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Politique (3341)

Tout le monde a reconnu qu’il a joué un rôle important dans le dénouement heureux du dossier des démolitions de la cité Tobago. Le Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne est revenu sur les péripéties de sa médiation qui entre dans sa mission de chef de la collectivité lébou.

Comment le Grand Serigne de Dakar s’est retrouvé facilitateur dans le dossier de Tobago ?
Dans ma responsabilité de chef coutumier, chef supérieur de la Collectivité Lébou, ma première mission, c’est de faire de telle sorte que règne la paix dans tout le territoire du Cap-Vert. Je dois apporter assistance à toute personne en difficulté et faire de telle sorte que toute personne se réveillant à Dakar puisse avoir toutes les commodités pour un séjour tranquille dans cette ville paisible. Cela relève de mes compétences et obligations, lorsqu’il y a des problèmes graves de cette nature ou comme des inondations, des calamités, de disparition de pêcheurs en mer, etc. de contribuer à la résolution du problème, de jouer le rôle de facilitateur. Voilà ce que j’ai fait dans le dossier de Tabago.

Comment vous avez été saisi ?
Je n’étais pas à Dakar à l’époque. C’est donc depuis l’étranger où je me trouvais que j’ai été saisie par les autorités coutumières de Dakar pour m’informer de la démolition de plusieurs maisons dans la commune de Yoff. Ces responsables m’ont aussi annoncé qu’ils sont déjà entrés en contacts avec les autorités coutumières de Dakar pour voir quelles sont les solutions à ce problème social. J’ai demandé à tous les dignitaires qui prenaient part à une réunion sur la question de surseoir à toute action en attendant mon retour à Dakar.

Je dois les remercier ici car ils ont eu l’amabilité d’accepter de suivre mon conseil. Dès mon arrivée à Dakar, tard dans la nuit, j’ai foncé directement sur le site pour constater la situation. Le lendemain et le surlendemain de mon arrivée, je suis retourné pour me faire une idée claire avant de rencontrer d’abord les dignitaires de la collectivité. La première question que je leur ai posée c’est de savoir quel est le niveau de leur implication dans ce dossier. Fort heureusement, il s’est avéré qu’il n’existait presque pas de dignitaire impliqué. C’est par la suite que j’ai décidé de prendre contact avec le Collectif avec qui je suis retourné sur le site pour faire l’état des lieux

Comment avez- vous convaincu le président Sall ?
Après avoir rendu grâce à Dieu, je dois remercier fortement le président Macky Sall car j’ai eu une oreille attentive de sa part. J’associe à ces remerciements son Premier ministre et son gouvernement qui ont fourni une collaboration efficace dans la gestion du dossier Tobago.

Je peux dire que je n’ai jamais vu une telle marque de générosité de la part d’un président de la République dans ce domaine précis. Il y a eu beaucoup de problèmes sur lesquels il est inutile de revenir ici. Ce qu’il faut retenir pour l’apprécier positivement, c’est que nous avons aujourd’hui un président de la République qui prête une oreille attentive aux problèmes des Sénégalais. J’ai eu affaire avec un homme très honnête, généreux qui cherche toujours à mettre ses compatriotes dans les conditions les meilleures. Il faut reconnaître que Tobago n’a aucun document administratif d’existence légale. Mais lorsque j’ai rencontré le président de la République, je lui avais dis que c’était à lui d’aider ce qui sont dans des calamités, des difficultés, dans les inondations, etc. Or, aujourd’hui, il y a d’honnêtes compatriotes qui, dans l’ignorance et l’innocence, ont acquis des parcelles mais à la sueur de leur front. Ils ont mis toutes leurs économies pour acquérir un toit pour se retrouver au finish avec tout leur espoir détruit. Le président de la République très sensible à la peine de ces compatriotes après nous avoir écoutés, a pris le temps nécessaire pour mûrir ce projet de recasement. Il a jugé nécessaire de venir en aide à ces honnêtes citoyens en leur trouvant un nouveau site de relogement.

Même la politique de l’État reconnait le besoin de toit pour les pères de famille. Heureusement que le chef de l’État l’a si bien compris qu’il a lancé un ambitieux programme de logement sociaux en faveur des Sénégalais. Pour la communauté lébou de la région du Cap-Vert, nous remercions infiniment le président Macky Sall à qui nous souhaitons une longue vie et encore plus de succès à la tête du pays. Il répond aux aspirations des Sénégalais surtout du citoyen lambda comme c’est le cas avec les victimes de la cité Tobago. Il faut le dire, avec le président Sall, c’est une prise en compte plus accrue du citoyen lambda, du citoyen moyen, qui n’est pas un bourgeois. Cela se manifeste dans tous les secteurs, la santé, l’éducation, le monde rural, tl’électrification, l’hydraulique, etc.

Propos recueillis par Mbaye Sarr DIAKHATE

Thierno Alassane Sall a donc fini par démissionner de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir depuis 2012 avec une forte coalition de partis).

L’ex-ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall a pris cette décision, hier, au cours d’un point de presse. Il a justifié cette démission dans sa déclaration liminaire « par le fait que l’Apr n’est plus une alliance d’hommes et de femmes d’égale dignité, mais la propriété d’un seul homme qui décide de tout et ne supporte la moindre critique, et qu’il est loisible à quiconque de le constater ».

Dès lors, a estimé le désormais ex-compagnon du président Macky Sall, « c’est une alliance qui n’est plus fidèle aux idéaux qui fondent la République et inspirent la démocratie ». Selon lui, les exemples font légion, « mais il suffit, pour s’en convaincre, d’observer la campagne électorale en cours qui donne à voir combien la conscience des électeurs est prise pour une marchandise. Il s’y ajoute le débauchage inique de candidats inscrits sur les listes concurrentes et aussi le processus électorale chahuté, l’improvisation semblant être seule aux commandes ». Thierno Alassane Sall dénonçant ainsi ces pratiques qui, a-t-il souligné, « remettent en cause les acquis démocratiques ». Pour l’heure, M. Sall, par ailleurs désormais ex-responsable local de l’Apr Thiès, donne rendez-vous aux Sénégalais dans quelques jours pour édifier sur son avenir politique qu’il entend mener « dans un cadre d’action approprié avec des compatriotes fidèles, aux idéaux assis sur le socle de dignité, d’abnégation et d’honnêteté et qui commande une position claire et sans équivoque contre cette entreprise d’affaiblissement de notre démocratie et de nos institutions ».

M. SAGNE

Une mission de la Commission de l’Union africaine (Ua) est à Dakar depuis le 22 juillet pour « observer et rendre compte du déroulement du processus électoral ». Composée de 40 observateurs, issus de 24 pays africains, la mission a commencé des séries de rencontres avec l’ensemble des acteurs du processus électoral.

Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la mission est déployée sur décision du président de la Commission de l’Union africaine (Cua), Moussa Faki Mahamat, mais sur invitation du gouvernement du Sénégal. La mission, qui est forte de 40 observateurs, est conduite par Mme Catherine Samba Panza, ancienne présidente de la transition en République centrafricaine. Elle est chargée « d’observer et rendre compte du déroulement de ce processus électoral ». D’après toujours le communiqué, ces observateurs sont des « ambassadeurs accrédités auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba, parlementaires panafricains, responsables d’organes de gestion des élections et des d’organisations de la société civile africaine ». Ils viennent de 24 pays du continent que sont l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République Sahraouie, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad, le Togo, la Tunisie et le Zimbabwe. «La Mission est appuyée par une équipe technique composée de fonctionnaires de la Cua, du Parlement panafricain (Pap) et de l’Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa (Eisa) », annonce le communiqué signé par la chef de mission, Mme Catherine Samba Panza.

Par ailleurs, au-delà de l’observation du processus électoral, le communiqué informe que la mission, qui est au Sénégal depuis le 22 juillet dernier, va rencontrer les différents acteurs du processus électoral, notamment les coalitions des partis politiques et indépendants en compétition, les autorités institutionnelles, les organes de gestion et de supervision des élections, les représentants des médias ainsi que les organisations de la société civile sénégalaise. « Elle interagira également avec les autres missions d’observation électorale et missions diplomatiques présentes au Sénégal », ajoute le document. Par ailleurs, après les élections, la mission de l’Ua prévoit une conférence de presse, le 1er août 2017, pour rendre public « ses conclusions préliminaires publiques sur le déroulement du scrutin et formulera, si nécessaire, des recommandations à l’attention des acteurs du processus électoral sénégalais ». « Un rapport final global plus détaillé sera publié à l’issue du processus électoral », conclut le communiqué.

A. N. NDIAYE

La coalition « Mankoo Taxawu Senegaal » s’oppose à la demande d’avis adressée au Conseil constitutionnel par le président de la République, Macky Sall, le 24 juillet dernier. Elle déclare la requête du chef de l’Etat nulle et non avenue et les sept sages incompétents pour ce dossier.

Cette saisine de la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal » fait suite à la demande d’avis adressée au Conseil constitutionnel par le président de la République, Macky Sall, le 24 juillet dernier pour pallier les difficultés rencontrées par certains concitoyens sénégalais régulièrement enrôlés et qui peinent à récupérer leurs nouvelles cartes biométriques pour participer au scrutin législatif prévu ce dimanche.

Pour motiver leur requête, El Hadj Malick Gakou, le mandataire national de la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal » a, dans la correspondance adressée au président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, datée d’hier, invoqué la Loi 2017-12 du 18 janvier 2017 modifiée portant partie législative du Code électoral et le décret 2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire dudit Code. Selon les termes du document, « cette demande d’avis constitue une violation du Code électoral en ses articles L. 53 alinéa 1er et L. 78 alinéa 1er qui sont des dispositions précises et claires, ne pouvant pas faire l’objet d’interprétation ».

En effet, poursuit le texte, il ressort des dispositions de l’article L. 53 alinéa 1er sus indiqué que « la carte d’électeur est couplée à la carte biométrique Cedeao. Celle ci-fait office de carte d’électeur » et celles de l’article 78 alinéa 1er sus-mentionné qui stipule que « à son entrée dans le bureau de vote, l’électeur doit présenter sa carte d’électeur ». Ainsi, « en vertu de la séparation des pouvoirs et conformément à la Constitution et à la Loi organique sur le Conseil constitutionnel, votre institution n’a pas la compétence pour voter la loi et ne peut se substituer au législateur pour modifier une loi adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée par le président de la République », souligne le document. En conséquence, « le Conseil constitutionnel est tenu de respecter la Constitution et le Code électoral et doit se déclarer incompétent pour examiner la demande d’avis du président de la République », conclut le texte.

Le chef de l’Etat avait saisi les juges constitutionnels pour leur demander la possibilité aux citoyens de voter avec les anciennes cartes d’identité et cartes d’électeur numérisées, les récépissés d’inscription, les passeports et les permis de conduire..

M. Lamine DIEYE

L’homme d’affaires camerounais Baba Ahmadou Danpullo effectue une visite au Sénégal aujourd’hui et demain. Sur invitation du président de la République, Macky Sall, une délégation d’investisseurs et d’opérateurs économiques de la holding Bcg sera conduite par M. Danpullo , annonce notre source. Les opportunités d’affaires présentes au Sénégal seront le centre d’intérêt principal de la visite de l’hôte camerounais et de sa délégation. Des rencontres avec les agences d’Etat et sociétés s’activant dans la promotion de projets d’infrastructures et de services sont prévus. De même, des visites d’infrastructures dont l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass et le Pôle urbain de Diamniadio seront effectuées.

Une cérémonie de décoration en l’honneur de M. Danpullo  se tiendra jeudi à la Présidence. Baba Ahmadou Danpullo et son équipe sont enthousiastes par rapport à leur visite au Sénégal qu’ils considèrent comme une terre d’opportunités, avec un environnement des affaires garantissant la performance et une ouverture aux investisseurs africains. Le Plan Sénégal émergent (Pse), référentiel de politiques et d’actions économiques, a des aspects bien incitatifs pour la holding Bcg, le groupe dirigé par M. Danpullo .            

El. A. T.

Dans sa tâche de contrôle démocratique, une mission d’observation du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uemoa) séjourne au Sénégal. La mission a démarré depuis le 23 juillet et se poursuivra jusqu’au 3 août 2017.

Comme dans tous les pays de l’Uemoa où se déroulent des élections, la mission d’observation de l’Uemoa a dépêché une équipe au Sénégal. Dirigée par la vice-présidente du Comité interparlementaire (Cip/Uemoa), Fatima Doubou Dogo, cette mission a pour objectif de mettre en œuvre le contrôle démocratique par l’organisation économique communautaire.

Les observateurs, tous députés des pays membres de l’Uemoa dont le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Togo et le Niger ont le rôle de jauger le niveau de démocratie de ces élections.

Ce 24 juillet, la mission s’est entretenue avec certaines coalitions de l’opposition. Hier, elle était autour deavec certaines autorités politiques. Les parlementaires ont observé la distribution des cartes d’identité biométriques qui constituent actuellement la pomme de discorde entre l’État du Sénégal et l’opposition. A ce sujet, la chef de délégation de la mission, Fatima Doubou Dogo dit ne pas encore être en mesure de se prononcer. « C’est difficile de se prononcer sur le retrait des cartes ou sur la distribution parce qu’on n’est pas encore totalement déployé sur le terrain. On vient de démarrer la mission mais à la fin, on dira ce qu’on a vu », affirme-t-elle. Après des entretiens avec la société civile et les différentes missions d’observation dépêchées au Sénégal, les membres de cette délégation suivront le déroulement de la campagne électorale et le scrutin proprement dit. Un rapport écrit va sanctionner la fin de cette mission d’observation électorale.

Pour mieux réussir le rôle qui lui est assigné, la mission d’observations du Cip-Uemoa lance un appel à tous les acteurs pour des élections libres, justes, transparentes et apaisées. Le Cip-Uemoa dont le siège est à Bamako, est l’organe de contrôle démocratique de l’Uemoa. Il capitalise une dizaine d’années d’expérience dans l’observation des élections dans les États membres de l’Union.

Ndèye Sokhna Anta NDIAYE

Dans le communiqué publié hier, 24 juillet 2017, par le Pôle communication de la présidence de la République, il a été écrit que "le président de la République a saisi le Conseil constitutionnel, par lettre en date du 24 juillet 2017, conformément à l'article 72 de la Constitution". Il s'agit plutôt de l'article 92. Le Pôle Communication présente ses excuses pour cette malencontreuse erreur.

La libération de l’emprise foncière de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar qui doit être transféré à Diass permettra l’érection d’une Cité des affaires de l’Afrique de l’ouest sur le site.

Ce projet confié à l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix) s’est invité à la réunion d’évaluation des accords entre le Sénégal et le Maroc. Les 100 hectares d’assiette foncière libérée permettront la réalisation de cette Cité des affaires de l’Afrique de l’Ouest qui se veut une réplique de celle de Casablanca où l’on avait utilisé le site d’un ancien aéroport pour y construire une infrastructure destinée aux affaires avec des parties pour le commerce, les bureaux, les logements entre autres. La partie sénégalaise a rappelé que l’accord de coopération avec le Maroc a été signé en septembre 2015 et les consultants ont déjà réalisé les études. L’Apix a informé que la prochaine étape concerne le montage et la restructuration du projet. Pour ce, l’Apix veut le renouvellement des accords avec le Maroc. Du côté marocain, le secrétaire d’État auprès du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mounia Boucetta a soutenu qu’ils vont procéder à la restitution des études de faisabilité pour demander la validation du projet.

O. KANDE

En mission de travail au Sénégal, le secrétaire d’État Marocain, Mounia Boucetta a coprésidé, avec le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, une séance d’évaluation des accords entre les deux pays. Lors de cette rencontre, il a été annoncé que la société marocaine Adoha va livrer 6 tours de 10 étages chacune à la Cité de l’Émergence en décembre 2017. Le point de débarquement aménagé de Soumbédioune est aussi attendu avant fin 2017.

Dans le suivi de la mise en œuvre des accords de coopération signés entre le Maroc et le Sénégal, lors des dernières visites du Roi Mohammed VI, Mounia Boucetta, secrétaire d’État marocain auprès du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a effectué une mission de travail à Dakar. Elle a coprésidé, avec le secrétaire général du ministère sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, une séance de travail pour le suivi des accords entre les deux pays.

Lors de cette rencontre qui a passé en revue, l’essentiel des 39 accords en cours entre le Sénégal et le Maroc, les autorités ont annoncé que les projets de la Cité de l’Émergence située sur le site de l’ancienne gare Pompiers et du point de débarquement de Soumbédioune sont en avance. A cet égard, Mame Baba Cissé, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a souligné le bon rythme d’exécution des deux projets phares, notamment celui de la Cité de l’Émergence où le groupe Adoha prévoit de livrer 6 tours de 10 étages chacune en décembre 2017. Même constat est noté pour le projet du point de débarquement aménagé de Soumbédioune. La partie marocaine assure que l’infrastructure avance normalement, compte tenu du planning et le projet devrait être achevé avant la fin 2017. Toutefois, le secrétaire d’État marocain constatant certaines lenteurs administratives demande de travailler sur l’octroi des autorisations de construire, de branchement à l’eau et à l’électricité pour aller plus vite.

Mame Baba Cissé, secrétaire général du ministère a indiqué que la rencontre intervient pour faire le point sur la mise en œuvre des 39 accords allant de l’économie à l’énergie en passant par l’éducation, les finances, l’habitat, entre autres. Pour lui, la réunion permet d’apprécier le niveau de mise en œuvre des accords, de déceler les difficultés rencontrées. « Certes des contraintes existent. Elles sont liées souvent à des lenteurs des procédures administratives, mais globalement, on peut se satisfaire de la bonne dynamique de réalisation de nos engagements. Il conviendrait également, pour les autres accords, de maintenir un bon rythme de mise en œuvre, notamment la coopération dans le domaine du développement des filières animales, la santé, le transport international, le partenariat pour le financement des Pme agricoles…», propose le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

La partie marocaine satisfaite de l’exécution des projets
Dans le même sens, Mounia Boucetta, secrétaire d’État marocain auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a salué l’exemplarité des relations entre le Maroc et le Sénégal de même que le niveau d’avancement des accords. « En fonction de chaque accord, on constate que toute la volonté est là et que tous les acteurs sont mobilisés pour donner du concret à cette coopération », s’est réjouie Mme Boucetta. Elle indique que depuis 2000, la présence économique du Maroc au Sénégal s’accroit à travers l’augmentation des investissements, « faisant du Sénégal, la première destination des investissements marocains en Afrique au sud du Sahara et le premier partenaire économique dans la zone.

Oumar KANDE

Le président de la République, Macky Sall, a saisi, hier, par lettre, en date du 24 juillet 2017, conformément à l’article 72 de la Constitution, le Conseil constitutionnel pour pallier les difficultés rencontrées par certains concitoyens sénégalais régulièrement inscrits sur les listes électorales et qui peinent à récupérer leurs nouvelles cartes biométriques pour effectuer leur devoir civique.
Il s’agit de permettre aux citoyens de voter avec les anciennes cartes d’identité et cartes d’électeur numérisées, les récépissés d’inscription, les passeports et les permis de conduire.

Pour alléger les difficultés notées dans la distribution des cartes d’identité biométriques, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, via la Direction générale des élections, a pris, la semaine passée, toute une batterie de mesures. Il s’est agi, entres autres, du retrait des cartes d’électeurs par les citoyens régulièrement inscrits sur les listes qui peuvent désormais être récupérées dans le centre de vote inscrit sur le récépissé d’inscription et du réaménagement des horaires arrêtées de 8 heures à 18 heures qui sont prolongées de 18 heures à 23 heures.

Et pour ceux qui se sont inscrits au niveau d’une commission quelconque dans le département de Dakar et qui votent hors dudit département, ils sont priés de se rendre au niveau de la préfecture de Dakar. Pour mettre un terme à la polémique née de l’idée en gestation d’un probable report agitée par certaines chapelles politiques et pallier aux difficultés rencontrées par certains concitoyens sénégalais régulièrement inscrits sur les listes électorales et qui peinent à récupérer leurs nouvelles cartes biométriques, le chef de l’Etat, Macky Sall, qui tient au respect du calendrier républicain et à la tenue du scrutin législatif à date, a saisi, hier, le Conseil constitutionnel pour statuer sur les alternatives soumises à son appréciation pour permettre les citoyens concernés d’effectuer leur devoir civique, dimanche, en votant avec les anciennes cartes d’identité et cartes d’électeur numérisées, les récépissés d’inscription, les passeports et les permis de conduire. Convoquant l’article 3, alinéa 4 de la Constitution qui stipule que « tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi », le président de la République, « au regard des lenteurs notées dans le retrait des cartes d’identité biométriques, a saisi le Conseil constitutionnel, par lettre en date du 24 juillet 2017 », selon un communiqué.

Et ce, conformément à l’article 72 de la Constitution sur la possibilité que les électeurs n’ayant pu retirer leur carte puissent voter aux élections législatives du 30 juillet 2017 avec l’une des pièces suivantes : « Une carte d’identité nationale numérisée, une carte d’électeur numérisée, un passeport, un permis de conduire, un document d’immatriculation pour les primo-inscrits non détenteurs d’un des quatre premiers documents administratifs », poursuit le texte.

Ainsi, le président de la République réaffirme son attachement sans réserve à l’organisation d’élections transparentes, libres et démocratiques. Le préalable, dans ce sens, est la possibilité pour chaque Sénégalais d‘accomplir librement son devoir citoyen », conclut le texte.

Mamadou Lamine DIEYE

Le facilitateur, le Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne a vivement remercié le président de la République qui lui a fait un grand honneur en trouvant une solution heureuse et définitive à ce drame social. Le Grand Serigne a rappelé que c’est son rôle et il a été aidé par Macky Sall qu’il soutient par ailleurs dans sa politique de développement économique et social en faveur du pays.

Mb. S. DIAKHATE

L’état des lieux dressé par le collectif des victimes de ces démolitions fait état de trois cent trente-six (336) personnes impactées. En exécution de ses instruction, la direction des Domaines a entamé, dans une parfaite démarche inclusive et transparente, en relation avec les services techniques de la Primature, et avec l’intervention, à titre de facilitateurs, de certaines autorités coutumières, notamment, Pape Ibrahima Diagne, Grand Sérigne de Dakar, des échanges avec le collectif des victimes mais aussi avec toute personne ayant des prétentions sur ces assiettes foncières, de manière à permettre un recasement sans contestation ni opposition. Les travaux de prospection engagés en l’espèce ont permis d’identifier deux sites d’accueil dont la consistance se présente comme suit un premier site situé dans la commune de Ngor.

D’une superficie de d’environ six hectares, à détacher du titre foncier n° 526/Nga ex 4407/Dg, ce terrain est la propriété exclusive de l’État du Sénégal et est libre de toute occupation. Pour le site n° 2, c’est une assiette foncière d’une superficie d’environ cinq hectares, se situe à Yoff, à côté de la route de l’aéroport, sur le prolongement de la bande verte. Elle comprend une partie déjà immatriculée et une autre encore dépendant du Domaine national. L’aménagement de ces deux sites permettrait parfaitement de recaser la totalité des personnes impactées par ces démolitions.

Mb. S. DIAKHATE

Le président Sall a aussi instruit les services techniques de transformer les nouveaux titres délivrés aux victimes de la Cité Tobago en titres fonciers. Revenant sur sa politique d’habitat social que c’est tout le sens de sa décision de muer les permis d’occuper et autres titres précaires en titres fonciers, matérialisés par un projet de loi sur la question. C’est également « le sens de la loi d’orientation sur l’habitat social ». Dans cette dynamique, le président Sall a « décidé d’accorder un régime fiscal et douanier dérogatoire pour les promoteurs immobiliers engagés dans la construction d’immeubles à usage de logement agrées par l’État ». Pour lui, le Pôle urbain de Diamniadio est révélateur de son ambition d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations.

Mb. S. DIAKHATE

Pour la président Sall, « compte tenu de la portée hautement sociale, en raison du préjudice financier mais surtout moral subi par toutes ces personnes ainsi que leur familles qui ont vécu pendant deux années entières, la douleur et le désarroi inhérents à une démolition d’habitations, une telle opération mérite d’être exécutée avec célérité et diligence». L’attention « toute particulière qu’il a toujours accordée à ce dossier extrêmement sensible et douloureux », ne s’est pas arrêtée à la remise symbolique de 120 attestations d’attribution de terrain de substitution au collectif des victimes. Le président Sall a décidé, séance tenante, en réponse à la sollicitation d’accompagnement, d’octroyer aux 72 familles ayant déjà entamé des travaux de construction une enveloppe de 10 à 20 millions en guise d’aide.

Mb. S. DIAKHATE

Le président de la République a remis, hier, au Collectif des victimes de la cité Tobago, des attestations d’attribution de parcelles. Devant une forte mobilisation des membres du Collectif en présence du facilitateur, le Grand Serigne Pape Ibrahima Diagne, du ministre de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, de son collègue du Budget, Birima Mangara, Macky Sall a annoncé qu’en plus de ces parcelles, il a décidé d’accompagner les 72 familles qui avaient commencé de construire en leur octroyant une aide de 10 à 20 millions de FCfa, selon le niveau de travaux.

La salle des Banquets de la République a abrité, hier, une cérémonie rare. En effet, comme la souligné Mme Diabèye Seck qui a pris la parole en premier lieu, que « ce n’est pas la première fois que l’administration procède à des démolitions de constructions irrégulières mais ce geste de magnanimité du président Macky Sall est une première ». Mme Seck a justifié que ce geste du président Macky Sall est la résultante de son « grand cœur et de sa générosité mais aussi une forme de reconnaissance de la dignité, de l’honnêteté et de la justesse des victimes de la Cité Tobago ».
Pour sa part, le président de la République a expliqué que « dans le souci de préserver le périmètre de sécurité de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar, l’État a, à travers ses services compétents en la matière, procédé, en juin 2015, au déguerpissement des personnes irrégulièrement installées sur la partie du domaine public aéroportuaire, voisine à la Cité Tobago, située sur la Vdn ». Macky Sall a reconnu que cette opération de sauvegarde de l’espace de navigation aérienne s’est, en partie, traduite par une démolition de concessions habitables ou en cours de construction, mais également par un préjudice moral pour des citoyens qui avaient mobilisé des économies pour l’acquisition de terrains sur ce site.

Le président a ajouté que « attaché au principe de justice sociale », il avait informé, le 16 mai 2017, le Premier ministre de sa « ferme volonté de recaser, dans la mesure du possible et dans un élan humanitaire, les personnes victimes de ces démolitions, et de prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser les sites identifiées à cet effet ».

Daouda Mbengue, président du Collectif a rappelé que les membres doivent tout d’abord rendre grâce à Dieu. Selon lui, très peu de gens avaient parié sur la possibilité d’une telle rencontre de remise de d’attestations d’attribution de parcelles. En plus des mots de remerciements adressés au président de la République, Daouda Mbengue qui a mis fin à 25 mois de souffrance morale suite à la démolition de construction et l’expropriation de terrain à 336 pères et mères de familles. Le président du collectif est revenu sur les péripéties de leur combat qui a abouti, sur instruction du président Macky Sall, à la table du Premier ministre avec la facilitation active du Grand Serigne de Dakar, Pape Ibrahima Diagne. Il a souligné que la volonté affichée du président Sall n’est pas vaine. Car aujourd’hui, ils sont réunis, devant le chef de l’État, pour lui manifester leur reconnaissance suite au dénouement heureux qu’il a donné à cette affaire dramatique pour les familles. Daouda Mbengue est aussi revenu sur les détails techniques du dossier qui a était mené de manière transparente et rigoureuse en relation avec les services des Domaines et du Cadastre. Il a rappelé que sur les 336 personnes recensées dans la zone impactée, seules 152 avaient commencé ou fini de construire. Le président du collectif a fini son allocution en sollicitant du président de la République un accompagnement des impactés et une viabilisation des sites de relogement.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Suite au drame du Stade Demba Diop qui a occasionné la mort de huit de nos jeunes compatriotes, le président de la République a demandé au Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, de se rendre à Mbour, en attendant qu’il le fasse lui-même, pour présenter des condoléances aux familles des victimes, en son nom, au nom du gouvernement et de toute la Nation, indique un communiqué reçu. Il a demandé également à la tête de liste de «Benno Bokk Yaakaar» d’annuler le meeting prévu hier dans la commune de Mbour dans le cadre de la campagne électorale.

Le président de la République réitère sa compassion aux familles des victimes et des blessés ainsi qu’à toute la ville de Mbour et au monde sportif.

Le Premier ministre était, hier, à Mbour où il a présenté les condoléances de l’État aux familles des victimes du drame du stade Demba Diop. Mahammad Bounn Abdallah Dionne qui a annoncé la visite du chef de l’État après les élections du 30 juillet, a, au nom de Macky Sall, remis à chacune des huit familles une enveloppe de deux millions de FCfa et 5 millions au Stade de Mbour pour la prise en charge des blessés.

Le chef de l’État sera à Mbour après les élections pour présenter ses condoléances aux familles des victimes du stade Demba Diop. L’information a été donnée, hier, par le Premier ministre qui était à la capitale de la Petite Côte pour présenter celles de l’État. La cérémonie s’est déroulée au domicile du président du Stade de Mbour, Saliou Samb. Mahammad Boun Abdallah Dionne qui était accompagné d’Ousmane Tanor Dieng, de Me Oumar Youm, entre autres, a rassuré, hier, les familles des victimes qui réclament justice. En effet, le Premier ministre a appelé les uns et les autres à faire confiance à la justice. L’une des mesures immédiates prises à la suite de cette tragédie est, selon lui, l’ouverture d’une information judiciaire ; chose qui a été faite par le Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, suite à des instructions données au Garde des Sceaux, ministre de la Justice. L’enquête progresse, selon le chef du gouvernement qui a dit ne pas vouloir s’immiscer dans ce dossier « parce qu’il y a séparation des pouvoirs », mais, a-t-il soutenu, « beaucoup de responsables du sport sont en train d’être entendus ». De l’avis du Premier ministre, la police scientifique a des images qu’elle est en train d’exploiter parce que dotée de beaucoup d’équipements pour éclairer la justice. Il a invité les populations à ne pas se presser, car toute pression peut nuire à l’enquête et produire l’effet contraire. « Il ne faudrait pas que des gens soient condamnés alors que les vrais coupables vaquent à leurs occupations. Le travail qui est en train d’être fait est très sérieux au niveau à la justice et portera ses fruits, mais ça demande du temps et tout sera fait pour que cela ne se reproduise plus », a dit le Premier ministre qui est revenu sur l’assistance psychologique et le traitement des blessés pris intégralement en charge par le gouvernement. À moyen et long terme, a assuré Mahammad Boun Abdallah Dionne, il y aura un suivi des évènements. C’est ainsi qu’il a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel avec tous les acteurs du sport dans l’optique de prendre des dispositions sécuritaires opportunes pour les grandes organisations sportives et culturelles.

Le président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, a rendu hommage à Saliou Samb et à Fallou Sylla pour tout ce qu’ils ont fait depuis le drame. Il a salué la couverture psychologique des blessés et la prise en main des joueurs pour les compétitions à venir parce que, a-t-il noté, le Stade de Mbour doit continuer la compétition.

Mamadou Ndione, père de feu Assane Ndione, a, au nom des familles des victimes, remercié tout le Sénégal d’avoir partagé, avec eux, cette peine. Les disparus, a-t-il dit, étaient des espoirs pour leurs familles, mais ils acceptent tous la volonté divine.

Samba Oumar FALL

Le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de se rendre à Mbour pour présenter des condoléances aux familles des victimes du drame du stade Demba Diop, a appris l’Aps, samedi.

« Suite au drame du stade Demba Diop qui a occasionné la mort de huit de nos jeunes compatriotes, le président de la République a demandé au Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, de se rendre à Mbour, en attendant qu’il le fasse lui-même, pour présenter des condoléances aux familles des victimes, en son nom, au nom du gouvernement et de toute la Nation », indique un communiqué de la présidence sénégalaise.

Macky Sall, selon la même source, « a demandé également à la tête de liste de "Benno Bokk Yaakaar" d’annuler le meeting prévu ce dimanche 23 juillet dans la commune de Mbour dans le cadre de la campagne électorale ».

Le président de la République « réitère sa compassion aux familles des victimes et des blessés ainsi qu’à toute la ville de Mbour et au monde sportif ».

Huit personnes ont trouvé la mort samedi dernier lors d’incidents entre supporters de l’Us Ouakam et du stade de Mbour lors de la finale de la Coupe de la ligue au stade Demba Diop à Dakar. Il y a eu plusieurs dizaines de blessés.

Source : APS

Dans un communiqué qui nous est parvenu, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique informe que, pour faciliter le retrait des cartes d’électeur, les deux mesures suivantes ont été retenues :

- Les citoyens habitant la région de Dakar et qui votent dans la région de Dakar peuvent retirer leur carte auprès des commissions désormais instituées auprès de leur lieu de vote ; - Pour les citoyens inscrits dans la région de Dakar et qui ont souhaité voter dans les autres régions, les cartes sont retirées auprès de la préfecture du département d’inscription (Dakar, Pikine, Guédiawaye ou Rufisque).

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique informe les responsables des listes en lice pour les élections législatives du 30 juillet 2017 que la carte électorale de l’intérieur du pays compte 13.989 bureaux de vote contre 12.381 pour l’ancienne, soit une augmentation de 1.608 bureaux représentant 12,99 %.

Cette hausse constatée du nombre de bureaux de vote résulte d’une part de l’abaissement du plafond du nombre d’électeurs par bureau de vote (de 900 à 600 électeurs) et d’autre part de l’augmentation sensible du nombre d’électeurs inscrits dans le fichier électoral. En effet, l’ancien fichier qui était de 5.517.140 est aujourd’hui à 6.214.178.

Cette situation nouvelle occasionne nécessairement un besoin de sites supplémentaires pour abriter le surplus de bureaux de vote nouveaux. Or, il est noté aussi que le nombre d’édifices publics qui répondent aux normes caractéristiques d’un local adéquat pour abriter les opérations de vote avec 47 listes n’est pas partout disponible, au moment où dans bien des cas, le nombre théorique de bureaux a dépassé le nombre physique de bureaux. Par conséquent, pour permettre un bon déroulement des opérations de vote, il sera procédé à chaque fois que de besoin à une délocalisation fonctionnelle de bureaux, ou à une édification d’infrastructures sommaires communément appelées abris provisoires. Le nombre de ces abris provisoires variera en fonction de la situation locale de chaque circonscription électorale.

Selon Magatte Sy, un des porte-parole du Pds et de la « coalition gagnante Wattu Sénégal », il ne peut comprendre qu’« on ait mis 50 milliards de FCfa dans la refonte du fichier et pour la confection des cartes pour aujourd’hui dire qu’on vote avec des récépissés d’inscription ». La société civile est, à son avis, « complice de l’Etat et de «Benno Bokk Yaakaar» et est à l’origine de la rupture du consensus ». Mieux, « elle est utilisée par le pouvoir pour faire avaler la pilule à l’opposition », a-t-il martelé. « Nous ne pouvons pas être d’accord avec cette proposition de la société civile. L’accepter, c’est entrer dans un jeu dangereux », a-t-il souligné. C’est ainsi qu’il ne demande ni plus ni moins qu’« une application stricte des dispositions du code électoral qui exige à tout électeur la présentation de la carte nationale biométrique Cedeao pour pouvoir exercer son droit de vote ».

M. L. DIEYE

La coalition « Benno Bokk Yaakaar » adhère à l’initiative de la société civile et approuve la proposition. Selon Pape Mawa Diouf, le coordonnateur de la cellule de communication de la coalition présidentielle, « les élections sont un moment de respiration démocratique et nous sommes ouverts à toute proposition susceptible de faciliter globalement le vote des Sénégalais ». Aussi, compte tenu de l’importance de la participation des citoyens au scrutin législatif du 30 juillet courant, « c’est naturellement que le président de la coalition Bby et une frange de l’opposition ont accepté cette proposition », a-t-il déclaré. 

Pour lui, « les démocrates de tous bords devraient adhérer à une telle initiative issue de la société civile ». Non sans souligner que les autorités, la Daf et la Dge « ont pris toutes les mesures nécessaires afin d’assurer à nos compatriotes les conditions d’accomplir leur droit de vote dans la sérénité le 30 juillet 2017. Il s’agit notamment de l’augmentation du nombre de commissions de distribution des cartes qui, de 500, est passé à 1.400 à travers tout le territoire nationale, de la possibilité désormais offerte aux citoyens de retirer leur carte dans leur lieu de vote, avec un renforcement des ressources humaines spécialement dédiées à la tâche », a-t-il fait savoir. Quid des accusations de fraude à grande échelle en préparation émises par l’opposition à l’endroit du régime et de « Benno Bokk Yaakaar » ? Pour M. Diouf, « le débat sur la fraude électorale manque de pesanteur et d’épaisseur ». Pour la bonne et simple raison que « depuis 2012, toutes les élections qui sont organisées sont remportées par l’opposition ».

M. L. DIEYE

Pour pallier les difficultés nées du retrait de la nouvelle carte biométrique, la société civile a proposé aux différentes listes en compétition, la permission aux électeurs de pouvoir voter avec le récépissé de dépôt et les anciennes cartes d’identité ou tout autre document d’identification, si les parties trouvent un consensus. Si la majorité et une frange de l’opposition adhèrent à cette proposition, une autre partie de l’opposition ne s’y retrouve pas. Babacar Fall, membre du Gradec, a indiqué que la solution évoquée durant les discussions avec les différentes parties vise à épargner les citoyens des difficultés nées du retrait des cartes biométriques Cedeao en permettant aux électeurs sénégalais régulièrement enrôlés « de pouvoir voter avec le récépissé de dépôt et les anciennes cartes d’identité ou tout autre document d’identification, si les parties trouvent un consensus ». Et d’informer que « le président de la République a manifesté son ouverture et s’est dit prêt à rencontrer l’opposition pour discuter de cette proposition ». Ainsi, pour M. Fall, la société civile s’est mobilisée « pour que la discussion entre les parties prenantes au scrutin législatif ait lieu pour trouver un consensus sur la question, mais dans le respect de la loi ».

Mamadou Lamine DIEYE

Face aux accusations publiques de malversations financières qu’il a prêté à son successeur et aux multiples provocations à l’endroit des pouvoirs publics, la stratégie de la tension et la surenchère permanente que compte dérouler Me Abdoulaye Wade, en appelant les citoyens-électeurs à une marche sur Dakar-plateau, mardi prochain, pour exiger des pouvoirs publics leurs cartes biométriques, laisse de marbre le ministre en charge de la Communication de la présidence. El Hadj Hamidou Kassé a dénoncé ces excès verbaux « revanchards, improductives et inutiles » largement désavoués par l’opinion publique.

Les accusations publiques de fortune supposée du président Macky Sall et de vol de milliards distillées par Me Abdoulaye, avant-hier, lors du meeting de sa coalition à Dagana, ont inspiré dégoût et amertume au ministre en charge de la Communication de la présidence de la République. En réaction à cette sortie au vitriol, El Hadj Hamidou Kassé a recadré la tête de liste de la coalition «Wattu Sénégal» pour ses propos «irrespectueux et irresponsables en disséquant ses réelles motivations». Selon M. Kassé, « ces propos sont d’abord des ceux de campagne, mais ce sont surtout des propos irrespectueux et irresponsables ».

En outre, son auteur, qu’il ne veut même pas citer nommément, « est dans une logique revancharde, et cela s’est plus que jamais confirmé », a-t-il déclaré, hier, sur la Rfm. Aussi, convaincu que Me Abdoulaye Wade « ne veut pas d’élection », M. Kassé a tenu à rappeler avoir « toujours dénoncé que Me Wade et quelques officines politiques sont dans une stratégie d’intoxication de désinformation qui, manifestement, n’a pas prospéré depuis son éviction du pouvoir en 2012 ». Considérant ces propos récurrents comme « une sorte de ritournelle qui ne déstabilise nullement la coalition présidentielle majoritaire «Benno Bokk Yakaar» », ces sorties les renforcent, au contraire, dans leur « conviction qu’il faut se battre contre les logiques revanchardes et improductives, voire inutiles, pour le peuple sénégalais », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Dans le souci de rapprocher les Commissions de distribution des cartes de leurs bénéficiaires, le Préfet du Département de Dakar informe les électeurs qu’ils peuvent désormais retirer leurs cartes auprès des Commissions installées au niveau des différents centres abritant leur bureau de vote.

NB : La répartition des cartes par centre de vote ne tient pas compte du lieu d’inscription de l’électeur.

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