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Politique (1634)

Le chef de l’Etat, Macky Sall, esyt contre l’immigration choisie que prônent les pays occidentaux. Par aileurs, il a invité à un traitement approprié des questions liées à la migration, notant que cette problématique est très ancienne. Ce qui est nouveau, aujourd’hui, c’est l’ampleur du phénomène. Il a présidé hier l’ouverture d’une conférence internationale de trois jours sur le sujet.

Le président de la République, Macky Sall, n’est pas en phase avec les dirigeants de l’Europe sur la question de l’immigration choisie. Selon lui, soit on prend tout le monde : médecins, ingénieurs, maçons etc., soit on rejette tout le monde.

De l’avis du président Sall, la réflexion sur la migration mène très loin. « Pourquoi quand l’Afrique doit s’endetter on met le plafond à ce niveau en disant qu’il y a des risques ?, s’interroge-t-il, avant d’ajouter ceci : «  il n’y a pas plus de risque ici qu’ailleurs. Après la guerre, l’Europe a eu la chance d’avoir accès à des ressources à longue durée. J’essaie de lancer un emprunt à long terme, sur 30 ans. Ce qui permet de construire des infrastructures majeures à des taux concessionnels ou à la limite semi-concessionnels. Dans ce cas, le Sénégal serait, en ce moment, en chantiers partout et aucun Sénégalais ne les laisserait pour aller s’aventurer dans le désert où il pourrait perdre la vie », a déclaré Macky Sall.

Par ailleurs, il a estimé que la problématique de la migration doit être traitée de façon appropriée en évaluant la part et la responsabilité de chacun. C’est en tout cas l’avis du président Macky Sall qui a présidé, hier, une conférence internationale sur « Migration, gouvernance et développement en Afrique  de l’Ouest : le temps de l’action». Elle est à l’initiation de la Coalition pour le dialogue en Afrique (Coda) et de l’Institut africain de la gouvernance (Iag). Pour le président Sall, la question des migrations qui se pose, aujourd’hui, doit être engagée avec lucidité, responsabilité et solidarité.

Un phénomène naturel
« La migration est un phénomène naturel qui se poursuit mais qu’il faut aussi maîtriser. Nous devons accepter que l’Europe n’ait pas les mêmes capacités d’absorption que l’Afrique. C’est une réalité qu’il faut comprendre sinon les mouvements extrémistes vont prendre naissance en Europe, et cela a commencé, pour la ramener avec l’Afrique vers des situations que nous avons dépassées depuis très longtemps », a prévenu Macky Sall. Selon le chef de l’Etat, ce qui est aujourd’hui nouveau, c’est l’ampleur du phénomène et la complexité des problèmes qui lui sont connexes, notamment les réseaux de migration clandestine, la criminalité transfrontalière, les trafics de tous genres mais aussi les pertes en vie humaine.

« Il nous faut, en même temps, clarifier les données du problème. Le phénomène migratoire n’est pas un mouvement à sens unique. L’Afrique est une terre de départ, mais aussi une terre d’accueil des communautés africaines et non africaines. Cela mérite d’être rappelé parce qu’on l’occulte trop souvent. Contrairement aux idées reçues, la première destination des migrants africains, c’est l’Afrique. Seulement 15% parmi eux rejoignent l’Europe. Ce n’est pas une excuse. Même s’il était possible de retenir ces jeunes qui vont en Europe, nous allions le faire », a précisé le président de la République, incitant ainsi les pays Africains à travailler ensemble pour réduire ce pourcentage en créant de l’emploi en Afrique afin de développer le continent.

Travailler ensemble
Mais pour cela, a-t-il reconnu, l’Europe doit aider l’Afrique à travers des mécanismes mis en œuvre ensemble. « La question de la coopération et du développement reste plus que d’actualité », a laissé entendre le président Sall.

A son avis, l’Afrique doit combattre très farouchement l’émigration clandestine à travers les réseaux criminels qui agissent sur le continent. « Depuis plus d’une quinzaine d’années, avec l’Union européenne à travers le Frontex, nous avons mis en place des mécanismes qui ont permis de ralentir, voire neutraliser le phénomène, mais il est toujours présent. Il faut qu’on travaille ensemble pour des solutions durables aux flux migratoires.

Cela doit aussi passer par l’éducation, la formation qualifiante aux métiers et surtout la revitalisation économique des zones de départ des migrants », a préconisé Macky Sall. Selon lui, cela incombe aux Etats et aux gouvernements qui doivent créer des conditions de développement dans les zones périphériques et celles déshéritées. « S’il n’y a pas équilibre entre les territoires, nous allons non seulement accélérer l’exode rural, mais les gens quitteront aussi le pays », a-t-il soutenu.

Par Ndiol Maka SECK

Pudc, Dac, Puma... : Des mesures pour maintenir les jeunes au Sénégal
Macky Sall a rappelé, hier, quelques unes des politiques qu’il a lancées pour essayer de rééquilibrer le développement interne avec plus de considération pour les zones rurales et les zones frontaliers afin de maintenir les jeunes aux pays. Il a cité d’abord les programmes de promotion de l’enseignement professionnel technique. Ensuite, « l’initiative terre ferme contrairement au large qui attire et qui tue ». Cette initiative, selon le président Sall, associe des jeunes dans l’exploitation de Domaines agricoles communautaires(Dac) et de fermes « Natangué ». « Ces Dac sont des modèles d’intégration et de création d’emplois et de richesses en milieu rural », a-t-il mentionné. Il y a aussi et surtout, a-t-il souligné, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) destiné au développement des zones rurales défavorisées.

Ce Pudc, a relevé le chef de l’Etat, sera combiné au Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) qui sera concentré sur le pourtour frontalier. «  Ces villages sont, en réalité, abandonnés depuis l’indépendance. Il n’y a ni eau ni électricité ni piste encore moins de téléphone. Comment peut on envisager maintenir les populations dans ces conditions au 21e siècle ? C’est absolument impossible », s’est désolé Macky Sall.

Ce programme, a-t-il ajouté, va compléter le Pudc pour donner des perspectives aux populations issues de ces milieux défavorisés qui sont, en général, les principaux candidats à l’émigration. Le chef de l’Etat n’a pas omis le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Fes), destiné à préparer le retour des Sénégalais de la diaspora.

Ndiol Maka SECK

Le chef de l’Etat dénonce la stigmatisation de l’Afrique
Le président Macky Sall est contre la stigmatisation de l’Afrique. « Essayons de voir comment nous devons travailler pour que l’Afrique ne soit pas stigmatisée », a-t-il invité, sous les applaudissements de la salle. Il a dit que « notre génération d’Africains ne peut pas accepter cette façon de voir les choses parce que l’Afrique a trop souffert de ce genre de clichés à travers les médias et très souvent, on survole les sujets ».

Selon le président de la République, on n’interroge pas trop souvent l’histoire. Et beaucoup parmi les responsables, en Europe, connaissent les relations entre ce continent et l’Afrique et comprennent comment il faut traiter ce genre de sujets. « Mais malheureusement, beaucoup parmi la jeune génération européenne ne savent pas d’où vient l’Europe et quelle est sa responsabilité dans le monde. Si les Sénégalais m’écoutaient, aucun parmi eux ne mettrait les pieds en Europe, mais contribuerait au développement de notre pays. Nous avons besoin de garder la jeunesse africaine en Afrique », a plaidé Macky Sall.

Sur les demandes de réadmission lancées par l’Europe pour rapatrier les Africains, le président de la République a estimé qu’il est difficile de donner une suite favorable à cette requête. « La diaspora Sénégalaise amène en moyenne deux milliards de dollars par an, soit deux fois plus important que l’aide publique au développement. Cette manne doit être protégée. C’est pourquoi il faut comprendre qu’on ne puisse pas adhérer à la réadmission. C’est un manque énorme à gagner quand ces personnes rentrent », a soutenu Macky Sall. De son point de vue, il faut réfléchir, de façon responsable, à freiner tout ce qui est émigration clandestine et continuer à renforcer le Frontex et à démanteler les réseaux criminels.

Ndiol Maka SECK

Marcel De Souza, président de la Commission de la Cedeao : « 15% des migrants africains rejoignent l’Europe »
M Souza CedeaoSelon le président de la Commission de la Cedeao, malgré le tapage médiatique qui se fait autour de la migration des Africains vers l’Europe, les mouvements restent faibles. « Les statistiques ont montré que sur 100 africains, les 70 restent en Afrique. La Côte d’ivoire accueille 2,4 millions de migrants, le Ghana et le Nigeria suivent respectivement. Et dans les 30% qui restent, il n’y a que 15% qui vont en Europe. Ce qui est un mouvement minoritaire », a déclaré Marcel De Souza.

A l’en croire, les statistiques ont aussi montré que ceux qui vont en Europe, c’est surtout les jeunes à la recherche d’emploi. Mais le plus important, a-t-il relevé, c’est que les Africains ont compris qu’il vaut mieux rester dans leur continent que d’aller en Europe où leurs droits ne sont pas toujours respectés. « Le pays de départ et le pays d’arrivée doivent, tous les deux, respecter les droits des migrants où est-ce qu’ils se trouvent », a-t-il estimé. Le président de la Commission de la Cedeao a cité « le Sénégal comme exemple d’hospitalité qui doit inspirer tous les pays ».

Ndiol Maka SECK

Hommage au président John Kufuor
Sous un autre registre, le président Macky Sall a loué les mérites de l’ancien président ghanéen, John Kufuor, qui a fait le déplacement. « Le président Kufuor a marqué l’histoire récente du Ghana par sa gouvernance et par les résultats qu’il a pu obtenir. Je dois aussi rappeler que c’est sous sa gouvernance que les questions de migration ont été bien traitées dans son pays et inscrites dans les stratégies de politique publique du Ghana », a rappelé Macky Sall. Ce n’est pas donc surprenant, selon le chef de l’Etat, qu’il abandonne l’anniversaire de sa distinguée épouse pour venir partager, avec nous, ces moments de réflexion sur une question d’actualité.

Ndiol Maka SECK

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier, jeudi 13 octobre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat présente, à l’occasion de la célébration dans la communion de la fête d’Achoura, ses meilleurs vœux de paix, de prospérité et de bonheur à la Oumah Islamique, particulièrement à la communauté musulmane du Sénégal. Il formule également des prières de prompt rétablissement aux malades.

Abordant la bonne préparation des manifestations religieuses en perspective, qui sont l’occasion de regroupements exceptionnels de populations, de déploiement important de moyens publics, et d’activités économiques intenses dans plusieurs localités, le président de la République demande au gouvernement de mettre en œuvre une Stratégie nationale inclusive de gestion des évènements religieux, articulée autour de la maîtrise du calendrier des manifestations, de la mobilisation des services et moyens publics nécessaires, notamment dans les différents pôles religieux du Sénégal. Dans cette perspective, le chef de l’Etat rappelle au gouvernement l’impératif d’intensifier la mise en œuvre du Programme national de Modernisation des Villes religieuses, qui est une matérialisation effective de la volonté de l’Etat de soutenir un exercice des cultes dans le confort des populations, avec le souci permanent de renforcer l’exemplarité du dialogue interreligieux, facteur de stabilité durable du Sénégal.

Poursuivant sa communication autour de la nécessite de préserver les droits des travailleurs, le président de la République indique au gouvernement l’impératif de procéder au recensement effectif des entreprises publiques et privées en liquidation, des catégories de personnels concernés, des droits officiels dus par chaque entreprise liquidée, de même que leur niveau de recouvrement par les travailleurs concernés. Ainsi, le chef de l’Etat demande au gouvernement d’accélérer toutes les procédures de liquidation en cours en vue d’un règlement durable du passif social et de lui proposer, en relation avec les syndicats et le Patronat, un cadre juridique et institutionnel actualisé de liquidations des entreprises. En outre, le chef de l’Etat invite le gouvernement à veiller à la renégociation concertée et régulière des conventions collectives interprofessionnelles, ainsi qu’à l’accélération de la signature d’une convention collective interprofessionnelle du secteur de la sécurité privée, qui est stratégique et hautement créateur d’emplois.

Rappelant, par ailleurs, l’importance primordiale qu’il accorde à l’emploi des jeunes et à la promotion sociale des travailleurs, le président de la République invite le gouvernement à faire du développement de la formation professionnelle et de l’apprentissage, des piliers d’un marché du travail dynamique, pourvu d’offres de qualifications répondant aux demandes des entreprises privées et du secteur public.

En effet, l’esprit de la réforme de notre système éducatif, pour en faire un facteur de succès du Plan Sénégal émergent (Pse), est que l’école doit se rapprocher davantage du monde de l’entreprise. Il convient dans ce cadre, de veiller à la qualification professionnelle des jeunes, à l’amélioration du cadre d’exercice et d’insertion des apprentis par la création de centres nationaux de formation et d’insertion des apprentis, organismes publics délivrant des diplômes professionnels, combinant les enseignements théoriques et la formation pratique en entreprise.

Le chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, en informant le Conseil de sa participation, le 15 octobre 2016, à Lomé, au Sommet de l’Union africaine sur la Sécurité et la Sureté Maritimes, et de la tournée économique qu’il compte effectuer dans les zones de production agricole. Enfin, le président de la République adresse ses félicitations au ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ainsi qu’aux membres de la Mission permanente du Sénégal à New York, pour le travail remarquable accompli au Conseil de Sécurité des Nations unies. Le Premier ministre a axé sa communication sur la situation du secteur agricole et le soutien apporté par le président de la République au monde rural, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale, en évoquant l’agenda que le Sénégal compte proposer durant sa présidence du Conseil de Sécurité des Nations unies, le mois de novembre 2016.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait le point sur les projets d’aquaculture, dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a rendu compte de la rencontre de haut niveau, sur l’initiative de l’Adaptation de l’Agriculture Africaine « AAA », qui s’est tenue à Marrakech, du 29 au 30 septembre 2016, en prélude à la COP 22.

Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi relatif aux services de renseignement ;
• le projet de loi portant loi d’orientation sur les Zones économiques spéciales (Zes) ;
• le projet de loi portant dispositif d’incitations applicables dans les Zones économiques spéciales (Zes).

Le président Macky Sall a réuni le Conseil des ministres, hier mercredi 5 octobre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le chef de l’Etat se félicite des performances économiques et sociales remarquables du Sénégal, confirmées par le rapport Africa Pulse de la Banque mondiale, et le classement de l’Indice Mo Ibrahim 2016 sur la gouvernance africaine (Iiga) dans lequel notre pays occupe la 10ème place sur 54, avec un score global de 60,8 sur 100, améliorant son score de plus de 3,7 points.

De façon générale, que ce soit pour l’indicateur, Sécurité et Etat de droit  ou pour les indicateurs corruption et bureaucratie,  participation citoyenne et Droits de l’Homme, ou en matière de liberté d’expression et développement économique, les performances du Sénégal sont appréciables et appréciées par nos compatriotes mais également, par la communauté internationale dont la démarche et le dispositif d’évaluation sont réputés rigoureux.

En conséquence, le président de la République exhorte le gouvernement à renforcer les initiatives en matière de transparence et de lutte contre la corruption, à améliorer les dispositifs d'encadrement des libertés d’expression et d’opinion, de protection des biens et des personnes.

Dans la même perspective, le chef de l’Etat invite le gouvernement à intensifier les investissements publics dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures et du capital humain, à accélérer les réformes budgétaires et financières, à renforcer l’amélioration de l’environnement des affaires, et la promotion du secteur privé, en vue de maintenir la dynamique d’accélération de la croissance et de consolidation du bien-être social durable et équitable des populations.

Abordant la rentrée scolaire 2016 - 2017, le président de la République adresse ses félicitations et ses encouragements à toute la communauté éducative du Sénégal et rappelle au gouvernement l’impératif absolu de prendre toutes les dispositions requises, pour une bonne rentrée des classes ainsi qu’un bon déroulement de l’année scolaire 2016-2017 sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, le chef de l’Etat rappelle au gouvernement, la nécessité de mettre en œuvre le Programme national d’informatisation des écoles, afin d’accroître l’usage fondamental du numérique dans le système éducatif et de bâtir une école de référence, axée sur la réussite et l’excellence. A cet effet, le président de la République décide d’instituer le Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Enseignant, doté d’un diplôme, d’une médaille et d’une récompense financière. Appréciant l’hivernage prometteur de cette année et la prochaine campagne de commercialisation agricole, le chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller à la préservation des cultures, d’assurer, avec l’ensemble des acteurs impliqués, la fixation, dans les meilleurs délais, des prix aux producteurs, notamment pour l’arachide et de prendre toutes les dispositions idoines, pour une transformation adéquate et une meilleure commercialisation de la production rizicole nationale, au regard des bonnes performances réalisées pour l’atteinte de l’objectif prioritaire d’autosuffisance en riz à l’horizon 2017.

Le chef de l’Etat exhorte également le gouvernement à renforcer la dynamique de promotion du « Consommer local », à travers un label national de qualité « Riz du Sénégal » accessible aux populations, en mettant à contribution le secteur industriel et les associations de consommateurs et invite le Premier ministre à lui faire le point de l’état de la mise en œuvre des directives retenues lors du Conseil présidentiel sur l’autosuffisance en riz.

Enfin, le président de la République indique au gouvernement l’urgence de mettre en œuvre tout le dispositif administratif, technique et financier requis, de vulgariser les mécanismes publics d’assurance agricole, et de veiller à la mise à niveau effective de la Sonacos-Sa, de la Caisse nationale de Crédit agricole du Sénégal (Cncas) et de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde). Concluant sur ce point, le président de la République informe les membres du Conseil de la tournée qu’il compte effectuer dans plusieurs zones de production, afin d’encourager les agriculteurs à poursuivre les efforts consentis dans le cadre de la politique d’autosuffisance alimentaire.

Le chef de l’Etat a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats.
Le Premier ministre a axé sa communication autour de la problématique de l’emploi, avant de rendre compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale ;
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rendu compte du programme d’activités de la campagne « octobre rose » consacrée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein et du col ;
Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait le point sur la Conférence mondiale Habitat III, qui se tiendra à Quito en Equateur, du 17 au 20 octobre 2016.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de Bangui révisé, signé à Bamako, le 14 décembre 2015 ;
• le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature
• le projet de loi de Finances pour l’année 2017, arrêté à plus de 3355 milliards de francs, contre 3022 milliards pour la loi de finances initiale 2016.

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le président de la République a pris la décision suivante :
Monsieur Mour Ndiaye BA, Inspecteur des Postes, est nommé Directeur des Postes au ministère des Postes et des Télécommunications en remplacement de Monsieur Martin NDIONE, appelé à d’autres fonctions.

Le Président Macky Sall a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 28septembre 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la commémoration du quatorzième anniversaire du tragique naufrage du bateau le Joola, le Chef de l’Etat saluela mémoire des victimes de cette catastrophe, et réitère la compassion et la solidarité de la Nation aux familles éplorées et aux rescapés.
Le président de la République invite le gouvernement à déployer toutes les actions nécessaires au fonctionnement optimal de l’Office national des Pupilles de la Nation et à la réalisation, dans les meilleurs délais, du Mémorial dédiéaux victimes.

Par ailleurs, en vue d’intensifier les efforts déjà consentis par l’Etat pour améliorer significativement le désenclavement terrestre, aérien et fluviomaritime de la Casamance, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de veiller au fonctionnement régulier des navires « Aguene » et « Diambogne », à l’exécution des projets de dragage du Fleuve Casamance et du bras de mer du Saloum, à la réalisation urgente de la Boucle du Boudié, et à la finalisation des travaux de la RN6.

Abordant la régulation des loyers et l’accès des sénégalais au logement, le Chef de l’Etat demande au gouvernement de lui faire le point, avant la fin du mois d’octobre 2016, de l’état de la mise en œuvre de la loi n° 2014 - 04 du 22 janvier 2014 portant baisse des loyers, une mesure économique et sociale qui vise à accroître le pouvoir d’achat des consommateurs et réduire la spéculation sur le marché de l’immobilier. Le président de la République demande également au gouvernement de veiller au respect des droits des bailleurs, des locataires, des normes de construction, et de faciliter l’accès des Sénégalais au logement, à la propriété foncière et immobilière, à travers une meilleure promotion de l’habitat social, notamment dans les pôles urbains.

Evoquant par ailleurs l’objectif assigné au gouvernement de réaliser 50 km d’autoroute par an et la gestion stratégique des projets autoroutiers, le président de la République demande au gouvernement de finaliser le processus de création d’une société de gestion du patrimoine autoroutier, d’une autorité de régulation des activités autoroutières, et le cadre juridique requis, pour un fonctionnement harmonieux et performant du secteur.Poursuivant sa communication autour de la modernisation des lieux de détention, le Chef de l’Etat rappelle au gouvernement ses directives relatives à l’accélération de la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Sébikhotane, à la réhabilitation de tous les lieux de détention, et à l’amélioration continue des conditions de séjour carcéral des détenus, dans le respect des normes nationales et internationales requises en la matière.

Dans la même perspective, le président de la République invite le gouvernement à engager, avec l’ensemble des acteurs institutionnels et de la société civile, la réflexion sur les longues détentions provisoires, le fonctionnement permanent des Chambres criminelles, la problématique du réaménagement des peines, la refondation de la politique de réinsertion sociale des détenus et la modernisation de l’administration pénitentiaire. Le président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en informant le Conseil de sa participation, à Montréal, à la 5ème Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme, et à New York, à la 71ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies.

Le Premier ministre a rendu compte du suivi et de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale, en revenant sur les travaux de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la participation du Chef de l’Etat à la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, la situation en Syrie, et le processus de sélection du Secrétaire général de l’O4, en cours au sein du Conseil de Sécurité dont le Sénégal est membre.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du déroulement de la campagne agricole 2016-2017 en revenant sur la situation phytosanitaire ;
Le ministre de l’Elevage et des Productions animale a fait le point des activités prévues dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la rage ;
Le ministre auprès du président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent a présenté au Conseil le nouveau tableau de bord de suivi-évaluation de la mise en œuvre des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a adopté :
• le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal ;
• le projet de loi modifiant la loi n° 65-61 du 21 juillet 1965 portant code de procédure pénale ;
• le projet de loi portant code minier ;
• le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz).

Nominations
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Italie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Docteur Mulatu TESHOME, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union africaine, à Addis–Abeba, en remplacement de Monsieur Momar GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ndiouga SARR, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, précédemment Coordonnateur de l’Inspection interne des Services au ministère des Sports, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières (IAAF) au ministère des Sports, en remplacement de Monsieur Mamadou Falilou NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mamadou Abibou DIAGNE, Docteur vétérinaire, est nommé Inspecteur des Affaires Administratives et financières (IAAF), au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

 

A l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du conseil économique, social et environnemental (Cese), les conseillers de ladite institution ont adopté six projets de thèmes ainsi que le deuxième point inscrit à l’ordre du jour, notamment l’examen et l’adoption du projet du calendrier général de la session. Les travaux de commissions seront clôturés le 19 octobre prochain. « Nous nous sommes auto-saisis de cinq thématiques très actuelles complétées par cette saisine présidentielle sur la réforme foncière », a étayé Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental qui a présidé la séance en présence des représentants du ministre en charge des Relations avec les institutions, Mansour Sy. Il s’agira, entre autres, des thèmes portant sur «une meilleure utilisation des ressources en eau, à travers les énergies renouvelables, comme une alternative durable à l’agriculture pluviale , sur le rôle et la place des Zones économiques spéciales intégrées (Zesi) dans la politique nationale d’industrialisation du Sénégal, sur les dispositifs pour l’adéquation formation-emplois qualifiés nécessaires au développement économique du Sénégal, sur le développement du sport dans le Plan Sénégal émergent, sur l’équité, la transparence et la justice fiscale : quel gage pour une justice sociale au Sénégal ? Et enfin, sur l’avis sur le rapport de la commission nationale de réforme foncière.

A. DIOP

Le forum civil salue la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers, selon son coordonnateur. La décision annoncée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne répond à une exigence de cette organisation de la société civile, a-t-il indiqué.

Transparence ! C’est le maître-mot employé par le coordonnateur du forum civil pour qualifier la décision du Premier ministre de rendre public les contrats pétroliers. « Je pense que c’est un acte fondamental qui a été posé par le Premier ministre », commente d’emblée Mouhamadou Mbodj. D’autant plus que la décision entre en droite ligne avec une exigence de longue date du forum civil. « Nous sommes en phase avec cette décision », martèle-t-il. Il s’agit du droit du citoyen d’accéder librement à l’information. L’acteur du forum civil invoque notamment les articles 8 et 25 de la constitution du Sénégal qui astreignent l’Etat à l’obligation d’information vis-à-vis du public. Aussi l’article 6 du code de la transparence sur les finances publiques oblige le gouvernement à informer le public. Cet article stipule que « l’administration publique publie, dans des délais appropriés, les informations sur les finances publiques ».

Toutefois, Mouhamadou Mbodj attire l’attention sur la vérification de l’effectivité de cette mesure. « Il reste à vérifier si tous les contrats sont publiés. Au cas échéant, il faut veiller à ce que les autres le soient également », déclare-t-il. En toile de fond, le coordonnateur du forum civil envisage l’élaboration de la loi sur l’accès à l’information. Sa mise en place permettrait de pallier tous ces problèmes.

Par ailleurs, l’enjeu majeur de cette politique de transparence, pour lui, sera de « rendre intelligible et accessible les textes ».

« Je n’ai rien à dire sur la déclaration du Premier ministre. Je déplore juste le fait qu’il profère des menaces contre le peuple sénégalais.
Ce n’est pas dans son rôle que de proférer des menaces contre qui que ce soit, à plus forte raison contre le peuple. En tant que citoyens sénégalais, nous voulons juste savoir le rôle que joue la famille « Ewing » dans l’exploitation du pétrole du Sénégal» ?

« Le Premier ministre a donné des garanties de la publication des contrats pétroliers et ça a été exécuté. Il a respecté sa parole. Je pense qu’il y a deux aspects: il y a d’abord l’exigence de publication du contrat qui a été satisfaite », s’est réjoui Me Assane Dioma Ndiaye. « Il y a des interpellations par rapport à un certain nombre de questions sur lesquelles peut-être certains attendaient des réponses. Notamment le caractère imposable par rapport aux transactions qui sont intervenues, par rapport aux permis miniers », a-t-il indiqué. En tout cas, nous société civile, a-t-il poursuivi, c’est sur ce point qu’on n’a pas été servi parce que d’après le ministre des Finances, les recherches et les explorations sont dispensées d’impôts, sont exonérées. «Mais quid maintenant des transactions qui sont intervenues entre Pétro Tim et Kosmos. Est-ce que la somme qui a été décaissée n’était pas imposable ou pas. Peut-être, c’est sur ce point que le débat persiste. Ensuite, c’est le caractère joué par Alioune Sall. Est-ce que sa présence à la société Pétro Tim a pu avoir un impact, une influence sur la confirmation de la licence par le président de la République. Peut-être, c’est ce qui fait débat », s’est-il interrogé.

« C’est une communication à outrance qui n’a pas réglé le problème, parce que déjà le ministre des Finances est passé par là et n’a rien dit de clair ainsi que celui de l’Energie qui n’a, non plus, rien dit de clair », s’est désolé Babacar Mare du parti Rewmi. «Au moins, la déclaration du Premier ministre devrait apaiser les esprits pour créer une unité autour des ressources naturelles qui sont en train de créer de l’électricité dans l’air puisque les gens ne s’entendent pas là-dessus. On a demandé une certaine clarté à nos gouvernants par rapport à l’implication de la famille du président dans les ressources naturelles, en l’occurrence son frère. Il fallait éclaircir la lanterne des Sénégalais et dire voilà les accords qui ont été signés en bonne et dû forme et voilà ce que le frère du président a fait, le rôle qu’il joue dans ça et voilà ce qui appartient au Sénégal. «Au contraire, on a entendu un discours de menace, d’enfantillage qui a complètement raté le contexte. Nous sommes déçus. On n’a pas peur de cette menace pour faire face, mais peur du comportement de nos gouvernants. Mais tant que les choses ne seront pas claires, nous n’allons pas arrêter », a-t-il avisé.

« On peut se féliciter de la communication du premier ministre à propos des contrats pétroliers. Je pense que c’est une pertinente initiative de communiquer là-dessus. Le gouvernement doit, de plus en plus, communiquer pour rendre compte au peuple souverain parce que nous sommes en démocratie », a soutenu le porte-parole de la Ld. Pour Moussa Sarr, « si nous voulons la transparence dans la gestion des affaires publiques, il est tout à fait normal que les gouvernants, au plus haut sommet de l’Etat, puissent se donner l’opportunité de temps à autre, de communiquer et d’informer le peuple. « Nous avons intérêt, dans ce pays, à avoir des citoyens informés qui peuvent jouer le rôle de contre-pouvoir pour amener le gouvernement, d’aujourd’hui et de demain, à éviter un certain nombre de dérives dans la gestion des affaires publiques », a souligné le Porte-parole.
Sous ce rapport, a ajouté M. Sarr, « je pense que c’est une bonne initiative qu’il faut multiplier. Ce débat qui a été posé sur les contrats pétroliers est une bonne chose. Il est important que des opposants et les organisations de la société civile interpellent le gouvernement ». L’attitude de l’opposition et des organisations de la société civile me paraît une bonne attitude », a dit Moussa Sarr qui a relativisé : « nous devons éviter, nous tous, dans la communication, de faire des invectives et de la calomnie ».

«Nous avons accueilli la sortie du Premier ministre avec beaucoup d’intérêt », a fait savoir l’administrateur de l’Afp, Marcel Diagna Ndiaye. Pour lui, il s’agit d’un débat très technique. « Nous savons que l’opposition a tendance à s’appuyer sur le bas niveau de la population face à certaines questions et faire de la surenchère, compte tenu de l’impossibilité de la plupart des Sénégalais de mieux comprendre », a-t-il déploré. «Les explications qui ont été données sont extrêmement précieuses. Ça permet quand même aux gens d’avoir une position assez claire », a-t-il affirmé. Je pense que chaque famille a quand même le droit, de façon saine, de mettre la main dans ce qui est souhaité au Sénégal, c'est-à-dire de travailler pour le Sénégal. Je pense que ces dénonciations ne leur servent pas d’ailleurs», s’est-il désolé.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, est attendu aujourd’hui à Dakar, pour une visite de deux jours à l’occasion des secondes rencontres franco-sénégalaises censées faire le "point sur la relation bilatérale" entre les deux pays.Il sera accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de Martine Pinville, Secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, et d’André Vallini, Secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, indique Matignon dans un communiqué. Manuel Valls sera reçu en audience par le président Macky Sall et réunira, avec le Premier ministre du Sénégal, les secondes rencontres franco-sénégalaises pour établir un point de situation sur la relation bilatérale, selon la même source. Le Premier ministre mettra à profit son déplacement pour "rencontrer la communauté française, les éléments français du Sénégal et échanger sur les perspectives économiques avec la communauté d’affaires". Il visitera également l’école franco-sénégalaise Dial Diop pour faire un point sur la coopération éducative, et la ville nouvelle de Diamniado inscrite dans le Plan Sénégal émergent (Pse) qui est le référentiel des politiques publiques.

(Aps)

Le directeur des Mines et de la géologie, Ousmane Cissé a révélé, hier, que le ministre des Mines et de l’Industrie a saisi l’ensemble des sociétés minières pour la publication des contrats ou conventions. L’objectif, a-t-il précisé, c’est de faire en sorte que « le peuple sache que les ressources naturelles du pays sont pour le peuple et sont exploitées et transformées à son nom et pour son compte ». « Il n’y a rien à cacher dans ces contrats miniers d’autant qu’ils sont disponibles sur Internet », a-t-il ajouté. En 2007, a rappelé Ousmane Cissé, une loi a été votée pour des dérogations spéciales par rapport à un certain niveau d’investissement. « Nous n’avons pas besoin d’installer dans ce pays une discussion inutile sur une publication ou non de contrats. Il est temps qu’on installe le pays dans une dynamique de travail. Ceux qui savent parlent et ceux qui ne savent pas écoutent. Nous n’avons pas besoin que l’exploitation des ressources naturelles du pays constitue une malédiction », a-t-il dit, rappelant que le Sénégal s’est inscrit dans l’Itie et de ce fait, tous les contrats seront publiés. « Nous devons essayer de nous tourner vers la transformation économique et sociale de notre pays et cesser de mener un débat inutile et stérile qui n’apporte rien à la croissance et au développement, à la paix et à la stabilité du pays », a insisté le directeur des Mines et de la Géologie.

S. D. SY

Sur instruction des plus hautes autorités du pays, les contrats pétroliers ont été publiés avant-hier sur le site web du gouvernement comme l’avait promis le Premier ministre lors de sa conférence de presse avant-hier.

Depuis avant-hier, les contrats pétroliers sont en ligne sur le site du gouvernement du Sénégal (www.gouv.sn), conformément aux instructions du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Ils peuvent donc être consultés par le grand public. Au total, 6 accords ou contrats pétroliers ont été publiés dans le site du gouvernement.

Il s’agit de « l’accord d’association entre la société des pétroles du Sénégal et Sénégal hunt oil compagny-Rufisque et Sangomar off shore profond », « l’accord d’association entre les sociétés des pétroles du Sénégal et petro-tim limited –Saint-Louis off shore profond » et du « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Saint-louis off shore profond ». Le décret N° 98-810 du 06 octobre 1998 fixant les modalités et conditions d’application de la Loi n°98-05 du 08 janvier 1998 portant code pétrolier est également en ligne. Le gouvernement a aussi publié « l’accord d’association entre la société des pétroles du Sénégal et Petro-tim limited, Cayar off shore profond », le « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Rufisque et Sangomar offshore profond » et le « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Cayar offshore profond ».

Insistant sur la transparence et la rigueur de la gestion, le Premier ministre avait annoncé avant-hier, lors d’un point de presse, la volonté du gouvernement de mettre à la disposition des citoyens tous les contrats pétroliers. « J’ai donné instruction au secrétaire général du gouvernement de mettre en ligne l’ensemble des contrats pétroliers détenus aussi bien par Petrosen et le secrétariat exécutif de l’initiative Ite », avait dit le chef du gouvernement au cours d’un point de presse. Selon le Premier ministre, « les Sénégalais ont le droit de savoir et de comprendre pour ne plus être la cible de manipulations et d’affabulateurs qui tronquent assez souvent et de manière volontaire les faits et essayent de jeter le discrédit sur les institutions ». La décision des autorités va-t-elle clore le débat sur les contrats pétroliers ? En tout cas, depuis quelques temps, l’opposition ne cesse de demander la publication de ces documents. Après avoir mis en place un code de conduite, les leaders du Front pour la défense du Sénégal ont annoncé une marche le 14 octobre prochain pour entre autres « exiger la publication des contrats pétroliers ».

Babacar DIONE

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers :

Marcel Diagna Ndiaye, Afp
«Nous avons accueilli la sortie du Premier ministre avec beaucoup d’intérêt », a fait savoir l’administrateur de l’Afp, Marcel Diagna Ndiaye. Pour lui, il s’agit d’un débat très technique. « Nous savons que l’opposition a tendance à s’appuyer sur le bas niveau de la population face à certaines questions et faire de la surenchère, compte tenu de l’impossibilité de la plupart des Sénégalais de mieux comprendre », a-t-il déploré. «Les explications qui ont été données sont extrêmement précieuses. Ça permet quand même aux gens d’avoir une position assez claire », a-t-il affirmé. Je pense que chaque famille a quand même le droit, de façon saine, de mettre la main dans ce qui est souhaité au Sénégal, c'est-à-dire de travailler pour le Sénégal. Je pense que ces dénonciations ne leur servent pas d’ailleurs», s’est-il désolé.   

Mouhamadou Mbodj, forum civil
Le forum civil salue la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers, selon son coordonnateur. La décision annoncée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne répond à une exigence de cette organisation de la société civile, a-t-il indiqué.

Transparence ! C’est le maître-mot employé par le coordonnateur du forum civil pour qualifier la décision du Premier ministre de rendre public les contrats pétroliers. « Je pense que c’est un acte fondamental qui a été posé par le Premier ministre », commente d’emblée Mouhamadou Mbodj. D’autant plus que la décision entre en droite ligne avec une exigence de longue date du forum civil. « Nous sommes en phase avec cette décision », martèle-t-il. Il s’agit du droit du citoyen d’accéder librement à l’information. L’acteur du forum civil invoque notamment les articles 8 et 25 de la constitution du Sénégal qui astreignent l’Etat à l’obligation d’information vis-à-vis du public. Aussi l’article 6 du code de la transparence sur les finances publiques oblige le gouvernement à informer le public. Cet article stipule que « l’administration publique publie, dans des délais appropriés, les informations sur les finances publiques ».

Toutefois, Mouhamadou Mbodj attire l’attention sur la vérification de l’effectivité de cette mesure. « Il reste à vérifier si tous les contrats sont publiés. Au cas échéant, il faut veiller à ce que les autres le soient également », déclare-t-il. En toile de fond, le coordonnateur du forum civil envisage l’élaboration de la loi sur l’accès à l’information. Sa mise en place permettrait de pallier tous ces problèmes.
Par ailleurs, l’enjeu majeur de cette politique de transparence, pour lui, sera de « rendre intelligible et accessible les textes ».

Moussa Sarr, porte-parole de la ligue démocratique
« On peut se féliciter de la communication du premier ministre à propos des contrats pétroliers. Je pense que c’est une pertinente initiative de communiquer là-dessus. Le gouvernement doit, de plus en plus, communiquer pour rendre compte au peuple souverain parce que nous sommes en démocratie », a soutenu le porte-parole de la Ld. Pour Moussa Sarr, « si nous voulons la transparence dans la gestion des affaires publiques, il est tout à fait normal  que les gouvernants, au plus haut sommet de l’Etat, puissent se donner l’opportunité de temps à autre, de communiquer et d’informer le peuple. « Nous avons intérêt, dans ce pays, à avoir des citoyens informés qui peuvent jouer le rôle de contre-pouvoir pour amener le gouvernement, d’aujourd’hui et de demain, à éviter un certain nombre de dérives dans la gestion des affaires publiques », a souligné le Porte-parole.

Sous ce rapport, a ajouté M. Sarr, « je pense que c’est une bonne initiative qu’il faut multiplier. Ce débat qui a été posé sur les contrats pétroliers est une bonne chose. Il est important que des opposants et les organisations de la société civile interpellent le gouvernement ». L’attitude de l’opposition et des organisations de la société civile me paraît une bonne attitude », a dit Moussa Sarr qui a relativisé : « nous devons éviter, nous tous, dans la communication, de faire des invectives et de la calomnie ».

Babacar Mare, Rewmi
« C’est une communication à outrance qui n’a pas réglé le problème, parce que déjà le ministre des Finances est passé par là et n’a rien dit de clair ainsi que celui de l’Energie qui n’a, non plus, rien dit de clair », s’est désolé Babacar Mare du parti Rewmi. «Au moins, la déclaration du Premier ministre devrait apaiser les esprits pour créer une unité autour des ressources naturelles qui sont en train de créer de l’électricité dans l’air puisque les gens ne s’entendent pas là-dessus. On a demandé une certaine clarté à nos gouvernants par rapport à l’implication de la famille du président dans les ressources naturelles, en l’occurrence son frère. Il fallait éclaircir la lanterne des Sénégalais et dire voilà les accords qui ont été signés en bonne et dû forme et voilà ce que le frère du président a fait, le rôle qu’il joue dans ça et voilà ce qui appartient au Sénégal.  «Au contraire, on a entendu un discours de menace, d’enfantillage qui a complètement raté le contexte. Nous sommes déçus. On n’a pas peur de cette menace pour faire face, mais peur du comportement de nos gouvernants. Mais tant que les choses ne seront pas claires, nous n’allons pas arrêter », a-t-il avisé.

Me Assane Dioma Ndiaye, lsdh
« Le Premier ministre a donné des garanties de la publication des contrats pétroliers et ça a été exécuté. Il a respecté sa parole. Je pense qu’il y a deux aspects: il y a d’abord l’exigence de publication du contrat qui a été satisfaite », s’est réjoui Me Assane Dioma Ndiaye. « Il y a des interpellations par rapport à un certain nombre de questions sur lesquelles peut-être certains attendaient des réponses. Notamment le caractère imposable par rapport aux transactions qui sont intervenues, par rapport aux permis miniers », a-t-il indiqué. En tout cas, nous société civile, a-t-il poursuivi, c’est sur ce point qu’on n’a pas été servi parce que d’après le ministre des Finances, les recherches et les explorations sont dispensées d’impôts, sont exonérées. «Mais quid maintenant des transactions qui sont intervenues entre Pétro Tim et Kosmos. Est-ce que la somme qui a été décaissée n’était pas imposable ou pas. Peut-être, c’est sur ce point que le débat persiste. Ensuite, c’est le caractère joué par Alioune Sall. Est-ce que sa présence à la société Pétro Tim a pu avoir un impact, une influence sur la confirmation de la licence par le président de la République. Peut-être, c’est ce qui fait débat », s’est-il interrogé.

Doudou Wade, Pds
« Je n’ai rien à dire sur la déclaration du Premier ministre. Je déplore juste le fait qu’il profère des menaces contre le peuple sénégalais.
Ce n’est pas dans son rôle que de proférer des menaces contre qui que ce soit,  à plus forte raison contre le peuple. En tant que citoyens sénégalais, nous voulons juste savoir le rôle que joue la famille « Ewing » dans l’exploitation du pétrole du Sénégal» ?

Babacar DIONE 

« La cause qui nous réunit sous le toit des Nations Unies, celle de la paix, n’est pas seulement souhaitable. Elle est nécessaire. Elle est aussi réalisable », a déclaré hier le président de la République lors du panel organisé par le conseil de sécurité sur la guerre en Syrie. « Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur le conflit syrien qui entre dans sa sixième année, une image s’impose à tous : celle d’un pays ravagé par la guerre, un pays réduit en champ de ruines ; une terre de feu, de larmes et de sang », a déploré le président Sall. « La situation en Syrie est l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps », a dit Macky Sall.

« Plus de 300.000 morts ont laissé des familles disloquées, meurtries par le deuil et la souffrance. Et le décompte macabre n’en finit pas. Pour combien d’orphelins ? Combien de veufs et de veuves ? Combien de personnes âgées abandonnées à leur triste sort, sans aucune assistance ? Combien de blessés, handicapés à vie ? Combien de réfugiés et de personnes déplacées ? Nul ne sait en réalité », a ajouté le chef de l’Etat. Le président a estimé que « ce qui se passe en Syrie est insoutenable ». En dépit des efforts louables des organismes humanitaires et des bonnes volontés, c’est tout un peuple qui agonise. Tout un pays qui s’effondre avec son économie et son héritage socioculturel multiséculaire », a poursuivi le président Sall.

B. DIONE

« La cause qui nous réunit sous le toit des Nations Unies, celle de la paix, n’est pas seulement souhaitable. Elle est nécessaire. Elle est aussi réalisable », a déclaré hier le président de la République lors du panel organisé par le conseil de sécurité sur la guerre en Syrie. « Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur le conflit syrien qui entre dans sa sixième année, une image s’impose à tous : celle d’un pays ravagé par la guerre, un pays réduit en champ de ruines ; une terre de feu, de larmes et de sang », a déploré le président Sall. « La situation en Syrie est l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps », a dit Macky Sall.

« Plus de 300.000 morts ont laissé des familles disloquées, meurtries par le deuil et la souffrance. Et le décompte macabre n’en finit pas. Pour combien d’orphelins ? Combien de veufs et de veuves ? Combien de personnes âgées abandonnées à leur triste sort, sans aucune assistance ? Combien de blessés, handicapés à vie ? Combien de réfugiés et de personnes déplacées ? Nul ne sait en réalité », a ajouté le chef de l’Etat. Le président a estimé que « ce qui se passe en Syrie est insoutenable ». En dépit des efforts louables des organismes humanitaires et des bonnes volontés, c’est tout un peuple qui agonise. Tout un pays qui s’effondre avec son économie et son héritage socioculturel multiséculaire », a poursuivi le président Sall.

B. DIONE

Le président de la République, Macky Sall, recommande une stratégie globale et cohérente pour mettre fin à la guerre en Syrie. Le chef de l’Etat estime que cela permettra d’éviter un repli des terroristes, défaits et chassés de ce pays, en Afrique du Nord et dans la zone sahélo saharienne.

Le président de la République, Macky Sall, a recommandé, hier à New-York, l’adoption d’une stratégie commune, globale et cohérente, pour que les terroristes défaits et chassés de la Syrie ne se replient pas ailleurs, en particulier en Afrique du Nord et dans la zone sahélo saharienne. Il s’exprimait lors d’un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité sur la Syrie.

Le président Sall a aussi souhaité que la paix se fasse entre toutes les parties syriennes intéressées de bonne foi par une issue politique à la crise. « Et cette paix est possible, parce que la guerre ne peut être le destin de tout un peuple », a martelé le chef de l’Etat. Pour le président Sall, en convoquant une réunion sur la Syrie, le conseil de sécurité interpelle la conscience collective de toute la communauté internationale. « Chacun de nous, en rentrant chez lui, espère retrouver ses enfants heureux, sains et saufs. Ce sentiment d’humanité que nous éprouvons pour nos propres enfants est universel. Il est le même partout.

Plus que jamais, son besoin se fait sentir en Syrie », a estimé M. Sall. « Nous devons méditer sur la sagesse qu’un grand leader du 20e siècle, John Fitzgerald Kennedy, a livrée ici même il y a 55 ans : « l’humanité devra mettre un terme à la guerre ou la guerre mettra un terme à l’humanité », a insisté le chef de l’Etat. Pour lui, « le prix de la paix n’est jamais plus élevé que le coût de la guerre ».

Une solution négociée
Selon Macky Sall, c’est ce qui fonde l’espoir du Sénégal qu’une solution négociée de la crise en Syrie est toujours possible. C’est pourquoi, il a exhorté le Groupe international de soutien à la Syrie à poursuivre tous les efforts nécessaires en vue de parvenir à une trêve effective et durable sur l’ensemble du territoire syrien pour permettre l’acheminement, sans entrave, des secours humanitaires. De même, a ajouté le président Sall, « le Sénégal soutient la mise en place d’un Centre de commandement commun, pour le partage de l’information et une meilleure coordination de la lutte contre le terrorisme ».

Babacar DIONE

La paix est nécessaire, selon le chef de l’Etat
« La cause qui nous réunit sous le toit des Nations Unies, celle de la paix, n’est pas seulement souhaitable. Elle est nécessaire. Elle est aussi réalisable », a déclaré hier le président de la République lors du panel organisé par le conseil de sécurité sur la guerre en Syrie. « Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur le conflit syrien qui entre dans sa sixième année, une image s’impose à tous : celle d’un pays ravagé par la guerre, un pays réduit en champ de ruines ; une terre de feu, de larmes et de sang », a déploré le président Sall. « La situation en Syrie est l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps », a dit Macky Sall.

« Plus de 300.000 morts ont laissé des familles disloquées, meurtries par le deuil et la souffrance. Et le décompte macabre n’en finit pas. Pour combien d’orphelins ? Combien de veufs et de veuves ? Combien de personnes âgées abandonnées à leur triste sort, sans aucune assistance ? Combien de blessés, handicapés à vie ? Combien de réfugiés et de personnes déplacées ? Nul ne sait en réalité », a ajouté le chef de l’Etat. Le président a estimé que « ce qui se passe en Syrie est insoutenable ». En dépit des efforts louables des organismes humanitaires et des bonnes volontés, c’est tout un peuple qui agonise. Tout un pays qui s’effondre avec son économie et son héritage socioculturel multiséculaire », a poursuivi le président Sall. 

B. DIONE

Le directeur des Mines et de la géologie, Ousmane Cissé a révélé, hier, que le ministre des Mines et de l’Industrie a saisi l’ensemble des sociétés minières pour la publication des contrats ou conventions. L’objectif, a-t-il précisé, c’est de faire en sorte que « le peuple sache que les ressources naturelles du pays sont pour le peuple et sont exploitées et transformées à son nom et pour son compte ». « Il n’y a rien à cacher dans ces contrats miniers d’autant qu’ils sont disponibles sur Internet », a-t-il ajouté. En 2007, a rappelé Ousmane Cissé, une loi a été votée pour des dérogations spéciales par rapport à un certain niveau d’investissement.

« Nous n’avons pas besoin d’installer dans ce pays une discussion inutile sur une publication ou non de contrats. Il est temps qu’on installe le pays dans une dynamique de travail. Ceux qui savent parlent et ceux qui ne savent pas écoutent. Nous n’avons pas besoin que l’exploitation des ressources naturelles du pays constitue une malédiction », a-t-il dit, rappelant que le Sénégal s’est inscrit dans l’Itie et de ce fait, tous les contrats seront publiés. « Nous devons essayer de nous tourner vers la transformation économique et sociale de notre pays et cesser de mener un débat inutile et stérile qui n’apporte rien à la croissance et au développement, à la paix et à la stabilité du pays », a insisté le directeur des Mines et de la Géologie.

S. D. SY

Sur instruction des plus hautes autorités du pays, les contrats pétroliers ont été publiés avant-hier sur le site web du gouvernement comme l’avait promis le Premier ministre lors de sa conférence de presse avant-hier.

Depuis avant-hier, les contrats pétroliers sont en ligne sur le site du gouvernement du Sénégal (www.gouv.sn), conformément aux instructions du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Ils peuvent donc être consultés par le grand public. Au total, 6 accords ou contrats pétroliers ont été publiés dans le site du gouvernement.

Il s’agit de « l’accord d’association entre la société des pétroles du Sénégal et Sénégal hunt oil compagny-Rufisque et Sangomar off shore profond », « l’accord d’association entre les sociétés des pétroles du Sénégal et petro-tim limited –Saint-Louis off shore profond » et du « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Saint-louis off shore profond ». Le décret N° 98-810 du 06 octobre 1998 fixant les modalités et conditions d’application de la Loi n°98-05 du 08 janvier 1998 portant code pétrolier est également en ligne. Le gouvernement a aussi publié « l’accord d’association entre la société des pétroles du Sénégal et Petro-tim limited, Cayar off shore profond », le « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Rufisque et Sangomar offshore profond » et le « contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures Cayar offshore profond ».

Insistant sur la transparence et la rigueur de la gestion, le Premier ministre avait annoncé avant-hier, lors d’un point de presse, la volonté du gouvernement de mettre à la disposition des citoyens tous les contrats pétroliers. « J’ai donné instruction au secrétaire général du gouvernement de mettre en ligne l’ensemble des contrats pétroliers détenus aussi bien par Petrosen et le secrétariat exécutif de l’initiative Ite », avait dit le chef du gouvernement au cours d’un point de presse.

Selon le Premier ministre, « les Sénégalais ont le droit de savoir et de comprendre pour ne plus être la cible de manipulations et d’affabulateurs qui tronquent assez souvent et de manière volontaire les faits et essayent de jeter le discrédit sur les institutions ». La décision des autorités va-t-elle clore le débat sur les contrats pétroliers ? En tout cas, depuis quelques temps, l’opposition ne cesse de demander la publication de ces documents. Après avoir mis en place un code de conduite, les leaders du Front pour la défense du Sénégal ont annoncé une marche le 14 octobre prochain pour entre autres « exiger la publication des contrats pétroliers ».

Babacar DIONE

Publication des conventions : Les sociétés minières déjà saisies
Le directeur des Mines et de la géologie, Ousmane Cissé a révélé, hier, que le ministre des Mines et de l’Industrie a saisi l’ensemble des sociétés minières pour la publication des contrats ou conventions. L’objectif, a-t-il précisé, c’est de faire en sorte que « le peuple sache que les ressources naturelles du pays sont pour le peuple et sont exploitées et transformées à son nom et pour son compte ». « Il n’y a rien à cacher dans ces contrats miniers d’autant qu’ils sont disponibles sur Internet », a-t-il ajouté. En 2007, a rappelé Ousmane Cissé, une loi a été votée pour des dérogations spéciales par rapport à un certain niveau d’investissement.

« Nous n’avons pas besoin d’installer dans ce pays une discussion inutile sur une publication ou non de contrats. Il est temps qu’on installe le pays dans une dynamique de travail. Ceux qui savent parlent et ceux qui ne savent pas écoutent. Nous n’avons pas besoin que l’exploitation des ressources naturelles du pays constitue une malédiction », a-t-il dit, rappelant que le Sénégal s’est inscrit dans l’Itie et de ce fait, tous les contrats seront publiés. « Nous devons essayer de nous tourner vers la transformation économique et sociale de notre pays et cesser de mener un débat inutile et stérile qui n’apporte rien à la croissance et au développement, à la paix et à la stabilité du pays », a insisté le directeur des Mines et de la Géologie.

S. D. SY

Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement : « Qui lira les contrats publiés se rendra compte que tout est clair »
Seydou Guèye, Porte-parole du gouvernement estime que c’est un souci de transparence qui guide la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers. Selon lui, ceux qui liront ces contrats se rendront compte que « tout est clair ».

Monsieur le ministre, sur instruction du Premier ministre, les contrats pétroliers ont été publiés dans le site du gouvernement. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?
Rien de plus que la transparence. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a demandé la publication de tous les contrats pétroliers dans le site du gouvernement accessible à tout le monde pour montrer qu’il n’y a rien à cacher et que tout a été fait dans le respect des lois et règlements en vigueur et dans l’intérêt supérieur de la Nation. Telle est d’ailleurs la volonté du Chef de l’Etat, Macky Sall, qui a érigé la bonne gouvernance et la transparence, en règle de gestion des ressources publiques, au point d’en faire un axe du Plan Sénégal émergent.

Cette démarche de transparence, de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques et du droit à l’information du citoyen est bien une réalité, reconnue par les mécanismes internationaux chargés de suivre et de classer les pays en fonction de leurs avancées dans ce domaine. En effet, depuis l’avènement du président Macky Sall, le classement du Sénégal s’est nettement amélioré dans le Doing business, l’indice Mo Ibrahim, et l’indice de perception de la corruption de Transparency international. Cela est incontestable.

Est-ce que la publication peut aider à clore le débat sur les contrats ?
A mon avis Oui, si la quête d’informations procède d’une préoccupation saine, sans arrière-pensée politicienne ou loin d’une vaine stratégie de harcèlement du pouvoir. Les contrats sont maintenant à la portée de tout le monde et quiconque les lira se rendra compte que tout est clair et tout a été fait suivant les règles de l’art. En plus, le rapport de l’Itie est attendu vers la mi-octobre 2016. Cependant, ceux qui sont animés par d’autres soucis que la recherche de la vérité et de l’information, trouveront toujours le moyen de retourner la question vers d’autres considérations, d’entretenir ce débat dans le seul but de détourner le gouvernement de l’essentiel, c’est-à-dire la prise en charge correcte des préoccupations et attentes des sénégalais. Mais c’est peine perdue et nos compatriotes ont maintenant bien flairé ce jeu enfantin d’opposants à court d’arguments, incapables de proposer un projet de société plus pertinent et plus puissant que le Pse dont les premiers résultats ont fini par semer le désarroi et l’inquiétude en son sein.

Jusqu’où ira le gouvernement dans cette volonté de transparence ?
En matière de bonne gouvernance et de transparence dans les affaires publiques, le gouvernement ne se fixe aucune limite. Je dirais même que nous sommes très en avance sur ces questions par rapport à cette opposition qui n’a aucune leçon à nous donner en matière de transparence et de bonne gouvernance. N’oublions pas que c’est le président Macky Sall qui a créé l’Ofnac, institué le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, la déclaration de patrimoine, fait adhérer le Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, réactivé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), et constitutionnalisé le droit des citoyens sur les ressources naturelles. Il s’agit-là d’un ensemble de dispositifs qui démontrent, à suffisance, sa détermination et sa volonté inébranlables de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans l’action publique.

Pourquoi les mises en garde du Premier ministre contre la diffusion de fausses nouvelles ?
Ce ne sont pas des menaces mais plutôt un rappel utile et opportun des dispositions légales qui régissent notre Etat de droit. Notre loi fondamentale, la Constitution, garantit le droit à l’information, la liberté d’opinion et d’expression. Le charme de la démocratie, c’est le débat contradictoire. Le gouvernement veille rigoureusement à ce que les libertés fondamentales s’exercent librement et pleinement, mais dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires qui les encadrent telles que celles du Code pénal par exemple. Le Premier ministre parle de diffusion de fausses nouvelles et dans aucun pays au monde, il n’est permis de véhiculer des informations fausses qui non seulement peuvent saper la stabilité du pays mais constituer un frein au développement économique. Pour le cas d’espèce, la diffusion de fausses nouvelles sur un secteur aussi névralgique et sensible que le pétrole, pourrait décourager les investisseurs tant courus par les gouvernements.

Est-ce que une volonté d’installer la peur ?
Nullement ! Mais c’est juste mettre tout un chacun devant ses responsabilités. Et c’est tant mieux si cela peut arrêter ceux qui jusqu’ici s’amusaient à vouloir déstabiliser le régime par des stratégies malveillantes.

D’aucuns y voient une tentative de museler l’opposition...
Le régime du président Sall, élu le 25 mars 2012, est issu du processus démocratique qui ne se conçoit, après l’expression de la volonté populaire, que dans la perspective d’une majorité qui gouverne, le temps des mandats et d’une opposition dont la mission est de s’opposer dans le respect des lois et de porter une alternative aux politiques mises en œuvre par le pouvoir. Rappelez-vous que dans la réforme constitutionnelle adoptée par le peuple souverain le 20 mars 2016, le président de la République, Macky Sall a intégré des dispositions qui renforcent l’opposition en lui conférant un statut.

Sa volonté est d’instaurer un dialogue franc et permanent avec l’opposition dont il reconnaît le rôle important qu’elle joue dans une démocratie. Il est donc inconcevable qu’il veuille, par quelque moyen ou prétexte que ce soit, chercher à la museler. Sa préoccupation, c’est de consolider l’Etat de droit, le redressement du pays, les bonnes performances de notre économie et l’inclusion sociale de tous les citoyens afin de construire, dans un élan collectif, le Sénégal émergent.
Ousmane Sonko et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye invoquent des questions d’éthique et de patriotisme pour justifier leur engagement dans ce dossier. Comment vous appréciez leur démarche ?

Personne ne peut leur contester, après bien d’autres acteurs, le rôle qu’ils veulent jouer en cherchant à amener le gouvernement à donner l’information ou à rendre compte, mais encore faudrait-il mener ce combat avec une préoccupation éthique dans la démarche. On est tous d’accord sur l’impératif de l’éthique en politique et de la transparence dans la gestion de la chose publique. On doit également, être d’accord sur le fait que l’opposition n’a le monopole de l’éthique et du patriotisme. Ces questions constituent les nouveaux défis de la démocratie sénégalaise, après ses diverses conquêtes depuis notre accession à la souveraineté internationale, et le régime du Président Sall, les a inscrites au cœur des politiques publiques.

Pour revenir à la substance de votre question, je trouve qu’on les considère à tort comme des lanceurs d’alerte ou des néo-opposants. En tout cas, leur démarche m’amène à les comprendre comme des néo-politiciens, animateurs du pôle protestataire de notre espace public, qui ont considéré que l’opposition était inexistante. Ils profitent de la situation en tentant de « faire buzz », de se faire un nom, et se positionner comme les leaders de l’opposition, mettant ainsi aux oubliettes des ténors en perte de vitesse. D’ailleurs, il me semble que dans la nouvelle plateforme de l’opposition, ils passent plus de temps à chercher à se neutraliser les uns les autres, que de s’accorder sur les bases d’une proposition alternative au projet d’émergence de notre pays.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Mouhamadou Mbodj, forum civil
Le forum civil salue la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers, selon son coordonnateur. La décision annoncée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne répond à une exigence de cette organisation de la société civile, a-t-il indiqué.

Transparence ! C’est le maître-mot employé par le coordonnateur du forum civil pour qualifier la décision du Premier ministre de rendre public les contrats pétroliers. « Je pense que c’est un acte fondamental qui a été posé par le Premier ministre », commente d’emblée Mouhamadou Mbodj. D’autant plus que la décision entre en droite ligne avec une exigence de longue date du forum civil. « Nous sommes en phase avec cette décision », martèle-t-il. Il s’agit du droit du citoyen d’accéder librement à l’information. L’acteur du forum civil invoque notamment les articles 8 et 25 de la constitution du Sénégal qui astreignent l’Etat à l’obligation d’information vis-à-vis du public. Aussi l’article 6 du code de la transparence sur les finances publiques oblige le gouvernement à informer le public. Cet article stipule que « l’administration publique publie, dans des délais appropriés, les informations sur les finances publiques ».

Toutefois, Mouhamadou Mbodj attire l’attention sur la vérification de l’effectivité de cette mesure. « Il reste à vérifier si tous les contrats sont publiés. Au cas échéant, il faut veiller à ce que les autres le soient également », déclare-t-il. En toile de fond, le coordonnateur du forum civil envisage l’élaboration de la loi sur l’accès à l’information. Sa mise en place permettrait de pallier tous ces problèmes.

Par ailleurs, l’enjeu majeur de cette politique de transparence, pour lui, sera de « rendre intelligible et accessible les textes ».

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Moussa Sarr, porte-parole de la ligue démocratique
« On peut se féliciter de la communication du premier ministre à propos des contrats pétroliers. Je pense que c’est une pertinente initiative de communiquer là-dessus. Le gouvernement doit, de plus en plus, communiquer pour rendre compte au peuple souverain parce que nous sommes en démocratie », a soutenu le porte-parole de la Ld. Pour Moussa Sarr, « si nous voulons la transparence dans la gestion des affaires publiques, il est tout à fait normal  que les gouvernants, au plus haut sommet de l’Etat, puissent se donner l’opportunité de temps à autre, de communiquer et d’informer le peuple. « Nous avons intérêt, dans ce pays, à avoir des citoyens informés qui peuvent jouer le rôle de contre-pouvoir pour amener le gouvernement, d’aujourd’hui et de demain, à éviter un certain nombre de dérives dans la gestion des affaires publiques », a souligné le Porte-parole.

Sous ce rapport, a ajouté M. Sarr, « je pense que c’est une bonne initiative qu’il faut multiplier. Ce débat qui a été posé sur les contrats pétroliers est une bonne chose. Il est important que des opposants et les organisations de la société civile interpellent le gouvernement ». L’attitude de l’opposition et des organisations de la société civile me paraît une bonne attitude », a dit Moussa Sarr qui a relativisé : « nous devons éviter, nous tous, dans la communication, de faire des invectives et de la calomnie ».

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Marcel Diagna Ndiaye, Afp
«Nous avons accueilli la sortie du Premier ministre avec beaucoup d’intérêt », a fait savoir l’administrateur de l’Afp, Marcel Diagna Ndiaye. Pour lui, il s’agit d’un débat très technique. « Nous savons que l’opposition a tendance à s’appuyer sur le bas niveau de la population face à certaines questions et faire de la surenchère, compte tenu de l’impossibilité de la plupart des Sénégalais de mieux comprendre », a-t-il déploré. «Les explications qui ont été données sont extrêmement précieuses.

Ça permet quand même aux gens d’avoir une position assez claire », a-t-il affirmé. Je pense que chaque famille a quand même le droit, de façon saine, de mettre la main dans ce qui est souhaité au Sénégal, c'est-à-dire de travailler pour le Sénégal. Je pense que ces dénonciations ne leur servent pas d’ailleurs», s’est-il désolé.   

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Me Assane Dioma Ndiaye, lsdh
« Le Premier ministre a donné des garanties de la publication des contrats pétroliers et ça a été exécuté. Il a respecté sa parole. Je pense qu’il y a deux aspects: il y a d’abord l’exigence de publication du contrat qui a été satisfaite », s’est réjoui Me Assane Dioma Ndiaye. « Il y a des interpellations par rapport à un certain nombre de questions sur lesquelles peut-être certains attendaient des réponses. Notamment le caractère imposable par rapport aux transactions qui sont intervenues, par rapport aux permis miniers », a-t-il indiqué. En tout cas, nous société civile, a-t-il poursuivi, c’est sur ce point qu’on n’a pas été servi parce que d’après le ministre des Finances, les recherches et les explorations sont dispensées d’impôts, sont exonérées. «Mais quid maintenant des transactions qui sont intervenues entre Pétro Tim et Kosmos.

Est-ce que la somme qui a été décaissée n’était pas imposable ou pas. Peut-être, c’est sur ce point que le débat persiste. Ensuite, c’est le caractère joué par Alioune Sall. Est-ce que sa présence à la société Pétro Tim a pu avoir un impact, une influence sur la confirmation de la licence par le président de la République. Peut-être, c’est ce qui fait débat », s’est-il interrogé.

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Doudou Wade, Pds
« Je n’ai rien à dire sur la déclaration du Premier ministre. Je déplore juste le fait qu’il profère des menaces contre le peuple sénégalais.
Ce n’est pas dans son rôle que de proférer des menaces contre qui que ce soit,  à plus forte raison contre le peuple. En tant que citoyens sénégalais, nous voulons juste savoir le rôle que joue la famille « Ewing » dans l’exploitation du pétrole du Sénégal» ?

Réactions suite à la publication des contrats pétroliers : Babacar Mare, Rewmi
« C’est une communication à outrance qui n’a pas réglé le problème, parce que déjà le ministre des Finances est passé par là et n’a rien dit de clair ainsi que celui de l’Energie qui n’a, non plus, rien dit de clair », s’est désolé Babacar Mare du parti Rewmi. «Au moins, la déclaration du Premier ministre devrait apaiser les esprits pour créer une unité autour des ressources naturelles qui sont en train de créer de l’électricité dans l’air puisque les gens ne s’entendent pas là-dessus. On a demandé une certaine clarté à nos gouvernants par rapport à l’implication de la famille du président dans les ressources naturelles, en l’occurrence son frère.

Il fallait éclaircir la lanterne des Sénégalais et dire voilà les accords qui ont été signés en bonne et dû forme et voilà ce que le frère du président a fait, le rôle qu’il joue dans ça et voilà ce qui appartient au Sénégal.  «Au contraire, on a entendu un discours de menace, d’enfantillage qui a complètement raté le contexte. Nous sommes déçus. On n’a pas peur de cette menace pour faire face, mais peur du comportement de nos gouvernants. Mais tant que les choses ne seront pas claires, nous n’allons pas arrêter », a-t-il avisé.

Propos recueillis par Amadou DIOP, Oumar BA
et Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

 

Le chef de l’Etat a souligné, mardi à New York (Etats-Unis d’Amérique), qu’aucune cause, même religieuse, ne peut justifier la violence exercée sur des prêtres et des imams dans des lieux de culte.

« Jamais le monde n’a été aussi violent et dangereux qu’en ces temps où des innocents, dont le seul tort est de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, sont tués sans raison, laissant derrière eux des familles entières plongées dans le deuil et le chagrin », a souligné Macky Sall qui intervenait lors de la 71è session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Macky Sall trouve cela d’autant plus « déplorable » que les dirigeants du monde sont réunis au siège de l’Organisation des Nations unies (Ono) pour vivifier les idéaux fondateurs de l’Onu : promouvoir la paix, favoriser le progrès et cultiver entre les peuples l’esprit de tolérance et de compréhension mutuelle. « Le Sénégal, terre de diversité culturelle et religieuse, où 95% de musulmans vivent en harmonie avec leurs compatriotes chrétiens et de religion traditionnelle, rejette et condamne fermement la violence sous toutes ses formes et manifestations », a martelé le Président Sall.

Rejeter les amalgames faciles et injustes
Il a, de la même manière, rejeté « les amalgames faciles et injustes », soulignant que « ni l’islam, ni les musulmans ne sont en cause ». Le chef de l’Etat a également refusé que « les actes insensés d’une minorité sans foi ni loi servent de prétexte pour stigmatiser plus d’un milliard de musulmans et leur religion ». « Quand des Imams sont tués et des mosquées attaquées, y compris aux Lieux Saints de l’Islam, ce sont les musulmans qui sont atteints dans leur chair et leur foi. On ne saurait, par conséquent, reprocher aux musulmans des actes dont ils sont eux-mêmes victimes. Il est temps d’arrêter l’acharnement et les dérives islamophobes », a souligné Macky Sall.

« Le Sénégal est préoccupé chaque fois que des mesures sont édictées pour cibler des communautés et des pays musulmans, en violation des droits humains et des règles qui gouvernent les relations entre Etats », a dit le Président Sall qui a indiqué que « verser dans une islamophobie déraisonnée, c’est ajouter de la souffrance à la souffrance, c’est attiser le feu des antagonismes et exacerber le choc des civilisations dont rêvent les extrémistes de tous bords ». Selon le chef de l’Etat sénégalais, « face à la menace terroriste globale qui nous concerne tous, le bon sens commande plutôt de coopérer pour vaincre le mal par une réponse globale, solidaire et concertée ». « Les valeurs qui nous rassemblent et font que chacun de nos peuples se sente de la famille des Nations Unies tiennent au fait que toutes les civilisations, toutes les cultures sont d’égale dignité. En conséquence, puisque nous sommes des Nations Unies, traitons avec le même engagement et la même diligence tous les défis devant nous », a souligné Macky Sall.

(APS)

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a réitéré, mardi, à New York (Etats-Unis), son engagement à aider à résoudre la crise politique prévalant en Guinée Bissau. Macky Sall s’exprimait à une réunion de haut niveau convoquée par la présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Hélène Johnson Sirleaf du Libéria, en marge de la 71e session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies.

"Nous ne pouvons pas faire la paix à la place des concernés", a dit le président de la République, soulignant que "la solution viendra d’abord de la classe politique" de la Guinée Bissau. Au cours de cette réunion à laquelle prenaient part tous les chefs d’Etats membres de la Cedeao, Macky Sall a invité les responsables bissau-guinéens au respect de la Constitution, des lois et règlements de leur pays.

Il a salué les efforts déployés par les présidents guinéen Alpha Condé, sierra-léonais Ernest Bai Koroma et nigérian Muhammad Buhari, pour un retour à la paix en Guinée-Bissau. "Nous sommes une communauté unie par un destin partagé. Nous ne pouvons donc abandonner nos frères et sœurs à leurs problème", a indiqué le président Sall, qui a salué la disponibilité et l’engagement de son homologue bissau-guinéen, José Mario Vaz dans la recherche d’une solution durable à la crise politique dans son pays.

Macky Sall a, par ailleurs, salué l’initiative de la présidente libérienne de convoquer cette réunion sur la situation politique en Guinée Bissau, avant d’analyser : "Quand une crise persiste, seuls l’état d’esprit et les bonnes disponibilités comptent pour régler les problèmes". "Pour une fois que les militaires sont tenus à distance du jeu politique, les civils doivent faire preuve d’esprit de dépassement pour surmonter les différends et accepter les compromis nécessaires à la négociation", a souligné le chef de l’Etat sénégalais. Macky Sall a, en outre, lancé "un appel pressant" aux acteurs politiques bissau-guinéens de l’exécutif comme du législatif, les invitant à aider à la mise en œuvre de l’accord de sortie de crise du 10 septembre dernier. Il leur a également suggéré de travailler à "clarifier" le jeu politique, la Constitution et à définir et déterminer les prérogatives des différents pouvoirs.

(APS)

Ceux qui se prononcent sur les contrats pétroliers avec la volonté de « désinformer » sont avertis. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a déclaré, hier, que désormais, quiconque diffusera de fausses nouvelles, s’exposera à la rigueur de la Loi pénale.

« Désormais, quiconque diffusera de fausses nouvelles, s’exposera à la rigueur de la Loi pénale », a averti, hier, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. C’était lors d’un point de presse consacré à la gestion des contrats pétroliers. « Nous ne pourrons plus laisser prospérer les propos diffamatoires, les allégations sans fondement et les attaques malveillantes qui ont pour dessein de jeter le discrédit sur l’Etat, ses institutions et les citoyens », a martelé le chef du gouvernement.

Selon le Premier ministre, « le gouvernement prendra ainsi toutes ses responsabilités pour défendre l’intérêt général ». Le chef du gouvernement a déploré le fait que des détracteurs du régime évoquent la question des contrats pétroliers « en versant dans l’invective et la désinformation, véhiculant de fausses allégations et des contrevérités pour tromper les Sénégalais, décourageant en même temps les firmes internationales engagées dans l’exploration et le développement de ces ressources potentielles ».

« Ils tentent vainement de divertir le gouvernement dont l’attention reste focalisé sur l’action pour répondre aux attentes légitimes des Sénégalais », a dit M. Dionne. « Personnellement, j’avais pensé que ce faux débat sur l’exploitation des permis d’exploration était clos suite aux différents éclairages des ministres Amadou Ba et Thierno Alassane Sall », a ajouté le Premier ministre.

Selon le chef du gouvernement, ces deux ministères ont maintes fois réitéré ce qu’en est de la législation pétrolière au Sénégal et la fiscalité sous-jacente à cette législation. « Nous pensions que ce débat était clos, mais devant la persistance des sorties hasardeuses qui visent à entretenir le flou sur certaines questions, parce que le peuple nous écoute, le marché nous observe, il nous revient de donner aux Sénégalais la bonne information », a expliqué le chef du gouvernement.

Il a rappelé que le président de la République, Macky Sall, a décidé de placer son mandat sous le signe de la transparence et de la gestion vertueuse des ressources publiques, conformément à sa vision déclinée à travers le Pse. « C’est ce qui nous vaut le respect de la communauté internationale et la considération que nous vouent les autres nations du monde », a estimé le Premier ministre. Il a aussi rappelé sa déclaration de politique générale au cours de laquelle il avait dit que « le principe de bonne gouvernance qui demeure un des trois piliers du Pse avec la transformation structurelle et une croissance inclusive.

« La mise en œuvre du Pse nous vaut aujourd’hui des performances macroéconomiques saluées partout dans le monde avec le retour d’une croissance forte et durable », a dit le Premier ministre qui a mis en exergue les félicitations adressées au gouvernement par le Directeur général adjoint du Fmi sur les performances du Sénégal. Tout en brandissant des mises en garde, le Premier ministre a appelé les uns et les autres à davantage de retenue, mais aussi à davantage de modestie.

« Nulle n’a le monopole de l’amour de notre pays. Nulle n’a le monopole de l’engagement patriotique et de l’éthique », a-t-il dit. Le Premier ministre a poursuivi : « ce dont il s’agit en définitive, c’est le Sénégal, celui de demain, celui des générations actuelles et futures ». 

Par Babacar DIONE

Mes chers concitoyens,
Mesdames, Messieurs les Journalistes, Mesdames, Messieurs,
Si j'ai tenu à prendre la parole aujourd'hui, c'est que depuis un moment, la question des contrats pétroliers signés par l'Etat du Sénégal, agite l’opinion et alimente les débats dans les média.
Certains de nos compatriotes en parlent avec souvent très peu d’éléments d’information. Ceux-là sont excusables et ils ont le droit à l’information car il s’agit de richesses nationales potentielles, si elles se confirment.

Par contre, d'autres évoquent la question en versant dans l’invective et la désinformation, véhiculant de fausses allégations et des contrevérités pour tromper les sénégalais, décourageant en même temps les firmes internationales engagées dans l'exploration et le développement de ces ressources potentielles. Ils tentent vainement de divertir le Gouvernement dont l’attention reste focalisée sur l’action pour répondre aux attentes des sénégalaises et des sénégalais.

Personnellement, j'ai pensé que ce faux débat sur l’exploitation des permis d'exploration était clos, suite aux différents éclairages des Ministres Thierno Alassane Sall et Amadou Ba, en charge respectivement de l’Energie, et de l’Economie, des Finances et du Plan.

Mais devant la persistance des sorties hasardeuses qui visent à entretenir le flou sur cette question, parce que le Peuple nous écoute, parce que le marché nous observe,
il nous revient de donner aux sénégalaises et aux sénégalais, la bonne information. Nos compatriotes ont en effet le droit de savoir et de comprendre. Ils ont le droit de savoir et de comprendre pour ne plus être la cible de manipulations et d’affabulateurs qui tronquent assez souvent et de manière volontaire les faits et essayent de jeter le discrédit sur les institutions de notre pays. Je rappellerai d'emblée que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL a décidé de placer son mandat sous le signe de la transparence et de la gestion vertueuse des ressources publiques, conformément à sa vision déclinée à travers le Plan Sénégal Émergent. C'est ce qui nous vaut aujourd'hui le respect et la considération que nous vouent les autres nations du monde.

Mon second rappel, j'irais le chercher dans ma déclaration de politique générale. J'avais rappelé en effet le principe de gouvernance qui demeure un des trois piliers du PSE dont la mise en œuvre nous vaut aujourd’hui des performances macroéconomiques saluées partout, avec le retour d’une croissance plus forte et plus solidaire.
Maintenant de quoi s’agit en réalité ?

Notre pays bénéficie par la grâce de Dieu d’un potentiel en hydrocarbures dans notre bassin sédimentaire onshore et offshore. Il s’est doté en conséquence d'un dispositif juridique rigoureux et performant qui traverse le temps : il s'agit de la Loi 98-05 du 8 janvier 1998 portant code pétrolier, qui définit les conditions d’exploration, de développement et d’exploitation des hydrocarbures.
Le code comprend également :
• un décret d’application;
• un modèle de Contrat de Recherche et de Partage de Production;
• un modèle de Convention;
• un modèle d’Accord d’Association.

Tous ces documents sont publiés dans le journal officiel et peuvent être consultés.Ce qu’il faut comprendre, c’est que la recherche pétrolière est bien souvent une opération onéreuse pour des Etats encore en construction comme le nôtre. La recherche pétrolière est en effet un métier. Elle est le fait d’acteurs privés spécialisés, qui parce qu’ils prennent le risque d’investir dans des opérations pouvant s’avérer infructueuses, bénéficient de mesures pour stimuler l’exploration des hydrocarbures, puis le développement et l’exploitation desdites ressources une fois découvertes.

Il faut noter que :
• le coût journalier d'un appareil de forage offshore est de +1 million USD (soit 500 millions FCFA);
• le coût d'un forage se situe entre 20 et 100 millions USD (soit entre 100 et 50 milliards FCFA);
• le taux normal de succès d'un puits est entre 10 et 15%

Au regard de ces coûts et de ces risques élevés, pour créer les conditions au développement du potentiel en hydrocarbures sur le territoire national, le code pétrolier a prévu de créer des dispositions attrayantes, susceptibles de favoriser le développement des investissements privés pour l’exploration et le développement.

Vous me permettrez de saluer le rôle des cadres du secteur et du législateur qui inspirent le respect et la modestie. Face à ce travail de titan matérialisé par l'adoption du code pétrolier en 1998, il nous faut rester modeste ; ce pays, le Sénégal s'est construit grâce aux efforts successifs de générations de sénégalaises et de sénégalais. Il nous faut donc rester modeste car Nul n'a le monopole de l'intelligence.

Un petit rappel historique permet de noter que jusqu’en 1961, les découvertes se résumaient globalement :
• à des indices de bitume, d’huile et de gaz dans des puits et des forages d’eau dans l'ancienne région du Cap-Vert.
• à la découverte en 1967 de pétrole lourd (1 milliard de barils) dans le Dôme Flore dont la gestion est confiée à l'AGC Senegal - Guinee Bissau, de gaz naturel pour 235 millions m3 à Diamniadio, et 300 millions m3 de gaz naturel Gadiaga, utilisés pour produire de l'électricité et 100.000 barils de condensats et pétrole léger utilisés localement (génération d'électricité avec Senelec et Sococim) et raffinage avec la SAR
C’est au cours des ces trois dernières années, sous le magistère du President Macky Sall, que des découvertes importantes ont été faites (comme disent les ouolofs, "tombé mo waral ay gaf") :
• en 2014 : 473 millions de barils de pétrole dans le Sangomar offshore Profond;
• en 2015 : découverte de gaz naturel (17 à 20 TCF, soit près de 500 milliards de m3), dans le Saint-Louis offshore profond;
• en 2016 : découverte de gaz naturel (5 TCF soit 140 milliards m3) dans le Cayar offshore profond.
De 1952 à 2014, plus de 20 compagnies pétrolières dont Shell, Exxon, Tullow, Vanco Energy, Hunt, Cairn etc.. ont mené des travaux d’exploration dans le bassin sédimentaire, sans succès.

Durant cette période, près de 168 forages réalisés dont 160 puits secs et plus de 500 milliards FCFA ont été investis avec peu de succès. Beaucoup de ces compagnies pétrolières qui ont investi à perte, ont quitté le Sénégal à la fin de leur contrat (Exemple SHELL, Tullow, Hunt etc...).

Ainsi, à cause des résultats peu encourageants, l’Etat n’avait jugé utile de demander des bonus de signature. C’est seulement en octobre 2012, sous le magistère du Président Macky Sall, quand le prix du baril avait dépassé le seuil fatidique de 100$ que l’Etat a exigé le versement de bonus de signature symbolique (500.000 $US, payable une seule fois). Ces ressources sont versées à PETROSEN qui les gère pour le compte de l'Etat. Dans la phase exploration, les recettes de l’Etat demeurent insignifiantes et se résument aux :
• Taxes de surface : 5 à 15$/km²/an;
• frais de formation et de promotion du bassin : 300.000 $US/an;
• bonus de signature symbolique : 500.000 $US, payable une seule fois;
• Fonds sociaux : 150.000 $US/an.

La nouveauté dans le code pétrolier adopté par l'Assemblée nationale du Sénégal en 1998, aura été l’accent mis sur l’engagement de travaux des opérateurs sur les permis de recherche à eux attribués.

Désormais, il est ainsi fait obligation à tout détenteur de permis de réaliser un certain nombre de travaux. Chaque engagement de travail est assorti d’un engagement financier qui, au demeurant, constitue une pénalité que la compagnie devrait payer à l’Etat si son engagement n’est pas respecté.

En fin 2015, 14 contrats étaient en cours de validité. Pour non-respect des engagements de travaux, le Gouvernement a annulé 3 contrats :
• le contrat Rufisque Profond détenu par African Petroleum;
• le contrat Sénégal Sud Offshore peu Profond détenu par Elenilto; et
• le contrat Diourbel détenu par AZ Petroleum.
Cela me permet maintenant d’aborder la situation des blocs de Saint-Louis offshore
Profond et Cayar offshore Profond qui sont opérés aujourd’hui par KOSMOS ENERGY.

Pour rappel :
1. Le bloc Saint-Louis Offshore profond contient des réserves de gaz naturel estimées à près de 500 milliards de m3, dont la production est attendue vers 2021.

2. Le bloc Cayar offshore Profond, les réserves de gaz naturel sont estimées à 140 milliards de m3.

3. La recherche dans ces deux blocs a commencé avec la Société Africaine de Pétrole (Elf) vers 1967. Elle s’est poursuivie avec les compagnies Shell, Husky, Shell de nouveau, Vanco Energy et Kampac Oil.

4. C’est le 8 décembre 2011, qu’un Memorandum d’Entente a été signé entre PETRO-TIM Limited (filiale du groupe chinois PETROASIA) et PETROSEN, pour l’exploration de ces blocs.

5. Le 17 janvier 2012, le contrat PETRO-TIM LTD - PETROSEN - ETAT du Senegal portant sur la recherche et le partage de production sur les permis de CAYAR OFFSHORE profond et SAINT LOUIS OFFSHORE a été signé. Le voici. Il est distribué à la presse car comme tous les autres contrats pétroliers, il s'agit de documents publics.
Ce qui est important, comme il en est d'usage dans le secteur, par un acte dénommé « FARMOUT AGREEMENT » (ou accord d'affermage ou de cession de parts), TIMIS CORPORATION qui a eu par la suite à racheter la société chinoise à PETROTIM Limited, a procédé à la cession à KOSMOS ENERGY de 60% de ses droits et obligations de travaux sur les deux permis d'exploration de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore profond.

Conformément au code pétrolier, cette cession a été approuvée par arrêté du ministre de tutelle. Ce type d'opération est courante. J'aurai pu évoquer ici d'autres cas de cessions de droits et d'obligations de travaux tels que ceux opérées sur le bloc Sangomar Offshore profond où la compagnie HUNT Oil avait été rejointe par la société australienne FAR, elle-même rejointe par la suite par CAIRN Energy et CONOCO Philipps.

Il faudrait rappeler que les accords d'affermage sont des accords courants dans l'industrie pétrolière et minière qui lient deux compagnies d'exploration, par lesquels les droits de prospection de l'une sont attribués à l'autre, en tout ou en partie, moyennant l'approbation du gouvernement qui a accordé les permis de recherche ;
Dans ce cas précis, TIMIS CORPORATION s'étant engagé à travers le contrat de recherche le liant à PETROSEN à entreprendre des investissements sur les permis de recherche délivrés sur les puits Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond, KOSMOS ENERGY s'est substitué à PETROTIM Limited quant à l'obligation de travaux de recherche et s'est engagé dans la poursuite du programme de recherche à hauteur de 250 millions de dollars américains (7.000 km2 de sismique 3D et 2 forages).
En contrepartie de la poursuite de ces importants investissements sans certitude sur les résultats escomptés par KOSMOS ENERGY, la société TIMIS CORPORATION a transféré partie des actifs qu'elle détenait sur lesdits permis (soit 60%) à KOSMOS ENERGY, sans aucune contrepartie financière. Une telle pratique est courante dans l'industrie pétrolière au stade très risqué de la recherche.

Voilà les faits. Tout le reste relève de la spéculation et d’une volonté de désinformation et de manipulation de l'opinion.
En vérité, c'est une valeur ajoutée, un profit, que l'on fiscalise. Ici ce dont il s'agit, ce sont des engagements de travaux, des investissements à réaliser avec une probabilité de réussite se situant entre 10 et 15%. C'est pourquoi le législateur sénégalais n'a pas souhaité taxer de telles cessions de parts et d'obligations de travaux.

Cependant, il est à noter que sous l’impulsion du Président Macky SALL, le Sénégal a adopté en décembre 2012 une vaste réforme fiscale qui a, entre autres innovations majeures, conduit à revoir profondément le régime des exonérations en vigueur, notamment dans le secteur pétrolier. C’est ainsi qu’à la faveur de la loi n°2012-32 du 31/12/2012 portant Code général des impôts, toutes les dispositions fiscales anciennement contenues dans le Code Pétrolier ont été abrogées et certaines d’entre elles rapatriées dans le code général des impôts (CGI) qui constitue aujourd’hui leur seul référentiel fiscal.

Mieux, pour les secteurs pétrolier et minier, ces exonérations ont été fortement rationalisées et ne concernent, pour les phases recherche ou développement, que les opérations strictement pétrolières ou minières.

Désormais, les mutations de propriété ou de jouissance de titres miniers, lesquels s’entendent de tous droits d’exploration, d’exploitation et autres autorisations présentant un avantage économique, accordés dans le domaine des mines ou des hydrocarbures au Sénégal sont appréhendées à l’impôt aussi bien chez le cédant que chez le cessionnaire.

Aussi, si ces cessions avaient été régies par le nouveau Code Général des Impôts, auraient-t- elles été taxées. C’est là tout le sens des engagements internationaux souscrits depuis 2012 par le Sénégal, sous le magistère du Président Macky Sall, qui est membre du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales et, a signé et ratifié en 2016 la convention multilatérale de l’OCDE concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale.
Je dois aussi rappeler que pendant la phase d’exploitation, c’est le droit commun qui est applicable et aucune exonération n’est accordée.

Dans le cas précis des blocs opérés actuellement par KOSMOS ENERGY, et conformément aux dispositions du contrat, le recrouvrement des coûts et le partage de la production sont ainsi fixés :
1. 75% de la production au titre du recouvrement des investissements pour l'opérateur ;
2. Impôts sur les sociétés applicable à l'opérateur : 25%
3. Impôts applicables à la participation de PETROSEN : 20%
4. Partage de la production restante :

Je voudrais pour conclure rappeler que le Président Macky SALL et son Gouvernement dont l’ambition est de créer les conditions d’une prospérité partagée s’attacheront à une gestion rigoureuse, transparente de toutes nos ressources. Tel est notre engagement.

Par ailleurs, cet engagement justifie notre adhésion à l’Initiative pour la Transparence des Industrie Extractive (ITIE). Nous mettons ainsi à disposition des sénégalaises et des sénégalaises, tous les documents relatifs au code pétrolier ainsi qu'aux contrats. Ces documents déjà publiés au journal officiel pourront être consultés en ligne et téléchargeables sur le site du Gouvernement.

C’est pourquoi, nous ne pourrons plus laisser prospérer les propos diffamatoires, les allégations sans fondements et les attaques malveillantes, sans aucune preuve, avec nul autre dessein que de jeter le discrédit sur l’Etat et les citoyens comme je le rappelai tout à l’heure. Le Gouvernement prendra toutes ses responsabilités pour défendre l'intérêt national. Désormais, quiconque diffusera de fausses nouvelles s'exposera à la rigueur de la Loi, la Loi pénale.

Je vous voudrais donc, au nom du Chef de l'Etat, appeler les uns et les autres à davantage de retenue mais aussi de modestie, car nul n'a le monopole de l'amour de notre pays. Nul n'a le monopole de l'engagement patriotique. Nul n'a le monopole de l'éthique. Ce dont il s'agit en définitive, c'est du Senegal, le Senegal d'aujourd'hui et de demain, celui des générations actuelles et futures, le Senegal que nous aimons tous. Je vous remercie.

 

Le Premier ministre français, Manuel Valls, dit se retrouver dans les propos de Macky Sall qui estime que la réponse au terrorisme doit s’éloigner de la « stigmatisation » des musulmans qui sont aussi les premières victimes de ce terrorisme.

’’La conscience universelle doit nous amener à traiter la riposte au terrorisme de la façon la plus appropriée. Une riposte qui doit nous éloigner de la stigmatisation. Nous devons comprendre que les premières victimes du terrorisme sont les musulmans. Il faut éviter les amalgames. Ce n’est pas l’Islam qui est en jeu. La réponse face au terrorisme n’est certainement pas d’exacerber le choc des civilisations ou le choc des religions », avait déclaré le chef de l’Etat sénégalais, le 12 septembre 2016, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Kébir.

Invité par Jeune Afrique à réagir sur ces propos de Macky Sall, M. Valls a déclaré : « (…) c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve totalement dans les propos de Macky Sall qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les musulmans ». « C’est vrai partout dans le monde, au Moyen-Orient, en Afrique. Dans les attentats de Paris, de Nice, il y avait parmi les victimes des musulmans. Ce que cherchent les jihadistes, c’est de créer, dans nos sociétés, les conditions d’une guerre civile dans laquelle les musulmans sont pris en otage, car courant le risque d’être assimilé à l’islamisme radical », a dit Manuel Valls qui s’apprête à entamer une tournée africaine qui le mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan.

« Je le répète : la République protège et protègera les musulmans de France et je n’accepterai aucun amalgame. Il faut s’élever contre le populisme notamment d’une partie de la droite française qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme et donc à la fin des fins, entre musulmans et terrorisme », a ajouté le Premier ministre français.

(APS) 

L’ancien chef d’Etat-major général des armées sénégalaises (Cemga), le général Mouhamadou Mansour Seck, a estimé, dimanche, que l’interdiction de la double-nationalité doit notamment être étendue aux ministres, aux ambassadeurs et aux députés.

Invité dimanche de l’émission « Grand Jury » de Radio Futurs Médias (Rfm), le général Seck a déclaré que cette interdiction ne doit pas être limitée aux candidats à la présidence de la République. Il estime qu’elle doit notamment être élargie aux ministres, aux ambassadeurs, aux députés. « A mon avis, un chef d’Etat, un ministre, un ambassadeur, un député, un fonctionnaire ne devraient avoir qu’une nationalité. C’est ce qui se fait dans la plupart des pays démocratiques, parce qu’il y a des conflits d’intérêts possibles. Il faut savoir ce que l’on est, l’identification est importante », a-t-il estimé. Ancien Cemga sous le régime du président Abdou Diouf, le général Seck, estime qu’il y a des situations où ceux qui sont censés défendre les intérêts de l’Etat peuvent être amenés à choisir. D’où les conflits d’intérêt qui peuvent en résulter.

 Compte tenu d’un tel état de fait, « ceux qui représentent l’Etat doivent avoir une seule nationalité », a-t-il tranché, rappelant cette célèbre assertion du général de Gaulle qui disait que « les Etats ont des intérêts, mais pas d’amis ». L’ancien Cemga donne son propre exemple au moment de l’indépendance du Sénégal, où il a eu à écrire à l’état-major pour « être uniquement sénégalais ».   Le débat sur la double nationalité a été ravivé récemment par d’abord une proposition de l’ancien ministre Benoît Sambou. Ce dernier souhaitait que « tout candidat détenteur d’autres nationalités » renonce « à celles-ci depuis au moins cinq ans avant le jour du scrutin et en fournir la preuve ». 

 La Constitution sénégalaise, adoptée en 1992, dit que "pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut être exclusivement de nationalité sénégalaise", avait-il alors rappelé. Le débat sur la double nationalité au Sénégal est un « faux débat », avait-il ajouté.

(Aps)


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