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Affaires et Finances (3282)

En marge de son assemblée générale qui a pris fin samedi, la Banque africaine d’import export (Afreximbank) a lancé à Abuja une plateforme d’informations sur la clientèle panafricaine dénommée Mansa. L’objectif visé à travers cet instrument est de stimuler le volume des échanges commerciaux africains.

La seconde journée de l’Assemblée générale d’Afreximbank tenue, à Abuja, au Nigeria a été marquée par la mise en place de Mansa, une plateforme d’informations sur la clientèle panafricaine qui apportera une source « fiable unique » de données requises pour effectuer les vérifications nécessaires sur les contreparties en Afrique.

En effet, la plateforme tire son nom de Mansa Musa, puissant dirigeant de l’empire du Mali au 14ème siècle, qui a donné plus de place à l’Afrique dans le monde et a développé le commerce dans le continent en faisant de Tombouctou le centre des affaires. L’objectif de cet outil innovant est d’accroître le volume du commerce au sein de l’Afrique et de limiter les risques liés à la conformité, en renforçant les liens entre les banques et entreprises hors d’Afrique souhaitant faire des affaires avec les banques et entreprises africaines.

Le président d’Afreximbank, Dr. Benedict Oramah, explique que cette nouvelle plateforme est le prolongement naturel de la mission d’Afreximbank « de développer et diversifier le commerce africain ». Selon lui, Mansa stimulera le commerce africain en permettant de faire des vérifications sur le client tout en réduisant la charge opérationnelle et les coûts de mise en conformité.

Autrement dit, Mansa se veut la plateforme centralisée de référence qui permet d’effectuer les vérifications sur les clients à travers le continent africain. En fournissant des informations complètes, elle mettra fin à l’évaluation subjective des clients et éliminera l’idée souvent « injuste » qu’il est risqué de faire des affaires avec des entreprises africaines. Mansa permettra également de mieux connaître le climat des affaires dans un pays et donnera des informations sur des services associés sur le continent.

D’après Oramah, Afreximbank a dirigé la création de cette plateforme sur la clientèle qui permettra également aux établissements financiers et aux sociétés d’Afrique de répondre aux attentes des clients et des partenaires commerciaux tout en assurant une bonne conformité réglementaire. Avec cet outil de données, la banque ambitionne de relever les nombreuses contraintes qui freinent le développement du commerce. A en croire le président d’Afreximbank, il y a actuellement un déficit commercial  de 120 milliards de dollars à combler et un gap annuel de 93 milliards pour ce qui est du financement des infrastructures commerciales. L’autre défi, c’est l’augmentation de la part de l’Afrique estimée à 3 % dans le commerce mondial.

De notre envoyé spécial à Abuja (Nigéria), Abdou DIAW

LE NIGÉRIA AMBITIONNE DE RÉDUIRE SA DÉPENDANCE AU PÉTROLE
Lors de la clôture de l’assemblée générale, samedi à Abuja, le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé son intention de diversifier son activité économique en investissant des secteurs porteurs autres que le pétrole. « Notre gouvernement a adopté une politique de croissance économique inclusive. Nous sommes déterminés à atteindre cet objectif en réduisant notre dépendance excessive au pétrole brut », a indiqué le président nigérian. Il ajoute qu’à ce jour, l’Etat du Nigeria a investi de « façon dynamique » dans l'infrastructure pour soutenir son potentiel de croissance dans l'agriculture et les minéraux solides. « Nous autorisons également de nombreux entrepreneurs nigérians dans les économies du divertissement et du numérique », confie M. Buahri, en mettant en exergue le rôle prépondérant joué par son pays dans le continent. « En Afrique, le Nigéria a un rôle unique et important à jouer. Nous sommes une vaste nation de près de 200 millions de personnes, avec une diversité de langues, de cultures, de dotations naturelles et d'aspirations. Cependant, ce que nous avons tous en commun, c'est qu'à tous les niveaux, le Nigeria est une nation commerçante », a déclaré le président du Nigéria.

A. DIAW

1ER ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DE BABACAR NDIAYE : HOMMAGE À L’ARCHITECTE DU PROJET AFREXIMBANK
L’ombre de notre compatriote Babacar Ndiaye, ancien président de la Banque africaine de développement (Bad), a plané sur la 25ème assemblée générale d’Afreximbank. Les dirigeants de cette institution ont saisi l’occasion, vendredi 13 juillet (date marquant le 1er anniversaire du décès de Babacar Ndiaye), pour rendre un hommage au premier Sénégalais président de la Bad, considéré également comme l’architecte principal du projet Afreximbank. « Nous remercions le regretté Dr. Babacar Ndiaye d'avoir dirigé le projet de cette banque d’import export de la vision à la réalité. Il a travaillé avec ténacité, tact et courage pendant six ans pour mener à bien le projet, surmontant une vive opposition, notamment de la part de certains membres du Conseil d'administration de la Banque africaine de développement », a témoigné Dr Benedict Oramah qui a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en sa mémoire. Selon lui, l’ex-président de la Bad a redessiné le projet pour créer un partenariat public-privé unique dans un cadre multilatéral, réduisant ainsi le rôle de la Banque africaine de développement. Pour M. Oramah, Dr Ndiaye est parti, mais son esprit continue à vivre, alimentant les ambitions des agents d’Afreximbank.

A. DIAW

Le bureau des douanes de Vélingara sera bientôt érigé en bureau de plein exercice ; ce qui lui permettra d’effectuer toutes les procédures de dédouanement sur place pour alléger les charges des opérateurs économiques de la région de Kolda. La promesse a été faite, jeudi dernier, à Kolda, par le directeur général des Douanes, lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques. Oumar Diallo s’est engagé également à réduire le nombre de postes de contrôle sur les principaux axes routiers et a demandé aux opérateurs économiques de jouer franc jeu en s’acquittant des taxes et autres impôts. Il leur a demandé, en outre, de réclamer un reçu, chaque fois qu’ils remettent de l’argent à un agent des douanes. Pour la baisse des taxes sur les véhicules importés réclamée par les importateurs, Oumar Diallo a été on ne peut plus clair.

La Douane ne peut ni augmenter ni diminuer ces taxes qui sont fixées, selon lui, sur la base des textes communautaires de l’Uemoa. Il accède, néanmoins, aux revendications relatives à la mise en place d’un bureau de dédouanement à Kolda pour permettre aux opérateurs économiques de faire toute la procédure sur place au lieu de se déplacer jusqu’à Dakar. Il insiste, par ailleurs, sur la nécessité, pour les importateurs, d’avoir des papiers en règle notamment le certificat d’origine et la facture, chaque fois qu’ils achètent de la marchandise à l’étranger. Il dénonce, au passage, la falsification des documents, une pratique à laquelle certains d’entre eux se livreraient au détriment du Trésor public. «Le principal objectif de cette tournée, c’était de présenter aux opérateurs économiques, la nouvelle approche que la direction des douanes a décidé d’amorcer pour se rapprocher davantage des opérateurs économiques, mais aussi, des importateurs et exportateurs et des industriels en mettant la douane à leur disposition, c’est-à-dire, en faisant ce que nous appelons la douane de proximité », déclare Oumar Diallo. Il annonce l’élargissement des compétences de certains bureaux situés aux frontières pour que les marchandises qui ne sont pas interdites ou prohibées puissent être dédouanées sur place au moment de leur introduction dans le territoire national. Il envisage la création de nouveaux points d’entrée aux frontières où les importateurs pourront dédouaner les marchandises en provenance de la République de Guinée et de la Guinée-Bissau et espère que ces mesures leur permettront de faire toutes les procédures de dédouanement sur place et de récupérer rapidement leurs marchandises sans difficulté. Le directeur général des Douanes a rencontré, vendredi, dans le sud du département de Vélingara, son homologue de la République de Guinée, après ceux de la Gambie et de la Guinée-Bissau, lors de son périple dans la région de Ziguinchor.

Mamadou Aliou DIALLO

Le changement d’année de base pour les comptes nationaux du Sénégal a eu des effets positifs sur la plupart des agrégats macroéconomiques du pays.

Un document de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) permet d’avoir des éléments de comparaison des progrès du Sénégal par rapport aux pays membres de l’Uemoa. Le Sénégal reste toujours en deuxième position du revenu par tête, qui est passé de 1.054 à 1.363,774 dollars, derrière la Côte d’Ivoire (1.531 dollars). En 2016, le revenu par tête qui était de 955 dollars sur l’année de base 2014, bondit à 1.211,3 dollars avec le changement. Par ailleurs, les courbes calculées à partir des deux années de base montrent une résorption du déficit budgétaire, qui recule de -3,525 à -2,839 % du Pib en 2017. Ce déficit devrait se détériorer en 2018, les deux années de base affichant toutes -3,5 % du Pib. Le maintien de la cible de déficit budgétaire à 3,5 % du Pib a permis, avec le changement de base, d’élargir l’espace budgétaire de 108 milliards de FCfa dans la loi de finance rectificative 2018. Cet argent est allé aux dépenses sociales (revendications salariales dans l’éducation et la santé) et de sécurité. Quant à la pression fiscale, elle se détériore avec la nouvelle année de base, passant de 20,61 à 16,949 %. Concernant la dette publique, son ratio avec le Pib s’améliore de 65 à 53,453 % alors que le plafond fixé par l’Uemoa est de 70 %. Ce qui laisse au Sénégal qui sollicite souvent le marché financier international, une plus grande marge. Cependant, il y a des implications en termes d’endettement. Selon la Dgppe, «le ratio de liquidité (service rapporté aux recettes budgétaires) est encore élevé même s’il affiche une baisse depuis 2012 ». En effet, ce ratio est passé de 46,8 % en 2012 à 33,7 % en 2017. D’où la « nécessité de renforcer les recettes budgétaires afin d’améliorer l’indicateur de liquidité ».

Quant au compte courant, le déficit s’est aggravé, progressant de -4,632 % en 2017 à -8,315 % en 2017 (année de base 2014). Lors de la cérémonie de publication des résultats de la rénovation des comptes nationaux, jeudi dernier, à Diamniadio, Pierre Ndiaye expliquait cette dégradation par la hausse du prix du baril, induisant une augmentation de la facture pétrolière. Mais en 2018, on devrait connaître une amélioration du déficit de -7,955 %.

M. CISS

Dans sa recherche d’efficacité pour une meilleure prise en charge du secteur dans ses Etats-membres, la Commission sous régionale des pêches va mettre en œuvre une série de programmes de 2018 à 2022. L’entité qui regroupe le Cap-Vert, la Gambie, la République de Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone a élaboré un plan stratégique. La formulation de ce nouveau plan de cinq ans devra s’appuyer sur les réalisations et les enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent plan et introduire de nouvelles approches permettant à la Csrp d’atteindre son niveau d’institution de référence et d’innovation en gestion durable des ressources halieutiques. Pour Malal Sané, son secrétaire permanent, « c’est la première fois que la Csrp, grâce à son secrétariat permanent, soumet au comité de coordination un projet de plan stratégique ». Mais le défi, ce n’est pas seulement d’élaborer un plan stratégique, il faut trouver des ressources notamment financières, pour une mise en œuvre efficace dudit plan. Après les évaluations internes et externes faites du précédent Plan stratégique, les responsables de la pêche sous-régionale se sont rendu compte qu’il y avait des difficultés liées à la disponibilité des ressources financières pour faire face aux défis contenus dans ledit plan. Des écueils qu’il faut surmonter s’ils veulent que le secteur de la pêche continue de contribuer davantage à l’économie des Etats-membres. « Malheureusement, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche Inn) continue de constituer un défi majeur dans la sous-région ouest-africaine. C’est pourquoi, nous avons récemment signé un protocole d’accord avec l’Union européenne qui, avec une enveloppe de 3,6 millions d’euros, va nous aider à faire face à cette pêche », s’est félicité M. Sané.

Sur  ce point, le représentant du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, a souligné que des mesures prises dans ce sens pourraient aider à lutter contre la pêche illicite. Babacar Banda Diop, conseiller technique du ministre Oumar Guèye, a souligné que « la pêche Inn est un fléau pour notre sous-région, parce qu’impactant très négativement sur la gestion, la viabilité et l’utilisation durable des ressources halieutiques ».

Ousseynou POUYE

Les pays les plus pauvres du monde risquent d’être davantage vulnérabilisés par la facture des importations alimentaires. Selon la Fao, cette facture engloutit, à elle seule, 28% des recettes d’exportation de marchandises des Pays les moins avancés (Pma), soit presque le double de celle de 2005.

Les importations alimentaires pèsent de plus en plus lourd sur les pays les plus pauvres du monde, alerte l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), dans son dernier rapport sur « Les perspectives de l’alimentation mondiale », publié le 10 juillet dernier. Depuis 2000, la facture mondiale des importations alimentaires a triplé, atteignant 1,43 milliard de dollars, en 2017. Les pays les plus vulnérables aux pénuries alimentaires se retrouvent, eux, avec une facture multipliée par cinq. Ce qui constitue un fardeau pour ces pays. Les importations ont augmenté à un taux annuel moyen global de 8 % depuis 2000, mais l’on note une hausse à deux chiffres pour les pays les plus pauvres. Ainsi, la facture des importations engloutit, à elle seule, 28 % des recettes d’exportation de marchandises des Pays les moins avancés (Pma), soit presque le double de celle de 2005. Alors que les pays développés, avec leur Pib par habitant plus élevé, dépensent seulement 10 % de leurs recettes d’exportations pour acheter à l’extérieur de quoi manger. Selon la Fao, le coût des importations alimentaires devrait augmenter de près de 3% en 2018 du fait de l’accroissement du commerce international de poisson, notamment des pays développés, mais aussi des céréales qui constituent la denrée de base pour la plupart des pays à faible revenu et à déficit vivrier. Si la tendance se poursuit, met en garde l’organisation onusienne, les pays pourraient « payer plus cher pour moins de nourriture », même si la production mondiale et les conditions commerciales ont été favorables ces dernières années. Les échanges concernant les céréales devraient rester solides en 2018/2019 du fait de la forte demande d’importations pour presque toutes les principales céréales. Les prix des produits de mer devraient être « élevés et même records » au 2ème trimestre de 2018.

Cette année, la production mondiale de sucre est attendue en hausse de 11,1%, soit un niveau record de 187,6 millions de tonnes, dépassant largement la consommation mondiale. Cependant, estime la Fao, « malgré le plus grand excédent de sucre jamais enregistré dans l'histoire, un prix plancher pour les prix internationaux du sucre sera probablement fixé suite à la hausse des cours mondiaux du pétrole brut, car davantage de sucre sera utilisé pour fabriquer de l'éthanol ».

Malick Ciss

Dans son rapport 2018 consacré au commerce en Afrique et publié au 2ème jour de son assemblée générale, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) annonce le décaissement d’un montant de 25 milliards de dollars (près de 12.500 milliards de FCfa) destiné au financement du commerce intra-africain jusqu’en 2021.

Afreximbank compte investir 25 milliards de dollars, soit environ 12.500 milliards de FCfa, dans le développement du commerce intra-africain, a indiqué l’institution financière dans son dernier rapport annuel publié, avant-hier, à Abuja, à l’occasion de son assemblée générale. En effet, la Banque a accordé la priorité au commerce intra-africain, au développement de l'industrialisation et des exportations et au leadership commercial en tant que piliers de son plan stratégique dénommé : « Impact 2021 ». Dans la mise en œuvre, Afreximbank a ouvert des lignes de crédit s'élevant à 800 millions de dollars à 55 banques à travers l'Afrique. L’institution financière entend étendre ces lignes à au moins 500 banques africaines d'ici à 2021. Afin de diversifier les sources de croissance et de développer les échanges entre pays africains, la Banque soutient le développement de parcs industriels et de zones économiques spéciales dans la région.

Afreximbank travaille également en collaboration avec la Commission de l'Union africaine pour soutenir la mise en œuvre de la Zone libre-échange continental (Zlec) à travers un certain nombre d'initiatives stratégiques, y compris la première foire commerciale intra-africaine, cette année, au Caire, en Egypte, pour connecter les acheteurs et les vendeurs africains. A cela, s’ajoute le développement d'une plateforme intra-africaine de paiements et de règlements commerciaux qui facilitera la compensation et le règlement des transactions commerciales intra-africaines en devises africaines; le lancement en 2018 d'une plate-forme africaine de référentiel de contrôle de la clientèle visant à améliorer l'accès au commerce en réduisant les coûts de mise en conformité. La banque compte aussi créer un Comité panafricain du commerce et de l'investissement du secteur privé pour renforcer la participation du secteur privé africain aux négociations commerciales et à la formulation des politiques d'investissement.

Abdou DIAW, envoyé spécial à Abuja (Nigeria)

Favoriser les infrastructures dans le financement du commerce africain
L’économiste Bissau guinéen, Paulo Gomes, par ailleurs, ancien directeur exécutif de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, a invité les Etats africains à accorder une place centrale aux infrastructures dans le financement du commerce en Afrique. « Le continent doit mettre à sa disposition les financements nécessaires pour son commerce, surtout favoriser les infrastructures pour soutenir le développement des échanges commerciaux », a préconisé M. Gomes. Dans la même veine, Dr Caleb Fundanga, directeur exécutif de l’Institut de gestion macroéconomique et financière pour l'Afrique orientale et australe, soutient que les banques de second rang africaines peuvent contribuer au financement des activités commerciales du continent. Toutefois, il juge nécessaire de renforcer leurs liquidités afin de mieux répondre aux besoins de financements des acteurs. Il faut aussi, à son avis, augmenter le capital d’Afreximbank en levant des fonds sur le marché financier. « Cette banque d’import-export doit avoir assez de fonds pour répondre aux besoins de financements du commerce des Etats », a déclaré Dr Fundanga. Il propose également la création, dans les pays africains, d’organismes de crédits à l’exportation.

A. DIAW

HAUSSE DE 10,6% DE LA VALEUR DU COMMERCE DE L’AFRIQUE AVEC LE RESTE DU MONDE
En 2017, la valeur du commerce de l'Afrique avec le monde a augmenté de 10,6 %, passant de 820,76 milliards de dollars à 907,63 milliards de dollars, en partie grâce à la poursuite du commerce bilatéral avec la Chine. Cette augmentation, selon Afreximbank, a dépassé celle des échanges intra-africains qui ont encore progressé de 5,6 %, passant de 121,51 milliards de dollars à 128,25 milliards de dollars. Cette progression s’explique par la hausse du commerce mondial, l’amélioration de la croissance économique africaine et l’augmentation des prix des produits de base. S’agissant des champions du commerce intra-africain, ils sont restés largement les mêmes en 2017 qu'en 2016 avec l'Afrique du Sud, la Namibie et le Nigeria contribuant à plus de 35 % du commerce entre pays africains.

A. DIAW

EMMANUEL AKYEAMPONG, PROFESSEUR A HARVARD : « L’ÈRE DES AVANTAGES COMPARATIFS EST RÉVOLUE »
Directeur de la faculté Oppenheimer du Centre d'études africaines de l'Université Harvard aux Etats Unis, le professeur Emmanuel Akyeampong a fait une communication sur l’histoire du commerce et de la finance en Afrique lors d’un panel à l’Assemblée générale d’Afreximbank. D’après lui, l’Afrique a toujours souffert des effets des fluctuations des prix des matières premières dans le monde. Il estime que le continent ne peut plus continuer de se baser sur le principe des avantages comparatifs. Elle doit, selon lui, plutôt en se focalisant sur le développement de ses industries locales en mettant l’accent sur les produits manufacturiers dans le marché local.

A. DIAW

Les travaux du pont à péage de Foundiougne sont à un niveau d’exécution satisfaisant voire très satisfaisant, a déclaré, avant-hier, le préfet du département, Gorgui Mbaye.

Il présidait une réunion du comité de suivi des travaux mis sur pied au lendemain du lancement du chantier par le président Macky Sall. « Nous avons effectué une visite de chantier avant la réunion de suivi. Et nous avons constaté un bon niveau d’exécution des travaux par l’entreprise chinoise chargée de la réalisation des travaux. Une douzaine de pieux a été déjà réalisée, ce qui est très important, sachant que pour un pieux, il faut une quinzaine de jours pour le réaliser », a dit le préfet.

A travers ces pieux, se profile, à l’horizon, la plateforme qui constitue le préalable à tout autre travail de caractérisation du pont qui va définitivement désenclaver la ville de Foundiougne et les îles du Saloum. L’ouvrage facilitera également l’accès à la Gambie. Le directeur régional d’Ageroute Kaolack-Factick-Kaffrine, Oumar Diouf, qui coordonne la partie sénégalaise dans ce projet, confirme.

«La pose de la plateforme a atteint 500 mètres de longueur à partir du quai de Foundiougne. Les travaux de coulage des pieux devraient reprendre à partir du village de pêche  de Ndakhonga pour compléter la longueur totale du pont de près de 1300 mètres », indiqué M. Diouf.

Les coupures d’électricité principale inquiétude
La seule inquiétude des responsables de l’entreprise chinoise est liée aux coupures intempestives d’électricité constatées dans la zone ces derniers jours. Elles sont certainement dues à l’hivernage qui s’installe de manière progressive. Les responsables des travaux souhaitent être informés des coupures pour leur permettre, selon le préfet Gorgui Mbaye, « de faire démarrer leurs groupes électrogènes. Ils ont demandé une augmentation de la puissance mise à disposition par la Senelec pour leur permettre d’utiliser toutes leurs machines. Le représentant de la Senelec a promis de transmettre ces observations pour amener la société d’électricité à jouer sa partition et à éviter les pannes régulières en dépit de nombreux efforts consentis pour l’amélioration du réseau de distribution du courant électrique. « Ce qui éviterait des retards dans le délai de construction du pont », a souligné le préfet de Foundiougne. Le pont de sera  raccordé à la route nationale N° 9, avec ses caractéristiques et standards d’aménagements d’une coupe transversale d’une largeur de 11,40 mètres et deux trottoirs de 1,5 mètre bordés de garde-corps de type normalisé S8. Il sera réalisé avec deux voies de 3,70 mètres chacune, une chaussée en toit en dévers de 2 % et ses 32 travées de 40 mètres chacune dont deux dites navigables pour permettre le passage des bateaux vers ou en provenance de Kaolack.

Le coût du projet est de 41,600 milliards de FCfa, financés par Eximbank China avec une contrepartie sénégalaise de 255.193.309 de FCfa.

Mohamadou SAGNE

Les mareyeurs du marché de Soumbédioune réclament un meilleur cadre de travail. Ils l’ont fait savoir à l’issue d’une assemblée générale, sur l’esplanade dudit marché. Selon le président de l’association « Takou liguey gueum sa bop », Ameth Diop, le nouveau quai de pêche, qui vient d’être inauguré, ne peut pas contenir tous les mareyeurs du marché, estimés à plus de 300 personnes. A l’en croire, l’infrastructure ne peut pas accueillir plus de 100 mareyeurs. Sur ce registre, El Hadji Kébé, membre de l’Association « Takou liguey gueum sa bop » trouve très exigu le quai de pêche avec ses places de moins d’un mètre-carré. « Le quai de pêche est très petit. Il ne peut pas contenir 100 personnes. En plus, la carte de mareyeurs est exigée pour bénéficier des places. Nous demandons à ceux qui veulent nous aider de nous refaire simplement ce marché.

Les places prévues pour les vendeurs de poissons au quai sont limitées. Les autorités doivent savoir que nous perdons beaucoup d’argent à l’arrivée de la pluie. Il n’y a pas de toiture et nos produits pourrissent fréquemment. Encore, nous voulons un service d’ordre pour sécuriser le marché, dont l’hygiène laisse à désirer », se plaint-il. Aussi, poursuit Ameth Diop, pendant l’hivernage, « nous travaillons dans des conditions difficiles parce que le marché est envahi par des eaux de pluies ». Par ailleurs, les mareyeurs de Soumbédioune ont lancé un appel aux bonnes volontés pour leur faciliter l’accès au financement. « Nous demandons aux autorités de nous aider. Les femmes mareyeuses sont des battantes ; elles travaillent dans des conditions difficiles », a-t-il fait comprendre. Sa conviction est que ces financements leur permettront d’être autonomes. « Ce qui nous intéresse, c’est notre marché. Le vendeur de poissons ne veut que travailler pour satisfaire les besoins de sa famille. Nous voulons juste des financements pour travailler », a, pour sa part, ajouté Adja Marième Ndiaye.

S. Diam SY

Autorités et populations ont salué l’ouverture, par la Bicis, d’une nouvelle agence. Elle est située dans le complexe commercial d’Auchan.

La Bicis a inauguré, jeudi 12 juillet 2018, sa nouvelle agence de Mbour, sise dans le complexe commercial d’Auchan. Cette agence qui porte à trois le nombre de points de vente de cette banque dans le département, après celles de Saly et de Grand Mbour, répond à certaines réalités liées aux mutations qu’a connues Mbour depuis quelques années. «Il était utile d’épouser l’évolution du pays et les mutations économiques du Sénégal, notamment dans le cadre du Pse. Mbour est un pôle économique important, le deuxième port du pays. C’est pourquoi, nous avons décidé de renforcer le secteur avec prochainement l’ouverture d’une autre agence à Diamniadio », a déclaré Patrick Pitton, administrateur directeur général de la Bicis.

Selon lui, il fallait également offrir aux clients et à la population de Mbour un cadre digne d’un service bancaire. « Sécurité, confort, convivialité tel qu’exigés par le Groupe Bnp Paribas auquel appartient la Bicis, sont les piliers sur lesquels nous agissons pour donner satisfaction à nos clients », a dit M. Pitton.

Des témoignages de clients et surtout d’autorités de Mbour (Préfet, Maire, commissaire de police, directeur d’école, etc.) ont salué l’ouverture de cette nouvelle agence et ont marqué leur adhésion à la politique de la Bicis de se rapprocher davantage de ses clients dans un contexte de sécurité et de confort avec des agences qui répondent à toutes les commodités qu’exige le secteur de la banque. Le préfet de Mbour, Saër Ndao, a exprimé sa satisfaction de voir s’implanter la nouvelle agence en pleine ville et l’engagement du Groupe Bnp Paribas à contribuer au développement du terroir par le biais de cette initiative. Même sentiment de joie chez le maire de la ville de Mbour, Fallou Sylla, pour qui, cette nouvelle implantation ne peut être que bénéfique à sa localité.

L’agence Bicis Mbour est située dans le Complexe commercial d’Auchan. Elle renforce davantage l’ancrage de la Bicis dans le paysage bancaire sénégalais en portant le nombre des agences de son réseau à 33 points de ventes sur l’ensemble du territoire.

Oumar KANDE

Le président de la République a invité le gouvernement à accélérer le processus de mise en place d’un fonds national de la statistique.

La cérémonie d’hier a servi de tribune au chef de l’Etat pour souligner les progrès réalisés par notre pays dans la production de données statistiques. Macky Sall a rappelé que depuis novembre 2017, le Sénégal est le 4ème pays en Afrique subsaharienne, après l’Afrique du Sud, les Seychelles et l’île Maurice, à adhérer à la Norme spéciale de diffusion des données du Fmi. Il se dit d’autant plus heureux que cela pourrait « mettre fin à la fois à la polémique stérile » sur les statistiques. «L’Ansd donne ses statistiques de façon tout à fait indépendante. C’est la clé de voûte du système statistique national. Elle a su assurer la production de données aux standards internationaux en termes de qualité et de délais », a déclaré le président Sall.

Les performances de l’Agence sont, à son avis, la résultante d’une volonté politique forte et des efforts conjugués de l’ensemble des acteurs. C’est pourquoi, il accueille favorablement le renforcement des moyens de l’agence. Dans la même lancée, il a réaffirmé son engagement indéfectible en faveur d’un système statistique national indépendant et performant. Macky Sall a demandé ainsi au gouvernement d’accélérer le processus de mise en place d’un fonds de développement de la statistique déjà fortement recommandé par le Conseil national de la statistique. Il a, dès l’entame de son discours, salué la qualité de l’administration sénégalaise constituée de « cadres compétents, chevronnés dans tous les secteurs de la vie nationale ». «Les statistiques, c’est l’affaire des professionnels. On peut les interpréter comme on veut mais on ne peut pas remettre en cause les fondements même qui caractérisent l’étude des statistiques, les échantillonnages, les méthodes de calculs. C’est de la science, des mathématiques. On ne peut pas mettre la politique dans les mathématiques et dans la science. On peut maintenant dire qu’on n’est pas d’accord sur les chiffres donnés, encore faudrait-il être capable de prouver pourquoi vous n’êtes pas d’accord ? », a-t-il dit.

M. CISS et A. KANDE


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