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Meïssa Doudou Wade, coordonnateur Apr à Rufisque Est : « Nous allons soutenir celui que le parti aura choisi pour diriger la liste départementale »

17 Fév 2017
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Si l’Apr de Rufisque est jusque-là épargnée des scènes de violence et autres querelles fratricides connues dans certaines localités du pays, c’est parce que les leaders départementaux sont parvenus à recoller les morceaux. Mais avec l’approche des législatives, les risques de déchirures peuvent toujours resurgir. Pour Meïssa Doudou Wade, coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, l’essentiel est de s’en tenir aux directives du parti.

Vous êtes le coordonnateur de l’Apr à Rufisque Est, comment se porte votre parti dans le département ?
L’Apr se porte à merveille. L’Apr se porte très bien depuis la réorganisation effectuée par les leaders locaux. J’ai été désigné coordonnateur de la commune de Rufisque Est. Nous sommes en train de massifier, de tenir des réunions comme à l’accoutumée. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à remobiliser les militants après une période de léthargie. Nous avons réorganisé le parti. Ceux qui étaient frustrés pour une raison ou pour une autre sont revenus et je peux dire avec certitude que le parti se porte bien. Nous sommes très optimistes par rapport aux échéances à venir.

On a appris la mise sur pied de l’Ucar (Union des coordinations de Rufisque ville), est-ce à dire que l’unité est définitivement scellée ?
La création de l’Ucar entre dans le renforcement du parti à Rufisque. Il a trois pôles dans le département. Il y a les 4 C composées des communes de Bambylor, Niague, Tivaouane Peulh et Jaxaay. Il y a les 5 C composées des communes de Sendou, Yène, Diamniadio, Bargny et Sébikotane. Chaque pôle a son autonomie et sa propre organisation. Nous avons senti la nécessité de créer un cadre de réflexion et d’analyses des politiques et d’harmonisation des positions dans notre commune. La ville de Rufisque compose plus de 53 % de son électorat. C’est normal si certaines questions sont posées d’avoir un cadre de réflexion pour discuter de ces problèmes. L’Ucar n’est pas créée comme facteur de désunion, mais plutôt pour renforcer la concordance ou la coopération entre ces trois communes dirigées respectivement par Abdou Salam Guèye au Nord, Souleymane Ndoye à l’Ouest et moi à l’Est pour favoriser une concordance des actions. Nous l’avons donc créé pour harmoniser les positions dans la ville de Rufisque.

Créer l’Ucar, c’est aussi une manière de dire que le leadership est et sera incarné par Rufisque ville ?
Le leadership est incarné par Oumar Guèye qui est le coordonnateur. Lors de son séjour à Rufisque, dans les conseils des ministres déconcentrés, le président de la République a confirmé Oumar Guèye coordonnateur du département. Le problème du leadership ne se pose donc pas. Nous sommes derrière Oumar Guèye, nous travaillons avec lui pour réorganiser le parti et le massifier.

Les législatives seront bientôt tenues, est-ce que vous ne craignez pas que les déchirures refassent surface ?
Ah oui ! Quand il s’agit de désigner les candidats pour les élections législatives, il y aura des problèmes, il y aura des guerres de positionnement avant et après les élections. Mais pour ce qui nous concerne, en tant que militant du parti, nous voulons rester disciplinés et attendre les directives qui nous seront données par le parti. On ne fera pas d’effet de manche, mais on attend la décision du parti. Si le parti décide que c’est tel qui sera candidat, nous allons le soutenir.

D’après vous, qui sera la tête de liste du département entre Oumar Guèye, Souleymane Ndoye et vous-même ?
Si nous maintenons le statu quo, le problème ne se pose pas. Nous n’avons pas les mêmes ambitions. Souleymane Ndoye était tête de liste, mais j’espère qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Si cela ne dépendait que de moi, on allait maintenir Souleymane Ndoye comme tête de liste. Maintenant, comme le parti n’a pas encore décidé, nous attendons la décision du parti pour prendre position. Mais la décision du parti prime sur les ambitions personnelles.

On évoque de plus en plus le nom de Ndiagne Diop, maire de Bambylor qui serait le poulain de Oumar Guèye pour diriger la liste…
(Rires). Ndiagne, je ne suis pas au courant. C’est la première fois que j’entends son nom…

Certains responsables ont l’habitude de dire que l’Apr n’a pas d’opposition à Rufisque, mais est-ce que l’Apr n’est pas son propre opposant?
On peut bel et bien le dire. Surtout avec les guerres intestines entre « frères » de même parti. Lorsqu’on est embarqué sur un même bateau, on doit être solidaire et se battre ensemble, mais la politique a sa réalité et ses lois. C’est toujours le conflit entre des personnes différentes ou des personnes de même parti. Mais j’estime qu’un militant doit être discipliné. Dès lors qu’on désigne Oumar Guèye comme coordonnateur départemental, nous devons tous unir nos forces et travailler avec lui pour renforcer les bases du parti. Oumar Guèye est parvenu à rassembler les icônes du parti et avec lui, le parti est réunifié.

Et aujourd’hui, comment se passe votre compagnonnage avec les autres partis dans Bennoo ?
Cela se passe très bien. Il y a quelques jours, nous avons organisé un point de presse pour nous prononcer sur la situation politique. On a rappelé aux militants les relations qui nous lient avec nos alliés tout en confirmant notre ancrage dans « Bennoo Bokk Yaakaar » pour réussir les échéances à venir. Nous nous entendons très bien et tout cela grâce au travail du coordonnateur et de tous les responsables.

En tant que président du Conseil d’administration de la Sogip, que pensez-vous des craintes exprimées par les populations sur les risques de déséquilibres entre le pôle urbain de Diamniadio et Rufisque ?
J’estime que ce sont des déclarations non fondées parce que Rufisque ne sera jamais laissée en rade. Je dirai même qu’avec les pôles urbains, Rufisque va redorer son image. Le pôle urbain de Diamniadio a été créé par le président de la République pour désengorger la capitale. Dakar est saturé. C’est une petite portion du territoire qui regroupe plus de 25 % de la population. Maintenant, si l’on fait une projection dans l’avenir, on se rend compte que d’ici quelques années, Dakar sera une zone invivable. Il est donc normal, en tant que président, qu’il se projette dans l’avenir et voit les mesures à entreprendre pour parer à toute difficulté. C’est dans ce cadre qu’il a créé le pôle urbain. Il a aussi créé la Société de gestion des infrastructures dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose pour rentabiliser les investissements. Parce que les infrastructures construites par la Sogip ont été faites sur la base d’un financement privé. Nous avons fait des montages financiers et nous travaillons avec nos partenaires. Auparavant, nous avions l’habitude de financer des infrastructures, mais on se rendait compte qu’elles n’étaient pas rentables. Le président a changé de paradigme et a voulu faire des montages ingénieux financièrement, créer des infrastructures et les confier à une structure autonome capable de les gérer, de les réaliser, mais aussi assurer leur rentabilité pour un retour sur investissement. Vous avez, par exemple, le projet de construction d’un hôtel 5 étoiles, une gare des gros porteurs, un marché d’intérêt national, un stade multifonctionnel etc. c’est autant de projets qui peuvent créer des conditions d’une rentrée de fonds et rembourser les dettes contractées par l’Etat. A mon avis donc, le fait de dire que Rufisque sera laissé en rade dans ces projets, c’est ne pas comprendre la logique. Il faut créer des zones urbaines qui seront aussi des opportunités économiques pour les populations de Rufisque. Maintenant, il faut que les autorités locales puissent mettre sur pied des projets pour créer une jonction entre les pôles et la ville.

Propos recueillis par Maguette NDONG

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