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Politique (2273)

La dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme en Gambie préoccupe la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) qui, à travers un communiqué, a exprimé sa vive préoccupation du fait des arrestations arbitraires des partisans du président élu Adama Barrow, la fermeture des médias et l’afflux de milliers de réfugiés vers les pays frontaliers de la Gambie.

Selon la Raddho, la nouvelle donne née de l’échec de la médiation entreprise par la Cedeao en application des décisions adoptées lors du 50ème sommet ordinaire de la conférence des chefs d’État qui a eu lieu le 17 décembre 2016 à Abuja a entrainé une dégradation de la situation humanitaire en Gambie.

Ainsi, face au « sentiment d’insécurité grandissant et la perspective d’une intervention de la Cedeao pour installer par tous les moyens le président démocratiquement élu par les Gambiens », la Raddho exige du président Yaya Jammeh « le respect de la souveraineté populaire telle qu’exprimée par le peuple gambien souverain lors du scrutin présidentiel du 1er décembre 2016, conformément à la Constitution gambienne et à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ». En outre, elle demande aux autorités gouvernementales de « mettre un terme aux actes d’intimidation et aux arrestations arbitraires perpétrés par les forces de sécurité contre les journalistes et les membres de l’opposition ».

Dans cette optique, l’organisation de défense des droits humains demande aussi à la Cedeao de « prendre toutes les dispositions pour que l’actuelle transition politique en Gambie se déroule de manière pacifique en recourant, au besoin, à des sanctions économiques ciblées pour contraindre le président Jammeh à céder le pouvoir à son successeur » et exhorte l’Union africaine et les Nations unies « à ne ménager aucun effort pour trouver une solution pacifique à la crise post-électorale en Gambie ».

Sur l’afflux de réfugiés noté dans le sud du pays, la Raddho lance un appel aux populations sénégalaises et bissau-guinéennes et aux organisations de la société civile, afin qu’elles accueillent et assistent, dans la pure tradition africaine, les réfugiés et les personnes déplacées de Gambie.

M. L. DIEYE

La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu Adama Barrow puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain.

« En Gambie, un président a été élu, c’est Adama Barrow, à la suite d’une élection démocratique. Ce président élu a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale, par la Cedeao, le Conseil de sécurité de l’Onu et l’Union européenne. La France soutient pleinement les efforts de la Cedeao et du Sénégal pour faire en sorte que le président élu puisse prendre ses fonctions en toute légalité et de manière parfaitement légitime demain », a souligné l’ambassadeur de la France au Sénégal. « C’est important pour la Gambie. C’est la victoire de la démocratie, c’est aussi important pour le Sénégal car c’est un gage de bonnes relations des deux Etats démocratiques.

C’est aussi important pour l’Afrique de l’Ouest qui verrait cette révolution démocratique s’achever. Puisque la totalité des pays d’Afrique de l’Ouest connaisse non seulement un régime démocratique mais aussi une forte croissance économique », a ajouté le diplomate français. L’ambassadeur insiste : « il est essentiel que nous soyons présent pour tout faire pour que le président Adama Barrow puissent s’installer dans ses fonctions le jeudi 19 janvier. Il ajoute que la France suit de très près les efforts de la Cedeao. « Comme vous le savez, ce sujet a été discuté en marge du sommet France Afrique à Bamako en République du Mali et les chefs d’Etat se sont réunis et ont élevé leur voix pour soutenir tous les efforts nécessaires permettant au président Adama Barrow d être investi ».

Pape Demba SIDIBE

...Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara veut une transition pacifique
Le Sénégal doit tout faire pour préserver la paix en Gambie. C’est la conviction de Chérif Mouhamad Lamine Aïdara, président du mouvement « Abrar ». « Le Sénégal et la Gambie ont un destin commun. Aucun pays ne peut s’épanouir sans l’autre », a affirmé vendredi dernier, Chérif Mouhamadou Lamine Aïdara. Il clôturait la réunion préparatoire du Gamou dédié au prophète Mouhamed (Psl) qui se déroulera le week-end du 18 et 19 février prochain. Cette réunion a eu lieu dans les locaux de la mairie de Yoff. Le président du mouvement « Abrar » (vertueux) a insisté sur la paix en Gambie qui devrait intéresser tous les acteurs sénégalais. Poursuivant, Chérif Lamine a laissé entendre que le Sénégal doit être en bons termes avec tous ces pays voisins. « C’est par la diplomatie, la retenue que le chef de l’Etat Macky Sall est arrivé à ce niveau de responsabilité. Nous lui demandons de ne pas suivre les personnes mal intentionnées », a souligné le guide religieux. « Jammeh doit accepter les mains tendues des médiateurs de la Cedeao, du Maroc et du Nigéria », a expliqué le chef religieux, sensible au sort des Gambiens.
 
Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre sénégalais chargé du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, a été reçu lundi en audience par le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans la campagne pour l’élection d’Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union africaine (Ua), a-t-on appris de source officielle, à Dakar.

M. Tall a remis au dirigeant burundais "une lettre personnelle du chef de l’État" sénégalais, au cours de cette audience qui "s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité", affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. L’universitaire sénégalais Abdoulaye Bathily, ancien représentant des Nations unies en Afrique centrale, est candidat à la succession de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini- Zuma, en même temps que la Kényane Amina Mohamed, l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, le Tchadien Moussa Faki et la Botswanaise Pelonomi Venson Moitoi.

L’élection aura lieu lors du prochain sommet de l’Ua, les 30 et 31 janvier 2017, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
(Aps)

...Le Mali réaffirme son soutien au Pr Abdoulaye Bathily
Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a réitéré, en marge du 27e sommet France-Afrique, le soutien de son pays au candidat de l’espace communautaire ouest africain, Abdoulaye Bathily, pour la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). 

Selon le patron de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, son pays « travaille dans le cadre de la Cedeao où il y’a des concertations en cours pour soutenir, en priorité, le candidat ouest africain ». Autrement dit, le Mali votera au premier tour pour le sénégalais Abdoulaye Bathily, seul candidat déclaré de l’espace communautaire ouest-africain à la présidence de la commission de l’Union africaine (Ua). Au cas où il y’aurait ballotage et donc l’organisation d’un second tour pour départager les candidats, Abdoulaye Diop rappellera qu’« il y’a une dynamique régionale dans laquelle le Mali se situe » et le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, « apprécie la situation à la lumière de cette dynamique régionale ». En outre, comme il s’agit de vote, « en fonction de l’évolution, le Mali reste solidaire de ce qui se décide dans l’ensemble régional mais aussi reste ouvert à examiner la situation en fonction de la situation réelle au moment de ce vote », a-t-il déclaré.
 
Mamadou Lamine DIEYE

Les leaders du Front patriotique pour la défense de la République ont réitéré, hier, leur engagement dans Mànkoo Wattu Senegaal» pour un processus électoral crédible. C’était lors de la reunion hebdomadaire de ses leaders.

Selon le communiqué publié, ils ont « insisté sur le contrôle, sur le terrain, des engagements pris par le président de la République le 1er décembre dernier notamment de porter les commissions d’inscription à 700 à l’échelle nationale pour alléger les souffrances des Sénégalais qui veulent acquérir leurs pièces d’identité et leurs cartes d’électeur ». Les leaders ont exhorté les membres de l’opposition « à accentuer la surveillance du processus électoral sur le terrain car les manœuvres du camp du pouvoir au sein des commissions d’inscription deviennent absolument inacceptables ».

Les leaders disent apprécier positivement la position du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, qui s’est prononcé en faveur de listes communes de l’Opposition capables de battre les listes de la coalition au pouvoir autour d’une plate-forme partagée.
 
B. DIONE

La campagne de sensibilisation « Bindu ci listes yi », initiée par le mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (AM DEM) a démarré avant-hier à Mbour. Cette action citoyenne permettra, selon Cheikh Issa Sall, d’inscrire plus de 100.000 personnes pour remporter les élections législatives de 2017 et la présidentielle de 2019.  « L’arme principale du citoyen pour accompagner son leader, c’est d’avoir sa carte d’identité et sa carte d’électeur », a indiqué Cheikh Issa Sall lors du lancement de cette campagne. Le président du mouvement AM DEM a noté, avec satisfaction, la forte mobilisation des jeunesses républicaines venues lui prêter main forte. Cette action, a-t-il dit, est une bonne manière de mettre en œuvre les instructions du chef de l’État, Macky Sall, qui a beaucoup insisté sur les descentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’importance d’aller s’inscrire sur les listes électorales. « AM DEM » a donc décidé, en partenariat avec la Cojer départementale, d’unir ses forces pour aller sensibiliser tous les citoyens du département de Mbour et mettre à leur disposition un dispositif logistique pour leur permettre d’aller s’inscrire dans les meilleures conditions », a informé M. Sall.

Le pari, a-t-il fait savoir, c’est d’obtenir 100.000 inscrits dans la commune de Mbour et d’amener tous ceux qui auront 18 ans en 2017 à se faire inscrire. Le week-end a été mis à profit pour mener une grande caravane de sensibilisation qui a sillonné tout le département pour appeler les populations à aller s’inscrire. Cheikh Issa Sall a promis qu’à partir d’aujourd’hui des véhicules seront mis à la disposition des cellules de AM DEM disséminées dans le département pour convoyer les intéressés vers les lieux d’inscriptions. 

Amath Sigui NDIAYE

Lors des dernières locales de 2014, le Model et l’Apr avaient décidé, à Saint-Louis, chacun de son côté, de concourir pour le suffrage des sénégalais. Mais, depuis peu, on note un certain rapprochement entre ces deux formations. Cet état de fait a été matérialisé par une réunion entre les deux délégations de ces partis. 

Au sortir de cette rencontre, Mansour Faye, maire de Saint-Louis, a rappelé l’importance de la rencontre qui va « contribuer à l’élargissement respectif de la base des deux partis ». Il a rappelé que cette initiative du responsable du Model devra permettre de bien préparer les législatives.

Cheikh Gaye, coordonnateur régional du Model et secrétaire général de la Sicap, est, pour sa part, revenu sur l’histoire du compagnonnage entre Apr et le Model. En effet, dit-il, « notre parti a été le premier partenaire de l’Apr autour de la coalition Dekkal Ngor en 2007, qui a permis au président Macky Sall de se présenter à Fatick en 2009 ». Pour lui, le compagnonnage entre les deux leaders Macky Sall et Ibrahima Sall du Model a donné le Macky 2012 pour les présidentielles.

A Saint Louis, fait néanmoins remarquer M. Gaye, il n’y avait pas eu de contacts, ce qui a valu que chacun aillait de son côté, durant les dernières locales. Mais, pense-t-il, « une dynamique est née et nous allons travailler ensemble, pour une unité d’actions comme le veut le chef de l’Etat».

Cheikh Gaye a profité de cette occasion pour informer sur la situation du Model à Saint-Louis. EN fait, dans les quartiers, la vente de cartes se poursuit. Le Model s’implante de plus en plus dans le landerneau politique de la capitale du nord avec des tournées pour la massification car pour exister en politique, il faut peser, a dit M. Gaye.

A. M. NDAW

...Le mouvement Am Dem vise 100.000 inscrits à Mbour...
La campagne de sensibilisation « Bindu ci listes yi », initiée par le mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (AM DEM) a démarré avant-hier à Mbour. Cette action citoyenne permettra, selon Cheikh Issa Sall, d’inscrire plus de 100.000 personnes pour remporter les élections législatives de 2017 et la présidentielle de 2019.  « L’arme principale du citoyen pour accompagner son leader, c’est d’avoir sa carte d’identité et sa carte d’électeur », a indiqué Cheikh Issa Sall lors du lancement de cette campagne. Le président du mouvement AM DEM a noté, avec satisfaction, la forte mobilisation des jeunesses républicaines venues lui prêter main forte. Cette action, a-t-il dit, est une bonne manière de mettre en œuvre les instructions du chef de l’État, Macky Sall, qui a beaucoup insisté sur les descentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’importance d’aller s’inscrire sur les listes électorales. « AM DEM » a donc décidé, en partenariat avec la Cojer départementale, d’unir ses forces pour aller sensibiliser tous les citoyens du département de Mbour et mettre à leur disposition un dispositif logistique pour leur permettre d’aller s’inscrire dans les meilleures conditions », a informé M. Sall.

Le pari, a-t-il fait savoir, c’est d’obtenir 100.000 inscrits dans la commune de Mbour et d’amener tous ceux qui auront 18 ans en 2017 à se faire inscrire. Le week-end a été mis à profit pour mener une grande caravane de sensibilisation qui a sillonné tout le département pour appeler les populations à aller s’inscrire. Cheikh Issa Sall a promis qu’à partir d’aujourd’hui des véhicules seront mis à la disposition des cellules de AM DEM disséminées dans le département pour convoyer les intéressés vers les lieux d’inscriptions.

Amath Sigui NDIAYE

...Le Fpdr pour un scrutin crédible
Les leaders du Front patriotique pour la défense de la République ont réitéré, hier, leur engagement dans Mànkoo Wattu Senegaal» pour un processus électoral crédible. C’était lors de la reunion hebdomadaire de ses leaders.
 
Selon le communiqué publié, ils ont « insisté sur le contrôle, sur le terrain, des engagements pris par le président de la République le 1er décembre dernier notamment de porter les commissions d’inscription à 700 à l’échelle nationale pour alléger les souffrances des Sénégalais qui veulent acquérir leurs pièces d’identité et leurs cartes d’électeur ». Les leaders ont exhorté les membres de l’opposition « à accentuer la surveillance du processus électoral sur le terrain car les manœuvres du camp du pouvoir au sein des commissions d’inscription deviennent absolument inacceptables ».

Les leaders disent apprécier positivement la position du Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, qui s’est prononcé en faveur de listes communes de l’Opposition capables de battre les listes de la coalition au pouvoir autour d’une plate-forme partagée.
 
B. DIONE

La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) invite le président de la République, Macky Sall, à travailler à la matérialisation d’une voie de contournement de la Gambie sur 571 kilomètres, différente de celle devant passer par Tambacounda (est).

Cette perspective préviendrait un éventuel "dysfonctionnement" du transport entre les deux pays, en raison du contentieux postélectoral prévalant dans ce pays frontalier du Sénégal, a soutenu son coordonnateur, Cherif Sambou Bodian, lundi, au cours d’une conférence de presse, à Dakar.

"L’absolue solution demeure la construction d’une voie de contournement de la Gambie" sur 571 kilomètres, "bien différente de celle qui passe par Tambacounda avec plus de 900 kilomètres, et qui pour nous habitants des régions de Sédhiou et Ziguinchor, est un grand tour et non une voie de contournement", a-t-il dit.  Le coordonnateur de la Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) a pointé les conséquences du contentieux électoral en Gambie, "déjà perceptibles à travers l’angoisse des Casamançais qui prévoient une aggravation de leur situation socioéconomique à cause encore une fois du dysfonctionnement du transport entre la Casamance et le reste du pays et l’accélération du flux de refugiés qu’une intervention militaire pourrait certainement provoquer".

"On a fait une tournée, il ya dix jours, en Casamance, les populations ont peur des répercussions de l’élection en Gambie sur leur économie notamment sur le transport", a indiqué M. Bodian.
Selon le secrétaire général de la Cddc, "déjà en 2016, le transport vers la Casamance avait connu deux dysfonctionnements majeurs dont le dernier fut le fameux blocus qui a duré deux mois". Il a rappelé que le président de la République avait "promis, en février 2015, la construction d’une voie ferrée reliant Dakar à Ziguinchor", notant que "quelques efforts de désenclavement de la zone sud ont été enregistrés".

Il s’agit de la réception des navires "Aguène" et "Diambogne’’, de la réduction de 50 % du tarif de la classe économique de la desserte maritime Dakar-Ziguinchor, du début du renouvellement du parc automobile dans la commune de Ziguinchor, entre autres.

APS

Même s’il a été accueilli à Dakar depuis dimanche sur demande de la Cedeao, le président élu de la Gambie a déclaré, hier, qu’il va bel et bien prêter serment jeudi et exercicer ses fonctions de chef d’Etat.

« En tant que votre président élu, je tiens à affirmer, de la manière la plus ferme et catégorique, que ce 19 janvier 2017, je vais prêter le serment prescrit par notre constitution et ensuite former le nouveau gouvernement de la République de Gambie », a déclaré hier le président élu de la Gambie Adama Barrow dans une déclaration lue par son conseiller spécial, Me Ahmad Fatty.

Le président élu de la Gambie a précisé que « la cérémonie de prestation de serment sera tenue et conduite sur le territoire gambien, en pleine conformité avec l’article 63 de la constitution et les lois pertinentes de la Gambie ». « J’assumerai la charge et les fonctions de président de la République de la Gambie à compter de ce jeudi 19 janvier 2017, sans faute, Inshaa-Allah », a insisté le président élu.

Adama Barrow a également assuré à ses compatriotes que sa présence dans la République du Sénégal fait suite à la demande de Mme Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria et actuelle présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ». « La proximité et les liens sociaux uniques entre le Sénégal et la Gambie, font que le Sénégal est le pays le plus indiqué pour m’accueillir compte tenu des circonstances actuelles », a-t-il insisté. Le président élu a exprimé sa « profonde gratitude à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao pour son attachement au règlement de l’imbroglio politique en Gambie ». Il a aussi exprimé « sa profonde gratitude au président Macky Sall, au gouvernement et au peuple sénégalais, pour leur hospitalité ».

Ses remerciements s’adressent aussi l’Union africaine, aux Nations Unies et aux partenaires bilatéraux et multilatéraux pour leur soutien. « J’exprime ma profonde gratitude à vous tous, mes chers compatriotes, Gambiens, de l’intérieur et de la diaspora, pour la manière exemplaire dont vous continuez à vous comporter conformément à la Loi », a lancé le président élu. Adama Barrow a invité ses compatriotes à « continuer à maintenir la paix, la stabilité et la tranquillité dans leur pays ». Il a aussi invité « tous les citoyens à continuer à faire preuve de retenue, à observer la primauté du droit et à ne pas répondre aux provocations ».

…Et demande la libération des personnes illégalement arrêtées
Après avoir confirmé sa prestation de serment jeudi, le président élu Adama Barrow a demandé la libération de toutes les personnes illégalement arrêtées. « Je suis également au courant de la vague massive d’arrestations illégales en cours d’officiers militaires et de sécurité par le gouvernement sortant. Je condamne fermement ces actes illégaux flagrants. Je demande la libération de toutes les personnes illégalement arrêtée ou détenues, avec effet immédiat », a lancé le président élu dans une déclaration lue à Dakar par Ahmad Fatty, son conseiller. « Ceux qui sont engagés dans des violations des droits humains fondamentaux des Gambiens sont invités à arrêter immédiatement de tels forfaits, de conformer leurs actes à la loi sous peine de faire face à ses rigueurs », a-t-il averti. Barrow insiste : « encore une fois, je tiens à vous assurer que le 19 janvier 2017, mon gouvernement commencera à travailler et à réparer les dommages causés par vingt-deux ans de mauvaise gouvernance ».
 
B. DIONE

Le Parti socialiste renouvelle son ancrage dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Son bureau politique invite les militants à reprendre les activités des instances en perspective des prochaines législatives.

C’est la première réunion qui est tenue après le mandat donné par les instances d’aller aux législatives dans le cadre de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby). Dans son propos,  le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, est revenu sur le mandat qui a été donné  aux instances  de consulter les coordinations,  sur la position du parti en direction des élections législatives de 2017. Il a rendu compte du dérouler des consultations. Il a, à cet égard,  délivré les résultats qui sont issus de ces consultations. Ces résultats demandent au parti d’aller aux élections législatives dans le cadre  de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar». Il s’est, dès lors, agi de voir comment traduire cette volonté des instances en direction des élections. Sur ce point, Serigne Mbaye Thiam annonce qu’une commission ad hoc est mise sur pied. Elle se chargera de réfléchir sur les animations et les activités à mettre sur place en direction des législatives.
Des visites du secrétaire général sont également  prévues dans les unions régionales. Les chartes du militant ainsi que le règlement intérieur du parti ont également étaient débattus au cours de la rencontre. Certaines dispositions statutaires qui lient les militants aux responsables ont été, à cette occasion, rappelées dans le respect de la démocratie. Des interventions de militants issus des quarante cinq départements ont également été entendues.

Mame Bounama Sall,  secrétaire national à l’administration et aux finances  a rappelé, dans sa communication, le rôle du comité ad hoc destiné à proposer des activités d’animation et de remobilisation du parti, en direction des prochaines élections législatives. «La commission regroupe l’ensemble des quatorze unions régionales, les représentants des mouvements intégrés, c'est-à-dire le mouvement des femmes, des jeunesses socialistes et les cadres du parti », a-t-il dit.

Cette commission a produit un rapport au bureau politique. Lequel rapport a été amendé par le secrétariat exécutif. Il est retenu que toutes les quatorze unions régionales doivent tenir des réunions. Ces rencontres permettront d’élaborer des animations à la base au sein de toutes les sections jusqu’aux coordinations. « Certaines unions régionales sont en avance dans leurs activités. Ces unions sont prêtes à recevoir une délégation conduite par le secrétaire national. Il s’agit de l’Union régionale de Kaffrine dirigée par Abdoulaye Willane, de l’Union régionale de Tambacounda avec Sina Sissokho, président du Conseil départemental et de l’Union régionale de Louga avec Birahim Diagne et Aminata Mbengue Ndiaye », annonce Mame Bounama Sall. Ces trois unions régionales ont exprimé le souhait de recevoir le secrétaire général dans les meilleurs délais. Des manifestations auront lieu dans ces différentes instances. Il a également été tenu compte de certaines difficultés notées dans des unions régionales. Ces dernières vont constituer des délégations et venir à Dakar pour rencontrer le secrétaire général afin de passer en revue les difficultés dans le but d’apporter des solutions.

Oumar BA

Serigne Mbaye Thiam répondant aux interpellations des journalistes notamment sur le sort qui sera réservé à Khalifa Ababacar Sall et Mme Aïssata Tall Sall indique qu’au sein du Parti socialiste, dans le bureau politique, il n’est nullement question de débattre de personnes.

Cependant, précise-t-il, les discussions ont porté sur des principes. « Des camardes qui étaient dans le bureau politique ont manifesté leur désaccord,  par rapport à certaines positions du parti. Toutefois, tous les militants sont tenus d’appliquer et de faire respecter les décisions du parti qui ont été prises de façon démocratique et après débat », a-t-il rappelé. Il ajoute que le  parti condamne tout acte fractionnel tendant à déstabiliser les instances établies. Quid des sanctions ? Il souligne, pour l’heure, qu’ils ne sont pas à l’ordre du jour. Toutes les ressources de consultations et de négociations seront mises en place.

Toutefois, précise-t-il, personne n’est à l’abri de sanctions.  C’est le parti qui prend la mesure et l’opportunité de faire des sanctions, a-t-il conclu.

O. BA

Mamadou Faye, secrétaire national aux questions économiques  informe que  le Parti Socialiste a pris l’initiative par rapport au débat interne de rappeler la quintessence des textes adoptés au quinzième congrès ordinaire  de juin 2014. Ces textes clarifient bien des points.  « Il m’a été donné l’occasion de rappeler que le parti socialiste est le plus ancien qui existe au Sénégal, qui se prévaut d’un programme, d’une démarche d’une doctrine. Quand on y milite,  c’est moins pour avoir des privilèges ou des prébendes. Il s’agit plutôt d’ancrer le socialisme démocratique dans la gestion publique», a-t-il rappelé.

Poursuivant son propos, il souligne que la charte du militant contraint à tout membre d’observer un respect scrupuleux des règles établies. Les militants doivent, à l’issue de débats démocratiques qui touchent toutes les questions qui intéressent le militant, respecter la discipline du parti. Après débat, l’obligation du militant socialiste est de se conformer à la décision de la majorité, fut-elle ou non sa propre position, a-t-il dit.

O. BA

Le chef de l’Etat est attendu entre le 7 et le 10 février prochain dans la capitale du Nord, où il présidera la cérémonie officielle de pose de la première pierre des travaux d’installation de brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, notamment entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, a annoncé, hier, le directeur de Cabinet du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Serigne Sène.

Il a précisé que le programme très ambitieux de lutte contre l’érosion maritime et côtière à Saint-Louis va coûter globalement 4 milliards de FCfa. Un projet de grande envergure initié par le chef de l’Etat et le maire de la ville tricentenaire, Mansour Faye et qui permettra de protéger Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie (sur une distance de 4 kms) des raz-de-marée. Serigne Sène s’exprimait à l’occasion d’un point de presse qu’il a organisé hier à Guet-Ndar en vue d’inviter toutes les populations de Santhiaba, Gokhou-Mbathie, Guet-Ndar et autres localités de la Langue de Barbarie, du Gandiolais et du Toubé, à se mobiliser pour réserver au président Macky Sall un accueil mémorable. Il a exhorté tous les responsables et militants de l’Apr à préparer cette visite qui permettra au chef de l’Etat d’inaugurer, par la même occasion, le site de transformation des produits halieutiques de Gokhou-Mbathie, qui a été réhabilité par l’Etat et ses partenaires pour un coût global de plus de 350 millions de FCfa.

Cheikh Samba Sène a laissé entendre que le président Macky Sall mettra à profit son séjour dans la capitale du Nord pour constater de visu toutes les réalisations du maire Mansour faye et de l'Etat dans l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (Aof). Cette visite lui permettra également de s’enquérir de l’état d’avancement des premiers travaux effectués dans le démarrage du projet Acting d’assainissement de Guet-Ndar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, a adressé une lettre à ses frères en direction des prochaines élections législatives.

« Je demande au Coordonnateur général du Pds de prendre des dispositions, dès maintenant, pour une alliance gagnante de l’opposition et de me rendre compte », a écrit Abdoulaye Wade dans sa correspondance. « Il est possible de constituer, dans notre pays, une coalition gagnante qui préserve les intérêts du parti », a ajouté l’ancien président de la République.

Selon le leader du Pds, « tout autre discours relève d’autres considérations ». « Je vous demande de vous engager dans cette voie », a-t-il dit. « Les élections législatives seront un tournant politique majeur. Il faut oser prendre des décisions qui peuvent défaire, dès 2017, le régime de Macky Sall. Le Pds seul est capable de secouer rudement le baobab mais pourra, sûrement, avec de bonnes alliances, le terrasser », a insisté Me Wade.

C’est pourquoi, Abdoulaye Wade demande aux membres de son parti « de prendre langue avec les partis de l’opposition en vue d’une alliance gagnante basée sur un programme minimum, pour défaire le régime de Macky Sall ».

Me Wade souligne que malgré les différentes déclarations de Macky Sall et de certaines autorités, la date des élections législatives n’est pas fixée dans leur schéma. C’est pourquoi, il estime que les adversaires de son parti « sont sûrs de les perdre ». Aussi, poursuit Me Wade, « cherchent-ils, en vain, une bonne date pour leur stratégie ». « Il faut continuer à exiger que les élections se tiennent dans le respect du calendrier républicain mais il ne faut surtout pas nous laisser surprendre car ils peuvent tout aussi bien feindre le souhait du renvoi pour, au dernier moment, maintenir les dates et nous surprendre dans l’impréparation », a recommandé Abdoulaye Wade.

B. DIONE

Le Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads authentique) reste préoccupé par la crise qui règne en Gambie. Le Secrétariat exécutif dudit parti qui s’est réuni ce vendredi 13 janvier dans sa permanence, en présence de son secrétaire général Landing Savané, a exprimé ses regrets sur l’évolution de la situation en Gambie qui, après avoir paralysé la vie économique et sociale de ce pays, favorise « une crise humanitaire dans les régions frontalières du Sénégal ». 

A cet effet, le Se d’Aj/Pads authentique note, avec inquiétude, « l'afflux massif de réfugiés en Casamance et dans les régions de Kaolack et de Fatick et de son corollaire d’insécurité ». Face à cela, les camarades de Landing Savané lance « un appel pressant » à tous les acteurs de la vie politique gambienne à consacrer toutes leurs forces et capacités pour garantir au peuple souverain de Gambie, la paix et le respect de son choix.

Ce parti demande au président Yaya Jammeh de respecter la volonté populaire. Aussi, Aj/Pads/A appuie « sans ambages » la position du gouvernement du Sénégal confortée par les déclarations de la Cedeao, de l’Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations unies qui se sont tous prononcés en faveur d’une solution pacifique. Pour ce qui est du gouvernement du Sénégal, en particulier, Aj/Pads/A invite les chefs religieux et coutumiers, la classe politique, les mouvements citoyens et toutes les autres forces vives de la nation à une « union sacrée » autour du président de la République Macky Sall pour trouver les conditions d'une transition pacifique en Gambie.

M. NDONG

Le mouvement national des Arabophones de l'Alliance pour la République (Apr) a planché sur les problématiques de la cybercriminalité et de la cybersécurité lors de son premier conseil national. Abdou Karim Sall, Directeur général de l'Artp et parrain de la manifestation chargé de décrypter le thème a invoqué les préceptes de l’Islam pour argumenter ces questions d’une brûlante actualité. Selon M. Sall, « on n’a pas besoin de chercher loin, la solution de la cyber-sécurité ou de la cybercriminalité est dans le Coran et les Hadiths du Prophète Mohamad (Psl) ». « L'Islam, dans son essence même, est une religion de paix. Si l’on veut toujours  avoir la paix et être à l'abri de la cybercriminalité, il faut tout simplement appliquer les directives de Dieu », a dit M. Sall.

C’est ainsi qu’à l’endroit des jeunes qui utilisent fréquemment Internet et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram…), il a conseillé  « d'en faire toujours un bon usage en faisant très attention aux informations véhiculées sur la toile». Non sans rappeler à l’assistance, la contribution de l'Artp qu'il dirige dans la lutte contre la cybersécurité, notamment la dernière campagne d'identification des abonnés aux services de téléphonie mobile au Sénégal à l'issue de laquelle 5 millions de numéros ont été résiliés par les opérateurs.

Mamadou Lamine DIEYE

Le député Abdou Lahad Seck de Touba a démenti, hier, les accusations de fraudes dans les inscriptions sur les listes électorales formulées par l’opposition dans le département de Mbacké. Procédant hier à la remise de financements à certains groupements féminins dans son programme « Sadaga pour l’émergence des femmes du Baol», le député a saisi l’occasion pour nier toute implication dans le processus. « Nous étions avec le préfet et tous les responsables des partis politiques, pour une évaluation du déroulement des opérations, le constat est unanime, il n’y a eu aucun grief dans les différentes commissions de la ville, déclare-t-il. Le député a invité ses adversaires qui, selon lui, manipulent les populations, a montrer leur vrai visage ». Le député a ajouté : nous prenons nos devants, pour parer à d’éventuelles omissions pouvant entraîner des irrégularités et j’affirme avoir pris sur moi la responsabilité de sécuriser l’inscription dans les commissions de confection de cartes d’identité biométriques, les militants de l’alliance pour la République. Cette démarche me permet de sécuriser le vote de nos militants ». Abdou Lahad Seck a aussi déclaré : « compte tenu de tout ce que le président a fait à Touba, je n’accepterai plus qu’on y perde des élections. A ce jour, nous pouvons revendiquer 3800 inscrits sur les listes électorales ». Le député qui effectuait la deuxième phase de son programme, a financé pour la somme de 30 millions de FCfa à 450 bénéficiaires issues de différents groupements féminins.

Mamadou DIEYE

Le sommet Afrique-France s’ouvre ce matin à Bamako. Arrivé dans la capitale malienne hier dans l’après-midi, le président de la République, Macky Sall, prendra part aux travaux.

Le président de la République, Macky Sall, prend part, ce matin, aux travaux du sommet Afrique-France qui s’ouvre à Bamako. Macky Sall qui a quitté Dakar hier dans l’après-midi a eu droit à un accueil chaleureux à l’aéroport de Bamako, selon le service de communication de la présidence.

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement prennent part à ce sommet qui se déroule sous haute surveillance avec une présence massive des forces de sécurité dans les différentes artères de la capitale malienne. Il s’agit, entre autres, de François Hollande (France), Idriss Deby (Tchad), Alpha Condé (Guinée), Patrice Talon (Benin).

La cérémonie d’ouverture est prévue ce samedi dans la matinée. Elle sera marquée par plusieurs allocutions dont celles du président François Hollande, d’Idriss Déby, président en exercice de l’Union africaine, de la présidente de l’Union africaine, Mme Zuma et du chef de l’Etat du Mali, Ibrahim Boubacar Keita. L’ouverture des travaux sera suivie par une cérémonie à huis-clos sur le thème « Paix et Sécurité ».

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita offrira un déjeuner à ses hôtes. Il y aura, à cette occasion, une restitution des travaux sur les forums qui ont précédé le sommet. Ces forums ont porté sur la jeunesse, le genre et l’entreprenariat. Une séance de travail sur le thème « Economie et développement » est également au menu. La clôture des travaux sera rythmée par une conférence de presse conjointe du président Ibrahim Boubacar Keita et du chef de l’Etat français, François Hollande.

Babacar DIONE

Macky Sall salue l’apport de la Diaspora à l’économie
Le président de la République, Macky Sall, a salué, hier à Bamako, l’apport de la Diaspora à l’économie sénégalaise. Il s’exprimait lors d’une rencontre avec les Sénégalais établis au Mali où il est arrivé vendredi pour prendre part au sommet France-Afrique. Le chef de l’Etat a eu droit à un accueil chaleureux avec une forte mobilisation de ses compatriotes venus des différents quartiers de Bamako et des autres régions du Mali. La rencontre a eu lieu au Palais de la culture.

Macky Sall est revenu sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à faire voter un projet de Loi qui a permis la création de 15 députés pour la Diaspora. Il a souligné que l’apport des Sénégalais à l’économie est plus substantiel que l’aide au développement. Le chef de l’Etat a aussi affirmé que le gouvernement veut que les préoccupations de la Diaspora soient mieux prises en compte. La Diaspora sénégalaise n’entend pas se limiter à réserver au chef de l’Etat un accueil chaleureux. Une cérémonie de récital du Coran pour le président de la République aura lieu aujourd’hui, samedi, à 10 heures à Keur Serigne Touba à Bamako. Le président de la République a aussi magnifié les relations entre le Sénégal et le Mali.

B. DIONE

Les divergences au sein du Parti socialiste (Ps) que d’aucuns veulent imputer au président de la République et à son régime ne sont pas du goût du président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar ». Moustapha Diakhaté s’inscrit en faux contre les tenants d’une telle thèse estimant que ce serait faire un mauvais procès au président Macky Sall que de l’impliquer dans cette affaire qui relève de la cuisine interne du Ps.

Selon Moustapha Diakhaté, « ceux qui voient la main du pouvoir dans cette affaire » ont tout faux. En outre, s’ils pensent que c’est un plan ourdi par le président Macky Sall et son régime pour « affaiblir » le maire de Dakar, « c’est en fait eux qui accusent Khalifa Sall d’être soit le commanditaire de ce qui s’est passé ou d’en être l’auteur », a-t-il déclaré.

Pour être plus précis, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar » a rappelé que « c’est le Parti socialiste qui a déposé sa plainte chez les autorités judiciaires qui ont enclenché des enquêtes et des auteurs ont été identifiés et des probables commanditaires ». « Et pour tirer cette affaire au clair, la justice tranchera », a-t-il fait savoir.
C’est ainsi qu’il demande aux mis en cause qui se disent partisans de Khalifa Sall d’aller plutôt chercher un bon avocat». Au lieu d’accuser le président Macky Sall, « ceux-là qui se comportent de cette façon ne lui rendent pas service et doivent aller chercher de bons avocats », leur a-t-il suggéré.

Mamadou Lamine DIEYE

Un collectif de socialistes appelle à des retrouvailles
Au sujet de l’affaire Bamba Fall et compagnies, le collectif des socialistes pour la sauvegarde de l’héritage issus de la 8ème section de la 9ème coordination de Dakar, a demandé « solennellement au camarade secrétaire général de retirer la plainte pour favoriser des retrouvailles au sein du Parti socialiste, car les militants ont besoin de se retrouver au nom de la camaraderie pour un retour aux valeurs socialistes». « Nous appelons au sens de la responsabilité de l’un et de l’autre. Nous invitons à l’apaisement afin de pacifier les rapports entre solistes qui ont choisi le Ps pour ses valeurs», a dit Pape Sow, coordonnateur du collectif.

Revenant sur les événements intervenus lors du bureau politique du 05 mars dernier, il rappelle que nombre de militants socialistes ont eu le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli par la direction du parti. Mais Pape Sow et ses camarades estiment que «cela ne saurait justifier le saccage du siège du Ps, tout comme il est inconcevable, inacceptable que nos divergences atterrissent devant les tribunaux». 

Amadou DIOP

Le comité directeur du Pds semble minimiser les sorties de Farba Senghor contre la gestion du parti en dépit du face-à-face entre le chargé de la propagande et le conseil de discipline.

Même si Farba Senghor a fait face au comité discipline du Parti démocratique sénégalais (Pds), le comité directeur a déclaré hier n’avoir pas examiné une affaire relative au dossier du chargé de la propagande. « Le comité directeur n’a pas examiné une affaire qui s’appelle Farba Senghor, car à mon sens, elle n’existe pas », a dit sur un ton ferme le porte-parole du jour du comité directeur, Cheikh Saad Bou Fall lors du point de presse qui a suivi la réunion du Cd qui a eu lieu à la permanence sise sur la Voie de dégagement nord (Vdn).

Selon le porte-parole du jour, Cheikh Saad Bou Fall, le comité directeur a déploré des dysfonctionnements dans les inscriptions sur les listes électorales. « Le processus de renouvellement des cartes d’identité et d’électeur ne permet pas au plus grand nombre de Sénégalais de les obtenir paisiblement», a-t-il déploré. Par conséquent, le Pds exige la démission du ministre de l’Intérieur et la nomination d’une personnalité neutre pouvant s’occuper de toutes ces questions électorales.

D’après M Fall, le comité directeur félicite le groupe Parlementaire des libéraux et démocrates qui, avec sa présidente à sa tête, a participé à l’intérieur du parlement, au combat pour un processus électoral transparent apte à assurer une expression libre et transparente du suffrage des citoyens. « Pour limiter la portée de ce combat et des débats en session, le régime n’a pas hésité à convoquer le Parlement dans des conditions fort rocambolesques », fustige le porte-parole.

Ainsi, Cheik Saad Bou Fall a salué l’engagement du groupe parlementaire qui a pris part de façon décisive, à « tous les travaux et en prenant en charge les préoccupations des populations, tenant compte de la vision libérale de notre parti ». Poursuivant, le responsable libéral a déploré « l’instrumentalisation de la justice avec l’exil forcé de leur candidat, Karim Meïssa Wade, histoire de liquider des adversaires politiques ». « Notre pays est livré aux intérêts étrangers au moment où des centaines de jeunes cherchent de l’emploi», a-t-il rouspété.
M. Fall a laissé entendre que les Sénégalais souffrent de la gestion de l’actuel régime qui a porté le taux de pauvreté à 46,7% de la population. Ainsi, le Pds se félicite du vote au Conseil de sécurité de l’Onu, d’une résolution contre la colonisation en terre palestinienne.

Serigne Mansour Sy CISSE

Farba Senghor après son audition : « Personne ne peut m’exclure du parti »
Auditionné hier par le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Farba Senghor continue de décrier la gestion du coordonnateur Oumar Sarr. Il ajoute que personne ne peut l’exclure de la formation libérale.

« On ne peut pas m’exclure. Je suis le Pds. Je n’ai pas défié Abdoulaye Wade. Je n’attaquerai jamais Abdoulaye Wade », a déclaré Farba Senghor après son audition par le comité de discipline du Parti démocratique sénégalais (Pds).

Le chargé de la Propagande a maintenu les propos qu’il avait prononcés sur la gestion du Parti démocratique sénégalais par le coordonnateur Oumar Sarr. «  « Je persiste et signe. Ce que je dis, je ne le dis pas pour détruire. Je dis la vérité. Je ne veux pas que le travail qui a été abattu par Abdoulaye Wade soit détruit », a dit le chargé de la propagande. « Je ne suis pas contre Oumar Sarr, mais j’estime que le parti ne marche pas. Plusieurs responsables ont été laissés en rade lors de la tournée nationale du comité directeur. Cette démarche affaiblit le parti », a ajouté l’ancien ministre de l’agriculture.

Revenant sur l’ambiance qui a prévalu lors de son face à face avec le comité directeur, Farba Senghor a dit que les membres de cette instance lui ont reproché le fait qu’il ait choisi de parler des problèmes du parti dans la presse alors qu’il pouvait s’exprimait au sein du comité directeur. «  J’ai répondu que j’ai attiré l’attention du parti depuis longtemps. Personne ne m’a écouté », a-t-il expliqué.

Farba Senghor a fait savoir que sa démarche est guidée par le souci de renforcer le parti. « Certains écrivent à Wade pour lui dire que je suis en train de diviser le parti. La machine du Pds est en panne. Il faut la réparer. Je veux que le parti ait des résultats. Nous devons gagner les législatives. Pour réussir cette ambition, il faut régler les problèmes du parti », a-t-il dit. Farba Senghor martèle : « Abdoulaye Wade a été un grand président. Il a promu des gens. Il a boosté la carrière de beaucoup de gens. Je veux que son héritage soit préservé. Seul un Pds fort peut porter l’héritage de Wade».

Babacar DIONE

Les responsables de l’Alliance des forces de progrès (Afp) du département de Birkilane, dans la région de Kaffrine, ont réitéré, avant-hier, la volonté de leur parti de poursuivre le compagnonnage avec la coalition électorale au pouvoir en perspectives des législatives de juillet prochain.

L’Alliance des forces de progrès (Afp) n’envisage pas de quitter la coalition électorale Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) qui soutient Macky Sall. Cette position a été réaffirmée, avant-hier, par les responsables de cette formation politique dans le département de Birkilane. Ibrahima Sène et Mapenda Cissé, respectivement responsable de la délégation départementale et communale de Birkilane, en ont fait la précision au cours d’un point de presse. « Bennoo Bokk Yaakaar se porte bien dans le département de Birkilane. Il n’y a pas le moindre nuage dans le ciel des relations entre les responsables des principales composantes de cette coalition dans la localité.

A l’instar de nos leaders respectifs, nous poussons au renforcement de l’unité dans nos rangs pour ainsi offrir une majorité confortable au président Macky Sall pour les prochaines législatives », a souligné Ibrahima Sène, le coordonnateur de la délégation départementale.

Une précision aux allures de démenti aux propos de son camarade, le député maire de Birkilane qui a dit qu’il n’exclue pas une candidature en dehors de ladite coalition électorale. « C’est un sentiment de désolation qui nous anime, car à l’annonce de son meeting même si nous n’étions pas invités, nous espérions que dans la foulée de son entretien avec le président Moustapha Niasse où il (Fallou Fall) avait soutenu son appartenance à l’Afp qu’il allait rentrer dans les rangs pour travailler à nos côtés pour massifier le parti. Au contraire, il a semblé persister dans sa volonté de se mettre en marge du parti et dans sa logique de défiance des militants et de sa direction », déplore pour sa part, Mapenda Cissé.

Pour rappel, le député maire de Birkilane avait fait l’objet, il y a moins de deux ans, d’une suspension de la direction de l’Afp. Il était soupçonné d’appartenance au Grand parti (Gp) de Malick Gakou, en dépit de ses dénégations. Il a été remplacé dans ses différentes fonctions au sein des instances régionales, départementales et communales par respectivement le député Cheikh Ndiaye, Ibrahima Sène et Mapenda Cissé.

Elimane FALL

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) condamne la confiscation des aspirations des citoyens gambiens par le président sortant, Yahya Jammeh. Tout en appelant ce dernier à céder le pouvoir au président élu, Adama Barrow, le Congad réaffirme le droit des peuples à la démocratie et au respect des résultats des élections transparentes.

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad), que dirige Amacodou Diouf, souligne que « le président sortant de la Gambie, Yahya Jammeh, devrait céder le pouvoir au président élu, Adama Barrow ». Mais, regrette ladite structure, au rythme auquel évolue la situation, il paraît clair que « Jammeh cherche la confrontation entre son armée et les forces de la Cedeao ».

Le Congad, soucieux des menaces qui pèsent sur la paix et la stabilité du Sénégal en cas d’intervention armée en Gambie, réaffirme « le droit des peuples à la démocratie et au respect des résultats des élections transparentes » et, en conséquence, condamne « la confiscation des aspirations des citoyens gambiens par le président sortant ». Toutefois, estime le Congad, le processus de rétablissement du choix des populations, sous l’égide de la Cedeao, doit privilégier la démarche politique.

« Si la voix militariste ne peut pas être évitée, elle doit prendre assez de garanties pour protéger les populations innocentes déjà suffisamment opprimées », lit-on dans la déclaration. Aussi, selon le Congad, le Sénégal doit-il agir avec tact, en prenant en compte la dimension géopolitique de toute intervention militaire suite aux positions officielles de la Guinée et de la Mauritanie, pour sauvegarder le prestige de sa diplomatie et garantir la sécurité de nos populations. Le Congad lance un appel à l’endroit de la société civile et de la diaspora gambiennes, ainsi que des pays de la Cedeao pour « porter toute la mesure du combat pour une seconde victoire, et celle-là définitive », lit-on dans la déclaration.

Cheikh Aliou AMATH

Le premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, coordonnateur départemental de l’Alliance pour la République (Apr) de Kanel, a indiqué que la loi accordant 15 députés à la diaspora sénégalaise est une mesure opportune et salutaire.

Vous êtes le coordonnateur départemental de l’Alliance pour la République (Apr) du département de Kanel, l’Assemblée nationale vient d’adopter une loi accordant 15 députés à la diaspora. Certains pensent que c’est une mesure inopportune. Qu’en pensez-vous ?
Par respect à la diaspora, nous ne pouvons pas parler d’une mesure inopportune. La diaspora fait partie des piliers du développement dans notre pays. Il fut un moment, s’il n’y avait pas l’apport de la diaspora, surtout au Fouta, il serait très difficile de survivre. La diaspora mérite mieux et plus de considération. 15 députés pour la diaspora n’est pas une mesure de trop, compte tenu du nombre de Sénégalais vivant à l’extérieur. Ces gens-là se battent jour et nuit pour soutenir leurs familles restées au pays. Nous sommes dans un monde planétaire, ces Sénégalais ont besoin de s’impliquer davantage dans la gestion des politiques publiques. Nous trouvons que c’est une mesure opportune et salutaire. Certains continuent malheureusement d’entretenir un débat politicien.

Nous sommes à six mois des élections législatives. Le constat sur le terrain est que les inscriptions sont un peu timides...
Il y a des mesures correctives qui sont en train d’être prises pour améliorer le rythme des inscriptions. Nous avons visité la commission logée dans la commune de Orkadiéré, les inscriptions sont un peu timides. Mais il y a une progression qui est en train de s’opérer. Vu le rythme avec lequel ces commissions évoluent, il sera très difficile d’atteindre les objectifs fixés. Le président de la République et son gouvernement sont en train de mettre en place un dispositif notamment des commissions mobiles qui vont sillonner tout le pays pour aider les Sénégalais à disposer de leurs cartes d’identité biométrique. Cela n’est pas chose nouvelle. Et il faut donc reconduire ce dispositif.

Cela vaut dire qu’il est possible de voter avec l’ancien fichier électoral ?
Pourquoi pas. Si le nouveau fichier arrive à satisfaire tout le monde et sans contestation, il n’y a aucun problème. Notre souhait est de voir le fichier toiletté. Si les objectifs fixés ne sont pas atteints, nous avons l’ancien fichier qui nous a valu une alternance pacifique et des élections législatives et locales sans contestation. Nous n’avons pas à s’inquiéter. Tout le monde connaît ce fichier. Et il n’y aura pas de contestations possibles.

L’autre constat est qu’il y a beaucoup de potentiels électeurs qui ne disposent pas d’extraits de naissance et surtout dans la zone. Est-il prévu des audiences foraines ?
A l’orée de chaque élection, nous constatons une volonté manifeste des populations d’acquérir des cartes d’identité et d’électeur. Les audiences foraines ont toujours rythmé la gouvernance politique de notre pays. Ces audiences permettent aux populations qui n’ont pas d’extraits de naissance d’en acquérir. Il n’y a rien de particulier. C’est une pratique normale et courante. Le gouvernement doit être en mesure de satisfaire cette préoccupation des populations. Nous l’encourageons à aller dans cette dynamique.

Propos recueillis par Souleymane Diam SY

L’opposition ne recule pas dans sa volonté de rejeter l’augmentation du nombre des députés adoptée par l’Assemblée nationale en sa séance plénière du 3 janvier 2017. C’est dans ce sens qu’un groupe de députés de cette même opposition a décidé de porter le combat devant la justice. « Ce mardi 10 janvier 2017, un groupe de députés de l’opposition a déposé, auprès du Conseil constitutionnel, un recours en annulation de la loi organique  n°44/2016  portant  code  électoral  adoptée  le  03 janvier  2017  par l’Assemblée  nationale », lit-on dans un texte laconique qui nous est parvenu.

Le nouveau code prévoit, entre autres, l’augmentation du nombre de députés de 150 à 165, dont les 15 dédiés à la Diaspora. Dernièrement, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) avait dénoncé « les décisions non concertées » du régime sur l’augmentation du nombre de députés et sa volonté de revenir sans consensus sur la date des élections. Par conséquent, Mamadou Diop « Decroix » et ses camarades craignant « une confiscation de la volonté populaire » à l’occasion des prochaines élections législatives avaient appelé à l’organisation d’élections « libres et démocratiques ». Après l’adoption du nouveau code par l’Assemblée nationale, beaucoup de leaders de l’opposition avaient regretté l’augmentation du nombre de députés, jugeant que le pays fait face à d’autres priorités.

Pour l’heure, les responsables de l’opposition restent suspendus à la décision prochaine du Conseil constitutionnel.

M. NDONG

ABDOU MBOW, PORTE-PAROLE ADJOINT DE L’APR : « UNE ENTORSE FAITE À LA DÉMOCRATIE »
Abdou Mbow AprUn groupe de députés de l'opposition a déposé auprès du Conseil constitutionnel, un recours en annulation de la loi organique numéro 44/2016 portant Code électoral, adoptée le 3 janvier 2017 par l'Assemblée nationale. Ce nouveau code électoral prévoit, entre autres, l'augmentation du nombre de députés de 150 à 165, dont 15 dédiés à la Diaspora.

L’opposition sénégalaise a introduit un recours en annulation de la loi portant Code électoral, auprès du Conseil constitutionnel. Elle dénonce l'augmentation du nombre de députés, la manière de la répartition, le manque de consensus entre autres. Le député de la mouvance présidentielle, par ailleurs troisième vice président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, s’est dit « aucunement surpris par la démarche adoptée par l’opposition». Le parlementaire rappelle avoir récemment souligné que « l’opposition sénégalaise était contre la diaspora ». Par cette initiative, celle-ci vient de confirmer sa démarche résolue de combattre la diaspora, a-t-il poursuivi.

Il souligne, en outre, que l’augmentation de députés ne répond nullement à «des exigences politico-politiciennes », a-t-il dit. C’est plutôt un acquis majeur pour la démocratie, est-il d’avis. Pour preuve, cette hausse tend vers une pérennisation, a-t-il dit. Selon Abdou Mbow, toute mouvance d’ordre qui décide de s’opposer à l’entrée des sénégalais de la diaspora à la représentation nationale constitue une entorse à la démocratie.

Oumar BA

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la plateforme "Avenir, Senegaal bi ñu bëgg" dit déplorer « la légèreté avec laquelle le gouvernement a traité les conclusions du comité technique de revue du code électoral, mais aussi, une manœuvre de plus en ce qui concerne sa volonté exprimée d’organiser ces élections législatives sur la base du fichier électoral actuel, au cas où la révision des listes en cours n’aboutirait pas au 31 mars prochain ».

Aussi, avec l’augmentation du nombre des députés ladite plateforme indique que « le président Macky Sall et sa majorité ont rompu le pacte qui était censé scellé, en matière de consolidation du processus électoral. La Plateforme "Avenir, Senegaal bi ñu bëgg" constate, pour le déplorer, que le pouvoir continue toujours de se placer, dans une logique clientéliste et électoraliste ».  Ainsi, pour la plateforme "Avenir, Senegaal bi ñu bëgg", «il y a fort à parier, en effet, que la répartition des 15 députés entre les huit départements de l’extérieur, qui doit se faire ultérieurement par voie de décret, en fonction du nombre d’électeurs inscrits sur le fichier électoral, sera l’occasion de calculs politiciens ». En ce qui concerne la date des élections législatives, «force est de souligner la précipitation du gouvernement qui vient d’envisager la possibilité d’un report des élections, en raison du mois de ramadan qui coïncide avec la période initialement choisie ». La plateforme "Avenir, Senegaal bi ñu bëgg" interpelle solennellement le président de la République pour le respect du calendrier républicain en se donnant les moyens de tenir le pari du 2 juillet 2017», conclut le communiqué.

Amadou DIOP

Aliou Dembourou Sow, président du conseil départemental de Ranérou, une localité de la région de Matam, a mené une vaste campagne de sensibilisation des populations du Fouta sur les enjeux et les perspectives des prochaines joutes électorales et sur l’importance des inscriptions sur les listes électorales.

A l’occasion de la troisième journée nationale de l’élevage, présidée par le chef de l’Etat à Ndioum, le député Aliou Dembourou Sow et les membres de la convergence des éleveurs du Sénégal, ont offert plus de 600 bœufs au chef de l’Etat, pour sa caution à la prochaine élection présidentielle. Pour être plus pragmatique. A cet effet et, en tant que président de la Convergence des Eleveurs du Sénégal, Dembourou, accompagné d’une forte délégation d’éleveurs, d’agropasteurs, de cultivateurs, a sillonné, pendant trois jours, les communes de Boké Dialloubé, Dodel, Doumgalao et celle d’Aéré Lao et d’autres localités situées dans le département de Podor, pour sensibiliser les populations sur l’urgence et la nécessité de s’inscrire sur les listes électorales, en vue d’obtenir dans de bonnes conditions, leurs cartes d’identité biométriques.  Il s’est réjoui de cette tournée qui lui a permis de contribuer efficacement à la massification de l’Apr et de s’entretenir avec les populations sur les nombreuses réalisations du président Macky Sall dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, notamment dans les régions de Saint-Louis et de Matam.

Partout où il est passé, Aliou Dembourou Sow est revenu sur la vision prospective du président Macky Sall, qui a permis d’initier et de mettre en œuvre le Pse, le Pnar, le Pracas, le Pudc et plusieurs autres projets et programmes de développement de grande envergure, réalisés dans le secteur de l’élevage.

De l’avis de M. Sow, grâce à ces réalisations, le président Macky Sall sera réélu sans difficulté et dans la transparence.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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