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Politique (2635)

Le président Macky Sall a reçu, hier, après midi, des transporteurs de Aftu et de gros porteurs avec Me Ousmane Ngom qui a conduit la délégation. Ces transporteurs ont décidé d’accompagner le président de la République à travers une coalition dénommée «Sénégal Ca Kanam». La liste qui sera conduite par l’ancien ministre d’État, Me Ousmane Ngom, sera en alliance stratégique avec «Bennoo Bokk Yaakaar» pour conforter la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale .

Administrateur civil breveté de l’Ena, Aubin Jules Marcel Sagna a débuté sa carrière administrative dans le commandement territorial où son dernier poste a été la préfecture de Koumpentoum. Aujourd’hui revenu dans l’administration centrale, il est le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, il a rejoint l’Alliance pour la République (Apr). Dans cet entretien, il révèle son principal objectif : faire gagner le parti du président de la République dans la commune de Bignona. Il dit aussi son optimisme dans le processus de paix en Casamance et appelle politiques et acteurs du développement à s’unir pour maximiser le potentiel économique du département de Bignona.

Comment votre intégration au sein de l’Apr se passe-t-elle ?
Elle se passe bien car sur place à Bignona, j’ai trouvé des acteurs très engagés au sein de l’Apr dans la commune de Bignona. J’ai discuté et échangé avec les différents acteurs pour leur faire comprendre que je venais travailler à leurs côtés pour mettre en œuvre la vision du chef de l’État dans la commune et dans le département de Bignona plus largement, faire partager ses idées avec les populations. Nous voulons contribuer à installer définitivement le parti dans le cœur des Bignonois. J’ai un accueil très ouvert. Nous sommes en bonne compréhension avec tous ses acteurs.

On s’achemine vers les législatives. Comment comptez-vous jouer votre partition à l’occasion de ce scrutin ?
Je ne serai pas candidat lors des législatives prévues le 30 juillet prochain. Mais en tant qu’acteur politique, nous sommes toutefois très fortement intéressés par ce scrutin dont le premier enjeu est de faire en sorte que pour une fois dans l’histoire, le président Macky Sall et l’Apr gagnent une élection dans la commune de Bignona. Il n’y a jusqu’ici aucune élection qui a été gagnée par l’Apr dans la commune. Il est important pour moi, et ce sera une valeur ajoutée certaine dans mon engagement en son sein, que l’Apr remporte le prochain scrutin dans la commune. Bien sûr, le scrutin est d’abord national et départemental, mais j’estime que la commune de Bignona doit apporter une forte contribution dans cette perspective. Cela se fera par la mobilisation des militants, par l’explication du projet politique du chef de l’État.

Comment analysez-vous la situation politique sur le terrain à Bignona ?
Elle est complexe. Le département a été gagné par l’Apr et le conseil départemental est tenu par l’Apr, ainsi que beaucoup de communes du département. Mais le fait est que la commune-phare, la commune éponyme du département, avait été gagnée, à l’époque, par l’opposition. L’actuelle équipe municipale provient de l’opposition. Le dirigeant de cette équipe fait des avancées pour soutenir, selon ses dires, le chef de l’État, ce dont nous nous félicitons. Il demeure toujours que l’Apr n’a pas encore capitalisé de victoire dans la commune. Nous travaillons à changer cela. C’est un axe fondamental de notre engagement dans la politique auprès du président Macky Sall, et pour favoriser la promotion économique et sociale des populations.

Quel commentaire faites-vous du processus de paix en cours en Casamance ?
Déjà, c’est un constat que nous faisons avec énormément de satisfaction. En Gambie, s’installe un régime qui désormais va dans le sens de la démocratie. Et cela est important en Casamance et dans le département de Bignona en particulier. Vous n’ignorez pas que le département a une large frange frontalière avec la Gambie. C’est important qu’il y ait la paix en Gambie, qu’il y ait la démocratie en Gambie, car cela a un impact direct sur la pacification définitive de la Casamance. D’ailleurs, vous avez suivi des éléments du Mfdc, l’aile militaire, se prononcer pour dire qu’ils acceptent la main tendue du président Macky Sall pour consolider la paix dans le Sud du Sénégal. Vous aurez remarqué que sans tambours, ni trompettes, dans le calme et la sérénité, avec patience, méthode et abnégation, le président Macky Sall est en train de réussir à instaurer la paix ; mais la véritable paix en Casamance. Cela procède d’une rupture dans la démarche. Nous avons tous vu la gestion de cette crise par les régimes précédents. C’était une gestion avec beaucoup d’effets de manche, avec beaucoup de médiatisation, en tout cas loin de la diplomatie faite de silence, de confidentialité, de patience. Le président Sall a marqué, de son empreinte, le processus de paix en Casamance avec un style propre. Sa méthode donne des fruits. Nous prions pour que la paix s’instaure ,de manière définitive, en Casamance. Les perspectives sont rassurantes…

Quel est le volet économique de votre offre politique, surtout qu’il est beaucoup question de désenclavement de la Casamance avec la perspective du pont sur le fleuve Gambie et les infrastructures routières en construction ?
Le volet économique occupe 95 % de mon projet politique. A mon sens, la politique ne doit pas être faite simplement pour avoir des résultats électoraux. C’est un moyen, mais la finalité, c’est d’impacter durablement sur les conditions de vie des populations. L’impact économique se traduit en plusieurs termes. Nous avons besoins d’infrastructures structurantes en Casamance. J’ai la chance et l’honneur de servir dans le ministère qui s’occupe des infrastructures. Qu’il s’agisse de transport ou de désenclavement, il y a des besoins dans le département. Adossé la vision du président Macky Sall, l’État est en train de refaire la Boucle du Blouf. Nous travaillons déjà sur la Boucle des Kalounayes, sur la réhabilitation de la route nationale N° 5 qui va de Sénoba à Ziguinchor, capitale régionale où la construction d’un second pont est prévue en bout de chemin. Ainsi que la réhabilitation de la route nationale N°4 qui va de Bignona à Diouloulou ; et qui est une véritable route d’intégration. Ce sont les infrastructures qui structurent les possibilités de développement en permettant de tirer les produits des zones de production vers les zones de commercialisation, c’est-à-dire les marchés. Le désenclavement de la Casamance est une volonté très forte du chef de l’État via le Ppdc (Programme prioritaire de désenclavement de la Casamance) avec un financement de l’État et de la Banque mondiale. Je voudrais ajouter à nos échanges la question du chemin de fer qui devrait relier Tambacounda à Ziguinchor. Je pense que ce serait un moyen très décisif de désenclaver les régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor, c’est-à-dire la Casamance naturelle. Ce train devrait permettre de transporter, de façon fiable, sûre et à coûts amoindris les produits, forestiers, pastoraux, agricoles et halieutiques de la Casamance. Le département de Bignona a des potentialités à mettre en exergue. Je pense au barrage d’Afignam qui doit donner le meilleur de lui-même. Au fond, le volet économique est l’essentiel de la vision politique que je veux mettre en œuvre. Je n’exclus aucun acteur du développement. Il faut de l’imagination, de la créativité et de la volonté.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

Les jeunes du Grand parti de Guédiawaye, soutenus par d’autres jeunes de l’opposition, ont accusé le pouvoir de vouloir museler des adversaires politiques avant les élections législatives prochaines. Après avoir annoncé leur détermination à mener, en toute légalité, le combat politique contre le régime, ils ont annoncé une marche de soutien à Khalifa Sall, Bamba Fall et autres.

« Je n’ai posé aucun acte illégal pouvant justifier mon arrestation. L’encadrement citoyen fait partie des missions d’un parti politique. Je n’ai fait qu’encadrer des citoyens principalement de mon parti politique à s’inscrire pour l’obtention d’une carte biométrique avec des certificats de résidence signés et cachetés par l’officier d’état civil », a révélé Mor Diaw, lors d’un point de presse tenu à Guédiawaye. Il a estimé que son arrestation est en corrélation avec sa récente sortie interprétant la présence du maire de Guédiawaye, Aliou Sall, à la tête du département, comme un transfert d’électeur. Il pense que cette arrestation est la preuve vivante d’une confiscation des libertés. Il a fait part de la décision des jeunes de toute l’opposition à faire face. Mor Diaw a aussi affirmé que les jeunes du Gp sont de tout cœur avec Khalifa Sall et Bamba Fall. D’ailleurs, il a annoncé la tenue d’une marche programmée le 22 mars prochain pour leur manifester leur soutien. Enfin, il a lancé un appel aux jeunes des autres partis de l’opposition pour une union des forces pour faire face à ce qu’il a appelé les dérives du pouvoir en termes de privations des libertés.

Abdou DIOP

Au cours d’un rassemblement tenu, dimanche, en début de soirée sur la place Mamadou Dia, après deux jours de convention nationale du mouvement « Fal Askan Wi », Talla Sylla, la responsable national a déclaré qu’il va diriger la liste départementale de Thiès. « La bataille de Thiès ou pour Thiès aura bien lieu », a-t-il annoncé.

Selon lui, il n’est plus question de laisser le champ politique à des gens qui se battent soit pour donner une majorité écrasante au président de la République ou le contraindre à vivre une cohabitation heurtée. « La voie de Fal Askan wi, la troisième, est un choix pour la stabilité du pays et de ses institutions », a-t-il asséné. D’après Talla Sylla, la restauration du rôle du Parlement dans une démocratie majeure qui est de voter les lois et de contrôler le pouvoir exécutif sera préservée au détriment des batailles de politiques politiciennes.
C’est pourquoi, il a tenu à préciser que le choix des membres des listes de « Fal Askan Wi » va se faire avec minutie pour ratisser le plus large possible. Serigne Fallou Bousso et Maïmouna Dieng sont annoncés pour diriger les listes nationales.

Mbaye BA

Modou Diagne Fada, président du parti « Les démocrates et réformateurs Yessal », en compagnie de Bamba Diop et certains collaborateurs locaux, a effectué une visite de courtoisie à Touba. Il a sollicité des prières et raffermi ses relations avec plusieurs dignitaires de la cité religieuse de Touba. Au sortir du mausolée de Khadim Rassoul, ultime étape de sa visite, le président du conseil départemental de Kébémer a évoqué l’option de la formation politique qu’il dirige de participer aux élections législatives : «Nous sommes en discussions avec des partis politiques, mais en tout état de cause, nous ne serons pas du côté du pouvoir. Notre parti n’épargne pas de partir aux législatives en coalition ou faire cavalier seul ».

M. DIEYE

La conférence des Leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » s’est réunie, lundi, sous la présidence, de Macky Sall, président de la dite coalition, annonce un communiqué reçu. S’exprimant sur les missions de l’Ige dans certaines communes du Sénégal, la conférence a réaffirmé son attachement aux principes de reddition des comptes et d’égalité des citoyens en application des lois en vigueur.

Au cours de la réunion, la conférence des leaders a adressé ses vives félicitations au président de la République et à ses collègues de la sous-région pour la gestion lucide et efficace de la «crise gambienne ayant abouti à la restauration de l’ordre constitutionnel.

La conférence des leaders a, également, félicité le président de la République suite à la tournée économique effectuée dans les régions nord du pays qui a connu un franc succès pour avoir permis de mesurer l’ étendue des réalisations de haute portée économique et sociale. Abordant la situation politique nationale, la conférence des leaders s’est prononcée sur les inscriptions sur les listes électorales qui se déroulent progressivement dans des conditions satisfaisantes et exhorte les responsables et militants à redoubler d’efforts dans la mobilisation des électeurs en vue d’atteindre, voire dépasser les objectifs que le gouvernement s’est fixé.

S’agissant des élections législatives, la conférence des leaders, après avoir validé les structures des jeunes, des femmes, des cadres et des sages de « Bennoo Bokk Yaakaar » mises en place récemment, a instruit les instances de la coalition d’organiser, dans les meilleurs délais, les concertations à la base pour construire des consensus larges autour des investitures. Évoquant les questions d’actualité, la conférence des leaders a pris acte des poursuites judiciaires engagées sur la base des recommandations de l’Inspection générale d’État consécutivement à la vérification administrative et financière des institutions municipales de Kaolack, Fatick, Ziguinchor, Dakar, Pikine, Guédiawaye et Saint-Louis. Elle réaffirme son attachement aux principes de reddition des comptes et d’égalité des citoyens en application des lois en vigueur. A cet égard, la conférence des leaders souligne, pour s’en féliciter, que le Sénégal, depuis 2012, a fait le choix définitif et irréversible de la lutte contre l’impunité et la délinquance financière. Elle engage tous les responsables, élus, militantes et militants à se mobiliser pour faire face aux manœuvres vaines de désinformation et d’intoxication de l’opinion.

El. H. A. THIAM

Avec un investissement colossal de près de 418 milliards de FCfa, l’Autoroute Ila Touba, lancée en fin 2014 par le chef de l’État, devrait être livrée en décembre 2018, selon le Directeur général du Groupe chinois chargé des travaux, reçu, hier par le président de la République, Macky Sall. Le taux d’avancement des travaux est de 45 %, si l’on croit à l’équipe technique chinoise sur place.

Il s’agit d’un grand projet du septennat du président Sall qui va révolutionner le transport autoroutier au Sénégal. Selon l’Ageroute, le chantier Thiès-Touba (Ila Touba) lancé par le président de la République avec la bénédiction du Khalife général des Mourides, en début 2015, bat son plein depuis. Il est de loin le plus grand chantier autoroutier d’infrastructures jamais réalisé au Sénégal, ont reconnu les experts en transport au Sénégal et en Afrique. L’objectif de l’État du Sénégal, c’est d’effectuer la jonction entre l’autoroute Aibd-Thiès et la Route nationale 3 menant à Touba en 2017 pour assurer un contournement de Thiès. Avec l’achèvement complet des travaux en 2019, Touba sera à moins de 2 heures de Dakar.

L’autoroute Thiès-Touba est considérée comme le plus grand projet jamais réalisé depuis l’Indépendance de notre pays, si l’on se réfère au coût global du financement estimé à 418 milliards de FCfa (près de 50 milliards de FCfa dégagés par l’État et le reste par les bailleurs). « En reliant Dakar-Thiès et Touba aux autres régions du Sénégal, cette infrastructure longue de 115 km remplira une vocation multidimensionnelle. Elle sera un instrument d’intégration nationale, un outil de développement économique et social et un facteur de réduction du temps de trafic et de sécurisation du transport. Ila Touba participera ainsi à la densification du réseau routier national, déjà enrichi de la route Linguère-Matam et de l’axe Touba-Dahra-Linguère.

En facilitant la connexion avec d’autres axes routiers, ce projet suscitera l’émergence de nouvelles zones de production et d’activités économiques diverses. Les nombreux produits maraîchers et agricoles des régions du centre pourraient être acheminés à Dakar dans les plus brefs délais. En lançant les travaux à l’époque, le président Macky Sall disait « qu’il a nécessité des études minutieuses sur presque deux ans, pour en mesurer les enjeux, définir les contours, évaluer les retombées et maîtriser les impacts sur l’environnement et le vécu quotidien des populations ». aujourd’hui, avec l’audience accordée au Groupe chinois chargé des travaux, l’espoir de voir terminer cette nouvelle infrastructure est permis.

El hadji Abdoulaye THIAM

Dans la visite officielle qu’il effectuera en Suisse du 19 au 22 mars 2017, Macky Sall, sera l’hôte de l’université de Genève. Le premier magistrat sénégalais donnera sa vision de l’Afrique au cours d’une grande conférence ayant pour thème « pour un nouveau regard sur l’Afrique », le mardi 21 mars 2017, à 18 heures.

François Longchamp, président du Conseil d’État sera aux premières loges avec le Recteur, Yves Flückiger. Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la Tribune de Genève modère la rencontre.

L’annonce est partout ! Dans les bus et les trams, la rencontre du chef de l’État sénégalais avec l’Alma Mater circule au rythme des transports publics genevois. Sur le site de l’université de Genève on peut lire : « L’Afrique a pour ambition de se positionner comme un acteur important sur la scène mondiale. Pour y parvenir, malgré des facteurs historiques et géopolitiques qui ont pu le pénaliser, ce continent se doit de sortir d’un système de relations univoques de pays bénéficiaires d’aide pour valoriser son potentiel et développer de vrais partenariats mutuellement bénéfiques ». Et c’est dans cet esprit, selon l’Université de Genève, « dans un plaidoyer qui mettra en avant les nombreuses ressources de son continent, que le président Macky Sall soulignera qu’il est temps de récuser les préjugés et les idées reçues sur l’Afrique ».

Un plaidoyer pour une Afrique ambitieuse
Le Plan Sénégal émergent (Pse), adopté par son gouvernement en 2014, positionne de facto le Sénégal comme l’un des modèles de nouvelles trajectoires des économies africaines, lit-on.
Relever durablement le potentiel de croissance, stimuler la créativité et l’initiative privée, développer des partenariats à travers les entreprises et les investissements, favoriser le transfert de technologies, lutter contre les inégalités et les injustices sociales ainsi que consolider l’État de droit sont autant d’actions qui s’inscrivent dans les trois axes stratégiques du Pse : la transformation structurelle de l’économie, la promotion du capital humain et la bonne gouvernance, poursuit le texte. A l’issue de la conférence, le président Macky Sall participera à une discussion en présence d’experts de l’Unige : Alexander Keese, historien spécialisé en Afrique occidentale et centrale et lauréat du Prix Latsis national, Makane Mbengue, spécialiste en droit international public, et Didier Péclard, politologue et directeur du Master en études africaines.

Cette réunion sera également suivie d’une rencontre entre le président de la République et la diaspora sénégalaise de Suisse.

Les socialistes de Rufisque préparent activement les législatives. Réunis ce dimanche en assemblée générale extraordinaire sous la présidence de son secrétaire général, Mar Diouf, à l’effet d’examiner la vie du parti en rapport avec la situation politique nationale, ils ont exhorté tous les responsables, militants et sympathisants du département de Rufisque à se mobiliser pour les batailles législatives de juillet 2017.

Ceci dans la coalition Bby, tout en veillant à la préservation des intérêts du parti. Au cours de cette réunion, l’union départementale des coordinations de Rufisque a demandé aux responsables à la base du parti, aux militants et aux sympathisants de respecter scrupuleusement les orientations et la ligne d’actions du parti, telle qu’exprimée démocratiquement par ses instances régulières.

Dans le même temps, les socialistes de Rufisque exhortent les populations sénégalaises à ne pas suivre « les aventuriers et les marchands d’illusions » de l’opposition qui ne sont mus que par des « intérêts pouvoiristes crypto- personnels », à l’antipode des intérêts des Sénégalais et du Sénégal. Ces partisans de Ousmane Tanor Dieng ont aussi déploré « la posture anti républicaine et anti patriotique » de l’opposition qui, selon eux, à défaut de projet et de programmes alternatifs, se contente d’affabuler et d’invectiver.

Elimane FALL

Redynamiser l’Apr à Rufisque en réunissant responsables et militants du parti, c’est l’objectif principal que s’est assigné la cellule d’animation initiée par Babacar Guèye Diop Seck dit Mbaye Seck dans la vieille ville. Au cours d’un grand rassemblement organisé, ce week-end à Rufisque Nord, Mbaye Seck et ses amis ont mis sur pied cette cellule dénommée « Les amis de Mbaye Seck 100 % pour Macky Sall ». « A l’intérieur du parti, nous pensons qu’il serait bon d’avoir de petites structures qui pourraient permettre aux principaux responsables de mener des activités individuelles, c’est pour cela que nous avons créé cette cellule d’animation », a expliqué l’initiateur de la cellule. Pour lui, la particularité de cette structure créée au sein de l’Apr à Rufisque est d’avoir des personnes qui n’ont jamais fait de la politique ou qui n’étaient pas dans le parti.

D’ores et déjà, la cellule d’animation ambitionne de créer, dans l’ensemble des quartiers de Rufisque, des sections, avec à la tête de chacune, un coordonnateur. Meeting, rassemblement politique ou réunion entre responsables, rien ne sera négligé pour contribuer à donner une animation à l’Apr. « Nous allons procéder de la sorte pour que d’ici à 2019, avoir un grand nombre et contribuer à la réélection du président Macky Sall », a expliqué Mbaye Seck. Enfin, un point qui tient à cœur l’initiateur de cette cellule, c’est l’unité entre le ministre Oumar Guèye et Homère Seck.

M. NDONG

Son rêve, c’est d’avoir un groupe parlementaire. Abdou Rahmane Dabo propose une offre différente de faire de la politique pour un Sénégal plus émergent.

Le Rassemblement pour l’éthique et les valeurs émergentes (Reve) a lancé sa coalition riche de 6 organisations/mouvements politiques (Rêve, Rampart, mouvement des laobés et associés du Sénégal, Forces nouvelles, « Guindi Askan wi ci yoonu yokuté, etc. », l’association pour le développement de notre pays.

Selon le président Abdou Rahmane Dabo, il faut une nouvelle offre politique, car le pays est marqué par l’insécurité, la pauvreté accrue, l’instabilité institutionnelle, la perte des valeurs, la crise du système judiciaire et de la démocratie, de l’éducation qui caractérisent le second mandat fruit de la seconde alternance démocratique. « Nous sommes de l’opposition pure et dure ; je ne peux pas aller avec le gouvernement », déclare-t-il sèchement. M. Dabo déplore le chômage des jeunes, le désarroi noté dans les collectivités locales, la gratification d’hommes politiques sans mérite. « Depuis 2012, notre pays est gouverné par une coalition spontanée faite de courants politiques tellement variés, divers et antinomiques, que ce n’est tout de même pas surprenant de constater une absence de lisibilité dans le paysage politique actuel », a-t-il dit. Il précise que l’appareil de l’État doit être piloté par des compétences à tous les niveaux de ses constituants.

« Je demande à toute la population sénégalaise de se joindre à nous pour reconquérir l’Assemblée nationale », a invité le natif de Tambacounda qui ambitionne d’avoir un groupe parlementaire.

Il demande la libération des hommes politiques emprisonnés (Khalifa Ababacar Sall, Bamba Fall, etc.) soulignant que nous sommes un pays démocratique. Cette rencontre a été marquée par la présence du syndicaliste Sidiya Ndiaye, de Kader Gaye du mouvement Rempart…

Serigne Mansour Sy CISSE

Selon un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale, les députés sont convoqués en séance plénière le jeudi 16 mars 2017 à 16 heures 00. L’ordre du jour porte sur des questions d’actualité adressées au gouvernement.

Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, a ouvert, hier au Savana de Dakar, la première session plénière de l’année de l’institution. C’était en présence du ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Organisations socioprofessionnelles, Mansour Sy, représentant du gouvernement. Les Hauts conseillers entendent mettre à profit leur conclave de deux jours pour élaborer un plan stratégique de leurs activités durant leur mandat de cinq ans.

Après leur installation par le président de la République le 31 octobre 2016, les cent cinquante membres du Hcct ont entamé leurs travaux dans la foulée, principalement au sein des commissions techniques. Hier, la rencontre de partage et d’échanges était l’occasion, pour eux, de s’approprier leurs missions « de veille, d’écoute, d’analyse et de proposition de nouvelles stratégies de développement territorial », comme l’a souligné Ousmane Tanor Dieng à l’entame de son propos, après avoir salué l’initiative de la création de l’institution prise par le président Macky Sall, notamment en l’inscrivant dans la liste des quinze points soumis au dernier référendum.

« Inverser des tendances favorables au centralisme et à une gouvernance top-down est en effet un pari sur l’avenir mais aussi sur nos capacités à surmonter tous les obstacles qui entravent l’évolution de notre pays vers le développement et le progrès social », a déclaré le maire de Nguéniène à ce sujet.

S’agissant du « Plan stratégique », il est d’autant plus important que « le Sénégal ne saurait s’engager dans la voie de l’émergence si des pans entiers du pays se trouvent écartés du processus de développement par le simple fait qu’ils ne sont ni de Dakar, ni des grandes capitales régionales ». Par voie de conséquence, alors que les populations attendent des hauts conseillers « des réponses pertinentes aux interpellations des territoires », ils doivent faire preuve de « rigueur, de compétence, de transparence, de ponctualité, de perspicacité et d’efficacité dans le travail ».

Révolution managériale de l’État
Le Plan stratégique du Hcct permettra aux membres de cette institution de faire face à « une hiérarchie urbaine marquée par la macrocéphalie », à « une imprécision dans les critères de création des collectivités territoriales et des limites territoriales », aux « faiblesses dans l’exercice des contrôles de gestion des compétences transférées des ressources financières et humaines », selon les termes de son président.

« Le Haut conseil, en tant qu’assemblée consultative chargée d’étudier et de donner des avis sur les politiques de décentralisation, d’aménagement de développement du territoire, constitue, à mes yeux, le maillon qui manquait à la chaîne de réformes sur la décentralisation », a estimé M. Dieng. « C’est par ces vertus que nous accompagnerons le chef de l’État et son gouvernement dans leur ambition de créer un cadre juridique favorable au renforcement de la décentralisation », a ajouté Ousmane Tanor Dieng.

Il a engagé le Haut conseil des collectivités territoriales à travailler pour faire de l’aménagement et du développement territorial plus qu’un instrument du pouvoir central, un outil de planification mis à la disposition des pouvoirs locaux. Dès lors, les ajustements de l’Acte 3 de la décentralisation requièrent toute leur attention. 

Par l’Acte 3 et la création du Hcct, le président Macky Sall confirme son option fondamentale de changement de paradigme dans la mutation du rôle de l’État pour impulser le développement, non plus à partir du centre administratif comme cela s’est fait jusqu’ici, mais à partir de la périphérie économique, des territoires viables porteurs du développement, selon le président de l’institution qui pense qu’avec cette réforme majeure, « la révolution managériale de l’État aura lieu ».

Samboudian KAMARA

 

Ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye rejette les arguments avancés par le maire de Dakar pour justifier l’utilisation des fonds de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Pour M. Guèye, il n’y a aucune vertu à perpétuer de mauvaises pratiques qui ont eu lieu à la tête de l’institution municipale. Dans cet entretien, le Porte-parole de l’Apr estime également que la politique de reddition des comptes concerne tous les citoyens.

Monsieur le ministre, le chef de l’Etat effectue depuis quelques jours une tournée dans le nord du pays. Qu’est ce qui explique ce déplacement ?
Cette tournée du président Macky Sall s’inscrit dans une démarche de gouvernance inclusive de proximité et dans la continuité. Avant son arrivée au pouvoir, le président Sall a fait le tour du pays et a rencontré les Sénégalais afin de partager leur quotidien, leurs difficultés et surtout susciter leur espoir d'un lendemain bien meilleur une fois qu'ils l'auront porté à la magistrature suprême. Après son élection, dans un contexte où tout était urgence, il a aussitôt mis le pays en chantier. Etant un homme pragmatique comme il le dit, il n'est pas un chef d'Etat qui reste confortablement au Palais, il a tenu dans chacune des quatorze régions du pays un Conseil des ministres délocalisé, à l'issue duquel un programme d'actions régional a été validé et exécuté par la suite.

Sur ses instructions, les gouverneurs de Région ont organisé des Crd pour évaluer le niveau d'exécution des différents programmes d'actions, qui du reste est jugé très satisfaisant. C’est une simple question de cohérence s’il initie une tournée économique dans les régions qu'il a déjà visitées pour procéder à des inaugurations et lancer aussi de nouveaux chantiers. Cette tournée dans le nord du pays est donc celle d’un président qui tient la boussole de son pays et qui l'oriente vers l’émergence.

Qu’est ce que cette tournée apporte de positif dans le quotidien des Sénégalais ?
Incontestablement, cette tournée économique permet aux Sénégalais, non seulement d'être au contact de leur président, de pouvoir dialoguer avec lui, de lui faire vivre leur réalité de tous les jours, de trouver des solutions urgentes à leurs préoccupations. C’est aussi l’occasion, me semble-t-il, de partager de rares moments de bonheur que procure l'inauguration d'une nouvelle infrastructure, par exemple d'une route bitumée comme la RN2 dont la traversée était un chemin de croix pour les populations de l'Ile à Morphil. Allez leur demander, elles vous diront certainement combien elles apprécient cette tournée économique du Président Macky Sall. Je crois que c’est manquer de générosité envers les Sénégalais que de vouloir les priver de rencontrer le chef de l’Etat, ce qui constitue toujours un moment fort, pour ne pas dire intense.

Pourquoi cette tournée intervient à 3 mois des élections ? L’opposition dénonce une campagne déguisée…
Je crois que l’opposition a complètement perdu le nord, au propre comme au figuré. Les images vues à la télé parlent d’elles-mêmes et illustrent bien la fusion entre le Président et les populations, comme cela est le cas partout dans le pays. Bref, souvenez-vous, c'est exactement le même discours qu'elle avait tenu lors de la tournée économique que le président Macky Sall a organisée en octobre 2016, à l'Est et au centre du pays. Est-ce qu'en ce moment là il y avait des élections en vue ? Bien sûr que non. L'opposition n’a d’autre programme, si ce n'est commenter les activités du président Macky Sall et de son gouvernement. Si elle ne craint pas le ridicule, libre à elle.

Le président travaille et les Sénégalais voient la géographie de leur pays se transformer, leur quotidien s’améliorer, notamment avec la baisse inédite en 57 ans d’indépendance, de leurs factures d’électricité.

Khalifa Sall a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête sur le rapport de l’Ige sur la gestion de la ville de Dakar. Quelle appréciation en faites-vous ?
Vous parlez bien d'un rapport de l'Inspection générale d'Etat qui est un corps de contrôle très prestigieux et qui intervient suivant des règles et procédures internationalement reconnues. Dans son programme d'intervention, elle a eu à visiter plusieurs mairies et parmi celles-ci, la mairie de Dakar. L’Ige a découvert des pratiques non conformes aux prescriptions légales dans la gestion de la caisse d'avance par le maire Khalifa Sall. Personnellement, je ne savais pas que les vendeurs de café Touba vendaient aussi du riz et du mil et délivraient des factures.

Maintenant, si on se limite aux faits, on peut constater que le maire de Dakar ne nie pas les faits et se fonde sur une pratique coutumière de ses prédécesseurs. Devant l’Ige qui a une procédure contradictoire, devant les enquêteurs et devant le juge d'instruction, il n'a pas été en mesure de convaincre sur l'utilisation de cette importante somme d'argent. Alors, comme tout citoyen, sur qui pèse une présomption d’innocence, il devra s'expliquer devant la justice de notre pays qui établit la vérité judicaire dans cette affaire.

Pourquoi l’Etat a attendu la veille des élections législatives pour déclencher une procédure contre le maire de Dakar ?
Vous savez, pour tout ce que le pouvoir fera d'ici aux élections législatives et même jusqu'en 2019, certains trouveront toujours une interprétation politique voire irrationnelle. Avec la tournée économique du chef de l'Etat, on parle de campagne électorale, comme si les Sénégalais de l’intérieur n’avaient pas la dignité d’être rencontrés par le chef de l’Etat. Eux seuls comptent avec leurs privilèges et leurs agendas pouvoiristes. Soyons sérieux un peu. Alors ça ne nous surprend guère qu'ils convoquent les législatives pour condamner l'inculpation de Monsieur Khalifa Sall. En tout état de cause, les faits sont là et ils sont têtus, puisqu'il s'agit de deniers publics et de non respect des procédures prescrites. A ce sujet, il n'y a aucun compromis possible et le juge est tenu d'appliquer la loi dans toute sa rigueur, c'est à dire le placer sous mandat de dépôt. En définitive, ce dont il s’agit, ce n’est pas un débat calendaire mais, une procédure judiciaire qui implique un maire à qui il est demandé une justification comptable des deniers publics qui lui ont été confiés.

D’aucuns voient dans cette affaire une volonté de barrer la route à un adversaire politique… Il s’agit de la reddition des comptes. Et à les entendre s’acharner sur la justice de notre pays, c’est comme s’ils n’étaient pas prêts pour la reddition des comptes. Si tel était le cas, il y a de quoi désespérer de notre opposition et d’avoir peur pour notre démocratie et notre Etat de droit. Encore une fois, il est juste demandé au maire Khalifa Sall de justifier les 30 millions de FCfa qu'il tirait chaque mois de la caisse d'avance. C'est simplement la reddition des comptes qui est un principe de gestion et de bonne gouvernance.

Pour ses partisans, il n’y a que de la politique dans cette affaire et rien d’autres. Si vous observez bien la réalité, vous vous rendrez bien compte de qui a voulu faire de cette affaire une affaire politique, avec une stratégie bien pensée de victime ou de martyr. Vous savez, les Sénégalais ne se laissent pas facilement manipuler, encore moins par la classe politique. Mais vous aurez remarqué que le maire de Dakar, un peu avant sa convocation, a radicalisé son discours contre le régime, et entamé subitement des tournées à l’intérieur du pays. Il a, par la suite, lui-même, au cours d’une conférence de presse, annoncé sa convocation à la Dic, sans avoir reçu de convocation, donc ne sachant ni le jour, ni l’heure de sa rencontre avec les enquêteurs et évoquant même la caisse d’avance.

En vérité, tout s’est passé comme si le maire de Dakar, se sachant visé par la justice, a fait dans l’anticipation, en s’abritant sous son manteau d’homme politique et de candidat potentiel pour se mettre hors de portée de la justice, ou susciter l’émoi des Sénégalais et jeter le discrédit sur l’Etat. Et dans la continuité, son camp fait dans l’hystérie présidentielle, sautillant nerveusement pour annoncer sa candidature, parlant d’une liste aux législatives, comme si le maire Khalifa Sall n’avait eu, sans entraves et sans contraintes, eu de listes, contre « Benno Bokk Yaakaar », au locales de 2014 et pour l’élection des membres du Haut conseil. Mais, j'ai l'impression que, pour eux, sous le prétexte que c'est un adversaire politique, il ne doit pas être interpellé même dans sa gestion des fonds publics. Pour ma part, je pense que le maire de Dakar tient l’occasion rêvée de prouver sa bonne foi et qu'il a bien géré l'argent des dakarois en toute transparence et suivant les règles de la comptabilité publique.

En réponse aux accusations portant sur l’utilisation des fonds de la caisse d’avance de la maire, Khalifa Sall a invoqué une vieille pratique ?
Ce n’est pas parce que ces pratiques frauduleuses persistent dans le temps qu’elles deviennent légales. Elles n’ont aucun soubassement juridique. Le chef de l’Etat a été élu sur la base d’un modèle de société qu’il a proposé aux Sénégalais où la lutte contre l’impunité, la délinquance financière, le détournement de deniers publics occupent une place de choix. Et nos concitoyens sont d’avis que la probité morale doit être au cœur de la gouvernance publique. En cela, ils sont en phase avec le président Sall. Il a indiqué que ces fonds ont permis d’assister des personnes malades… Je pense qu’il fait dans la confusion et l'amalgame en voulant se réfugier derrière des actions de bienfaisance pour se dédouaner.

Personne n’est contre le secours aux pauvres, aux indigents ou aux plus précarisés d’entre nous. Mais, dans le budget de la ville de Dakar, il y a des lignes spécifiques, dédiées à ce type de dépenses notamment les aides et secours. Admettons que cela soit le cas, alors qu'il donne au juge les pièces justificatives, les décharges attestant que telle personne a reçu un appui pour acheter une ordonnance ou pour se faire soigner.

Certains parlent de caisse d’avance, d’autres de fonds politiques. Quel est le terme adéquat ?
Le terme adéquat est « régie d’avance » ou « régie de dépenses ». Certains partisans du maire de Dakar ont tenté d’entretenir le flou en faisant croire que ces régies d’avances sont identiques aux fonds spéciaux ou de souveraineté. Une caisse d’avance ne peut pas être comparée aux fonds spéciaux qui sont autorisés par la loi et votés à l’Assemblée nationale. Et dans le Code général des collectivités territoriales, encore moins dans la nomenclature budgétaire des collectivités locales, il n’existe pas de fonds politiques.

L’utilisation de la caisse d’avance obéit-elle à des règles ?
Tout à fait et c'est le décret n°2003-657 du 14 aout 2003 relatif aux régies de recettes et régies d'avance qui en fixe les conditions d'organisation, de fonctionnement et de contrôle. La régie d’avance est une facilité offerte à l'ordonnateur de disposer de l'argent à l'avance pour exécuter une certaine catégorie de dépenses, et à charge pour le régisseur de fournir, a postériori, les pièces justificatives des dépenses effectuées. Il faut avouer, qu’une telle facilité à disposer de l'argent peut pousser à certaines dérives.

Le maire est-il tenu de justifier l’utilisation de ces fonds ?
Pour ce que j’en sais, c’est le ministre des Finances qui fixe les montants et le maire est tenu de ne pas dépasser ces montants et après utilisation, il doit fournir les justificatifs pour que la caisse soit renouvelée. Une régie d'avance n'est pas une « caisse noire » et ne peut être assimilée à des fonds spéciaux. Dans cette affaire de caisse d'avance de la mairie de Dakar, c'est le procédé pour sortir les trente millions qui est mis en cause par l'Ige et il y a eu vraisemblablement du faux.

Pourquoi l’Etat invoque le principe de la reddition des comptes alors que cette caisse a existé depuis longtemps ?
Il n’y a aucune vertu à perpétuer de mauvaises pratiques, c’est cela la réalité. On ne peut plus persister dans les pratiques d’antan et vouloir la rupture. Il revient au président Macky Sall et au gouvernement de donner la force et la crédibilité nécessaire à nos institutions. C’est cela la rupture promise aux Sénégalais. Et dans cette tâche, tout le monde est concerné par cette politique de reddition des comptes.

Faut-il réglementer davantage l’utilisation de ces fonds ?
Elles le sont déjà. Mais s’il faut des améliorations pour conjurer les risques et éloigner les tentations, cela pourrait s’avérer utile de faire évoluer la procédure les concernant afin que les ressources aillent en totalité aux populations qui en ont besoin, qui devraient en être les véritables bénéficiaires, parce qu’étant les propriétaires.

Des responsables de l’Apr ont été cités comme faisant partie des bénéficiaires. Confirmez-vous cela ? Ce dossier ne gêne-t-il pas ?
Je pense qu’il appartient à ceux qui font ces affabulations de les prouver. C'est bien facile de dire j'ai donné à un tel ou à un autre. Il faudrait qu'ils apportent la preuve de leurs allégations.

D’aucuns pensent que le maire de Dakar paie son refus d’entrer dans les rangs de « Benno Bokk Yaakaar » ?
Jusqu’à preuve du contraire, Khalifa Sall est membre du Parti socialiste, qui est lui même une formation majeure de la coalition « Benno Bokk Yaakaar ». Loin de nous l’idée de faire payer quoi ce soit à qui que ce soit. Nous sommes en démocratie les hommes sont libres et la loi demeure la seule référence. Et dans ce dossier, les procédures prévues par la loi et le code des collectivités locales ont été vraisemblablement détournées. Quand des affaires similaires se passent sous d’autres cieux, comme c’est le cas présentement en France avec les affaires Fillon et Macron, on salue admirativement l’indépendance de la justice. Quand c’est chez nous, certains évoquent une justice téléguidée. Respectons la Justice et nos institutions.

Le rapport de l’Ige a épinglé des personnes proches de l’Apr, mais celles-ci ne sont pas inquiétées…
Je ne suis pas de cet avis. Des suites ont été données ou le seront après les différents manquements constatés dans les communes sénégalaises inspectées par l’Ige dans son programme de travail régulier arrêté au titre de l’année 2016. Lesdits manquements ont entrainé l’ouverture d’une information judiciaire mais le déferrement d’autres responsables d’autres communes inspectées la même année auprès de la Chambre de discipline financière de la Cour des Comptes. Je crois même que la presse en a déjà fait écho. Alors, je pense qu’on ne peut pas nous faire le procès de la discrimination.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Le président de la République, Macky Sall, entame une visite officielle en Suisse du 19 mars au 22 mars, selon les autorités helvétiques. Il sera accueilli par Doris Leuthard, présidente de la Confédération suisse, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (Detec).

GENEVE- (Suisse)- A Berne, la capitale fédérale, l’hymne national du Sénégal sera exécuté. Macky Sall, président de la République du Sénégal aura également droit aux honneurs militaires, selon un communiqué des autorités suisses qui annoncent au programme des entretiens officiels entre les délégations suisse et sénégalaise conduits par Macky Sall et Doris Leuthard. Par ailleurs, le conseiller fédéral, Didier Burkhalter, chef du Département fédéral des affaires étrangères (Dfae), sera présent aux entretiens officiels, de même que Dagmar Schmidtt, ambassadeur suisse à Dakar. Au domaine du Lohn, le Conseil fédéral (ndlr : gouvernement suisse) offrira un déjeuner officiel en l’honneur du chef de l’État sénégalais.

Côté sénégalais, la délégation officielle sera composée, au-delà des diplomates en poste en Suisse, de nombreux ministres, Sidiki Kaba, garde des Sceaux, ministre de la Justice, Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Matar Bâ, ministre des Sports, Oumar Demba Ba, ministre, conseiller diplomatique du président de la République, etc. A la fin de la visite officielle à Berne, les deux présidents vont rencontrer la presse. Après Berne, Macky Sall sera à Genève, pendant deux jours, pour une série d’activités.

Correspondance particulière
d’EL Hadj Gorgui Wade NDOYE

Samedi, le président de la République est allé présenter ses condoléances au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui a perdu sa belle fille. Elle a été arrachée à l’affection de la famille à la fleur de l’âge. Le chef de l’État a apporté soutien et réconfort à la famille Niasse. Une démarche de solidarité qui constitue, aux yeux de Moustapha Niasse, l’humanisme de l’exercice du pouvoir.

Le leader de l’Union du renouveau démocratique (Urd), Djibo Leyti Kâ a réitéré solennellement son ambition de voir un rénovateur sur la liste départementale lors des investitures des législatives. C’était lors d’une réunion tenue, le week-end dernier, à Linguère à la permanence des rénovateurs. « Je suis très content parce que cela fait très longtemps que cette réunion ne s’est pas tenue dans cette ville de Linguère. Il y a les femmes, les jeunes, les anciens et les nouveaux venus. C’est un nouveau départ et nous y croyons beaucoup plus que jamais. Nous préparons la réunion départementale qui se tiendra le 25 mars 2017 au centre Alé Badara Sy de Linguère », a laissé entendre Djibo Leyti Kâ. Le patron de l’Urd a profité de son déplacement pour se prononcer sur les élections législatives. « Toutes les formations politiques préparent activement les prochaines échéances. Le 25 mars 2017, vous allez entendre le message de l’Urd, de façon très précise et claire. J’ai dit, depuis longtemps, un parti, c’est les élections (législative, municipale et même présidentielle pourquoi pas) », a-t-il martelé.

Il se dit prêt pour le 30 juillet 2017, dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». « Cela dépend des gens de Linguère, les électeurs vont décider. Si l’on part avec Bby, je rêve d’un compagnonnage utile pour tous. L’Apr est le parti présidentiel dominant mais il ne va pas écraser les autres. L’Urd est là, c’est le deuxième parti du département de Linguère. Il y a deux postes à partager pour dire très clairement les choses, mais avec la parité, cela va être très compliqué. Si les gens prennent les deux postes, c’est injuste et inacceptable », renchérit-il.

Sur le cas de Khalifa Sall, il dit qu’il ne connaît pas le dossier et préfère faire moins de commentaires. Cependant, il prône une justice égale pour tous, sans parti pris.

Masse NDIAYE

La VIe conférence internationale sur la Palestine, qui s’est tenue à Téhéran, en Iran, a servi de tribune pour la délégation sénégalaise, conduite par le député Me Djibril War, pour réaffirmer l’attachement du Sénégal au développement des relations, entre États, basées sur le dialogue, la coexistence pacifique et le respect mutuel de leur souveraineté.

Suite au plaidoyer pour la Palestine porté par Me Djibril War, président de la Commission des affaires étrangères, de l’Union africaine et des Sénégalais de l’extérieur de l’Assemblée nationale, le leadership du Sénégal sur la question palestinienne a été réaffirmé. Me War est d’abord revenu sur les « relations lointaines » entre la Palestine et le Sénégal pour rappeler le rôle précurseur du Sénégal qui a été « le premier État à reconnaître l’État de Palestine en 1975, à lui ouvrir une ambassade en 1977 et à délivrer à son leader historique feu Yasser Arafat un passeport diplomatique, au nom de l’État du Sénégal pour lui permettre ainsi d’entrer en contact avec le reste du monde ». Qui plus est, la présidence du Comité de défense des droits inaliénables du peuple palestinien est assurée par le Sénégal « depuis sa création en 1973 au sein des Nations Unies ». Le président Macky Sall, en « digne héritier de ses prédécesseurs », pour avoir amplifié l’écho de la noble cause palestinienne partout dans le monde », n’a pas dérogé au principe. Aujourd’hui, plus que par le passé, le Sénégal n’a jamais manqué de rappeler, à chaque occasion, pour « inscrire la question palestinienne au cœur de son agenda politico-diplomatique ». Sur cette lancée, le député a salué « l’excellent travail » de SawatIbraghith, ambassadeur de la Palestine au Sénégal « qui ne ménage aucun effort pour promouvoir la cause noble palestinienne ». Pour rappeler que le Sénégal, dans la continuité de cette position traditionnelle, fondée sur des principes intangibles du droit international, soutiendra toujours, conformément aux résolutions pertinentes de l’Onu, la recherche d’une solution juste et équitable du conflit israélo-palestinien, qui consacre l’existence de deux États, à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues », a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

Seul un partenariat poussé entre les pays africains peut permettre un développement rapide du continent noir. C’est la conviction du président Abdel Fattah al-Sissi qui l’a réaffirmé, hier, au Caire, en recevant une délégation de 37 journalistes venant de 27 pays africains.

L’Égypte qui se présente comme une nation de culture africaine ayant une vocation naturelle à être présente sur l’ensemble du continent entend resserrer ses liens avec les pays africains. Le président Abdel Fattah al-Sissi l’a réaffirmé, hier, au Caire, en recevant une délégation de 37 journalistes venant de 27 pays africains. « L’Égypte ne sera jamais détaché de son africanité », a-t-il assuré, soulignant avoir mis l’accent, dans son discours d’investiture, sur sa volonté de se rapprocher du reste du continent noir. Cela s’est traduit par sa participation, depuis son accession au pouvoir, le 8 juin 2014, à toutes les rencontres de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine et en effectuant des visites dans certains pays africains. Cette volonté d’imprimer un nouveau cap à la coopération entre l’Égypte et les pays africains a abouti à la création de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement.

Abdel Fattah al-Sissi a rappelé que dans le passé, l’Égypte avait développé des liens forts avec les autres États africains en soutenant tous les dirigeants africains qui combattaient le colonialisme. Il a ajouté que l’Égypte a également beaucoup œuvré à la mise en place de l’Organisation de l’Unité africaine devenue, en 1999, l’Union africaine.

Pour concrétiser cette volonté, l’Égypte travaille à la mise en place d’une convention africaine sur le commerce en vue de faciliter les échanges, les communications entre toutes les régions. Selon le chef de l’État égyptien, cela passe par une connexion du continent à la fois par voies terrestre, maritime, aérienne. « S’il y a des autoroutes, un réseau ferroviaire, l’Afrique se développera plus vite parce que les pays pourront exploiter leurs ressources et le commerce inter-État sera facilité », a-t-il soutenu, en soulignant que son pays qui était autosuffisant au début des indépendances, importe actuellement 60 à 70 % de ses besoins alimentaires.

Le principe de non-ingérence
Les travaux réalisés au canal de Suez s’inscrivent dans cette dynamique, selon le président Abdel Fattah al-Sissi. Il a révélé que son pays travaille sur un important projet de transport maritime qui partirait du Lac Victoria à la Méditerranée en passant par le Nil pour augmenter les flux commerciaux entre les pays traversés par ces cours d’eau. Les autorités égyptiennes sont convaincues que seul un partenariat peut permettre à l’Afrique de se développer rapidement en profitant des énormes potentialités qui font, aujourd’hui, qu’elle fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, les ressources seront mieux valorisées et les populations pourront tirer profit de ces ressources. Elles estiment également que la jeunesse africaine constitue un atout et non un fardeau, si elle est bien formée. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, l’Égypte qui a une tradition d’accueil d’étudiants africains compte cette coopération et dans d’autres secteurs tels que l’agriculture, la santé.

Toutefois, l’Égypte qui veut coopérer avec tous les pays africains, compte bâtir ses relations sur le principe de non intervention. « L’Égypte tient à coopérer avec les pays africains sans s’immiscer dans leurs affaires intérieurs », a insisté le président Al Sissi. Le pays des pharaons ne prétend pas jouer les premiers rôles. « Nous voulons axer notre coopération sur le partenariat et non se positionner comme le leader incontesté », a précisé le président Abdel Fattah al-Sissi. « Nous essayons de déployer nos efforts conformément à nos moyens », a-t-il ajouté, en répondant à une question d’un journaliste sur la place que compte occuper l’Égypte sur le continent.

Lutte contre le terrorisme : le Caire prêt à former des agents de police
Quelques jours auparavant, le président du parlement égyptien, le Dr Ali Abdelal, avait déclaré, en recevant la délégation des journalistes africains que son pays est disposé à accueillir des agents de police des pays confrontés au terrorisme pour les former à lutter contre ce fléau qui n’épargne aucun pays. Il a confié que l’Égypte a beaucoup souffert du terrorisme, des fausses informations. Il a révélé que le gouvernement égyptien travaille à moderniser le discours religieux et culturel pour lutter contre l’islamisme et le fanatisme. Il a annoncé que des délégations d’Al Azar sillonneront des pays musulmans pour diffuser les messages de tolérance de l’Islam qui est une religion d’amour, de paix. Dans la lutte contre le terrorisme, le Dr Ali Abdelal a indiqué que les médias ont aussi un rôle important à jouer et ne doivent plus accepter d’être le relais des discours haineux et extrémiste.

Pour le président Abdel Fattah al-Sissi, le terrorisme est utilisé, aujourd’hui, comme un instrument pour réaliser des objectifs politiques. « Aucune religion ne permet ce comportement».
Il a indiqué que l’Égypte déploie d’énormes moyens pour combattre le terrorisme. « Cela nous coûte cher et ces moyens auraient pu être utilisés dans d’autres secteurs comme l’éducation, la santé, l’agriculture », a-t-il affirmé, soulignant que son pays partage une frontière de 1200 kilomètres avec la Libye, sans compter les efforts fournis pour assurer la sécurité intérieure de l’Égypte. A son avis, la lutte contre le terrorisme est difficile parce que les terroristes utilisent des moyens non conventionnels. Il estime que le premier pas vers une stratégie commune de lutte contre le terrorisme, c’est la reconnaissance et l’acceptation par tous les États que la religion ne doit pas être instrumentalisée pour réaliser des objectifs politiques.

De notre envoyé spécial au Caire, Mamadou GUEYE

Le ministre-directeur de cabinet du président de la République est revenu, samedi, à Thiadiaye, sur l’arrestation de Khalifa Sall. Selon Me Oumar Youm, le maire de Dakar est placé sous mandat de dépôt dans l’exercice de ses fonctions et ne constitue aucunement une menace pour le régime du président Macky Sall qui a fait preuve de sa performance électorale en remportant tous les scrutins depuis 2012.

Me Oumar Youm est très clair. L’arrestation de Khalifa Sall ou encore de Bamba Fall n’a pas de relents politiques. Selon le ministre-directeur de cabinet du président de la République, Khalifa Sall a été arrêté dans l’exercice de ses fonctions de maire. L’Inspection générale d’État (Ige), a-t-il dit, est une institution crédible et respectée, qui n’a aucun intérêt à accuser un citoyen sénégalais simplement parce qu’il est dans des activités politiques.

« Khalifa Sall a fait l’objet d’une enquête dans le plan d’actions global de l’Ige. La mairie de Dakar n’a pas été seule à faire l’objet de vérification, d’autres communes et institutions ont fait l’objet de vérification et sur la base de ces vérifications, l’Ige a donné des recommandations au chef de l’État. Le rapport a été transmis à la justice qui fait son travail », a expliqué M. Youm qui a déploré les raisonnements qui font croire qu’il y aurait une justice sélective. Pour le patron de l’Apr du département de Mbour, Khalifa Sall ne constitue aucunement une menace pour le président Macky Sall pour faire l’objet d’une arrestation. « Il aurait été une menace, personne n’allait accepter que la justice soit manipulée pour arrêter Khalifa Sall et le mettre en prison. Il ne constitue pas une menace à Mbour, à Kaolack, à Kaffrine, à Tamba, à Thiès pour faire en sorte que toute notre énergie soit concentrée sur lui », a indiqué Me Youm. Selon lui, le régime du président Macky Sall est un régime fort qui a fait preuve de sa performance électorale pour avoir remporté toutes les élections au Sénégal depuis 2012. « Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va faire des combines et combinaisons pour mettre qui que ce soit en prison. Nous n’avons pas cette compétence ni ce pouvoir », a-t-il noté, précisant que le maire de la Médina, Bamba Fall, a été arrêté sur la base d’une plainte du Parti socialiste, instruite par les enquêteurs et le tribunal. La justice, a laissé entendre Me Youm, a été saisie sur la base d’une enquête et de faits constitutifs de faux et de détournement. Selon lui, il appartient à cette même justice de se prononcer sur ce dossier pendant devant le juge d’instruction. « L’opposition et le camp présidentiel ont beau dire, ils ne font pas le droit. Dès lors qu’un dossier est pendant devant les juridictions, nous devons respecter ces institutions dans leur fonctionnement, présumer de leur compétence exclusive en la matière et leur laisser avec sérénité administrer la justice ». Pour lui, Khalifa Sall ne sera pas le premier ni le dernier prévenu à être placé sous mandat de dépôt. « La République a toujours fonctionné ainsi. Il nous faut respecter le fonctionnement de l’appareil judiciaire. La justice étant le dernier rempart de notre République, nous lui devons respect et beaucoup de confiance, il faut lui laisser administrer et dire le droit », a soutenu Me Youm.

Samba Oumar FALL

A la fin de sa tournée économique à Matam, Macky Sall s’est réjoui de l’accueil coloré partout où il est passé et ce, malgré les rigueurs du climat. « Soyez encore remerciées populations du Fouta, parce que tous les responsables se sont pleinement investis pour me réserver un accueil chaleureux », a dit le chef de l’État. Il a toutefois appelé l’ensemble des responsables, qu’ils soient ministres, directeurs ou responsables politiques, à se donner la main pour travailler pour leur région, Matam. Il a rendu un vibrant hommage aux Matamois de la diaspora qui investissent dans leur région pour permettre aux populations de vivre dans de meilleures conditions.

Elections législatives et présidentielle : Harouna Dia renouvelle son soutien au président de la République
Après l’étape de Ndendory, le chef de l’État et sa délégation font cap sur Hamady Hounaré et Windou Bosséabé, après avoir visité le chantier du pont de Ganguel Soulé. A cette occasion, l’homme d’affaires Harouna Moussa Dia, avare en paroles dans le milieu politique, a renouvelé tout son soutien total au président de la République aux élections législatives de juillet 2017 et à la présidentielle de 2019. Pour ce faire, il a appelé les populations à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales pour offrir une majorité confortable au président de la République, au soir du 30 juillet 2017 et à la présidentielle de 2019. Il a rendu un hommage aux populations du Damga, du Guénar, du Lowré, bref du département de Kanel pour la forte mobilisation. Sur la réalisation des ponts de Ganguel Soulé et de Windou Bosséabé, il a rappelé que les populations attendaient ces infrastructures depuis plus de 50 ans.

Les écologistes en phase avec le Président
Les écologistes de la région de Matam ont bien participé à la visite du président de la République Macky Sall. Occasion saisie par le secrétaire général régional du parti des écologistes de Matam de magnifier les efforts fournis par le chef de l’État. « Nous nous réjouissons de la tournée du président Macky Sall au Fouta car nous sommes conscients qu’il est soucieux des difficultés que vivent au quotidien les populations surtout, en recherche d’eau. Aujourd’hui, avec la construction des forages à travers le Pudc, les populations ne font plus des kilomètres pour aller chercher de l’eau. La réhabilitation de la route Ourossogui-Bakel va faciliter le déplacement des populations mais c’est également une aubaine des gros porteurs et cela contribue au développement économique de la région », a indiqué Amadou Issa Kane, chef de fil des écologistes. Selon lui, les populations doivent être conscientes que l’État ne peut pas tout faire. « Nous devons prendre des mesures qui visent à protéger notre environnement qui est aujourd’hui sérieusement menacé. Heureusement que le gouvernement a pris des décisions fermes pour freiner les coupes abusives de bois », a-t-il soutenu.

Les écologistes se disent satisfaits et promettent d’accompagner le chef de l’état dans son ambitieux programme du Pse et invitent les populations à se ceindre les reins pour que la région de Matam puisse décoller économiquement. Autres points que les écologistes ont défendus lors de la visite du chef de l’état à Matam, c’est la création d’espaces vers qui, dans la région de Matam, n’existent presque pas. Les écologistes de cette région, conscients du fait que les jeunes ont besoin d’un tant soit peu d’épanouissement, envisagent d’en créer. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que les verts vont procéder, dans les mois à venir, au lancement d’un important projet de la ceinture verte de Matam ; cela consiste à un reboisement entre les villes de Ranérou-Ourossogui-Matam. Cela permettra de lutter contre la déforestation et freiner l’élan de l’avancée du désert.

Amadou Samba Kane, maire de Hamadi Ounaré : « Nous remercions le chef de l’État du fond du cœur »
« Nous remercions le chef de l’État pour ce qu’il vient de faire à travers cette tournée économique qui lui a permis de visiter les chantiers entamés dans la zone. Notamment la construction des ponts sur le bras de fleuve, ce qui est une véritable aubaine pour les populations. Parce que la zone du Diéri, pendant l’hivernage, est complètement coupée du reste du pays et les populations ont un problème pour accéder à la route nationale et faire leurs activités commerciales. Même pour se soigner, c’est un grand problème. Avec ces ponts, les populations pourront se mouvoir plus facilement. Pour ce qui est de la route Ndioum-Bakel, les travaux vont démarrer bientôt et dans ma propre localité, nous avions des problèmes d’infrastructures sanitaires et l’on est en train de construire un centre de santé dans ce terroir. C’est autant de réalisations qui nous poussent à le remercier du fond du cœur et à lui montrer que nous sommes derrière lui».

Amadou Bocoum, responsable Apr à Kanel : « Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui a été fait »
« Cette visite est, à mon sens, extrêmement importante en ce sens que ce n’est pas une visite où l’on vient faire des promesses. Cette visite a permis au chef de l’État de constater les réalisations qui ont été faites, il y a 4 ans. Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui a été fait et ce qui est en train d’être fait sur le plan de l’eau potable dans le Pudc et les pistes. Il y a des faits concrets. Les gens ne peuvent pas comprendre Macky Sall s’ils ne se rendent pas compte qu’il visualise la pauvreté. Il est né pauvre et il sait ce que c’est la pauvreté. Et il a fait toutes ces contrées pendant qu’il faisait sa campagne et il a serré des millions de mains. Il avait promis et c’est cette promesse qui se déroule dans le Pudc qui n’est pas encore fini. Sur le plan agricole, l’autosuffisance est à portée de main. Depuis l’indépendance, on importe du riz. Aujourd’hui, on en importe moins ».

Les urgences de la commune de Ourossogui
Le maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam a profité de cette occasion pour faire un plaidoyer pour sa commune confrontée depuis longuement à un sérieux problème de l’eau. « Ourossogui a soif. Les femmes souffrent des conditions de la pénibilité d’accès à l’eau », a-t-il dit. Pour Me Thiam, cette vieille doléance est partagée par l’ensemble des chefs religieux de la commune, l’ensemble de la diaspora. L’extension de la ville est altérée par le problème d’accès à l’eau. Il a rendu hommage à la diaspora qui a mis en place un réseau d’adduction d’eau. Au nom de la jeunesse, il a sollicité un stade municipal aux normes régionales de même qu’une gare routière. Aussi, a-t-il dit, l’extension de la commune de Ourossogui est devenue une urgence. Il a réaffirmé le soutien sincère et assumé du Ps dont il est membre au chef de l’État dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) qui respire, selon lui, au Sénégal sous l’incarnation du président Macky Sall.

De nos envoyés spéciaux Maguette NDONG, Souleymane D. SY (textes) et Mbacké BA (photos)

A l’occasion de sa rencontre hebdomadaire, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) a accusé le régime en place « de tentative de liquidation politique » de Khalifa Sall, aujourd’hui, placé sous mandat de dépôt. Pour le Fpdr, « le régime persiste dans sa volonté d’utiliser l’appareil judiciaire pour liquider, les uns après les autres, ses principaux rivaux aux prochaines élections législatives et présidentielle. Après Karim Wade, c’est au tour de Khalifa Sall, en attendant les autres », dit-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Le communiqué ajoute « qu’aucun Sénégalais ne prend au sérieux le « mauvais » prétexte invoqué dans un rapport de l’Ige d’autant que « Macky Sall garde sous le coude les rapports de l’Ofnac concernant les malversations de son propre frère en relation avec l’aventurier Frank Timis, d’une part, et la prévarication de hauts responsables de son parti, d’autre part ». « Le Fpdr invite à prendre conscience du fait évident que la violence judiciaire contre les opposants fait le lit de la violence politique, car les Sénégalais n’accepteront jamais de subir une quelconque dictature », alerte-t-il.

Amadou DIOP

 

Les partisans du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, écroué depuis mardi, s’insurgent contre la détention de leur leader. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient « d’arbitraire » et ont donné le ton, hier, lors d’une rencontre qui s’est tenue dans l’enceinte de la ville de Dakar. Ils appellent à sa libération.

Les partisans du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, actuellement dans les liens de détention pour une affaire portant sur un détournement présumé, de deniers publics, sont venus hier nombreux, pour soutenir leur leader. Ils s’étaient donné rendez-vous dans l’enceinte de la ville de Dakar. Le mot d’ordre qui est constamment revenu à consister à demander « la libération pure et simple » du premier magistrat de la capitale sénégalaise. Ils étaient, pour la plupart, tout de blanc vêtus, arborant des tee-shirts qui laissent entrevoir l’image de Khalifa Ababacar Sall. Une bonne frange de l’opposition a également fait le déplacement, « en signe de solidarité », au maire socialiste. Parmi ces responsables, Doudou Wade du Pds, Cheikh Bamba Dièye, Fsdb/J, Abdoul Mbaye, Act, Moussa Sy, maire des Parcelles assainies, entre autres. Le socialiste Barthélemy Dias était également de la partie. Dans un discours liminaire lu par Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul Derklé, les partisans de Khalifa Sall ont demandé sa libération immédiate. Ils promettent de «continuer le combat » jusqu’à ce que leur leader « recouvre la liberté et retourne à ses activités ». Après la rencontre, des pneus ont été brûlés par des jeunes, en signe de protestation. Les forces de l’ordre ont ensuite riposté en jetant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

Oumar BA

Les maires et alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar » de la ville de Dakar, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, ont décidé, hier, lors d’une rencontre à la mairie de Yoff, d’aller au contact des populations dakaroises pour apporter des clarifications techniques et juridiques sur cette affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Réunis à une rencontre aux allures de meeting, tous les hommes politiques de la mouvance présidentielle ont répondu à l’appel du maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, afin d’apporter des éclairages sur l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar pour plus de transparence et la primauté de l’État de droit. Plusieurs maires dont ceux de Ouakam, Cambérène, Ngor, Yoff, pour ne citer que ceux-là, Mme le ministre conseiller Ndèye Binta Gassama, Seydina Oumar Touré, conseiller du maire de Yoff, Bara Ndiaye, de la maison de la presse, le ministre d’État, Mbaye Ndiaye, etc. ont tour à tour donné des éclairages sur l’affaire Khalifa Sall et dit leur confiance à la justice sénégalaise. Abdoulaye Diouf Sarr, en faisant la synthèse de la rencontre, a décrit la situation de confusion totale induite par l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar, et annoncé la tenue de conférences itinérantes d’explication tous les deux jours dans les quartiers de la ville de Dakar. Le maire de Yoff a lancé un appel aux techniciens de la finance et aux spécialistes de la matière pour apporter, lors de ces conférences, les clarifications qu’il faut. Pour le maire de Yoff, « il y a eu des maires de Dakar qui n’ont jamais su l’existence de caisse d’avance à la mairie de la ville de Dakar, qui veulent savoir et qui disent qu’ils ont été bernés de bonne foi ». D’ores et déjà, les maires de la mouvance présidentielle de Dakar vont se réunir ce jour (Ndlr : samedi) aux résidences Mamoune et entamer les conférences itinérantes dimanche. Abdoulaye Diouf Sarr a lancé un appel en direction des populations dakaroises pour le renouvellement des cartes d’identité en vue des élections législatives du 31 juillet prochain.

B. B. SANE

Trois chefs de village de la commune de Warkhokh, située dans le département de Linguère, ont décidé, après plusieurs années de compagnonnage avec le Pds, de déposer leurs baluchons à l’Apr, en compagnie de deux conseillers municipaux et des responsables du Pds.

Un grand meeting de ralliement était organisé à Warkhokh, en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, de Mme le député, Mingué Lam, des maires de Warkhokh, Kamb, Dahra, Affé et Barkédji.

La responsable des femmes du Pds à Warkhokh, Oumy Top et le responsable du village de Gorée, Daye Sow, ont annoncé leur démission dudit parti pour rejoindre l’Apr. Ces ex-libéraux ont fait allégeance au parti présidentiel lors d’une visite que Aly Ngouille Ndiaye et le maire, Yoro Sow, ont effectuée à leurs domiciles. « Le président Macky Sall a beaucoup fait pour le Sénégal, plus particulièrement pour le Djolof, donc je ne vois aucune raison de continuer à m’opposer », a-t-elle soutenu. Elle a ajouté qu’Aly Ngouille Ndiaye est en train de sortir le Djolof des ténèbres. Elle a promis au ministre de travailler à ses côtés pour une victoire éclatante aux élections législatives et la réélection du chef de l’État en 2019.

Dans le même sillage, Daye Sow a pris des engagements fermes de travailler d’arrache-pied pour la massification de l’Apr. « Maintenant qu’ils sont dans la mouvance présidentielle, ce qui va faciliter la victoire aux prochaines élections législatives de juillet 2017 », a dit le maire de Warkhokh, Yoro Sow. Et il ajoute : « c’est un processus, nous avons commencé le travail de massification du parti depuis quelque temps. Nous avons pris une décision ferme de pêcher encore dans les camps de l’opposition ; dans les jours à venir, d’autres responsables vont rallier nos rangs ».

« Nous sommes satisfaits d’accueillir à Warkhokh, de grands responsables du Pds, qui nous ont toujours fatigués dans les bureaux de vote, lors des 4 dernières échéances, depuis 2012 », a dit Aly Ngouille Ndiaye.

« Aujourd’hui, grâce au travail que nous avons fait sur le terrain, et à l’entregent du maire dans la commune de Warkhokh, sur les 87 villages, il n’y a que 3 qui ne sont pas avec nous. Notre objectif, c’est, pendant les inscriptions, faire de sorte que dans la commune de Warkhokh, qu’on ait beaucoup plus que le quota pour avoir au moins le meilleur résultat dans le département de Linguère », a souligné le ministre.

Se prononçant sur la prolifération des candidats pour les élections législatives, il a expliqué que « les investitures sont des périodes qui peuvent être difficiles pour les grands partis, nous avons commencé d’ailleurs à enregistrer plusieurs candidats, c’est tout à fait normal. Mais, une fois que le parti tranchera, tout le monde rentrera dans les rangs, il n’y aura pas de défection. Défection ou pas, nous allons gagner les législatives ».

Il a informé que le village de Dodji va bénéficier d’un Domaine agricole communautaire (Dac) qui sera essentiellement orienté au volet élevage. Les travaux ont démarré depuis la saison des pluies et il a été financé par la Bid, pour un montant de 12 milliards de FCfa.

Masse NDIAYE

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