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Affaires et Finances (840)

Choisi comme maître d’ouvrage délégué dans le projet de Formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpc), l’Office national de formation professionnelle (Onfp) va exécuter un peu plus de 21 milliards sur les 37 milliards prévus pour la construction et l’équipement des centres.

« Dans le contexte du Plan Sénégal émergent (Pse), l’État du Sénégal a fait de la formation professionnelle un des leviers de la croissance économique. De 2008 à 2015, le ministère a injecté beaucoup de ressources dans des infrastructures qui sont toujours en chantier. C’est ce qui a poussé le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat à confier la maîtrise d’ouvrage à une structure qui est sous sa tutelle. Ça lui permet de voir, le contrôle, le suivi, de donner des instructions si nécessaires pour que les projets puissent se réaliser dans de bonnes conditions », a expliqué Sékou Badji, le directeur des projets et de la planification à l’Onfp. Selon lui, la maîtrise d’ouvrage est une mission conférée par la loi et le décret à l’Onfp, même si cette dernière est restée longtemps sans mettre en œuvre cette mission pour des raisons de ressources. Mais, a-t-il souligné, cette mission est devenue opérationnelle à partir de 2013.

Selon lui, des expériences malheureuses ont été notées dans le domaine de la construction. « Des infrastructures ont été réalisées et après on s’est rendu compte qu’elles n’étaient pas adaptées. C’est le cas d’un centre de formation réalisé à Tambacounda et qui n’a pas été conçu en rapport avec le programme, avec les équipements à accueillir. Le Cfp de Ranérou est en voie de démolition parce que mal réalisé, conçu », a-t-il fait savoir. Selon lui, beaucoup de ressources publiques ont été injectées dans des infrastructures qui ont été mal réalisées. C’est cela, a-t-il soutenu, qui justifie le choix de l’Onfp qui, à l’en croire, a une « expertise avérée » en ingénierie de formation.

Au Sénégal, les statistiques montrent une faiblesse notoire de qualification de la population active. Seuls 6% de cette population a une qualification ou un diplôme professionnel. Cette situation, selon la responsable du guichet Assurance qualité au Fonds de financement pour la formation professionnelle et technique (3fpt), Amy Ly Lô, a un impact négatif dans la compétitivité et la production de l’économie nationale. «Dans ce contexte, on a vu que les besoins de formation sont devenus une priorité importante et que l’État du Sénégal, en partenariat avec l’Afd et la Banque mondiale, ont décidé, dans le projet 3fpt, de mettre en place ce fonds de financement à travers un décret », a expliqué Mme Lô.

Un fonds pour financer la formation
La mission principale de ce fonds de financement, a-t-elle souligné, est d’assurer le financement de la formation professionnelle et technique. « Avant, il y a avait le Fondef qui avait comme mission de financer la formation de personnels des entreprises. Mais pour le 3fpt, la mission est très différente. Car, en sus des établissements de formation, les demandes individuelles, on a comme mission principale d’accompagner les entreprises dans la formation professionnelle, dans l’identification et la formulation de leurs besoins de formation », a-t-elle noté. En plus de la mobilisation de ressources, le 3fpt a aussi la mission de financer des actions de formation initiale ou continue du personnel des entreprises, des demandeurs d’emploi et des gens porteurs de projets et aussi des établissements de formation professionnelle et technique.

Les principales cibles, bénéficiaires du fonds sont, entre autres, les travailleurs des entreprises et organisations professionnelles, les jeunes adultes sénégalais cherchant des qualifications pour entrer dans le marché du travail, les établissements de formation professionnelle et technique publics. Selon elle, le Cluster Tourisme/Hôtellerie bénéficie des offres du 3fpt en tant qu’établissement. « Le fonds pourra financer les clusters dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur Contrat de performance, de leurs projets de formation (formation-insertion, certificat de spécialité, projet d’établissement, etc.). Le cluster peut être agréé comme opérateur de formation du 3fpt  », a-t-elle précisé.

Pour les entreprises du secteur du tourisme et hôtellerie, le 3fpt offre également un accompagnement pour le renforcement de capacités de leur personnel à travers une identification et la formulation des projets de formation. Il contribue au financement de leurs projets de formation, leur offre le suivi de l’exécution des actions de formation… « Tous les secteurs d’activités porteurs de croissance sont ciblés. Ils doivent, cependant, donner une contrepartie du coût de la formation, soit 20 % pour les entreprises et 10% pour les organisations professionnelles », a relevé Mme Lô, qui a également indiqué que des contrats d’apprentissage sont prévus. « Il s’agit de contrats que l’entreprise fait avec des jeunes. Ils identifient des métiers, recrutent des jeunes et le fonds contractualise avec un établissement pour assurer la formation théorique complémentaire », a-t-elle dit, précisant que la partie pratique de la formation est assurée par l’entreprise.

En outre, elle a fait savoir que les entreprises ou acteurs du secteur touristique peuvent, s’ils le désirent, devenir des opérateurs de formation du 3fpt.

La première source de financement demeure, pour elle, la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur (Cfce) que le gouvernement s’est engagé à renforcer, à augmenter et qui sera reversée en 2018 à 100 % au 3fpt. Il y a aussi une subvention de l’État du Sénégal pour la partie fonctionnement, la contribution des partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, Afd, coopération luxembourgeoise), des ressources tirées de la contrepartie des financements alloués.

S. O. FALL

Le Groupement d’entrepreneurs agricoles (Gea) « Fankanta » de Diendé, Dac de Sefa, vient de bénéficier d’un financement de 49.384.000 FCfa de l’Usadf (United State African Developpement Foundation), une institution américaine créée pour appuyer des initiatives de développement à la base sur le continent africain. L’Usadf accorde des subventions aux populations défavorisées qui ont des difficultés à accéder aux financements.

Le programme américain finance des projets surtout du secteur agricole : les activités génératrices de revenus. Il assure le renforcement des capacités des membres du Gea bénéficiaire et accorde une place importante à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois pour les jeunes. Tout groupement sollicitant un financement américain doit avoir une existence légale, exercer l’activité pour laquelle la subvention est demandée pendant au moins trois ans et faire preuve de cohésion et de solidarité.

Le groupement doit aussi avoir des ressources humaines capables d’assurer la gestion de l’activité dont la pérennisation doit être prouvée. L’activité ainsi créée, doit concerner tous les membres du Gea et non quelques uns seulement. Le projet ne doit pas non plus concerner uniquement les membres d’une seule et même famille. Le nombre de membres ne doit pas non plus être trop réduit parce qu’on recherche un impact assez  large sur la communauté. Les Gea remplissent ces conditions que le Programme des domaines agricoles a signé avec la Fondation des Etats Unis pour le développement en Afrique, un partenariat intitulé : « Programme de promotion de l’emploi des jeunes et de développement de la petite entreprise agroalimentaire au Sénégal – YesAgriSen-». C’est ainsi que le Gea « Fankanta » de Diendé a pu bénéficier d’un financement de près de 50 millions, les formalités administratives étant faites lors de l’étape du Dac de Séfa de la caravane des vacances citoyennes.

Le groupement, comptant 172 membres dont l’activité principale est le maraîchage,  pourra assurer la clôture d’un des deux hectares de la superficie qui sera exploitée. Il pourra  aussi assurer la mise en place d’un système d’irrigation à partir de deux puits et de neuf bassins. Les membres du Gea bénéficieront, également, d’une assistance technique et d’une formation appropriée pour une bonne gestion du projet.

Malamine KAMARA

Dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, la formation, l’expérience terrain sont essentielles et permettent de gravir progressivement les échelons. L’État qui veut hisser le tourisme au rang de deuxième secteur prioritaire après l’agriculture, a pris plusieurs initiatives avec notamment le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpec) et le projet Cluster Tourisme-Hôtellerie, financé à hauteur de 37 milliards de FCfa pour revaloriser les métiers et les professions du secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

Le tourisme représente un enjeu important en développement économique. L’État qui l'a si bien compris entend mettre l’accent sur la promotion de l’image du Sénégal, tout en encourageant les structures locales à s’améliorer afin d’attirer encore plus de touristes. Lors du lancement de la saison touristique à Saly, le 29 novembre 2013, le président Macky Sall avait promis d’apporter du sang neuf au secteur avec des infrastructures qui vont permettre au Sénégal d’être parmi les cinq premiers pays africains en tourisme. Le Projet de Mbodiène, Pointe Sarène, Joal et Saly Futur, les Programmes touristique identifiés à Saint-Louis, dans le Delta du Saloum, sur la Grande côte et en Basse Casamance et au Sénégal oriental participent tous à créer des milliers d’emplois dans leur phase investissement et fonctionnement, mais aussi à accroître, de façon significative, les capacités d’accueil et à diversifier l’offre touristique. Mais jusque-là, peu d’efforts avaient été mis sur le développement des ressources humaines dans le très dynamique secteur de l’hôtellerie et de la restauration, aujourd’hui, en constante évolution. Avec ce renouveau du secteur, la qualité du personnel est devenue un avantage concurrentiel de taille et des compétences nouvelles sont très attendues. L’un des défis est de revaloriser les métiers et les professions du secteur à travers une formation de qualité. L’État compte bien le relever avec le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpac) et le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie.

Un Cluster Tourisme/Hôtellerie d’un coût global de 37 milliards de F Cfa
La formation qui, dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, offre un large choix d’opportunités de carrière, constitue une préoccupation pour l’État. Sachant que les ressources humaines sont au cœur de la qualité. Le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie, d’une durée de quatre ans, est financé par la Banque mondiale, l’Agence française de développement et l’État du Sénégal pour un coût global de 37 milliards de FCfa.

Selon la coordonnatrice du projet, le Cluster a mandat de réformer, de construire des centres, de dérouler la formation, mais aussi d’harmoniser les programmes. « II ne faut plus avoir 50.000 écoles privées qui forment des serveuses qui ne sont pas utilisables à la fin. Il faudrait que le Cluster puisse intégrer toutes les écoles de formation pour harmoniser des programmes nationaux », a dit Diariétou Guèye. Elle déplore que de nombreux métiers soient exercés dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration sans une formation adéquate. «Un bagagiste ou un plongeur n’est formé nulle part et pourtant ce sont des métiers très importants. La formation permet de valoriser la personne qui exerce ce métier et de lui donner la chance de prétendre à un plan de carrière », a-t-elle indiqué.

Un centre de référence à Diamniadio
Plusieurs métiers ont été identifiés pour le démarrage du projet. Mais, a-t-elle précisé, une implication des hôteliers est attendue dans la conception des programmes de formation et un investissement dans la formation des jeunes. «Il est prévu de prendre des professionnels formateurs disponibles pour accompagner le cluster. Ils pourront délivrer la formation et juger de la qualité et de la pertinence des formations tout en valorisant le produit qui sortira des différents centres », a-t-elle déclaré. Les formations, a-t-elle précisé, seront initiales, diplômantes et se dérouleront en alternance. «L’apprenant aura 50 % de cours théoriques et 50% de cours pratiques et en fin d’année, il sera placé dans les entreprises », a indiqué Diariétou Guèye qui a invité les professionnels à s’approprier ce projet et à permettre à ces jeunes d’avoir 50% de leur formation en entreprise. « Les deux 50% combinés vont faire sa moyenne pour avoir le diplôme. On ne va pas faire son diplôme à l’école pour ensuite chercher un stage pour le valider. La partie pratique est dans la formation ». Tous les centres de formation aux métiers du tourisme et l’hôtellerie peuvent adhérer au cluster et ils seront des centres affiliés qui vont garder leur autonomie, mais ils pourront bénéficier des programmes rénovés du cluster et des formateurs ainsi que des équipements.

Pour assurer le volet formation, des centres sont prévus. Le premier centre de formation qui sera implanté à Diamniadio est totalement financé par l’Afd pour un coût global de 4 milliards de FCfa. Ce centre de référence sera doté d’un hôtel d’application pour assurer la formation continue. « Il s’agit d’un hôtel 4 étoiles minimum que nous allons construire et équiper de sorte que tous les hôteliers, restaurateurs et agents de voyage qui voudront améliorer ou capaciter leurs employés, puissent venir dans ce centre se faire former aux normes internationales et relever le niveau de la qualité de service de leurs entreprises », a-t-elle souligné. Un centre satellite sera également construit à Ziguinchor, précisément à Cap Skiring, pour répondre aux besoins spécifiques de cette zone. «On a remarqué qu’on avait beaucoup de campements dans cette zone. C’est pourquoi, les formations seront plus accentuées sur la gestion de ces campements et sur le guidage touristique », a-t-elle fait savoir. Il en sera de même pour le centre de Saint-Louis. « On a prévu, surtout pour les certificats de spécialité, de créer des passerelles pour tous les étudiants qui ont échoué en langues (espagnol, anglais, italiens, etc.) et qui veulent se reconvertir en guides ornithologues, culturels, spécialisés, qu’on puisse leur donner la possibilité de se reconvertir en très peu de temps », a laissé entendre la coordonnatrice du Cluster Tourisme/Hôtellerie. Ces deux centres, a-t-elle précisé, seront sous la tutelle de celui de Diamniadio qui va recevoir 250 apprenants d’ici à 2019. Pour Saint-Louis, il est prévu 170 apprenants et autant pour Ziguinchor tandis que l’École nationale de formation hôtelière formera 255 apprenants.

En attendant l’achèvement des travaux du centre de Diamniadio, les formations en Cap et en certificat de spécialité ont démarré à l’École nationale de formation hôtelière qui a été réhabilitée et rééquipée pour l’occasion et au lycée technique de Thiès.

Samba Oumar FALL

La direction des Organisations féminines et de l’entreprenariat féminin auprès du ministère de la Femme a organisé, hier, au Conseil départemental de Fatick, un atelier d’information sur la gestion des activités génératrices de revenus à l’intention des femmes entrepreneurs et d’autres femmes qui souhaitent devenir entrepreneurs.

La directrice des Organisations féminines et l’entreprenariat féminin, Fatou Mbacké Faye, a expliqué que cet atelier vise à renforcer les capacités des femmes entrepreneurs ou des femmes qui souhaitent devenir entrepreneurs. Selon elle, il s’agit de sensibiliser les femmes pour une bonne orientation vers une activité rentable, en privilégiant l’approche participative basée sur le renforcement des capacités. L’autre objectif, a-t-elle avancé, c’est de sensibiliser les femmes sur le mode de gestion des activités génératrices de revenus. Mme Faye a indiqué que cette rencontre a permis  de s’enquérir des difficultés que les femmes rencontrent dans le cadre de leurs activités. Parmi ces difficultés, elle a cité l’accès au financement, aux marchés publics… « Nous leur donnons les informations utiles pour pallier ces difficultés », a expliqué la directrice des Organisations féminines.

Sada Ndongo, représentant du Projet d’appui à la promotion du secteur privé, qui appuie la direction des Organisations féminines et de l’entreprenariat féminin dans ses activités de sensibilisation, a rappelé que le coût  de ce  projet d’appui est estimé à 3,5 milliards de FCfa.  Il a été mis en place par le gouvernement du Sénégal (10 %) et financé par la Banque africaine de développement (90 %).

Mis en œuvre depuis 2013, ce projet devait prendre fin en juillet 2016. Mais à cause des retards dans la mise en œuvre de certaines activités, le gouvernement et son partenaire ont prolongé le projet jusqu’en mars 2017.  Selon Sada Ndongo, l’objectif est l’amélioration de la gouvernance financière et du climat des affaires dans l’optique d’une croissance durable soutenue et basée sur le secteur privé. Aussi, a-t-il expliqué que le programme d’éducation financière est en train de mettre en œuvre des formations qui permettent de sensibiliser ces chefs d’entreprise pour leur faciliter l’accès à des financements et de voir comment les rentabiliser.

Oumar  Ngatty BA

Un atelier sur les liens entre l’énergie, l’eau et l’agriculture (Eea), co-organisé par l’Ong Energy 4 impact (ex Cvep international) et le réseau Smart village initiative, s’est ouvert, avant-hier, à Saly. Les intervenants ont estimé qu’on ne peut pas avoir un développement durable sans ce triptyque.

Un village rural dépend de l’eau de la rivière pour produire de l’électricité (hydroélectricité) qui lui permet d’irriguer les cultures, produire de la farine de mil par le biais d’un moulin à grain et conserver les produits pour le marché hebdomadaire. Cet exemple, les experts l’ont donné pour dire que tout développement durable repose sur une politique favorable à l’accès à l’énergie, à l’eau et à l’alimentation.

Selon Louis Seck, directeur de l’Ong britannique Energy 4 Impact basée au Sénégal, l’importance de prendre en compte ces liens intersectoriels n’est plus à démontrer. « Pratiquement, tous les pays en développement sont soumis à de multiples exigences de développement dont la sécurité et l’indépendance énergétique, mais également la sécurité et l’autosuffisance alimentaire. La résolution de ces problèmes passe nécessairement par une approche intégrée du développement à la place d’approches sectorielles qui ignorent le lien intersectoriel de ces secteurs », a dit M. Seck tout en louant la pertinence du triptyque énergie, eau et agriculture.

L’ancien ministre délégué chargé des Energies renouvelables est formel : « L’énergie, l’agriculture, l’hydraulique ne pourront jamais exercer durablement leur influence sur le développement local et la lutte contre la pauvreté sans tenir compte de leurs liens intersectoriels et multisectoriels ». M. Seck a plaidé pour la prise en compte de l’aspect genre. « La corvée de l’eau, la mouture de céréales, la cuisson sont autant de tâches dévolues aux femmes. Malheureusement, ces tâches, pour la plupart, s’exécutent encore aujourd’hui, dans bien des cas, à l’aide de la force musculaire, sur la base d’instruments rudimentaires », a-t-il rappelé.

Nouvel ordre de développement
M. Seck a souligné que ce lien peut permettre de prendre conscience de l’intérêt et de la nécessité d’établir un nouvel ordre de développement intégré susceptible d’inverser une situation dramatique tant sur le plan économique, social qu’écologique.

Sécou Sarr, coordonnateur exécutif d’Enda énergie, a traité le thème général qui parle des défis mondiaux face à l’interconnexion entre l’alimentation, l’eau et l’énergie et leur impact à l’échelle locale en Afrique de l’Ouest. Il a indiqué que 80 % de la population ouest-africaine utilisent la biomasse comme combustible de cuisson avec ses effets pervers sur l’environnement. Toutefois, il a affirmé que l’énergie n’est pas une fin en soi même si les populations en ont largement besoin.

« Le coût de l’énergie est très élevé dans nos pays alors qu’il existe une iniquité dans son accès entre citadins et villageois », a-t-il relevé.

A la place de sécurité alimentaire, M. Sarr parle de souveraineté alimentaire qui devrait passer, selon lui, par une maîtrise de l’eau, une mise en marché des produits agricoles, etc. Toujours dans l’agriculture, le coordonnateur exécutif d’Enda énergie a évoqué la nécessité d’une mécanisation qui répond à une exigence de modernité. Dr John Holmes de l’Initiative Smart Villages (Svi) a fait savoir que 3 milliards de femmes utilisent les fourneaux pour cuisiner. L’atelier qui a pris fin, hier, a réuni 40 participants venus de l’Afrique de l’Ouest.

Serigne Mansour Sy CISSE (envoyé spécial à Saly)

Dans son rapport intitulé « Women Matter » (Les femmes sont importantes), le premier sur l’Afrique portant sur le poids des genres au sein des élites africaines, le plus grand cabinet de conseil mondial McKinsey Global Institute (Mgi) indique qu’il reste encore du chemin à faire en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes. « L’égalité des genres demeure éloignée », confient Lohini Moodley et Tania Holt, deux associées du cabinet en Afrique du Sud, au magazine français Jeune Afrique.

 Selon cette étude, les femmes sont plus présentes dans les conseils d’administration des grandes entreprises africaines en comparaison aux autres régions de la planète et leur statut au sein des exécutifs publics et Parlements nationaux s’est amélioré. Ainsi, selon le rapport, les femmes dans les élites africaines se classent comme suit : 36 % des promotions à des postes de responsabilité sont accordés à des femmes qui représentent, à ce jour 29, % des hauts cadres supérieures, 24 % des parlementaires,  22 % des membres de cabinets ministériels et 5 % des directeurs généraux.

Pour ce qui est de la comparaison avec les autres régions du monde, l’Afrique devance l’Asie et l’Amérique latine en termes de directrices exécutives et de places au sein des conseils d’administration. Sur les 210 sociétés africaines étudiées par le rapport, il ressort que 5 % des directeurs généraux sont des femmes, de même que 15 % des membres des conseils d’administration (Ca). Tandis qu’en Asie, elles représentent 4 % des directeurs généraux et 10 % des conseils d’administration.

En Amérique latine, il n’y a que 2 % des directeurs généraux et 6 % des membres des conseils d’administration qui sont des femmes. L’Europe, quant à elle, fait mieux pour les membres des conseils d’administration avec 18 %, mais moins bien pour les directeurs généraux avec 3 %. S’agissant des Etats-Unis, elles sont aussi à égalité avec l’Afrique avec 5 % des directeurs généraux, mais en avance en ce qui concerne les membres des conseils d’administration, car totalisant 17 %.

Les femmes parlementaires sont de plus en plus nombreuses sur le continent. Leur part dans les hémicycles nationaux s’élève à 24 %, un taux qui place l’Afrique au-dessus de la moyenne mondiale qui est de 21 %.

Agence Ecofin

Le tycoon nigérian, propriétaire du groupe Dangote et première fortune d’Afrique, Aliko Dangote, se rendra à Abidjan, début septembre, pour rencontrer le président ivoirien, Alassane Ouattara. Cette visite s’inscrira dans le cadre de son projet de construction d’une cimenterie en Côte d’Ivoire, annonce le groupe. Cette usine, qui nécessitera un investissement de 150 milliards de FCfa, sera érigée dans la localité d’Attinguié, à 30 km d’Abidjan, sur une superficie d’environ 50 hectares. Elle devrait entrainer la création de 2.000 à 3.000 emplois directs et indirects. Cette cimenterie sera identique et fonctionnera dans les mêmes proportions que celle d’Ibese, au Nigeria, qui produit 44 millions de tonnes de ciment par an, dispose de technologies ultra-modernes et respecte les exigences écologiques et environnementales. Le groupe a également annoncé que le ciment qui sera produit en Côte d’Ivoire sera « de meilleure qualité et à coût réduit en comparaison à ce qui est vendu  actuellement sur le marché ivoirien ».

Ecofin

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a officiellement lancé, le 15 août, la première banque entièrement digitale au Nigeria, en vue de bancariser plus de 40 millions de personnes exclues du système bancaire traditionnel. Baptisée Sun trust bank, cet établissement a déjà reçu une licence de banque universelle de la part de la Banque centrale du Nigeria. La nouvelle banque dont le siège est basé à Lagos va distribuer ses produits à travers des canaux électroniques comme le téléphone mobile et Internet.S’exprimant à l’occasion de la cérémonie du lancement du nouvel établissement du crédit, Aliko Dangote a précisé que ces canaux de distribution innovants vont permettre à Sun trust bank de devenir la banque la plus rentable dans le pays grâce à des frais généraux inférieurs à ceux des autres établissements. « Sun trust bank est parti du constat selon lequel l'ancien modèle de l'expansion des banques par l'intermédiaire d'un réseau de succursales est coûteux et obsolète. Vous pouvez désormais réaliser vos opérations bancaires à partir de chez vous, en économisant ainsi temps et argent », a-t-il déclaré.

Ecofin

Afin de contribuer à l’essor du secteur, le Fonds d’impulsion de la microfinance (Fimf) a dévoilé, hier, sa stratégie d’intervention 2015-2020. Le directeur de cabinet du ministre délégué, chargé de la Microfinance, Yatma Mody Ndiaye, a assuré que le fonds, dans la facilitation de l’accès des populations vulnérables, des micros, petites et moyennes entreprises aux systèmes de financement décentralisés, a distribué 150 millions de FCfa.

« Le Fonds d’impulsion de la microfinance, à travers les conventions signées avec des partenaires comme le Fongip, facilite l’accès aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd) qu’il accompagne pour l’accès à des ressources, avec une enveloppe de 150 millions de FCfa distribuée », a déclaré, hier, le directeur de cabinet du ministre délégué, chargé de la Microfinance. Il était venu représenter le ministre Moustapha Diop à l’atelier dédié à la microfinance. Yatma Mody Ndiaye a rappelé que le Fonds d’impulsion de la microfinance vise à « favoriser l’accès des populations vulnérables, des micros et petites entreprises aux services financiers et non financiers par une amélioration de l’offre grâce au renforcement de la performance des structures financières de proximité de taille petite ou moyenne ». Ce fonds, a-t-il expliqué, s’est assigné, dans sa stratégie d’intervention 2015-2020, la mission de « permettre aux Systèmes financiers décentralisés d’offrir des produits et services financiers et non financiers adaptés aux besoins des membres et clients afin d’améliorer leur accès au financement, leurs conditions de vie et d’assurer leur autonomisation économique ».

Pour faciliter son intervention, a ajouté M. Ndiaye, le Fimf a encouragé la mise en place d’un cadre d’échanges, de partage et de mutualisation des compétences des Systèmes financiers décentralisés partenaires. Il a assuré que le partage de cette stratégie d’intervention 2015-2020 dudit fonds avec l’ensemble des partenaires de la microfinance est en parfaite cohérence avec la lettre de politique sectorielle et va surtout contribuer à la mise en œuvre et à l’opérationnalisation de ce secteur. Laquelle stratégie est, selon lui, articulée autour de la professionnalisation des Systèmes financiers décentralisés de petites et moyennes taille de proximité, du financement des Sfd, de l’amélioration et de la diversification de leur offre, du renforcement institutionnel du Fimf, ainsi que de son partenariat. Depuis 2013, a-t-il rappelé, le Fonds d’impulsion a entamé une nouvelle dynamique à travers l’orientation de son action dans l’accompagnement technique et a fait du diagnostic institutionnel des systèmes financiers décentralisés un préalable à toute intervention. Le directeur de cabinet a annoncé qu’après un diagnostic de 36 institutions, le Fimf a, à son actif, 20 Sdf qu’il appuie et a formé 207 dirigeants et personnels techniques dans divers modules, en vue d’améliorer leurs performances et les rendre plus opérationnels.

Mamadou SY

En séjour au Sénégal, Xavier-Luc Duval, Premier ministre adjoint de l’Île Maurice et chef du département du Tourisme et de la Communication extérieure, a visité, hier, le chantier du parc industriel de Diamniadio. En compagnie du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, M. Duval, ébloui par les chantiers, compte encourager les entrepreneurs mauriciens à venir au Sénégal.

Sous la coupe du motard qui dirige le cortège, les voitures avalent les kilomètres. La périphérie de Dakar défile sous nos yeux de manière furtive. La route est tantôt jalonnée d’habitats, tantôt de terre déserte. L’arrivée à Diamniadio fut brusque. Les 30 km qui séparent Dakar de ce nouveau pôle urbain semblent moins long. Le décor est assez homogène : des grues, des camions, des tracteurs, du gravier, du sable et des sacs de ciment ornent, pour l’instant, la ville en devenir. A la descente, un homme fait l’objet d’une particulière attention. Elancé, le teint mat, Xavier-Luc Duval, vice-Premier ministre de l’Ile Maurice, est en visite économique au Sénégal. Après quelques minutes passées au camp de base de la société chargée des travaux, la visite du chantier du parc industriel commence.

Le cortège emprunte une piste en latérite. En route, on franchit deux à trois barrières de sécurité. Les logements sociaux prennent forme. Diamniadio n’est plus une terre en friche. A quelques mètres, sur la même rangée, des ouvriers s’affairent à l’installation de vitres sur un imposant édifice. Le cortège s’arrête devant le bâtiment administratif. Les travaux sont presque finis. Il reste l’aménagement du parking et de l’espace vert. Malgré la chaleur et sous un soleil d’aplomb, le vice-Premier ministre mauricien suit attentivement les explications de l’ingénieur. Une banderole met en exergue l’Agence de promotion et d’aménagement des sites industriels (Aprosi), chargée de l’aménagement du parc. Le bâtiment compte plusieurs locaux des plus modernes.

La délégation dans laquelle se trouvent le délégué général à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose, Seydou Sy Sall, et Momath Bâ, le directeur général de l’Aprosi, remonte dans les voitures en direction d’un autre site. Deux minutes après, on redescend. Cette fois, les casques de sécurité sont de rigueur. On entre dans un bâtiment très grand mais vide. La plateforme industrielle standard A1 vient d’être achevée et n’a pas encore été allouée à une société. Le bâtiment industriel couvre 7.200 m2. Il est composé d’un bloc administratif, d’une aire de stockage et d’un parking.

Le bâtiment industriel de 7.200 m2
Deux réservoirs d’eau et de puits sont érigés non loin pour faire face à d’éventuelles pénuries dans la zone industrielle. Derrière, les ouvriers s’attèlent à goudronner le parking. Les gros-porteurs n’auront pas besoin de passer par la ville pour venir à la zone industrielle. Une bretelle sera construite pour leur permettre de décharger sans perturber la circulation. Non loin de la plateforme industrielle grand standing, une autre a été érigée.

De standard A2, le bâtiment mesure 2.500 m2. A peine les constructions terminées, ces plateformes industrielles suscitent déjà la convoitise de plusieurs industrielles, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye. « On a reçu une vingtaine d’entreprises étrangères et sénégalaises qui veulent s’installer sur ce parc industriel », révèle-t-il. Mais, ils devront prendre leur mal en patience, car la loi sur les zones économiques spéciales n’a pas encore été adoptée. « Prochainement, on va faire passer la loi sur les zones économiques spéciales pour permettre aux investisseurs d’avoir une vue exacte du paquet qu’on leur offre », assure M. Ndiaye.

Le vice-Premier ministre mauricien affiche sa satisfaction sur l’avancement des travaux. « Je suis vraiment émerveillé par l’avancement des travaux. Je félicite le gouvernement du Sénégal pour tout ce qui est fait ici. La conception, la vision, mais aussi la qualité des travaux », apprécie-t-il.

S’inspirer de Maurice
Convaincu que Diamniadio sera un grand succès, Xavier-Luc Duval indique que l’Ile Maurice est prête à accompagner l’Etat du Sénégal à tous les niveaux pour la réalisation de ce projet qui est dans sa deuxième phase. « Le Sénégal présente beaucoup d’atouts pour les investisseurs sénégalais. Je vais encourager les Mauriciens à s’installer ici. Et j’espère que les deux parties y trouveront leur compte », ajoute-t-il.

Malgré sa taille, l’Ile Maurice a fait de gros progrès dans le domaine économique. D’après Aly Ngouille Ndiaye, le Sénégal doit prendre exemple sur ce pays. La visite du vice-Premier ministre mauricien débouchera, sans doute, sur des accords de partenariats économiques. « Le Fonds mauricien d’investissement et le Fonsis, l’Apix et l’Aprosi vont se concerter et voir comment ce pays peut financer cette deuxième phase » confie le ministre de l’Industrie.

La visite du parc industriel terminée, Xavier-Luc Duval se rend au Centre international de conférences Abdou-Diouf (Cicad). Sur les lieux, il admire le joyau. Ensuite, il emprunte la toute nouvelle autoroute Dakar-Mbour, spécialement ouvert pour l’occasion, pour se rendre à l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) où les travaux se poursuivent. En dehors du terminal et la tour de contrôle, tout est en chantier. Toutefois, un des responsables assure que l’infrastructure sera livrée en 2017.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

En tournée dans la région de Thiès, le ministre de l’Elevage et des Productions animales a invité les acteurs à assurer un approvisionnement correct des marchés et à vendre les moutons à des prix abordables.

Avec les préparatifs de la fête de l’Aïd-el-kébir, communément appelé Tabaski chez nous, les besoins en mouton pour la région de Thiès sont estimés à plus de 200.000 têtes. Ainsi, les différents points de vente se remplissent petit à petit. Une situation que le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a constaté, avant-hier, en rendant visite aux différents acteurs du foirail situé en face de l’hippodrome Ndiaw Amadou Diop (Ex-champs des courses). Ces éleveurs ont posé leurs doléances liées surtout à l’acquisition d’un foirail moderne.

« Il convient de résoudre définitivement le problème d’approvisionnement en mouton. Le Plan Sénégal émergent (Pse) en a défini les contours ; il faut donc travailler dans cette perspective pour atteindre l’autosuffisance en mouton mais également en lait et en poulet », a déclaré le ministre. Mme Ndiaye a, à cet effet, invité les acteurs à se mobiliser autour de cet objectif, avant d’annoncer que, pour la Tabaski de cette année, le Sénégal a un besoin de 750.000 moutons et que la moitié devrait être satisfaite par la production locale. Le reste devrait venir du Mali et de la Mauritanie. Pour la région de Thiès, les besoins sont estimés à plus de 225.000 moutons, selon les services de l’élevage. Les populations pourront acheter leurs montons dans les différents points de vente.

Les plus importants sont ceux de Sandiara (département de Mbour), Touba Toul et Séwekhaye (département de Thiès), et Pire (département de Tivaouane). Ces points de vente ont été aménagés avec un éclairage et des points d’eau.

Tirant les enseignements de la Tabaski 2015, qui a été caractérisée par une tension sur le nombre et le prix des moutons, il est demandé, cette année, des efforts à toutes les parties afin de mettre sur le marché des moutons en nombre suffisant et à des prix abordables. Et à travers le plan d’actions que le ministère de l’Elevage est en train de dérouler, en collaboration avec ses partenaires, des mesures sont prises par les services techniques décentralisés pour faciliter l’acheminement des moutons par l’allégement du dispositif de contrôle aux frontière et sur les axes routiers, l’exonération des droits et taxes sur les petits ruminants. Dans ce sens s’inscrit la présence, à bord de chaque camion ou  wagon, de trois bergers chargés de la surveillance des animaux transportés.

Mohamadou SAGNE

L’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (Afao) a organisé, hier, un atelier pour sensibiliser ses membres sur le schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao. Ces femmes veulent s’appuyer sur cet outil pour renforcer la dynamique d’intégration sous-régionale.

À l’entrée de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), on aurait cru qu’un baptême se déroule à l’intérieur. Vêtues de tissus wax, bazin ou teints à l’indigo, des femmes d’âge mûr rallient, en nombre, la salle de conférences. Elles viennent du Mali, du Togo, du Bénin, du Sénégal et d’autres pays de la sous-région. Ces acteurs économiques, membres de l’Association des femmes de l’Afrique de l’Ouest (Afao), participent à l’atelier de partage sur les textes fondamentaux du commerce transfrontalier des produits agricoles. Mme Khady Fall Tall, la présidente de l’Ong, explique que le but de cette séance est de sensibiliser ces femmes, acteurs dans le commerce sous-régional, afin qu’elles s'approprient le schéma de libéralisation des échanges. Cela leur permettra de commercer avec plus de facilités, car étant imprégnées des nombreuses formalités administratives aux frontières.

Des études menées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont montré que les commerçantes rencontrent beaucoup difficultés aux postes frontières. Celles-ci ont pour noms : tracasseries douanières, braquages, viols, conditionnement des produits, etc. Des contraintes qui constituent une entrave à la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région comme il a été recommandé par le traité de mai 1979 de la Cedeao. Le directeur de l’Intégration régionale, Jean Antoine Diouf, souligne que la plupart des femmes qui s’activent dans le commerce au niveau des frontières sont analphabètes. A cela s’ajoute « leur vulnérabilité socioéconomique et leur méconnaissance des législations en vigueur qui font d’elles des victimes idéales pour des raquettes de toutes sortes », regrette Mme Khady Fall Tall.

S’appuyant sur le Programme de libre circulation des produits agricoles (Profab) et en partenariat avec l’Usaid et Bordeless Alliance, l’Afao compte accélérer la mise en œuvre des politiques commerciales de la sous-région. Le schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao est le principal outil opérationnel pour favoriser les échanges dans la région ouest-africaine pour en faire une zone de Libre-échange. Il vise à accroître le commerce intra-régional et à stimuler l’activité économique. « Ces acquis sont à saluer. Mais il reste à appliquer toutes ces décisions sur le terrain et à impliquer la population », indique Mme Tall.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

L’antenne du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS) à Matam a procédé, hier, à la distribution de semences certifiées de riz, maïs et sorgho aux productrices et producteurs de six communes de ce département du nord du Sénégal. La cérémonie s’est déroulée à Dabia Odédji, un village situé à 60 km de la commune de Matam, en présence de représentants de Gie et de groupements féminins concernés. « Notre objectif est de soutenir ces producteurs et les aider à lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui perdure dans la région », a expliqué le chef d’antenne du P2RS de Matam, Aly Amadou Diallo.  Le P2RS a signé avec différentes structures, dont l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), les services d’élevage, de pêche et d’agriculture. Des protocoles d’encadrement et d’exécution pour la mise en œuvre de ses projets, a indiqué M. Diallo.

 Prévu pour quatre ans, le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel espère, à terme, amener les producteurs à trouver des semences par leurs propres moyens, a déclaré le chef de l’antenne de Matam. « Avec ce premier lot de semences, au fil des années, nous pourrons combler le gap semencier de la région », a assuré le président de la Fédération des producteurs du Bosséa et de Nguénar, Abdoulaye Saydou Diaw. Il a lancé un appel solennel à tous les regroupements féminins de la région, les invitant à redoubler d’efforts pour arriver à cet objectif. Selon lui, la mise en œuvre de ce projet devrait permettre aux producteurs de la région d’obtenir leurs propres semences « au lieu d’aller les chercher ailleurs ».

(Aps)

Sur le plan pluviométrique, la décade du 11 au 20 août comparée à l’année dernière, seules les zones de Kédougou et de Bandafassi sont déficitaires. Les autres zones sont excédentaires. Toutefois, selon le chef du service départemental de l’agriculture, Migniane Diouf, ce déficit n’impacte pas les cultures. Dans la nuit du 9 août, le fleuve est sorti de son lit, un phénomène lié aux fortes précipitations en République de Guinée d’où le fleuve Gambie prend sa source. Ce qui a entraîné la perte de certaines cultures au bord du fleuve, c'est-à-dire les cultures de crue. Mais le niveau du fleuve est redescendu.

La mise en place des intrants est terminée, cependant la cession ou la vente se poursuit. Pour les opérations culturales, les labours de semis sont finis dans certains villages et se poursuivent dans d’autres. Toutefois, des instructions ont été données aux producteurs de ne pas semer des variétés tardives au mois d’août. Les deuxièmes semis entre le 15 mai et le 31 juillet sont au stade de montaison, de floraison et de deux feuilles, et de levée pour certaines cultures. Le maïs aussi est dans la phase de maturité physiologique. Pour la situation phytosanitaire, elle est relativement calme dans la région de Kédougou. Aucune présence de ravageurs ou d’insectes n’a été signalée. L’Etat a mis en place un produit sanitaire nommé Pyrical 5 % PP. Ainsi, les comités villageois de lutte sont en veille pour d’éventuelles attaques.

Seydou TOUNKARA

Le Projet des services et entreprises du mil (Psem), lancé en juin dernier, par le département de l’Agriculture des Etats-Unis, à travers l’Union fédérale des coopératives agricole du Sénégal, se propose de mieux valoriser cette céréale. Un atelier de formation a réuni des leaders producteurs des régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack. L’objectif est de renforcer les capacités de 100 Agents prestataires de services (Aps) intervenant dans ce programme.

La chaîne de valeur mil est promise à un bel avenir. C’est du moins le sentiment des responsables du Projet des services et entreprises du mil (Psem), en marge d’un atelier de formation de leaders producteurs dans la commune de Kaolack. Ce projet qui prend le relais de deux programmes sur la chaîne de valeurs mil, appuyé par la coopération américaine, veut mettre l’accent sur la transformation de cette céréale de base dans notre pays. « Le Psem est un programme qui s’inscrit dans la continuité du projet mil financé par l’Usaid avec l’union des coopératives agricoles américaines (Clusa) comme agence d’exécution. Son coût est de 5 milliards de FCfa sur 2 ans et les zones d’intervention sont les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack et Dakar », a expliqué Laurent Gomis, le directeur du projet. Une initiative qui va mettre l’accent sur la transformation et la commercialisation. L’objectif est d’apporter plus de valeur ajoutée à cette céréale qui constitue l’aliment de base dans les zones rurales sénégalaises. Une approche saluée par les producteurs dans le sud du bassin arachidier. « Le projet, avec la mise en place d’Agents prestataires de services (Aps), nous offre plus d’autonomie d’actions. En tant qu’acteurs, nous sommes moins dépendants de la direction du projet et nous intervenons en tant qu’opérateurs économiques apportant notre savoir-faire commercial pour l’écoulement de la production », a déclaré Malick Diallo, producteur à Gainth Pathé, dans le département de Koungheul. L’atelier de Kaolack, qui a réuni une soixantaine de responsables d’organisation de producteurs, est la première étape vers la mise en place de 100 Aps des quatre régions d’intervention du projet.

Démarré depuis le mois de juin dernier, le Psem a signé trois protocoles avec les communes de Diob (Fatick), Boulel (Kaffrine) et avec l’antenne du bassin arachidier sud de l’Agence national de conseil agricole (Ancar).

Elimane FALL

La Commission nationale de réforme foncière (Cnrf) du Sénégal a initié, depuis lundi, des sessions de rencontre avec l’ensemble des acteurs qui s’activent dans le foncier. Hier, ce sont ceux du secteur privé qui ont fait part de leurs recommandations. Ils en appellent à un cadrage à travers de très larges concertations méthodiques, structurées et partagées.

Les insuffisances notées dans la législation foncière, notamment sur la loi relative au domaine national, ont rendu urgente l’instauration d’une réforme foncière. C’est dans ce souci que la Commission nationale de réforme foncière (Cnrf) a développé une concertation multidimensionnelle afin de recueillir l’avis des uns et des autres. L’objectif est d’arriver à un choix de régime foncier qui corresponde le mieux aux enjeux prioritaires partagés. Par-delà des problèmes de mise en œuvre, la substance même de la loi est interrogée, en raison des règles d’accès de la terre et de la nature juridique du titre d’occupation, du domaine national. Hier, c’est le secteur privé qui est venu échanger avec les membres de la Cnrf. Abdel Kader Ndiaye, vice-président de la Confédération nationale des employés du Sénégal (Cnes), qui s’exprimait au nom du secteur privé, est d’avis que « le foncier est un élément déterminant dans la mise en œuvre de la politique socioéconomique ». « Nous avons matérialisée, par le cadrage, à travers de très larges concertations méthodiques, structurées et très riches, un levier important pour sécuriser le processus d’investissement », a-t-il dit. Selon lui, en tant qu’investisseur, ce qui préoccupe le privé, c’est de récupérer son investissement. M. Ndiaye a, dès lors, appelé à « des orientations de base qui vont renforcer les politiques foncières ». 

Les participants ont ainsi relevé, dans leurs différentes interventions, des conflits de délimitation et une insuffisance d’offre de parcelles convenablement viabilisées. C’est pourquoi la planification urbaine doit promouvoir la diversification structurelle, ont-ils préconisé. Les terres rurales sont principalement détenues sur la base de lois coutumières où le legs se fait de génération en génération. Ce faisant, ils ont demandé une mise en place de procédures objectives et transparentes d’affectation des terres. Aussi, un accès équitable aux ressources foncières pour la sécurisation des investissements est consenti par le secteur privé.

Le Pr Moustapha Sourang, président de la Cnrf, est d’avis que le véritable enjeu, c’est de donner les moyens d’un enracinement de la loi. « En matière de règlement législatif, nous avons deux possibilités : soit une méthode centrale qui consiste à élaborer un texte et à demander aux gens de les amender, soit construire avec les acteurs des éléments de la structure de législation », a-t-il dit. La gestion foncière étant extrêmement sensible, la Commission de réforme foncière a estimé nécessaire d’utiliser une méthode qui regroupe les acteurs de base.

Une législation juste
La question de la terre est très complexe. Entre le foncier rural et le foncier urbain, les enjeux ne sont pas les mêmes. Toutefois, toutes les catégories de terre demandent des régimes particuliers. « Le plus important, c’est d’arriver à mettre en place un dispositif traduit par un arsenal juridique institutionnel opérationnel partagé, qui décline une vision et harmonise », a souligné Abdel Kader Ndiaye. Il a invité à la mise en œuvre d’une politique de promotion de bonne gouvernance urbaine socialement inclusive, la protection des droits fonciers des producteurs ruraux, ’amélioration de la transparence dans la prise de décision et la recevabilité des institutions de gestion foncière, en défavorisant l’accès des femmes et des jeunes aux fonciers, figurent parmi les préoccupations.

Selon M. Sourang, « l’importance, c’est d’avoir non seulement une législation, mais surtout d’avoir une législation légitime. La légitimité correspond à ce que les gens considèrent comme juste. Or, en matière de terre, c’est, bien sûr, un bien économique, mais aussi un bien culturel et social », a-t-il dit. La sécurisation des espaces ruraux à travers une gestion communautaire, en particulier les pâturages, les forêts et les espaces halieutiques, et le renforcement de la gouvernance locale de la gestion foncière décentralisée font aussi partie des demandes du secteur privé. 118 réunions ont été organisées pour trouver un consensus. Une charte d’engagement sera signée par l’ensemble des parties prenantes. « Il faut que les modalités d’utilisation de la terre soient conformes aux différents vécus fonciers. C’est pourquoi nous avons estimé nécessaire de passer en revue le texte avec les différents acteurs concernés. Ce document a été élaboré du début à la fin avec toutes les parties prenantes. Nous avons, dès lors, confiance à son enracinement », a ajouté le président de la Cnrf.

Oumar BA

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a annoncé, à Saint-Louis, des mesures d’urgence pour protéger le quai de pêche de Guet-Ndar dont une partie s’est affaissée lors de sa visite. Il s’est adressé aux autorités administratives et municipales pour leur demander de prendre d’ores et déjà toutes les dispositions pour la sécurisation de ce quai de pêche.

Le ministre Oumar Guèye a longuement insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies pour protéger ce quai de pêche contre l’avancée de la mer. 

Il a précisé que ces mesures d’urgence de sécurisation de ce lieu de débarquement des produits halieutiques seront prises en étroite collaboration avec le gouverneur Alioune Aïdara Niang et le maire Mansour Faye.

M. Guèye a indiqué que la ville de Saint-Louis est attaquée de plein fouet par l’avancée de la mer, qui est un phénomène mondial. Selon lui, toutes les populations des zones côtières sont en train de subir les conséquences désastreuses du réchauffement climatique.De l’avis du chef du département de la Pêche et de l’Economie maritime, il faut impérativement envisager le déplacement des populations qui sont à proximité de la mer vers d’autres zones plus viables. Ce qui, selon lui, permettra de sauver cette importante communauté de pêcheurs de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie qui contribue efficacement au développement économique de notre pays.

Après avoir visité les infrastructures modernes installées dans les aires de transformation des produits halieutiques de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie, Oumar Guèye a plaidé pour le développement de l’aquaculture dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.
Pour lui, c’est un projet ambitieux et de grande envergure qui pourrait permettre, avec l’appui de la Saed, de développer, dans les plus brefs délais, des projets de riziculture et de pisciculture dans la région Nord. Un programme qui consistera à emblaver des terres cultivables en riz à aménager en même temps que d’autres parcelles destinées à l’aquaculture.

Ce qui permettra, a-t-il renchéri, de former le couple « thiébou-djeun » (riz au poisson) dans la vallée, qui deviendra à coup sûr une région à vocation agro-sylvo-pastorale et aquacole.

Le ministre de la Pêche n’a pas manqué d’évoquer l’épineux problème de la brèche, rappelant que ce canal de délestage a été aménagé en 2003 pour protéger la ville contre les inondations dues aux eaux de pluies et à la forte crue du fleuve.

Selon lui, cette brèche, qui est née d’une erreur d’appréciation, s’est élargie au fil du temps, passant de 4 mètres à une largeur de 6 kilomètres. Ce qui a créé une situation beaucoup plus dramatique dans cette localité.

Il a enfin parlé des difficultés auxquelles les autorités sénégalaises sont actuellement confrontées pour renouveler les licences de pêche. Le point d’achoppement des négociations avec leurs homologues mauritaniens porte essentiellement sur l’application d’un nouveau Code mauritanien de la pêche, qui stipule que les pêcheurs sénégalais qui opèrent dans la zone maritime mauritanienne sont obligés de débarquer leurs prises en Mauritanie, qui est un pays souverain.

Cependant, a-t-il souligné, les négociations se poursuivent et permettront d’apporter les solutions les plus adéquates à ce problème de renouvellement des licences de pêche. D’autant plus que le Sénégal et la Mauritanie demeurent des pays amis et frères liés par des liens de sang et la géographie,  condamnés à vivre ensemble et collaborer étroitement, sur tous les plans et à tous les niveaux. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un appui consistant de l’Etat aux femmes transformatrices
Le ministre Oumar Guèye s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des aires de transformation de produits halieutiques de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie. 

Il a, à ce propos, rappelé que le président de la République a instruit le Premier ministre d’ouvrir une ligne de crédit en faveur des femmes, afin qu’elles puissent s’équiper dans le cadre de sa politique de soutien aux femmes mareyeuses et transformatrices. D’ailleurs, a affirmé M. Guèye, le secteur de l’exploration pétrolière a décidé de soutenir le chef de l’Etat dans cette politique. 

Le ministre a, en outre, précisé que Petrosen a contribué à hauteur d’un milliard de FCfa. Cette somme servira à équiper les femmes de Kayar, Guet-Ndar, Joal et Mbour, soit 250 millions pour chaque site de transformation. Cette expérience sera poursuivie à Foundiougne et Kafountine.  Les bénéficiaires auront des étals et un dispositif de fours qui vont allier hygiène et qualité. Auparavant, la société Tulow Oil avait financé les femmes mareyeuses de Bargny.

Mb. K. DIAGNE

Dans le cadre de l’assistance technique et d’échange de données avec des compagnies pétrolières intervenant au Sénégal, Petrosen a réceptionné, hier, un important lot de matériel informatique de la part de Kosmos Energy. Le directeur général de Petrosen a salué ce geste de haute portée qui permettra aux employés de la société de renforcer leurs capacités techniques.

Petrosen a réceptionné, hier, un important lot de matériel informatique offert par Kosmos Energy, une société pétrolière américaine basée à Dallas, aux Etats-Unis. La cérémonie s’est déroulée au Centre de géoscience de Petrosen, en présence du directeur général de ladite société, Mamadou Faye, et du président directeur exécutif de Kosmos Energy. M. Faye a indiqué que ce don de matériel informatique de haute qualité entre dans le cadre de l’assistance technique et d’échange de données que sa structure entretient avec des compagnies pétrolières pour mettre en valeur la promotion. A cette occasion, il a rappelé que, dans le sillage du programme de promotion et de vente des blocs du Sénégal, Kosmos Energy a réalisé beaucoup d’études techniques. « Cet équipement, a-t-il dit, sera d’un grand appui pour la promotion du bassin, en renforçant les capacités techniques de Petrosen, et d’avancer rapidement dans l’exploration ». Il a indiqué que le matériel va faciliter l’interprétation géophysique du sous-sol et des forages et de progresser dans la perspective de nouvelles découvertes. Selon lui, cette interprétation permet également de déterminer le potentiel pétrolier sur la base duquel les compagnies viennent investir. « Quand nous vendons un bloc, ce que nous mettions en valeur, c’est ce potentiel, cette appréhension de trouver du pétrole », a expliqué Mamadou Faye. Il a souligné que c’est sur la base de ces paramètres que la notion de risque et le volume d’investissement nécessaire pour trouver du pétrole sont déterminés. « A partir de ce moment, a-t-il relevé, nous définissons un programme d’exploration avec les compagnies pétrolières qui a souvent abouti à des découvertes ».

M. Faye a également rappelé qu’avant de parler du pétrole, il y a des données à analyser et des zones favorables à déterminer, car c’est sur cette base que les compagnies pétrolières viennent investir en creusant des forages pour trouver du pétrole. « Cette même technologie a été utilisée pour mettre en valeur les prospects que nous avons dans les blocs de Saint-Louis et Cayar profond où des découvertes ont été faites », a-t-il précisé, magnifiant au passage ce geste de haute portée de Kosmos Energy à leur endroit. Pour sa part, le président directeur exécutif de Kosmos Energy, Andy Inglis, s’est dit satisfait de la découverte, par sa société, d’hydrocarbures au nord de notre pays.

Kosmos Energy, faut-il le rappeler, a découvert du gaz dans deux blocs au nord : le bloc de Saint-Louis profond et celui de Cayar profond. M. Inglis a aussi exprimé leur volonté d’approfondir leur partenariat avec Petrosen et le Sénégal, « pour mieux évaluer les ressources pétrolières, en vue de les produire ». Sur le don, il a souligné que l’objectif, c’est de permettre à Petrosen de bénéficier de la haute technologie.

Dans le cadre de son engagement en faveur des règles de transparence, Kosmos Energy avait récemment indiqué avoir publié ses contrats de partage de l’exploration et de la production avec le gouvernement du Sénégal au moment où ceux-ci ont été transmis à la Securities and exchange commission des Etats-Unis en novembre 2014. La même source précisait que les relations contractuelles entre Kosmos Energy et le gouvernement sénégalais font donc partie du domaine public depuis plus de 18 mois. De plus, la société Kosmos s’est engagée à publier tous les paiements significatifs effectués au profit du gouvernement sénégalais. L’entreprise s’est aussi engagée à respecter, de façon maximale, les règles de transparence dans tous les pays où elle a des activités. 

Souleymane Diam SY

Hier, s’est déroulée, dans les locaux du ministère de l’Industrie et des Mines, la cérémonie officielle d’installation du comité d’organisation des activités  liées à  la huitième édition de l’Oscar national de la qualité. Ce prix est destiné aux entreprises installées au Sénégal et dont les résultats en matière de management de la qualité ont été particulièrement remarquables.

L’introduction de systèmes efficaces de management de la qualité au niveau des entreprises  et la fourniture de biens  et de services de qualité aux consommateurs  constituent des éléments de plus en plus essentiels dans la compétition des nations. C’est pourquoi le gouvernement du Sénégal, soucieux de la compétitivité des biens et services « made in Sénégal », tant pour la défense du marché local que pour la conquête des marchés extérieurs, entend favoriser le développement du management de la qualité au sein des entreprises sénégalaises.  A cet effet, un Oscar national de la qualité est annuellement décerné aux entreprises les plus méritantes,  au vue des critères de sélection. 

Le prix vise principalement à développer la culture du management de la qualité au sein des organismes, en vue d’améliorer leur niveau de compétitivité. Il  a connu, depuis sa création,  la participation de près d’une centaine d’entreprises toutes catégories confondues. Magatte Wade, président du comité  d’organisation et du jury de l’Oscar national de la qualité, a rappelé que, au cours du point de presse organisé hier, « depuis son instauration, près d’une cinquantaine d’entreprises ont été primées parmi lesquelles 18 qui ont obtenu le prix d’excellence,  avec une participation significative des sociétés implantées dans les régions ».  Un jury composé de 9 membres issus du secteur public et privé et des partenaires au développement a été formé. 

Le prix repose sur un référentiel technique prenant en compte les exigences et normes de la série Iso 9000 et un règlement qui fixe les conditions de participation.  Il est également ouvert aux entreprises artisanales, aux Pme et aux organismes publics et communautaires. « Une cérémonie de remise officielle sera organisée. L’objectif est d’honorer les lauréats et encourager les organismes privés dans la dynamique de recherche permanente de qualité.  Il est également prévu un prix Cedeao de la qualité, l’année prochaine », a informé M. Wade.  Les entreprises peuvent, en outre, tirer plusieurs avantages,  parmi ceux-ci, le prestige et l’aura liés à des efforts reconnus en matière de ménagement de la qualité magnifiés par la remise de trophées.

Aly Ngouille Ndiaye, ministre des Mines et de l’Industrie, qui présidait la rencontre, a souligné qu’ « il ne fait plus de doute que les mutations de l’économie et les exigences de la mondialisation placent la qualité au premier rang des critères de choix en matière de biens et de services ».  Selon lui, la qualité n’est pas seulement un concept,  mais c’est surtout une démarche. Une culture d’entreprise qui s’inscrit dans la durée vers la recherche du meilleur.

La qualité des produits et des services ainsi que les systèmes de management consacrés par les normes internationales de l’Organisation internationale de normalisation (Iso) constituent une préoccupation majeure des entreprises dans leur quête de compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux. Les entreprises sont, dès lors, invitées à relever le défi des changements qui s’opèrent. « Elles ont l’obligation de résolument s’inscrire dans cette nouvelle dynamique pour survivre et se développer », a-t-il déclaré. M. Ndiaye a, par ailleurs, invité les entreprises à faire preuve de « rapidité, d’efficacité, de flexibilité, de  croissance et surtout de compétitivité ». La compétitivité s’entend, bien entendu, en termes de ressources humaines, mais aussi d’organisation, de production et de qualité de la production. 

Oumar BA

La Zone industrielle de Sandiara est dans sa phase active. Après la pose de la première pierre, intervenue l’année dernière, l’Agence pour la promotion des sites industriels (Aprosi) et la commune de Sandiara ont signé, hier, une convention de partenariat pour le financement de l’aménagement de la zone d’un montant de 250 millions de FCfa.

Après la pose de la première pierre, en mars 2015, l’Agence pour la promotion des sites industriels (Aprosi) et la commune de Sandiara ont signé, hier, une convention de partenariat pour le financement de l’aménagement, la promotion et la gestion de la Zone industrielle pour un montant estimé à 250 millions de FCfa. La cérémonie, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, a été l’occasion pour le maire de la localité, Serigne Guèye Diop, de préciser que cette initiative, notamment le Plan Sandiara émergent (Pse-2035), s’inspire du Plan Sénégal émergent (Pse). Ce montant, a-t-il ajouté, servira à l’électrification, à la construction des voies de circulation et à l’adduction d’eau de la zone d’une superficie de 50 hectares. Selon lui, 60 milliards de FCfa d’investissements et 10.000 emplois sont attendus à travers ce projet. Dans la foulée, M. Diop a indiqué que 30 demandes d’implantation d’usines et de centres de recherche sont déjà enregistrées, autorisées ou en cours d’évaluation. Aussi, a-t-il précisé que ces usines vont accueillir les 1.500 élèves du lycée professionnel de Sandiara dans le cadre de la formation par alternance. Pour lui, ce projet constitue « une réponse pertinente » aux exigences de l’Acte 3 de la décentralisation dans sa composante « Territoires autonomes et économiquement viables », tout en soulignant que les redevances industrielles, la patente et les impôts qui seront collectés serviront à financer le développement social, culturel et économique de la commune. « Il s’agira, a-t-il dit, d’une innovation majeure dans le financement des communes sénégalaises ».

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a renouvelé l’engagement de l’Etat à accompagner la commune de Sandiara. Il est d’avis que la signature de cette convention donne un souffle nouveau à l’engagement du maire de cette localité dans le cadre du Pse et dans l’esprit de l’Acte 3 de la décentralisation. « De par la position géographique de la commune, a relevé le ministre, Sandiara va bénéficier naturellement des grands projets de l’Etat ». Il en veut comme exemples l’autoroute Dakar-Mbour-Kaolack, la ligne Mbour-Fatick-Kaolack dans le domaine de l’électricité pour l’interconnexion... « Ces projets présentent d’excellentes opportunités pour la région », a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye qui s’est réjoui de la pluralité des investisseurs venus d’horizons divers, notamment de l’Afrique, des Etats-Unis, de l’Europe et de l’Asie. Le directeur général de l’Aprosi, Momath Bâ, a, pour sa part, indiqué que la réussite de l’Acte 3 implique la création d’instruments économiques capables de créer des entreprises génératrices d’emplois.

Le concept de domaine industriel constitue, à ses yeux, « un instrument utile de développement par la valorisation de ses ressources ». Pour la réussite de cette convention de partenariat, a assuré M. Bâ, l’Aprosi apportera toute l’assistance technique nécessaire. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a, dès lors, invité l’Aprosi à apporter les diligences nécessaires pour que ce projet puisse s’achever à temps, tout en appelant l’Apix et le Bureau opérationnel de suivi (Bos-Pse) à davantage accompagner les projets, afin que les investisseurs puissent rapidement disposer des titres de propriété, car « c’est cela qui les encourage à lever des fonds ». « Qui dit investissement dit sécurité », a-t-il affirmé. Le ministre a ainsi lancé un appel pour une synergie des services de l’Etat pour que « Sandiara, à l’origine un projet du maire, devienne un projet de l’Etat ». Ce, dans le but d’inciter les autres communes à s’en inspirer.

Souleymane Diam SY

Thierno  Alassane Sall a magnifié l’engagement de la direction générale de la Senelec et l’ensemble de ses agents qui ont su gérer, avec efficacité, l’incident survenu dans la nuit du dimanche 21 août, à 3 heures du matin. Il estime que l’Etat va prendre des mesures contre le désordre constaté sur l’emprise des installation de la Senelec.

«  Pour avoir suivi minute après minute la gestion de l’incident survenu au poste de Thiona, dans la nuit du dimanche au lundi, je tiens à saluer l’engagement de la direction générale de Senelec et l’ensemble des agents qui, sur le terrain, ont su gérer, avec sang-froid et efficacité, la situation », a lancé, hier, le ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, au sortir de la visite qu’il a effectuée à Thiès, au poste de transformateur de Thiona, où  une explosion avait provoqué un incendie dans la nuit du dimanche vers 3h du matin. Un incident qui a occasionné une coupure totale d’électricité sur tout le réseau national et jusque dans les pays voisins, à savoir le Mali et la Mauritanie. « Le Sénégal étant un élément du réseau interconnecté, nous  leur présentons toutes nos excuses pour les désagréments causés ; nous y confondons aussi les populations sénégalaises », a confié M. Sall.

Cependant, il a tenu à préciser que la périodicité de la maintenance de ces installations a été bien respectée puisque le dernier passage de l’équipe de maintenance date du 7 août.

 « Cela veut dire qu’à ce niveau, Senelec est dans les normes techniques » a-t-il noté.Par conséquent, le ministre a reconnu que le système  de distribution de l’électricité du pays souffre à deux niveaux. « Tout d’abord, sur la vétusté des installations, celles du poste Thiona date de 1957, puis du non-respect des servitudes en matière de transport de l’électricité dans notre pays. Sur ce point, la réglementation est bafouée, et cela multiplie les risques pour les populations, mais aussi les installations de transport de haute et de moyenne tension », a-t-il déploré.

A ce niveau, Thierno Alassane Sall a déclaré que l’Etat va prendre le taureau par les cornes et fera face à la pagaille constatée dans l’emprise des installations de la Senelec. « D’ailleurs, le même constat est fait aux alentours des pipelines qui transportent le gaz dans la région de Dakar », a-t-il fait remarquer. Et selon lui, « chaque citoyen se doit être le garant de l’ordre et de la sécurité dans son environnement immédiat. Donc, il se doit d’intégrer dans son comportement le respect des normes fixées pour une meilleure vie communautaire ».

Le nouveau poste de Thiono sera mis en marche en 2017
Auparavant, le responsable  de la maintenance du transport énergie, Cheikh Ibrahima Mbaye, a soutenu qu’une fois l’incident constaté, la priorité pour les équipes techniques était de faire l’état des lieux, pour  ensuite démarrer les travaux de remise en aplomb du réseau afin de limiter, dans le temps, les désagréments aux usagers. « Ce qui a permis de pouvoir remettre en marche le réseau en état de fonctionnement, ce mardi à 6 heures du matin. Cela a pu se faire grâce aux agents de la Senelec qui sont sur place et une équipe en renfort venue de Dakar », a-t-il déclaré.

Etant dans un réseau interconnecté allant de Bel Air, à Dakar, jusqu’à Nouakchott, en passant par Bamako, Cheikh Ibrahima Mbaye a expliqué qu’un rapport d’incident et son analyse sera produit, puis tous les éléments sur les comportements dans tous les postes, toutes les centrales seront regroupés dans une échelle temps afin de pouvoir se prononcer. « Déjà, à l’interne, le groupe d’incident est en train d’y travailler », a-t-il  souligné.

Sachant que le poste de Thiona, âgé de 60 ans, doit prendre sa retraite par rapport à sa vocation première, des installations neuves sont en train d’être érigées sur le lieu pour remplacer l’ancien. « Il va coûter 2,5 milliards de FCfa et sera mis en marche en mars 2017 », a indiqué M. Mbaye.

Mbaye BA

Le ministre de l'Agriculture et l'Equipement Rural a effectué une tournée dans la région de Saint-Louis pour s’entretenir avec les acteurs de la filière manioc et patate. Après ce périple, Papa Abdoulaye Seck s’est dit rassuré quant au travail abattu, tout en rappelant les différentes mesures à prendre pour le développement de la filière.

Sous l’ardent soleil de Ngnith, dans le département de Dagana, les producteurs cosmopolites sont à l’œuvre. On y retrouve des étudiants, des immigrés ou de simples citoyens venus s’investir dans la production de la patate douce et du manioc. Face à l’autorité, ces différents acteurs ont salué tous les efforts de l’Etat sans pour autant demander des appuis. En effet, souligne Saifour Sarr, un étudiant qui a pris un prêt bancaire pour travailler la terre, « nous sommes contents de l’appui constant de l’Etat, même si du point de vue financier, on en redemande encore ». Plus loin, l’étudiant Saifour confiera son projet de rejoindre l’Europe à travers les barques de fortune. Mais « la terre du Walo m’a sauvé, car à travers la patate, j’y ai trouvé ma voie ».

Devant cet exemple qui montre la détermination de certains à investir dans l’agriculture, le ministre Papa Abdoulaye Seck est revenu sur tous les efforts faits et concernant la disponibilité  de l’engrais, du matériel agricole et l’important travail abattu pour emblaver les périmètres. Aussi, a-t-il annoncé que le Projet de développement durable et inclusif de l'agrobusiness au Sénégal (Pdidas) va mettre 43 milliards de FCfa dans la zone. En plus, a-t-il ajouté, concernant  le partenariat avec l’Inde, il est attendu l’aménagement de 4.800 hectares, équipés en stations de pompage, et en groupes motopompe (Gmp). Ce qui fait que « nous allons littéralement changer le visage de l’agriculture tout autour du Lac de Guiers et la zone du Ngalam », a souligné M. Seck.

Dans cette même logique, le directeur adjoint de la Saed, Seyni Ndao, a évoqué la possibilité pour la filière de bénéficier des 600 groupes motopompe  du Pudc destinés au Programme national pour l’autosuffisance en riz (Pnar). Cette visite du ministre de l’Agriculture s’inscrit dans le cadre du programme de sécurisation qui permet de développer les productions de différentes spéculations. C’est pourquoi il a dit que « notre agriculture est dans une dynamique de croissance significative, durable et continue ». En outre, il a affirmé que la filière patate douce et manioc est devenue un créneau porteur avec la nouvelle ligne stratégique préconisée par la tutelle.

Pour rappel, la production de manioc en 2015 tourne autour de 439.871 tonnes pour 7.500 hectares exploités. Cette production record a été possible grâce à l'appui de la tutelle par le truchement de ses différentes structures d’encadrement. Cette année, les acteurs de la filière manioc s'engagent à emblaver 13.000 hectares pour plus de 500.000 tonnes.

Amadou Maguette NDAW

Le ministre du Commerce a indiqué, hier, que les importateurs et distributeurs se sont engagés à acheter les 1.500 tonnes de riz blanc déjà disponibles dans les rizeries. Dans la même lancée, a-t-il ajouté, ils ont promis d’acheter 50.000 tonnes de riz entier comme brisé pour la présente campagne, suivant les conditions du protocole d’accord. « L’ensemble du riz blanc sera acheté par les importateurs et distributeurs », a-t-il assuré. Selon lui, « le respect des engagements de chaque partie dépendra la réussite du mécanisme qui sera profitable à tous mais également à l’économie ». Le ministre a appelé les riziers à augmenter leur capacité de stockage pour faciliter la collecte du riz paddy et sa transformation. « Plus la production augmente, plus la capacité de stockage du riz paddy et de décorticage doit s’en suivre », a-t-il estimé. Il a, dès lors, invité les ménages sénégalais à consommer le riz local, notamment celui entier. Pour une meilleure promotion du riz local, le ministre a invité la plateforme à mener une campagne de communication et de sensibilisation sur cette variété. Le Sénégal importe un million de tonne par an. « Nous préférons que les 200 milliards de FCfa injectés, chaque année, sur le marché international pour l’achat du riz soit injecté au Sénégal », a-t-il souligné. Pour réussir ce pari, M. Sarr a encouragé les banques à accompagner les importateurs locaux.

S. D. SY

Le directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Artp), Abdou Karim Sall, a procédé, dimanche, à la remise de moteurs qu’il a subventionnés aux pêcheurs de la commune de Mbao.

Pas et gestes coordonnés, des femmes de la commune de Mbao dansent en toute harmonie au rythme des tam-tams. À travers leur prestation, elles exhibent en toute fierté leur appartenance à la communauté lébou. A la place publique de Mbao, les habitants sont sortis nombreux pour assister à la cérémonie de remise de moteurs aux pêcheurs. Devant le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, le directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall, par ailleurs responsable politique dans la commune, a procédé à la remise de 10 moteurs hors bord sur le quota de 75 promis aux pêcheurs de Petit Mbao et Grand Mbao. C’était en présence, entre autres, de l'inspecteur départemental des pêches de Pikine, Ibra Mbaye, du maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, du maire de la commune de Yeumbeul Nord, Daouda Ndiaye, de l'honorable député Ibrahima Lô. En réalité, le Dg de l'Artp a pris entièrement en charge le reliquat du prix global du moteur déjà subventionné par le chef de l’Etat à hauteur d’un million de FCfa l’unité. Le visage épanoui, Thierno Kane, porte-parole des pêcheurs de la commune, ne cache pas sa satisfaction. « Un moteur coûte cher. Avant, on épargnait des mois pour pouvoir en acheter un. Nous saluons le geste de M. Abou Karim Sall grâce à qui nous avons pu acquérir ces moteurs », a-t-il indiqué.

Le directeur général de l’Artp a complété le reliquat des pêcheurs de la commune pour qu’ils puissent accéder aux moteurs subventionnés par l’Etat du Sénégal. Le maire Abdoulaye Thimbo a magnifié un tel acte qu’il juge porteur de croissance économique. Cette cérémonie n’est pas une première, Abdou Karim Sall ayant déjà remis 10 moteurs aux pêcheurs, il y a trois mois. « Je vous avais déjà donné 10 moteurs, cette fois-ci, je vais vous en remettre 20 », a-t-il lancé, au grand bonheur des pêcheurs. Le directeur de l’Artp a également promis aux marins l’octroi de pirogues.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Présent à la rencontre, le directeur général de la Saed, Samba Kanté, a lancé un cri d’alarme concernant la commercialisation du riz paddy. Il a, à cet effet, dénoncé le circuit parallèle qui risque de tuer la filière. A travers ce circuit, a-t-il regretté, le sac de 50 kg est vendu à 7.500 FCfa au lieu de 10.500 FCfa, le prix officiel. « S’il y a un secteur qui a plus besoin d’appui, c’est la production. Ce n’est pas en achetant à des prix aussi bas qu’on encourage les producteurs à aller en campagne », a déploré M. Kanté, selon qui « les lenteurs dans l’achat de cette variété de riz influent sur les campagnes surtout entre la contresaison et l’hivernage ».

À l’en croire, le lien entre la commercialisation du riz paddy et blanc est très étroit. Sur ce, il a estimé que tous les acteurs doivent s’impliquer pour trouver une solution à ce problème, précisant que la production est passée de 23.000 l’année dernière à 44.000 tonnes cette année. Pour sa part, le ministre du Commerce a soutenu qu’il faudrait soumettre aux riziers l’obligation d’acheter le riz paddy au prix officiel. « Il n’est pas acceptable qu’une entreprise bénéficie des fonds publics (Ndlr : fonds de commerce et de gestion) et se livre ensuite à la spéculation », a-t-il souligné.

Alioune Sarr a affirmé que le gouvernement ne tolère pas que des commerçants se livrent à des spéculations à travers l’achat du riz paddy. S’agissant des difficultés liées à la transformation, il a dit partager l’avis selon lequel il appartient au secteur privé de s’investir dans la mise en place des rizeries présentement au nombre de 22. Samba Kanté a appelé les acteurs locaux à y aller très vite avant l’arrivée des étrangers.

S. D. SY


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