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Politique (2460)

Maire de Bonconto dans le département de Vélingara et président de la Commission Environnement du Haut conseil des collectivités territoriales, Cherif Habibou Aïdara est d’avis que le Pse doit être soutenu à la base pour mieux accompagner la marche du pays vers l’émergence.

Monsieur le maire, comment se porte la commune de Bonkonto ?
Notre commune se porte difficilement. Elle est confrontée à un problème d’enclavement. Nous sommes 37 villages avec une population de 12 000 personnes. Elle est limitée à l’Est par Médina Gounass, à l’ouest par le département de Vélingara. Bonconto est située au milieu des routes qui mènent vers la Guinée et Kolda, mais nous n’avons pas de route bitumée. Nous avons des partenaires qui ont installé un centre de formation multiservices pour permettre aux enfants de se familiariser avec l’outil informatique. Des entreprises sont disposées à s’installer dans la commune, mais elles ne peuvent pas venir parce que nous n’avons pas de route ni d’électricité.

Que faites-vous pour trouver des solutions ?
Nous sommes en train de faire des démarches pour trouver des solutions. Les responsables de la Senelec nous ont reçus. Nous espérons qu’une solution sera trouvée. Nous sommes en train de nous battre pour bénéficier des programmes du Pudc qui suscite beaucoup d’espoir. Les populations menacent souvent de marcher, parce qu’elles entendent que certaines localités ont été servies. Nous tentons de les calmer en leur disant que le président de la République a pensé à tous les Sénégalais. J’ai côtoyé le président et je sais que c’est un patriote. Il pense à tous les Sénégalais.

Pensez-vous que votre statut de Haut conseiller peut aussi aider à trouver des solutions aux difficultés de vos mandants ?
Nous sommes en phase d’installation. C’est très tôt pour parler de l’action du Haut conseil des collectivités territoriales. Même si l’on devait en parler, ce serait par le canal du président, Ousmane Tanor Dieng. Mais je peux dire que le Hcct est une réponse à une préoccupation. En tant que maire, je prends des décisions sur les domaines de compétences transférées. Dans cette prise de décision, je rencontre parfois des difficultés. Avec le Hcct, nous avons un espace dans lequel les difficultés que nous rencontrons dans la mise en place des domaines de compétences peuvent être traitées. Le Hcct permet de donner au président de la République l’ensemble des difficultés rencontrées dans la mise en place des politiques de décentralisation. A titre d’exemple, nous avons l’agression de nos ressources naturelles dans le sud du pays. En tant que maire, si vous interdisez cette agression, parfois ce sont vos propres conseillers qui vont vous combattre, puisqu’ils sont impliqués dans l’exploitation. Vous avez les populations qui condamnent, mais qui en même temps hébergent les exploitants. Le maire est très fragile pour agir. Il y a une harmonisation à faire entre l’autorité locale, l’autorité administrative et l’ensemble des acteurs.

Quelles actions menez-vous pour combattre cette agression ?
Nous sensibilisons. En tant que maire, nous ne pouvons pas prendre des décisions. Nous dénonçons. Ce qui est important dans un Etat, est que les gens harmonisent les dispositions. La tâche est très difficile. Dans le sud et l’est, toute la forêt est assaillie. Nous allons proposer que cette question soit abordée au Hcct. Nous pourrions déposer un rapport.

On note, depuis quelques temps, des mobilisations politiques en direction des élections. Quel commentaire en faites-vous ?
Il y a beaucoup de précipitation. La priorité est d’inviter les Sénégalais à s’inscrire sur les listes électorales. La priorité est que chaque responsable politique essaie de s’approcher des populations, de travailler pour faire en sorte que toutes les forces soient du côté du président de la République. Ce que le président est en train de faire pour les populations est une bonne chose. Les forages et la carte d’égalité des chances soulagent les populations. Le Pse est un bon programme qu’il faut soutenir à la base. Ce que nous devons faire est de chercher les voies et moyens à mettre en œuvre pour soutenir le Pse à la base pour propulser le Sénégal vers l’émergence. Au lieu de plonger le pays dans une campagne électorale prématurée, chaque responsable n’a qu’à aller travailler dans sa localité et lorsque les choses vont s’approcher, on pourra dire qui doit être investi ou pas. Mais actuellement, nous sommes en train de faire l’inverse.

Qu’est-ce qui doit être fait ?
J’appelle tous les responsables qui veulent soutenir le président à harmoniser leurs positions, réconcilier les différents militants. Nous devons nous mobiliser pour l’inscription sur les listes et convaincre les populations que le Pse est un bon programme. Certains pensent que nous avons déjà gagné parce que nous sommes forts. En politique, on n’est jamais définitivement fort. Et l’on n’est jamais définitivement faible. Il faut travailler.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Les enseignants de l’Alliance pour la République s’insurgent contre les propos du leader du parti les Patriotes du Sénégal pour le Travail, l'éthique et la fraternité (Pastef) qui a décrié la gestion du régime. Face à la presse hier, les enseignants de l’Apr ont affirmé que le Sénégal se porte bien sous Macky Sall. « Le pays est sur une trajectoire qui nous permet de cultiver l’espoir en préservant la paix sociale », a déclaré Mamadou Faye, porte-parole du jour qui a lu la déclaration liminaire en présence du coordonnateur, Youssou Touré. « Nous avons une vision claire. Des efforts reconnus de tous sont faits pour atteindre les objectifs du Pse. Le pays est en train d’émerger. Le président de la République a une vision claire qui va transformer l’économie sénégalaise. Le Sénégal marche. Le pays a gagné 30 places dans le classement Doing business», a ajouté M. Faye.

Les enseignants ont déploré le fait que le leader du Pastef ait cité sa propre mère dans son combat politique. « Il faut que Sonko sache raison garder et éviter d’impliquer sa mère dans un combat perdu d’avance », ont martelé les enseignants. « Sonko a voulu sa radiation », ont-ils insisté.

Youssou Touré a appelé à la sérénité. « La stabilité du pays exige un certain discours. Un certain comportement. Il y a un processus qui a abouti à l’élection des présidents, Senghor, Diouf, Wade et Sall. Il faut préserver cela en œuvrant pour la stabilité du pays. Ce pays a besoin de sérénité. Qu’on ne détruise pas ce qui a été construit », a dit M. Touré.

B. DIONE

Seynabou Gaye, la présidente du Conseil départemental, a apprécié, à sa juste valeur, l’acquisition « d’un hub intelligent de services innovants qui a pour but d’assurer l’inclusion numérique des territoires qui devraient permettre aux populations du département d’avoir accès à des services sociaux de base et à des services conseils ». Le conseil départemental de Tivaouane a ainsi bénéficié de l’appui du ministère de la Gouvernance locale à travers le Programme national de développement local (Pndl) qui va financer pour 100 millions de Fcfa le Pôle internet et services associés (Pisa) avec une contrepartie du conseil départemental qui a déjà été dégagée. « Et dans la même veine, l’ébauche d’une autre infrastructure, celle d’un centre de promotion et de réinsertion sociale (Cprs) pour un coût de 50.000.000 de Fcfa qui sera financé par le conseil départemental qui a décidé de sa construction », a souligné sa présidente.

M. SAGNE

Le président de la République, Macky Sall, lance sa nouvelle plateforme de communication, aujourd’hui, sur Facebook Messenger. Dénommé « chatbot », cette plateforme va permettre au chef de l’Etat de communiquer avec les internautes lors d’événements phares et sur des thèmes particulièrement importants au Sénégal.

Un chatbot est un robot logiciel permettant de dialoguer avec un internaute en ayant recours à des conversations automatisées. Selon le communiqué publié, il n’a, en revanche, pas vocation à répondre aux messages à caractère personnel, lesquels ne recevront donc pas de réponse. « Le robot de discussion, développé grâce à la plateforme Chatfuel, est à retrouver sur la page Facebook de la présidence de la République : après avoir cliqué sur “Envoyer un message”, la discussion automatique pourra débuter », souligne le texte.

B. DIONE

Les femmes de l’Apr de Guédiawaye ont porté leur choix sur Aliou Sall pour diriger la liste départementale pour les élections législatives à venir. Elles l’ont fait savoir hier au cours d’une assemblée générale tenue à la mairie de cette localité.

Trois jours après la sortie des proches du député Seydina Fall Bougazelli exprimant leur choix sur le coordonnateur de l’Apr de Golf sud pour diriger la liste départementale de la coalition Bby lors des élections législatives prochaines, c’est au tour de la coordination départementale des femmes de l’Apr d’appeler le Chef de l’Etat à entériner le choix qu’elle a fait portant sur le maire de Guédiawaye pour conduire ladite liste. La coordonnatrice Fatoumata Néné Tall a donné les raisons de ce choix qui, selon elle, est le plus judicieux si la coalition souhaite remporter haut la main ces prochaines joutes.

Les femmes de l’Apr de Guédiawaye ont mis en exergue «le travail remarquable» que le maire de cette localité a abattu à la tête du parti ainsi que «ses efforts considérables» pour la cohésion et l’animation de l’Apr et de la coalition à Guédiawaye. Dans le même ordre, les femmes de l’Apr de Guédiawaye ont souligné l’action que mène quotidiennement, Aliou Sall, dans le sens de la massification de l’Apr et de la mobilisation des populations vers les commissions d’inscription sur les listes électorales. Les femmes de l’Apr pensent aussi que la bonne organisation de la démarche du maire a jusqu’ici permis à des milliers de sénégalais de s’inscrire sur les listes électorales. Autant de raisons qu’elles croient suffisantes comme gage de confiance du parti de la coalition Bby pour investir Aliou Sall à la tête de la liste départementale.

Sur un autre plan, elles considèrent que les nombreuses réalisations que le premier magistrat de Guédiawaye a faites dans le département en termes d’infrastructures en tout genre constituent une raison supplémentaire pour le placer à la tête de la liste départementale de la coalition Bby de Guédiawaye. Les femmes de l’Apr en ont profité pour appeler la population à s'inscrire massivement dans les commissions d'enrôlement afin de soutenir le candidat du parti. Elles ont également demandé aux responsables et militants du parti ainsi qu’à ceux des alliés de rester vigilants afin d’annihiler les velléités de transfert d’électeurs. Dans son intervention, le maire de Guédiawaye a répondu avoir accepté la proposition des femmes de l’Apr. « Vous avez un candidat courageux, dynamique et décidé à aller au combat » a-t-il ajouté. Aliou Sall a, cependant, appelé les militants et responsables à rester sereins et à ne pas verser dans la moindre forme de violence.

…D’autres militantes proposent Seydina Fall
En conférence de presse à Golf sud, des femmes ont réclamé l'investiture du député Seydina Fall alias Bougazelli comme tête de la liste départementale de la coalition Bby de Guédiawaye en vue des élections législatives prochaines.

Elles ont appelé le président de la République Macky Sall à prendre en considération « l'assistance constante que le député apporte aux militants du parti » pour en faire la tête de la liste départementale. Fatou Binetou Seck dite Yaye Seck, Ndèye Sophie Diallo et Thiara Diouf, se disant des responsables de l'Apr ont mobilisé leurs militants à la permanence Cheikh Kanté pour dire haut et fort leur choix porté sur le député Seydina Fall pour la tête de liste départementale de Bby à Guédiawaye. Elles ont expliqué ce choix par « l'utilité publique » du député Seydina Fall qui, selon elles, n'est pas réduite à ses actions de bienfaisance envers les personnes physiques et organisations de Guédiawaye. "A chaque fois que la situation l'exigeait, le député Seydina Fall est monté au créneau pour s'ériger en bouclier contre les attaques verbales de l'opposition et prendre objectivement la défense du président de la République et de son parti d'une manière qui ne souffre d'aucune subjectivité ou d'impertinence" a déclaré Fatou Binetou Seck dite Yaye Seck.

"A la lumière de ce travail que le député continue à abattre et dans le but de contenir les assauts de l'opposition locale, nous demandons solennellement au président Macky Sall de faire du député Seydina Fall, la tête de la liste départementale de la coalition Bby de Guédiawaye" intervient Thiara Diouf.

Abdou DIOP

Le président de la République a adressé ses félicitations à l’équipe nationale de football qui a été éliminée en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Gabon 2017). « J’avais adressé un message d’encouragement juste après l’élimination, mais nous devons apprendre de nos erreurs et nous préparer à affronter les épreuves qui sont devant nous. Le fait de perdre ne doit pas décourager l’action dans le cadre du football », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a ajouté : « j’invite les dirigeants du football ainsi que tout l’encadrement administratif et aux joueurs à redoubler de vigilance. Nous avons des étapes importantes. Nous devons nous qualifier pour la coupe du monde. Nous devons garder le moral ».

B. DIONE

La convergence des cadres républicains (Ccr) a adressé ses « vives félicitations » au président de la République Macky Sall qui vient d’être choisi comme parrain du « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique ». Ce prix est une initiative du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le développement (Cirid), une institution bénéficiaire d’un statut consultatif spécial auprès des Nations Unies.

Pour la Ccr, cette distinction est prestigieuse parce que, jusque là, seuls les présidents Houphouët Boigny et Nelson Mandela avaient bénéficié de cet honneur.
Et cela marque une « reconnaissance des efforts » du président Macky Sall qui demeure un homme fortement inspiré par les vertus du dialogue. La Ccr cite les nombreux cadres de concertation créés par le chef de l’Etat dans divers domaines tels que l’enseignement supérieur, la santé, le foncier, l’énergie etc.

Sans compter la création d’un Haut conseil du Dialogue social (Hcds), la tenue d’un Dialogue national et surtout l’institutionnalisation du 28 mai comme « Journée nationale du Dialogue ». « Pour toutes ces raisons, la Ccr exprime ses sincères remerciements au Cirid, pour cette belle initiative qui permet de promouvoir les valeurs de tolérance, d’écoute et de compréhension réciproque favorables à la résolution pacifique des conflits en Afrique », lit-on dans le communiqué.

M. NDONG

Le président de la République a exprimé sa fierté aux forces armées sénégalaises qui ont pris part à l’opération militaire en Gambie. « C’est l’occasion, en ma qualité de chef suprême des Armées, d’exprimer toute ma fierté à l’armée nationale qui a pris part aux opérations de restauration de la démocratie en République sœur de Gambie », a dit le président de la République. « Cette volonté de tous les chefs d’Etat a fini par montrer que l’Afrique est assez mature pour prendre en charge ses contradictions et ses problèmes », a affirmé le président Sall.

Selon le président de la République, l’Union africaine ne s’est pas trompée en décernant à la Cedeao un trophée de reconnaissance pour l’engagement avec lequel l’institution sous-régionale a pu restaurer la volonté du peuple gambien. Il a adressé ses félicitations au peuple gambien qui est, selon lui, « un peuple ami et frère du Sénégal ».

Le président a réitéré ses félicitations au président Adama Barrow et à son gouvernement qui vient d’être mis en place. Macky Sall a réaffirmé l’engagement du Sénégal à coopérer dans le respect absolu de la souveraineté de la Gambie, mais aussi avec n’importe quel autre pays voisin du Sénégal.

B. DIONE

Aymérou Gningue, maire de la commune de Mérina Dakhar, a été reçu par le club de la presse de Thiès. Le responsable politique de l’Alliance pour la république (Apr) dans le département de Tivaouane a passé au peigne fin des questions politiques, économiques et sociales.

Au plan politique, Ayemirou Nguigue a estimé que même si toute œuvre humaine est perfectible, le président de la République a ajouté de la plus-value à l’architecture institutionnelle du pays lorsque le camp du Oui qu’il incarnait a remporté le référendum. « Il a pu verrouiller le mandat du président de la République à deux et sans équivoque, stopper ainsi des révisions tous azimuts de la constitution effectué par le régime de Wade plus de 17 fois allant jusqu’à agacer les sénégalais qui se sont dressé contre lui lors des fameuses manifestations du 23 Juin » a-t-il relevé. Il a aussi indiqué que la coalition «Benno Bokk Yakaar» contrôle la majorité dans 16 collectivités sur les 18 que compte le département de Tivaouane. « C’est vous dire qu’en politique tout comme dans la vie, les choses ne marchent toujours pas comme sur des roulettes mais je pense sincèrement quelles que soient les difficultés, la volonté d’aller ensemble demeure plus fort. Donc, il n’y a pas de soucis à se faire outre mesure » a-t-il soutenu. Pour corroborer ses déclarations, le maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue a révélé que leur ambition est d’inscrire 220 000 électeurs d’ici la fin du mois d’avril. « Cet objectif est dans nos cordes parce que le département de Tivaouane se classe au 4è rang sur les 45 départements du Sénégal en termes de nombre d’électeurs inscrits dans les 15 commissions d’inscription ; dans le département de Tivaouane, Mérina Dakhar est en tête avec 6000 inscrits conformément au dernier point fait, jeudi dernier » a-t-il confié.

Sur la même lancée, il a rappelé que leur seul objectif aux prochaines élections législatives est de donner la majorité au président Macky Sall à l’Assemblée national puis de travailler à parachever ce gain politique en 2019 par sa réélection dès le premier tour de scrutin. Au plan du développement économique à la base, M. Gningue se félicite de programme d’urgence de développement communautaire qui vient, après l’acte 3 de la décentralisation, pour rééquilibrer la gestion des collectivités locales qui sont tous d’égale dignité, combler leur retard en termes d’infrastructures sociaux de base. « Ce choix axé sur l’équité a profité aux régions de Sédhiou, Kolda, Tambacounda, dans la première phase du Pudc malgré tout la région de Thiès a bénéficié de 5 forages et des pistes de production » s’est-il félicité en attendant le démarrage de la seconde phase du programme. Pour ce qui est de l’accès à l’électricité dans le monde rural, il note que le taux de 25% atteint en un temps si court est rassurant dans la recherche d’arriver à l’objectif fixé à 60% .

Mbaye BA

En prélude à son départ définitif du Sénégal dans une dizaine de jours, Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal, revient dans cet entretien sur son séjour diplomatique au Sénégal, la coopération entre Dakar et Tokyo, les réalisations accomplies. Selon lui, un pays stable comme le Sénégal doit être vraiment soutenu.

Excellence, vous venez de boucler trois ans et quatre mois de service en tant qu’ambassadeur à Dakar. Comment avez-vous vécu ces années passées au Sénégal ?
Au début, c’était un tout petit peu difficile pour moi parce que je ne suis pas un diplomate de carrière. Je suis issu du secteur privé et bien sûr, je n’avais aucune idée de ce qu’était la diplomatie. Aussi, j’avais du mal à m’adapter à la façon de procéder, de faire les choses. Mais malgré cela, je me suis quand même habitué au bout d’un an. Et après, tout s’est bien passé grâce à tous mes prédécesseurs parce que le Japon a ouvert une ambassade au Sénégal en 1962 comme la première ambassade du Japon dans les pays ouest-africains. Il y a eu beaucoup de prédécesseurs qui ont beaucoup travaillé et c’est grâce à tout cela que je n’ai eu aucun souci dans le suivi notamment avec le gouvernement du Sénégal qui est toujours excellent.

Le Japon a, depuis longtemps, accompagné le Sénégal dans pas mal de programmes. Quel bilan tirez-vous de cette coopération sur le plan économique, éducatif, agricole…?
Nous avons bien travaillé en étroite collaboration avec le Sénégal et accompagné le développement du pays. L’année dernière, c’était le quarantième anniversaire depuis le début de la coopération. Nous avons diversifié notre coopération dans beaucoup de domaines. Par exemple, dans la réalisation de forages d’eau, dans l’agriculture, la pêche, l’éducation, la santé, la formation professionnelle… Bien sûr le contenu change un peu. Par exemple, au début, on se contentait juste de construire des écoles, des bâtiments. Aujourd’hui, on fait ça toujours; mais encore plus, on se concentre sur la formation des enseignants sénégalais dans le domaine de la mathématique, de l’hydraulique avec la désalinisation de l’eau de mer. Le contenu évolue selon le temps.

Lors de votre séjour au Sénégal, quelles ont été les priorités sur lesquelles l’accent a été mis, dans la coopération entre nos deux pays ?
Personnellement, parmi tous ces domaines où nous avons toujours travaillé, le plus important c’est l’éducation. L’éducation de base surtout et bien sûr l’enseignement supérieur, via la formation professionnelle. Nous avons toujours accompagné le Sénégal dans ce domaine là. Mais l’éducation de base, c’est-à-dire lire, écrire et savoir calculer, c’est vraiment la base de tout développement. Même si le pays arrive à avoir de grandes usines, ou toute autre infrastructure, s’il n’y a pas l’éducation de base, cela ne servira à rien. Je suis donc persuadé que c’est l’éducation de base qui est l’infrastructure la plus importante. L’autre chose qui n’existait pas jusqu’à maintenant, c’est tout ce qui est lié à la paix et à la sécurité puisque bien sûr, le Sénégal n’a pas beaucoup de problèmes aujourd’hui, mais tous les pays voisins ont été victimes d’attaques. Même au Sénégal, il y a des menaces et personne n’est à l’abri de ces dangers. En plus de ces mouvements terroristes, de radicalisme, il y a des choses très liées aux trafics illicites d’armes, de drogue, d’êtres humains ainsi que l’immigration. Et devant tout cela, un pays stable comme le Sénégal doit être vraiment soutenu par des pays que soit des pays européens, les Usa tout comme le Japon.

De façon globale, quelle appréciation faites-vous de la coopération entre les deux pays ?
Nos deux pays travaillent très étroitement. Nous avons de longues années de coopération, une histoire de très bonne coopération diplomatique. Depuis l’année dernière, nos deux pays sont dans le conseil de sécurité comme membres non permanents. Et à travers ces activités, non seulement sur le sujet bilatéral entre le Japon et le Sénégal, nous traitons et nous échangeons aussi beaucoup d’idées sur tout ce qui se passe en Afrique de l’Ouest, dans le sahel, sur le continent africain et dans le monde entier. Nous apprécions beaucoup les liens approfondis entre nos deux pays, mais aussi les relations diplomatiques étroites entre nos deux pays.

Durant votre présence au Sénégal, qu’est-ce qui vous a le plus marqué?
Beaucoup de choses dans beaucoup de domaines. Par exemple, dans le domaine de la paix et de la sécurité. J’étais très heureux d’avoir commencé à initier la contribution du gouvernement japonais à soutenir les trois conférences de Dakar sur la paix et la sécurité. Nous avons beaucoup fait sur ça, non seulement du point de vue financier mais aussi nous avons appelé des gens du Japon à venir participer aux colloques. Et aussi dans le domaine de la culture, j’ai fait connaissance avec des artistes comme Doudou Ndiaye Rose. Ce sont des choses qui m’ont beaucoup marqué.

Vous quittez le Sénégal, aujourd’hui, quel sentiment vous anime ?
Bien sûr, avec un sentiment triste. J’ai beaucoup parcouru le pays avec mon épouse et nous avons connu beaucoup de Sénégalais de tous les milieux mais aussi beaucoup de femmes sénégalaises très capables, très compétentes. Ça a été vraiment un trésor. J’ai pu quand même mener avec le ministère de la Culture, du sport beaucoup d’activités dans ces domaines. Je ne sais pas comment les autres vont l’apprécier mais je suis très satisfait de mon séjour au Sénégal».

Propos recueillis par Amadou DIOP

Revenant sur la non-élection du Pr Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’Union africaine, le président de la République, Macky Sall, a déclaré, hier, lors de la cérémonie de levée de couleurs, que « le Sénégal ne garde aucun sentiment amer à l’égard de ses voisins ».

« Je voudrais dire que le Sénégal ne garde aucun sentiment amer à l’égard des pays voisins de la Cedeao », a déclaré Macky Sall qui présidait la cérémonie de levée des couleurs. C’était hier, au Palais de la République devant un détachement de la Gendarmerie, en présence des membres du gouvernement.

Le chef de l’Etat a remercié tous les pays qui ont bien voulu voter pour le Pr Abdoulaye Bathily qui était le candidat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). « Ce soutien n’était pas suffisant pour qu’il soit qualifié après trois tours de vote. Je voudrais remercier ces pays », a dit Macky Sall. S’agissant des Etats qui n’ont pas apporté leur soutien à notre compatriote, le chef de l’Etat a souligné : « chaque pays à la souveraineté de son vote. Chaque pays a aussi des raisons profondes qui peuvent justifier son vote à un moment donné. Bien vrai le soutien a été réaffirmé même à Addis-Abéba, mais on prend note de ce qui s’est passé ».

« D’autres pays sont sur un territoire où ils ont perdu plus de 100 soldats. On peut comprendre parfaitement le sens d’un tel soutien », a-t-il expliqué sans nommément citer de pays. « Je pense que le Sénégal aurait peut-être fait la même chose à leur place », a ajouté le chef de l’Etat.

Le président Sall demande aux Sénégalais de tourner la page. « Si notre candidat était jugé simplement sur ses qualités et ses capacités, il n’aurait aucune difficulté. Il ne s’agit pas d’un concours, mais d’un choix de pays qui sont souverains », a-t-il lancé.

Babacar DIONE

Au Canada où il a pris part à la réunion du bureau de l’assemblée parlementaire francophone, Moustapha Niasse a encouragé la formation des élites et des masses dans la lutte contre le terrorisme.

Le président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a insisté sur la lutte contre le terrorisme et sur les conclusions des travaux du Forum annuel de l’action mondiale des parlementaires (Pga), tenus à Dakar les 9 et 10 décembre 2016. C’était de la réunion du bureau de l'Assemblée parlementaire francophone (Apf) qui a eu lieu à Québec du 2 au 4 février 2017. Selon le communiqué publié, le président de l’Assemblée a mis l'accent sur la formation, notamment des élites et des masses. Moustapha Niasse a également considéré que le Fonds d'investissement pour l'innovation de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) pourrait ficeler des programmes, notamment dans le domaine de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée au bénéfice des pays francophones, notamment ceux de l'Afrique.

Selon le communiqué, Moustapha Niasse s'est également entretenu, en marge de cette rencontre, avec l'Administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie, Adama Ouane. Ils ont évoqué la célébration des 50 ans de l'institution francophone, qui sera marquée par la publication d'un ouvrage consacré à ce demi-siècle d'histoire de la francophonie. Moustapha Niasse a suggéré que, dans ce livre, soient mis en exergue la place et le rôle des femmes en général, notamment les pionnières de l'Oif. Dans le cadre bilatéral, le communiqué souligne que le président de l'Assemblée nationale du Sénégal a eu une séance de travail avec le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philipe Courard. « Les deux présidents ont discuté, de manière approfondie, de la coopération bilatérale entre les deux institutions parlementaires. Ils ont également évoqué la visite que des parlementaires sénégalais doivent effectuer à Bruxelles, après celle du 10 au 13 avril 2016 à Dakar, par leurs collègues de Wallonie-Bruxelles », indique le texte. Une trentaine de parlementaires francophones issus des quatre continents, a participé à la réunion du Bureau, sous la présidence d’Aubin Minaku, président de l’Apf, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.

Après avoir entendu et échangé avec l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, Adama Ouane, le Bureau a notamment adopté, sur proposition de son Secrétaire général parlementaire, M. Pascal Terrasse, député (France), la programmation de ses actions de coopération parlementaire pour 2017.

Babacar DIONE

Le directeur général de la Senelec, Makhtar Cissé, a souligné, avant-hier à Dagana, lors d’une conférence publique organisée par les jeunes de l’Alliance pour la République que le gouvernement a déjà connecté plus de 4.000 villages au réseau électrique. Makhtar Cissé a précisé que la production électrique est actuellement très satisfaisante dans notre pays, « il nous faut mettre en place assez de poteaux électriques et de fils conducteurs pour utiliser rationnellement cette production qu’on ne peut pas stocker, ce qui explique le fait qu’une partie de cette production électrique soit vendue au Mali ».

M. DIAGNE

Les Rwandais de Dakar ont commémoré, samedi dernier, leurs héros nationaux. Un devoir de mémoire qui a permis de revisiter le passé sombre d’un pays aujourd’hui déterminé à promouvoir son unité nationale, poursuivre son progrès économique et sociale et maintenir sa stabilité.

C’est dans l’enceinte du musée Léopold Sédar Senghor, en plein air, dans une ambiance décontractée et rythmée par des chants et danses à la tradition rwandaise que les Rwandais basés à Dakar et leurs invités sont venus prendre part à la journée nationale des héros et héroïnes du Rwanda. Une journée dédiée à des Rwandais qui se sont sacrifiés pour un idéal de vie, l’unité nationale, la libération de leur patrie plongée dans un génocide très coûteux en vies humaines. Et ce devoir de mémoire envers des hommes braves qui ont effacé un passé de haine et de discrimination  pour fonder un pays, une nation aux valeurs ancestrales de grandeur, de respect et de dignité, a été célébré  «avec honneur et émotion», selon Dr. Mathias Harebamungu, ambassadeur du Rwanda au Sénégal. Cette journée reste un temps fort pour l’histoire du pays. « On les remercie, les honore et les guide sur leurs exploits héroïques. Cette célébration est donc importante pour nous et pour les générations à venir.

C’est une occasion pour nous de regarder en arrière et dire merci aux divers héros que le Rwanda a connus à partir de nos ancêtres qui ont fondé le Rwanda jusqu’à ceux que nous connaissons dans notre histoire récente », a dit l’ambassadeur. « Fêter les héros nationaux, c’est aussi l’occasion d’inculquer la fibre de l’héroïsme à nos jeunes afin qu’elle soit maintenue par les générations à venir. Leur inculquer l’amour surtout sans discrimination, le patriotisme, leur droit de définir une vision claire de leur avenir », a ajouté Mathias Harebamungu. Pour l’ambassadeur du Rwanda à Dakar, le combat est ici engagé par ce refus de voir certaines gens ou certaines nations leur dicter leur conduite ou leur avenir.

«Nous, les rwandais, compte tenu de la situation exceptionnelle du génocide perpétré contre les tutsis en 1994, édifions notre solution sur trois impératifs : l’unité nationale, la poursuite du progrès économique et sociale et le maintien de la stabilité du pays », a-t-il soutenu.

Amadou DIOP

.. Au capitaine feu Mbaye Diagne aussi
Cette année, la célébration s’est tenue sous le thème, « le héroïsme, c’est faire des choix qui nous conviennent ». Et selon le degré d’héroïsme dont  ils ont fait preuve, le Rwanda a classé ses héros nationaux en trois catégories. «Il y a d’abord la catégorie des héros suprêmes, la catégorie des vaillants et la catégorie  des braves». Toutefois, d’autres décorations honorifiques  sont reconnues à d’autres personnes, à l’image du capitaine Mbaye Diagne, sénégalais ayant péri au Rwanda, à l’époque du génocide. «Nous rendons ainsi hommage au vaillant fils sénégalais, feu capitaine Mbaye Diagne. Il a été tué le 31 mai 1994 au Rwanda par les génocidaires, alors qu’il y était dans le cadre de l’opération de maintien de la paix de l’organisation de l’unité africaine puis des Nations-Unies. Ce brave capitaine a pu sauver plusieurs centaines, voire un millier d’innocents pendant le génocide perpétré contre les tutsis », a ainsi explicité l’ambassadeur Mathias Harebamungu. Tout au plus, en 2010, feu capitaine Mbaye Diagne a été décoré par le président Paul Kagamé, de la médaille de « protecteur». 

Dans le cadre de son Université Républicaine 2017, la Convention des jeunes de l’Apr (Cojer) de Dagana a organisé, samedi, au centre de Ndiaye, un grand forum économique sur le thème « La jeunesse du département de Dagana au service de l’émergence ».

A cette occasion, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, le directeur général de la Senelec, Makhtar Cissé, le maire de Richard-Toll, Dr Mame Diop et plusieurs autres responsables de l’Apr, ont laissé entendre que toutes les localités du département de Dagana ont été conquises par l’Apr. Ces derniers ont invité l’ensemble de leurs militants à faire en sorte que la commune de Dagana tombe dans l’escarcelle de l’Apr. Après avoir pris bonne note des doléances de la Cojer exprimées par Mandoungue Mbodj et relatives à l’urgence et à la nécessité de mobiliser toutes les énergies pour aider les jeunes du Walo à trouver un emploi décent, Mankeur Ndiaye a exhorté les militants à contribuer efficacement à la massification de l’Apr, en accueillant, dans de très bonnes conditions, les nouveaux militants.

Il a rappelé que les prochaines élections législatives constituent un test pour l’Apr et la Coalition Bby. Makhtar Cissé a précisé que tous les militants de l’Apr sont les militants du président Macky Sall. Il a attiré l’attention de l’assistance sur les qualités du chef de l’Etat. Il a, à ce propos, invité les militants à s’inspirer de la sobriété, de la sérénité, de la droiture, de la loyauté, de la sincérité, de l’honnêteté et de la sensibilité sociale du président Macky Sall, pour contribuer, dans l’unité et la cohésion, à l’émergence de notre pays, à l’atteinte de nos objectifs d’autosuffisance alimentaire, de promotion de nos langues nationales, de création d’emplois pour les jeunes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour le leader du Ps, il y a eu beaucoup d’intox et de désinformation sur les évènements du 5 mars. « Il n’y a pas eu de problèmes entre membres du bureau politique. Ce sont des éléments extérieurs qui sont venus nous agresser, ont cassé des vitres, ont défoncé la porte. On ne peut pas, dans un cadre comme celui-là, mettre les gens dos à dos. Il s’agit d’une instance qui se réunissait et on a voulu interrompre la réunion parce qu’on savait que les décisions n’arrangeaient pas ceux qui l’ont interrompu ».

Mieux, a précisé M. Dieng, « tout le monde, y compris ceux qui, aujourd’hui, sont en train de nous critiquer et qui sont du parti et qui appartiennent au bureau politique, était d’accord pour que nous déposions une plainte parce que tout le monde disait qu’il fallait que lumière soit faite ». Et selon Tanor Dieng, c’est ce qui a été fait. « La justice a saisi la Division des investigations criminelles (Dic) qui s’est penchée sur la question. Aujourd’hui, la justice est en train de faire son travail. Elle peut dire que les auteurs n’ont pas été identifiés, si les auteurs ont été identifiés et subissent les rigueurs de la loi, c’est tout à fait normal. Quelles que soient les conclusions, nous les accepterons et nous retournerons en famille pour en discuter », a-t-il indiqué.

Aujourd’hui, a relevé Ousmane Tanor Dieng, la position du parti est simple. « On ne parle pas, on ne discute pas, on ne fait pas d’observation ni de commentaire sur une affaire qui est pendante devant la justice. Tous les bavardages ne peuvent pas nous influencer ». À l’endroit de ceux qui parlent d’instrumentalisation ou d’affaire politique, Ousmane Tanor Dieng a dit que le Parti socialiste assume ce qu’il a fait en âme et conscience. Le patron des socialistes a, par ailleurs, fait savoir qu’il ne réagirait pas aux attaques de Bamba Fall, le maire de la Médina en prison pour l’affaire de la casse de la maison du parti.

Samba Oumar FALL

Ousmane Tanor Dieng a réaffirmé son ancrage à Bennoo Bokk Yaakaar. Il a invité les différentes composantes de la coalition à se mettre ensemble pour assurer une victoire éclatante aux législatives du 30 juillet 2017.

Les législatives du 30 juillet 2017 constituent un enjeu important pour Bennoo Bokk Yaakaar. Et pour Ousmane Tanor Dieng, il faut prendre très au sérieux les adversaires et travailler de manière très rigoureuse. Le secrétaire général du parti socialiste qui répercutait aux responsables de Mbour les décisions prises lors du dernier bureau politique a réaffirmé leur ancrage à Bennoo Bokk Yaakaar. Ousmane Tanor Dieng s’est voulu très clair. Le Ps ira bel et bien avec la coalition et se battra dans le département de Mbour pour remporter haut la main les législatives. « Nous allons nous mettre avec les différentes composantes pour gagner. Nous pensons qu’il ne devrait pas y avoir de problèmes si l’ensemble de la coalition se met ensemble », a-t-il dit.

Toutefois, il a précisé qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance. « Il faut prendre très au sérieux les adversaires et travailler de manière très rigoureuse. C’est pourquoi nous demandons à la coalition d’échanger, de discuter et de faire des concessions pour trouver des compromis dynamiques. Si nous ne sommes pas ensemble, ça va accroître les difficultés et ce n’est pas bon pour la coalition », a averti Ousmane Tanor Dieng. Selon lui, le Parti socialiste qui constitue une composante essentielle de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar va jouer pleinement sa partition. Ainsi, a-t-il assuré, un travail de mobilisation et d’animation sera déroulé très prochainement pour matérialiser cet engagement à travers des visites quartier par quartier dans les communes et village par village dans les communes rurales.

Les inscriptions sur les listes électorales étant l’Alpha et l’Oméga d’une élection, il a invité les uns et les autres à surveiller l’enrôlement des militants et voir s’il y a suffisamment de commissions. « À Ngaparou, il n’y a pas de commission, mais nous nous sommes organisés avec Nguekokh.

Samba Oumar FALL

LE LEADER DU PS SUR L’AFFAIRE BAMBA FALL : « LE PARTI ASSUME CE QU’IL A FAIT »
Pour le leader du Ps, il y a eu beaucoup d’intox et de désinformation sur les évènements du 5 mars. « Il n’y a pas eu de problèmes entre membres du bureau politique. Ce sont des éléments extérieurs qui sont venus nous agresser, ont cassé des vitres, ont défoncé la porte. On ne peut pas, dans un cadre comme celui-là, mettre les gens dos à dos. Il s’agit d’une instance qui se réunissait et on a voulu interrompre la réunion parce qu’on savait que les décisions n’arrangeaient pas ceux qui l’ont interrompu ».

Mieux, a précisé M. Dieng, « tout le monde, y compris ceux qui, aujourd’hui, sont en train de nous critiquer et qui sont du parti et qui appartiennent au bureau politique, était d’accord pour que nous déposions une plainte parce que tout le monde disait qu’il fallait que lumière soit faite ». Et selon Tanor Dieng, c’est ce qui a été fait. « La justice a saisi la Division des investigations criminelles (Dic) qui s’est penchée sur la question. Aujourd’hui, la justice est en train de faire son travail. Elle peut dire que les auteurs n’ont pas été identifiés, si les auteurs ont été identifiés et subissent les rigueurs de la loi, c’est tout à fait normal. Quelles que soient les conclusions, nous les accepterons et nous retournerons en famille pour en discuter », a-t-il indiqué. Aujourd’hui, a relevé Ousmane Tanor Dieng, la position du parti est simple. « On ne parle pas, on ne discute pas, on ne fait pas d’observation ni de commentaire sur une affaire qui est pendante devant la justice. Tous les bavardages ne peuvent pas nous influencer ». À l’endroit de ceux qui parlent d’instrumentalisation ou d’affaire politique, Ousmane Tanor Dieng a dit que le Parti socialiste assume ce qu’il a fait en âme et conscience. Le patron des socialistes a, par ailleurs, fait savoir qu’il ne réagirait pas aux attaques de Bamba Fall, le maire de la Médina en prison pour l’affaire de la casse de la maison du parti.

Samba Oumar FALL

En tournée dans la région de Saint-Louis, le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a appelé ses souteneurs à mutualiser leurs efforts en direction des prochaines élections législatives.

C'est dans la matinée du mardi que le maire socialiste de Dakar est arrivé à Mpal dans la ville religieuse. Après sa ziarra auprès du khalife et autres dignitaires, il a sacrifié à la prière du vendredi dans la sainte cité avant de se joindre aux responsables locaux du mouvement And Dollel Khalifa (Adk). Il s’est ensuite rendu à Paye, Semel, Ndiébéne, Rao, Sanar où il a eu droit à un accueil populaire. La délégation a aussi sillonné plusieurs quartiers de Saint-Louis dont Pikine et Guet Ndar. Le maire de Dakar a rendu une visite de courtoisie à Hameth Fall Braya, responsable départemental du Pds de Saint-Louis, en présence de l'ex député Thiamba Seck et d’autres libéraux. Dans la soirée, le mouvement Adk a convié ses membres à Gandon pour un meeting, sur invitation de Mody Diop, Vice-président du Conseil départemental de Saint-Louis et responsable de ce mouvement dans la commune de Gandon. Lors de cette rencontre, le maire de Dakar a salué la tâche abattue par les responsables des différentes structures qui travaillent à Saint-Louis, tout en appelant ces derniers à mutualiser leurs efforts. Il a également dit son engagement à se battre pour que le Ps aille aux législatives. En outre, Khalifa Sall a rappelé aux militants que le travail ne sera pas de tout repos car, " en politique, on ne se fait pas de cadeau, mais avec détermination on peut réussir".

Selon les organisateurs, la visite prend fin demain avec des déplacements à Ngallele, Boudiouck entres autres et des rendez-vous avec des imams, et des dignitaires religieux et coutumières.

Mb. K. D. et A. M. NDAW

Le leader du Mouvement politique, libéral ça Kanam, Me Ousmane Ngom, a déclaré, avant-hier, que sa structure prendra part aux prochaines élections législatives, mais il a souligné qu’il est ouvert à des alliances. Me Ngom s’exprimait lors de l’installation de la section Lck de la Commune de Ouakam. C’était en présence des militants de son mouvement politique. « Nous sommes ouverts à des alliances. Nous allons nous battre pour implanter notre mouvement partout dans le pays et à l’étranger », a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur.

Ousmane Ngom a annoncé l’installation prochaine des sections de Kaffrine et Bignona. «  Nous allons faire un maillage du territoire national », a dit le leader de Lck. Me Ngom s’est réjoui de la mobilisation des militants. « Il faut faire en sorte que chaque week-end des sections soient installées dans le pays », a-t-il dit, saluant la détermination des jeunes et des femmes de son mouvement.

L’ancien ministre de l’Intérieur a rappelé que son mouvement est en alliance stratégique avec le président de la République. « Le président m’a demandé de le soutenir. Je le soutiens sans condition. C’est pourquoi, nous le soutiendrons lors de la présidentielle de 2019 », a dit Me Ousmane Ngom. Dans le même sillage, l’administrateur du mouvement, Lamine Dia, a souligné qu’après avoir soutenu Macky Sall en 2019, Lck présentera la candidature de Me Ousmane Ngom à la présidentielle de 2024.

Cadre sénégalais établi en France, Souleymane Cissé est le coordonnateur de la section de Ouakam. Il a loué les qualités d’homme d’Etat de l’ancien ministre de l’Intérieur. Il a demandé aux jeunes et aux femmes de Ouakam de soutenir le mouvement.

Babacar DIONE

Modou Diagne Fada, leader du parti les Démocrates réformateurs a été accueilli, avant-hier, par les militants de son parti à Karantaba, dans le département de Goudomp.

Le meeting présidé avant-hier à Karantaba par Modou Diagne Fada a vu la participation d’anciens responsables libéraux de la localité. Modou Diagne Fada a demandé au gouvernement de désenclaver la Casamance notamment Karantaba. « En tant que député, je demanderai à l’Etat de jouer son rôle, le désenclavement de la zone. Les populations de la zone se sentent plus Bissau guinéens, gambiens que Sénégalais», a-t-il lancé après avoir écouté les orateurs qui lui ont demandé de désenclaver leur localité », s’il est élu à la présidentielle de 2019.

Il a précisé aussi qu’il reste  le fils spirituel d’Abdoulaye Wade. « Je n’ai aucun problème avec Wade. Si j’ai un problème, c’est avec les autres responsables du parti avec qui je ne partage pas toujours la même vision politique ».

Sur un autre sujet, Modou Diagn Fada a dit qu’il approuve la décision d’affecter des députés à la Diaspora, mais il a estimé que le nombre de députés doit rester à 150. « Le quota alloué à la diaspora doit provenir de la liste majoritaire », a-t-il dit. Modou Diagne Fada a exprimé sa surprise de voir que non seulement la proposition de Manko Wattu Sénégal n’a pas été suivie  mais le nombre est même passé de dix à quinze. Le leader du Ldr a indiqué que des retrouvailles entre libéraux qui se réclament de Wade seront difficiles pour le moment. C’est pourquoi il a suggéré que son parti et le Pds aillent aux élections. Selon lui, cela permettra à chaque formation politique de s’auto-évaluer. A l’en croire, l’unification de la famille libérale pourrait, en ce moment, être à l’ordre du jour. Il a fustigé « la facilité avec laquelle l’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire des députés ». Selon lui, la présente législature a battu un record.

« Nous nous attendions en début de législature à des ruptures, mais nous nous sommes rendus compte que cette législature est des plus faibles de toute l’histoire parlementaire du Sénégal », a-t-il déploré.

Malamine KAMARA 

Le Président de la République a reçu hier la vice-présidente de la Gambie. Fatoumata Jallow Tambajang a remercié le Chef de l'Etat pour son rôle dans la gestion de l'impasse politique post-électorale en Gambie. Selon le texte qui nous est parvenu, les 2 pays comptent également revitaliser leurs relations de coopération. Pour la Gambie, les urgences ont pour noms, réformes constitutionnelle et judiciaire, réforme de l'économie et surtout rétablir la cohésion sociale. 

B. D.

Une cérémonie religieuse a été organisée, hier, 3 février, à Mbour, en hommage à Demba Diop, à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de son décès. À travers cette commémoration, la famille de l’ancien député-maire de Mbour se bat contre l’oubli et invite les jeunes générations à s’inspirer de sa vie et de son œuvre.

3 février 1967-3 février 2017. 50 ans déjà que Demba Diop est fauché en pleine ascension politique par des adversaires zélés qui ont commandité son assassinat au sortir d’une réunion à la gouvernance de Thiès. Depuis, Mbour pleure Demba Diop. Comme chaque année, sa famille et ses proches ont encore ce vendredi 3 février, dans le même esprit, honoré sa mémoire. Une cérémonie de récitation du Saint Coran, de prières et de louanges à Dieu a rythmé cet hommage rendu. Ce n’était pas la grande affluence au domicile familial sise à Thiocé Ouest mais l’émotion était perceptible.

Depuis la disparition de son épouse, Caroline Faye, en juillet 1992, la famille avait jugé meilleur de faire une unique célébration. « Après la disparition de Caroline Faye, la commémoration était unique et se tenait en juillet, date de sa mort, mais le contexte particulier puisque cette année elle coïncide avec le 50e anniversaire du décès de Demba Diop. La famille a donc tenu à organiser une cérémonie marquée par la lecture de Coran », confie Sophie Guèye, fille de Caroline Faye, qui reste encore marquée par la générosité et l’humilité de feu Demba Diop. Selon elle, cet assassinat reste un moment douloureux, très difficile à oublier. Elle a ainsi souligné l’importance pour les jeunes d’aujourd’hui de saisir et de faire sienne l’immensité des qualités de cet homme qui a beaucoup marqué son époque.

Pour Fatimata Ly, petite fille de Caroline Faye, un devoir de mémoire s’impose. « Nous avons besoin de revenir à nos valeurs, de nous inspirer de ces Sénégalais qui ont beaucoup fait pour notre pays et dont on ne profite pas assez. Il est grand temps que les jeunes apprennent de ces illustres pionniers qui sont partis et qui ont beaucoup marqué leur époque », soutient cette dame qui salue la dignité avec laquelle sa grand-mère a vécu cette situation si douloureuse.

Les discours sont toujours les mêmes. Les témoignages aussi. Mamadi Gassama, un ami de feu Demba Diop a brossé les qualités de l’ancien député-maire de Mbour. « Demba Diop était une personnalité unique, très attachante, d’une bienveillance et d’une ouverture sans commune mesure. Il était un modèle qui ne pouvait être comparé avec personne », explique-t-il. « Rien que pour cela, sa mémoire mérite d’être immortalisée et les jeunes générations doivent s’inspirer de lui parce que c’est un héros », dit-il.

Né le 10 mai 1928 à Boghé, en Mauritanie, Demba Diop était diplômé de l’École normale William Ponty dont il était titulaire du Cap. Il fut secrétaire administratif de la région de Thiès, conseiller municipal de Mbour, président de la Commission finances de l’Assemblée nationale. Il fut également président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, Commissaire politique de la région du Cap-Vert. À l’issue des élections municipales de 1966, il est devenu maire de Mbour. A 39 ans, Demba Diop avait des rêves que sa mort prématurée a anéantis

Samba Oumar FALL

Le nouveau secrétaire général du Front patriotique républicain, Abdoulaye Mbaye qui a hérité de la direction du parti de son fondateur feu Arona Mbaye, a lancé des activités d’élargissement et de mise en place des sections issues de différentes communes de Thiès. « Nous entendons relancer les activités du Front patriotique républicain (Fpr) après la léthargie qui a été notée suite au rappel à Dieu du fondateur en juin 2016 », a expliqué le leader du Fpr. Abdoulaye Samba Mbaye qui est natif de Thiès où il s’investit dans l’immobilier, a donc pris le pari de poursuivre l’œuvre qui a été entamée depuis la création en 2001 de cette formation politique, un an après l’alternance intervenue au Sénégal. La rencontre s’est déroulée au quartier Grand Thiès. Avec comme objectif, selon le secrétaire général du Fpr, « de massifier le parti et d’élargir nos bases à Thiès où nous avons fini d’installer notre siège. Il est donc normal d’entamer le processus d’implantation du parti dans cette ville ». Le Fpr est allié au pouvoir en place et avec qui les responsables comptent collaborer pour travailler à la réélection du président Macky Sall en 2019. Le parti dit travailler pour permettre au président de disposer d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale en 2017. Abdoulaye Samba Mbaye s’est réjoui de la mobilisation qui a caractérisé le rassemblement.

Mohamadou Sagne

Faire en sorte que les relations entre la Corée du Sud et le Sénégal se renforcent davantage. C’est la volonté affirmée par l’ambassadeur Kim Hyo-eun Jenny. Elle a rendu visite, hier, au quotidien national Le Soleil.

L’ambassadeur de la République de Corée du Sud au Sénégal, Kim Hyo-eun Jenny a effectué, hier, une visite de courtoisie au journal «Le Soleil ». Accompagné du Premier secrétaire et d’une conseillère et de son assistant, la diplomate a été reçue par le Directeur général, Cheikh Thiam en présence de ses proches collaborateurs. M. Thiam a fait l’historique du journal. Il a indiqué que «Le Soleil » doit son appellation au premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qui, en 1970, avait résolu la discussion sur le nom à donner au grand quotidien du Sénégal en ces termes : « et si on l’appelait Le Soleil ». Ainsi, il prenait le relais de Paris-Dakar (1933-1961) et celui de Dakar-Matin (1961-1970). Cheikh Thiam a souligné que de grands journalistes africains sont passés par Le Soleil et que le journal jouit d’une bonne réputation.

Très intéressée par l’histoire du journal, l’ambassadeur Kim Hyo-eun Jenny qui a écouté avec intérêt les explications du directeur général a posé des questions liées à la marche, à la ligne éditoriale, à l’actionnariat du journal, etc. Elle a appris que le journal «Le Soleil » est une société anonyme avec l’Etat comme actionnaire majoritaire puisque détenant 51 % des parts sociales. Les autres actionnaires sont la ville de Dakar, la Lonase, la Chambre de commerce de Dakar, etc. Cheikh Thiam a insisté sur le fait que Le Soleil est « un quotidien de référence, le journal des décideurs ».

Se félicitant des bonnes relations dans divers domaines notamment l’agriculture, l’éducation, l’eau, la pêche, la culture, Kim Hyo-eun Jenny a révélé que son père est journaliste. La diplomate a fait part de sa volonté de renforcer davantage les bonnes relations entre les deux pays. Elle a rappelé que la Corée du Sud est le deuxième pays importateur de produits halieutiques du Sénégal. Chaque année, le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime est invité, en Corée, à la fête de la pêche, a souligné Kim Hyo-eun Jenny. La diplomate qui considère le Sénégal comme un pays agréable à vivre, veut faire que les Sénégalais connaissent davantage la Corée du Sud. Elle a annoncé, dans ce sens, un séminaire en avril où les étudiants, les élèves, les intellectuels et d’autres segments de la société seront conviés. Malgré la distance et la langue qui constituent de réelles barrières, elle est convaincue que les domaines de la coopération entre les deux pays peuvent être élargis. Le directeur général du «Soleil » et son hôte ont évoqué de possibles axes de coopération dans le secteur des médias par le biais des deux gouvernements.

M. GUEYE

Souvent citée pour son système bancaire performant, la Suisse reste très regardante sur les sommes d’argent qui sont gardées dans ses coffres-forts. Le gouvernement helvétique veille sur l’origine licite ou illicite de certains comptes incriminés, même si le respect des données personnelles bancaires est toujours de rigueur dans ce pays. Son excellence Dagmar Schmidt Tartagli, ambassadeur de Suisse au Sénégal apporte, dans cet entretien, des éclaircissements sur le fonctionnement du système bancaire de son pays et de son évolution.

Excellence, votre pays organise, les 24 et 27 janvier, deux ateliers à Dakar et à Kédougou sur les Principes directeurs des nations Unies pour les entreprises et les droits de l’homme, ce texte de référence des Nations-Unies qui précise l’obligation des entreprises de respecter les droits de l’homme, pouvez-vous revenir sur la pertinence de ces rencontres ?
La Suisse a soutenu le mandat du Rapporteur spécial John Ruggie auprès du Secrétaire général des Nations Unies, qui consistait à développer les Principes directeurs pour les entreprises et les droits de l’homme. Les Principes directeurs représentent le premier cadre international qui définit les obligations des Etats et des entreprises en ce qui concerne l’obligation de protéger et de respecter les droits de l’homme, ainsi que de créer des mécanismes de réparation en cas de violation de ces droits. Différents pays sont actuellement en train de mettre en œuvre les Principes directeurs, que ce soit par l’élaboration de plans d’actions nationaux ou d’actions concrètes sur le terrain. Lors de leurs discussions bilatérales, la Suisse et le Sénégal ont déjà parlé des Principes directeurs, et se sont mis d’accord, dans un premier temps, d’organiser deux séminaires sur l’application des Principes directeurs dans le secteur minier.

Pourquoi avoir ciblé les sociétés minières dans cette sensibilisation ?
Le commerce des matières premières représente un secteur économique important pour la Suisse. Plusieurs entreprises spécialisées dans ce secteur ont leur siège en Suisse. Nous pensons que le commerce des matières premières doit contribuer au développement et à la réalisation des droits de l’homme et nous avons construit un dialogue avec le secteur, qui se montre très ouvert et réceptif. Plusieurs sociétés de raffinage d’or sont aussi présentes en Suisse. Elles ont des standards très stricts en ce qui concerne le respect des droits de l’homme, que ce soit ceux imposés par la législation suisse, ou par ceux que l’industrie a développés elle-même. Etant donné que le secteur minier représente un domaine important pour nos deux pays, même si c’est par des aspects différents, il nous semble naturel de coopérer sur ce sujet.

Selon vous, les sociétés minières installées au Sénégal respectent-elles assez les droits des travailleurs ou sont-elles des entreprises socialement responsables ?
Ce n’est pas le rôle de la Suisse que de se prononcer sur ce sujet. Nous pouvons, cependant, féliciter le Sénégal qui s’est doté d’un nouveau code minier, qui précise l’obligation pour les entreprises de respecter les droits de l’homme et interdit explicitement le travail des enfants. L’engagement du Sénégal pour la mise en œuvre des Principes directeurs ainsi que l’organisation de ces séminaires montre que la question des droits de l’homme est prise au sérieux, ce qui nous réjouit.

On sait que votre pays abrite un grand nombre de multinationales, quelles sont les mesures que vous avez prises pour faire respecter les droits de l’homme au sein de ces entreprises ?
En 2013, le gouvernement suisse (le Conseil fédéral) a publié un rapport sur les matières premières, qui fait le point sur les opportunités et les risques de ce commerce en Suisse. Ce rapport comporte 17 recommandations, dont plusieurs se rapportent à la responsabilité sociale des entreprises, et aussi au commerce de l’or. Chaque année, la Suisse publie un rapport de mise en œuvre de ces recommandations.
Suite à ces recommandations, trois démarches sont en cours de réalisation avec différents acteurs privés comme la branche de l’or, et les niveaux politiques concernés : un plan d’actions national pour le respect des droits de l’homme par les entreprises, la rédaction d’un guide pour la mise en œuvre des principes directeurs et une table ronde bisannuelle sur les questions du négoce des matières premières.

Sur le plan institutionnel, le Sénégal a voté des lois qui défendent les intérêts des populations pour le partage des ressources naturelles (référendum de mars 2016 et nouveau code minier), comment appréciez-vous cette démarche ?
Nous ne pouvons que saluer cette démarche, qui va dans la direction de ce qui se fait à l’internationale.

Au-delà de la Suisse, y a-t-il d’autres pays qui appliquent ces principes directeurs des Nations Unies relatifs à l’économie et aux droits de l’homme ?
Les Principes directeurs sont universels et ont été approuvés par le Conseil des droits de l’homme. Un groupe de travail des Nations Unies pour les entreprises et les droits de l’homme fait le suivi de leur mise en œuvre par les Etats, et leur offre un soutien technique. Plusieurs pays ont déjà publié un plan d’actions national pour leur mise en œuvre, et d’autres sont en train de le faire.

Quels sont les autres axes de coopération entre le Sénégal et la Suisse ?
D’abord, la Suisse et le Sénégal coopèrent étroitement dans les enceintes de la diplomatie multilatérale, et je voudrais saisir l’occasion pour féliciter le Sénégal pour son engagement international. Ensuite sur le plan bilatéral, nous prévoyons une visite de haut niveau qui inclura un volet économique pour renforcer les liens entre nos deux pays.

La Suisse apporte également un soutien et un accompagnement technique dans divers domaines comme : la justice juvénile, à travers des formations de formateurs notamment, la formation professionnelle qui prévoit un étroit partenariat public-privé pour sa mise en place, la migration, le droit pénal international, ou encore la prévention de l’extrémisme violent où nous avons soutenu le Forum international sur la Paix et la Sécurité en Afrique en 2015 et en 2016.

Il existe, également, une importante coopération décentralisée avec les cantons de Genève et de Vaud, l’Université cantonale de Genève ou encore l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, ainsi qu’avec des villes, des écoles, des fondations et des organisations non-gouvernementales suisses. Les domaines de la coopération sont variés : l’écologie, le développement rural, le développement urbain, l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets, la santé, l’éducation, la formation ou encore la protection des enfants.

Votre pays est un carrefour international où plusieurs institutions des Nations Unies sont logées, pensez-vous que Dakar peut jouer ce rôle en Afrique avec des projets initiés dans la nouvelle ville de Diamniadio ?
La Suisse a, en effet, une très longue tradition de diplomatie et Genève a accueilli, dès le 19e siècle, le Comité international de la Croix Rouge ou encore le siège de la Société des Nations en 1919, après la fin de la Première Guerre mondiale. Depuis, les liens entre Genève – ville de paix – et les acteurs de la coopération internationale se sont constamment développés et elle est devenue un carrefour international dans les domaines humanitaire, économique, scientifique et environnemental. Cette réalité internationale a donné naissance à une expression : «la Genève internationale». Ce rayonnement a été possible grâce à l’engagement constant de l’Etat, qui a mis en place très tôt une politique d’Etat hôte. En ce qui concerne le Sénégal, je constate que Dakar réunit déjà un grand nombre des Bureaux régionaux des agences des Nations Unies, des organisations non-gouvernementales et des fondations internationales. En plus, le Sénégal est connu comme lieu de conférences, et des rencontres internationales de haut-niveau s’y déroulent régulièrement. On peut citer par exemple le Sommet de la Francophonie en 2014 ou le Forum Paix et Sécurité en 2016, qui se sont déroulés au Centre Abdou Diouf à Diamniadio, et auxquels la Suisse a collaboré.

Où en est la Suisse avec la protection du secret bancaire ?
En Suisse, la protection des données bancaires est garantie par la loi. Toutefois, le droit pénal suisse prime sur le secret bancaire ainsi que le droit international sur les dispositions de droit national en cette matière. Le secret bancaire suisse ne protège pas contre la poursuite des infractions pénales, aussi bien sur le plan national que dans l’entraide judiciaire. Depuis 2009, la Suisse s’engage à reprendre et à appliquer les standards internationaux en matière fiscale, avec pour objectif de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale. La conformité de la Suisse a été officiellement reconnue en juillet 2016 par le Forum mondial, organisme chargé de surveiller la bonne application de ces standards. En matière d’échange de renseignements sur demande, la Suisse a élargi considérablement son réseau d’Etats partenaires auxquels elle octroie l’assistance administrative par le biais des conventions contre les doubles impositions. Elle a également adhéré à la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, ce qui lui permet d’accorder des renseignements sur demande à un nombre encore plus grand d’Etats, dont notamment le Sénégal, pour les années fiscales commençant à partir de 2018.

Que pense la Suisse de la lutte contre les biens mal acquis engagée en France contre certains dirigeants africains?
La Suisse n’est pas en mesure de commenter l’actualité française. Concernant les biens mal acquis, au cours des quinze dernières années, la Suisse a restitué près de 2 milliards de francs suisses aux pays spoliés par des personnes politiquement exposées. Ce résultat est dû à la qualité de son dispositif légal fondé sur l'entraide internationale et à sa volonté politique d'éviter que sa place financière ne serve de refuge à l'argent des hommes politiques corrompus. La Suisse se positionne ainsi comme le leader mondial dans ce domaine.

En tant que pays neutre, quelle est la position de la Suisse sur les tensions entre l'Ue et l'Otan d'une part et la Russie d'autre part ?
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (Osce) constitue, pour la Suisse, une plateforme essentielle pour œuvrer, conformément aux priorités de sa politique extérieure, au service de la paix et de la sécurité en Europe, dans ses régions limitrophes et dans le reste du monde. La sécurité et la stabilité en Europe nous tiennent particulièrement à cœur. La Suisse a travaillé de longues dates, en particulier pendant sa présidence de l’Osce en 2014, à une solution politique et donc durable du conflit en Ukraine. Dans un esprit de bâtisseuse de ponts, la Suisse restera engagée pour maintenir et renforcer le dialogue entre les Etats participants à l’Osce.

Propos recueillis par Maguette NDONG et Pape SEYDI (photos)

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