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Politique (4830)

Les attaques à main armée se multiplient dans le département de Ziguinchor, renouant cette partie de la Casamance avec la violence après une accalmie de plus de cinq ans. En effet, des hommes armés y ont encore sévi, dans la nuit de jeudi dernier.

L’attaque a été perpétrée à Baghagha, un village de la commune d’Adéane. Les assaillants y ont fait irruption vers 4 h du matin, brutalisant certaines populations et dépossédant d’autres, notamment des boutiquiers, de leurs biens (marchandises, bétail, argent, téléphones portables, radios, téléviseurs, bijoux…). Ils ont presque tout emporté. Selon des témoignages, un mareyeur a été délesté de cinq bœufs. Puis, les hommes armés ont tabassé des enfants, avant de les contraindre à transporter leur butin hors du village. Ils ont finalement relâché ceux-ci après un parcours de plusieurs kilomètres, en profondeur dans la brousse, vers la frontière avec la Guinée-Bissau. C’est ainsi que de nombreux blessés ont été dénombrés au sein des villageois.      

Cette énième attaque, qui a plongé les Ziguinchorois et les autres habitants du reste du département dans la consternation, est venue allonger la liste des actes barbares que des individus armés, supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), ont perpétrés, ces temps derniers, dans la région méridionale du Sénégal. Il s’agit de la tuerie de la forêt de Boffa, en janvier, du braquage qui a eu lieu en mars sur la route d’Oussouye, à hauteur du village de Baffican, du braquage du village des pêcheurs qui se trouve au pied du pont de Niambalang et de l’endommagement à l’explosif dudit pont. Il s’y ajoute l’attaque à main armée dont le village de Samick a fait l’objet le mercredi 23 mai 2018, suivie quelque temps après de l’incendie d’un véhicule « clando » sur la route Etafoune-Kaguitte », dans la commune de Nyassia.                       

El Hadj Moussa SADIO

 

La loi n°18/2018 modifiant la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet a été votée, hier, par l’Assemblée nationale. Cette disposition vise à améliorer les conditions de vie de certaines catégories de retraités du Fonds national de retraite (Fnr).

L’Assemblée nationale a voté, hier, le projet de loi n°18/2018 modifiant la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant code des pensions civiles et militaires de retraite. Cette loi avait consacré un certain nombre de mesures qui ont l’avantage de restaurer l’équilibre financier du Fonds national de retraite (Fnr). Elle avait permis, explique-t-on dans le rapport général de la commission de l’économie générale des finances, du plan et de la coopération économique, le relèvement de l’âge de la retraite de 55 ans à 60 ans, l’assainissement des dépenses avec la modification du mode de calcul de la retraite pension, calcul basé sur la moyenne des émoluments des trois dernières années et la rationalisation des avantages qui ne sont pas assis sur des cotisations, l’amélioration des recettes par le biais de l’élargissement de l’assiette qui prend en compte, en sus de la solde indiciaire et de l’indemnité d’enseignement, le complément spécial de solde, l’indemnité de résidence ainsi que les augmentations et ajustement de solde.

« Nonobstant l’envergure de cette réforme, il est apparu dans la pratique que le mode de calcul des pensions limitait, dans ses dispositions relatives à l’écrêtement prévu au dernier de l’article 28, l’efficacité du régime, dans sa vocation à servir aux retraités un revenu de remplacement satisfaisant », a-t-on constaté. Soucieux de renforcer la protection sociale des retraités, ajoute-t-on dans le document, le gouvernement a décidé d’étendre l’assiette soumise à cotisation à l’indemnité spéciale de recherche de l’enseignement.

Ces deux mesures, combinées à la retraite complémentaire, permettront d’atteindre un taux de remplacement de 45 %. Ces réformes, qui entrent en vigueur à partir de juillet 2018, auront un impact budgétaire de 6,3 milliards de FCfa à inscrire dans la loi de finances rectificative 2018.

Représentant le gouvernement, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que ce texte découle d’un « consensus fort ». C’est ainsi que le président de la République a décidé de faire droit à cette « revendication légitime et justifiée », a-t-il rappelé, tout en précisant que ce sont les enseignants de la hiérarchie A, les non fonctionnaires de la hiérarchie A1, A spécial à partir de l’indice 3828, les officiers supérieurs de l’armée, les professeurs d’université, les magistrats, les inspecteurs qui sont concernés par cette disposition.

Toutefois, précise-t-il, ce texte n’a pas pour objet de toucher la limite d’âge des agents concernés déjà pris en compte par la loi n° 2002-08 du 22 février 2002 et qu’il ne concerne que ces catégories de retraités du Fnr et non ceux de l’Ipres. « Ce texte concerne exclusivement l’élargissement de l’assiette, la suppression de l’écrêtement c’est-à-dire, il y a une partie du revenu qui n’entrait pas dans la base de détermination de la retraite », a expliqué le ministre.

Le déficit budgétaire passe de 367 à 475,7 milliards de FCfa

Pour faire face aux nombreux enjeux du moment, le gouvernement a jugé nécessaire de prendre la décision de déclarer la cible de déficit budgétaire en accord avec les partenaires techniques et financiers. Ainsi, le déficit budgétaire va passer de 367 milliards de FCfa comme prévu dans la Lfi 2018 à 475,7 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 108,7 milliards de FCfa en valeur absolue.
En valeur relative, le déficit augmente de 0,6 point, car il se situera à 3,5 % du Pib projeté en 2018, contre 2,9 % en 2017. Ainsi, la hausse du déficit de 0,6 point du Pib ne saurait dégrader les ratios d’endettement du pays. Cependant, dans la Lfr pour l’année 2018, les recettes fiscales vont connaître une baisse de 65,2 milliards de FCfa pour s’établir à 2.145,8 milliards de FCfa, alors que les recettes non fiscales enregistrent une hausse de 32,1 milliards de FCfa par rapport aux prévisions de la Lfi 2018.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que l’examen de cette loi de finances rectificative est une «occasion unique en rapport à certaines préoccupations soulevées de tout bord ». Sa conviction est que « le gouvernement aurait pu être félicité par l’ensemble des parlementaires du fait de la transparence et de la sérénité dont il a fait preuve ». « Ce qui a fondamentalement changé, explique-t-il, c’est la vision qui a été mise en œuvre et qui doit faire plaisir à l’ensemble du peuple sénégalais ». « Le Sénégal était habitué à un taux de croissance de moins de 3 ou 4%. Aujourd’hui, le Sénégal a une croissance moyenne de 6% », ajoute Amadou Bâ.  A l’endroit du député Me Madické Niang qui a vigoureusement contesté les chiffres figurant dans la Lfr, le ministre de l’Economie soutient qu’« on ne peut pas contester les chiffres. Du point de la logique et de la rigueur scientifique qui permet d’arriver à des documents de qualité, il n’y a absolument rien à dire même si l’erreur est humaine ». Selon lui, les véritables chiffres de recettes en exécution en 2017 sont déjà disponibles ici (à l’Assemblée nationale). C’est la première fois, dans l’histoire de l’Uemoa, mais aussi du Sénégal, au mois d’octobre, que le texte a été déjà adopté par le conseil des ministres sans que la Cour des comptes ne les vus. « C’est dire que le gouvernement n’a rien à cacher. Dans l’exécution du budget aussi bien en recettes qu’en dépenses, le ministre des Finances encore moins celui du Budget, ne sont pas dans le processus. Les dettes publiques sont ordonnancées par le directeur de la Dette », explique Amadou Bâ.
Aussi, poursuit-il, le ministre des Finances n’est même pas informé du paiement de la dette publique. « Nous avons une administration robuste, solide, qui fonctionne bien », dit-il. Il en est de même, selon lui, pour le processus de mobilisation. Les mesures que nous prenons, que ça soit celles fiscales ou des dépenses, ne sont pas dictées par des dossiers en cours.

Le coût de la hausse du baril de pétrole estimé à 166,2 milliards de FCfa

Pour les dépenses du budget liées à la hausse du prix du pétrole, l’Etat devait à la Société africaine de raffinage (Sar) et aux distributeurs 37,2 milliards de FCfa à fin 2017 auxquels s’ajoutent les 60 milliards de FCfa qu’il devra payer pour les mêmes raisons en 2018. Pour éviter le renchérissement des factures d’électricité supportées par les populations, l’Etat est obligé de verser, pour cette année, 52 milliards de FCfa à la Senelec au titre de compensation tarifaire et 14 milliards de FCfa aux distributeurs de produits pétroliers au titre des pertes commerciales. Le coût résultant directement de la hausse du prix du baril et devant être supporté par l’Etat en 2018 est estimé à 166,2 milliards de FCfa.

Les ressources internes baisseront de 43,1 milliards de FCfa

Dans la Lfr 2018, les recettes fiscales vont connaître une baisse de 65,2 milliards de FCfa pour s’établir à 2.145,8 milliards de FCfa. Par contre, les recettes non fiscales enregistreront une hausse de 32,1 milliards de FCfa par rapport aux prévisions de la Lfi 2018. Globalement, les ressources internes passeront de 2.439,8 milliards de FCfa à 2.396,7 milliards de FCfa, soit une baisse de 43,1 milliards de FCfa en valeur absolue et de 1,8 % en valeur relative. Toutefois, grâce à la confiance renouvelée des partenaires au développement, se traduisant par la mise en œuvre rapide des projets d’envergure, mais également et surtout la qualité de la signature du Sénégal, qui ont conduit récemment au succès de l’opération Eurobond 2018 et à une bonne capacité de mobilisation des ressources, les ressources externes du budget général de la Lfr 2018 programmés à 1.266,7 milliards de FCfa, enregistrent une hausse de 9,4 % par rapport à la Lfi 2018. Pour ce qui concerne les dépenses, par rapport à la Lfi pour l’année 2018, certains postes du budget de l’Etat, pour les motifs évoqués plus haut, vont connaître une augmentation : 5 % sur les charges de la dette publique, soit 42,2 milliards de FCfa; 7, 9 % sur la masse salariale, soit 50 milliards de FCfa ; 10  % sur les autres dépenses courantes dont 66,7 milliards de FCfa pour la prise en charge de la subvention à la Senelec, le remboursement des pertes commerciales des distributeurs de produits pétroliers et le financement du nouveau régime de retraite des enseignements du supérieur.

Redemarrage des chantiers de promovilles des ressources additionnelles prévues

Interpellé sur l’arrêt du Programme de modernisation des villes (Promovilles) dans plusieurs localités du pays, le ministre Amadou Bâ a expliqué que les 5,150 milliards de Fcfa de crédits ouverts au titre du budget en cours ont été « engagés et totalement payés ». A cet effet, il a annoncé que l’Etat vient d’ailleurs de signer des conventions de financement avec la Bid et la Bad pour un montant de 150 milliards de FCfa. Toutefois, en tenant compte de l’envergure nationale de ce programme, le gouvernement compte trouver des « ressource additionnelles » ou des « solutions alternatives » pour la reprise de tous les chantiers actuellement à l’arrêt.

Fonds de dotation
Les collectivités locales vont bientôt rentrer dans leurs fonds

Les collectivités locales qui se plaignaient du retard de la mise en place des fonds de dotation vont bientôt rentrer dans leurs fonds. Car le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signalé que le Trésor public a déjà procédé à des avances d’un montant total de 37 milliards de FCfa. Un montant quasiment égale aux engagements pris en faveur de ces mêmes collectivités locales. Toutefois, le ministre a annoncé que les fonds prévus seront mis en place au mois de juillet 2018. Comme cela s’est passé dans les années précédentes.

Par Maguette NDONG et Souleymane Diam SY (Photos Ndèye Seyni SAMB)

Les députés ont approuvé, hier, le projet de loi de finance rectificative (Lfr) défendu par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Ledit projet a été arrêté à 3774,7 milliards de FCfa, soit une hausse de 65,6 milliards de FCfa en valeur absolue et 1,77 % en valeur relative. Cette hausse se justifie par les engagements pris par le gouvernement auprès de certains secteurs comme l’éducation, la santé et la sécurité principalement.

Le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2018, examiné et voté par l’Assemblée nationale, hier, a été arrêté à 3.774,7 milliards de FCfa contre 3.709,9 prévus par la Loi de finances initiale (Lfi) 2018. Soit une hausse de 65,6 milliards de FCfa en valeur absolue et de 1,77 % en valeur relative. Cette hausse est enregistrée uniquement au budget général car les prévisions des comptes spéciaux du Trésor sont restées inchangées, précise-t-on dans le rapport général de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération. La Lfr 2018 se justifie également par les récentes mesures prises au profit des ménages des travailleurs, des secteurs de l’éducation et de la santé, mais aussi des étudiants et qui, en partie, montrent encore le caractère social du budget 2018.

Un budget toujours social
Il s’agit, entre autres, de la régularisation immédiate des arriérés d’indemnités pour les heures supplémentaires concernant le secteur de la santé pour un montant de 675 millions de FCfa, de la sécurisation totale des salaires de contractuels du secteur de la santé pour un montant d’un milliard de FCfa, de la prise en compte de l’augmentation du taux des indemnités dites « heures de nuit », au profit du secteur de la santé pour 1,7 milliard de FCfa. Egalement, pour des raisons d’équité au secteur de la justice et de la sécurité (1,4 milliard de FCfa, de la prise en charge de la prime d’astreinte dédiée aux militaires pour un montant de 4,2 milliards de FCfa. A cela s’ajoutent l’allocation supplémentaire au secteur de l’éducation d’un montant de 23 milliards de FCfa par an pendant une durée de trois ans afin de régler définitivement la question des « rappels » dus aux enseignants, l’augmentation, à partir de fin octobre 2018, de l’indemnité de logement des enseignants qui va passer de 60.000 à 75.000 FCfa par mois. Les autres raisons sont la prise en charge de l’incidence financière de la réforme du régime de retraite des enseignants du supérieur, de l’augmentation du montant des bourses et aides sociales des étudiants qui passent de 18.000, 36.000 et 60.000  à respectivement 20.000, 40.000 et 65.000 FCfa, soit un impact de 6,5 milliards de FCfa, la baisse des prix des tickets de restaurant du petit-déjeuner (de 75 à 50 FCfa), du déjeuner et du dîner (150 à 100 FCfa) des centres des œuvres universitaires pour un montant de 1,8 milliard de FCfa.

Il y a enfin le renforcement des crédits destinés aux frais de formation des étudiants orientés dans les universités privés pour un montant de trois milliards de FCfa et l’impact du recrutement de 15 magistrats de la Cour des comptes dans le plan stratégique 2016-2019 pour un montant de 310,3 millions de FCfa.


Une hausse pour s’adapter aux nécessités de la conjoncture

L’augmentation du budget général, malgré une conjoncture internationale difficile, s’explique en bonne partie par la capacité de résilience de l’économie sénégalaise aux chocs extérieurs. Selon le rapport général de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération, la loi de finances initiale 2018 a été préparée sur la base d’un prix du baril de pétrole estimé à 54 dollars et un taux de change fixé à 606 FCfa pour un dollar. Ces projections tenaient compte de certains paramètres qui plaident fortement pour un maintien des cours à un niveau modéré. Cependant, aujourd’hui, le monde fait face à une situation géopolitique internationale qui a entraîné une hausse du prix du baril de pétrole qui avoisine la barre des 75 dollars. Cette situation aurait dû avoir pour conséquence, au Sénégal, la révision à la hausse des prix de carburant à la pompe et de l’électricité consommée par les ménages et les entreprises de production. « La Lfr est un gage de sincérité et de clarté dans la gestion de la chose publique. Si la Lfi est un acte prévisionnel, la Lfr va plutôt, en cours d’exercice, corriger les évaluations de la Lfi présentée en octobre dernier et les adapter aux nécessités de la conjoncture », explique-t-on dans le rapport. Conformément à sa politique sociale lancée en 2018, le président de la République, a-t-on précisé, a réaffirmé sa ferme volonté d’épargner les populations et les entreprises de production, d’une hausse des charges qui pourrait affecter le pouvoir d’achat des ménages, les coûts de production des entreprises et partant, leur valeur ajoutée.

Cette décision du gouvernement a entraîné une moins-value importante de recettes de l’Etat tout en augmentant ses charges. A titre d’exemple, dans la Lfi pour l’année 2018, les prévisions de recouvrement de 32,2 milliards de FCfa inscrites au titre du prélèvement pour le Fonds de sécurisation d’importations de produits pétroliers (Fsipp) sont ramenées à 19,1 milliards de FCfa. L’assiette de cet impôt est faite de sorte que lorsque le prix du pétrole augmente, son rendement baisse, explique-t-on, dans le rapport général. Les dispositions du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2018 révèlent que la gestion des finances publiques reste marquée par la poursuite de l’accroissement des recettes budgétaires, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la qualité des dépenses d’investissement.

 

Le président de la République, Macky Sall, a présidé, hier, l’ouverture du 40ème moussem culturel d’assilah, au Maroc. Le thème retenu cette année est : « Intégration en Afrique : consensus et dysfonctionnement ».  Il a estimé qu’en dépit des obstacles, l’objectif d’intégration en Afrique doit rester intact tant à l’échelle continentale que régionale.

Le président de la République a insisté sur sa vision de l’intégration en Afrique. C’était hier, dans la ville d’Assilah, au Maroc, à l’ouverture du 40ème moussem culturel international. « En dépit des obstacles et des dysfonctionnements, je suis d’avis que l’objectif d’intégration doit rester intact tant à l’échelle continentale que régionale », a-t-il déclaré. Pour le chef de l’Etat, face à la déferlante de la mondialisation et aux grandes alliances économiques qui prospèrent, seul un ensemble continental intégré et solidaire permettra à l’Afrique de survivre à l’ère où s’entrechoquent opportunités, risques et incertitudes. « La dynamique de l’intégration est une œuvre de longue haleine. Comme les marcheurs dans le désert à la quête de l’oasis, il nous faudra franchir les dunes et déjouer les mirages », a insisté Macky Sall qui avait à ses côtés Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Maroc, et Mohamed Benaïssa, président de la commune d’Assilah, secrétaire général de la Fondation Forum d’Assilah et ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc. Le colloque a eu pour thème : « Intégration en Afrique : consensus et dysfonctionnement ».

Macky Sall a rappelé les efforts réalisés par les pères fondateurs depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (Oua)  en 1963 et le lancement de l’Union africain en 2002 avec notamment la dynamique créée par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) dont le Sénégal assure actuellement la présidence en exercice. Il a estimé qu’il reste beaucoup à faire. « Il y a des efforts à faire pour lever toutes les entraves à la libre circulation des personnes et des biens, notamment les barrières non tarifaires, les tracasseries et perceptions indues aux frontières », a-t-il lancé. Macky Sall a estimé que l’intégration se construit à la fois par la vision politique qui en définit les contours et les projets qui traduisent cette vision en actes. Ainsi, a-t-il souligné, « la signature, le 21 mars dernier à Kigali par 44 pays africains du traité portant création de la Zone de Libre-échange Continentale africaine (Zleca), marque une étape qualitative vers l’objectif d’intégration ». Il a rappelé que la Zleca vise à établir une libre circulation des personnes, une union douanière en 2022, et une Communauté économique africaine en 2028. «  

Entre temps, il y a bien du chemin à faire. Il faudra apaiser des méfiances, vaincre des réticences et mener à bien les négociations sur la libéralisation des secteurs et l’harmonisation des politiques commerciales », a-t-il averti. De plus, a poursuivi le chef de l’Etat, l’expérience montre que le processus d’intégration s’accompagne d’un transfert progressif de souveraineté qui ôte à l’Etat une partie de ses moyens de régulation. « Il y a donc un équilibre à trouver entre les impératifs de l’Etat-Nation et les nécessités du destin commun », a-t-il laissé entendre.

Le président Sall a estimé que dans le contexte de la menace terroriste, il faudra concilier le droit de libre circulation et l’obligation de contrôle pour des raisons de sécurité. Il a aussi souligné que les Communautés économiques régionales offrent la meilleure voie pour aller au regroupement à l’échelle continentale; à la fois pour des raisons de continuité  géographique, de cohérence économique et d’affinités socioculturelles.

A titre d’exemple, il a cité la Cedeao qui « est une expérience communautaire réussie dans des domaines aussi divers que la prévention des conflits, le rétablissement et le maintien de la paix, l’encadrement des processus électoraux, le commerce et le développement ». « Au nombre de ses succès, figurent la libre circulation des personnes et des biens, le passeport et la carte d’identité communautaires, le Tarif extérieur commun et le projet de monnaie commune », a dit le chef de l’Etat. Il a souligné que les anciens ont montré la voie à travers les routes transsahariennes, de Sijilmassa au Maroc, à Tombouctou au Mali, Aoudaghost en Mauritanie et plus loin, jusqu’au nord du Sénégal. «  Pour eux, le désert n’était pas un obstacle, mais un relai et un carrefour d’échanges économiques, sociaux, culturels et spirituels.
Telle doit rester notre ambition. Assilah nous en donne l’envie », a-t-il martelé.

Babacar DIONE


31ème sommet de l’Ua en Mauritanie
Macky Sall à Nouakchott

Le chef de l’Etat, Macky Sall, après avoir présenté, comme invité d’honneur, une communication sur l’intégration africaine au Forum international d’Assilah, au Maroc, est arrivé hier, à Nouakchott, en Mauritanie, pour prendre part au 31e Sommet de l’Union africaine prévu les 1 et 2 juillet 2018. Ce Sommet a pour thème : «Remporter la lutte contre la corruption: une voie durable vers la transformation de l’Afrique», informe un communiqué de la Présidence de la République. Le document précise que le Chef de l’Etat, président du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de Gouvernement du Nepad, présentera, dans le cadre de la retraite, ses propositions sur la réforme du Nepad. Il aura également des entretiens bilatéraux avec plusieurs de ses homologues et des dirigeants d’institutions africaines et internationales. Il sera de retour à Dakar lundi.                              

D. MANE

 

Le Pr Fatou Sow Sarr a apprécié, à sa juste valeur, la décision de la France de l’élever au grade de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur. «Soyez assurés que cette décoration est un défi pour moi de poursuivre jusqu’au bout cette quête d’idéal, avec le même engagement qui m’habitais dès mon adolescence », a-t-elle déclaré.  Et la sociologue d’ajouter : «  les avancées faites par le Sénégal sont remarquables à tous égards, mais ce qui reste à faire est encore beaucoup plus important ».

La directrice du laboratoire genre de l’Ifan a exprimé sa reconnaissance à la France et à toutes ces personnes qui l’ont toujours accompagnée. Elle a rappelé l’histoire qui lie le Sénégal à la France et surtout l’engagement qu’avait la femme à l’époque. « Cette décoration qui m’est faite au nom de mon combat pour les questions de la femme, mais au nom du combat pour la justice et l’égalité tout court, revêt une connotation singulière pour moi. Je ne peux m’empêcher de penser à l’histoire qui lie nos deux peuples et qui a débuté dans le Waalo de mes ancêtres et à la place que les femmes y ont occupée. C’est la reine Ndaté Yalla Mbodj qui a ouvert la confrontation avec Faidherbe au Nord en 1855 et c’est Aline Sitoé Diatta qui l’a clôturée au Sud, pour avoir été la dernière personne à être déportée pour fait de résistance en 1943 », a dit Fatou Sow Sarr.

De surcroit, elle a salué la liberté d’expression accordée qui lui a toujours permis de véhiculer ses messages et de faire valoir ses idées envers les femmes. « Je dois aussi dire à quel point je suis heureuse et fière de vivre dans un pays où je peux exprimer ma pensée sans risque majeur », a-t-elle souligné.

Consciente de cette distinction d’une envergure internationale, elle n’a pas tardé à soulever l’engagement que tout un chacun devrait avoir et surtout le défi à relever à son niveau. « Je reçois cette prestigieuse distinction avec beaucoup d’humilité, et je mesure la portée du symbole. La prise de conscience de cet héritage nous condamne, chacun et chacune d’entre nous, à donner sa part à la consolidation de l’histoire de nos peuples », a-t-elle conclu.

Baye Ndongo FALL
(stagiaire)

Le Gouvernement du Sénégal a appris, avec consternation, le meurtre de notre compatriote Mamadou Amath DEME au Brésil, dans la ville de CAMAMU.
Le Gouvernement condamne vigoureusement ce meurtre. L’Ambassadeur du Sénégal à Brasilia  a été immédiatemment instruit de demander l’ouverture d’une enquête impartiale pour déterminer les causes et circonstances du décès de notre compatriote et d’apporter toute l’assistance nécessaire pour le rapatriement du corps.

En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté sénégalaise établie au Brésil.
Fait à Dakar le 28  juin 2018

 

Durant trois jours, les Sénégalais de la Diaspora vont se retrouver à Nantes, dans le cadre de leur deuxième congrès, initié par la Fédération internationale des Sénégalais de la diaspora. L’objectif de la rencontre est de créer une vaste entité regroupant l’ensemble des organisations des migrants sénégalais.

La diaspora sénégalaise en conclave. La rencontre prévue les 28, 29 et 30 juin à Nantes va regrouper l’ensemble des entités qui regroupent les migrants sénégalais dans le monde. Organisé par la Fédération internationale des Sénégalais de la Diaspora (Fsd), le deuxième congrès des Sénégalais de l’extérieur aura pour objectif, selon Modibo Soumaré, le coordonnateur du comité ad-hoc,  de « mettre sur pied la vision, les structures, les procédures et les conditions d’une diaspora unie, enracinée, organisée, résiliente, patriote et actrice incontournable du développement du Sénégal et des pays d’accueil ». Cette diaspora est estimée, à l’heure actuelle, par l’Organisation mondiale des migrations (Oim), à plus de trois millions de personnes vivant ou travaillant à l’étranger. Elle constitue aussi « un puissant mouvement social » avec l’envoi, chaque année, de 900 milliards de francs Cfa. Une grande partie de cette somme sert notamment à soulager les besoins des familles restées au Sénégal. Il s’y ajoute que la diaspora reste malheureusement divisée. Or, signale M. Soumaré, l’union des migrants est « une condition obligatoire » pour faire valoir leurs droits et intérêts. 

« Si les migrants sénégalais s’unissent á l’échelle globale pour mutualiser et gérer leurs ressources d’une manière commune, transparente et continue, cette même manne financière pourrait se transformer en plateforme financière permettant de diminuer les frais de transactions tout en améliorant les options d’épargne et d’investissement », estiment les initiateurs de ce congrès de Nantes. Il s’agira donc, au cours de cette rencontre de trois jours, de mettre en place « une plateforme organisationnelle fédératrice » en impliquant les députés de la diaspora, les associations sociales, culturelles et religieuses. Mais aussi en tenant compte des réseaux sociaux  et des valeurs sénégalaises d’union des esprits et des cœurs. Les thématiques de ce congrès ainsi que les ateliers vont prendre en compte « les préoccupations des migrants ».
 

Maguette NDONG

Une manifestation tous les mercredis, un Sit-in devant la Rts, la plateforme les « Sentinelles de la résistance » est décidée à durcir la lutte pour obtenir la libération de Khalifa Sall et Barthélémy Dias.

On ne les entendait plus, mais après une longue pause due au mois de Ramadan, les souteneurs de Khalifa Sall et Barthélémy Dias réunis au sein de la plateforme « Sentinelles de la résistance », ont décidé de reprendre du service. Pour durcir la bataille devant les menant à la libération de leurs deux leaders, ils ont décliné une nouvelle feuille de route qu’ils ont partagée avec la presse.

Selon Ababacar Mbaye, un des dirigeants, «la plateforme va d’abord tenir un Sit-in devant la direction générale de la Rts ». « Cela va remplacer les marches que nous organisions les vendredis. Ensuite, nous allons manifester tous les mercredis pour montrer à Macky Sall que certains Sénégalais continueront à braver l’autorité qu’il veut imposer dans ce pays », argue-t-il.

Pour son camarade, M. Youssou Mbow, la bataille est d’autant plus légitime que ces arrestations de Khalifa et Barthélémy n’ont pas de soubassement juridique. «Ce qui arrive à Barthélémy en prison, ne relève que des consignes venant du pouvoir politique visant à l’humilier, comme il a tenté de le faire avec Khalifa Sall. Il y a un acharnement sur nos deux camarades », clame-t-il.

O. FEDIOR

 

Un nouveau souffle dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, dans le cadre des différentes actions politiques entreprises par Me Malick Sall à travers son mouvement Mtm « Malick pour tous- tous pour Macky ». Ce nouveau mouvement de soutien pour la réélection du président Macky Sall en 2019, vient d'être porté sur les fonts baptismaux par les populations de la région de Matam, acquises déjà à la cause du célèbre avocat Maître Malick Sall, illustre et digne fils de Danthiady, localité située dans la commune de Matam.

Convaincus des nombreuses réalisations du président Macky Sall dans notre pays et plus particulièrement dans l’axe Nord, depuis le 25 mars 2012, les membres de ce mouvement entendent sillonner tous les coins et recoins du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, en vue de montrer les réalisations du chef de l'Etat dans les domaines de l'hydraulique, de la santé, des infrastructures économiques, sociales et culturelles, de l'électrification rurale, de l'agriculture, de l’élevage, de la pêche maritime et continentale, de l’aquaculture, etc.

Selon Daouda Guissé, journaliste et ancien directeur de la station régionale de la Rts de Matam, à la retraite, scénariste et comédien, membre du staff politique de Me Malick Sall, l'originalité et la particularité de ce mouvement, «  se trouvent dans sa démarche novatrice, de rupture, consistant à contribuer efficacement à la réélection du président Macky Sall à l’issue du prochain scrutin présidentiel de 2019, à rassembler des artistes de gros calibre, des journalistes célèbres, et plusieurs autres porteurs de voix comme Mamadou Amadou Sy, ingénieur agronome, Oumar Abdoul Karim, professeur, etc.". Un important programme, a-t-il précisé, vient d'être concocté pour des tournées de sensibilisation et d'information dans les régions de Saint-Louis et de Matam. Le slogan " un c'est peu, deux c'est mieux" sera le cri du cœur des membres de ce nouveau mouvement dont l'objectif est de faire comprendre aux populations du Sénégal en général et celles de la vallée en particulier, que le seul et bon choix demeure le président Macky Sall.

Selon le coordonnateur du mouvement, Daouda Guissé, il s'agira, dans un premier temps, d'installer des cellules sur toute l'étendue de la vallée, avant le grand rassemblement de Wourossogui dans les prochaines semaines. Il a enfin rappelé que le parrain de ce mouvement, Maître Malick Sall, a toujours apporté son soutien financier et matériel à toutes les manifestations de L'Apr organisées dans la région de Matam, à l’occasion de la campagne électorale pour le référendum et les dernières élections législatives.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Réuni le 25 juin, le Conseil national de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) s’est penché sur beaucoup de questions brûlantes de l’heure. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les camarades d’Abdoul Mbaye ont un tout autre regard sur la situation du pays.

L’Act estime que les déclarations faisant état d’une situation économique reluisante et d’un Trésor public particulièrement liquide, «sont fausses ». Ainsi, appelle-t-il, la réalité reste celle des populations vivant des pénuries d’eau potable prolongées, d’une famine dans les zones rurales, d’un appauvrissement croissant dans les villes.

Elle est aussi celle des conséquences d’une liquidité resserrée de l’Etat qui se traduit par un gonflement de la dette intérieure, la réduction des activités des entreprises détentrices de créances publiques impayées, des municipalités privées de ressources, une augmentation de taxes à l’importation et la création de nouveaux impôts. L’Act n’est pas surpris par les tensions vécues par la trésorerie de l’Etat motivant la création de nouveaux impôts et le relèvement de taxes, y compris à la veille de la période de Ramadan sur des produits alimentaires», fustige l’Act.  

Par ailleurs, concernant la pénurie d’eau notée dans la capitale, l’Act demande au gouvernement de « recourir à un discours de vérité pour justifier cet état de fait et lui enjoint de mettre en œuvre des solutions immédiates pour alléger les souffrances des populations ». Elle appelle également à l’utilisation de véritables compétences, tant gouvernementales que techniques, pour trouver des solutions à cette problématique importante consistant à  mettre à la disposition des populations sénégalaises une eau de qualité dans la durée ».

Pour ce qui est de la production agricole pourtant jugée correcte, l’Act estime «la nécessité, pour le Sénégal, de recourir à une aide alimentaire extérieure pour sauver de la faim une proportion importante de sa population rurale et de son cheptel, prouve qu’il y a une volonté de masquer la réalité marquée par une production agricole notamment céréalière, masquant des baisses réelles de production constatées ».

Oumar FEDIOR

 

Me Abdoulaye Tine a réitéré, samedi, sa candidature à la présidentielle prochaine. Il considère que la rupture que le régime actuel avait promise n'a finalement pas eu lieu. Par conséquent, il a appelé les Sénégalais à être des acteurs du changement et à ne pas se limiter à attendre le changement.

Leader du parti Union sociale et libérale ( Usl), Me Abdoulaye Tine, candidat à la présidentielle de 2019, s’organise pour maximiser ses chances.  C'est dans ce cadre que s'inscrit la dernière sortie du leader de l’Usl, samedi à Pikine, où il a laissé entendre qu'en lieu et place de la rupture promise par le régime, c'est plutôt un changement dans la continuité auquel ses compatriotes sont en train d'assister. A l'en croire, pour qu'il y ait une véritable rupture, il faut une césure dans les partis politiques. Selon lui, cette césure n’existe pas encore dans les formations politiques sénégalaises.

Se prononçant sur le débat autour du dialogue prôné par le Chef de l'Etat sur la gestion du pétrole et du gaz découverts au Sénégal, Me Abdoulaye Tine a d'abord estimé que le dialogue est à la démocratie, ce que la morale est à la religion. "Le dialogue ne doit pas être une stratégie politique. Malheureusement, c'est bien le cas chez nous", a-t-il indiqué. En d'autres termes, Me Abdoulaye Tine considère que le régime a pris le soin de signer un contrat sur ces ressources naturelles découvertes chez nous, puis a choisi les personnes avec qui travailler. "C'est après qu'il a pensé à appeler au dialogue et à la concertation. C'est trop tard car on est à neuf mois de la présidentielle", a-t-il avancé. "Le régime doit assurer l'entièreté de sa responsabilité", a-t-il ajouté. Sur la situation économique et sociale de la banlieue, Me Abdoulaye Tine est d'avis qu'il faut installer des zones franches urbaines pour vaincre le chômage et la pauvreté dans la banlieue.

Abdou DIOP

 

Dans un communiqué de presse, l’Assemblée nationale informe que les députés sont convoqués en séance plénière ce vendredi 29 juin. A l’ordre du jour, l’examen du projet de loi n°18/2018 modifiant la loi n°2002-08 du 22 février 2002, abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite. Les députés vont aussi examiner le projet de loi n°22/2018 portant loi de Finances rectificative (Lfr) pour l’année 2018. Cette session sera suivie par un débat d’orientation budgétaire, le samedi 30 juin.

Traditionnellement, la Lfr permet non seulement de procéder à des réglages techniques d’un point de vue budgétaire pour assurer la crédibilité, la sincérité et l’annualité budgétaire. Elle permet aussi de faire face à de multiples dépenses essentielles dans les secteurs prioritaires de l’économie qui, soit présentent un caractère nouveau, soit étaient presque impossibles à quantifier, par leur nature ou par la complexité des contrats liant l’Etat à certains fournisseurs. Les ressources additionnelles nécessitant une Lfr proviennent généralement, soit du dynamisme des services de recettes – une réévaluation des prévisions fiscales –, des crédits du budget général qui n’ont pas été utilisés jusqu’à la date de clôture des engagements ou des ressources provenant de la coopération internationale.

Seydou KA

 

Le président de la République, Macky Sall, va présider, vendredi, le Colloque du 40ème Moussem culturel international de la ville d’Assilah (29 juin-20 juillet), au nord du Maroc, a annoncé le bureau de la Fondation Forum d’Assilah.  

Ce colloque, prévu vendredi et samedi à la bibliothèque Prince Bandar Bin Sultan, à Assilah, a pour thème : ‘’Intégration en Afrique : consensus et dysfonctionnement’’. Pour le coordinateur de la rencontre, le professeur Khalid Chegraoui de l’Institut des études africaines de Rabat, « malgré les nombreux acquis et évolutions du continent,le grand espoir suscitépar la création de l’Union africaine (Ua) ainsi que le processus d’intégration demeurent confronter à de nombreux défis, entraves et dysfonctionnements ». « En raison des supposés échecs ou dysfonctionnements, il y a urgence de déployer de nouveaux efforts et de nouvelles réflexions, avec des paradigmes et des questions plus endogènes au continent afin de relancer les Communautés économiques régionales (Cer), vers plus de convergence de l’ensemble de leurs politiques’’, déclare-t-il dans des propos rapportés par un document des organisateurs. Selon lui, au-delà des constats, il s’agit de voir quels nouveaux paradigmes, méthodologies et approches pour une meilleure intégration africaine.

Les divers participants venant des pays d’Afrique et hors du continent tenteront notamment de répondre à la question de savoir comment contourner, dépasser et résoudre les dysfonctionnements.

Ils s’efforceront aussi d’apporter une réponse à la question : « Quel rôle pour les cultures et civilisations africaines pour une future Afrique unie ? ». Le Sénégal sera représenté par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, le directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor, Raphaël Ndiaye, ainsi que par Alioune Sall, directeur exécutif de l’Institut des futurs Africains de Pretoria. Au programme de la 40ième édition de « Moussem culturel », il est prévu d’autres colloques, dont celui axé sur le thème : « Sauvegarde et transmission des musiques dans le monde de l’Islam ». Selon les organisateurs, il y aura des ateliers de peinture murale, d’arts plastiques, d’écriture pour enfants et des concerts de musique. Le poète sénégalais Amadou Lamine Sall sera honoré lors de ce festival marocain, pour avoir été le lauréat de la onzième édition du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine. Une récompense que l’écrivaine Fama Diagne Sène avait déjà remportée en 2011.

(APS)

Au lendemain de l’adoption de la loi sur le parrainage, les ambitions présidentielles de beaucoup de personnalités s’amenuisent. Avocat au barreau de Paris et leader de l’Union sociale libérale, Me Abdoulaye Tine, 43 ans, refuse de faire partie des candidats qui abdiquent. Tout en attaquant la loi sur le parrainage devant la Cour de justice de la Cedeao, il s’est lancé à la quête de signatures à travers son parti qu’il dit implanté dans les 14 régions du Sénégal et dans la Diaspora pour surmonter la barrière administrative afin de proposer aux citoyens un autre projet de société.

Vous avez créé l’Union sociale libérale en 2014. Qu’est-ce qui fait la spécificité de votre formation politique ?
C’est un parti qui est en croissance. Nous l’avons fondé le 12 mai 2014. Nous avons attendu jusqu’à l’obtention du récépissé qui a été signé par le ministre de l’Intérieur, le 24 septembre 2016, pour fixer la date de lancement qui a eu lieu le 27 février 2017. Depuis lors, le parti a continué sa stratégie d’implantation à travers les 14 régions du Sénégal. Aujourd’hui, sur les 557 communes, le parti est dans 357 communes. Des 101 pays de la Diaspora où les Sénégalais ont des consulats, nous sommes présents dans plus de 54 pays. Nous avons créé un laboratoire d’idées pour penser notre programme. Nous en avons lancé un à Dakar en février. Deux autres seront lancés à Paris et aux Etats-Unis. Cela vise à permettre à la Diaspora sénégalaise de participer à la coproduction du projet présidentielle que nous voulons proposer aux Sénégalais. Le parti est constitué de citoyens de la société civile ou de citoyens qui n’étaient pas dans les appareils politiques. Nous avons aussi beaucoup de personnes qui sont dans les appareils politiques et qui ont décidé de rejoindre notre parti. Plusieurs personnalités locales ont rejoint le parti à Pikine. Nous avons des citoyens de tous bords qui ont décidé de dépasser les clivages partisans. Ce qui importe pour eux, c’est de se mettre autour d’un projet pour servir l’intérêt national.

Les grands leaders politiques détiennent des bases affectives. Est-ce le cas pour vous ?
J’ai une base affective. La salle où nous avons tenu notre rencontre à Pikine a été remplie de monde. Je suis un enfant de Pikine. Je suis né dans cette ville. J’ai fait l’école primaire à l’Ecole 10 et le cycle moyen au Cem Fallilou Diop. J’ai obtenu mon Bac au lycée Limamoulaye. C’est après la maîtrise en Droit public que je suis parti à Paris. J’ai fait plusieurs institutions dont les Nations-Unies, le service international du barreau de Paris, mais je n’ai jamais coupé le lien avec cette localité. Même si ma famille n’y vit plus, il n’en demeure pas moins que lorsque j’arrive à Pikine, je me sens totalement chez moi. J’ai aussi une base affective aux Parcelles assainies où ma famille avait déménagé. Ma base affective oscille entre les deux localités, mais il y a une dominante pikinoise

Pourquoi êtes- vous candidat à la présidentielle ?
Je suis candidat à la présidentielle de 2019 pour plusieurs raisons. La première est qu’aujourd’hui, avant de lancer un parti politique, nous nous sommes investis en tant qu’acteur de la société civile pour qu’en 2012, nous puissions avoir un changement. Lorsque le pouvoir s’est installé, dès les premières années, notre analyse était que ce qui est en train d’être fait n’était pas conforme à notre engagement. C’est à partir de ce moment que nous avons commencé à réfléchir pour trouver des modalités alternatives. Avant de déposer les statuts du parti, nous avons commencé à écouter les citoyens sénégalais. Beaucoup de citoyens ont été interrogés. Et nous sommes arrivés à deux conclusions. La première est que les intellectuels ne sont plus dans les partis politiques, contrairement aux premières années de l’indépendance où on a eu Léopold Sédar Senghor, Galandou Diouf et tous les autres qui ont créé cette jeune nation. Quand on demande aux intellectuels pourquoi ils ne sont plus dans le jeu politique, ils répondent que la politique est souvent caractérisée par des complots, des règlements de compte, des scandales. La deuxième raison est que le parti majoritaire au Sénégal est celui des sans parti. Des gens qui vivent et qui ne sont affiliés à aucun parti politique. Ce manquement d’engagement ne s’explique pas par un manque d’amour pour le pays. Tous ces citoyens auscultent la marche de la Nation, mais ne s’engagent pas parce qu’ils ne se retrouvent pas dans le champ politique. Ils estiment que les politiciens les prennent pour des enfants et c’est pendant les élections qu’ils vont vers eux. Après les élections, ils disparaissent. C’est pourquoi nous avons décidé de créer un cadre qui va permettre à toutes ces personnes de se réconcilier avec la politique et de s’engager. Quand nous avons tenté de réussir ce double tour de force, notre analyse nous a conduit à marquer les clivages qui ont construit jusque-là l’espace politique sénégalais à savoir les socialistes et les libéraux. La Russie organise avec une logique capitaliste la Coupe du monde. Si Staline se réveille aujourd’hui, il ne reconnaîtrait pas l’ex-Urss. Quand Wade est arrivé au pouvoir, il a fait beaucoup de social même s’il se réclame du libéralisme. C’est sous les socialistes que la santé a été privatisée. L’Etat s’est désengagé dans plusieurs secteurs stratégiques. Nous avons estimé que la vérité se trouve entre les deux idéologies. Les Sénégalais sont à la recherche d’une doctrine capable d’identifier les problèmes, d’apporter des solutions et de bâtir un système de développement qui sera spécifique.

Quel plus comptez-vous apporter à la scène politique ?
Nous sommes convaincus qu’il y a une dynamique d’amorce lourde qui est en train de se faufiler. L’aboutissement de cette tendance sera forcément l’implosion du système politique sénégalais tel que nous l’avons connu. Quand on écoute les Sénégalais de la Diaspora ou d’ici, le discours est le même. Nous avons eu une première alternance et nous avons été trompés. Nous avons eu une seconde alternance et nous avons vu ce que cela a donné. Le régime actuel avait fait campagne autour du «Yonou Yokouté». Après la victoire, il nous a promis l’émergence en 2035. D’ici à 2035 qu’est-ce qu’on va faire ? Est-ce que nous pourrons continuer à nous soigner, à manger à notre faim ? Il faut qu’on continue à vivre. C’est pourquoi notre cible électorale est le parti des sans parti. Nous avons entrepris de constituer un appareil politique pour construire un nouvel électorat et une nouvelle génération d’acteurs pour réaliser les changements que les Sénégalais jugent indispensables.

Comment comptez-vous franchir l’obstacle du parrainage ?
Quand nous avons créé le parti, nous avons anticipé sur cette hypothèse. Ce n’est pas pour rien que nous avons décidé d’implanter le parti dans les 14 régions du Sénégal. Ce qui nous a permis de créer un mouvement des élèves et étudiants sociaux-libéraux. Nos étudiants peuvent nous amener une bonne partie des signatures. Mais nous ne sommes pas pour le parrainage. Il y a un argument officiel, mais il y a des motifs cachés. On a réussi à exiler certains et à mettre d’autres en prison. Pour ceux qui restent, le pouvoir a décidé de mettre un obstacle administratif quasi insurmontable. C’est pourquoi, j’ai attaqué cette loi devant la Cour de justice de la Cedeao. Je n’ai pas de doute que la Cour va trancher au nom de la légalité. Dès la semaine prochaine, nous allons ressaisir la Cour pour que l’affaire soit jugée en procédure d’urgence, parce que le gouvernement a changé la donne en retirant son projet de loi initial en mettant un autre pour donner un coup d’accélérateur à la procédure. Nous irons jusqu’au bout. Nous avons vu l’arrêt qui a été rendu au Burkina Faso concernant les membres du parti de Blaise Compaoré. Nous sommes convaincus que la Cour va nous donner raison. Comme elle l’a fait le 24 mai dernier dans l’affaire Nino Vieira. Après trois ans de procédure, nous avons fait condamner la Guinée-Bissau pour avoir manqué au droit à la vie et de n’avoir pas donné l’accès à la justice à ses héritiers.

La nécessité d’éviter les candidatures fantaisistes a été invoquée pour justifier le parrainage ? Avez-vous l’impression d’être parmi les personnes visées ?
Loin de là. Nous n’avons pas cette impression. Depuis la création du parti, je suis convaincu d’une chose : en politique, il y a deux temps. Il y a le temps de la mobilisation sur le terrain. Il y a le temps de la mobilisation par le discours à travers les médias. Nous n’avons pas créé un parti pour faire du bruit pour que les gens nous entendent afin que nous puissions entrer dans les coalitions. Nous avons un parti porteur d’un projet alternatif. C’est la raison pour laquelle nous travaillons sur le terrain. L’élection présidentielle est une élection majoritaire. Vous n’êtes pas obligés d’aller dans tout le Sénégal. Nous avons fait tous les départements. Cela nous permet de régler le problème du parrainage.

Pourquoi vous attaquez-vous à la loi sur le parrainage?
Quand il est arrivé au pouvoir, Abdou Diouf a trouvé une loi qui limitait le pluralisme qui disait qu’on ne peut pas avoir plus de quatre courants. Il a estimé que cette loi était anticonstitutionnelle. Il a changé cela en 1983 en adoptant le pluralisme intégral. La loi sur le parrainage remet en cause cette ouverture. Aujourd’hui, nous avons près de 300 partis politiques sénégalais. Avec le parrainage, il est demandé au candidat d’avoir au moins 52.000 électeurs. Cela veut dire que sur tous les partis politiques qui existent, moins de 100 partis auront le nombre demandé. L’idée consistant à dire que c’est pour parer les candidatures fantaisistes n’est pas recevable. Le maximum de candidats qu’on a eu à une élection présidentielle est de 15. Le verrou existe déjà. Les 65 millions de FCfa qui représentent la caution sont énormes. C’est beaucoup d’argent. Le parrainage est un double verrou. Mettre sur le même pied le parti politique et l’indépendant consiste à vider de sa substance les valeurs qui guident la création d’un parti politique. Si la collectivité est mise à la même enseigne que tout le monde, la création d’un parti n’aura plus d’intérêt. Quand on dit que le parrainage permet de mesurer la représentativité, cela veut dire que le fait de parrainer est un engagement de vote. Si ce n’est pas un engagement de vote, il ne peut pas permettre de mesurer la représentativité de quelqu’un. Le gouvernement demande des signatures alors que nous avons une population majoritairement analphabète.
Beaucoup ne savent pas signer. Comment les signatures seront authentifiées ?

Cela est pris en charge par la Loi électorale…
Le Conseil constitutionnel ne peut pas faire le contrôle dans un délai d’un mois. Certains invoquent les nouvelles technologies pour expliquer la possibilité de contrôler. Je défie quiconque. Je connais le nombre de juges que compte le Conseil constitutionnel. Je sais qu’il n’a pas la capacité de faire le contrôle. C’est pourquoi nous combattrons le parrainage par toutes les ressources de l’Etat de droit. Même promulguée, la loi sera attaquée pour exception d’inconstitutionnalité. Et le Conseil constitutionnel ne pourra pas dire qu’il n’est pas compétent. On va lui demander d’apprécier au vu de la hiérarchie des normes la validité de cette loi par rapport aux pratiques constitutionnelles.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Depuis  2004, la ville de Thiès échappe au tableau de chasse de la mouvance présidentielle. Même  si, au fil du temps, il a été constaté que l’écart s’est considérablement rétréci, il n’en demeure pas moins que renverser la tendance est loin d’être une mince affaire. Malick Mbaye propose une stratégie pour y parvenir.

Conscient du défi qui attend le pouvoir à la présidentielle de février prochain dans le combat pour la récupération politique de  la ville de Thiès, Malick Mbaye, président du mouvement Conscience citoyenne Gëm Sa Bopp, membre de la coalition présidentielle, indique qu’il faut une concertation sincère entre responsables  locaux du camp du président Macky Sall. « Je ne parle pas d’unité au vu de la kyrielle de responsables qui se réclament tous du président de la République, mais plutôt de la mise en place d’un cadre de concertation, d’une permanence commune, où nous allons nous rencontrer de façon régulière pour discuter, échanger, prendre des décisions communes sur le terrain politique »,  précise-t-il.

C’est pourquoi, Malick Mbaye  dit lancer une alerte pour dire qu’une élection présidentielle est une élection qui a ses particularités telles que le coefficient personnel du candidat, son appartenance naturelle. «  C’est, donc, dire que nous devons éviter de prendre la ville de Thiès comme  une simple entité du département », lance-t-il.

Selon lui, la ville de Thiès est devenue une entité prenable,  sur le plan politique, par le président Macky Sall, au regard de ses réalisations dans le programme de modernisation des villes (promovilles), entre autres, et du nombre grandissant de responsables qui s’engagent à le soutenir. « Il ne suffit pas d’avoir une équipe sur le papier pour gagner et le mondial est en train de le montrer », a-t-il relativisé. « Il faut  une  bonne synergie des actions sous-tendue par une  stratégie concertée, bien pensée tout comme de  la discipline », propose-t-il.

Revenant sur la carte électorale du département de Thiès,  Malick Mbaye  constate qu’en réalité,  le gros lot d’électeurs  se trouve dans la ville de Thiès qui est, par conséquent, le poumon électoral du département. Outre ces statistiques, s’y ajoute  un nouvel élément qui, historiquement, n’est encore jamais arrivé à Thiès dans une élection présidentielle. « Au vu de mes informations, Thiès pourrait avoir 5 candidats natifs  de la ville à savoir  Ngounda Fall Kane de Cité Lamy, Thierno Alassane Sall, Idrissa Seck et Cheikh Adjibou Soumaré de Grand-Thiès et  le juge Ibrahima Dème de Diakhao », annonce-t-il.  Autant de choses qui font dire à Malick Mbaye que « la coalition Bennoo Bokk Yaakaar se doit de faire preuve d’une présence assidue sur le terrain à travers une approche concertée bien murie pour remporter haut la main l’élection présidentielle de février prochain à Thiès.

Mbaye BA

Candidat à la présidentielle de 2019, Boubacar Camara, président du mouvement « Jengou ngirr Jerign Sénégal » annonce des actions accrues en faveur du Sénégal et une place non négligeable pour Mbour, s’il est élu.

De passage ce week-end à Mbour, Boubacar Camara se projette déjà sur la prochaine élection présidentielle. C’est le mouvement Convergence pour l’équité et l’émergence de Mbour dirigé par Me Abdoulaye Thiam qui a accueilli le président du mouvement « Jengou ngirr Jerign Sénégal ». Les échanges ont tourné autour du développement de Mbour. L’hôte du jour a estimé que « depuis 58 ans, l’argent qui a été injecté dans ce pays n’a pas permis de répondre aux attentes des Sénégalais ». Il a souligné que les richesses dont regorge Mbour n’ont pas sorti la Petite côte de la pauvreté. D’où l’annonce de faire de la localité une région avec « une potentialité, un plan d’aménagement du territoire qui définira de façon claire et nette, toutes les infrastructures de santé, d’éducation à mettre en place ». Ainsi sur cinq ans, il a promis des résultats probants pour la localité à travers un plan-programme qui sera financé par trois volets. Le premier le sera par le budget de l’Etat à travers un vote à l’Assemblée nationale à la faveur de cette localité qu’il compte ériger en région. La deuxième partie du financement va résulter, selon lui, de la coopération décentralisée « qu’on va organiser et encourager dans toute la coopération économique du Sénégal ». La troisième partie, ce sera le financement des infrastructures de Mbour qui se fera à partir des ressources « que nous tirerons du pétrole, du gaz, des ressources halieutiques, du phosphate ; de l’ensemble des richesses du Sénégal. Ce sera réparti équitablement à toutes les régions et Mbour aura sa part ».

Même si Mbour occupe une bonne place dans son discours, l’ancien patron des Douanes sénégalaises inscrit l’action de son mouvement dans un programme plus vaste qui couvre tout le pays. Pour lui, le Sénégal traverse une situation économique extrêmement difficile dont il impute la responsabilité aux dirigeants. « Cela s’explique par l’incompétence de ces derniers qui ont fait des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir. Parce qu’en faisant ces promesses, ils ne connaissaient pas la situation de ce pays. Ils ont fait participer au pouvoir des gens qui n’ont aucune compétence pour diriger un pays ; ça c’est une réalité », a-t-il notamment estimé.

Ousseynou POUYE

Face à l’insistance du Pds qui estime que la candidature de Karim Wade est valide, Moustapha Fall, coordonnateur de la coalition Macky 2012, souligne que les libéraux savent bien que le fils de l’ancien Président ne peut pas participer à la présidentielle de 2019.

« Le Pds fait du bluff. Les responsables du Pds savent bien que Karim Wade ne peut pas être candidat. Karim Wade le sait très bien. On le fait parler, mais il n’a jamais parlé. On n’a jamais entendu un enregistrement de Karim. On lui attribue des lettres, mais il n’a jamais écrit », a déclaré le coordonnateur de la coalition, « Macky 2012 », interrogé sur l’annonce du retour du candidat du Parti démocratique sénégalais à la présidentielle de 2019. Pour le coordonnateur, « le Pds utilise Karim Wade à des fins de propagande et de mobilisation. Le Pds n’est pas prêt pour des élections ».

Le coordonnateur de « Macky 2012 » s’est désolé de la réaction de l’avocat Assane Dioma Ndiaye qui a dit que le législateur n’a pas énumérer l’enrichissement illicite aux articles L31 et L32. « On ne l’a pas énuméré, mais on a bien dit en bas qu’en général, pour des délits passibles d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement. C’est le cas de Karim Wade qui a été condamné à 6 ans d’emprisonnement. Il a purgé 3 ans avant d’être gracié. A partir du moment où il a été condamné à 6 ans d’emprisonnement, il perd tous ses droits. Ce sont les droits civiques, civils et de famille », a souligné Moustapha Fall. Le coordonnateur a ajouté que l’article 34 du code pénal dit aussi que, lorsque la peine d’emprisonnement prononcée est supérieure à 5 ans, l’interdiction définitive de tous les droits civiques, civils et de famille demeure. « Dans le code pénal, Karim Wade n’est pas éligible. Dans le code électoral, avec l’article L31, Karim Wade n’est pas éligible.

Depuis que Karim Wade a été définitivement condamné à 6 ans d’emprisonnement, en principe, il a été radié des listes électorales », a insisté le coordonnateur qui souligne que c’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur a dit que Karim Wade ne s’est pas inscrit.

Selon Moustapha Fall, l’article 28 de la Constitution dit que tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. « Cela n’est pas le cas pour Karim Wade. Il est binational. Ce qui n’existe même pas au Sénégal avec l’article 18 de la loi sur la nationalité sénégalaise. On ne peut pas avoir deux nationalités. Karim Wade a attaqué l’Etat du Sénégal en France en tant que français. Il n’est pas exclusivement de nationalité sénégalaise », a-t-il argumenté. Moustapha Fall a aussi émis des doutes sur l’authenticité de la récente lettre attribuée à Karim Wade. « Il ne faut pas qu’on défonce une porte qui n’est pas fermée. Cette lettre qu’on attribue à Karim Wade n’a pas été écrite par lui. Elle a été écrite par le comité directeur du Pds comme toutes les autres précédentes lettres. Cette correspondance n’est pas exclusivement destinée à Macky Sall, mais plutôt à Idrissa Seck », a affirmé le coordonnateur. Pour M. Fall, « le Pds a voulu freiner Idrissa Seck qui est allé jusqu’à proposer une quête pour payer ce que Karim Wade doit à l’Etat du Sénégal. Le Pds a voulu remettre Idrissa Seck à sa place », a-t-il poursuivi.

B. DIONE

«Le 5ème forum de Dakar dont le thème est « Paix et sécurité en Afrique: enjeux de développement et de stabilité durables» se déroulera dans un contexte de globalisation des défis sécuritaires.

«Cela impose la recherche de solutions tendant à conforter le lien entre sécurité, paix et développement, dans une perspective de durabilité», a-t-on renseigné dans le dossier presse remis aux journalistes à l’occasion de l’ouverture officielle du séminaire post-forum 2017, portant sur le thème « prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations?».  Le document fait comprendre que cette 5ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique insistera sur le lien entre la sécurité et les impératifs de justice, de respect des droits et libertés, pour une meilleure protection des civils dans les situations de conflit.

Il insistera également sur le rapport entre les questions sécuritaires et le développement durable. «Les perspectives de coopérations internationales dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et la criminalité organisée seront également mises en exergue », indique-t-on.

A. DIOP

 Rappelant que le terrorisme n’est pas toujours lié aux conditions économiques, au cours de son exposé introductif, à l’occasion du séminaire post-forum 2017 portant sur le thème « prévention et lutte contre l’extrémisme violent : quelles réponses des populations?», le Pr Horchani Férahit a invité à tout faire pour lever cette équivoque. «Le terrorisme n’est pas lié à la religion, il n’est pas lié à l’Islam. Il a toujours existait sans relation forcément avec la religion, avec l’Islam.

Il y a du terrorisme areligieux. Il faut aussi une stratégie internationale, défendre la paix, la tolérance entre les peuples, éviter des cloisonnements entre les pays, de se fermer, éviter les foyers de tension», a-t-il recommandé. Mais aussi, a-t-il ajouté, il faut de la protection, élaborer des actes de protection des frontières. Dans l’aspect sécuritaire, il a soutenu que  le renseignement est très important. «Il doit s’appuyer sur des éléments nouveaux. Ne jamais oublier que les populations jouent un rôle très important et mettre l’accent sur le citoyen. Le renseignement le plus important, c’est le renseignement humain. Il faut faire adhérer le citoyen» a-t-il insisté. Pour le tout, « il faut de la résilience. Le terrorisme ne vaincra pas, il ne passera pas parce que l’Etat est le plus fort.

C’est juste que les populations sont les plus inquiétées», a-t-il édifié.

A. DIOP

Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) se prépare déjà à présidentielle de 2019 à laquelle, il prendra part « sans ou avec le parrainage ». Le Pr El hadji Issa Sall et son équipe ont sillonné, samedi, le département de Thiès pour « remercier » les militants.

Le Parti de l’unité et du rassemblement(Pur) participera à la prochaine présidentielle « avec ou sans le parrainage ». Son coordonnateur, El hadji Issa Sall, l’a fait savoir samedi à Thiès où il a effectué une visite de courtoisie et de remerciements des militants de ce département. « La présidentielle est une élection très spéciale. Elle n’est même pas comparable aux législatives. L’élection présidentielle de 2019 nécessite une grande préparation parce que le pouvoir veut mettre en place des conditions draconiennes avec son parrainage pour se retrouver avec deux ou trois candidats. Ceci peut être considéré comme un recul démocratique.

Mais, je peux vous assurer qu’avec ou sans le parrainage, le Parti de l’unité et du rassemblement ira à l’élection présidentielle », a-t-il laissé entendre devant les militants qui sont venus nombreux accueillir leur hôte à la promenade des thièssois. Selon le Pr El Hadj Issa Sall, la prochaine présidentielle sera organisée suivant de nouvelles règles surtout avec l’introduction du parrainage. C’est pourquoi il a invité ses militants à rester très vigilants et à se préparer davantage pour la bataille de février 2019. « La présidentielle de 2019 revêt un cachet très particulier. On ne vous demandera pas seulement si vous êtes Sénégalais, si vous êtes en règle avec vos obligations fiscales, etc. Mais, on vous demandera aussi de vous faire parrainer par 60.000 personnes, soit 0,8% ou 1% du fichier général (…) Mais parrainage ou pas, le Pur ira à l’élection présidentielle », a insisté M. Sall.

Parlant du choix porté sur sa personne par son parti pour la prochaine présidentielle, l’ancien vice-président du Conseil régional pose d’abord une question : « est-ce que j’ose refuser cette proposition ? », avant de répondre par la négative sur accompagnement des militants surexcités. Pour sa part, le vice-président du conseil du quartier Silmang (Thiès-Est) et militant du Pur, affirme que nulle ne peut empêcher à leur parti de présenter un candidat au mois de février 2019.

Ndiol Maka SECK

Notre Ambition pour Macky Sall « Nam » est le mouvement porté, hier, sur les fonts baptismaux, par Birane Gaye, 2ème adjoint au maire de la commune de Touba Mosquée. Cette structure a promis de recueillir des signatures pour le candidat, Macky Sall.

Birane Gaye a réussi une forte mobilisation de leaders de groupements féminins et de militants lors du lancement de son mouvement qui a eu lieu à Djanatoul Mahwa. Pour matérialiser leur détermination à jouer leur partition, les membres du mouvement ont recueilli plus de 1 000 signatures. «Nous pouvons  assurer le parrainage du candidat Macky Sall. Nous nous engageons à mobiliser 50.000 signatures pour parrainer sa candidature », a-t-il affirmé.
Il a souligné que les personnes déjà enrôlées sont issues des leaders d’associations et de groupements de femmes. « Nous comptons, dès le 8 juillet, organiser, à Ngaye Mekhé, une rencontre nationale avec les 14 cellules implantées dans les régions du pays », a promis M. Gaye. Le leader du mouvement a indiqué que le maire et les responsables de “Bennoo Bokk Yaakaar” de Ngaye, travaillent d’arrache pied pour la réussite de ce grand rassemblement, pour la réélection du président Macky Sall dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2019. Birane Gaye a dit entretenir de bons rapports avec les responsables de l’Apr de Touba. « Je n’ai aucune prétention, je ne suis candidat à aucun poste. Je me dois d’apporter ma contribution au développement. Ma conviction profonde est de m’investir en soutenant les actions de mon frère et condisciple Birima Mangara, pour la réélection du Président Macky Sall. Mme Madjiguène Mangara, (Magui Chanel) épouse du ministre du Budget, très satisfaite de Birane Gaye, l’a remercié pour son engagement. Il a loué les valeurs de l’homme, qui aurait pu tranquillement savourer une retraite méritée. Elle est revenue sur le sens de son implication dans la politique pour suppléer son époux sur le terrain pour offrir une  victoire éclatante au Président Macky Sall, dès le premier tour à l’élection présidentielle de 2019: « Je demande aux populations de Touba de s’impliquer, car nous ne ménagerons aucun effort, pour atteindre nos objectifs, le président de la République peut revendiquer plusieurs réalisations dans la ville de Touba, dans tous les secteurs, même s’il y a des ratés dans la communication, je vous demande d’adhérer massivement au mouvement et de ne pas désespérer, car fait-t-elle savoir, le président a beaucoup d’ambitions pour la cité religieuse.

Mamadou DIEYE

Membre du comité directeur du Pds, Cheikh Sadibou Fall invite Karim Wade à revenir au Sénégal. Pour lui, la présidentielle est proche et le candidat déclaré des libéraux doit présenter son programme aux Sénégalais.

Le temps presse, la présidentielle approche à grands pas. Et beaucoup parmi les ténors du Parti démocratique sénégalais (Pds) comme l’ancien ministre de l’Intérieur, Cheikh Sadibou Fall, en sont conscients. L’ancien ministre de l’Intérieur a rappelé la nécessité du retour de Karim Wade, le candidat désigné du Pds à la présidentielle de 2019. « Il est temps qu’il soit là. On ne peut pas mener un tel combat et être hors du pays. C’est un combat politique qui comporte des risques. Il est temps qu’il soit là, qu’il présente aux Sénégalais son programme politique…», a déclaré M. Fall, invité de l’émission dominicale « Grand Jury » de la Rfm. Même si Karim Wade a indiqué, dans son message aux Sénégalais lors de la fête de la korité, « être sur le chemin du retour », cette déclaration de M. Fall sonne comme une sorte de pression sur le candidat déclaré des libéraux.

Même si le retour du fils de l’ancien président de la République est tant attendu, il est impossible de révéler la date exacte de sa venue au Sénégal. Se prononçant sur un éventuel retour de M. Wade au Sénégal, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a soutenu que la loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq ans d’emprisonnement, au moins, il perd ses droits civils et politiques. Une déclaration qui n’a guère plu les membres du Comité directeur du Pds qui la qualifie de « déclaration de guerre » du régime actuel et une tentative de priver le peuple de son droit de se choisir librement un président de la République. «Nous réaffirmons solennellement que rien, ni dans la Constitution ni dans aucune autre loi, n’interdit à notre candidat de se présenter à la prochaine élection présidentielle et encore moins un jugement dicté par Macky Sall qui viole l’ordre public international. Nous nous opposerons de la façon la plus ferme à ce que Macky Sall obtienne ce qu’il n’a pu obtenir par une Crei, pourtant aux ordres, qui n’a pas osé suivre le procureur spécial qui a requis vainement que notre candidat Karim Wade soit privé de ses droits civiques et politiques», avaient indiqué les libéraux. Seulement, aujourd’hui, plus que jamais, des voix s’élèvent pour réclamer le retour de Karim Wade au Sénégal.

Maguette NDONG

 

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a annoncé que la 5ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique sera lancée ce matin au cours d’un séminaire post-forum de la 4ème édition.

La cérémonie de lancement de la 5e édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique 2018 sera précédée d’un séminaire post-forum qui sera axé fondamentalement sur la “Prévention et lutte contre l’extrémisme violent». Ainsi, «faisant suite à la 4e édition du forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, tenu les 13-14 novembre 20017, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur organise un séminaire post-forum 2017, ce lundi 25 juin 2018, à partir 09H à l’Hotel King Fahd Palace », renseigne un communiqué du ministère des Affaires étrangères reçu à notre rédaction.

Amadou DIOP

C’est par un lieu hautement symbolique que la visite officielle du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba et sa délégation, comprenant l’ambassadeur du Sénégal en République populaire de Chine, a démarré : «la Cité interdite». C’est un lieu féerique marbré par une architecture majestueuse, gorgé de l’histoire millénaire de ce grand peuple et sur lequel, au 15ème siècle, se sont succédé plusieurs dynasties impériales, comme l’a souligné le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, après une visite guidée.

En visite en Chine, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a visité plusieurs sites historiques de ce pays. Une occasion, pour lui, de repréciser la philosophie qui guide la diplomatie sénégalaise définie par le président de la République Macky Sall. A ce titre, il fait remarquer que «la diplomatie sénégalaise est ouverte et elle s’exerce à travers des principes que le président de la République Macky Sall a défini : être dans la promotion de la paix et de la sécurité internationale, dans la politique de bon voisinage avec les meilleures relations pour une intégration sous régionale et panafricaine». Mais la diplomatie sénégalaise, ce sont aussi, relève-t-il, des liens de coopération avec le Moyen-Orient, l’Europe, l’Amérique Latine et l’Asie comme en témoigne sa visite officielle en Chine. «Nous allons partout dans le monde où il est nécessaire de promouvoir la coopération, la défense des intérêts du Sénégal et la protection de nos compatriotes partout où ils sont pour qu’ils vivent dans de meilleurs conditions. Le Sénégal est un petit pays mais une grande puissance diplomatique», a déclaré le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Après la visite à «la Cité interdite», le ministre sénégalais a été reçu par Yang Jiechi, directeur du Bureau du comité central du travail des affaires étrangères du Parti communiste chinois. Il a été beaucoup question de l’exemplarité des relations qui lient le Sénégal et la Chine mais aussi le président de la République du Sénégal,  Macky Sall, à son homologue de la République populaire de Chine, Xi Jinping, comme, le renseignent, à suffisance, les huit rencontres qu’il y a eu entre les deux chefs d’Etat.

Cette exemplarité des relations entre les deux pays a été soulignée lors de la séance de travail et le diner offert au ministre sénégalais par son homologue, le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine et Conseiller d’Etat, Wang Yi. Une coopération qui a été revisitée et qui est marquée par de grandes réalisations achevées, et d’autres en construction comme l’autoroute Ila Touba mais surtout d’autres chantiers en perspective. Les deux ministres se sont réjouis des convergences de vue entre leurs deux pays sur les grandes questions liées à la paix, à la sécurité et la stabilité du monde. Non sans saluer, concernant le Sénégal, l’initiative chinoise concernant le projet Ceinture et Route de la soie. Un entretien qui s’est terminé par grand souhait émis par le ministre des Affaires étrangères de Chine de voir le Sénégal aller très loin dans la Coupe du monde qui se déroule en Russie.
Le séjour officiel du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est achevé par une visite à la mythique «Grande muraille de Chine».


Correspondance particulière
à Beijing, Soro DIOP

 


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