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Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine : « Renforcer les mécanismes de médiation et de facilitation »

14 Nov 2017
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Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué, qu’en ce qui concerne les défis sécuritaires qui interpellent le continent, qu’au-delà de la prévention, il y a lieu de renforcer les mécanismes de médiation et de facilitation.

« Au-delà de la prévention, il s’agit de renforcer les mécanismes de médiation et de facilitation. Ce sont les leviers efficaces pour renouer le tissu social dans les communautés affligées par la violence, l’exclusion, la non gouvernance. Dans cette œuvre multiforme universelle, l’Afrique entend rester ouverte aux apports féconds de ces partenaires, au rang desquels les Nations-unies, l’Union européenne, l’Oif et bien d’autres partenaires bilatéraux».

Cela étant, le président de la Commission de l’Union africaine s’est félicité du fait que le Forum de Dakar soit devenu, au fil des ans, un rendez-vous majeur de la réflexion stratégique en Afrique. « En mettant en présence, praticiens, universitaires, membres de la communauté académique, activistes de la société civile et gouvernants, le forum de Dakar offre l’opportunité d’échanges fructueux. En évidence, l’Afrique est confrontée à de nombreux défis sécuritaires. Les défis dont il s’agit sont interdépendants et multidimensionnels, à la fois conjoncturelles et structurelles », a-t-il indiqué.

Il a rappelé que l’Afrique s’est fixé un objectif particulièrement ambitieux, celui de faire taire les armes à l’horizon 2020. Mais lui-même fait le constat qu’au « regard de la complexité des situations dont nous sommes saisis, des doutes existent quant à l’atteinte de cet objectif ». Dès lors, il estime qu’une réflexion nouvelle sur les réponses internationales à la persistance des foyers de tension et de violence est cruciale. « Il est légitime, dans ce contexte, de s’interroger sur l’adéquation de ces réponses aux formes de violences terroristes et criminelles qui perdurent dans la corne de l’Afrique, le Bassin du Lac Tchad et au Sahel pour ne prendre que ces exemples ». Cependant, M. Mahamat fonde beaucoup d’espoir sur les nouvelles relations qui se dessinent entre l’Ua et l’Onu en matière de sécurité. « Il s’agit, en termes schématiques, pour l’Ua, d’assurer les tâches d’imposition de la paix et de la lutte contre les menaces et la sécurité et pour l’Onu, de prendre la direction des efforts de stabilisation à long terme. Des formes novatrices et adaptées de coopération régionale sont en train d’être expérimentées. Elles s’emploient à mutualiser les efforts et les moyens, à adapter les mandats des forces déployées aux réalités auxquelles elles sont confrontées», a expliqué le président de la Commission de l’Union africaine.

Une doctrine africaine des opérations de soutien à la paix
Pour le président de la Commission de l’Union africaine, il est évident que les défis liés au terrorisme et à la criminalité organisée ne peuvent être durablement traités par la seule approche militaire et sécuritaire. Ces fléaux, selon lui, sont très souvent la manifestation de problèmes plus profonds (marginalisation, violations des droits de l’homme…). Il milite, dans ce sens, pour « des approches globales et intégrées combinant judicieusement actions coercitives et programmes de développement, visant à s’attaquer à la racine des crises en cause. L’appropriation par l’Afrique est le levier de la vraie construction du nouveau paradigme de notre sécurité collective », a-t-il insisté. Ainsi, la réforme en cours de l’Union africaine vise, à ses yeux, à doter des moyens politiques, juridiques et financiers de son indépendance. «Cette réforme, une fois réalisée, permettra à l’Afrique de prendre plus efficacement en charge les défis sécuritaires auxquels elle fait face.

Elhadji Ibrahima THIAM, Amadou DIOP et Oumar KANDE

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