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Affaires et Finances (3116)

La cérémonie officielle d’ouverture des 53ème Assemblées annuelles de la Bad s’est déroulée, hier, à Busan, en Corée du Sud. Une occasion, pour le président de cette institution, tout comme les Premiers ministres marocain et rwandais et le vice-Premier ministre coréen, de faire un véritable plaidoyer pour accélérer l’industrialisation du continent.

C’est à un véritable plaidoyer sur l’urgence d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique que les participants aux 53ème assemblées annuelles de la Bad ont assisté hier. C’était lors de la cérémonie officielle d’ouverture de ces rencontres qui se déroulent à Busan en Corée du Sud du 21 au 25 mai. Le ton a été donné par le président de la Bad, Akinwumi Adesina, en présence des Premiers ministres du Maroc et du Rwanda, du vice-Premier ministre de la Corée, des ministres africains, des responsables de la Bad, de représentants d’institutions internationales et de nombreux autres participants. Ces dirigeants marocain, rwandais et coréen ont tous appelé à l’industrialisation du continent. « L’Afrique doit apprendre sur l’expérience de la Corée, de la Chine et du Japon. Parce qu’elle est en train de se désindustrialiser avec des pertes énormes », a déclaré M. Adesina. Il reste convaincu que c’est l’une des voies pour le développement du continent et pour le règlement du problème de l’emploi des jeunes. Selon lui, chaque année, ce sont près de 11 millions de jeunes africains qui arrivent sur le marché du travail dont seulement 3 millions parviennent à s’insérer. Le président de la Bad regrette le fait que l’Afrique se retrouve au bas de la chaine de valeur. Il évoque le cas du cacao produit principalement dans le continent, mais qui est transformé ailleurs tout comme l’or. «Chaque année, l’Afrique produit 75% du cacao mondial. Cependant, elle ne tire que 5% des 120 milliards de dollars de revenus générés par le marché du chocolat », a-t-il déploré. Pour l’or, poursuit-il, l’Afrique représente 50% des productions, mais ne bénéficie que de 4% des revenus sur un marché de 300 milliards de dollars par an. Pour inverser la tendance, il appelle à l’industrialisation.

Il a saisi cette occasion pour rappeler que la Bad a lancé, en 2016, sa stratégie pour l’industrialisation de l’Afrique couvrant la période 2016 – 2025. Sur cette lancée, il a annoncé que son institution va investir 35 milliards de dollars Us sur les dix prochaines années pour accompagner l’industrialisation de l’Afrique. En même temps, la Bad va aider le continent dans l’industrialisation de l’agriculture en soutenant les besoins des pays dans la mise en œuvre des zones de cultures de base pour faciliter la création d’agribusiness et d’industries connexes, le tout supporté par des infrastructures intégrées : routes, électricité, eau Tic. L’objectif étant de créer de nouvelles zones économiques en milieu rural. L’autre initiative, poursuit-il, est d’investir dans les nouveaux moyens d’industrialisation : parcs technologiques, programmes d’incubation, et d’accélération, connexion des Pme aux pôles d’industrialisation. En plus, la Bad appelle à se focaliser sur l’appui au secteur privé en restant équitable dans les investissements. Ce qui implique les Pme. L’autre moyen de favoriser l’industrialisation, c’est de continuer à soutenir le développement des marchés financiers, mais également encourager le partenariat nord-sud et sud-sud par le développement industriel.

Investissement de 35 milliards de dollars
Le Premier ministre rwandais a, à son tour, insisté sur la nécessité d’accélérer le processus d’industrialisation du continent. Edouard Ngirente affirme que le thème des assemblées annuelles est une occasion, pour les participants, de réfléchir sur l’industrialisation qui est un catalyseur pour le développement. « L’industrialisation permet de créer de l’emploi, des revenus et la prospérité. Mais la participation de l’Afrique dans la chaine de valeur mondiale est de 2% », a-t-il dit. Pour changer la tendance, il souligne qu’il faut une volonté politique, un secteur privé dynamique.

Un autre dirigeant africain, qui a plaidé pour l’accélération de l’industrialisation du continent africain, c’est Saadeddine El Othmani, le Premier ministre du Maroc. « Il faut croire en l’Afrique, avoir une volonté d’intégration pour aller à l’industrialisation. Le Maroc a cette orientation politique », a-t-il confié. Il a rappelé que son pays dispose, depuis trois ans, d’un plan d’accélération industrielle. Selon lui, pour accélérer l’industrialisation, il faut un financement adéquat, suffisant, mais également des infrastructures notamment dans les zones urbaines et les étendre dans le monde rural. Il pense qu’il faut également une main d’œuvre qualifiée, des cadres compétents.

Le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances coréen, Dong Yeon Kim pense que le moment est venu pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique. Il estime que même si certains pays ont réalisé des taux de croissance importants, le potentiel du continent n’a pas encore été réalisé. « L’industrialisation est nécessaire. Le moment est venu. C’est ce qu’a compris la Bad en faisant de ce secteur une priorité », a déclaré M. Kim.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

Pour réussir l’industrialisation de l’Afrique, les jeunes doivent être bien formés. C’est ce que pense Akinwumi Adesina, le président de la Bad. C’est pourquoi, il invite les pays africains à préparer leurs ressources humaines. « L’Afrique doit rapidement bâtir une main d’œuvre compétitive et spéciale pour son industrialisation. L’Afrique doit préparer les jeunes aux métiers du futur et non du passé. Elle ne doit pas être en reste », a-t-il martelé. L’Afrique, ajoute le président de la Bad, doit aller de l’avant en changeant les chaines de valeurs. Il recommande également de mettre en place un système de formation de qualité notamment la digitalisation, les mathématiques, les sciences, la biotechnologie, l’ingénierie, l’intelligence artificielle, la robotique. Des domaines à son avis, qui domineront la quatrième révolution industrielle. Elle ne doit donc pas être en reste », a-t-il dit. C’est dans ce cadre, souligne-t-il, que la Bad a augmenté ses appuis dans ces domaines en créant des centres d’excellence dans plusieurs universités au Nigéria, Kenya, Rwanda et en investissant dans des parcs technologiques en Ethiopie au Cap-Vert et au Sénégal. Dans la même lancée, il invite les pays africains à tirer profit de l’économie numérique et à investir dans les infrastructures pour ce secteur. Tout comme Akinwumi Adesina, Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale recommande, à son tour, d’investir dans le capital humain. « Il faut investir dans l’éducation et la santé. Les pays qui ont investi dans ces deux domaines ont eu les meilleurs résultats », explique-t-il. «Si l’on a un système de formation performant et adéquat, on peut accompagner cette industrialisation », souligne le chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Othmani.

A. KANDE

Deux semaines après avoir réussi son processus de Validation, le Comité national Itie est revenu en détail, hier, à la faveur d’une conférence de presse, sur le processus d’évaluation qui a permis au Sénégal d’obtenir la mention « Progrès satisfaisants » dans la mise en œuvre de la Norme Itie.

Sur la fiche d’évaluation du Conseil d’administration de l’Itie mesurant le niveau de progrès de mise en œuvre des exigences de la Norme Itie, présentée à la presse hier, tous les clignotants sont au vert foncé pour le Sénégal sur l’ensemble des 33 critères entrant en ligne de compte dans cette notation. Pour certains critères, comme « l’engagement du gouvernement », « politique sur la divulgation des contrats », « dépenses sociales obligatoires », le Sénégal a même dépassé le seuil qui était fixé. On comprend donc pourquoi l’instance faîtière de l’Itie lui a attribué la mention « Progrès satisfaisants », faisant ainsi du Sénégal le premier en Afrique et le quatrième au monde à atteindre ce niveau de progrès constituant la note la plus élevée.

Ces performances ont valu au Groupe multipartite (Secrétariat permanent Itie, organisations de la société civile, entreprises extractives…) les félicitations du Conseil d’administration de l’Itie. « C’est une très bonne chose et une étape importante dans un voyage plus long vers la transparence et la redevabilité dans un secteur très important pour le Sénégal. En perspective de l’exploitation gazière et pétrolière, il est important d’avoir des systèmes qui permettent la transparence et la redevabilité pour s’assurer que les revenus sont utilisés à bon escient », a déclaré Dylan Gerald, directeur régional au Secrétariat international de l’Itie qui prenait part à la rencontre d’information avec la presse sur le processus d’évaluation des progrès accomplis en matière de transparence dans les industries extractives.

Le Conseil d’administration de l’Itie s’est félicité que la mise en œuvre de l’Itie ait impacté et influencé des réformes en améliorant la gestion des finances publiques. Cependant, par la voix de M. Gerald, il encourage le Sénégal à consolider les acquis pour s’assurer des mêmes résultats, lors de la prochaine Validation prévue dans trois ans. Selon lui, le Sénégal est un pionnier en Afrique et il doit le rester en menant à bien d’autres chantiers qui tiennent à cœur l’Itie comme la propriété réelle, la divulgation systématique et régulière des données Itie. « La divulgation des données ne doit plus se faire seulement à travers le Rapport Itie, elle doit être intégrée par défaut dans le fonctionnement de l’administration des entreprises. L’Itie doit continuer de jouer un rôle important notamment sur les questions de redistribution des revenus », a-t-il indiqué.

Consolider les acquis
Le souci de la consolidation des acquis est partagé par les organisations de la société civile lesquelles ont joué un rôle déterminant dans le processus qui a valu au Sénégal ces bons résultats. « Au moment où d’autres pays ont été exclus de l’Itie parce que la société civile n’a pas eu l’espace nécessaire pour s’exprimer, au Sénégal, celle-ci a été la clé de voûte de la mise en œuvre de la Norme. Elle a fait preuve de maturité, d’engagement, de dévouement durant tout le processus. Toutes les décisions prises par le Comité national, l’ont été de manière collégiale et consensuelle », a soutenu Abdou Aziz Diop qui parlait en leur nom. Etant donné que la transparence est une quête perpétuelle, il a invité le Comité national à maintenir la cadence pour que le Sénégal continue d’occuper le haut du pavé.

Du côté des sociétés extractives, on se satisfait aussi des performances du Sénégal qui, souligne Elhadji Diallo de la compagnie Fortesa, sont l’aboutissement d’un travail collégial. « Si nous avons accepté d’accompagner le processus de mise en œuvre de la Norme Itie, c’est parce que nous sommes persuadés qu’avec la transparence, tout le monde gagne mais c’est surtout les entreprises qui gagnent le plus », a-t-il dit. Pour Mamadou Mbaye, Conseiller technique du Premier ministre, l’Etat avait fait un pari et avait pris des risques en adhérant à l’Itie alors que rien ne l’y obligeait. Aujourd’hui, c’est un pari gagné qui témoigne, à l’en croire, la volonté des pouvoirs publics de promouvoir une gouvernance transparente des ressources minérales. « Ces bons résultats donnent une crédibilité internationale au Sénégal. Et puis dans le cadre du Doing Business, c’est un signal fort que notre pays offre un environnement des affaires attractif », a-t-il martelé.

Elhadji Ibrahima THIAM


DEUX RENCONTRES INTERNATIONALES À DAKAR EN OCTOBRE 2018 ET EN JANVIER 2019
Les performances du Sénégal en matière de mise en œuvre des exigences de la Norme Itie expliquent-elles la tenue à Dakar, en octobre prochain et janvier 2019, de deux rencontres internationales relatives à la gouvernance des ressources minérales ? Tout porte à le croire. En effet, la Conférence nationale africaine sur la propriété réelle se tiendra en fin octobre dans la capitale sénégalaise qui sera couplée avec le Conseil d’administration du Forum civil. Trois mois plus tard, en janvier 2019, l’Assemble mondiale de « Publish what do you pay » (Publiez ce que vous payez) se tiendra à Dakar, une première, en terre africaine.

Elh. I. THIAM

La Corée du sud a réaffirmé, hier, son engagement pour appuyer davantage les pays africains. Les plus hautes autorités du pays se sont prononcées, hier, lors de l’ouverture officielle des 53ème assemblées annuelles de la Bad. Le président de la République Moon Jae-In, dans une vidéo, s’est félicité de l’organisation de ces rencontres dans son pays. Dans son discours, il a salué le rôle que joue la Bad pour réduire la pauvreté en Afrique. Il a indiqué que la Corée est heureuse de partager son expérience industrielle. « Les assemblées annuelles pourront rapprocher davantage Coréens et Africains. J’espère que la Corée et l’Afrique pourraient réaliser rapidement la quatrième révolution industrielle », a souligné le président coréen. « La Corée reste engagée à partager sa riche expérience avec l’Afrique. Nous espérons arriver à une coopération plus dynamique», a ajouté Dong Yeon Kim, vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances. Il a rappelé que les relations entre son pays et l’Afrique datent de longtemps. D’ailleurs, informe M. Kim, en 1951, les troupes impériales d’Ethiopie et celles d’Afrique du Sud ont participé activement, à Busan, à la libération de la Corée. Il a ajouté que son pays pourrait contribuer à la réalisation d’infrastructures intelligentes en Afrique. Evoquant la quatrième révolution industrielle, le ministre de la stratégie et des Finances affirme que l’Afrique est bien positionnée pour profiter des technologies avec une population jeune qui pourrait en être le moteur.

A. KANDE

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a fait un bref séjour à Ziguinchor, mardi dernier, pour constater de visu le chargement, au port, dans le bateau Diogué, de 1.500 tonnes de noix d’anacarde destinées à l’exportation.

Le ministre a exprimé sa profonde satisfaction pour cette première expédition de noix d’anacarde de la Casamance à l’étranger, à partir du port de commerce de Ziguinchor. Il a donc tenu à remercier le Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama), qui a mis le bateau Diogué à la disposition des acteurs de la filière anacarde évoluant dans la région méridionale du Sénégal. Le ministre a également félicité le gouverneur de la région de Ziguinchor, « qui, rappelle-t-il, a coordonné l’ensemble des services de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, la douane et le port de commerce pour que l’anacarde qui est produite en Casamance puisse être exportée désormais, à partir de Ziguinchor, via le port ». Alioune Sarr a encouragé aussi les dockers, qui ont prouvé leurs capacités à assurer la manutention avec succès. Par ailleurs, le ministre a exprimé sa grande satisfaction aux exportateurs, producteurs et intermédiaires pour leurs efforts soutenus « qui, souligne-t-il, ont permis cette première expédition de noix d’anacarde de la Casamance à l’étranger à partir du port de commerce de Ziguinchor ». La région Sud du Sénégal prévoit d’exporter 50.000 tonnes de noix de cajou cette année.

El Hadj Moussa SADIO

La Bad, représentée par son président, Akinwumi Adesina, et Pierre Philippe Scholtès, directeur à l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), ont signé, hier à Busan, en Corée, un protocole d’accord pour intensifier leur coopération dans les efforts d’industrialisation de l’Afrique. C’était en marge des Assemblées annuelles de la Bad (21 au 25 mai).

Dans sa politique d’accélération de l’industrialisation de l’Afrique, la Bad peut compter sur le soutien de l’Onudi. Les deux institutions ont signé, hier, un protocole d’accord pour intensifier leur coopération. Il a été paraphé par Akinwumi Adesina, président de la Bad et Pierre Philippe Scholtès, directeur à l’Onudi. C’était en marge des Assemblées annuelles de l’institution qui se tiennent à Busan en Corée du Sud. Ce nouvel accord vise à faciliter la coopération entre ces deux institutions dans des domaines tels que l’agro-industrie, l’économie circulaire, la construction de parcs industriels, les investissements dans l’innovation et la technologie, le développement des entreprises, le commerce et le renforcement des capacités ainsi que l’accès aux sources de financement. L’accord s’aligne sur les priorités de la Banque, les High 5, l’Agenda 2063, la Troisième décennie du développement industriel de l’Afrique (Idda III), l’Agenda de développement durable des Nations unies et l’Initiative du G20 pour l’industrialisation de l’Afrique.

«En 2016, la Banque a lancé sa stratégie pour l’industrialisation de l’Afrique couvrant la période 2016 – 2025. Cette stratégie résulte d’un travail de collaboration avec l’Onudi et la Commission économique pour l’Afrique. La signature de ce protocole d’accord est importante pour la mise en œuvre de cette stratégie », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Bad. Selon lui, la Banque bénéficie déjà énormément de l’expertise de l’Onudi en conception des politiques, de programmes et d’outils de connaissance en soutien aux efforts d’industrialisation de nos États membres. «En 2017, la Banque a alloué 1,2 milliard de dollars américains pour l’industrialisation en Afrique, notamment pour les projets relatifs aux opérations du secteur financier », a-t-il révélé.

«Réaliser le potentiel industriel de l’Afrique ne se fera pas par hasard; des partenariats forts, comme celui que nous venons de conclure, sont nécessaires », a déclaré Philippe Scholtès, directeur à l’Onudi. «Ce partenariat va créer de grandes opportunités et faciliter notre travail conjoint vers l’opérationnalisation de l’Idda III (2016 – 2025) », a ajouté M. Scholtès.

Les deux organisations ont déjà commencé à travailler ensemble dans les Programmes de partenariat pays (Pcp). Ceux-ci aident à synchroniser les efforts de développement et de mobilisation des ressources en appui à l’accélération de l’industrialisation des pays membres. Les deux parties ont récemment entrepris une mission conjointe au Maroc dans l’application du Pcp et continueront d’étudier les opportunités de coopération dans la mise en œuvre de ce Pcp au Sénégal et en Éthiopie. La collaboration entre la Banque et l’Onudi couvre aussi l’établissement de zones de transformation des produits de certaines cultures dans un certain nombre de pays africains. Le protocole d’accord a été signé en marge des Assemblées annuelles de la Bad dont le thème est « accélérer l’industrialisation de l’Afrique ».

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

AKINWUMI ADESINA, PRESIDENT DE LA BAD : « L’INDUSTRIALISATION DE L’AFRIQUE EST UNE IMPÉRIEUSE NÉCESSITÉ »
Transformer nos matières premières dans le continent pour créer de la valeur ajoutée et créer des emplois, c’est ce que recommande Akinwumi Adesina, président de la Bad. Un des meilleurs moyens de sortir l’Afrique de la pauvreté, c’est d’accélérer son industrialisation. C’est la conviction du président de la Bad. Akinwumi Adesina s’exprimait hier soir lors d’une conférence de presse inaugurale des Assemblées annuelles de la Bad. « Nous avons la conviction que toute création de valeur ajoutée pour les économies africaines passe par l’industrialisation. Sur le plan agricole, par exemple, nous pouvons arriver à la création de zones de transformation des matières premières agricoles. Pour l’Afrique, l’industrialisation n’est pas une option, c’est une impérieuse nécessité », a-t-il martelé. Il a expliqué que la volatilité des prix des matières premières enregistrée ces dernières années, a pénalisé de très nombreux pays africains. Selon lui, exporter des matières premières, c’est priver les jeunes africains d’emplois. D’où l’urgence, à son avis, de diversifier nos économies, notamment par la transformation, sur place, de nos matières premières. Sur cette lancée, il a annoncé que son institution allait investir 35 milliards de dollars Us sur les dix prochaines années pour accompagner l’industrialisation de l’Afrique. M. Adesina estime qu’il y a trois conditions à réunir pour accélérer le processus d’industrialisation du continent. « Il n’y a pas d’industrialisation sans leadership politique clair et assumé. Il n’y a pas d’industrialisation non plus sans un investissement massif dans les infrastructures. Enfin, il n’y a pas d’industrialisation sans renforcement des ressources humaines, notamment des investissements dans les sciences, les nouvelles technologies et les innovations », a-t-il martelé. Il affirme que l’Afrique doit s’inspirer des expériences industrielles d’autres parties du monde comme la Corée, tout en mettant en garde contre le prêt-à-reproduire. La Corée du Sud, fait-il remarquer, est un parfait exemple de réussite en misant sur l’industrialisation pour devenir, aujourd’hui, un pays développé. Soutenant qu’environ 580 millions de jeunes africains arriveront, d’ici à 2050, sur le marché de l’emploi, il affirme que les populations du continent sont fatiguées d’être dans la pauvreté. « L’Afrique doit cesser d’être le musée de la pauvreté. Ses populations sont déterminées à inverser cette tendance. L’avenir des jeunes africains n’est pas en Europe ni dans le désert du Sahara. C’est pourquoi, nous devons accélérer le processus d’industrialisation», a-t-il martelé.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

Transformer nos matières premières dans le continent pour créer de la valeur ajoutée et créer des emplois, c’est ce que recommande Akinwumi Adesina, président de la Bad. Un des meilleurs moyens de sortir l’Afrique de la pauvreté, c’est d’accélérer son industrialisation. C’est la conviction du président de la Bad. Akinwumi Adesina s’exprimait hier soir lors d’une conférence de presse inaugurale des Assemblées annuelles de la Bad. « Nous avons la conviction que toute création de valeur ajoutée pour les économies africaines passe par l’industrialisation. Sur le plan agricole, par exemple, nous pouvons arriver à la création de zones de transformation des matières premières agricoles. Pour l’Afrique, l’industrialisation n’est pas une option, c’est une impérieuse nécessité », a-t-il martelé.

Il a expliqué que la volatilité des prix des matières premières enregistrée ces dernières années, a pénalisé de très nombreux pays africains. Selon lui, exporter des matières premières, c’est priver les jeunes africains d’emplois. D’où l’urgence, à son avis, de diversifier nos économies, notamment par la transformation, sur place, de nos matières premières. Sur cette lancée, il a annoncé que son institution allait investir 35 milliards de dollars Us sur les dix prochaines années pour accompagner l’industrialisation de l’Afrique. M. Adesina estime qu’il y a trois conditions à réunir pour accélérer le processus d’industrialisation du continent. « Il n’y a pas d’industrialisation sans leadership politique clair et assumé. Il n’y a pas d’industrialisation non plus sans un investissement massif dans les infrastructures. Enfin, il n’y a pas d’industrialisation sans renforcement des ressources humaines, notamment des investissements dans les sciences, les nouvelles technologies et les innovations », a-t-il martelé. Il affirme que l’Afrique doit s’inspirer des expériences industrielles d’autres parties du monde comme la Corée, tout en mettant en garde contre le prêt-à-reproduire. La Corée du Sud, fait-il remarquer, est un parfait exemple de réussite en misant sur l’industrialisation pour devenir, aujourd’hui, un pays développé.

Soutenant qu’environ 580 millions de jeunes africains arriveront, d’ici à 2050, sur le marché de l’emploi, il affirme que les populations du continent sont fatiguées d’être dans la pauvreté. « L’Afrique doit cesser d’être le musée de la pauvreté. Ses populations sont déterminées à inverser cette tendance. L’avenir des jeunes africains n’est pas en Europe ni dans le désert du Sahara. C’est pourquoi, nous devons accélérer le processus d’industrialisation», a-t-il martelé.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

L’Etat a consenti d’importants moyens pour améliorer la mobilité urbaine à Dakar et dans les régions, a noté le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, Aubin Marcel Jules Sagna. Pour ce dernier, qui s’exprimait, hier, à l’ouverture du forum sur la politique de mobilité et d’accessibilité durables dans les villes sénégalaises, tenu à Dakar, plus de 1.362 km routes revêtues et 52 km d’autoroutes ont été réalisés, à côté des projets de transports de masse comme le Ter et le Brt.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Marcel Jules Sagna, a profité de l’occasion de l’ouverture hier du Forum sur la politique de mobilité et d’accessibilité durables dans les villes sénégalaises, initié par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), en partenariat avec le Programme politique de transport en Afrique (Ssatp), pour revenir sur les importants investissements consentis par l’Etat relatifs aux infrastructures et services des transports routiers et ferroviaires sur la période 2012-2017. Selon lui, 1.362 km routes revêtus ont été réalisés et 13 ouvrages d’art érigés. M. Sagna a indiqué que ce réseau routier sera renforcé par le Programme de modernisation des villes (Promovilles) avec une première phase d’exécution de 114 km de routes aménagées dans 9 capitales régionales (Thiès, Diourbel, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor) et dans quatre autres communes (Mbour, Guédiawaye, Keur Massar et Yeumbeul). A cela s’ajoute, poursuit-il, la réalisation de 52 km d’autoroutes mises en services sur la période 2012-2017. Ce linéaire sera bientôt porté à 187 km d’ici fin 2018 et atteindre près de 240 km vers la fin de l’année 2019, promet le Secrétaire général du ministère des Infrastructures.

Les projets Ter et Brt avancent à grand pas
Quant au projet de Train express régional (Ter), lancé en décembre 2016, sur un linéaire de 36 km, M. Sagna a souligné qu’« il avance à très grands pas », tout en assurant que le ministère travaille également sur la réhabilitation de la ligne ferroviaire métrique Dakar-Bamako. M. Sagna a rappelé que le projet du Ter sera complété par le projet Brt (bus rapid transit) dont l’appel d’offres international liés au marché des travaux vient d’être lancés pour relier Dakar à Guédiawaye sur un linéaire de 18,3 km. Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures a aussi précisé que la société de transport Dakar Dem Dikk a récemment reçu une mise en circulation de 475 autobus qui vont renforcer l’offre de transport public à Dakar et à l’intérieur du pays. La période est aussi marquée, a-t-il poursuivi, par l’accélération du renouvèlement du parc des « car rapides » et « Ndiaga Ndiaye » qui a porté le nombre de minibus dans la métropole de Dakar de 907 à 1607 en 2016. A cela s’ajoutent les résultats importants de modernisation du transport dans les villes secondaires avec 585 minibus neufs mis en circulation depuis 2015 notamment à Thiès, Louga, Saint-Louis, Diourbel, Fatick, Kaolack, Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et Sédhiou ainsi que trois communes Touba, Mbour et Tivaouane.

Souleymane Diam SY

En ce début de ramadan, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, est revenu sur l’état de l'approvisionnement du marché et le niveau des prix des denrées de consommation courante. Il s’est dit satisfait du respect de l'arrêté ministériel fixant les prix plafond de certaines denrées alimentaires de première nécessité et a tenu à rassurer les consommateurs : « il n’y aura pas de hausse sur les produits essentiels».

Selon le ministre du Commerce, Alioune Sarr, «d’abord le marché est convenablement approvisionné en produits mais également les prix sont restés stables. Nulle part nous n'avons constaté la spéculation ». A l’en croire, « le sac de riz brisé non parfumé est vendu aujourd’hui entre 12.500 et 12.750 FCfa, le bidon de 20 litres d’huile à 14.500 et 15.000 FCfa, le lait en poudre qui coûtait 67.000 FCfa coûte 45.000 et 47.000 FCfa, le sac de 25 kg d’oignon est entre 4.500 et 5.000 FCfa, la pomme de terre entre 6.000 et 6.500 FCfa pour le sac de 25 kg, le sucre en poudre 27.500 et 27.750 FCfa, le sucre en morceaux local à 750 FCfa le kg ». Et le ministre rassure les consommateurs sur le fait que « sur les produits essentiels, il n’y aura pas de hausse » en ce sens que « le gouvernement veille à ce que les prix des denrées dites de première nécessité soit encadrées ». C’est ainsi que l’arrêté qui encadre les prix font que pour l’oignon, les prix ne peuvent pas dépasser 350 FCfa et pour la pomme de terre, le prix plafond est de 400 FCfa », a-t-il cité en exemple.

Il a, en outre, exprimé toute sa satisfaction suite à la visite qu’il a effectuée, vendredi dernier, auprès des commerçants de la rue Raffenel et ceux du marché de Grand-Yoff, du constat de « la présence de l’oignon local et de la pomme de terre « made in Sénégal » ». Sous ce rapport, il a tenu à rendre un hommage mérité à tous les commerçants qui, dit-il, « sont en train d’appliquer les prix conformément aux directives du président Macky Sall, mais également à ce que le gouvernement a fixé comme l’homologation».

Il a aussi invité la population à la consommation des produits locaux notamment de l'huile locale ainsi qu’aux commerçants d’acheter l’huile d’arachide raffinée produit localement. Non sans rappeler que le protocole liant l’Etat aux commerçants importateurs d’huile les oblige d’ailleurs à acheter l’huile d’arachide raffinée produit localement. Selon Alioune Sarr, « chaque litre d'huile raffiné produit au Sénégal correspond à 3kg d'arachide et c'est une participation équivalente à 200 milliards de FCfa au développement local». Enfin, un dispositif a été mis en place pour lutter contre la spéculation et les produits mal propres à la consommation.

Mamadou Lamine DIEYE

Le ministre des Infrastructures, du Transports terrestres et du Désenclavement a remis, vendredi, les clés d’un premier lot de 10 minibus aux transporteurs de Kolda. Un second lot de 5 minibus est attendu prochainement.

Les populations de Kolda poussent un ouf de soulagement. Elles peuvent, désormais, se déplacer d’un bout à l’autre du territoire communal pour la modique somme de 100 FCfa. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé avant-hier, à la remise des clés d’un premier lot de 10 minibus Tata d’un coût global de 189 millions de FCfa aux transporteurs de Kolda. La cérémonie de réception s’est tenue en présence du maire de Kolda, Abdoulaye Baldé, par ailleurs, ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, de son collègue de l’Emploi et maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop, et des représentants des transporteurs et des chefs religieux et coutumières.« C’est pour moi un réel plaisir de présider cette cérémonie qui met en exergue les nombreuses réalisations du ministère dans la commune de Kolda dont l’objectif principal est d’améliorer la mobilité urbaine. Je voudrais citer la remise en état et l’extension de la voirie urbaine de Kolda qui s’inscrit dans la modernisation des villes, appelé Promovilles, ainsi que la mise en place d’équipements de transport moderne pour faciliter les déplacements des personnes et des biens », déclare le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, qui annonce l’arrivée prochaine d’un second lot de 5 bus pour renforcer les moyens de transport urbain à Kolda. Ces véhicules vont également desservir certaines localités du département pour faciliter le déplacement des biens et des personnes entre Kolda et les zones rurales. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, ce programme de minibus s’inscrit dans le renouvellement du parc national de l’automobile et de la modernisation du transport urbain et interurbain initiés en 2015, par l’Etat du Sénégal. Plus de 2.182 minibus ont déjà été renouvelés pour un investissement global de 49 milliards de FCfa avec à la clé, la création de 10.000 emplois dans tout le pays.

Pour Abdoulaye Baldé, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement vient, par ce geste, de répondre à une forte demande des populations de Kolda. «Merci Monsieur le ministre. Je voudrais vous souhaiter la bienvenue chez-vous, à Kolda. Je voudrais aussi, me réjouir de cette cérémonie de remise des clés de bus pour répondre à cette préoccupation quotidienne des populations de Kolda pour assurer le Dem-dik ou le Yaha-ara (en Pulaar)», dit-il.

Le porte-parole des bénéficiaires, Kamor Dianté, par ailleurs, président du Gie Sérigne Sané, salue également ce geste du président de la République qui va faciliter, selon lui, la mobilité des populations dans la capitale du Fouladou.

Mamadou Aliou DIALLO


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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.