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Politique (4626)

L’ambassade des Etats-Unis annonce la mise en place d’un programme d’exemption d’entrevue pour les personnes éligibles au renouvellement d’un visa non-immigrant.
Dans les efforts continus que la section consulaire fournit pour améliorer le service client et faciliter la procédure de visa, la Mission américaine a annoncé, dans un communiqué, la mise en place du programme d’exemption d’entrevue au Sénégal pour certains candidats éligibles qui souhaitent renouveler leurs visas américains. Ce programme est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Ainsi, les citoyens sénégalais qui répondent à tous les critères  et qui souhaitent renouveler leur visa dans les 12 mois précédant la date d’expiration ne seront plus tenus de prendre rendez-vous avec un agent consulaire pour un entretien de demande de visa. S’ils sont éligibles, précise le document, « les candidats n’auront besoin que de remplir le formulaire de demande de visa en ligne, d’imprimer le DS-160, de payer les frais de demande de visa, et de déposer tous les documents nécessaires à la section consulaire de l’ambassade des États-Unis, les jeudis de 15h à 16h ».
Par contre, la Mission américaine au Sénégal indique que les candidats ayant reçu un visa avant le 1er janvier 2008 devront se présenter en personne à l’ambassade pour que leurs empreintes digitales soient prises à nouveau. Sur place, un agent de la section consulaire examinera le dossier de candidature et prendra une décision. Si l’agent du consulat n’a pas de questions supplémentaires, le visa sera disponible pour être récupéré le mardi suivant. Si l’agent a des questions portant sur la demande, un représentant de l’ambassade prendra contact avec le demandeur pour planifier une entrevue à l’ambassade.
Selon le communiqué, avec la mise en place du Programme d’exemption d’entrevue, l’ambassade des Etats-Unis à Dakar cherche à rendre le processus de demande de visas plus rapide et plus simple pour les citoyens sénégalais renouvelant leurs visas américains. La mission américaine rappelle que les critères d’éligibilité pour un demandeur requérant le renouvellement d’un visa B1/B2 de 10 ans, F, J ou O en cours de validité ou qui a expiré, il y a moins d’un an, sont stricts. Le demandeur doit être âgé de 18 ans ou plus, la dernière fois qu’un visa lui a été délivré sur son passeport et réside actuellement au Sénégal. Le demandeur ne doit pas s’être vu refusé un visa depuis son visa précédent. Son nom, sa date et son lieu de naissance ainsi que sa nationalité ne doivent pas avoir changé depuis que le précédent visa a été délivré. Enfin, il faut que le demandeur n’ait jamais eu de problèmes ou de difficultés avec les douanes américaines et la patrouille des frontières en tentant d’entrer aux Etats-Unis.

Elhadji Ibrahima THIAM


Faire vivre la démocratie c’est la renforcer chaque jour car ce « système, le pire à l’exception de tous les autres » pour paraphraser Winston  Churchill, exige des acteurs politiques  d’agir en permanence pour l’approfondir, le consolider et l’élargir.
Le président Macky Sall vient d’administrer, une fois encore, la preuve qu’il est un vrai démocrate soucieux de rendre plus rayonnante l’expérience sénégalaise en la matière. Les initiatives annoncées  lors de son traditionnel discours du Nouvel An vont en effet dans ce sens, en faisant faire  un nouveau pas  qualificatif à notre système démocratique. L’équilibre des pouvoirs législatif et exécutif est réaffirmé avec force, permettant ainsi  à la représentation parlementaire de jouer pleinement sa partition  pour contrôler, avec rigueur et efficacité, l’action gouvernementale.
Qu’un chef de l’Exécutif  agisse ainsi témoigne et de sa maturité politique et de son engagement patriotique au service de la Nation. C’est dire que les réformes constitutionnelles proposées par le président  Macky Sall sont pertinentes et même révolutionnaires en tant qu’elles créent un nouvel équilibre propice au dialogue  indispensable entre les  différents pouvoirs constitutifs du système démocratique.
Dorénavant,  le Parlement aura tous les outils pour travailler sereinement en synergie avec l’Exécutif dans le respect des prérogatives de chacune des deux Institutions.
A ce grand bond en avant institutionnel et politique, il faut ajouter toutes les réalisations économiques remarquables  mises en exergue dans l’allocution du chef de l’Etat. Le Sénégal est véritablement en chantier pour accoucher, dans l’urgence, l’émergence qui va permettre de réaliser l’émancipation économique et sociale la plus grande possible  dont notre peuple a besoin.
En moins de quatre ans, le président  Macky Sall a déjà un bilan digne d’éloge à présenter aux Sénégalais. Et celui-ci va s’étoffer avec  l’achèvement des multiples projets en cours de réalisation sur toute l’étendue du territoire national.
L’évidence des chantiers s’impose à tous, de Dakar à Diamniadio, de Touba à Tivaouane, de la vallée du fleuve du Sénégal à la Casamance de Kidira à Kaolack, etc. L’efficacité du chef de l’Etat ne fait plus l’objet d’aucun débat. Elle est avérée.
La seule politique politicienne ne produit pas des résultats tangibles ; tout comme les discussions vaines qui occupent les médias.
La question de la réduction du mandat présidentiel  n’est ni préjudicielle  ni taboue. Elle s’inscrit dans une dynamique politique qui se déploie selon des règles bien établies.
Le président a fait des choix personnels et s’y tient. Reste à suivre les exigences de la loi fondamentale qui imposent une méthode et un chemin. Ce parcours juridique est un passage obligé et il est déterminant.
Lorsque le président de l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel auront été saisis comme l’impose l’article 51 de la Constitution ; alors la lumière jaillira. Et tous les citoyens seront édifiés.
Ce n’est donc ni le moment de tirer des plans sur la comète, ni de perdre son sang froid.
Après tout, le président a été élu pour sept (7) ans. Une éventuelle réduction  n’est pas un rendez-vous indépassable. Le président le veut ; mais il est lui-même assujetti à la loi comme nous tous. Cependant, son choix est à magnifier car il est noble et respectable. Il l’a fait librement et de  manière lucide.
A l’évidence, il faut seulement attendre que le droit soit dit car  il n’y a pas matière à polémiquer. De toutes les façons, le président Macky Sall n’est pas homme à se laisser dicter sa conduite. Il s’est tracé une voie et il garde le cap. Son travail est en train de porter  les fruits de l’espérance. Le Pse s’incarne dans  le réel et va mettre tout le monde d’accord.
En réalité, c’est bien cette réussite qui déstabilise l’opposition qui cherche à s’agripper  à des débats d’arrière garde.
Le désarroi  des opposants est compréhensible ; mais il ne peut divertir les citoyens bien informés.
Demain, il fera jour.

• Par Mamadou Amadou Tamimou WANE


« Le président Macky Sall n’a nullement besoin de faire « wax waxet » d’un autre âge, concernant son mandat, pour se faire réélire ». Ces propos sont d’Ansoumana Sané qui se réclame coordonnateur de la Cojer départementale de Bignona.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, hier, en fin d’après-midi, Ansoumana Sané, qui se dit par ailleurs membre de la Cojer nationale, a déclaré que le président de la République ne fera point de « wax waxet », pour ce qui est de la durée de son mandat.
« Comme certaines personnes veulent le lui faire faire », a affirmé M. Sané. D’après lui, le président Macky Sall n’a nullement besoin de « Wax waxet » d’un autre âge pour se faire réélire. Pour Ansoumana Sané, la réélection du chef de l’Etat en Casamance est assurée de fait par ses nombreuses actions déjà notées dans cette partie du territoire et que la Cojer départementale de Bignona s’évertue à vulgariser, avec le soutien du secrétaire d’Etat Moustapha Lo Diatta.
Dans le même document, Ansoumana Sané a fait état de nombreuses réalisations que le président Macky Sall a à son actif dans la région naturelle de Casamance.
Notamment dans les domaines du désenclavement terrestre, fluviomaritime et aérien, du tourisme, de l’emploi des jeunes et des femmes, de la santé, de l’électrification rurale. Il n’a pas occulté les efforts considérables que le chef de l’Etat est en train de consentir pour booster le développement de la région méridionale du Sénégal.          
 

Moussa SADIO


Au cours d’un point de presse, la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) du département de Kaolack a manifesté toute son indignation, suite « aux attaques dont l’auteur n’est autre que Ibrahima Faye, frère de la Première Dame ». Parlant au nom de sa structure, Abdoulaye Diop a condamné fermement les propos de M. Faye qui, dit-il, aurait dû avoir une autre posture que d’essayer de salir la réputation du président de la République. La Cojer de Kaolack  s’interroge sur les vraies motivations qui anime Ibrahima Faye, « grand inconnu du public avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir » et dénonce ses sorties intempestives dans la presse, ses rencontres avec les leaders de l’opposition. Autant d’actes posés qui s’apparentent au chantage. Pour la Cojer du département de Kaolack, de tels actes ne passeront pas, les Sénégalais ayant déjà opté pour l’émergence avec Macky Sall dont le seul souci est de développer le Sénégal.

M. CISSE


Ministre de la Ville à la création du département dans le gouvernement élargi du Premier ministre Habib Thiam, Daour Cissé s’est éteint le 31 décembre dernier à Dakar. Il a été inhumé le lendemain au cimetière musulman de Yoff. Cet ancien de l’ex-école nationale d’économie appliquée (Enea), sur la route de Ouakam, a servi pendant de longues années dans l’administration. Il fut également formateur à l’Enea et a vu défiler plusieurs cadres de l’administration territoriale.
Entré en politique, il milita au Parti socialiste, dans la région de Kolda avant d’être choisi par le président Abdou Diouf qui avait créé le premier département chargé de la Ville à l’image de celui de la France avec Bernard Tapie. Un département qui sera supprimé par la suite. A la table du Conseil des ministres, il siégea aux côtés de Me Wade alors ministre d’Etat, Me Massokhna Kane, Ousmane Paye, Abdoulaye Elimane Kane, etc.
A sa famille éplorée, la rédaction du Soleil présente ses vives condoléances.

El. A. T


Les réactions sur la réduction du mandat présidentiel à 5 ans et la tenue d’un référendum pour la circonstance restent partagées. Si certains acteurs supportent l’idée, d’autres, pour des raisons reçues, veulent soit la réduction du mandat à 5 ans par la voie parlementaire, soit le respect tout court du septennat pour lequel le président a prêté serment après son élection.

Jean Paul Diaz, bcg : « Je ne suis pas pour le référendum »
Le leader du Bloc des centristes Gaïndé (Bcg), Jean Paul Dias se veut,  formel. Pas question de réduire le mandat présidentiel à 5 ans. « Je ne suis pas d’accord. Le mandat actuel est de 7 ans et le président a prêté serment pour 7 ans. Le Sénégal doit faire preuve d’originalité. Et pour le référendum, je ne suis pas d’accord. Je considère que c’est du gaspillage. Tous les autres points qu’il a évoqués (en référence au président Sall) ne nécessitent pas un référendum », a insisté Jean Paul Dias. Dans cette logique, « je fais partie de ceux qui défendent l’idée selon laquelle il ne faut pas aller au référendum. Ça a déjà été fait en 2001.

Momar Samb, Rtas : « Donner un cachet populaire à la réforme »
« Cette réduction « est une excellente résolution que nous partageons. C’est une parfaite résolution qui va faire basculer dans une stabilité politique. C’est une norme constitutionnelle impersonnelle, républicaine, acceptée par tout le monde.
On ne peut que saluer cette décision », a soutenu Momar Samb du Rtas. Au sujet de la tenue du référendum, il a estimé que « si l’on veut donner à toute réforme un cachet populaire, il faut le faire à travers un référendum. Ce qui est plus à même de rendre notre Constitution stable », a-t-il accentué.

Diégane Sène, urd : « Aller au réferendum »
Cette réduction du mandat par le président « est un acte fondateur d’une étape de notre démocratie à saluer. Non pas forcément que les 5 ans sont un idéal démocratique ou de bonne gouvernance mais simplement parce qu’il semble correspondre aux vœux de beaucoup de nos compatriotes », a soutenu Diègane Sène de l’Urd. Il a poursuivi que la question du mandat présidentiel et de la révision constitutionnelle est devenue trop politicienne puisqu’elle touche, de plus en plus, directement l’actuel mandat du chef de l’Etat dont la durée ne dépend et ne peut dépendre que de lui-même. « Au total, le mandat présidentiel de 5 ou de 7 ans est un problème mineur pour notre pays, pour sa démocratie. L’essentiel est, en fait, ailleurs, dans la gouvernance, dans les relations du président au peuple sénégalais et dans ce qu’il affiche en termes de bilan à l’issue de 5 ou 7 ans », a précisé M. Sène. Quant au référendum, il pense que « bien sûr, il faut aller au référendum.  C’est un acte de très haute portée démocratique parce que le président de la République prend cette décision de consulter les Sénégalais pour le devenir de leurs institutions donc de leur pays. C’est un respect des Sénégalais qu’il faut saluer. C’est un acte politique qui mérite d’être souligné. C’est pourquoi l’Urd y adhère et le soutient », a-t-il fait savoir.

Assane Dioma Ndiaye : « Choisir la voie parlementaire »
« Il suffit juste d’abroger la loi de 2008 pour que l’article 87 de 2001 retrouve ses pleins effets et le mandat devient 5 ans », a appuyé Me Assane Dioma Ndiaye. Pour l’avocat, s’il y a une volonté politique qu’il faut mettre en œuvre, on n’a pas besoin d’aller au référendum. « La logique voudrait qu’on  choisisse la voie parlementaire. Ça nous éviterait d’aller aussi à moins de 10 mois à des élections présidentielles et législatives. Il y a des urgences sociales », a-t-il renchéri. Mais pour la réduction du mandat présidentiel à 5 ans, Me Assane Dioma Ndiaye soutient l’idée. « Le peuple l’a déjà voulu en 2001. De façon universelle, vous ne verrez plus de mandat présidentiel de 7 ans. Le Sénégal ne peut pas ramer à contre courant », a-t-il explicité. 


Le président du Grand Parti (Gp), El Hadji Malick Gakou, inaugure, vendredi, à 17 heures, la permanence de sa formation politique sise à Yoff, à côté de l’imprimerie Tandian, annonce un communiqué reçu à l’Aps. « Ce grand moment de la vie du Grand parti sera rehaussé par la présence de ses militants et sympathisants et constituera un événement historique dans l’action du Parti pour le Sénégal », souligne la même source.

(APS) 


La réforme des institutions est une demande du Forum civil, qui se félicite, par ailleurs, du référendum annoncé récemment.  Il souhaite des consensus forts sur les différentes questions.
Conformément aux dispositions du décret n°2013-730 du 28 mai 2013 l’instituant, la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) a mené «selon une méthode inclusive et participative, la concertation nationale sur la réforme des institutions ». Dans une note reçue hier à la rédaction, le Forum civil rappelle au chef de l’Etat, la consolidation de l’Etat de droit, l’équilibre des pouvoirs entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, le renforcement de l’indépendance de la justice, l’approfondissement de la démocratie représentative et participative, le renforcement et la protection des libertés publiques, la protection et la promotion des valeurs positives de notre société; mais aussi, la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques, ainsi que la culture de l’imputabilité.  Le document précise que la Cnri avait formulé des propositions consignées dans un rapport, remis au chef de l’Etat, le 13 février 2014.  Toutefois, le Forum civil se félicite de l’annonce, dernièrement, de l’imminence du référendum qui annonce la mise en œuvre des réformes, mais constate que cela intervient près de deux ans après la remise du rapport de la Cnri.
Le Forum civil estime que le statu quo institutionnel est de nature à affaiblir la citoyenneté et à renforcer la désaffection des citoyens par rapport à la chose politique du fait de multiples espoirs de ruptures déçus.
Dès lors, il demande au gouvernement de mettre en débats les questions, objet du référendum en tenant compte du caractère obsolescent du système actuel de gouvernance et d’éviter d’enfermer les réformes institutionnelles dans la temporalité d’un mandat et de mettre les citoyens dans une position inconfortable au moment du choix.
Selon toujours la source, le Forum civil demande au gouvernement de mettre à profit les réformes institutionnelles pour bâtir des consensus forts s’inscrivant dans la durabilité. Pour cela, il est nécessaire de fonder les propositions de réforme sur les accords structurels constatés à travers les concertations citoyennes. Le communiqué confirme la nécessaire articulation des réformes institutionnelles avec les chantiers de réforme en cours (Acte 3 de la décentralisation, réforme foncière, Pse...) avec pour préoccupation centrale, le renforcement de la place du citoyen dans la gouvernance du pays.

Serigne Mansour Sy CISSE


Meissa Diouf a dit qu’Idrissa Seck ferait mieux de respecter les Thiessois au lieu de se constituer en donneur de leçon. Ce dernier avait déclaré que, « le président Macky Sall avait promis aux Sénégalais l’émergence mais aujourd’hui tout le monde constate que c’est le contraire qui se produit tout en critiquant également l’Acte 3 de la décentralisation ». Pour Meissa Diouf , c’est lui qui avait promis aux populations qu’il serait présent dorénavant à Thiès après l’épisode passé à la tête de la mairie ou il n’a jamais siégé. Aujourd’hui, Idrissa Seck est toujours aux abonnés absents. Il n’a siégé que deux fois à une réunion du conseil.
Pour le 2ème secrétaire élu du conseil départemental, «à travers ces déclarations, il est incapable d’apporter des solutions aux difficultés des populations qui l’ont encore réélu. Tout le contraire du président Macky Sall dont le seul souci est d’apporter des réponses positives aux difficultés vécues par l’ensemble des Sénégalais à travers des projets et programmes pour un Sénégal émergent sur les plans social, économique et culturel ». Il estime d’ailleurs que le président Sall met un accent particulier sur un enseignement de qualité pour des ressources humaines de qualité et c’est dans cette dynamique que se situe la création de deux nouvelles universités : Amadou Mokhtar Mbow et El-Hadji Ibrahima Niass pour promouvoir l’excellence. «Ce, à travers une bonne prise en charge des étudiants et pour laquelle d’ailleurs, nous avons décidé de nous impliquer, au de-là de notre casquette politique, en venant en aide aux étudiants de Touba Peycouck à Dakar. Nous leur avons octroyé une quantité importante de riz et de sucre en plus d’un appui financier pour leur restauration et l’acquittement des frais de location d’un immeuble. Ils nous ont sollicités dans ce sens et nous avons réagi par ce don en ayant conscience de leurs conditions précaires à Dakar. Nous savons tous que Peycouck étant un village particulier, la plupart des étudiants qui y sont originaires, sont souvent des orphelins ». Le geste de haute portée sociale a été salué, à sa juste valeur, par les étudiants par la voix de leur président  d’amicale, Pape Mamadou Diop.

Mohamadou SAGNE


La Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) de Bignona a exprimé, en masse, hier, son désaccord à la diminution du mandat du chef de l’Etat de 7 à 5 ans, estimant que cela empêcherait le président de la République, Macky Sall, de réaliser toutes les ambitions qu’il a pour la Casamance, en général et Bignona, en particulier, en termes de  développement économique, social et culturel.
La Convergence locale des jeunesses républicaines a, en effet, battu le rappel de ses coordonnateurs issus des 19 communes du département et autres membres, hier, lors d’une conférence de presse au siège de l’Apr, sis au quartier Château d’eau de Bignona, pour dire non à la réduction du mandat du président de la République. D’après son coordonnateur, Atab Badji, vu les programmes que le président Macky Sall a engagés pour la Casamance, un mandat de 5 ans sera trop juste pour permettre au chef de l’Etat  de réaliser les grandes ambitions qu’il a pour la région méridionale du Sénégal et le reste du pays. « Nous demandons, à cet effet, au coordinateur de l’Apr du département de Bignona, en l’occurrence Abdoulaye Badji, chef de cabinet du président de la République, d’être notre interprète, auprès du président Macky Sall pour lui dire de vive voix le désaccord de la jeunesse de Bignona, à la réduction de son mandat », a déclaré Atab Badji.

Le coordonnateur local de la Cojer a tenu à faire savoir que la jeunesse de Bignona se mobilisera comme un seul homme pour battre campagne dans tout le département contre cette réduction du mandat du président de la République de 7 à 5 ans. « Parce que, réaffirme-t-il, Macky Sall a de fortes ambitions pour la Casamance, particulièrement pour le département de Bignona ». Atab Badji a rappelé que d’importants projets de développement sont en train de voir le jour, dans les quatre arrondissements que compte Bignona : Sindian, Kataba, Tenghory et Tendouck. Et hier, lors de leur face à face avec la presse régionale, le coordonnateur de la Cojer de Bignona et les siens ont déclaré haut et fort qu’ils ne sont pas d’accord pour la réduction du mandant du président à 5ans.
Par ailleurs, la Cojer de Bignona a manifesté sa désapprobation en des termes musclés contre des tentatives de sabotage de sa dynamique de remobilisation de ses membres et sympathisants par des responsables Apéristes tapis dans l’ombre. « Notre parti ne connaît pas cette forme de politique dans le département », a martelé Atab Badji.

Moussa SADIO


Le secrétariat national chargé des femmes du Pds, lors d’une assemblée générale, a pris une motion de soutien au secrétaire général national adjoint Oumar Sarr, coordonnateur du Pds.
Dans un communiqué dont copie nous est parvenue, le secrétariat national chargé des femmes a dénoncé ce qu’il qualifie «d’arrestation encore arbitraire» de leur secrétaire général national adjoint -après celle de leur candidat Karim Meïssa Wade et 25 autres responsables politiques. Aussi, fustige-t-il, « la violation des articles 61 de la Constitution du Sénégal et 52 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la détention illégale et le non-respect de l’immunité parlementaire du député Oumar Sarr en pleine session parlementaire, les accusations de faux contre le Sgn/A qui, selon les textes du parti, est habilité à parler et à signer au nom du Pds ».

C’est pourquoi, ledit secrétariat exige « la libération immédiate du frère Oumar Sarr et l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier et sanctionner tous les coupables et complices de l’affaire ‘‘Lamine Diack’’, rapporte le communiqué.  Il appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « confiscation des libertés, au recul démocratique, à l’instrumentalisation de la justice, aux arrestations arbitraires ainsi qu’à toutes les dérives du régime actuel ».

A. DIOP


Lors d’un meeting organisé dans le cadre de la massification de l’Apr, Mohamed Ndiaye Rahma qui estime que « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) est devenu «obsolète», a plaidé pour la création, par Macky Sall, d’une grande coalition qui va travailler pour sa réélection en 2017.

Opérateur économique, responsable de l’Alliance pour la République et de Rahma (un mouvement à caractère  social), Mohamed Ndiaye, par ailleurs adjoint au maire de Kaolack a présidé, samedi, un grand meeting au quartier Bas Léona. Un rassemblement monstre qui a permis à des centaines de militants du Parti socialiste de Kaolack, d’adhérer à l’Apr.
Pour M. Ndiaye, l’heure n’est pas «aux discours creux», encore moins aux débats stériles qui n’avancent en rien le pays. La priorité, selon le responsable de Rahma, adjoint au maire de Kaolack, c’est une véritable massification du parti de Macky Sall, afin de lui permettre de rempiler en 2017 dès le premier tour. « Bennoo Bokk Yaakaar » étant «obsolète», Mohamed Ndiaye propose la création d’une grande coalition « qui va répondre beaucoup plus au contexte et à la situation que nous vivons ». A son avis, au moment où un flou total de certains responsables de la coalition Bby entoure les positions, la prudence recommande que l’Apr crée une grande alliance qui va s’ouvrir à ces milliers de personnes, responsables et coalitions ou mouvements qui sont bloqués par le «Bennoo». Mohamed Ndiaye Rahma interpelle Macky Sall à réfléchir sur la question, avant d’inviter les cadres et autres responsables de l’Apr à travailler, dès maintenant, pour l’élargissement du parti et à s’inscrire dans une dynamique de réélection du président Sall. Parlant de la vie de l’Apr à Kaolack, M. Ndiaye demande à la direction du parti une restructuration ou, tout au moins, un éclaircissement de la situation des uns et des autres. « Il faut, sur la base de la force de chaque responsable, définir qui est qui et qui fait quoi », a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il tendu la main aux transfuges du Ps, demandant aux responsables et militants de l’Apr de les accueillir et de les intégrer.
Au nom des ex-socialistes, Serigne Talla Ndiaye a souligné que ses camarades et lui ont été séduits par l’engagement, la volonté du président Macky Sall à faire du Sénégal un pays émergent, saluant du coup, ses réalisations en si peu de temps.           

       M. CISSE


Dans une déclaration parvenue à notre rédaction et eu égard à son message de nouvel an, la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) accuse le président de la République, Macky Sall, d’être « allègrement descendu de son piédestal d’une extrême honorabilité, pour patauger malencontreusement dans le bourbier du marécage politique que le président de l’Apr affectionne tant ».
Pour la Fncl, il s’est alors « pitoyablement lancé dans une énumération laborieuse de réalisations délibérément majorées, avec des chiffres travestis à l’envi ». Le document reçu fait ainsi allusion aux chiffres avancés sur la production  d’arachide, sur celle du riz paddy et sur la production horticole. Aussi, la Fncl dit-elle attendre la réaction du chef de l’Etat sur l’affaire Lamine Diack, révélant l’utilisation de l’argent du dopage, de la corruption aggravée pour le financement de l’opposition sénégalaise de 2006 à 2012, dans le seul but d’évincer le régime du Sénégal d’alors. « Elle proclame d’avance que les fuites en avant ne seront nullement acceptées et demande, solennellement et au nom des principes républicaines, à la justice sénégalaise de se saisir de ce dossier afin que la lumière soit établie devant le peuple sénégalais », indique le document.

Amadou DIOP


Jeune cadre militant de l’Apr, Mamadou Thior a été choisi par le président Macky Sall comme envoyé spécial pour mener des actions de massification du parti dans les îles du Saloum. Le jeune banquier s’est rendu, la semaine dernière, à Djirnda où il a rencontré les chefs de villages de cette commune pour leur parler de sa démarche et les ambitions du président de la République, Macky Sall, pour ces zones insulaires.  Durant cette tournée politique, il était accompagné par Fada Guène, responsable politique à Fatick. Lors d’une audience, le président de la République, leader de l’Apr, a demandé au jeune militant de l’Apr  d’aller dans les îles du Saloum pour la massification de leur parti qui connaît une léthargie. C’est ainsi que Mamadou Thior qui militait en Casamance a répondu à l’appel du président Macky Sall. A Djirna, M. Thior a rencontré les chefs de villages de la commune. Au cours de la réunion, les insulaires ont exprimé un certain nombre de doléances relatives à l’absence d’une sage-femme au poste de santé. Aussi, les femmes ont réclamé une usine de transformation des produits halieutiques et les jeunes des formations et des emplois.  En réponse, Mamadou Thior a demandé à ces populations de s’organiser pour que le président de la République, Macky Sall, les reçoive en audience. Aussi, leur a-t-il-dit qu’il dispose d’un projet de société pour les îles qu’il connaît bien. Mais, a-t-il ajouté, mon ambition principale, c’est de ne ménager aucun effort pour la massification de l’Apr dans les îles du Saloum. De plus, il a saisi l’occasion pour lancer un appel au maire de la commune de Djirnda, Badara Diom, (responsable de l’Afp) qui a rejoint le Grand parti de Malick Gackou pour qu’ils travaillent ensemble pour le développement des îles du Saloum.

Oumar  Ngatty BA


Dans un communiqué reçu à notre rédaction, le bureau élargi de la convergence des cadres républicains de Mbour se réjouit du «message  à la nation du président Macky Sall qui est en train de placer le Sénégal sur la rampe de l’émergence avec des productions agricoles record et un taux de croissance de 6,4 % en 2015; signe d’une meilleure maîtrise des objectifs du Pse à savoir les 7 % de croissance soutenue », peut-on lire. Aussi, la Ccr départementale de Mbour félicite-t-elle et soutient-elle le chef de l’Etat pour la clarté et la pertinence des réformes institutionnelles engagées preuve de sa constance dans sa volonté encore renouvelée de respecter ses engagements. « La Ccr départementale se réjouit du fort impact dans l’ensemble des communes de Mbour de la politique économique et sociale du chef de l’État notamment dans le cadre du Pudc et du programme de bourse de sécurité familiale », rapporte le document. Par ailleurs, la Ccr départementale «condamne les attitudes non républicaines d’une partie de l’opposition qui verse dans la diffusion de fausses nouvelles et le nihilisme face aux acquis intangibles du gouvernement conduit avec brio par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne sous la vision du chef de l’Etat», ajoute le communiqué. Par la même occasion, le bureau élargi de la Ccr de Mbour informe de l’organisation du premier rendez-vous républicain décentralisé prévu le 9 janvier à Saly à l’initiative du collège exécutif national (Cen) de la Ccr. Se disant engagé avec le Cen à relever le défi d’une parfaite maîtrise de cet événement majeur qui sera l’occasion d’un échange fructueux entre tous les cadres Apr et les ministres de tutelle de ces trois secteurs, ledit bureau n’a pas manqué de préciser que ce rendez-vous républicain portera sur l’agriculture, l’énergie, le financement de l’économie.

A. DIOP


Le ministre de la Communication et de la Culture, Mbagnick Ndiaye, a indiqué que le chef de l’Etat, Macky Sall,  a fait un discours extrêmement important dans lequel, au-delà du bilan de l’année 2015, il a réussi également à faire une projection pour 2016. Le ministre était venu répondre à l’invitation de Déthié Diouf, maire de la commune de Tattaguine, à l’occasion de la finale de sa coupe organisée vendredi et dont le parrain est Abdoulaye Mbodj, directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).

Selon lui, « le chef de l’Etat a une réelle volonté de faire en sorte que le Sénégal, malgré la situation difficile, soit un pays émergent avec ses nombreuses réalisations ».
A Tattaguine, Mbagnick Ndiaye a tenu à dire que sa présence  s’explique doublement. D’abord, parce qu’il est maire d’une commune et  c’est le maire de Tattaguine, son ami et frère Déthié Diouf qui organise la finale de sa coupe.  En tant que maire de Ngayokhème, a-t-il expliqué,  il se doit d’être à ses côtés. « Ma présence s’explique  dans l’action qui nous est commune qui est à la fois une action politique mais aussi de développement de la localité qu’est Fatick », a-t-il déclaré. De plus, il a salué l’engagement du maire Déthié Diouf pour la promotion du sport à Tattaguine. Il faut noter qu’Abdoulaye Mbodj, Dg de l’Aibd, a aussi bien apprécié le discours du chef de l’Etat à la Nation.

Oumar Ngatty BA


La ville de Fatick célèbre  ses 100 ans en 2017.  Matar Bâ, son 10ème maire, compte célébrer, avec faste, cet anniversaire qui sera l’occasion de mener la réflexion sur le devenir de cette ville qui a vu naître le 4ème président de la République du Sénégal, Macky Sall. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, M. Bâ qui est, par ailleurs, ministre des Sports, fait un tour d’horizon de l’actualité politique, notamment les attaques de l’opposition contre le pouvoir.  Matar Ba estime  que « le Pds a fait son temps », tout en soulignant que « l’Apr a besoin d’être renforcée pour réélire le président, dès le premier tour ». Le maire de Fatick précise également que « l’appui que le président accorde aux familles religieuses n’obéit à aucun calcul politique ».

Monsieur le maire, vous venez d’effectuer une tournée à Foundiougne et dans le département de Fatick aux côtés des responsables de l’Apr. Qu’est-ce qui fonde cette démarche ?
C’est une démarche normale. Nous sommes à la tête d’une collectivité locale. C’est évident que nous soyons sur le terrain politique avec les partisans du président Sall. Je réponds aux invitations pour accompagner les responsables des collectivités locales et la jeunesse. Les activités sportives font partie de la vie des collectivités locales. Ce sont des moments de communion entre la jeunesse et les responsables de ces différentes localités. Au-delà du caractère sportif, nous en profitons toujours pour faire de la politique. Nous avons été à Foudiougne, à Diarrère et à Thiadiaye. Ce sont des manifestations importantes pour les communes. Nous appuyons les Asc, mais nous en profitons pour rencontrer les responsables politiques et discuter avec eux de l’essentiel. Ce sont des moments qui nous permettent de nous regarder dans les yeux pour fixer l’objectif qui est devant nous : permettre au président de la République d’avoir un second mandat dès le premier tour. Cette mission nous impose l’unité. Elle nous impose de nous serrer la main. C’est un gain important. J’ai senti la solidarité entre les différents responsables.

Comment parvenir à l’unité ?
Pour parvenir à l’unité, les intérêts personnels doivent être oubliés. Tout le monde doit savoir que l’objectif est la réélection du président. C’est un objectif qui vaut la peine d’être atteint. C’est notre président, notre leader qui a besoin d’un second mandat. Nous ne pouvons pas y arriver en étant divisés. Il faut nous dire la vérité. C’est cette vérité qui nous permettra de progresser. Quand on veut être ensemble, il faut que chacun se fasse violence pour aller vers l’autre et oublier les querelles inutiles qui sont les conséquences des investitures aux élections locales.

Allez-vous entreprendre la même démarche dans la commune de Fatick où des divisions sont notées au sein de l’Apr ?
J’ai commencé par Fatick. Je suis allé voir Adama Ndour qui était tête de liste. Je suis également parti voir Mamadou Mbassa qui avait dirigé une liste parallèle. Les gens parlent de problèmes, parce que peut-être nous ne sommes pas toujours ensemble, mais il n’y a pas de vrais problèmes. Fatick est la base du président Macky Sall. Si nous avions des élections locales devant nous, les gens pourraient dire que les problèmes vont persister, mais nous allons vers une élection présidentielle. Nous sommes des leaders, mais la base politique appartient au président. Fatick est la base de Macky Sall. C’est facile de trouver des terrains d’entente pour l’unité. Nous étions avant-hier avec Biram Faye.  Je n’ai pas rencontré Cheikh Kanté depuis les dernières élections locales, mais je n’ai aucun problème avec lui. Je le considère comme un frère de parti. Nous ne nous fréquentons peut-être pas, mais nous ne sommes pas des ennemis. Je suis son maire, parce que c’est un natif de Fatick. J’ai besoin de l’ensemble des fils de Fatick pour développer notre commune pour accompagner plus efficacement le président.  

Pourquoi vous n’êtes pas ensemble ?
Nous ne nous sommes pas rencontrés parce qu’il a du boulot. Il est le Directeur général d’une entreprise extrêmement importante pour le pays. J’ai une mission au sein du gouvernement. C’est pourquoi nous ne nous sommes pas rencontrés. Mais il n’a jamais tenu de propos incorrects contre ma personne. Moi aussi, je ne dirai jamais du mal de lui. J’ai été avec le président Sall avant Cheikh Kanté. Quand Cheikh Kanté a voulu rejoindre le président de la République, je suis allé le prendre à l’entrée de Fatick avec une foule extraordinaire pour l’accompagner chez lui, parce que je faisais partie des coordonnateurs du comité électoral. Nous avons battu campagne ensemble. Je lui ai dit, dans sa maison, que nous n’avons pas les mêmes objectifs, s’il s’agit d’intérêt personnel, mais s’il s’agit d’intérêt général, nous sommes ensemble. Nous avons un même leader qui est le président de la République. Nous œuvrons tous pour le développement de Fatick. Il peut ne pas être mon ami, mais nous devons travailler ensemble.  Quand le président dit : soyez ensemble, travaillez ensemble, c’est un mot d’ordre. Tout un chacun a des relations personnelles avec le président. S’il donne un mot d’ordre, nous avons l’obligation de le suivre. Nous allons bientôt démarrer des tournées départementales. Le président du Conseil départemental de Kaolack était avec nous dans nos tournées, parce que nous voulons que le pôle Sine Saloum renaisse dans le domaine politique. Nous irons ensemble vers les populations pour porter la voix du gouvernement.

L’opposition se mobilise contre le régime. Quelle réponse apportez-vous ?
Le Pds mène l’offensive de la parole, de la désinformation. Le Pds n’existe qu’à travers les médias. Il mise sur la désinformation, mais il ne parviendra pas à embarquer l’opinion publique dans sa stratégie. Nous avons le pouvoir du peuple. Il faut que le Pds nous laisse gouverner. Le Pds a fait son temps. Ce sont d’autres Sénégalais qui ont été choisis pour conduire les destinées du pays. Il faut que les responsables du Pds acceptent cela, mettent les intérêts du Sénégal en avant et ne plus se soucier de leurs intérêts personnels.

Craignez-vous un retour au bercail de l’ancien président Wade ?
Wade est un citoyen sénégalais. Il peut revenir. Si la présence de Wade pouvait détourner les Sénégalais, il serait toujours président de la République.

Malgré les précisions de Lamine Diack, les commentaires sur le financement de la présidentielle de 2012 persistent. N’êtes-vous pas gêné par cette affaire ?
J’étais coordonnateur de comité électoral lors de la présidentielle de 2012. Nous nous sommes battus pour gagner l’élection. Vouloir perdre du temps, c’est de se poser la question de savoir si oui ou non l’Apr a reçu un financement. Lamine Diack, le principal concerné, a dit qu’il n’a pas donné de l’argent à Macky Sall. Cela suffit largement. Il ne faut pas chercher un problème là où il n’existe pas. Diack a fait ce qu’il devait faire. Il a rectifié. Ses avocats sont allés plus loin en disant qu’il n’a rien donné à qui que ce soit. Il y a des questions beaucoup plus importantes pour le développement de ce pays qui méritent notre attention. C’est un épiphénomène, parce que c’est un problème sportif qu’on veut transformer en problème politique. Et cela ne peut pas marcher.

D’aucuns voient une visée politique derrière l’accompagnement des familles religieuses par le président de la République…
Le président accorde une grande importance aux familles religieuses. Il a choisi des actions qui vont intéresser l’ensemble de la communauté musulmane. La salle construite à Tivaouone est pour l’ensemble de la communauté musulmane. C’est la même chose à Touba et à Médina Baye. Le choix du président n’a rien de politique. Le président a choisi d’accompagner les familles religieuses. Il faut que les gens arrêtent de voir de la politique derrière toute bonne action. Nous avons un président qui a une vision et qui fonce pour atteindre ses objectifs. Les objectifs du président ne sont pas politiciens. Ils intéressent l’ensemble de la population sénégalaise. C’est ce qu’il faut retenir.  L’appui que le président accorde aux familles religieuses n’obéit à aucun calcul politique. Ce qui doit réélire le président, c’est son bilan. C’est ce bilan qu’il cherche à offrir aux électeurs pour son réélection.

Pensez-vous que son bilan pourra l’aider ?
Le président est en train de poser des actes, en construisant des villes entières. Ce qui se passe à Diamniadio doit pousser tout Sénégalais qui veut le développement du pays à soutenir le chef de l’Etat. C’est son bilan qui va le réélire. Il faut faire la part des choses. Les familles religieuses accueillent de nombreux hôtes. Elles ont besoin d’être accompagnées. Le président a une vision claire. Le président Diouf a d’ailleurs rappelé cela. L’ancien président a dit qu’il est rassuré par la vision du président de la République.

La question des candidatures se pose au sein de la mouvance présidentielle, quelle option préconisez-vous ?
L’option est claire. Nous avons un président qui est là et qui sera encore candidat pour accomplir son ambition pour le Sénégal. Ce que l’opposition est en train de faire ne nous déstabilise pas. Nous avons un bilan. Nous avons notre manière de faire de la politique qui bannit le gaspillage. Nous sommes dans la gestion sobre et vertueuse. Nous sommes dans cette logique pour accompagner le président qui veut redresser ce pays. Il faut changer les consciences. Personne ne doit plus penser que faire de la politique nécessite des milliards. Il faut savoir parler aux Sénégalais. Il faut être humble et faire des promesses qu’on peut tenir. Il y a beaucoup de bruits, parce que ce sont ceux qui devaient se taire qui parlent. Ils ont sacrifié le Sénégal. Et le président, Macky Sall est en train de rectifier. Nous sommes très confiants.

Quelle appréciation faites-vous des réticences notées au sein de l’Apr sur l’arrivée de nouveaux militants ?
Ils vont s’ouvrir, parce qu’il n’y a pas une autre solution. Il faut qu’on oublie nos intérêts personnels pour accompagner efficacement le président de la République. Il y a une seule chose à faire, c’est ouvrir le parti, élargir nos bases. Tous les responsables de l’Apr savent que notre parti a besoin d’être renforcé. L’Apr a besoin de beaucoup de monde pour accompagner, avec la coalition, le président de la République dans sa gestion pour qu’il ait un second mandat.

Ne risquez-vous pas d’être considéré comme un promoteur de la transhumance ?
Nous sommes en politique. Dans tous les domaines, on peut changer de camp. On peut changer de camp suivant les intérêts du moment. Le fait de quitter un parti et aller ailleurs n’est pas mauvais. Ce que les Sénégalais ne comprennent pas, c’est que quelqu’un qui a mal géré les deniers publics quitte un parti pours un autre et parvient à être placé devant. Mais tout Sénégalais est libre d’accompagner le président de la République. Des gens quittent des partis de l’opposition pour rejoindre d’autres forces de l’opposition, mais personne ne parle de transhumance. S’il s’agit de parler de partage du gâteau, il n’y en a pas. Beaucoup de personnes ont combattu aux côtés du président de la République, ils n’ont pas de poste, mais ils sont restés avec le président. Nous sommes dans une autre dynamique de faire la politique. Nous faisons la politique pour mettre les Sénégalais dans de bonnes conditions d’existence et cela n’a rien à avoir avec un partage du gâteau.  L’héritage a fait que quand quelqu’un quitte un parti, les gens pensent que c’est pour un partage du gâteau alors que le président a choisi de changer la façon de faire la politique.

Monsieur le maire, la ville de Fatick aura 100 ans en 2017. Comment comptez-vous célébrer cet anniversaire ?
En 2017, Fatick aura 100 ans. Nous sommes en train de travailler sur un dossier pour avoir une série de manifestations pour marquer le centenaire de Fatick. Je suis le 10ème maire. Si je fête le centenaire, c’est symbolique. La célébration de cet anniversaire va être couplée au baptême réel du boulevard, Macky Sall de Fatick.

Quelles sont les activités qui seront au menu ?
Une très grande manifestation culturelle sera organisée. Il y aura également des débats sur le devenir de la ville de Fatick.

Propos recueillis par Babacar DIONE


«Le message du chef l'État donne l'occasion d’aborder cette nouvelle année 2016 sur une note d’espoir. Sur les considérations générales, nous notons dans son discours une satisfaction, à seulement trois années de gouvernance. Et, à ce niveau, il faut reconnaître que lorsqu'un chef d'Etat arrive à la magistrature suprême, il y'a nécessairement un temps de latence. Ce qui nous fait dire que 2016 sera l'année de réalisation des grands chantiers du président Macky Sall », a d’emblée noté M. Ndiaye. Pour ce qui est des réformes, « le Président Macky Sall a réitéré son engagement, malgré la contrainte des dispositions constitutionnelles. Je pense donc que l'opposition doit désormais se mettre au travail et arrêter de nous divertir », a-t-il poursuivi.
Sur le volet socio-économique, la réalisation de projets concrets. « En tant que député du département de Tivaouane, nous avons noté une amélioration satisfaisante des conditions de vie des populations de la zone des Niayes », a-t-il noté. Dans le secteur de l'énergie,  « sur les 350 villages inscrits sur le programme d'électrification rurale,  137 se trouvent dans le département de Tivaouane », a informé M. Ndiaye.
« Dans le secteur des infrastructures,  il est aujourd'hui possible de relier Dakar à Saint-Louis via la route des Niayes (…). Nous gardons donc confiance sur toutes ces considérations qui font que nous abordons l'année 2016 sur une note d'espoir », a-t-il affirmé.

Mohamadou Sagne


En marge de la finale de l'Orcav de Saint-Louis, le  député maire de Richard-Toll, Dr Amadou Mame Diop, responsable départemental de l’Apr de Dagana, s’est prononcé hier sur l’affaire concernant son collègue député, Oumar Sarr, coordonnateur national du Pds. Il a laissé entendre que le responsable libéral « est un récidiviste », précisément que le député Oumar Sarr ne pèse plus lourd politiquement et que « depuis son arrestation, non seulement rien n'a bougé à Dagana, mais les populations ne sont pas sorties massivement pour battre le macadam et défendre sa cause, le maire de la commune de Dagana  n'incarne pas les valeurs chères aux walo-walo ». Selon le responsable départemental de l'Apr, « c'est la troisième fois que le maire de Dagana se comporte ainsi. Il avait d'abord bravé l'interdiction de sortie du territoire national en prenant, depuis Dagana, une pirogue pour aller à Nouakchott, ensuite, il a déchiré publiquement un papier administratif de la préfecture de Dakar et enfin, la goutte d’eau qui a débordé le vase, est sa sortie maladroite et intentionnelle qu'il a faite à l'endroit du président Macky Sall. Oumar Sarr, a-t-il poursuivi, a voulu, par ces actes, camouflé son incompétence à gérer le Pds, « il n'a pas les qualités intellectuelles requises pour diriger une formation politique et pour justifier son incompétence, il a cherché le buzz et a obtenu la prison ».
Le député maire, Dr Mame Diop, très touché par le sort de son collègue de l'Hémicycle, a rappelé que sur le plan politique, « Oumar Sarr est une page définitivement tournée dans le département de Dagana. « On ne parle plus de lui dans le Walo, la plupart de ses militants lui a tourné le dos. Tout le monde sait qu’à l’issue des prochaines élections, le Pds sera balayé dans tout le département de Dagana », a-t-il dit.         
 

Mb. Kh. DIAGNE


Les responsables et militants du parti démocratique de la commune de Dagana, se sont retrouvés en masse, jeudi dernier, dans l’après-midi, dans les rues et ruelles de la capitale du Oualo, pour déplorer, avec véhémence, la mesure administrative interdisant formellement, pour troubles à l’ordre public, une marche bleue qu’ils avaient programmée le même jour.
Très remontés contre le régime actuel, ces derniers ont occupé la voie publique en dressant, sur la chaussée, des barricades faites de pneus incendiés, de branches d’arbres et de gros cailloux, en vue d’exiger, à nouveau, la libération, sans condition, du coordonnateur du Pds, Oumar Sarr.
Les forces de l’ordre se sont mobilisées en un temps record et sont intervenues énergiquement pour disperser cette foule de militants libéraux en délire, en utilisant des grenades lacrymogènes.
Les manifestants, mobilisés derrière Mme Anta Diop Niang, Dahirou Rahim Kâne, Abiboulaye Diop et autres responsables libéraux chevronnés de la commune de Dagana et proches collaborateurs d’Oumar Sarr, ont finalement changé de fusil d’épaule en se repliant. Ils parvinrent à tenir néanmoins un point de presse à l’hôtel de ville de Dagana pour réitérer leur engagement indéfectible à poursuivre cette lutte jusqu’au bout.

Mbagnick Kharachi Diagne


Le chef de l’Etat a gracié, à l’occasion de ce nouvel An, 743 personnes. Selon un communiqué du service de la communication du ministère de la Justice qui nous est parvenu, ces personnes étaient condamnées pour des infractions diverses et détenues dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal. Parmi elles, 741 personnes ont obtenu une remise de peine totale et 02 de remises partielles.

Moustapha Niasse, president de l’Assemblee nationale : « C’est un message d’innovation »
« Ce message du chef de l’Etat à la nation, à la veille du nouvel An comporte trois parties essentielles. La partie économique qui porte les infrastructures, les équipements, les facilitations pour le déplacement des personnes, des biens et des services. Ensuite, la seconde partie porte sur l’éthique de développement fondée sur ce qu’on pourrait appeler une volonté du chef de l’Etat pour faire progresser le Sénégal vers le développement. Et enfin, tout le volet de l’action sociale de l’Etat en direction des familles les plus pauvres, en direction des zones du pays qui sont les plus défavorisées, en faveur de la femme, de la jeunesse et des personnes âgées. Il y a, enfin, en guise de conclusion, la partie concernant les réformes institutionnelles. Le chef de l’Etat a indiqué qu’il va faire procéder à une réforme de la composition du Conseil constitutionnel dont les membres vont passer de cinq à sept et dont deux de ces sept vont être désignés par le président de l’Assemblée nationale. C’est important, parce que le développement se fonde d’abord sur une méthode, ensuite sur un sens élevé de l’organisation, de la planification et de l’organisation des séquences qui constitue un programme et de développement partagé par le plus grand nombre. C’est un message d’innovation. Il porte une singularité exceptionnelle et une intensité spéciale ».

Ousmane Tanor Dieng, Secretaire general du Parti socialiste : « Un bilan globalement positif »
« Le président de la République a une vision claire de ce qu’il a déjà fait et de ce qu’il envisage de faire. Sous deux gros chapitres concernant les questions économiques de manière générale et les institutions. Pour les questions économiques, partant de l’agriculture qui, aujourd’hui nous a donné le meilleur hivernage au Sénégal depuis une trentaine d’années et des résultats éloquents, il n’y a pas grand-chose à dire. Ce que le président envisage de faire aussi sur les infrastructures, c’est remarquable et intéressant. Il s’agit du désenclavement du pays d’Est en Ouest, du Sud au Nord. Sur le plan routier et sur le plan ferroviaire. Ainsi, la question qui concerne le désenclavement aérien reste à élaborer. Le bilan présenté par le président est un bilan globalement positif. Maintenant, pour ce qui est des institutions, j’estime que le président nous donne, aujourd’hui, les éléments pour débattre de ces questions. Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Il a fait une commande à la Cnri, des propositions lui ont été faites et il a indiqué les points qui lui semblent essentiels et autour desquels, la classe politique sénégalaise, la société civile et tout le monde doit débattre pour construire le consensus le plus large possible. Je me réjouis d’un certain nombre de chose qui me parait essentiel, c'est-à-dire l’intangibilité des mesures qui porteront sur la laïcité, la durée du mandat. En ce qui concerne la modernisation des partis politiques, il faut penser à ce qu’il faut mettre dans le concept. Lorsqu’on quittait le pouvoir, il y avait 40 partis, aujourd’hui, il y en a 250 et peut-être que d’ici à 2017, il y en aura 300, cela ne peut pas continuer ».

Mamadou Ndoye, sg de la Ligue democratique : « C’est un excellent discours »
« C’est un excellent discours à la fois du point de vue du bilan comme du point de vue des projets, puisque qu’il y a des sources de satisfaction au regard des performances de notre agriculture. Certes, il y a eu des réalisations d’infrastructures, d’énergie et d’accès à l’eau. Ce sont ces ensembles que nous considérons comme positifs du point de vue du bilan. En ce qui concerne les projets, le plus important, pour moi, ce sont les réformes institutionnelles, puisqu’il y avait énormément d’interrogations au Sénégal à la fois sur le mandat, mais que le président de la République dise clairement que la réduction du mandat sera soumise au référendum et qu’en plus les réformes institutions qui ont été proposées par la Cnri vont être mises en œuvre dans ce référendum, cela est une grande source de satisfaction en ce qui me concerne ».

Modou Diagne Fada, president du groupe parlementaire des « Liberaux et democrates » : « J’attendais qu’il parle du financement des partis politiques »
« Le président a passé en revue la vie économique de notre pays et il a évoqué des productions record presque dans tous les domaines. Cette année, nous avons bénéficié d’une bonne pluviométrie qui a contribué à nous faire obtenir des productions record. Et ces productions record lui ont permis de promettre, d’ici à 2016, un taux de croissance de 7%. Cette année, il a annoncé un taux de croissance, en fin décembre de 6,5%. Mais est-ce que ce taux de croissance va se traduire concrètement dans le panier de la ménagère ? Nous n’allons pas changer de République, ce qui me semble être une bonne chose. Par contre, le président va continuer à diriger le Conseil supérieur de la magistrature, alors qu’on aurait pu peut-être réformer à ce niveau. Un autre sujet qui va faire beaucoup de bruit, c’est le Haut conseil des collectivités locales qui va favoriser le retour du Sénat sous une autre forme. Personnellement, je ne suis pas gêné par cela, mais je crois que des partis qui sont membre de «Bennoo Bokk Yaakaar» devraient se poser des questions sur la création prochaine de cette institution. Je suis d’accord avec lui quand il parle de modernisation du rôle des partis politiques, c’est un combat qui m’est très cher. Mais j’attendais aussi qu’il parle du financement des partis politiques. Le quinquennat, en tout cas, tel qu’il a parlé, il maintient sa volonté de réduire la durée du mandat de sept à cinq ans. Et même sur l’applicabilité, il maintient son engagement, sauf que le projet sera soumis au Conseil constitutionnel ».

Propos recueillis par Maguette Ndong (avec la Rts)

Me OUMAR YOUM, APR : « C’est un message approprié »
« A travers ce que nous avons entendu, nous avons vu que le président a voulu  mettre le Sénégal à l’abri, définitivement, des errements constitutionnels que nous avons vécus, il a voulu garder le cap que le Sénégal a eu et renforcer la situation économique de notre pays tout en améliorant les conditions de vie des populations par le renforcement de son programme. Je pense que c’est un message qui est très fort, qui est approprié et qui a essayé de mettre en exergue ce qui a été fait. Un message qui a interrogé les sujets sur lesquels les sénégalais l’attendaient, c’est donc un message responsable. Nous avons vu un homme serein, un homme engagé qui a encore montré sa passion pour le Sénégal et pour le développement de son pays ».           

Mayoro Faye, charge de la communication du Pds : « Il s’est tu sur des questions liées à la bonne gouvernance »
«Nous constatons que ce sont toujours des projets en cours qu’il nous présente, des projets qui ne sont pas de grande envergure, également des promesses encore», a d’emblée Mayoro Faye. Pour lui, le chef de l’Etat «s’est tu sur des questions liées à la bonne gouvernance. Certainement par rapport au contexte où Lamine Diack». Il ne s’est pas prononcé également sur «l’indépendance de la justice et sur les règles du jeu démocratique au moment où le chef de l’opposition est arrêté pour des déclarations qu’il assume au nom du Parti démocratique sénégalais. Cela pose problème dans une démocratie majeure», a ajouté M. Faye. Et de poursuivre : «nous attendons qu’il nous dise par rapport à l’argent russe qu’il n’en a pas bénéficié en nous donnant des preuves mais également qu’il a fait prendre au ministère de la justice toutes les dispositions pour que le parquet de Dakar puisse ouvrir une information judiciaire. Je pense que les Sénégalais l’attendaient sur ce terrain. Il ne devrait pas s’adresser à la Nation sans nous rassurer sur ce scandale».

Amadou DIOP

ABOUBACRY MBODJ, SECRETAIRE GENERAL DE LA RADDHO : « On aurait pu être fixé sur la date du référendum »
En ce qui concerne les réformes institutionnelles, nous avons vu qu’il y a eu une certaine prise en compte des propositions de la commission nationale des institutions. Mais ce qui nous a un peu laissés sur notre faim,  c’est par rapport aux promesses. Par rapport à ce qui se pratique actuellement et un certain nombre de questions comme le Conseil constitutionnel dont tout le monde reconnaît les limites, nous avons proposé, depuis très longtemps, que le Sénégal se dote d’une Cour constitutionnelle, et c’est la proposition également des Assises nationales, de la commission nationale de réformes des institutions (Cnri)  parce que c’est ce qui existe au Niger, au Bénin. On aurait pu être fixé sur la date du référendum, c’est extrêmement important puisque cela fait parti du calendrier républicain.  Aujourd’hui, on est dans une zone grise où l’on ne connaît pas la date.  Et il faut qu’on sache quand est-ce qu’on va au référendum, quel est le contenu qu’on donne aux questions référendaires. On va vers les précipitations et c’est dangereux. Compte tenu des enjeux, il faut éviter d’organiser des élections de façon précipitée où il y a un déficit de dialogue, une confrontation entre l’opposition et le pouvoir parce que le dialogue est rompu depuis 2007. Même le financement des partis politiques n’est pas clair, on a dit simplement qu’on va moderniser.

A. Diop      


Dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel, le chef de l’Etat, Macky Sall, a passé en revue la situation économique du pays, notamment l’état de mise en œuvre des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). Il soutient que le succès de ce programme de développement socioéconomique (réaliser 7% de taux de croissance annuel), passe par la construction d’infrastructures. Une nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement se dessine.
Les questions économiques ont été largement évoquées, avant-hier, par le président de la République, Macky Sall, lors de son adresse à la nation. D’emblée, il soutient que le pays est sur « la bonne voie » pour atteindre l’objectif moyen de 7% de taux de croissance annuel fixé dans le Pse. Toutefois, le chef de l’Etat estime que la réussite de l’objectif d’émergence passe nécessairement par les infrastructures. Selon lui, il ne peut y avoir de développement si nous restons isolés les uns des autres, si les produits de nos campagnes ne peuvent pas accéder à nos marchés et si nos malades peinent à se rendre à la structure sanitaire la plus proche. Il donne, à cet effet, un aperçu de la nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement de notre pays, après une année pleine de mise en œuvre du Pse. D’après le président Macky Sall, 33 projets ont ainsi été achevés en 2015, soit un linéaire de 965 km de routes et 2.281 m linéaires de ponts, pour un coût total de 238 milliards de FCfa. Parmi ces réalisations, figurent les axes Tambacounda-Dialacoto, Mako-Kédougou, Kafountine-Diouloulou et Koukané-Kolda-Tanaff. A cela s’ajoutent 25 autres projets qui ont été engagés pour un total linéaire de 810 km de routes, 685 km de pistes rurales et 6 ponts de désenclavement : Baïla, Diouloulou, Foundiougne, Ganguel Soulé, Marsassoum et Wendou Bosséabé. Les autres chantiers routiers concernent notamment les axes Touba-Dahra-Linguère, Joal-Keur Samba Dia-Djiffere, Kédougou-Salémata, Bambey-Baba Garage, les grandes Niayes, entre Rufisque, Lompoul, Bayakh, Mboro et Diogo,  ainsi que les boucles du Boudié, du Fouladou et des Kalounayes.
De l’avis du président de la République, l’autoroute Thiès-Touba, en chantier, transformera les conditions de transport du pays, grâce à ses différentes connexions, dont les autoroutes Aibd-Mbour et Aibd-Thiès. Il ajoute que l’étude de faisabilité du projet d’autoroute Thiénaba-Tivaouane est achevée, non sans annoncer l’acquisition du financement pour le désenclavement complet de l’île à Morphil et la réhabilitation de la Route nationale N°2 sur l’axe Ndioum-Ourossogui-Bakel.
La livraison des travaux de prolongement de la Vdn vers Guédiawaye permettra d’améliorer sensiblement la mobilité urbaine. A ces chantiers, s’ajoutent le Programme de modernisation des cités religieuses et le Programme de modernisation des villes, avec des volets assainissement, voierie et éclairage public. La phase initiale couvrira 13 localités.
Les premiers résultats encourageants du Pudc
En juillet 2015, le chef de l’Etat, Macky Sall, lançait le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) destiné aux localités rurales particulièrement défavorisées. La phase initiale est financée à hauteur de 113 milliards de FCfa. Après 4 mois de mise en œuvre, le président de la République soutient que les premiers résultats du Pudc sont « très satisfaisants ». Ainsi, en plus des 37 forages réceptionnés en 2015 dans le Programme national de 300 forages, 63 forages ont été réalisés et 69 châteaux d’eau et 847 km de pistes rurales sont en chantier pour 462 villages des régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès. Grâce au concours du Génie militaire, 18 forages ont été réalisés dans les régions de Kédougou et de Tambacounda.
Le Ter pour désengorger Dakar
Le chef de l’Etat a annoncé le démarrage des travaux du Train express régional (Ter) Dakar-Diamniadio-Aibd, première liaison ferroviaire rapide (Ter) du Sénégal, en 2016. En effet, le Ter desservira 14 gares et pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, en moins de 45 mn entre Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne. Il est prévu également la réhabilitation de la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km. « La construction de ce chantier devra générer plusieurs milliers d’emplois. Avec ce projet, outre le transport à bon coût, nous ferons ainsi renaître toute une vie économique et sociale dans nos villes et campagnes le long de cet axe ferroviaire historique », a déclaré le chef de l’Etat.
Se prononçant sur l’évolution de la réalisation du Parc industriel de Diamniadio, Macky Sall indique que les premiers hangars seront livrés en ce mois de janvier. D’après lui, de grandes compagnies internationales vont y délocaliser des activités à haute intensité de main d’œuvre, pour générer, au moins, 50.000 emplois dans les 5 premières années.
Poursuite des efforts dans l’élevage et la pêche
Evoquant le secteur de l’élevage, Macky Sall indique que le Projet régional d’appui au pastoralisme, financé à hauteur de 15 milliards de FCfa soutiendra la santé animale, l’accès aux marchés et la gestion des ressources naturelles. Il bénéficiera à 100.000 ménages des régions de Kaffrine, Louga, Matam, Tambacounda et Saint-Louis.
S’agissant de la pêche, les efforts de modernisation seront poursuivis surtout pour la pêche artisanale. Ainsi, outre la construction en cours des quais de pêche de Yoff, Soumbédioune, Fass Boye et Gokhou Mbath, il est prévu, en 2016, la réalisation des quais de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny, l’aménagement des aires de transformation de Saint-Louis, Potou, Kafountine, Mbao et Pencum Sénégal à Thiaroye-Sur-Mer et l’extension du port de commerce de Ziguinchor et la construction d’un port de pêche à Boudody.

Par Abdou DIAW

AGRICULTURE : L’autosuffisance en ligne de mire
En entretenant les compatriotes de son idéal d’émergence et de prospérité à l’occasion de son adresse de nouvel an à la Nation, le président de la République, Macky Sall, s’est longuement penché sur le rôle attendu de l’agriculture. Il donne ainsi raison aux observateurs qui s’accordent à soutenir qu’une attention particulière doit être accordée au secteur de l’agriculture dans la mobilisation des ressources financières. A l’instar de son ministre des Finances, de l’Economie et du Plan, le chef de l’Etat ne doute guère que le bond significatif de 6,4 % de croissance économique de cette année repose largement sur les résultats et performances engrangés dans le secteur agricole. Il cite, entre autres, les nombreuses initiatives entreprises par l’Etat dans le cadre de la modernisation du secteur « au-delà de la bonne pluviométrie et qui ont donné d’excellents résultats ».
Macky Sall rappelle, avec fierté, la hausse de 82 % notée durant cette campagne agricole dont la production globale de céréales est estimée à plus de 2 millions de tonnes. Il cite les résultats de certaines spéculations comme l’arachide - 1.121.474 tonnes, soit une hausse de 68 %, le riz paddy qui a augmenté de 64 % en passant de 559.000 tonnes à 917.371 tonnes, la production horticole qui s’est établie à plus d’un million de tonnes.

Démarche de rupture
Mais ce qu’il faut surtout noter dans l’adresse du président de la République, c’est cette volonté affirmée, des autorités à entretenir le dialogue et la recherche de consensus sur les grandes décisions qui concerne le monde rural. C’est une véritable rupture dans la démarche. Le fait de comprendre que la dialectique du consensus voudrait que la pyramide se décline du bas vers la haut en termes de gouvernance et de management a été un viatique qui a conduit aujourd’hui au retour à la sérénité dans le monde rural sénégalais bien connu naguère par ses agitations. Macky Sall qui n’a pas perdu de vu cet aspect, a tenu à le mentionner, en reconnaissant que « la démarche consensuelle et inclusive établie avec les acteurs ont facilité aussi les résultats enregistrés dans le secteur de l’agriculture ».
Le chef de l’Etat cite, entre autres actions, la fixation du prix du kilogramme d’arachide maintenu encore cette année à 200 FCfa et tous les efforts qui ont conduit, aujourd’hui, à faire du consommer local une réalité. « C’est un grand pas vers l’autosuffisance alimentaire qui nous permettra de se libérer du fardeau des importations au plus vite », a déclaré le président Sall. Entre autres programmes mis en œuvre en 2015, celui des domaines agricoles communautaires (Prodac) à Séfa, dans le Sédhiou, à Itato dans le Kédougou, à Keur Samba Kane et à Keur Momar Sarr. Initié pour intéresser davantage les jeunes dans l’agriculture et assurer, du coup, leur insertion professionnelle dans le secteur et lutter, par ricocher, contre le chômage endémique de cette frange de la société, « ces domaines agricoles communautaires mobilisent déjà 177 groupements de producteurs, 2.555 hectares de terres mis en valeur et plus de 7.000 emplois créés », s’est réjoui le chef de l’Etat. D’où ce regain d’intérêt traduit par l’octroi de 20 milliards de FCfa additionnels à ce programme. Il s’agira surtout de pérenniser les acquis comme l’a souligné Macky Sall.

Par Seydou Prosper SADIO

MISE EN SERVICE DES CENTRALES DE TAÏBA NDIAYE ET CAP DES BICHES : Pour améliorer le service et réduire les coûts
C’est un secret de polichinelle. L’énergie disponible et prix abordable est indispensable pour le développement économique. Les autorités en sont conscientes. Elles privilégient le mix énergétique. C’est dans ce cadre qu’entre la prochaine mise en service des centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches mais aussi la finalisation d’une centrale solaire évoquée par le chef de l’Etat dans son message à la Nation.
Au premier semestre de 2016, les nouvelles centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches seront mises en service. L’assurance est faite par le président de la République, Macky Sall, lors de son message à la Nation du 31 décembre 2015. Le chef de l’Etat a aussi souligné qu’un projet de 200 MW en énergie solaire est en cours de finalisation. « Sans une électricité disponible, à un coût abordable, aucun des autres volets du Pse ne pourra libérer ses potentialités », disait-il lors de la mise en service de la centrale de Boutoute. En effet, Macky Sall est persuadé que l’énergie est un axe stratégique du Plan Sénégal émergent (Pse). Aussi, accorde-t-il beaucoup d’importance à la mise en œuvre, dans les meilleures conditions et à bonne date, du Plan de relance intégré de l’électricité et du Service universel de l’énergie.
Il s’agit donc, soutient le président Sall, de renforcer les capacités de production selon un mix énergétique varié, de réhabiliter et de développer les réseaux de transport et de distribution, ainsi que l’électrification rurale. « A travers le mix énergétique, nous voulons diversifier les sources de production d’énergie par une utilisation accrue du gaz naturel et du charbon, l’introduction progressive des énergies renouvelables avec un objectif d’au moins 20% de la puissance installée en 2017 », avait précisé Macky Sall. Les projets de centrales de Taïba Ndiaye, du Cap des Biches, de Sendou, de Kayar et de Mboro ont une capacité globale de 900 MW. Il est attendu, en plus, 250 MW des sources d’énergies renouvelables (solaire et éolienne), dans les projets de coopération ou de partenariat public-privé.
En outre, le développement du potentiel hydroélectrique des organisations sous-régionales telles que les Organisations pour la mise en valeur des fleuves Sénégal et Gambie (Omvs et Omvg), avec notamment les barrages de Gouina pour l’Omvs, de Sambangalou et Kaléta pour l’Omvg tiennent aussi à cœur le chef de l’Etat.
Macky Sall a fixé aussi au gouvernement l’objectif d’un taux d’électrification rurale de 60% dès fin 2016. A cet effet, il a validé le Programme national d’urgence d’électrification rurale d’un montant de 99 milliards de FCfa.

Efficacité énergétique
A terme, « l’objectif (du président de la République) est non seulement d’améliorer la qualité du service mais également de réduire les coûts, et de rendre moins vulnérables aux fluctuations des prix sur le marché international ». En même temps, le président estime qu’il faut mieux travailler à l’efficacité énergétique. Avec donc tous ces investissements réalisés et attendus, on peut bien s’attendre à une baisse considérable du prix du KW/H. Ce qui va, sans doute, participer à alléger les charges des ménages mais aussi celles des investisseurs puisqu’un prix abordable de l’électricité stimule incontestablement notre économie.
La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) opérait environ 500 MW à fin 2012. A l’époque, le mix énergétique était composé de 49,3% pour le fuel oil lourd, 38,5% pour le fuel domestique, 9,9% pour l’hydraulique et 2,31% pour le gaz (charbon et énergies renouvelables à 0%). Il est attendu, d’ici à 2017, un changement radical avec une régression significative des produits pétroliers (fuel oïl lourd 26,3%, fuel domestique 4,56%) et une progression du charbon 25,1%, du gaz 204%, et des énergies renouvelables 18,52% hors hydraulique dont la part devrait chuter à 5%.

Par Aly DIOUF


« Depuis trois ans, nous voyons que ce discours est fait à la hauteur de l’Institution qui le prononce. Je suis heureux que l’on constate que le président le fait avec beaucoup d’humilité et d’élégance. Je note, en particulier, au-delà des résultats probants, un engagement fort pour le renforcement de notre système démocratique. Mais je note également la volonté de régler définitivement une question qui fait souvent polémique en Afrique », a indiqué le Secrétaire général du gouvernement.
Selon Abdoul Latif Coulibaly, « le président de la République a décidé de sacraliser doublement la laïcité. Mais on élève à un rang de sacralité absolue également la décentralisation. Le mode d’élection du président de la République et des députés au Sénégal et les mandats du président de la République dans la durée et également dans le nombre. Avant, c’était la laïcité qui était doublement sacralisée et l’on y ajoute, aujourd’hui, d’autres choses ».
A l’en croire, « cela veut dire simplement que demain, on aura plus de discussions autour de la question de savoir : un mandat, deux mandats, plusieurs mandats, 5 ans ou 7 ans. Ce sera 5 ans sur la réforme et de façon absolue ». Pour Abdoul Latif Coulibaly, cette question est « très polémique en Afrique ».
Et voilà que le président de la République propose une solution qui règle définitivement cette question. « Maintenant, nul ne pourra plus jamais réviser notre mandat présidentiel, la durée, le caractère décentralisé de l’Etat du Sénégal et cela est extrêmement fort », a-t-il fait remarquer. « Ce qui me frappe personnellement, ce sont vraiment les engagements dans les réformes institutionnelles. Et la polémique qu’il y a eu autour du président de la République quant à sa volonté de réduire son mandat trouve une réponse claire», a-t-il ajouté.

Amadou DIOP


De l’action pour du concret en 2016, c’est à cela que le chef de l’Etat, Macky Sall, invite le gouvernement. Objectif ? Trouver des solutions durables aux défis qui assaillent les populations pour lesquelles le gouvernement doit être au service exclusif. Entre autres, le chômage, le manque de formation, la pauvreté des jeunes et des femmes notamment dans les zones rurales.
Le président de la République ne pouvait mieux dire, car dans ce pays, on parle plus qu’on agit. Ce verbiage inutile ne devrait point avoir de place dans un pays comme le nôtre où toutes nos énergies devraient être centrées sur l’essentiel : « travailler, encore travailler, toujours travailler » pour paraphraser l’ancien président Abdoulaye Wade, afin de sortir du sous-développement.
Même si beaucoup reste à faire, cela dans tous les domaines, il faut reconnaître que des réformes (comme dans l’enseignement supérieur, la justice…), des projets et programmes comme le Mca, le Pudc ont donné beaucoup de satisfaction aux populations concernées. La politique de désenclavement se poursuit et elle se renforcera davantage avec la réalisation annoncée des différents boucles (Boudié, Fouladou et Kalounayes), ponts et routes. Ce ne sont surtout pas les habitants du Fouta qui nous démentiront si le désenclavement de l’Ile à Morphil et la réhabilitation de la route Ndioum-Matam-Bakel (dont les financements sont acquis) se réalisent, encore moins les populations des contrées qui viennent d’étrenner des forages et pistes de production grâce au Pudc en 4 mois. Déjà, l’autoroute Ila Touba n’est plus un éléphant blanc.
Avec la réception des premiers hangars du Parc industriel de Diamniadio où s’installeront de grandes entreprises notamment chinoises, c’est le tissu industriel sénégalais qui se portera mieux, avec à la clé, la création d’emplois durables, et certainement profiter des avantages de l’Agoa.
La circulation va s’améliorer davantage dans la capitale avec la finition du prolongement de la Vdn, le démarrage du Train express régional (Ter) qui va relier Dakar-Diamniadio-Aibd avec ses 14 gares et transporter 115.000 passagers par jour en moins de 45 mn entre Dakar et l’Aibd. Ce qui devrait soulager la population dakaroise et préserver l’état des routes. Sans nul doute que la mise en service de ce train s’accompagnera de la réhabilitation de la gare de Dakar.
Ce sont de telles réalisations combinées à des actions sociales (gratuité de certains soins, Cmu, Bourses de sécurité familiale, financement des projets des jeunes et des femmes sans apport financier, appui aux agriculteurs…) pour créer plus de solidarité, d’équité et de justice qui feront que tous les Sénégalais se sentiront citoyens à part entière et non à part. Et le pays s’en porterait mieux.

Par Daouda MANE

MODERNISATION DES VILLES ET TERRITOIRES : Le Haut conseil pour booster le processus
La modernisation des villes dans la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation a été abordée par le chef de l’Etat dans son discours à travers la mise en place du Haut conseil des territoires pour une véritable territorialisation des politiques publiques.
En prononçant son adresse à la nation en ce nouvel an, le chef de l’Etat a placé son discours dans le cadre bien précis de la recherche d’un idéal d’émergence et de prospérité. Cela dans un contexte de construction d’un Etat de droit et d’une démocratie renforcée. Les excellents résultats sur le plan économique et social qui ont porté le taux de croissance, en cette fin d’année, à 6,4 % et les 15 mesures mises sur la table pour lancer le débat sur la future réforme de la constitution, ont masqué, un tant soit peu, les indications sur le processus inclusif et participatif lancé pour la modernisation des villes et des territoires.
D’abord la communalisation intégrale et l’érection des départements en collectivité locale à la place de la suppression des régions, qui participe à cette volonté de rééquilibrer le développement local par la création d’entités territoriales viables. Ce choix a expliqué la première phase de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation qui a valu les élections communales et départementales.
Cette étape a valu le schéma actuel qui est constaté au sein des localités du pays et invite les nouvelles communes et départements à penser leur développement. L’avantage pour les communautés rurales devenues communes est de construire la future charpente de la ville rurale tout comme les départements qui auront la lourde tâche de redessiner les contours du territoire. Mieux, de tracer les pôles territoires, rampes à partir desquelles sera fondé le développement du pôle.
Mais cette émergence comme indiquée par le chef de l’Etat passe par le développement des infrastructures de base. A ce sujet, l’Etat entend soutenir les villes à travers le projet de promotion des villes (Promo-villes) dans les secteurs de l’assainissement, la voierie et l’éclairage public. Le chef de l’Etat Macky Sall cite, dans son discours, une phase initiale qui cible 13 localités.
Après 50 années de décentralisation de l’Etat du Sénégal, le chef de l’Etat a voulu aller vers des réformes dont l’unique but est de stabiliser la Constitution en vue du développement de la bonne gouvernance et de la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit. L’Acte 3 de la décentralisation qui constitue une des quinze mesures a poussé ce dernier à choisir un président pour le Comité national du dialogue des territoires (Cndt) et la mise en place de l’entité que constitue le Haut Conseil territorial (Hct). La logique recherchée dans ces nouvelles créations est sans nul doute la modernisation des territoires et villes à travers le renforcement de la citoyenneté, la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial.

Par Babacar Bachir SANE

Une diplomatie dynamique
Une année n’a jamais été aussi faste que l’année 2015 pour la diplomatie sénégalaise. Le Sénégal a été bien visible sur l'international, grâce à la vision et à l’orientation que le chef de l’Etat Macky Sall a donné à nos représentants dans le monde. Lui-même bénéficie du respect et de l’estime de ses pairs du monde entier. En atteste les nombreuses responsabilités qui lui ont été confiées à la Cedeao, à l’Oci. De même, ses responsabilités à l’Union africaine (Ua), à travers le Nepad, qui lui ont valu de représenter dignement le continent aux différents sommets Union-européenne- Afrique, Chine-Afrique ou encore Inde-Afrique.  Au cœur de la crise burkinabé, le chef de l’Etat a fait preuve d’un réel leadership qui a contribué à la stabilité de ce pays frère. Sans compter l’action du Sénégal au Mali, en Guinée-Bissau, etc. Des actions qui s’adaptent avec la « diplomatie de bon voisinage » que le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye ne cesse de répéter. Mais la diplomatie sénégalaise s’est aussi illustrée, cette année, avec sa brillante élection en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Ce qui apparaît, aux yeux du chef de l’Etat, comme de « réels motifs de satisfaction » qu’il n’a pas manqué de souligner dans son discours à la Nation. Cette diplomatie vive et toujours en action ne semble pourtant guère dormir sur ses lauriers. Récemment, à la 5ème conférence des ambassadeurs, consuls généraux élargie aux attachés militaires et chefs de bureau économique, ces dignes représentants de notre pays se sont réunis à Dakar. Une belle occasion pour définir de nouvelles orientations face aux défis du monde actuel.

Par Maguette NDONG

LES CONTOURS DU REFERENDUM SE PRECISENT : Des institutions à la hauteur de notre démocratie
« Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques ». C’est une République exemplaire qui se dessine dans le projet de révision constitutionnelle que va proposer Macky Sall.
Le discours du président de la République était particulièrement attendu. Alors qu’il aborde le dernier virage de sa magistrature, la date du référendum constitutionnel qui devrait matérialiser sa promesse de réduire son mandat en cours de sept à cinq ans était particulièrement attendue. Les Sénégalais devront repasser. Le chef de l’Etat a, cependant, dessiné les contours de cette consultation citoyenne qui devra donner plus d’allant à notre jeune démocratie. « Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques : tels sont les fondements du projet de révision constitutionnelle que je vous proposerai », a annoncé le président Sall confirmant, du coup, sa volonté de consulter le peuple sénégalais.
S’il n’a pas donné de date précise, les dispositions de la Cedeao qui ne veut plus que l’on touche aux Constitutions six mois avant les élections, l’enferment dans une fourchette de temps qui ne peut aller au-delà du mois d’août 2016, la présidentielle ayant été fixée dans notre pays à la date du dernier dimanche du mois de février. Si l’on prend en compte l’hivernage, on peut objectivement se situer vers les mois de mai et de juin. Si l’option d’une révision constitutionnelle, par voie référendaire, est définitivement retenue, le temps risque d’être très serré. D’autant plus que le président Macky Sall se propose, au préalable, de consulter le président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel.
Dans le paquet d’innovations qui sera soumis au peuple, le point 6 (la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, y compris la question de l’applicabilité immédiate de la réduction à cinq ans du mandat de sept ans en cours) sonne comme une ferme volonté, pour le président, de se conformer à sa promesse de réduire son actuel mandat. Mais, puisque les mots ont un sens, « la question de l’applicabilité immédiate » de cette réduction introduit une nuance majeure.
Le Conseil constitutionnel qui est le juge de la constitutionnalité des lois pourrait, conformément à ses prérogatives, peut s’opposer à une rétroactivité de la nouvelle disposition réinstaurant le quinquennat au Sénégal. Dans ce cas, le président de la République ne pourrait que se soumettre car, c’est un principe élémentaire de droit, la loi est générale (elle s’applique sur tout le territoire national) et impersonnelle (elle est commune à tous, n’est pas faite pour un cas particulier mais une série de cas susceptibles de se présenter). C’est donc dire que le débat sur la réduction du mandat n’est pas entièrement clos. Il faudra attendre les différents avis sollicités par le principal intéressé pour se faire une religion.

Du rôle des partis politiques
D’autres points du paquet sont aussi importants, notamment « la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique » et « le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ». On n’a pas une idée précise du contenu du terme « modernisation », mais on imagine que cette disposition devrait régler l’épineuse question du financement des partis politiques. En France, la loi prévoit un financement public accordé aux différents partis, en fonction de deux critères cumulatifs : les résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions et le nombre de parlementaires. Chez nous, le flou reste total et ouvre la porte à toutes les déviances.
La question du statut du chef de l’opposition n’est pas, à vrai dire, une innovation.  La Constitution de 2001 reconnaît l’existence et les droits de l’opposition mais aucune loi ne codifie le statut de son « chef de file ». Abdoulaye Wade, qui a longtemps réfléchi à cette idée à l’époque où il était opposant, ne l’a finalement jamais concrétisé une fois arrivé au pouvoir. Au Mali voisin, une loi a été votée en février 2015 conférant au chef de l’opposition, Soumaïla Cissé en l’occurrence, un statut officiel. Du point de vue de ses avantages, le chef de l’opposition politique au Mali est assimilé au premier vice-président de l’hémicycle. Il a un cabinet et sa prise en charge est inscrite au budget national. Il a également sa place dans le protocole.
Le président résume bien son projet de révision constitutionnelle et dessine, en grands traits, la forme de la République qu’il voudrait asseoir grâce à « l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, la laïcité, le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat,  le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du président de la République ».
La promotion de la gouvernance locale et du développement territorial, la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration, l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation, … autant de qualités d’une République exemplaire. Une volonté affirmée de doter notre pays d’institutions à la hauteur de sa démocratie et de ses hommes.

Par Sidy DIOP



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