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Politique (4102)

Le Secrétaire général du Ps a rencontré, avant hier les maires, présidents de région et de conseil rural membres de son parti. Au cœur des débats : le redécoupage administratif qui, selon eux, n’a qu’une finalité : l’affaiblissement des élus de l’opposition.

Derrière le redécoupage administratif qui vient d’être fait, les maires, présidents de région et de conseil rural, les socialistes voient une volonté du gouvernement de « bloquer » le fonctionnement des collectivisés locales dirigées par l’opposition. « Comme en 2009, à la veille des élections locales, le gouvernement est en train de procéder à un redécoupage administratif, véritable remise en cause du suffrage universel des Sénégalais dont la finalité reste l’affaiblissement des élus de l’opposition», a soutenu le patron du Parti socialiste dans son propos liminaire. Ousmane Tanor Dieng et ses camarades ont dénoncé la création « tout azimut » de nouvelles collectivités locales qui ne « répondent qu’à une logique électoraliste ». Et comme le gouvernement « n’organisera jamais » d’élections partielles, a-t-il soutenu, sa stratégie est d’installer partout des délégations spéciales dont la mission « sera de liquider les exécutifs démocratiquement élus » et de préparer sur 12 mois l’élection présidentielle, au seul profit du candidat Abdoulaye Wade.

« La rencontre d’aujourd’hui (Ndr : avant hier), au-delà des retrouvailles normales entre la direction du parti et les responsables à la base, nous permettra, j’en suis convaincu, de mieux cerner l’ampleur et la réalité de ce projet de découpage et d’arrêter les mesures et initiatives à proposer à Bennoo pour le faire avorter.  Il s’agit donc de partager les résultats de notre rencontre avec nos camarades de Bennoo », a expliqué Ousmane Tanor Dieng. Le fait que cette rencontre se tienne à un an des élections présidentielles et législatives de 2012,  n’est pas fortuit. « En effet, il ne fait aucun doute que la victoire du candidat de Bennoo en 2012 dépendra des résultats positifs réalisés dans les différentes collectivités que vous dirigez.  Donc, nous devons tout faire pour que vous soyez dans les meilleures conditions possibles vous permettant de prendre en charge les préoccupations de vos administrés avec efficacité et réussite », a conclu Ousmane Tanor Dieng.               

Abdoulaye DIALLO

 

 

Le Rassemblement démocratique sénégalais (Rds) s’est félicité, de l’entrée dans le gouvernement d’Abdoulaye Diop Makhtar, Mamadou Diop et Alasane Dialy Ndiaye.

Dans un communiqué reçu à notre rédaction, les responsables du Rds estiment que loin de constituer un « retournement d’alliance », ces nominations traduisent les qualités de grand rassembleur du chef de l’Etat. « Il aura surtout réussi à confirmer qu’il n’appartenait plus seulement à un parti, mais à une large coalition politique, qui a toujours su lui garantir de belles victoires, depuis 2000 », explique-t-on. Le Rds pense que le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, a fait un bon placement politique. « En responsabilisant ces personnalités politiques d’envergure, le président de la République aura surtout conforté ses alliés et les potentielles forces additionnelles ayant à cœur de jouer leurs partitions dans ce défi majeur de la présidentielle de 2012, pour le parachèvement des chantiers de l’Alternance. Tous les espoirs sont d’autant plus permis qu’il est avéré que la forte communauté léboue de la presqu’île du Cap-Vert, réputée sensible aux gestes symboliques, a apprécié à sa juste valeur l’implication de ces compatriotes, parmi ses plus distingués fils, dans la gestion des affaires de la Cité », lit-on dans le communiqué.

Toutefois, les responsables du Rassemblement démocratique sénégalais soulignent qu’il manque à l’appel, Jean Paul Dias, le leader du Bloc des centristes gaïndés. « Le Rds exhorte le chef de l’Etat à adjoindre au bataillon l’expertise de ce ténor libéral, (…) et fortement pénétré des réalités socioculturelles de Dakar », indique-t-on. Cela aiderait, ajoutent les responsables de cette formation politique, à la reconquête de Dakar qui ne « peut se faire sans l’électorat lébou ! ».

Mamadou GUEYE

 

Le Conseil économique et social a remis des bons de matériels didactiques d’une valeur de 8 millions de francs Cfa aux étudiants haïtiens. Ce don est à mettre dans le compte de l’élan de solidarité visant à faciliter leur intégration dans les universités sénégalaises.

L’élan de solidarité continue de se manifester à l’égard des étudiants haïtiens. Le Conseil économique et social leur a remis, hier, des bons de matériels didactiques d’une valeur de 8 millions de francs Cfa. « C’est un bonheur pour tous les conseillers et les travailleurs de vous apporter ces bons d’achat d’une valeur de 8 millions de francs Cfa », a souligné le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye.  Prenant la parole, le ministre au cabinet du président de la République chargé des Affaires internationales, humanitaires et de la Diaspora, le docteur Lamine Bâ, a remercié les conseillers et le président Ousmane Masseck Ndiaye pour leur soutien constant tout au long du processus de la sélection.

Auparavant, le président du Conseil économique et social, Masseck Ndiaye, a invité tous les travailleurs à faire davantage pour la modernisation de l’institution. « Je vous exhorte à persévérer dans cette voie marquée du sceau de la conscience professionnelle et de l’excellence pour une institution qui va célébrer cette année son 50eme anniversaire, une institution moderne, forte et respectée », s’exprime Ousmane Masseck Ndiaye.

L’institution, dit-il, s’est inscrite dans une dynamique de capitalisation des acquis et d’amélioration de sa performance. « Les années à venir seront celles du dépassement, car elles mettront à l’épreuve notre capacité d’adaptation et d’innovation, en quelque sorte notre quête encore plus résolue de l’excellence », ajoute le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye.

Idrissa SANE

 

 

Ambiance de retrouvailles, hier après-midi, au palais de la République à Dakar. Le Secrétaire général national du Pds, Me Abdoulaye Wade a reçu en audience une très forte délégation de ses premiers compagnons, militants de la première heure du Parti démocratique sénégalais et originaires des départements de Pikine et Guédiawaye.

Ces militants ont cheminé avec Me Wade entre 1974, année de la création du Pds, et les années 80. A l’occasion de cette audience, beaucoup de souvenirs ont été évoqués : les premiers jalons, le congrès de Kaolack, les premières batailles électorales, les années de braise du Sopi, l’opposition au Ps et son lot d’épreuves physiques, l’emprisonnement, la ferveur militante et la foi en la victoire.

Devant le président de la République qui était entouré pour la circonstance du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, de l’administrateur général du Pds, Abdoulaye Faye, du Secrétaire général de la présidence, du ministre d’Etat, Habib Sy, directeur de Cabinet du président de la République, de Zacaria Diaw, Secrétaire général de la Présidence de la République,  du vice-président du Sénat, Kansoumbaly Ndiaye, du ministre-conseiller, Alioune Diop.  Les anciens du département de Pikine et ceux de Guédiawaye ont salué cette initiative personnelle de Me Wade.

C’est sous la houlette du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck, et du ministre-conseiller, Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole du chef de l’Etat et en charge du dossier, qu’a été mis en branle le processus de retrouvailles. Hier, le Secrétaire général national du Pds a remis « la médaille du compagnon » a plusieurs d’entre eux qui ont tous pris la parole pour exprimer leurs vifs remerciements à leurs hôtes. Tour à tour, MM. Mor Arame Kébé, Abdoulaye Sow, Youssou Guèye, Biram Mbodj ; Mmes Ndèye Fatou Ndiaye, Oulimata Cissé et Ngoné Fall ont exprimé, à l’unisson, le même engagement : « c’est nous qui avons fait le parti ; c’est nous qui allons vous réélire ! » Ils ont exprimé leurs remerciements à « leur frère Secrétaire général national » pour les multiples réalisations faites dans les départements de Pikine et Guédiawaye par le Sopi : le plan Jaxaay pour reloger les victimes des inondations et les infrastructures routières « qui mettent Dakar à quinze-vingt minutes de Pikine », entre autres actifs dans le bilan du président Wade. Beaucoup d’orateurs l’ont également remercié pour avoir pu réaliser le pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam. Toutefois, ils ont demandé « la redynamisation des instances du Pds » en vue de l’échéance présidentielle de 2012. La rencontre a eu lieu en présence de plusieurs élus et responsables du Pds dans la banlieue dakaroise : MM. Daour Niang Ndiaye, Kalidou Niasse, Chérif Diop et Mme Woré Sarr…

Samboudian KAMARA

 

Pour la première fois, la session de la commission mixte sénégalo-portugaise de coopération va se réunir, ce mardi 25 janvier 2011, au Méridien-Président, annonce un communiqué du 

Qualifiée « d’historique », cette rencontre a pour « objectif de formaliser et de mieux coordonner la coopération entre les deux pays qui entretiennent d’excellentes relations, renforcées depuis l’avènement de Maître Madické Niang à la tête de la diplomatie sénégalaise, par des rencontres régulières entre autorités des deux pays ». Au menu des discussions, le communiqué annonce qu’il y aura la question de la bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté, le développement durable. Cette première session de la Commission mixte sera aussi l’occasion de procéder à la signature des instruments juridiques. Les deux délégations vont parapher deux accords sur la promotion et la protection réciproques des investissements et sur la dispense de visa pour les passeports diplomatiques. La signature d’un mémorandum d’entente sur le Programme indicatif de coopération (Pic) est aussi prévue. La cérémonie d’ouverture est prévue à 10 heures au Méridien-Président, sous la présidence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Maître Madické Niang, et du Secrétaire d’État aux Affaires étrangères et de la coopération du Portugal, son Excellence Monsieur João Gomes Cravinho. La cérémonie de signature des accords sera suivie d’un point de presse prévu à 17 heures 30 au ministère des Affaires étrangères.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les membres du bureau national du mouvement « Arc-en-ciel » ont préconisé, dans un communiqué, que le gouvernement fasse de la baisse des prix des denrées de première nécessité une super priorité.

Face à la flambée des prix des denrées de première nécessité, le bureau du mouvement « Arc-en-ciel » a félicité tout d’abord le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, pour sa volonté de faire étudier par le Premier ministre les possibilités de baisser les prix des denrées de premières nécessités qui constituent, dans presque beaucoup de pays, un grand défi. Mamadou Dieng et ses compagnons ont soutenu qu’après « les grands chantiers qui font aujourd’hui la fierté des Sénégalais, le panier de la ménagère constitue actuellement la super priorité pour aborder les prochaines échéances électorales avec sérénité ».

Sur un autre registre, « Arc-en-ciel » a « salué les efforts faits par le chef de l’Etat pour résorber le déficit de la fourniture d’électricité dû en grande partie, comme l’a démontré un rapport d’audit, à l’augmentation substantielle de la demande d’électricité ».

S’agissant de l’offensive de l’ex-Premier ministre, Macky Sall, dans le Walo et dans le Dièri, les membres du bureau du mouvement « Arc-en-ciel » trouvent les critiques du leader de l’Apr/Yakaar sur la politique économique du gouvernement « totalement inacceptables de la part de quelqu’un qui a une responsabilité directe dans ce qu’il cherche à critiquer aujourd’hui ».

Mbaye S. DIAKHATE

Une délégation du Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) a rencontré celle de l’Union citoyenne Bunt Bi. Au terme de leur rencontre, les deux formations politiques membres de Bennoo siggil Senegaal ont réaffirmé leur souhait de voir leur coalition arriver à un candidat unique pour la présidentielle de 2012.

Le Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu) et l’Union citoyenne qui se sont rencontrés ont jugé nécessaire pour Bennoo Siggil Senegaal d’avoir un candidat unique ou de l’unité pour la présidentielle de 2012. «Accord de vues sur le programme d’urgence à proposer aux Sénégalais qui prend en compte les priorités du peuple à savoir la baisse des prix des denrées indispensables, la résorption du déficit énergétique, la lutte contre le chômage des jeunes, le soutien au monde paysan, la lutte contre la corruption et la mal gouvernance, entre autres », lit-on dans le communiqué conjoint reçu à notre rédaction.

Ces deux partis ont jugé nécessaire une transition politique à partir de 2012 pour refonder l’Etat et la validation d’une nouvelle Constitution qui consacre la rupture d’avec le présidentialisme. «Unir nos forces avec les autres partis membres de Bennoo, la société civile, les syndicats et autres mouvements citoyens pour constituer une équipe pour gérer la transition. Proposer un candidat unique ou un candidat de l’unité chef d’équipe de la transition, pour battre le candidat de la mouvance présidentielle à l’issue des élections de 2012 », ajoute le communiqué.

Les deux partis politiques invitent leurs partenaires membres de Bennoo à valider définitivement le principe largement acquis au sein de Bennoo, de la nécessité d’avoir une candidature unique à la présidentielle et conforter ainsi l’espoir porté en Bennoo par les populations. «Notre unité vaut tous les sacrifices». Les deux délégations ont salué la mémoire de feu Mamadou Dia et lui ont rendu un hommage pour son combat exceptionnel mené toute sa vie durant.

Aliou KANDE

 

 

C’est devant le ministre d’Etat, ministre de la Femme, Ndèye Khady Diop, entouré du député Mor Maty Sarr, du président national des Chambres de métiers du Sénégal, Seyni Seck, du responsable départemental de l’Ujtl, Mohamed Nasser, du responsable des femmes libérales, Amy Diawara, entre autres, que les artisans libéraux ont réaffirmé leur ancrage dans le Pds. Mieux, ils ont fait le serment de tout mettre en œuvre pour réélire le président Abdoulaye Wade en 2012.

Mme Ndèye Khady Diop, ministre d’Etat, s’est réjouie de la réussite de la manifestation, soulignant que la preuve vient d’être administrée que les artisans libéraux dont on a annoncé qu’ils étaient partis ailleurs, sont bien là, prêts à réélire Abdoulaye Wade en 2012. Aussi, cette heureuse initiative, souligne-t-elle, coïncide avec l’unité retrouvée dans le camp libéral, une unité qui se consolide de jour en jour, comme en témoigne la présence à ses côtés des responsables libéraux. Elle a tenu, au nom de ces derniers, à remercier le Secrétaire général national du Pds pour le choix porté sur le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui est un digne fils de la région.  Au sujet de ce dernier, Ndèye Khady Diop lui rendra hommage pour ses efforts en direction de la région en lui demandant cependant de renforcer les cadres du terroir. En ce qui concerne la révision des listes électorales, le ministre d’Etat a engagé tous les responsables libéraux, mais aussi les cellules d’entreprises à investir les quartiers et les demeures pour inscrire les militants en âge de voter.

Une déclaration faite par le coordonnateur du mouvement, Pape Malick Diop, qui n’a pas laissé indifférente la responsable du Pds de la région, Ndèye Khady Diop, qui s’est réjouie de cet engagement des artisans avant de les féliciter pour cette heureuse initiative.

En effet, pour Pape Diop, Ibrahima Cissokho et Mbaye Diakhaté Thiam, la grande mobilisation des artisans libéraux démontre, s’il en est besoin, que le mouvement, exception faite de l’ex responsable qui est allé rejoindre le camp d’Idrissa Seck, reste fidèle au Secrétaire général du Pds, Abdoulaye Wade qui, selon eux, demeure le seul candidat des Libéraux pour l’élection présidentielle de 2012.

Aussi, ont-ils promis de travailler dans ce sens, avec la bénédiction de Seyni Seck. Prenant la parole, ce dernier n’a pas manqué de s’engager aux côtés du mouvement des artisans libéraux afin que leurs objectifs soient largement atteints.

Mamadou CISSE

 

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, certains ténors du Pds se mobilisent déjà pour porter en triomphe leur secrétaire général national, le président Abdoulaye Wade, au soir de ces joutes tant convoitées.

C’est le cas de la sénatrice Mme Aminata Mamoudou Kane Kébé qui s’est rendue, la semaine dernière (du 14 au 19 janvier), auprès de ses frères et sœurs libéraux du département de Matam pour les sensibiliser et remobiliser les troupes en vue des prochaines joutes électorales de 2012. De retour à Dakar, la sénatrice nous a fait l’économie de sa tournée.Accompagnée d’une forte délégation, la sénatrice libérale a révélé s’être rendue successivement dans les communautés rurales d’Oréfondé, d’Agnam Signol et de Dabiya (arrondissement d’Agnam), et dans la commune de Thilogne.

Son message a porté essentiellement sur une invite aux militants à s’inscrire rapidement dans les listes électorales et se tenir fin prêts pour réélire le président Abdoulaye Wade en 2012. Elle a également rendu visite aux différents chefs religieux de la zone à qui elle a transmis le salut et la ziarra du président Wade. Partout où elle s’est rendue, Mme Aminata Mamoudou Kane Kébé a apporté le message du chef de l’Etat «qui ne veut qu’une chose : redorer le blason de notre terroir pour faire de Matam une région émergente».

Mme Kébé n’a pas manqué de rappeler toutes les réalisations déjà consenties par le président Wade en faveur de Matam. «Celle des ponts de Matam dont les travaux ont démarré, le tronçon Matam-Linguère en cours de construction et la promotion des cadres de la région sont une illustration parfaite de l’amour et la considération que nous porte le président Abdoulaye Wade», a-t-elle souligné. Cependant, a-t-elle fait savoir, pour mieux l’aider à parvenir à ses fins à notre profit, il nous faut lui apporter tout notre soutien «et cela ne pourra se faire qu’à travers les urnes. Pour dire que tous ensemble, unis et solidaires comme un seul bloc, nous devons nous mobiliser pour le réélire en 2012».

Elhadji Khalifa Babacar DIENG

 

 

 

 

La Convergence des cadres liberaux pour l’enracinement du sopi (Clesopi) a tenu, avant-hier, une conférence de presse sur la crise énergétique. Cette structure dirigée par Samba Ndiaye a préconisé la vulgarisation d’un kit solaire de 250 wc en alternance avec le réseau Senelec.

« Possibilité d’alimenter huit points lumineux, un réfrigérateur, un téléviseur, etc. ; durée de vie 20 à 25 ans ; coût compétitif entre 1.500.000 et 2.000.000 FCfa ; couplage avec le système classique actuel ». Voilà les avantages que le kit solaire de 250 wc présente aux yeux des membres de la Clesopi. Ces Libéraux ont conclu après leur diagnostic que la crise énergétique que traverse notre pays appelle de leur part des initiatives en tant que cadres du parti au pouvoir.

Pour eux, la solution immédiate face à la crise est beaucoup plus simple. Il conviendra juste de s’orienter vers la vulgarisation de kits solaires pour pérenniser le développement économique et social de notre pays.

Dans leurs propos, ils reconnaissent que « les industriels, les artisans, les citoyens tout courts ne veulent plus de discours ». En effet, « ils ont besoin d’actes pour endiguer cette crise ». Clesopi a rappelé que les intentions du président de la République ne souffrent d’aucune contestation en ce sens que des centaines de milliards ont été injectés par l’état du Sénégal dans le secteur de l’énergie pour augmenter la capacité de production et subventionner le gaz ».

Samba Ndiaye et compagnies suggèrent une nouvelle approche centrée sur nos propres richesses. Ils ont fait remarquer que « l’Afrique détient 51% du potentiel solaire mondial et pourrait, avec la seule volonté politique de ses dirigeants, se positionner comme leader dans le domaine. »

Création de pôles énergétiques

Au titre des mesures d’accompagnement indispensables, Clesopi propose de réorienter la réforme de la Senelec par la création de pôles énergétiques : pôles fossile, renouvelable et nucléaire ; de prévoir, entre autres mesures juridiques, un cadre législatif pour pénaliser aussi sévèrement que le viol, le vol de matériels solaires ; cibler, dans la première étape du projet, les abonnés petites puissances de Senelec et étaler le paiement des kits sur 5 ans minimum. Clesopi reste convaincu que cette politique pourrait permettre à des milliers de foyers d’être hors délestage.

A moyen et long termes, c’est l’implantation de centrales solaires pour juguler définitivement la crise de l’électricité qui est proposée.

Mbaye Sarr DIAKHATE

« Le Secrétaire général sera accompagné d’une délégation forte de seize (16) membres (…). Le départ est prévu, le 21 janvier 2011 (Ndr : hier), à 16 heures », annonce un communiqué de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd).

La même source informe que Djibo Leïty Kâ effectuera, au mois de février 2011, des tournées dans certaines localités du pays. Il  se rendra les 4, 5 et 6 février dans le département de Podor ; le 13, à l’invitation de Diégane Sène, à Ndiaganiao ; le 18 dans la région des Niayes côtières (Caalli); le 19 dans la zone maritime de Thiès ; le 20 dans la zone maritime de Tivaouane.

Djibo Leïty Kâ et ses camarades ont aussi abordé la situation du pays, notamment la question de l’énergie et le coût de la vie pour se féliciter « des mesures envisagées par le chef de l’Etat pour une solution définitive et durable à même de soulager les populations sénégalaises ».  Ils ont invité les autorités compétentes « à prendre toutes les mesures que nécessite l’application diligente des instructions présidentielles relativement à ce problème ».

Evoquant la crise en Côte d’Ivoire, l’Union pour le renouveau démocratique a souhaité « une solution urgente et définitive à ce douloureux problème ».

L’Urd a apporté son soutien « sans faille » au peuple tunisien « dans sa lutte révolutionnaire pour la liberté et le droit ».

Mamadou GUEYE

 

 

Le président Abdoulaye Wade se rend  aujourd’hui à Bamako où se tient le 15e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). La crise ivoirienne pourrait occuper une place importante dans l’ordre du jour.

BAMAKO (Mali) La 15e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se tient aujourd’hui à Bamako, sur fond de crise ivoirienne, pays locomotive de l’Union. Les chefs d’Etat ont commencé à arriver dans la capitale malienne depuis hier, accueillis à leur arrivée à l’aéroport par leur hôte Amadou Toumani Touré, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

Le président Abdoulaye Wade est annoncé à Bamako aujourd’hui. Le sommet commence dans la matinée, avec une allocution du président du Conseil des ministres, suivie du discours d’ouverture du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat. Très attendu, ce sommet de l’Uemoa se tient au moment où la Côte d’Ivoire est en pleine crise postélectorale. La crise ivoirienne sera dans l’ordre du jour des chefs d’Etat. Le Premier ministre Guillaume Soro, dépêché par Alassane Dramane Ouattara, président reconnu par l’Uemoa et la communauté internationale, représentera la Côte d’Ivoire à ce sommet.

La Côte d’Ivoire est le poids lourd économique de l’Uemoa et pèse à elle seule 40 % du Pib de l’Union, avec un Pib nominal de 10.925 milliards de francs Cfa. Là où le Sénégal, deuxième puissance, pointe avec un Pib nominal de 6.220,2 milliards de francs Cfa. La crise ivoirienne ne manque pas de répercussion sur l’Union.

L’Uemoa, à travers le Conseil des ministres tenu à Bissau au mois de décembre dernier, avait pris d’importantes décisions en confiant les mouvements sur les comptes de ce pays au gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara. Une décision contestée par la suite par le camp de Laurent Gbagbo qui n’a pas hésité à saisir la Cour de justice de l’Uemoa. A côté du dossier ivoirien, d’autres sujets pourraient occuper les chefs d’Etat, quand on sait que l’Uemoa conduit plusieurs chantiers. Il y a l’harmonisation des législations au plan juridique, fiscal et comptable, la surveillance multilatérale des politiques macro-économiques, la réalisation du marché commun, les politiques sectorielles.

L’Uemoa a été créée le 10 janvier 1994 à Dakar, son objectif essentiel, c’est l’édification en Afrique de l’Ouest d’un espace économique harmonisé et intégré, avec la garantie d’une liberté totale de circulation des personnes, des biens, des capitaux, des services et des facteurs de production. De même, l’Uemoa vise la jouissance effective du droit d’exercice et d’établissement pour les professions libérales, de résidence pour les citoyens sur l’ensemble du territoire communautaire. Les Etats membres sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau,  le Mali, le Sénégal et le Togo. 

De notre envoyé spécial Malick CISS

 

 

 

 

Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 20 janvier 2011, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, président  de la République.

Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :

-     M. Albert Toikeusse Mabri, envoyé spécial du président  Alassane Dramane Ouattara ;

 

-     M. Mahamane Ousmane, ancien Premier ministre du Niger ;

 

-     S.E.M. Hui Liangyu, vice Premier ministre de la République populaire de Chine ;

 

-     S.E.M Nicolas Normand, ambassadeur de France à Dakar;

 

-     S.E.M Said Rehioui, ambassadeur du Royaume d’Arabie à Dakar ;

 

-     M. Ali Akbar Saheli, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran ;

 

-     M. Gilles Hervio, chef de la Délégation de la Commission de l’Union européenne ;

 

-     M. Edem Kodjo, ancien Premier ministre du Togo conduisant la délégation étrangère du Fogeca ;

 

-     M. Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’Uemoa ;

 

-     Une délégation du Forum social mondial conduite par le Pr. Iba Der Thiam ;

 

-     Une délégation des commerçants importateurs de riz en compagnie du ministre du Commerce.

Au titre de ses activités, le chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé une réunion sur le Grand Théâtre national. Il a, en outre, fait part de la réception, en sa présence, d’un don de matériel médical offert au Sénégal par le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le Luxembourg.

Le président de la République a réservé un accueil chaleureux au ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, nouvellement nommé, à qui il a souhaité la bienvenue dans l’équipe gouvernementale. Il lui a exprimé toute sa confiance, quant à son engagement au service du pays et sa capacité à atteindre pleinement les objectifs qui lui sont assignés.

Revenant sur les relations entre notre pays et la République islamique d’Iran, le chef de l’Etat a  informé le Conseil de sa décision d’autoriser le retour en Iran de l’ambassadeur du Sénégal, après les efforts fournis par le président de la Turquie, qui avait offert ses bons offices pour une intermédiation dont la réussite s’est matérialisée par une audience accordée par le président de la République à la partie iranienne, représentée par son ministre des Affaires étrangères.

Le chef de l’Etat a, par ailleurs, exprimé sa très grande compassion, au regard des tueries intervenues entre Chrétiens et Musulmans dans le nord du Nigéria. Aussi, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique, il a décidé d’envoyer une mission de conciliation et de réconciliation, confiée au khalife général de Médina Baye, qui se rendra auprès des autorités nigérianes et des fidèles des deux confessions.

Le président  de la République s’est dit confiant quant à une issue heureuse de cette démarche, étant donné la forte influence et notoriété du vénéré Cheikh Ibrahima Niasse dit Baye et de sa famille dans ce pays frère ; la confrérie Niassène y est, en effet,  saluée pour les vertus de tolérance et de dialogue des religions qu’elle prône par l’exemple. A cette occasion, il a rappelé l’envoi d’une mission précédente de médiation au Nigéria, conduite par le chef religieux Mahdi Niasse, qui avait réussi à éviter la lapidation d’une citoyenne de ce pays.

Le chef de l’Etat a informé le Conseil de sa décision de mettre en place un Tribunal économique pour juger des délits et crimes économiques et financiers, dans un souci de renforcement de la bonne gouvernance,  d’amélioration de l’environnement juridique et judiciaire et de célérité dans le traitement de ce type de contentieux.

A cette occasion, il a noté avec satisfaction le bon état d’avancement des travaux de la commission de réflexion précédemment installée à cet effet, qui lui transmettra ses conclusions pour une saisine de la Cour suprême, du Conseil constitutionnel et de la Cour des comptes afin d’apprécier la conformité et les incidences de ce projet sur l’ordre juridictionnel.

Le président de la République a annoncé au Conseil  la visite qu’il effectuera dans la ville sainte de Touba, les jeudi 20 et vendredi 21 janvier 2011, à l’occasion de la célébration du 116ème anniversaire du Magal qui consacre le départ en exil du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba.

Il a également fait part au Conseil de la mission qu’il effectuera à Bamako pour participer à la 15ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa. Une rencontre annuelle qui permet de passer en revue l’évolution et le fonctionnement de l’Union, de ses organes et institutions spécialisées, notamment la Bceao et la Boad. Le chef de l’Etat  a, à cette occasion, annoncé la visite prochaine du président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Thomas Yayi Boni au Sénégal.

Revenant sur la cérémonie de réception des deux premiers avions de la nouvelle compagnie nationale, Sénégal Airlines, le président de la République a chaleureusement félicité le chef du Gouvernement et le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, les équipes du ministère qui ont conduit le projet, le président du Conseil d’administration, le Directeur général et les actionnaires de la compagnie pour la manière professionnelle et rigoureuse avec laquelle ils ont conduit le processus de mise en place de Sénégal Airlines.

Le président de la République a souligné que c’est la première fois depuis l’Indépendance que le Sénégal se dote d’une compagnie  dont le capital est entièrement détenu par des sénégalais. A cet égard, il a tenu à saluer le patriotisme des actionnaires privés qui ont accepté de s’engager aux côtés de l’Etat pour l’avènement d’un Pavillon national fort et performant.

Il s’est  ensuite particulièrement réjoui de la bonne organisation de cet événement historique et de son cachet  populaire  qui témoigne de l’adhésion des populations au projet. Il a, enfin, exhorté les travailleurs de la nouvelle compagnie à préserver et à développer leur outil de travail.

Appréciant les efforts importants accomplis par le ministère de la Santé en matière d’infrastructures et d’équipement en matériel de santé, le président de la République a félicité le ministre de la Santé et de la Prévention et l’a encouragé à poursuivre cette dynamique de renforcement du plateau sanitaire, tout en veillant à la sauvegarde de ce patrimoine précieux.

Evoquant la révision du fichier électoral, le chef de l’Etat a, encore une fois, rappelé sa ferme volonté de respecter le gage de transparence qu’il avait donné aux partenaires au développement en leur demandant de surveiller l’intégralité du processus électoral. Il s’est, à ce sujet, félicité de l’avancement des travaux de la mission d’audit du fichier qui témoigne de ce souci de transparence et de respect des principes qui fondent notre démocratie.

C’est au nom de ce même souci de transparence, de bonne gouvernance et de démocratie que le président de la République a dit avoir autorisé la tenue du Forum social mondial du 6 au 11 février 2011 à Dakar. Tout en saluant cette initiative des Altermondialistes  qui trouveront ainsi l’occasion de faire une marche, en toute liberté, il a invité les organisateurs à faire preuve de vigilance et de responsabilité en veillant à une bonne organisation de la manifestation dans un pays où le droit de marche et la liberté d’expression figurent en bonne place dans la Constitution.

Le Premier ministre a informé le Conseil de la séance de travail qu’il a eue, le 14 janvier 2011, avec Son Excellence Monsieur Hui Liangyu, vice-Premier ministre de la République populaire de Chine, à la tête d’une importante délégation composée de plusieurs membres du Gouvernement chinois et du président du Groupe Eximbank de Chine. Cette rencontre a permis de dresser un bilan satisfaisant de la coopération fructueuse entre la République populaire de Chine et le Sénégal et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour son raffermissement et sa diversification. Dans cet esprit, a dit le Premier ministre, de nouveaux accords ont été signés et des lettres échangées, portant sur d’importants engagements financiers du Gouvernement chinois destinés à soutenir les efforts de développement du Sénégal.

A titre d’illustration, l’accord de crédit préférentiel concernant le projet « Boucle de Dakar phase II » permettra de stabiliser la fourniture d’électricité pour 300.000 foyers et de connecter 150.000 ménages supplémentaires au réseau électrique.

Le Premier ministre a également fait part au Conseil de l’ouverture des séances de discussions qui se sont tenues à Dakar, entre deux délégations officielles de la République française et de la République du Sénégal, pour parvenir à la conclusion du nouvel accord instituant un partenariat en matière de coopération militaire entre les deux pays. Le Sénégal, qui reprend ainsi possession de toutes les bases naguère concédées aux Forces françaises par des Accords de défense, entend accorder, en toute souveraineté, un certain nombre de facilités de séjour ou de transit à des éléments de l’Armée française, dans le cadre d’un partenariat militaire rénové, a encore dit le Premier ministre qui a ouvert ces discussions.

Au chapitre de ses audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu diverses personnalités parmi lesquelles :

-     Monsieur Adnan Demir, président directeur général du Groupe Scolaire Yavuz Selim ;

-     Une délégation du Groupe China international fisheries corporation, actionnaire majoritaire des sociétés Sénégal-Pêche et Sénégal-Armement ;

-     Son Excellence l’Ambassadeur Gilles Hervio, ancien chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, venu lui faire une visite d’adieu ;

-     Son Excellence Monsieur Jorge Toledo, ambassadeur d’Espagne au Sénégal ;

-     Monsieur Faouzi Chaabi, parlementaire et opérateur économique marocain ;

-     Monsieur Ricardo Melchior Navarro, président du Conseil de gouvernement de l’Ile de Tenerife ;

-     Serigne Cheikh Tidiane Seck, khalife de Thiénaba ;

-     Madame Oley Dibba-Wadda, directrice exécutive du Forum des éducatrices africaines (Fawe).

-     Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a informé le Conseil de la fin de la mission d’audit du fichier électoral dont les conclusions seront  transmises solennellement au président de la République et seront rendues publiques.

-     Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi a fait part au Conseil de son engagement personnel et ferme de travailler sous les ordres du chef de l’Etat et du Premier ministre en vue de remplir les missions qui viennent de lui être confiées. Tout en s’engageant à respecter le secret  des délibérations du Conseil ainsi que la solidarité gouvernementale, il a rassuré ses collègues ministres de  son entière disponibilité.

-     Evoquant la question de l’énergie, le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a informé le Conseil du déploiement prochain de capacités de production d’électricité additionnelles pour faire face au déficit structurel de la Senelec dont l’approvisionnement en combustibles sera désormais assuré à travers la mise en place d’un Fonds spécial de soutien pour le  secteur de l’Energie.

La création d’un tel Fonds répond à la nécessité de sécuriser les achats de combustible et d’électricité de la Senelec.

Il convient de préciser que par souci d’efficacité, l’Apix est chargée de conduire ce programme de renforcement des capacités de production d’électricité évalué à 180 Méga Watt dont 50 Méga watts  seront déployés immédiatement.

En ce qui le concerne, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a réitéré la volonté de l’Etat de mobiliser des ressources financières à la dimension de la grave crise qui frappe le secteur.

Dans le même cadre,  le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens a proposé au chef de l’Etat la création d’un Conseil national de l’Energie (Cne) placé directement sous l’autorité et le contrôle du président de la République.

Le rôle du Cne est de suivre, superviser, contrôler et évaluer la mise en œuvre du plan d’urgence  et du plan de restructuration du secteur de l’Energie dénommé Plan takkal. Ce Conseil national définira aussi les orientations et prendra les mesures nécessaires pour résorber de manière définitive et durable la crise de l’Energie.

Il sera également créé un Secrétariat permanent à l’énergie qui sera l’organe opérationnel  du Cne. Il est chargé de la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil national de l’énergie  ainsi que du suivi quotidien des mesures du Plan takkal. Ce Secrétariat permanent sera co-présidé par le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie.

Un Secrétaire permanent sera nommé par arrêté conjoint du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Energie. Il aura la responsabilité directe d’identifier au jour le jour les difficultés et les performances du Plan takkal et d’évaluer les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre dudit plan.

-     Le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation a présenté au Conseil une communication sur l’état d’avancement de l’instruction des dossiers relatifs à la création de collectivités locales. Il a indiqué que le projet de découpage territorial correspondait pleinement à la vision du chef de l’Etat, qui l’a instruit de donner corps aux aspirations de longue date et aux doléances des populations des collectivités locales, dont les Assemblées délibérantes ont été associées aux concertations, aux côtés de l’Administration territoriale.

Le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, après avoir salué la diligence et la rigueur avec lesquelles les services compétents traitent de la question, sur fond de débat libre et démocratique, au sein des instances de délibérations régulières, a précisé que toutes les collectivités locales concernées ont été saisies pour donner l’avis issu de leurs délibérations, tenant compte de la Politique d’aménagement du territoire et du souci de proximité entre les administrés, les services déconcentrés de l’Etat et les Assemblées décentralisées.

Dans un souci de meilleure prise en charge de la question, le président de la République a instruit le Premier ministre de veiller, en rapport avec le ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, à un suivi régulier des avancées de la Politique d’aménagement du territoire et de la Politique de décentralisation, que le découpage territorial matérialisera pleinement.

-     Le ministre de la Communication a salué la démarche inclusive du ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation et s’est félicité de ce que, pour la première fois, un projet de découpage territorial a été porté au niveau des populations, à travers les instances délibérantes qui les représentent.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et des Tic  a rendu compte au Conseil de la réunion des ministres de la Communication des Etats membres de la Cedeao tenue à la Commission de la Cedeao à Abuja, du 14 au 15 janvier 2011, pour examiner les documents de politique recommandés pour adoption par la réunion des experts.

A l’issue des travaux, les Ministres ont adopté la nouvelle  politique et la nouvelle stratégie de Communication de la Cedeao devant accompagner le processus consistant à passer de la « Communauté des Etats » à la « Communauté des peuples ». Ainsi, la proposition du Sénégal pour la mise en place d’une Commission Communication au sein de la Cedeao a été acceptée par la Commission des experts et adoptée par les ministres.

Le Sénégal a invité les Etats membres de la Cedeao à s’inspirer du Projet de loi portant Code de la presse tant en ce qui concerne la suppression des peines privatives de liberté que de la nécessaire protection des citoyens, du statut et des droits et devoirs du journaliste et du régime de soutien économique aux entreprises de presse. La réunion des ministres a adopté deux autres recommandations du Sénégal portant, l’un sur la création d’un Fonds de développement de la presse dans chaque Etat membre, l’autre, sur la nécessité pour les Etats membres de prendre des mesures urgentes afin de faciliter le passage de l’analogie au mode de diffusion en numérique avant 2015 pour la télévision et 2020 pour la radio tels qu’édictés par l’Union internationale des télécommunications.

Enfin, le ministre de la Communication a noté l’intérêt suscité par la Cedeao à propos du  grand projet du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, de création de la Radio télévision africaine (Rta) au service de l’intégration des peuples africains et de l’avènement de l’Union africaine.

Le ministre a aussi fait part au Conseil de la révision prochaine du Code des postes pour permettre au secteur postal d’être plus compétitif face aux exigences nouvelles des consommateurs et aux défis technologiques d’un environnement en perpétuel mutation.

Evoquant la question des droits de retransmission télé qui agite le paysage audiovisuel sénégalais et dictée par la concurrence des télévisions privées commerciales, le ministre de la Communication a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec tous les acteurs concernés afin de convenir d’un modus vivendi pérenne prenant en charge le règlement global des différends.

Le ministre de la Communication a également rendu compte de la réunion de la commission de travail chargée d’examiner le projet de statut de la Fondation du fonds de solidarité numérique tenue à Bamako. Le mandat de cette commission est de réfléchir sur le nouveau projet de statut de la Fondation du fonds et de faire des propositions concrètes et rapides aux membres. Le ministre a, en outre, rendu compte de la visite de travail effectuée à Dakar, les 18 et 19 janvier 2011, par une délégation de la Commission de l’Union africaine dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet panafricain de services en ligne.

-     Le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance a informé le Conseil de l’octroi d’un financement de 35 millions de FCfa en faveur de 7 groupements de femmes à Touba. Ce financement fait suite à un programme de formation en teinture, saponification et transformation de céréales dont 700 femmes ont bénéficié pour un coût de 15 millions de FCfa.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

-     Monsieur Daouda Mbaye, administrateur civil, est nommé directeur des Affaires sociales au Ministère des Sénégalais de l’Extérieur en remplacement de Madame Siga Sarr Diouf ;

-     Docteur Ndèye Arame Boye, maître de Conférences, est nommé directeur général de l’Autorité de radioprotection et de Sûreté nucléaire (Arsn) au Ministère de l’Enseignement supérieur, des Universités, des Centres universitaires régionaux (Cur) et de la Recherche scientifique.

 

 

Talla Sylla a annoncé dans un communiqué, qu’il a décidé de se retirer de la présidence de l'Alliance Jëf Jël et de solliciter l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle du 26 février 2012. Il a indiqué qu’il a pris cette décision après « une analyse approfondie » de la situation nationale, marquée par la « nécessité d'opérer des ruptures majeures dans la façon de faire la politique au Sénégal ». Talla Sylla considère aussi que « le futur président de la République doit être à équidistance des partis politiques », conformément aux dispositions prévues par le projet de charte fondamentale proposé par son parti à la suite des Rencontres citoyennes. Il s’est par conséquent « engagé à être candidat » à l'investiture de Bennoo taxawal Senegaal pour la présidentielle de 2012.

M. S. D.

 

 

Au cours d’une visite, le week-end dernier, à Dodel et Galoya, le Pr. Abdoulaye Bathily, secrétaire général de la Ld (Ligue démocratique, opposition), à la tête d’une délégation, a mobilisé les militants de sa formation politique. Il a terminé sa tournée à Matam et Kanel.

(Podor) - Abdoulaye Bathily, Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld, opposition) accompagné d’une forte délégation comprenant Yéro Deh et plusieurs responsables de cette formation politique, était le week-end dernier au Fouta dans le cadre d’une tournée de mobilisation. Bathily et les membres de sa délégation ont rencontré les militants de la Ld à Dodel où ils sont venus en masse au rendez-vous.  Dans cette partie du Fouta, la Ld est une des rares formations politiques à avoir conservé ses militants, comme eux-mêmes l’ont indiqué durant la rencontre à la salle de délibération du Conseil rural. Sur place, des chiffres avancés ont fait état de seulement une dizaine de militants qui ont  rejoint les rangs de la Cap 21. Pas plus, martèlent les militants de la Ld qui soulignent que leur formation politique conserve plus des trois quarts de ses militants.

Prenant la parole, le professeur Abdoulaye Bathily dira à ses militants, la place centrale qu’occupe leur formation politique dans la mouvance de « Bennoo » (coalition de partis politiques de l’opposition) « qui ne peut aller sans la présence de la Ld… Wade que nous combattons est solide, car il a en main toutes les institutions, les moyens et l’armée ».

Le Pr. Abdoulaye Bathily poursuit en lançant un appel : « faisons de sorte qu’à Bennoo siggil Sénégal, on désigne notre leader pour gagner à l’élection présidentielle. Et pour y arriver, il faut se lever très tôt ». Les militants de base de la Ld au Fouta souhaitent que le candidat unique de l’opposition  à la présidentielle de 2012 soit leur leader Abdoulaye Bathily. Car, analysent-ils, leur formation est la seule qui soit homogène  pour n’avoir subi que peu de départs, contrairement à certaines formations au sein de la coalition de l’opposition. Mais, Bathily, interpellé sur sa candidature, déclare qu’il travaille pour « l’unité au sein Bennoo ».

Les militants de la Ld à Dodel comme à Galoya soulignent qu’avec une opposition unie, le régime en place sera défait  à la prochaine élection présidentielle. Après Dodel et Galoya, le Pr. Abdoulaye Bathily et sa délégation se sont rendus à Matam,  Kanel, le village de son ami Yéro  Deh.

Amadou Diagne NIANG

 

 

A l’instar des autres pays membres, le Sénégal a conclu un accord de siège avec la Commission de l’Uemoa. L’objectif est d’avoir un relais local pour une meilleure gestion des dossiers communautaires et un renforcement de l’intégration.

Le Sénégal et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont procédé, hier, à Dakar, à la signature d’un Accord de siège. Selon Me Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, qui a paraphé l’accord avec le président de la Commission de l’Uemoa, Soumaïla Cissé, la signature de cet accord porte « la marque indélébile de l’intégration des peuples et pays africains pour laquelle le Sénégal n’a ménagé aucun effort ». « C’est conscient de la complexité des défis auxquels les pays africains sont confrontés, ainsi que de la nécessaire synergie des efforts que le Sénégal s’est engagé résolument dans la réalisation de cette intégration ô combien importante », a jouté Me Madické Niang.

Cet accord de siège, qui permet l’installation d’un Bureau de représentation de l’Uemoa à Dakar, clôture la série d’accords de siège signés pour l’institution des bureaux de représentation dans l’espace Uemoa. Pour le président de la Commission de l’Uemoa, qui a salué le rôle pionnier du Sénégal dans le processus d’intégration africaine, par cet accord, le Sénégal « offre à la Commission les facilités, privilèges et immunités qui l’aideront dans l’accomplissement de sa mission ».

Ainsi, la création de ce bureau de représentation, qui s’inscrit dans une  vision globale de décentralisation de ses missions, va permettre de « représenter la Commission et contribuer au suivi des chantiers communautaires ; veiller à l’application des textes de l’Union et assurer le suivi des projets et programmes financés dans les pays hôtes ainsi que de mieux faire connaître la Commission dans les Etats membres, en diffusant l’information relative au processus d’intégration et aux réformes de l’Uemoa », explique Soumaïla Cissé. Bref, il s’agit d’avoir un « relais actif pour plus de lisibilité et de réactivité face à la gestion des dossiers communautaires ».

Cadre favorable

Et pour le ministre des Affaires étrangères, ces bureaux de représentation auront le « mérite » de rapprocher l’institution sous-régionale de ses membres et, partant, « d’instaurer un cadre favorable à la réalisation des attentes placées en elle ». Me Madické Niang s’est aussi félicité de la « qualité » du système d’intégration de la sous-région mis en place depuis 16 ans. Et qui a permis plusieurs acquis tels que l’intégration douanière ou la politique agricole commune. Mais, le renforcement de cette intégration est d’autant plus « judicieux » que l’Afrique est devenue un enjeu majeur et un centre d’attraction pour les grandes puissances et les pays émergents, souligne Me Madické Niang.

Seydou KA

Le président du Sénat, Pape Diop, invite les parlementaires africains à faire de la lutte contre la corruption une priorité. Il a ouvert, hier, à Dakar, les travaux de l’Assemblée générale annuelle du Réseau des parlementaires africains de lutte contre la corruption (Apnac) qui a enregistré des participants venant de 16 pays du continent.

La cérémonie d’ouverture des travaux de l’Assemblée générale annuelle du Réseau des parlementaires africains pour la transparence, la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption a été l’occasion pour le président du Sénat sénégalais, Pape Diop, de rappeler le rôle central du parlementaire dans la lutte contre ce fléau de la corruption. Pape Diop est d’avis que le parlementaire, en tant qu’acteur politique, doit « engager » le débat au sein de l’institution parlementaire, mais aussi et surtout au sein de son parti, pour emmener « à faire de la lutte contre la corruption une priorité » dans le programme fondamental de son parti.

Selon M. Diop, cette démarche entre même dans les missions régaliennes du parlementaire. Devant des députés et sénateurs venus des quatre régions d’Afrique, le président du Sénat a insisté sur l’urgente nécessité de mener le combat contre la corruption. « Plus la transparence est de mise, plus la corruption recule », a fait constater M. Diop qui appelle les parlementaires à « contribuer par des initiatives » à la rationalisation du système politique et des partis par la réglementation du financement des politiques qui, aujourd’hui, déplore-t-il, « échappe au contrôle » des autorités étatiques dans la plupart de nos Etats. Les partis politiques, fait remarquer Pape Diop, peuvent être souvent une « niche de corruption très importante ». Ceci d’autant plus que l’argent est de plus en plus présent dans le champ politique et dans l’action quotidienne des hommes politiques et de leur parti. Le président du Sénat a également souligné que le rôle du parlementaire ne saurait « se limiter » à l’action de contrôle. « Celui-ci doit sensibiliser, mais surtout s’assurer que les lois prises sont appliquées par l’exécutif », a soutenu Pape Diop non sans rappeler la volonté politique du Sénégal de combattre la corruption, volonté, dit-il, qui se matérialise par la rédaction d’un nouveau code des marchés publics et la mise en place d’institutions et autres structures qui favorisent la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Modèles de la société

C’est également l’avis de Doudou Wade, président de la section sénégalaise de l’Apnac. Mais M. Wade est surtout revenu, dans son mot de bienvenu, sur le rôle du réseau qui, selon lui, doit donner « espoir aux autres Africains et à la Communauté internationale, des « raisons nouvelles d’espérer d’une Afrique plus prospère, plus solidaire » dans la bonne gouvernance. Le parlementaire sénégalais rêve d’une Afrique « mieux gouvernée » dans la justice et la liberté. « En effet, si nos pays arrivent à juguler la corruption, la répercussion dynamique dépasserait la plus-value résultant du secteur industriel », a indiqué Doudou Wade qui a exprimé son « attachement indéfectible » aux pratiques de bonne gouvernance et de transparence. « Tous les parlementaires doivent se mobiliser pour l’éradication de la corruption », dit M. Wade.

Même conviction chez Given Lubinda. Le président de l’Apnac a invité les parlementaires africains à s’investir pour l’amélioration des conditions de vie de leurs mandants. M. Lubinda a profité de cette occasion pour fustiger le comportement de « certains hommes » qui « trahissent » la confiance de leurs concitoyens. « Dans certains pays, on constate qu’il y a des hommes politiques qui ont des biens disproportionnés par rapport à leurs revenus officiels », a déploré le président de l’Apnac qui pense que les hommes politiques « doivent être des modèles » de la société. Il a fini son discours en rappelant une formule connue presque de tous : « Dans un pays où la corruption est généralisée, il est illusoire de vouloir construire le développement ».

Abdoulaye DIALLO et Aly DIOUF

 

Le ministre de la Jeunesse et maire de Bignona, M. Mamadou Lamine Keïta, est convaincu que l’ancien Premier ministre, M. Idrissa Seck, est en plein dans « une opération de déstabilisation du Pds ». C’est ainsi qu’il comprend l’opération de charme lancée le week-end dernier à Rufisque par « Rewmi », qui a annoncé, à cette occasion, une réorganisation de l’Ujtl, le mouvement des jeunes du Pds, sous ses auspices.

« C’est une grosse usurpation, car personne parmi les secrétaires départementaux de l’Ujtl n’était présent ; pas même celui de Rufisque », renseigne M. Keïta, Secrétaire général du mouvement et membre du Comité directeur du Pds. C’est surtout la stratégie mise en place par le maire de Thiès qu’il explique pour mieux la dénoncer…

« C’est la deuxième fois que Rewmi organise une tentative de déstabilisation à partir de Rufisque. Il faut reconnaître que c’est un problème pour le Pds, car, dans cette ville, le parti a investi sur des personnalités, des hommes et des femmes qui doivent refuser cette situation », plaide le ministre de la Jeunesse, par ailleurs coordonnateur de la Commission nationale de réorganisation de l’Ujtl. M. Idrissa Seck, candidat malheureux à la dernière présidentielle (17% des suffrages), compte parmi ses principaux soutiens M. Oumar Guèye, le président de la Communauté rurale de Sangalkam, située dans la zone rurale du département de Rufisque.

Gesticulations

« Il est évident que Rewmi veut faire croire que les fédérations du Pds sont avec lui après avoir compris que l’Ujtl résistera à ses attaques. C’est plus destiné à la consommation extérieure. Idrissa Seck communique en fait avec l’extérieur. On l’a vu avec la médiatisation de ses consultations auprès du Pr. Guy Carcassonne, au mépris de l’expertise nationale, des gesticulations qui ne sont en fait que des signaux envoyés à l’extérieur du pays à des gens qui se dévoileront bientôt », dixit le maire de Bignona.

Se voulant plus clair, il explique que l’ancien Premier ministre, aujourd’hui dissident, mais toujours membre du Pds, est en train de dérouler la deuxième phase d’un plan savamment élaboré « pour jeter l’anathème sur le président Abdoulaye Wade. »  Il demande aux Sénégalais de « ne pas avoir la mémoire courte » et de se rappeler que le patron de « Rewmi », lors de sa rentrée politique d’octobre 2010, avait d’abord proposé la prorogation du mandat du président de la République jusqu’en 2014, avec impossibilité, le cas échéant pour le président Wade de se présenter au prochain scrutin.

« En fait, les constitutionnalistes qu’il a consultés lui ont tous dit qu’il eut fallu deux mandats successifs de sept ans ou cinq ans exercés par Me Wade pour pouvoir contester, avec des chances de succès, sa candidature. Voilà la triste vérité au-delà du brouhaha sciemment entretenu », peste M. Mamadou Lamine Keïta. A ce sujet, il a repris à son compte les propos du président Wade qui a déclaré un jour que « parmi les juristes, beaucoup sont très bons, mais beaucoup également sont des tailleurs : ils vous livrent la commande telle que vous la voulez ! »  A ses yeux, « Idrissa Seck cherche à se hisser au niveau du président de la République, ce qui ne saurait prospérer car il est minoritaire au Pds. » Le ministre de la Jeunesse convoque encore l’histoire récente pour se faire comprendre : « En novembre 2009, à l’occasion de l’inauguration de l’usine Senbus de Thiès, Idrissa Seck avait scellé ses retrouvailles avec le président Wade et le Pds, après la séparation d’avril 2004. Il demandait en substance, pour reprendre ses propres termes, que le bon conseil qu’on peut prodiguer à un fils, c’est de lui dire d’être aux côtés de son père et non d’affronter son père. Les Sénégalais qui étaient compatissants à son endroit ont découvert que c’est un joueur invétéré. Mieux, il avait dit ce fameux jour à Thiès qu’un œuf qui a l’ambition de devenir un coq doit se faire couver au risque de finir en mayonnaise ou comme omelette. Le président Wade restera toujours la pierre et lui, un œuf ! »

Appel à la vigilance

Pour M. Mamadou Lamine Keïta, le patron de « Rewmi » n’est pas « l’actionnaire majoritaire du Pds comme il soutient à tout vent. S’il l’était, ses parts dans le capital du Pds lui auraient permis de remporter la dernière présidentielle. » Tout en lançant « un appel à la vigilance » à l’endroit des responsables et militants du Pds, « car Idrissa Seck va bientôt convoquer un congrès qu’il présentera comme celui du parti pour se faire investir », il révèle que la question du leadership au sein de l’Ujtl se réglera en même temps que le renouvellement des structures de base du Pds. « Le parti a décidé que toutes ses structures se renouvelleront en même temps. Dans le processus de montage des instances en cours, deux jeunes par secteur sont désignés sous le contrôle du commissaire désigné par le frère Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade. Ces deux seront par la suite électeurs dans le montage de la section départementale de l’Ujtl, ainsi de suite jusqu’au bureau national… » En conclusion, le coordonnateur de la commission nationale de réorganisation de l’Ujtl se dit concentré sur l’objectif de réussite du congrès d’investiture du président Wade prévu cette année.

Recueillis par M. S. DIAKHATE et Samboudian KAMARA

 

 

 

 

Le président de la Commission électorale départementale autonome (Ceda) de Bounkiling, dans la région de Sédhiou (sud), Ibrahima Seck Mbaye, a déploré, mercredi, le manque d’affluence au niveau des commissions de révision des listes électorales.

Dans un entretien accordé au correspondant de l’Aps, M. Mbaye a indiqué que « ce n’est pas encore le grand rush autour des commissions de révision des listes électorales », dénonçant l’attitude attentiste des principaux concernés qui remettent toujours leurs décisions à plus tard.

Le président de la Ceda de Bounkiling a souligné également l’absence des représentants des partis politiques légalement constitués dans les 12 commissions de la localité, dont 10 dans les différentes communautés rurales et 2 dans les communes de Bounkiling et de Médina Wandifa.

Mais, a-t-il précisé, « cela n’entrave en rien le fonctionnement de ces commissions installées depuis le 3 janvier dernier et ce jusqu’au 30 juin pour régulariser les cas de radiations liés aux décès, les cas de militaires devenus civils ou de civils devenus militaires ». Les commissions composées d’un président, d’un contrôleur de la Ceda, du maire et du président du conseil rural ou de leur représentant, ont également pour rôle « de veiller sur les changements d’adresse électorale, sur la conformité entre la carte d’identité nationale et la carte d’électeur ». « L’absence de tribunal départemental dans cette vaste localité (le département de Bounkiling) pourrait décourager des électeurs à faire le déplacement sur Sédhiou pour le règlement des contentieux », selon Ibrahima Seck Mbaye, le chargé de la régularité du processus électoral dans ce département.               

 

 

La révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 26 février 2012 a démarré, le 03 janvier 2011, sur toute l’étendue du territoire national et se poursuivront jusqu’au 30 juin 2011. Nos reporters ont fait le tour de quelques commissions administratives instaurées à cet effet et les préfectures pour faire le point de la première semaine. Ainsi, il a été constaté l’effectivité du démarrage des opérations d’inscription sur les listes. Cependant, les populations ne se bousculent pas encore devant ces commissions administratives.

Début poussif à Podor

Ce n’est pas le grand rush au niveau des mairies et des communautés rurales pour l’inscription sur les listes électorales dans le département de Podor.

Pourtant, l’ouverture des bureaux d’inscription dans les 22 collectivités locales du département, effective depuis le 3 janvier 2011, illustre la volonté du gouvernement de l’alternance de tenir ses élections en 2012. En effet,   le matériel relatif à la révision exceptionnelle des listes électorales qui concerne 22 collectivités locales (12 communes et 10 communautés rurales) était disponible depuis le mois de décembre dernier au niveau de la préfecture.

Les Préfet et Sous-préfet ont remis aux 12 communes et aux 10 communautés rurales le matériel. Une initiative qui devait permettre aux citoyens de réfectionner leurs pièces d’état-civil. Un matériel composé de registres et de listes avec le visa de l’autorité administrative. « C’est l’ensemble des collectivités locales qui en dispose désormais » souligne Mamadou Kébé, agent à la préfecture de Podor qui est, par ailleurs, le président de la commission électorale de Podor et chef du bureau électoral de la préfecture. C’est au niveau de l’hôtel de ville de Podor que se trouve le bureau affecté pour lui et ceux de la Commission électorale départementale autonome (Ceda).

Mamadou Bachir Ly de la Ceda de Podor est revenu sur la signification de chacune de ces pièces que le demandeur ne peut obtenir sans s’identifier. Selon M. Ly, ce n’est pas la grande affluence au niveau des bureaux pour la révision des listes. Ces deux responsables ont appelé les citoyens à accompagner la mesure en cours qui va se poursuivre jusqu’au mois de juin. Dans les communautés rurales.

Certains présidents de conseils ruraux, à l’image de M. Thierno Ndiaye, ont, dès réception du matériel, multiplié des communiqués à travers les radios. Idem pour les mairies de Galoya et de Pété. Mais, ce n’est pas encore la grande affluence.  « Face à une population encore réticente, la communication est incontournable. Nous gagnerons plus avec une implication des imams et les Asc », remarque Mamadou Bachir Ly de la Ceda. Au niveau des 22 bureaux désormais fonctionnels dans le département de Podor, on ne se bouscule pas.

Amadou Diagne NIANG

L’Union pour le développement du Sénégal (Uds/Innovation) demande au chef de l’Etat d’être neutre et impartial dans le choix du président du Comité de veille et de suivi des recommandations de l’audit du fichier électoral.

L’Uds/Innovation « exige du président de la République une neutralité et une impartialité dans le choix du président du Comité de veille et l’exhorte au respect du consensus dégagé au cours de cette élection, car, faut-il le rappeler, consensus n’est pas unanimité », souligne un communiqué reçu à notre rédaction. «L’Uds/Innovation ne se lassera jamais de fustiger la hausse vertigineuse des denrées de première nécessité et du coût extrêmement élevé de la vie de façon générale et exige du gouvernement de Me Wade de faire sien les subventions que tout Etat responsable et soucieux des conditions d’existence de son peuple doit prendre en charge, et alléger ainsi le panier de la ménagère», ajoute le communiqué.

Selon l’Uds, «le combat à mener n’est pas une bataille pour sa négritude ou sa renaissance africaine, mais une lutte pour une croissance économique soutenue et durable, en s’appuyant sur des sociétés nationales rentables, un pouvoir d’achat sûr, le respect de la parole donnée, une justice indépendante, des institutions fortes et respectées, une Constitution sacralisée». L’Uds/Innovation lance un appel à toutes les forces vives de la nation à mutualiser leurs forces pour faire face au régime.

A. KANDE

 

 

 

 

En tournée de mobilisation de ses troupes dans la communauté rurale de Sindia, le secrétaire général du Parti socialiste a lancé un appel à Laurent Gbagbo à penser à l’avenir de son pays.

Depuis Mbour, son fief politique, le secrétaire général du Ps est revenu sur la crise en Côte d’Ivoire pour demander à Laurent Gbagbo « quelle que soit sa position, de penser à l’avenir de son pays. Pour le patron du Ps, « une solution de sortie de crise doit être trouvée adossée sur la position générale presque unanime de la communauté internationale ». Il dit ne pas désespérer, pensant que si la solution militaire est évitée, la paix civile en Côte d’Ivoire sera sauvegardée et le Parti socialiste travaille à ça.

Par rapport à ce qui s’est passé en Tunisie, Ousmane Tanor Dieng pense que c’est là un avertissement pour toutes les dictatures. Il pense que la fermeture et le verrouillage, tout comme la répression ne sont pas des éléments corrects de gestion de la démocratie. Avec la volonté populaire, a affirmé avec force le secrétaire général du Ps, tous ces régimes qui apparaissent très forts ne sont en définitive que des tigres en papier, des châteaux de carte. La manière dont le régime de Ben Ali est tombé doit faire réfléchir tous ceux qui pensent qu’avec le tout répressif on peut régler un problème.

Pas d’accusation sans fondement

Sur le plan local, après avoir invité ses militants à surveiller la révision exceptionnelle sur les listes électorales et à mettre tout en œuvre pour que tous les militants et sympathisants puissent être prêts à voter en 2012, il s’est prononcé par rapport à l’incendie du Lamantin. « Bien qu’étant d’une gravité particulière, l’incendie qui a frappé le Lamantin Beach ne doit faire l’objet d’accusation sans fondement », dira Ousmane Tanor Dieng qui préconise qu’une enquête sérieuse puisse être menée. Ainsi, a-t-il indiqué, « les responsabilités seront situées sur ce qui s’est réellement passé ». Par ailleurs, le secrétaire général du Ps demande à l’Etat du Sénégal d’équiper encore plus et mieux les Sapeurs-pompiers, considérant qu’il est inadmissible que pendant plus de 5 heures ces hommes du feu ne puissent pas éteindre le feu.

En outre, croit Ousmane Tanor Dieng, il faut que toutes les conséquences soient tirées pour éviter ce genre de calamité, tout en se préoccupant du sort des employés.

Amath Sigui NDIAYE

 

Membre du staff du ministre d'Etat Karim Wade et responsable de la Génération du concret dans la capitale du Nord, Mayoro Faye a organisé, samedi, dans le cadre de la deuxième opération « Liaison Bleue », un meeting à Pikine.

En vue de remobiliser les troupes, Mayoro Faye a exhorté l'ensemble des militants libéraux à travailler dans l'unité et la cohésion pour porter en triomphe Me Wade à l'issue du scrutin présidentiel du 26 février 2012.

Après avoir rappelé les nombreuses réalisations du gouvernement de l'Alternance dans notre pays, les milliards de FCfa investis par Me Wade dans la mise en œuvre de la restructuration des quartiers de Pikine (Saint-Louis) et de Khouma (Richard-Toll), Mayoro Faye s'est réjoui de la grande mobilisation de ses militants venus de tous les quartiers du faubourg de Sor, de l'île et de la Langue de Barbarie pour assister à ce meeting. Par ce geste, ils ont voulu témoigner leur reconnaissance et leur gratitude à Me Wade, Karim Wade et à l'ensemble du gouvernement. Il a surtout insisté sur l'urgence et la nécessité d'encadrer les jeunes en âge de voter en vue de leur permettre d'avoir, au moment opportun, leur carte d'électeur. De l'avis de Mayoro Faye, tous ceux qui se sont engagés à contribuer efficacement à la réélection de Me Wade doivent impérativement se ceindre les reins et travailler d'ores et déjà, la main dans la main, pour ratisser large et aider le Pds à atteindre ses objectifs, le 26 février 2012.

Auparavant, Doudou Diagne, Adja Aïda Mbaye, Aïda Lô, El Hadj Fall, Alfred Ndiaye, Badara Fall, etc., ont rendu un vibrant hommage au ministre d'Etat Karim Wade qui, selon eux, est un homme d'action efficace et effacé qui s'est toujours évertué à traduire en actes la vision du chef de l'Etat en matière de développement économique, social et culturel de la nation.

Tous les intervenants ont réitéré leur engagement indéfectible à se mobiliser derrière Karim Wade et Mayoro Faye pour mener une grande campagne de sensibilisation des populations sur les réalisations du chef de l'Etat et la nécessité de le réélire en 2012.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avant de quitter Dakar, le vice-Premier ministre chinois, Hui Liangyu a inauguré une nouvelle chaîne de production de « Sénégal-Pêche», une unité industrielle à capitaux chinois.

Au dernier jour de sa visite de 72 heures au Sénégal, le vice-Premier ministre chinois, Hui Liangyu accompagné du ministre de l’Agriculture Khadim Guèye, assurant l’intérim du ministre du Commerce, et d’une forte délégation a visité, avant-hier, la maison des esclaves de Gorée. A son arrivée dans l’ile, il a été accueilli par l’édile de la ville, Me Augustin Senghor. En cours de route, Hui Liangyu s’est arrêté devant la statue de la liberté offerte par la Guadeloupe. A la maison des esclaves, le vice-Premier ministre chinois a eu droit à un véritable cours d’histoire sur la traite négrière qui a durement frappé le continent africain. Aussitôt après, le vice-Premier ministre chinois a repris la chaloupe.

Au Grand théâtre national

Il s’est rendu ensuite au monument de la Renaissance africaine. Là également, l’histoire de l’Afrique a été revisitée. De la traite négrière au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), en passant par les résistants qui se sont opposés aux colonisateurs et les grands hommes qui ont incarné cette lutte d’indépendance.  Le vice-Premier ministre chinois n’a pas fait de déclarations à l’issue de sa visite. M. Hui Liangyu, a visité le site du Grand théâtre national, situé juste derrière la gare de Dakar et qui sera inauguré en avril 2010. En compagnie du ministre de l’Agriculture, M. Khadim Guèye, il a constaté la finition de ce qui constitue le plus grand projet d'aide entrepris par la Chine au Sénégal après la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, en 2005, grâce à un don de 14 milliards de FCfa. Le Grand théâtre national de Dakar, avec ses 1.800 places, sera l'une des plus belles constructions du genre en Afrique de l'Ouest. La durée des travaux a été de 25 mois.

Auparavant, M. Hui et sa délégation avaient visité les installations de l'usine « Sénégal-Pêche », une unité industrielle à capitaux chinois au Môle 10 du port de Dakar et qui a généré 3000 emplois directs et indirects, selon son Directeur, M. Liu Shenli. En compagnie du ministre de l’Economie maritime, M. Khoureïchi Thiam, et du Directeur général du Port autonome de Dakar, M. Bara Sady, le vice-Premier ministre chinois a procédé à l’inauguration d’une nouvelle chaîne de production de l’usine qui va faire monter sa production à 3000 tonnes de poisson grâce à ses douze chalutiers.

Vendredi dernier, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et le vice-Premier ministre chinois Hui Liangyu, avaient signé à la Primature deux accords et deux lettres d’échanges pour plus de 50 milliards de francs CFA portant sur l’énergie et l’agriculture. Le montant permettra d’améliorer et de stabiliser la qualité de l’électricité pour 300.000 foyers mais aussi de booster l’agriculture.

Samboudian KAMARA et Mamadou GUEYE

Le chanteur Demba Dia était, hier, à Touba pour apporter sa participation dans l’organisation du Magal. En marge de sa visite de courtoisie au khalife général des mourides, il a déclaré son engagement ferme à soutenir la candidature du président Abdoulaye Wade en 2012.

Demba Dia était venu à Touba pour  apporter sa participation au Magal. Se prononçant sur la politique en tant que chef du parti politique Mouvement action citoyenne (Mac), il a déclaré que son ambition « est de soutenir le président Abdoulaye Wade en 2012, parce qu’il a fait quelque chose de grandiose. En 10 ans, nous avons vu qu’il a fait ce que le Parti socialiste n’a pu faire en 40 ans, et cela signifie qu’il ne boxe pas dans leur catégorie ». Soulignant qu’Abdoulaye Wade est un père pour lui avec qui il a fait l’opposition, Demba Dia a décidé fermement d’appuyer sa candidature. Il a annoncé qu’il va « parcourir les 14 régions du Sénégal et la diaspora pour faire connaitre la vérité, car il y a des gens qui veulent les tromper et éclairer leur lanterne ». Et montrer combien l’œuvre du président Abdoulaye Wade est grande. Ce qui est dommage, c’est que ce qu’il a réalisé n’est pas bien connu de certains Sénégalais. Et je me fixe comme objectif d’aller vers la jeunesse et lui faire part de l’œuvre du président Abdoulaye Wade. D’ailleurs, c’est lui le meilleur candidat pour 2012, dit-il. Cependant, il reconnait qu’il y a des efforts à faire pour améliorer le vécu des populations avec les denrées de première nécessité. Le chanteur n’a pas épargné l’opposition sénégalaise qu’il taxe de « bavarde et désorganisée ».

Mamadou DIEYE


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