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Politique (3182)

Suite au drame du Stade Demba Diop qui a occasionné la mort de huit de nos jeunes compatriotes, le président de la République a demandé au Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, de se rendre à Mbour, en attendant qu’il le fasse lui-même, pour présenter des condoléances aux familles des victimes, en son nom, au nom du gouvernement et de toute la Nation, indique un communiqué reçu. Il a demandé également à la tête de liste de «Benno Bokk Yaakaar» d’annuler le meeting prévu hier dans la commune de Mbour dans le cadre de la campagne électorale.

Le président de la République réitère sa compassion aux familles des victimes et des blessés ainsi qu’à toute la ville de Mbour et au monde sportif.

Le Premier ministre était, hier, à Mbour où il a présenté les condoléances de l’État aux familles des victimes du drame du stade Demba Diop. Mahammad Bounn Abdallah Dionne qui a annoncé la visite du chef de l’État après les élections du 30 juillet, a, au nom de Macky Sall, remis à chacune des huit familles une enveloppe de deux millions de FCfa et 5 millions au Stade de Mbour pour la prise en charge des blessés.

Le chef de l’État sera à Mbour après les élections pour présenter ses condoléances aux familles des victimes du stade Demba Diop. L’information a été donnée, hier, par le Premier ministre qui était à la capitale de la Petite Côte pour présenter celles de l’État. La cérémonie s’est déroulée au domicile du président du Stade de Mbour, Saliou Samb. Mahammad Boun Abdallah Dionne qui était accompagné d’Ousmane Tanor Dieng, de Me Oumar Youm, entre autres, a rassuré, hier, les familles des victimes qui réclament justice. En effet, le Premier ministre a appelé les uns et les autres à faire confiance à la justice. L’une des mesures immédiates prises à la suite de cette tragédie est, selon lui, l’ouverture d’une information judiciaire ; chose qui a été faite par le Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, suite à des instructions données au Garde des Sceaux, ministre de la Justice. L’enquête progresse, selon le chef du gouvernement qui a dit ne pas vouloir s’immiscer dans ce dossier « parce qu’il y a séparation des pouvoirs », mais, a-t-il soutenu, « beaucoup de responsables du sport sont en train d’être entendus ». De l’avis du Premier ministre, la police scientifique a des images qu’elle est en train d’exploiter parce que dotée de beaucoup d’équipements pour éclairer la justice. Il a invité les populations à ne pas se presser, car toute pression peut nuire à l’enquête et produire l’effet contraire. « Il ne faudrait pas que des gens soient condamnés alors que les vrais coupables vaquent à leurs occupations. Le travail qui est en train d’être fait est très sérieux au niveau à la justice et portera ses fruits, mais ça demande du temps et tout sera fait pour que cela ne se reproduise plus », a dit le Premier ministre qui est revenu sur l’assistance psychologique et le traitement des blessés pris intégralement en charge par le gouvernement. À moyen et long terme, a assuré Mahammad Boun Abdallah Dionne, il y aura un suivi des évènements. C’est ainsi qu’il a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel avec tous les acteurs du sport dans l’optique de prendre des dispositions sécuritaires opportunes pour les grandes organisations sportives et culturelles.

Le président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, a rendu hommage à Saliou Samb et à Fallou Sylla pour tout ce qu’ils ont fait depuis le drame. Il a salué la couverture psychologique des blessés et la prise en main des joueurs pour les compétitions à venir parce que, a-t-il noté, le Stade de Mbour doit continuer la compétition.

Mamadou Ndione, père de feu Assane Ndione, a, au nom des familles des victimes, remercié tout le Sénégal d’avoir partagé, avec eux, cette peine. Les disparus, a-t-il dit, étaient des espoirs pour leurs familles, mais ils acceptent tous la volonté divine.

Samba Oumar FALL

Le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de se rendre à Mbour pour présenter des condoléances aux familles des victimes du drame du stade Demba Diop, a appris l’Aps, samedi.

« Suite au drame du stade Demba Diop qui a occasionné la mort de huit de nos jeunes compatriotes, le président de la République a demandé au Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, de se rendre à Mbour, en attendant qu’il le fasse lui-même, pour présenter des condoléances aux familles des victimes, en son nom, au nom du gouvernement et de toute la Nation », indique un communiqué de la présidence sénégalaise.

Macky Sall, selon la même source, « a demandé également à la tête de liste de "Benno Bokk Yaakaar" d’annuler le meeting prévu ce dimanche 23 juillet dans la commune de Mbour dans le cadre de la campagne électorale ».

Le président de la République « réitère sa compassion aux familles des victimes et des blessés ainsi qu’à toute la ville de Mbour et au monde sportif ».

Huit personnes ont trouvé la mort samedi dernier lors d’incidents entre supporters de l’Us Ouakam et du stade de Mbour lors de la finale de la Coupe de la ligue au stade Demba Diop à Dakar. Il y a eu plusieurs dizaines de blessés.

Source : APS

Dans un communiqué qui nous est parvenu, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique informe que, pour faciliter le retrait des cartes d’électeur, les deux mesures suivantes ont été retenues :

- Les citoyens habitant la région de Dakar et qui votent dans la région de Dakar peuvent retirer leur carte auprès des commissions désormais instituées auprès de leur lieu de vote ; - Pour les citoyens inscrits dans la région de Dakar et qui ont souhaité voter dans les autres régions, les cartes sont retirées auprès de la préfecture du département d’inscription (Dakar, Pikine, Guédiawaye ou Rufisque).

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique informe les responsables des listes en lice pour les élections législatives du 30 juillet 2017 que la carte électorale de l’intérieur du pays compte 13.989 bureaux de vote contre 12.381 pour l’ancienne, soit une augmentation de 1.608 bureaux représentant 12,99 %.

Cette hausse constatée du nombre de bureaux de vote résulte d’une part de l’abaissement du plafond du nombre d’électeurs par bureau de vote (de 900 à 600 électeurs) et d’autre part de l’augmentation sensible du nombre d’électeurs inscrits dans le fichier électoral. En effet, l’ancien fichier qui était de 5.517.140 est aujourd’hui à 6.214.178.

Cette situation nouvelle occasionne nécessairement un besoin de sites supplémentaires pour abriter le surplus de bureaux de vote nouveaux. Or, il est noté aussi que le nombre d’édifices publics qui répondent aux normes caractéristiques d’un local adéquat pour abriter les opérations de vote avec 47 listes n’est pas partout disponible, au moment où dans bien des cas, le nombre théorique de bureaux a dépassé le nombre physique de bureaux. Par conséquent, pour permettre un bon déroulement des opérations de vote, il sera procédé à chaque fois que de besoin à une délocalisation fonctionnelle de bureaux, ou à une édification d’infrastructures sommaires communément appelées abris provisoires. Le nombre de ces abris provisoires variera en fonction de la situation locale de chaque circonscription électorale.

Selon Magatte Sy, un des porte-parole du Pds et de la « coalition gagnante Wattu Sénégal », il ne peut comprendre qu’« on ait mis 50 milliards de FCfa dans la refonte du fichier et pour la confection des cartes pour aujourd’hui dire qu’on vote avec des récépissés d’inscription ». La société civile est, à son avis, « complice de l’Etat et de «Benno Bokk Yaakaar» et est à l’origine de la rupture du consensus ». Mieux, « elle est utilisée par le pouvoir pour faire avaler la pilule à l’opposition », a-t-il martelé. « Nous ne pouvons pas être d’accord avec cette proposition de la société civile. L’accepter, c’est entrer dans un jeu dangereux », a-t-il souligné. C’est ainsi qu’il ne demande ni plus ni moins qu’« une application stricte des dispositions du code électoral qui exige à tout électeur la présentation de la carte nationale biométrique Cedeao pour pouvoir exercer son droit de vote ».

M. L. DIEYE

La coalition « Benno Bokk Yaakaar » adhère à l’initiative de la société civile et approuve la proposition. Selon Pape Mawa Diouf, le coordonnateur de la cellule de communication de la coalition présidentielle, « les élections sont un moment de respiration démocratique et nous sommes ouverts à toute proposition susceptible de faciliter globalement le vote des Sénégalais ». Aussi, compte tenu de l’importance de la participation des citoyens au scrutin législatif du 30 juillet courant, « c’est naturellement que le président de la coalition Bby et une frange de l’opposition ont accepté cette proposition », a-t-il déclaré. 

Pour lui, « les démocrates de tous bords devraient adhérer à une telle initiative issue de la société civile ». Non sans souligner que les autorités, la Daf et la Dge « ont pris toutes les mesures nécessaires afin d’assurer à nos compatriotes les conditions d’accomplir leur droit de vote dans la sérénité le 30 juillet 2017. Il s’agit notamment de l’augmentation du nombre de commissions de distribution des cartes qui, de 500, est passé à 1.400 à travers tout le territoire nationale, de la possibilité désormais offerte aux citoyens de retirer leur carte dans leur lieu de vote, avec un renforcement des ressources humaines spécialement dédiées à la tâche », a-t-il fait savoir. Quid des accusations de fraude à grande échelle en préparation émises par l’opposition à l’endroit du régime et de « Benno Bokk Yaakaar » ? Pour M. Diouf, « le débat sur la fraude électorale manque de pesanteur et d’épaisseur ». Pour la bonne et simple raison que « depuis 2012, toutes les élections qui sont organisées sont remportées par l’opposition ».

M. L. DIEYE

Pour pallier les difficultés nées du retrait de la nouvelle carte biométrique, la société civile a proposé aux différentes listes en compétition, la permission aux électeurs de pouvoir voter avec le récépissé de dépôt et les anciennes cartes d’identité ou tout autre document d’identification, si les parties trouvent un consensus. Si la majorité et une frange de l’opposition adhèrent à cette proposition, une autre partie de l’opposition ne s’y retrouve pas. Babacar Fall, membre du Gradec, a indiqué que la solution évoquée durant les discussions avec les différentes parties vise à épargner les citoyens des difficultés nées du retrait des cartes biométriques Cedeao en permettant aux électeurs sénégalais régulièrement enrôlés « de pouvoir voter avec le récépissé de dépôt et les anciennes cartes d’identité ou tout autre document d’identification, si les parties trouvent un consensus ». Et d’informer que « le président de la République a manifesté son ouverture et s’est dit prêt à rencontrer l’opposition pour discuter de cette proposition ». Ainsi, pour M. Fall, la société civile s’est mobilisée « pour que la discussion entre les parties prenantes au scrutin législatif ait lieu pour trouver un consensus sur la question, mais dans le respect de la loi ».

Mamadou Lamine DIEYE

Face aux accusations publiques de malversations financières qu’il a prêté à son successeur et aux multiples provocations à l’endroit des pouvoirs publics, la stratégie de la tension et la surenchère permanente que compte dérouler Me Abdoulaye Wade, en appelant les citoyens-électeurs à une marche sur Dakar-plateau, mardi prochain, pour exiger des pouvoirs publics leurs cartes biométriques, laisse de marbre le ministre en charge de la Communication de la présidence. El Hadj Hamidou Kassé a dénoncé ces excès verbaux « revanchards, improductives et inutiles » largement désavoués par l’opinion publique.

Les accusations publiques de fortune supposée du président Macky Sall et de vol de milliards distillées par Me Abdoulaye, avant-hier, lors du meeting de sa coalition à Dagana, ont inspiré dégoût et amertume au ministre en charge de la Communication de la présidence de la République. En réaction à cette sortie au vitriol, El Hadj Hamidou Kassé a recadré la tête de liste de la coalition «Wattu Sénégal» pour ses propos «irrespectueux et irresponsables en disséquant ses réelles motivations». Selon M. Kassé, « ces propos sont d’abord des ceux de campagne, mais ce sont surtout des propos irrespectueux et irresponsables ».

En outre, son auteur, qu’il ne veut même pas citer nommément, « est dans une logique revancharde, et cela s’est plus que jamais confirmé », a-t-il déclaré, hier, sur la Rfm. Aussi, convaincu que Me Abdoulaye Wade « ne veut pas d’élection », M. Kassé a tenu à rappeler avoir « toujours dénoncé que Me Wade et quelques officines politiques sont dans une stratégie d’intoxication de désinformation qui, manifestement, n’a pas prospéré depuis son éviction du pouvoir en 2012 ». Considérant ces propos récurrents comme « une sorte de ritournelle qui ne déstabilise nullement la coalition présidentielle majoritaire «Benno Bokk Yakaar» », ces sorties les renforcent, au contraire, dans leur « conviction qu’il faut se battre contre les logiques revanchardes et improductives, voire inutiles, pour le peuple sénégalais », a-t-il conclu.

M. L. DIEYE

Dans le souci de rapprocher les Commissions de distribution des cartes de leurs bénéficiaires, le Préfet du Département de Dakar informe les électeurs qu’ils peuvent désormais retirer leurs cartes auprès des Commissions installées au niveau des différents centres abritant leur bureau de vote.

NB : La répartition des cartes par centre de vote ne tient pas compte du lieu d’inscription de l’électeur.

En visite de travail à Dakar, le ministre de l’Intérieur du royaume d’Espagne, Juan Ignacio Zoido, a été reçu, hier, par son homologue sénégalais, Abdoulaye Daouda Diallo. Au cours de cette rencontre, les deux ministres ont procédé à la signature d’accord de coopération sécuritaire entre l’Espagne et le Sénégal intitulé « Déclaration conjointe » et portant sur les flux migratoires irréguliers.

Le Sénégal a reçu, hier, la visite du ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido qui fait suite à celle effectuée, l’année dernière, en Espagne, par Abdoulaye Daouda Diallo. Un constat de la bonne tenue des relations sécuritaires entre nos deux pays.

En séance de travail, hier, au département de l’Intérieur, les deux ministres ont échangé sur les différents axes de cette coopération sécuritaire, laquelle porte sur la lutte contre la migration irrégulière et le trafic de migrants.

Selon le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, l’Espagne a réussi quelque chose de particulièrement importante qui sert d’exemple à toutes les formes de coopération sécuritaire dans le monde. A l’en croire, le dispositif conjoint mis en place par leurs forces de défense et de sécurité a permis de juguler le phénomène des départs d’embarcations de fortunes à partir des côtes sénégalaises à destination des Iles Canaries. « Il est, aujourd’hui, confirmé qu’il y a moins de migrations constatées à partir de la mer. C’est un travail qui a été bien mené et, aujourd’hui, nous sommes en train de réfléchir à travailler sur la sécurisation globale des frontières terrestres, car la situation est devenue plus préoccupante avec la quasi disparition de l’Etat islamique au Moyen-Orient », a-t-il informé. En ce sens, M. Diallo a suggéré l’amélioration des résultats positifs enregistrés en raison de la complexité des défis sécuritaires contemporains, tels que la montée du terrorisme. Pour le ministre de l’Intérieur sénégalais, ce travail devra se faire beaucoup plus au niveau de nos frontières terrestres. « Dans le document que nous avons signé, nous allons travailler ensemble en échangeant les informations et en mettant les moyens technologiques pour surveiller les plus grandes frontières du pays », a-t-il dit. Aussi, Abdoulaye Daouda Diallo a-t-il souligné que le document signé fera l’objet de développement de la coopération vers des domaines qui n’ont pas été pris en compte, notamment la formation où les espagnols ont une expérience avérée, la sécurité civique, entre autres. « Il y a une volonté commune des deux pays à faire plus et mieux, de façon bilatéral et multilatéral, avec nos deux communauté, l’Union européenne et la Cedeao », a-t-il expliqué.

Le ministre espagnol Juan Ignacio Zoido a félicité et remercié le Sénégal d’avoir ratifié l’accord de coopération sécuritaire entre les deux pays. « Cette étroite collaboration a contribué, d’une façon définitive, à réduire, ces dernières années, les flux migratoires au niveau de l’Atlantique et à diminuer, de manière significative, le nombre de morts occasionnés par la mer », a-t-il affirmé. M. Zoido a aussi réitéré l’engagement et l’intérêt du royaume d’Espagne de renforcer, sans compromis, la sécurité au niveau de ses côtes pour continuer la lutte contre l’immigration.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Dr Cheikh Kanté, par ailleurs Directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), a ainsi convié, ce jeudi, tous les responsables politiques dans les trois départements de la région, pour leur remettre un appui estimé à près de 30 millions de FCfa, du riz et des bœufs.

Chaque commune du département de Fatick, soit 16 collectivités locales, a reçu un bœuf et 6 sacs de riz. Pour le transport du bœuf vers chaque commune, Dr Kanté a offert une somme de 50.000 FCfa. En plus de cette largesse, Dr Kanté a remis aux trois candidats de la coalition investis dans le département et sur la liste nationale 1 million de FCfa chacun, ainsi que 500.000 FCfa à leurs suppléants.

Dr Cheikh Kanté, membre de la coalition « Benno Bokk Yakaar », a remercié tous les responsables qui, « par leur engagement et leur détermination, ne cessent d’accompagner le président Macky Sall ». Il a aussi appelé les militants et les sympathisants à se mobiliser et à retirer leurs cartes d’électeur pour voter massivement et offrir au président de la République une écrasante majorité à l’Assemblée nationale. Pour sa part, Dr Kanté annonce qu’il mobilise toutes ses forces pour les meetings du 21 juillet à Gossas et du 24 juillet à Fatick qui seront présidés par le Premier ministre, Mahammad ,à qui il compte réserver un accueil exceptionnel. Au nom des responsables de la coalition départementale de Bby, Woula Ndiaye et Papa Birame Touré ont chaleureusement remercié Dr Cheikh Kanté pour cet appui, pour son engagement et ses efforts à faire triompher la coalition Benno Bokk Yakaar dans toute la région de Fatick.

Oumar Ngatty BA

Avec la violence notée dans la campagne électorale en cours, la Coordination des associations de presse (Cap), s'inquiétant du sort des professionnels des médias qui couvrent cette campagne, a sorti un communiqué pour exiger la sécurisation des reporters présents sur le terrain. La Cap prévient aussi les hommes politiques contre toute violence à l’encontre des professionnels des médias.

Après quelques jours de campagne, la violence s’est invitée dans les caravanes et autres rencontres des coalitions politiques. Ce qui a fait sortir, de sa réserve, la Coordination des associations de presse (Cap) soucieuse de la sécurité des reporters sur le terrain. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, Cap dit constater, au même titre que toute l’opinion nationale, la violence qui sévit dans la campagne électorale pour les législatives du 30 juillet 2017. De ce fait, elle s’inquiète de cette tournure et pense plus à la sécurité des professionnels des médias engagés dans cette campagne. « Les organisations professionnelles de la presse ne toléreront aucune atteinte à la sécurité physique des reporters venant de quelque bord que ce soit. Le samedi 15 juillet dernier, lors de l’attaque de la caravane de « Benno Bokk Yakaar » à Grand Yoff, la vitre arrière du bus dans lequel étaient embarqués les journalistes avait été caillassée. Il y a eu plus de peur que de mal parce qu’aucun blessé n’a été noté dans les rangs des professionnels de l’information. Ce mardi 18 juillet encore à Rufisque, la campagne a été émaillée de violence. Des armes blanches ont fait leur irruption et des coups feu auraient même été tirés. Le matériel d'un reporter de la presse en ligne a été endommagé », regrette Mamadou Ibra Kane et compagnie dans le document.

Les responsables de la structure préviennent : « La Cap ne va pas attendre que des journalistes ou techniciens des médias soient agressés ou blessés pour réagir. Elle tient à faire comprendre aux différents états-majors politiques que la sécurité des personnels des médias qui assurent la couverture médiatique de leurs activités au nom du principe sacro-saint du droit à l’information au peuple pour un choix éclairé, leur incombe entièrement. A cet effet, les organisations professionnelles de la presse ne pourront tolérer aucun manquement et les tiendraient responsables de tout incident ou dérives préjudiciables à la sécurité des journalistes ».

En outre, la Cap se réserve ainsi le droit d’user de toute action ou procédure contre toute entité politique qui négligerait la sécurité des hommes de presse ou encore qui tenterait une agression contre les journalistes et techniciens des médias. La Cap salue, par ailleurs, le professionnalisme observé jusqu’ici par la presse malgré les difficultés de toutes sortes et l'exhorte à continuer dans ce sillage au grand bénéfice de notre démocratie.

Oumar KANDE

Le débat public du Conseil de sécurité de l’Onu qui s’est tenue hier, mercredi, à New York, axé sur la problématique du renforcement des capacités africaines dans le domaine de la paix et de la sécurité recoupe les vues de Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères, selon qui, le Sénégal apprécie hautement l’engagement résolu et constant de la République populaire de Chine aux côtés de l’Afrique pour venir à bout des menaces et fléaux qui déstabilisent le continent.

Ce débat, initié par la République populaire de Chine qui assure la présidence mensuelle du Conseil de sécurité, a porté sur le « renforcement des capacités africaines en paix et sécurité ».
Dans sa communication « qui a permis d’éclairer les débats », le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a réitéré sa détermination à « œuvrer à la promotion de la paix et de la sécurité dans le monde, particulièrement en Afrique ». Selon Mankeur Ndiaye, le débat à l’ordre du jour du conseil s’inscrit « dans une dynamique d’optimisation de l’énorme potentiel dont disposent l’Union africaine et les Communautés économiques régionales africaines en maintien de la paix et de la sécurité ». Lequel potentiel dont le bon usage pourrait permettre de « faire face efficacement aux immenses défis du Continent dans ce domaine ». Aussi, convaincus de l’importance d’un partenariat stratégique dans les efforts visant à maintenir la paix et la sécurité en Afrique, « la problématique du renforcement des capacités africaines en la matière doit être appréhendée dans les réflexions en cours sur l’intensification de la coopération qui lie les Nations Unies à l’Union africaine et aux Communautés économiques régionales », a-t-il déclaré.

Sous ce rapport, il s’est félicité du « regain et de la dynamique positive de renforcement des partenariats en matière de paix et de sécurité » entre les deux organisations que sont le conseil de sécurité et l’union africaine qui, dans leurs rencontres périodiques, ont paraphé « le cadre commun pour un partenariat renforcé dans le domaine de la paix et de la sécurité ». Avec l’expérience des Missions internationales de soutien comme la Misma déployée par la Cedeao, la Misca ou encore la Misom sous conduite africaine, « l’Union africaine et ses organisations sous-régionales ont su démontrer leurs capacités à apporter les premières réponses aux conflits qui éclatent sur le continent ». En outre, les résultats tangibles des opérations menées à l’échelle sous régionale par la Cedeao dans la résolution de plusieurs crises avec notamment les déploiements de l’Ecomog, de l’Ecomib et de l’Ecomig entres autres « attestent du rôle crucial que les organisations sous régionales africaines peuvent jouer dans la promotion de la paix sur le continent », dira-t-il. Toutefois, les leçons apprises renseignent des limites des organisations africaines sur les plans logistique, opérationnel et capacitaire. Si l’on joute à cela la complexité des nouveaux défis afférents à la montée de l’extrémisme violent, la prolifération des groupes terroristes, la cybercriminalité …, alors la coupe déborde. Avec plus de vingt mille attaques enregistrées par année en Afrique, la cyber-sécurité, la sécurité maritime, l’absence de financement prévisible et durable…, constituent autant de défis majeurs à relever.

D’où l’urgente nécessité de renforcer la mobilisation internationale, d’adopter une démarche qui privilégie la prise en compte des causes profondes des conflits, de développer des approches, stratégies et actions holistiques pour mieux appréhender et affronter les menaces. Sur ce, il a salué les efforts de coordination intra-africaine appuyés par les organismes compétents de l’Onu, la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, la mise en place de la Force conjointe G5 Sahel ainsi que celle de l’architecture de paix et de sécurité de l’Ua (Apsa) ; autant d’actions qui recoupent « tout l’esprit du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ».

Mamadou Lamine DIEYE

La visite de travail du ministre tunisien des Affaires étrangères au Sénégal, les 13 et 14 juillet dernier, augure d’un renforcement des relations diplomatiques entre les deux Etats. C’est ce que relève le communiqué conjoint parvenu à notre rédaction.

Invité par son homologue, Mankeur Ndiaye, Khemales Jhinaoui, à la tête d’une forte délégation, a échangé avec ce dernier durant 48 heures sur des questions d’intérêt commun. Il s’agit notamment des secteurs de la santé, de la formation professionnelle, du commerce, entre autres. C’est pourquoi ils ont convenu de renforcer le cadre juridique de la coopération entre les deux pays qui compte 67 accords. Des accords qu’ils comptent réadapter au contexte et défis du moment.

La même source renseigne que dans le domaine de la sécurité, la Tunisie compte partager son expérience avec le Sénégal pour la lutte contre le terrorisme. A ce propos, les deux ministres ont discuté de la situation politique et sécuritaire en Afrique et au Moyen-Orient. Des mesures ont été préconisées pour endiguer le phénomène.

L’enseignement supérieur était aussi au cœur des préoccupations; les deux ministres ont décidé de travailler de concert pour la révision de l’accord bilatéral en vue de faciliter aux étudiants sénégalais l’accès aux filières scientifiques en Tunisie. Une mesure qui sera accompagnée par l’augmentation des bourses d’études du gouvernement tunisien au profit des étudiants sénégalais, a assuré Khemales Jhinaoui.

Par ailleurs, un mémorandum d’entente a été signé entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis et la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar. Cela s’est fait en présence des opérateurs économiques des deux pays.

Au cours de sa visite, Khemales Jhinaoui a été reçu par le président du Sénégal, Macky Sall. Il a saisi l’occasion pour transmettre l’invitation fraternelle à une visite officielle du président tunisien, Béji Caid Essebi.

Sokhna Anta NDIAYE

L’atelier d’information et de sensibilisation sur le processus électoral s’est tenu hier. Cette rencontre organisée par le Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) marque le lancement de son projet dénommé «Promouvoir la participation massive et qualitative des citoyens aux élections législatives du 30 juillet 2017». Cet atelier est organisé grâce à l’appui du Fonds canadien d’initiatives locales (Fcil).

Soucieux du bon déroulement et de la participation massive des citoyens aux joutes électorales du 30 juillet 2017, le Gradec a initié, hier, une rencontre pour échanger avec certains partis politiques sur un certain nombre de questions relatives au retrait des cartes électeurs et au processus électoral. Cette rencontre a aussi marqué le lancement de son projet dénommé «Promouvoir la participation massive et qualitative des citoyens aux élections législatives du 30 juillet 2017 ». Il est organisé avec l’appui du Fonds canadien d’initiatives locales (Fcil). Ledit projet couvre 8 régions du Sénégal, Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Saint Louis, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor.

Selon le président du Gradec, Mazide Ndiaye, cette structure s’inquiète de tous les problèmes qui ne sont pas encore résolus à 10 jours du scrutin des élections législatives. « Ces problèmes relatifs à l’accessibilité des lieux de vote au vu de l’hivernage et au retrait de cartes, peuvent enclencher des violences et même entrainer une réduction de la crédibilité des résultats », souligne-t-il. Précisant que, c’est pour éviter et régler ces problèmes d’agencement dans le processus électoral que la société civile essaye d’obtenir un dialogue entre l’opposition et le gouvernement.

A en croire M. Ndiaye, le gouvernement a donné son accord pour rencontrer l’opposition sur ces questions, maintenant, il veut que l’opposition accepte de s’asseoir. « Notre rôle est de faciliter et d’instaurer le dialogue entres ces deux parties, il a du mal à toujours démarrer », dit-il. Pour ce faire, des experts électoraux en l’occurrence Ndiaga Sylla et Ababacar Fall ont fait respectivement leur communication sur les enjeux et défis des élections législatives de juillet 2017 et sur les séquences du scrutin : rôle et responsabilités des acteurs pour éclairer la lanterne sur un certain nombre de question et amener un début de processus de réflexion.

Le représentant du Canada, Mountaga Diagne, s’est félicité de l’initiative du Gradec de mener ce projet essentiel pour la promotion de la gouvernance démocratique au Sénégal afin d’exhorter les Sénégalais à une participation massive et qualitative aux élections législatives de 2017. La gouvernance démocratique représente une avancée significative et le Canada est heureux de s’associer à une initiative comme celle-ci visant à promouvoir la participation au processus démocratique, celui des élections législatives », avance-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Partners-West Africa Sénégal et l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (Eisa) ont organisé une session de formation de deux jours des délégués des listes de candidats en lice pour les élections législatives de 2017. Ces deux organisations ont décidé par cette formation de « contribuer à la tenue d’élections législatives transparentes, crédibles et apaisées ».

« Seule la démocratie, surtout électorale, fera de l’Afrique une Afrique apaisée et l’éloignera des convulsions qu’elle connaît aujourd’hui ». C’est la conviction forte énoncée hier par le général Lamine Cissé, ancien ministre de l’Intérieur et Pca de Partners-West Africa Sénégal. Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, il s’agit « d’une question d’anticipation. » Car, ajoute-t-il, « en général, il est reconnu qu’il est moins coûteux de faire des élections régulières que de réparer les dégâts d’une élection mal organisée ». Le général Lamine Cissé a indiqué que « la valeur d’une démocratie s’apprécie notamment par l’organisation d’élections libres. Lorsqu’elles sont manifestement non-transparentes et que les résultats peuvent être contestés, le risque est grand de se retrouver dans des situations qui engendrent des frustrations et menacent l’existence de la démocratie ».

Il a défendu que les élections « doivent être plutôt un facteur d’apaisement ». C’est pourquoi les deux organisations ont choisi cette période précise de campagne électorale pour tenir cet atelier qui rappelle, d’une part, « le souci de l’honnêteté du scrutin et la tolérance et la coopération » d’autre part.

Pour sa part, le partenaire Eisa, à travers son directeur exécutif, a rappelé que l’objectif de l’atelier de formation est d’outiller les délégués des listes de candidats à surveiller les opérations de vote depuis la préparation du scrutin jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par le vote et le dépouillement. Pour Denis K. Kadima, les délégués des listes de candidats doivent être préparés pour la surveillance électorale aussi bien sur le plan théorique que pratique. A la fin de formation, il sera mis à la disposition des délégués des listes de candidats un guide de surveillance des opérations électorales ainsi qu’une grille de rapportage pour la traçabilité de leurs observations.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Après le vote du projet de loi portant modification du Code électoral par l’Assemblée nationale et en attendant sa promulgation puis sa publication au journal officiel mais aussi sous réserve de la suite de la saisine du Conseil constitutionnel par l’opposition, la Direction générale des élections (Dge) a apporté des innovations pour outiller les citoyens-électeurs sur la façon de procéder à un vote serein et rapide garantissant le secret de son choix.

La proposition de la Cena qui a fait l’objet d’un projet de loi portant modification du Code électoral adopté par l’Assemblée nationale et sous réserve, de sa promulgation, de sa publication et de l’évacuation du recours de l’opposition par le Conseil constitutionnel, la direction générale des élections a anticipé pour apporter des innovations dans les procédures du vote.

A 20 jours du scrutin, il s’est agi, pour la Dge, d’expliciter, de façon détaillée, aux citoyens-électeurs désireux d’effectuer leur devoir civique, les tenants et aboutissants de la réforme de l’article L. 78 du Code électoral, intervenu vendredi dernier. Avec la réforme, un alinéa 3 a été ajouté à l’article L.78 qui dispose en son Alinéa 1 que « l’électeur, à son entrée dans le bureau de vote, présente sa carte d’électeur ». Puis l’Alinéa 2 stipule que « cette formalité satisfaite, l’électeur prend lui-même une enveloppe et l’ensemble des bulletins de vote mis à sa disposition ». Enfin l’Alinéa 3 spécifie clairement que « toutefois, l’électeur peut choisir 5 bulletins au moins, si le nombre de candidats ou de listes en compétition est supérieur ou égal à 5 ». Et Selon le directeur de la formation et de la communication, Bernard Casimir Demba Cissé, la conséquence de l’adoption de cette réforme serait ainsi traduite dans les actes de votes.

« L’électeur, après avoir montré sa carte d’identité biométrique Cedeao et ses mains pour justifier qu’il n’y a pas d’encre indélébile, prend tous les bulletins de vote des listes de candidats, s’il le désire. Sinon, il lui est permis de choisir, au moins, 5 bulletins », a-t-il fait savoir. Pour mieux se faire comprendre, il informera que « tout électeur est donc libre de ne choisir que 5 bulletins, c’est-à-dire les bulletins de cinq listes. Il peut en choisir 6, 7, 10, 25 ou l’ensemble des 47. Libre à lui. Il ne peut, cependant, pas prendre moins de 5 bulletins. Ceci ne signifie nullement pas que l’électeur est contraint de prendre les 5 premiers bulletins c’est-à-dire les bulletins des 5 premières listes ». Aussi, l’essentiel demeure dans le fait qu’il doit veiller au secret de son vote après avoir choisi un minimum de 5 bulletins », a-t-il conclu.

Mamadou Lamine DIEYE

 

Sport et politique sont des contingences intimement liées par l’éthique. Leurs différents aspects ont été débattus, samedi, à Dakar, lors d’une conférence organisée par le parti social républicain (Sôr).

Sous le thème « Bokko ak mbokko », Sport et Asc au Sénégal : politique, formation, pratique, gestion et informatisation, la conférence a abordé, comme par prémonition au vu de l’actualité macabre quelques heures plus tard au stade Demba Diop, la problématique de la violence durant les joutes sportives comme politiques. Pour Abdoulaye Faty Mbow, secrétaire général du parti social républicain, le préalable à la conférence avait valeur de tirage de sonnette d’alarme pendant la campagne électorale.

« Les gens se « tirent » dessus en ce moment. C’est pour cela que nous invitons les Sénégalais à un débat serein, constructif, dans le sport, la jeunesse et la politique », explique-t-il.

D’autres thèmes mitoyens mais surtout inséparables au sport et à la politique ont été soulevés. C’est le cas de « l’éthique qui doit être à la source » des deux domaines, a estimé le professeur Mbaye Thiam, ancien directeur de l’Ebad et dirigeant du Jaraaf de Dakar. Avant de poursuivre : « En sport, on peut atteindre ses limites avec la fatigue et continuer à remplir son objectif de victoire grâce à l’éthique. Le sport est l’école de l’endurance, de la solidarité, de l’humilité, de l’espérance car chaque défaite prépare la prochaine victoire. Il doit en être autant en politique. C’est ce qui fait avancer la démocratie ».

Appelant les hommes politiques à prendre référence de cette philosophie, Mbaye Thiam a rappelé la vision de Kéba Mbaye qui définissait l’éthique comme « une réflexion argumentée en vue du bien ». Représentant Ousmane Tanor Dieng à la conférence, Cheikh Sarr, ancien maire de Guédiawaye, a évoqué, à travers des références historiques des épisodes où l’éthique sportive a permis de défendre des causes justes. « Ce qui est une condition de l’harmonie nationale et du développement », pense-t-il.

Dans cette vision, les Asc ont une place importante. « Il y a association sportive et culturelle dans l’Asc, ose préciser Abdoulaye Faty Mbow. J’en rajouterai volontiers le E d’économie. En effet, les Asc doivent être un levier important dans l’économie du pays et la création d’emplois ». Le Sg du Sôr regrette le manque de « cordon ombilical » entre les Asc et les autorités locales et nationales. « Dans Asc, il y a le ministère de l’intérieur, celui du sport et enfin le département de la culture. Avec ma proposition d’y incorporer l’économie, il y aura l’agriculture, l’élevage, les finances ».

Moussa DIOP

« La journée de démocratie et d’union du peuple turc » est le thème de la commémoration de l’An 1 du coup d’État survenu le 15 juillet dernier en Turquie. Une occasion saisie par la représentation diplomatique de la République de la Turquie qui a organisé une conférence de presse, hier, à la résidence de l’ambassadeur à Dakar.

Selon Mme Nilgün Erdem Ari, un an après le coup d’État du vendredi 15 juillet 2016, le pays se porte bien. « Nous avons un taux de croissance d’environ 6% avec une industrie très forte », souligne-t-elle. « Le jour de l’attentat », dit-elle, « le président Erdogan a fait appel au peuple, qui s’est opposé à cette tentative de coup d’État. Il a réussi à surmonter ce coup », dit en préambule, la diplomate Turque.

Pour cette dernière, les institutions ne sont plus affectées. Elle poursuit « au lendemain de la tentative de coup d’État, les personnes proches de Gülen ont été arrêtées, d’autres démises de leurs fonctions ». « Il y a », poursuit-elle, « près de 70 procès en cours dans 23 départements, et des commissions de réclamation pour les personnes victimes ont été mises en place », affirme-t-elle. L’ambassadeur de Turquie au Sénégal a indiqué que des preuves tangibles (communications cryptées trouvées dans certains téléphones portables) montrent que les accusés devront faire face à la justice turque. Mme Ari a précisé que son pays continue toujours de réclamer l’extradition de Fethullah Gülen aux États-Unis. « Nous luttons contre le terrorisme à l’échelle internationale », a-t-elle laissé entendre.

Serigne Mansour Sy CISSE

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a visité le Centre de formation portuaire. Occasion saisie par la directrice Mme Awa Sagna pour annoncer le projet de déploiement du centre dans les ports secondaires du pays.

La visite du secrétaire d’État français auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a été une occasion, pour la directrice du Centre de formation des métiers portuaires, de tirer un bilan satisfaisant des six années de son existence. Mme Awa Sagna a déclaré que « c’est une grande satisfaction de voir, aujourd’hui, que le centre répond aux objectif du projet ». En termes de perspectives avec le développement des ports secondaires à travers le pays, la directrice annonce le déploiement du centre dans ces nouvelles zones portuaires. Mme Awa Sagna a aussi dit son souhait d’acquérir du nouveau matériel de dernière génération pour répondre à la demande des professionnels. Interpelée sur les projets, elle a laissé entendre que son staff qui travaille beaucoup avec les pays de la sous-région, a constaté qu’il était aussi difficile pour les entreprises de libérer les jeunes employés aller en formation. « C’est pourquoi, confie Mme Sagna, nous tendons, dans la dématérialisation, de proposer des formations à distance ».

Le secrétaire d’État a indiqué qu’il était venu pour découvrir ce centre de formation « qui, est un modèle. » Selon Jean-Baptiste Lemoyne « après six années d’expérience, le centre a un bon retour d’expérience de son fonctionnement et de ses atouts ». Il a ajouté que « l’importance de ce centre tient au fait qu’on est dans un monde où il y a de plus en plus d’échanges internationaux. Il est souhaitable que les entreprises sénégalaises puissent tirer partie de ce boom ainsi que les entreprises françaises. Cela veut dire que tous les métiers portuaires et de la logistique sont des métiers d’avenir ». Le ministre a souligné que l’accompagnement du Sénégal par la France, dans ce projet, « est une illustration du haut niveau de confiance et de coopération entre nos deux pays ». Cela est « visible » tant du point de vue politique qu’économique. Évoquant la qualité des apprentissages, il a défendu que « la formation professionnelle et l’apprentissage, sous toutes ses variantes, sont des filières qui permettent l’insertion, dans le marché de l’emploi. Nous avons en commun, avec le Sénégal, de voir nos jeunesses trouver à s’employer, une façon de se réaliser dans la vie.

Les taux d’insertion qui m’ont été communiqués sont de très bon niveau avec plus de 70 %. Cela montre bien qu’on prépare ici les jeunes à prendre en main leur avenir dans une filière qui se développe ».

M. S. DIAKHATE

La cérémonie de levée du corps du président Babacar Ndiaye, ancien patron de la Banque africaine de développement (Bad), samedi, a servi de tribune aux parents, amis et collègues du défunt de témoigner sur cet homme multidimensionnel. Une occasion pour le chef de l’Etat, le président Macky Sall, de rendre hommage mérité à ce digne et valeureux fils du Sénégal et de louer ses qualités humaines et professionnelles.

La République, les notabilités politiques, religieuses et coutumières, famille, les proches parents, amis et anciens collègues du monde de la finance ont tenu à assister à la cérémonie de levée du corps, samedi, de l’ancien patron de la Banque africaine de développement (Bad), le Sénégalais Babacar Ndiaye. A cet occasion, le président de la République, Macky Sall, a d’abord tenu à remercier son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, « pour ses paroles venues du cœur et pour ce geste de compassion et de réconfort ».

Puis, il a adressé ses remerciements au président guinéen Alpha Condé qui l’a appelé immédiatement à l’annonce de la nouvelle « pour lui exprimer toute la douleur qu’il ressent et [lui] dire qu’il serait à Dakar pour assister à la levée du corps à ce deuil qui frappe l’Afrique et le monde », mais qui, empêché, a tenu à dépêcher son épouse « pour partager ces moments de douleur ».

Ensuite, au nom de la nation, il a présenté ses condoléances à la famille éplorée, au Sénégal et à l’Afrique. Pour le chef de l’Etat, le défunt a servi son pays et le continent avec talent et abnégation via les financements de grands projets, par la Bad, durant sa présidence de l’institution financière africaine. Sur ce, M. Sall a salué l’ « engagement panafricaniste de tout le temps » de l’illustre disparu qui était également « bâtisseur et pionnier de l’émergence et de l’intégration africaine par les infrastructures de développement ».

Le président de la République de se souvenir, « avec émotion et à titre personnel », de la distinction « Grand prix Babacar Ndiaye pour les infrastructures » dont il été honoré en même temps que son homologue Paul Kagamé, le président du Rwanda, en mai dernier, en marge des 52e Assemblées annuelles de la Bad à Ahmadabad, en Inde, et au cours duquel il s’est entretenu et a échangé avec le défunt. « Ces prix, nous avait-il dit alors, sont une reconnaissance de l’œuvre accomplie mais aussi un encouragement pour l’avenir », a rappelé Macky Sall à l’assistance. « Il a ainsi apprécié positivement les réalisations et chantiers autoroutiers ainsi que notre projet de Train express régional (Ter) en cours de construction dont la Bad a été le deuxième bailleur en termes de volume d’investissement », dira-t-il.

Multiples activités sociales
Et le chef de l'Etat de lister les multiples activités sociales de feu Babacar Ndiaye. En tant que président du mouvement pour la bonne cause du cimetière de Yoff et en collaboration avec l’imam ratib de Dakar, El Hadj Alioune Moussa Samb, le défunt a toujours « œuvré à l’entretien et à la propreté des lieux ». Selon M. Sall, « il avait, sans nul doute, à l’esprit ce moment de vérité qui nous rassemble ici, moment fatidique qui rappelle la vanité de la vie ». « Quand l’homme est désormais seul face au Seul, alors seules les bonnes œuvres comptent, comme celles accomplies de son vivant par Babacar Ndiaye », a-t-il professé. A sa suite, le fils du défunt, Djibril Ndiaye, au nom de la famille, inconsolable par cette perte, a remercié le chef de l’Etat, son gouvernement et toute l’assistance venue témoigner les liens entretenus avec le disparu. Visiblement émue et touché, il dira à son endroit : « Nous ne sommes pas confus papa/regarde droit devant toi ! Nous t’avons tous pardonné et nous te demandons tous pardon ». Les témoignages d’amis, proches et collègues qui s’ensuivirent ont tous rappelé le profil multidimensionnel de l’illustre disparu. L’assistance, sous la direction de l’imam Ousmane Ndiaye, a prié pour le repos éternel de ce digne fils du Sénégal, pour qu’Allah (Swt) l’accueille en son paradis céleste.

Mamadou Lamine DIEYE avec Rts

Le président de la République, Macky Sall, a donné des « instructions fermes » pour faire la lumière sur la tragédie survenue samedi au Stade Demba Diop, où huit personnes ont été tuées et 88 autres blessées, lors d’échauffourées à l’occasion de la finale de la Coupe de la Ligue.

Le chef de l’Etat, qui est « indigné » par ces incidents, a aussi donné des instructions pour que « les responsables soient identifiés et sanctionnés sans faiblesse coupable », indique un communiqué de la Présidence de la République.

« D’ores et déjà, il a instruit le Premier ministre de prendre toutes les dispositions requises pour plus de sécurité dans les stades », relève encore le texte.

Il « présente ses condoléances à toutes les familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ».

Les huit victimes, parmi lesquelles figure une fille, auraient péri suite à l’effondrement d’un pan de mur de la tribune découverte du stade Demba Diop, dans la bousculade entrainée par les heurts.

La finale de la Coupe de la Ligue a été interrompue à la fin de la période des prolongations, alors que le Stade de Mbour menait par 2 buts à 1 devant Ouakam.

C’est après le coup de sifflet de l’arbitre que les échauffourées ont éclaté, avec notamment des échanges de coups et de nombreux jets de projectiles.

Les supporters mbourois n’ont dû leur salut qu’en escaladant le mur pour se réfugier sur l’aire de jeu.

La police a dans la foulée fait usage de gaz lacrymogène pour disperser le très nombreux public venu assister à la rencontre, jouée dans un stade comble.

A la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité (1-1).

Le state de Mbour a marqué son second but dans les 15 premières minutes des prolongations.

Source : APS

La Banque mondiale soutient la politique économique du président Macky Sall à travers notamment le financement de projets du Plan Sénégal émergent. Reçue par le chef de l’État, la Directrice des opérations de la Banque mondiale a souligné l’importance du Pse dans les schémas d’investissement de l’institution financière internationale. Cette année, la Banque mondiale va injecter 560 millions de dollars au Sénégal.

Ibrahim Boubacar Keita a été accueilli en fin d'après-midi par son homologue le Président Macky Sall.  Le chef de l'Etat malien doit prendre part demain aux obsèques de Babacar Ndiaye, ancien Président de la Banque Africaine de Développement décédé jeudi. A l'aéroport international Léopard Sedar Senghor, le Président Macky Sall était avec quelques membres du gouvernement et d'autres autorités civiles et militaires. Après l'accueil chaleureux le chef l'Etat a accompagné son hôte jusqu'à son lieu de résidence.

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