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Politique (4570)

Lors d’un rassemblement au quartier grand Mpal, l’opérateur économique, Cheikh Diop, a dit sa volonté d’appuyer les actions du chef de l’Etat et de mobiliser les sympathisants et militants, pour sa réélection en 2019. A travers sa structure « And Defarrat Mpal », ce néophyte en politique, qui œuvrait jusque-là, dans le social, veut travailler à avoir des financements pour les femmes et les jeunes de cette localité. C’est dans ce sens que pour Cheikh Diop, « il faut une autre façon de faire de la politique ici à Mpal ». « C’est ensemble que nous allons travailler à prendre en charge les questions inhérentes aux jeunes et femmes de Mpal. Ce qui va déboucher sur une grande mobilisation, en faveur du chef de l’Etat Macky Sall », a-t-il souligné.

Cette rencontre s’est tenue en présence de certaines autorités de l’Apr de Saint-Louis et celles de la famille maraboutique de Mpal. La délégation du chef de l’Etat était dirigée par Abdou Karim Mboup, ministre conseiller auprès du président de la République. Ce dernier s’est réjoui de l’apport de Cheikh Diop, en vue des batailles électorales futures à mener. « Au-delà de venir dire toute la satisfaction du Chef de l’Etat, à l’endroit de Cheikh Diop, nous sommes là, avec des financements, pour appuyer les jeunes et les femmes, surtout dans le domaine de leur capacitation », a-t-il indiqué. M. Mboup a salué le rôle de l’Etat, pour une bonne répartition de la richesse nationale, avec les cités religieuses, qui bénéficient d’appuis et de programmes. Lors de ce meeting qui a drainé un nombre considérable de militants et sympathisants, tour à tour, des jeunes et autres responsables de femmes, des chauffeurs de la localité, et une partie de la famille maraboutique de Mpal, se sont dits disposés à accompagner les premiers pas de Cheikh Diop en politique.

A. M. NDAW

Selon le responsable de l’Alliance pour la République à Diass, dans le département de Mbour, Mamadou Ndione, le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz après recouvrement des investissements. C’est pourquoi, M. Ndione qui est par ailleurs directeur général du Cosec estime que l’appel aux concertations sur les ressources naturelles est un acte patriotique qui va au-delà des partis politiques.

Diass abrite le nouvel aéroport international Blaise Diagne, quelles sont les nouvelles perspectives économiques que peut susciter cette infrastructure dans votre localité ?
Effectivement, depuis le 7 décembre 2017, l’aéroport international Blaise Diagne offre plus de perspectives à Diass. Le président Macky Sall a pu faire plus de 2/3 des travaux dans un cadre efficient faisant économiser au moins 100 milliards de FCfa au Sénégal et permettant à notre pays de contrôler 34% du capital de la société exploitant l’aéroport au moment où dans le premier schéma retenu par l’ancien régime, l’Etat n’avait rien dans ce capital. La perspective pour Diass est de s’adapter vite aux services connexes. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas, dans la commune, l’anticipation nécessaire pour créer un véritable réceptacle de ces services connexes. Dans un autre cadre, une commune accueillant le plus moderne des aéroports d’Afrique de l’Ouest tirera profit des retombées fiscales. L’ambition ne doit pas être seulement de compter sur la fiscalité, mais de bâtir une vision locale en adéquation avec les grands chantiers de l’État.

Dans les réseaux sociaux notamment, on voit vos soutiens demander qu’on vous confie la commune de Diass en 2019. Etes-vous candidat pour briguer ce poste ?
Les élections locales sont encore loin. Nous avons l’élection présidentielle à gagner pour permettre au Président Macky Sall de continuer son travail immense déjà palpable et largement bénéfique aux populations. Après l’élection présidentielle, on verra. Une chose est sûre, je n’ai pas d’ambition crypto-personnelle. Mon ambition est collective et j’ai eu en 2013 à partager ma vision locale dans un livre «20 axes du projet pour tous les villages de la future commune de Diass». Un an plus tard, en 2014, il y a eu la communalisation intégrale. Ma vision partagée avec mes concitoyens de Diass reste intacte. C’est une vision qui cadre avec celle du chef de l’État.

On s’achemine vers la présidentielle et les locales. Le département de Mbour est très stratégique, mais aussi trop disputé. Que fait l’Apr en particulier et la mouvance présidentielle en général pour le gagner ?
Dans le département de Mbour, l’Apr a un cadre unitaire autour du coordonnateur, le ministre directeur de cabinet du président de la République. Nous avons commencé un travail d’animation mensuelle dans les 16 communes du département. A Diass, tous les week-ends, nous sommes sur le champ politique avec des activités diverses.

Quel regard portez-vous sur les critiques formulées contre le pouvoir après la mort de l’étudiant Fallou Sène ? 
Le décès de l’étudiant Fallou Sène est très douloureux pour tout le peuple à commencer par le chef de l’État qui a beaucoup fait pour les universités. Je m’incline devant sa mémoire et présente mes condoléances à sa famille, au chef de l’État ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Il y a eu dysfonctionnement quelque part puisque l’État avait déjà pris les dispositions de paiement des bourses bien avant, en émettant les chèques. Que s’est-il passé ? Le chef de l’État a instruit l’Inspection générale d’Etat (Ige) pour y voir clair. En attendant, il a pris des mesures en changeant le recteur et le directeur du Crous. Les décisions et mesures correctives seront prises par le président de la République pour éviter ce genre de situation. Concernant les réactions de l’opposition, je crois que dans certaines situations, le silence est préférable au manque de délicatesse qu’on a noté dans les tentatives de récupération politique.

Vous vous intéressez à l’exploitation et à la gestion du pétrole et du gaz. Comment les rentes issues de ces ressources peuvent-elles donner un coup de fouet à l’émergence du Sénégal ?
Le Sénégal pourra gagner, à terme, 80% des revenus de son pétrole et de son gaz, après le recouvrement des investissements. Cela, si l’on se base sur : les 10 à 20% de Petrosen, les parts du Sénégal comprises entre 35 et 58% dans une fourchette comprise entre zéro à 120.000 barils/jour conformément aux contrats signés, les 25% d’impôts sur les sociétés quand l’exploitation va commencer, les impôts sur les salaires et autres. Cela sans compter les dizaines voire les centaines de milliers d’emplois à créer. Le chef de l’État qui est un des meilleurs spécialistes nationaux de ces questions pétrolières et gazières l’a très tôt compris. C’est la raison pour laquelle, il a, depuis lors, pris quatre mesures importantes. D’abord, il y a l'adhésion, depuis 2013, au processus Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), avec obligations de publications croisées des revenus tirés de ces ressources. Le citoyen peut librement consulter, dans le site web de Itie Sénégal, les contrats signés ainsi que les sommes versées par les entreprises exploitation et reçues par l’État. D’ailleurs, dans le dernier rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Sénégal a été cité en modèle. Ensuite, il y a eu, en 2016, la mise en place du Comité d’orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (Cos/Petrogaz) qui a pour mission d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition de la politique de développement du secteur pétrolier et gazier et d’assurer le suivi de la mise en œuvre. La troisième mesure est le lancement, en 2017, de l’Institut national du pétrole et du gaz dont les travaux de construction sont en cours pour un montant global de 20 milliards de FCfa, pour une durée de travaux de 14 mois. Enfin, la quatrième disposition majeure est l’appel à une réflexion autour de la question de la meilleure utilisation des ressources pétrolières et gazières qui ne commenceront à être véritablement exploitées qu’en 2021. Pour dire simplement que le président Macky Sall, en bon spécialiste des questions pétrolières et gazières, a pris les dispositions pour que cette manne profite aux générations actuelles et futures.

Est-ce que le pouvoir réfléchit aussi à des schémas économiques pour diversifier notre économie grâce à ces rentes ?
Aujourd’hui, nous avons un taux de croissance de 7,2% sans véritablement cette rente pétrolière et gazière. Nous sommes largement sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Ces ressources pétrolières et gazières sont très importantes et permettront de booster, à la fois, nos politiques publiques et notre secteur privé en termes d’investissements massifs sur les infrastructures, le capital humain, les institutions et sur le tissu économique dans son ensemble pour créer plus de résilience de notre pays qui, ne l’oublions pas, est dans l’espace Cedeao et demain dans la Zone de libre échange continentale (Zlec), offrant un marché plus vaste. L’avantage du Pse avant l’exploitation de cette manne pétrolière et gazière est que la feuille de route est déjà balisée. Le pétrole et le gaz seront des sortes d’ascenseurs vers l’émergence qui, déjà, est sur les rails.

Il est aussi question de créer un fonds grâce à ces ressources mais aussi d’une loi d’orientation stratégique, quelles doivent être les priorités de ce fonds pour qu’il soit véritablement une arme beaucoup plus efficace en faveur du développement économique du Sénégal ?
Affirmatif, le chef de l’État entend proposer une loi d'orientation après une large concertation de tous les acteurs publics, privés, politiques et ceux de la société civile pour s'accorder sur une clef de répartition entre les budgets annuels d’investissement et de fonctionnement et la part à réserver aux générations futures à travers un Fonds souverain d’investissements. Comme je l’ai dit tout à l’heure, les revenus tirés du pétrole et du gaz, en plus d’accélérer la correction du gap infrastructurel, pourraient permettre, par exemple, de baisser nos impôts pour rendre notre économie plus compétitive. Elles permettront également d’avoir en interne beaucoup plus de leviers financiers pour nos entreprises nationales. Sans ces revenus déjà, le chef de l’État est en train de casser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté avec des programmes comme la Cmu, le Puma, le Pudc, les bourses de sécurité familiale, etc. A partir de 2021, quand commencera l’exploitation de ces ressources, nous auront des leviers plus rapides et plus amples pour accélérer le développement inclusif. Le Président Macky Sall fait du social un atout pour l’économique et l’économique un facteur de distribution social des revenus. Il a déjà commencé par rétablir les équilibres macroéconomiques en lançant, dans la même séquence temporelle, des programmes sociaux et infrastructurels d’envergure.

Que pensez-vous de l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz lancé par le chef de l’État ?
Le Président Macky Sall est un adepte de la concertation. Il l’a fait dans le secteur de l’éducation, de la santé et dans l’entreprise avec la création du Haut conseil du dialogue social qui est cadre paritaire État-employeurs-travailleurs. Sur le pétrole et le gaz, l’appel du chef de l’État est pour que tous s’accordent sur l’utilisation de ces ressources afin d’éviter, demain, des situations de tensions fratricides. C’est un appel patriotique qui va au-delà des partis politiques. Il va sans dire que ceux qui sont intéressés par l’avenir du Sénégal répondront à cet appel. Les autres ont le droit de rester dans des postures rétrogrades et crypto-personnelles. C’est leur droit. Est-ce leur devoir ? Allez savoir. Ceux qui refusent de discuter de l’avenir du pays ont sans doute d’autres préoccupations crypto-personnelles.

Propos recueillis par Aly DIOUF et Babacar DIONE

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) ont promis de collaborer autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a reçu, hier, à Dakar, la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt). Cette rencontre a été une occasion, pour les deux parties, de jeter les bases d’un « partenariat fécond autour des grands principes et des questions majeures qui préoccupent la Nation sénégalaise ». Les deux structures ont des rapports de complémentarités, estime le président Ousmane Tanor Dieng. C’est pourquoi poursuit-il, il leur faut trouver un compromis dynamique. C’est dans ce sens qu’il a rappelé à la Cndt le Forum des territoires que sa structure compte organiser. D’ores et déjà, il a proposé la mise sur pied d’un groupe paritaire chargé de préparer ledit forum. Dans ses travaux et réflexions, la Cndt, rappelle Benoit Sambou, envisage également la tenue d’une conférence des territoires. Une manifestation que le président Ousmane Tanor Dieng juge « plus ambitieux que le forum des territoires puisqu’elle s’inscrit dans le cadre du parachèvement de l’Acte 3 de la décentralisation ». Dans tous les cas, le Hcct et la Cndt qui sont des « partenaires naturels », ont manifesté la volonté de travailler ensemble. A les en croire, le dialogue doit rester l’affaire des collectivités territoriales. Toute chose qui va leur permettre de définir des plages de convergence et de permettre ainsi au président de la République de prendre les meilleures décisions en matière de décentralisation. Ainsi, Ousmane Tanor Dieng et Benoit Sambou soulignent que ces manifestations seront organisées en partenariat avec le ministère de tutelle et les partenaires sociaux.

Le Secrétaire général de la Cndt, Harona Bâ et Mme Awa Guèye Thioune, directrice des programmes de la même structure sont revenus sur leurs projets phares. Pour M. Bâ, il faut faire en sorte que les indicateurs du Pse transparaissent dans les politiques de développement local. Ces projets évoqués portent, entre autres, sur le système d’information territoriale, l’équité territoriale et le secteur privé local. Il est question de l’élaboration du programme de territorialisation des politiques publiques en lien avec le Pse et adossé aux potentialités locales.

Aly DIOUF

L’ancien président des élus locaux, Aly Lô, déplore les retards notés dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales. Le maire de Taïba Ndiaye demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour permettre aux mairies de bien fonctionner.

«Aujourd’hui, du fait des retards dans la mise en place des fonds destinés aux collectivités locales, le fonctionnement des mairies est plombé. Bon nombre de communes n’arrivent plus à payer les salaires avec toutes les conséquences que cela peut comporter», a alerté le maire de Taïba Ndiaye, Aly Lô. L’ancien président de l’association des élus locaux souligne que cet argent concerne le fonds d’équipement des collectivités locales, les fonds de dotation et la patente supprimée et remplacée aujourd’hui par la contribution économique locale.

M. Lô qui est membre de la plateforme des mouvements qui œuvrent pour la réélection du Président Macky Sall souligne que l’Etat doit réagir pour faire en sorte que les collectivités locales soient émergentes. «L’émergence des collectivités locales entraînera l’émergence du pays», a-t-il lancé tout en déplorant des retards dans la distribution des ressources du fonds minier et dans la mise en place de la Fonction publique locale, mais aussi la dégradation des véhicules des maires. «Ces fonds constituent l’essentiel des budgets. Aucune commune n’a pratiquement reçu ces fonds», a-t-il déploré. Le maire de Taïba Ndiaye a souligné que ces retards ont été souvent notés, mais la nouveauté est liée au fait que les percepteurs ne sont plus autorisés à faire des dépassements à hauteur de 25%. «La direction du trésor a supprimé ces autorisations et sommé, à autorisation préalable, tout dépassement», s’est désolé le maire. «C’est donc un cri de cœur que nous lançons pour que ces fonds soient mis en place le plus rapidement possible pour permettre aux communes de fonctionner et de faire des investissements», a insisté Aly Lô qui a rappelé que les communes et les départements sont des démembrements de l’Etat. La décision consistant à supprimer la patente pour la remplacer par la contribution économique locale constitue une inquiétude pour le maire de Taïba Ndiaye. «A l’occasion du vote de la loi, nous avions des inquiétudes en ce qui concernent ses tares. Aujourd’hui, non seulement ces fonds ne sont pas disponibles, mais nous n’avons pas une maîtrise de l’assiette», s’est-il désolé.

Sur un autre point, Aly Lô a indiqué que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est venu renforcer l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que c’est «la vision du président de la République». Mais il estime que des collectivités locales servies par le projet continuent à vivre des difficultés du fait de retards liés au paiement des entreprises. «Dans ma commune, nous avons des projets d’électrification rurale pour des villages, depuis plus d’un an, les poteaux sont plantés, mais le projet tarde à se réaliser faute de financement. Bon nombre de collectivités locales sont concernés», a-t-il alerté, ajoutant que le Pudc est un espoir pour les populations rurales.

Babacar DIONE

DISTRIBUTION DES INTRANTS AGRICOLES : POUR PLUS D’IMPLICATION DES MAIRES
Aly Lô plaide aussi pour un renforcement de la politique de décentralisation. Le maire a révélé  qu’aujourd’hui, il y a des reculs qui inquiètent. “Nous avons récemment reçu des sous-préfets, des lettres circulaires portant création de comités locaux de distribution des intrants agricoles. Ces commissions sont présidées par les agents techniques des sous-préfectures, des préfectures et des gouvernances. Les députés, les maires sont membres au même titre que les chefs de village», a-t-il dit. Pour M. Lô, cela n’honore pas la politique de décentralisation. «Aujourd’hui, les maires sont réduits à la plus simple expression en tant que membres de la commission », s’est-il désolé. Il est d’avis que si les maires ne s’impliquent pas, ces programmes seront difficilement réalisés. « Nous sommes à la veille de l’hivernage, il y aura certainement des points de rupture, les transporteurs auront du mal à joindre certains villages. Des localités sont coupées du reste des communes. Est-ce que le président de la commission, agent technique à la sous-préfecture, aura les moyens d’aider à faire le transbordement ? C’est le maire qui a certainement la possibilité de le faire », a-t-il expliqué.

Aly Lô dit comprendre que le maire étant un acteur politique, pourrait certainement susciter des craintes consistant à penser qu’en le mettant en avant, il favoriserait des militants. « On a dépassé ce cap. Il faudrait qu’on se ressaisisse. Je vois mal qu’on mette les maires et les députés derrière les agents techniques. C’est la raison pour laquelle ce sont les secrétaires municipaux qui siègent dans beaucoup de localités », a-t-il fait remarquer.

B. D.

Aly Lô plaide aussi pour un renforcement de la politique de décentralisation. Le maire a révélé  qu’aujourd’hui, il y a des reculs qui inquiètent. “Nous avons récemment reçu des sous-préfets, des lettres circulaires portant création de comités locaux de distribution des intrants agricoles. Ces commissions sont présidées par les agents techniques des sous-préfectures, des préfectures et des gouvernances. Les députés, les maires sont membres au même titre que les chefs de village», a-t-il dit. Pour M. Lô, cela n’honore pas la politique de décentralisation. «Aujourd’hui, les maires sont réduits à la plus simple expression en tant que membres de la commission », s’est-il désolé. Il est d’avis que si les maires ne s’impliquent pas, ces programmes seront difficilement réalisés. « Nous sommes à la veille de l’hivernage, il y aura certainement des points de rupture, les transporteurs auront du mal à joindre certains villages. Des localités sont coupées du reste des communes. Est-ce que le président de la commission, agent technique à la sous-préfecture, aura les moyens d’aider à faire le transbordement ? C’est le maire qui a certainement la possibilité de le faire », a-t-il expliqué.

Aly Lô dit comprendre que le maire étant un acteur politique, pourrait certainement susciter des craintes consistant à penser qu’en le mettant en avant, il favoriserait des militants. « On a dépassé ce cap. Il faudrait qu’on se ressaisisse. Je vois mal qu’on mette les maires et les députés derrière les agents techniques. C’est la raison pour laquelle ce sont les secrétaires municipaux qui siègent dans beaucoup de localités », a-t-il fait remarquer.

B. D.

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, mercredi 23 mai à 11h, au Palais de la République.

Entamant sa communication sur la célébration de la Pentecôte et le bon déroulement de la 130ème édition du Pèlerinage marial de Popenguine, dans la communion et la paix, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations à la communauté chrétienne du Sénégal.

Ainsi, le président de la République demande au gouvernement, en relation avec les autorités locales et religieuses concernées, d’intensifier la mise en œuvre du programme de modernisation de la commune de Popenguine – Ndayane et les travaux de construction du nouveau sanctuaire d’accueil des pèlerins.

Poursuivant sa communication autour de la consolidation, de la modernisation du système universitaire et de la situation des Universités, le Chef de l’Etat renouvelle ses condoléances à la famille de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, arraché à notre affection suite aux manifestations du 15 mai 2018 à l’Université Gaston Berger de Saint- Louis.

Ainsi, le président de la République, après avoir informé les membres du Conseil de l’audience accordée aux représentants de la Coordination des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis rappelle au gouvernement son option fondamentale de faire :

• de l’Education, de la Formation, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, des piliers de notre politique de développement économique et social.

• et de l’étudiant un acteur majeur de la formation en vue de favoriser sa réussite et d’améliorer ses conditionsde vie ».

A cet égard, le Chef de l’Etat rappelle les nombreuses actions menées dans ce domaine, depuis son accession à la magistrature suprême pour asseoir une université d’Excellence, au service des étudiants, des enseignants, des chercheurs et de tous les acteurs économiques et sociaux, notamment à l’issue des concertations nationales inclusives sur l’avenir de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

Appréciant les efforts budgétaires et financiers consentis par l’Etat pour renforcer les infrastructures et améliorer les conditions sociales des étudiants et des enseignants, dans le cadre du Programme de développement stratégique de l’enseignement supérieur, le président de la République invite le gouvernement à veiller à l’amélioration en permanence des conditions pédagogiques et sociales dans nos universités.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat demande au Premier ministre de tenir, dans les meilleurs délais, une réunion interministérielle d’évaluation exhaustive et de suivi des décisions de la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le président de la République engage également le gouvernement sur les mesures urgentes à mettre en œuvre pour finaliser les chantiers des campus sociaux de nos universités.

Enfin, le Chef de l’Etat invite tous les acteurs du système universitaire, toutes les forces vives de la Nation à l’apaisement et au sens des responsabilités, en vue d’assurer le déroulement correct de l’année universitaire en cours et informe de la tenue, en début juillet 2018, en présence de toutes les composantes du secteur, notamment les étudiants, les enseignants et les partenaires sociaux, d’un Conseil présidentiel sur l’évaluation des réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Par ailleurs, abordant le soutien de l’Etat aux anciens Combattants, le président de la République rappelle leur place primordiale dans la consolidation du rayonnement international du Sénégal, le respect et la considération ; l’assistance et l’accompagnement que nous leur devons.

Ainsi, au-delà de l’impératif de leur accorder, plus que par le passé, l’appui institutionnel nécessaire, ainsi que le soutien moral et social approprié, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de doter l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac), de moyens logistiques adéquats et d’accélérer la réhabilitation et l’équipement des Maisons du combattant, à Dakar et dans les autres régions.

Poursuivant sa communication sur l’intensification de la mise en œuvre du Programme national de subvention des moteurs, matériels et équipements destinés aux professionnels de la pêche, le président de la Républiquesalue la bonne exécution de la première phase du programme national de subvention des moteurs pour les acteurs de la pêche artisanale marquée par la répartition consensuelle et équitable des moteurs, matériels et équipements au niveau de tous les sites et zones de pêche du Sénégal.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a axé sa communication autour du déménagement ministériel à la Sphère ministérielle de Diamniadio, de la concession de l’autoroute à péage, avant de rendre compte du suivi des dossiers et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation arachidière et de la préparation de la campagne agricole.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait part aux membres du Conseil du projet de renforcement de la résilience des écosystèmes du Ferlo.

Le ministre en charge du Suivi du Pse a rendu compte de l’état d’avancement des projets et programmes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

• le projet de décret portant organisation du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;

• le projet de décret fixant les modalités d’allocation et les critères de répartition du Fonds d’équipement des collectivités territoriales.

NOMINATIONS
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Madame Dieynaba NDIAYE AMAR, titulaire d’un diplôme supérieur en management, est nommée Secrétaire général de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale en remplacement de Monsieur Ibrahima FAYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Docteur Fatou Faye NDIAYE DEME, Pharmacienne, est nommée Directeur de la Famille et de la Protection des groupes vulnérables au ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, en remplacement de Madame Coumba THIAM, appelée à d’autres fonctions.

Le Tome 1 de  la série de quatre Tomes du président de la République, qui ont pour titre «Conviction Républicaine» a été lancé hier. Dans ce livre qui s’appuie sur ses discours officiels, le Président Macky Sall évoque les rapports qui existent entre les  institutions de la République, la gouvernance à tous les niveaux de l’action publique, la paix et la sécurité avec le concept de développement.

A travers ce livre, le Président Macky Sall mesure  la conformité de son discours officiel avec son action. Mieux, «le président de la République a pris le soin de prendre son opinion nationale et internationale à témoin, en conclusion du Tome 1, de montrer la conformité de son discours officiel sur les thématiques du document avec son action. C’est ce souci de cohérence et de conformité qui  animait le Président Macky Sall qui a donné ce premier résultat», selon le conseiller spécial et coprésident du comité d’organisation du symposium  sur le tome 1, Abdoul Aziz Diop. Ainsi, «par l’écrit, le Président Macky Sall invite ses concitoyens à revisiter et à s’approprier, une fois encore, son discours officiel annonciateur des réalisations dont plus personne ne conteste l’ampleur et l’impact à court, moyen et long termes sur le développement économique et social du Sénégal», a-t-il, en outre, rapporté. Alors, «qui mieux que le président de la République est apte à impulser ce débat qui, comme il l’a souhaité, conçu et suscité, s’appuie, en ce qui le concerne, sur ses propos centraux dans son discours officiel et leur conformité avec son action depuis sa brillante élection le 25 mars 2012», a dit Abdoul Aziz Diop.

Ce livre (Tome 1) qui a porté sur 58 discours du Président, comporte 6 chapitres et regroupe «des thèmes récurrents qui se reprennent, qui se renvoient les uns, aux autres en un faisceau qui recoupe l’ensemble des préoccupations d’un homme investi par son peuple», a soutenu le professeur Mamoussé Diagne, président du comité scientifique du symposium.

Pour Cheikh Ngaîdo Bâ, membre du Conseil économique, social et environnemental et coprésident du comité d’organisation, c’est là, le courage politique d’un homme. «C’est rare et même unique qu’un chef d’Etat  écrive sur son action, l’assume et le mette à la face du monde. C’est un mérite, c’est un courage politique», a-t-il défendu. Tout au plus, et de l’avis du Professeur Mamoussé Diagne, le Président Macky Sall s’engage ainsi dans un échange avec les lecteurs. «Il s’agit de la parole d’un homme public qui prend le risque de consigner dans un texte écrit un ensemble de propositions sur son action, un homme public qui n’était nullement pas obligé de le faire. On peut parfaitement agir et gouverner sans le risque d’écrire et de coucher sur le papier ses réflexions en cours», a-t-il confié. Encore, «lorsqu’on prend le risque de le faire dans un présent en cours, face à ses contemporains, on prend la responsabilité de se faire juger par eux. En ce moment là, on s’offre au regard de nos lecteurs qu’on ne peut pas supposés par avance acquis.

C’est donc le retour sur soi de cette parole, cette parole qui a été déroulée au long de l’action de tous les jours auxquels nous convie le président», a fait comprendre le Pr Mamoussé Diagne.

Indiquant dans ce sens que la lecture accompagne ainsi l’action, il a déclaré : «oser le faire, c’est dépasser le moment de l’action simplement puisqu’on aurait pu aussi bien se dispenser d’écrire et agir sans parler». Tout compte fait, d’autres tomes suivront et seront axés pour le deuxième, sur  la transformation structurelle de l’économie,  la croissance et le développement,  pour le troisième, sur le capital humain, la protection sociale et le développement et enfin pour le quatrième tome, sur l’environnement et le développement durable.

Amadou DIOP

En conférence de presse hier, ldrissa Seck, qui refuse la paternité des propos qu’on lui attribue sur les lieux saints de l’islam, a présenté des excuses. Il donne, toutefois, rendez-vous à ses détracteurs à la fin du mois de ramadan.

L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, est depuis quelques jours sous la rampe des projecteurs. Non pas pour des faits politiques, mais pour des affaires liées à la religion. Après Mouhamadou Bamba Ndiaye, ancien ministre des Affaires religieuses sous Abdoulaye Wade qui l’a accusé de blasphème, le Pdg du Groupe Walfadji a aussi fait une conférence de presse avant-hier pour dire que le président de Rewmi s’est auto-exclu de la religion musulmane. Selon Sidy Lamine Niass, en disant que le vrai lieu de pèlerinage se trouverait à Jérusalem et non à la Mecque, Idrissa Seck «a profané l’islam et le prophète Mouhamed(Psl)». La réplique du président du Conseil départemental de Thiès ne s’est pas faite entendre. Il a tenu lui aussi hier une conférence de presse à son domicile à Thiès pour apporter des «éclairages». «Je ne voulais pas me lancer dans cette polémique, mais en faisant part à mes guides de ma volonté d’aller terminer le travail que j’avais commencé à l’étranger, ils m’ont recommandé de clarifier les choses avant de quitter le pays. C’est pourquoi j’ai tenu à apporter quelques précisions», a d’emblée mentionnée l’ancien maire de Thiès.

Selon Idrissa Seck, son souhait est «d’être un bon musulman mais aussi un vrai mouride».«C’est en tout en cas ce que je prie au bon Dieu. Parce qu’il n’est pas facile d’être un talibé de Serigne Touba», a-t-il dit en citant quelques poèmes de Cheikhoul Khadim. En en croire le patron de Rewmi, être un bon musulman et un vrai mouride ne riment pas avec prendre la religion à la légère ou encore le prophète Mouhamed(Psl) ou la «Kaaba» «comme essaient de le faire croire les ennemis». «Pour ceux qui essaient d’embrouiller les gens qu’ils sachent que c’est une peine perdue. Cela est incompatible avec mes désirs exprimés plus haut», a laissé entendre M. Seck. Toutefois, il a tenu à présenter des excuses même s’il refuse la paternité des propos qu’on lui attribue. «Ces pures inventions, si elles blessent un musulman, même s’il sait que je ne suis pas l’auteur, je lui présente en ce mois de ramadan, mes plates excuses. Je demande aussi pardon à mon Seigneur et lui demande de rétribuer les bientôt du pardon à tous les Sénégalais et à toute la Ummah islamique», a soutenu Idrissa Seck. Non sans souligner qu’il n’en a pas fini avec Sidy Lamine Niass et Bamba Ndiaye, même s’il dit leur pardonne en ce mois béni. «Je vais parler avec eux après le ramadan. Je ne vais pas utiliser leurs vrais noms qui sont saints, mais je vais les appeler par des surnoms», a promis Idrissa Seck.

Ndiol Maka SECK

La dernière session ordinaire du Parlement panafricain tenue à Johannesburg a permis l’élection des députés Djibril War et Toussaint Manga au poste de vice-présidents.

Au terme de la Sixième session du Parlement panafricain tenue à Johannesburg, les députés Djibril War et Toussaint Manga ont été respectivement élus vice-président de la commission de réforme des textes du parlement et vice-président du Caucus des jeunes.  Deux «places honorables» décrochées par les parlementaires sénégalais malgré le retard accusé par le Sénégal pour déposer la liste de ses députés, lit-on dans le communiqué qui nous est transmis. En tant que Vice-président de la nouvelle Commission chargée des réformes des textes du parlement panafricain, Me War a eu le mérite de s’adjuger du poste après une «compétition très serrée» entre les candidats des Caucus.

Parlementaire expérimenté, l’ancien président de la commission des lois et des affaires étrangères aura la lourde tâche de revoir, avec ses pairs africains, les chartes et actes régissant le parlement panafricain, à savoir les textes fondamentaux du parlement panafricain. Il s’agit notamment de l’acte constitutif de l’Union africaine de Lomé le 20 juillet 2000, le protocole sur les amendements à l’acte constitutif de l’Union africaine adopté à Maputo le 11 juillet 2003, le règlement intérieur du parlement panafricain révisé le 10 octobre 2011 à Midrand etc. Cette même commission est chargée de revoir les dispositions de ces chartes, de faire un toilettage en vue de leur réactualisation, harmonisation, en vue de leur adaptation aux nouvelles orientations de l’Union africaine avec la création du marché commun africain. La première mission que Me Djibril War va effectuer, notamment avec le président de la Commission, le député Fortune Charumbira du Zimbabwe, sera la prochaine rencontre des chefs d’Etat le 25 mai à Kigali. Là-bas, ils vont présenter «leur feuille de route au président en exercice de l’Union africaine Paul Kagame, en présence des autres chefs d’Etat membres de l’Union africaine», renseigne-t-on.

Pour ce qui concerne le député Toussaint Manga, en plus d’être vice-président du Caucus des jeunes députés de l’Afrique, il est aussi vice-président du Caucus africain du Programme de lutte contre la Tuberculose. Outre les députés Djibril War et Toussaint Manga, la délégation sénégalaise était aussi composée des députés Coumba Hamidou Deme, Ramatoulaye Diatta et Khady Bâ.

Tous les membres de la délégation ont salué «l’esprit de groupe, et l’attitude fort appréciable» du député Toussaint Manga qui, selon eux, a adopté une attitude patriotique en faisant montre d’une solidarité de groupe. Ceci au nom de l’intérêt national lors des débats et des votes.

Maguette NDONG

Le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, s’est employé à mettre en exergue les réalisations phares du président de la République dans le département de Pikine. Histoire de démontrer tout l’attachement que le Chef de l’Etat porte à ce département.

Le maire de Pikine a profité de la cérémonie de pose de la première pierre du nouveau collège de Thiaroye sur mer pour rappeler les réalisations phares que le président de la République a faites dans le département de Pikine. «Déjà, dès son arrivée à la magistrature suprême, il a pris à bras le corps la lancinante question des inondations dans le département de Pikine en lançant un important projet structurant de gestion des eaux pluviales», a rappelé l’édile de Pikine.

Abdoulaye Thimbo est d’avis que les mesures fortes que le Chef de l’Etat a prises dans la lutte contre les inondations expliquent le fait que depuis deux hivernages, les effets des inondations ont été fortement atténués. Dans le même ordre, il a indiqué que l’Etat a entrepris d’élargir, dans l’exécution du programme Promoville, l’axe allant du rond-point de la Sicap liberté 6 à Keur Massar en deux fois deux voies. «Cet élargissement a été couplé à la mise en place de réseaux d’assainissement de drainage des eaux et au pavage de certaines rues dorsales perpendiculaires à la Route des Niayes», a souligné le maire de Pikine.

Abdoulaye Thimbo ajoute qu’il a aussi été opéré la restructuration de Pikine irrégulier sud avec notamment la construction de routes et d’infrastructures marchandes (marché de Guinaw Rails Nord), scolaires (Cem de Guinaw rails sud) et sociales (centre polyvalent de Tivaouane Diacksao).  Sur le plan infrastructurel, le maire a soutenu ceci : «le président Macky Sall, pour assister la lutte, un sport fortement présent dans la ville de Pikine à travers la floraison d’écuries et l’émergence de champions émérites, a fait construire une arène de dimension internationale. Le président Macky Sall a aussi fait réhabiliter le stade Alassane Djigo et reconstruire la grande mosquée», a-t-il insisté. Autant de réalisations qui ont fait dire à Abdoulaye Thimbo que l’attachement de Macky Sall à la ville de Pikine ne fait l’ombre d’aucun doute. Le premier magistrat de la ville de Pikine a également saisi l’occasion pour tendre la main à Ndiaga Niang, maire de Thiaroye sur mer en l’invitant à venir travailler avec le Président Macky Sall dans l’œuvre de construction du Sénégal.

Abdou DIOP

La Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal (Lips), à travers son bureau exécutif, qui a qualifié les propos de leader du Rewmi, Idrissa Seck, de « choquants » sur les messagers d’Allah, Ibrahima et Seydina Mohamed (Psl) sur les lieux saints du pèlerinage de l’islam et sur le conflit israélo-palestinien, dans un communiqué, a décidé de « rectifier les énormités notées » dans la sortie de M. Seck.

«Il ne s’agit ni de polémiquer, ni de chercher à profiter d’une erreur de communication pour un quelconque règlement de compte. Le seul objectif visé est d’éclairer la, lanterne des musulmans sénégalais et de rectifier les énormités notées dans cette sortie désastreuse de Monsieur Idrissa Seck qui, non seulement, portent atteinte aux symboles de la foi musulmane, mais ternissent l’image du Sénégal dans toute la Oumma islamique», note d’emblée le bureau exécutif de la Ligue. Pour elle, considérer que les relations entre arabes et israéliens sont nées d’une querelle de demi-frères relève d’une «méconnaissance totale de l’histoire du conflit ou d’une volonté d’allégeance au lobby sioniste pour des raisons inavouées». Et la Ligue de faire l’historique du conflit depuis la déclaration de Arthur James Balfour le 2 novembre 1917, promettant au mouvement sioniste «la création d’un foyer où les Juifs éparpillés dans le monde trouveraient refuge». Cet Etat, soutiennent-ils, selon le premier vœu des sionistes, devrait être créé en Ouganda ou en Argentine.

Selon les prédicateurs, soutenir que Sarata, qui était de la même croyance que son époux, le Prophète Ibrahim (Psl) est juive, constitue aussi «une négation du verset 67 de la sourate Aal-i-Imraan qui stipule que « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman). Il n’était point du nombre des associateurs.» Et dire également que le Prophète Ibrahim (Psl) a chassé Hadjara de la maison parce qu’il était «fou amoureux» de Sarata, «repose également sur une ignorance abyssale de l’histoire des prophètes», disent les prédicateurs sénégalais. Ils soutiennent que le Prophète Ibrahim (Psl) n’a pas chassé Hadjara, mais celle-ci a voyagé avec lui pour aller s’installer «sur ordre d’Allah (Swt)», aux lieux où ils devaient lui (Abraham) et son fils (Ismail) élever les bases de la première maison d’Allah (sourate II, verset 127).

La Ligue souligne, en outre, que le rite du pèlerinage islamique et ses lieux sont «clairement définis» dans le Saint Coran et que le Prophète Mohamed (Psl) l’a accompli avec ses compagnons à Bakka, «le lieu de l’emplacement de la Kaaba, à Safa-Marwa et les autres lieux saints tels que Mina, Arafat et Mouszdalifa. » Depuis cette date, martèle la Ligue, «le pèlerinage s’accomplit de la même manière par tous les musulmans du monde entier.» Dès lors, poursuit-elle, «une tentative de remise en cause de ce pilier fondamental constitue, sans nul doute, un blasphème et un acte d’apostasie qui exclut son auteur de l’islam.» En outre, la Ligue dit réprouver «le verbe et la manière arrogante» utilisés par M. Seck qu’elle assimile à «une agression contre les symboles de la foi islamique».

D. MANE

LA RÉPLIQUE DU DR FATHI ABDERRAHMANE AHMED HIUJAZI DE L’UNIVERSITÉ AL AZHAR D’EGYPTE
Kaaba MecqueLes propos de l’ancien Premier ministre mettant en doute la Kaaba comme le lieu choisi par Dieu où doivent s’orienter tous les musulmans aux heures de prières, ont ému et choqué au-delà des frontières sénégalaises. La preuve, le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, a réagi, dans un document parvenu au « Soleil ».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, s’est attelé à démontrer à quel point Idrissa Seck a eu tort de soutenir pareille thèse. «Dieu, le Très Haut a créé la Mecque, la première mosquée et l’a érigée comme un lieu pour les anges autour duquel ils tournent. Lorsque Adam a été créé, il a tourné autour de la Kaaba pour une durée de 40 ans. Après la création de la Kaaba, Dieu a créé la Mosquée Al Aqsa. Ceci a été rapporté par le Prophète Sidna Mohamed, que la Paix et le Salut soient sur lui» dit-il. Poursuivant son argumentaire, le Docteur Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi informe que «La Kaaba est la première mosquée bâtie sur terre. Ensuite, ce fut la mosquée Al-Aqsa. Les compagnons du Prophète lui demandèrent quelle était l’intervalle du temps entre leurs construction, il répliqua : quarante ans». Sur ce, la mosquée sacrée est le lieu où tous les Musulmans s’orientent pour accomplir leurs prières. «La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers». (Sourat Al Imrane, verset 96)

Dieu a fait de la mosquée sacrée la qibla comme écrit dans le coran : «Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Ibrahim (Abraham) s'est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes.» (Sourate Al Imrane, verset 97).

«Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c'est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font.» (Sourate Al Baqqara, verset 145).

Pour ceux qui ont des doutes là-dessus comme Idrissa Seck et autres, je leur dis que «leur doute constitue un éloignement du livre saint. Celui qui doute du Coran est un mécréant et celui qui a emprunté sa voie a triomphé. Par conséquent, ceux qui évoquent ce sujet sont des gens qui ne résonnent pas, car la parole du très Puissant est décisive et son jugement n’est pas une plaisanterie. Ceci dit que tout débat sur ce sujet en dehors du Coran et de la Sunna n’a pas de valeur dans la vie».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi d’ajouter : «La mosquée Al Aqsa est le lieu où le prophète Mohamed (Psl) a voyagé. Le Prophète avait souligné que la guerre sévira dans ce lieu jusqu’au jour de la résurrection. Et on assisté à cela. Le Khalife Omar Ibn Al Khattab avait libéré cette mosquée et elle avait été libérée une deuxième fois par Salah Eddine Al Ayoubi. Nous voulons que la mosquée Al Aqsa retourne sous l’autorité des musulmans. Ceci ne peut se réaliser que si on suit la voie de Dieu. On ne peut triompher Dieu que si on emprunte sa voie et on croit en ce qu’a été écrit dans le Coran et ce que le prophète avait dit. Le mot Makka est Bakka, M et B s’interfèrent dans la langue des Arabes.»

Yakham C.N. MBAYE

APRES LES SORTIES DE SIDY LAMINE NIASS ET DE BAMBA NDIAYE : LE LEADER DE REWMI NIE LA PATERNITÉ DES PROPOS QU’ON LUI ATTRIBUE
Idrissa Seck Conf presseEn conférence de presse hier, ldrissa Seck, qui refuse la paternité des propos qu’on lui attribue sur les lieux saints de l’islam, a présenté des excuses. Il donne, toutefois, rendez-vous à ses détracteurs à la fin du mois de ramadan.

L’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, est depuis quelques jours sous la rampe des projecteurs. Non pas pour des faits politiques, mais pour des affaires liées à la religion. Après Mouhamadou Bamba Ndiaye, ancien ministre des Affaires religieuses sous Abdoulaye Wade qui l’a accusé de blasphème, le Pdg du Groupe Walfadji a aussi fait une conférence de presse avant-hier pour dire que le président de Rewmi s’est auto-exclu de la religion musulmane. Selon Sidy Lamine Niass, en disant que le vrai lieu de pèlerinage se trouverait à Jérusalem et non à la Mecque, Idrissa Seck «a profané l’islam et le prophète Mouhamed(Psl)». La réplique du président du Conseil départemental de Thiès ne s’est pas faite entendre. Il a tenu lui aussi hier une conférence de presse à son domicile à Thiès pour apporter des «éclairages». «Je ne voulais pas me lancer dans cette polémique, mais en faisant part à mes guides de ma volonté d’aller terminer le travail que j’avais commencé à l’étranger, ils m’ont recommandé de clarifier les choses avant de quitter le pays. C’est pourquoi j’ai tenu à apporter quelques précisions», a d’emblée mentionnée l’ancien maire de Thiès.

Selon Idrissa Seck, son souhait est «d’être un bon musulman mais aussi un vrai mouride».«C’est en tout en cas ce que je prie au bon Dieu. Parce qu’il n’est pas facile d’être un talibé de Serigne Touba», a-t-il dit en citant quelques poèmes de Cheikhoul Khadim. En en croire le patron de Rewmi, être un bon musulman et un vrai mouride ne riment pas avec prendre la religion à la légère ou encore le prophète Mouhamed(Psl) ou la «Kaaba» «comme essaient de le faire croire les ennemis». «Pour ceux qui essaient d’embrouiller les gens qu’ils sachent que c’est une peine perdue.

Cela est incompatible avec mes désirs exprimés plus haut», a laissé entendre M. Seck. Toutefois, il a tenu à présenter des excuses même s’il refuse la paternité des propos qu’on lui attribue.

«Ces pures inventions, si elles blessent un musulman, même s’il sait que je ne suis pas l’auteur, je lui présente en ce mois de ramadan, mes plates excuses. Je demande aussi pardon à mon Seigneur et lui demande de rétribuer les bientôt du pardon à tous les Sénégalais et à toute la Ummah islamique», a soutenu Idrissa Seck. Non sans souligner qu’il n’en a pas fini avec Sidy Lamine Niass et Bamba Ndiaye, même s’il dit leur pardonne en ce mois béni. «Je vais parler avec eux après le ramadan. Je ne vais pas utiliser leurs vrais noms qui sont saints, mais je vais les appeler par des surnoms», a promis Idrissa Seck.

Ndiol Maka SECK

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a participé, du 20 au 21 mai 2018, à Buenos Aires, en Argentine, à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, préparatoire au 13ème Sommet de ce groupe qui aura lieu également dans la capitale argentine. Selon un communiqué publié, Me Kaba répond ainsi à une invitation de son homologue argentin qui a convié le Sénégal à cette importante réunion en sa qualité de président du Comité d’orientation du Nepad, en la personne de son Excellence le président de la République Macky Sall.

« Le ministre Sidiki Kaba a participé activement à cette réunion en intervenant, au nom de l’Afrique, aux trois sessions portant respectivement sur les réalisations du G20, le Multilatéralisme et la Gouvernance mondiale ; ainsi que les Actions à entreprendre pour les réalisations d’un développement durable», souligne la note.

B. D.

Pour la Convergence des cadres républicains (Ccr), la décision prise par le chef de l’Etat de remplacer le recteur de l’Université Gaston Berger et le directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (Crous) est salutaire. Toutefois, la structure en appelle à la retenue et à l’apaisement et condamne, avec vigueur, les propos tendancieux de certaines personnes qui veulent faire de la douleur du peuple un sujet de débat politique.

La Convergence des cadres républicains (Ccr) de l’Alliance pour la République (Apr) salue la décision prise par le Chef de l’Etat, Macky Sall, ce jour 19 mai 2018, par un décret nommant le professeur Ousmane Thiaré, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis en remplacement du professeur Baydallaye Kane. Dans le même élan, le Chef de l’Etat a également nommé Papa Ibrahima Faye, directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (Crous) de la même université, en remplacement d’Ibrahima Diao. Des mesures prises suite aux affrontements entre étudiants et forces de l’ordre qui ont eu lieu dans cette université occasionnant la mort de l’étudiant Mouhamed Fallou Sène. La Ccr présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, aux étudiants et au peuple sénégalais.

Elle souhaite, par la même occasion, un prompt rétablissement aux étudiants et aux forces de l’ordre blessés. Elle appelle à la retenue et à l’apaisement et condamne avec vigueur les “propos tendancieux” de certaines personnes qui veulent faire de la douleur du peuple un sujet de débat politique. A cet effet, les cadres saluent l’appel au calme lancé par nos chefs religieux et demandent à l’Etat de poursuivre les enquêtes entamées pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Par ailleurs, la Ccr se félicite de l’initiative du président de la République de lancer un appel au dialogue national inclusif sur nos ressources pétrolières et gazières. Elle demande, à cet effet, aux politiques, à la société civile, aux enseignants, aux experts et à tous les citoyens soucieux du devenir de notre pays de répondre à cet appel pour créer les conditions d’un usage bénéfique de nos ressources.

Sur un autre point, la Ccr exprime sa satisfaction à la suite de la confiance renouvelée des partis alliés de Bby au président de la coalition, Monsieur Macky Sall. Elle engage l’ensemble de ses membres à s’aligner sur cette position clairement définie par la conférence des leaders afin de relever collectivement les défis politiques à venir, notamment ceux relatifs à la prochaine échéance électorale.

Aly DIOUF

Le secrétariat exécutif permanent (Sep) de Bby salue «une réelle volonté du président de la République de ramener le calme au sein de la communauté universitaire après la nomination du Pr Ousmane Thiaré comme recteur de l’université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et de Papa Ibrahima Faye comme directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de la même université. Ainsi, «ces mesures, qui ne préjugent en rien de l'issue de l'enquête judiciaire ouverte avec promptitude par le procureur de la région de Saint-Louis, et la saisine de l’Ige pour faire toute la lumière sur la gestion des bourses participeront assurément à l'apaisement de la situation pour une reprise du cours normal des enseignements », indique-t-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Tout compte fait, «tout en renouvelant ses condoléances attristées à la famille du défunt et à toute la communauté universitaire, le Sep de Bby appelle, à nouveau les étudiants, la communauté universitaire, les acteurs politiques et la société civile, au calme et à la sérénité pour la paix et la stabilité de notre cher pays».

Amadou DIOP

La coordination des cadres de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) exige «le paiement correct, planifié et sans interruption» des bourses des étudiants.

Pour les cadres de l’Act, la mort du jeune Serigne Fallou Sène qui vient d’alourdir la liste des «assassinés» est inacceptable, intolérable et impardonnable. Ainsi, la coordination des cadres de l’Act exige-t-elle “le paiement correct, planifié et sans interruption des bourses des étudiants pour leur assurer une stabilité et une performance universitaire». Les cadres disent être convaincus que l’émergence d’un pays se reflète d’abord par son système éducatif, par ses conditions d’études et d’encadrement des élèves et étudiants, par la motivation de ses enseignants. Aussi, les cadres de l’Act décident d’apporter leur soutien, par leur présence massive aux mouvements de protestation décidés et organisés par la coordination des étudiants le mardi prochain, ont-ils indiqué dans un communiqué reçu.

Ils ont affirmé, dans ce sens, que la protestation en solidarité avec le mouvement estudiantin est un devoir et un impératif de tous les cadres du Sénégal.

A. DIOP

La rencontre inter-libyenne de Dakar a été une occasion pour les personnalités libyennes de tourner un douloureuse page de leur histoire politique marquée par des emprisonnements et des tortures en tous genres. Aujourd’hui, la Libye et ses leaders se projettent tous vers un avenir meilleur pour le pays et sa jeunesse. Livré à la persécution par la Grande Bretagne au régime du Colonel Khadafi, Abdelhakim Belhaj accepte, avec humilité, les excuses publiques du Royaume-Uni, geste très touchant, selon lui.

L’APPUI DE L’UA EST NÉCESSAIRE POUR LA LIBYE
«Dans le contexte actuel de la Libye, la rencontre de Dakar est inédite. Parce que, c’est la première fois, depuis la chute de Khadafi que des personnalités influentes sous l’ancien régime retrouvent des opposants membres de la mouvance de février sans faire usage à la violence. A Dakar, il y a eu une présence de personnalités de premier rang. Malgré les différences d’opinions et de positions politiques de part et d’autre, nous avons accepté de venir au Sénégal parce que notre souci principal est commun. Il s’agit d’essayer de trouver un terrain d’entente pour le retour de la stabilité en Libye. Différents points ont été abordés, sur lesquels nous avons intensément discuté dans un esprit général d’arriver à un accord pour la Libye. Les Nations-Unies, à travers une mission chargée de rapprocher les protagonistes libyens, continue d’effectuer des d’efforts pour le retour de la stabilité en Libye. A Dakar, le but était également de nous rapprocher davantage et de solliciter l’appui plus que nécessaire de l’Union Africaine car la Libye est aussi partie intégrante du continent africain. Notre souhait est de voir l’Union africaine accélérer le processus du dialogue pour permettre une entente durable entre le peuple Libyen. Bien évidemment, avec le soutien de la mission Onusienne. Si l’Ua se joint à la mission Onusienne, nous gagnerions énormément de temps vers le processus de paix et de réconciliation. L’accueil chaleureux et hospitalier du Sénégal ainsi que les encouragements du Président Macky Sall qui, en continuation à l’initiative du Président Denis Sassou Nguesso, médiateur de l’Ua, nous a donnés une belle opportunité d’entente devant aboutir à des accords féconds. Pour onstituer un comité de dialogue il faut un contact régulier avec l’Union africaine pour accompagner cette entente afin qu’elle se positionne dans l’initiative des Nations-Unies. Il a d’ailleurs été décidé la constitution d’un comité de dialogue qui ferait le tour des capitales africaines pour sensibiliser et faire appel aux dirigeants africains pour qu’ils s’activent et soutiennent les efforts engagés en vue d’une entente libyenne. La constitution de ce comité s’inscrit comme une recommandation dans la résolution finale de la rencontre de Dakar. Nous avons constaté que l’Union africaine semble s’être tenue un peu à l’écart depuis 7 ans. A Dakar, nous avons exprimé un besoin fort de voir l’Union africaine intensifier ses efforts en faveur de la paix en Libye. On a senti de la part des autorités sénégalaises quelque chose de très rassurant dans leur courage et leur détermination sur le dossier libyen.

Le Président de la République Macky Sall, le Président Moustapha Niasse et le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, nous ont beaucoup confortés dans nos besoins et notre appel à l’Union africaine de se saisir du dossier libyen. Personnellement, j’ai été également parmi les initiateurs de cette rencontre. J’ai effectivement voulu tendre la main du pardon et du dialogue aux camps opposés par nécessité urgente et indispensable. Pour se retrouver, il faut que chacun fasse une partie du chemin vers l’autre. Au début des échanges à Dakar, il y avait des crispations extraordinaires mais l’expérience et la médiation du président Moustapha Niasse ont permis de tout surmonter et de raccourcir les distances durant les trois jours que nous avons passé ensemble à Dakar”.

LA DETTE AFRICAINE À LA LIBYE
« Je ne partage pas la position du chef du gouvernement d’Union nationale libyen, Fayez Al-Saraj, qui préconise d’engager des procédures judiciaires contre certains pays africains pour tenter de récupérer quelques 67 milliards de dollars prêtés par feu le Colonel Khadafi. Certes, les dates de recouvrement de ces prêts sont dépassées et la Libye est confrontée à de grosses difficultés économiques, mais le pouvoir de transition à Tripoli devrait s’adresser en premier à ses débiteurs occidentaux. Je pense que la Libye, malgré ses difficultés devrait garder une relation privilégiée avec ses partenaires africains et doit renforcer sa coopération économique avec le continent dès son retour à la stabilité».

LES EXCUSES DU ROYAUME UNI
“C’est quelque chose de très déterminant dans ma vie. J’ai été bien soulagé car, après 6 années d’emprisonnement et de tortures puis 6 autres années d’attente de clarification de ce dossier, la vérité a fini par triompher. Ce qui est touchant et frappant dans cet acte, ce sont les mots utilisés dans le texte d’excuses publiques de la Grande Bretagne. Il y a des mots et des phrases qui ont un sens élevé puisqu’étant d’une grande importance.

C’est quand même la Grande Bretagne qui présente des excuses au nom de la Reine et du peuple britannique à travers son Premier ministre Theresa May. Ça n’est pas anodin. Les phrases lues par Theresa May disant que l’Angleterre reconnaît la persécution et les tortures que j’ai subies ont une grande signification car, ces pratiques sont fondées sur des rapports authentiques, qui ont poussé le Royaume-Uni à reconnaître sa culpabilité. Ce n’est pas rien. C’est un acte très marquant, courageux et difficile. Toutefois, la Grande Bretagne a quand même pris le temps de faire toutes les vérifications utiles pendant 6 longues années. D’où certainement, le texte très touchant de Theresa May. Bien évidemment, l’écho auprès de l’opinion libyenne est très favorable pour le caractère inédit de l’acte. La Grande Bretagne reconnaît un acte arbitraire de kidnapping d’un citoyen innocent pour le livrer à la torture et à la persécution. L’opinion pense que si la Grande Bretagne s’est pliée pour faire des excuses, c’est qu’il y a une volonté certaine d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la Libye et par ricochet dans son appréciation des droits de l’homme. J’espère simplement que cela serve d’exemple aux États Unis et qu’ils le suivront”.

POSSIBILITÉ DE PLAINTE CONTRE LES ETATS-UNIS
« Il faut savoir qu’il y a une différence importante entre les deux institutions britannique et américaine. Chez les Britanniques, l’indépendance de la justice est un fait et c’est cela qui a permis d’avoir un tel résultat. Chez les Américains, le mécanisme et l’approche ne sont pas les mêmes. A ce stade, nous sommes en train d’étudier avec mes conseillers juridiques la possibilité de déposer une plainte ».

L’ARGENT NE GUÉRIT PAS LES BLESSURES
«Dès que j’ai pris connaissance des documents qui prouvent le mal qu’on m’a fait, la persécution dont j’ai été victime et la culpabilité de la Grande Bretagne, je me suis fait une philosophie : c’est qu’aucune compensation financière ou matérielle ne dédommagera les actes ignobles dont j’ai été victime. Toutes les recherches possibles ont été faites pour tenter de faire échapper la Grande Bretagne à devoir me présenter des excuses publiques. Les services secrets ont effectué plusieurs années de vérifications et de recherches pour aboutir à l’importante décision qu’est de reconnaître la culpabilité de la Grande Bretagne. Ça me soulage d’un grand fardeau. C’est aussi un tremplin vers une action politique plus importante et en même temps, cela a atténué toutes ces actions volontaires ou involontaires des médias qui n’ont de cesse de me coller une étiquette de terroriste. Toutefois, cela ne change en rien mon action politique, j’ai une feuille de route que je la respecte.”

CULTIVER LE MULTIPARTISME EN LIBYE
«Après plusieurs décennies d’un régime, il n’y avait plus de partis politiques en Libye. Aujourd’hui, nos efforts se concentrent sur la culture du multipartisme avant même de viser des échéances électorales de quelque nature que ce soit. Il y a aujourd’hui quatre formations politiques en Libye qui font l’effort de propager cette culture de multipartisme et d’attirer l’opinion à l’accepter car cela n’existait pas dans notre pays. Il faut aussi constituer des cadres dans les partis pour bien les préparer à la gestion des responsabilités futures. C’est cela ma priorité, n’empêche s’il y a des échéances électorales futures, il est toujours possible d’étudier la pertinence d’une candidature. En perspective à la prochaine rencontre à Dakar, dite Dakar 2, il nous faudra bien la préparer notamment sur le choix du thème et des sujets à discuter mais également sur les choix de personnalités à inviter. Ma conviction est qu’il faut élargir pour avoir une plus importante représentativité régionale, politique, d’intellectuels, de la société civile et des composantes tribales et géographiques dans tout le pays ».

Par Ousmane Noël MBAYE

ABDELHAKIM BELHAJ, PRESIDENT DU PARTI LIBYEN EL WATAN apres la rencontre de dakar : «Nous saluons le courage et la détermination du Président Macky Sall»
La rencontre inter-libyenne de Dakar a été une occasion pour les personnalités libyennes de tourner un douloureuse page de leur histoire politique marquée par des emprisonnements et des tortures en tous genres. Aujourd’hui, la Libye et ses leaders se projettent tous vers un avenir meilleur pour le pays et sa jeunesse. Livré à la persécution par la Grande Bretagne au régime du Colonel Khadafi, Abdelhakim Belhaj accepte, avec humilité, les excuses publiques du Royaume-Uni, geste très touchant, selon lui.
 
L’APPUI DE L’UA EST NÉCESSAIRE POUR LA LIBYE
«Dans le contexte actuel de la Libye, la rencontre de Dakar est inédite. Parce que, c’est la première fois, depuis la chute de Khadafi que des personnalités influentes sous l’ancien régime retrouvent des opposants membres de la mouvance de février sans faire usage à la violence. A Dakar, il y a eu une présence de personnalités de premier rang. Malgré les différences d’opinions et de positions politiques de part et d’autre, nous avons accepté de venir au Sénégal parce que notre souci principal est commun. Il s’agit d’essayer de trouver un terrain d’entente pour le retour de la stabilité en Libye. Différents points ont été abordés, sur lesquels nous avons intensément discuté dans un esprit général d’arriver à un accord pour la Libye. Les Nations-Unies, à travers une mission chargée de rapprocher les protagonistes libyens, continue d’effectuer des d’efforts pour le retour de la stabilité en Libye. A Dakar, le but était également de nous rapprocher davantage et de solliciter l’appui plus que nécessaire de l’Union Africaine car la Libye est aussi partie intégrante du continent africain. Notre souhait est de voir l’Union africaine accélérer le processus du dialogue pour permettre une entente durable entre le peuple Libyen. Bien évidemment, avec le soutien de la mission Onusienne. Si l’Ua se joint à la mission Onusienne, nous gagnerions énormément de temps vers le processus de paix et de réconciliation. L’accueil chaleureux et hospitalier du Sénégal ainsi que les encouragements du Président Macky Sall qui, en continuation à l’initiative du Président Denis Sassou Nguesso, médiateur de l’Ua, nous a donnés une belle opportunité d’entente devant aboutir à des accords féconds. Pour onstituer un comité de dialogue il faut un contact régulier avec l’Union africaine pour accompagner cette entente afin qu’elle se positionne dans l’initiative des Nations-Unies. Il a d’ailleurs été décidé la constitution d’un comité de dialogue qui ferait le tour des capitales africaines pour sensibiliser et faire appel aux dirigeants africains pour qu’ils s’activent et soutiennent les efforts engagés en vue d’une entente libyenne. La constitution de ce comité s’inscrit comme une recommandation dans la résolution finale de la rencontre de Dakar. Nous avons constaté que l’Union africaine semble s’être tenue un peu à l’écart depuis 7 ans. A Dakar, nous avons exprimé un besoin fort de voir l’Union africaine intensifier ses efforts en faveur de la paix en Libye. On a senti de la part des autorités sénégalaises quelque chose de très rassurant dans leur courage et leur détermination sur le dossier libyen. 
Le Président de la République Macky Sall, le Président Moustapha Niasse et le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, nous ont beaucoup confortés dans nos besoins et notre appel à l’Union africaine de se saisir du dossier libyen. Personnellement, j’ai été également parmi les initiateurs de cette rencontre. J’ai effectivement voulu tendre la main du pardon et du dialogue aux camps opposés par nécessité urgente et indispensable. Pour se retrouver, il faut que chacun fasse une partie du chemin vers l’autre. Au début des échanges à Dakar, il y avait des crispations extraordinaires mais l’expérience et la médiation du président Moustapha Niasse ont permis de tout surmonter et de raccourcir les distances durant les trois jours que nous avons passé ensemble à Dakar”. 
 
LA DETTE AFRICAINE À LA LIBYE 
« Je ne partage pas la position du chef du gouvernement d’Union nationale libyen, Fayez Al-Saraj, qui préconise d’engager des procédures judiciaires contre certains pays africains pour tenter de récupérer quelques 67 milliards de dollars prêtés par feu le Colonel Khadafi. Certes, les dates de recouvrement de ces prêts sont dépassées et la Libye est confrontée à de grosses difficultés économiques, mais le pouvoir de transition à Tripoli devrait s’adresser en premier à ses débiteurs occidentaux. Je pense que la Libye, malgré ses difficultés devrait garder une relation privilégiée avec ses partenaires africains et doit renforcer sa coopération économique avec le continent dès son retour à la stabilité».
 
LES EXCUSES DU ROYAUME UNI 
“C’est quelque chose de très déterminant dans ma vie. J’ai été bien soulagé car, après 6 années d’emprisonnement et de tortures puis 6 autres années d’attente de clarification de ce dossier, la vérité a fini par triompher. Ce qui est touchant et frappant dans cet acte, ce sont les mots utilisés dans le texte d’excuses publiques de la Grande Bretagne. Il y a des mots et des phrases qui ont un sens élevé puisqu’étant d’une grande importance. 
C’est quand même la Grande Bretagne qui présente des excuses au nom de la Reine et du peuple britannique à travers son Premier ministre Theresa May. Ça n’est pas anodin. Les phrases lues par Theresa May disant que l’Angleterre reconnaît la persécution et les tortures que j’ai subies ont une grande signification car, ces pratiques sont fondées sur des rapports authentiques, qui ont poussé le Royaume-Uni à reconnaître sa culpabilité. Ce n’est pas rien. C’est un acte très marquant, courageux et difficile. Toutefois, la Grande Bretagne a quand même pris le temps de faire toutes les vérifications utiles pendant 6 longues années. D’où certainement, le texte très touchant de Theresa May. Bien évidemment, l’écho auprès de l’opinion libyenne est très favorable pour le caractère inédit de l’acte. La Grande Bretagne reconnaît un acte arbitraire de kidnapping d’un citoyen innocent pour le livrer à la torture et à la persécution. L’opinion pense que si la Grande Bretagne s’est pliée pour faire des excuses, c’est qu’il y a une volonté certaine d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la Libye et par ricochet dans son appréciation des droits de l’homme. J’espère simplement que cela serve d’exemple aux États Unis et qu’ils le suivront”. 
 
POSSIBILITÉ DE PLAINTE CONTRE LES ETATS-UNIS
« Il faut savoir qu’il y a une différence importante entre les deux institutions britannique et américaine. Chez les Britanniques, l’indépendance de la justice est un fait et c’est cela qui a permis d’avoir un tel résultat. Chez les Américains, le mécanisme et l’approche ne sont pas les mêmes. A ce stade, nous sommes en train d’étudier avec mes conseillers juridiques la possibilité de déposer une plainte ». 
 
L’ARGENT NE GUÉRIT PAS LES BLESSURES
«Dès que j’ai pris connaissance des documents qui prouvent le mal qu’on m’a fait, la persécution dont j’ai été victime et la culpabilité de la Grande Bretagne, je me suis fait une philosophie : c’est qu’aucune compensation financière ou matérielle ne dédommagera les actes ignobles dont j’ai été victime. Toutes les recherches possibles ont été faites pour tenter de faire échapper la Grande Bretagne à devoir me présenter des excuses publiques. Les services secrets ont effectué plusieurs années de vérifications et de recherches pour aboutir à l’importante décision qu’est de reconnaître la culpabilité de la Grande Bretagne. Ça me soulage d’un grand fardeau. C’est aussi un tremplin vers une action politique plus importante et en même temps, cela a atténué toutes ces actions volontaires ou involontaires des médias qui n’ont de cesse de me coller une étiquette de terroriste. Toutefois, cela ne change en rien mon action politique, j’ai une feuille de route que je la respecte.”
 
CULTIVER LE MULTIPARTISME EN LIBYE 
«Après plusieurs décennies d’un régime, il n’y avait plus de partis politiques en Libye. Aujourd’hui, nos efforts se concentrent sur la culture du multipartisme avant même de viser des échéances électorales de quelque nature que ce soit. Il y a aujourd’hui quatre formations politiques en Libye qui font l’effort de propager cette culture de multipartisme et d’attirer l’opinion à l’accepter car cela n’existait pas dans notre pays. Il faut aussi constituer des cadres dans les partis pour bien les préparer à la gestion des responsabilités futures. C’est cela ma priorité, n’empêche s’il y a des échéances électorales futures, il est toujours possible d’étudier la pertinence d’une candidature. En perspective à la prochaine rencontre à Dakar, dite Dakar 2, il nous faudra bien la préparer notamment sur le choix du thème et des sujets à discuter mais également sur les choix de personnalités à inviter. Ma conviction est qu’il faut élargir pour avoir une plus importante représentativité régionale, politique, d’intellectuels, de la société civile et des composantes tribales et géographiques dans tout le pays ».
 
Par Ousmane Noël MBAYE

L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) a plaidé pour une solution durable au problème des bourses des étudiants.

La direction politique exécutive (Dpe) de l’Urd manifeste « toute » sa sympathie aux nombreuses victimes des violences du mardi 15 mai à l’Université Gaston Berger. Elle appelle à une solution durable au problème des bourses des étudiants. Compte tenu des violences d’aujourd’hui, elle invite l’ensemble du pays à réfléchir sérieusement sur l’université et ses problèmes, en partant d’une réalité: l’engagement du président Macky Sall pour l’Education. L’Urd a rappelé, dans ce sens, que rien que pour les infrastructures, le président de la République a accordé près de 500 milliards de FCfa à l’université et que l’enveloppe des bourses oscille entre 3,5 et 4 milliards de FCfa avec parfois des pics de 6 à 7 milliards mensuels.  Encore, «l’Urd estime que la question est trop sérieuse pour être laissée aux seuls  politiciens qui rivalisent, par presse interposée, de démagogie espérant trouver le moyen de récolter quelques voix de naïfs compatriotes», soutient l’Urd dans un communiqué.

Sur la situation nationale, la Dpe de l’Urd félicite «chaleureusement » le président Macky Sall, pour avoir dénoué la crise et réglé la question de l’indemnité de logement au-delà de toute attente des intéressés. Au sujet de la récente conférence des leadeurs de «Bennoo Bokk Yaakaar», sous la présidence de Macky Sall qui a exhorté à l’union, à la solidarité, à la mobilisation et à la victoire, la Dpe demande « à tous les responsables de se l’approprier, de ne négliger aucun détail pour la réélection de notre candidat le président Macky Sall au soir du 24 février 2019». Enfin, se penchant sur la situation en Palestine, «la Dpe encourage le président Macky Sall dans son appel à la mobilisation de la communauté internationale, au-delà du monde islamique, pour mettre fin aux souffrances des Palestiniens et relancer le processus de paix au Proche-Orient», complète le communiqué.

A. DIOP

 

La Ligue démocratique (Ld) invite l’ensemble des protagonistes à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’ouverture pour préserver la stabilité dans toutes nos universités.

Appréciant les événements survenus à l’Université Gaston Berger de Saint Louis ayant conduit au décès de l’étudiant Mohamed Fallou Sène, la Ligue démocratique, par la voix de son secrétariat permanent, a estimé qu’il est impératif que le gouvernement diligente toutes les enquêtes nécessaires à situer toutes les responsabilités en vue de traduire les coupables de cette tragédie devant les juridictions compétentes. Aussi, le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique, condamne-t-il «fermement» tous les auteurs des événements tragiques qui ont abouti à la mort de l’étudiant Mohamed Fallou Sène et à la dégradation de biens publics et privés à Saint-Louis et dans d’autres villes du pays. Avant de rappeler aux différents acteurs que l’exercice de la violence ne peut aucunement produire des résultats satisfaisants dans la crise universitaire. «C’est pourquoi, le secrétariat permanent appelle l’ensemble des protagonistes à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’ouverture pour préserver la stabilité dans toutes nos universités », indique-t-on dans un communiqué reçu.

Toutefois, «le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique considérant  la récurrence du retard dans le paiement des bourses et des allocations des étudiants dans toutes les universités du pays, exhorte le président de la République et le gouvernement à mettre un terme à cette situation qui constitue une source d’instabilité et de perturbation inadmissibles dans les enseignements-apprentissages dans les différentes  facultés», précise-t-on dans le document. Tout au plus, le Secrétariat permanent de la Ligue démocratique qui dit s’incliner «pieusement» devant la mémoire de Mohamed Fallou Sène, appelle toute la communauté universitaire au calme et à la sérénité et les partis politiques notamment de l’opposition à la retenue et à éviter toute attitude irresponsable dont les conséquences pourraient être désastreuses pour la stabilité  du pays.

Amadou DIOP

 

Le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) estime que l’université doit demeurer un lieu de vie, un espace de culture exempté de ce vandalisme ravageur ayant de plus en plus tendance à s’imposer dans ces lieux où c’est l’esprit qui devrait plutôt briller de mille feux. Pour qu’il en soit ainsi, soutient le Secrétariat du comité central de cette formation politique, il ne suffira pas seulement que le gouvernement s’attelle à payer les bourses à bonne date.
Pour le Pit, le gouvernement devra aussi se prémunir de tous les instruments permettant d’éviter de tomber dans le recours disproportionné à la violence. Un recours, explique-t-il,  pouvant éventuellement conduire à faire usage de moyens extrêmes contre des étudiants eux-mêmes transformés en forces destructrices.

Samba Sy et ses camarades pensent que la saisine du procureur devrait apporter toute la lumière sur les tenants et aboutissants de cette effroyable tragédie – ayant abouti à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène –  pour que toutes les mesures idoines soient prises afin que plus jamais de tels événements ne reproduisent dans nos universités.

Tout en déplorant « le déferlement de violence » qui s’est abattu sur l’université Gaston Berger en particulier et celles du Sénégal en général, le Pit présente ses condoléances attristées à la famille du disparu, à ses camarades de St- Louis, à la communauté universitaire, bref à tout le peuple sénégalais. Il souhaite un prompt rétablissement aux nombreux gendarmes et étudiants blessés.

Aly DIOUF

 

Moustapha Sow, banquier d’affaires de profession, par ailleurs  président d’une fondation qui porte son nom, a rendu public, dimanche dernier, à Kaolack, sa volonté d’accompagner le président Macky Sall pour un second mandat à la tête du Sénégal. C’était au cours d’une réunion d’instances des Jeunes unis de Rahma (Jur).

A quelques mois de la présidentielle de 2019, c’est le branlebas- de combat  dans les différents états-majors politiques pour se choisir une candidature. Outre la classe politique, d’autres éléments de la société civile locale s’y mettent. C’est le cas de Moustapha Sow, un banquier d’affaires. Connu pour les actions sociales à travers  l’octroi de financements aux jeunes et aux femmes, le président de la fondation éponyme est tenté par l’action politique. L’organisation, ce dimanche, des assises du mouvement des Jeunes unis (Jur) du nom de l’ambassadeur Mouhamadou Ndiaye « Rahma », lui a donné une opportunité de justifier sa démarche de soutenir le leader de l’Apr. «    Dans mes activités professionnelles, je parcours le monde, notamment l’Afrique où j’ai eu à me rendre dans 47 pays pour conseillers les Etats dans de grands projets de développement. Une posture privilégiée qui m’a permis de mesurer les acquis obtenus depuis l’avènement du président Macky Sall. Aujourd’hui, le Sénégal est parmi le trio de tête des pays dont l’économie progresse le plus en termes de taux de croissance », a-t-il souligné. « Une performance d’autant  plus valorisante qu’elle a été obtenue avec des investissements publics à plus de 80% et pour un pays ne disposant pratiquement de ressources naturelles. J’ai, dès lors, pris la claire conscience  que je n’avais pas le droit de me mettre en marge de cette dynamique exaltante. J’ai l’obligation de faire bénéficier à ma ville, Kaolack, à mon pays, l’expertise que j’ai  pu acquérir et que je mets au services d’autres pays africains  »,  s’est-il justifié. Des premiers pas sur la scène politique ponctués d’annonces fortes pour la commune et les jeunes de sa ville natale « D’abord,  pour soutenir la municipalité de Kaolack dans le secteur de l’assainissement, je me suis engagé à acheter, sur mes propres deniers, deux camions pour la collecte des ordures ménagères. Ensuite à l’endroit  des jeunes avec les 20 millions promis par mon frère Rahma, je vais ajouter 10 autres que nous allons déposer à la Der, pour son doublement pour satisfaire le maximum de bénéficiaires  », a dit M. Sow.

Elimane FALL

 

Le département de Podor veut devenir l’un des plus grands contributeurs à la victoire de Macky Sall à la présidentielle prochaine. C’est ce qu’a annoncé Lamine Sow, responsable politique de ce département lors d’une conférence publique tenue à Pikine.

Cette conférence a été marquée par la présence de hauts responsables de l’Apr tels que Pape Maél Thiam, Cheikh Oumar Hann qui ont tenu à apporter leur pierre à l’œuvre de remobilisation des troupes de l’Apr et de la coalition Bby.
Lamine Sow a rappelé que le département de Podor est profondément attaché à la personne du Chef de l'Etat Macky Sall en précisant qu’il s'est aussi toujours distingué par sa proximité avec lui. Il a fait remarquer que Macky Sall n'a cessé de produire des résultats probants quantifiables et visibles aux différentes joutes électorales. Fruits, selon lui, d'efforts constants déployés sur le terrain. «Cependant, le constat est que ses performances électorales ne sont pas à la hauteur des attentes compte tenu du niveau d'estime et de sympathie des populations toujours au beau fixe», a-t-il avancé. 

A l’en croire, l'ambition politique de Podor a toujours été de cultiver l'excellence opérationnelle sur le terrain et continuer à être le centre de gravité électorale de la majorité dans le pays.
«Les contre-performances observées çà et là sont devenues inacceptables et ont abouti à la mise sur pied d'une nouvelle dynamique de l'Apr de Podor pour relever le défi à la hauteur d'un enjeu national», a-t-il déclaré. «Cette nouvelle dynamique s'est traduite par l'engagement et la responsabilité de ses initiateurs et par l'ouverture, dans ses rangs, à plus de jeunes et de femmes pour descendre sur le terrain et convaincre les populations à devenir des électeurs», poursuit-il. Lamine Sow considère qu’il s'agit de convaincre du bien-fondé des politiques mises en œuvre, mais aussi, de la justesse des idées et la pertinence de la vision des dirigeants de ce pays.

«En clair, il s'agit de faire du département de Podor, l'un des plus grands contributeurs à la victoire de notre candidat Macky Sall, à l'élection présidentielle du 24 février prochain dès le premier tour», a-t-il soutenu. Pape Maél Thiam, quant à lui, a invité tous les militants à se mobiliser et à ne jamais verser dans des histoires de clans qui, a-t-il souligné, ne mènent qu’à des divisions.

Abdou DIOP

 

L’ancien Premier ministre Aminata Touré, dans une note, souligne que Idrissa Seck, «s’est encore signalé dans des propos bien en deçà des standards attendus d’un homme d’Etat ». Aussi, considérant que «la Nation entière partage la douleur de la mort de l’étudiant Fallou Sène», le leader de «Rewmi», «cherche à revenir au devant de l’actualité en exploitant politiquement cet événement malheureux et regrettable».

Elle juge «totalement indécent de vouloir politiquement exploiter la perte de l’étudiant Fallou Sène et complètement irresponsable de traiter de peureux » nos forces de sécurité». Pour l’ancien Garde des Sceaux, «sans même attendre les résultats de l’information judiciaire ouverte pour situer les responsabilités, Idrissa Seck, tient à l’endroit de nos forces de sécurité, des propos inacceptables. «C’est totalement irresponsable pour un ancien Premier ministre qui siégeait à la table du Conseil national de sécurité de traiter nos forces de sécurité de peureux», fait-elle savoir, lui demandant de présenter ses «plates excuses» à ces hommes et femmes qui sont prêts à sacrifier leur vie pour la sécurité des citoyens».

Mamadou Lamine DIEYE

Le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a aussi invité le leader du parti «Rewmi», Idrissa Seck, à s’indigner de la mort de Fallou Sène, plutôt que de s’attaquer au Président Macky Sall.

«Son jeu favori est l’attaque et la calomnie contre le Président Macky Sall. Je lui répondrai avec beaucoup de circonspection, car la période nous recommande beaucoup d’humilité», a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm. Selon lui, «Idrissa Seck est toujours dans l’outrance et il ignore que tout ce qui est excessif nuit à la personne. Il veut nous plonger dans l’amnésie en voulant nous faire oublier l’affaire Khadim Bousso « Qu’Allah ait son âme), qui est encore fraîche dans nos mémoires. Mais nous sommes dans le temps du pardon», a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

Le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de la coalition, «Benno Bokk Yaakar» s’incline devant la mémoire du regretté, Fallou Sène, tué lors de cet d’affrontement. Dans un communiqué publié, cette coalition dirigée par le président Sall adresse aux parents de la victime et à toute la communauté universitaire ses sincères condoléances, prie pour que Dieu l’accueille en son paradis, et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le Sep dit regretté vivement un tel drame. C’est pourquoi, il demande au gouvernement l’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le Sep appelle aussi les étudiants et toute la communauté universitaire au calme et à la sérénité. Pour le Secrétariat Exécutif Permanent (Sep), « de tels incidents sont à bannir de l’espace universitaire ». « Les retards dans le paiement des bourses ne doivent pas entraîner des violences et la perte d’une vie humaine », a indiqué «Benno». Le Sep invite le gouvernement à hausser le niveau de la rigueur à tous les maillons de la chaîne des opérations dans le traitement des revendications estudiantines et à privilégier le dialogue dans le secteur. « Tous, ensemble, gouvernement, administration universitaire, étudiants comme enseignants, acteurs politiques et de la société civile, nous devons construire les instruments d’apaisement durable d’un espace scolaire et universitaire, exempt de violence, pour l’intérêt supérieur de la nation », a martelé le Sep.

B. DIONE

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) vient de tenir sa première réunion au Cap Vert. Ce séminaire parlementaire d’information et d’échanges est organisé en faveur des députés et des représentants de la société civile du Cap Vert.

« Le parlement moderne, l’ouverture à la société civile et la sensibilisation au genre ». C’est le thème du séminaire parlementaire d’information et d’échanges tenu les 3 et 4 mai 2018 à Praia, en faveur des députés et des représentants de la société civile du Cap Vert. Ce séminaire parlementaire est organisé à la demande de l’Assemblée nationale de la République capverdienne, par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) ; avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Il s’inscrit dans les actions de coopération menées par l’Apf, notamment au renforcement des capacités de l’Assemblée nationale de la République du Cap Vert.

Le séminaire a été ouvert par le président de la République du Cap Vert, Jorge Carlos Fonseca, qui avait réservé sa première visite au nouvel hémicycle de l’Assemblée nationale, ce premier séminaire parlementaire de l’Apf au Cap Vert. Les travaux étaient dirigés par la présidente du Réseau des femmes parlementaires de l’Apf. La députée de la Rdc Geneviève Inagosi Kassongo et la sénatrice française Françoise Cartron ont abordé la thématique «Le parlementaire reflet du peuple». Geneviève Inagosi Kassongo a, avec la députée de la Communauté française de Wallonie Bruxelles Bertieaux et la présidente du Réseau paix et sécurité pour les femmes de l'espace Cedeao, Diago Ndiaye, partagé, avec les parlementaires, ses expériences en ce qui concerne les mécanismes, les règles et les politiques de promotion des droits des femmes au sein du monde politique. L’égalité des sexes au sein des parlements a aussi été au menu. Ainsi, la présidente du Réseau parlementaire des femmes du Cap-Vert, Lucia Passos, a présenté une communication sur l’expérience capverdienne et la vice-présidente de l’Assemblée nationale du Québec, Maryse Gaudreault, est revenue sur l’expérience et le fonctionnement du caucus des femmes parlementaires du Québec. Diago Ndiaye est également revenue sur son expérience concernant les possibilités de coopération entre un parlement et des acteurs externes, comme la société civile. Deux tables rondes ont été organisées afin de débattre des moyens pour mieux connaître les travaux du Parlement et les ouvrir davantage à la société civile. Une soixantaine de députés et de représentants de la société civile capverdienne ont prix part à la rencontre.

Aly DIOUF


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