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Affaires et Finances (1521)

La capitale Sénégalaise abrite une « Foire des Métiers du Futur » à l’initiative de l’Ong Ashoka-Sahel. La rencontre qui se tient ce 25 mars 2017 permettra de réfléchir sur les réponses à apporter au chômage qui touche environ 12,9 % des jeunes au Sénégal où 60% de la population a moins de 20 ans. A travers cette initiative, Ashoka-Sahel vise, selon un communiqué, à promouvoir une nouvelle façon de penser les voies de l’avenir professionnel des jeunes. Les organisateurs comptent également saisir l’opportunité pour interpeller les autorités et divers acteurs de la société sur la question des métiers du futur. L’évènement verra la participation de plus d’une centaine d’étudiants, de lycéens, d’acteurs de la société civile, de responsables d’entreprises privées et publiques. Ils espèrent en faire un cadre à travers lequel les entrepreneurs partageront avec les jeunes leurs expériences à travers divers canaux et activités. « Cette rencontre permettra aussi de montrer le savoir-faire des entrepreneurs sociaux et entreprises privées dans la recherche de solutions aux problèmes de l’emploi des jeunes au Sénégal », a déclaré Coumba Touré, représentante régionale d’Ashoka pour le Sahel. Partout à travers le monde, le développement des technologies, du numérique, de la robotique… est en train de changer de manière significative la nature de certains métiers. «Nous comptons, à travers cette rencontre, informer sur les besoins de notre société dans les années à venir. Nous voulons aussi d’une certaine manière provoquer un esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes », a-t-elle ajouté.

Ashoka Sahel avait organisé les 18 et 19 décembre 2015 des journées de réflexion sur le thème : « Ré-imaginer le changement dans l’éducation et l’emploi des jeunes », avec la participation de nombreux acteurs et experts ainsi que des entrepreneurs du secteur de l’éducation. Présente à Dakar depuis 1992, Ashoka Sahel s’active dans la promotion de l’entrepreneuriat social à travers diverses activités. Pour la foire du 25 mars 2017, qui se tiendra à la « Place du souvenir », en plus d’un panel, le programme offrira aux jeunes participants la possibilité de rencontrer des innovateurs ou entrepreneurs sociaux.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime et son homologue gambien James F. P. Gomez ont signé, hier, des accords de pêche. Les deux parties se sont engagées à promouvoir et à développer l’aquaculture, à travers des projets communs.

De nouveaux accords de pêche ont été signés, hier, entre le Sénégal et la Gambie. A travers ces accords, les deux gouvernements représentés par les ministres de tutelle se sont engagés à mettre l’accent sur « la nécessité de prendre en compte la gestion durable des pêches, de lutter contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn), de promouvoir l’évaluation et la connaissance des stocks des ressources, de développer l’aquaculture et d’encourager les opérateurs privés à une plus grande participation pour renforcer leurs liens d’amitié et de fraternité. Les deux parties se sont également engagées à promouvoir et à développer l’aquaculture, à travers des projets communs et à encourager les initiatives privées dans ce domaine.

Le ministre sénégalais de la pêche a exprimé ses remerciements à son homologue gambien, James F.P. Gomez, pour l’accueil « chaleureux et fraternel » qui lui a été réservé, ainsi qu’à toute la délégation qui l’accompagne.

Auparavant, les deux ministres ont eu un tête-à-tête et coprésidé une séance de travail élargie aux deux délégations. Ils ont renouvelé leur engagement à faire du secteur de la pêche, de l’aquaculture et des activités connexes « un axe stratégique de la coopération entre les deux pays », compte tenu de l’importance de ces deux secteurs pour le développement socioéconomique et la sécurité alimentaire.

Les experts des deux pays ont eu plusieurs séances de travail au cours desquelles ont été discutées les questions relatives, entre autres, aux redevances des licences de pêche, aux possibilités de pêche, à la gestion des ressources halieutiques, au débarquement des poissons, à l’embarquement des marins, à la promotion de l’aquaculture, au développement du partenariat privé, à la formation, à l’appui pour l’obtention de l’agrément à l’export, la certification sanitaire et à la recherche halieutique. La partie sénégalaise s’est engagée à offrir, chaque année, cinq bourses de formation dans le domaine de la pêche, de l’aquaculture et des affaires maritimes ainsi que des stages professionnels, pour toute la durée de validité de l’Accord. Cet accord permettra à la partie gambienne de « bénéficier de l’expertise sénégalaise en matière d’immatriculation des embarcations de pêche ».

La signature de l’accord, selon le communiqué final de cette rencontre, est « une concrétisation des très hautes instructions des deux chefs d’État gambiens et sénégalais », exprimées lors de la visite officielle au Sénégal du président Adama Barrow du 02 au 04 mars 2017. «Les deux chefs d’État, tenant compte des liens historiques et multiséculaires très forts entre le Sénégal et la Gambie se sont engagés à renforcer la coopération bilatérale notamment dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, au bénéfice des deux peuples », indique le communiqué final.

250 licences pour la pêche artisanale
Le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye, estime que ces accords permettront au Sénégal d’avoir 250 licences pour la pêche artisanale et industrielle pour exercer dans les eaux territoriales gambiennes. Ces accords vont également permettre aux deux États d’échanger sur les expériences en aquaculture, protection de la ressource, surveillance et en lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn). Le chef du département de la Pêche a été reçu par le ministre des Transports, des travaux et des infrastructures de Gambie, Bai Lamin Jobe, avec qui il a discuté des possibilités des liaisons maritimes à rétablir entre Banjul et Dakar.

Mamadou SY (envoyé spécial à Banjul)

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ a signé, hier, en Arabie Saoudite, avec le président de la Banque islamique de développement (Bid), le Dr Bandar Mohammed Hajjar, deux accords de financement. Le premier porte sur le Programme de développement durable du pastoralisme dans le Sahel-composante Sénégal de 30,79 millions de dollars, soit près de 18 milliards de FCfa. Le second est un avenant à l’accord de financement du Projet de Train express régional (Ter) Dakar-Aibd.

La Banque islamique de développement (Bid) vient de mettre à la disposition du Sénégal, 30,79 millions de dollars américains, soit près de 18 milliards de FCfa, indique un communiqué du ministère des Finances. Cette enveloppe est destinée au financement du Programme de développement durable du pastoralisme dans le Sahel/Composante Sénégal. L’accord de financement a été signé, hier, en Arabie Saoudite par Amadou Bâ, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Dr Bandar Mohammed Hajjar, président de la Bid. La même source précise que ce financement profitera à près de 550.000 pasteurs et agro-pasteurs dans les régions de Saint-Louis, Matam, Louga, Kaffrine et Tambacounda. Entre autres composantes de ce programme, on peut relever le développement des infrastructures du pastoralisme et la gestion des ressources naturelles ; l’amélioration des chaînes de valeur des bovins et des petits ruminants ; l’accès à la finance islamique et l’appui au renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles. En Arabie Saoudite, Amadou Bâ a également signé avec le président de la Bid, l’avenant à l’accord de financement du Projet de Train express régional (Ter) Dakar-Aibd.

Selon le document, Amadou Bâ s’est réjoui de l’approche intégration que la Bid mène, de manière systématique, notamment en Afrique subsaharienne avec le « Programme régional cadre de développement d’une résilience face à la récurrence de l’insécurité alimentaire au Sahel», sous l’égide du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), et celui de l’hydraulique relatif aux « plateformes multifonctionnelles autour des points d’eau », sous l’égide de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Quant à l’avenant relatif au Projet du Ter, M. Bâ affirme qu’une impérieuse nécessité a milité pour la réallocation des ressources financées par la Bid et qui seront principalement réaffectées à la composante Infrastructure du Projet. Cette composante comprendra désormais la conception, la construction et l’installation d’une double piste, de l’infrastructure ferroviaire et de toutes les structures reliant la Ville de Dakar à Diamniadio dans la phase I. L’infrastructure comprend également la construction de ponts et structures associées, les travaux de drainage et d’assainissement, la construction de toutes les composantes rails standards et métriques, la conception et la construction des installations d’entretien pour l’infrastructure et le matériel roulant ainsi que les travaux de protection de l’environnement. Selon le document, le dynamisme de la coopération entre la Bid et le Sénégal, s’exprime à travers une «compréhension mutuelle, un dialogue constructif, une flexibilité de notre chère partenaire dans l’alignement aux priorités du Sénégal, avec réalisme et pragmatisme, à travers des financements structurants comme en atteste celui dégagé pour le Ter, qui porte sur un montant de 300 millions de dollars US, soit 197 milliards de FCfa de la Bid ». Ce montant est le plus élevé jamais approuvé par la Bid, en faveur d’un pays membre en Afrique Sub-saharienne.Il précise que ce financement prendra en charge d’autres volets notamment le contrôle et la qualité des travaux ainsi que l’audit financier et comptable.

Aliou KANDE

Les organisateurs du Salon international pour l’alimentation, la transformation des aliments et l’emballage se fixent comme challenge de faire du Sénégal le carrefour international de rencontres d’affaires pour les professionnels du secteur. Et ils peuvent compter sur l’appui du gouvernement.

Le Salon international pour l’alimentation, la transformation des aliments et l’emballage (SIES) se déroule présentement à Dakar dans l’enceinte du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). L’événement qui a reçu, hier, la visite d’Alioune Sarr, le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel rassemblent décideurs, acheteurs et professionnels de l’industrie des aliments et des emballages. L’objectif du salon est d’asseoir un cadre d’échanges optimal pour promouvoir les investissements et conquérir des parts de marché en Afrique. Les représentants de sept pays ont rehaussé la rencontre de par leur présence. Les produits exposés sont, entre autres : café, thé, pâtes, biscuits, machines, intrants. Alioune Sarr, ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel qui a visité les expositions, a souligné « l’importance du salon qui fait la promotion des produits alimentaires et des emballages ». « C’est une excellente initiative qui accompagne la promotion des produits des Pme-Pmi », a-t-il affirmé. « C’est une occasion pour les Pme et Pmi d’avoir accès à ces conditionnements de qualité. Le contenant est de plus en plus valorisé en même temps que le contenu. Ce genre de rencontre permet à ceux qui s’affairent dans ce marché de pouvoir nouer des contacts et des relations utiles», a magnifié le ministre. Il a réaffirmé sa volonté d’accompagner ce secteur, soulignant que le gouvernement du Sénégal a plusieurs fois guidé des groupements dans le cadre de formations axées sur la confection des emballages. En effet, l’emballage est devenu un élément de compétition qui confère une importance à la promotion des nouvelles technologies. Cette rencontre entre professionnels est un cadre idéal de coopération et participe à promouvoir la croissance économique en encourageant le développement des affaires. D’où l’importance accordée aux échanges. « Ce plateau veut installer un cadre partenarial entre les acteurs afin de résoudre les problèmes cruciaux en matière d’emballage », a indiqué Ahmed El Aoud, un exposant tunisien.

Magueye Seck, promoteur de cette foire, souligne que la tenue de cette cinquième édition découle du constat que les producteurs sénégalais ont besoin d’emballer leurs produits. « Avant, il était question du salon international pour l’alimentation d’un côté et d’un autre le salon international de l’emballage. Vu que l’un et l’autre sont complémentaires, nous avons décidé de les coupler. Nous travaillons en étroite collaboration avec la République de Turquie», a-t-il expliqué. Il a révélé que l’Allemagne sera l’invité d’honneur de la prochaine édition.
Le Salon international de l’emballage est un événement destiné aux professionnels du secteur pour la promotion de leurs activités et de leurs produits.

Oumar BA

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime qui conduisait une délégation sénégalaise composée d’experts, de techniciens et d’acteurs de la pêche, est à Banjul depuis mercredi soir pour la signature de nouveaux accords de pêche avec la partie gambienne, représentée par le ministre gambien de la Pêche, James Gomez, en vue de redynamiser la coopération des deux pays dans différents domaines.

En prélude à la signature des nouveaux accords de coopération entre le Sénégal et la Gambie dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture prévus aujourd’hui, les délégations des ministères sénégalais et gambiens de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, et son homologue gambien James Gomez ont entamé, hier, à Banjul, des discussions sur les différents secteurs concernés par les deux départements ministériels.

Les deux délégations ministérielles se sont réunies hier à huis clos pour échanger sur les principaux points de l’ordre du jour des accords qui devront être signés ce jour à Banjul en vue de renforcer le partenariat existant entre les deux pays en matière de pêche et d’économie maritime.

Le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime avait, dès son arrivée avant-hier à Banjul, déclaré au président de la République de Gambie qu’il était venu pour concrétiser les recommandations faites par les deux chefs d’Etat afin d’accélérer les projets initiés dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays.

A la tête d’une délégation comprenant des représentants de l’administration et du secteur privé, le ministre Oumar Guèye, qui avait été reçu en audience par le président Adama Barrow, avait transmis au président Barrow le message de salutation de « son frère et ami » Macky Sall. Rappelant la qualité des relations de coopération existant entre le Sénégal et la Gambie, il a noté que ces deux pays constituent un même peuple.

O. Guèye a fait part au président gambien, Adama Barrow, de sa volonté de travailler ensemble avec son homologue gambien pour rendre le secteur de la pêche plus dynamique au bénéfice des populations sénégalaise et gambienne. « Comme vous l’aviez convenu avec le président Macky Sall, nous sommes là pour la signature d’accords de pêche en vue d’accélérer les chantiers entrepris par nos deux pays », a estimé le ministre Oumar Guèye.

Pour sa part, le président gambien Adama Barrow a noté qu’il est en contact permanent avec le président Macky Sall qu’il considère comme un ami et frère. « Nous sommes en contact permanent depuis mon arrivée au pouvoir. Nous sommes contents du travail qu’il a accompli », a-t-il déclaré au cours de cette audience accordée au ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

« Le président Macky Sall et moi, nous nous comprenons bien et savons que le travail que nous avons entrepris ensemble ne doit pas trainer. Nous devons travailler vite avec le gouvernement sénégalais pour accélérer la construction des infrastructures communes aux deux pays ». Pour ce faire, a-t-il noté, les deux pays doivent unir leurs efforts pour répondre aux préoccupations et intérêts des deux peuples. Entre autres projets, le président Barrow a rappelé la construction du pont de Farafenni pour faciliter le transport de personnes et de bien entre les deux pays.

« Le travail, une fois qu’il est sur la bonne voie, le mieux à faire, c’est de l’accélérer », a-t-il souligné, tout en invitant les populations des ceux pays à s’unir pour relever les défis de développement.

Des acteurs de la pêche veulent être pris en compte
En marge de cette rencontre des deux délégations ministérielles, les représentants des pêcheurs, mareyeurs et transformateurs et transformatrices de produits halieutiques sénégalais établis dans les différentes localités de la Gambie ont rencontré le ministre Oumar Guèye pour échanger avec lui sur les principales difficultés rencontrées dans leurs différentes activités. Ils ont tous salué l’engagement de l’ambassadeur du Sénégal en Gambie, Pr Saliou Ndiaye, à répondre favorablement à leurs sollicitations.

Au cours de cette rencontre, ils ont fait part au ministre des difficultés rencontrées dans les secteurs de la pêche, de la transformation des produits halieutiques et du mareyage.

« En tant que Sénégalais établis en Gambie, nous avons besoin des appuis de la part du ministère de la Pêche au même titre que nos compatriotes qui sont au Sénégal », a défendu le président des pêcheurs et mareyeurs sénégalais établis en Gambie, Samba Kory Ndiaye. Les pêcheurs, mareyeurs et femmes transformatrices de produits de pêche résidant en Gambie ont, au cours de cette réunion, accueilli favorablement cette signature des accords de pêche entre le Sénégal et la Gambie qui devront prendre en compte leurs préoccupations qui tournent principalement autour de leur sécurité en mer, de la conservation et de la transformation, ainsi que le transport et la commercialisation de leurs produits. Ils ont également fait part à la tutelle des difficultés rencontrées dans le paiement des taxes imposées par la Gambie depuis l’avènement de l’ancien président sur les pirogues sénégalaises à raison de 45 000 dalasis par unité.

De notre envoyé spécial à Banjul, Mamadou SY

Croissance, inégalités et chômage. Voilà les thématiques sur lesquelles des experts africains, réunis à Dakar, dans le cadre de la 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration, sont appelés à trouver des réponses pour assurer le développement économique, durable et inclusif de l’Afrique.

La 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration s’est ouverte hier à Dakar. Cette rencontre, qui réunit des experts de haut niveau issus de différents secteurs, est axée sur « Croissance, inégalités et chômage ».
Ouvrant les travaux, le ministre sénégalais du Budget, Birima Mangara, a appelé ses homologues et les experts en charge de la Planification à favoriser la transformation structurelle dans les stratégies et plans de développement « afin de gagner les défis de la croissance, de l’inégalité et du chômage ». « C’est grâce à la conduite d’une politique budgétaire intelligente, avec des réformes ciblées dans les secteurs de l’éducation, de la santé et dans le marché du travail, que l’on vaincra les affres de la pauvreté », a indiqué le ministre. Le thème offre l’opportunité d’analyser les liens entre les variables, en vue « d’élaborer une politique cohérente de développement ». Les travaux devraient aider à identifier les stratégies propres à renforcer la croissance inclusive et à promouvoir l’emploi, particulièrement pour les femmes et les jeunes. En effet, les sociétés les plus solidaires connaissent généralement une croissance accélérée et dans la durée. Et si les inégalités en Afrique subsaharienne pouvaient être réduites aux niveaux observés en Asie du Sud-est, la croissance pourrait être plus élevée.

Le Sénégal, à l’instar d’autres pays africains, s’est engagé dans un processus de transformation structurelle de son économie dans le but de parvenir à l’émergence à l’horizon 2035 : « une émergence dans la solidarité et dans un État de droit ». Mais, face à la multiplicité et à la complexité des enjeux économique, social et environnemental auxquels les gouvernements sont de plus en plus confrontés et exacerbés par les mutations rapides et multiformes de l’économie, il est impératif d’améliorer la qualité de vie des populations africaines, en particulier en facilitant l’emploi des jeunes et en élargissant l’accès aux services sociaux de base. « Réaliser l’ambition d’une productivité développante suppose la promotion de l’inclusion sociale, notamment pour les couches vulnérables », a affirmé M. Mangara. Il a rappelé que le Sénégal, s’inspirant de l’exemple brésilien, expérimente, depuis 2012, l’octroi ciblé de bourses de sécurité familiale et promeut la Couverture maladie universelle.

La secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) chargée de la Diffusion du savoir, Giovanie Biha, a fait un constat amer des conditions de vie des populations. « Malgré les nombreuses avancées enregistrées par les indicateurs de l’éducation, de la santé et de la qualité de vie, le nombre d’Africains soumis à la pauvreté absolue reste très élevé », a-t-elle déclaré. A son avis, « les pauvres sont plus démunis en Afrique que dans les autres régions du monde. Et le fossé entre les nantis et les démunis continue de s’y creuser ».

Lutte contre les flux illicites de capitaux
La restructuration des services fiscaux et administratifs recommandée
Le représentant du président de la Commission de l’Union africaine (Ua), le commissaire aux Affaires économiques Antony Mothae Maruping, a appelé les gouvernements africains à examiner les voies et moyens pour mettre un terme aux flux illicites de capitaux comme l’a rappelé, mercredi, Dimitri Sanga, de la Commission économique pour l’Afrique. « Étant donné que nous allons beaucoup compter sur les ressources alternatives à l’intérieur de nos pays, il nous faudra restructurer nos services fiscaux et administratifs pour retenir nos capitaux », a-t-il déclaré. M. Maruping espère, lui, que le continent est en mesure de mettre un terme à ces flux illicites de capitaux avec les progrès qui sont en train d’être réalisés.

Par Souleymane Diam SY

La secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) chargée de la Diffusion du savoir, Giovanie Biha, a invité les gouvernements africains à profiter des opportunités qu’offrent l’urbanisation rapide du continent et la classe moyenne en pleine expansion pour une véritable transformation structurelle. « Ce sont des tendances majeures qui, si elles sont bien gérées, ont un véritable potentiel transformateur », a-t-elle déclaré. Étant la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement, l’Afrique devrait voir plus de la moitié de sa population vivre et travailler dans les zones urbaines d’ici à 2025. Ce qui en ferait un continent majoritairement urbain. Mme Biha a indiqué que le Rapport économique sur l’Afrique 2017 portant sur « Urbanisation et industrialisation au service de la transformation de l’Afrique » a cerné les difficultés et possibilités qui se font jour quand il s’agit d’optimiser l’avantage urbain pour le mettre au service de l’industrialisation africaine, en définissant les moteurs, catalyseurs et politiques porteuses.

Le représentant du président de la Commission de l’Union africaine, Antony Mothae Maruping, a, pour sa part, estimé que l’Afrique doit tirer profit du dividende démographique en investissant dans sa jeunesse. « Si nous ne le faisons pas, cette jeunesse peut être une bombe à retardement », a averti le commissaire aux Affaires économiques de l’Ua. « Nous parlons toujours des jeunes comme un groupe spécial alors que c’est un groupe principal, car représentant plus de 60 % de la population africaine », a-t-il ajouté.

S. D. SY

Il a fallu un compromis pour que la cérémonie d’ouverture de la 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine, sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration ait lieu. La divergence entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique a refait surface, à cette occasion, au grand dam des initiateurs de cette importante rencontre. Prévue à 9h 30 minutes, celle-ci s’est déroulée après 12 heures. Les motifs de ce retard sont liés au fait que le royaume chérifien a occupé les sièges réservés à la délégation de la Rasd. Les organisateurs étaient obligés de trouver d’autres sièges à la délégation de la Rasd. Dans l’après-midi, les divergences entre les deux parties ont refait surface. Le représentant de la Rasd a fustigé l’attitude du Maroc qui a délibérément occupé leurs sièges à la cérémonie d’ouverture. De son côté, le représentant du Maroc a indiqué que son pays a réintégré l’Union africaine non pas pour la diviser mais plutôt pour la renforcer. Après une longue séance de concertation au sommet, le président sortant du Bureau des experts de la Réunion annuelle du Comité technique spécialisé a annoncé la suspension de la séance pour régler ce différend. «En dépit des difficultés, la réunion aura belle et bien lieu», a assuré Outgoing Chair.

S. D. SY

Le ministre de l’Élevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, qui participait, avant-hier, à un atelier d’information du « Projet d’appui à la coopération pour les activités postérieures à l’éradication de la peste bovine dans le monde, la surveillance sanitaire », a noté que le Sénégal compte éradiquer la peste bovine d’ici à 2025.

Un atelier d’information et de partage de la stratégie de communication du «Projet d’appui à la coopération pour les activités postérieures à l’éradication de la peste bovine dans le monde, la surveillance sanitaire et le renforcement des capacités connexes dans le domaine de la santé animale», s’est tenu avant-hier à Dakar. Ledit projet financé par le Département de la défense des États Unis s’élève à 2 millions de dollars, soit 1.231.200.000 de FCfa.

Le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, en charge de l’Élevage et des Productions animales a déclaré à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, que la peste bovine qui a fait des ravages et décimé des troupeaux de bétail en Afrique, Asie et en Europe-, est une maladie virale hautement contagieuse, meurtrière, capable d’affecter les bovins et les ruminants sauvages. « La peste est inscrite sur la liste des maladies de l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie). Sur le plan clinique et lésionnel, la peste bovine est caractérisée par le jetage buccal et nasal, le larmoiement, les érosions buccales, la diarrhée et les taux élevés de morbidité et de mortalité », a-t-elle souligné. Absente au Sénégal depuis 1968, précise-t-elle, notre pays avait arrêté la vaccination en 1996, après quatre décennies de campagne de vaccination de masse, avec l’appui du Programme conjoint (Pc-15), de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (Parc) et du Programme panafricain de contrôle des épizooties (Pace), financés par l’Union européenne (Ue).

« Au terme, notre pays a été déclaré provisoirement indemne de peste bovine en 1997, reconnu indemne de la maladie en 2003 et indemne d’infection bovipestique en 2005 par l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie) », a ajouté le ministre de l’Élevage. « Pour éviter toute résurgence intentionnelle ou accidentelle de la peste bovine (une maladie animale transfrontalière), le Sénégal a déjà procédé à la destruction de matériels infectés au laboratoire national de l’élevage et recherches vétérinaires, en mai 2016, suivis de la décontamination, mais aussi de transfert de son stock, composé de souches vaccinales, de vaccins d’organes et de sérums (…), conformément à la réduction de risques biologiques du 30 juin au 2 juillet 2015 », a avancé le ministre.

Solutions concrètes pertinentes
Elle a noté que, d’ici à l’horizon 2025, le Sénégal compte éradiquer cette maladie, même si l’Oie ambitionne de le faire en 2035. Selon elle, cet atelier important se déroule dans un contexte marqué par la post-éradication de la peste bovine, une maladie redoutable eu égard à son impact socioéconomique considérable. Elle a également rassuré que son département ministériel ne ménagera aucun effort, pour l’opérationnalisation du Projet.

Pour le représentant par intérim de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), Reda Lebtahi, cet atelier vise à procéder à toute séquestration et destruction du virus de la peste bovine, à renforcer le système de surveillance afin de permettre la détection précoce de la maladie. Poursuivant, il a fait savoir que l’objectif global de cette démarche est de trouver ensemble, des solutions concrètes pertinentes et rapides aux problèmes pratiques, qui peuvent se poser dans la santé animale. Silvia San Marco, consultante en communication pour le développement à la Fao a, quant à elle, souligné que l’objectif général de ce Projet, qui dure de septembre 2014 à mars 2017, est de maintenir le monde libre de la peste bovine. Cette rencontre avait réuni des représentants des services vétérinaires, du Directoire des femmes en élevage (Direl), du Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (Lnerv), de l’Unité d’information et de valorisation de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Unival-Isra), du Conseil national de la maison des éleveurs, du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), entre autres participants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Quatre femmes sénégalaises titillent l’hégémonie des hommes au sein des entreprises, en ce mois des femmes. « Jeune Afrique » a dressé leur portrait, histoire de saluer leur réussite et de leur donner plus de visibilité.

Grâce à leurs compétences et à leur endurance, de plus en plus de femmes s’imposent à des postes d’influence dans les entreprises africaines. La preuve est ce classement des 50 femmes d’affaires les plus influentes en Afrique francophone. Cette classification, première du genre, est l’œuvre du magazine « Jeune Afrique », il retrace le parcours de dames qui ont réussi à casser le plafond de verre. La mieux classée parmi les Sénégalaises est Anta Babacar Ngom Bathily, directrice générale adjointe de la Société anonyme des brasseries du Cameroun. Elle est à la 32ème place. En 2016, son père l’a propulsée à la tête de l’entreprise familiale. Les projets n’ont pas manqué pour cette multi-diplômée de Dauphine, Sciences-Po et York University. La deuxième sénégalaise est Khady Dior Ndiaye. Elle est classée 39ème, c’est la directrice générale de Citibank en Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Après le Sénégal, où elle a exercé pendant trois ans comme directrice générale, cette diplômée de Georgetown a gravi un nouvel échelon à la mi-2016 en devenant directrice de Citibank pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Marie Odile Sène Kantoussan est la troisième Sénégalaise de ce Top 50. Elle est à la 47ème place. Elle est numéro deux de la société de gestion et d’intermédiation CGF dont elle est la directrice générale. Société dont elle a augmenté le capital et conduit dans de nouveaux locaux. La dernière sénégalaise de cette liste est Anna Bâ, la présidente-directrice de Sipres. Cette dame est l’actionnaire majoritaire de son entreprise. Elle est l’une des rares dirigeantes à évoluer dans le secteur de la promotion immobilière. Elle a aussi le mérite de promouvoir les femmes dans son entreprise. En 2016, 65% des salariés de Sipres étaient des femmes. Ce classement est dominé par les Maghrébines, notamment les Marocaines et les Tunisiennes avec une ascendance des premières citées.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

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