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Le Comité exécutif de l’Union des centristes du Sénégal s’est tenu avant-hier. Une occasion, pour son président, Abdoulaye Baldé, de réaffirmer son ancrage dans l’opposition.

Le président de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé, a levé toute équivoque sur sa participation aux prochaines élections législatives. Il a précisé n’être d’aucune coalition notamment « Bennoo et Mankoo ». « Nous sommes un parti du centre qui privilégie la proximité. A cet effet, la massification et la structuration de notre parti constitue, pour nous, une priorité », a laissé entendre Abdoulaye Baldé qui a fait savoir que « les centristes » refusent l’extrémité. « Nous sommes un courant de pensée qui refuse de verser dans les critiques faciles, mais nous ne sommes pas aussi complaisant avec le pouvoir », a-t-il souligné. Il a précisé que « Mankoo wattu Sénégal » n’est pas une coalition électorale. Selon lui, cette coalition a été mise en place pour essayer de contrôler le processus électoral. Ces propos d’Abdoulaye Baldé, par ailleurs maire de Ziguinchor, ont été tenus lors du Comité exécutif de l’Ucs, à Dakar.

Au cours de cette importante rencontre, le centriste en chef a fait le bilan de ses différents déplacements tant aux niveaux national et international. Faisant le résumé de ces déplacements, Abdoulaye Baldé a déclaré que l’Ucs est parti pour devenir la première force de l’opposition. « Près de 7.000 cartes ont été écoulées à Abidjan, des structures montées en France, Espagne sans oublier la montée en puissance du parti à l’intérieur du pays. 180 villages et plus d’une quarantaine de communes ont été visités dans la massification du parti », a-t-il dit. Tirant le bilan de sa tournée dans la région de Kolda, il a relevé un manque criant d’infrastructures de base dans cette localité. C’est pourquoi, il a estimé que le Programme d’urgence pour les zones frontalières (Puma) soit déployé dans les départements de Bounkiling, Sédhiou, Goudomp, Kédougou, Médina Yoro Foula, entre autres. Nonobstant l’ouverture de l’Ucs à toutes sortes de discutions, le président Baldé a précisé que son parti est bel et bien dans l’opposition. Une commission électorale est mise en place pour évaluer toutes les possibilités qui s’offrent au parti.

Tata SANE

Le Secrétaire national chargé de la jeunesse de l’Apr, Mame Mbaye Niang, a démenti l’article paru dans L’Observateur d’hier titrant sur des incidents lors de la réunion des jeunes de l’Apr au siège. Nous publions l’intégralité du document.

Dans sa livraison du mercredi 26 avril 2017, le journal l’Observateur a titré à sa Une: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer fait capoter le projet d’unité de Macky – Des militants l’insulte à la bouche, des leaders sous bonne escorte ». A sa page 3, le journal titre également: « Réunion d’alliance de la jeunesse de l’Apr, la Cojer appelle à la réunification dans la désunion ». Dans cet article, l’Observateur parle de Madame Marème Babou Thiam qui « serait le joker de Mame Mbaye Niang contre la mainmise de Thérèse Faye sur la jeunesse apériste ». Tout en démentant formellement cette accusation, le secrétariat national à la jeunesse de l’Alliance Pour la République tient à apporter ces précisions : «Un incident a certes eu lieu au cours de la rencontre des jeunes de l’Apr le mardi 25 avril 2017, mais il s’agit d’un incident mineur. Cet incident mineur qui a vite été arrangé, n’a en rien altéré l’esprit de cohésion et d’entente qui a guidé cette rencontre. Les différents responsables de l’Apr ont une ferme volonté de se réunir autour de l’essentiel. L’esprit d’unité et de cohésion prôné par le président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, anime tous les responsables des jeunesses républicaines et les différents militants jeunes». Il a ajouté que la division ne saurait être une option, l’heure est à l’unité, au rassemblement et à la convergence des compétences et des énergies. Dans ce même sillage, nous avons tous décidé de sceller l’union sacrée et de renforcer nos liens de fraternité, ce, pour l’intérêt supérieur du parti et de la nation. Ainsi, nous restons dans cette dynamique et ferons ensemble des tournées dans les différentes localités du Sénégal.

El. H. A. T

Le directeur de l’information et de la communication à la Direction générale des élections rassure les personnes handicapées que des mesures sont en en train d’être prises pour rendre le vote inclusif. Selon lui, le code électoral est contre toute stigmatisation. 

Selon Bernard Casimir Demba Cissé, le code électoral va prendre en compte des préoccupations des personnes handicapées. Casimir Bernard Cissé intervenait dans un atelier portant sur la « participation citoyenne et politique des personnes handicapées ». Les personnes handicapées constituent un poids électoral important (15 % de la population totale). Malheureusement, cette couche sociale a du mal à accomplir correctement son devoir de citoyen. Une situation qui s’explique par un maque d’information et de formation qui aboutit à une exclusion, à une stigmatisation. Pour corriger ces manquements, les organisations des personnes handicapées, appuyées par l’Ong Sightsavers ont bénéficié d’un atelier de formation sur la participation citoyenne et politique. L’objectif consiste à renforcer les droits civiques et politiques des personnes handicapées pour leur meilleure participation et leur représentation aux élections. Participation et représentation longtemps hypothéquées par la non accessibilité des bureaux et autres matériels électoraux. Toutefois, cette situation sera désormais corrigée. Selon le directeur de l’information et de la communication à la Dge, les recommandations et suggestions des personnes handicapées liées au processus électoral sont prises en compte par le code électoral. « Mieux encore, des dispositions réglementaires sont prises pour que l’urne, le bureau et l’isoloir soient accessibles aux personnes vivant avec un handicap », a indiqué Casimir Démba Cissé.

Poursuivant, il précise qu’il n’existe nulle part dans le code électoral des dispositions qui enfreignent les droits de vote des personnes handicapées. 

Pape Coly NGOME

Le responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff, Cheikh Bakhoum exhorte les leaders à la base de la mouvance présidentielle à privilégier le travail de proximité pour défendre le bilan du chef de l’État et balayer la campagne de « désinformation de l’opposition ».

« Il faut un travail de proximité en direction des élections législatives. Il faut aller vers les populations, leur expliquer ce qui a été fait et balayer toutes les rumeurs », a déclaré Cheikh Bakhoum, responsable de l’Alliance pour la République à Grand Yoff. Pour Cheikh Bakhoum, le travail de proximité permettra de donner la bonne information aux populations notamment sur les réalisations du chef de l’État et les perspectives économiques du Sénégal. « En moins de 5 ans, le président a fait ce qu’aucun régime n’a réussi. Dans tous les secteurs, des avancées ont été notées. Nous sommes passés d’une agriculture traditionnelle à une agriculture moderne. L’industrie est en train de renaître avec la zone industrielle de Diamniadio. Le bilan est reluisant et les Sénégalais l’ont constaté, mais un bilan ne suffit plus pour gagner des élections. Il faut donner la bonne information », a indiqué M. Bakhoum lors d’un point de presse tenu à Dakar.

Le responsable de l’Apr a souligné que le parti dirigé par le président Sall est train de regrouper toutes ses forces à Grand Yoff. « Depuis les élections locales de 2014, nous sommes sur le terrain. Nous avons fait beaucoup d’activités dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, etc. Tous les responsables seront sur le terrain pour expliquer tout ce que le président de la République a fait depuis qu’il est là, mais aussi donner la bonne information aux populations », a dit le Directeur de l’Agence de développement de l’informatique de l’État (Adie).

B. DIONE

Sur instruction du président de la République, président et autorité morale et politique de l’Apr, Macky Sall, la Cojer a décidé de consolider son dynamisme unitaire pour relever, avec panache, le défi des législatives et des enjeux électoraux futurs, indique un communiqué reçu hier.

Selon le document, la Cojer n’a qu’un seul et unique leader pour qui elle est au front. C’est le président Macky Sall et personne d’autre. « Elle ne connait ni de clan, ni de tendance. Elle n’a qu’un seul camp, le président Macky Sall. Elle n’a qu’un seul agenda politique, le combat pour le triomphe des idéaux qu’il porte », souligne le communiqué qui ajoute que l’Apr est un parti démocratique. « Elle est inextricable aux valeurs de liberté d’expression et d’actions. Les divergences de vue ne font que l’enrichir et consolider sa vitalité politique au service exclusif de Macky Sall », ajoute le texte. La Cojer reste ainsi plus que jamais engagée pour le triomphe de l’idéal républicain et de la vision d’avant-garde et d’anticipation du président de la République qui a mis, en virtuose, le Sénégal sur l’ingénieuse orbite de l’émergence, explique la note. « Aucune autre ambition ne la nourrit si ce n’est la consolidation de la force nationale de l’Apr, l’ancrage de l’écrasante majorité de la jeunesse sénégalaise dans le parti, l’élargissement de ses bases et le triomphe électoral pour une majorité présidentielle confirmée », poursuit le document.

« Tous les responsables et militants de la Cojer sont invités à raffermir le dynamisme unitaire, à réunir toutes les énergies et toutes les forces politiques locales et nationales pour qu’au soir du 30 juillet 2017, les législatives soient closes en apothéose pour l’Apr et la Coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » au bénéfice politique et institutionnel du président Macky Sall », poursuit le communiqué.

Il conclut que c’est dans cette seule perspective que s’inscrit la consolidation de l’unité de la Cojer.

El. H. A. T

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 26 avril 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’État présente les condoléances de la nation aux familles des vaillantes femmes qui ont péri dans le chavirement d’une pirogue à Bettenty, dans le département de Foundiougne, et demande au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour apporter l’assistance psychosociale requise ainsi que le soutien nécessaire aux blessés, aux familles éplorées et aux rescapés de ce tragique accident. Il informe le Conseil qu’il se rendra, vendredi 28 avril, à Bettenty, pour exprimer sa compassion aux rescapés et familles des victimes. Évoquant le décès de feu Issa Samb, plus connu sous le surnom de Joe Ouakam, le président de la République présente, également à sa famille et à l’ensemble de la communauté artistique, les condoléances attristées de la Nation.

Abordant la consolidation du dialogue social et la modernisation de la gestion des régimes de retraite, le président de la République félicite le gouvernement, le ministre du Travail et du Dialogue social, les travailleurs, les employeurs, les institutions de prévoyance sociale, les services de l’État, les experts nationaux et partenaires extérieurs, qui ont permis le succès de la deuxième conférence sociale, évènement majeur du calendrier républicain, qu’il a initié en 2014, en vue de bâtir des consensus durables pour asseoir la croissance économique, un marché du travail dynamique, ainsi que le progrès social équitable et durable.

Dans la perspective de l’adaptation de notre système de retraite aux standards internationaux, le président de la République demande au gouvernement de veiller à l’équilibre financier à long terme des régimes de retraite, à assurer la viabilité et l’autonomisation institutionnelle du Fonds national de retraite (Fnr), ainsi que le relèvement continu et significatif du niveau des pensions, afin d’améliorer durablement la qualité de vie des retraités, en intégrant, notamment, outre le système courant de répartition, le recours innovant et indispensable à la retraite complémentaire.

Enfin, en cohérence avec sa vision d’une gouvernance articulée autour d’un dialogue social qualitatif entre État, Syndicats et Patronat, le président de la République invite chaque membre du gouvernement à recevoir les centrales syndicales de son secteur, en perspective de la célébration de la Fête internationale du Travail, du 1er mai.

Appréciant la mise en œuvre du Programme de modernisation des villes du Sénégal « Promovilles » qu’il a initié pour renforcer la solidarité entre l’État et les collectivités territoriales, dans l’optique d’améliorer durablement la qualité de vie des populations en milieu urbain, le chef de l’État invite le Premier ministre à intensifier le plan de mise en œuvre de ce programme innovant, en accordant la priorité aux travaux prévus dans les zones périurbaines et localités enclavées, insuffisamment dotées en infrastructures et équipements primaires.

A cet effet, il convient d’orienter les actions vers la construction de nouvelles routes urbaines et le renforcement de l’assainissement des communes et villes, et de hâter la réalisation de la boucle du Boudier, la reconstruction des marchés Syndicat de Pikine et Zinc de Kaolack, les travaux de construction de nouveaux lycées de Ngor et de Yoff, ainsi que le lancement des chantiers d’assainissement et d’aménagement de Yeumbeul Nord, de Malika et de Keur Massar, entre autres. Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en revenant sur la visite d’amitié et de courtoisie qu’il a rendue, mardi 25 avril, à Serigne Abdoulaye Thiaw Laye, Khalife général des Layènes, à l’occasion du 137ème Appel de Seydina Limamou Laye prévu les 27 et 28 avril 2017.

Il demande au gouvernement de veiller scrupuleusement au bon déroulement de toutes les manifestations et rassemblements prévus aux sites et lieux de célébration de ce grand évènement religieux.

Le Premier ministre a axé sa communication sur la gestion préventive des inondations et le suivi du programme décennal de lutte contre les inondations, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point sur la situation africaine et internationale.
Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des conclusions de la deuxième conférence sociale et des préparatifs de la fête du travail, en faisant le point de l’examen des cahiers de doléances, et du plan d’actions du Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le Projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal ;
• le Projet de loi autorisant la cession définitive et à titre gratuit de terrains domaniaux à usage d’habitation et son décret d’application ;
• le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des députés ; • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Maison de la Presse (MP) ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Grand Théâtre national.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris la décision suivante :
Monsieur Jean Claude Michel MBAYE, Ingénieur électromécanicien est nommé Inspecteur technique au ministère de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, poste vacant.

A l’issue du premier tour de la présidentielle française, le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, a indiqué, hier, que quelque soit le nouveau président, les relations entre la France et le Sénégal resteront toujours constantes.

« Nous avons suivi, avec beaucoup d’attention, cette campagne électorale en France et à l’issue du premier tour du scrutin, j’ai eu le privilège de rencontrer Emmanuel Macron, dimanche soir, juste après la proclamation des résultats et d’échanger avec lui », a révélé le chef de la diplomatie sénégalaise, hier, en marge de la conférence des ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest. « Nous avons échangé sur les relations entre la France et le Sénégal, demain s’il est élu président. Je pense qu’il y a de bonnes perspectives », a souligné le ministre.

« Nous ne faisons pas d’ingérence dans la politique intérieure française. Nous laisserons le peuple français lui-même, le soir du 7 mai choisir son président. Quelque soit le président que le peuple français se sera choisi, les relations entre le Sénégal et la France resteront toujours constantes », a-t-il martelé. Il a poursuivi que la France est un partenaire privilégié, le premier partenaire diplomatique, économique du Sénégal. « Quelque soit le président, nous travaillerons à construire, consolider et renforcer les relations entre la France et le Sénégal », a-t-il fait savoir.

Amadou DIOP

Branle-bas de combat chez les jeunesses républicaines. Elles ont battu le rappel des troupes, hier, lors d’une conférence de presse sur la Vdn, manifestation qui s’est transformée en meeting.
A un peu plus de deux mois de la campagne électorale pour les législatives, la Cojer (Convergence des jeunesses républicaines) entendait démontrer sa capacité de mobilisation et décliner son programme. Le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang, a jugé que les jeunes de l’Apr ont bien saisi les enjeux : « personne ne pensait qu’on pouvait réussir à nous unir et on l’a fait et nos aînés de l’Apr doivent prendre exemple sur les jeunes ».

Selon le ministre, ils ont réussi à vaincre « les démons de la division », car ayant « sacrifié l’intérêt individuel pour l’essentiel autour du président Macky Sall ». Revenant sur la conjoncture politique, Mame Mbaye Niang a jugé que les hommes qui ont actuellement maille à partir avec la justice devraient chercher ailleurs les raisons de leurs ennuis : « certains parmi eux ont des problèmes avec la loi, pas avec nous ». « Ce ne sont pas des adversaires combattus, mais des citoyens qui doivent répondre, les uns de leur gestion, les autres, de leurs actes », a ajouté le ministre de la Jeunesse.

Pour sa part, la responsable nationale de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf a indiqué que « plus que jamais, la jeunesse apériste, toutes obédiences confondues, a décidé de se rassembler autour de l’essentiel pour donner à Macky Sall la majorité aux législatives et une victoire éclatante lors de la présidentielle de 2019 ». Elle avait, à ses côtés, au présidium Cheikh Bakhoum, le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’État (Adie) et son collègue de la Maison de la presse et maire de Méouane, Bara Ndiaye. Tous ont plaidé pour « l’unité et la discipline ». Un mémorandum listant le bilan des cinq années de pouvoir de leur mentor, le président de la République, a été lu. La rencontre a été émaillée d’incidents en raison des tiraillements qui persistent entre certaines responsables de la Cojer.

S. KAMARA

Le leader du mouvement « Dolly Macky », Mamadou Mamour Diallo, invite ses camardes de l’Apr à l’unité. L’essentiel, dit-il, est de gagner largement ces législatives de 2017. Peu importe celui qui va figurer sur les listes. L’essentiel, a fait savoir Mamour Diallo, samedi à Louga, est de travailler dans l’unité pour donner une majorité confortable au président Macky Sall à l’Assemblée nationale. « Le choix des candidats vient au second plan. Le plus important est de gagner largement ces législatives afin de donner une majorité confortable au président Sall à l’assemblée nationale », a précisément dit le leader du mouvement « Dolly Macky ». Il a tenu ces propos au terme d’une visite dans différents centres d’inscription sur les listes d’inscription de la commune de Louga. Sur place, Mamadou Mamour Diallo, par ailleurs directeur national des Domaines, s’est félicité de la mobilisation des populations pour se faire inscrire. « Partout, j’ai échangé avec les responsables des commissions. Tous m’ont rassuré, ce qui me permet de dire que Louga aura un bon taux », a souligné M. Diallo qui conduisait une forte délégation composée de jeunes, de femmes et de responsables de Bennoo Bokk Yaakaar.

A. DIALLO

De hauts responsables français dont le directeur de l’Afrique du Quai d’Orsay, le directeur-adjoint de l’Agence française de développement, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, le commandant de l’opération Barkhane au Mali, le général de division François-Xavier de Woillemenont ainsi que onze ambassadeurs de France en Afrique de l’Ouest sont en conclave à Dakar depuis hier. L’objectif est de discuter, de réfléchir sur les questions sécuritaires, économiques, éducatives et environnementales en Afrique de l’ouest.

A l’occasion de cette conférence des ambassadeurs français en Afrique de l’ouest que Dakar accueille depuis hier, les diplomates français ainsi que les hauts responsables vont plancher sur des sujets ayant trait à la sécurité, à l’économie, à l’environnement, à l’éducation, dans l’espace ouest africain. Ainsi, pour le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui a été invité, hier, à y prendre part, à l’occasion d’un déjeuner de travail, c’est une importante conférence qui se tient pour la deuxième fois à Dakar. « Le choix de Dakar nous honore. Ils auraient pu tenir cette conférence ailleurs, mais ils ont pensé que Dakar était la belle place pour échanger sur des questions importantes qui concernent naturellement les relations entre la France et l’Afrique, la France et l’Afrique de l’Ouest. Ils vont plancher, pendant deux jours, sur des questions liées à l’économie, liée à la situation de nos étudiants parce que notre pays envoie beaucoup d’étudiants en France ». Il a ajouté : « je me félicite de rencontrer la responsable de Campus France qui est venue pour cette réunion ainsi que le directeur Afrique du Quai d’Orsay ». Selon Mankeur Ndiaye, ils vont réfléchir sur la question des étudiants mais également sur les questions de sécurité. « C’est fondamental aujourd’hui avec ce qui se passe dans notre région, au Mali, au Nigéria et dans toute la bande sahélo-saharienne qui posent de véritables problèmes de sécurité et qui font que la France et l’Afrique de l’Ouest, la France et le Sénégal développent une coopération très forte dans la lutte contre l’extrémisme violent et contre le terrorisme », a souligné le ministre. Le chef de la diplomatie sénégalaise a saisi cette opportunité pour magnifier le rôle que la France joue en Afrique de l’Ouest. « Si la France n’était pas intervenue au Mali, presqu’aujourd’hui ce pays n’existerait plus en tant qu’État et le Sénégal serait très gravement menacé. C’est important que les ambassadeurs de France se retrouvent ici au Sénégal, dans un contexte sécuritaire assez particulier mais aussi dans un contexte politique français assez particulier, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle », a dit le ministre. Il a félicité l’ambassadeur Bigot d’avoir pris cette initiative.

Travailler ensemble
Pour sa part, l’ambassadeur de France a expliqué qu’en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup d’éléments qui invitent à la réflexion. « La révolution démocratique qu’on vient de connaître en Gambie prouve que cette région est très différente du reste de l’Afrique, car elle a aussi une croissance économique tout à fait impressionnante », a expliqué M. Bigot. Il a salué les organisations régionales très fortes comme la Cedeao et l’Uemoa ajoutant que ce sont des raisons à mieux travailler ensemble. Revenant sur le choix de Dakar, il a fait comprendre que c’est aussi l’occasion de montrer l’exemple démocratique et la stabilité du Sénégal. « Nous allons discuter pendant deux jours. Nous sommes avec les ambassadeurs français dans la région mais aussi le directeur d’Afrique qui préside la réunion. Il y a, en plus, le directeur-adjoint de l’Afd, la directrice d’expertise France, la directrice de Campus France, et puis le général de division François-Xavier de Woillemont qui commande l’opération Barkhane au Mali », a-t-il précisé. « L’objet est de discuter, de réfléchir. Ce sera extrêmement fructueux et cela va contribuer aux réflexions qui vont donner lieu aux politiques qui seront menées demain par les nouvelles autorités françaises à l’issue de l’élection présidentielle », a encore dit le diplomate.

Offres éducatives intéressantes aux Sénégalais
Quant à la présence du Sénégal à cette rencontre, Christophe Bigot a soutenu qu’il est très important d’avoir les vues du Sénégal. « Le Sénégal est membre du Conseil de sécurité. Les points de vue du Sénégal sont importants, pas seulement pour le Sénégal, pas seulement pour l’Afrique de l’Ouest mais aussi pour la politique mondiale, pour le continent africain sur les grandes questions de savoir comment affiner notre politique de développent, comment lutter contre le terrorisme, comment aussi être présent sur d’autres fronts, comme, par exemple, l’environnement ou les questions qui vont toucher l’avenir, par exemple, le numérique », a-t-il fait savoir. Revenant sur la question des étudiants sénégalais en France, Christophe Bigot ajoute: « je suis toujours très fier qu’il y ait 10.000 étudiants sénégalais en France, mais il faut être en mesure de continuer à offrir aux étudiants sénégalais qui le souhaitent, des offres éducatives intéressantes pour faciliter leur venue en France. Ça c’est aussi une tâche très importante et je sais qu’on peut compter sur le soutien des autorités sénégalaises et du ministre des Affaires étrangères ». Pour lui, ces étudiants doivent venir en France mais aussi et surtout après revenir au Sénégal pour que leur expertise serve le développement de leur pays.

Amadou DIOP

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