banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (1414)

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a réitéré, hier, à Saint-Louis, l’engagement du gouvernement à développer le sous-secteur de l’élevage, en vue d’avoir la possibilité de revoir à la baisse la facture laitière de l’Etat.

En présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang, Aminta Mbengue Ndiaye a présidé, hier, dans les locaux de la préfecture, cette réunion nationale de coordination, au cours de laquelle elle a invité les éleveurs à participer activement à la campagne de vaccination du cheptel.

Elle a indiqué que les stratégies inscrites dans le Programme de développement de la filière laitière visent à booster, de manière significative, la production laitière. Elles reposent essentiellement sur l’appui au  développement des races locales à travers une bonne alimentation, une meilleure santé animale et le développement de l’insémination artificielle.

S’adressant à la presse, Aminata Mbengue Ndiaye a réaffirmé la volonté de l’Etat de vulgariser « l’herbe à éléphant » ou « Maralfalfa » pour apporter les solutions les plus adéquates à l’épineux problème de l’alimentation du bétail qui est, souvent, à l’origine des nombreux conflits notés entre éleveurs et agriculteurs. Elle a insisté sur la nécessité, pour l’Etat, d’appuyer la production de boutures au centre d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel) de Mbakhana.  La diffusion et la vulgarisation des techniques de production de cette plante auprès des associations d’éleveurs du département de Podor seront  élargies aux autres éleveurs et agropasteurs et permettront une meilleure valorisation des excédents d’eau de certains forages.

Le ministre a rappelé que  la santé animale est une priorité dans le développement du secteur de l’élevage et s’est réjouie de cette «importante rencontre qui a permis de passer en revue les acquis, d’identifier les défis et d’évoquer les problèmes et contraintes de l’élevage dans la région Nord ». « Nous avons privilégié la santé animale qui justifie la campagne nationale de vaccination du cheptel en cours. La santé animale est importante car étant un facteur essentiel dans l’atteinte des objectifs en termes de production et au renforcement de la sécurité alimentaire », a affirmé le ministre. 

Elle a rappelé que la politique nationale de développement du sous-secteur de l’élevage porte, entre autres, sur la sécurité alimentaire, un appui au développement de la race locale par l’insémination artificielle et la santé animale.

Plusieurs autres questions relatives au foncier, au développement des cultures fourragères, au vol de bétail, à l’appui au développement de la filière laitière et au meilleur accès des éleveurs au crédit, ont été au centre d’un débat large, enrichissant et fructueux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En perspective de la 5e réunion du Forum des négociations sur la Zone de Libre-échange continentale, le comité national de négociations commerciales internationales du Sénégal a tenu, avant-hier, une réunion préparatoire. La rencontre qui a enregistré la présence de Alioune Sarr,  ministre du Commerce, de la Consommation et du Secteur informel  et de Roberto Azevêdo, Directeur général de l’Omc a permis  de revenir  sur la démarche du Sénégal.

Le Comité national des négociations internationales s’est réunie, hier, pour discuter des documents qui seront examinés à la 5e réunion du forum des associations prévu du 27 février au 4 mars à Addis Abeba.  Il est important, pour le Sénégal, d’examiner les documents portant sur le commerce des marchandises, sur celui des services. Cela devrait  permettre de se faire une idée pour poursuivre les travaux d’analyses en cours.

Ces négociations serviront de cadre unique pour les Africains déterminés à inverser certaines tendances du commerce  intra-africain qui tourne autour de  15 %  tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est estimée autour de 3 %. Il s’agit donc d’essayer de mettre en place une  zone de libre échange continentale.

Selon  Alioune Sarr,  le ministre du Commerce «le sort du système global des préférences commerciales entre les pays  en développement, les difficultés qui ont ressurgi derrière les mega-accords régionaux  vont sans doute ajouter une certaine prudence dans la prise de conscience de la complexité des arrangements régionaux». Il est d’avis que  la question n’est pas d’ouvrir les échanges au sein ou en dehors de l’Omc. Elle a plutôt  trait aux difficultés des échanges et à la mise en place de cette zone de libre échange continental pour accroître la part des 3 % de l’Afrique dans le commerce mondial et de se positionner durablement  comme pivot dans les échanges internationaux.

Accroître la part des 3 % de l’Afrique dans le commerce mondial
Le  Directeur de l’Organisation mondiale du commerce (Omc),  Roberto Azevêdo souligne que les travaux du comité sont  importants dans l’intégration du Sénégal à l’économie mondiale. « Ils permettent d’asseoir d’importantes réformes du système commercial », a-t-il dit, rappelant que  lors de la dernière rencontre à Nairobi, les membres de l’Omc ont supprimé les subventions à l’exportation,  en faveur des produits agricoles. «Il s’agissait de la plus grande réforme.  Celle-ci  aidera à uniformiser  les règles en faveur des agriculteurs. C’est un pas important. Des mesures ont également été prises tendant à améliorer les règles  concurrentielles pour les marchandises en provenance des Pme », a-t-il déclaré. D’autres mesures ont également été évoquées. Elles visent, pour l’essentiel, la facilitation des traitements préférentiels et des fournisseurs de services.  «On travaille sur les règles d’accès des marchés sans s’acquitter des taxes de douane. C’est une manière d’offrir  des opportunités supplémentaires aux Petites et moyennes entreprises.  La limitation des taxes nocives qui conduisent à la pratique de prix élevés.  Cela fait partie des nouveaux objectifs de développement durable de l’Onu », a ajouté le directeur général de l’Omc.

Selon  Assome Aminata Diatta, Directeur du commerce extérieur, la zone de libre échange que le continent africain  veut mettre en place s’explique par le souci de développer le commerce intra africain qui ne dépasse pas 15 %  alors que l’Union européenne, par exemple, est à plus de 70%. A ses yeux,  il s’avère nécessaire de mettre en place cette zone pour permettre aux pays africains de s’insérer dans  les chaines de valeurs mondiales et africaines. « Cela contribuerait à développer nos industries. En effet, il ressort des études qu’au niveau des échanges africains, plus de 40 % des produits échangés au sein du continent sont des produits manufacturés. Dans notre commerce avec le reste du monde,  c’est à peine 14 % qui sont utilisés. Dans un contexte où tous les pays veulent s’industrialiser, la zone de libre échange continental pourrait être une opportunité pour les pays africains », a-t-elle estimé.

Oumar BA 

Le Sénégal a appelé, vendredi, ses pêcheurs n'étant pas en règle en Mauritanie à ne plus pêcher dans les eaux de ce pays voisin pour éviter des incidents, après l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation mauritanienne concernant les pêcheurs étrangers.

"Nous demandons à nos pêcheurs qui ne sont pas en règle de ne plus pêcher dans les eaux mauritaniennes", a affirmé vendredi à l'AFP le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Guèye, en visite jeudi et vendredi dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

Il a rappelé "à tous (les pêcheurs sénégalais) l'obligation de respecter les lois et règlements de la Mauritanie" voisine où de nouveaux textes sur la pêche ont commencé à être appliqués début février.

Cet appel a lieu après un récent incident maritime au cours duquel des garde-côtes mauritaniens ont tiré sur des pêcheurs sénégalais, en blessant certains, ont rapporté des pêcheurs sénégalais.

L'accord de pêche liant Dakar à Nouakchott "n'a pas été renouvelé depuis janvier 2016 en raison du refus des Sénégalais d'observer l'obligation de débarquement de leurs prises en Mauritanie prévue par la réglementation" de ce pays, a affirmé à l'AFP un responsable au ministère mauritanien des Pêches, Mohamed Elhafedh Ijiwen.

"Une période transitoire de 13 mois qui s'est achevée le 31 janvier 2017 avait alors été donnée aux armateurs étrangers pour se conformer à la nouvelle réglementation" visant tous les pêcheurs étrangers dont une majorité de Sénégalais, a-t-il expliqué. Le ministre sénégalais de la Pêche a également annoncé à l'AFP un programme de "retour volontaire" dans leur pays concernant plus de 400 pêcheurs sénégalais actuellement en Mauritanie, "en raison de la nouvelle loi" sur la pêche dans ce pays. 

Dakar et Nouakchott se sont également entendus pour des patrouilles mixtes sur leurs frontières maritimes pour "faire respecter (leurs) réglementations et prévenir d'éventuels incidents", selon leurs autorités. Les pêcheurs sénégalais, particulièrement ceux de Saint-Louis (nord), sont confrontés à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays due notamment à une surexploitation. Ils dépendent, en partie, des eaux poissonneuses de la Mauritanie voisine, selon des professionnels de la pêche. Des incidents entre gardes-côtes mauritaniens et pêcheurs artisanaux de Saint-Louis, souvent accusés de violer l'espace maritime mauritanien, sont fréquents ces dernières années.

AFP

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) va devenir un établissement financier. L’annonce a été faite, hier, par l’administrateur, Doudou Ka, à l’issue de la réunion du Conseil d’administration. Cette structure a été mise en place par l’Etat du Sénégal pour accompagner les Petites et moyennes entreprises. « Le Conseil d’administration a donné son feu vert pour cette mutation qui permettra au Fongip de mieux jouer son rôle et d’atteindre les objectifs fixés par l’Etat. Le gouvernement veut atteindre 250 milliards de FCfa de financement par an », a déclaré l’administrateur du Fongip qui a souligné que le processus sera opérationnel dans six mois. Il a révélé que des cabinets ont été sélectionnés pour accompagner le Fongip dans ce processus. Doudou Ka a précisé que l’établissement ne sera pas une institution de micro finance. « Nous serons d’un autre cran pour apporter des ressources aux institutions de micro finance. Nous n’allons pas les concurrencer. Nous avons injecté plus de 4 milliards de FCfa dans les institutions de micro finance. Nous allons accompagner davantage les Pme », a dit M. Ka qui souligne que le Fongip aura un agrément de la Bceao.

Evoquant les réalisations du Fongip, deux ans après son lancement, Doudou Ka a indiqué que le système de garantie a permis de mobiliser 34 milliards de FCfa de financement au profit des Pme et plus de 22 000 emplois ont été créés. Le Fongip s’est aussi illustré dans l’accompagnement technique, la structuration et le renforcement de capacités de plusieurs centaines de Pme et porteurs de projets à travers le Sénégal. Le système de garantie a aussi permis la baisse du taux d’intérêts pour les prêts bancaires des Pme qui sont passés de 12 % à 9 % et de18 % à 8 % pour les institutions de micro finance.

Les responsables du Fongip ont présenté le prix « Guerte » d’or décerné à l’administrateur général par les organisateurs de la Foire internationale de Kaolack. Cette distinction couronne les acteurs publics et privés qui se sont le plus distingués dans leur domaine. « Ce prix vient consolider les résultats obtenus et la vision du président Sall de mettre en place un dispositif innovant de financement des Petites et moyennes entreprise. Dans ce dispositif, nous avons le Fongip, le Fonsis, la Caisse de dépôt et de consignation et la Bnde. Ces structures sont là pour booster le financement des Pme », a indiqué Doudou Ka. L’administrateur du Fongip a déclaré que d’autres efforts sont à faire pour atteindre 500 milliards de FCfa nécessaires aux financements des Pme.

Babacar DIONE

En collaboration avec la coopération espagnole, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a restitué les résultats de l’étude : « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » qui dresse la situation des femmes, particulièrement dans les zones traditionnellement pastorales des régions de Louga, de Saint-Louis, de Matam et de Tambacounda. Ces deux parties envisagent d’élaborer un programme pour appuyer la promotion économique et sociale des femmes en milieu pastoral.

La femme en milieu pastoral rencontre beaucoup de difficultés. Elle peine a accéder aux moyens de production, au foncier et à la sécurité alimentaire. C’est ce qui ressort de l’étude commanditée par la Fao, en partenariat avec la coopération espagnole, dont les résultats ont été restitués, hier. L’étude intitulée : « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » a été menée dans quatre régions où l’élevage occupe une place centrale : Louga, Saint-Louis, Tambacounda et Matam. La première préoccupation, selon Dr Malick Faye, expert en élevage au bureau de la Fao Sénégal, était de savoir comment la femme se positionne par rapport aux ressources productives, à l’accès au bétail, aux intrants et aux financements ainsi que sa participation aux instances de prise de décisions. L’étude a permis de cerner la situation pour mieux prendre en compte les préoccupations des femmes. « De 2012 à 2016, précise Dr Faye, il y a eu des aléas climatiques récurrents, des chocs qui ont fait qu’un certain nombre de populations ont basculé dans une situation de vulnérabilité dont les femmes pastorales. » L’objectif, a ajouté Dr Faye, est d’élaborer un programme, en fonction des besoins identifiés, pour appuyer la promotion économique et sociale des femmes en milieu pastoral et de mieux les positionner dans les instances dans le monde rural.

Le représentant du ministre de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Habibou Kâ a insisté sur le rôle important de la femme en milieu pastoral, de la production à la transformation en passant par les pratiques de conduite et de commercialisation. L’émergence pastorale passera, à son avis, par la promotion de la place de la femme. Les nombreux projets et programmes en faveur des femmes en milieu pastoral mis en œuvre par le gouvernement, s’inscrivent dans ce contexte. L’objectif, a-t-il poursuivi, c’est d’alléger le travail des femmes en milieu rural. C’est tout le sens des unités pastorales, des forages, des points d’eau, etc. « Quand on allège les tâches des femmes, elles auront plus de temps pour s’occuper de production », a déclaré M. Kâ qui souligne que beaucoup de programmes du ministère de l’Elevage sont en train d’être déroulés, malgré quelques difficultés. S’agissant de l’accès au foncier, il a indiqué que le gouvernement envisage de mener une réforme qui prendra en charge les préoccupations de toutes les communautés.

Le coordonnateur général de la coopération espagnole au Sénégal, Rafael Garcia, considère l’appui au développement rural comme un des piliers fondamentaux au développement économique et social d’un pays ainsi que le renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables. « Nous avons renforcé notre soutien dans ces domaines depuis 2004 à travers la deuxième Commission mixte qui définit le département de Podor et la région de Matam comme des centres prioritaires », a-t-il rappelé. M. Garcia estime que les résultats de cette étude peuvent être un « outil efficace pour l’identification des interventions favorisant la construction de la résilience et la lutte contre la malnutrition ».

Souleymane Diam SY

« Performance et compétitivité demeurent deux socles sans lesquels la viabilité et l’attractivité de nos ports et de nos économies risquent d’être compromises, dans un contexte de mondialisation des échanges commerciaux. Les problématiques qui feront l’objet de nos travaux tout au long de ces deux jours sont d’une prégnance telle qu’elles devront faire appel, de notre part, à une ferme volonté de hisser nos plateformes portuaires sur les standards internationaux afin de les rendre plus performantes et plus compétitives.

Or, la compétitivité passe par une bonne qualité de service, par la célérité dans les opérations de traitement et d’enlèvement des marchandises. Elle passe aussi par notre plus ou moins grande aptitude à relever le niveau de compétitivité de nos infrastructures.

Or, sur cette question, ce ne sont plus les autorités portuaires qui sont uniquement interpellées, mais aussi nos Etats. Car la nature et le volume des investissements pour mettre en adéquation l’évolution et les mutations de notre secteur d’activités et l’état de nos installations sont à un tel niveau que l’implication de l’Etat dans le financement des programmes de développement des infrastructures portuaires s’avère être une nécessité absolue. Ce n’est qu’avec ces assurances que nous pourrons rattraper le retard que notre continent a enregistré dans les échanges mondiaux avec moins de 3 % ».

M. SY

Au mois de novembre dernier, le Sénégal et la Banque européenne de développement (Bei) signaient un accord de financement de 75 millions d’euros, soit 49 milliards de FCfa. Un financement rétrocédé par le gouvernement à la Société national d'électricité du Sénégal (Senelec) sous forme de don pour lui permettre de financer son projet de modernisation de son réseau de transport et de distribution d’électricité. Il ne restait qu’à signer l’accord définissant les axes de coopération entre la Bei et Senelec. Hier, les deux parties ont procédé à cette signature.

Ces investissements s’inscrivent dans le Programme national d’urgence d’électrification rurale (Pnuer) mis en place par les autorités sénégalaises et repris dans le Projet d’appui au secteur de l’électricité (Pase) financé par la Banque mondiale, a indiqué le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. « Avec ce programme, il s’agit de renouveler les équipements vieillissants, de construire ou moderniser des sous-stations pour répondre à la demande croissante, d’améliorer la qualité et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et de raccorder de nouveaux abonnés au réseau », a-t-il précisé.

Ledit programme comprend également l’interconnexion de plusieurs réseaux actuellement isolés ainsi que l’électrification de zones rurales dans la région de Casamance mais aussi la densification et l’extension du réseau électrique, la modernisation des installations et d’équipements essentiels à la distribution d’électricité et l’installation de compteurs prépayés dans plusieurs villes notamment Dakar, Vélingara, Dabo. M. Cissé a rappelé qu’en plus du prêt de la Bei, l’Union européenne a consenti une subvention de 12 millions d’euros, soit 8 milliards de FCfa pour appuyer ce projet.

Cette signature constitue, de l’avis de Jaime Barragan, chef d’unité pour l’Afrique de l’ouest et du centre de la Bei, un nouveau jalon dans la « coopération dynamique entre la Bei et le Sénégal ». En 2016, la Bei a approuvé, en faveur du Sénégal, des crédits avoisinant 130 milliards de FCfa. Pour 2017, une première approbation d’un crédit de 14 milliards de FCfa (22 millions d’euros) pour le projet de construction du pont de Rosso a été faite au bénéfice du Sénégal. Et cela témoigne, selon lui, « du dynamisme des activités de la Bei au Sénégal ».

En avril 2013, le Pase a démarré ses activités. Financé par la Banque mondiale avec une contrepartie financière de l’Etat du Sénégal, il a connu une extension et l’arrivée de nouveaux bailleurs, selon son responsable administratif et financier, Mor Diop. Le niveau d’engagement des partenaires financiers atteindra, à termes, un montant de 158 millions d’euros équivalant à 104 milliards de FCfa, a souligné M. Diop.

Elhadji Ibrahima THIAM

Mohamed Boun Abdallah Dionne a préconisé le renforcement voire le renouvellement des infrastructures portuaires afin de les adapter aux mutations du transport maritime. Il présidait, hier, l’ouverture, à Dakar, de la 11ème conférence de l’Association panafricaine de coopération portuaire.

«Il nous faut intégrer, dans nos stratégies de développement économique, le renforcement voire le renouvellement des infrastructures portuaires pour mieux les adapter aux exigences des mutations du transport maritime et à l’évolution de nos pratiques maritimes », a déclaré, hier, le Premier ministre Mohamad Boun Abdallah Dionne, à l’ouverture, dans la capitale sénégalaise, de la 11ème conférence de l’Association panafricaine de coopération portuaire (Apcp). Le chef du gouvernement sénégalais qui avait, à ses côtés, le directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce, Roberto Azévêdo, le représentant de la Banque africaine de développement, le président et le Secrétaire général de l’Agpaoc, les ministres de l’Economie maritime et du Commerce du Sénégal, a souligné que le Sénégal a fait le pari d’une diversification de son offre logistique par la construction de nouvelles infrastructures, avec le projet du nouveau port multifonctionnel de Ndayane, à moins de 50 kilomètres de Dakar dont la construction est assurée par un partenaire stratégique du Port autonome de Dakar, Dp World. A cette initiative, s’ajoutent le nouveau port de Bargny-Sendou en cours de finalisation avec un financement de l’Opic « Overseas private insvestment of corporation » des Etats Unis, le Port de Foundiougne-Ndakhonga mis en service et l’extension du Port de Ziguinchor. « Nous devons relever l’obstacle des investissements coûteux qu’exigent les plateformes portuaires de référence. Pour y faire face, nous avons opté pour une spécialisation de nos quais, à travers des concessions accordées à des partenaires privés bénéficiant, sans conteste, d’une expertise technique avérée et d’une solidité financière », a-t-il déclaré. L‘intégration économique, a-t-il souligné, « est une option en phase avec les ambitions du Plan Sénégal émergent, le référentiel des politiques publiques».

Facilitation du commerce
Selon le Premier ministre, le développement des espaces portuaires africains et les conditions qui permettront de rendre pérenne leur attractivité et leur compétitivité, passent par une prise en charge correcte des questions liées à la qualité du service portuaire, à la qualification et à la facilitation du commerce ainsi qu’au renforcement des capacités du secteur du transport. Il a assuré que l’impulsion des économies africaines ne peut être sous-tendue que par des « hub logistiques de référence dont les ports constituent les éléments déterminants ». Le Sénégal qui bénéficie d’une position géographique privilégiée, entend se positionner comme une plateforme portuaire de référence.

Le Port autonome de Dakar a engagé des actions visant à faciliter les procédures d’importation et d’exportation mais aussi celles liées aux transactions de transit des marchandises vers les pays voisins. De telles mesures, a rappelé M. Dionne, entrent dans l’amélioration de l’environnement des affaires du Sénégal.

« Mesdames et messiers chers participants, les directeurs généraux de ports et de plateformes portuaires, si chacun de vous, à l’échelle de l’ambition que son pays porte pour le développement des infrastructures portuaires, fait ce qu’il a à faire, avec l’accompagnement bien sûr du secteur privé et des bailleurs de fonds régionaux ou internationaux, je ne doute nullement que nos économies africaines puissent transcender les blocages qui retardent l’émergence de nos pays respectifs », a lancé le chef du gouvernement sénégalais.

Pour le directeur général de l’Omc, Roberto Azévêdo, la compétitivité des ports africains est un facteur essentiel pour le développement des échanges commerciaux avec le monde. Il a indiqué que le renforcement des ports africains sera crucial « pour permettre au continent de gagner des parts de marchés plus importants ». Le président de l’Agpaoc, M. Hien Yacouba Sié, a affirmé que depuis sa création en 1999, l’Association l’Apcp joue pleinement son rôle dans le développement des infrastructures portuaires en Afrique.

Mamadou SY

En 2016, le Sénégal a exporté pour 1371 milliards de FCfa contre 1342 milliards l’année précédente, soit une hausse de 29 milliards de FCfa. Malgré tout, la balance commerciale reste déficitaire de l’ordre de 1506 milliards de FCfa. Ces chiffres ont été donnés par le Directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, qui animait, hier, une conférence publique sur les « Opportunités commerciales du Sénégal », à l’Institut supérieur des transports du Groupe SupDeCo.

Entre 2015 et 2016, les exportations sénégalaises sont passées de 1342 milliards de FCfa à 1371 milliards de FCfa, soit une hausse de 29 milliards de FCfa. Les principaux clients du Sénégal sont l’Afrique (43 %) et l’Europe (26 %). Les importations ont épousé une tendance baissière passant de 3032 milliards de FCfa en 2015 à 2877 milliards en 2016. Ces chiffrent placent le Sénégal au 127ème rang, sur 237 pays, du classement mondial du commerce. Cela équivaut à 0,01 % de parts de marché. Ces statistiques ont été données, hier, par le Directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). Dr Malick Diop animait une conférence publique sur les« Opportunités commerciales du Sénégal » à l’Institut supérieur des transports du Groupe SupDeCo.

Au regard de ces chiffres, il a déclaré que les « exportations sénégalaises se portent bien ». Celles-ci sont portées essentiellement par quelques produits phares. Il s’agit, entre autres, des produits de la mer, des produits arachidiers, des produits horticoles, du ciment, de l’acide phosphorique, de l’or non monétaire, des produits pétroliers transformés, des produits de l’artisanat etc. Ainsi, en deux ans, indique le Directeur général de l’Asepex, « le Sénégal a réalisé une globale exportation de + 16 %».

Par rapport à l’objectif de résorption du déficit commercial qui s’élève, en 2016, à 1506 milliards de FCfa, cette croissance des exportations est déterminante. Dr Malick Diop estime que « si la courbe des exportations continue de croître, notre balance commerciale déficitaire va se réduire comme une peau de chagrin et s’équilibrer ».

La mangue, une filière juteuse
Fort de cela, le Directeur général de l’Asepex, interpelé sur le classement du Sénégal, a estimé que celui-ci n’est pas très important. « Le plus déterminant, c’est l’évolution de la courbe des exportations et aujourd’hui, elle est dans une dynamique de croissance », a-t-il répondu. Ces « bons résultats » sont le fruit, selon lui, d’un travail de fond conduit par l’Asepex dans la mise en œuvre du Plan stratégique de développement des exportations (Psde). Celui-ci repose sur quatre axes qui se déclinent en 13 projets. Dr Malick Diop pense que le parc industriel de Diamniadio, une fois fonctionnel, donnera un coup de fouet aux exportations sénégalaises.

Comme sa chair, la mangue est devenue une filière juteuse au Sénégal. En 2016, l’exportation de ce fruit a généré 20 milliards de FCfa avec une production de 150.000 tonnes, selon le Dr Malick Diop. Sur les quatre dernières années, l’exportation de mangue est en constante hausse. Ainsi, elle est passée de 1500 en 2012 à 15.400 tonnes en 2016. « On constate une croissance soutenue d’année en année. Et ce qui est intéressant, c’est que la manne financière générée par ces exportations a profité à des Sénégalaises et à des Sénégalais qui se trouvent sur toute la chaîne de production », s’est-il félicité.

Elhadji Ibrahima THIAM

Dans cet entretien, le président du Conseil départemental de Kaolack a magnifié l’organisation de la foire internationale de Kaolack qui, selon lui, permet de relancer l’économie locale. Baba Ndiaye estime que le pôle territoire Sine-Saloum pourrait constituer la Californie de l’Afrique.

Comment appréciez-vous l’organisation de la Fika ?
« C’est une appréciation positive que nous avons de ce lancement officiel de la Fika. Cette foire mobilise l’ensemble des acteurs locaux mais également ceux de la sous-région. Elle a très vite dépassé les frontières de notre pays. Cela est lié à la centralité de notre région, passage obligé de tout ce qui vient de la République de Guinée, du Mali, de la Gambie, etc. Kaolack a une centralité réelle qui peut constituer une attractivité économique. Kaolack a toujours joué un rôle important dans le passé. Pendant l’époque coloniale, le port maritime desservait beaucoup de pays de la sous-région. La foire permet de faire rejouer à Kaolack son rôle d’antan. La forte mobilisation des populations de la région et des pays environnants à l’ouverture et du pays invité d’honneur à savoir le Nigéria témoigne et permet de dire que la Fika est déjà une réussite. Avec la réforme de l’Acte III, le président de la République a voulu créer des territoires viables, porteurs de développement. Cela ne peut se réaliser que grâce à l’implication des acteurs économiques. Le fait d’avoir un pays invité d’honneur comme le Nigéria montre l’ambition internationale de cette foire. Cela témoigne de l’ambition des promoteurs de cette foire que nous félicitons. Nous réitérons tout notre engagement et toute notre détermination à accompagner cette belle initiative pour que la Fika puisse devenir véritablement une foire internationale ».

La Fika a pour ambition d’accompagner l’économique locale, quelles sont les attentes du Conseil départemental de Kaolack ?
« Dans cette zone centre, la Fika permet de promouvoir les produits locaux. La région de Kaolack étant agricole, nous avons des potentialités économiques réelles, nous sommes sûrs avec le Plan Sénégal émergent (Pse), qu’il faudra nécessairement compter sur un secteur primaire fonctionnel, productif et en faire la transformation dans le secteur secondaire pour créer une plus-value. Les populations de Kaolack trouvent une occasion à travers la foire d’échanger leurs produits, de nouer des contacts avec d’autres acteurs économiques, avec d’autres régions, d’autres pays et de promouvoir les filières porteuses de la région de Kaolack. Eleveurs, opérateurs économiques, artisans, etc., sont tous mobilisés pour prendre part à ce rendez-vous d’échanges international. Nous n’avons pas de choix que de soutenir cette belle initiative économique.

L’Etat est en train de mettre sur pied des pôles territoires à travers le pays. Dans le bassin arachidier, on parle du pôle territoire Sine-Saloum. A votre avis, ce pôle constitue-t-il une aubaine pour fouetter l’économie locale ?
A partir des conseils des ministres délocalisés, le président de la République a compris qu’il fallait nécessairement trouver des territoires cohérents, porteurs de développement. C’est la raison pour laquelle, il est arrivé à la mise sur pied de l’Acte III de la décentralisation qui a pour but d’impulser le développement économique local. Il ne peut pas y avoir de développement national si nos territoires ne sont pas développés. C’est pourquoi, on parle aujourd’hui de territorialisation des politiques publiques. Ce sont des pôles qui tiennent compte des spécificités des territoires. Si une zone géographique a les mêmes caractéristiques et les mêmes potentialités, cela veut dire que les mêmes politiques peuvent être développées. Les points structurants qui porteront les pôles, ce sont des projets qui auront un impact réel pour le développement de l’ensemble des régions et territoires du Sine-Saloum. Ce sont les mêmes politiques qui seront développées partout. Le Sine-Saloum pourrait constituer la Californie d’Afrique. Le Sine-Saloum pourra constituer un pôle important sur le plan agricole et de la transformation. D’autres pôles sont en gestation. Nous pensons que les pôles pourront fouetter le développement local.

Propos recueillis par Souleymane Diam SY et Elimane FALL

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.