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Serigne Mboup, responsable Apr : « Macky Sall a les armes pour réussir l’année sociale décrétée en 2018 »

10 Jan 2018
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Analysant le discours à la Nation du Chef de l’Etat, le 31 décembre dernier, Serigne Mboup, responsable de l’Alliance pour la République et maire de Pire, estime que Macky Sall veut promouvoir l’inclusion sociale pour bâtir un Sénégal plus solidaire. C’est pourquoi il est d’avis que le Président sera réélu si ses réalisations sont bien expliquées aux populations.

Lors de son message de nouvel an, le Président de la République a réitéré sa volonté de construire un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous. Quel commentaire en faites-vous ?
« Le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous » marque la volonté et l’engagement du Chef de l’Etat de s’attaquer, comme on ne l’a pas toujours fait par le passé, à deux phénomènes qui paraissent extrêmement importants et sont parmi les fondements du Pse. Le premier est ce qu’il appelle l’inclusion sociale. Il s’agit de faire en sorte que tout Sénégalais, où qu’il soit ou se situe, se considère comme partie intégrante d’une seule et unique entité qui est le Sénégal. Le deuxième élément est de s’attaquer à quelque chose qui est constatée par tous : l’équité territoriale. Le Sénégal n’est pas celui de Dakar, Thiès ou Saint-Louis, mais le Sénégal des 14 000 villages, donc des 14 régions. C’est ainsi faire en sorte que chacun, où il se trouve, puisse sentir la République à ses côtés par des actions quotidiennes de sécurité d’abord, puis par des mesures qui vont dans le sens d’améliorer le confort des populations. Ce sont les infrastructures sociales de base, les pistes, l’accès à l’eau... Ce sont aussi l’électrification qui est un problème majeur dans notre pays, la santé, les capacités productives des populations pour éradiquer, de façon définitive, ce qu’on appelle l’assistanat. C’est également de faire en sorte que la richesse du pays connaisse la plus juste et la plus équitable des répartitions. C’est cela qui explique toutes les politiques sociales lancées par le Président de la République, à savoir la Couverture maladie universelle, le Puma et le projet Promoville. C’est aussi un discours qui appelle à la responsabilité des uns et des autres pour qu’on se réunisse autour de l’essentiel. C’est un discours qui fait appel à la paix et à la sécurité.

Est-ce que le Président Sall a les armes pour réaliser ses ambitions ?
Oui, le Président a les armes pour réalisations ses ambitions. Pour la première fois, dans l’histoire de ce pays, nous avons une croissance réelle de plus de 6 % sur trois années consécutives avec des projections sur l’année prochaine. On sait que c’est dans la durée que la croissance peut avoir un impact. Nous sommes sur la bonne voie. Jamais l’Etat n’a, sur fonds propres, autant investi dans des projets nationaux. Prenez n’importe quel grand projet de ce pays, vous verrez l’investissement sur fonds propres conséquents que l’Etat aura consenti. Il s’agit surtout du premier volet du Pudc où l’Etat a injecté 30 milliards de FCfa sur fonds propres et 300 milliards de FCfa projetés pour la phase II. Le projet Promoville est en train de régler beaucoup de problématiques en termes d’aménagement du territoire. Quant au Puma, il est dédié aux zones qui ne se considéraient même pas sénégalaises. L’Etat a apporté une contribution décisive, sur fonds propres, à travers ces programmes. C’est cela la croissance et on la sent parce qu’on bénéficie d’infrastructures publiques de qualité. La croissance est ressentie aussi auprès des couches les plus défavorables. Quand on donne des Bourses de sécurité familiale à des personnes qui étaient exclues, on leur manifeste leur inclusion dans le pays. Ces bourses sont des fonds publics. Elles ne sont pas de l’argent distribué, car l’obligation d’instruire les enfants y figure en bonne place puisque sans éducation, il n’est pas possible de construire un pays viable et stable. De même, elles permettent à des familles fortement démunies d’avoir un minimum de revenus et un accès aux services sociaux de base. Par ailleurs, il y a la Couverture maladie universelle dont bénéficient les bénéficiaires. L’on note surtout la stabilité politique et la confiance des bailleurs. Ce qui fait que le Pse a un financement allant au-delà de toutes les espérances. Oui, le Président a les armes.

L’opposition estime que les Bourses de sécurité familiale servent à satisfaire une clientèle politique…
C’est ne pas connaitre les Sénégalais ou les injurier. Je suis maire d’une commune. Une fois, je suis passé devant un bureau de poste, j’ai vu à peu près 200 personnes qui faisaient la queue.

Quand je me suis arrêté, j’ai vu des gens dont je connais le caractère extrêmement difficile du niveau d’accès au bien-être social et qui m’ont affirmé le sentiment d’être reconnus par la République. Ces bourses qui leur sont données sont des montants qu’aucun d’entre eux n’a jamais eu grâce à son activité agricole ou sociale. Le système électoral de notre pays est viable. Il n’y a pas un homme politique crédible pouvant affirmer que le citoyen qui a sa carte d’électeur et qui choisit des bulletins quand il entre dans l’urne n’a pas la possibilité de voter pour le candidat lui convenant. La bourse est un système qui permet à des Sénégalais d’avoir le sentiment d’appartenir au pays. Ce qui a été fait sur les 250 000 ménages prévus et finalement portés à 400.000 ne veut pas dire que les Sénégalais deviennent plus pauvres. Si d’autres Sénégalais bénéficient des bourses, c’est parce qu’il y a la croissance. A travers ce système, le Président combat les injustices sociales et promeut l’inclusion sociale pour bâtir un Sénégal plus solidaire.

En quoi est-il pertinent de décréter 2018 année sociale ?
Le Chef de l’Etat est dans un processus d’accélération de la cadence des politiques déjà appliquées et dont on a déjà mesuré les impacts. Avec le Pudc, en un an, beaucoup de forages et de pistes rurales ont été mis en service. Le taux d’électrification qui était à 6 % en 2000 est passé à peu près à 22% en 2012. L’ambition est de le porter à 60% à la fin du mandat du Président. Ce sont des politiques qui ont connu des succès. L’impact des projets déjà réalisés est positif sur l’élevage, l’éducation, l’agriculture... Même si l’autosuffisance qui a été annoncée en 2017 ne sera pas atteint, parce qu’il faut trouver 1 600 000 tonnes de production, on a quand même eu 1 075 000 tonnes. C’est extraordinaire ! Il faut maintenir la cadence pour que les choses aillent mieux. L’année sociale, c’est de faire en sorte que le maximum d’enfants bénéficie de soins. C’est aussi l’emploi des jeunes. Il y a donc un certain nombre d’initiatives très fortes, notamment celle qui a été développée par le Conseil présidentiel, en partenariat avec le secteur privé : le processus entreprise-formation-emploi. Ce dernier permet à une entreprise de prendre des apprentis qui bénéficient d’une bourse de 40 000 FCfa sur trois ans. La mesure consistant à faire en sorte que 30 % des jeunes puissent avoir une qualification est à saluer. Au Sénégal, on a de grands médecins, des experts de très haut niveau, et au bas de l’échelle, des ouvriers non qualifiés. Le Sénégal pourra donc avoir des ouvriers qualifiés, des gens compétents. Si on couple cela avec les Isep qui sont déjà ouverts, on aura des bacheliers Bac+2 qui sont, dans tous les pays du monde, la force vive de la Pme : segment important dans la construction d’un Etat. Le Président de la République a compris la problématique de l’employabilité des jeunes avec les Comités communaux pour l’emploi des jeunes qui vont identifier, dans chaque commune, les besoins réels pour que, de façon rapide, chaque problème qu’on règle soit une réponse concrète à un problème identifié. Ce sont des projets dont les ressources sont déjà mobilisées. Ils permettront d’améliorer la qualité de la main d’œuvre dans notre pays. Le Président Macky Sall a donc les armes pour faire de 2018 une année sociale. Concernant, les ressources naturelles, des mesures fortes sont prises pour qu’on n’exporte plus de brut. Dès lors la transformation au Sénégal pourra se faire.

Quelle place doit occuper la formation dans le domaine du pétrole dans cette stratégie ?
La formation est au cœur des réflexions menées par le Cos Pétrogaz, un organe rattaché à la Présidence de la République et qui aide le Chef de l’Etat à définir une politique en matière de gestion des hydrocarbures en intégrant le fondement de sa vision sur l’équité, l’inclusion sociale, mais aussi la protection des intérêts des populations dans les standards les plus connus sur le plan mondial. Cela va déboucher sur une loi d’orientation nationale d’utilisation des hydrocarbures qui va non seulement être l’objet d’une réflexion intégrant les meilleures pratiques mondiales, mais aussi va intégrer les avis des forces vives de la Nation. Nous avons l’Institut du pétrole qui va former dans les mêmes standards que l’Institut français du pétrole, ou l’American petroleum institute, ou d’autres écoles reconnues. Tous les outils sont mis en œuvre pour que le Sénégal puisse bénéficier, de façon sécurisée, de l’ensemble des ressources devant être tirées du pétrole. Il y a une loi d’orientation qui va régir la gouvernance de tous les secteurs. Cela va de la gestion des ressources aux conditions d’implantation des sociétés qui vont être installées.

Pensez-vous qu’avec son bilan le Président peut être réélu en 2019 ?
Si le bilan est bien compris des populations, il sera largement élu. On a une production 1 400 000 tonnes d’arachide aujourd’hui parce qu’on a des intrants de qualité et l’encadrement qu’il faut.

Actuellement, le kilogramme d’arachide est vendu à 210 FCfa même si la campagne tombe dans une période marquée par la baisse des cours mondiaux du prix de kg d’arachide. Dans le domaine industriel, les mesures prises pour assainir les performances du Doing business pour l’environnement des affaires et la sécurité sont réelles. Le Président de la République a doté nos services de défense et de sécurité de moyens adéquats. Par leur professionnalisme et leur engagement, le Sénégal a pu être préservé de beaucoup de turbulences. Le mix énergétique est aujourd’hui une réalité. Le pays compte cinq centrales solaires plus une éolienne. D’autres sont en cours de réalisation. Il y a aussi la centrale de Sendou. Je ne parle pas de la Vdn II et de la Vdn III. La nouvelle ville de Diamniadio est également une réalité. On avait 34 km d’autoroute. On espère, l’année prochaine, arriver à 217 km d’autoroute. Avec l’autoroute à péage, personne ne se posera des questions pour aller à l’intérieur du pays. C’est clair que le pays est en train d’être transformé. Le gouvernement a réalisé des projets qui sont visibles. Beaucoup de villages ont de l’eau et de l’électricité. Il faut bien expliquer ces réalisations aux populations. Il reste certes beaucoup à faire ; c’est la raison pour laquelle les populations vont réélire le Président Sall pour la poursuite des réalisations. Avec une telle clarté dans la vision, le Chef de l’Etat sera réélu. L’opposition est dans son rôle, mais les Sénégalais sont capables de faire preuve de discernement. On avait la même passion pour les législatives. C’est le lieu de dire que sur 47 listes, seules 6 ont obtenu plus de 0,5 %. La démocratie ne peut pas continuer comme ça. Si on veut un système électoral fiable et efficient, il faut prendre des mesures. C’est le sens qu’il faut donner à l’appel au dialogue du Président de la République.

Cet appel peut-il permettre de régler les problèmes liés au processus électoral ?
Cet appel doit permettre de trouver une solution. Quarante-sept listes, c’est une cacophonie. On n’est même plus capable de trouver des couleurs à attribuer aux listes. Ces rencontres sont des concertations sur un sujet précis : le processus électoral. Nous avons des difficultés dans la distribution qui ont été identifiées. Cela sera corrigé. Des contestations ont été soulevées lors des élections législatives. Ces questions méritent que le Chef de l’Etat, dont la mission est aussi d’écouter le peuple, appelle à des concertations autour du ministre de l’Intérieur, pour que des solutions soient trouvées. Il s’agit de rationaliser les listes, avoir des élections apaisées, un meilleur accès aux médias, etc.

Propos recueillis par Babacar DIONE

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