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Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale : La Banque mondiale magnifie les efforts du Sénégal

10 Juil 2018
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Mme Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal a salué les efforts du gouvernement en faveur des collectivités territoriales.
En marge de la cérémonie de signature du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Pacasen), Mme Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-

Bissau et Cabo Verde a salué les actes relatifs à la restructuration du Fonds d’équipement des collectivités territoriales, (Fect) posés par le Président Macky Sall.
« Pour la première fois, les dotations du Fect seront reparties aux 599 collectivités territoriales de façon prévisible, selon des critères clairs et objectifs, qui favorisent notamment les collectivités territoriales les plus pauvres et les plus rurales. Ainsi le Fect restructuré permettra les allocations conditionnelles basées sur la performance », a-t-elle souligné.

C’est pourquoi, selon Mme Cord, cette rencontre peut être perçue comme « une célébration, car c’est ce que mérite le territoire sénégalais, si riche en potentiel humain, culturel et naturel.  La décentralisation est une piste importante qui permettra certainement d’aider à la réalisation de ces potentiels en rapprochant les décideurs de politiques publiques aux populations et à leur réalité locale ». Pour la représentante de la Banque mondiale, « valoriser pleinement le potentiel de ce beau pays dépendra en grande partie de l'émergence de villes secondaires dynamiques et vibrantes :  des villes capables d'attirer l'investissement privé, de stimuler la croissance économique, de créer des emplois, de connecter le territoire, d'offrir des services de base de qualité à tous et d'encourager les jeunes à rester au pays ».

Toutefois, selon elle, « l'émergence du Sénégal devrait être fondée sur la garantie qu'aucune partie du territoire, ni segment de la population, ne soit laissée pour compte et que tous les citoyens bénéficient et participent activement au développement de leur pays ».


Mettre en place des mesures de protection du foncier
10 milliards de FCfa pour les impenses pour la mise en œuvre de l’usine de dessalement des Mamelles, 46 milliards de FCfa pour l’indemnisation des populations impactées par le Train express régional (Ter). Telles sont les dépenses déjà effectuées par le gouvernement pour la mise en œuvre de ces grands projets. A cause de la mauvaise gestion du foncier dans les collectivités locales, l’Etat peine parfois à réaliser des projets structurants. « Dans toutes les communes, il y a des difficultés tous les jours. L’Etat, lui-même, a, de plus en plus, de difficultés à réaliser des projets structurants majeurs à savoir l’autoroute et le Ter, etc. La prise en charge des impenses devient un facteur limitant de renforcer des capacités dans notre pays », a signalé le chef de l’Etat, expliquant que dès qu’un programme est annoncé dans une zone, les gens partent chercher des baux ou des affectations de terres. Il y a lieu ainsi de faire des réformes pour éviter de tels problèmes. « Si l’on ne prend pas les mesures législatives de protection  de l’Etat, nous mettrons plus d’argent à indemniser les gens qui passent par des circuits que de mettre des ressources au bénéfice des populations », estime le chef de l’Etat.

Construction d’aeroports secondaires
Cinq régions concernées par le programme
Le chef de l’Etat a annoncé le lancement, pour la semaine prochaine, des travaux des aéroports secondaires dans plusieurs régions du pays. Les régions de Saint-Louis, Tambacounda, Matam, Ziguinchor et Kédougou seront les bénéficiaires de ce programme national de réhabilitation des aéroports à l’intérieur du pays. Ces différentes régions auront chacune 1,5 kilomètre de piste construite. Les pistes des aéroports de Kolda et de Sédhiou seront, quant à elles, réhabilitées ainsi que celle de Kaolack. Tout cela participe au développement de la connectivité du pays et au désenclavement des régions de l’intérieur.


Moulaye Gueye, maire de la commune de Diamniadio
«L’Anat a accompli un travail remarquable»
Tout en saluant la vision de l’Etat du Sénégal dans le développement des collectivités locales, le Maire de la commune de Diamniadio a aussi magnifié le travail de l’Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat).
Pour Moulaye Guèye, la mise en œuvre de la décentralisation a démontré l’importance de cette structure.  « L’Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat) a accompli un travail remarquable, avec diligence et efficacité.  Je l’ai vu, je l’ai vécu avec l’arbitrage dans la délimitation des collectivités territoriales  en cours dans le département de Rufisque. Le schéma Dakar-Thiès-Mbour est une excellente vision structurante, viable, cohérente et attractive du territoire nationale. Cela nécessite des ressources humaines de qualité comme en regorge l’Agence», a-t-il dit. Créée en novembre 2009, l'Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat) qui se substitue à l'ancienne Direction de l'aménagement du territoire (Dat), a vu, avec l’arrivée du Président Macky Sall, son positionnement renforcé, ses missions bien définies et élargies. D’ailleurs, le chef de l’Etat a souhaité le renforcement des moyens budgétaires de l’agence.

Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct

«Un vaste programme de rattrapage a été mis en place»

M. Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) s’est dit très intéressé des résultats et recommandations qui seront issus de ces deux jours d’échanges qui se tiennent à Diamniadio. Pour lui, avec le Président Macky Sall, le Sénégal entre, de plain-pied, dans l’ère de la transformation des produits de ses divers écosystèmes, de la verte Casamance au Fouta, des Niayes aux terres rocailleuses du Sénégal oriental.

Depuis 2012, un vaste programme de rattrapage a été mis en place à travers le Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et plus récemment le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles). Pour M. Dieng, le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), à l’issue de sa deuxième session ordinaire de l’année 2017, axée sur « l’attractivité des territoires et promotion de l’emploi », est sorti renforcé à l’idée que les déterminants de l’attractivité sont la taille considérée, le coût du capital et du travail, et l’existence d’entreprises complémentaires, ou concurrentes dans le processus de production.


Mouhamadou Maouloud Diakhate, président de la commission scientifique
«Corriger les disparités socioéconomiques»
Mouhamadou Maouloud Diakhaté, Professeur titulaire à l’Ugb, président de la commission scientifique, exaltant la nouvelle initiative envers les collectivités territoriales, a offert en exemple le Maroc. Selon lui, la politique instituée par ce pays depuis 2001 est un levier pour corriger les disparités socioéconomiques.
 
« L'Aménagement du territoire repose sur les principes de justice spatiale, d’équité sociale et de solidarité économique, en assurant au citoyen, quelle que soit sa localisation sur le territoire, sa condition sociale, l’accès aux services publics. C’est un outil curatif qui vise une meilleure performance d’un Etat face à ses missions régaliennes », a-t-il expliqué, ajoutant que cet exemple du royaume du Maroc mérite notre attention. Car, selon lui, depuis le débat de 2001, ce pays tient une approche basée sur le développement des territoires. Ainsi, une charte de développement territorial a été élaborée pour permettre de générer une gamme d’activités fonctionnelles liées aux produits des terroirs, l’artisanat, au patrimoine culturel et à l’environnement paysager, entre autres. Pour lui, l’objectif fondamental est de construire une rampe de qualité territoriale pour la cohésion des acteurs économiques. C’est dans cette perspective que le Maroc vise une territorialisation des collectivités publiques, portée par de nouveaux pôles régionaux plus cohérents et plus compétitifs, à l’effet de réduire les disparités entre l’axe Rabbat-Casablanca-Tanger et les régions rurales.
 
Aujourd’hui, au Sénégal, constate le Professeur Diakhaté, on assiste encore au creusement des disparités socioéconomiques entre les territoires de la côte atlantique et ceux de l’intérieur, entre le tiers dit utile et le « désert sénégalais ».
 
Adama Diouf, président de l’Uael
«Articuler l’ensemble des programmes pour une cohérence globale»
La tenue de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité territoriale (Cnaat) était un vœu de l’ensemble des élus territoriaux. Il a d’ailleurs été rappelé, hier, par le président de l’Union des associations des élus locaux (Uael), Adama Diouf. Car, selon lui, il faut des cadres de rencontre et d’échanges pour les élus et cette conférence est justement l’occasion, pour eux, de se parler. Tout en se félicitant des nombreux programmes mis en œuvre par l’Etat, pour développer les territoires, tels que le Pudc,  le Precol, le Puma et le Pacasen, Adama Diouf estime qu’il y a lieu d’articuler l’ensemble de ces programmes aux projets de base des élus afin d’espérer une « cohérence globale » dans les politiques d’aménagement du territoire. Pour Adama Diouf, la territorialisation des politiques publiques ne doit guère être un « slogan creux », mais elle doit être traduite sur le terrain.

Par Maguette NDONG et Fara
Michel DIEYE (textes),
Mbacké BA (photos)

 

Last modified on mardi, 10 juillet 2018 12:32
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