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Politique (3158)

C’est au quartier Keur Mame El Hadji Amadou Barro Ndiéguène que Macky Sall, président de l’Alliance pour la République, a tiré le bilan de son séjour à Thiès. Venu rencontrer ses militants rassemblés autour de Seynabou Ndiéguène, Macky Sall a salué la mobilisation à Keur Mame El Hadji et comme partout ailleurs où il a pu se rendre. Il a magnifié le travail colossal de proximité que sont en train d’effectuer les différents responsables de l’Apr/Yakaar dans l’unité et la solidarité. «Je les exhorte à poursuivre dans ce sens », a-t-il ajouté. Revenant sur son ancrage politique dans Benno, il a précisé que cela ne l’empêche pas de travailler comme s’il devait être candidat à la présidentielle en 2012. Tous les responsables de l’Apr qui se sont succédé au micro ont clairement affirmé qu’ils travaillent pour l’élection de Macky Sall. Un désir profond qui a été martelé plusieurs fois devant Souleymane Ndiaye Brin, coordonnateur de Benno Siggil Sénégal au meeting de Keur Mame El Hadji. C’est pourquoi il a invité les partisans de Macky Sall à s’assurer de leurs inscriptions sur les listes électorales après avoir récupéré leurs cartes d’identité, s’ils veulent porter Macky Sall à la tête du pays. Auparavant, Seynabou Ndiéguène a lancé un cri du cœur pour sauver le chemin de fer de la faillite si on ne veut pas rayer Thiès de la carte économique du Sénégal. D'ailleurs, Serigne Dame Ndiéguène a indiqué que la famille Ndiéguène n’est la chasse gardée de personne, pour ensuite inviter la jeunesse de Keur Mame El Hadji à appuyer Seynabou derrière Macky Sall.

Mbaye BA

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, effectue depuis le 14 juin et ce jusqu’au 17, une visite officielle en République d’Ukraine. Selon le communiqué, cette visite, qui entre dans le cadre de la diversité de notre partenariat et du renforcement de notre diplomatie économique, sera l’occasion pour le ministre de rencontrer les représentants des milieux d’affaires ukrainiens. Un accord de coopération sera signé entre les Chambres de commerce des deux pays. Au cours de son séjour, Me Madické Niang aura un entretien avec son homologue ukrainien Kostyantyn Gryshchenko sur les questions bilatérales qui porteront notamment sur l’énergie et l’agriculture et aussi des sujets d’actualité internationale, indique la note.

El. H. A. T.

Cheikh Tidiane Gadio est partant pour la course à l’élection présidentielle de 2012. Le président du Mouvement politique citoyen Luy Jot Jotna (Mpcl) a ainsi accepté la proposition de son investiture par la première convention de ce mouvement tenue le 11 juin 2011 à Thiès.

« J’accepte de porter cette candidature politique et citoyenne pour l’élection présidentielle de février 2012 », a répondu le Dr Cheikh Tidiane Gadio à ses militants et militantes.

Plus de 1.000 délégués massés au stadium Lat Dior, venus des différents départements du pays et de la diaspora, ont pris part à la réunion.

L’ancien ministre a saisi la première convention nationale de son mouvement pour lever un coin du voile. C’était en présence des leaders de l’opposition Amath Dansokho (Pit), Macky Sall (Apr), Hélène Tine (Afp) et différentes délégations représentant Idrissa Seck et Bara Tall.

Le Dr Jean-Louis Corréa, porte-parole du jour, a annoncé que «c’est à l’unanimité que la convention nationale a décidé de cette candidature de Cheikh Tidiane Gadio en vue d’une prise en charge efficace et citoyenne des défis que notre mouvement s’est fixé de résoudre les difficultés majeures qui assaillent les Sénégalais au quotidien ».

Cheikh Tidiane Gadio a tendu la main à Idrissa Seck, Macky Sall, entre autres leaders de l’opposition et surtout aux jeunes cadres à se mettre ensemble aux côtés des anciens pour qu’une aube nouvelle se lève au Sénégal en 2012.  Et d’ajouter : « je souhaite que le 1er tour de cette échéance soit une sorte de primaire à l’américaine et qu’au 2e tour l’union sacrée permette de barrer la route aux tenants du pouvoir actuel».

Pour le candidat, « renouveler le mandat de Wade en 2012 serait une façon de lui permettre de réaliser son projet de dévolution dynastique».

Il a déclaré qu’il dédie sa candidature « à des hautes personnalités qui ont marqué l’histoire et qui doivent être des références pour la jeunesse comme Marcus Garvey, le Ghanéen Nkrumah leader de l’unité africaine, El Hadji Moustapha Ngom de Ouagou Niayes, Babacar Sine, Pr Cheikh Anta Diop, le plus grand savant de l’Afrique, Kéba Mbaye, etc.

Il a saisi aussi l’occasion pour évoquer les récentes déclarations du ministre d’Etat, Karim Wade, sur sa personne et de dire : « je répondrais à cette interpellation le moment venu».

Entre autres décisions prises par les délégués de la convention nationale du Mpcl, la confirmation du Dr Gadio au poste de président du mouvement et de mettre en place un directoire national et un directoire de campagne en concertation avec tous les départements, en vue de faire face aux échéances de février 2012.

Mohamadou SAGNE

Dans un courrier adressé au président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, le député Iba Der Thiam suggère au gouvernement des solutions pour résoudre le problème de l’engorgement du Tribunal du Travail, qui pénalise les travailleurs.

Selon le député, le tribunal du Travail croule sous le poids de milliers de dossiers qui s’entassent, faute d’un personnel suffisant, en dépit des efforts louables, que le gouvernement a consentis, pour construire un nouveau Palais de Justice, doté des équipements adéquats et des recrutements significatifs de personnels, auxquels il a procédé, au cours des 11 dernières années.

Mais, le nombre de juges, comme d’ailleurs, celui des greffiers, secrétaires et personnels  d’appoint n’est pas encore suffisant, par rapport aux besoins, note le député.

Selon lui, le traitement des dossiers prend du temps, au détriment, évidemment, des travailleurs et ce, malgré la bonne volonté et le professionnalisme des personnels chargés de trancher les litiges, qui leur sont soumis.

« J’ai appris d’un avocat digne de confiance, qu’il n’est pas rare, qu’un dossier mette plus de 20 ans sans connaître d’issue. Bien qu’il s’agisse, là, assurément, d’une exception, elle n’en donne pas moins une idée sur l’ampleur du défi à relever, souligne Pr Thiam qui ajoute que cette situation, qui prouve la confiance que le monde du travail place dans notre justice, est un bon indicateur de performance, qu’il faut saluer.

Il demande au gouvernement d’examiner la possibilité d’organiser une concertation entre les magistrats, les greffiers, les inspecteurs du Travail, les organisations  syndicales et le patronat, à l’effet  de voir, s’il n’est pas possible, tout en poursuivant les efforts actuels, en termes de recrutement de personnels et de dotation en moyens logistiques de toute nature, de modifier le statut des inspecteurs du Travail, dans le but de leur confier le traitement de certaines affaires identifiées, d’un commun accord, pour dégrossir la charge de travail, quitte à permettre à tout plaignant insatisfait, de faire appel, si la solution trouvée n’était pas pour lui satisfaisante.

L’objectif visé, explique-t-il ; consiste, par ce moyen, d’obtenir que les conflits du travail soient rapidement traités, pour le plus grand bonheur des travailleurs, qui attendent, quelquefois, des années, dans le dénuement complet, avant de toucher les droits auxquels la législation du travail leur permet de prétendre.

El. H. A.THIAM

Un organe de gestion des élections unique, indépendant, fort et qui inspire confiance. C’est ce que souhaite le Pr Ismaïla Madior Fall. Il estime que cet organe est gage d’une élection apaisée, crédible et transparente. Il animait une conférence mardi dernier, organisée par l’Ecole du Ps à son siège de Colobane.

«Les modes de gestion des élections en Afrique : quelques enseignements pour le Sénégal». C’est le thème de la conférence animée par le Pr Ismaïla Madior Fall, enseignant à l’Ucad de Dakar. Dans sa communication, M. Fall a dégagé les facteurs favorisant des élections apaisées. Soutenant que les élections sont le premier facteur conflictogène dans le continent, il indique que le conflit intervient en amont et en aval du processus électoral. «Le plus souvent, les acteurs ne s’accordent pas sur les règles du jeu ou ils contestent les résultats», explique-t-il. Selon M. Fall, pour des élections apaisées, il faut un organe de gestion des élections unique, indépendant, fort et qui inspire confiance.

«Cet organe doit être indépendant vis-à-vis du pouvoir et des partis politiques comme on le voit au Ghana. Il doit être dirigé par des personnalités indépendantes», ajoute-t-il. Il estime que ce serait intéressant d’avoir un tel organe au Sénégal. Il précise du même coup que le Mali est en train de trouver un consensus pour un organe unique de gestion des élections.

La permanence de cet organe selon le constitutionnaliste est un gage d’efficacité et permet l’existence d’un corps de professionnels des élections comme dans certains domaines. «Cet organe facilite la transparence et la crédibilité d’une élection», souligne M. Fall. Il faut aussi pour des élections apaisées un mécanisme permanent de concertation entre les acteurs.

«Des pays comme le Ghana ont ce mécanisme de concertation. On ne doit pas attendre qu’il y ait des problèmes pour engager des concertations». Cependant, M. Fall précise que l’absence de cet organe ne signifie pas que le chaos va s’installer au Sénégal. «On peut être optimiste car on a une structure qui permet d’avoir des élections normales et transparentes dans notre pays. Car l’avantage est que les partis sont représentés à toutes les phases du processus», indique M. Fall. Il souhaite toutefois que le ministère de l’Intérieur soit dessaisi de l’organisation des élections. Il relève aussi que la présence de la photo sur les listes électorales et le bulletin unique sont adoptés dans beaucoup de pays de la sous-région. Selon lui, le bulletin unique facilite le vote et rend plus rapide le dépouillement avant de se demander pourquoi, on ne l’applique pas au Sénégal.

Ismaïla Madior Fall a aussi souligné que le règlement du contentieux électoral doit se faire par des organes crédibles.  «Cette conférence marque le démarrage du programme de formation 2011-2012 de l’Ecole du Ps», informe le Pr Gorgui Ciss, directeur de l’Ecole du parti. Il a sur la même lancée annoncé que chaque mois il y aura une activité qu’il appelle les « mardis socialistes ».

Aliou KANDE

A coté de la définition classique de la bonne gouvernance, il faut en Afrique avoir une perspective d’équité et de justice sociale. C’est la conviction de l’ambassadeur de l’Union africaine Emile Gnimba, qui s’exprimait jeudi à l’occasion de la cérémonie de clôture du groupe de discussions sur l’Etude d’appui à l’évaluation de la facilité de gouvernance de la Commission européenne et sa tranche incitative (2006-2011).

Selon l’ambassadeur Emile Gnimba, les discussions sur l’Etude d’appui à l’évaluation de la facilité de gouvernance de la Commission européenne et sa tranche incitative (2006-2011) constituent une bonne initiative mais elle gagnerait à tenir compte des réalités africaines et surtout de tenir compte des mécanismes, des instruments et des processus mis en place pour promouvoir la gouvernance. Il pense en particulier au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep).

Faisant référence aux mouvements « essentiellement d’ordre social » en Afrique septentrionale, il a estimé qu’il faudrait inscrire la bonne gouvernance dans une perspective d’équité et de justice sociale. D’après lui, la revendication d’ordre social est présentement d’une « importance majeure et prioritaire ».

A l’en croire, c’est dans cette perspective qu’il faut inscrire le concept de bonne gouvernance, à coté bien sûr des concepts qu’englobent la définition classique comme la démocratie, la tenue d’élections régulières et transparentes, etc. La bonne gouvernance, soutient-il, doit être au centre des préoccupations.

Par ailleurs, son excellence pense qu’il y a une prolifération d’initiatives qu’il faudrait harmoniser et rationaliser. Selon le représentant des partenaires techniques et financiers (Ptf), la gouvernance est une quête perpétuelle. Il s’est réjoui des discussions sur « Etude d’appui à l’évaluation de la facilité de gouvernance de la Commission européenne et sa tranche incitative (2006-2011) ».

Tout comme Maurice Engveleguele de l’Institut africain de gouvernance (Iag), le représentant du Maep « attend avec beaucoup d’intérêt les résultats de cette étude ». De son point de vue, c’est une façon pour le continent de parler d’une seule voix.

Ce groupe de discussion sur le thème susmentionné, tenu les 07 et 08 juin courant à Dakar, se déroule dans le cadre d’un programme de recherche politique avancée pour 2011 de l’Iag. L’initiative en matière de gouvernance (Gi) est appuyée par un mécanisme incitatif, la Tranche incitative gouvernance (Git), financée à hauteur de 2,7 milliards d’euros par le dixième Fonds européens de développement (Fed) au profit des pays Acp.

Outre le partage des résultats de l’étude documentaire, des études de terrain et du questionnaire, les objectifs du groupe de discussion sont de collecter des informations supplémentaires pour mieux soutenir l’appropriation des programmes de réforme de la gouvernance en Afrique ; assurer une articulation forte avec les processus régionaux et élaborer un mécanisme européen d’appui renforcé ; examiner les possibilités et les modalités d’articulations entre le futur instrument européen et le consensus de Tunis sur l’effectivité du développement.

Aly DIOUF

Pour disposer des 3 millions moustiquaires afin de couvrir les régions qui n’ont pas encore bénéficié de l’opération « un lit, une moustiquaire », le Sénégal a besoin de plus d’un milliard de F CFA. Le coordonnateur de Pnlp, Dr Pape Moussa Thior a indiqué que l’objectif du Sénégal est de faire en sorte que 80% des populations dorment sous les moustiquaires imprégnées.

Couvrir tous les lits et couchages des ménages en moustiquaires imprégnées pour au moins un taux de 80% d’utilisation au sein de la population générale. Tel est l’objectif fixé par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) et ses partenaires. C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé, à travers le Pnlp, a déclenché, depuis mai 2010, une distribution de moustiquaires imprégnées centrée sur les couchages dans les régions sud du pays avant que l’opération s’entende au centre (Diourbel et Fatick qui sont en phase de mise en œuvre après Kaolack et Kaffrine qui ont terminé depuis mars 2011).

 

Un besoin de 3 millions de moustiquaires

 

Les populations de Fatick et Diourbel recevront d’ici mi-juillet, 1500.000 moustiquaires imprégnées. En réunion de partage hier avec les partenaires de son programme,  le coordinateur du Pnlp, Dr Pape Moussa Thior a révélé que 8 régions sur les 14 sont couvertes en moustiquaires imprégnées. Selon lui, il était important de se réunir avec les partenaires pour faire le point et informer les populations sur leurs attentes et espoirs quant à cette  stratégie. Il a révélé que l’opération « un lit, une moustiquaire » a connu un succès dans 8 région sur les  10 concernées. Car, 99% des lits de ces localités ont été couverts.Malgré ce succès, le Plnp et ses partenaires ont besoin d’environ 3 millions de moustiquaires imprégnées pour couvrir le reste du pays dont Dakar qui constitue la plus grande, en termes de populations. Pour cela, le Dr Thior a invité les partenaires de mettre la main dans la poche car les coûts d’opération et l’achat des moustiquaires sont estimés plus d’un milliard F Cfa. « Nous avons déjà mobilisé une partie de ressources », a-t-il affirmé. Ce sont ces coûts qui permettront au Sénégal d’aller vers la couverture universelle des moustiquaires imprégnées.

Il a rappelé que l’objectif de cette couverture est d’atteindre 100% des couchages et des lits. Le deuxième objectif est d’amener 80% des populations qui disposent des moustiquaires à les utiliser la nuit pendant la nuit.

La représentante de l’Agence américaine de Développement pour le volet du programme de lutte contre le paludisme, Debbie Guèye, dont la structure a offert 2 millions de moustiquaires, a appelé les autres partenaires, surtout communautaires, à participer à la lutte contre le paludisme. Elle a révélé que le Pmi débourse, chaque année, entre 15 à 20 millions de dollars pour participer à la lutte contre cette maladie. La Directrice de Net Works, Joan W Schubert, a invité la population à utiliser les moustiquaires imprégnées qui constituent un élément efficace pour la prévention du paludisme.

Eugène KALY

Souhaïbou Kamougué Diatta, un responsable du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), a réaffirmé, jeudi à Dakar, sa volonté d’arriver à la paix dans le sud du Sénégal, en dépit de la confusion des rôles au sein de la rébellion casamançaise.

Se réclamant "leader légitime du maquis", M. Diatta a indiqué lors d’une conférence de presse que la paix dépendait des autorités sénégalaises. ‘’Il faut que l’Etat du Sénégal ouvre la porte aux deux pays voisins, que sont la Gambie et la Guinée-Bissau. L’Etat du Sénégal ne veut pas avoir un interlocuteur crédible pour entamer les négociations’’, a-t-il déploré. Selon lui, le temps de la paix est arrivé en Casamance, estimant que le conflit armé a "trop duré" avec des conséquences désastreuses.

‘’La reprise des hostilités est un malheureux événement. Le MFDC veut la paix, l’armée sénégalaise veut aussi la paix. Mais, il y a des personnes dans ce pays qui n’ont jamais souhaité la paix’’, a affirmé l’’ex-numéro 2 d’Atika (la branche armée du MFDC).

Pour Souhaïbou Kamougué Diatta, la seule personne qui peut offrir la paix en Casamance est le président Abdoulaye Wade au vu du rôle qu’il joue au plan international pour le règlement des conflits.

Dans une déclaration lue à la presse, intitulée "Ma part de vérité", M. Diatta a indiqué qu’il était entré dans le maquis à l’âge de 26 ans.

Il a rappelé qu’il a participé à plusieurs initiatives pour le retour de la paix, notamment les accords précédents de Cacheu (Guinée-Bissau) et de Banjul (Gambie).

En sa qualité d’ancien lieutenant du leader d’Atika, Sidy Badji, décédé, Kamougué Diatta a invité les combattants en activité à déposer les armes. ‘’Le combat peut et doit revêtir d’autres formes plus conformes aux besoins et aspirations des populations casamançaises qui nous ont dit qu’elles voulaient vivre dans la paix’’, a souligné l’ancien chef du front nord de la rébellion.

Se disant investi d’une mission de médiateur pour le retour de la paix en Casamance, l’ex-maquisard a précisé que l’avenir politique du MFDC dépendra de la volonté des Casamançais.

En avril dernier, le président sénégalais Abdoulaye Wade a réitéré son appel de fin d’année 2010, lancé aux éléments de la rébellion du MFDC, ‘’à rejoindre les chemins de la paix, de l’unité et de la concorde nationales’’.

Depuis novembre 2010, l’Armée sénégalaise a perdu une vingtaine d’éléments victimes dans le regain de violence dans le sud du pays, marqué par une série de braquages de civils et le harcèlement de cantonnements militaires.

La Casamance est secouée par une rébellion armée depuis décembre 1982, sous la direction de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, leader historique du MFDC, qui est décédé en février 2007.

La Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) a procédé hier à Dakar au lancement de ses activités. Occasion saisie par son président pour lancer un avertissement à l’opposition sénégalaise qui, selon lui, sera désormais pourchassée jusque dans ses derniers retranchements.

L’opposition aura désormais en face d’elle une puissante Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) qui a lancé ses activités.   Cette dernière, selon son président, est née de la volonté du secrétaire général national du Pds. «Sa création montre la volonté politique de Me Wade de réunir toutes les structures de cadres du parti. Ce qui nous permet d’avoir une grande force de frappe, de la visibilité pour l’intérêt de notre parti et de notre Secrétaire général », déclare Serigne Mboup. «Nous serons là pour porter le combat politique et apporter la réplique à l’opposition. Désormais, nous allons la pourchasser jusque dans ses derniers retranchements », lance le président de la Fncl. Il soutient que l’opposition sénégalaise n’à ni programme, ni arguments.

«Avec la Fncl, nous allons porter le bon message aux populations et leur faire comprendre que Me Wade est le meilleur candidat pour la présidentielle. Il est l’homme de la situation et de l’action. L’opposition n’est rien», martèle-t-il. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin concernant l’opposition, il souligne que celle-ci ne fait aucune proposition. «C’est une opposition tatillonne qui fait de l’invective. Elle est en phase de déconfiture totale. Son seul point commun, c’est le départ de Me Wade».

Parlant du découpage administratif, le leader des cadres libéraux déclare que c’est un acte majeur qui épouse les contours de l’aménagement du territoire. «Ce nouveau découpage permet de rapprocher davantage l’administration des administrés. Il est pertinent», fait-il remarquer. Il estime que les nouvelles collectivités locales issues de ce découpage pourront avoir plus d’infrastructures et de moyens pour le bien des populations. A ceux qui parlent de découpage sélectif, il dégage en touche et soutient que plus de la moitié des collectivités locales touchées sont dirigées par le Pds et ses alliés. Selon lui, il n’y a aucune visée politicienne dans ce découpage puisque les locales auront lieu en 2014.

 

Découpage administratif pertinent

 

Interpellé sur l’achat d’un terrain par le chef de l’Etat, Serigne Mboup de dire que celui-ci est un cadre supérieur qui a à son actif plus de 50 ans de vie professionnelle. « Rien ne l’empêche d’acquérir un bien. La transaction s’est faite dans la légalité. Il a les moyens pour acquérir des biens matériels », indique M. Mboup. Il a du même coup déclaré que beaucoup d’opposants habitent dans des quartiers huppés de la capitale sans pour autant pouvoir justifier la provenance de leurs biens. Il n’a pas manqué de demander aux candidats à la présidentielle de 2012 de faire la même chose que Me Wade avant l’Alternance en faisant l’inventaire de leurs biens. Interpellé sur le coût élevé de la vie, le leader des cadres libéraux de dire que la Goana a fait ses preuves et que maintenant on ne parle plus de vivres de soudure. Selon lui, les revendications des populations montrent l’étendue des réalisations de l’Alternance.

Présent à la rencontre, Doudou Wade, président du groupe parlementaire Libéral et démocratique à l’Assemblée nationale de se féliciter de la mise sur pied de cette fédération des cadres du Pds. «La naissance de la Fncl est une première bataille gagnée», déclare M. Wade qui soutient que la seule faiblesse du Pds, c’est de n’avoir pas fait l’unité lors des locales de 2009. Il prédit une dislocation du Ps à Guédiawaye suite aux divergences intervenues lors de l’élection du maire de cette ville.

Revenant sur les fonds politiques, il précise qu’ils sont issus d’une loi de Finances et qu’ils relèvent de la discrétion du chef de l’Etat.

La Fncl va se déployer prochainement à l’intérieur du pays avec l’installation de cellules départementales mais également à l’étranger.

Aliou KANDE

 

Le président Abdoulaye Wade a demandé hier au colonel Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir en s'adressant à lui depuis Benghazi, le fief des rebelles libyens, déclarant devant la presse : « Je te regarde dans les yeux (...) plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra ».

Le chef de l’Etat l'a également appelé à « déclarer un cessez-le-feu unilatéral. A l'Union africaine, je suis le seul qui peut lui parler, lui dire la vérité car je ne lui dois rien", a expliqué à la presse M. Wade, après avoir rencontré les responsables du Conseil national de transition (Cnt) à Benghazi, dont le président Moustapha Abdeljalil.

Puis, en le tutoyant, M. Wade, arrivé jeudi en fin de matinée à Benghazi, a dressé un long réquisitoire contre Kadhafi : « Tu es arrivé au pouvoir par un coup d'Etat il y a plus de 40 ans, tu n'as jamais fait d'élection, tu as prétendu parler au nom du peuple. Tout le monde sait que c'est une dictature que tu as établie ».

« Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts en faisant une déclaration unilatérale de cessez-le-feu (...). Dans l'intérêt du peuple libyen, il faut te retirer de la politique, ne pas rêver de revenir. Si tu veux bien, je t'aiderai à te retirer du pouvoir », lui a-t-il promis.

 

Victoire diplomatique

 

« Mais plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra », a-t-il poursuivi. « Il n'a pas construit une école au Sénégal, je suis un homme libre pour lui parler.Tu as commis beaucoup de choses horribles, même quand j'étais ici. J'ai vu à la télévision des jeunes pendus, pour que le peuple ait peur et obéisse. Tu as pris des décisions très graves, tu as fait exploser deux avions avec des femmes et des enfants, des innocents. Mais dans le monde des chefs d'Etat, il y a une sorte de loi d'omerta.

Je m'adresserai à la France, à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis pour leur demander d'arrêter les bombardements, mais seulement une fois que tu auras arrêté.

 

Un Forum pour préparer l’après-Kadhafi

 

M. Wade a d'autre part conseillé au Cnt d'organiser une « conférence nationale qui réunira civils, militaires, jeunes, femmes, imans", à l'image des conférences nationales africaines qui, dans les années 80 et 90 ont souvent été le prélude à des élections générales. "Ce sont des conseils, des suggestions que j'ai faits au Cnt : organisez une conférence nationale qui sera votre Assemblée nationale, qui peut élaborer une Constitution. Après, on peut organiser des élections ».

M. Wade a également proposé l'organisation « à Dakar ou dans une autre capitale africaine mais en Afrique d'un Forum très large pour préparer l'après-Kadhafi » qui réunirait « les Libyens, l'Union africaine, l'Union européenne, la Banque mondiale, la Ligue arabe et les Français, Américains, Britanniques qui vous aident, ainsi que des pays arabes ».

M. Wade est le premier chef d'Etat étranger à se rendre à Benghazi, "capitale" de la rébellion depuis le début de la révolte en mi-février en Libye. Cette visite représente une victoire diplomatique d'envergure pour les rebelles libyens et un coup dur pour le colonel Kadhafi, d'autant plus qu'il s'agit d'un président africain, un continent sur lequel le dirigeant libyen s'est beaucoup appuyé. De plus, M. Wade est actuellement président en exercice de l'Organisation de la conférence islamique (Oci). Le Sénégal avait reconnu fin mai le Cnt comme seul représentant légitime de la Libye, comme l'ont fait la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le Qatar, la Gambie, la Jordanie, Malte et l'Espagne. Le président Wade a ensuite effectué un bref passage sur la Place de la Révolution de Benghazi, avant de repartir pour Paris.

 

Au niveau des 15 commissions administratives chargées des inscriptions sur les listes électorales, seules 2.666 inscriptions ont été enregistrées dans la journée du 31 mai. Cette situation a été déplorée par le président de la Ceda, Elhadji Kanté, qui précise que les citoyens se font fortement désirer à moins de deux mois de la date-butoir, à savoir, le 31 juillet prochain.

Au niveau de leur Q.G. situé en plein cœur du quartier 10ème, le président Kanté nous a fait l’état des lieux. Selon lui, il a été enregistré 928 changements d’adresse, demandes de duplicata pour cartes perdues (146), modifications (180), changements de statut (militaires ou civils) 69, radiation (4).

D’une manière générale, cette situation n’est pas du tout satisfaisante, selon toujours notre interlocuteur qui illustre son propos en donnant les chiffres enregistrés entre le 3 janvier et le 14 mai au cours duquel il a été relevé 1.392 inscriptions et une forte présence entre le 16 et le 31 mai, soit 136.  Idem pour le retrait des cartes d’identité dont 58.095 sont toujours en souffrance au niveau des deux commissariats de Police et des commissions. Entre le 4 et 31 mai, seules 521 cartes ont été retirées. A en croire le président Kanté, les agents chargés de la distribution ont pris toutes les dispositions idoines pour accueillir les personnes venues chercher leur carte. Malheureusement, dit-il, l’opération se déroule au compte-gouttes.

La Communauté rurale de Fandène s’illustre par le faible taux d’inscription sur les listes électorales avec un nombre estimé à 23 personnes en cinq mois (31 mai).

« Nous exhortons les responsables de parti à poursuivre d’avantage l’information et la sensibilisation au niveau de leurs militants afin qu’ils s’inscrivent en masse au niveau des commissions », laisse entendre Elhadji Kanté. Lequel rappelle que depuis que la ville de Thiès a été découpée en mairies d’arrondissement, les choses ont également changé en 2006. C’est dire que les cartes d’électeur de 2006 ne sont plus valables, d’où la nécessité de les changer.

Abdourahmane Sarr GONZALES

Le Bureau international du travail (Bit) et le ministre d’Etat, ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie ont invité hier les députés, les sénateurs ainsi que les conseillers économiques et sociaux à s’approprier la sensibilisation pour un égal accès des femmes et des hommes à un travail décent. C’était lors d’un atelier qui a réuni plusieurs acteurs du monde du travail.

Le ministre d’Etat, ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie, Mme Awa Ndiaye, a invité hier les députés, les sénateurs, les conseillers économiques et sociaux à s’approprier la lutte pour un égal accès des femmes et des hommes à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.

Le ministre d’Etat suggère également aux élus de participer à la sensibilisation pour l’accès de la gent féminine à des emplois décents.

Mme Awa Ndiaye présidait un atelier d’échanges avec les élus et élues de la République du Sénégal sur : « Les questions d’égalité entre les hommes et les femmes au cœur du travail décent » organisé par son département en collaboration avec le Bureau international du travail (Bit).

« En tant qu’élus du peuple, il vous échoit le rôle combien éminent, de voter des Lois épurées de toutes les discriminations, de veiller à l’harmonisation des textes juridiques ainsi qu’à leur application dans une perspective de respect de l’égalité de Genre.  L’ampleur et la diversité de nos fonctions pour contribuer au développement de la nation toute entière, requièrent des connaissances spécifiques pour veiller à l’équité et à l’égalité de Genre », a dit le ministre d’Etat.

Mme Awa Ndiaye a souligné que malgré les efforts relatifs à l’interdiction de la discrimination fondée sur le sexe, les femmes sont toujours défavorisées par rapport aux hommes, qui ont davantage de débouchés et jouissent d’un meilleur traitement dans tous les domaines de la vie économique. Pourtant, a-t-elle précisé, beaucoup de conventions ont été signées pour l’amélioration de la situation des femmes dans le monde du travail.  Parmi celles-ci, le ministre d’Etat rappelle la convention n°156 sur les travailleurs ayant des responsabilités familiales de 1981 qui vise les problématiques des travailleurs ayant des enfants et autres membres de la famille nécessitant des soins ou du soutien. Le ministre du Genre cite également la convention 183 sur la protection de la maternité de 2000 qui couvre le congé de maternité, les prestations et les questions de protection de l’emploi et de non-discrimination y afférentes.

 

Décentralisation des initiatives

 

Députés, sénateurs et conseillers économiques et sociaux se sont réjouis de la tenue de l’atelier. Amadou Kane du Conseil économique et social a admis qu’il y a un problème d’appropriation des conventions signées en faveur de l’amélioration des conditions de travail des femmes. Selon lui, cela est dû au fait que les acteurs ont voulu régler les problèmes entre les décideurs politiques. C’est pourquoi M. Kane a plaidé une décentralisation des initiatives pour mieux sensibiliser les femmes et les hommes sur l’importance de l’égalité entre les sexes dans le monde du travail.

Mme Anta Niang Touré, conseillère économique a, pour sa part, dénoncé les discriminations contre les femmes dans les entreprises. Elle a demandé la mise en œuvre de mécanismes pour améliorer le quotidien des femmes et un bon suivi des conventions signées par le Sénégal.

Le directeur adjoint de l’Oit, Dramane Haidara a, de son côté, indiqué que pour garantir que la lutte contre les disparités et les discriminations entre hommes et femmes se fera sans relâche, le Bit s’assure que la politique d’intégration de l’égalité entre hommes et femmes de l’Oit est appliquée dans toutes les stratégies politiques et actions de l’organisation au plan régional. Pour ce faire, a-t-il poursuivi, « le Bit œuvre à l’intégration des questions d’égalité dans les quatre objectifs stratégiques de l’agenda du travail qui sont la promotion des normes et principes et droits fondamentaux au travail, l’accroissement des possibilités pour les hommes et pour les femmes d’obtenir un emploi et des revenus décents, l’accroissement de l’étendue et de l’efficacité de la protection sociale et le renforcement du dialogue social.

Babacar DIONE

Un nouveau pas a été franchi hier avec l’adjudication du premier appel d’offres concernant l’approvisionnement en combustibles de la Senelec. L’annonce a été faite hier par Serigne Mboup, président du conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar), président de la Fédération nationale des Cadres libéraux.

«Les premiers effets du Plan Takkal commencent à arriver. Pour le financement, tout est mis en œuvre jusqu’en 2014. Tous les financements ont été sécurisés », indique Serigne Mboup, invité hier de la rédaction du «Soleil». «L’approvisionnement en  combustible a été confié à la  Sar dans le cadre du Plan Takkal. Elle a lancé les appels d’offres pour la fourniture du combustible. Je viens du dépouillement pour cet appel d’offres pour la consommation des trois prochains mois pour le combustible de la Senelec. L’appel d’offres vient d’être adjugé», indique M. Mboup, président du conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar). «Chaque compagnie est venue avec ses offres », a-t-il dit. «Par  cet appel d’offres, nous venons de faire économiser au Sénégal plusieurs millions de dollars  avec l’applaudissement de tous les traders qui ont participé. Chacun est venu avec son offre sur la table. C’est quelque chose de très important », a ajouté M. Mboup par ailleurs président de la Fédération nationale des cadres libéraux. Il soutient que désormais le rationnement est terminé. «Si auparavant on économisait un dollar, maintenant ce sont trois dollars qui seront économisés », note-t-il avec satisfaction. Il a du même coup révélé que les capacités de production de la Sar seront multipliées par trois prochainement. «Les capacités seront portées à trois avec notre partenaire, le groupe  Bin Laden. Un investissement de 1,3 milliards de dollars sera fait », précise le Pca de la Sar. «Lors de notre conseil d’administration d’avril, le projet nous a été présenté. Nous allons l’adopter de façon définitive très rapidement. Notre ambition en restructurant le type de brut qu’on traite, est de le mélanger avec d’autres produits. Ce qui nous permettra de  faire l’autosuffisance pour la Senelec en produit. C’est une autre facette du Plan Takkal», indique Serigne Mboup.

Le plan Takkal est une initiative gouvernementale visant à résoudre la crise énergétique structurelle qui frappe l’économie sénégalaise. Mené sous les auspices du ministre d’Etat Karim Wade, il vise à mettre un terme, à l'horizon 2014, à la crise énergétique qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Ce plan devant restructurer ce secteur doit mobiliser quelque 650 milliards FCFA.

Le programme entend mettre l'accent sur l'investissement et la réhabilitation du matériel technique, la sécurisation du combustible et du partenariat, le renforcement de la production, la vulgarisation de lampes à basse consommation ainsi que un nouveau système de tarification.

Aliou KANDE

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a annoncé hier à Ziguinchor un nouveau statut des chefs de village qui va revaloriser complètement leur fonction. Il a évoqué également une possibilité de leur accorder une indemnité pour qu’ils puissent mieux faire face à leurs nombreuses charges.

Selon le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, le nouveau statut des chefs de village va revaloriser complètement la fonction de ces derniers, les doter également de moyens matériels qui leur permettront d’être plus mobiles, de communiquer entre eux mais aussi, avec l’administration territoriale.

« Et ensuite, nous verrons avec le président de la République la possibilité de leur accorder une indemnité qui leur permettra de mieux faire face à leurs nombreuses charges. Les modalités, le taux et la fréquence de ces indemnités seront définis au niveau du gouvernement, lorsque le président de la République aura approuvé cette proposition », a précisé Me Ousmane Ngom.

Dans le cadre de ce nouveau statut, des signes distinctifs sont aussi prévus pour les chefs de village, avec des insignes qui pourront leur être données, ainsi que des diplômes et  une carte professionnelle. De même que des symboles de l’Etat que l’on pourra trouver chez le chef de village. Par exemple, le drapeau de l’Etat du Sénégal doit flotter au-dessus de sa résidence comme chez le sous-préfet, le préfet ou le gouverneur.

Par ailleurs, Me Ousmane Ngom a promis de transmettre au chef de l’Etat, les attentes et espoirs des chefs de village de la Casamance naturelle pour que désormais, ces relais de l’Etat puissent jouer pleinement leur rôle.

« Parce que leur fonction aura été revalorisée et un nouveau statut leur sera dédié », a-t-il fait remarquer. Pour lui, les chefs de village sont le prolongement de l’administration, auprès des populations.

Ce sont des relais extrêmement importants pour l’administration et pour l’Etat. Au-delà de l’administration territoriale, ce sont eux qui sont directement en relation quotidienne avec les populations et qui peuvent transmettre, auprès des autorités de l’Etat, leurs préoccupations et leurs besoins. C’est également grâce à eux que le message du chef de l’Etat, du Premier ministre, du gouvernement et de toute l’administration, peut arriver jusqu’aux populations, sans altération.

« C’est pourquoi, nous avons entrepris d’engager ces échanges avec eux pour d’une part, travailler sur un projet de statut de chef de village. Et d’autre part voir, voir comment cette fonction peut être revalorisée », a souligné Me Ousmane Ngom qui a entamé hier par Ziguinchor une série de visites qui le conduiront dans les régions pour rencontrer l’administration territoriale et les représentants des populations que sont les chefs de village, afin de leur transmettre le message du chef de l’Etat et de recueillir directement auprès d’eux, les préoccupations, ainsi que les besoins des populations, en vue de leur apporter, « de la façon la plus rapide » et « judicieuse », des solutions.

Les quelques 170 chefs de village de la région méridionale, qui ont fait le déplacement hier à Ziguinchor, sont repartis, gonflés à bloc pour accomplir leurs missions.

Moussa SADIO

«Dans certaines circonscriptions administratives, notamment dans le département de Mbirkelane, on a créé des commissions de distribution des semences. Mais au sein desdites commissions, certains représentants de l’Etat conditionneraient l’obtention des semences à tout paysan demandeur, au paiement des impôts, ce qui n’a rien à voir, puisqu’il s’agit de deux problèmes totalement différents », déplore le Pr Iba Der Thiam dans une lettre au président de l’Assemblée nationale rendue publique hier à Dakar.

« Cette vieille pratique, qui existait à l’époque coloniale, a, décidément, la vie dure, puisque 50 années après notre indépendance, certaines autorités administratives continuent d’y recourir », rappelle le Pr Thiam, vice-président de l’Assemblée nationale. Le député estime que « la pratique discriminatoire, qui frappe les demandeurs de semences, qui ne sont pas à jour dans le paiement de leurs impôts, en empêchant des paysans motivés de participer à la Goana, risque de briser l’élan déjà enclenché, ce qui va à l’encontre de la volonté déclarée du chef de l’Etat.» A ses yeux, «elle constitue, sous cet éclairage, une mesure anti-économique, une injustice et une discrimination pouvant avoir des conséquences néfastes.»

C’est pourquoi, il demande au gouvernement de venir expliquer à la représentation parlementaire, les raisons pour lesquelles, certaines autorités du département de Mbirkelane outrepasseraient leurs prérogatives. En outre, il demande au président Mamadou Seck « si cette situation est propre à Mbirkelane, seulement ». Dans la négative, quelles sont les autres circonscriptions administratives, où une pareille mesure a été appliquée ?

Il a conclu sa missive en demandant à ce que les personnes discriminées soient rétablies dans leurs droits, le plus rapidement possible, « sans que les mesures arrêtées ne soient, en aucun cas, considérées comme un encouragement à ne pas payer l’impôt, qui alimente le budget et permet à toute la population, de bénéficier des services sociaux, des équipements, des infrastructures, de la sécurité et de la paix.

Samboudian KAMARA

Serigne Mamoune Niasse s’est gardé d’émettre un jugement hâtif sur le nouveau découpage administratif opéré à Sangalkam et dans d’autres localités du pays.

Sur cette question, il s'est prononcé ce samedi à Guinaw-Rails au cours d’une réunion où il était question de la construction d’une mosquée pour laquelle le premier serviteur du Rassemblement du peuple (Rp) a remis un million de FCfa à l’association en charge de la construction de ce temple religieux.

"Nous ne sommes pas pour l'instant en mesure de dire si oui ou non les réelles motivations du gouvernement sénégalais par rapport aux nouveaux découpages administratifs sont fondées ou pas».

C'est pourquoi, il attend d'y voir plus clair pour se prononcer de manière péremptoire. Dans tous les cas, lui et ses militants se désolent du drame qui est survenu.

De l'avis de Serigne Mamoune Niasse, si les découpages sont motivés par des calculs politiciens dans un dessein de récupération des localités que la Coalition Sopi a perdues lors des locales, cela relèverait de l'injustice et personne ne les cautionnera.

Par contre, si c'est dans une logique de bien faire et dans l'intérêt exclusif du pays, il pense que le pouvoir n’a pas totalement tort de redécouper mais, à la condition d'éviter de porter préjudice à qui que ce soit.

Le premier serviteur du Rp a invité tous les Sénégalais à œuvrer dans le sens d'un apaisement social et à faire en sorte que le drame de Sangalkam ne se reproduise plus.

Pour ce qui est de l'Alliance sopi pour toujours (Ast), il a affirmé que même si son parti est dans la mouvance présidentielle, aucun de ses membres n'est coopté dans cette structure encore moins se faire attribuer un poste de  responsabilité dans le pays. Le leader du Rp rappelle que le pays est dans un virage crucial avec l’élection présidentielle.  "J'invite tous les Sénégalais à faire preuve de calme parce que Dieu a déjà désigné à notre insu le candidat qui va gagner".  Interpellé sur le bruit provoqué autour de la maison nouvellement acquise par le Chef de l'Etat, il a répondu que tout dépend de si cet argent appartient à Me Wade ou pas. Si c'est le premier cas, il n'y voit aucun inconvénient. Par contre si c’est le second, il précise qu’avec l’argent du contribuable sénégalais, personne n’a le droit d’acheter une maison personnelle.

Abdou DIOP

La salle du Cdeps de Mbour a refusé du monde lors de l’Assemblée générale des femmes libérales venues de Joal-Fadiouth, Sindia, Kignabour et Mbour. Thérèse Coumba Diop, ministre de l’Action sociale, a été proposée pour diriger le département.

Les militants du Parti démocratique sénégalais (Pds) membres de la « Convergence des Wadistes » pour la reconquête du département ne sont pas passées par mille chemins pour déclarer haut et fort qu’elles sont unies derrière Thérèse Coumba Diop, responsable politique à Joal, ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Un choix pour les femmes libérales qui n’est pas gratuit puisque, selon elles, Thérèse Coumba Diop mène un travail de Titan à la base où elle est toujours présente.  « Elle travaille pour la massification et pour l’animation du Pds », ont reconnu ses sœurs libérales qui la proposent pour être à la tête des femmes du département après s’être illustrée par son engagement derrière Me Abdoulaye Wade en 2011. Elle a compris de l’avis des femmes que la politique, c’est la base, la rencontre avec les militants mais aussi et surtout une préoccupation majeure d’apporter une réponse à leurs préoccupations, ce à quoi s’est toujours attelée Thérèse Coumba Diop.           

Amath Sigui NDIAYE

Des tractations souterraines sont en cours à Guédiawaye pour préparer la succession du défunt maire, Chérif Macky Sall.  C’est la veillée d’armes en attendant le jour « J », demain mercredi.

Cependant, des candidatures sont en train d'être peaufinées de part et d’autre de manière officieuse en perspective de la prochaine élection prévue dans un mois. Dans la plus grande discrétion, les tractations souterraines sont en cours au niveau des différentes formations politiques d’abord avant de porter les intentions, selon la coalition à laquelle on appartient. Aujourd'hui, la question qui se pose n'est pas de savoir s'il y aura quelqu'un qui a le profil du poste. La question qui vaille d'être posée est la suivante : "faut-il privilégier le Parti socialiste au sein de Benno en cherchant à prioriser un nouveau consensus autour d'un conseiller municipal socialiste pour succéder à son défunt camarade de parti ?"

Alboury Bouna Ndiaye, qui est le 1er adjoint au maire de Sam Notaire, préfère se limiter à affirmer que c’est dans le cadre de la mouvance Benno que le successeur de Macky Sall sera élu. Une haute responsable socialiste de Guédiawaye que nous avons interrogée va plus loin en affirmant qu’un nouveau maire issu d’une formation autre que le Ps relèverait de l’irrationalité. Elle fonde cet argument sur le fait que dans la répartition des responsabilités à la suite de la victoire de Benno, l’Afp, à travers El Hadj Malick Gackou, gère le Conseil régional de Dakar et Pikine est dirigée par Pape Sagna Mbaye.

Pour sa part, un autre responsable de l’Afp souligne que cet argument ne tient pas la route et que la tâche à laquelle Benno doit s’atteler consiste à identifier celui qui a le meilleur profil pour satisfaire les besoins des populations.

Après avoir précisé que l’Afp est occupée à pleurer le défunt maire, Babacar Mbaye Ngaraf pense lui aussi que le meilleur profil doit être le critère fondamental au sein de Benno. Et quid d’une éventuelle candidature de la coalition Sopi ? Les avis sont partagés entre responsables locaux.

"Nous n'avons que 17 conseillers, je me demande par quelle alchimie la Coalition Sopi peut revenir aux commandes ?", s'interroge un ex-maire libéral. Ce même responsable politique considère qu'à moins d'une année de la présidentielle, «la mauvaise gestion de la ville de Guédiawaye» sera un atout que la Coalition Sopi doit capitaliser pour reconquérir l'électorat.

Prenant le contre-pied de ce responsable, un parlementaire libéral de Guédiawaye déclare : « bien qu'une position officielle n'ait pas encore été prise, je ne vois aucun inconvénient à ce que la Coalition Sopi ait un candidat».

A l’en croire, les 17 conseillers de la Coalition Sopi sur le nombre total de 76 que compte le conseil municipal ne constituent pas un handicap.

Abdou DIOP

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, a magnifié, samedi, les actions de l’Ong Lion’s Club en faveur des couches démunies. Il a estimé que cette organisation accompagne les efforts de l’Etat dans la lutte contre la pauvreté.

«Il y a beaucoup de bonnes actions qui sont menées. Nous avons une convergence dans la démarche dans la vision », a souligné le porte-parole du gouvernement, qui présidait la cérémonie marquant les 30 ans du Lion’s Club « Gaal-gi » et l’installation d’un nouveau club dénommé « Gaïndé ».

Au-delà du soutien apporté « la stratégie du chef de l’Etat dans sa lutte pour la réduction de la pauvreté au Sénégal, le ministre a également mis en exergue les actions de l’organisation dans les différentes localités du Sénégal dans le domaine de la Santé et de l’Education.

Le président du Club « Gaal-gi » s’est réjoui de la présence des autorités à ce 30ème anniversaire. Kissinger Derping a également félicité les jeunes de sa structure qui, selon lui, ont apporté leur soutien aux couches défavorisées dans les domaines de la Santé, de l’Education, de l’Environnement, etc.

Le Gouverneur du District 403 A, Jean Adémirane, pour l’année 2007-2008, a, pour sa part, souligné que l’Ong va continuer à accompagner les efforts du gouvernement du Sénégal.

D’après lui, c’est dans ce cadre qu’un projet de construction d’un centre des grands brûlés a été mis en place. Selon lui, un comité a été mis en place pour la réalisation du centre.

«Nous sommes dans la phase d’élaboration du projet avec les architectes. Un terrain a été déjà identifié à Fann », a dit Jean Adémirane.

Babacar DIONE

Deux semaines après le grand rassemblement qu’elle a réussi à Koungheul dans le cadre des objectifs fixés pour massifier le Parti démocratique sénégalais dans un Bambouck de plus en plus convoité par l’opposition, Socé Diop a remis ça ce week-end en parcourant une partie de la commune où elle a recruté des militants de la Ld et de l’Apr.

L’inspecteur général des Bâtiments, par ailleurs responsable libérale, à la tête d’une forte délégation, a commencé sa tournée par le quartier Peulga de Koungheul où elle a été reçue par d’ex-militants de la Ld qui, convaincus par le programme politique et social de Socé Diop, ont délibérément pris la résolution d’intégrer le Pds.

Pour leurs responsables, Idiatou Diallo, Aissatou Diallo et le délégué du quartier, les fausses promesses et l’absence de leurs anciens responsables sur le terrain politique, ajouté à l’espoir qu’il porte à la responsable libérale, ont été les raisons qui ont guidé leur choix.  « Nous avions toujours rêvé de nous ranger derrière Souleymane Ndéné Ndiaye et travailler pour la réélection du président Wade, mais il nous manquait de rencontrer un leader local en qui nous avons confiance», disent-ils, ajoutant qu’avec l’arrivée de Socé Diop, «c’est aujourd’hui chose faite ».

Cependant, les néolibéraux de Peulga ont posé des doléances, pour la plupart liées à un accès à l’eau et à l’électricité, mais surtout à leur intégration, dans la communauté, puisque se sentant exclus. Deuxième étape de la tournée de Mme Socé Diop, le quartier Mali où la responsable libérale a débauché beaucoup de jeunes filles et garçons militants de l’Apr de Macky Sall. Une assistance assez nombreuse qui a fait le serment d’élire Me Wade au 1er tour en 2012, justifiant leur décision par l’engagement de Mme Diop, mais surtout celui de Souleymane Ndéné Ndiaye et le bilan de l’Alternance.

Après ces deux quartier, Mme Socé Diop a clôturé par le quartier de Diamaguène où elle a rencontré des libéraux qui, se disant avoir été frustrés lors des élections locales et qui avaient fait un vote sanction, ont finalement réintégré les rangs, abandonnant du coup leur projet de récidiver.

En effet, pour Socé Danfakha et Aïda Camara, la décision a été arrêtée de revenir dans la maison du père, pour, derrière Socé Diop, soutenir Souleymane Ndéné Ndiaye pour une réélection sans ambages d’Abdoulaye Wade.

A noter cependant que des doléances ont été posées par les intervenants qui ont insisté sur l’accès des femmes au crédit.

Dans sa réponse, Socé Diop a mis l’accent sur l’engagement du Premier ministre et celui du président de la République à soutenir les femmes et les jeunes, mais surtout l’espoir que suscite l’arrivée d’Aïda Mbodj connue pour son pragmatisme et son sens du devoir.

«Avec elle, dira-t-elle, enfin, les problèmes que vous avez posés vont être résolus ».

Mamadou CISSE

Le Sénégal a été fêté le vendredi 3 juin à 11 heures dans la salle 9 du mythique Palais des Nations unies de Genève.  En effet, un de ses fils, Cheikh Amar, Pdg de Holding Amar recevait le prix « Afrique développement durable » mis en compétition par le Centre indépendant de recherche et d’initiatives pour le dialogue (Cirid), un organe consultatif des Nations unies.

C’était en présence de Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Sy, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mme Ngoné Ndoye, ministre des Sénégalais de l’Extérieur et Fodé Seck, ambassadeur du Sénégal en Suisse.

Représentant de l’institution en Afrique de l’Ouest et du Centre, Malick Mbaye est revenu sur les péripéties de cette cérémonie rappelant que ce prix s’adressait aux personnalités du secteur privé africain dont les actions ont une incidence positive et durable sur la vie de leurs concitoyens.

Déo Hakizima, président-fondateur du Cirid, a dit que, si son institution a décidé d’attribuer, pour la première fois, le prix Afrique développement durable à Cheikh Amar, c’est parce qu’il incarne le renouveau par son esprit visionnaire.  Après avoir reçu son prix, Cheikh Amar a appelé les Africains de la diaspora à penser à leur retour au pays et à travailler la terre. Il a rendu un vibrant hommage à Serigne Saliou Mbacké et a remercié vivement le chef de l’Etat son soutien sans faille.

Me Madické Niang, a salué les qualités humaines et managériales de M. Amar qui a démontré que l’Afrique ne se résume pas à une terre déchirée par des guerres et une famine, comme le font croire certains esprits afro-pessimistes.

El. H. A. THIAM

Le Mouvement national des femmes centristes de l’Alliance sacrée pour la cause nationale (Ascan) a organisé une conférence sur le thème « Parité et politiques de développement : enjeux et perspectives », animée par le Pr Fatou Sow Sarr, chercheur à l’Ifan pour qui le concept parité n’est pas scientifique mais politique.

Profitant de la rencontre, Abdoul Khadre Ndiaye, Secrétaire général du parti Ascan, a remercié la conférencière, la marraine Mme Awa Diop, 2ème Questeur, les femmes de l’Alliance Sopi pour toujours (Ast), « Carrefour Wade » de Serigne Mbacké Ndiaye et tous ceux qui ont milité pour la tenue de cette rencontre qui survient après le dernier congrès.

Selon la présidente Mme Maty Lô Ndiaye, les Sénégalais doivent aller ensemble pour que la parité ne soit pas un slogan mais quelle soit vécue comme processus de transformation économique, de conquête progressive de la société.

Selon la conférencière, c’est le 28 mars 2010 que la loi instituant la parité dans les instances de décision a été votée. La représentante de Mme Awa Diop a rappelé que Fatou Sow Sarr de Caucus, un mouvement né après la création de la loi, avait convoqué toutes les femmes leaders toutes disposées à célébrer cette décision.

Selon Fatou Sarr Sow, des pays comme le Rwanda, le Burundi et l’Afrique du Sud ont beaucoup fait pour la femme, contrairement au Sénégal ou la société est hiérarchisée.  Le concept sur la question de la démocratie ne peut être complet si il n’y a pas de parité, disait une femme de l’Ue qui a fini par adopter la démarche, a dit Mme Sow. Elle a indiqué qu’il y a des partis qui ont parfois plus de femmes que d’hommes mais qu’il y a des préalables pour arriver à la parité, citant le cas du métier de pilote où on note l’absence des femmes.

« On a tenté de tourner en déraison le débat sur la parité mais il faut reconnaître que le président Wade a bien réfléchi en créant la loi. Il s’est battu à l’Union africaine en 2004 pour y arriver », a encore souligné Mme Sow qui a salué le mérite du chef de l’Etat accroché à l’époque par l’Ong Femmes Solidarité Africa.

Plusieurs interventions et des diapositives à l’appui ont suivi ce débat des femmes de Ascan sur la parité.

El Hadji Abdoulaye THIAM

Le Bureau politique du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds), au cours de sa réunion hebdomadaire, a échangé sur l’actualité nationale, particulièrement sur le drame qui affecte les populations de la Communauté rurale de Sangalkam, consécutivement à la mort du jeune Malick Ba. Les camarades de Mame Mactar Guèye ont dit non à l’exploitation politicienne face au drame de Sangalkam.

A propos de l’homicide de Malick Ba à Sangalkam, le communiqué du Rds indique qu’il est évident que le projet de recoupage administratif, mis en œuvre par l’Etat du Sénégal, s’inscrit dans le prolongement de la Loi sur la Décentralisation, initiée en 1996, par le défunt régime. Il rappelle que dans tous les Etats modernes, des réajustements territoriaux sont épisodiquement opérés pour toujours mieux rapprocher les administrés des centres de décision.

La fronde des populations de Sangalkam aurait pu être évitée, si la décision d’ériger leur Communauté rurale en commune avait fait l’objet d’une large concertation, qui aurait certainement tenu compte des préoccupations de tous les segments sociaux, souligne le Rds qui déplore que l’affrontement entre les forces de sécurité et les populations se soit soldé par mort d’homme. Il invite la classe politique, toutes obédiences confondues, à se garder de politiser ce drame poignant, qui affecte tous les Sénégalais.

Il invite en sus une enquête administrative interne de la Gendarmerie, une enquête indépendante pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette tragédie.

S’agissant des mesures pré-hivernales, deux mois après avoir tiré la sonnette d’alarme, le Bp du Rds reste préoccupé par la situation des populations de la banlieue.

Ces dangereux bassins, qui avaient été l’année dernière le théâtre de malheureux accidents mortels, viennent de faire, mercredi dernier, le 1er juin, à Wakhinane-Nimzatt, leur première victime, une fillette d’à peine 15 ans, rappelle la note.

Après l’échec d’une société privée qui avait en charge la construction de 3.500 logements préfabriqués, à Tivaouane-Peulh, pour reloger les sinistrés, le Rds a déclaré qu’il y a lieu d’entamer l’emménagement des sites traditionnels de recasement provisoires, que sont le Camp militaire de Thiaroye et le Centre de transmission de Yeumbeul.

El. H. A.THIAM

En marge de la rencontre avec les militants et sympathisants libéraux de la nouvelle communauté rurale de Sangalkam, le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, Aliou Sow, a fustigé les réformes voulues par la coalition Benno Siggil Senegaal.

Le ministre a fait savoir qu’il « n’a pas de leçons à recevoir la coalition Benno Siggil Senegaal » pour la simple raison que « L’opposition est mauvaise conseillère du pouvoir. Elle n’a aucune faculté pour noter et donner des bons ou mauvais points au gouvernement ». Le ministre de marteler, « Quelle leçon ai-je à prendre d’hommes et de femmes », surtout venant de gens « assoiffés de pouvoir se permettent de proposer aux Sénégalais une candidature de transition sur le dos de la Constitution ». A l’en croire, une telle proposition est mal venue et inopportune du fait que « la Constitution actuelle prévoie l’élection présidentielle pour un mandat de 7 ans ». Mais le plus regrettable, note le ministre, c’est de constater que des « hommes et des femmes au nom de deals égoïstes se permettent de dire qu’ils vont signer de petits papiers, qu’ils vont respecter après les élections au mépris de la Constitution ».

Le ministre se dit persuadé que « c’est la preuve qu’ils sont capables de petits arrangements sur nos lois et règlements ». Son sentiment, ajoute-il, est « qu’un président élu à l’issue des élections de 2012 prêtera serment en s’engageant de respecter la Constitution et de la faire remettre au dessus de la Constitution un petit papier élaboré par de petits partis ou de coalitions de partis ». Aliou Sow a lancé un appel pour que les  « Sénégalais prennent en compte cette dimension dangereuse de ceux qui aspirent  à diriger le pays ». Et renchérit le ministre, « respecter la Constitution  passe par ne pas accepter de mettre tout au dessus de la Constitution ».

Yathé N NDOYE

En marge de la rencontre avec la communauté sénégalaise de France, le porte-parole du président Wade, Serigne Mbacké Ndiaye, s’est exprimé sur la situation à Sangalkam suite à la mort du jeune Malick Ba. Selon lui, dans toutes les collectivités locales concernées par le nouveau découpage, une délégation a été installée et seule Sangalkam pose problème en raison d’agissements de politique politicienne. De l’avis de Serigne Mbacké Ndiaye, les populations adhèrent globalement à ces découpages dans beaucoup localités. «A Sangalkam, la majorité des habitants a exprimée sa satisfaction. On ne peut pas gouverner un pays et gérer les états d’âme ».

Serigne Mbacké Ndiaye d’ajouter, «nous regrettons fortement cette perte humaine mais, l’Etat ne tolérera pas non plus l’agression des symboles de la République ».

Propos recueillis par O. N. MBAYE

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