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Politique (2240)

« Rien, absolument rien ne justifie l’augmentation des députés. Nous n’avons pas contesté une affectation aussi importante des députés de l’extérieur mais nous ne le comprenons pas », a déclaré le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds) dans un texte publié. Oumar Sarr a estimé que même s’ils (les députés de la mouvance présidentielle) ont décidé d’affecter 15 députés à la diaspora, « ils aurait dû les défalquer des 150 existants ». 

Il dit ignorer également comment les pays où réside la diaspora sénégalaise, en particulier l’Europe, ont été délimités pour aboutir à 8 départements. Le coordonnateur du Pds considère la démarche de la mouvance présidentielle comme un « véritable galimatias ». Il s’interroge aussi sur le fait que l’Etat n’ait pas voulu appliquer la proportionnelle dans les départements de l’extérieur pour que la diaspora multipartisane soit représentée à l’Assemblée nationale.

M. Sarr a aussi fait savoir que l’opposition a décidé de saisir ses conseils. « Nous ne pouvons pas accepter qu’une loi soit dirigée contre des Sénégalais, et malheureusement, c’est le cas », a-t-il commenté. 

M. L. DIEYE

 

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, Serigne Modou Kara Mbacké, président fondateur du Parti de la vérité et du développement (Pvd), a abordé la nécessité de cultiver la paix dans le monde. C’est ainsi qu’il s’est prononcé sur la situation d’instabilité politique que vit actuellement la Gambie.

La Gambie vit ses moments les plus difficiles suite au déni des résultats du président sortant Yaya Jammeh au détriment du vainqueur Adama Barrow.
M. Mbacké a déploré la recrudescence de la violence et du terrorisme qui plombe la situation de beaucoup de pays.

Dans un autre registre, le président du Pvd a invité les Sénégalais à plus de solidarité familiale, à l’esprit de pardon de la fidélité et de la loyauté, tout en précisant que ces aspects doivent se manifester dans notre famille pour se répandre partout dans le monde.

S. M. S. CISSE

...Une coalition contre une intervention militaire lancée...
Une coalition contre une intervention militaire en Gambie a été lancée hier à Dakar par l’avocat El hadji Diouf et d’autres personnalités.

L’avocat sénégalais, Me El hadji Diouf est formel : si le Sénégal, par mégarde, entre en guerre contre la Gambie, la France viendra contrôler notre pays, pour faire main basse sur le pétrole. D’après lui, il n’est de secret pour personne, que la découverte de l’or noir au Sénégal intéresse les Français. A en croire le juriste, il y a plus de Sénégalais vivant en Gambie que de Gambiens vivant au Sénégal. D’où l’appel pressant de tenir en compte le concept Sénégambie.

Me El hadji Diouf, accompagné de Boubacar Ba, président du collectif des victimes du bateau Le Joola, l’artiste Ouza Diallo et Serigne Bara Doly Mbacké, a laissé entendre que le Sénégal ne doit pas accepter d’être en première ligne pour faire plaisir à la France. « Nous demandons très respectueusement aux Gambiens et candidats à la présidentielle de respecter la décision de la Cour suprême qui est inattaquable », a-t-il dit. Me Diouf constate que la Cedeao n’a jamais réglé des conflits, ni en Côte d’Ivoire, ni au Mali avec les jihadistes, ni en Sierra Leone, ni à la guerre du Biafra (Nigéria) etc.

L’avocat ajoute que la Cedeao n’a aucun texte législatif lui permettant d’installer un président. « C’est aux Gambiens de régler leur problème », a juré le juriste, qui souligne que la Gambie est une zone trop névralgique et stratégique pour le Sénégal. « Nous ne défendons ni (Yaya) Jammeh, ni (Adama) Barrow. Nous sommes pour des principes », a ajouté le porte-parole de la Coalition.

Prenant la parole, Boubacar Bâ, président du collectif des victimes du bateau Le Joola a affirmé que la Gambie dispose de dispositifs militaires lui permettant de crasher tout aéronef en plein vol. « S’il y a une guerre, les bateaux ne pourront plus naviguer jusqu’en Gambie, de même que les vols d’avion », alerte-t-il. De son côté, l’artiste Ouza Diallo rappelle que personne n’est derrière leur initiative.

S. M. S. CISSE

...Le Congad invite à une démarche politique
Face à la situation qui prévaut en Gambie, le conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) qui se dit soucieuse des menaces qui pèsent sur la paix et la stabilité du Sénégal en cas d’intervention armée dans ce pays frère, «tient à réaffirmer sans équivoque le droit des peuples à la démocratie et au respect des résultats des élections transparentes ». En conséquence, nous condamnons la confiscation des aspirations des citoyens gambiens par le Président sortant » indique-t-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction. 
 
Le document poursuit :«toutefois, nous estimons que le processus de rétablissement du choix des populations, sous l’égide de la Cedeao, doit privilégier la démarche politique et tenir compte des lois et règlements de l’Etat gambien. La voix militariste, si elle ne peut pas être évitée, doit prendre assez de garanties pour protéger les populations innocentes déjà suffisamment opprimées » peut-on encore lire.
 
Pour le Congad, «aussi le Sénégal doit-il agir avec tact, en prenant en compte la dimension géopolitique de toute intervention militaire suite aux positions officielles de la Guinée et de la Mauritanie, pour sauvegarder le prestige de sa diplomatie et garantir la sécurité de nos populations. Nous lançons un appel à l’endroit de nos frères et sœurs gambiens de la société civile pour qu’ils portent toute la mesure du combat pour une seconde victoire, et celle-là définitive »a aussi complété le Congad. 
 
Amadou DIOP

Une coalition contre une intervention militaire en Gambie a été lancée hier à Dakar par l’avocat El hadji Diouf et d’autres personnalités.

L’avocat sénégalais, Me El hadji Diouf est formel : si le Sénégal, par mégarde, entre en guerre contre la Gambie, la France viendra contrôler notre pays, pour faire main basse sur le pétrole. D’après lui, il n’est de secret pour personne, que la découverte de l’or noir au Sénégal intéresse les Français. A en croire le juriste, il y a plus de Sénégalais vivant en Gambie que de Gambiens vivant au Sénégal. D’où l’appel pressant de tenir en compte le concept Sénégambie.

Me El hadji Diouf, accompagné de Boubacar Ba, président du collectif des victimes du bateau Le Joola, l’artiste Ouza Diallo et Serigne Bara Doly Mbacké, a laissé entendre que le Sénégal ne doit pas accepter d’être en première ligne pour faire plaisir à la France. « Nous demandons très respectueusement aux Gambiens et candidats à la présidentielle de respecter la décision de la Cour suprême qui est inattaquable », a-t-il dit. Me Diouf constate que la Cedeao n’a jamais réglé des conflits, ni en Côte d’Ivoire, ni au Mali avec les jihadistes, ni en Sierra Leone, ni à la guerre du Biafra (Nigéria) etc.

L’avocat ajoute que la Cedeao n’a aucun texte législatif lui permettant d’installer un président. « C’est aux Gambiens de régler leur problème », a juré le juriste, qui souligne que la Gambie est une zone trop névralgique et stratégique pour le Sénégal. « Nous ne défendons ni (Yaya) Jammeh, ni (Adama) Barrow. Nous sommes pour des principes », a ajouté le porte-parole de la Coalition.

Prenant la parole, Boubacar Bâ, président du collectif des victimes du bateau Le Joola a affirmé que la Gambie dispose de dispositifs militaires lui permettant de crasher tout aéronef en plein vol. « S’il y a une guerre, les bateaux ne pourront plus naviguer jusqu’en Gambie, de même que les vols d’avion », alerte-t-il. De son côté, l’artiste Ouza Diallo rappelle que personne n’est derrière leur initiative.

S. M. S. CISSE

Ndèye Aïssatou Diouf, député et responsable de l’Alliance pour la République à Fatick, demande aux militants de la mouvance présidentielle de taire leurs querelles et de travailler pour la réélection du président de la République.

« Le chef de l’Etat a reçu le Dr Cheikh Kanté et Matar Bâ pour les inviter à travailler dans l’unité. Nous devons appliquer, à la lettre, les instructions de notre leader », a souligné la députée. « Au lendemain des incidents qui ont été notés à Fatick avec la manifestation organisée par des jeunes, j’avais fait une sortie pour demander au secrétaire général de l’Apr de rassembler les responsables pour arrondir les angles. Le président a réuni les responsables. J’appelle maintenant les militants à la base à taire les querelles », a insisté Ndèye Aïssatou Diouf.

Selon la responsable de l’Apr, l’unité scellée entre les leaders locaux doit se traduire à la base. « Il faut que les militants à la base comprennent que tous les militants appartiennent au président de la République qui avait balisé le terrain », a précisé Ndèye Aïssatou Diouf. « Nous devons travailler ensemble pour la victoire du président de la République », a estimé Mme. Diouf.

La députée a souligné que les dirigeants de l’Apr à Fatick doivent matérialiser leur désir d’unité par une participation à la conférence de presse prévue aujourd’hui à Dakar. «  Le Dr Cheikh Kanté a organisé une conférence de presse pour encadrer les opérations d’inscription sur les listes électorales. Tous les responsables doivent y participer, y compris le maire Matar Bâ. L’heure est à l’unité et à la remobilisation pour une victoire aux élections », a-t-elle insisté. Revenant sur l’augmentation du nombre de députés, Ndèye Aïssatou Diouf a déploré la sortie de la députée Helene Tine qui fustige la mesure. « Elle doit arrêter de s’attaquer aux actes posés par le régime. Elle était avec nous. Elle dit que le président Niasse ne fait pas ce qu’il doit faire à la tête de l’Assemblée nationale. Je dis que Moustapha Niasse est un homme d’Etat qui travaille au rayonnement du parlement », a dit la députée.

B. DIONE

C’est ce jeudi 5 janvier 2017 qu’est commémoré le premier anniversaire du rappel à Dieu de Baay Cheikh Khadi Mbacké, troisième khalife de Mame Thierno Birahim Mbacké. L’année dernière, à pareil moment, disciples, descendants de Serigne Touba, amis, sympathisants ont tous convergé vers la cité religieuse fondée par le frère cadet de Serigne Touba Mbacké pour y adorer son Dieu. Baay Cheikh Khady est le troisième Khalife de Mame Thierno, mais un de ceux qui auront le plus marqué le khalifat par son œuvre, en édifiant et en terminant la construction de la Grande mosquée de Darou Mouhty, tel que souhaité par son vénéré père, et qui aura coûté, au total, deux milliards de francs.

D’autres édifices sont à mettre à son actif comme le Daaray Kaamil, la maison des hôtes de Borom Daarou entre autres. Dans ces lieux se perpétue une tradition, un récital de Cora hebdomadaire, depuis 1912, année de la fondation de la cité religieuse.

Baay Cheikh aura marqué la communauté islamique par son dévouement, sa discrétion, sa simplicité, par les conditions minimales dans lesquelles il vivait, tournant le dos à toute mondanité. Sa façon de vivre était très proche et souvent comparée à celle de son ami Cheikh Saliou Mbacké, avec qui il a grandi et fondé des lieux d’apprentissage et de propagation de l’Islam, dans tout le Sénégal, notamment en milieu sérère. « Un jour viendra où je serai khalife à Touba et vous à Darou, par la grâce de Dieu, lui aurait-il dit un jour, dans les années 50, alors qu’ils visitaient une contrée lointaine, à dos d’âne.

Bayy Cheikh Khady s’appelle en réalité Cheikh Ahmadou Bamba. C’est le fondateur du mouridisme qui l’a lui-même baptisé et lui a donné son propre nom. Et c’est ce qui en fait un personnage à part, d’une mystique religieuse à part, qui vivait dans une case, tout le temps reclus dans son petit village de Ya Dakhar, où il se livrait à l’agriculture et à la lecture du Coran.

Peu d’hommes sur terre ont pu tourner le dos aux joies de ce monde comme il l’a fait, se livrant en permanence à la lecture du Saint Coran et aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba. Serigne Mame Mor Mbacké, fils de Serigne Mourtada, a une fois de dit de lui, « j’ai perdu mon père, mais j’ai retrouvé en Baay Cheikh un père, parce que je suis sûr qu’il est de la dimension d’un père, à qui je peux confier mon sort ».

Sa sainteté était reconnue par tous les dignitaires soufi de la planète et de partout dans le monde, les hommes sont venus, saluant la dimension exceptionnelle d’un homme vertueux.

Par SJD

Les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) apprécient positivement le discours à la Nation du chef de l’Etat Macky Sall. Pour eux, c’est un message plein d’espoir qui annonce des lendemains meilleurs pour le Sénégal.

Le traditionnel message à la Nation prononcé, le 31 décembre 2016 dernier, par le président de la République, est considéré comme un discours rassurant par les responsables de l’Alliance pour la République (Apr). Au-delà de sa pertinence, le discours dégage des « perspectives heureuses » aux yeux du porte-parole national de l’Apr Seydou Guèye. « Incontestablement, les politiques publiques, les acquis induits au bénéfice des populations, les réalisations et les performances en cours depuis le début du mandat du président Macky Sall augurent de perspectives heureuses pour nos compatriotes », lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu.

Selon le ministre Seydou Guèye, à travers la mise en œuvre de sa vision avec le Plan Sénégal émergent (Pse), le chef de l’Etat est en train de transformer structurellement l’économie sénégalaise. En même temps, estime-t-il, Macky Sall est en train de corriger les inégalités sociales, de restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires techniques, et révéler un horizon meilleur pour tous les Sénégalais.

Pour M. Guèye, c’est une nouvelle identité du Sénégal qu’on aperçoit à travers les grands projets du septennat, notamment les autoroutes, le Ter, les pôles urbains, le Pudc, la Cmu, les bourses familiales, les programmes Puma et Promovilles. Ce Sénégal « solidaire et équitable » est résolument tourné vers l’émergence. Dès lors, l’Apr invite l’opposition à un débat d’idées « franc et constructif » pour éclairer davantage nos concitoyens sur la pertinence des politiques menées. « Le débat permettra ainsi aux citoyens de faire un jugement objectif qui, sans nul doute, sera largement à l’avantage du président Macky Sall », selon les responsables de l’Apr.

Par ailleurs, Seydou Guèye félicite les ministres et tous les autres acteurs de la majorité qui ont brillé sur les plateaux de télévision et radio. Selon lui, ces personnes ont su expliciter, avec brio, le message du Chef de l’Etat, par des chiffres, des faits réels et palpables, face à une opposition incapable de proposer une alternative programmatique plus pertinente que le Pse.

Enfin, au seuil de ce Nouvel an, l’Alliance pour la République présente ses meilleurs vœux au président Macky Sall, à sa famille, aux militants et responsables du Parti et de Bennoo Bokk Yaakaar ainsi qu’à tous les sénégalais. Pour l’Apr, l’année 2017 est pleine d’espoirs pour le pays qui a renoué avec « une croissance forte, vigoureuse, durable, inclusive ».

Maguette NDONG

Kim Jong Un, dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée a appelé lors de son message du nouvel an à la réunification des deux Corées. « Il faut favoriser les contacts et les fréquentations, au-dessus de toutes les différences d’idéologie, de régime ou de couche sociale et réaliser la grande union nationale pour la réunification avec le participation des autorités du nord et du sud des partis politiques, des organisations sociales et de tous les compatriotes à l’intérieur et à l’extérieur du pays », a déclaré le dirigeant nord coréen.

Selon le communiqué publié par l’Ambassade de la République populaire démocratique de Corée à Dakar, Kim Jong Un a indiqué « que toute la nation coréenne doit prendre des mesures actives pour améliorer les relations entre les deux parties de la Corée divisées et éliminer le danger du conflit militaire et de la guerre dans la péninsule ». « Prévenir tout conflit fratricide pour préserver le bien-être des compatriotes et la paix dans le pays, c’est toujours notre position constante. L’ensemble de la nation coréenne au nord, au sud et à l’étranger devrait se solidariser, s’associer et unir sur le principe de toute subordonner à la réunification de la patrie, une affaire commune de la nation, et activer le mouvement de réunification au niveau pan-national », a-t-il insisté.

Il a souligné que les Etats doivent tournée leur action « vers la volonté de réunification de la nation coréenne et prendre la décision de finir sa politique hostile anachronique contre le Rpdc au lieu de recourir à la ruse pour semer la discorde entre les Coréens ».

Babacar DIONE

Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) apprécie favorablement la résolution 2334 prise récemment par le Conseil de sécurité des Nations Unies intimant à Israël d’arrêter immédiatement et complètement toutes les activités de peuplement du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem Est.

Le Comité central du Pit/ Sénégal qui s’est réuni en présence de son secrétaire général Samba Sy voit cela comme « un pas important » fait par l’instance suprême des Nations Unies. Les camarades de Samba Sy s’honorent également de l’attitude du Sénégal qui a assumé « avec panache » sa charge de membre non permanent du Conseil de sécurité.

Le Pit voit d’ailleurs cette résolution comme une « récompense » pour le Sénégal qui, jusque là, assure le comité palestinien de l’Onu. « Le Parti de l’indépendance et du travail exprime son soutien et sa solidarité au gouvernement du Sénégal », lit-on dans le communiqué transmis par le Pit.

Par conséquent, le Pit estime que le Sénégal ne peut monnayer sa souveraineté et son attachement aux causes justes pour quelque coopération, même significative. Il ne peut aussi céder aux menaces et aux chantages d’un autre pays du globe. Israël n’a guère aimé le fait que le Sénégal ait soutenu cette résolution qui a eu l’aval des Etats-Unis.

En guise de représailles, l’Etat hébreu a rappelé son ambassadeur de Dakar et mis un terme à tous les projets engagés dans la coopération bilatérale. Qu’à cela ne tienne, le Pit exhorte, dans son communiqué, le gouvernement sénégalais à demeurer ferme sur son option de soutenir toutes initiatives des Nations Unies destinées à rétablir le peuple Palestinien dans ses droits. Une position qui, selon le Secrétariat du Pit, n’est en rien « hostile » au peuple israélien.

M. NDONG

L’augmentation du nombre de députés au profit de la Diaspora est diversement appréciée par la classe politique. Les responsables de la mouvance présidentielle juge la mesure « opportune et pertinente », tandis que l’opposition trouve que les urgences sont ailleurs.

Zator Mbaye, Afp : « Une mesure opportune et pertinente »
Le député Zator Mbaye, responsable politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp) estime que « c’est pour des raisons d’efficacité, de pertinence politique mais surtout de maillage du territoire national et international que la décision d’augmenter 15 sièges à l’Hémicycle au profit de la diaspora trouve toute son opportunité et sa pertinence ».

Même s’il y’a eu des divergences sur le maintien du nombre des députés à 150, le principe et l’option d’élire des députés dédiés à la diaspora au scrutin majoritaire est l’un des points d’accord des parties prenantes au processus électoral. Le président de la République, qui devait trancher pour traduire ces accords en dispositions insérées dans le code électoral, a retenu le nombre de 165 députés. Pour le député progressiste Zator Mbaye, l’augmentation du nombre de députés est opportune. Compte tenu de l’impossibilité de prélever les 15 sièges additionnels sur la liste départementale majoritaire, la diaspora dans son entièreté est désormais subdivisée en 8 départements électoraux.

Le responsable politique de l’Afp estime également que caser les députés de la Diaspora dans la liste proportionnelle  ne serait pas la bonne formule pour la bonne et simple raison que « le quotient électoral allait donc augmenter ». Ce qui aurait comme conséquence que « les députés élus sur la base des plus forts restent n’auraient pas de sièges et l’Assemblée nationale serait monocolore ».

Ainsi, partant de la mission de représentation et de contrôle de l’exécutif du député et prenant en compte le dernier recensement qui a révélé une population de 14 millions d’habitants, M. Mbaye en déduit que  cette mesure participe à « l’harmonisation avec l’évolution démographique du pays », à l’image de la Côte d’Ivoire, du Ghana...
En outre, « chaque député étant attaché à un territoire appelé département et élu sur la base d’une liste majoritaire, chaque représentant à l’hémicycle polarise, aujourd’hui, 93.000 personnes ».

Autant de facteurs qui, à son avis, justifient amplement les 15 sièges additionnels dédiés aux sénégalais de la diaspora. Qui plus est, en plus de « leur énorme contribution » dans l’économie nationale, « c’est une manière de les faire participer à la vie politique nationale car étant plus à même de défendre leurs préoccupations ».

M. Mbaye estime que « c’est pour des raisons d’efficacité, de pertinence politique mais surtout de maillage du territoire national et international que l’octroi de 15 sièges aux sénégalais de l’extérieur trouve son opportunité et sa pertinence ».

Hélène Tine, député « Bess Dou Niak » : « Les urgences sont ailleurs »
Pour Hélène Tine, en décidant de faire passer le nombre de députés à l’Assemblée nationale  de 150 à 165, le régime de Macky Sall se trompe de  priorités. Jugeant la hausse du nombre des députés inopportune, la députée de « Bess Du Niak » trouve que la diaspora aurait pu être représentée sans que le nombre de députés ne soit revu à la hausse. « Avec cette hausse, on dénombre, en l’espace de trois mois, la création de 160 postes dont 150 pour le Haut conseil des collectivités territoriales et 15 députés de la diaspora », a-t-elle déclaré.

Aussi, les préoccupations et autres urgences sont à rechercher « aux manifestations des retraités pour une revalorisation de leurs pensions dérisoires, celles des jeunes de Fatick pour manque d’emploi, à celles des  professeurs d’éducation physique et sportive diplômés du Centre national d’éducation physique et sportive (Cneps) de Thiès qui ont entamé une grève de la faim pour demander leur recrutement dans la fonction publique », a-t-elle poursuivi. En outre, « la légitimité de l’Assemblée nationale ne dépend nullement du nombre de députés, mais de l’efficience de la douzième législature », a-t-elle soutenu.

Mamadou Lamine DIEYE

Pour Hélène Tine, en décidant de faire passer le nombre de députés à l’Assemblée nationale  de 150 à 165, le régime de Macky Sall se trompe de  priorités. Jugeant la hausse du nombre des députés inopportune, la députée de « Bess Du Niak » trouve que la diaspora aurait pu être représentée sans que le nombre de députés ne soit revu à la hausse. « Avec cette hausse, on dénombre, en l’espace de trois mois, la création de 160 postes dont 150 pour le Haut conseil des collectivités territoriales et 15 députés de la diaspora », a-t-elle déclaré.

Aussi, les préoccupations et autres urgences sont à rechercher « aux manifestations des retraités pour une revalorisation de leurs pensions dérisoires, celles des jeunes de Fatick pour manque d’emploi, à celles des  professeurs d’éducation physique et sportive diplômés du Centre national d’éducation physique et sportive (Cneps) de Thiès qui ont entamé une grève de la faim pour demander leur recrutement dans la fonction publique », a-t-elle poursuivi. En outre, « la légitimité de l’Assemblée nationale ne dépend nullement du nombre de députés, mais de l’efficience de la douzième législature », a-t-elle soutenu.

M. L. DIEYE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a indiqué la volonté du chef de l’Etat, accédant à une demande de l’opposition, de ne plus faire figurer dans la loi portant refonte partielle des listes électorales, la notion de confirmation, objet de controverse, et d’introduire la notion d’audit.  Il est alors apparu nécessaire pour donner corps à cette volonté, de modifier les articles 3, 4 et 7 de la loi 2016-27 du 19 août 2016 portant refonte partielle des listes électorales, en supprimant la notion de confirmation au profit d’une reconduction automatique et en ajoutant le terme «audité».  Dans la même perspective, il a été retenu d’assigner un objectif de quatre millions (4.000.000) d’inscrits au moins au fichier général en cours de constitution comme préalable à son utilisation à l’occasion des élections législatives de juillet 2017. Les députés se sont félicités, des discussions menées avec le président de la République. Ces discussions ont abouti à des points d’accord importants, parmi lesquels celui relatif à la refonte partielle des listes électorales.  

Certains députés n’ont cependant pas manqué de signaler l’absence de précision par rapport à la date de fin des inscriptions devant aboutir à un objectif de quatre millions d’inscrits au fichier général. Certains députés ont aussi exprimé leur option pour le maintien du certificat de résidence, indispensable lorsque le citoyen retourne pour résider dans sa localité, après une longue absence. Les députés ont demandé au ministre  de l’Intérieur de veiller à ce que la campagne électorale des élections législatives ne se déroule pas pendant le mois sacré de Ramadan. Aussi, compte tenu de l’hivernage, ont-ils recommandé de trouver un consensus sur la date de tenue des élections. Relativement au problème de la caution, les députés, sans récuser le principe, ont souhaité être édifiés sur la date de fixation de la caution pour permettre aux concernés de s’organiser à temps.  Les députés ont aussi demandé la facilitation de la prise en charge des femmes voilées et l’inscription des personnes du troisième âge par les commissions d’inscription.

Certains députés ont jugé, en commission, que la valse entre l’ancien et le nouveau fichier ainsi que l’objectif de quatre millions d’inscrits recherchés justifient la nécessité de reporter les élections législatives. D’autres députés ont, par contre, trouvé l’objectif atteignable, à condition de déployer des efforts nécessaires pour multiplier les commissions chargées des inscriptions dans toutes les localités. Ils sont même partis jusqu’à demander davantage de moyens financiers à travers une loi de finance rectificative.  En réponse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a apporté des éclairages sur les différents points soulevés. Selon lui, l’objectif de quatre millions d’inscrits résulte de l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’opposition. Dans le même sillage, il a rassuré  les députés que toutes les dispositions seront prises pour atteindre, à la fin de l’opération, l’objectif fixé d’au moins quatre millions d’inscrits.
Toutefois, selon le ministre, si cet objectif n’est pas atteint, l’option sera de voter avec le fichier qui existe, mis à jour par la prise en compte des nouveaux électeurs. Dans cet ordre, le fichier devra faire l’objet d’un audit dans toutes ses composantes, en impliquant les représentants des partis politiques.

O. BA

Le responsable de l’Alliance pour la République, dans le département de Mbour, estime que le président de la République « est dans le temps de la satisfaction des aspirations des populations ». Pour preuve, El-Hadji Oumar Youm qui est par ailleurs Directeur de Cabinet du président de la République et maire de Thiadiaye souligne, dans cet entretien, que des progressions ont été enregistrées dans tous les secteurs d’activité.

Monsieur le ministre, quelle appréciation faites-vous du discours à la nation du président de la République à l’occasion du nouvel an?
C’est une appréciation très positive. Le chef de l’Etat a délivré un message très concret et précis sur les réalisations qui sont engagées par le gouvernement sous la conduite du Premier ministre et les perspectives. Ça a été l’occasion de dresser le bilan et de montrer que le président de la République, au de-là de la centralité de l’Etat, est très attaché à la cohésion nationale. Dans un contexte économique global très délicat, le Sénégal se particularise par des résultats économiques salués par la Communauté internationale qui lui valent un taux de croissance soutenu qui permet d’assurer les conditions de l’émergence. C’est donc un discours bilan-perspectives que les populations du Sénégal ont apprécié à sa juste valeur et qui montre, comme il l’a dit, qu’il est dans le temps de l’action. Et dans le temps de la satisfaction des aspirations des populations après le redressement économique réussi sur les deux années de sa gouvernance et le lancement réussi du Plan Sénégal émergent qui commence à apporter ses fruits après seulement deux années de mise en œuvre.

Comment ce plan apporte des fruits ?
Dans tous les domaines d’activités, des progressions notables ont été enregistrées. Qu’il s’agisse du domaine économique où la communauté internationale a reconnu les performances du Sénégal qui est classé parmi les 10 meilleures économies d’Afrique. Le Sénégal est la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest. Son plafond d’endettement a été levé par le Fmi et la Banque mondiale. Le pays a des taux d’endettement les plus petits de l’Afrique. Cela veut dire que sur le plan économique les agrégats sont au vert. Du point de vue des infrastructures, je pense que les réalisations qui ont été faites en seulement 4 années de gouvernance montrent que le Sénégal commence à changer de visage. Nous avons des projets routiers, des ponts, des pistes de production. Nous avons beaucoup réalisé dans ce domaine. Et cela est reconnu par les acteurs, les maires, les présidents de conseil départemental, les producteurs. Ces acteurs reconnaissent ce qui a été fait pour désenclaver certaines zones. Le président a passé en revue les secteurs de l’hydraulique, l’élevage et de la pêche. Ce qui a été fait par le président de la République en termes de réalisations est très satisfaisant.

Est-ce que ces réalisations ont eu un impact positif sur le quotidien des Sénégalais ?
La construction d’une piste de production qui a été en attente de réalisation depuis l’indépendance pour permettre aux femmes d’accéder aux produits de base, d’avoir accès aux postes de santé et aux producteurs d’écouler leurs produits a un impact évident sur le vécu des populations. Cela n’est pas discutable. La route qui fait une connexion et qui permet, là où les trajets étaient effectués en 3 heures de temps, de les faire en 20 mn, a un impact.

Le président a annoncé une baisse du prix de l’électricité…
C’est un élément très important de la politique du président de la République. La politique d’inclusion sociale permettant d’améliorer les conditions sociales des populations, mais aussi d’améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais. On l’a tenté sur beaucoup de domaines, la baisse du prix du loyer, de la fiscalité, les bourses de sécurité, l’augmentation des pensions de retraite. La baisse du prix de l’électricité a été fortement saluée par les consommateurs. Ce sont 10% des montants des factures qui vont venir augmenter les possibilités d’achat des Sénégalais. C’est une mesure qui vient à son heure, montrant que les actions engagées dans la politique énergétique du Sénégal, notamment le redressement et la restructuration de la Senelec, ont été des politiques pertinentes.

Le chef de l’Etat est revenu sur le lancement du Train express régional. Concrètement, qu’est-ce que ce projet va apporter de positif dans la mobilité des populations ?
Un impact réel dans la mobilité. Dakar polarise 70% de l’activité économique. C’est le 1/3 de la population du Sénégal qui augmente de plus de 2,7% par an. Dakar c’est aussi la plus petite région du Sénégal et moins de 1% de la superficie du Sénégal qui est de 196.000 km2. Dakar ne compte que 550 km2. Faire un aéroport international, créer une nouvelle ville avec de nouveaux investissements, avec un taux de croissance démographique de 2,7%, un parc automobile qui augmente de 40.000 immatriculations par an impliquent une prévention dans notre politique de gestion de la mobilité urbaine qui nous coûte 77 milliards de FCfa. D’où la création d’autres moyens de transport de masse. Ces moyens devraient nous permettre de faire face à ce budget de la mobilité. Le Ter s’impose. D’ici deux ans ou trois ans, si l’on n’a pas le Ter, personne ne pourra circuler entre l’aéroport international Blaise Diagne et Dakar.

Que répondez-vous à l’opposition qui juge le coût de l’investissement exorbitant ?
C’est une technologie de dernier cri que le président de la République a entendu offrir aux générations futures. Il y a des prix à payer pour ces moyens de transport de qualité qui allient modernité, haute technologie, sécurité et confort. Les Sénégalais méritent d’avoir un moyen de transport qui reflète notre aspiration d’émergence et de développement.

Elle pense que les urgences sont ailleurs…
Il y aura toujours des urgences. Le président a été le premier à le reconnaître, mais cela aussi est une urgence. La question de la mobilité est une urgence qui nous coûte 77 milliards de FCfa. On aura un taux de rentabilité tout en réglant la question de la mobilité. C’est un investissement très nécessaire.

Le président a insisté sur la marche vers l’autosuffisance alimentaire. Les projections sont-elles réalisables ?
Au vu des résultats de notre politique agricole qui permet d’avoir des rendements très importants. Nous pensons que l’autosuffisance alimentaire devrait être atteinte à l’horizon 2017-2018, surtout en riz. Nous avons des productions qui permettent d’avoir l’autosuffisance en oignon et en pomme de terre. Le Sénégal est maintenant un pays exportateur de produits horticoles. Ça veut dire que si l’on continue à faire les politiques comme on le fait, il ne fait pas de doute que l’autosuffisance alimentaire sera obtenue.

Pourquoi il n’a pas abordé les questions politiques alors que 2017 est une année électorale ?
Dans son message du 31 décembre 2015, la politique avait occupé une place prépondérante, parce que nous étions à la veille d’un référendum important qui devait permettre au peuple de se prononcer sur un projet de réforme constitutionnelle qui avait un impact évident dans la vie de nos institutions et dans la consolidation de notre démocratie. Cette année, le discours change en fonction du contexte. Bien que 2017 soit une année électorale avec les législatives, il faut rappeler que bien avant le 31 décembre le processus électoral a fait l’objet d’une concertation avec l’opposition qui a abouti a un arbitrage en faveur de l’opposition du président de la République. Tous les points de difficultés ont été aplanis. Un communiqué a été fait pour informer l’opinion sur les accords qui ont été obtenus. Sur la base d’une décision du président de la République. Tout le monde sait que le 2 juillet est la date retenue d’une manière consensuelle pour la tenue des législatives. Je ne vois pas qu’est-ce qu’il fallait dire qui n’a pas été dit sur les questions politiques qui intéressent l’opinion sénégalaise.

L’opposition avertit contre tout report des législatives…
Je ne vois pas pour l’instant ce qui pourrait justifier le report des élections législatives. Il faut se demander si l’opposition est prête à aller aux élections.

Le président a récemment appelé les responsables de son parti à descendre à la base. Ce mot d’ordre est-il exécuté sur le terrain ?
Le président a été clair pour demander à l’Apr d’abord qui est le parti au pouvoir et aussi à ses alliés de «Bennoo Bokk Yaakaar» dans un élan unitaire de se remobiliser, d’être sur le terrain, d’encadrer les actions d’animation politique pour assurer la victoire à la liste de la majorité présidentielle. Il faut donc inscrire nos actions dans une dynamique unitaire. Les partis et les alliés sont sur le terrain pour encadrer les opérations d’inscription.

Est-ce que la dynamique unitaire ne risque pas d’être freinée par les querelles de leadership ?
Les querelles de leadership sont amenées à être dépassées. Ce qui nous interpelle c’est l’intérêt général. Il nous faut impérativement gagner les élections législatives. Je pense que tous les responsables en sont conscients et se donneront les moyens de gagner les législatives. C’est ce qui est important. Les guerres de positionnement n’ont pas de place face aux défis qui nous interpellent.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo,  porte à la connaissance du public que la durée de validité de la carte d’identité numérisée initialement fixée au 31 décembre 2016, est prorogée jusqu’au 31 mars 2017, par le décret n° 2016-2051 du 28 décembre 2016. En conséquence, le ministre invite les établissements financiers et les organismes recevant du public à tenir compte de cette nouvelle disposition pour l’identification des citoyens.

O. BA

Le Chef de l’Etat Macky Sall est attendu vendredi prochain à Louga dans le cadre de la 53e édition de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall. Un accueil chaleureux lui sera réservé conformément au souhait exprimé par le khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall.

Ciré Ka, président du comité d’organisation de la 53e édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall a fait face à la presse, hier, pour partager le souhait du Khalife Thierno Bachir Tall qui veut que tout Louga se mobilise, vendredi prochain, pour réserver un accueil chaleureux au président de la République. « Le Khalife a donné des instructions fermes pour que tous les talibés se mobilisent. Il veut un grand rassemblement pour accueillir le Chef de l’Etat », a expliqué Ciré Ka. « Nous venons de recevoir la mission de reconnaissance de la présidence de la République. Les choses s’accélèrent. Nous sommes prêts pour accueillir le président de la République », a lancé Chérif Ly, lui aussi membre du comité d’organisation.

Il a salué les efforts déployés par l’Etat pour un bon déroulement de cette 53e édition de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall. « La dernière édition s’était bien déroulée. Les engagements pris ont été respectés. Cette année aussi, nous sommes sûrs que tout se passera bien », a-t-il soutenu. La journée d’hier a été également mise à profit pour rendre le domicile du khalife et les alentours propres. « Nous voulons une parfaite organisation. Les « Daayiras », les Asc et les mouvements de femmes sont tous mobilisés pour rendre agréable le séjour des fidèles », a fait savoir Chérif Ly, rappelant que les prières, zikrs et recueillements seront les moments forts de l’événement prévu vendredi et samedi prochains à Louga, capitale du Ndiambour.

A. DIALLO

Les députés ont adopté, hier, la loi n°44/2016 portant code électoral. Parmi les points retenus, on peut entre autres citer le nombre de députés qui passe à cent soixante cinq (165) avec quinze députés issus de la diaspora.

Abordant l’exposé des motifs, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a indiqué que suite au referendum du 20 mars 2016, il est apparu nécessaire de procéder à une révision du code électoral en vue d’y intégrer notamment, les modalités de la participation des candidats indépendants aux élections, celles relatives aux élections des députés représentant les Sénégalais de l’Extérieur ainsi que celles concernant les hauts conseillers. Conformément à la tradition de dialogue, une commission technique de Revue du Code électoral mise en place à cet effet, a permis d’enregistrer des points d’accord traduits en dispositions insérées dans le code électoral. L’option d’élire des députés dédiés à la diaspora au scrutin majoritaire commande donc une subdivision de l’extérieur du pays en huit départements électoraux.

Le souci d’améliorer le processus électoral a conduit à repenser les modalités de dépôt de la procédure de réception des dossiers de candidatures, à institutionnaliser des comités électoraux regroupant l’ensemble des acteurs concernés locaux et à fixer l’expiration des pouvoir de l’Assemblée nationale à la date de la nouvelle assemblée élue. Par conséquent, les élections ont lieu entre les 60 jours et les 20 jours qui précédent la fin du mandat. Au-delà des points ayant fait l’objet d’un consensus, une mise à jour de toutes les dispositions législatives ou réglementaires du code électoral est effectuée pour corriger les erreurs matérielles et insérer des innovations majeures, a dit le ministre.

Mberry Sylla de la mouvance présidentielle a salué, à travers cette loi, l’option consensuelle, la volonté d’assurer un climat de dialogue politique, l’intégration des leçons tirées des expériences électorales passées. Il s’est également réjoui des dispositions relatives à l’encadrement des candidatures indépendantes, de l’élection des députés dédiés à la diaspora, de la mise en place des comités électoraux locaux. L’objectif est de simplifier les procédures et de réduire les coûts des élections. En ce qui concerne l’augmentation des députés, la majeure partie des parlementaires qui ont pris la parole, ont trouvé cette mesure conforme à l’accroissement des populations. Ils ont, en outre, insisté sur la nécessité d’élire ces députés selon leur mérite.

8 départements électoraux prévus pour les émigrés
Également, certains députés ont attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité de veiller à l’application de la parité. Par ailleurs, les députés ont jugé que l’élection de députés issus de la diaspora répond à une volonté de prendre en compte les préoccupations des Sénégalais de l’extérieur, vu leur apportance dans l’économie nationale. C’est aussi une manière de les faire participer à la vie politique nationale et au rayonnement international du pays. Répondant à la question relative aux départements électoraux, le ministre en a cité huit prévus par l’article L. 146 à savoir : le département Afrique du Nord, le département Afrique de l’Ouest, le département Afrique du centre, le département Afrique australe, le département Europe de l’Ouest du Centre et du Nord, le département Europe Sud, le département Amériques-Océanie et le département Asie-Moyen Orient. En ce qui concerne la participation des candidats indépendants, le ministre a jugé cette question suffisamment encadrée. Sur le bulletin unique comme point de divergence avec l’opposition, le ministre a réitéré le souhait du chef de l’Etat de maintenir le bulletin multiple, pour le moment. Le ministre s’accorde avec la majeure partie des députés, sur la nécessité d’être en harmonie avec l’évolution démographique du pays. En effet, de 2009 à 2012, le Sénégal est passé de 130 à 150 députés pour prendre en compte des départements crées. Le même exercice a été produit dans ce projet de loi pour tenir compte des départements électoraux de l’étranger dès lors que le maintien des 150 députés n’a pas fait l’objet de consensus. Car estime-t-il, il n’était pas possible de prélever les 15 députés ni sur la liste proportionnelle, ni sur la liste majoritaire. Dans ces conditions, le chef de l’Etat a été amené à trancher cette question.

O. BA

Conseiller principal des Affaires étrangères, issue de la promotion 2002 de l’Ecole nationale d’administration (ex-Enam), Mme Seynabou Dial a été promue ambassadeur du Sénégal aux Iles du Cap-Vert auprès de Jorge Carlos de Almeida Fonseca.

Avant cette nomination, Mme Dial était en poste à l’ambassade du Sénégal aux Etats-Unis d’Amérique, en qualité de ministre-conseiller, chef de mission adjoint.
Diplomate de carrière, elle est née à Pikine, dans la banlieue dakaroise, où elle a grandi et fait ses études jusqu'au secondaire.

Titulaire du baccalauréat (Série L) en 1996, au lycée Seydina Limamou Laye, Mme Dial est orientée à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où elle obtient sa maîtrise en Droit public, option administration publique, en 2000.

Admise au Concours d’entrée à l’Ena, cycle A, elle opta pour la diplomatie.
A sa sortie de l’Ena, Mme Dial fait ses premiers pas dans la carrière diplomatique en servant, de 2002 à 2004, à la direction des Affaires juridiques et consulaires, précisément à la division du contentieux, de la consultation et des droits de l’Homme. Un cursus entrecoupé d’un séjour à Islamabad pour suivre une formation à l’Académie diplomatique du Pakistan.
Elle sera, par la suite, deuxième conseiller à l’ambassade du Sénégal au royaume du Maroc et en même temps chargée aux affaires culturelles et sociales, avant de se voir confier les questions politiques et économiques. 

Après Rabat, Mme Dial est mutée, en 2007, à la Mission permanente du Sénégal auprès de l’Office des Nations unies à Genève où elle était chargée, à titre principal, du suivi des travaux des instances multilatérales de négociations sur la maîtrise des armements et la promotion du droit international humanitaire.
Durant sa mission en Suisse, Mme Dial siège, en qualité de membre ad- personam, au Conseil de Fondation du Centre international pour le déminage humanitaire de Genève, un mandat qu’elle exercera jusqu’à son rappel à l’administration centrale en 2010.

De retour au pays, elle est nommée conseiller technique auprès du secrétaire général du ministère pendant deux ans. 
C’est en mars 2012 qu’elle est promue au grade de ministre-conseiller, avant d’être nommée, en janvier 2013, conseiller technique au cabinet du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur.

Auditrice du 14e Forum international sur le continent africain du prestigieux Institut français des hautes études de défense nationale (Ihedn), elle sera ensuite affectée à Washington D.C.

El. H. A. THIAM

La deuxième édition des « Agora diplomatiques » organisée par l’Union des conseillers des affaires étrangères du Sénégal (Ucaes) s’est tenue mercredi, à Dakar. Les débats ont tourné autour du thème « dialogue intergénérationnel sur la politique extérieure du Sénégal face aux mutations géopolitiques mondiales ».

Le président  de l’Ucaes, Amadou Lamine Touré a précisé que son association s’est interrogée sur la politique extérieure du Sénégal, les moyens de sa mise en œuvre, la diplomatie. « C’est un thème actuel qui appelait d’abord une démarche historique, ensuite d’expérience, de processus vu le format du dialogue. Vous savez que le Sénégal a une diplomatie de premier plan donc sa position est de s’inscrire dans la continuité », a-t-il dit. Il a ajouté que « maintenant, nous sommes dans un monde qui connait de profondes mutations  et la pertinence est d’identifier ces mutations et de s’y adapter ». « Tous les pays sont confrontés à ces mutations, le Sénégal est confronté à ces mutations depuis son accession à la souveraineté internationale, donc l’idée est d’essayer de continuer de se déployer et de mener cette diplomatie de premier plan qu’on lui connait », a-t-il ajouté. Il a aussi expliqué  que le monde continue de connaître de profondes mutations et que malgré celles-ci, le Sénégal continue de garder son leadership en diplomatie. Pour Seydina Oumar Sy, ancien ministre des Affaires étrangères qui a présidé la rencontre, « ce fut un dialogue fécond où nous avons parlé de notre expérience et nos jeunes collègues nous ont fait part de leurs préoccupations et de leur volonté de réussir et de nous dépasser, tant mieux, c’est ce qu’on souhaite ». En termes de vision concernant les deux générations, il a expliqué que les problèmes ne sont pas les mêmes, l’approche peut être différente mais fondamentalement, la position du Sénégal qui a toujours été faite de bon sens, loin des idéologies, est une position qui a toujours prévalue et qu’il faut continuer dans cette direction-là. Au sujet de la diplomatie du voisinage, il a soutenu que « notre sécurité dépend d’abord de notre voisin. Le Sénégal a toujours eu une diplomatie qui a su compter sur des hommes de valeur ».
Pour l’ambassadeur Seydou Nourou Bâ, « la thématique est importante, car elle est d’actualité et elle est prospective. Le Sénégal, avant même l’indépendance, a assis les principes directeurs d’une politique extérieure ». 

A. DIOP

Le Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé, a reconduit, lundi, Mamadou Diome dans ses fonctions de délégué de l’institution dans la région de Louga.
Mamadou Diome reste délégué régional de la médiature à Louga. Sa désignation a été confirmée, hier, au cours d’un Crd spécial élargi aux autorités religieuses et coutumières, aux responsables des groupements de femmes, aux associations de jeunes, de personnes du 3e âge et aux handicapés. Me Alioune Badara Cissé, Médiateur de la République a rehaussé la rencontre de sa présence. Dans son propos, il est largement revenu sur les raisons qui ont guidé le maintien de Mamadou Diome, administrateur civil distingué (à la retraite) ayant une longue expérience de l’administration. Durant sa carrière, soutient Me Cissé, Mamadou Diome a occupé de très hautes fonctions et a, de ce fait, une maîtrise parfaite des rouages de l’administration. Ce qui lui donne « le profil idéal de collaborateur » du Médiateur de la République et fait de lui « un parfait interlocuteur » des populations. « Je puis vous assurer que M. Diome accomplira très bien sa mission. C’est un homme calme, courtois et serein, connaissant parfaitement les rouages de l’administration », a encore justifié Me Alioune Badara Cissé, « fier » d’être à Louga, première région qu’il visite en tant que Médiateur de la République. Cette descente sur le terrain, a-t-il dit, est aussi et surtout une occasion de rendre l’institution de la médiature encore plus visible et plus accessible, pour la seule satisfaction de l’usager du service public. « Vous le savez, les relations entre les citoyens et les services de l’administration publique sont quotidiennes. Les rapports peuvent connaître, à certains moments, des difficultés préjudiciables à l’administré, et c’est là qu’intervient le Médiateur », a rappelé Me Cissé. L’action de la médiature consiste, poursuit-il, à enquêter en toute impartialité sur les cas de litiges et de faire des recommandations à l’autorité administrative mise en cause. Pour le cas précis du délégué régional, sa mission est simple : recevoir les réclamations des populations, les examiner en vue de rechercher un règlement à l’amiable. Dans les cas complexes ou hors de sa compétence, il transmettra les réclamations au siège du Médiateur à Dakar pour leur instruction.

Abdoulaye DIALLO

Responsable de l’Apr à Sédhiou, Abdoulaye Diop, Directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a rencontré les ressortissants de la région de cette région du sud du Sénégal, à Malika, pour les mobiliser et les convaincre de soutenir la politique du chef de l'Etat, Macky Sall, en perspective des prochaines échéances électorales.  

Les échéances électorales à venir préoccupent Abdoulaye Diop, responsable de l’Apr. C’est dans cette perspective que s’inscrit le meeting qu’il a organisé ce week-end à Malika en présence du maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo. Devant une assistance nombreuse, Abdoulaye Diop a exhorté les militants venus en masse à cette manifestation à mouiller le maillot aux côtés des responsables de l’Apr du département de Pikine afin de contribuer remarquablement à faire triompher le parti et ses alliés lors des prochaines élections. Le maire de Sédhiou a estimé que le travail que le chef de l’Etat a abattu à la tête du pays est d’autant plus remarquable qu’il dispose d’un bilan élogieux facile à défendre. Au cours de ce meeting, Abdoulaye Diop a mis en exergue la nécessité absolue, pour les Sénégalais non seulement de donner au camp présidentiel une majorité confortable lors des législatives, mais aussi, d’assurer un second mandat à l’actuel locataire du Palais compte tenu des preuves tangibles qu’il continue de livrer  pour faire du Sénégal un pays émergent. « En quatre ans, le président Macky Sall a réussi une levée de fonds de loin plus importante que  celle que son prédécesseur a opéré toute la durée de sa présence à la tête du pays voire le plus consistant depuis l'accession de notre pays à l’indépendance », a-t-il indiqué. De la même manière, il a rappelé les nombreuses infrastructures routières, scolaires, sportives entre autres, dont la région de Sédhiou a bénéficié sous le magistère du président Sall. Dans le même ordre, il a révélé que même sur le plan de l'électrification des efforts remarquables ont été faits. A leur tour, les différents militants qui ont pris la parole ont rassuré Abdoulaye Diop quant à leur disponibilité à ne ménager aucun effort pour que le camp présidentiel puisse remporter, haut la main, les prochaines élections. Le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a, lui aussi, loué l’initiative du Dg du Cosec qui, selon lui, s’inscrit dans une dynamique de rassemblement et de mobilisation.

Abdou DIOP

La Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) a allégé les pièces à fournir pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité biométrique Cedeao.
Le commissaire divisionnaire Ibrahima Diallo a indiqué que « s’inscrire sur le nouveau fichier électeur semblait être un parcours du combattant pour ceux qui n’avaient pas de carte d’identité et pour les Sénégalais de l’extérieur ». En effet, les Sénégalais qui avaient perdu leur carte d’identité nationale et leur carte d’électeur ou ceux qui n’en disposaient pas et qui voulaient s’inscrire, « étaient obligés d’aller au commissariat de police se faire une carte d’identité. Et une fois la pièce obtenue, revenir vers la commission administrative pour, enfin, déposer ». Dans le but de remédier au plus vite à cette situation qui n’arrangeait pas les citoyens, le président de la République « avait décidé de modifier le décret qui listait les pièces exigées », a-t-il fait savoir.  Désormais, les Sénégalais d’ici et de la diaspora n’ont plus de souci pour se faire enrôler. Le chef de l’Etat ayant signé deux décrets leur permettant de s’inscrire avec un extrait de naissance pour les résidents et avec une photocopie du passeport numérisé pour les Sénégalais de l’extérieur. Il faut la carte qui était délivrée ou renouvelée sur présentation de l’ancienne carte d’identité numérisée accompagnée de la photocopie ou de la carte d’électeur numérisée accompagnée d’une photocopie. A défaut des pièces citées, d'un extrait de naissance de moins d’un an accompagné d’un certificat de résidence pour permettre aux Sénégalais de l’extérieur de présenter en plus de cela la photocopie de leur passeport numérisé. Parmi les mesures prises, il y aura l’installation, d’ici la fin du mois de décembre, des 550 commissions qui seront portées à 700. Le directeur de la Daf a invité les citoyens à aller s'inscrire massivement dans lesdites commissions pour se faire enrôler dans les délais au lieu d’attendre la dernière heure.

Aussi, le commissaire Diallo a-t-il annoncé que « les cartes biométriques déjà confectionnées seront distribuées soit à partir de cette fin de semaine ou au plus tard en début de la semaine prochaine à partir des coins d’enrôlement ».  

M. L. DIEYE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, un conseil interministériel sur le patrimoine de Saint-Louis. Pour la préservation de l’héritage colonial de la vieille ville, classée patrimoine mondial de l’Unesco en 2000, l’Etat a décidé de mettre un terme aux constructions et aux aménagements anarchiques qui menacent Saint-Louis. 

Plus ancienne ville construite par les Français en Afrique de l’Ouest, Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000, court le risque de voir, d’ici peu, son ensemble architectural légué par la colonisation disparaitre au profit de nouvelles constructions. En effet, le bâti historique subit de plein fouet la fureur du privé qui est en train de modifier et de détruire une partie de cette riche architecture historique. Pour endiguer ce phénomène, l’Etat du Sénégal a décidé d’y arrêter l’ensemble des constructions et des aménagements. C’est du moins ce qui ressort du conseil interministériel sur la question présidé, hier, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. D’après le ministre de la Culture et de la Communication, le gouverneur de la ville, à travers un arrêté, va mettre un terme à l’ensemble des constructions et des aménagements à faire sur ce patrimoine. Mbagnick Ndiaye a indiqué qu’un recensement du patrimoine privé et administratif est également prévu.

Pour rappel, a-t-il expliqué, lors du dernier conseil des ministres, le président de la République a mis un milliard de FCfa pour la réfection de la Gouvernance et de la Mosquée du Nord. Aussi, a ajouté M. Ndiaye, les privés ont dégagé une enveloppe d’un milliard de FCfa pour la sauvegarde de ce patrimoine. De son côté, la mairie a décaissé 250 millions de FCfa pour permettre à Saint-Louis de garder intact cette architecture tricentenaire. D’après le ministre de la Culture, ce sont toutes ces actions qui seront mises en œuvre pour éviter à Saint-Louis d’être déclassée. « Une commission viendra au mois de mars prochain pour vérifier les actions qui ont été prises. Au mois de juin, à Varsovie, nous allons défendre le dossier, afin que cette menace puisse véritablement disparaitre », a-t-il déclaré.

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a salué les mesures fortes qui ont été prises à l’issue de conseil interministériel et devant permettre de protéger contre un déclassement de la vieille ville au titre de patrimoine mondial de l’Unesco. « La mairie fera de son mieux pour accompagner toutes les mesures qui sont sorties de ce conseil interministériel », a-t-il rassuré, invitant les populations à accompagner ces mesures pour une parfaite mise en œuvre. « Sans l’appropriation des populations, nous atteindrons difficilement nos objectifs. Le label Saint-Louis patrimoine mondial de l’Unesco est à protéger, parce que cela va contribuer au développement économique de notre commune à travers son attractivité », a indiqué M. Faye.

Saint-Louis subit, depuis quelques années, le manque de respect du règlement d’architecture, des démolitions et réhabilitations tout azimut. A coup sûr, les mesures prises lors de ce conseil interministériel permettront de sauver à temps des pans entiers de l’histoire de cette ville qui s’écroulaient déjà au fil des ans.

Déjà en juin 2008, un Plan de sauvegarde et de mise en œuvre (Psm) du patrimoine a été élaboré et approuvé par décret présidentiel n°2008-694 dans le but d’arrêter la dégradation de Saint-Louis. En application depuis, ce plan était chargé de réglementer les travaux, les constructions ainsi que tous les aménagements urbains.

Ibrahima BA

Momar samb, Sg du Rtas : « Augmenter les dix dédiés à la diaspora »
« Cela m’a l’air d’être un faux débat. Dès lors que le référendum a validé la question de l’augmentation du nombre de députés (l’acceptation des députés dédiés à la diaspora), la question qui se pose maintenant, c’est comment faire. Il n’y a que deux choix, il n’y a pas trois. « Soit on conserve les 150 députés et on prélève les 10 de la proportionnelle (de la liste nationale) ou de la majoritaire (liste des départements) ou alors le deuxième choix c’est d’augmenter le nombre des députés à partir de la diaspora en conservant l’existant », a dit M. Samb. « Nous sommes devant une question pratique qu’il ne faut pas politiser. A mon avis, la meilleure formule c’est de conserver le statuquo des départements (90 députés) et de la nationale (60 députés). Si on démunie la nationale, ce sera compliqué de prévaloir l’idée de la pluralité de l’Assemblée nationale en termes de représentation. Le quotient va augmenter, il y aura beaucoup de problèmes », a-t-il éclairé. Il a conclu que « ce qu’il faut concevoir en pratique simplement, c’est de dire, on prend 10 et on conserve l’existant, c'est-à-dire les 150 députés ».
 
Malick gueye, Grand parti : « Que les députés soient pris sur la liste majoritaire »
« La position du Grand parti, est qu’il ne faut pas augmenter le nombre de députés. Nous proposons que les députés soient pris sur la liste majoritaire. Nous avons proposé également qu’il y ait une répartition équilibrée entre la proportionnelle et la majoritaire. Il faut que le président de la République prenne ses responsabilités. Il y a une répartition qu’il peut faire sur le plan national pour que les 90 députés entre le Sénégal et la diaspora puissent être pris d’une manière équilibrée sur la liste majoritaire ».
 
Mouhamadou mbodj, forum civil : « Le chiffre importe peu »
« Une fois que le peuple s’est prononcé, cette affaire est réglée. Maintenant sur comment le faire, c’est le président qui peut trancher. 
Pour moi, c’était un besoin d’intégration pour que le Parlement reflète cette forme de fusion de toutes les composantes de la nation. Les émigrés jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement de l’économie, cela devrait se refléter dans la politique », a souligné le coordinateur du Forum civil. Selon Mouhamadou Mbodj, « la diaspora joue un rôle fondamental. On parle de démocratie représentative. Le chiffre importe peu. Le problème, c’est une approche d’intégration politique d’une composante essentielle de la nation ».
 
Jean Paul Dias, chef de file du Bcg : « Il faut augmenter le nombre de députés »
Rappelant qu’en 1960 nous étions 3 millions d’habitants au Sénégal et qu’on avait 80 députés, Jean Paul Dias a précisé qu’aujourd’hui on est quatre fois plus, on a 150 députés et les gens trouvent que c’est beaucoup. « On peut maintenir les 150 députés tels qu’ils sont, mais pour les députés de la diaspora qui sont prévus par la Constitution, il faut augmenter ce nombre d’au moins dix. C’est ça la vérité », a-t-il insisté. Pour le chef de file du Bcg, « le Sénégal n’a pas trop de députés. « Si l’on ne peut pas augmenter le nombre de députés, il faut maintenir le nombre tel qu’il est. Par contre, ce qu’il faut, c’est un certain équilibrage entre la liste proportionnelle et la liste majoritaire des départements. Il faut arriver à un équilibrage », a-t-il poursuivi. Avant d’alerter : « il faut augmenter le nombre de députés. Je pense que le Sénégal aujourd’hui devrait être autour de 180 députés ».  Sur la question des dépenses de plus que cela va occasionner, il a indiqué : « aujourd’hui, le Sénégal a, à peu près, 3.300 milliards de FCfa de budget ; vous prenez toute l’Assemblée nationale, tout le Conseil économique, social et environnemental, tout le Haut conseil des collectivités territoriales, on n’aura même pas 30 milliards de FCfa. C’est  autour de 29 milliards FCfa. C’est cela des chiffres concrets. Il ne faut donc pas me parler d’aspects économiques », a-t-il dit.
 
Moussa sarr, porte-parole de la Ld : « Nous sommes pour l’augmentation »
Pour le porte-parole de la Ligue démocratique (Ld), la classe politique doit trouver un consensus pour mettre en œuvre les conclusions du référendum du mois de mars 2016. « Et parmi ces conclusions, il y a la présence des députés dédiés à la diaspora. Sous ce rapport, nous sommes pour l’augmentation des députés à 160 parce qu’il nous parait raisonnable de trouver, au moins, 10 députés qui représentent les Sénégalais de la diaspora.  Compte tenu de l’importance économique de nos compatriotes qui sont à l’extérieur du pays, il est normal qu’ils soient bien représentés à l’Assemblée nationale. Et je pense qu’il est plus cohérent d’augmenter le nombre de  députés plutôt que de les diminuer », a-t-il indiqué. La raison? « Parce que si aujourd’hui on doit retrancher des députés des listes départementales, cela risque de créer des conflits. Je pense que nous devons nous accorder sur l’augmentation du nombre à 10 et je crois que cela ne pose pas de problème », a dit Moussa Sarr. « Pour me résumer, nous, à la Ld, nous sommes d’accord avec la position de la mouvance présidentielle pour l’augmentation du nombre de députés », a-t-il conclu.

Amadou DIOP

Avec 28 diplômés sénégalais sortis de ses rangs depuis sa création, en 1944, parmi lesquels Macky Sall, l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen) devra poursuivre sa collaboration avec le Sénégal à travers l’Institut national du pétrole et du gaz du Sénégal. Un accord a été signé, hier, entre le Sénégal et l’Ifpen de Paris dans le cadre de la formation, la recherche et l’innovation dans le secteur des hydrocarbures.

« Je suis fier d’accueillir un ancien élève Ifp School. C’est le nouveau nom de l’Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs », s’est réjoui Didier Houssin, président de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen).
En effet, après sa formation à l’Institut des sciences de la terre de Dakar, l’étudiant Macky Sall est venu poursuivre ses études en France dans cette structure. L’Ifpen est un acteur majeur dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. « Au moment où le Sénégal a des découvertes en hydrocarbures, nous avons besoin de ressources humaines de qualité dans tous les secteurs », a analysé le président Macky Sall. « Nous allons bâtir une coopération avec l’Ifpen à travers ses démembrements.

Ainsi, avec l’Institut national du pétrole et du gaz du Sénégal, nous allons développer des partenariats », a dit le chef de l’Etat. Une collaboration qui vient à point nommé, car l’année 2016 a été marquée par des découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal. « Elles concernent des gisements de gaz naturel situés aux larges des côtes sénégalaises et qui représentent plusieurs centaines de milliards de m3 de ressources », a estimé M. Houssin.

La mise en production de ces importants gisements va permettre au Sénégal de développer son industrie des hydrocarbures et de devenir un grand acteur gazier. « Le gaz naturel joue un rôle important dans les bilans énergétiques mondiaux. Il restera, avec le pétrole, une source d’énergie incontournable pour plusieurs décennies encore ». Ifpen, de par la voix de son président, Houssin, met à la disposition du Sénégal sa technologie et son cadre de formation, en particulier pour le futur Institut national du pétrole et du gaz du Sénégal.

Ce qui amène le président Macky Sall à se poser la question de la tutelle de la structure pour éviter d’être une victime collatérale des grèves de l’Université de Dakar. Doit-il ou non être rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur ? « La réflexion est en cours », selon le chef d’Etat pour qui la formation de jeunes sénégalais dans ce secteur est un enjeu majeur d’indépendance et donc, de développement avec la nouvelle configuration qui fait du Sénégal un pays potentiel producteur de pétrole et de gaz.

 

Par Moussa DIOP

Le président sénégalais est revenu sur ce qu’il appelle « une nouvelle orientation qui fait débat », en parlant du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz. « Dans la phase de découverte, le Sénégal a besoin d’être conseillé.

Il nous faut des compétences et de l’expertise. Nous nous posons des questions sur si on nous a donné les bons chiffres, la bonne évaluation (de nos ressources minières, ndlr). Est-ce que faire du flotting est la bonne solution ? » s’interroge le président Macky Sall. Avant de poursuivre son questionnement : « Que ferons-nous des hydrocarbures et des revenus tirés de ces hydrocarbures ? Si on ne règle pas, dès le départ, ces questions, nous rentrons dans un circuit qui peut être fatal au pays. Cela nous permettra d’éviter la malédiction du pétrole ».

C’est ce qui justifie, selon le chef de l’Etat, la création du Cos-Pétrogaz. « Nous devons planifier avant d’agir. Il nous faut nous entourer de toutes les garanties avant d’engager quelque politique que ce soit. D’autant plus que l’offshore sénégalais pourrait réserver d’autres surprises avec d’autres découvertes à venir ».

 M. DIOP

Macky Sall a donné l’exemple de Aline Tamba, jeune étudiante de l’Ifpen originaire de la banlieue dakaroise, qui était de l’accueil du chef de l’Etat. Ce qui lui a permis de se remémorer de ses années d’études. Le président Sall a cité « Jean-Christophe Flèche, son ancien professeur en Traitement du signal en géophysique », présent également dans la salle de l’amphithéâtre de l’Ifpen lors de sa prise de parole.  A côté du savoir donné à l’Institut français du pétrole et des moteurs aux débuts des années 1990, le chef de l’Etat a confié avoir appris aussi la modestie avec l’instauration « à tour de rôle, instituée par l’école, de la vente de croissants » pendant les récréations pour financer les voyages d’études. « Ce qui a permis de constituer mon budget de voyage de fin d’année pour aller en Syrie et en Jordanie », s’est rappelé l’ancien étudiant en Géologie. Ifpen lui a décerné son diplôme d’honneur au terme de la cérémonie d’accueil.

Moussa DIOP

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