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Politique (2910)

Le camp du président Macky Sall s’élargit dans le département de Kaolack où de nouveaux acteurs politiques se sont engagés à soutenir son action à la tête du pays. C’est le cas de l’ingénieur en énergies renouvelables, Pape Demba Bitèye, par ailleurs secrétaire permanent à l’Energie qui vient de lancer son mouvement Kaolack pour la réélection de Macky Sall (Krem). C’était sous la présidence du ministre Diène Farba Sarr.

L’Apr est en train de renforcer ses bases dans le département de Kaolack, notamment dans la capitale régionale. Un nouvel acteur politique, en la personne du secrétaire permanent à l’Energie, Papa Demba Bitèye, a franchi le pas, en mettant en place, un mouvement de soutien dénommé Kaolack pour la réélection de Macky Sall (Krem) engagé comme son nom l’indique à soutenir le président de cette formation politique. Le lancement a eu lieu au quartier périphérique de Kabatoky, dans la banlieue Sud Est de la commune, sous la présidence du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr. Une tribune mise à profit par ce dernier pour magnifier la démarche de ce haut cadre du ministère de l’Énergie de s’engager auprès du chef de l’État. Le coordonnateur de « Bennoo Bokk Yaakaar, dans la région, a exhorté les militantes et responsables de l’Apr de la première heure à appliquer les directives du patron du parti en faisant preuve d’ouverture et de générosité en accueillant, à bras ouverts, les nouveaux venus. Pape Demba Bitèye a justifié son entrée dans l’arène politique. « J’ai eu, dans ma tendre enfance, une éducation me poussant à aller vers l’essentiel, à savoir tout faire pour être utile à ma communauté. C’est ce qui m’a poussé à soutenir le président Macky Sall qui, en moins de 5 ans à la tête du pays, a fait plus de 50 % des réalisations de ces trois prédécesseurs », a précisé cet ancien cadre de la Senelec.

Elimane FALL

C’est un soutien total que le Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr) apporte à la décision prise par le président de « Bennoo Bokk Yaakaar » de suspendre les assemblées générales d’investiture. « Le Secrétariat exécutif national, salue et apporte son soutien à la décision prise par le président de «Bennoo Bokk Yaakaar», de suspendre les assemblées générales d’investitures et à son appel adressé à l’ensemble des militants et responsables de l’Apr, à la solidarité, la cohésion, l’équité et la justice », lit-on dans un communiqué du Sen qui nous est parvenu. Le Sen appelle l’ensemble des militants à « l’unité et à la mobilisation permanente », en vue de consolider la cohésion interne du parti ainsi que sa « dynamique victorieuse » entamée depuis 2012. Par conséquent, le Sen réaffirme son ancrage dans « Bennoo Bokk Yaakaar » et exhorte tous les militants et responsables à respecter la ligne du parti pour les listes de candidats du parti aux élections législatives du 30 juillet 2017.

Dans la même veine, l’on rappelle les « progrès significatifs » réalisés par le Sénégal depuis 2012. Des progrès qu’il importe de consolider et d’amplifier pour une victoire éclatante de « Bennoo ».

M. NDONG

La coalition «Joyyanti» et non «Joyyanté» comme écrit par erreur dans notre édition du mardi, a été lancée, jeudi, au siège de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) dirigée par Abdoul Mbaye. Cette coalition est composée de la Ligue des masses, le mouvement national des serviteurs des masses, la nouvelle alternative pour la solidarité, le rassemblement et l’unité et le parti africain pour la renaissance et l’émergence.

Pour éviter des querelles de positionnement inutiles dans leurs rangs à deux mois des élections législatives, les responsables et militants de l’Apr de la commune de Gandon se sont réunis à Saint-Louis pour harmoniser leurs points de vue et peaufiner leur stratégie électorale.

Sous la houlette de leur coordonnateur, le Haut conseiller des collectivités territoriales, Arona Diakhaté, les partisans du président Macky Sall de la commune de Gandon et des localités environnantes, ont donné carte blanche au coordonnateur départemental de l’Apr de Saint-Louis, Mansour Faye, pour le choix des candidats du département de Saint-Louis à la députation.

Selon Arona Diakhaté, des voix s’étaient déjà élevées dans cette zone rurale du département pour se positionner, mais, après des conciliabules, des séances de dialogue et de concertation, elles ont jugé nécessaire de mettre à l’aise le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs, maire de la commune de Saint-Louis, en vue de lui permettre de choisir, en étroite collaboration avec la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », ceux qui vont figurer sur les listes des candidats députés. A l’en croire, tous les responsables de l’Apr de cette zone comprise entre le Toubé et le Gandiolais, se sont engagés à soutenir le candidat qui sera choisi par le parti.

Arona Diakhaté a invité le coordonnateur départemental de l’Apr de tout mettre en œuvre pour trouver des candidats consensuels et crédibles, dont le marketing politique auprès des populations permettra à la coalition Bby de porter en triomphe le président Macky Sall à l’issue du prochain scrutin législatif.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

C’est en tant que responsable discipliné et prêtant une oreille attentive à l’appel du président de la République que le Dr Alioune Diop a appelé ses militants de « Mankoo Falaat Macky » à se remobiliser à Mbao.

Les populations de Mbao, Keur Mbaye Fall et Petit Mbao et des quartiers environnants ont répondu, ce mercredi après-midi, à l’appel du Dr Alioune Diop, responsable de l’Alliance pour la République (Apr) de la commune et coordonnateur du mouvement « Mankoo Falaat Macky ». Une manière, pour le responsable politique, de remobiliser sa base pour préparer la victoire du camp présidentiel aux législatives du 30 juillet prochain. « C’est une remobilisation derrière le président de la République pour lui faire part de toute notre reconnaissance, lui témoigner, une fois de plus, notre loyauté et lui renouveler notre engagement sans faille », a dit celui que tout Mbao appelle Dr Diop. Même s’il se dit « candidat » aux investitures à la députation, Dr Alioune Diop semble bien attendre l’appel du président de la République qui a invité récemment les différents responsables de l’Apr à suspendre les assemblées d’investitures. « Pour ces législatives, nous donnons carte blanche au président de la République en espérant que le président de la République, compte tenu de toutes les informations dont il disposera, fera le meilleur choix d’investiture », a dit le responsable apériste précisant qu’il sera derrière les candidats que le président choisira.

Car, selon lui, « on ne peut pas être loyal et ne pas accepter les décisions du président de la République ». Pour autant, Dr Diop estime que la nouvelle assemblée doit comporter des soldats du président qui défendront, dans tous les coins, les programmes du président, son bilan. Toujours, selon lui, un député doit pouvoir défendre les programmes de développement, ainsi que le programme social et économique du président. « Encore faudrait-il, selon lui, savoir qui est éligible et qui ne l’est pas ». Le responsable de « Mankoo Falaat Macky », Youssou Seck rappelle que depuis deux ans, le mouvement travaille à Mbao, dans l’ombre, sans occuper les médias. « Cette grande mobilisation des femmes et des jeunes est le fruit de ce travail », signale M. Seck, estimant que la force de l’Apr à Mbao est incarnée par le mouvement « Mankoo Falaat Macky ». « L’Apr n’a jamais gagné à Mbao, mais c’est grâce à Dr Diop que la victoire est venue ici lors du référendum », rappelle ce militant. Dans tous les cas, Dr Alioune Diop compte accompagner, pour longtemps encore, le président Macky Sall. Et pour cela, il a décliné son ambition pour Mbao avec le programme « Mbao Horizon 2035 ». Un ambitieux programme qui se fera avec la conquête de la mairie en 2019.

Maguette NDONG

Nous avons reçu, du 2ème questeur à l’Assemblée nationale, cette réponse suite aux informations publiées dans la presse par le député El Hadji Diouf.

Le député El Hadj Diouf s’est adressé à la presse pour affirmer, contre tout bon sens, que « chaque vidange des voitures de l’Assemblée nationale était facturée 180.000 FCfa, par véhicule », tous les mois, et que pour « l’ensemble du parc automobile, environ 200 voitures, c’est un montant de 30 millions qui est surfacturé et détourné ». Ces affirmations sont erronées et dénuées de tout bon sens. Tout d’abord, aucun véhicule n’est vidangé tous les mois. Chaque véhicule fait une vidange tous les 5.000 kilomètres. Ce qui fait que de nombreuses voitures peuvent rester 2 ou 3 mois voire plus sans faire de vidange.

Ensuite, pour les chiffres avancés, il s’agit d’une pure affabulation. Que Maître El Hadj Diouf apporte des preuves pour étayer ses allégations. Il en est incapable. Chaque vidange simple est facturée: 21.550 FCfa et la grande vidange (complète): 53.350 FCfa

Tout propriétaire de véhicule est à même de vérifier ces chiffres qui sont loin des déclarations fantaisistes de quelqu’un qui a cherché à faire parler de lui à l’occasion de la présentation de sa « coalition» pour les législatives.

S’il avait la moindre preuve, il ne se serait pas gêné pour l’exhiber et la donner aux médias. Nous apportions donc un démenti vigoureux contre les propos indignes du député Me El Hadj Diouf qui se signale, encore une fois, par ses dérapages verbaux-et son manque notoire de respect à une Institution qui constitue un des piliers de l’État républicain.

La moindre des choses, d’un Député digne de ce nom, est de ne porter des accusations aussi graves que si, et seulement si, il dispose de preuves irréfutables pour les corroborer. Il est dommage que la volonté de faire le «buzz» l’emporte sur toute autre considération, y compris le simple respect de la vérité et du peuple sénégalais qu’on cherche visiblement à induire en erreur. Il n’y a «ni vidange à180.000 FCfa » ni « 30 millions de FCfa détournés à l’Assemblée nationale » sauf dans l’imagination fertile d’un parlementaire pour qui seules comptent les bombes verbales sans rime ni raison.

Même si le personnage n’est pris au sérieux par personne ; il importe de le mettre au défi de prouver la moindre de ses affirmations farfelues.

Madame Awa Niang

Le chef de l’État a décidé du report de la cérémonie officielle du Dialogue national qui devrait avoir lieu, demain 28 mai. C’est en raison du calendrier trop chargé avec le début du mois du ramadan, des élections de représentativité syndicale et les élections législatives.

Le 28 mai a été consacré Journée du dialogue national par le chef de l’État, le président Macky Sall, rappelle le communiqué reçu. Cette première édition, tenue il y a un an, a regroupé les forces vives de la Nation dans leur diversité. Les familles religieuses, les acteurs politiques, les opérateurs économiques, les organisations socioprofessionnelles, les mouvements sportifs et culturels, les jeunes et les femmes ont massivement répondu à l’appel du chef de l’État. Dans un climat d’ouverture et de convivialité, les représentants des différents acteurs ont tour à tour pris la parole durant plus de neuf heures d’horloge, s’exprimant librement sur leurs préoccupations. La deuxième édition devait avoir lieu ce 28 mai 2017. Du fait d’une coïncidence de plusieurs agendas, notamment le début du ramadan, les élections de représentativité des centrales syndicales et la préparation des élections législatives, le chef de l’État a décidé du report de la cérémonie officielle du Dialogue national. Le chef de l’État invite l’ensemble des acteurs à mettre à profit ce report pour préparer, au mieux, ce moment important dans la vie de la Nation qui ponctue son unité fondamentale dans la diversité de ses composantes.

Le président de la République réaffirme sa disponibilité à l’endroit de toutes les forces vives de notre pays et exhorte tous les Sénégalais à conforter et consolider les fondements de l’unité de notre Nation et de notre peuple dans notre effort quotidien pour le bien-être, la paix et la liberté.

EL H. THIAM

Tout comme le chef de l’État qui a déploré la série de violences qui a marqué l’Alliance pour la République (Apr) ces dernières semaines, Youssou Touré, le secrétaire d’État à l’Alphabétisation et coordonnateur du Réseau des enseignants de l’Apr, estime qu’il est temps que les partisans de son camp se ressaisissent. Car, selon lui, les enjeux qui se profilent à l’horizon (législatives et présidentielle) sont plus importants que leurs querelles. 

Dernièrement, le chef de l’État est monté au créneau pour fustiger la violence notée au sein de l’Apr, quel est votre avis par rapport à cette réaction du président Macky Sall ?
C’est vrai que l’Apr connaît des difficultés, mais tout cela est lié au fait que l’Apr est au pouvoir, donc c’est normal qu’il y ait des contradictions, des difficultés et des problèmes. Nous venons d’horizons divers, nous sommes tous membres de l’Apr, de "Bennoo Bokk Yaakaar", une très grande coalition que le président de l’Apr a mis sur pied, mais il faut comprendre que quand on a la majorité, il est extrêmement difficile de contrôler tout le monde. Parfois, il y a de petits dérapages liés à la nature des uns et des autres. Mais l’essentiel, c’est que tout le monde comprenne que les enjeux devant nous sont beaucoup plus importants que ces querelles intestines qui ne nous avancent pas. C’est de l’agitation qui ne nous mène à rien du tout. Il faut qu’on comprenne que gérer un pays, ce n’est pas si facile et que si nous voulons aider le président de la République à prendre en charge les préoccupations des Sénégalais, il faut que nous comprenions que le pays a besoin d’un minimum de quiétude. Je crois que le président Macky Sall a mis ce pays sur la rampe du développement, nous avons un bilan extrêmement élogieux. Parce qu’en cinq ans de pouvoir, il n’y a eu aucune augmentation de prix des denrées de première nécessité, il n’y a plus pratiquement de délestages, l’eau coule à flot cinq ans durant. Il n’y a pas eu de perturbation ni de l’électricité encore moins de l’eau. Je crois que c’est des avancées significatives que les populations ont salué. Maintenant qu’il y ait des contradictions, cela est lié à la nature de tout homme et en politique, c’est normal qu’il y ait un peu d’agitation et de propagande, mais l’essentiel, c’est qu’on sache, comme l’a dit le président, raison gardée et qu’on fasse preuve d’esprit de dépassement. Et hier (dimanche dernier) seulement, nous avons assisté à un grand meeting du ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui a fait une démonstration de force. Voilà ce que le président et les Sénégalais attendent de nous.

Vous semblez minimiser le phénomène, ce qui n’est pas le cas du chef de l’État qui appelle tout le monde à faire preuve de dépassement et surtout à défendre son bilan…
Bien sûr qu’on défend le bilan. Il y a eu des dérapages verbaux qui sont regrettables, mais ils sont liés à la nature politique. La politique est compliquée et difficile, mais je suis convaincu qu’on retrouvera toutes nos forces d’ici à quelque temps. Le président de la République a sifflé la fin de la récréation et il est temps qu’on se ressaisisse et qu'on puisse retrouver, échanger et discuter. Il y a certes un engouement certain vis-à-vis de l’Apr, mais il faut qu’on calme davantage nos ardeurs, qu’on essaie de pacifier l’espace politique et social, parce qu'on a la lourde responsabilité de gérer un pays. Il faut qu’on le fasse avec grandeur et sérénité.

En face de vous, il y a une opposition qui s’organise de plus en plus avec de grands partis, est-ce que vous n’avez pas de craintes pour ces élections à venir ?
On n’a aucune crainte. D’ailleurs, les contours de la victoire commencent à se dessiner. Partout, il y a animation du parti. On ne voit que les querelles, mais au-delà de ces querelles, les gens sont en train de travailler et de prendre en charge les préoccupations des Sénégalaises et des Sénégalais. C’est vrai que de petites contradictions peuvent sembler occuper l’actualité, mais ce n’est pas le cas. Vous allez à Kaolack, à Guinguinéo et à Tambacounda, les responsables sont en train de s’organiser, de discuter avec les militants, d’échanger avec eux par rapport à l’avenir, par rapport à la population. C’est vrai qu’on aurait préféré une situation beaucoup plus calme, que celle que vous évoquez. Il faut qu’on accepte. Mais toute cette fougue entre dans la prise en charge des préoccupations du parti. Les responsables estiment qu’on a pris tel chemin, il y a eu telle difficulté, mais je crois qu’on va vite dépasser ce cap.

Ne pensez-vous pas que ce sont les investitures qui cristallisent toute cette tension qu’on a notée ?
C’est normal qu’il y ait des rivalités, de l’agitation et de la propagande. On est en politique. Mais l’essentiel, comme l’a dit le président de la République, c’est d’arrêter ces petites querelles qui ne nous mènent à rien du tout. Il y a de grands responsables à l’Apr, à Dakar, Guédiawaye, Tamba..., qui doivent comprendre que nous gérons un pays. Le président Macky Sall a démontré, à la face du monde, qu’il est un leader qui n’est préoccupé que par le développement de son pays. Il a été un visionnaire bien avant 2012. Certainement nos camarades sont en train de discuter pour qu’on puisse arriver à des consensus extrêmement forts pour dépasser très rapidement ce cap. Je crois que le président Macky Sall ne mérite pas cette situation, parce que qui connaît le président sait qu’il est très sensible aux préoccupations des militants. Quand vous allez dans les démocraties majeures, vous verrez qu’il y a toujours des problèmes de positionnement, c’est naturel, c’est humain.

Lors du dernier conseil national du réseau des enseignants de l’Apr que vous dirigez, vous aviez émis le souhait de voir les enseignants pris en compte sur les investitures…
C’est une question très intéressante. Le président Macky Sall est d’abord un ami et un compagnon. Il est aussi vrai que nous réseau des enseignants estimons que nous avons toujours été laissés en rade. Cela pose problème. On nous a toujours laissés en rade. Les enseignants à eux seuls peuvent réélire le président Macky Sall. Ils peuvent lui donner la majorité très confortable lors des législatives et la victoire en 2019…

Soyez beaucoup plus précis ?
Parce que nous avons déjà plus de 600.000 militants sénégalaises et sénégalais. Les enseignants se sont organisés et vous allez partout, à travers le pays, ils ont monté des structures pour prendre en charge les problèmes de leur localité. On a demandé à chaque enseignant de fidéliser 20 votes qui lui soient favorables. D’ailleurs nous avons élaboré un document qui s’intitule « Cap 17-19 ». Les législatives comme la présidentielle, ce sera pour nous une promenade de santé. Mais encore faudrait-il que le président le comprenne ainsi. Parce que ce n’est pas en criant avec les loups qu’on parviendra à avoir un certain résultat. Le travail est sur le terrain, or beaucoup de responsables n’investissent pas assez le terrain. Le terrain ce n’est pas seulement Dakar, c’est aussi Kaolack, Tambacounda, Fongolembi, Koussanar, etc. Et les enseignants sont en train de battre un excellent travail et nous le savons, il est extrêmement facile d’accompagner le président. Parce que c’est un homme de conviction, un homme de foi qui croit en lui-même et au peuple sénégalais. De ce point de vue, il est temps, comme l’a dit le président Macky Sall, qu’on reprenne les choses en main. Le président Sall ne voit que le pays. On a parlé de pétrole, de Petrotim, d’exploitation de ceci ou de cela, mais c’est mal connaître le président Macky Sall. Il n’est pas dans ces calculs. Je l’ai connu comme il a toujours été, humble, modeste et de ce point de vue, il faudrait comprendre que le pays est sur la rampe de lancement. Le président Sall n’est pas un pouvoiriste, il ne s’accroche à rien, mais il est investi d’une mission populaire et c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé, nous aussi, de l’accompagner, d’être à l’écoute de ses recommandations et de faire en sorte que tous les camardes puissent parler d’une seule voix.

Votre réseau est tout de même marqué, ces derniers temps, par des bisbilles, est-ce qu’aujourd’hui, vous avez dépassé cette situation ?
Le réseau n’a jamais connu de difficulté, nous n’avons connu aucune difficulté. Le réseau fait plus de 200.000 membres. Nous sommes très nombreux. Mais nous n’avons jamais bénéficié de l’encadrement qu’il fallait, ni de cet appui et de ce soutien. Et je répète que les enseignants, à eux seuls, peuvent assurer une majorité confortable au président de la République et remporter, dès le premier tour, la présidentielle de 2019. Maintenant, il est vrai que le président de la République n’est pas un enseignant, il est aussi vrai que parfois, il n’a pas toutes les cartes en main et on ne lui donne pas les informations qu’il faut, mais il suffit de peu de moyens aux enseignants pour remporter l’élection haut la main. Il est important que le président renforce le réseau des enseignants. Son premier objectif, c’est les enseignants.

Vous êtes le secrétaire d’État à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, pouvez-vous nous faire l’état des lieux de votre département ?
En moins de deux ans, nous avons remporté le Prix confucius pour l’alphabétisation. C’est une grande prouesse. Le Sénégal n’a jamais remporté ce prix, c’est avec nous, quand le président Macky Sall a eu l’idée de créer ce secrétariat que nous nous sommes bien battus et ce travail a été récompensé. Tout cela, c’est grâce à la volonté et à la vision du président de la République qu’on s’approprie nos langues nationales et autres, je crois que c’est une très grosse performance.

L’Ois sans Youssou Touré, qu’est-ce qui en reste véritablement ?
L’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois) est un syndicat. C’est moi qui le dirigeais dans des conditions extrêmement difficiles. Nous ne recevions aucune subvention du gouvernement qui me combattait d’ailleurs. Il a même essayé de me détruire, il a coupé mon salaire et m’a relevé de mes fonctions, finalement j’ai démissionné. Il y a eu trop de problèmes, mais les enseignants sont restés avec nous. Presque 98 % des enseignants n’ont pas bougé. Maintenant qu’il y ait un groupuscule qui fait dans la propagande, dans l’agitation, c’est tout à fait naturel en politique. L’essentiel, c’est qu’on apprenne à se retrouver et qu’on mette en avant les intérêts des sénégalais. On a besoin de tout le monde pour bâtir un pays. Même cette opposition nous avons besoin d’elle. C’est vraiment dommage avec sa coalition hétéroclite. Elle ne s'est pas réveillée à la bonne heure. Elle a trop prolongé sa sieste. C’est normal qu’elle ne récolte rien du tout, mais on la laissera quelques petites voix.

Vous semblez sous-estimer les opposants actuels…
Non ! Oumar Sarr est un grand homme et quelqu’un de bien, mais malheureusement, Oumar Sarr et Idrissa Seck ne pèsent pas lourd. Ils font peut-être quelques centigrammes et rien de plus.

Propos recueillis par Maguette NDONG

Le Comité d’initiative international provisoire (Ciip) pour le 1er congrès fédéraliste panafricaina organisé, mercredi, un cocktail d’échanges pour marquer la célébration de la journée de l’Afrique. C’était au Phare des Mamelles où des autorités ont discuté sur l’unité de l’Afrique.

C’était l’occasion, pour des hommes politiques, d’anciens ambassadeurs du Sénégal, des représentations diplomatiques basées à Dakar, des historiens, artistes… de prendre part à cette célébration et d’échanger sur les enjeux, défis et perspectives devant aboutir à la création d’une union fédérale de tous les États africains. De l’avis du général Mamadou Mansour Seck, président de la commission des relations extérieures du Comité d’initiative international provisoire, les défis sont d’abord de sécurité et ensuite de stabilité. « On ne peut pas créer de la richesse dans l’instabilité et nous réussirons cette unité d’abord sur le plan politique et économique », a-t-il confié. Non sans se féliciter de la culture africaine qui repose sur la solidarité, le partage et l’entraide. Et pour y parvenir, « il faut oser rêver » a soutenu, pour sa part, Seydou Touré, membre de l’équipe de coordination qui a annoncé que le comité regroupe, aujourd’hui, 38 pays africains. Tout compte fait, la journée de l’Afrique est l’occasion, pour chaque pays, d’organiser des manifestations allant dans le sens de favoriser l’unité entre les peuples africains. Mais aussi le développement et le progrès économique du continent. Et à travers ces rencontres, l’idée est d’impliquer les populations africaines dans les discussions et le processus de prise de décision sur l’unité africaine.

Amadou DIOP

Le Parti de l’espoir et du progrès (Pep) prône un climat politique paisible. Dans un communiqué signé par son leader, Attye Farès, le Pep a « lancé un appel pressant et vigoureux à la classe politique pour des élections apaisées, dignes du rang du Sénégal sur le plan international ». Attye Farès et les membres de son parti ont analysé les diverses offres d’alliances en vue des élections législatives, reçues tant du côté de l’opposition que de celui de la société civile. Ainsi, ils ont réaffirmé leur engagement auprès du chef de l’État et de son programme. Mais, ont-ils relativisé, « le Pep entend, aujourd’hui, travailler en dehors de toute coalition ou sous-coalition qui n’est pas en concordance avec sa ligne politique, et ainsi mieux affirmer sa présence sur le terrain ».

Dans le même sillage, le bureau politique du Pep a lancé un appel pour un retrait massif des cartes d’électeur. « C’est le seul recours pour un avenir meilleur dans la paix et la stabilité », souligne le communiqué.

B. DIONE

L’ancien ministre d’État sous Wade qui a pris part au méga meeting organisé par le leader de « Dissoo », membre de la coalition « Sénégal Caa Kanam » (Sck) dans la capitale du Niani, s’est dit réjoui et revigoré par la présence de nombreux militants de cette coalition. Invité par Ibnou Tamiya Sylla, patron du parti « Dissoo », en présence de Dr Pape Sémou Niang, du mouvement « Action républicaine », Ousmane Ngom a affirmé que cette nouvelle coalition partage les mêmes valeurs. « Nous marchons séparément avec le Bennoo mais nous frapperons ensemble car, tous les députés de la mouvance présidentielle travailleront à renforcer la majorité », a déclaré Me Ngom.

Ousmane Ngom a soutenu, à Koumpentoum, que ses amis et lui sont des alliés stratégiques du président de la République et qu’à l’issue de ces élections, les députés qu’ils auront, serviront à renforcer la majorité présidentielle.

« Nous sommes encore plus confiants aujourd’hui parce que je suis venu ici pour que nous puissions montrer le duo que nous formions déjà, mais il se trouve que nous avons eu l’agréable surprise d’avoir été accueillis, à bras ouverts, par une personnalité, une figure de proue du Sénégal Oriental ou du Niani, le Dr Pape Sémou Niang. Il a décidé, avec son organisation, « action républicaine », de s’allier à nous. D’être avec nous dans cette coalition pour le triomphe à Koumpentoum et même dans l’ensemble de la région de Tambacounda ou ailleurs », a souligné Me Ngom. A l’en croire, la coalition « Sénégal Ca Kanam» a préféré faire un travail sous terrain. Il s’agit de la bâtir patiemment mais de façon consciencieuse et sérieuse jusqu’à ce qu’on arrive à sa maturité, a-t-il ajouté.

P. D. SIDIBE

Pour une nouvelle offre parlementaire, des acteurs politiques ont lancé hier la Coalition « Joyyante ».

L’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), la Ligue des masses (Lm), le Mouvement national des serviteurs des masses (Mnsm), la Nouvelle alternative pour la solidarité, le Rassemblement et l’unité (Nasru), le Parti africain pour la renaissance et l’émergence (Parena), voilà les partis qui portent la Coalition politique pour le redressement du Sénégal « Joyyante » aux élections législatives de juillet. Ainsi mise en place, « Joyyante » entend se battre pour une société sénégalaise où le travail, la sincérité, l’honnêteté et le courage seront les vertus cardinales, pour un État juste, comme l’a dit en préambule, le porte-parole du jour, Mbaye Fall Lèye, qui précise que des mouvements tiennent aussi cette coalition. « Notre porte n’est pas fermée aux autres partis, mais la question du principe est importante. Nous ne pouvons pas nous allier avec n’importe qui. Nous ne faisons pas de la politique politicienne ; c’est pourquoi, nous sommes partis cherchés d’honnêtes alliés », argumente M. Lèye. D’après lui, il y a une dégradation continue et généralisée du Sénégal. « L’aggravation des injustices sociales fait que les fruits du travail de tout un peuple sont accaparés par un seul clan. La corruption gangreneuse mine tout espoir de développement et risque de mener vers des lendemains lourds de risque. Le monde rural plonge tous les jours (ceux de l’intérieur) dans une pauvreté innommable », déplore-t-il.

Mbaye Fall Lèye regrette la non stabilité de notre système éducatif, l’indigence des plateaux techniques sanitaires, l’inefficacité des politiques publiques qui affecte la pêche, l’industrie, etc. Prenant la parole, le président d’Act Abdoul Mbaye a dénoncé le comportement des parlementaires sortant qui sont restés 5 ans sans faire une proposition de loi. « Où est l’intérêt du peuple », s’est-t-il interrogé. « Joyyante » veut avoir une majorité écrasante aux élections législatives ; ce qui justifie qu’elle soit composée de citoyens modèles, comme l’a indiqué l’ancien Premier ministre.

S. M. S. CISSE

Neuf (9) partis de l’opposition se sont réunis en assemblée générale, mercredi, pour élire Idrissa Tall, maire « rewmiste » de Nguidilé, coordonnateur départemental de « Manko Taxawou Senegaal » à Louga.
C’est officiel : Idrissa Tall,maire de Nguidilé, est le porte-étendard de l’opposition dans le département de Louga. Le « rewmiste », très proche de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, a eu la confiance des responsables de « Bokk Gui-Guis », du Pds, du Grand parti, de « Bess Du Niak », du Ps des valeurs, de Aj/pads, du Fsd/Bj, de « Yessal Ldr » pour coordonner les activités de la coalition « Manko Taxawou Senegaal » dans le département de Louga. L’élection s’est déroulée, mercredi, au cours d’une assemblée générale tenue en face du domicile de la socialiste Lika Diaw, élue, elle aussi, coordonnatrice communale de « Manko » à Louga. De nombreux militants ont assisté à cette assemblée générale. Tous ont appelé les responsables à travailler, la main dans la main, pour la victoire de l’opposition aux prochaines législatives. A peine élu, Idrissa Tall a annoncé une tournée dans le département. Il a invité l’assistance à se mobiliser jusqu’à la victoire finale. « Aller retirer vos cartes d’électeur. Nous pouvons et devons gagner ces législatives et imposer la cohabitation au régime destructeur du président Sall », a soutenu le maire de Nguidilé, s’adressant aux nombreux militants et sympathisants qui l’ont porté en triomphe. Et Idrissa Tall fait une promesse : celle de tout faire pour mériter la confiance de ses pairs.

Abdoulaye DIALLO

Déthié Diouf « citoyen président » du parti Visa (vision alternative pour le Sénégal) a annoncé, hier, à l’Endss, son départ de la principale coalition de l’opposition « Manko Wattu Sénégal » pour constituer, en compagnie d’un groupe d’alliés, la coalition « Baatu Askan Wi » en vue des législatives du 30 juillet prochain. Elle est composée, entre autres, du Rassemblement pour l’éthique et les valeurs émergentes (Reve) de Abdourahmane Dabo, l’Assam de Ansoumana Dione. Alors que les états-majors politiques mettent la dernière main aux listes des candidats à la députation, ils estiment avoir été royalement ignorés lors des négociations. Selon Déthie Diouf, « au moment de parachever le grand espoir que Mankoo à suscité chez le peuple espérant, pour une première fois, obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, un groupe a poignardé le grand groupe pour mettre traitreusement en place « Mankoo Taxawou Sen Bop », qu’il qualifie de « véritable supercherie politique ». Toutefois, il se dit résolument ancré dans l’opposition, d’autant qu’il a « un actif non négligeable » dans ce sens.

Fondée le 10 mars 2012, Visa, lors des dernières élections locales, avait opté de participer quasiment seul dans 17 communes pour obtenir 11.020 voix avec une commune gagnée sous sa propre bannière, à savoir Thiamène Pass dans le département de Linguère. Au référendum, la formation avait défendu le NON. Dans la commission technique de révision du Code électoral, Visa s’est retrouvée membre fondateur de l’Efop, une coalition qui regroupait plusieurs partis d’opposition. Elle s’est, par la suite, retrouvée membre de « Mankoo Wattu Sénégal » où elle était « membre choisi » de toutes les instances (Conférence des Leaders, Groupe de Contact et président de la Commission des Jeunes). Décidée à briguer les suffrages et à « porter le combat de la vraie rupture par le challenge générationnel », Visa prépare la liste « Baatu Askan-Wi ».

S. KAMARA

Lors d’un rassemblement qu’elle a tenu à la Place du souvenir, Adja Sy, coordinatrice nationale des femmes de « Fékke ma ci boolé », a invité ses militants et camarades alliés de la mouvance présidentielle à l’unité pour assurer une majorité parlementaire et un second mandat au président Macky Sall.

En s’adressant aux militants et alliés de la mouvance présidentielle, Mme Adja Sy les a invités à travailler dans l’unité pour que « nous assurons des scores confortables pour donner au président Macky Sall une majorité parlementaire et surtout un deuxième mandat en 2019 ». Pour Adja Sy, l’heure est à la mobilisation pour répondre présents aux échéances cruciales auxquelles le président Macky Sall et la coalition et surtout « Bennoo Bokk Yaakaar » doivent faire face. « C’est pourquoi, j’ai pris sur moi l’initiative de rassembler mes amis de 2cam (Convergence citoyenne autour de Macky) et nos partisan de « Fekke Maci Boolé » pour réaffirmer la grandeur de la mouvance présidentielle. « Pour ces prochaines joutes, nous sommes appelés à nous unir, à réaffirmer nos valeurs et nos engagements. C’est à cette unité dans la solidarité que je vous invite aujourd’hui », a-t-elle appuyé. Elle a ajouté: « au nom de tous les militants du mouvement Fekke Ma Ci Boole, nous apportons notre soutien sans faille et notre engagement dans Bby, au président de la République Macky Sall ». Elle a indiqué, en rebondissant sur le concept 2 Cam, que c’est non seulement une réponse politique au regard du contexte actuel mais aussi une plateforme pour tous les alliés du président. « Je vous invite à nous retrouver dans ce concept d’ouverture pour partager et convaincre d’autres sénégalais à venir se rejoindre au camp de la mouvance présidentielle au service du président Macky Sall », a-t-elle complété.

Amadou DIOP

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a fait savoir, avant-hier, à Dakar, à ceux qui l’accusent de rétention de cartes d’identité, qu’il n’a aucun intérêt à bloquer les cartes des citoyens sénégalais. Il a promis que les personnes inscrites dans le fichier auront leurs cartes d’identité avant le 30 juillet, jour des élections législatives.
Il s’exprimait lors de la réunion consacrée aux préparatifs du pèlerinage marial de Popenguine.

Accusé de rétention de cartes d’identité à deux mois des élections législatives, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a apporté des précisions. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, « il n’y a pas de rétention de cartes d’identité ». Il a informé que 2.700.000 cartes d’identité sont déjà fabriquées dont 1 million distribuées. « Le reste va être produit d’ici la tenue des élections. De toutes les façons, les cartes seront disponibles avant le 30 juillet », a clarifié le ministre de l’Intérieur. Il a expliqué qu’après la production, ses collaborateurs ont pensé faire un travail préalable avant l’acheminement des cartes d’identité dans les collectivités locales. « C’est ainsi que nous avons prévu de faire le tri pour un meilleur agencement et éviter certaines erreurs ». Et le ministre de l’Intérieur ajoute : « c’est ce que nous sommes en train de faire pour envoyer des cartes déjà produites dans de meilleures conditions pour la distribution en évitant que celles de Dakar se retrouvent à Saint-Louis ou à Ziguinchor ». Il a souligné qu’à chaque fois, les cartes sont produites, elles sont conditionnées et envoyées dans les collectivités pour être distribuées à leurs ayants-droit. « Je n’ai aucun intérêt à retenir les cartes d’identité des Sénégalais dès lors que ces derniers sont inscrits dans le fichier électoral. La rétention devrait être à ce niveau-là, ce qui n’est pas le cas », a dit le ministre de l’Intérieur. Rappelant que l’objectif était de produire 4 millions de cartes d’identité. Cet objectif a été largement dépassé puisque ce sont 6 millions de cartes qui sont aujourd’hui fabriquées. Ces chiffres sont confirmés par le directeur de l’automatisation des fichiers (Daf), le commissaire Ibrahima Diallo qui a indiqué qu’ils sont dans le processus de fabrication. Il a promis que d’autres cartes d’identité seront produites. « Donc, il n’y a aucune inquiétude à ce que nous arrivions, d’ici au mois de juillet, à produire les cartes qui permettront aux Sénégalais d’aller aux urnes », a assuré Ibrahima Diallo qui a reconnu, cependant, des difficultés dans la distribution.

Eugène KALY

Au cours d’une soirée qui s’est tenue en marge des assemblées annuelles de la Bad, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, a été désigné par le magazine «The Banker» édité à Londres, comme le «ministre des Finances de l’année». La cérémonie s’est tenue devant un partenaire de délégués participant aux assemblées annuelles et de responsables d’institutions internationales.

Il a tenu à dédier ce Prix au président Makcy Sall qu’il a remercié pour lui avoir demandé de «venir à ses côtés pour mettre en œuvre sa vision». Il a aussi remercié le ministre du Budget Birima Mangara, les directeurs généraux, directeurs, conseillers techniques et cadres du ministère. Il a évoqué le récent succès enregistré par le Sénégal par la levée de 660 milliards de francs Cfa lors de l’opération de l’Eurobond, qui est, selon lui, «une sanction positive du marché». Amadou Ba a aussi évoqué la tendance haussière du taux de croissance du Sénégal, «atteignant 6,6 % en 2016, dans un contexte de réformes et de bonne tenue des finances publiques».

C. THIAM

Dans son ouvrage, « l’Espace public sénégalais : le discours politique de la présidentielle de 2012 », Birahim Thioune, Maître de Conférences en Littérature française à l’Ucad, analyse les discours et le corpus linguistique des différents protagonistes du scrutin mémorable de 2012.

En 2012, les Sénégalais vivaient la deuxième alternance politique. Le contexte pré-électoral de l’époque a été marqué par des joutes oratoires mémorables entre les différents protagonistes. Les médias sénégalais, notamment la presse écrite, se faisaient l’écho de ce florilège de discours teintés d’accusation de toutes sortes, d’insultes, de mots aigre-doux, le tout dans une tendance délibérément tendancieuse. C’est à l’analyse de ces discours et de ces échanges que s’est essayé Birahim Thioune, Maître de Conférences en Littérature française à l’Ucad.
Dans l’ouvrage « L’espace public sénégalais : Le discours politique de la présidentielle 2012 », l’auteur s’est focalisé sur les échanges, à la faveur d’une stratégie de communication suffisamment élaborée, pour peser, de tout son poids, sur l’issue de ce scrutin mémorable.

Selon Alpha Amadou Sy qui a préfacé ce livre de 90 pages édité par les éditions L’Harmattan/Sénégal, « M. Thioune soumet à un examen minutieux les postures des différents protagonistes, lesquels affectionnent l’usage d’armes langagières, le plus souvent, disproportionnées par rapport à leurs contextes d’utilisation ». Autrement dit, il relève que l’étude du professeur Thioune révèle un espace public sénégalais devenu le lieu de production de discours nettement en porte à faux avec les normes de courtoisie et de politesse.

Quant à l’auteur, il estime que l’élection présidentielle de 2012 marque un tournant décisif dans la vie politique et dans la conquête de la démocratie au Sénégal. Elle a donné lieu, analyse-t-il, « à des échanges assez caractéristiques d’une communication, généralement consciente de ses moyens et de son efficacité, chez la plupart des candidats engagés dans les joutes électorales ». Selon lui, la campagne électorale de 2012 a donné lieu à des échanges verbaux qui ont placé les principaux acteurs et leurs représentants dans le registre de la violence verbale (invectives, menace de déballage, accusation d’immoralité…) utilisant des actes de langage qui menacent l’identité ou l’honneur et font perdre la face. « L’espace public devient le lieu de mise en œuvre de mécanismes discursifs de production de discours qui transgressent les normes de la courtoisie et de la politesse, dans un contexte culturel spécifique de soumission affichée à des règles reconnues et partagées par les Sénégalais », souligne-t-il.

A l’en croire, la prégnance de plus en plus forte de la violence verbale dans le champ politique date de l’époque d’Abdou Diouf où l’on notait, après la période senghorienne, une large ouverture et un pluralisme démocratique correspondant à un relâchement de la censure exercée par le pouvoir. « On assiste à une plus grande liberté d’expression des sentiments et des opinions sur les personnes et les circonstances. Le discours courant, autant que le discours politique, porte désormais la marque d’une époque de liberté de parole et de perte de la censure culturelle qui incite à chercher une rencontre plus apaisée entre acteurs politiques où l’injure et le dénigrement systématique, érigés en arme fatale, sont bannis ». La satire, la caricature et la dérision sont les méthodes les plus utilisées par les différents acteurs pour dénigrer ou attaquer l’adversaire, relève l’auteur. « La concentration de formules ou d’allusions dénigrantes rend compte, dans leur extrême sévérité, de la tonalité satirique et caricaturale de ce discours (…) », dit-il. Du coup, ajoute-t-il, « le champ politique expose, tout le temps, à cette menace de dégradation de l’image personnelle ».

Pour le Pr Thioune, le discours dominant de la campagne électorale de 2012 pose, au-delà de ses visées politiques, le problème d’une nécessaire rupture dans les comportements et la mentalité des citoyens engagés dans l’œuvre d’édification d’une République et d’une vraie démocratie au Sénégal. « Il y a un besoin évident de moralisation des messages électoraux, en rapport avec les codes culturels de politesse reconnus et partagés dans l’espace citoyen sénégalais », conclut-il.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pour préserver la dynamique de victoire, le président de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar», Macky Sall, a ordonné la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investitures pour les législatives. Cette lettre-circulaire que nous publions in-extenso a été adressée à tous les leaders, responsables et militants.

A tous les leaders, responsables et militants

Objet : suspension des assemblées générales d’investiture; Référence : circulaire n°00002 du 10 mai 2017

Par circulaire visée en référence, j’engageais tous les leaders, responsables et militants de notre coalition à faire prévaloir la concertation, le consensus et l’équité, comme principes en vue des investitures pour les législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques, morales, dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain.

Mais, au vu de quelques incidents regrettables notés lors des assemblées générales d’investiture tenues récemment, force est de reconnaître que certains camardes semblent ignorer totalement notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition.

Pour préserver la dynamique de victoire, j’ordonne la suspension immédiate de toutes les assemblées générales d’investiture prévues, et vous invite à rester à l’écoute de la conférence des leaders, qui mènera, dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires.

En attendant, je vous exhorte à rester mobilisés, unis, à faire preuve de dépassement et de solidarité, pour garantir à notre coalition, plus que par le passé, toutes les chances de sortir largement victorieuse des élections législatives du 30 juillet 2017.

Le Président Macky SALL

Après la décision du chef de leur parti de suspendre de toute assemblée et de toute rencontre politique d’investiture, la Cojer, dans un communiqué qui nous est parvenu, invite tous ses membres de toutes les Collectivités locales « à se soumettre à cette instruction politique ». Selon la structure des jeunes de l’Apr, cette décision est « gage de la cohésion victorieuse » de l’Apr et « de la consolidation de la force majoritaire de la Coalition Benno Bokk Yakaar dans laquelle elle est un parti leader », rappelant que « la loyauté, la discipline de parti, l’esprit républicain et le sens du bien commun ont toujours caractérisé l’engagement de la majorité politique sénégalaise derrière le Président Macky Sall ».

Selon la coordinatrice de la Cojer, Mme Thérèse Faye Diouf, grâce à la vision du Président Sall et à son programme politique de gouvernance, le Sénégal a déjà emprunté « une voie irréversible de développement intégral » avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. « S’unir dans une dynamique et loyale cohésion pour un triomphe électoral aux Législatives de 2017 est l’exigence qui s’impose à tous les responsables et militants de l’Apr. La finalité est d’aboutir à une forte et commode majorité parlementaire pour permettre au Président Macky Sall de poursuivre, en virtuose et avec panache, la politique de croissance économie et d’essor social qu’il mène », a-t-elle réitéré. Aussi, la Cojer a-t-elle invité ses membres à s’inscrire dans « une dynamique de combat tenace autour du seul et unique objectif : la victoire à l’applaudimètre aux Législatives pour la conformité parlementaire et au bénéfice du Sénégal émergent ».

Par Circulaire Numéro 00002 en date du 10 Mai 2017, le Président de l’Apr, Macky Sall instruisait tous les responsables du Parti ainsi que leurs militants à un esprit de dépassement, d’avant-garde et de retenue en vue des investitures pour les Législatives convoquées le 30 Juillet 2017. Malgré tout, le choc des ambitions des responsables politiques qui se solde souvent par la violence a poussé leur leader à suspendre toutes les assemblées et rencontres politiques d’investitures.

D. MANE

Le Sénégal condamne fermement l’attaque terroriste odieuse qui a eu lieu dans la soirée du 22 mai 2017 dans une salle de concert à Manchester et ayant occasionné une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le gouvernement du Sénégal présente ses condoléances, exprime sa solidarité dans cette épreuve au gouvernement et au peuple britannique et réaffirme son engagement dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Mantes-la-Jolie, Trappes, Drancy, Creil, Rouen, Vernon, Elbeuf, Val-de-Reuil, Paris, Compiègne et Le Havre. Les militants Apr de ses différentes villes se sont retrouvés, ce dimanche, à Evreux, pour le lancement du mouvement « Les amis d’Amadou Samba Kane » pour la réélection de Macky Sall.

C’est sur une « invitation de militants Apr » de la diaspora que Amadou Samba Kane s’est déplacé à Evreux. En effet, ils sont venus de dix villes françaises pour remplir la salle Jules Janin d’Evreux. « Des Sénégalais de plusieurs villes françaises ont souhaité créer le mouvement « Les amis d’Amadou Samba Kane » pour la réélection du président Macky Sall, précise le maire d’Hamady Ounaré. « J’ai saisi le ballon au rebond car en France, il y a des difficultés dans notre parti, Apr. Il y a des tendances, des querelles entre partisans de l’Apr. Je viens pour aider à massifier et à unifier le parti en France ». En répondant à cette initiative, Amadou Samba Kane a fait le choix de ne pas passer par les structures traditionnelles ni par les responsables du parti en France. « C’est parce que je ne suis d’aucune tendance et je ne cherche pas de militants. Je suis maire d’une commune au Sénégal, ma base politique est là-bas. Je viens simplement pour apporter une contribution dans la massification du parti », martèle le directeur général de la Lonase, selon qui ses amis sont des « sympathisants mais pas encore des militants » de l’Apr.« Ils ne se retrouvent pas dans les tendances du parti en France. Je viens fédérer les tendances mais aussi massifier le parti avec l’adhésion des amis et des sympathisants. Nous avons les législatives en juillet 2017 et la présidentielle en 2019.

Ces deux échéances électorales sont fondamentales. Je veux fédérer tout le monde pour que la diaspora vote pour les candidats de l’Apr aux législatives et pour la réélection du président Macky Sall en 2019 », a-t-il déclaré. Lors de sa prise de parole, M. Kane a mis l’accent sur l’unité derrière Macky Sall, le président de la République mais il est revenu aussi sur le Plan Sénégal émergent et ce que le chef de l’État entend faire avec la diaspora qui est devenue la 15ème région du Sénégal avec ses 15 députés. L’édile d’Hamady Ounaré a détaillé sur les différentes réalisations du président Sall en faveur de la diaspora : la baisse de l’âge des voitures (10 à 8 ans) qui entrent au Sénégal. « C’était une priorité pour les Sénégalais de l’extérieur ».
La facilitation de l’obtention des documents administratifs officiels (passeport, carte nationale d’identité), des fonds d’aide pour l’investissement de la diaspora, des quotas pour les logements sociaux au Sénégal… « Il faut maintenant aider le président Macky Sall à avoir une majorité confortable pour continuer à mettre en place sa politique, plaide Amadou Samba Kane. Quand on est militant d’un parti et qu’on défend des idéaux, on ne doit pas avoir de frontière. C’est pour cela que je me suis déplacé en France. Partout où l’on se sent utile, il faut agir. Je le fais en France mais aussi à Thiès, à Kaolack et ailleurs au Sénégalais ».

Moussa DIOP (Correspondant à Paris)

L’édition 2017 des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) a été placée sous le thème de la transformation agricole afin de créer des richesses pour les millions d’Africains, vivant notamment dans les campagnes. La Bad s’est inscrite dans une initiative visant à apporter son appui aux pays dans lesquels la volonté politique est réelle pour relever ce défi.

Pour sa part, le Premier ministre de l'Inde, Narendra Modi, est d’avis qu’il faut renforcer les relations déjà fortes entre l’Afrique et l’Inde. Il a cité plusieurs axes de coopération ouverts par son pays, indiquant que le savoir-faire indien est à la disposition des pays du continent noir. Il a d’ailleurs révélé que son pays sera totalement électrifié en 2018. Il a aussi révélé que son pays, dans l’accélération de sa croissance et pour partager la prospérité, a ouvert 280 millions de comptes bancaires pour les pauvres en 2016, grâce aux possibilités offertes par les Tic. La tenue de ces assises en Inde n’est point fortuite, puisque ce pays a réussi sa révolution agricole, produisant en interne tous ses besoins alimentaires, et mieux, opérant même une valorisation industrielle de ses productions, un exemple à méditer pour l’Afrique, pour ses dirigeants politiques et pour ses populations. Et pour être bénéfique au continent, cette rencontre devra avoir pour prolongement une politique hardie de transformation et de valorisation locales des produits agricoles. C’est la conviction du président de la Bad, Akinwumi Adesina. Déjà, des initiatives naissent pour accompagner l’engagement de la Bad et des pays africains, comme en témoigne le message délivré par vidéo par Bill Gates, Pdg de Microsoft, qui offre sa collaboration pour des solutions à même de booster la croissance en Afrique. Il souligne que cela réduirait impérativement les importations alimentaires africaines et allouerait les ressources à l'agriculture et aux secteurs rentables. Donnant l’exemple du chocolat transformé en Europe depuis 1863, le président Adesina assure que l’Afrique doit s’inspirer de la révolution agricole de l’Inde qui, en 10 ans, a réussi à nourrir sa population.

« C'est de cette ville d’Ahmedabad qu'est partie l'indépendance agricole et alimentaire de l'Inde. Et dans cette même ville, l’Afrique doit amorcer la transformation agricole », a dit, avec force, le président de la Bad, indiquant que « l'économie du Gujarat, terroir du Premier ministre indien, est forte et reste un modèle et un exemple qui doit inspirer l'Afrique ». L’Inde et le continent noir ont beaucoup à partager et dans plusieurs domaines, en agriculture plus particulièrement.

« Avec un taux de croissance de plus de 5 %, l'Afrique garde la tête hors de l’eau et peut atteindre des taux plus élevés pour éradiquer la pauvreté et améliorer la qualité de vie des populations », a plaidé le patron de la Bad qui estime que « l'Afrique doit se nourrir à travers une agriculture maîtrisée, disposant déjà d’avantages comparatifs à saisir pour amorcer la transformation industrielle et favoriser l'émergence d'entreprises de valorisation à la production locale ». Son plaidoyer est pour une Afrique dont le développement est endogène : « le continent produit du coton et divers produits comme le cacao et l'Afrique exporte et n'en tire pas profit. Il faut transformer localement nos produits et créer des chaînes de valeurs locales ».

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

Le président de la Bad, Akinwumi Adesina, ancien ministre de l’Agriculture du Nigéria, a salué les succès du Sénégal et fait un vibrant plaidoyer pour une révolution verte en Afrique. Il a cité l’exemple de l’Inde qui a réussi à sortir 400 millions de personnes de la pauvreté grâce à l'agriculture et sur la base d’une volonté politique forte. La voie de la réussite passe à son avis par une agriculture inclusive et la mise en place de zones agro-industrielles pour permettre la valorisation locale des produits agricoles. Dans cette dynamique, il est d’avis que la politique d’électrification doit être pertinente. « Il faut de l’électricité pour réussir la transformation industrielle, tout comme il faut des infrastructures pour acheminer les produits vers les marchés urbains », a encore argumenté le président de la Bad qui, regrettant que 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, cite encore le succès que l’Inde a engrangé dans ce domaine, puisque ce pays continent sera totalement électrifié en 2018.

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

Les 52èmes assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) ont démarré leurs travaux à Ahmedabad, au cours d’une cérémonie qui a été rehaussée par la présence du Premier ministre indien, Narendra Modi, du président Macky Sall et de son homologue du Bénin, Patrice Talon, aux côtés de Akinwumi Adesina, président de cette grande institution africaine spécialisée dans le financement du développement. Lors de la table-ronde sur le thème « Leadership pour la transformation de l'agriculture » qui a juste suivi l’ouverture officielle, le président du Sénégal a lancé un appel pour le renforcement des ressources et des moyens financiers de la Bad, afin de lui permettre de mieux jouer son rôle de soutien et d’appui aux politiques publiques en Afrique.

Cette table-ronde s’inscrit dans la thématique générale de l’édition 2017 des assemblées annuelles placées sous le thème général « Transformer l’agriculture pour de la richesse en Afrique ». Interpellé sur l’expérience du Sénégal qui a, en quelques années, boosté sa production agricole, notamment le riz, le président Macky Sall a souligné que dans le Plan Sénégal émergent (Pse) mis en œuvre depuis février 2014, l’agriculture a été retenue comme une priorité pour notre pays. « Ce serait illusoire de penser se développer sans maîtriser son agriculture et atteindre l’indépendance alimentaire », a-t-il défendu, indiquant que « dans la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, l’agriculture retrouve la première place ». A ce titre, il a expliqué que les faiblesses de l'agriculture ont été identifiées à travers trois défis, celui du financement, celui de l'environnement et de la maîtrise de l'eau, et enfin le défi de l'accès au foncier qui est le premier intrant en Afrique. « Il fallait donc faciliter l’accès au foncier, permettre au secteur privé d’investir dans l’agriculture sans spolier les paysans ». « Il fallait aussi changer les mentalités pour booster une agriculture rentable, organiser les producteurs, réaliser la maîtrise de l'eau et rendre facile l'accès aux intrants à travers des subventions de l'État », a souligné le président Macky Sall.

Exportations d’arachides
Devant l’auditoire qui s’imprégnait des succès du Sénégal, il a expliqué le soubassement de cette volonté politique : « notre ambition, notre vision est de faire des paysans sénégalais des agriculteurs modernes qui peuvent s’enrichir par leur travail déjà pénible ». Il a plaidé aussi pour une contractualisation entre les producteurs et les transformateurs, afin de fixer les règles du jeu. Sur la production agricole qui a été boostée, il a donné l’exemple de la production d’un million de tonnes d’arachides et des exportations vers la Chine. Le chef de l’État a salué la qualité des relations entre le Sénégal et la Bad, déjà que le niveau d’exécution des projets suit un rythme satisfaisant. Interpellé sur les succès enregistrés dans le domaine de la fourniture d’électricité, il a rappelé qu’en cinq ans, ce secteur a subi une révolution : « au Sénégal, avant 2012, nous avons vécu les émeutes de l'électricité et il y avait 40 jours de coupures d’électricité dans l’année. Présentement, en 5 ans, nous avons mis en place le mix énergétique qui a permis la diversification des sources énergétiques, avec une réserve de 125 mégawatts, lorsque nous sommes en pointe. Nous avons aussi misé sur le solaire ». Il a expliqué que le présent défi est celui de l’interconnexion, pour le transport de l’électricité : « nous allons interconnecter toutes les régions afin d'optimiser les rendements ».

« Avant 2012, l’État octroyait 105 milliards de FCfa pour subventionner les déficits en électricité. Actuellement, le Sénégal a un excédent de production de 30 milliards », s’est réjoui le chef de l’État.

Formation technique
Évoquant la question de la jeunesse, il a expliqué qu’au Sénégal, 65 % de la population ont moins de 35 ans, tandis que plus de 50 % de cette population sont âgés de moins de 25 ans. Sa conviction est que les priorités et les défis concernant la jeunesse doivent s’orienter vers la formation, « surtout la formation pratique pour tous les secteurs, en faisant de la formation technique une priorité, parce que jusqu’ici l’université a servi à former des milliers de jeunes chômeurs ».

Il a cité l’exemple du Prodac (Projet des domaines agricoles communautaires) qui a aménagé des exploitations de 1000 à 2000 hectares et pour des jeunes qui ont suivi une formation bien ciblée pour en faire des agriculteurs modernes, avec des revenus mensuels de de 300 dollars par mois, soit 150.000 FCfa environ. « Les fermes familiales, dira-t-il, ont été lancées sur des superficies de 5 hectares, tandis que d’autres superficies sur 50 hectares permettent d’occuper 40 à 50 jeunes ». Le président Macky Sall est revenu sur la nécessité d’impulser une agriculture durable étant entendu que l'Afrique est le continent qui subit le plus les assauts sur le climat. Ce qui n’est point une malédiction, car défend-il, il faut juste trouver les variétés agricoles qui s'adaptent. Sur les nouvelles technologies, le chef de l’État a abordé la problématique des nouvelles technologies de l’information, indiquant qu’au Sénégal, le téléphone s’est démocratisé et n’est plus l’apanage d’une classe aisée. Il faut juste, à son avis, renforcer l’utilisation professionnelle des Tic, former les jeunes et rendre l'accès à l'Internet plus facile. Il a, à ce titre, salué la suppression des frais de roaming grâce au projet « Smart Africa », précisant que le Sénégal a lancé des actions pour rendre gratuit l'accès Internet dans les espaces universitaires.

De notre envoyé spécial, Cheikh THIAM

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