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Politique (2946)

L’institut Confucius de l’Ucad a été inauguré, hier, par le ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane et le vice-ministre de l’Éducation de la République populaire de Chine, Du Zhanyuan. C’était en présence du vice-président de la République populaire de Chine, Li Yuanchao et du recteur de l’Ucad.

Le vice-président de la République populaire de Chine a salué l’excellence coopération entre les deux pays et dont le volet éducation constitue une composante très importante. M. Li Yuanchao a aussi exprimé ses sincères reconnaissantes aux autorités sénégalaises et au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, a, pour sa part, estimé que c’est un privilège, pour l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, d’abriter ce bâtiment construit par la coopération chinoise. «Par cet acte exceptionnel, le gouvernement populaire de Chine magnifie l’excellence des relations entre les peuples chinois et sénégalais et leurs gouvernements respectifs. Par l’enseignement de la langue et de la civilisation millénaires de la Chine, l’université Cheikh Anta Diop de Dakar a décidé d’apporter sa contribution à ces excellentes relations », a ajouté le Pr Thioub avant de rappeler que l’institut Confucius de l’Ucad est « ouvert à la société sénégalais » avec une offre de formation mettant en avant la professionnalisation.

A. DIOP

Au cours de son intervention, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a fait remarquer que le vice-président chinois Li Yuanchao nous a fait « l’amitié » de démarrer sa visite africaine par le Sénégal. «Il est en train de visiter trois pays africains et il a souhaité commencer par Dakar pour délivrer le message du président chinois Xi Jinping au président Macky Sall. Un message d’encouragement », a-t-il précisé. Le Premier ministre a rappelé que les deux présidents ont décidé d’élever notre coopération à un niveau stratégique global. «C’est le plus haut niveau de coopération que la Chine entretient avec les États du monde. Il est donc venu confirmer la singularité de notre coopération. Nous avons également d’importants résultats en coopération et la Chine s’est déjà distinguée dans le financement de nos infrastructures avec des projets structurants », a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement a souligné l’inauguration le matin même (hir – Ndlr) le centre Confucius pour promouvoir la langue chinoise dans notre pays. « Beaucoup de sénégalais parlent déjà le chinois et nous nous félicitons de la décision des autorités chinoise de porter de 50 à 60 le nombre de bourses délivrées aux étudiants sénégalais pour la Chine à partir de cette année», s’est réjoui Mahammad Boun Abdellah Dionne. « Il y a également plus de 200 bourses attribuées lors de cette importante visite. Le vice-président l’a confirmé au président Macky Sall. Plus de 200 bourses pour des stages professionnels qui vont être organisés à partir de cette année en Chine. C’est un deuxième volet de notre coopération », a indiqué le Premier ministre.

A. DIOP

Abordant le troisième volet de cette coopération, Mahammad Boun Abdallah Dionne a révélé que le vice-président, Li Yuanchao, a confirmé au président de la République, Macky Sall, le financement du Pudc, dans son volet hydraulique rural, par la Chine avec plus de 250 forages supplémentaires qui seront réalisés. «C’est cela l’inclusion sociale souhaitée par le président de la République ; la promotion d’une économie rurale et plus globalement des infrastructures rurales. C’est cela aussi le Plan Sénégal émergent. Enfin, le projet important qui a retenu beaucoup l’attention, c’est le parc industriel de Diamniadio et le vice-président Li a confirmé toute la disponibilité de la partie chinoise à promouvoir et la création de valeurs ajoutées au Sénégal et la promotion de l’emploi, notamment l’emploi industriel », a-t-il fait savoir. Au total, et de l’avis du Premier ministre, « c’est une coopération qui se porte très bien » et « qui a aujourd’hui des résultats ».

«Nous sommes aujourd’hui le premier pays au monde exportateur d’arachide vers la Chine. C’est déjà encourageant et ce sont d’autres perspectives qui s’ouvrent au Sénégal. Et le président a renouvelé son invitation pour que le président Xi Jinping puisse visiter le Sénégal l’année prochaine », a-t-il conclu.

A. DIOP

Abordant le troisième volet de cette coopération, Mahammad Boun Abdallah Dionne a révélé que le vice-président, Li Yuanchao, a confirmé au président de la République, Macky Sall, le financement du Pudc, dans son volet hydraulique rural, par la Chine avec plus de 250 forages supplémentaires qui seront réalisés. «C’est cela l’inclusion sociale souhaitée par le président de la République ; la promotion d’une économie rurale et plus globalement des infrastructures rurales. C’est cela aussi le Plan Sénégal émergent. Enfin, le projet important qui a retenu beaucoup l’attention, c’est le parc industriel de Diamniadio et le vice-président Li a confirmé toute la disponibilité de la partie chinoise à promouvoir et la création de valeurs ajoutées au Sénégal et la promotion de l’emploi, notamment l’emploi industriel », a-t-il fait savoir. Au total, et de l’avis du Premier ministre, « c’est une coopération qui se porte très bien » et « qui a aujourd’hui des résultats ».

«Nous sommes aujourd’hui le premier pays au monde exportateur d’arachide vers la Chine. C’est déjà encourageant et ce sont d’autres perspectives qui s’ouvrent au Sénégal. Et le président a renouvelé son invitation pour que le président Xi Jinping puisse visiter le Sénégal l’année prochaine », a-t-il conclu.

A. DIOP

Au sortir de son audience avec le président de la République, Macky Sall, hier, au palais de la République, le vice-président chinois, Li Yuanchao a annoncé que le gouvernement chinois a décidé d’accorder au Sénégal pour l’année 2017 une aide sans contrepartie de 300 millions de Yuan.

Le vice-président chinois qui tirait un bilan de sa visite au Sénégal, a déclaré qu’elle a été très fructueuse d’autant qu’il était venu avec « la volonté du peuple chinois d’approfondir sa coopération avec le peuple sénégalais », a-t-il indiqué. Précisant ainsi qu’il a été reçu par le président Macky Sall, juste après l’entretien qu’il a eu avec le Premier ministre et des membres du gouvernement. « Nous nous sommes toujours félicités de notre coopération fructueuse avec le Sénégal et je suis sûr qu’il existe de très belles perspectives et un grand potentiel dans notre future coopération.

Nous convenons tous qu’il faut poursuivre nos efforts afin de mettre en œuvre les consensus dégagés par les deux chefs d’État sur notre coopération, et continuer à travailler à la mise en œuvre des acquis du sommet de Johannesburg sur la coopération sino-africaine », a ajouté le vice-président Li Yuanchao. Avant d’annoncer, pour 2017, une aide sans contrepartie de 300 millions de Yuans. Le vice-président a tenu à faire un témoignage : « nous voyons que sous la direction du président Macky Sall, vous œuvrez activement pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, et l’on constate de très belles performances sur le plan économique, et les conditions de vie des Sénégalais s’améliorent de jour en jour».

Amadou DIOP

Hier, au sortir d’une séance de travail tenue aux ministères des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, avec M. Qian Honshan, vice-ministre chinois des affaires étrangères, en visite au Sénégal, le ministre Mankeur Ndiaye s’est félicité de l’engagement de la Chine à accompagner le Sénégal dans ses projets majeurs.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a indiqué, à l’issue de cet entretien de plus d’une heure, que cette visite entre dans le renforcement des excellentes relations de coopération entre la Chine et le Sénégal. «Nous avons fait un tour d’horizon de l’état de la coopération et les perspectives qui s’offrent à nous. Nous avons également échangé sur les grands dossiers de la politique internationale », a précisé Mankeur Ndiaye. Il a souligné « la parfaite convergence de vues entre le Sénégal et la Chine sur les grands dossiers de la politique internationale ». Pour sa part, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, M. Qian Honshan, a salué la qualité de l’entretien qu’il a eu avec son homologue. « La Chine et le Sénégal sont de bons frères, de bons amis et de bons partenaires ; nous avions beaucoup de sujets à évoquer et nos discussions ont été approfondies. Nos deux pays sont liés par une amitié traditionnelle, et une confiance politique très solide sur laquelle nous développons une ample coopération économique et commerciale » a-t-il fait remarquer. «Nous allons donc prendre notre responsabilité pour accompagner le Sénégal dans son développement. J’ai trouvé que nos deux pays sont en parfaite entente », a-t-il insisté.

Le vice-ministre chinois a indiqué que les secteurs prioritaires de cette coopération sont les infrastructures, le commerce, la pêche, les chemins de fer, sans oublier le projet de rénovation du bâtiment du ministère des affaires étrangères.

Amadou DIOP

Le chef de l’État, Macky Sall, a adressé, hier, en début de soirée, ses «chaleureuses félicitations» et vœux de réussite à Emmanuel Macron, suite à son élection à la présidence de la République française. «Je suis heureux de vous adresser mes chaleureuses félicitations suite à votre victoire aux élections présidentielles françaises», écrit-il dans une «lettre de facilitation» adressée au président élu français, leader du mouvement «En Marche !». «J’y ajoute mes vœux les meilleurs de bien-être et de réussite dans l’exercice de vos éminentes charges au service de vos compatriotes», peut-on lire dans cette lettre dont copie est parvenue au « Soleil ». «Je me réjouis à l’idée de poursuivre et de renforcer avec vous’’ les ‘’liens privilégiés» entre le Sénégal et la France, deux pays liés par «de solides relations d’amitié conviviale et de coopération multiforme, fondées sur des valeurs partagées et une confiance mutuelle», écrit Macky Sall.

...Une parfaite organisation du scrutin à Dakar
Le deuxième tour de l’élection présidentielle à Dakar s’est déroulé dans une parfaite organisation. Hier, à l’ambassade de France à Dakar, tous les dispositifs ont été améliorés pour la circonstance. L’ambassadeur de France qui a accompli son devoir civique a indiqué que ses services ont essayé de faire en sorte que le scrutin se déroule de « la meilleure manière possible, le minimum de queues, le maximum de sécurité, la plus grande proximité possible avec les électeurs». Ainsi, pour Christophe Bigot, par rapport au premier tour, il y a des améliorations notables. «Du côté de l’organisation, nous avons essayé de faire en sorte que cela soit plus fluide et pour cela, nous avons mieux organisé les bureaux avec plus d’espace, plus de régulation et plus de personnels ; vous pouvez constater que ce matin, ce n’est pas qu’il y ait moins de monde, ce n’est pas qu’il y ait moins de votants, mais nous avons fait en sorte qu’il y ait moins de queue par une meilleure organisation», a-t-il précisé. Il a rappelé les dispositions prises avec la mise en place des bureaux de vote à Saly et à Saint-Louis. « Il y a beaucoup de français au Sénégal. C’est la première communauté française au sud du Sahara et plus de 25.000 Français habitent au Sénégal avec des parcours très variés», a-t-il rappelé.

Amadou DIOP

La commune de Bambilor a abrité, ce week-end, un méga-meeting avec pour objectif de sceller l’unité entre les frères Ndiagne Diop et Modou Salla Diop, tous deux proches du ministre Oumar Guèye. C’était l’occasion d’une grande mobilisation de l’ensemble des militants des communes des 4 C et d’autres du département de Rufisque. Dans le but de sceller définitivement l’unité, le directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm, a saisi l’occasion pour appeler les militants à faire bloc autour de leur leader, Oumar Guèye. « La politique, ce n’est pas de l’animosité. Vos militants attendent de vous la paix et l’union des cœurs. Le président de la République demande à cultiver la paix. Vous êtes des responsables et n’avaient pas le droit de mettre le feu dans le fief du ministre Oumar Guèye qui est en train de réussir un travail politique extraordinaire », a dit Me Youm qui s’est offusqué des incidents qui ont eu lieu entre les gardes du corps des leaders politique. «Il faut changer les cœurs et cultiver l’unité. Pas d’unité de façade », a signalé Me Oumar Youm invitant les uns et les autres à cesser « les ambitions démesurées » qui les animent. Très étonné des actes de violences qui ont émaillé ce meeting, Oumar Youm a mis en garde Ndiagne Diop et Modou Sall Diop sur leur « prétention au narcissisme » qu’il a qualifiée de « dangereux » pour le parti. Aujourd’hui, même si cette unité a franchi un pas avec ce meeting, il reste encore du chemin pour voir le maire de Bambilor, Ndiagne Diop et son frère de parti, Modou Sall Diop se donner la main. Toutefois, les responsables du département tels que le ministre Oumar Guèye et le président du Conseil départemental, Souleymane Ndoye, essaient de contenir cette vieille rivalité entre les deux hommes.

M. NDONG

Les responsables et militants de l’Apr de la commune de Dagana, très proches du directeur général de la Senelec, Mouhammadou Makhtar Cissé, ont organisé, samedi, dans la commune de Dagana, plus précisément au quartier Bayal 2, un méga meeting, au cours duquel, 20 ex responsables libéraux dont 11 conseillers municipaux (proches du maire Oumar Sarr) ont réaffirmé leur ferme décision de rejoindre les rangs de l’Apr.

A en croire Ibrahima Sow, responsable de l’Apr dans le département de Dagana, « notre parti n’a jamais eu l’occasion d’organiser un méga meeting de ce genre, les populations de la commune de Dagana ont tenu à assister massivement à cette rencontre politique de grande envergure ».

Dans le même sens, le député maire de Richard-Toll, Dr Mame Diop a félicité ces nouveaux militants, invitant tous les responsables et militants de l’Apr à redoubler d’efforts pour occuper davantage le terrain politique et contribuer efficacement à la massification du parti. Clôturant ce méga meeting, qui s’est déroulé de 22h à 2h du matin, le ministre Abdou Ndéné Sall,Secrétaire d’État chargé du Réseau ferroviaire national, est revenu largement sur les réalisations du président Macky Sall. Il a laissé entendre que le bilan à mi-parcours du président Macky Sall, est très satisfaisant, aussi bien au niveau national qu’au niveau du Walo.

Mb. Kh. DIAGNE

« C’est pour nous de l’Apr, une grande fierté et un immense plaisir d’accueillir une militante politique aussi chevronnée que Mme Aïssata Talla », a déclaré Abdou Karim Sall, samedi dernier, lors du meeting de ralliement de la désormais ex-responsable du Pds à Djeddah Thiaroye Kaw, commune du département de Pikine.

Parrain de cet événement, le coordonnateur de l’Apr à Mbao, a fait savoir qu’il peut « dormir tranquille » en attendant les prochaines élections de députés. « Avec cette défection de taille, la messe est dite pour le Pds et même pour toute l’opposition dans cette partie du département de Pikine », a répété le directeur général de l’Artp lors du meeting. Cette rencontre qui a revêtu un cachet populaire, a également vu la participation du maire de la localité, Racine Tall (Dg de la Rts), de Mme Sophie Ndiaye Cissokho, responsable des femmes Apr de la commune, entre autres responsables politiques et notables du quartier. « Les militants, on ne les compte pas, on les pèse. Et Aïssata Talla, elle, pèse lourd », s’est réjoui Abdou Karim Sall pour qui « l’Apr a désormais toutes les raisons d’être optimiste pour les législatives de fin juillet prochain ». Mme Aïssata Talla est, en même temps, conseillère municipale à la ville de Pikine et à la commune d’arrondissement de Djeddah Thiaroye Kaw. Interpellé sur les passes d’armes entre responsables de premier plan de l’Apr ces temps-ci, Abdou Karim Sall a relativisé. Selon le coordonnateur de l’Apr Mbao, « cette situation est compréhensible ».

« Il y a toujours des crises du genre dans toutes les grandes formations politiques. C’est très fréquent même au sein des partis qui grandissent comme le nôtre », a fait remarquer le responsable départemental de la Convergence des cadres républicains (Ccr) de Pikine. Abdou Karim Sall précise : « nous ne sommes pas les premiers à connaître ce type de remous internes, pas souhaitables du tout, et nous ne serons pas les derniers », a-t-il souligné avant de se montrer optimiste : « ce qui nous intéresse, aujourd’hui, et que nous y mettons toutes nos forces, est comment faire pour barrer la route à cette opposition de fiction qui veut semer le doute dans la tête des Sénégalais alors que le président de la République a fini de convaincre toute la population par son ambitieux Pse», a conclu Abdou Karim Sall.

Samboudian KAMARA

Le vice-président de la Chine, Li Yuanchao, accompagné du ministre sénégalais de la Culture, Mbagnick Ndiaye, a visité, hier après-midi, le Grand Théâtre national et le Musée des civilisations noires de Dakar. Ces deux infrastructures culturelles ont été construites par la République populaire de Chine.

Bâti sur une superficie d’environ trois hectares, le Grand Théâtre, inauguré en avril 2011, a une capacité de 1.800 places. Il est doté d’équipements ultramodernes de sonorisation, d’une salle multifonctionnelle et polyvalente. Après y avoir signé le livre d’or, le vice-président chinois s’est ensuite rendu au Musée des civilisations noires, à quelques encablures du Grand Théâtre. Sous la visite guidée du Pr Hamady Bocoum, nommé récemment directeur général du Musée qui reste encore à être inauguré, M. Li Yuanchao a découvert la nouvelle bâtisse construite grâce à la coopération chinoise, sur une superficie totale de près de 14.000 M2. Érigé sur quatre niveaux, le Musée des Civilisations noires comprend des salles d’expositions, une salle de conférence, un auditorium, des locaux administratifs, un atelier de conception des expositions, un espace polyvalent et des réserves. Le vice-président, toujours accompagné du ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, s’est ensuite rendu à l’île de Gorée.

O. DIOUF

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, présent à la soirée de gala, a magnifié le rôle des légionnaires qui ont été choisis pour leur mérite. « Vous êtes une forme d’élite républicaine par votre action, votre courage, vos principes, vous vous êtes dévoués à la cause publique et vous représentez le meilleur d’une société », a dit l’ambassadeur de France. Pour lui, ces légionnaires sont les continuateurs des 350 ans d’histoire entre le Sénégal et la France et aussi des « Tirailleurs sénégalais ». « Si la France vous a désignés pour cet honneur, c’est aussi votre actif dans la relation entre la France et le Sénégal », a rappelé Christophe Bigot qui a promis de les associer davantage aux activités de l’ambassade.

« Nous travaillons aussi pour vous faciliter davantage l’octroi de visas», a ajouté M. Bigot. Dans la même veine, l’ambassadeur de France souhaite que les 10.000 étudiants sénégalais en France soient revus à la hausse. « Je souhaite qu’ils soient plus nombreux les années à venir et avec Campus France, le consulat et avec les universités françaises que je vais aller voir au mois de juin, j’espère qu’on pourra délivrer plus d’inscriptions universitaires et plus de visas. C’est déjà formidable d’avoir ce potentiel de 10.000 étudiants sénégalais vivant en France », selon Christophe Bigot.

M. NDONG

Le ministre de l’Agriculture a rappelé la nouvelle orientation du gouvernement visant à assurer une indépendance alimentaire aux populations. C’était à l’occasion de la soirée de gala de la Société des membres de la légion d’honneur, samedi dernier au King-Fahd de Dakar.

Pour assurer une alimentation saine et durable aux populations, le Sénégal s’est lancé dans une nouvelle voie. C’est l’annonce faite par le ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, à l’occasion du dîner de gala organisé par la section sénégalaise de la Société des membres de la Légion d’honneur (Smlh). « Nous sommes au Sénégal dans une dynamique de construction d’une indépendance alimentaire, ce qui veut dire construire une agriculture compétitive, diversifiée, durable, forte pour que le Sénégal nourrisse le Sénégal », a dit le ministre qui a représenté le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, à cette cérémonie. Intervenant sur le thème de ce dîner de gala qui est : « Justice sociale, facteur de sécurité », le représentant du chef du gouvernement s’est beaucoup appesanti sur la « sécurité alimentaire » qu’il qualifie de « plus forte » des sécurités. A ce titre, Pape Abdoulaye Seck reste convaincu qu’il ne peut y avoir de justice sociale dans un pays si les populations n’arrivent pas à trouver en tout lieu et en tout temps une nourriture suffisance pour une vie active et équilibrée. Pour El Hadj Malick Sy, président de la société des membres de la Légion d’honneur, l’injustice sociale est le lit des inégalités. C’est pourquoi, il a plaidé pour une mobilisation de tous les membres pour que la répartition des ressources soit la plus équitable possible.

Presque tous les 53 membres de la Légion d’honneur étaient présents à cette soirée. Ils sont anciens ministres, généraux, fonctionnaires avec à la tête leur président, El Hadj Malick Sy. Les recettes de cette soirée seront versées dans des œuvres sociales. Car, selon El Hadj Malick Sy, « la décoration n’est pas une fin, mais un début et des devoirs nouveaux s’imposent à nous ». Parmi ces devoirs, faire en sorte que les populations puissent vivre en toute dignité.

Maguette NDONG

En visite au Sénégal, le vice-président de la République Populaire de Chine, Li Yuanchao, s’est rendu, hier, au Parc industriel de Diamniadio. Li Yuanchao salue «un travail remarquable de conception et d’élaboration». Il appelle les entreprises chinoises à venir massivement s’installer sur le site.

Il est dix heures. Une légère poussière soulevée par le vent sec souffle sur une immense étendue. Nous sommes à Diamniadio. Sur le bas-côté de l’autoroute à péage, avant l’intersection du Centre international de conférences Abdou Diouf, d’immenses bâtiments se dévoilent. Bienvenue au pôle industriel de Diamniadio. C’est en présence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne et d’autres officiels parmi lesquels des ministres et des directeurs généraux.

Après avoir visité le parc industriel, Li Yuanchao, vice-président de la République populaire de Chine a salué le « choix pertinent du président de la République, Macky Sall, de donner la priorité à la construction de ce parc industriel dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Il a constaté « un travail remarquable concernant la conception et l’élaboration du site ». « L’heure est venue de réfléchir sur les moyens d’attirer davantage d’entreprises dans le Parc. Pour ce faire, je pense qu’il faut tout d’abord mettre sur pied un cadre réglementaire intéressant », a-t-il suggéré, avant de plaider la promotion du parc industriel. « Il est nécessaire de proposer des services de grande qualité. Il faut aussi créer des mécanismes d’incitation », a indiqué le vice-président Chinois.

Il a encouragé, en outre, les entreprises chinoises à venir s’installer dans le parc industriel. De son côté, Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines, a remercié, au nom du gouvernement sénégalais, le vice- président chinois pour sa visite officielle. Depuis la visite du chef de l’État en février 2014, en Chine, « nous avons mobilisé beaucoup de moyens et d’énergie pour réaliser un parc industriel, a souligné le ministre. Il a rappelé, qu’en outre, le Sénégal s’est inspiré de ce qui se fait en Chine. «Depuis l’exercice 2015-2016, le budget nécessaire a été dégagé. Nous avons donc fini de boucler la première phase qui consiste à construire quatre bâtiments industriels et d’un building administratif qui devrait regrouper différents services. Toutes les dispositions ont été prises pour lancer la prochaine phase », a informé Aly Ngouille Ndiaye. En ce qui concerne les entreprises qui vont s’installer dans le pôle industriel de Diamniadio, le ministre a révélé que « le gouvernement a reçu plusieurs demandes d’entreprises allant dans ce sens ». Il a précisé que la sélection des entreprises se fera incessamment. «Un pareil site industriel n’a jamais existé au Sénégal. La zone est bien aménagée et offre des bâtiments de grandes capacités. De nouvelles dispositions fiscales y sont observées pour davantage attirer les industriels», a conclu Aly Ngouille Ndiaye.

Oumar BA

Suite à la mise en place de la nouvelle coalition électorale de l’opposition regroupée autour de « Mankoo Taxawu Senegaal », Idrissa Seck, le président de « Rewmi », par ailleurs président du Conseil départemental de Thiès, a déclaré n’être intéressé par un quelconque poste dans la coalition ou de député à l’Assemblée nationale, même pas être tête de liste.

Selon lui, l’essentiel est de mettre « toute son énergie et sa personne pour la réussite de cette coalition pour rafler la mise à l’issue des prochaines législatives ».

C’est sur les ondes de la Rfm, hier, que le président du Conseil départemental de Thiès a décliné le sens de son engagement et ses attentes. Selon Idrissa Seck, la mise en place de cette coalition est la résultante de « la capacité de dépassement de tous les leaders membres » à qui il dit rendre « un vibrant hommage ». Compte tenu du fait que « le Sénégal traverse des moments extrêmement difficiles pour son avenir où des menaces pèsent sur l’emploi de la jeunesse, le niveau de vie des Sénégalais, l’agriculture, l’éducation, la santé ». M. Seck a estimé que « l’ensemble de ces menaces sont renforcées par des menaces que nous constatons sur l’utilisation des ressources naturelles au service des populations ». Ainsi donc, « nous sommes à un moment où tout le monde doit s’oublier pour se mettre au service exclusif du peuple sénégalais », dira-t-il.

Interpellé sur la formule qui sera arrêtée pour les investitures des leaders sur la liste majoritaire (départementale) et/ou sur la liste nationale (proportionnelle) ? « Nous continuons à travailler sur cette question et j’ai bon espoir que nous arriverons à trouver la meilleure formule possible et construire en tout cas les meilleures listes possibles pour assurer la victoire avec l’aide de Dieu », a-t-il fait savoir. Serait-il tenté alors par Thiès ? Sa réponse est catégorique : « Non! Je ne suis pas tenté par quelque chose de particulier. Je ne suis même pas tenté par un poste de député à l’Assemblée nationale. Mais je me mobiliserai entièrement et totalement là où ce sera le plus efficace et là où cela pourra rendre service pour garantir la victoire à cette liste ». Non sans préciser que « bien évidemment, cela inclut Thiès comme d’autres leaders vont se déployer et se mobiliser sans réserve ». Sur cette lancée, le leader du parti « Rewmi » n’exclut pas d’être investi par ces pairs tête de liste départementale de la coalition à Thiès ? « Absolument ! Je ne l’exclus pas du tout. Je suis au service exclusif de la coalition qui elle-même est au service exclusif du peuple sénégalais qu’il faut absolument libérer de l’emprise du régime actuel qui fait peser sur son avenir des menaces réelles », a-t-il rétorqué.

Rappelons que ce sont dix leaders de formations politiques de l’opposition qui sont décidés à aller à l’assaut des 165 sièges de députés en compétition à l’Assemblée nationale.

Mamadou Lamine DIEYE

Le vice-président chinois, Li Yuanchao, entame, aujourd’hui et pour deux jours, une visite officielle au Sénégal. Il sera accueilli cet après-midi à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (19 heures 30) par le Premier ministre, Mahammad Dionne, avec qui il visitera le parc industriel de Diamniadio (27 km à l’est de Dakar), demain dimanche, à 10 heures. Âgé de 67 ans, l’hôte du Sénégal est vice-président de la République populaire de Chine, depuis le 14 mars 2013 ; il est aussi membre du bureau politique du Parti communiste chinois depuis 2007. Il est titulaire d’une maîtrise de gestion en économie à l’université de Pékin et d’un doctorat en droit à l’école centrale du Parti. Le vice-président Li Yuanchao est présenté comme un dirigeant réformiste. Il sera reçu, en audience, par le chef de l’État.

Par l’entremise de son ambassadeur au Sénégal, Christophe Bigot, la France a élevé le directeur général de l’Isra, Dr Alioune Fall, au rang de Chevalier de l’Ordre du mérité agricole. C’était à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, et de nombreuses autres personnalités du monde de l’agriculture au Sénégal.

L’ambassadeur de France, au Sénégal, a procédé, jeudi, à sa résidence, à la remise de l’insigne de Chevalier dans l’Ordre du mérite agricole au Dr Alioune Fall, directeur général de l’Isra. Le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) Alioune Fall reçoit, ainsi, cette distinction grâce notamment aux progrès enregistrés par notre pays dans le domaine de l’agriculture. Pour Christophe Bigot, c’est la plus haute distinction française dans le domaine de l’agriculture. Quant au récipiendaire, il a témoigné: « il incarne lui-même, mais aussi l’ensemble du personnel de l’Isra et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’agriculture, une agriculture moderne, une agriculture performante qui peut contribuer, de manière décisive, au Plan Sénégal émergent et faire en sorte que l’agriculture non seulement puisse permettre de subvenir aux besoins de la population, mais permettre d’aller bien plus loin et de contribuer à la croissance de l’économie sénégalaise ». Tout au plus et de l’avis de l’ambassadeur de France au Sénégal, le Dg de l’Isra est un homme avec un parcours remarquable. « Il incarne aussi l’excellence de la coopération Franco-sénégalaise dans le domaine de l’agriculture.

C’est aussi l’occasion de rappeler les liens qui unissent le monde de l’agriculture sénégalaise et le monde de l’agriculture française. Je sens que le Sénégal est sur la bonne voie vers une économie agricole qui nourrit les populations et fournit de l’emploi », a défendu Christophe Bigot. Réagissant, Dr Alioune Fall a dit être honoré par cette distinction des autorités françaises. « C’est une décoration pour magnifier le travail de recherche que nous sommes en train de faire au Sénégal », a-t-il précisé.

Amadou DIOP

Donner un nouveau souffle à l’assemblée nationale, en élisant les députés qu’il faut. Tel est le vœu du Dr Ousmane Kane qui vient de lancer la plateforme « Far ak Sénégal » pour prendre part aux législatives du 30 juillet prochain. L’ancien conseiller juridique au Secrétariat général de l’Onu a présenté, hier, à la presse, sa plateforme qui sera composée, selon lui, de « candidats indépendants ». « Ces élections législatives présentent un enjeu capital. Il nous faut insuffler un nouvel élan à la représentation nationale, en étant les premiers à désigner des candidats issus des entrailles du pays réel, et non des candidats parachutés par les états-majors des partis politiques », a dit le natif de Mbour. Par cette manière de faire, M. Kane dit vouloir présenter une liste qui sera mue exclusivement par la prise en compte des intérêts de toutes les couches de la société. Qu’il s’agisse notamment des jeunes précarisés, des femmes vulnérabilisées, du monde rural et de la diaspora. « Notre liste sera celle de l’espoir, du vrai changement », soutient Ousmane Kane, persuadé de la fin de la carrière de ceux qu’il qualifie de «politiciens professionnels». Ces derniers sont ceux-là dit-il, qui « depuis le 4 avril 1960 ont pris notre pays en otage ». Toujours selon lui, « Cette classe politique est usée, périmée et dépassée » pour avoir montré ses limites objectives. Revenant sur « Far ak Sénégal », Ousmane Kane reste convaincu qu’elle va apporter « une rupture et une alternative citoyenne » avec un peuple aux commandes de son destin. Cette plateforme va englober « tous les Sénégalais désireux de participer à la construction d’un Sénégal nouveau ». Pour l’heure, M. Kane dit avoir effectué une première tournée de prise de contact avec des citoyens dans tout le pays. Il a promis ensuite d’aller à la rencontre de tous les Sénégalais d’ici et ceux de la diaspora.

Maguette NDONG

« Nous femmes de Bennoo Bokk Yaakaar, resserrons-nous les reins pour donner au président de la République une majorité écrasante à l’Assemblée nationale en juillet prochain », a dit, avant-hier, en début de soirée, le député Mously Diakhaté. D’après elle, les opposants qui parlent de cohabitation veulent installer le pays dans une instabilité. « Nous avons vu leur tentative de vote d’une motion de censure, le port de brassards rouges au sein de notre auguste Assemblée. Cela prouve que, s’ils étaient majoritaires, le pays serait instable », a déclaré l’honorable député, par ailleurs présidente du mouvement « And falat Macky jappo jëf ci jam » (A3j). Selon elle, c’est à cause de la stabilité politique que les investisseurs sont venus nombreux au Sénégal.

Mously Diakhaté a insisté sur les réalisations du chef de l’État telles la Cmu, les bourses sociales, l’autoroute « Ila Touba », etc.
Prenant la parole, le ministre d’État Marième Badiane a invité les membres de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » à s’unir pour une victoire du président aux échéances à venir.

Serigne Mansour Sy CISSE

D’après un projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Big, cette structure sera chargée de «diffuser auprès de la presse et du public des informations sur l’action gouvernementale».

Sa tâche consistera aussi à «réaliser des campagnes d’information et des études d’opinion», «analyser l’évolution de l’opinion publique et le contenu des médias» et à «veiller à la cohérence des informations publiées par les différentes sources d’information gouvernementale».

Le Big cherchera également à «contribuer au renforcement de capacités techniques et managériales des structures qui travaillent sur l’information publique». Il aura pour organes un Comité d’orientation stratégique (Cos) et une direction. Le Cos, organe d’orientation du Big, sera présidé par le ministre auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement, qui «fixe les directives et les orientations stratégiques à exécuter par le Big, dans ses missions». Le Big sera dirigé par un directeur, «nommé par décret, parmi les fonctionnaires de la hiérarchie A ou assimilés». Il lui reviendra de prendre les mesures visant «la bonne marche du Big» en assurant «l’exécution des directives et orientations du Cos».

Il sera notamment chargé, sous l’autorité du ministre auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, «d’élaborer les programmes de travail du Big, approuvés par le Premier ministre». Il est de même appelé à «veiller à la régularité de la production d’états financiers du Big», de «préparer le budget du Big et de l’exécuter en qualité d’ordonnateur des dépenses». Le Big va comporter un Pôle de communication gouvernementale, un Pôle information sur l’action du gouvernement, un Pôle observatoire de l’opinion et un Pôle formation.

APS

Le Sénégal et la Chine entretiennent des relations soutenues, marquées par une coopération dynamique qui touche à tous les secteurs de la vie économique. Sur le plan bilatéral pendant les huit premiers mois de 2016, le volume des échanges entre le Sénégal et la Chine a atteint 1,7 milliard de dollars soit une augmentation de 14% par rapport à 2015. Ce qui fait, aujourd’hui, de la Chine, le deuxième partenaire commercial de notre pays derrière la France. En 2012, la Chine occupait la 24e place de ce classement.

Cette coopération s’est matérialisée, depuis des décennies, par la réalisation d’infrastructures routières, sportives, médicales et culturelles. Le pôle industriel de Diamniadio est très significatif à cet égard. Le parc industriel de Diamniadio est l’un des projets autour desquels va s’articuler le Plan Sénégal émergent, le programme de développement économique déroulé depuis 2014 par le président Macky Sall.

D’importantes industries chinoises ont prévu d’y délocaliser une partie de leurs activités après avoir participé à la construction. Déjà, le savoir-faire de l’Empire du milieu se constate dans la construction de l’autoroute Ila Touba, de l’arène nationale de lutte et de divers projets immobiliers.

Autre symbole de la vitalité de l’axe Dakar-Pékin, l’édification par la Chine du Grand théâtre de Dakar et son musée des civilisations, l’hôpital pour enfants de Diamniadio, les onze stades régionaux.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, l’institut Confucius de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar promeut le mandarin et la culture chinoise, en attirant de nombreux étudiants. Mais l’un des symboles forts de cette dynamique reste le stade Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Macky Sall, s’est rendu en Chine à deux reprises. Il y a effectué une visite d’État de trois jours en 2014 (premier chef d’État africain invité par le président Xi Jinping). A cette occasion, d’importantes décisions avaient été prises : la construction de l’université Sine Saloum, de la Cité du Savoir et d’espaces numériques ; la création d’usines de transformation d’arachides. Sans oublier l’exemption de visas pour les passeports diplomatiques et de service. De son côté, Dakar va aménager des parcs industriels pour des entreprises chinoises qui veulent délocaliser au Sénégal. Et la Chine, elle, va classer le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées, ce qui permettra aux touristes chinois de venir en groupe d’au moins cinq personnes. En 2016, le chef de l’État avait pris part au sommet du G 20 en Chine.

Samboudian KAMARA

La semaine nationale de la Cedeao s’est ouverte, hier, au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar (Ccbs). Le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance a invité les chefs d’État à une meilleure volonté d’intégration.

Selon le ministre Khadim Diop, grâce à ses politiques visionnaires et volontaristes, notre Communauté a été la première, en Afrique, à supprimer le visa entre ses États membres, à faire bénéficier ses citoyens du droit de résidence. Il a ajouté que « dans le même sillage, après le passeport Cedeao, nous partageons fièrement, la carte d’identité biométrique, symbole de l’appartenance à une même communauté ».

Cette journée de réflexion a pour thème « la libre circulation des personnes dans l’espace Cedeao : le temps de l’action ».
Khadim Diop a précisé que lorsqu’on évalue sur le terrain la situation, à l’aune des ambitions des Pères fondateurs et des instruments évoqués, force est de constater que les entraves sont toujours légion, notamment dans les corridors routiers et des frontières des États membres.

Le ministre a déploré les pratiques anormales de certains agents chargés du contrôle et la méconnaissance des textes communautaires par les parties prenantes. Il note l’attitude des chefs d’État qui ne sont pas exempts de reproche ; « car il y a une faible volonté politique pour appliquer intégralement les dispositions sur la libre circulation». Il a dénoncé l’insécurité et l’instabilité politique dans la région, le terrorisme et la criminalité transfrontalière favorisant un contrôle plus rigoureux et parfois zélé dans les frontières.
« Cela pose la délicate question de la conciliation de l’impératif de sécurité avec les principes et exigences de la liberté de circulation des personnes consacrées par les textes communautaires », a affirmé le ministre.

En tout état de cause, poursuit-il, avec la persistance des entraves, ce sont les populations en particulier, celles aux conditions sociales les plus modestes et les femmes qui en paient le prix fort.

Poursuivant, il souligne qu’habituellement, les transporteurs, opérateurs économiques et autres usagers se plaignent des tracasseries routières et perceptions illicites.
A l’en croire, ces entraves sont un frein à l’intégration effective des peuples et constituent une violation flagrante des engagements librement consentis par nos États membres.

Prenant la parole, le député Moustapha Cissé Lô, par ailleurs président du Parlement de la Cedeao, a invité à une union des forces pour le bonheur de nos populations. L’intégration nous incombe ; nous devons créer un grand marché pour mettre en œuvre les protocoles, a souligné le parlementaire africain, qui demande aux média, société civile à se joindre à ce processus irréversible.

De son côté, le directeur du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), Adama Coulibaly, a félicité l’État du Sénégal, qui a fait de Dakar, le point focal, cristallisant les acquis de la Cedeao. Il est d’avis que nos gouvernants doivent mesurer la responsabilité d’assurer un progrès pour tous. La Cedeao des peuples est tributaire de l’investissement collectif, a reconnu le patron du Giaba.

Serigne Mansour Sy CISSE

« Le plus grand cadeau que l’Union européenne nous a fait, à nous et à nos pères, c’est la paix retrouvée », a lancé l’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, hier, en s’adressant au public venu à la Place du souvenir (Dakar) célébrer les 60 ans du Traité de Rome, acte fondateur de l’organisation qui regroupe la majorité des pays du vieux continent.

En effet, il n y a plus de guerres en Europe (nous sommes contemporains de la plus longue période de paix dans l’histoire du continent), et ce n’est pas rien, après deux guerres mondiales qui ont conclu des siècles d’inimités sanglantes entre nations…

Les relations entre l’Ue et l’Afrique seront largement abordées lors du sommet d’Abidjan prévu en novembre et qui devrait abriter les discussions sur le cadre Ue-Acp « Post-Cotonou ». Alors que les Accords de partenariat économique (Ape) sont diversement appréciés, la rencontre d’Abidjan devrait marquer un tournant.

Le 25 mars dernier, avait eu lieu, à Rome, l’anniversaire de la création de l’Ue. A cette occasion, les acteurs ont présenté le bilan de l’organisation qui se félicite d’indéniables acquis tout en assumant les défis qui se posent à elle, dans un contexte de renouveau du protectionnisme (élection de Donald Trump à la Maison blanche), de Brexit (départ des anglais) et de « crise des valeurs liée à une mauvaise redistribution des richesses », selon M. Venier. Il a également cité le souverainisme et le repli sur soi, le terrorisme et les flux migratoires comme autant de paramètres à prendre en compte dans la lecture des perspectives qui s’offrent à l’Union européenne. Mais il a aussi mis en avant « les conquêtes » du projet européen, à savoir la monnaie unique (euro) et la libre circulation dans l’espace Schengen. Selon l’ambassadeur d’Italie, la célébration des 60 ans du Traité de Rome a permis de « réaffirmer l’actualité du projet d’intégration ». Il a souligné que le Brexit est « un cas isolé » et « la construction d’une Europe sociale » une nécessité. « Forte et solidaire sur la scène mondiale », l’Europe est donc à la croisée des chemins.

A l’occasion de cet anniversaire, la délégation de l’Ue (représentée par la chargée d’affaires Karolina Stasiak) et l’ambassade d’Italie, ont organisé cette table-ronde sur le thème, « regards croisés sur l’Union européenne et l’Afrique : enjeux d’aujourd’hui et perspectives de demain ». Les participants ont échangé sur l’état des lieux et les perspectives des processus d’intégration régionale sur les continents européen et africain.

Le président de l’université Dakar-Bourguiba, le Pr Sakhir Thiam et le Pr Yayah Diallo de l’Ucad, ainsi que des experts de renom tels que Mme Claire Dhéret du « european policy center » de Bruxelles, et M. Bernardo Venturi de l’Institut des affaires internationales de Rome, ont animé les débats.

Les textes du Traité de Rome sont à l’origine du marché commun européen à travers la création de la communauté européenne de l’énergie atomique et de la Communauté économique européenne. Les traités de Rome sont aussi le socle fondateur de la politique de coopération mise en place pour formaliser les relations avec les pays d’Afrique-Caraïbes-Pacifique avec la création du Fonds européen de développement en 1957.

Samboudian KAMARA

10 partis, coalitions politiques et mouvements citoyens viennent de mettre en place une coalition dénommée « Mankoo Taxawu Senegaal », d’après une déclaration parvenue à notre rédaction.

Les signataires de cette coalition sont AJ/Pads de Mamadou Diop Decroix, « Bës Du Ñakk » de Mansour Sy Djamil ; « Bokk Gis Gis » de Papa Diop ; le Front pour le Socialisme et la Démocratie-Benno Jubël (Fsd-Bj) de Cheikh Bamba Dièye ; le Grand Parti de Malick Gakou, l’Initiative 2017 (Ad Pencoo, Anc, Parti socialiste (Ps) des Valeurs et Mouvement d’initiatives et d’Actions, Taxawu Dakar) de Khalifa Ababacar Sall, Les démocrates réformateurs (Ldr /Yeesal) de Modou Diagne Fada ; le Parti démocratique sénégalais (Pds) du Président Abdoulaye Wade ; « Rewmi » de Idrissa Seck et « Tekki » de Mamadou Lamine Diallo. Les signataires ont motivé la création de leur coalition dite « gagnante » par la volonté d’« améliorer les conditions de vie des populations, de garantir la bonne gouvernance, notamment dans la gestion du pétrole, du gaz, etc., de défendre les libertés et les droits des citoyens et de renforcer la démocratie ».

Dressant un tableau sombre de la situation du pays, ils ont dénoncé la « dégradation continue des conditions de vie des populations, les scandales économiques et financiers qui jalonnent et rythment le quotidien de la gestion du régime du Président Macky Sall, la gestion nébuleuse ; la mauvaise gestion des finances publiques, les violations récurrentes des libertés publiques, le recul sans précédent de la diplomatie sénégalaise, le reniement du Président Macky Sall, l’échec de la 12è législature ».

A leur avis, les élections législatives du 30 juillet constituent alors « une opportunité exceptionnelle pour le peuple Sénégalais de s’affranchir démocratiquement du régime du Président Macky Sall, de restaurer l’équilibre entre les pouvoir exécutif, législatif et judiciaire et mettre un terme à toutes les formes de prédation ». S’engageant à prendre des «mesures urgentes» une fois élus, ils ont lancé un appel à tous les partis politiques, toutes les organisations de la société civile, à tous les mouvements citoyens, à toutes les personnalités indépendantes, en accord avec cette présente déclaration et prêts à s’engager pour les intérêts exclusifs de notre peuple, à rejoindre cette coalition politique et citoyenne pour le salut de la Nation Sénégalaise.

D. MANE

Au cours d’un point de presse tenu mardi par le Mouvement démocratique pour le développement Intégral du Sénégal (Mdis), Christophe Sène, coordonnateur de la section de Foundiougne a, au nom de l’organisation, renouvelé son soutien au président Macky Sall. Ce soutien est motivé par les nombreuses réalisations du chef de l’État, a-t-il déclaré.

Selon Christophe Sène, le Mdis a pour motivation réelle de soutenir la politique sociale du président de la République en sensibilisant les populations, sur les réalisations du gouvernement, telles que la Cmu, les bourses sociales, le Pudc, etc. Le Mdis a vu le jour le 7 mai 2015, dans le département de Foundiougne, sur impulsion de Samba Ndiaye, maire de Ndoffane Laghèm.

La véritable orientation du mouvement, en plus de ses ambitions politiques, est le social. En effet, selon les membres, «depuis sa création, nous n’avons cessé d’appuyer les populations en termes de fournitures scolaires, de constructions ou d’équipements de lieux publics ou encore de formation des femmes pour la transformation de produits agricoles ». «Après chaque installation du mouvement dans une zone, nous enchainons avec des séries de formation aussi bien pour les femmes que pour les jeunes. Nous aidons aussi beaucoup les groupements de femmes à accéder à des financements pour mettre en place des activités génératrices de revenus », ajoute M. Sène.

Il est clair que nous sommes dans la mouvance présidentielle mais nous rappelons que le Mdis n’appartient à aucun parti politique, c’est un mouvement de soutien au président de la République, au vu des résultats de sa politique sociale, a-t-il précisé. Ce choix est parti du constat des efforts du président pour l’amélioration des conditions de vies des citoyens, notamment des populations les plus démunies.

« Le président a mis en place une stratégie de développement économique très rassurante, à savoir, le Plan Sénégal émergent (Pse). Après seulement trois années de mise en œuvre, le Pse nous vaut des progrès significatifs tant sur le plan social qu’économique. De 1,7 % en 2012, notre croissance a atteint les 6,5 % en 2016. Ce qui est une véritable lueur d’espoir. La mise en place des bourses de sécurité sociale, de la Cmu et du Pudc, est suffisante pour illustrer la bonne marche du pays. Nous notons aussi les efforts fournis pour l’enracinement de la démocratie et de la liberté d’expression », relève-t-il.

Avec toutes les avancées économiques, sociales, politiques notées, depuis l’accession du président Macky Sall à la tête du pays, les membres de Mdis sont persuadés que le Sénégal est sur le bon chemin.

Babacar DRAME

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