et aux principes démocratiques et de l’Etat de droit. La plateforme invite au renforcement de l’indépendance du système judiciaire et l’aménagement de conditions optimales pour un engagement réel du personnel judiciaire et parajudiciaire à assurer une tolérance zéro à l’encontre des crimes et délits, surtout ceux se caractérisant par des circonstances aggravantes. Elle dit plaider pour la mise en œuvre des mesures indispensables dans les secteurs sociaux : de l’éducation civique et de l’éducation à la citoyenneté, du système éducatif national, de la lutte contre la précarité et les phénomènes d’exclusion, de la réinsertion des marginaux et de la lutte contre la drogue et, enfin, de la protection sanitaire. La Plateforme politique appelle tous les acteurs sociaux et politiques, ainsi que tous les chefs religieux et coutumiers, à dénoncer publiquement, solennellement et fermement, dans leurs communautés respectives et partout où ils se trouvent, de telles dérives indignes de notre société.

Oumar BA

Le parti Rewmi de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, perd un de ses responsables à Kaolack. Serigne Momar Sokhna a rejoint Bokk Gis Gis, la formation politique dirigée par Pape Diop.

Serigne Momar Sokhna a annoncé son départ du parti de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck. M. Sokhna a décidé de grossir les rangs de Bokk Gis Gis de Pape Diop. L’ancien responsable de Rewmi dans le département de Kaolack dit avoir mûrement réfléchi sa décision. « C’est l’aboutissement de plusieurs années de frustration pour moi et mes camarades. Nous nous sommes investis totalement au service du président Idrissa Seck, en engageant nos maigres ressources financières pour renforcer la base du parti dans le Saloum. Durant les campagnes électorales, nous étions marginalisés au dépens des responsables de la commune de Kaolack qui concentraient tous les moyens dégagés par la direction de Rewmi », a déclaré le désormais ex-responsable de la formation politique d’Idrissa Seck au cours d’un point de presse dans son fief de Latmingué, dans le département de Kaolack.

Il a expliqué que c’est le refus de son ancien mentor de venir voir les militants sur le terrain qui a précipité son départ vers une autre figure libérale Pape Diop. « Nous avions, en vain, interpellé la direction du parti sur la nécessité de voir le président Idrissa Seck au chevet des populations du Saloum comme le font des responsables de l’opposition ou même le président Macky Sall. Mais à chaque fois, on s’est heurté à un refus qui ne dit pas son nom », affirmé M. Sokhna. « Nos militants nous ont demandé d’aller voir un autre leader plus préoccupé par le sort des populations rurales du Saloum et le choix s’est porté sur Pape Diop de Bokk Gis Gis qui ne reste pas deux mois sans venir dans la région », a-t-il ajouté.

Le responsable politique de Latmingué a réitéré son ancrage dans l’opposition. Il a souligné rester dans le giron libéral avec Bokk Gis Gis. « Notre ambition est de nous positionner pour remporter les trois sièges de député du département de Kaolack avec notre nouvelle formation politique dirigée par un homme qui a occupé les plus hautes fonctions au Sénégal, avec la présidence de l’Assemblée nationale et du Sénat », a souligné M. Sokhna.

Un meeting de ralliement présidé par le leader de Bokk Gis Gis, Pape Diop, est prévu le 3 décembre prochain dans la commune de Latmingué.

Elimane FALL

« Les relations entre l'Afrique et l'Europe aujourd'hui : Néolibéralisme, paix et développement », c’est le thème du colloque international qui s’ouvre, aujourd’hui, à Dakar. Il est organisé par la fondation Gabriel Péri, la fondation Rosa Luxemburg, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) et le Département de philosophie de la Faculté des sciences et technologies de l'éducation et de la formation de l’université Cheikh Anta Diop en partenariat avec la revue Recherches internationales.

Le colloque se tient pour la 5ème fois à Dakar. Pendant 3 jours, des responsables politiques, des syndicalistes, des acteurs associatifs et de mouvements citoyens, ainsi que des chercheur(e)s, débattront sur ce thème. « Depuis la crise de 2008, les forces dominantes du capitalisme accentuent la pression sur les populations, les territoires et leurs ressources. La survie du système impose la généralisation des politiques d’austérité et une nouvelle étape dans l’offensive pour la libéralisation des économies, dans le déni des exigences démocratiques aussi bien en Europe qu’en Afrique », soulignent les organisateurs dans un document publié.

B. DIONE

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