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Politique (2720)

Hier, à l’ambassade de France à Dakar, les Français sont venus assez tôt le matin, accomplir leur devoir civique dans le calme et en nombre. Sur place, il y a une affluence matinale et un bon déroulement du scrutin présidentiel.

L’ambassadeur de France, Christophe Bigot a indiqué que les 13.000 français inscrits enregistrés au Sénégal sont attendus dans 7 bureaux de vote à travers le pays.
Dès 8 heures, les bureaux de vote à l’ambassade de France étaient envahis. A la queue leu-leu, les électeurs avaient commencé à accomplir, à tour de rôle, leur devoir civique. Française d’origine cap- verdienne, Mme Isabelle Nacimento Dobrito venait de sortir de son bureau de vote. Soutenant avoir voté normalement et sans problème, elle a confié : « ça c’est très bien passé.

C’est une grande joie pour moi d’avoir accompli ce devoir civique ». Tout comme elle, cet homme du 3ème âge que nous avons croisé, âgé de 67 ans et qui a vécu en France pendant 30 ans, a lui aussi salué le bon déroulement du vote avant de laisser entendre, « je viens de voter pour notre intérêt ». Pour Mme Laurence Gavron qui vit, depuis 15 ans et de façon continue au Sénégal et qui attendait de voter, c’est un vote où vraiment personne ne sait ce qui va se passer. «Je crois qu’il n’y a jamais eu autant de suspens et j’espère surtout que les Français de Dakar, du Sénégal ne vont pas voter pour Le Pen. Il y a des tendances comme ça et moi je ne veux ni Le Pen, ni Fillon parce que je pense qu’ils sont très mauvais pour la France. Ils sont très réactionnaires et l’on a envie de progresser », a-t-elle ajouté.

13.000 français inscrits au Sénégal
D’après l’ambassadeur de France au Sénégal qui a aussi accompli son devoir civique avant de s’adresser à la presse, toutes les dispositions, en termes d’organisation, en termes de sécurité, ont été prises. «Il faut avoir en tête qu’il y a 7 bureaux de vote ici au Sénégal, il y a 13.000 qui sont inscrits. Cela demande un travail considérable. Le vote a lieu de 8 heures à 19 heures. Les bureaux de vote sont ici à l’ambassade, mais aussi au lycée Jean Mermoz et vous avez également des bureaux de vote à Saint-Louis et à Saly (Mbour). Voilà le dispositif qui a été prévu pour ce premier tour de l’élection présidentielle, sachant que nous aurons normalement un deuxième tour dans 15 jours », a affirmé, Christophe Bigot. Confirmant l’affluence de la matinée, l’ambassadeur de France a indiqué, quant au taux de participation, qu’il y a cinq ans, en 2012, il était de 39, %. « Nous verrons cette année s’il y aura plus de participants, qu’il y a cinq ans. A la dernière élection, nous avions 12.000 inscrits. Ce qui montre que la communauté française au Sénégal grandit, s’accroit », a-t-il fait comprendre. « C’est un grand moment, tous les cinq ans et cela permet de faire un choix et de participer à la vie collective qui est extraordinaire. Nous avons la chance, la France et le Sénégal ont les mêmes valeurs démocratiques ancrées dans notre Adn. C’est donc un moment important. C’est toujours important que chacun puisse participer au vote », a-t-il révélé.

Dispositions sécuritaires renforcées
Pour le consul général de France à Dakar, Olivier Serot Almeras, le rendez-vous d’aujourd’hui, c’est celui civique de sa communauté. « Nous avons mis tout en œuvre pour que les choses se passent au mieux. Nous avons eu à cœur de faciliter le vote pour notre communauté, en augmentant le nombre de bureaux de vote sur le territoire. En essayant d’inviter les gens à voter, en communiquant beaucoup en amont pour que les gens sachent où et comment voter, aussi par procuration. C’est le signe de ce grand rendez-vous que nous voulons chaleureux et qui témoigne de la vitalité de notre communauté », a-t-il insisté. En termes de sécurité, il a précisé : « nous avions pris des dispositions sécuritaires renforcées. Nous les avons peut-être accrues à l’issue de ce qui s’est passé à Paris. Je peux dire combien nous sommes satisfaits de voir que les forces de police et de gendarmerie sénégalaises travaillent main dans la main avec nos forces de sécurité à l’ambassade et tous ceux qui sont naturellement en charge de ce problème ». « Ce sont des dispositifs qui sont là pour veiller sur nos compatriotes afin qu’ils se sentent en sécurité, pour que les lieux de vote soient sécurisés », a-t-il insisté.

Amadou DIOP

Après le déplacement de la Première dame, dès les premiers instants de l’annonce du décès de la mère de Samuel Ameth Sarr, ce fut au tour du président de la République, Macky Sall, de présenter, vendredi dernier, ses condoléances à son « frère et ami », l’ancien ministre d’État en charge de l’Énergie sous le régime Wade. Une occasion, pour le chef de l’État, de réitérer, de vives voix, son appel au dialogue à ses frères libéraux pour fédérer les énergies et les compétences dans l’œuvre de construction nationale.

Suite à son discours à la Nation du 3 avril dernier tendant la main à tous ses compatriotes « pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales, en vue de bâtir un développement socioéconomique harmonieux du Sénégal », le président de la République, Macky Sall, a solennellement réitéré cette invite, vendredi dernier, à ses frères libéraux. Et c’est devant la famille du Parti démocratique sénégalais (Pds) au grand complet que le président Macky Sall a réitéré son appel au dialogue et sa main tendue à tous pour construire le Sénégal.
Selon le président Sall, « pour avoir cheminé ensemble pendant 19 ans, je ne peux détester le Pds, ce n’est pas possible ». Non sans les inviter à un combat républicain. « Tant que c’est un combat républicain et démocratique, il n’y a aucun problème », leur a-t-il asséné. « Toutefois, parce que l’œuvre est noble et grandiose, cet appel, après Tivaouane, enjambe les partis politiques pour embrasser tous les autres segments de la vie publique et chacun de nous peut contribuer à son édification », a-t-il soutenu.

C’est à cette fin qu’il leur a, de bonne foi, tendu la main « à tous et à toutes, pour travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion nationales », concernés tant que nous sommes, « par cette mobilisation pour le développement du pays ». Sur ce, l’ancien garde des Sceaux, ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, après avoir remercié, au nom de Samuel Sarr, le geste du chef de l’État, signe « d’amitié sincère et d’estime », a magnifié, pour s’en réjouir, de l’appel du président Sall à l’endroit de la famille libérale.

A sa suite, Serigne Saliou Ibn Serigne Aboul Akhad Mbacké à délivré le message de « remerciements » et de « gratitude » de Serigne Cheikh, Khalife de Serigne Saliou Mbacké au chef de l’État pour cette « marque de considération à l’endroit de son talibé Samuel Sarr que son défunt père considérait comme son fils».

M. L. DIEYE (avec RTS)

Le vice-président du parti Rewmi, Déthié Fall, a effectué, une tournée de proximité dans le département de Fatick notamment à Palmarin, Samba Dia, Diakhao, Fatick, Fayil, Diarrère pour aller à la rencontre des militants et sympathisants de ce parti. Il était accompagné du coordonnateur départemental et régional de Rewmi à Fatick, Matar Ndoumbé Diattara et d’autres responsables. Après avoir recueilli les doléances, Déthié Fall a déclaré que «les promesses non pas été tenues et que les espoirs sont déçus».

A l’issue de sa tournée dans le département de Fatick, le vice-président du parti Rewmi a tenu d’abord à remercier le coordonnateur départemental, Matar Ndoumbé Diattara et les autres responsables pour «l’excellent travail» qu’ils ont abattu dans le département de Fatick. « Partout, nous avons été accueillis par des militants extrêmement mobilisés, déterminés, engagés aux côtés du président Idrissa Seck derrière leurs responsables locaux pour la vraie émergence du Sénégal », a-t-il déclaré. Il a indiqué que les populations ont exprimé leurs doléances mais aussi leur désarroi dans un certain nombre de secteurs notamment le tourisme, la pêche, l’élevage, la santé, l’électrification, l’emploi des jeunes.

De plus, a-t-il ajouté, les femmes ont exprimé des difficultés liées au financement et à la disponibilité de moulins à mil. « Nous sommes dans le département du président de la République, Macky Sall, dans la commune où il a été maire. Il est supposé connaître plus que quiconque, les problèmes auxquelles sont confrontées les populations du département de Fatick », a-t-il soutenu. Selon lui, il est président de la République depuis 5 ans, et ces problèmes qui ont été exposés ont été constatés lors de sa tournée.

O. Ngatty BA

Interpelé sur la question de la tête de liste de Bennoo Bokk Yaakaar, lors de la conférence de presse des leaders de Bby qui a suivi la rencontre avec le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a déclaré qu’en temps « opportun », Bennoo traitera cette question et « règlera le problème bien qu’il n’y ait pas de problème ; une tête de liste sera désignée en son temps ». La question n’a pas du tout été évoquée parce que ce n’est pas une priorité pour Bennoo Bokk Yaakaar. Rien n’urge », a soutenu le patron de l’Afp. Sur sa candidature aux prochaines élections législatives, il s’est voulu clair : « je ne suis candidat nulle part, ni au niveau national, ni au niveau départemental. Vous ne m’entendrez jamais dans ces querelles. Je ne suis candidat à rien. Si l’on a besoin de moi pour une mission, je peux encore, tant que je vivrai, peut-être essayer, mais je ne demande rien du tout, je n’attends rien. Je n’espère rien, je ne dispute rien avec personne ». Le leader de l’Alliance des forces du progrès (Afp) a dit la fierté des membres de la coalition majoritaire par rapport au bilan du chef de l’Etat, avant d’annoncer la décision prise, de publier sous peu, « un livre blanc contenant l’ensemble des réalisations depuis 2012, après 5 années d’exercice du pouvoir par le président Macky Sall ». Selon lui, cet exercice se poursuivra jusqu’en 2019 et sur la base de ce bilan, et de ce que le chef de l’Etat va faire durant les 2 prochaines années, « Benno Bokk Yaakaar » a souhaité, à l’unanimité, que le président Macky Sall soit réélu dès le premier tour à l’issue de l’élection présidentielle de 2019.

A. DIOP

Plusieurs chefs de partis politiques et de mouvements de soutien, réunis au sein d’une nouvelle coalition dénommée « Initiative 2017 », ont demandé, samedi dernier, la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, en détention préventive depuis le 07 mars dernier et plaidé pour la constitution d’une liste unique de l’opposition lors des législatives du 30 juillet prochain. C’était à la Sicap-Baobas, à l’occasion d’une rencontre de « mobilisation » dans la commune d’arrondissement dirigée par l’un des adjoints de Khalifa Sall à la ville, Barthélémy Dias, et en présence de l’ancien ministre et secrétaire général de la Fsd/Bj, Cheikh Bamba Dièye, de Cheikh Guèye (maire de Derklé), Moussa Sy (maire des Parcelles-assainies), d’Oumar Cissé (directeur de l’Iagu et fondateur du mouvement « Vision »), de Moussa Tine de l’Alliance « Pencoo ». C’est la première sortie publique de la coalition « Initiative 2017 » constituée par « le noyau dur » de « Taxawou Ndakarou », vainqueur des dernières élections locales dans la capitale, et qui entend jouer sa partition pour l’élection des députés. Même si la libération du maire de Dakar, (inculpé et mis sous mandat de dépôt dans une affaire liée à la gestion de la caisse d’avance de la ville), a été au cœur de toutes les interventions, la préparation des législatives reste le sujet numéro un à l’ordre du jour. « Nous nous sommes constitués en coalition mais notre préférence va vers la constitution d’une liste unique de l’opposition », a ainsi déclaré, Babacar Thioye Bâ, un des conseillers du maire de Dakar. « Notre obsession, c’est l’éclatement de l’électorat qui ne serait profitable qu’au pouvoir en place ; et nous sommes convaincus que la différence se fera dans les listes départementales », a-t-il ajouté. Selon lui, « il y a des perspectives d’élargissement de la coalition car nous discutons avec beaucoup de monde ».

S. KAMARA

L’Apr de Rufisque et ses alliés ont pris l’engagement, ce week-end, de donner une « victoire écrasante » à la mouvance présidentielle au soir du 30 juillet. Sur ce, ils l’entendent laisser aucune parcelle de terrain à leurs adversaires.

Des responsables de l’Apr de Rufisque rassurés par la grande mobilisation politique de ce samedi, aux Hlm, (Rufisque ouest) et même optimistes pour les prochaines élections législatives qui se sont engagés à donner une large victoire à leur parti au soir 30 juillet prochain. Sous la houlette du ministre Oumar Guèye et du député Souleymane Ndoye, l’ensemble des maires avaient répondu à ce grand rendez-vous. « C’est très rassurant parce que l’ensemble des responsables est ici présent ainsi que toutes les cellules d’animation des femmes qui ont travaillé nuit et jour pour réussir cette mobilisation exceptionnelle », s’est réjoui Souleymane Ndoye au sortir de ce meeting.

Auparavant, le ministre Oumar Guèye a donné des gages de cette victoire future de la mouvance présidentielle dans le département. « Je suis persuadé qu’on aura une large victoire, mais on veut gagner avec la manière, parce que l’Apr est majoritaire à Rufisque », a dit le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, par ailleurs maire de Sangalkam. Pour Souleymane Ndoye, outre la détermination des militants et des responsables, le contexte est favorable pour eux d’arracher cette victoire. « Nous pensons que vu cette mobilisation, l’Apr doit parfaire son unité au sein de la coalition Bby, parce que nous n’avons pas d’adversaire en vue, le Pds est en lambeaux, nous avons deux courants qui se battent, la coalition Sopi n’existe plus à Rufisque », a renchéri le président du Conseil départemental de Rufisque, ajoutant qu’il suffit d’un peu plus de sagesse pour que l’Apr de Rufisque et du département puisse faire d’excellents résultats en vue des prochaines élections. « L’unité et la cohésion me semblent être essentielles maintenant », a insisté le ministre Oumar Guèye, persuadé que les réalisations du chef de l’État à Rufisque militent en faveur de cette « victoire éclatante » de l’Apr et de ses alliés au 30 juillet prochain.L’un des alliés, Badara Mamaya Sène a fait part de sa disponibilité et de son soutien pour contribuer à cette large victoire. « Rufisque aura le plus grand score départemental au soir de l’élection », a témoigné l’ancien maire de Rufisque et président de l’Alliance pour la République et pour la citoyenneté (Arc).

Pour l’heure, un consensus semble se dégager sur la tête de liste départementale. Car, la proposition faite par le conseiller économique et environnemental Abdou Salam Guèye, de faire de Souleymane Ndoye, la tête de liste est approuvée par l’ensemble (ou presque) des responsables de l’Apr du département. Une proposition similaire avait été faite auparavant par le responsable de Rufisque Est, Doudou Meissa Wade. L’intéressé lui dit s’en remettre à la décision du parti et il se dit même disposé à travailler avec n’importe quelle autre personne que le parti désignera pour conduire la liste départementale.

Maguette NDONG

Le président de la République s’est aussi prononcé sur les indicateurs macro-économiques du Sénégal. Il a déclaré, pour ne prendre qu’une seule raison, que « nous nous sommes endettés pour donner de l’eau aux populations qui ont soif partout dans le pays. Nous nous sommes endettés pour faire des routes, des pistes et des autoroutes. Pour assurer une bonne fluidité de la circulation. Rien qu’à Dakar, nous avons un manque à gagner de près de 100 milliards de FCfa par an du fait des embouteillages. Nous nous sommes endettés pour construire des universités, réduire définitivement, éliminer les abris provisoires et les remplacer par des classes en dur. 6 000 classes seront construites d’ici à 18 mois pour éradiquer les abris provisoires sur l’ensemble du territoire national », a révélé le président Macky Sall.

A. D.

Il a fait comprendre que le Sénégal respecte les critères de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Pour le président Macky Sall, « le Sénégal n’a pas violé un seul principe sur ces critères de convergences. Notre économie, en vérité, se porte donc bien malgré le renchérissement du dollar. En dépit de tout cela, nous venons de procéder à une baisse du prix de l’électricité. Nous avons vraiment fait des progrès. Le but est de montrer que les fanfaronnades de l’opposition ne sauraient nous dévier de notre trajectoire ».

Amadou DIOP

Intervenant sur « la supposée dictature et la menace qui plane sur la démocratie dans le pays », brandies par l’opposition, le président Macky Sall a fait remarquer qu’il n’y a « pas un seul détenu d’opinion au Sénégal » depuis qu’il est au pouvoir. « Pas un journaliste n’a été arrêté ou mis en prison pour un article de presse ou un délit d’opinion. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de violation sur les règles de déontologie. Mais c’est notre option fondamentale », a-t-il précisé. Avant de révéler le lancement du processus d’adoption du nouveau Code de la presse. « Après une longue période de gestation, une longue période également de concertation, ce projet devrait repasser en principe la semaine prochaine en conseil des ministres. Et nous allons le renvoyer à l’Assemblée nationale en demandant à la majorité de bien vouloir voter ce nouveau Code de la presse », a déclaré le président de la République. Revenant sur les attaques de l’opposition, il a estimé qu’elles ne sont « pas objectives ». « Nous ne disons pas que tout ce que nous avons fait jusque-là est sans faute ou parfait », a-t-il ajouté, « mais nous sommes sur la bonne voie et c’est ce qui est le plus important. Nous avons amélioré sensiblement le cadrage macro-économique et tous les indicateurs, on peut le dire, sont au vert ».

A. DIOP

En marge des assises de la Bad, en Inde, fin mai, le président Macky Sall et paul Kagamé du Rwanda recevront le Prix Babacar Ndiaye, annonce le site Confidentiel marque des points.

C’est en raison de sa vision ambitieuse des projets de développement et ses réformes engagées dans le Plan Sénégal émergent ( Pse) et le Train express régional (Ter) que le chef de l’État sénégalais a été choisi par le jury, réuni à Casablanca, au Maroc.

Selon Confidentiel Afrique, après plusieurs mois de travaux, le Comité de sélection, présidé par notre confrère Adama Wade, directeur de Financial Afrik a décidé, le 18 avril 2017, de désigner les présidents Paul Kagame et Macky Sall, pour recevoir cette haute distinction qui récompense les chefs d’Etat africains visionnaires et ambitieux qui portent l’idéal de faire émerger l’économie de leurs pays à travers des réformes audacieuses orientées vers des secteurs stratégiques ( énergie, infrastructures routières, environnement des affaires).

Le président Macky Sall, président de la conférence des leaders de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », a délivré, samedi dernier, un message fort dans la perspective des élections législatives du 30 juillet prochain. Les chefs de partis et de coalition de la majorité présidentielle ont écouté un appel à l’unité de la coalition et à relever le défi de la discipline afin de tout mettre en œuvre pour une liste commune de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Aucune liste parallèle ne sera tolérée, selon Macky Sall.

Environ 350 à 400 personnes (leaders et plénipotentiaires) issues des différents partis politiques, coalitions et mouvements citoyens qui composent la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » étaient présentes à la rencontre. Elle a abouti à l’adoption d’une résolution finale qui a salué, entre autres, les réalisations du gouvernement, la conjoncture politique favorable et la séparation « effective » des pouvvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire). La résolution a, en même temps, flétri « les agissements de l’opposition, » et a retenu une stratégie de mise en place d’une liste commune de Bby pour les législatives. Le président de la République a saisi l’occasion pour souligner « le défi » de l’unité de la coalition. «Partant des enjeux du moment, l’approche des législatives du 30 juillet 2017 doit, placer au cœur de nos préoccupations, l’unité de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar fondée sur un même engagement à lutter ensemble, gagner ensemble et gouverner ensemble. Le second défi est celui de la discipline dans la coalition. Sur ce plan, je dois avouer que le parti du président de la République, étant un peu l’épine dorsale, est plus que jamais interpellé ; la nécessité de s’oublier un peu au profit du collectif est nécessaire », a-t-il signifié. Il a demandé aux leaders de la coalition de « partager la stratégie électorale envisagée, tant pour le scrutin majoritaire que le scrutin proportionnel, sur d’une liste commune ».

Il a mis en garde les uns et les autres sur le respect des consignes qui seront retenues : « nous ne tolérerons aucune liste parallèle. Cela doit être dit avec force », a-t-il ajouté. « Autant pour les locales nous avions pris la décision de laisser les gens, s’ils n’étaient pas d’accord, de présenter leur liste puisque les enjeux étaient locaux. Il ne faut pas confondre alors les enjeux d’une élection législative avec ceux d’une élection locale. Cela n’a rien à avoir», a précisé le président Macky Sall. « Nous avons comme troisième défi majeur et non des moindres, le défi d’une communication offensive et conquérante. Communiquer sur les nombreuses réalisations du gouvernement dans tous les domaines, en ayant comme seul souci la clarification de toutes les questions devant l’opinion, d’éclairer leur lanterne sur l’orientation fondamentale que porte notre action publique, le plan Sénégal émergent puisque c’est le référentiel de toutes les politiques publiques », a insisté le président Sall.

Bilan, consensus et mobilisation
Selon lui, « à partir des échanges et éclairages que nous aurons cet-après midi, nous devrons rassurer, conforter l’image de «Bennoo Bokk Yaakaar» qui est la coalition la plus solide et celle qui a eu la plus grande longévité dans histoire politique de notre pays et qui a encore de grandes perspectives devant elle, entre autres, la matérialisation du Plan Sénégal émergent au service exclusif des intérêts des populations ».

En concluant son discours à l’assemblée, il a estimé que « le véritable objectif n’est pas seulement ce que nous avons aujourd’hui, ce n’est que le début du commencement de notre politique d’émergence économique ». Il s’agit aussi, selon lui, « d’indiquer les défis politiques à relever et les actions à envisager ensemble ». Il a rappelé le défi de la mobilisation et de l’occupation du terrain.

« Nous avons déjà réussi, et il faut s’en réjouir, à structurer nos entités dont la structure des femmes de Bennoo Bokk Yaakaar, les cadres de Bennoo, les sages de la coalition et les jeunes de Bennoo, tous obtenus par la concertation, la discussion et le consensus », a souligné le président Macky Sall. Il a indiqué que ces structures constituent, avec le Secrétariat exécutif et la Conférence des leaders, « l’architecture sur laquelle nous devons aller à la conquête et travailler étroitement avec nos territoires, c’est-à-dire avec les départements et les communes ». La stratégie électorale envisagée devrait, selon le président de la République, tenir compte de l’impératif d’une liste unique nationale proportionnelle et d’une liste unique départementale à travers les investitures sur les différents départements et dans la diaspora. « C’est un exercice difficile, périlleux, très complexe, mais si nous mettons en avant la démarche du consensus qui reflète notre diversité qui est en réalité notre richesse, sur la base des principes à combiner de la représentativité, de la solidarité et de la générosité dans l’équité, je pense que nous pourrons y arriver. Et nous devrons y arriver et nous y arriverons Inch Allah », a conclu le président Macky Sall.

Amadou DIOP

Pour gagner les élections à venir, il faut s’unir dans la discipline. C’est le plaidoyer des ministres Abdoulaye Diouf Sarr, Mbaye Ndiaye et Marième Badiane, qui prenaient part à un meeting de la coaltion « Bennoo Bokk Yaakaar », hier à la Sicap.

La coordination de la coalition « Bennoo Bokk Yakaar » de Mermoz Sacré-Cœur a organisé, hier, un meeting qui a vu la présence de plusieurs responsables de la mouvance présidentielle. Le mot d’ordre prononcé par tous les responsables était l’unité et la discipline. Dans son intervention, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a invité les militants à la discipline.

Pour le maire de Yoff, il est hors de question « d’être apeuré ». « Nous résidons à Dakar. C’est dans la discipline et l’unité que la mouvance pourra gagner les élections à Dakar ; c’est cela l’objectif », a-t-il dit sèchement ! Le député Moustapha Cissé Lô a embouché la même trompette pointant du doigt les jeunes militants. « C’est le moment de nous donner la main. Il n’y a pas de place à la division », a-t-il affirmé. Il s’est engagé à faire de tout son possible pour reconquérir la capitale. « Je ne viens pas à Dakar pour trouver une place», a dit M. Lô. S’adressant à l’opposition, il demande à Karim Wade de venir les trouver sur le terrain.

Marième Badiane, ministre d’État minimise, de son côté, le regroupement de l’opposition. A l’en croire, la possibilité de cohabitation ne les empêche pas de dormir. D’après elle, seule l’unité, le travail de terrain, sans tambour ni trompette, leur permettront d’arriver à l’objectif ultime qu’est d’offrir au président Sall plus de députés au soir du 30 juillet prochain. Sur les démissions d’Aliou Sall et d’Abdoulaye Timbo des listes respectives de Guédiawaye et de Pikine, elle a soutenu que le maire Sall est très utile pour les populations de Guédiawaye. A l’en croire, le chef de l’État écoutera la base. Toutefois, précise-t-elle : « je serai toujours derrière le chef de l’État ». Le député Zator Mbaye a affirmé que la seule star reste le président de l’Apr pour qui, il faudra travailler !

Serigne Mansour Sy CISSE

La rencontre des jeunes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » qui s’est tenue avant-hier a servi de tribune à la jeunesse de la majorité présidentielle pour renouveler sa confiance et son engagement au leader de leur coalition, le président Macky Sall.

Dans la perspective des législatives du 30 juillet prochain, les jeunes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » sont en ordre de bataille. Leur réunion présidée par leur coordonnateur, l’honorable député Zator Mbaye, le président des jeunes de l’Alliance des forces de progrès (Afp) a été mis à profit par les jeunes de la mouvance présidentielle pour passer à la loupe l’actualité politique nationale. Elle a ainsi servi de cadre pour leur porte-parole, Mame Bounama Sall, par ailleurs président des jeunes du Parti socialiste (Ps) de lancer un appel à tous les jeunes du pays, en particulier ceux se réclamant de la coalition majoritaire, d’aller se faire enrôler pour l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique avant le deadline arrêté ce dimanche. M. Sall a aussi décliné leur agenda par le lancement de la grande offensive pour bien huiler la machine électorale de la coalition à travers l’organisation imminente de caravanes dans les grandes artères de la capitale. Cette approche de proximité vise à aller à la rencontre des jeunes avec des dépliants et autres flyers listant les réalisations et le bilan positif du président Macky Sall et elle sera dupliquée sur tout le territoire national par les différentes coordinations départementales de « Bennoo Bokk Yaakaar ». Compte tenu de l’urgence, il a demandé́ à̀ tous ses camarades de travailler à̀ la mise en place de structures de jeunes de ladite coalition dans les 47 départements du pays. Enfin, tout en réaffirmant leur « confiance » et leur « engagement total et inconditionnel » au président Macky Sall, leader de leur coalition, pour ses orientations politiques, les jeunes de Bby ont invité tous les militants, vu les enjeux des prochaines joutes électorales (législatives 2017 et présidentielle 2019), à « la responsabilité, à l’unité et à la cohésion ».

M. L. DIEYE

A 24 heures de la clôture des opérations d’inscription sur les listes électorales et aussi pour l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique, le constat est que ce n’est plus la grande affluence auprès des différentes commissions administratives de Fatick.

Selon une situation faite par la gouvernance, depuis le début des opérations d’inscription jusqu’à la date du 21 avril, au total, il y a eu 285.904 inscrits dont 84.863 nouvelles inscriptions dans toute la région de Fatick. Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, les départements de Fatick et de Gossas ont atteint les objectifs qui leur étaient assignés depuis un mois. Mais, a-t-il déclaré, c’est le département de Foundiougne qui n’a pas atteint ses objectifs à cause de l’arrondissement de Toubacouta où il a été relevé des problèmes liés à la disponibilité de machines et aussi à la planification des machines existantes.

A un jour de la clôture des opérations d’inscription, les citoyens continuent de se rendre dans les différentes commissions administratives, mais le constat est que ce n’est plus la grande affluence. Selon la gouvernance, depuis le début des opérations jusqu’à la date du 21 avril, il y a eu 285.904 inscrits dont 84.863 nouvelles inscriptions dans toute la région de Fatick. Dans le département de Fatick, il y a eu 142.889 inscrits dont 44.195 nouvelles inscriptions : le département de Foundiougne 102.629 inscrits dont 30.271 nouvelles inscriptions. Pour le département de Gossas, il y a eu 40.386 inscrits dont 10.397 nouvelles inscriptions.

Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, tous les départements ont atteint les objectifs qui leur étaient assignés sauf Foundiougne. Il a expliqué que dans ce département, notamment dans l’arrondissement de Toubacouta, des problèmes liés à la disponibilité de machines et à la planification des machines existantes ont retardé l’enrôlement.

Oumar Ngatty BA

Le département de Ziguinchor a couvert à 145 % l’objectif de 79.000 électeurs à enrôler qui lui avait été assigné. Il a, en effet, atteint le nombre de 117.832 inscrits, à la date du 19 avril 2017.

« Ce chiffre montre que nous avons dépassé la population électorale du département au référendum de mars 2016, qui s’élevait à 110.000 électeurs (civils et militaires confondus) », a fait remarquer le préfet du département. Ibra Fall. Il a révélé que ce travail a pu être réalisé, grâce à un déploiement « formidable » des commissions administratives sur l’ensemble du territoire départemental. Mais au départ, il y a eu quelques difficultés, liées au fait que les opérations d’inscription sur les listes électorales avaient démarré pendant presque un mois avec une seule commission administrative. Celle-ci était établie à la préfecture. C’est à la fin du mois de décembre 2016 que l’autorité a déployé 9 commissions supplémentaires, portant à 10 le nombre de commissions administratives déployées dans le département.

Dans la commune de Ziguinchor, il y en avait 6 dont 3 commissions mobiles qui ont permis de couvrir tout le périmètre communal et de ratisser large notamment dans les quartiers. L’arrondissement de Nyassia compte une commission fixe et une commission mobile. Dans celui de Niaguis, il y avait une commission fixe à Adéane et une commission mobile à Niaguis. C’est cette dernière qui couvre la commune de Boutoupa-Camaracounda. Les sous-préfets de Nyassia et Niaguis se sont beaucoup investis également pour que les populations de leurs circonscriptions administratives respectives puissent s’inscrire massivement sur les listes électorales. A cet effet, ils ont sillonné les villages, notamment les plus reculés, pour amener les électeurs qui sont distants des commissions administratives. Ils se sont rendus également dans la commune de Ziguinchor pour faire enrôler leurs populations qui se sont déplacées ici, à cause de l’insécurité liée au conflit armé qui sévissait en Casamance.

Très satisfait des bons résultats enregistrés par son département, le préfet de Ziguinchor a salué les efforts immenses fournis par tous les acteurs, en particulier les membres des commissions administratives. Il arrivait à ces derniers de dépasser la barre des 300 électeurs inscrits par jour et par commission. Ibra Fall s’est félicité de leur engagement, de leur abnégation et de leur sens du sacrifice. « Parce que, souligne-t-il, ce n’était pas évident, car ils étaient confrontés à des pressions énormes, du fait qu’il y avait un rush vers les commissions et il n’était pas aisé de contenir cette pression. Mais, ils ont tenu bon. Actuellement, les électeurs viennent au compte-gouttes vers les commissions ». Le préfet a rendu un hommage mérité aux membres des commissions administratives pour leur engagement sans faille dans les opérations d’inscription sur les listes électorales de son département. M. Fall n’a pas manqué de faire remarquer que les bons résultats obtenus dans sa circonscription administrative résultent également des moyens importants que l’État a dégagés. Il a lancé un appel aux électeurs potentiels pour demander à ceux qui ne l’ont pas encore fait, de se rendre, sans attendre, auprès des commissions administratives pour se faire enrôler, avant le dimanche 23 avril. « Puisqu’après cette date, prévient-il, ce sera trop tard. Malheureusement, il n’est pas prévu une prolongation de ces opérations, parce que toute prolongation pourrait perturber le déroulement normal du calendrier électoral ».

El Hadj Moussa SADIO

Une rencontre d’échanges sur le projet porté par Emmanuel Macron, sa politique africaine et ses mesures pour les Français de l’étranger a été organisée mercredi à Dakar. Ses souteneurs appellent massivement à voter utile.

À la veille du 1er tour de l’élection présidentielle française, Richard Yung, Sénateur des Français de l’étranger a tenu, mercredi, une soirée d’échanges à Dakar avec le mouvement « En Marche Sénégal ». Dès l’entame de son propos, il a parlé de 16.000 adhérents à son mouvement à travers le monde. « Nous espérons le voir se développer. Macron a l’envergure, la personnalité, l’énergie communicante, la vision pour être président ; le vote utile, c’est de battre Marine Le Pen. Il est temps de ramasser les énergies en France. De Gaulle disait que le vote, c’est le lien personnel entre le candidat et l’ensemble du peuple », soutient-il. Selon lui, l’ancien conseiller de François Hollande a la qualité, la vision, l’énergie pour être un bon président. C’est pourquoi, il incarne le vote utile. A l’en croire, sortir de la zone Europe comme le présage Marine Le Pen augure la dévaluation, une perte de 15 à 20 % de pouvoir d’achat. Le souteneur de Macron affirme qu’un parti est un outil pour porter des valeurs. D’ailleurs, dans une vidéo de 6 minutes, Emmanuel Macron relève le mal être terrible chez certains Français ; et pourtant, une énergie et une lucidité se voient chez eux. « La société a profondément changé ; les clivages sont devenus obsolètes. Je crois à la liberté économique, sociale articulée à une société où l’on offre plus d’opportunités », explique le candidat à l’élection présidentielle devant un public très attentif à son message. Pour ce banquier d’affaires, ce sont ces raisons qui l’ont poussé à créer le nouveau mouvement politique, ni de droite ni de gauche, mais travaillant avec des gens valeureux. Madjiguène « Maje » Guèye de Seine Saint-Denis soutient, de son côté, avoir rejoint Macron grâce aux valeurs et à l’ouverture des diversités culturelles ; « c’est cela qui nous pousse à l’accompagner », explique-t-elle.

Aziz François Ndiaye, référent d’En Marche des Yvelines précise : « j’ai été frappé par l’incapacité que les hommes avaient pour offrir la chance aux autres. Cela m’a amené à me poser des questions sur mon avenir en tant qu’immigré, car il était sombre. La victoire est certaine ; nous allons combattre les discriminations». Pour Fatou Sagna Sow, il faut marcher pour une égalité des chances.

S. M. Sy CISSE

A l’occasion du lancement des journées de l’école du parti, autour du thème de «la pacification de l’espace politique : rôle des acteurs et des médias», le directeur de l’école du parti de l’Apr, Me Djibril War, a invité les acteurs politiques et les médias à préserver les acquis par la promotion de la paix et de la stabilité.

L’honorable député Djibril War, par ailleurs, directeur de l’école du parti Apr, a invité, à cette occasion, les acteurs politiques à entretenir des rapports de fraternité, de solidarité, de générosité et de tolérance. « Évitons l’arrogance, faisons, au contraire, preuve d’humilité, d’esprit de dépassement et de pardon à l’image de notre cher leader, le président Macky Sall. Il nous appartient de donner l’exemple à nos compatriotes dans la vie de tous les jours à tous les niveaux de statut et de responsabilité «, a-t-il lancé aux hommes politiques.

Quant aux médias, le directeur de l’école du parti Apr a précisé qu’en tant que vecteurs de communication incontournables, ils jouent un rôle déterminant dans la pacification de l’espace politique. «La presse devra jouer le rôle d’arbitre mais surtout de régulateur, de filtre et, au besoin, de censeur, d’auto censeur même, de propos, actes, écrits, désobligeants qu’elle se gardera de publier et de diffuser», a-t-il dit. Enfin, iM. War a invité à l’adoption d’un gentlemen agreement entre les acteurs politiques.

Amadou DIOP

Mohamed Habib Tijani, vice-ministre des Affaires étrangères du Ghana, reçu hier par le chef de l’État, le président Macky Sall, a annoncé que le président Nana Akufo du Ghana sera à Dakar les 16 et 17 mai prochains. Dans une tournée ouest-africaine où le Sénégal sera une étape importante, a révélé l’émissaire. Selon lui, ce sera une occasion de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays.

Faisant suite à la lettre des avocats du Khalifa Sall adressée au président Macky Sall, pour attirer son attention sur « les nombreuses violations commises par l’État du Sénégal » et pour solliciter, de son autorité, « le retrait de la Constitution de partie civile de l’État ». Le ministre chargé de la communication de la présidence de la République, El Hadj Hamidou Kassé, a réagi pour exprimer son étonnement de voir les conseils de l’édile de la ville de Dakar, sous mandat de dépôt, s’ériger en régulateurs de l’espace public.

C’est sur les ondes de la Rfm que le ministre conseiller en charge de la communication de la présidence de la République a répliqué à la lettre adressée au chef de l’État Macky Sall par les avocats du maire de Dakar. Selon El Hadji Hamidou Kassé, « aucun membre du gouvernement n’a violé le secret de l’instruction » dans le dossier afférant à la gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar qui a valu à son édile une mise sous mandat de dépôt par le doyen des juges. Partant du principe que l’État a un droit de regard sur la gestion des collectivités locales. « Il y a une seule caisse et l’État centrale a l’obligation et le droit de regarder dans la gestion des ressources confiées aux collectivités locales parce qu’il est le pourvoyeur de ces ressources », a-t-il fait savoir. Il précise que « c’est pourquoi « les procédures de contrôle a posteriori et a priori sont de rigueur notamment dans les collectivités locales ». Non sans préciser qu’il n'a pas encore lu la lettre en question. Sur la même lancée, M. Kassé a dit « regretter les attaques, les compagnes systématiques de calomnie, de dénigrement et de diffamation » à l’endroit du président de la République avant de renchérir que « quand vous attaquez, il faut vous attendre à une contre-attaque. Je demande seulement que le débat soit posé dans les règles de l’art ».

Rappelons que les avocats du maire de Dakar ont saisi, par lettre en date du 13 avril 2017, le chef de l’État aux fins de retrait de la Constitution de parte civile par l’État du Sénégal, « une hérésie », mais aussi pour mettre à ce qu’ils assimilent à des immixtions de membres de l’Exécutif avec « les sorties répétées des autorités gouvernementales pour se prononcer sur le dossier » ; ce qui, à leurs yeux, est en «violation flagrante de la présomption d’innocence » de leur client.

M. L. DIEYE

Pour le travail qu’il a toujours abattu pour la communauté française installée au Sénégal et pour ses convictions propres, le président de l’Association d’entraide des Français du Sénégal (Aefs), Daniel Vivien, a été élevé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur française. Il a ouvert la première agence de publicités au Sénégal.

« Vos convictions, cher Daniel, voilà nombre d’années que vous les mettez au service de nos compatriotes, au gré des saisons, au gré des vents, le plus souvent porteurs et parfois contraires ». C’est en ces termes que l’ambassadeur de France au Sénégal, Son excellence Christophe Bigot, a décrit Daniel Vivien, le président de l’Association d’entraide des Français du Sénégal (Aefs) à qui il a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur. C’était le jeudi 14 avril dernier au cours d’une cérémonie qui a réuni la famille, les intimes et les proches du nouveau récipiendaire. Christophe Bigot est revenu sur les qualités de cet homme « haut en couleurs », jamais triste et mais « sanguin » parfois quand il s’agit de défendre une cause. « Mais vous êtes aussi un navigateur de gros temps, de ceux qui, même face à l’adversité passagère, ne lâchent rien, au nom de leur vérité. Votre force est votre transparence, celle qui habite les sentimentaux et les affectifs, dont vous êtes », a dit l’ambassadeur de France à l’endroit de « ce gamin du Nord » de la France qui n’a pas résisté à l’appel du soleil. Une allusion à son arrivée au Sénégal en 1963 où il a ouvert, en 1973, le Centre d’information et de documentation publicitaire (Cidop).

Pour le récipiendaire, cette distinction est un réel honneur pour sa modeste personne. Paraphrasant Charles Cahier, Daniel Vivien estime que cet honneur doit être un éperon pour la vertu, non un étrier pour l’orgueil. Pour lui, la réussite n’est jamais l’œuvre d’un seul homme, mais celle d’un ensemble de personnes qui l’ont accompagné durant son long parcours. C’est pourquoi, il a dédié cette distinction à ses parents, son épouse, ses enfants et ses amis.

Il a ensuite rendu hommage au Sénégal, sa « terre d’accueil » qui a vu naître sa famille et où il a réalisé ses projets et noué des relations privilégiées avec de nombreux sénégalais. Quant à la France, sa patrie, il dit l’avoir quitté, comme beaucoup de gens de sa génération, bercé par le rêve, le goût de l’aventure et du voyage. Mais il continue à la porter dans son cœur. Enfin, Daniel Vivien a exprimé un vœu en appelant toute la communauté française confondue afin qu’elle soit unie dans ce beau pays de la Téranga.

Maguette NDONG

Les commissions d’inscription sur les listes électorales sont en train de mettre les bouchées doubles pour inscrire le maximum d’électeurs possible avant la date de clôture officielle fixée au 23 avril prochain. A la date du 17 avril déjà, 70.000 personnes ont déjà été enrôlées dans le département de Kolda. A 48 heures de la fin, c’est le rush dans les commissions administratives
Les opérations d’inscription sur les listes électorales, qui avaient démarré vers la fin du mois de novembre dernier, dans la commune de Kolda, avaient connu quelques lenteurs durant les premières semaines. Elles ont ensuite été étendues dans les zones rurales avec la mise en place des commissions dans les sous préfectures de Dioulacolon, Saré Bidji et Mampatim à partir du mois de décembre dernier. Malgré tout, le taux d’inscription était relativement faible, jusqu’au mois de janvier dernier, par rapport au nombre d’électeurs potentiels dans le département de Kolda. Au total, entre 10.000 et 15.000 personnes seulement avaient été enrôlées durant cette période. Mais, l’arrivée de nouvelles machines au mois de février dernier, a permis d’inverser la tendance au grand bonheur des populations. « Aujourd’hui, avec l’apport des machines qu’on a eues au mois de février, nous a permis de revoir notre stratégie d’approche de déploiement avec notamment les commissions mobiles. Nous en sommes, aujourd’hui, autour de 65.000 à 70.000 inscrits et nous pensons qu’au soir du 23 avril prochain, soit nous nous atteignons les 80.000 électeurs ou bien, nous avoisinerons très sensiblement, les 80.000 ou 85.000 inscrits », déclare Mactar Diop, préfet de Kolda. Il estime que cet objectif est tout à fait atteignable si l’on tient compte de la forte mobilisation des commissions d’inscription qui sont en train de mettre les bouchées doubles pour inscrire le maximum d’électeurs avant la date de clôture. C’est le cas des commissions déployées dans les arrondissements de Mampatim et de Dioulacolon et celle qui siège au niveau de la préfecture de Kolda. « C’est dans ces 2 arrondissements où véritablement, il y a eu, quand même, quelques léthargies. Mais, depuis hier, le ministre de l’Intérieur a mobilisé encore des machines pour renforcer les commissions de Mampatim et la commission de Dioulacolon. Nous-mêmes, à notre niveau, depuis ce matin, nous avons redéployé la machine de l’arrondissement de Saré Bidji et l’une des machines de la commune de Kolda. Nous les avons distribuées entre ces deux arrondissements parce que le score qu’elles ont eu par rapport à leur potentiel, nous semble insuffisant, nous pensons qu’il y a des efforts à faire », précise Mactar Diop.

Mamadou Aliou DIALLO

...Plus de 159.000 inscrits à Saint-Louis
A la date du vendredi dernier, les commissions en charge de l’inscription des citoyens ont souligné que, pour le département de Saint-Louis, quelque 159.613 personnes ont été inscrites.
Pour la commune, 115.314 individus ont été reçus dans les commissions tandis que pour l’arrondissement de Rao, 44.299 électeurs se sont inscrits. Les responsables ont rappelé qu’ils sont au-dessus du dernier fichier avec surtout les nouvelles inscriptions. D’un autre côté, à Saint-Louis, aucun problème n’a été noté lors de cette période, font savoir les autorités. Mais, depuis le début de la semaine, les retardataires prennent d’assaut les commissions pour se faire enrôler, renseignent les responsables à la préfecture de Saint-Louis.
 
A. M. NDAW

Mme Kâne Dior Diallo, ex-responsable du parti « Bess Du Niak » à Saint-Louis, a tenu, hier, un point de presse pour annoncer sa ferme décision de quitter cette formation politique pour intégrer, avec ses militants, le parti «Ldr Yessal» de Modou Diagne Fada.

En présence du responsable départemental de Rewmi, Dr Abdoulaye Ndoye, du responsable libéral, Djibril Sakho et plusieurs autres représentants de « Manko Wattu Ndar », Mme Dior Diallo Kâne a précisé qu’après consultation avec sa base, ses proches, ses parents, amis et sympathisants, elle a senti le besoin de trouver un cadre d’expression effectif pour son engagement et ses ambitions pour le pays. Elle a indiqué que sa position actuelle dans « Manko Wattu Ndar », qui est un cadre idéal qui lui permet de mieux enraciner ses convictions politiques, est contradictoire avec celle du directoire national de « Bess Du Niak », qui est dans la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ». « Manko Wattu Ndar », a-t-elle poursuivi, lui a démontré son dynamisme, sa motivation profonde, son engagement sans faille pour la ville de Saint-Louis. Elle a ainsi bien apprécié la position de cette coalition de l’opposition sur les questions relatives aux inscriptions sur les listes électorales, à l’érosion côtière et maritime, à l’insécurité, la précarité galopante à Guet-Ndar, Pikine et dans d’autres quartiers de Sor et de la Langue de Barbarie.

Mb. Kh. DIAGNE

La 3ème édition de l’Agora diplomatique s’est tenue, hier, au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sur le thème : «l’Afrique et la justice pénale internationale».
A cette occasion, le professeur Mactar Kamara, chef du département de droit public à l’Ucad a indiqué qu’aujourd’hui, l’option de l’Union africaine semble être la mise en place d’une véritable Cour pénale africaine, ou une véritable Cour pénale panafricaine.

Amadou Kébé, président de l’amicale des anciens ambassadeurs qui a modéré les débats a, d’emblée, dit que « si l’on avait des juridictions nationales compétentes et si l’on avait la volonté politique de juger, la Cour pénale internationale n’aurait aucun rôle à juger ». « C’est parce qu’il y a défaillances dans les juridictions nationales que la Cpi se saisit ou s’est saisie de certains cas », a-t-il indiqué. De l’avis du Pr Mactar Kamara, chef du département de droit public à l’Ucad qui a animé les débats, «l’Afrique est aujourd’hui au cœur des préoccupations de la justice pénale internationale parce que malheureusement, ils sont légions, les actes de barbaries qui ont pour théâtre le sol africain». Il a ajouté qu’il n’est pas exagéré de dire, de nos jours, que l’Afrique est devenue un véritable enjeu de la justice pénale internationale. Selon lui, le sentiment qui se répand, aujourd’hui, chez bon nombre de dirigeants africains et d’intellectuels du continent est que la Cpi n’est que le bras armé de l’impérialisme judiciaire de l’occident. Par son action judiciaire répressive, toute entière centrée sur l’Afrique, la Cpi prête le flanc à la critique sur l’idée d’une justice du nord contre le sud, d’une justice internationale qui ne l’est que de nom car foncièrement sélective et inégalitaire, teintée de néocolonialisme instrumentalisée voire manipulée par les grandes puissances, a-t-il éclairé.

Pour le Pr Kamara, les espoirs déçus d’une justice internationale impartiale ont pu faire dire à certains que la Cpi n’est ni plus ni moins qu’un simple miroir aux alouettes. Et tout compte fait, «en tout état de cause, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur dix enquêtes qui ont été ouvertes par le bureau du procureur, neuf concernent le continent africain, sur onze procédures d’examens préliminaires, quatre concernent l’Afrique. Vingt mandats d’arrêts ont été émis depuis que la Cpi existe et ces vingt mandats ont tous été émis contre des Africains. Ce sont des chiffres assez parlants. Voilà les raisons qui permettent de dire que finalement les relations entre l’Afrique et la Cpi ne sont pas au beau fixe. C’est la raison pour laquelle l’Afrique veut s’approprier son destin en matière de justice pénale internationale », a-t-il complété.

Amadou DIOP

Serigne Bassirou Mbacké, chef religieux, maire de la commune de Darou Salam Typ, président de l’association des maires du département de Mbacké, est la recrue de taille que le ministre Aly Ngouille Ndiaye a accueillie dans les rangs de l’Apr du département de Mbacké.

Le ministre a magnifié la forte mobilisation des populations en dépit de la forte chaleur. Il a jugé rassurant l’arrivée de Serigne Bassirou Mbacké Typ, dans le dispositif de l’Apr. ll a reconnu et magnifié ses qualités de fédérateur.

A l’endroit des orateurs qui l’ont précédé, Aly Ngouille Ndiaye a dit : « J’ai entendu toutes les doléances émises, concernant le département de Mbacké. Il faut comprendre que vos sollicitations recoupent les ambitions du président de la République pour le département, certes la première phase du Pudc n’a pas beaucoup touché le département, mais nous entamons la deuxième phase du programme et le président Macky Sall tient à ce que toutes les localités soient suffisamment servies en infrastructures hydrauliques électriques en voies d’accès ».

Il a fait savoir qu’il y a un programme spécial pour le financement des femmes et des jeunes, et les ministres Moustapha Diop et Mame Mbaye Niang s’y activent. Le département de Mbacké, a-t-il reconnu, doit disposer de plus d’un lycée et une révision du système éducatif, dans l’accompagnement des « daaras ». Concernant le volet industriel, a-t-il révèlé, nous sommes en concertation avec la commune pour démarrer les travaux d’une zone industrielle à Touba, pour booster la production et créer des emplois et de la valeur ajoutée.

Serigne Bassirou Mbacké qui est un poids lourd incontestable dans le Baol a affirmé qu’il y mettra du sien. Avec son franc parlé, il a demandé au ministre d’être leur interprète auprès du président Macky Sall, listant une série de doléances dont les interventions attendues du Pudc.

Auparavant, Aly Ngouille Ndiaye a invité les apéristes de Mbacké à s’ouvrir au nouveau venu. « Nous allons vers des échéances électorales, il reste quelques jours pour s’inscrire et voter le jour J. Nous sommes à votre disposition dans tous vos besoins dans le parti », a conclu le responsable de l’Apr.

Mamadou DIEYE

Aux accusations de « dévolution monarchique du pouvoir », portées par l’opposition contre Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, obligeant ces derniers à décliner leurs investitures comme tête de liste départementale de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » aux prochaines législatives à Guédiawaye et à Pikine, le député Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Apr, est sorti de sa réserve pour mettre un terme à cette fausse rumeur savamment entretenue par une opposition « experte en intoxications, manipulations et accusations gratuites et fausses, en mal de programmes alternatifs crédibles ».

Selon Abdou Mbow, vice-président à l’Assemblée nationale, c’est encore « cette opposition, habituée aux manipulations, intoxications et aux accusations légères et fausses qui veut s’engouffrer dans cette brèche pour s’en prendre au président de la République ». En voulant assimiler la dévolution monarchique du président Wade à l’action du maire de Guédiawaye et de celui de Pikine, « qui eux, n’ont jamais été nommés mais plutôt élus ». Et ils ont été choisis par leurs militants et les soutiens de la majorité de la banlieue pour diriger la liste de ladite coalition lors des prochaines législatives. Ainsi, comme ils l’ont eux-mêmes dit, et on ne peut être plus royaliste que le roi, en renonçant à leurs investitures respectives, c’est pour « mettre à l’aise » le président de la République »

M. L. DIEYE

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