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Affaires et Finances (1781)

L’atelier de cadrage et d’orientation pour le développement stratégique de la chaîne de valeurs maïs du Sénégal qui s’est tenu, vendredi dernier, à Saly, a été l’occasion, pour les acteurs de la filière, de plaider pour la mise en place d’une interprofession forte et dynamique afin de booster l’économie nationale et contribuer, de manière significative, au Pib.

Cette rencontre à l’initiative du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) a été présidée par Moustapha Lô Diatta, Secrétaire d’État à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes. L’objectif était de partager une réflexion stratégique sur les enjeux et défis, les orientations, les axes de développement, les pistes prioritaires et lignes d’actions pour un développement de la chaîne de valeurs maïs. Selon M. Diatta, l’organisation de la filière maïs qui participe à la sécurité alimentaire devrait prendre en compte les engagements nationaux et sous régionaux, car, a-t-il soutenu, le manque de concertation entre État, producteurs et commerçants désorganise le marché.

Il a magnifié les performances réalisées avec une production nationale qui a atteint 346.030 tonnes en 2016-2017, soit une hausse 14 % par rapport à 2015-2016 et une hausse de 63 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Moustapha Lô Diatta a félicité l’ensemble des acteurs pour ce brillant résultat et pour avoir réussi à réunir les conditions d’une interprofession légitime et forte. Selon lui, la mise en place de cette interprofession devant comprendre les collèges des producteurs, des agro-industriels, des commerçants est partie d’une initiative des acteurs et des différents partenaires techniques.

Il a ajouté que cette interprofession peut jouer diverses fonctions comme la connaissance de l’offre et de la demande, l’adaptation et la régulation de l’offre, la mise en œuvre sur le compte de l’État des règles de mise à marché, des prix et de conditions de paiement et la qualité des produits, mais aussi et surtout la promotion du produit agricole sur le marché intérieur et extérieur. Pour M. Diatta, cette structuration de la filière maïs devrait, à terme, permettre à l’État d’avoir des interlocuteurs crédibles, représentant aussi bien les producteurs que les transformateurs et les commerçants du produit maïs. De même, elle permettra d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant entre les différents maillons de la chaine de valeurs maïs, d’avoir une contribution significative de la filière dans la part du sous-secteur agricole au Pib.

En outre, a fait savoir M. Diatta, le projet corridor céréalier dans lequel le maïs occupe une place importante constitue l’un des projets prioritaires du Pse. « L’un des facteurs de sa réussite demeure l’accompagnement de la filière à travers la structuration et sa gouvernance », a-t-il assuré.

Le maïs, une filière très stratégique
Pour le directeur exécutif du Fndasp, les filières riz et maïs sont hautement stratégiques pour le Sénégal, « comme en témoigne l’inscription, dans le Pse, des projets corridors céréaliers auxquels l’État accorde une grande importance ».

Selon Jean Charles Faye, la Fndas accompagne et finance les services agricoles et l’appui à la structuration des filières qui entrent, selon lui, « en droite ligne avec la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale qui, dans son article 25, voudrait que les acteurs se regroupent autour d’un produit à travers les producteurs, transformateurs et commerçants pour déboucher sur une interprofession permettant aux acteurs de prendre en charge leur destin et de booster l’économie du pays ». Depuis mars 2015, les acteurs ont constitué un comité d’initiative pour réfléchir sur la mise en place de cette interprofession. Ces concertations ont débouché sur la mise en place de sous-collèges des producteurs. Le 26 mai 2016, le collège national des producteurs de maïs du Sénégal a vu le jour. La deuxième étape est de mettre en place les autres maillons pour constituer, à terme, l’interprofession et les doter d’instruments de gouvernance. « Tout cela est un préalable pour permettre à l’ensemble des partenaires de venir les accompagner. Tant qu’ils ne seront pas organisés, il sera très difficile de mesurer l’impact du secteur dans le Pib du Sénégal. C’est un combat à mener tout en mettant ces acteurs au centre du processus ».

Pape Banda Dièye a, au nom des producteurs, remercié l’État du Sénégal d’avoir pensé aux acteurs de la filière maïs qui, a-t-il souligné, étaient laissés en rade. Quelque 210 leaders d’organisations paysannes issus de 70 coopératives ont été formés à la formulation sur l’acte Ohada. Pour le prochain hivernage, a fait savoir Pape Banda Dièye, les acteurs de cette filière comptent lancer un projet test dans le bassin arachidier. Ils comptent exploiter 20.000 hectares supplémentaires. Mais pour que ce test soit réussi, M. Dièye a indiqué qu’un appui en intrants et en matériels est capital. « Nous sommes une filière organisée et la production de maïs ne peut se faire sans intrants. Nous demandons à l’État de nous aider à relever ce défi », a dit Pape Banda Dièye qui a invité l’ensemble des acteurs à travailler la main dans la main pour avoir, d’ici à juillet, une interprofession forte.

S. O. F.

Pour que les zones reculées puissent être connectées au réseau de télécommunication national, le directeur de la Communication institutionnelle et des relations extérieures, Abdou Karim Mbengue, demande que le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut) soit mis à la disposition des opérateur téléphoniques.

« Il y a un fonds que l’Etat a mis en place, c’est-à-dire le Fonds de développement universel dans lequel tous les opérateurs contribue à hauteur de 3% de son chiffre d’affaires. Sontatel contribue à ce fonds et nous sommes en train de discuter pour que ce fonds puisse permettre de raccorder ces localités très reculées », a expliqué le responsable de la Communication de la Sonatel, ajoutant que plusieurs milliards sont disponibles dans ce fonds. Il a regretté le fait que ce fonds soit utilisé dans d’autres secteurs plutôt que dans le secteur des télécommunications. Abdou Karim Mbengue a fait ce plaidoyer, mardi dernier, à Diamniadio, à l’occasion du lancement du réseau 4G dans cette commune stratégique. « Diamniadio est pour nous une ville symbole, une ville du futur puisqu’il y a énormément de projets qui se passent ici. Nous avons pensé faire de Diamniadio une priorité en matière de couverture », a argué Karim Mbengue rappelant qu’à ce jour, 300 sites ont été couverts à Dakar, sa banlieue et dans les capitales régionales. Cette année, le déploiement du réseau sera accéléré avec une couverture de 132 sites à Dakar et de 246 autres sites dans les capitales régionales. Avec cet accroissement du réseau, la Sonatel entend contribuer à l’atteinte des objectifs du projet « Sénégal Numérique 2025 ».

M. NDONG

A l’initiative du ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, la rencontre a permis aux différents participants de s’imprégner, entre autres, des réformes, en gouvernance des ressources naturelles, contenues dans le nouveau code.

Le nouveau code et ses avancées, tel que l’a décrit, Abdoul Aziz Diop du Forum civil, dans sa communication, « devrait se traduire par des avancées dans le secteur des industries extractives et minérales». M. Diop a noté que l’article 24 constitue une belle carte à jouer avec la réduction de la durée du permis d’exploitation qui passe de 25 ans à 20 ans. « Le nouveau code prévoit la réhabilitation des sites miniers qui couvre, désormais, la phase de recherche mais aussi,avec l’article 94, la garantie du respect et de la protection des droits humains, dans les zones minières affectées, notamment par l’interdiction du travail des enfants dans les sites miniers », a ajouté Abdoul Aziz Diop,.

Au cours des débats, les représentants des populations ont insisté sur la nécessité, pour les sociétés, de faire des efforts supplémentaires dans la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Un plaidoyer fort est lancé par le député Mamadou Faye Dialagne et les maires Alé Lô et Yves Lamine Ciss respectivement de Taïba Ndiaye et de Montrolland. Le coordonnateur du Forum civil de Thiès, Abdoul Aziz Diop les a rassurés, soulignant que le nouveau code a pris en compte ces préoccupations des collectivités locales avec la mise en place du Fonds d’appui au développement local (Fadl). « Ce fonds sera alimenté pour un montant qui correspond à 0,5 % du chiffre d’affaires annuel hors taxes des entreprises en exploitation », a-t-il indiqué.

Selon le directeur de la promotion de la bonne gouvernance, Cheikh Fall Mbaye, toutes ces innovations et réformes sont prises en compte par l’État dans le seul souci de préserver l’intérêt général, tout en prévenant les conflits d’intérêts. Les dispositions du nouveau code minier devraient favoriser, en grande partie, les collectivités locales qui abritent les entreprises minières. Les différents orateurs ont également insisté sur la gestion transparente de ces ressources. Une meilleure gouvernance des ressources minérales suppose une transparence dans toute la chaîne de valeur, une exploitation responsable, respectueuse des droits humains et une répartition équitable des revenus générés comme le fonds de péréquation dont les ristournes n’ont pas été versées depuis 2011, a souligne Abdoul Aziz Diop. Il a souligné qu’un décret de 2015 a fixé la nouvelle clé de répartition et les entreprises ont été priées de verser leurs parts. La mise en place d’un mécanisme de dialogue interactif a été suggérée pour assurer un suivi de toutes les recommandations de l’atelier qui a été présidé par l’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène.

Mohamadou Sagne

La question des relations entre Petrosen et Cos-Petrogaz a été largement soulevée dans les discussions qui ont suivi le panel sur les « Perspectives pétrolières et gazières ». Répondant aux questions, le Secrétaire permanent adjoint du Cos-Pétrogaz a tenu à rassurer : « les rôles sont clairement définis. Il n’y a pas de source de conflit de compétences ». Il a rappelé que Petrosen est le bras technique de l’État du Sénégal qu’il représente dans l’association pétrolière avec les autres compagnies. « Pétrosen va dans le sens des concepts de développement que les grandes compagnies pétrolières vont proposer à l’État du Sénégal », a-t-il dit. Quant au Cos-Pétrogaz, c’est « un outil de supervision, de validation en dernier ressort. Il n’a pas vocation à faire le travail de Petrosen ». Selon lui, Cos-Pétrogaz est à un niveau stratégique alors que Petrosen est à un niveau opérationnel. Et les deux entités sont complémentaires. «On est en relation naturelle avec Petrosen pour renforcer le dispositif de gouvernance et la régulation dans le secteur », a-t-il indiqué.

Elh. I. THIAM

Producteurs, techniciens et autorités administratives de Louga souhaitent que l’État augmente les intrants et le matériel agricole destinés à la région.

L’exposé présenté, vendredi dernier, par Jean Paul Bampoky, directeur régional du développement rural (Drdr) de Louga, a montré que cette région a enregistré des résultats relativement bons lors de la campagne agricole 2016-2017. Toutes les spéculations affichent des productions record à l’exception de l’arachide. Une contreperformance qui s’explique par un arrêt brutal des pluies. Pour le niébé, on a noté 574 kilogrammes par hectare pour une production totale de 44.611 tonnes. Des résultats obtenus, en grande partie, grâce à l’appui de l’État qui a injecté 2.460.282.000 de FCfa pour subventionner les semences, les engrais et le matériel agricole au profit des producteurs de la région. « Ce sont des efforts conséquents qui témoignent de la volonté du gouvernement de booster l’agriculture dans la région de Louga », a déclaré le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui présidait cette rencontre consacrée aux préparatifs de l’hivernage 2017.

M. Mbengue et les producteurs ont salué l’accélération de la mécanisation avec la mise à disposition par l’État de 25 tracteurs nécessitant une subvention de 626 millions de FCfa. « C’est une excellente démarche. Mais pour faire de l’agriculture le moteur de notre développement, il faut encore faire plus dans les intrants et le matériel », a souligné Mbaye Fall de la Fédération des associations paysannes de la région de Louga (Fapal). Son point de vue est largement partagé. Tous, y compris les techniciens de l’agriculture et les autorités administratives, souhaitent l’augmentation des quotas alloués à la région. Des producteurs ont fait remarquer, pour le déplorer, que certaines communes n’ont reçu que 25 houes et le même nombre de semoirs. « Je ne parle pas des quotas de semoirs et de houes. Je pense même que d’autres tracteurs doivent être alloués à la région. C’est une forte recommandation que nous formulons », a insisté le gouverneur.

Saed, une présence vivement saluée
La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (Saed) va aménager 80 hectares dans la région de Louga autour du Lac de Guiers, a annoncé le gouverneur Alioune Badara Mbengue, confirmé par l’ingénieur Massamba Ndiaye. 50 hectares pour la riziculture et 30 hectares pour le maraîchage. Douze communes seront touchées par le projet. L’antenne de la Saed dénommée « Délégation du Lac de Guiers » est à pied d’œuvre. 62,5 % des 80 hectares ont même été déjà aménagés, ce qui représente 50 hectares. L’objectif de la Saed est clair : soutenir les producteurs en augmentant la production maraîchère et en favorisant la culture du riz de variété sahel 108. « Non seulement la Saed va faire des aménagements, réfectionner des ouvrages hydroagricoles mais elle va aussi et surtout renforcer la capacité des acteurs en les formant sur les techniques agricoles », explique l’ingénieur Massamba Ndiaye de la Saed. Bien évidemment, le projet suscite un immense espoir chez les producteurs de la région.

Abdoulaye DIALLO

L’État du Sénégal, à travers le Cos-Pétrogaz, est en train d’élaborer un plan directeur de développement pétrolier et gazier qui définira le profil de l’offre et de la demande du Sénégal à court, moyen et long termes en articulation avec le Pse.

Le démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière est attendu à l’horizon 2021. L’État du Sénégal, par le biais du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Pétrogaz), a entamé la définition et l’élaboration d’un schéma directeur. Selon Mamadou Fall Kane, Secrétaire permanent adjoint du Cos-Pétrogaz, ce schéma directeur sera articulé avec les axes et objectifs du Plan Sénégal émergent. « Ce plan détaillera le profil de l’offre et de la demande du Sénégal à court, moyen et long termes jusqu’en 2035, en articulation avec le Pse. Il devra aussi fournir une feuille de route du développement futur des infrastructures et de l’industrie gazière et pétrolière du Sénégal », a-t-il déclaré lors du panel sur les Perspectives pétrolières et gazières qui a clôturé, samedi, à Dakar, le colloque international pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique. Ce schéma directeur prendra en compte un certain nombre de questions. Il s’agit notamment de l’évaluation des réserves et le potentiel de production de pétrole et de gaz, la promotion de la croissance pour l’industrie sénégalaise et les opportunités d’exportation, la mise en œuvre de projets phares qui vont sous-tendre le développement d’activités économiques autour de la transformation, des opportunités de formation et d’emplois pour les jeunes sénégalais. Un plan d’inclusion sociale, des infrastructures initiales adaptées aux besoins actuels et l’amélioration du réseau, la promotion et la gestion de la demande domestique pour augmenter l’offre (…) figurent également parmi les facteurs clés de réussite identifiés par le Cos-Pétrogaz.

La formation, le nerf de la guerre du pétrole
Toutes ces problématiques et hypothèses seront posées dans les termes de référence du schéma directeur dont le marché, a assuré M. Kane, est en passe d’être lancé. « On espère retenir, courant septembre-octobre, le consultant qui nous accompagnera. Et l’on pense qu’on pourra finir le document en six mois. Ensuite, on envisage de mener des études plus ciblées, de faire du project management et la promotion de certains projets phares en faisant des tours de table avec des investisseurs privés et institutionnels. Tout cela se fera de façon maîtrisée et mesurée. Une rationalité économique guidera ce que nous envisageons de faire », a-t-il expliqué. La formation figure en bonne place dans la stratégie du Cos-Pétrogaz. Le Sénégal qui ambitionne de devenir un hub pétrolier et gazier dans la sous-région, doit renforcer les compétences de ses ressources humaines dans différents domaines relatifs à l’industrie pétrolière et gazière. C’est tout le sens de la création de l’Institut national de pétrole et du gaz (Inpg) confié au Cos-Pétrogaz. « La capacitation de nos entreprises nationales et de nos ressources humaines est une question de souveraineté », a affirmé M. Kane. Et le Cos-Pétrogaz n’a pas perdu de temps.

Les maquettes et les études architecturales de cet institut ont été terminées. Les anciens locaux de l’université du Futur africain situés à cheval entre Diamniadio et Sébikotane sont retenus pour l’accueillir. Il a entamé également des discussions avec les compagnies pour définir les besoins de l’industrie à court, moyen et long terme. Dans la même dynamique, il a mené des missions pour nouer des partenariats avec des institutions de formation de référence comme l’Institut français du pétrole, Imperial College de Londres, Manchester University…

L’Institut national de pétrole et du gaz offrira des formations à trois catégories de population. Dans la première catégorie, on aura les techniciens opérateurs, c’est-à-dire ceux qui travailleront sur les sites d’exploitation. Dans la deuxième figurent les ingénieurs. Et enfin, la troisième catégorie concerne les fonctionnaires, les acteurs de la société civile, les journalistes et tous ceux qui s’intéressent à la gestion administrative de l’industrie pétrolière et gazière (aspects fiscaux, juridiques, légaux etc.,). « L’objectif est de renforcer leurs capacités et de leur donner les outils, surtout pour les fonctionnaires, pour les armer face aux compagnies », a ajouté Mamadou Fall Kane. Il assure que cet Institut sera présenté et lancé entre le mois d’octobre et le mois de novembre « une fois certaines validations faites ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Quatre-vingt-deux kilomètres de piste sur l’axe Dolly-Linguère facilite, désormais, le déplacement des populations. Une voie majeure de désenclavement qui permet de relier 57 villages dont la plupart abrite un marché hebdomadaire et de fouetter, du coup, l’économie de la zone.

Samba Niang est un homme heureux. Chaque semaine, à bord de son camion, ce commerçant vit au rythme des marchés hebdomadaires situés sur l’axe Touba-Linguère : Taïf, Sadio, Gassane, Dolli, Thiel, Linde. Depuis la réalisation, par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), de la piste latéritique Gassane-Linguère, longue de 82 kilomètres, ses affaires sont « florissantes » et il peut se livrer, en toute tranquillité, à ses activités.

Dans un passé récent, se déplacer sur cet axe était difficile. C’était un « chemin de croix », confie le commerçant surtout en saison des pluies. « Pour rallier le village de Lindé, je passais plus de quatre heures et je m’embourbais, souvent en hivernage à cause des nombreuses mares », rappelle-t-il. Aujourd’hui, il évoque ce souvenir, en arborant un large sourire. Le village de Linde, situé au cœur de cette vaste zone d’élevage pastoral, abrite un marché hebdomadaire. Il génère, chaque mardi, un trafic important de marchandises et de bétail. Le flux des échanges illustre l’importance de cette piste et montre aussi les difficultés que les populations éprouvaient, naguère, faute de desserte, pour écouler leurs productions. Cette piste devenue un important corridor d’échanges, de circulation de marchandises. « Le trajet Linde-Linguère ne dure que vingt minutes au lieu d’une heure », se réjouit Bigué Ndao, une commerçante qui vend des fruits. « Pendant la saison des pluies, on redoutait le trajet parce que le véhicule pouvait s’embourber, à chaque instant. On perdait du temps et nos habits étaient sales », souligne-t-elle. Pour cette commerçante, le gain est double. Elle va de moins en moins à Linguère pour acheter des fruits. Elle se ravitaille au marché de Lindé, en achetant ce dont elle a besoin pour la semaine.

En plus de désenclaver la zone, la piste donne un vigoureux coup de fouet aux activités économiques. Elle a permis de relier 57 villages dont la plupart abrite un marché hebdomadaire. Ainsi, il est désormais plus facile de s’approvisionner et d’écouler ses marchandises. Samba Niang considère cette fonction de facilitation des échanges comme un développement. « Le développement, ce ne sont pas des discours ; ce sont des actes. Et pour nous, le développement, c’est d’exercer ses activités en toute quiétude », lance-t-il. « Nous remercions le chef de l’État pour la réalisation de cette infrastructure», ajoute-t-il, joyeux.

Augmentation du trafic
Naturellement, le trafic a augmenté au grand bonheur des habitants des villages traversés comme Linde. A tout moment, ils peuvent se déplacer. Un acte qui n’est pas banal en milieu rural. Auparavant, seuls les « horaires » (les véhicules qui partent des villages à des heures fixes) assuraient le transport sur cet axe. Ce sont généralement des pick-up appelé dans le jargon local « opouya » à cause du nombre élevé de personnes transportées. Le pick-up peut embarquer jusqu’à 20 personnes assises sur des planches de bois. La pratique du transport mixte (marchandises, bétail et passagers) est également courante. Autre avantage, les évacuations sanitaires - autrefois périlleuses vers Thiargny ou Linguère - sont devenues moins pénibles. « Quand on avait un malade, c’était l’angoisse surtout la nuit. Maintenant, c’est facile avec le trafic régulier », note Collé Top, une habitante du village de Linde.

En milieu rural, la mobilité est un défi que le gouvernement, à travers le Pudc, est en train de relever grâce aux pistes rurales tracées un peu partout sur le territoire national. Ces pistes ont partout la même portée sociale, économique. Elles donnent, comme le souligne Cheikh Diop, directeur national du Pudc, aux populations le sentiment d’appartenir à ce pays et de bénéficier des ressources nationales.

Mamadou GUEYE

Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a organisé, hier, un forum sur le financement de la pêche artisanale au cours duquel Malick Ndiaye, le directeur général de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal a annoncé la mise à disposition d’une ligne de 6,5 milliards de FCfa pour financer des activités dans l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Avec le concours de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), le financement du sous secteur de la pêche artisanale ne sera qu’un vieux souvenir. Son directeur général, Malick Ndiaye a annoncé une ligne de financement de 10 millions de dollars américains, soit 6,5 milliards de FCfa qui seront répartis entre l’agriculture, l’élevage et la pêche. «Nous allons signer la convention de financement avec la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) qui a accepté de mettre à notre disposition un montant de 10 millions de dollar Us, soit 6,5 milliards de FCfa sur huit ans pour financer des investissements dans l’agriculture, l’élevage et la pêche. Une partie de ses ressources sera utilisée pour accompagner les programmes d’équipements des professionnels de la pêche artisanale», a-t-il dit. Il s’exprimait lors du forum organisé par le ministère de la Pêche sur le financement de la pêche artisanale. Ce forum s’inscrit dans la mise en œuvre de la nouvelle Lettre de politique sectorielle du secteur de la pêche suivant les orientations définies par le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon M. Ndiaye, il s’agit de revoir les modalités de relance du dispositif de financement de la pêche artisanale. «Nous avons fait le bilan du dispositif qui existait depuis 1999. Il prévoyait une dotation de 1,5 milliard de FCfa mais nous n’avons reçu que 600 millions du ministère de la Pêche. Malgré tout, nous avons pu mobiliser 2,5 milliards de FCfa pour les acteurs de la pêche », a indiqué le directeur général de la Cncas. Toutefois, il a déclaré que son institution n’a pas obtenu les performances de remboursement souhaitées. «Finalement, nous étions obligés de mobiliser le fonds de garantie (…). Nous avons jugé utile de continuer à soutenir les acteurs du secteur qui avaient des garanties propres. Nous sommes surtout conscients qu’il faut mettre en synergie les moyens», a soutenu M. Ndiaye, soulignant que la Cncas a une expérience dans le financement de la pêche. Il a souhaité la poursuite et la consolidation de cette expérience avec des mécanismes de financement innovants. Il a également émis le vœu que les ressources mobilisées soient mises à la disposition de la banque. Sur la ligne de financement, il a assuré que la signature se fera bientôt.

Pour le ministre de la Pêche, ce forum constitue un cadre pour trouver des solutions aux problèmes de financement dans le sous secteur de la pêche artisanale. Oumar Guèye a rappelé l’importance du secteur de la pêche, soulignant que depuis deux ans, la pêche constitue le premier poste d’exportation du pays avec 204,43 milliards de FCfa en 2016, une contribution de 3,2 % dans le Pib. Il a rappelé également les nombreuses réalisations du gouvernement dans ce secteur. Il s’agit du programme de subvention de 20.000 gilets de sauvetage, l’acquisition de 20.000 moteurs pour les pirogues pour un montant de 20 milliards de FCfa entre 2016 et 2019. Il a aussi cité le programme de construction d’infrastructures : quais de pêche, complexes frigorifiques, etc. Soutenant que le financement constituait le maillon faible, Oumar Guèye s’est félicité de l’accompagnement de la Cncas.

Aliou KANDE

Dongfang electric corporation (Dec) est une entreprise publique chinoise spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques industriels. Son directeur général adjoint a fait part de sa volonté d’accompagner l’électrification du continent.

En Afrique, le besoin en électricité est criant et l’absence de moyens financier n’est pas pour faciliter les choses. Dongfang electric corporation (Dec), une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques industriels souhaite s’impliquer davantage pour trouver une solution au problème. Son directeur général adjoint, Hu Xiaohui, l’a dit, à Chengdu, la capitale de la province chinoise de Sichuan. «Nous sommes disposés à travailler avec les gouvernements qui nous solliciterons », a déclaré M. Hu Xiaohui accompagné des membres de son staff au cours d’une visite au siège de cette entreprise créée en 1958 et cotée à la bourse de Shanghai. Elle propose, entre autres, des solutions financières aux partenaires grâce à l’accompagnement des banques chinoises. Ainsi, avec l’appui de ces institutions financières, l’entreprise annonce sa disponibilité de mettre sur pied des montages financiers pour la concrétisation d’infrastructure énergétiques pour les partenaires. Ces projets financiers peuvent déboucher sur des Partenariats publics privés (Ppp), Construire, opérer et transférer (Bot) ou encore Construire, opérer et posséder (Boo).

Dongfang electric corporation inscrit cette volonté en droite ligne avec le forum de la ceinture et de la route qui vient de se tenir en Chine. A l’issue de celui-ci, le président chinois Xi Jinping avait annoncé le financement de plusieurs projets dont ceux ayant trait à l’électrification de plusieurs sites plus ou moins intéressés par la nouvelle route de la soie. Dongfang electric corporation produit des équipements électriques, des centrales hydroélectriques, solaires et éoliennes. L’entreprise fabrique aussi des équipements pour le dessalement de l’eau de mer, le courant marin mais également les routes, les rails et les centrales à charbon. Elle s’emploie également dans la protection de l’environnement.

Dongfang electric corporation est une entreprise publique chinoise. Elle revendique une présence dans plus de 70 pays. Elle est leader sur le marché chinois mais aussi sur plusieurs marchés en Asie, en Europe et en Amérique latine. En Afrique, elle est présente dans des pays comme le Nigeria, l’Éthiopie, l’Égypte et la Zambie.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

Les acteurs de la pêche du Clpa Dakar-ouest et ceux de Yarakh (pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices, écailleuses, etc.) vont bientôt disposer de logements sociaux au pôle urbain de Daga kholba, grâce au programme du chef de l’État : « une famille, un toit ». Pour bénéficier de ces logements, souligne le directeur de 7 Vision, Abdoulaye Diop, aucun apport encore moins une garantie n’est exigé aux acteurs du secteur informel notamment ceux de la pêche. Pour faciliter l’accès aux logements sociaux, l’État a endossé l’apport et la garantie à travers le fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ainsi, 1.000 logements sociaux sont réservés aux acteurs de la pêche du Clpa Dakar-ouest et Yarakh. En début juin, les demandeurs seront convoqués pour finaliser les contrats d’acquisition. Chaque bénéficiaire paiera 55.000 FCfa par mois après acquisition, précise Abdoulaye Seck, coordonnateur du Clpa de Yoff. Le député Oumar Seck et Antou Guèye Samba, membre de la Commission de régulation du secteur de l’électricité ont invité les acteurs de la pêche à saisir cette belle occasion pour disposer d’un toit.

S. Diam SY

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