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Politique (4195)

Pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), le président Macky Sall avait, le 24 février 2014, engagé un challenge historique. Immédiatement voué aux gémonies par une foule de sceptiques, voire de détracteurs : aller à Paris pour exposer aux bailleurs de fonds réunis en Groupe consultatif, la pertinence et la portée révolutionnaire du Plan qu’il avait architecturé pour porter la plus noble des ambitions : développer le Sénégal et offrir aux siens l’opportunité d’un devenir meilleur.

La finalité revenant, pour Macky Sall et le Sénégal, à convaincre les partenaires techniques et financiers (Ptf) à s’engager, à leurs côtés, en contribuant financièrement à la concrétisation du premier et plus important échelon du Pse : le Programme d’action prioritaire (Pap) 2014-2018, qui accusait un gap.

Macky Sall réussit au-delà des attentes et avec la manière à son oral de contrôle : vingt-quatre Ptf formulèrent, à Paris, des annonces de contributions portant sur trois mille sept cent vingt neuf milliards quatre cent dix millions (3 729 410 000 000) de francs Cfa. Un montant qui couvrait largement les besoins de financement du Pap 2014-2018.

Seulement, à l’époque, il n’avait pas manqué de voix, encore, pour douter de la volonté des Ptf de matérialiser leurs promesses. Ces dernières n’engageant que ceux qui croient à elles, comme dit l’adage, le Président Macky Sall a pris, encore, le parti d’y croire, convaincu que ses nouvelles offres politiques, sociales et économiques allaient solidement positionner le Sénégal comme un pays stable et sûr, à même de rassurer les investisseurs internationaux, comme vient de l’attester le Département d’Etat américain (lire Le Soleil du 22 février 2018).

Aujourd’hui, au quatrième anniversaire de la tenue de ce Groupe consultatif de Paris, le Président Macky Sall peut se glorifier d’avoir mieux fait que remporter son challenge : les mêmes Ptf ont matérialisé, presque tous, leurs engagements par la signature de deux-cent-quatorze (214) conventions de financement avec le gouvernement du Sénégal ; mieux, ils ont dépassé de presque mille milliards (précisément 880 847 445 038 FCfa) les annonces de contributions faites le 24 février 2014 à Paris. En effet, au 04 février dernier, le montant global desdites conventions s’élevait à quatre mille six cent dix milliards deux cent cinquante sept millions quatre cent quarante cinq mille trente huit (4 610 257 445 038) de francs Cfa. Soit un taux net de concrétisation de 124%.

Et cerise sur le gâteau, la capacité d’attraction du Sénégal aidant, aux vingt-quatre Ptf initiaux se sont joints onze autres bailleurs de fonds (la Chine, l’Inde, le Fonds mondial, la Turquie, le Fao, le Portugal, la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche, le Fonds nordique de développement, l’Organisation internationale de la francophonie). Un rush qui a abouti à la signature de trente-deux conventions pour un montant de mille trois cent cinquante trois milliards quatre vingt quatorze millions (1 353 094 000 000) de francs Cfa.

Au total, du 24 février 2014 au 04 février 2018, le Sénégal a conclu deux cent quarante-six (246) conventions de financement avec les Ptf, pour un montant de cinq mille neuf cent soixante trois milliards trois cent cinquante deux millions (5 963 352 000 000) de francs Cfa dont : 4 610 257 000 000 de FCfa, provenant de Ptf initialement engagés ; 1 353 094 000 000 de FCfa obtenus de donateurs qui n’avaient manifesté aucune forme d’accord lors du Groupe consultatif.

Une manne financière considérable qui n’a pas servi à la consommation, comme à l’accoutumée sous nos tropiques, mais à bâtir ou à consolider des secteurs qui, sous tous les cieux, propulsent vers l’émergence : les infrastructures de transport, l’énergie, l’hydraulique et l’assainissement, l’agriculture, la santé et la protection sociale, l’éducation et la formation, à qui ont été dédiés plus de quatre-vingt pour cent (80%) de ces 5 963 milliards de FCfa.

En somme, osons le dire : avec le Président Macky Sall, l’antithèse des Cassandre et bavards, le Sénégal s’installe, avec assurance et modestie, dans la logique du «wax lu tutti, jëf lu bari» (ndlr : que l’action prime sur le bavardage)* !

Par Yakham Codou Ndendé Mbaye

Une mission exploratoire de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) était, mercredi, à Kaolack, dans le cadre de la réhabilitation du port secondaire de la localité. Un déplacement qui fait suite aux engagements du président de la République au cours de sa visite dans la région naturelle du Sine Saloum.

Trois jours après les engagements du président de la République lors de la cérémonie d’inauguration du tronçon Fatick- Kaolack annonçant la volonté de l’Etat du Sénégal d’accélérer la réalisation du port de Kaolack, une mission de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), conduite par la directrice générale, a séjourné , hier, dans le Saloum. Elle a rencontré les acteurs portuaires dont les autorités de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture qui assurent la gestion de l’infrastructure.

Justifiant sa présence dans la région, la patronne de l’Anam a expliqué à ses interlocuteurs les instructions fermes reçues du président de la République au soir de son retour à Dakar pour un traitement diligent du dossier de réhabilitation du port de Kaolack, conformément à son rôle stratégique dans le développement économique et social du pôle territoire du Sine Saloum . Selon Madame Ndeye Tické Ndiaye, ce projet qui fait partie des actions prioritaires du Plan Sénégal émergent va démarrer par le renforcement du tirant d’eau entre Ndakhonga et Kaolack avec l’acquisition, par notre pays, d’une drague qui est en construction dans des chantiers navals en République de Corée du Sud. « Le président nous a clairement instruit de prendre toutes les dispositions utiles pour la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de ce projet qui, au-delà du port maritime de Kaolack, concerne l’ensemble du pole portuaire du Sine Saloum avec notamment le terminal à hydrocarbure de Ndakhonga dans la région de Fatick  », a précisé cette technicienne en technologie halieutique. Toutefois, les autorités consulaires qui assure la concession de gestion ambitionnent de faire en sorte que le port de Kaolack puisse renouer avec son passé glorieux. Elles ont rappelé que ce port était considéré comme le deuxième en Afrique occidentale française (Aof) pour l’importance de son trafic. Il était notamment le point de départ des exportations de graines d’arachide vers l’ancienne métropole coloniale.

Elimane FALL

Tout en réitérant son ancrage dans la mouvance présidentielle, Moussa Fall, leader de l'Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel) demande à l’Alliance pour la République de s’ouvrir à la base en collaborant avec les alliés.

Après avoir reçu, la semaine dernière, le récépissé de son parti, l'Alliance pour la Promotion du développement local (Aprodel), Moussa Fall a réitéré, hier, son ancrage dans la mouvance présidentielle. Il dit être déterminé à accompagner le président de la République pour une victoire en 2019, mais il estime que l’Alliance pour la République doit faire preuve de plus d’ouverture à la base. « Je suis convaincu que seules l’unité, la solidarité et la générosité peuvent nous aider à gagner. Il faut que les responsables de l’Apr s’ouvrent aux autres souteneurs du président de la République », a déclaré M. Fall lors d’un point de presse. « Il faut un dialogue pour aller dans la même direction », a ajouté Moussa Fall. Le leader d’Aprodel a déploré la situation de “Bennoo Bokk Yaakaar” à Kaolack. « Bennoo n’existe que de nom à Kaolack. Il faut qu’on travaille dans l’unité pour aller vers la victoire », a recommandé M. Fall qui demande au leader de l’Alliance pour la République (Apr) d’écouter les alliés à la base pour permettre une meilleure remobilisation des troupes. Moussa Fall a exprimé sa satisfaction sur la tournée que le président Sall a effectuée la semaine dernière à Kaolack. « D’aucuns ont pensé que le président de la République était en campagne. Je rappelle qu’en 2012, lors de ses déplacements dans le Saloum, il avait pris des engagements. Il est en train de réaliser les promesses à travers les routes et les autres infrastructures qui sont sorties de terre dans le Saloum », a-t-il souligné.

Revenant sur la philosophie de sa formation politique, Moussa Fall a indiqué que le parti Aprodel a un programme axé sur le développement local. « Il est temps que les partis politiques classiques cèdent la place aux partis de développement. Nous allons informer les populations sur les chantiers du parti. Nous allons encourager les jeunes à opter pour le développement local en restant dans les terroirs. Seules les collectivités locales peuvent porter le développement du pays », a dit Moussa Fall qui annonce l’installation prochaine de comités et de sections. « Notre objectif est de faire en sorte que le parti puisse être présent dans les 45 départements », a-t-il laissé entendre.

Babacar DIONE

La Convergence des jeunesses républicaines de la commune de Biscuiterie, s’érige en sentinelle contre les attaques proférées contre le président de la République par l’opposition. Dans un communiqué publié dont copie nous est parvenue, les membres de la Cojer ont promis de défendre les Institutions, le gouvernement et les autorités. « Que nos ministres, nos directeurs généraux ne perdent pas de temps très précieux pour se consacrer à leurs tâches quotidiennes que leur a confiées le président Sall, et qu’ils mènent si bien au grand bonheur des Sénégalais. Monsieur le ministre Oumar Youm doit dispenser les Sénégalais de ce face à face inégal avec Monsieur Idrissa Seck. Peu d’honneur en suivrait », ont-ils martelé.

Les membres de la Cojer ont ajouté : « il nous reviendra à nous Cojer de Biscuiterie, chaque fois que de besoin de rectifier, de dresser et de redresser ces impertinents. Quand il y’aura lieu de débattre sur des choses sérieuses, nous avons des cadres qualifiés ».

Ils ont estimé que le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck et celui de Pastef, Ousmane Sonko, sont « en perte de vitesse ». « Ayant subi des revers humiliants lors de plusieurs élections, ils essaient de survivre par la presse qui leur sert de tribune, de meeting, de show, à l’occasion des manifestations sociales, syndicales, tentant en vain de récupérer leurs actions », ont dénoncé les jeunes de l’Apr qui ont renouvelé leur loyauté au président Sall à qui ils disent assurer « une victoire éclatante au premier tour pour les élections présidentielles de 2019 à Biscuiterie, comme par le passé ».

B. DIONE

Le 24 février 2014, à Paris, vingt-quatre Ptf s’étaient engagés auprès du Sénégal à contribuer à hauteur de trois mille sept cent vingt neuf milliards quatre cent dix millions (3 729 410 000 000) de francs Cfa pour la concrétisation du Pap 2014-2018 du Pse. Quatre ans plus tard, ces mêmes bailleurs de fonds ont fait mieux que tenir leur parole : ils ont signé, avec le gouvernement, deux cent quatorze conventions d’un montant global de quatre mille six cent dix milliards deux cent cinquante sept millions quatre cent quarante cinq mille trente huit (4 610 257 445 038) de francs Cfa. Soit un taux net de concrétisation de 124% bien avant le terme fixé : fin 2018.

La Banque mondiale figure au premier rang des plus grands contributeurs avec 886 951 509 080 de FCfa. Elle est talonnée par la Banque islamique de développement (870 923 625 470), suivie de l’Agence française de développement (713 940 201 757), la Banque africaine de développement (482 649 555 475), l’Union européenne/Fed (378 079 538 500), le Japon (255 865 000 000), l’Usaid (241 383 843 040), la Banque européenne d’investissement (186 343 615 000), la Banque ouest-africaine de développement (146 024 000 000), le Canada (79 665 000 000), le Fonds saoudien (77 772 600 000).

La Banque mondiale, meilleur contributeur : 886 951 509 080 de FCfa
Au chapitre des meilleurs taux de concrétisation, la palme d’or revient au Fonds saoudien. A Paris, il avait annoncé une contribution de 9 000 000 000 de FCfa. Aujourd’hui, les Saoudiens ont fait plus de huit fois ce qu’ils avaient promis : 77 772 600 000 de FCfa, soit 864%. Ils sont suivis du Fonds Opep (344%), qui a finalement contribué à hauteur de 17 200 000 000 de FCfa, après avoir annoncé 5 000 000 000 de FCfa. La Corée du Sud (324%) a plus que triplé la contribution qu’elle avait annoncée : 56 650 200 000 de FCfa au lieu 17 500 000 000 de FCfa. En quatrième position, l’Agence française de développement (Afp) se signale avec un taux de concrétisation de 253% : 282 000 000 000 de FCfa annoncés en février 2014 ; 713 940 201 757 de FCfa décaissés à ce jour.

Le Japon (233%) n’est pas aussi en reste : 255 865 000 000 de FCfa contre 110 000 000 000 de FCfa.

Idem pour la Banque mondiale (177%) : 886 951 509 080 de FCfa au lieu de 500 000 000 000 de FCfa. Ensuite, viennent la Banque islamique de développement (Bid) avec 158% : 870 923 625 470 de FCfa contre 550 000 000 000 de FCfa ; le Fonds koweitien (153%) : 39 850 000 000 de FCfa contre 26 000 000 000 de FCfa ; les Pays-Bas (148%) : 10 568 782 336 de FCfa et non 7 150 000 000 de FCfa ; la Banque africaine de développement (121%) : 482 649 555 475 de FCfa contre 400 000 000 000 ; l’Italie (117%) : 34 995 305 950 de FCfa et non 29 930 000 000 de FCfa ; l’Allemagne (116%) : 41 981 248 000 de FCfa contre 36 080 000 000 de FCfa promis.

Le Fonds saoudien, meilleur taux de concrétisation : 864%
Enfin, il y a les contributeurs qui n’ont pas totalement ou pas du tout respecté les engagements pris à Paris le 24 février 2014. D’une part, il y a ceux qui ont concrétisé entre 95% et 57%. A ce lot figurent : la Banque européenne d’investissement (Bei) : 186 343 615 000 de FCfa alors qu’elle avait promis, 197 000 000 000 de FCfa ; l’Usaid : 241 383 843 040 au lieu de 262 500 000 000 de FCfa promis ; l’Union européenne/Fed : 378 079 538 500 de FCfa au lieu des 503 000 000 000 de FCfa attendus ; le Canada 79 665 000 000 de FCfa en lieu et place d’un engagement initial de 108 000 000 000 de FCfa ; la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) : 28 280 000 000 de FCfa et non 50 000 000 000 de FCfa.

D’autre part, quatre contributeurs se situent entre 47% et 06% de taux de concrétisation : le Fonds international de développement agricole (Fida) : 18 709 348 750 de FCfa sur 40 000 000 000 de FCfa promis ; la Banque ouest africaine de développement (Boad) : 146 024 000 000 de FCfa contre 350 000 000 000 de FCfa ; le Système des Nations-Unies (Snu) : 40 457 157 680 de FCfa contre 110 000 000 000 de FCfa ; l’Espagne : 1 966 914 000 de FCfa contre 32 000 000 000 de FCfa. Enfin, relevons que l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) et le Fonds Abu Dhabi qui s’étaient engagés à donner respectivement 22 000 000 000 de FCfa, 75 000 000 000 de FCfa et 7 250 000 000 de FCfa n’ont, à ce jour, pas concrétisé leurs annonces de contribution.

• Textes : Yakham C. N. MBAYE

CHINE, INDE, FONDS MONDIAL, TURQUIE, FAO, PORTUGAL, BELGIQUE, LUXEMBOURG, AUTRICHE, FONDS NORDIQUE DE DÉVELOPPEMENT, OIF : CES ONZE BAILLEURS QUI N’AVAIENT RIEN PROMIS, ONT, CEPENDANT, CONTRIBUÉ POUR 1 353 MILLIARDS DE FCFA
La volonté des bailleurs de fonds, dans l’accompagnement de la politique économique et sociale déclinée à travers le Pse, s’est poursuivie et s’est élargie. En effet, après le Groupe consultatif de Paris, un nombre important de conventions (trente-deux conventions pour un montant de 1 353 094 000 000 de FCfa) a été conclu avec des bailleurs qui, initialement, n’avaient annoncé aucune forme de contribution.

Il s’agit notamment de la Chine avec dix accords pour un montant de 884,909 milliards de FCfa ; de l’Inde qui totalise quatre conventions qui s’élèvent à 203,035 milliards de FCfa ; du Fonds mondial avec le financement d’un accord de 98,400 milliards de FCfa ; de la Turquie pour la construction du Cicad d’un coût de 87,914 milliards de FCfa ; de la Fao qui enregistre neuf conventions de projets d’une valeur de 49,659 milliards de FCfa ; du Portugal via la Banco Portugués de Investimento avec un appui de 7,952 milliards de FCfa ; de la Belgique pour 7,543 milliards de FCfa ; du Luxembourg pour 5 milliards de FCfa ; de l’Autriche avec 3,857 milliards de FCfa ; du Fonds nordique de développement pour un montant de 2,623 milliards de FCfa ; de l’Oif pour un montant de 2,200 milliards de FCfa.

Ce qui représente, au total, trente-deux conventions pour un montant de 1 353 094 000 000 de FCfa qui sont allés essentiellement (91,05%) à cinq secteur : infrastructures de transport (6 conventions de 830 675 665 096 de FCfa) ; énergie (1 convention de 116 000 000 000 de FCfa) ; santé et protection sociale (6 conventions de 110 941 178 620 de FCfa) ; hydraulique et assainissement (4 conventions de 94 369 343 500 de FCfa) ; agriculture (6 conventions de 80 140 134 000).

Yakham C. N. MBAYE

INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT - ENERGIE - HYDRAULIQUE ET ASSAINISSEMENT - AGRICULTURE - SANTE ET PROTECTION SOCIALE - EDUCATION ET FORMATION : LES SIX SECTEURS QUI ONT PRIS 83,18% DES 4 610 MILLIARDS DE FCFA
Au chapitre de la répartition de ces financements, par secteur, où sont allés les quatre mille six cent dix milliards deux cent cinquante sept millions quatre cent quarante cinq mille trente huit (4 610 257 445 038) de francs Cfa portés par deux-cent-quatorze (214) conventions de financement ?

Vingt-six conventions d’un montant 1 099 987 290 250 de FCfa sont allées aux infrastructures. Soit 23,86% des financements. Suivent l’énergie avec trente conventions d’un montant 736 192 797 125 de FCfa, l’hydraulique et l’assainissement (691 517 389 270 de FCfa), l’agriculture (635 859 756 350 de FCfa), la santé et la protection sociale (443 502 872 276 de FCfa), l’éducation et la formation (227 549 964 300 de FCfa), la bonne gouvernance et le développement local (137 691 943 420 de FCfa), l’habitat et le cadre de vie (117 302 752 200 de FCfa), l’appui budgétaire (116 711 520 000 de FCfa), la pêche (87 134 232 336 de FCfa), l’appui institutionnel (116 711 520 000 de FCfa), l’environnement (50 002 553 de FCfa), le tourisme (45 785 798 600 de FCfa), la paix et la sécurité (40 276 477 871 de FCfa), les télécommunications (39 987 138 720 de FCfa), l’élevage (18 420 000 000 de ), les mines (18 016 030 400 de FCfa), l’emploi (14 012 526 359 de FCfa), le secteur privé (5 800 000 000 de FCfa).

Ici, il apparait une prépondérance des domaines infrastructures de transport (23,86%), de l'énergie (15,97%), de l'hydraulique et assainissement (15,00%), de l'agriculture (13,79%), de la santé et protection sociale (9,62%) ainsi que de l'éducation et formation (4,94%).

Ces six secteurs concentrent près de 83,18% du montant des conventions conclues depuis la tenue du Groupe consultatif pour le financement du Pap 2014-2018 du Pse.

Yakham C. N. MBAYE

Pour réduire la malnutrition dans le pays, le Cese appelle l’Etat à améliorer son dispositif sur la sécurité alimentaire. Une invite faite à l’occasion de l’examen et de l’adoption de son rapport 2017.

Réunis en session ordinaire, hier, les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ont invité le gouvernement à améliorer son dispositif de sécurité alimentaire. L’institution dirigée par Aminata Tall a lancé cet appel aux autorités dans son Rapport général de 2017, estimant que la sécurité alimentaire et la réduction de la malnutrition peuvent être réalisées grâce au développement de la chaîne de valeurs agricole du maïs, des haricots et du mil.

Aussi, pour ces conseillers, il est utile, voire indispensable d’améliorer le dispositif de financement du secteur agricole, en vue d’accélérer «la réalisation des conditions préalables des filières». Dans la même veine, les conseillers militent, dans leur rapport, pour une amélioration «de la gestion de la filière arachide en organisant une consultation nationale». Le Cese souhaite aussi la réactualisation des données du dernier recensement national de l’agriculture et de l’élevage en vue d’une «meilleure connaissance du secteur et la promotion de l’assurance du bétail».

L’Institution recommande au gouvernement de «finaliser et d’opérationnaliser le système d’information de gestion de l’élevage (Sigel), qui va consacrer la collecte systématique et régulière des données nécessaires au suivi du secteur». «Il faut mettre en place des centres de collectes de lait multifonctionnels et finaliser le code pastoral avec l’implication de l’ensemble des acteurs et accélérer la structuration des filières de productions animales», lit-on dans le document. La présidente du Conseil, Aminata Tall, a rappelé l’utilité du Cese pour ce qu’il représente et par la diversité qui le compose, par la présence de tous les profils qui s’engagent à travailler pour l’intérêt supérieur du pays. Tout en félicitant l’ensemble des membres de son équipe, elle a souhaité la reconduction des membres. Dans leurs différentes interventions, certains conseillers ont salué la «bonne gestion» de la présidente de l’Institution.

Maguette NDONG (avec Aps)

Les organisations de la société civile ont évalué, avant-hier, leur participation aux Concertations sur le processus électoral. Elles demandent au Chef de l’Etat de renouer le fil du dialogue avec l’opposition pour trouver des solutions aux points de désaccord.

Tout en déplorant les conditions dans lesquelles les concertations sur le processus électoral ont eu lieu, la société civile a formulé une série de recommandations aux acteurs «pour l’organisation d’élections sincères, crédibles et apaisées».

Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la clarté et la transparence des élections (Pacte) regroupés en Plateforme ont, d’un commun accord, passé à la loupe les résultats des concertations issus du rapport général. Et c’est pour «se féliciter du climat dans lequel elles se sont déroulées». La plateforme a estimé que «les concertations ont aussi permis aux différents pôles représentés de défendre leurs positions et points de vue dans le respect du code de conduite élaboré de manière consensuelle».

Toutefois, «au regard des résultats obtenus après deux mois de discussions», le Pr Babacar Guèye et Abdou El Mazide Ndiaye disent «constater, pour le regretter, que sur les huit thèmes retenus dans les termes de référence, deux seulement ont fait l’objet d’accords fermes, à savoir l’évaluation du processus de refonte partielle des listes électorales et la nécessité de réaliser un audit indépendant du fichier électoral».

Aussi, considérant que «ceci est largement en deçà des attentes nourries par l’opinion pour l’organisation d’élections sincères, crédibles et apaisées», la Plateforme Cosce-Pacte dit «déplorer les conditions dans lesquelles ces concertations se sont tenues». Il s’agit notamment de «l’absence d’un environnement politique et des pré-requis indispensables susceptibles de restaurer la confiance et la sérénité entre les acteurs politiques, la non-participation d’une partie importante de l’opposition à ces concertations, l’incertitude qui plane sur les décisions que pourrait prendre le Président de la République sur les questions faisant l’objet de désaccords et le sort incertain réservé aux recommandations».

Pour toutes ces raisons, la société civile, soucieuse de la préservation des règles du jeu garantissant des élections pacifiques et transparentes, a invité «l’ensemble des acteurs, principalement  le Chef de l’Etat, à renouer les fils du dialogue sur les points de divergence et les questions non entièrement épuisées» et a demandé au gouvernement «de créer les conditions pouvant permettre aux Sénégalais qui  se sont inscrits de disposer de leur carte d’identité dans les meilleurs délais, de faciliter au maximum les conditions d’inscription et de retrait des cartes pour les citoyens lors de la prochaine révision des listes électorales», souligne la note.

La plateforme a enfin plaidé pour «la consolidation des résultats de l’audit du fichier en prenant notamment les dispositions appropriées pour corriger les imperfections relevées et procéder, dès la fin des opérations de  révision des listes électorales, à un audit de certification du fichier en vue de rassurer tous les acteurs», conclut le texte.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Festival international soninké qui s’est déroulé, hier, au stade Iba Mar Diop, a placé le maire de la Médina, Bamba Fall, sur le chemin du Président de la République, Macky Sall. Le maire n’a pas raté cette opportunité pour témoigner toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Tout récemment, vous m’avez envoyé une très forte délégation pour compatir à ma douleur suite au décès de mon oncle. Au nom de ma famille et en mon nom propre, nous vous disons merci », a dit Bamba Fall. Le maire de la Médina est allé plus loin en tressant des lauriers au chef de l’État. « Vous êtes un Président généreux, un Président très proche de sa population », a-t-il ajouté devant l’assistance composée de plusieurs membres du gouvernement, de Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim du Mali, de la ministre malienne de la Culture, de Soumaila Cissé, ancien président de la Commission de l’Uemoa. Avant le début de la cérémonie, Bamba Fall a chaleureusement accueilli le président Macky Sall.

Samba Oumar FALL

Diplomate de carrière, il porte la parole, en français, du Département d’Etat des Etats-Unis. Invité à Genève par la mission permanente des Usa auprès des Nations Unies, Brian T. Neubert s’est confié au «Soleil» sur différents sujets. Il a annoncé que Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat américain, sera en Afrique pendant une semaine au mois de mars prochain. Il devra visiter près de 7 pays.

GENEVE- (Suisse) -  «Le Sénégal est un pays stable qui joue un rôle positif. Notre relation diplomatique est profonde et sérieuse. Le Sénégal est un modèle et un exemple. Il y a des opportunités comme en Afrique du Sud, au Rwanda, au Ghana, au Kenya etc.», a souligné le porte-parole du Département d’Etat devant des journalistes internationaux et dans un entretien exclusif qu’il accordera à votre serviteur.

Présidentielles de 2019
Interpellé sur la situation politique avec l’approche de l’élection présidentielle de 2019, le diplomate américain rassure en interrogeant l’histoire moderne du pays. «Nous espérons que la prochaine élection présidentielle se passera superbement bien comme ce fut le cas par le passé. Nous allons continuer notre travail avec non seulement le gouvernement mais aussi avec le peuple sénégalais », a-t-il indiqué. Ne tarissant d’éloges sur le Sénégal, le diplomate américain qui connaît bien le continent africain, étant lui même basé en Afrique du Sud, poursuit : «Le Sénégal est l’une des étoiles de l’Afrique de l’Ouest. C’est une démocratie avec une économie en développement. Nous avons un partenariat très fort avec le Sénégal. Les Etats-Unis d’Amérique ont des intérêts en Afrique dont au Sénégal où notre coopération avec le Gouvernement est très efficace». 

Intérêt de la langue française
Même si seuls 3% des Américains parlent français, Brian Neubert considère indispensable la communication dans la langue de Molière pour mieux expliquer la politique américaine aux centaines de millions de locuteurs de la langue qui sont en Europe mais aussi en Afrique sub-saharienne. Il estime que c’est une question d’efficacité : «Nous devons communiquer avec le reste du monde, chacun dans sa langue et notamment en chinois, en arabe et en français, etc.» M. Neubert donne, d’emblée, son exégèse  de la pensée du Maître actuel de la «Maison blanche», «America first» ne signifie pas «l’Amérique toute seule».

« America first » et « les pays de merde » attribués à Trump
S’agissant des propos attribués au Président Trump, il explique que «ce ne sont pas des mots ou des tweets qui déterminent la politique étrangère des Etats-Unis».

Et pour preuve, dit-il, une forte délégation américaine s’est rendue récemment à Munich pour prendre part à la conférence sur la Sécurité pour justement renforcer les relations des Etats-Unis avec ses partenaires et alliés européens. Il renchérit que c’est dans ce même esprit que le Secrétaire d’Etat américain se déplacera pour visiter six à sept pays africains au mois de mars prochain.

Rex Tillerson discutera avec ses homologues africains des priorités actuelles de son pays notamment celles liées à la sécurité, au développement économique, à la bonne gouvernance.  Autant de sujets «qui montrent que nous travaillons en parfaite collaboration avec nos différents partenaires», ajoute-t-il.

Sur l’énorme potentiel d’Agoa, cet accord économique qui donne aux pays africains un accès au marché américain et qui arrive à terme en 2025, il est d’avis que cet instrument n’a pas totalement bien été utilisé. Les exportations africaines hors pétrole sont estimées à 4,2 milliards de dollars.

On peut faire mieux en doublant ou en triplant cette somme, et, soutient-il, plus les Africains commercent entre eux et avec les Etats-Unis plus la croissance notée dans ce continent va aussi bénéficier à l’Amérique. L’administration Trump, dit-il, est clairement dans une posture de poursuivre de bonnes relations avec l’Afrique et dans un esprit gagnant-gagnant. Concernant la violence extrême et le terrorisme qui constituent un défi global, Brian Neubert a cité l’exemple de Boko Haram qui est en train de déstabiliser la sous-région. Il y a des défis liés également à la pauvreté, à la corruption, etc., mais les Etats-Unis, souligne M. Neubert, ont trouvé en l’Union africaine et dans beaucoup de pays, la volonté de faire face à ces fléaux et qui acceptent la coopération et l’aide américaine. Pour lui, aujourd’hui, plus que jamais, «les populations africaines veulent un avenir prospère et plus stable. Et c’est un objectif partagé». Le Secrétaire d’Etat rencontrera les officiels de même que la société civile et le secteur privé local. La liste des pays à visiter n’est pas encore publiée.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Point d’attraction, ses derniers jours, Dakar, la capitale du Sénégal, après avoir abrité un sommet de dimension mondiale regroupant une pléthore de Chefs d’État et leaders d’institution de la Communauté internationale, est sur le point d’accueillir un autre hôte de marque : le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan.

Moins d’un mois après le sommet du Partenariat mondial pour l’éducation qui avait regroupé, à Dakar, autour des deux co-parrains, les présidents sénégalais et français, Macky Sall et Emmanuel Macron, une dizaine de leurs homologues et d’autres leaders d’institutions de la Communauté internationale (Banque mondiale, Organisation internationale de la Francophonie, Unesco), la capitale du Sénégal s’apprête à revivre un autre moment diplomatique intense.

En effet, «Le Soleil» a appris, de sources autorisées, que le président de la Turquie s’apprête à effectuer, au Sénégal, une visite officielle. Sauf changement de dernière minute, nos interlocuteurs indiquent que Recep Tayyip Erdoğan foulera le sol sénégalais, mercredi prochain, 28 février 2018. Et séjournera à Dakar jusqu’au 02 mars prochain.

Une visite officielle de l’homme fort de Turquie, de ce poids lourd sur l’échiquier diplomatique international qui s’annonce fructueuse. En effet, parallèlement aux entretiens que les deux hommes d’État auront, il est prévu, entre les parties sénégalaise et turque, la signature de plusieurs accords importants. Mais aussi, l’ouverture, par Recep Tayyip Erdoğan et Macky Sall, d’un «Forum d’affaires sénégalo-turc».

Diamniadio, qui constitue, sans nul doute une nouvelle attraction pour tous les visiteurs de marque au Sénégal, et qui porte une forte empreinte des entreprises turques évoluant dans le Btp (Centre de conférence internationale Abdou Diouf), sera aussi au cœur de la visite du président de la Turquie. En effet, Recep Tayyip Erdoğan devrait s’y rendre pour visiter le Marché d’intérêt national et Dakar Arena. Ce palais des sports, qui sera réceptionné dans quelques mois, est un joyau presque unique en Afrique en matière de sport collectif : basket, handball. Ce complexe sportif multifonctionnel aura une capacité de plus de quinze mille (15 000) places et un parking de mille (1 000) véhicules.

Au dernier jour de sa visite officielle au Sénégal, le 02 mars 2017, le président de la Turquie visitera un autre fleuron étrenné sous le magistère du président Macky Sall : l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) d’où il s’envolera en prenant congé de son hôte.

*«Hoş geldiniz, Sayin Başkan» (ndlr : bienvenu Monsieur le Président).

Le Blog de Yaxam

Le Chef de l’Etat a décrété, hier, la période de révision exceptionnelle des listes électorales. Selon la Direction générale des élections (Dge), «cette période dite de révision s'étend du 1er mars au 30 avril 2018 à l'intérieur du pays comme à l'étranger».

Ainsi, les potentiels citoyens-électeurs désirant accomplir leur devoir civique de vote ont deux mois francs à compter du 1er mars prochain pour s'inscrire ou demander des modifications des données électorales (article L.53, alinéa 6) durant la période retenue. La date du 24 février 2019 a déjà été arrêtée par le Président de la République  pour la tenue  de la prochaine présidentielle.

En attendant de connaître la date des élections locales (communales et départementales) prévues durant l’année 2019.

Rappelons qu’un décret n°2016-1401 daté du 05 juillet 2016 portant prorogation de l’exigibilité de la carte nationale d’identité numérisée, l’extension de l’exigibilité des cartes nationales d’identité numérisées initialement fixée au 31 décembre 2017 avait été prorogé par un autre décret n°2017-2314 qui prorogent la validation des anciennes cartes numérisées  jusqu’au 30 avril 2018.


Nonobstant la révision ordinaire opérée annuellement et la révision exceptionnelle prévue en année électorale, la viabilité du fichier électoral est toujours mise à rude épreuve et souvent contesté, en particulier par l’opposition à cause de la persistance du «stock mort» et du stock dit «dormant».

Mamadou Lamine DIEYE

L’avocat, Me Mame Adama Guèye, est candidat à la présidentielle de 2019. Une annonce faite par le concerné sur sa page facebook, estimant avoir pris la mesure de «la gravité de cette décision» ainsi que sa responsabilité au regard du sens qu’il donne à cet engagement. «Je fais le serment solennel, devant Dieu et devant le peuple sénégalais, que j’aspire à la haute responsabilité de Président de la République dans le but exclusif de servir notre vaillant peuple et ses intérêts supérieurs», écrit Me Guèye invitant les Sénégalais à l’honorer de leur confiance. Il promet d’ailleurs, avec l’ensemble des Sénégalais de construire ce qu’il appelle «le Nouveau Sénégal». En plus d’être avocat, Me Mame Adama Guèye est un acteur de la société civile sénégalaise qui a longtemps porté la parole du Forum civil. Ancien membre du mouvement «Sénégal bu nu beg», il a fini par claquer la porte et a créé dernièrement «Sénégal Bou Bess». En 2007, il a participé à la présidentielle et avait recueilli 0,4% des suffrages valablement exprimés soit un score de 13.700 voix.

Maguette NDONG

Pour l’ambassadeur de Chine au Sénégal, ce pont de Foundiougne qui sera le plus grand pont au Sénégal est financé à hauteur de 70 millions de dollars par le gouvernement chinois. «Les travaux seront achevés en 2020. C’est un projet important de mobilité humaine, commerciale, en vue de promouvoir le développement social et économique de la région du delta du Sine-saloum.

Le Pse et le Pudc initiés par le Président Macky Sall ont tracé de belles perspectives pour le développement du pays dans tous les domaines et profiteront à tous les Sénégalais», a-t-il confié.

Remerciant le gouvernement pour le soutien agissant à ce projet, emblématique, en plus de la coopération pragmatique qui lie nos deux pays, il a certifié que la Chine attache une grande importance à sa coopération avec le Sénégal. «La Chine a participé à la construction de projets structurants du Pse et du Pudc. La Chine est tout à fait disposée à travailler d’arrache-pied avec le Sénégal pour explorer les nouvelles pistes de coopération en vue de réaliser un meilleur avenir et une prospérité partagée», a promis le diplomate.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL

Le Chef de l’Etat a insisté sur la question de la commercialisation de l’arachide à Foundiougne. Ainsi, en invitant encore les entreprises chinoises qui s’intéressent à notre arachide, d’avoir une participation plus active dans la commercialisation de l’arachide, il a signifié que le Sénégal dispose d’une production record et qu’il faut donc une campagne de commercialisation qui soit à la hauteur de ce record. «Il nous faut le renforcement des moyens de collecte traditionnelle, il nous faut aussi renforcer les capacités commerciales du Sénégal en matière d’arachide et d’huile d’arachide», a dit le Président Macky Sall. Toutefois, il a invité les Sénégalais à consommer l’arachide produite. «Il nous faut aussi consommer notre huile d’arachide sur le marché national», a-t-il surtout plaidé.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL

Hier, en début d’après-midi, le président de la République a procédé au lancement des travaux du pont à péage de Foundioune long de 1.285 mètres linéaire pour un coût de plus de 36 milliards de FCfa. Ce pont qui sera le plus long de la sous-région, permettra de l’avis de Macky Sall, à la ville de Foundioune de jouer pleinement son rôle stratégique de ville carrefour et de plateforme commerciale.

A l’étape de Fatick, les populations sont aussi sorties nombreuses sous un soleil de plomb, pour manifester leur reconnaissance au Président Macky Sall qui n’a pas manqué d’apprécier cet «accueil enthousiaste et affectueux». «La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui,  était du domaine du rêve. Nous avons tous rêvé, ici, à Foundioune, dans le Delta du Saloum et du Sine de passer allégrement d’une rive à l’autre sans nous soucier du temps d’attente, des aléas  de la mer et des contraintes du bac. Aujourd’hui, le jour tant attendu est proche, notre rêve est devenu une réalité en construction », a témoigné le Président de la République. Parlant des travaux pour la réalisation du grand pont de Foundioune, le Chef de l’Etat a soutenu qu’avec cet ouvrage, «la ville de Foundioune jouera pleinement son rôle stratégique de ville carrefour et de plateforme commerciale à travers notamment la mise en valeur des fortes potentialités économiques telles que les ressources halieutiques, les potentialités culturelles et touristiques du terroir», a explicité le Président Macky Sall.

Pour lui, ce pont qui s’étend sur 1.285 mètres linéaire sera une illustration du Plan Sénégal émergent, à travers son volet infrastructures. «Quand je parle du Sénégal émergent à travers le concept du Sénégal de tous et du Sénégal pour tous, voilà ce que je veux réaliser avec vous. Un développement inclusif, un développement solidaire, un développement dans l’équité territoriale», a confié le Chef de l’Etat.

Instrument d’échanges et de brassage
Selon lui, assurer l’équité territoriale, c’est désenclaver, c’est débarquer du bac et prendre enfin le pont pour plus de célérité, pour plus de sécurité et plus de confort. «Voilà le sens du plan Sénégal émergent. Ce projet grandiose est entièrement financé par un prêt concessionnel de la République populaire de Chine pour  un montant de plus de 35 milliards de FCfa, presque nous sommes à 42 milliards», a-t-il précisé. Exprimant sa gratitude, ses remerciements et sa grande satisfaction au président de la Chine, Macky Sall a indiqué que la coopération sino-sénégalaise se porte assurément très bien parce qu’elle s’illustre également dans plusieurs autres projets phares. Le Chef de l’Etat a ajouté que plus qu’un simple ouvrage de franchissement, ce pont est aussi un vecteur de liaison et un réducteur de distance pour le bien-être économique et social de nos vaillantes populations.  «Il est également un levier de raffermissement des liens de fraternité des populations du Sine-Saloum, mais aussi un puissant instrument d’échanges, de brassage, de communion et de solidarité », a dit le Président de la République.

Il a fait comprendre que ce pont n’est pas un ouvrage isolé. «Il s’inscrit dans un réseau de cohérence comprenant l’axe Fatick-Kaolack, les routes Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib inaugurées hier (avant-hier), la route Keur Waly Ndiaye- Passy-Sokone inaugurée ce matin (hier matin)…Il fait également partie du programme «zéro bac» pour la réalisation et reconstruction de pont à l’Ile à Morphil, à Tambacounda, à Sédhiou avec le pont de  Marssassoum, à Ziguinchor…», a énuméré le Président Sall.

A cet effet, il a affirmé que la réalisation de ce projet phare contribuera fortement au désenclavement de nos zones rurales et à une meilleure circulation de nos villes. Aussi, a-t-il encouragé le groupement d’entreprises chargé d’exécuter les travaux du pont de Foundioune à le faire dans le même standard de qualité, ainsi que la diligence reconnue à leurs entreprises afin d’être dans des délais inférieurs.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

INAUGURATION DE LA ROUTE KEUR WALY NDIAYE-PASSY-SOKONE : « UNE INFRASTRUCTURE DE QUALITÉ », SELON LE CHEF DE L’ETAT
Pr Passy RouteAvant l’étape de Foundioune, le président de la République a procédé, à Passy, à l’inauguration de la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone. Une infrastructure « de grande qualité » selon le Président qui va contribuer au renforcement de l’intégration sous-régionale.

A l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration de la route Keur Waly Ndiaye-Pass-Sokone, le Président de le République a indiqué que cette «infrastructure de grande qualité» répond aux meilleurs standards de sécurité et de durabilité. Il n’a pas manqué de saluer le partenariat entre le Sénégal et l’Union européenne qui repose sur des valeurs communes. Un partenariat qui a permis la réalisation d’autres infrastructures majeures, telles que le pont de Rosso qui sera un trait d’union entre la Mauritanie et le Sénégal, la route nationale n°2 sur une centaine de kilomètres, la transgambienne avec le renforcement de la route Sénoba-Ziguinchor en relation avec d’autres partenaires, notamment la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque européenne d’investissement (Bei), la route Tamba-Kidira-Bakel.  «Ces importantes infrastructures vont renforcer l’intégration sous-régionale et raffermir nos liens avec les pays frères de la Mauritanie, du Maroc mais aussi de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée ainsi que du Mali », a confié le Président de la République. Pour la bonne utilisation de ces infrastructures, Macky Sall a confié : «je voudrais profiter de cette cérémonie pour rappeler l’importance particulière que mon gouvernement accorde à la sécurité routière et invité l’ensemble des usagers de la route à une bonne utilisation et au respect des dispositifs de sécurité mis en place». Il s’agit, entre autres, selon lui, de l’utilisation des passages piétons pour la traversée des routes. 

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

JOAQUIN GONZALEZ-DUCAY, AMBASSADEUR DE L’UE AU SENEGAL : « A TRAVERS LE PSE, LE SÉNÉGAL A DÉFINI LA VOIE À SUIVRE »
Dans son intervention, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a indiqué qu’à travers ces réalisations, le Sénégal a défini la voie à suivre avec le Pse. «L’Ue est décidée d’accompagner le Sénégal dans la réalisation d’actions concrètes comme celles que nous inaugurons ce jour pour tenir ensemble la promesse d’un développement économique, social et durable qui bénéficient à toute la population», a confié l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal. Pour Joaquin Gonzalez-Ducay, l’appui de l’Union européenne montre son engagement pour soutenir le processus d’intégration régionale et commerciale en Afrique de l’Ouest à travers le développement des infrastructures. «En même temps que le tronçon Fatick-Kaolack, la route Passy-Sokone est un axe majeur pour les échanges avec la Gambie. Elle est aussi, pour les populations vivant dans les localités qu’elles traversent, un lien crucial avec les régions de Kaolack et de Fatick», a-t-il confié. La réhabilitation de la route Passy-Sokone, (cofinancée par l’Union européenne, sous la forme de don à hauteur de 7, 8 milliards de FCfa et l’Etat du Sénégal à travers le budget national pour près de 2 milliards de FCfa), vient à son heure car les désagréments que les automobilistes et les populations rencontraient lors de leurs déplacements sont maintenant un vieux souvenir. Il a affirmé que l’activité économique pourra se développer dans la ville et même dans la région.

2.100 kilomètres de route réalisés par l’Ue
Pr et UeTout au plus, cette réhabilitation, «au-delà de la mobilité urbaine, a également inclus un important volet sociétal et environnemental pour la sécurité des populations riveraines et leur bien-être.

Aussi, la route contribuera-t-elle au développement économique et social de la zone de Passy et Sokone et permettra un accès équitable des populations aux services de santé et de l’éducation », a argué Joaquin Gonzalez-Ducay. Il a souligné que du depuis les années 60 à nos jours, l’Union européenne (Ue) a financé près de 2.100 kilomètres de route au Sénégal. Un appui que l’Ue compte poursuivre à travers d’importants projets parmi lesquels, le pont de Rosso et la transgambienne avec la route Senoba-Zinguinchor «que nous finançons conjointement» avec la Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

ZHANG XUN, AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE DE CHINE AU SENEGAL : « LES TRAVAUX SERONT ACHEVÉS EN 2020 »
Pour l’ambassadeur de Chine au Sénégal, ce pont de Foundiougne qui sera le plus grand pont au Sénégal est financé à hauteur de 70 millions de dollars par le gouvernement chinois. «Les travaux seront achevés en 2020. C’est un projet important de mobilité humaine, commerciale, en vue de promouvoir le développement social et économique de la région du delta du Sine-saloum.

Le Pse et le Pudc initiés par le Président Macky Sall ont tracé de belles perspectives pour le développement du pays dans tous les domaines et profiteront à tous les Sénégalais», a-t-il confié.

Remerciant le gouvernement pour le soutien agissant à ce projet, emblématique, en plus de la coopération pragmatique qui lie nos deux pays, il a certifié que la Chine attache une grande importance à sa coopération avec le Sénégal. «La Chine a participé à la construction de projets structurants du Pse et du Pudc. La Chine est tout à fait disposée à travailler d’arrache-pied avec le Sénégal pour explorer les nouvelles pistes de coopération en vue de réaliser un meilleur avenir et une prospérité partagée», a promis le diplomate.

LANCEMENT DES TRAVAUX DU PONT A PEAGE : FORTE MOBILISATION DES POPULATIONS À L’ACCUEIL DU PRÉSIDENT MACKY SALL
Mobilisation FoundiougneLe projet de construction du pont de Foundiougne est dans sa phase active avec le lancement officiel des travaux, hier, par le Président de la République, Macky Sall, pour un coût d’un peu plus de 40 milliards de FCfa. Une lueur d’espoir pour cette ville qui devrait retrouver un dynamisme de l’activité économique et touristique.

Venues de partout, des îles du Saloum (Gandoul), du Niombato, du Djognick, du Dinguiliy, du Log, de Sokone, de l’ensemble du département de Foundiougne et de la région de Fatick, les populations ont témoigné au Président Macky Sall toute leur reconnaissance. Une forte mobilisation que le Chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner notamment dans cette cité de Laga Ndong où, a-t-il indiqué, «J’ai passé une partie de mon enfance et débuté mon cursus scolaire». De Passy à Foundiougne, en passant par Djilor et Mbam, les populations se sont massées le long de la route pour saluer le Président Sall et sa délégation comprenant le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Les nombreuses personnes interpellées en marge de la cérémonie sont unanimes à reconnaître l’importance du pont à péage, objet de la visite, qui va contribuer, selon l’adjoint au maire de la ville, Maximin Diagne, au désenclavement total non seulement de la commune mais aussi de l’ensemble du département. Il va également faciliter l’accès à la Gambie, la Casamance et surtout les îles du Saloum.

Merci au président Macky Sall
Pour Lamine Sarr, directeur de cabinet du ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, «cette mobilisation a pour but de dire merci au Président Macky Sall pour ses nombreuses réalisations structurantes à l’image du pont dont les travaux sont lancés aujourd’hui et devrait constituer, avec celui de Férafégny, en Gambie, le cordon ombilical entre le Sénégal septentrional et le Sénégal méridional pour consacrer définitivement la centralité de la région de Fatick au plan économique».

Ainsi, a souligné M. Sarr, «Foundiougne retrouvera très vite son lustre d’antan comme ce fut le cas durant la colonisation. Le pont va contribuer à la promotion économique avec la valorisation de son énorme potentiel agricole, sylvicole, pastoral, halieutique et surtout touristique».

Par ailleurs, ajoute le directeur de cabinet du ministre de la Culture, «avec la circulation des personnes et des biens, l’édification de ce pont à péage constitue un pas décisif vers l’intégration des peuples et des pays limitrophes. C’est, en outre, un excellent outil de promotion de la paix sociale avec le brassage des populations du département riche de sa diversité culturelle ».

Mais, il faut reconnaître que le sentiment le mieux partagé à Foundiougne est que cette énième réalisation en l’espace de six (6) années de magistère, fonde à soutenir la candidature du Président Macky Sall à l’élection de 2019 comme l’a laissé entendre le maire de la ville, Babacar Diamé.

Ainsi, l’ouvrage sera conçu pour le péage pour une distance de 1.285 m linéaire et 28 m de hauteur sans ouverture pour ne pas interrompre la navigabilité sur le fleuve Saloum jusqu’au port de Kaolack. Les travaux déjà en cours sont exécutés par une entreprise chinoise sur une durée de 34 mois. 

DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT OUVERTES
Le pont devrait ouvrir de nouvelles perspectives de développement de cette ancienne capitale du Sine Saloum. Cela, après celle de la route qui a permis de sortir en partie la petite ville de Foundiougne de son enclavement vu sa position actuelle en bordure de mer.

D’où, l’obligation pour tout usager de la route de prendre le Ferry ou une pirogue pour s’y rendre en traversant le fleuve et éviter le détour par Kaolack via Passy depuis Dakar ou Mbour en passant par la ville de Fatick. Il faut dire que le trafic voyageur a connu, ces dernières années, une densité favorisée par la réhabilitation de la route allant de Fatick au village de pêche de Ndakhonga d’une vingtaine de kilomètres. On a pu noter du coup l’augmentation des rotations du Bac qui n’étaient que de cinq quotidiennement. L’avènement du Président Macky Sall a fait tache d’huile dans cette partie de la région de Fatick. Le port fluvial de Ndakhonga inauguré en 2015 en est une illustration et tant d’autres réalisations déjà achevées ou en cours comme nous l’a rappelé le maire de la ville, Babacar Diamé. Le pont viendra ainsi, à travers son investissement lourd, contribuer totalement au désenclavement du pole Sine Saloum et de la Gambie voisine. « Car, beaucoup de véhicules n’auront plus besoin de faire un détour par Kaolack pour se rendre dans les autres villes du département ou en Gambie et même au sud du pays en Casamance plus exactement via Banjul», a souligné le maire de Foundiougne. Ainsi, la desserte sera facilitée par le pont qui favorisera du coup l’attractivité de la ville et tout opérateur économique pourra venir s’y installer.

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE : MACKY SALL POUR LE RENFORCEMENT DES MOYENS DE COLLECTE TRADITIONNELLE
Le Chef de l’Etat a insisté sur la question de la commercialisation de l’arachide à Foundiougne. Ainsi, en invitant encore les entreprises chinoises qui s’intéressent à notre arachide, d’avoir une participation plus active dans la commercialisation de l’arachide, il a signifié que le Sénégal dispose d’une production record et qu’il faut donc une campagne de commercialisation qui soit à la hauteur de ce record. «Il nous faut le renforcement des moyens de collecte traditionnelle, il nous faut aussi renforcer les capacités commerciales du Sénégal en matière d’arachide et d’huile d’arachide», a dit le Président Macky Sall. Toutefois, il a invité les Sénégalais à consommer l’arachide produite. «Il nous faut aussi consommer notre huile d’arachide sur le marché national», a-t-il surtout plaidé.


DIFFICULTES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE : LE CRI DE CŒUR DU MAIRE DE FOUNDIOUGNE, BABACAR DIAMÉ
B Drame FoundiougneDevant le Président de la République, Macky Sall, le maire de la commune a lancé un véritable cri du cœur au nom des populations confrontées à de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Un message émouvant qui a eu droit à des applaudissements nourris tellement cette situation qui perdure tient à cœur les populations de la ville qui vivent un véritable calvaire. Elles sont approvisionnées à partir de citernes qui viennent de Kaolack ou de Sokone avec des quantités insuffisantes. Elles ne peuvent pas selon le maire Babacar Diamé, « satisfaire la consommation courante des populations ».

Par ailleurs le maire de Foundiougne a évoqué  ce que les différentes études ont révélé selon le ministère de l’hydraulique, la Sones et la Sde pour la construction d’un forage à Passy Mbiteyéne pour permettre un transfert de l’eau vers Foundiougne en passant par la commune de Mbam, une solution à moyen et long termes. Il faut, selon Babacar Diamé, « nécessairement une action urgente à court terme car la population souffre terriblement de ce manque d’eau ». Le Chef de l’Etat, dans sa réponse a souligné le caractère assez spécial de la nappe phréatique très salée qui fait que seul le transfert d’eau vers Foundiougne constitue la seule alternative. Le Chef de l’Etat qui a informé que le gouvernement travaille à trouver très rapidement des solutions à la satisfaction des populations a  confié : «Soyez rassurés. Dès demain (aujourd’hui), lors du conseil des ministres,  je donnerai les instructions qu’il faut pour que le problème d’eau potable soit une priorité. Sur l’ensemble du département, nous avons un problème d’eau potable».

Envoyés spéciaux Amadou DIOP, Mouhamadou SAGNE, Elimane FALL (textes)

A près l’étape de Nioro où il a procédé à la remise des équipements aux groupements de femmes de la localité, le président Macky Sall a rendu une visite de courtoisie, à Porokhane, au khalife général des mourides Serigne Mountakha  Mbacké.

Le président Macky Sall a été reçu, à Porokhane, par le Kalife général des mourides aux environs de 20 heures. Sur place, le Président de la République qui a recueilli les prières du khalife général a eu aussi droit à une présentation de la maquette du projet cœur de ville de Porokhane qui est presque en phase de finition. « Je suis venu pour vous honorer, recueillir vos prières et vous manifester notre ambition de vous soutenir dans votre mission que Serigne Touba vous a confiée», a précisé le chef de l’Etat. Cette visite intervient à la veille de la 66ème édition du Magal de Porokhane qui sera célébré jeudi.

A. DIOP

Des dissidents de la Ligue démocratique (Ld) qui ont lancé en aout dernier le mouvement « Ld debout », ont organisé  samedi dernier, un congrès à Dakar, sous le thème : «Construire une conscience citoyenne active pour faire la politique autrement». Selon Souleymane Guèye Cissé et compagnie,  la «Ld – Debout » s’est positionnée comme une force de résistance à la captation du parti, mais également de proposition d’une alternative politique. «Les militants de la Ld constatent qu’à l’issue d’âpres luttes internes, et malgré les immixtions des adversaires externes au cœur du pouvoir, la vérité a triomphé : la ligne de la Ligue démocratique a été sauvée avec l’aboutissement de l’organisation de ce 8e congrès ordinaire du parti», lit-on dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre. «Aujourd’hui la Ld est prête.

La Ld est prête à porter le combat du peuple sénégalais, pour plus de progrès économique et social, de justice sociale et de démocratie », renseigne le document. Les militants réunis en congrès ont décidé de porter plus haut le flambeau avec la «Ld-Debout» qui sera la nouvelle dénomination de  leur  organisation politique. A travers cette dénomination, ils disent  réaffirmer tout haut leur attachement aux idéaux, valeurs et principes qui ont guidé la création du parti en 1974. Pour la réalisation de la vision de transformation sociale qui a toujours guidé la Ld, la «Ld-Debout», en rapport avec toutes les forces politiques et sociales de progrès, travaillera à la conscientisation, la mobilisation et l’organisation des femmes, jeunes, adultes, ainés, élèves, étudiants, travailleurs et dirigeants des petites et moyennes entreprises, bref de tous les segments de notre peuple, afin de réaliser les ruptures politiques, économiques et sociales nécessaires au mieux-vivre ensemble et au bien-être de ce peuple. Avant la tenue de ce congrès, les animateurs de « Ld Debout » ont été suspendus de la Ld.

Aliou KANDE

 

Macky 2012, une des coalitions de la mouvance présidentielle, a appelé, ce week-end, à  Kaolack,  à  un vaste rassemblement des populations autour de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Les camarades du coordonnateur Moustapha Fall «Che » organisait un forum politique.

Macky 2012, la coalition électorale regroupant les souteneurs de la première heure du président de la République, veut faire de la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse), son cheval de bataille pour la réélection de ce dernier en 2019. Une stratégie politique dévoilée, ce samedi, à Kaolack, au cours d’un forum auquel ont pris part plus d’une vingtaine de formations politiques de cette coalition.  Notamment Actions patriotiques de libération (Apl) de Moustapha Fall «Che», d’Alternance générationnelle (AG/Jotna), Me Moussa Diop, de la Coalition citoyenne (CC) dirigée par Ibrahima Mbow  et de Lahad Diakhaté de (Phbv) étaient entre autres personnalités présentes dans cette conférence des leaders.

Les questions économiques ont été omniprésentes lors du forum de Kaolack. « Le président Macky Sall a été élu sur la base d’une offre politique à laquelle la grande majorité des  Sénégalais a adhéré, aujourd’hui, la question de sa réélection est posée. Notre conviction est que les Sénégalais ont apprécié favorablement son bilan qui s’adosse au Plan Sénégal émergent qui nous a valu un taux de croissance qui dépasse les 7%, nous plaçant en tête en Afrique au Sud du Sahara avec des pays comme le Rwanda et la Côte d’Ivoire  »,  a indiqué le coordonnateur de « Macky 2012 » dans son adresse inaugurale du Forum. Une assertion qui sera confortée par les communications livrées sur les acquis dans les secteurs agricole et de l’habitat.

Une progression de 36% des
investissements en 5 ans

Président du Conseil d’administration de Sonacos SA, Youssou Diallo a introduit le sous thème « les acquis du Pse en matière de politique agricole ». A ce propos, le conseiller spécial du ministre de l’Agriculture a indiqué que les investissements, dans ce secteur, sont passés de 344 milliards de Fcfa en 2011 à 469 en 2017 soit une progression de plus de 36%. Des efforts qui se sont traduits par les performances enregistrées dans les quatre filières porteuses  du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracass). M. Diallo a aussi révélé qu’à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), 11 nouvelles variétés de semences agricoles ont été mises au point. Sur  le même registre, il a souligné que le capital semencier pour l’arachide est passé de moins de 6000t  en 2012 à 142.000 tonnes de nos jours. Selon lui, avec 48% du Pnb, ce secteur est le moteur de la croissance économique observée au Sénégal.

Introduisant le second sous-thème consacré à la politique de l’habitat, le ministre du renouveau urbain, Diène Farba Sarr est revenu sur les résultats du régime en matière d’habitat. A ce titre, il a informé qu’on est passé de 700 par an en 2012 à 5000 logements sociaux en 2017 à travers diverses mesures incitatives telles que la gratuité du foncier et l’exonération de la Tva pour les promoteurs agréés. Il a fait état de l’identification de 28 pôles urbains sur toute l’étendue du territoire national dont 5 dans la seule région de Dakar dont Diamniadio. Le chef du département de l’habitat a salué la part prépondérante de ce secteur qui contribuerait pour un point dans le taux de 7, 1%  de taux de croissance noté au Sénégal cette année.

Elimane FALL  

 

Le président de la République a procédé, hier, à l’inauguration de la route Fatick-Kalolack. Ce tronçon d’un coût global de 16,4 milliards de Fcfa et qui s’étend sur 42 kilomètres, symbolise, de l’avis de Macky Sall, sa volonté de repositionner Kaolack et le Sine-Saloum dans leur fonction de carrefour d’échanges et de poumons économiques essentiels pour le développement inclusif et durable de notre pays.

Le président de la République qui a salué la «forte mobilisation des populations», a tenu d’emblée à  les remercier pour la circonstance.  «C’est une mobilisation exceptionnelle malgré la chaleur. C’est avec une grande émotion que je reviens semer les graines de l’espoir en vue d’assurer à ce territoire exceptionnel, un avenir prospère dans un Sénégal émergent que j’ai l’ambition de construire », a-t-il dit. Ainsi « la réhabilitation de cette infrastructure routière est symbolique de ma volonté de repositionner Kaolack et le Sine-Saloum dans leur fonction de carrefour  d’échanges et de poumons économiques essentiels pour le développement inclusif et durable de notre pays », a-t-il explicité. En effet, a poursuivi le président Macky Sall, construire des infrastructures dans le Sine-Saloum, c’est redonner un souffle nouveau à notre politique d’aménagement et de développement du territoire. « C’est aussi renforcer l’attractivité et le dynamisme économique de la région, à travers la valorisation de ses potentialités agricoles, halieutiques, pastorales et touristiques. C’est également assurer davantage la circulation des personnes et des richesses au nom de la complémentarité, de l’équité et de la solidarité», a-t-il renchéri. Enfin, «c’est conforter la continuité territoriale en Sénégambie méridionale et consolider l’intégration nationale et sous régionale », a appuyé Macky Sall.

Par ailleurs, «cette route vient amplifier les nombreuses infrastructures réalisées dans les régions de Fatick et de Kaolack dans le désenclavement du sine-saloum. Dans cette dynamique de densification du réseau routier, il sera procédé, demain, au lancement des travaux ci-après: le renforcement de la route Fatick-Foundioune-Passy et  la construction du nouveau pont de Foundioune qui va être l’un des plus grands d’Afrique », a-t-il annoncé. Dans cette entreprise, a poursuivi le chef de l’Etat : «j’ai pris l’option d’accorder la priorité à l’investissement productif et aux infrastructures avec la réalisation de projets autoroutiers, de routes, de forages, de centrales énergétiques,  d’équipements agricoles dans les villes, les campagnes, les cités religieuses, les axes frontaliers et les zones enclavées», a signifié le président Macky Sall. «Cet engagement résolu pour l’équité et la justice sociale nous valent, aujourd’hui,  une série d’inaugurations de projets d’infrastructures routières dont nous avons lancé les travaux, il y a quelques mois. Ce projet routier né d’une promesse durant la campagne électorale de 2012, réaffirmé en 2013, lors du conseil des ministres délocalisé, est devenu, aujourd’hui, une réalité », a-t-il rappelé.

Envoyés Spéciaux Amadou Diop, Elimane Fall (textes),
Ndèye Seyni Samb (photos)

OFFRIR AUX POPULATIONS UNE MEILLEURE MOBILITÉ
Pr Discours routesLe président de la République a aussi indiqué que c’est avec  fierté qu’il vient d’inaugurer «ce bel ouvrage» qui constitue un maillon commun aux trois corridors à savoir la Transgambienne, Dakar-Bamako et  Dakar-Conakry. «Il a été entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 16,4 milliards de FCfa. Ce projet qui va contribuer à la réhabilitation du réseau régional afin d’offrir aux populations une meilleure mobilité dans des conditions de confort et de sécurité, répond aux meilleurs standards internationaux», a-t-il précisé.

Saluant les solutions techniques novatrices utilisées dans la réalisation de ce projet pour garantir la durabilité de l’investissement, il a magnifié le sens des responsabilités  dont le gouvernent et l’entreprise Jean Lefèvre ont fait montre pour trouver une solution heureuse au contentieux ayant retardé ce projet.  Macky Sall a aussi félicité Bara Tall, Pdg de Jean LeFèbre. «Cela n’a pas était facile pour vous. Une injustice a été réparée pour le plus grand bien du Sénégal et de l’entreprise nationale », a-t-il lancé à l’endroit Bara Tall qu’il a remercié pour la qualité du travail.

Macky Sall a instruit le gouvernement d’engager, dans les meilleurs délais, la deuxième phase de Promovilles financé par la Banque africaine de développement (Bad) pour un coût de 13 milliards de FCfa. «Cette deuxième phase permettra, ici à Kaolack, la réalisation de la rue Médina Baye, mais aussi la réalisation du Boulevard de l’émergence et de l’axe de Ndangane», a informé le Président Macky Sall.

Bientôt le port de Kaolack et la reprise du chemin de fer
Annonçant avoir noté que des appels d’offres sont déjà lancés sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et du Budget consolidé d’investissement (Bci) pour la réhabilitation Fatick-Foundioune-Passy (60 km), la réhabilitation de la RN11 Kaffrine-Mbacké sur 107 km, la remise à niveau Thiadiaye-limite de la région de Tamba.

Le président de la République a également annoncé le projet du port de Kaolack pour bientôt. «Je vais dire aux Kaolackois de ne pas perdre espoir, votre pont sera fait inchAllah. Et je demande au Premier ministre de voir dans quelle mesure, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime pour voir, avec la partie sud-coréenne, comment le maître d’œuvre peut déjà transférer une partie du terminal des hydrocarbures de Ndakhonga vers Kaolack pour démarrer ce port de Kaolack qui pourra commencer par cette grande activité».

Le gouvernement, à son avis, devra aussi veiller à la réhabilitation du réseau ferroviaire. «Nous allons reprendre les chemins de fer Dakar-Tambacounda-Bamako, évidemment en passant par Kaolack et cela dans les meilleurs délais. Vous savez, chaque fois que je vous donne un projet, c’est qu’il a été étudié et presque les financements sont garantis. Il ne s’agit pas de promesses qui sont faites sans évaluation et sans  financements», a assuré le président Macky Sall.

Ce maillage cohérent de la région en infrastructures autoroutières et routières répond, selon le président, à son souci permanent de conforter le secteur des transports dans son rôle de moteur de développement. «Je suis déjà en train de voir, avec le gouvernement, comment poursuivre l’autoroute qui va bientôt arriver à Mbour, sur la section Mbour, Fatick-Kaolack en autoroute. Là aussi, c’est un projet dont les études sont avancées et dont nous sommes en train de voir la formule la plus adaptée pour un partenariat public-privé ou pour un Epc », a-t-il informé. Il n’a pas manqué de féliciter le ministre des Infrastructures, du Transport et du Désenclavement ainsi que son prédécesseur, les équipes de l’Ageroute et l’ensemble des collaborateurs «qui œuvrent, au quotidien, à la réalisation d’infrastructures de qualité pour le Sénégal». Tout compte fait, le président de la République a réitéré un message d’espoir aux Kaolackois en ce qui concerne le processus de modernisation du secteur des transports. «Ensemble, restons mobilisés sur la route du progrès avec comme unique crédo le culte du travail pour la satisfaction des besoins légitimes des populations »,  a conclu le président Macky Sall.

 

TRONÇON FATICK-KAOLACK : EPILOGUE D’UN CONTENTIEUX ENTRE L’ETAT ET JEAN LEFEBVRE SÉNÉGAL
Le président Macky Sall a chaleureusement remercié le Pdg de Jean Lefebvre Sénégal (JLS), Bara Tall lors de la cérémonie d’inauguration du tronçon Fatick-Kaolack réalisé par cette société de travaux publics adjudicataire du premier marché. Qui s’est engagée, par la suite, à reprendre le chantier après un contentieux avec l’ancien régime libéral.

En lançant les travaux de reconstruction du tronçon Fatick-Kaolack, le 15 février 2014, sur le parking du complexe «Cœur de Ville» de Kaolack, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne avait salué l’engagement patriotique du patron de Jean Lefebvre Sénégal (Jls), Bara Tall. Ce dernier, adjudicataire du premier marché pour la réalisation de cette route, était en contentieux avec l’Etat du Sénégal qui avait refusé de réceptionner l’ouvrage évoquant des malfaçons. Un contentieux lourd de conséquence pour l’entrepreneur qui s’est vu, par la suite, écarté de tous les marchés publics de génie civil. Hier, le président Macky Sall lui a publiquement rendu hommage pour avoir accepté, à la suite, d’une audience au Palais de la République de reprendre le chantier de reconstruction de ce tronçon routier de près de 42 Km de long et 7,30 m de large. Un ouvrage d’un coût global de 16,4 milliards de FCfa financé sur le budget de l’Etat qui va renforcer trois corridors internationaux et densifier le réseau routier dans les trois régions administratives de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Directeur de l’antenne centre  de l’Ageroute, Omar Diouf n’a pas manqué de noter « le compromis salvateur » avec l’entreprise Jls pour relancer les travaux. « Ce tronçon est l’un des plus importants du pays, car il dessert 3 corridors internationaux, c’est heureux qu’avec le régime actuel, un accord soit trouvé pour sa reconstruction, selon les normes internationales. C’est une structure assez lourde qui pourra supporter un trafic important  de 1.200 poids lourds chaque jour vers les corridors internationaux comme la Guinée Conakry, le Mali et la Guinée-Bissau », a informé le technicien.

Un règlement à l’amiable entre l’entrepreneur et les nouvelles autorités étatiques bien accueilli par les usagers et populations riveraines qui ont payé un lourd tribut dans ce bras de fer. Une issue heureuse qui a poussé le président Macky Sall à envisager de faire confiance à l’expertise nationale pour le projet d’autoroute à péage entre Mbour –Fatick-Kaolack dont les études seraient très avancées, de l’avis du chef de l’Etat, avec aussi une perspective de Partenariat public privé (Ppp) pour son financement.


Envoyés Spéciaux Amadou Diop, Elimane Fall (Textes)

 

LE TRONÇON DINGUIRAYE-NIORO-KEUR AYIB AUSSI INAUGURÉ
 
Rehabilitation Pr 2C’est une foule monstre qui a accueilli le président Macky Sall à l’occasion de son déplacement à Nioro du Rip pour l’inauguration du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib. Sur place, il a indiqué que la réalisation de cette route répond à une ambition de bâtir des territoires viables et porteurs de progrès économique et social.

Le président Macky Sall a tout d’abord procédé aux environs de 17 heures à la coupure du ruban à Dinguiraye avant de rallier Nioro où il était attendu par une immense foule. En présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, des ministres et des autorités administratives, locales et religieuses, il a salué l’accueil «chaleureux» avant d’énoncer que c’est une infrastructure majeure qui annonce une nouvelle ère pour toute la population de Nioro et au-delà pour toute la région de Kaolack. «Le rythme exceptionnel dans la mise en œuvre de ces projets structurants est la preuve de la vitalité du Plan Sénégal émergent et de l’efficacité de l’action de notre gouvernement», a-t-il indiqué.

La réalisation de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib répond à une ambition de bâtir des territoires viables et porteurs de progrès économiques et social. «Ce projet, par sa gouvernance, permet le désenclavement d’une dizaine de villages. Il a permis de réaliser d’importants équipements sociaux collectifs», a précisé le président Macky Sall. Pour lui, l’engagement reste parfaitement dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. «Les femmes, les élèves, les enseignants n’ont pas été en reste. Mais aussi les activités génératrices de revenus. Puisque la route, en définitive, c’est le développement», a-t-il soutenu.

Non sans saluer la Banque africaine de développement, «notre partenaire dynamique qui nous accompagne dans notre vision et dans notre politique. Et j’en suis convaincu que la banque sera à nos côtés pour la poursuite diligente du Pse», a complété le président Macky Sall. Tout compte fait, le Chef de l’Etat a invité les usagers à la prudence dans la circulation sur ces axes afin de réduire les risques d’accidents et mieux préserver les routes.  

 Envoyés Spéciaux Amadou Diop, Elimane Fall (Textes)

CAMPAGNE AGRICOLE : « NOUS VOULONS EXPORTER 500 000 TONNES D’ARACHIDE »

Le président Macky Sall a annoncé, hier, à Nioro, les productions de  1.411.000 tonnes d’arachide et de 1.110.000 tonnes de riz cette année. Informant que ce sont 39.000 tonnes d’arachide qui ont été exportées, il a fait comprendre : «Nous voulons parvenir à 300.000 voire 500.000 tonnes à exporter». Il a confié aux populations que le gouvernement sera toujours à leurs côtés, coupant court au bruit de la non-assistance du gouvernement au niveau des producteurs. « Restez sereins, le gouvernement ne vous abandonnera pas, il va vous accompagner. Il vous assistera comme il le fait dans des projets  sociaux-économiques. Mon gouvernement travaille matin et soir. Il faut de nouvelles stratégies de campagne agricole » a-t-il assuré à cette occasion. Avant d’inviter, au-delà de la Chine qui exporte l’arachide du Sénégal, les autres pays à s’intéresser à ce produit de bonne qualité.                              

LES ACTEURS LOCAUX EXPRIMENT LEUR RECONNAISSANCE AU PRÉSIDENT
L’inauguration, ce lundi, des tronçons routiers Fatick-Kaolack et Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib par le Président de la République, Macky Sall, n’a pas laissé indifférents les acteurs locaux des deux régions. Ces derniers qui ont réagi suite à la réception de ces importantes infrastructures, soulignent unanimement la portée hautement économique de ces actions.

Les populations de la région naturelle du Sine Saloum ont sonné, ce lundi, la grande mobilisation afin d’accueillir le président de la République dans la zone pour procéder à des inaugurations d’infrastructures routières et le lancement du pont de Foundiougne. Une densification du réseau routier dans cette partie centrale du Sénégal qui, selon le chef de l’Etat, va repositionner la région de Kaolack comme principal carrefour des voies de communication de la sous-région et relancer la vocation économique de la capitale du Bassin arachidier. Ainsi, du côté des usagers de la route, le sentiment de gratitude au chef de l’Etat a été le maître mot, notamment chez les chauffeurs et transporteurs de la zone.

Le président du syndicat régional des chauffeurs, Pape Babacar Ndour, est revenu sur les acquis obtenus sous le magistère de Macky Sall. « Avec la reconstruction des tronçons Fatick-Kaolack, Dinguiraye- Nioro-Keur Ayib et Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, c’est la fin d’un long calvaire pour les populations de la région naturelle du Sine-Saloum, mettant à rude épreuve les hommes et les véhicules. Par-delà ces nouvelles infrastructures, ce sont toutes les bases de l’économie régionale qui sont relancées à travers les pistes de production réalisées dans le Pudc, le programme national de renouvellement du parc automobile et une baisse progressive du prix du carburant, sans précédent au Sénégal», a souligné le responsable des chauffeurs de la région de Kaolack.

Certains évoquent une renaissance chez les professionnels des transports. «Avec l’état de dégradation des principaux axes routiers des régions centrales, aucun opérateur ne voulait plus investir dans le secteur, aujourd’hui, chacun s’y met en achetant de gros porteurs avec le soutien de l’Etat.

C’est toute une corporation  qui retrouve des couleurs avec la reconstruction des trois axes routiers desservant la ville de Kaolack»,  a soutenu le vice-président national du syndicat des transporteurs du Sénégal.

L’édile de la commune de Kaolack, la ministre de la Fonction publique, Mariama Sarr, ne s’y est pas trompée. «Avec l’avènement de l’autoroute Mbour-Kaolack, notre commune sera plus que jamais au cœur, à la fois, du Sénégal et de la sous-région en exploitant, de manière optimale, sa situation de carrefour des principales voies de communication de l’Afrique de l’ouest et de centre de valorisation des principales chaines de valeurs agricoles », a-t-elle souligné dans son mot de bienvenue à son hôte.

Une analyse partagée par les présidents des conseils départementaux de Kaolack et de Nioro. Le président du conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, a noté l’attractivité retrouvée par sa région avec la reconstruction du tronçon Fatick-Kaolack pour les acteurs économiques de la sous-région à travers le flux massif de gros porteurs sur le corridor Dakar-Bamako. Selon le patron de l’institution départementale de Kaolack, ces investissements publics dans les infrastructures sont les bases de l’émergence économique prônée par le président Macky Sall.

Pour sa part, Malaw Sow du conseil départemental de Nioro, évoque la fin d’un calvaire de près d’un demi-siècle sur cette route frontalière. A ses yeux, sa reconstruction vaut mieux que des dizaines d’accords pour l’intégration sénégambienne, ce rapprochement est en train de se réaliser sous nos yeux avec le tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib et les travaux de constructions très avancés du pont de Farafégné.

 

LANCEMENT DES TRAVAUX DU PONT A PÉAGE : LE DÉPARTEMENT DE FOUNDIOUGNE MOBILISÉ POUR ACCUEILLIR LE CHEF DE L’ETAT
Tout est fin prêt, à Foundiougne, pour accueillir le Chef de l’Etat, le président Macky Sall qui procède, ce mardi, au lancement des travaux du pont à péage.

C’est un ouvrage qui va relier le village de pêche de Ndakhonga à la ville de Foundiougne. Les populations sont déjà mobilisées, depuis quelques jours, nous a indiqué le maire Babacar Diamé que nous avons rencontré en fin de soirée sur le site du pont où les travaux sont déjà en cours, en compagnie du Préfet du département, Gorgui Mbaye.

Selon Babacar Diamé, par ailleurs président du conseil de surveillance de la caisse de dépôt et de consignation, « c’est pour nous un réel plaisir de recevoir le président Macky Sall à Foundiougne et pour ce faire, c’est tout le département qui est mobilisé pour lui réserver un accueil chaleureux, à sa dimension ».

Car, ajoute le maire de Foundiougne, « nous lui sommes redevable pour cet honneur qu’il nous a fait de nous construire un pont. D’ailleurs, le président Macky Sall a toujours eu cette ambition pour réussir le pari de mettre un terme à la navigation des bacs qui assurent la navette entre les rives qui séparent certaines villes entourées d’eau comme celle de Foundiougne ». Le président est attendu à Foundiougne vers 11heures  dans le programme officiel mais auparavant, il fera une halte à Passy où il coupera le ruban symbolique d’inauguration du tronçon Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone.

M. SAGNE

La réfection de ce tronçon Fatick-Kaolack sur une distance de 42 km sur le RN1, avait constitué une urgence vue son état très défectueux. Après plus de 8 années de calvaire, c’est le soulagement.

La route réhabilitée entre 2004 et 2005, a connu par la suite un niveau de dégradation très avancé à partir de l’année 2007 jusqu’en 2015. Plus de 8 années se sont écoulées dans la désolation totale des usagers de la route N1. Ils ne cessaient de déplorer, tous les jours, son état de défectuosité. Un véritable calvaire pour une distance de seulement 42 km.

Conséquence, beaucoup d’accidents ont été enregistrés sur cet axe. Surtout des accidents de gros porteurs lourdement chargés et dont les conducteurs faisaient face au piège des nombreux nids de poule et trous. En 2016, des sources de la nouvelle prévention routière renseignent que plus de 1.500 accidents ont été recensés sur le tronçon avec son lot de victimes et de dégâts matériels.

Ainsi, la reprise du tronçon très défectueux, était devenue alors une nécessité voire une obligation même non seulement pour mieux faciliter la mobilité des usagers en général, entre ceux des deux régions de Fatick et de Kaolack en particulier, mais aussi et surtout pour ce que représente cette route, passage obligé pour rallier les autres régions du Sud et de l’Est et les pays de la sous-région comme la Gambie, le Mali, la Guinée-Bissau et La Guinée, entre autres.
D’ailleurs, cette situation avait causé beaucoup de tort aux nombreux voyageurs fatickois qui, à partir de leur gare routière, ne pouvaient plus emprunter les véhicules de transport dit « 7 places » pour se rendre à Kaolack.
Les chauffeurs refusaient systématiquement de se positionner sur cette ligne préférant les dessertes Fatick-Foundiougne, Fatick-Niakhar, Fatick-Diakhao et Dakar au grand dam de ces populations dont la quasi-totalité fait son marché à Kaolack.

Les usagers ne cessaient alors de manifester leur amertume face à une situation où d’ailleurs certains malades référés vers le centre hospitalier de Kaolack y ont payé le plus lourd tribut. Et, n’ayant pas le choix, certains voyageurs plus nantis étaient obligés de faire le détour par la route Diakhao-Gossas pour joindre Kaolack malgré une distance d’une centaine de kilomètres.
Ainsi, la promesse du Président Macky Sall de réfectionner la route vient d’être traduite en acte avec sa reconstruction effective par l’entreprise Jean Lefebvre pour une enveloppe de 16,400 milliards de FCfa.
Avec son inauguration officielle ce lundi par le Chef de l’Etat, c’est un grand ouf de soulagement que les usagers vont pousser s’ils ne l’ont pas déjà fait depuis la mise en service de ce tronçon de route qui ne sera que bénéfique pour toutes les populations.

C’est également le cas du tronçon Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone longue d’une vingtaine de kilomètres qui sera aussi inauguré demain à Foundiougne.

M. SAGNE

Le président Macky Sall inaugure, ce matin, le tronçon Fatick-Kaolack et celui reliant Dinguiraye-Nioro et Keur Ayip et la route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone demain. Dans la même lancée, le chef de l’Etat procédera au lancement des travaux du pont à péage de Foundiougne.

Dans son programme de visite, le président Macky Sall démarre ses activités dans la matinée d’aujourd’hui à Fatick avec la coupure du ruban symbolisant l’inauguration du tronçon de 42 km entre Fatick et Kaolack sur la RN1 qui a été entièrement repris. Le projet lui sera présenté à Kaolack où est prévue la cérémonie officielle avec diffusion sur écran géant. Le président Macky Sall se rendra ensuite à Nioro où il procédera à l’inauguration, à partir de 13h, de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip. Là aussi sont prévues des allocutions des autorités locales, du représentant des transporteurs et celui du résident de la Bad au Sénégal. Le chef de l’Etat procédera, par la même occasion, à la remise d’équipements aux groupements de femmes avant de se rendre à Porokhane, en perspective du magal de cette cité religieuse dont l’actuel Khalife se trouve être celui de toute la communauté mouride, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Le lendemain, Macky Sall sera à Passy et Foundiougne. A Passy, le président de la République va couper le ruban symbolique ouvrant officiellement le tronçon Keur Wally Ndiaye-Passy-Sokone (25,5 km) dont il avait lui-même posé la première pierre en 2015, avant de poursuivre sa route vers Foundiougne où est prévue la cérémonie officielle. Le chef de l’Etat procédera ensuite au lancement officiel des travaux déjà en cours du pont à péage de Foundiougne fruit de la coopération avec la République populaire de Chine. Il faut noter que la réhabilitation de ces tronçons Fatick-Kaolack (42 km) sur la RN1, Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip  (40 km) et la route Passy-Sokone distante de 25,5 km, entre en droite ligne de la nouvelle Lettre de politique sectorielle des transports (Lpst) 2010-2015, déroulée par le gouvernement du Sénégal qui est conscient des enjeux et du rôle du secteur des transports. Il s’est assigné comme programme, la réalisation de grands travaux et de projets structurants qui vont permettre le développement et la modernisation des infrastructures de transport du Sénégal.

Les objectifs visés par ce projet sont de favoriser le développement économique et social, développer les échanges avec les pays de la sous-région, notamment la Gambie et la Guinée, éradiquer la vulnérabilité des couches les plus démunies, éliminer l’exclusion sociale et la discrimination et diminuer les inégalités. Aussi, le projet vise-t-il à augmenter le capital humain  et en améliorer le bien-être social et à assurer l’intégrité et la continuité territoriale.

Mohamadou SAGNE

 

Sur les 300.000 cartes imprimées, le Ps a vendu la moitié depuis le début de l’opération. Cette vente est aussi couplée au recensement des militants du parti.

Au Parti socialiste, la vente des cartes se déroule dans un rythme appréciable. Plus de la moitié de ces cartes a d’ailleurs été vendue depuis le lancement de l’opération la semaine dernière. « Nous avons à ce jour déjà imprimé 300.000 cartes qui sont mises à disposition des coordinations. A ce jour, les coordinations sont en train de venir au niveau du secrétariat du parti pour retirer ces cartes et les placer au niveau des structures de base. Depuis pratiquement une semaine qu’on a commencé la vente des cartes, nous avons vendu la moitié des cartes qui ont été retirées par les coordinations », a indiqué le secrétaire national chargé des élections du Ps, Serigne Mbaye Thiam. Ce week-end, une rencontre de mise à niveau a été organisée à la Maison du Parti socialiste à Colobane au profit de l’ensemble des secrétaires généraux de coordination.  Le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng ainsi que plusieurs responsables étaient présents à cette rencontre. « La cheville ouvrière de cette vente est constitué des responsables des coordinations, nous avons jugé utile de les rencontrer pour les mettre à niveau, de leur rappeler les dispositions de la circulaire et indiquer les modalités de vente des cartes avec le fonctionnement des différentes structures », a souligné Serigne Mbaye Thiam estimant qu’un   taux de retrait de 100% des cartes sera atteint au cours de cette opération. La vente des cartes sera aussi l’occasion pour le Ps de procéder au renouvellement du fichier de ses militants à travers un recensement exhaustif. « Nous voulons profiter de l’opération de vente des cartes pour avoir une base de données fiable de nos militants. Cela appelle de notre part un peu plus de rigueur et des innovations », a indiqué Karim Mbengue, le secrétaire national en charge des Tic au Ps.

Ce travail d’automatisation sera effectué avec les responsables de coordination qui désigneront, chacun, un relai qui puisse remonter les informations au niveau du secrétariat général, du secrétaire national en charge des élections etc. Aussi l’ensemble des plateformes du parti, site web et page facebook seront mises à profit. Tout cela est considéré par Karim Mbengue comme une « innovation de taille » prise par le Parti socialiste dans le cadre de ses activités d’animation.

Maguette NDONG

 

Face à la polémique soulevée par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, qui demande au Président de la République, Macky Sall, de publier l’accord sur le gaz conclu entre le Sénégal et la Mauritanie, le professeur de Droit constitutionnel, Ismaïla Madior Fall, ministre de la Justice, apporte des éclairages sur la question. Selon ce dernier, le Président du parti Rewmi interprète mal la Constitution et ne comprend pas que ce qui est applicable aux traités de commerce ne l’est pas pour les accords portant sur les hydrocarbures.

Quel est, en tant que professeur de Droit, votre éclairage sur la polémique soulevée par l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, sur l’accord entre le Sénégal et la Mauritanie portant sur l’exploitation du champ de gaz Grand Tortue/Ahmeyim situé à la frontière des deux pays ?

Sur cette question, le Président de la République, qui interprète et applique tous les jours la Constitution, a expliqué très clairement la chaîne juridico-institutionnelle de validation des traités ou accords internationaux tel que prévue par la Constitution, qui s’applique à cet accord.

La réaction d’Idrissa Seck laisse entendre qu’il a lu les dispositions de la Constitution, mais ne les a pas bien comprises. La chaîne de validation de l’accord se déroule selon le schéma suivant : Une première étape relative à la négociation des engagements internationaux par le Président de la République (article 95 de la Constitution). Il a, depuis plus d’une année, donné les grandes orientations et laissé les experts nationaux, notamment ceux chargés du secteur (ministère de l’Energie et Petrosen appuyés par des experts nationaux et internationaux indépendants) négocier avec la partie mauritanienne. Plusieurs réunions et rencontres eurent lieu. Toute cette phase de négociation a été impulsée, suivie et validée par le Président de la République. Ce ne sont pas des négociations secrètes, mais très techniques menées par les deux gouvernements appuyés d’experts avec des documents pouvant être consultés par tous ceux qui le souhaitent. Il y a une deuxième étape qui n’apparaît pas expressément dans la Constitution : le Président de la République signe les engagements internationaux. Après les négociations, les gouvernements se sont accordés sur les grandes lignes du contenu de l’accord. Et lorsque les clauses de l’accord sont stabilisées et fixées dans l’accord, le Président de la République peut le signer avec son homologue mauritanien. C’est ce qui a été fait, il y a quelques jours à Nouakchott.

S’il s’agissait d’un accord en forme simplifié, c’est-à-dire ne figurant pas sur la liste des traités ne pouvant être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi, le déroulement de la chaîne s’arrêterait là ; et le texte pourrait entrer en vigueur sous réserve de son application par l’autre partie. Cependant, avec cet accord assimilable, assurément, aux traités «qui engagent les finances de l’État» et, éventuellement, à «ceux qui modifient les dispositions de nature législative», la ratification s’impose au Président de la République, obligé de recueillir, après examen du texte en Conseil des ministres, l’autorisation de l’Assemblée nationale.

Dans une troisième étape, le Président de la République doit, par le biais d’une loi, solliciter de l’Assemblée nationale l’autorisation de procéder à la ratification du texte, formalité qui permettra son intégration dans l’ordre juridique interne et son entrée en vigueur. Il est donc impossible de signer ce genre d’accord en catimini. Lors de la séance consacrée à l’examen du projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier, le gouvernement est représenté, au principal, par le ministre des Affaires étrangères, et, au besoin, par le ministre du Pétrole. Les ministres vont présenter à l’attention des honorables députés l’accord, son contenu, ses enjeux et ses implications sur l’économie nationale. Il sera alors loisible aux représentants du peuple de poser toutes les questions. L’opinion sera témoin de ce débat public.

A la fin de la séance, il y a trois possibilités : soit les députés sont satisfaits des explications du gouvernement et autorisent, par un vote, le Président de la République à ratifier ; soit ils ne sont pas satisfaits et n’autorisent pas la ratification. Soit, comme le prévoit l’article 97 de la Constitution, le texte est déclaré contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel et l’autorisation de le ratifier ne pourra alors intervenir qu’après révision de la Constitution. En l’occurrence, le dernier mot revient non pas au Président de la République, mais à la Représentation nationale. Aucun secret n’est encore une fois possible.
Enfin, quatrième et dernière étape, si le Président de la République obtient l’autorisation de ratifier l’accord par l’adoption de la loi, il la promulgue et procède à la ratification. L’accord, après échange des instruments de ratification avec la partie mauritanienne, a, dès sa publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve de son application par la Mauritanie (article 98 de la Constitution).

Les choses paraissent très simples alors ?
Mais, bien sûr, c’est un non sujet de débat. Les signatures en catimini sont impossibles pour les traités importants soumis à ratification comme celui-ci. Cependant, à la décharge de Monsieur Seck, on peut comprendre qu’il interprète mal la Constitution et que le Président Macky Sall ait raison sur lui dans ce débat parce qu’en plus d’être le gardien en exercice de la Constitution, d’interpréter et d’appliquer de façon quotidienne celle-ci, le Chef de l’État est forcément plus outillé en la matière que quelqu’un qu’une éclipse a éloigné des affaires de l’État pendant près d’une quinzaine d’années.

Idrissa Seck a aussi fustigé la non publicité des négociations comme cela se fait dans les grandes démocraties ?
Ce qu’il dit sur les traités de commerce n’est pas applicable aux accords portant sur des hydrocarbures comme cet accord d’«unitisation» (ndlr : dans  le système pétrolier, formule institutionnelle permettant à deux Etats d’exploiter de façon concertée une zone riche en hydrocarbures qui leur est commune) avec un objet de haute technicité et d’impact considérable sur l’économie. C’est un type d’accord qu’il faut faire traiter par une expertise pointue capable de défendre les intérêts du pays avant de le mettre sur l’espace public et de le discuter pour, en définitive, valider ou invalider démocratiquement le contenu. Nous sommes dans un domaine où la mobilisation d’une bonne expertise au profit du pays et le débat parlementaire doivent être privilégiés sur le populisme.

Est-ce que ces critiques ne posent pas le problème de la transparence dans la gestion des ressources pétrolières du pays ?
Depuis 2013, le gouvernement fait l’effort de publier l’ensemble des données relatives au secteur extractif (mines et hydrocarbures) dans le rapport annuel de l’Itie (ndlr : Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le Sénégal fait partie du cercle restreint de pays qui publient leurs contrats miniers et pétroliers et où le débat public est mené sans tabou sur ces questions. Il n’y a aucune signature de contrats miniers ou pétroliers en catimini.
L’opposition a le droit de formuler des critiques sur cette gouvernance. Mais, aujourd’hui, si l’on veut connaître, de façon objective, l’état de la gouvernance du secteur extractif, il faut écouter des organismes internationaux indépendants et respectés dans le monde comme l’Itie, qui considèrent notre pays comme un champion de la transparence en la matière.

Propos recueillis par Ibrahima MBODJ

En attendant sa transmission au ministre de l’Intérieur, au courant de la semaine, le satisfécit décerné à l’audit du fichier électoral jugé « fiable à 98% » par les experts internationaux commis à cet effet a laissé, sur sa faim, le leader du parti « Rewmi » Idrissa Seck, qui remet en cause les résultats tout en annonçant son retour effectif sur la scène politique.

Pour M. Seck, qui doute de la «légitimité» des conclusions des auditeurs, «ce fichier n’est nullement fiable pour garantir la régularité, la sincérité et la transparence des élections». Pis, entre «le recul démocratique né de la mascarade des dernières législatives de juillet dernier, malgré deux alternances par les urnes, l’entreprise savamment orchestré de persécutions d’embastillement de tous les potentiels adversaires et les abus de pouvoir pour le respect des libertés publiques», la coupe déborde. Ainsi, poursuit-il, «parler de fichier fiable à 98% est une insulte aux citoyens-électeurs qui ont peiné et continuent de souffrir pour disposer de leurs cartes biométriques Cedeao». Sur cette lancée, il a sifflé la fin de sa récréation politique marquée par une longue hibernation. Selon lui, «ces références et ces spéculations sont indécentes» (Ndlr : accusé de faire de la récupération politique). «Je suis un homme politique présent sur le terrain politique depuis ma plus tendre jeunesse. Je rappelle simplement que j’ai été le premier directeur de campagne électorale d’Abdoulaye Wade, en 1988 et le premier, de toute l’histoire politique du Sénégal. Personne ne peut donc m’apprendre comment faire la politique. J’ai été l’initiateur et l’organisateur de la campagne victorieuse d’Abdoulaye Wade. C’est vrai que, victime d’un complot d’Etat, orchestré par l’actuel président de la République, alors qu’il était le Premier ministre d’Abdoulaye Wade, il y a eu une éclipse d’une dizaine d’années. L’éclipse est terminée. C’est tout ce qui explique tout ce que vous observez maintenant», a-t-il confié à la presse samedi.

Mamadou Lamine DIEYE

 

La Commission formation, recherche et développement de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a organisé un «week-end académique » samedi dernier, à la permanence du parti sise à Sacré Cœur 1. Cette session vise à mieux outiller les progressistes.

Le thème « Sens et objectifs d’un congrès dans la vie d’un parti politique » a été animé par le sociologue et Pr Aly Tandian. D’après lui, le congrès est le moment où les membres d’un parti doivent discuter de toutes les questions. « On présente son regard par rapport à celui de l’autre. Il ne doit pas y avoir de congrès sans débat », a dit le Maître de conférences à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui rappelle que le congrès devra faire appel à toutes les compétences. Il a fait savoir que nombre de jeunes dans les partis ne sont pas outillés pour apporter leur contribution.

Le Pr Tandian a indiqué que certains citoyens veulent adhérer dans les partis pour y tirer des profits sans service préalable. « Le congrès est tactique, technique et social », a-t-il affirmé, précisant qu’il doit être ouvert à toutes les personnes. A l’ère des découvertes de ressources minérales au Sénégal, le conférencier soutient que les congrès qui s’annoncent à l’horizon devraient être un lieu où se discute la question de nos richesses tirées du sous-sol. «Dans ces rencontres, il faut éviter le filtrage de peur de créer des frustrations », a-t-il noté, non sans affirmer qu’un congrès émaillé de violences divise les congressistes.  Le président de la Commission formation, recherche et développement de l’Alliance des forces de progrès (Afp) Mouhamadou Maouloud Diakhaté a souligné que cette journée de réflexion sert à préparer la jeunesse militante, les femmes à l’exercice du pouvoir. « Pour nous, il est important d’avoir des sessions de formation », a déclaré le directeur de l’école du parti. Interpellé sur le prochain congrès, il indique que l’Afp compte l’organiser au mois de novembre. «L’histoire de l’Afp, un parti politique, la foi en bandoulière », a été présenté par Anta Dièye.

De son côté, Ndèye Oumou Ndiaye, secrétaire générale de l’Alliance nationale des élèves et étudiants pour le progrès (Aneep) pense que la jeunesse doit mieux se former pour relever les défis.

Serigne Mansour Sy CISSE


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