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Politique (4826)

Réunis en assemblée générale le week-end dernier à Fatick, les responsables des différentes cellules de l’Association sérère « Ndef Leng » (être ensemble), se sont engagés à soutenir la candidature du président Macky Sall à l’élection présidentielle de 2019.

Le président de l’association, le ministre de l’Intégration africaine, Mbagnick Ndiaye, par ailleurs responsable départemental de Fatick de l’Alliance pour la République (Apr), a saisi l’occasion pour évoquer cette question à travers la manifestation d’intérêt des responsables des cellules « Ndef Leng », plus d’une soixantaine à travers le Sénégal. Il a ainsi saisi l’occasion pour inviter tous les membres de l’association à une vaste mobilisation pour la réélection du président Sall à la présidentielle de 2019 et au premier tour par un vote massif.

Selon Mbagnick Ndiaye, « tous ces responsables de cellules qui ont répondu présents ont été unanimes dans leurs interventions à reconnaître les progrès notés dans la marche du pays à travers les grands projets déjà achevés ou en cours initiés lancés sous le magistère du Président Macky Sall ». Ce dernier a indiqué que le président de l’association Ndef Leng, « a déjà beaucoup fait pour le pays et nous estimons qu’il mérite un second mandat pour lui permettre de poursuivre l’œuvre entamée. L’engagement de notre association prend ainsi date et nous allons, d’ores et déjà, nous évertuer à travailler dans cette perspective, en sensibilisant nos membres et travailler en même temps à élargir les cellules afin que le jour de l’élection nous puissions enregistrer un vote massif et garantir la réélection du Président Macky Sall, avec un taux de plus de 90% ».

Mohamadou SAGNE

La 7e réunion du forum des think-tanks et des médias s'est terminée, hier, dans la capitale chinoise. Les réflexions qui ont été produites devraient servir à éclairer les décisions des dirigeants lors du sommet Chine-Afrique de septembre. 

En ce mois de juillet, Beijing vit un été pas très chaud et l'atmosphère est couverte d'un léger voile gris. Et pendant deux jours, 300 experts chinois et africains ont réfléchi pour qu'il n'y ait aucun nuage dans les relations entre la Chine et l'Afrique. Les trois panels ont déposé leurs conclusions et recommandations.

Les chercheurs ont ainsi déclaré que l'interdépendance entre l'économie chinoise et celle de l'Afrique est devenue un fait dont il faut dorénavant tenir compte.

La preuve est que quand la croissance chinoise est forte, elle entraîne immédiatement celle de notre continent et l'inverse aussi est vrai. Constatant que les paradigmes occidentaux sur le développement ne sont pas adaptés à l'Afrique, ils préconisent la recherche, par l'Afrique, de sa voie propre en s'inspirant de l'expérience d'autres modèles. Et certains pays africains ont déjà trouvé leur propre voie, se sont félicités les experts. Ils ont appelé la Chine à aider l'Afrique à transformer, sur place, ses matières premières et à développer le commerce électronique avec le continent. Concernant les infrastructures construites par l'empire du Milieu dans beaucoup de pays africains, les panélistes ont recommandé la formation de jeunes techniciens en Chine pour en assurer le suivi. Il a été noté l'émergence d'une culture stratégique chez les Africains, ce qui fait que ces derniers ne donnent aucun crédit aux affirmations de la presse occidentale au pillage de l'Afrique par la Chine.

La coopération que propose ce pays à notre continent, estiment les panélistes, est basée sur les bénéfices mutuels. Le rôle des parcs industriels qu’implante la Chine sur le continent à été beaucoup apprécié même si certains d'entre eux ont rencontré des difficultés dues à un manque de soutien des gouvernements locaux. La part de l'Afrique dans la production industrielle mondiale est encore faible avec 1,5% du total et s'agissant de l'Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, cette part végète à 0,5% au moment où la seule Chine est à 24,5%.

C'est pour lutter contre cette faible participation de l'Afrique à la production industrielle mondiale que la Chine a implanté une dizaine de parcs industriels sur le continent au Nigeria, en Éthiopie, en Zambie... Et un fonds de coopération industrielle à été mis en place par Beijing après le sommet sino-africain de Johannesburg en décembre 2015. Mais les transferts de technologies  et les délocalisations industrielles ne sont pas exclusivement tournés vers L'Afrique, mais aussi vers les régions qui ont des avantages comparatifs. D'où la nécessité d'installer un climat des affaires favorable sur le continent. Selon l'expert précité, l'Afrique et la Chine ont un destin commun et ont toujours vécu en paix depuis plus de 1000 ans. Son pays, a-t-il dit, reconnaît à chaque pays sa spécificité et en tient dans le partenariat qu'il développe avec lui. Et c'est grâce à l'intérêt que porte la Chine au continent que les pays occidentaux lui accordent à nouveau de l'importance.

Les médias chinois et africains doivent s'affranchir, selon les panélistes, des informations souvent tronquées fournies par la presse sur l'Afrique et la Chine pour nouer un partenariat qui leur permet une meilleure connaissance mutuelle des peuples et d'avoir une plus forte voix sur le plan international.

La Chine, aujourd'hui, 2e économie mondiale, participera à la conception d'une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable comme l'a déclaré le président Xi Xinping, a indiqué lors de la clôture du forum Fang Ning, conseiller du Conseil des Affaires d'État et ancien directeur adjoint du bureau des conseillers du Conseil d'État. Et en définitive, ce que l'on peut retenir, a souligné Zheng Mengzhuang, président de l'université normale du Zhejiang "la sincérité de la Chine à l'égard de l'Afrique ne changera pas".

Ibrahima Mbodj,  envoyé spécial à Beijing

Abdou Mbow, député de la mouvance présidentielle : « C’est une loi conforme à la Constitution »
Pour le député Abdou Mbow, par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale, la décision du Conseil constitutionnel de rejeter le recours en inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage de l’opposition n’est pas surprenante.

«Nous qui avons voté cette loi, nous l’avons votée en toute responsabilité. C’est une loi conforme à la Constitution», a déclaré Abdou Mbow. Il a ajouté que l’opposition voulait juste gagner du temps dans sa démarche. «On a commencé, de notre côté, à collecter des parrains depuis que la loi a été votée. Nous n’allions pas perdre du temps à faire du dilatoire, des conférences de presse comme l’opposition. Nous avons travaillé à cela depuis longtemps et le moment venu, nous allons déposer au niveau du Conseil constitutionnel», a-t-il fait comprendre.

Amadou DIOP

Moustapha GuirassyMOUSTAPHA GUIRASSY, DÉPUTÉ NON-INSCRIT : « NOUS ALLONS PARLER AUX POPULATIONS »
«Nous avons fait ce recours parce qu’il fallait le faire, il fallait être républicain jusqu’au bout, pour montrer à l’opinion, à nos militants, aux Sénégalais que les voies républicaines ont été toutes utilisées », a d’emblée indiqué le député Moustapha Guirassy, leader du parti Sénégalais unis pour le développement (Sud). Il a renchéri, «c’est une décision qui vient confirmer le regard, malheureusement très négatif, que nous avons du Conseil constitutionnel. Mais en réalité on savait qu’il y a avait une instrumentalisation de la justice». Le Conseil constitutionnel, compte tenu de ce qui s’est déroulé, ne s’est jamais prononcé en faveur de l’opposition de façon tout à fait juste. « Tout cela est regrettable. Tout est fait pour éliminer tout simplement les candidats qui seraient gênants», a-t-il regretté. «Maintenant, le mot d’ordre est d’aller sur le terrain et toujours en républicain pour parler aux populations qui n’ont pas l’information qu’il faut. Tout cela est fait dans le cafouillage. Il s’agira de travailler à les sensibiliser, à les protéger, à recueillir le maximum de signatures», a-t-il indiqué.

A. DIOP   

PR ISSA SALL, DÉPUTÉ ET LEADER DU PUR : « NOUS SOMMES DÉÇUS »
Interrogé sur le rejet du recours en inconstitutionnalité de la loi sur le parrainage, le député et leader du Parti de l'unité et du rassemblement (Pur), Pr Issa Sall a indiqué : «il est clair que nous sommes déçus de la décision du Conseil constitutionnel, nous ne sommes pas surpris ». « La décision du Conseil constitutionnel étant sans appel,  ce projet va malheureusement devenir une loi quand le président de la République l’aura promulguée. Il n’y pas mal d’arguments que nous avions invoqués mais bon, les membres de ce conseil ont pensé que ce n’était pas quelque chose qui pouvait passer. Je pense dans deux ou trois jours, il deviendra une loi. Cela veut dire que le président qui avait demandé la chose de façon urgente va très rapidement, s’il ne l’a pas déjà fait aujourd’hui, peut-être demain, la promulguer». Mieux, «la promulgation sera immédiatement suivie de la publication qui en fera une loi. Soit vous voulez aller aux élections, vous allez trouver des parrains  ou bien vous ne voulez pas chercher des parrains, vous n’irez pas aux élections», a-t-il éclairé. « Au Pur, on n’a pas ce problème, on a été très clair, dès le départ. Maintenant que le parrainage est là, nous allons chercher les 60.000 ou 70.000 parrains pour aller à l’élection présidentielle », a-t-il assuré.

Amadou DIOP

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, a coprésidé, hier, avec Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah, vice-premier ministre et ministre des Relations internationales et de la Coopération de la Namibie, l’ouverture officielle de la session inaugurale de la commission mixte de coopération entre le Sénégal et la Namibie.

En exprimant sa satisfaction pour la tenue de la commission mixte de coopération, le ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a indiqué qu’elle traduit éloquemment l’exemple des liens séculaires de fraternité et de solidarité qui unissent la Namibie et le Sénégal. «Nos présentes assises s’inscrivent dans ce dynamisme nouveau et elles devraient aboutir à la signature d’un certain nombre de textes qui contribueront, assurément, au renforcement de notre coopération», a-t-il déclaré. Aussi, «nos deux pays entretiennent, depuis toujours, de solides relations politiques renforcées, aujourd’hui, par l’amitié et la fraternité qui lient nos deux Chefs d’Etat et soutenues par leur volonté commune, maintes fois exprimée, de faire de l’axe Dakar-Windhoek, un modèle achevé de partenariat sud-sud. Ceci à travers une concertation permanente et un dialogue constructif», a précisé Me Sidiki Kaba. Selon lui, c’est tout le sens qu’il faudrait donner à la visite d’Etat que le Président Macky Sall avait effectuée en Namibie, du 25 au 30 août 2013, visite qui aura jeté les bases d’une nouvelle dynamique dans la coopération entre nos deux pays avec la signature de quatre accords dans les domaines politique, diplomatique, touristique et sanitaire. Au-delà des régulières consultations politiques et diplomatiques, a-t-il renchéri, l’examen de notre coopération révèle des acquis dans des secteurs comme le tourisme et la santé et des négociations très avancées dans d’autres domaines d’intérêts communs : le sport, la jeunesse, l’environnement, les affaires portuaires, l’agriculture, pour ne citer que ceux-là. «Dans la même lancée, nous devons travailler à rapprocher davantage les secteurs privés de nos deux pays, à travers notamment l’institution d’une plateforme pour favoriser l’initiative privée et susciter l’investissement. A cet égard, la signature d’un mémorandum d’entente, en cours de négociation, entre l’Agence de promotion des investissements et grands travaux du Sénégal (Apix) et le centre namibien pour l’investissement (Nic) pourrait être une heureuse opportunité», a-t-il recommandé.

Vers de nouveaux domaines de coopération
Me Sidiki Kaba a souligné que la coopération avec la Namibie s’intensifie, même si, au demeurant, de nombreuses opportunités restent inexploitées. «C’est pourquoi, je me réjouis du travail de qualité de nos experts qui ont démarré leurs activités hier (mercredi dernier), dans une ambiance très cordiale, et qui ont déjà identifié un nombre important de nouveaux domaines de coopération assortis de recommandations concrètes qui nous seront soumis à la fin de nos travaux», a-t-il informé.

Pour sa part, Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah s’est félicitée de cette rencontre de Dakar et de la coopération entre les deux pays. «Le Sénégal et la Namibie ont des relations historiques solides de plusieurs décennies », a-t-elle dit. Se félicitant des relations diplomatiques entre nos deux pays, elle a confié : «avec cette commission, nous faisons des pas très importants et notre coopération se consolide et construit un bloc solide. Les accords qui seront signés sont très importants et ils restent attachés à nos valeurs de coopération. Ils bénéficieront à nos concitoyens, de nos deux peuples ».

Amadou DIOP

Suite aux intempéries de début d’hivernage, certains éleveurs ont subi de lourdes pertes avec la mort de plusieurs sujets, de petits ruminants pour la plupart. Aussitôt rentré de la Mauritanie, le président de la République, Macky Sall, s’est rendu, hier, à Boki- Dior, dans la commune de Ribot Escale, dans le département de Koungheul. Après avoir exprimé sa compassion à des éleveurs, il leur a offert un milliard de Fcfa.

Après avoir manifesté sa solidarité aux éleveurs qui ont perdu des milliers de têtes de bétail, suite aux intempéries, le chef de l’Etat a dégagé une enveloppe d’un milliard de Fcfa. Cette assistance est répartie comme suit : Louga 163 millions, Matam 234.245.000 de FCfa; Kaffrine 198.975.000 de Fcfa, Tambacounda 62.555.000 de FCfa et Saint-Louis 38.400.000. Ainsi, les éleveurs qui ont perdu des moutons recevront 25 000 Fcfa par tête. Ceux qui ont perdu des bœufs ou des chevaux auront 50 000 FCfa par tête.

Le président de la République a exprimé sa satisfaction pour la mobilisation exceptionnelle des éleveurs et des populations du département de Koungheul, malgré le peu de temps qu’il a passé dans la capitale du Bambouck. Il a déclaré devant une marée humaine qu’il était venu apporter son soutien à des Sénégalais qui ont perdu de petits ruminants, des pertes accentuées, selon lui, par un déficit fourrager. « Face à cette calamité, il fallait venir, au nom de la Nation, apporter la solidarité. J’exprime ma compassion à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont perdu des sujets », a dit le Président, Macky Sall. Le chef de l’Etat s’est félicité que les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage aient pris, très tôt, la pleine mesure des conséquences engendrées par ces pertes.

Le recensement fait indique que 22.992 moutons, 300 chèvres, 521 vaches et 72 chevaux ont perdu la vie lors des intempéries. L’évènement rappelle, selon le président de la République, un impératif de consolider les acquis. Le Président Sall a déclaré ainsi que 42.000 tonnes d’aliments ont été mises en place pour une valeur de 11 milliards de FCfa. La santé animale n’a pas été occultée. Macky Sall a rappelé la vaccination du bétail organisée à Koung –Koung. Dans le même sillage, Macky Sall a indiqué que, pour l’amélioration de la gestion du ranch de Dolly, un mur de clôture de 125 km a été érigé, sans compter le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques du ministère de l’Elevage.

Le président de la République a, par ailleurs, demandé que l’on prenne soin des cadavres pour parer à toute éventualité. Il a aussi demandé aux éleveurs de promouvoir la pratique des cultures fourragères. Durant cette période de soudure, le président de la République a lancé un appel aux commerçants pour que les aliments soient vendus au prix souhaité. Il a exhorté le gouvernement à assurer un suivi et à faire des rapports circonstanciés.

Amath Sigui NDIAYE

LES ÉLEVEURS EXPRIMENT LEUR SATISFACTION
Auparavant, le maire de Ribot Escale, Yaya Sow, pour exprimer sa totale satisfaction au président de la République, qui lui a personnellement rendu visite, a promis un taux de 95%, le 24 février 2019, dans la région de Kaffrine.

Une manière de contribuer, dès le premier tour, à sa réélection. Selon lui, c’est la seule manière qui vaille pour les éleveurs de rendre la monnaie à leur président de la République. Selon M. Sow, grâce au chef de l’Etat, les éleveurs qui, jadis se cachaient, parce qu’exerçant cette fonction, sont fiers, dorénavant, de l’être. Le Président est convaincu qu’on ne peut pas se développer en oubliant les éleveurs. Comme doléances, le maire de Ribot Escale a demandé au président de la République le bitumage de la route Kounghueul-Ribot Escale, une voie qui part de la Gambie jusqu’à Ndioum, au Fouta. La réhabilitation de cette route contribuera, selon le maire, à la parfaite mobilité des populations et de leurs biens. Il s’est félicité du fait que l’ensemble des maires du département se soient mobilisés pour faire de la rencontre avec le président de la République une démonstration de force.

A. S. NDIAYE

Beijing- La 7e réunion du forum Chine-Afrique des think-tanks et des médias a été ouverte, hier, dans la capitale chinoise. Rassemblant des intellectuels chinois, africains et des journalistes, cette rencontre qui se tient régulièrement depuis 2011 se donne pour objectif de mener une réflexion stratégique pour développer les relations sino-africaines.

Plusieurs dizaines d'intellectuels chinois, africains et des journalistes vont, pendant deux jours, échanger sur les voies et moyens d'approfondir les relations entre la Chine et l'Afrique qui sont devenues un enjeu important pour les deux parties.

Hier, en ouvrant la rencontre, M. Chen Xiadong, ministre adjoint des Affaires étrangères de la Chine sur le développement des échanges entre son pays et l'Afrique qui, en 1978, sont passés de 700 millions à 210 milliards de dollars aujourd'hui. La Chine, dit-il, a noué un partenariat stratégique avec 24 pays africains.

Le partenariat que propose la Chine à notre continent, selon M. Chen, est basé sur la sincérité et les avantages mutuels. Toutefois, regrette-t-il, les pays occidentaux, avec leur arrogance habituelle, essaient de saper ces relations par le biais de la désinformation comme par exemple ce qu'ils disent de l'aggravation de la dette africaine à l'égard de la Chine. Selon l'officiel chinois, la coopération de son pays avec l'Afrique n'est pas assortie de conditions politiques. Elle contribue au développement économique local en veillant à renforcer les capacités internes et elle accompagne l'Afrique dans son attractivité, tout en veillant à ne pas aggraver sa dette. Il est persuadé que les tentatives infondées et malveillantes de certains pays ne trouveront jamais un écho favorable dans le public africain. Dans un mois, au début de septembre prochain, se tiendra, à Beijing, le Forum de la coopération Chine-Afrique, coïncidant avec le 40ème  anniversaire des réformes en Chine.  Beaucoup de dirigeants africains seront présents et ce forum ouvrira d'autres opportunités pour l'Afrique, notamment à travers l'initiative de la Route de la soie. À ce sujet, il a invité les think-tanks à approfondir leur réflexion.

Selon Zhang Yangtong, directeur adjoint du bureau des conseillers du Conseil des affaires d'État, le socialisme à la chinoise, basé sur la réforme et l'ouverture, va se poursuivre car c'est le moyen pour éradiquer la pauvreté. Et la Chine qui veut inspirer l'Afrique a décidé, cette année, dans sa diplomatie, de lui consacrer une part importante de sa coopération, dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant.

Modèle de coopération gagnant-gagnant

Dans cette même veine, le doyen du corps diplomatique africain à Beijing et ambassadeur de Madagascar, Victor Sikonina, a indiqué la réflexion des think-tanks, depuis 2011, en identifiant des centres d'intérêt permettant de jeter les jalons d'un modèle de coopération gagnant-gagnant. Toutefois, il estime que les retombées de la coopération sino-africaine ont surtout touché les grandes villes du continent et il faudrait maintenant qu'elles atteignent les campagnes, grâce à l'électricité, l'eau et l’internet.

D'autres intervenants ont souligné la nécessaire industrialisation de l'Afrique et le rôle que peut y tenir la Chine, notamment par les délocalisations. Selon Justin Lin Yifu, conseiller du Conseil d'État et doyen de l'école nationale du développement de l'université de Pékin, après avoir bénéficié au Japon à partir de 1945 et plus tard à Taïwan, Singapour, la Corée du Sud, la Malaisie et la Thaïlande, un nouveau cycle de délocalisation industrielle est apparu et constitue une opportunité à saisir pour l'Afrique. La Chine, 2e économie mondiale et premier acteur commercial va devenir un pays à revenus supérieurs et endosser des responsabilités mondiale d'où l'initiative de la Route de la soie (une ceinture, une route) pour un développement international harmonieux. Mais l'Afrique doit se départir des théories occidentales qui ne lui ont pas, jusqu'à présent, apporté le développement et essayer d'autres voies comme celle que propose la Chine, a indiqué l'intervenant.

Le rôle des médias dans le développement des relations sino-africaines et une meilleure connaissance et compréhension entre les peuples ont été mis en épingle. Le constat étant que la presse occidentale désinforme sur l'Afrique et la Chine, il faut développer la coopération entre les médias chinois et africains pour donner la bonne information.  Des pas ont été effectués dans ce sens, selon des participants même s'il reste beaucoup de chose à faire. La Chine accueille, chaque année, des journalistes africains et essaie de nouer des partenariats avec des médias du continent. Selon Li Yafang directrice générale de la revue Chinafrique, son organe de presse à ouvert un bureau en Afrique du Sud et à noué un partenariat avec le quotidien le Soleil à Dakar au Sénégal qui tire et diffuse la publication chinoise dans la sous-région ouest africaine.

Ibrahima Mbodj, envoyé spécial

Le système électoral sénégalais est fiable. Nul ne peut le contester. Seulement, le problème est qu’il y a un manque de confiance des acteurs à ce système, selon Moundiaye Cissé, coordonnateur de l’Ong 3D. Dans cet entretien, M. Cissé revient sur diverses questions liées notamment à la participation de la société civile aux cadres de concertation sur le processus électoral, à la main tendue du chef de l’Etat pour que la société civile prenne part aux concertations sur le Pétrole et le gaz (Cos Pétro-gaz) ainsi que sur plusieurs autres questions.

En tant que membre de la société civile, quel est le bilan que vous faites de votre participation aux concertations sur le processus électoral ?
D’abord, il y avait le cadre de concertations sur le processus électoral. Nous avons participé à toutes les étapes de ce processus. Nous avons participé, en tant qu’observateurs, dans ce cadre de concertation présidé par le doyen Saïdou Nourou Bâ. Nous avons pu discuter, malgré l’absence de l’opposition radicale, il y avait les non-alignés, l’opposition dite non radicale et il y avait la majorité. Parce que c’est une tradition dans ce pays qu’on discute pour arriver à des règles du jeu électoral consensuelles.  Cela date depuis le code Kéba Mbaye. En tant que observateurs, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits. A chaque fois que de besoin, nous avons apporté notre contribution à l’évolution de notre système démocratique. Mais nous pouvions avoir plus d’acquis parce qu’il y a eu certes des points de convergence, mais il y avait des divergences. En ce qui concerne le bulletin unique, on n’a pas pu l’instituer alors que c’était une demande forte pour ce qui est de l’audit du processus électoral et non l’audit du fichier. Cela n’a pas été fait. La question de la rationalisation des partis n’a malheureusement pas eu de consensus parce que finalement, c’est le parrainage qui a été proposé et il a abouti à des germes de contestation pré et post-électorales. Il y avait aussi la question de la caution, mais on va réduire cette caution de 60 millions de FCfa à 30 millions de FCfa.

Notre participation nous a permis de peser de notre poids pour qu’on arrive à consolider notre démocratie. Il y a avait la question d’une autorité indépendante pour diriger et coordonner les élections, on n’a pas eu de satisfaction. Fondamentalement, ce sont les trois points de non satisfaction que je note. Le fait d’avoir participer à ces concertations a été une bonne chose. Nous ne sommes pas pour la politique de la chaise vide. Et je ne suis pas d’accord avec l’opposition par rapport à sa posture depuis la première revue portant sur les législatives. Je pense que quand on n’est pas d’accord, il faut venir et dire qu’on n’est pas d’accord. La politique de la chaise vide n’a jamais été payante. Cela risque de nous causer énormément de problèmes pour ces élections. Je crois que l’opposition doit faire plus d’efforts pour répondre aux appels au dialogue du président de la République. C’est mieux que de rester dehors et de critiquer. On peut critiquer dans le cadre et sortir critiquer, mais on ne peut jamais être absent et critiquer là où les décisions se prennent. Maintenant, c’est à l’Etat aussi de revoir le format ou le canal qu’il utilise pour faire ces appels au dialogue.

Ne pensez-vous pas que le fait de choisir Saïdou Nourou Bâ pour présider ce comité est une preuve de la volonté du président Macky Sall de laisser la classe politique dialoguer et arrêter elle-même des recommandations ?
Oui. Au début, il était prévu de faire présider ce cadre par la Cena, mais l’opposition avait récusé le président de la Cena et on avait fait une proposition d’une personnalité neutre et finalement le choix a été porté sur l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui lui aussi a été récusé par une partie de l’opposition. C’est dire qu’il est toujours difficile de trouver une personnalité qui fait l’unanimité, mais je crois que la revendication essentielle de l’opposition était le fait que pour la revue précédente, il y avait des décisions qui avaient été retenues que le président de la République n’a pas respectées. Par exemple, il y avait un consensus sur la question du nombre de député de la diaspora, mais le président a augmenté le nombre. C’est ce qui avait poussé l’opposition à bouder systématiquement les cadres de concertation que le président de la République mettait en place pour dire qu’elle n’avait pas confiance. Je pense que ce n’était pas une raison. Cela a été une erreur stratégique de bouder tous les cadres de concertation. Je pense que l’opposition aurait gagné beaucoup en intégrant ces cadres de concertation et en manifestant son désaccord par rapport à ces questions.

Est-ce que la non-participation de l’opposition entache la fiabilité du processus ?
Moundiaye Cisse 3D 2Au Sénégal, on n’a pas de problème de fiabilité du système électoral parce que le système qui a élu le président Abdoulaye Wade a permis l’élection du président Macky Sall. Ce système est encore là. C’est un système bâti depuis 1991 à travers le code Kéba Mbaye. C’est avec ce système qu’on exige l’utilisation de l’isoloir et l’encre indélébile de la représentation des partis et des candidats. Ce système est encore là. C’est donc moins un problème de fiabilité du système que de confiance des acteurs au système. Je suis d’avis qu’on a un bon système électoral. Avoir un système avec quelques éléments qui ne suscitent pas la confiance des acteurs est une autre chose. Par exemple, on a un bon système en ce qui concerne les opérations, mais en ce qui concerne le parrainage, il y a des doutes. Mais cela ne veut pas dire que le parrainage n’est pas bon. Nous avons toujours soutenu que le parrainage n’est pas une mauvaise chose car cela peut rationaliser les candidatures. Nous n’avons jamais été contre le parrainage et nous l’avons toujours assumé. Parce que du point de vue de la pratique électorale dans la sous-région et un peu partout dans le monde, il y a le système de parrainage. Il permet d’éviter les candidatures fantaisistes et la prolifération des candidatures. Seulement, le contexte a amené certains acteurs politiques à douter du bien-fondé du parrainage et à penser que c’est une façon de recaler les candidatures gênantes, mais le parrainage en soit n’est pas mauvais.

Est-ce qu’aujourd’hui, avec cette frénésie de création de partis politiques au Sénégal, il ne fallait pas rationaliser bien avant…
Justement, nous pensons que le parrainage aurait dû être fait depuis le référendum. On l’aurait proposé au référendum, ce serait une excellente chose. Personne n’aurait vu derrière le parrainage des calculs politiques ou politiciens. On l’aurait appliqué aux élections législatives et quand on l’applique à la présidentielle, cela ne causerait aucun problème. C’est parce qu’on ne l’a pas institué pendant le référendum et les législatives, les gens pensent que c’est un calcul que le président fait. C’est cela qui est regrettable. Par contre, quand on institue le parrainage, on aurait du même supprimer la caution. Nous pensons que c’est un double filtre qu’on applique par rapport aux candidatures aux élections. Dès lors qu’on a le parrainage, on n’a plus besoin de la caution. Quand on a rencontré le président, on lui a même dit cela. Parce que le parrainage permet de tâter la popularité et la légitimité des potentiels candidats, donc on n’avait plus besoin de la caution. C’est pourquoi on salue le fait que la caution soit réduite de plus de la moitié.

Malgré cela, l’opposition envisage d’organiser une marche pour dénoncer le processus électoral…
L’opposition est toujours dans son rôle quand elle n’est pas satisfaite, quand elle a des doutes. Aujourd’hui, il y a des préoccupations légitimes de l’opposition. Aujourd’hui, il y a une crise de confiance vis-à-vis de la Cena et vis-à-vis du ministère de l’Intérieur. Je crois que si ces deux questions avaient été réglées, cela aurait atténué l’ardeur de l’opposition par rapport aux contestations pré-électorales. Figurez-vous depuis 2000, on a organisé des élections avec la satisfaction de l’opposition sur la problématique d’avoir une autorité indépendante pour organiser les élections. Abdou Diouf l’avait accepté avec le général Cissé; Wade aussi avec Cheikh Guèye comme ministre en charge des élections. Le Président Macky Sall pouvait accéder à cette demande légitime de l’opposition ; cela n’aurait fait qu’accroître le crédit qui sera accordé à l’organe organisateur des élections. Pour ce qui est de la Cena, elle joue un rôle prépondérant dans le processus électoral. Parce qu’elle a toujours été présente dans toutes les étapes du processus et a toujours joué un rôle déterminant dans la supervision des élections. Seulement, pendant le référendum et les législatives, la Cena a été moins pro-active, parce qu’il y a eu beaucoup de dérives que la Cena pouvait relever et régulariser. Mais elle n’a pas utilisé la plénitude de ses pouvoirs alors qu’elle a tous les pouvoirs pour superviser et corriger, au besoin. Même quand il y a eu la prolifération des listes, il a fallu que la société civile organise une simulation sur le vote pour que la Cena prenne des initiatives en convoquant des gens. Alors que le code électoral lui donne droit de  faire toute proposition allant dans le sens d’améliorer le processus électoral, elle est restée amorphe, ces deux dernières élections. Il faut soit renouveler ses hommes, soit créer un nouvel organe chargé de superviser les élections afin de renforcer la confiance des acteurs du processus électoral.

Dernièrement, le président de la République a invité la société civile à prendre part aux concertations sur le pétrole et le gaz (Cos Pétro-gaz). Comment avez-vous perçu cet appel ?
C’est une bonne initiative et une bonne décision. Mais quand on demande à des acteurs de venir participer, il ne faut pas leur dire de porter des œillères. C’est juste cette erreur de communication que le président avait faite dans sa communication. C’est une excellente chose de dire à la société civile d’intégrer le Cos Pétro-gaz, c’est à saluer. Si la société civile participe à ce cadre de concertation en ayant à l’esprit que c’est une participation avec des contraintes, des barrières, cela peut saper la crédibilité des acteurs qui vont participer. Il faut aussi que les acteurs qui y participent soient des profils de qualité.

On vous a laissé le choix de proposer des personnes ou bien ?
On n’a pas encore défini les modalités. Je crois que c’est un appel, mais je pense que le moment venu, il va falloir définir les modalités de participation de la société civile à ce cadre pour que ce soit une participation de qualité qui profite à tous les Sénégalais.

La société civile sénégalaise est certes dynamique, mais on lui a toujours reproché le manque d’alternance à la tête de des principales structures ?
Au contraire, je crois qu’entre 2012 à maintenant, il y a une nouvelle génération de société civile qui a émergé. En 2012, il y avait des individualités qui se manifestaient. Je pense à des doyens comme Alioune Tine, Abdou Latif Coulibaly, Magid Ndiaye, Mouhamadou Mbodj, etc. ces acteurs ont pris du recul pour laisser la place à de nouveaux venus. Il y a même des jeunes comme moi et d’autres plus méritants que moi qui ont émergé entre temps. Ceux qui parlent aujourd’hui, ne le faisaient pas en 2012. A cette période, il y avait des acteurs du Mouvement M23 avec des leaders charismatiques. Aujourd’hui, la nouvelle classe de la société civile mérite le respect des Sénégalais, parce qu’elle fait beaucoup de sacrifices. C’est un engagement militant qu’on essaie de faire de la façon la plus militante et équidistante, neutre et impartiale possible.

Est-ce qu’on remarque cette même présence et ce même dynamisme dans les pays africains à l’heure actuelle ?
La société civile au Sénégal est réputée à la fois militante, experte et équidistante. Dans certains pays de la sous-région, on retrouve certes des organisations de société civile, mais souvent ce sont des organisations qui s’identifient à des partis soit à l’opposition ou au pouvoir, tel n’est pas le cas de la société civile sénégalaise. Ici, c’est la constance dans la neutralité et dans l’impartialité. Mais de plus en plus dans les pays de la sous-région comme le Burkina Faso par exemple, on a vu le balai citoyen qui a fait un excellent travail, mais qui reste encore un mouvement qui a besoin de plus d’espace. En Côte d’ivoire, la société civile tarde à se réaliser ; en Guinée, il n’y a pas encore de société civile.

L’inscription de Karim Wade sur les listes électorales vient d’être invalidée, quelle est votre réaction ?
L’administration évoque l’article L31 du Code électoral, qui concerne les personnes qui encourent des peines et c’est stratifié. Il y a aussi une nouvelle disposition du code électoral qui impose que le candidat soit d’abord électeur. C’est cela qui fait que Karim Wade était allé s’inscrire sur les listes électorales. Maintenant une demande peut ne pas être validée et c’est ce que l’administration semble dire. Mais toujours est-il qu’il a le droit de faire recours au tribunal d’instance ou en ce qui le concerne à sa représentation diplomatique. Ce qu’il faut dire, en se fiant aux sorties des proches du pouvoir, on ne pouvait pas être surpris de la décision. Je crois que, dans la conscience des Sénégalais, de façon générale, le cas de Karim Wade et de Khalifa Sall sont des cas politico-judiciaires. C’est la première fois, au Sénégal, qu’on voit deux potentiels candidats qui ne parviendront à se présenter C’est regrettable parce que quand on parcourt l’article L31, on ne voit pas le délit d’enrichissement illicite. Pour le cas de Khalifa Sall, la Cedeao a jugé « arbitraire » son emprisonnement. Qui a tort, qui n’a pas tort, ce n’est pas cela le problème. Mais ce que l’opinon retiendra, c’est qu’il y a deux Sénégalais qui ne pourront pas se présenter, parce qu’ils ont maille à pâtir avec la justice sous le magistère du président Macky Sall. Je pense qu’on pouvait éviter une telle situation.


Propos recueillis par Maguette NDONG

 

Le président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 04 juillet 2018 à 10 h, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la mise en œuvre des conclusions et recommandations de la concertation nationale sur le pétrole et le gaz afin d’asseoir la performance de la gouvernance stratégique des ressources naturelles, le Chef de l’Etat remercie et félicite le gouvernement, les acteurs publics, le Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (Cos- Petrogaz), Petrosen en particulier, et toutes les forces vives de la Nation qui ont participé, dans un élan constructif et patriotique, au bon déroulement de la Concertation nationale sur la gestion des revenus du pétrole et du gaz.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, au ministre du Pétrole et des Energies notamment, en rapport avec le Secrétariat permanent du Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (Cos- Petrogaz), d’examiner toutes les propositions émises et de mettre en œuvre, sans délai, toutes les conclusions ainsi que les recommandations validées lors de cette importante rencontre.

A cet égard, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de bâtir une véritable « économie du pétrole et du gaz » et d’élaborer, en relation avec le secteur privé national, une doctrine efficiente d’encadrement et de développement du contenu local.

Rappelant le prix qu’il attache à la prise en charge prioritaire des questions environnementales et des problématiques liées à la gestion des gens de mer et des ressources halieutiques, le président de la République invite le gouvernement à finaliser, avant fin septembre, l’élaboration des projets relatifs au Code pétrolier, à la loi d’orientation sur la répartition des revenus du pétrole et du Gaz, et à la loi d’encadrement et de développement du contenu local.

Poursuivant sa communication sur la territorialisation des politiques publiques pour intensifier le développement territorial équitable et durable, le Chef de l’Etat informe le Conseil de la tenue, sous sa présidence, de la première Conférence nationale sur l’Aménagement et l’attractivité du territoire le 09 juillet 2018.

Abordant le Plan national de sauvegarde et de développement du Cheptel national, le Chef de l’Etat, marque sa compassion et sa solidarité aux éleveurs et réaffirme sa vive préoccupation sur la situation du cheptel particulièrement après les effets néfastes des intempéries relevées la semaine dernière dans la Zone sylvopastorale.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en rapport avec les acteurs de l’Elevage, d’évaluer les pertes constatées et de mettre en œuvre, sans délai, les mécanismes préventifs d’assurances et de mobilisation de secours appropriés dans le cadre global d’un Plan national de sauvegarde et de développement du cheptel national.

Par ailleurs, évoquant, l’importance du secteur de la pêche, le Chef de l’Etat, se félicite de la signature, le 02 juillet à Nouakchott, des nouveaux accords - cadre entre la République du Sénégal et la République islamique de Mauritanie, afin d’asseoir une politique conjointe de pêche durable au bénéfice des acteurs économiques et des populations des deux pays.  

A cet égard, le président de la République demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions idoines pour une sensibilisation effective des acteurs nationaux de la pêche sur le contenu des accords signés, en vue de leur appropriation immédiate et de leur mise en œuvre adéquate.  Appréciant, par ailleurs, la participation honorable des Lions du Football à la Coupe du monde Russie 2018 et de la stratégie nationale de gestion des hautes compétitions internationales, le Chef de l’Etat réitère, au nom de la Nation, ses félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale de Football et à l’encadrement pour leur honorable participation à cette prestigieuse manifestation sportive.

En outre le président de la République encourage nos athlètes qui vont participer bientôt au Championnat d’Afrique d’Athlétisme au Nigéria et nos Lions du Basket engagés, avec détermination et brio, dans les phases éliminatoires de la Coupe du monde de Basket masculin, prévue en 2019 en Chine.

Enfin, le Chef de l’Etat demande au ministre des Sports, en relation avec le Cnoss et les fédérations sportives, de déployer une Stratégie consensuelle de gestion des hautes compétitions internationales, à partir du renforcement permanent des infrastructures, de la formation, du cadre organisationnel et des ressources allouées aux disciplines sportives à la base.

Le président de la République s’est félicité des conclusions de la dernière revue du Fmi sur la politique économique du Sénégal avant de terminer sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi des engagements vis-à-vis des partenaires sociaux et des projets du gouvernement avant de rendre compte de la coordination des activités gouvernementales.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état d’avancement de la préparation de la campagne agricole 2018-2019.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point sur le programme spécial d’alimentation en eau potable de Dakar.

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme a rendu compte du suivi de la commercialisation de l’anacarde.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a fait le point sur les conséquences des premières pluies sur la mortalité du bétail dans plusieurs localités du pays.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :
• le projet de loi autorisant, le président de la République à ratifier la Charte africaine de la statistique adoptée le 04 février 2009 à Addis-Abeba;

• le projet de décret prononçant la désaffectation d’une parcelle de terrain d’une superficie de 04 ha 68 a 1 ca à distraire du titre foncier n° 407/DP précédemment affectée au ministère des Forces armées en vue de son attribution aux impactés du projet de réalisation du projet de réalisation du Train express régional (Ter).


NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :
  • Monsieur Pape Demba DIALLO, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Pikine, est nommé Préfet du département de Tambacounda, en remplacement de Monsieur Mor Talla TINE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mor Talla TINE, Administrateur civil, précédemment Préfet du département de Tambacounda, est nommé Préfet du Département de Bambey, en remplacement de Monsieur Moustapha NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Moustapha NDIAYE, Administrateur civil, précédemment Préfet du Département de Bambey, est nommé Préfet du département de Pikine, en remplacement de Monsieur Pape Demba DIALLO, appelé à d’autres fonctions ;
  • Madame Ramatoulaye DIENG, Administrateur civil principal, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du Ministère de l’Intérieur, en remplacement de Monsieur Cheikh Sadibou DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mademba GUEYE, hors hiérarchie, est nommé Directeur de la Justice de Proximité et de la Promotion de l’Accès au Droit à l’Administration centrale du ministère de la Justice ;
  • Madame Aïssatou TRAORE, Journaliste, précédemment en service au Centre national d’Information et de documentation (CNID), est nommée Directeur du Centre national d’Information et de Documentation (CNID) au ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du Volontariat, poste vacant.

 

Dans la mise en œuvre des fonctions de représentation et de contrôle de l’action gouvernementale, une délégation de 25 députés séjourne, depuis avant-hier, dans la région de Ziguinchor. Il s’agit de membres de la Commission défense et sécurité, et ceux de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale.

Ces représentants du peuple ont rencontré, hier matin, successivement le gouverneur de la région, le commandant du poste de commandement et celui du 5ème bataillon de la zone militaire N°5. A toutes ces étapes, Mme Awa Guèye Diop, 2ème vice-présidente à l’Assemblée nationale, a transmis les encouragements de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée, aux autorités locales pour leurs efforts soutenus en faveur du bien-être des populations. Elle n’a pas manqué de faire savoir à ses interlocuteurs que le président Moustapha Niasse est « très sensible » au travail qu’ils abattent pour la sécurité des populations et la stabilité de cette partie de la région méridionale du Sénégal.

Expliquant l’objet de la mission, Mme Awa Gueye Diop a rappelé que le président de la République, dès son accession au pouvoir, a initié un ambitieux programme, le Plan Sénégal émergent qui, à terme, doit consacrer l’émergence de notre pays. Mais, pour la 2ème vice-présidente à l’Assemblée nationale, cette émergence ne peut être réalisée sans la stabilité et la sécurité des populations et de leurs biens. « Nous sommes aussi conscients, ajoute-t-elle, que la sécurité et la stabilité ne sont possibles que lorsque les préoccupations des populations ont été prises en charge ».

Mme Awa Gueye Diop a dit que c’est pour cette raison que les députés sont descendus sur le terrain pour discuter avec leurs mandants, afin de s’enquérir de leurs besoins. C’est le même souci qui les a aminés, en discutant avec l’armée pour savoir les conditions dans lesquelles celle-ci travaille. « La finalité est de porter un plaidoyer à l’Assemblée nationale pour que tous les problèmes qui ont été portés à notre connaissance puissent trouver des solutions idoines, auprès du gouvernement ou de l’Etat », a dit la vice-présidente.

Le gouverneur de la région a sollicité le plaidoyer et l’accompagnement des députés pour le retour de la paix en Casamance. Il en a fait autant pour faire du port de Ziguinchor un hub dans la sous-région, afin que l’exportation des noix d’anacarde de la Casamance puisse se poursuivre et que les populations locales trouvent plus de travail. Le gouverneur a sollicité les élus du peuple, afin que la lutte contre le trafic illicite de bois soit accentuée en Casamance.

Pour leur part, le colonel Khar Diouf, patron du poste de commandement de la zone militaire N°5 et le commandant du 5ème bataillon de ladite zone militaire, El Hadj Omar Faye, ont également demandé l’appui des députés pour que les conditions de vie et de travail des soldats puissent être améliorées davantage dans le Sud du Sénégal. Selon le colonel Khar Diouf, « ici, la tendance de la situation sécuritaire est à l’accalmie, malgré quelques regains de tension avec des phénomènes récurrents qui sont amplifiés par l’effet des médias. Mais, la situation est globalement sous contrôle. Il n’y a rien d’inquiétant à Ziguinchor ».
Aujourd’hui, les députés organisent un atelier de partage sur le thème « La sécurité dans les zones frontalières de la région de Ziguinchor ».

El Hadj Moussa SADIO

 

D’après un rapport de monitoring du Cnra sur la couverture des élections législatives du 30 juillet 2017, les médias se sont focalisés surtout sur l’actualité politique de 3 coalitions parmi les 47 listes qui étaient en compétition.   Du 09 juillet  au 28 juillet 2017, 57,22 % des «Unes» de la presses ont été consacrées à la Coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», 25,77 % des publications  en faveur de la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal». En troisième position vient la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal» 9,79 %.   

Comme dans les urnes, les coalitions “Bennoo Bokk Yaakaar”, la coalition gagnante “Wattu Sénégal” et la coalition “Manko Taxawu Sénégal” ont écrasé les autres listes par rapport à la présence médiatique lors de la campagne des élections législatives du 30 juillet 2017. Selon le rapport du Cnra sur le monitoring de la campagne dont nous détenons copie, l’analyse de la couverture médiatique des élections législatives du 30 Juillet 2017 montre qu’aussi  bien durant la précampagne que pendant la campagne électorale, les médias se sont focalisés surtout  sur l’actualité politique de trois coalitions parmi les 47 listes qui étaient en compétition, à savoir: la «Coalition BennooBokk Yaakaar», la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et la  «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal».

Pour la campagne du 09 juillet à 00h au 28 Juillet 2017 à minuit, le document apprend que pour la presse écrite, l’échantillon est constitué de 17 quotidiens : L’As, Direct info, l’Observateur, le Quotidien, Enquête, le Soleil, Sud quotidien, la Tribune, Walf quotidien, 24 heures, Dakartime, l’Evidence, Vox populi, Zoom info, Libération, Rewmi Quotidien, Témoin.
194 «Unes» ont été consacrées aux élections législatives, portant sur des personnalités publiques dûment identifiées selon leur appartenance politique.

Selon le Cnra pendant cette campagne, Direct info et l’Evidence sont les quotidiens qui ont consacré le plus de «Unes» à ces législatives avec, respectivement, chacun 20 publications recensées.  Le Soleil a consacré 14 Une aux législatives lors de la même campagne ; Zoom Info 11 ; Libération 14 ; L’Observateur 10 ; Walf Quotidien 10 ; L’As 11.

Par rapport à la répartition des «Unes», le document révèle que 57,22 % (contre 63,3 % lors de la précampagne)  des «Unes» ont été consacrées à la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar» Contre,  25,77 % des publications  en faveur de la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» qui, elle, comptait seulement 16.49 % des articles pendant la précampagne.  En troisième position vient la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal» qui, avec 9,79 %, marque une baisse importante si on se réfère à ses 12,77 % pendant la précampagne.  Sur l’ensemble des quotidiens, 913 articles ont été consacrés à la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar», contre 290 articles sur la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 268 articles consacrés à la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal». Pour les sites d’information en ligne,  le Cnra a étudié 12 plateformes.   Sur l’ensemble de ces sites d’information, durant la campagne, ont été effectués 1.591 relevés constitués d’articles, de vidéos et d’insertions publicitaires. Pour la Radio 1.185 relevés ont été effectués sur les programmes diffusés par un panel de huit (8) radios: Fm Sénégal, Radio Sénégal, Rewmi Fm, Rfm, Rmd, Sud Fm,  Walf Fm, Zik Fm.

Sur l’ensemble des radios, la station  Rfm cumule à elle seule 454 relevés, soit 38% de l’ensemble.  La radio Sud Fm suit avec 294 relevés.   Sur le pourcentage des publications radiophoniques selon les listes dans la même dynamique que la presse écrite et la presse en ligne, l’étude montre que les 3 coalitions sont en tête. 43,71 % (contre 52,94 %  pendant la précampagne) des publications radiophoniques couvrent les activités de la «Coalition  Bennoo Bokk Yaakaar», alors que seulement 20,08 % (contre 16,99 % durant la précampagne) concernent la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 14,18 % (pour 14,38% pendant la  précampagne) concernent la «Coalition Mankoo Taxawu Senegaal».

Concernant le médium télévision l’étude a effectué 1226 relevés sur un panel constitué de 9 éditeurs : Rts, 2Stv, Tfm, Walf Tv, Sentv, Mourchid tv, Lamp Fall, Dtv, Rdv. Sur l’ensemble des télévisions, la chaîne Dtv cumule  à elle seule 234 relevés, essentiellement dans des programmes d’information comme le «Journal télévisé». Au-delà des 200 relevés, la Rdv et la SenTv ont eu une activité importante, avec respectivement 227 et 234.
Dans la même dynamique que les autres types de médias, les 3  principales coalitions politiques en présence. Pour les plus représentatives : 54,89 % des  publications télédiffusées concernent l’actualité politique de la «Coalition Bennoo Bokk Yaakaar», contre seulement 18,43 % pour la «Coalition Gagnante Wattu Senegaal» et 12,72 % pour la  « Coalition Mankoo Taxawu Senegaal». Les autres listes se situent entre 3,6 % et 0,24 % des publications.

Oumar KANDE

Le terrain de basket des Hlm Thialy a abrité, hier, un meeting de remerciement  au président de la République organisé par les partisans du ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ramatoulaye Guèye Diop.

Le rassemblement a été présidé par le coordonnateur du département de Thiès. Mme Ndèye Ticket Ndiaye, directrice générale de l’Agence nationale des affaires maritimes, de fortes délégations comme celle du directeur général de la poste, Siré Dia et d’autres citoyens  y ont pris part.

En attendant de  se préparer pour un grand meeting dont l’organisation va être pilotée par l’Alliance pour la République  et la coalition “Bennoo Bokk Yaakaar”, Mme Ramatoulaye Guèye Diop a déjà annoncé la couleur. «  Nous sommes des bras armés du président de la République, Macky Sall, tant au niveau du gouvernement qu’au niveau du champ politique. Nous devons taire nos Ego, unir nos forces et travailler résolument pour sa réélection dès le premier tour », a-t-elle indiqué. Pour donner le ton, elle a appelé au présidium, Lamine Aïcha Fall, responsable de l’Apr avec qui elle partage les Hlm Thialy pour dire qu’ils vont faire équipe pour atteindre l’objectif : «  Réélire le Président Macky Sall au premier tour le 24 février prochain ».Elle a dit que c’est à cela qu’elle invite tous les autres responsables de la ville et du département de Thiès parce que, selon le ministre,  le président de la République est en train de faire énormément pour l’épanouissement des populations de  Thiès. Pour  corroborer cette affirmation, le ministre s’est appuyé sur l’intervention du directeur de la protection de l’enfance, Alioune Sarr, qui a eu à conduire en tant qu’opérateur familial, la gestion des bourses familiales pendant 3 ans dans la région de Thiès. «  En déclarant que 31.000 familles dans la région de Thiès sont bénéficiaires de la bourse familiale qui leur permet de gérer la scolarisation de leurs enfants, d’accéder à une prise en charge sanitaire, d’accéder  aux activités génératrices de revenus entre autres ; le chef de l’Etat a fini de  poser un acte fort de lutte contre la précarité », a-t-elle soutenu. A raison de 100.000 FCfa par an,  plus de 3 milliards de Fcfa tombent dans l’escarcelle des familles enrôlées dans la région de Thiès. «  Cet engagement peut être perçu dans tous les autres secteurs de la vie au Sénégal  », a-t-elle martelé.

Mbaye BA

 

En conférence de presse hier, à son siège sur la Vdn, le comité directeur du Parti démocratique sénégalais a dénoncé, «une véritable déclaration de guerre» de la part du pouvoir en place, suite au rejet de la demande d’inscription de leur candidat, Karim Wade, à la prochaine élection présidentielle.

Le comité directeur du Parti démocratique sénégalais qui a rencontré hier la presse à son siège, a martelé que son candidat Karim Meïssa Wade n’a perdu aucun de ses droits civils, civiques et de famille.  «Il est électeur et éligible, ce que par ailleurs avait confirmé l’ancien garde des sceaux, ancien ministre de la justice, Maître Sidiki Kaba» a déclaré le secrétaire général adjoint du Pds Oumar Sarr qui livrait le message contenu dans la déclaration liminaire. «Le Parti démocratique sénégalais (Pds) considère que les violations répétées de la Constitution, des lois et des règles de notre démocratie constituent une véritable déclaration de guerre», a dénoncé le maire de Dagana.

Le Pds rappelle que son candidat, Karim Meïssa Wade, qui jouit de tous ses droits civils, civiques et de famille, réunit toutes les conditions de l’article 28 de notre Constitution pour participer à la prochaine élection présidentielle. «La commission administrative du Koweït n’a notifié à Karim wade aucun rejet, refus d’inscription ou radiation, au contraire, c’est un récépissé qui lui a été délivré le 16 février 2018, confirmant ainsi son inscription sur la liste électorale», a soutenu Oumar Sarr. Dans ces conditions, a-t-il renchéri, « l’administration, (la commission administrative siégeant à l’ambassade du Sénégal au Koweït ou les services centraux du ministère de l’intérieur), est forclose à la date du 02 juillet 2018 à évoquer le rejet d’une demande d’inscription sur la liste électorale, matérialisée depuis le 16 avril 2018 et qui est devenue définitive ».  Mieux, «la commission, agissant hors délai, est irrecevable et n’a aucune compétence pour procéder à la modification, au changement de statut ou à la radiation de Karim Wade du fichier électoral, la révision du fichier électoral étant terminée depuis le 30 avril 2018 ».

Selon Oumar Sarr, Karim Wade n’a reçu aucune notification d’une modification de son statut comme la loi l’exige. C’est pourquoi le Pds et son candidat Karim Wade continuent sereinement de préparer l’élection présidentielle du 24 février 2019». Oumar Sarr a rappelé que le ministère de l’Intérieur ne peut ni ajouter, ni modifier, ni supprimer une inscription, encore moins interpréter une décision de justice. «Karim Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle de 2019 est donc définitivement inscrit sur la liste électorale. Il dispose d’un récépissé en bonne et due forme délivré par la commission administrative du Koweït. Il n’a, et ne peut, ni être omis ni radié du fichier électoral. Même en faisant du «Maa Tay» Macky Sall ne peut retirer son nom du fichier électoral», a-t-il appuyé. Le Parti démocratique sénégalais a aussi averti qu’il n’acceptera pas qu’une élection soit organisée sans son candidat désigné, Karim Meïssa Wade.

Amadou DIOP

 

Le Conseil constitutionnel a rejeté, hier, le «recours en inconstitutionnalité de la loi n°21 – 2018 du 18 juin 2018, portant modification de la loi n°2017-12 du 18 janvier 2017, abrogeant et remplaçant la loi n° 2014 du 15 avril 2014 portant code électoral. Ledit recours a été introduit par l’opposition, le 21 juin dernier».

Cette requête en annulation a été portée par plusieurs députés de l’opposition dont Mamadou Lamine Diallo, Madické Niang et Moustapha Guirassy. Ils ont estimé que la loi viole la Constitution.

Dans son arrêt daté du 02 juillet 2018, le Conseil constitutionnel a estimé que les dispositions des articles L132 et L138 de la loi adoptée par l’Assemblée nationale sont conformes à la Constitution.

Le Conseil souligne également que les autres dispositions de la loi adoptée sous le numéro 22-2018 ne sont pas contraires à la Constitution. Les députés de l’opposition, membres du Front national de résistance disent avoir déposé un recours parce qu’ayant jugé la loi anticonstitutionnelle. «Nous voulons que cette loi soit annulé pour anticonstitutionnalité», avait déclaré le député Mamadou Diallo. Un acte qualifié de « fuite en avant » par le président du groupe parlementaire « Bennoo Bokk Yaakaar », Aymérou Gningue. «C’est encore la fuite en avant de l’opposition qui refuse de participer aux concertations initiées par le président Macky Sall et son gouvernement et qui, en dernier ressort, quand elle est battue démocratiquement et par la force des arguments, cherche à installer l’opinion dans un dilatoire sans fin. Le parrainage qui est dans la loi électorale depuis 1992 pour les candidats indépendants ne peut souffrir, aujourd’hui, d’aucun jugement d’anticonstitutionnalité. Et que par conséquent, le dilatoire de l’opposition n’est que jeu politicien», avait-il déclaré.  

Pour rappel, l’adoption de cette loi entraîne l’élargissement du parrainage à toutes les candidatures aussi bien pour les indépendants que pour ceux des partis politiques et coalitions de partis politiques légalement constitués. Et c’est cette exigence que l’opposition conteste toujours. Elle a d’ailleurs voté contre, lors de la plénière au cours de laquelle la loi a été adoptée par les députés de la majorité. Ces derniers n’avaient pas manqué d’exhorter le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui défendait le projet, à poursuivre le dialogue et la concertation dans l’élaboration des autres mesures d’application des dispositions sur le parrainage.

Babacar DIONE

Interpellé sur la présence ou non de Karim Wade sur les listes provisoires, le directeur de la communication de la direction générale des élections, a répondu par la négative, avant d’en expliquer les motifs. «Quand nous avons parlé de radiation d’électeurs, il s’agit d’électeurs décédés ou condamnés à des peines imposant qu’ils ne figurent plus sur les listes électorales. Pour ce qui est de Karim Wade, il a introduit une demande d’inscription sur les listes électorales, sa demande a été rejetée parce que l’article L31 dit que «ne doit pas être inscrit sur la liste électorale les individus condamnés pour crime, les condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis, ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie d’une amende pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passible d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement.

Le même article dit que ceux qui sont condamnés à 3 mois sans sursis ou une peine d’emprisonnement supérieure à 6 mois avec sursis pour un délit autre que ceux que je viens de citer. C’est cela qui a fait que les services centraux sur ce que dit l’article, ont estimé que Karim Wade ne devait pas être inscrit sur les listes électorales », a expliqué M. Cissé.

Mieux, il précise que n’ayant pas participé à la refonte partielle des listes, «Karim n’y figurait pas avant la révision exceptionnelle des listes électorales et du fait que sa demande a été rejetée sur appréciation des services centraux, il n’y figure pas encore.

Cependant, il faut préciser que chaque citoyen dispose, durant cette période de contentieux, du droit de saisir le tribunal d’instance ou bien de saisir le chef de la représentation diplomatique ou consulaire qui, en l’espèce, agirait comme s’il s’agissait d’un magistrat, sa décision s’imposerait à l’administration et les voies de recours supplémentaires lui restent ouvertes. Au demeurant, il ne s’agit pas d’un électeur radié, dans la mesure où Karim ne s’était pas déplacé lors de la refonte des listes électorales,  comme tous les autres citoyens qui ne s’étaient pas déplacés, avait été enlevé des listes », a-t-il précisé.  

Oumar FEDIOR

Suite à la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, condamnant l’Etat du Sénégal dans l’affaire qui l’oppose au député-maire Khalifa Ababacar Sall, le 29 juin dernier, le front démocratique et social de résistance nationale (Frn) a demandé la libération «sans délai et sans condition» de Khalifa Ababacar Sall et de ses codétenus.
D’après le Fnr, la juridiction sous-régionale considère que le droit à l’assistance d’un conseil, le droit à la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable des requérants ont été violés. «Elle reconnait également que la détention et la levée de l’immunité parlementaire du député Khalifa Ababacar Sall sont arbitraires. Enfin, la Cour de justice de la Cedeao conclut que la responsabilité de l’Etat du Sénégal, par le truchement de ses autorités policières et judiciaires, est engagée», rapporte le Frn. Ainsi, « Le Frn  se félicite de cette décision de la juridiction supra nationale qui rétablit la vérité des faits dans cette affaire.  Il exige, par ailleurs, de l’Etat du Sénégal et de Macky Sall le respect scrupuleux de la décision et, par voie de conséquence, la libération, sans délai et sans condition, de Khalifa Ababacar Sall et de ses codétenus en détention arbitraire depuis bientôt seize mois», précise-t-on dans un communiqué reçu à notre rédaction. Car, pour ledit front, cette décision confirme, si besoin en est encore, les griefs pertinents que les conseils de Khalifa Ababacar Sall avaient soulevés sans succès devant les juridictions sénégalaises.
Amadou DIOP

Bissau -Une séquence historique s’étire en Guinée-Bissau avec la formalisation de la dissidence de membres de l’emblématique Paigc. Ceux-ci entendent participer aux prochaines élections législatives,  et ainsi s’emparer du pouvoir, pour dénoncer la « trahison » des dirigeants actuels du parti.

#Le Mouvement pour l’alternance et la démocratie-Groupe 15 (Madem) bissau-guinéen a organisé, avant-hier, son congrès constitutif.  Initié par 15 députés de l’historique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (Paigc), le Madem entend formaliser son existence en un cadre légal qui lui permettra de prendre part aux élections législatives de novembre prochain.

Amené par le richissime Braima Camara,  le Mouvement du G-15 a tenté, hier, une démonstration de force avec ses 2015 délégués venus des neuf régions du pays. Pour ses initiateurs, l’essentiel est de mobiliser et de « montrer surtout à l’actuelle direction du Paigc que nous constituons la majorité dans ce pays », a souligné M. Camara, le coordonnateur national du mouvement.  Loin de renoncer au Paigc, de nombreux membres du G-15 veulent se retrouver,  à l’issue des législatives, pour diriger le prochain gouvernement et même reprendre les rênes du parti. Néanmoins, l’ancien chef du gouvernement, Umaru Sissokho Mballo pense, qu’à l’image de l’Apr au Sénégal ou d’En marche en France, le Madem peut continuer sa marche victorieuse après les élections et montrer que l’heure se conjugue avec de nouvelles formations politiques et rompre ainsi avec le passé ».

Toutes les composantes du mouvement nourrissent une foi à toute épreuve en leur victoire aux prochaines élections. Une foi qui fonde la « nécessité de légaliser notre cadre et d’y aller pour engranger le maximum de sièges de députés sur les 101 de l’Assemblée nationale ». Le Parti pour le renouveau social (Prs) avait promis de parrainer les candidats du Madem qui, craignant de n’avoir pas assez de membres sur la liste, ont choisi de formaliser leur mouvement, a expliqué Rogerio Dias,  ancien ministre de la Culture et de la Communication. Les dissidents du Paigc reprochent à la direction du parti d’avoir écarté « les responsables historiques et légitimes du parti des sphères de décision », selon M. Dias. Pour l’ancien Premier ministre de (2016-2018), Umar Sissokho Mballo, la direction a « trahi la ligne du parti et nous n’avions pas d’autre alternative que de nous constituer en mouvement ». Le président du Paigc, Domingos Simaos Preira, également député dans la législature actuelle,  est absent du territoire national. Les différents délégués au congrès vont discuter, durant ces deux jours,  des statuts et du règlement du mouvement. Ces statuts seront déposés, aujourd’hui, au ministère de la Justice pour conférer au mouvement une existence légale lui permettant de participer à l’élection. Une fois le pouvoir acquis, Braima Camara espère faire de la Guinée-Bissau une « terre de démocratie où règne la solidarité et la fraternité entre tous ses fils ». Il a mis en avant le principe fondamental de la majorité en démocratie en haranguant ses militants tout en soulignant être « ouvert » et développé une « démarche inclusive » pour accueillir d’éventuels autres militants convaincus par la même cause : œuvrer pour le développement socioéconomique du pays.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

 

Leader de Synergie républicaine, un parti membre de la coalition, Macky 2012, Mamadou Moustapha Diagne estime que l’opposition « n’a aucune chance de gagner la prochaine présidentielle ». Pour M. Diagne, pour « achever » cette opposition, la mouvance présidentielle doit expliquer, de manière intelligente et intelligible, le bilan de Macky Sall».

Votre parti a récemment demandé au président de la coalition Macky 2012 de remobiliser ses forces. Pourquoi cette proposition ?
Synergie républicaine a constaté que le président de notre coalition, Macky 2012, est en  train de recevoir des opposants en vue certainement, de les enrôler dans notre mouvance. Cette stratégie d’affaiblissement de l’opposition n’est pas une mauvaise chose en soi ; mais encore faudrait-il bien cibler ceux et celles  qu’on doit démarcher. En effet, je ne crois pas que ceux qui ont bénéficié des largesses de Wade et qui n’ont pas empêché sa déroute, puissent nous apporter une plus-value électorale appréciable. D’abord, ils ne viennent pas avec une bonne image aux yeux du Sénégalais, ensuite ils ne peuvent pas garantir un effet d’entraînement de leur base, s’il leur en reste encore. Alors la bonne stratégie pour le président, c’est d’abord de remobiliser ceux qui l’aiment et qui croient en son action : les militants de l’Apr, les alliés de la 1er heure de Macky 2012 et enfin ceux de “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il n’a pas besoin de recréer le monde. Ceux qui lui souhaitent véritablement un 2éme mandat se trouvent dans ses propres forces.

Comment cette remobilisation doit se faire ?
Il doit continuer à pacifier les foyers de tension au sein de l’Apr, motiver et demander à ses responsables qui bénéficient de position d’appuyer les militants  de l’Apr à la base de façon plus conséquente. Parallèlement, il doit recevoir Macky 2012, les autres sous coalitions et définir avec elles une stratégie pour une victoire dès le 1er tour. Il faut détruire cette image qui porte à croire que “Bennoo Bokk Yaakaar” c’est cinq partis : le Ps, l’Afp, la Ld, le Pit, et l’Apr.

Quelle action concrète la mouvance doit mener pour faire face à l’opposition ?
Nous avons une opposition qui, pratiquement, n’a aucune chance de gagner. Elle est paralysée par le manque de leadership crédible. Idrissa Seck s’est tiré une balle dans le pied, le Pds manque de courage en s’entêtant à vouloir présenter Karim comme candidat, les autres n’ont aucun ancrage sociologique et politique qui leur permet de porter une contradiction sérieuse au président. C’est une opposition qui verse dans le nihilisme et le catastrophisme. Pour l’achever, il nous faut principalement expliquer, de manière intelligente et intelligible, le bilan du président Macky Sall aux électeurs en insistant notamment sur ses grands projets dont le Pudc, le Puma, le projet Promoville, la Cmu, le Ter, mais aussi les découvertes de pétrole et de gaz, les constructions et les réfections dans les cités religieuses.

Est-ce que l’unité du camp présidentiel n’est pas souvent fragilisée par les échanges de propos aigre doux entre hauts responsables ?
Oui, vous avez raison, le linge sale se lave en famille. Les bravades, les attaques crypto-personnelles et les insultes  publiques ternissent l’image de notre régime. Il nous faut éviter particulièrement l’arrogance et la suffisance. Gérons nos contradictions en interne et renvoyons aux populations, une image teintée de modestie, de vertu et de sobriété á l’image de son excellence le président Macky  Sall qui symbolise le modèle parfait du citoyen que notre école cherche á construire.

Quelle est la clé pour gagner au premier tour ?
Il faut travailler sur trois  axes fondamentaux à savoir une excellente présentation du bilan du Chef de l’Etat en vue de sa bonne appropriation par les bénéficiaires et électeurs. Ce qui nécessite, en conséquence,  une revue des fondamentaux de notre communication et un repositionnement des hommes et des femmes qui l’animent, une remobilisation de nos forces accompagnée par l’élaboration d’une bonne stratégie de campagne qui prend en compte la représentativité de chaque organisation de la mouvance et une résolution rapide des problèmes sociaux par le gouvernement qui devra nécessairement apporter des solutions immédiates aux problèmes sociaux : l’eau, l’éducation, la santé, la formation et l’insertion des jeunes , le financement des femmes. Les programmes en cours doivent être diligentés pour atteindre le maximum de bénéficiaires.

Propos recueillis par
Babacar DIONE

 

Après la refonte du fichier, les listes provisoires sont disponibles. Face à la presse, la direction générale des élections a décrit les grandes lignes. Ainsi, les citoyens n’y figurant par omission ont une période de 15 jours pour être rétablis dans leurs droits. Le directeur de la communication, M. Bernard Cissé, n’a pas manqué d’expliquer les raisons de l’absence de Karim Wade sur les listes provisoires.

Par décret Numéro 2018, 476 du 20 février 2018, le Chef de l’Etat Macky Sall, avait demandé, conformément au Code électoral, une révision des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Cette étape du processus électoral est désormais bouclée et les listes provisoires sont désormais disponibles. Face à la presse, la direction générale des élections est revenue sur les grandes lignes de cette liste. Selon M. Bernard Demba Cissé, directeur de la communication, « avec cette révision qui a eu lieu du 1er mars au 30 avril 2018, au Sénégal et à l’étranger, il s’agissait, pour les citoyens, de faire des demandes d’inscription, de changement de circonscription, de duplicata pour cause de pertes, d’altération de la carte d’identité, de changement de lieu de vote, de changement de statut, de correction, de photo, de radiation…Conformément à l’article 7, les demandes ont pris fin le 23 avril 2018. Mais les commissions étaient restées pour prendre en compte, dans la période du 24 au 30 avril, les décisions de justice ou celles des représentations diplomatiques ou consulaires au cas où un citoyen contesterait un rejet de la demande », dit-il. Au total, la révision passée a enregistré un total de 495 919 mouvements, dont 440 547 au Sénégal, et 55 272 à l’étranger. Dans le détail, M. Cissé révèle que «381.052 demandes d’inscription ont été notées, 59 248 demandes de modification d’adresse électorale, 58 demandes de changement de statut, 189 demandes de radiation. A l’étranger, 50 052 demandes d’inscription ont été notées, 5214 demandes de modifications, 6 demandes de changement de statut… », poursuit le directeur de la communication de la Dge.

Un délai de 15 jours pour introduire un recours
Et à partir de ce lundi, les listes sont transmises aux préfets, sous-préfets, présidents de conseil, aux chefs de représentation diplomatiques. Mais elles ne seront pas affichées. «Les préfets, sous-préfets…dressent un PV de réception des mouvements et des rejets. Ce PV est affiché sur les tableaux. C’est cette formalité d’affichage du PV de réception et non d’affichage des listes qui vaut publication des listes provisoires issues de la dernière révision des listes électorales. Les citoyens concernés pourront consulter les listes selon les diligences et dispositions que chaque autorité responsable prendra », cadre-t-il.

La direction générale des élections donnent aux citoyens ayant formulé une demande lors de la révision, l’occasion d’introduire un recours en cas d’omission ou d’erreur. «A partir de ce mardi 3 juillet, ils ont un délai de 15 jours pour saisir le tribunal d’instance de leur ressort ou le chef de la représentation diplomatique ou consulaire pour ceux qui sont à l’étranger, en cas de rejet, d’omission ou d’erreur, ils doivent se munir du récépissé remis par la commission de révision.  Ils peuvent introduire le recours directement ou par l’intermédiaire de la Cena.

Cette étape passée, le ministre arrêtera et publiera la liste des électeurs. Il faut que les populations concernées par cette révision se rapprochent des commissions pour éventuellement être rétablis dans leurs droits. Notre système électoral étant soumis au droit, l’administration électorale se soumettrait comme par le passé, aux décisions de justice. Et au final, les listes définitives seront publiées, selon le code électoral, l’administration a au moins jusqu’au moins à 30 jours des élections», a-t-il précisé.            

Oumar FEDIOR

LES RAISONS DU REJET DE LA DEMANDE D’INSCRIPTION DE KARIM WADE
Interpellé sur la présence ou non de Karim Wade sur les listes provisoires, le directeur de la communication de la direction générale des élections, a répondu par la négative, avant d’en expliquer les motifs. «Quand nous avons parlé de radiation d’électeurs, il s’agit d’électeurs décédés ou condamnés à des peines imposant qu’ils ne figurent plus sur les listes électorales. Pour ce qui est de Karim Wade, il a introduit une demande d’inscription sur les listes électorales, sa demande a été rejetée parce que l’article L31 dit que «ne doit pas être inscrit sur la liste électorale les individus condamnés pour crime, les condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis, ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie d’une amende pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passible d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement.

Le même article dit que ceux qui sont condamnés à 3 mois sans sursis ou une peine d’emprisonnement supérieure à 6 mois avec sursis pour un délit autre que ceux que je viens de citer. C’est cela qui a fait que les services centraux sur ce que dit l’article, ont estimé que Karim Wade ne devait pas être inscrit sur les listes électorales », a expliqué M. Cissé.
Mieux, il précise que n’ayant pas participé à la refonte partielle des listes, «Karim n’y figurait pas avant la révision exceptionnelle des listes électorales et du fait que sa demande a été rejetée sur appréciation des services centraux, il n’y figure pas encore.

Cependant, il faut préciser que chaque citoyen dispose, durant cette période de contentieux, du droit de saisir le tribunal d’instance ou bien de saisir le chef de la représentation diplomatique ou consulaire qui, en l’espèce, agirait comme s’il s’agissait d’un magistrat, sa décision s’imposerait à l’administration et les voies de recours supplémentaires lui restent ouvertes. Au demeurant, il ne s’agit pas d’un électeur radié, dans la mesure où Karim ne s’était pas déplacé lors de la refonte des listes électorales,  comme tous les autres citoyens qui ne s’étaient pas déplacés, avait été enlevé des listes », a-t-il précisé.  

Oumar FEDIOR

 

Me Madické Niang a invité à réfléchir sur le problème de la dette. «C’est important que ce problème soit pris en charge. Ne laissons pas le poids énorme de la dette exporté par les générations à venir et demain le Sénégal ne pourra jamais atteindre le cap de l’émergence », a-t-il averti. Avant de poursuivre: «sur l’orientation budgétaire, j’ai un problème. C’est qu’aujourd’hui, on est en train de perdre la souveraineté budgétaire sur l’investissement. Parce que nos ressources internes, par rapport à l’investissement, diminuent de plus en plus.  Cela me pose de sérieux problèmes. Nous avons besoin de cette souveraineté nationale sur l’investissement parce que simplement nous avons à créer de la richesse pour le Sénégal.»

Le ministre de l’économie, des finances et du plan a informé, lors du débat d’orientation budgétaire, que la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique d’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, entre autres.

«En dépenses, comme en 2018, la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique de l’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, le renforcement du capital humain et de la protection sociale ainsi que la gouvernance locale, le tout, dans un contexte qui sera marqué par le renforcement des moyens destinés aux forces de défense et de sécurité de notre pays», a annoncé Amadou Bâ.

Pour le ministre, cette option matérialisée par le concept d’année sociale, a été bien traduite dans la loi de finances initiale 2018 et renforcée dans la loi de finances rectificative 2018 adoptée vendredi dernier par les députés.  «Mieux, elle continuera de s’incarner encore dans les lois de finances à venir puisque le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2019-2021 conserve les principaux programmes qui constituent les marqueurs identitaires de notre programme économique et social…», a-t-il soutenu.  

Il a ainsi énuméré, entre autres, le Pudc, le programme Promovilles, les bourses de sécurité familiale, le Pracas, le Pula, la couverture maladie universelle…Par ailleurs, «c’est pourquoi, les dépenses en capital augmenteront de 440,7 milliards de FCfa en valeur absolue sur la période 2019-2023, mais aussi les dépenses courantes de 267,7 milliards de FCfa pour renforcer les crédits alloués aux universités au titre de l’application du régime complémentaire de retraite des enseignants du supérieur, aux bourses et allocations d’études et aux œuvres universitaires», a-t-il renseigné. «Quant aux dépenses du personnel, elles connaîtront une hausse de 375,3 milliards de FCfa pour prendre en charge notamment l’impact budgétaire de la mise en œuvre des accords conclus avec les syndicats de l’éducation, de la santé et de la justice. Les charges des comptes spéciaux du trésor connaîtront une hausse de 22% imputable à l’impact budgétaire du régime complémentaire  de retraite du personnel cotisant au Fnr (fonds  national de retraite) et à l’augmentation des ressources allouées au compte de prêts», a-t-il, en outre, indiqué.

Réagissant sur le service de la dette, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre qu’il est maîtrisé.

En clair, «pour ce qui est du service de la dette, il se situerait à 2. 455,2 milliards de FCfa et demeurerait maîtrisé puisque la dette est toujours contractée dans les meilleures conditions possibles et conformément aux standards de viabilité et de liquidité », a-t-il garanti.


Vers une restructuration des entreprises en difficultés

Dans la gestion du secteur parapublic, un point important concerne les entreprises en difficultés. C’est ainsi qu’au titre du programme 2018, la restructuration de ces entreprises s’articulera autour de la poursuite et de la consolidation des mesures de redressement pour la Lonase, La Poste, la Nouvelle société textile du Sénégal et les Nouvelles éditions africaines du Sénégal. Trois autres entreprises telles que la Rts, l’Aps et le Cereeq vont également intégrer le plan de restructuration.  Le contenu du Dpbep explique dans les détails la situation de chacune de ces entités. A ce titre, il revient sur trois dossiers. Pour la Lonase, 33 milliards de FCfa de créances de l’Etat sur cette société ont été utilisées pour sa capitalisation. En outre, le taux de la redevance que cette société paie à l’Etat est passé de 10% à 5%, toujours dans l’optique  de soutenir l’assainissement financier de cette société. C’est ainsi que le résultat net de la Lonase évolue favorablement de 2015 à 2017. Pour le groupe Sn la Poste, une convention de dettes croisées a été signée en 2017. Elle dégage un reliquat en faveur de l’Etat de 174 milliards de FCfa. Tout ou une partie de ce reliquat sera utilisé pour la recapitalisation. Le plan de restructuration 2018 prévoit deux mesures phares : la réforme du système de garantie des opérations de La Poste par le trésor ; la mutation institutionnelle de Poste Finances en banque postale, aux fins de lui rendre son autonomie financière. Un plan d’apurement de la dette due à l’Etat sera également élaboré et il sera compatible avec la restructuration en cours.

 

Samedi dernier, le ministre de l’économie, des finances et du plan, Amadou Bâ, avait informé qu’au total, pour 2019, les ressources de la loi de finances seront d’environ 4.000 milliards de FCfa, provenant de l’effort de mobilisation des ressources internes mais également de ressources externes. Il faisait face aux députés pour présenter le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2019-2021.

Face aux parlementaires, avant-hier, le ministre de l’Economie, des Fiances et du Plan, Amadou Bâ, s’est réjoui de la présentation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2019-2021 à l’Hémicycle. Il a fait comprendre que le débat d’orientation budgétaire est un exercice important de transparence dans une démocratie puisqu’il permet, non seulement de faire le point sur la situation et les perspectives économiques et sociales du pays, mais aussi de discuter de sujets importants que sont la trajectoire des recettes et dépenses de l’Etat, la situation financière des collectivités territoriales, des entreprises publiques et organismes de protection sociale, entre autres. Le ministre a souligné qu’au total, pour 2019, les ressources de la loi de finances seront d’environ 4000 milliards de FCfa, provenant de l’effort de mobilisation des ressources internes mais également de ressources externes acquises au moindre coût et affectées exclusivement aux projets économiquement rentables et socialement utiles.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, l’option retenue de renforcer la mobilisation des ressources extérieures pour le complément de financement de l’investissement résulte notamment de la confiance des partenaires techniques et financiers du Sénégal. Il a rappelé, dans ce sens, que ces partenaires s’étaient engagés au cours du groupe consultatif de février 2014 à hauteur de 3.729 milliards de F Cfa. «Aujourd’hui, quatre ans après, nous sommes à 5.963,4 milliards de FCfa de financements mobilisés auprès des mêmes bailleurs, soit un taux de réalisation de 160% », a soutenu le ministre. C’est pourquoi, dit-il, le président de la République a souhaité, après plusieurs années d’assainissement du cadre macroéconomique, de rationalisation des dépenses, que notre politique budgétaire s’attache davantage à redistribuer à nos concitoyens les fruits bien mérités de la croissance forte et durable que le Pse a mis sur les rails.

Civisme fiscal
A Ba Ass Nat 18Par ailleurs, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a rapporté que sur la période 2019-2021, la dynamique amorcée se maintiendra puisque le taux de croissance moyen projeté est de 7%, à la faveur de la mise en œuvre du deuxième Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse en cours de préparation et qui portera sur la période 2019-2023. «Le premier s’achève cette année avec les excellents résultats obtenus qui confirment la pertinence du Pse. Le Sénégal n’abandonnera pas pour autant le dogme de la rigueur budgétaire, qui est le gage de la confiance des marchés et des bailleurs de fonds, car le déficit budgétaire ne dépassera pas 3% durant les trois prochaines années, il sera même de 2,9% en 2021», a-t-il insisté.

Pour cela, il a renseigné que l’accent sera mis sur la modernisation des administrations fiscale et douanière car le développement fulgurant de certaines technologies, notamment dans le domaine du numérique, permet à ces administrations de réaliser des gains de temps importants et d’améliorer donc leur rendement budgétaire. «Mais il ne faut pas perdre de vue que les marges de progression fiscale se rétrécissent de plus en plus», a-t-il alerté. Amadou Bâ a aussi indiqué qu’il n’aura échappé à personne que 2017 a été une année de croissance pour la plupart des économies (avec un taux moyen de 3,8%). «2018 devrait le confirmer (les prévisions tablent sur 3,9%). L’économie sénégalaise, elle, n’a jamais été aussi forte. En effet, le taux de croissance du Pib réel se maintient sur un rythme de plus de 6% pour la troisième année consécutive. En 2017, cette croissance a été de 7,2%, soit un point de pourcentage de plus que l’année 2016, reflétant la poursuite des grands projets d’investissement et le renforcement de l’ensemble des secteurs productifs», a-t-il confié. Globalement, a-t-il renchéri, c’est une croissance portée par les secteurs primaire (12,9%) et tertiaire (6,6%), le secteur secondaire progressant moins lentement, de 4,5%. «En 2018, nous devrions faire légèrement moins que 2017, pour nous situer tout de même à 7% dont: 7,8% pour le secteur primaire (il s’agit donc d’un léger repli), 6,9% pour le secteur secondaire (il va être plus performant qu’en 2017) et 6,7% pour le secteur tertiaire (il va rester stable). Pour ce qui est du taux de l’inflation projeté à 2,2% contre 1,7% en 2017, il s’explique par l’impact négatif de la remontée des cours du baril et ceux de certaines matières premières », a-t-il expliqué.

 D’après Amadou Bâ, le recensement général des entreprises auquel l’agence nationale de la statistique et de la démographie a procédé en 2017, a certes révélé des pans importants de notre économie qui ne sont pas correctement fiscalisés. «Il s’agit, pour l’essentiel, de micro-entreprises, souvent constitués d’une seule personne physique, peu  ou pas alphabétisée, peu ou pas formée, exerçant une activité de survie avec des moyens rudimentaires et un accès limité aux circuits de financement.

Or, conformément aux instructions du président de la République, la politique fiscale du Sénégal s’efforce de ne pas apparaître comme confiscatoire. Il est donc important d’éviter d’écraser d’impôts ces micro-entreprises informelles», a-t-il fait savoir. La stratégie consiste plutôt, selon lui, à les habituer au paiement de l’impôt, pour développer leur civisme fiscal, en la matière, la pédagogie s’avérant plus appropriée que la répression.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (Textes), Ndèye Seyni Samb (Photos)


L’APPUI AUX COLLECTIVITÉS TERRITORIALES EN HAUSSE DE 10,682 MILLIARDS DE FCFA EN 2019
D’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, l’effort financier de l’Etat pour les collectivités locales a connu de fortes évolutions. En effet, il indique que 42 milliards de FCfa de ressources avaient été transférées aux collectivités locales en 2017, entre les fonds de dotation, les ristournes d’impôts et taxes et les budgets d’investissements décentralisés en santé et éducation. Ce montant, rassure le ministre, atteindra 52,682 milliards en 2019, 53,280 milliards en 2020 et 53,886 en 2021. Toutefois, avertit-il, une politique de décentralisation réussie ne peut pas reposer sur le seul effort budgétaire de l’Etat ; ce n’est ni viable sur le plan budgétaire, ni conforme au principe de libre administration des collectivités territoriales, sur les plans juridique et politique. C’est pour cette raison, justifie le ministre, que le code général des impôts a été récemment réformé pour consacrer la suppression définitive de la patente, l’un des plus vieux impôts du système fiscal sénégalais et la création d’une contribution économique locale.

La situation des organismes de protection sociale ainsi que celle des entreprises publiques ont été également l’un des sujets couverts par le débat d’orientation budgétaire. S’agissant du premier point, le ministre a rassuré que l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale (Css) se portent bien et investissent beaucoup dans leur modernisation, afin de mieux prendre en charge la gestion de leurs prestations.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (Textes), Ndèye Seyni Samb (Photos)

LA PENSION MINIMALE MISE EN ŒUVRE DÈS 2019
S’agissant plus spécifiquement des retraites des travailleurs, des projets sont prévus pour la période couverte par le Dpbep et ils vont porter principalement sur la mise en œuvre de la pension minimale, une des principales résolutions de la conférence sociale 2017 ; la généralisation du régime complémentaire (extension aux non cadres) ; l’introduction d’un régime complémentaire basé sur la capitalisation, l’introduction d’un régime d’affiliation volontaire en direction des travailleurs non salariés et des Sénégalais de la diaspora…

Amadou DIOP et Abdou DIAW (Textes), Ndèye Seyni Samb (Photos)

CAPITALISATION DE 431 MILLIARDS DE FCFA POUR UNE SOIXANTAINE D’ENTREPRISES
Pour ce qui concerne le secteur parapublic, il continue d’avoir un poids important dans l’économie nationale, constate le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Il explique cette situation par le fait que la capitalisation de la soixantaine d’entreprises composant ce secteur s’élevait à 431,589 milliards en 2016, en hausse de 7,908 milliards par rapport à l’exercice précédent du fait de l’augmentation de capital opérée par la Lonase. Cependant, note le ministre, l’Etat actionnaire gagne aussi de l’argent puisqu’au titre de ses participations financières, à la date du 30 décembre 2016, les dividendes encaissés s’élevaient à 44,9 milliards. La politique de l’Etat s’inscrit aussi et surtout dans une démarche de renforcement de la culture de performance, avec la vulgarisation des lettres de missions, des plans stratégiques et des contrats de performance. L’objectif est d’améliorer le management des entités concernées, en le rapprochant de celui des entreprises privées données en modèles.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (Textes), Ndèye Seyni Samb (Photos)

AMADOU BA, MINISTRE DE L’ECONOMIE : « AMPLIFIER LA POLITIQUE D’EMPLOI DES JEUNES »
Le ministre de l’économie, des finances et du plan a informé, lors du débat d’orientation budgétaire, que la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique d’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, entre autres.

«En dépenses, comme en 2018, la période 2019-2021 sera consacrée à l’amplification de la politique de l’emploi des jeunes, des femmes et de l’entrepreneuriat, le renforcement du capital humain et de la protection sociale ainsi que la gouvernance locale, le tout, dans un contexte qui sera marqué par le renforcement des moyens destinés aux forces de défense et de sécurité de notre pays», a annoncé Amadou Bâ.

Pour le ministre, cette option matérialisée par le concept d’année sociale, a été bien traduite dans la loi de finances initiale 2018 et renforcée dans la loi de finances rectificative 2018 adoptée vendredi dernier par les députés. «Mieux, elle continuera de s’incarner encore dans les lois de finances à venir puisque le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2019-2021 conserve les principaux programmes qui constituent les marqueurs identitaires de notre programme économique et social…», a-t-il soutenu.

Il a ainsi énuméré, entre autres, le Pudc, le programme Promovilles, les bourses de sécurité familiale, le Pracas, le Pula, la couverture maladie universelle…Par ailleurs, «c’est pourquoi, les dépenses en capital augmenteront de 440,7 milliards de FCfa en valeur absolue sur la période 2019-2023, mais aussi les dépenses courantes de 267,7 milliards de FCfa pour renforcer les crédits alloués aux universités au titre de l’application du régime complémentaire de retraite des enseignants du supérieur, aux bourses et allocations d’études et aux œuvres universitaires», a-t-il renseigné. «Quant aux dépenses du personnel, elles connaîtront une hausse de 375,3 milliards de FCfa pour prendre en charge notamment l’impact budgétaire de la mise en œuvre des accords conclus avec les syndicats de l’éducation, de la santé et de la justice. Les charges des comptes spéciaux du trésor connaîtront une hausse de 22% imputable à l’impact budgétaire du régime complémentaire  de retraite du personnel cotisant au Fnr (fonds national de retraite) et à l’augmentation des ressources allouées au compte de prêts», a-t-il, en outre, indiqué.

Réagissant sur le service de la dette, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait comprendre qu’il est maîtrisé.

En clair, «pour ce qui est du service de la dette, il se situerait à 2. 455,2 milliards de FCfa et demeurerait maîtrisé puisque la dette est toujours contractée dans les meilleures conditions possibles et conformément aux standards de viabilité et de liquidité », a-t-il garanti.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Ndèye Seyni SAMB (photos)


Moustapha Niasse Ass Nat 18MOUSTAPHA NIASSE, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : « TOUJOURS PENSER D’ABORD À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL »
Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a indiqué que le débat d’orientation budgétaire est l’expression d’un volet important des missions du parlement.

«L’idéal démocratique dans un parlement doit porter sur les principes de discipline, de respect mutuel, dans l’observation stricte des règles de la morale publique et, dans un esprit de tolérance basé sur la recherche d’un consensus dynamique et positif, chaque fois que de besoin, pour contribuer à la construction, par des étapes, d’une société marchant vers l’émergence, le progrès», a-t-il expliqué. Il a ajouté : «il y a eu des dérives regrettables qui, au-delà des considérations politiques, ont été générées parfois par le «moi haïssable».

Mais nous n’avons pas le droit de craindre l’avenir, car nous avons le sentiment du devoir accompli et bien accompli. Notre pays a besoin de tranquillité et le temps des vieilles rancœurs doit être dépassé».

Aussi, pour Moustapha Niasse, l’idéal démocratique plonge également ses racines dans la réalité d’une majorité et d’une minorité sans l’existence desquelles aucun débat démocratique ne peut être opérant. Cependant, « nul n’a intérêt, dans une démocratie, à évoluer, lorsqu’un débat a lieu sur des questions essentielles portant sur l’intérêt du pays, à ce que le niveau d’énervement conduise à des blocages inutiles. Nous devons tous penser au pays, avant de songer à nous-mêmes», a-t-il invité, avant de déclarer close la session ordinaire unique de l’année 2017-2018.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Ndèye Seyni SAMB (photos)


VERS UNE RESTRUCTURATION DES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉS
Dans la gestion du secteur parapublic, un point important concerne les entreprises en difficultés. C’est ainsi qu’au titre du programme 2018, la restructuration de ces entreprises s’articulera autour de la poursuite et de la consolidation des mesures de redressement pour la Lonase, La Poste, la Nouvelle société textile du Sénégal et les Nouvelles éditions africaines du Sénégal. Trois autres entreprises telles que la Rts, l’Aps et le Cereeq vont également intégrer le plan de restructuration.  Le contenu du Dpbep explique dans les détails la situation de chacune de ces entités. A ce titre, il revient sur trois dossiers. Pour la Lonase, 33 milliards de FCfa de créances de l’Etat sur cette société ont été utilisées pour sa capitalisation. En outre, le taux de la redevance que cette société paie à l’Etat est passé de 10% à 5%, toujours dans l’optique  de soutenir l’assainissement financier de cette société. C’est ainsi que le résultat net de la Lonase évolue favorablement de 2015 à 2017. Pour le groupe Sn la Poste, une convention de dettes croisées a été signée en 2017. Elle dégage un reliquat en faveur de l’Etat de 174 milliards de FCfa. Tout ou une partie de ce reliquat sera utilisé pour la recapitalisation. Le plan de restructuration 2018 prévoit deux mesures phares : la réforme du système de garantie des opérations de La Poste par le trésor ; la mutation institutionnelle de Poste Finances en banque postale, aux fins de lui rendre son autonomie financière. Un plan d’apurement de la dette due à l’Etat sera également élaboré et il sera compatible avec la restructuration en cours.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Ndèye Seyni SAMB (photos)

AYMEROU GNINGUE, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BBY : « L’ÉQUITÉ TERRITORIALE EST LE VECTEUR DE LA POLITIQUE DU PRÉSIDENT MACKY SALL »
Pour le président du groupe parlementaire “Benno Bokk Yakaar”, Aymérou Gningue, le pays est en marche. Il en veut pour preuves, entre autres, les 133 milliards de FCfa pour les écoles, les 434 milliards de FCfa pour les universités, les 2000 kilomètres de pistes, les 229 forages, les 91 châteaux d’eau, le programme Promoville et le Puma. «Le pays est donc en marche. Alors donnons au Président Macky Sall la possibilité d’achever ce qu’il a entamé et d’accomplir son ambition pour le Sénégal (en allusion à un second mandat)», a-t-il suggéré. Surtout, «l’équité territoriale est le vecteur de la politique du Président Macky Sall. C’est ça le fondement qui structure sa politique parce que c’est un homme qui est contre l’injustice», a-t-il précisé.

Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Ndèye Seyni SAMB (photos)


ME MADICKÉ NIANG, PRÉSIDENT DU GROUPE « LIBERTÉ ET DÉMOCRATIE » : « LE SÉNÉGAL EST EN TRAIN DE PERDRE LA SOUVERAINETÉ BUDGÉTAIRE SUR L’INVESTISSEMENT »
Me Madické Niang a invité à réfléchir sur le problème de la dette. «C’est important que ce problème soit pris en charge. Ne laissons pas le poids énorme de la dette exporté par les générations à venir et demain le Sénégal ne pourra jamais atteindre le cap de l’émergence », a-t-il averti. Avant de poursuivre: «sur l’orientation budgétaire, j’ai un problème. C’est qu’aujourd’hui, on est en train de perdre la souveraineté budgétaire sur l’investissement. Parce que nos ressources internes, par rapport à l’investissement, diminuent de plus en plus. Cela me pose de sérieux problèmes. Nous avons besoin de cette souveraineté nationale sur l’investissement parce que simplement nous avons à créer de la richesse pour le Sénégal.»

Amadou DIOP et Abdou DIAW (textes), Ndèye Seyni SAMB (photos)

Les attaques à main armée se multiplient dans le département de Ziguinchor, renouant cette partie de la Casamance avec la violence après une accalmie de plus de cinq ans. En effet, des hommes armés y ont encore sévi, dans la nuit de jeudi dernier.

L’attaque a été perpétrée à Baghagha, un village de la commune d’Adéane. Les assaillants y ont fait irruption vers 4 h du matin, brutalisant certaines populations et dépossédant d’autres, notamment des boutiquiers, de leurs biens (marchandises, bétail, argent, téléphones portables, radios, téléviseurs, bijoux…). Ils ont presque tout emporté. Selon des témoignages, un mareyeur a été délesté de cinq bœufs. Puis, les hommes armés ont tabassé des enfants, avant de les contraindre à transporter leur butin hors du village. Ils ont finalement relâché ceux-ci après un parcours de plusieurs kilomètres, en profondeur dans la brousse, vers la frontière avec la Guinée-Bissau. C’est ainsi que de nombreux blessés ont été dénombrés au sein des villageois.      

Cette énième attaque, qui a plongé les Ziguinchorois et les autres habitants du reste du département dans la consternation, est venue allonger la liste des actes barbares que des individus armés, supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), ont perpétrés, ces temps derniers, dans la région méridionale du Sénégal. Il s’agit de la tuerie de la forêt de Boffa, en janvier, du braquage qui a eu lieu en mars sur la route d’Oussouye, à hauteur du village de Baffican, du braquage du village des pêcheurs qui se trouve au pied du pont de Niambalang et de l’endommagement à l’explosif dudit pont. Il s’y ajoute l’attaque à main armée dont le village de Samick a fait l’objet le mercredi 23 mai 2018, suivie quelque temps après de l’incendie d’un véhicule « clando » sur la route Etafoune-Kaguitte », dans la commune de Nyassia.                       

El Hadj Moussa SADIO

 

La loi n°18/2018 modifiant la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet a été votée, hier, par l’Assemblée nationale. Cette disposition vise à améliorer les conditions de vie de certaines catégories de retraités du Fonds national de retraite (Fnr).

L’Assemblée nationale a voté, hier, le projet de loi n°18/2018 modifiant la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite. Cette loi avait consacré un certain nombre de mesures qui ont l’avantage de restaurer l’équilibre financier du Fonds national de retraite (Fnr). Elle avait permis, explique-t-on dans le rapport général de la commission de l’économie générale des finances, du plan et de la coopération économique, le relèvement de l’âge de la retraite de 55 ans à 60 ans, l’assainissement des dépenses avec la modification du mode de calcul de la retraite pension, calcul basé sur la moyenne des émoluments des trois dernières années et la rationalisation des avantages qui ne sont pas assis sur des cotisations, l’amélioration des recettes par le biais de l’élargissement de l’assiette qui prend en compte, en sus de la solde indiciaire et de l’indemnité d’enseignement, le complément spécial de solde, l’indemnité de résidence ainsi que les augmentations et ajustement de solde.

« Nonobstant l’envergure de cette réforme, il est apparu dans la pratique que le mode de calcul des pensions limitait, dans ses dispositions relatives à l’écrêtement prévu au dernier de l’article 28, l’efficacité du régime, dans sa vocation à servir aux retraités un revenu de remplacement satisfaisant », a-t-on constaté. Soucieux de renforcer la protection sociale des retraités, ajoute-t-on dans le document, le gouvernement a décidé d’étendre l’assiette soumise à cotisation à l’indemnité spéciale de recherche de l’enseignement.

Ces deux mesures, combinées à la retraite complémentaire, permettront d’atteindre un taux de remplacement de 45 %. Ces réformes, qui entrent en vigueur à partir de juillet 2018, auront un impact budgétaire de 6,3 milliards de FCfa à inscrire dans la loi de finances rectificative 2018.

Représentant le gouvernement, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que ce texte découle d’un « consensus fort ». C’est ainsi que le président de la République a décidé de faire droit à cette « revendication légitime et justifiée », a-t-il rappelé, tout en précisant que ce sont les enseignants de la hiérarchie A, les non fonctionnaires de la hiérarchie A1, A spécial à partir de l’indice 3828, les officiers supérieurs de l’armée, les professeurs d’université, les magistrats, les inspecteurs qui sont concernés par cette disposition.

Toutefois, précise-t-il, ce texte n’a pas pour objet de toucher la limite d’âge des agents concernés déjà pris en compte par la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 et qu’il ne concerne que ces catégories de retraités du Fnr et non ceux de l’Ipres. « Ce texte concerne exclusivement l’élargissement de l’assiette, la suppression de l’écrêtement c’est-à-dire, il y a une partie du revenu qui n’entrait pas dans la base de détermination de la retraite », a expliqué le ministre.

Le déficit budgétaire passe de 367 à 475,7 milliards de FCfa

Pour faire face aux nombreux enjeux du moment, le gouvernement a jugé nécessaire de prendre la décision de déclarer la cible de déficit budgétaire en accord avec les partenaires techniques et financiers. Ainsi, le déficit budgétaire va passer de 367 milliards de FCfa comme prévu dans la Lfi 2018 à 475,7 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 108,7 milliards de FCfa en valeur absolue.
En valeur relative, le déficit augmente de 0,6 point, car il se situera à 3,5 % du Pib projeté en 2018, contre 2,9 % en 2017. Ainsi, la hausse du déficit de 0,6 point du Pib ne saurait dégrader les ratios d’endettement du pays. Cependant, dans la Lfr pour l’année 2018, les recettes fiscales vont connaître une baisse de 65,2 milliards de FCfa pour s’établir à 2.145,8 milliards de FCfa, alors que les recettes non fiscales enregistrent une hausse de 32,1 milliards de FCfa par rapport aux prévisions de la Lfi 2018.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que l’examen de cette loi de finances rectificative est une «occasion unique en rapport à certaines préoccupations soulevées de tout bord ». Sa conviction est que « le gouvernement aurait pu être félicité par l’ensemble des parlementaires du fait de la transparence et de la sérénité dont il a fait preuve ». « Ce qui a fondamentalement changé, explique-t-il, c’est la vision qui a été mise en œuvre et qui doit faire plaisir à l’ensemble du peuple sénégalais ». « Le Sénégal était habitué à un taux de croissance de moins de 3 ou 4%. Aujourd’hui, le Sénégal a une croissance moyenne de 6% », ajoute Amadou Bâ.  A l’endroit du député Me Madické Niang qui a vigoureusement contesté les chiffres figurant dans la Lfr, le ministre de l’Economie soutient qu’« on ne peut pas contester les chiffres. Du point de la logique et de la rigueur scientifique qui permet d’arriver à des documents de qualité, il n’y a absolument rien à dire même si l’erreur est humaine ». Selon lui, les véritables chiffres de recettes en exécution en 2017 sont déjà disponibles ici (à l’Assemblée nationale). C’est la première fois, dans l’histoire de l’Uemoa, mais aussi du Sénégal, au mois d’octobre, que le texte a été déjà adopté par le conseil des ministres sans que la Cour des comptes ne les vus. « C’est dire que le gouvernement n’a rien à cacher. Dans l’exécution du budget aussi bien en recettes qu’en dépenses, le ministre des Finances encore moins celui du Budget, ne sont pas dans le processus. Les dettes publiques sont ordonnancées par le directeur de la Dette », explique Amadou Bâ.
Aussi, poursuit-il, le ministre des Finances n’est même pas informé du paiement de la dette publique. « Nous avons une administration robuste, solide, qui fonctionne bien », dit-il. Il en est de même, selon lui, pour le processus de mobilisation. Les mesures que nous prenons, que ça soit celles fiscales ou des dépenses, ne sont pas dictées par des dossiers en cours.

Le coût de la hausse du baril de pétrole estimé à 166,2 milliards de FCfa

Pour les dépenses du budget liées à la hausse du prix du pétrole, l’Etat devait à la Société africaine de raffinage (Sar) et aux distributeurs 37,2 milliards de FCfa à fin 2017 auxquels s’ajoutent les 60 milliards de FCfa qu’il devra payer pour les mêmes raisons en 2018. Pour éviter le renchérissement des factures d’électricité supportées par les populations, l’Etat est obligé de verser, pour cette année, 52 milliards de FCfa à la Senelec au titre de compensation tarifaire et 14 milliards de FCfa aux distributeurs de produits pétroliers au titre des pertes commerciales. Le coût résultant directement de la hausse du prix du baril et devant être supporté par l’Etat en 2018 est estimé à 166,2 milliards de FCfa.

Les ressources internes baisseront de 43,1 milliards de FCfa

Dans la Lfr 2018, les recettes fiscales vont connaître une baisse de 65,2 milliards de FCfa pour s’établir à 2.145,8 milliards de FCfa. Par contre, les recettes non fiscales enregistreront une hausse de 32,1 milliards de FCfa par rapport aux prévisions de la Lfi 2018. Globalement, les ressources internes passeront de 2.439,8 milliards de FCfa à 2.396,7 milliards de FCfa, soit une baisse de 43,1 milliards de FCfa en valeur absolue et de 1,8 % en valeur relative. Toutefois, grâce à la confiance renouvelée des partenaires au développement, se traduisant par la mise en œuvre rapide des projets d’envergure, mais également et surtout la qualité de la signature du Sénégal, qui ont conduit récemment au succès de l’opération Eurobond 2018 et à une bonne capacité de mobilisation des ressources, les ressources externes du budget général de la Lfr 2018 programmés à 1.266,7 milliards de FCfa, enregistrent une hausse de 9,4 % par rapport à la Lfi 2018. Pour ce qui concerne les dépenses, par rapport à la Lfi pour l’année 2018, certains postes du budget de l’Etat, pour les motifs évoqués plus haut, vont connaître une augmentation : 5 % sur les charges de la dette publique, soit 42,2 milliards de FCfa; 7, 9 % sur la masse salariale, soit 50 milliards de FCfa ; 10  % sur les autres dépenses courantes dont 66,7 milliards de FCfa pour la prise en charge de la subvention à la Senelec, le remboursement des pertes commerciales des distributeurs de produits pétroliers et le financement du nouveau régime de retraite des enseignements du supérieur.

Redemarrage des chantiers de promovilles des ressources additionnelles prévues

Interpellé sur l’arrêt du Programme de modernisation des villes (Promovilles) dans plusieurs localités du pays, le ministre Amadou Bâ a expliqué que les 5,150 milliards de Fcfa de crédits ouverts au titre du budget en cours ont été « engagés et totalement payés ». A cet effet, il a annoncé que l’Etat vient d’ailleurs de signer des conventions de financement avec la Bid et la Bad pour un montant de 150 milliards de FCfa. Toutefois, en tenant compte de l’envergure nationale de ce programme, le gouvernement compte trouver des « ressource additionnelles » ou des « solutions alternatives » pour la reprise de tous les chantiers actuellement à l’arrêt.

Fonds de dotation
Les collectivités locales vont bientôt rentrer dans leurs fonds

Les collectivités locales qui se plaignaient du retard de la mise en place des fonds de dotation vont bientôt rentrer dans leurs fonds. Car le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signalé que le Trésor public a déjà procédé à des avances d’un montant total de 37 milliards de FCfa. Un montant quasiment égale aux engagements pris en faveur de ces mêmes collectivités locales. Toutefois, le ministre a annoncé que les fonds prévus seront mis en place au mois de juillet 2018. Comme cela s’est passé dans les années précédentes.

Par Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (Photos Ndèye Seyni SAMB)

Les députés ont approuvé, hier, le projet de loi de finance rectificative (Lfr) défendu par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Ledit projet a été arrêté à 3774,7 milliards de FCfa, soit une hausse de 65,6 milliards de FCfa en valeur absolue et 1,77 % en valeur relative. Cette hausse se justifie par les engagements pris par le gouvernement auprès de certains secteurs comme l’éducation, la santé et la sécurité principalement.

Le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2018, examiné et voté par l’Assemblée nationale, hier, a été arrêté à 3.774,7 milliards de FCfa contre 3.709,9 prévus par la Loi de finances initiale (Lfi) 2018. Soit une hausse de 65,6 milliards de FCfa en valeur absolue et de 1,77 % en valeur relative. Cette hausse est enregistrée uniquement au budget général car les prévisions des comptes spéciaux du Trésor sont restées inchangées, précise-t-on dans le rapport général de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération. La Lfr 2018 se justifie également par les récentes mesures prises au profit des ménages des travailleurs, des secteurs de l’éducation et de la santé, mais aussi des étudiants et qui, en partie, montrent encore le caractère social du budget 2018.

Un budget toujours social
Il s’agit, entre autres, de la régularisation immédiate des arriérés d’indemnités pour les heures supplémentaires concernant le secteur de la santé pour un montant de 675 millions de FCfa, de la sécurisation totale des salaires de contractuels du secteur de la santé pour un montant d’un milliard de FCfa, de la prise en compte de l’augmentation du taux des indemnités dites « heures de nuit », au profit du secteur de la santé pour 1,7 milliard de FCfa. Egalement, pour des raisons d’équité au secteur de la justice et de la sécurité (1,4 milliard de FCfa, de la prise en charge de la prime d’astreinte dédiée aux militaires pour un montant de 4,2 milliards de FCfa. A cela s’ajoutent l’allocation supplémentaire au secteur de l’éducation d’un montant de 23 milliards de FCfa par an pendant une durée de trois ans afin de régler définitivement la question des « rappels » dus aux enseignants, l’augmentation, à partir de fin octobre 2018, de l’indemnité de logement des enseignants qui va passer de 60.000 à 75.000 FCfa par mois. Les autres raisons sont la prise en charge de l’incidence financière de la réforme du régime de retraite des enseignants du supérieur, de l’augmentation du montant des bourses et aides sociales des étudiants qui passent de 18.000, 36.000 et 60.000  à respectivement 20.000, 40.000 et 65.000 FCfa, soit un impact de 6,5 milliards de FCfa, la baisse des prix des tickets de restaurant du petit-déjeuner (de 75 à 50 FCfa), du déjeuner et du dîner (150 à 100 FCfa) des centres des œuvres universitaires pour un montant de 1,8 milliard de FCfa.

Il y a enfin le renforcement des crédits destinés aux frais de formation des étudiants orientés dans les universités privés pour un montant de trois milliards de FCfa et l’impact du recrutement de 15 magistrats de la Cour des comptes dans le plan stratégique 2016-2019 pour un montant de 310,3 millions de FCfa.


Une hausse pour s’adapter aux nécessités de la conjoncture

L’augmentation du budget général, malgré une conjoncture internationale difficile, s’explique en bonne partie par la capacité de résilience de l’économie sénégalaise aux chocs extérieurs. Selon le rapport général de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération, la loi de finances initiale 2018 a été préparée sur la base d’un prix du baril de pétrole estimé à 54 dollars et un taux de change fixé à 606 FCfa pour un dollar. Ces projections tenaient compte de certains paramètres qui plaident fortement pour un maintien des cours à un niveau modéré. Cependant, aujourd’hui, le monde fait face à une situation géopolitique internationale qui a entraîné une hausse du prix du baril de pétrole qui avoisine la barre des 75 dollars. Cette situation aurait dû avoir pour conséquence, au Sénégal, la révision à la hausse des prix de carburant à la pompe et de l’électricité consommée par les ménages et les entreprises de production. « La Lfr est un gage de sincérité et de clarté dans la gestion de la chose publique. Si la Lfi est un acte prévisionnel, la Lfr va plutôt, en cours d’exercice, corriger les évaluations de la Lfi présentée en octobre dernier et les adapter aux nécessités de la conjoncture », explique-t-on dans le rapport. Conformément à sa politique sociale lancée en 2018, le président de la République, a-t-on précisé, a réaffirmé sa ferme volonté d’épargner les populations et les entreprises de production, d’une hausse des charges qui pourrait affecter le pouvoir d’achat des ménages, les coûts de production des entreprises et partant, leur valeur ajoutée.

Cette décision du gouvernement a entraîné une moins-value importante de recettes de l’Etat tout en augmentant ses charges. A titre d’exemple, dans la Lfi pour l’année 2018, les prévisions de recouvrement de 32,2 milliards de FCfa inscrites au titre du prélèvement pour le Fonds de sécurisation d’importations de produits pétroliers (Fsipp) sont ramenées à 19,1 milliards de FCfa. L’assiette de cet impôt est faite de sorte que lorsque le prix du pétrole augmente, son rendement baisse, explique-t-on, dans le rapport général. Les dispositions du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2018 révèlent que la gestion des finances publiques reste marquée par la poursuite de l’accroissement des recettes budgétaires, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la qualité des dépenses d’investissement.

 


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