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Politique (2824)

Suite à la décision du président François Hollande, prise le 15 avril dernier, accordant la nationalité française à 28 Tirailleurs sénégalais et sa promesse d’en accorder à tous ceux qui résident en France et qui en feraient la demande, le Pr Iba der Thiam a exprimé la reconnaissance et les vives félicitations de la communauté des intellectuels, universitaires et traditionalistes chargée de la réécriture de l’Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours, « pour l’ensemble de son action et pour les résultats déjà obtenus dans ce combat mémoriel ».

Selon le Pr Thiam, cette décision est « l’aboutissement heureux d’un combat et de la solidarité agissante des tirailleurs soutenus par leurs familles et leurs camarades français pour la réhabilitation mémorielle et le recouvrement de leurs droits ». En outre, ce pas franchi symbolise « le succès de la politique menée avec efficacité, discrétion et détermination auprès des autorités françaises par le président de la République », a-t-il soutenu. En attestent la réception historique d’une copie des « Archives numérisées de Thiaroye », la promesse solennelle du président français de la remise prochaine de 2.000 photos numérisées de Tirailleurs sénégalais de la seconde guerre mondiale, la création d’un site Internet logé au Palais de la République, son invite aux chercheurs à promouvoir l’histoire encore méconnue des Tirailleurs, ses instructions pour l’inscription du site de Thiaroye dans le parcours du tourisme mémoriel... Autant d’actes posés par le chef de l’État et qui permettront, de l’avis du Pr Thiam, de « rendre hommage et faire mieux connaître l’histoire des Tirailleurs sénégalais, de valoriser et de vulgariser davantage cette mémoire enfouie dans les méandres de l’oubli ». C’est ainsi qu’au nom de toute la communauté intellectuelle chargée de la réécriture de l’« Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours », et au nom du « Comité pour la valorisation des archives de Thiaroye 44 », « nous restons, plus que jamais, disposés à accompagner le président Macky Sall dans cette politique mémorielle qui commence à porter ses fruits », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Le président du Mouvement libéral «Ca Kanam», Ousmane Ngom, demande aux guides religieux de s’impliquer dans la préservation de nos valeurs.

Le Mouvement libéral «Ca Kanam» veut consolider son implantation dans la région de Kolda. Son président, Me Ousmane Ngom, vient de boucler une visite dans la capitale du Fouladou où il a rencontré ses militants et sympathisants dans la perspective des élections législatives du 30 juillet prochain. L’occasion, pour l’ancien ministre de l’Intérieur, de mesurer le baromètre populaire de son mouvement au Fouladou et d’expliquer à ses partisans sa nouvelle vision de la politique. Il a également tenu à préciser la mission qu’il entend donner à son mouvement dans le landerneau politique national. Il estime que malgré son jeune âge, le Mouvement qui a été créé, il y a un peu plus d’un an, est aujourd’hui, implanté sur toute l’étendue du territoire national. Et il se définit avant tout, comme un mouvement de développement avant d’être un mouvement politique.

Me Ngom dit, par ailleurs, avoir tiré les leçons du passé qui consistait à utiliser les populations pour parvenir à ses fins. Il entend, désormais, mettre l’accent sur le développement socioéconomique du pays. « Nous avons tiré les leçons de ce qui s’est passé bien avant et qui consistait à utiliser seulement les populations comme une marge de manouvrière, comme un escalier pour se hisser dans les sphères sociales. Ceci doit cesser, nous devons tourner le dos à cette méthode de faire la politique. Et c’est pourquoi, nous avons dit que maintenant, nous mettons en avant la politique de développement », martèle-t-il. Il invite par ailleurs, les guides religieux à s’impliquer dans la préservation de nos valeurs intrinsèques qui sont aujourd’hui, menacées de disparition par nombreux facteurs. « Nous nous sommes levés pour aller à la rencontre des populations du Sénégal des profondeurs. Nous nous sommes levés également pour venir nous ressourcer dans les grandes valeurs qui structurent notre pays, car, aujourd’hui, tout le monde convient, que les valeurs ont tendance à disparaître. Il nous faut avoir un Sénégalais porteur de grandes valeurs, des valeurs positives de notre culture et ses valeurs nous les trouvons certes, dans tous les segments de la société. Mais, nous espérons surtout, que nous pouvons davantage les trouver auprès des guides religieux de notre pays », explique-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

Malgré la persistance des difficultés des retraités, les pensions, selon Mansour Sy, ont sensiblement augmenté. D’après lui, le président de République a, dans son intervention, donné des exemples patents : des pensions de 100.000 FCfa qui sont passées à 146.000 FCfa. Et celles de 50.000 qui ont connu 22.000 FCfa de hausse. A l’en croire, le président de la République a pris d’autres mesures pour renforcer l’Ipres notamment l’exonération de plusieurs taxes dont l’économie a été évaluée à plus de 8 milliards de FCfa. « Malgré tout cela, il faut aller vers des réformes en profondeurs. C’est pourquoi le chef de l’État a donné des instructions pour travailler avec les partenaires sociaux : les employeurs, les travailleurs, etc. A la fin de ce travail, nous sommes arrivés à un ensemble de propositions qui seront soumises à la conférence sociale », a relevé Mansour Sy. La première proposition, a-t-il dit, est liée aux réformes paramétriques, et la deuxième, aux réformes institutionnelles. Il y a, enfin, la réforme des retraites volontaires qui sera obligatoire. « Nous sommes en train de discuter pour voir la part de l’employeur et celle des travailleurs. Nous allons, à la fin, proposer au président de la République, une feuille de route qui sera précise parce qu’il a dit qu’il faut que toutes les réformes soient mises en œuvre, au plus tard, en décembre 2018. Le seul souci du président, c’est de ne pas voir des retraités qui ont tout donné au Sénégal, être traumatisés par un départ en retraite misérable du fait d’une pension modique », a déclare le ministre du Travail.

M. NDONG et Ndiol Maka SECK

 

Mamadou Racine Sy a fortement salué la décision « historique » du chef de l’État, Macky Sall, de défiscaliser les pensions de retraite qui a permis à l’institution dont il est le président du conseil d’administration, de relever le niveau des allocations. Il a aussi loué les efforts du patronat pour que les travailleurs jouissent d’une retraite paisible.

Le Pca de l’Ipres a fortement salué la mesure prise par le chef de l’État de défiscaliser les pensions de retraite et les placements financiers de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Elle a permis à l’institution de faire une économie d’environ 8 milliards de FCfa consacrés à l’amélioration des conditions de vie des allocataires. « Le financement de notre système de retraite coûte évidemment très cher. C’est l’occasion, Monsieur le président, de vous remercier de la décision historique que vous avez prise de défiscaliser les pensions de retraite et les placements financiers de l’Ipres. Cette défiscalisation renforce, aujourd’hui, les efforts de notre institution pour le relèvement des niveaux de pensions des retraités », a dit Mamadou Racine Sy.

Pour lui, l’avenir de notre système de retraite, c’est aussi le renforcement de l’autonomie de gestion de l’institution « qui n’est pas négociable ». « Il faut que l’autonomie de gestion de l’Ipres soit préservée pour que nous puissions continuer à travailler pour les retraités. Le tripartisme État-employeur-travailleur est une réalité dans les organes de gouvernance de l’institution. Rien ne peut être décidé sans le consentement de la majorité des partenaires sociaux et sans l’approbation de l’État. C’est un signe de bonne gouvernance qu’il convient de sauvegarder », a soutenu le porte-parole du patronat.

Faible niveau de cotisation
Au cours de cette conférence sociale, il sera question de la mise en place d’un régime complémentaire à l’Ipres pour les non cadres. A cet effet, l’employeur rappelle que notre pays doit rester attractif et compétitif en termes de coût des cotisations sociales. Et pour cela, il faut privilégier le réalisme et se garder de toute proposition préjudiciable à l’investissement privé par rapport aux pays concurrents. « Le patronat est ouvert à la concertation, mais il souligne, dès à présent, que la répartition des pourcentages employeurs-travailleurs de ce régime complémentaire ne doit pas revêtir un caractère obligatoire », a souligné Mamadou Racine Sy. La mise en place des fonds privés de pensions de retraite est aussi l’un des thèmes majeurs de cette conférence. Pour cela, le patronat a mentionné l’existence des produits d’assurance offerts déjà par ses compagnies d’assurance. Toutefois, il s’est dit favorable à ce qu’il y ait plus d’intervenants dans l’offre, mais dans le respect, dans la concurrence et de la libre administration des bénéficiaires. Le Pca de l’Ipres a, auparavant, relevé qu’aller à la retraite constitue une angoisse pour bien des travailleurs du fait de la modicité des pensions. « Comment ne pas être effrayé quand l’on annonce à un travailleur qui a un salaire mensuel moyen de 100.000 FCfa que sa pension mensuelle sera de 35.000 FCfa aussitôt qu’il sera admis à la retraite ? Quand on annonce à un cadre qui a un salaire mensuel de 400.000 FCfa que sa pension sera de 100.000 FCfa après la retraite ? Mais aussi à ce haut cadre d’entreprise et à ce directeur général ayant un salaire mensuel compris entre 1 million et 5 millions de FCfa que sa pension à la retraite sera de 350 000 FCfa ? » s’est interrogé M. Sy. A l’en croire, « si nous voulons une retraite descente pour tous, il nous faut aller jusqu’au bout des réformes systémiques et paramétriques du régime des pensions ».

Par ailleurs, il a expliqué que les petites pensions sont liées à la faiblesse des niveaux et la courte durée des cotisations. Il a ainsi rappelé que la protection sociale est une affaire de tous. « Trop de solidarité ne tue pas la solidarité, mais c’est l’irresponsabilité qui la détruit. Il ne faut donc pas détruire la solidarité, mais organiser la responsabilité de l’État, celle des employeurs, des travailleurs et des retraités. Bâtir une nouvelle architecture de notre système de retraite ne consiste pas simplement à ouvrir un débat sur la réalité des niveaux de pensions mais c’est surtout apporter des réponses à son financement », a-t-il soutenu. Le Pca de l’Ipres a, enfin, rassuré que le patronat souhaite que tous les travailleurs bénéficient d’une retraite descente, ce repos bien mérité. Cependant, il a plaidé pour une protection sociale qui privilégie le travail, « valeur fondamentale de toute société progressiste ». « La richesse, il faut la produire pour la partager car c’est l’économie qui nourrit le social », a estimé M. Sy.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Les retraités du Sénégal ont profité de l’ouverture de la 2ème Conférence sociale pour égrener, devant le chef de l’ État, un chapelet de doléances. « M. le président, les retraités de l’Ipres ne peuvent pas être en face de vous sans mettre en exergue quelques unes de leurs doléances qui ont pour noms la révision intégrale des textes qui régissent l’institution, leur représentation au sein du Conseil d’administration - dont nous saluons la disponibilité et la volonté d’améliorer les conditions de vie des retraités -, l’abandon du système de calcul des pensions par point et la mise en œuvre du système de calcul au pourcentage, la réduction de la durée de traitement des nouveaux dossiers, l’inclusion de leur prise en charge médico-sanitaire et sociale dans les textes de l’Ipres, etc. », a énuméré Iba Diallo.

Selon le porte-parole des allocataires, à côté des retraités non fonctionnaires, ceux du Fonds national de retraite (Fnr) souffrent des mêmes maux que ceux de l’Ipres. Aussi, demandent-ils d’être associés, en amont et en aval, partout où l’on traite les questions de retraite et de pension, l’application, sans délai, du relèvement de 10 % des pensions de retraite comme promis par le chef de l’État dans son discours à la Nation en fin d’année 2013, le relèvement des pensions de réversion à 100 % (50 % pour les veuves et 50 % pour les ayants-droit), la prise en compte dans les quotas de récipiendaires pour les décorations de l’État aux différents ordres nationaux, l’attribution de parcelles pour la construction d’un siège, etc. « M. le président, nous attirons aussi votre attention sur deux faits : la satisfaction de la demande de l’Association nationale des retraités civils et militaires du Sénégal d’être érigée en une organisation d’utilité publique et la reconnaissance de la Fédération des associations de retraités et personnes âgées du Sénégal dans les corps constitués », a plaidé M. Diallo.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Le représentant résident du Bureau international du travail (Bit) a loué l’exemplarité du Sénégal dans la sous-région, concernant l’application des normes pertinentes de l’Organisation internationale du travail en administration du travail et en protection sociale. Il a rappelé que son organisation et le gouvernement du Sénégal ont un projet sur le régime simplifié pour le petit contribuable, qui a pour objectif, l’inclusion sociale des travailleurs de l’économie informelle et l’accompagnement de leur transition vers l’économie formelle.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Jusque-là, le climat social sénégalais s’est plus ou moins apaisé depuis la signature du Pacte national de stabilité social et d’émergence économique, en avril 2014, entre le gouvernement et les partenaires sociaux. 

Mais Mody Guiro, le secrétaire général de la Cnts, représentant des organisations syndicales, a soulevé des griefs susceptibles, selon lui, de causer de « futures perturbations ». « Nous sommes au regret de constater que dans le plan d’actions du pacte que nous avons adopté ensemble, peu de choses ont été réalisés, faute de moyens dit-on et cela ne milite pas en faveur d’un environnement apaisé ; l’apport sur la retraite n’est pas effectif dans beaucoup de secteurs d’activité, certains patrons résistent, à ce jour, à son application.

Les travailleurs et les syndicats ont joué leur partition. Il faut que l’État et les employeurs aussi respectent leurs engagements faut de quoi, le Pacte n’aura pas de sens », a averti Mody Guiro, appelant le chef de l’État à soutenir davantage ce pacte.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Pour permettre à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) de répondre aux problèmes des retraités, l’État vient d’exonérer l’institution d’un impôt équivalent à 8.123.000.000 de FCfa. 

« J’ai demandé au gouvernement, depuis le 1er janvier 2017, d’exonérer l’Ipres de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les revenus, de la contribution des propriétés foncières bâties et non bâties, de la surtaxe des terrains non bâtis ou insuffisants bâtis et de la patente, ce montant a été évalué à 8.123.000.000 de FCfa. Cette somme est redonnée à l’Ipres chaque année », a expliqué le chef de l’État, ajoutant que ces « efforts » de l’État ont pour finalité exclusive de bénéficier aux différentes générations de retraite. Seulement, le chef de l’État a rappelé aux responsables de l’Ipres une rationalisation des charges de fonctionnement et une optimisation de ses placements dans l’intérêt exclusif des travailleurs.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Le système de retraite sénégalais ne peut pas être performant sans un versement correct des cotisations des travailleurs. C’est l’avis du chef de l’État, Macky Sall, qui souhaite plus de rigueur sur la question. A ce titre, il a invité les membres du gouvernement à « veiller scrupuleusement » au reversement régulier et intégral des cotisations à la pension de retraite exigible sur les traitements et salaires. Un rappel qui s’adresse aussi au privé. « J’invite le secteur privé à faire de même parce que souvent, c’est dans les entreprises qu’on a plus de difficultés. C’est une invite pour que notre système soit protégé », a dit le président de la République.

M. NDONG et Nd. M. SECK

Pour éviter que la retraite ne soit plus cette « source d’angoisse » tant redoutée par les vieilles personnes, le chef de l’État, Macky Sall, a pris une batterie de mesures allant de l’instauration d’une pension minimale de 35.518 de FCfa à la transformation du Fnr en fonds de pension retraite en passant par l’extension de la pension retraite au secteurinformel. Macky Sall a décliné ces mesures lors de l’ouverture de la 2ème Conférence sociale sur le thème : « La réforme des retraites au Sénégal : vers des régimes viables et inclusifs ».

Face aux nombreuses insuffisances de notre système national de retraite qui ont pour noms faiblesse des pensions, déséquilibre entre les régimes, manquements constatés dans le versement des cotisations et les lenteurs administratives avant le départ à la retraite, le chef de l’État entend apporter des innovations. Surtout pour éviter que le départ à la retraite ne soit plus « une source d’angoisse existentielle » pour les personnes âgées. « Il convient surtout d’adopter notre modèle de gouvernance des régimes de retraite aux standards internationaux afin de lever la psychose du départ. Pour cela, j’ai instruit le gouvernement de prendre toutes les dispositions juridiques et pratiques requises pour assurer aux agents de l’État et aux travailleurs régis par le régime de l’Ipres, une pension dès leur admission à la retraite », a dit, hier, Macky Sall à l’ouverture de la 2ème Conférence sociale. Pour ce faire, le chef de l’État a dit avoir donné plusieurs instructions aux membres du gouvernement pour rendre ce système plus performant, répondant aux besoins des retraités actuels et futurs.
Pour le président de la République, il s’agit d’abord d’instaurer « des pensions minimales » égale à 98 % du Smig, soit 35.518 FCfa.

« Cela permettra à l’Ipres de relever à un niveau acceptable les pensions de retraités ayant eu des carrières accidentées ou très courtes », a expliqué le chef de l’État ajoutant que c’est n’est pas une promesse, mais plutôt « un engagement » qu’il compte appliquer avant fin 2018. Autre mesure phare que le gouvernement va prendre, c’est l’extension de la pension de retraite au secteur informel. Pour le chef de l’État, les acteurs de ce secteur ont des revenus trop modestes qui ne les autorisent guère à cotiser pour une pension de retraite. « A ce titre, j’ai ordonné au gouvernement de déployer des mécanismes innovants pour rendre opérationnels les régimes simplifiés adaptés aux spécificités du secteur informel. C’est le projet d’extension de la retraite et de la maladie au secteur informel à travers le Régime simplifié pour les petits contribuables (Rspc) », a expliqué le président Sall.

Réforme paramétrique du Fnr
En ce qui concerne le Fonds national retraite (Fnr), le gouvernement prépare une « réforme paramétrique » dont l’objectif est d’assurer la viabilité financière et de revaloriser les pensions. Après cela, il y aura une réforme institutionnelle qui visera l’autonomisation progressive du Fnr et la mise en place d’une retraite complémentaire. « A terme, nous sortirons le Fnr du Trésor public pour en faire un fonds de pension et travailler à une convergence de mise en place une seule et même caisse de retraite. Je demande au gouvernement de mener les concertations appropriées pour que ces réformes soient effectives au plus tard avant la fin de l’année 2018 », a relevé le président de la République. Toutes ces réformes vont s’ajouter à celles déjà prises concernant l’Ipres. Notamment la hausse des 40 % des pensions soit 10 % chaque année depuis 2012, la mensualisation des pensions, le relèvement des plafonds de salaires soumis à cotisations, le relèvement de la durée du stage donnant droit à une pension à 10 ans au lieu d’un an. Toutefois, le président de la République s’est réjoui de la tenue de cette rencontre, tout en espérant que « les recommandations consensuelles » qui en sortiront, permettront de renforcer les régimes de retraite existants et d’identifier les modalités d’extension de la couverture retraite des travailleurs non couvert par le système actuel.

Par Maguette NDONG et Ndiol Maka SECK

Hier, à l’ambassade de France à Dakar, les Français sont venus assez tôt le matin, accomplir leur devoir civique dans le calme et en nombre. Sur place, il y a une affluence matinale et un bon déroulement du scrutin présidentiel.

L’ambassadeur de France, Christophe Bigot a indiqué que les 13.000 français inscrits enregistrés au Sénégal sont attendus dans 7 bureaux de vote à travers le pays.
Dès 8 heures, les bureaux de vote à l’ambassade de France étaient envahis. A la queue leu-leu, les électeurs avaient commencé à accomplir, à tour de rôle, leur devoir civique. Française d’origine cap- verdienne, Mme Isabelle Nacimento Dobrito venait de sortir de son bureau de vote. Soutenant avoir voté normalement et sans problème, elle a confié : « ça c’est très bien passé.

C’est une grande joie pour moi d’avoir accompli ce devoir civique ». Tout comme elle, cet homme du 3ème âge que nous avons croisé, âgé de 67 ans et qui a vécu en France pendant 30 ans, a lui aussi salué le bon déroulement du vote avant de laisser entendre, « je viens de voter pour notre intérêt ». Pour Mme Laurence Gavron qui vit, depuis 15 ans et de façon continue au Sénégal et qui attendait de voter, c’est un vote où vraiment personne ne sait ce qui va se passer. «Je crois qu’il n’y a jamais eu autant de suspens et j’espère surtout que les Français de Dakar, du Sénégal ne vont pas voter pour Le Pen. Il y a des tendances comme ça et moi je ne veux ni Le Pen, ni Fillon parce que je pense qu’ils sont très mauvais pour la France. Ils sont très réactionnaires et l’on a envie de progresser », a-t-elle ajouté.

13.000 français inscrits au Sénégal
D’après l’ambassadeur de France au Sénégal qui a aussi accompli son devoir civique avant de s’adresser à la presse, toutes les dispositions, en termes d’organisation, en termes de sécurité, ont été prises. «Il faut avoir en tête qu’il y a 7 bureaux de vote ici au Sénégal, il y a 13.000 qui sont inscrits. Cela demande un travail considérable. Le vote a lieu de 8 heures à 19 heures. Les bureaux de vote sont ici à l’ambassade, mais aussi au lycée Jean Mermoz et vous avez également des bureaux de vote à Saint-Louis et à Saly (Mbour). Voilà le dispositif qui a été prévu pour ce premier tour de l’élection présidentielle, sachant que nous aurons normalement un deuxième tour dans 15 jours », a affirmé, Christophe Bigot. Confirmant l’affluence de la matinée, l’ambassadeur de France a indiqué, quant au taux de participation, qu’il y a cinq ans, en 2012, il était de 39, %. « Nous verrons cette année s’il y aura plus de participants, qu’il y a cinq ans. A la dernière élection, nous avions 12.000 inscrits. Ce qui montre que la communauté française au Sénégal grandit, s’accroit », a-t-il fait comprendre. « C’est un grand moment, tous les cinq ans et cela permet de faire un choix et de participer à la vie collective qui est extraordinaire. Nous avons la chance, la France et le Sénégal ont les mêmes valeurs démocratiques ancrées dans notre Adn. C’est donc un moment important. C’est toujours important que chacun puisse participer au vote », a-t-il révélé.

Dispositions sécuritaires renforcées
Pour le consul général de France à Dakar, Olivier Serot Almeras, le rendez-vous d’aujourd’hui, c’est celui civique de sa communauté. « Nous avons mis tout en œuvre pour que les choses se passent au mieux. Nous avons eu à cœur de faciliter le vote pour notre communauté, en augmentant le nombre de bureaux de vote sur le territoire. En essayant d’inviter les gens à voter, en communiquant beaucoup en amont pour que les gens sachent où et comment voter, aussi par procuration. C’est le signe de ce grand rendez-vous que nous voulons chaleureux et qui témoigne de la vitalité de notre communauté », a-t-il insisté. En termes de sécurité, il a précisé : « nous avions pris des dispositions sécuritaires renforcées. Nous les avons peut-être accrues à l’issue de ce qui s’est passé à Paris. Je peux dire combien nous sommes satisfaits de voir que les forces de police et de gendarmerie sénégalaises travaillent main dans la main avec nos forces de sécurité à l’ambassade et tous ceux qui sont naturellement en charge de ce problème ». « Ce sont des dispositifs qui sont là pour veiller sur nos compatriotes afin qu’ils se sentent en sécurité, pour que les lieux de vote soient sécurisés », a-t-il insisté.

Amadou DIOP

Après le déplacement de la Première dame, dès les premiers instants de l’annonce du décès de la mère de Samuel Ameth Sarr, ce fut au tour du président de la République, Macky Sall, de présenter, vendredi dernier, ses condoléances à son « frère et ami », l’ancien ministre d’État en charge de l’Énergie sous le régime Wade. Une occasion, pour le chef de l’État, de réitérer, de vives voix, son appel au dialogue à ses frères libéraux pour fédérer les énergies et les compétences dans l’œuvre de construction nationale.

Suite à son discours à la Nation du 3 avril dernier tendant la main à tous ses compatriotes « pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales, en vue de bâtir un développement socioéconomique harmonieux du Sénégal », le président de la République, Macky Sall, a solennellement réitéré cette invite, vendredi dernier, à ses frères libéraux. Et c’est devant la famille du Parti démocratique sénégalais (Pds) au grand complet que le président Macky Sall a réitéré son appel au dialogue et sa main tendue à tous pour construire le Sénégal.
Selon le président Sall, « pour avoir cheminé ensemble pendant 19 ans, je ne peux détester le Pds, ce n’est pas possible ». Non sans les inviter à un combat républicain. « Tant que c’est un combat républicain et démocratique, il n’y a aucun problème », leur a-t-il asséné. « Toutefois, parce que l’œuvre est noble et grandiose, cet appel, après Tivaouane, enjambe les partis politiques pour embrasser tous les autres segments de la vie publique et chacun de nous peut contribuer à son édification », a-t-il soutenu.

C’est à cette fin qu’il leur a, de bonne foi, tendu la main « à tous et à toutes, pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales », concernés tant que nous sommes, « par cette mobilisation pour le développement du pays ». Sur ce, l’ancien garde des Sceaux, ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, après avoir remercié, au nom de Samuel Sarr, le geste du chef de l’État, signe « d’amitié sincère et d’estime », a magnifié, pour s’en réjouir, de l’appel du président Sall à l’endroit de la famille libérale.

A sa suite, Serigne Saliou Ibn Serigne Aboul Akhad Mbacké à délivré le message de « remerciements » et de « gratitude » de Serigne Cheikh, Khalife de Serigne Saliou Mbacké au chef de l’État pour cette « marque de considération à l’endroit de son talibé Samuel Sarr que son défunt père considérait comme son fils».

M. L. DIEYE (avec RTS)

Le vice-président du parti Rewmi, Déthié Fall, a effectué, une tournée de proximité dans le département de Fatick notamment à Palmarin, Samba Dia, Diakhao, Fatick, Fayil, Diarrère pour aller à la rencontre des militants et sympathisants de ce parti. Il était accompagné du coordonnateur départemental et régional de Rewmi à Fatick, Matar Ndoumbé Diattara et d’autres responsables. Après avoir recueilli les doléances, Déthié Fall a déclaré que «les promesses non pas été tenues et que les espoirs sont déçus».

A l’issue de sa tournée dans le département de Fatick, le vice-président du parti Rewmi a tenu d’abord à remercier le coordonnateur départemental, Matar Ndoumbé Diattara et les autres responsables pour «l’excellent travail» qu’ils ont abattu dans le département de Fatick. « Partout, nous avons été accueillis par des militants extrêmement mobilisés, déterminés, engagés aux côtés du président Idrissa Seck derrière leurs responsables locaux pour la vraie émergence du Sénégal », a-t-il déclaré. Il a indiqué que les populations ont exprimé leurs doléances mais aussi leur désarroi dans un certain nombre de secteurs notamment le tourisme, la pêche, l’élevage, la santé, l’électrification, l’emploi des jeunes.

De plus, a-t-il ajouté, les femmes ont exprimé des difficultés liées au financement et à la disponibilité de moulins à mil. « Nous sommes dans le département du président de la République, Macky Sall, dans la commune où il a été maire. Il est supposé connaître plus que quiconque, les problèmes auxquelles sont confrontées les populations du département de Fatick », a-t-il soutenu. Selon lui, il est président de la République depuis 5 ans, et ces problèmes qui ont été exposés ont été constatés lors de sa tournée.

O. Ngatty BA

Interpelé sur la question de la tête de liste de Bennoo Bokk Yaakaar, lors de la conférence de presse des leaders de Bby qui a suivi la rencontre avec le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a déclaré qu’en temps « opportun », Bennoo traitera cette question et « règlera le problème bien qu’il n’y ait pas de problème ; une tête de liste sera désignée en son temps ». La question n’a pas du tout été évoquée parce que ce n’est pas une priorité pour Bennoo Bokk Yaakaar. Rien n’urge », a soutenu le patron de l’Afp. Sur sa candidature aux prochaines élections législatives, il s’est voulu clair : « je ne suis candidat nulle part, ni au niveau national, ni au niveau départemental. Vous ne m’entendrez jamais dans ces querelles. Je ne suis candidat à rien. Si l’on a besoin de moi pour une mission, je peux encore, tant que je vivrai, peut-être essayer, mais je ne demande rien du tout, je n’attends rien. Je n’espère rien, je ne dispute rien avec personne ». Le leader de l’Alliance des forces du progrès (Afp) a dit la fierté des membres de la coalition majoritaire par rapport au bilan du chef de l’Etat, avant d’annoncer la décision prise, de publier sous peu, « un livre blanc contenant l’ensemble des réalisations depuis 2012, après 5 années d’exercice du pouvoir par le président Macky Sall ». Selon lui, cet exercice se poursuivra jusqu’en 2019 et sur la base de ce bilan, et de ce que le chef de l’Etat va faire durant les 2 prochaines années, « Benno Bokk Yaakaar » a souhaité, à l’unanimité, que le président Macky Sall soit réélu dès le premier tour à l’issue de l’élection présidentielle de 2019.

A. DIOP

Plusieurs chefs de partis politiques et de mouvements de soutien, réunis au sein d’une nouvelle coalition dénommée « Initiative 2017 », ont demandé, samedi dernier, la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, en détention préventive depuis le 07 mars dernier et plaidé pour la constitution d’une liste unique de l’opposition lors des législatives du 30 juillet prochain. C’était à la Sicap-Baobas, à l’occasion d’une rencontre de « mobilisation » dans la commune d’arrondissement dirigée par l’un des adjoints de Khalifa Sall à la ville, Barthélémy Dias, et en présence de l’ancien ministre et secrétaire général de la Fsd/Bj, Cheikh Bamba Dièye, de Cheikh Guèye (maire de Derklé), Moussa Sy (maire des Parcelles-assainies), d’Oumar Cissé (directeur de l’Iagu et fondateur du mouvement « Vision »), de Moussa Tine de l’Alliance « Pencoo ». C’est la première sortie publique de la coalition « Initiative 2017 » constituée par « le noyau dur » de « Taxawou Ndakarou », vainqueur des dernières élections locales dans la capitale, et qui entend jouer sa partition pour l’élection des députés. Même si la libération du maire de Dakar, (inculpé et mis sous mandat de dépôt dans une affaire liée à la gestion de la caisse d’avance de la ville), a été au cœur de toutes les interventions, la préparation des législatives reste le sujet numéro un à l’ordre du jour. « Nous nous sommes constitués en coalition mais notre préférence va vers la constitution d’une liste unique de l’opposition », a ainsi déclaré, Babacar Thioye Bâ, un des conseillers du maire de Dakar. « Notre obsession, c’est l’éclatement de l’électorat qui ne serait profitable qu’au pouvoir en place ; et nous sommes convaincus que la différence se fera dans les listes départementales », a-t-il ajouté. Selon lui, « il y a des perspectives d’élargissement de la coalition car nous discutons avec beaucoup de monde ».

S. KAMARA

L’Apr de Rufisque et ses alliés ont pris l’engagement, ce week-end, de donner une « victoire écrasante » à la mouvance présidentielle au soir du 30 juillet. Sur ce, ils l’entendent laisser aucune parcelle de terrain à leurs adversaires.

Des responsables de l’Apr de Rufisque rassurés par la grande mobilisation politique de ce samedi, aux Hlm, (Rufisque ouest) et même optimistes pour les prochaines élections législatives qui se sont engagés à donner une large victoire à leur parti au soir 30 juillet prochain. Sous la houlette du ministre Oumar Guèye et du député Souleymane Ndoye, l’ensemble des maires avaient répondu à ce grand rendez-vous. « C’est très rassurant parce que l’ensemble des responsables est ici présent ainsi que toutes les cellules d’animation des femmes qui ont travaillé nuit et jour pour réussir cette mobilisation exceptionnelle », s’est réjoui Souleymane Ndoye au sortir de ce meeting.

Auparavant, le ministre Oumar Guèye a donné des gages de cette victoire future de la mouvance présidentielle dans le département. « Je suis persuadé qu’on aura une large victoire, mais on veut gagner avec la manière, parce que l’Apr est majoritaire à Rufisque », a dit le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, par ailleurs maire de Sangalkam. Pour Souleymane Ndoye, outre la détermination des militants et des responsables, le contexte est favorable pour eux d’arracher cette victoire. « Nous pensons que vu cette mobilisation, l’Apr doit parfaire son unité au sein de la coalition Bby, parce que nous n’avons pas d’adversaire en vue, le Pds est en lambeaux, nous avons deux courants qui se battent, la coalition Sopi n’existe plus à Rufisque », a renchéri le président du Conseil départemental de Rufisque, ajoutant qu’il suffit d’un peu plus de sagesse pour que l’Apr de Rufisque et du département puisse faire d’excellents résultats en vue des prochaines élections. « L’unité et la cohésion me semblent être essentielles maintenant », a insisté le ministre Oumar Guèye, persuadé que les réalisations du chef de l’État à Rufisque militent en faveur de cette « victoire éclatante » de l’Apr et de ses alliés au 30 juillet prochain.L’un des alliés, Badara Mamaya Sène a fait part de sa disponibilité et de son soutien pour contribuer à cette large victoire. « Rufisque aura le plus grand score départemental au soir de l’élection », a témoigné l’ancien maire de Rufisque et président de l’Alliance pour la République et pour la citoyenneté (Arc).

Pour l’heure, un consensus semble se dégager sur la tête de liste départementale. Car, la proposition faite par le conseiller économique et environnemental Abdou Salam Guèye, de faire de Souleymane Ndoye, la tête de liste est approuvée par l’ensemble (ou presque) des responsables de l’Apr du département. Une proposition similaire avait été faite auparavant par le responsable de Rufisque Est, Doudou Meissa Wade. L’intéressé lui dit s’en remettre à la décision du parti et il se dit même disposé à travailler avec n’importe quelle autre personne que le parti désignera pour conduire la liste départementale.

Maguette NDONG

Le président de la République s’est aussi prononcé sur les indicateurs macro-économiques du Sénégal. Il a déclaré, pour ne prendre qu’une seule raison, que « nous nous sommes endettés pour donner de l’eau aux populations qui ont soif partout dans le pays. Nous nous sommes endettés pour faire des routes, des pistes et des autoroutes. Pour assurer une bonne fluidité de la circulation. Rien qu’à Dakar, nous avons un manque à gagner de près de 100 milliards de FCfa par an du fait des embouteillages. Nous nous sommes endettés pour construire des universités, réduire définitivement, éliminer les abris provisoires et les remplacer par des classes en dur. 6 000 classes seront construites d’ici à 18 mois pour éradiquer les abris provisoires sur l’ensemble du territoire national », a révélé le président Macky Sall.

A. D.

Il a fait comprendre que le Sénégal respecte les critères de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Pour le président Macky Sall, « le Sénégal n’a pas violé un seul principe sur ces critères de convergences. Notre économie, en vérité, se porte donc bien malgré le renchérissement du dollar. En dépit de tout cela, nous venons de procéder à une baisse du prix de l’électricité. Nous avons vraiment fait des progrès. Le but est de montrer que les fanfaronnades de l’opposition ne sauraient nous dévier de notre trajectoire ».

Amadou DIOP

Intervenant sur « la supposée dictature et la menace qui plane sur la démocratie dans le pays », brandies par l’opposition, le président Macky Sall a fait remarquer qu’il n’y a « pas un seul détenu d’opinion au Sénégal » depuis qu’il est au pouvoir. « Pas un journaliste n’a été arrêté ou mis en prison pour un article de presse ou un délit d’opinion. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de violation sur les règles de déontologie. Mais c’est notre option fondamentale », a-t-il précisé. Avant de révéler le lancement du processus d’adoption du nouveau Code de la presse. « Après une longue période de gestation, une longue période également de concertation, ce projet devrait repasser en principe la semaine prochaine en conseil des ministres. Et nous allons le renvoyer à l’Assemblée nationale en demandant à la majorité de bien vouloir voter ce nouveau Code de la presse », a déclaré le président de la République. Revenant sur les attaques de l’opposition, il a estimé qu’elles ne sont « pas objectives ». « Nous ne disons pas que tout ce que nous avons fait jusque-là est sans faute ou parfait », a-t-il ajouté, « mais nous sommes sur la bonne voie et c’est ce qui est le plus important. Nous avons amélioré sensiblement le cadrage macro-économique et tous les indicateurs, on peut le dire, sont au vert ».

A. DIOP

En marge des assises de la Bad, en Inde, fin mai, le président Macky Sall et paul Kagamé du Rwanda recevront le Prix Babacar Ndiaye, annonce le site Confidentiel marque des points.

C’est en raison de sa vision ambitieuse des projets de développement et ses réformes engagées dans le Plan Sénégal émergent ( Pse) et le Train express régional (Ter) que le chef de l’État sénégalais a été choisi par le jury, réuni à Casablanca, au Maroc.

Selon Confidentiel Afrique, après plusieurs mois de travaux, le Comité de sélection, présidé par notre confrère Adama Wade, directeur de Financial Afrik a décidé, le 18 avril 2017, de désigner les présidents Paul Kagame et Macky Sall, pour recevoir cette haute distinction qui récompense les chefs d’Etat africains visionnaires et ambitieux qui portent l’idéal de faire émerger l’économie de leurs pays à travers des réformes audacieuses orientées vers des secteurs stratégiques ( énergie, infrastructures routières, environnement des affaires).

Le président Macky Sall, président de la conférence des leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », a délivré, samedi dernier, un message fort dans la perspective des élections législatives du 30 juillet prochain. Les chefs de partis et de coalition de la majorité présidentielle ont écouté un appel à l’unité de la coalition et à relever le défi de la discipline afin de tout mettre en œuvre pour une liste commune de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Aucune liste parallèle ne sera tolérée, selon Macky Sall.

Environ 350 à 400 personnes (leaders et plénipotentiaires) issues des différents partis politiques, coalitions et mouvements citoyens qui composent la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » étaient présentes à la rencontre. Elle a abouti à l’adoption d’une résolution finale qui a salué, entre autres, les réalisations du gouvernement, la conjoncture politique favorable et la séparation « effective » des pouvvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire). La résolution a, en même temps, flétri « les agissements de l’opposition, » et a retenu une stratégie de mise en place d’une liste commune de Bby pour les législatives. Le président de la République a saisi l’occasion pour souligner « le défi » de l’unité de la coalition. «Partant des enjeux du moment, l’approche des législatives du 30 juillet 2017 doit, placer au cœur de nos préoccupations, l’unité de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar fondée sur un même engagement à lutter ensemble, gagner ensemble et gouverner ensemble. Le second défi est celui de la discipline dans la coalition. Sur ce plan, je dois avouer que le parti du président de la République, étant un peu l’épine dorsale, est plus que jamais interpellé ; la nécessité de s’oublier un peu au profit du collectif est nécessaire », a-t-il signifié. Il a demandé aux leaders de la coalition de « partager la stratégie électorale envisagée, tant pour le scrutin majoritaire que le scrutin proportionnel, sur d’une liste commune ».

Il a mis en garde les uns et les autres sur le respect des consignes qui seront retenues : « nous ne tolérerons aucune liste parallèle. Cela doit être dit avec force », a-t-il ajouté. « Autant pour les locales nous avions pris la décision de laisser les gens, s’ils n’étaient pas d’accord, de présenter leur liste puisque les enjeux étaient locaux. Il ne faut pas confondre alors les enjeux d’une élection législative avec ceux d’une élection locale. Cela n’a rien à avoir», a précisé le président Macky Sall. « Nous avons comme troisième défi majeur et non des moindres, le défi d’une communication offensive et conquérante. Communiquer sur les nombreuses réalisations du gouvernement dans tous les domaines, en ayant comme seul souci la clarification de toutes les questions devant l’opinion, d’éclairer leur lanterne sur l’orientation fondamentale que porte notre action publique, le plan Sénégal émergent puisque c’est le référentiel de toutes les politiques publiques », a insisté le président Sall.

Bilan, consensus et mobilisation
Selon lui, « à partir des échanges et éclairages que nous aurons cet-après midi, nous devrons rassurer, conforter l’image de «Bennoo Bokk Yaakaar» qui est la coalition la plus solide et celle qui a eu la plus grande longévité dans histoire politique de notre pays et qui a encore de grandes perspectives devant elle, entre autres, la matérialisation du Plan Sénégal émergent au service exclusif des intérêts des populations ».

En concluant son discours à l’assemblée, il a estimé que « le véritable objectif n’est pas seulement ce que nous avons aujourd’hui, ce n’est que le début du commencement de notre politique d’émergence économique ». Il s’agit aussi, selon lui, « d’indiquer les défis politiques à relever et les actions à envisager ensemble ». Il a rappelé le défi de la mobilisation et de l’occupation du terrain.

« Nous avons déjà réussi, et il faut s’en réjouir, à structurer nos entités dont la structure des femmes de Bennoo Bokk Yaakaar, les cadres de Bennoo, les sages de la coalition et les jeunes de Bennoo, tous obtenus par la concertation, la discussion et le consensus », a souligné le président Macky Sall. Il a indiqué que ces structures constituent, avec le Secrétariat exécutif et la Conférence des leaders, « l’architecture sur laquelle nous devons aller à la conquête et travailler étroitement avec nos territoires, c’est-à-dire avec les départements et les communes ». La stratégie électorale envisagée devrait, selon le président de la République, tenir compte de l’impératif d’une liste unique nationale proportionnelle et d’une liste unique départementale à travers les investitures sur les différents départements et dans la diaspora. « C’est un exercice difficile, périlleux, très complexe, mais si nous mettons en avant la démarche du consensus qui reflète notre diversité qui est en réalité notre richesse, sur la base des principes à combiner de la représentativité, de la solidarité et de la générosité dans l’équité, je pense que nous pourrons y arriver. Et nous devrons y arriver et nous y arriverons Inch Allah », a conclu le président Macky Sall.

Amadou DIOP

Pour gagner les élections à venir, il faut s’unir dans la discipline. C’est le plaidoyer des ministres Abdoulaye Diouf Sarr, Mbaye Ndiaye et Marième Badiane, qui prenaient part à un meeting de la coaltion « Bennoo Bokk Yaakaar », hier à la Sicap.

La coordination de la coalition « Bennoo Bokk Yakaar » de Mermoz Sacré-Cœur a organisé, hier, un meeting qui a vu la présence de plusieurs responsables de la mouvance présidentielle. Le mot d’ordre prononcé par tous les responsables était l’unité et la discipline. Dans son intervention, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a invité les militants à la discipline.

Pour le maire de Yoff, il est hors de question « d’être apeuré ». « Nous résidons à Dakar. C’est dans la discipline et l’unité que la mouvance pourra gagner les élections à Dakar ; c’est cela l’objectif », a-t-il dit sèchement ! Le député Moustapha Cissé Lô a embouché la même trompette pointant du doigt les jeunes militants. « C’est le moment de nous donner la main. Il n’y a pas de place à la division », a-t-il affirmé. Il s’est engagé à faire de tout son possible pour reconquérir la capitale. « Je ne viens pas à Dakar pour trouver une place», a dit M. Lô. S’adressant à l’opposition, il demande à Karim Wade de venir les trouver sur le terrain.

Marième Badiane, ministre d’État minimise, de son côté, le regroupement de l’opposition. A l’en croire, la possibilité de cohabitation ne les empêche pas de dormir. D’après elle, seule l’unité, le travail de terrain, sans tambour ni trompette, leur permettront d’arriver à l’objectif ultime qu’est d’offrir au président Sall plus de députés au soir du 30 juillet prochain. Sur les démissions d’Aliou Sall et d’Abdoulaye Timbo des listes respectives de Guédiawaye et de Pikine, elle a soutenu que le maire Sall est très utile pour les populations de Guédiawaye. A l’en croire, le chef de l’État écoutera la base. Toutefois, précise-t-elle : « je serai toujours derrière le chef de l’État ». Le député Zator Mbaye a affirmé que la seule star reste le président de l’Apr pour qui, il faudra travailler !

Serigne Mansour Sy CISSE

La rencontre des jeunes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » qui s’est tenue avant-hier a servi de tribune à la jeunesse de la majorité présidentielle pour renouveler sa confiance et son engagement au leader de leur coalition, le président Macky Sall.

Dans la perspective des législatives du 30 juillet prochain, les jeunes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » sont en ordre de bataille. Leur réunion présidée par leur coordonnateur, l’honorable député Zator Mbaye, le président des jeunes de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été mis à profit par les jeunes de la mouvance présidentielle pour passer à la loupe l’actualité politique nationale. Elle a ainsi servi de cadre pour leur porte-parole, Mame Bounama Sall, par ailleurs président des jeunes du Parti socialiste (Ps) de lancer un appel à tous les jeunes du pays, en particulier ceux se réclamant de la coalition majoritaire, d’aller se faire enrôler pour l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique avant le deadline arrêté ce dimanche. M. Sall a aussi décliné leur agenda par le lancement de la grande offensive pour bien huiler la machine électorale de la coalition à travers l’organisation imminente de caravanes dans les grandes artères de la capitale. Cette approche de proximité vise à aller à la rencontre des jeunes avec des dépliants et autres flyers listant les réalisations et le bilan positif du président Macky Sall et elle sera dupliquée sur tout le territoire national par les différentes coordinations départementales de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Compte tenu de l’urgence, il a demandé́ à̀ tous ses camarades de travailler à̀ la mise en place de structures de jeunes de ladite coalition dans les 47 départements du pays. Enfin, tout en réaffirmant leur « confiance » et leur « engagement total et inconditionnel » au président Macky Sall, leader de leur coalition, pour ses orientations politiques, les jeunes de Bby ont invité tous les militants, vu les enjeux des prochaines joutes électorales (législatives 2017 et présidentielle 2019), à « la responsabilité, à l’unité et à la cohésion ».

M. L. DIEYE

A 24 heures de la clôture des opérations d’inscription sur les listes électorales et aussi pour l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique, le constat est que ce n’est plus la grande affluence auprès des différentes commissions administratives de Fatick.

Selon une situation faite par la gouvernance, depuis le début des opérations d’inscription jusqu’à la date du 21 avril, au total, il y a eu 285.904 inscrits dont 84.863 nouvelles inscriptions dans toute la région de Fatick. Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, les départements de Fatick et de Gossas ont atteint les objectifs qui leur étaient assignés depuis un mois. Mais, a-t-il déclaré, c’est le département de Foundiougne qui n’a pas atteint ses objectifs à cause de l’arrondissement de Toubacouta où il a été relevé des problèmes liés à la disponibilité de machines et aussi à la planification des machines existantes.

A un jour de la clôture des opérations d’inscription, les citoyens continuent de se rendre dans les différentes commissions administratives, mais le constat est que ce n’est plus la grande affluence. Selon la gouvernance, depuis le début des opérations jusqu’à la date du 21 avril, il y a eu 285.904 inscrits dont 84.863 nouvelles inscriptions dans toute la région de Fatick. Dans le département de Fatick, il y a eu 142.889 inscrits dont 44.195 nouvelles inscriptions : le département de Foundiougne 102.629 inscrits dont 30.271 nouvelles inscriptions. Pour le département de Gossas, il y a eu 40.386 inscrits dont 10.397 nouvelles inscriptions.

Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, tous les départements ont atteint les objectifs qui leur étaient assignés sauf Foundiougne. Il a expliqué que dans ce département, notamment dans l’arrondissement de Toubacouta, des problèmes liés à la disponibilité de machines et à la planification des machines existantes ont retardé l’enrôlement.

Oumar Ngatty BA

Le département de Ziguinchor a couvert à 145 % l’objectif de 79.000 électeurs à enrôler qui lui avait été assigné. Il a, en effet, atteint le nombre de 117.832 inscrits, à la date du 19 avril 2017.

« Ce chiffre montre que nous avons dépassé la population électorale du département au référendum de mars 2016, qui s’élevait à 110.000 électeurs (civils et militaires confondus) », a fait remarquer le préfet du département. Ibra Fall. Il a révélé que ce travail a pu être réalisé, grâce à un déploiement « formidable » des commissions administratives sur l’ensemble du territoire départemental. Mais au départ, il y a eu quelques difficultés, liées au fait que les opérations d’inscription sur les listes électorales avaient démarré pendant presque un mois avec une seule commission administrative. Celle-ci était établie à la préfecture. C’est à la fin du mois de décembre 2016 que l’autorité a déployé 9 commissions supplémentaires, portant à 10 le nombre de commissions administratives déployées dans le département.

Dans la commune de Ziguinchor, il y en avait 6 dont 3 commissions mobiles qui ont permis de couvrir tout le périmètre communal et de ratisser large notamment dans les quartiers. L’arrondissement de Nyassia compte une commission fixe et une commission mobile. Dans celui de Niaguis, il y avait une commission fixe à Adéane et une commission mobile à Niaguis. C’est cette dernière qui couvre la commune de Boutoupa-Camaracounda. Les sous-préfets de Nyassia et Niaguis se sont beaucoup investis également pour que les populations de leurs circonscriptions administratives respectives puissent s’inscrire massivement sur les listes électorales. A cet effet, ils ont sillonné les villages, notamment les plus reculés, pour amener les électeurs qui sont distants des commissions administratives. Ils se sont rendus également dans la commune de Ziguinchor pour faire enrôler leurs populations qui se sont déplacées ici, à cause de l’insécurité liée au conflit armé qui sévissait en Casamance.

Très satisfait des bons résultats enregistrés par son département, le préfet de Ziguinchor a salué les efforts immenses fournis par tous les acteurs, en particulier les membres des commissions administratives. Il arrivait à ces derniers de dépasser la barre des 300 électeurs inscrits par jour et par commission. Ibra Fall s’est félicité de leur engagement, de leur abnégation et de leur sens du sacrifice. « Parce que, souligne-t-il, ce n’était pas évident, car ils étaient confrontés à des pressions énormes, du fait qu’il y avait un rush vers les commissions et il n’était pas aisé de contenir cette pression. Mais, ils ont tenu bon. Actuellement, les électeurs viennent au compte-gouttes vers les commissions ». Le préfet a rendu un hommage mérité aux membres des commissions administratives pour leur engagement sans faille dans les opérations d’inscription sur les listes électorales de son département. M. Fall n’a pas manqué de faire remarquer que les bons résultats obtenus dans sa circonscription administrative résultent également des moyens importants que l’État a dégagés. Il a lancé un appel aux électeurs potentiels pour demander à ceux qui ne l’ont pas encore fait, de se rendre, sans attendre, auprès des commissions administratives pour se faire enrôler, avant le dimanche 23 avril. « Puisqu’après cette date, prévient-il, ce sera trop tard. Malheureusement, il n’est pas prévu une prolongation de ces opérations, parce que toute prolongation pourrait perturber le déroulement normal du calendrier électoral ».

El Hadj Moussa SADIO

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