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Affaires et Finances (2227)

A la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (Saed), Samba Kanté est parti, et Samba Ndiobéne Kâ, ancien directeur de la modernisation et de l’Équipement rural prend les commandes. Un passage de témoin fait dans la sobriété suite au deuil qui frappe le Sénégal, avec la disparition du Khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine. Le nouveau directeur, tout en remerciant les autorités pour la confiance, à saluer le travail de son prédécesseur.

Il a souligné que les défis à relever demeurent « à hauteur des ambitions de la plus haute autorité de notre pays qu’est le président de la République, Macky Sall, dans le domaine de l’autosuffisance en riz ». Pour M. Kâ, les attentes sont « énormes » ; c’est pourquoi il a appelé « à une solidarité agissante ». Il a tendu « la main aux partenaires techniques, aux institutions financières, aux organisations de producteurs, aux industriels, aux Pme-Pmi, etc. ». Il a, en outre, demandé à ses collaborateurs « à œuvrer pour le rayonnement de la Saed ».  Le nouveau Directeur général est revenu sur les efforts déployés, depuis 2012, dans la Vallée. Pour lui, « le chef de l’État place le monde rural au cœur de ses priorités. C’est pourquoi des centaines de milliards ont été injectés afin de changer le quotidien des producteurs sénégalais et faire de l’agriculture le moteur de l’économie nationale ».

Samba Ndiobéne Kâ a aussi salué la forte implication des organisations professionnelles agricoles et du secteur privé dans l’accompagnement du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques agricoles.

A. M. NDAW

Dakar va abriter, du 25 au 27 septembre, le 3ème forum « Investir en Afrique », une plateforme mondiale mise en place pour faciliter la coopération multilatérale et favoriser le développement des investissements chinois sur le continent. Plus de 400 participants dont de nombreuses entreprises chinoises et africaines, désireuses de nouer de nouveaux partenariats pour augmenter leurs investissements, prendront part à cette rencontre de haut niveau, dont la cérémonie d’ouverture sera présidée par le président Macky Sall, indique un communiqué.

Le forum est organisé conjointement par le gouvernement du Sénégal, le ministère des Finances de la République populaire de Chine, la Banque chinoise de développement et le Groupe de la Banque mondiale. Son objectif est « d’identifier des opportunités inédites de développement pour les pays africains et d’encourager un nouveau type d’investissements privés dans l’innovation et les nouvelles technologies, deux secteurs clés pour permettre à l’Afrique de réaliser son potentiel économique et de générer une croissance accélérée et inclusive ». Le thème général est divisé en six sous-thèmes qui portent essentiellement sur des questions de l’énergie ; de l’agriculture et l’agrobusiness ; des Technologies de l’information et de la communication (Tic) ; de l’éducation ; des finances ; de la gouvernance et viabilité financière. Cette rencontre marquera également le lancement officiel de l’Alliance des groupes de réflexion sur l’investissement en Afrique (Iatta), « une plateforme visant à mutualiser les ressources et les efforts de production intellectuelle des centres de recherche œuvrant sur le continent ». A cette occasion, un rapport intitulé « Accélérer le développement de l’Afrique par l’innovation », préparé conjointement par la Banque mondiale et la Banque chinoise de développement, sera lancé en marge de la cérémonie d’ouverture. Le même jour, la Société financière internationale (Ifc) signera un accord avec la Banque chinoise de développement.

Le Forum « Investir en Afrique » a été créé en 2015 grâce à une initiative de la Banque chinoise de développement. Les deux premières éditions du Forum qui ont eu lieu à Addis-Ababa (en Éthiopie) et à Guangzhou (en Chine) ont révélé la nécessité de renforcer des partenariats pour trouver des solutions aux principaux défis de développement du continent « pour accélérer son industrialisation, soutenir son expansion agricole et le développement de l’agrobusiness, et améliorer les infrastructures, la connectivité régionale et la logistique des échanges commerciaux ».

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Après deux ans de mise en œuvre, la plateforme pour l’amélioration de la commercialisation du riz local commence à donner satisfaction. Les acteurs qui se sont retrouvés, hier, au cours d’une réunion de concertation sur les pistes d’amélioration de la commercialisation du riz sénégalais, prônent l’ouverture du dispositif à d’autres structures.

Entre 2004 et 2013, les importations du riz sont passées de 714.623 tonnes à 902.526 tonnes en volume (+26 %) ; de 117 à 190 milliards de FCfa en valeur (+62 milliards de FCfa). Entre 2015 et 2016, elles sont passées de 989.549 tonnes à 891.068 tonnes, soit une baisse de 98.481 tonnes. Cette baisse est due aux efforts du gouvernement dans le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), a indiqué, hier, le directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye, au cours d’une réunion de concertation sur les pistes d’amélioration de la commercialisation du riz sénégalais, présidée par le ministre du Commerce. Une plateforme réunissant toutes les parties prenantes a été mise en place en mars 2015 pour une meilleure commercialisation du riz local. Ce dispositif, a rappelé M. Mbaye, fait obligation aux importateurs d’acheter le riz local disponible à hauteur de leurs parts de marché dans l’importation et aux riziers d’offrir du riz certifié. Depuis la mise en place de cette plateforme, a-t-il souligné, le volume de commercialisation a atteint 34.004 tonnes entre 2015 et 2017 (5.000 tonnes en deux mois) pour un montant global de plus de 8 milliards de FCfa.

Toutefois, le directeur du commerce intérieur a relevé que ce dispositif est confronté à quelques contraintes liées à la quasi absence de marché pour le riz entier en raison des habitudes alimentaires des Sénégalais qui préfèrent le riz brisé qui occupe plus de 95 % du marché du riz. Il est convaincu que cette situation est à l’origine des difficultés notées dans la commercialisation du riz local, notamment l’accessibilité du riz en termes de prix comparé au riz importé, la certification des stocks, l’insuffisance du niveau de qualité du riz issu des décortiqueuses artisanales, la faiblesse des capacités d’entreposage, etc. Parmi les pistes d’amélioration de la commercialisation du riz local, il prône la suspension des importations du riz entier, estimées à près de 3.000 tonnes par an, la flexibilité de la plateforme pour retirer tout opérateur n’ayant pas respecté ses obligations, la conduite d’une étude sur la structure du prix de revient du riz paddy et celui usiné, le vote de la loi sur le système de récépissé d’entrepôt, etc.
Le secteur privé, fortement représenté, a salué les résultats satisfaisants du dispositif. Il a plaidé l’amélioration de la disponibilité des stocks et les échanges d’informations, avant de se féliciter de la suspension de l’importation du riz entier.

Tierce détention
Le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Modou Mboup a assuré que toutes les conditions sont réunies pour augmenter la production rizicole au Sénégal. Le conseiller spécial du Premier ministre, Fallou Dièye, a fait part du satisfécit du gouvernement par rapport au fonctionnement du dispositif. Aussi, a-t-il prôné, son ouverture à d’autres structures étatiques comme la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), à l’Armée, aux hôpitaux, aux universités, entre autres. Pour M. Dièye, les acteurs doivent élaborer un plan de promotion et de communication sur les bienfaits du riz entier.

Le ministre du commerce, Alioune Sarr, a affirmé qu’aucun rizier n’a d’excuses pour accéder à la tierce détention d’autant que le coût de la certification avec la contribution de « Natal Mbaay » et de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal ne tourne qu’autour de 80.000 FCfa. Pour la déclaration de stocks dans la plateforme aussi bien pour le riz blanc que pour le paddy, il a appelé les acteurs à faire des efforts dans ce sens. Sur la disponibilité de stocks, le ministre estime que le système d’information sera élaboré et permettra aux parties prenantes d’agir en toute connaissance de cause. Il en est de même concernant la planification des stocks. Toutefois, il invite les acteurs à se spécialiser pour éviter, dit-il, les « polémiques » notées dans le secteur ». Le ministre s’est également félicité de la contractualisation tant réclamée par les acteurs car la plateforme offre plus de sécurité que les contrats d’alors.

Souleymane Diam SY

 

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a magnifié le fait qu’il n’y a pas eu de mévente de riz blanc depuis la mise en œuvre de la plateforme. « On se rappelle, il y a quelques années, à Saint-Louis, la mévente était la problématique des acteurs. Aujourd’hui, la plateforme a permis au riz sénégalais de se vendre convenablement », a-t-il affirmé. Alioune Sarr est d’avis que ce dispositif constitue un espace qui permet aux riziers et aux producteurs de riz de rencontrer des clients et des banques ; de vendre, d’acheter et de payer leurs commandes.          

S. Diam SY

 

La coordonnatrice nationale du Projet de développement inclusif et durable de l’Agri-business (Pdidas), Ndèye Coura Mbaye Diop, a magnifié, hier, l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et le Madagascar. Elle recevait une forte délégation malgache conduite par Jean Michel Andrianasolo et composée d’experts de l’agriculture, de représentants de la société civile et de responsables de projets. La coordonnatrice du Pdidas a rappelé le séjour qu’elle a passé à Madagascar, en février 2016, avec d’autres acteurs sénégalais. Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre et de renforcer cette belle coopération avec les partenaires malgaches qui a permis, de part et d’autre et en un temps-record, d’échanger des connaissances dans le domaine du foncier.

Elle a souligné que cette mission malgache au Sénégal intervient « dans un contexte de développement de l’agri-business et de l’agriculture familiale, de mise à disposition volontaire de terres à grande échelle, de sécurisation foncière, d’accompagnement d’investissements agricoles au Sénégal ». La coordonnatrice du Pdidas s’est réjouie des efforts déployés par les autorités malgaches pour s’inscrire dans la dynamique d’intensification de l’agriculture industrielle, en mettant en œuvre des programmes agricoles inclusifs dont les orientations sont en phase avec le Pdidas. Le chef de la délégation malgache, Jean Michel Andrianasolo a mis en exergue la qualité et la richesse des échanges d’expériences professionnelles entre partenaires sénégalais et malgaches. Il a qualifié ce voyage au Sénégal de « positif », précisant que « le développement de la coopération Sud-Sud est un pilier fondamental pour garantir l’autosuffisance alimentaire en Afrique ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Dans un communiqué, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a assuré que la Caisse des dépôts et consignations demeure  dans le champ de contrôle des différents corps de l’État comme l’Ige, la Cour des Comptes.

La Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc) qui alimente le débat depuis la nomination de Aliou Sall, frère du président de la République,  n’échappe pas au contrôle des corps spécialisés de l’État, précise le  ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. «Suite à des informations diffusées sur les règles de gouvernance et les modalités de contrôle de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan (Mefp) précise que la Caisse demeure dans le champ de contrôle des différents corps de l’État notamment la Cour des Comptes, l’Inspection générale d’État. Le directeur général a l’obligation de faire, chaque année, un rapport sur la mise en œuvre des directives issues des missions du contrôle soumis à l’appréciation de la Commission de surveillance», indique un communiqué dudit département.  

Selon le document, la Cdc dispose d’un manuel de passation des marchés, combiné au renforcement de la gouvernance, par la création d’un Comité d’investissement (constitué de personnes ayant l’expertise qui examine tous les projets d’investissement avant leur soumission à la Commission de surveillance), d’un Comité d’audit et de risques ainsi que d’outils de gestion et de pilotage approuvés par la Commission de surveillance dont les pouvoirs et prérogatives ont été renforcés. De plus, pour mieux adapter l’organisation et le fonctionnement de la Cdc au contexte actuel qui a connu des évolutions notables et reste marqué par l’émergence de nouvelles priorités en matière de développement économique et social et d’opérations requérant une protection accrue des fonds des tiers, l’Assemblée nationale a adopté, le 30 juin 2017, une  loi promulguée le 15 juillet 2017. Cette loi, lit-on, s’inspire des référentiels juridiques d’institutions similaires tout en tenant compte de la spécificité de notre pays.  

L’objectif de ce texte est de renforcer la gouvernance de la Caisse en adoptant les meilleures pratiques qui permettent à l’institution d’être aux normes et standards d’investisseurs institutionnels similaires et de mieux sécuriser ses interventions afin de préserver son équilibre financier et les ressources des tiers déposants, selon le communiqué.

Oumar KANDE

 

Le directeur du Centre de recherches économiques appliquées (Crea), Babacar Sène, invite les autorités à investir davantage dans le secteur de l’électricité. Ce professeur à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) reconnaît que de 2012 à aujourd’hui, beaucoup d’efforts ont été faits. Résultat : la fourniture d’électricité s’est nettement améliorée. Mais pour lui, il faut continuer à investir dans ce secteur qui est fondamental. «Dans un pays, quand l’environnement ne se porte pas bien, les entreprises ne se portent pas bien ; ce qui peut avoir des impacts sur la croissance du Pib », dit-il, soulignant que les coupures d’électricité, en 2011, ont fortement affecté les Pme et même les ménages. Il a appelé l’État à tirer des leçons du passé pour éviter ces erreurs dans le futur.

Pour le chef du département d’analyse  et politiques économiques de la Faseg, le professeur Abou Kane, les nouvelles centrales construites ont réussi à améliorer la fourniture d’électricité. Toutefois, il note que les coûts élevés de l’électricité affectent la compétitivité des Pme. Ainsi, il appelle à la mise en place d’une bonne politique énergétique pour permettre aux Pme sénégalaises d’être plus compétitives.

A. Ng. NDIAYE

 

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, Alioune Sarr, est optimiste quant au respect pour le Sénégal de la date indicative fixée par les chefs d’État de l’Union africaine pour la mise en place d’une zone de libre échange continentale (Zlec), en décembre 2017. Il a indiqué que des « avancées importantes ont été notées dans l’élaboration des textes de la Zlec ». Alioune Sarr fonde beaucoup d’espoir sur la prochaine réunion du forum de négociation (Fn) qui va se tenir en octobre. Pour lui, cette septième réunion est « d’une importance capitale pour la finalisation des négociations » pour l’aboutissement d’une zone de libre échange continentale de l’Union africaine. « Cette rencontre donnera les dernière orientations aux experts pour la finalisation des projets de textes avant leur validation par les différentes instances de négociations puis leur transmission aux chefs d’État et de gouvernement qui décideront de leur adoption », a ajouté le ministre.
 
Aliou Ngamby NDIAYE

Le Sénégal va subir, en même temps que les autres pays de l’Uemoa, un examen de politique commerciale du 25 au 27 octobre 2017, à Genève. Le ministre du Commerce qui présidait, hier, un atelier d’information sur le processus s’est dit satisfait de la préparation du Sénégal.

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, Alioune Sarr, a donné un satisfecit au comité sénégalais chargé de la préparation de l’examen de politique commerciale (Epc) que le Sénégal va subir du 25 au 27 octobre 2017, à Genève (Suisse). D’après le ministre qui présidait, hier, à la direction du commerce extérieur, un atelier d’information et de sensibilisation sur les négociations sur la zone de libre échange continentale (Zlec) de l’Union africaine et l’examen de politique commerciale, la préparation du Sénégal « a été un succès ». Cela, a-t-il dit, grâce à l’implication de tous les acteurs concernés. « Plusieurs réunions et séances de travail ont permis de recueillir et de transmettre les informations pertinentes au secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) qui, au terme de deux missions effectuées à Dakar, a pu rencontrer et échanger avec les structures concernées qui ont apporté des clarifications sur les mesures et instruments de politique commerciale », a expliqué le ministre, Alioune Sarr.


Par ailleurs, les sept autres pays membres de l’Uemoa vont subir, de façon conjointe, cet examen de l’examen de politique commerciale devant l’Omc. Le Sénégal qui est à son quatrième examen va, à cette occasion, porter la parole des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour le ministre, le Sénégal doit bien préparer cette rencontre pour répondre aux attentes de ses pairs de l’Union. La directrice du commerce extérieur, Aminata Assome Diatta, rassure que « le Sénégal est fin prêt » pour porter la voix de l’Uemoa à Genève. « Nous avons eu plusieurs séances de travail sectoriel. Nous avons reçu deux missions de l’Omc et de l’Uemoa. Le document a déjà été finalisé à l’Omc et publié. Les experts vont regarder le document et envoyer des demandes d’éclaircissement aux pays. La prochaine étape, c’est de travailler sur les questions que nous allons recevoir », a jouté Mme Diatta.

En 2009, le Sénégal a subi son dernier examen de politique commerciale (Epc). Il devait repasser, à nouveau, en 2015, pour une autre épreuve. Mais selon la directrice du commerce extérieur, Aminata Assome Diatta, le Sénégal a attendu deux ans après pour passer cet examen en même temps que les 7 autres pays de l’Uemoa.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Les résultats macroéconomiques enregistrés par le Sénégal, pour l’année en cours, sont globalement satisfaisants ; le taux de croissance sera supérieur à 6 %, selon la mission Fonds monétaire international (Fmi). Toutefois, l’institution de Bretton Woods invite le gouvernement à poursuivre les réformes et à réduire la charge de la dette.  

En 2017, la croissance économique devrait rester solide au-dessus de 6 % et l’inflation se situerait à 2 %, selon la mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui a séjourné au Sénégal du 7 au 19 septembre. « La mise en œuvre du programme appuyé par l’Ispe demeure globalement satisfaisante. Les objectifs quantitatifs à fin juin ont été réalisés hormis l’objectif relatif aux recettes fiscales du fait du niveau de recette pétrolière inférieur aux prévisions. Des progrès importants ont été accomplis dans la mise en œuvre des trois repères structurels liés à l’administration des recettes et à la gestion des finances publiques », a déclaré Ali Mansoor, le chef de la délégation du Fonds monétaire international, au cours d’une conférence de presse, tenue, au siège de l’institution à Dakar. Il a ajouté que les perspectives macroéconomiques pour 2018 sont favorables et que le Plan Sénégal émergent, le référentiel de la politique économique et sociale commence à produire ses résultats avec une croissance portée par des investissements publics.

Ali Mansoor a demandé au gouvernement de poursuivre les réformes et s’est félicité de la mise en place d’un cadre qui favorise le développement des Petites et moyennes entreprises qui, selon lui, peuvent soutenir, dans la durée, la croissance et accélérer la création des emplois. « Afin de maintenir l’élan de la croissance à moyen terme, les réformes prévues au régime de zone économique spéciale doivent être étendues pour promouvoir le développement des Pme et mobiliser l’investissement direct afin d’assurer une production compétitive sur le plan national », a dit Ali Mansoor.

La mission a salué également le recours au compact pour l’Afrique du G20 pour étendre et accélérer les réformes de la zone économique spéciale visant à instaurer une gouvernance économique fondée sur un régime fiscal transparent. Selon Ali Mansoor, le Sénégal gagnerait à évaluer l’avantage de chaque dépense fiscale et envisager de réformer les mesures d’incitation plutôt que d’accorder des remises et exonérations fiscales à certaines entreprises notamment celles qui exportent.

Réduire la charge de la dette
 «Le remplacement des trêves fiscales de 50 ans dans les zones économiques spéciales par un impôt sur le revenu de 15 % ne pouvant faire d’exonérations est une mesure positive. D’autres réformes doivent viser à soumettre tous les investisseurs de la zone économique spéciale à la Tva assortie d’un régime de remboursement rapide pour les exportateurs », a estimé Ali Mansoor. Il estime que cela assouplirait les contrôles quant aux investisseurs admissibles dans la zone et faciliterait la sortie des Pme du secteur informel.

Concernant toujours les subventions et exonérations, la délégation du Fmi recommande que celles-ci soient ciblées comme les bourses de sécurité familiale qui ont un fort impact socioéconomique. Toutefois, malgré son satisfécit, la délégation du Fmi a invité le gouvernement sénégalais à avoir un service de la dette viable. « La dette publique a continué d’augmenter et le service de la dette qui était de 24 % des recettes en 2014, pourrait atteindre 30 % à fin 2017 », a indiqué Ali Mansoor. Pour maintenir la charge de la dette à un niveau soutenable, la délégation du Fmi a invité les autorités sénégalaises à poursuivre « l’assainissement budgétaire». Elle a invité le gouvernement sénégalais à améliorer « la mobilisation de recettes intérieures par la suppression progressive des exonérations à faible incidence socioéconomique, la réduction des projets d’investissement financés sur ressources propres et qui n’ont pas été évalués par la banque intégrée de projets, ainsi qu’une stricte limitation des financements nets du trésor aux opérations budgétaires de l’année en cours ».

La délégation du Fmi a rencontré, lors de son séjour au Sénégal, le Premier ministre, les ministres de l’Économie, des Finances et du Plan, de la Fonction publique, de l’Industrie et des Mines, de la Promotion des investissements, le Directeur national de la banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest, des représentants des partenaires au développement.

Mamadou GUEYE

 

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