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Affaires et Finances (2459)

Global technology parters (Gtp) et Intouch ont signé, le 16 octobre dernier, un « accord de partenariat stratégique » pour faciliter à la population africaine l’accès aux services financiers via les cartes prépayées.

Pour lancer le plus grand réseau de rechargement de cartes prépayées sur le continent africain, Global technology partners, leader dans le secteur du prépayé en Afrique, s’associe avec la Fintech panafricaine InTouch, leader dans l’agrégation des moyens de paiement et services digitaux. Cet accord de partenariat stratégique a été signé le 16 octobre 2017, indique un communiqué. Il vise à offrir aux partenaires bancaires des solutions technologiques plus innovantes. « Nous croyons que ce partenariat est stratégique pour les deux sociétés et qu’il offrira un accès pratique et sécurisé aux services financiers comme demandé par nos titulaires de cartes. Global technology partners est fier de s’associer avec InTouch et nous prévoyons un grand succès au fur et à mesure que le programme est étendu à travers le continent », a déclaré M. Rich Bialek, le directeur général de Global technology partners cité dans le communiqué. « Nous avons lancé InTouch avec l’ambition de vulgariser les paiements digitaux en Afrique et contribuer à l’amélioration de l’inclusion financière.

Avec Global technology partners, nous sommes en mesure de poursuivre notre vision et d’offrir aux détenteurs de cartes prépayées à travers l’Afrique la possibilité de les recharger et de faire des retraits dans notre réseau étendu de points de services. Nous croyons fermement que ce partenariat entre Global technology partners et InTouch ouvrira de nouvelles opportunités pour des millions de personnes en Afrique », a renchéri le directeur général d’InTouch, Omar Cissé.

AliouNgamby NDIAYE

Près d’une centaine de jeunes ont pris part, avant-hier, au Warc, à la journée portes ouvertes sur l’entrepreneuriat organisée par l’ambassade des États-Unis au Sénégal. Ils étaient venus soit pour avoir des informations sur les opportunités en matière d’éducation aux États-Unis, soit pour voir comment développer une affaire.

L’ambassade des États-Unis au Sénégal a organisé, avant-hier, au Centre de recherche ouest-africain (Warc), une journée portes ouvertes sur l’entrepreneuriat pour célébrer la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Des étudiants, des diplômés sans emploi ou des personnes sans qualification professionnelle ont fait le déplacement pour avoir des informations sur comment développer leurs affaires. A l’intérieur du Warc, dans une grande tente installée pour les besoins de la cérémonie, d’anciens étudiants sénégalais aux États-Unis expliquent à de jeunes compatriotes comment procéder pour étudier au pays de l’Oncle Sam. Des étudiants toujours obsédés par le « rêve américain », posent toutes sortes de questions. Pour eux, étudier aux États-Unis rime avec la réussite.
De l’autre côté, de jeunes chefs d’entreprise qui ont bénéficié des programmes américains expliquent à de probables entrepreneurs leur expérience professionnelle. L’un deux, Aboubacar Kemo Touré, administrateur de la plateforme forme d’emploi Wutiko.com est assailli par de jeunes étudiants quand le premier conseiller de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, Mme Martina Boustani, a révélé que M. Touré va représenter le Sénégal et sa plateforme au 8e sommet mondial annuel de l’entrepreneuriat qui va se dérouler à Hyderabad (Inde) du 28 au 30 novembre 2017. Aboubacar Kemo Touré est un ancien participant au Centre régional de leadership Yali. Aujourd’hui, il administre la plateforme Wutiko. Debout devant une table, il prodigue des conseils à de jeunes étudiants et chercheurs d’emplois.

Au-delà de l’entrepreneuriat, le premier conseiller de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, Mme Boustani, informe qu’il y a une large fenêtre qui est ouverte sur les opportunités d’éducation aux États-Unis. « Recevoir des étudiants internationaux de divers horizons dans des institutions américaines permet de renforcer les liens entre les États-Unis et les autres pays. Les collèges et universités américaines se font un plaisir d’accueillir des étudiants du monde entier de divers origines raciales, ethniques, religieuses, socioéconomiques et géographiques, pour les perspectives uniques et variées que ces personnes apportent aussi bien aux cours qu’en dehors », a informé le premier conseiller de l’ambassade américaine au Sénégal. Martina Boustani a conseillé à tous ces jeunes qui rêvent de faire de l’entrepreneuriat d’avoir « de la détermination et un réseau solide ». Car selon elle, « démarrer une affaire ou lancer une nouvelle carrière n’est pas une tâche facile ».

AliouNgamby NDIAYE

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) veut atteindre un volume de financement des Pme de 60 milliards de FCfa. Cette décision est issue de la réunion du conseil d’administration réunie la semaine dernière. Selon le communiqué publié dont copie nous est parvenue, pour atteindre cette objectif, le Conseil d’administration a fixé le budget 2018 du Fongip à 13.212.696.415 de FCfa contre 11 milliards en 2016.

Ce budget permettra d’accompagner la transformation institutionnelle du Fongip en Société anonyme en vue de l’obtention de l’agrément Bceao d’établissement financier de garantie, la mise en conformité de la structure avec les exigences réglementaires de Bale 2, Bale 3 et le projet d’acquisition de son siège social afin de mieux maîtriser ses charges locatives et de renforcer progressivement ses fonds propres.

Le conseil d’administration a aussi décidé de renforcer les activités du Fongip. Il s’agit notamment du financement du développement économique local en partenariat avec la Caisse de dépôt et de consignation (Cdc) et les collectivités locales à travers le Fogaville, le financement de l’accès à l’habitat social en partenariat avec le ministère en charge de l’habitat, l’acquisition du matériel agricole et de la commercialisation en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural. Le Fongip a démarré ses activités en mars 2014 et a mobilisé 44,4 milliards de FCfa pour le financement de 2.005 Gie de femmes et de jeunes et de 878 Pme avec la création de 27.634 emplois et la couverture de 41 des 45 départements en 3 ans d’activités.

Babacar DIONE

En cinq ans, les opérations de la Banque africaine de développement ont triplé au Sénégal. Un dynamisme que Serge Marie N’guessan attribue au dynamisme de la coopération entre les deux parties. L’institution bancaire a investi 590 milliards de FCfa contre 670 milliards de FCfa en 40 ans, c’est-à-dire de 1972 à 2012.

Le nouveau représentant de la Banque africaine de développement au Sénégal, Serge Marie N’guessan, s’est félicité du dynamisme de la coopération entre son institution et le gouvernement sénégalais. Il a soutenu que cette vitalité peut être mesurée par le volume des investissements approuvés ces cinq dernières années. « En cinq ans, les opérations de la Banque ont triplé au Sénégal », s’est-il réjoui, relevant que de 2013 à 2017, la Bad a investi 590 milliards de FCfa contre 670 milliards de FCfa en 40 ans, c’est-à-dire de 1972 à 2012. Il s’exprimait au cours d’un petit déjeuner pour échanger sur la nouvelle stratégie de la Bad pour l’émergence de l’Afrique ; le programme de coopération avec le gouvernement du Sénégal en prélude à la revue annuelle conjointe de coopération qui se tient en début de semaine prochaine. Selon M. N’Guessan, ce dynamisme a fait que le Sénégal a pu mobiliser, de 2015 à 2017, sur le guichet Bad, 366 milliards de FCfa. Le guichet Bad est accessible aux pays à revenu intermédiaire mais avec la révision de la politique de crédit de la banque, en 2014, certains pays qui sont traditionnellement financés sur le guichet du fonds africain de développement ont accédé à ce guichet au cas par cas sur des projets transformateurs. « La compétition était rude parce qu’il y avait des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Rwanda, le Cameroun mais le Sénégal a pu présenter des projets transformateurs », a déclaré Serge Marie N’Guessan.

Taux de décaissement de 19%
Ces investissements record de la Bad sont allés dans des secteurs clés tels que l’Aéroport international Blaise Diagne, le Train express régional, l’autoroute à péage, le projet Promoville, la centrale à charbon de Sendou, le Port autonome de Dakar, etc. « Ce sont des investissements à fort impact économique.

Le Sénégal est important à la Bad et nous sommes fiers des résultats. Nous sommes satisfaits de la qualité de nos interventions, surtout des excellentes relations que la Bad entretient avec les autorités sénégalaises. Ce sont ces relations qui ont permis au Sénégal de mobiliser autant de ressources », a déclaré M. N’Guessan. Toutefois, il a souhaité que le gouvernement améliore son taux de décaissement des fonds approuvés. « Il faut que le Sénégal utilise rapidement les ressources mises à sa disposition. Le taux de décaissement est de 19% pour les projets nationaux. On peut améliorer le taux d’absorption, nous souhaitons que ça aille très vite », a indiqué M. N’Guessan.

Interpellé sur la dette du Sénégal, Serge Marie N’Guessan estime que le niveau d’endettement du Sénégal est acceptable. « Nous ne sommes pas inquiets du niveau de la dette du Sénégal. Le plus important, c’est que cette dette puisse financer le développement », a dit le nouveau représentant de la Banque africaine de développement au Sénégal. Pour 2018, la Banque africaine de développement prévoit d’investir au Sénégal 33 milliards de FCfa dans les secteurs de l’entreprenariat, de l’emploi des jeunes, de l’agriculture notamment dans l’agro-industrie et dans les infrastructures.

Serge Marie N’Guessan dit attendre que les hommes d’affaires sénégalais soumettent à son institution leurs projets. « La Bad attend les projets du secteur privé, même les projets dans le secteur des médias sont les bienvenus », a-t-il lancé.

Mamadou GUEYE

Ils sont plus de 150 jeunes étudiants, élèves et chômeurs dont une cinquantaine ayant tenté l’émigration à bénéficier des formations théoriques et pratiques en entreprenariat agricole et technique innovante.

A la clôture de la formation, les apprenants ont manifesté leur satisfaction d’avoir acquis des connaissances techniques et technologiques dont ils ignoraient l’importance dans la pratique agricole et avicole. A l’initiative, l’association « Yeesal Agri Hub », en partenariat avec la coopération allemande à travers la Deutsche Gesellschaft für internationale zusammenarbeit (Giz), GmbH dans un nouveau programme, « Réussir au Sénégal », s’est lancé dans une logique de promouvoir auprès de jeunes Sénégalais les opportunités offertes par le secteur agricole pour l’amélioration de leur niveau de vie et pour le développement économique et social de leur pays.

Les participants sont composés de jeunes, notamment des migrants de retour, qui ont un vécu intéressant à transmettre et pour qui la semaine de l’entreprenariat agricole a constitué un cadre idéal d’acquisition du savoir dans le secteur de l’agriculture associée à l’innovation.

Les différents modules enseignés par des jeunes ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) ont porté sur les chaînes de valeurs agricoles, les technologies de l’information et de la communication, l’entrepreneuriat agricole, l’agro-écologie, entre autres. Des sujets qui ont beaucoup intéressé les apprenants, parmi eux la jeune juriste Adèle Diop qui veut se lancer dans l’aviculture. Selon elle, il est important, au sortir de cette formation, « de pouvoir monter et mettre en œuvre un projet avicole ». Maïssa Waly Faye, un autre jeune entrepreneur et tant d’autres présents à la cérémonie estiment que « des formations de ce genre peuvent contribuer à lutter contre le chômage des jeunes et l’émigration clandestine ».

En quelques jours, ils ont appris des choses basiques que beaucoup d’acteurs agricoles ignorent. Les pratiques présentées dans le cadre de l’agro-écologie sont différentes de celles qu’ils ont l’habitude de faire. L’association « Yeesal Agri Hub » veut promouvoir cette stratégie en ciblant les jeunes et les migrants. Cheikh Guissé, un migrant rentré au bercail et ayant lancé son projet agricole depuis plusieurs années, confirme l’importance de telles pratiques de l’agro-écologie dans l’entreprenariat agricole. Il soutient que le potentiel agricole existe bel et bien au Sénégal et il faut inciter davantage les jeunes à s’investir dans ce secteur et avoir une vision prospective et innovante pour bien saisir les opportunités agricoles afin de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire.

Mohamadou SAGNE

Cette année, la Sodefitex a lancé plus tôt sa campagne d’achat des produits agricoles. Elle a dégagé 3,5 milliards de FCfa.

La Société de développement et des fibres textiles (Sodefitex) a lancé, jeudi dernier, la campagne de commercialisation des produits agricoles dans le département de Vélingara. La cérémonie a été présidée par le préfet dudit département, Abdourahmane Ndiaye, en présence du directeur général de ladite société, Ahmed Bachir Diop, des techniciens de la Sodagrie et de la Cncas. Le préfet du département de Vélingara s’est réjoui de l’approche de la Sodefitex qui a proposé des prix rémunérateurs et a fourni tous les intrants qui sont payés à la commercialisation.

M. Ndiaye a également magnifié la parfaite collaboration entre les services de l’Etat et ceux de la Sodefitex. Le climat de confiance entre les producteurs du département et la Sodefitex a été salué par le représentant du Conseil départemental de Vélingara qui s’est satisfait des opportunités d’emplois qu’offre l’entreprise aux jeunes de la contrée. La Sodefitex a dégagé une enveloppe de 3,5 milliard de FCfa pour l’achat de produits agricoles : coton, maïs et riz. Cette année, la production de coton a augmenté de 26 % et les rendements se sont améliorés de 23 % au plan national. Il est attendu 20.000 tonnes, soit plus 33 % et plus de 3 milliards de FCfa seront versés aux contonculteurs avec un prix attractif de 300 FCfa le kilogramme, « le meilleur prix en Afrique ».

Avant la cérémonie de lancement de la campagne de commercialisation, la première étape a été celle de Ngoky où l’émotion était à son paroxysme. Tout le personnel cadre, amis et parents d’Aliou Konko Baldé, ont pris d’assaut l’Antenne multi locale d’expérimentation (Amex) du village qui porte désormais le nom du célèbre défunt président de l’Union régionale de la fédération des producteurs de coton de Kolda brusquement arraché à leur affection le 26 octobre dernier. « Un baobab du coton s’est effondré », a dit Ahmed Bachir Diop.

« Le meilleur prix en Afrique »
Cette année, la Sodefitex a lancé sa campagne de commercialisation plus tôt ; ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres. Et cette commercialisation concerne aussi bien le coton que le riz. A Saré Yoro Téning, les producteurs de coton du groupement de la contrée ont vendu près de 2.878.000 FCfa, correspondant à 9.596 tonnes de coton et sur ce montant, sera déduit les charges.
Les riziculteurs de Saré Bourra ont empoché un peu plus d’un demi million pour la vente de leurs premières productions équivalant à 4.407 tonnes de riz paddy. Le directeur général de la Sodefitex décline ses ambitions. Pour le coton, Ahmed Bachir Diop annonce que la Sodefitex va acheter 20.000 tonnes de coton graines, soit 5.000 tonnes de plus que la campagne précédente. Le prix du kilogramme est fixé à 300 FCfa, un prix jugé attractif, « le meilleur prix en Afrique », selon certains.

Le directeur de la Sodefitex a expliqué que ce prix est rendu possible grâce à la subvention de 1,400 milliard de FCfa de l’Etat jadis orienté vers la subvention des intrants dont la plupart se retrouvait au marché noir avec un réseau de trafiquants bien organisé. « Maintenant, c’est celui qui produit le coton qui aura droit à la subvention et le trafic des intrants a sensiblement baissé », a déclaré Ahmed Bachir Diop. Il a souligné que 3, 066 milliards de FCfa seront distribués aux producteurs, soit une augmentation de plus de 37 %.

Comme l’heure est à la diversification, la Sodefitex compte également acheter 2.700 tonnes de riz pour approvisionner sa rizerie « Maaromen » de Kédougou dont le potentiel est de 3.000 tonnes pour une valeur de 340 millions de FCfa. Le directeur général de la Sodefitex a fait part de sa volonté d’ouvrir une seconde rizerie dans la région de Kolda lorsque celle de Kédougou atteindra sa capacité. 1.500 tonnes de maïs seront également achetées pour un montant de 142 millions de FCfa destinées à la minoterie de Tambacounda et 400 tonnes d’arachide de bouche sont prévues pour 76 millions de FCfa. Concernant l’emploi, au-delà des 123 agents permanents de la Sodefitex qui seront mobilisés, Bachir Diop avance que 734 emplois directs seront créés, 317 saisonniers, 330 manœuvres et 175 journaliers.

Pape Demba SIDIBE

Les résultats 2017 de l’Indice Mo Ibrahim pour la gouvernance (Iiag) seront rendus public, ce 20 novembre. Cependant, la Fondation Mo Ibrahim (Fim) a décidé d’innover cette année. En lieu et place de la traditionnelle conférence de presse pour publier les résultats, la Fondation va partager les données de cette année avec le public grâce à « l’évènement Facebook Live de Mo », informe un communiqué. « Ceci permettra de favoriser les échanges sur les réseaux sociaux autour des thèmes de la gouvernance et du leadership en Afrique, via les hashtags #AskMIF et #IIAG », ajoute la source.

Après cette publication en live, la Fondation Mo Ibrahim (Fim) va organiser, à Dakar, la première discussion de haut niveau sur les résultats. D’après la note, cette rencontre qui se tiendra le 30 novembre prochain, réunira des « parties prenantes centrées sur l’Afrique dont des responsables politiques, des représentants internationaux, des partenaires et des universitaires, des membres de la société civile et des dirigeants d’entreprise ». Tous ces acteurs vont discuter les résultats 2017 de l’Indice Mo Ibrahim qui « fournit aux gouvernements, citoyens, entreprises, universitaires, décideurs politiques et analystes un outil précieux permettant d’évaluer de manière précise la prestation par chaque gouvernement des biens et services publics et de nourrir les discussions sur la gouvernance sur le continent africain ».

Le communiqué précise que l’Indice Mo Ibrahim livre ces données après une « analyse de 100 indicateurs issus de 36 sources indépendantes, internationales et africaines permettant de couvrir, pour chacun des 54 pays africains, les dimensions sécurité et Etat de droit, participation et droits de l’Homme, développement économique durable et développement humain ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le choix du Groupe Jeune Afrique, organisateur du Forum « Les Héroïnes », s’est porté sur Anta Babacar Ngom, directrice de Sedima. Dans cet entretien, elle revient sur les préparatifs et les enjeux de cette rencontre qui célèbre le leadership féminin.

Vous avez été choisie pour présider l’édition 2017 du Forum « Les Héroïnes » organisé par le Groupe Jeune Afrique au Sénégal. Où en êtes-vous avec les préparatifs de ce projet ?
C’est un grand honneur pour moi de participer à une initiative d’une telle portée. Il va y avoir un avant et un après « Les héroïnes ». Pour la première fois, un forum permettra à près de 300 femmes dirigeantes de partager une plateforme de networking exceptionnelle, se poser les bonnes questions et transmettre aux dirigeantes de demain les vraies réponses aux enjeux auxquels elles seront confrontées. C’est une fierté encore plus grande d’avoir été choisie par Jeune Afrique pour présider cette édition. Le forum est le premier rendez-vous dédié au leadership féminin en Afrique … Il doit faire date.

Aujourd’hui, nous sommes à quelques jours de l’événement (Ndr : samedi 18 novembre 2017 au Radisson Blu de Dakar) et tout se passe pour le mieux. Les équipes sont en ordre de bataille et travaillent pour que les 300 participantes vivent une expérience inoubliable. Chaque dirigeante doit sortir du forum avec une soif de partager décuplée ; chaque aspirante dirigeante doit sortir du forum avec les clés du leadership pour se construire un destin dans l’Afrique d’aujourd’hui. Toutes les énergies sont mobilisées, pour que ce soit une journée d’intenses partages sur la question du leadership féminin et des leviers de son établissement, pour le plus grand bénéfice de nos sociétés.

Comment les dirigeantes sénégalaises ont-elles accueilli cette initiative ?
La particularité positive du Sénégal, c’est que nous sommes plusieurs générations de dirigeantes à partager une même vision du leadership féminin. Nous sommes nombreuses et avons, malheureusement, très peu d’occasions de communiquer et de partager. Du coup, toutes ces initiatives qui nous permettent de communier sont favorablement accueillies par toutes les dirigeantes. Je profite de votre tribune pour rendre un hommage appuyé à la Première Dame du Sénégal pour son engagement auprès des femmes leaders et pour son action en faveur de l’émergence d’un leadership féminin fort au Sénégal. Je remercie également tous ces hommes qui ont compris et qui se lèvent et s’engagent pour que nos sociétés profitent davantage des valeurs et du leadership de leurs femmes. Une mention spéciale est décernée au Haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, le général de division Meissa Niang, qui a promu l’intégration des femmes dans la gendarmerie et en particulier dans les forces armées.

Le concept « Les Héroïnes » a été lancé pour inciter les chefs d’entreprises du continent à promouvoir les femmes à des postes de responsabilité. Est-ce que l’initiative a fait bouger les lignes ?
En Afrique en particulier, le recul économique directement imputable aux disparités entre les genres est évalué à 95 milliards de FCfa par an. Ce manque à gagner est aberrant et inacceptable. Les panels et débats du forum vont tous dans le sens de la génération de solutions concrètes à ce type de problématique qui, si nous n’y prenons garde, retarderont inéluctablement la marche du continent vers le développement. A notre petite et humble échelle, nous avons fait bouger les lignes dans la mesure où la prise de conscience monte crescendo et la sensibilité est réelle quant aux enjeux de promotion du leadership féminin à tous les niveaux.

Le forum aura fait bouger les lignes si dès à présent, nous considérons avec plus d’attention l’exigence de scolarisation des filles, l’inclusion des filles aux filières scientifiques, la résorption de toutes les disparités entre les genres et l’égal accès à l’entreprenariat et au top management de nos entreprises et de nos institutions…

Réussir à travers le forum à faire que des leaders confirmées partagent leurs expériences et leurs «skills», avec des futurs leaders qui n’auraient sans doute pas eu l’opportunité de les rencontrer est en soit déjà gratifiant pour nous… les lignes ont bel et bien bougé.

Au départ, l’objectif était de sélectionner 300 à 400 femmes. Le processus s’est-il bien déroulé et quel est le nombre d’héroïnes retenues ?
Un sujet comme « la promotion du leadership féminin » tel que posé par « Les héroïnes » peut mobiliser beaucoup plus que 400 femmes. Les enjeux sont capitaux pour notre continent et force est de reconnaître que le Sénégal est en avance sur le sujet. Le processus s’est parfaitement bien déroulé. « Les Héroïnes » ont systématiquement connu un accueil positif.

Quel est le profil des femmes et en quoi cette participation leur sera utile ?
Le Forum rassemble des femmes leaders confirmées, de toutes générations, de divers secteurs d’activités avec des femmes aspirant au leadership ainsi que quelques hommes.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

La pêche fait travailler plus de 3 millions de personnes, particulièrement les femmes et les jeunes dans l’écorégion Wamer constitué du Sénégal, de la République de Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Cap-Vert, de la Mauritanie et de la Sierra Léone.

La pêche joue un rôle important dans l’écorégion Wamer qui couvre le Sénégal, la République de Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Cap-Vert, la Mauritanie et la Sierra Léone. Selon le secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa), Moussa Mbengue, le secteur de la pêche fait travailler 3 millions de personnes dans ces 7 pays. Mieux, ajoute M. Mbengue qui s’exprimait, hier, lors d’un atelier sous-régional de capitalisation des meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans l’écorégion Wamer, la pêche constitue une source de nourriture importante pour ces Etats et une richesse pour les communautés côtières. Moussa Mbengue informe que dans l’espace Wamer qui couvre une superficie de 1,6 million de km2 et s’étend sur 3.700 kilomètres de côte, le potentiel de capture dans cette zone est évalué à 2,203 millions de tonnes. Pour les débarquements, ils sont estimés à 2 millions de tonnes dont 77 % de petits pélagiques. « L’écorégion Wamer est caractérisée par une diversité et une richesse d’écosystèmes marins et côtiers », ajoute-t-il.

Cependant, en raison d’un « déficit de gouvernance », la durabilité du secteur est fortement menacée. Les ressources halieutiques deviennent de plus en plus rares même si une solution alternative semble être trouvée avec la cogestion des ressources que Moussa Mbengue considère comme « le mode de bonne gouvernance qui pourrait contribuer à une meilleure gestion des ressources halieutiques ». Pour améliorer la gouvernance des pêches dans l’espace Wamer, l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont cofinancé le programme « gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer ». Un programme mis en œuvre depuis 2012 et qui doit prendre fin en décembre.

Identifier les meilleures pratiques de pêche
Des acteurs et parties prenantes de la cogestion des 6 pays d’intervention du programme GoWamer ont effectué, du 2 au 4 novembre 2017, une visite d’échanges dans les sites de cogestion au Sénégal, notamment à Kayar, Ngaparou et Joal. Plus de dix jours après, ces mêmes acteurs se retrouvent à Dakar pour un atelier sous-régional de capitalisation des meilleures pratiques de cogestion des ressources marines côtières dans l’écorégion Wamer. Selon le secrétaire exécutif de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (Adepa), les résultats attendus de cet atelier de deux jours (16 au 17 novembre) est d’identifier les meilleures pratiques de cogestion des ressources marines et côtières dans l’écorégion Wamer. Il sera aussi question, ajoute Moussa Mbengue, d’identifier « les forces et les faiblesses » de la cogestion et proposer des pistes de renforcement.

Aliou Ngamby NDIAYE

La flotte de la compagnie aérienne sénégalaise va s’enrichir, en 2018, de deux nouveaux avions. La commande a été passée au salon aéronautique de Dubaï.

La compagnie nationale « Air Sénégal » a signé un protocole d’accord portant sur une commande deux avions A330 neo, une nouvelle version remotorisée du gros-porteur best-seller A 330, indique un communiqué de Airbus. Cet accord a été paraphé en présence du ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires du Sénégal, Maïmouna Ndoye Seck qui a pris part au salon aéronautique de Dubaï.

Les autorités du groupe d’Airbus indiquent que ces deux appareils seront mis en ligne par « Air Sénégal » en 2018 et que « la compagnie prévoit d’exploiter l’A330 neo pour développer son réseau de lignes moyen et long-courrier, tout en tirant parti de ses technologies avancées et de son efficacité opérationnelle accrue ». Ces deux gros porteurs, précise le texte, « contribueront à la croissance et à l’expansion commerciale future de la compagnie ». « L’aviation est un catalyseur du développement économique du pays. Cette transaction témoigne des ambitions du Sénégal en matière de croissance économique et s’inscrit dans le cadre de sa stratégie pour la progression du pays vers l’émergence », a déclaré Philippe Bohn, directeur général de « Air Sénégal » cité dans le texte. « L’A330 neo a d’ores et déjà démontré qu’il est l’avion idéal, offrant de faibles coûts d’exploitation, une capacité long-courrier et de hauts niveaux de confort. Nous attendons avec impatience sa mise en service qui nous permettra d’offrir à nos clients des services haut de gamme », a-t-il ajouté.

« Nous sommes très heureux d’accueillir « Air Sénégal » parmi nos clients A330 neo qui bénéficie des dernières avancées technologiques en matière d’économie de carburant ainsi que d’un confort, d’une régularité technique et d’une efficacité opérationnelle inégalés », a déclaré John Leahy, chef de l’exploitation à Airbus. « L’A330 est le choix idéal qui permettra à « Air Sénégal » de bâtir son réseau et de devenir la compagnie bénéficiant de la croissance la plus rapide en Afrique de l’Ouest », a-t-il soutenu.

L’A330 neo, la toute dernière génération de la famille des gros porteurs d’Airbus, lancé en juillet 2014, bénéficie de la rentabilité, la polyvalence et la régularité technique reconnues de la famille A330, tout en affichant une réduction de la consommation de carburant de l’ordre de 25 % par siège, indique le groupe Airbus, précisant que les A330 neo sont équipés de moteurs Trent 7000 de Rolls-Royce de toute dernière génération et d’une nouvelle voilure de plus grande envergure, dotée de dispositifs d’extrémités de voilure. La compagnie aérienne du Sénégal a acquis deux aéronefs Atr, une option que le directeur général juge meilleure que la location.

Mamadou SY

Construire une compagnie nationale solide, sûre et qui gagne rapidement la confiance des clients. C’est l’ambition de Philippe Bohn, directeur général d’Air Sénégal SA. Dans cet entretien, M. Bohn a dévoilé quelques secrets de sa recette pour positionner le pavillon national aussi bien dans la sous-région qu’à l’international. Il n’a pas manqué de saluer l’engagement des plus hautes autorités qui a permis d’acquérir deux aéronefs ATR, une option qu’il juge meilleure que la location. Le recrutement des pilotes, la reprise des personnels de l’ex Sénégal Airlines ont également été abordés par le directeur général d’Air Sénégal SA.

Imaginiez-vous un jour diriger la compagnie nationale Air Sénégal ? Et qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le poste ?
Franchement non. Je n’imaginais pas venir au Sénégal pour prendre la direction de la compagnie aérienne. On m’a demandé de venir participer à cette aventure et c’est une proposition qui m’honore. C’est une aventure collective. Je fais partie des dirigeants qui considèrent qu’on est toujours plus intelligent à plusieurs.

Deux éléments m’ont poussé à accepter. D’abord, il y a un gouvernement déterminé dans la construction d’une ambition pour le Sénégal et Air Sénégal en fait partie. Macky Sall fait partie des grands leaders internationaux. Il a une vision avec d’immenses capacités à embrasser des problématiques complexes, y compris dans le domaine technique. Ensuite, c’est un leader qui veut partager sa volonté et son enthousiasme.

Après votre nomination, vous vous étiez donné trois mois pour élaborer le plan de vol stratégique du pavillon national. Où est-ce que vous en êtes? Quelles sont les grandes lignes ?
Nous sommes à la tâche. Nous avons une idée assez précise des voies vers lesquelles nous souhaitons aller. L’environnement est très concurrentiel. L’industrie aéronautique aux États-Unis, en Europe, en Asie se caractérise par de grands mouvements de consolidation. L’Afrique n’échappera pas à ce mouvement de consolidation. Dans dix ans, on peut imaginer qu’il restera entre six et dix compagnies africaines. Il y a déjà des modèles comme Ethiopian Airlines qui a une longue histoire. Le Sénégal est dans l’histoire de l’aéronautique. On y trouve une position géographique, un historique, des compétences et un dynamisme économique. Cela contribue à mettre les clignotants au vert. Une compagnie aérienne dans cet environnement participe et contribue au Plan Sénégal émergent. Le Sénégal peut prétendre être parmi les meilleurs dans ce domaine en hissant le drapeau national assez haut.

Les défis sont immenses et l’espoir grand d’avoir enfin un pavillon national fort et compétitif après l’échec d’Air Sénégal international et de Sénégal Airlines. Comment comptez-vous y prendre? Quels sont vos chantiers immédiats pour mettre sur orbite Air Sénégal SA ?
Philippe Bohn DG Air Sénégal SAL’aérien, c’est une industrie extrêmement normée comme le nucléaire. Tout est normé, certifié. C’est un métier à la fois complexe et simple car il y a beaucoup de paramètres. Tous les paramètres pour construire une compagnie aérienne entrent dans des normes, process et certifications. Simple parce qu’il faut suivre très rigoureusement tous les process. Quand vous dirigez une compagnie de taxis, votre concurrence est locale. Quand vous dirigez une compagnie aérienne, votre concurrence se trouve à l’international. Vous êtes de ce fait soumis à des contraintes internationales et vous devez remplir les prescriptions, normes, certifications qui sont obligatoires pour accéder à ce marché international.

Air Sénégal va démarrer avec deux appareils neufs ; une première au Sénégal qui pratiquait la location d’avions. Comment comptez-vous renforcer ce parc d’aéronefs ? Allez-vous poursuivre la politique d’achat ?
Si le gouvernement continue de soutenir cette approche qui me paraît la meilleure, la réponse est oui. Acheter un avion neuf, c’est comme acheter un bien immobilier. C’est un bon investissement en soi et c’est rentable. On peut faire recours à la location mais elle coûte beaucoup d’argent et à la fin l’avion ne vous appartient pas. L’industrie aéronautique coûte chère. Ceux qui survivent sont ceux qui ont les moyens, la volonté d’investir pour avoir des coûts attractifs. La stratégie serait dans la mesure du possible, de poursuivre l’achat d’aéronefs ; ce qui n’exclut pas des locations sur tel type d’avion ou tel autre pour entrer sur le marché dans de bonnes conditions.

Quelle est la recette pour positionner Air Sénégal et l’intégrer dans le circuit international ?
Quand vous arrivez sur un marché qui est très concurrentiel et qui est un peu saturé, vous devez avoir un très bon produit, gagner rapidement la confiance des clients avec un coût le plus attractif possible. Pour gagner la confiance des clients, il faut le respect des procédures, la sécurité, la sûreté, la fiabilité. Si vous avez des avions de plus de 20 ans et mal entretenus, vous ne pouvez pas gagner des parts de marchés.

Sur l’investissement de départ qui est fondamental, avez-vous le soutien du gouvernement pour avoir les fonds nécessaires à temps ?
Si je n’avais pas ce soutien, je ne serais pas venu. Le chef de l’Etat a une vision, une volonté et une connaissance profonde de ce sujet très technique qu’il maîtrise. Je vois un gouvernement volontariste, très allant et qui a une volonté forte de construire et de faire de bonnes choses. L’exemple de l’Aéroport international Blaise Diagne est symptomatique. Cela fait des années que les travaux étaient à la traine mais il va bientôt ouvrir. Mais l’essentiel, c’est qu’il existe et c’est un bel ouvrage. Le gouvernement a pris cette infrastructure en main.

Où en êtes-vous concernant l’obtention de la licence pour le démarrage des activités d’Air Sénégal ?
Le permis d’exploitation aérienne est en cours d’élaboration. Nous avons la chance d’avoir un organisme comme l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) qui est sérieux. Tout se passe dans un partenariat qui démontre qu’on travaille sérieusement. Avec l’Anacim, nous entretenons les meilleurs rapports. Les choses bougent selon des délais normaux. Il y a eu quelques ajustements à faire pour être dans le cadre. On suit le rythme.

Est-ce que Air Sénégal va démarrer le 7 décembre prochain ?
Inchallah. Nous avons fait la réception technique des ATR à Toulouse qui sont aux couleurs du Sénégal. Nous sommes dans la phase de finalisation du financement. Le Sénégal a reçu de bonnes conditions de financement auprès de l’agence de crédit export française et italienne. Actuellement, il n’y a pas d’obstacles majeurs. On est sur un rythme soutenu. Il y avait un retard qui a été rattrapé. Les avions sont prêts. D’ici à la fin du mois, nous espérons faire le closing du financement et ainsi pouvoir en prendre livraison.

Air Sénégal devra faire face à une rude concurrence de la part d’autres compagnies comme Air Côte-d’Ivoire et Asky qui ont déjà une bonne longueur d’avance dans la sous-région ouest africaine. Comment comptez-vous relever ces défis ?
Nous sommes dans un environnement extrêmement concurrentiel. Il faut appréhender le marché avec pragmatisme. Cela vous donne une idée de l’approche stratégique que nous comptons développer et que le gouvernement a accepté et encourage. C’est difficile d’avoir une compagnie aérienne rentable si l’on se limite à son petit marché. Il est important d’aller très vite vers l’intercontinental pour des questions de rentabilité. Le chiffre d’affaires d’un ATR est d’environ 9 millions de dollars par an. Et un A330 peut faire un chiffre d’affaires d'environ 55 millions de dollars par an. C’est important pour une compagnie aérienne d’augmenter très vite son chiffre d’affaires. Cela permet d’arriver à un niveau de rentabilité acceptable même si tout le monde sait qu’une compagnie aérienne ne fait pas de profits dans les premières années.
Pour la concurrence, nous nous inscrivons dans une logique de coopération intelligente.

La desserte des régions de l’intérieur du pays a toujours été un point faible. Est-ce que vous comptez-vous déployer sur le marché intérieur et quelles sont les régions qui seront desservies en premier ?
Les vols intérieurs sont un service légitime et naturel qu’une compagnie aérienne nationale doit proposer à la population. Air Sénégal accompagne le mouvement qui est amorcé. Un très bon travail a été fait avec beaucoup d’aéroports qui sont opérationnels et capables d’accueillir des avions. Nous allons nous adapter à la demande puisqu’une compagnie aérienne, c’est des infrastructures, des touristes et un avion, c’est du remplissage. Le Sénégal est un pays que les gens aiment et qui a une bonne image et un Etat de droit. Il attire touristes et investisseurs, ce qui constitue autant de clients potentiels pour Air Sénégal.

Le recrutement par vos soins des pilotes d’Air Sénégal et d’autres personnels a été décrié et a soulevé la colère de certains agents qui vous reprochent l’arrêt du processus enclenché avant votre arrivée comme directeur général. Quelle est la situation présentement ?
DG Air Sénégal SALa volonté d’Air Sénégal est de recruter des pilotes sénégalais de qualité. C’est notre première cible. Mais les pilotes sénégalais les plus compétents ne sont pas forcément ceux qui font le plus de bruit. Beaucoup sont déjà dans les autres compagnies aériennes. J’ai une grande envie, un grand besoin de les récupérer, les avoir dans l’entreprise. Pour l’instant, j’ai deux avions qui arrivent et j’ai un besoin en ressources humaines adaptées. Les ATR 72-600 qui arrivent sont des appareils où il y a peu de pilotes formés dans le monde. Ce n’est pas comme un Boeing 737 ou un Airbus A320 où vous allez trouver facilement beaucoup de pilotes. Pour les ATR, la communauté de pilotes disponibles est réduite. Il faut les former. Ce n’est pas parce que vous avez été pilote pendant 40 ans à Air Afrique sur un 737, que vous savez piloter un ATR 72-600. Soyons clair : la survie d’une compagnie aérienne est liée à la confiance de ses clients. La seule préoccupation que j’ai en tant que dirigeant-responsable, c’est d’avoir les gens les mieux formés, les mieux adaptés. La seule contrainte que nous nous imposons, c’est d’être dans les normes de sécurité, de fiabilité, de rigueur, de process les plus sérieux pour attirer une clientèle nationale et internationale.

La question de la reprise des personnels de l’ex Sénégal Airlines revient toujours sur la table. Qu’est-ce que ces agents peuvent attendre de vous ?
J’ai plutôt envie de dire qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour Air Sénégal. Parce que c’est une aventure collective. Bien évidemment, il y a des compétences qui existent. Et les compétences, nous en avons besoin. Mais nous sommes une start-up aérienne qui démarre. C’est une petite équipe. La chose la plus difficile, c’est le recrutement. La clé d’une entreprise, c’est la ressource humaine. Je crois à ce projet. Quand je crois à une cause, je m’engage. Je crois à ce pays car je crois en son leader (Macky Sall). J’ai mis en place des procédures de recrutement. On est assisté par une société sénégalaise. Nous avons reçu des dizaines de milliers de Cv. Cela montre l’engouement autour du projet. On ne sera pas embauché à Air Sénégal parce qu’on est le cousin, le petit-frère, le beau-frère, ou la tante de quelqu’un. On sera embauché à Air Sénégal parce qu’on est compétent.

Est-ce que vous envisagez, pour Air Sénégal, d’avoir un partenaire stratégique ?
Le gouvernement a exposé son choix et sa feuille de route qui est d’ouvrir le capital à un moment donné. Ce qui est une bonne idée. Ouvrir le capital revêt plusieurs aspects. Il faut être en état d’attirer les investisseurs et la possibilité d’avoir un ou plusieurs partenaires stratégiques. La clé de l’indépendance, c’est d’avoir parfois plusieurs partenaires. Actuellement, on regarde toutes les possibilités qui pourront s’ouvrir à nous.

La desserte Dakar-Paris était réalisée par les défuntes compagnies Air Sénégal international, Sénégal Airlines. Comptez-vous faire la même chose ?
A l’époque, l’entreprise était adossée à un partenaire stratégique à savoir la Royal Air Maroc. L’objectif, c’est de faire l’intercontinental et Paris fait partie de cet objectif. C’est à la fois légitime et nécessaire. Je ne peux pas vous donner de délai. Un vol long-courrier, c’est indispensable mais cela prend du temps car il y a des normes, certifications et autorisations à respecter. La précipitation d’aujourd’hui sera les ennuis de demain dans l’aéronautique. Il faut faire les choses avec sérénité. C’est comme construire une maison, il faut des fondations solides. En plus, il faut du sérieux et de la rigueur. Mais, je ne pourrais réussir qu’en étant soutenu non seulement par le gouvernement mais par tout le monde.

Quel rôle devrait jouer Air Sénégal dans la stratégie du Hub du Pse ?
Nous comptons jouer un rôle important. Un hub s’entend par l’existence d’une compagnie nationale. Mais un hub n’est jamais acquis. Le Sénégal va devenir un hub si l’on a une compagnie aérienne. Il a une position géographique intéressante. C’est à nous de construire ce hub. Il y a une volonté globale du gouvernement de faire du Sénégal, un hub économique. Nous, nous serons le volet aérien de ce hub global. Nous voulons faire de Dakar, le hub aérien de l’Afrique.

Propos recueillis par Cheikh THIAM, Mamadou GUEYE, Aliou KANDE (texte) et Sarakh DIOP (photos)

Dans un communiqué, le Groupe Teyliom annonce que sa filiale Teyliom Logistics devient le gestionnaire du Cargo Village de l’Aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). « Teyliom Logistics offrira à ses clients l’ensemble des services de handling aérien et de logistique, dans un environnement sous douane et sécurisé », indique le texte. Ces services seront assurés dès l’ouverture de l’Aibd, c’est-à-dire le 7 décembre prochain, précise la même source. Le Cargo Village est situé à proximité immédiate des pistes de l’aéroport international Blaise Diagne.

Teyliom Logistics bénéficiera du soutien opérationnel de Swissport, leader mondial de l’assistance aéroportuaire. « Swissport amènera son expérience internationale du traitement du cargo aérien à Teyliom Logistics afin que le service rendu réponde aux meilleurs standards internationaux. Ce partenariat contribuera au développement des capacités opérationnelles et humaines de la plateforme aéroportuaire de Dakar. Un accent particulier sera mis sur la gestion de la qualité de service et sur la sécurité des marchandises, des personnes et de l’environnement », indique le Groupe Teyliom.

Selon le communiqué, le plan de développement du Cargo Village, en construction, prévoit, à terme, la construction de trois entrepôts de 4.000 m² chacun, dans un environnement sécurisé et adapté à tous types de marchandises (frets spéciaux, marchandises sous température dirigée, matières dangereuses, etc.)

« Ce partenariat entre une entreprise africaine ambitieuse et le leader mondial de l’industrie du handling aérien contribuera à confirmer l’attractivité économique du Sénégal, en offrant aux clients locaux et internationaux des services cargo de grande qualité et en faisant de l’aéroport de Dakar un carrefour incontournable de l’économie ouest-africaine », assure le Groupe Teyliom.

Mamadou GUEYE

Cheikh Kanté, en tant que ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), a réservée au Pôle urbain de Diamniadio, sa première sortie officielle. Après avoir visité un certain nombre de chantiers sur le site, il a présidé une réunion de la task-force autour du Pôle urbain. Au sortir de cette rencontre d’échanges, il a salué le bon rythme d’évolution des chantiers non sans reconnaître quelques difficultés techniques et administratives auxquelles, a-t-il promis, des solutions vont rapidement être trouvées. Chaque chantier a son propre niveau d’exécution, mais Cheikh Kanté estime l’ensemble à 80 %. Cela étant, il soutient que l’idée du président Macky Sall de créer le Pôle urbain de Diamniadio doit être appréciée à l’aune des problèmes d’urbanisation galopante qui frappent le monde entier. «En Afrique, le taux d’urbanisation va même beaucoup plus vite qu’en Europe. De 15 % dans les années 50, nous sommes passés à plus de 40 % de taux d’urbanisation. Certains experts disent même que l’Afrique devrait être l’épicentre de l’urbanisation mondiale d’ici aux prochaines années. Heureusement que le président Macky Sall, dans sa logique d’anticipation, a senti la nécessité de créer cette ville moderne de Diamniadio », a déclaré le ministre non sans ajouter que « le Pôle urbain de Diamniadio est l’un des projets les plus beaux du président de la République et démontre son intelligence, sa capacité d’anticipation et d’innovation ».

Elh. I. THIAM

Le visage du Pôle urbain de Diamniadio commence à prendre forme. Le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, Cheikh Kanté, a fait le constat, hier, lors d’une visite de terrain.

Petit à petit, les éléments constitutifs du Pôle urbain se mettent en place. Et à ce rythme, Diamniadio sera, comme l’a imaginé le chef de l’État dans le Plan Sénégal émergent (Pse), une ville qui réponde aux exigences d’une cité moderne regroupant des quartiers administratifs, des zones d’habitations mixtes, des zones industrielles, des universités et centres de recherche, des espaces d’affaires et des infrastructures sportives.

Cinq ans après le lancement de son processus de transformation en ville nouvelle, Diamniadio est encore un grand chantier à ciel ouvert. Tout autour du Centre international de conférences étrenné en novembre 2014 à l’occasion du Sommet de la Francophonie, poussent des bâtiments comme des champignons. Nommé fin septembre ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Cheikh Kanté, en visite, hier, dans la zone, a pu constater de visu le changement de visage qui s’opère sur les lieux avec de nombreuses infrastructures en cours ou déjà terminées. A l’image du Parc industriel dont les hangars imposants, façades vitrées scintillantes, trônent sur le bas-côté de l’autoroute à péage dans le sens Dakar-Diamniadio. L’ancien Directeur général du Port a entamé sa visite par cette future plateforme industrielle qui s’étend sur 53 hectares dont 13 hectares déjà réalisés.

Le Parc industriel international de Diamniadio est un espace d’accueil d’investisseurs qui vise à créer les conditions d’émergence et de développement d’un pôle industriel vecteur de compétitivité et de croissance. Pour la première phase, on trouve un bâtiment administratif construit sur 884 m2 abritant des bureaux sur cinq étages, trois bâtiments de type A (7.200 m2) et un bâtiment de type B (2.800 m2). A moyen terme, le Parc industriel doit accueillir 23 bâtiments industriels non polluants. Ces espaces dédiés vont combiner à la fois des infrastructures et services performants ainsi que des incitations douanières, fiscales et non fiscales significatives et exceptionnelles. A cet effet, le Parc industriel cible les industries à fort potentiel de valeur ajoutée, non polluantes et créatrices d’emplois telles que la confection, l’électronique, l’agro-alimentaire, etc. Il est attendu la création de 15.000 emplois directs, 8.000 emplois indirects et un chiffre d’affaires à l’horizon 2018 de l’ordre de 139 milliards de FCfa par an.

Un chiffre d’affaires de 139 milliards de FCfa
Sur le même prolongement, en face du Cicad, le chantier de l’université Amadou Mokhtar Mbow évolue. Les gros œuvres des Ufr 1, des deux amphithéâtres de 1.000 et de 1.500 places, de l’atelier de maintenance, les deux annexes du Rectorat situés à l’entrée du chantier, le bâtiment central sur six étages qui abritera tous les organes de gouvernance de l’université (Recteur, Secrétariat général, comptabilité, Services juridiques, etc.), sont quasiment terminés. Les travaux avancent à un rythme soutenu après que le chantier a connu quelques retards dus en partie à la complexité du terrain et du sol. La date de livraison qui était prévue en octobre 2017, est renvoyée à décembre 2018. Au total, l’université Amadou Makhtar Mbow comptera 43 bâtiments sur une superficie de 40 hectares. Sa capacité d’accueil est de 30.000 étudiants. Des formations pointues alignées sur les besoins du pays et de la sous-région y seront données, selon le Recteur Omar Guèye.

Un chantier qui ne semble pas accuser de retard, c’est les sphères ministérielles. Éparpillées sur trois sites et confiées à trois entreprises différentes, ces futures cités administratives ont fini de dessiner leur visage. C’est le cas notamment des travaux conduits par l’entreprise Teylium sur le site situé sur la pénétrante de l’autoroute à péage qui relie la Rn1 et ceux dont l’entreprise Envol Immobilier a en charge sur le site niché derrière le Cicad.

Sur ces deux sites, les bâtiments sont déjà debout. Ces sphères ministérielles devraient être livrées en juin 2018. Elles vont accueillir pas moins de 10.000 fonctionnaires, fait-on savoir du côté du ministère. En plus de regrouper de nombreux services en un même lieu, ces cités administratives vont permettre à l’État d’économiser des dizaines de milliards en loyer. Sur les dix dernières années, l’État aurait déboursé plus de 160 milliards pour louer des bâtiments à usage administratif. Un peu plus tôt, le ministre en charge du Suivi du Pse et sa délégation ont fait un arrêt à l’Institut de Recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) que le chef de l’État a inauguré, il y a quelques mois et dont le promoteur est le Pr Souleymane Mboup.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le groupe français de construction et de réparation de navires « Piriou » s’installe à Dakar après son implantation au Nigeria, en 2004, au Vietnam (2006) et en Algérie (2013) avec l’ambition de faire du Sénégal un hub maritime.

Spécialisé dans la construction, la réparation, l’ingénierie navale et la prestation de services, l’entreprise française Piriou s’installe au Sénégal à travers un partenariat avec la Société « Ngom et Frères ». Les deux parties ont rendu public leur partenariat lundi dernier. « Nous avons l’honneur et le plaisir d’être le partenaire du Groupe Piriou au Sénégal ; un groupe bâti sur une réputation de sérieux et sur des valeurs de proximité et d’efficacité », a déclaré Babacar Ngom, le directeur général de l’entreprise « Ngom et Frères », ravi d’avoir comme partenaire le Groupe français qui, insiste-t-il, a une « solide réputation » dans la construction et la réparation de bateaux aussi bien artisanale qu’industrielle.

Un enthousiasme partagé par Pascal Piriou, président du groupe Piriou qui soutient que le Sénégal a un vrai potentiel pour développer une industrie navale avec un marché diversifié disposant d’une importante flotte artisanale de pêche en constante hausse ; un partenaire local qui a une solide expérience dans la fourniture d’équipements maritimes ; un environnement des affaires favorable attesté par la progression d’année en année du Sénégal dans le classement Doing business. De plus, le Sénégal a d’autres atouts avec ses 700 kilomètres de côte, la qualité de ses ressources humaines et sa position géographique à la croisée des routes maritimes, aériens et terrestres. Des éléments qui ont pesé sur le choix du groupe Piriou de s’établir au Sénégal. Les deux parties vont mettre sur pied la société « Piriou Ngom Sénégal » qui va proposer ses services en réparation et en construction navale notamment dans les domaines de la pêche, des navires de service et de défense.

Région prometteuse
Selon Pascal Piriou, cette implantation s’inscrit dans la stratégie de son groupe visant à se rapprocher de ses clients grâce à une alliance avec un partenaire local fort. «Nous avons toujours considéré cette région comme très prometteuse. Forts de nos expériences réussies au Nigeria et en Algérie, notre implantation au Sénégal est devenue une évidence au regard de son potentiel diversifié. Si l’on ajoute à la flotte de pêche, y compris piroguière, celle des navires de services et les navires de la marine nationale sénégalaise, il y a un vrai potentiel pour faire du développement local. Comme au Nigeria où nous employons 200 personnes, nous nous appuierons sur du personnel et des sous-traitants sénégalais », a-t-il expliqué. Pascal Piriou souligne que les bateaux Piriou sont présents en Afrique de l’ouest depuis 1979, rappelant que la France et le Sénégal entretiennent une longue tradition de coopération dans le domaine maritime. Ababacar Ngom estime que ce partenariat permettra de relever le défi des politiques tournées vers le monde maritime telles que détaillées dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Gwendal Rouillard, député et conseiller municipal de Lorient pense que ce partenariat peut contribuer à faire du Sénégal un hub maritime.

Déjà, certains acteurs sénégalais voient ce mariage d’un bon œil. Libasse Diop, directeur Armement Yannick Carton, affirme qu’avec l’implantation du groupe français de construction navale, les armateurs ne seront plus obligés d’aller en Europe pour la réparation et l’entretien de leur navire. Créé en 1965, le groupe Piriou construit des navires qui peuvent atteindre 120 mètres. La Société « Ngom et Frères » fournit des services à la marine nationale, aux sociétés opérant dans le domaine portuaire, aux acteurs de la pêche industrielle comme artisanale.

Mamadou GUEYE

Malgré les projets en cours (Affaire mondiale Canada (Amc), Banque mondiale, Banque ouest africaine de développement (Boad) et «Usaid Naatal Mbay»), des difficultés subsistent pour enraciner l’assurance agricole au Sénégal. Elle ne touche que 100.000 agriculteurs sur 8 millions (60 % de la population vivant de l’agriculture). L’objectif de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas) est d’atteindre ces 8 millions dans un délai assez raisonnable. Moussa Sabaly, président de la Fédération nationale des producteurs de coton (Fnpc), s’est engagé pour le plaidoyer. Il demande, cependant, à la Cnaas de sensibiliser les agriculteurs qui ne comprennent pas souvent qu’on n’assure pas seulement pour attendre un sinistre.

O. KANDE

L’assurance agricole est déterminante pour aider les cultivateurs à faire face aux sinistres et aux effets des changements climatiques. D’où l’objectif du gouvernement sénégalais de travailler à sa généralisation.

Le gouvernement du Sénégal veut généraliser l’assurance agricole dès 2018. La cheville ouvrière de l’Etat en la matière est la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas). Cette structure, en collaboration avec le Programme alimentaire mondiale (Pam), a tenu, hier, un atelier sur l’assurance indicielle au Sénégal. Lors de cet atelier, les acteurs ont fait le bilan de la mise en œuvre de l’assurance agricole considérée comme « un investissement important pour assurer la résilience des agriculteurs et producteurs face aux effets des changements climatiques ».
Moustapha Fall, directeur général adjoint de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas), assure que ladite structure dont l’Etat détient les 36 % des actions est inscrite dans l’objectif du chef de l’Etat de généraliser l’assurance agricole dès 2018. « On a démarré l’assurance indicielle entre 2011 et 2012 avec la Banque mondiale, mais on est passé à un niveau supérieur avec le Programme alimentaire mondiale (Pam) depuis 2013 », estime Moustapha Fall. « Le programme national d’assurance indicielle fait son chemin ; le gouvernement compte sur ce programme pour faire face aux chocs climatiques et aux calamités extrêmes en vue de consolider et de sécuriser les revenus des petits producteurs et des ménages », ajoute M. Fall. « Nous devons faire un passage en échelle et nous devons compter sur l’assurance indicielle pour y parvenir », poursuit-il. Le directeur général adjoint de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal indique que cette assurance génère un chiffre d’affaires d’un milliard de FCfa. La généralisation de l’assurance agricole permettra de toucher l’ensemble des producteurs et des filières stratégiques sont déjà identifiées dans le Plan Sénégal émergent pour permettre aux producteurs de sécuriser leurs revenus.

90 millions de FCfa payés aux producteurs entre 2014 et 2016
Le gouvernement sénégalais peut compter sur le soutien sans faille du Pam qui en a fait une priorité « pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté ». Son représentant-résident, Guy Adou, a rappelé que sa structure et le Sénégal sont en partenariat depuis 2013 pour renforcer l’assurance indicielle qui permettra de développer l’assurance dans le secteur agricole. Selon Guy Adou, 7.550 producteurs ont pu être assurés en 2016 dans les régions de Kolda, Tambacounda et Kaffrine à travers l’approche assurance par le travail. Au cours de cette même année, plus de 100 participants à l’initiative 4R (réduction des risques, transfert des risques, prise de risque calculée et réserves contre les risques) ont payé volontairement en cash la prime d’assurance. 840 producteurs membres d’organisations paysannes, encadrés par le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer), ont été assurés avec l’appui du Pam. Le représentant-résident du Pam souligne que quelque 20.000 producteurs ont été assurés et 5.350 producteurs indemnisés sur la même période.

Entre 2014 et 2016, les producteurs agricoles ont été indemnisés pour 90 millions de FCfa. Un groupe technique sur l’assurance des risques a même été créé pour renforcer les compétences et aller vers la généralisation de l’assurance agricole. L’administrateur général de la mutuelle panafricaine de gestions des risques (Arc), Massamba Diop, a insisté sur la sensibilisation des agriculteurs car, à son avis, « même si le Sénégal subventionne 50 % de l’assurance agricole », les producteurs continuent de faire face aux risques liés aux changements climatiques. Il salue la détermination du Sénégal qui fait partie des 5 premiers pays à ratifier l’accord de l’Arc.

Oumar KANDE

Le Sénégal figure parmi les 12 pays sélectionnés pour bénéficier de la seconde phase de l’Initiative du gouvernement américain Feed the Future pour la période 2018-2022. Le choix porté sur le Sénégal qui a déjà bénéficié de la première phase, s’explique par son leadership fort et son potentiel de croissance d’après l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal,  Tulinabo Mushingi.

Les États-Unis ont sélectionné le Sénégal pour faire partie des bénéficiaires de la seconde phase de l’Initiative Feed The Future. Cette annonce a été faite, hier, par l’ambassadeur américain au Sénégal, Tulinabo Mushingi, lors de l’atelier sur la planification de la seconde phase de ce programme qui œuvre à travers le monde pour réduire la pauvreté, la faim et la malnutrition. Il a contribué à sortir 9 millions de personnes de la pauvreté et touché la vie de millions d’autres.

Déjà bénéficiaire de la première phase, le Sénégal figure parmi une liste de 12 pays sur 83. Le diplomate américain estime que la mise en œuvre de ce programme au cours de ces cinq dernières années est une réussite. Suffisant pour comprendre le choix porté, à nouveau, sur le Sénégal ; un pays dont le « leadership fort et le potentiel de croissance » ont été salués par le diplomate américain. M. Mushingi se dit heureux de constater que cette Initiative a fait des réalisations concrètes fondées sur une approche durable, inclusive et tournée vers l’avenir et sur lesquelles pourrait s’appuyer la deuxième phase. « Pendant de nombreuses années, la communauté internationale est intervenue pour acheminer l’aide alimentaire vers des régions confrontées à des cycles répétés de sécheresse et autres catastrophes. Cette forme d’intervention est fort utile, mais ne traite que les symptômes et les causes profondes. Feed the Future cherche à briser le cycle des catastrophes suivies de réponse humanitaire. Nous attendons avec impatience le jour où l’aide alimentaire d’urgence ne sera plus nécessaire et où les communautés seront suffisamment équipées et résilientes pour faire face à une crise environnementale ou relever un défi économique », a déclaré l’ambassadeur américain.

Récemment en visite dans la Vallée du Fleuve Sénégal, M. Mushingi s’est dit heureux de constater qu’une union de femmes productrices a pu, grâce à l’appui de Feed the Future, avoir accès au crédit, acquérir des compétences en matière de développement d’entreprises et bénéficier d’opportunités de formation technique offertes par le ministère de l’Agriculture. « Leur petit groupe de femmes cultivant 20 hectares est devenu une organisation de plus de 1.000 femmes disposant de plus 200 hectares et de leur propre marque de riz. C’est un bel exemple de ce que Feed the Future peut réaliser », s’est-il félicité. Le diplomate a également salué l’implication de la société civile, du secteur privé et des pouvoirs publics pour la réussite de cette Initiative.

Présent à cet atelier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a rappelé la vision du chef de l’État en agriculture, à savoir, construire « une agriculture forte qui prend en charge les enjeux et les défis du présent mais aussi les interrogations du futur, c’est-à-dire une agriculture anticipative ». Dans ce dessein, a-t-il rappelé, le gouvernement est ouvert à tous les partenariats. Il a déclaré que les questions agricoles ne sont pas des questions purement politiques. Elles sont des questions nationales. « Cela signifie qu’il faut la contribution de tous pour que nous puissions trouver les solutions qu’il faut dans la construction de cette agriculture forte. Nous sommes pour une cogestion de l’agriculture, c’est-à-dire une bonne parcellisation des responsabilités entre les différents acteurs pour que chacun d’eux assume, dans la solidarité et la dignité, sa parcelle de responsabilité », a dit Papa Abdoulaye Seck.

Aux yeux du ministre, c’est la justesse des orientations stratégiques agricoles du président Macky Sall, les performances actuelles, les potentialités de l’agriculture sénégalaise et les multiples résultats obtenus dans la première phase  de Feed the Future qui valent au Sénégal cette sélection sur la liste des douze pays devant bénéficier de la seconde phase  de l’initiative Feed the Future. Un choix que Papa Abdoulaye Seck « salue à sa juste valeur ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Les producteurs maraîchers de Kayar ont reçu, hier, une importante quantité de semences certifiées venant de France, précisément de la Bretagne. Au cours de la cérémonie de réception marquant en même temps le début de campagne de distribution des semences, le président de l’interprofession des producteurs maraîchers de Kayar, Ndiaga Fall, a exprimé sa satisfaction au nom des membres de l’association. Il a salué la diligence avec laquelle l’État s’y est pris pour faire parvenir à temps ces semences à variétés différentes dans six camions de 26 tonnes, soit près de 200 tonnes. M. Fall a réitéré l’engagement des producteurs de la zone de Kayar à travers leur association, de couvrir une bonne partie des besoins de consommation des populations et répondre ainsi aux objectifs de l’État d’atteindre l’autosuffisance pour cette spéculation. Un engagement, comme l’a souligné Ndiaga Fall, « motivé par la volonté du président Macky Sall qui a fait passer la subvention à 50 % sur les semences  pour un montant de 2,640 milliards de FCfa pour 8.148 tonnes en 2016-2017 ». Pour la prochaine campagne, Ndiaga Fall assure que les producteurs maraîchers de Kayar tablent sur une production de 70.000 tonnes en 2017-2018.

Venue assister à la cérémonie, la conseillère économique et sociale Tiné Ndoye, grande productrice, souhaite, à travers les progrès réalisés par les producteurs de pomme de terre de Kayar, un gel des importations pendant les périodes de production pour accompagner la filière dans la commercialisation. Elle s’est félicitée du bon niveau de performance noté dans la filière de la pomme de terre avec surtout l’élargissement de la gamme variétale (variétés Claustar et Baraka) et son impact économique. Les producteurs ont eu, l’année dernière, des revenus substantiels.

Mohamadou SAGNE

 

Le Premier ministre a présidé, hier, la 16ème assemblée générale ordinaire de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Mahammad Boun Abdallah Dionne a invité le secteur privé à prendre des initiatives et à saisir les opportunités du marché communautaire.

La 16ème assemblée générale ordinaire de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine s’est ouverte, hier, à Dakar, sous la présidence du Premier ministre sénégalais Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a invité le secteur privé de l’Union à saisir les opportunités du marché communautaire et à prendre des initiatives. Le Premier ministre sénégalais a rappelé les différentes étapes qui ont conduit à la création de cette organisation, en 1994, à Dakar. M. Dionne a évoqué l’union douanière qui a été mise en place pour mettre en œuvre les politiques sectorielles communautaires comme l’aménagement du territoire, la création d’un marché commun, la mutualisation des capacités de production, etc. Ce qui, à son avis, ne peut se faire sans un secteur privé qui est « la voie incontournable pour assurer le développement des pays membres ». « Maintenant, c’est le temps du secteur privé. C’est à vous de prendre des initiatives et saisir les opportunités du marché », a lancé le Premier ministre à l’endroit des membres de la Chambre consulaire régionale. Il n’a pas manqué de saluer le leadership et la clairvoyance des membres de l’institution. M. Dionne soutient que c’est dans les usines, entrepôts, exploitations agricoles que se construira une économie communautaire forte et compétitive.

Processus d’intégration dynamique
Le Premier ministre a également évoqué les défis à relever dans l’espace communautaire. « La crise identitaire et la montée du terrorisme nous commandent de resserrer nos rangs. Il y a également les défis liés à la sécurité, à l’alimentation, à la santé, à la libre circulation des personnes et des biens, le chômage des jeunes et des femmes. Je vous exhorte à réfléchir et à proposer des solutions multiples à ces défis », a indiqué Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a ajouté que l’ambition des plus hautes autorités de l’Union est de faire du secteur privé communautaire, des champions régionaux.

Répondant à une interpellation de Serigne Mboup, président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal qui demandait plus de protection pour les hommes d’affaires de l’Union face à la concurrence, le chef du gouvernement a rappelé que « nous sommes dans le temps de la globalisation avec une économie ouverte », même s’il trouve nécessaire de protéger et de défendre des entreprises pionnières dans certains domaines d’activités. M. Dionne a réaffirmé le soutien du gouvernement au processus d’intégration, « voie incontournable pour le développement économique et social ».

Jean Baptiste Satchivi, président de la Chambre consulaire de l’Uemoa a souligné l’importance d’un secteur privé qui créé de l’emploi et de la richesse ; d’où l’importance de son implication dans tous les processus d’intégration. «La sous-région fait face à des défis qui peuvent saper les fondements même de l’intégration. Nous voulons travailler dans un environnement sécurisé. La libre circulation est encore problématique. Il y a beaucoup de tracasseries sur les corridors. Mais le processus d’intégration progresse. Il est même un des plus prometteurs et dynamiques du continent », a déclaré M. Satchivi.  

Représentant du président de la Commission de l’Uemoa, Dossolo Diarra dit noter, avec satisfaction, les actions réalisées par la Chambre consulaire. Il plaide pour une synergie d’actions entre la Commission de l’Uemoa et la Chambre consulaire. M. Diarra a réaffirmé le soutien de l’institution à toutes les actions de la Chambre consulaire. Le président de l’Union des chambres de commerce du Sénégal a, quant à lui, déploré le coût du transport dans l’espace communautaire qu’il juge élevé. Cette 16ème assemblée générale prend fin le 16 novembre prochain.

Aliou KANDE

 

Des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, sylviculteurs de 28 fédérations membres du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) craignent une crise alimentaire dans la zone sylvo-pastorale à cause de la faible pluviométrie. Ils lancent un appel à la mobilisation.

Des organisations d’éleveurs et d’agriculteurs membres du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) de la zone sylvo-pastorale, domaine de prédilection de l’élevage, et de la vallée du fleuve, zone de production irriguée, de décrue et de cultures pluviales, tirent la sonnette d’alarme : elles prédisent une situation très difficile dans les prochains mois en raison de la faible pluviométrie enregistrée dans la zone. «Une longue période de soudure est à prévoir : l’absence de pâturage due à l’inexistence du tapis herbacé a créé un manque de nourriture pour le bétail et la productivité des cultures de décrues est affectée par le manque d’eau. Cela engendre le bradage du bétail et une augmentation du prix des autres produits agricoles sur les marchés ce qui a pour effet de diminuer l’accessibilité alimentaire et les revenus des exploitations familiales », indique un communiqué du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux. Selon ces organisations, le démarrage hâtif de la transhumance noté depuis le début du mois d’octobre risque d’être à l’origine de conflits dans les zones de repli autour de l’accès aux ressources si des mesures ne sont pas prises.

Le Cncr qui reconnaît les efforts fournis par l’État l’invite à déployer le plus tôt possible son dispositif de secours d’urgence, l’opération sauvegarde du bétail notamment en s’assurant qu’il réponde réellement aux besoins des acteurs affectés. Un appui à la production de cultures fourragères comme le niébé, le riz et le maïs est souhaité.

Un suivi étroit de l’évolution de la production et de la disponibilité alimentaire doit également être assuré dans les prochains mois de manière à suivre l’évolution de la sécurité alimentaire des populations. L’appui aux communautés par la mise en place d’infrastructures permettant la conservation des productions est aussi à envisager dès maintenant.

Par ailleurs, le Cncr demande aux producteurs et leurs fédérations à mieux s’organiser pour veiller à une distribution équitable de cette aide tout en prévoyant des stratégies de résilience pour les prochaines années. Miser sur la production de fourrage et initier des contrats entre agriculteurs et éleveurs sont des mesures à mettre en œuvre, selon l’organisation faitière. Le stockage d’aliments de bétail et le troc entre producteurs de différentes filières sont aussi des pratiques à pérenniser. Il en est de même de la redynamisation des comités locaux de lutte contre les feux de brousse, la confection des pare-feux et l’utilisation rationnelle des tapis herbacés. Le Cncr réaffirme son engagement à accompagner ces exploitations familiales et invite les différentes parties prenantes à agir dès maintenant pour éviter une situation difficile.

Aliou KANDE

Co-organisé par le ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique du Maroc, Jeune Afrique media group et Boao Business consulting, la 2e édition de « China-Africa Investment Forum » (Caif) rassemblera des décideurs économiques chinois et africains pour deux jours de conférences et de rencontres d’affaires (27 et 28 novembre prochains) à Marrakech. A l’heure de l’initiative « One Belt, One road », « véritable » refondation de la politique économique chinoise à l’international, l’Afrique, selon les organisateurs, doit se doter des outils pour recevoir et employer avec efficacité les investissements chinois pour accélérer sa transition économique. Dans ce contexte, note le communiqué, le Caif aura pour vocation de favoriser les rencontres d’affaires entre les principaux acteurs du commerce et de l’investissement entre la Chine et l’Afrique afin de promouvoir la création de partenariats durables à fort valeur ajoutée notamment industrielle. Deux jours de conférences et de débats qui seront consacrés aux implications financières de la nouvelle route de la soie pour les économies africaines et des solutions à privilégier pour capitaliser sur cette nouvelle dynamique qui vise à faire du continent une véritable plateforme industrielle. Des ateliers pratiques permettront de saisir les clés de compréhension des politiques économiques et des environnements opérationnels chinois et africains.

Abdou DIAW

Le service de l’Élevage vole au secours des éleveurs du département de Kolda. Il a démarré, hier, une vaste campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins.

Le service départemental de l’Élevage de Kolda a entrepris, ce lundi, une campagne de vaccination du bétail contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins. Cette maladie peut entrainer la mort de certains animaux notamment les petits ruminants. Le coup d’envoi de ces opérations qui se dérouleront sur plusieurs semaines, a été donné, lundi, dans la commune de Dioulacolon, une collectivité locale située à une dizaine de kilomètres au sud de Kolda. Pour bénéficier de ces prestations, les éleveurs devront évidemment mettre la main à la poche. Ils vont débourser la modique somme de 300 FCfa par tête de cheval et 50 FCfa pour les bovins et les petits ruminants. « Ces vaccinations, c’est pour régler la situation des maladies qui s’attaquent au cheptel car, comme dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir. Ces maladies se manifestent par l’apparition des boutons qu’on voit un peu partout sur le corps de l’animal. Nous avons deux points : il y a d’abord la sensibilisation qui a démarré ce 13 novembre pour informer les éleveurs du département de Kolda du déroulement de cette campagne de vaccination », a déclaré Moussa Baldé, éleveur et porte-parole des éleveurs du département de Kolda. Il a demandé à ces derniers de profiter de cette campagne pour faire vacciner leur bétail afin d’éviter la propagation de ces maladies dangereuses pour le cheptel. Les opérations se poursuivront, selon lui, dans les communes de Saré Bidji, Guiro Yoro Bocar, Bagadadji et Tankanto escale respectivement les 13, 14, 17 et 26 novembre prochains. Les équipes des techniciens chargés de cette vaccination se rendront également dans les communes de Saré Yoba Diéga et de Coumbacara, le 1er et le 6 décembre prochains ainsi que dans d’autres collectivités locales du département, selon un calendrier fixé par le service de l’Élevage.

La commune de Bagadadji semble pour l’instant être épargnée par cette maladie. « Nous n’avons reçu aucune information faisant état de l’apparition de cette maladie dans la commune de Bagadadji. Il semblerait que c’est la commune de Dialambéré qui, comme vous le savez, est limitrophe de la nôtre », a déclaré en substance, Massiré Touré, maire de Bagadadji et membre du Haut conseil des collectivités territoriales.

Mamadou Aliou DIALLO

Le chargé de la mise en œuvre de la politique de la Cedeao en semences au Conseil ouest-africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), Dr Paul Senghor, a rappelé que le rôle de sa structure était de s’assurer que « le Sénégal met en œuvre la politique régionale convenue et que les engagements pris dans l’espace régional sont réellement appliqués ». « Nous avons pu le constater partout où nous avons été au cours de la mission », se réjouit-il. Pour Dr Senghor, l’intégration africaine, à travers le matériel végétal et les technologies agricoles, est une réalité au Sénégal grâce à la politique semencière régionale qui a créé un environnement favorable permettant un transfert de technologies à l’interne et surtout à l’externe. « Si une variété intéressante est obtenue au Mali, au Burkina Faso, que tout produit ou toute innovation obtenue ailleurs dans la sous région peut-être utilisée au Sénégal dans le respect des dispositions réglementaires », a-t-il indiqué.

S. D. SY

Le directeur scientifique du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), Dr Samba Sall, a indiqué que sa structure, bras technique du Ppaao/ Waapp, a financé 80 projets pour près de 7 milliards de FCfa. « C’est un montant assez important qui a permis de financer 80 projets qui sont maintenant en phase terminale », a-t-il déclaré. Ces financements remontent au Waapp 1 en 2007 alors que le Ppaao/Waapp 2 a démarré en 2013. Dr Sall a magnifié les importants résultats obtenus avec la mise en œuvre de la méthode Sri. « Cette technologie permet au Sénégal de combler son déficit en riz à travers la riziculture pluviale, étant entendu que d’importants acquis ont été enregistrés dans la riziculture irriguée dans la vallée du fleuve », a-t-il déclaré. 

Pour le suivi des projets, Dr Sall a indiqué que ces derniers sont en phase de consolidation des résultats alors que ceux relatifs à l’adaptation de technologies importées sont en train d’être confirmées. « S’agissant des projets de diffusion à grande échelle de technologies, nous travaillons exclusivement pour pérenniser les résultats obtenus cette année », a assuré le directeur scientifique du Fnraa, selon qui, il en est de même concernant la production de semences avec le financement de beaucoup de projets. « Nous avons travaillé pour pérenniser les résultats de manière que le processus continue ; même si le projet n’est plus là », a-t-il dit.

S. Diam SY

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