banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (2789)

La police a dispersé, hier, les manifestants rassemblés au Rond point du Jet d’eau, à l’appel des partis de la coalition de l’opposition « Bennoo siggil Senegaal ». Ces partis voulaient manifester contre les « gaspillages du régime libéral », malgré l’interdiction de la marche, la veille, par le préfet de Dakar.

15 heures, au rond point Jet d’eau. Aucun leader de la coalition « Bennoo siggil Senegaal » n’est encore visible sur les lieux. La forte présence des forces de sécurité suscite la curiosité des passants.

Malgré un calme apparent, l’ambiance est pesante. Les forces de l’ordre qui quadrillent bien la zone veillent au grain. Elles empêchent tout regroupement. Certains passants ne traînent pas sur les lieux. Quelques militants de l’opposition qui avaient fait le déplacement renseignent par le bouche à oreille que le départ est fixé à 16 heures. Des rumeurs font même état que les leaders se trouvent à Grand Dakar et qu’ils vont rallier d’un moment à l’autre le rond point Jet d’eau.

15 heures 30, une dame de teint clair sonne la mobilisation. Aussitôt, elle est assaillie par les journalistes. Les forces de sécurité interviennent et demandent poliment aux gens de circuler. En marchant, la dame, Khadiatou Ndèye Dème de l’Alliance pour la République (Apr), lance ses récriminations contre le pouvoir. « On est fatigué, on en a assez de ce régime. La vie est chère », lance-t-elle.

Les forces suivent la scène sans intervenir. Quelques instants, elles reçoivent l’ordre d’arrêter la dame. Calmement, mais avec fermeté, un agent demande à la dame de le suivre. Elle obtempère, mais exige qu’on ne la touche pas. C’est alors qu’un policier la saisit du bras et l’intime de presser le pas. Elle refuse et se laisse tomber. Une autre dame prend alors le relais, mais sera elle aussi interpellée par les forces de sécurité puis libérée comme la militante de l’Apr.

39 milliards pour le Festival, 300 nouveaux collèges

Dans ce branle-bas, Abdoulaye Bathily de la Ligue démocratique (Ld) descend de son véhicule. Un groupe se forme autour de lui. Les journalistes accourent vers lui au moment où les policiers le repoussaient. Après quelques minutes de bousculade, il finit par reprendre sa place dans son véhicule. Devant les micros et caméras, il lance des piques à l’endroit du pouvoir libéral, les forces de l’ordre interviennent à nouveau et lui demandent de faire demi-tour. A l’autre bout, Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste se livre au même exercice interrompu par les forces de sécurité.

Ayant regagné leur véhicule, les leaders de la coalition « Bennoo siggil Senegaal » prennent la direction de la maison du Parti socialiste, sise à Colobane. C’en est fini pour la marche contre l’organisation du Festival mondial des Arts nègres qui se tient, du 10 au 31 décembre 2010, dans la capitale sénégalaise et dans d’autres villes de l’intérieur du pays.

A Colobane, une foule de militants et de sympathisants attendait les leaders sous le regard des policiers placés de l’autre côté de la rue. En guise d’argumentaire, on pouvait lire sur l’une des pancartes : « 39 milliards pour le Festival, 300 nouveaux collèges  pour accueillir 187.600 élèves en 6e ». Des dames et des jeunes chantent : « qu’il parte, qu’il parte », en faisant allusion au président Wade.

Presque tous les leaders ont répondu présents. Ousmane Tanor Dieng (Ps), Abdoulaye Bathily (Ld), Maguette Thiam (Pit), Mamadou Lamine Diallo (Mouvement Tekki), Madieyna Diouf (Afp), le doyen Amath Dansokho.

Ils se sont relayés au micro pour dénoncer le gaspillage des ressources du pays par le président de la République et sa famille et le train de vie dispendieux de l’Etat.

Mamadou GUEYE

 

 

 

La salle Simon Faye de Joal a été trop exiguë pour contenir les centaines de militants Pds qui ont répondu présents à l’appel du maire Paul Ndong. Le seul point inscrit à l’ordre du jour de cette grande manifestation, organisée hier à Joal, a été la réélection du président de la République.

En s’adressant aux militants, Paul Ndong leur a lancé : « si l’unité est scellée, nous gagnerons les élections ». Selon lui, la cohésion et l’entente des leaders doit être le seul objectif à atteindre ici et maintenant. C’est pourquoi, l’édile de Joal a lancé un appel aux responsables Thérèse Coumba Diop, Joseph Ndong, Pierre Fata Diouf et Cheikh Seck pour célébrer une union sacrée autour de lui et, dès à présent, sonner la mobilisation des troupes pour faire la différence dans la 2ème Commune du département après Mbour.

Paul Ndong déclare ne pas se focaliser sur le choix du futur superviseur et se rangera derrière celui qui sera choisi pourvu, pour lui, qu’il s’agisse simplement de la réélection de Me Wade. A sa suite, Albert Kama a félicité, au nom des Libéraux, le président de la République pour avoir organisé le Fesman qui a fait du Sénégal la vitrine du monde.

 

Au nom des femmes, Ndèye Kany Cissé et Diama Ndao ont affirmé avec force qu’elles sont derrière Paul Ndong. Elles ont demandé aux responsables de continuer le travail pour rallier les militants frustrés ou mécontents.

Marcel Sarr a, lui, salué le courage du maire qui n’a pas attendu les directives du parti pour démarrer le travail.

A. S. NDIAYE

Mme  Thérèse Coumba DIOP, ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale a rendu, au nom du président de la République, un hommage mérité au président poète Léopold Sédar Senghor, initiateur du premier Festival mondial des arts nègres. C’était lors de la cérémonie commémorative du 9ème anniversaire du décès de Senghor.

Thérèse Coumba Diop a déclaré, au cours de la manifestation, que le président Abdoulaye Wade a été le digne continuateur de l’œuvre de Senghor. Même s’il y a eu des divergences politiques, dira-t-elle, la convergence culturelle et intellectuelle entre les deux hommes a été parfaite. Elle a indiqué que Senghor a posé les jalons du Festival, Wade les a consolidés et renforcés. Elle a, par ailleurs, soutenu que Senghor a mené le combat de l’affirmation de l’identité nègre et Wade ira au-delà en menant le combat de la renaissance africaine.

Madame le Ministre a eu droit à de belles prestations témoignant de la variété culturelle de Joal-Fadiouth avant de déposer une gerbe de fleurs sur le caveau de la famille Senghor. Aussitôt la cérémonie commémorative terminée, une assemblée générale s’est tenue avec les militants de Joal-Fadiouth et du département. Ces derniers ont tous remercié le président Wade pour la réussite du Festival considéré comme l’événement culturel de l’année.

Amath Sigui NDIAYE

Le coordonnateur national de la Cellule initiatives et stratégies (Cis), M. Serigne Mboup, vient d’envoyer une délégation à Paris pour échanger avec les cadres libéraux de France et relancer les activités de la structure. Elle était conduite par M. Momar Guèye, administrateur général de la Cis nationale et de M. Ibrahima Ndoye, chargé de la diaspora.

Cette réunion, qui a eu lieu dimanche 26 décembre à la rue Saint-Bruno, a enregistré la présence des hautes autorités de la Fédération de France,  et avait comme objectif de redynamiser la structure afin de permettre à la Cis de France de se mettre au travail dans la perspective de la réélection du Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, en 2012, selon un communiqué signé par M. Momar Guèye.

« La forte mobilisation des cadres libéraux venus des provinces et d’Allemagne montre que la Cis est toujours attractive et témoigne de la vitalité du Pds en France, en particulier, et  en Europe en général », a souligné M. Guèye. Il est important de noter que la réunion a eu « le mérite de rassembler toutes les sensibilités qui sont animées d’une volonté de dépassement et d’apaisement pour se consacrer à un seul objectif commun : la réélection de Me Abdoulaye Wade. »

Dans sa communication, la délégation de la Cis nationale a délivré « sans ambiguïté » un message de rassemblement et d’unité tout en rappelant le rôle fondamental que la Cis de France doit jouer dans la réflexion, l’animation du parti et la vulgarisation des réalisations du président Abdoulaye Wade en direction  des Sénégalais de l’extérieur. Pour ce faire, les cadres libéraux doivent s’organiser en choisissant eux-mêmes leurs propres responsables. « Dans ce processus, ils doivent aussi  privilégier le consensus, car les élections sont sources de division. Or, l’heure est au rassemblement. M. Momar Guèye a exhorté la Cis de France à prendre la mesure de l’évolution du parti en s’ouvrant aux nombreux cadres qui frappent à la porte », souligne le communiqué.  A l’issue des interventions des participants, une volonté manifeste de s’approprier le message de la Cis nationale a été notée, car tous les discours ont convergé vers l’unité et le rassemblement.

Les cadres libéraux de France, ayant compris et intégré les enjeux des élections de 2012, ont décidé de mettre en place, dans les prochains jours, une équipe opérationnelle qui sera dirigée par une personnalité qui incarne un leadership global et inclusif. A cet effet, les débats ont fait émerger un consensus autour de deux personnalités que sont les frères Doudou Sidibé et Mamadou Ly.

Une forte délégation de la Cis nationale viendra ensuite pour procéder à l’installation de la nouvelle équipe.

Samboudian KAMARA

 

 

 

Les leaders de Bennoo marchent aujourd’hui, à partir de 15 heures, du point Jet d’eau à la place de l’Obélisque, contre « les gaspillages du pouvoir libéral », malgré l’interdiction de la manifestation par le préfet de Dakar.

La coalition « Bennoo siggil Senegaal » qui regroupe des partis de l’opposition sénégalaise a maintenu sa marche, prévue aujourd’hui à 15 heures, en dépit de son interdiction par le préfet de Dakar. « Solennellement la conférence des leaders de Bennoo siggil Senegaal déclare qu’elle n’accepte pas l’interdiction de la manifestation.

Par conséquent, nous allons manifester sur la base d’un plan B que nous allons mettre en place pour montrer à Abdoulaye Wade que ce pays ne lui appartient pas, que la Constitution nous permet de marcher et nous manifesterons même s’il ne le souhaite pas », a déclaré Cheikh Sarr, le porte-parole du jour, à l’issue de la rencontre des leaders de ladite coalition au domicile d’Amath Dansokho.

M. Sarr a estimé que la décision du préfet met en péril un droit reconnu par la Constitution sénégalaise et permet à chaque individu de pouvoir manifester quand il n’est pas d’accord.

Le préfet de Dakar a interdit la manifestation en indiquant ne pas disposer d’« assez d’agents de sécurité » pour encadrer la marche. « C’est un simple prétexte », a commenté M. Sarr qui a qualifié la mesure d’« antidémocratique, anticonstitutionnelle».

Les leaders de la coalition « Bennoo siggil Senegaal » avaient prévu de marcher aujourd’hui pacifiquement du Jet d’eau à la place de l’Obélisque « contre les gaspillages de Me Wade et de son régime », en faisant référence à l’organisation du 3e Festival mondial des Arts nègres. Alors qu’au même moment, a-t-il dénoncé, les populations sont confrontées à des « difficultés énormes » avec la hausse des denrées de première nécessité comme l’huile et des produits comme le gaz butane, l’essence et le rationnement de l’électricité dans certains quartiers de la capitale.  « Il y a un énorme gaspillage avec le Festival mondial des Arts nègres qui a coûté plus de 40 milliards de francs Cfa », a indiqué Cheikh Sarr.

Il a appelé les populations à prendre part à la marche. « Ce pouvoir ne connait que des actions de terrain. Il faut que les Sénégalais se préparent à se prendre en charge », a-t-il estimé.

Mamadou GUEYE

 

 

 

Réagissant hier aux propos de Thierno Lô qui avait, il y a deux jours, exprimé par voie de presse son désaccord sur la mouture de comité national électoral qui aurait été présentée par le directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 2012, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a déclaré hier : « On est en démocratie. Les gens sont libres d’exprimer leurs positions, mais il y a des limites. J’ai lu la presse comme vous, attendons de voir ce qui se fera demain. Je suis le Premier ministre d’une République, le directeur de campagne du candidat Wade. Pour le moment, je m’en limite là ».

Thierno Lô, responsable politique et président de la communauté rurale de Darou Mousty, avait  déclaré : « J’assume mes points de vue et mes responsabilités. En homme politique responsable, je ne fuis pas le débat.  Je ne parle pas au Premier ministre. Je parle au responsable politique comme moi. Je parle à Me Abdoulaye Wade pour dire que je n’avalise pas cette mouture ».

M. Lô avait également souligné avoir eu écho de la mouture depuis une semaine.

 

B. DIONE

 

Sagne, une localité de l’arrondissement de Niakhar, a été le point de convergence des populations du Sine, lors du grand meeting organisé, dimanche, par le responsable de la section Pds de Niakhar, Ousmane Diouf Sénior. Une occasion saisie par ce dernier et tous les autres responsables, notamment Sitor Ndour, pour dire que l’unité a été retrouvée et que la majorité est bien assise dans le département de Fatick.

Le responsable de la section Pds de Niakhar, Ousmane Diouf Sénior, a saisi l’occasion pour demander à la direction nationale de leur parti, particulièrement à leur frère Secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade, de regarder avec beaucoup d’attention la situation du département de Fatick, voire celle de la région. Membre du Secrétariat permanent du Pds, Ousmane Diouf Sénior a soutenu que Fatick est et demeure bleu. Mais, il a tenu à dire que les responsables qui se battent depuis l’alternance doivent être responsabilisés sur le plan étatique pour qu’ils aient plus de moyens en perspective des prochaines élections présidentielles de 2012. « Si certains sont responsabilisés, nous gagnerons haut la main le Sine », a-t-il laissé entendre. Puis, il a fait savoir qu’ils travaillent en synergie avec le directeur général du Coud, Sitor Ndour, et les autres responsables du département, notamment Ernest Ndione, Djidiack Faye, Michel Marie Sène.

Après avoir mis l’accent sur l’engagement et le dynamisme de son frère de parti, Ousmane Diouf Sénior, le responsable libéral Sitor Ndour, directeur général du Coud, a tenu à rassurer la direction nationale de leur parti que l’unité a été retrouvée et que la majorité est bien assise dans le département de Fatick. Et il a saisi l’occasion pour féliciter et encourager le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, pour la confiance que lui a renouvelée leur Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, en le nommant comme son directeur de campagne. De plus, il a annoncé qu’il va organiser un grand meeting départemental, le 8 janvier, aux Berges du Sine de Fatick.

Oumar Ngatty BA

Le député libéral Joseph Ndong a jugé « totalement valide » la candidature du président Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février 2012, estimant que le leader du Parti démocratique sénégalais (Pds, libéral) est en droit de se présenter pour un nouveau mandat. « Après notre victoire en 2000, il y a eu une modification de la Constitution qui a été, par la suite, adoptée. C’est avec celle-ci que nous en sommes arrivés à poser le maximum de mandats, seulement pour le président de la République », a-t-il déclaré, dimanche à Joal-Fadhiouth.

« Conformément à cette nouvelle Constitution, Me Abdoulaye Wade peut effectivement assumer deux mandats », selon M. Ndong. « Après avoir assumé le mandat de 2000 sous l’ancienne Constitution, 2007 est le premier mandat et 2012 doit être le deuxième mandat », a-t-il affirmé.

« Nous n’avons pas de doute que Me Wade est notre candidat », a ajouté le secrétaire général de la fédération des Libéraux du département de Mbour. M. Ndong est vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

Il a rappelé que « le Secrétaire général national a clairement indiqué sa proposition de candidature et le Comité directeur du Pds a appuyé cette candidature ».

Par contre, l’ancien numéro 2 du Pds, Idrissa Seck, soutient l’invalidation de la candidature de Me Wade pour la présidentielle 2012. Cependant, cette position est mise en minorité au sein de la formation libérale, non sans créer l’agitation dans le parti au pouvoir.

Pour Joseph Ndong, « la situation actuelle, c’est ce que notre frère Idrissa Seck a fait comme déclaration par rapport à une probable invalidation, par le Conseil constitutionnel, de la candidature de Me Wade ».

 

Pour la dernière réunion de son bureau politique cette année, l’Alliance des forces de progrès a esquissé son bilan de 2010 dans lequel il flétrit la politique menée par le gouvernement. Mais pour parer au plus pressé, il s’est penché sur le processus électoral pour dénoncer « avec la dernière énergie les manœuvres (…) du ministère de l’Intérieur, qui ont repris du service, à quelques mois de la Présidentielle de 2012, pour tenter de neutraliser le Comité de veille, en le confinant dans les limites restreintes du fichier électoral, en excluant de ses compétences la revue du Code électoral et la surveillance de tout le processus électoral », selon le communiqué du parti de M. Moustapha Niasse rendu public hier à Dakar.

Les Progressistes tiennent à mettre en garde solennellement le ministre de l’Intérieur, car « la mascarade de 2007 ne se renouvellera plus jamais », promettent-ils. On ne peut pas faire le choix délibéré de l’inexistence d’une Ceni à laquelle on a substitué une Cena « fragilisée, peu fiable, tout en refusant la surveillance du processus électoral par les experts neutres des bailleurs de fonds », peste le bureau politique de l’Afp.

Au plan économique, l’Afp estime qu’il est aisé de constater « le blocage de l’économie du pays, du fait de l’effondrement des principaux secteurs qui ont constitué pendant longtemps le moteur de la croissance. Le chômage, notamment celui des jeunes, est devenu endémique et les investissements directs étrangers se font toujours désirer, à cause d’un environnement des affaires peu reluisant », fait remarquer le communiqué qui ajoute que « le monde rural est la première victime des politiques meurtrières des pseudo-libéraux qui entretiennent la nébulosité dans toutes les décisions relatives aux étapes du cycle des activités agricoles, depuis la période des intrants et des semences jusqu’à la commercialisation, en passant par la protection des végétaux. »

En outre, le secteur secondaire est lourdement pénalisé par le coût des facteurs de production, notamment celui de l’énergie dont la crise continue de s’aggraver.                    

S. KAMARA

La Coordination nationale des cadres libéraux (Cncl) s’est réunie, le mardi 21 décembre 2010, sous la présidence de la  première vice-coordinatrice, Mme Mbenda Ndiaye. Elle demande à Idrissa Seck de réintégrer les rangs du Pds et de soutenir la candidature de Me Wade pour sa réélection en 2012.

«La Cncl appuie l’initiative du Comité directeur et les résolutions du Conseil de discipline du parti et invite Idrissa Seck à réintégrer les rangs du parti et à soutenir la candidature du Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, pour sa réélection en 2012», lit-on dans un communiqué reçu à notre rédaction. Elle salue l’initiative de Souleymane Ndéné Ndiaye qui a mené des consultations pour mettre sur pied le directoire de campagne. Ce qui, selon la Cncl, constitue une innovation et lui recommande de ratisser large afin d’avoir dans cette équipe toutes les compétences utiles.

La Cncl se félicite aussi de sa participation massive et active à la table ronde, «Rencontre avec les intellectuels et artistes présents à Dakar dans le cadre du Festival mondial des Arts nègres», et félicite également le chef de l’Etat pour ce rendez-vous intellectuel, historique, symbolique. Elle exhorte les populations et les intellectuels sénégalais à s’approprier la renaissance africaine qui est «un besoin de rupture avec le passé chaotique des peuples d’Afrique marqué par la colonisation et la balkanisation pour concourir à la mise en place des Etats Unis d’Afrique».

Abordant l’actualité dans la sous-région, la Cncl a réitéré son soutien à Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, et recommande à Laurent Gbagbo de renoncer au pouvoir afin de ne pas reproduire les événements de 2002. Elle félicite Cellou Dalein Diallo qui a accepté les résultats de l’élection présidentielle en Guinée qui ont consacré Alpha Condé président de la République.

Aliou KANDE

 

Amadou Tidiane Bâ, maire de Sédhiou, a présidé, ce week-end, au quartier Moricounda,  un meeting de ralliement au Pds de militants de l’opposition. Ces derniers ont promis de s’impliquer pleinement pour la réélection de Me Wade en 2012.

Le Pds vient d’enregistrer de nouvelles adhésions dans la commune de Sédhiou. Des militants de l’opposition, convaincus par le leadership du maire Amadou Tidiane Bâ, ont décidé de se ranger derrière lui pour la réélection du chef de l’Etat en 2012. Il s’agit de militants du Mouvement pour la construction (Mpc) et ceux qui sont restés fidèles à l’ex Secrétaire général de Aj, Landing Savané. « Nous avons décidé de rejoindre le Pds, derrière le maire Amadou Tidiane Bâ, pour la candidature de Me Wade en 2012 », a déclaré un des responsables des jeunes du Mpc, Mamadou Lamine Dabo.

Absa Thiam, une proche de Landing Savané qui, jusqu’à l’éclatement de la crise au sein de Aj, était la responsable communale de ce parti, a, lui aussi, tourné le dos à cette formation politique pour le Pds.  Il en est de même pour d’autres responsables qui ont manifesté leur détermination à réélire notre candidat, Me Wade ».

Cependant, ces néolibéraux n’ont pas manqué d’énumérer les problèmes de leur localité. Ils veulent une meilleure prise en charge des questions de leur quartier qui, selon eux, manque de tout. Moricounda est confronté à des problèmes d’accès, car les routes sont impraticables, d’éclairage public, d’accès à l’eau, etc.

Prenant la parole, Amadou Tidiane Bâ a tenu d’abord à féliciter et à encourager ces jeunes de Bennoo et les autres militants de l’opposition qui ont décidé de rejoindre le Pds. « Un jeune a dit qu’il n’y a plus d’opposition à Moricounda. J’invite les autres quartiers à suivre cette lancée », a déclaré le maire Amadou Tidiane Bâ. Concernant les doléances, il a dit aux populations de Moricounda que leur message a été bien reçu et qu’il sera transmis fidèlement. « Vous savez bien que Me Wade n’a pas oublié Sédhiou », a souligné M. Bâ tout en citant les nombreuses réalisations du gouvernement dans la zone et l’érection de Sédhiou en chef lieu de région. Ce qui lui fait dire que Sédhiou a des raisons de se ranger derrière le chef de l’Etat. «Je ne fais que travailler pour Me Wade. Le jour où il cessera de faire de la politique, je mettrai moi aussi un terme à mes activités politiques », a noté M. Bâ, invitant les Libéraux au travail pour montrer au président de la République qu’il n’y a pas d’opposition dans la ville.               

 

 

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 23 décembre 2010, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

- Me Gilbert Noel Ouédrago, ministre des Transports du Burkina Faso et président sortant du Comité des ministres de tutelle de l’Asecna ;

- M. Youssouf  Mahamat, Directeur général sortant de l’Asecna ;

- M. Raymond Benjamin, Secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), en compagnie du ministre d’Etat Karim Wade ;

- Dr. Luis Gomes Sambo, Directeur régional de l’Oms pour l’Afrique ;

- M. Michel Sidibé, Directeur de l’Onusida ;

- Mme Eugène Palcy, cinéaste ;

- M. Yves Jacques des éditions Lafon ;

- M. Claude Himbert, éditorialiste et fondateur de l’hebdomadaire « Le Point » ;

- Une délégation suédoise pour la réfection du Lycée Limamoulaye ;

Le chef de l’Etat a informé avoir présidé :

- la cérémonie d’inauguration de l’Université Cheikh Ahmadou Bamba ;

- le vernissage de l’exposition sur les Musiques noires au Centre culturel Douta Seck ;

- Les rencontres sur le Cinéma au Méridien-Président, en marge du Festival mondial des Arts nègres ;

- La clôture des Conférences structurantes ;

- Le vernissage de l’exposition de Joe Ouakam.

Le président de la République a fait part au Conseil de sa participation à la Cérémonie d’investiture, le 21 décembre 2010, de Son Excellence Alpha Condé, président de la République de Guinée.

Le président de la République a informé le Conseil de sa participation, le vendredi 24 décembre 2010, à la réunion d’urgence des chefs d’Etat de la Cedeao prévue à Abuja, au Nigéria, et consacrée à la situation préoccupante qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Le chef de l’Etat a annoncé la réception prochaine de près de mille bus, offerts par la Chine et la Corée.  Il a, ainsi,  demandé aux départements concernés d’élaborer un plan de rétrocession de ces nouveaux bus au secteur privé et de faire l’inventaire du parc de bus de la société Dakar Dem Dikk.

Le président de la République a fait part au Conseil de la mise à disposition du Festival mondial des Arts nègres, de 50 véhicules par la Chine et magnifié la coopération sino-sénégalaise.

Abordant la problématique de la maintenance dans les transports urbains, notamment à la compagnie de transport Dakar Dem Dikk, le président de la République a rappelé l’importance primordiale qu’il accorde à la qualité du transport public tant à travers une bonne tenue des routes qu’à travers une bonne prise en charge des véhicules. Il a, à cet effet,  instruit le ministre chargé de la Formation professionnelle d’étudier les modalités de création d’une école de maintenance sur le site de Dakar Dem Dikk afin d’en faire un Centre national de réparation des véhicules.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs,  adressé ses vives félicitations au ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères pour la bonne organisation du pèlerinage 2010 qui a enregistré la participation de huit mille deux cents (8200) pèlerins sénégalais, soit une hausse de 9% par rapport à l’édition 2009. Il s’est félicité de la manière dont les 425 membres de l’encadrement ont pris en charge les trois mille (3000) pèlerins de la mission officielle et du soutien qu’ils ont apporté aux organisateurs privés, notamment à travers l’assistance médicale.

Appréciant les innovations pertinentes apportées dans la préparation et l’organisation du pèlerinage avec l’ouverture du Bureau de pèlerinage trois (3) mois avant le premier vol, la tenue du Conseil interministériel deux (2) mois avant le premier vol et l’institution d’une caution bancaire pour les agences de voyage privées, le président de la République a demandé au ministre d’Etat de transmettre ses remerciements à la compagnie Air Europa qui a respecté tous ses engagements permettant, entre autres, aux pèlerins sénégalais de réduire de sept (7) jours la durée du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, évoqué la question des visas délivrés aux ressortissants de pays étrangers. Il a insisté sur la nécessité d’étudier de façon judicieuse le principe de la réciprocité dans la délivrance de ces visas et a demandé au Gouvernement d’en étudier les modalités conformément à la législation internationale.

Dans sa communication au Conseil, le Premier ministre est revenu  sur la séance de travail qu’il a eue, en présence du ministre de l’Agriculture, avec la Fédération nationale des organismes privés stockeurs et transformateurs (Fnops/T), conduite par son président.

A cette occasion, le Premier ministre a informé le Conseil avoir fait part aux opérateurs des dispositions prises, malgré les réserves que l’Etat est en droit d’émettre  sur le niveau des prix pratiqués, au sujet desquels un compromis a finalement été trouvé.

Cette rencontre, a ajouté le Premier ministre, a permis de revisiter le partenariat Etat-Opérateurs privés et d’envisager sa poursuite sur des bases assainies, au moyen d’une approche plus rigoureuse, mais mutuellement avantageuse. Les opérateurs privés, qui ont promis de s’inscrire dans cette nouvelle dynamique, ont salué les performances et la transformation qualitative de l’agriculture sénégalaise notées ces dernières années, grâce aux politiques innovantes mises en place par le chef de l’Etat pour assurer la promotion du monde rural.

Le Premier ministre a ensuite informé le Conseil des audiences qu’il a accordées a :

• Monsieur Franz Sellinger, président du Groupe Contramex ;

• Monsieur le Professeur Arona Ndoffène Diouf, hydrogéologue ;

• Une délégation des ministres de la Fonction publique et Travail des pays d’Afrique francophone, présente à Dakar dans le cadre du séminaire régional sur les expériences et les perspectives du dialogue social en Afrique, organisé par le Bit ;

• Une délégation de la famille religieuse de Madina Gounass, conduite par Thierno Abdoul Aziz Bâ et Monsieur Seydou Bâ, président de la Fondation Dental daaka ;

• Une délégation de l’Ong Action de solidarité islamique (Asi), conduite par son président, Docteur Ciré LY.

- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères est revenu sur le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Il a remercié le chef de l’Etat pour les orientations données dans la préparation et l’organisation du pèlerinage et qui se sont traduites par un meilleur encadrement des pèlerins, un soin particulier dans le choix du transporteur aérien et des sites d’hébergement ainsi qu’un soutien conséquent apporté aux opérateurs privés.

Ainsi, selon le ministre d’Etat, les conditions de transports ont été sensiblement améliorées, ce qui a permis de réduire de 7 jours la durée du séjour des pèlerins qui est passée de 32 à 25 jours aux Lieux Saints de l’Islam. En revanche, a-t-il dit, les pèlerins encadrés par les voyagistes privés ont subi des désagréments consécutifs aux retards de vols enregistrés à l’aller comme au retour.

C’est pourquoi une assistance juridique et administrative « a posteriori » a été fournie par le Ministère des Affaires étrangères aux agences privées pour les aider à dénouer la crise contractuelle avec la compagnie saoudienne Al Wafeer. Quant aux conditions d’hébergement à Mina et Arafat, elles ont, de manière générale, satisfait aux critères de confort spatial et de proximité avec les lieux de dévotion préalablement retenus.   Le ministre d’Etat a toutefois déploré une certaine exiguïté à Mina due, d’une part, à l’insuffisance des surfaces attribuées par les autorités saoudiennes et, d’autre part, par une occupation inappropriée de l’espace avec des tentes dont l’aménagement reste à améliorer.

- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a, par ailleurs, informé le Conseil de la décision des Nations Unies d’accorder le siège de la Côte d’Ivoire à l’ambassadeur accrédité par le nouveau président élu, Monsieur Alassane Ouattara.

- Le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a informé le Conseil de la visite qu’il a effectuée à Perpignan, pour s’enquérir  du premier appareil de la nouvelle compagnie aérienne Sénégal Airlines. Il a salué l’engagement résolu du chef de l’Etat pour une compagnie aérienne nationale à la fois fiable et viable.

- Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme a rendu compte de la réouverture de l’usine Sossechal de Ziguinchor spécialisée dans le traitement du poisson et des crevettes et qui avait été fermée depuis dix ans. La réouverture de cette unité industrielle qui employait plus de 3000 femmes est une bouffée d’oxygène pour les populations dans la mesure où elle constitue le plus gros pourvoyeur d’emplois de la région.

Le ministre d’Etat a également fait part de la cérémonie de réception de14 km de route en pavés dans la commune de Ziguinchor qu’il a présidée en compagnie du chef de la délégation de l’Union européenne, l’ambassadeur Jules Hervio. Cette infrastructure qui entre dans la cadre du programme urbain à Haute intensité de main d’œuvre est financée pour un montant de 7 milliards de francs Cfa par l’Union européenne.

Le ministre d’Etat a, en outre, rendu compte du lancement du programme de réalisation de 10 km de routes supplémentaires en plus de l’éclairage et de l’assainissement. Il a, à cette occasion, transmis les témoignages de reconnaissance ainsi que les remerciements des populations à l’endroit du chef de l’Etat pour la qualité des travaux exécutés par l’Agetip sous la supervision de l’Ageroute.

- Le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales a rendu compte au Conseil de sa participation, à Ouagadougou, à la réunion des ministres en charge de la Décentralisation dans les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). La rencontre était axée sur le projet de création du Conseil des Collectivités territoriales doté d’un Observatoire de la décentralisation et du développement local.

- Le ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel a rendu compte au Conseil de l’ouverture de la foire artisanale et agro-industrielle qu’il a présidée à Ziguinchor, en compagnie du ministre d’Etat, ministre des Mines, dans le cadre du Festival mondial des Arts nègres. Une occasion pour le ministre de rappeler aux acteurs touristiques l’importance accordée à la destination Casamance dans la politique touristique du Sénégal.

- Le ministre de l’Agriculture a fait le point de la collecte de l’arachide au 21 décembre 2010 marquée par une évolution rapide des opérations. Ainsi, a-t-il indiqué, le nombre total de camions en attente de déchargement devant les usines est, à cette date, de 333 camions, soit près de 7 000 tonnes.

- Le ministre d’Etat Mamadou Diop Decroix a rendu compte au Conseil de la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République de Guinée, Monsieur Alpha Condé. Tout en rappelant la grande considération dont jouit notre pays auprès du peuple guinéen, le Ministre d’Etat a fait part des sentiments de reconnaissance et de gratitude du président Alpha Condé à l’égard du président de la République et du peuple sénégalais qui n’ont cessé de soutenir la Guinée durant tout le processus électoral.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Madame Maïmouna Lo Guèye, ingénieur agronome principal de Classe exceptionnelle, est nommée Secrétaire général au Ministère de l’Agriculture en remplacement de Monsieur Massata Niang.

Monsieur Modou Ndiaye, administrateur civil, est nommé inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature ;

Monsieur Alioune Diakhaté Mbaye, professeur d’éducation physique et sportive est nommé Directeur de la Haute Compétition au Ministère des Sports, en remplacement de Hamet Dieng ;

Madame Safiétou Diatta, professeur d’éducation physique et sportive, est nommée Directeur de la Formation et du développement sportif au Ministère des Sports, en remplacement de Monsieur Ibrahima Ndao ;

Monsieur Ndiogou Sarr, inspecteur de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports, est nommé inspecteur technique au Ministère des Sports ;

Monsieur Cheikh Sarr, inspecteur de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports, est nommé inspecteur technique au Ministère des Sports ;

Monsieur Momar Mbaye, professeur d’éducation physique et sportive, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’équipement au Ministère des Sports ;

Monsieur Ibrahima Ndao, inspecteur de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports est nommé Directeur des Infrastructures sportives au Ministère des Sports en remplacement de Monsieur Mamadou Bâ;

Madame Astou Dioh Sène, inspectrice de l’éducation populaire, de la jeunesse et des sports, est nommée Directeur au Centre national d’éducation populaire et sportive au Ministère des Sports, en remplacement de Monsieur Momar Mbaye.

 

Le bureau de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) du Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est réuni le mardi 21 décembre 2010. Au cours de cette rencontre, les cadres du Parti démocratique sénégalais ont déploré la défiance d’Idrissa Seck au Parti.

Se penchant sur la convocation d’Idrissa Seck par la Commission de discipline, le lundi 20 décembre 2010 dernier, le bureau de la Cellule initiatives et stratégies (Cis) du Parti démocratique Sénégalais (Pds) a « constaté pour le déplorer sa défiance délibérée vis-à-vis d’une structure régulière du parti ».

A cet effet, les cadres du Parti démocratique sénégalais « condamnent fermement cette volonté manifeste de chercher à déstabiliser le parti et de tenter de freiner le puissant élan de mobilisation des militants et des sympathisants en vue de la réélection du frère Secrétaire général national à l’élection présidentielle de 2012 ».

La Cellule initiatives et stratégies exhorte la Commission de discipline, « l’organe garant de l’orthodoxie, du respect des textes et règlements ainsi que de l’indispensable discipline de parti, à ne ménager aucun effort dans la conduite, sans faiblesse,  de la mission que le Comité directeur lui a confiée ».

Aussi, les cadres du Parti démocratique sénégalais se sont-ils prononcés sur la tenue, à Dakar, du 3ème Festival mondial des Arts nègres. Ils félicitent tous ceux qui ont permis d’en faire déjà un éclatant succès, tant du point de vue de la participation des sommités noires les plus remarquables aussi bien dans le domaine des Arts et de la Culture, que dans celui des Sciences et des Technologies.

« La forte mobilisation des populations sur tous les sites du Festival contraste avec l’échec patent de la marche organisée par une opposition qui n’a pas compris que les grandes causes comme la Renaissance africaine transcendent les clivages politiques et sont l’apanage des peuples », ont-ils indiqué.

Maguette Guèye DIEDHIOU}

Bissau - Sept ministres des Finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont demandé, jeudi, à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao) d'autoriser uniquement les représentants du président ivoirien « légitimement élu », Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays. « Le Conseil des ministres (des Finances de l'Uemoa, ndlr) a pris acte des décisions de l'Onu, de l'Union africaine et de la Cedeao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), de reconnaître M. Alassane Ouattara comme président légitimement élu de la Côte d'Ivoire », selon un communiqué obtenu, jeudi soir, par l'Afp.

Le conseil a décidé, premièrement, « que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'Ueoma au nom de ce pays ».

Deuxièmement, les ministres des Finances de l'Uemoa ont décidé « d'instruire la Bceao de permettre aux seuls représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire d'effectuer les mouvements sur les comptes ouverts en son nom », selon ce texte.

Les ministres ont également donné « instruction à la Bceao et aux banques de l'Uemoa de prendre toutes mesures de sauvegarde pour l'application rigoureuse des mesures qui précédent ».

Dans le même temps, ils ont officiellement « félicité » le gouverneur de la Bceao, l'Ivoirien Philippe-Henri Dacoury-Tabley, « pour la manière dont il a géré la situation monétaire et financière depuis le début de la crise politique en Côte d'Ivoire ». La réunion extraordinaire et à huis clos de ces ministres des Finances s'est tenue à Bissau et a duré de 9H00 à 19H00 (locales et Gmt).

Ils représentaient sept pays d'Afrique de l'Ouest - Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Togo, Sénégal et Guinée-Bissau - ayant tous le franc Cfa comme monnaie commune et la Bceao comme institut d'émission. Mais aucun représentant de la Côte d'Ivoire n'avait été admis à participer.

Le ministre bissau-guinéen des Finances, Jose Mario Vaz, avait souligné qu'« aucune délégation ivoirienne n'avait été invitée » puisque la situation en Côte d'Ivoire était « au centre des débats ». Aucun ministre présent n'a voulu faire de commentaire, ni à la sortie de la réunion ni à l'aéroport.

Le communiqué final a été transmis à l'Afp par le président de la Commission de l'Uemoa, Soumaïla Cissé. Depuis l'élection présidentielle du 28 novembre, la Côte d'Ivoire est plongée dans une très grave crise qui aurait déjà fait 173 morts entre le 16 et le 21 décembre, selon l'Onu.

La communauté internationale a appelé le sortant Laurent Gbagbo à reconnaître sa défaite face à son adversaire Alassane Ouattara et à quitter le pouvoir. M. Gbagbo a ignoré ces pressions en se réaffirmant président mardi. 

Le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique s’est réuni, le mercredi 22 décembre 2010, à la permanence nationale du parti sous la présidence du Secrétaire général, Abdoulaye Bathily.

Au cours de la réunion, le Secrétariat permanent a qualifié de puéril le Festival mondial des Arts nègres et appelle tous les militants du parti à se mobiliser massivement pour prendre part à la marche de protestation qu’organise Bennoo siggil Senegaal, le 29 décembre 2010 à Dakar.

Considérant les graves difficultés auxquelles les Sénégalais et les Sénégalaises sont confrontées, en particulier la vie chère dans les villes comme dans les campagnes, la détresse du monde rural accentuée par l’échec de la campagne de commercialisation de l’arachide, le désarroi de la jeunesse confrontée au chômage endémique sans aucune perspective crédible, le Secrétariat permanent a qualifié de puéril le Festival mondial des Arts nègres. Abdoulaye Bathily ne manquera pas d’exprimer son indignation face au gaspillage des ressources nationales. Il appelle le président Abdoulaye Wade et ceux qui l’entourent à  consacrer le peu de temps qui leur reste au pouvoir aux préoccupations des Sénégalais.

« En tout état de cause, la Ligue démocratique veillera, le moment venu, à ce que chaque franc du contribuable sénégalais frauduleusement soustrait du trésor public, détourné dans le cadre notamment du festival, soit restitué à la nation et que les auteurs de telles  forfaitures soient attraits devant les tribunaux, conformément aux lois du pays », indique-t-il dans le communiqué.    

M. Guèye DIEDHIOU

Après le blocage du virement de crédit du Conseil régional de Kaffrine, lundi dernier, Babacar Gaye, président de cette collectivité locale, est monté, hier, au créneau pour s’en prendre à ses adversaires politiques dont le sénateur Momar Dieng qui, pour sa part, rejette les accusations lancées contre lui.

Réagissant à la fronde des partisans du sénateur Momar Dieng, premier vice-président du Conseil régional qui a bloqué l’autorisation de virement de crédit portant sur la somme de 80 millions, lundi dernier,  l’ex ministre d’Etat, Babacar Gaye, président de cette institution, est monté au créneau, hier, pour « fustiger le comportement » de ces conseillers régionaux « qui n’ont aucun souci pour le développement de la nouvelle région de Kaffrine ». Pour le président du Conseil régional de Kaffrine, l’autorisation de virement de crédit n’avait pour effet que de proposer des opérations financières qui devaient permettre à l’institution de conformer ses moyens à des dépenses adéquates pour son fonctionnement. Cela, souligne-t-il, le camp du sénateur Momar Dieng le savait. Il a utilisé, selon M. Gaye, « des subterfuges pour bloquer le virement de crédits ».

La raison, soutient Babacar Gaye, est à chercher dans le combat que cette frange de conseillers avait engagé depuis plus d’une année pour installer une crise au sein du Conseil régional. « Ils sont dans cette même logique de politique politicienne ; ce qui est inadmissible pour des frères d’une même formation politique », ajoute M. Gaye selon qui le Sénateur Momar Dieng est sous le coup du cumul de trois mandats électifs, étant président de Conseil rural, vice-président de Conseil régional et sénateur. A son avis « il devait abandonner son mandat au Conseil régional en ce sens qu’à défaut d’option dans un délai imparti, le mandat acquis ou la fonction exercée à la date la plus récente prend fin de droit »,  déclare-t-il.

Joint au téléphone, le sénateur Momar Dieng a déclaré qu’il ne se laissera pas divertir par les déclarations d’un homme qui a perdu sa base, donc qui n’a plus de représentativité.
« Ces accusations gratuites, signale-t-il, sont celles d’un responsable fâché de voir que sa base lui échappe par sa faute, son attitude de va-t-en guerre qui ne sert nullement ni notre parti, ni notre région ». En ce qui concerne le cumul de trois mandats dont a fait cas M. Gaye, Momar Dieng soutient qu’il n’est pas sénateur élu, mais nommé par décret du président de la République.

Pour ce qui est des accusations portant sur l’achat des graines à des prix modiques, le sénateur et non moins opérateur oppose les lettres de félicitation qui lui sont adressées par les communautés rurales et les sous-préfets de différentes localités pour la qualité de son travail en tant qu’opérateur, mais surtout son soutien aux producteurs.
« Le moment venu, dit-il, en conclusion, nous apporterons les réactions adéquates en assemblée générale devant nos militants ».

Mamadou CISSE

Les militants de la Génération du concret (Gc, mouvance présidentielle) de la commune de Louga ont appelé, hier, leur leader, Karim Wade, à la prise en charge de la demande sociale.

 Dans un mémorandum adressé au ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, avec ampliation à un certain nombre d’autorités administratives, les « concrétistes » de Louga ont demandé, hier, l’extension du réseau d’assainissement, la construction d’un troisième lycée et des postes de santé dans les quartiers périphériques.

Les militants de la Gc réclament aussi une ligne de crédits pour les jeunes, les groupements de femmes et le 3e âge, tout en demandant le lotissement des parcelles dans les quartiers périphériques de Louga et la construction d’un centre universitaire régional.
La mise en place de bus pour le transport interurbain, la reprise et l’entretien des routes Louga-Dahra, Louga-Ouarack-Darou Mousty, Louga-Keur Momar Sarr et Louga-Potou, le renforcement du centre d’appareillage orthopédique pour les personnes en situation d’handicap et la réhabilitation et l’équipement du centre de promotion et de réinsertion sociale (Cprs) font aussi partie des doléances.

Le coordonnateur de la Génération du concret à Louga, Fallou Mbodji, et ses camarades ont aussi sollicité l’obtention de matériels de pêche pour la zone de Potou, l’implantation de « daaras » modernes ainsi que la création de fermes pilotes et d’unités de production.
Ils ont aussi plaidé pour la mise en place de centres de formation et la reprise des unités industrielles fermées pour ainsi apporter une réponse au problème lié au chômage. Les militants de la Gc appellent, en outre, à la création de chambres froides pour la conservation des produits maraîchers et la réhabilitation des artères de la ville, tout en demandant la nomination de fils de Louga à des postes de responsabilité.

« Le débat sur la candidature de Me Wade doit être clos au niveau du Parti démocratique sénégalais. Les responsables doivent se mettre en ordre de bataille ».

Pour Lamine Thiam, membre du Comité directeur du Pds et président de la Fédération départementale de Kébémer, qui s'exprimait mardi, en marge de la réunion de mise en place du collectif régional des élus en environnement de la région de Louga, «le débat lancé par Idrissa Seck à propos de l’irrecevabilité de la candidature de Me Wade à la présidentielle de 2012 doit être dépassé. Car ce débat posé démocratiquement en réunion de Comité directeur a été tranché». 

Pour l'actuel député maire de Kébémer, « ce débat n’a plus de sens au niveau du parti, les militants et responsables doivent se mettre en ordre de bataille en organisant sérieusement les élections par une mobilisation de la base et la préparation des militants au vote ». Pour Lamine Thiam, la priorité, actuellement au Pds, c'est  la constitution des organes de gestion des élections par l'implantation d'un comité national électoral et des comités locaux crédibles et forts, basés sur des critères politiques clairs. « Le Secrétaire général national du Pds doit veiller en personne  à ce que tous les responsables politiques qui ont une expérience en matière de gestion d’élections figurent dans ces comités », souligne-t-il.  Il ajoute : « si le parti de Me Wade a eu des problèmes lors des dernières élections locales, c’est que son dispositif électoral n'a pas été bien surveillé et géré ».

Ousmane MBENGUE

Il n’y a pas de doute dans l’esprit de M. Samba Ndiaye, le coordonnateur de la Convergence des Cadres libéraux pour l’enracine-­ ment du Sopi : « le Conseil constitutionnel va déclarer « recevable » la candidature du président Wade pour la présiden­tielle de 2012.

Samba Ndiaye, qui est le directeur général de la Sirn et maire de Ndoffane, dans la région de Kaolack, s’est dit convaincu de la recevabilité de cette candidature et ne doute point de la victoire du Sopi.

Il s’exprimait, samedi après-midi, lors d’un point presse, après une journée d’études organisée par ce mouvement de cadres du Pds autour du thème « quelles stratégies électorales pour gagner les élections présidentielles de 2012 ? » Le président de la Convergence des cadres libéraux pour l’enracinement du Sopi (Clesopi) estime que « le problème est réglé ».  Il pense que le Conseil constitutionnel va déclarer recevable la candidature du président Abdoulaye Wade.

A propos de ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Idrissa Seck », il s’est voulu rassembleur et abonde dans le même sens que le Secrétaire général national du Pds. En d’autres termes, il est contre une exclusion des rangs du Pds de l’ancien Premier ministre, mais il lui demande de « se mettre dans les rangs. »

Toutefois, il juge que le maire de Thiès est libre d’être candidat à l’élection présidentielle de 2012 et d’affronter Me Wade comme en 2007. Mais en aucun cas, s’il persiste dans sa volonté de briguer les suffrages des électeurs, il ne saurait être le candidat du Pds. « Il doit surtout se mettre dans les rangs, rester démocrate, car le Comité directeur du Pds l’a mis en minorité », a rappelé M. Samba Ndiaye dont l’organisation revendique plus de trois cents membres. Les conclusions des travaux seront soumises à l’appréciation du Secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade. Il s’agit, pour l’essentiel, de réflexions sur les meilleures stratégies à même de  donner un troisième mandat présidentiel au « pape du Sopi ».

S. KAMARA

Assane Diop, directeur exécutif du secteur de la protection sociale au Bureau international du travail (Bit), écarte « pour le moment » l’idée d’une éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle au Sénégal, en 2012.

« Pour le moment, je reste au Bit et permettez-moi de ne pas répondre à cette question », a-t-il dit, samedi, à des journalistes qui l’ont interrogé sur l’éventualité de sa participation à la course pour la magistrature suprême.

« Je sais que le débat se pose sur la candidature des Sénégalais qui travaillent dans les institutions internationales, mais en ce qui me concerne, je suis encore au Bit », a-t-il ajouté, sans autre précision.

Assane Diop, ancien ministre du Travail d’Abdou Diouf, participait à une conférence de presse organisée au terme de la réunion régionale sur « la validation du patrimoine méthodologique et la capitalisation des expériences » du Programme de promotion du dialogue social en Afrique (Prodiaf).

Cette rencontre, organisée par le Bit, s’est tenue vendredi et samedi à Saly. 

 

 

 

Le président du mouvement « Arc-en-ciel », Mamadou Dieng, a sorti une déclaration pour inviter ses frères libéraux à considérer les actes d’Idrissa Seck comme une déclaration de candidature. Il compte ainsi apporter une « riposte » à la sortie d’Idrissa Seck qui s’oppose à la candidature du président Wade.

Mamadou Dieng a réuni ses partisans de Thiès au quartier Cheikh Abdoulaye Yakhine pour discuter de « la nouvelle donne née de la déclaration de candidature de Idrissa Seck ». A l’issue de la rencontre avec les responsables des cellules, le leader du mouvement « Arc-en-ciel » a rappelé qu’ils étaient « dans une dynamique de réconciliation avec l’ex-n° 2 du Pds ». Il a indiqué qu’étant donné qu’Idrissa Seck « conteste la validité de la candidature de Me Wade et déclare la sienne propre, nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était ». Pour Mamadou Dieng, il ne faut pas se voiler la face car cette « posture est une réalité et Idrissa Seck travaille déjà avec des communicants français sur son futur logo, ses affiches et ses slogans de campagne. »

Mamadou Dieng, qui n’était pas présent à l’Assemblée générale des Libéraux présidée par Abdou Fall, a expliqué qu’il n’y était pas invité. Il a ajouté qu’il va « travailler à recentrer Arc-en-ciel comme mouvement de soutien au président Wade. C’est plus simple pour nous, parce que le Pds à Thiès est très compliqué ».

 

Mbaye S. DIAKHATE

 

Après avoir été reçu par le président Wade, le président de la fédération urbaine de Louga reprend ses activités politiques à Louga. Maniang Faye a renoué, ce week-end, avec sa base politique, les chefs religieux de la commune et ses frères libéraux.

Dimanche, il a tenu sa première rencontre avec ses militants à la base pour les remobiliser en direction de février 2012. Les orateurs Maty Guissé, Penda Ndiaye de l’Ujtl et son bras droit, Ousmane Seck, qui se considèrent comme d'éternels partisans de l'ex maire libéral, ont unanimement déclaré que le combat politique recommence. Maniang Faye, pour sa part, a, dans son adresse aux militants, insisté sur trois points essentiels.

D’abord sur la candidature de Me Wade qu’il soutient et pour lequel il engage ses militants à se mobiliser en direction de février 2012 pour le triomphe du président Wade. Ensuite, la situation de l’opposition à Louga qui, selon le responsable libéral, est « à deux pas de l’implosion de cette alliance contre nature, sans cohésion et dans la mésentente totale dans le cadre de la gestion de la mairie».

Par rapport aux préparatifs des échéances de 2012, l’ex Pca de Air Sénégal international annonce qu’il va concocter avec ses lieutenants un important programme de mobilisation, d’animation et de d’occupation permanente du terrain politique. Il n’a pas manqué, en outre, de féliciter le président Wade pour l’organisation du Fesman « qui fait la fierté des populations en générale et celles lougatoises en particulier avec la labellisation du festival de Louga ».

Enfin, sur la campagne de commercialisation de l’arachide, l’actuel membre de l’Artp invite les paysans à suivre les orientations du gouvernement plutôt que de prêter attention aux critiques des marchands d’illusions que sont les opposants du régime libéral.

Bien connu à Louga, de par ses capacités de mobilisation et d’animation politique, Maniang Faye, avec ce come-back, change la donne politique locale et, avec la réconciliation de ses frères libéraux, peut faire mal aux prochaines échéances électorales.

Ousmane MBENGUE

L’ancien Premier ministre et maire de Thiès, Idrissa Seck, a déclaré, hier, devant la permanence du Pds où il était attendu par la commission de discipline, que personne ne peut l’exclure du Parti démocratique sénégalais (Pds au pouvoir) parce que, dit-il, « je suis le Pds et je compte m’appuyer sur ce parti pour être le 4ème président de la République du Sénégal».

La rencontre entre le maire de Thiès, Idrissa Seck, et les membres de la commission de discipline du Pds n’a finalement pas eu lieu hier. Les raisons : l’ancien Premier ministre a boudé la réunion parce que l’accès à la permanence nationale du Pds a été interdite à ses gardes du corps. Arrivé à 11 heures 10 mn à hauteur de la permanence, Idrissa Seck, accompagné par de nombreux militants et sympathisants, s’est heurté à un cordon de sécurité des forces de l’ordre qui lui ont demandé de se séparer de la foule. Après quelques minutes de conciliabules, il accepta que ses militants l’attendent pour ne se retrouver qu’avec ses gardes du corps.

Devant les grilles de la permanence Omar Lamine Badji, l’ancien n°2 du Pds s’est tout d’abord adressé à la presse pour expliquer les raisons de sa présence devant la commission de discipline de son parti. A la suite, Idrissa Seck s’est vu opposer un refus catégorique de la sécurité de la permanence et des forces de l’ordre de laisser entrer plus de cinq gardes du corps. Le maire de Thiès n’a pas accepté cette décision jugée « arbitraire » et a préféré rebrousser chemin.

Activités fractionnistes
Dans sa déclaration, Idrissa Seck a martelé que personne ne peut l’exclure du Pds. Il a précisé être venu « répéter » à ses frères de parti membres de cette commission ce qu’il a déjà dit devant le Comité directeur à savoir que le président Wade ne peut pas briguer un troisième mandat au regard des dispositions constitutionnelles.  « C’est une invitation solennelle que j’adresse au président de la République pour respecter et faire respecter la loi et, en particulier, la Constitution dont il est le gardien », a soutenu le maire de Thiès. Il a rappelé que « c’est Me Abdoulaye Wade lui-même qui a introduit la limitation du nombre de mandat du président à deux. Et aucune réforme n’est venue remettre en cause cette disposition». En plus, Idrissa Seck souhaite savoir ce qu’on lui reproche dans sa démarche.  «J’ai entendu parler d’activités fractionnistes.
 
Mais, moi j’ai écris une lettre officielle au frère Secrétaire général national et je me suis rendu au comité malgré les menaces pour dire ce qu’était ma pensée », a-t-il avancé. Il a ajouté que « ce sont les militants du parti à travers tout le Sénégal qui se sont saisis de la question pour se prononcer pour la stabilité du pays comme pour celle de leur formation politique ». Et c’est dans ce cadre qu’il a accepté de débattre avec le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck. « Je ne cherche que des cadres de discussions démocratiques et libérales», a-t-il dit.

Cependant, Idrissa Seck a fait savoir que la commission de discipline n’a aucune existence légale au regard des textes du Pds dont il a visité toutes les archives. Dans la même lancée, il a qualifié d’illégale la demande du Comité directeur de sanctionner un militant. Selon lui, seules deux instances que sont le Secrétariat national et le Bureau politique peuvent prononcer une sanction contre un militant. Or, ces deux instances ne pourront être saisies que par le Secrétaire général national qui a dit récemment que tant qu’il est là Idrissa Seck ne sera ni sanctionné, ni exclu. L’ancien Premier ministre devait être assisté, pour sa défense, comme le prévoient les textes du Pds, par l’avocat, par ailleurs militant du Pds, Me Massokhna Kane.

Maké DANGNOKHO et M. S. DIAKHATE

 

 

La commission de discipline du Pds s’est réunie, hier, malgré l’absence d’Idrissa Seck. La commission avait été saisie par le Comité directeur, réuni le 10 décembre, pour se prononcer sur l’exclusion d’Idrissa Seck pour activités fractionnistes. Son président, Ablaye Faye, et les membres que sont Ousmane Masseck Ndiaye, Waré Sarr, Meissa Sall, Me Ablaye Diallo, Ndèye Khady Diop, Ndiawar Touré et Aliou Niang ont donc siégé pour statuer en l’absence du mis en cause.

Convoquée pour une première fois le 14 décembre, puis reportée pour des raisons d’absence du territoire national d’Idrissa Seck qui avait demandé par huissier que son audition soit reportée, la commission de discipline du Pds s’est réunie, hier, à la permanence du Pds.

Mais les membres de la commission ont du se réunir sans le principal mis en cause qui n’a pas voulu entrer dans la permanence sans l’ensemble de ses gardes du corps. Interrogé, Ablaye Faye a déclaré que « l’attitude d’Idrissa Seck constitue un motif de circonstance aggravant, étant donné qu’il n’a pas respecté les membres de la commission, préférant un show médiatique ».  Ablaye Faye s’étonne qu’Idrissa Seck, au moment où il dit ne pas reconnaitre la commission, lui envoie des réponses par voie d’huissier pour demander que soit reportée la date de son audition.

Le président de la commission reconnait que sa structure ne peut pas exclure un militant, mais peut faire des recommandations aux instances disciplinaires (le Secrétariat national ou le Bureau politique).

Pour ceux qui pensent que l’exclusion d’Idrissa Seck du Pds pourra impacter négativement sur les chances de réélection de Me Wade en 2012, le président de la commission de discipline rétorque : c’est méconnaitre son parti. « C’est un épiphénomène au regard de tout ce que le Pds a eu à traverser comme difficultés dans son histoire. Le parti a toujours su faire face à toutes sortes de soubresauts et en sort toujours grandi et renforcé », a laissé entendre Ablaye Faye.

Mbaye S. DIAKHATEon}

 

 

A quelques mois des élections présidentielles de 2012, le parti démocratique sénégalais (Pds) affûte ses armes dans le département de Saint-Louis. Ousmane Masseck Ndiaye, qui a invité tous les responsables, par-delà les différentes sensibilités, à l’union, a annoncé une grande offensive dont l’aboutissement est la réélection de Me Wade dès le premier tour.

Pour l’année 2011, le programme du secrétaire général de la fédération départementale du Pds est clair : mobiliser fortement le parti en vue de réélire dès le premier tour Me Abdoulaye Wade lors de la présidentielle de 2012. Ousmane Masseck Ndiaye l’a annoncé, samedi, lors d’une rencontre avec ses militants.

« A partir du mois de janvier, nous allons commencer sur le territoire communal et départemental à mobiliser le maximum de militants de Saint-Louis pour aller vers les élections et gagner largement », a indiqué Ousmane Masseck Ndiaye qui a rappelé que le Pds n’a pas perdu la représentativité, malgré la défaite des dernières locales.

« Il faut que tous, ensemble, on s’unisse pour créer les conditions pour se rapprocher de la base et aller vers les militants, parler avec les jeunes, les femmes, les anciens pour qu’ensemble nous puissions définir la stratégie qui va nous conduire vers la réélection du président de la République, Me Abdoulaye Wade », a-t-il souligné.

Par ailleurs, l’ancien maire a dénoncé un échec cinglant de l’équipe municipale actuelle, qui tarde à répondre aux attentes des populations qui lui ont fait confiance.

« Après un an de gestion, je pense que les Saint-Louisiennes et les Saint-Louisiens se sont rendus compte de la capacité de l’équipe sortante de changer le visage de la ville », a indiqué Ousmane Masseck Ndiaye, qui s’est reposé sur le fait que les nombreux chantiers dont Cheikh Bamba Dièye et son équipe ont hérité n’aient pratiquement pas bougé.

«La ville est bloquée parce que depuis lors rien ne bouge, alors que nous avons ouvert beaucoup des chantiers depuis trois ans », a expliqué l’ancien maire de la ville.

Samba Oumar FALL

 

 

 

 

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.