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Politique (2568)

La France a honoré le député sénégalais Cheikh Diop Dionne en l’élevant au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Le récipiendaire a promis de porter cette médaille avec fierté et de défendre davantage les valeurs de la Francophonie.

Le député sénégalais, Cheikh Diop Dionne, a été élevé, mercredi, au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. La médaille lui a été remise par l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot en présence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne et celle de plusieurs autres personnalités. Le récipiendaire a dédié la distinction à ses défunts parents. Pour l’honorable député Cheikh Diop Dionne, cette insigne est le fruit de communs efforts et sacrifices consentis par ses regrettés parents qui lui inculquer des valeurs de rigueur et d’endurance. Il a remercié les autorités françaises qui viennent de le distinguer de si belle manière en l’élevant dans ce prestigieux ordre de la Légion d’Honneur. « Je considère cet acte comme une marque d’encouragement et de reconnaissance de mon engagement à défendre ces valeurs francophones que sont : la démocratie, l’État de droit, les libertés individuelles et collectives », a souligné le député Cheikh Diop Dionne qui est par ailleurs président du groupe d’amitié Sénégal-France.

« Je dois témoigner ici et devant toute l’assistance, que mon séjour en France m’a permis d’élargir considérablement mes horizons culturels », a souligné le député. Rappelant que sa formation universitaire a été assurée en France où il a réussi à établir un lien à jamais indéfectible avec ce pays. Une France qu’il portera toujours dans son cœur. Après ces mots, M. Dionne a pris l’engagement de ne jamais trahir ces valeurs qui irriguent quotidiennement tout acte qu’il pose en tant qu’individu, citoyen ou acteur de la scène politique nationale ou internationale.

« Mes convictions sont fortes et ma détermination à toujours œuvrer dans le sens du renforcement du prestige de la communauté francophone sur la scène internationale ainsi qu’une meilleure prise en charge de l’intérêt général de mon peuple et celui de la communauté francophone », a-t-il soutenu. Il a promis de porter cette médaille avec honneur et fierté. L’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot a rendu un hommage au récipiendaire. Selon lui, Cheikh Diop Dionne incarne la relation entre les démocraties sénégalaises et françaises.

Eugène KALY

La réunion de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) du 23 mars dernier a servi de cadre pour la Direction politique exécutive (Dpe) du parti de passer au peigne fin les questions politiques et sociétales en cours au Sénégal, notamment la réunion des leaders de « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby), les législatives en perspective, le dossier de la mairie de Dakar, le décès de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum.

La rencontre était présidée par le camarade Djibo Leyti Kâ, secrétaire général de l’Urd, par ailleurs président de la Commission nationale pour le dialogue des territoires. Dans sa communication, il a abordé, devant la Dpe, « la réunion des leaders de Bennoo Bokk Yaakaar qui s’est tenue le 13 mars dernier, les élections législatives du 30 juillet prochain, le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, le dossier de la mairie de Dakar », souligne le communiqué. Les échanges ont abouti à l’approbation de la présentation, par la Dpe, qui a « salué l’initiative des leaders de Bby de se concerter au moins mensuellement sur les problèmes de la coalition et du pays et d’en rendre compte, par le biais d’un porte-parole du jour désigné, désormais, à l’issue de chaque réunion ». C’est ainsi que la Dpe a exprimé ses encouragements aux leaders de la coalition présidentielle « à maintenir le cap de l’unité et sur tout ce qui peut faciliter cette union autour du chef de chef de l’État, à savoir l’équité, la solidarité qui doivent prévaloir en toutes circonstances, en particulier à l’occasion des élections législatives à venir », poursuit le texte. Non sans rappeler leur « importance capitale dans l’affirmation du leadership » de la majorité présidentielle qui « doit davantage mobiliser toutes ses composantes, dans cet esprit, pour donner au président de la République les moyens de gouverner et, au-delà, à la coalition, la chance de se succéder à elle-même à la prochaine présidentielle ».

Dans cet optique, la Dpe, abordant la vie du parti, a décerné « un satisfécit à la mobilisation des militants de la fédération départementale de l’Urd pour le grand rassemblement prévu ce samedi », signe à la fois de la pertinence du concept et de la réussite de « l’opération « gnibissi » consistant au « retour à l’Urd de ses anciens responsables et militants mais aussi à l’adhésion au parti d’un nombre grandissant de Sénégalais ».

Évoquant la disparition du Khalife général des tidianes, la Dpe dit « s’incliner pieusement devant la mémoire de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum » avant de « renouveler ses condoléances à sa famille et au pays entier, de saluer également l’avènement de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine à la tête de la confrérie tidiane et d’adhérer à son appel au dialogue ». Enfin la Dpe est revenue sur l’affaire dite de la « caisse d’avance de la mairie de Dakar » pour appeler « à plus de sérénité et à s’inspirer du comportement du chef de l’État qui est resté égal, à lui-même, en respectant scrupuleusement le principe de la séparation des pouvoirs ». Et d’appeler à « laisser la justice faire son travail puisque nous sommes au temps de la justice ».

Mamadou Lamine DIEYE

Hier, la confrontation tant redoutée entre les forces de l’ordre et les jeunes de « Manko Wattu Sénégal » à Thiès, qui avaient décidé de braver l’interdiction préfectorale de leur marche contre « les dérives du pouvoir en place » n’a finalement pas eu lieu.

Rassemblés aux abords du collège Djibril Diaw au cœur du quartier de Grand-Thiès, les jeunes étaient face aux forces de l’ordre qui ont eu à quadriller les principaux axes allant vers le centre-ville. C’est en ce moment précis que Déthié Diouf, leur coordonnateur départemental, a rapporté que le Khalife El Hadji Mounirou Ndiéguène leur a demandé de ne pas marcher parce qu’il va s’en ouvrir au préfet pour sauvegarder la paix sociale.

Ayant mis à profit cet instant imprévu, les forces de l’ordre ont interpelé, sur place, quelques jeunes pour les conduire au commissariat central où ils ont été immédiatement remis en liberté.
Repliés dans leur quartier général au cyber-campus, ils ont tenu à réaffirmer leur ferme volonté à faire face au régime en place pour défendre les libertés démocratiques acquises de hautes luttes par le peuple sénégalais.

Mbaye BA

Selon le ministre Porte-parole du gouvernement qui tire le bilan des 5 ans du chef de l’État, le président Macky Sall a la volonté de créer les conditions d’un développement inclusif sur la base d’un projet de société novateur. Entretien.

Monsieur le ministre Porte-parole du gouvernement, aujourd’hui, samedi 25 mars va marquer les cinq années du président Macky Sall à la tête du pays. Quel bilan tirez-vous de ce quinquennat ?
Il faut rendre grâce au Tout-Puissant qui a permis au président Macky Sall, au cours de ces cinq dernières années, d’être exclusivement au service du peuple sénégalais, avec en bandoulière, la volonté de créer les conditions d’un développement inclusif sur la base d’un projet de société novateur. Son bilan à la tête du pays est marqué par des performances économiques solides et une grande efficacité sociale des politiques publiques. Au regard des grands équilibres macro-économiques, tous les clignotants sont au vert. Et, le baromètre principal demeure la consolidation de la croissance économique à plus de 6 % au cours de ces dernières années, alors qu’elle a été de l’ordre de moins de 2 % en 2012. La croissance est perceptible à travers le regain de l’activité économique, l’attractivité de notre environnement des affaires, le financement de nos infrastructures, et la forte progression de l’investissement direct étranger. Les fruits de la croissance ont permis la redistribution des richesses, matérialisée par la baisse constante des prix, qu’il s’agisse des denrées de première nécessité, des loyers, du carburant ou récemment de l’électricité, avec plus de 30 milliards de FCfa réinvestis dans le panier de la ménagère. Et les perspectives pour les deux prochaines années du septennat sont à la fois vigoureuses et radieuses.

Les infrastructures et l’agriculture sont des leviers importants de la transformation structurelle de l’économie visée par le Pse. Qu’est-ce qui a été réalisé dans ces domaines ?
Dans le domaine de l’agriculture, le Pracas a donné des résultats plus que satisfaisants dans la comptabilité agricole. L’autosuffisance alimentaire n’est plus une perspective statistique, elle est partie pour devenir une réalité historique. En réalité, l’économie agricole se caractérise par des productions record dans le domaine arachidier, avec plus d’un million de tonne régulièrement atteint. La reconstitution du capital semencier et le renouvellement du matériel agricole, ont permis aux paysans de disposer de semences de qualité, et de passer à une mécanisation accrue. Et pour l’essentiel, c’est cet entrepreneuriat agricole qui a boosté la croissance. Dans le domaine des infrastructures, le président Macky Sall est en train de redessiner la cartographie routière. Entre 2012 et 2016, c’est 1.295 km de routes qui ont été réalisés ou réhabilités pour 478 milliards de FCfa, 36 km d’autoroutes pour 188 milliards de FCfaet 7,2 km de ponts (12 ponts) pour 12 milliards de FCfa. Au cours de l’année 2016, les inaugurations ont porté sur l’Autoroute à péage Diamniadio-Aibd-Sindia (35 km) ; l’Échangeur de l’Émergence ; la 3ème section de la Voie de Dégagement Nord ; la Route des Grandes Niayes entre Rufisque-Bayakh-Notto-Diogo-Lompoul. Je ne parle même pas des axes autoroutiers Diamniadio-Thiès et Ila Touba qui avancent bien. Il y a également la modernisation du parc des transports dans 07 villes (Saint-Louis, Tambacounda, Kaolack, Thiès, Louga, Ziguinchor, Tivaouane) et la mise en circulation de 287 minibus en 2016. Et cela, sans compter le renforcement du potentiel opérationnel de Dakar Dem Dikk avec plus de 710 bus mis en circulation contre 490 en onze ans du précédent régime.

Qu’en est-il de la politique énergétique, on parle de moins en moins de délestage ?
Sur le plan énergétique, les mesures exceptionnelles en faveur de la Senelec ont permis de renforcer son offre avec un parc de 821 Mw qui a annihilé les délestages et autres coupures intempestives. Le redressement du secteur secondaire voulu par le président Macky Sall s’est fortement ressenti dans les industries extractives où les nouvelles règles de gouvernance marquées du sceau de la transparence et de l’équité, ont fini par révéler les véritables potentiels de notre bassin sédimentaire. La volonté du président Macky Sall de faire du secteur des hydrocarbures un modèle de transparence à la faveur de la création du Cos-Petrogaz, rappelle cette exigence sociétale qui veut que l’exploitation des ressources naturelles tienne compte de l’intérêt des générations futures

Que peut-on retenir de ce qui a été fait dans le monde rural, très souvent laissé pour compte ?
L’exemple du Pudc est assez illustratif de l’action du gouvernement dans le monde rural. Pour la première fois, le monde rural est au cœur des priorités, avec notamment le Pudc qui est en train de restaurer l’équité territoriale basée sur une réadaptation des technologies du développement qui prennent en compte les spécificités locales. Le Pudc, c’est la réalisation de 790 km de pistes rurales en cours de finition ; la construction 178 forages et de 68 châteaux, la construction de 1.737 km de linéaire de réseau pour l’électrification rurale ; la distribution d’équipements de transformation post-récolte qui vise, à terme, près de 2.188.000 personnes dans le monde rural. Sans compter l’accès à l’eau potable pour plus de 660.000 habitants. Avec aussi le Promovilles et le Programme de modernisation des cités religieuses, le président Macky Sall est en train de redessiner un autre Sénégal de nos rêves. Un Sénégal où il fait de mieux en mieux vivre.

Dès son arrivée au pouvoir, le président de la République avait indiqué qu’il ne protégerait personne dans la gestion des affaires publiques d’où la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Depuis, seules quelques personnes ont été arrêtées. Qu’en est-il exactement de ces lenteurs ?
Dans la gestion de dossiers aussi importants que l’enrichissement illicite, l’enrôlement des dossiers obéit à des procédures particulières qui ne doivent pas faire l’objet d’une précipitation hasardeuse. Pour les personnes qui ont été citées, il n’y a aucun répit dans les procédures judiciaires. Les gens ne doivent pas penser en termes de traque comme a voulu le faire croire l’opposition. Il s’agit de procédures en bonne et due forme, qui ne souffrent d’aucune irrégularité. La reddition de comptes est une exigence de bonne gouvernance. Et, il faut se féliciter de la tenue de deux procès qui ont abouti à des peines de prison, des amendes et des saisies au profit de l’État du Sénégal. Par rapport aux autres affaires pendantes, les procédures suivent leur cours normal. Il n’y a aucune interférence de l’Exécutif dans la conduite de ces procédures et il faut s’en féliciter. Cela démontre encore une fois, la position de principe du président Macky Sall qui a soutenu qu’il ne protégera personne. Toutes les personnes qui travaillent avec lui, l’ont intégré dans leur gestion quotidienne. Tous les Sénégalais sont assujettis à l’obligation de rendre compte. Il ne saurait y avoir aucune exception.

En termes d’emplois, le chef de l’État avait promis 500.000 postes à la jeunesse sénégalaise. Si vous avez un bilan à faire, lequel allez-vous présenter aux Sénégalais au moment où l’opposition conteste les chiffres annoncés par le gouvernement ?
A la date du 31 décembre 2015, près de 234.360 emplois décents ont été créés. Il s’agit d’une progression exceptionnelle pour notre pays, eu égard au passif qui a été hérité par le président Macky Sall. Il est important lorsqu’on parle de création d’emplois de ne pas se focaliser uniquement sur la fonction publique. Les créations d’emplois sous le magistère du président Macky Sall concernent tous les secteurs productifs. La dynamique de croissance retrouvée au cours de ces dernières années, grâce aux réformes entreprises par le gouvernement a permis au secteur privé national de renouer progressivement avec un regain de productivité qui s’est soldé par des créations d’emplois appréciables. Cependant, malgré les bons points, l’accès à l’emploi pour tous les Sénégalais en âge d’activités, constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement. Il convient de noter que le défaut de formation des jeunes et le déficit de professionnalisation constituent de lourds handicaps. A cet égard, le président Macky Sall a mis l’accent sur l’employabilité des jeunes et la formation à travers des filières entreprenantes et qualifiantes.

Dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle, l’État a mis de gros moyens avec la réhabilitation des universités déjà existantes et le lancement des travaux des universités Amadou Mahtar Mbow et Baye Niass du Sine-Saloum. Aujourd’hui, peut-on dire que l’État compte consolider et renforcer l’éducation pour de meilleures ressources humaines ?
Le capital humain constitue un axe essentiel du Plan Sénégal émergent (Pse). Au-delà de l’engagement pris par le président Macky Sall d’achever toutes les constructions débutées avant 2012 en mobilisant le financement nécessaire, il lui fallait aussi renforcer notre offre de formation à travers la construction de nouvelles universités qui redessinent la carte universitaire. Ainsi, l’État a mobilisé 132,647 milliards de FCfa pour prendre en charge les préoccupations liées au développement d’un secteur central dans la consolidation de notre dynamique de croissance économique inclusive. Cet engagement s’est matérialisé par la construction et l’équipement de 9538 salles de classe, la construction de 527 structures éducatives clé en main, dont 333 écoles élémentaires, de 162 collèges de proximité, de 20 blocs scientifiques et technologiques (Bst), de 12 daaras modernes, entre autres. Il s’y ajoute la construction de 2.859 ouvrages annexes comprenant 1.410 blocs d’hygiène, 818 blocs administratifs, 549 points d’eau, et 82 murs de clôture. Ces investissements ont contribué à la diversification de l’offre éducative, et la diminution du nombre d’abris provisoires, dont le pourcentage est passé de 18 % en 2011 à 9,4 % en 2016, tous ordres d’enseignement confondus. Le soutien de l’État n’est pas uniquement d’ordre infrastructurel, l’État participe intégralement à la valorisation de la recherche et des chercheurs ; pour permettre, surtout à ces derniers, d’avoir accès à toutes les opportunités liées à la promotion de leurs carrières universitaires.

A la suite de l’appel du nouveau Khalife général des tidianes, Abdoul Aziz Al Amine, pour des retrouvailles autour de l’essentiel, certains parlent d’un recul démocratique. Est-ce votre avis ? Le président a-t-il fait plus que ces prédécesseurs pour le renforcement de l’État de droit ?
Le discours de nos Khalifes généraux en faveur de la paix et de la rectitude morale est constant. Nos guides religieux sont des régulateurs sociaux et leurs discours ne portent aucunement l’empreinte d’un malaise social ou d’une régression démocratique. Bien au contraire, il s’agit de discours d’orientation qui viennent enrichir le débat politico-social. Le message du nouveau khalife général des tidianes a été d’une limpidité politique extraordinaire. Le président Macky Sall, pour ce qui le concerne, a créé les conditions d’un dialogue inclusif. Depuis le référendum du 20 mars 2016, le Sénégal est à un autre tournant que l’on pourrait qualifier de maturité démocratique, qui ne peut prospérer qu’à travers un dialogue de qualité. A mon sens, c’est de la responsabilité de tous les acteurs qui sont appelés à revoir leur mode de présence dans l’espace public, surtout en politique.

Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, des Sénégalais de l’extérieur seront élus sur les listes pour les législatives de juillet prochain. Comment avez-vous apprécié cette nouvelle démarche issue de la Constitution suite au référendum de 2016 ?
Cette décision, à elle seule, pourrait résumer la maturité démocratique de notre pays que je viens d’évoquer et la consolidation de l’État de droit. Comment, dans la gouvernance de nos politiques publiques, peut-on ignorer plus de 2 millions de nos compatriotes qui participent, pour près d’un tiers, au financement de notre économie, avec près de 1.000 milliards de FCfa transférés au Sénégal. En intégrant dans la nouvelle constitution, la possibilité pour la Diaspora de disposer de 15 députés à l’Assemblée nationale, le président Macky Sall répare une injustice politique. Leur niveau de représentativité ne doit pas être uniquement nominatif, mais bien évidemment électif. Les attentes de la 15ème région du Sénégal sont très fortes. Je suis sûr et certain que les députés de la diaspora sauront porter à l’Assemblée nationale, les préoccupations de leurs compatriotes, pour une plus grande adéquation des politiques publiques avec les attentes de ces Sénégalais qui ont été de tous les combats démocratiques.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

L’une des demandes régulièrement exprimées par la classe politique depuis des décennies, était la réforme des institutions. Une commission nationale dédiée à cet effet avait été instituée en mai 2013. C’était dans le sillage de l’esprit des Assises nationales qui, alors que le président Wade était au pouvoir, avait estimé nécessaire de repenser le fonctionnement de la République, en particulier les relations entre les institutions qui l’animent. La refondation institutionnelle avait été perçue comme un préalable à l’approfondissement de la démocratie.

La plupart des alliés du président Macky Sall furent les principaux animateurs de ces échanges. Après sa prise du pouvoir, le chef de l’État a institué, en mai 2013, une Commission nationale de réforme des Institutions et placée sous la présidence du Pr Amadou Mahtar Mbow. Elle rendra son rapport en juillet 2014.

Les années 2012-2013 sont marquées par des initiatives hardies sur le plan social. Mais les initiatives ne se limitent pas à l’élargissement de la solidarité nationale qui se déploie dans presque tous les secteurs. Il faut moraliser la vie publique ; et gérer avec « vertu » les ressources publiques. Dès le 10 mai 2012, en conseil des ministres, le président Macky Sall informe qu’il a signé le décret portant nomination des membres du siège, du parquet et de la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). C’est le temps de « la traque des biens mal acquis ». Plusieurs affaires judiciaires impliquent des personnalités de l’ancien régime. Des condamnations tombent. Dans cette foulée, le 19 décembre 2012, la loi portant création de l’Ofnac est votée ; une semaine plus tard, le monde comprend que le Sénégal se prépare à juger en Afrique et par des africains l’ancien dictateur Hissène Habré.

Si « l’état de grâce » a duré jusqu’en juillet 2012, date des législatives qui voient le nouveau pouvoir obtenir une très forte majorité au Parlement, -en dépit des premières dissensions notées au sein de la coalition au pouvoir-, incontestablement, Macky Sall exprime un volontarisme sans fards. Il estime que le préalable au lancement des combats contre la demande sociale est l’assainissement des finances publiques et leur rationalisation. Il faut donc maîtriser les déficits publics et réduire le train de vie de l’État. Cinquante-neuf directions et agences « non nécessaires » sont supprimées après le Sénat.

L’année 2013 est celle de « la montée en puissance », pour user du langage des hommes en armes. Après un recensement général de la population, un nouveau Code général des impôts est adopté. La même année, le gouvernement demande et obtient le statut de « pays candidat » à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le pays sent le pétrole et le gaz. Le potentiel énergétique du pays sera confirmé en 2015. Auparavant, le 1er septembre 2013, Mme Aminata Touré, jusqu’ici Garde des Sceaux, ministre de la Justice, était devenue Premier ministre. Elle forme une équipe toujours centrée autour de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le 20 septembre 2013, le gouvernement lance le projet de Couverture médicale universelle.

Référendum
C’est le temps de l’Acte 3 de la décentralisation (communalisation universelle, disparition des conseils régionaux et mise en place des conseils départementaux). Le 29 juin 2014, ont lieu les élections locales. La coalition présidentielle perd les villes de Dakar, Touba, Thiès, Dagana, Ziguinchor, Kédougou mais reste majoritaire dans la plupart des collectivités locales.

La lecture que fait le président Macky Sall des résultats des élections locales est lucide. Sa coalition a, en effet, été lézardée par des contradictions au sein de plusieurs partis qui la composent, le Ps et l’Afp en particulier. L’équipe constitutive de « Bennoo Bokk Yaakaar » à ses origines n’est plus la même.

Plusieurs de ses membres ont rejoint l’opposition. Des agendas personnels se dévoilent ; et l’on a le sentiment que le chef de l’État veut appuyer sur l’accélérateur. Il désigne un technocrate - sans passé militant connu -, ancien expert de l’Onudi, Mahammad Boun Abdallah Dionne comme nouveau chef du gouvernement. Objectif : traduire en actes le Plan Sénégal émergent. Mais les concertations avec « les forces vives » continuent. Ainsi des Assises nationales de l’Éducation et de la Formation tenues août 2014, après celles de la Santé.

Mais en filigrane du déroulé de l’action politique au quotidien, restait en suspens la question de la durée du mandat présidentiel et la séparation des pouvoirs. Favorable au quinquennat, Macky Sall a pourtant été élu pour un mandat de sept ans. Il recueille l’avis du Conseil constitutionnel qui estime qu’à moins d’une démission ou d’un empêchement, le prochain scrutin présidentiel doit avoir lieu en 2019. Comme son prédécesseur en 2001, le président Macky Sall convoque alors le corps électoral pour un référendum qui se tient le 20 mars 2016. C’est le quatrième dans l’histoire politique du Sénégal après ceux de 1963, 1970 et de 2001. Quinze points sont à son ordre du jour, mais la réduction du mandat présidentiel en est le point d’attraction. Le « Oui » l’emporte avec 62,64 % des suffrages, mais le taux de participation est de 38,59 %.

Sont constitutionnalisés la participation des candidats indépendants à tous les types d’élections, la création du Haut conseil des collectivités territoriales, la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens, la représentation des Sénégalais de l’extérieur, l’augmentation à sept des membres du Conseil constitutionnel dont deux désignés par le président de l’Assemblée nationale, l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’État… Surtout, la nouvelle Constitution restaure le quinquennat pour le mandat présidentiel.

Samboudian KAMARA

Le premier président du Sénégal né après l’indépendance, Macky Sall, prête serment le 2 avril 2012 au King-Fahd de Dakar. Le 25 mars précédent, 65,8 % des électeurs l’avaient préféré, au second tour de la présidentielle, au président Abdoulaye Wade, qui sort par la grande porte. Dans la soirée du scrutin, ce dernier avait appelé son vainqueur pour le féliciter. Le label démocratique, consacré par la primauté du suffrage universel, est confirmé. Le nouveau chef de l’État annonce qu’il sera « le président de tous les Sénégalais ».

Le 03 avril, au lendemain de son installation, le président-fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), désigne le banquier Abdoul Mbaye comme Premier ministre. Le nouveau gouvernement de vingt-cinq membres reflète la nouvelle géographie du pouvoir. La large coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est aux affaires. Comme un retournement de sablier, une nouvelle séquence s’ouvre.

Nouvel homme fort, nouvelle politique, nouveaux modèles. Le nouveau pouvoir se veut « sobre et vertueux » ; Macky Sall entend gouverner « à hauteur d’homme » et lance des signaux forts car le contexte économico-social est des plus tendus. Le moral en berne, leur pouvoir d’achat fragilisé et les gouvernances qui se sont déroulées sous leurs yeux les ayant déçus (le 23 juin 2011, l’Assemblée nationale est contrainte de reculer devant les manifestants qui rejettent une modification de la loi électorale), les Sénégalais attendent du concret de l’homme de 51 ans qu’ils viennent alors d’adouber.

Le nouveau gouvernement lance une politique de réduction des prix des loyers et des ceux des denrées alimentaires : le kilo de riz est á 280 FCfa au lieu de 325 FCfa. Le kilo du riz parfumé est à 435 FCfa au lieu de 475 FCfa, le kilo du sucre se vend à 580 Cfa au lieu de 690 FCfa, alors que le litre d’huile est à 960 FCfa contre 1.200 FCfa. 8 milliards de FCfa sont mobilisés par l’État pour soutenir la réduction des prix des denrées. Comme coup de pouce aux travailleurs, une baisse de l’impôt sur les salaires augmente les revenus des travailleurs jusqu’à 90.000 francs de plus sur les bulletins. La portée sociale est d’autant plus importante que la mesure concernait les agents de la Fonction publique comme ceux du secteur privé. Les pensions de retraite sont majorées de 10 %.

Le gouvernement tente difficilement d’imposer une baisse sur les loyers d’habitation. Elle sera difficilement applicable. Le 2 octobre 2012, nouvelle adresse à l’endroit des plus faibles. C’est l’application de la loi d´orientation sociale en faveur des personnes handicapées portant sur les commissions techniques départementales chargées des dossiers de demande de la Carte d´Égalité des Chances permettant à son titulaire de bénéficier des droits et avantages d´accès aux soins de santé, de réadaptation, d´aide technique, financière, d´éducation, de formation, d´emploi, de transport, ainsi qu´à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Le nouveau pouvoir était attendu sur deux sujets pour le moins sensibles : l’électricité et les inondations particulièrement dans la région de Dakar. Un programme de plus de 70 millions de dollars (54 millions d’euros) visant à améliorer le drainage dans les quartiers périphériques est financé par l´État avec la Banque mondiale ; plus de 2800 logements sont construits et octroyés à des sinistrés. Sur cette lancée, l’État accorde une dotation budgétaire annuelle de 27 milliards de FCfa du Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) pour soutenir les prix de l´électricité. Cinq ans plus tard, les réformes initiées à la Senelec doublées par un nouveau management de l’entreprise publique permettront une baisse du prix de l’électricité. Le Sénégal s’engage résolument dans le mix énergétique, avec le lancement de plusieurs centrales solaires et le bouclage du financement de la centrale à charbon de Sendou. Le Sénégal a les moyens de ses ambitions d’autant que les partenaires extérieurs mobilisent des records de ressources en faveur du Sénégal et que l’entrepreunariat privé est encouragé. Divers mécanismes et organismes sont mis en place à cet effet : le Fonsis et le Fongip entre autres…

S. KAMARA

S’il y a un domaine où l’action gouvernementale est bien visible, c’est bien celui de l’éducation et de la formation professionnelle.

Elément essentiel du Pse (développement du capital humain), l’éducation est devenue une priorité pour le gouvernement. C’est ainsi qu’après les Assises de l’Enseignement supérieur, ont été tenues celles de l’Éducation et de la Formation. D’importantes mesures sont prises. Elles sont en cours de réalisation, avec certes des retards pour certains points. Toutefois, personne ne peut contester les efforts consentis.

La concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) a dégagé les voies d’une Université sénégalaise performante et développante avec comme toile de fond l’orientation vers les Stem (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). 302 milliards de FCfa sont en train d’être investis. La construction de la 2è université (Amadou Makhtar Mbow) avance, celle du Centre du pays, Cheikh Ibrahima Niass de Kaolack, se prépare. Coût global, 130 milliards de FCfa pour les 2, soit 65 milliards de FCfa par université. De nouveaux bâtiments sont érigés dans les universités de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Ziguinchor. Dakar (Ucad) bénéfice de la réhabilitation d’une dizaine de locaux qui étaient dans un état de dégradation avancé. Afin d’offrir des formations courtes et professionnelles aux étudiants, des Isep sont construits.

Dans l’Université virtuelle sénégalaise (Uvs), des Espaces numériques ouverts (Eno) sortent de terre alors qu’essaiment partout des Centre de recherche et d’essai (Cre). Le corps enseignants des universités étant vieillissant, l’État, il y a 2 ans, a recruté 200. Un chiffre certes insuffisant, mais important. Les textes régissant les universités ont été modifiés afin de coller à la réalité actuelle et avoir une bonne gouvernance.

Formation professionnelle
En s’appuyant sur les recommandations formulées lors des Assises nationales, tenues du 31 mars au 02 avril 2001 sur l’enseignement technique et de la formation professionnelle, et qui mettent l’accent sur la « promotion de la formation professionnelle et technique et sur son orientation vers le marché du travail », une nouvelle loi d’orientation de la formation professionnelle et technique a été adoptée. Outre les centres sectoriels qui se renforcent, des lycées techniques ainsi que des centres de formation sont en cours de réalisation.

L’une des plus grandes mesures de satisfaction est la reconnaissance du Baccalauréat en langue arabe. Il s’y ajoute que les arabisants peuvent désormais accéder à l’École nationale d’administration (Ena) et y sortir comme Hauts-Fonctionnaires. En outre, le programme des Daara modernes est lancé. Talon d’Achille du système éducatif, la question de la qualité est au cœur des préoccupations comme le prouve le lancement du Projet d´amélioration de la qualité et de l´équité dans l´éducation de base (Paqueeb) et du Projet d´amélioration de la qualité et de la transparence (Paquet), mais aussi la distribution de manuels scolaires.

Toutefois, l’évaluation desdits projets montre des insuffisances à vite combler. Par ailleurs, le dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est toujours difficile, les derniers accusant le premier d’être lent dans la réalisation des accords signés. Il s’y ajoute que le nombre d’abris provisoires tarde à être résorber, malgré les efforts qui ont permis de les reduire.

Daouda MANE

Les pas importants réalisés dans l’ambitieux Plan Sénégal émergent (Pse) ont été enregistrés dans le domaine des infrastructures. L’objectif étant de connecter l’ensemble du territoire national.

Pudc, Puma, Promovil, prolongement de l’autoroute à péage, Ter… Ces projets et programmes rappellent tout l’effort en cours pour assurer un désenclavement total du pays. Ainsi, des voies sont réhabilitées, des pistes rurales réalisées, des ponts construits un peu partout à travers le pays sortant des zones entières d’un désenclavement qui plombe le développement de ces localités. En réalité, « sans infrastructures, il ne peut y avoir ni émergence, ni développement, ni prospérité », a l’habitude de rappeler le président Sall.

Aussi, le gouvernement, dans Plan Sénégal émergent (Pse), a un ambitieux programme de développement autoroutier. Il s’agit de réaliser, à l’horizon 2030, 800 km d’autoroutes (près de 50 Km par an). Objectif : stimuler les investissements privés et aider au développement des secteurs importants comme l’agriculture, le tourisme, les mines, etc. Mais aussi de valoriser de vastes zones d’habitation en milieu urbain et rééquilibrer l’aménagement du territoire par le désengorgement de Dakar qui, avec moins de 3% de la superficie du pays, compte 25% de la population et plus de 70% de la richesse produite. L’un des projets phares est sans nul doute le Pudc.

Pudc, un modèle innovant
Lancé en 2015 par le chef de l’État, Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vise à partager les fruits de la croissance à travers l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base afin de corriger les disparités. Sa mise en œuvre s’inscrit dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui s’intitule « Capital humain, protection sociale et développement durable ». Modèle innovant de développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le bilan est élogieux au point que d’autres pays viennent s’en imprégner. En effet, pour le volet Pistes rurales, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement autour des forages. Pour le volet Électrification rurale, sur un objectif de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. Concernant le volet Équipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. 1.562 équipements post-récolte sont déjà déployés. Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa.

Le Ter, une révolution technologique
Le 14 décembre 2016, « le Sénégal a franchi en vitesse, une étape significative de sa marche résolue vers l’émergence » pour reprendre les termes du chef de l’État Macky Sall, avec le lancement des travaux du Train express régional (Ter). Un projet qu’il qualifie de « plus grand du Sénégal indépendant ». « Révolution technologique », le Ter répond à une nécessité impérative de désengorger Dakar et ses environs et à la connecter à Diamniadio, une ville en devenir. Le Ter pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, contre 15.000 seulement aujourd’hui avec le Petit train de banlieue (Ptb). De plus, il sera combiné avec d’autres systèmes de transport interurbains, notamment les Bus rapid transit (Brt) ; avec un système intégré de billetterie, le même ticket permettant d’effectuer un même voyage en Ter et Brt.

D. Mané

Le président Macky Sall, élu le 25 mars 2012, avait promis un mieux-être aux Sénégalais grâce à son programme « Yoonou Yokkouté » qui a, par la suite, évolué pour aboutir au Plan Sénégal émergent (Pse). Cinq années après son accession au pouvoir, les mesures ne manquent pas pour attester de sa fidélité à sa promesse : baisse de l’impôt sur les salaires, diminution des prix des denrées, du loyer et de l’électricité ; mise en place des bourses familiales et de la Cmu et impact positif des programmes comme le Pudc sur le vécu des populations rurales. Une fibre sociale qui n’a cessé de vibrer tout au long de ces cinq premières années de son magistère.

REFORME DES INSTITUTIONS : Dans l’esprit de la Constitution du 20 mars 2016
voteL’une des demandes régulièrement exprimées par la classe politique depuis des décennies, était la réforme des institutions. Une commission nationale dédiée à cet effet avait été instituée en mai 2013. C’était dans le sillage de l’esprit des Assises nationales qui, alors que le président Wade était au pouvoir, avait estimé nécessaire de repenser le fonctionnement de la République, en particulier les relations entre les institutions qui l’animent. La refondation institutionnelle avait été perçue comme un préalable à l’approfondissement de la démocratie.

La plupart des alliés du président Macky Sall furent les principaux animateurs de ces échanges. Après sa prise du pouvoir, le chef de l’État a institué, en mai 2013, une Commission nationale de réforme des Institutions et placée sous la présidence du Pr Amadou Mahtar Mbow. Elle rendra son rapport en juillet 2014.

Les années 2012-2013 sont marquées par des initiatives hardies sur le plan social. Mais les initiatives ne se limitent pas à l’élargissement de la solidarité nationale qui se déploie dans presque tous les secteurs. Il faut moraliser la vie publique ; et gérer avec « vertu » les ressources publiques. Dès le 10 mai 2012, en conseil des ministres, le président Macky Sall informe qu’il a signé le décret portant nomination des membres du siège, du parquet et de la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). C’est le temps de « la traque des biens mal acquis ». Plusieurs affaires judiciaires impliquent des personnalités de l’ancien régime. Des condamnations tombent. Dans cette foulée, le 19 décembre 2012, la loi portant création de l’Ofnac est votée ; une semaine plus tard, le monde comprend que le Sénégal se prépare à juger en Afrique et par des africains l’ancien dictateur Hissène Habré.

Si « l’état de grâce » a duré jusqu’en juillet 2012, date des législatives qui voient le nouveau pouvoir obtenir une très forte majorité au Parlement, -en dépit des premières dissensions notées au sein de la coalition au pouvoir-, incontestablement, Macky Sall exprime un volontarisme sans fards. Il estime que le préalable au lancement des combats contre la demande sociale est l’assainissement des finances publiques et leur rationalisation. Il faut donc maîtriser les déficits publics et réduire le train de vie de l’État. Cinquante-neuf directions et agences « non nécessaires » sont supprimées après le Sénat.

L’année 2013 est celle de « la montée en puissance », pour user du langage des hommes en armes. Après un recensement général de la population, un nouveau Code général des impôts est adopté. La même année, le gouvernement demande et obtient le statut de « pays candidat » à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le pays sent le pétrole et le gaz. Le potentiel énergétique du pays sera confirmé en 2015. Auparavant, le 1er septembre 2013, Mme Aminata Touré, jusqu’ici Garde des Sceaux, ministre de la Justice, était devenue Premier ministre. Elle forme une équipe toujours centrée autour de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le 20 septembre 2013, le gouvernement lance le projet de Couverture médicale universelle.

Référendum
C’est le temps de l’Acte 3 de la décentralisation (communalisation universelle, disparition des conseils régionaux et mise en place des conseils départementaux). Le 29 juin 2014, ont lieu les élections locales. La coalition présidentielle perd les villes de Dakar, Touba, Thiès, Dagana, Ziguinchor, Kédougou mais reste majoritaire dans la plupart des collectivités locales.

La lecture que fait le président Macky Sall des résultats des élections locales est lucide. Sa coalition a, en effet, été lézardée par des contradictions au sein de plusieurs partis qui la composent, le Ps et l’Afp en particulier. L’équipe constitutive de « Bennoo Bokk Yaakaar » à ses origines n’est plus la même.

Plusieurs de ses membres ont rejoint l’opposition. Des agendas personnels se dévoilent ; et l’on a le sentiment que le chef de l’État veut appuyer sur l’accélérateur. Il désigne un technocrate - sans passé militant connu -, ancien expert de l’Onudi, Mahammad Boun Abdallah Dionne comme nouveau chef du gouvernement. Objectif : traduire en actes le Plan Sénégal émergent. Mais les concertations avec « les forces vives » continuent. Ainsi des Assises nationales de l’Éducation et de la Formation tenues août 2014, après celles de la Santé.

Mais en filigrane du déroulé de l’action politique au quotidien, restait en suspens la question de la durée du mandat présidentiel et la séparation des pouvoirs. Favorable au quinquennat, Macky Sall a pourtant été élu pour un mandat de sept ans. Il recueille l’avis du Conseil constitutionnel qui estime qu’à moins d’une démission ou d’un empêchement, le prochain scrutin présidentiel doit avoir lieu en 2019. Comme son prédécesseur en 2001, le président Macky Sall convoque alors le corps électoral pour un référendum qui se tient le 20 mars 2016. C’est le quatrième dans l’histoire politique du Sénégal après ceux de 1963, 1970 et de 2001. Quinze points sont à son ordre du jour, mais la réduction du mandat présidentiel en est le point d’attraction. Le « Oui » l’emporte avec 62,64 % des suffrages, mais le taux de participation est de 38,59 %.

Sont constitutionnalisés la participation des candidats indépendants à tous les types d’élections, la création du Haut conseil des collectivités territoriales, la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens, la représentation des Sénégalais de l’extérieur, l’augmentation à sept des membres du Conseil constitutionnel dont deux désignés par le président de l’Assemblée nationale, l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’État… Surtout, la nouvelle Constitution restaure le quinquennat pour le mandat présidentiel.

Samboudian KAMARA

BILAN SOCIAL : Pour une société ouverte et plus solidaire
Carte égalité chancesLe premier président du Sénégal né après l’indépendance, Macky Sall, prête serment le 2 avril 2012 au King-Fahd de Dakar. Le 25 mars précédent, 65,8 % des électeurs l’avaient préféré, au second tour de la présidentielle, au président Abdoulaye Wade, qui sort par la grande porte. Dans la soirée du scrutin, ce dernier avait appelé son vainqueur pour le féliciter. Le label démocratique, consacré par la primauté du suffrage universel, est confirmé. Le nouveau chef de l’État annonce qu’il sera « le président de tous les Sénégalais ».

Le 03 avril, au lendemain de son installation, le président-fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), désigne le banquier Abdoul Mbaye comme Premier ministre. Le nouveau gouvernement de vingt-cinq membres reflète la nouvelle géographie du pouvoir. La large coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est aux affaires. Comme un retournement de sablier, une nouvelle séquence s’ouvre.

Nouvel homme fort, nouvelle politique, nouveaux modèles. Le nouveau pouvoir se veut « sobre et vertueux » ; Macky Sall entend gouverner « à hauteur d’homme » et lance des signaux forts car le contexte économico-social est des plus tendus. Le moral en berne, leur pouvoir d’achat fragilisé et les gouvernances qui se sont déroulées sous leurs yeux les ayant déçus (le 23 juin 2011, l’Assemblée nationale est contrainte de reculer devant les manifestants qui rejettent une modification de la loi électorale), les Sénégalais attendent du concret de l’homme de 51 ans qu’ils viennent alors d’adouber.

Le nouveau gouvernement lance une politique de réduction des prix des loyers et des ceux des denrées alimentaires : le kilo de riz est á 280 FCfa au lieu de 325 FCfa. Le kilo du riz parfumé est à 435 FCfa au lieu de 475 FCfa, le kilo du sucre se vend à 580 Cfa au lieu de 690 FCfa, alors que le litre d’huile est à 960 FCfa contre 1.200 FCfa. 8 milliards de FCfa sont mobilisés par l’État pour soutenir la réduction des prix des denrées. Comme coup de pouce aux travailleurs, une baisse de l’impôt sur les salaires augmente les revenus des travailleurs jusqu’à 90.000 francs de plus sur les bulletins. La portée sociale est d’autant plus importante que la mesure concernait les agents de la Fonction publique comme ceux du secteur privé. Les pensions de retraite sont majorées de 10 %.

Le gouvernement tente difficilement d’imposer une baisse sur les loyers d’habitation. Elle sera difficilement applicable. Le 2 octobre 2012, nouvelle adresse à l’endroit des plus faibles. C’est l’application de la loi d´orientation sociale en faveur des personnes handicapées portant sur les commissions techniques départementales chargées des dossiers de demande de la Carte d´Égalité des Chances permettant à son titulaire de bénéficier des droits et avantages d´accès aux soins de santé, de réadaptation, d´aide technique, financière, d´éducation, de formation, d´emploi, de transport, ainsi qu´à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Le nouveau pouvoir était attendu sur deux sujets pour le moins sensibles : l’électricité et les inondations particulièrement dans la région de Dakar. Un programme de plus de 70 millions de dollars (54 millions d’euros) visant à améliorer le drainage dans les quartiers périphériques est financé par l´État avec la Banque mondiale ; plus de 2800 logements sont construits et octroyés à des sinistrés. Sur cette lancée, l’État accorde une dotation budgétaire annuelle de 27 milliards de FCfa du Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse) pour soutenir les prix de l´électricité. Cinq ans plus tard, les réformes initiées à la Senelec doublées par un nouveau management de l’entreprise publique permettront une baisse du prix de l’électricité. Le Sénégal s’engage résolument dans le mix énergétique, avec le lancement de plusieurs centrales solaires et le bouclage du financement de la centrale à charbon de Sendou. Le Sénégal a les moyens de ses ambitions d’autant que les partenaires extérieurs mobilisent des records de ressources en faveur du Sénégal et que l’entrepreunariat privé est encouragé. Divers mécanismes et organismes sont mis en place à cet effet : le Fonsis et le Fongip entre autres…

S. KAMARA

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, EDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE : Des réalisations concrètes et des déficits à combler
Macky travauxS’il y a un domaine où l’action gouvernementale est bien visible, c’est bien celui de l’éducation et de la formation professionnelle.

Elément essentiel du Pse (développement du capital humain), l’éducation est devenue une priorité pour le gouvernement. C’est ainsi qu’après les Assises de l’Enseignement supérieur, ont été tenues celles de l’Éducation et de la Formation. D’importantes mesures sont prises. Elles sont en cours de réalisation, avec certes des retards pour certains points. Toutefois, personne ne peut contester les efforts consentis.

La concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) a dégagé les voies d’une Université sénégalaise performante et développante avec comme toile de fond l’orientation vers les Stem (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). 302 milliards de FCfa sont en train d’être investis. La construction de la 2è université (Amadou Makhtar Mbow) avance, celle du Centre du pays, Cheikh Ibrahima Niass de Kaolack, se prépare. Coût global, 130 milliards de FCfa pour les 2, soit 65 milliards de FCfa par université. De nouveaux bâtiments sont érigés dans les universités de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Ziguinchor. Dakar (Ucad) bénéfice de la réhabilitation d’une dizaine de locaux qui étaient dans un état de dégradation avancé. Afin d’offrir des formations courtes et professionnelles aux étudiants, des Isep sont construits.

Dans l’Université virtuelle sénégalaise (Uvs), des Espaces numériques ouverts (Eno) sortent de terre alors qu’essaiment partout des Centre de recherche et d’essai (Cre). Le corps enseignants des universités étant vieillissant, l’État, il y a 2 ans, a recruté 200. Un chiffre certes insuffisant, mais important. Les textes régissant les universités ont été modifiés afin de coller à la réalité actuelle et avoir une bonne gouvernance.

Formation professionnelle
En s’appuyant sur les recommandations formulées lors des Assises nationales, tenues du 31 mars au 02 avril 2001 sur l’enseignement technique et de la formation professionnelle, et qui mettent l’accent sur la « promotion de la formation professionnelle et technique et sur son orientation vers le marché du travail », une nouvelle loi d’orientation de la formation professionnelle et technique a été adoptée. Outre les centres sectoriels qui se renforcent, des lycées techniques ainsi que des centres de formation sont en cours de réalisation.

L’une des plus grandes mesures de satisfaction est la reconnaissance du Baccalauréat en langue arabe. Il s’y ajoute que les arabisants peuvent désormais accéder à l’École nationale d’administration (Ena) et y sortir comme Hauts-Fonctionnaires. En outre, le programme des Daara modernes est lancé. Talon d’Achille du système éducatif, la question de la qualité est au cœur des préoccupations comme le prouve le lancement du Projet d´amélioration de la qualité et de l´équité dans l´éducation de base (Paqueeb) et du Projet d´amélioration de la qualité et de la transparence (Paquet), mais aussi la distribution de manuels scolaires.

Toutefois, l’évaluation desdits projets montre des insuffisances à vite combler. Par ailleurs, le dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est toujours difficile, les derniers accusant le premier d’être lent dans la réalisation des accords signés. Il s’y ajoute que le nombre d’abris provisoires tarde à être résorber, malgré les efforts qui ont permis de les reduire.

Daouda MANE

PUDC, PROMIVIL, PUMA, TER...Le processus de connectivité du territoire en marche
Macky travailleurs chantiers nordLes pas importants réalisés dans l’ambitieux Plan Sénégal émergent (Pse) ont été enregistrés dans le domaine des infrastructures. L’objectif étant de connecter l’ensemble du territoire national.

Pudc, Puma, Promovil, prolongement de l’autoroute à péage, Ter… Ces projets et programmes rappellent tout l’effort en cours pour assurer un désenclavement total du pays. Ainsi, des voies sont réhabilitées, des pistes rurales réalisées, des ponts construits un peu partout à travers le pays sortant des zones entières d’un désenclavement qui plombe le développement de ces localités. En réalité, « sans infrastructures, il ne peut y avoir ni émergence, ni développement, ni prospérité », a l’habitude de rappeler le président Sall.

Aussi, le gouvernement, dans Plan Sénégal émergent (Pse), a un ambitieux programme de développement autoroutier. Il s’agit de réaliser, à l’horizon 2030, 800 km d’autoroutes (près de 50 Km par an). Objectif : stimuler les investissements privés et aider au développement des secteurs importants comme l’agriculture, le tourisme, les mines, etc. Mais aussi de valoriser de vastes zones d’habitation en milieu urbain et rééquilibrer l’aménagement du territoire par le désengorgement de Dakar qui, avec moins de 3% de la superficie du pays, compte 25% de la population et plus de 70% de la richesse produite. L’un des projets phares est sans nul doute le Pudc.

Pudc, un modèle innovant
Lancé en 2015 par le chef de l’État, Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vise à partager les fruits de la croissance à travers l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base afin de corriger les disparités. Sa mise en œuvre s’inscrit dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui s’intitule « Capital humain, protection sociale et développement durable ». Modèle innovant de développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le bilan est élogieux au point que d’autres pays viennent s’en imprégner. En effet, pour le volet Pistes rurales, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement autour des forages. Pour le volet Électrification rurale, sur un objectif de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. Concernant le volet Équipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. 1.562 équipements post-récolte sont déjà déployés. Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa.

Le Ter, une révolution technologique
Le 14 décembre 2016, « le Sénégal a franchi en vitesse, une étape significative de sa marche résolue vers l’émergence » pour reprendre les termes du chef de l’État Macky Sall, avec le lancement des travaux du Train express régional (Ter). Un projet qu’il qualifie de « plus grand du Sénégal indépendant ». « Révolution technologique », le Ter répond à une nécessité impérative de désengorger Dakar et ses environs et à la connecter à Diamniadio, une ville en devenir. Le Ter pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, contre 15.000 seulement aujourd’hui avec le Petit train de banlieue (Ptb). De plus, il sera combiné avec d’autres systèmes de transport interurbains, notamment les Bus rapid transit (Brt) ; avec un système intégré de billetterie, le même ticket permettant d’effectuer un même voyage en Ter et Brt.

D. Mané

MONDE DU TRAVAIL : 300.000 emplois à créer à partir des domaines agricoles
Macky chantiersParmi les mesures sociales prises au cours des cinq années de pouvoir du chef de l’État, on pourrait bien retenir le recrutement de 8.000 agents dans la Fonction publique pour remplacer les effectifs partis à la retraite et autres départs dans l’administration. Avec le lancement des Domaines agricoles communautaires, plus de 300.000 emplois ont été offerts à la jeunesse rurale.

Autre mesure sociale, du gouvernement, le recrutement de 10.000 agents de sécurité de proximité donnant du coup l’exemple au privé pour la promotion de l´emploi. Pour une administration plus performante, l’État a réussi l’audit physique et biométrique de ses agents, ce qui lui a permis d’assainir efficacement les finances publiques.

Le fichier des fonctionnaires de la Fonction publique qui comptait des salariés irréguliers voire fictifs fut nettoyé. Sur la création d’emplois au Sénégal, les dernières statistiques ont permis de recenser entre 2012 et 2014 « un cumul de 135.629 contrats visés par les inspections régionales du Travail et de la Sécurité sociale, soit 37.114 en 2012, 44.695 en 2013 et 53.820 en 2014 ». C’est également au cours de ces cinq années qu’il y a eu le lancement de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), fruit de la politique de rationalisation des structures en charge de l’emploi des jeunes initiée par le président Macky Sall et qui abouti à la suppression de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anej), du Fonds national de promotion des jeunes (Fnpj), de l’Office pour l’emploi des jeunes des banlieues (Ofejban) et de l’Agence nationale d’appui aux marchands ambulants (Anama).

L’État du Sénégal obtenait ainsi une ligne de crédit de 10 milliards de FCfa avec la Bad pour le financement des activités des femmes et des jeunes filles. Il a mis ensuite le Fonds de garantie des investissements prioritaires dotés de 5 milliards de FCfa afin de financer les projets des jeunes et des femmes.

Un autre financement de 17 milliards de FCfa sera accordé par la Bad pour l’emploi des jeunes. Un des grand projets du chef de l’État en matière de création d’emplois des jeunes, c’est le Programme de création de Domaines agricoles communautaires (Dac) qui a permis la création de 300.000 emplois dans le domaine agricole pour un montant de 100 milliards de FCfa.

El H. A. THIAM

MAEL THIAM, ADMINISTRATEUR DE L’APR : « Le chef de l’État a conduit une révolution sans armes »
Maël Thiam AprDans sa réaction, Maël Thiam, administrateur de l’Alliance pour la République (Apr) souligne qu’il est impossible de dresser le bilan des 5 années de pouvoir du président de la République, Macky Sall, sans le prendre sous plusieurs angles. Il note qu’en 5 ans, Macky Sall a su «mener une révolution sans armes ». « En effet, nous avons hérité d’un pays qui faisait dans la discrimination du point de vue de l’accès aux infrastructures. Les contrées des profondeurs ont toujours été négligées au profit de la capitale. Le président de la République a su, dès son accession au pouvoir, installer une dynamique de rééquilibrage dans le partage des richesses. Les programmes du Pudc sont expressifs et viennent, à cet égard, conforter et confirmer cet état de fait », a-t-il dit.

Du point de vue économique, souligne M. Thiam, le président Sall a su changer de paradigme. Sur le plan social, le chef de l’État, Macky Sall a, à son actif, plusieurs réalisations. «Nous pouvons citer le cas des retraités qui ont vu leur passion augmenter à hauteur de 40 %. Les acteurs du monde rural ont vu le secteur de l’agriculture renforcer. Ainsi, nous notons la revalorisation du revenu à travers la distribution d’une semence de qualité », relève-t-il. Concernant la gouvernance et la rationalisation des dépenses publiques, M. Thiam est d’avis que le chef de l’État a posé d’importants actes, en procédant notamment à la «suppression de plusieurs agences inutiles et budgétivores». « En 5 ans, le président de la République a investi dans le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle presque le double des deux mandats cumulés qui l’ont précédés », a-t-il ajouté. « Sur le plan diplomatique, le Sénégal a su se rehausser autant à l’échelle régionale qu’internationale. La participation déterminante de l’État, dans la gestion de ce qui pouvait basculer par une crise en Gambie, est très expressive », a-t-il conclu.

THIERNO BOCOUM, RESPONSABLE DE LA COMMUNICATION DE REWMI : « Le président Macky Sall a bénéficié de retombées de la continuité du pouvoir »
Thierno Bocoum, responsable de la communication du parti Rewmi souligne, de prime abord que « le président de la République, en décidant de ne pas mettre fin à son mandat ce 25 mars, a violé une promesse qu’il avait faite ». Notant que le 23 juin était « un signal fort pour installer de grandes ruptures dans les secteurs de la gouvernance ». Mais, selon lui, le président de la République, à travers la posture qu’il a prise, a véritablement violé pas mal de ses promesses. Sur le plan politique, M. Bocoum regrette la rupture du dialogue avec l’opposition. « Le code électoral n’a jamais posé de problème depuis 1992. Nous sommes en 2017, l’opposition a plus d’une fois dénoncé ce code électoral. Ces dénonciations n’ont trouvé aucune réponse valable du pouvoir en place », dénonce M. Bocoum. Pour lui, le pouvoir est obnubilé par la quête d’un second mandat. C’est dans ce cadre qu’il inscrit les poursuites contre des opposants au moment où ceux qui sont proches du pouvoir sont protégés. Pour Thierno Bocoum, le chef de l’État qui avait dénoncé la transhumance, l’encourage aujourd’hui. Sur le plan des infrastructures, il affirme qu’aucun acte notable n’a été posé depuis 2012. « Le président Macky Sall a, en réalité, uniquement bénéficié des retombées de la continuité du pouvoir, en mettant sur son compte des réalisations qui ne sont pas les siennes », a-t-il dit, rappelant que le chef de l’État avait promis 500.000 emplois en 5 ans. Cette promesse, a-t-il indiqué, est loin d’être tenue.
 
ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LSDH : « Nous regrettons la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition »
Me Assane Dioma NdiayeMe Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) affirme : « avec l’arrivée du président de la République, Macky Sall, les espoirs étaient grands et les attentes immenses. Les Sénégalais s’attendaient à beaucoup de changements et cela sur plusieurs secteurs ». Dans cet ordre, il cite la justice où le peuple s’attendait à « une équité totale qui garantisse l’équilibre pour tout le monde ». Sur le plan social, il salue les actes qui ont été posés avec notamment l’instauration des bourses de sécurité sociale. « C’est vrai que c’est une infime partie de la population qui en a accès, mais c’est toutefois une mesure salutaire, que nous apprécions à sa juste valeur », a-t-il dit. Toutefois, dans ce même sillage, selon Me Ndiaye, des promesses ont été faites dans des conseils de ministres décentralisés. « Pour l’heure, la majeure partie de ces promesses n’a pas été tenue. Dans la fortification de l’État de droit, nous restons encore sur notre faim », a t-il ajouté. Il faut également noter que « le dialogue entre pouvoir et opposition a totalement été rompu », a-t-il regretté. Selon lui, cette situation déplorable qui peut ouvrir des lendemains tumultueux, notant que ces deux entités doivent continuellement se consulter. Toujours sur le plan de la magistrature, Me Ndiaye déplore « des nominations qui ne respectent pas tout le temps le nombre d’années requises pour, quand même, aspirer à de pareilles stations ». Sur le plan civil également, le savoir-faire et la compétence sont de plus en plus relégués au second plan, déplorant que toutes les nominations stratégiques soient dévolues aux politiques de la mouvance présidentielle.
 
ASSANE BA, MEMBRE DU COMITe DIRECTEUR DU PDS : « L’opposition est réduite dans sa plus minime expression »
Assane Bâ, membre du comité directeur du Pds est persuadé qu’en 5 ans de pouvoir du président de la République, Macky Sall, il se dégage une « déception grave » dans les familles qui vivent sous la paupérisation totale. « Cette même déception touche les jeunes qui peinent à trouver des emplois décents. Les malades n’arrivent plus à se soigner comme il faut », affirme-t-il. Selon lui, « les enseignants sont continuellement en grève. On enregistre la fermeture de plusieurs sociétés et l’exclusivité des marchés est donnée aux pays étrangers au détriment des nationaux qui sont pourtant d’égale dignité ». Il dénonce la pression sur les opposants « systématiquement envoyés en prison pendant que ceux du camp présidentiel sont protégés ». En somme, a conclu M. Bâ, l’objectif est de « réduire l’opposition dans sa plus minime expression ».

SAMBA SY, SG DU PARTI DE L’INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT) : « D’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités »
Selon Samba Sy, secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le Programme de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sont « des actes hautement salutaires ». « Les infrastructures de ces programmes permettent à tout Sénégalais de librement se déplacer dans son pays, d’où qu’il puisse, par ailleurs, se trouver », a-t-il dit.

« Le président de la République Macky Sall est véritablement en train de donner une impulsion dans les différents actes qu’il est en train de poser. Ce n’est pas pour dire que tout roule comme il faut, mais des efforts palpables sont véritablement fournis depuis qu’il est à la tête du pays », affirme-t-il. A l’en croire « d’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités autant structurels qu’économiques ».

Recueillis par Oumar BA

Dans la capitale olympique, le président Macky Sall a assuré de son appui pour la construction d’un siège olympique digne de ce nom à Dakar, faisant du Sénégal le 3ème pays africain à se doter d’un tel établissement après l’Afrique du Sud et le Maroc. Il a invité Thomas Bach, le président du Cio, au Sénégal.

Lausanne- (Suisse)- En visite officielle en Suisse, le chef de l’État sénégalais s’est rendu au Comité international olympique (Cio) à Lausanne. Un geste apprécié à sa juste valeur par Diagna Ndiaye, le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), qui y a vu « la volonté réaffirmée du président Macky Sall de soutenir les sportifs et le sport national ».

Mamadou Diagna Ndiaye a dévoilé un pan important de cette visite. « L’érection d’un siège fonctionnel du Cio au Sénégal permettra de fabriquer des champions dans un environnement porteur. Le président de la République a décidé d’appuyer ce projet ainsi que Thomas Bach, le président du Cio », a-t-il informé. Ibrahima Wade, le vice-président du Cnoss, est aux anges. « Le président Macky Sall a rendu un hommage à la communauté olympique, sportive mondiale en général, et sénégalaise en particulier. En se rendant au lieu de l’olympisme universel, il a montré qu’il tient aux valeurs incarnées par l’olympisme. C’est aussi une démarche appréciée pour mieux comprendre les Sénégalais œuvrant sans relâche pour ces valeurs », a-t-il dit. Parmi ces illustres fils du pays, le doyen Youssoupha Ndiaye, ancien ministre des Sports, ancien président du Conseil constitutionnel du Sénégal, membre du Cio depuis 2002 et actuel président de la Commission d’éthique. Il a remplacé le regretté juge Kéba Mbaye et Diagna Ndiaye. El Hadji Amadou Dia Bâ, l’athlète médaillé olympique, était également présent à Lausanne. On lisait sa joie. Devant le coin Sénégal, au musée olympique, trône sa signature ! Macky Sall a rendu un vibrant hommage à notre compatriote Diagna Ndiaye devant Thomas Bach.
Ce dernier a aussi salué l’excellent travail de notre compatriote dont la compétence et l’envergure ont été exprimées par Mme Anne Hidalgo, la maire de Paris, à l’occasion de la visite d’État du président Sall en France. « Cette visite au Cio, nous la mesurons à sa hauteur. C’est un hommage rendu à tous les sportifs. C’est aussi un défi à relever avec le Cnoss aux côtés du gouvernement, pour un sport sénégalais beaucoup plus rayonnant », a souligné Ibrahima Wade.

Correspondance particulière d’El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Dans un communiqué signé par le porte-parole du parti, Seydou Guèye, l’Apr adresse ses vives félicitations au Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pour sa prestation de haute facture lors du passage du gouvernement, hier, à l’Assemblée nationale, autour des questions d’actualité.

Cet exercice d’échanges entre le gouvernement et la représentation nationale participe indubitablement au renforcement de la démocratie sénégalaise, écrit Seydou Guèye. Ainsi, l’Apr salue «la parfaite adéquation entre les préoccupations légitimes des députés, qui découlent de l’actualité autant que des aspirations du peuple, et les engagements fermes du gouvernement à conduire des politiques publiques de développement définies par le président Macky Sall». Pour l’Apr, cette rencontre de partage vient également administrer la preuve que le gouvernement travaille inlassablement à la déclinaison de la vision du président Macky Sall, en réalisations concrètes de ses choix stratégiques et de ses options de consolidation de l’État droit, de l’égalité des citoyens devant la loi, de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion publique. L’Apr confond dans ses félicitations l’ensemble des membres du gouvernement qui ont apporté, en toute sérénité, les clarifications nécessaires et les réponses appropriées aux questions des députés membres du groupe « Benno » dont la posture mérite d’être saluée. Enfin, l’Apr réaffirme son soutien indéfectible et son engagement sans faille au président Macky Sall, le félicite également pour son bilan élogieux au bout de 5 ans et encourage le gouvernement à poursuivre les efforts, en vue de bâtir un Sénégal de paix, prospère et émergent.

El. H. A. THIAM

Face à la recrudescence des accidents sur les routes, le gouvernement a réagi en prenant une batterie de mesures. Selon Abdou Ndéné Sall, le secrétaire d’État auprès du ministre des Infrastructures, le gouvernement a fait le diagnostic du mal avant de prendre des « mesures immédiates ». Face aux députés, il a cité ces mesures que sont la visite technique obligatoire à tous les véhicules, la suspension des mutations et des visites techniques dans les régions, l’interdiction de transformer les voitures et aussi la « tolérance zéro » avec l’interdiction de surcharge des voyageurs et la surcharge de poids. Pour ce qui concerne les conducteurs, l’âge moyen pour avoir le permis est aujourd’hui fixé à 25 ans et il faut 30 ans pour conduire des véhicules de transport en commun. Enfin, s’agissant des conducteurs de motos deux-roues, ils ont un délai de 6 mois pour se faire immatriculer. De même, le port obligatoire de casque leur est recommandé.

Dans le but de permettre aux ménages sénégalais de bénéficier de l’électricité, le gouvernement a toujours accompagné la Senelec en injectant une somme de 100 milliards de FCfa à cette entreprise. Selon Aly Ngouille Ndiaye, qui a assuré l’intérim de son homologue de l’Énergie, cette baisse de 10 % sur les factures est un manque à gagner chiffré à 30 milliards de FCfa que l’État devra aussi supporter. Pour lui, le gouvernement a supporté, depuis lors, 130 milliards de FCfa. Il répondait ainsi à une question posée, hier, par le député Aliouna Abatalib Guèye sur la possibilité de baisser encore le prix de l’électricité avec la chute du prix du baril. Mais, pour Aly Ngouille Ndiaye, cette baisse est loin d’être conjoncturelle.

Interpellée sur les questions de radiothérapie et de dialyse, la ministre Awa Marie Coll Seck a indiqué : « Vous avez évoqué là un problème qui a été douloureux pour toute la population du Sénégal et particulièrement pour les décideurs de ce pays ». Mais, elle a assuré qu’aucun malade n’a été oublié. « Au sujet des patients atteints du cancer, nous avons 36 malades pris en charge par l’État au niveau du Maroc dont trois vont rentrer cette semaine. Nous avons également une prise en charge complète de ces malades. Nous allons tout faire pour que ce qui s’est passé ne se reproduise plus », a précisé la ministre de la Santé.

Au sujet de la dialyse, elle a soutenu qu’elle était un véritable problème au niveau du Sénégal mais elle est devenue gratuite dans le service de santé public. « En plus d’une centaine de machines déjà en fonction, nous avons acheté plus de 200 autres appareils qui vont arriver et d’autres sont déjà mis en place dans certaines régions », a informé Pr Seck.

Cette présente campagne de commercialisation de l’arachide se passe bien. L’assurance a été donnée hier par Papa Abdoulaye Seck. Selon lui, 417.000 tonnes d’arachide ont été collectées depuis l’ouverture de la campagne. Dr Seck répondait à une question du député Aliou Kébé. Il ajoute que pour cette campagne, ce sont 30,2 milliards de FCfa qui ont été injectés dans le monde rural.

Sur les 417.000 tonnes collectées, les huiliers ont acheté 128.000 tonnes, soit plus que l’année dernière. « Cette campagne, les huiliers ont fait plus avec 128.000 tonnes collectées contre 39.000 la saison passée. Il n’y a pas de bons impayés. Tout se passe bien », affirme le ministre. Selon lui, 188 tonnes ont été exportées. Il a annoncé que pour la campagne agricole à venir, 75.000 tonnes de semences d’arachide seront distribuées aux paysans dont 55.000 tonnes certifiées et 20.000 écrémées. En 2012, rappelle le ministre de l’Agriculture, le gouvernement avait distribué 6.000 tonnes de semences certifiées contre 69.000 tonnes écrémées. Ce qui prouve, à son avis, que le secteur de l’agriculture se porte bien et continue d’aller de l’avant.

Pour les mesures à prendre concernant la campagne à venir, Papa Abdoulaye Seck demande d’attendre dans deux mois pour voir. « Dans deux mois, on aura les prévisions sur le prochain hivernage. C’est en ce moment qu’on saura les mesures à prendre. Mais quelle que soit la situation, on saura comment faire comme on l’avait fait en 2014, 2015 et 2016 », a répondu M. Seck.

Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP

Après le département de Sédhiou, les sages de l’Apr, dans leur tournée à la quête de prières pour le pays et pour le président Macky Sall, ont obtenu de nombreux soutiens des guides et chefs religieux dans le département de Bounkiling. Ces derniers ont formulé des prières et invité le président Macky Sall à appuyer divers secteurs d’activités dans leurs localités.

A Ndiama, dans le département de Bounkiling, le khalife et imam, Cheikh Sidya Dramé, a déclaré que toute la localité est fière du chef de l’État. « Nous sommes derrière lui et partout où nous serons, nous y serons pour lui. Depuis que le président Macky Sall est là, il n’a eu de cesse de mener des actions de consolidation de la paix et nous ne pouvons que le remercier par des prières et nous le ferons matin et soir. Le président dirige le pays avec une conscience lucide et avérée, et cela profitera à toute l’Afrique, au-delà du pays », a fait savoir le président des Oulémas du Mandé, Cheikh Sidya Dramé. Le président de l’association des imams et familles religieuses du département de Bounkiling, quant à lui, a remercié Dieu, « parce que nous avons vu qu’il y a eu beaucoup de changements avec le président Macky Sall et nous l’invitons à persévérer dans la réalisation d’infrastructures au profit des populations et au profit de l’Islam », a-t-il indiqué. De son côté, le président du conseil départemental de Bounkiling, Mamadou Diakité de déclarer : « ici, ce sont ceux qui accompagnent et soutiennent le président qui sont là. Le président est en train de travailler, nous le félicitons ». Tout au plus, dans la localité de Taslima, le khalife El Hadji Sidya Diaby a soutenu que « le président veut bien faire les choses ». « Nous continuerons à prier pour le pays et pour le président ». Sur place, des doléances ayant trait à l’appui aux manifestations des chefs religieux, la construction de mosquées, l’accès à l’eau, l’appui au secteur de la santé, en moyens de locomotion, en semences, la réalisation de routes, de daaras modernes, l’extension du réseau électrique, etc. n’ont pas manqué.

Abbé Bernard Demba Boireau, curé de la paroisse Saint-Jean de Sédhiou : « Nous allons prier pour que votre initiative puisse réconcilier tout le monde »
« C’est un sentiment de gratitude qui nous anime, à l’occasion de votre visite. Ceci permet de dire que vous nous intégrez dans ce que vous faites dans le pays et pour le pays. Nous sommes une nation et notre volonté, c’est d’avoir la paix car plus nous avons la paix, plus nous avons le développement », a fait comprendre Abbé Bernard Demba Boireau. Le curé de la paroisse Saint-Jean de Sédhiou a demandé la construction du foyer de la communauté chrétienne de Sédhiou. « Nous sommes attentionnés à vos attentes parce que nous avons notre contribution à donner. Nous allons prier pour que votre initiative aille de l’avant et pour qu’elle puisse réconcilier tout le monde », a-t-il indiqué.

De nos envoyés spéciaux Amadou DIOP (Textes), Pape SEYDI (Photos)

Au cours d’un dîner amical avec le président de la République française, le chef de l’État a confirmé les engagements de la France en matière de financement du Train express régional (Ter) de Dakar, de promotion de l’efficacité énergétique, d’installation d’un supercalculateur au Centre national de calcul sénégalais dans la ville de Diamniadio ou encore de partenariat entre le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac et le Musée des civilisations noires de Dakar.

Paris maintient ainsi ses engagements de décembre 2016. Selon un communiqué publié sur le site de l’Élysée, les deux chefs d’État ont également évoqué la situation internationale. Ils ont effectué une revue des relations bilatérales franco-sénégalaises, pour constater la mise en œuvre satisfaisante des décisions prises lors de la visite d’État du président Macky Sall en France en décembre 2016.

François Hollande a également confirmé que l’examen des demandes de naturalisation de tirailleurs sénégalais résidant en France se poursuivait avec bienveillance et permettait d’espérer des premières décisions favorables dans les prochaines semaines. Parlant de la situation internationale, ils se sont félicités des évolutions politiques très positives observées depuis décembre en Gambie et sont convenus d’intensifier leurs coopérations respectives avec ce pays. Concernant le Mali, les deux chefs d’États ont constaté les progrès dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation, tout en marquant leur volonté de continuer à consolider la mission des Nations unies (Minusma) par leurs contributions nationales respectives.

El. H. A. THIAM

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne est catégorique : « Il n’y a pas de politique de deux poids, deux mesures dans l’engagement du gouvernement de faire de la reddition des comptes une règle de gouvernance ». Répondant à une question posée par le député Awa Guèye sur cette prétendue façon de faire la politique, il a estimé que le gouvernement traite les dossiers soumis « sans passion et sans aucune volonté d’humilier quiconque ». Selon lui, « si certains dossiers sont sur la place publique, ce n’est pas la faute du gouvernement ».

Revenant sur la genèse de cette histoire, M. Dionne a renseigné que c’est en juin 2015 que l’Ige a inspecté 7 collectivités locales que sont Dakar, Fatick, Guédiawaye, Pikine, Ziguinchor et Kaolack. Par la suite, le chef de l’État a approuvé ces dossiers avant qu’ils ne soient transmis au gouvernement. Deux dossiers ont fait l’objet d’une information judiciaire ; deux autres, jugés « moins graves », ont été transmis à la Cour des comptes.

Il a noté qu’il y a même eu des maires du parti présidentiel qui ont répondu à la justice. Tout ceci vient confirmer, d’après le Premier ministre, l’engagement pris par le gouvernement qui disait : « Je ne protégerai personne ». Pour lui, depuis lors, l’Ige inspecte les ministres, les députés et les élus de manière générale.

Caisse d’avance ...« Ce n’est pas une caisse noire »...
La fameuse caisse d’avance de la mairie de Dakar existe bel et bien. Mais, le chef du gouvernement a fait savoir qu’elle date de 1997, juste après la réforme, pour permettre à la capitale de faire face à certaines dépenses. « Cette caisse d’avance existe, mais pas depuis Carpot. Elle a existé et c’était principalement parce que nous sommes à Dakar, en 1997, après la réforme. Elle a été institué pour le règlement des frais de manifestations à l’occasion d’accueils de personnalités, d’inaugurations et cérémonies populaires de la ville de Dakar pour 10 millions de FCfa. Mais aussi pour faire face à certaines dépenses d’urgence comme un chef d’État qui vient à Dakar en visite officielle », a expliqué Mahammed Boun Abdallah Dionne, précisant que cette caisse «n’est guère un fonds politique». Pour lui, il n’existe pas de fonds politiques dans ce pays, mais plutôt des fonds de souveraineté voté par les députés. A l’en croire, quand on parle de fonds de souveraineté, c’est surtout par rapport à l’espionnage et au contre-espionnage.

…« Le gouvernement n’a aucun problème avec un quelconque Sénégalais »
Le gouvernement n’a aucun problème avec qui que ce soit. « L’Exécutif et le gouvernement du président Macky Sall n’ont aucun problème avec aucun Sénégalais qui a une ambition politique », a précisé le chef du gouvernement, estimant que si c’était le cas, ils n’approuveraient pas le budget 2017 de la mairie de Dakar qui s’élève à plus de 66 milliards de FCfa. « Tout cela a été approuvé par le préfet de Dakar. Donc, nous n’avons pas de problème, et il ne saurait y avoir de problème politique. On dit que c’est un dossier politique, mais s’il y avait un problème politique avec des élus de Dakar, vous pensez que le préfet, chef de l’Exécutif local, approuverait, sans murmure, le 14 février 2017, un budget qui se chiffre à plus de 66 milliards de FCfa ? » s’est interrogé le Premier ministre. Pour lui, c’est à la justice et à elle seule de tirer au clair cette question.

Dialogue politique : « Il n’y a pas de relations difficiles entre pouvoir et opposition »
Suite à l’interpellation de la présidente du groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates, Aïda Mbodj qui a dénoncé des relations « difficiles et heurtées » entre le régime en place et l’opposition, le Premier ministre a indiqué qu’il ne faut pas sacrifier le peuple au prix du dialogue.

D’après Mahammad Boun Abdallah Dionne, il n’y a pas de relations difficiles entre le pouvoir et l’opposition. « La démocratie ne doit pas également être la conséquence de deal. Celui qui incarne ce pays s’est battu tous les jours à faire respecter la Constitution. C’est l’égalité de tous devant la loi », a martelé le Premier ministre. Selon lui, la loi est universelle et générale. « Il faut que la justice fasse son travail. Dans notre propre camp, il y a des gens qui sont déférés devant la Commission de discipline financière de la Cour des Comptes. Je pense qu’au prix du dialogue, il ne faut pas sacrifier le peuple », a-t-il convié. « Donc entente oui, mais sur quoi ? Si c’est pour s’entendre sur l’impunité, non. Nous sommes des serviteurs du pays et nous allons servir notre pays dans la loi », s’est-il voulu très clair.

Revenant sur la question qui concerne l’installation du chef de l’opposition qui tarde encore à se réaliser aux yeux de Mme Aïda Mbodj, il a fait savoir que le chef de l’opposition sera le fruit, la conséquence d’un dialogue. « Ça ne peut que se discuter. C’est pourquoi le président a mis en place la commission de dialogue politique », a-t-il rappelé. C’est après seulement, à ses yeux, qu’il sera consacré un chef de l’opposition dans le droit positif sénégalais.

Quant au recours à l’appareil judiciaire pour régler des comptes politiques, le Premier de préciser : « Notre pays fonctionne sur la loi. Il n’y a pas de deux poids, deux mesures. Nous devons féliciter la justice, elle fait bien son rôle ».

Au sujet du processus électoral, « ici nous avons dépassé les histoires de fraudes dans les élections. Cela ne peut plus arriver dans ce pays. Je vous assure que la posture du président, c’est la paix et l’équilibre dans ce pays », a-t-il confié.

« Le Sénégal, c’est la maturité démocratique »
Dans son intervention sur le « supposé » recul démocratique et la pacification du climat politique, le Premier ministre a rassuré la société civile ainsi que les acteurs qui s’activaient tous les jours à promouvoir la paix sociale, en témoignant que le Sénégal, c’est la maturité démocratique.

« C’est le peuple du 19 mars 2000, c’est le peuple du 23 juin… C’est le même peuple et il donne tous les jours des leçons de modestie au gouvernement qui est là pour servir et non se servir. La société civile appelle à plus de gouvernance dans le débat public. Nous ne sommes pas des va-t-en guerre, par contre, nous sommes pour la loi. C’est cela le fondement du vivre ensemble », a précisé Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a certifié que le Sénégal sous Macky Sall, c’est la loi, rien que la loi, pour tous ». Mahammad Boun Abdallah Dionne a rappelé la vision du chef de l’État qui est de promouvoir l’égalité pour tous, la reddition des comptes et la bonne gouvernance. « Ce que le président demande, ce n’est que la loi, rien que la loi puisse gouverner ce pays », a-t-il défendu.


Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP (textes)-Ndèye Seyni SAMB (photos)

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne et son gouvernement, seront à l’Assemblée nationale, cet après-midi, à 16 heures, pour répondre aux questions d’actualité des députés.Plusieurs questions seront posées par les députés sur l’actualité nationale. Ce sera le premier face à face de l’année 2017 entre Mahammed Boun Abdallah Dionne et les parlementaires.

L’ambassadeur de la République arabe d’Egypte, Moustapha El Kouny, accompagné du Pca du Soleil, Mamadou Amadou Tamimou Wane, a effectué une visite de courtoisie, mardi, au porte-parole du Khalife général des Tidianes, Serigne Abdul Aziz Sy Al Amin, ainsi qu’au Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, le 9 mars 2017. Les deux visites se sont déroulées dans une atmosphère cordiale.

L’ambassadeur El Kouny a déclaré que l’institut Al Azhar accordera dix bourses secondaires, annuellement, aux étudiants de Tivaouane et de Touba. Il a aussi offert quatre cartons de livres coraniques à la bibliothèque de Tivaouane et une natte à l’effigie de Cheikh Ahmadou Bamba fabriquée en Égypte au Khalife général des mourides.

Il a aussi annoncé l’arrivée de professeurs égyptiens dans les instituts islamiques de Tivaouane et de Touba. Durant sa tournée, l’ambassadeur a abordé les questions et défis actuels qui gangrènent le monde islamique, notamment le terrorisme. Enfin, il a loué l’Islam tolérant pratiqué au Sénégal à travers les confréries, depuis des siècles, ce qui ressemble à l’Islam pratiqué en Egypte à travers les préceptes de l’institut Al Azhar fondée depuis plus de mille ans.

En tournée dans les régions de la Casamance naturelle, les Sages de l’Apr ont sollicité, des chefs religieux, des prières sur le pétrole et le gaz ainsi que la stabilité du pays. A Kolda où la tournée a démarré, des prières de paix et des messages de soutien et d’accompagnement à l’endroit du président Macky Sall ont été formulés par les différents foyers religieux visités.

C’est une forte représentation de la municipalité de Kolda qui, au nom du maire Abdoulaye Bibi Baldé, a accueilli la délégation du conseil national des Sages de l’Apr. Ils font une tournée visant à solliciter, au nom du président de la République, des prières pour la stabilité du pays, notamment avec la découverte du pétrole et du gaz.

« Une démarche que nous apprécions, que nous saluons. Cette initiative qui consiste à venir voir les autorités religieuses qui constituent un segment extrêmement important de la société a son importance. D’abord dans une démarche préventive, ensuite si les problèmes venaient à se poser qu’ils nous accompagnent à les prendre en charge de manière efficace. Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a beaucoup d’efforts faits par le président de la République à l’endroit de ces familles religieuses. Je pense à la modernisation des cités religieuses », a, d’emblée, témoigné le gouverneur de la région de Kolda qui a reçu, en premier lieu, la délégation.

Mais aussi « c’est une mission très importante qui va davantage renforcer la communication chez ces autorités religieuses en sollicitant leurs prières pour le président de la République afin de lui permettre de continuer à assurer ses chantiers pour l’émergence du Sénégal. Ce sont des porteurs de voix qu’il faut associer à la chose publique. Ils jouent un rôle important dans la gestion de la cité », a ajouté Ousmane Kane.

Prenant la parole devant les différents chefs religieux ayant reçu la visite de la délégation, le coordinateur des Sages, El hadji Maham Diallo, ancien gouverneur, a expliqué que c’est une forte délégation de personnes qui ont occupé de hautes fonctions dans ce pays. « Il a été découvert du pétrole et nous avons décidé d’investir le pays sur la demande du président pour expliciter les tenants et les aboutissants de cette découverte et vous dire aussi que le président est reconnaissant de vos efforts et prières consentis à la paix et à la stabilité dans le pays et dans la sous-région. Nous demandons des prières et recueillons vos avis pour la gestion du pays », a-t-il éclairé. Non sans préciser qu’ils sont porteurs du message du président pour son ambition pour le Sénégal. « Il veut impliquer les Sages comme vous dans la gestion du pays. C’est pourquoi nous sollicitons davantage de prières pour le président dans sa gestion du pays », a renchéri Maham Diallo.

Prières et soutien au chef de l’État
A travers les différents foyers religieux de Kolda qui ont reçu la visite de courtoisie des Sages de l’Apr, les messages et les prières pour un Sénégal de paix et de prospérité n’ont pas manqué encore qu’ils aient tous manifesté au chef de l’État, leur total engagement à davantage l’accompagner et à le soutenir. Ainsi pour l’imam ratib de Kolda, Thierno Alassane Tall qui s’est réjoui de la visite en formulant des prières de paix et de prospérité pour le Sénégal et pour « le président pour que ses projets réussissent », tout un chacun doit aimer son pays et œuvrer pour sa stabilité.

« C’est Dieu qui l’a choisi (parlant du président Sall). Tous doivent l’accompagner. Nous remercions le président pour sa haute considération. Nous témoignons ses réalisations avec la construction de mosquées, de routes, de châteaux d’eau, l’appui aux cités religieuses… et ses projets s’accroissent. Nous avons espoir parce que le président Macky Sall est un homme de parole et nous souhaitons que le Sénégal soit un et indivisible », a-t-il souhaité tout comme davantage de promotion de l’emploi des jeunes. Pour Thierno Aly Diallo, « tout ce qu’on peut dire sur la compétence, les réalisations et la bienfaisance de ce gouvernement ne sera que dérisoire par rapport à ce qui s’est fait et se fait exactement.

Cette démarche est celle d’un gouvernement qui veut la paix. Une telle initiative prouve que le président veut la paix et la stabilité du pays et il veut impliquer tout le monde ». Thierno Aly Diallo a aussi énoncé que le président est conscient des inégalités sociales et a mis en place la Bourse de sécurité familiale.

« Il est sensible à la cause sociale. C’est une initiative noble et très rare. C’est pourquoi nous prions pour le président de la République et pour son gouvernement pour leurs ambitions et leurs projets au profit du Sénégal », a-t-il indiqué. Il a alerté sur la famine qui risque de faire son nid à Kolda à cause des mauvaises récoltes, cette année, dans la zone.

Il sollicite, du président, une solution et un désenclavement de la zone pour notamment juguler les problèmes de mobilité, surtout en faveur des femmes en état de grossesse. Tout comme Thierno Amane Néné Kandé, El hadji Omar Bâ et Thierno Hamidou Dia, le représentant du Khalife général de Madina Gounass à Kolda ont prié pour un Sénégal de paix, un pays prospère.

Mieux, « personnellement, je salue les immenses réalisations du président et je suis sûr que le président Macky Sall vaincra quiconque il affrontera ici. Je recommanderai de voter Macky Sall », a précisé Thierno Amane Néné Kandé. Aussi, « je suis l’ambassadeur du président. Je n’attends rien en retour. Nous devons accompagner chaque président. Et nous allons le soutenir. Nous l’avons soutenu dans de pires moments et nous allons continuer à l’accompagner », a ajouté El hadji Omar Bâ, par ailleurs islamologue qui a tout de même invité à davantage d’unité et de solidarité.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP (textes) Pape Seydi (photos)

Allié de l’Apr, le parti «Euleuk Sénégal» a lancé, dimanche, à Mbour, la deuxième phase de la structuration de ses instances. Une occasion, pour son président, Papa Hamady Ndao, de réitérer son engagement à accompagner Macky Sall pour lui assurer une majorité écrasante à l’Assemblée nationale le 30 juillet 2017.

Pour le président de «Euleuk Sénégal», rien ne peut aujourd’hui empêcher son parti d’accompagner le président Macky Sall pour lui assurer une majorité à l’Assemblée nationale qui lui permettrait de poursuivre les grands chantiers qu’il a initiés. Les élections du 30 juillet 2017, a dit le Directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), sont d’une grande importance et constituent même « la première partie des élections présidentielles de 2019 ».

Son parti, a dit M. Ndao, va s’impliquer totalement pour assurer des victoires éclatantes au président Macky Sall dont « le bilan parle de lui-même ». Pour mieux réussir son challenge, le parti «Euleuk Sénégal» s’est engagé dans la remobilisation de ses troupes à travers la structuration de ses instances. « Après une première phase qui a permis d’installer plusieurs mouvements, nous avons lancé cette deuxième phase qui concerne la structuration horizontale de notre parti qui nous permet de nous organiser à la base », a fait savoir Papa Hamady Ndao.
Selon lui, il sera installé dans chaque comité un Gie pour permettre aux jeunes et aux femmes sans emploi d’avoir des activités qui leur généreront des revenus.

S. O. FALL

Le président de la Gambie, Adama Barrow, a effectué une visite officielle en France du 14 au 15 mars sur invitation du chef de l’Etat français. Les deux présidents ont promis de renforcer les liens de coopération, informe le communiqué conjoint qui nous est parvenu.

Lors de son séjour au pays de Marianne, le Président Barrow s’est entretenu, outre avec le président de la République française, François Hollande, avec plusieurs personnalités. Il a ainsi rencontré le président de l’Assemblée nationale, les ministres des Affaires étrangères et du Développement international, de la Défense et de l’Economie et des Finances, en vue de « renforcer les liens diplomatiques, sécuritaires, et de développement économique ». Le Président Adama Barrow a aussi rencontré le patronat français (Medef).

Au cours de leur entretien, le Président Hollande a félicité le Président gambien pour sa récente élection, pour sa détermination à ce que le choix du peuple gambien soit respecté et que le transfert de pouvoir se déroule de manière pacifique. Cette alternance démocratique, constitue « un signal positif fort pour la Gambie, l’ensemble de la région et du continent », dit-on. Le président français a salué l’annonce de réformes, notamment dans le domaine de la justice, des droits de l’Homme et de la sécurité et le lancement d’une initiative de justice et de réconciliation. Il s’est aussi réjoui de la décision du Président Barrow d’annuler la décision de retrait de la Gambie de la Cour pénale internationale (Cpi).

Les deux présidents ont décidé de renforcer les liens entre les deux pays pour affermir la démocratie et l’Etat de droit en Gambie. Un séminaire sur la justice transitionnelle sera accueilli à l’Alliance franco-gambienne de Banjul pour illustrer, par des exemples africains et étrangers, l’importance des processus de justice et de réconciliation. Ils ont aussi eu un échange approfondi sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale. La France et la Gambie sont convenues de développer leur coopération en matière de formation des forces gambiennes de sécurité.

Dans le domaine économique, la France, dans le cadre de l’Union européenne, des institutions des Nations Unies et de Bretton Woods, appuie la mobilisation des bailleurs de fonds pour soutenir le programme économique et financier des nouvelles autorités gambiennes. Quant aux entreprises françaises, elles ont été encouragées à prospecter le marché gambien en vue d’apporter leurs capitaux et leur expertise au développement du pays. Les opérateurs publics français, en particulier l’Agence française de développement (Afd), ont marqué leur volonté d’accompagner des projets en Gambie. Au plan culturel, les deux chefs de l’Etat sont convenus de favoriser la Francophonie et de développer l’apprentissage de la langue française, notamment dans les établissements scolaires gambiens. La France salue la décision des autorités gambiennes de rehausser le Consulat général de Gambie en France en Ambassade de plein exercice. Le Président Barrow a exprimé sa « profonde reconnaissance » au Président français pour son accueil amical et chaleureux, et pour le soutien et l’accompagnement de la France dans le processus de réforme et de développement de la Gambie.

D. MANE

L’Alliance pour la République (Apr), dans un communiqué signé par son porte-parole, Seydou Guèye, exprime toute sa fierté et son entière satisfaction, suite à la tournée économique que le président de la République, Macky Sall, vient d’effectuer au nord du pays.

a«Cette démarche de gouvernance inclusive de proximité a constitué un moment fort de retrouvailles et de communion entre les populations des zones périurbaines et rurales et le chef de l’État, toujours soucieux du respect de ses engagements et du bien être de ses concitoyens», écrit M. Guèye. Concrètement, selon le porte-parole de l’Apr, cette vision est, aujourd’hui, déclinée avec un très haut niveau d’efficacité et de performance à travers le Plan Sénégal émergent, référentiel des politiques publiques et des programmes spécifiques à fort impact socioéconomique comme le Pudc, Promovilles, Puma, la Cmu, les Bourses de sécurité familiale, voire le Pôle urbain de Diamniadio.

Au vu des nombreuses réalisations inaugurées, durant la tournée présidentielle dans le Nord du Sénégal, notamment la réhabilitation de la RN2, ainsi que des nouveaux chantiers lancés, dans les domaines aussi stratégiques que l’hydraulique, l’électrification, le désenclavement et le soutien aux activités économiques des femmes, l’Apr demeure convaincue que le président Macky Sall est en train de conduire sûrement notre pays vers l’émergence, note le document. Ainsi, à l’instar de beaucoup de Sénégalais, l’Apr mesure toute la pertinence et la portée du Pudc, programme innovant de développement économique et social endogène, qui installe le monde rurale au cœur des priorités et qui est en passe de devenir un programme de rattrapage, d’inclusion sociale de référence en Afrique et à travers le monde entier.

«Si le président Macky Sall est parvenu, en si peu de temps, à des résultats probants, en comptant principalement sur les ressources internes, c’est qu’il a su engager un changement de paradigme et d’échelle dans la mise en œuvre des projets et programmes ; et le gouvernement, dans une dynamique de gestion rationnelle, transparente et efficace des deniers publics», note le communiqué. Il ajoute que s’il est en «fusion» avec les populations lors de ses différentes tournées, c’est que le président a su partager, avec ses compatriotes, son ambition pour le Sénégal, sa détermination pour la performance économique et son engagement pour l’équité et la solidarité. Dès lors, l’Apr demande au président Sall de rester dans le temps de l’action et exhorte le gouvernement à persévérer dans cette voie qui apporte aux Sénégalais, jour après jour, des motifs de satisfaction, de soulagement et des raisons d’espérer des lendemains bien meilleurs.

L’Apr souligne qu’incontestablement, la baisse récente de 10 % sur les factures d’électricité, effective sur les factures, conforte cette conviction forte et, au delà de renforcer le pouvoir d’achat des ménages, prouve également la vision stratégique noble de Macky Sall et la bonne santé de notre économie. Enfin, l’Apr, après avoir renouvelé ses vives félicitations et son engagement total au président Macky Sall, invite tous les militants à se mobiliser pour une inscription massive sur les listes électorales, afin de lui assurer une majorité confortable à l’Assemblée nationale, en 2017, et un deuxième mandat dès le premier tour, à l’élection présidentielle de 2019.

Synthèse de El. H. A. THIAM

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 15 mars 2017, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la tournée économique d’évaluation et de lancement de projets et programmes de l’État, le président de la République adresse ses sincères remerciements aux populations des régions de Louga, Saint-Louis et Matam, pour leur mobilisation exceptionnelle et leur accueil chaleureux. Le chef de l’État félicite également le gouvernement, les autorités administratives et locales, les notabilités religieuses et coutumières, les mouvements de jeunes, les associations de femmes, ainsi que les partenaires techniques et financiers, pour la réussite de cette tournée et les actions entreprises, à la grande satisfaction de nos compatriotes des zones périurbaines et rurales.

Au regard du travail remarquable de l’Ageroute, de la Direction nationale du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), de l’Aser, de la Sones, de l’Onas, et de la Sde, le président de la République demande au gouvernement d’engager tous les moyens requis, afin d’accentuer l’exécution, dans les délais impartis, des nouveaux projets d’électrification, d’assainissement, d’hydraulique avec le lancement de 251 forages, de désenclavement, notamment de l’Ile à Morphil et de la construction de la route Ndioum-Ourossogui-Bakel. Il convient également de veiller au déploiement équitable des matériels d’allégement des travaux des femmes, au renouvellement des bus et autres véhicules de transport urbain et interurbain, à la réalisation d’infrastructures de conservation de produits agricoles, ainsi qu’au renforcement de la lutte contre le vol de bétail.

En outre, le chef de l’État demande au gouvernement d’accorder une priorité particulière à la modernisation de la ville de Podor, à la protection de la langue de Barbarie, à la construction de l’aérodrome et au développement des infrastructures hydrauliques de Ourossogui.

Enfin, en perspective du lancement prochain des activités du Puma, le président de la République invite le Premier ministre, sur la base des rapports des trois gouverneurs de région concernés, de tenir, avant fin avril 2017, une réunion interministérielle de suivi de sa tournée économique.

Par ailleurs, évoquant sa visite de courtoisie au Khalife général de Léona Niassène, El Hadji Ibrahima Niass, à l’occasion de l’inauguration, le 10 mars 2017, de la Grande mosquée rénovée de la cité religieuse, le chef de l’État adresse ses remerciements aux populations de la région de Kaolack, pour l’accueil exceptionnel qui lui a été réservé. A cet égard, le président de La République rappelle au gouvernement l’impératif d’accélérer la mise en œuvre du programme national de modernisation des cités religieuses, par la réalisation d’infrastructures durables, améliorant le cadre de vie des résidents et des fidèles.

Appréciant le renouveau et le développement de l’industrie cinématographique sénégalaise, suite aux distinctions obtenues par nos réalisateurs, producteurs et cinéastes, au dernier Fespaco, le chef de l’État adresse, au nom de la Nation, ses chaleureuses félicitations à Messieurs Alain Gomis qui a décroché l’Étalon d’Or du Yenenga et le prix du meilleur son, Ousmane William Mbaye qui a remporté le prix du meilleur documentaire et le prix de l’Union européenne-ACP, et Abdoulah Wone qui s’est vu attribué le prix de la meilleure série télé.

Ainsi, renouvelant tout le soutien de l’État au monde de la culture, le président de la République exhorte l’ensemble de la communauté cinématographique nationale, à persévérer dans la créativité et l’innovation, en vue de faire du renouveau du cinéma sénégalais, un pilier majeur du développement de l’industrie culturelle au Sénégal et en Afrique.

Le chef de l’État adresse aussi ses chaleureuses félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale de Football des U 20, pour ses performances remarquables en Zambie, récompensées par le titre de Vice - champion d’Afrique et la qualification au prochain mondial de la catégorie, prévu du 20 mai au 11 juin 2017 en Corée du Sud. Il invite ainsi le gouvernement à déployer tous les moyens nécessaires en vue d’une belle participation de notre équipe à cette prestigieuse compétition. Revenant sur la célébration, le 8 mars, de la Journée internationale des droits des femmes, le chef de l’État, après avoir magnifié le rôle fondamental et la place primordiale des femmes dans le développement économique et social du Sénégal, invite le gouvernement à accroître la veille permanente sur la protection et la préservation des droits des femmes, notamment la lutte radicale contre la mortalité maternelle et les violences à leur égard. Dans cette perspective, le chef de l’État invite le gouvernement à intensifier le déploiement des mécanismes consensuels de la stratégie nationale d’équité et d’égalité de genre, afin d’assurer une meilleure implication des femmes dans la prise de décision et une insertion dynamique dans la vie économique, à la faveur de l’optimisation des systèmes d’éducation, de formation, d’encadrement et de financement.

Le chef de l’État a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de la visite officielle qu’il effectuera, du 19 au 22 mars 2017, en Suisse, au cours de laquelle il participera au Africa Ceo Forum, à Genève.

Le Premier ministre, après avoir félicité le chef de l’État pour sa tournée économique réussie dans le Nord du pays, a rendu compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne de commercialisation arachidière 2016-2017.
Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a rendu compte des préparatifs des semaines régionales de la jeunesse prévues du 26 mars au 1er avril 2017.
Le ministre chargé du Travail a fait le point des activités préparatoires de la deuxième Conférence sociale qui aura lieu les 20 et 21 avril 2017, autour de la réforme des systèmes de retraite.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
• le projet de décret portant répartition du nombre de députés à élire par département ;
• le projet de décret modifiant le décret n° 2014-1171 du 16 septembre 2014 portant organisation du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ;
• le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n° 2016-32 du 08 novembre 2016 portant code minier ;
• le projet de décret portant application de la loi n° 2017-06 du 06 janvier 2017 portant sur les zones économiques spéciales ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du comité paritaire public-privé ;

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