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Visite du président du Ghana au Sénégal : Dakar et Accra vont échanger leurs expériences dans la gestion du pétrole et du gaz

17 Mai 2017
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Le Sénégal et le Ghana vont échanger leurs expériences dans la gestion des ressources naturelles. L’annonce a été faite, hier, par le président de la République, Macky Sall et son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo qui effectue une visite d’amitié et de travail au Sénégal.

Dakar et Accra ont la particularité de connaître des alternances politiques pacifiques à la tête de l’État. Quand leurs dirigeants se rencontrent, l’ancrage des États à la démocratie ne peut pas ne pas être magnifié surtout dans un contexte marqué, ailleurs, par des difficultés à avoir la voix du peuple pour légitimer les pouvoirs. Dakar et Accra peuvent donc partager leurs belles performances démocratiques comme l’a souligné le président Macky Sall, face à la presse hier, au Palais de la République, en compagnie de son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo. « Le Ghana fait partie des pays africains qui font la fierté en démocratie », a ajouté Macky Sall devant son hôte qui affiche un air de fierté. Mais l’hôte du Sénégal ne se prive pas lui aussi de louer la stabilité politique du pays de la Téranga.

Les deux chefs d’État promettent de travailler au renforcement de la démocratie de la sous-région. Mais tout en s’illustrant sur ce registre, Dakar et Accra n’occultent pas le secteur économique. Depuis quelques temps, à la même expérience des deux pays dans le domaine de la démocratie, s’est greffée l’existence de ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz. Le Ghana est déjà en avance sur le Sénégal dans ce domaine. Dakar qui s’apprête à intégrer le cercle restreint des pays producteurs de pétrole veut s’inspirer de l’expérience du Ghana. « Depuis quelques années, le Ghana est dans l’exploitation du pétrole et du gaz. Le Sénégal entre dans cette nouvelle expertise. Nous avons sollicité l’expertise du Ghana pour nous aider dans cette nouvelle perspective d’organiser au mieux les conditions de gestion de ces ressources », a souligné Macky Sall. « J’apprécie votre disponibilité, votre acceptation de cette coopération bilatérale dans ce domaine particulier où l’expérience est importante. Nous voulons renforcer ces relations sur le plan économique, de l’échange d’expériences et de bonnes pratiques surtout en gestion des ressources naturelles », a ajouté le président Sall.

Aide en négociations
Le président du Ghana a promis d’aider le Sénégal notamment dans les négociations avec les grandes compagnies, mais aussi la prise en compte des autres secteurs comme l’agriculture. « Toutes les expériences réussies devront servir pour éviter de faire des erreurs que beaucoup de pays africains ont commises dans la gestion de leurs ressources naturelles », a dit Macky Sall. Le président a rappelé que son pays a déjà signé les contrats de partage de production. « Cela est défini par le code pétrolier, le décret d’application et tous les textes qui organisent l’exploitation pétrolière », a expliqué le président Sall qui a précisé : « une chose est d’avoir des textes, mais l’autre chose c’est de vérifier l’application des dispositions qui sont dans les contrats ». Macky Sall estime également que l’enjeu est de voir comment l’économie sénégalaise va s’adapter sans que le pays ne soit pas dépendant de l’activité pétrolière. Il souligne que beaucoup de pays africains ont encore des fragilités malgré les importantes ressources dont ils disposent. « Ils se sont dits «nous avons la manne pétrolière» ce n’est plus la peine de travailler, de développer l’activité agricole. C’est la pire des erreurs. Le pétrole va apporter un ballon d’oxygène, mais cet oxygène doit être injectée dans les secteurs économiques comme l’agriculture, l’élevage, les services », a martelé le chef de l’État. « A chaque fois qu’il y a eu des vulnérabilités sur les ressources naturelles, les économies africaines ont été plombées. Nous devons être résilients. Ces ressources doivent nous renforcer dans nos stratégies, mais on ne peut pas dépendre d’une seule ressource qui, en cas de défaillance, va entrainer de graves vulnérabilités », a insisté Macky Sall.

Travailler à faciliter la circulation des personnes et des biens
« Nous sommes conscients qu’il y a des barrières aux frontières et à l’intérieur des pays. La solution durable est que nous devons travailler sur le renforcement des moyens de communication entre pays africains, mais aussi sur le développement, à la fois, du transport aérien et du transport ferroviaire, puisque lorsque nous aurons réussi à faire ces transafricaines et faire des voyages par train d’un pays à l’autre, il y aura moins de tracasseries à la frontière », a déclaré le président de la République. « Lorsque nous aurons relevé le défi du transport aérien dans l’espace Cedeao et dans le continent africain avec des moyens de transports sécurisés avec une régulation du transport aérien, nous pourrons bien renforcer la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux », a ajouté Macky Sall.

Le président Sall a souligné que les leaders de la Cedeao sont conscients de l’existence de goulots d’étranglement sur la voie terrestre. « Les chefs d’État l’ont bien vu lors du dernier sommet à Abuja où un film a été projeté sur ces tracasseries. Nous travaillerons à éradiquer des phénomènes. Ceux-ci vont durer, il ne faut pas se voiler la face. Ce sont des phénomènes qui sont dans nos sociétés, mais qui sont aussi dans d’autres sociétés en dehors de l’Afrique. Avec la volonté des États et des citoyens, nous y arriverons », a-t-il dit.

Cependant, a souligné Macky Sall « Il y a des contraintes qui nous limitent dans cette libre circulation ». « Au même moment, les impératifs de sécurité nous obligent à procéder au contrôle à la frontière. Les malfaiteurs profitent des facilités qu’offre la communauté pour passer d’un pays à un autre et commettre des forfaits », a fait remarquer le président Sall. « A la fois, il nous faut combattre les barrières administratives, la corruption, mais aussi il nous faut assurer la sécurité dans les frontières », a ajouté le chef de l’État. Le président ghanéen a souligné que les chefs d’État ont affiché leur volonté d’aller de l’avant pour faciliter la circulation des personnes et des biens. « Les barrières seront levées. Elles ne devraient pas être un obstacle », a dit Nana Akufo-Addo. Le président du Ghana a estimé que les États doivent travailler, sur le plan régional, à mettre fin aux tracasseries.

Babacar DIONE

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