banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (4819)

Une veille doléance des populations de Rufisque sur le point d’être réalisée. Le canal à ciel ouvert qui traverse la vieille ville sera reconstruit par le gouvernement. Selon le président de la République, cette infrastructure d’assainissement sera refaite sous un format approprié. « Les études seront engagées sans délais pour que Rufisque puisse vivre dans un environnement beaucoup plus sain pour éviter la prolifération de moustiques et de tout désagrément », a promis le chef de l’Etat. Le président a aussi réaffirmé la « volonté farouche de l’Etat de protéger la zone rurale de Dakar ». « C’est une zone horticole et qui ne doit pas disparaître sous la pression foncière. Il y a là un engagement très fort d’une part pour la sauvegarde de la zone de production horticole des Niayes, d’autres part la préservation de la forêt classée de Mbao qui se trouve sur 700 hectares », a affirmé le président.

Par Babacar DIONE et Oumar BA (Textes), Mbacké BA (Photos)

A lire aussi :

Conseil des ministres délocalisé à Dakar : Un programme d’investissement de 1.800 milliards de FCfa validé

Après les régions de l’intérieur du Sénégal, Dakar va bénéficier du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Le président de la République a annoncé hier, au sortir du Conseil des ministres délocalisé, la mise en œuvre d’un domaine agricole communautaire dans le département de Rufisque et plus précisément dans la commune de SangalKam, sur les anciennes terres de l’Isra. Le projet coûtera 6,4 milliards de FCfa. Selon le président de la République, ces fonds sont déjà disponibles. « C’est un démarrage immédiat pour près de 2000 emplois pour les jeunes dans la région rurale de Dakar », a indiqué le président Sall.

Par Babacar DIONE et Oumar BA (Textes), Mbacké BA (Photos)

A lire aussi : 

Conseil des ministres délocalisé à Dakar : Un programme d’investissement de 1.800 milliards de FCfa validé

Le président de la République, Macky Sall, a exprimé hier sa compassion aux populations de Gokhou Mbathie, dans la commune de Saint-Louis qui sont frappées par la houle.

Il a annoncé l’envoie d’une mission gouvernementale à Saint-Louis à partir d’aujourd’hui pour apporter le soutien de l’Etat. Analysant les dégâts causés par l’avancée de la mer, le président de la République a indexé les conséquences négatives des changements climatiques sur les populations riveraines et côtières.

Il a promis une action du gouvernement pour protéger les populations vivant sur le long des côtes, notamment à Bargny et à Rufisque.

Par Babacar DIONE et Oumar BA (Textes), Mbacké BA (Photos)

A lire aussi :

Conseil des ministres délocalisé à Dakar : Un programme d’investissement de 1.800 milliards de FCfa validé

Le chef de l’Etat Macky Sall a annoncé mercredi que 1.700 milliards de francs CFA ont déjà été investis sur les 2.872 milliards promis par le gouvernement dans le cadre de la programmation territoriale d’investissement retenue après les 13 premiers conseils des ministres délocalisés.

« Cet exercice de planification commune entre le gouvernement et les populations nous vaut une programmation territoriale d’investissement de 2.872 milliards, cela avant le conseil de Dakar. Et, sur ce chiffre, déjà 1.700 milliards ont été réalisés, soit un taux de réalisation de 61% des engagements pris dans les 13 conseils des ministres délocalisés », a-t-il dit. Évoquant le bilan de ces conseils des ministres décentralisés, Macky Sall soutient avoir mesuré « l’espoir vivace » de ses compatriotes. Il a ensuite dit avoir constaté « l’espoir de toute une jeunesse vaillante », qu’il souhaite ne pas décevoir. 

De Saint-Louis à Dakar en passant par les autres, Macky Sall souligne avoir noté « les mêmes convictions profondes pour un Sénégal nouveau ». 

« En délocalisant le conseil des ministres dans chaque région, ma résolution était faite d’aller au contact des acteurs locaux des populations, de les comprendre, mais surtout de décider avec elles de leur avenir », a-t-il expliqué. Il a ajouté avoir voulu, avec ces conseils des ministres décentralisés, « poser les premiers jalons de la territorialisation des politiques publiques engagées et dont le préalable reste la communion avec les populations autour de leurs aspirations légitimes et de leurs conditions de vie ».

(APS)

 Bilan CMD cover

Ibrahima Guèye dit « Iba », l’ancien maire de Mbacké, a tiré sa révérence. Il a été emporté par une longue maladie à l’âge de 64 ans.

Le réveil a été douloureux hier mercredi pour les populations de Mbacké. A l’annonce de sa disparition, c’est quasiment toute la ville qui s’est rendue à son domicile, sis à Palène Mbacké, pour témoigner à sa famille soutien et  affection en ces moments douloureux. En dépit d’un ciel menaçant et d’une pluie diluvienne, les gens sont restés pour dire adieu à l’ancien maire de la ville.

Pour beaucoup, il restait le responsable politique, le  maire, le ministre, le directeur, entre autres fonctions qu’il a occupées tout au long de sa vie.

Le parcours de l’homme est étroitement lié au rythme de l’histoire politique, économique et sociale de la ville qui l’a vu naître. Le défilé incessant et la présence des chefs religieux de Mbacké et de Touba au cimetière témoignent des liens privilégiés qu’il entretenait avec eux. Les témoignages des hommes tous âges confondus ont été unanimes à voir en l’homme une forte personnalité, un homme généreux, ouvert et sociable. Il est décédé le jour du magal de Mame Mor Diarra Mbacké. Chez quelques membres de la famille de Serigne Touba résidant à Mbacké, on retient de lui un homme qui a pleinement rempli son contrat et joué sa partition pour le développement de sa localité. « En cela », soutient Mamadou Fall, un voisin, « il constitue une référence pour la jeunesse sénégalaise en général et celle de Mbacké en particulier et mérite d’être immortalisé par les autorités ». Pour rappel, Ibrahima Guèye était administrateur civil principal de classe exceptionnelle, breveté de l’Enam. Ancien ministre de la Jeunesse et de Sports sous le régime du président Abdou Diouf, ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), ancien directeur de la Caisse de sécurité sociale et ancien président du Conseil régional de Diourbel, il a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de Mbacké.

Pour les responsables de sa formation politique Bokk Guiss-Guiss, dont il assurait la coordination régionale, le parti a perdu un important pilier. Il a été inhumé hier soir au cimetière de « Bakhya » à Touba. Que la terre de Touba lui soit légère.

Mamadou DIEYE

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 20 juillet2016, à 10 heures, à l’hôtel de ville de Pikine.

Entamant sa communication autour de sa tournée économique dans la région de Dakar, marquée par l’inauguration de nombreuses infrastructures, des rencontres avec les différentes forces vives et le lancement de plusieurs projets de développement, le Président de la République adresse ses sincères remerciements aux populations des départements de Rufisque, Pikine, Guédiawaye et Dakar, pour la mobilisation exceptionnelle et l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Il magnifie, en particulier, la grande mobilisation des notabilités coutumières Lébous et des chefs religieux de la Région qui œuvrent, inlassablement aux côtés de l’Etat, pour la stabilité sociale et le rayonnement international de Dakar.

Abordant l’aménagement et le développement territorial durable de la région de Dakar, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de présenter les mesures retenues à l’issue du Conseil interministériel tenu à cet effet, le 19 juillet 2016, en prélude au 14ème Conseil des Ministres délocalisé,qui consacre la fin du processus de planification, d’adoption et d’exécution, dans un consensus dynamique, des programmes d’investissement de chaque région, au regard de ses potentialités et des aspirations prioritaires des populations.

Le Premier Ministre, rendant compte des résultats du Conseil interministériel, a d’abord fait le point de l’état d’exécution des engagements pris par le Gouvernement lors des Conseils des Ministres délocalisés tenus dans les 13 autres régions du pays. A la date du 20 juillet 2016, le Gouvernement a injecté 1761 milliards de FCfa dans ces régions, sur des besoins en investissement évalués à 2872 milliards de FCfa, soit un taux d’exécution de 61%.

Ainsi, le coût total des projets retenus par les Collectivités locales et les structures étatiques de la Région de Dakar s’élève à 823 005 585 425 FCfa, dont460 milliards deFCfa déjà couverts par l’Etat, à travers le Programme Triennal d’Investissement Public (Ptip) 2016–2018. Cette enveloppe ne tient pas compte des projets d’envergure nationale réalisés dans la Région de Dakar, tels que le Train Express Régional (Ter), d’un coût de 415 milliards de FCFA, l’usine de dessalement de l’eau de mer d’un montant de 135 milliards de FCfa, la dépollution de la baie de Hann d’un coût de 67 milliards de FCfa, les projets du pôle urbain de Diamniadio, entre autres.

Reprenant la parole, le Président de la République, après avoir félicité le Premier Ministre et les membres du Gouvernement, pour la pertinence des projets retenus et des mesures préconisées, décide de revoir à la hausse l’enveloppe prévue pour la Région de Dakar, en intégrant les projets d’envergure nationale qui impacteront son développement. Ainsi, après délibération du Conseil, le Chef de l’Etat valide, pour les trois années à venir, le programme d’investissements prioritaires de la Région de Dakar, pour un montant de1800 milliards FCfa, dont seulement 126 milliards de FCfa sont à rechercher.

Dès lors, le Chef de l’Etat demande, au Premier Ministre, de mettre en place un dispositif spécial de suivi, en vue de veiller à la mise en œuvre diligente de tous les projets validés pour la région capitale. Dans ce cadre, le Président de la République invite le Gouvernement :

  • à coordonner, dans un élan de partenariat stratégique avec le secteur privé, les actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes du secteur parapublic en matière d’aménagement équilibré du territoire, d’urbanisme, de réalisation d’infrastructures, de cadre de vie, de promotion économique, d’emploi et de cohésion sociale ;
  • à assurer la sauvegarde, d’une part, de la zone de production horticole des Niayes et, d’autre part, de la Forêt classée de Mbao qui doit être valorisée en parc naturel, avec des activités économiques et touristiques adaptées ;
  • de veiller à la préservation stratégique du littoral national, notamment, de la bande des filaos et des cordons dunaires. A cet effet, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à mettre en œuvre un programme régional d’urgence de lutte contre l’érosion côtière, particulièrement au niveau des zones sensibles de Hann, Thiaroye, Mbao, Rufisque, Bargny, Sendou, Yène ;
  • d’engager dans les meilleurs délais, en relation avec les acteurs locaux, la réhabilitation de l’île de Gorée, la reconstruction aux normes du canal de Rufisque, la modernisation concertée des villes de Rufisque, Pikine, Guédiawaye et des communes polarisées, ainsi que la reconstruction du stade Assane Diouf qu’il restitue à la jeunesse ;
  • à accélérer les travaux de construction de l’Université Amadou Makhtar Mbow de Dakar, ainsi que la construction et la réhabilitation des infrastructures scolaires de la Région, notamment les lycées, les centres de formation technique et professionnelle, et l’Institut supérieur de Formation professionnelle de Diamniadio ;
  • enfin, à accorder une attention primordiale au développement des activités économiques dans la région et à l’emploi des jeunes, notamment de la banlieue qui sera dotée d’un domaine agricole communautaire implanté à Sangalkam. A cet effet, le Président de la République demande, au Premier Ministre, de déployer un dispositif spécifique, souple et innovant de création d’entreprises, de formation professionnelle, d’encadrement et de financement des jeunes et des femmes issues des banlieues, par le biais de projets crédibles d’insertion socio-économiques dans les sous-secteurs porteurs de l’artisanat, de l’horticulture, de la petite industrie, de la culture, du commerce, etc.

Poursuivant sa communication autour de l’évaluation globale des Conseils des ministres délocalisés et de l’émergence progressive des pôles avec la territorialisation des politiques publiques, le Chef de l’Etat indique l’enjeu de ces Conseils qui ont permis au Sénégal de disposer désormais, à travers cette méthode innovante de gouvernance du développement national, impliquant l’Etat, les collectivités publiques et l’ensemble des acteurs territoriaux, d’une cartographie complète, précise et chiffrée de tous les projets prioritaires dans chaque région, validée en Conseil des ministres par le Chef de l’Etat.

En conséquence, le Président de la République demande, à chaque Gouverneur de région, de tenir tous les mois, une conférence territoriale d’évaluation de l’état d’exécution des programmes d’investissements de l’Etat dans sa Région. Il invite également le Premier Ministre, à la suite de ces conférences territoriales, à procéder, en rapport avec les Gouverneurs de région, à la revue trimestrielle de l’ensemble des engagements publics annoncés dans chaque région visitée.

Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de lui faire le point, avant le 31 août 2016, de l’état d’exécution globale de tous les programmes prioritaires d’investissement validés, à engager l’exécution, sans délai, des Plans d’actions stratégiques de l’Etat dans les régions (Paser), et à intensifier, dans l’esprit des conseils des ministres délocalisés et de l’Acte III de la Décentralisation, l’émergence progressive des Pôles Territoires.

Concluant sur ce point, le Président de la République informe le Conseil qu’il présidera tous les ans, un Conseil National des Exécutifs (C.N.E), à l’effet d’évaluer le Programme Territorial de l’Etat.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique et le suivi de la coopération.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état de préparation de la campagne agricole 2016/2017.

Le Ministre de l’Education nationale a fait part au Conseil des mesures incitatives proposées contre la baisse des effectifs des séries scientifiques et techniques.

Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte du déroulement de la session ordinaire unique 2015-2016 de l’Assemblée Nationale.

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :

  • le projet de loi portant refonte partielle des listes électorales ;
  • le projet de décret portant fixation de la date du scrutin et convocation du collège électoral pour l’élection des Hauts Conseillers.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Mame Baba CISSE, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Sénégal auprès de l’Office des Nations Unies, à Genève, est nommé Ambassadeur, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Amadou KEBE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Ousmane Sounourayny SECK est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (Anat), poste vacant.

Le Ministre Porte-parole du Gouvernement

Bilan CMD cover 

Le président Macky Sall a inauguré, hier, à Sangalkam, une usine de transformation de produits halieutiques installée par des promoteurs russes pour un coût de 15 milliards de FCfa. Cette cérémonie solennelle qui marque le premier acte posé par Macky Sall dans le cadre du Conseil des ministres délocalisé dans la banlieue dakaroise, a été l’occasion pour lui d’annoncer la poursuite du programme de modernisation de la pêche.

L’histoire retiendra que le tout premier acte posé par le chef de l’Etat Macky Sall dans le cadre du Conseil des ministres décentralisé dans la banlieue a été l’inauguration, à Sangalkam, de l’usine de transformation de produits halieutiques « Atlantic Sea Food » qui a nécessité un investissement de 15 milliards de FCfa par des Russes. Cette cérémonie solennelle qui a enregistré la présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Sénégal, Sergey Kryukov, a été marquée par une très forte mobilisation des populations de Sangalkam et environs. Le terrain vague faisant face à l’usine située à la sortie de cette commune sur la route menant à Bambilor, où ont été installés trois grands chapiteaux, a été pris d’assaut dès les premières heures de l’après-midi par des populations déterminées à réserver un accueil chaleureux et coloré au chef de l’Etat. A ce jeu où chacun veut se faire remarquer, les pancartes et les tee-shirts à l’effigie de tel ou tel homme politique ont rivalisé. L’arrivée du président Macky Sall quelques minutes après 18 heures a décuplé l’ardeur des populations. Les cris d’allégresse, les roulements de tambours et les coups de sifflets redoublèrent d’intensité. L’effervescence était à son comble. L’effet combiné de la visite du chef de l’Etat dans cette localité et les grands espoirs de création d’emplois que suscite cette nouvelle unité industrielle expliquent sans doute ce sentiment de joie.

Cette plateforme moderne considérée par ses promoteurs comme la plus grande usine de transformation de produits halieutiques en Afrique de l’Ouest avec une production journalière de 240 tonnes, va générer 600 emplois, selon sa directrice générale Elena Sharubina. « Conformément au Pse, la création d’emplois et la lutte contre le chômage sont nos objectifs les plus importants. Nous comptons, au fur à mesure, augmenter notre capacité de production à 1500 tonnes. Du coup, nous créerons davantage d’emplois », a-t-elle dit. Sea Food participe également à augmenter les revenus des pêcheurs locaux.

En effet, 80% de ses produits proviennent des prises de la pêche artisanale, selon Mme Sharubina. En sept mois d’activités, Atlantic Sea Food a montré sa bonne volonté de cohabiter avec les populations de cette zone. Le don d’une ambulance neuve à la commune de Sangalkam dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale de l’entreprise en est la preuve.

Le maire de cette commune, Omar Guèye, par ailleurs ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, après avoir salué l’installation de cette usine à Sangalkam, est largement revenu sur les nombreuses actions posées par le chef de l’Etat et qui, à ses yeux, ont permis au Sénégal de faire des « pas significatifs dans tous les domaines ». Souleymane Ndoye, président du Conseil départemental de Rufisque, a insisté sur les retombées socio-économiques que cette usine ne manquera pas d’avoir sur le département de Rufisque. « L’implantation de cette importante infrastructure traduit la claire vision que le président Macky Sall a du développement de nos localités dans tous les secteurs et va contribuer à la réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité des femmes transformatrices, améliorer la qualité, l’hygiène et la labellisation des produits halieutiques », a déclaré le président du Conseil départemental de Rufisque.

Après avoir vivement remercié les populations de Rufisque qui sont massivement sorties pour l’accueillir, le chef de l’Etat a félicité les promoteurs de ce projet. Un projet qui répond aux ambitions du Pse dans son axe premier portant sur la création de richesses, d’emplois et de valeur ajoutée, a dit le chef de l’Etat. Il affirme que cette usine contribuera à la diversification de l’activité économique dans cette zone à vocation agricole, à la création d’emplois et à fixer les jeunes dans leur terroir. Ses ambitions pour le Sénégal exigeant l’implication de l’ensemble des forces vives de la nation, le président de la République a invité, à nouveau, le secteur privé national à « s’inscrire dans le sillage si opportunément emprunté par les promoteurs d’Atlantic Sea Food en mettant à profit les opportunités d’investissement qu’offre notre pays pour augmenter ses capacités productives, sources de croissance et de création d’emplois ».

Par Elhadji Ibrahima THIAM

En attendant un arbitrage du chef de l’Etat aujourd’hui, dans le cadre du Conseil des ministres, les besoins évalués pour la région de Dakar sont chiffrés à 823 milliards de FCfa. Déjà les 455 milliards de FCfa sont prévus dans le Ptip, mais il reste 368 milliards de FCfa afin de boucler cette enveloppe prévue pour la capitale

A l’issue du Conseil interministériel tenu hier à Rufisque, préparant le Conseil des ministres d’aujourd’hui en banlieue, les besoins de la région de Dakar ont été évalués à 823 milliards de FCfa. C’est l’annonce faite par Seydou Guèye au sortir de ce conseil qui a réuni le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne, l’ensemble des ministres du gouvernement, les maires de Dakar, les élus et les responsables traditionnels et coutumiers. Face à la presse, Seydou Guèye a toutefois précisé que les 455 milliards de FCfa de cette enveloppe destinée à Dakar sont déjà prévus dans le Programme triennal d’investissement public (Ptip). « Les 368 milliards de FCfa manquant seront soumis à l’arbitrage du président de la République, seule autorité qui a la pleine capacité d’engager les dépenses pour le développement du pays. Ce projet lui sera soumis à l’occasion du Conseil des ministres », a ajouté le porte-parole du gouvernement. Selon lui, les attentes des Dakarois sont certes « nombreuses » eu égard aux difficultés qui les assaillent quotidiennement. Des difficultés qui ont pour noms urbanisation (liées à l’occupation anarchique de l’espace), chômage des jeunes, encombrement, sécurité, déficit d’infrastructures dans les secteurs de base tels la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, le transport, etc. « Dakar est une région particulière avec ses réalités qui contrastent avec le reste du pays. C’est une région où se mêlent urbanité et ruralité », a soutenu Seydou Guèye.

Toutefois, conformément aux orientations du Pse, le gouvernement va consentir les investissements pour Dakar dans les trois axes stratégiques. C’est pourquoi 47% des investissements sont prévus dans les secteurs tels que l’agriculture, la pêche et le transport. Il faut intégrer dans ce secteur l’extension de la route des Niayes jusqu’à Dakar. Toujours, pour Dakar, 51% des investissements iront aux secteurs de l’éducation, de la formation, de la protection sociale, de la santé, de l’assainissement, de l’hydraulique et du développement rural.

Pour ce qui est du volet « développement local », le gouvernement a prévu le renforcement des commissariats de police, des brigades de sapeurs-pompiers. Une enveloppe de 6 milliards de FCfa est prévue à cet effet. Les projets « spécifiques » de la région de Dakar prévus à Diamniadio, notamment la gare des gros porteurs, le marché d’intérêt national, les hôtels de luxe ainsi que les infrastructures de commerce sont à intégrer dans les projets prévus dans la capitale sénégalaise. «Au regard des besoins en investissements et les questions à mettre en œuvre au plan stratégique, nous comptons faire de Pikine, de Guédiawaye et de Rufisque de nouveaux pôles d’attraction socio-économiques capables d’absorber la nouvelle offre infrastructurelle en servant de tampon entre le cœur de la capitale et ses propres relais », a souligné le porte-parole du gouvernement. Seydou Guèye a aussi noté « un consensus et une complémentarité » entre le document présenté par le ministère de l’Economie et des Finances et celui porté par la région de Dakar. Les priorités ont été clairement définies et une programmation pluriannuelle de ces projets a été dégagée.

Maguette NDONG

Connectivité et équipements : Le dispositif de l’Adie au point pour le Conseil des ministres délocalisé
L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) joue sa partition pour un bon déroulement du Conseil des ministres décentralisé dans les départements de Pikine, Guédiawaye et Rufisque du 19 au 24 juillet 2016. Des équipements neufs ont été installés sur les différents sites allant du câblage à la mise en place d’antennes sans oublier les points wifi mobile pour participer à la réussite du Conseil en matière de connectivité.

Si Pikine a bénéficié d’une connexion en fibre optique dans la salle ou doit se tenir le conseil des ministres, la résidence du président de la République et le bloc administratif, les hôtels de ville de Guédiawaye et de Rufisque sont passés d’une connexion WiMax au réseau haut débit avec une portée de 500 mètres. En plus de la fibre optique, une connexion wifi ouverte est mise à la disposition de la mairie. Une salle multimédia flambant neuve est aussi équipée par l’Adie pour permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions.

Après plusieurs jours de déploiement de ses équipes sur le terrain, le directeur général de l’Adie, Cheikh Bakhoum, a effectué une visite sur les différents sites ce lundi 18 juillet pour s’enquérir de l’état des installations. Il a salué le travail abattu par les différents agents de l’Adie pour assurer une bonne couverture de l’événement.


Engagements lors des 13 Conseils des ministres délocalisés : 1.573 milliards de FCfa déjà injectés
Seydou Gueye Conseil DkrA l’issue du Conseil des ministres délocalisé tenu hier à Rufisque pour le compte de la région de Dakar, le porte-parole du gouvernement, le ministre Seydou Guèye, a estimé qu’à la date du 31 août 2015, les réalisations issues des engagements du gouvernement après les 13 conseils des ministres délocalisés sont de l’ordre de 1573 milliards, soit 55% de taux de réalisation.

Ce nouveau mode de gouvernance qu’est le Conseil des ministres délocalisé en vue d’une réalisation des projets et investissements nécessaires au développement des collectivités territoriales a été initié depuis le mois de juin 2012, notamment avec la première étape du conseil délocalisé de Saint-Louis.

Et à l’occasion de l’édition de Dakar qui constitue la 14ème et dernière étape, le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de faire le bilan des différents engagements. « Après 13 conseils délocalisés, le montant des investissements consignés à travers les documents de l’Etat se montent à 2.872 milliards de FCfa. A la date donc du 31 août 2015, les réalisations issues de ces engagements du gouvernement se  montent à 1.573 milliards, soit 55% de réalisation des engagements souscrits à l’occasion de ces conseils », a-t-il indiqué hier à Rufisque à l’issue du conseil interministériel consacré à la région de Dakar.

Ainsi, de façon détaillée, il a indiqué que pour Saint-Louis, « nous sommes à un taux de réalisation de 75%, pour la région de Kaolack  57%, pour Ziguinchor 73%, pour Matam 141% et pour Thiès nous sommes à 72% ». Estimant que ces réalisations se déclinent à travers tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle, il a noté, pour ce qui est du secteur de l’agriculture, « une progression des aménagements hydro-agricoles au sortir de ses engagements, où nous sommes passés de 111.000 à 160.000 hectares avec un potentiel accru grâce à la réalisation de l’hémisphère du delta et de ses adducteurs qui permettent d’irriguer aujourd’hui 36.000 ha supplémentaires».

965 kilomètres de routes revêtues pour 238 milliards
Aussi, «il a été question d’équipements et de matériels agricoles. Entre 2012 et 2015, ce sont 52 milliards qui ont affectés à l’équipement agricole à travers les tracteurs et la petite machinerie », a-t-il ajouté. Pour les infrastructures routières, le ministre Seydou Guèye a fait comprendre que ces rencontres (conseils des ministres délocalisés) ont permis d’achever la construction d’un linéaire de 965 kilomètres de routes revêtues avec 2281 mètres portant sur un coût global  de 238 milliards. « D’autres projets sont en cours de réalisation et leur budget est estimée à 875 milliards ». Le programme « Promovilles » va ainsi concerner 13 villes avec les composantes de construction de routes, d’électrification et d’amélioration du cadre de vie pour 89 milliards et un niveau de réalisation d’infrastructures routières de 114 kilomètres, a-t-il fait savoir.
 
110 milliards mobilisés pour l’électrification rurale
Toujours, d’après M. Guèye, au niveau de l’hydraulique, les Conseils des ministres délocalisés ont permis de réaliser un nouveau maillage du territoire et d’établir une nouvelle carte de l’alimentation en eau potable des principaux centres urbains à travers 17 forages, 17 châteaux d’eau, deux usines de traitement et 720 kilomètres d’extension du réseau. «Ce qui a également permis de donner un accès à l’eau potable à travers les branchements sociaux à 53.000 ménages sénégalais. A ce jour, il y a 110 milliards qui ont été mobilisés pour l’électrification rurale qui nous ont permis d’électrifier 1400 villages, faisant passer ainsi le nombre de personnes qui ont accès à l’électricité de 1.700.000 à 2.168.000 personnes, et ce score est amplifié à travers les résultats et les performances du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) », a-t-il encore expliqué. Pour le porte-parole du gouvernement, c’est l’ensemble du territoire national qui a bénéficié de ces engagements pris par le gouvernement. « Toutes les régions portent aujourd’hui les impacts visibles et indélébiles des projets retenus dans le cadre des Conseils des ministres délocalisés ».

Amadou DIOP

A l’issue du Conseil des ministres délocalisé tenu hier à Rufisque pour le compte de la région de Dakar, le porte-parole du gouvernement, le ministre Seydou Guèye, a estimé qu’à la date du 31 août 2015, les réalisations issues des engagements du gouvernement après les 13 conseils des ministres délocalisés sont de l’ordre de 1573 milliards, soit 55% de taux de réalisation.

Ce nouveau mode de gouvernance qu’est le Conseil des ministres délocalisé en vue d’une réalisation des projets et investissements nécessaires au développement des collectivités territoriales a été initié depuis le mois de juin 2012, notamment avec la première étape du conseil délocalisé de Saint-Louis.

Et à l’occasion de l’édition de Dakar qui constitue la 14ème et dernière étape, le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de faire le bilan des différents engagements. « Après 13 conseils délocalisés, le montant des investissements consignés à travers les documents de l’Etat se montent à 2.872 milliards de FCfa. A la date donc du 31 août 2015, les réalisations issues de ces engagements du gouvernement se  montent à 1.573 milliards, soit 55% de réalisation des engagements souscrits à l’occasion de ces conseils », a-t-il indiqué hier à Rufisque à l’issue du conseil interministériel consacré à la région de Dakar.

Ainsi, de façon détaillée, il a indiqué que pour Saint-Louis, « nous sommes à un taux de réalisation de 75%, pour la région de Kaolack  57%, pour Ziguinchor 73%, pour Matam 141% et pour Thiès nous sommes à 72% ». Estimant que ces réalisations se déclinent à travers tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle, il a noté, pour ce qui est du secteur de l’agriculture, « une progression des aménagements hydro-agricoles au sortir de ses engagements, où nous sommes passés de 111.000 à 160.000 hectares avec un potentiel accru grâce à la réalisation de l’hémisphère du delta et de ses adducteurs qui permettent d’irriguer aujourd’hui 36.000 ha supplémentaires».

965 kilomètres de routes revêtues pour 238 milliards
Aussi, «il a été question d’équipements et de matériels agricoles. Entre 2012 et 2015, ce sont 52 milliards qui ont affectés à l’équipement agricole à travers les tracteurs et la petite machinerie », a-t-il ajouté. Pour les infrastructures routières, le ministre Seydou Guèye a fait comprendre que ces rencontres (conseils des ministres délocalisés) ont permis d’achever la construction d’un linéaire de 965 kilomètres de routes revêtues avec 2281 mètres portant sur un coût global  de 238 milliards. « D’autres projets sont en cours de réalisation et leur budget est estimée à 875 milliards ». Le programme « Promovilles » va ainsi concerner 13 villes avec les composantes de construction de routes, d’électrification et d’amélioration du cadre de vie pour 89 milliards et un niveau de réalisation d’infrastructures routières de 114 kilomètres, a-t-il fait savoir.
 
110 milliards mobilisés pour l’électrification rurale
Toujours, d’après M. Guèye, au niveau de l’hydraulique, les Conseils des ministres délocalisés ont permis de réaliser un nouveau maillage du territoire et d’établir une nouvelle carte de l’alimentation en eau potable des principaux centres urbains à travers 17 forages, 17 châteaux d’eau, deux usines de traitement et 720 kilomètres d’extension du réseau. «Ce qui a également permis de donner un accès à l’eau potable à travers les branchements sociaux à 53.000 ménages sénégalais. A ce jour, il y a 110 milliards qui ont été mobilisés pour l’électrification rurale qui nous ont permis d’électrifier 1400 villages, faisant passer ainsi le nombre de personnes qui ont accès à l’électricité de 1.700.000 à 2.168.000 personnes, et ce score est amplifié à travers les résultats et les performances du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) », a-t-il encore expliqué. Pour le porte-parole du gouvernement, c’est l’ensemble du territoire national qui a bénéficié de ces engagements pris par le gouvernement. « Toutes les régions portent aujourd’hui les impacts visibles et indélébiles des projets retenus dans le cadre des Conseils des ministres délocalisés ».

Amadou DIOP

Depuis 2012, le secteur enregistre des performances remarquables, selon le chef de l’Etat. Il en veut pour preuve les recettes d’exportation de produits halieutiques qui ont atteint 195 milliards de FCfa en 2015, soit 20,87 % des exportations. Ce qui place la pêche au premier poste des exportations du Sénégal. Fort de cette potentialité, le gouvernement a pris des mesures pour développer, redynamiser et moderniser le secteur de la pêche et de l’économie maritime, a rappelé Macky Sall. Il s’agit notamment de la décision de subventionner la pêche artisanale par l’acquisition de 5000 moteurs de pirogue à concurrence de 5 milliards de FCfa sur la base d’une subvention d’un million de FCfa par moteur acheté. La baisse du prix du carburant qui bénéficie d’une exonération de l’Etat rendant ainsi les charges d’exploitations moins onéreuses. Le programme de modernisation des infrastructures de pêche avec la réalisation de quais de pêche et de débarquement, etc. Il a ajouté que cette dynamique de modernisation des infrastructures de pêche se poursuivra avec la mise en œuvre dès 2017 des projets prioritaires axés sur le développement de la sécurité en mer, la modernisation de la chaîne de froid et l’autonomisation des femmes. Macky Sall a affirmé que le renouveau du secteur maritime s’appuiera également sur une nouvelle configuration de la plateforme portuaire visant à faire du Sénégal un hub logistique international.

Par Elhadji Ibrahima THIAM

Le Sénégal est favorable à une suspension de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) de l’Union africaine et un retour rapide du Maroc dans l’instance continentale, selon le président Macky Sall qui s’est exprimé dans les colonnes de « Jeune Afrique » à la fin, il y a trois jours, du 27ème sommet de l’organisation à Kigali.

Le chef de l’Etat dit se réjouir de la lettre envoyée au sommet des chefs d’Etat de l’Ua par le roi Mohamed VI pour confirmer sa volonté de retrouver la place qu’il avait quittée le 12 novembre 1984 pour protester contre l’admission à l’Organisation de l’unité africaine (Oua) de la Rasd, entité politique qui réclame l’indépendance de l’ancien Sahara espagnol avec le soutien de l’Algérie, et que le Maroc administre depuis 1976. L’Onu cherche à y organiser depuis des années un référendum d’auto-détermination. Dans ce dossier, le royaume chérifien a toujours bénéficié du soutien du Sénégal.c« Je fais partie des chefs d’État qui ont demandé au royaume de faire tout son possible pour rejoindre notre famille », a expliqué le président Macky Sall. « Mais je suis très déçu que cette lettre, adressée au président de l’Ua en exercice (Idriss Déby Itno, le président du Tchad, ndlr), n’ait pas été lue devant l’assemblée.cCette lettre était adressée à tous les pays membres », a ajouté le chef de l’Etat. Se voulant précis, il a révélé que « le même blocage a été fait pour la motion que le Sénégal, et vingt-sept autres pays, ont signée et remise à l’Ua. Cette motion demande que la Rasd soit suspendue de l’Ua, en attendant que l’Onu règle le problème devant le Conseil de sécurité. C’est une demande qui est en rapport avec le droit international. Dès lors que la Rasd n’a pas été reconnue par les Nations unies et d’autres organisations internationales, il aurait été plus juste d’attendre qu’un référendum d’autodétermination ait lieu, par exemple, pour ensuite se prononcer au niveau continental ».

A propos de l’élection reportée du président de la Commission, il a indiqué à l’hebdomadaire panafricain que l’Afrique de l’Ouest avait alerté sur le fait que les conditions n’étaient pas réunies pour choisir le bon profil. Notamment parce que l’annonce du départ de Nkosazana Dlamini-Zuma avait surpris un certain nombre de pays, qui n’ont pu se préparer pour participer à l’élection.

« Partant de tout cela, nous avions demandé, bien avant la tenue de ce sommet, le report de l’élection et la réouverture des candidatures. Cette demande n’a pas été acceptée, ce que nous avons déploré. Finalement, le vote nous a donné raison. L’abstention était supérieure au nombre de voix en faveur des candidats ! Les candidatures vont être rouvertes. Et le Sénégal présentera un candidat », a déclaré le président de la République. Et ce candidat est le Pr Abdoulaye Bathily, ancien ministre et actuel envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu,

Samboudian KAMARA

L’ambassadeur du Sénégal en France, Bassirou Sène, s’est rendu au Quai d’Orsay lundi dernier pour exprimer la solidarité du Sénégal au peuple français après l’attentat de Nice survenue du 14 juillet dernier, fête nationale de la République française. Dans le livre des condoléances ouvert au ministère des Affaires étrangères, le diplomate écrit qu’une extrême violence aveugle a frappé la ville de Nice et toute la France. « Des citoyens innocents ont été sauvagement massacrés dans un jour festif du 14 juillet 2016 que rien ne prédestinait à connaître une telle horreur. Je veux dire ici, au nom du gouvernement et du peuple sénégalais, toute notre indignation et notre compassion. Nous condamnons fermement cette attaque ignominieuse et délibérée et exprimons notre solidarité avec toutes les victimes et leurs familles».

Le bureau exécutif de « Bokk Defar Senegaal » considère qu’en conformité avec les récentes réformes constitutionnelles relatives à la participation des Sénégalais de l’extérieur à l’assemblée nationale, « la problématique de l’augmentation du nombre de députés ne devrait normalement pas se poser », selon un communiqué qu’il a rendu public hier à Dakar. La diaspora participe à plus de 10% à la formation du produit intérieur brut sénégalais ; soit plus de 1000 milliards de FCFA représentant au moins un tiers des dépenses prévues dans le budget actuel de l’Etat.

Au-delà du ratio et des normes de la Cedeao, dix (10) députés de plus pour la diaspora sénégalaise n’accroîtra pas la soi-disant « misère du bas peuple », surtout si cette diaspora reste « l’un des acteurs les plus performants dans la lutte pour l’éradication de la pauvreté par les centaines de milliards qu’elle injecte dans notre économie à travers, entre autres, des programmes sociaux et économiques ; programmes aux bénéfices desquels des personnes vivent et survivent », ajoute le texte. Le bureau exécutif, par la voix d’Amadou Bassirou Ndiaye, considère également qu’avec les nouvelles technologies de la communication, par exemple les vidéoconférences, les Sénégalais de l’extérieur peuvent participer aux sessions parlementaires à moindre coût. Par conséquent, l’augmentation de députés pour le compte de la diaspora, « au-delà d’une mesure de justice sociale, constitue une valeur ajoutée pour nos acquis démocratiques », conclut-il.

S. KAMARA

« Accompagner le président de la République vers l’atteinte d’une émergence économique et sociale du Sénégal qui transcende les intérêts particuliers ou politiciens au profit de l’intérêt commun, voilà ce qui nous a poussé à porter sur les fonts baptismaux le mouvement de soutien aux actions du président de la République dénommé And Boolo ligey/Emergence », a confié Saliou Diouf, le tout premier coordonnateur dudit mouvement. Une déclaration a été faite le week-end dernier au quartier Mbour I  à Thiès où les populations sont sorties nombreuses pour montrer leur engagement patriotique. 

Selon le coordonnateur du mouvement And Booloo Ligey/Emergence, leur choix découle d’une étude qui a fini de montrer que d’importants  efforts sont consentis par le gouvernement pour engager le pays dans l’émergence. « Avec notre mouvement, nous entendons briser la glace par la sensibilisation, la formation et l’accompagnement de proximité des jeunes et des femmes dans l’élaboration de projets, de petites et moyennes entreprises parce que regroupant en notre sein quasiment toutes les catégories socioprofessionnelles », a-t-il affirmé. Au plan politique, And Boolo Ligey/Emergence entend s’investir dans une vaste campagne d’explication et de partage.

«Car, nous avons constaté que beaucoup d’acquis obtenus sous le magistère du Président Macky Sall sont parasités par des adversaires politiques nihilistes faisant dans la manipulation et la propagande et qu’il faut neutraliser en occupant le terrain politique, en vulgarisant les réalisations du Président Macky Sall », a précisé Saliou Diouf.

En outre, il ajoute que  le volet social axé sur la solidarité  va occuper, à l’instar de la première dame Mme Marème Faye Sall, une place centrale dans la démarche du mouvement And Booloo Ligey/Emergence.

Mbaye BA

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, effectuera une visite à Beijing, en Chine, à partir de ce mercredi 20 juillet, annonce un communiqué de presse. Cette visite, qui s’achève vendredi, s’inscrit dans « le cadre du renforcement des excellentes relations de coopération entre le Sénégal et la Chine », précise la même source. Durant son séjour dans la capitale chinoise, Mankeur Ndiaye aura un tête-à-tête avec son homologue chinois Wang Li. Il sera également reçu par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères en charge des Affaires africaines.

Le Sénégal compte présenter la candidature d’Abdoulaye Bathily lors de la prochaine élection du président de la Commission de l’Ua qui se tiendra en octobre ou en janvier 2017, a déclaré hier le président Macky Sall. L’élection prévue lors du Sommet de l’Ua, qui se tient à Kigali, a été ajournée, aucun des trois candidats en lice n’ayant obtenue la majorité, a dit en substance le chef de l’Etat. « Il y avait une élection pour laquelle la Cedeao avait demandé le report, durant son sommet à Dakar, compte tenu d’un certains nombres de facteurs et d’enjeux (…) », a rappelé Macky Sall, évoquant aussi « des candidatures » qui avaient surpris. Le vote de ce matin (hier – Ndlr) a donné raison à la Cedeao. Il y aura une nouvelle élection (…) et puisqu’il y aura une nouvelle élection, le Sénégal compte présenter un candidat, en la personne du Pr Abdoulaye Bathily comme président de la Commission de l’Ua », a indiqué Macky Sall. La candidature de M. Bathily sera présentée lors du sommet prévu en janvier 2017 en Ethiopie. Le report de l’élection du président de la Commission était un cas de figure prévisible, les trois candidats en candidat en lice n’ayant pas le profil souhaité pour le poste. Il s’agissait de la vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira Kazibwe, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères, son homologue équato-guinéen Agapito Mba Mokouy.

Des pays comme ceux de la Cedeao avaient demandé le report de l’élection pour une réouverture éventuelle des candidatures. Faute de consensus pour un report, la seule option pour différer l’élection serait qu’aucun des candidats n’obtienne la majorité requise pour être élu (2/3 de membres votants). L’absence de majorité lors de l’élection a amené les chefs d’Etat à renvoyer l’élection en janvier 2017. Le président de la Commission est élu par la Conférence des chefs d’Etat au scrutin secret et à la majorité des deux tiers des États membres pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois.

Au total, quatre dirigeants se sont succédé à ce poste depuis 2002 : la Sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma (depuis juillet 2012), le Gabonais Jean Ping (2008-2012), le Malien Alpha Oumar Konaré (2003-2008) et l’Ivoirien Amara Essy (2002-2003, années de la transition de l’Oua à l’Ua).

APS 

Les banlieues sont souvent représentées dans le reflet de la pauvreté, de l’insécurité et de la galère. Au-delà de ces images stéréotypes, se cachent des réalités en déphasage avec ces préjugés. Dans ces nouvelles villes, les histoires se côtoient et ne se ressemblent pas...

Les matchs de dimanche ont encore de beaux jours devant eux et il suffit de faire un tour en banlieue dakaroise pour s’en rendre compte. Nous sommes quelque part à Thiaroye, en cette matinée de dimanche, des groupes se forment par affinité. Des enfants, en passant par des adolescents sans oublier des adultes, tous sont en équipements sportifs, prêts à en découdre «amicalement» sur un terrain de football. Ils s’apprêtent à rejoindre leur aire de jeu, dans l’enceinte du camp militaire de Thiaroye. Pour se dégotter un bon emplacement, il faut rejoindre le terrain tôt.

Au-delà de l’aspect sportif, ces rendez-vous de dimanche constituent également des moments de retrouvailles pour les uns et les autres. Babacar Dièye, âgé de 40 ans, est policier. Il est né et a grandi à Thiaroye. C’est lorsqu’il a pris sa première fonction d’inspecteur qu’il a dû quitter son quartier natal. Toutefois, « je ne me prive jamais de venir ici, dès que l’occasion se présente », note-t-il. En effet, selon lui, les rencontres de dimanche constituent « des moments de retrouvailles, mais également de maintien et de consolidation des relations qui datent de l’enfance ».

Ici, on échange, on se mélange, c'est l'absence de bruits qui dérange. Il existe une vraie énergie, « peut-être que nous n’avons pas le monopole du mérite, mais c'est une bonne école de la vie. La méfiance n’est pas instaurée en règle, les gens traînent même la réputation d’être paranos, tellement ils font preuve d’esprit d’ouverture», souligne le policier. Ici, les jeunes ont tous la maîtrise de la débrouillardise qui a fini de s’instaurer en règle. Les difficiles conditions de vie amènent la plupart des gens à adopter « l’intelligence de la rue ». A côté des plus grands, des enfants à peine âgés de dix ans jouent également au football. Ils n’ont pas les moyens de s’offrir un ballon en cuir. Toutefois, ils ont pu, dans un tour d’astuces dont eux seuls détiennent le secret, se confectionner un ballon à partir d’un regroupé de chiffons.

Un peu plus loin, d’autres jeunes sont installés, ils ne sont pas adeptes de sport. C’est plutôt la musique qui les branche. Et pas n’importe laquelle ! En effet, les goûts musicaux sont précieusement choisis : le rap prime sur tout ; « cette musique qui transpire, qui sent le vrai, qui transmet, qui témoigne, qui respire », note un des jeunes mélomanes. Modou Fall a dix-neuf ans et rêve de mettre sur le marché un album rap. En attendant, il s’inspire des textes du rappeur « Gaston ». Les décibels distillent cette musique qui ne semble guère déranger qui que ce soit, au contraire. « La tentation fait aussi des appels en banlieue, il devient parfois facile de prendre la mauvaise route. Et pour choisir son chemin, il faut écarter pas mal de doutes », avoue le rappeur en herbe Modou Fall. Ici, les habitants ont le libre choix. Toutes les opportunités et toutes les possibilités sont ouvertes. « On peut devenir sportif de haut niveau, artiste, chanteur, mais aussi avocat, fonctionnaire ou cadre supérieur ». Il y a encore plein de métiers sur la liste, laisse-t-il entendre. C’est de ce vécu où sortent plusieurs profils dont tentent de s’inspirer ces jeunes rappeurs.

Niche de rêve, coin d’espoirs
Ici donc comme partout, quand on dort, on fait des rêves. C’est juste une petite contrée qui regroupe dans une symbiose de drôles de parcours. Chose commune à tous les banlieusards, ils sont tous fiers de raconter d’où ils viennent, comme qui dirait, ils sont tous un peu chauvins. « J'aurais pu vivre autre chose ailleurs. Mais, c'est ici que j'ai grandi, que je me suis construit, je viens de la banlieue », informe un ancien colonel de la Douane qui vient tout juste de prendre sa retraite. Nous l’avons trouvé à Tivaouane Diacksao, un quartier situé près de Diamaguène. L’homme qui préfère garder l’anonymat a servi des années durant à la Douane sénégalaise. Banlieusard de pure « souche » comme il aime à le répéter, il n’a guère oublié cette « cité qui a fait de lui un battant ». Tous les dimanches, quand il est au Sénégal, il ne manque pas de faire un tour dans ce quartier qui l’a vu grandir. De son parcours, il s’inscrit en porte à faux des quartiers caractérisés par une seule image : celle de la pauvreté et de la destruction sociale, avec la population la plus « exclue ». En utilisant le terme « jeunes de banlieue», par exemple, les gens pensent spontanément aux jeunes à problèmes, c’est-à-dire ceux qui apparaissent sur la scène publique à travers les problèmes qu’ils posent à la société, déplore-t-il.

Mais on ne parle pas de tous les jeunes qui habitent dans ces quartiers, quand il importe au contraire de souligner l’hétérogénéité de cette jeunesse. Le mot «banlieue» lui-même est tout à fait réducteur, finit-il par constater.


Diamaguène. Deux jeunes âgés de 19 ans sont en train de fumer à tour de rôle une cigarette. Un autre, un peu plus âgé, vient vers eux et demande s’il peut se joindre à eux pour fumer : viens, répond celui des deux qui tient le pétard, en secouant la tête. Le nouveau venu s’assoit à côté d'eux et entame la conversation. Chacun nomme son quartier et ils commencent à discuter des «notables » : sportifs locaux, trafiquants et autres figures. Ils n'ont pas échangé de numéros de téléphone, simplement leurs noms et leurs quartiers respectifs. « Si vous passez la prochaine fois, demandez après moi », dit le plus âgé avant de partir en répétant son plaisir de les avoir rencontrés. Ce genre de rencontre n'est pas rare. Il y a quelque chose dans l'attitude, le langage, la vêture qui permet de se reconnaître immédiatement.

Rencontre de toutes les couches
Ici, tout peu servir d'entrée en matière pour ouvrir la conversation. « Cela ne signifie pas qu'un jeune de banlieue ne discutera qu'avec d'autres jeunes de banlieue, mais qu'il aura plus facilement une conversation avec ceux qui partagent son mode de vie », note Matar Guèye, un habitant de Diamaguène qui fait office de « grand frère » pour les plus jeunes. Les appartenances locales ancrent l'expérience du monde des banlieues dans leur vécu. Cette expérience dépasse et élargit le seul cadre de la cité. Ces relations, on les voit surgir à travers les rapports particuliers que les jeunes de la banlieue entretiennent entre eux.

« J’aime bien ma cité. Il y a une bonne ambiance. Tous les mecs s’entendent bien. Les grands ne prennent pas la tête face aux petits. On est entre nous», souligne Maguèye qui a douze ans à peine. De ce vécu naît un sentiment d'appartenance qui reste présent même chez ceux qui partent. Même après avoir quitté une cité, on finit toujours par revenir sur ses pas. «Dans ce contexte, la catégorie jeune de banlieue n'est pas objective. Elle est construite et travaillée par des sentiments d'appartenance définis de manière contextuelle. Elle se fait et se défait sans cesse, mais reste pertinente tant que les acteurs lui reconnaissent une valeur explicative de ce qu'ils vivent », note Aminata Mbengue, sociologue. Si les banlieues constituent un «champ» de l'opposition entre dominants et dominés, le discernement des «classes» reste difficiles à faire. En effet, sur ces lieux se côtoient des commerçants aux revenus conséquents, des cadres de grandes boites, des individus aux revenus très modestes. En atteste, en effet, la construction des bâtiments, reflets des inégalités de revenus.

Toutes sortes de bâtisses se côtoient en banlieue : les mieux garnis aux plus modestes. «C'est un véritable  patchwork  qui se crée : somme des suppléments du social, elle ne peut rendre compte de la complexité des entrelacements identitaires», note la sociologue Aminata Mbengue. La désignation « jeunes de banlieue » elle-même ne correspond pas à un groupe parfaitement déterminé. La diversité des situations est si grande que toute tentative de catégorisation échoue à saisir la spécificité d'un tel objet.

«Même s'il semble que les cités tendent à un certain nivellement des situations socio-économiques, on trouve des enfants d'ouvriers ou d'employés aussi bien que des enfants issus des classes moyennes », note-elle. L’ouverture d’une multitude d’usines dans les alentours de la banlieue (sur la route de Rufisque) vide les campagnes au profit des centres urbains, transformant irrémédiablement les conditions de vie traditionnelles. Le salariat hebdomadaire est devenu la norme pour certains jeunes, apportant une relative sécurité et différents acquis sociaux : le travail s'est imposé comme un modèle dominant. Cela n’empêche que la banlieue traîne encore cette mauvaise réputation d’endroit où règne l’insécurité. « Il y a bien des raisons à cette construction d'un imaginaire de l'insécurité, de la délinquance. La remise en cause de l'intégration par les groupes primaires et les difficultés à réduire les inégalités y participent tout autant », note Mme Mbengue. Beaucoup continuent à être liés à leur ancien lieu de vie : il faut rester proche, pour garder ce lien tangible. Les familles parties reviennent souvent visiter les amis après un relogement, témoigne Séckou Diédhiou qui a quitté la banlieue depuis une dizaine d’années. Les jeunes qui font des kilomètres pour revenir dans leur cité mesurent ainsi la force de leurs propres ancrages sociaux. « Cet attachement variera en fonction des situations et des durées : mais il restera toujours, pour ceux qui sont partis, une compréhension du monde de la galère qu’ils ont vécu en un moment de leur vie», note la sociologue.

Un reportage d’Oumar BA

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne s'est rendu hier à l'ambassade de France à Dakar pour présenter les condoléances du Sénégal après les attentats de Nice, le 14 juillet dernier.

Il était accompagné par le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, celui de l'Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, de leur collègue des Forces Armées, Augustin Tine et par le représentant de l'Assemblée nationale, Abdou Mbow. Le chef du gouvernement a été accueilli par l’ambassadeur Christophe Bigot, entouré de ses collaborateurs. « Nous sommes venus présenter les condoléances du président de la République, du gouvernement et de l’ensemble du peuple sénégalais à la France », a-t-il déclaré après la signature du livre ouvert à cet effet. « Le peuple français est un peuple ami et frère, et vice et versa. Nous avons une relation très singulière avec la France », a-t-il insisté. Pour M. Dionne, « ce qui vient de se passer à Nice est l’expression ultime de l’horreur qui peut être développée par l’homme dans son extrémisme et dans son fanatisme ». Il a fermement condamné les « inqualifiables » attentats de Nice. « De plus en plus », a-t-il ajouté, « les extrémistes innovent à travers des cellules à la fois spécialisées et fermées, ce qui rend difficile l’action des forces de sécurité et des services de renseignement ».

Le Premier ministre a rappelé que « ce qui s’est passé à Nice peut avoir lieu partout dans le monde. Cela s’est passé à Grand-Bassam, à Ouagadougou et au Mali ; c’est permanent ». Mais, a-t-il conclu, « unis nous vaincrons ; j’entends par-là l’humain et l’universel ».

S. KAMARA

C’est un engagement ferme que le chef de l’Etat a pris devant ses pairs de l’Union africaine, lors du sommet de Kigali. Macky Sall a promis de poursuivre les efforts du Sénégal dans la protection et la promotion des droits de la femme.

Déjà pleinement investi dans la promotion des droits de la femme, le président de la République Macky Sall compte faire plus dans ce domaine. Il l’a rappelé dans son discours prononcé à Kigali, lors du sommet des chefs de l’Etat de l’Union africaine qui dont le thème est : « 2016, année africaine des droits de l’homme avec une attention particulière pour les droits des femmes ». « Le Sénégal  a mis en place des mécanismes de protection et de promotion des droits des femmes définissant ses droits et sanctionnant les atteintes qui y sont portées (…) », a indiqué le chef de l’Etat. Il a jouté sa volonté de faire davantage. « Nous entendons poursuivre ces efforts et aller plus en avant. C’est tout le sens des mesures que j’ai prises dans le cadre du Programme d’urgence pour le Développement communautaire, pour accélérer l’autonomisation des femmes rurales », a poursuivi Macky Sall.

Et le chef de l’Etat de rappeler les efforts réalisés par le gouvernement du Sénégal dans la protection des droits de la femme. Il a cité dans sens l’arrêté du 7 janvier 2016 portant création du Comité technique de révision des dispositions législatives et réglementaires discriminatoires à l'égard des femmes et des filles ; la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes dans les six langues nationales ; le droit d’accéder à la propriété de la terre dans les conditions fixées par la loi ; l’égal accès aux instances de décisions à travers la loi instituant la parité absolue Homme-Femme applicable au niveau de toutes les institutions totalement ou partiellement électives. Il s’y ajoute l’interdiction de toute discrimination entre l’homme et la femme en matière d’emploi, de salaire et d’impôt ainsi que l’ouverture des corps militaires et paramilitaires aux femmes. Devant ses pairs, Macky Sall a renouvelé son attachement aux droits de la femme, rappelant que le fait de promouvoir les droits des femmes, c’est avant tout leur permettre d’accéder aux instances de prise de décision et leur assurer une éducation et une formation de qualité. Macky Sall d’ajouter, cette promotion des droits de la femme c’est aussi travailler à l’allégement de leurs travaux, notamment celles du monde rural, conformément aux orientations de l’agenda 2063 et dans l’esprit de notre décision de consacrer l’année 2015 à l’autonomisation des femmes.

« A cet égard, a rappelé le chef de l’Etat, je voudrais, encore une fois, saluer la décision de notre Conférence de déclarer 2010-2020, Décennie de la Femme africaine et d’appeler à l’accélération des objectifs énoncés dans les différents protocoles, déclarations et conventions parmi lesquels le Protocole de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, la Déclaration solennelle sur l'égalité entre les sexes et la politique de l'Union africaine sur le genre ».  Le président de la République s’est réjoui de la pertinence du thème choisi lors de cette conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine à Kigali. Selon lui, le thème est « pertinent et actuel », surtout dans ce contexte où la paix et la stabilité restent des préoccupations essentielles pour l’Afrique.

Enfin Macky Sall est convaincu que le respect des droits de l’homme reste une condition essentielle à l’instauration de la paix dans le continent et à son essor.

Maguette NDONG

Le chef de l’Etat Macky Sall a visité, dimanche, à Kigali, le Monument commémoratif du génocide rwandais qui a fait en 1994 près d’un million de morts. Inauguré en 2004, soit 10 ans après le génocide, le Kigali genocide memorial center (Kmgc) est situé dans la banlieue de Gisozi. Y sont enterrés les restes de plus 250 000 personnes tuées lors des massacres de 1994. Après avoir suivi une projection sur les témoignages de rescapés, Macky Sall a déposé une gerbe de fleurs sur l’une des fosses où sont enterrés les restes de milliers de victimes. Il était accompagné du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck et de l’ambassadeur du Rwanda à Dakar, entre autres personnalités.

Ensuite, le président a fait le tour de l’exposition relatant l’histoire du Rwanda avant la période coloniale, la période coloniale, l’indépendance sur fond d’une politique d’instrumentalisation de la division ethnique. Cette exposition présente l’histoire du génocide des tutsis, en montrant les images de massacres de masse, d’enfants tués, les machettes et fusils ayant servi à tuer, etc. « Ce mémorial montre combien la haine et la bêtise humaines peuvent être abjectes et inqualifiables », a écrit le chef de l’Etat dans un livre à la fin de sa visite, priant que ce mémorial puisse empêcher à jamais de telles atrocités. « Vive l’unité, vive la réconciliation du peuple rwandais », a dit Macky Sall qui a dû observer quelques temps d’arrêt lors de la lecture de son message, le président étant visiblement gagné par l’émotion. Invité à lire le message du président de la République, le chef du protocole n’y est pas parvenu, étreint par l’émotion. A son tour, le ministre en charge de la Communication de la présidence n’y est pas aussi parvenu. Plus de 20 ans après le génocide, le Rwanda, petit pays enclavé de l’Afrique de l’Est, frontalier de la République démocratique du Congo (Rdc) à l’ouest, de la Tanzanie à l’est, de l’Ouganda au nord et le Burundi au sud, est aujourd’hui cité comme une référence en matière de progrès économique et social. Les visiteurs sont frappés par la discipline des habitants et la propreté. Le gouvernement rwandais a défini des objectifs de développement dans le cadre de la stratégie « Vision 2020 » visant à transformer une économie à faible revenu fondée sur l’activité agricole en une économie de services basée sur le savoir. Le pays a enregistré des succès remarquables sur le plan du développement au cours de la décennie écoulée, caractérisée par une forte croissance, une réduction rapide de la pauvreté et, depuis 2005, un recul des inégalités.

Ousmane Ibrahima DIA
(envoyé spécial de l’Aps)

Guédiawaye nourrit beaucoup d’espoir pour le prochain Conseil des ministres qui sera délocalisé dans la banlieue. Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, espére que les nombreux projets de la ville qu’il dirige feront l’objet d’un plaidoyer convaincant pour être validés.

Le maire de Guédiawaye a révélé hier que la localité nourrit beaucoup d’attentes du Conseil des ministres décentralisé dans la banlieue. A l’en croire, ses projets ont déjà fait l’objet d’échanges avec les services de l’Etat à travers un document préparatoire du conseil interministériel. «Nous avons inscrit beaucoup de projets qui, je l’espère, vont être adoptés aujourd’hui à Rufisque à l’occasion du conseil interministériel », a-t-il déclaré.  Parmi ces projets, il a cité la construction d’une salle de spectacle de 1200 places.  Le coût de ce projet tourne autour de neuf à dix milliards.

« D’ailleurs, le projet a déjà reçu l’appui de l’Etat qui a injecté 250 millions de FCfa pour lancer les études préliminaires. L’enveloppe est confiée à l’Agetip qui a déjà lancé les appels d’offres pour recruter les cabinets spécialisés dans ce domaine », a-t-il révélé. Il y a aussi la reconstruction du stade de Ndiarème qui a connu un début d’activité car ayant déjà fait l’objet d’un appel d’offres au ministère des Sports et l’entreprise déjà sélectionnée. « Le plaidoyer consistera à demander au gouvernement de mettre à la disposition de qui de droit le budget nécessaire pour couvrir les travaux de reconstruction », a insisté le président de l’Association des maires du Sénégal. Guédiawaye attend aussi la construction de l’institut islamique qui est sera une université en langue arabe et qui sera la première section de l’université nationale arabo-islamique que le chef de l’État a décidé d’ériger au Sénégal, avec plusieurs campus.

« J’ai eu la confirmation du ministère de l’Enseignement supérieur comme quoi le campus de Guédiawaye sera le premier à être réalisé. Le conseil des ministres va aussi permettre de confirmer de nombreux projets d’infrastructures, notamment routières. La route des Niayes, mais aussi sa connexion avec la Vdn. L’objectif est de faire en sorte qu’il y ait un réseau dense de routes entre la route des Niayes et la Vdn pour faire de Guédiawaye une ville densément couverte en réseau routier avec un système d’assainissement et un système d’éclairage public. Les attentes, c’est aussi l’éducation et la formation. « Aujourd’hui, c’est un grand jour. Un jour de plaidoyer. Nous demandons aux populations de se mobiliser fortement pour accueillir le président de la République.

Parce que la mobilisation fait également partie des aspects du plaidoyer », a conclu Aliou Sall.

Abdou DIOP

La société civile locale est tout à fait en phase avec l’Etat dans sa décision de délocaliser le conseil des ministres dans la banlieue. Elle pense que les autorités locales ne doivent pas rater cette opportunité pour en  faire profiter à la localité. Cependant, elle demeure convaincue qu’il ne doit s’agir d’une opération de charme pour l’Etat et attend  des échanges fructueux avec la population.

Coordonnateur du Forum civil de Guédiawaye,  Mohamed Ndiongue a certes salué cette initiative, mais a aussi émis des  craintes.

« Est-ce que  le gouvernement sera dans les dispositions de tenir les promesses qu’il aura à faire à l’issue de ce conseil des ministres décentralisé ? », s’interroge-t-il.

En outre, il a estimé que les engagements doivent cadrer avec les véritables préoccupations de la population de la banlieue. A ce propos, il a indiqué que l’Etat doit aider la jeunesse à trouver des emplois. Car, selon lui, l’impact du désœuvrement de la jeunesse peut avoir des répercussions néfastes dans la société avec la tentation pour certains jeunes à de muer en adeptes de la violence ou de verser dans le banditisme. Dans le même ordre de suggestions, Mohamed Ndiongue a estimé que l’un des plus grands problèmes qu’il doit aider à résoudre de manière définitive est les inondations. « Il est vrai que le problème est résolu en grande partie, mais il y a des poches de résistance dont on doit s’occuper pour en finir avec une bonne fois pour toute », a-t-il soutenu.  Il a aussi évoqué les problèmes environnementaux qui sont notés dans le département de Guédiawaye. « Il y a les problèmes liés à l’autoroute qui borde la mer et sur lesquels nous attendons des réactions de l’Etat », ajoute-t-il. Le coordonnateur du Forum civil de Guédiawaye a pointé du doigt les problèmes de la gouvernance locale en insistant sur la nécessité pour les autorités locales d’impliquer la population dans la gestion des affaires de la collectivité.

Mais aussi qu’elles rendent compte de leur gestion pour éclairer la lanterne de leurs administrés. « Je suis convaincu que la tenue de ce conseil des ministres délocalisé doit est mise à profit par les élus locaux pour rétablir cette confiance des populations en leurs élus », dit Mohamed Ndiongue. « Il doit y avoir un calendrier de reddition des comptes dans la gouvernance locale », affirme-t-il. La société civile locale pense aussi que les soins coûtent cher à la population de la banlieue déjà caractérisée par la pauvreté, si  bien qu’il lui est difficile de s’acquitter des ordonnances médicales qui lui sont prescrites.

En effet, le déficit d’éclairage des quartiers de la banlieue préoccupe également la société civile locale. Mohamed Ndiongue considère que les collectivités locales doivent soutenir les efforts de l’Etat dans sa politique d’électrification des quartiers de la banlieue dakaroise. « D’ailleurs, le déficit d’éclairage est un des facteurs explicatifs de l’insécurité dans la banlieue », a-t-il rétorqué.

Abdou DIOP


Le PM préside un Conseil interministériel consacré à la région de Dakar
Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne préside aujourd’hui un conseil interministériel consacré à la région de Dakar, annoncent les services de la primature dans un communiqué. Cette rencontre, en prélude au Conseil des ministres délocalisé de Dakar, se tiendra à partir de 9 heures dans les locaux de la mairie de Rufisque.

Le chef de l’Etat Macky Sall a pris part, hier, au Kigali Convention center, à la cérémonie d’ouverture du 27e sommet de chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine en présence de nombreux homologues du continent. La cérémonie d’ouverture, présidée par le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Ua, a été précédée d’une session à huis clos. Dans la soirée, le chef de l’Etat a pris part au dîner offert par le président Paul Kagamé.

Lancement du passeport panafricain  : Les ministres des Affaires étrangères ont reçu le document symbolique
Macky UA Kigali OffocielLe passeport de l’Union africaine (Ua), a été lancé à l’occasion de ce 27e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, conformément à la politique de libre circulation prônée par l’organisation.

L’Ua lance son passeport électronique (e-passport) lors du sommet de Kigali (10-18 juillet) axé sur le thème : « 2016, année africaine des droits de l’homme avec un focus particulier sur les droits des femmes ». Les représentants permanents des Etats membres de l’Ua à son siège d’Addis-Abeba en Ethiopie sont parmi les premiers bénéficiaires de ce document de voyage. Pour l’Ua, la délivrance de ce passeport devrait ouvrir la voie à l’adoption et à la ratification par les Etats membres de tous les protocoles et lois relatifs à ce futur passeport africain. L’initiative, lancée en 2014, entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Ua.

Elle vise à faciliter la circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’Union en vue de dynamiser le commerce panafricain, l’intégration du continent et son développement économique, selon toujours l’Ua.

APS 

Pour un Fonds de soutien à l’électrification de l’Afrique
Le président Macky Sall a proposé, samedi, à Kigali, la création d’un Fonds de soutient à l’électrification de l’Afrique, soulignant l’importance de l’énergie dans le développement du continent. Ce Fonds pourrait être logé à la Banque africaine de développement (Bad), selon le président sénégalais qui s’exprimait à l’ouverture de la réunion du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nepad. Ont pris part à la rencontre, les chefs d’Etat d’Afrique du Sud, du Mali, de la Guinée. Etaient également présents le Secrétaire exécutif de l’Agence du Nepad, Ibrahim Hassan Mayaki, la présidente de la Commission de l’Union africaine, la représentante du président Paul Kagamé, le président de la Bad, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (Cea), entre autres. Ce 35e Sommet, qui se tient à la veille de la 27e Conférence de l’Union africaine, est axé sur le thème « Rôle du Nepad dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 ». Le Comité d’orientation a examiné, dans le cadre d’un Panel de haut niveau et à huis clos, les stratégies pour une intégration durable du continent à travers des politiques innovantes d’industrialisation.

Macky Sall a salué les progrès accomplis dans le développement des infrastructures et les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Le président sénégalais a aussi évoqué la possibilité de combler le gap en matière d’infrastructures s’il y a une volonté politique à la base. L’Afrique dispose du potentiel pour assurer son développement industriel grâce à ses ressources humaines – jeunes et femmes –, ses ressources naturelles.

Toutefois, aucun schéma de développement ne peut réussir sans une énergie à bas coûts, a-t-il estimé, appelant à l’opérationnalisation de la décision prise à Johannesburg en 2015 pour l’électrification de l’Afrique. L’Union avait approuvé en décembre 2015 à Johannesburg le rapport du chef de l’Etat sénégalais, président du Nepad, rappelant la priorité absolue à l’énergie, la création d’un instrument dédié, doté de 5 milliards de dollars de subvention par an, pendant 10 ans, grâce à la solidarité internationale.

Macky Sall a invité les Africains à « ne pas tomber dans le tout renouvelable », estimant qu’il faut un mix-énergétique combinant les énergies fossiles et celles dites renouvelables. « Il faut un mix-énergétique équilibré », selon Macky Sall, qui estime que l’Afrique doit aussi pouvoir exploiter les sources énergétiques fossiles dont elle dispose. Le président sénégalais a également insisté sur le développement de l’agriculture qui offre des opportunités d’emplois aux femmes et aux jeunes. De même, il a mis l’accent sur la nécessité d’une transformation structurelle de l’économie avec le développement de nouveaux moteurs de croissance. Macky Sall a invité le Nepad à « recentrer ses actions sur une planification rationnelle en vue d’une meilleure efficacité de ses interventions ». 

Ousmane Ibrahima DIA (envoyé spécial de l’Aps)


Le Maroc signe son retour «historique» au sein de l'Ua
marocLe Maroc a annoncé, dans un message adressé au 27e Sommet de l’Union Africaine (Ua) ouvert, dimanche, à Kigali sa décision de « retrouver sa place naturelle et légitime » au sein de l’organisation continentale. Ce message a été transmis au président en exercice de l’Union Africaine, Idriss Déby Itno, par le président de la Chambre des Représentants du Maroc, Rachid Talbi Alami, en marge du Sommet de l’Ua dans la capitale rwandaise. « Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle.

Ce moment est donc arrivé », écrit le Roi Mohammed VI dans ce message dont APA a obtenu copie. Après réflexion, explique le Souverain chérifien, « il nous est apparu évident que quand un corps est malade, il est mieux soigné de l’intérieur que de l’extérieur ». Selon lui, « le temps des idéologies est révolu. Nos peuples ont besoin de concret et d’actions tangibles. On ne peut changer la géographie. On ne peut se soustraire au poids de l’histoire ». Il ajoute également que c'est ce qui milite pour que le Maroc ne demeure pas en dehors de sa famille institutionnelle et puisse ainsi retrouver sa place naturelle et légitime au sein de l’UA. «Agissant de l’intérieur, il contribuera à en faire une organisation plus forte, fière de sa crédibilité et soulagée des oripeaux d’une période dépassée », poursuit Mohammed VI. Par ce retour, le Maroc entend poursuivre son engagement au service de l’Afrique et renforcer son implication dans toutes les questions qui lui tiennent à cœur. Dans le message, le royaume s’engage, ainsi, à contribuer, de manière constructive, à l’agenda et aux activités de l’Ua. « Le Maroc, qui abritera la Cop 22 en novembre prochain, saura défendre la position de notre continent, fortement touché par les questions climatiques et de développement durable », promet Mohammed VI.

APA 

Le chef de l’Etat plaide pour la mobilisation des ressources au profit des femmes
L’Afrique doit passer de la théorie à l’action en assurant la mobilisation des ressources nécessaires pour permettre aux femmes de participer pleinement au développement de l’agriculture sur le continent, a plaidé samedi à Kigali le président Sall. « Il est de temps de passer à l’action.

Nous avons beaucoup disserté, théorisé. Il est de temps de passer à l’action en mobilisant les ressources financières, en mettant à la disposition des femmes un système de crédit simple », a dit Macky Sall. Le chef de l’Etat intervenait au cours d’une rencontre de haut niveau sur le projet d’autonomisation des femmes dans l’agriculture (EWA en anglais). Le président de la République a salué les organisations de femmes africaines engagées pour le renforcement des capacités des femmes et particulièrement pour leur autonomisation dans le domaine de l’agriculture. Il a relevé l’importance de l’agriculture dans le développement de l’Afrique, soulignant que ce secteur clé constitue la « locomotive » de la croissance économique du continent. Macky Sall a plaidé pour une baisse des crédits bancaires pour favoriser l’accès des femmes aux financements, ajoutant que c’est un combat que mène le Sénégal pour l’atteinte de taux inférieurs à 3%.

APS 

Trois scénarios pour la succession de Mme Dlamini-Zuma
Mme Dlamini ZumaLe Pr Abdoulaye Bathily sera t-il le prochain président de la Commission de l’Union africaine ? Alors que les chefs d’Etat planchent sur plusieurs dossiers comme la succession de la présidente de la commission de l'organisation, la Sud-Africaine Dlamini Zuma, les tractations se poursuivaient hier à Kigali. Un vote est prévu ce lundi 18 juillet.

Aujourd’hui se tient donc un vote pour ou contre l’un des trois candidats actuels. C’est une petite victoire pour ces trois candidats : le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères Agapito Mba Mokuy, son homologue botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et l’ex-vice présidente de l’Ouganda Specioza Wandira-Kazibwe. En effet, jusqu’à ce dimanche après-midi, on se demandait si cette élection n’allait pas être purement et simplement supprimée et si on n’allait pas rouvrir les listes sans attendre, selon le site rfi.fr. « Ceci étant, ce n’est pas parce qu’on vote ce lundi matin que l’un des trois candidats va être élu », écrit le portail. Et un blocage reste possible.En effet, il faut les deux tiers des voix des quelque 54 délégations présentes à ce sommet. Il y a donc trois options.

La première, c’est la victoire de l’un des trois candidats. La deuxième, c’est le blocage parce qu’aucun des trois n’a la majorité requise, la réouverture des listes et donc une seconde élection immédiatement après, dès ce lundi midi ou après-midi. Un scénario qui conviendrait aux Tanzaniens qui soutiennent leur ancien vice-président, Jakaya Kikwete.

Enfin, le troisième scénario serait un blocage pour les mêmes raisons, suivi d’une réouverture des listes, mais pas de vote immédiatement après. Plutôt dans six mois, le temps de se donner le temps de la réflexion et de voir les autres candidats qui peuvent se présenter. Un scénario qui plairait aux nombreux pays d’Afrique de l’Ouest qui soutiennent le Pr Abdoulaye Bathily, le diplomate qui représente les Nations unies en Afrique Centrale. Le scrutin est donc très ouvert et un vrai suspense va durer au moins jusqu’à ce lundi en fin de matinée à Kigali.

Samboudian KAMARA (avec rfi.fr)

Avec la tenue du conseil interministériel et l’arrivée du chef de l’Etat, Macky Sall, demain à Rufisque, la « vieille ville » est parée de ses plus beaux atours. Partout c’est la grande mobilisation et l’effervescence. Mais les populations n’oublient pas de poser leurs doléances sur la table.

Le boulevard Maurice Guèye fait peau neuve. Les allées de cet axe principal qui traverse la ville de Rufisque sont débarrassées de leurs tas d’immondices et des marchands ambulants qui occupaient les trottoirs. Avec l’arrivée annoncée du chef de l’Etat, Macky Sall, précédée de la tenue du conseil interministériel, ce mardi, à la Salle des fêtes (hôtel de ville), Rufisque est parée de ses plus beaux atours. Les lampadaires sur le long du boulevard sont décorés du drapeau national. Même les allées secondaires qui étaient couvertes de nids de poule sont décapées et entièrement refaites. Dans les édifices publics comme la préfecture et l’hôtel de ville, les ouvriers passent les derniers coups de pinceau et les derniers coups de marteau en attendant l’arrivée des officiels. Partout dans la ville, des équipes techniques sont déployées pour décaper, remblayer et remettre à neuf certains ouvrages. Même s’il est encore difficile de connaître l’ensemble des moyens dégagés pour ce conseil interministériel, Rufisque semble mettre les petits plats dans les grands pour accueillir le président de la République et le gouvernement. Cette fébrilité dans les préparatifs de la visite gouvernementale amuse certains Rufisquois. « C’est une très bonne chose de rendre propre la ville pour accueillir le président et l’ensemble du gouvernement, mais j’aurais préféré que cet effort soit continué après cette visite, pour que les Rufisquois se sentent bien chez eux », fulmine Moussa Mbow, un homme d’une quarantaine se promenant au centre-ville.

« Nous avons espoir »
Trouvé dans un salon de coiffure, le jeune Cheikh Tidiane Dièye souhaite que cette visite soit bénéfique pour la jeunesse rufisquoise confrontée à la précarité, au manque de travail et exposée à plusieurs tentations. « Ici, la plupart des jeunes ont besoin de travail ; les débouchés manquent et les jeunes ne savent que faire. Certains versent dans le banditisme ici et des filles s’adonnent à la prostitution, tout cela à cause de la pauvreté qui les assaille », souligne ce jeune homme d’une vingtaine d’années.

Le maire de la commune de Rufisque-Ouest, Alioune Mar, met cette précarité de la jeunesse rufisquoise sous le compte de l’absence de formation. Il a d’ailleurs interpellé le gouvernement dans ce sens, à l’occasion de la conférence des maires. « C’est même un hiatus que personne ne peut comprendre, un département où il n’y a pas de centre de formation professionnelle. Nous faisons appel à l’ensemble du gouvernement, au président Macky Sall particulièrement, pour réfléchir et voir comment faire pour que Rufisque puisse disposer d’un centre de formation », a souligné M. Mar.

Outre la jeunesse, le secteur de la pêche égrène ses maux et met sur la table ses attentes. Dans le principal quai de pêche de Rufisque, le mareyeur Ibrahima Ndiaye met l’accent sur l’absence de chambres froides. Pour lui, cela reste une vieille doléance des acteurs de la pêche non encore satisfaite. « Il y a beaucoup de monde qui fréquente ce quai et il va falloir qu’on dispose d’assez d’eau pour rendre ce site propre », relève le jeune mareyeur. Non loin du quai de pêche, les femmes transformatrices de produits halieutiques s’activent sur leur site.

Selon leur présidente Aïssatou Faye, elles sont au total 230 femmes qui s’activent dans le lieu, faisant face à d’énormes difficultés dans leur travail de tous les jours. « Ce sont de braves femmes qui travaillent ici, elle mènent leurs activités sous le chaud soleil et les intempéries. On a espoir que le gouvernement va nous aider davantage », souligne Aïssatou. Déjà plusieurs Ong sont venues à la rescousse des femmes transformatrices. De même que l’Etat qui a construit certaines infrastructures dans le site. « Le ministre de la Pêche s’est engagé à nous refaire ce site et nous avons espoir que cela va se réaliser », signale la présidente des femmes transformatrices. Parallèlement, un nouveau quai de pêche est annoncé à Bargny dans le cadre d’un vaste programme de renouvellement des infrastructures de pêche. Dans les autres secteurs comme le sport et la culture, l’absence d’infrastructures est pointée du doigt par les Rufisquois. Fermé depuis 2009, pour cause de réfection, le stade Ngalandou Diouf n’est toujours pas fonctionnel. Au plan culturel, les acteurs souffrent du manque de cadre d’expression. Conséquence : ils sont très peu à faire des prestations dans la ville. Si l’ensemble des secteurs d’activités attendent beaucoup de cette visite du chef de l’Etat et de son gouvernement, un document avait été concocté dans le cadre des assises de Rufisque. Ledit document a déjà dégagé un programme d’actions prioritaires (Pap) pour la ville de Rufisque. En attendant de donner suite à ce document et aux doléances formulées ici et là, Rufisque fait sa grande toilette. 

…. Les femmes réclamentplus d’autonomie
Accès aux crédits agricoles, renforcement de leur qualification, implication des femmes dans les financements des projets, tels sont, entre autres, les recommandations formulées par le Collectif des femmes du département de Rufisque à l’occasion du Conseil interministériel prévu, ce mardi, à Rufisque. Ce collectif dirigé par la conseillère départementale Mame Binta Cissé part d’un constat.

Il s’agit d’opportunités qu’offre le département de Rufisque (réserve foncière, pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, zone d’élevage et d’aviculture, existence de tissu industriel, etc.) et la place « pas très enviable » qu’occupent en ce moment les femmes de Rufisque. « Malgré les importants efforts réalisés par les femmes, ces dernières sont encore confrontées à un ensemble de difficultés résultant des facteurs socioculturels et de leur faible accès aux instances de décisions locales », lit-on dans le mémorandum remis à la presse. Aujourd’hui, ce collectif des femmes de Rufisque espère une meilleure implication et une prise en charge de leurs préoccupations.

 Maguette NDONG


Pikine : Le marché central au poisson sera visité par le chef de l’Etat
marche poisonAu marché central au poisson de Pikine, la direction et les mareyeurs ont reçu la confirmation par Me Omar Youm, directeur de cabinet du président de la République, de la visite que le Chef de l’Etat y effectuera.

Au marché central au poisson de Pikine, l’heure est aux préparatifs. D’ailleurs, une grande rencontre a eu lieu hier dans l’enceinte de cette infrastructure marchande pour peaufiner la stratégie à mettre en place. Au cours de cette rencontre, le directeur du marché, Ndiaga Thiam, a laissé entendre que tout doit être mis en œuvre pour le défi de la mobilisation soit grandement relevé.

A cet effet, il a invité tout le monde à ne ménager aucun effort pour que cette visite du chef de l’Etat au marché central au poison soit couronnée de succès. Ndiaga Thiam a beaucoup insisté sur le geste empreint d’honneur du chef de l’Etat qui, pour la première fois de l’histoire du Sénégal, a-t-il rappelé, a décidé que le conseil des ministres soit tenu dans la banlieue. «Mieux, il va y séjourner pendant tout ce temps », a-t-il précisé. Par voie de conséquence, le maître mot, donner un franc succès à ce passage historique du chef de l’Etat, Macky Sall, dans le marché central. Président de l’association nationale des mareyeurs du Sénégal, le général Djiby Ndiaye a estimé que les mareyeurs sont également ravis de l’annonce de la présence de Macky Sall dans le marché central au poisson. «Nous allons ainsi en profiter pour lui rappeler les problèmes auxquels nous faisons face. Il s’agit de la vétusté de certaines parties du marché et l’insuffisance de chambres froides », a-t-il soutenu.

En outre, il a affirmé que le marché a besoin d’être étendu pour la simple raison qu’il a dépassé sa capacité d’accueil depuis longtemps.

Abdou DIOP

Homère Seck, coordonnateur Apr : « Si on ne fait pas attention, Rufisque va mourir »
Homere seckC’est à la fois un Sos au gouvernement et un appel à la classe politique de Rufisque qu’Abdoulaye Homère Seck a lancé, samedi, à l’occasion de sa rencontre avec les militants de l’Apr. Le coordonnateur de l’Apr dans le département constate qu’il y a urgence à se pencher sur la ville de Rufisque. Car, selon lui, cette ville est traversée par l’autoroute à péage et bientôt ce sera le train express régional (Ter) qui le fera pour lier Diamniadio à Dakar. Quid de Rufisque pour les projets du chef de l’Etat ? « Si l’on ne fait pas attention, Rufisque va mourir de sa belle mort », a averti le responsable apériste. M. Seck met en cause les divisions internes des hommes politiques rufisquois. Divisions préjudiciables, selon lui, au développement de la « vielle ville ».

Pour autant, Homère Seck estime que Rufisque a beaucoup à donner au Sénégal. « Rufisque a énormément de potentialités et cette visite va permettre de dire au président qu’il peut compter sur cette ville pouf faire avancer le pays », a rappelé le responsable apériste. Revenant sur cette visite du chef de l’Etat à Rufisque, Homère Seck a sérié les trois « maux » dont souffre la ville. Il s’agit, selon lui, de l’avancée de la mer, de l’assainissement et de la préservation de la ville. Le responsable qui a donné un point de presse en prélude à la visite du chef de l’Etat, estime qu’aussi bien l’avancée de la mer que l’assainissement sont deux problèmes qui ne relèvent pas du ressort des maires, mais plutôt de l’Etat du Sénégal. De même, la préservation de la ville qui vise le classement du « vieux Rufisque » au patrimoine mondial de l’humanité. En tant qu’urbaniste «qui a accompagné Saint-Louis à avoir ce statut», Homère Seck estime que cela est bel et bien possible.

M. NDONG

Visites, audiences, rencontres : L’agenda chargé de Macky Sall à Rufisque
Avec la tenue du conseil des ministres dans la région de Dakar, le chef de l’Etat a choisi Rufisque pour y passer la nuit. D’ailleurs plusieurs missions de reconnaissance ont été envoyées par la présidence de la République pour inspecter, vérifier et s’assurer du bon déroulement de son séjour dans la « vieille ville ».

D’après plusieurs sources dignes de foi, Macky Sall va prendre ses quartiers à la préfecture de Rufisque, dès son arrivée le mardi soir. Il a prévu d’y passer quatre nuits, d’après le ministre conseiller Mor Ngom qui était à Rufisque ce samedi. Une fois arrivé, le président ira à la rencontre de ses militants à Bargny et à Sangalkam, dans le fief du ministre de la Pêche, Oumar Guèye. Le séjour de Macky Sall dans le département ne sera pas de tout repos puisqu’il a prévu de procéder à la pose de la première pierre du quai de pêche de Bargny. Dans son agenda aussi, il va effectuer plusieurs visites, sans compter les nombreuses audiences (nocturnes) qu’il va accorder à ses militants et aux diverses autorités religieuses et coutumières du département.    

M. NDONG

le passeport de l’Union africaine (Ua), a été lancé à l’occasion de ce 27e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, conformément à la politique de libre circulation prônée par l’organisation.

L’Ua lance son passeport électronique (e-passport) lors du sommet de Kigali (10-18 juillet) axé sur le thème : « 2016, année africaine des droits de l’homme avec un focus particulier sur les droits des femmes ». Les représentants permanents des Etats membres de l’Ua à son siège d’Addis-Abeba en Ethiopie sont parmi les premiers bénéficiaires de ce document de voyage. Pour l’Ua, la délivrance de ce passeport devrait ouvrir la voie à l’adoption et à la ratification par les Etats membres de tous les protocoles et lois relatifs à ce futur passeport africain. L’initiative, lancée en 2014, entre dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Ua.

Elle vise à faciliter la circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’Union en vue de dynamiser le commerce panafricain, l’intégration du continent et son développement économique, selon toujours l’Ua.

Ousmane Ibrahima DIA (envoyé spécial de l’Aps)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.