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Affaires et Finances (2464)

L’assemblée générale, rehaussée par la présence du directeur général des impôts et domaines, avait pour thème le « team building ». Ce concept, selon la présidente sortante de l’amicale, consiste à rassembler les membres d’une équipe autour d’activités différentes de celles de l’entreprise dans le but de renforcer voire créer un véritable esprit d’équipe. L’objectif final de ce « team building », a indiqué Ndèye Aïssatou Ndao, est de favoriser la cohésion d’équipe au sein d’un groupe de travail en créant ou en améliorant les liens existants entre les collaborateurs. Elle s’est félicitée de la grande réforme des structures parachevée par les autorités. Mais cette nouvelle organisation, a-t-elle précisé, ne pourra contribuer à l’atteinte des objectifs de recettes et à l’amélioration de la qualité des services offerts aux usagers que si tous les agents de la Dgid et particulièrement les inspecteurs des impôts et des domaines s’approprient le changement. « Il s’agit là d’un défi que notre corporation se doit encore une fois de relever », a-t-elle fait savoir.

Le directeur général des impôts et domaines a rappelé que la fiscalité constitue un élément important dans la stratégie de l’État. A son avis, les inspecteurs des impôts et domaines ne doivent pas se détourner de leur vocation. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, le pétrole et le taux de pression qui a baissé de 20 % environ à 16 %, constituent des enjeux très importants pour la Dgid. « Cette baisse ne veut pas dire que le Sénégal ne paie pas les impôts, mais que nous devons faire beaucoup d’efforts, de façon pédagogique, pour amener nos concitoyens à payer leurs impôts pour nous permettre de couvrir les dépenses de l’État. Cela est important et nous allons nous y atteler », a assuré le directeur général.

S’agissant des découvertes de pétrole, Cheikh Ahmed Tidiane Bâ a indiqué que la Dgid a besoin d’avoir des inspecteurs bien formés pour faire face à la fiscalité pétrolière. « Nous savons que les grands groupes élaborent souvent des stratégies de contournement de l’impôt et nous allons nous y adapter, en formant nos agents. Nous pensons que nous serons capables de tirer le maximum sur cette manne pétrolière dans les intérêts de nos populations », a fait savoir M. Bâ. Face à ces enjeux, a-t-il assuré, les inspecteurs des impôts vont apporter leur contribution de qualité.

Aujourd’hui, a noté M. Bâ, la Dgid a déjà fait la réforme de ses structures qui lui permet d’envisager un plus grand élargissement de la recette fiscale, avec de nouvelles structures notamment les Centres de services fiscaux, qui sauront soulager la fiscalité professionnelle et qui vont mettre le focus sur l’élargissement des recettes.

S. O. F.

Le team management du «Soleil» a visité, samedi, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diagne de Diass (Aibd) qui doit entrer en service le 7 décembre prochain. Pour une meilleure couverture de cet événement à venir, la Direction générale d’Aibd et Le Soleil ont décidé de travailler ensemble.

Tout visiteur qui finit de faire le tour de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) ne peut cacher son enthousiasme d’avoir vu une plateforme de toute beauté. Magnifique et vaste, Aibd va incontestable doter le Sénégal d’une infrastructure aéroportuaire digne de ce nom. Ce n’est pas le team management du «Soleil» à la tête duquel le directeur général Cheikh Thiam, le coordonnateur général de l’Administration Amadou Guèye Ndiaye, le coordonnateur général de la Rédaction Ibrahima Mbodj qui y était en visite samedi, qui dira le contraire. Sous la conduite du responsable de la Communication d’Aibd, Habiboulah Fall, la délégation du «Soleil», parmi laquelle on comptait aussi Daouda Mané, le rédacteur en chef central, Alassane Diawara, rédacteur en chef et chef de service du desk International, Mamadou Guèye, chef du service Economie, Bernard Niang, commercial, Sarakh Diop, chef du service Photo, a visité l’infrastructure.

Sur le site, des ouvriers mettent la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ s’étend sur 21.000 m2. On y accède par une rampe. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Une Mezzanine où se fait le tri des flux d’arrivée et de transit est coincée entre les deux. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.

A l’Aibd, pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Le parking avion peut accueillir jusqu’à 79 avions dont 22 gros porteurs. Le parking avions présidentiels, le parking fret et le parking aérogare pèlerins accueillent, chacun, deux postes-avions. Ce qui fait un total de 85 postes-avions.Tous ces appareils vont rouler sur une piste longue de 3,5 kilomètres avec sept sorties dont deux rapides. A côté, les pistes de circulation taxiway font un total de 14 kilomètres.

Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’un des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Juste après le poste de contrôle de police, on tombe sur l’espace Free shop dont les boutiques ne sont pas encore installées. Innovation de taille, le Terminal Arrivée disposera d’un Duty Free. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport.

Autre innovation, l’Aibd dispose d’une aérogare entièrement dédiée aux « Pèlerins » d’une superficie de 2.270 m2. Une tente pour accompagnateurs y est attenante. Cette bâtisse est implantée à mi-chemin entre l’aérogare principale et le Pavillon présidentiel qui dispose d’une aire de stationnement autonome et son propre circuit. Il abrite un appartement, des salons présidentiels et ministériels, des bureaux administratifs et presse, une infirmerie. De là, on peut apercevoir, au loin, l’aérogare fret qui s’étend sur 5.600 m2 pour une capacité de 50.000 tonnes par an. A proximité, le cargo-village qui servira à stocker des marchandises, est en construction. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent au nord l’autoroute à péage et au sud la Rn1.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pour les besoins du forum, une étude a été menée. Parmi les personnes qui ont répondu aux questionnaires, il y a 63,3 % de femmes pour 36,7 % d’hommes. 61 % des femmes qui ont répondu sont des managers ou cadres ; 24% des employées et 14,5 % des dirigeantes. « Globalement, le baromètre démontre que la question de l’égalité de genre est considérée comme importante au Sénégal dans la mesure où 63 % des hommes et 58 % des femmes estiment que leur entreprise au sujet une importance supérieure à 8 sur 10 », rapporte Ayesha Attah, responsable programme à « Beautiful Soul ». 

Malgré cette bonne perception, Ayesha Attah indique que beaucoup de femmes interrogées estiment qu’il y a encore des efforts à faire pour que les hommes et les femmes soient traités de façon équitable. « 53 % des femmes estiment que les entreprises sénégalaises ont des améliorations à apporter pour assurer des conditions de travail équitables aux hommes et aux femmes », souligne le rapport. Pour 48 % de femmes, ces améliorations doivent se faire dans « l’évolution de carrière et la promotion ». 44 % de femmes attendent des efforts dans les conditions de recrutement tandis que 42 % aimeraient voir ces améliorations dans l’évolution des salaires. « Les entreprises qui ont une plus grande proportion de femmes dans leurs conseils d’administration et comités de direction sont plus performantes financièrement. En Afrique, celles qui comptent au moins un quart de femmes dans leurs organes dirigeants ont un bénéfice avant intérêt et impôt en moyenne 20 % plus élevé que le bénéfice moyen de leur secteur. Or, les entreprises panafricaines de référence ne comptent que 14,4 % de femmes dans leur conseil d’administration. Avec le baromètre, nous voulons fournir un outil pratique aux dirigeants pour leur permettre de créer un environnement propice à l’éclosion de talents notamment féminins », a tiré comme enseignement de ce baromètre la fondatrice et directrice générale de « Beautiful Soul », Patricia Sennequier.

A. Ng. NDIAYE

Le Haut commandant de la gendarmerie, le général de division Meissa Niang a présidé, samedi, la cérémonie de clôture du Forum « Les Héroïnes ». Il a fait, à cette occasion, une présentation sur le « leadership féminin dans les forces de l’ordre sénégalaises ». D’après le général Niang, la féminisation des forces armées sénégalaises relève d’un enjeu démocratique dans la mesure où elle participe à la reconstruction de notre système de sécurité. Avec ce processus intervenu dans l’armée, le Haut commandant de la gendarmerie constate que les femmes s’épanouissent dans ce « métier noble et exaltant » et ne se sentent plus exclues dans les questions de défense de la sécurité nationale. 

Un système qu’il considère comme payant aujourd’hui car au plan opérationnel, « les femmes sont capables de servir aux mêmes postes que les hommes ». Mieux, dit-il, les femmes ont une certaine intuition qui leur est propre. Aujourd’hui, il note qu’il existe une « véritable cuvée d’héroïnes » dans les rangs de la gendarmerie. On retrouve les femmes sous-officiers, officiers à la garde présidentielle, à la Légion de la gendarmerie d’intervention (Lgi)… « Le Sénégal est en train de faire des efforts considérables en matière de réduction des inégalités de genre. Je lance un appel aux jeunes Sénégalaises en âge de servir de rejoindre les rangs de la gendarmerie. Elles ont la garantie d’y trouver la place qui leur revient », invite le Haut commandant de la gendarmerie.

A. Ng. NDIAYE

L’édition 2017 du Forum « Les Héroïnes », organisée par le Groupe Jeune Afrique, a réuni, samedi, à Dakar, plus de 300 femmes leaders. Le leadership féminin a été célébré lors de cette journée. Il a permis à ces femmes de partager leurs expériences.

Les femmes à l’honneur. Elles étaient plus de 300 « héroïnes » à participer, samedi, à Dakar, à l’édition 2017 du Forum « Les Héroïnes ». Des femmes entrepreneurs, des directrices de sociétés, d’entreprises, des médecins sont venues de tous les coins du pays pour partager leurs expériences de leadership avec leurs homologues qui aspirent, elles aussi, à devenir leaders dans leurs domaines d’activités. Parmi ces femmes considérées par leurs paires comme des modèles de réussite, il y avait Anta Babacar Ngom, directrice générale de Sedima, Amie Sow, directrice générale de Uba Sénégal, Patricia Sennequer, directrice générale de Beautiful Soul, Aminata Ndiaye, directrice marketing de la Sonatel, Marie-Odile Sène Kantoussan, directrice générale de Cgf Bourse… Bref, toute la crème des femmes leaders a répondu présent à cette rencontre.

Des panels, des ateliers thématiques ont rythmé toute la journée du samedi. Ils étaient animés par des femmes leaders. Le panel : « Quel leader êtes-vous ? » a été animé par Anta Babacar Ngom, directrice générale de Sedima et par ailleurs présidente de l’édition 2017 du Forum « Les Héroïnes », et Amie Sow, directrice générale de Uba Sénégal.

Devant des centaines de femmes, Amie Sow a partagé son expérience, elle qui a évolué d’abord dans le secteur informel jusqu’à arriver à la tête de la direction générale de l’une des plus grandes banques au Sénégal. Née dans une fratrie de 7 enfants, Amie Sow a compris très tôt qu’elle devait sortir sa famille de la situation dont elle vivait à l’époque. Ainsi, raconte-t-elle, c’est à partir de sa deuxième année à l’université qu’elle s’est lancée dans la vente de matériels bureautiques et informatiques. Avec sa petite entreprise informelle, elle parvenait à subvenir à ses besoins en plus de sa demi-bourse de 13 800 FCfa qu’elle partageait avec son frère qui était déjà à l’université. Grâce à ce leadership acquis à l’âge de 18 ans, Amie Sow parvient, aujourd’hui, à manager le groupe Uba. Ainsi, elle invite toutes les femmes à « croire en leurs qualités et à ne pas se laisser stigmatiser dans les entreprises ». Pour elle, il n’y a pas de leadership masculin ou féminin. Sa conviction est que le « leadership reste le leadership » et chaque personne, qu’elle soit homme ou femme, peut l’incarner.

Après Amie Sow du groupe Uba, c’est autour de la présidente de l’édition 2017 du Forum « Les Héroïnes », Anta Babacar Ngom, de partager son style de management à la tête de la Sedima. A sa nomination à la tête de Sedima qui emploie près de 800 travailleurs permanents, raconte-t-elle, son style de management était très directif. Elle voulait très vite marquer son empreinte, donner les directives et indiquer où elle veut aller. Au fil des années, Anta Babacar Ngom constate que ce management est en train d’évoluer vers un « style beaucoup plus inclusif et visionnaire ». « Aujourd’hui, c’est un style qui correspond non seulement à notre entreprise, mais au climat des affaires au Sénégal », dit-elle.

Fort de son expérience à la tête de Sedima, Anta Babacar Ngom conseille aux femmes leaders de trouver le juste équilibre pour pouvoir « gérer la vie professionnelle et la vie de famille ». « Etre femme et diriger une entreprise est difficile parce qu’il faut constamment se battre pour s’imposer, pour prouver qu’on est à sa place en tant que femme mais aussi se battre pour continuer à être une très bonne maman, la bonne fille. Nous sommes au Sénégal et nous resterons toujours les enfants de... Il faut être parfaite presque dans tous les domaines et c’est ça le challenge », a dit la directrice générale de Sedima.

Aliou Ngamby NDIAYE

Global technology parters (Gtp) et Intouch ont signé, le 16 octobre dernier, un « accord de partenariat stratégique » pour faciliter à la population africaine l’accès aux services financiers via les cartes prépayées.

Pour lancer le plus grand réseau de rechargement de cartes prépayées sur le continent africain, Global technology partners, leader dans le secteur du prépayé en Afrique, s’associe avec la Fintech panafricaine InTouch, leader dans l’agrégation des moyens de paiement et services digitaux. Cet accord de partenariat stratégique a été signé le 16 octobre 2017, indique un communiqué. Il vise à offrir aux partenaires bancaires des solutions technologiques plus innovantes. « Nous croyons que ce partenariat est stratégique pour les deux sociétés et qu’il offrira un accès pratique et sécurisé aux services financiers comme demandé par nos titulaires de cartes. Global technology partners est fier de s’associer avec InTouch et nous prévoyons un grand succès au fur et à mesure que le programme est étendu à travers le continent », a déclaré M. Rich Bialek, le directeur général de Global technology partners cité dans le communiqué. « Nous avons lancé InTouch avec l’ambition de vulgariser les paiements digitaux en Afrique et contribuer à l’amélioration de l’inclusion financière.

Avec Global technology partners, nous sommes en mesure de poursuivre notre vision et d’offrir aux détenteurs de cartes prépayées à travers l’Afrique la possibilité de les recharger et de faire des retraits dans notre réseau étendu de points de services. Nous croyons fermement que ce partenariat entre Global technology partners et InTouch ouvrira de nouvelles opportunités pour des millions de personnes en Afrique », a renchéri le directeur général d’InTouch, Omar Cissé.

AliouNgamby NDIAYE

Près d’une centaine de jeunes ont pris part, avant-hier, au Warc, à la journée portes ouvertes sur l’entrepreneuriat organisée par l’ambassade des États-Unis au Sénégal. Ils étaient venus soit pour avoir des informations sur les opportunités en matière d’éducation aux États-Unis, soit pour voir comment développer une affaire.

L’ambassade des États-Unis au Sénégal a organisé, avant-hier, au Centre de recherche ouest-africain (Warc), une journée portes ouvertes sur l’entrepreneuriat pour célébrer la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Des étudiants, des diplômés sans emploi ou des personnes sans qualification professionnelle ont fait le déplacement pour avoir des informations sur comment développer leurs affaires. A l’intérieur du Warc, dans une grande tente installée pour les besoins de la cérémonie, d’anciens étudiants sénégalais aux États-Unis expliquent à de jeunes compatriotes comment procéder pour étudier au pays de l’Oncle Sam. Des étudiants toujours obsédés par le « rêve américain », posent toutes sortes de questions. Pour eux, étudier aux États-Unis rime avec la réussite.
De l’autre côté, de jeunes chefs d’entreprise qui ont bénéficié des programmes américains expliquent à de probables entrepreneurs leur expérience professionnelle. L’un deux, Aboubacar Kemo Touré, administrateur de la plateforme forme d’emploi Wutiko.com est assailli par de jeunes étudiants quand le premier conseiller de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, Mme Martina Boustani, a révélé que M. Touré va représenter le Sénégal et sa plateforme au 8e sommet mondial annuel de l’entrepreneuriat qui va se dérouler à Hyderabad (Inde) du 28 au 30 novembre 2017. Aboubacar Kemo Touré est un ancien participant au Centre régional de leadership Yali. Aujourd’hui, il administre la plateforme Wutiko. Debout devant une table, il prodigue des conseils à de jeunes étudiants et chercheurs d’emplois.

Au-delà de l’entrepreneuriat, le premier conseiller de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, Mme Boustani, informe qu’il y a une large fenêtre qui est ouverte sur les opportunités d’éducation aux États-Unis. « Recevoir des étudiants internationaux de divers horizons dans des institutions américaines permet de renforcer les liens entre les États-Unis et les autres pays. Les collèges et universités américaines se font un plaisir d’accueillir des étudiants du monde entier de divers origines raciales, ethniques, religieuses, socioéconomiques et géographiques, pour les perspectives uniques et variées que ces personnes apportent aussi bien aux cours qu’en dehors », a informé le premier conseiller de l’ambassade américaine au Sénégal. Martina Boustani a conseillé à tous ces jeunes qui rêvent de faire de l’entrepreneuriat d’avoir « de la détermination et un réseau solide ». Car selon elle, « démarrer une affaire ou lancer une nouvelle carrière n’est pas une tâche facile ».

AliouNgamby NDIAYE

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) veut atteindre un volume de financement des Pme de 60 milliards de FCfa. Cette décision est issue de la réunion du conseil d’administration réunie la semaine dernière. Selon le communiqué publié dont copie nous est parvenue, pour atteindre cette objectif, le Conseil d’administration a fixé le budget 2018 du Fongip à 13.212.696.415 de FCfa contre 11 milliards en 2016.

Ce budget permettra d’accompagner la transformation institutionnelle du Fongip en Société anonyme en vue de l’obtention de l’agrément Bceao d’établissement financier de garantie, la mise en conformité de la structure avec les exigences réglementaires de Bale 2, Bale 3 et le projet d’acquisition de son siège social afin de mieux maîtriser ses charges locatives et de renforcer progressivement ses fonds propres.

Le conseil d’administration a aussi décidé de renforcer les activités du Fongip. Il s’agit notamment du financement du développement économique local en partenariat avec la Caisse de dépôt et de consignation (Cdc) et les collectivités locales à travers le Fogaville, le financement de l’accès à l’habitat social en partenariat avec le ministère en charge de l’habitat, l’acquisition du matériel agricole et de la commercialisation en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural. Le Fongip a démarré ses activités en mars 2014 et a mobilisé 44,4 milliards de FCfa pour le financement de 2.005 Gie de femmes et de jeunes et de 878 Pme avec la création de 27.634 emplois et la couverture de 41 des 45 départements en 3 ans d’activités.

Babacar DIONE

En cinq ans, les opérations de la Banque africaine de développement ont triplé au Sénégal. Un dynamisme que Serge Marie N’guessan attribue au dynamisme de la coopération entre les deux parties. L’institution bancaire a investi 590 milliards de FCfa contre 670 milliards de FCfa en 40 ans, c’est-à-dire de 1972 à 2012.

Le nouveau représentant de la Banque africaine de développement au Sénégal, Serge Marie N’guessan, s’est félicité du dynamisme de la coopération entre son institution et le gouvernement sénégalais. Il a soutenu que cette vitalité peut être mesurée par le volume des investissements approuvés ces cinq dernières années. « En cinq ans, les opérations de la Banque ont triplé au Sénégal », s’est-il réjoui, relevant que de 2013 à 2017, la Bad a investi 590 milliards de FCfa contre 670 milliards de FCfa en 40 ans, c’est-à-dire de 1972 à 2012. Il s’exprimait au cours d’un petit déjeuner pour échanger sur la nouvelle stratégie de la Bad pour l’émergence de l’Afrique ; le programme de coopération avec le gouvernement du Sénégal en prélude à la revue annuelle conjointe de coopération qui se tient en début de semaine prochaine. Selon M. N’Guessan, ce dynamisme a fait que le Sénégal a pu mobiliser, de 2015 à 2017, sur le guichet Bad, 366 milliards de FCfa. Le guichet Bad est accessible aux pays à revenu intermédiaire mais avec la révision de la politique de crédit de la banque, en 2014, certains pays qui sont traditionnellement financés sur le guichet du fonds africain de développement ont accédé à ce guichet au cas par cas sur des projets transformateurs. « La compétition était rude parce qu’il y avait des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Rwanda, le Cameroun mais le Sénégal a pu présenter des projets transformateurs », a déclaré Serge Marie N’Guessan.

Taux de décaissement de 19%
Ces investissements record de la Bad sont allés dans des secteurs clés tels que l’Aéroport international Blaise Diagne, le Train express régional, l’autoroute à péage, le projet Promoville, la centrale à charbon de Sendou, le Port autonome de Dakar, etc. « Ce sont des investissements à fort impact économique.

Le Sénégal est important à la Bad et nous sommes fiers des résultats. Nous sommes satisfaits de la qualité de nos interventions, surtout des excellentes relations que la Bad entretient avec les autorités sénégalaises. Ce sont ces relations qui ont permis au Sénégal de mobiliser autant de ressources », a déclaré M. N’Guessan. Toutefois, il a souhaité que le gouvernement améliore son taux de décaissement des fonds approuvés. « Il faut que le Sénégal utilise rapidement les ressources mises à sa disposition. Le taux de décaissement est de 19% pour les projets nationaux. On peut améliorer le taux d’absorption, nous souhaitons que ça aille très vite », a indiqué M. N’Guessan.

Interpellé sur la dette du Sénégal, Serge Marie N’Guessan estime que le niveau d’endettement du Sénégal est acceptable. « Nous ne sommes pas inquiets du niveau de la dette du Sénégal. Le plus important, c’est que cette dette puisse financer le développement », a dit le nouveau représentant de la Banque africaine de développement au Sénégal. Pour 2018, la Banque africaine de développement prévoit d’investir au Sénégal 33 milliards de FCfa dans les secteurs de l’entreprenariat, de l’emploi des jeunes, de l’agriculture notamment dans l’agro-industrie et dans les infrastructures.

Serge Marie N’Guessan dit attendre que les hommes d’affaires sénégalais soumettent à son institution leurs projets. « La Bad attend les projets du secteur privé, même les projets dans le secteur des médias sont les bienvenus », a-t-il lancé.

Mamadou GUEYE

Ils sont plus de 150 jeunes étudiants, élèves et chômeurs dont une cinquantaine ayant tenté l’émigration à bénéficier des formations théoriques et pratiques en entreprenariat agricole et technique innovante.

A la clôture de la formation, les apprenants ont manifesté leur satisfaction d’avoir acquis des connaissances techniques et technologiques dont ils ignoraient l’importance dans la pratique agricole et avicole. A l’initiative, l’association « Yeesal Agri Hub », en partenariat avec la coopération allemande à travers la Deutsche Gesellschaft für internationale zusammenarbeit (Giz), GmbH dans un nouveau programme, « Réussir au Sénégal », s’est lancé dans une logique de promouvoir auprès de jeunes Sénégalais les opportunités offertes par le secteur agricole pour l’amélioration de leur niveau de vie et pour le développement économique et social de leur pays.

Les participants sont composés de jeunes, notamment des migrants de retour, qui ont un vécu intéressant à transmettre et pour qui la semaine de l’entreprenariat agricole a constitué un cadre idéal d’acquisition du savoir dans le secteur de l’agriculture associée à l’innovation.

Les différents modules enseignés par des jeunes ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) ont porté sur les chaînes de valeurs agricoles, les technologies de l’information et de la communication, l’entrepreneuriat agricole, l’agro-écologie, entre autres. Des sujets qui ont beaucoup intéressé les apprenants, parmi eux la jeune juriste Adèle Diop qui veut se lancer dans l’aviculture. Selon elle, il est important, au sortir de cette formation, « de pouvoir monter et mettre en œuvre un projet avicole ». Maïssa Waly Faye, un autre jeune entrepreneur et tant d’autres présents à la cérémonie estiment que « des formations de ce genre peuvent contribuer à lutter contre le chômage des jeunes et l’émigration clandestine ».

En quelques jours, ils ont appris des choses basiques que beaucoup d’acteurs agricoles ignorent. Les pratiques présentées dans le cadre de l’agro-écologie sont différentes de celles qu’ils ont l’habitude de faire. L’association « Yeesal Agri Hub » veut promouvoir cette stratégie en ciblant les jeunes et les migrants. Cheikh Guissé, un migrant rentré au bercail et ayant lancé son projet agricole depuis plusieurs années, confirme l’importance de telles pratiques de l’agro-écologie dans l’entreprenariat agricole. Il soutient que le potentiel agricole existe bel et bien au Sénégal et il faut inciter davantage les jeunes à s’investir dans ce secteur et avoir une vision prospective et innovante pour bien saisir les opportunités agricoles afin de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire.

Mohamadou SAGNE

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