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Politique (3954)

Le corps de la syndicaliste sénégalaise, Ndèye Aïssatou Niang, décédée à Genève, est arrivé hier à Dakar, par un vol Air France. La levée du corps aura lieu aujourd’hui à la Grande mosquée de Castors à 10 heures, suivie de son  inhumation au cimentière de Hann Village. La cérémonie religieuse se déroulera le même jour à la maison familiale de la défunte, située derrière la clinique Croix Bleue à Castors, informe Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts/Forces de changement.

Au Palais des Nations-Unies, où se tenait la plus importante rencontre des travailleurs du monde entier, la nouvelle n’a laissé personne indifférente. La délégation sénégalaise, composée du ministre du Travail, de l’ambassadeur auprès des Nations Unies, des syndicats et du patronat, très éplorée, a reçu toute la sympathie et la solidarité des autres délégations.

 La présidente de   la convention   nationale  des   femmes de la Cnts /Fc,  Ndèye Aissatou Niang était dans le cœur de ses compatriotes présents à Genève pour ses qualités humaines, son professionnalisme et pour sa générosité bien sénégalaise, nous dit-on, Des qualités qui lui valent toute la reconnaissance du monde qui ne tarit pas d’éloges sur elle. Dans une déclaration commune, nos compatriotes ont souligné que  « Ndèye Aissatou Niang a très tôt milité dans le mouvement syndical. Elle était connue pour son engagement et son courage dans tous les combats, particulièrement pour la promotion des femmes au sein du mouvement syndical. » Elle fut une grande promotrice du réseau des femmes travailleuses du Sénégal.

Elle a été aussi au cœur des préparatifs et de la réussite de la conférence des femmes de la Csi et du congrès de la Csi Afrique organisé à Dakar, a martelé la Délégation sénégalaise.

Correspondance particulière
El hadji Gorgui Wade Ndoye à Genève

Déthié Fall du parti « Rewmi » s’est encore prononcé sur l’organisation des élections par le ministre de l’Intérieur qui se trouve être un membre du parti présidentiel. Il juge « impensable qu’il organise des élections car « on ne peut pas être juge et partie ». « C’est impensable qu’Abdoulaye Daouda Diallo organise des élections. C’est la conviction de Déthié Fall, numéro 2 du parti « Rewmi ». A l’en croire, « qu’il reste ministre de l’Intérieur, si c’est le choix  du président de la République, mais qu’il organise des élections dans ce pays, nous pensons que, vue la vitalité de notre démocratie, il est important de revenir à l’orthodoxie ». Aussi, le président de la République, « ne serait-ce que pour faire honneur à la place qu’occupe le Sénégal au rang des pays démocratiques, devrait confier l’organisation des prochaines joutes électorales à une personnalité neutre », a-t-il soutenu.

M. L. D

… C’est un faux débat, selon Ousmane Ngom
L’opposition a tout faux de penser qu’Abdoulaye Daouda Diallo peut aider le président Macky Sall à gagner les élections. Telle est la conviction de Me Ousmane Ngom. Selon l’ancien ministre de l’Intérieur sous Wade, « ce n’est pas possible au Sénégal de frauder des élections ». Pour la bonne et simple raison que «  l’opposition est présente à toutes les étapes du processus électoral, de l’inscription sur les listes jusqu’à la proclamation des résultats ». Qui plus est, « elle a une copie des procès verbaux de tout ce qui se passe, elle peut dire son mot et faire des observations à tout moment », a-t-il poursuivi. Aussi, fort de tout cela, « il ne peut plus y avoir de fraude sur des élections au Sénégal ». Pour être plus précis, il dira que « la fixation sur le ministre de l’Intérieur, c’est un blocage psychologique, mais, encore une fois, dans toutes les démocraties modernes, c’est le ministre de l’Intérieur qui organise les élections ».

M. L. DIEYE

Le nouvel ambassadeur du Sénégal, en Pologne, Amadou Dabo, a présenté ses lettres de créances au président de la République Andrzej Duda. Après avoir reçu les honneurs militaires, dans une atmosphère empreinte de grande solennité, l’ambassadeur Dabo a été reçu, en audience, par le président Duda, en présence de Krysztof Szczerski, secrétaire d’Etat à la présidence de la République et Marek Ziolkowski, sous-secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères.

Le président Andrzej Duda s’est réjoui du nouvel élan que compte prendre notre coopération et a marqué, avec plaisir, son accord pour la concrétisation de la visite officielle en Pologne du président Macky Sall, dans les meilleurs délais possibles. Le président Duda a donné les instructions nécessaires à son cabinet pour la fixation d’une date d’un commun accord avec le Sénégal.

Il a, enfin, loué les brillants résultats économiques obtenus par le Sénégal sous le leadership du président Sall et a affirmé sa volonté d’encourager le secteur privé polonais à venir investir au Sénégal ainsi que les échanges de visites ministérielles.

La cérémonie de présentation des lettres de créances a été suivie du dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu.

Le président, Macky Sall, était hier matin, à la morgue de l'hôpital Principal de Dakar pour assister à la levée du corps du doyen Bocar Oumar Sall.
Il s’agit du coordonnateur du conseil des sages de l'Alliance pour la République (Apr), ancien directeur des Eaux et Forêts au ministère de l’Environnement pendant une vingtaine d'années. Tous ont salué les qualités humaines du défunt, sa sagesse, sa générosité et son sens du devoir au service de la nation.  

Suite à l’entente trouvée entre les acteurs politiques de l’opposition au tout dernier moment, les travaux de la commission technique pour la revue du code électoral ont démarré hier. La cérémonie officielle a été présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Les propositions devraient être connues d’ici novembre.

C’est hier que le ministre de l’Intérieur a lancé les travaux de la commission technique pour la revue du code électoral. Le blocage se situait à la composition de la liste des plénipotentiaires devant représenter l’opposition (divisée entre le camp des «Gor ça wax ja » et l’Entente des forces de l’opposition (Efop) aux travaux de la commission de revue du code électoral.

Finalement, le camp de l’Efop est revenu à de meilleurs sentiments en acceptant les 5 plénipotentiaires qu’on lui a désignés parmi les dorénavant 15 retenus par le ministère de l’Intérieur pour chaque pôle pour ne pas bloquer les travaux. Ainsi, en présence des trois pôles (majorité, opposition et non alignés), le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a soutenu qu’il est possible de rendre notre système électoral toujours plus performant.

« L’engagement de notre pays dans la voie du dialogue politique et de la concertation entre partenaires du processus électoral, afin d’arriver toujours à des solutions consensuelles est devenu irréversible », ajoutera le ministre de l’Intérieur. A cet effet, il s’est dit assuré que « nous parviendrons à dépasser les divergences, en toutes circonstances et à faire enregistrer, à notre législation électorale, des avancées significatives qui nous confortent dans notre position de vitrine de la démocratie en Afrique et dans le monde ».

12 points à débattre
Une posture privilégiée que « nous devons à notre ouverture d’esprit, notre capacité d’écoute et surtout notre attachement à aller toujours vers un essentiel contextuel dans l’exercice traditionnel de revue du code électoral. Là, il s’agira de privilégier, sans rien occulter, les dispositions permettant l’organisation des prochaines élections législatives », a soutenu Abdoulaye Daouda Diallo.

Il a rappelé, à ce propos, suite au rajout de 7 autres plénipotentiaires, que les échanges porteront, au total, sur 12 points, notamment la participation des indépendants aux élections locales, la refonte partielle du fichier électoral, la fusion de la carte nationale d’identité et de la carte d’électeur, les postes de députés dédiés à la diaspora, le vote des militaires et paramilitaires au scrutin général, la caution aux élections, le mode de scrutin aux élections législatives et locales, l’insertion des règles d’organisation du référendum dans le code électoral, les recommandations de la Cena, la carte électorale, la parité, le bulletin unique. Il a estimé que la démarche inclusive et participative articulée au recours permanent au dialogue et à la concertation érigés en règles de fonctionnement constitue un gage de réussite et de dépassement pour l’atteinte de nos objectifs communs.

Respect des échéances
Tout de même, il n’a pas manqué d’alerter sur le respect «des échéances du chronogramme des opérations électorales qui intègre les exigences du protocole additionnel de la Cedeao, « le tout assujetti au calendrier institutionnel de l’Assemblée nationale ». Il s’est dit persuadé que l’esprit consensuel de tous et de chacun primera sur toutes autres considérations tendancieuses « pour que le chemin soit davantage balisé vers des compétitions transparentes pour toutes les forces politiques de notre nation ».

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a invité tous les participants à s’investir pleinement dans cette noble mission d’approfondissement de notre démocratie. De son côté, le président de la Cena, Doudou Ndir, qui a insisté sur la « nécessaire confiance » entre tous les acteurs de la classe politique, a fait comprendre que la maturité et le sens de responsabilité de tous les acteurs ont permis d’aboutir à ce consensus.  

Amadou DIOP

Moustapha Niasse, leader de l’Alliance des forces de progrès (Afp) qui s’adressait hier à ses militants à l’occasion de la célébration de l’an 17 de sa formation politique, a renouvelé son « soutien » et sa « fidélité » au président Macky Sall. M. Niasse précise, toutefois, qu’il ne sera jamais question de fusionner son parti à une « quelconque autre formation politique ».

Et de dix sept. L’Alliance des forces de progrès (Afp) a fêté hier son anniversaire. Une occasion, pour les militants et sympathisants de cette formation politique, de se retrouver. En effet,  la résidence faisant office de siège du parti s’est avérée très exiguë,  pour contenir le nombreux monde qui a massivement fait le déplacement.

Un monde essentiellement composé de jeunes et de femmes « signe que notre parti jouit aujourd’hui plus que jamais d’une crédibilité au vue de l‘intérêt croissant que lui porte la jeunesse », s’est réjoui le secrétaire général de cette formation politique, Moustapha Niasse. 

Il n’a pas manqué de revenir sur les récents événements qui ont vu l’exclusion de certains militants. M. Niasse qui préfère mettre cette «incidence» sur le compte de « dissidents» est d’avis que cela n’a fait que renforcer l’Afp. «Il y a un an et demi, en janvier 2015, l’Afp a connu un évènement de dissidence avérée par rapport aux choix du parti. Nous avons géré cet évènement avec sérénité et sens des responsabilités. Des camarades nous ont quittés. D’autres, bien nombreux, sont venus adhérer à notre formation politique, avec enthousiasme et sincérité. Nous leur rendons hommage », a-t-il dit.

L’Afp reste dans la mouvance présidentielle
L’occasion a, par ailleurs, été saisie par Moustapha Niasse pour renouveler l’ancrage de l’Afp dans la mouvance présidentielle. Notre parti est aujourd’hui plus que jamais déterminé à accompagner le pouvoir, a-t-il dit.  « L’Afp a un rôle qu’elle doit continuer de jouer dans ce processus en vue de créer les conditions d’un développement réel, concret, efficace et profitable à tous », a souligné Moustapha Niasse.

Le Référendum du 20 mars 2016, qui a consacré la victoire du « Oui » pour des réformes nouvelles, portant sur 15 points proposés au suffrage du peuple, a donné l’occasion à l’Afp de battre campagne aux côtés de la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ».  «Ce que nous avons réalisé là, nous entendons le rééditer, à l’occasion des prochaines élections législatives et des élections présidentielles, si Dieu le veut, respectivement en 2017 et en 2019 », note Moustapha Niasse.

Il précise que l’Afp entend poursuivre sa « contribution active et responsable » à l’expérience en cours, avec « loyauté et engagement ». Ceux qui, en outre,  prédisent, dans leurs analyses, une possible intégration de l’Afp dans une autre formation politique, n’ont qu’à déchanter. « Retenons qu’il ne peut, en aucun cas, en être question », a-t-il dit.

Selon le secrétaire général, l’Afp n’a jamais renoncé à sa vocation et à son ambition de diriger, un jour, avec de jeunes leaders qui existent aujourd’hui dans ses rangs, les destinées du Sénégal, au sommet de l’Etat, en conquérant le pouvoir. « L’Afp reste et restera l’Afp, parti souverain et porteur de cet idéal de conquête du pouvoir, dans les normes que recommande le patriotisme et que définit la morale politique », a martelé Moustapha Niasse.

Nous ne fusionnerons l’Afp avec aucun autre parti, a-t-il poursuivi. Il renouvelle, toutefois, son  « soutien à l’action et aux projets du président Macky Sall ». A la suite de Moustapha Niasse, Zator Mbaye, responsable des jeunes de l’Afp, a rappelé la détermination, sans faille, des jeunes de sa formation politique à «suivre la voie tracée par son secrétaire général».

Il se réjouit, en outre, du fait que le parti gagne de «plus en en plus le cœur des jeunes issus de tous les horizons». Ceci n’est, cependant, pas une source de repli, a dit M. Mbaye, qui promet que le processus de conquête des jeunes sera maintenu et consolidé.

Adjaratou Maïmouna Guèye Fall, responsable des femmes de l’Afp, s’est également réjouie du degré d’engagement des femmes. « Un engagement qui va croissant et consolidant, malgré les années qui passent ».

Cette marque d’attachement et de fidélité traduit, à ses yeux, que « l’Afp est bel et bien sur la bonne voie, malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation ».  Aliou Sarr qui a parlé au nom des cadres s’est également félicité des nombreux acquis. Les réflexions allant dans le sens de rendre plus attrayantes les conquêtes du parti seront bel et bien maintenues, a-t-il dit.

Oumar BA

La Fondation Mo Ibrahim a annoncé, hier, l’absence de lauréat au Prix Ibrahim pour un leadership d’excellence en Afrique 2015.

Selon le communiqué, l’annonce a été faite à la suite de la réunion du comité indépendant d’attribution du Prix présidé par le Dr Salim Ahmed Salim.
Commentant la décision, Mo Ibrahim, président de la Fondation, a déclaré que « le conseil d’administration respecte la décision du comité indépendant d’attribution du Prix.

Lorsque nous avons mis en place ce prix, il y a dix ans, nous avons délibérément placé la barre très haut. Ce prix vise à mettre en lumière les dirigeants qui ont démontré un leadership remarquable, et peuvent dès lors constituer des modèles. Il vise aussi à leur permettre de continuer à mettre leur expérience et leur sagesse au profit du continent ».

Les candidats au Prix Ibrahim sont tous d’anciens chefs d’État ou de gouvernement d’un pays africain, qui, ayant été élus démocratiquement, ont  quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années, après avoir exercé leur mandat pendant la durée fixée par la Constitution.

C’est l’urbaniste-aménagiste Mamadou Kassé qui a été choisi pour diriger la société nationale des habitations à loyer modéré (Sn. Hlm). Il remplace, à ce poste, Ibrahima Wade, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Jusqu’ici, conseiller spécial du chef de l’Etat, M. Kassé sera en terrain connu pour avoir piloté de nombreux dossiers dans le domaine de l’urbanisme et de l’habitat. Urbaniste, aménagiste et juriste expert immobilier, M. Kassé a été, de juillet 2012 au 17 janvier 2013, conseiller technique en urbanisme et habitat du président de la République, Macky Sall.

Titulaire d’un Dea en organisation et recomposition des territoires, avec la mention bien, à l’université Paul Valéry de Montpellier en France, il a travaillé dans le secteur privé et dans plusieurs grands cabinets au Sénégal et en France pour devenir un manager expérimenté et un expert confirmé. Le 17 janvier 2013, il fut choisi, par le chef de l’Etat, pour la présidence du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat). Ce militant de l’Alliance pour la République (Apr), à Tambacounda, estimait récemment que sans nul doute, l’urbanisme occupe une place prépondérante dans le Pse parce que les villes constituent un moteur puissant d’émergence économique tenant compte de l’explosion, en 25 ans, de la population urbaine. 

Il affirmait que le Pôle urbain de Diamniadio, aménagé aux standard internationaux, donnera une nouvelle respiration à la capitale et des possibilités aux primo accédants à la propriété de satisfaire le besoin vital d’acquisition d’un logement.

Selon lui, le programme Promovilles, pendant urbain du Pudc, complétera la modernisation des villes secondaires du Sénégal en les dotant d’infrastructures modernes leur permettant de jouer pleinement leur rôle.

El. H. A. THIAM

Cet après-midi, à 17 heures, à la permanence sise à Sacré-Cœur I, l’Alliance des forces de progrès (Afp) va fêter son anniversaire. A cette occasion, le secrétaire général et l’ensemble des militants convient, à la cérémonie de commémoration de l’Appel du 16 juin 1999 de Moustapha Niasse, tous militants et sympathisants. La cérémonie sera présidée par Moustapha Niasse, secrétaire général du parti et président de l’Assemblée nationale. La presse nationale et internationale y est cordialement invitée.

L’opposition n’a pas pu s’entendre sur la composition de la liste des plénipotentiaires devant la représenter aux travaux de revue du Code électoral qui doivent débuter ce matin.

Hier, au sortir de la réunion de conciliation tenue au siège de « Bokk Giss-Giss » sur la Vdn, à Dakar, le constat d’échec était partagé, chaque camp restant sur sa position. L’ultimatum fixé par le ministère de l’Intérieur a pris fin hier à minuit. Le gouvernement avait donné 48 heures à l’opposition pour s’entendre. Sans succès. Aujourd’hui, au moment d’entamer les pourparlers avec le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, il faudra donc vider ce contentieux avant d’ouvrir les discussions.

Pourtant, rien n’a été ménagé pour arrondir les angles. D’un côté, la coalition « Gor ça wax ja » qui entend maintenir la tendance du « Non » lors du dernier référendum, et de l’autre, l’Efop (Entente des forces de l’opposition) qui regroupe Unp de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, les Ldr- Yessal de Modou Diagne Fada, le Mpd-Liggey du Dr Aliou Sow, et une dizaine d’autres formations. Pourtant, le gouvernement n’a pas ménagé sa peine pour arriver à un dénouement, notamment en portant le nombre de plénipotentiaires de dix à quinze. En dépit de ce que laissait entendre hier en milieu de journée, Déthié Fall, numéro 2 de « Rewmi », à savoir que les pourparlers se déroulent dans « un esprit positif », le statu quo est demeuré.

En filigrane, se joue le leadership au sein de l’opposition. « Personne n’a le monopole de l’opposition », a résumé ce proche de Modou Diagne Fada. Ceci pour illustrer le sentiment d’exclusion que lui et ses alliés disent vivre. Sur les quinze, la coalition « Gor ça wax ja »  a d’abord proposé trois, ensuite cinq places à l’Efop, ce que cette dernière a refusé. Les partis membres de l’Efop ont alors proposé à leur alter ego de prendre huit contre sept sur quinze au total. Refus du camp en face. Jusqu’à hier tard dans la soirée, la situation restait inextricable.

Suite à l’appel au dialogue national lancé par le président de la République, les partis politiques ont été conviés à des négociations avec le ministère de l’Intérieur pour trouver un consensus sur des questions comme le Code électoral et le fichier des électeurs. Selon un schéma classique, trois pôles devaient animer les débats aux côtés du gouvernement : la majorité, l’opposition et les non-alignés. Avec deux listes, l’opposition retarde, à son corps défendant, le lancement des pourparlers.

Samboudian KAMARA

Le nouvel ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, a présenté ses lettres de créances, vendredi dernier, au Pape François, annonce un communiqué reçu.

Commissaire de police de formation, Léopold Diouf a été Directeur général de la Sûreté nationale avant d’entamer une carrière diplomatique. Il a été ambassadeur du Sénégal en République de Guinée de 2012 à 2016, avant d’être nommé, par le président Macky Sall,   au Vatican. Nommé au mois de janvier dernier, le nouvel ambassadeur a été conseiller à l’ambassade du Sénégal en Italie quand il a quitté la direction de la Sûreté nationale. Le Sénégal et le Saint-Siège entretiennent de très bonnes relations diplomatiques qui datent de 1961, avec l’ouverture d’une représentation au Saint-Siège  sous forme de délégation qui fut érigée en ambassade en 1965.

Le Sénégal,  pays où chrétiens et musulmans vivent en parfaite symbiose et qui accorde une grande importance au dialogue islamo-chrétien, a reçu la visite du Pape Jean Paul II,  du 19 au 26 février 1992 sous le magistère du président Abdou Diouf. Le président Macky Sall a été reçu le 18 novembre 2014 par le Pape François.

Visite au cours de laquelle, la contribution que l’église apporte à la société sénégalaise dans l’éducation  et la santé, son engagement généreux et apprécié en faveur de la paix et de la réconciliation nationale, le dialogue interreligieux, le respect et la liberté de culte, ont été abordés, rapporte le document reçu de notre mission diplomatique à Rome.

Elh. A. THIAM

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est à Banjul où il participe à la réunion ministérielle en prélude à la Ticad VI, prévue les 27 et 28 août 2016, à Nairobi, indique un communiqué.

Cette réunion ministérielle organisée par la République islamique de Gambie, en collaboration avec le gouvernement japonais, le Bureau du conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, la Commission de l’Union africaine, la Banque mondiale et le Pnud verra la participation de décideurs sénégalais, africains et japonais, ainsi que des partenaires internationaux, des représentants du secteur privé et ceux de la société civile.

Elle servira de cadre pour examiner essentiellement les progrès réalisés et les défis rencontrés dans le processus de mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’actions de Yokohama issus, en 2013, de la Ticad V, mais aussi pour discuter du projet de document final qui sera adopté comme Déclaration de Nairobi et des moyens d’assurer son suivi.
La Ticad ou Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique a été lancée en 1993 par le Japon, à l’effet de promouvoir le développement, la paix et la sécurité dans le continent, à travers la coopération bilatérale et multilatérale, rappelle le communiqué.

El. H. A. T

Le Bureau politique du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie / Takku Defarat Senegal (Rsd/Tds)  s’est réuni sous la présidence de son secrétaire général, Robert Sagna, aux fins d’examiner la vie du  parti et la situation nationale.

Le secrétaire général, a invité, avec insistance, le Bp à « prendre les mesures qui s’imposent pour que le congrès du parti se tienne impérativement au mois de décembre 2016, conformément aux textes qui régissent la structure et à la législation en vigueur au Sénégal ». Selon les termes du communiqué, il a également informé le Bp qu’en prélude à la tenue de ce congrès, « les  camarades de la commune de Ziguinchor ont procédé, après le renouvellement de leurs instances de base, consécutif à la vente des cartes, à l’installation de la coordination communale, à la tête de laquelle il a été porté ». Dans cette optique, Robert Sagna a exhorté tous les responsables du parti « à suivre l’exemple de Ziguinchor, en installant leurs instances de base  (comité, section et coordination) avant la tenue du congrès ». En outre, il a informé le Bp que dans les départements d’Oussouye et Bignona, « le travail est déjà entamé par la tenue de réunions de sensibilisation et d’harmonisation des positions des responsables locaux ». Ceux-ci ont été invités, par la direction du parti et les militants, « à mettre à plat leurs différends ». Sur la même lancée, le Bp a demandé aux différents responsables  à la base « de réfléchir, dès à présent, à la manière dont le Rsd/Tds irait aux élections législatives de juin 2017 ». Pour les préparatifs du congrès, il a demandé à Doro Diagne, coordonnateur régional de Dakar, de « présenter, à la prochaine réunion du Bp, une feuille de route pour l’organisation pratique à date échue de cet événement important dans la vie du parti ». Abordant le second point sur la crise du système éducatif qui perdure, avec des examens de fin d’année qui sont sérieusement menacés, le Bp a « remercié le Médiateur de la République et toutes les bonnes volontés religieuses et civiles qui se sont investis corps et âmes pour un dénouement heureux de la crise, permettant ainsi aux examens anticipés de philosophie de se tenir ».

M. L. DIEYE

La cérémonie de restitution du document final issu du symposium sur l’émigration sénégalaise recommandant une meilleure implication, protection et prise en charge des conditions et aspirations des Sénégalais de l’extérieur s’est tenue à l’Assemblée nationale. Il est recommandé d’impliquer nos compatriotes à la conception des politiques étatiques.

A l’initiative du Réseau parlementaire pour la défense, la promotion et l’insertion des Sénégalais de l’extérieur (Repase), elle a été présidée par le président de la commission des Affaires étrangères, de l’Union africaine et des Sénégalais de l’extérieur de l’Assemblée nationale, Me Djibril War.

Entre autres recommandations, le rapport fait état, en termes de protection, de la protection des investissements, de trouver des solutions aux problèmes liés au versement des pensions de retraite, aux allocations familiales, à la couverture médicale, aux expulsions irrégulières, au rapatriement des dépouilles ainsi qu’au dysfonctionnement noté entre les stratégies proposées par l’Etat, les besoins exprimés et la modicité des moyens financiers à disposition. Quant à la promotion des Sénégalais de l’extérieur, il est attendu un quota important de députés proportionnellement à la taille de la population des émigrés, l’élaboration et l’étude de la cartographie des Sénégalais de l’extérieur, la prise en charge des futurs élus de la diaspora afin de leur permettre de mener leur mission dans les meilleures conditions, la sensibilisation des émigrés pour leur meilleure implication dans le développement  économique, la vulgarisation des grands axes du Pse dans la diaspora. Enfin, dans leur réinsertion, les acteurs recommandent l’actualisation des politiques par rapport aux besoins et au programme de développement social du pays, l’implication des émigrés à la conception des politiques qui répondent à leurs réels problèmes, l’assouplissement des conditions et formalités de retour et de réinsertion notamment dans le domaine de l’accès au logement et la bonne couverture médicale. Sans oublier la « bonne » prise en charge des enfants des émigrés dans le système scolaire sénégalais avec la création d’écoles bilingues.

Pour sa part, la présidente du Réseau parlementaire pour la défense, la promotion et l’insertion des Sénégalais de l’extérieur a fait comprendre que la cérémonie marque l’adoption et la validation par le comité scientifique du rapport final des travaux issus du symposium organisé au mois de mai dernier. « Ce document est le résultat des travaux de trois panels qui ont été de haute facture, mais aussi de contributions de nombreux Sénégalais d’ici et d’ailleurs. Il est un condensé, une contribution à la politique migratoire initiée et impulsée par l’Etat du Sénégal », a poursuivi Mme Ndèye Awa Mbodj.

A ce titre, au total, 200 acteurs (autorités étatiques, parlementaires, diplomatiques, membres de la société civile, d’associations des Sénégalais de l’extérieur) ont pris part à ce symposium au cours duquel les échanges ont porté sur l’assistance, la promotion, la protection et l’insertion des sénégalais de l’extérieur.

Et « la publication de ce rapport ouvre une nouvelle ère dans la relation entre l’Etat et les acteurs de l’émigration, ère qui débouchera, à coup sûr, avec  les nouveaux axes d’orientation stratégique inscrits dans ce document, sur des assises, comme le souhaitent les différentes associations de sénégalais de l’extérieur de la diaspora », a aussi étayé la présidente du réseau. Pour rappel, on évalue à 3 millions le nombre d’émigrés sénégalais contribuant à hauteur de 10 % au Pib, soit un transfert de fonds d’un montant estimé à 800 milliards de FCfa.

Amadou DIOP

Efop, pour dire Entente des forces de l’opposition, est le nom de la nouvelle coalition portée principalement par l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, et les anciens ministres Modou Diagne Fada et Aliou Sow, tous ex-responsables du Pds. Ils sont tous, aujourd’hui, à la tête de leur propre parti. Quinze formations ont validé, hier, à Fann-Résidence, leur participation à la nouvelle coalition pour peser sur les travaux de revue du Code électoral, sous la direction du ministre de l’Intérieur. Ce dialogue national a été initié et lancé par le président Macky Sall.

« Ce sont tous des partis d’égale dignité », a lancé Me Souleymane Ndéné Ndiaye, au moment de prendre la photo de « famille » dans sa résidence qui a abrité la rencontre. D’égale dignité et surtout qui ont la même ambition de se constituer en un pôle pour disputer le leadership de l’opposition au groupe constitué par le Pds, « Bokk Gis-Gis », « Rewmi », l’Union des centristes du Sénégal, le Fsd/Bj, « And-Jëf, Tekki »... Tout est parti de la volonté de ressusciter la coalition « Gor ca Wax Ja » qui avait battu campagne pour le « Non » lors du dernier référendum, selon des proches de Modou Diagne Fada. Par contre, au Pds, on estime que la volonté est de travailler avec ceux qui étaient constamment dans l’opposition, depuis 2012.

Pour les travaux de revue du Code, l’opposition bénéficie d’une liste de dix plénipotentiaires.Or, elle a en présenté deux, l’Efop ayant jugé que ses composantes allaient être marginalisées au sein de la fameuse liste originelle. C’est pour cela, en dehors des trois anciens membres du gouvernement, des formations comme Visa (Visions alternatives pour le Sénégal) de Déthié Diouf, Synergie pour le progrès et la démocratie, de l’ancien directeur général du Coud Matabara Diop, l’Ader de Cissé Kane Ndao ou encore l’Alliance patriotique « Diambar » de Abdoulaye Fall Mao ont adhéré au projet de mise en place de cette nouvelle coalition.

Les membres de celles-ci entendent faire passer leur point de vue sur les révisions du Code électoral et du fichier électoral, selon Déthié Diouf qui s’est adressé à la presse à la fin de la rencontre. L’Efop comprend comme instances la conférence des présidents, le groupe des plénipotentiaires et une charte. La coalition se dit ouverte à d’autres organisations. Mais reste un problème : l’opposition a maintenant deux listes de plénipotentiaires pour les travaux de revue du Code électoral. Elle demande l’arbitrage de l’administration…

Samboudian KAMARA

Au cours d’un face à face avec la presse tenue à Thiès pour partager son analyse sur la situation politique  du Sénégal, Dr Mohamed Sall, secrétaire général du Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds),  est allé droit au but. « Pour engager le pays sur la voie du développement économique et social durable, il urge, pour les élites de tous bords, surtout les  acteurs politiques, d’avoir un sens élevé de la probité dans l’exercice de leurs responsabilités en posant des actes conformes à leurs idées », a-t-il lancé.Selon lui, ceci est une  voie obligée pour restaurer la confiance et l’adhésion des populations à un élan populaire de construction d’une nation sénégalaise forte et prospère. 

C’est pourquoi, le secrétaire général du Mrds a dit toute sa joie de voir l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) faire son travail. Il a  salué l’engagement, le courage dont son équipe a fait montre et  espère que la justice va instruire en toute responsabilité tous les dossiers qui lui sont soumis. Sur la question de la libération de Karim Wade annoncée avant la fin de l’année par le chef de l’Etat, il a dit qu’une telle décision validera l’idée selon laquelle Karim Wade était un prisonnier politique, victime d’un règlement de compte. Sur le plan social, Dr Sall déplore  la crise  scolaire qui, à ses yeux, n’est due qu’au non-respect des engagements pris en toute souveraineté, devant les enseignants et la partie garante, par le gouvernement. «  Si au même moment, des dépenses de prestige comme l’indemnisation de femmes d’ambassadeurs, un recrutement  important de conseillers à la présidence et un gouvernement dont le nombre dépasse largement  celui annoncé par le chef de l’Etat sans compter la création du Conseil économique  social et environnemental mais aussi l’annonce du Haut conseil des collectivités locales, il est tout à fait logique que les enseignants doute du sérieux du gouvernement », a-t-il soutenu. Néanmoins, il a  salué les interventions des chefs religieux qui viennent de sauver le pays d’une mauvaise passe.

Mbaye BA

Le président de la République,  Macky Sall, a été reçu, hier, très tôt le matin, à Touba, par Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le Khalife général des mourides. Après Touba, le chef de l’Etat s’est rendu à Tivaouane. Dans les deux villes saintes, le président a salué l’implication des chefs religieux sur le dénouement de la crise scolaire.

A Touba, la rencontre s’est déroulée dans une résidence de retraite du Khalife général, à Mbacké Barry. Arrivé vers 9 heures, le président Sall a été reçu par le Khalife général suivi d’un entretien à huis clos de plus d’une heure.  Etaient présent à l’accueil, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, Serigne Moustapha Mbacké et Serigne Cheikh Bara Maty Lèye.

Le président a effectué sa ziarra auprès du Khalife général des mourides et l’a vivement remercié suite à son initiative qui a mis fin à la grève des enseignants, avant de solliciter des prières. Notre source nous apprend qu’il s’en est suivi un  tête-tête entre le Khalife général et son hôte.

Le chef de l’Etat qui avait effectué le déplacement avec une délégation restreinte a quitté la cité religieuse vers 10 h 45 mn.

Les autorités religieuses ont beaucoup apporté à la résolution de la longue crise scolaire. Dimanche dernier, les chefs religieux ont promis de s’en ouvrir au président de la République.

Après Touba, Macky Sall était hier à Tivaouane pour une visite privée en ce début du mois béni du ramadan. Il a saisi l’occasion pour magnifier l’implication de Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine et l’ensemble des guides religieux qui ont contribué au dénouement de la crise scolaire.

La visite a revêtu un caractère très privé. La preuve, selon nos sources à Tivaouane, le chef de l’Etat n’est descendu de son véhicule qu’une fois dans la cour privée du domicile de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine porte-parole du Khalife général des tidianes avec qui il devait s’entretenir.

Pour autant, le président Sall et le marabout ont évoqué les derniers développements de l’actualité au Sénégal, marqués par l’appel au dialogue national, la crise scolaire dont une issue heureuse a été trouvée grâce à l’intervention des familles religieuses de Touba et de Tivaouane, entre autres.

On se rappelle que dimanche dernier, Serigne Abdoul Aziz Sy « Al Amine » avait rencontré tous les acteurs du secteur pendant 4 tours d’horloge, en présence de l’Inspecteur d’Académie Khadidiatou Diallo et du Directeur des examens et concours. Le porte-parole de la famille Sy et du Khalife des Tidianes avait alors lancé un appel solennel à l’endroit des deux parties en conflit. Le guide religieux demandait à l’Etat de revenir sur son ultimatum et aux syndicats de rendre les notes. Ce qui a abouti à la levée du mot d’ordre de grève.

Le président de la République s’est félicité de cette posture très responsable des guides religieux dont l’implication a favorisé la décrispation de la crise. Macky Sall les a remerciés pour cela mais aussi, pour avoir adhéré à son appel au dialogue avec toutes les couches de la société sénégalaise le 28 mai dernier.

De son côté, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a conseillé au chef de l’Etat de poursuivre le dialogue avec toutes  les autres sensibilités qui peuvent influer sur le réchauffement du climat social pour qu’une paix puisse régner au Sénégal et pour laquelle d’ailleurs, le guide religieux de Tivaouane a formulé des prières pour sa durabilité. Surtout en cette période du jeûne musulman à l’occasion duquel le président Macky Sall a saisi l’occasion pour souhaiter à la communauté tidiane de Tivaouane, en particulier à tous les musulmans en général, un mois béni de tous les bienfaits.

L’entretien d’environ une heure trente minutes d’horloge s’est déroulé en présence du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, de Serigne Mbaye Sy Mansour, de Serigne Moustapha Sy Al Amine, du député Amadou Diop Sy, entre autres.

Mohamadou SAGNE
et Mamadou DIEYE

 

macky a tivaouane

La coalition « Bennoo siggil Sénégal » veut que le dialogue national soit une opportunité pour mettre au-devant les véritables préoccupations des Sénégalais. Parmi ces préoccupations, figure, en pole position, « l’impérieuse nécessité de la reddition des comptes », selon le texte lu par Marcel Ndianga Ndiaye, l’administrateur de l’Alliance des forces de progrès (Afp), lors de la conférence de presse organisée hier par les leaders de la coalition qui avait soutenu la candidature de Moustapha Niasse, à la présidentielle de 2012. Cette poursuite doit se faire quelles que soient les personnes concernées et leurs appartenances politiques, selon les leaders de « Bennoo ».

« Bennoo » souhaite aussi la poursuite de l’assainissement et de la moralisation de la gestion des deniers publics, et le respect scrupuleux de l’Etat. Tout en exprimant ce vœu, la coalition a adressé ses félicitations au président de la République pour le lancement du dialogue. « La coalition félicite également tous les patriotes qui ont répondu à cet appel au dialogue, qui est en fait la manifestation officielle d’une vertu cardinale de la société sénégalaise, la concertation sur des sujets qui touchent à la vie de la nation et à son avenir, dans le respect des points de vue des uns et des autres », a dit M. Ndiaye. Les leaders de « Bennoo » se sont aussi félicités de la décision du président de la République d’instituer officiellement la date du 28 mai comme journée du Dialogue national au Sénégal. « Benno siggil Sénégal » veut que soit retenue la démarche inclusive de cette initiative, qui n’oppose pas un groupe contre un autre, mais comme l’a prouvé la rencontre entre le ministre de l’Intérieur et les partis politiques, le 9 juin dernier, réunit majorité et opposition pour dégager, ensemble, les voies et moyens politiques, d’améliorer notre démocratie déjà forte », souligne le texte.

S’agissant des supputations sur « des raisons plus ou moins cachées de ce dialogue, à savoir les retrouvailles entre l’Apr et Pds et l’éventualité de la libération de Karim Wade, « Benno » a estimé que tout ce qui contribue à unir des Sénégalais dans l’intérêt de la nation encourt sa bénédiction ». « Dans cette perspective, Bss continue de s’investir dans le renforcement des liens avec nos anciens alliés du « Bennoo Siggil Sénégal » originel pour renforcer la majorité », a dit Maguette Thiam, leader du Pit.

En ce qui concerne les accusations de non versement d’impôts prélevés sur les salaires des députés, « Benno » exprime et manifeste toute sa solidarité à son leader Moustapha Niasse. Selon Maguette Thiam, le leader de l’Afp « a su gérer, avec grandeur, en homme d’Etat expérimenté, cette cabale orchestrée ». « Bennoo condamne fermement ces coups bas et attaques, perpétrés contre l’institution parlementaire et son président. La coalition réfute fermement les accusations saugrenues de détournement dans cette affaire, car faut-il le rappeler, l’unicité de caisse fait qu’il ne peut y avoir de détournement », martèlent les leaders.

Babacar DIONE

En attendant le lancement officiel de ses activités prévu en fin juillet, Me Ousmane Ngom a procédé, récemment, à l’inauguration du siège de son tout nouveau Mouvement politique et de développement Lck « Libéral ca Kanam ». A son avis, c’est « fini le temps de la politique politicienne » et par « la démocratie économique, le culte du travail et le patriotisme », il entend œuvrer pour « la résolution des préoccupations des populations en vue de leur épanouissement ».

Ce qui importe désormais pour Me Ousmane Ngom, « c’est le vécu quotidien des Sénégalais et non pas seulement des échéances électorales». Ce qui explique qu’il a « tourné le dos à la politique politicienne » et décidé « maintenant de s’occuper du petit matin en attendant le grand soir » en inscrivant son action politique « dans la politique de développement ». Et pour y arriver, le ministre a choisi, comme moyen, « la démocratie économique ». Pour réussir ce pari, le mouvement compte s’appuyer sur un axe programmatique qui sera décliné en concepts spécifiques dont l’un repose sur « le concept d’unité de promotion économique qui sera décliné pour toutes les catégories sociales. A l’en croire, l’objectif du mouvement « est d’arriver à un changement de comportement des sénégalais afin qu’ils puissent retrouver les valeurs cardinales qui peuvent porter le développement de notre pays ». Aussi, « nous devons anticiper en encadrant et en formant les jeunes via des ateliers thématiques, pour les pousser, à travers le pays, afin qu’ils puissent se sentir utile », a-t-il poursuivi. Non sans informer que le lancement officiel du mouvement « aura lieu d’ici le mois de juillet ; aujourd’hui marquant le démarrage de la vente de carte et la publication des fiches d’adhésion ».

Retrouvailles libérales
A propos des retrouvailles libérales, Me Ngom a révélé : « le président Wade m’avait demandé, à l’époque, de préparer un projet de résolution pour ce faire et j’ai beaucoup échangé avec le président Macky Sall sur la question ». Mais des deux côtés, « il y avait des faucons qui pensaient qu’ils pouvaient éliminer les autres mais maintenant on s’est rendu compte que les retrouvailles de la famille libérale sont possibles et constituent une bonne chose parce que plus on est uni, plus on est fort et plus on avancera plus vite pour le développement et l’émergence du Sénégal », a-t-il poursuivi. Toutefois, « ces retrouvailles sont comme l’auberge espagnole ; chacun y trouve ce qu’il y a amené ».

M. L. DIEYE

Notre consœur, Angélique Manga, responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Ziguinchor qui était jusqu’ici Conseiller spécial à la présidence de la République, a été nommée directeur général de l’Agence nationale pour la relance des Activités économiques et sociales en Casamance (Anrac). 

Angélique Manga,  40 ans, est une journaliste sortie du Cesti en 2001. Major de sa promotion,  elle  fait ses débuts à Walfadjiri et au Quotidien avant d’atterrir à la Rts. Passionnée ou préoccupée par le sort des enfants, elle décide de collaborer avec ses confrères et consœurs pour mettre sur pied une association dénommée : « le royaume des enfants », qui a pour visée de regrouper les enfants les plus brillants de chaque classe et dans chaque région du Sénégal pour une compétition. Après le Baccalauréat obtenu  au Lycée Djignabo de Ziguinchor en 1996, elle poursuit ses  études en Droit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad. Elle passe ensuite son  diplôme supérieur de journalisme (Dsj)  au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti/ Ucad). Angélique Manga a fait un Master en communication et management  à l’Ecole des techniques internationales de commerce et des affaires (Eticca).

Elle a passé une grande partie de sa carrière professionnelle à la Rts. Après un passage au ministère de la Jeunesse comme responsable de la Communication et des Relations Publiques, elle a occupé le poste de conseillère technique à la Primature. A noter qu’Angélique Manga a travaillé à la Gtz/Giz (coopération technique allemande/ Programme Casamance) comme assistante technique, responsable de la Communication et de la Capitalisation. A cet effet, elle a effectué un suivi du projet, des missions de terrain en zone de conflit, espaces réfugiés et déplacés.

Oumar BA

Dans une déclaration transmise à la presse, Aminata Touré est revenue sur la lutte contre la délinquance à col blanc qui a toujours « été une option de Macky Sall ». C’est pourquoi la justice sénégalaise « a été saisie de cas d’enrichissement illicite notoires, parmi lesquels celui de Karim Wade », a-t-elle déclaré. Et les magistrats en charge des dossiers « dans leur âme et conscience ont délivré leur verdict et justice a été servie sans faiblesse coupable ni cruauté inutile », juge-t-elle.

Si la justice a pour vocation « de faire respecter les lois que nous nous sommes choisies et de sanctionner ceux qui y dérogent », elle reste toutefois « humaine et humaniste » et c’est pourquoi « le législateur accorde le droit de grâce dans des conditions bien définies par la loi au premier des citoyens, le chef de l’État qui, seul, apprécie et juge de son opportunité. C’est ainsi que chaque année, il gracie des centaines de nos concitoyens incarcérés », a-t-elle soutenu. Non sans préciser qu’ « assimiler le droit de grâce à un arrangement politicien, c'est ne point comprendre les changements profonds aux allures de révolution silencieuse qui ont été opérés en quatre ans en matière de meilleure gouvernance ».

A l'heure du dialogue entre tous les acteurs publics impulsé par le président de la République et salué par tous nos concitoyens, « il est souhaitable qu'un consensus fort soit justement bâti sur des acquis législatifs et institutionnels de bonne gouvernance ». A l’en croire, « ceci évacuerait, du discours public, l'argument facile souvent brandi  de persécution politique lorsque la reddition des comptes se met en application ». Dans cet optique, elle dit soutenir le président Macky Sall « dans ses efforts avant-gardistes pour une bonne gouvernance des affaires publiques et nous sommes convaincus que c'est aussi en reconnaissance de ces efforts que près de 63 % des sénégalais lui ont réaffirmé leur confiance le 20 mars dernier ».

M. L. DIEYE

Dans un document rendu public, Dr. Cheikh Tidiane Gadio, président du Mouvement panafricain et citoyen « Luy Jot Jotna » a déclaré qu’il est maintenant plus que certain que l’Amérique aura la chance d’entrer, encore une fois, dans l’histoire, après la remarquable élection de l’Afro-descendant Barak Obama (pour deux mandats), en élisant une femme (la brillante et talentueuse Hillary Rodham Clinton) à la tête de la première puissance politique, diplomatique, économique, commerciale, scientifique et militaire du monde. « Notre conviction est que le leadership féminin peut faire la différence dans un monde où le leadership sectaire et non inclusif des hommes nous a tous menés à l’impasse actuelle d’un monde de compétition féroce, de violence meurtrière et de rejet des identités (raciales, ethniques et religieuses…) multiples et complémentaires », écrit Dr Gadio.

Pour lui, « l’Afrique, souvent négligée dans les politiques américaines, en priant, comme elle l’avait fait pour Obama, pour l’avènement à la Maison blanche d’une femme comme Hillary, à la compétence indiscutable, au caractère trempé et à la compassion incontestable, apporterait une contribution, fut-elle symbolique, à l’élection de « Hillary l’amie de l’Afrique » et l’amènerait à faire plus et mieux pour notre continent ».

L’ancien ministre d’Etat a ajouté que « Hillary devra maintenir l’héritage de Barak (le soutien à la consolidation des institutions de la gouvernance démocratique en Afrique, le Sommet Afrique-États-Unis, le mégaprojet d’électrification de l’Afrique, le multilatéralisme avec le discours historique au siège de l’Ua à Addis-Abeba, la coopération renforcée dans le domaine de la sécurité) ».

Elh. A. THIAM

Dans un rapport intitulé « Analyse de la Couverture du Référendum Médias du 20 mars 2016 » et parvenu à notre rédaction, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (Cnra) dit avoir constaté, à l’occasion de la couverture du référendum, dans les différents médias, des tendances générales qui montrent une évolution vers plus de respect des principes d’équité et d’équilibre.

Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel sort dans ce rapport que pour ce qui est de la Presse écrite, « deux quotidiens se distinguent en privilégiant un camp. Il s’agit du Soleil et de Walf Quotidien : le premier publie l’expression presque exclusive du courant du «Oui », le second qui publie davantage d’articles sur le courant du « Non ».

Le document indique que les radios procèdent à un meilleur rééquilibrage, dans la période de la campagne, entre les 2 courants : alors que, durant la période qui a précédé la campagne proprement dite, elles consacraient 58,75% au courant du « Oui» et 40,48% au courant du « Non ».


En outre, les sites d’informations générales, qui n’ont fait l’objet de relevés que durant la campagne, du 14 au 18 mars, ont tous publié plus d’articles sur le courant du « oui », avec un très net avantage accordé au courant du « Oui» par les sites Web Leral, Seneweb et Dakaractu, renchérit le rapport reçu. En clair, pour le Cnra, cette étude a été, sous différents angles, un bon révélateur de l’état des pratiques dans l’utilisation des médias en période électorale ou référendaire. « La perspective des élections à venir oblige à tirer, assez tôt, les leçons des événements médiatiques qui ont été récemment vécus, lors de ce référendum où l’on a assisté, en particulier, à une utilisation biaisée des médias par des patrons de groupes de presse eux-mêmes, à des fins propagandistes, une utilisation fortement liée aux capacités financières de bénéficiaires, intervenants ou invités…», ajoute le Cnra à travers son rapport.

Ainsi le Cnra, à la suite de tous les manquements révélés par son analyse du comportement général ou particulier des responsables des organes et des professionnels des médias, des résultats des interventions de l’autorité de régulation, de l’utilisation des médias et du rôle de l’argent, recommande-t-il aux directeurs de publication, responsables de différents organes et supports de communication à veiller à une couverture plus équitable des activités de campagne.

Synthèse de Amadou DIOP

La confédération des cadres pour la démocratie et le socialisme (Cds) a organisé une conférence publique ce week-end, autour du thème « pour la transformation progressiste du système éducatif sénégalais ». A cette occasion, le coordinateur de la Cds a restitué qu’il faut un système éducatif adapté à notre société et qui permette d’assurer le bien-être individuel de l’individu, le bien-être intellectuel mais aussi la transformation économique et sociale.

Sur l’objectif de l’initiative, le Pr. Pape Demba Sy a estimé que les cadres ont considération que dans la situation actuelle où le système éducatif est en péril, d’ailleurs depuis plusieurs années, il est nécessaire de réfléchir, de façon approfondie, sur ce système. « C’est-à-dire qu’au-delà des crises et du conflit actuel, voir quelles sont les véritables causes de ces crises, de ces conflits et voir quelles solutions apporter. Avoir donc une approche globale de la question pour trouver des solutions et en même temps réfléchir sur le conflit actuel, et voir comment faire pour apaiser la situation qui commence à dégénérer et qui nous inquiète petit à petit », a insisté le coordinateur de la Cds. « Il faut un système éducatif pour permettre d’assurer le bien-être individuel de l’individu, le bien-être intellectuel mais aussi la transformation économique et sociale » a-t-il explicité. Revenant sur les discussions, le Pr. Sy a rapporté que ce qui a été dit globalement, c’est que ce système éducatif sénégalais n’est pas adapté à notre société à l’heure actuelle car ayant été mis en place pour des besoins de la puissance coloniale et qui n’a pas été transformé depuis les indépendances par les différents régimes successifs. « On a maintenu le même système, or notre système est une société pluraliste où il y a plusieurs cultures, plusieurs religions qui cohabitent. Il y a aussi plusieurs systèmes éducatifs qui sont là (islamique, l’éducation religieuses chrétienne, l’éducation laïque) qui n’arrive pas à avoir une véritable osmose pour qu’on construise un système qui nous est propre. C’est pourquoi, de plus en plus, les enseignants ne se retrouvent pas dans cette éducation, les élèves non plus, les parents d’élèves non plus et même quelques fois le gouvernement ne se retrouve pas dans ce système », d’après le coordinateur de la Cds.

Il a renchéri qu’une crise du secteur public fait que de plus en plus les enseignants considèrent que le secteur public ne leur permet pas de trouver un épanouissement et souvent ils essaient de trouver des solutions ailleurs.

Avant de constater qu’on a tendance à délaisser le secteur public, malgré les compétences, malgré tout le travail qui est fait au profit du secteur privé et de plus en plus le secteur privé est en train de capitaliser au détriment du secteur public. « De plus en plus de bons enseignants vont servir dans le secteur privé. Il y a, depuis quelques années, un rythme soutenu de grèves dans l’école qui font que l’enseignement public est dévalorisé et n’est plus au centre comme on l’aurait souhaité. « Nous pensons qu’il faut inverser la tendance, parce qu’au fond, ceux qui dirigent ce pays-là sont des produits de l’enseignement public », a-t-il fait remarquer.

Amadou DIOP

On ne peut pas imposer aux enseignants le sacrifice au nom de la République quand ceux qui l’incarnent ne s’interdisent rien.

C’est ce qu’ont déclaré, en substance, hier à Saint-Louis, les responsables de la Plateforme Avenir Sénégal bi nu begg, notamment, Mohammed Sal Sao, Cheikh Tidiane Dièye, Me Mame Adama Guèye et Moktar Fall.

A l’occasion de la cérémonie officielle d’installation de leur antenne locale, ils ont rappelé que le gouvernement a annoncé sa volonté de radier les enseignants qui n’auront pas rendu les copies, « ignorant qu’un gouvernement est craint non pas par l’expression de sa force brute et inintelligente mais par son attachement à la justice, à l’égalité et au respect à la parole donnée ».

Or, ont-ils précisé, dans ces domaines, l’autorité de l’Etat a fini de s’abimer, « les milliards de FCfa détournés par des politiciens qui font aujourd’hui des marchandages politiques pour les passer à pertes et profits, auraient pu résoudre définitivement toutes les urgences, y comprises celles des enseignants, les 12 milliards de FCfa octroyés à Snedai, avec un empressement suspect, en guise de dédommagement, suite à la suppression des visas, étaient largement suffisants pour résoudre la plupart des problèmes de l’éducation nationale manifestement prioritaires ».

Selon ces derniers, l’inutilité du Haut Conseil des collectivités territoriales, est manifeste, « plutôt que d’utiliser des milliards pour caser 70 amis du chef de l’Etat ou transhumants politiques et 80 mal élus, il serait mieux d’investir cet argent dans la résolution définitive des urgences. On aurait pas alors à ouvrir un bras de fer entre l’Etat et les enseignants, lequel ne peut avoir, de toutes manières, qu’une issue regrettable pour toute la nation ».

Mb. Kh. DIAGNE

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