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Mamadou Djigo, Dg Anat et responsable Apr à Koungheul : « Il nous faut une majorité pour continuer le travail déjà entamé »

15 Avr 2017
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Mamadou Djigo est le Directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat). Il est également responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Koungheul. Dans cette interview, il invite ses camardes de parti à taire leurs différends en se focalisant notamment sur la préparation des prochaines législatives.

Comment se porte l’Apr à Koungheul ?
Nous notons une situation où l’on se retrouve avec plusieurs leaders. Dans l’ensemble, à Koungheul, la population est majoritairement affiliée à l’Alliance pour la République (Apr). Malheureusement, il y a beaucoup des manipulations provenant de responsables politiques. Je déplore cette situation, car je ne crois pas à la politique politicienne. Je ne crois pas à la tricherie, ni à la fourberie. On constate cependant, beaucoup de démarches aux antipodes de la politique telle qu’on voudrait que cela marche. Une situation que nous déplorons énergétiquement. Mon engagement politique relève du fait que c’est le président de la République, Macky Sall qui m’a demandé de l’accompagner. Depuis que j’ai accepté de l’accompagner, j’essaie de faire en sorte qu’au moment du bilan, d’être irréprochable.

Vous avez évoqué des manipulations qui auraient cours. C’est dû à quoi ?
C’est essentiellement dû au fait qu’il n’y a pas de responsable désigné pour diriger, à la fois, le département et la commune de Koungheul. C’est vrai que la commune est dirigée par un maire aperiste. Le conseil départemental est également dirigé par un aperiste. Les deux députés du département sont du Pds. Voilà la situation qui s’offre à nous. Néanmoins, il y a deux directeurs nationaux qui abattent un excellent travail. Il y a également d’autres responsables politiques qui font du bon travail notamment dans les anciennes communautés rurales pour la massification du parti. Toutefois, aucun responsable n’a officiellement été désigné pour diriger les instances. Cette situation est à l’origine de pas mal de manipulations. Personnellement, je mets en avant la politique du développement. La démarche que nous avons menée à Koungheul s’inscrit dans celle de développement. Nous avons essayé d’accompagner les entreprises afin qu’elles soient porteuses d’emplois. Nous avons accompagné des entrepreneurs locaux, qui, à leur tour ont pu créer des emplois. C’est le cas de l’usine de Bandouck qui crée beaucoup d’emplois au niveau du département. Nous avons également accompagné les élèves de Koungheul dans leurs équipements scolaires. Nous avons accompagné le laboratoire scientifique ainsi que la salle informatique de l’établissement scolaire du département. Tout ceci rentre dans notre logique de promouvoir la politique de développement. Nous avons également équipé l’hôpital de Koungheul en oxygénateur, un appareil qui faisait défaut à l’hôpital et qui permet aujourd’hui, aux femmes en état de grossesse de ne pas s’étouffer en donnant la vie. Nous avons également encouragé les femmes à se former en groupements. En tout, nous avons accompagné 44 organisations. Les 36 ont été financés à hauteur de 200.000 FCfa dans la première phase. Après remboursement, la somme a été augmentée jusqu’à 500.000 FCfa. Nous allons financer chaque groupement à hauteur d’un million. Cette logique de financement et de promotion de l’entreprenariat nous a toujours animée et cela depuis le tout début de notre engagement politique. Par cette initiative, nous voulons que les femmes du département soient autonomes. Nous accompagnons également les écoles coraniques. Les foyers religieux participent également au bon comportement des citoyens. C’est pour cela qu’à chaque fois que le besoin se fait sentir, nous n’hésitons pas à les accompagner. Nous accompagnons également les jeunes qui s’activent dans le secteur de l’agriculture. C’est cette logique que nous sommes en train de développer à Koungheul. Mes rapports avec les acteurs politiques restent tout à fait cordiaux. Nous essayons aussi d’accompagner les nouveaux diplômés pour leur insertion dans certaines structures de la place.

Quel appel lancez-vous concrètement ?
Je crois qu’il est nécessaire que les différents acteurs se retrouvent autour d’une table afin de déterminer qui fait quoi. Nous n’avons absolument pas intérêt à laisser cette situation en l’état. Cela ne fait que disperser les forces. Je crois que c’est le moment de regrouper les troupes pour un objectif commun. Nous nous acheminons vers une élection déterminante, à savoir les législatives.

En tant que responsable politique, êtes-vous en train d’œuvrer pour la réunification des forces ?
Je travaille à cette réunification depuis un bon bout de temps. En ce moment, je parle quasiment avec l’ensemble des responsables concernés. Ce qui nous intéresse, c’est d’œuvrer pour la réunification du parti au niveau du département. Des rencontres allant dans ce sens sont souvent tenues. Ces discussions n’excluent personne. Nous faisons appel aux patriarches, aux responsables, aux femmes et aux jeunes.

Au niveau national, l’actualité est minée par la question de la reddition des comptes avec l’inculpation du maire de Dakar. En tant qu’homme politique qu’est ce que cette situation vous inspire ?
L’argent public est destiné à construire des infrastructures. Toute personne qui le gère doit naturellement rendre compte. Ces deniers sont exclusivement destinés au bien-être des populations. Je donne l’exemple de la France avec François Fillon qui figure parmi les candidats les plus en vue, cela n’a pas empêché à la justice de l’appeler dans le cadre d’une procédure. Pourquoi pas au Sénégal ? Pour moi, l’argent public, ça s’appelle argent public.

Vous êtes par ailleurs directeur général de l’Anat, qu’est ce qui a été concrètement fait ?
Nous avons accédé à la tête de l’Anat en 2012. Depuis, nous avons eu à réaliser énormément de choses, notamment dans le cadre de l’Organisation spatiale. Nous avons eu à mettre sur pied des schémas directeurs entre Dakar-Thiès et Mbour pour protéger la zone des Niayes. Nous avons mieux structuré l’espace afin d’accompagner les populations à mieux se déplacer. Nous sommes aussi en train de régler un certain nombre de litiges liés aux délimitations entre les communes. Nous sommes en train de revisiter le plan national d’aménagement du territoire, pour mettre en place un plan national d’aménagement de développement territorial du Sénégal. Nous sommes aussi en train de partager le schéma directeur de développement des territoires du pôle du Sine-Saloum. Nous avons finalisé la loi d’orientation du développement du territoire. Pas mal d’efforts ont été faits. Un observatoire national d’aménagement du territoire verra bientôt le jour. Ceci va jouer le rôle de suivi et d’évaluation des nombreux efforts qui sont en train d’être fournis. Nous sommes en plein dans la politique d’organisation spatiale.

Les litiges sont fréquents entre les différentes collectivités. Quels efforts ont été faits au niveau national, pour venir à bout de ces malentendus ?
Nous avons mis en place un comité de pilotage pour régler les différents litiges entre les communes. Toutes les collectivités concernées ont été identifiées. Nous allons faire en sorte qu’il ait une véritable cohérence dans le recoupement des différentes communes. Nous sommes en train de régler petit à petit les différents problèmes. Les travaux du comité de pilotage seront bientôt lancés. Il s’agira surtout de regrouper l’ensemble des acteurs concernés pour une solution définitive à ces différents obstacles. Pour l’heure, nous réglons les problèmes de manière ponctuelle. C’est un travail qui est parfois très complexe et technique à la fois, mais l’Anat a les moyens nécessaires en ressources humaines pour faire le travail comme il faut. Seulement, nous avons un budget limité qui se répercute parfois sur le date line, mais nous travaillons d’arrache-pied. La vision du président de la République est de mettre sur place des territoires structurés viables et compétitifs. J’invite mes camarades à s’unir autour de l’essentiel. Il nous faut une majorité pour continuer le travail déjà entamé. Le président de la République, Macky Sall a un très bon bilan. Il suffira juste de battre campagne sur les nombreuses réalisations, le travail et le résultat qui sont à notre actif. J’invite les uns et les autres à s’oublier. Ce ne sont pas les égos surdimensionnés qui nous permettront de gagner quoi que ce soit.

Recueillis par Oumar BA

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