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Déclaration de Politique Générale du Premier ministre : « Construire une société plus juste et plus solidaire »

06 Déc 2017
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Pour son deuxième Grand oral à l’Assemblée nationale, Mahammed Boun Abdallah Dionne qui a été interpellé sur plusieurs questions par les députés, a rappelé la vision du chef de l’Etat et de son gouvernement pour bâtir « un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous ». Selon lui, cette politique d’inclusion et de cohésion sociale est traduite concrètement à travers de nombreux projets et programmes.

« Un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous ». C’est la phrase qui est revenue en boucle dans le discours de politique générale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne qui a fait face aux députés pendant plus de 10 tours d’horloge. Plusieurs fois répétée dans l’hémicycle, elle renseigne sur la vision dégagée par le chef de l’Etat au profit des Sénégalais. Cette politique, basée sur le Plan Sénégal émergent (Pse), est également orientée vers « plus d’inclusion sociale et de cohésion sociale ». « La vision « d’un Sénégal de tous, d’un Sénégal pour tous », portée par le Pse, c’est d’abord un Sénégal sans exclusion où tous les citoyens bénéficient des mêmes chances et des mêmes opportunités pour réaliser leur potentiel et prendre en main leur destin.

C’est aussi un Sénégal avec un Etat qui rassure le citoyen en lui assurant une gouvernance vertueuse et un partage équitable des ressources ; un Etat qui associe le citoyen à ses décisions par une écoute attentive ; un Etat qui prend soin du citoyen et réalise ses attentes. C’est aussi un Etat qui combat la précarité, l’injustice sociale, les inégalités, l’insécurité, l’iniquité et la vulnérabilité », a dit le Premier ministre.

Mahammed Dionne a ajouté que la cohésion sociale sera davantage renforcée, pour que des milliers de jeunes accèdent à des emplois décents et soient moins tentés par les aventures périlleuses. Pour le chef du gouvernement, ce renforcement de la cohésion fera que vivre en milieu rural, dans les zones frontalières et les quartiers périurbains ne constituera plus un handicap pour accéder aux services essentiels et à un mieux-être. Pour Mahammed Boun Abdallah Dionne, « Un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous » est loin d’être un slogan. Il est traduit en actes concrets sur le terrain à travers les projets et programmes définis par l’Etat. « Le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous », c’est aussi des mesures de politiques sociales fortes qui garantissent l’accès aux services essentiels de santé, au logement, à l’eau, à l’assainissement et à un cadre de vie sain », a indiqué le Premier ministre, rappelant qu’une enveloppe de 8 milliards de FCfa a été injectée, sur la période 2012-2016, pour le financement de plus de 7.592 projets portés par des femmes dans les secteurs de la transformation des produits agricoles, halieutiques et artisanaux, du commerce et de l’agriculture. Il s’y ajoute le Programme d’entreprenariat rapide de 40 milliards FCfa au profit des femmes.

Dans la même veine, l’Etat a initié un  programme national d’inclusion financière destiné aux couches les plus vulnérables pour un développement de produits et services adaptés aux besoins de ces cibles. De l’avis chef du gouvernement, « le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous », c’est aussi la correction des déséquilibres territoriaux et le rattrapage infrastructurel qui ont déjà démarré avec le Pudc, Promovilles et le Puma. « Ces programmes d’inclusion sociale dans leur essence sont conçus pour éliminer les disparités spatiales et garantir une égalité de chances et de conditions décentes pour tous », a relevé le Premier ministre. Toujours selon lui, avec le Pudc, des centaines de localités, longtemps confinées dans l’obscurité et l’enclavement, souffrant de déficit en infrastructures socioéconomiques, des conditions de travail pénibles des femmes, se découvrent de nouvelles opportunités sur les plans économique et social. De même, le maillage du territoire en infrastructures sanitaires et sociales est devenu une réalité avec l’ouverture des hôpitaux de Diamniadio, Matam, Fatick, Dalal Jamm et Ziguinchor, ainsi que de 10 nouveaux centres de santé dans les villes de l’intérieur, à Maka Coulibantang, Saraya, Dianké Makha, Médina Gounass, Kidira, Koumpentoum, Pété, Samine, Goudomp et Niakhar, et de plusieurs postes de santé.

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)

BOURSES DE SECURITE FAMILLIALE : LE NOMBRE DE BÉNÉFICIAIRES ATTEINDRA 400 000 MÉNAGES EN 2018
Assemblée nationaleActuellement, a rappelé le chef du gouvernement, avec un programme comme la Couverture maladie universelle, sur 2,5 millions de personnes enrôlées, 2,3 millions bénéficient des prestations offertes au niveau de 675 mutuelles.

La Bourse de sécurité familiale profite, aujourd’hui, à 300. 000 ménages. Et ils seront 400. 000 à en profiter en 2018. Cette inclusion sociale ne peut se faire sans les personnes handicapées. A cet effet, plus de 45.503 Cartes d’égalité des chances ont été distribuées, permettant à leurs attributaires de bénéficier d’une prise en charge gratuite dans les structures de santé publiques et dans les centres de réadaptation fonctionnelles.

Les Sénégalais de l’extérieur sont aussi pris en compte dans cette vision du « Sénégal de tous et pour tous ». Car avec le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise), qui est passé de 340 millions de FCfa à 2 milliards de FCfa, et les financements accordés aux femmes de la diaspora pour un montant de 1,5 milliard de FCfa, les Sénégalais bénéficient de la haute considération des autorités.


INFRASTRUCTURES SCOLAIRES : 221,4 MILLIARDS FCFA PRÉVUS D’ICI À 2019
D’ici à 2019, le gouvernement compte injecter une enveloppe de 221,4 milliards de FCfa dans le secteur de l’éducation. Cette bagatelle va servir, entre autres, à l’élargissement des capacités d’accueil, l’extension de la carte éducative et l’amélioration des conditions de travail et d’apprentissage.

Selon le Premier ministre, qui en a fait l’annonce, hier, face aux députés, cette enveloppe permettra la réalisation de 6.369 salles de classe, 4.729 blocs administratifs et  2.498 blocs d’hygiène.

Ces réalisations entrent dans le cadre du Programme national de résorption des abris provisoires au profit des établissements d’enseignement élémentaire, moyen et secondaire général initié par le chef de l’Etat. Aussi, cet important investissement servira à la construction et à l’équipement de de 99 nouvelles écoles élémentaires, 45 nouveaux collèges et 14 nouveaux lycées, la réhabilitation et l’équipement de 263 écoles élémentaires,  97 collèges et 6 lycées, ainsi que des ouvrages annexes (points d’eau, blocs d’hygiène et administratifs, etc.). Dans le même sillage, l’Etat a déjà entamé la construction de 6 lycées d’enseignement général à Grand-Yoff, Ngor, Yoff, Sangalkam, Tivaouane Peulh et Pikine Dagoudane, de même que la réhabilitation des lycées de la région de Dakar. Pour ce qui est du Programme d’appui à la modernisation des « daaras » modernes, d’un coût global de 10,3 milliards de FCfa, le chef du gouvernement a renseigné que son niveau d’exécution reste « satisfaisant ». « Tous les 64 « daaras » ciblés seront livrés entre février et octobre 2018. Le curriculum de formation est en train d’être testé dans 10 « daaras » depuis 6 mois avec 18.731 enfants enrôlés », a-t-il informé .


2000 JEUNES SERONT FORMÉS DANS LES MÉTIERS DU PÉTROLE ET DU GAZ
Gouvernement AssembléeDans le but de renforcer l’employabilité des jeunes, le gouvernement compte injecter 81 milliards de FCfa pour leur insertion professionnelle et le renforcement de l’offre d’infrastructures de formation professionnelle. Dans le cadre de cette politique, l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) envisage de former 2.000 jeunes dans les métiers du pétrole et du gaz ainsi que 2.000 ouvriers meuniers. Les programmes d’apprentissage vont prendre en charge 4.068 apprentis et 814 maîtres. « D’ici à 2020, 3.500 jeunes bénéficieront de formation dans les domaines de l’horticulture, de l’aviculture et du tourisme, et 10.000 autres pourront accéder à des certificats de spécialité à travers le Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité (le Fpec) », a indiqué le chef du gouvernement. En outre, plus de 10.000 jeunes recevront des formations dans le cadre du modèle de formation duale école-entreprise, financée à travers la Contribution forfaitaire à la charge de l’entreprise (la Cfce), à côté d’autres initiatives développées avec le secteur privé. Mahammed Boun Abdallah Dionne a signalé aussi qu’avant fin 2019 des centres sectoriels de formation professionnelle aux métiers de la mécanique des poids lourds, de l’automobile, du machinisme agricole de Diama et de la maîtrise énergétique seront réalisés en collaboration avec le secteur privé.


UN FONDS POUR L’ENTREPRENARIAT RAPIDE DE 30 MILLIARDS DE FCFA
Dans le but de soutenir les femmes à travers des politiques entrepreneuriales, le gouvernement va créer le Fonds pour l’entreprenariat rapide. L’annonce a été faite par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, précisant que ce fonds est doté d’une enveloppe annuelle de 30 milliards FCfa qui sera positionnée d’ici à 2018. « Le Fonds pour l’entreprenariat rapide se positionnera ainsi pour assurer le financement de toutes les initiatives entrepreneuriales orientées vers l’inclusion sociale et la création d’emplois en ciblant les cibles jeunes et femmes », a expliqué le chef du gouvernement. Toujours au profit des femmes, il existe déjà un projet de micro-finance islamique d’un montant de 47 milliards de FCfa. Avec ce projet, les femmes accéderont aux financements à partir de lignes de crédits dédiés pour leurs activités génératrices de revenus.


UN CODE DU SPORT D’ICI À 2019
Le Premier ministre a annoncé la création d’un nouveau code du sport. «Le nouveau code du sport sera adopté et des conventions d’objectifs seront signées avec les fédérations nationales sportives, d’ici à 2019 » a-t-il souligné.

Il a aussi laissé entendre que le Sénégal étrennera avant fin 2019, son arène nationale de lutte et le Palais des Sports de Diamniadio.

Selon le chef du gouvernement, l’Etat a décidé de renforcer sa politique de maillage du territoire en infrastructures sportives de proximité et de mise aux normes des stades régionaux. «A cet effet, le programme de réalisation des stades régionaux de Kaffrine, Kédougou et Sédhiou sera achevé avant 2020 de même que la réhabilitation des différents stades, entamée à Dakar et dans les régions.


AUCUNE ENTRAVE À L’EXERCICE RÉGULIER DE LA JUSTICE
« J’ai entendu des plaidoyers pour davantage de justice sociale. Mais, nous y sommes. Nous croyons en cela, nous croyons en la justice. Quand nous disons le Sénégal pour tous, c’est la loi pour tous. Quand le président dit : « Je ne protégerai personne », donc il ne protégera personne, quelque soit la qualité de ce citoyen. Mais, nous ne ferons rien qui entrave à l’exercice régulier de la justice. Ça, c’est notre engagement », a soutenu le chef du gouvernement.

DIALOGUE POLITIQUE : « IL NOUS FAUT JUSTE NOUS FAIRE CONFIANCE »
« Le dialogue politique, c’est possible, mais pas sur les vielles bases. Parce que cela voudrait dire que ce qu’on avait fait n’était pas bon. Vraiment, il nous faut juste nous faire confiance », a déclaré le Premier ministre. « Et on peut s’assoir. Le dialogue ne peut pas dire avoir la même ligne, être d’accord sur tout. Non.

Le dialogue, ce n’est pas cela. On dialogue on tire les décisions et on avance, mais de manière consensuelle quand c’est possible, à chaque fois que c’est possible. Comme haute priorité nationale, le dialogue, si vous le voulez comme nous le voulons, nous allons y arriver et nous pouvons vous faire confiance. Vous avez l’expérience du dialogue », a-t-il ajouté.

267 POSTES DE SANTÉ, 22 CENTRES DE SANTÉ, 3 HÔPITAUX DE NIVEAU 2 SERONT CONSTRUITS
Le Premier ministre qui a indiqué que l’offre de services de santé et d’action sociale est devenue une réalité. Il a annoncé la construction de 267 postes de santé, 22 centres de santé, 3 hôpitaux de niveau 2 à Kaffrine, Sédhiou, Kédougou, d’un hôpital de niveau 3 à Touba, d’un centre national du cancer à Diamnadio et d’un centre de traitement des brûlés à l’hôpital de Fann. «Le maillage du territoire en infrastructures sanitaires et sociales s’est renforcé avec l’ouverture des hôpitaux de Diamniadio, Matam, Fatick, Dalal Jamm et Ziguinchor, de 10 nouveaux centres de santé dans les villes de l’intérieur, à Maka Coulibantang, Saraya, Dianké Makha, Médina Gounass, Kidira, Koumpentoum, Pété, Samine, Goudomp et Niakhar et de plusieurs postes de santé » a-t-il rappelé.


CRÉATION D’UN CENTRE NATIONAL DE RÉINSERTION SOCIALE
Le Pm a informé qu’il tiendra dès le début de l’année 2018, un conseil interministériel consacré aux mécanismes d’application de la Loi d’orientation sociale. Mahammad Boun Abdellah Dionne a fait comprendre que l’offre de services d’action sociale sera renforcée avec la construction d’un centre national de réinsertion sociale et de neuf centres de promotion et de réinsertion sociale. Il a indiqué que son gouvernement tiendra dès le début de l’année 2018, un conseil interministériel consacré aux mécanismes d’application de la Loi d’orientation sociale, destinée à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

«En ce qui concerne les personnes du troisième âge, en plus du Plan Sésame, des efforts substantiels ont été consentis avec l’augmentation de 40% des pensions de retraite, la mensualisation des pensions et l’exonération des impôts et taxes sur les activités de l’Ipres, pour renforcer sa viabilité et sa capacité à mieux soutenir les retraités » a fait savoir Mahammad Boun Abdellah Dionne.


INFRASTRUCTURES : VERS LA CRÉATION D’UNE SOCIÈTÉ DE GESTION DES AUTOROUTES
Serigne Mansour Sy DiamilLe gouvernement entend relever la mise en place des infrastructures de connectivité pour l’atteinte de notre objectif de croissance forte et inclusive. C’est pourquoi le Premier ministre a annoncé la création d’une société de gestion des autoroutes. Il a rappelé les autoroutes réalisées et en cours de réalisation au Sénégal. Il s’agit notamment des tronçons Diamniadio-Aibd (17 km), Aibd-Sindia (20 km), Aibd-Thiès (16 km), Thiès-Touba (113 km) et Thiès-Tivaouane (21 km), le gouvernement aura construit 187 kilomètres d’autoroute, entre 2012 et 2019, contre 32 kilomètres réalisés de 1960 à 2012, pour 1.166 milliards de FCfa. Le Premier ministre a indiqué que l’autoroute Ila Touba sera mise en service en fin 2018, soit un an avant la fin des délais contractuels.

Il en sera de même pour l’autoroute Aibd-MBour-Thiès dont la section Aibd-Thiès sera ouverte à la circulation en fin d’année 2017 début 2018.

Outre ces autoroutes d’autres infrastructures routières ont vu le jour ou sont en cours de réalisation. Il a cité les chantiers comme la Vdn3 entre Golf Club et Tivaouane Peulh, l’échangeur Aliou Sow, l’autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia, les axes Fatick-Kaolack, Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib, Touba-Dahra-Linguère, Keur Waly-Passy-Sokone, Joal-Samba Dia-Djiffer ainsi que le Pont de Kédougou.

A côté de ces projets routiers achevés, d’autres sont en cours de réalisation : la Vdn 2ème section entre le pont Cices et le Golf club, dont la réception est prévue avant la fin du premier semestre 2018, la route des Niayes, les axes Dialocoto-Mako, l’Ile à Morphil, Ndioum-Ourossogui-Bakel Kédougou-Salémata, la Boucle du Boudier, le pont de Foundiougne, la route Léona-Lompoul-Potou-Gandiole. Selon M. Dionne, plus de 1.362 km de routes, 52 km d’autoroutes et 13 nouveaux ponts et plus de 2.500 km de pistes rurales pour près de 1.300 milliards de FCfa ont été réalisés entre 2012 et 2017.

Cette dynamique de densification du réseau routier national sera poursuivie, a-t-il signalé, avec la réalisation d’autres projets de grande envergure comme la réhabilitation des routes Kaffrine-Mbacké, etc. Au total, en fin 2019, c’est un linéaire de 2.900 km de routes revêtues qui sera construit et réhabilité, a résumé M. Dionne.

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)

TRAIN EXPRESS REGIONAL : UN RÉSEAU FERROVIAIRE INTERURBAIN APPELÉ À S’ÉTENDRE
Le projet de Train express régional (Ter) est, de l’avis du chef du gouvernement, « le premier jalon d’un réseau ferroviaire interurbain appelé à s’étendre ». Le Ter reliera les 55 kilomètres qui séparent la gare de Dakar au nouvel aéroport Blaise Diagne, a-t-il rappelé. Il permettra, a fait observer Mahammed Dionne, de transporter 115.000 voyageurs par jour et d’assurer la desserte d’une grande partie de la banlieue à travers 14 gares et haltes dont les principales seront connectées à un système de transfert par bus et minibus diffuseurs à l’intérieur des zones périurbaines.


BUS RAPID TRANSFER : LES TRAVAUX ENTAMÉS EN 2018
En plus du Ter, le Pm a indiqué que le projet de Bus rapid transfer (le Brt) sera réalisé en 2018 et assurera la liaison du sud au nord de la ville de Dakar, ainsi que le transport de près 300.000 voyageurs par jour, pour un coût de 267 milliards de FCfa. Les travaux démarrent en 2018, pour une durée de deux ans. Dans la même lancée, M. Dionne a salué le repositionnement de la société Dakar-Dem-Dik (Ddd).


APPROVISIONNEMENT EN EAU : 85000 BRANCHEMENTS DOMICILIAIRES PRÉVUS À DAKAR
Députés majoritéSous peu, Dakar sera doté de 85.000 branchements domiciliaires subventionnés. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne l’a annoncé, hier, précisant que ces branchements seront effectués dans le cadre de la mise œuvre de deux projets majeurs, à savoir la construction d’une troisième usine de production d’eau potable à Keur Momar Sarr (Kms 3) et la réalisation d’une unité de dessalement d’eau de mer. « Les deux projets seront finalisés en 2020 pour un coût cumulé de 465 milliards de FCfa et un volume d’eau additionnel de 300.000 m3/j. C’est l’approvisionnement en eau de plus 3,5 millions de personnes qui est en jeu », a indiqué le chef du gouvernement.

Avant fin 2018, une production de 60.000 m3/jour supplémentaires sera disponible pour la région de Dakar avec deux nouveaux forages en construction. Pour ce qui est du monde rural, le « Programme national de 300 forages », lancé en 2013, et du volet hydraulique du Pudc ont permis la réalisation de 368 forages, 13 stations de traitement, 200 châteaux d’eau et plus de 109 km de réseaux dans plus de 500 villages, au bénéfice de un million de personnes supplémentaires. Ces réalisations ont passé le taux d’accès à l’eau de de 80% en 2011 à 90 % en 2016. 250 nouveaux forages sont en cours de finalisation pour plus 60 milliards de FCfa d’investissements. Tout ceci devrait rapprocher le Sénégal du taux d’accès universel à l’eau potable dans trois ans.

UNE LOI SUR LE PARTAGE DES RESSOURCES PÉTROLIÈRES ET GAZIÈRES
Le Sénégal dispose aujourd’hui de réserves de rang mondial avec les gisements de gaz découverts dans la zone frontalière avec la Mauritanie et à l’intérieur du pays avec les blocs de Cayar Offshore Profond, Teranga, Yaakar, et Requin Tigre, selon le Premier ministre.  Mahammed Dionne a annoncé un projet de Loi sur le partage des ressources pétrolières et gazières qui sera soumis aux députés avant la fin du premier semestre 2018.

S’agissant du secteur de l’électricité, il a dit que pour l’exercice 2018, le renforcement des capacités de production énergétique se poursuivra avec la mise en service de la première tranche de 50 MW de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye et des centrales solaires de Diass (25 MW), de Sakal (20 MW) et Kahone (20 MW). Pour lui, la mise en service de nouvelles capacités portera la puissance installée de Senelec à environ 1.100 MW dont 19% d’énergies renouvelables, pour une demande totale de 610 MW. Mieux, a-t-il renchéri, pour l’exercice 2018, en plus de ces projets du plan de production, une puissance additionnelle est attendue des projets hydro-électriques, réalisés dans le cadre de la coopération au sein de l’Omvs et de l’Omvg avec les barrages de Kaléta, Souapiti en Guinée, Gouina et Sambangalou au Sénégal.

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)

ELEVAGE : D’IMPORTANTS INVESTISSEMENTS POUR LE RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE
Aminata Mbengue NdiayeA l’instar de l’agriculture, l’élevage occupe une place centrale dans les performances du secteur primaire avec une contribution de 5 % au Pib. Ce sous-secteur détient, selon le Premier ministre, des atouts essentiels avec une contribution déterminante en matière de sécurité alimentaire et d’amélioration des revenus monétaires d’une frange importante de la population rurale. A l’occasion, il a relevé que le sous-secteur a bénéficié d’importants investissements concernant la consolidation de la protection sanitaire et la santé animale, le renforcement de la résilience, la réalisation des infrastructures et équipements d’élevage et de mise en marché des produits. Aujourd’hui, a estimé Mahammed Dionne, les enjeux se situent autour de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des filières, du renforcement des infrastructures de transformation, de conservation et de commercialisation, « avec une meilleure intégration dans la filière industrielle ». « L’amélioration de la structuration des segments industriels et familiaux des filières lait, bétail-viande, aviculture et cuirs et peaux est aussi devenue un impératif », a-t-il jugé tout en signalant que c’est tout le sens des différents programmes d’investissements engagés pour maintenir le secteur dans une dynamique de croissance plus forte. Sur les trois prochaines années, un accent particulier sera mis sur le renforcement du système national de surveillance épidémiologique, la poursuite de la lutte contre les maladies animales prioritaires, la construction et la réhabilitation d’abattoirs, etc.

PECHE : 20 000 MOTEURS POUR 20 MILLIARDS DE FCFA ACQUIS D’ICI À FIN 2019
La dynamique de croissance du secteur primaire est aussi portée par le sous-secteur de la pêche qui occupe la première place dans nos exportations en 2016, avec près de 15% des recettes en 2016 et 3,2 % de contribution au Pib, dans un contexte de hausse concomitante des débarquements de la pêche artisanale et de la pêche industrielle. Pour stimuler l’activité de la pêche artisanale, plus de 4.000 moteurs de pirogues ont été subventionnés pour 4 milliards de FCfa.

L’objectif du gouvernement, a précisé le Premier ministre, c’est d’atteindre 20.000 moteurs pour 20 milliards de FCfa d’ici à fin 2019, en même temps que l’acquisition annuel d’un stock de 20. 000 gilets de sauvetage, cédés à 2.500 FCfa l’unité.

TOURISME : LES RECETTES SONT PASSÉES DE 342 MILLIARDS EN 2014 À 430 MILLIARDS DE FCFA EN 2016
Retenue comme un des leviers essentiels de la croissance économique et de la création d’emplois, l’industrie touristique a entamé son redressement, selon Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Au cours de ces trois dernières années, il a soutenu que ce secteur a enregistré une hausse de 7 % du nombre d’établissements entre 2014 et 2016, de 22 % des capacité en lits, de 20 % des entrées de touristes, avec 1,2 million d’entrées en 2016, et une hausse de 26 % des recettes touristiques, passées de 342 milliards de FCfa en 2014 à 430 milliards de FCfa en 2016. L’objectif, a précisé M. Dionne, c’est d’atteindre 1,5 million de touristes en 2018 et 3 millions en 2023. « Cet objectif est bien à notre portée, si l’on considère les performances actuelles qui découlent de mesures fortes relatives à la baisse des redevances aéroportuaires, à l’érection de la Casamance en Zone touristique spéciale d’intérêt national et à la baisse de la Tva à 10 % pour le secteur, en sus de nos atouts en termes de stabilité politique », a-t-il déclaré.

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)


DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE : REACTIONS... REACTIONS... REACTIONS...
ABDOU NDENE SALL, MINISTRE EN CHARGE DU RENOUVEAU FERROVIAIRE : « UN DIALOGUE FRUCTUEUX »
« Cette Déclaration de politique générale a été un dialogue fructueux sur l’ensemble des projets qui vont être mis en œuvre et qui vont impacter sur le quotidien des Sénégalais. Cela a été une très bonne discussion avec les députés. C’est le Pse qui a été décliné ici ainsi que l’ensemble des réformes pour un Sénégal qui avance, un Sénégal de tous et pour tous. Il faut rappeler qu’avec ce gouvernement, c’est la continuité ».

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)

ME MADICKE NIANG, GROUPE PARLEMENTAIRE « LIBERTE ET DEMOCRATIE » : « ENORMÉMENT DE CHOSES NON SATISFAITES »
Me Madické NiangLe président du groupe parlementaire « Liberté et démocratie » a soutenu : « Nous avons démontré au Premier ministre que leurs chiffres ne sont pas sincères.

Nous leur avons également démontré qu’ils ont échoué. Tout ce qui a été promis aux Sénégalais n’a pas été atteint. S’il y avait eu des choses qui avaient été réalisées pour le grand bonheur des Sénégalais, nous aurions eu le courage de le dire. Dans tous les domaines, il y a énormément de choses qui n’ont pas été satisfaites. Nous ne le disons, c’est notre rôle en tant qu’opposition. Nous sommes une opposition républicaine », a dit Me Madické Niang.

ABDOULAYE WILANE, DÉPUTÉ DE LA MAJORITE : « NOUS SOMMES RASSURÉS ET MOTIVÉS »
« On s’est rendu compte que le bilan de l’action gouvernementale est satisfaisant ».  Mieux, « nous sortons de cette Déclaration générale motivés, rassurés et plus que jamais mobilisés pour accélérer le rythme de réalisation des engagements et promesses du président Macky Sall et de son gouvernement, parce que convaincus que si nous le faisons, d’ici l’horizon 2024, notre pays aura fini d’émerger et nous aurons réglé l’essentiel des problèmes », a précisé Abdoulaye Wilane.  Au sujet du dialogue, « pour notre part, nous allons continuer à dérouler le dialogue politique à l’Assemblée. J’espère qu’après ces échanges, l’opposition et toute la classe politique se retrouveront avec la majorité dans le cadre des concertations que va dérouler le ministre de l’Intérieur », a-t-il affirmé.

Par Maguette NDONG, Amadou DIOP, Souleymane D. SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (Photos)
Last modified on mercredi, 06 décembre 2017 15:15
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