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Politique (3354)

Dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel, le chef de l’Etat, Macky Sall, a passé en revue la situation économique du pays, notamment l’état de mise en œuvre des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). Il soutient que le succès de ce programme de développement socioéconomique (réaliser 7% de taux de croissance annuel), passe par la construction d’infrastructures. Une nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement se dessine.
Les questions économiques ont été largement évoquées, avant-hier, par le président de la République, Macky Sall, lors de son adresse à la nation. D’emblée, il soutient que le pays est sur « la bonne voie » pour atteindre l’objectif moyen de 7% de taux de croissance annuel fixé dans le Pse. Toutefois, le chef de l’Etat estime que la réussite de l’objectif d’émergence passe nécessairement par les infrastructures. Selon lui, il ne peut y avoir de développement si nous restons isolés les uns des autres, si les produits de nos campagnes ne peuvent pas accéder à nos marchés et si nos malades peinent à se rendre à la structure sanitaire la plus proche. Il donne, à cet effet, un aperçu de la nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement de notre pays, après une année pleine de mise en œuvre du Pse. D’après le président Macky Sall, 33 projets ont ainsi été achevés en 2015, soit un linéaire de 965 km de routes et 2.281 m linéaires de ponts, pour un coût total de 238 milliards de FCfa. Parmi ces réalisations, figurent les axes Tambacounda-Dialacoto, Mako-Kédougou, Kafountine-Diouloulou et Koukané-Kolda-Tanaff. A cela s’ajoutent 25 autres projets qui ont été engagés pour un total linéaire de 810 km de routes, 685 km de pistes rurales et 6 ponts de désenclavement : Baïla, Diouloulou, Foundiougne, Ganguel Soulé, Marsassoum et Wendou Bosséabé. Les autres chantiers routiers concernent notamment les axes Touba-Dahra-Linguère, Joal-Keur Samba Dia-Djiffere, Kédougou-Salémata, Bambey-Baba Garage, les grandes Niayes, entre Rufisque, Lompoul, Bayakh, Mboro et Diogo,  ainsi que les boucles du Boudié, du Fouladou et des Kalounayes.
De l’avis du président de la République, l’autoroute Thiès-Touba, en chantier, transformera les conditions de transport du pays, grâce à ses différentes connexions, dont les autoroutes Aibd-Mbour et Aibd-Thiès. Il ajoute que l’étude de faisabilité du projet d’autoroute Thiénaba-Tivaouane est achevée, non sans annoncer l’acquisition du financement pour le désenclavement complet de l’île à Morphil et la réhabilitation de la Route nationale N°2 sur l’axe Ndioum-Ourossogui-Bakel.
La livraison des travaux de prolongement de la Vdn vers Guédiawaye permettra d’améliorer sensiblement la mobilité urbaine. A ces chantiers, s’ajoutent le Programme de modernisation des cités religieuses et le Programme de modernisation des villes, avec des volets assainissement, voierie et éclairage public. La phase initiale couvrira 13 localités.
Les premiers résultats encourageants du Pudc
En juillet 2015, le chef de l’Etat, Macky Sall, lançait le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) destiné aux localités rurales particulièrement défavorisées. La phase initiale est financée à hauteur de 113 milliards de FCfa. Après 4 mois de mise en œuvre, le président de la République soutient que les premiers résultats du Pudc sont « très satisfaisants ». Ainsi, en plus des 37 forages réceptionnés en 2015 dans le Programme national de 300 forages, 63 forages ont été réalisés et 69 châteaux d’eau et 847 km de pistes rurales sont en chantier pour 462 villages des régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès. Grâce au concours du Génie militaire, 18 forages ont été réalisés dans les régions de Kédougou et de Tambacounda.
Le Ter pour désengorger Dakar
Le chef de l’Etat a annoncé le démarrage des travaux du Train express régional (Ter) Dakar-Diamniadio-Aibd, première liaison ferroviaire rapide (Ter) du Sénégal, en 2016. En effet, le Ter desservira 14 gares et pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, en moins de 45 mn entre Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne. Il est prévu également la réhabilitation de la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km. « La construction de ce chantier devra générer plusieurs milliers d’emplois. Avec ce projet, outre le transport à bon coût, nous ferons ainsi renaître toute une vie économique et sociale dans nos villes et campagnes le long de cet axe ferroviaire historique », a déclaré le chef de l’Etat.
Se prononçant sur l’évolution de la réalisation du Parc industriel de Diamniadio, Macky Sall indique que les premiers hangars seront livrés en ce mois de janvier. D’après lui, de grandes compagnies internationales vont y délocaliser des activités à haute intensité de main d’œuvre, pour générer, au moins, 50.000 emplois dans les 5 premières années.
Poursuite des efforts dans l’élevage et la pêche
Evoquant le secteur de l’élevage, Macky Sall indique que le Projet régional d’appui au pastoralisme, financé à hauteur de 15 milliards de FCfa soutiendra la santé animale, l’accès aux marchés et la gestion des ressources naturelles. Il bénéficiera à 100.000 ménages des régions de Kaffrine, Louga, Matam, Tambacounda et Saint-Louis.
S’agissant de la pêche, les efforts de modernisation seront poursuivis surtout pour la pêche artisanale. Ainsi, outre la construction en cours des quais de pêche de Yoff, Soumbédioune, Fass Boye et Gokhou Mbath, il est prévu, en 2016, la réalisation des quais de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny, l’aménagement des aires de transformation de Saint-Louis, Potou, Kafountine, Mbao et Pencum Sénégal à Thiaroye-Sur-Mer et l’extension du port de commerce de Ziguinchor et la construction d’un port de pêche à Boudody.

Par Abdou DIAW

AGRICULTURE : L’autosuffisance en ligne de mire
En entretenant les compatriotes de son idéal d’émergence et de prospérité à l’occasion de son adresse de nouvel an à la Nation, le président de la République, Macky Sall, s’est longuement penché sur le rôle attendu de l’agriculture. Il donne ainsi raison aux observateurs qui s’accordent à soutenir qu’une attention particulière doit être accordée au secteur de l’agriculture dans la mobilisation des ressources financières. A l’instar de son ministre des Finances, de l’Economie et du Plan, le chef de l’Etat ne doute guère que le bond significatif de 6,4 % de croissance économique de cette année repose largement sur les résultats et performances engrangés dans le secteur agricole. Il cite, entre autres, les nombreuses initiatives entreprises par l’Etat dans le cadre de la modernisation du secteur « au-delà de la bonne pluviométrie et qui ont donné d’excellents résultats ».
Macky Sall rappelle, avec fierté, la hausse de 82 % notée durant cette campagne agricole dont la production globale de céréales est estimée à plus de 2 millions de tonnes. Il cite les résultats de certaines spéculations comme l’arachide - 1.121.474 tonnes, soit une hausse de 68 %, le riz paddy qui a augmenté de 64 % en passant de 559.000 tonnes à 917.371 tonnes, la production horticole qui s’est établie à plus d’un million de tonnes.

Démarche de rupture
Mais ce qu’il faut surtout noter dans l’adresse du président de la République, c’est cette volonté affirmée, des autorités à entretenir le dialogue et la recherche de consensus sur les grandes décisions qui concerne le monde rural. C’est une véritable rupture dans la démarche. Le fait de comprendre que la dialectique du consensus voudrait que la pyramide se décline du bas vers la haut en termes de gouvernance et de management a été un viatique qui a conduit aujourd’hui au retour à la sérénité dans le monde rural sénégalais bien connu naguère par ses agitations. Macky Sall qui n’a pas perdu de vu cet aspect, a tenu à le mentionner, en reconnaissant que « la démarche consensuelle et inclusive établie avec les acteurs ont facilité aussi les résultats enregistrés dans le secteur de l’agriculture ».
Le chef de l’Etat cite, entre autres actions, la fixation du prix du kilogramme d’arachide maintenu encore cette année à 200 FCfa et tous les efforts qui ont conduit, aujourd’hui, à faire du consommer local une réalité. « C’est un grand pas vers l’autosuffisance alimentaire qui nous permettra de se libérer du fardeau des importations au plus vite », a déclaré le président Sall. Entre autres programmes mis en œuvre en 2015, celui des domaines agricoles communautaires (Prodac) à Séfa, dans le Sédhiou, à Itato dans le Kédougou, à Keur Samba Kane et à Keur Momar Sarr. Initié pour intéresser davantage les jeunes dans l’agriculture et assurer, du coup, leur insertion professionnelle dans le secteur et lutter, par ricocher, contre le chômage endémique de cette frange de la société, « ces domaines agricoles communautaires mobilisent déjà 177 groupements de producteurs, 2.555 hectares de terres mis en valeur et plus de 7.000 emplois créés », s’est réjoui le chef de l’Etat. D’où ce regain d’intérêt traduit par l’octroi de 20 milliards de FCfa additionnels à ce programme. Il s’agira surtout de pérenniser les acquis comme l’a souligné Macky Sall.

Par Seydou Prosper SADIO

MISE EN SERVICE DES CENTRALES DE TAÏBA NDIAYE ET CAP DES BICHES : Pour améliorer le service et réduire les coûts
C’est un secret de polichinelle. L’énergie disponible et prix abordable est indispensable pour le développement économique. Les autorités en sont conscientes. Elles privilégient le mix énergétique. C’est dans ce cadre qu’entre la prochaine mise en service des centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches mais aussi la finalisation d’une centrale solaire évoquée par le chef de l’Etat dans son message à la Nation.
Au premier semestre de 2016, les nouvelles centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches seront mises en service. L’assurance est faite par le président de la République, Macky Sall, lors de son message à la Nation du 31 décembre 2015. Le chef de l’Etat a aussi souligné qu’un projet de 200 MW en énergie solaire est en cours de finalisation. « Sans une électricité disponible, à un coût abordable, aucun des autres volets du Pse ne pourra libérer ses potentialités », disait-il lors de la mise en service de la centrale de Boutoute. En effet, Macky Sall est persuadé que l’énergie est un axe stratégique du Plan Sénégal émergent (Pse). Aussi, accorde-t-il beaucoup d’importance à la mise en œuvre, dans les meilleures conditions et à bonne date, du Plan de relance intégré de l’électricité et du Service universel de l’énergie.
Il s’agit donc, soutient le président Sall, de renforcer les capacités de production selon un mix énergétique varié, de réhabiliter et de développer les réseaux de transport et de distribution, ainsi que l’électrification rurale. « A travers le mix énergétique, nous voulons diversifier les sources de production d’énergie par une utilisation accrue du gaz naturel et du charbon, l’introduction progressive des énergies renouvelables avec un objectif d’au moins 20% de la puissance installée en 2017 », avait précisé Macky Sall. Les projets de centrales de Taïba Ndiaye, du Cap des Biches, de Sendou, de Kayar et de Mboro ont une capacité globale de 900 MW. Il est attendu, en plus, 250 MW des sources d’énergies renouvelables (solaire et éolienne), dans les projets de coopération ou de partenariat public-privé.
En outre, le développement du potentiel hydroélectrique des organisations sous-régionales telles que les Organisations pour la mise en valeur des fleuves Sénégal et Gambie (Omvs et Omvg), avec notamment les barrages de Gouina pour l’Omvs, de Sambangalou et Kaléta pour l’Omvg tiennent aussi à cœur le chef de l’Etat.
Macky Sall a fixé aussi au gouvernement l’objectif d’un taux d’électrification rurale de 60% dès fin 2016. A cet effet, il a validé le Programme national d’urgence d’électrification rurale d’un montant de 99 milliards de FCfa.

Efficacité énergétique
A terme, « l’objectif (du président de la République) est non seulement d’améliorer la qualité du service mais également de réduire les coûts, et de rendre moins vulnérables aux fluctuations des prix sur le marché international ». En même temps, le président estime qu’il faut mieux travailler à l’efficacité énergétique. Avec donc tous ces investissements réalisés et attendus, on peut bien s’attendre à une baisse considérable du prix du KW/H. Ce qui va, sans doute, participer à alléger les charges des ménages mais aussi celles des investisseurs puisqu’un prix abordable de l’électricité stimule incontestablement notre économie.
La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) opérait environ 500 MW à fin 2012. A l’époque, le mix énergétique était composé de 49,3% pour le fuel oil lourd, 38,5% pour le fuel domestique, 9,9% pour l’hydraulique et 2,31% pour le gaz (charbon et énergies renouvelables à 0%). Il est attendu, d’ici à 2017, un changement radical avec une régression significative des produits pétroliers (fuel oïl lourd 26,3%, fuel domestique 4,56%) et une progression du charbon 25,1%, du gaz 204%, et des énergies renouvelables 18,52% hors hydraulique dont la part devrait chuter à 5%.

Par Aly DIOUF


« Depuis trois ans, nous voyons que ce discours est fait à la hauteur de l’Institution qui le prononce. Je suis heureux que l’on constate que le président le fait avec beaucoup d’humilité et d’élégance. Je note, en particulier, au-delà des résultats probants, un engagement fort pour le renforcement de notre système démocratique. Mais je note également la volonté de régler définitivement une question qui fait souvent polémique en Afrique », a indiqué le Secrétaire général du gouvernement.
Selon Abdoul Latif Coulibaly, « le président de la République a décidé de sacraliser doublement la laïcité. Mais on élève à un rang de sacralité absolue également la décentralisation. Le mode d’élection du président de la République et des députés au Sénégal et les mandats du président de la République dans la durée et également dans le nombre. Avant, c’était la laïcité qui était doublement sacralisée et l’on y ajoute, aujourd’hui, d’autres choses ».
A l’en croire, « cela veut dire simplement que demain, on aura plus de discussions autour de la question de savoir : un mandat, deux mandats, plusieurs mandats, 5 ans ou 7 ans. Ce sera 5 ans sur la réforme et de façon absolue ». Pour Abdoul Latif Coulibaly, cette question est « très polémique en Afrique ».
Et voilà que le président de la République propose une solution qui règle définitivement cette question. « Maintenant, nul ne pourra plus jamais réviser notre mandat présidentiel, la durée, le caractère décentralisé de l’Etat du Sénégal et cela est extrêmement fort », a-t-il fait remarquer. « Ce qui me frappe personnellement, ce sont vraiment les engagements dans les réformes institutionnelles. Et la polémique qu’il y a eu autour du président de la République quant à sa volonté de réduire son mandat trouve une réponse claire», a-t-il ajouté.

Amadou DIOP


De l’action pour du concret en 2016, c’est à cela que le chef de l’Etat, Macky Sall, invite le gouvernement. Objectif ? Trouver des solutions durables aux défis qui assaillent les populations pour lesquelles le gouvernement doit être au service exclusif. Entre autres, le chômage, le manque de formation, la pauvreté des jeunes et des femmes notamment dans les zones rurales.
Le président de la République ne pouvait mieux dire, car dans ce pays, on parle plus qu’on agit. Ce verbiage inutile ne devrait point avoir de place dans un pays comme le nôtre où toutes nos énergies devraient être centrées sur l’essentiel : « travailler, encore travailler, toujours travailler » pour paraphraser l’ancien président Abdoulaye Wade, afin de sortir du sous-développement.
Même si beaucoup reste à faire, cela dans tous les domaines, il faut reconnaître que des réformes (comme dans l’enseignement supérieur, la justice…), des projets et programmes comme le Mca, le Pudc ont donné beaucoup de satisfaction aux populations concernées. La politique de désenclavement se poursuit et elle se renforcera davantage avec la réalisation annoncée des différents boucles (Boudié, Fouladou et Kalounayes), ponts et routes. Ce ne sont surtout pas les habitants du Fouta qui nous démentiront si le désenclavement de l’Ile à Morphil et la réhabilitation de la route Ndioum-Matam-Bakel (dont les financements sont acquis) se réalisent, encore moins les populations des contrées qui viennent d’étrenner des forages et pistes de production grâce au Pudc en 4 mois. Déjà, l’autoroute Ila Touba n’est plus un éléphant blanc.
Avec la réception des premiers hangars du Parc industriel de Diamniadio où s’installeront de grandes entreprises notamment chinoises, c’est le tissu industriel sénégalais qui se portera mieux, avec à la clé, la création d’emplois durables, et certainement profiter des avantages de l’Agoa.
La circulation va s’améliorer davantage dans la capitale avec la finition du prolongement de la Vdn, le démarrage du Train express régional (Ter) qui va relier Dakar-Diamniadio-Aibd avec ses 14 gares et transporter 115.000 passagers par jour en moins de 45 mn entre Dakar et l’Aibd. Ce qui devrait soulager la population dakaroise et préserver l’état des routes. Sans nul doute que la mise en service de ce train s’accompagnera de la réhabilitation de la gare de Dakar.
Ce sont de telles réalisations combinées à des actions sociales (gratuité de certains soins, Cmu, Bourses de sécurité familiale, financement des projets des jeunes et des femmes sans apport financier, appui aux agriculteurs…) pour créer plus de solidarité, d’équité et de justice qui feront que tous les Sénégalais se sentiront citoyens à part entière et non à part. Et le pays s’en porterait mieux.

Par Daouda MANE

MODERNISATION DES VILLES ET TERRITOIRES : Le Haut conseil pour booster le processus
La modernisation des villes dans la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation a été abordée par le chef de l’Etat dans son discours à travers la mise en place du Haut conseil des territoires pour une véritable territorialisation des politiques publiques.
En prononçant son adresse à la nation en ce nouvel an, le chef de l’Etat a placé son discours dans le cadre bien précis de la recherche d’un idéal d’émergence et de prospérité. Cela dans un contexte de construction d’un Etat de droit et d’une démocratie renforcée. Les excellents résultats sur le plan économique et social qui ont porté le taux de croissance, en cette fin d’année, à 6,4 % et les 15 mesures mises sur la table pour lancer le débat sur la future réforme de la constitution, ont masqué, un tant soit peu, les indications sur le processus inclusif et participatif lancé pour la modernisation des villes et des territoires.
D’abord la communalisation intégrale et l’érection des départements en collectivité locale à la place de la suppression des régions, qui participe à cette volonté de rééquilibrer le développement local par la création d’entités territoriales viables. Ce choix a expliqué la première phase de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation qui a valu les élections communales et départementales.
Cette étape a valu le schéma actuel qui est constaté au sein des localités du pays et invite les nouvelles communes et départements à penser leur développement. L’avantage pour les communautés rurales devenues communes est de construire la future charpente de la ville rurale tout comme les départements qui auront la lourde tâche de redessiner les contours du territoire. Mieux, de tracer les pôles territoires, rampes à partir desquelles sera fondé le développement du pôle.
Mais cette émergence comme indiquée par le chef de l’Etat passe par le développement des infrastructures de base. A ce sujet, l’Etat entend soutenir les villes à travers le projet de promotion des villes (Promo-villes) dans les secteurs de l’assainissement, la voierie et l’éclairage public. Le chef de l’Etat Macky Sall cite, dans son discours, une phase initiale qui cible 13 localités.
Après 50 années de décentralisation de l’Etat du Sénégal, le chef de l’Etat a voulu aller vers des réformes dont l’unique but est de stabiliser la Constitution en vue du développement de la bonne gouvernance et de la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit. L’Acte 3 de la décentralisation qui constitue une des quinze mesures a poussé ce dernier à choisir un président pour le Comité national du dialogue des territoires (Cndt) et la mise en place de l’entité que constitue le Haut Conseil territorial (Hct). La logique recherchée dans ces nouvelles créations est sans nul doute la modernisation des territoires et villes à travers le renforcement de la citoyenneté, la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial.

Par Babacar Bachir SANE

Une diplomatie dynamique
Une année n’a jamais été aussi faste que l’année 2015 pour la diplomatie sénégalaise. Le Sénégal a été bien visible sur l'international, grâce à la vision et à l’orientation que le chef de l’Etat Macky Sall a donné à nos représentants dans le monde. Lui-même bénéficie du respect et de l’estime de ses pairs du monde entier. En atteste les nombreuses responsabilités qui lui ont été confiées à la Cedeao, à l’Oci. De même, ses responsabilités à l’Union africaine (Ua), à travers le Nepad, qui lui ont valu de représenter dignement le continent aux différents sommets Union-européenne- Afrique, Chine-Afrique ou encore Inde-Afrique.  Au cœur de la crise burkinabé, le chef de l’Etat a fait preuve d’un réel leadership qui a contribué à la stabilité de ce pays frère. Sans compter l’action du Sénégal au Mali, en Guinée-Bissau, etc. Des actions qui s’adaptent avec la « diplomatie de bon voisinage » que le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye ne cesse de répéter. Mais la diplomatie sénégalaise s’est aussi illustrée, cette année, avec sa brillante élection en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Ce qui apparaît, aux yeux du chef de l’Etat, comme de « réels motifs de satisfaction » qu’il n’a pas manqué de souligner dans son discours à la Nation. Cette diplomatie vive et toujours en action ne semble pourtant guère dormir sur ses lauriers. Récemment, à la 5ème conférence des ambassadeurs, consuls généraux élargie aux attachés militaires et chefs de bureau économique, ces dignes représentants de notre pays se sont réunis à Dakar. Une belle occasion pour définir de nouvelles orientations face aux défis du monde actuel.

Par Maguette NDONG

LES CONTOURS DU REFERENDUM SE PRECISENT : Des institutions à la hauteur de notre démocratie
« Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques ». C’est une République exemplaire qui se dessine dans le projet de révision constitutionnelle que va proposer Macky Sall.
Le discours du président de la République était particulièrement attendu. Alors qu’il aborde le dernier virage de sa magistrature, la date du référendum constitutionnel qui devrait matérialiser sa promesse de réduire son mandat en cours de sept à cinq ans était particulièrement attendue. Les Sénégalais devront repasser. Le chef de l’Etat a, cependant, dessiné les contours de cette consultation citoyenne qui devra donner plus d’allant à notre jeune démocratie. « Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques : tels sont les fondements du projet de révision constitutionnelle que je vous proposerai », a annoncé le président Sall confirmant, du coup, sa volonté de consulter le peuple sénégalais.
S’il n’a pas donné de date précise, les dispositions de la Cedeao qui ne veut plus que l’on touche aux Constitutions six mois avant les élections, l’enferment dans une fourchette de temps qui ne peut aller au-delà du mois d’août 2016, la présidentielle ayant été fixée dans notre pays à la date du dernier dimanche du mois de février. Si l’on prend en compte l’hivernage, on peut objectivement se situer vers les mois de mai et de juin. Si l’option d’une révision constitutionnelle, par voie référendaire, est définitivement retenue, le temps risque d’être très serré. D’autant plus que le président Macky Sall se propose, au préalable, de consulter le président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel.
Dans le paquet d’innovations qui sera soumis au peuple, le point 6 (la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, y compris la question de l’applicabilité immédiate de la réduction à cinq ans du mandat de sept ans en cours) sonne comme une ferme volonté, pour le président, de se conformer à sa promesse de réduire son actuel mandat. Mais, puisque les mots ont un sens, « la question de l’applicabilité immédiate » de cette réduction introduit une nuance majeure.
Le Conseil constitutionnel qui est le juge de la constitutionnalité des lois pourrait, conformément à ses prérogatives, peut s’opposer à une rétroactivité de la nouvelle disposition réinstaurant le quinquennat au Sénégal. Dans ce cas, le président de la République ne pourrait que se soumettre car, c’est un principe élémentaire de droit, la loi est générale (elle s’applique sur tout le territoire national) et impersonnelle (elle est commune à tous, n’est pas faite pour un cas particulier mais une série de cas susceptibles de se présenter). C’est donc dire que le débat sur la réduction du mandat n’est pas entièrement clos. Il faudra attendre les différents avis sollicités par le principal intéressé pour se faire une religion.

Du rôle des partis politiques
D’autres points du paquet sont aussi importants, notamment « la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique » et « le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ». On n’a pas une idée précise du contenu du terme « modernisation », mais on imagine que cette disposition devrait régler l’épineuse question du financement des partis politiques. En France, la loi prévoit un financement public accordé aux différents partis, en fonction de deux critères cumulatifs : les résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions et le nombre de parlementaires. Chez nous, le flou reste total et ouvre la porte à toutes les déviances.
La question du statut du chef de l’opposition n’est pas, à vrai dire, une innovation.  La Constitution de 2001 reconnaît l’existence et les droits de l’opposition mais aucune loi ne codifie le statut de son « chef de file ». Abdoulaye Wade, qui a longtemps réfléchi à cette idée à l’époque où il était opposant, ne l’a finalement jamais concrétisé une fois arrivé au pouvoir. Au Mali voisin, une loi a été votée en février 2015 conférant au chef de l’opposition, Soumaïla Cissé en l’occurrence, un statut officiel. Du point de vue de ses avantages, le chef de l’opposition politique au Mali est assimilé au premier vice-président de l’hémicycle. Il a un cabinet et sa prise en charge est inscrite au budget national. Il a également sa place dans le protocole.
Le président résume bien son projet de révision constitutionnelle et dessine, en grands traits, la forme de la République qu’il voudrait asseoir grâce à « l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, la laïcité, le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat,  le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du président de la République ».
La promotion de la gouvernance locale et du développement territorial, la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration, l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation, … autant de qualités d’une République exemplaire. Une volonté affirmée de doter notre pays d’institutions à la hauteur de sa démocratie et de ses hommes.

Par Sidy DIOP


L’attachement du chef de l’Etat aux valeurs sacro-saintes de la République, a été renouvelé, lors de son discours à la Nation du 31 décembre. Il l’a encore répété clairement dans son adresse aux citoyens quand il dit : « l’essence même de la République, c’est l’égale dignité des citoyens, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».
Parallèlement, Macky Sall a rappelé aux membres du gouvernement et à ses proches collaborateurs à rester dans le temps du réel, de l’action et surtout  « à l’écoute et au service exclusif » des populations. Il ne peut en être autrement pour le chef de l’Etat. Lui qui ne cesse de rappeler, à ses ministres, l’obligation qu’ils ont de descendre à la base pour écouter les citoyens et recueillir les récriminations. Car, les Sénégalais restent au début et à la base de toute action qu’il va poser. Mais ce Sénégal meilleur de tous et pour tous, comme le souhaite le président de la République, ne peut être bâti sur la base des inégalités, de la corruption, du népotisme et de l’injustice.
Tout Sénégalais où il se trouve sur le territoire national et même à l’étranger, doit se sentir concerné. Le citoyen qui habite aux Almadies ou à Dakar Plateau ne doit guère être privilégié aux dépens du paysan de Keur Samba Kane, dans le Baol. Chacun d’entre nous doit avoir une ambition légitime par ce Sénégal qui reste notre commun vouloir de vie commune. Pour ce faire, l’Etat doit donner le tempo en faisant de la bonne gouvernance son bréviaire. Sa règle de conduite. Cela ne profiterait qu’à notre chère démocratie vantée dans le monde entier. Le chef de l’Etat est bien conscient de cela. Lui qui a engagé plusieurs réformes qui permettent de consolider notre démocratie et de faire de l’Etat de droit une réalité.
C’est tout le sens des réformes qu’il a engagées sur la cour des comptes, sur la transparence dans la gestion des finances publiques, sur l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), sur l’Acte 3 de la décentralisation, l’organisation judiciaire. Sans compter la déclaration de patrimoine qui reste obligatoire pour toute personne qui gère des fonctions étatiques.
Dans la réalité et dans son action de tous les jours, Macky Sall essaie d’asseoir une politique volontariste où solidarité et justice figurent en ligne de mire. L’ambition qu’il a de placer le Sénégal parmi les pays émergents à l’horizon 2035 ne se traduit pas uniquement par la construction de grandes infrastructures telles que des autoroutes et des aéroports. Ce qui fausserait sûrement la donne et creuserait l’écart entre les Sénégalais. Les programmes tels que le Pudc, la Bourse de sécurité familiale, la Couverture maladie universelle (Cmu), la modernisation des cités religieuses ou encore la carte d’égalité des chances sont autant d’initiatives qui illustrent son sens de l’humain, de la solidarité et du partage. Autant de signaux qui marquent son attachement aux Sénégalais et aux valeurs de la République.

Par M. NDONG

3e USINE  DE KEUR MOMAR SARR ET DESSALEMENT DE L’EAU DE MER : 390 milliards de FCfa pour sécuriser les besoins en eau de Dakar
Le chef de l’Etat a réaffirmé l’option du gouvernement de construire la 3e usine à Keur Momar Sarr pour un coût de 255 milliards de FCfa et une autre usine de dessalement de l’eau de mer. Celle-ci coûtera 135 milliards de FCfa. Tout compte fait, 390 milliards de FCfa seront injectés, à moyen terme, pour sécuriser l’approvisionnement en eau de Dakar pour au moins les 20 prochaines années. Ce n’est que le premier jet de financement.
La couverture des besoins en eau potable reste une préoccupation et une priorité pour le président de la République, Macky Sall. Ce point a été au centre de son discours de nouvel an. Ce n’est point une déclaration d’intention. L’Etat et ses partenaires ont pris l’option de mobiliser des ressources conséquentes pour apporter des réponses durables aux besoins actuels et futurs. La construction d’une 3e Usine à Keur Momar Sarr appelée KMS 3 entre en droite ligne de la mise en œuvre des stratégies devant résorber progressivement le déficit et desservir les zones qui ne sont pas servies. « Pour l’hydraulique urbaine, nous allons construire une troisième usine d’une capacité de 200 000 m3/jour à Keur Momar Sarr, pour un coût de 255 milliards de FCfa  », a souligné le chef de l’Etat.
Ce sont des investissements lourds qui traduisent la volonté des autorités de sécuriser l’approvisionnement en eau de Dakar et de quelques centres urbains. D’autant plus que l’accroissement démographique et l’augmentation des besoins pour multiples usages poseront, de façon continue, des défis au secteur. Il faut alors anticiper en se donnant tous les moyens pour prévenir des pénuries ou des déficits. Déjà, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Sones, a annoncé un bon niveau de mobilisation des ressources financières. Il y a quelques mois, le directeur général de la Sones, Charles Fall, dans une interview qu’il nous avait accordée, faisait état d’un bon taux de mobilisation des financements et de l’engagement des partenaires à soutenir la mise en œuvre de ces projets d’une importance capitale pour la capitale sénégalaise.

Le dessalement, la recette contre les pénuries
Mais pour la gestion durable d’une demande en constante augmentation, le Sénégal ne comptera pas uniquement sur ses eaux souterraines, il exploitera davantage ses eaux de surface. C’est pour cette raison que le Sénégal va franchir une nouvelle étape dans la diversification de ses sources d’alimentation en eau. C’est dans cette perspective qu’une usine de dessalement de l’eau de mer sera construite au pied des Mamelles, à Ouakam, pour un coût de 135 milliards de FCfa avec le concours des partenaires comme le Japon, à travers la Jica. Ces ouvrages porteront, à un niveau jamais égalé, la production. « Ces deux unités permettront de sécuriser l’approvisionnement de Dakar et ses environs pour 20 ans, au moins », a relevé le président de la République.
La diversification des sources est déterminante pour assurer une disponibilité du service. Faudrait-il aussi le rappeler, à travers le monde, le dessalement de l’eau est en pleine progression pour plusieurs raisons. D’abord, il y a la poursuite du rabattement des nappes phréatiques, ensuite la pression sur la ressource, la contamination des rares réserves d’eau douce, enfin l’urgence de tirer plus de 1 milliard de personnes des cycles de pénuries. Selon les Nations Unies, plus de 1,8 milliard de personnes pourraient être confrontées à des problèmes d’accès à ce bien de la nature d’ici à 2025. Les océans sont des réservoirs sûrs qui assureront un approvisionnement durable des villes et des villages. Si l’on se réfère à l’Association internationale du dessalement, le monde compte plus de 13.080 usines fonctionnelles qui couvrent 0,5 % de la consommation mondiale. Si les différents scénarii se confirment, le nombre de personnes qui vont boire l’eau dessalée va exploser dans un futur plus ou moins proche. Depuis 2013, 1,5 million d’Israéliens boivent de l’eau dessalée soit 20 % de l’eau courante. Leur complexe de dessalement situé à 15 kilomètres de Tel-Aviv est devenu un lieu de tourisme.

100 nouveaux forages dans les zones rurales
Le chef de l’Etat a tiré un bilan satisfaisant de réalisation des ouvrages hydrauliques dans le monde rural. Parmi ces projets phares, il a cité le Programme national de 300 forages. Ce programme intègre l’extension des réseaux, le transfert de la ressource des zones où la nappe est productive vers des villages où elle est pauvre. Il a aussi apprécié le rythme de construction des forages dans le cadre du Pudc.  « En plus des 37 forages réceptionnés en 2015 dans le Programme national de 300 forages, les premiers résultats du Pudc en seulement quatre mois d’activités sont très satisfaisants : 63 forages et 69 châteaux d’eau ont été réalisés », s’est félicité le président de la République. Macky Sall a aussi salué le concours du Génie militaire qui a construit 18 forages dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. Au total, 100 nouveaux forages ont été réceptionnés en 2015 et ont contribué à répondre davantage aux besoins des habitants du monde rural.

Par Idrissa  SANE

CEM D’ANAMBE COUTA : La prime à l’effort
Le président de la République a annoncé la construction et l’équipement du Cem d’Anambé Couta. Cela, en récompense aux excellents résultats que cet établissement a enregistrés lors de l’examen du Bfem de 2015.
Dans son discours, le président de la République a magnifié les belles performances du Cem d’Anambé Couta, dans la région de Kolda, qui a enregistré un taux de réussite de 100 % au Bfem pour ses 150 candidats. Ce, malgré les conditions difficiles dans lesquelles ses élèves évoluent. En guise de récompense de ces beaux résultats, le chef de l’Etat a décidé de la construction et de l’équipement de cet établissement qui ne dispose que d’abris provisoires. Ce geste du président Macky Sall traduit un message fort : quand on a de l’engagement, qu’importe les conditions dans lesquelles on évolue, la réussite est au bout de l’effort. Ces bons résultats obtenus par ce Cem sont assurément la conjugaison des efforts et de l’engagement des parents, des enseignants et des élèves. D’où tout leur mérite.
En attendant que le Cem d’Anambé Couta soit débarrassé de ses abris provisoires, le chef de l’Etat a annoncé la poursuite des investissements dans le secteur de l’éducation et de la formation afin d’atteindre son vœu cher d’avoir « une école pour tous, une école de qualité, une école viable, stable et pacifiée », comme il l’avait martelé lors de l’ouverture du Conseil présidentiel portant sur la mise en œuvre des recommandations des Assises de l’éducation et de la formation.
Ainsi, le président Macky Sall s’est félicité des efforts de résorption des abris provisoires dont le pourcentage est passé de 18 % en 2011 à 11 % en 2015. En effet, en trois ans, le gouvernement, en ce qui concerne les infrastructures scolaires, a réalisé 4.485 salles de classe dans l’élémentaire et 89 collèges. Sans oublier que 5 lycées, 42 blocs administratifs et 28 blocs scientifiques et techniques sont en cours de construction.
Dans son discours, le président Macky Sall n’a pas éludé la question du protocole d’accord signé avec les syndicats d’enseignants et dont la mise en œuvre est en cours. Et la décision du gouvernement de procéder à la validation, aux deux tiers, des années de contractualisation et de vacation des corps émergents est à inscrire dans le souci de la quête « d’une école viable, stable et pacifiée ». Dans son message, le chef de l’Etat a rappelé que c’est en soutien aux parents, qu’il a décidé de rendre effective la gratuité du manuel scolaire pour l’enseignement élémentaire, pour un total de 5.400.000 livres.

Investissements dans le supérieur
L’Enseignement supérieur a été abordé par le président de la République sous l’angle des investissements dans ce secteur et qui vont cumuler à 302 milliards de FCfa à la fin du Programme triennal d'investissements publics (Ptip) 2015-2017. Ces investissements prennent en compte la construction des nouvelles universités Amadou Makhtar Mbow de Dakar et El Hadj Ibrahima Niass du Sine Saloum, le renouvellement des équipements et des plateaux technique. Macky Sall n’a pas manqué de féliciter tous les acteurs et partenaires de l’Enseignement supérieur qui ont permis l’élaboration consensuelle du projet de Loi-cadre sur les universités publiques, récemment adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale. « Grâce à nos efforts concertés de réforme et d’investissement, notre système universitaire pourra garder intacte sa tradition d’excellence et rivaliser avec les meilleurs », a-t-il déclaré.

Par Elhadji Ibrahima THIAM


La revitalisation de la diplomatie sénégalaise, la redynamisation des relations traditionnelles et l’ouverture à de nouveaux partenaires, de même que l’exercice de responsabilités à l’échelle sous-régionale et continentale ont été un axe abordé par le président Macky Sall. Le soubassement de cette politique est le renforcement de l’unité africaine, une constante de la ligne diplomatique sénégalaise tracée depuis l’indépendance par les autorités dans le sillage du centre de bouillonnement intellectuel et politique qu’était Dakar, alors capitale de l’Aof.

Faute d’avoir pu éviter ce que le président Senghor qualifiait de balkanisation de l’Afrique, le premier gouvernement postindépendance a œuvré pour le maintien de la solidarité africaine et l’achèvement de l’unité africaine. Il a procédé par une approche d’intégration en cercles concentriques avec à un premier niveau, l’organisation des pays riverains du fleuve Sénégal, ensuite un cercle plus large avec la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Ceao), puis la Cedeao dans un cadre plus large et enfin l’Ua à l’échelle continentale, de même que le maintien de la monnaie commune, le Cfa, pour garder des chances de travailler à une convergence économique.  

Îlot de démocratie au milieu de pouvoirs militaires quelques années plus tard, le Sénégal a servi de refuge à plusieurs hauts cadres africains persécutés pour leurs idées dans leurs pays et a payé un lourd tribut à la guerre de libération de la Guinée-Bissau et longuement lutté jusque il y a quelques années pour éviter sa désagrégation. Sous la conduite de l’Oua, le Sénégal a aussi apporté un soutien décisif dans la lutte pour l’indépendance des pays de l’Afrique australe et aux pays de la ligne de front pour son combat contre l’apartheid.
De la première participation aux forces de maintien de la paix en Rdc en 1961 à la Minusma actuelle au Mali, le Sénégal a participé et s’est illustré dans toutes les grandes missions internationales, y compris au Timor Oriental, et compte parmi les forces de maintien les plus sollicitées par l’Organisation des nations unies. C’est sans doute dans la perspective de redynamisation de cette diplomatie au service de la paix et de la solidarité qu’il faut inscrire la conférence des ambassadeurs et consuls généraux tenue à Dakar il y a quelques semaines.

Le président de la République en a évoqué les conclusions pour souligner que la promotion et la protection des Sénégalais de l’extérieur resteront au cœur des priorités gouvernementales. Le Sénégal, peu doté en ressources minières et énergétiques, connaît un fort taux d’émigration et les immigrés établis à l’extérieur contribuent pour une part importante au Pib et à la stabilité sociale. Les différents régimes ont accordé une attention particulière à leurs conditions de séjour à l’étranger. Le nombre de représentations diplomatiques ne cesse de croître depuis l’indépendance et plusieurs missions de rapatriement ont été envoyés à chaque fois qu’ils se sentent en danger et expriment le besoin de rentrer au bercail : de la Zambie à la Sierra Leone en passant par l’Afrique du Sud avec ordre de ramener tous les ressortissants des pays limitrophes qui en expriment le besoin. Le gouvernement de Macky Sall n’a pas dérogé à la règle en rapatriant les Sénégalais se trouvant dans l’insécurité en République de Centrafrique depuis quelques jours.

Par Alassane DIAWARA


C’est  l’histoire d’un émissaire officieux qui ne voulait plus rester dans l’ombre. Après avoir jeté un gros pavé dans la mare Françafrique, l’avocat cherche à éteindre le feu. En sortira-t-il indemne ?

Sa fracassante « confession » au Jdd [Journal du Dimanche], le 11 septembre dernier, l’a propulsé au devant de la scène. Lui, l’homme de l’ombre, l’émissaire officieux de Jacques Chirac d’abord, puis de la « Sarkozie » en Afrique, dont l’art et la fonction devraient justement être de passer inaperçu. Mais, décidemment, Robert Bourgi avait fini par oublier ce précepte de son illustre mentor, Jacques Foccart, marabout africain du gaullisme et architecte de la Françafrique : « En Afrique, reste à l’abri du soleil : il brûle », aurait-il dit. Obéissant à son fatal destin, l’avocat, tel un « Icare françafricain » finit par se brûler les ailes au soleil médiatique. Il s’était d’abord vanté, sur les antennes de Rtl, d’avoir joué les porte-flingues pour son « papa » adoptif, le défunt Omar Bongo Ondimba, qui avait obtenu la tête de Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’Etat à la Coopération, qui voulut, au grand dam de « papa » Bongo, « signer l’arrêt de mort de la Françafrique ». Tout comme il obtiendra la tête de Bruno Joubert, patron de la cellule africaine de l’Elysée. C’est aussi lui, Bourgi, qui annonça en exclusivité au site internet de l’hebdomadaire français « Le Point » le décès de ce même Omar Bongo dans une clinique catalane. Il avait aussi ouvertement soutenu le fils de ce dernier Ali Bongo. Ça faisait plusieurs années d’ailleurs que ce « maître en magie noire » voulait rompre le silence, distillant à des hôtes bien choisis « aveu, fausses confidences, demi-vérités et scoops minés », généralement dans le salon cossu du cabinet conjugal, au rez-de-chaussée d’un immeuble chic de l’avenue Pierre-1er-de-Serbie (Paris XVIe), raconte Vincent Hugeux, journaliste de l’« Express » et bon connaisseur de l’Afrique. Ce qui, du reste, est corroboré par les déclarations de Pierre Péan, un autre franc-tireur, auteur de « La République des mallettes ». Hugeux décrit « Me Bob » comme « l’ultime porte-étendard d’un archaïsme post-colonial ».

Né à Dakar, en 1945, d’une famille libanaise, Robert Bourgi, Jaffar de son vrai nom, est, en effet, l’un des rares fils spirituels de Jacques Foccart – avec lequel son père Mahmoud Bourgi, important commerçant gaulliste, avait noué des relations d’affaires – qui réussit à refaire surface après la disparition du marabout africain du gaullisme, quand les autres héritiers présomptifs sombraient ou changeaient de cap. Une longévité qui reflète, selon beaucoup de spécialistes des relations entre la France et l’Afrique, l’ambiguïté de la « rupture » promise par Nicolas Sarkozy. En effet, ce dernier, avait remis en selle Bourgi qui, entre temps, avait lâché ses ex-amis (Chirac et Villepin), en lui décernant la Légion d’Honneur avec comme mission de « participer à la politique extérieure de la France ». Bourgi, parfaitement conscient de son rôle, avait déclaré : « Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français […]. Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici ». Avant d’ajouter – quoiqu’en pense Alain Juppé, l’actuel locataire du Quai d’Orsay – : « Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père ».

Seulement, en s’auto-déclarant, publiquement, porteur de valises entre palais africains et l’Elysée, citant nommément plusieurs chefs d’Etat africains, sans être en mesure d’apporter la moindre preuve, Bourgi, dont on disait l’étoile pâlissante, vient de se tirer une balle dans le pied. Il est, en effet, difficile de croire à un subite accès de vertu aussi tardif que sélectif : (Ndlr : il déclare vouloir que ce genre de pratiques cessent). Beaucoup s’interrogent sur les réelles motivations de la sortie de cet avocat qui ne plaide que sa cause ou celle de ses bienfaiteurs. D’aucuns y voient des motivations électoralistes, une tentative de délégitimer Dominique de Villepin au profit de Nicolas Sarkozy. D’autres, une manière de reprendre l’initiative, de montrer à l’« ami Nicolas » que lui, Bourgi, est toujours là et qu’il faut compter avec lui. Quoiqu’il en soit, après avoir allumé le feu, « Me Bob » cherche par tous les moyens à l’éteindre. Il aurait ainsi « blanchi » Me Wade qu’il avait cité parmi les chefs d’Etat africains qui avaient participé au financement occulte de la campagne de Jacques Chirac, en 2002 ; et son avocat plaide, désormais, le classement du dossier, arguant la prescription des faits. Mais, après cet épisode, tout laisse penser que rien ne sera plus comme avant. Pour lui. Et, peut-être, pour la Françafrique tout court !

Seydou KA

Rétropédalage de Robert Bourgi concernant le président sénégalais et son fils ! Lors de son audition, jeudi 22 septembre, à la brigade financière de Paris, le conseiller officieux de l'Elysée pour l'Afrique a affirmé « s'être trompé » en citant les noms d'Abdoulaye Wade et de son fils Karim comme parties prenantes au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. Me Eric Dupond-Moretti est l'avocat de Robert Bourgi, il est interviewé par Rfi. Une interview que nous reproduisons.

A propos d’Abdoulaye Wade, sur quoi Monsieur Bourgi s’est-il trompé ?

Il a été entendu, jeudi 22 septembre. Son audition a été extrêmement précise. Il a été amené à dire qu’il s’était trompé, il a évoqué le nom des chefs d’Etat africains qui ont alimenté les campagnes électorales en France et il a dit que s’agissant des messieurs Wade, père et fils, il s’était trompé.

Donc sur l’existence même d’un transfert ou sur la date et les montants des sommes ?

Non ! L’existence même d’un transfert.

Pour quelqu’un qui connaît extrêmement bien le président sénégalais et son fils, comment peut-il se tromper?

Ecoutez, je crois que tout le monde peut se tromper et qu’il y a, dans tout ça, comme vous l’imaginez, un peu d’émotion et la démarche d’un homme courageux, d’un homme qui a envie de dire un certain nombre de choses, qui n’est téléguidé par strictement personne. C’est une démarche personnelle, intime. Il s’est trompé et il l’a dit dès qu’il a été interrogé par les services de police. Moi, je suis son avocat, je ne suis pas son psychanalyste ou son psychiatre. Il a été amené dans le flot de l’émotion à dire un certain nombre de choses et il explique qu’il s’est trompé. Je ne peux rien vous dire d’autre. Ensuite, on peut commenter à l’infini, on peut regarder ça avec circonspection, on peut aussi se dire que cet homme a dit des choses sous le coup de l’émotion. Il a dit très clairement aux enquêteurs qu’il s’était trompé. Je ne peux rien vous dire d’autre. Voilà le constat que je fais.

Et il ne s’est pas trompé sur les autres chefs d’Etat cités ?

Nous n'allons pas tourner vingt fois autour du pot ! Il a confirmé l’ensemble de ses déclarations, à l’exception de ce qu’il avait dit s’agissant des Wade, père et fils.

(source Rfi)

C’est dans la cité religieuse de Tivaouane, d’où il est originaire, que le Pr. Ibrahima Fall, candidat déclaré pour l’élection présidentielle de février 2012, a choisi de faire sa rentrée politique. Il a proposé la réappropriation des Industries chimiques du Sénégal (Ics), un fleuron de l’industrie minière au Sénégal, et la réouverture de l’usine de décorticage de graine d’arachide de Tivaouane.

Le meeting de Ibrahima Fall à Tivaouane ayant été perturbé par une forte pluie qui s’est abattue dans l’après-midi, il a fait une déclaration liminaire. « Je suis un candidat indépendant, mais aussi d’ouverture et de consensus qui veut être au service des intérêts supérieurs de mon pays ». Dans sa déclaration, Ibrahima Fall a souligné que : « la pluie est une aubaine et vous avez vu, Tivaouane a réussi à relever le défi de la mobilisation. Nous avons relevé une participation quantitative et qualitative. C’est une aubaine pour nous ».

L’autre atout relevé par le candidat de Takhaw tem, la coupure d’électricité qui a obligé les organisateurs du meeting à faire recours à un groupe électrogène. Ibrahima Fall estime, d’ailleurs, que  « c’est une tentative de sabotage du meeting par la Senelec, car vous le savez tous, la plupart des foyers religieux comme Tivaouane sont hors délestage. Et, il a fallu que je termine mon discours pour que le courant soit rétabli. Cela montre que le pouvoir en place panique ».

Dans tous les cas, le candidat Ibrahima Fall affiche bien ses ambitions pour le Sénégal. Il concocte, selon lui, « un programme de gouvernance politique, économique et sociale dont la publication est imminente. Nous allons faire des propositions concrètes pour traduire notre volonté de concrétisation de ce programme si les Sénégalais nous font confiance en 2012 ».

Ibrahima Fall annonce déjà la couleur en manifestant sa volonté de réappropriation nationale des Ics pour une gestion  par des nationaux. Selon lui, « cette société, qui est un fleuron de l’économie nationale, a été mise à genou à cause d’une mauvaise gestion et une privatisation bâclée qui a été à l’origine de la perte de plusieurs emplois ». Le candidat de Takhaw tem a aussi levé un coin du voile de ce qu’il entend apporter sur le système éducatif sénégalais. Il pense qu’il faut le réexaminer pour arriver à une seule option et veiller à une adéquation éducation-formation pour ainsi rompre avec l’improvisation, surtout en matière de formation.

Mohamadou SAGNE

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, a pris part à la réunion ministérielle de coordination de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) qui portait sur les défis de la Oummah islamique. Il a invité les membres de l’Oci à s’impliquer pour mettre fin à l’occupation de la Palestine. Après avoir rappelé les réalisations importantes de l’Oci, avec la mise en place d’une Commission permanente indépendante des droits de l’homme et l’adoption du plan d’Action en faveur des pays de l’Asie centrale et du document stratégique sur les affaires humanitaires, le ministre a insisté sur l’unité et la solidarité des musulmans comme seules alternatives pour la promotion de la paix, de la sécurité et du développement social des pays membres. Devant ses pairs, il a réitéré les condamnations du Gouvernement du Sénégal contre l’agression permanente et barbare de l’Etat d’Israël sur le peuple palestinien et sa volonté manifeste de modifier les contours historiques de la ville sainte d’Al Qods Al Sharif. Il a ainsi rappelé le soutien constant du Sénégal au peuple palestinien, et a émis le souhait du Gouvernement pour l’admission comme 194ième Etat membre de l’Onu, lors de cette 66ème Session de l’Assemblée générale.

Le mouvement du 23 juin a organisé, hier, une manifestation à la place de l’Obélisque. Prenant la parole, plusieurs catégories sociales ont demandé au leader du Pds de ne pas participer à l’élection présidentielle du 26 février 2012.

Une ménagère, un tailleur, un enseignant, une personne handicapée… Le Mouvement du 23 a donné la parole, ce vendredi, à ces couches sociales. Celles-ci ont dénoncé les maux qui les empêchent de mieux se mouvoir dans leurs secteurs d'activités.  Les coupures d'électricité et la hausse des denrées de première nécessité en sont les principales et sont en bonne place dans les complaintes.

Le M 23, semble dire que la fin de ces griefs passe par l'organisation de l'élection présidentielle de 2012, sans le leader du Pds.

« Le président Wade ne doit pas briguer un troisième mandat. Il doit renoncer à sa candidature », chantent, en chœur, les personnes qui ont pris la parole devant les participants au rassemblement du mouvement du 23 juin. « Nous œuvrons pour la paix au Sénégal. Nous défendons une cause nationale. Seuls les intérêts du Sénégal nous préoccupent », a dit Abdou Aziz Diop, le chargé de la communication du M 23.  Sur les pancartes, on peut lire plusieurs messages hostiles à la candidature de Wade. «  Non à un 3ème mandat », «  s'il est prêt à tout, nous sommes prêts à tout », etc.

Le contenu des pancartes est résumé par le coordonnateur du M23 à travers le compte rendu du voyage que le mouvement a effectué récemment aux Etats-Unis. « Nous avons dit au département d'Etat que tous les problèmes que connaît le continent africain proviennent des tripatouillages des Constitutions. Nous n'accepterons pas que notre Constitution soit violée. Nous ne voulons pas que le Sénégal connaisse les crises que la Côte d'Ivoire, le Niger et la Tunisie ont vécues », a averti M. Tine qui ajoute que les Américains ont bien compris le message du M 23.  Le M23 a lancé un ultimatum au président Wade qui doit, selon Alioune Tine, renoncer à être candidat avant la fin du mois d’octobre.

Chargé de donner la suite des activités que le M23 doit dérouler, le mouvement « Y en a marre » a, d'abord, expliqué que son combat se fonde sur la paix, rappelant les valeurs de paix défendues par d'illustres personnalités du Sénégal, Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick Sy, etc. «  A toutes les étapes de l'histoire du Sénégal, des gens se sont toujours levés pour dire non aux dérives. Allons-nous continuer à boire du thé et attendre ? Pour le porte-parole, les jeunes doivent mener la lutte.  Il a demandé au président « de sortir par la grande porte, comme Diouf ».

Le nouveau programme « Mon pays, c'est ma vie » sera déroulé dans les jours à venir. « Nous voulons que chaque Sénégalais demande à Wade de renoncer à sa candidature », souligne Fadel Barro.

Babacar DIONE

Le président du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, Francis Vangah Wodié, a effectué, hier, une visite de travail à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Au terme de la rencontre, il a émis le souhait de voir les élections se dérouler normalement en Afrique.

Francis Vangah Wodié, président du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, poursuit sa visite de travail au Sénégal. Après le Conseil constitutionnel, il a été reçu, hier, par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Selon Doudou Ndir, président de la Cena, M. Wodié est un des acteurs principaux de la reconstruction de ce pays. Il a souhaité une franche collaboration entre les deux institutions. «La Cena et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni en Côte d’Ivoire) présentent quelques différences.

En Côte d’Ivoire, la Ceni organise les élections, proclame des résultats provisoires et comprend des membres issus de la classe politique. Ce qui n’est pas le cas pour la Cena au Sénégal », explique M. Ndir. Ce dernier a également souligné qu’il y a une différence entre le Conseil constitutionnel sénégalais et ivoirien. Au cours de la rencontre, Francis Wodié a eu droit à une présentation de la Cena.

Prenant la parole, il a déclaré que sa volonté est de renforcer la coopération entre les institutions s’occupant des élections dans les deux pays. «Nous sommes chargés de suivre le déroulement des élections. Nous avons le souci de faire en sorte qu’elles se déroulent normalement sans contestations », souligne M. Wodié. Il estime qu’il est anormal que les élections se terminent le plus souvent en affrontement occasionnant des morts d’hommes. «Nous voulons que les élections soient un moment d’expression pacifique et que chaque institution joue son rôle. Nous devons prévenir les conflits qui sont inutiles pour le continent», ajoute-t-il. Francis Wodié a émis le souhait de voir les choses changer concernant les élections. Ce qui, selon lui, implique la confiance entre les acteurs. Tout en se félicitant de sa visite à la Cena, il a indiqué qu’il ne manquera pas d’en tirer des enseignements.

Aliou KANDE

Le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, séjourne à New York, indique un communiqué reçu à notre rédaction. En sa double qualité de vice-président de l’Internationale socialiste et président de son Comité Afrique, il participera à une réunion que le présidium, organe dirigeant de l’Is, tiendra au siège de l’Onu, entre, d’une part, son président et ses représentants dans les différents continents  et, d’autre part, les chefs d’Etat et de gouvernement socialistes qui sont en exercice en Afrique, en Europe et en Amérique Latine. Ce sera en présence également de représentants du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, rappelle la note.

Cette rencontre permettra d’échanger sur la crise économique et financière mondiale qui n’épargne même pas les pays du Nord, et sur l’état de la démocratie, eu égard, surtout, pour ce deuxième point, aux événements récents survenus ou en cours  au Maghreb, en Afrique du Nord et dans le monde arabe.

La réunion sera également l’occasion d’aborder les perspectives en Afrique où une trentaine d’élections législatives et présidentielles, auxquelles des partis socialistes et démocratiques d’Afrique sont impliqués, se dérouleront en 2012.  Elle permettra d’engager la réflexion sur les mécanismes à mettre en place pour éviter que ces élections ne soient pas à l’origine de ruptures de consensus, voire des tensions et conflits qui affectent la stabilité politique et sociale en Afrique.

El H. A. T

La Direction politique exécutive (Dpe) de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) s’est réunie sous la présidence de son secrétaire général, le camarade Djibo Leïty Kâ, pour approuver la création du mouvement Fal 2012. Au cours de la réunion, Djibo Leïty Kâ a informé la Dpe des activités qu’il a menées ces dernières semaines, coïncidant avec la dernière ligne droite de la période des vacances. Il a évoqué ses différentes rencontres avec les militants, la réunion constitutive des Fal, sa mission à Banjul, etc.

S’agissant de la réunion constitutive des Fal, la Dpe, après s’être félicitée de ses bons résultats, engage la majorité présidentielle de même que l’ensemble des autres acteurs de la vie politique et sociale à toujours garder à l’esprit les véritables enjeux qui s’imposent aujourd’hui à notre pays. Il s’agit, en particulier, du respect de la loi par tous, en l’occurrence les futures décisions du Conseil constitutionnel, de bannir la violence et d’œuvrer à la stabilité de nos institutions, stabilité sans laquelle il est illusoire aussi bien pour l’opposition que pour le pouvoir de prétendre construire une démocratie durable, poursuit le communiqué.

Au chapitre des activités à venir, la Dpe a retenu la date du 05 octobre à 17 heures pour la cérémonie de baptême du siège du parti qui porte désormais le nom de Tidiane Daly Ndiaye. Enfin, la Dpe a entériné la proposition de la fédération urbaine de Kaolack de désigner Mme Assète Sow, enseignante à Kaolack et jusque-là vice-présidente des femmes de la fédération urbaine à la tête de celle-ci, en remplacement de Mame Fatou Cissé décédée.

El H. A. T

Le nouveau président du Conseil constitutionnel ivoirien, qui séjourne au Sénégal, a rencontré ses collègues sénégalais avec qui il a eu une séance de travail. Il sera, aujourd’hui, l’hôte de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Après le Sénégal, il se rendra par la suite au Mali, au Niger, au Burkina-Faso, au Bénin et en République de Guinée.

En visite de travail au Sénégal, Francis Vangah Wodié a rencontré, hier, ses collègues du Conseil constitutionnel sénégalais. En l’absence du président, Cheikh Tidiane Diakhaté, et de son vice-président, le Pr. Isaac Yancoba Ndiaye, il a été reçu par Mohamed Sonko et Siricondé Diallo.

« Il est bon, accédant à la tête du Conseil constitutionnel, que je puisse m’informer de l’existence et du fonctionnement des autres institutions d’Afrique de même nature, à savoir les Conseils constitutionnels ou les Cours, organisant ainsi une forme de coopération, à mon avis, nécessaire avec des institutions de la  même qualité », a-t-il déclaré, après un entretien à huis clos, avec les deux sages du Conseil constitutionnel sénégalais. Il inscrit cette visite dans le cadre d’échanges entre les deux institutions. «Les Etats africains ont besoin d’échanger sur les problèmes économiques, politiques mais également sur les questions juridiques et juridictionnelles», a indiqué M. Wodié.

Durant l’entretien, les deux parties ont examiné des points relatifs, entre autres, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil constitutionnel. « C’est un entretien enrichissant et je ne manquerai pas d’en tirer profit », a commenté le président du Conseil constitutionnel ivoirien, qui a fait part de sa volonté de faire de cette juridiction « un organe indépendant et impartial ».

 

S’inspirer du Sénégal en cas de besoin

 

« Ayant discuté avec mes collègues du Sénégal, je ne manquerais pas, en cas de besoin, de m’en inspirer. La volonté étant, elle est ferme, de faire en sorte que le Conseil constitutionnel ivoirien soit, comme son statut le lui impose, un organe indépendant et impartial. C’est ce rôle que nous entendons jouer, en tant que président du Conseil constitutionnel, et le lui faire jouer en tant que tel ».

Interpellé sur la posture de ses homologues sénégalais pour l’élection présidentielle de 2012, M. Wodié a habilement esquivé la question. « Vous comprendrez que je ne puisse pas répondre à une telle question. Ma qualité de président du Conseil constitutionnel m’interdit d’évoquer ces questions qui relèvent de la compétence du Conseil constitutionnel sénégalais », a-t-il dit. Il a ajouté que ses collègues des autres Conseils ou Cours constitutionnels « n’ont pas de leçons à tirer de l’expérience ivoirienne », mais « nous pouvons échanger sur des questions pour améliorer l’organisation et le mode de fonctionnement », a-t-il estimé.

M. Wodié rencontre, aujourd’hui, à 11 heures, le président de la Cena, Doudou Ndir, avec qui il aura une séance de travail. Le Sénégal est la première étape de la tournée qui conduira Francis Vangah Wodié dans six pays de la sous-région (République de Guinée, Mali, Niger, Burkina-Faso et Bénin).

Secrétaire général du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), Francis Wodié a été nommé, le 25 juillet 2011, à la tête du Conseil constitutionnel ivoirien par le président Alassane Dramane Ouattara qu’il avait soutenu à l’élection présidentielle.

 

Mamadou GUEYE

C’est dans une salle pleine et acquise à sa cause qu’Ibrahima Konté, ex-secrétaire général des travailleurs de la Sonatel, a lancé, à Mbour, son mouvement politique. Il s’agit des Partisans de l’intégration de l’éthique et du développement du Sénégal (Pieds). Pour ce syndicaliste chevronné, aujourd’hui à la retraite,  face aux souffrances et à la déception du peuple sénégalais de ses différents gouvernements,  de l’indépendance à nos jours, il est temps que des hommes et femmes, neufs, rentrent en  politique pour tenter d’apporter d’autres solutions. Une rupture tant dans la démarche que dans la conception de la politique qui doit être un espace de tentative de résolution exclusive des problèmes des populations. « Alors, en tant que Sénégalais qui a évolué dans le champ syndical pendant au moins 30 ans, je pense humblement pouvoir, à travers mon engagement  politique, réussir ce que nous avons pu faire dans l’environnement social et économique de l’entreprise, sur le chemin du développement de notre pays », souligne-t-il. Pieds  s’engage à se muer en parti politique avant décembre prochain, mois de projection de ses membres pour tenir leur premier congrès. « Nous sommes pour un changement réel au Sénégal, en dehors de la bipolarisation Pds/Ps qui a fini de démontrer ses limites dans la marche de notre pays vers le développement»,  affirme Ibrahima Konté.     

Mbaye BA

Le Conseil économique et social procèdera à l’ouverture de la 2ème session ordinaire de l’année 2011, le mercredi 28 septembre 2011, à partir de 9 heures, au siège de l’institution,  25 Avenue Pasteur, à Dakar. Ce sera sous la présidence de M. Ousmane Masseck Ndiaye.

Au cours de cette présente session qui prend fin le 23 novembre 2011, indique le communiqué reçu à notre rédaction, plusieurs thèmes vont être abordés. Le président du Conseil ivoirien, Zadi Kassy, qui sera, du 26 au 30 octobre, à Dakar, pour une visite de travail,   profitera de l’occasion pour s’adresser aux conseillers.

Le leader du mouvement Taxaw temm, Ibrahima Fall, tiendra son premier meeting de rentrée politique, samedi, à Tivaouane, à partir de 15 heures, annonce un communiqué transmis à l’Aps. A l’occasion, le candidat s’adressera aux populations locales, mais également à l’ensemble du pays en abordant « les grandes questions d’actualité, sa feuille de route et sa vision du Sénégal de demain », précise le texte. Ibrahima Fall, déclaré candidat à l’élection présidentielle de février 2012, « reviendra amplement sur son parcours et donnera les véritables raisons de sa candidature », selon la même source.

Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Moustapha Mamba Guirassy,  maire de la commune de Kédougou, vient d’entreprendre des actions de grande envergure d’assainissement de la ville. Des emplois ont été également offerts à des jeunes de la commune dans les domaines de l’éducation et de postes. Très bientôt, le ministre procédera à la pose de la première pierre d’une antenne de la Radiodiffusion nationale (Rts).

Conformément à son souci de massifier le Parti démocratique sénégalais (Pds) à Kédougou et de renforcer ses acquis à la base, le ministre a effectué des visites de proximité récemment.

« Le ministre de la Communication consacre beaucoup de son énergie, aujourd’hui, pour rassembler toutes les forces autour de la réélection du président Abdoulaye Wade dès le premier  tour », ont indiqué les militants qui ont apprécié ses gestes. Aussi, ont-ils salué sa disponibilité et sa générosité, mais également son engagement indéfectible auprès du président de la République, Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais qu’il continue à soutenir à Kédougou. Pour trouver une vie meilleure aux populations de la région, le ministre de la Communication, de l’Information, Porte-parole du gouvernement, va bientôt procéder à la pose de la première pierre de la radio diffusion nationale (Rts) à Kédougou. Ainsi, la ville va compter, en plus des bureaux régionaux de l’Aps et du Soleil, une antenne de la Rts. Le tout pour le grand bonheur des habitants de Kédougou. Les populations averties pensent que le ministre Moustapha Guirassy, par ailleurs maire de Kédougou, fera partie des responsables du Pds qui feront triompher Me Wade dans leur région, comme ce fut le cas lors des élections locales de 2009.

Seydou TOUNKARA

Dans une note publiée, hier, Mame Mactar Guèye, porte-parole de la Cap 21, apporte quelques clarifications à propos de la table ronde annoncée sur la recevabilité de la candidature de Me Wade.

D’abord, il rappelle qu’à l’issue de sa réunion extraordinaire du 23 août 2011, la Conférence des leaders de la Cap 21 avait rendu publique une déclaration relative à la tenue prochaine d’une table-ronde, devant regrouper d’éminents juristes, aux fins d’édifier l’opinion nationale et internationale sur la parfaite recevabilité de la candidature du président Abdoulaye Wade, en guise de réplique à la démarche récemment initiée par le M23.

Selon lui, un comité scientifique d’organisation provisoire, comprenant des leaders de partis de la mouvance présidentielle, des cadres libéraux spécialistes du Droit et de l’Alliance panafricaniste, constitué sur la base du volontariat, avait aussitôt été mis en place. Il ajoute qu’une liste provisoire, de panélistes (experts locaux et étrangers) avait été suggérée, séance tenante, et ne devait être portée à l’attention de l’opinion publique qu’en temps opportun. « La seule indiscrétion sur l’identité d’un des panélistes, révèle M. Guèye, notamment celle du Pr. Moustapha Sourang, dont la presse a parlé, n’avait été avancée que par référence à la position qu’il avait eue à exprimer librement lors du Comité directeur du Pds et qui faisait notamment référence au consultant juridique français, Guy Carcassonne, commis par un des candidats à la présidentielle de 2012, et dont il est un camarade de promotion ».

« J’ai personnellement essayé plusieurs fois d’entrer en contact avec le susnommé, avant les éditions d’information des radios, et avant la parution des journaux, pour lui expliquer les circonstances dans lesquelles son nom avait été avancé. Ce fut malheureusement sans succès », écrit M. Guèye.  « Il n’était donc nullement dans l’intention des promoteurs de cette table-ronde d’anticiper sur la phase de validation, par la Conférence des leaders, des propositions faites par le comité scientifique, dont la 1ère réunion n’avait été convoquée que pour hier », ajoute-t-il.

Au sortir de la réunion indiquée, précise-t-il, le comité scientifique soumettra ses propositions à la Cap 21, seule autorité pour valider la liste définitive des participants. Enfin, il annonce que de nouveaux experts, nationaux et étrangers, continuent de manifester le désir de participer à la table ronde, par mail et par contacts téléphoniques, allongeant ainsi la liste initialement ébauchée.

El H.A.THIAM

Pour contribuer efficacement à l’élection de leur candidat, Idrissa Seck, les femmes de « Rewmi » de la région de Saint-Louis se sont engagées à mobiliser 120.000 de leurs concitoyennes.

Elles l’ont fait savoir lors d’une rencontre initiée par le cadre de concertation et d’action des femmes de ce parti, qui s’est tenue au Quai des Arts. Si l’ambition de ce cadre de concertation est de mobiliser au moins un million de femmes pour porter leur candidat à la magistrature suprême, la cellule régionale des femmes de Rewmi de Saint-Louis a pris l’engagement de mobiliser 120.000 de leurs camarades pour arriver à cette fin. Oulimata Ly, responsable du parti dans le département de Podor, a fait cette révélation lors de la rencontre qui a vu la participation de Ndèye Maguette Dièye, ancienne députée. Une mission difficile, selon Mme Ly, mais réalisable. Car, cette responsable demeure convaincue que leur mentor est aujourd’hui le meilleur candidat à même de conduire les destinées du pays. Fidèles à leur credo « Idy 2012, les femmes s’engagent autrement », ces militantes ont mis à profit cette rencontre pour renouveler leur fidélité et leur engagement à se battre pour porter Idrissa Seck à la tête du pays au soir du 26 février 2012. Ces femmes de Rewmi demeurent convaincues qu’une fois leur candidat élu, les questions de l’emploi des jeunes, l’orientation des bacheliers, la pêche, les inondations, l’accès des femmes à la terre, aux financements et aux projets de développement, ne seront plus qu’un vieux souvenir.

S. O. FALL

Ils sont plus de 5.000 étudiants et 500.000 jeunes déjà inscrits à travers le territoire national qui sont  à côté de leur leader Karim Wade pour participer à la réélection du président Wade.

Ce sont plus de 5.000 étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui se sont engagés à faire réélire le président Wade en 2012.

C’est la contribution de la plate-forme nationale des étudiants de la Génération du Concret de l’Ucad pour participer à la réélection  du président Wade. C’est du moins ce qu’a fait savoir Amadou Moctar Ndiaye, le coordonnateur dudit mouvement, hier, lors d’un point de presse tenu à la salle Soweto de l’université.

Pour Amadou Moctar Ndiaye, ce sont plus de 450 jeunes étudiants de l’Ucad et des autres régions qui se sont érigés en sentinelles non seulement pour défendre les attaques contre leur leader, mais, aussi pour réélire le président Wade. « Nous avons parcouru les régions de Thiès, Saint-Louis, Matam et Ziguinchor pour faire inscrire les jeunes sur les listes électorales », a-t-il dit. Une telle campagne de communication menée auprès des jeunes a porté ses fruits, car aujourd’hui, renseigne le coordonnateur de la plate-forme, ce sont plus de centaines d’inscrits, constitués uniquement de jeunes, qui sont mis  au profit du président de la République. C’est pourquoi Amadou Moctar Ndiaye et ses amis contestent les chiffres du mouvement « Y’en a marre ». La plate-forme nationale des étudiants de la Gc est aussi montée au créneau pour fustiger les dénigrements et autres campagnes de calomnie menées contre le président Wade en contestant la validité de sa candidature. Elle a réaffirmé son soutien à son leader Karim Wade. « Chaque étudiant de la plate-forme fera voter au moins 50 jeunes  pour atteindre la barre de 500.000 jeunes», soutient la plateforme.

Yathé. N. NDOYE

Le ministre des Elections, en application de l’article Lo.113 du code électoral, invite les représentants des partis politiques légalement constitués à une rencontre, le samedi 27 août 2011, à 10 heures, à l’hôtel Ngor Diarama. A l’ordre du jour, selon le communiqué du ministère des Elections, il y aura une discussion sur le montant du cautionnement et des documents de propagande que l’Etat doit prendre en charge en vue de l’élection présidentielle du 26 février 2012.  A cet effet, rappelle le ministère des Elections, des convocations seront envoyées aux partis politiques. Cependant, indique le communiqué signé par le ministre Cheikh Guèye, les partis politiques légalement constitués qui n’ont pas reçu leur courrier pour une raison ou une autre (imprécision de l’adresse, changement de siège, etc.) peuvent retirer leur convocation à la direction générale des Elections, au ministère. Le ministre tient à préciser que compte tenu du nombre élevé de partis politiques légalement constitués (174), il demande à chaque parti de ne désigner qu’un seul représentant pour la rencontre de samedi.

El H.A.T.

A l’occasion de son 5ème Congrès ordinaire, tenu dimanche, le Mouvement des élèves et étudiants de la  Jama’atou ibadou rahmane  (Meejir) a passé au crible la situation nationale et internationale. Le mouvement préconise toutefois un certain nombre de solutions alternatives.

Le Meejir est préoccupé par la situation nationale actuelle. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le mouvement montre son inquiétude par rapport à un certain nombre de questions. Considérant les résultats  catastrophiques des examens, les grèves répétitives des enseignants et le  retard du paiement des bourses, le Meejir préconise un dialogue « sincère » entre les acteurs de l’éducation.

Sur la non orientation des nouveaux bacheliers, le mouvement invite l’Etat à « revoir sa politique d’admission afin de permettre aux nouveaux bacheliers de bénéficier d’un enseignement supérieur en vue de contribuer pleinement au développement du Sénégal ».

Dans un autre registre, le mouvement regrette la  persistance des problèmes de l’électricité qui perturbent l’approvisionnement en énergie des  entreprises et des ménages. C’est pourquoi il appelle le gouvernement à mettre sur pied un système  efficient  de fourniture d’électricité par une promotion  des énergies  renouvelables en vue de couvrir la demande  nationale.

Sur la situation politique nationale, le Mouvement des élèves et étudiants de la  Jama’atou ibadou rahmane « condamne les actes de vandalisme », et appelle toutes les parties prenantes à plus de retenue et au sens de la responsabilité.

Se prononçant sur la situation internationale, avec les crises qui secouent certains pays arabes, le Meejir, dans sa résolution, exhorte les Etats, les gouvernements et les forces vives à accompagner la démocratisation. Celle-ci, indique le document, passera par l’organisation d’élections libres et transparentes afin de permettre aux populations de prendre leur destinée en main. Toutefois, le mouvement appelle  à l’arrêt des bombardements en Lybie et en Syrie.

Abdou DIAW (Stagiaire)

Le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Protection de la nature, Djibo Leyti Kâ, a été reçu en audience, hier, à Banjul, par le président gambien Yahya Jammeh, a appris l’Aps de source officielle à Dakar.

M. Kâ, selon la même source, était porteur d’un message du président Abdoulaye Wade adressé à son homologue gambien. Le contenu n’a pas été révélé.

La visite de M. Kâ à Banjul entre dans le cadre du « raffermissement des relations entre le Sénégal et le Gambie, à la suite de la dernière visite du président Wade à Banjul », selon la même source.

Lors d’un séjour à Banjul, la semaine dernière, le président Wade avait invité son homologue Yahya Jammeh à s’impliquer dans la recherche de la paix en Casamance, dans le sud du Sénégal, où sévissent les indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) depuis 1982.

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a voté, hier, le projet de loi créant la nouvelle société de collecte et de gestion des ordures, la Soprosen.

Cette société nationale a pour objectif de débarrasser le Sénégal des ordures ménagères ainsi que des déchets produits dans les hôpitaux, dans les abattoirs et dans les sociétés. Le tout dans une grande professionnalisation des acteurs.

Le Sénat a adopté, hier, le projet de loi n° 21/2011 portant création de la Société pour la propreté du Sénégal (Soprosen). Cette future société sera, selon le ministre d’Etat, ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie, Mme Awa Ndiaye, le fruit « des expériences acquises en matière de collecte des ordures ». La Soprosen aura pour principale mission la collecte, la gestion et surtout la valorisation des ordures. Toutefois, même s’il s’implique dans la gestion de cette société (ce sera une société à participation publique majoritaire), l’Etat aura pour principaux partenaires les collectivités locales, les travailleurs du secteur ainsi que le privé sénégalais. Dans la répartition des actions, 30% seront dévolues aux privés, 10% aux travailleurs et les 60% seront aux mains de l’Etat et des collectivités locales.

Cette part importante que prendront les collectivités locales (communes et communautés rurales) démontre, aux yeux du ministre Awa Ndiaye, la place privilégiée que l’Etat compte leur accorder dans cette nouvelle société. « L’Etat et les collectivités locales ont toujours été des partenaires privilégiés et continueront d’être des partenaires privilégiés et particulièrement dans la gestion des ordures », a martelé le ministre d’Etat. Toutefois, cette nouvelle société va s’efforcer de professionnaliser ce secteur de la gestion et de la collecte des ordures. Car certains acteurs qui sont déjà dans le secteur comme les charretiers et les Gie de femmes des quartiers seront formalisés et disséminés par la suite dans différentes zones où ils exerceront leur travail.

 

3000 tonnes de déchets à traiter

 

Contrairement aux structures précédentes, la Soprosen s’efforcera de distinguer les ordures ménagères des déchets biomédicaux, industriels ou encore des déchets produits dans les abattoirs. Ce qui permettra une meilleure gestion et un meilleur traitement de ces ordures. Au plan économique, la Soprosen sera une société rentable puisque les 10 milliards FCfa que l’Etat avait consacré à l’Entente Cadak-Car lui seront versés. De même que la Taxe sur les ordures ménagères (Tom). Une telle société requiert donc de nombreux emplois et soulagera les maires dans ce domaine.

La sénatrice et maire de Médina Gounass, Woré Sarr, s’est d’ailleurs félicitée de cette caractéristique de la Soprosen. « Ce projet de loi nous arrange, nous maires, car il va nous procurer des emplois », a-t-elle indiqué. En outre, plusieurs investisseurs sont en ce moment intéressés par cette future société. D’après le ministre d’Etat et du Cadre de vie, l’Etat est en discussion très avancée avec des investisseurs étrangers qui sont prêts à acheter quotidiennement 3000 tonnes de déchets, soit une enveloppe de 8 millions FCfa par jour qu’ils mettront dans les caisses de l’Etat.  Il s’y ajoute que ces investisseurs vont également produire, à partir du traitement des déchets, de l’électricité et de l’engrais qu’ils pourront revendre  à l’Etat sénégalais. Au-delà des investisseurs que cette nouvelle société peut attirer au Sénégal, il peut y avoir des retombées pour le tourisme.

Mme Awa Ndiaye a, d’ailleurs, rappelé que l’ambition du président de la République est de permettre aux Sénégalais de vivre dans un meilleur cadre de vie. Les sénateurs n’ont pourtant pas manqué de formuler des inquiétudes sur la préservation des emplois des travailleurs durant la période de transition. Sur ce point, le ministre les a rassurés que l’Etat, à travers l’Aprosen, va payer les salaires des travailleurs et des concessionnaires en attendant la mise en place effective de cette société. Le ministre d’Etat compte organiser, le 9 septembre prochain, une large concertation avec les élus locaux. Le but sera d’harmoniser avec les élus et les autres acteurs du secteur du nettoiement avant la mise en place définitive des décrets d’organisation et de fonctionnement de cette future société.

Maguette NDONG

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