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Affaires et Finances (1535)

Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais figurent parmi les 1000 retenus par la Fondation Tony Elumelu à l’échelle de l’Afrique, dans la 3ème édition du Programme d’entrepreneuriat dénommé « Tony Elumelu entrepreneurship programme (Teep) ». Ce programme consacre un financement de 100 millions de dollars sur dix ans, l’objectif final étant de générer un million d’emplois. Les Sénégalais sélectionnés sont :Dicko Sy, Khady Camara qui évoluent dans l’agri-business, Mor Momar Sène (énergie), Moyobinessa Farida Pere (Tic) et Papa Diallo (consultance), selon un communiqué de la Fondation. L’année dernière, six compatriotes avaient réussi à bénéficier de financement. Cette année, en tout, 93.000 jeunes entrepreneurs africains provenant de 55 pays et territoires avaient porté leur candidature à l’édition de 2017 du programme, soit le double du nombre de demandes de l’année 2016 et près du quadruple de 2015.

Ces 1000 entrepreneurs retenus bénéficieront, au cours des neuf prochains mois, de formation et d’encadrement et « se serviront de compétences acquises pour élaborer un plan commercial, avant d’être éligibles pour recevoir jusqu’à 10.000 dollars de capital de démarrage », précise le communiqué. L’agriculture arrive en première position des candidatures retenues avec 29 %, suivie des Tic (11 %) et de la manufacture (9 %), ce qui constitue un reflet des secteurs d’intérêt pour les startups africains, estime la Fondation. La majorité des candidats proviennent du Nigéria, du Kenya, du Ghana, de l’Ouganda et du Cameroun.

« Annoncer les candidats retenus a, pour moi, un goût doux-amer. Nous avons 92.000 entrepreneurs en herbe qui n’ont pas été sélectionnés pour notre programme et ces jeunes hommes et femmes africains ont démontré beaucoup d’énergie, d’innovation et de créativité dans leurs dossiers de candidature. Nous ne devons pas relâcher nos efforts jusqu’à ce que nous puissions les aider tous à réaliser leurs aspirations », a déclaré Tony Elumelu.

M. CISS

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a invité, hier, les producteurs, les importateurs, les distributeurs, les banques, entre autres acteurs, à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local.

Le ministre du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr qui présidait, hier, dans ses locaux une réunion sur la situation et les perspectives du marché de l’oignon, a invité les acteurs de la filière (producteurs, importateurs, distributeurs, banques, entre autres) à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local. Il avait, à ses côtés, le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy et son collègue de l’Horticulture, Macoumba Diouf. Le ministre a estimé que le pari de la commercialisation de l’oignon local passera par la mise en place d’un certain nombre de mesures dont « le développement de la contractualisation, en impliquant fortement les commerçants et une bonne information sur le calendrier cultural, les dates d’arrivée des récoltes par zone ainsi que les volumes attendus ». Selon le ministre, l’accent doit être mis sur le renforcement du financement de la commercialisation de l’oignon, indispensable pour l’accompagnement des producteurs dans les activités posrécoltes, l’amélioration des conditions de commercialisation notamment l’ensachement de l’oignon dans des formats de 25 kilogrammes, le calibrage, le conditionnement et l’étiquetage.

Il a également exhorté les importateurs à « s’engager davantage dans la commercialisation de l’oignon local », annonçant que son département a décidé d’adosser les quotas d’importation aux performances et à l’engagement des commerçant et importateurs dans la commercialisation de l’oignon local ».
La production d’oignon est passée de 40.000 tonnes en 2004 à 367.000 tonnes en 2016 avec un chiffre d’affaires qui tourne autour de 35 milliards de FCfa. Alioune Sarr a soutenu que ces résultats sont le fruit des initiatives combinées du gouvernement qui a mis à la disposition des producteurs des semences et des engrais subventionnés, des acteurs et de l’Agence de régulation des marchés (Arm).

Cependant, il a reconnu que lors de sa mission dans le département de Podor pour rencontrer les producteurs et trouver une solution aux problèmes d’écoulement de leur production, des difficultés existaient au début de cette campagne. Parmi ces obstacles, il y a, selon lui, la présence de l’oignon importé. Il a expliqué que cette contrainte est liée « au manque d’information sur les dates d’arrivée des récoltes dans le temps par zone ainsi que leur volume » ; « la qualité de l’oignon local souvent décriée par rapport à l’oignon importé », le prix du produit local en début de campagne jugé non rémunérateur par les producteurs et « la faiblesse des capacités de stockage et de conservation ».

Le ministre du Commerce Alioune Sarr a noté que les prix du kilogramme d’oignon local ont été fixés de manière consensuelle à 150 et 200 F Cfa respectivement dans la vallée du fleuve et dans la zone des Niayes.

Importations de l’oignon : Les producteurs locaux veulent une durée plus longue du gel
Les producteurs d’oignon local ont, au cours de cette rencontre avec les acteurs de la filière, exprimé leur souhait de voir la durée de la période de gel des importations étendue au-delà de quatre mois. « Nous voudrions que le gel des importations puisse aller au-delà de quatre mois pour nous permettre d’écouler nos produits en souffrance dans nos centres de groupage », a lancé le producteur Boubacar Sall. M. Ly estime que des propositions concrètes doivent être faites par les producteurs et par l’État pour régler ce problème récurrent de l’écoulement de la production de l’oignon local en souffrance dans les centres de groupage. Djibril Ndoye insiste sur le fait qu’il faut rapidement trouver une solution au problème de l’écoulement de l’oignon local, en privilégiant la mise en place d’entrepôts, en facilitant l’accès au financement des producteurs et en se concertant davantage avec tous les acteurs sur les commandes et les quotas à fixer aux commerçants.

100 tonnes achetées par les commerçants
Les commerçants et importateurs qui accompagnaient le ministre du commerce lors de son déplacement dans le département de Podor ont acheté 100 tonnes d’oignons en souffrance dans les centres de groupage de Boubé, Pdmas et de Thillé Boubacar d’une valeur de 15 millions de FCfa.

Mamadou SY

Pour l’exercice 2016, Ecobank Sénégal a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa et un résultat net de 7,52 milliards de FCfa.

L’assemblée générale ordinaire d’Ecobank Sénégal tenue, avant-hier, devait statuer sur les activités de l’année écoulée. Au cours de la rencontre, les administrateurs ont présenté le bilan de l’exercice 2016 et ont élu un nouveau conseil d’administration présidé par Alioune Diagne, directeur général d’Axa Sénégal. Selon Gabriel Fal, le président du conseil d’administration sortant, Ecobank a consolidé sa position de 3e banque du Sénégal. Pour l’exercice 2016, confie M. Fal, l’établissement a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa contre 648 milliards de FCfa en 2015. Le bilan net après impôts s’élève à 7,52 milliards de FCfa contre 5,16 milliards en 2015. Cette performance s’explique, selon M. Fal, par la bonne tenue du portefeuille et les mesures d’assainissement. «Pour l’année 2016, nous nous étions fixés comme objectifs notamment de renforcer notre positionnement dans le marché bancaire, de diversifier notre offre de produits et de services mais aussi d’assainir durablement notre portefeuille de crédits à la clientèle. Nous pouvons dire que nous avons atteints ces objectifs », a déclaré Gabriel Fal. Il a félicité toute l’équipe de Ecobank Sénégal, le Comité de direction et particulièrement le directeur général pour le travail accompli. Il n’a pas manqué de remercier les actionnaires et tous les administrateurs pour leur engagement au service de la banque.

Pour Serge Ackré, le directeur général de Ecobank Sénégal, la structure a réalisé cette performance grâce à la dynamique de diversification de l’offre de services. « Ecobank constitue un acteur principal dans la mise en œuvre des projets du Pse. Nous sommes une banque de référence pour l’État, les Pme », s’est félicité le directeur général. Il a indiqué qu’il poursuivra sa stratégie de maillage complet du Sénégal. Pour cela, il compte surtout s’appuyer sur le digital.

Aliou KANDE

En 2016, le Sénégal a lancé le premier Recensement général des entreprises (Rge) dans le Projet de rénovation des comptes nationaux. Il a permis de dénombrer 407 882 unités économiques. Comme il fallait s’y attendre, le secteur informel l’emporte sur le secteur formel. De plus, ces entreprises sont dominées par les Petites et moyennes entreprises.

Le Recensement général des entreprises a permis de dénombrer 407.882 unités économiques sur tout le territoire national. Le recensement a ciblé toutes les unités économiques des secteurs formel et informel disposant d’un local aménagé. Même des exploitations agricoles, de la pêche artisanale (pêcheurs immatriculés), les organisations professionnelles et patronales et les Groupements d’Intérêt économique. Les entreprises de transport (terrestre, par eau et aérien, auxiliaires de transport) sont aussi concernées par ce recensement.

Toutefois, pour l’agriculture, seules les exploitations agricoles situées à l’intérieur et au tour des zones d’habitation, en particulier les vergers ont été enquêtées. Un grand nombre d’entreprises des secteurs du transport et de la pêche a été laissé en rade. Elles seront prises en compte par deux recensements complémentaires. Il s’agit du recensement général des entreprises agricoles et celui du transport.

S’agissant de la répartition géographique, l’axe Dakar-Thiès-Diourbel concentre 60,4% des unités économiques répétoriées. Et comme il fallait s’y attendre, l’informel l’emporte sur le formel avec 97 % des unités économiques recensées. Cette prédominance se manifeste dans presque toutes les branches sauf dans les services fournis aux entreprises (14,3%), le transport et les télécommunications (12,3%), les bâtiments et les travaux publics (5,6 %) et les industries alimentaires (41,4 %). Autre fait confirmée par le recensement, c’est la prédominance des Petites et moyennes entreprises. Elles représentent 99,8% avec des sous catégories. Et il est connu, l’autofinancement domine dans cette catégorie d’entreprises.

Des difficultés à surmonter
Dans le secteur formel, 17,2 % des responsables d’unités économiques ont déclaré que les taxes et les impôts sont trop élevés. Quant au secteur informel, il est confronté en général à des problèmes liés à l’écoulement de la production (30,5%) et au manque de local adapté (25,1%). L’insuffisance de la demande est la contrainte principale des entreprenants (32,1%). Le manque de local adapté est en général le problème des Très petites entreprises (26,3 %). Les taxes et impôts très élevés sont plus déclarés par les petites entreprises (21,8%), les moyennes (12,1%) et les grandes entreprises (10,1%) comme principale contrainte. Pour les dispositifs d’appui, les mieux connus par les entreprises sont les services des chambres de commerce (17,5%) et de métiers (11,2%). Les unités économiques sont généralement satisfaites des services des chambres de métiers (63,5%) et de l’Adepeme (65,1%). Le guichet unique de l’Apix et les chambres de commerce sont les dispositifs les mieux appréciés.
Sur le niveau d’appréciation de la commande publique, de nombreuses unités économiques ignorent l’existence des marchés publics (88,2%). Toutefois, la commande publique est mieux connue dans le formel (47,5%) contre 11,3% dans l’informel. Selon la taille, les marchés publics sont mieux connus par les moyennes (67,1%) et les grandes entreprises (67,2%).
Pour le système de passation des marchés publics, un peu plus du tiers (34,1%) des unités économiques ayant connaissance de la commande publique jugent que le système de passation n’est pas transparent. 17,9 % des grandes entreprises jugent que le système de passation des marchés publics est non transparent.

844 268 personnes employées par les entreprises
Pour la répartition des entrepreneurs par branche d’activité selon le sexe, 31,3% des entrepreneurs sont des femmes. Les résultats révèlent qu’elles sont plus présentes dans les hôtels, bars et restaurants, soit 72,8 %.

Toutefois, pour tous les types d’entreprises, les unités économiques appartiennent en grande partie à des hommes et l’âge moyen des entrepreneurs individuels est de 46 ans. La moitié des hommes entrepreneurs ont moins de 38 ans. L’âge médian des femmes entrepreneures est de 40 ans. Concernant l’instruction, la majorité des entrepreneurs individuels sont alphabétisés en arabe (29,3%). Les chefs d’entreprise non instruits sont estimés à 28,8%. Pour les caractéristiques démographiques des entreprises, le recensement montre que la quasi-totalité (93,2%) des entreprises est de créations initiales. L’achat d’un fonds existant et l’acquisition (héritage ou don) représentent respectivement 1,7 % et 1,6 %.

Pour ce qui est de l’activité, une proportion faible d’entreprises était en cessation temporaire d’activités (0,07%) au moment de la collecte. Dakar totalise le plus grand nombre (24,1 %), suivi de la région de Kaolack (13,2 %), de Tambacounda (12,5 %) et de Louga (10,5 %). Les entreprises localisées dans la région de Sédhiou sont moins touchées par l’arrêt momentané d’activité (0,3 %). Les raisons d’ordres économiques sont : le manque de fonds (48,8%) et la baisse des ventes (16,9%). Les autres motifs sont : l’indisponibilité de l’entrepreneur ou du personnel (10,2%), les pannes, le manque de matériels ou de produits (8,5%) et le manque de local (5,8%). Des informations sont également données sur l’âge des entreprises. Sur ce point, les unités économiques dont l’âge est compris entre 5 et 10 ans sont relativement majoritaires (26,7%). Celles âgées de moins d’une année représentent 9,8 %. Mais quelle que soit la forme d’exploitation, les entreprises sont majoritairement âgées de 5 à 10 ans.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

Le chef de l’État a pris part, hier, à Abidjan, à la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. Cette édition qui portait sur la mise en œuvre des plans d’émergence dans le continent a été une occasion pour Macky Sall de se féliciter des résultats du Plan Sénégal émergent (Pse).

En deux ans de mise en œuvre, le Plan Sénégal émergent a donné des résultats appréciables, selon le chef de l’État, Macky Sall. Il participait, hier, à Abidjan à la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. Le thème de cette conférence portait sur la mise en œuvre des plans d’émergence en Afrique. Dans le discours dont nous avons reçu une copie, Macky Sall souligne que le continent est loin des plans d’ajustement structurel puisqu’on parle de plans d’émergence. « Nous sommes assurément loin de l’époque des plans d’ajustement structurel », a-t-il affirmé. Selon lui, la Côte d’Ivoire illustre parfaitement ce nouvel élan d’émergence en étant en tête du classement des taux de croissance par pays en Afrique, relevant que le Sénégal est deuxième. «C’est dire que malgré ses multiples défis, notre continent est sur la bonne voie. Le défi, c’est de rendre irréversible cette dynamique positive. C’est tout le sens de ce rendez-vous qui nous donne l’occasion de discuter de l’Afrique qui a de l’ambition pour son avenir ; qui a confiance en son potentiel et ses opportunités ; qui se bat pour la croissance, le développement et la prospérité », a déclaré le président Sall. Dans ce sens, il a rappelé le lancement, en février 2014, du Plan Sénégal émergent comme nouvelle stratégie de développement économique et social qui vise à faire du Sénégal une économie émergente à l’horizon 2035, avec un taux de croissance annuel moyen de 7 % sur la durée.

Remettre en cause certaines habitudes
A titre illustratif, explique M. Sall, la mise en œuvre du Pse a permis plusieurs réalisations : le nouveau pôle urbain en gestation à 30 km de Dakar avec plusieurs plateformes, y compris un parc industriel ; de nouvelles infrastructures routières dont une autoroute à péage opérationnelle et une autre en chantier, en plus des pistes de désenclavement en milieu rural. Autres réalisations du Pse, l’Aibd en cours de finition et l’aménagement prochain de six aéroports régionaux ; deux projets de ports ; un projet de Train express régional dont les travaux sont en cours.

Il y a également les centrales solaire et éolienne, dans une politique de mix énergétique ; la diversification et la mécanisation de l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire et la transformation locale des produits agricoles. «Les performances de l’agriculture sénégalaise se sont nettement améliorées pour certaines spéculations comme l’oignon, la pomme de terre, le riz et les produits horticoles. Mais nous avons encore des efforts à faire pour une meilleure maîtrise de l’eau, l’aménagement des terres, le conditionnement et la conservation des produits », a indiqué le chef de l’État. «En deux ans de mise en œuvre, les résultats du Pse sont appréciables puisque nous sommes passés d’un taux de croissance de 4,6 % en 2014, à 6,6% en 2016, avec une projection à 6,8 % cette année ; ce qui nous rapproche de l’objectif moyen de 7 % du Pse », a-t-il dit. En même temps, le déficit budgétaire a baissé. De 6,7 % en 2011, il est à 4,2% en 2016 et l’endettement reste en dessous de 60 % ; la norme communautaire de l’Uemoa étant de 70 %.

Mais comme dans une course de fond, Macky Sall affirme que la marche vers l’émergence requiert une bonne cadence et surtout de la persévérance dans l’effort. A son avis, l’émergence, ce ne sont pas seulement des projets à concevoir et à exécuter, des habitudes doivent être remises en cause, des pratiques quasi dogmatiques à changer, et de nouvelles attitudes à adopter. Macky Sall soutient que ce sont ces mutations indispensables qui suscitent le plus de réticences et de résistances. Ce qui explique la mise en place du Bureau opérationnel de suivi du Pse. «Dans un avenir proche, les perspectives de mise en œuvre du Pse seront encore meilleures avec l’exploitation des importantes ressources pétrolières et gazières récemment découvertes au Sénégal », a déclaré le chef de l’État.

Des urgences à prendre en charge
Même si le Sénégal est sur la voie de l’émergence, Macky Sall est convaincu qu’il y a des urgences qui demandent une prise en charge immédiate. C’est dans ce cadre, rappelle-t-il, que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a été lancé, en juillet 2015, avec quatre composantes : hydraulique, électricité, pistes de désenclavement et équipements d’allégement des travaux des femmes. Selon M. Sall, ce programme exécuté en collaboration technique avec le Pnud, a produit des «résultats spectaculaires », en deux années de mise en œuvre à tel point que le Pnud est en train de le dupliquer dans plusieurs autres pays. Malgré tout, le chef de l’État soutient qu’« il y a encore bien du chemin à faire et des obstacles à franchir sur le chemin de l’émergence ». D’où son invite à « travailler davantage pour une meilleure mobilisation des ressources internes ; la rationalisation de la dépense publique ; la création de chaines de valeurs par la transformation, sur place, des produits locaux ». Il propose également la réforme de la gouvernance financière mondiale par l’assouplissement des règles d’accès au crédit ; la lutte contre l’évasion fiscale et les flux financiers illégaux et l’allègement et la simplification des procédures pour le financement des projets, dans le respect des règles de la bonne gouvernance.

Aliou KANDE

Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais sur 1000 Africains ont été retenus par la Fondation Tony Elumelu dans le cadre de la 3ème édition du Programme d’entreprenariat dénommé Tony Elumelu entrepreneurship programme (Teep).

Il s’agit de Dicko Sy (agribusiness), Khady Camara (agribusiness), Mor Momar Sène (énergie), Moyobinessa Farida Pere (Tic) et Papa Diallo (consultance), selon un communiqué de la Fondation. Le Teep consacre un financement de 100 millions de dollars sur dix ans au profit des jeunes entrepreneurs africains, afin de générer un millions d’emplois. Cette année, 93.000 jeunes entrepreneurs africains provenant de 55 pays et territoires avaient porté leur candidature à l’édition de 2017 du programme, soit le double du nombre de demandes de l’année 2016 et près du quadruple du nombre de 2015.

Les 1000 entrepreneurs retenus seront formés et encadrés au cours des neuf prochains mois avant d’être éligibles à un financement de 10.000 dollars chacun comme capital de démarrage, selon un communiqué de la fondation. Par secteurs, l’agriculture arrive en tête au nombre de candidatures retenues avec 29%, ensuite arrivent les Tic (11%) et la manufacture (9%).

M. CISS

Le Sénégal abrite, depuis hier, un séminaire régional sur les radiocommunications. L’objectif de cette rencontre est de faire le point sur la problématique de la gestion des fréquences hertziennes en Afrique. C’est également une occasion de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour mieux faire face aux mutations technologiques.

Face aux mutations rapides des technologies de l’information et de la communication, il urge, pour l’Afrique, de mettre en place un système qui permet une bonne exploitation des fréquences hertziennes. A cela, s’ajoute, a expliqué Modou Mamoune Ngom, directeur des Télécommunications, une coopération efficiente pour faire face à la rapidité des transformations technologiques et à la convergence des services. M. Ngom qui prenait part au séminaire régional sur les radiocommunications, a relevé la nécessité de veiller à ce que les décisions majeures de politique de spectre dans nos États tiennent compte des orientations et recommandations prises sur le plan mondial.

« Les ressources spectrales offrent de nouvelles opportunités pour la connectivité et les innovations technologiques en faveur des habitants de la planète, surtout pour les pays en voie de développement, en couvrant un large éventail de services… », a-t-il souligné. Le directeur des Télécommunications a cité, entre autres, la large bande mobile, la transmission par satellite avec le service mobile par satellite et le service fixe par satellite, les stations terriennes placées sur des plateformes mobiles et l’exploitation spatiale.

Pour le directeur général de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (Artp), cette rencontre est une occasion d’échanger sur le cadre réglementaire de la gestion internationale des fréquences ainsi que les outils élaborés par l’Union internationale des télécommunications en vue de mettre en œuvre les procédures associées à l’inscription des assignations de fréquences dans le fichier de référence.

« L’examen de ces points présente un intérêt majeur pour nous dans la mesure où ce séminaire permettra à certains d’entre nous qui auront la responsabilité de représenter leur pays à la prochaine conférence mondiale des radiocommunications, d’être aptes à confronter les positions communes africaines à celles des autres régions avec des arguments scientifiques et répondant aux exigences nouvelles », a soutenu Abdou Karim Sall. Selon lui, il urge, à travers cette rencontre, de réfléchir sur le futur de la bande Uhf au-dessus de 1Ghz en Afrique mais également des sujets relatifs au dividende numérique, des espaces blancs de télévision et du potentiel que ces questions offrent à « nos » économies.

Licences Fai
Citant les projets majeurs et réalisations de notre pays pour 2017, dans le domaine des technologies de l’information et de la communication dont l’attribution des fréquences Mvno, le dégroupage de la boucle locale, la démocratisation de l’accès à Internet avec l’attribution récentes de trois licences Fai, M. Sall a indiqué que l’objectif est de faire contribuer significativement le secteur de l’économie numérique aux recettes budgétaires de l’État et à la croissance économique et sociale du Sénégal. « L’Usage des technologies de l’information et de la communication de demain devra assurer la mobilité, la flexibilité et la couverture nécessaire pour que les utilisateurs soient immergés dans un environnement de connectivité ubiquitaire, mais l’infrastructure correspondante ne pourra être mise sur pied que si le spectre des fréquences radioélectriques est disponible, et est utilisé selon des modalités nouvelles », a dit le directeur général de l’Artp.

Télévision numérique terrestre : 12 pays ont validé leur passage
Le passage de la télévision analogique à celle numérique n’est pas encore totalement effectif dans de nombreux pays de la sous-région. En effet, seuls 12 pays ont réalisé, à l’image Sénégal, la prouesse de basculer à la télévision numérique terrestre (Tnt), selon le représentant de la zone Afrique de l’Union internationale des télécommunications, Andrew Rugege, en marge du séminaire régional sur les radiocommunications. « Nous avons encore des problèmes pour ce qui est du basculement à la Tnt », a-t-il indiqué, rappelant les avantages du passage à la télévision numérique terrestre pour les pays africains.

Ibrahima BA

Le passage de la télévision analogique à celle numérique n’est pas encore totalement effectif dans de nombreux pays de la sous-région. En effet, seuls 12 pays ont réalisé, à l’image Sénégal, la prouesse de basculer à la télévision numérique terrestre (Tnt), selon le représentant de la zone Afrique de l’Union internationale des télécommunications, Andrew Rugege, en marge du séminaire régional sur les radiocommunications. « Nous avons encore des problèmes pour ce qui est du basculement à la Tnt », a-t-il indiqué, rappelant les avantages du passage à la télévision numérique terrestre pour les pays africains.

Ibrahima BA

« Natal Mbaay », un projet de l’Agence des États-Unis dédié aux filières céréalières, envisage d’accompagner les acteurs de la filière riz dans la mise en place de plateformes régionales de commercialisation du riz local, a annoncé lundi, à Saint-Louis, Amadou Souaré, son directeur régional. « Nataal Mbaay » a l’intention d’accompagner les acteurs dans la mise en œuvre des plateformes régionales de commercialisation à l’image de la plateforme nationale en relation avec le ministère du Commerce ou ses démembrements dans les régions », a-t-il déclaré. Le directeur régional du projet s’entretenait avec l’Aps à l’issue d’un atelier régional de concertation sur les contraintes liées à la commercialisation du riz de la vallée du fleuve Sénégal. « Nous allons, dans chaque région, mettre en place des fichiers sur l’offre et la demande qui vont permettre de mettre en relation plus efficacement les riziers et les acheteurs. C’est un projet que nous avons avec les acteurs en relation avec le ministère et l’Arm (Agence de régulation des marchés) », a expliqué M. Souaré. La commercialisation du riz de la vallée du fleuve connaît des difficultés qui ont amené le ministre du Commerce, Alioune Sarr, à organiser récemment, à la gouvernance de Saint-Louis, un comité régional de développement consacré au problème. «Une plateforme nationale de commercialisation du produit existe et joue, de fait, un rôle de régulation du marché. C’est grâce à cette structure que les riziers ont obtenu le gel des importations de riz entier », a rappelé Babacar Fall, président d’une association de riziers du nord du pays. « C’est un bon cadre mais il faut se l’approprier et le parfaire pour trouver les solutions idoines pour nous permettre d’être davantage présents sur le marché sénégalais», a-t-il souligné.

APS

Le professeur Andrea Moscariello de la Faculté des Sciences de l’université de Genève était au Sénégal dans un séminaire qu’il animait pour le compte des étudiants en géologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cet enseignant au département des sciences de la terre, en charge des énergies pétrolières, a une trentaine d’années d’expériences dans des entreprises pétrolières et de consulting. Il revient, dans cette interview, sur les enjeux de la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal.

Vous animez, depuis quelques jours, un séminaire au profit des étudiants en géologie de l’Ucad. Qu’est-ce qui a été à la base de cette initiative ?
L’université de Genève a une longue tradition marquée par des rapports importants avec le Sénégal. Mon collègue Matar Ndiaye de l’Institut de la Science et de la Terre de Dakar en est un parfait exemple. C’est à travers lui qu’on a eu cette idée de donner deux jours de cours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’objectif est de nouer des relations plus étroites entre les deux établissements. Le recteur de l’université de Genève, lors de la visite du président de la République du Sénégal, récemment en Suisse, a réitéré l’intérêt de rendre plus dynamique le partenariat avec les pays africains. Ma visite est à la fois une initiative privée et officielle pour mettre en œuvre cette ambition partagée, surtout cet intérêt de l’université de Genève dans les sciences de la vie et de la terre et de la géo-énergie. C’est une thématique assez vaste.

C’est aussi une manière de transmettre aux étudiants des connaissances, des notions et des expériences acquises depuis des années pour leur permettre d’être opérationnels sur le marché de l’emploi. C’est également pour acquérir des savoirs dans le sismique à réflexion qui est technologie permettant de comprendre mieux le sous-sol et d’identifier la présence d’hydrocarbure. Le rôle du sismique à réflexion est de faire une radiographie du sous-sol à plusieurs kilomètres. C’est une technologie qui a été développée dans les années 1930. Faire un forage sans le sismique à réflexion, c’est opérer de manière hasardeuse.

Sur quels aspects ce partenariat sera axé ?
Nous voulons établir une relation durable entre l’université de Dakar et celle de Genève et avoir une présence constante tous les ans dans un séminaire avec divers intervenants. Il est envisagé d’organiser des cours dans le master en géologie du pétrole. Nous sommes en discussion avec le département de géologie. Nous pourrions ainsi identifier les jeunes qui ont du potentiel pour leur permettre de faire leur master ou leur thèse avec l’université de Genève. C’est quelque chose que nous comptons vraiment mettre en œuvre. Il est également prévu d’offrir à de jeunes ingénieurs de Petrosen une formation en géologie durant deux à trois semaines à Genève afin de leur donner une formation plus poussée, plus détaillée dans certains domaines comme la géologie de réservoir, la caractérisation des réservoirs, l’interprétation sismique, la modélisation des réservoirs…

L’université de Genève a plusieurs projets de collaboration dans l’industrie avec de grandes compagnies pétrolières européennes, en Chine et un peu partout dans le monde. Pour l’échange et l’utilisation, l’accès aux données, nous signons des accords de confidentialité qui nous permettent d’y accéder dans les études. Dans une formation continue pour des employés de Petrosen, nous pourrions envisager un petit projet de recherche sur les données de Petrosen.

Comment avez-vous trouvé le niveau de la formation en général au Sénégal ?
Les jeunes que j’ai trouvés ont le potentiel. Le débat sur la formation est récurrent même chez nous. L’université doit former les nouvelles générations dans deux domaines principalement. La recherche me paraît cruciale, fondamentale. C’est elle qui peut faire avancer la connaissance, la science et aider à la compréhension de notre système, de la géologie par exemple. Il convient aussi de donner les outils nécessaires aux nouvelles générations pour qu’elles aient les connaissances pratiques pour leur employabilité sur le marché. Il est donc un besoin impérieux d’avoir accès à certaines technologies. Dans ce sens, l’université de Genève peut aider l’Ist à accéder à ces ressources. L’État aussi en tant que dernier utilisateur de ces ressources, doit croire en cette formation et mettre à la disposition des jeunes des bourses d’études. Nous sommes disposés à offrir des stages en Suisse. La géologie du pétrole, c’est l’expertise. Il faut, dans ce sens, faire bénéficier aux jeunes une formation solide.

Dans quels domaines les autorités publiques doivent accentuer leurs efforts pour tirer véritablement parti du pétrole et du gaz ?
En termes de quantité, ces dernières années, on voit qu’il y a de plus en plus de connaissance du sous-sol sénégalais surtout off-shore. Il y a un système pétrolier très actif comme dans beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, les ressources pétrolières existent mais sont profondes. Il faut des investissements importants pour atteindre ces réserves. Avant cet investissement, il faut bien cerner le problème. L’acquisition des données doit être une priorité. On parle de sismique à 2, 3 dimensions et dans ces cas-là, c’est impératif. Ça c’est pour l’Off-shore. Pour le On-shore, il y a des potentiels très importants. Et là aussi, les données ne sont pas suffisantes pour quantifier les choses. Je sais qu’il y a des compagnies intéressées.

Quelles sont les implications de la découverte de telles ressources pour un pays comme le Sénégal ?
La conséquence est que le Sénégal pourra se positionner différemment sur le marché mondial et ne plus être dépendant de l’importation du pétrole. Il pourra développer une industrie de transformation des produits pétroliers et donner des opportunités d’emploi, d’affaires. Aujourd’hui, on parle beaucoup de transition énergétique. Beaucoup de nations aimeraient réduire l’émission de Co2 due à l’utilisation des combustibles fossiles.

Le Sénégal est dans une position privilégiée en cela qu’il n’a pas encore développé normalement l’industrie pétrolière. Et il pourrait développer l’industrie de l’énergie de façon cohérente en mettant en avant, soit l’industrie pétrolière, soit une énergie alternative. A Dakar, la chaleur de la terre est importante. C’est une région volcanique et on pourra utiliser cette chaleur pour développer l’industrie électrique. Le Sénégal peut être une nation phare grâce à une utilisation équilibrée des énergies. Il faut aussi penser à l’éolienne, au solaire. Cela pourrait faire du Sénégal un exemple en Afrique.

D’autres découvertes sont possibles surtout pour ce qui est du pétrole. Le système pétrolier marche, il faut des données et des investissements à la hauteur. De grandes compagnies étaient venues au Sénégal dans les années passées et ont dit qu’il n’y avait pas de pétrole. D’autres de moindre envergure ont découvert l’existence de ces ressources en acquérant les bonnes données. C’est le modèle à renouveler.

Quelle est la « formule magique » pour éviter la « malédiction » du pétrole ?
Quand on parle de cette fameuse malédiction, je dis souvent aux gens que la seule manière d’éviter cette psychose, c’est d’appliquer la science et de regarder les données de façon propre et intelligente. C’est très important d’avoir l’expertise et les compétences proprement sénégalaises. Il faut qu’il y ait des personnes capables de gérer ces données et de dire que c’est nous qui gérons nos propres données pour éviter que des intrus puissent avoir accès à notre système. Il faut travailler à avoir des évaluations correctes. Le système pétrolier fonctionne bien en Mauritanie et dans d’autres pays en Afrique. Si vous avez les compétences et les données, il n’y aura pas de malédiction.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le royaume chérifien compte renforcer sa position dans le domaine du tourisme. Il a élaboré une Stratégie nationale de développement du produit touristique durable avec comme objectif d’accueillir près de 20 millions de touristes par an, à l’horizon 2020. L’annonce a été faite hier à Marrakech par Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit).

Le royaume chérifien compte renforcer sa position dans le domaine du tourisme. Il a élaboré une Stratégie nationale de développement du produit touristique durable avec comme objectif d’accueillir près de 20 millions de touristes par an, à l’horizon 2020. L’annonce a été faite à Marrakech par Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit).

Accueillir 20 millions de touristes par an à partir de 2020. C’est l’ambition que s’est fixé le Maroc. Et le pays a adopté le développement durable comme un des fondements de son modèle de développement. Il s’agit d’aller d’une logique de développement économique à une logique de durabilité. C’est dans ce cadre que s’inscrit sa Stratégie nationale de développement du produit touristique durable. «Nous accueillons près de 10,5 millions de touristes par an dont plus de 80 % d’Européens. En Afrique, nous sommes la première destination », a confié, hier, à Marrakech, Imad Barrakad, directeur de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit), une structure qui dépend du ministère du Tourisme. Il présentait la Stratégie nationale de développement du produit touristique durable à des journalistes africains venus prendre part à la 5e édition du Forum international Afrique développement (Fiad) du Groupe Attijariwafa bank. Le pays compte attirer encore plus de touristes avec cette nouvelle stratégie. « A l’horizon 2020, nous visons 20 millions de touristes par an. C’est possible d’atteindre cet objectif car nous avons les atouts », a-t-il dit. Selon M. Barrakad, la transversalité de l’activité touristique et les interconnexions qu’elle entretient avec différents secteurs amène à accroître les synergies entre les différentes stratégies sectorielles et locales et à mutualiser les efforts des différents secteurs autour d’un programme intégré pour faire du tourisme une véritable locomotive de recettes pour l’État et les collectivités territoriales. Il s’agit, à travers cette stratégie, de préserver et de valoriser le patrimoine matériel et immatériel, des produits du terroir ; l’amélioration de la qualité de l’expérience touristique ; la conception d’espaces publics accueillants, fonctionnels et attractifs ; la mise en exergue des savoir-faire traditionnels. Cette stratégie vise aussi à préserver et valoriser le patrimoine naturel et environnemental ; développer une offre balnéaire «intelligente» intégrée dans son environnement naturel et socioculturel ; aménager des sites accessibles, visitables et captivants et aménager des circuits balisés et lieux d’activités sportives, praticables et sécurisés.

Mesures de durabilité
En dehors des huit territoires touristiques, explique M. Barrakad, le Maroc compte ouvrir six nouvelles destinations en se positionnant sur le balnéaire, la culture et la nature pour assurer la répartition de la richesse et la durabilité. Pour atteindre ces objectifs, le royaume chérifien compte également créer des corridors thématiques reliant les huit territoires les uns aux autres. Le directeur exécutif de la Smit soutient que la stratégie de développement du produit touristique est en adéquation avec les objectifs du développement durable. Cette stratégie, poursuit-il, tient compte de la dimension socioculturelle, environnementale et économique.

Pour booster le secteur et attirer plus de touristes, la Smit a pris des mesures de durabilité. Celles-ci tournent autour d’études d’impact sur l’environnement ; la mise en place de stations d’épuration ; l’intégration d’une série de mesures dans les cahiers de charges ; le reboisement des sites touristiques. Il y a également la préservation des sites sensibles ; le respect du cachet architectural local et des parties d’aménagement intégrées dans l’environnement ; la création d’emplois et l’intégration de la population locale ; la mise à niveau des activités économiques locales (pêche artisanales,..) sans oublier les mesures d’atténuation et de compensation. Cette stratégie nationale fait aussi la promotion de l’efficacité énergétique et encourage une consommation responsable.

Une batterie de mesures pour attirer les investisseurs
Dans sa stratégie nationale, le Maroc a pris des mesures incitatives pour attirer les investisseurs privés. Pour ce qui est de la promotion des investissements durables, explique Imad Barrakad, il y a le lancement d’appel à manifestation d’intérêt et d’appel à projets ; un cadre incitatif attrayant (fiscalité, exonérations douanières, foncier à fort potentiel à prix attractif, contribution à l’infrastructure hors-site,..) ; la récompense des bonnes initiatives, l’accompagnement de proximité des investisseurs et l’établissement de Partenariat public-privé fructueux. Autres mesures incitatives dans les Ntic, l’information, la commercialisation et la vente (portail informationnel, applications mobile, plate-forme de réservation, …). Il y a également des primes de durabilité ; la garantie de crédits et la contribution des investissements publics aux programmes de développement. La formation et l’éducation ne sont pas en reste. Il s’agit, selon le directeur exécutif de la Smit, de la valorisation du capital humain ; le partenariat avec les universités, la sensibilisation, l’éducation et la formation aux métiers du tourisme durable et l’accompagnement social.

Aliou KANDE, envoyé spécial à Marrakech

L’exploitation, dans deux à trois ans, des gisements pétroliers et gaziers découverts au Sénégal, devrait permettre au pays d’atteindre l’émergence économique avant 2035, a déclaré le chef de l’État, Macky Sall.

« J’espère qu’avec ces ressources qui vont être exploitées dans deux à trois ans, nous pourrons accélérer l’accès à notre émergence économique, et au lieu de 2035, nous pourrons y arriver dans une décennie ou au moins un quinquennat », a-t-il indiqué. Le président Sall participait à un Forum organisé, samedi, à Paris, par la Convergence des jeunes républicains de France, avec la participation de plusieurs cadres de l’Alliance pour la République (parti au pouvoir).

Grâce à ces découvertes de gaz et de pétrole, des dispositifs ont été mis en place. Ils vont accompagner l’environnement pétrolier et gazier du Sénégal et feront en sorte que la bonne information puisse arriver au citoyen en toute circonstance, a dit Macky Sall. Il a fait le point sur l’état d’avancement des projets du Plan Sénégal émergent, lequel a donné, selon lui, des résultats appréciables après deux ans de mise en œuvre. « De l’Éducation nationale à la Formation professionnelle en passant à l’Enseignement supérieur, les résultats sont palpables », a indiqué M. Sall.

Sur le plan sanitaire et celui de la protection sociale, « notre politique est une politique d’inclusion, de protection sociale, qui accompagne les familles déshéritées, la population dans ses priorités et ses urgences sociales qui sont l’enfance et la petite enfance et la gratuité des soins de 0 à 5 ans », a estimé le président de la République. En cinq ans, « il n’y a pas un seul produit dont le prix a augmenté au Sénégal, malgré l’inflation qui évolue, nous avons tenu à ce que les prix des denrées de première nécessité et au-delà, ceux des produits stratégiques comme le gaz, le pétrole, l’électricité, soient remis à la baisse », a-t-il dit. De même, avec la carte sésame, les personnes du 3e âge peuvent bénéficier de soins sanitaires dans les structures de leur choix, selon Macky Sall, la Couverture maladie universelle (Cmu) ayant, par ailleurs, «permis de faire passer le taux de couverture sanitaire de 20% à 47% en 2 ans d’application».
Cependant, «nous sommes conscients que malgré toutes les performances dans l’agriculture, le cadre macro-économique qui nous permet d’avoir la confiance du marché et des partenaires, il nous reste beaucoup de choses à faire pour atteindre l’émergence économique», a-t-il souligné.

«Il n’y a pas un domaine, un seul, où la différence n’a pas été nette, en termes de progrès, que cela soit quantitatif ou qualitatif», a fait valoir le président Macky Sall.

APS

Kayar, Notto Gouye Diama et Potou ont été les principales étapes de la tournée, ce week-end, du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural dans la zone des Niayes où il a promis des mesures d’accompagnement pour booster la production maraîchère.

Dr Pape Abdoulaye Seck a rencontré des producteurs maraîchers dont le secteur connaît, ces dernières années, de belles performances, notamment dans les filières majeures que sont l’oignon et la pomme de terre. Pour la pomme de terre, comme l’a signalé Dr Macoumba Diouf, le directeur de l’Horticulture, « en plus de l’élargissement de la gamme variétale qui était très limitée (variété Claustar et Baraka) à une douzaine de nos jours, les rendements ont doublé, passant de 20-25 tonnes à l’hectare à 45-50 tonnes avec une bonne qualité. Le ministre de l’Agriculture s’en est rendu compte à Kayar avec la qualité de la pomme de terre mise sur le marché depuis le 15 février. Ainsi, le Sénégal est passé d’une dépendance totale dans les années 2000 à 2007 à un programme de relance de la filière avec une production de 67.000 tonnes qui devrait atteindre 125.000 tonnes au moins en 2017, couvrant largement les besoins du marché national pour l’autosuffisance en pomme de terre estimée à 95.000 tonnes. Les producteurs de Kayar « se sont fixés un objectif de produire 40.000 tonnes pour la présente campagne sur cette estimation nationale », selon Ndiaga Fall.

Pour l’oignon, l’objectif de 350.000 tonnes, fixé dans le Pracas pour 2016, a été dépassé en fin 2015 avec une production de 367.000 tonnes, selon le directeur de l’Horticulture. En 2016, la production a atteint 393.000 tonnes. Des résultats qui s’expliquent, de l’avis du président de l’Association des unions maraîchères des Niayes, Mohamed Dia, « par les nombreux efforts consentis par les services techniques, la direction de l’horticulture, notamment dans la formation et l’encadrement des producteurs qui se sont appropriés les innovations technologiques et bonnes pratiques variétales ».

Des producteurs qui ont également bénéficié de l’appui et de l’encadrement du Projet d’aménagement et de développement économique des Niayes (Paden) dont l’objectif est de contribuer à réduire de 50 % l’incidence de la pauvreté des ménages sénégalais par un appui à la stratégie du pays de baisser la pauvreté.

Dr Papa Abdoulaye Seck a aussi visité des parcelles de bénéficiaires dans les cuvettes de Notto et de Potou, particulièrement au village de Gabar où Marème Bâ, du Gie «Yéfou Mbolo», et Moustapha Bâ exploitent des champs de carottes grâce à l’appui financier et technique du Paden. Le ministre a apprécié les impacts financiers et sociaux.

Il a félicité les structures d’encadrement sur le terrain avant de promettre aux producteurs des mesures d’accompagnement pour booster la production maraîchère dans les Niayes. M. Seck n’a pas manqué d’inviter les acteurs à se tourner vers les cultures du riz et d’arachide pour compléter la gamme nutritionnelle.

Mohamadou Sagne

Le Sénégal doit mettre en place une deuxième raffinerie d’une capacité de 6 à 7 millions de tonnes par an, pour satisfaire la demande locale et sous-régionale. C’est l’avis du directeur général de Petrosen.

Le directeur général de Petrosen, Mamadou Faye, a indiqué que la création d’une deuxième raffinerie est une nécessité pour satisfaire la demande nationale et traiter le volume de pétrole attendu avec les découvertes. Il s’exprimait, samedi, à la clôture du séminaire de mise à niveau des journalistes. Il a souligné que la Société africaine de raffinage (Sar) a une capacité de traitement de 1 million de tonnes par an alors que les besoins du pays sont de 2,2 millions de tonnes. « S’il n’y a pas une deuxième raffinerie, nous ne serons pas en mesure de produire ce reliquat de 1, 2 million de tonnes pour satisfaire la demande nationale et traiter les volumes de pétrole attendus avec les découvertes de pétrole et de gaz », a expliqué M. Faye. Il a ajouté que l’Association des raffineries africaines a édicté de nouvelles qui devront être appliquées vers 2020-2024 et la Sar ne serait pas en mesure de traiter le pétrole brut pour arriver à ces normes. Pour le directeur général de Petrosen, si l’on considère son emplacement, il est impossible d’augmenter la capacité de production de la Sar. « Quand vous regardez le cercle de danger, l’impact sur l’environnement et sur les habitats fait qu’une extension de la capacité de traitement de la Sar devient impossible », a expliqué M. Faye.

Selon lui, il serait plus sage, eu égard à la demande locale, sous régionale et aux exigences technologies de la sous-région d’aller vers une deuxième raffinerie. Celle-ci pourrait coûter au moins 1,5 milliard de dollar Us, soit 750 milliards de FCfa. « Nous sommes dans une situation, même si la Sar modifie son schéma de production, elle sera limitée dans le volume de production », a insisté M. Faye. «Si nous voulons éviter des goulots d’étranglement que connait le Nigéria, nous sommes obligés d’aller vers une deuxième raffinerie », a poursuivi M. Faye, soulignant que la Sar a commandité une études dont les résultats ne sont pas publiés. « Quand nous aurons ces rapports, nous verrons le choix à faire sur la Sar. L’intérêt du Sénégal, c’est d’aller vers une raffinerie d’une capacité de 6 à 7 millions de tonnes par an qui pourra non seulement satisfaire la demande locale mais celle de sous-région », a-t-il confié. Il a laissé entendre que ce projet pourrait être porté par la Sar.

Sur un autre registre, le directeur général de Petrosen estime que l’Institut des sciences de la terre (Ist) peut servir de socle pour bâtir un véritable institut des métiers du pétrole et du gaz, soulignant que plus de 50 % des métiers du pétrole sont enseignés dans ce centre.

Mahanta Guèye, ministère de l’Energie « Les Sénégalais ont leur place dans les hydrocarbures »
Le conseiller technique du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mahanta Guèye, a invité les Sénégalais à investir dans le secteur des hydrocarbures. « Certes, c’est un secteur très capitaliste où la plupart des compagnies sont des compagnies étrangères cotées en bourses mais les Sénégalais ont leur place dans ce secteur », a-t-il déclaré. M. Guèye a rappelé que feu Djily Mbaye avait investi dans ce secteur dans les années 80. « A l’époque, avant la dévaluation, il avait perdu l’équivalent de 4,5 milliards de FCfa dans l’exploration », a-t-il souligné. « Aucun pays ne pourra se développer avec des investissements directs étrangers », a insisté le conseiller technique. Pour ce faire, il a déclaré qu’ il faut davantage assainir le climat des affaires et impulser le secteur privé local. Il a réitéré la disponibilité des autorités étatiques du Sénégal, de Petrosen pour échanger avec les professionnels des médias pour éviter les « nuages d’incompréhension » et les fausses informations qui sont véhiculées. « Les Sénégalais ont droit à l’information vraie et les ressources appartiennent aux populations », a insisté le conseiller technique du ministre de l’Énergie.

Souleymane Diam SY

La capitale Sénégalaise abrite une « Foire des Métiers du Futur » à l’initiative de l’Ong Ashoka-Sahel. La rencontre qui se tient ce 25 mars 2017 permettra de réfléchir sur les réponses à apporter au chômage qui touche environ 12,9 % des jeunes au Sénégal où 60% de la population a moins de 20 ans. A travers cette initiative, Ashoka-Sahel vise, selon un communiqué, à promouvoir une nouvelle façon de penser les voies de l’avenir professionnel des jeunes. Les organisateurs comptent également saisir l’opportunité pour interpeller les autorités et divers acteurs de la société sur la question des métiers du futur. L’évènement verra la participation de plus d’une centaine d’étudiants, de lycéens, d’acteurs de la société civile, de responsables d’entreprises privées et publiques. Ils espèrent en faire un cadre à travers lequel les entrepreneurs partageront avec les jeunes leurs expériences à travers divers canaux et activités. « Cette rencontre permettra aussi de montrer le savoir-faire des entrepreneurs sociaux et entreprises privées dans la recherche de solutions aux problèmes de l’emploi des jeunes au Sénégal », a déclaré Coumba Touré, représentante régionale d’Ashoka pour le Sahel. Partout à travers le monde, le développement des technologies, du numérique, de la robotique… est en train de changer de manière significative la nature de certains métiers. «Nous comptons, à travers cette rencontre, informer sur les besoins de notre société dans les années à venir. Nous voulons aussi d’une certaine manière provoquer un esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes », a-t-elle ajouté.

Ashoka Sahel avait organisé les 18 et 19 décembre 2015 des journées de réflexion sur le thème : « Ré-imaginer le changement dans l’éducation et l’emploi des jeunes », avec la participation de nombreux acteurs et experts ainsi que des entrepreneurs du secteur de l’éducation. Présente à Dakar depuis 1992, Ashoka Sahel s’active dans la promotion de l’entrepreneuriat social à travers diverses activités. Pour la foire du 25 mars 2017, qui se tiendra à la « Place du souvenir », en plus d’un panel, le programme offrira aux jeunes participants la possibilité de rencontrer des innovateurs ou entrepreneurs sociaux.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime et son homologue gambien James F. P. Gomez ont signé, hier, des accords de pêche. Les deux parties se sont engagées à promouvoir et à développer l’aquaculture, à travers des projets communs.

De nouveaux accords de pêche ont été signés, hier, entre le Sénégal et la Gambie. A travers ces accords, les deux gouvernements représentés par les ministres de tutelle se sont engagés à mettre l’accent sur « la nécessité de prendre en compte la gestion durable des pêches, de lutter contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn), de promouvoir l’évaluation et la connaissance des stocks des ressources, de développer l’aquaculture et d’encourager les opérateurs privés à une plus grande participation pour renforcer leurs liens d’amitié et de fraternité. Les deux parties se sont également engagées à promouvoir et à développer l’aquaculture, à travers des projets communs et à encourager les initiatives privées dans ce domaine.

Le ministre sénégalais de la pêche a exprimé ses remerciements à son homologue gambien, James F.P. Gomez, pour l’accueil « chaleureux et fraternel » qui lui a été réservé, ainsi qu’à toute la délégation qui l’accompagne.

Auparavant, les deux ministres ont eu un tête-à-tête et coprésidé une séance de travail élargie aux deux délégations. Ils ont renouvelé leur engagement à faire du secteur de la pêche, de l’aquaculture et des activités connexes « un axe stratégique de la coopération entre les deux pays », compte tenu de l’importance de ces deux secteurs pour le développement socioéconomique et la sécurité alimentaire.

Les experts des deux pays ont eu plusieurs séances de travail au cours desquelles ont été discutées les questions relatives, entre autres, aux redevances des licences de pêche, aux possibilités de pêche, à la gestion des ressources halieutiques, au débarquement des poissons, à l’embarquement des marins, à la promotion de l’aquaculture, au développement du partenariat privé, à la formation, à l’appui pour l’obtention de l’agrément à l’export, la certification sanitaire et à la recherche halieutique. La partie sénégalaise s’est engagée à offrir, chaque année, cinq bourses de formation dans le domaine de la pêche, de l’aquaculture et des affaires maritimes ainsi que des stages professionnels, pour toute la durée de validité de l’Accord. Cet accord permettra à la partie gambienne de « bénéficier de l’expertise sénégalaise en matière d’immatriculation des embarcations de pêche ».

La signature de l’accord, selon le communiqué final de cette rencontre, est « une concrétisation des très hautes instructions des deux chefs d’État gambiens et sénégalais », exprimées lors de la visite officielle au Sénégal du président Adama Barrow du 02 au 04 mars 2017. «Les deux chefs d’État, tenant compte des liens historiques et multiséculaires très forts entre le Sénégal et la Gambie se sont engagés à renforcer la coopération bilatérale notamment dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, au bénéfice des deux peuples », indique le communiqué final.

250 licences pour la pêche artisanale
Le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye, estime que ces accords permettront au Sénégal d’avoir 250 licences pour la pêche artisanale et industrielle pour exercer dans les eaux territoriales gambiennes. Ces accords vont également permettre aux deux États d’échanger sur les expériences en aquaculture, protection de la ressource, surveillance et en lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn). Le chef du département de la Pêche a été reçu par le ministre des Transports, des travaux et des infrastructures de Gambie, Bai Lamin Jobe, avec qui il a discuté des possibilités des liaisons maritimes à rétablir entre Banjul et Dakar.

Mamadou SY (envoyé spécial à Banjul)

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ a signé, hier, en Arabie Saoudite, avec le président de la Banque islamique de développement (Bid), le Dr Bandar Mohammed Hajjar, deux accords de financement. Le premier porte sur le Programme de développement durable du pastoralisme dans le Sahel-composante Sénégal de 30,79 millions de dollars, soit près de 18 milliards de FCfa. Le second est un avenant à l’accord de financement du Projet de Train express régional (Ter) Dakar-Aibd.

La Banque islamique de développement (Bid) vient de mettre à la disposition du Sénégal, 30,79 millions de dollars américains, soit près de 18 milliards de FCfa, indique un communiqué du ministère des Finances. Cette enveloppe est destinée au financement du Programme de développement durable du pastoralisme dans le Sahel/Composante Sénégal. L’accord de financement a été signé, hier, en Arabie Saoudite par Amadou Bâ, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan et Dr Bandar Mohammed Hajjar, président de la Bid. La même source précise que ce financement profitera à près de 550.000 pasteurs et agro-pasteurs dans les régions de Saint-Louis, Matam, Louga, Kaffrine et Tambacounda. Entre autres composantes de ce programme, on peut relever le développement des infrastructures du pastoralisme et la gestion des ressources naturelles ; l’amélioration des chaînes de valeur des bovins et des petits ruminants ; l’accès à la finance islamique et l’appui au renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles. En Arabie Saoudite, Amadou Bâ a également signé avec le président de la Bid, l’avenant à l’accord de financement du Projet de Train express régional (Ter) Dakar-Aibd.

Selon le document, Amadou Bâ s’est réjoui de l’approche intégration que la Bid mène, de manière systématique, notamment en Afrique subsaharienne avec le « Programme régional cadre de développement d’une résilience face à la récurrence de l’insécurité alimentaire au Sahel», sous l’égide du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), et celui de l’hydraulique relatif aux « plateformes multifonctionnelles autour des points d’eau », sous l’égide de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Quant à l’avenant relatif au Projet du Ter, M. Bâ affirme qu’une impérieuse nécessité a milité pour la réallocation des ressources financées par la Bid et qui seront principalement réaffectées à la composante Infrastructure du Projet. Cette composante comprendra désormais la conception, la construction et l’installation d’une double piste, de l’infrastructure ferroviaire et de toutes les structures reliant la Ville de Dakar à Diamniadio dans la phase I. L’infrastructure comprend également la construction de ponts et structures associées, les travaux de drainage et d’assainissement, la construction de toutes les composantes rails standards et métriques, la conception et la construction des installations d’entretien pour l’infrastructure et le matériel roulant ainsi que les travaux de protection de l’environnement. Selon le document, le dynamisme de la coopération entre la Bid et le Sénégal, s’exprime à travers une «compréhension mutuelle, un dialogue constructif, une flexibilité de notre chère partenaire dans l’alignement aux priorités du Sénégal, avec réalisme et pragmatisme, à travers des financements structurants comme en atteste celui dégagé pour le Ter, qui porte sur un montant de 300 millions de dollars US, soit 197 milliards de FCfa de la Bid ». Ce montant est le plus élevé jamais approuvé par la Bid, en faveur d’un pays membre en Afrique Sub-saharienne.Il précise que ce financement prendra en charge d’autres volets notamment le contrôle et la qualité des travaux ainsi que l’audit financier et comptable.

Aliou KANDE

Les organisateurs du Salon international pour l’alimentation, la transformation des aliments et l’emballage se fixent comme challenge de faire du Sénégal le carrefour international de rencontres d’affaires pour les professionnels du secteur. Et ils peuvent compter sur l’appui du gouvernement.

Le Salon international pour l’alimentation, la transformation des aliments et l’emballage (SIES) se déroule présentement à Dakar dans l’enceinte du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). L’événement qui a reçu, hier, la visite d’Alioune Sarr, le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel rassemblent décideurs, acheteurs et professionnels de l’industrie des aliments et des emballages. L’objectif du salon est d’asseoir un cadre d’échanges optimal pour promouvoir les investissements et conquérir des parts de marché en Afrique. Les représentants de sept pays ont rehaussé la rencontre de par leur présence. Les produits exposés sont, entre autres : café, thé, pâtes, biscuits, machines, intrants. Alioune Sarr, ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel qui a visité les expositions, a souligné « l’importance du salon qui fait la promotion des produits alimentaires et des emballages ». « C’est une excellente initiative qui accompagne la promotion des produits des Pme-Pmi », a-t-il affirmé. « C’est une occasion pour les Pme et Pmi d’avoir accès à ces conditionnements de qualité. Le contenant est de plus en plus valorisé en même temps que le contenu. Ce genre de rencontre permet à ceux qui s’affairent dans ce marché de pouvoir nouer des contacts et des relations utiles», a magnifié le ministre. Il a réaffirmé sa volonté d’accompagner ce secteur, soulignant que le gouvernement du Sénégal a plusieurs fois guidé des groupements dans le cadre de formations axées sur la confection des emballages. En effet, l’emballage est devenu un élément de compétition qui confère une importance à la promotion des nouvelles technologies. Cette rencontre entre professionnels est un cadre idéal de coopération et participe à promouvoir la croissance économique en encourageant le développement des affaires. D’où l’importance accordée aux échanges. « Ce plateau veut installer un cadre partenarial entre les acteurs afin de résoudre les problèmes cruciaux en matière d’emballage », a indiqué Ahmed El Aoud, un exposant tunisien.

Magueye Seck, promoteur de cette foire, souligne que la tenue de cette cinquième édition découle du constat que les producteurs sénégalais ont besoin d’emballer leurs produits. « Avant, il était question du salon international pour l’alimentation d’un côté et d’un autre le salon international de l’emballage. Vu que l’un et l’autre sont complémentaires, nous avons décidé de les coupler. Nous travaillons en étroite collaboration avec la République de Turquie», a-t-il expliqué. Il a révélé que l’Allemagne sera l’invité d’honneur de la prochaine édition.
Le Salon international de l’emballage est un événement destiné aux professionnels du secteur pour la promotion de leurs activités et de leurs produits.

Oumar BA

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime qui conduisait une délégation sénégalaise composée d’experts, de techniciens et d’acteurs de la pêche, est à Banjul depuis mercredi soir pour la signature de nouveaux accords de pêche avec la partie gambienne, représentée par le ministre gambien de la Pêche, James Gomez, en vue de redynamiser la coopération des deux pays dans différents domaines.

En prélude à la signature des nouveaux accords de coopération entre le Sénégal et la Gambie dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture prévus aujourd’hui, les délégations des ministères sénégalais et gambiens de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, et son homologue gambien James Gomez ont entamé, hier, à Banjul, des discussions sur les différents secteurs concernés par les deux départements ministériels.

Les deux délégations ministérielles se sont réunies hier à huis clos pour échanger sur les principaux points de l’ordre du jour des accords qui devront être signés ce jour à Banjul en vue de renforcer le partenariat existant entre les deux pays en matière de pêche et d’économie maritime.

Le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime avait, dès son arrivée avant-hier à Banjul, déclaré au président de la République de Gambie qu’il était venu pour concrétiser les recommandations faites par les deux chefs d’Etat afin d’accélérer les projets initiés dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays.

A la tête d’une délégation comprenant des représentants de l’administration et du secteur privé, le ministre Oumar Guèye, qui avait été reçu en audience par le président Adama Barrow, avait transmis au président Barrow le message de salutation de « son frère et ami » Macky Sall. Rappelant la qualité des relations de coopération existant entre le Sénégal et la Gambie, il a noté que ces deux pays constituent un même peuple.

O. Guèye a fait part au président gambien, Adama Barrow, de sa volonté de travailler ensemble avec son homologue gambien pour rendre le secteur de la pêche plus dynamique au bénéfice des populations sénégalaise et gambienne. « Comme vous l’aviez convenu avec le président Macky Sall, nous sommes là pour la signature d’accords de pêche en vue d’accélérer les chantiers entrepris par nos deux pays », a estimé le ministre Oumar Guèye.

Pour sa part, le président gambien Adama Barrow a noté qu’il est en contact permanent avec le président Macky Sall qu’il considère comme un ami et frère. « Nous sommes en contact permanent depuis mon arrivée au pouvoir. Nous sommes contents du travail qu’il a accompli », a-t-il déclaré au cours de cette audience accordée au ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

« Le président Macky Sall et moi, nous nous comprenons bien et savons que le travail que nous avons entrepris ensemble ne doit pas trainer. Nous devons travailler vite avec le gouvernement sénégalais pour accélérer la construction des infrastructures communes aux deux pays ». Pour ce faire, a-t-il noté, les deux pays doivent unir leurs efforts pour répondre aux préoccupations et intérêts des deux peuples. Entre autres projets, le président Barrow a rappelé la construction du pont de Farafenni pour faciliter le transport de personnes et de bien entre les deux pays.

« Le travail, une fois qu’il est sur la bonne voie, le mieux à faire, c’est de l’accélérer », a-t-il souligné, tout en invitant les populations des ceux pays à s’unir pour relever les défis de développement.

Des acteurs de la pêche veulent être pris en compte
En marge de cette rencontre des deux délégations ministérielles, les représentants des pêcheurs, mareyeurs et transformateurs et transformatrices de produits halieutiques sénégalais établis dans les différentes localités de la Gambie ont rencontré le ministre Oumar Guèye pour échanger avec lui sur les principales difficultés rencontrées dans leurs différentes activités. Ils ont tous salué l’engagement de l’ambassadeur du Sénégal en Gambie, Pr Saliou Ndiaye, à répondre favorablement à leurs sollicitations.

Au cours de cette rencontre, ils ont fait part au ministre des difficultés rencontrées dans les secteurs de la pêche, de la transformation des produits halieutiques et du mareyage.

« En tant que Sénégalais établis en Gambie, nous avons besoin des appuis de la part du ministère de la Pêche au même titre que nos compatriotes qui sont au Sénégal », a défendu le président des pêcheurs et mareyeurs sénégalais établis en Gambie, Samba Kory Ndiaye. Les pêcheurs, mareyeurs et femmes transformatrices de produits de pêche résidant en Gambie ont, au cours de cette réunion, accueilli favorablement cette signature des accords de pêche entre le Sénégal et la Gambie qui devront prendre en compte leurs préoccupations qui tournent principalement autour de leur sécurité en mer, de la conservation et de la transformation, ainsi que le transport et la commercialisation de leurs produits. Ils ont également fait part à la tutelle des difficultés rencontrées dans le paiement des taxes imposées par la Gambie depuis l’avènement de l’ancien président sur les pirogues sénégalaises à raison de 45 000 dalasis par unité.

De notre envoyé spécial à Banjul, Mamadou SY

Croissance, inégalités et chômage. Voilà les thématiques sur lesquelles des experts africains, réunis à Dakar, dans le cadre de la 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration, sont appelés à trouver des réponses pour assurer le développement économique, durable et inclusif de l’Afrique.

La 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration s’est ouverte hier à Dakar. Cette rencontre, qui réunit des experts de haut niveau issus de différents secteurs, est axée sur « Croissance, inégalités et chômage ».
Ouvrant les travaux, le ministre sénégalais du Budget, Birima Mangara, a appelé ses homologues et les experts en charge de la Planification à favoriser la transformation structurelle dans les stratégies et plans de développement « afin de gagner les défis de la croissance, de l’inégalité et du chômage ». « C’est grâce à la conduite d’une politique budgétaire intelligente, avec des réformes ciblées dans les secteurs de l’éducation, de la santé et dans le marché du travail, que l’on vaincra les affres de la pauvreté », a indiqué le ministre. Le thème offre l’opportunité d’analyser les liens entre les variables, en vue « d’élaborer une politique cohérente de développement ». Les travaux devraient aider à identifier les stratégies propres à renforcer la croissance inclusive et à promouvoir l’emploi, particulièrement pour les femmes et les jeunes. En effet, les sociétés les plus solidaires connaissent généralement une croissance accélérée et dans la durée. Et si les inégalités en Afrique subsaharienne pouvaient être réduites aux niveaux observés en Asie du Sud-est, la croissance pourrait être plus élevée.

Le Sénégal, à l’instar d’autres pays africains, s’est engagé dans un processus de transformation structurelle de son économie dans le but de parvenir à l’émergence à l’horizon 2035 : « une émergence dans la solidarité et dans un État de droit ». Mais, face à la multiplicité et à la complexité des enjeux économique, social et environnemental auxquels les gouvernements sont de plus en plus confrontés et exacerbés par les mutations rapides et multiformes de l’économie, il est impératif d’améliorer la qualité de vie des populations africaines, en particulier en facilitant l’emploi des jeunes et en élargissant l’accès aux services sociaux de base. « Réaliser l’ambition d’une productivité développante suppose la promotion de l’inclusion sociale, notamment pour les couches vulnérables », a affirmé M. Mangara. Il a rappelé que le Sénégal, s’inspirant de l’exemple brésilien, expérimente, depuis 2012, l’octroi ciblé de bourses de sécurité familiale et promeut la Couverture maladie universelle.

La secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) chargée de la Diffusion du savoir, Giovanie Biha, a fait un constat amer des conditions de vie des populations. « Malgré les nombreuses avancées enregistrées par les indicateurs de l’éducation, de la santé et de la qualité de vie, le nombre d’Africains soumis à la pauvreté absolue reste très élevé », a-t-elle déclaré. A son avis, « les pauvres sont plus démunis en Afrique que dans les autres régions du monde. Et le fossé entre les nantis et les démunis continue de s’y creuser ».

Lutte contre les flux illicites de capitaux
La restructuration des services fiscaux et administratifs recommandée
Le représentant du président de la Commission de l’Union africaine (Ua), le commissaire aux Affaires économiques Antony Mothae Maruping, a appelé les gouvernements africains à examiner les voies et moyens pour mettre un terme aux flux illicites de capitaux comme l’a rappelé, mercredi, Dimitri Sanga, de la Commission économique pour l’Afrique. « Étant donné que nous allons beaucoup compter sur les ressources alternatives à l’intérieur de nos pays, il nous faudra restructurer nos services fiscaux et administratifs pour retenir nos capitaux », a-t-il déclaré. M. Maruping espère, lui, que le continent est en mesure de mettre un terme à ces flux illicites de capitaux avec les progrès qui sont en train d’être réalisés.

Par Souleymane Diam SY

La secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) chargée de la Diffusion du savoir, Giovanie Biha, a invité les gouvernements africains à profiter des opportunités qu’offrent l’urbanisation rapide du continent et la classe moyenne en pleine expansion pour une véritable transformation structurelle. « Ce sont des tendances majeures qui, si elles sont bien gérées, ont un véritable potentiel transformateur », a-t-elle déclaré. Étant la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement, l’Afrique devrait voir plus de la moitié de sa population vivre et travailler dans les zones urbaines d’ici à 2025. Ce qui en ferait un continent majoritairement urbain. Mme Biha a indiqué que le Rapport économique sur l’Afrique 2017 portant sur « Urbanisation et industrialisation au service de la transformation de l’Afrique » a cerné les difficultés et possibilités qui se font jour quand il s’agit d’optimiser l’avantage urbain pour le mettre au service de l’industrialisation africaine, en définissant les moteurs, catalyseurs et politiques porteuses.

Le représentant du président de la Commission de l’Union africaine, Antony Mothae Maruping, a, pour sa part, estimé que l’Afrique doit tirer profit du dividende démographique en investissant dans sa jeunesse. « Si nous ne le faisons pas, cette jeunesse peut être une bombe à retardement », a averti le commissaire aux Affaires économiques de l’Ua. « Nous parlons toujours des jeunes comme un groupe spécial alors que c’est un groupe principal, car représentant plus de 60 % de la population africaine », a-t-il ajouté.

S. D. SY

Il a fallu un compromis pour que la cérémonie d’ouverture de la 10e Réunion annuelle conjointe du Comité technique spécialisé de l’Union africaine, sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration ait lieu. La divergence entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique a refait surface, à cette occasion, au grand dam des initiateurs de cette importante rencontre. Prévue à 9h 30 minutes, celle-ci s’est déroulée après 12 heures. Les motifs de ce retard sont liés au fait que le royaume chérifien a occupé les sièges réservés à la délégation de la Rasd. Les organisateurs étaient obligés de trouver d’autres sièges à la délégation de la Rasd. Dans l’après-midi, les divergences entre les deux parties ont refait surface. Le représentant de la Rasd a fustigé l’attitude du Maroc qui a délibérément occupé leurs sièges à la cérémonie d’ouverture. De son côté, le représentant du Maroc a indiqué que son pays a réintégré l’Union africaine non pas pour la diviser mais plutôt pour la renforcer. Après une longue séance de concertation au sommet, le président sortant du Bureau des experts de la Réunion annuelle du Comité technique spécialisé a annoncé la suspension de la séance pour régler ce différend. «En dépit des difficultés, la réunion aura belle et bien lieu», a assuré Outgoing Chair.

S. D. SY

Le ministre de l’Élevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, qui participait, avant-hier, à un atelier d’information du « Projet d’appui à la coopération pour les activités postérieures à l’éradication de la peste bovine dans le monde, la surveillance sanitaire », a noté que le Sénégal compte éradiquer la peste bovine d’ici à 2025.

Un atelier d’information et de partage de la stratégie de communication du «Projet d’appui à la coopération pour les activités postérieures à l’éradication de la peste bovine dans le monde, la surveillance sanitaire et le renforcement des capacités connexes dans le domaine de la santé animale», s’est tenu avant-hier à Dakar. Ledit projet financé par le Département de la défense des États Unis s’élève à 2 millions de dollars, soit 1.231.200.000 de FCfa.

Le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, en charge de l’Élevage et des Productions animales a déclaré à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, que la peste bovine qui a fait des ravages et décimé des troupeaux de bétail en Afrique, Asie et en Europe-, est une maladie virale hautement contagieuse, meurtrière, capable d’affecter les bovins et les ruminants sauvages. « La peste est inscrite sur la liste des maladies de l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie). Sur le plan clinique et lésionnel, la peste bovine est caractérisée par le jetage buccal et nasal, le larmoiement, les érosions buccales, la diarrhée et les taux élevés de morbidité et de mortalité », a-t-elle souligné. Absente au Sénégal depuis 1968, précise-t-elle, notre pays avait arrêté la vaccination en 1996, après quatre décennies de campagne de vaccination de masse, avec l’appui du Programme conjoint (Pc-15), de la Campagne panafricaine de lutte contre la peste bovine (Parc) et du Programme panafricain de contrôle des épizooties (Pace), financés par l’Union européenne (Ue).

« Au terme, notre pays a été déclaré provisoirement indemne de peste bovine en 1997, reconnu indemne de la maladie en 2003 et indemne d’infection bovipestique en 2005 par l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie) », a ajouté le ministre de l’Élevage. « Pour éviter toute résurgence intentionnelle ou accidentelle de la peste bovine (une maladie animale transfrontalière), le Sénégal a déjà procédé à la destruction de matériels infectés au laboratoire national de l’élevage et recherches vétérinaires, en mai 2016, suivis de la décontamination, mais aussi de transfert de son stock, composé de souches vaccinales, de vaccins d’organes et de sérums (…), conformément à la réduction de risques biologiques du 30 juin au 2 juillet 2015 », a avancé le ministre.

Solutions concrètes pertinentes
Elle a noté que, d’ici à l’horizon 2025, le Sénégal compte éradiquer cette maladie, même si l’Oie ambitionne de le faire en 2035. Selon elle, cet atelier important se déroule dans un contexte marqué par la post-éradication de la peste bovine, une maladie redoutable eu égard à son impact socioéconomique considérable. Elle a également rassuré que son département ministériel ne ménagera aucun effort, pour l’opérationnalisation du Projet.

Pour le représentant par intérim de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), Reda Lebtahi, cet atelier vise à procéder à toute séquestration et destruction du virus de la peste bovine, à renforcer le système de surveillance afin de permettre la détection précoce de la maladie. Poursuivant, il a fait savoir que l’objectif global de cette démarche est de trouver ensemble, des solutions concrètes pertinentes et rapides aux problèmes pratiques, qui peuvent se poser dans la santé animale. Silvia San Marco, consultante en communication pour le développement à la Fao a, quant à elle, souligné que l’objectif général de ce Projet, qui dure de septembre 2014 à mars 2017, est de maintenir le monde libre de la peste bovine. Cette rencontre avait réuni des représentants des services vétérinaires, du Directoire des femmes en élevage (Direl), du Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (Lnerv), de l’Unité d’information et de valorisation de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Unival-Isra), du Conseil national de la maison des éleveurs, du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), entre autres participants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Quatre femmes sénégalaises titillent l’hégémonie des hommes au sein des entreprises, en ce mois des femmes. « Jeune Afrique » a dressé leur portrait, histoire de saluer leur réussite et de leur donner plus de visibilité.

Grâce à leurs compétences et à leur endurance, de plus en plus de femmes s’imposent à des postes d’influence dans les entreprises africaines. La preuve est ce classement des 50 femmes d’affaires les plus influentes en Afrique francophone. Cette classification, première du genre, est l’œuvre du magazine « Jeune Afrique », il retrace le parcours de dames qui ont réussi à casser le plafond de verre. La mieux classée parmi les Sénégalaises est Anta Babacar Ngom Bathily, directrice générale adjointe de la Société anonyme des brasseries du Cameroun. Elle est à la 32ème place. En 2016, son père l’a propulsée à la tête de l’entreprise familiale. Les projets n’ont pas manqué pour cette multi-diplômée de Dauphine, Sciences-Po et York University. La deuxième sénégalaise est Khady Dior Ndiaye. Elle est classée 39ème, c’est la directrice générale de Citibank en Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Après le Sénégal, où elle a exercé pendant trois ans comme directrice générale, cette diplômée de Georgetown a gravi un nouvel échelon à la mi-2016 en devenant directrice de Citibank pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Marie Odile Sène Kantoussan est la troisième Sénégalaise de ce Top 50. Elle est à la 47ème place. Elle est numéro deux de la société de gestion et d’intermédiation CGF dont elle est la directrice générale. Société dont elle a augmenté le capital et conduit dans de nouveaux locaux. La dernière sénégalaise de cette liste est Anna Bâ, la présidente-directrice de Sipres. Cette dame est l’actionnaire majoritaire de son entreprise. Elle est l’une des rares dirigeantes à évoluer dans le secteur de la promotion immobilière. Elle a aussi le mérite de promouvoir les femmes dans son entreprise. En 2016, 65% des salariés de Sipres étaient des femmes. Ce classement est dominé par les Maghrébines, notamment les Marocaines et les Tunisiennes avec une ascendance des premières citées.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

Le ministère du Commerce, en relation avec l’Usaid et le West Africa Trade and Investment Hub a organisé, hier à Dakar, un atelier de formation et de renforcement de capacités à l’endroit du Comité national sur la facilitation des échanges (Cnfe). Une rencontre qui a permis aux partenaires techniques et financiers de s’engager aux côtés des autorités pour l’harmonisation et la facilitation des échanges commerciaux.

Cette deuxième session, après celle organisée en septembre dernier, revêt une importance capitale, car elle permet de poursuivre les actions déjà entreprises tout en faisant l’état des lieux. La réalisation de ces résultats nécessite des réformes de certaines politiques et pratiques existant tant aux niveaux national que régional. L’accord sur la facilitation des échanges exige, de tous les membres de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), qu’ils établissent un Comité national de facilitation des échanges (Cnfe) pour huiler la coordination et la mise en œuvre des dispositions locales de cet accord. Les pays qui ont un comité national de facilitation, ont joué un rôle essentiel en fournissant des conseils aux gouvernements sur les divers aspects de la facilitation des échanges. Le Sénégal qui a adhéré à la plupart des conventions internationales et sous-régionales relatives à la facilitation des échanges, applique déjà beaucoup de ces dispositions. L’Accord offre une opportunité d’accomplir certaines réformes qui pourraient renforcer la compétitivité des entreprises ouest-africaines dans le commerce mondial. Pour Marcelle Attiogbe da Silveira, l’Usaid West Africa Trade and Investment Hub met l’accent sur l’efficacité du Comité de facilitation des échanges comme un instrument de la mise en œuvre de la consolidation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce. La représentante du gouvernement du Sénégal, Asta Aminata Diatta, s’est, quant à elle, réjouie de l’organisation de cet atelier de renforcement de capacités, tout en magnifiant le dynamisme dont font montre les participants. « La facilitation des échanges est apparue, ces dernières années, comme une question essentielle pour le système commercial multilatéral. Sa mise en œuvre prévoit une assistance technique en faveur des pays les moins avancés, ainsi que de ceux en développement », fait-elle savoir. Avant d’indiquer que « la perspective de la mise en œuvre correcte de cet accord suppose qu’il y ait une bonne compréhension des concepts de la facilitation, mais également du rôle que chaque structure étatique devra jouer pour permettre au Sénégal d’être conforme en ce qui concerne l’accord sur la facilitation des échanges ».

Mouhamadou Lamine Diop (stagiaire)

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