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Le leader de la Coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar », Macky Sall, a adressé ses remerciements aux militants de la mouvance présidentielle suite à la proclamation définitive des résultats du scrutin.

«  Je voudrais, à cette occasion, remercier l’ensemble du corps électoral dont la mobilisation, à hauteur de 53,66 % des inscrits, en nette progression par rapport aux scrutins législatifs précédents, témoigne de la maturité politique du peuple sénégalais et de la vitalité de notre démocratie », a écrit Macky Sall dans une lettre adressée aux militants et sympathisants de la coalition, Bby.  « Dans une élection démocratique, libre et transparente comme la nôtre, chaque voix compte, c’est à vous, chers militants et sympathisants, hommes et femmes de tous âges que nous devons cette belle et éclatante victoire. Vous méritez nos remerciements et notre gratitude », a ajouté Macky  Sall. Le président Sall a aussi félicité « le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, les candidats, élus ou non, ainsi que tous les leaders nationaux et responsables locaux de la coalition Bby pour le temps précieux et les efforts immenses consacrés à la campagne ». « Sous la conduite dynamique de notre tête de liste nationale et des différents candidats sur les listes départementales, la mobilisation exceptionnelle de tous et toutes a permis de mener une campagne électorale intelligente, intense et victorieuse », a dit Macky Sall.

Le leader de Bennoo dit avoir personnellement suivi la mobilisation massive et l’accueil chaleureux et enthousiaste qui ont jalonné la campagne de Bby. « Cette mobilisation et cet accueil traduisent la grande satisfaction de nos populations pour nos réalisations, mais également leur adhésion totale à nos projets et programmes pour le futur », a souligné le chef de l’État. « Un constat est, en effet, aujourd’hui, clair et unanime partout à travers le pays. Ce constat, c’est que notre vision, celle d’Un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous, est en train de produire ses pleins effets pour un développement inclusif, dans l’équité et la justice sociale », a-t-il ajouté. Cette politique a été possible « grâce aux performances réalisées à travers les projets du Plan Sénégal émergent, ainsi que les programmes novateurs engagés tels que le Pudc, le Puma, le Promovilles, la Couverture maladie universelle et les Bourses de sécurité familiale ».  Macky Sall a indiqué que le sens et l’essence de l’action politique sont de conduire les dynamiques qui mènent au progrès et au bien-être de tous. Il a dit être « convaincu que la finalité première de l’engagement politique, c’est de servir un idéal dont le seul dessein réside dans l’amélioration des conditions de vie du peuple, seul détenteur de la souveraineté ». Cela, a-t-il insisté, « la vérité des urnes l’a encore démontré le 30 juillet ».

C’est pourquoi, le leader de Bennoo a estimé que les élus resteront fidèles à cet idéal qui réunit les militants de Bby. « Je ne doute pas que vos élus resteront fidèles au mandat que vous leur avez confiés le 30 juillet, tout en étant à votre écoute constante, afin de bâtir, avec vous, un Sénégal encore plus radieux, dans le sillage du contrat social qui nous lie : Bennoo Bokk Yaakaar ! », a-t-il recommandé.

Babacar DIONE

Responsable de l’Alliance pour la République dans le département de Mbour, El-Hadji Oumar Youmn, ministre directeur de cabinet du chef de l’État, est d’avis que le scrutin du 30 juillet « a été transparent et sincère ».  Selon le maire de Thiadiaye, le peuple a démontré la vitalité et la solidité de la démocratie sénégalaise. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, Me Youm souligne que Macky Sall est largement majoritaire dans le pays.

La coalition, « Bennoo Bokk Yaakaar » a remporté le scrutin du 30 juillet avec une large majorité. Quelle appréciation faites-vous de ces résultats ?
Après avoir rendu grâce à Dieu, nous devons féliciter et remercier le peuple sénégalais qui a fait preuve d’une grande maturité politique et démontrer la vitalité et la solidité de notre démocratie. La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » a obtenu une large victoire qui consacre la satisfaction du peuple de l’action gouvernementale. Le choix du peuple est pour la continuité dans la stabilité de nos institutions.

Qu’est-ce qui a facilité cette victoire ?
Nous avons une solide organisation politique et un gouvernement qui met en exécution la vision du président Macky Sall adossée au Plan Sénégal émergent (Pse). Le choix de la tête de liste qui a été fait par le président a été déterminant dans la mobilisation de « Bennoo Bokk Yaakaar » et des électeurs. Nous avons su faire une campagne avec une équipe cohérente et soudée, des messages clairs sur les réalisations du président de la République et nous avons su dégager des perspectives porteuses d’espérance. Le peuple a finalement fait le choix de la raison et de l’espoir en votant massivement la liste Bby.

De 65% au second tour de la présidentielle de 2012, Bby est, aujourd’hui, à 49 %. D’aucuns parlent de recul de l’électorat du président Sall.
Une élection législative n’est pas une élection présidentielle. Il s’agit de deux élections différentes, avec des stratégies différentes et des paramètres de choix de l’électeur qui sont différents. Le président Macky Sall est largement majoritaire. En dehors de 2012 qui a été son élection, il a été plébiscité au référendum du 20 mars où le peuple lui a accordé un suffrage de plus de 62%. Il n’a jamais été en deçà de 60 %. C’est la seule référence objective. J’invite l’opposition à faire une lecture plus objective des résultats de ces élections. Nous avons obtenu plus de 1.600.000 voix sur un suffrage valablement exprimé d’environ 3.300.000 voix là où la deuxième (coalition de Wade) a obtenu moins de 550.000 voix et la troisième 387.000 voix dont le tiers a été réalisé dans le département de Dakar. Le 2e et le 3e n’ont pas fait plus de 27% du suffrage là où notre coalition a presque 50% (49,6%). C’est une grande victoire de Bby qui consolide son hégémonie dans la zone rurale et certains centres urbains (Dakar, Pikine, Rufisque, Guédiawaye, Mbour).

Partant de ce pourcentage, l’opposition estime que le président Sall est minoritaire.
Au vu des considérations relevées précédemment, il est clair que l’opposition se trompe lourdement. C’est l’opposition qui est sur une régression constante et continue. Le président Wade avait réalisé un score de 34 % à l’élection présidentielle de 2012. Il a fait 16 % aux législatives de 2017, alors qu’il était président de la République, il y a seulement 5 ans. C’est un véritable effritement de son électorat. C’est un signal qu’il doit décoder. Pour « Manko Taxawou Senegal », les résultats ne font que démontrer sa dimension locale pour ne pas dire départementale. A 11 % de l’électorat pour une coalition de plusieurs partis et leaders, le résultat, honnêtement, n’est pas à la hauteur des ambitions présidentielles ouvertement affichées.

Quel regard portez-vous sur le score des ténors de l’opposition : Idrissa Seck, Malick Gackou, Khalifa Sall…
Ce résultat porte les empreintes indélébiles de la sanction du manque de loyauté et de la tortuosité (j’emprunte le vocabulaire) pour certains et celle de l’empressement, de l’inconscience professionnelle et de la naïveté politique pour d’autres. Il est révélateur de la dégénérescence d’une certaine aristocratie politique en conflit manifeste avec le peuple. C’est grave si les trois réunis ne font pas 12 % de l’électorat, un électorat qui est essentiellement à Dakar et à Thiès.

Comment la mouvance présidentielle doit engager la présidentielle de 2019 ?
Avec sérénité et confiance, en poursuivant le travail qui a été entamé et bien réalisé au profit des Sénégalais.

Comment analysez-vous le taux de participation ?
Dans une démocratie où le vote n’est pas obligatoire, réalisé un taux de 54 % de participation me paraît très acceptable. C’est le lieu de saluer la maturité du peuple sénégalais et la contribution des acteurs politiques qui ont stimulé l’envie de voter des citoyens mais surtout les organes en charge des élections qui ont fait un travail à saluer.

L’opposition dénonce des dysfonctionnements notamment dans la distribution des cartes.
Des efforts importants ont été fournis par l’administration pour relever le défi de l’organisation de ces élections. Au début, le doute était persistant sur la capacité de l’administration de procéder à la refonte du fichier, de procéder à l’enrôlement des citoyens bénéficiaires de la nouvelle carte biométrique et a leur délivrance dans un délai raisonnable. Résultat des courses, nous avons eu plus de 6 millions d’inscrits sur un fichier consolidé et distribué plus de 80 % des cartes disponibles. C’est une véritable performance à magnifier. Maintenant, toute organisation humaine est à parfaire voire à améliorer. Il faudra évidemment tirer les enseignements du processus électoral et rectifier, au besoin, ce qui doit l’être. Toutefois, l’opposition est dans son rôle de contestation même de ce qui est incontestable.

Quid des retards et des incidents notés dans certaines localités comme Touba ?
C’est très regrettable d’en arriver à saccager des bureaux de vote. Dans un espace démocratique, certains actes n’ont pas de place. Il faudrait en situer les responsabilités et poursuivre les auteurs de ces faits abjects qui devront être fermement sanctionnés, quel qu’en soit le rang ou l’appartenance.

L’ex-président Wade a estimé que le scrutin n’était pas transparent…
En informatique, les logiciels qui datent de plus de 91 ans ne permettent pas de faire un travail sérieux, sauf mise à jour régulière, encore que... Pour moi, Monsieur Abdoulaye Wade est déjà le passé. De l’avis de tous les observateurs avertis, le scrutin a été transparent et sincère. Un acteur ayant participé à la compétition ne peut le remettre en cause valablement sans verser dans l’affirmation gratuite. Aucune contestation n’a été portée sur les procès-verbaux des bureaux de vote et ceux des commissions départementales et nationale. Aucun recours n’a été introduit par la coalition de Wade devant le Conseil constitutionnel, c’est la preuve que sa contestation n’est que de pure forme.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Le Conseil constitutionnel a publié, ce lundi, les résultats définitifs des élections législatives du 30 juillet dernier. Les 7 sages ont validé les résultats provisoires publiés par la Cour d’appel, il y a quelques jours. Les recours déposés par les partis et coalitions ont été tous rejetés. De ce fait, la répartition des députés par coalition reste inchangée avec 125 élus pour « Bennoo Bokk Yaakaar », 19 pour la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal », 7 pour « Manko Taxawu Sénégal », 3 pour Pur, entre autres.

Les résultats définitifs des élections législatives du 30 juillet 2017 ont été affichés, ce lundi, par le Conseil constitutionnel. Il ressort de ces résultats définitifs publiés par la juridiction suprême de droit constitutionnel qu’il n’y a pas eu de chamboulement car les 7 sages ont validé les résultats provisoires donnés par la cour d’appel, il y a quelques jours. Le Conseil constitutionnel a rappelé qu’il y a eu 6.219.446 inscrits pour 3.337.494 votants, 27.059 bulletins nuls soit 3.310.435 suffrages valablement exprimés et un taux de participation de 53,66 % ; le quotient national a été établi à 55.174.

Le Conseil constitutionnel a confirmé que la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » a remporté la majorité avec 125 députés en comptabilisant 1 67.761 voix. La coalition présidentielle s’est retrouvée ainsi avec 95 députés issus de la liste majoritaire et 30 députés issus de la liste proportionnelle. En deuxième position des résultats définitifs du Conseil constitutionnel, il y a la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal » de l’ancien président Me Abdoulaye Wade qui s’est retrouvée avec 552.095 voix et 19 députés, à savoir 10 représentants issus de la liste proportionnelle et 9 issus de la liste majoritaire. Me Wade et compagnie ont conservé leurs 5 députés de Mbacké malgré le recours déposé par Abdou Mbacké Ndao de « Bennoo Bokk Yaakaar ». En troisième position, il y a la coalition « Manko Taxawu Sénégal » dirigée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, qui s’est retrouvée avec 388 188 voix pour 7 députés issus tous de la liste proportionnelle. Cette  liste a définitivement perdu la bataille de Dakar. Créant la surprise, le Parti pour l’unité et le rassemblements (Pur) a vu ses chiffres provisoires confirmés par le Conseil constitutionnel (155.407 voix et 3 députés).

Au lendemain de la publication des résultats provisoires  par la Cour d’appel, il y avait des recours déposés par plusieurs coalitions ou partis au greffe du Conseil constitutionnel. Cependant, il n’y a eu que trois recours qui ont été jugés recevables par les 7 sages par leur forme, qui après études, les ont tous rejetés. Il s’agit du recours déposé par « Bennoo Bokk Yaakaar » «tendant à l’annulation du vote à Touba et à la reprise du scrutin dans tout le département de Mbacké» ; du recours déposé par la coalition gagnante « Manko Wattu Sénégal », «tendant à l’annulation des suffrages obtenus par la coalition  « Bennoo Bokk Yaakaar » dans le département de l’Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord» et de la requête déposé par le camp de Khalifa Sall «tendant à l’annulation des élections législatives du «30 juillet 2017». Ces 3 coalitions ont été toutes déboutées par le Conseil constitutionnel qui a maintenu les résultats publiés dans ces circonscriptions.

Oumar KANDE

Assemblee Nationale

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Avec les résultats des législatives du 30 juillet dernier, les projections faites présagent le même scénario que la 12eme législature, avec 64 femmes au lieu de 75, si la parité était absolue.

Déjà, en tirant, le 12 février 2016, le bilan de l’application homme/femme dans les institutions totalement ou partiellement électives, les femmes, sous la houlette du Conseil sénégalais des femmes (Cosef), appuyé par l’Association des femmes juristes sénégalaises (Afjs) et la société civile, alertaient et rappelaient à qui de droit la constance dans leur revendication pour l’application absolue de la parité. Leur combat pour que le Sénégal ait une loi sur la parité absolue homme/femme en 2010 a connu quelques succès majeurs comme la parité alternée, qui a été une condition de recevabilité des listes de candidatures, aux élections législatives de 2012 et aux élections municipales et départementales de juin 2014, le nombre croissant de femmes têtes de listes au scrutin législatif. Il en de même du Règlement intérieur qui a été révisé pour intégrer désormais la parité absolue dans les principes directeurs de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Considérant que la loi sur la parité est un acquis du mouvement féminin sénégalais qui a bénéficié de la volonté politique de l’État pour sa mise en œuvre, les femmes relèvent, pour le déplorer, les obstacles qui plombent toujours sa consolidation en vue de son application effective dans toutes les institutions électives concernées. Et un respect scrupuleux de l’application de toutes les dispositions de la loi sur la parité homme/femme et de son décret d’application ne sera pas de mise durant la XIIIe législature issue du scrutin du 30 juillet 2017. Le Conseil sénégalais des femmes (Cosef) n’est pas content de la non effectivité de la loi sur la parité.

Selon Ndèye Marie Lucie Cissé, même si aucune liste n’a été rejetée pour non-respect de la parité durant les législatives du 30 juillet dernier, elle n’en demeure pas moins convaincue que le Sénégal n’aura pas une Assemblée nationale paritaire avec la 13ème législature qui sera installée. Les simulations, études et autres projections faites avec la précédente présagent le même scénario que la 12eme législature, « avec 64 femmes au lieu de 75 si la parité était absolue ». Autrement dit, la parité sur les listes candidates ne veut pas dire la parité en fin de compte à l’Assemblée nationale en ce sens que les sièges impairs jouent contre les femmes ». A l’image de la capitale Dakar ou sur les sept sièges de députés à pourvoir, il y aura forcément 4 hommes et 3 femmes. Selon Mme Cissé, les disparités notées dans la confection des listes électorales lors des législatives et les locales et la mauvaise interprétation de la population de la loi sur la parité, en sont l’illustration. C’est pourquoi, il y a urgence d’agir à nouveau « en continuant à mener le combat pour la revue du Code électoral et en élaborant de nouvelles stratégies pour améliorer les dispositions relatives à l’application effective de la loi instituant la parité homme/ femme en y apportant les correctifs nécessaires », a-t-elle soutenu. Ainsi, convaincues qu’avec la présentation de listes paritaires, si toutes les dispositions de la loi et le décret d’application sont respectées, il n’y aurait pas d’interprétations controversées du décret d’application, les femmes ne comptent nullement lâcher leur combat, décidées qu’elles sont « d’arriver à créer l’équilibre en ayant la parité absolue et à engager de nouveaux combats pour une plus grande représentation dans les conseils d’administration», dira Mme Cissé.

Mamadou Lamine DIEYE

Elu député à l’Assemblée nationale sur la liste de « Bennoo Bokk Yaakaar » lors des dernières élections législatives par les Ziguinchorois, Demba Keïta entend poursuivre, à l’Hémicycle, son combat pour que la Casamance soit bien développée et retrouve la stabilité dans un Sénégal uni. Il est de notoriété publique que c’est un homme du développement et un artisan infatigable pour le retour d’une paix définitive et durable dans la région méridionale de notre pays. On l’a vu à l’œuvre, au sein de l’Ong Apran/Sdp dont il est le secrétaire général.

Demba Keïta peut s’enorgueillir de ses 32 ans dans des actions de développement (de 1985 à nos jours) et 17 ans d’accompagnement du processus de paix en Casamance, depuis 2000. « Je n’ai connu que cela et c’est mon combat de toujours », s’est-il plu à nous confier. M. Keïta a expliqué avoir très tôt compris qu’il faut être au chevet des populations pour les aider à mieux se prendre en charge et valoriser le maximum de potentialités dont elles disposent. Il a toujours exercé au sein de son Ong. Auparavant, celle-ci était dénommée « Association pour la promotion rurale de l’arrondissement de Nyassia/Sdp (Solidarité, développement, paix). Notre parlementaire a gardé, en mémoire, les multiples réalisations que son organisme a faites, dans les années 1980, face à l’exode rural, pour fixer les jeunes dans leurs terroirs et permettre aux femmes de se prendre en charge. « Nous avions créé, à partir de 1995, s’est rappelé le secrétaire général de l’Apran, beaucoup de projets économiques viables, dans les domaines de l’horticulture, de l’élevage, de la conservation et de la transformation des produits locaux ».

Un acteur important dans le retour des populations déplacées
L’objectif visé était de permettre aux populations cibles d’avoir des revenus pour se prendre en charge et sortir progressivement de la pauvreté, avec le reste de leurs localités. Les villageois avaient été initiés également à beaucoup d’actions de protection durable des ressources naturelles, soutenues par des voyages d’études pour mieux les conscientiser. Ils ont pu bénéficier aussi de digues anti-sel, qui leur ont permis de récupérer plusieurs terres envahies par la langue salée et de développer la riziculture dans leurs terroirs. « Nous n’avions pas manqué de les aider à disposer, auprès des services de l’État, de semences adaptées pour qu’elles puissent avoir des productions de qualité et en quantité », a indiqué celui que le département de Ziguinchor a choisi pour le représenter à l’Assemblée nationale pendant les cinq prochaines années. Il s’était, par ailleurs, employé pour qu’il y ait, dans chaque village, des groupements féminins et de jeunes. Son souci était d’amener les populations locales à ne pas tout attendre de l’État et à initier des activités génératrices de revenus pour se prendre en charge et sortir progressivement de la pauvreté. « Cela a été un combat soutenu à l’Apran », a déclaré son patron.

Sur le registre de la paix, Demba Keïta s’est démené comme un beau diable pour le retour des populations déplacées dans leurs terroirs d’origine, effectuant de nombreux voyages en Gambie, en Guinée-Bissau et à l’étranger pour expliquer aux personnes concernées et aux leaders du mouvement irrédentiste, l’engagement, ainsi que la volonté de l’État du Sénégal et du Mfdc à créer les conditions de paix. Et quand les exilés ont commencé à rentrer en 2001, M. Keïta s’est aussitôt investi, avec son Ong, dans la reconstruction des maisons et infrastructures de base. Puis, dans un plaidoyer qui a permis d’amener l’État et le Mfdc à accepter que le déminage humanitaire se fasse par des organisations internationales spécialisées et neutres. L’honorable député ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, s’engageant à se battre « pour que la Casamance puisse bénéficier de tout ce qui est prévu dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et qu’elle ait sa place à l’intérieur du Sénégal ». Quant à son engagement politique, il l’a expliqué par sa détermination à accompagner le président de la République, Macky Sall, dans ses initiatives de sortir la Casamance de l’ornière et de la développer.

El Hadj Moussa SADIO

Maire de la commune de Keur Massar, Moustapha Mbengue est élu député sur la liste départementale de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) de Pikine. Menant une vie partagée entre le travail, le sport et la politique, le nouveau parlementaire ambitionne de devenir le porte-voix de la banlieue pour sa modernisation effective. L’érection de Keur Massar en département fera partie de ses objectifs prioritaires pour lesquels, il entend s’investir pleinement dans son rôle de parlementaire.

Le député-maire de Keur Massar mène une vie partagée, depuis des années, entre le travail, le sport et la politique. Après avoir décroché le brevet de fin d’études moyennes, Moustapha Mbengue reçoit une formation en bâtiment et travaux publics (Btp) domaine dans lequel, repose sa vie professionnelle dans le cadre duquel, il a travaillé en qualité de conducteur des travaux avec le célèbre architecte sénégalais Pierre Goudiaby Atépa avec qui il a fait plusieurs pays (Gambie, Mali, Guinée équatoriale, Gabon, Cameroun) pour réaliser de grands travaux en Btp. Il finit par mettre en place sa propre entreprise. Produit du Parti démocratique sénégalais (Pds) dont il fut secrétaire administratif adjoint sur le plan communal et conseiller municipal sous le maire libéral Gamou Boye, Moustapha Mbengue renonce à tout ce qui le liait à cette formation politique et rejoint Macky Sall qui venait de quitter le Pds. Très vite, il se met dans les habits de responsable départemental de l’Apr et bat le tenace maire d’alors Gamou Boye du Pds aux élections locales de 2009. Il étend son influence dans le parti et dans la commune à telle enseigne qu’il réussit à remporter toutes les élections qui se sont déroulées dans le pays depuis qu’il est élu maire. Assoiffé de connaissances, il s’est envolé pour Lyon pour se perfectionner. Il en revient avec un diplôme de certification en gestion des collectivités locales. «J’ai subi une formation aussi à Dubaï sur la responsabilité sociétale des entreprises (Rse) de la même manière j’ai fait une formation à Washington sur les partenariats public-privé (Ppp), abstraction faite de la formation sur la gestion des collectivités locales que j’ai suivie», renseigne-t-il. C’est sur le même compte qu’il faut mettre son goût prononcé pour les voyages de découvertes à travers lesquels, il importe les choses utiles et les expérimente chez lui pour le bien de la communauté. Dans son combat pour la modernisation de Pikine, il compte proposer la construction d’une université scientifique pour former les étudiants sénégalais de manière à ne plus recourir aux multinationales dans la gestion de nos ressources naturelles (pétrole, gaz, or, etc.). Le nouveau député est un féru du ballon rond qu’il a longtemps tapé dans le championnat populaire où il portait le brassard dans les équipes où il a joué aux Parcelles assainies, à Grand Médine, à Keur Massar. «Je me faisais recruter aussi comme mercenaire hors de Dakar dans les navétanes. J’ai été mercenaire à l’Asc Monaco de Ngaye Mékhé», explique-t-il. «Le dernier trophée que j’ai remporté avec mon équipe Aïnoumady de Keur Massar est la coupe du maire Pape Sagna Mbaye en 2005», conclut-il.

Abdou DIOP

Après la victoire de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » dans le département de Foundiougne avec un taux de 66 %, les responsables de cette coalition veulent des postes de responsabilité pour prendre en charge le développement de cette localité. La déclaration a été faite par le mandataire départemental de « Bennoo Bokk Yaakaar », Babacar Diamé, député-maire de Foundiougne, à l’issue de la réunion d’évaluation des élections du 30 juillet dans ce département.

Lors de cette rencontre, tenue samedi dernier, à la salle des fêtes de l’ancienne mairie, en présence du président du comité électoral départemental, Moustapha Mbaye, par ailleurs président du conseil départemental, des maires et des alliés, le sentiment de satisfaction a été la chose la mieux partagée. Les différents responsables se sont réjouis du taux de 66 % obtenu par « Bennoo Bokk Yaakaar » dans ce département.

Affichant également une satisfaction débordante, le député-maire, Babacar Diamé, mandataire départemental, a déclaré que depuis 2008, Foundiougne a toujours accompagné le président de la République, Macky Sall. « Nous n’avons qu’un ministre et un député et pourtant, nous avons toujours été constants », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, comme les autres responsables, il a lancé un vibrant appel au président de la République pour que des postes de responsabilité soient confiés aux cadres du département de Foundiougne pour la prise en charge du développement de ce terroir. Aussi, le mandataire de « Bennoo Bokk Yaakaar » a plaidé pour la formation des jeunes, le financement des projets de développement des femmes. Le député-maire a également signalé que pour cette campagne électorale, le département a bénéficié de moyens suffisants dégagés par la direction centrale du parti, le président Moustapha Mbaye, lui-même, le Dg du Port Cheikh Kanté. Mais, a-t-il également apprécié l’esprit de solidarité et d’unité des différents responsables qui a prévalu tout le long de la campagne. « Tout cela nous a valu ce taux de 66 % », s’est-il plu à dire.

Mettant l’accent sur les difficultés, le mandataire de « Bennoo Bokk Yaakaar » a fait état du retard lié à la mise en place des cartes électorales. Selon lui, des insuffisances ont été constatées sur le plan des inscriptions. « Le département de Foundiougne n’a pas disposé suffisamment de matériels pour les commissions administratives et cela nous a pénalisé », a-t-il ajouté. Lors de cette réunion d’évaluation, les différents responsables ont mis l’accent sur la position du bulletin de Bby (42e position) par rapport aux autres bulletins le jour du scrutin. Pour les prochaines joutes électorales, Babacar Diamé a lancé un appel pour que leur coalition soit parmi les premiers à déposer la caution pour prétendre à une position meilleure. Il faut rappeler que Papa Seydou Dianko, maire de la commune de Toubacouta et Mme Adama Sylla de Passy sont les députés de ce département pour la 13e législature.

Oumar Ngatty BA

Le Mouvement patriotique du Sénégal (Mps) «Faxas» a salué la large victoire de «Bennoo Bokk Yaakaar» lors des législatives. Son leader, Khadim Thioune, a réitéré, hier, au cours d’un point de presse, son engagement à accompagner le chef de l’État, Macky Sall, pour sa réélection en 2019.

Au cours d’une réunion d’évaluation des élections législatives tenue hier, le Mps qui a cheminé avec Bby a rappelé le rôle majeur qu’il a joué dans cette victoire. A Malicounda comme dans plusieurs localités du pays, Khadim Thioune a félicité la tête de liste nationale Mahammad Boun Abdallah Dionne et l’ensemble des responsables de la coalition qui se sont investis pour ce triomphe. Pour l’ambassadeur itinérant de la présidence de la République, la vision et les nombreuses réalisations de Macky Sall ont été très déterminantes pour la victoire. Le Mps, a-t-il indiqué, continuera sur la même dynamique et soutiendra Macky Sall aux élections présidentielles de 2019. Khadim Thioune s’est engagé à poursuivre le travail de mobilisation pour que la victoire soit plus éclatante.

S. O. FALL

Le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S) se réjouit de la « majorité qualifiée » obtenue par la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » lors des élections législatives du 30 juillet dernier. Dans un communiqué, il appelle ses membres et l’ensemble des forces vives du pays à tourner la page des législatives et « d’œuvrer, de manière résolue, à la traduction des politiques de développement adossées au Pse ».

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby) a obtenu 125 députés sur les 165 qui doivent siéger à l’Assemblée nationale à l’issue des élections législatives du 30 juillet dernier. Avec ce résultat, le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S) estime, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que l’objectif de « Bennoo » est atteint malgré qu’elle avait en face une opposition qui a mené une campagne « pernicieuse » avec des « accusations de fraude de toutes sortes, sur fond de victimisation pour s’attirer la sympathie des populations et le vote des électeurs ». Cependant, selon le Rta-S, « les réformes progressistes au profit des populations, urbaines et rurales, mais surtout celles des campagnes, qui commencent à bénéficier de l’électrification, de l’accès à l’eau, de l’accès élargi aux soins de santé, des bourses familiales pour les plus démunis (300.000 familles), du désenclavement des terroirs les plus reculés » ont eu raison sur « les allégations préfabriquées de l’opposition ». Maintenant qu’une « majorité qualifiée » est obtenue, le Rta-S note que « Bby, sous la direction du président Macky Sall, va poursuivre, dans la paix et la stabilité institutionnelle, ses politiques pour l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ». Le Rta-S félicite, à travers son communiqué, « toutes les composantes de Bby dont il magnifie l’esprit unitaire et le sens de l’intérêt collectif qui ont guidé les militants pour parvenir, grâce à une mobilisation exceptionnelle, malgré les frustrations, à battre campagne afin d’assurer la victoire à la coalition Bby. Le Rta-S associe à ces félicitations le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne « qui a mené, dans tous les départements, une campagne de qualité, pour convaincre les populations et influer dans le sens du choix de Bby ». Toutefois, il invite tout le monde à tourner la page des législatives et « à se ceindre les reins et œuvrer, de manière résolue, à la traduction des politiques de développement adossées au Pse dans le vécu des populations, sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora, pour la construction d’un Sénégal plus prospère de tous pour tous ». « C’est à cela que nous convions les militant(e)s et sympathisant(e)s du Rta-S et les forces vives de ce pays », poursuit la note. Sur un autre registre, le Rta-S déplore l’attitude de l’opposition qui, a-t-il dit, dans son communiqué, « cherche des justifications et prétextes pour rendre douce » sa défaite qui est si « amère » en théorisant « la fraude sur l’ensemble du pays ».

Aliou Ngamby NDIAYE

En présence des différents responsables du département, le Pr Mary Teuw Niane a organisé, dans son fief, un meeting pour remercier les populations. Par ricochet, il les a demandés de maintenir la mobilisation afin de garantir un second mandat au président Macky sall en 2019.

Lors de ce grand meeting de rassemblement, on a noté la présence de Mansour Faye et de Khoudia Mbaye candidats victorieux à la députation du département, et celle des autres responsables de la coalition Bby. Tour à tour, les différents orateurs sont revenus sur la brillante victoire obtenue par la coalition. C’est dans ce sens que Mme Khoudia Mbaye a salué la belle mobilisation et le travail abattu par Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, qui était coordonnateur départemental du comité électoral de Benno. Dans cette même logique, Mansour Faye, maire de Saint-Louis, et coordonnateur départemental de l’Apr, outre la belle mobilisation qui suscite tant d’espoir pour les futures échéances, avec la présidentielle, a loué le travail en symbiose abattu lors de la campagne. Pour lui, « nous sommes conscients de l’espoir que nous portent les populations, c’est pourquoi nous remercions tous les leaders de la coalition car ce résultat est le fruit d’un travail collégial ». Pour le Pr Mary Teuw Niane, le chef de l’État Macky Sall a beaucoup fait pour la région, ce qui montre son attachement à notre localité. A cela s’ajoutent, selon Mary Teuw Niane, « les bons choix du président sur les candidats à la députation, et au-delà, le quota de ministres dont bénéficie la région de Saint-Louis ».

Ragaillardi par la forte mobilisation, Mary Teuw Niane, tout en louant le travail fait par chacun, s’est réjoui de la victoire aux législatives qui reste « large, massive et transparente ». Aussi, il a souligné la nécessité de maintenir la mobilisation pour un succès lors des prochaines consultations de la présidentielle.

A. M. NDAW

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