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Politique (2778)

La réunion de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a servi de tribune à la Délégation politique exécutive (Dpe) de passer à la loupe l’actualité politique nationale. Une occasion, pour Djibo Leyti Kâ, de faire part à la direction de son parti, la parfaite convergence de vues entre lui et le chef de l’État sur toutes les questions d’intérêt national et de réaffirmer son ancrage total et inconditionnel dans la coalition présidentielle « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Djibo Leïty Kâ, Secrétaire général du parti, a rendu compte à la Dpe de l’audience que lui a accordée, le 1er avril dernier, le président Macky Sall, et qui portait sur « des problèmes importants pour le pays et pour la majorité ». M. Kâ leur a ainsi fait part de « la disponibilité physique et intellectuelle du président Macky Sall et sa détermination à affronter nos problèmes politiques pour renforcer, chaque jour, notre alliance et faire face aux nombreux problèmes sociaux et économiques du pays ». Par ailleurs, la Dpe, compte tenu de l’objectif initial fixé par le gouvernement pour l’enrôlement sur les listes électorales avec plus de 5,5 millions d’inscrits au 3 avril 2017, a félicité les services du ministère de l’Intérieur « pour ce résultat ». Il a appelé ses responsables et militants « à se mobiliser pour s’assurer que tous ceux qui doivent s’inscrire, le fassent effectivement ». La Dpe s’est félicitée de l’action des responsables pour « leurs actions exemplaires et efficaces dans le redéploiement du parti et de sa massification » ; avec une mention spéciale aux femmes de Dakar, « chevilles ouvrières du mouvement « gnibissi » qui ont promis de tenir, sous peu, à Dakar, un grand rassemblement.

Mamadou L. DIEYE

Pour accéder aux instances de décision politique, les femmes doivent être formées afin de mieux comprendre les enjeux du moment. La Fondation Friedrich Naumann Stiftung a organisé une session de formation sur le programme de leadership transformationnel pour un développement des compétences en vue d’un positionnement effectif des femmes libérales dans les instances des partis.

D’après Mme Marième Badiane, présidente nationale des femmes de l’Alliance pour la République (Apr), cette formation en leadership qui regroupe les femmes de différents partis libéraux du Sénégal tels que l’Apr, le Rewmi, le Pds, le Ldr/Yessal et deux partis libéraux maliens Pcr et Urd a pour objectif d’outiller les femmes pour bien débattre des questions politiques afin d’occuper une place importante dans les centres de décision. D’après la ministre d’État, beaucoup de femmes libérales ont des problèmes pour affirmer leur leadership, qu’elles soient intellectuelles ou pas, même si elles ont des idées et des opinions pertinentes qui peuvent les placer à de hauts niveaux pour servir le pays. « Si je prends l’exemple des élections, les femmes sont au-devant de la scène lors des campagnes et autres ; mais, lorsqu’on parle des nominations à des postes de responsabilités, elles ont la petite part », a déploré Marième Badiane. Pour sa part, Inge Herbert, la directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, a soutenu que la formation a pour but de doter ces femmes des capacités de leadership. Elle pourra les aider à partager les valeurs du libéralisme, capable de venir à bout de leurs difficultés. « Le monde a des problèmes et le libéralisme a des solutions. La femme est désavantagée dans plusieurs domaines. Elles ne sont pas suffisamment écoutées », a-t-elle avancé.

De son côté, Mme Djilla Habibatou Nagnouma Traoré de l’Urd du Mali s’est félicitée de cette session qui a vu 25 participantes. En plus d’être un cadre de renforcement de capacités, cette formation va aborder les violences politiques de quelques natures que ce soit, le rôle des femmes dans le processus de paix au Mali, etc.

S. M. S. CISSE

Le président de la République s’est rendu à la grande mosquée de Grand Thiès pour présenter ses condoléances au ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, suite au décès de son père.

Thierno Amadou Tidiane Sall, Imam Ratib de cette mosquée, a été raccompagné à sa dernière demeure par une foule immense de fidèles aux environs de 22 heures. Devant les notables de la mosquée, les fidèles, la famille de Thierno Alassane Sall, le chef de l’État a prié pour que Dieu accueille le défunt au paradis et verse sa grâce sur toute la famille Sall éplorée. « Je salue mon jeune frère Thierno Alassane et lui témoigne toute ma solidarité en ces circonstances difficiles ainsi qu’à toute sa famille. Que Dieu exhausse toutes les prières prononcées en la mémoire de notre illustre père », a-t-il déclaré.

Mbaye BA

Le Tana Forum, va discuter pour sa 6ème édition sur la « La gouvernance des ressources naturelles en Afrique». Prévu du 22 au 23 avril dans la ville éthiopienne de Bahir Dar, ce cadre d’échanges qui regroupe anciens et actuels chefs d’État et de gouvernement, de décideurs économiques, d’universitaires, se veut un laboratoire d’idées sur les grandes problématiques liés à la paix et à la sécurité du continent africain.

Après une 5ème édition sur le thème : « L’Afrique dans l’Agenda Sécuritaire Mondial », le Tana Forum tiendra sa 6ème édition du 22 au 23 avril 2017, en Ethiopie.
Les débats porteront sur « La gouvernance des ressources naturelles en Afrique ». Une problématique actuelle au vu de la mauvaise répartition des ressources financières issues des ressources naturelles dans les pays africains.

D’où le syndrome de la malédiction collée surtout au pétrole dont beaucoup de pays africains disposent en quantité. Grand rassemblement de décideurs et d’experts africains, le Tana Forum se veut un creuset de réflexion sur les grandes problématiques africaines. Tenu chaque année dans la ville éthiopienne de Bahir Dar, Tana Forum rassemble d’actuels et d’anciens chefs d’État et de gouvernement, de décideurs politiques, de la société civile et des universitaires à travers le continent dans une rencontre informelle pour rechercher des solutions aux problèmes de sécurité et de paix sur le continent.

Cette 6ème édition du Tana Forum, sera le premier après la décision prise par le gouvernement éthiopien d’accorder officiellement le statut de fondation au forum. Un des visages du Tana Forum, l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a lancé un appel aux pays africains et aux communautés qui parlent en leur nom à plus de responsabilités dans la gouvernance des ressources naturelles. L’ex-chef d’État du Nigéria, qui est aussi président du Forum de haut niveau sur la sécurité en Afrique, estime que les dirigeants africains ont le devoir de « résister aux parties avec lesquelles ils négocient » les modalités d’exploitation et de gestion de ces ressources afin d’éviter leur captation par des intérêts locaux et ou extérieurs au continent, ne prenant pas assez en compte ceux des populations africaines. Un des plus grands rassemblements informels de dirigeants et de décideurs africains, Tana Forum se veut aussi un espace d’échanges suggérant aux États africains des orientations optimales à même de favoriser leur émancipation dans le domaine de la sécurité en général, et dans l’administration de leurs ressources naturelles.

Cette 6ème édition verra la participation de la présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, qui va délivrer un discours sur le thème retenu et de l’écologiste kenyane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’environnement.

Oumar NDIAYE

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a ouvert, hier, et ce, pour trois jours, ses journées portes ouvertes placées, cette année, sous le thème « gestion durable des ressources naturelles ». Elles ont été présidées par Mme Aminata Tall qui a indiqué que l’exploitation du pétrole et du gaz peut être une réelle opportunité pour la mobilisation de moyens subséquents en vue d’accélérer les dynamiques de transformations structurelles de notre économie, conformément aux orientations du Plan Sénégal émergent.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire, Charles Koffi Diby, du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, du ministre Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, du président de la Commission nationale du dialogue des territoires, Djibo Leyti Kâ, ainsi que d’autres représentants du gouvernement et d’institutions diverses. A cette occasion et en rapport avec le thème, les échanges vont porter, durant trois jours, sur la gouvernance pour les ressources gazière et pétrolière, la gestion des ressources pétrolières et gazières et la valorisation du capital humain, sur les impacts environnementaux, le cadre juridique et institutionnel, etc. « Ces journées portes ouvertes, la 2ème édition du genre, constituent un rendez-vous important dans l’agenda de notre institution. Cadre idéal de communication avec les citoyens de toutes conditions, elles magnifient les missions du Cese à travers sa contribution à la réalisation d’un développement économique, social et durable de notre pays », a soutenu la présidente du Cese.

Pour Mme Aminata Tall, cette année encore, comme la première fois, l’évènement sera marqué par une importante exposition pour davantage faire connaître le travail de l’institution. « Nous vous invitons, à travers une série de panels, à réfléchir sur les enjeux, les impacts et les défis de l’exploitation du pétrole et du gaz découverts récemment dans notre pays », a-t-elle renchéri. Mme Tall a rappelé que le Cese avait reçu l’instruction du président de la République, de mener une réflexion anticipative sur les modalités d’une gestion durable de nos ressources naturelles, en particulier le pétrole et le gaz. Elle a indiqué que c’est la raison pour laquelle, le Cese a voulu mettre à profit ces trois jours de partage et d’échanges avec les populations et acteurs institutionnels, économiques et sociaux, pour consolider la réflexion en cours.

Encadrer l’exploitation des ressources
Pour le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire, il nous faut arriver à une gestion concertée pour permettre à nos ressources de se renouveler. « Vos contributions participeront au renforcement et à la consolidation de nos acquis. Le partage de nos expériences pourraient enrichir nos contributions en faveur de nos États », a confié Charles Koffi Diby. Quant au ministre Mansour Sy, il a souligné que c’est l’occasion de revenir sur les enjeux de la découverte des ressources naturelles. « Le dialogue devra être permanent et votre institution n’a eu de cesse de mener des réflexions pertinentes et bien adaptées. Le gouvernement ne doute point que vos conclusions seront à la hauteur de ses espérances », a-t-il témoigné.

Mme Aminata Tall a ajouté qu’il est établi que si de nombreux pays ont connu ce qu’il est convenu d’appeler la «malédiction» du pétrole, c’est parce qu’ils n’ont pas pu mettre en place des mécanismes d’une exploitation inclusive de gestion durable de leurs ressources. Toutefois, a-t-elle ajouté , « la découverte et l’exploitation bien encadrées du pétrole et du gaz dans d’autres pays ont été un grand catalyseur du développement économique et social ». Elle a indiqué que la raison majeure réside dans l’impact considérable des revenus du pétrole sur les budgets des pays producteurs et que le Sénégal entend s’inscrire inéluctablement dans cette dynamique. D’après la présidente du Cese, les chiffres annoncés par les compagnies permettent de mesurer tous les enjeux posés par ces découvertes. « Tant il est vrai que, dans un contexte de démocratie apaisée et de conformité aux normes admises en termes de protection des couches les plus vulnérables, l’exploitation du pétrole et du gaz peut être une réelle opportunité pour la mobilisation de moyens subséquents en vue d’accélérer les dynamiques de transformations structurelles de notre économie, conformément aux orientations du Pse », a-t-elle fait comprendre. Ces journées portes ouvertes seront aussi marquées par des expositions et visites de stands. Elles visent à rapprocher le Cese avec les populations et les institutions publiques et privées et à réfléchir, de façon spécifique, sur les mécanismes d’une gestion transparente et durable des ressources pétrolière et gazière.

Amadou DIOP

Le président de la République du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, est attendu aujourd’hui, à Dakarl. Une visite qui fait suite à celle effectuée par le chef de l’État en septembre 2015, à Lisbonne. Il sera l’hôte de l’Université de Dakar et sera reçu à 18 heures au Palais.

Au cours de son premier séjour au Portugal, le président Macky Sall avait déclaré que « par le fait de l’histoire, les liens entre le Sénégal et le Portugal sont très anciens ». D’après le chef de l’État sénégalais, il y a plus de 5 siècles, en 1444, Denis Dias, le célèbre navigateur portugais, débarquait sur nos côtes, marquant le début de la présence portugaise au Sénégal. De cette présence naissait le facteur humain. Il avait aussi rappelé que des Sénégalais bon teint portent des noms à consonance portugaise : Silva, Pereira, Da Costa, Monteiro, Carvalho ou Dias. Il avait aussi rappelé que dans « Élégies des Saudades », poème qu’il écrit en 1955 à Coimbra, notre premier président, Léopold Sédar Senghor, réclamait son métissage biologique et évoquait sa « goutte de sang portugais », perdue dans sa mer de négritude.

Hôte du Portugal, Macky Sall soulignait que nos deux pays entretiennent aussi une coopération riche de plusieurs accords, dont le premier remonte en janvier 1975. « Nous travaillons ensemble dans des domaines aussi variés que les infrastructures, le secteur maritime, la construction, le commerce des produits halieutiques et industriels, entre autres », indiquait le chef de l’État. Il avait ajouté que « nous voulons faire plus pour le renforcement de notre partenariat ».

Une convention afin d’éviter la double imposition et prévenir l’évasion fiscale a été d’ailleurs signée par les deux pays. Le président Sall qui s’était félicité des concertations régulières sur des questions d’intérêt commun entre les deux pays, y compris le soutien au dialogue pour la paix et la stabilité en République sœur de Guinée-Bissau.

El Hadji Abdoulaye THIAM

En visite privée, hier, à Tivaouane, le chef de l’État, le président Macky Sall a réaffirmé sa volonté à renouer le fil du dialogue avec toutes les forces vives de la nation.

Comme du reste d’ailleurs le lui a demandé le Khalife général des tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine à qui le président Macky Sall était venu rendre visite pour le féliciter de la nouvelle charge à la tête de la communauté tidianes Car, comme l’a indiqué le Khalife général des Tidianes, « aucun développement, de nos jours, ne peut être assuré sans une paix durable. En conséquence, il faut travailler dans ce sens et impliquer tout le monde dans le processus ». Le président Macky Sall a rassuré le Khalife de sa volonté d’œuvrer pour la paix et l’unité pour lesquelles, a-t-il indiqué, « je n’ai jamais fermé les portes, en témoigne l’appel au dialogue que j’avais lancé il y a de cela plus d’un an ». Le Khalife le félicite, dans ce sens, tout en lui demandant de réitérer cette initiative heureuse. Le président Macky Sall a rendu hommage au nouveau Khalife, Serigne Abdou Aziz Al Amine qui, de tout temps a incarné cette charge au nom de la famille d’El Hadji Malick Sy dont il était le porte-parole pendant plusieurs années.

Après ces civilités, les deux personnalités ont eu un entretien en tête-à-tête de plus d’une heure d’horloge au cours duquel rien n’a filtré. Arrivé à 18 heures 50, le président de la République est reparti de Tivaouane à 20 heures 25 sous les applaudissements d’une foule peu nombreuse, compte tenu du caractère privé de la visite.

El hadji Mouhamadou SAGNE

Une forte délégation de « Manko Wattu Sénégal » de Saint-Louis, conduite par le responsable régional de Rewmi, Dr Abdoulaye Ndoye, s’est entretenue avec les familles sinistrées de la Langue de Barbarie, victimes des derniers raz-de-marée qui ont engendré des conséquences désastreuses à Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie.
Par la voix du Dr Abdoulaye Ndoye, cette coalition de l’opposition a déploré, avec la dernière énergie, ce qu’elle considère comme « des souffrances infligées injustement aux populations de la Langue de Barbarie et autres communautés des pêcheurs par le régime actuel ».

Selon le Dr Ndoye, à Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, les familles sinistrées « vivent dans des conditions pénibles et désagréables ». « Nous avons constaté une situation d’une extrême tristesse au centre foyer de Gokhou-Mbathie où cinq familles sinistrées partagent une petite salle dans des conditions très difficiles », a-t-il déclaré. Ces responsables politiques de l’opposition se sont rendus ensuite sur le site de relogement des sinistrés, situé à quelques encablures du croisement de Bango Khar Yalla. Sur place, le Dr Ndoye a condamné, avec véhémence, le fait que certains logements sociaux soient accaparés par des occupants qui ne sont pas sinistrés, « ces maisons leur servent de lieu de repos au moment où de nombreuses familles sinistrées, victimes de l’avancée de la mer, souffrent dans la Langue de Barbarie, nous allons remettre un mémorandum aux autorités administratives ».

Mb. Kh. DIAGNE

Les populations du Fogny (arrondissement de Sindian et une partie de celui de Tenghory) ont apprécié, le week-end dernier, « le bilan très satisfaisant des réalisations » du président de la République, Macky Sall, ces 5 dernières années, dans la région de Ziguinchor. Rassemblées à l’initiative du responsable apériste de la commune de Sindian, Ansoumana Sané, elles ont encouragé le chef de l’État à aller de l’avant, dans sa volonté de doter la Casamance des moyens de son développement.

C’est ainsi que les hommes, femmes, jeunes (garçons et filles) des différentes localités concernées ont invité le président Macky Sall à faire encore plus pour le désenclavement de cette zone du Fogny, qui est située dans le département de Bignona. L’accent a été surtout mis sur le bitumage des axes routiers Baïla-Sindian-RN5 et Bignona-Sindian-frontière Gambie. Les objectifs visés sont de faciliter la mobilité des personnes et l’écoulement des productions. Par ailleurs, les populations ont demandé au chef de l’État de mettre les bouchées doubles pour que la mécanisation de la riziculture et l’allégement des travaux des femmes soient effectifs dans leurs villages. Elles n’ont pas occulté l’emploi des jeunes.

Ces préoccupations, à en croire le responsable local de l’Apr, Ansoumana Sané, ne seront bientôt que de mauvais souvenirs. M. Sané, par ailleurs coordonnateur départemental de la Cojer à Bignona, a, en effet, fait remarquer que les travaux de réalisation de la boucle du Fogny ont démarré et sont bien avancés. « Le désenclavement du Fogny est irréversible, grâce au président Sall qui n’a de souci que le bien-être des populations de Casamance et l’essor de leurs régions (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda)», a-t-il soutenu. Sur un autre registre, le départemental de la Cojer et membre du secrétariat exécutif de ladite structure a assuré les populations du Fogny que la Casamance occupe une place centrale dans la mécanisation de l’agriculture au Sénégal. « Néanmoins, nous allons demander au Chef de l’État de tout mettre en œuvre, en termes de moyens et de matériels, pour la mécanisation de la riziculture, l’allégement des travaux des femmes et la création d’emplois au profit des jeunes, dans le Fogny ».

Par ailleurs, Ansoumana Sané a annoncé l’électrification d’un certain nombre de localités du Fogny, notamment Ouniock, Médiék, Tenkorong, entre autres. « L’Agence nationale de l’électrification rurale va procéder, en 2017, révèle-t-il, à l’implantation des poteaux pour que les villages du Fogny, jusque dans le Djibidione, puissent bénéficier de l’électricité. Ces localités devront être entièrement électrifiées avant fin juillet prochain ».

El Hadji Moussa SADIO

Les élections législatives se préparent activement dans la commune de Fatick, fief du président de la République, Macky Sall. Actuellement, tous les responsables de l’Apr occupent le terrain politique pour expliquer aux populations les enjeux du vote. Samedi dernier, Fatick a connu une effervescence politique avec les meetings et les différentes rencontres avec les militants.

Dans la matinée, le principal point de convergence des militants et des sympathisants a été la place des « Berges du Sine » à l’occasion du meeting organisé par le jeune responsable de l’Apr, Mamadou Ngom Niang, pour célébrer le 5ème anniversaire de l’avènement du président de la République du Sénégal au pouvoir. Ce rassemblement a été présidé par le ministre-Dage à la présidence de la République, Abdoulaye Ndour, qui a salué l’engagement et la détermination de Mamadou Ngom Niang, un militant de première heure. De nombreux responsables notamment Matar Bâ, Dr. Aly Koto Ndiaye, Mme Ndèye Name Diouf, ont rehaussé, par leur présence, ce meeting et ont vivement remercié Mamadou Ngom Niang pour son engagement et son courage. Lors de ce rassemblement, les différents responsables politiques ont expliqué les enjeux des élections législatives. Ils ont invité toux ceux qui ne l’ont pas encore fait d’aller s’inscrire sur les listes électorales pour offrir une majorité au président de la République, Macky Sall, à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse gouverner tranquillement. De plus, ils ont beaucoup insisté sur l’unité des responsables de l’Apr et aussi sur la prise en charge des préoccupations des populations.

Dans la soirée, une grande effervescence a été vécue dans le quartier Ndiaye-Ndiaye notamment à Kamsaté où il y avait une grande mobilisation à l’occasion du meeting organisé par la responsable de l’Apr, Mme Aïda Diouf, 1ère adjointe de la commune de Fatick et Haut-conseillère des collectivités territoriales. Parrain de ce meeting, Dr Cheikh Kanté, directeur général du Port autonome de Dakar a présidé ce rassemblement jusque tard dans la nuit. Tous les responsables qui ont pris la parole ont invité les populations à aller s’inscrire sur les listes électorales. Ils ont passé en revue les nombreuses réalisations du président de la République. Ils ont lancé un appel à la mobilisation pour que le président Macky Sall ait la majorité à l’Assemblée nationale.

Le responsable de l’Apr, Sémou Diouf, président du conseil d’administration de l’Aprosi, a sonné également la mobilisation. Il a organisé une assemblée générale de coordination toute la journée du dimanche qui a regroupé beaucoup de jeunes qui sont des relais, des sympathisants et des étudiants dans l’enceinte de son domicile. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de communication et de communion avec les militants. Cela, a-t-il dit, fait suite aux instructions du président Macky Sall, leader de l’Apr, qui a demandé à tous les responsables de descendre à la base pour communier avec les populations et leur expliquer toutes les questions d’actualités comme les enjeux des élections législatives. Le responsable Sémou Diouf a invité les jeunes à investir le terrain pour une inscription massive sur les listes électorales. Selon lui, l’unité des responsables de l’Apr à Fatick n’est pas encore une réalité. Mais, a-t-il dit, dans ce contexte d’élections législatives, le seul objectif, c’est de travailler dans l’unité pour donner au président de la République une majorité.

Oumar Ngatty BA

Le Sénégalais Mamadou Ndiaye, un ancien cadre de la Banque centrale de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a été élu, lundi à Abidjan (Côte d’Ivoire), à la présidence du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’Uemoa, a constaté l’envoyé spécial de l’Aps.

L’ancien cadre de la Bceao, actuellement en détachement dans l’administration sénégalaise, Mamadou Ndiaye, occupe ainsi l’un des plus importants organes de l’Union économique et monétaire ouest africaine.

Le Sommet extraordinaire de l’organisation sous régionale convoquée par le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, président en exercice des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Uemoa a également choisi le nigérien Abdallah Bouraïma comme nouveau président de la Commission de l’organisation en remplacement du Sénégalais Aguibou Soumaré. L’Assemblée qui examinait la situation sécuritaire a, dans un communiqué final lu par Aguibou Soumaré, condamné les attentats terroristes survenus dans la sous région et exprimé sa solidarité aux États membres victimes de ces agissements. Elle a pris acte de l’expiration du mandat des membres de la Commission de l’Union et félicité le président sortant Aguibou Soumaré pour les «résultats obtenus en 5 ans» de présidence. Les chefs d’État des pays membres de l’Uemoa ont salué les dispositions prises pour rendre opérationnelle la Délégation à la paix et à la sécurité créée à Dakar en juin 2016.

Ils ont aussi salué le partenariat entre la Banque ouest africaine de développement (Boad) et le Fonds vert climat et les efforts de rationnalisation des organes de l’Union pour la réduction des charges et la meilleure maîtrise du fonctionnement de l’organisation. Présidant la cérémonie de clôture de la rencontre qui portait sur «la situation économique et financière de l’Union», le président en exercice Alassane Dramane Ouattara a magnifié les politiques mises en œuvre qui ont permis de «réduire les chocs externes» malgré un environnement international difficile.

Le chef de l’État ivoirien a, en outre, appelé les pays membres de l’Union à «travailler pour le progrès» et surmonter les difficultés au grand bénéfice des populations. Le Sénégal qui a hérité du poste de président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’Uemoa avait proposé son ancien ministre du Budget Abdoulaye Diop pour la présidence de la Commission de l’Union.

APS

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique rappelle aux citoyens que les opérations de refonte partielle des listes électorales combinées avec la révision exceptionnelle des dites listes prendront fin le dimanche 23 avril 2017 pour l’intérieur du pays, date de rigueur. A l’extérieur du pays, la fin des opérations est fixée au 16 avril 2017. En conséquence, tous les citoyens en âge de voter et ne s’étant pas encore inscrits sur les listes électorales sont invités à se rendre aux commissions administratives pour leurs inscriptions. Aucune prorogation n’est prévue après l’expiration des délais ci-dessus mentionnés.

La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), réunie, hier, à Abidjan, en session extraordinaire a entériné la nomination des nouveaux commissaires et d’autres fonctionnaires au sein des organes et institutions spécialisées de l’Union.

« C’est ainsi que le président Macky Sall, a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la présidence de la Commission de l’Uemoa au Niger, soit pour un mandat unique », informe un communiqué de la présidence de la République rendu public le même jour. Cette décision a été prise « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union », en application des dispositions de l’Acte additionnel n°07/ 2011/ Cceg/ Uemoa qui stipulait que le Sénégal devait assurer un mandat unique de 4 ans au terme duquel seul le Niger devait présenter un candidat pour le poste de président de la Commission de l’Uemoa.

La Conférence a décidé qu’à la fin du mandat du Niger, « en 2021, le Sénégal reprendra, de manière définitive, la présidence de la Commission de l’Uemoa », précise le texte. Par ailleurs, « dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, le poste de la présidence du Conseil régional de l’Épargne publique et des marchés financiers au Sénégal », informe le communiqué. En plus, « en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de vice-gouverneur de la Bceao pour un mandat unique », précise-t-il Ces décisions ont été entérinées après de « profonds échanges » et la Conférence a salué « l’esprit d’ouverture du président Macky Sall et son leadership dans la sous-région ».

S. KAMARA

L’ancien ministre de la Santé, sous le régime de Me Abdoulaye Wade et actuelle secrétaire exécutive du Comité national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, a officialisé, avant-hier, à Thiès, son engagement à soutenir la politique économique et sociale du président de la République, Macky Sall.

Dr Safiétou Thiam a fait la déclaration à travers le lancement de son mouvement « Présence citoyenne » qu’elle à mis sur place pour la circonstance. « Aujourd’hui, nous avons le plaisir de lancer ce mouvement : Présence citoyenne, qui est une initiative que j’ai partagée avec des amis pour appuyer la politique économique et sociale du président de la République, Macky Sall », a-t-elle souligné. Selon la secrétaire exécutive du Cnls, « nous savons tous que le deuxième pilier du Plan Sénégal émergent est basé sur le programme social. Un pays ne peut donc pas se développer si, à la base, il n’y a pas ce développement ». « En tant que médecin spécialiste en santé publique, ancien ministre, j’ai décidé de mettre mon expérience de manager et toute mon expertise dans la gestion de problèmes sociaux et de développement au service de la population », a-t-elle ajouté.

Dr Safiétou Thiam entame ses activités à partir de sa ville natale, Thiès qui, selon elle, constitue, « une ville de cœur pour moi pour y avoir effectué toutes mes études primaires jusqu’au baccalauréat. Egalement, c’est la ville où je compte mes parents et mes amis. C’est donc naturel que je vienne à Thiès pour initier un mouvement pour le développement de la cité ». « Présence citoyenne » qui cible les femmes, les jeunes filles, les jeunes garçons et aussi les couches les plus vulnérables, compte apporter sa pierre à l’édifice pour le développement de la cité de Thiès. Dr Safiétou Thiam a ensuite lancé un appel à l’ensemble des populations de Thiès pour leur dire que, « c’est le président qui a mis en place un programme politique, le Pse et Thiès ne doit pas être en reste dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Nous devons mobiliser les ressources de Thiès et des ressources humaines à savoir les fils de Thiès pour capter le maximum d’opportunités dans cette politique ». « Je dis que Thiès ne doit pas rater le train de l’émergence. Car, c’est une politique ambitieuse que le président a mis en place. Je pense que nous pouvons trouver les voies et moyens pour développer notre cité afin d’aider les jeunes et les femmes à s’épanouir à travers la mise en place d’un cadre propice au développement de la cité », a-t-elle lancé. Elle compte apporter son savoir et utiliser ses réseaux d’amis et relations de travail pour appuyer, à sa façon, la région de Thiès.

De nombreux participants ont assisté à cette cérémonie de lancement parmi eux des responsables locaux de l’Apr dont le ministre Thierno Alassane Sall.

Mouhamadou SAGNE

Le maire de la commune de Mbao, Abdoulaye Pouye a lancé, hier, son mouvement politique dénommé « Geem sa Boop ». Selon un communiqué, la cérémonie a été présidée par le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye en présence des ministres Oumar Guéye, Pape Gorgui Ndong, le maire de Pikine Abdoulaye Timbo, le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall et l’ensemble des députés et maires de la ville de Pikine ainsi que les responsables politiques du département. Le maire de Mbao qui militait depuis 2012 au sein de la formation politique « Bokk Guiss Guiss » de Pape Diop a décidé d’aller sous sa propre bannière politique. Cette décision s’explique par le constat d’absence de considération du président de « Bokk Guiss Guiss » à l’endroit de son seul maire dans la région de Dakar. Le mouvement lancé a décidé de soutenir le président de la République, Macky Sall en rejoignant la mouvance présidentielle.

Le gouvernement du Sénégal condamne fermement les attaques lâches et criminelles survenues hier, en Egypte, dans des lieux de culte à Tanta, puis à Alexandrie, ayant occasionné des dizaines de morts et de blessés. En cette douloureuse circonstance, le gouvernement du Sénégal présente ses condoléances et renouvelle sa totale solidarité au gouvernement et au peuple égyptien frère.

Un atelier de réflexion et de partage a réuni, samedi, les cadres républicains de Louga et leurs alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Au menu : le Plan Sénégal émergent (Pse).

Les cadres républicains de Louga se donnent une nouvelle mission : aller sur le terrain à la rencontre des populations pour expliquer les réalisations et les projets du président Macky Sall. Pour réussir cette mission, les cadres doivent maîtriser la matière à communiquer : le Plan Sénégal émergent (Pse). C’est le sens de l’atelier de réflexion organisé, samedi, à Louga. Il s’agit, pour la Convergence des cadres républicains (Ccr) de Louga, d’outiller ses membres en leur disant ce que le président Sall a fait et compte faire pour le Sénégal et les Sénégalais. « En 5 ans, le président de la République et son gouvernement ont fait énormément de choses pour le pays. Il nous appartient, nous cadres, de vulgariser cela auprès des populations », a expliqué le coordonnateur de la Ccr de Louga, Kane Mbaye. Il ajoute : « seuls des cadres suffisamment formés, maîtrisant les enjeux du Pse, peuvent porter la bonne parole vers les citoyens en mettant en avant les réalisations du président de la République ». Le même sentiment est partagé par Ciré Sy venu représenter Thierno Alassane Sall, patron national des cadres républicains. « Le président Sall a changé le visage du Sénégal. Mais notre point faible, c’est la communication », a relevé Ciré Sy qui a salué la tenue de cet atelier-débat animé par un « brillant intellectuel », Ibrahima Wade, directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos). Dans son exposé, M. Wade est largement revenu sur les acquis enregistrés par le Sénégal sous Macky Sall.

Aujourd’hui, s’est-il félicité, Diamniadio est devenue une réalité avec une perspective futuriste de ce que sera le Sénégal émergent. Ibrahima Wade a encouragé les cadres républicains, les invitant à changer la nature des débats en cours au Sénégal. Comment ? En parlant « des faits, rien que les faits ».

Abdoulaye DIALLO

Lors d’une conférence de presse tenue hier, Momar Samb, de Rta-S a informé que son parti ira aux législatives avec la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». A cette occasion, son parti a fait une évaluation sommaire des actes politiques posés par le pouvoir.

« Notre parti, après avoir consulté ses militants, et après avoir étudié, de manière comparative, ce qui s’est passé sous le régime de Wade, et durant cinq années seulement ce qui a été fait à l’endroit des populations, pour l’intérêt des populations, nous, nous optons de rester dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, pour aller aux législatives », a informé Momar Samb. « Nous nous étions fait un devoir impérieux de procéder à une telle évaluation, même sommaire, pour tirer les leçons de notre compagnonnage avec Bennoo Bokk Yaakaar, de notre engagement en tant que partie prenante de la majorité présidentielle », a encore dit M. Samb. Il a ajouté que « cet exercice, nous l’avons fait, pour apprécier le plus objectivement possible les actes politiques posés par le pouvoir que nous avons contribué à installer et que nous avons soutenons jusqu’ici pour un redressement du pays dans tous les domaines ». Interpellé sur les Accords de partenariats économiques (Ape), il a indiqué qu’ils sont nocifs. « Les inconvénients remportent de loin sur les avantages. C’est l’un des facteurs qui peuvent être une contrainte pour le développement de notre pays », a-t-il signifié avant d’inviter le gouvernement à revoir sa position et à plutôt privilégier l’intégration sous régional.

Amadou DIOP

Des élus de l’opposition de la commune de Keur Maba Diakhou dont l’ancien secrétaire général départemental de Nioro de l’Ujtl, mouvement des jeunes du Pds, ont décidé de rejoindre l’Alliance pour la République (Apr). Ils en ont fait l’annonce samedi lors d’un meeting présidé par Matar Ba, ministre des Sports, dans la localité de Vélingara Walo.

La mouvance présidentielle renforce ses bases dans le département de Nioro où six conseillers municipaux de l’opposition dont l’ancien tête de liste de la coalition Sopi de la commune de Keur Maba Diakhou, El Hadj Sada Diallo ont rejoint les rangs de l’Apr. Ce fut au cours d’un vaste rassemblement politique à Vélingara Walo présidé par le ministre Matar Ba.

Ce dernier, à la tête d’une importante délégation, comprenant, entre autres, le ministre-secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, le directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi) et de responsables locaux du parti au pouvoir a tenu personnellement à accueillir les nouveaux militants. Pour le maire de Fatick, le seul combat qui vaille est de travailler à élargir les bases de la majorité politique du président Macky Sall.

« La démarche du jeune El Hadj Sada Diallo et des autres conseillers de l’opposition qui comptent désormais soutenir l’action du président de la République est à saluer. Il nous faut multiplier ce genre d’initiative en ouvrant largement les portes de l’Apr à tous ceux qui sont convaincus de la politique pour un Sénégal émergent que mène le président Macky Sall depuis qu’il a été porté à la tête du pays par la confiance de nos compatriotes », a indiqué Matar Ba. Il a mis en exergue le travail de renforcement et d’élargissement des bases de la formation politique présidentielle par des responsables de la trempe de Momath Ba, Abdou Ndiaye et de Elimane Ba dans le département de Nioro.

Les nouveaux militants de l’Apr par la voix de leur porte-parole, El Hadj Sada Diallo, ancien patron des jeunesses travaillistes du Rip, ont justifié leur démarche par les résultats positifs notés en politique sociale, comme la Cmu, les Bourses de sécurité sociale et la carte d’égalité des chances. Des acquis sociaux indéniables qui vont assurer, sans coup férir, la réélection du président Macky Sall en 2019 et lui donner une majorité pour continuer ces réalisations le 30 juillet prochain, a soutenu M. Diallo. Principal facilitateur de ce ralliement, Abdou Ndiaye responsable de l’Apr a exhorté tous les militants et responsables de ce parti à se ranger derrière toute décision émanant du président Macky Sall et du président de l’Assemblée nationale pour les prochaines investitures pour les législatives dans le département de Nioro.

Elimane FALL

Le chef de l’État quitte Dakar aujourd’hui, à destination d’Abidjan, pour prendre part à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Selon le communiqué reçu, ce Sommet se penchera sur l’évolution du processus d’intégration et de la conjoncture économique au sein et hors de l’Union au cours de l’année 2016. Il examinera aussi les propositions sur la rationalisation des organes de l’Uemoa, ainsi que le fonctionnement de l’Union, notamment le renouvellement des mandats des membres de la Commission.

Le Sommet sera aussi l’occasion pour le chef de l’État de présenter les progrès effectués pour l’opérationnalisation de la Délégation générale à la Paix et à la Sécurité, créée dans le cadre du Chantier Paix et Sécurité de l’Uemoa, dont il assure la présidence. Le retour du chef de l’État à Dakar est prévu le même jour dans la soirée.

Venu rendre une visite de courtoisie au quotidien national « Le Soleil », vendredi dernier, l’Ambassadeur de France au Sénégal s’est entretenu avec la rédaction centrale sur la campagne et l’élection française, les questions de sécurité et de terrorisme ainsi que sur le partenariat entre son pays et le Sénégal et la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal. A l’occasion, Christophe Bigot qui a indiqué que la France est de très loin toujours le premier partenaire du Sénégal, a aussi souligné que les grands enjeux pour la production du pétrole et du gaz, est que la part sénégalaise soit significative, au-delà des questions de redevances.

Excellence, on s’achemine vers l’élection présidentielle française avec une campagne électorale très animée. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Vous suivez, comme moi, l’élection en France. Car, je remarque  que  les Sénégalais connaissent la France bien plus que nous connaissons le Sénégal. Effectivement, la campagne électorale est assez originale dans la mesure où les avis des experts successifs ont plutôt été contredits jusqu’à présent. Par ailleurs, et ce qui est plus intéressant, au-delà des rebondissements de cette campagne, il y a une offre politique plus diverse et plus variée que d’ordinaire. Il existe aussi une plus grande volatilité des électeurs qui peut s’expliquer à la fois par la plus grande variété de l’offre et par le contenu des logiques peut-être un tout petit peu moins marqué, un peu moins clivant que souvent. Je crois que les individus se déterminent, aujourd’hui, de manière de plus en plus individuelle. Autrefois, en France, à travers la région, le métier ou les parents, on pouvait déterminer le vote dans un mois, trois ans, dix ans voire vingt ans. Cette élection retrace donc assez bien ce phénomène d’individualisation des votes, de volatilité  des votes et des offres politiques assez riches. Toutefois, je ne suis pas en mesure de vous dire qui va gagner l’élection et je m’en garderai bien. 
 
Par rapport au partenariat avec le Sénégal, pensez-vous que le vote peut changer les choses ?
Je n’ai pas l’impression que les relations avec l’Afrique en général, le Sénégal, en particulier, étaient un élément de débat dans la campagne électorale. Des candidats connaissent l’Afrique mieux que d’autres. Certains même, en l’occurrence Benoit Hamon, a fait ses études aux Maristes. Il a donc une connaissance plus précise, plus approfondie du Sénégal. C’est son expérience personnelle, sinon en termes de programmes politiques, il est évident que s’il y a des candidats qui mettent l’accès sur l’immigration, le terrorisme, d’autres ciblent le volet développement. Je ne pense pas qu’il y ait des variations très fortes dans les relations, même si les sensibilités peuvent être différentes. En France, il y a une très grande forme de continuité de l’Etat. Les administrations jouent un rôle essentiel. La politique de la France, en Afrique, est le fruit des discussions menées avec tous les experts en France (le ministère de la Défense, le Quai d’Orsay, l’Afd…). C’est dire que je ne m’attends pas à des changements significatifs dans la relation entre la France et l’Afrique.

Comment interprétez-vous l’absence du Sénégal du G5 Sahel ?
Je rappelle que la France n’est pas membre du G5 Sahel. Le groupe comprend la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger. Il est clair que nous trouvons toutes les initiatives de coopération régionale essentielles parce qu’elles permettent de traiter des problèmes de terrorisme dans cette région. Cette coopération s’exerce aussi bien en termes de renseignements pour prévenir, en amont, arrêter et détecter. Autant dire que c’est important de coopérer, cela d’autant plus que les frontières ne doivent pas être des obstacles. Surtout qu’elles ne le sont pas, malheureusement, pour les jihadistes. Elles ne doivent donc pas l’être à l’action des Etats. Par ailleurs, la coopération favorise la mutualisation des moyens, des équipements et des formations. Si nous soutenons les initiatives de coopération, toutefois les formats sont définis par les Etats. En tout cas, nous soutenons la coopération régionale car nous estimons que c’est un instrument essentiel aussi bien sur le plan du renseignement que sur le terrain. Par exemple, c’est la Cedeao qui a fait comprendre à M. Jammeh qu’il était temps de quitter le pouvoir. Cela est un exemple remarquable de coopération régionale. La France essaie même de promouvoir des écoles nationales à vocation régionale comme c’est le cas à Thiès, avec l’école d’Infanterie qui a une vocation sous-régionale. Des soldats du Burkina, du Mali ou ceux d’autres endroits viennent s’y former pour apprendre le métier de l’Infanterie.

Pour le G5 Sahel, c’est aux 5 Etats membres et au Sénégal qu’il faut poser la question. C’est à eux de dire s’ils ont envie de changer ou non le format. En tout cas, au Mali, dans la Minusma, le contingent sénégalais est très important. Il devait y avoir une deuxième force de réaction rapide sénégalaise dans la région de Mopti. Le Sénégal joue un rôle très significatif dans la stabilisation du Mali. La France qui y est présente, à travers « Barkhane », est réellement très heureuse de travailler avec le contingent sénégalais sur le terrain. Au Mali, se joue l’avenir de la région. Car, il ne s’agit pas simplement de la lutte contre le terrorisme, mais également de la stabilité du pays et de l’ensemble de la région.
 
Pensez-que le Sénégal a les moyens de se défendre tout seul contre le terrorisme?
Il faut savoir qu’il n’y a pas de sanctuaire sur la planète. La lute contre le terrorisme doit donc être mondiale et reposer sur la coopération entre les Etats, entre les services de renseignements, les polices, les gendarmeries et les armées. Au Sénégal, nous avons régulièrement des exercices, parce qu’il faut, sans cesse, se former, imaginer tous les cas de figure. D’ailleurs, je constate que le Sénégal est l’un des pays les plus importants en termes de participation aux opérations de maintien de la paix. Il est le septième fournisseur de troupes du monde. Cela est extrêmement important. Bien avant la crise au Mali, le Sénégal avait donc une politique de participation au maintien de la paix. Il a compris qu’on ne peut pas se désintéresser sur ce qui se passe sur la planète. Même par pur égoïsme, il faut veiller, il faut être vigilant.
 
D’après certains, la France reste le premier partenaire du Sénégal, alors que pour d’autres, c’est la Chine. Qu’en est-il exactement ?
Cela dépend des critères que vous utilisez. Je pense que la France est de très loin toujours le premier partenaire du Sénégal, si l’on se fie aux investissements faits par les entreprises françaises au Sénégal. La France compte 10 000 étudiants sénégalais. Lorsqu’on parle de partenariat, on pense toujours à l’économie. Or, me semble-t-il, le premier élément d’un partenariat, c’est bien le lien entre les peuples, entre les personnes. Je suis fier qu’il y ait  10 000 étudiants sénégalais en France et je souhaite que ce nombre s’accroisse. Avec le consulat et avec Campus France, on a réfléchi aux moyens d’accroître le nombre d’étudiants sénégalais en France, en facilitant les procédures d’inscription dans les universités françaises et de délivrance de visas. Si vous regardez l’histoire, cela va de soi. L’avenir est aussi positif. Des entreprises qui, il y a quelques années, ont montré moins d’intérêt, sont actives aujourd’hui parce qu’elles voient des facteurs de croissance. Il s’y ajoute que les relations sont anciennes. 350 ans d’histoire, ce n’est pas rien. Le Sénégal est un pays ouvert au monde. Je ne sais pas pourquoi on fait une fixation sur la Chine. Vous pourrez me parler aussi du Maroc, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, des Usa, de l’Inde, du Nigéria qui sont également très actifs au Sénégal. Il faut s’en féliciter. Cela veut dire que beaucoup d’investisseurs, de partenaires s’intéressent à ce pays. C’est vrai qu’il y a eu une époque où seuls les Français investissaient au Sénégal. Si l’on est plusieurs, c’est mieux pour le Sénégal, c’est mieux pour tout le monde.
 
Dans le pétrole et le gaz, et il n’y pas d’entreprises françaises, en tout cas dans l’exploration, pourquoi ?
Vous avez effectivement une société américaine et britannique. Très franchement, si Total avait été dans l’aventure, j’aurais été également très heureux. Il appartient aux deux sociétés présentes de définir leur partenaire. Je suppose que Total comme d’autres, ont dû manifester leur intérêt. L’évaluation des champs, des conditions financières et techniques ont fait, qu’aujourd’hui, Total n’est pas partie prenante de ces deux aventures. Je sais que ses responsables ont d’autres projets. Vous avez pu noter, lors de la visite du président Macky Sall, qu’un accord a été signé entre Total et le Sénégal. Il veut maintenant s’intéresser au volet exploration. C’est aussi la stratégie des sociétés. Total agit comme une société tout à fait indépendante et elle a privilégié l’exploration sur la production.

En termes de formation aux métiers du pétrole, il n’y a pas de filières spécifiques dédiées au Sénégal. Que peut-on attendre de la France ?
J’ai visité l’Ecole polytechnique de Thiès et celle de Dakar. Je suis d’accord avec vous. Je considère d’ailleurs que le grand enjeu pour la production du pétrole et du gaz, c’est que la part sénégalaise soit significative. Cette part ne doit pas concerner simplement la question de la redevance, celle de savoir où seront les installations, ni de savoir quelle sera la part du pétrole et du gaz dédiée à la consommation interne, encore moins la part qui sera consacrée à l’épargne et au fonctionnement. Ces débats sont importants et méritent des réflexions très sérieuses qui,  j’en suis sûr, seront menées par les autorités sénégalaises pour créer des formations si l’on ne veut pas que du personnel uniquement expatrié sur le terrain. Il faut donc former ces personnels. Et dans la visite du président Macky Sall, il a pu se rendre à l’Institut français de pétrole (Ifp) et a conclu un accord. Ce qui est convenu, c’est qu’il y ait des échanges avec notamment le Cos-petrogaz pour définir ce que pourrait être la contribution de l’Institut français de pétrole en termes de formation.

Il y a eu, depuis décembre, beaucoup d’échanges. Il appartient à l’Ifp et à Cos-petrogaz de définir les termes de cette coopération. Pour ce qui est du Sénégal, c’est un enjeu essentiel. Il y a beaucoup d’autres points qui doivent être aussi regardés très précisément. L’un d’entre eux concerne le volet formation-participation des ressources humaines à cette aventure. Une partie de l’opinion publique africaine manifeste, de façon régulière et dénonce, aujourd’hui, le Franc Cfa. Qu’en dites-vous ?
Je pense que le Franc Cfa est un avantage très fort pour les économies d’Afrique de l’Ouest parce qu’il leur offre la stabilité. C’est important, en termes d’économie, de savoir la valeur de votre monnaie, pas simplement à 3 mois, 6 mois, mais sur la longue durée et cela offre aussi une capacité d’actions sur l’ensemble de la région. Ensuite, c’est un débat politique qui appartient aux membres de la zone-franc. C’est à eux de se prononcer, mais pas moi. En tout cas, sur le plan économique, je crois que c’est l’avis de la plus grande partie des économistes qui ont étudié le sujet. Ils ont mis en avant la stabilité, l’élément régional et ont considéré que c’était un facteur de croissance. D’ailleurs, aujourd’hui, en Afrique, parmi les régions qui connaissent une forte croissance, on trouve l’Afrique de l’Ouest.

Cependant, comme tout dispositif, le Franc Cfa peut être amélioré, et là encore, il appartient aux États de voir si telle ou telle amélioration peut-être apporter quelque chose au mécanisme. Je peux vous assurer que rien n’est thésaurisé nulle part. Il s’agit simplement d’un mécanisme de garantie***. Je trouve que le Franc Cfa est un outil assez unique dans la région. Évidemment, chaque État a un regard sur le Franc Cfa qui est différent. C’est la même chose dans la zone Euro. Les États n’ont pas les mêmes structures économiques ni la même histoire. Ce débat est vivant. Mais encore une fois, il faut regarder, me semble-t-il, quels sont les intérêts en termes économiques, quel est le bilan en termes d’avantages comparatifs. Il me semble que le bilan est très clairement positif.

Par Amadou DIOP (avec la rédaction)

Il est le candidat républicain aux élections législatives pour la 9ème circonscription des français établis hors de France qui auront lieu les 4 et 18 juin. Originaire de la Tunisie, Erwan Borhan Davoux est en campagne dans 16 pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Au menu de son programme, les difficultés d’accès à l’enseignement français, la cherté de la fiscalité pour les Français expatriés et possédant des résidences en France.

Après, la Tunisie, le Maroc, le Burkina et la Côte d’Ivoire, cap au Sénégal. Quel est l’intérêt de cette étape ?
Dans ma campagne, le Sénégal a une place de choix car étant particulier. Particulier en ce qu’il est le pays qui compte le plus de Français en Afrique de l’Ouest. Ayant fait la région de Saint-Louis et de Dakar, je suis en train de rencontrer la communauté française établie dans ce pays pour une réunion publique. Une occasion pour échanger sur ses préoccupations et souhaits en tant que français vivant à l’étranger. Au nombre de 20.000 personnes immatriculées, elles ont la possibilité de voter le mois de juin et avant le scrutin d’exprimer les préoccupations pour être mieux pris en compte par les pouvoirs publics à Paris.

Quels sont vos projets en faveur de cette communauté française vivant à l’étranger ?
Je me suis aperçu qu’il y avait des sujets qui reviennent souvent, notamment celui de l’éducation et de l’enseignement français à l’étranger. La France a la chance d’avoir un réseau d’établissement important. Un peu moins de cinq cents dans le monde qui sont homologués par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Ces derniers dispensent un enseignement de qualité. Seulement, il y a des problèmes qui se posent. C’est à la fois celui du coût de la scolarité qui est élevé et la difficulté d’accéder pour certains français vivant à l’étranger. Durant le quinquennat de François Hollande, les frais ont beaucoup augmenté. Les bourses étant insuffisantes, peu d’élèves en bénéficient. Ce qui est une lacune car ce dernier ne doit pas être un luxe pour ce qui souhaiteront scolariser leurs enfants dans un établissement français même pour ceux qui veulent s’imprégner de la langue et de la cultture françaises.
En ce qui me concerne, je plaide pour que les personnes qui ont fait leur lycée dans un établissement français et qui n’ont pas des visas, on leur donne la possibilité d’aller étudier en France pour y faire leurs études supérieures. C’est un gâchis de former des personnes dans l’enseignement français et mettre tellement de barrières administratives pour ces personnes qui envisageront d’aller faire leur parcours universitaire en France, aux États-Unis ou au Canada. Cela est une perte pour la France.

A part l’enseignement français à l’étranger, quel autre sujet au menu de votre campagne ?
Le second sujet est d’ordre fiscal car les Français qui vivent à l’étranger, notamment les expatriés possédant des biens en France sont lourdement taxés. Par exemple, ils sont tenus de rembourser le déficit de l’assurance maladie en France alors qu’ils ne bénéficient de prestations. Ainsi, je veux revenir sur cette décision qui leur est appliqué injustement depuis 2012. En plus, les résidences qu’ils ont en France sont pré taxées et considérées comme des résidences secondaires. Ce qui est anormale. Je veux désormais qu’elles soient considérées comme des principales, par conséquent moins taxés. Il y a d’autres sujets qui ont trait à la place que les Sénégalais ont dans les institutions en France en termes de visibilité. Depuis longtemps, on a considéré que les Français qui vivaient à l’étranger sont une petite communauté sympathique mais qui n’avait pas sa place dans les institutions gouvernementales. Les choses ont changé. On élit depuis 2012, onze députés pour représenter les Français de l’étranger. Une réforme qui a été voulue par Sarkozy. Ce qui n’est pas suffisant. On a maintenant 2,5 millions de français qui sont à l’étranger et 1,7 million immatriculés. La diversité de leurs profils doit donc être mieux prise en compte. Au Parlement, le vote des lois doit tenir en considération de la situation de ces derniers.

Pensez-vous que les Français de l’extérieur, notamment ceux de la 9ème circonscription, se retrouvent dans votre programme ?
J’ai construit mon programme en écoutant ce qu’eux-mêmes souhaiteraient voir pris en compte. Du point de vue personnelle, je souhaiterai que la France retrouve une grande politique indépendante, autonome à vocation universelle comme il y en avait dans le passé. Elle a perdu son influence sur la scène internationale. En Afrique, je souhaiterais que la France construise une nouvelle politique. Certaines choses ont été réussies durant les cinq ans de François Hollande, surtout, concernant le volet sécuritaire et militaire avec l’intervention française au Mali qui a été soutenu par l’opposition française. Mais, en fondation d’une politique africaine, cela ne suffit pas. Il faut donc réinventer une nouvelle politique.

Sur quoi sera-t-elle basée ?
Elle sera axée sur le lien fort que nous avons mais complètement renouvelée à la base.

C’est-à-dire ?
C’est-à-dire fondée sur une idéologie de partenariat. Ce qui nécessite de nouveaux moyens. Je pense à la coopération économique où il faut davantage privilégier le secteur privé et les partenariats entre les entreprises. La France doit revoir son image vis-à vis de la jeunesse africaine. Elle n’est pas bonne pour des populations qui n’ont pas connu la période coloniale.

Qu’est-ce qui fait que cette jeunesse regarde d’un mauvais œil « ce pays ami » ?
Notre relation n’est pas ordinaire. On l’attend toujours de la France qui agit. En plus, elle a des suspicions. Aussi bonne a été la décision de la France d’intervenir au Mali, notamment le sauver contre des Jihadistes, elle l’a mise sous le compte de la défense de ses intérêts liée aux richesses du sous sol. Pourtant, elle a voulu éviter la chute d’un État qui risquait de tomber entre les mains des narcotrafiquants. En sus, à leur image, il est resté une forteresse pour des gens qui ont une compétence à lui apporter et qui devrait être mieux accueillis par cette dernière. Il faut donc des forums de la jeunesse au-delà des semaines de la Francophonie. Un autre levier, c’est de faire davantage de coopérations décentralisées avec des Ong.

Quels enjeux ont ces élections législatives ?
Elles auront lieu un mois après la présidentielle. Toute l’Assemblée nationale va être renouvelée. Je souhaite avoir une majorité en conformité avec le président car un président, pour mettre ses projets en application, a besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale. D’où l’intérêt des élections législatives qui arrivent.

Pour revenir aux présidentielles, certains juges que le niveau du débat est tombé très bas. Qu’en pensez-vous ?
Je partage cette analyse, si, je trouve que la qualité du débat est très faible. Dans ces élections, on ne parle que des affaires. En plus, on n’a pas une vision des enjeux et en long terme ce qui devrait être la politique de la France. On laisse les termes du Front national s’imposer dans le débat public, notamment les questions de sécurité et d’immigration qui focalisent toute l’attention alors qu’il y en a bien d’autres plus intéressants. Elles doivent être accentuées sur la croissance en France qui est si faible, quasiment atone depuis des années autours de un pour cent. Mais aussi, sur la compétitivité au ralenti de cette dernière qui nécessite des réformes du modèle économique social français. Des sujets sur lesquels on devrait débattre avec chacun sa sensibilité tout en ayant des idées en court et moyen terme sur les réformes nécessaires pour que la France se rattrape.

En parlant d’affaires, que vous inspire l’affaire Fillon ?
Je ne me prononce pas sur l’affaire parce que la justice a été saisie et que bien entendu je ne peux pas commenter cette affaire.
Je souhaiterais, cependant, que l’on retrouve le sens du débat sur les idées, les grands enjeux plutôt d’inspecter à la loupe le passé ou le présent de telle ou telle personnalité.

Propos recueillis par Marame Coumba SECK

Les camardes du président Macky Sall ont convaincu le coordonnateur régional de Bokk Guiss Guiss de Kaolack à rallier le parti au pouvoir en perspectives des échéances électorales du 30 juillet et de 2019. Une initiative qui porte l’empreinte de l’ambassadeur itinérant, Modou Ndiaye ‘’Rahma’’, par ailleurs responsable de l’Apr dans le département éponyme. Il y avait foule, au mythique terrain « Deggo » de la capitale régionale où Matar Diagne devait officialiser son départ du parti de l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Pape Diop, au profit de la formation présidentielle.

Un meeting de ralliement auquel ont assisté des responsables de l’Apr de la circonscription, notamment, Mme Awa Guèye, vice présidente de l’Assemblée nationale et, en invité d’honneur, le ministre des Sports, Matar Bâ. « Longtemps chasse gardée de l’opposition, ce quartier populaire, fief de la communauté mouride, avec l’arrivée de l’ancien responsable de « Bokk Giss Giss », va basculer dans le giron de la coalition soutenant le président Macky Sall », a soutenu l’initiateur du rassemblement, Modou Ndiaye « Rahma » qui a félicité le nouveau venu « pour son courage et sa sincérité ».

Elimane FALL

Les pays accueillant des ressortissants sénégalais dont le nombre est égal ou supérieur à 40.000 électeurs, comme la France, se verront affecter d’office deux députés à l’issue des prochaines législatives sénégalaises prévues le 30 juillet prochain, a fait savoir le directeur de la communication à la Direction générale des élections (Dge).

La France, située dans le département «Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord», est seule dans ce cas, a précisé jeudi dernier Bernard Casimir Cissé dans un entretien avec des journalistes, en marge d’une session de formation à l’intention des acteurs politiques. Celle-ci portait sur les étapes de constitution et du dépôt des dossiers de candidature pour les prochaines législatives.

Trois députés «au plus et 1 député au moins’’ sont réservés à chacun de ces départements électoraux consistant en un regroupement de plusieurs pays d’accueil de ressortissants sénégalais, a indiqué M. Cissé. «Toutefois, lorsque dans un département, un pays a au moins 40.000 électeurs inscrits, ce pays a d’office 2 députés», a précisé le directeur de la communication à la Direction générale des élections (Dge).

La France est, selon M. Cissé, le seul pays qui remplit ces conditions, ce qui fait que les listes en concurrence dans l’Hexagone sont soumises à l’obligation d’investir «au moins deux candidats venant de ce pays, le troisième pouvant provenir de n’importe quel autre pays du reste du département», a expliqué Bernard Casimir Cissé. Les pays accueillant la diaspora sénégalaise sont divisés en huit entités dénommées «départements». Le nombre de députés à l’Assemblée nationale est fixé à 165 dont 15 pour l’extérieur. Le montant de la caution pour les élections législatives a été fixé à 15 millions de FCfa et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 mai 2017 à minuit.

APS 

En marge de l’assemblée générale de sensibilisation et d’information tenue avant-hier, au siège de l’Alliance pour la République-Apr, sis sur la Vdn de Dakar, la coordonnatrice de la Cojer-Convergence des jeunes républicains, Mme Thérèse Faye Diouf, a révélé que le 13 avril prochain, un grand meeting sera organisé à Dakar soit à la place de l’Obélisque soit à Grand Yoff au terrain Khar Yalla. Pour le moment, aucun lieu n’est encore arrêté. Cette rencontre verra la participation de tous les jeunes républicains du département de la capitale, selon les dirigeants du mouvement. Selon elle, ce meeting de grande mobilisation va être une occasion de communier avec les populations, retracer tout ce que le président a fait depuis 5 ans qu’il est à la tête de l’État. Interrogé sur la division palpable à la Cojer, Thérèse Faye n’a pas voulu en parler. Parlant de l’opposition, la coordonnatrice dira qu’elle gagnera mieux en proposant des alternatives crédibles. « Il s’agira de descendre sur le terrain et de recueillir les avis des populations. Au lieu de critiquer sans fondement », a-t-elle dit.

Serigne Mansour Sy CISSE

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