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Dans une déclaration rendue publique hier, le chargé des Relations internationales et de la Francophonie à la mairie de Paris semble se désoler de ce qu'il appelle la « situation » du maire Khalifa Sall et de la manière dont on voudrait le juger avec une certaine précipitation » qui prouverait que la poursuite en son encontre ne serait pas « naturelle ». Appréciant cette curieuse déclaration, le groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar » a tenu à préciser que les élus sénégalais ne sauraient cautionner « une internationale des maires », même dans une phase embryonnaire, qui viserait à les soustraire aux lois et règles de bonne gestion.

Le groupe parlementaire, selon son président, Aymérou Gningue, s’est, par ailleurs, donné le droit, au nom de l’ensemble des élus, de rappeler que le Sénégal est un pays majeur où le respect des règles de l'Etat de droit constitue une des principales raisons de justification de son statut de démocratie reconnue et respectée à travers le monde. « Ces insinuations qui ne reposent sur aucun fondement sont d'autant plus inacceptables qu'elles sont le fait d'élus d'une commune où, pour des motifs de loin moins évidents que ceux qui justifient la mise en examen de notre collègue, a poursuivi et même condamné de hautes autorités élues de France à travers des procédures et des procès dont les péripéties sont encore fraîches dans nos mémoires », a ajouté Bby. « Le Sénégal est une République qui s'est dotée d’une Constitution qui attache du prix à la bonne conduite et à la bonne gestion des affaires publiques. Notre pays s'est doté de tous les instruments de contrôle et de vérification du mode de gestion de nos ressources publiques. Il s'est doté tout autant de tous les moyens juridiques, de protection et d'exercice des droits et liberté des citoyens, y compris le respect de la présomption d'innocence et la garantie de tous les moyens de défense en cas de mise en examen », a précisé Bby.

« C'est pourquoi, par respect pour notre pays et nos institutions, nous nous sommes toujours abstenus de toute incursion dans des dossiers pendants en justice et invitons nos collègues français d'en faire autant. Les Sénégalais ont confiance en leur justice qui dit le droit et fait respecter la loi, tout comme dans tous les pays démocratiques », a conclu Bby.

El. H. A. THIAM

Après la révision du code pétrolier qui est en cours, le Sénégal ne va plus signer de contrats pétroliers avec de petites sociétés. Selon le ministre du Pétrole et des Energies qui défendait le projet de budget de son département devant les députés, à partir de 2018, le Sénégal ne va signer des contrats pétroliers qu’avec les majors.

Le budget du ministère du Pétrole et des Energies a été voté à la majorité par les députés samedi. Le ministre Mansour Elimane Kane a profité de son passage à l’Assemblée nationale pour s’entretenir avec les députés sur les procédures en cours pour une plus grande transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. D’après lui, le chef de l’Etat est le premier à demander la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Ce qui justifie, à son avis, l’adhésion, dès 2013, du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) qui compte 52 pays, dont 19 africains.

En 2016, le Sénégal avait encore procédé à une révision constitutionnelle pour permettre à tous les citoyens d’avoir accès aux informations liées aux ressources naturelles. Le code pétrolier du Sénégal est aussi en cours de révision. Ce code, a rappelé le ministre, date de 1998 et était basé sur l’attractivité du Sénégal. Avec sa révision, a-t-il déclaré, il sera « beaucoup plus profitable aux populations ». Ce nouveau code va aussi permettre au gouvernement de travailler directement avec les majors qui vont faire de l’exploration, du développement et de la production au lieu de donner ses gisements à des juniors qui, après exploration, vont revendre leurs parts. « Nous n’avons plus de temps à perdre avec les petites compagnies qui vont trouver, puis chercher à revendre. A partir de 2018, tout contrat qui sera signé sera fait avec les majors », a soutenu Mansour Elimane Kane.

En outre, le ministre a informé aux députés que le gouvernement est en train de travailler sur un projet de loi pour la répartition des revenus tirés du pétrole et du gaz. Cette loi, une fois adoptée par l’Assemblée nationale, a-t-il dit, permettra de « savoir qu’est-ce qu’il faut garder pour les générations futures et qu’est-ce qu’il faudra mettre dans un fonds souverain pour que tous les Sénégalais puissent en bénéficier ». « La transparence, elle est totale. Les gens qui veulent avoir des informations peuvent l’avoir », a ajouté le ministre. En effet, avec le pétrole et le gaz, le Sénégal s’est fixé comme objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité en 2025. D’après M. Kane, l’option du gouvernement est de faire du Sénégal un hub de services énergétiques. Avec le pétrole et le gaz, a-t-il ajouté, le Sénégal n’a plus besoin de subventionner son agriculture, car il va disposer d’un engrais à moindre coût.

« Il faut que cet écosystème pétrole et gaz puisse profiter aux Sénégalais et que les industries nouvelles, les petites et moyennes entreprises puissent tirer profit de ces ressources », a indiqué le ministre.

Amadou Ngamby NDIAYE

Le budget 2018 du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, approuvé ce vendredi par la majorité des députés, s’élève à 12.128.582.800 FCfa contre 17.422.500.540 FCfa en 2017.

Il a connu une baisse de 5.293.917.740 FCfa en valeur absolue et 30,38% en valeur relative par rapport à l’exercice budgétaire précédent. Cette baisse est essentiellement due au recadrage du nouveau périmètre du ministère, avec le départ de certaines structures au profit des ministères en charge de la Microfinance et de la Protection de l’Enfance.

Les dépenses de personnel ont connu une hausse sensible, comparées à l’exercice précédent. Elles se chiffrent à 1.377.599.800 FCfa en 2018 contre 1.141.600.540 FCfa en 2017, soit 235.999.260 FCfa en valeur absolue et 20,67 % en valeur relative. Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, ont connu aussi une nette augmentation. Elles passent de 992.980.000 FCfa en 2017 à 1.096.985.000 FCfa en 2018, soit une hausse de 104.005.000 FCfa en valeur absolue et 10,47 % en valeur relative. Ces crédits additionnels sont destinés au renforcement de la prise en charge de la Quinzaine nationale et de la Journée internationale de la femme, au relèvement des crédits de fonctionnement de la cellule de passation des marchés et de la cellule d’études et de planification.

S’agissant des dépenses de transfert, elles sont chiffrées à 474.430.000 FCfa en 2018 contre 1.151.752.000 FCfa en 2017, soit une baisse de 677.322.000 FCfa en valeur absolue et 58,81% en valeur relative. Cette baisse s’explique par le retrait des crédits destinés à l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des tous-petits (Anpectp), à l’Office national des pupilles de la nation (Onpn) et du centre Ginddi. Pour ce qui est des dépenses en capital, elles passent de 11.186.168.000 FCfa en 2017 à 6.679.568.000 FCfa en 2018, soit une baisse de 4.506.600.000 FCfa en valeur absolue et 40,29 % en valeur relative. Quant aux transferts en capital, ils sont en baisse, comparés aux crédits de la gestion écoulée. Ils sont passés de 2.950.000.000 FCfa en 2017 à 2.500.000.000 FCfa en 2018, soit une baisse de 450.000.000 FCfa en valeur absolue et 15,25 % en valeur relative. La diminution de l’enveloppe des dépenses en capital et transferts est imputable au transfert vers d’autres départements ministériels des projets et programmes concernant l’enfance et la microfinance.

(APS)

La Conférence des leaders de « Benno Siggil Senegaal » (Bss) s’est réunie, en début de semaine, pour se prononcer sur la situation politique nationale. Dans le document rendu public, la Conférence des leaders de Bss a salué et apprécié positivement la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Selon les leaders de Bss, Mahammed Boun Abdallah Dione a réussi cet exercice républicain de communication sur le travail de son gouvernement fondé sur les orientations du président Macky Sall.

« Par le ton de sérénité explicative, l’ouverture, la discussion éclairante et la patience qui favorise le dialogue qu’exige la démocratie, il a offert à la nation, au-delà de l’Hémicycle, un modèle de cet exercice de haut niveau démocratique », a noté la Conférence des leaders de Bss.

A propos de la concertation sur les problèmes électoraux, Bss a souligné qu’aucune réflexion ne devrait être écartée sans examen approfondi. C’est d’essentiel dans cette quête d’une meilleure qualité démocratique et d’efficacité pratique, ont ajouté les leaders de Bss. Selon eux, le consensus devra se réaliser pour chacun des points abordés, sur ce qui sera réellement meilleur que notre pratique actuelle, au bénéfice de la démocratie. Tout devra être discuté avec lucidité et souci du bénéfice de l’ensemble de nos concitoyens, ont-ils demandé. A titre d’exemple, les leaders de Bss ont indiqué que ce principe devra s’appliquer à l’examen du problème des candidatures indépendantes, de ceux du mode de scrutin, de la double nationalité, du financement des partis, etc.

Concernant d’autres questions comme le travail des députés, la Conférence des leaders de Bss a félicité le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, président de la coalition, pour sa sagesse, sa maîtrise du règlement intérieur de l’institution et l’atmosphère de sérénité qu’il a su imprimer au travail des députés dans l’Hémicycle.

La Conférence des leaders de Bss a également lancé un appel au pays pour que soit dépassée le plus rapidement possible la situation de procès, sources d’invectives, tout à fait à l’écart de bonnes conditions du travail de la justice. « Notre pays doit réussir à s’acquitter d’autres tâches comme, d’une part, l’étude des nouvelles ressources, (le pétrole et le gaz), pour en faire des moyens de développement non de discorde attisée de l’extérieur du pays et, d’autre part, le contrôle régulier de la gestion des collectivités territoriales », ont-ils souligné.

El. H. A. THIAM

Le président Macky Sall a rencontré, hier dans l’après-midi, le Premier ministre japonais Shinzo Abé. Les deux hommes se sont félicités de se retrouver après la dernière Assemblée générale des Nations unies. M. Abé s’est montré enthousiaste de la venue du chef de l’Etat sénégalais pour participer au Forum sur la Couverture médicale universelle (Cmu).

Le président Macky Sall l’a remercié pour l’invitation audit forum qui porte sur une question qui lui tient à cœur, d’autant plus que le Japon a apporté son aide de 10 milliards de yens à notre Cmu. Les deux pays ont signé via leurs ambassadeurs respectifs trois notes d’échanges d’un montant de 32 millions de dollars (17 152 000 000 de FCfa) portant sur des projets de santé, d’éducation et d’assistance alimentaire. Sur une note plus légère, les deux pays se trouvant dans la même poule à la Coupe du monde de football 2018, en Russie, MM. Abe et Sall se sont souhaité bonne chance en espérant que les deux équipes sortent qualifiées lors de cette phase. Les deux hommes ont tenu une conférence de presse où ils ont eu une même convergence de vues sur les grandes questions internationales, telles que la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, les essais nucléaires de la Corée du Nord… Dans le communiqué conjoint qui a sanctionné la rencontre, M. Sall et M. Abe ont convenu de renforcer leur coopération en matière de santé. Le Premier ministre japonais a d’ailleurs loué les efforts du Sénégal dans la promotion de la Couverture maladie universelle.

M. Abe a, en outre, confirmé l’organisation, au Sénégal, en janvier 2018, de la Conférence sur le secteur public-privé axé sur les infrastructures de haute qualité par le biais de technologies et du savoir-faire d’entreprises japonaises.

Le communiqué a également insisté sur la mise en place de la plateforme pour la promotion du développement de l’agriculture en Afrique et l’envoi d’un expert japonais de haut niveau au Sénégal. Le président Sall a, de son côté, exprimé ses remerciements à la coopération japonaise tant pour son appui à la promotion de l’agriculture que son soutien au développement des capacités humaines dans l’industrie à travers notamment le renforcement du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal/Japon (Cfpt).

Les deux dirigeants ont reconnu l’importance du développement et la gestion durable des villes ainsi que la nécessité de coopérer avec les autorités et communautés locales afin de réduire l’effet négatif des activités urbaines à travers la réduction, le recyclage et la réutilisation (3R) et l’amélioration de la gestion des déchets. Dans le cadre de la promotion des investissements, les deux parties se sont réjouies de l’avancement des négociations sur le projet d’accord concernant les investissements entre le Sénégal et le Japon, en particulier à l’occasion du deuxième round, en novembre 2017, à Dakar, et ont plaidé pour leur finalisation rapide.

De notre envoyé spécial à Tokyo, Ibrahima MBODJ

MACKY SALL ANNONCE UN FORUM SUR LES INFRASTRUCTURES DE HAUTE QUALITÉ EN JANVIER
Pr Meeting JpnAu troisième jour de sa visite de travail au Japon, le président Macky Sall a eu, hier, une série de rencontres avec différents acteurs du monde des affaires japonais.

Le président Macky Sall a d’abord reçu une forte délégation du privé japonais composée de plusieurs managers. Ainsi, le représentant de Dai Nippon, une société de génie civil, a exposé l’expérience de son entreprise dans le secteur de la construction avec des projets dans plusieurs pays étrangers et parmi lesquels le Sénégal, le Mali et la Guinée-Bissau. Des réalisations de cette société, on peut énumérer le pont sur la Falémé.

Dai Nippon a ouvert trois bureaux en Afrique, à savoir à Johannesburg, au Caire et tout récemment à Dakar, a indiqué celui qui se souvient encore du « yassa » et du « thiébou dieune » lors de son dernier voyage dans notre pays. Il s’est dit impressionné par la santé économique de la capitale sénégalaise et ne doute pas qu’avec l’Aibd le pays va continuer sa croissance.

M. Yamatsu, de la société Komatsu, a indiqué qu’un bureau de 300 personnes, dont 228 Sénégalais, est actuellement ouvert à Dakar. Sa société intervient dans les mines de Sabodala. Pour lui, le Sénégal est un pays où il est facile de s’installer surtout avec la construction d’autoroutes et du nouvel aéroport Blaise Diagne.

Quant au représentant de Mitsui, un conglomérat né en 1876, il a indiqué que son groupe est présent en Afrique depuis 1918 et a investi sur le continent 1,7 milliard de dollars depuis 2009 dans l’énergie, les mines, les Tic… Mais récemment, il se déploie dans l’agroalimentaire pour insuffler un développement durable. Au Sénégal, un bureau n’est pas encore ouvert, mais son entreprise étudie un projet de production de volaille locale avec des partenaires sénégalais.

La société Kagamé quant à elle compte ouvrir un bureau en mars 2018 à Dakar et souhaite produire et vendre du concentré de tomate dans notre pays.

Les perspectives qui s’offrent au Sénégal dans la production du pétrole et du gaz intéressent une société comme Chyoda Corporation. C’est ce qu’a laissé entendre son représentant. Mais, selon lui, il faut exploiter ces ressources en préservant l’environnement et le développement humain.

Mitsubishi corporation, présent depuis au moins 30 ans au Sénégal, a construit des maternités à Mbao et Thiès, réhabilité le poste de santé de Gorée et s’apprête à livrer une ambulance à Sinthiou Bamambé, dans la région de Matam.

La société Blantech a proposé au Sénégal, un pays côtier, un mode révolutionnaire de transport des produits halieutiques grâce à un technique dite de glace hybride à moins 21 degrés Celsius. Et Fukucho, une société spécialisée dans l’énergie photovoltaïque, envisage d’installer une usine de production de panneaux photovoltaïques au Sénégal compte tenu du potentiel de développement de ce secteur dans notre pays. En répondant au patronat japonais, le président Macky Sall a tenu d’abord à féliciter les toutes les entreprises japonaises présentes qui ont montré beaucoup d’intérêt pour le Sénégal et pour l’Afrique. « Nous sommes un pays à investissement et l’avons rendu attractif par des réformes de l’environnement des affaires ; ce qui se reflète dans notre bon classement au Doing business, à l’indice Mo Ibrahim, et les différentes agences de notation comme Standard and Poor’s », a souligné le chef de l’Etat.

Il a également vanté la stabilité du Sénégal où cohabitent harmonieusement une majorité musulmane et une minorité chrétienne. Le président Sall a, par ailleurs, révélé qu’avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe une rencontre sur les infrastructures en Afrique sera organisée en janvier prochain à Dakar. Il a manifesté un vif intérêt pour le procédé de transport et de conservation des produits halieutiques proposé par Blantech. Le chef de l’Etat a exposé la stratégie d’émergence du Sénégal à travers le Pse qui repose sur trois axes : la transformation structurelle de l’économie (augmentation de la production agricole et énergétique et le renforcement des infrastructures), la formation du capital humain, l’inclusion sociale, le développement durable, toute une politique de gratuité des soins pour des couches sociales faibles et, enfin, le troisième axe qui met l’accent sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la paix et la sécurité sociale.

Le Pse expliqué aux investisseurs
A ce titre, le président Macky Sall s’est félicité de la sécurité qui existe au Sénégal malgré l’ouverture des frontières dans un contexte marqué par le terrorisme. « Nous sommes devenus un pays minier avec des perspectives dans le pétrole et le gaz », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi nous avons besoin de conseils », a-t-il dit à l’attention du représentant de Chyoda Corporation. Des domaines comme les mines, l’énergie, les ports, l’agro-alimentaire (en collaboration avec les populations locales) sont ouverts, a ajouté le chef de l’Etat devant des patrons japonais visiblement satisfaits de ce qu’ils ont entendu. Le président Sall a également rencontré M. Ishige, président de la Jetro (commerce et industrie), celui du groupe d’amitié parlementaire Japon-Sénégal, Shinsuke Okuno, et de la Jica, Shinichi Kitaoka.

Tous ont manifesté, dans leur domaine respectif, une volonté de renforcer la coopération avec le Sénégal.

De notre envoyé spécial à Tokyo, Ibrahima MBODJ

« Les Sénégalais nous écoutent. Ils en ont le droit. Vous avez, nous avons le devoir de les entendre. Ils veulent des élections crédibles, libres et transparentes, dans le respect de la pluralité et du respect de la dignité de chacun », a réagi Saïdou Nourou Bâ après son installation. « Si nous partageons cela entre patriotes, nous ferons tous cap vers cet objectif. Nous pouvons relever le défi. C’est cela l’importance du Cadre de concertation sur le processus électoral. Nous en ferons ensemble l’évaluation de ses forces et ses faiblesses pour tirer, voire apprendre, de nos performances et nos contre-performances, les leçons qui devront baliser le chemin vers cet objectif partagé », a ajouté le président Bâ.

Poursuivant, il a tout de même insisté : « Je voudrais lancer un appel à d’autres patriotes qui, certainement, partagent les mêmes objectifs, mais avec peut-être des démarches nuancées et parfois même contradictoires. Je dis toujours que, pour progresser, il faut périodiquement se remettre en cause. L’autosatisfaction n’est pas source de progrès. Il faut respecter l’autre et s’enrichir par l’écoute de l’autre ».

B. DIONE

La tenue des législatives du 30 juillet ne s’est pas faite sans difficulté. Elle s’est déroulée avec plusieurs couacs liés au couplage de la carte d’identité et de la carte d’électeur, mais surtout au retrait des cartes par les électeurs, à la mise en place du matériel électoral, etc. Dans son présent rapport, la Cena appelle à corriger ces dysfonctionnements.

Les dernières élections législatives du 30 juillet dernier ne seront pas oubliées de sitôt par les Sénégalais. Tant elles ont suscité un engouement certain de la part des citoyens et surtout occasionné de « nombreux dysfonctionnements » dans leur organisation. C’est ce qui ressort du rapport de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Dans ce document de 236 pages qui nous est parvenu, la Cena relève que ces élections se sont passées dans un « contexte particulier » marqué par des réformes institutionnelles majeures avec surtout l’institution  d’une carte d’identité biométrique Cedeao, conformément à la décision adoptée par la 46ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest tenue à Abuja le 15 décembre 2014. Seulement, pour la Cena, le couplage de la carte nationale d’identité biométrique et la carte d’électeur n’a guère facilité la tenue du scrutin. « L’engouement suscité par le couplage de la carte d’identité biométrique avec la carte d’électeur se traduira par une progression exponentielle des inscriptions sur les listes électorales, défiant les prévisions statistiques les plus osées et bousculant le calendrier électoral ; ce qui a occasionné de nombreux dysfonctionnements dans l’enrôlement, la production et la distribution des cartes d’électeur », lit-on dans le document. Non seulement la mise en œuvre de ces réformes a mobilisé des moyens matériels et humains sans précédent, mais elle aura occasionné « de sérieuses difficultés » en raison de l’ampleur et de la complexité de la tâche.

Parmi ces difficultés, la Cena note « une inflation jamais notée de candidatures », constituant ainsi une autre hypothèque sur la tenue des opérations de vote dans des conditions normales. Il s’y ajoute, selon le rapport de la Cena, que le temps aura été « le plus grand ennemi » de ces élections du 30 juillet 2017. « Souvent trop court, rapporté à l’ampleur et à la complexité des opérations à mener, parfois trop long, apprécié à l’aune des interrogations et des inquiétudes des populations quant à l’organisation du scrutin à date échue et dans des conditions acceptables, et même mauvais, avec ces fortes précipitations enregistrées, la veille du vote, sur toute l’étendue du territoire national, perturbant sérieusement le transport du matériel ainsi que l’aménagement des bureaux de vote », écrivent les rapporteurs de la Cena.

Maguette NDONG
 
Engagement patriotique
Revenant sur les dysfonctionnements notés, la Cena signale la distribution des cartes d’électeurs marquée par le manque d’information des citoyens qui ne savaient plus où se rendre pour récupérer leur carte ; le retard accusé dans l’édition des cartes par rapport à la date de sortie promise, créant alors beaucoup de frustrations et d’inquiétudes. À cela s’ajoute le fait que, dans plusieurs cas, « les premiers seront les derniers et les derniers, les premiers », etc. La qualité des cartes a également causé beaucoup de problèmes avec des têtes dont le sommet est coupé, photo avec un cure-dent dans la bouche, absence de signature, accoutrement décoratif ou publicitaire ou encore la photo d’homme à la place d’une femme et vice-versa. Outre les cartes d’électeur, la mise en place du matériel et les documents électoraux dans les bureaux de vote, dans certaines localités, s’est faite avec de grandes difficultés. « À côté des retards dans l’installation du matériel et des documents électoraux, l’on a noté le manque, voire l’absence totale, de bulletins de certaines coalitions dans des bureaux de vote tant sur le plan national qu’à l’extérieur », précise-t-on dans le rapport.

Maguette NDONG

DISTRIBUTION : 1 650 462 CARTES EN SOUFFRANCE
1 650 462. C’est le nombre de cartes confectionnées et non encore distribuées par les Commissions administratives. La révélation a été faite par la Cena dans son rapport sur les élections législatives du 30 juillet dernier. De même, entre le nombre de cartes livrées aux autorités administratives et le nombre de cartes reçues par les Commissions administratives de distribution (5 071 600), il existe un gap de 78 478 cartes. Dans le décompte des cartes d’électeur, la Cena indique que si 5 297 530 ont été produites dont 5 150 078 distribuées), soit un reliquat de 147 452 cartes. Ces mêmes manquements ont été notés dans la production des cartes, car si dans le fichier général les électeurs sont au nombre de 6 219 446, seules 5 297 530 cartes ont été produites, soit un restant de 921 916 cartes.

M. NDONG

1 650 462. C’est le nombre de cartes confectionnées et non encore distribuées par les Commissions administratives. La révélation a été faite par la Cena dans son rapport sur les élections législatives du 30 juillet dernier. De même, entre le nombre de cartes livrées aux autorités administratives et le nombre de cartes reçues par les Commissions administratives de distribution (5 071 600), il existe un gap de 78 478 cartes. Dans le décompte des cartes d’électeur, la Cena indique que si 5 297 530 ont été produites dont 5 150 078 distribuées), soit un reliquat de 147 452 cartes.

Ces mêmes manquements ont été notés dans la production des cartes, car si dans le fichier général les électeurs sont au nombre de 6 219 446, seules 5 297 530 cartes ont été produites, soit un restant de 921 916 cartes.

M. NDONG

Dans le cadre de la construction de la communauté de destin pour l'humanité, les relations Chine-Afrique se trouvent à l'avant-garde et jouent un rôle pilote et exemplaire. C'est la conviction de l'ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun qui a réitéré, lundi, l'engagement de son pays à œuvrer davantage pour accompagner le développement des relations sino-africaines.

L'ambassade de Chine au Sénégal organise, depuis lundi, le séminaire des médias sur la construction de la communauté de destin Chine-Afrique. Cette rencontre à été rehaussée par la présence des acteurs des médias dont le directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam, et celui de l'Aps, Thierno Birahim Fall, ainsi que d’autres représentants de l'État du Sénégal.

Pour Zhang Xun, la Chine et l'Afrique forment depuis toujours une communauté de destin solidaire et une communauté d'intérêt par la coopération gagnant-gagnant.

"Depuis le Sommet de Johannesburg, en décembre 2015, la Chine et l'Afrique ont mis en place les 10 grands programmes de coopération permettant à leurs échanges, dans tous les domaines, d'atteindre un niveau plus élevé et donnant une forte impulsion au développement en profondeur du partenariat de coopération stratégique global sino-africain", a-t-il indiqué.

Jusqu'en octobre dernier, a fait savoir l'ambassadeur, "sur les 60 milliards de dollars de soutien financier promis par la Chine, lors du Sommet de Johannesburg, 40,9 milliards ont trouvé une affectation".

Les nouvelles perspectives de développement, tracées par la Chine pour les trente prochaines années, coïncident avec la mise en œuvre par les pays africains de leur programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'Agenda 2063. "Le Sénégal est en pleine réalisation du Pse", s'est félicité l'ambassadeur.  Ces stratégies de développement cohérentes, a-t-il dit, partagent des contenus et objectifs similaires et présentent l'énorme potentiel pour la coopération Chine-Afrique et Chine-Sénégal. "C'est à nous de rendre les échanges et coopération compatibles au niveau de partenariat de coopération stratégique, de relier étroitement le futur de la Chine et de l'Afrique et de promouvoir la construction de la communauté de destin", a dit le diplomate.

Selon Zhang Xun, la Chine intensifiera les échanges sur les expériences d'administration et de gouvernance ainsi que les dialogues à tous les échelons, de sorte à consolider la base politique  de la communauté de destin Chine-Afrique. " La Chine poursuivra la coopération gagnant-gagnant, mettra en valeur le potentiel de la coopération mutuellement avantageuse et encouragera les entreprises et institutions financières", a déclaré l'ambassadeur de Chine. De même, a-t-il noté, la Chine continuera à observer les principes de justice et d'équité, à accompagner les pays africains dans leur recherche indépendante d'une voie de développement adaptée aux réalités nationales, à soutenir leurs aspirations au développement, à défendre les intérêts communs des pays en développement et à faire évoluer le système de gouvernance mondiale dans le but d'assumer les responsabilités historiques de la communauté de destin Chine-Afrique.

S. O. F

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a installé, hier, le président du Cadre de concertation sur le processus électoral, Saïdou Nourou Bâ.

Saïdou Nourou Bâ, ancien ambassadeur, a été installé, hier, dans ses fonctions de président du Cadre de concertation sur le processus électoral. C’était lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, en présence du président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir, des plénipotentiaires des pôles de l’opposition, de la mouvance présidentielle, des non-alignés et d’autres acteurs impliqués dans le processus électoral.

Diplomate de carrière, avec une longue expérience professionnelle, Saïdou Nourou Bâ est reconnu comme personnalité neutre, toujours à équidistance des forces politiques, selon le ministre de l’Intérieur. « C’est à ce titre que sa conversion en consultant dans le domaine des élections a été matérialisée par de nombreuses missions nationales et internationales », a souligné Aly Ngouille Ndiaye.

Il a indiqué que le choix porté sur le diplomate a fait l’objet d’un consensus. « C’est un choix unanimement approuvé par la majorité qui n’avait pas de proposition et naturellement par l’opposition ainsi que les non-alignés », a dit M. Ndiaye. Il a rappelé le démarrage, le 21 novembre dernier, du dialogue politique matérialisé par la création de trois pôles politiques composées de l’opposition, de la mouvance présidentielle et des non-alignés. Chaque pôle a désigné 15 représentants pour discuter et aboutir à la constitution d’un document consensuel. Selon le ministre, le directeur général des élections a présidé quatre réunions au cours desquelles des termes de référence ont été adoptés. Le seul point d’achoppement qui était relatif à la présidence du Cadre de concertation a fini par faire l’objectif de consensus. Après dépouillement des propositions, le choix a été porté sur Saïdou Nourou Bâ dont le nom figurait dans les propositions des deux pôles.

« Le choix porté sur M. Bâ par les deux pôles n’a suscité aucune objection de la part de la majorité. Le consensus a été donc obtenu », a insisté Aly Ngouille Ndiaye.

Le ministre de l’Intérieur a réaffirmé son ouverture pour des échanges larges sur les questions relatives, entre autres, à l’évaluation du processus de réformes des listes ou sur les conditions de participation à l’élection présidentielle. « Je profite de l’occasion pour rappeler aux autres partis qui n’ont pas encore répondu à l’invitation que la porte leur est toujours ouverte », a-t-il affirmé.

Babacar DIONE

SAIDOU NOUROU BA : « FAIRE CAP POUR DES ÉLECTIONS CRÉDIBLES ET TRANSPARENTES »
« Les Sénégalais nous écoutent. Ils en ont le droit. Vous avez, nous avons le devoir de les entendre. Ils veulent des élections crédibles, libres et transparentes, dans le respect de la pluralité et du respect de la dignité de chacun », a réagi Saïdou Nourou Bâ après son installation. « Si nous partageons cela entre patriotes, nous ferons tous cap vers cet objectif. Nous pouvons relever le défi.

C’est cela l’importance du Cadre de concertation sur le processus électoral. Nous en ferons ensemble l’évaluation de ses forces et ses faiblesses pour tirer, voire apprendre, de nos performances et nos contre-performances, les leçons qui devront baliser le chemin vers cet objectif partagé », a ajouté le président Bâ.

Poursuivant, il a tout de même insisté : « Je voudrais lancer un appel à d’autres patriotes qui, certainement, partagent les mêmes objectifs, mais avec peut-être des démarches nuancées et parfois même contradictoires. Je dis toujours que, pour progresser, il faut périodiquement se remettre en cause. L’autosatisfaction n’est pas source de progrès. Il faut respecter l’autre et s’enrichir par l’écoute de l’autre ».

B. DIONE

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.