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Politique (3148)

La coalition « Bennoo Siggil Senegaal » (Bss) s’est réunie à la permanence du Pit en assemblée générale extraordinaire pour mettre en place un bureau en charge de la coordination du département de Thiès. Alioune Sarr, responsable régional de l’Alliance des forces du progrès (Afp) a été porté à la présidence de la structure. Il sera secondé par Amath Camara, coordonnateur régional du Pit, pour épauler ce dernier, trois vice-présidents ont aussi été désignés. Il s’agit de Thierno Ndiaye du bloc populaire sénégalais (Bps), Moussa Samassa de Warefwi et Alioune Togola de l’Afp…

Après son installation, Alioune Sarr a exprimé toute sa disponibilité en vue de conduire à bon portla structure départementale de Thiès de la coalition Bss. « Evidemment, ma seule contrainte sera, parfois, ma charge de ministre ; alors, je sollicite votre indulgence », a-t-il souligné.

Mbaye BA

Cheikh Mouhamadou Mansour Niasse, ambassadeur itinérant, par ailleurs premier serviteur du Rassemblement pour le peuple (Rp), s’est prononcé en marge des activités commémoratives de la naissance de son père Cheikh Mouhamadou Mamoune à Djilékhar, sur le dossier palestinien et des initiatives diplomatiques du Sénégal sur cette question.

Le fondateur du Rp, selon son fils, Serigne Mamoune Niass, a formé le premier comité Al Qods au Sénégal.
« Il faut se réjouir du soutient constant que notre pays, à travers sa diplomatie, manifeste au peuple palestinien, et cela ne date pas d’aujourd’hui », a dit l’ambassadeur itinérant. Il a rappelé que depuis 1967, au lendemain de la Guerre des 6 jours, la diplomatie sénégalaise s’est illustrée par des positions courageuses de soutien à la cause palestinienne. « Nous mêmes, très jeunes, nous avons été éduqués dans la défense de nos frères palestiniens, notre grand-père, Cheikh al Islam invitait, lors de chaque fête religieuse, des membres de la communauté palestinienne établis dans le pays », a-t-il déclaré. Il ajoute : « feu mon père, Cheikh Mouhamadou Mamoune, fut parmi les premiers à former un comité national Al Qods sur ses instructions pour sensibiliser davantage les populations au sort de nos frères de Palestine ». Avec l’avènement du président Macky Sall, il faut le reconnaître, ce soutien diplomatique a connu un tournant avec le parrainage d’une résolution au Conseil de sécurité de l’Onu sur les droits inaliénables du peuple palestinien, alors que des pays arabes, à la suite de pressions étrangères, ont refusé de le faire, fait-il remarquer


D’ailleurs, a-t-il révélé, le Khalife général, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, a écrit au président de la République pour le féliciter de cette démarche courageuse et inédite de notre diplomatie, suivant ses instructions pour renforcer le leadership du Sénégal sur la scène internationale dans le combat pour défendre les droits inaliénables du peuple de Palestine.

Elimane FALL

Sous la houlette du gouverneur Alioune Aïdara Niang et du maire Mansour Faye, les autorités administratives, politiques, municipales, coutumières, religieuses et les populations de Saint-Louis se mobilisent depuis une dizaine de jours pour réserver un accueil mémorable au président Macky Sall, attendu demain pour remettre des lots importants de matériels de pêche aux pêcheurs de la Langue de Barbarie et un appui financier consistant aux 629 familles de pêcheurs rapatriées de la Mauritanie.

Cette information a été confirmée, hier, par Ababacar Bitèye, directeur de cabinet du maire Amadou Mansour Faye.
Selon M. Bitèye, le chef de l’État mettra à la disposition des pêcheurs de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, de l’hydrobase, des moteurs hors-bord et autres accessoires très importants, avant de s’entretenir avec les représentants des communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie sur les mesures prises par le gouvernement pour contribuer efficacement au développement de la pêche en général et à la réinsertion socioéconomique des familles des pêcheurs rapatriées de la Mauritanie, en particulier.

Ababacar Bitèye n’a pas manqué de rappeler la visite que le président Macky Sall a effectuée, le 5 mars dernier, dans la capitale du Nord, à l’issue de laquelle, il s’était déjà engagé à assister 500 familles rapatriées, à donner des instructions pour la tenue d’un conseil interministériel sur les problèmes de la pêche et de la brèche, etc.

A en croire M. Bitèye, il ressort des conclusions de ce conseil interministériel, la farouche volonté du gouvernement de baisser la pression démographique notée dans les quartiers de la Langue de Barbarie (Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, hydrobase, etc.). Il a fait allusion à la possibilité de reloger certaines populations de la Langue de Barbarie dans des zones viabilisées situées dans la région de Louga, plus précisément vers Potou dans le département de Kébémer, Lompoul, Kayar, à quelques encablures de la mer. Un travail remarquable est effectué dans ce sens et en étroite collaboration avec le maire de la commune de Léona (arrondissement de Sakal), Jamyody Bâ.

M. Bitèye s’est réjoui également de la décision prise récemment par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, lors du dernier Crd présidé par le gouverneur Alioune Aïdara Niang dans les locaux de la préfecture, pour plaider, auprès du chef de l’État, pour la prise en charge de toutes ces familles rapatriées.

Il a aussi rappelé qu’en présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, avait également saisi cette occasion pour signer, avec le maire de Saint-Louis, la convention de concession du complexe de transformation et de valorisation des produits halieutiques de Gokhou-Mbathie. A son tour, Mansour Faye avait aussi signé une convention de sous-concession avec la présidente du Gie interprofessionnel des transformatrices de Gokhou-Mbathie, Adja Gnagna Seck.

Mbagnick Kh. DIAGNE

Une cérémonie d’enrôlement de familles de Grand Yoff à la Couverture maladie universelle (Cmu) a eu lieu, hier, au Cices en présence de hauts responsables de l’Alliance pour la République.
Une centaine de familles de la commune de Grand Yoff ont été enrôlées, dans la Couverture maladie universelle. C’était lors d’une cérémonie organisée par le responsable de l’Alliance pour la République, Cheikh Bakhoum, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, du maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr et d’autres hauts responsables de la mouvance présidentielle. « Ce sont des programmes sociaux qui ont été mis en place par le président Macky Sall. Il s’agit d’aider les familles à se soigner à moindre coût », a déclaré Cheikh Bakhoum. « C’est un geste d’accompagnement des fils de la commune de Grand Yoff. Nous ne cesserons de venir vers vous pour partager vos préoccupations », a lancé M. Bakhoum à la foule qui a pris part à la cérémonie qui a eu lieu au Cices.

Des financements ont été également accordés à 50 groupements de femmes porteurs de projets. « Aider les femmes pour le développement de leurs activités économiques pour nourrir leurs familles. J’appelle tous mes camarades à multiplier ces actions à l’endroit des femmes », a souligné le Directeur général de l’Agence de l’informatique de l’État qui annonce un programme de formation destiné aux femmes et aux jeunes. Amadou Ba a, de son côté, indiqué que la Cmu est l’un des succès de la gouvernance du président Macky Sall. C’est pourquoi, il a appelé les populations à soutenir davantage le chef de l’État en lui accordant une majorité à l’Assemblée nationale. Le responsable de l’Apr aux Parcelles assainies a dit que l’Apr travaille en équipe dans le département de Dakar. « Je ne crois pas au terme tête de liste. Nous avons une liste majoritaire. On va perdre ensemble ou gagner ensemble. L’important est de travailler en groupe. Être premier ou dernier de la liste est exactement la même chose pour moi. Nous sommes des camarades. Nous sommes là pour mettre en œuvre la vision du président, Macky Sall », a lancé Amadou Bâ.

Abdoulaye Diouf Sarr a, pour sa part, exhorté les populations à donner une majorité confortable au président de la République.

Babacar DIONE

De passage à Rufisque, hier, le chef de l’État s’est rendu à Guendel (Nord) pour présenter ses condoléances à la famille de Thierno Abdallahi Diop, décédé, il y a une semaine. Pour le chef de l’État, le décès du saint homme, grand moukhadam dans la tarikha tidjiane, constitue une immense perte pour le monde musulman. Car, selon lui, Thierno Abdallahi aura contribué à l’expansion de l’Islam dans beaucoup de localités et notamment à Rufisque où il s’est installé depuis qu’il a quitté son village natal de Kaedi. Macky Sall dit, toutefois, remettre tout cela sous le compte de la volonté divine. Il a demandé à son fils aîné, Thierno Mouhamadou Lamine Diop et à sa famille de continuer l’immense œuvre entamée par leur père. A Guendel, le chef de l’État était accompagné par une forte délégation composée des ministres Abdoulaye Daouda Diallo, Oumar Guèye, Mamadou Talla, des membres de son cabinet tels que Me Oumar Youm, Mbaye Ndiaye, etc.

M. NDONG

La saturation des listes des candidats à la députation n’est pas le fait des partis politiques légalement constitués. C’est l’intime conviction de l’Honorable député Abdoulaye Makhtar Diop, par ailleurs Grand Serigne de Dakar selon qui, l’imbroglio politico-électoral né des 47 listes devant participer aux prochaines législatives est la résultante des candidatures de la société civile et autres indépendants qui, faute de trouver les signatures nécessaires à leur enrôlement, se sont ligués avec des partis politiques.

A la question de savoir pourquoi cette pléthore de listes pour les législatives du 30 juillet prochain, le député Abdoulaye Makhtar Diop, investi à la 5ème place dans la liste proportionnelle de « Bennoo Bokk Yaakaar », pointe du doigt, sans détours, la société civile. A l’en croire, « il y a autant de liste du simple fait que beaucoup de gens qui se réclamaient de la société civile qui s’agitent depuis un an, étant incapable de réunir les 10.000 signatures requis pour participer aux élections, sont allés vers les partis politiques légalement constitués ». Ceux-ci, reconnus par le code électoral comme habilités à aller à la compétition « leur ont servi de raccourcis pour participer aux joutes électorales et personne n’y a prêté attention », a-t-il fait savoir. Considérant qu’au regard de la loi, 47 listes signifient que dans un centre de vote de dix bureaux, il y aura 470 représentants de partis plus les membres des bureaux et les assesseurs, le Grand Serigne de Dakar a ainsi plaidé, « au nom de la stabilité et des intérêts du pays, que les parties prenantes au processus s’entendent pour que la sérénité du vote soit assurée au moment du dépouillement ». Dans cette optique, autorisez l’électeur à choisir cinq bulletins n’entacherait en rien le secret du vote, même si, à son avis, « en faisant un tel choix, on sait que vous ne voterez pas pour les 42 bulletins ». Autrement dit, pour protéger le secret du vote, « ce qu’on veut cacher c’est celui pour lequel vous votez », a-t-il soutenu.

M. L. DIEYE

Après la publication officielle des listes des candidatures pour les prochaines législatives, l’heure est à la réflexion du côté des principaux états majors politiques engagés dans ce scrutin. Dans la région de Kaolack où sont représentés l’essentiel des partis et coalitions, deux listes se distinguent : la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) au pouvoir et celle regroupant le Parti démocratique sénégalais (Pds), et certains de ses alliés. 

La région de Kaolack, bien représentée dans la 12ème législature, avec le président Moustapha Niasse et la vice-présidente de l’Assemblée nationale Awa Guèye, va s’engager dans les prochaines élections législatives avec une représentation moins importante. Occupant la 1ère et la 3ème place sur la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) en 2012 , elle voit le premier candidat issue de la région Momath Sow à la 31 éme place sur la présente liste. Idem dans les autres listes ou en dehors de Rokhaya Diouf à la 10ème place de la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal » et Moustapha Naby Dia de « Joyyanti » d’Abdoul Mbaye les candidats de la région sont loin derrière. Un positionnement national moindre qui va rendre plus âpre la lutte pour rafler la mise sur la liste majoritaire départementale. Avec cinq (5) sièges répartis entre Kaolack (2) Nioro (2) et Guinguinéo (1) la bataille du Saloum vaudra son pesant de voix. Mais dans cette course pour contrôler la région deux coalitions semblent avoir une longueur d’avance sur la trentaine en lice dans la circonscription. C’est d’abord « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) la coalition soutenant le pouvoir en place, qui fort de ses derniers résultats au référendum et aux locales de 2014 est donnée favorite par les observateurs de la scène politique locale. Avec des investitures ne soulevant pas de contestations pour le moment, la mouvance présidentielle est sur un nuage dans le Saloum. D’autant plus que dans le département de Nioro, c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse(Afp) qui est la tète de liste aux côtés de Diè Mandiaye Bâ de l’Apr, un duo qui devra faire face à Bassirou Kébé du Pds. Dans le département de Kaolack, c’est le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Mariama Sarr (Apr) qui dirige la liste secondée par Koraichi Niasse (Afp). Ils devront croiser le fer avec Assane Niasse et Mame Bousso Diaw les deux candidats de « Manko wattu Sénégal ». Dans le dernier département la lutte semble plus indécise entre le maire de Fass Barigot, Mandiaye Kébé (Apr) qui conduit la liste Bby et le candidat de la coalition libérale Mamadou Bakhoum (Pds) d’autant que l’édile de Guinguinéo investie à la 10ème place sur la liste nationale va peser de tout son poids pour faire gagner ses camarades. Dans cette circonscription, il faudra compter avec le maire de Darou Mboss investi sur la liste de « Manko Takhawou Sénégal » dirigée par le maire de Dakar. Cette liste est aussi présente dans les trois départements représentés par des élus municipaux pour la plupart. Quant à la coalition ‘’Leeral’’ de Me El Hadj Diouf, elle est présente aussi à Kaolack avec un ancien fonctionnaire des Impôts El Hadji Fékébé Diarra dit ‘’ Balla’’ et « Sénégal Day Dem » de Cheikh Tidiane Gadio par Omar Diallo du parti de l’ancien député Mouhamadou Bassirou Sarr.

Pour rappel, la région de Kaolack compte 384.792 inscrits répartis ainsi, Kaolack en tête avec 209.936, suivi de Nioro avec 115.455 et de Guinguinéo 49.401.

Elimane FALL

Malgré la non-investiture de ses responsables dans les listes de la coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar », le Parti africain pour la démocratie et le socialisme, authentique (Aj/Pads/A) a exhorté ses militants à se déployer dans la bataille des législatives en s’impliquant activement dans la pré-campagne et dans la campagne électorale. Il s’agit, selon Landing Savané et ses camarades qui se sont réunis hier, de « barrer la route aux forces revanchardes et donner une majorité parlementaire qualifiée au président Macky Sall ».

Aj/Pads/A a dit respecter « l’intelligence collective et militante de ses militants des fédérations départementales qui ont exprimé leurs frustrations, en raison de la non prise en compte du parti dans le choix des candidats à la députation ». « Cette colère est d’autant plus compréhensible que ce sera la deuxième législature qui se déroulera sans la présence, à l’Assemblée nationale, d’un seul député issu de notre formation politique », ont déploré les responsables du parti.

Tout en prenant acte de cette absence, Aj/Pads/A dit être convaincu, « que le Sénégal, sous le magistère du président Macky Sall, politiquement soutenu par « Bennoo Bokk Yaakaar », est en train de faire de remarquables progrès dans plusieurs secteurs de la vie socioéconomiques du pays ; ainsi, des fractures sociales et des distorsions de développement sur le plan géographiques sont progressivement en train d’être réduites ». Aussi, a poursuivi le parti, « pour rester fidèle au slogan « Sénégal rekk mo niou nior » et pour ne pas donner l’impression de remplacer le concept essentiel de lutte des classes par une puérile lutte des places, le Se a décidé d’entamer incessamment une tournée nationale de sensibilisation et d’explications dans les fédérations »

Babacar DIONE

La coalition "Assemblée Bi Nu Begg" a joué sur la diversité socioprofessionnelle, dans ses investitures aux prochaines législatives du 30 juillet 2017. En plus de sa liste nationale dirigée par Mohamed Sall Sao, expert international en administration et finance publique, la coalition "Assemblee Bi Nu Begg" est présente aussi dans cinq départements du pays.

Elle est essentiellement composée d’organisations politiques, de mouvements citoyens, du mouvement national des artisans du Sénégal, d’associations... La coalition a investi cinq départements dont celui de Thiès, dirigé par Mme Fatou Diom, enseignante, Bambey par Modou Ndiaye, conseiller municipal et secrétaire général d’un syndicat de transport, Mbacké par Mamadou Ndiaye, opérateur économique, Gossas par Makhtar Sow, doctorant en sociologie et Ziguinchor par Alpha Dia, major de l’armée à la retraite et président d’association. Des départements que Cheikh Tidiane Guèye, directeur de campagne de la coalition "Assemblee Bi Nu Begg", a qualifiés de départements clés. Aussi pour la liste nationale, « c’est une diversité socioprofessionnelle de 110 candidats dont des chefs d’entreprises, des opérateurs économiques, des agriculteurs, des cadres supérieurs, des étudiants….

Les investitures ont concerné des candidats crédibles », a fait comprendre Cheikh Tidiane Guèye, à l’occasion de la présentation de leur coalition. La coalition "Assemblee Bi Nu Begg" dont « la moyenne d’âge des candidats est de 47 ans » se veut « une plateforme multipolaire » et entend « alléger les souffrances des populations, corriger les inégalités sociales, approfondir le processus démocratique de notre pays », a fait savoir sa tête de liste nationale Mohamed Sall Sao qui est suivi en deuxième position par Dr Rose Wardini, gynécologue. "Assemblee Bi Nu Begg" dit proposer une offre politique innovante axée sur la gouvernance parlementaire, sur la réduction du budget de fonctionnement de l’État pour affecter les ressources économisées à des secteurs à vocation sociale, sur les réformes institutionnelles pour l’amélioration de la gouvernance de notre pays.

Amadou DIOP

A Sébikotane où elle était ce week-end, la coordonnatrice de la Cojer n’a guère apprécié la rumeur sur un supposé boycott des législatives par son mouvement. Pour Thérèse Faye Diouf, la Cojer n’a jamais donné de consigne de ce genre.

La coordinatrice de la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), Thérèse Faye Diouf a apporté, ce week-end, un démenti clair au supposé boycott des législatives par son mouvement. Pour elle, cette rumeur a été véhiculée par des personnes mal intentionnées. « Au lendemain des investitures, j’avoue qu’il y a eu beaucoup de bruit, de polémiques autour de ces investitures, mais je dois rappeler que la Cojer n’a jamais dit qu’elle boycotte une élection ou la campagne pour les législatives. Ce qui a été dit dans la presse me semble une diabolisation de la Cojer, mais cela ne nous ébranle pas », a précisé Thérèse Faye Diouf, en marge de sa rencontre avec les militants de son parti à Sébikotane.
Les sections de la Cojer de Yène, Bargny, Sendou, Diamniadio et Sébikotane s’étaient donné rendez-vous dans cette commune dans le but de remobiliser les militants et de donner une majorité au président de la République au soir du 30 juillet prochain. Une rencontre qui a enregistré la présence du ministre Oumar Guèye ainsi que celle des autres responsables du département.

Afin de lever toute équivoque sur cette question du boycott, la coordonnatrice de la Cojer met sa main sur le feu : « je défie quiconque à me donner un communiqué officiel signé, distribué ou envoyé dans la presse. Maintenant, il se peut qu’il y ait des camarades de la Cojer qui ne sont pas contents et qui le manifestent d’une manière ou d’une autre ; mais cela n’a jamais été la ligne officielle de la Cojer ».

Pour autant, Thérèse Faye Diouf met tout cela sur le compte de la jeunesse de son parti. Elle rappelle toutefois que ces jeunes ont accompagné le président Macky Sall depuis le lancement du parti. Notamment pour gagner la présidentielle, les législatives de 2012, les locales, le référendum, le Haut conseil des collectivités locales et territoriales (Hcct). Aminata Lô, la vice-présidente du Hcct rappelle que la Cojer est toujours dans cette dynamique d’engranger les victoires au profit du chef de l’État, Macky Sall. Le ministre Oumar Guèye, coordonnateur de l’Apr à Rufisque pense qu’avec l’unité qui règne au sein de l’Apr à Rufisque, la victoire au soir du 30 juillet ne fait guère de doute.

Maguette NDONG

L’absence de concertation en amont et la discrimination positive de l’Alliance pour la République (Apr) au détriment des alliés au moment des investitures de la liste de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » évoquée par certains responsables apéristes et compagnons de la majorité n’a pas convaincu le ministre Seydou Guèye, Porte-parole du gouvernement et du parti présidentiel, selon qui, il n’en est rien.

Invité de l’émission dominicale « Objection » de Sud Fm, le ministre Seydou Guèye s’est inscrit en faux contre ceux qui soutiennent que l’Apr s’est taillé la part du lion au détriment des alliés du président Macky Sall dans le choix des candidats à la députation devant composer la liste de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », la majorité présidentielle. Et la recherche de consensus a bien motivé les choix opérés par le président Macky Sall.

A en croire M. Guèye, « la clé de répartition des candidats aux investitures de la liste Bennoo Bokk Yaakaar, pour ce que j’en sais et conformément à notre doctrine, c’est la recherche permanente du consensus, des discussions qui sont argumentées sur la base des rapports de force issus des résultats aux différentes élections ». Les présidents Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng étant « des hommes politiques aguerris qui ont été à des législatives bien avant la naissance de l’Apr, », ils connaissent très bien les règles de rationalité et de distribution », a-t-il poursuivi.

Ainsi, lui, « c’est également des éléments de stratégies et de partage combinés pour donner des décisions et des choix ; lesquels choix sont soumis à la sphère des leaders qui sont des leaders d’égale dignité. Et « au final, la décision revient au président de la coalition Macky Sall qui, en tant qu’arbitre, a tranché et il a été juste», a-t-il fait savoir. « Autrement, comment voudrez-vous que le président ne décide pas ?, s’est-il interrogé.

Mamadou Lamine DIEYE

Le président du mouvement « Libéral Ca Kanam », Me Ousmane Ngom, exige que chaque formation politique participe, sous sa propre bannière, aux joutes électorales; seul baromètre pour se jauger. Cela permettrait de radier les partis qui ne pèsent rien politiquement.

Selon l’ancien ministre de l’Intérieur, sur un simple coup de tête, « un frustré dans une formation politique n’hésite pas à claquer la porte pour aller créer son propre parti qui, le plus souvent, ne compte pas plus que les membres de sa famille ».

Cette situation a eu des répercussions sur les élections législatives où nous nous sommes trouvés avec 47 listes de partis et le plus souvent de coalitions. Aussi, pour y remédier, Me Ousmane Ngom plaide pour que les formations politiques qui ne peuvent pas recueillir des suffrages ou ceux qui ne peuvent pas avoir un député à l’Assemblée nationale « soient dissoutes ou qu’elles rejoignent d’autres partis politiques pour former des pôles, ce qui va rationaliser automatiquement l’existence des partis politiques au Sénégal ». Considérant sa proposition comme étant une des solutions pertinentes pour rationnaliser les partis politique au Sénégal, « un des pays qui ont le plus de partis politiques au monde », le président de « Liberal Ca Kanam» demandera à la représentation nationale de prendre en charge cette question. « Il faut que nos députés à l’Assemblée nationale réfléchissent sur des propositions de loi pour la limitation démocratique des partis », a soutenu Me Ngom.

M. L. DIEYE

L’ancien ministre d’État, Abib Sy, a quitté le Pds et a décidé de créer son propre parti. Il a demandé de voter contre la liste de la Coalition gagnante « Wattu Sénégal », dirigée par Me Wade. Mme Diama Seck, candidate investie titulaire sur la liste départementale, a décidé aussi de rejeter cette décision du parti.

En assemblée générale à Linguère, les 16 communes parmi les 19 que compte Linguère, ont rejeté la liste de la coalition « Wattu Sénégal » et proclamé leur démission du Pds. « Aujourd’hui dimanche 18 juin, la fédération départementale du Pds de Linguère, vient de prendre une décision historique, je ne me souviens pas qu’il y ait une telle décision dans le Pds depuis son existence en 1974. Il s’agit de la démission collective de la fédération départementale de Linguère du parti», a dit Abib Sy.

Pour lui, la fédération s’est sentie humiliée par la direction du parti qui l’a désavouée. Se prononçant sur son avenir politique, « en plus de cela, à l’unanimité, la fédération m’a engagé à concevoir, avec d’autres forces vives de la nation, un autre cadre politique, beaucoup plus solidaire, plus démocratique, autrement dit, elle me demande de me concerter avec d’autres responsables à l’échelle nationale avec qui nous partageons les mêmes idéaux de démocratie, de justice et de liberté pour créer une structure politique », a ajouté Abib Sy.

Masse NDIAYE

Tout en faisant le bilan des acquis de la législature sortante, le ministre conseiller juridique du président de la République, Ismaïla Madior Fall, est d’avis que des réformes s’imposent pour avoir une meilleure Assemblée nationale lors de la 13ème législature. Il animait, samedi dernier, à la Maison de la Presse, une conférence à l’attention des cadres et des investis de « Bennoo Bokk Yaakaar » sur le thème : « Rôle et place du député dans un régime présidentiel ».

La modernisation de l’Assemblée nationale est, à l’évidence, devenue, aujourd’hui, une nécessité. Pour cause, a souligné le Pr Ismaïla Madior Fall, « l’Assemblée nationale est la doyenne de nos institutions qui existait avant même l’indépendance. C’est la plus vieille des institutions du Sénégal avec des députés élus de 1958 à nos jours ». C’est pourquoi, selon lui, la conférence sur le « rôle et place du député dans un régime présidentiel » est venue à son heure, à la veille des élections législatives du 30 juillet prochain. C’était en présence du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) Ousmane Tanor Dieng, de Mor Ngom, coordonnateur du secrétariat exécutif provisoire de « Bennoo Bokk Yaakaar », du vice-président de l’Assemblée nationale, Abdoulaye Makhtar Diop. Plusieurs membres du gouvernement, des cadres et des investis de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » ont également pris part à la rencontre.

Le conférencier du jour qui a une grosse expérience théorique et pratique des questions de Parlement en tant que professeur des universités et ès-qualité ministre-conseiller juridique du chef de l’État, a donné des pistes de solutions pour redorer l’image de l’Assemblée nationale. Il dit être d’avis que pour la prochaine législative, les nouveaux députés doivent s’employer à avoir une charte de réformes en profondeur de l’Assemblée nationale, pour la hisser à la fois au niveau des standards parlementaires, mais surtout la hisser tout simplement au niveau de la démocratie sénégalaise.

Perfectionner l’arsenal juridique
L’Assemblée nationale doit, par exemple, s’atteler à perfectionner son arsenal juridique, tel que prévu par la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016, qui prévoit que son règlement intérieur devienne une loi organique. A cela s’ajoute l’audit organisationnel, administratif et comptable de l’Assemblée nationale afin de le doter de compétences dont elle a besoin pour permettre aux députés de faire le travail qui est attendu d’eux. « Le grand défi qui reste à faire, c’est de renforcer les compétences de l’Assemblée nationale ; c’est cela qui les permettra de les accompagner dans tous les aspects de la vie de parlementaire, notamment la mission d’évaluation des politiques publiques ».

Le conférencier a rappelé également les missions du député. Il s’agit, selon lui de la fonction de représentation du peuple, la fonction budgétaire, c’est-à-dire le vote du budget et la fonction de contrôle de l’action du gouvernement. A la suite du professeur Ismaïla Madior Fall, Seydou Diouf, les députés Abdoulaye Makhtar Diop et Mme Ndèye Lucie Cissé ont défendu le bilan de la 12ème législature qui, à leur avis, a réalisé un bilan positif avec le vote de plusieurs lois consolidantes pour la démocratie.De son côté, le modérateur, le président du Hcct, a remercié le conférencier dont « le choix a été une garantie de succès de cette conférence ». Parlant aux investis et aux cadres, Ousmane Tanor Dieng leur demande de s’unir pour remporter la majorité au soir du 30 juillet. « Il faut que les gens expriment leurs frustrations, mais après, nous devons nous mettre ensemble. Notre seul choix, c’est de se mettre ensemble pour gagner ensemble », a-t-il insisté, non sans saluer cette initiative des cadres de Bennoo. « La formule est simple, il faut que chacun gagne chez lui et Bennoo gagne partout », a-t-il ajouté pour galvaniser ses partisans. Pour sa part, Mor Ngom, le coordonnateur du secrétariat exécutif provisoire de « Bennoo Bokk Yaakaar », a salué le leadership du président Macky Sall « qui a permis de maintenir intacte la coalition présidentielle de 2012 à nos jours avec ses plus de 200 partis membres ».

Samboudian KAMARA

Le chef de l’État a décidé d’octroyer plus de 5 milliards de FCfa à l’Église catholique pour ses grands projets. Ces montants serviront à la construction de nouvelles infrastructures à Popenguine et la rénovation des édifices de sept diocèses, dont chacun recevra 250 millions de FCfa. C’était au cours d’un «ndogou», vendredi.

Le président de la République Macky Sall a reçu, vendredi dernier, les associations des dirigeants, entrepreneurs et cadres catholiques du Sénégal (Adeccs), des femmes, des membres du Laïcat, des mouvements d’actions catholiques entre autres. Le chef de l’État, dans le dialogue islamo-chrétien, a partagé le « Ndogou » avec ces représentants de l’Église catholique. Il a réaffirmé, au cours de cette rencontre, sa volonté de construire les édifices de l’Église catholique. Il a promis à ses hôtes de réhabiliter beaucoup de ces édifices et de moderniser ses sites de pèlerinage comme le sanctuaire de Popenguine. D’après le vice-président de l’Adeccs, Etienne Diène, le président Macky Sall a décidé d’allouer, à chaque diocèse du Sénégal, une somme de 250 millions de FCfa. Ce qui donnera un montant de 1,7 milliard de FCfa. En plus de cette somme, le président de la République va octroyer 3,4 milliards de FCfa, aux sites religieux de Popenguine pour la construction de nouvelles infrastructures, en particulier le nouveau sanctuaire. Estimé à 1,7 milliard de FCfa, le nouveau sanctuaire sera construit au sommet d’une colline et permettra aux pèlerins d’avoir une vue sur la mer. Le chef de l’État s’est engagé également à soutenir le projet Saint Paul de Grand Yoff qui est évalué à plusieurs milliards de FCfa et qui tient à cœur tous les fidèles catholiques de l’Archidiocèse de Dakar. Le Sanctuaire de Saint Paul permettra d’accueillir les grandes manifestations de l’Église catholique. Les cadres chrétiens ont salué la générosité du président la République. « Nous saluons ce geste du chef de l’État », a lancé Etienne Diène. Les cadres catholiques ont de leur part manifesté leur volonté de participer à la construction et à la bonne marche du pays.

Cependant, ils souhaitent que le président de la République les consulte dans certains dossiers. « Nous ne voulons pas être mis à l’écart », a souligné M. Diène. Il a rappelé que l’Association des dirigeants, entrepreneurs et cadres catholiques du Sénégal (Adeccs) œuvre, depuis plusieurs années, au développement social en participant à la lutte contre la pauvreté. Le président de la République avait accueilli, la veille, (jeudi 15 juin), les évêques du Sénégal qui avaient eu un entretien avec le président Sall.

Eugène KALY

Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture et de la Communication, candidate de la France à la direction générale de l’Unesco, a mis à profit son séjour dans la capitale du Nord, pour s’entretenir avec les autorités administratives et municipales, notamment, le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, par ailleurs, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Accompagnée d’une forte délégation, Mme Audrey Azouley, a rencontré des acteurs et hommes de culture qui œuvrent inlassablement dans le domaine de la valorisation et de la conservation du patrimoine de l’île de Ndar, avant de visiter la Galerie « Tess » et son conservatoire des arts et métiers de l’élégance, les lycées Charles De Gaulle, Faidherbe (actuel lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall), l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

A l’issue de son audience avec le premier magistrat de la ville, Mme Audrey Azouley s’est adressée à la presse pour rappeler que cette visite au pas de charge, lui a permis de s’entretenir avec les pouvoirs publics sénégalais, notamment avec le président Macky Sall, le ministre des Affaires étrangères, sur cette désignation prévue au mois d’octobre 2017.

En présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, des responsables de l’Agence française de développement, elle s’est réjouie d’avoir constaté que notre pays est très important pour l’Unesco, du fait de son patrimoine culturel historique, riche et marqué par le passé élogieux de la ville tricentenaire de Saint-Louis, classé patrimoine de l’Humanité. Elle a laissé entendre que cette visite à Saint-Louis lui a permis de « partager, avec les autorités, ses ambitions, sa détermination et sa farouche volonté de défendre les concepts d’éducation et de culture, une vision menée par l’Unesco ».

Elle a fait part de sa préoccupation pour la restauration et la réhabilitation des vieux bâtiments de l’île de Saint-Louis (Nord ou Lodo, Sud ou Sindoné) qui menacent de tomber en ruines. Surtout les vieilles bâtisses qui abritent actuellement les deux cathédrales, des pans importants de la gouvernance, des lycées Charles De Gaulle, Faidherbe, technique André Peytavin et le village artisanal du faubourg de Sor.

Quant à l’édile de Saint-Louis, il a rendu un vibrant hommage à cette forte délégation de Mme Azouley, qui a démontré et prouvé, à travers cette visite, qu’elle accorde un intérêt particulier à sa commune, au patrimoine culturel de cette ville chargée d’histoire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général des élections au ministère de l’Intérieur rappelle aux mandataires des listes de candidats aux élections législatives du 30 juillet qu’ils doivent désigner un plénipotentiaire auprès de chaque autorité administrative compétente. Ils doivent communiquer, au plus tard, le lundi 19 juin, à chaque préfet, à chaque sous-préfet et chaque chef de représentation diplomatique ou consulaire, les noms, prénoms, numéro d’identité, profession, adresse complète et numéro de téléphone de leurs plénipotentiaires.

Ledit plénipotentiaire, selon le Dge, a compétence dans tous les bureaux de vote de la circonscription concernée. S’agissant de l’extérieur du pays, les notifications seront adressées au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Les plénipotentiaires choisis devant être saisis d’une correspondance par les autorités administratives concernées aux fins de leur demander la liste des représentants de leurs candidats dans les bureaux de vote, la Dge appelle tous les mandataires à procéder à leur désignation dans les délais indiqués.

El H. THIAM

La Coalition « Macky 2012 » va envoyer des missions d’apaisement auprès des responsables de la mouvance présidentielle frustrés après la publication des listes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » pour les législatives du 30 juillet. L’annonce a été faite, hier, par le coordonnateur de la coalition, Moustapha Fall Ché lors d’une conférence de presse.

Le coordonnateur de « Macky 2012 » a aussi déclaré que ces missions auront pour rôle d’intégrer les personnes laissées en rade dans la mobilisation. Selon M. Fall, elles vont aussi inciter les militants de la mouvance présidentielle à retirer leurs cartes d’électeur. « Nous avons pour unique objectif d’assurer des victoires futures au chef de l’État », a dit le coordonnateur. Revenant sur les investitures de « Bennoo Bokk Yaakaar », Moustapha Fall a fait savoir que les leaders de la coalition, « Macky 2012 » ont approuvé « très positivement, la confiance qui a été donnée, par toutes les sous-coalitions, au président Macky Sall pour la confection de la liste définitive des investis ». « Les leaders saluent l’adhésion des responsables et renouvèlent leur confiance au président Macky Sall », a-t-il lancé. Selon le coordonnateur, les leaders ont exhorté toutes les autorités politiques de la majorité présidentielle à accepter les choix du président de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », à s’engager et à mobiliser tous les militants et sympathisants de la mouvance présidentielle pour assurer au président Macky Sall une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale. Ils ont invité « les parties prenantes de la coalition majoritaire à plus de dynamisme dans la campagne de sensibilisation pour le retrait des cartes et la conscientisation des populations autour de la vision du chef de l’État déclinée à travers le Pse ».

Au cours de la conférence de presse, deux leaders de la coalition ont exprimé leur désaccord sur la gestion de « Macky 2012 ». « Nous n’avons pas de problème avec les investitures de Macky Sall. Nous allons soutenir les listes, mais nous dénonçons la léthargie dans laquelle se trouve la coalition Macky 2012 », ont affirmé Assane Dia et Moustapha Faye. Le coordonnateur de la coalition a minimisé cet incident, soulignant que la rencontre avec la presse est dédiée à l’action du chef de l’État.

Babacar DIONE

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a été reçu, jeudi soir, par le président Macky Sall. Une rencontre qui fait suite à l’entretien, en début de semaine, entre les présidents Emmanuel Macron et Macky Sall, à Paris. A travers cette visite du chef de la diplomatie française à Dakar, les deux pays entendent renforcer leur coopération, notamment dans les domaines de la jeunesse et de la sécurité. Au-delà des défis sécuritaires, le Sénégal et la France inscrivent leurs actions dans une dynamique de partenariat stratégique. Cette audience avec le chef de l’État s’est déroulée en présence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, des ministres des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, de l’Économie, des Finances et du Plan, et de l’ambassadeur de France au Sénégal.

Le chef de l’État a présenté les condoléances de la nation à la famille de Serigne Alioune Mbacké Gaindé Fatma rappelé à Dieu récemment. Le président Macky Sall s’est aussi rendu au domicile du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui a perdu sa mère, il y a quelques jours. Partout des témoignages de reconnaissance ont été adressés au chef de l’État.

18 ans se sont déjà écoulés depuis le mémorable Appel du président Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp).

Dans un document, l’Afp rappelle qu’aujourd’hui, il convient de revenir sur le contenu, la portée et l’actualité de l’Appel du 16 juin 1999, qui a changé le cours de l’histoire de notre pays.
Selon l’Afp, M. Niasse s’était d’abord évertué à procéder à « un diagnostic sans complaisance de la situation du Sénégal, en un moment où les maux, les dérives et les nuages s’accumulaient, suscitant interrogations, inquiétudes et angoisse ».

« Aucun secteur stratégique du pays ne fut épargné par la loupe critique du patriote indigné, qui décida de faire face, quoi qu’il lui en coûtât », souligne l’Afp qui ajoute que le discours embrassa l’institutionnel, l’économie et le social, en dénonçant la mal gouvernance et les choix douteux de politiques publiques inopérantes, dont les conséquences étaient désastreuses, aussi bien dans la planification stratégique que dans des domaines aussi divers que le secteur agricole, la santé, l’éducation, la formation, la culture et l’emploi.

Pour l’Afp, cette date n’est pas seulement un repère dans le processus de sa création, mais elle participe de son identité.

Rivée à la morale, l’Afp en a fait son viatique, en prenant les décisions salutaires pour notre pays. C’est ainsi qu’elle a été au cœur des deux alternances du Sénégal indépendant, en veillant à ce que l’intérêt général soit et reste la boussole des pouvoirs publics, explique le document. Selon les progressistes, le seul et unique objectif reste la satisfaction des préoccupations des Sénégalaises et des Sénégalais.

L’Appel du 16 juin 1999, selon l’Afp constitue un outil de résilience, dont l’utilité a été mise en relief chaque fois que le parti a fait l’objet d’agressions de la part de lobbies et de groupes organisés, ce qui laisse affleurer une ligne claire de démarcation, qui met en évidence la cohérence de ses orientations et de ses décisions.

El. H. A. THIAM

En poste au Sénégal depuis trois ans, son excellence Abdallaah Ahmad Al-Abdan, ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, revient, dans l’entretien qu’il nous a accordé, sur la crise qui secoue les pays du Golfe. Le diplomate incrimine le Qatar qui « fait de l’ingérence dans les affaires de pays frères » une ligne de conduite. Il salue, par contre, les liens étroits entre son pays et le Sénégal, des liens qui justifient, très souvent, la « position commune » adoptée par ces deux pays.

Excellence, comment se portent les relations entre le Royaume saoudien et le Sénégal ?
Les relations entre nos deux pays sont stratégiques et séculaires avec une longue histoire commune. Ces relations ne datent pas d’aujourd’hui et sont huilées par les rapports très étroits entretenus par leurs excellences, le roi Salman et le président de la République, Macky Sall. Ces relations sont donc fortes, stratégiques et constantes. Le Sénégal a toujours été un allié de l’Arabie Saoudite et réciproquement. Nous pensons même que ces relations sont, aujourd’hui, à leur apogée du fait de l’intensité et de la réalité de la coopération. Nous en voulons pour preuve les visites et entretiens répétés entre les autorités des deux pays. Cette coopération est aussi en même temps bilatérale et multilatérale. Nous pouvons aussi prendre, pour exemple, dans la constance des relations la même position qui est très souvent adoptée par les deux pays dans les instances internationales.

L’Arabie Saoudite n’hésitera jamais à venir en aide aux populations sénégalaises là où le besoin se fera sentir. J’ai personnellement reçu comme instructions directes du roi Salman de rechercher et d’observer les besoins concrets des Sénégalais et apporter des solutions à ces besoins. Les liens sont si forts que personne ne s’étonne que le Sénégal adopte la même position que l’Arabie Saoudite.

Il faut aussi dire qu’au-delà des relations séculaires, l’Arabie Saoudite abrite les Lieux saints de l’Islam qui constituent des symboles pour le monde musulman. Que ce soit la Kaaba, la ville de Médine avec le tombeau et la mosquée du Prophète (Psl), les sépultures de ses compagnons…, plusieurs symboles sont dans le royaume. C’est aussi un devoir pour tout musulman de défendre les Lieux saints et personne ne peut envisager que l’Arabie Saoudite soit en situation de détresse et que le peuple sénégalais ne vienne à son secours.

Vous parlez de position commune adoptée par les deux pays. Nombre d’observateurs mettent en avant les Lieux saints de l’Islam mais aussi l’aide substantielle saoudienne pour expliquer la position de certains pays africains dans la crise qui opposent des pays du Golfe au Qatar ?
Il est vrai que le Royaume est d’abord et avant tout le gardien des Lieux saints de l’Islam. Son devoir est aussi et donc de porter service à tous les pays musulmans. Le royaume entretient d’excellentes relations avec le Sénégal comme avec d’autres pays du continent. C’est en partant de ces relations séculaires qu’on peut lire et comprendre ces positions alignées sur celle de l’Arabie Saoudite. Nous ne pouvons dicter à aucun État sa position tout comme c’est faire insulte à ces pays que de croire que leurs positions auraient été achetées. L’Arabie Saoudite ne s’ingère pas dans la politique sénégalaise, encore moins dans les affaires internationales du Sénégal contrairement au Qatar.

Justement, l’Arabie Saoudite, à la tête de quelques pays du Golfe, a décidé de rompre ses relations, avec le Qatar, sous le prétexte que ce pays appuierait le terrorisme. Quelle lecture faites-vous de cette crise qui secoue des pays frères ?
Dans le Conseil consultatif du Golfe, il y a six pays tous amis et frères, à cheval de part et d’autre, issus de familles diverses de ces pays-là. Ces pays ont en commun le lien sanguin, la langue, la fraternité, tout ce qui puisse les rassembler dans ce coin du monde. Ces différents pays se sont réunis en 1981 pour mettre sur pied le Conseil dont l’objectif est d’unifier, sur les plans politique, économique, stratégique, et même sécuritaire des pays du Golfe.

Les pays du Golfe ont vécu ensemble l’invasion du Koweït, en 1991, par l’Irak. Lors de cette crise, tous les pays se sont mis derrière le Koweït jusqu’à obtenir une issue favorable.

Nous voulons préciser que nonobstant cette présente crise, les frères du Qatar sont toujours nos frères. Nous partageons toujours le Conseil. Il ne plait pas de les voir dans cette situation difficile et réciproquement. Malheureusement, le gouvernement du Qatar, et pas tout le gouvernement, mais certains membres de ce gouvernement donc, ont des agissements douteux par rapport à la politique de l’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis, du Bahreïn et de l’Égypte.

Nous avons aussi remarqué qu’après que l’Arabie Saoudite a initié plusieurs médiations dans certains pays de la Oumah islamique, que certaines parties signataires se retournaient vers le Qatar pour rompre ce qui avait été conclu avec l’Arabie Saoudite.

Excellence, pouvez-vous donné des exemples ?
Vous voyez avec le problème libanais, il y a eu médiation en 1975 et 1980. Cette médiation a abouti à l’accord de Taïf dans lequel les parties prenantes ont voulu une conciliation pour le Liban à partir de cette ville saoudienne. L’Arabie Saoudite a offert des médiations entre les différentes fractions du Liban, mais le Hezbollah se rendait toujours au Qatar pour rompre les accords conclus.

A l’époque du roi Abdallah, celui-ci avait invité les différentes forces palestiniennes qui ont conclu un accord de paix entre les deux factions ; accord conclu du reste à la Mecque, à la Kaaba même. Les parties se sont mises d’accord, devant la Kaaba et le roi Abdallah, de faire la paix. Quelques jours après cet accord, le dirigeant du Hamas s’est rendu au Qatar.
L’Arabie Saoudite a découvert que le Qatar apporte son soutien aux rebelles houtis du Yémen. En 2014, des pays du Golfe avaient retiré leurs ambassades pour protester contre les ingérences du Qatar, en Libye notamment. La rupture a duré huit mois avant qu’une médiation koweïtienne ne vienne réconcilier les parties. Et le chef qatari avait rassuré de sa volonté de ne plus procéder à des ingérences dans les autres pays.

Nous avons été surpris de constater, au terme de cette médiation et règlement de la crise, que d’autres personnalités qatari continuaient leur ingérence. Il y a encore l’exemple des 26 personnes de nationalité qatarie enlevées en Irak et pour lesquelles une rançon d’un million de dollars avait été payé par le Qatar à des organisations islamiques. Par l’utilisation de cet argent, il y a eu ingérence et soutien au terrorisme.

La constance de notre position est qu’il n’est pas concevable que tous les pays du Golfe aient tort et le Qatar raison. Le Qatar s’ingère dans les affaires de nombreux pays musulmans et arabes, que ce soient le Liban, la Libye, le Mali, le Soudan. Il a même créé une crise entre l’Érythrée et Djibouti. Soyez rassuré que nous ne sommes pas contents de rompre nos relations puisque nous sommes frères, mais nous aimerions aussi qu’ils se comportent comme tels ou comme encore l’Émirat de Dubaï qui a su se développer en accueillant près de 200 nationalités sur son sol et non pas en créant une zizanie. Nous ne pensons néanmoins pas arriver à un conflit armé d’autant plus qu’il y a des médiations entreprises par le Koweït et d’autres pays. Il serait normal et juste que le Qatar arrive à de meilleures positions pour retourner à la situation normale. Nous voudrions remercier le gouvernement du Sénégal, avec à la tête, le président Macky Sall, pour toutes ses positions favorables à l’Arabie Saoudite.

Revenant à la coopération avec le Sénégal. On vous a vu rendre visite à toutes les familles religieuses, démultiplier les initiatives. Sous quels plans placez-vous votre passage à Dakar ?
Nous ne nous donnons aucune limite dans le sens d’avoir davantage d’ouverture au peuple sénégalais. Les autorités de ce pays sont très réceptives à l’idée d’aller vers elles, les écouter. Notre posture est d’écouter et de voir les besoins. Mais aussi sur tous les plans. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à aller vers les populations, les chefs religieux dans leur ensemble. Ces derniers jouent un rôle important dans la société sénégalaise et nous les assimilons à des sages. C’est dans ce sens aussi que nous allons vers eux pour les écouter. Nous nous sommes donc rapproché de toutes les familles religieuses. Notre coopération est encore et toujours d’apporter assistance au peuple. C’est pour nous un devoir et une fierté que d’aider une femme enceinte par les soins qu’elle subit jusqu’à son accouchement, un élève ou un étudiant par l’octroi de livres par exemple à une bibliothèque.

Propos recueillis par Ibrahima Khalil Ndiaye

Selon la source, le nouveau Code adopté dernièrement en Conseil des ministres a été présenté hier en commission technique par le ministre de la Culture et de la Communication Mbagnick Ndiaye et le secrétaire d’Etat à la Communication Yaxam Mbaye. Ce nouveau Code de la presse est une des vieilles doléances des journalistes sénégalais.

Le Programme
Lundi 19 juin 2017
Ministère de la Justice
09 H 30 Examen :
Projet de loi organique n°11/2017 modifiant les articles 75 et 77 de la loi organique n°2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats;
Projet de loi n°12/2017 modifiant les articles 5, 6, 7, 9 et 13 de la loi n°2014-26 du 03 novembre 2014 fixant l’organisation judiciaire;
Projet de loi n°13/2017 portant organisation et fonctionnement des tribunaux de commerce et des chambres commerciales d’Appel.

Mardi 20 juin 2017
Ministère de la Culture
et de la Communication
09 H 30 Examen :
Projet de loi n°07/2017 autorisant la création de la Société dénommée « Société nationale de Gestion et d’Exploitation de la Télédiffusion numérique du Sénégal (Sgetns)» ;
Projet de loi n°10/2017 abrogeant la loi n°66-62 du 30 juin 1966 portant création de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano ;
Projet de loi n°14/2017 portant Code de la presse.

Les députés sont convoqués en séance plénière le lundi 19 et mardi 20 juin 2017 à 9 h 30, annonce un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale. Selon la source, le nouveau Code adopté, dernièrement en Conseil des ministres, a été présenté hier en commission technique par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye et le secrétaire d’Etat à la Communication, Yakham Mbaye. Ce nouveau Code de la presse est une des vieilles doléances des journalistes sénégalais. Il a été adopté en inter-commission par un vote à l’unanimité, avec cependant quelques amendements, au terme d’une séance marathon hier dans l’hémicycle.

Investi à la 15e place de la liste proportionnelle (nationale) de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», le député Abdou Mbow a tenu à rappeler que la majorité présidentielle n’a présenté qu’une seule liste pour participer aux législatives du 30 juillet prochain. Autrement dit, conformément à la directive du président de la coalition, le chef de l’État Macky Sall, « il n’y a aucune liste parallèle ou dissidente à celle qu’il a arrêtée, contrairement à l’opposition avec sa foultitude de listes nées des flancs de leur regroupement unitaire originel ». Selon le responsable apériste, ceci atteste que «Bennoo Bokk Yaakaar» est « une très grande coalition par sa composition et sa longévité. Les membres sont unis et solidaires pour travailler, ensemble, avec le président de la République ». Aussi, « c’est une grande déception pour tout responsable politique qui a des ambitions, de fortes attentes et qui a postulé pour être candidat à la députation que de ne pas être retenu », dira t-il.

D’où toutes ces frustrations « démocratiquement exprimées » par les recalés par ci et par là. « Après les choix définitifs, il faut accepter et comprendre qu’il y ait des déçus et des frustrés», dira-t-il. Mais, « heureusement qu’ils ont compris que choisir est un exercice très difficile et qui dit sélection dit forcément élimination », a-t-il estimé. Après les choix définitifs, il faut accepter et comprendre qu’il y ait des déçus et des frustrés. », Ainsi, « conscient des enjeux des législatives, ils ont tant qu’ils sont, réitéré leur engagement à se mobiliser solidairement et dans l’unité autour de la liste de la mouvance présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar, pour donner une très large majorité au président de la République », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

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