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Politique (3751)

Le Parti démocratique sénégalais s'est dit profondément choqué par les images, diffusées d’Africains originaires du sud du Sahara qui seraient vendus comme esclaves en terre africaine de Libye. Dans un communiqué, le Pds a estimé que la vente aux enchères publiques de personnes humaines  constitue une violation particulièrement grave des droits de l’homme et leurs auteurs devraient être poursuivis devant la Cour pénale Internationale pour crimes contre l’humanité". Le Pds demande ainsi aux autorités libyennes de prendre toutes les dispositions pour faire cesser de tels actes qui violent la charte de l’Union africaine ainsi que les obligations internationales de la Libye. "Le Pds demande également à l’Union africaine d’ouvrir immédiatement une enquête pour faire cesser de telles pratiques et demander aux autorités libyennes de respecter leurs engagements.

Amadou Diop

Le Parti démocratique sénégalais (Pds), l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), Bokk guis guis et 11 autres partis de l’opposition ont annoncé hier la création d’un front électoral. « L’expérience des élections législatives du 30 juillet 2017 au Sénégal, douloureuse à tous égards, assigne à l’opposition démocratique la responsabilité de poursuivre et d’intensifier le combat pour la restauration de la fiabilité du processus électoral tout entier », ont souligné les partis signataires de l’acte de naissance du front. Ces formations politiques ont lancé un appel « à toutes les forces politiques et sociales convaincues que le processus électoral au Sénégal doit être revu de façon complète pour lui permettre de recouvrer sa fiabilité en termes de transparence, de sincérité et de liberté ». Tout en décidant de ne pas prendre part à la réunion convoquée par le ministre de l’Intérieur le 21 novembre 2017, les partis signataires « estiment cependant que la présence ou non à ladite rencontre ne constitue pas en soi une ligne de fracture au sein de ceux et celles qui considèrent, comme nous, que les élections législatives de juillet 2017, véritable mascarade électorale, n’ont été ni transparentes, ni sincères, ni libres ». Ils promettent de construire leur front à l’échelle de tout le pays et de la diaspora.

B. DIONE

WASHINGTON - Le responsable d'une Ong basée à Hong-Kong et en Virginie, dans l'Est des Etats-Unis, ainsi qu'un ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères ont été inculpés par la justice américaine dans une affaire de corruption de hauts responsables au Tchad et en Ouganda. 

Chi Ping Patrick Ho, 68 ans, et Cheikh Gadio, 61 ans, sont accusés d'avoir corrompu, pendant plusieurs années, des hauts responsables de ces pays afin d'obtenir des avantages pour une entreprise pétrolière chinoise. Les pots-de-vin représentent plusieurs millions de dollars, selon un communiqué du ministère américain de la Justice publié lundi. « Des responsables au plus haut niveau des gouvernements des deux pays sont soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin », a indiqué le ministre adjoint de la Justice, Kenneth Blanco, citant le président du Tchad et le ministre ougandais des Affaires étrangères sans communiquer leur nom. Le ministère n'a pas non plus dévoilé le nom de l'entreprise chinoise pétrolière.

L'ancien ministre sénégalais a été arrêté vendredi à New York et présenté devant un juge le lendemain, tandis que M. Ho a été arrêté samedi et présenté à un juge lundi. M. Blanco a ajouté que la justice américaine était déterminée à poursuivre ceux qui compromettent la compétitivité des entreprises. « Leurs pots-de-vin et leurs actes de corruption portent tort à notre économie et minent la confiance dans un marché libre », a-t-il également commenté.

Les personnes inculpées sont soupçonnées d'avoir, entre autres, fait transiter près d'un million de dollars par l'intermédiaire du système bancaire new-yorkais. En échange d'un pot-de-vin de deux millions de dollars, le président du Tchad aurait offert à l'entreprise pétrolière chinoise des droits pétroliers dans le pays sans passer par un appel d'offres international. L'ancien ministre sénégalais aurait joué un rôle central dans cette affaire.

M. Ho aurait également distribué des cadeaux tout en promettant d'autres avantages, dont le partage des profits d'une société commune ainsi que l'acquisition potentielle d'une banque en Ouganda, en vue d'obtenir des avantages pour l'entreprise de l'énergie pour laquelle il jouait le rôle d'intermédiaire.

Fin août, la justice américaine avait condamné l'ancien ministre guinéen Mamhmoud Thiam à sept ans de prison pour avoir blanchi de l'argent de pots-de-vin reçus d'entreprises chinoises. M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars reçus pour payer l'école de ses enfants et acheter une maison de 3,75 millions près de New York.

 

Le président de la commission ad-hoc Me Moustapha Ndiaye invite à un renforcement des capacités des agents de l’administration fiscale et douanière. A l’en croire, la production gazière peut avoir un l’impact positif sur la baisse de l’énergie. Abordant le torchage (méthode de bruler les résidus gaziers), il déclare que cela entraine une détérioration de la couche d’ozone. Pour lui, on peut les réutiliser à d’autres fins. Le président Ndiaye souhaite que le rapport soit déposé le plus rapidement possible sur la table des autorités. « Si on s’approprie des propositions pertinentes faites par la commission ad-hoc, ce sera au bénéfice du Sénégal », a-t-il présagé.

Suite aux interventions de certains conseillers, le rapporteur de l’avis El hadji Ibrahima Mbow a souligné que notre pétrole est offshore et la cartographie faite sur cette ressource minière est prise en compte dans les recommandations du Conseil économique, social et environnemental dans son projet d’avis. «Nous avons fait du benchmarking suivant ce qui se fait ailleurs : Norvège (meilleur modèle en fonds souverain), Canada (…) Dans certains pays, on pompe 1 million de baril de pétrole pour déclarer 100.000 barils. Et là, les populations n’en bénéficient pas», a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il informé de l’erreur commise par des majors du pétrole dans la vente de l’or noir.

En somme, les conseillers pensent que déjà, le Sénégal doit avoir le comportement d’un pays pétrolier vertueux. Dès lors, la sensibilisation et la communication doivent être de mise. « Nous devons expliquer aux populations le pétrole et ses revenus », a noté M Mbow. Au terme de l’exercice, la présidente du Cese Mme Aminata Tall s’est réjouie de ce rapport anticipatif de qualité. « Je n’ai pas été déçue du travail de cette commission », a-t-elle épilogué.

S.M.S.CISSE

Le Président Bissau-guinéen était à Dakar hier pour une visite de travail de quelques heures. Selon le service de communication de la présidence de la République, José Mario VAZ est venu solliciter le soutien du Sénégal pour l’écoulement de la production de patate de son pays. Les deux chefs d’Etat partagent une grande ambition pour l’agriculture.  Une délégation du Ministre Sénégalais du commerce se rendra dans les prochains jours à Bissau pour une mission de prospection du Marché. 

B. D.

A l’occasion du Conseil présidentiel de l’investissement, la question du dialogue politique qui s’ouvre aujourd’hui, entre le ministère de l’Intérieur et une bonne partie de l’opposition, s’est invitée dans le discours du président Macky Sall. Prenant acte du refus de certaines formations politiques de répondre la table de la discussion, le chef de l’Etat a estimé qu’il est de leur droit de ne pas répondre à l’appel.

Cadre de dialogue entre l’Etat et les acteurs économiques, le Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) a été l’occasion pour le président Macky Sall pour se prononcer, pour la première fois en public, sur le boycott d’une partie de l’opposition du dialogue qui s’ouvre, aujourd’hui, entre le pouvoir et la classe politique. De prime abord, Macky Sall souligne que « le dialogue national ne saurait se résumer au seul dialogue politique qui, du reste, dans une démocratie moderne, se fait au Parlement ». Laissant entendre que, malgré, il a fait l’effort d’ajouter d’autres cadres de concertations politiques. Se refusant à toutes polémiques, il reconnait aux formations politiques qui ont décidé de ne pas répondre à l’appel, leur droit de ne pas y aller. « Ma volonté était de voir tous les acteurs discuter mais ceux qui ont opté pour la stratégie de a chaise vide sont libres de le faire. C’est leur liberté. Mais nous restons ouverts. Nous dialoguerons avec ceux qui veulent dialoguer. C’est le propre de la démocratie », a insisté Macky Sall.

Sur un autre registre, le chef de l’Etat a tenu à saluer le comportement des partenaires sociaux qui, par respect à leurs engagements, souscrits dans le cadre du pacte de stabilité social et d’émergence, ont contribué à asseoir un climat apaisé indispensable à la réussite de l’entreprise. Il a également rendu hommage aux partenaires techniques et financiers et secteur privé national et international qui font confiance au Sénégal.

Elhadji Ibrahima THIAM et Alioune Ngamby NDIAYE

La coalition de partis pour l’émergence « Leungoo Liggayal Sénégal » (C2pe-2Ls), qui vient d’être portée sur les fonts baptismaux des partis politiques, a tenu un point de presse, avant-hier, pour indiquer qu’elle vise à « mieux participer à l’effort de réélection du président Macky Sall, au premier tour en 2019 ».

Composée du Rassemblement des patriotes républicains (Rpr), du Parti pour la libération du peuple (Ppl) et d’autres formations politiques de la coalition Benno Bokk Yakaar, la C2Pe-2Ls veut participer à la réélection du président Macky Sall. Elle ambitionne de répondre aussi « à toutes les sollicitations et de ne ménager aucun effort pour apporter sa pierre à l’édification en cours d’un Sénégal porté sur les rampes du développement intégrale qui n’épargne aucune couche de la nation », selon son coordonnateur, Douigoutigui Soumbounou.

« C’est dans le cadre d’un sursaut patriotique que nous, leaders de partis politiques issus de la majorité, indépendants et surtout issus de l’opposition, avons décidé de mettre en place la coalition de partis pour l’émergence. Coalition qui sera un véritable cadre de réflexion, d’actions concrètes, de propositions, d’argumentations et de mobilisation du peuple tout entier », a-t-il souligné.

L’idée étant ainsi de booster l’émergence prônée par le président Macky Sall. Et ce, dans l’intérêt du peuple tout entier, de l’Afrique. Encore que « conscients de l’importance du moment et des enjeux et challenges qui nous attendent, nous ne ménagerons aucun effort pour la réalisation des objectifs que nous nous sommes fixés. Nous lançons un appel à tous les partis politiques pour qu’ensemble nous puissions continuer la construction du Sénégal, notre patrie, dans le sens de la continuité, de l’objectivité, pour aller à l’émergence, gage réel de sécurité pour le devenir de la nation et le futur du peuple », a éclairé M. Soumbounou.

Sur un autre point, le coordonnateur de la coalition a fait comprendre que le dialogue national ne doit pas mener à une véritable confusion. Mais, il a tout de même estimé qu’il serait grave de refuser de participer aux discussions sur la révision du Code électoral et l’audit du fichier électoral. « C’est pourquoi nous avons décidé de nous dresser pour faire face aux véritables fossoyeurs de notre démocratie, de notre nation, et nous allons, dans les prochains jours, entamer une grande tournée de sensibilisation des populations, afin qu’elles s’imprègnent des grands enjeux et risques », a-t-il fait savoir. 

Amadou DIOP

Les jeunes du Parti africain pour la démocratique et le socialisme expriment leur indignation sur le drame de jeunes africains noirs dont des Sénégalais qui, en ce moment même, sont en train d’être vendus comme esclaves en Libye. Tout en exprimant leur colère, les jeunes d’Aj/Pads indexent les leaders africains. « Ce qui se passe en Libye doit être une occasion particulière pour ramener à la surface la responsabilité directe des régimes africains décadents qui font la honte de leur peuple », affirment-ils.  « On dénonce à juste titre l’Europe et ses accords avec la Libye pour empêcher les immigrants africains de franchir les frontières européennes après qu’ils ont  installé la pagaille en Libye en assassinant le colonel Mouammar Khadhafi. Toutefois, dans ce crime contre l’humanité qui est en train d’être commis en Libye, nous interpellons les gouvernements africains, particulièrement le nôtre », ajoutent Hamady Bocoum et ses camarades. 

B. D.

Le responsable de la coordination du Parti socialiste de la Langue de Barbarie, Latyr Fall, le porte-parole du jour, Diadji Guèye, et d’autres militants socialistes de la capitale du Nord ont tenu, samedi, une assemblée générale en vue de remobiliser les troupes et de préparer la vente des cartes et les renouvellements des instances de base du Ps. 

A cette occasion, Latyr Fall et Diadji Guèye ont encore exhorté les militants à se mobiliser davantage derrière le leader national du Ps, Ousmane Tanor Dieng, pour relever ensemble tous les défis qui interpellent leur formation politique. 

Ils ont laissé entendre qu’ils attendront dans la discipline les décisions de la direction du parti pour avoir une idée de la conduite à tenir par rapport aux prochaines élections présidentielles et locales. Face à la presse, ces responsables politiques ont rappelé qu’ils soutiennent toujours le maire Khalifa Sall dans l’épreuve difficile qu’il est en train de subir. Cependant, ont-ils souligné, « il s’agit d’un problème de justice. Mais, quelque soit l’issue de cette affaire judiciaire, nous demandons à Khalifa et à ses militants de ne pas quitter ce parti de masse ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Sédhiou a abrité un grand rassemblement de la mouvance présidentielle avant-hier. Une occasion pour les populations de louer, devant le nouveau ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de l’Intensification de la main d’œuvre, les projets que l’Etat a lancés dans le Pakao.

Abdoulaye Diop, maire de Sédhiou et ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de l’Intensification de la main d’œuvre, a insisté, avant-hier, sur l’unité au sein de «Benno Bokk Yakaar». C’était lors d’un grand meeting qui a eu lieu à Sédhiou. « Il faut aller vers ceux qui hésitent encore à venir, faire de même  pour ceux qui ne veulent pas du tout venir. Si on accepte qu’il y a une seule constance et c’est Macky Sall, on doit venir dans la coalition qui soutient sa politique », a dit le maire de Sédhiou. Selon lui, pour la prochaine présidentielle, ce n’est pas une simple victoire qui est attendue, mais un plébiscite.

Les jeunes ont salué les projets d’infrastructures réalisés dans la région. Ils ont demandé au président de la République l’achèvement des travaux de construction du stade de Sédhiou. « Si ce vœu est réalisé, Macky Sall peut se passer de campagne électorale dans la région. Les populations vont le plébisciter avec un taux de plus de 89 % », a avancé la députée Nadia Sané. La parlementaire n’a pas manqué de présenter quelques doléances, à savoir la poursuite du financement des femmes, le bitumage de toute la boucle du Boudié et l’électrification du Pakao.

Luc Sarr, conseiller spécial du président de la République, a, lui, souligné que le chef de l’Etat nourrit des ambitions qui vont au-delà des doléances entendues. Il a rappelé ce que Macky Sall lui avait dit auparavant : « Sédhiou ne mérite pas la situation dans laquelle je l’ai trouvée à mon accession au pouvoir puisque rien n’existait dans la capitale du Pakao ». Pour renverser la tendance, il y a déjà les nombreux chantiers en cours. Mais, selon toujours le conseiller spécial du président Sall, il est prévu, l’année prochaine, davantage de modernisation de la région. Au total, 186 milliards de FCfa sont prévus pour Sédhiou. Un financement que la région n’a jamais reçu, selon M. Sarr.

Aminata Angélique Manga, ministre de la Microfinance, a, pour sa part, insisté sur  les grands programmes que sont les Bourses de sécurité familiales, la Cmu, les financements des projets de femmes, etc., réalisés à Sédhiou. C’est pourquoi elle a affirmé que la victoire est certaine dans le Pakao. 

Quant au maire de Marsassoum, conseiller du Premier ministre, il a plaidé pour la construction du pont de la capitale du Diassing. En a croire Luc Sarr, « tout cela se fera en raison des ambitions que les pouvoirs publics nourrissent pour la région ».

Malamine KAMARA 

Le ministre-conseiller en charge de la Communication à la présidence de la République a indiqué que les partis de l’opposition doivent répondre aux concertations politiques qu’il considère comme une rencontre pertinente. Cette sortie fait suite au boycott annoncé par certaines formations politiques des concertations initiées par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, le 21 novembre prochain.

De l’avis du ministre-conseiller en charge de la Communication à la présidence de la République, dans toutes les démocraties, le dialogue est toujours pertinent. « Donc,  les partis de l’opposition doivent répondre à cette invitation pour discuter sur le processus électoral », a-t-il invité. El Hadji Hamidou Kassé a appuyé que l’autre point qui doit aussi pousser l’opposition à aller discuter, c’est la modernisation des partis politiques. Il intervenait ainsi dans l’émission « Objection » de la radio Sud Fm d’hier. Aussi, M. Kassé a invité l’opposition à mettre fin à la situation notée lors des législatives dernières qui ont vu la participation de 47 listes. « Les élections législatives dernières, on avait 47 listes ; il y a à craindre que pour les prochaines joutes, on ait plus de 200 listes. Donc, il faut que les acteurs politiques acceptent de se concerter afin de trouver une solution », a-t-il renchéri. El Hadji Hamidou Kassé a également précisé qu’au Sénégal il y a plus de 300 partis politique dont l’écrasante majorité n’a jamais fait de congrès ni déposé de bilan financier. 

Amadou DIOP

Le Parti de l’espoir et du progrès (Pep) de Farès Attye est partant pour le dialogue national, mais il estime que les discussions doivent être orientées sur l’amélioration du bien-être des populations.

« Si nous sommes invités, nous participerons pleinement au dialogue politique », a déclaré, hier, Farès Attye, secrétaire général du Parti de l’espoir et du progrès (Pep), lors d’une conférence de presse. « Le dialogue politique concerne tous les Sénégalais. Chacun y a sa place », a ajouté le leader du Pep.

Il s’est réjoui de l’appel qui a été lancé par le khalife général des Mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, lors du Magal, en faveur d’un dialogue entre l’opposition et le pouvoir. « J’avais demandé, il y a quelques années, que le dialogue soit encadré par les familles religieuses compte tenu du rôle fédérateur qu’elles jouent », a rappelé le leader du Pep. Toutefois, Farès Attye a souhaité que le dialogue se fasse dans le respect des règles. « Nous devons avoir une majorité qui gouverne et une opposition qui s’oppose. Tous les deux acteurs doivent exercer leurs prérogatives dans les respect de la Constitution », a dit le leader du Pep, rappelant qu’il existe quatre cadres de dialogue.

« Nous avons le Comité de suivi du dialogue social, le Haut conseil du dialogue social, le Conseil national du dialogue des territoires et le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Ce sont quatre cadres qui permettent de dialoguer », a indiqué Farès Attye. Poursuivant, il a souligné que « le dialogue doit viser le bien-être des populations ». Selon lui, « ce sont l’élévation et l’amélioration des moyens d’existence des populations qui doivent guider les concertations entre les acteurs de la vie politique et sociale ».

Sur un autre registre, le leader du Pep a réitéré son ancrage dans la mouvance présidence. Cependant, il a apporté un démenti sur les rumeurs faisant état d’un financement de son parti par le président de la République. « Nous n’avons reçu aucun franc du président ni de la coalition « Benno Bokk Yakaar. Nous avons participé aux élections avec nos propres moyens », a martelé Farès Attye, indiquant qu’ils ne sont pas dans la politique politicienne. « Nous sommes préoccupés par les difficultés auxquelles les Sénégalais sont confrontés. Nous soutenons toute politique visant à améliorer le bien-être des populations », a-t-il insisté.

Revenant sur le Forum sur la paix et la sécurité qui a eu lieu au Sénégal, le responsable politique a dit être en phase avec le chef de l’Etat sur la nécessité de renforcer les moyens des forces de sécurité. « La violence n’a pas de place dans notre pays. Le Sénégal est un pays de paix. Il faut donc tout faire pour faire face à la menace terroriste », a-t-il affirmé.

B. DIONE

La Cellule de communication de l’Alliance pour la République (Apr) du département de Fatick, en assemblée générale, ce mardi 14 novembre 2017, à Fatick, sous la présidence du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, Mbagnick Ndiaye, « apprécie positivement » l’appel au dialogue national inclusif lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall, informe un communiqué parvenu à la rédaction. Ainsi, elle exhorte « l’ensemble des acteurs politiques, économiques et socioculturels à répondre à cette main tendue dans l’intérêt exclusif du Sénégal ».

Néanmoins, elle « condamne tout chantage ou toutes conditions de la part de partis ou de personnes qui doivent des excuses à la Nation pour les fautes, délits et crimes graves commis dans l’exercice de leurs fonctions passées ou présentes, fautes délits et crimes relevant de la Justice connue pour son indépendance ».

Lors de cette assemblée générale, tenue à Fatick, les partisans du ministre Mbagnick Ndiaye ont abordé différents sujets d’actualité, particulièrement les résultats de la production agricole de la campagne 2017-2018, « la bonne organisation du grand Magal de Touba » et la qualification du Sénégal aux phases finales de la Coupe du monde Russie 2018.

Les « apéristes » du département de Fatick ont salué « le record de 2 500 000 tonnes de céréales et notamment le million 400 mille tonnes de riz qui sont des motifs de satisfaction dans l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance alimentaire ».

Aliou Ngamby NDIAYE

La 8ème session de la Commission mixte de coopération bilatérale entre le Sénégal et le Cap-Vert s’ouvre aujourd’hui à Praïa. Selon le communiqué publié, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, co-présidera les travaux avec son homologue cap-verdien, Luis Felipe Lopes Tavarez.

« Cette session offrira aux deux pays amis et frères l’opportunité de faire le point sur la coopération bilatérale, déjà exemplaire, et l’approfondir dans le cadre d’un partenariat solide et multidimensionnel », souligne le texte. Une attention particulière sera accordée au Projet de liaison maritime Dakar-Praia ainsi qu’aux questions consulaires.

Selon le communiqué, la 8ème session de la Commission mixte se tient en prélude de la visite annoncée, en début 2018, du président de la République du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, au Sénégal. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, avait effectué, du 9 au 12 octobre 2017, une tournée diplomatique dans les pays voisins du Sénégal dont le Cap-Vert.

Babacar DIONE

A Pikine nord, une nouvelle dynamique s’est enclenchée pour inverser la tendance des échéances électorales passées en perspective de la prochaine présidentielle. La mobilisation d’hier obéit à la logique de ne plus se laisser battre par les libéraux qui, pendant plusieurs élections successives, y sortent victorieux devant leurs adversaires de l’Apr.

La mobilisation s’explique par un besoin de faire un diagnostic sans complaisance des causes qui faisaient perdre à l’Apr de Pikine nord et de prendre les devants en vue de pourvoir renverser cette tendance. C’est ainsi que les «apéristes» de Pikine nord considèrent que le diagnostic a montré que la cause principale est le manque de moyens politiques, matériels et sociaux. Macoura Mboup, porte-parole du jour, a rappelé que Pikine nord a toujours été le fief du Pds. «Dès sa création, le Pds a ouvert sa première permanence à Pikine. Et depuis, ce sont les larges scores enregistrés dans cette commune qui permettaient à ce parti de résorber ses écarts de voix dans les autres communes qu’il perdait», a-t-il expliqué. M. Mboup a ajouté que beaucoup de « gros bonnets » se cachent derrière le maire libéral de Pikine nord pour favoriser les défaites du camp de l’Apr et ses alliés au profit du Pds». Il a aussi dénoncé l’attitude de certains «apéristes» qui, selon lui, ne s’occupent que de leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt de la population. Par conséquent, les «apéristes» de Pikine nord ont d’abord appelé tous les militants et responsables à se mobiliser derrière la coordinatrice Salama Korréra pour faire face à l’adversaire. A l’endroit du président de l’Apr, Macky Sall, les «apéristes» de Pikine nord ont appelé à promouvoir des cadres de la commune qui pourront accompagner la coordonnatrice départementale dans le travail de reconquête de la commune. «Il y a des cadres qui ont toujours soutenu le parti, et nous osons espérer que si le président Macky Sall les promeut, ils vont mieux continuer à faire le travail d’accompagnement aux côtés de la coordonnatrice, en perspective de la présidentielle de 2019», a assuré Macoura Mboup.

Abdou DIOP

Le Secrétariat exécutif (Se) d’And Jëf s’est réuni sous la présidence du secrétaire général Landing Savané, annonce un communiqué. Pour les «follistes», le dialogue, facteur de stabilité politique, est consubstantiel à la consolidation de l’Etat de droit et à l’approfondissement de la démocratie. Ils saluent ainsi l’appel du chef de l’Etat.

Le secrétariat salue l’appel au dialogue national lancé par le président de la République et l’encourage à poursuivre ses efforts pour bâtir une société du respect des règles et valeurs communes tout en recherchant des consensus forts sur les grandes questions qui rythment la vie de notre pays.

Pour le Se, les partis qui soutiennent le gouvernement et ceux de l’opposition ont une responsabilité commune : celle d’assurer le bon fonctionnement de nos institutions et de renforcer la confiance des citoyens dans le système politique, l’organisation et le déroulement des opérations électorales. Tout en exhortant le gouvernement à toujours chercher à instaurer un processus de recherche de consensus, notamment sur le processus électoral, le Se encourage les partis d’opposition à nouer un dialogue franc et constructif avec le gouvernement afin de favoriser la participation de tous au jeu politique.

Abordant le point relatif à la vie du parti, le Se s’est félicité du rapport présenté par le groupe de travail, mis en place sur instruction du secrétaire général, lors de la séance du 20 septembre 2017. Les orientations pertinentes de ce rapport permettront de mobiliser les responsables autour des tâches d’implantation et de massification mais également de formation des militants et d’animation du parti articulées à la préparation du bureau politique du 16 décembre 2017, à l’organisation des tournées dans les différents départements du pays, des forums thématiques et du congrès prévu en décembre 2018, souligne le document.

Le Se appelle les fédérations, les mouvements internes (femmes, jeunes, étudiants, enseignants, cadres) à faire preuve de plus d’imagination et de créativité pour innover dans les méthodes de redynamisation du parti. Aussi, il adresse ses félicitations à l’équipe nationale de football pour sa brillante qualification en phase finale de la Coupe du monde» Russie 2018» et formule l’espoir de revivre des exploits semblables à ceux réalisés par la génération 2002 qui a contribué à promouvoir une présence distinguée du football sénégalais dans cette phase. Enfin, le Se présente ses condoléances à la famille Niassène suite au rappel à Dieu de El Hadji Ibrahima Niass, khalife général de Léona Niassène.

El. H. A. THIAM

La Conférence des leaders de « Macky2012 » s’est réunie pour échanger en vue du renouvellement du bureau.

Selon le communiqué reçu, la décision du coordinateur de Macky2012, Moustapha Fall Che, de ne pas être candidat à sa propre succession a été rejetée à l’unanimité par tous les leaders de la ladite coalition. Cette décision, prise par la conférence des leaders, ne fait que confirmer celle déjà adoptée par le bureau exécutif de la coordination nationale à sa rencontre du 17 novembre 2017.

Face à cette nouvelle donne et surpris par une telle décision inopportune, les leaders de «Macky2012» ont décidé à l’unanimité du report de l’organisation du renouvellement du bureau de ladite coordination à une date ultérieure, pour une meilleure préparation.

Une méprise nous a fait annoncer à la Une, dans l'édition du Soleil d'hier, qu'il sera ouvert prochainement deux consulats en Allemagne. Cette ouverture annoncée n'est point dans l'agenda diplomatique, a fait savoir la Présidence de la République.

C'est une doléance des Sénégalais d'Allemagne exprimée au Président Macky Sall lors de la rencontre avec les Sénégalais vivant dans ce pays, en marge de sa visite à la Cop23. En effet, le chef de l'État a bien pris note de cette doléance transmise à son conseiller diplomatique, précisant que l'ouverture de consulats en Allemagne n'est pas envisagée en raison des critères pour l'ouverture de tels bureaux et aussi en raison de certaines contraintes. Le président Macky Sall a néanmoins  demandé aux autorités de l'ambassade du Sénégal en Allemagne d'œuvrer pour que toutes les mesures soient prises afin de faciliter aux Sénégalais, vivant dans ce pays ami, l'obtention du passeport, de la carte nationale d'identité et de toutes autres pièces administratives. Nous présentons nos excuses pour cette erreur d'appréciation.

Le Sultanat d’Oman fête, mardi, le 47e anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Pour les Omanais, c’est une journée de fierté et d’allégeance renouvelée à l’artisan de la renaissance moderne d’Oman, Sa majesté le sultan Qaboos Bin Said.

Selon un document rendu public hier, cette 47e célébration de l’anniversaire de l’indépendance survient dans un contexte de progrès dans tous les domaines, sous les directives du sultan, et témoigne des efforts déployés par le gouvernement depuis la renaissance grâce à une série de plans et de programmes quinquennaux dont les objectifs visent le citoyen omanais.
Beaucoup de secteurs ont enregistrés des progrès notables, particulièrement l’éducation publique, l’enseignement supérieur, la santé, les services sociaux, l’eau et l’électricité, les transports et télécommunications, les ports et aéroports ainsi que le marché du travail.

En éducation, près de 600 000 enfants ont été inscrits, cette année, dans les 1129 écoles de base. L’Enseignement supérieur compte environ 135 493 étudiants inscrits dans les universités omanaises venus s’ajouter aux 6297 inscrits dans des universités à l’extérieur.

Les services de santé ont aussi considérablement augmentés avec 74 hôpitaux, 206 centres de santé et 1105 cliniques du secteur privé. Les jalons de ces progrès ont été posés par le sultan Qaboos Bin Said à travers une consolidation des bases de l’unité nationale, qui est la condition préalable à tout développement. De même, il a promu les valeurs de justice, de citoyenneté et d’égalité entre tous les Omanais.

Selon le rapport établi par le gouvernement, le budget de l’année 2017 vise à maintenir et renforcer les services publics de base que sont la santé, l’éducation, la formation, la sécurité sociale, la fourniture d’eau et d’électricité et l’assistance.

Le Fonds monétaire international (Fmi) a salué, toujours d’après le rapport, les mesures financières intelligentes prises par le gouvernement omanais pour réduire le déficit budgétaire par une amélioration de l’efficacité du système fiscal et une rationalisation des dépenses.

Alassane DIAWARA

L’ambassade de la République de Corée a organisé, jeudi, une réception pour célébrer la fête nationale du pays. Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui a représenté le gouvernement, est largement revenu sur les nombreux projets réalisés au Sénégal grâce à la coopération avec l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica).

La représentation diplomatique de la République de Corée établie au Sénégal a organisé, jeudi dernier, une réception pour célébrer la fête nationale du pays. Le gouvernement a été représenté par le ministre de l’Education nationale. Dans son allocution, Serigne Mbaye Thiam est largement revenu sur les relations diplomatiques qui lient le Sénégal à la République de Corée. Des relations qui datent de 1962 et ont permis aux deux pays de signer plusieurs accords dans les domaines économique, technique et même culturel.

Le champ de la coopération entre les deux Etats s’est élargi au fil du temps, a-t-il reconnu. Au cours de ces 10 dernières années, a ajouté le ministre, la coopération entre les deux pays s’est étendue à d’autres secteurs, sutout le développement rural (agriculture, pêche), l’éducation et la formation et la santé. La relation diplomatique entre le Sénégal et la République de Corée est matérialisée, selon lui, par les consultations entre les ministères des Finances et ceux des Affaires étrangères de nos deux pays.

Par ailleurs, Serigne Mbaye Thiam a informé que grâce au partenariat entre le Sénégal et la Koica, « plusieurs projets ont été réalisés » dans notre pays. Parmi ceux-ci, il a cité celui de la construction d’une unité d’impression de manuels scolaires, le projet d’amélioration du système d’approvisionnement en eau potable dans les régions de Louga, Saint-Louis et Thiès, le projet de construction et d’équipement de 4 collèges dans les régions de Dakar, Thiès et Kaolack et le projet d’aménagement de périmètres irrigués à Podor et Dagana.

La République de Corée avait aussi mis à la disposition de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), en novembre 2015, une enveloppe de 700 millions de FCfa pour l’amélioration de la productivité de la filière rizicole au Sénégal par la fourniture de semences de riz de haute qualité et de technologies post-récolte. Une manière pour la Koica de participer à l’effort national d’autosuffisance en riz. Toujours dans le cadre de cette coopération, le ministre a révélé que le Sénégal bénéficie de l’appui du Fonds pour le développement économique de Exim Bank de Corée pour la réalisation d’un programme de construction d’infrastructures et d’équipements maritimes, des projets d’acquisition de 55 camions-frigorifiques et la construction d’un complexe frigorifique à Hann plage ainsi que d’un centre national d’oncologie. « D’autres projets sont en cours d’exécution avec la Koica », a-t-il conclu.

En outre, l’ambassadeur de la République de Corée, Hyo-Eun Kim, a réitéré, devant le ministre Serigne Mbaye Thiam, la détermination de son pays à « poursuivre son engagement en faveur du développement du Sénégal, dans le cadre de son ambitieux Pse ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Nous avons reçu le rapport du Conseil national de régulation de l’audio visuel sur les élections législatives du 30 juillet que nous nous publions en intégralité.

La tenue des élections législatives du 30 juillet 2017, à cheval sur deux trimestres puisqu’elles étaient précédées par une période de précampagne qui avait débuté le 9 juin, nous a conduits, par souci de cohérence et de continuité, à regrouper en un seul avis, consacré principalement à cet événement qui représente un moment important de la vie de la nation, les observations faites par le Cnra sur le respect des obligations des médias dans leur travail quotidien. Ces observations sont appuyées et illustrées notamment par les relevés effectués par le service monitoring du Cnra pendant la précampagne et la campagne électorale ainsi que le jour des élections. Les médias sont dans l’obligation de veiller à la moralité, à la valeur éducative, informative des programmes audiovisuels qu’ils véhiculent à destination des populations, particulièrement de certaines couches vulnérables. La liberté d’expression ou d’opinion n’est pas opposable à l’exigence de protection de l’intérêt public, de la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence. Tous les acteurs de la chaîne de valeur audiovisuelle doivent faire preuve d’un sens aigu des responsabilités, afin de prévenir tous actes préjudiciables à la stabilité sociale.

Les médias participent à la formation et à l’expression de l’opinion publique. La préparation, puis la tenue des élections législatives durant les mois de juin et juillet 2017 ont marqué d’une empreinte forte l’offre programmatique. Le manque d’indépendance ou de neutralité des médias, voire une mauvaise couverture médiatique des processus électoraux, peut être préjudiciable à la démocratie, à la cohésion sociale.

Les faits identifiés et répertoriés dans le présent avis sont le produit d’un échantillonnage des activités de monitoring sur les programmes audiovisuels proposés par les médias. Le Collège du Cnra, réuni en sa séance du « 2 novembre 2017 » et après en avoir délibéré, rend public le présent avis sur les dysfonctionnements constatés au cours du deuxième et du troisième trimestre de l’année 2017, ainsi que les recommandations formulées pour y apporter des correctifs.

I. Échantillonnage
Durant les périodes du 1er avril au 30 juin et du 1er juillet au 30 septembre 2017, le service de monitoring a procédé à un échantillonnage portant sur 186 programmes de radios et de télévisions sur lesquels 3587 relevés ont été effectués en fonction de la langue utilisée, du format des programmes, de la thématique abordée et de la signalétique. Dans le cadre de la couverture médiatique des élections législatives (précampagne et campagne), sur 158 programmes audiovisuels répartis entre radios et télévisions, 3305 relevés ont été effectués entre le 8 juin et le 30 juillet 2017, correspondant à la période de la précampagne, soumise à une législation particulière.

1. Les Radios
Le monitoring a suivi 1606 émissions diffusées sur les stations de radio en mode FM. L’échantillon est composé des stations suivantes : ZIK FM, RFM, FM SENEGAL, FEM FM, SUD FM, ORIGINE FM, SENINFO FM, RMD, DAIO SENEGAL, LAMP FAL FM, REWMI FM, SOKHNA FM, AFIA FM, DUNYA FM, SAPHIR FM.
a) Nombre d’émissions de radio suivies

Ce graphique informe sur le nombre d’émissions radiophoniques suivies sur les stations de l’échantillon.

b) Répartition des langues dans les émissions de radio
Sur l’ensemble des radios de notre échantillon, le wolof est la langue la plus usitée. Il est le support de 64,97 % des contenus, devant le français qui fait 28,63 % de la programmation. On peut remarquer une faible présence des autres langues nationales qui sont surtout présentes sur les chaînes du service public qui offre une plus grande diversité linguistique.

c) Répartition des émissions de radio suivies, selon le thème

Les émissions d’information sont les plus représentées avec 1650 relevés. Le terme « politique», dans notre classification, indique qu’il s’agit d’émissions strictement et entièrement dédiées à cette thématique, même si, dans les autres thématiques, il arrive que soient abordées des questions du même ordre.

d ) Répartition des émissions de radio suivies, selon le format
Le format « Journal » représente 56,99 % sur l’ensemble des émissions ayant fait l’objet d’un monitoring quotidien. Ce format reste une source d’indications statistiques sur la popularité, la diversité et le pluralisme qui sont des éléments essentiels en matière de régulation.

1. Les Télévisions
Les services du monitoring ont suivi 2101 émissions de télévision sur les chaînes ci-après : TFM, 2STV, DTV, SEN TV, RTS, RDV, WALF TV, MOURCHID TV, LCS, LAMP FALL TV.

a) Nombre de programmes de télévision suivis

A l’instar de la Radio, nous avons là une indication sur le nombre d’émissions télévisées qui ont été suivies durant les 2e et 3e trimestres 2017.

b ) Répartition des langues dans les émissions de télévision
Par rapport à ce qui a été observé pour les radios, le « wolof » reste la langue la plus usitée dans les émissions de télévision, avec un pourcentage de 53,45 %, devant le « français» qui est le support de 40,26% des émissions. Concernant certains programmes, nous remarquons un mix des deux langues (wolof et français), avec un taux sensiblement plus important à la télévision 6,24 % qu’à la radio 5,96 %.

c ) Répartition des thèmes dans les émissions de télévision
L’observation des programmes audiovisuels proposés par les éditeurs a surtout porté sur les émissions d’information qui représentent 1510 relevés sur l’ensemble des thématiques ainsi projetés.

d ) Répartition des émissions de télévision suivies, selon le format
Sur les chaînes de télévision, tout comme à la radio, pour ce qui est des programmes, le format « Journal » occupe une place prépondérante, avec 62,37 % de l’ensemble des émissions.

II. MANQUEMENTS
Au cours de ces deux trimestres 2017, ayant aussi coïncidé dans une large mesure avec les périodes de précampagne et de campagne électorales en direction des élections législatives du 30 juillet 2017, les manquements ci-dessous ont été notés.

1. Éthique et Déontologie (56,83 %)
• L’atteinte à l’honneur, à la dignité et à la vie privée de citoyens dans certaines émissions, sans que leur soit donnée la possibilité d’y apporter une réplique.
Sur les antennes d’une radio, on a pu entendre un homme public porter des accusations graves concernant l’intégrité et l’honnêteté de personnes.
Les revues de presse, quant à elles, continuent et persistent à se faire l’écho des propos, formules qui ne respectant ni la vie privée ni l’honneur d’autrui, précisément de personnalités publiques dans ce contexte électoral.
Les débats politiques sont, pendant la campagne électorale, relayés par les médias audiovisuels qui entretiennent ainsi un climat pollué par des propos discourtois et irrévérencieux.
Violation de l’article 9 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 20 du cahier des charges applicable au titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée.
Dans les phases de préparation des élections législatives, certains médias ont servi de relais à des propos inconvenants tenus contre des personnes ou des Institutions.
La forte médiatisation de manifestations et mouvements d’humeur suite à des litiges sociaux, véhiculent des actes de violence et de défiance vis-à-vis des Institutions.

• Comportements inciviques et irresponsables.
Pendant les festivités liées à la célébration de la Fête de l’Indépendance, un animateur, sur une station de radio, livre allègrement des informations sensibles pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure du pays. Il indique avec une incroyable légèreté, des adresses d’installations liées à la défense nationale.
2. Enfance & Adolescence (29,50 %)

• En violation de l’article 7 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 24 du cahier des charges applicables aux titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels, l’instance de régulation a pu relever la diffusion de contenus audiovisuels choquants et difficilement soutenables pour le public jeune.
L’évocation systématique de thèmes comme la drogue, l’inceste et les actes de violence envers les enfants sont aussi à noter.
Certains cas de viol sont traités, dans lesquels les victimes, malgré leur consentement, sont exposées au public. Il arrive que des auditeurs portent des jugements sur des faits qu’ils découvrent à l’antenne.
Certains reporters se prêtent avec générosité à des récits détaillés sur des faits de violence, de viol sur des catégories vulnérables, souvent difficiles à entendre pour un jeune public.
La tendance à la diffusion de clips et de danses obscènes est appliquée par pratiquement toutes les chaînes de télévision.

• L’absence d’une signalétique destinée à prévenir les téléspectateurs de la diffusion de séquences ou de scènes déconseillées pour certaines catégories de public constitue une violation de l’article 7 de la loi N°2006-04 du 04 janvier 2006 et de l’article 24 du cahier des charges applicables aux titulaires d’autorisation de diffusion de programmes audiovisuels.

3. Publicité (8,63 %)
• Non-conformité aux exigences de vérité, de décence, de respect de la personne humaine et de sauvegarde de la santé des populations.
La profusion de programmes commerciaux sur la médecine traditionnelle pouvant détourner les consciences les plus exposées du fait de leur détresse, en véhiculant des fausses promesses de guérison basées sur de prétendues connaissances autorisant la prescription de produits qui seraient des remèdes efficaces contre certaines pathologies.

Ces comportements constituent une violation des dispositions des articles 9 et 14 de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité notamment, des dispositions du décret N°67-147 du 10 février 1967 instituant le Code de déontologie médicale ainsi que des stipulations des articles 18 à 24 du Cahier des charges applicables aux radios privées commerciales et 34 à 40 du Cahier des charges applicables aux télévisions privées. Pour rappel, la diffusion de programmes, offrant une tribune à des personnes qui seraient capables de guérir toutes sortes de pathologies, constitue une violation grave du code de déontologie médicale et de la loi sur la publicité.

La diffusion de spots faisant la promotion de certains produits alimentaires, sans précaution d’utilisation et dont l’usage pourrait avoir des effets néfastes sur la santé des consommateurs.
La diffusion d’images dévalorisantes porteuses d’une vision dégradante de la femme dans la publicité de certains produits, notamment « Jini Ginger », heurte la décence.
La persistance de la diffusion d’émissions interactives de voyance, en direct sur une longue plage horaire, par certaines stations de radiodiffusion, sans indications sur le coût des appels téléphoniques.

4. Manquements
Le troisième trimestre de cette année a été marqué par la tenue du scrutin pour les législatives de juillet 2017 (Cf. graphique ci-dessus). Durant la précampagne, période de trente (30) jours précédant la campagne électorale, certaines dispositions du code électoral n’ont pas été respectées, notamment l’Article L61 du code électoral qui interdit toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux (publics ou privés).

Le Cnra a relevé des manquements à cette disposition, caractérisés par la diffusion de programmes sous forme de manifestations et/ou déclarations publiques à l’avantage ou au détriment de certains candidats ou à un parti politique ou coalition de partis politiques. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, la coalition au pouvoir a fait l’objet d’une importante couverture, largement au-dessus de celle consacrée aux autres parties prenantes.

La violation de l’interdiction de propagande clairement identifiée ou déguisée a été relevée pendant les trente jours précédant l’ouverture officielle de la campagne électorale.
La violation de l’interdiction de l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse, de la radio diffusion et de la télévision (article L. 61 du code électoral).

- L’immixtion de certaines radios communautaires dans la campagne électorale en violation manifeste du cahier des charges les régissant qui prévoit en son article 18 que « la radio communautaire ne peut diffuser des informations, messages ou débats à caractère politique » a été relevée aussi.
- Le non-respect des dispositions du code électoral applicables à la fin de la campagne électorale : certains médias se sont permis de diffuser des éléments de campagne le samedi 29 juillet 2017, veille des élections et lendemain de la clôture de la campagne électorale.

II. RECOMMANDATIONS
Face à de tels manquements, qui constituent une violation des dispositions consignées dans les cahiers des charges en vigueur dans le domaine de l’audiovisuel, le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel fait les recommandations énumérées ci-dessous.

• Respecter les principes éthiques et déontologiques, qui déterminent le périmètre de l’exercice du métier de journaliste, d’animateur, et faire preuve de rigueur et de professionnalisme dans la vérification, le traitement et la diffusion de l’information.

• Satisfaire à l’obligation de protection du jeune public, la sauvegarde de l’image de l’enfant et de la dignité des couches vulnérables. La diffusion de certaines émissions par les médias audiovisuels doit être programmée à des heures qui permettent de préserver cette catégorie importante de la population.

• Programmer des clips musicaux en tenant compte de la nécessité de veiller au respect de la sensibilité des téléspectateurs et à la protection du jeune public.
• Respecter les dispositions de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité, notamment :

• l’article 9 qui proscrit « toute déclaration ou présentation visuelle qui offense les mœurs et la morale en général » ; le respect strict des dispositions de l’article 9 de la loi N°83-20 du 28 janvier 1983 relative à la publicité qui proscrit « toute déclaration ou présentation visuelle qui offense les mœurs ou la morale en général, ou qui soit susceptible directement par voie d’omissions ou d’ambigüité, de mensonge délibéré d’abuser de la confiance du consommateur ou de son manque d’expérience » ;

• l’article 14 qui dispose : « La publicité, lorsqu’elle fait appel à la femme, ne doit pas, pour quelque motif que ce soit, porter atteinte à sa dignité ou la déconsidérer».

• Arrêter la diffusion de la publicité au profit de prétendus guérisseurs. Les responsables des médias se doivent de respecter les dispositions des lois, règlements et cahiers des charges interdisant la publicité au profit de prétendus guérisseurs.

Le Collège des Conseillers du CNRA

Le ministre en charge du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, a été invité par le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) pour sensibiliser les membres sur ce programme innovant. Lors de la séance, il est revenu sur l’importance de ce programme, salué par les haut conseillers, pour l’intérieur du pays et sur ses différentes réalisations.

« Articulation du Pudc : attractivité des territoires et de la promotion de l’emploi ». C’est le thème que le ministre en charge du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop, a exposé devant les membres du Hcct. Le responsable du Pudc, qui a indiqué que c’est un honneur et une fierté de venir présenter ce programme devant les hauts conseillers, a fait la genèse dudit projet. Il a rappelé qu’il fallait un changement de paradigme au niveau de la population rurale, représentant 60 % des habitants du pays. Voulant aller très vite dans la réalisation, il a fallu externaliser aussi le Pudc en le confiant au Pnud ; ce qui a été la grande innovation. M. Diop a ajouté que la première question a consisté à régler l’accès a l’eau, parce que sans le liquide précieux, point de production.

Revenant sur les réalisations du Pudc, il a rappelé que pour l’hydraulique, sur un objectif de 200 forages et 150 châteaux d’eau, ils en sont actuellement à 229 forages fonctionnels et 104 réseaux d’addiction d’eau touchant des centaines de milliers d’habitants. Concernant le ranch de Doli, le ministre a soutenu qu’une piste de 82 kilomètres sera bientôt finalisée entre cette localité et Linguère, en plus d’un forage et d’un château d’eau de 1.000 m3. Cela vise à régler le problème de l’eau dans la zone sylvo-pastorale et de participer au développement de l’élevage. Aussi, 150 abreuvoirs et des centres de collectes de lait ont été installés par le Pudc.

Plus de 1.000 kilomètres de pistes, 229 forages…
Dans le domaine de l’électrification rurale, 466 villages sont concernés et la dernière phase du Pudc va accélérer les réalisations dans ce secteur. Pour les pistes rurales, sur un objectif de 1.860 kilomètres de pistes nouvelles, Souleymane Jules Diop a révélé que plus de 1.000 kilomètres ont déjà été réalisés. En outre, 600 motopompes ont été distribuées dans le nord du pays.

S’agissant de l’allègement des tâches ménagères, l’objectif était de distribuer 5.500 machines. Actuellement, plus de 3.000 machines l’ont été, en plus de 1.000 autres récemment données par la Chine et qui sont en train d’être distribuées dans le Sénégal. Ce faisant, le ministre chargé du Pudc a indiqué que, dans les prochaines années, l’objectif est de procéder à la transformation de l’économie rurale pour apporter un dynamisme économique dans ces zones. C’est ainsi que le Pudc a favorisé la création de Sociétés agricoles rurales (Sar) avec des périmètres irrigués dans certaines localités. Dans cette logique, Soulèyemane Jules Diop a informé aux Hauts conseillers qu’ils sont en train de rechercher des financements pour mettre en place des centres de formation communautaires afin de permettre aux jeunes et aux femmes d’avoir du travail en temps réel via la transformation de la terre et des produits. Par rapport au fonds utilisés par le Pudc, Souleymane Jules Diop a expliqué que pour un budget initial de 113 milliards de FCfa, le Sénégal a injecté 122 milliards dans les projets. L’intervention pour cinq ans est attendue à 522 milliards de FCfa. « Cela est inédit pour le monde rural », a-t-il assuré. Sur ce, le ministre a laissé entendre que le même rythme doit être maintenu dans la deuxième phase à venir du Pudc.

Ousmane Tanor Dieng, président du Hcct, a salué cette rencontre d’informations avec le ministre. Pour lui, le Pudc est l’un des plus connus dans ce qui se fait au niveau de nos communautés pour le développement. « C’est pour cela qu’entendre la voix de celui qui coordonne ce programme est très important. C’est important d’informer la population pour plus de transparence. L’échange est bénéfique pour le peuple », a-t-il souligné.

Oumar KANDE

Malgré la non participation annoncée d’une frange de l’opposition au dialogue politique, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a rappelé, hier, sur la Rfm, que si c’est la volonté des partis, ils sont prêts à aller à l’audit du fichier.

L’absence au dialogue politique des deux coalitions les plus représentatives de l’opposition, « Wattu Sénégal » et « Mankoo Taxawu Senegaal », annoncée à travers la presse par certains de leurs responsables, et la prédiction anticipée d’un échec avancé par des analystes politiques laissent imperturbable le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui a confirmé, hier, sur la Rfm, la tenue des assises du 21 novembre prochain. Aussi, pour avoir entendu comme tout le monde dans la presse des déclarations faites par les uns et les autres, « vont-ils venir ou non ? Je ne peux pas en prédire. Ce que je sais, c’est que nous avons lancé les invitations officielles. Et je n’ai pas encore reçu une notification officielle me signifiant qu’un tel ou un autre parti politique ne va pas participer », a-t-il déclaré.

En outre, considérant que toutes les formations politiques sont d’égale dignité, le boycott annoncé n’impactera nullement sur l’agenda arrêté. « Si ce que j’entends est confirmé, notamment qu’il y a une partie de l’opposition qui dit qu’elle ne sera pas là, les partis politiques sont d’égale dignité. Nous sommes en démocratie, et le plus important, c’est que l’invitation soit faite par qui de droit et que tout le monde soit convoqué », a ajouté M. Ndiaye. Pour in fine en déduire que « tout cela, on l’appréciera le 21 novembre prochain » non sans informer par anticipation que « la majorité sera au rendez-vous ». Alors quid du statu quo actuel et de l’éventualité de concessions de la part du gouvernement pour arrondir les angles avec les « boycotteurs » et amener tous les acteurs autour de la table ? Le ministre n’exclut nullement d’aller à l’audit du fichier électoral si telle est la volonté des partis politiques.

Considérant que cela ne dépendra que du sujet, ce qui est important, selon lui, c’est que l’invitation soit faite par qui de droit et que tout le monde soit appelé. « Nous sommes prêts à aller à l’audit du fichier, jusqu’à l’audit du fichier électoral, si telle est la volonté des partis politiques », a assuré Aly Ngouille Ndiaye. Sur ce, il a tenu à rappeler que « la refonte est née d’un consensus, même si, au départ, les gens étaient très hésitants ». Aussi, pour lui, tout se discute autour d’une table. « Même les guerres se terminent autour d’une table », rappelle-t-il. « Mais, nous n’en sommes pas là », a conclu le ministre.

Mamadou Lamine DIEYE (correspondance particuliaire)

L’ambassade de la République d’Indonésie au Sénégal a organisé, mardi, une réception en commémoration de la 72ème fête de l’indépendance de son pays. Son excellence Mansyur Pangeran, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal a, à cette occasion, salué les « relations de partenariat et de confiance» qui lient le Sénégal et son pays malgré la « grande distance géographique » qui les sépare.

La République d’Indonésie a commémoré, cette année, le 72 ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Pour l’occasion, sa représentation diplomatique établie au Sénégal a organisé une réception dans l’enceinte d’un hôtel à Dakar. La soirée a enregistré la présence de nombreuses personnalités. La République du Sénégal s’est faite représentée par une grande délégation conduite par Oumar Gueye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. Avec une population de 260 millions d’habitants, le quatrième pays le plus peuplé au monde, veut participer au maintien de la paix et de l’ordre dans le monde. Le gouvernement indonésien a décidé de se présenter au Conseil de sécurité non permanent de l’Onu pour la période 2019-2020. A cette fin, l’Indonésie attend le soutien du gouvernement du Sénégal et celui d’autres pays amis, a dit Mansyur Pangeran, ambassadeur au Sénégal.

Il a, dans son discours, salué « l’exemplarité de la coopération entre les deux pays que sont le Sénégal et l’Indonésie ». Dans la dynamique de consolider cette coopération, l’ambassadeur annonce une visite au Sénégal du vice-président de l’Assemblée nationale indonésienne et certains membres du Parlement, prévue la semaine prochaine. Dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), le gouvernement indonésien propose un programme de coopération notamment dans le domaine du transport terrestre, maritime et aérien. « Ainsi, une coopération avec le ministère des Forces armées du Sénégal a découlé sur l’achat de deux aéronefs fabriqués par l’entreprise Pt-Di indonésien qui sont utilisés à des fins militaires. Un autre avion a été commandé à des fins maritimes », informe Mansyur Pangeran.

Pour construire un réseau de transport terrestre, en particulier dans le secteur ferroviaire sénégalais, le gouvernement indonésien a également proposé sa coopération. Les deux parties sont actuellement en discussions. De même, le gouvernement indonésien développe une coopération dans le secteur du transport maritime en proposant des navires commerciaux sous forme de cargos et de pétroliers, ainsi que des navires pour la patrouille militaire au Sénégal, informe Mansyur Pangeran.

La relation bilatérale entre l’Indonésie et le Sénégal est matérialisée par la visite de hauts fonctionnaires du Sénégal en Indonésie et vice-versa tels que les ministres, députés, hommes d’affaires, commerçants. Cette coopération est également active dans les domaines de formation militaire, le secteur agricole et la dotation de bourses d’études. Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, venu représenter la République du Sénégal s’est réjoui de la « dynamique coopération » qui lie les deux nations. Il renouvelle la disponibilité du Sénégal à davantage consolider ce bel exemple de collaboration.

Oumar BA

Le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la République (Apr) a récusé, hier, sur la Rfm, les préalables et autres conditionnalités posés par l’opposition qu’il a jugés « inutiles au projet démocratique » non sans l’inviter à « ne pas avoir peur ».

Une frange de l’opposition dite « significative » et/ou « radicale » refuse de répondre à la main tendue du président de la République, Macky Sall, pour un dialogue national. Le ministre Seydou Guèye a d’abord rappelé le caractère routinier de la posture de cette frange de l’opposition si prompte à poser des conditionnalités après tout appel au dialogue ou main tendue à elle adressée. Selon le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr), le parti présidentiel, « c’est assez classique ! Il y a toujours eu ce genre de réactions et chaque fois qu’il y a une séquence du dialogue qui est envisagée, ses réactions (Ndlr : celles de l’opposition) sont toujours les mêmes ». Aussi, considérant que « l’éthique de la discussion demande une disponibilité qu’on peut appeler une éthique de responsabilité et une éthique de conviction » et parce que « le dialogue est un fait consubstantiel à la démocratique, c’est elle qui a besoin que les gens se parlent », a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm.

Le ministre Porte-parole du gouvernement a, en outre, rappelé que l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État, le président Macky Sall, transcende les partis politiques « puisqu’il s’est agi d’un dialogue national qui a produit déjà ses premiers résultats ». A l’en croire, « c’est une modalité de gouvernance » car l’espace politique requiert les concertations régulières pour lever les difficultés afférentes à toute démocratie qui fonctionne pour les solutionner. « Nous avons besoin maintenant, dans le champ politique, d’avoir des échanges qui nous permettent de prendre en charge la nouveauté des problèmes que nous affrontons, au titre du progrès de notre démocratie avec des difficultés d’organiser des élections, la pluralité de listes et des candidatures », a-t-il fait savoir. Ainsi donc, « il faut être dans la disponibilité et c’est l’attitude qui permet de prendre en charge ces questions », ajoute-t-il. Selon lui, « si l’on veut poser des conditions en allant au dialogue, en cherchant à n’entendre que l’écho de sa propre voix, on n’est pas dans la posture utile au dialogue», a-t-il poursuivi.

Tout en rappelant le souhait et la volonté constante maintes fois réitérés du chef de l’État, le président Macky Sall, de voir toutes les forces qui sont engagées dans le développement du Sénégal autour d’une table, en ayant des positions dans l’opposition ou dans le pouvoir, Seydou Guèye en déduira que « l’opposition n’a aucune raison d’avoir peur ». Sur ce, il a tenu a rassurer l’opposition en l’invitant solennellement à la table du dialogue dans l’intérêt exclusif et pour le plus grand bien du Sénégal. « Nous les attendons en toute convivialité, nous attendons les différentes formations politiques avec respect parce que c’est le Sénégal que nous voyons. Nous ne sommes pas dans les petits calculs qui ne tombent jamais juste, d’ailleurs », a-t-il soutenu.

La rencontre convoquée par Aly Ngouille Ndiaye le 21 novembre à l’hôtel Ngor Diarama devrait constituer le premier jalon du dialogue national maintes fois réitéré par le chef de l’État, Macky Sall, et aboutir à la mise en place de commissions techniques chargées de mener la réflexion sur les sujets à enjeux, en particulier l’institution d’un cadre d’évaluation de la récente refonte des listes électorales. Il prendra en charge la réflexion sur le processus électoral à venir et les rapports produits à l’issue des échanges entre les différentes parties prenantes devaient servir de termes de référence, de base de discussions entre le pouvoir et les partis politiques. Mais le Parti démocratique sénégalais (Pds), la Coalition « Mankoo Taxawu Senegaal» et le parti « Rewmi » entre autres formations politiques de l’opposition ont décliné l’invitation à une participation au Dialogue national lancé par le chef de l’État.

Mamadou Lamine DIEYE

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