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Le Réseau libéral africain (Rla) était à Dakar, pendant trois jours, pour aborder des questions liées à la bonne gouvernance et la gestion des ressources naturelles. Au terme des travaux, le Burkinabé, Zéphirin Diabré, vice-président du Rla-Afrique de l’Ouest, a indiqué que leur vœu, est de voir plus de pouvoirs exercés par des libéraux.

Le Réseau libéral africain (Rla) est une alliance de 44 partis et organisations démocrates libéraux africains issus de 30 pays africains. Hier, à l’occasion de la réunion du comité exécutif, qui a pris fin en début de matinée, Zéphirin Diabré, vice-président Afrique de l’Ouest du Réseau, a souligné que cette rencontre permet aussi de renforcer le partenariat avec la Fondation Friedrich-Naumann.

« Le Sénégal est l’un des exemples de pays dirigé par un président libéral, membre de notre réseau et la Côte d’Ivoire (Alassane Dramane Ouattara)», a dit M Diabré. D’après lui, d’autres pays comme l’Egypte s’inspirent de leur politique libérale. « L’Afrique de l’Ouest est fortement imprégnée par le libéralisme. Le Sénégal est le foyer incandescent, parce que c’est d’ici que les choses sont parties. Notre ambition est d’élargir le champ de l’influence du libéralisme dans la sous-région. Nous allons visiter d’autres pays et approcher des formations politiques », a-t-il indiqué. Le chef de file de l’opposition burkinabé plaide pour une augmentation des pouvoirs dirigés par des libéraux en Afrique. « Partout où nous passons, nous prônons l’unité et le rassemblement.

Au Sénégal, les libéraux sont largement dominants. La représentation à l’Assemblée nationale est essentiellement libérale », a-t-il témoigné, précisant qu’il n’est pas difficile de les unir. « Nous travaillerons à ce que ces partis s’unissent dans une coalition et à faire triompher le libéralisme », a-t-il laissé entendre.

Inger Herbert, présidente de la Fondation Friedrich Naumann a souligné que face à la montée de l’autoritarisme dans le monde, le libéralisme peut servir de réponse.
De son côté, la libérale du Pds Woré Sarr s’est réjouie de cette réunion. Ce Réseau, regroupant des partis francophones et anglophones est fondé depuis 25 ans.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Porte-parole du Parti socialiste estime que Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Bamba Fall et Cie sont en marge de la formation socialiste depuis 2014. Pour le député-maire de Kaffrine, le bureau politique est bien habilité à prendre des sanctions contre eux. Dans cet entretien, Abdoulaye Wilane précise que ces remous ne peuvent pas affaiblir le Ps qui, depuis 2000, « a appris à se passer de tous ceux qui ont choisi d'autres chemins ».  

Le secrétariat exécutif national a proposé au bureau politique l’exclusion de certains responsables du Parti. Pourquoi cette décision ?
Il n'y a nulle part dans les termes de la déclaration du Sen, une telle proposition. Pour plus de précision, le Sen n'a fait que rappelé que ces ex-camarades violent, par les actes qu'ils posent quotidiennement, les dispositions de la charte du militant et, en particulier celles de l'article 07 des « statuts qui stipule : "la qualité de membre du parti socialiste est incompatible avec l'appartenance à une organisation à caractère ethnique, régionaliste ou politique etc ». Dès lors, le constat est fait qu'ils sont en marge du parti et tous ceux qui sont dans cette situation le savent et l'opinion les a déjà identifiés, comme en attestent les réactions de certains d'entre eux, dès la parution de la déclaration. Le Sen a donc tiré les conséquences de leurs actes. De toute façon,  ils savent, en âme et conscience, qu'ils ne sont plus dans le parti depuis bientôt un an et demi et l'opinion peut en témoigner. Le Sen laisse le soin au Bureau politique de prendre les mesures disciplinaires appropriées qu'appellent de tels comportements.

Qui sont les personnes concernées ?
Nous n'avons pas besoin de les citer en l'état de la procédure, d'autant qu'ils se reconnaissent déjà à travers leurs réactions. Mais franchement, ils ont raté une bonne occasion de se taire à défaut de faire profil bas. Tenez, j'entends Aïssata réagir violemment en se disant rédactrice de tel ou tel document ! Je rappelle qu'en ce qui la concerne, depuis l'épisode de sa candidature au poste Sg du Parti, elle évite la maison du parti et nos réunions d'instances. Or, ces textes : statuts, chartes du militant et règlement intérieur sont issus du congrès qui les avait adoptés et même pour certains document étaient confiés, comme mission de la mise en forme rédactionnelle définitive, à des camarades, Mamadou Faye par exemple. Mon Dieu ! Les autres qui parlent; semblent manquer de reconnaissance, comme Idrissa Diallo. B. Fall ne devrait pas perdre de vue qu’il était le commanditaire de l'attentat de mars. Enfin Barth, qui verse dans le catastrophisme, manque de courage. Alors, quand on a affaire à des gens comme ceux-là qui jouent aux « Nandités » (ndlr ruse),  aux gamins comme Bébé Aïcha et autres apprentis sorciers, ça ne vole pas haut, ni ne mène loin.

Est-ce qu’elles ont reçu une notification sur la décision, ces personnes ?
Il leur appartenait, à chacune d'elles, de tirer les conséquences de leur posture anti-militante, du moins cela aurait été plus conséquent de leur part. Mais puisqu'ils n'ont pas le courage de le faire nous leur rappelons qu'ils ont d'eux-mêmes quitté le parti, en violant les dispositions régissant leur appartenance au parti. Vous savez, lorsqu’un adulte prétendument saint et sauf, un musulman se permet à midi et en plein Ramadan, de boire un litre d'eau ou de lait, vous n’avez pas besoin de le lui taper pour qu'il s'en rende compte. C'est sûr qu'au premier rot, il s'en souviendra.  Ces gens font dans l'auto-amusement intellectuel.

Le bureau politique est-il habilité à prononcer l’exclusion d’un membre du parti ?
Seul le bureau politique est habilité à prendre certaines mesures disciplinaires, en vertu des dispositions de l'article 44. Mais s'ils étaient dignes des prétentions qu'ils proclament, ils auraient le courage politique de tracer un destin.

Est-ce que sa décision est attaquable ?
Dans toute procédure disciplinaire, il y a des voies de recours prévues par les textes mais nous n'en sommes pas à ce niveau. Et puis, ces torpilles entretiennent le débat par presse interposée, juste pour avoir voix au chapitre mais ils connaissent le Parti, son histoire et le sort de ceux qui les ont précédés dans la sédition-dissidence.

Exclure Khalifa Sall, Bamba Fall et Aïssata Tall Sall ne va-t-il pas affaiblir le parti ?
Les actes que ces personnes que vous citez posent depuis bien longtemps; 2014 pour certains et le 05 mars 2016 pour les autres, ont pour seul objectif d'affaiblir le parti. Le Parti socialiste fonctionne sans eux, poursuit ses objectifs stratégiques sans eux, il est allé au référendum puis aux législatives, en les ayant comme adversaires sur le terrain politique, alliés à d'autres forces opposées. C'est quand même curieux qu'ils puissent continuer de se réclamer d'un parti qu'ils ont délibérément quitté depuis belle lurette et qui est encore debout, malgré tous les coups qu'ils lui ont vainement donnés. Le Ps est habitué à résister aux coups bas, à la transhumance, à la trahison même.

Le maire de Podor demande aux responsables du Sen d’assumer leur responsabilité. Que répondez-vous ?
C'est plutôt elle qui aurait dû, pour une question d'honnêteté politique, de cohérence et d'élégance, avoir le courage "d'oser reconnaître" qu'elle n'est plus du Ps. Depuis 2014, elle n'a pris part à aucune activité du parti socialiste. Elle travaille pour elle - même, comme tous les autres dont elle prend souvent la défense tout en étant pas avec eux, comme vous l'avez constaté.

Quel avenir pour un Ps sans ces responsables ?
Le parti socialiste à appris, depuis 2000, à se passer de tous ceux qui ont choisi d'autres chemins qu'ils estiment plus rapides pour assouvir leurs ambitions personnelles. Nous les comprenons car c'est leur choix, si tant est qu'ils l'assument.

D’aucuns accusent le secrétaire général et ses hommes d’avoir vendu le Ps à Macky Sall…
Si aller en coalition signifie vendre son parti ou son âme comme certains d'entreeux le disent, alors là, nous pouvons leur retourner cet argument saugrenu. Auraient-ils vendus leurs âmes au diable ? Enfin, je voudrais inviter à revisiter l'histoire du parti. Je ne parlerai pas de l'époque de Senghor,c'est loin. Sous Diouf, à deux reprises, il y a eu un gouvernement de Majorité présidentielle élargie et gouvernement d'ouverture et de rassemblement !  La recherche du consensus,du sursaut pour l'intérêt du pays ne peut signifier vraiment trahison. Maintenant, quand la petitesse d'être et d'esprit s'en mêle, alors là,...

Répondant à votre sortie sur leur exclusion, Bamba Fall a estimé « la dent n’est pas pourrie, c’est la bouche qui est pourrie ». Comme pour dire que c’est le management du parti qui a failli. Que répondez-vous ? 
C'est bien la dissidence qui était comparée à une dent pourrie mais, si ce dissident lui-même estime qu'il n'est pas une dent mais la bouche pourrie, cela n'y change rien, car c'est bien la dent qui porte la gangrène. Or le mal, il faut toujours le soigner à la racine. Il a bien compris le sens de mon propos. Je l'en félicite, B. Fall!  Lui c'est un gros bras qui est arrivé là où il se trouve par accident. J'espère qu'ils vont apprendre de ce qui leur arrive du fait d'une ignorance politique sans précédent. De toute façon,  ils ne participent plus au management du parti, mais plutôt à toutes les tentatives de sa destruction, de connivence avec des adversaires notoires du parti socialistes.

Entretien réalisé par : Babacar DIONE

Le Secrétariat politique exécutif (Spe) de l’Alliance des forces de progrès (Afp) encourage la classe politique à se départir des préjugés intolérants afin de favoriser l’installation d’un climat apaisé durable.

Evoquant l’examen prochain de la loi de finances 2018, lors de son secrétariat politique, l’Alliance des forces de progrès a salué la place particulière réservée aux programmes sociaux, avec un montant total de 426 milliards de FCFA, soit plus du 10ème du budget général de l’Etat, sans préjudices des autres secteurs prioritaires du Programme Sénégal émergent (Pse). Ces orientations illustrent bien la volonté du président Macky Sall, de rester attentif aux priorités des populations. C’est la raison pour laquelle, le Spe engage le parti à se déployer pour préparer, d’ores et déjà, la présidentielle de 2019.

Sur un autre point, l’Afp a approuvé l’appel au dialogue du chef de l’Etat. Selon le Spe « le dialogue est d’autant plus nécessaire que le profil du Sénégal, dans la perspective de la construction de l’économie pétrolière et gazière, est appelé à évoluer, avec la complexité des menaces liées à la sécurité.  L’identification des acteurs sera facilitée par la modernisation des partis et des pratiques politiques, dans l’esprit du Référendum adopté par le peuple souverain, le 20 mars 2017, lit-on dans le communiqué.  Ainsi, le Spe encourage la classe politique à se départir des préjugés intolérants et à tout mettre en œuvre pour que le dialogue, consubstantiel à notre culture et à l’histoire politique de notre pays, puisse se nouer, afin de favoriser l’installation d’un climat apaisé durable, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

Oumar BA

La situation décadente de l’ancienne capitale de l’Aof a été au menu de la rencontre entre le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne et son homologue français Edouard Philippe. La prise en charge de Saint-Louis est une urgente nécessité. Les deux chefs de gouvernement en sont conscients et se sont engagés à accorder leurs efforts contre les dégradations climatiques.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental qui s’est tenu à Paris, jeudi, entre le Sénégal et la France, le maire de Saint-Louis se réjouit de la volonté de la France de prendre l’érosion côtière, dans la vieille ville, à bras le corps. «J’ai bon espoir que des dispositions urgentes seront prises pour accompagner le gouvernement du Sénégal dans son ambition de préserver Saint-Louis», a affirmé Mansour Faye. «La Langue de Barbarie est menacée avec un risque très élevé et si elle disparait, Saint-Louis va périr avec toute son histoire », a-t-il ajouté


La lutte contre l’érosion côtière est un vieux combat mené tout d’abord par les gouverneurs de l’époque avec la réalisation d’un mur construit entre 1926 et 1930 à la Langue de Barbarie. «Il est donc particulièrement urgent de prendre des mesures idoines pour stopper ce fléau», alerte Mansour Faye. Des rencontres sont prévues, dans les semaines à venir, entre le gouvernement du Sénégal et l’Agence française de développement pour dégager les solutions de sauvegarde de la langue de barbarie. 

Selon Mansour Faye, «Saint-Louis est urbanisée en trois zones. Il y a donc, la Langue de Barbarie, façade maritime qui protège l’île Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l’Unesco. Si celle-ci disparaît, c’est l’île Saint-Louis, toute entière, qui sera rayée de la carte. Et, cela permettra bien évidemment à la mer de continuer son avancée à l’intérieur des terres du Sénégal. Voilà pourquoi, il est absolument nécessaire de protéger la Langue de Barbarie», a plaidé Mansour Faye. La France accompagne le Sénégal dans un programme de développement touristique qui mobilise déjà des fonds importants de plus de 22 millions d’euros (plus de 14 milliards de FCfa. La requalification de la Place Faidherbe entre dans ce programme au même titre que d’autres sites comme l’avenue Mermoz, la place point-à-pitre, la réalisation de la route de l’hydrobase en cours de finalisation et bien d’autres projets. «Toutes ces actions contribuent à améliorer l’attractivité et la préservation de la ville de Saint-Louis. Il y a bien sûr l’empreinte de la France mais également celle du Sénégal et de ses fils », a poursuivi le maire.

O. Noël MBAYE

Au sortir d’un séminaire intergouvernemental empreint de convivialité et d’optimisme face à l’avenir, le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, dresse un bilan positif d’une journée de travail riche en perspectives. Le Secrétaire général du gouvernement apporte des éclairages sur chaque sujet abordé dans les différentes rencontres bilatérales entre les délégations sénégalaises et françaises.

Paris (Correspondance particulière) : «Alliance et émergence» sont les deux mots clés qui traduisent l’union franco-sénégalaise pour faire face aux défis du monde notamment dans les domaines sécuritaires, environnementaux et éducatifs. Ce type de rencontre entre les gouvernements français et sénégalais constitue une vitrine efficace pour la mobilisation autour des projets structurants et des problématiques qui permettent aux deux pays d’aller plus en avant sur leurs engagements. «Ce n’est pas avec tous les pays d’Afrique et du monde que la France a ce type de coopération très rapprochée et structurée traduite par des séminaires respectifs tenus dans l’un ou l’autre pays», se réjouit Seydou Gueye. Selon lui, il y a une parfaite convergence de vues entre les deux pays sur les questions économiques et celles liées au renforcement du secteur privé.

Pour l’essentiel, les contenus principaux des accords qui ont été signés, jeudi à Matignon, sont en parfaite cohérence avec les axes stratégiques du Pse. Le premier axe est celui de la transformation structurelle et du renforcement des capacités productives à travers des projets infrastructurels pour lesquels la France est déjà engagée. Le niveau de relation entre la France et le Sénégal dans le cadre notamment du soutien à la mise en œuvre du Pse a valu au Sénégal, tous secteurs confondus, une enveloppe de 838 millions d’euros ( plus de 548 milliards de FCfa) pour le financement des infrastructures. «Pour donner encore plus d’intensité dans l’accélération de la mise en œuvre du Pse, les deux délégations ont retenu la nécessité d’avoir des modalités encore plus rapprochées de suivi des projets», a-t-il ajouté. C’est à ce titre qu’un engagement mutuel à été retenu pour des rencontres périodiques au moins deux fois par an, afin de suivre l’évolution des projets. La première aura lieu au mois de décembre, au Sénégal, entre le ministre des Finances Amadou Bâ et son homologue français. Concernant le secteur privé, les Etats ont retenu la simplification des procédures de la Bpi pour le secteur privé ainsi que le développement des start-ups. Ces dernières sont des outils formidables de création d’emplois et d’environnements propices à l’entrepreneuriat. Ainsi, la France et le Sénégal se sont accordés pour le renforcement de la sécurité dans les deux pays.

L’emploi s’est également invité au menu des discussions à Matignon. Le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne a rappelé, à ce sujet, l’initiative du président de la République dans l’opération «Terre Ferme» qui ouvre des perspectives d’emploi pour les jeunes. Un grand plaidoyer a également été fait pour sauver Saint-Louis menacée par l’érosion côtière. Il y a eu une volonté manifeste, sur ce sujet, pour une initiative forte face à la menace de l’écosystème et de l’érosion marine à Saint-Louis. Dans le domaine de l’agriculture, le secrétaire général du gouvernement annonce des mesures efficaces sur le processus de recherches agricoles, de commercialisation des intrants. La France et le Sénégal entendent également s’outiller pour la certification et une meilleure valorisation des produits. Dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, la France et le Sénégal s’engagent à faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants de même que les partenariats institutionnels entre universités pour développer et renforcer l’entrepreneuriat dans nos établissements. Le but étant notamment de tirer les expériences et finaliser les processus de validation des acquis professionnel (Vae) déjà mis en place au Sénégal et de l’enseignement à distance. Dans cette coopération, la France a également appuyé le Sénégal dans la mise en œuvre et la réalisation de deux Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) et le projet en cours de super calculateur. Dans l’éducation nationale, une feuille de route a été arrêté et elle porte notamment sur la formation des cadres et sur la culture du numérique.

Ousmane Noël MBAYE

La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas, souligne le document. Les deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008.

La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

Aussi, la France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens. Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée. La France et le Sénégal ont souligné le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

«Notre rencontre d’aujourd’hui (Ndlr-hier) peut se résumer en deux mots: alliance et émergence. Sur le premier point, il faut reconnaître que nos deux pays ont des relations intenses, riches, et surtout nous nous retrouvons pour des intérêts communs parce que liés par l’histoire d’où ce partenariat singulier. Notre rencontre s’’inscrit dans l’histoire et le rapprochement des deux pays. Sur le second point qu’est l’émergence si chère au président Macky Sall du Sénégal, qui veut que son pays prenne sa place en Afrique et dans le monde avec la réalisation de grandes infrastructures de développement. Il y a l’implication du secteur privé et aussi le bilatéral, et nous avons travaillé avec l’ensemble des ministères concernés qui ont évoqué tous les sujets que sont la sécurité dans la région, le G5 Sahel, etc. L’éducation est aussi des priorités de nos deux pays, car il faut préparer les jeunes aux difficultés du monde. Le chef de l’État sénégalais insiste surtout sur un point qu’est le développement économique. Sur le cas de la ville historique de Saint-Louis menacée par l’érosion, il s’agit d’un sujet symbolique».

E. A. T.

Avec son homologue français, le ministre des Transports terrestres a jeté les bases de plusieurs accords sur la mobilité urbaine. Avec l’arrivée prochaine du Ter, un grand système de transport va être développé pour améliorer et pluraliser la mobilité dans Dakar.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à annoncé la mise en place prochaine d’un grand système de transport, plus particulièrement à Dakar avec trois composantes. Il s’agit du Ter (Train express régional) qui, en principe, devrait être en service à partir du 14 janvier 2019 ; du Brt (Bus rapide transport) et de Dakar Dem Dikk en plus des transports privés et des taxis. C’est un projet d’envergure sur la mobilité urbaine pour lequel le Sénégal a demandé l’expertise française. «Avec la Sncf et la Ratp, la France est dans un réseau de transport particulièrement dense et important. Le ministre me disait, il y a quelques heures, que la Ratp, à elle seule, transporte, par jour, plus d’un million deux cent mille passagers dans l’île de France. C’est une expertise particulièrement importante pour nous dans notre ambition de développer le transport public urbain au Sénégal». L’ambition du Sénégal est de travailler avec les spécialistes français pour essayer d’adapter un système similaire dans la configuration de la région de Dakar qui, à elle seule, représente plus de 25 % de la population du Sénégal sur une superficie de 0,23 %. «La densité est forte et il faudra donc un système de transport adapté », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo annonce également la création d’un système de transport multimodal avec une interaction obligatoire une fois que Ter sera en service. «S’il est évident que Dakar-Dem-Dikk sera nécessaire pour le rabattement, le Brt devra servir les 14 gares du Train express régional qui sera également dans le dispositif», a-t-il dit. L’idéal, pour le ministre des Transports, c’est de mettre en place un système de transport multimodal pouvant permettre à l’usager d’acheter un ticket pour une trajectoire avec des correspondances sur les autres services de transport entre le point de départ et la destination. Selon lui, ce projet est déjà mur et il ne reste plus qu’à travailler à son application dans la capitale.

En attendant la mise en service du Ter, le ministre des Transports terrestres annonce que Dakar-Dem-Dikk assurera le transport vers l’Aibd après son inauguration le 7 décembre prochain. «Avec Dakar-Dem-Dikk, nous avons 475 bus neufs dont certains sont déjà en service et le reste sera déployé progressivement notamment avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne.

Avant de venir à Paris, j’ai convié ma collègue des Transports aériens à une rencontre pour voir ensemble le système de transport le plus adapté avec l’ouverture de l’Aibd. Nous avons convenu que Dakar-Dem-Dikk puisse jouer la partie la plus importante puisqu’étant évidemment le réseau de transport public qui garantit des conditions de sécurité optimales». Avec l’autorité concessionnaire de l’autoroute à péage, seront également organisées les conditions pour faciliter la circulation en priorité des Bus de Dakar-Dem Dikk pour rallier l’Aibd sans difficulté.

Ousmane Noël MBAYE

« Il y aura dialogue politique avec l’opposition. Tout le monde va venir, tout le monde sera là », a-t-il indiqué. Selon M. Kassé, « cette démarche est une conviction et une constance chez le président de la République qui, depuis son accession à la magistrature suprême, a beaucoup de respect pour ses partenaires et n’a de cesse d’appeler au dialogue à tous et dans le partage des responsabilités à tous les niveaux dans l’exercice du pouvoir ». Qui plus est, « ce n’est pas seulement un dialogue entre opposition et pouvoir parce qu’il n’y a pas de crise politique et/ou institutionnel, mais il s’agit d’un dialogue inclusif car tous les secteurs de la vie socioéconomique (santé, éducation, sport…) peuvent faire l’objet de concertations pour dégager, avec les acteurs concernés, des consensus », dira-t-il.

C’est pourquoi il a considéré que ce n’est pas au Pds ou à un autre de poser des conditions pour un dialogue, convaincu qu’il est qu’il y a un temps pour la surenchère et la politique politicienne et  un temps où tout le monde doit se donner la main, des concertations sérieuses d’intérêt national pour travailler à la satisfaction des préoccupations essentielles des populations ». Ainsi pour M. Kassé, « il n’y a pas de conditionnalités pour participer à l’œuvre de construction de son pays qui est une question de patriotisme et de responsabilité».  C’est ainsi qu’il a interpellé tous les acteurs et patriotes à « une prise de conscience collective  sur les enjeux de l’heure » et plaidé notamment pour la mobilisation de tous ses compatriotes « pour discuter aux fins de trouver un consensus ».

Du projet de  loi de finances 2018
Le ministre-Conseiller a indiqué que le projet de loi de finances pour l’année 2018, arrêté à 3.709,10 milliards de FCfa, qui a connu une hausse de 349,2 milliards de FCfa, en valeur absolue, reflète un budget éminemment orienté vers les grandes priorités sociales. « Après 57 ans d’indépendance, des Sénégalais n’ont toujours pas accès à une eau potable. De 1600 forages de 1960 à 2000 et 720 forages de 2000 à 2012, nous sommes et 140 forages/an depuis l’avènement du président Macky Sall », a-t-il souligné. M. Kassé poursuit : « avec l’accélération de la cadence des réformes et de la mise en œuvre des projets et programmes, tous nos compatriotes auront accès à une eau saine, de qualité, potable d’ici à 2024». « Entre la baisse du coût de la vie, l’inflation tourne autour de 0, 1%. Ajouté à cela les milliers de Kilomètres de pistes réalisées, les programmes routiers, les infrastructures de production (l’utilité par rapport à l’esthétique), l’électrification rurale, le Pudc, le projet Promo-Villes, le Puma…sont autant de politiques révolutionnaires à l’actif du président Macky Sall », a-t-il listé.

Ainsi, le projet de budget pour l’année 2018 est marqué par de grandes affectations de ressources dans les secteurs sociaux pour accompagner les populations dans l’amélioration continue de leur bien-être quotidien. C’est ainsi qu’à côté de la consolidation des investissements publics structurants programmés dans le Plan Sénégal émergent (agriculture, infrastructures et énergie…), les programmes sociaux, à l’image du Pudc, du Puma, du Promovilles tiennent à cœur le chef de l’État. En atteste le projet de loi de finances pour l’année 2018.

A l’en croire, l’émergence n’est pas un vain mot car le Pse, référentiel des politiques publiques « va profondément transformer notre économie. La mise en place de la Délégation de l’Entrepreneuriat rapide va servir à « des initiatives qui vont permettre de couvrir le social avec la création d’emplois, la couverture maladie universelle, l’éradication de la pauvreté ».

Ouverture de l’Aibd
Dans la perspective de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) le 7 décembre prochain, El Hadj Kassé a rassuré les travailleurs de l’Aéroport Lépold Sédar Senghor mais également le privé national évoluant dans le secteur aéroportuaire. A l’en croire, le président Macky Sall a comme marque de fabrique « la lutte contre les injustices et les inégalités sociales ». Et avec ce  déménagement, « les intérêts du Sénégal seront préservés », a-t-il rassuré.
Interpellé sur l’affaire Khalifa Sall », M. Kassé n’a pas voulu commenter ce dossier politico-judiciaire pour la bonne et simple raison, estime-t-il, que « l’affaire est pendante devant la justice ».

Idem pour le dossier « Yavuz Sélim » dans lequel il ne s’est pas empêché de relever les enjeux diplomatiques qu’« on ne peut étaler sur la place publiques ». Non sans  demander à ceux qui parlent de « diktat » de savoir raison garder. Il a toutefois rassuré le personnel et les élèves dont « toutes les préoccupations essentielles seront prises en charge par l’Etat du Sénégal qui est conscient de ses responsabilités ».

Abordant enfin les frustrations nées des choix du président pour les députés investis et élus pour la XIIIe Législature et pour les membres de l’équipe du nouvel attelage gouvernemental, le ministre-conseiller a notifié que « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix ». Selon M. Kassé, « personne ne peut guider le président de la République dans ses choix et qui disposent des prérogatives constitutionnelles de nommer qui il veut  et/ou de choisir librement ses collaborateurs ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le 3e séminaire intergouvernemental franco-sénégalais a pris fin, hier, à Paris, à Matignon. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre français et son homologue sénégalais, Mahammad Boune Abdallah Dionne. Plusieurs accords ont été signés notamment dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, des transports, des finances, etc. 

La France et le Sénégal ont signé plusieurs accords, hier, à l'issue du 3ème séminaire intergouvernemental.Dans une adresse à la presse à la fin des travaux, le Premier ministre sénégalais s’est surtout félicité des résultats qui ont marqué cette rencontre, la troisième du genre entre les deux gouvernements. Selon Mahammad Boune Abdallah Dionne qui a transmis les remerciements du président Macky Sall et du peuple sénégalais, cette déclaration finale confirme les engagements de la France au Sénégal, un partenaire privilégié dans tous les domaines.  « Cette session est un modèle unique en Afrique et prouve l’excellence des relations entre nos deux pays », a dit le Premier ministre.

Mahammad Dionne a salué la générosité avec laquelle les thématiques ont été abordées par les deux délégations notamment les domaines de la sécurité, des transports, les finances, l’éducation, la santé, l’environnement, etc. où il y a eu des échanges qui ont abouti à des signatures. Pour Mahammad Boune Abdallah Dionne, cette réunion de Paris entre en droite ligne du partenariat Afrique-France, un partenariat ambitieux gagnant-gagnant.  Il s’est félicité de l’implication du secteur privé français. A titre d’exemple, il a parlé du projet du Train express régional, le premier en Afrique dans la sous-région qui verra le jour au Sénégal. A ses yeux, il s’agit du développement de l’Afrique  qui va avoir un saut quantitatif et qualitatif avec le développement des infrastructures.

Dans le domaine agricole, il a salué la présence d’éminents experts dont les ministres des deux pays qui mènent la recherche à travers le renouvellement  du capital semencier et la recherche agricole qui permettront à l’Afrique de faire un saut qualitatif. Il a également remercié les autorités françaises pour l’accueil fraternel reçu depuis son arrivée à Paris et durant les différents entretiens entre les deux délégations.

Paraphrasant le président Macky Sall qui a l’habitude de dire qu’entre le Sénégal et la France, il n’y a aucun problème, le Premier ministre confirme que notre pays, même s’il n’est pas membre du G5 Sahel, appuiera toutes les initiatives qui vont renforcer la sécurité dans la sous région. « Le Sénégal et le Mali ont eu l’indépendance ensemble, et nous étions les premiers à nous rendre sur le terrain pour sécuriser ce pays frère et ami », a-t-il poursuivi avant d’être rejoint par la Mission onusienne envoyée par l’organisation internationale (Onu). Le Sénégal, selon le Premier ministre, participera à toute action pour la paix et d’où qu’elle vient. Sur la réunion de New York prévue prochainement, M. Dionne a souligné qu’il informera le chef de l’Etat, Macky Sall et que le ministre des Affaires étrangères sera instruit pour y prendre part. A propos de l’érosion côtière qui commence à gagner la ville de Saint-Louis, Mahammad Dionne s’est réjoui de l’engagement de la France d’être à nos côtés, rappelant la Cop 22 de Paris. « La ville de Saint-Louis est très menacée et nous accepterons toutes initiatives tendant à la sauver », a conclu le Premier ministre.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye


LES DEUX PAYS RÉAFFIRMENT LEUR ENGAGEMENT DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME AU SAHEL
Fr et Sn accordsDans une déclaration conjointe, à l'issue de la troisième édition du séminaire intergouvernemental France-Sénégal qui s’est tenue à Paris, il a été constaté, une nouvelle fois, l’étroitesse des liens unissant nos deux pays. Le séminaire  se veut un exemple du nouvel élan qui doit être impulsé entre la France et l’Afrique et qui vise à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe par le rapprochement des peuples, une prospérité partagée et l’innovation.

"Nous avons une convergence de vues sur les dossiers de coopération bilatérale et une vision commune, notamment sur les enjeux globaux sur les plans sécuritaires et environnementaux ainsi que la lutte contre toutes les formes d’extrémisme ou d’exclusion", ont dit les deux délégations. A propos de la sécurité, elles ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en particulier au Mali. "Nous coopérons de longue date dans la lutte contre le changement climatique et pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat, aujourd’hui, dans le cadre du « Pacte mondial pour l’environnement », lit-on dans la déclaration conjointe.

Dans les domaines de l'éducation et de la  santé,  le document souligne que la promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays. Les deux pays ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021. En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application afin de répondre au défi de l'insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal. Les deux gouvernements ont décidé de mettre en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal. La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée. La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique. La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en ingénierie de la formation et poursuivra son appui du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

 En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

Dans son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par Bpi France permettant l’acquisition, par le Sénégal, d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION DANS LE SECTEUR DU TRANSPORT ANNONCÉ
Fr et Sn coop TransportsLes autorités sénégalaises et françaises reconnaissent le caractère prioritaire du projet de Train express régional, visant, dans un premier temps, à relier le centre de Dakar à la ville de Diamniadio, puis au nouvel aéroport international Blaise-Diagne. Les deux pays souhaitent poursuivre leur coopération dans le secteur du transport urbain par la signature, ce jour, d’une déclaration d’intention pour développer des solutions de mobilité, dans toutes leurs composantes. Considérant les enjeux importants attachés aux effets des changements climatiques, sources de vulnérabilités sur les plans économique et social, la France renforcera sa coopération avec le Sénégal dans sa lutte contre l’érosion côtière et pour la protection du littoral, notamment dans la région de Saint Louis. Les feuilles de routes sectorielles adoptées conjointement par les deux parties feront l’objet d’un suivi rapproché, a-t-on conclu.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

VERS L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE DÉLIVRANCE DES VISAS
La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas, souligne le document. Les deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008.

La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

Aussi, la France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens. Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée. La France et le Sénégal ont souligné le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

L’AFD CONTINUERA À SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DES PROJETS STRUCTURANTS
Sn Fr AfdPour accompagner l’émergence du Sénégal, le gouvernement sénégalais a salué le rôle des entreprises françaises dans l’économie locale et la contribution du groupe Afd au financement du Plan Sénégal émergent, contribuant déjà à hauteur de 800 millions d’euros à 45 projets. La France continuera à soutenir le développement des projets structurants et de développement durable ainsi que l’investissement dans les secteurs prioritaires du Pse. La France intensifiera son action d’appui au secteur privé, acteur clé du développement et de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse sénégalaise dans le marché du travail. Elle financera, de façon accrue, l’accès au crédit des Pme, favorisera l’inclusion financière en accompagnant des initiatives innovantes dans les domaines de la micro finance, des start-ups, des entreprises socialement responsables et de l’entreprenariat féminin.

Les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération sur cinq thématiques prioritaires : l’appui à l’innovation et aux start-ups, le développement urbain intégré, le développement de filières agroalimentaires structurées et de la grande distribution, l’industrie touristique et le tourisme durable, l’énergie.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

LA CONTRIBUTION SÉNÉGALAISE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ SALUÉE
La France a salué la contribution sénégalaise à la paix et à la sécurité dans le monde dans le cadre de sa participation au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux Premiers ministres ont échangé sur la situation régionale. Face au phénomène terroriste, la France et le Sénégal partagent les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. Leur coopération de défense et de sécurité s’appuie sur les Eléments français du Sénégal et se décline en particulier dans la participation de soldats des deux pays aux opérations internationales de maintien de la paix et de lutte contre le terrorisme. Elle repose aussi, avec 25 experts, sur le premier réseau de coopérants déployé par la France à l’étranger dans des projets de conseil, de formation et de développement capacitaire au profit de l’ensemble des forces de défense et de sécurité sénégalaises. La France et le Sénégal favoriseront le développement des écoles militaires locales, prioritairement l’école de l’air et l’école d’application de l’infanterie. Cette coopération se concrétisera aussi dans des domaines à haute valeur ajoutée tels que la lutte contre la cybercriminalité ou la création du Centre interministériel de coordination des opérations pour la lutte contre le terrorisme (Cico).

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

UNE FORTE DÉLÉGATION FRANÇAISE ATTENDUE AU FORUM DE DAKAR SUR LA PAIX
Pm Sn et Pm Fr"Nos deux pays affirment leur attachement au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la Quatrième édition se tiendra à Dakar les 13 et 14 novembre 2017 sur le thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ».

La France continuera à soutenir la tenue de ce forum organisé par le Sénégal. Cette nouvelle édition du séminaire intergouvernemental constitue la première étape d’une séquence bilatérale qui s’annonce, cette année encore, très riche, ont dit les participants. Plusieurs ministres français se rendront à Dakar, le 14 novembre prochain à l’occasion du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, puis, à l’invitation du président de la République,  Macky Sall, le président de la République française, Emmanuel Macron se rendra à la conférence de Dakar pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, conférence coparrainée par la France. Le président Emmanuel Macron effectuera, à cette occasion, une visite officielle au Sénégal très prochainement.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye


ABDOULAYE DAOUDA DIALLO, MINISTRE DES TRANSPORTS TERRESTRES : « NOUS AVONS BESOIN DE L’EXPERTISE FRANÇAISE POUR DÉVELOPPER UN SYSTÈME DE TRANSPORT MULTIMODAL »
Avec son homologue français, le ministre des Transports terrestres a jeté les bases de plusieurs accords sur la mobilité urbaine. Avec l’arrivée prochaine du Ter, un grand système de transport va être développé pour améliorer et pluraliser la mobilité dans Dakar.

Paris (Correspondance particulière) : Au sortir du séminaire intergouvernemental entre la France et le Sénégal, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à annoncé la mise en place prochaine d’un grand système de transport, plus particulièrement à Dakar avec trois composantes. Il s’agit du Ter (Train express régional) qui, en principe, devrait être en service à partir du 14 janvier 2019 ; du Brt (Bus rapide transport) et de Dakar Dem Dikk en plus des transports privés et des taxis. C’est un projet d’envergure sur la mobilité urbaine pour lequel le Sénégal a demandé l’expertise française. «Avec la Sncf et la Ratp, la France est dans un réseau de transport particulièrement dense et important. Le ministre me disait, il y a quelques heures, que la Ratp, à elle seule, transporte, par jour, plus d’un million deux cent mille passagers dans l’île de France. C’est une expertise particulièrement importante pour nous dans notre ambition de développer le transport public urbain au Sénégal». L’ambition du Sénégal est de travailler avec les spécialistes français pour essayer d’adapter un système similaire dans la configuration de la région de Dakar qui, à elle seule, représente plus de 25 % de la population du Sénégal sur une superficie de 0,23 %. «La densité est forte et il faudra donc un système de transport adapté », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo annonce également la création d’un système de transport multimodal avec une interaction obligatoire une fois que Ter sera en service. «S’il est évident que Dakar-Dem-Dikk sera nécessaire pour le rabattement, le Brt devra servir les 14 gares du Train express régional qui sera également dans le dispositif», a-t-il dit. L’idéal, pour le ministre des Transports, c’est de mettre en place un système de transport multimodal pouvant permettre à l’usager d’acheter un ticket pour une trajectoire avec des correspondances sur les autres services de transport entre le point de départ et la destination. Selon lui, ce projet est déjà mur et il ne reste plus qu’à travailler à son application dans la capitale.

En attendant la mise en service du Ter, le ministre des Transports terrestres annonce que Dakar-Dem-Dikk assurera le transport vers l’Aibd après son inauguration le 7 décembre prochain.

«Avec Dakar-Dem-Dikk, nous avons 475 bus neufs dont certains sont déjà en service et le reste sera déployé progressivement notamment avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne. Avant de venir à Paris, j’ai convié ma collègue des Transports aériens à une rencontre pour voir ensemble le système de transport le plus adapté avec l’ouverture de l’Aibd. Nous avons convenu que Dakar-Dem-Dikk puisse jouer la partie la plus importante puisqu’étant évidemment le réseau de transport public qui garantit des conditions de sécurité optimales». Avec l’autorité concessionnaire de l’autoroute à péage, seront également organisées les conditions pour faciliter la circulation en priorité des Bus de Dakar-Dem Dikk pour rallier l’Aibd sans difficulté.

Ousmane Noël MBAYE

EDOUARD PHILIPPE, PREMIER MINISTRE DE FRANCE : « ALLIANCE ET ÉMERGENCE SONT NOS DEUX MOTS »
«Notre rencontre d’aujourd’hui (Ndlr-hier) peut se résumer en deux mots: alliance et émergence. Sur le premier point, il faut reconnaître que nos deux pays ont des relations intenses, riches, et surtout nous nous retrouvons pour des intérêts communs parce que liés par l’histoire d’où ce partenariat singulier. Notre rencontre s’’inscrit dans l’histoire et le rapprochement des deux pays.

Sur le second point qu’est l’émergence si chère au président Macky Sall du Sénégal, qui veut que son pays prenne sa place en Afrique et dans le monde avec la réalisation de grandes infrastructures de développement. Il y a l’implication du secteur privé et aussi le bilatéral, et nous avons travaillé avec l’ensemble des ministères concernés qui ont évoqué tous les sujets que sont la sécurité dans la région, le G5 Sahel, etc. L’éducation est aussi des priorités de nos deux pays, car il faut préparer les jeunes aux difficultés du monde. Le chef de l’État sénégalais insiste surtout sur un point qu’est le développement économique. Sur le cas de la ville historique de Saint-Louis menacée par l’érosion, il s’agit d’un sujet symbolique».

E. A. T.

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