banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Politique (3267)

Le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, veut que l’ensemble des décisions prises en ce qui concerne la décentralisation viennent de la base : c’est-à dire des maires, des conseillers municipaux et départementaux. Selon le président qui était à Richard Toll hier, il s’agit d’une stratégie qui permettra de prendre en compte les préoccupations des populations. « Nous tenons beaucoup à notre rôle de conseillers de l’Etat, de conseillers du président de la République pour tout ce qui concerne la décentralisation. On dit que les bonnes décisions sont celles qui partent de la base. Dorénavant, nous voulons que tout ce qui intéresse la décentralisation parte des intéressés », a-t-il indiqué. D’après le président du Hcct, « avec l’importance que le président de la République accorde à la décentralisation, ensemble nous arriverons à prendre les meilleures décisions pour notre pays. »

I. BA

Dans un communiqué, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) rappelle l’interdiction de toute référence à l’appartenance religieuse, ethnique, régionale, etc.

Selon le communiqué, il a été constaté que certaines listes ont, dans leur temps d’antenne, fait référence à l’appartenance religieuse, ethnique, régionale, etc., ce que la Constitution interdit, en ses articles 4 et 5.

Selon l’article 4, il est interdit aux partis politiques et coalitions de partis politiques de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région, souligne l’organe de régulation.

D’après l’article 5 : « Tout acte de discrimination raciale, ethnique ou religieuse, de même que toute propagande régionaliste pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ou à l’intégrité du territoire de la République sont punis par la loi ».

Le non-respect des dispositions ci-dessus citées peut entraîner la non-diffusion des émissions de la campagne électorale concernées, précise le Cnra.
Il en appelle à l’esprit de responsabilité de tous les acteurs pour le strict respect de ces dispositions.

Les élections au Conseil des Droits de l’Homme prévues en octobre prochain, au cours de la 72e session de l’Assemblée générale de l’Onu, intéressent le Sénégal qui affûte déjà ses armes diplomatiques pour y siéger pour la période 2018-2020.

A moins de trois mois des élections au Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies, pour la période 2018-2020, le Sénégal a mis en branle sa machine diplomatique pour solliciter l’appui des pays partenaires afin d’obtenir le siège. Pour ce faire, Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a annoncé que la candidature sénégalaise « est déjà endossée par l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ». Il a ainsi lancé un appel aux pays africains pour apporter leur « appui précieux à la candidature du Sénégal », à cette élection au Conseil des Droits de l’Homme, prévue en octobre prochain au cours de la 72e session de l’Assemblée générale de l’Onu.

Pour argumenter la pertinence de cette candidature, il évoquera la présidence du Conseil de Sécurité placée sur la thématique « Eau, Paix et Sécurité». Dans cette présidence, le Sénégal avait tenu à organiser, le 17 novembre 2016, un important briefing sur la coopération entre l’Organisation de la coopération islamique (Oci) et l’Organisation des nations unies (Onu), contribuant ainsi à la consolidation d’une telle coopération et à une plus grande visibilité de l’Oci, dont les pays membres ont apporté un soutien massif à la candidature sénégalaise au Conseil de Sécurité », a-t-il rappelé.

M. L. DIEYE

La tribune de la 44e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) qui s’est tenue les 10-11 juillet 2017, à Abidjan, a servi de cadre au ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, pour réitérer la responsabilité, de la Ummah, d’offrir aux jeunes des sociétés résilientes, débarrassées du terrorisme et autres maux et déviances pour une paix durable.

Autour du thème d’une brûlante actualité « Jeunesse, paix et développement dans un monde solidaire », la 44e session qui a pris fin hier, le gouvernement ivoirien a choisi de placer la jeunesse au cœur de l’action islamique. Selon Mankeur Ndiaye, « ce thème épouse d’ailleurs parfaitement celui du 29e Sommet de l’Union africaine des 3 et 4 juillet dernier et qui a porté sur l’investissement dans la jeunesse ».

Considérant que la 44e session se déroule à un moment où la Oummah islamique, le Sahel et bien d’autre régions sont traversés par de fortes convulsions alimentées par les fléaux terrorisme et l’extrémisme violent, « ces phénomènes détournent une frange de notre jeunesse vers des chemins obscurs », a-t-il dit. Et cette situation inacceptable appelle « une mobilisation plus forte et une vigilance de tous les jours pour y remédier », a-t-il poursuivi. En outre, « parce que nous avons plus que par le passé besoin de solidarité et d’unité, c’est de notre responsabilité d’offrir aux jeunes des sociétés résilientes, débarrassées des maux, sources de toutes les déviances, comme le manque d’éducation et de formation, le chômage, la pauvreté et l’émigration clandestine et où règne une paix durable », a-t-il souligné.

Il a poursuivi, que « les jeunes pourront contribuer au progrès des pays membres, par leurs efforts qui devront être appuyés par des politiques de développement hardies, comme il en existe au Sénégal, avec le Plan Sénégal émergent, et sans doute ailleurs ». En ces périodes troublées du monde islamique, « nous avons besoin de revenir aux valeurs islamiques d’unité, de solidarité et d’entraide inscrites dans la Charte de l’Oci ». C’est dans cette optique que le président Macky Sall « lance un appel pour le règlement, par la voie du dialogue et de la négociation, des crises qui secouent le monde islamique », a-t-il déclaré. Persuadé que c’est de cette façon et par la concertation que les nombreux défis sécuritaires, notamment l’islamophobie et la situation des minorités musulmanes, qui se posent avec acuité, pourrons être relevés ». Pour M. Ndiaye, le renversement de ces fâcheuses tendances permettra sûrement à la Oummah « de renouer avec la Paix et la Stabilité, mais également de porter, avec succès, de nobles combats comme la cause palestinienne ».

Election de la Côte d’Ivoire
En outre, M. Ndiaye s’est félicité du dynamisme de l’Ouzbékistan « dans la conduite des travaux de la 43e session qui a vu l’adoption d’importantes décisions », ainsi que du leadership et du Secrétaire général de l’Oci, Dr Yousef A. Othaimeen, « dans l’accomplissement de son exaltante mission » mais également au Groupe de la Bid et à son président, Bandar M. H Hajjar « pour tout l’appui qu’il apporte aux pays membres ». Sur la même lancée, il a exprimé sa profonde gratitude au gouvernement ivoirien « pour la parfaite organisation de cette session et pour la présidence de la 44e session » et adressé ses « vœux de plein succès » à son homologue M. Tanoh et à la Côte d’Ivoire, ce pays ami et frère, pour sa brillante et méritée élection au Conseil de Sécurité de l’Onu ». Et le Sénégal, que la Côte d’Ivoire remplacera au sein de cet auguste organe, lui « réitère ses vives félicitations et tout son soutien », a-t-il conclu.

Mamadou Lamine DIEYE

Après avoir félicité les candidats investis sur les 47 listes devant prendre part au scrutin législatif, Me Alioune Badara Cissé, le médiateur de la République, a invité les différents acteurs au fair-play.
Selon Me Cissé, les consultations électorales présentent une double facette. « Quand elles sont bien assimilées par les acteurs, les élections constituent des moments de profonde respiration démocratique ».

Mais « elles peuvent aussi être des instants de passion pouvant conduire à la tenue de propos regrettables et la commission d’actes injustifiables ». Lesquels entacheraient et porteraient « un très sérieux coup au très long parcours démocratique du Sénégal », souligne le communiqué. Aussi, considérant que « la médiation institutionnelle est consubstantielle au jeu politique devenu de plus en plus clivant, l’organisation des élections à la députation devient ipso facto motif à en appeler au sens des responsabilités de tous les acteurs du jeu électoral », poursuit le texte.

Et tout ceci, « afin que soit préservée la stabilité politique de notre pays et qui nous vaut un immense prestige sur le plan international ». Me Cissé a invité les acteurs à œuvrer de leur mieux pour préserver cet héritage hérité de nos prédécesseurs.

M. L. DIEYE

« Si nous ne réussissons pas à diminuer les coûts des catastrophes, nous ne parviendrons pas à achever les objectifs du développement durable », a averti Robert Glasser, directeur du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (Unisdir).

Genève- (Suisse)- Inondations, tremblement de terre, sécheresse, avancée de la mer, sont autant de désastres naturels dont l’impact économique et les pertes humaines occasionnées sont énormes et parfois évitables. Par ailleurs, il a été démontré scientifiquement que 23 % des conflits armés déclarés entre 1980 et 2010, ont été précédés par des tempêtes, des inondations ou d'une sécheresse dans des pays ethniquement divisés, contre 9 % dans les autres régions du monde, à en croire l’Académie américaine des sciences (Pnas).

Rappelons que le cadre de Sendai a pour but de réduire les risques existants de catastrophes et d'empêcher la création de nouveaux risques pour arriver à une résilience plus grande.
Robert Glasser qui mesure l’ampleur de la tâche à accomplir n’est pas du tout pessimiste et croit à l’intelligence humaine et à la mobilisation de toutes les communautés : « Ces vingt dernières années, nous avons réussi, a-t-il dit, à diminuer le nombre de morts dû aux catastrophes grâce à de meilleurs systèmes d'alerte et plus de programmes d’éducation sur les risques de catastrophes mais le nombre d'affectés et les coûts économiques dus à ces catastrophes sont trop élevés et le seront encore plus avec les changements climatiques et le manque de planification urbaine ». Selon le dernier cadre de Hyogo (2005-2015), plus de 75% des pays ont des législations ou de vagues politiques de réduction en place mais celles-ci doivent maintenant s'ajuster au cadre de Sendai et répondre à ces objectifs. La conférence globale de Cancun (mai 2017) sur la réduction des risques est la première grande réunion d'experts et de gouvernements de la gestion du risque de catastrophes depuis la Conférence mondiale de Sendai en mars 2015 qui a adopté le cadre de Sendai, qui est un plan de 15 ans pour arriver à réduire considérablement le nombre de morts, d'affectés par les catastrophes et les coûts économiques des catastrophes d'ici 2030 selon sept (7) objectifs et quatre (4) grandes priorités. Les pays présents au Mexique ont dit solidairement les efforts qu’ils ont consentis et leurs attentes pour devenir véritablement résilients.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

L’Union des conseillers des affaires étrangères du Sénégal (Ucaes) a organisé, samedi, un dîner-débat sur le thème : « quel partenariat international pour le développement du Sénégal »? C’était une occasion pour passer au peigne fin, les accords de coopération entre le Sénégal et une partie de ses partenaires.

La soirée du samedi marque désormais le lancement d’une série de réunions périodiques baptisées "VS/D" ou « Vendredis et samedis de la diplomatie ».

Ce rendez-vous fut une occasion, pour les organisateurs, d’aborder les nombreux partenariats noués par le Sénégal avec des pays comme le Maroc, la France, les États-Unis, la République populaire de Chine et l’Union européenne (Ue), dans les domaines de l’agriculture, l’économie, le commerce, entre autres.

A la question, quel est le pays qui présente plus d’opportunités pour Sénégal, le président de l’Ucaes Amadou Lamine Touré s’est voulu clair : « il n’est pas diplomatique de dire que tel pays offre plus d’avantages que d’autres. Mais, le Sénégal développe des partenariats intéressants avec le Maroc, les États-Unis, les pays d’Europe, etc. ».

Toutefois, il déplore les barrières tarifaires qui entravent notre développement. « Être un partenaire, c’est accepter de jouer le jeu. Les destinées des peuples se croisent, nonobstant les frontières », a dit le conseiller diplomatique, qui rappelle les avantages comparatifs du Sénégal (stabilité politique, diplomatie majeure…) qui attirent les investisseurs étrangers.
D’après lui, dans un contexte de mondialisation accrue, les partenariats se nouent suivant le concept ‘’Win Win’’.

Le président de l’Ucaes a indiqué que des opportunités inexplorées doivent être saisies par notre pays.
« Nous travaillons pour le rayonnement de notre diplomatie », a-t-il fait savoir. Aussi, s’est-il félicité de la tenue d’«Agora diplomatiques».

Prenant la parole, le secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Ibrahim Al Khalil Seck a indiqué que la promotion du partenariat novateur parait incontournable. « Il est important que notre pays se positionne sur les financements innovants ; nous devons promouvoir la destination Sénégal et veiller au renforcement de notre diplomatie », a-t-il déclaré.

Pour l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada, notre pays constitue le premier destinataire des investissements marocains à l’étranger. Il a révélé que des centaines d’accords ont été signés entre Rabat et Dakar ; ce qui atteste de la dynamique de notre coopération. D’ailleurs, il est revenu sur les projets réalisés, ceux en cours d’exécution et ceux qui seront engagés dans un futur proche.

De son côté, Mme Martina Boustani, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade des États-Unis a salué le modèle d’aide au développement qui met l’accent sur la coopération avec le gouvernement du Sénégal et cible des changements positifs. Elle a aussi souligné les projets d’infrastructures qui se chiffrent à des millions de dollars (comme) celui des volontaires du Corps de la paix ; le Millenium challenge corporation qui se chiffre à hauteur de 540 millions de dollars, la réhabilitation de plus de 370 kilomètres de routes, l’augmentation du rendement agricole sur plus de 35.000 ha dans la vallée du Fleuve Sénégal et en Casamance. Mme Boustani a aussi parlé du financement de plus de 26 millions de dollars pour l’amélioration de la chaîne de valeurs des noix de cajou et du mil, etc. Fait important, la contribution de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) pour la diminution de 50 % de la mortalité infantile et juvénile sur les dix dernières années.

Concernant l’Ue, Marc Boucey, chargé d’affaires par intérim à la Délégation a expliqué que notre coopération s’inscrit dans une vision commune. D’après lui, les pays ne peuvent plus se contenter de l’aide publique au développement. Il faut une mobilisation des ressources comme celles qui proviennent de la diaspora, qui, en 2015, ont atteint 1,5 milliard d’euros, la moitié de l’aide publique au développement. L’Ucaes, créée en 2000, compte 200 conseillers diplomatiques, précise son président, Amadou Lamine Touré.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre-conseiller El Hadj Hamidou Kassé, chargé de communication de la Présidence, a réagi suite à la sortie de Me Abdoulaye Wade dans une interview accordée au Groupe D-Medias sur les conditions d’élargissement de prison et l’exil au Qatar de son fils, Karim Wade.

Selon lui, à propos de l’amnistie de son fils, le candidat aux législatives devrait plutôt se faire discret. A défaut, il menace de publier in extenso la lettre de l’Emir du Qatar.

Après les révélations de Me Wade sur les conditions de l’élargissement de Karim Wade et de son exil vers le Qatar, El Hadj Kassé a répliqué tout en avertissant Me Wade. « Non seulement c’est de la spéculation, mais aussi le candidat Wade sait parfaitement ce qui s’est passé. Il sait ce qu’il a demandé à l’Emir du Qatar et il sait le contenu de la lettre que l’Emir a envoyée au président Macky Sall. Maintenant, s’il persiste dans l’intoxication, nous allons publier la lettre dans sa version arabe et dans sa traduction en français. Comme ça, toute l’opinion saura ce qui s’est passé ». Quant à l’interpellation de Amadou Tidiane Wone aux autorités sur la lettre que l’Emir de Qatar a adressée au président Macky Sall pour demander, au nom de la famille Wade, une grâce présidentielle en faveur du fils de l’ancien président de la République dans un article intitulé « Le devoir de nous en dire plus », M. Kassé s’est dit stupéfait. « Je suis étonné que la sortie de Wade sur la même affaire n’ait inspirée aucune réaction à Amadou Tidiane Wone dit Baba. Il me dira que ce dernier n’est plus aux affaires. Tout de même, c’est un ancien chef d’Etat qui ne saurait se soustraire à un devoir de vérité, de réserve et de bienséance républicaine », dira-t-il. Et pour sa gouverne et l’éclairage de l’opinion, El Hadj Kassé a détaillé dans « Dakaractu » le film de l’exfiltration Karim Wade. D’abord, « l’Emir était juste un émissaire de la famille Wade qui a demandé au président de la République d’accorder la grâce présidentielle au fils de l’ancien président de la République, alors condamné pour le délit d’enrichissement illicite », a-t-il déclaré. Ensuite, « le président de la République a accédé à la demande de la famille Wade pour des raisons strictement humanitaires ». Aussi, en dehors des raisons humanitaires, « aucune autre n’a été à la base de la grâce présidentielle accordée au fils de l’ancien président de la République ».

M. L. DIEYE

Le président Macky Sall a pris part, hier, au G20, à Hambourg, à la session sur « le développement, le partenariat avec l’Afrique et la migration ». Pour le chef de l’État sénégalais, l’Afrique est dans une phase de mutations positives qui mérite d’être soutenue par une nouvelle vision de la coopération pour le développement.

Selon le président Macky Sall, il faut se féliciter de cette démarche inclusive par laquelle le G20 continue de prendre en compte, dans son agenda, les préoccupations spécifiques des pays en développement, celles de l’Afrique en particulier.

« L’Afrique, a poursuivi le chef de l’État, est dans une phase de mutations positives qui mérite d’être soutenue par une nouvelle vision de la coopération pour le développement ; une vision qui dépasse le paradigme de l’aide pour embrasser résolument celui du partenariat et du soutien à l’investissement ».

« Si nous voulons entreprendre et réussir ensemble, il nous faut une démarche de rupture ; il nous faut inventer et mettre en œuvre des mécanismes mieux adaptés aux besoins et nécessités du processus d’émergence dans lequel l’Afrique s’est engagée », a ajouté le président Sall.

« Nous en avons d’ailleurs largement discuté, en juin dernier, à l’occasion de la Conférence internationale de Berlin sur l’initiative allemande Compact avec l’Afrique. Je voudrais vous en remercier, Madame la Chancelière, ainsi que les pays et institutions partenaires qui soutiennent votre initiative », a encore souligné le chef de l’État.

« Nous avons souhaité, au cours de la Conférence de Berlin, de faire de cette initiative un instrument du G20, pour un partenariat concret, orienté vers l’Action. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble, y compris par la réforme des règles de la gouvernance économique et financière mondiale, pour apporter les réponses qu’il faut à des questions concrètes ». A titre d’exemple, il a cité : Comment mieux promouvoir et soutenir l’investissement en Afrique, comme pôle d’opportunités où l’on peut investir, sécuriser ses affaires et les rentabiliser ? Quels mécanismes pour accompagner l’investissement ?

Entre 2012 et 2017, le Sénégal a fait un grand bond dans tous les domaines de la vie économique, politique et sociale. C’est ce que révèle le livre blanc sur le bilan du président de la République présenté, hier, par le ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, lors d’une conférence de presse.

L’espoir de 2012 incarné par le président de la République, Macky Sall, est intact au regard des résultats obtenus par le gouvernement en 5 ans. Pour le Porte-parole du gouvernement, ces acquis ont permis d’améliorer le quotidien des citoyens sénégalais. Ils vont de la réalisation d’infrastructures structurantes et de services de transports aux meilleurs standards avec la mobilisation entre 2012 et 2016 avec une moyenne d’investissement qui tourne autour de 198 milliards de FCfa par an alors que 2000 à 2012, elle a été de 60,5 milliards de FCfa à la mise en œuvre de projets à fort impact social comme les bourses de sécurité familiale. Les fonds dégagés dans le secteur des transports ont permis de réhabiliter des routes, mais aussi de créer de nouvelles voies de communication modernes.

La tendance va continuer, selon Seydou Guèye, avec le lancement de deux projets majeurs, le Train express régional (Dakar-Diamniadio-Aibd), la construction de 3000 km de chemin de fer à écartement standard pour accompagner l’exploitation des potentialités économiques des régions de l’intérieur : Saint-Louis et Matam au nord, Kolda-Sédhiou et Ziguinchor au sud. A ces projets, s’ajoute le renforcement du dispositif de mobilité urbaine avec le lancement du bus de transit rapide qui sera couplé au Ter pour parachever le dispositif de mobilité urbaine.

Le tableau positif dressé par le gouvernement est contenu dans un Livre blanc intitulé « Sénégal-émergent, 2012-2017, le Grand bond ». Ce document de 192 pages montre, chiffres et images à l’appui, les réalisations opérées par le régime dirigé par Macky Sall. Il a été produit grâce à une collecte d’informations dans les ministères, selon le Porte-parole du gouvernement. On peut lire dans ce document un mot du président de la République qui décline sa vision d’un « Sénégal pour tous et par tous ». « Mon ambition pour le Sénégal reste l’avènement d’un État de droit et d’une économie solidaire, de progrès social pour le bonheur de tous », souligne le chef de l’État qui promet, dans les deux prochaines années, « de consolider les acquis de cette gouvernance qui tourne essentiellement autour d’un développement inclusif et solidaire ».

Le livre rappelle d’abord la vision du président de la République à travers les grands axes du programme « Yonou Yokouté » qui vise cinq objectifs : lutter contre les injustices sociales, assurer les bases économiques du développement, atteindre une productivité développante, faire du Sénégal un modèle de démocratie efficace, garantir la paix et la sécurité et œuvrer pour l’intégration africaine. Ces cinq objectifs se retrouvent dans le Pse qui est, selon le document, « un modèle économique à la fois innovant, inventif et créatif et qui se donne pour objectif d’inscrire « le Sénégal sur une nouvelle trajectoire de développement à l’horizon 2035 ». « Après 3 années de mise en œuvre du Pse, le pays se porte mieux et l’espoir renait partout (…). Le Sénégal a fait un grand bond facilité par le Pse qui est devenu l’unique référence des politiques publiques du pays », souligne Seydou Guèye. Le Porte-parole du gouvernement en déduit que « les Sénégalais sont rassurés par la gouvernance du président, Macky Sall ».

Étayant ses arguments, le Porte-parole du gouvernement convoque des projets qui ont un impact positif sur le quotidien des populations : le Programme d’urgence de développement communautaire, Promovilles, la Couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale, etc.

Babacar DIONE

Le défi de l’électrification rurale a été à la portée du président Macky Sall, selon le Livre blanc publié hier. Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de résorption des inégalités entre milieux rural et urbain à l’horizon 2025, lit-on dans le document. Le nombre de localités électrifiées est passé de 1.648 à 3.173 en 2016, soit une progression de 92,5 % sur la période, représentant 1.525 villages supplémentaires. Des financements de l’ordre de 159 milliards de FCfa ont été mobilisés par l’État: 43 milliards pour le Programme d’urgence de développement communautaire et 116 milliards de FCfa pour l’Aser dans le programme national d’électrification rurale. Restant toujours dans le domaine de l’énergie, le Livre renseigne que la mise en œuvre des projets de production d’énergie et la restauration des capacités de la Senelec ont permis d’assurer une disponibilité de l’électricité pour satisfaire la très forte demande. Ainsi, la puissance totale installée est passée de 674,5 MW en 2012 à 848 au 31 décembre 2016.

B. DIONE

« 132,647 milliards de FCfa ont été mobilisés par l’État pour financer le secteur de l’éducation entre 2012 et 2016 », lit-on dans le livre sur les réalisations du gouvernement présenté, hier, par le Porte-parole du gouvernement. La mobilisation de ces fonds est un record qui a permis au gouvernement de prendre en charge les préoccupations liées au développement d’un secteur central dans la consolidation de la dynamique de croissance économique du pays, selon le document. Cette volonté a permis d’aboutir à des résultats encourageants : la construction et l’équipement de 9538 salles de classe, 527 structures éducatives clé en main dont 333 écoles élémentaires. Cette politique a aussi permis la réhabilitation et la mise à niveau de 47 structures dont 26 « Daaras » traditionnels, 10 collèges de proximité, 8 blocs scientifiques et techniques et 3 lycées.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, le livre souligne la réhabilitation et l’extension des universités pour renforcer les capacités d’accueils d’étudiants. 2.560 milliards de FCfa ont été dégagés pour achever les nouvelles infrastructures pédagogiques à l’université Cheikh Anta Diop. D’importantes infrastructures ont été également réalisées dans les autres universités publiques. Dans le domaine de la formation professionnelle, le livre insiste sur les efforts du gouvernement pour favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi à travers, entre autres, la construction d’un pôle des métiers à Diamniadio, la construction de lycées professionnels, l’installation d’ateliers modernes, etc.

B. DIONE

C’est ce soir, à zéro heure, que la campagne électorale pour les législatives du 30 juillet va démarrer sur toute l’étendue du territoire et dans les pays de l’extérieur où nos compatriotes voteront.

Moment important dans la vie de la nation, les élections législatives du 30 juillet seront précédées, à partir de ce soir à minuit, par une campagne électorale de trois semaines sur toute l’étendue du territoire. Pour la première fois dans l’histoire du pays, les Sénégalais de l’extérieur choisiront leurs représentants à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’élire 165 députés dont 15 de l’extérieur. Après un mois marqué par la pré-campagne, l’heure décisive a sonné. Il y a moins de quarante huit heures, les députés ont voté la loi modifiant le Code électoral et qui permet désormais aux citoyens de choisir 5 bulletins sur les 47 qui seront présents dans les différents bureaux de vote. Au cours du dernier conseil des ministres, le président de la République avait demandé que toutes les dispositions sécuritaires soient prises pour un bon déroulement de la campagne. Aujourd’hui, les têtes de listes ou leurs représentants seront à la Radio Télévision sénégalaise (Rts) pour l’enregistrement de leurs messages destinés aux Sénégalais. Il s’agit de convaincre nos compatriotes pour qu’ils se mobilisent pour l’événement très attendu du 30 juillet.

El H. A. THIAM

Le ministre des Forces armées, et le Nonce apostolique, Mgr Michael W. Banach se sont félicités de la qualité et l’excellence des relations diplomatiques qui lient le Sénégal et le Saint-Siège. Augustin Tine a réitéré l’invitation faite par le chef de l’État, au Pape François, d’effectuer une visite au Sénégal, modèle de coexistence pacifique entre musulmans et chrétiens.

Le Nonce apostolique, son excellence, Mgr Michael W. Banach a offert une réception à plusieurs personnalités religieuses et laïques dans les jardins de l’ambassade du Vatican au Sénégal. C’était à l’occasion de la Fête nationale du Saint-Siège qui marque aussi la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, deux piliers de l’Église catholique. Le ministre des Forces armés, Dr Augustin Tine a représenté le gouvernement du Sénégal. Dans son mot de bienvenue, le Nonce apostolique, par ailleurs, ambassadeur du Vatican au Sénégal, s’est félicité des relations diplomatiques qui existent entre le Saint-Siège et le Sénégal. Selon lui, le Pape François souhaite maintenir ces relations fructueuses non seulement avec l’Église catholique sénégalaise mais aussi avec l’État sénégalais. « Le Saint-Père est convaincu que les autorités sénégalaises continueront à apprécier la contribution de l’Église au développement de la société », a indiqué Mgr Banach. Il a ajouté que le Saint-Siège souhaite que les autorités s’efforcent davantage à construire une société dans laquelle la dignité et les droits de chaque individu seront respectés. Le ministre des Forces armées, Augustin Tine s’est réjoui des liens traditionnels qui unissent le Sénégal et le Vatican. « En effet, l’établissement des relations diplomatiques entre notre pays et le Saint-Siège remonte à 1961, juste au lendemain de notre indépendance et à la veille du Concile Vatican II, considéré comme l’un des événements les plus marquants de l’histoire de l’Église catholique au XXe siècle », a déclaré Dr Augustin Tine. Il a soutenu que ces relations entre le Sénégal et le Saint-Siège se sont renforcées au fil du temps et se sont traduites par une parfaite convergence de vues sur les questions relatives à la paix dans le monde, l’équité, la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement telles que traitées par Sa Sainteté le Pape François dans son Encyclique « Laudato si ». Et il poursuit : « sur le plan politico-religieux, elle s’est traduite par la visite historique du Saint Pape Jean Paul II au Sénégal, du 19 au 23 février 1992. Aujourd’hui, vingt-cinq ans après, les Sénégalais se souviennent encore, avec beaucoup d’émotion, de cette visite, à travers diverses manifestations notamment une messe spéciale célébrée le 19 février 2017 à la Cathédrale de Dakar, en présence de tous les évêques du pays ». Augustin Tine a indiqué que le président de la République, Macky Sall, a effectué, le 18 novembre 2014, une visite au Vatican sur invitation du Pape François. « Ces faits illustrent, à suffisance, et si besoin en est, la qualité et l’excellence des relations diplomatiques qui lient le Sénégal et le Saint-Siège », a fait savoir Dr Tine. «

Eugène KALY

Le président de la République s’est adressé, hier, au Sommet du G20, à Hambourg, en Allemagne, à ses homologues. Selon le chef de l’État, « il nous faut une gouvernance économique mondiale plus juste et plus solidaire ».

Une gouvernance économique mondiale plus juste et plus solidaire, tel est le vœu du chef de l’État qui s’est adressé aux participants au Sommet du G20, hier, à Hambourg, en Allemagne.
Invité de la Chancelière allemande, Angela Merkel, d’entrée, le chef de l’État a réitéré le soutien du Sénégal à l’Accord de Paris sur le climat et ensuite s’est félicité de la coopération sénégalo-allemande, actuellement concentrée sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Selon le président Macky Sall, l’Accord de Paris a connu une gestation difficile. Et qu’il a pris du temps et mobilisé d’énormes efforts. « Il traduit un consensus international équilibré, et il est salutaire pour l’avenir de la planète. C’est pourquoi nous devons saisir la chance unique qu’il nous offre de mettre en œuvre les engagements convenus pour la réduction des gaz à effet de serre, l’investissement dans les énergies propres, le financement adéquat du Fonds vert et le transfert de technologie », a dit Macky Sall.

Accord de Paris
Selon le président de la République, l’Alliance solaire internationale lancée à Paris en marge de la COP.21, nous donne une bonne occasion d’agir dans ce sens. L’Afrique, aux yeux du chef de l’État, veut aussi saisir cette opportunité pour sortir d’une situation paradoxale d’un continent qui éclaire les autres avec son énorme potentiel en restant lui-même le moins éclairé de tous les continents. « C’est pourquoi je voudrais lancer un appel pour l’appui à l’initiative Sustainable Energy for All (SE4ALL) et au Fonds des énergies durables pour l’Afrique, tous deux pilotés par la Bad », a poursuivi Macky Sall pour qui c’est un soutien de bon sens. « Si nous ne voulons que l’Afrique continue dans les mêmes schémas pollueurs que les pays aujourd’hui industrialisés, il y a, en effet, du sens à travailler ensemble pour soutenir, de façon concrète et efficace, des projets permettant un accès à une énergie propre, abondante et compétitives (exemple : barrages hydroélectriques inter étatiques) », a souligné Macky Sall. « C’est ce que nous sommes en train de faire au Sénégal avec une politique de mix énergétique, dont un important programme solaire avec 3 centrales solaires réalisées en Ppp déjà en service et 11 projets de centrales solaires, plus un projet de parc éolien », a révélé le président de la République. A terme, a-t-il indiqué, nous porterons à plus de 30 % la part des énergies renouvelables dans notre production globale.

A son avis, le commerce, l’énergie, la protection de l’environnement sont tous liés. Pour le président de la République, si les économies des pays en développement continuent de subir un commerce inégal, et de fonctionner avec une énergie non compétitive ou destructrice de l’environnement, nous ne pourrons guère produire plus de croissance, de prospérité et d’emplois ; ce qui signifie plus de chômage, plus de migration clandestine et de risque de radicalisation de la jeunesse.

El Hadji Abdoulaye THIAM

L’installation du comité électoral de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) de la commune de Kaolack, hier, a été un grand moment de mobilisation pour les militants et responsables soutenant le président Macky Sall dans la capitale du Saloum. Des ténors politiques qui ont répondu massivement à l’appel de la tête de liste Mariama Sarr en collectant sur place plus de 60 millions de FCfa.

Démarrage sur les chapeaux de roue pour les animateurs de la liste départementale de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » de Kaolack. Venus répondre à l’invitation de la tête de liste, le ministre Mariama Sarr, ces responsables ont fait preuve de générosité en mettant la main à la poche pour financer la campagne électorale qui démarre dimanche. Dans cet exercice, l’édile de la capitale du Saloum n’y est pas allée de mains mortes.

Elle s’est engagée à contribuer à hauteur de 22 millions de FCfa pour la mise en œuvre des activités de la campagne, répartis entre le comité communal 12 millions et celui du département pour 10 millions. A sa suite Modou Ndiaye ‘’Rahma’’ a promis 10 millions, le premier serviteur du Rassemblement pour le Peuple (Rp) 5 millions, le ministre Diène Faye, 4 millions et des contributions de différents responsables de la commune et du département pour une cagnotte dépassant les 60 millions. Pour la maîtresse d’œuvre de ce rassemblement, « cet élan de solidarité des différents responsables de la coalition Bennoo traduit leur engagement à donner une majorité confortable au président Macky Sall pour lui permettre de poursuivre ses nombreux chantiers et programmes pour asseoir l’émergence au Sénégal ».

Pour le ministre de la Femme, Kaolack s’inscrit dans une dynamique victorieuse pour démontrer que ses derniers scores aux locales et au référendum ne sont guère fortuits. « Le Saloum a noué un pacte de confiance avec le président Macky Sall et tout sera mis en œuvre au soir du 30 juillet pour le renforcer de notre côté en obtenant un score historique en faveur de la liste de Bennoo dans le département de Kaolack », s’est-elle engagée.

Elimane FALL

A l’unanimité, la tête de file de « Bennoo Bokk Yaakaar », à Dakar, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ a été porté à la tête du comité électoral communal installé hier, aux Parcelles assainies.

En présence des représentants des partis politiques, dont Mamoudou Wane du Parti socialiste, Kabirou Diallo de l’Afp, le député Alioune Badara Diouf, le délégué du Pit, et tous les responsables, le comité électoral a été mis sur pied. Ses responsables ont décidé d’aller ensemble pour la campagne électorale qui démarre dimanche. Selon Abdoulaye Khouma qui coordonne la stratégie de campagne, c’est la proximité qui a été choisie conformément aux directives du président de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », le président Macky Sall. « Nous avons décidé la mise en place de comité sectoriel dans chaque unité des Parcelles assainies pour ratisser beaucoup plus large », a révélé M. Khouma.

El. H. A. T.

Les députés ont majoritairement voté, hier, la Loi N°22/2017 portant modification l’Article L.78 de la Loi N° 2017/12 du 18 janvier portant Code électoral. Cette modification vise à faciliter le choix dans le déroulement des échéances électorales.

Les députés ont, hier, majoritairement approuvé la loi N° 22/2017 portant modification de l’article L.78 de la Loi N° 2017 portant code électoral. Les grandes lignes de cette loi modifient une disposition du Code électoral et visent à assurer une bonne fluidité du vote, lors des scrutins électoraux. En effet, il est apparu une augmentation des candidatures validées, susceptible d’entrainer des difficultés dans le déroulement des prochaines échéances électorales. Cette modification qui vise à faciliter le choix de l’électeur cadre bien avec le Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole, assure Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, venu défendre le vote de la loi.

La large majorité des acteurs politiques ayant souscrit à la proposition de la Cena, le gouvernement a jugé opportun de proposer la modification de l’article L. 78 du Code électoral pour une bonne fluidité du vote du scrutin législatif et pour les scrutins à venir. Les députés favorables à l’adoption de la loi ont mis en avant la large majorité qui s’est exprimée pour la modification du texte de loi, lors des concertations initiées par la Cena. Ils ont révélé qu’un nombre très important de coalitions de partis politiques ont pris part à la rencontre et qu’au terme des débats, une large majorité s’était engagée pour apporter son adhésion à la proposition de la Cena, tendant à autoriser l’électeur à choisir au moins 5 bulletins de vote parmi les 47 présentés par les coalitions. S’élevant contre le comportement de certains députés qui cherchent à jeter l’opprobre sur la Cena, d’autres ont loué l’attitude de cette institution dans son rôle de facilitateur pour l’organisation d’élections apaisées.

Libre à l’électeur de prendre tous les bulletins de vote
La nouvelle disposition laisse une totale liberté à l’électeur qui le souhaite de prendre tous les bulletins de vote mis à sa disposition avant son entrée dans l’isoloir. Se démarquant de cette position, d’autres députés ont sévèrement critiqué l’attitude de la Cena qui aurait outrepassé ses prérogatives. Il n’est conféré aucune compétence à la Cena de convoquer les acteurs politiques pour de telles concertations, a dit le député El hadji Diouf. A son avis, les mandataires acquis à cette cause sont les représentants de coalitions de partis insuffisamment représentés sur l’ensemble du territoire national. Il est d’avis que leur prise en compte fragilise et inhibe le concept de large majorité exigée par le protocole. Il a également été fait grief à la nouvelle disposition de dévoyer le secret du scrutin et d’ouvrir des hostilités dangereuses dans les bureaux de vote. En effet, les mandataires des coalitions présents dans les bureaux de vote seraient frustrés de voir des électeurs ignorer ostensiblement leurs bulletins et afficher publiquement leur préférence, violant ainsi l’esprit du Code électoral, a dit un député. Il est inconcevable selon toujours cet élu de changer une disposition substantielle du Code électoral à soixante douze heures du démarrage de la campagne électorale. Certains députés ont proposé de réfléchir sur l’instauration du bulletin unique. Les députés ont également dénoncé la floraison de partis politiques qui sont au nombre de 285. Ils ont invité le gouvernement et la classe politique à une réflexion visant à moderniser les partis et à moraliser la vie politique. Les députés ont également interpellé le ministre sur les lenteurs notées dans le retrait des cartes d’électeurs à quelques semaines des échéances.

Respect des dispositions
Le ministre a tenu à rassurer les députés sur le respect des dispositions. « Il est inconcevable, pour le gouvernement, de procéder à des réformes électorales sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques », a-t-il dit. Le ministre a indiqué la portée de l’article L. 78 qui, dans son alinéa 2 obligeait l’électeur à prendre tous les bulletins de vote. Toutefois, en vue de rendre le vote plus fluide, il va être permis à l’électeur de prendre au moins cinq bulletins de vote. En-deçà de ce nombre, son vote ne sera pas validé. Cette disposition nouvelle s’impose pour toutes les élections auxquelles prendraient part des candidats ou des listes de candidats dont le nombre serait égal ou supérieur à cinq. Ce sont donc des dispositions communes à toutes les élections. Se prononçant sur l’organisation des élections, le ministre indique que toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement du scrutin, notamment avec l’impression de 329.000.000 de bulletins de vote.

Il a rappelé que le processus de confection des cartes d’identité biométrique Cedeao affiche de bons résultats avec 6.222.515 éditées. La totalité des cartes de la diaspora estimée à 268.151 a été envoyée, informe le ministre de l’Intérieur. Aussi, des commissions seront-elles créées partout où le besoin se fera sentir. Ces commissions auront la particularité d’être mobiles. Les cartes seront distribuées jusqu’au soir du 28 juillet 2017, l’avant-veille du scrutin. Le ministre réaffirme la disponibilité à dialoguer avec la classe politique.

Oumar BA

Le ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, procède à la présentation officielle du Livre Blanc sur les réalisations du gouvernement d’avril 2012 à avril 2017, aujourd’hui, à 16 heures 30 minutes précises, à la salle de conférence du Secrétariat général du gouvernement (12, avenue président Léopold Sédar Senghor, Ex-Breda/Unesco).
La presse nationale et internationale est invitée à couvrir cet important événement.

Le groupe de réflexion le Think 20 ou T 20, très dynamique en termes d’orientations et de plaidoyer, a également joué sa partition en prélude au sommet du G20. Il a formulé, à l’issue, d’une série de rencontre, des recommandations aux dirigeants des pays du G20 en vue de les aider à mieux appréhender des défis sociaux. La prospérité sociale doit intégrer à leurs yeux les objectifs majeurs des dirigeants du G20. En effet, le T20 est présenté comme ‘’un réseau officiel d'instituts de recherche et de groupes de réflexion des pays du G20 qui fournit des recommandations de politiques fondées sur la recherche aux décideurs du G20’’. Ils ont présenté un document intitulé, «Recoupler le monde», au gouvernement allemand et qui est une compilation de propositions.

Ils ont encouragé l’Allemagne à élargir son champ d’action et à aborder avec intelligence des questions d’actualité telles la migration, la numérisation, le changement climatique, la croissance économique de l’Afrique et la justice sociale. Avec le retrait de Trump de l’accord de Paris, Dirk Messner, directeur de l'Institut allemand de développement n’en pense pas moins qu’il est possible pour les autres pays de mettre en œuvre des stratégies aptes à sécuriser le monde, conformément aux règles établies par l’agenda 2030.

Il fait partie de ceux qui ont fait prospéré la thèse selon laquelle "la stabilité mondiale à long terme ne sera possible que si l'Afrique trouve sa place dans l'économie mondiale. Le G20 devrait contribuer au développement d'infrastructures, de villes et d'institutions durables dans les pays africains ".

M. BOCOUM

Le chef de l’État sénégalais assiste au sommet G20, qui se tient à partir d’aujourd’hui à Hambourg, en Allemagne. Des observateurs s’attendent à ce que les 20 grands pays du monde accompagnent la politique de croissance des Etats africains, alors que d’autres sont encore sceptiques et exigent une révision des traités de libre échange.

Le sommet de Hambourg qui s’ouvre ce matin cristallise des espoirs du continent noir, qui semble susciter une attention particulière de la communauté européenne, notamment de l’Allemagne qui assure la présidence du G20.

La chancelière allemande, Angela Merkel, à travers le ‘’Compact with Africa’’ ou encore le Plan Merkel, a réaffirmé son intention d’aider l’Afrique à réaliser de meilleures performances économiques grâce à des investissements accrus soutenus par l’Union européenne et les institutions financières. Elle a également pris le soin au cours, de ce mois de juin, de présider des rencontres qui encouragent une perception positive des migrations, sources de richesses pour l’Afrique et le reste du monde. Une politique qui n’est pas à l’origine de convergence de points de vue, mais la chancelière s’est montrée ouverte aux recommandations faites de part et d’autre par la société civile, notamment le Civil 20 qui regroupe des sociétés civiles nationales et internationales et qui est considéré comme partie prenante du G20. Lors d’un sommet qui s’est tenu les 18 et 19 juin dernier, ils ont demandé au G20 de donner un visage plus humain à la mondialisation.

Lors d’un séminaire organisé par la Fondation Taz Panter, à l’intention des journalistes africains, les responsables du G20, ont manifesté un brin de scepticisme par rapport aux décisions prises par les pays membres du C20 même des avancées ont été notées.Et pour cause, malgré le fait qu’ils sont parvenus à renforcer leur plaidoyer, ils considèrent que ces décisions prises de façon unilatérale ne favorisent pas une mondialisation juste et équilibrée. En guise d’exemple, ils estiment que l’Occident doit mettre en œuvre des mécanismes de financement pour lutter contre l’évasion fiscale, dans la mesure où des richesses de l’Afrique sont planquées dans des paradis fiscaux, avec la complicité des dirigeants. ‘’L’Europe est coupable de ces flux financiers illicites. Elle ferme les yeux. Elle doit avoir le courage de mettre un terme à ces pratiques frauduleuses’’, a souligné M Marcus, membre du C20. Ils tiennent également à ce que le G20 aide les pays du tiers monde à sortir du surendettement.

Ils trouvent aberrant que la situation des pays les plus pauvres n’ait pas évolué. ‘’À l’heure actuelle, 116 pays ont un ou plus
d’indicateurs de dette extérieure dans un état critique. Le taux a augmenté de 38 % ces deux dernières années, avec une tendance à la détérioration dans toutes les régions. Il faut appliquer un mécanisme qui est disponible et qui est efficace pour faire face à ces nouvelles crises’’ font ils savoir dans un document destiné au G20. D’ailleurs, en dehors des thématiques liées au changement climatique, à l’accord de Paris, la migration, la question des systèmes financiers et de la révision des traités de libre échange préoccupe de plus en plus des membres de la société civile convaincue que la stabilité mondiale ne pourra pas être effective sans une émergence économique du continent noir. D’où la nécessité pour les pays émergents de contribuer, avec un soutien financier de taille, à cet équilibre.

De notre envoyée spéciale, Matel BOCOUM

Le département de Rufisque a enregistré 242.939 inscrits pour les législatives du 30 juillet prochain. Le chiffre a été annoncé par le préfet du département Baye Oumy Guèye à l’occasion de la réunion du comité électoral qui a vu la participation du président de la Ceda, des autorités de l’administration territoriale et des plénipotentiaires des partis et coalitions en lice.

A cette occasion, le préfet Guèye a indiqué que les 242.939 inscrits sont répartis dans 96 centres de vote avec un total de 486 bureaux de vote. « Cette rencontre vise à harmoniser et à informer sur la nouvelle carte électorale du département de Rufisque afin que nul ne soit pris au dépourvu », a expliqué Baye Oumy Guèye. Revenant sur le taux de retrait, le préfet a dit que ce taux a atteint les 65 %, ce qu’il considère comme « un bon taux de retrait ». Sur les 98.000 cartes reçues du ministère de l’Intérieur, les 68.000 ont été distribuées. Pour l’heure, le préfet de Rufisque signale que les commissions seront démultipliées pour faciliter le retrait aux citoyens. Le département de Rufisque sera âprement disputé par les partis et coalitions de partis. Car, 35 listes seront en compétition pour les législatives du 30 juillet.

M. NDONG

Pour barrer la route à la violence électorale, des observateurs de la scène politique demandent aux responsables d’éviter de cultiver les germes.

La Fondation Konrad Adenauer (Fka) a organisé, mardi, un séminaire sur le thème : «Prévention de la violence électorale: Rôle et responsabilité des acteurs politiques».
Selon Bara Diouf, responsable national des jeunes du Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds), le 31 janvier 2012, ce qui est arrivé à Mamadou Diop pouvait arriver à d’autres grands responsables politiques, car ils étaient tous à l’ex- Place de l’Obélisque.

En abordant cette séquence sombre de la situation préélectorale du Sénégal, le panéliste rappelle aux acteurs les germes de la violence qui guettent notre pays. Ceux-ci ont pour nom : la non disponibilité des cartes d’électeurs, l’absence de consensus électoral, etc. A l’en croire, seuls 40 % des Sénégalais ont récupéré leurs cartes.

« Ce à quoi nous sommes en train d’assister relève d’un capharnaüm ; c’est le lit de la violence. La politique, ce n’est pas une ascension sociale. En pensant ainsi, cela mène à la catastrophe », déclare M. Diouf, qui invite l’État à s’engager fortement pour une bonne distribution des cartes d’électeurs.

Il a souligné que dans nos quartiers, les hommes politiques restent très populaires, grâce à un travail, en partie, des média qui doivent aussi promouvoir d’autres valeurs et leaders.
Pour sa part, le politologue Dr Ousmane Ba est revenu sur les nombreux problèmes constatés dans les formations politiques (idéologie, éducation, citoyenneté). Le modérateur attire l’attention des acteurs sur la trajectoire qui mène à la violence.

De son côté, Abdou Aziz Badiane, président de l’Organisation nationale des droits de l’homme (Ondh) a dénoncé l’absence de confiance entre acteurs politiques. « L’incertitude, c’est l’hivernage qui se profile à l’horizon. Il faut soigner le discours et aller de l’avant. Sur le comportement des uns et des autres, nous devons agir », a affirmé M. Badiane, qui exhorte à barrer la route aux germes de la violence.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Coalition gagnante/Wattu Senegaal appelle tous les citoyens sénégalais à un grand rassemblement à la Place Soweto (devant l’Assemblée nationale), ce jeudi 6 juillet à 9 heures à l’occasion de l’examen de la modification de la loi électorale.

Les députés sont convoqués en séance plénière aujourd’hui. Ils devront examiner, en procédure d’urgence, le projet de loi n°22/2017 portant modification de l’article L.78 de la loi n°2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral. Les députés sont ainsi convoqués suite à la proposition de la Commission électorale nationale autonome (Cena) de modifier l’article L.78 du Code électoral. Le président de la République a demandé l’examen de trois projets de texte selon la procédure d’urgence, souligne hier Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale. Il rappelle que l’article 76 code 1 du règlement de l’Assemblée nationale stipule « l’urgence est de droit lorsqu’elle est demandée par le président de la République ». L’Ordre du jour étant épuisé, le président de l’Assemblée nationale a invité la conférence des présidents à se réunir immédiatement, pour la programmation des réunions des commissions techniques afin d’examiner les projets et la prochaine plénière qui va les discuter et les examiner en présence du gouvernement.

9H30 : ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique
Projet de loi n°22/2017 portant modification de l’article L.78 de la loi n°2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral

12H30 : ministère des Forces armées
Projet de loi n°20/2017 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°67-42 du 30 juin 1967 portant Code des pensions militaires d’invalidité, modifiée;
Projet de loi n°21/2017 abrogeant et remplaçant l’article 48 de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite.

O. BA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.