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Visite du président français à Saint-Louis : Emmanuel Macron promet un appui de 10 milliards de FCfa pour lutter contre l’érosion côtière

05 Fév 2018
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Le président de la République, Macky Sall et son homologue français, Emmanuel Macron, étaient, samedi, à Saint-Louis. Une occasion saisie par le président Français pour annoncer un appui de 10 milliards de FCfa pour épauler les populations de la langue de Barbarie, éprouvées par l’avancée de la mer.

Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a annoncé, samedi, lors de sa visite à Saint-Louis, un financement complémentaire de 10 milliards de FCfa, en sus des 4 milliards de FCfa mobilisés par le gouvernement sénégalais, dans son projet en cours concernant la protection d’urgence de la Langue de Barbarie. Cet argent, a souligné Emmanuel Macron, va permettre de mettre en place une digue frontale et d’aménager une zone d’accès, afin de protéger les populations côtières, dont les maisons sont menacées par la mer. Les travaux débuteront dans le courant de l’année et ils vont stabiliser cette localité.

Ce geste fait suite à la volonté du Chef de l’État français de se poser en véritable leader, dans la sauvegarde de l’environnement. En effet, en juin 2017, lorsque le président Donald Trump décidait de retirer son pays des accords de Paris sur le changement climatique, la réponse du nouveau Chef d’État français d’alors, ne se faisait pas attendre. « Sur le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B », avait dit Emmanuel Macron. Plus tard, le 12 décembre dernier, toujours dans le sillage de cette volte-face américaine, le président Macron décidait de la tenue du « One Planet Summit », (Sommet de Paris sur le climat).

Durant cette conférence, la question du financement pour une lutte plus organisée et dynamique contre les affres du climat, fut débattue devant de nombreux bailleurs. Cette tribune fut une occasion pour le maire de Saint-Louis Mansour Faye d’évoquer le cas de Saint-Louis, comme zone très touchée par le réchauffement climatique, et son corolaire, l’avancée de la mer.

C’est pourquoi, du haut de la tribune érigée sur la Place Faidherbe, Mansour Faye s’est réjoui de cette venue du président Macron, « qui respecte une promesse faite à Saint-Louis, de venir s’enquérir des problèmes d’érosion côtière, que connait la ville ». Mansour Faye a invité le privé français, à venir investir « dans notre ville, qui regorge d’énormes potentialités ». Tout en saluant l’accueil chaleureux, le président Macron a rappelé le désir de la France de mettre en œuvre des politiques, pour densifier les relations avec cette région « qui symbolise notre histoire partagée, notre trésor et le meilleur de ce qui relie la France et l’Afrique ».

AMADOU MAGUETTE NDAW ET MBAGNICK KARACHI DIAGNE

RELOGEMENT DES SINISTRÉS DE GUET NDAR : LA BANQUE MONDIALE DÉBLOQUE 20 MILLIARDS DE FCFA
Pr et Macron ErosionSur invitation d’Emmanuel Macron, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a fait le déplacement dans la ville tricentenaire. Il a profité de cette visite pour annoncer un financement de 20 milliards de FCfa, pour le relogement des populations sinistrées de Guet Ndar, aux abords du quartier Ngalléle.

Ainsi, tout en saluant le leadership des deux chefs d’Etat pour les questions liées au climat, M. Jim Yong Kim a annoncé que 900 familles seront impactées par ce projet, soit plus de 10 000 personnes. Cette participation de la Banque mondiale s’inscrit dans le programme de gestion du littoral ouest africain, dont Saint-Louis est l’une des premières villes africaines bénéficiaires.


PLUS DE 16 MILLIARDS DE FCFA DE LA FRANCE POUR PRÉSERVER LE PATRIMOINE HISTORIQUE
Pour renforcer le partenariat dynamique entre la France et l’île classée patrimoine mondial de l’Unesco, Macron est revenu sur les 25 milliards de FCfa, que compte mobiliser la France, pour la préservation du patrimoine. La réussite de ce projet, rappelle le chef de l’État français, « dépendra de l’engagement des autorités de la vieille ville, afin d’en faire une cité davantage plus culturelle, touristique et dynamique ». Pour le développement de la création artistique, Emmanuel Macron a dit la volonté de son pays d’ériger à Saint-Louis, une grande résidence de création, qui sera, par son importance, la première de l’Afrique subsaharienne, où les différents créateurs du Sénégal et d’ailleurs pourront donner libre cour à leur vie d’artistes. Cette décision se trouve en droite ligne de la fonction de cette capitale du Nord, qui est une ville de culture et de Francophonie, a dit le chef de l’État français.

UNE FOULE IMPRESSIONNANTE A ACCUEILLI LES DEUX PRÉSIDENTS
Pr et Macron St LouisDe Bango à Guet Ndar, en passant par le centre-ville de Saint-Louis et les autres quartiers, les populations sont sorties en masse accueillir le président de la République, Macky Sall, et le Chef de l’État français, Emmanuel Macron.

Mobilisées derrière le maire Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le responsable départemental du Pds, Ahmeth Fall Braya et plusieurs autres responsables politiques, les populations de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, de l’Hydrobase, ont poussé des cris de joie pour dire un grand merci au président Macron, qui a pris, séance tenante, la décision de décaisser 15 millions d’euros, soit 10 milliards de FCfa, qui permettront à la France de contribuer efficacement à la protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer. La vieille cité a vibré durant toute la journée.

Des cris stridents, un beau mouvement d’ensemble dans un bruit assourdissant, un nombre impressionnant de pancartes, banderoles, posters à l’effigie des différents responsables de l’Apr et de la Coalition “Bennoo Bokk Yaakaar”, cette animation exceptionnelle et bien organisée par le doyen Golbert Diagne, ont marqué cet accueil. Un accueil marqué également par les brassards et tee-shirts rouges des militants libéraux de Mayoro Faye, qui attendaient cette forte délégation à l’entrée du pont Moustaphe Malick Gaye de Guet-Ndar.

Les populations de la commune de Saint-Louis ont fait montre d’une mobilisation sans relâche pour accueillir chaleureusement le président Macky Sall et son hôte, venus leur apporter les solutions les plus adéquates aux problèmes environnementaux auxquels elles sont quotidiennement confrontées.

Très enthousiastes, ces populations se sont surpassées pour faire corps avec les présidents Sall et Macron afin de leur permettre de se rendre compte aisément que la région de Saint-Louis toute entière est résolument engagée à soutenir toutes les actions de développement entreprises par ces deux Chefs d’État pragmatiques, et leurs partenaires, pour sortir le delta et la vallée du fleuve-Sénégal de l’engrenage de la pauvreté et aider l’île de Ndar à sauvegarder et à préserver son patrimoine architectural, historique et culturel.

De Bango à la Gouvernance, en passant par Guet-Ndar, ces foules d’admirateurs de Macky Sall, venus de tous les coins de la région, des villages les plus reculés du Walo et du Fouta, ont joué des coudes pour ovationner et acclamer le chef de l’État sénégalais et ses illustres invités.

Sur l’Avenue De Gaulle et au centre-ville, l’animation était au beau fixe. Vers 10h30, l’ambiance était carnavalesque. Avec une sono à fond la caisse, des hauts parleurs géants qui crachaient des décibels, une prestation d’assez bonne facture des nombreux animateurs qui rivalisaient d’ardeur et de talent, des danseurs surexcités à la chorégraphie majestueuse, les braves populations de Saint-Louis ont manifesté bruyamment leur joie d’accueillir les Chefs d’État français et sénégalais.

Les griots, troubadours et autres aèdes en verve, n’ont pas été en reste. Ils ont été bien pris en main par un Golbert Diagne vigilant, qui s’efforçait à les canaliser. Les militants ont esquissé des pas de danses, chanté à gorge déployée pour agrémenter la fête. Jusqu’à 13 heures, la capitale du Nord était dans l’effervescence. Les populations du faubourg de Sor, de l’île de Ndar (Lodo et Sindoné), de la Langue de Barbarie, sont sorties massivement pour ovationner la forte délégation conduite par les présidents Sall et Macron.

Ces milliers de militants fervents et chevronnés ont suivi le cortège impressionnant des Chefs d’État français et sénégalais. Des jeunes surexcités, jouant des coudes pour exhiber des pancartes, dégoulinant de sueur, d’une énergie débordante, se sont surpassés pour se frayer un chemin dans cette foule hystérique, en vue de participer activement à cette fête.

Mbagnick Karachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

LA DÉTRESSE DES POPULATIONS DES VILLAGES EMPORTÉS PAR LES EAUX
Erosion St LouisLes populations du Gandiolais attirent encore l’attention des pouvoirs publics et des partenaires de l’État, sur l’urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies, en vue d’une protection côtière durable de cette localité du département de Saint-Louis qui, à travers l’avancée de la mer, a subi une forte dégradation de son environnement avec la perte d’espace d’habitat et de zones d’agriculture.

Le député et maire de Ndiébéne Gandiole, Arona Sow, les responsables de l’association pour le développement du Gandiolais, les éco gardes mobilisés derrière leur président Moussa Niang de Mouit Gandiole et plusieurs autres notables de la commune de Ndiébéne Gandiole, se sont adressés à la presse pour rappeler que la brèche est passée de 4 m de large en 2003, à 7 km en 2017.

Ces Gandiolais ont mis à profit la visite d’Emmanuel Macron à Saint-Louis, pour attirer l’attention des chefs d’État français et sénégalais sur cette situation. Et, du fait même de cette situation, l’île de Doune Baba Dièye, Keur Bernard et des campements touristiques, ont disparu.

Selon l’ancien chef de village de Doune Baba Dièye, cette île est un village de plus de 400 ans, dénommé à l’époque coloniale, l’île de Bocost. Avec une population de 610 habitants, cette île se remarquait par la présence d’une biodiversité qui abritait une flore sahélienne en régénération et une faune très diversifiée (lapins, varans du Nil, tortues sulcate, tortues marines vertes migratrices, singes rouges, oiseaux, etc.).

L’écosystème de ce milieu, qui était fortement marqué par la sécheresse des années 80, avec une végétation fortement dégradée, surtout son tapis herbacé et sa population de mangrove, a subi, au fil du temps, une forte perturbation du fait des phénomènes de changement climatique avec la montée des eaux de mer.

A en croire le président de l’association des éco gardes du Gandiolais, ce village a toujours vécu grâce à l’élevage, l’agriculture et la pêche. L’agriculture et l’élevage se pratiquaient sur une bande de terre de 34 kms appelée “Langue de Barbarie”, qui relie l’hydrobase de Saint-Louis à l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette bande de terre cultivable comprenait 144 jardins pour les 610 habitants de ce village. Dans ces périmètres, des cultures maraîchères de rue qui rapportaient des revenus substantiels par an aux habitants, y étaient pratiquées. Grâce à un tapis herbacé présent toute l’année et des points d’eau douce, l’élevage était aussi pratiqué.

La pêche maritime et la pêche continentale (fluviale), a-t-il enfin rappelé, permettaient aussi aux populations de survivre et d’exploiter une ressource crevettière abondante. Cette activité constitue, à elle seule, une source de revenus substantiels car pratiquée par tous les foyers du village. Jadis riche et prospère, le village de Doune Baba Dièye a disparu et ses habitants ont été finalement relogés à Diel-Mbam.

LANGUE DE BARBARIE : UNE ZONE FORTEMENT MENACÉE PAR L’ÉROSION CÔTIÈRE
Pr et Macron L BarbarieSelon certains experts du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui ont accompagné, samedi dernier, cette forte délégation des présidents Sall et Macron, la Langue de Barbarie est un écosystème fragilisé par les effets des changements climatiques.

C’est une bande de terre variant entre 20 à 400 mètres de largeur. Elle compte 50.000 habitants et enregistre la densité la plus élevée de la région de Saint-Louis (300 habitants au km2). Déjà menacée entre 1927 et 1930, un mur a été érigé pour protéger les populations contre les phénomènes d’érosion côtière. Avec l’ouverture de la brèche en 2003, combinée au rehaussement du niveau de la mer et à l’agressivité des houles, l’érosion côtière est devenue intense et s’est traduite par des effondrements des habitations le long de la Langue de Barbarie. Ces experts ont laissé entendre que des travaux d’urgence et de grande envergure sont en cours. Ils sont exécutés par le Groupe Eiffage/Sénégal. Il s’agit de la réalisation de la digue de 4 kms sur le littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, constituée de trois éléments : les geobags, les gabions et les matelas Reno, de la stabilisation de l’ouvrage par des contreforts en gabions.
Le coût global des travaux est évalué à 4 milliards de FCfa. Ce projet est financé par l’État du Sénégal.

D’autres travaux permettront une meilleure protection de la zone de Guet-Ndar. L’objectif majeur est de protéger les populations de cette partie de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière et l’avancée de la mer. Ces travaux permettront de réaliser une digue frontale et d’aménager une zone d’accès. Ils coûteront globalement 16,5 millions d’euros et seront financés par la France.

VISITE DU PRÉSIDENT FRANÇAIS ET CONFERENCE DU PARTENARIAT MONDIAL POUR L’EDUCATION : LE PARI DE LA MOBILISATION RÉUSSI
Pr et Macron MobilisationLe mot d’ordre a été respecté. Les populations sénégalaises sont sorties en masse accueillir le président français Emmanuel Macron qui a effectué une visite officielle de trois jours au Sénégal.

Partout où l’hôte du Sénégal est passé, la Téranga sénégalaise s’est exprimée en dépit des menaces proférées par une frange de l’opposition et de personnalités de la société civile qui avaient appelé à des manifestations hostiles aux deux chefs d’Etat.

Les élèves du collège de Hann ont annoncé la couleur. Leurs hôtes du jour ont eu droit à un bain de foule. Ils ont aussi dit « Merci » à la coopération entre le Sénégal et la France qui a permis la construction d’un nouveau bâtiment qui compte 19 salles de classe et deux salles d’informatique. A l’entrée de l’école, les femmes et les jeunes mobilisés par les responsables politiques locaux ont aussi accueilli chaleureusement le président, Macky Sall et son invité. Des pancartes à l’effigie des deux présidents étaient visibles dans la vieille ville où le maire Mansour Faye, le ministre de l’enseignement supérieur, Mari Teuw Niane, le responsable du Parti démocratique sénégalais, Ameth Fall Braya et les autres leaders locaux avaient sonné la mobilisation au nom des intérêts de leur localité menacée par l’érosion côtière.

La Téranga sénégalaise s’est aussi exprimée au Centre international de conférence Abdou Diouf où toutes les éminentes personnalités qui ont pris la parole ont magnifié l’accueil qui leur a été réservé. Du président Macron au chef de l’Etat du Tchad en passant par les présidents du Niger, Mahamadou Issoufou, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, de la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, les messages de satisfaction ont été les mêmes. Rien n’a visiblement perturbé le séjour de ces hôtes de marque. Et pourtant, les annonces émises à travers les réseaux sociaux et les médias locaux pour manifester et vilipender le président de la République devant ses pairs, notamment le président français, avaient suscité des craintes chez nombre de Sénégalais habitués à voir leurs compatriotes ranger dans les tiroirs leurs divergences devant les hôtes de marque. Déterminé à faire rester l’ordre établi, l’Etat a sévi contre un groupe d’activistes conduits par Guy Marius Sagna qui voulait marcher devant l’ambassade de France. Le Pds avait annoncé des brassards rouges partout à Dakar pour montrer sa « colère contre le régime du président Sall ». Mais à l’arrivée, les libéraux de Dakar se sont montrés très discrets. Pas l’ombre d’un seul manifestant dans les rues de la capitale sénégalaise. Le mot d’ordre n’a manifestement pas eu l’effet escompté.

A Saint-Louis, des membres du Pds, avec à la tête Mayoro Faye, ont arboré des brassards rouges, scandant des slogans défavorables au président Sall. Mais leur mobilisation n’a pas pesé face à l’impressionnante foule mobilisée par les Saint-Louisiens. En effet, De l’aéroport de Bango à Guet Ndar, en passant par la gouvernance et les autres quartiers de la vieille ville, la mobilisation a été au rendez-vous. Des pancartes à l’effigie des deux présidents ont été exhibées à la satisfaction des deux présidents qui ont salué cette forte mobilisation des populations sénégalaises.

Babacar DIONE

PLUSIEURS ACCORDS POUR BOOSTER LES SECTEURS PRIORITAIRES
Pr et Macron AccordsEmmanuel Macron n’est pas venu au Sénégal les mains vides. Au contraire, son séjour a permis de booster des secteurs prioritaires à travers les accords de coopération signés entre les institutions sénégalaises et françaises.

Hôte de marque du Sénégal, le président français Emmanuel Marcon a été reçu avec les honneurs durant les trois jours qu’il a séjourné ici, dans le cadre de sa première visite officielle. Mais derrière l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, dès son arrivée à Dakar, les foules en liesse qui l’ont applaudi à Saint-Louis (région Nord) où il s’est rendu, le samedi, le président français a pris plusieurs engagements en faveur du Sénégal. Cela s’est traduit par la signature de plusieurs conventions qui ont lieu, au deuxième jour de sa visite, au Palais de la République. En présence des deux chefs d’Etat, Macky Sall et Emmanuel Macron, les ministres et directeurs de société de l’Hexagone ont paraphé plusieurs accords avec leurs homologues sénégalais.

Ces signatures ont d’ailleurs porté sur des secteurs stratégiques tels que l’aviation, l’hydraulique, l’énergie solaire ou encore l’enseignement supérieur. C’est ainsi que dans le secteur de l’aviation, la compagnie Air Sénégal vient d’acheter deux avions Airbus A 330 qui viennent enrichir sa flotte et lui permettre de prendre son envol. En effet, selon Philippe Bohn, directeur général d’Air Sénégal, ces deux appareils contribueront à développer le réseau moyen et long courrier de la compagnie. Pour lui, il est important qu’Air Sénégal débute son activité commerciale avec « des modèles fiables et économiques » tout en offrant aux passagers un véritable confort. « Cette commande témoigne de notre ambition pour cette nouvelle compagnie », a dit Philippe Bohn. Outre cette convention, Paris et Dakar ont signé un accord de crédit pour la mise en œuvre d’une stratégie sectorielle en eau et une convention de financement d’un montant de 26 milliards Fcfa en appui budgétaire et sous forme de don pour augmenter l’eau et améliorer l’assainissement de 2018 à 2021. Autre accord qui a marqué la visite d’Emmanuel Macron au Sénégal, c’est le protocole financier pour la fourniture d’énergie et l’installation de 50 000 lampadaires solaires économiques sur le territoire du Sénégal. De même que la convention de crédit qui va financier intégralement un contrat commercial signé entre l’Ageroute et la société Matière qui porte sur la livraison et l’installation de 18 pôles.

2000 emplois à créer
Pour ce qui concerne l’Enseignement supérieur, le ministre Mari Teuw Niane et son homologue français, Frédérique Vidal ont paraphé trois conventions de partenariat. L’une porte sur une lettre d’intention entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sénégalais et le Groupe Arial ; l’autre constitue un accord de cadre de coopération entre les 2 ministères ainsi que celle qui lie le groupe Sup deCo et Auchan pour la mise en place d’une licence professionnelle. Cet accord va permettre au géant français de la grande distribution de créer 2000 emplois dans les deux prochaines années.

Avec autant d’engagements pris à Dakar, la France renouvelle au Sénégal son respect et sa considération et décide, une fois de plus, de l’accompagner vers le chemin de l’émergence. Les institutions publiques ainsi que les sociétés privées sénégalaises vont bien profiter de ces conventions. Cette visite d’Emmanuel Macron va permettre donc, à tout point du vue, de donner un coup d’accélérateur à des secteurs clé de notre économie et développer des domaines prioritaires.

Maguette NDONG

D’IMPORTANTES RESSOURCES MOBILISEES A LA REUNION DU PARTENARIAT MONDIAL POUR L’EDUCATION : LE SUCCÈS SÉNÉGALAIS
Pr et Macron Patenariat EduUn succès diplomatique. Le mot n’est pas de trop, pour qualifier la rencontre du Partenariat mondial pour l’éducation qui s’est tenue le 2 février dernier au Cicad de Diamniadio, sous le Co-parrainage du Sénégal et de la France. La récolte a été bonne (2,3 milliards de dollars). Et notre pays peut s’enorgueillir d’avoir été le premier Etat africain à abriter cette conférence et, surtout, d’avoir engrangé un tel montant, qui dépasse largement les espérances des organisateurs. A cet égard, la réunion de Dakar restera dans les annales du Partenariat mondial pour l’éducation.

« Un succès planétaire ». C’est par ce titre éloquent que le quotidien « L’As » a qualifié le bilan de la 3ème conférence du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) tenu le 2 février dernier au Cicad. Dakar peut se glorifier d’avoir été le premier pays africain à abriter cette conférence. Un succès diplomatique comme en témoigne la présence de 9 chefs d’Etat, du président de la Banque mondiale, Jim King, de la Directrice général de l’Unesco, Mme Audrey Azoulay, de la présidente du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation, Mme Julia Gillard, de la Secrétaire exécutive de l’Oif, Mme Michaëlle Jean, de 66 ministres de l’Education, du Directeur exécutif de Onusida, Michel Sidibé, de l’Envoyée du Secrétaire général des Nations unies pour la jeunesse, Mme Jayathma Wickramanayake, de la présidente de « The One Campaign », Mme Gaule Smith et de l’ambassadrice du Pme, l’artiste planétaire Rihanna.

Le choix du Sénégal récompense les efforts du pays qui n’a cessé d’augmenter, depuis 2000, le budget alloué au développement du capital humain : l’éducation et la formation. Selon le président de la République, Macky Sall, le cumul des investissements dans le budget national s’élève, aujourd’hui, à 1,2 milliard de dollars US, soit 25,48 % du budget national (même si 80 % de ces ressources sont affectés fonctionnement). Alors qu’il est demandé aux Etats de consacrer 20 % à ce secteur, le Sénégal va nettement au-delà. Aussi, le président de la Banque mondiale, reçu hier au Palais de la République, a-t-il salué les « progrès extraordinaires » du Sénégal en lutte contre la malnutrition et s’est particulièrement réjoui de savoir que « le Sénégal investit plus que tout autre pays en Afrique subsaharienne dans l’éducation ». Même son de cloche du côté de la Secrétaire générale de l’Oif, Michaëlle Jean, qui a magnifié les « investissements sur le capital humain » réalisés par Macky Sall.

Mais la plus grande satisfaction provient du montant, au-delà des espérances, récolté au cours de la rencontre: 2,3 milliards de dollars (1222 milliards de FCfa) sur un objectif de 3,1 milliards de dollars (1550 milliards de FCfa), sans oublier les promesses des pays comme l’Allemagne, le Japon et les Pays-Bas dont l’engagement pour l’éducation ne souffre d’aucun doute. D’après la présidente du Conseil d’administration du Pme, Julia Gillard, il y a eu « une augmentation substantielle du financement, comparé au 1,33 milliard de dollars de contributions reçues au cours des trois dernières années ».

Cette mobilisation de fonds est importante. Car, à en croire la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay qui cite le rapport mondial de suivi de l’éducation, « l’aide totale à l’éducation a baissé de 4 % depuis 2010 ». Pire, « l’Afrique subsaharienne, où vit la moitié des enfants non scolarisés recensés dans le monde, a vu la part de cette aide baisser de moitié entre 2002 et 2015 ». Et pour atteindre l’éducation universelle de l’enseignement préscolaire au secondaire dans les pays à faible revenu, a-t-elle ajouté, « il faut 39 milliards de dollars par an ». Autant dire qu’avec le succès de Dakar, l’espoir est permis pour les millions de jeunes qui sont hors du système.

Les contributions de l’Union européenne (400 millions d’euros), de la France (200 millions d’euros), du Canada (180 millions d’euros), de Dubai (100 millions de dollars), de l’Espagne (25 millions d’euros) de l’Irlande (25 millions d’euros aussi), mais également du pays hôte, le Sénégal (2 millions d’euros, un milliard de FCfa) sont à magnifier. Quoi de plus normal si l’on veut sortir nos Etats de la pauvreté. L’éducation, ainsi que l’a rappelé le président Macky Sall, « sème dans les enfants, les germes de la dignité humaine, allume la lumière du savoir, du savoir-faire et du savoir-être, et érige l’homme en rempart contre l’obscurantisme ». Et donc, « la bataille de l’éducation est la mère de toutes les batailles. Si nous la perdons, toutes les autres batailles sont perdues d’avance ». Et Emmanuel Macron martèle que « l’engagement pour l’éducation n’est pas un choix, mais une nécessité ». En somme, c’est tout simplement un investissement porteur.

Daouda MANE

L’APR EXPRIME SA SATISFACTION
L’Alliance pour la République exprime sa satisfaction sur les résultats de la troisième Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation.

« La rencontre de Dakar a atteint ses objectifs, car elle aura permis de mobiliser des engagements de financements importants. Et dans ce cadre, la contribution du Sénégal illustre, à nouveau, la détermination du Président Macky Sall à porter cette nécessaire alliance pour une éducation de qualité pour tous », lit-on dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue. Ainsi, l’Apr « a salué, avec force, le succès de cette rencontre qui honore notre pays, et remercie très chaleureusement les Chefs d’Etat et de Gouvernement et toutes les personnalités de dimension mondiale qui ont honoré de leur présence cette rencontre historique ». En outre, poursuit le texte signé par Seydou Guèye, l’Alliance pour la République félicite également le Président Emmanuel Macron, co-parrain de l’événement, qui effectue, en même temps, une visite officielle de trois jours au Sénégal.

B. DIONE

LES UNIVERSITAIRES SALUENT LE CHOIX PORTÉ SUR LE SÉNÉGAL
Le réseau des Universitaires républicains (Rur, Apr) magnifie le choix du Sénégal pour abriter la 3ème Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). «Le choix du Sénégal pour abriter cette conférence témoigne de la reconnaissance de la communauté internationale des efforts consentis pour ce secteur stratégique par le président Macky Sall depuis 2012 », lit-on dans un communiqué signé par le coordonnateur du Rur, Moussa Baldé. Rappelant l’organisation des concertations nationales sur l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche et les assises de l'éducation nationale, M. Baldé affirme que le président Macky Sall a pris des décisions vigoureuses suivies de mesures budgétaires sans précédent pour que la jeunesse sénégalaise puisse porter, aujourd'hui et demain, l'émergence de notre pays.

Le Rur félicite le chef de l’Etat pour son engagement pour une jeunesse africaine formée en Afrique et capable de relever les défis du développement de notre continent. Le Rur est persuadé que c'est l'unique voie pour éradiquer l'émigration irrégulière qui vide l'Afrique de ses bras valides dont elle a tant besoin.

Aliou KANDE

Last modified on lundi, 05 février 2018 09:11
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