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Politique (2649)

Selon un communiqué de la direction de la communication de l’Assemblée nationale, les députés sont convoqués en séance plénière le jeudi 16 mars 2017 à 16 heures 00. L’ordre du jour porte sur des questions d’actualité adressées au gouvernement.

Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, a ouvert, hier au Savana de Dakar, la première session plénière de l’année de l’institution. C’était en présence du ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Organisations socioprofessionnelles, Mansour Sy, représentant du gouvernement. Les Hauts conseillers entendent mettre à profit leur conclave de deux jours pour élaborer un plan stratégique de leurs activités durant leur mandat de cinq ans.

Après leur installation par le président de la République le 31 octobre 2016, les cent cinquante membres du Hcct ont entamé leurs travaux dans la foulée, principalement au sein des commissions techniques. Hier, la rencontre de partage et d’échanges était l’occasion, pour eux, de s’approprier leurs missions « de veille, d’écoute, d’analyse et de proposition de nouvelles stratégies de développement territorial », comme l’a souligné Ousmane Tanor Dieng à l’entame de son propos, après avoir salué l’initiative de la création de l’institution prise par le président Macky Sall, notamment en l’inscrivant dans la liste des quinze points soumis au dernier référendum.

« Inverser des tendances favorables au centralisme et à une gouvernance top-down est en effet un pari sur l’avenir mais aussi sur nos capacités à surmonter tous les obstacles qui entravent l’évolution de notre pays vers le développement et le progrès social », a déclaré le maire de Nguéniène à ce sujet.

S’agissant du « Plan stratégique », il est d’autant plus important que « le Sénégal ne saurait s’engager dans la voie de l’émergence si des pans entiers du pays se trouvent écartés du processus de développement par le simple fait qu’ils ne sont ni de Dakar, ni des grandes capitales régionales ». Par voie de conséquence, alors que les populations attendent des hauts conseillers « des réponses pertinentes aux interpellations des territoires », ils doivent faire preuve de « rigueur, de compétence, de transparence, de ponctualité, de perspicacité et d’efficacité dans le travail ».

Révolution managériale de l’État
Le Plan stratégique du Hcct permettra aux membres de cette institution de faire face à « une hiérarchie urbaine marquée par la macrocéphalie », à « une imprécision dans les critères de création des collectivités territoriales et des limites territoriales », aux « faiblesses dans l’exercice des contrôles de gestion des compétences transférées des ressources financières et humaines », selon les termes de son président.

« Le Haut conseil, en tant qu’assemblée consultative chargée d’étudier et de donner des avis sur les politiques de décentralisation, d’aménagement de développement du territoire, constitue, à mes yeux, le maillon qui manquait à la chaîne de réformes sur la décentralisation », a estimé M. Dieng. « C’est par ces vertus que nous accompagnerons le chef de l’État et son gouvernement dans leur ambition de créer un cadre juridique favorable au renforcement de la décentralisation », a ajouté Ousmane Tanor Dieng.

Il a engagé le Haut conseil des collectivités territoriales à travailler pour faire de l’aménagement et du développement territorial plus qu’un instrument du pouvoir central, un outil de planification mis à la disposition des pouvoirs locaux. Dès lors, les ajustements de l’Acte 3 de la décentralisation requièrent toute leur attention. 

Par l’Acte 3 et la création du Hcct, le président Macky Sall confirme son option fondamentale de changement de paradigme dans la mutation du rôle de l’État pour impulser le développement, non plus à partir du centre administratif comme cela s’est fait jusqu’ici, mais à partir de la périphérie économique, des territoires viables porteurs du développement, selon le président de l’institution qui pense qu’avec cette réforme majeure, « la révolution managériale de l’État aura lieu ».

Samboudian KAMARA

 

Ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye rejette les arguments avancés par le maire de Dakar pour justifier l’utilisation des fonds de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Pour M. Guèye, il n’y a aucune vertu à perpétuer de mauvaises pratiques qui ont eu lieu à la tête de l’institution municipale. Dans cet entretien, le Porte-parole de l’Apr estime également que la politique de reddition des comptes concerne tous les citoyens.

Monsieur le ministre, le chef de l’Etat effectue depuis quelques jours une tournée dans le nord du pays. Qu’est ce qui explique ce déplacement ?
Cette tournée du président Macky Sall s’inscrit dans une démarche de gouvernance inclusive de proximité et dans la continuité. Avant son arrivée au pouvoir, le président Sall a fait le tour du pays et a rencontré les Sénégalais afin de partager leur quotidien, leurs difficultés et surtout susciter leur espoir d'un lendemain bien meilleur une fois qu'ils l'auront porté à la magistrature suprême. Après son élection, dans un contexte où tout était urgence, il a aussitôt mis le pays en chantier. Etant un homme pragmatique comme il le dit, il n'est pas un chef d'Etat qui reste confortablement au Palais, il a tenu dans chacune des quatorze régions du pays un Conseil des ministres délocalisé, à l'issue duquel un programme d'actions régional a été validé et exécuté par la suite.

Sur ses instructions, les gouverneurs de Région ont organisé des Crd pour évaluer le niveau d'exécution des différents programmes d'actions, qui du reste est jugé très satisfaisant. C’est une simple question de cohérence s’il initie une tournée économique dans les régions qu'il a déjà visitées pour procéder à des inaugurations et lancer aussi de nouveaux chantiers. Cette tournée dans le nord du pays est donc celle d’un président qui tient la boussole de son pays et qui l'oriente vers l’émergence.

Qu’est ce que cette tournée apporte de positif dans le quotidien des Sénégalais ?
Incontestablement, cette tournée économique permet aux Sénégalais, non seulement d'être au contact de leur président, de pouvoir dialoguer avec lui, de lui faire vivre leur réalité de tous les jours, de trouver des solutions urgentes à leurs préoccupations. C’est aussi l’occasion, me semble-t-il, de partager de rares moments de bonheur que procure l'inauguration d'une nouvelle infrastructure, par exemple d'une route bitumée comme la RN2 dont la traversée était un chemin de croix pour les populations de l'Ile à Morphil. Allez leur demander, elles vous diront certainement combien elles apprécient cette tournée économique du Président Macky Sall. Je crois que c’est manquer de générosité envers les Sénégalais que de vouloir les priver de rencontrer le chef de l’Etat, ce qui constitue toujours un moment fort, pour ne pas dire intense.

Pourquoi cette tournée intervient à 3 mois des élections ? L’opposition dénonce une campagne déguisée…
Je crois que l’opposition a complètement perdu le nord, au propre comme au figuré. Les images vues à la télé parlent d’elles-mêmes et illustrent bien la fusion entre le Président et les populations, comme cela est le cas partout dans le pays. Bref, souvenez-vous, c'est exactement le même discours qu'elle avait tenu lors de la tournée économique que le président Macky Sall a organisée en octobre 2016, à l'Est et au centre du pays. Est-ce qu'en ce moment là il y avait des élections en vue ? Bien sûr que non. L'opposition n’a d’autre programme, si ce n'est commenter les activités du président Macky Sall et de son gouvernement. Si elle ne craint pas le ridicule, libre à elle.

Le président travaille et les Sénégalais voient la géographie de leur pays se transformer, leur quotidien s’améliorer, notamment avec la baisse inédite en 57 ans d’indépendance, de leurs factures d’électricité.

Khalifa Sall a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête sur le rapport de l’Ige sur la gestion de la ville de Dakar. Quelle appréciation en faites-vous ?
Vous parlez bien d'un rapport de l'Inspection générale d'Etat qui est un corps de contrôle très prestigieux et qui intervient suivant des règles et procédures internationalement reconnues. Dans son programme d'intervention, elle a eu à visiter plusieurs mairies et parmi celles-ci, la mairie de Dakar. L’Ige a découvert des pratiques non conformes aux prescriptions légales dans la gestion de la caisse d'avance par le maire Khalifa Sall. Personnellement, je ne savais pas que les vendeurs de café Touba vendaient aussi du riz et du mil et délivraient des factures.

Maintenant, si on se limite aux faits, on peut constater que le maire de Dakar ne nie pas les faits et se fonde sur une pratique coutumière de ses prédécesseurs. Devant l’Ige qui a une procédure contradictoire, devant les enquêteurs et devant le juge d'instruction, il n'a pas été en mesure de convaincre sur l'utilisation de cette importante somme d'argent. Alors, comme tout citoyen, sur qui pèse une présomption d’innocence, il devra s'expliquer devant la justice de notre pays qui établit la vérité judicaire dans cette affaire.

Pourquoi l’Etat a attendu la veille des élections législatives pour déclencher une procédure contre le maire de Dakar ?
Vous savez, pour tout ce que le pouvoir fera d'ici aux élections législatives et même jusqu'en 2019, certains trouveront toujours une interprétation politique voire irrationnelle. Avec la tournée économique du chef de l'Etat, on parle de campagne électorale, comme si les Sénégalais de l’intérieur n’avaient pas la dignité d’être rencontrés par le chef de l’Etat. Eux seuls comptent avec leurs privilèges et leurs agendas pouvoiristes. Soyons sérieux un peu. Alors ça ne nous surprend guère qu'ils convoquent les législatives pour condamner l'inculpation de Monsieur Khalifa Sall. En tout état de cause, les faits sont là et ils sont têtus, puisqu'il s'agit de deniers publics et de non respect des procédures prescrites. A ce sujet, il n'y a aucun compromis possible et le juge est tenu d'appliquer la loi dans toute sa rigueur, c'est à dire le placer sous mandat de dépôt. En définitive, ce dont il s’agit, ce n’est pas un débat calendaire mais, une procédure judiciaire qui implique un maire à qui il est demandé une justification comptable des deniers publics qui lui ont été confiés.

D’aucuns voient dans cette affaire une volonté de barrer la route à un adversaire politique… Il s’agit de la reddition des comptes. Et à les entendre s’acharner sur la justice de notre pays, c’est comme s’ils n’étaient pas prêts pour la reddition des comptes. Si tel était le cas, il y a de quoi désespérer de notre opposition et d’avoir peur pour notre démocratie et notre Etat de droit. Encore une fois, il est juste demandé au maire Khalifa Sall de justifier les 30 millions de FCfa qu'il tirait chaque mois de la caisse d'avance. C'est simplement la reddition des comptes qui est un principe de gestion et de bonne gouvernance.

Pour ses partisans, il n’y a que de la politique dans cette affaire et rien d’autres. Si vous observez bien la réalité, vous vous rendrez bien compte de qui a voulu faire de cette affaire une affaire politique, avec une stratégie bien pensée de victime ou de martyr. Vous savez, les Sénégalais ne se laissent pas facilement manipuler, encore moins par la classe politique. Mais vous aurez remarqué que le maire de Dakar, un peu avant sa convocation, a radicalisé son discours contre le régime, et entamé subitement des tournées à l’intérieur du pays. Il a, par la suite, lui-même, au cours d’une conférence de presse, annoncé sa convocation à la Dic, sans avoir reçu de convocation, donc ne sachant ni le jour, ni l’heure de sa rencontre avec les enquêteurs et évoquant même la caisse d’avance.

En vérité, tout s’est passé comme si le maire de Dakar, se sachant visé par la justice, a fait dans l’anticipation, en s’abritant sous son manteau d’homme politique et de candidat potentiel pour se mettre hors de portée de la justice, ou susciter l’émoi des Sénégalais et jeter le discrédit sur l’Etat. Et dans la continuité, son camp fait dans l’hystérie présidentielle, sautillant nerveusement pour annoncer sa candidature, parlant d’une liste aux législatives, comme si le maire Khalifa Sall n’avait eu, sans entraves et sans contraintes, eu de listes, contre « Benno Bokk Yaakaar », au locales de 2014 et pour l’élection des membres du Haut conseil. Mais, j'ai l'impression que, pour eux, sous le prétexte que c'est un adversaire politique, il ne doit pas être interpellé même dans sa gestion des fonds publics. Pour ma part, je pense que le maire de Dakar tient l’occasion rêvée de prouver sa bonne foi et qu'il a bien géré l'argent des dakarois en toute transparence et suivant les règles de la comptabilité publique.

En réponse aux accusations portant sur l’utilisation des fonds de la caisse d’avance de la maire, Khalifa Sall a invoqué une vieille pratique ?
Ce n’est pas parce que ces pratiques frauduleuses persistent dans le temps qu’elles deviennent légales. Elles n’ont aucun soubassement juridique. Le chef de l’Etat a été élu sur la base d’un modèle de société qu’il a proposé aux Sénégalais où la lutte contre l’impunité, la délinquance financière, le détournement de deniers publics occupent une place de choix. Et nos concitoyens sont d’avis que la probité morale doit être au cœur de la gouvernance publique. En cela, ils sont en phase avec le président Sall. Il a indiqué que ces fonds ont permis d’assister des personnes malades… Je pense qu’il fait dans la confusion et l'amalgame en voulant se réfugier derrière des actions de bienfaisance pour se dédouaner.

Personne n’est contre le secours aux pauvres, aux indigents ou aux plus précarisés d’entre nous. Mais, dans le budget de la ville de Dakar, il y a des lignes spécifiques, dédiées à ce type de dépenses notamment les aides et secours. Admettons que cela soit le cas, alors qu'il donne au juge les pièces justificatives, les décharges attestant que telle personne a reçu un appui pour acheter une ordonnance ou pour se faire soigner.

Certains parlent de caisse d’avance, d’autres de fonds politiques. Quel est le terme adéquat ?
Le terme adéquat est « régie d’avance » ou « régie de dépenses ». Certains partisans du maire de Dakar ont tenté d’entretenir le flou en faisant croire que ces régies d’avances sont identiques aux fonds spéciaux ou de souveraineté. Une caisse d’avance ne peut pas être comparée aux fonds spéciaux qui sont autorisés par la loi et votés à l’Assemblée nationale. Et dans le Code général des collectivités territoriales, encore moins dans la nomenclature budgétaire des collectivités locales, il n’existe pas de fonds politiques.

L’utilisation de la caisse d’avance obéit-elle à des règles ?
Tout à fait et c'est le décret n°2003-657 du 14 aout 2003 relatif aux régies de recettes et régies d'avance qui en fixe les conditions d'organisation, de fonctionnement et de contrôle. La régie d’avance est une facilité offerte à l'ordonnateur de disposer de l'argent à l'avance pour exécuter une certaine catégorie de dépenses, et à charge pour le régisseur de fournir, a postériori, les pièces justificatives des dépenses effectuées. Il faut avouer, qu’une telle facilité à disposer de l'argent peut pousser à certaines dérives.

Le maire est-il tenu de justifier l’utilisation de ces fonds ?
Pour ce que j’en sais, c’est le ministre des Finances qui fixe les montants et le maire est tenu de ne pas dépasser ces montants et après utilisation, il doit fournir les justificatifs pour que la caisse soit renouvelée. Une régie d'avance n'est pas une « caisse noire » et ne peut être assimilée à des fonds spéciaux. Dans cette affaire de caisse d'avance de la mairie de Dakar, c'est le procédé pour sortir les trente millions qui est mis en cause par l'Ige et il y a eu vraisemblablement du faux.

Pourquoi l’Etat invoque le principe de la reddition des comptes alors que cette caisse a existé depuis longtemps ?
Il n’y a aucune vertu à perpétuer de mauvaises pratiques, c’est cela la réalité. On ne peut plus persister dans les pratiques d’antan et vouloir la rupture. Il revient au président Macky Sall et au gouvernement de donner la force et la crédibilité nécessaire à nos institutions. C’est cela la rupture promise aux Sénégalais. Et dans cette tâche, tout le monde est concerné par cette politique de reddition des comptes.

Faut-il réglementer davantage l’utilisation de ces fonds ?
Elles le sont déjà. Mais s’il faut des améliorations pour conjurer les risques et éloigner les tentations, cela pourrait s’avérer utile de faire évoluer la procédure les concernant afin que les ressources aillent en totalité aux populations qui en ont besoin, qui devraient en être les véritables bénéficiaires, parce qu’étant les propriétaires.

Des responsables de l’Apr ont été cités comme faisant partie des bénéficiaires. Confirmez-vous cela ? Ce dossier ne gêne-t-il pas ?
Je pense qu’il appartient à ceux qui font ces affabulations de les prouver. C'est bien facile de dire j'ai donné à un tel ou à un autre. Il faudrait qu'ils apportent la preuve de leurs allégations.

D’aucuns pensent que le maire de Dakar paie son refus d’entrer dans les rangs de « Benno Bokk Yaakaar » ?
Jusqu’à preuve du contraire, Khalifa Sall est membre du Parti socialiste, qui est lui même une formation majeure de la coalition « Benno Bokk Yaakaar ». Loin de nous l’idée de faire payer quoi ce soit à qui que ce soit. Nous sommes en démocratie les hommes sont libres et la loi demeure la seule référence. Et dans ce dossier, les procédures prévues par la loi et le code des collectivités locales ont été vraisemblablement détournées. Quand des affaires similaires se passent sous d’autres cieux, comme c’est le cas présentement en France avec les affaires Fillon et Macron, on salue admirativement l’indépendance de la justice. Quand c’est chez nous, certains évoquent une justice téléguidée. Respectons la Justice et nos institutions.

Le rapport de l’Ige a épinglé des personnes proches de l’Apr, mais celles-ci ne sont pas inquiétées…
Je ne suis pas de cet avis. Des suites ont été données ou le seront après les différents manquements constatés dans les communes sénégalaises inspectées par l’Ige dans son programme de travail régulier arrêté au titre de l’année 2016. Lesdits manquements ont entrainé l’ouverture d’une information judiciaire mais le déferrement d’autres responsables d’autres communes inspectées la même année auprès de la Chambre de discipline financière de la Cour des Comptes. Je crois même que la presse en a déjà fait écho. Alors, je pense qu’on ne peut pas nous faire le procès de la discrimination.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Le président de la République, Macky Sall, entame une visite officielle en Suisse du 19 mars au 22 mars, selon les autorités helvétiques. Il sera accueilli par Doris Leuthard, présidente de la Confédération suisse, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (Detec).

GENEVE- (Suisse)- A Berne, la capitale fédérale, l’hymne national du Sénégal sera exécuté. Macky Sall, président de la République du Sénégal aura également droit aux honneurs militaires, selon un communiqué des autorités suisses qui annoncent au programme des entretiens officiels entre les délégations suisse et sénégalaise conduits par Macky Sall et Doris Leuthard. Par ailleurs, le conseiller fédéral, Didier Burkhalter, chef du Département fédéral des affaires étrangères (Dfae), sera présent aux entretiens officiels, de même que Dagmar Schmidtt, ambassadeur suisse à Dakar. Au domaine du Lohn, le Conseil fédéral (ndlr : gouvernement suisse) offrira un déjeuner officiel en l’honneur du chef de l’État sénégalais.

Côté sénégalais, la délégation officielle sera composée, au-delà des diplomates en poste en Suisse, de nombreux ministres, Sidiki Kaba, garde des Sceaux, ministre de la Justice, Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Matar Bâ, ministre des Sports, Oumar Demba Ba, ministre, conseiller diplomatique du président de la République, etc. A la fin de la visite officielle à Berne, les deux présidents vont rencontrer la presse. Après Berne, Macky Sall sera à Genève, pendant deux jours, pour une série d’activités.

Correspondance particulière
d’EL Hadj Gorgui Wade NDOYE

Samedi, le président de la République est allé présenter ses condoléances au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse qui a perdu sa belle fille. Elle a été arrachée à l’affection de la famille à la fleur de l’âge. Le chef de l’État a apporté soutien et réconfort à la famille Niasse. Une démarche de solidarité qui constitue, aux yeux de Moustapha Niasse, l’humanisme de l’exercice du pouvoir.

Le leader de l’Union du renouveau démocratique (Urd), Djibo Leyti Kâ a réitéré solennellement son ambition de voir un rénovateur sur la liste départementale lors des investitures des législatives. C’était lors d’une réunion tenue, le week-end dernier, à Linguère à la permanence des rénovateurs. « Je suis très content parce que cela fait très longtemps que cette réunion ne s’est pas tenue dans cette ville de Linguère. Il y a les femmes, les jeunes, les anciens et les nouveaux venus. C’est un nouveau départ et nous y croyons beaucoup plus que jamais. Nous préparons la réunion départementale qui se tiendra le 25 mars 2017 au centre Alé Badara Sy de Linguère », a laissé entendre Djibo Leyti Kâ. Le patron de l’Urd a profité de son déplacement pour se prononcer sur les élections législatives. « Toutes les formations politiques préparent activement les prochaines échéances. Le 25 mars 2017, vous allez entendre le message de l’Urd, de façon très précise et claire. J’ai dit, depuis longtemps, un parti, c’est les élections (législative, municipale et même présidentielle pourquoi pas) », a-t-il martelé.

Il se dit prêt pour le 30 juillet 2017, dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». « Cela dépend des gens de Linguère, les électeurs vont décider. Si l’on part avec Bby, je rêve d’un compagnonnage utile pour tous. L’Apr est le parti présidentiel dominant mais il ne va pas écraser les autres. L’Urd est là, c’est le deuxième parti du département de Linguère. Il y a deux postes à partager pour dire très clairement les choses, mais avec la parité, cela va être très compliqué. Si les gens prennent les deux postes, c’est injuste et inacceptable », renchérit-il.

Sur le cas de Khalifa Sall, il dit qu’il ne connaît pas le dossier et préfère faire moins de commentaires. Cependant, il prône une justice égale pour tous, sans parti pris.

Masse NDIAYE

La VIe conférence internationale sur la Palestine, qui s’est tenue à Téhéran, en Iran, a servi de tribune pour la délégation sénégalaise, conduite par le député Me Djibril War, pour réaffirmer l’attachement du Sénégal au développement des relations, entre États, basées sur le dialogue, la coexistence pacifique et le respect mutuel de leur souveraineté.

Suite au plaidoyer pour la Palestine porté par Me Djibril War, président de la Commission des affaires étrangères, de l’Union africaine et des Sénégalais de l’extérieur de l’Assemblée nationale, le leadership du Sénégal sur la question palestinienne a été réaffirmé. Me War est d’abord revenu sur les « relations lointaines » entre la Palestine et le Sénégal pour rappeler le rôle précurseur du Sénégal qui a été « le premier État à reconnaître l’État de Palestine en 1975, à lui ouvrir une ambassade en 1977 et à délivrer à son leader historique feu Yasser Arafat un passeport diplomatique, au nom de l’État du Sénégal pour lui permettre ainsi d’entrer en contact avec le reste du monde ». Qui plus est, la présidence du Comité de défense des droits inaliénables du peuple palestinien est assurée par le Sénégal « depuis sa création en 1973 au sein des Nations Unies ». Le président Macky Sall, en « digne héritier de ses prédécesseurs », pour avoir amplifié l’écho de la noble cause palestinienne partout dans le monde », n’a pas dérogé au principe. Aujourd’hui, plus que par le passé, le Sénégal n’a jamais manqué de rappeler, à chaque occasion, pour « inscrire la question palestinienne au cœur de son agenda politico-diplomatique ». Sur cette lancée, le député a salué « l’excellent travail » de SawatIbraghith, ambassadeur de la Palestine au Sénégal « qui ne ménage aucun effort pour promouvoir la cause noble palestinienne ». Pour rappeler que le Sénégal, dans la continuité de cette position traditionnelle, fondée sur des principes intangibles du droit international, soutiendra toujours, conformément aux résolutions pertinentes de l’Onu, la recherche d’une solution juste et équitable du conflit israélo-palestinien, qui consacre l’existence de deux États, à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues », a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

Seul un partenariat poussé entre les pays africains peut permettre un développement rapide du continent noir. C’est la conviction du président Abdel Fattah al-Sissi qui l’a réaffirmé, hier, au Caire, en recevant une délégation de 37 journalistes venant de 27 pays africains.

L’Égypte qui se présente comme une nation de culture africaine ayant une vocation naturelle à être présente sur l’ensemble du continent entend resserrer ses liens avec les pays africains. Le président Abdel Fattah al-Sissi l’a réaffirmé, hier, au Caire, en recevant une délégation de 37 journalistes venant de 27 pays africains. « L’Égypte ne sera jamais détaché de son africanité », a-t-il assuré, soulignant avoir mis l’accent, dans son discours d’investiture, sur sa volonté de se rapprocher du reste du continent noir. Cela s’est traduit par sa participation, depuis son accession au pouvoir, le 8 juin 2014, à toutes les rencontres de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine et en effectuant des visites dans certains pays africains. Cette volonté d’imprimer un nouveau cap à la coopération entre l’Égypte et les pays africains a abouti à la création de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement.

Abdel Fattah al-Sissi a rappelé que dans le passé, l’Égypte avait développé des liens forts avec les autres États africains en soutenant tous les dirigeants africains qui combattaient le colonialisme. Il a ajouté que l’Égypte a également beaucoup œuvré à la mise en place de l’Organisation de l’Unité africaine devenue, en 1999, l’Union africaine.

Pour concrétiser cette volonté, l’Égypte travaille à la mise en place d’une convention africaine sur le commerce en vue de faciliter les échanges, les communications entre toutes les régions. Selon le chef de l’État égyptien, cela passe par une connexion du continent à la fois par voies terrestre, maritime, aérienne. « S’il y a des autoroutes, un réseau ferroviaire, l’Afrique se développera plus vite parce que les pays pourront exploiter leurs ressources et le commerce inter-État sera facilité », a-t-il soutenu, en soulignant que son pays qui était autosuffisant au début des indépendances, importe actuellement 60 à 70 % de ses besoins alimentaires.

Le principe de non-ingérence
Les travaux réalisés au canal de Suez s’inscrivent dans cette dynamique, selon le président Abdel Fattah al-Sissi. Il a révélé que son pays travaille sur un important projet de transport maritime qui partirait du Lac Victoria à la Méditerranée en passant par le Nil pour augmenter les flux commerciaux entre les pays traversés par ces cours d’eau. Les autorités égyptiennes sont convaincues que seul un partenariat peut permettre à l’Afrique de se développer rapidement en profitant des énormes potentialités qui font, aujourd’hui, qu’elle fait l’objet de toutes les convoitises. Ainsi, les ressources seront mieux valorisées et les populations pourront tirer profit de ces ressources. Elles estiment également que la jeunesse africaine constitue un atout et non un fardeau, si elle est bien formée. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, l’Égypte qui a une tradition d’accueil d’étudiants africains compte cette coopération et dans d’autres secteurs tels que l’agriculture, la santé.

Toutefois, l’Égypte qui veut coopérer avec tous les pays africains, compte bâtir ses relations sur le principe de non intervention. « L’Égypte tient à coopérer avec les pays africains sans s’immiscer dans leurs affaires intérieurs », a insisté le président Al Sissi. Le pays des pharaons ne prétend pas jouer les premiers rôles. « Nous voulons axer notre coopération sur le partenariat et non se positionner comme le leader incontesté », a précisé le président Abdel Fattah al-Sissi. « Nous essayons de déployer nos efforts conformément à nos moyens », a-t-il ajouté, en répondant à une question d’un journaliste sur la place que compte occuper l’Égypte sur le continent.

Lutte contre le terrorisme : le Caire prêt à former des agents de police
Quelques jours auparavant, le président du parlement égyptien, le Dr Ali Abdelal, avait déclaré, en recevant la délégation des journalistes africains que son pays est disposé à accueillir des agents de police des pays confrontés au terrorisme pour les former à lutter contre ce fléau qui n’épargne aucun pays. Il a confié que l’Égypte a beaucoup souffert du terrorisme, des fausses informations. Il a révélé que le gouvernement égyptien travaille à moderniser le discours religieux et culturel pour lutter contre l’islamisme et le fanatisme. Il a annoncé que des délégations d’Al Azar sillonneront des pays musulmans pour diffuser les messages de tolérance de l’Islam qui est une religion d’amour, de paix. Dans la lutte contre le terrorisme, le Dr Ali Abdelal a indiqué que les médias ont aussi un rôle important à jouer et ne doivent plus accepter d’être le relais des discours haineux et extrémiste.

Pour le président Abdel Fattah al-Sissi, le terrorisme est utilisé, aujourd’hui, comme un instrument pour réaliser des objectifs politiques. « Aucune religion ne permet ce comportement».
Il a indiqué que l’Égypte déploie d’énormes moyens pour combattre le terrorisme. « Cela nous coûte cher et ces moyens auraient pu être utilisés dans d’autres secteurs comme l’éducation, la santé, l’agriculture », a-t-il affirmé, soulignant que son pays partage une frontière de 1200 kilomètres avec la Libye, sans compter les efforts fournis pour assurer la sécurité intérieure de l’Égypte. A son avis, la lutte contre le terrorisme est difficile parce que les terroristes utilisent des moyens non conventionnels. Il estime que le premier pas vers une stratégie commune de lutte contre le terrorisme, c’est la reconnaissance et l’acceptation par tous les États que la religion ne doit pas être instrumentalisée pour réaliser des objectifs politiques.

De notre envoyé spécial au Caire, Mamadou GUEYE

Le ministre-directeur de cabinet du président de la République est revenu, samedi, à Thiadiaye, sur l’arrestation de Khalifa Sall. Selon Me Oumar Youm, le maire de Dakar est placé sous mandat de dépôt dans l’exercice de ses fonctions et ne constitue aucunement une menace pour le régime du président Macky Sall qui a fait preuve de sa performance électorale en remportant tous les scrutins depuis 2012.

Me Oumar Youm est très clair. L’arrestation de Khalifa Sall ou encore de Bamba Fall n’a pas de relents politiques. Selon le ministre-directeur de cabinet du président de la République, Khalifa Sall a été arrêté dans l’exercice de ses fonctions de maire. L’Inspection générale d’État (Ige), a-t-il dit, est une institution crédible et respectée, qui n’a aucun intérêt à accuser un citoyen sénégalais simplement parce qu’il est dans des activités politiques.

« Khalifa Sall a fait l’objet d’une enquête dans le plan d’actions global de l’Ige. La mairie de Dakar n’a pas été seule à faire l’objet de vérification, d’autres communes et institutions ont fait l’objet de vérification et sur la base de ces vérifications, l’Ige a donné des recommandations au chef de l’État. Le rapport a été transmis à la justice qui fait son travail », a expliqué M. Youm qui a déploré les raisonnements qui font croire qu’il y aurait une justice sélective. Pour le patron de l’Apr du département de Mbour, Khalifa Sall ne constitue aucunement une menace pour le président Macky Sall pour faire l’objet d’une arrestation. « Il aurait été une menace, personne n’allait accepter que la justice soit manipulée pour arrêter Khalifa Sall et le mettre en prison. Il ne constitue pas une menace à Mbour, à Kaolack, à Kaffrine, à Tamba, à Thiès pour faire en sorte que toute notre énergie soit concentrée sur lui », a indiqué Me Youm. Selon lui, le régime du président Macky Sall est un régime fort qui a fait preuve de sa performance électorale pour avoir remporté toutes les élections au Sénégal depuis 2012. « Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va faire des combines et combinaisons pour mettre qui que ce soit en prison. Nous n’avons pas cette compétence ni ce pouvoir », a-t-il noté, précisant que le maire de la Médina, Bamba Fall, a été arrêté sur la base d’une plainte du Parti socialiste, instruite par les enquêteurs et le tribunal. La justice, a laissé entendre Me Youm, a été saisie sur la base d’une enquête et de faits constitutifs de faux et de détournement. Selon lui, il appartient à cette même justice de se prononcer sur ce dossier pendant devant le juge d’instruction. « L’opposition et le camp présidentiel ont beau dire, ils ne font pas le droit. Dès lors qu’un dossier est pendant devant les juridictions, nous devons respecter ces institutions dans leur fonctionnement, présumer de leur compétence exclusive en la matière et leur laisser avec sérénité administrer la justice ». Pour lui, Khalifa Sall ne sera pas le premier ni le dernier prévenu à être placé sous mandat de dépôt. « La République a toujours fonctionné ainsi. Il nous faut respecter le fonctionnement de l’appareil judiciaire. La justice étant le dernier rempart de notre République, nous lui devons respect et beaucoup de confiance, il faut lui laisser administrer et dire le droit », a soutenu Me Youm.

Samba Oumar FALL

A la fin de sa tournée économique à Matam, Macky Sall s’est réjoui de l’accueil coloré partout où il est passé et ce, malgré les rigueurs du climat. « Soyez encore remerciées populations du Fouta, parce que tous les responsables se sont pleinement investis pour me réserver un accueil chaleureux », a dit le chef de l’État. Il a toutefois appelé l’ensemble des responsables, qu’ils soient ministres, directeurs ou responsables politiques, à se donner la main pour travailler pour leur région, Matam. Il a rendu un vibrant hommage aux Matamois de la diaspora qui investissent dans leur région pour permettre aux populations de vivre dans de meilleures conditions.

Elections législatives et présidentielle : Harouna Dia renouvelle son soutien au président de la République
Après l’étape de Ndendory, le chef de l’État et sa délégation font cap sur Hamady Hounaré et Windou Bosséabé, après avoir visité le chantier du pont de Ganguel Soulé. A cette occasion, l’homme d’affaires Harouna Moussa Dia, avare en paroles dans le milieu politique, a renouvelé tout son soutien total au président de la République aux élections législatives de juillet 2017 et à la présidentielle de 2019. Pour ce faire, il a appelé les populations à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales pour offrir une majorité confortable au président de la République, au soir du 30 juillet 2017 et à la présidentielle de 2019. Il a rendu un hommage aux populations du Damga, du Guénar, du Lowré, bref du département de Kanel pour la forte mobilisation. Sur la réalisation des ponts de Ganguel Soulé et de Windou Bosséabé, il a rappelé que les populations attendaient ces infrastructures depuis plus de 50 ans.

Les écologistes en phase avec le Président
Les écologistes de la région de Matam ont bien participé à la visite du président de la République Macky Sall. Occasion saisie par le secrétaire général régional du parti des écologistes de Matam de magnifier les efforts fournis par le chef de l’État. « Nous nous réjouissons de la tournée du président Macky Sall au Fouta car nous sommes conscients qu’il est soucieux des difficultés que vivent au quotidien les populations surtout, en recherche d’eau. Aujourd’hui, avec la construction des forages à travers le Pudc, les populations ne font plus des kilomètres pour aller chercher de l’eau. La réhabilitation de la route Ourossogui-Bakel va faciliter le déplacement des populations mais c’est également une aubaine des gros porteurs et cela contribue au développement économique de la région », a indiqué Amadou Issa Kane, chef de fil des écologistes. Selon lui, les populations doivent être conscientes que l’État ne peut pas tout faire. « Nous devons prendre des mesures qui visent à protéger notre environnement qui est aujourd’hui sérieusement menacé. Heureusement que le gouvernement a pris des décisions fermes pour freiner les coupes abusives de bois », a-t-il soutenu.

Les écologistes se disent satisfaits et promettent d’accompagner le chef de l’état dans son ambitieux programme du Pse et invitent les populations à se ceindre les reins pour que la région de Matam puisse décoller économiquement. Autres points que les écologistes ont défendus lors de la visite du chef de l’état à Matam, c’est la création d’espaces vers qui, dans la région de Matam, n’existent presque pas. Les écologistes de cette région, conscients du fait que les jeunes ont besoin d’un tant soit peu d’épanouissement, envisagent d’en créer. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que les verts vont procéder, dans les mois à venir, au lancement d’un important projet de la ceinture verte de Matam ; cela consiste à un reboisement entre les villes de Ranérou-Ourossogui-Matam. Cela permettra de lutter contre la déforestation et freiner l’élan de l’avancée du désert.

Amadou Samba Kane, maire de Hamadi Ounaré : « Nous remercions le chef de l’État du fond du cœur »
« Nous remercions le chef de l’État pour ce qu’il vient de faire à travers cette tournée économique qui lui a permis de visiter les chantiers entamés dans la zone. Notamment la construction des ponts sur le bras de fleuve, ce qui est une véritable aubaine pour les populations. Parce que la zone du Diéri, pendant l’hivernage, est complètement coupée du reste du pays et les populations ont un problème pour accéder à la route nationale et faire leurs activités commerciales. Même pour se soigner, c’est un grand problème. Avec ces ponts, les populations pourront se mouvoir plus facilement. Pour ce qui est de la route Ndioum-Bakel, les travaux vont démarrer bientôt et dans ma propre localité, nous avions des problèmes d’infrastructures sanitaires et l’on est en train de construire un centre de santé dans ce terroir. C’est autant de réalisations qui nous poussent à le remercier du fond du cœur et à lui montrer que nous sommes derrière lui».

Amadou Bocoum, responsable Apr à Kanel : « Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui a été fait »
« Cette visite est, à mon sens, extrêmement importante en ce sens que ce n’est pas une visite où l’on vient faire des promesses. Cette visite a permis au chef de l’État de constater les réalisations qui ont été faites, il y a 4 ans. Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui a été fait et ce qui est en train d’être fait sur le plan de l’eau potable dans le Pudc et les pistes. Il y a des faits concrets. Les gens ne peuvent pas comprendre Macky Sall s’ils ne se rendent pas compte qu’il visualise la pauvreté. Il est né pauvre et il sait ce que c’est la pauvreté. Et il a fait toutes ces contrées pendant qu’il faisait sa campagne et il a serré des millions de mains. Il avait promis et c’est cette promesse qui se déroule dans le Pudc qui n’est pas encore fini. Sur le plan agricole, l’autosuffisance est à portée de main. Depuis l’indépendance, on importe du riz. Aujourd’hui, on en importe moins ».

Les urgences de la commune de Ourossogui
Le maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam a profité de cette occasion pour faire un plaidoyer pour sa commune confrontée depuis longuement à un sérieux problème de l’eau. « Ourossogui a soif. Les femmes souffrent des conditions de la pénibilité d’accès à l’eau », a-t-il dit. Pour Me Thiam, cette vieille doléance est partagée par l’ensemble des chefs religieux de la commune, l’ensemble de la diaspora. L’extension de la ville est altérée par le problème d’accès à l’eau. Il a rendu hommage à la diaspora qui a mis en place un réseau d’adduction d’eau. Au nom de la jeunesse, il a sollicité un stade municipal aux normes régionales de même qu’une gare routière. Aussi, a-t-il dit, l’extension de la commune de Ourossogui est devenue une urgence. Il a réaffirmé le soutien sincère et assumé du Ps dont il est membre au chef de l’État dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) qui respire, selon lui, au Sénégal sous l’incarnation du président Macky Sall.

De nos envoyés spéciaux Maguette NDONG, Souleymane D. SY (textes) et Mbacké BA (photos)

A l’occasion de sa rencontre hebdomadaire, le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) a accusé le régime en place « de tentative de liquidation politique » de Khalifa Sall, aujourd’hui, placé sous mandat de dépôt. Pour le Fpdr, « le régime persiste dans sa volonté d’utiliser l’appareil judiciaire pour liquider, les uns après les autres, ses principaux rivaux aux prochaines élections législatives et présidentielle. Après Karim Wade, c’est au tour de Khalifa Sall, en attendant les autres », dit-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Le communiqué ajoute « qu’aucun Sénégalais ne prend au sérieux le « mauvais » prétexte invoqué dans un rapport de l’Ige d’autant que « Macky Sall garde sous le coude les rapports de l’Ofnac concernant les malversations de son propre frère en relation avec l’aventurier Frank Timis, d’une part, et la prévarication de hauts responsables de son parti, d’autre part ». « Le Fpdr invite à prendre conscience du fait évident que la violence judiciaire contre les opposants fait le lit de la violence politique, car les Sénégalais n’accepteront jamais de subir une quelconque dictature », alerte-t-il.

Amadou DIOP

 

Les partisans du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, écroué depuis mardi, s’insurgent contre la détention de leur leader. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient « d’arbitraire » et ont donné le ton, hier, lors d’une rencontre qui s’est tenue dans l’enceinte de la ville de Dakar. Ils appellent à sa libération.

Les partisans du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, actuellement dans les liens de détention pour une affaire portant sur un détournement présumé, de deniers publics, sont venus hier nombreux, pour soutenir leur leader. Ils s’étaient donné rendez-vous dans l’enceinte de la ville de Dakar. Le mot d’ordre qui est constamment revenu à consister à demander « la libération pure et simple » du premier magistrat de la capitale sénégalaise. Ils étaient, pour la plupart, tout de blanc vêtus, arborant des tee-shirts qui laissent entrevoir l’image de Khalifa Ababacar Sall. Une bonne frange de l’opposition a également fait le déplacement, « en signe de solidarité », au maire socialiste. Parmi ces responsables, Doudou Wade du Pds, Cheikh Bamba Dièye, Fsdb/J, Abdoul Mbaye, Act, Moussa Sy, maire des Parcelles assainies, entre autres. Le socialiste Barthélemy Dias était également de la partie. Dans un discours liminaire lu par Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul Derklé, les partisans de Khalifa Sall ont demandé sa libération immédiate. Ils promettent de «continuer le combat » jusqu’à ce que leur leader « recouvre la liberté et retourne à ses activités ». Après la rencontre, des pneus ont été brûlés par des jeunes, en signe de protestation. Les forces de l’ordre ont ensuite riposté en jetant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

Oumar BA

Les maires et alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar » de la ville de Dakar, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, ont décidé, hier, lors d’une rencontre à la mairie de Yoff, d’aller au contact des populations dakaroises pour apporter des clarifications techniques et juridiques sur cette affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Réunis à une rencontre aux allures de meeting, tous les hommes politiques de la mouvance présidentielle ont répondu à l’appel du maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, afin d’apporter des éclairages sur l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar pour plus de transparence et la primauté de l’État de droit. Plusieurs maires dont ceux de Ouakam, Cambérène, Ngor, Yoff, pour ne citer que ceux-là, Mme le ministre conseiller Ndèye Binta Gassama, Seydina Oumar Touré, conseiller du maire de Yoff, Bara Ndiaye, de la maison de la presse, le ministre d’État, Mbaye Ndiaye, etc. ont tour à tour donné des éclairages sur l’affaire Khalifa Sall et dit leur confiance à la justice sénégalaise. Abdoulaye Diouf Sarr, en faisant la synthèse de la rencontre, a décrit la situation de confusion totale induite par l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar, et annoncé la tenue de conférences itinérantes d’explication tous les deux jours dans les quartiers de la ville de Dakar. Le maire de Yoff a lancé un appel aux techniciens de la finance et aux spécialistes de la matière pour apporter, lors de ces conférences, les clarifications qu’il faut. Pour le maire de Yoff, « il y a eu des maires de Dakar qui n’ont jamais su l’existence de caisse d’avance à la mairie de la ville de Dakar, qui veulent savoir et qui disent qu’ils ont été bernés de bonne foi ». D’ores et déjà, les maires de la mouvance présidentielle de Dakar vont se réunir ce jour (Ndlr : samedi) aux résidences Mamoune et entamer les conférences itinérantes dimanche. Abdoulaye Diouf Sarr a lancé un appel en direction des populations dakaroises pour le renouvellement des cartes d’identité en vue des élections législatives du 31 juillet prochain.

B. B. SANE

Trois chefs de village de la commune de Warkhokh, située dans le département de Linguère, ont décidé, après plusieurs années de compagnonnage avec le Pds, de déposer leurs baluchons à l’Apr, en compagnie de deux conseillers municipaux et des responsables du Pds.

Un grand meeting de ralliement était organisé à Warkhokh, en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, de Mme le député, Mingué Lam, des maires de Warkhokh, Kamb, Dahra, Affé et Barkédji.

La responsable des femmes du Pds à Warkhokh, Oumy Top et le responsable du village de Gorée, Daye Sow, ont annoncé leur démission dudit parti pour rejoindre l’Apr. Ces ex-libéraux ont fait allégeance au parti présidentiel lors d’une visite que Aly Ngouille Ndiaye et le maire, Yoro Sow, ont effectuée à leurs domiciles. « Le président Macky Sall a beaucoup fait pour le Sénégal, plus particulièrement pour le Djolof, donc je ne vois aucune raison de continuer à m’opposer », a-t-elle soutenu. Elle a ajouté qu’Aly Ngouille Ndiaye est en train de sortir le Djolof des ténèbres. Elle a promis au ministre de travailler à ses côtés pour une victoire éclatante aux élections législatives et la réélection du chef de l’État en 2019.

Dans le même sillage, Daye Sow a pris des engagements fermes de travailler d’arrache-pied pour la massification de l’Apr. « Maintenant qu’ils sont dans la mouvance présidentielle, ce qui va faciliter la victoire aux prochaines élections législatives de juillet 2017 », a dit le maire de Warkhokh, Yoro Sow. Et il ajoute : « c’est un processus, nous avons commencé le travail de massification du parti depuis quelque temps. Nous avons pris une décision ferme de pêcher encore dans les camps de l’opposition ; dans les jours à venir, d’autres responsables vont rallier nos rangs ».

« Nous sommes satisfaits d’accueillir à Warkhokh, de grands responsables du Pds, qui nous ont toujours fatigués dans les bureaux de vote, lors des 4 dernières échéances, depuis 2012 », a dit Aly Ngouille Ndiaye.

« Aujourd’hui, grâce au travail que nous avons fait sur le terrain, et à l’entregent du maire dans la commune de Warkhokh, sur les 87 villages, il n’y a que 3 qui ne sont pas avec nous. Notre objectif, c’est, pendant les inscriptions, faire de sorte que dans la commune de Warkhokh, qu’on ait beaucoup plus que le quota pour avoir au moins le meilleur résultat dans le département de Linguère », a souligné le ministre.

Se prononçant sur la prolifération des candidats pour les élections législatives, il a expliqué que « les investitures sont des périodes qui peuvent être difficiles pour les grands partis, nous avons commencé d’ailleurs à enregistrer plusieurs candidats, c’est tout à fait normal. Mais, une fois que le parti tranchera, tout le monde rentrera dans les rangs, il n’y aura pas de défection. Défection ou pas, nous allons gagner les législatives ».

Il a informé que le village de Dodji va bénéficier d’un Domaine agricole communautaire (Dac) qui sera essentiellement orienté au volet élevage. Les travaux ont démarré depuis la saison des pluies et il a été financé par la Bid, pour un montant de 12 milliards de FCfa.

Masse NDIAYE

Lors de sa tournée économique dans le Nord, le président de la République a lancé, à Saint-Louis, le lundi 6 mars, l’Espace numérique mobile du service de communication de la présidence. Ce nouveau service a accompagné, pour la première fois, le président lors de sa tournée économique.

Conçu dans un souci de proximité et de mise à disposition d’informations, l’Espace numérique mobile a permis à de nombreux participants de se familiariser avec l’activité de la présidence sur les réseaux sociaux et de se tenir informé, en temps réel, sur les réalisations et projets entrepris.

Les étudiants de Saint-Louis ont ainsi pu accéder à l’ensemble des contenus numériques créés par la présidence sur les réseaux sociaux et échanger avec l’équipe de la présidence au sujet des réalisations présentées. Ce dispositif digital interactif sera systématiquement déployé à l’occasion des tournées du président afin de permettre à tous de s’initier à ces outils numériques innovants.

Cette tournée a été une nouvelle occasion, pour le président Sall, de confirmer sa méthode : « Pacte » (Pragmatisme, action, contact, terrain, écoute), au service des Sénégalaises et Sénégalais.

Le ministre Mame Mbaye Niang a animé, hier, une conférence de presse en sa qualité de secrétaire national chargé des jeunes de l’Alliance pour la République. Il a tenu à éclairer et rassurer l’opinion sur l’affaire Khalifa Sall soutenant que « la reddition des comptes est une exigence au Sénégal ».

Le ministre de la Jeunesse n’a pas manqué de dénoncer une sorte de volonté manifeste de créer la confusion dans l’opinion sénégalaise, au sujet de l’affaire Khalifa Sall. Mame Mbaye Niang a rapporté, à ce titre, que le maire de Dakar est inculpé pour « une utilisation frauduleuse des fonds publics ». « La régie d’avance obéit à des règles strictes de gestion et le rapport de l’Ige révèle de graves manquements. Mais nous avons tous noté cette volonté de soustraire la vérité à l’opinion en brandissant qu’il y a une cabale politique », s’est surtout indigné le secrétaire chargé de la jeunesse de l’Apr. Mame Mbaye Niang a précisé que Khalifa Sall était en train de soustraire, de dilapider des fonds publics avant d’indiquer que « ce qui est clair maintenant, c’est qu’il veut nous mettre en mal avec les populations ». Il s’est, par ailleurs, dit étonné de voir l’opposition se mobiliser en pervertissant le sacerdoce qui devrait les animer. « L’opposition devait dénoncer ces genres d’actions. On a atteint le summum de l’immoralité politique. Et ce qui prouve que c’est un plan, c’est une minorité qui s’exerce aujourd’hui », a-t-il fait comprendre. Tout au plus, pour Mame Mbaye Niang qui a appelé à la défense de l’idéal sans faille, « force restera à la loi. Nous ne reculerons pas. Nous saurons faire face et nous ferons face. La reddition des comptes est une exigence au Sénégal. Nous voulions apporter des éclaircissements et rassurer l’opinion que le président va garantir l’équité », a-t-il complété. Il a conclu qu’il ne sera pas accepté de mettre ce pays en danger et que force restera à la loi.

Amadou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, a réitéré, hier, lors de l’inauguration de la grande mosquée de Léona Niassène à Kaolack, le soutien de l’État aux communautés religieuses dans le programme spécial logé à la présidence. Les travaux d’achèvement du lieu de culte précité ont été entièrement pris en charge par le Programme spécial des sites religieux sur instruction du chef de l’État.

Le président de la République a procédé, hier vendredi, à l’inauguration de la grande mosquée de Léona Niassène dans la commune de Kaolack. Cet édifice religieux bâti en 1964 par Mame El Hadj Abdoulaye Niass. Il a fait l’objet de travaux d’extension et d’achèvement pris en charge par le Programme spécial des sites religieux (Pssr) logé à la présidence. Une opportunité mise à profit par le chef de l’État pour justifier la raison d’être de ce projet public. « Il est de notre devoir de répondre aux préoccupations des populations dans un pays de croyants. C’est pourquoi ce programme a été institué pour accompagner les communautés religieuses notamment les musulmans qui constituent 94 à 95 % des Sénégalais », a dit le chef de l’État. Macky Sall a poursuivi que « ces efforts seront, dans l’avenir, renforcés et toutes les communautés religieuses partout dans le pays vont y bénéficier ». Le président Macky Sall s’exprimait en marge de la prière rituelle du vendredi célébrée pour la première fois dans cette mosquée après les travaux d’extension. Expliquant l’implication de l’État dans le parachèvement de l’édifice, le président Sall a fait le récit de sa rencontre avec le Khalife le lendemain de son élection à la magistrature suprême. « Quand je l’ai interrogé sur ces principales préoccupations en tant que guide religieux, il m’a répondu que la première, la deuxième et la troisième était l’achèvement de la grande mosquée. Je lui avais promis que j’allais faire de mon mieux pour exhaucer son souhait de terminer les travaux pour lesquels il s’est personnellement investi en achetant toutes les maisons situées sur l’emprise de l’esplanade », a témoigné le chef de l’État. Il a, par ailleurs, relevé que c’est un rare privilège pour lui et son gouvernement de pouvoir ainsi donner leur contribution afin d’accompagner les communautés religieuses à vivre pleinement leur religion. A sa suite, le Khalife général de Léona Niassène, El Hadj Ibrahima Niass, a chaleureusement remercié le président Macky Sall et son gouvernement pour avoir respecté tous les engagements souscrits dans les travaux d’achèvement de la grande mosquée.

Soutien indéfectible de la communauté Niassène
Il a ainsi assuré à son hôte du soutien indéfectible de toute la communauté de Léona Niassène à son endroit. Mieux, le guide religieux affirme qu’il a commencé à faire la campagne pour le bienfaiteur de la famille de Mame Abdoulaye Niass. Le Khalife a loué particulièrement le travail du ministre du Renouveau urbain, du Cadre de vie et de l’Habitat, Diène Farba Sarr, dont les services ont effectué les travaux d’aménagement de l’esplanade et la construction de la tribune. Au nom de la famille, Al Arabi et Ahmed Khalifa Niass, frères cadets du Khalife, avaient exprimé leur gratitude au président Macky Sall pour son soutien à l’édification de ce lieu de culte dont l’originalité de l’architecture force le respect. Le second a même indiqué qu’il est considéré désormais comme le fils cadet de El Hadji Abdoulaye Niass. Rappelons que le président de la République, en dépit du caractère religieux de son déplacement dans la capitale régionale, a eu droit à un accueil populaire et chaleureux des fidèles et des militants du parti au pouvoir, l’Apr. De l’aérodrome de Kahône à l’esplanade de la mosquée, une foule immense a bravé la chaleur tout au long de son parcours à l’aller comme au retour.

Elimane FALL

Dans la logique de responsabiliser davantage les voyagistes privés de l’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, le gouvernement revoit son quota en baisse de 500 pèlerins pour l’édition 2017. Une réunion d’évaluation a été tenue hier par les parties prenantes autour du Premier ministre qui a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes entamées.

L’État du Sénégal se repositionne davantage dans la régulation et laisse de plus en plus l’organisation du Pèlerinage aux opérateurs privés. Cette année encore, son quota va baisser de 500 pèlerins au profit des voyagistes privés. L’annonce a été faite hier par Seydou Guèye, à l’issue d’un Conseil interministériel consacré à l’évaluation de l’édition 2016 du Pèlerinage aux lieux saint de l’Islam. Selon le porte-parole du gouvernement, en perspective de 2017, le Premier ministre s’est adressé à l’ensemble des acteurs pour une plus grande implication. Il a insisté sur la nécessité de densifier et de consolider les acquis. C’est à ce titre, a précisé le ministre, qu’il a demandé à l’ensemble des acteurs, notamment la partie gouvernement, de tout mettre en ouvre pour que le prix du package soit maintenu à défaut de le baisser.

« Aujourd’hui, tout indique que le prix du package risque d’évoluer puisse que nous avons les premières indications avec l’augmentation notée sur la taxe de séjour. Nous l’avons réussi l’année dernière, et cette année encore, c’est un challenge sur lequel le gouvernement est en train de travailler en intelligence », a déclaré Seydou Guèye, encadré par le Délégué général au pèlerinage, Dr Abdou Aziz Kébé, et son adjoint, Dr Khadim Sylla.

« Permettre au privé de prendre l’organisation »
A l’en croire, dans l’édition 2016 du pèlerinage à La Mecque, le président de la République a fait le pari de la réforme en inscrivant la rationalité de la qualité et de la performance de son organisation en changeant totalement de paradigme. « L’esprit de la réforme, c’est certes de rationaliser, faire des économies, mais pour les réinvestir afin d’améliorer la qualité du pèlerinage. Des accords devront être signés avec la compagnie retenue, cette année, pour progresser davantage en s’appuyant sur les orientations données par le Premier ministre », a laissé entendre M. Guèye. Revenant sur la réforme de 2016, le porte-parole du gouvernement a souligné que l’une des mesures les plus emblématiques qui a été transformée en directive a porté sur la baisse du nombre de missionnaires. « En vérité, dans cette réforme où l’objet était de faire moins d’État, mais mieux d’État avec un rôle fondamental de l’État au titre de la régulation, une plus grande capacité d’initiative et d’entreprendre au secteur privé, le président de la République avait immédiatement supprimé toute idée de quota qui provenait des institutions », s’est félicité Seydou Guèye. Ainsi, a-t-il ajouté, nous sommes passés d’une mission abituellement de 200 à 20 personnes.

Pour le porte-parole du gouvernement, un autre changement de paradigme s’est illustré à travers le remplacement du commissariat par une délégation générale élevant ainsi le niveau de dignité de l’organisation du pèlerinage dans l’ordre administratif du pays. « De nouvelles modalités ont été mises en place, une intelligence trouvée avec la délégation pour mettre en place un dispositif médical qui a donné des résultats, mais il va falloir davantage ouvrir de discussions pour ajuster l’allocation des ressources », a noté le ministre porte-parole. Une autre mesure était relative à la réduction du temps de séjour mais également au rapprochement des vols retour. Le porte-parole du gouvernement en conclut que pour l’essentiel, ces facteurs étaient clés de succès. « C’est un premier signal encourageant, mais cette réforme doit être poursuivie et consolidée puisque l’option est irréversible pour permettre au secteur privé de prendre, de plus en plus, en charge, l’organisation du pèlerinage dans notre pays. L’édition 2016 s’est donc globalement bien déroulée tant du point de vue organisationnel que de l’engagement souscrit par l’État et certains partenaires », a-t-il soutenu. Seydou Guèye en veut pour preuve, le silence radio noté dans la presse sur l’organisation de l’édition 2016 du pèlerinage à La Mecque.

Ndiol Makka SECK

Le président Macky Sall va procéder, aujourd’hui, à l’inauguration de la grande mosquée de Léona Niassène, pouvez-vous revenir sur l’historique de ce lieu de culte ?

L’histoire de cette mosquée est intiment liée à la vie de Mame El Hadji Abdoulaye Khalifa Niass. Après un exil de 10 ans en Gambie et un séjour à Fez au Maroc, il est rentré directement à Kaolack et a construit la zawiya en 1910. Il a été rappelé à Dieu en 1922 et fut inhumé dans l’emplacement de la zawiya. Elhadj Mohammed Niass, communément appelé Mame Khalifa Niass, a tenu le khalifat jusqu’à sa disparition en 1959. C’est mon père Elhadj Abdoulaye Niass qui prit le relais jusqu’en 1991.

Durant son khalifat, il a eu la chance de voyager un peu partout en Afrique, notamment à Kinshasa, Brazzaville, Libreville et Abidjan, etc. C’est lors de ses pérégrinations qu’il a eu le projet de construire une mosquée sur l’emplacement de la zawiya. Les travaux ont démarré en 1964 pour s’achever en 1969. Les travaux d’extension ont débuté en 2009, avec le soutien de bonnes volontés dont l’ex- président Abdoulaye Wade, le président Moustapha Niass, Ahmed Khalifa Niass, etc. L’actuel khalife, El Hadj Ibrahima Niass, a acquis, sur fonds propres, les maisons bordant l’esplanade de la mosquée pour plus de 212 millions de FCfa.

Lors de la campagne présidentielle de 2012, le président Macky Sall avait rendu une visite de courtoisie au Khalife qui lui avait prodigué des prières. Au lendemain de son élection, il est revenu le voir et a sollicité l’autorisation de parachever les travaux d’extension et de réhabilitation de la mosquée. Et les techniciens du Programme de modernisation des cités religieuses ont réussi une grande prouesse architecturale avec cette bâtisse qui rappelle, selon certains observateurs, la mosquée bleue d’Istanbul (Turquie).

Comment appréciez-vous la contribution du président de la République et de son gouvernement dans le parachèvement de ses travaux de réhabilitation et d’extension de la grande mosquée ?
Le président Macky Sall a rehaussé le prestige et la dignité de l’Islam. Il a redoré le blason des foyers religieux du Saloum. Pour rappel, c’est une autorité coloniale, en l’occurrence le commandant de cercle de sinistre mémoire de Kaolack, Chaudron qui avait incendié la mosquée de notre arrière grand-père à Taïba Niassène. Aujourd’hui, c’est le président de la République du Sénégal qui efface, à sa manière, cette agression contre la liberté de culte. En effet, sa contribution à la réhabilitation et à l’extension d’une grande mosquée est un signe et un symbole de notre dignité retrouvée et de la réalité de la liberté de culte pour tout sénégalais, quelle que soit sa croyance. Il faut noter que ces travaux en faveur des cités religieuses sont lancés un peu partout au Sénégal : Touba, Tivaoune, Ndiassane, Médina Baye, Thiénaba et Popenguine pour la communauté chrétienne. C’est pourquoi nous appelons nos fidèles et tous les musulmans à venir accueillir le président Macky Sall.

Propos recueillis par Elimane FALL

La nouvelle option prise par l’État pour désenclaver les zones éloignées, c’est la construction d’ouvrages de franchissement. L’annonce a été faite par le chef de l’État, hier, au cours de la visite des travaux du pont de Gangué Soulé et de Wendou Bosséabé. « Le Sénégal va connaître une nouvelle génération d’ouvrages de franchissement. C’est une autre réalité et il est heureux que nos services soient non seulement assez compétents pour la conception de ces projets, mais ont toutes les capacités pour en assurer le suivi et l’exécution », a indiqué Macky Sall. Il a ajouté que ces deux ponts réalisés entrent dans le programme « zéro bac » qui a pour objectif de renforcer le désenclavement des régions éloignées, en particulier celles qui sont sur le lit du fleuve Sénégal.

D’un linéaire de 160 m, le pont de Gangué Soulé est réalisé à 45 %, selon les responsables du projet. Les deux ouvrages vont coûter 5 milliards de FCfa. Conçus selon les normes de la Cedeao, ces deux ponts ont une durée de vie de 200 ans. L’objectif global à travers la construction de ces ponts est le désenclavement et l’interconnexion des réseaux routiers nationaux et régionaux. « Les aménagements devront permettre d’assurer, de manière pérenne et sécuritaire, le franchissement de cet affluent du fleuve Sénégal et de faciliter la commercialisation des produits agricoles et pastorales dans la zone », a expliqué le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye.

Parallèlement à la visite des travaux du pont de Gangué Soulé, le chef de l’État a procédé à l’inauguration de la dorsale électrique du «Dandé Maayo», longue de 50 km et polarisant 18 localités. Financée dans le Budget consolidé d’investissement (Bci), cette dorsale a coûté 2,637 milliards de FCfa. « C’est toute la zone qui va être désenclavée et électrifiée. Ct’est dire que nous apportons le développement dans ces contrées lointaines », a dit le chef de l’État.

...« Le Pse a fait ses preuves »
Quiconque veut aider le Sénégal, doit s’inspirer du Programme Sénégal émergent. Ce rappel a été fait par Macky Sall qui estime que le Pse reste « le seul programme économique, social qui tienne dans ce pays ». Pour lui, en seulement deux années d’application, le Pse a fait ses preuves et a permis de montrer ce dont le Sénégal était capable. « On a habitué les Africains à leur donner des programmes conçus ailleurs et on leur imposait à suivre ce chemin. Nous avons fait la rupture avec le Pse », a souligné le président sénégalais. Pour lui, conformément à la stratégie définie dans le Pse, notamment dans son axe 1, concernant la transformation de l’économie, le Sénégal va poursuivre ses efforts d’autosuffisance alimentaire, en particulier en riz.

« Changer la structure de notre économie, c’est mettre les infrastructures de développement qui permettent véritablement la production, qu’elles soient de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’aquaculture », a dit le président de la République.

« Le Sénégal vit un nouveau paradigme »
C’est parce que les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont foi à la politique du gouvernement et que celui-ci fait une gestion rigoureuse de ses deniers publics qu’il peut lancer des projets comme le tronçon Ndioum-Bakel.

C’est la conviction du chef de l’État, Macky Sall, qui voit en cette marque de confiance une voie tracée pour le Sénégal afin d’atteindre son émergence. « Si le Sénégal est capable de lancer tous ces projets, c’est parce qu’il y a une gestion rigoureuse des deniers publics de l’État. Si cela n’était pas le cas, nous ne serions pas capables de donner la contrepartie de ces projets. Ce serait impossible. Nous serions restés dans l’infiniment petit qui ne permet pas d’avoir des ambitions d’émergence. Ce pays est en train de changer, nous vivons un nouveau paradigme et cela appelle des ruptures », a expliqué Macky Sall.

L’humilité du président magnifiée à Aéré Lao
L’ arrêt à Aéré Lao a été l’un des faits les plus marquants de cette tournée du chef de l’État. Il a présenté ses condoléances à la famille du jeune militant Amadou Sy. 
Ce dernier, âgé de 34 ans, est décédé brutalement, la veille de l’arrivée du chef de l’État. C’est pourquoi, la mobilisation qui était prévue par le maire, Mountaga Sy, n’a pu se faire. Une fois informé de cette disparition, le président Macky Sall qui faisait cap sur Matam, s’est rendu au domicile du jeune homme. Il en a profité pour formuler des prières.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Le chef de l’État a posé, hier, le dernier acte de sa tournée économique dans la région Nord du pays, avec le lancement des travaux de réhabilitation de la route Rn2. Une occasion qu’il a saisie pour dire que désormais, c’est un linéaire de 720 km de routes qui va s’ajouter au réseau routier national, avec les travaux démarrés dans l’Ile à Morphil et sur l’axe Ndioum-Bakel.

Avec la construction des infrastructures routières lancées, cette semaine, par le chef de l’État au Nord du pays, dans sa tournée économique, le réseau routier national va s’enrichir d’un linéaire de 720 km. C’est l’annonce faite, hier dans la soirée, par le chef de l’État Macky Sall à Ourossogui, à l’occasion du lancement des travaux de réhabilitation de la Rn2 concernant le tronçon Ndioum-Ourossogui-Kanel et Bakel. « A terme, avec le projet de désenclavement de l’Ile à Morphil, c’est un linéaire d’environ 720 km de routes bitumées qui s’ajoutera au réseau routier national, sans compter d’autres projets en cours de finition ou déjà achevés », a expliqué le président de la République non sans rappeler les axes routiers Fatick-Kaolack, Dinguiray-Nioro-Keur Ayib, Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, sans compter les routes Joal-Keur Samba Dia-Djiffer et celle de Touba-Dara-Linguère qui vient se connecter à Linguère-Matam.

Pour le chef de l’État, les infrastructures routières sont certes « chères », mais elles constituent la voie de l’émergence. « C’est grâce aux infrastructures que nous pouvons valoriser le potentiel de nos terroirs, désenclaver nos zones isolées, faciliter l’accès de nos populations aux services sociaux de base et renforcer l’attractivité que la compétitivité de l’économie nationale en connectant notre pays au corridor des marchés extérieurs », a indiqué le chef de l’État.

Revenant sur les travaux de réhabilitation de la route Ndioum-Bakel, Macky Sall a indiqué qu’elle s’étend sur un linéaire de 336 km pour un coût global de 95 milliards de FCfa. Cette route est financée par l’État du Sénégal avec le soutien des « partenaires de référence » à savoir la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds Opep et le Fonds Abu Dabi.

La Bid salue la pertinence du projet
Le Directeur général de la Banque islamique de développement (Bid), représentant des bailleurs arabes, Moussa Sylla, a magnifié la pertinence du projet de réhabilitation de la RN2 qui est, selon lui, « un projet structurant qui a un impact significatif et durable sur le bien-être des populations et sur le projet d’intégration régional ». « Ce projet contribuera à améliorer le cadre de vie des populations et à désenclaver les régions nord et du pays », a-t-il dit.

Le Dg de la Bid s’est réjoui de l’excellence de la coopération entre le Sénégal et le groupe de la Banque, « une coopération vieille de 40 ans, qui n’a cessé de s’intensifier ». « Au contraire, elle s’enrichit et solidifie d’année en année, en prenant une nouvelle dimension depuis 2012. Elle s’est renforcée avec le Pse », a-t-il relevé.

Le Sénégal, de l’avis de M. Sylla, s’affiche comme le premier partenaire de la Bid en Afrique subsaharienne avec un cumul d’approbation de financement de plus de 1.750 milliards de FCfa. Près de la moitié de ce montant, a-t-il souligné, a été approuvée depuis 2012, soit 820 milliards de FCfa. Il a ainsi salué la vision du président de la République à travers le Pse. « La Bid souscrit parfaitement à cette vision et l’ambition qu’il nourrit pour une croissance économique soutenue durable et inclusive qui offre aux populations sénégalaises la possibilité de mener une vie digne et décente », a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison, a noté M. Sylla, la Bid s’est engagée à soutenir ce Plan pour un montant de 605 milliards de FCfa. A l’endroit du chef de l’État, il a soutenu que l’avenir de la coopération de son groupe est « promoteur tout comme nous croyons à votre leadership pour un Sénégal émergent pour la construction d’un avenir meilleur pour les Sénégalais ». Il a enfin assuré que son groupe s’emploiera à faire les diligences pour l’exécution rapide du financement.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Sur le plan social, ce projet va permettre la construction de 60 km de pistes rurales pour relier les zones excentrées de la Rn2. Il est aussi prévu, avec la construction de cette route, la réalisation d’ouvrages socioéconomiques de base, notamment des écoles, marchés, postes de santé et 10 plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes. Sans compter les 3.800 emplois directs comme indirects que la construction de cet ouvrage va générer au profit des jeunes des localités concernées par le trajet.

Guidé par le souci d’interconnecter l’ensemble des axes routiers du pays, le chef de l’État a rappelé que ce projet vient en complément des travaux déjà achevés entre Saint-Louis et Richard Toll sur 110 km et Richard Toll-Ndioum distant de 120 km. Dans la même veine, Macky Sall a annoncé le démarrage, cette année, des travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Kidira-Bakel.

Le chef de l’État s’est aussi réjoui de la division des travaux par l’Ageroute en différents tronçons à savoir Ndioum-Thilogne, Thilogne-Ourossogui, Ourossogui-Hamady Ounaré et Hamady Ounaré-Bakel. Macky Sall a qualifié d’ingénieux cette subdivision du travail qui va permettre la fin des travaux dans 18 mois.

Représentant de la Bad : « La Bad reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport»
Le représentant de la Banque africaine de développement (Bad) a indiqué que ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds de l’Opep, le Fonds d’Abu Dabi et le gouvernement du Sénégal. Le montant de ce financement représente, selon lui, un symbole fort car il s’agit de l’une des contributions les plus élevées apportée à un projet au Sénégal depuis le début de leur intervention dans notre pays.

Cette cérémonie constitue donc la démonstration de notre engagement inébranlable à apporter les efforts de développement du Sénégal notamment la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans lequel s’inscrit ce projet. La Bad, dit-il, reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport grâce à ces différentes interventions antérieures et actuelles. Outre le secteur du transport à l’échelle nationale, il a rappelé que sa structure a joué un rôle clé dans les projets de financements des corridors en Afrique de l’ouest notamment le projet Dakar-Bamako et Dakar-Conakry, etc.

Selon lui, ce projet va contribuer au développement harmonieux du Sénégal. A travers la réhabilitation de la route nationale n°2, il permettra l’interconnexion par le corridor Dakar-Bamako et la route Dakar-Nouakchott-Tanger-Madrid. Elle permettra des échanges économiques entre le Sénégal et ses voisins. Les résultats attendus par la réalisation de cette route restent l’amélioration des conditions de vie des populations, l’amélioration de services sur ce tronçon et le gain de temps qui, pour les femmes, ne sera plus consacré aux corvées domestiques. Il y a aussi l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ingénieurs sur le marché du travail. Il a ainsi réitéré la volonté de son groupe « de continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement du Sénégal » à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement d’infrastructures.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY 

En tant que capitale économique de la région de Matam et axe stratégique de la zone, la commune de Ourossogui ne sera jamais en reste dans les politiques de l’État. C’est l’assurance donnée, hier, par le chef de l’État au maire de la ville, Me Moussa Bocar Thiam, qui a mis sur la table plusieurs doléances des populations. Pour ce qui concerne l’aérodrome de Ourossogui, Macky Sall a indiqué que les travaux de réhabilitation et d’extension seront bientôt entamés. « L’aéroport aura une piste de 2.000 m sur une largeur de 30 m qui sera éclairée le soir.

C’est une question de mois pour le démarrage des travaux », a rassuré le chef de l’État, ajoutant que la construction de la gare routière et le stade seront érigées en rang de priorité.

Ganguel Soule : Lancement des travaux du centre de recherche Cheikh Moussa Camara
Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux de construction du centre de recherche et de documentation Cheikh Moussa Camara, cet érudit et contemporain d’El Hadj Omar Tall, originaire de Ganguel Soulé.

A cet effet, pas moins de 300 millions de FCfa ont été dégagés par l’État dans le programme de réhabilitation des cités religieuses pour financer la première phase de ce projet. Ce centre, a expliqué Mme Diouga Diouf, directeur du bureau d’architecture de la présidence de la République, sera composé de plusieurs bâtiments essentiels, l’administration, salles d’exposition, laboratoire, salles de restaurations, ateliers des apprenants. Ce centre va permettre la préservation des écrits de Cheikh Moussa Camara ainsi qu’à diversifier ses œuvres. Tout en remerciant le chef de l’État pour ce geste, le porte-parole du khalife Mouhamadou Bassirou Camara, a indiqué que le centre permettra aux générations actuelles comme futures d’acquérir des savoirs et un savoir-faire qui modifieront considérablement leur comportement pour un Sénégal de paix.

 

 

En marge de sa tournée économique dans la région de Matam, le président de la République a présenté, hier, ses condoléances, celles du gouvernement et du peuple sénégalais suite au décès du Consul général du Sénégal Baïdy Kane, à Pointe-Noire, natif de Ndendory. Le chef de l’État, Macky Sall, était accompagné d’une forte délégation, constituée, entre autres, des ministres Mansour Elimane Kane, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Talla ainsi que d’autres personnalités de la République.

A l’occasion, le maire de la commune, Bassirou Dory Ly, a présenté l’illustre disparu comme un exemple de générosité qui a été toujours au service de son prochain. Il a rendu hommage au président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour le rapatriement du corps et pour un bon déroulement des funérailles. Le décès ne l’ayant pas trouvé au Sénégal, il a envoyé une forte délégation pour le représenter à toutes les étapes de la procédure », s’est-il réjoui, avant de confier au chef de l’État la famille éplorée.

Le président de la République, très ému, est revenu sur son long compagnonnage avec son défunt ami et frère Baïdy Kane qui l’a longtemps soutenu avec désintéressement, alors qu’il venait de créer l’Alliance pour la République (Apr). « C’est un homme de valeur, digne et d’une générosité exceptionnelle », a-t-il témoigné. Le chef de l’État Macky Sall et le défunt Consul général se sont connus à Pointe-Noire (Congo) en 2009. En ce moment, le président Sall installait les antennes de son parti dans la diaspora. « Il a été d’un grand apport pour l’Apr depuis l’opposition jusqu’à son arrivée au pouvoir en mettant toute son énergie et ses biens au service de notre pays», a-t-il insisté. « C’est une perte immense pour nous et pour tout le peuple sénégalais car Baïdy Kane était un digne ambassadeur du Sénégalais au Congo », a reconnu le chef de l’État, appelant la famille et les amis du défunt à poursuivre son œuvre à ses côtés. Au nom de la famille, Amadou Kane, Ousmane Kane et Thierno Sall ont magnifié les efforts consentis par le chef de l’État pour la prise en charge du rapatriement du corps et les accompagnants. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG, 
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

Le chef de l’État, Macky Sall, estime que le Sénégal est un pays encore mal en point où les urgences sont multiples et nombreuses. Pour lui, c’est compte tenu de ces urgences qu’il ne cessera jamais de sillonner le pays pour s’enquérir des problèmes des populations afin de leur apporter des solutions. « Je vais entrer dans les campagnes, m’enquérir des problèmes des populations, inaugurer des ouvrages et lancer des travaux. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de mon mandat. Parce que nous avons mis en place une politique de développement réfléchi qui vient et qui émane de nous-mêmes sur la base de diagnostic sérieux », a expliqué le chef de l’État, ajoutant que « tout est à construire et tout est à reconstruire » dans ce pays. C’est la raison pour laquelle, Macky Sall s’est dit « étonné » d’entendre des gens dire qu’il est en campagne avec cette tournée économique. « Je suis toujours étonné d’entendre que le président voyage beaucoup à l’extérieur et quand j’entre à l’intérieur du pays, on dit que le président a commencé sa campagne. Que dois-je faire dans une situation pareille ? Je dois rester debout, couché, agenouillé ? Veulent-ils que je reste au Palais pour dormir ? Je ne suis pas ce genre de président », a répondu le président de la République.

PONTS DE GANGUE SOULE ET DE WENDOU BOSSEABE : Ue nouvelle génération d’ouvrages
Macky dans le NordLa nouvelle option prise par l’État pour désenclaver les zones éloignées, c’est la construction d’ouvrages de franchissement. L’annonce a été faite par le chef de l’État, hier, au cours de la visite des travaux du pont de Gangué Soulé et de Wendou Bosséabé. « Le Sénégal va connaître une nouvelle génération d’ouvrages de franchissement. C’est une autre réalité et il est heureux que nos services soient non seulement assez compétents pour la conception de ces projets, mais ont toutes les capacités pour en assurer le suivi et l’exécution », a indiqué Macky Sall. Il a ajouté que ces deux ponts réalisés entrent dans le programme « zéro bac » qui a pour objectif de renforcer le désenclavement des régions éloignées, en particulier celles qui sont sur le lit du fleuve Sénégal.

D’un linéaire de 160 m, le pont de Gangué Soulé est réalisé à 45 %, selon les responsables du projet. Les deux ouvrages vont coûter 5 milliards de FCfa. Conçus selon les normes de la Cedeao, ces deux ponts ont une durée de vie de 200 ans. L’objectif global à travers la construction de ces ponts est le désenclavement et l’interconnexion des réseaux routiers nationaux et régionaux. « Les aménagements devront permettre d’assurer, de manière pérenne et sécuritaire, le franchissement de cet affluent du fleuve Sénégal et de faciliter la commercialisation des produits agricoles et pastorales dans la zone », a expliqué le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye.

Parallèlement à la visite des travaux du pont de Gangué Soulé, le chef de l’État a procédé à l’inauguration de la dorsale électrique du «Dandé Maayo», longue de 50 km et polarisant 18 localités. Financée dans le Budget consolidé d’investissement (Bci), cette dorsale a coûté 2,637 milliards de FCfa. « C’est toute la zone qui va être désenclavée et électrifiée. Ct’est dire que nous apportons le développement dans ces contrées lointaines », a dit le chef de l’État.

...« Le Pse a fait ses preuves »
Quiconque veut aider le Sénégal, doit s’inspirer du Programme Sénégal émergent. Ce rappel a été fait par Macky Sall qui estime que le Pse reste « le seul programme économique, social qui tienne dans ce pays ». Pour lui, en seulement deux années d’application, le Pse a fait ses preuves et a permis de montrer ce dont le Sénégal était capable. « On a habitué les Africains à leur donner des programmes conçus ailleurs et on leur imposait à suivre ce chemin. Nous avons fait la rupture avec le Pse », a souligné le président sénégalais. Pour lui, conformément à la stratégie définie dans le Pse, notamment dans son axe 1, concernant la transformation de l’économie, le Sénégal va poursuivre ses efforts d’autosuffisance alimentaire, en particulier en riz.

« Changer la structure de notre économie, c’est mettre les infrastructures de développement qui permettent véritablement la production, qu’elles soient de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’aquaculture », a dit le président de la République.

« Le Sénégal vit un nouveau paradigme »
C’est parce que les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont foi à la politique du gouvernement et que celui-ci fait une gestion rigoureuse de ses deniers publics qu’il peut lancer des projets comme le tronçon Ndioum-Bakel.

C’est la conviction du chef de l’État, Macky Sall, qui voit en cette marque de confiance une voie tracée pour le Sénégal afin d’atteindre son émergence. « Si le Sénégal est capable de lancer tous ces projets, c’est parce qu’il y a une gestion rigoureuse des deniers publics de l’État. Si cela n’était pas le cas, nous ne serions pas capables de donner la contrepartie de ces projets. Ce serait impossible. Nous serions restés dans l’infiniment petit qui ne permet pas d’avoir des ambitions d’émergence. Ce pays est en train de changer, nous vivons un nouveau paradigme et cela appelle des ruptures », a expliqué Macky Sall.

L’humilité du président magnifiée à Aéré Lao
L’ arrêt à Aéré Lao a été l’un des faits les plus marquants de cette tournée du chef de l’État. Il a présenté ses condoléances à la famille du jeune militant Amadou Sy.
Ce dernier, âgé de 34 ans, est décédé brutalement, la veille de l’arrivée du chef de l’État. C’est pourquoi, la mobilisation qui était prévue par le maire, Mountaga Sy, n’a pu se faire. Une fois informé de cette disparition, le président Macky Sall qui faisait cap sur Matam, s’est rendu au domicile du jeune homme. Il en a profité pour formuler des prières.

TRAVAUX DANS L’ÎLE A MORPHIL ET REHABILITATION DE LA RN2 : 720 km de routes vont s’ajouter au réseau national
RoutesLe chef de l’État a posé, hier, le dernier acte de sa tournée économique dans la région Nord du pays, avec le lancement des travaux de réhabilitation de la route Rn2. Une occasion qu’il a saisie pour dire que désormais, c’est un linéaire de 720 km de routes qui va s’ajouter au réseau routier national, avec les travaux démarrés dans l’Ile à Morphil et sur l’axe Ndioum-Bakel.

Avec la construction des infrastructures routières lancées, cette semaine, par le chef de l’État au Nord du pays, dans sa tournée économique, le réseau routier national va s’enrichir d’un linéaire de 720 km. C’est l’annonce faite, hier dans la soirée, par le chef de l’État Macky Sall à Ourossogui, à l’occasion du lancement des travaux de réhabilitation de la Rn2 concernant le tronçon Ndioum-Ourossogui-Kanel et Bakel. « A terme, avec le projet de désenclavement de l’Ile à Morphil, c’est un linéaire d’environ 720 km de routes bitumées qui s’ajoutera au réseau routier national, sans compter d’autres projets en cours de finition ou déjà achevés », a expliqué le président de la République non sans rappeler les axes routiers Fatick-Kaolack, Dinguiray-Nioro-Keur Ayib, Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, sans compter les routes Joal-Keur Samba Dia-Djiffer et celle de Touba-Dara-Linguère qui vient se connecter à Linguère-Matam.

Pour le chef de l’État, les infrastructures routières sont certes « chères », mais elles constituent la voie de l’émergence. « C’est grâce aux infrastructures que nous pouvons valoriser le potentiel de nos terroirs, désenclaver nos zones isolées, faciliter l’accès de nos populations aux services sociaux de base et renforcer l’attractivité que la compétitivité de l’économie nationale en connectant notre pays au corridor des marchés extérieurs », a indiqué le chef de l’État.

Revenant sur les travaux de réhabilitation de la route Ndioum-Bakel, Macky Sall a indiqué qu’elle s’étend sur un linéaire de 336 km pour un coût global de 95 milliards de FCfa. Cette route est financée par l’État du Sénégal avec le soutien des « partenaires de référence » à savoir la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds Opep et le Fonds Abu Dabi.

La Bid salue la pertinence du projet
Le Directeur général de la Banque islamique de développement (Bid), représentant des bailleurs arabes, Moussa Sylla, a magnifié la pertinence du projet de réhabilitation de la RN2 qui est, selon lui, « un projet structurant qui a un impact significatif et durable sur le bien-être des populations et sur le projet d’intégration régional ». « Ce projet contribuera à améliorer le cadre de vie des populations et à désenclaver les régions nord et du pays », a-t-il dit.

Le Dg de la Bid s’est réjoui de l’excellence de la coopération entre le Sénégal et le groupe de la Banque, « une coopération vieille de 40 ans, qui n’a cessé de s’intensifier ». « Au contraire, elle s’enrichit et solidifie d’année en année, en prenant une nouvelle dimension depuis 2012. Elle s’est renforcée avec le Pse », a-t-il relevé.

Le Sénégal, de l’avis de M. Sylla, s’affiche comme le premier partenaire de la Bid en Afrique subsaharienne avec un cumul d’approbation de financement de plus de 1.750 milliards de FCfa. Près de la moitié de ce montant, a-t-il souligné, a été approuvée depuis 2012, soit 820 milliards de FCfa. Il a ainsi salué la vision du président de la République à travers le Pse. « La Bid souscrit parfaitement à cette vision et l’ambition qu’il nourrit pour une croissance économique soutenue durable et inclusive qui offre aux populations sénégalaises la possibilité de mener une vie digne et décente », a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison, a noté M. Sylla, la Bid s’est engagée à soutenir ce Plan pour un montant de 605 milliards de FCfa. A l’endroit du chef de l’État, il a soutenu que l’avenir de la coopération de son groupe est « promoteur tout comme nous croyons à votre leadership pour un Sénégal émergent pour la construction d’un avenir meilleur pour les Sénégalais ». Il a enfin assuré que son groupe s’emploiera à faire les diligences pour l’exécution rapide du financement.

60 km de pistes, 3.800 emplois créés
Macky travailleurs chantiers nordSur le plan social, ce projet va permettre la construction de 60 km de pistes rurales pour relier les zones excentrées de la Rn2. Il est aussi prévu, avec la construction de cette route, la réalisation d’ouvrages socioéconomiques de base, notamment des écoles, marchés, postes de santé et 10 plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes. Sans compter les 3.800 emplois directs comme indirects que la construction de cet ouvrage va générer au profit des jeunes des localités concernées par le trajet.

Guidé par le souci d’interconnecter l’ensemble des axes routiers du pays, le chef de l’État a rappelé que ce projet vient en complément des travaux déjà achevés entre Saint-Louis et Richard Toll sur 110 km et Richard Toll-Ndioum distant de 120 km. Dans la même veine, Macky Sall a annoncé le démarrage, cette année, des travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Kidira-Bakel.

Le chef de l’État s’est aussi réjoui de la division des travaux par l’Ageroute en différents tronçons à savoir Ndioum-Thilogne, Thilogne-Ourossogui, Ourossogui-Hamady Ounaré et Hamady Ounaré-Bakel. Macky Sall a qualifié d’ingénieux cette subdivision du travail qui va permettre la fin des travaux dans 18 mois.

Représentant de la Bad : « La Bad reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport»
Le représentant de la Banque africaine de développement (Bad) a indiqué que ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds de l’Opep, le Fonds d’Abu Dabi et le gouvernement du Sénégal. Le montant de ce financement représente, selon lui, un symbole fort car il s’agit de l’une des contributions les plus élevées apportée à un projet au Sénégal depuis le début de leur intervention dans notre pays.

Cette cérémonie constitue donc la démonstration de notre engagement inébranlable à apporter les efforts de développement du Sénégal notamment la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans lequel s’inscrit ce projet. La Bad, dit-il, reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport grâce à ces différentes interventions antérieures et actuelles. Outre le secteur du transport à l’échelle nationale, il a rappelé que sa structure a joué un rôle clé dans les projets de financements des corridors en Afrique de l’ouest notamment le projet Dakar-Bamako et Dakar-Conakry, etc.

Selon lui, ce projet va contribuer au développement harmonieux du Sénégal. A travers la réhabilitation de la route nationale n°2, il permettra l’interconnexion par le corridor Dakar-Bamako et la route Dakar-Nouakchott-Tanger-Madrid. Elle permettra des échanges économiques entre le Sénégal et ses voisins. Les résultats attendus par la réalisation de cette route restent l’amélioration des conditions de vie des populations, l’amélioration de services sur ce tronçon et le gain de temps qui, pour les femmes, ne sera plus consacré aux corvées domestiques. Il y a aussi l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ingénieurs sur le marché du travail. Il a ainsi réitéré la volonté de son groupe « de continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement du Sénégal » à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement d’infrastructures.

AEROPORT, GARE ROUTIERE ET STADE : Le chef de l’État rassure les populations de Ourossogui
Macky Sall au NordEn tant que capitale économique de la région de Matam et axe stratégique de la zone, la commune de Ourossogui ne sera jamais en reste dans les politiques de l’État. C’est l’assurance donnée, hier, par le chef de l’État au maire de la ville, Me Moussa Bocar Thiam, qui a mis sur la table plusieurs doléances des populations. Pour ce qui concerne l’aérodrome de Ourossogui, Macky Sall a indiqué que les travaux de réhabilitation et d’extension seront bientôt entamés. « L’aéroport aura une piste de 2.000 m sur une largeur de 30 m qui sera éclairée le soir.

C’est une question de mois pour le démarrage des travaux », a rassuré le chef de l’État, ajoutant que la construction de la gare routière et le stade seront érigées en rang de priorité.

GANGUEL SOULE : Lancement des travaux du centre de recherche Cheikh Moussa Camara
Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux de construction du centre de recherche et de documentation Cheikh Moussa Camara, cet érudit et contemporain d’El Hadj Omar Tall, originaire de Ganguel Soulé.

A cet effet, pas moins de 300 millions de FCfa ont été dégagés par l’État dans le programme de réhabilitation des cités religieuses pour financer la première phase de ce projet. Ce centre, a expliqué Mme Diouga Diouf, directeur du bureau d’architecture de la présidence de la République, sera composé de plusieurs bâtiments essentiels, l’administration, salles d’exposition, laboratoire, salles de restaurations, ateliers des apprenants. Ce centre va permettre la préservation des écrits de Cheikh Moussa Camara ainsi qu’à diversifier ses œuvres. Tout en remerciant le chef de l’État pour ce geste, le porte-parole du khalife Mouhamadou Bassirou Camara, a indiqué que le centre permettra aux générations actuelles comme futures d’acquérir des savoirs et un savoir-faire qui modifieront considérablement leur comportement pour un Sénégal de paix.

DISPARITION DU CONSUL GENERAL DU SENEGAL, BAÏDY KANE : C’est une perte immense pour le Sénégal, selon le chef de l’Etat
PR condoléancesEn marge de sa tournée économique dans la région de Matam, le président de la République a présenté, hier, ses condoléances, celles du gouvernement et du peuple sénégalais suite au décès du Consul général du Sénégal Baïdy Kane, à Pointe-Noire, natif de Ndendory. Le chef de l’État, Macky Sall, était accompagné d’une forte délégation, constituée, entre autres, des ministres Mansour Elimane Kane, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Talla ainsi que d’autres personnalités de la République.

A l’occasion, le maire de la commune, Bassirou Dory Ly, a présenté l’illustre disparu comme un exemple de générosité qui a été toujours au service de son prochain. Il a rendu hommage au président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour le rapatriement du corps et pour un bon déroulement des funérailles. Le décès ne l’ayant pas trouvé au Sénégal, il a envoyé une forte délégation pour le représenter à toutes les étapes de la procédure », s’est-il réjoui, avant de confier au chef de l’État la famille éplorée.

Le président de la République, très ému, est revenu sur son long compagnonnage avec son défunt ami et frère Baïdy Kane qui l’a longtemps soutenu avec désintéressement, alors qu’il venait de créer l’Alliance pour la République (Apr). « C’est un homme de valeur, digne et d’une générosité exceptionnelle », a-t-il témoigné. Le chef de l’État Macky Sall et le défunt Consul général se sont connus à Pointe-Noire (Congo) en 2009. En ce moment, le président Sall installait les antennes de son parti dans la diaspora. « Il a été d’un grand apport pour l’Apr depuis l’opposition jusqu’à son arrivée au pouvoir en mettant toute son énergie et ses biens au service de notre pays», a-t-il insisté. « C’est une perte immense pour nous et pour tout le peuple sénégalais car Baïdy Kane était un digne ambassadeur du Sénégalais au Congo », a reconnu le chef de l’État, appelant la famille et les amis du défunt à poursuivre son œuvre à ses côtés. Au nom de la famille, Amadou Kane, Ousmane Kane et Thierno Sall ont magnifié les efforts consentis par le chef de l’État pour la prise en charge du rapatriement du corps et les accompagnants. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG,
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

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