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Politique (2789)

Le maire de la commune de Mbao, Abdoulaye Pouye a lancé, hier, son mouvement politique dénommé « Geem sa Boop ». Selon un communiqué, la cérémonie a été présidée par le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye en présence des ministres Oumar Guéye, Pape Gorgui Ndong, le maire de Pikine Abdoulaye Timbo, le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall et l’ensemble des députés et maires de la ville de Pikine ainsi que les responsables politiques du département. Le maire de Mbao qui militait depuis 2012 au sein de la formation politique « Bokk Guiss Guiss » de Pape Diop a décidé d’aller sous sa propre bannière politique. Cette décision s’explique par le constat d’absence de considération du président de « Bokk Guiss Guiss » à l’endroit de son seul maire dans la région de Dakar. Le mouvement lancé a décidé de soutenir le président de la République, Macky Sall en rejoignant la mouvance présidentielle.

Le gouvernement du Sénégal condamne fermement les attaques lâches et criminelles survenues hier, en Egypte, dans des lieux de culte à Tanta, puis à Alexandrie, ayant occasionné des dizaines de morts et de blessés. En cette douloureuse circonstance, le gouvernement du Sénégal présente ses condoléances et renouvelle sa totale solidarité au gouvernement et au peuple égyptien frère.

Un atelier de réflexion et de partage a réuni, samedi, les cadres républicains de Louga et leurs alliés de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Au menu : le Plan Sénégal émergent (Pse).

Les cadres républicains de Louga se donnent une nouvelle mission : aller sur le terrain à la rencontre des populations pour expliquer les réalisations et les projets du président Macky Sall. Pour réussir cette mission, les cadres doivent maîtriser la matière à communiquer : le Plan Sénégal émergent (Pse). C’est le sens de l’atelier de réflexion organisé, samedi, à Louga. Il s’agit, pour la Convergence des cadres républicains (Ccr) de Louga, d’outiller ses membres en leur disant ce que le président Sall a fait et compte faire pour le Sénégal et les Sénégalais. « En 5 ans, le président de la République et son gouvernement ont fait énormément de choses pour le pays. Il nous appartient, nous cadres, de vulgariser cela auprès des populations », a expliqué le coordonnateur de la Ccr de Louga, Kane Mbaye. Il ajoute : « seuls des cadres suffisamment formés, maîtrisant les enjeux du Pse, peuvent porter la bonne parole vers les citoyens en mettant en avant les réalisations du président de la République ». Le même sentiment est partagé par Ciré Sy venu représenter Thierno Alassane Sall, patron national des cadres républicains. « Le président Sall a changé le visage du Sénégal. Mais notre point faible, c’est la communication », a relevé Ciré Sy qui a salué la tenue de cet atelier-débat animé par un « brillant intellectuel », Ibrahima Wade, directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos). Dans son exposé, M. Wade est largement revenu sur les acquis enregistrés par le Sénégal sous Macky Sall.

Aujourd’hui, s’est-il félicité, Diamniadio est devenue une réalité avec une perspective futuriste de ce que sera le Sénégal émergent. Ibrahima Wade a encouragé les cadres républicains, les invitant à changer la nature des débats en cours au Sénégal. Comment ? En parlant « des faits, rien que les faits ».

Abdoulaye DIALLO

Lors d’une conférence de presse tenue hier, Momar Samb, de Rta-S a informé que son parti ira aux législatives avec la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». A cette occasion, son parti a fait une évaluation sommaire des actes politiques posés par le pouvoir.

« Notre parti, après avoir consulté ses militants, et après avoir étudié, de manière comparative, ce qui s’est passé sous le régime de Wade, et durant cinq années seulement ce qui a été fait à l’endroit des populations, pour l’intérêt des populations, nous, nous optons de rester dans la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, pour aller aux législatives », a informé Momar Samb. « Nous nous étions fait un devoir impérieux de procéder à une telle évaluation, même sommaire, pour tirer les leçons de notre compagnonnage avec Bennoo Bokk Yaakaar, de notre engagement en tant que partie prenante de la majorité présidentielle », a encore dit M. Samb. Il a ajouté que « cet exercice, nous l’avons fait, pour apprécier le plus objectivement possible les actes politiques posés par le pouvoir que nous avons contribué à installer et que nous avons soutenons jusqu’ici pour un redressement du pays dans tous les domaines ». Interpellé sur les Accords de partenariats économiques (Ape), il a indiqué qu’ils sont nocifs. « Les inconvénients remportent de loin sur les avantages. C’est l’un des facteurs qui peuvent être une contrainte pour le développement de notre pays », a-t-il signifié avant d’inviter le gouvernement à revoir sa position et à plutôt privilégier l’intégration sous régional.

Amadou DIOP

Des élus de l’opposition de la commune de Keur Maba Diakhou dont l’ancien secrétaire général départemental de Nioro de l’Ujtl, mouvement des jeunes du Pds, ont décidé de rejoindre l’Alliance pour la République (Apr). Ils en ont fait l’annonce samedi lors d’un meeting présidé par Matar Ba, ministre des Sports, dans la localité de Vélingara Walo.

La mouvance présidentielle renforce ses bases dans le département de Nioro où six conseillers municipaux de l’opposition dont l’ancien tête de liste de la coalition Sopi de la commune de Keur Maba Diakhou, El Hadj Sada Diallo ont rejoint les rangs de l’Apr. Ce fut au cours d’un vaste rassemblement politique à Vélingara Walo présidé par le ministre Matar Ba.

Ce dernier, à la tête d’une importante délégation, comprenant, entre autres, le ministre-secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, le directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi) et de responsables locaux du parti au pouvoir a tenu personnellement à accueillir les nouveaux militants. Pour le maire de Fatick, le seul combat qui vaille est de travailler à élargir les bases de la majorité politique du président Macky Sall.

« La démarche du jeune El Hadj Sada Diallo et des autres conseillers de l’opposition qui comptent désormais soutenir l’action du président de la République est à saluer. Il nous faut multiplier ce genre d’initiative en ouvrant largement les portes de l’Apr à tous ceux qui sont convaincus de la politique pour un Sénégal émergent que mène le président Macky Sall depuis qu’il a été porté à la tête du pays par la confiance de nos compatriotes », a indiqué Matar Ba. Il a mis en exergue le travail de renforcement et d’élargissement des bases de la formation politique présidentielle par des responsables de la trempe de Momath Ba, Abdou Ndiaye et de Elimane Ba dans le département de Nioro.

Les nouveaux militants de l’Apr par la voix de leur porte-parole, El Hadj Sada Diallo, ancien patron des jeunesses travaillistes du Rip, ont justifié leur démarche par les résultats positifs notés en politique sociale, comme la Cmu, les Bourses de sécurité sociale et la carte d’égalité des chances. Des acquis sociaux indéniables qui vont assurer, sans coup férir, la réélection du président Macky Sall en 2019 et lui donner une majorité pour continuer ces réalisations le 30 juillet prochain, a soutenu M. Diallo. Principal facilitateur de ce ralliement, Abdou Ndiaye responsable de l’Apr a exhorté tous les militants et responsables de ce parti à se ranger derrière toute décision émanant du président Macky Sall et du président de l’Assemblée nationale pour les prochaines investitures pour les législatives dans le département de Nioro.

Elimane FALL

Le chef de l’État quitte Dakar aujourd’hui, à destination d’Abidjan, pour prendre part à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Selon le communiqué reçu, ce Sommet se penchera sur l’évolution du processus d’intégration et de la conjoncture économique au sein et hors de l’Union au cours de l’année 2016. Il examinera aussi les propositions sur la rationalisation des organes de l’Uemoa, ainsi que le fonctionnement de l’Union, notamment le renouvellement des mandats des membres de la Commission.

Le Sommet sera aussi l’occasion pour le chef de l’État de présenter les progrès effectués pour l’opérationnalisation de la Délégation générale à la Paix et à la Sécurité, créée dans le cadre du Chantier Paix et Sécurité de l’Uemoa, dont il assure la présidence. Le retour du chef de l’État à Dakar est prévu le même jour dans la soirée.

Venu rendre une visite de courtoisie au quotidien national « Le Soleil », vendredi dernier, l’Ambassadeur de France au Sénégal s’est entretenu avec la rédaction centrale sur la campagne et l’élection française, les questions de sécurité et de terrorisme ainsi que sur le partenariat entre son pays et le Sénégal et la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal. A l’occasion, Christophe Bigot qui a indiqué que la France est de très loin toujours le premier partenaire du Sénégal, a aussi souligné que les grands enjeux pour la production du pétrole et du gaz, est que la part sénégalaise soit significative, au-delà des questions de redevances.

Excellence, on s’achemine vers l’élection présidentielle française avec une campagne électorale très animée. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Vous suivez, comme moi, l’élection en France. Car, je remarque  que  les Sénégalais connaissent la France bien plus que nous connaissons le Sénégal. Effectivement, la campagne électorale est assez originale dans la mesure où les avis des experts successifs ont plutôt été contredits jusqu’à présent. Par ailleurs, et ce qui est plus intéressant, au-delà des rebondissements de cette campagne, il y a une offre politique plus diverse et plus variée que d’ordinaire. Il existe aussi une plus grande volatilité des électeurs qui peut s’expliquer à la fois par la plus grande variété de l’offre et par le contenu des logiques peut-être un tout petit peu moins marqué, un peu moins clivant que souvent. Je crois que les individus se déterminent, aujourd’hui, de manière de plus en plus individuelle. Autrefois, en France, à travers la région, le métier ou les parents, on pouvait déterminer le vote dans un mois, trois ans, dix ans voire vingt ans. Cette élection retrace donc assez bien ce phénomène d’individualisation des votes, de volatilité  des votes et des offres politiques assez riches. Toutefois, je ne suis pas en mesure de vous dire qui va gagner l’élection et je m’en garderai bien. 
 
Par rapport au partenariat avec le Sénégal, pensez-vous que le vote peut changer les choses ?
Je n’ai pas l’impression que les relations avec l’Afrique en général, le Sénégal, en particulier, étaient un élément de débat dans la campagne électorale. Des candidats connaissent l’Afrique mieux que d’autres. Certains même, en l’occurrence Benoit Hamon, a fait ses études aux Maristes. Il a donc une connaissance plus précise, plus approfondie du Sénégal. C’est son expérience personnelle, sinon en termes de programmes politiques, il est évident que s’il y a des candidats qui mettent l’accès sur l’immigration, le terrorisme, d’autres ciblent le volet développement. Je ne pense pas qu’il y ait des variations très fortes dans les relations, même si les sensibilités peuvent être différentes. En France, il y a une très grande forme de continuité de l’Etat. Les administrations jouent un rôle essentiel. La politique de la France, en Afrique, est le fruit des discussions menées avec tous les experts en France (le ministère de la Défense, le Quai d’Orsay, l’Afd…). C’est dire que je ne m’attends pas à des changements significatifs dans la relation entre la France et l’Afrique.

Comment interprétez-vous l’absence du Sénégal du G5 Sahel ?
Je rappelle que la France n’est pas membre du G5 Sahel. Le groupe comprend la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger. Il est clair que nous trouvons toutes les initiatives de coopération régionale essentielles parce qu’elles permettent de traiter des problèmes de terrorisme dans cette région. Cette coopération s’exerce aussi bien en termes de renseignements pour prévenir, en amont, arrêter et détecter. Autant dire que c’est important de coopérer, cela d’autant plus que les frontières ne doivent pas être des obstacles. Surtout qu’elles ne le sont pas, malheureusement, pour les jihadistes. Elles ne doivent donc pas l’être à l’action des Etats. Par ailleurs, la coopération favorise la mutualisation des moyens, des équipements et des formations. Si nous soutenons les initiatives de coopération, toutefois les formats sont définis par les Etats. En tout cas, nous soutenons la coopération régionale car nous estimons que c’est un instrument essentiel aussi bien sur le plan du renseignement que sur le terrain. Par exemple, c’est la Cedeao qui a fait comprendre à M. Jammeh qu’il était temps de quitter le pouvoir. Cela est un exemple remarquable de coopération régionale. La France essaie même de promouvoir des écoles nationales à vocation régionale comme c’est le cas à Thiès, avec l’école d’Infanterie qui a une vocation sous-régionale. Des soldats du Burkina, du Mali ou ceux d’autres endroits viennent s’y former pour apprendre le métier de l’Infanterie.

Pour le G5 Sahel, c’est aux 5 Etats membres et au Sénégal qu’il faut poser la question. C’est à eux de dire s’ils ont envie de changer ou non le format. En tout cas, au Mali, dans la Minusma, le contingent sénégalais est très important. Il devait y avoir une deuxième force de réaction rapide sénégalaise dans la région de Mopti. Le Sénégal joue un rôle très significatif dans la stabilisation du Mali. La France qui y est présente, à travers « Barkhane », est réellement très heureuse de travailler avec le contingent sénégalais sur le terrain. Au Mali, se joue l’avenir de la région. Car, il ne s’agit pas simplement de la lutte contre le terrorisme, mais également de la stabilité du pays et de l’ensemble de la région.
 
Pensez-que le Sénégal a les moyens de se défendre tout seul contre le terrorisme?
Il faut savoir qu’il n’y a pas de sanctuaire sur la planète. La lute contre le terrorisme doit donc être mondiale et reposer sur la coopération entre les Etats, entre les services de renseignements, les polices, les gendarmeries et les armées. Au Sénégal, nous avons régulièrement des exercices, parce qu’il faut, sans cesse, se former, imaginer tous les cas de figure. D’ailleurs, je constate que le Sénégal est l’un des pays les plus importants en termes de participation aux opérations de maintien de la paix. Il est le septième fournisseur de troupes du monde. Cela est extrêmement important. Bien avant la crise au Mali, le Sénégal avait donc une politique de participation au maintien de la paix. Il a compris qu’on ne peut pas se désintéresser sur ce qui se passe sur la planète. Même par pur égoïsme, il faut veiller, il faut être vigilant.
 
D’après certains, la France reste le premier partenaire du Sénégal, alors que pour d’autres, c’est la Chine. Qu’en est-il exactement ?
Cela dépend des critères que vous utilisez. Je pense que la France est de très loin toujours le premier partenaire du Sénégal, si l’on se fie aux investissements faits par les entreprises françaises au Sénégal. La France compte 10 000 étudiants sénégalais. Lorsqu’on parle de partenariat, on pense toujours à l’économie. Or, me semble-t-il, le premier élément d’un partenariat, c’est bien le lien entre les peuples, entre les personnes. Je suis fier qu’il y ait  10 000 étudiants sénégalais en France et je souhaite que ce nombre s’accroisse. Avec le consulat et avec Campus France, on a réfléchi aux moyens d’accroître le nombre d’étudiants sénégalais en France, en facilitant les procédures d’inscription dans les universités françaises et de délivrance de visas. Si vous regardez l’histoire, cela va de soi. L’avenir est aussi positif. Des entreprises qui, il y a quelques années, ont montré moins d’intérêt, sont actives aujourd’hui parce qu’elles voient des facteurs de croissance. Il s’y ajoute que les relations sont anciennes. 350 ans d’histoire, ce n’est pas rien. Le Sénégal est un pays ouvert au monde. Je ne sais pas pourquoi on fait une fixation sur la Chine. Vous pourrez me parler aussi du Maroc, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, des Usa, de l’Inde, du Nigéria qui sont également très actifs au Sénégal. Il faut s’en féliciter. Cela veut dire que beaucoup d’investisseurs, de partenaires s’intéressent à ce pays. C’est vrai qu’il y a eu une époque où seuls les Français investissaient au Sénégal. Si l’on est plusieurs, c’est mieux pour le Sénégal, c’est mieux pour tout le monde.
 
Dans le pétrole et le gaz, et il n’y pas d’entreprises françaises, en tout cas dans l’exploration, pourquoi ?
Vous avez effectivement une société américaine et britannique. Très franchement, si Total avait été dans l’aventure, j’aurais été également très heureux. Il appartient aux deux sociétés présentes de définir leur partenaire. Je suppose que Total comme d’autres, ont dû manifester leur intérêt. L’évaluation des champs, des conditions financières et techniques ont fait, qu’aujourd’hui, Total n’est pas partie prenante de ces deux aventures. Je sais que ses responsables ont d’autres projets. Vous avez pu noter, lors de la visite du président Macky Sall, qu’un accord a été signé entre Total et le Sénégal. Il veut maintenant s’intéresser au volet exploration. C’est aussi la stratégie des sociétés. Total agit comme une société tout à fait indépendante et elle a privilégié l’exploration sur la production.

En termes de formation aux métiers du pétrole, il n’y a pas de filières spécifiques dédiées au Sénégal. Que peut-on attendre de la France ?
J’ai visité l’Ecole polytechnique de Thiès et celle de Dakar. Je suis d’accord avec vous. Je considère d’ailleurs que le grand enjeu pour la production du pétrole et du gaz, c’est que la part sénégalaise soit significative. Cette part ne doit pas concerner simplement la question de la redevance, celle de savoir où seront les installations, ni de savoir quelle sera la part du pétrole et du gaz dédiée à la consommation interne, encore moins la part qui sera consacrée à l’épargne et au fonctionnement. Ces débats sont importants et méritent des réflexions très sérieuses qui,  j’en suis sûr, seront menées par les autorités sénégalaises pour créer des formations si l’on ne veut pas que du personnel uniquement expatrié sur le terrain. Il faut donc former ces personnels. Et dans la visite du président Macky Sall, il a pu se rendre à l’Institut français de pétrole (Ifp) et a conclu un accord. Ce qui est convenu, c’est qu’il y ait des échanges avec notamment le Cos-petrogaz pour définir ce que pourrait être la contribution de l’Institut français de pétrole en termes de formation.

Il y a eu, depuis décembre, beaucoup d’échanges. Il appartient à l’Ifp et à Cos-petrogaz de définir les termes de cette coopération. Pour ce qui est du Sénégal, c’est un enjeu essentiel. Il y a beaucoup d’autres points qui doivent être aussi regardés très précisément. L’un d’entre eux concerne le volet formation-participation des ressources humaines à cette aventure. Une partie de l’opinion publique africaine manifeste, de façon régulière et dénonce, aujourd’hui, le Franc Cfa. Qu’en dites-vous ?
Je pense que le Franc Cfa est un avantage très fort pour les économies d’Afrique de l’Ouest parce qu’il leur offre la stabilité. C’est important, en termes d’économie, de savoir la valeur de votre monnaie, pas simplement à 3 mois, 6 mois, mais sur la longue durée et cela offre aussi une capacité d’actions sur l’ensemble de la région. Ensuite, c’est un débat politique qui appartient aux membres de la zone-franc. C’est à eux de se prononcer, mais pas moi. En tout cas, sur le plan économique, je crois que c’est l’avis de la plus grande partie des économistes qui ont étudié le sujet. Ils ont mis en avant la stabilité, l’élément régional et ont considéré que c’était un facteur de croissance. D’ailleurs, aujourd’hui, en Afrique, parmi les régions qui connaissent une forte croissance, on trouve l’Afrique de l’Ouest.

Cependant, comme tout dispositif, le Franc Cfa peut être amélioré, et là encore, il appartient aux États de voir si telle ou telle amélioration peut-être apporter quelque chose au mécanisme. Je peux vous assurer que rien n’est thésaurisé nulle part. Il s’agit simplement d’un mécanisme de garantie***. Je trouve que le Franc Cfa est un outil assez unique dans la région. Évidemment, chaque État a un regard sur le Franc Cfa qui est différent. C’est la même chose dans la zone Euro. Les États n’ont pas les mêmes structures économiques ni la même histoire. Ce débat est vivant. Mais encore une fois, il faut regarder, me semble-t-il, quels sont les intérêts en termes économiques, quel est le bilan en termes d’avantages comparatifs. Il me semble que le bilan est très clairement positif.

Par Amadou DIOP (avec la rédaction)

Il est le candidat républicain aux élections législatives pour la 9ème circonscription des français établis hors de France qui auront lieu les 4 et 18 juin. Originaire de la Tunisie, Erwan Borhan Davoux est en campagne dans 16 pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord. Au menu de son programme, les difficultés d’accès à l’enseignement français, la cherté de la fiscalité pour les Français expatriés et possédant des résidences en France.

Après, la Tunisie, le Maroc, le Burkina et la Côte d’Ivoire, cap au Sénégal. Quel est l’intérêt de cette étape ?
Dans ma campagne, le Sénégal a une place de choix car étant particulier. Particulier en ce qu’il est le pays qui compte le plus de Français en Afrique de l’Ouest. Ayant fait la région de Saint-Louis et de Dakar, je suis en train de rencontrer la communauté française établie dans ce pays pour une réunion publique. Une occasion pour échanger sur ses préoccupations et souhaits en tant que français vivant à l’étranger. Au nombre de 20.000 personnes immatriculées, elles ont la possibilité de voter le mois de juin et avant le scrutin d’exprimer les préoccupations pour être mieux pris en compte par les pouvoirs publics à Paris.

Quels sont vos projets en faveur de cette communauté française vivant à l’étranger ?
Je me suis aperçu qu’il y avait des sujets qui reviennent souvent, notamment celui de l’éducation et de l’enseignement français à l’étranger. La France a la chance d’avoir un réseau d’établissement important. Un peu moins de cinq cents dans le monde qui sont homologués par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Ces derniers dispensent un enseignement de qualité. Seulement, il y a des problèmes qui se posent. C’est à la fois celui du coût de la scolarité qui est élevé et la difficulté d’accéder pour certains français vivant à l’étranger. Durant le quinquennat de François Hollande, les frais ont beaucoup augmenté. Les bourses étant insuffisantes, peu d’élèves en bénéficient. Ce qui est une lacune car ce dernier ne doit pas être un luxe pour ce qui souhaiteront scolariser leurs enfants dans un établissement français même pour ceux qui veulent s’imprégner de la langue et de la cultture françaises.
En ce qui me concerne, je plaide pour que les personnes qui ont fait leur lycée dans un établissement français et qui n’ont pas des visas, on leur donne la possibilité d’aller étudier en France pour y faire leurs études supérieures. C’est un gâchis de former des personnes dans l’enseignement français et mettre tellement de barrières administratives pour ces personnes qui envisageront d’aller faire leur parcours universitaire en France, aux États-Unis ou au Canada. Cela est une perte pour la France.

A part l’enseignement français à l’étranger, quel autre sujet au menu de votre campagne ?
Le second sujet est d’ordre fiscal car les Français qui vivent à l’étranger, notamment les expatriés possédant des biens en France sont lourdement taxés. Par exemple, ils sont tenus de rembourser le déficit de l’assurance maladie en France alors qu’ils ne bénéficient de prestations. Ainsi, je veux revenir sur cette décision qui leur est appliqué injustement depuis 2012. En plus, les résidences qu’ils ont en France sont pré taxées et considérées comme des résidences secondaires. Ce qui est anormale. Je veux désormais qu’elles soient considérées comme des principales, par conséquent moins taxés. Il y a d’autres sujets qui ont trait à la place que les Sénégalais ont dans les institutions en France en termes de visibilité. Depuis longtemps, on a considéré que les Français qui vivaient à l’étranger sont une petite communauté sympathique mais qui n’avait pas sa place dans les institutions gouvernementales. Les choses ont changé. On élit depuis 2012, onze députés pour représenter les Français de l’étranger. Une réforme qui a été voulue par Sarkozy. Ce qui n’est pas suffisant. On a maintenant 2,5 millions de français qui sont à l’étranger et 1,7 million immatriculés. La diversité de leurs profils doit donc être mieux prise en compte. Au Parlement, le vote des lois doit tenir en considération de la situation de ces derniers.

Pensez-vous que les Français de l’extérieur, notamment ceux de la 9ème circonscription, se retrouvent dans votre programme ?
J’ai construit mon programme en écoutant ce qu’eux-mêmes souhaiteraient voir pris en compte. Du point de vue personnelle, je souhaiterai que la France retrouve une grande politique indépendante, autonome à vocation universelle comme il y en avait dans le passé. Elle a perdu son influence sur la scène internationale. En Afrique, je souhaiterais que la France construise une nouvelle politique. Certaines choses ont été réussies durant les cinq ans de François Hollande, surtout, concernant le volet sécuritaire et militaire avec l’intervention française au Mali qui a été soutenu par l’opposition française. Mais, en fondation d’une politique africaine, cela ne suffit pas. Il faut donc réinventer une nouvelle politique.

Sur quoi sera-t-elle basée ?
Elle sera axée sur le lien fort que nous avons mais complètement renouvelée à la base.

C’est-à-dire ?
C’est-à-dire fondée sur une idéologie de partenariat. Ce qui nécessite de nouveaux moyens. Je pense à la coopération économique où il faut davantage privilégier le secteur privé et les partenariats entre les entreprises. La France doit revoir son image vis-à vis de la jeunesse africaine. Elle n’est pas bonne pour des populations qui n’ont pas connu la période coloniale.

Qu’est-ce qui fait que cette jeunesse regarde d’un mauvais œil « ce pays ami » ?
Notre relation n’est pas ordinaire. On l’attend toujours de la France qui agit. En plus, elle a des suspicions. Aussi bonne a été la décision de la France d’intervenir au Mali, notamment le sauver contre des Jihadistes, elle l’a mise sous le compte de la défense de ses intérêts liée aux richesses du sous sol. Pourtant, elle a voulu éviter la chute d’un État qui risquait de tomber entre les mains des narcotrafiquants. En sus, à leur image, il est resté une forteresse pour des gens qui ont une compétence à lui apporter et qui devrait être mieux accueillis par cette dernière. Il faut donc des forums de la jeunesse au-delà des semaines de la Francophonie. Un autre levier, c’est de faire davantage de coopérations décentralisées avec des Ong.

Quels enjeux ont ces élections législatives ?
Elles auront lieu un mois après la présidentielle. Toute l’Assemblée nationale va être renouvelée. Je souhaite avoir une majorité en conformité avec le président car un président, pour mettre ses projets en application, a besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale. D’où l’intérêt des élections législatives qui arrivent.

Pour revenir aux présidentielles, certains juges que le niveau du débat est tombé très bas. Qu’en pensez-vous ?
Je partage cette analyse, si, je trouve que la qualité du débat est très faible. Dans ces élections, on ne parle que des affaires. En plus, on n’a pas une vision des enjeux et en long terme ce qui devrait être la politique de la France. On laisse les termes du Front national s’imposer dans le débat public, notamment les questions de sécurité et d’immigration qui focalisent toute l’attention alors qu’il y en a bien d’autres plus intéressants. Elles doivent être accentuées sur la croissance en France qui est si faible, quasiment atone depuis des années autours de un pour cent. Mais aussi, sur la compétitivité au ralenti de cette dernière qui nécessite des réformes du modèle économique social français. Des sujets sur lesquels on devrait débattre avec chacun sa sensibilité tout en ayant des idées en court et moyen terme sur les réformes nécessaires pour que la France se rattrape.

En parlant d’affaires, que vous inspire l’affaire Fillon ?
Je ne me prononce pas sur l’affaire parce que la justice a été saisie et que bien entendu je ne peux pas commenter cette affaire.
Je souhaiterais, cependant, que l’on retrouve le sens du débat sur les idées, les grands enjeux plutôt d’inspecter à la loupe le passé ou le présent de telle ou telle personnalité.

Propos recueillis par Marame Coumba SECK

Les camardes du président Macky Sall ont convaincu le coordonnateur régional de Bokk Guiss Guiss de Kaolack à rallier le parti au pouvoir en perspectives des échéances électorales du 30 juillet et de 2019. Une initiative qui porte l’empreinte de l’ambassadeur itinérant, Modou Ndiaye ‘’Rahma’’, par ailleurs responsable de l’Apr dans le département éponyme. Il y avait foule, au mythique terrain « Deggo » de la capitale régionale où Matar Diagne devait officialiser son départ du parti de l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Pape Diop, au profit de la formation présidentielle.

Un meeting de ralliement auquel ont assisté des responsables de l’Apr de la circonscription, notamment, Mme Awa Guèye, vice présidente de l’Assemblée nationale et, en invité d’honneur, le ministre des Sports, Matar Bâ. « Longtemps chasse gardée de l’opposition, ce quartier populaire, fief de la communauté mouride, avec l’arrivée de l’ancien responsable de « Bokk Giss Giss », va basculer dans le giron de la coalition soutenant le président Macky Sall », a soutenu l’initiateur du rassemblement, Modou Ndiaye « Rahma » qui a félicité le nouveau venu « pour son courage et sa sincérité ».

Elimane FALL

Les pays accueillant des ressortissants sénégalais dont le nombre est égal ou supérieur à 40.000 électeurs, comme la France, se verront affecter d’office deux députés à l’issue des prochaines législatives sénégalaises prévues le 30 juillet prochain, a fait savoir le directeur de la communication à la Direction générale des élections (Dge).

La France, située dans le département «Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord», est seule dans ce cas, a précisé jeudi dernier Bernard Casimir Cissé dans un entretien avec des journalistes, en marge d’une session de formation à l’intention des acteurs politiques. Celle-ci portait sur les étapes de constitution et du dépôt des dossiers de candidature pour les prochaines législatives.

Trois députés «au plus et 1 député au moins’’ sont réservés à chacun de ces départements électoraux consistant en un regroupement de plusieurs pays d’accueil de ressortissants sénégalais, a indiqué M. Cissé. «Toutefois, lorsque dans un département, un pays a au moins 40.000 électeurs inscrits, ce pays a d’office 2 députés», a précisé le directeur de la communication à la Direction générale des élections (Dge).

La France est, selon M. Cissé, le seul pays qui remplit ces conditions, ce qui fait que les listes en concurrence dans l’Hexagone sont soumises à l’obligation d’investir «au moins deux candidats venant de ce pays, le troisième pouvant provenir de n’importe quel autre pays du reste du département», a expliqué Bernard Casimir Cissé. Les pays accueillant la diaspora sénégalaise sont divisés en huit entités dénommées «départements». Le nombre de députés à l’Assemblée nationale est fixé à 165 dont 15 pour l’extérieur. Le montant de la caution pour les élections législatives a été fixé à 15 millions de FCfa et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 mai 2017 à minuit.

APS 

En marge de l’assemblée générale de sensibilisation et d’information tenue avant-hier, au siège de l’Alliance pour la République-Apr, sis sur la Vdn de Dakar, la coordonnatrice de la Cojer-Convergence des jeunes républicains, Mme Thérèse Faye Diouf, a révélé que le 13 avril prochain, un grand meeting sera organisé à Dakar soit à la place de l’Obélisque soit à Grand Yoff au terrain Khar Yalla. Pour le moment, aucun lieu n’est encore arrêté. Cette rencontre verra la participation de tous les jeunes républicains du département de la capitale, selon les dirigeants du mouvement. Selon elle, ce meeting de grande mobilisation va être une occasion de communier avec les populations, retracer tout ce que le président a fait depuis 5 ans qu’il est à la tête de l’État. Interrogé sur la division palpable à la Cojer, Thérèse Faye n’a pas voulu en parler. Parlant de l’opposition, la coordonnatrice dira qu’elle gagnera mieux en proposant des alternatives crédibles. « Il s’agira de descendre sur le terrain et de recueillir les avis des populations. Au lieu de critiquer sans fondement », a-t-elle dit.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président de la Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs (Fnopst) du Sénégal, Modou Fall, a réagi, hier, dans la soirée, pour démentir les allégations formulées à l’occasion du rassemblement organisé par « Y en a marre » et au cours duquel, un intervenant à accusé le gouvernement de perpétuer la pratique des « bons impayés » aux producteurs d’arachide. « Suite aux fausses déclarations de M. Cheikh Tidiane Cissé, faites lors du rassemblement de Y en a marre ce vendredi 7 avril 2017 (hier – Ndlr) à la Place de la Nation (Obélisque), moi Modou Fall, président de la fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs du Sénégal (Fnopst), je tiens à éclairer l’opinion qu’il n’existe aucun bon impayé », a-t-il déclaré.

Démentant de la manière la plus formelle ces allégations, Modou Fall dit défier « quiconque » en demandant au sieur Cissé « de nous présenter un seul vrai bon impayé bien libellé, portant le nom et l’adresse de la personne concernée ». Pour le président de la Fnopst, « c’est une accusation gravissime qui ne concerne pas l’État et le gouvernement du Sénégal mais bien au contraire nous les opérateurs qui collectons et vendons l’arachide aux huiliers ». C’est pourquoi, il invite « solennellement et fermement l’auteur à présenter publiquement ses excuses au peuple sénégalais pour diffamation et tentative d’intox ».

M. SAGNE

L’ex place de l’Obélisque est redevenue, hier, le mur de lamentations de nombreux sénégalais qui ont indexé les « dérives » du régime en place. Grâce au mouvement « Y en a marre », ils étaient nombreux à venir répondre à cet appel citoyen.

Ils sont repartis comme ils sont venus. Avec la même détermination, le même engagement et la même envie de manifester leur colère. Il est 17h 55, lorsque Fadel Barro, le coordonnateur de « Y en a marre » invite l’ensemble des membres et sympathisants de son mouvement à regagner leur domicile dans la discipline et surtout à ne jamais céder à une éventuelle provocation. Dans un mouvement d’ensemble, la foule compacte qui s’était réunie à la place de la Nation (ex-place de l’Obélisque), se disperse accompagnée de la musique du chanteur ivoirien Alpha Blondy. Le tout sous le regard des éléments de la police prépositionnés à une centaine de mètres de là. Ils sont des centaines pour certains, des milliers pour d’autres à avoir répondu à l’appel de « Y en a marre » pour un rassemblement pacifique à la place de l’Obélisque. Même si aucun des orateurs n’a voulu s’aventurer sur les chiffres, Obélisque était noir de monde. Le pari de la mobilisation a été réussi. « Qu’importe le nombre qui est venu ici, même si c’était trois personnes, l’essentiel c’est d’avoir fait entendre notre message », dit Fadel Barro du haut de la tribune. En effet, ils étaient venus nombreux, hier, vêtus de noir, conformément à la consigne de « Y en a marre », en brandissant le drapeau national. « Lou epeu tuuru » (Trop, c’est trop), lit-on sur les t-shirt vêtus par les membres de « Y en a marre ».

Ils sont acteurs de la société civile, paysans, cheminots, étudiants, partisans des maires Khalifa Sall et Bamba Fall et surtout des leaders politiques qui ont pris part à cette rencontre. Babacar Gaye du comité directeur du Pds est venu apporter le soutien de Me Abdoulaye Wade et les encouragements de Karim Wade, le candidat de son parti pour la présidentielle de 2019. Ovationné par la foule, Ousmane Sonko de «Pasteef» ne met pas de gants pour s’en prendre au régime en place. «Nous vivons un moment grave, parce que les ressources naturelles du pays ont été confiées à des puissances étrangères. Notre avenir est en jeu », dit-il. Au nom du Grand parti d’El Hadj Malick Gakou, Bamba Ndiaye s’insurge contre « les dérives nombreuses » notées dans ce pays». Pour lui, les prochaines élections législatives sont une belle occasion pour forcer ce régime à la cohabitation.

« Notre démocratie est agressée »
Déthié Fall de Rewmi revient sur les promesses faites et non tenues par Macky Sall. Que ce soit sur la durée de son mandat ou encore les politiques de santé et d’emploi. « Notre démocratie est agressée, il est temps de se lever », dit le « Rewmiste », accompagné du député Thierno Bocoum. En écho à cet appel de Déthié Fall, Pr Malick Ndiaye et Cheikh Tidiane Dièye de la Plateforme « Avenir Sénégal bignu begge » estiment que « la République du peuple est debout » à travers ce rassemblement de « Y en a marre ». Babacar Diop de la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds) réclame, lui, une « alternative » et une «transformation sociale » de la société sénégalaise afin de mettre un terme au pouvoir des élites qui gouvernent le Sénégal.

Outre ces politiques, ce rassemblement a été une tribune, pour d’autres Sénégalais qui réclament une « justice équitable » et une « équité » dans la gouvernance. C’est le cas de ces jeunes de Bargny qui contestent l’installation de la centrale à charbon dans leur commune ou encore le collectif expatriés des États-Unis. Il en est de même pour les cheminots qui courent derrière leurs arriérés de salaires et pour ce paysan qui brandit des bons impayés. Enfin, c’est Fadel Barro qui est monté sur la tribune pour appeler les jeunes du pays à aller s’inscrire sur les listes électorales. Car, selon lui, « Un pays ne se construit pas à coup de milliards ou avec du béton, mais plutôt avec des valeurs nobles et avec la force de sa jeunesse ». Le coordonnateur du mouvement ajoute que « Y en a marre appartient à tous les Sénégalais » épris de valeurs de la démocratie et de bonne gouvernance. « Fou malade », le Mc du jour n’a pas oublié de faire cette précision : « cette manifestation n’est pas un meeting politique, mais un appel citoyen ».

Maguette NDONG

La République islamique du Pakistan a célébré le 70ème anniversaire de son indépendance par une somptueuse réception offerte par son ambassadeur Mohammad Imran Mirza en présence du ministre des Forces armées Augustin Tine et de plusieurs hautes personnalités et de missions diplomatiques représentées à Dakar.

Au nom du président Macky Sall, le ministre Augustin Tine a évoqué la coopération entre le Sénégal et le Pakistan mettant l’accent sur sa durée mais aussi sa profondeur. Il a rappelé les récentes visites effectuées à Islamabad par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye et par le président Macky Sall permettant de jeter les bases d’une redynamisation de la coopération.

Il a estimé que le niveau des relations économiques devrait être relevé à la hauteur des ambitions que nourrissent les autorités des deux pays et rappelé l’opportunité que représente la commission mixte de coopération, prévue au mois de juillet, pour relancer les échanges économiques, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie textile et des investissements entre autres.

Il a remercié le Pakistan pour la riche coopération culturelle et éducative avec des bourses d’études et des stages de perfectionnement régulièrement offertes dans divers domaines aux jeunes et aux cadres sénégalais. L’ambassadeur Mohammad Imran Mirza a abondé dans le même sens de redynamisation de la coopération entre les deux pays et évoqué la visite du président Macky Sall soulignant qu’elle a jeté les bases d’une coopération bilatérale dans divers secteurs allant du domaine militaire, au commerce et l’investissement, l’éducation, l’agriculture, la non-double imposition et la coopération en lutte contre les stupéfiants.

Il a indiqué que pour le renforcement de cette coopération, le Premier ministre du Pakistan, Muhammad Nawaz Sharif, effectuera, sous peu, une visite au Sénégal pour finaliser quatre ou cinq accords bilatéraux de coopération entre les deux pays. Il a indiqué que c’est le témoignage que le Sénégal reste un partenaire très important dans la politique du Pakistan en Afrique et qu’il y a une prise de conscience croissante du gouvernement pakistanais d’étendre son engagement avec le continent dans les domaines du commerce et de l’investissement.

Il a évoqué la longue lutte du Pakistan contre l’insécurité et rendu un hommage appuyé aux forces de sécurité pakistanaises et aux populations. Il a précisé que les dividendes de la consolidation de la démocratie et de l’amélioration de la sécurité se manifestent par le renouveau de l’économie et que le programme économique du gouvernement a considérablement amélioré tous les aspects de l’économie.

Alassane DIAWARA

La rencontre entre Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne (Ue) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur qui s’est tenue hier à Bruxelles a permis aux deux diplomates de passer au peigne fin l’état des relations bilatérales entre Bruxelles et Dakar et de discuter du prochain sommet Ue-Afrique.

La Haute Représentante s’est félicitée « du renforcement de l’état de droit et de la lutte contre l’impunité au Sénégal, de l’engagement du pays à promouvoir la paix et la stabilité en Afrique, de sa participation significative aux opérations de maintien de la paix, et du rôle important qu’il a joué dans le règlement de la crise en Gambie », souligne le communiqué. A sa suite, Mankeur Ndiaye a salué la « contribution significative » de l’Union européenne, sous l’impulsion de Mme Mogherini, « au respect des principes démocratiques en République de Gambie » et l’a remercié « du soutien financier envisagé par l’Ue à la Cedeao «dans le processus de sécurisation de la Gambie et la poursuite de cet appui en vue de la consolidation de la paix et de la sécurité dans ce pays frère et ami du Sénégal », poursuit le texte. En outre, les deux parties ont convenu que le Forum international sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui se déroulera, à Dakar, au début du mois de novembre « offrira l’occasion de poursuivre le dialogue stratégique sur les dispositions communes qui seront développées en réponse aux menaces ainsi que l’établissement d’une sécurité durable en Afrique ». Compte tenu des nouveaux défis sécuritaires, « le renforcement de l’implication des jeunes et l’adaptation des capacités des forces de sécurité et de défense nationales et des organisations régionales et internationales ont été mentionnées parmi les moyens qui permettront que le potentiel de l‘Afrique soit pleinement reconnu ». Sur ce, la Haute Représentante et M. Ndiaye ont réaffirmé « leur engagement commun à poursuivre la coopération dans le domaine de la migration, conformément aux objectifs du processus de La Valette et de son Plan d’actions approuvés en 2015 et ont accueilli positivement les progrès accomplis». Ils ont ainsi noté les efforts importants consentis et les résultats atteints par l’Ue et le Sénégal pour faciliter l’utilisation des canaux légaux de migration et réduire les départs clandestins avec l’appui de plus de 160 millions d’euros à travers le Fonds fiduciaire pour l’Afrique qui ont déjà été mobilisés pour soutenir le Sénégal dans la gestion de la migration et pallier ses causes profondes ». Mme Mogherini et Mankeur Ndiaye ont aussi « réitéré leur préoccupation commune quant au nombre de migrants clandestins mettant leur vie en péril et ils se sont engagés à travailler étroitement avec l’Oim et les États membres afin d’accélérer les procédures nécessaires à fournir un soutien approprié aux ressortissants sénégalais qui rentrent dans leur pays ». Abordant la coopération dans le domaine de la gestion des frontières, elle a magnifié le projet d’appui en cours de 3 millions d’euros avant d’annoncer un nouveau programme de 10 millions d’euros qui débutera dans les prochains mois et qui verra la construction de 25 postes-frontière conjoints ainsi qu’une assistance technique et la fourniture d’équipements aux services des forces de sécurité pour démanteler les réseaux criminels de trafics de migrants irréguliers ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le Parlement de la Cedeao réunit sa Commission mixte, composée de la Commission Santé et Services sociaux et la Commission Commerce, Douane et Libre Circulation, à Monrovia, au Libéria, du 10 au 15 avril 2017, en présence de Moustapha Cissé Lô, président du Parlement de la Cedeao.

Le thème de cette rencontre est « La politique de la Cedeao en matière de lutte contre les produits médicaux de contrefaçon et les produits périmés : Contribution des parlementaires à la mise en œuvre et au suivi de cette politique », a-t-on appris, hier, de l’organisation sous-régionale. L’objectif de la réunion est de s’assurer de « l’existence effective d’une politique de la Cedeao de lutte contre la contrefaçon des médicaments et de s’assurer également de sa mise en œuvre dans l’espace communautaire afin de coordonner les efforts du Parlement avec ceux de l’Organisation Ouest africaine de la Santé (Ooas) », précise le communiqué publié à cet effet.

Un des résultats attendus est d’identifier les axes d’intervention du Parlement communautaire pour contribuer à la lutte contre la contrefaçon des médicaments. Plusieurs communications liées au thème seront présentées, notamment par l’Ooas et d’autres personnes ressources expérimentées dans la mission parlementaire. Il est à rappeler que l’objectif de l’Ooas est d’offrir le niveau le plus élevé de prestations de soins de santé aux populations de la sous-région sur la base de l’harmonisation des politiques des États membres, de la mise en commun des ressources et de la coopération entre les États membres et les pays tiers en vue de trouver collectivement et stratégiquement des solutions aux problèmes de santé des populations de la Communauté.

Le Parlement de la Cedeao contribue à la lutte contre la production et / ou la vente des produits médicaux contrefaits, notamment par la sensibilisation, l’impulsion à donner aux États pour adopter des lois de répression de tous les intervenants dans la production, l’introduction et la vente de ces produits dans l’espace communautaire.

S. KAMARA

Le Sénégal a condamné fermement l’attaque terroriste et criminelle perpétrée dans le métro de Saint-Pétersbourg, le 3 avril 2017 et qui a occasionné une dizaine de morts et plusieurs blessés, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Le gouvernement du Sénégal présente ses condoléances et exprime sa solidarité agissante dans ces moments difficiles au gouvernement et au peuple russe et réaffirme son engagement dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Le rassemblement que le mouvement « Y’en a marre » compte organiser, aujourd’hui, à la Place de la Nation (ex- Place de l’obélisque) a été autorisé. Hier, face à la presse à leur siège sis aux Parcelles assainies, le coordonnateur, Fadel Barro, a déclaré : «Les autorités administratives viennent de nous signifier que la marche a été autorisée et elle sera encadrée. Nous avons appelé les Sénégalais à un vaste rassemblement, à une grande mobilisation. Nous demandons à ces Sénégalais de rester sereins, de venir massivement exprimer aux autorités les points sur lesquels nous sommes en désaccord. Dire aussi à ces Sénégalais qu’ils ont le droit de manifester et d’exiger de l’autorité qu’ils se rassemblent en paix dans la non-violence», a-t-il affirmé. M Barro précise que les « personnes mal intentionnées qui veulent saboter leur manifestation seront responsables des probables troubles ».

S. M. S. CISSE

…Les artistes républicains appellent au boycott
Le rassemblement des artistes républicains (Rar) a appelé les jeunes, hier à Pikine, à ne pas répondre à l’appel à la marche du mouvement « y en à marre » prévue aujourd’hui. Le Rar estime que ce mouvement n’a plus « la légitimité » pour diriger ce genre de manifestation après avoir été accusé d’avoir trempé dans « des scandales financiers ».En conférence de presse, hier, à la maison de la femme sise à Pikine-est, les artistes républicains ont égrené un chapelet de griefs contre le mouvement «Y en à marre» en précisant que les responsables de ce mouvement doivent répondre aux accusations récemment portées contre eux relativement aux 6 millions reçus de proches du pouvoir. Coordonnateur du Rar, Meïssa Diop alias Meïssa Tenda Dior a rappelé que le mouvement a été cité récemment dans une affaire de financement occulte liée au dopage et que jusqu’ici, aucun de ses responsables n’est monté au créneau pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette affaire. C’est la raison pour laquelle les responsables du Rar considèrent que les «Y en à marristes» n’ont plus la légitimité pour entraîner la jeunesse dans des manifestations de protestation. A l’endroit de la jeunesse sénégalaise, les responsables du Rar ont rappelé les résultats jugés remarquables que le régime actuel a accomplis pour alléger les souffrances des populations.

Abdou DIOP

La direction générale des élections a organisé, hier, un atelier de formation à l’intention des partis politiques et des entités indépendantes. Le directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections a révélé, à cette occasion, que la période du dépôt des dossiers de candidature se situe entre le vendredi 26 mai et le mardi 30 mai 2017. Les listes « indépendantes » auront besoin de 0,5 % des inscrits pour être validées.

L’accent a été essentiellement mis, en la circonstance, sur les délais pour le dépôt des dossiers de candidature. «Et ces délais, au terme du Code électoral qui est nouveau, sont de 65 jours au plutôt avant le jour du scrutin et 60 jours au moins avant le jour du scrutin pour déposer les dossiers de candidature. Il est important de noter que là, ce sont des dérogations. Les délais normaux, sont de 75 jours au plutôt avant le jour du scrutin et 70 jours au moins avant le jour du scrutin.

Mais il a fallu défalquer des délais de l’administration, 10 jours, et mettre les acteurs politiques à l’aise en leur donnant plus de temps. Et lorsque nous faisons la computation des délais, cette période est située entre le vendredi 26 mai et le mardi 30 mai 2017 pour déposer», a précisé Bernard Casimir Cissé, le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (Dge). Il a, cependant, indiqué qu’il faudrait que les indépendants qui ne sont pas des entités statutairement connues, viennent notifier leurs noms et éventuellement les titres qu’ils se seront choisis, à la veille du dépôt de dossier de leur candidature. «Il en est de même des coalitions. Il y a des coalitions que nous connaissons de notoriété publique, mais la coalition n’existe, en réalité, que pour l’élection pour laquelle elle a été déclarée. C’est pourquoi la notification devra se faire toujours 24 heures avant que la coalition ou l’entité indépendante ne vienne déposer ses dossiers et les notifications s’arrêteront le 29 mai», a-t-il fait savoir. Par contre, «s’il s’agit d’une coalition qui a manqué le rendez-vous du 29 mai pour la notification du nom, elle a toujours la possibilité d’utiliser le nom d’un parti parmi ceux qui la composent. Les candidats concernés par ce cas n’ont pas besoin de notifier, ils viendront immédiatement le 30 mai déposer leur dossier à la commission qui va être installé dans les locaux de la direction générale des élections sise à la cité police», a-t-il renchéri.

Participation règlementée des indépendants
Il a précisé qu’une contrainte pèse sur tous les acteurs, notamment au sujet des possibles coalitions. « Puisqu’au moment de former les coalitions, les partis politiques légalement constitués, sont ceux qui concourent à des suffrages. Ils ne peuvent pas aller en coalition avec des partis politiques non légalement constitués. C’est un motif de rejet. Puisque ceux là qui ne sont pas légalement constitués sont des partis qui ne sont pas reconnus. Ils n’existent pas», a insisté Bernard Casimir Cissé. Aussi «il ne saurait y avoir de coalitions entre des partis politiques et des entités indépendantes. Les partis politiques vont seuls aux élections ou en coalition entre eux. Les entités indépendantes peuvent former des coalitions mais pas avec des partis politiques», a-t-il complété.

Bernard Casimir Cissé a rappelé que la nouveauté, pour les entités indépendantes, se trouve dans les élections locales. «Mais pour toutes les élections, les entités indépendantes ont une double conditions qui s’impose à elles. C’est effectivement la recherche de signatures. C’est ce qu’on a appelé le parrainage. Au terme du code, les entités doivent déposer 0,5% des électeurs inscrits. Or, à l’allure où nous allons, il est indéniable que c’est le nouveau fichier que nous allons utiliser pour les élections à venir. Sur ce fichier, nous aurons au moins 6 millions. Nous pouvons indiquer, sur cette base, que pour les entités indépendantes, les 6 millions correspondront à 0,5, soit 30.000 signatures», a explicité Bernard Casimir Cissé. Non sans alerter, toutefois, que pour les 30.000 signatures, les entités ne peuvent pas les chercher dans une seule région. «Une contrainte s’impose à elles. Elles doivent les chercher en raison de 1.000 signatures au moins dans la moitié des 14 régions, c’est-à-dire 7 régions du pays. Cela fait 7.000 et si le terme était de 30.000, ces entités ont la liberté de chercher les 23.000 autres dans une des 7 régions ou de les chercher dans une seule région», a-t-il fait savoir. Il a aussi précisé que les entités indépendantes peuvent rechercher leurs signatures à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et qu’elles peuvent présenter des candidats ici comme à l’extérieur du pays.

Amadou DIOP

Fête des Armées et de la jeunesse, le 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale a été célébré, hier, sous le signe de l’intégration avec une forte délégation de la croix-rouge gambienne à Fatick. La cérémonie, organisée sur le boulevard Macky Sall, a été marquée par un impressionnant défilé.

La célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été présidée, à Fatick, par le gouverneur de région, Souleymane Ciss, en présence du lieutenant-colonel, Alioune Guèye, de la zone militaire N° 3, des autorités administratives, locales, politiques, religieuses et coutumières. Comme à l’accoutumée, le grand boulevard Macky Sall a servi de cadre au défilé civil, militaire et paramilitaire. Les populations ont eu droit à une belle parade animée par la fanfare de la gendarmerie nationale.

Pour le défilé civil, les majorettes ont ouvert le bal, suivies des « saltigués » du centre Malango, les filles de l’association « La parole aux enfants » drapées dans des habits aux couleurs nationales, des établissements scolaires, de la croix-rouge sénégalaise et gambienne, des écoles de sports. Aussi, les « ndeyou dara », les artisans des divers corps de métiers affiliés à la chambre des métiers ainsi que les associations de femmes ont également défilé. Le défilé des militaires et paramilitaires a enregistré la participation de l’école des sous-officiers de la gendarmerie, du génie militaire de Kaolack, du Gmi, de la police, des sapeurs-pompiers, de l’administration pénitentiaire, des Eaux et forêts, etc. A la fin de la cérémonie, le gouverneur de région, Souleymane Ciss, a tenu à féliciter le lieutenant-colonel, Alioune Guèye, commandant le 12ème bataillon du génie militaire de Kaolack, pour avoir mené, de main de maître, ce défilé civil et militaire. Aussi, a-t-il félicité et remercié l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leur belle prestation. Il a également remercié les populations avant de dire, par rapport au thème, que « la région de Fatick dispose, au département de Foundiougne, d’un important massif forestier qu’il faut surtout protéger ».

Oumar Ngatty BA

Le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été fêté dans la joie et l’allégresse à Tambacounda où militaires, paramilitaires et civils ont collé au thème de cette année : « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Ici, la cause commune est de maintenir les écosystèmes, les derniers retranchements de l’avifaune, des grands mammifères, etc.

La célébration, à Tambacounda, du 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal a permis aux civils, aux militaires et paramilitaires de coller au thème « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement ». Tous veulent laisser aux générations futures une région rayonnante de sa biodiversité. Tenant des drapeaux et banderoles flottant au vent des arbres chaulés bordant le Boulevard Demba Diop, civils et éléments des forces de défense et de sécurité, dans leur tenue d’apparat, ont traduit, lors du défilé, leur sentiment de « faire de Tambacounda une région fière et confiante en son avenir ». La parade, animée par la fanfare, a commencé avec les élèves des écoles maternelles, suivis de leurs aînés des collèges et lycées, des scouts et guides, des éclaireurs, des cœurs vaillants et âmes vaillantes, des écoles de sports et des anciens combattants. Le défilé militaire et paramilitaire a ensuite suivi, avec les éléments de la légion de gendarmerie, ceux du 4ème bataillon et du 24ème bataillon de reconnaissance et d’appui, les sapeurs-pompiers, les policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi), les agents des Eaux, Forêts et Chasse.

A la fin de la belle parade, fruit d’une longue et rigoureuse préparation sous la houlette du colonel Guirane Ndiaye, le gouverneur, Elhadji Bouya Amar, s’est félicité de cette belle prestation des forces de défense et de sécurité, ainsi que celle des autres défilants. Abordant le thème, il a fait savoir que « le Sénégal oriental et la Casamance disposent de massifs forestiers très souvent agressés par l’homme ». Selon lui, il faut que tous, à côté de l’État, prennent en compte la notion de gestion de l’environnement dans les villages et dans les quartiers de nos villes. « Défendre nos forêts, c’est éviter, aux générations futures, des perturbations environnementales », a dit le gouverneur.

Pape Demba SIDIBE

Le boulevard, Abdou Diouf de Louga, a refusé, hier, du monde, à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

Ce sont les anciens combattants qui ont ouvert le défilé, suivis des Agents de sécurité de proximité (Asp), des établissements scolaires, des « daaras », des écoles de formation, des scouts, des mouvements associatifs et des groupements de femmes.

La nouveauté, cette année, c’est la remarquable participation des chauffeurs et des tailleurs. Ce qui confirme le caractère populaire de la fête. Au total, plus de 1.500 civils, impeccablement habillés, ont défilé devant le gouverneur Alioune Badara Mbengue.

Sur toutes les pancartes, on pouvait lire : « Non à la désertification ». Histoire de coller justement au thème de cette année axé sur la protection de l’environnement. Après les civils, les forces de défense et de sécurité ont pris le relais. La compagnie de secours et d’incendie (sapeurs-pompiers), la police nationale, le Groupement mobile d’intervention (Gmi), le service d’hygiène, la zone militaire N° 2 et la légion de la gendarmerie, ont rivalisé d’enthousiasme et offert un beau spectacle au nombreux public. « Nous avons eu droit à un défilé de haute facture », s’est félicité le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui a particulièrement salué la participation de l’armée nationale et celle de la jeunesse, ce socle sur lequel repose l’avenir du Sénégal. Le gouverneur Mbengue a relevé que le thème de cette année « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement » concerne, à juste raison, la région de Louga qui abrite la zone sylvopastorale, le bassin arachidier et les Niayes.

« Notre région, plus que toutes les autres, est impliquée dans la lutte contre les feux de brousse et les coupes abusives de bois. C’est le lieu de rendre hommage aux agents des Eaux et Forêts qui, en synergie avec les autres forces de défense, sont en train de jouer un rôle extrêmement important dans ce combat contre la désertification », a dit Alioune Badara Mbengue qui a également magnifié le rôle de l’armée nationale qui, à travers la retraite aux flambeaux, s’implique dans l’éducation des enfants et le développement du pays.

Abdoulaye DIALLO

Le 57ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale a été célébré à Kolda.

La cérémonie officielle a été marquée par un impressionnant défilé militaire et civil. Contrairement aux années précédentes, le défilé qui se tenait jusque-là, près de la gouvernance, dans le quartier Sikilo, a eu lieu, cette année, au carrefour du pont Abdoul Diallo sur la route nationale N6. Dès les premières heures de la matinée, les populations venues des différents quartiers de la commune et des localités environnantes ont convergé vers ce carrefour pour assister à l’évènement. Elles ont suivi, avec enthousiasme, le défilé motorisé de l’armée qui dispose de nouveaux équipements, de la gendarmerie, de la police, des sapeurs- pompiers, des eaux et forêts, de la brigade d’hygiène et des anciens combattants. Il y a, eu ensuite, le défilé civil avec les élèves des différents établissements scolaires de la commune, les écoles de formation, les mouvements de jeunesse, les artistes et les conducteurs de motos Jakarta, entre autres.

Des délégations gambiennes et bissau-guinéennes conduites respectivement par les Colonel Bodian et James Gomes Una ont également assisté à cette cérémonie. L’arrivée du Commandant de la zone militaire N6, le Colonel Philipe Dia, marque ainsi le premier acte de ce défilé. Il a été suivi, quelques minutes plus tard, par le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, qui procéda à la revue traditionnelle des troupes en compagnie du Colonel Dia et à la remise des décorations militaires aux soldats blessés lors des opérations de maintien de la paix des Nations unies au Soudan et au Congo et de l’Ecomog au Libéria. Ce cérémonial a été suivi par la remise des médailles d’honneur à d’autres personnalités pour service rendu à la Nation.

Le choix du thème de ce 57ème anniversaire de l’indépendance de notre pays qui porte sur le « Rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement » n’est pas fortuit. Il rappelle le rôle crucial joué par les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic illicite du bois dans le sud du pays notamment dans la région de Kolda où plus de 1000 bions ont été saisis durant ces opérations. Plus de 100 individus dont certains avaient transigé pour se tirer d’affaire et d’autres condamnés à des peines de prison pour leur implication dans la coupe abusive du bois. Le montant des contraventions infligées aux trafiquants dépasse les 130 millions de FCfa.

Mamadou Aliou DIALLO

Le défilé du 4 avril marquant le 57ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté a été célébré, avant-hier, dans la capitale du rail dans une ambiance festive. Cette année, les « majorettes » de la garderie d’enfants de Marie Reine de l’Univers ont ravi la vedette aux 3.000 autres participants au défilé.

Bien jolis dans leurs tenues, les tout-petits, âgés de 3 à 4 ans, ont gratifié le public d’une prestation qui a émerveillé par la qualité de la chorégraphie et par leur concentration sur leur sujet. D’ailleurs, toute l’assistance, venue nombreuse à la place Mamadou Dia et tout au long de l’avenue de Caen, les a applaudis à tout rompre. Le défilé était, alors, bien lancé. Juste derrière les tout-petits, la musique militaire est apparue pour animer le passage des civils, militaires et paramilitaires, sous les yeux du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, du préfet Alioune Badara Samb, du commandant de la zone numéro 7, le colonel Amadou Anta Guèye.

Outre ces personnalités administratives et militaires, le président du conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck, le maire de la ville Talla Sylla et les maires de Thiès nord, Lamine Diallo, Thiès-Est, Papa Bassirou Diop, de Thiès-Ouest, Aliou Sow, ont assisté au défilé. Après deux heures de parade des 3040 défilants (à pied ou à moteur), le gouverneur Amadou Sy a remercié tout le monde, félicité le commandant de la zone 7, tout comme les populations qui ont bien accueilli et participé pleinement à l’évènement.

« Depuis la veille, il y a une grande effervescence dans la ville avec la course des baudets, la retraite aux flambeaux, entre autres manifestations lucratives », a-t-il noté. Pour coller au thème, le gouverneur Sy a souligné que « la ville se particularise par ses nombreux caïlcédrats. La protection de l’environnement est donc une grande priorité pour Thiès ».

Mbaye BA

Au terme de la prise d’armes et du défilé impeccables ayant marqué la fête du 4 avril, hier, à Ziguinchor, le gouverneur, Guedji Diouf, a engagé les populations de la Casamance à plus collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour mieux les aider à assurer la quiétude des personnes et la sauvegarde de leurs biens.

Auparavant, le gouverneur avait rappelé la pertinence du thème retenu cette année : « Le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement », ainsi que l’intérêt et l’importance que le président de la République accorde à la protection de l’environnement. Le chef de la circonscription administrative de Ziguinchor n’a pas manqué d’insister, auprès des populations locales, sur la protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques pour « en profiter, aujourd’hui, tout en veillant à léguer aux générations futures un environnement sain, riche et propice pour la vie ».

Il leur a rappelé que le chef de l’État, Macky Sall, a donné des instructions fermes pour que les forces de défense et de sécurité se mobilisent pour lutter contre la coupe abusive du bois et la dévastation de nos ressources fauniques et halieutiques. Sur ce sujet, Guedji Diouf s’est déclaré optimiste, faisant remarquer que « l’opération de grande envergure qui a été menée cette année par les forces de défense et de sécurité a permis de réduire à sa plus simple expression le phénomène de la coupe abusive du bois en Casamance (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda).

Il faut signaler que les forces de défense et de sécurité des Républiques sœurs de Gambie et de Guinée-Bissau ont été fortement représentées à la cérémonie officielle marquant la célébration de la fête de l’indépendance de notre pays, à Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

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