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Politique (3450)

Le président Macky Sall a fait part, hier, à New York, de l’adhésion de son pays au Pacte mondial pour l’environnement, une initiative officiellement lancée le même jour par son homologue français, Emmanuel Macron.

«Le Sénégal souscrit à cette initiative française visant à mobiliser la communauté internationale pour établir le Pacte mondial pour l’environnement», a déclaré M. Sall en intervenant au sommet de lancement de ce programme, en marge de la 72e Assemblée générale des Nations unies.

«Nous sommes tous comptables du devenir de la planète. Nous devons préserver l’intégralité et l’intégrité de l’accord de Paris signé il y a deux ans pour préserver la planète des causes et effets complexes du changement climatique», a dit le président sénégalais, qui a salué l’»aspect juridique contraignant» du Pacte mondial pour l’environnement. Le Pacte mondial pour l’environnement est «un cadre unique et universel qui réunira les déclarations, conventions et autres protocoles sur l’environnement», a expliqué le président français.

Cette initiative «établira les droits et devoirs pour l’humanité envers la nature et envers elle-même», a dit M. Macron. «Nous devons agir avec conscience, forger des idées, des notions et des règles qui doivent poser le socle de ce nouvel engagement», a-t-il suggéré à ses pairs, soulignant que les populations et les pays les plus vulnérables sont «malheureusement toujours» les plus touchées par la dégradation de l’environnement.

«Agissons dès maintenant, allons plus loin dans la transformation de nos sociétés. Le Pacte mondial pour l’environnement sera au service de tous les États, dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies», a assuré Emmanuel Macron. L’initiative qu’il a lancée a reçu l’assentiment des Nations unies et celui d’autres chefs d’État conviés au lancement du Pacte mondial pour l’environnement.

Après sa participation au lancement de ce programme, Macky Sall s’est entretenu avec le Premier ministre portugais, Antonio Costa, et le président de la Corée du Sud, Moon Jae-In, avant de rencontrer le personnel sénégalais des Nations unies.

APS

Une nouvelle initiative va encourager les politiques innovantes et les pratiques efficaces pour l’égalité salariale hommes-femmes à travers le monde.

L’un des obstacles les plus tenaces à la réussite des femmes et à la croissance économique, l’inégalité salariale, va être activement combattu par un nouveau partenariat mondial, la Coalition internationale sur la rémunération égale (Epic en anglais), annonce un communiqué reçu de Onu- Femmes. Avec le lancement d’Epic, l’Organisation internationale du travail (Oit), Onu Femmes et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) rassemblent divers acteurs aux niveaux mondial, régional et national pour aider les gouvernements, les employeurs et les travailleurs et leurs organisations, et d’autres parties prenantes, à faire de l’égalité salariale entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale une réalité.

«L’une des manifestations les plus visibles, tangibles et répandues de la discrimination, c’est qu’à travers le monde, les femmes sont toujours moins bien rémunérées que les hommes pour un travail de valeur égale. C’est pour cette raison qu’a été développée l’initiative sur la rémunération égale et qu’il s’agit d’un domaine prioritaire de l’Initiative du centenaire de l’Oit sur les femmes au travail. Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution de l’Oit de 1919 », rappelle le document reçu. « Cent ans d’attente, c’est bien trop long ; nous devons tous œuvrer ensemble pour faire du salaire égal pour un travail de valeur égale une réalité », a déclaré Guy Ryder, Dg de l’Oit. L’Epic est une réponse mondiale à un grave problème qui est élevé au rang de priorité dans les Objectifs de développement durable (Odd) de l’Onu, en particulier la Cible 8.5 qui appelle à garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale d’ici à 2030. L’égalité des rémunérations, en plus de l’autonomisation des femmes, peut avoir un impact considérable pour réaliser d’autres objectifs, à savoir promouvoir des sociétés inclusives, réduire la pauvreté, créer les conditions du travail décent et de l’égalité des sexes.

De son côté, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice générale de l’Onu Femmes, a déclaré que « rien ne justifie l’inégalité salariale pour une femme quand elle exerce un travail d’égale valeur à celui d’un homme. Cette injustice est ignorée depuis trop longtemps et, ensemble, nous allons y mettre un terme. L’égalité de rémunération pour les femmes se traduit par des bénéfices tout au long de la vie pour elles et pour leurs familles: de meilleures perspectives de carrière et de gains tout au long de la vie, une plus grande indépendance, davantage d’investissements dans l’éducation et la santé de leurs enfants ».

Les employeurs et les syndicats, ainsi que d’autres acteurs concernés, auront un rôle central à jouer dans l’application et le déploiement des politiques en faveur de l’égalité de rémunération. Une Plateforme des champions, lancée en début d’année par l’Onu Femmes lors de la Commission de la condition de la femme, va également contribuer à renforcer la mobilisation en faveur de l’égalité salariale, dans le cadre de l’Epic.

El. H. A. THIAM

Le président sénégalais, Macky Sall, sollicité en bilatéral par plus de quinze chefs d’ État, de gouvernement et par le Secrétaire général des Nations unies, donnera, cet après-midi, sa vision sur « Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous sur une planète préservée ». Thème choisi par l’Assemblée générale pour sa 72ème session, thème sur lequel les chefs d’État et de gouvernement attendus entre les 19 et 25 septembre 2017 ont accentué leur déclaration de politique générale.

L’Assemblée générale a aussi inscrit parmi les 165 points à son ordre du jour, répartis entre sa plénière et ses six grandes commissions, la question de « la responsabilité de protéger ». Président du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), il portera la voix du Sénégal et celle de l’Afrique, berceau de l’Humanité et terre de sagesse.

A la demande du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le président Macky Sall parraine un Comité de haut niveau pour la lutte contre les crimes sexuels dans les missions de Paix. Par ailleurs, le secrétaire général de l’Onu a nommé Jane Connors, de l’Australie, en tant que toute première Défenseur des droits des victimes pour les Nations unies. Dans son rapport intitulé « Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles : une nouvelle stratégie », le Secrétaire général s’est engagé à ce que les Nations unies mettent les droits et la dignité des victimes au premier plan des efforts visant à prévenir et à remédier à l’exploitation et aux atteintes sexuelles. En tant que Défenseur des droits des victimes, Jane Connors, ancienne Directrice du plaidoyer international dans les domaines du droit et de la politique pour Amnesty International, à Genève, fera la promotion d’une réponse stratégique et intégrée en matière d’assistance aux victimes, en coordination avec les acteurs du système des Nations unies.

El hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoye spécial)

Pour la tenue de l’assemblée générale ordinaire de l’Union des conseils économiques, sociaux et institutions similaires d’Afrique (Ucesa), prévue en octobre prochain, les présidents du Conseil économique, social et culturel du Mali et du Conseil économique, social et environnemental du Sénégal ont tenu une rencontre d’échanges et de travail, hier.

Au sortir de l’entrevue, le président du Conseil économique, social et culturel du Mali, Dr Boul Kassoum Haidara, a indiqué être «venu pour une visite d’amitié et de travail avec ma sœur, la très respectable Mme Aminata Tall, présidente du Cese du Sénégal. Comme nous sommes en train de préparer l’assemblée générale ordinaire de l’Union des conseils économiques, sociaux et institutions similaires d’Afrique ((Ucesa) dont elle assure présentement la présidence en exercice », a-t-il informé. « Comme elle souhaiterait me passer le témoin, je venais m’inscrire dans son école pour apprendre, d’elle, comment je pourrais entamer mes nouvelles fonctions éventuellement au cas où mes frères africains accepteraient de me désigner comme le président en exercice », a-t-il fait comprendre. D’après lui, « pour l’organisation de l’assemblée qui aura lieu les 10 et 11 octobre prochain à Bamako, toutes les dispositions sont prises pour accueillir tous nos pairs membres de l’union. Nous sommes à pied d’œuvre et j’espère qu’avec la bénédiction des anciens et ceux qui ont eu le privilège et la chance de diriger cette prestigieuse institution nous pourrons arrivés à des résultats satisfaisants pour l’ensemble de nos populations », a-t-il indiqué.

La présidente du Cese, Mme Aminata Tall a remercié le président Haidara pour sa visite à Dakar, ajoutant que la séance de travail s’est très bien déroulée. Elle a été précédée par une visite d’une commission technique. Les deux commissions techniques de l’Ucesa ici au Sénégal et du Conseil économique du Mali ont travaillé et ont tracé les axes de l’organisation de cette prochaine rencontre au cours de laquelle Mme Tall va passer le témoin. « Notre disponibilité lui est déjà assurée et garantie et nous sommes convaincus que la feuille de route de l’Ucesa dont nous avons assuré la présidence depuis 2014, connaîtra le suivi qu’il faut et les innovations qu’il vient d’énoncer comme un focus sur la sécurité et l’environnement », a poursuivi Mme Tall.

Dans le même élan, elle a signifié que l’objectif premier de l’Ucesa est d’assurer une pleine intégration des pays d’Afrique, jouer un rôle également dans la massification de cette participation, notamment dans les 19 pays membres. Rappelant le sentiment de satisfaction et de fierté tiré de cette rencontre, la présidente du Cese a considéré « qu’au Mali, les choses vont très bien se passer, d’autant que nous venons de recevoir un message du président Ibrahima Boubacar Keïta qui nous offre les bonnes opportunités et les garanties d’un accueil chaleureux et fraternel ».

Amadou DIOP

Le ministre Mame Mbaye Niang a passé le témoin, hier, aux deux nouveaux ministres qui lui ont succédé. Abdoulaye Diop a en charge le ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de la Main d’œuvre et Pape Gorgui Ndong hérite du ministère de la Jeunesse et de la Promotion du volontariat ont reçu le flambeau du ministre sortant.

«Vous prenez le flambeau de continuer à mener le sacerdoce de continuer à mener à bien la politique de notre jeunesse, levier crucial de développement du capital humain dont le président de la République, Macky Sall a fait une priorité du Plan Sénégal émergent (Pse). Vous pouvez et devrez compter sur le soutien de nos dynamiques jeunes à travers le Conseil national de la jeunesse qui représente légalement, légitimement et démocratiquement l’ensemble des mouvements et associations de jeunes du Sénégal «, a lancé Mame Mbaye Niang à l’endroit de Pape Gorgui Ndong. « Je suis convaincu que nous partageons les mêmes valeurs parce que nous sortons de la même école. Je ne doute pas que vous serez à la hauteur et je n’ai pas le droit de douter «, a-t-il ajouté. Dans le même ordre, il a invité Pape Gorgui Ndong à ne jamais confondre les responsabilités politiques aux missions républicaines qui rassemblent l’ensemble des jeunes Sénégalais.

«Ministre de la Jeunesse, c’est éminemment politique», a-t-il lancé. Mame Mbaye Niang a listé les défis majeurs qui attendent le nouveau ministre. «Apporter une contribution à travers une participation de qualité dans tous les domaines de la construction sociale. Renforcer les stratégies de prévention et de protection des jeunes et des adolescents contre les insuffisances néfastes des réseaux sociaux et les dangers des comportements qui augmentent la prévalence des maladies infectieuses. Renforcer la représentation des jeunes dans l’espace public et les capacités des organisations de jeunes ainsi que leur implication dans la conduite de politique de jeunesse et des emplois», a-t-il rappelé. En réponse, Pape Gorgui Ndong a laissé entendre que la mission qui lui est confiée l’invite à entreprendre immédiatement des actions urgentes et à consolider la nouvelle dynamique de la politique de jeunesse centrée sur la construction citoyenne et principalement orientée vers la promotion du volontariat. «Je m’évertuerai à négocier et à mobiliser toutes ces initiatives au profit exclusif de la jeunesse de mon pays», s’engage-t-il. Il s’est engagé à ne ménager aucun effort pour la réussite de sa mission. «Je serai le ministre des villes et des campagnes, je serai le ministre de la Jeunesse des banlieues, je serai le ministre de la jeunesse silencieuse, enfin, je serai le ministre des jeunesses», a-t-il soutenu. Le ministre de l’Emploi Abdoulaye Diop n’a pas été prolixe. Néanmoins, il a exprimé son engagement à ne ménager aucun effort pour que la mission qui lui est assignée soit une réussite.

Abdou DIOP

Après la mise en place du Bureau de l’Assemblée nationale, jeudi dernier, les 11 commissions techniques parlementaires seront installées au cours de la séance plénière convoquée aujourd’hui et portant ratification des listes des membres des Commissions permanentes de la 13ème Législature.

La 13ème Législature prend forme progressivement. Après l’installation officielle des nouveaux représentants du peuple dans leurs fonctions de député suivie de la mise en place du Bureau de l’Assemblée nationale, c’est au tour des commissions permanentes d’être mises en place aujourd’hui. En effet, les députés sont convoqués en séance plénière ce matin à 11 heures. L’ordre du jour de cette rencontre porte sur la ratification des listes des membres des commissions permanentes. Et les ambitions des élus des deux groupes parlementaires, « Bennoo Bokk Yaakaar » et « Liberté et Démocratique » se font jour pour les places en compétition. La commission parlementaire est un comité restreint de députés chargé de l’examen, du contrôle ou du règlement de certaines tâches législatives. Aucun projet ou proposition de loi ne peut être discuté en séance plénière, s’il n’a d’abord été examiné en commission. C’est pourquoi, il existe des commissions permanentes, spécialisées notamment dans les grands domaines de l’activité gouvernementale. Elles sont au nombre de 11. Il s’agit de la commission des « Finances, Économie générale et Plan », de la « Comptabilité et Contrôle », du « Développement et Aménagement du Territoire », de l’« Équipement et Transport », des « Lois, Décentralisation, Travail et Droits humains » ainsi que les « Affaires étrangères et coopération ». La commissions « Défense et Sécurité, celle chargée de l’« Éducation, Jeunesse, Sports et Loisirs » et sa jumelle « Communication et Culture », de la « Santé, Population ; Affaires sociales et Solidarité nationale », complètent la liste.

En outre, il existe des commissions ad- hoc, c’est-à-dire créées spécialement pour un objet déterminé (commissions spéciales temporaires) ainsi que des inter-commissions pour l’étude de questions intéressant plusieurs commissions. Enfin, la commission plénière qui est une réunion tenue par l’Assemblée nationale aux fins d’entendre les interpellations et les questions orales ou écrites, adressées au gouvernement et/ou aux administrations publiques.

Ainsi, à travers les commissions, les députés participent à l’élargissement des espaces de liberté et de défense des préoccupations des populations pour une démocratisation de l’accès aux équipements du développement dans l’ensemble des 557 Communes du pays dans un contexte de la mise en œuvre de l’acte III de la décentralisation et de la territorialisation des politiques publiques, qui constituent la matrice et le centre des politiques publiques définies par le président de la République dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

M. L. DIEYE

Le président de la République, Macky Sall, a entamé, depuis dimanche, un séjour aux États-Unis pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unis, à New-York. Sollicité par de nombreux chefs d’État, l’agenda du président de la République est absolument chargé. Malgré tout, il a tenu à rencontrer longuement et sans protocole les diplomates sénégalais qui font honneur à notre pays.

Le président Macky Sall est à New-York pour participer à la 72ème session des Nations Unies. Le chef de l’État a commencé sa journée de travail en recevant, à la Mission du Sénégal, l’ensemble du corps diplomatique dirigé par l’ambassadeur Fodé Seck.  Il a accepté l’invitation du Premier ministre du Japon.

« Je suis ému que vous ayez choisi de venir discuter avec vos diplomates avant de commencer les travaux de l’Assemblée générale ».  Du jamais vu ! Un échange ouvert sur les conditions de travail a eu lieu entre le président Sall et le personnel diplomatique à New-York. Macky Sall a souhaité un débat franc et ouvert. Ce qui a séduit le personnel (une trentaine) qui a tenu très haut le flambeau du Sénégal à la présidence du Conseil de sécurité.

Entouré d’Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), du ministre d’État, Pr Awa Marie Coll Seck, des ministres Serigne Mbaye Thiam, Sidiki Kaba, d’Oumar Demba Ba, son conseiller diplomatique, Macky Sall a instruit le nouveau ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de ne ménager aucun effort, avec son collègue de l’Économie, des Finances et du Plan, pour donner satisfaction aux problèmes posés par les diplomates. L’ambassadeur Fodé Seck, connu pour sa discrétion de confier : « A la suite de notre rencontre avec le premier diplomate du pays, le personnel que j’ai l’honneur de diriger à New-York se sent plus que jamais rasséréné et uni et a renouvelé son devoir d’accompagner, dans la loyauté, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Me Sidiki Kaba ». Ce dernier était aux anges, selon des membres du personnel présents . C’est, debout comme un avocat, qu’il a fait un plaidoyer rassurant sur sa volonté de mener à bien la mission que lui a confiée le chef de l’État qui a assuré d’apporter son soutien aux diplomates sénégalais.

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

A l’initiative du Premier ministre du Japon et en présence de Mme Amina Muhammad, Secrétaire générale adjointe de l’Onu, du Dg de l’Oms et de nombreuses personnalités internationales, le chef de l’État a participé activement à la réunion de haut niveau sur la Cmu. Une occasion, pour lui, de rappeler « l’attachement traditionnel du Japon à la diplomatie de la sécurité humaine, dont la santé est un aspect essentiel ». Notons que le Japon a accordé un important appui au Sénégal avec un prêt de 80 millions de dollars au programme de la Cmu. C’est grâce au Japon que le Sommet du G7 d’Ise-Shima de mai 2016 avait discuté de l’accès aux services de santé pour tous, à tous les stades de la vie humaine ; de la phase maternelle et infantile à celle des séniors.

« La santé est la première condition de la sécurité humaine, sur les plans national et mondial. Je pense aux menaces liées à la propagation rapide de certaines pandémies », a déclaré Macky Sall. Les programmes de santé ne devraient pas être le maillon faible des politiques publiques. En ce sens, le mérite de la Cmu, c’est de faire en sorte que chacun ait la chance d’accéder à un minimum de soins. Et le chef l’État fait un vibrant plaidoyer : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne doit pas accéder aux soins de santé ».

La Cmu a été lancée en 2014, dans l’Axe II du Plan Sénégal émergent, qui porte sur le capital humain, la protection sociale et le développement durable. Au Sénégal, l’état des lieux qui a été établi par le gouvernement en 2013, a révélé que seuls 20% des Sénégalais, essentiellement les travailleurs du secteur privé et du secteur public, bénéficiaient d’un système formel de couverture maladie. En mettant en place la Cmu, « l’objectif est de corriger ce grave déficit en facilitant, à tous les Sénégalais, l’accès aux soins de santé », a rappelé Macky Sall. Ainsi, a été créé, à cet effet, en février 2015, une Agence nationale de la Cmu chargée de soutenir les initiatives de promotion des mutuelles de santé et de tenir un registre national d’immatriculation des mutuelles ; de contrôler leur fonctionnement, leur situation financière et leur solvabilité ; et de mettre en place un système fiable d’information et de gestion de la Cmu pour éviter les abus. Depuis le lancement de la Cmu, le gouvernement a enregistré d’importants progrès, avec notamment l’installation de 675 mutuelles de santé dans les 552 communes du Sénégal, l’enrôlement de 2.428.258 bénéficiaires dans les mutuelles de santé, la collaboration avec les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale pour la mise en place de la Cmu respectivement pour les acteurs culturels et les élèves. Malgré ces acquis, le Sénégal, a rassuré son chef d’État, ne veut pas dormir sur ses lauriers. « Nous avons à apprendre des meilleures pratiques développées par d’autres pays. J’espère que la Conférence de Tokyo sur la Cmu, en décembre prochain, nous en donnera l’occasion ». Le chef de l’État a accepté l’invitation du Japon et se rendra à la Conférence de Tokyo.

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

C’est une foule monstre qui est venue prendre part, hier, à la cérémonie de passation de service au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cérémonie qui a vu la présence de hautes autorités administratives, locales, politiques, religieuses et coutumières. A cette occasion, Abdoulaye Daouda Diallo a passé le témoin à Aly Ngouille Ndiaye. Au nom du personnel du ministère, le Directeur général de l’administration territoriale, Ibrahima Sakho a souhaité la bienvenue au nouveau ministre Aly Ngouille Ndiaye. Il a rendu un hommage mérité à Abdoulaye Daouda Diallo qui a passé 4 ans à la tête dudit ministère et qui fut pour eux, « un chef, mais surtout un ami ». Estimant que dans l’ensemble, tous les projets pilotés par le ministre sortant ont connu un succès, M. Sakho a fait comprendre à Aly Ngouille Ndiaye, que le personnel va se mobiliser pour l’accompagner et le servir loyalement dans sa nouvelle mission pour que les objectifs que lui a fixés le président Macky Sall soient atteints. Le ministre sortant, Abdoulaye Daouda Diallo, a saisi l’occasion pour dire toute sa gratitude au président Macky Sall pour la confiance renouvelée à son endroit. « C’est le lieu, pour moi, de réaffirmer tout mon engagement et ma loyauté au service du pays et du président Macky Sall.

Je quitte avec le sentiment d’un homme qui croit avoir donné le meilleur de lui-même pour la mission qui m’a été confiée », a-t-il précisé.  Abdoulaye Daouda Diallo rend un hommage mérité à tout le personnel qui était le sien jusqu’ici et souhaite plein succès à son successeur qu’il a qualifié de collègue et d’ami. Non sans demander au personnel du ministère de travailler avec le même engagement et la même loyauté avec le nouveau ministre.

Pour sa part, le ministre Aly Ngouille Ndiaye s’est engagé à ne ménager aucun effort afin de mériter amplement la nouvelle mission que lui a été confiée le président Macky Sall.  « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit sous le sceau du respect de l’orthodoxie en matière d’organisation de rencontres officielles et de fonctionnement des institutions et structures publiques », a-t-il laissé entendre. Rendant un hommage chaleureux et mérité au ministre Abdoulaye Daouda Diallo, « un frère, ami et collègue » pour lui et pour qui d’ailleurs, il a souhaité aussi plein succès dans ses nouvelles fonctions, il a indiqué que l’action du ministre sortant restera longtemps encrée dans les mémoires. « Partez donc assuré et rassuré que tous les acquis enregistrés durant votre passage à la tête du ministère seront capitalisés, consolidés et utilisés à bon escient », a-t-il confié à son désormais collègue ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Le nouveau ministre de l’Intérieur qui a informé que l’autre chantier majeur consiste à poursuivre les efforts d’amélioration des conditions de travail des agents du ministère a tenu à annoncer d’ailleurs quant au partenariat pragmatique qu’il voudrait installer comme démarche, qu’il souhaite le proposer à tous les acteurs de l’espace politique «comme gage de ma réelle et parfaite volonté à collaborer avec eux », a-t-il ajouté.

Amadou DIOP

La passation de service entre Me Sidiki Kaba, Garde des Sceaux, ministre de la Justice sortant et le Pr Ismaila Madior Fall, nouvellement nommé à ce poste, s’est tenue jeudi. De fortes délégations venues de Tamba et de Rufisque ont assisté à la séance pour magnifier leur soutien aux deux ministres.

Le nouveau Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, a pris fonction. Il a reçu le témoin des mains Me Sidiki Kaba. La cérémonie officielle de passation de service a vu la participation de fortes délégations venues de Tambacounda et de Rufisque.

Le  nouveau Garde des Sceaux, ministre de la Justice en a profité pour exprimer sa gratitude au président de  la République, Macky Sall, pour la confiance portée sur sa personne. Il compte travailler pour « une harmonieuse conjugaison de la continuité et  de l’innovation », avec une méthode bien définie. « Il s’agit d’une méthode simple, inclusive. Il s’agit de se concerter et de discuter avec l’ensemble des acteurs du système judiciaire sans oublier le justiciable pour appliquer la politique définie par le président de la République en matière judiciaire », a-t-il laissé entendre.

Quant au Garde des Sceaux, ministre de la Justice sortant, Me Sidiki Kaba, promu au poste de ministre des Affaires étrangères, il a exprimé  sa gratitude et sa reconnaissance au chef de l’État, le président Macky Sall. « Je ne peux que lui témoigner de la gratitude et de la reconnaissance en ayant eu à choisir ma modeste personne. Ce sentiment de reconnaissance s’explique par le fait qu’il nous met aussi au défi de relever ce qui parait essentiel pour notre diplomatie », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, dévoilé ses  priorités au ministère des Affaires étrangères qu’il établit sur trois aspects : une diplomatie de bon voisinage pour vivre en paix, de développement économique pour assurer un avenir meilleur, d’indépendance et de souveraineté pour que « le Sénégal puisse défendre son intérêt et l’intérêt de ses enfants » dans le reste du monde. Il a également remercié toute la  famille judiciaire sénégalaise. «  Vous avez été formidables », a-t-il témoigné à leur égard. Me Sidiki Kaba a formulé des vœux de succès et de santé pour son successeur. Il a estimé que le nouveau chef de la justice sénégalaise est « un homme de science, affable,  d’une grande humanité, de grande urbanité et d’une autorité naturelle ».

Abba BA (stagiaire)

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé, lors de la cérémonie de passation de service, que tout sera mis en œuvre afin que le processus de la prochaine élection présidentielle se déroule conformément aux textes la régissant.

« Le président de la République m’y a engagé et en respect de sa directive, je vais m’y atteler avec sérénité  et en parfaite intelligence avec l’ensemble des partenaires », a-t-il déclaré. Il a fait savoir que dans les plus brefs délais, il invitera tous les acteurs politiques impliqués dans les questions électorales, à des discussions qui aboutiront à l’établissement  des termes de référence du dialogue politique indispensable dans une démocratie, surtout celle qui a déjà produit une alternance démocratique  aussi bien au niveau local qu’au niveau national.

Affirmant ainsi que le dialogue politique ne doit pas s’inscrire  dans une séquence située à l’approche d’échéances électorales; mais « il doit être le quotidien de tous les acteurs pour que très rapidement, nous fermions la page des suspicions et des malentendus afin d’avancer sereinement vers l’organisation d’échéances électorales ou les bilans et les programmes proposés seront au centre des débats », a-t-il martelé. Ce qui nous permettra, à ses yeux, « de nous concentrer sur les questions sécuritaires qui constituent les préoccupations majeures des Sénégalais voire des habitants de la sous-région ». « Car sans sécurité, il n’y aura point d’investisseurs, par conséquent point d’émergence », a-t-il alerté.

A. DIOP

« Nous ne voudrions pas que les groupes terroristes vaincus ailleurs, notamment en Syrie, en Irak ou en Libye, viennent trouver refuge au Sahel ». Le chef de l’État sénégalais qui s’exprimait, hier, après-midi, au Sommet entre le Japon et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies,  s’est fait l’avocat des pays du Sahel et du Continent africain.

Le Sommet entre le Japon et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies  organisé en marge de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’Onu et sur initiative du Japon, a donné l’occasion, au président Macky Sall, de saluer l’excellence des relations bilatérales d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Japon tout en mettant sur la table les défis communs qui assaillent la communauté internationale qui, le plus souvent, n’écoute pas les propositions africaines, pleines de sagesse pour l’avenir du monde. Très pragmatique, Macky Sall donne des exemples sur lesquels le monde qui a besoin de plus d’âme a failli à écouter les orientations pleines de sens de l’Afrique, berceau de l’Humanité.

«Sur le plan international Nous avons bien entendu des défis communs à relever, au premier rang desquels le défi de la paix et de la sécurité ». C’est ainsi que Macky Sall  a campéle décor pour mettre en relief la nécessité d’une vraie solidarité internationale pour l’avènement de la paix universelle. Pour le Sénégal, dit-il, «la priorité en la matière porte sur la lutte contre le terrorisme au Sahel, pour que l’Afrique ne soit pas le maillon faible du système international de lutte contre ce fléau», a insisté le chef de l’État. Et d’asséner : « nous ne voudrions pas que les groupes terroristes vaincus ailleurs, notamment en Syrie, en Irak ou en Libye, viennent trouver refuge au Sahel ». La deuxième préoccupation principale, c’est l’écoute. « Pour être franc, je dois dire qu’on n’écoute pas souvent les Africains sur les problèmes qui les concernent directement ». C’est le cas de la situation en Libye. On a cassé un système qui, quelles que soient par ailleurs les critiques fondées qu’on pouvait lui adresser, avait réussi à préserver le pays du chaos et de l’insécurité», a-t-il noté.

Clair et rassurant
La situation en Libye est aujourd’hui une des causes de la vague de migration clandestine par la voie de la méditerranée, a déploré le chef de l’État. Sur le Mali, l’Afrique a toujours préconisé un mandat robuste et des équipements adaptés pour la Minisma pour mener la guerre contre les groupes terroristes, martèle Macky Sall.

Se faisant plus clair, le chef de l’État sénégalais apostrophe la communauté internationale notamment les pays dit riches : « Aujourd’hui, la Minusma est sans doute la plus meurtrière des opérations de paix en cours ; si bien qu’on est obligé de développer d’autres mécanismes comme le G5 Sahel pour combattre le terrorisme ».

Sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine, Macky Sall a remercié le Japon pour son soutien lors de l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2320 (2016), initiée par le Sénégal, en vue d’assurer un financement prévisible, durable et flexible des opérations de paix en Afrique. Auparavant, le chef de l’État avait dit sa satisfaction s’agissant des relations bilatérales d’amitié et de coopération entre les deux pays. « Ce partenariat s’est considérablement renforcé ces dernières années, notamment avec un projet d’alimentation en eau à Dakar et le soutien du Japon à notre programme de Couverture maladie universelle, comme en témoigne la réunion que nous venons juste de terminer », a souligné le président sénégalais.

Dossier Nord Coréen
Le Sénégal dit comprendre également les préoccupations japonaises face à la menace nucléaire nord-coréenne. « Nous sommes pour un monde dénucléarisé, et naturellement, contre la prolifération nucléaire », a dit le président sénégalais avant de conclure : « Soyez donc assuré que pour ce qui reste de son mandat au Conseil de sécurité, le Sénégal continuera de travailler en étroite collaboration avec le Japon et les autres membres du Conseil sur ce dossier ».

EL Hadji Gorgui Wade NDOYE (Envoyé spécial)

Le président de la République, Macky Sall, a quitté Dakar, hier, pour prendre part à la 72e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont le thème porte sur « la priorité à l’être humain pour la paix et une vie décente pour tous sur une planète préservée », annonce un communiqué.

En plus de son adresse à l’Assemblée générale, en sa double qualité de président de la République du Sénégal et du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement économique (Nepad), le président Macky Sall aura des entretiens bilatéraux et participera à plusieurs autres activités en marge de la session.
Le retour du président de la République est prévu le vendredi 22 septembre 2017, précise notre source.

El. H. A. T.

En fin de mission, Pierre Michel Nguimbi, ambassadeur du Congo au Sénégal, a été reçu, hier après-midi, par le chef de l’État à qui il a fait ses adieux. Il a annoncé une réunion de la commission mixte pour intensifier la coopération entre les deux pays. Élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre national du Lion, le diplomate, très ému, a exprimé sa gratitude au président Macky Sall.

« Monsieur le président de la République, j’ai eu l’honneur de vous croiser dans des cérémonies heureuses dans la famille de Djibo Leyti Kâ. Par ma voix, ses enfants et son épouse Coumba Kâ, la famille et toute la communauté du Djolof, vous remercient de tout cœur tant pour votre délicatesse pendant sa maladie que pour les témoignages à son endroit. 

Au nom de la famille, nous remercions solennellement et vivement pour votre assistance à l’endroit de Djibo Kâ. La Famille vous sait gré de votre appui et vous assure de la consolidation des liens que vous entreteniez avec le défunt et de votre appui, toutes vos actions en faveur d’un développement harmonieux de notre pays. Nous remercions également tous les amis, parents, autorités coutumières, politiques et administratives ici présents pour leur compassion et leurs témoignages Nous prions pour qu’Allah l’accueille dans sa miséricorde ».

M. L. DIEYE

« J’ai connu Djibo Kâ très jeune. Nous avons cheminé ensemble sur le terrain politique. Et le Sénégal vient de perdre un grand homme d’État. Pas seulement dans la caractérisation. Il est un serviteur de la République, une espèce très rare dans ce pays pour ses qualités humaines, professionnelles, politiques. Djibo était un frère, un ami, un promotionnaire, un collègue avec qui je partageais énormément de choses, qui transcendent nos deux personnes pour s’élargir entre nos deux familles. Après le parcours d’étudiant où l’on était ensemble à la Faculté de droit et sciences économiques, nous avons cheminé ensemble à l’École nationale d’Administration. Nous étions la première promotion de Saip Sy en juillet 1975. Ensuite, on a été fonctionnaires, hauts fonctionnaires et politiciens au Ps puis ministres dans les différents gouvernements. D’abord dans le gouvernement de Diouf, quand je suis sorti, je l’ai encore retrouvé dans le gouvernement d’Abdoulaye Wade avril 2011. Au Ps, nous avons travaillé ensemble jusqu’à son départ. J’ai toujours était avec lui. Sa fille et la mienne, Mame Maréme Diop, sont constamment ensemble. La fille de Djibo vient dormir chez moi et reste chez moi et ma fille aussi va chez elle».

Mamadou Lamine DIEYE

« Avec la disparition de Djibo Kâ, le Sénégal a perdu un de ses meilleurs fils. C’était mon grand frère, un conseiller, un homme d’expérience que nous avons tous admiré pour son courage. Il est membre du conseil d’administration de l’Institut panafricain de stratégies. S’il n’était pas le plus intelligent ou le meilleur de sa génération, il en faisait au moins partie. Il avait des connaissances, une grande expérience, une richesse intellectuelle doublée d’une humilité. Il ne parlait jamais le premier ; il vous écoutait d’abord. Il était également très ouvert et avait un esprit contradictoire. Il faut, cependant, séparer l’homme politique de l’homme d’État. Si l’homme politique avait ses hauts et ses bas comme c’est le cas du reste pour tous les hommes politiques, force est de reconnaître que l’homme d’État a honnêtement impressionné tous les Sénégalais. Il a eu à occuper plusieurs fonctions, plusieurs positions différentes. Et son capital d’expérience servira aux générations actuelles et celles à venir. »

M. L. DIEYE

« Les voies du Seigneur sont insondables. Allah (Swt) en vous réunissant tous ici, en un même lieu, toutes obédiences et chapelles politiques confondues, vous avez institué le dialogue vous-même sans vous en rendre compte. Ainsi, ce moment de deuil doit être perçu comme un signe du dialogue. Sur ce, je vous exhorte à répondre à la main tendue à la classe politique et aux patriotes maintes fois réitérée par le chef de l’État en faisant bloc autour de lui pour relever les nombreux défis qui nous interpellent tous. Eu égard aux urgences, il en va de la paix et de la stabilité de notre pays ».

M. L. DIEYE

« Nous avons appris, avec une grande surprise et une profonde tristesse, la disparition de Djibo Leïty Kâ. Je voudrais saluer la mémoire d’un homme politique chevronné et courageux, mais aussi rendre hommage à l’homme d’État dont l’expérience a été nourrie par un parcours administratif et gouvernemental exceptionnel. Il était une figure particulière de la vie politique sénégalaise, pour avoir occupé, à plusieurs reprises, des fonctions à tous les échelons de l’État. Ma situation est singulière puisque j’ai été le Conseiller diplomatique du président Léopold Sédar Senghor au même moment où il dirigeait le cabinet présidentiel. Nos chemins se sont par la suite croisés à plusieurs reprises dans la gestion de l’État et au sein du Parti socialiste avec l’accession du président Abdou Diouf au pouvoir, en 1981.

Il a incarné, avec beaucoup d’autres compatriotes, une longue et riche histoire du socialisme sénégalais qui a jeté les bases d’un État unitaire moderne et social, d’une République solidaire et d’une démocratie pluraliste apaisée quand la plupart des autres pays africains faisaient le chemin inverse. Il a, par la suite, fait le choix de créer son parti politique et a participé grandement à l’approfondissement de la démocratie sénégalaise.

Avec sa disparition, le Sénégal perd un grand talent qui enrichissait le débat politique national mais également un de ses plus grands serviteurs.

El. H. A. T.

« Nous pleurons, ce jour, un homme d’État achevé au service de la République. Djibo Kâ était pragmatique, avait des convictions socialistes fortes et savait défendre, avec force arguments, ses idées. Et c’est lui qui a rassemblé toute la République et tous les acteurs du jeu politique, tous unis malgré l’adversité politique. C’est ce Sénégal là qu’on connait et que nous ont légué nos valeureux ancêtres. De 1945 à nos jours, c’est Lamine Guèye qui a amené Léopold Sédar Senghor et ils étaient dans le même parti. Ce dernier l’a quitté en 1948 et malgré les vicissitudes de la vie politique qui ne peuvent manquer, l’histoire retient qu’ils ont été élégants et civilisés dans l’adversité. Chacun a le droit de choisir librement son camp à l’image d’Ibrahima Sarr, bras droit de Senghor et Babacar Sarr dit Chopard, le bras droit de Lamine Guèye et qui, pourtant, étaient deux frères consanguins. Mais ce qui se passe actuellement dans l’espace public et dans l’arène politique est déplorable. Pourtant, depuis le temps de l’Aof, le Sénégal a toujours été la référence en démocratie, de relations cordiales, amicales et fraternelles entre acteurs sociaux et entre les hommes politiques. Cultivons la paix et taisons les querelles d’égos et autres attaques crypto-personnelles comme aimait le réitérait feu El hadj Abdoul Sy Dabakh et tous les autres chefs religieux de l’Islam et de la chrétienté. Tous les patriotes, au premier chef, doivent répondre à l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État. Faites preuve de dépassement car il en va de l’intérêt du Sénégal pour asseoir la paix et l’émergence. Et ce qui se passe autour de nous, avec tous ces fléaux dont le terrorisme, doit nous édifier sur l’urgence de nous ressaisir en répondant à ces concertations pour le plus grand bien du Sénégal qui nous a tout donné».

Mamadou Lamine DIEYE

Le président de la République, Macky Sall, a assisté, samedi matin, à la levée du corps du président de la Commission nationale du dialogue des territoires, l’ancien ministre d’État Djibo Leity Kâ, décédé jeudi dernier. Une occasion, pour le chef de l’État, de rendre hommage à un patriote qui a été toujours présent à l’appel de la Nation. Il a demandé à la classe politique de s’inspirer de l’exemple du défunt.

Tout ce que la République compte comme dignitaires, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, le président du Haut conseil des collectivités territoires (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), les ministres, députés et anciens dignitaires, chefs coutumiers et religieux, ont tenu à rendre un dernier hommage à un homme qui s’est sacrifié pour la République.

Le chef de l’État, le président Macky Sall, a invité les hommes politiques venus très nombreux à s’inspirer de l’exemple de Djibo Leity Kâ, un homme de dialogue, un compatriote aux qualités exceptionnelles, un croyant disponible à servir son pays. Macky Sall a présenté ses condoléances à son épouse, Coumba Kâ, à sa famille à son parti l’Urd et aussi à la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » dont il était membre. De l’avis du président de la République, le président de la Cndt a consacré toute sa vie au service du pays, le Sénégal qu’il a tant aimé et servi loyalement. « Il a toujours répondu à l’appel du pays et a mis toute sa compétence, son énergie, mais surtout avec une forte connaissance de l’État et de la société sénégalaise », a témoigné le chef de l’État très ému. Pour le président Macky Sall, tous les acteurs politiques doivent méditer l’exemple de Djibo Kâ en mettant devant l’intérêt supérieur de la Nation. Sur ses relations avec le défunt, le chef de l’État a révélé l’avoir côtoyé alors qu’il était président de l’Assemblée nationale, en 2007. « Après le décès de ma mère, je lui ai demandé de m’accompagner avec son épouse à la Oumra à Médine et à La Mecque où nous avons passé une dizaine de jours et depuis nous avons fraternisé », a encore dit le président Sall.

Il a ajouté que depuis, cette amitié n’a jamais fait défaut. « Arrivé au pouvoir en avril 2012, je suis allé le voir un jour pour lui dire que sa place est dans l’État et il accepta sans condition de servir la République », a encore ajouté le chef de l’État. « Personnellement, je l’ai associé », a soutenu Macky Sall qui s’est félicité de ses différents passages dans divers ministères de la République.

Après les prières dites par les chefs religieux, le cortège s’est ébranlé pour la prière mortuaire à la zawia Thierno Seydou Nourou Tall suivie de l’inhumation, à Yoff, où repose désormais un des plus grands fonctionnaires de l’État sénégalais.

El. H. Abdoulaye THIAM

Passant le témoin, hier, à Seydou Guèye, l’ancien secrétaire général du gouvernement se projette déjà sur sa nouvelle mission de ministre de la Culture. « Je suis heureux d’aller retrouver une passion qui est organisée sur le plan institutionnel et qui doit nous permettre de bâtir notre identité qui doit être le socle sur lequel repose notre développement», a affirmé Abdou Latif Coulibay. Poursuivant, il indique : « cette identité reposerait sur les produits, sur l’offre culturelle qui va nous identifier des autres. Au-delà des grandes réalisations économiques, je crois que, c’est l’identité qui porte ce développement qui va faire que le Sénégal soit un pays spécifique par rapport aux autres. Cultivant notre spécificité, c’est une meilleure manière de nous insérer dans le procédé universel ».

O. KANDE

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est décerné au chef traditionnel et spirituel des Mossi du Burkina Faso, le Moro Naba, informe un communiqué reçu hier.

Le Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (Cirid) vient d’annoncer le nom du lauréat 2017 du Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique. Il s’agit du Moro Naba, le chef traditionnel et spirituel du Burkina Fasso. « Ce dernier était nominé pour cette première édition au même titre que les Évêques du Congo. Mais finalement, c’est le roi des Mossi qui remporte la palme », lit-on dans une note reçue hier à la rédaction. L’information a été livrée à l’intéressé, puis au chef de l’État burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, qui a reçu, à Ouagadougou, une délégation du Cirid conduite par son président-fondateur, Deo Hakizimana.

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est institué le 2 juin 2016 par le Centre indépendant de recherche et d’initiative pour le dialogue (Cirid) qui est une institution bénéficiaire d’un statut consultatif auprès des Nations Unies et basée à Genève. Le Prix est doté d’une enveloppe annuelle de 50.000 euros, soit près de 33 millions de FCfa. Commentant le choix porté sur le Moro Naba, le représentant du Cirid en Afrique de l’Ouest et du centre, Maodo Malick Mbaye, indique que «le Moro Naba a une posture extrêmement importante pour la démarche du Cirid. C’est une personnalité connue, respectée et adulée de tout son peuple. Le dialogue et le consensus sont les armes des grands hommes et le Moro Naba est une personnalité qui fait preuve de consensus ». La cérémonie officielle de remise du Prix est prévue à Genève et sera présidée par le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, parrain de la distinction, en présence d’autres présidents africains et du lauréat. La date de remise du prix sera bientôt communiquée.

Le « Prix Macky Sall pour le dialogue en Afrique » est une distinction qui servira à honorer et encourager toutes initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Elle envoie un signal de respectabilité à l’appui des efforts d’une institution comme l’Ua et les cinq ensembles régionaux à partir desquels s’expriment nos États, y compris la diaspora, qui constitue, selon une décision de l’Ua, la 6ème force géopolitique du continent.

Serigne Mansour Sy CISSE

Secrétaire général et Porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye estime que le chef de l’État a mis en avant l’intérêt supérieur de la Nation dans la composition du gouvernement au sortir du scrutin du 30 juillet dernier. Dans cet entretien, M. Guèye qui a loué le bilan du régime, a souligné que la nouvelle équipe gouvernementale va consolider les acquis du Pse.Au 31 décembre 2015, 234.360 emplois décents ont été créés par le gouvernement selon le Porte-parole.

Le gouvernement Dionne II a tenu son premier Conseil des ministres lundi. Dans quelle ambiance s’est déroulée la rencontre ?
La rencontre s’est déroulée dans une parfaite cordialité tout en gardant la solennité que requiert l’événement, un Conseil de rentrée pour le gouvernement nouvellement nommé. Au sortir de ce Conseil, les réactions surtout des nouveaux ministres que vous journalistes avez recueillies, témoignent de la bonne ambiance qui a prévalu et de leur réelle prise de conscience des hautes responsabilités qui pèsent sur eux. Il s’agissait d’un Conseil de prise de contact, de méthode et de cadrage de l’action gouvernementale. C’était l’occasion, pour le chef de l’État, de fixer au nouveau gouvernement sa feuille de route et d’énoncer les principes directeurs qui doivent guider l’action publique.

Quelle est la feuille de route assignée à cette équipe ?
Consolider les acquis, s’aligner sur les urgences et renforcer l’efficacité dans la réalisation des actions destinées à satisfaire les demandes multiformes et préoccupations prioritaires de nos concitoyens. Le président Macky Sall a invité le gouvernement à poursuivre et à renforcer les efforts entrepris, pour hâter la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent. Car, les options du Plan Sénégal émergent sont claires et les résultats enregistrés dans sa mise en œuvre efficace sont plus qu’encourageants. Il a engagé la nouvelle équipe gouvernementale à consolider les performances réalisées dans les domaines de la santé, de la sécurité, de l’agriculture, des infrastructures, de la qualité du service public, de la bonne gouvernance, de l’éducation. Il a également mis un accent particulier sur certains secteurs stratégiques comme la gouvernance minière, la recherche et l’innovation, la gestion stratégique du pétrole, le développement des infrastructures aéroportuaires. Mais essentiellement, ce qu’il faut retenir, c’est la décision du chef de l’État de faire de l’exercice 2018, une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap. A ce titre, il a invité le gouvernement à mettre un accent particulier sur ces cibles et il a annoncé une série de mesures, avec des ressources importantes, pour promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes et apporter assistance, protection aux couches vulnérables.

Macky Sall a demandé au gouvernement de consolider les acquis du Pse. Quels sont ces acquis ?
Le Plan Sénégal émergent est la manifestation la plus éclatante d’un projet de société qui se veut véritablement inclusif et qui, aujourd’hui, a effectivement produit des résultats mesurables et visibles à travers tout le pays. Trois ans après la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse, le Sénégal s’est résolument engagé dans une dynamique de croissance à forte valeur ajoutée et inclusive. Concrètement, les acquis du Pse sont appréciables dans tous les domaines de la vie socioéconomique. Dans l’agriculture, à titre d’illustration, le Pracas a permis de doper le secteur et d’en faire le moteur de la croissance économique. Dans toutes les spéculations, des productions record sont obtenues, notamment pour l’autosuffisance en riz, et la production horticole. Couplé à la modernisation des services de transport, le renouveau infrastructurel a permis au président Macky Sall de redessiner les routes du développement et de restaurer l’équité territoriale. Le Pse, c’est un programme autoroutier de plus de 50 km par an, sans compter l’autoroute Ila Touba. C’est aussi le pont Aliou Sow, les sections 2 et 3 de la Vdn, la grande route des Niayes, la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, le tronçon Tamba-Dialocoto, la route Dahra-Linguère, etc. C’est à ce niveau également qu’il faut inscrire les réalisations du Pudc, de Promovilles et très prochainement du Puma qui a ouvert ses chantiers le long des axes frontaliers. Je ne vous citerai pas ici des secteurs comme l’énergie, avec les centrales solaires de Bokhol, Malicounda, et toutes les autres réalisations qui ont permis à la Senelec de produire suffisamment d’électricité, de satisfaire les besoins locaux, de pouvoir en vendre à des pays voisins, et de diminuer les factures des sénégalais désormais épargnés du cycle infernal des longues et interminables coupures de courant. Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, des bonds qualitatifs ont été réalisés surtout en ce qui concerne la santé de la mère et de l’enfant, et la protection des groupes vulnérables. Aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire, les sénégalais ont accès à une structure de santé. Le relèvement du plateau technique, la dotation exceptionnelle d’ambulances médicalisées, et l’ambitieux programme d’infrastructures sanitaires, ont permis d’améliorer considérablement la prise en charge des patients. La couverture maladie universelle initiée par le président Macky Sall a aussi joué un grand rôle dans la facilitation de l’accès aux soins aux Sénégalais. Toujours dans le domaine social, le programme de bourses de sécurité familiale a permis de soulager plus de 300.000 bénéficiaires qui sont des groupes vulnérables et qui commencent à sortir de leur situation de précarité. Notre économie est en train de se transformer structurellement, l’inclusion sociale est une réalité incontestable, la gouvernance s’améliore et la démocratie se renforce encore plus, malgré les cris d’orfraie de ceux qui pensent le contraire, faute de pouvoir proposer une alternative crédible.

Quels changements majeurs pourrait-on attendre du gouvernement ?
Ce qu’il faut d’emblée noter, est que le changement de gouvernement, en de pareilles circonstances, obéit à une tradition républicaine qui veut que le Premier ministre rende sa démission et celle du gouvernement, après la proclamation officielle des résultats des élections législatives. A cela s’ajoute le fait que l’équipe sortante dont le travail remarquable a été salué par le chef de l’État lui-même, a fait un certain temps et le chef de l’État a cru devoir, en toute indépendance, selon son pouvoir discrétionnaire que lui confère la Constitution, opérer en même temps un réaménagement gouvernemental afin de prendre en compte de nouvelles urgences, telles que la gouvernance pétrolière et minière, l’emploi des jeunes. Là ,il y a une option majeure du Chef de l’État, celle d’une croissance pour l’emploi, une croissance riche en contenu social.

Le Premier ministre a dit que la création d’emplois et de richesses sera au cœur des actions du gouvernement. Est-il possible de réaliser cet objectif ?
Bien évidemment. Vous savez, le gouvernement a beaucoup fait en matière de création d’emploi et les statistiques sont là pour le prouver. A titre de rappel, au 31 décembre 2015, plus de 234.360 emplois décents ont été créés, soit une moyenne annuelle de 78.120 emplois créés chaque année. Si les tendances se poursuivent, le gouvernement sera à plus de 546.000 emplois en sept ans ; soit une progression d’à peu près 10 %. Aujourd’hui, le chef de l’État veut faire plus et mieux dans ce domaine. C’est pourquoi, lors du Conseil des ministres du 13 septembre passé, il a donné de nouvelles orientations au gouvernement en matière de création d’emplois notamment pour les jeunes et les femmes. Des instruments et mécanismes innovants seront mis en place pour booster la création d’emploi. C’est le cas des Missions locales pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes (Mile) qui seront créées dans chaque commune, mais aussi et surtout la création, au sein de la présidence de la République, de la Délégation générale pour l’entrepreneuriat rapide, Der/Fj. En matière de création de richesses, le président Macky Sall a réglé le problème de la restauration des équilibres macroéconomiques à la faveur des réformes entreprises depuis 2013. La diminution du train de vie de l’État, la lutte contre la corruption et la prévarication des ressources publiques, l’assainissement de l’environnement des affaires, les mesures incitatives à travers le nouveau code général des impôts, les infrastructures de support au développement, ont permis de créer les conditions d’une croissance durable marquée par un regain de l’activité économique et de compétitivité de nos entreprises. Ces belles performances économiques se sont fait sentir dans le panier de la ménagère, à travers une série de baisses sur le coût de la vie. Cette redistribution des richesses intègre aussi les programmes à forte incidence sociale tels que les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle.

Existe-t-il un lien entre la composition du nouveau gouvernement et les résultats du scrutin du 30 juillet ?
Il est évident que le chef de l’Etat a fait une lecture des résultats du scrutin législatif. Cependant, au regard de la composition de l’équipe gouvernementale et surtout du choix du Premier Ministre, en la personne de Mahammed Boun Abdallah Dionne, vous conviendrez avec moi qu’il a fait un choix judicieux, en nommant des hommes et des femmes capables de remplir pleinement la mission à eux consignée; c’est-à-dire, satisfaire les besoins des Sénégalais. Car, son souci premier c’est le bilan déjà largement positif qu’il présentera, en 2019, aux Sénégalais. Son action de tous les jours est guidée par ce leitmotiv de gérer efficacement les ressources publiques et de hisser le Sénégal vers l’émergence.

Des personnalités qui avaient gagné dans leurs fiefs espéraient faire partie de l’équipe…
Le président Macky Sall met d’abord en avant, dans ses choix, l’intérêt supérieur de la Nation. Il a fait son choix sur la base de déterminants que lui seul maîtrise, en toute indépendance, selon son pouvoir discrétionnaire que lui confère la Constitution. Et puis, ce n’est pas parce qu’on a gagné dans sa base que forcément on doit être récompensé par un poste dans le gouvernement ou dans n’importe quelle autre station. Le choix pour figurer dans un gouvernement n’obéit pas à des considérations partisanes ou politiques, mais bien au-delà. Ce sont plutôt d’autres éléments qui entrent en considération, en tout cas pour ce que je sais du président Macky Sall.

Des leaders qui ont perdu ou inconnu des rangs de Benno font aussi partie du gouvernement…
C’est encore la preuve que le président Macky Sall ne confie pas des responsabilités aussi immenses que celles d’être membre du gouvernement à quelqu’un, uniquement parce qu’il est un militant actif ou parce qu’il a gagné sa base.

Quelle appréciation faites-vous des frustrations notées à l’Apr ?
On peut comprendre la déception. Mais je n’ai aucune autre appréciation particulière, sinon rappeler les fondements de la discipline militante de parti. Dans les choix du président Macky Sall, il n’y a pas de place pour des frustrations. Il faudrait plutôt être résilient. Les militants disciplinés adhèrent à ses choix et travaillent à conforter sa majorité. Je m’inscris dans cette posture pour avoir fait le serment du devoir, de la fidélité, de la loyauté et du respect de la décision présidentielle.

Ces frustrations ne risquent-elles pas d’avoir un impact négatif sur les prochaines batailles électorales ?
Je ne le pense ni ne le souhaite. Et, je suis sûr que ces militants pris sous le coup de l’émotion reviendront très rapidement à la raison et resserreront les rangs, pour qu’ensemble nous fassions bloc derrière le président Macky Sall et le réélire dès le premier tour en 2019.

Pensez-vous que l’appel à la discipline lancé par le Sen de l’Apr sera entendu ?
Je le pense vraiment et il est heureux de constater que les réactions notées dès la publication de la liste du gouvernement, ont cédé la place à la raison et au dépassement. L’Alliance pour la République est le parti présidentiel, ses militants sont les militants de la cause du président Macky Sall.

Peut-on s’attendre à des sanctions contre les récalcitrants ?
Tout dépend de la nature des actes posés. Le parti a des procédures et des instances habilitées à apprécier les différents cas de discipline qui pourraient se poser, les camardes peuvent avoir des positions divergentes qu’ils peuvent exprimer librement mais pourvu que cela se fasse dans des proportions raisonnables et dans les instances.

Quid des mécontentements au sein des alliés ?
Pour ce que j’en sais, ni le président Moustapha Niasse, encore moins le président Ousmane Tanor Dieng ne se sont offusqués des choix ministériels du président Macky Sall. Il en est de même des autres leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». Le président Macky Sall est en parfaite intelligence avec tous les leaders de la coalition et je me réjouis de voir que malgré les prétentions des uns et des autres et les agitations de certains militants, ils arrivent toujours à se retrouver autour de l’essentiel, en ayant toujours à l’esprit l’intérêt supérieur de la Nation.

Que doit être le mot d’ordre pour la mouvance présidentielle ?
Rester soudée et disciplinée derrière le président Macky Sall, pour poursuivre le compagnonnage gagnant, et travailler à consolider les performances et les acquis du Plan Sénégal émergent. Si nous restons dans cette dynamique, le rendez-vous de 2019 ne sera qu’une simple formalité électorale. Car, le bilan du président Macky Sall ne saurait souffrir d’aucune contestation politique sérieuse. Et les Sénégalais sauront confirmer le choix de l’espoir face aux élucubrations de candidats en panne de projet politique.

Un nouveau ministre de l’Intérieur a été nommé, pensez-vous que cela va permettre un dialogue avec l’opposition si l’on sait que c’est un haut responsable de l’Apr qui a remplacé Abdoulaye Daouda Diallo ?
Il ne faut pas analyser le changement intervenu au ministère de l’Intérieur sous l’angle d’une substitution. C’est le président Macky Sall qui a fait le choix de nommer à la tête de ce département ministériel stratégique le ministre Aly Ngouille Ndiaye. Si véritablement l’opposition veut dialoguer, elle trouvera en Aly Ngouille Ndiaye toutes les qualités et les dispositions nécessaires pour faire surtout avancer le processus électoral devant nous mener aux échéances futures. Il y a des sujets importants dont il faut débattre, et trouver des solutions aux imperfections notées dans le Code électoral. Il nous faut également discuter, par exemple, de la question du statut du chef de l’opposition, des candidatures aux élections, de la modernisation des partis politiques, de la rationalisation de leur nombre. Il y a véritablement matière à discuter, pour ceux qui sont dans l’éthique de la discussion.

Que faut-il faire pour renouer le dialogue avec l’opposition ?
Sortir des logiques des suspicions et n’être préoccuper que par les pas qualitatifs que nous devons tous ensemble accomplir pour notre pays et son système démocratique. Le chef de l’État, dans son message à la Nation après la prière de Tabaski, a lancé une fois de plus à l’opposition un appel au dialogue. Le président Macky Sall est un homme de dialogue et de consensus, un leader qui sait s’élever au-dessus des contingences politiques pour l’intérêt supérieur de la Nation. Mais, pour dialoguer, il faut être deux, et tant que l’opposition reste dans ses velléités de contestation tous azimut, il sera difficile de construire des consensus forts. La balle est dans le camp de l’opposition qui doit saisir la main-tendue du chef de l’État, en faisant preuve de plus d’ouverture et de responsabilité, pour que notre pays continue dans sa trajectoire de pays de référence en démocratie.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Mamour Cissé de Psd Jant-Bi a dit être très touché par la disparition de Djibo Leyti Kâ au vu de ses rapports avec le défunt. Il confesse que Djibo Kâ a beaucoup insisté pour qu’il intègre le gouvernement de Wade. « Il fait partie des gens qui ont beaucoup fait pour que je me rapproche du président Wade. Il fut un grand serviteur de l’État. Il peut constituer une inspiration pour les jeunes générations pour son intransigeance et sa rigueur. Il a été, pour moi, l’un des meilleurs ministres de l’Éducation que le Sénégal a eus. Sur le plan technique, il a été un des meilleurs serviteurs du Sénégal et a été brillant partout où il est passé. C’est sous le magistère de Diouf qu’il a permis au secteur privé sénégalais d’avoir des partenaires partout dans le monde. C’est un grand patriote qui a beaucoup fait pour son pays », témoigne-t-il.

O. KANDE

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