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Affaires et Finances (1435)

Dans le département de Tambacounda, ce sont plus de 3.000 tonnes d’arachide de nature diverse, allant de l’écrémé au certifié, en passant par l’arachide d’huilerie qui ont été collectées pour une valeur de 700,6 millions FCfa, selon le chef du service départemental de développement rural.

Plus de 3.000 tonnes d’arachide de nature diverse, allant de l’écrémé au certifié, en passant par l’arachide d’huilerie ont été collectées pour une valeur de 700,6 millions FCfa, dans le département de Tambacounda où la campagne de commercialisation bat son plein, a appris l’APS, hier. La révélation a été faite par le chef du Service départemental de développement rural (Sddr), Aliou Badji. 27 des 81 points de collecte officiels d’arachide du département de Tambacounda ont reçu leur financement et ont démarré leur achat, a indiqué M. Badji.

Parmi eux, 25 sont dédiés à l’achat des semences, dont 20 pour les semences certifiées et cinq pour les semences écrémées. Au total, « 1.926 tonnes d’arachides d’huilerie, 1.230 tonnes de semences certifiées et 146 tonnes de semences écrémées sont collectées », a-t-il signalé, précisant qu’aucun dépôt faisant l’objet de bon n’a été enregistré pour le moment.

Concernant l’arachide d’huilerie, sur un financement de 422,051 millions FCfa disponible, la valeur des achats est de l’ordre de 404,650 millions FCfa. A propos des semences certifiées, sur un financement de 315,829 millions FCfa, des achats ont été faits pour 272,7 millions FCfa. Enfin, pour ce qui est des semences écrémées, les 23,323 millions FCfa ont tous été dépensés, a poursuivi le responsable départemental de l’agriculture.

A ce jour, 505 tonnes de graines d’arachide achetées aux producteurs ont déjà été acheminées à l’usine. Il a expliqué la faible proportion des points ouverts par rapport à leur nombre total, par le fait que les opérateurs privés n’ouvrent que ceux qu’ils peuvent financer. Mais ce sont les producteurs qui « payent les pots cassés » de cette situation, a-t-il estimé. Ils font de plus grandes distances pour rejoindre un point de collecte, là où ils devaient pourtant parcourir en moyenne 5 km. Les « bana-bana » et autres acteurs du marché parallèle en profitent, en parcourant les villages avec des camions pour acheter et évacuer des arachides vers l’usine.

Contraintes
Au nombre des contraintes identifiées dans le déroulement de la campagne de commercialisation des arachides, M. Badji a évoqué une « augmentation du prix de l’arachide, autant pour l’huilerie que pour les semences, dans bon nombre de localités, suite à la pression du marché parallèle », avec les « loumas », les individuels et autres « bana-bana ». Le prix de l’arachide d’huilerie est passé de 230 à 235 FCfa le kilo, au lieu du prix officiel de 210 FCfa le kilo, fixé par le Cnia. Le kilogramme de semence d’arachide R3 est, quant à lui, cédé à 250 FCfa, au lieu de 220 FCfa.

« La préférence des producteurs de vendre le sac d’arachide à 15.000 FCfa sans criblage fait que les points officiels sont désertés au profit du marché parallèle occupé par les « bana-bana »  », a-t-il commenté. A cela s’ajoute l’insuffisance de magasins de stockage pour les opérateurs semenciers porteurs de programme de multiplication de semences, obligeant certains à entreposer leurs arachides à ciel ouvert.  Le Sddr a noté une « légère baisse » de la production d’arachide cette année, due au fait que les graines ne sont pas encore arrivées à maturité. Il a toutefois noté une « disparité » de la qualité des graines d’une zone à une autre. Celles qui ont reçu les dernières pluies ou les toutes premières précipitations ont des graines de meilleure qualité.

APS

Pour mettre le cheptel national à l’abri de maladies endémiques et émergentes, Aminata Mbengue Ndiaye a estimé que l’adoption d’une nouvelle stratégie d’intervention était devenue une impérieuse nécessité.

Le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a estimé que pour mettre notre cheptel à l’abri de maladies endémiques et émergentes, l’adoption d’une nouvelle stratégie d’intervention est devenue une impérieuse nécessité. Celle-ci, selon elle, doit reposer sur quatre piliers. Il s’agit avant tout d’assurer une couverture optimale du territoire national en ressources humaines bien formées et correctement équipées, de la réhabilitation et la construction de parcs à vaccination afin de sécuriser les opérations vaccinales et d’optimiser les résultats. Dans cette perspective, un projet visant la construction de 768 parcs à vaccination et la réhabilitation 199 parcs vétustes a été élaboré.

Les autres piliers concernent la production et le stockage de vaccins suffisants pour les besoins de notre pays, mais aussi la communication sur la prévention entre les maladies animales à l’intention des éleveurs. Mme Aminata Mbengue Ndiaye a assuré que son département ne ménagera aucun effort pour accompagner la mise en œuvre des stratégies qui seront définies de façon consensuelle par tous les acteurs. Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel aux organisations professionnelles d’éleveurs pour mobiliser leurs bases au tour de caravanes de sensibilisation sur la prévention contre les maladies animales.

D’ores et déjà ce sont 2.325.496 petits ruminants qui ont été vaccinés contre la peste des petits ruminants, soit un taux de 41 %. Pour ce qui concerne la maladie de Newcastle, un effectif de 1.681.882 volailles a été vacciné, soit un taux de 27%. En ce qui concerne les chevaux, c’est un effectif de 214.533 têtes qui ont été vaccinées contre la peste équine, soit un taux de 80%.

Pour les bovins, ce sont 1.735.883 unités qui ont été vaccinées contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine, soit un taux de 63 %. S’agissant de la lutte contre la péripneumonie contagieuse bovine, 1.526.207 bovins ont été vaccinés. Pour sa part, le représentant de l’Ordre des vétérinaires du Sénégal, docteur Imam Thiam, a félicité le ministre de tutelle qui s’est engagé à régler le problème récurrent de rupture de vaccins.

Amath Sigui NDIAYE

Le directeur des Services vétérinaires du Sénégal, le docteur Mbargou Lo,  a rappelé, hier, lors de la clôture d’un atelier de planification à Saly, que la santé animale est un pilier essentiel et extrêmement important à prendre en compte pour améliorer la productivité et la compétitivité de l’élevage de notre pays.

Cet atelier de planification des activités de la direction des Services vétérinaires, financé par la Banque mondiale, a réuni les partenaires techniques, les services régionaux d’élevage et la cellule d’études et de planification du ministère de l’Elevage. Il s’agissait, pendant trois jours, de partager les résultats de l’évaluation des services vétérinaires par la mission de l’organisation mondiale de la santé animale, mais aussi les activités envisagées dans les différentes divisions de ce département pour l’année 2017.

Le docteur Mbargou Lô, directeur des Services vétérinaires du Sénégal, a rappelé l’importance de la santé animale. « C’est un pilier essentiel, extrêmement important si l’on veut améliorer  la productivité et la compétitivité de notre élevage, on doit mettre l’accent  sur cette santé animale », a-t-il indiqué. Selon lui, son département a, à l’échelle nationale, un dispositif qui permet la surveillance des maladies animales. Il s’agit du système national de surveillance épidémiologique qui regroupe l’ensemble des services régionaux, départementaux, les chefs de poste vétérinaire, les éleveurs, les vétérinaires privés qui aussi prévus dans le dispositif. Au Sénégal, a-t-il assuré, des vaccins sont faites contre cinq maladies prioritaires qui affectent le cheptel.

Parmi ces vaccins, a-t-il relevé, figurent la peste des petits ruminants qui affecte les ovins et les caprins, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste équine, la péripneumonie contagieuse bovine et la maladie de Newcastle. « Il y a également d’autres vaccinations ciblées parce que ces maladies ne sont pas uniformément réparties sur toute l’étendue du territoire », a-t-il noté.

Le contrôle constitue, selon lui, un aspect important à ne pas négliger. Ses services procèdent à l’inspection ante mortem avant d’abattre les animaux, puis à l’examen clinique après abattage. Selon lui, son département va apporter les correctifs nécessaires. « On a un projet de construction d’infrastructures d’abattage pour parvenir à disposer, dans chaque commune, d’aire d’abattage moderne », a-t-il fait savoir. De même, a-t-il indiqué, des efforts sont en train d’être faits par rapport aux infrastructures existantes. S’agissant de l’abattoir de Dakar qui ne répond plus aux normes, il a annoncé sa délocalisation dans le projet avec la coopération indienne.

S. O. F.

Le ministère de l’Industrie et des Mines, en partenariat avec l’ambassade de la Suisse au Sénégal, a organisé, avant-hier, un atelier de sensibilisation sur les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme appliqués au secteur minier. L’objectif, étant de favoriser une meilleure mise en œuvre des droits humains dans les activités minières.

Le Sénégal fait partie des pays riches en ressources minières. Des découvertes récentes révèlent l’existence d’importants gisements gaziers et pétroliers dans le sous-sol sénégalais. C’est fort de ce constat que le législateur sénégalais accorde de plus en plus d’importance au respect des droits humains dans sa législation et dans la définition de la politique minière aussi bien dans la phase de recherche, d’exploitation et d’après-mine. Dans cette dynamique, le ministère de l’Industrie et des Mines, à travers la Direction des mines et de la géologie, en partenariat avec l’ambassade de Suisse au Sénégal et le Comité sénégalais des droits de l’homme (Csdh) et l’Observatoire pour le respect des droits humains dans le secteur extractif, a organisé un atelier de partage et de sensibilisation sur les principes directeurs des nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (John Ruggie) appliqués au secteur minier. Les Nations unies, faut-il le rappeler, sous l’égide du représentant spécial de son Secrétaire général, le Pr John Ruggie, ont entamé, en 2005, un processus qui a abouti, en 2008, à la publication d’un rapport approuvé à l’unanimité par le Conseil des droits de l’homme, qui propose un cadre de politique général fondé sur trois piliers : l’obligation de protéger incombant à l’Etat, la responsabilité des entreprises de respecter les droits de l’homme et l’accès effectif à des mesures de réparation.

Déjà, dans le Code minier sénégalais de 2003, il y avait des prémices d’un respect des droits humains. C’est l’avis du Secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Mamadou Diop, qui présidait la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Le constat, a-t-il rappelé, c’est que « les populations installées dans les zones minières subissaient les effets ou les contrecoups des exploitations minières ». C’est cela qui a incité le gouvernement à s’inscrire dans la dynamique « de mieux prendre en charge les questions des droits humains dans les zones minières, dit-il. Aujourd’hui, de l’avis de Mamadou Diop, ces principes sont clairement définis dans la Constitution sénégalaise adoptée en mars dernier, consacrant désormais que les ressources naturelles appartiennent au peuple sénégalais. Cette disposition a été, selon lui, renforcé dans le nouveau Code minier adopté en novembre.

Pour sa part, l’ambassadeur de la Suisse au Sénégal, Mme Schmidt Tartagli, a souligné que son pays a fait de la promotion des droits de l’homme un « objectif de sa politique étrangère », un engagement qu’elle partage avec le Sénégal. A son avis, les multinationales ayant leurs sièges dans son pays, sont tenues de respecter la législation des pays dans lesquels elles opèrent, y compris du point de vue des droits de l’homme et de l’environnement. C’est dans ce contexte, relève-t-elle, que son pays s’est associé à plusieurs initiatives internationales et mécanismes volontaires visant « à faire respecter aux entreprises les droits de l’homme et les normes environnementales. « Ces initiatives misent avant tout sur l'autorégulation par les entreprises et sur les mécanismes volontaires », a-t-elle souligné. Pour elle, les principes directeurs des Nations unies constituent une « étape importante du processus visant à combler les lacunes en bonne gouvernance ». Après avoir magnifié le rôle si important de l’Observatoire pour le respect des droits humains dans le secteur extractif, Me Papa Sène, président du Csdh, a estimé que le « dialogue multipartite et l’approche multisectorielle, participative et inclusive » doivent être considérés comme les instruments les plus appropriés pour mettre en œuvre les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

Souleymane Diam SY

Après 2013, un protocole d’accord vient encore d’être signé entre la Css et l’Unacois Jappo, à la suite d’une visite de l’usine de Richard-Toll. Ce protocole d’accord met l’accent, entre autres, sur l’engagement des commerçants à distribuer le sucre sur l’étendue du territoire et à sensibiliser leurs pairs qui font passer la production au-delà de nos frontières.

Dans la perception populaire, la Css et les commerçants entretiennent une relation tendue due essentiellement à la question de l’importation du sucre par ces derniers, en cas de tension dans le marché. Mais, avec cette visite de l’Unacois et la convention qui a été paraphée, les deux parties s’engagent à travailler la main dans la main, pour la disponibilité du sucre en quantité suffisante sur le marché. C’est dans ce sens que, pour le président de l’Unacois Jappo, Cheikh Cissé, ce  partenariat est différent du premier. En effet, poursuit-il, avec cette signature, il s’agira de fournir tout le pays en sucre, car certaines localités en étaient dépourvues. Mais aussi, « il faudra se battre afin de lutter contre les commerçants des régions limitrophes, qui commandent des quantités importantes, et le vendent dans la sous-région ».

Au Sénégal, 85% de la production de la Css est consommée dans les trois régions de Thiès, Dakar et Diourbel. Après cette visite, les responsables de l’Unacois Jappo ont salué les investissements faits par la Css pour fournir le marché en sucre. En effet, souligne-t-il, « avec cette visite, on se rend compte de l’importance des investissements de la Css, et en toute responsabilité, on apprécie le travail abattu par cette entreprise ».

Vers une ouverture du capital de la Css
Depuis quelques temps, l’on ne parle que de la vente de la Css, des Moulins de Dakar et d’Abidjan à des investisseurs marocains. Lors de cette rencontre, le directeur général de la Css, André Froissard,  a rappelé que cette question est souvent revenue dans les déclarations des hauts responsables de l’entreprise. En effet, depuis 2006, la question de la vente de la Css est agitée. Mais, renseigne-t-il, « il faut noter qu’il y’a rien de fait, et des  meuniers sont intéressés par les Gmd et la Css, car ce sont des fleurons ».  Il a néanmoins souligné que les plus hautes autorités de la Css ont émis le vœu d'ouvrir le capital, car le besoin en sucre est sans cesse croissant et «dans nos prévisions, malgré les divers projets, nous ne pourrons pas dépasser 250.000 tonnes », a-t-il fait noter. En 2025, assure-t-il, il faudra une autre compagnie sucrière.  Dans cette logique, les responsables de l’Unacois Jappo ont dit avoir pris bonne note de la volonté de la Css d’ouvrir son capital et se sont dits disposés à sensibiliser leurs membres. M. Froissard s’est également réjoui de cette visite et a salué l’apport des commerçants dans le développement de la filière sucre.

A. M. NDAW

Promouvoir le développement des énergies renouvelables passe nécessairement par la recherche et l’innovation. L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), consciente de ce fait, a ainsi offert, hier, des valises solaires d’un montant de 20 millions de FCfa à des laboratoires de recherches des universités et des centres de formation du pays.

L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner) a remis, hier, des valises solaires à 12 laboratoires de recherches et centre de formation en énergies renouvelables d’un montant de 20 millions de FCfa. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall, accompagné de son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane. A l’occasion, le ministre de l’Energie s’est réjoui du travail remarquable réalisé dans le domaine des énergies renouvelables par l’Aner, avec l’électrification solaire de nombreux postes de santé, postes de police, brigades de gendarmerie, cases des Tout-petits à travers le pays.

Thierno Alassane Sall a magnifié l’assistance en énergies solaires aux parcs nationaux de Djoudj et de Niokolo-Koba. Selon lui, l’énergie renouvelable permettra à la Senelec de moins produire, ajoute-t-il, avant d’annoncer que la mini-centrale de l’Ucad sera bientôt fonctionnelle.

De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a rappelé que le Sénégal s’est engagé dans une transition énergétique depuis quelques années. Pour le Pr Mary Teuw Niane, il est plus que nécessaire de doter nos laboratoires et centres de formation professionnelle d’équipements pouvant permettre aux enseignants, chercheurs et apprenants d’allier la théorie à la pratique.

Selon lui, 100 laboratoires seront livrés durant cette année dans la mise en œuvre des 11 décisions du Conseil présidentiel sur l’Enseignement supérieur. A ce titre, il a apprécié, à leur juste valeur, ces valises solaires didactiques. « Lutter contre le changement climatique ne peut se faire, a-t-il soutenu, sans le développement des énergies renouvelables pour lequel la recherche-développement-innovation a un rôle très important à jouer notamment dans l’amélioration des rendements des panneaux solaires photovoltaïques et l’adaptation de nos équipements à nos réalités locales, etc. ». Le conseiller technique au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Ciré Bâ, a, pour sa part, relevé que cette cérémonie revêt une importance capitale.

Souleymane Diam SY

L’Assemblée nationale a voté hier, le projet de loi n°01/2017 portant création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal (Cci-Sn) et des Chambres régionales de Commerce, d’Industrie et de Services (Ccir). Selon le ministre Aliou Sarr, cette réforme permet aux Chambres consulaires de jouer pleinement la mission de promotion économique qui leur est dévolue.

« Cette réforme donnera une force de frappe au secteur privé », a plaidé devant les députés le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Il a annoncé la mise en place (probable) d’une Chambre consulaire de 150 membres avec un bureau de 30 élus. « Ces chambres régionales favorisent l’expression territoriale qui a un contenu économique très important. Le constat, c’est que les Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture ont un budget modeste qui ne leur permettent pas de faire le travail du secteur privé », a-t-il expliqué. Dans les foires internationales, a-t-il justifié, les Chambres de commerce ne répondent pas à la mission de promotion qui leur est dévolue. Toutefois, a-t-il noté, cette mission est assumée par d’autres organisations. Il a fait la remarque que beaucoup de grandes entreprises du Sénégal, comme celles qui ne sont pas inscrites dans les Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture, a-t-il regretté. Il a estimé que là où la Chambre du Burkina a de 10 milliards de FCfa de budget, l’ensemble des Cci-Sn, ne totalisent qu’un budget de 500 millions de FCfa. Le ministre a révélé que les mandats des Chambres de Commerce des 14 régions ont expiré depuis le 31 décembre 2016. « Nous sommes donc dans un vide juridique. Ce qui justifie la procédure d’urgence de cette loi », a argumenté M. Sarr, précisant que cette mutation vise à renforcer l’action des institutions consulaires dans la réalisation des objectifs du Pse et de l’Acte 3 de la décentralisation.

Interpellé par le député, Hélène Tine, sur la hausse des prix des denrées de première nécessité, le ministre a noté que la convertibilité du dollar par rapport à l’euro a eu un impact sur le marché mondial. Il a indiqué que le riz indien se fait rare sur les lieux de négoce, car à pareil moment, l’Inde est en saison de récolte. Ainsi, à défaut de voir ce riz indien sur le marché, les consommateurs sénégalais se tournent vers le produit cher. Il a laissé entendre que cette variété constitue 70% du marché national et se vend à 240 FCfa le kilogramme. Il a, cependant, prévenu que quiconque augmente, de son propre gré, les prix des denrées de première nécessité, s’expose à des sanctions. En ce qui concerne l’huile, il a informé que notre fournisseur a notifié à l’Etat du Sénégal son souhait d’augmenter le prix. « Si le marché international connaît une hausse, il faut s’attendre à ce que cela augmente », a-t-il expliqué. Concernant le sucre, il a noté qu’en ce moment, 13.000 tonnes de sucre sont disponibles dans les magasins de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Il a dit avoir instruit le directeur du Commerce intérieur qui, à son tour, a demandé au directeur général de ladite compagnie de régler cette question.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouye Ndiaye, a ouvert, avant-hier, un atelier sous-régional sur la fortification des aliments en Afrique de l’Ouest. Il a encouragé l’harmonisation des pratiques pour mieux combattre la malnutrition.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a encouragé, avant-hier, une harmonisation des bonnes pratiques dans l’enrichissement en micronutriments en Afrique de l’Ouest. Il présidait un atelier sous-régional organisé par l’Ong Helen Keller international, en collaboration avec le Comité sénégalais de fortification des aliments (Cosfam) et l’Organisation ouest-africaine de la santé. « La malnutrition est une réalité dans la sous région. Aujourd’hui, que les différents gouvernements appuyés par les Ong prennent à bras le corps cette question est important pour l’avenir de nos enfants (...). Qu’on arrive à harmoniser nos normes est une excellente chose », a souligné Aly Ngouye Ndiaye.

Le thème est : « Fortification des aliments en Afrique de l’Ouest de 2002 à 2016 : bilan et perspectives". Il a vu la présence d’une trentaine de participants venus des pays d’Afrique de l’Ouest. Le ministre a salué l’effectivité de l’enrichissement en micronutriments de l’huile et de la farine renforçant. Selon lui, cela renforce l’alimentation, notamment chez les femmes et les enfants âgés de 12 à 59 mois.

Il a rappelé qu’en 2010, une étude sur la situation de référence en micronutriments a été réalisée. Selon le ministre, elle avait révélé que la carence en fer affectait 39% des femmes en âge de procréer et 82% des enfants de 12-59 mois. Le ministre a aussi expliqué que le gouvernement a rendu obligatoire la fortification des huiles en vitamine A et de la farine de blé tendre en fer et en acide folique.

Le coordonnateur du Cosfam, Mamadou Kébé, a salué le processus d’harmonisation des normes relatives à l’enrichissement de l’huile en vitamine A, de la farine de blé tendre en fer et en acide folique et du sel en iode, tout en Afrique. Il a estimé que des efforts supplémentaires doivent être faits pour renforcer ce dispositif.

Selon un document transmis à la presse, l’objectif poursuivi est « de passer en revue les 14 ans d’expériences et d’engagements des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans la mise en œuvre de la stratégie d’enrichissement des aliments, afin de tirer les leçons et de définir de nouvelles perspectives pour la région ». Cette rencontre offre également l’occasion, à la région, de définir une nouvelle vision commune et des actions clefs de fortification des aliments en Afrique de l’Ouest, selon le texte.

Babacar DIONE

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, invite les fabricants de bouillons culinaires à se conformer davantage aux normes de sécurité alimentaire en réduisant de 20% le taux de sel dans leurs produits. C’était à l’occasion d’une visite guidée effectuée, avant-hier, en compagnie d’une délégation de parlementaires sénégalais, à Nestlé Sénégal.

Régulièrement interpellé par les parlementaires sénégalais sur la qualité des bouillons que consomment les sénégalais, le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a décidé de lier l’acte à la parole en initiant une série de visites dans les unités industrielles sénégalaises qui s’activent dans le domaine. Avant-hier, c’est dans l’usine de Nestlé Sénégal, sise à Diamaguène, dans la banlieue dakaroise, que le ministre a entamé cette visite. Sur place, Alioune Sarr a constaté, de visu, en compagnie d’une délégation de parlementaires conduite par le président de la Commission Action sociale et Population de l’Assemblée nationale, Aimé Assine, les efforts que déploie Nestlé Sénégal pour se conformer aux normes internationales dictées par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et que le Sénégal veut traduire en acte dans la fabrication des bouillons. « Il s’agit de réduire de près de 20% le taux de sel dans les bouillons alimentaires en passant de 70 à 55% selon la norme Oms », a souligné le ministre au terme de la visite.

Le gouvernement du Sénégal, a dit Alioune Sarr, souhaite une application stricte de cette mesure édictée par la norme Ns 03-146 portant sur les bouillons alimentaires afin de préserver la sécurité des consommateurs sénégalais. Il n’a pas manqué de saluer les efforts entrepris dans ce sens par Nestlé Sénégal qui, selon son directeur général, Xavier Béraud, a déjà anticipé sur la mesure en ramenant le taux de sel dans ses produits à 52%. Abondant dans le même sens, la responsable de Maggi au Sénégal, Yaye Fatou Cissé, a indiqué que la lutte contre la carence en micronutriments est aussi un aspect pris en compte dans la fabrication des bouillons à Nestlé. En ce qui concerne le sel, le ministre a rappelé que la norme indiquée par l’Oms est de 5 g de sel par personne et par jour. Il estime que les entreprises évoluant dans l’agro-alimentaire au Sénégal doivent se conformer à cette exigence pour préserver la santé des populations. Rappelant les conclusions d’une étude faite par des experts sénégalais sur les bouillons, Alioune Sarr a indiqué que la consommation de ces produits ne constitue pas en soi un danger mais que c’est le taux de sel contenu dans les mets sénégalais qui pose problème.

Seydou Prosper SADIO

Les négociations commerciales internationales se préparent au Sénégal où une réunion du Comité national en charge de cette échéance s’est tenue hier. Une occasion, pour les parties prenantes, d’échanger afin d’arrêter les positions qui doivent prendre en compte les intérêts du pays.

L’année 2017 sera marquée par des négociations commerciales de grande envergure dans le courant du mois de décembre, une date indicative pour l’obtention d’un accord sur la Zone de libre-échange continentale, mais aussi la tenue de la 11ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) à Genève, en Suisse. Des échéances en direction desquelles le Sénégal doit accentuer la réflexion pour bien préparer ses positions lors de ces négociations. C’est tout l’intérêt de la réunion qui s’est tenue hier et qui a rassemblé les différentes structures concernées autour de la direction du Commerce extérieur, mais aussi de l’administration des Douanes. Au cours de cette réunion, il s’agissait, pour les participants, de faire le point sur la préparation du Sénégal à l’examen conjoint des politiques commerciales des huit pays de l’Uemoa, mais aussi sur les négociations de la Zone de libre-échange continentale. Pour Assome Aminata Diatta, directrice du Commerce extérieur du Sénégal, il s’agissait de « parler de l’Agenda 2017, notamment des questions liées à l’examen de la politique commerciale du Sénégal prévu du 25 au 27 décembre prochain à Genève. Nous allons aussi parler de la Zone de libre-échange continentale, mais aussi des questions en négociation à l’Omc, notamment celles liées au commerce électronique, aux pêcheries, mais également au Traitement spécial et différencié (Tsd) ». Pour ces différentes échéances, elle estime que le Sénégal doit faire valoir ses positions même si le pays participe aux négociations à travers des groupes comme le groupe africain, celui des Pays moins avancés (Pma) ou encore, celui des pays Afrique, Caraïbes Pacifique (Acp). « Il faut toujours, au niveau national, qu’il y ait une position à partir de laquelle nous pouvons faire prendre en compte nos intérêts dans ces différents groupes », assure-t-elle. Pour sa part, Cheikh Sadibou Seck, le coordinateur du Cadre intégré renforcé, a souligné que cet atelier permet de « préparer le Sénégal sur deux aspects de négociations à savoir l’Examen de politique commercial et les négociations de Zone de libre-échange continentale en l’Afrique ».

Ousseynou POUYE

Dans cet entretien, le ministre Alioune Sarr explique la portée et le sens de la réforme des Chambres de commerce. A l’en croire, cette mutation vise à doter le Sénégal d’institutions consulaires fortes, efficientes et capables de fédérer les efforts des entreprises des secteurs d’activités représentatifs pour un développement économique et social du pays.

Vous allez défendre, aujourd’hui, le Projet de Loi portant création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal (Cci-Sn) et des chambres régionales de commerce, d’Industrie et de Services (Cci-R). Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé d’engager cette réforme d'envergure si l'on sait que l’architecture actuelle des chambres consulaires date des indépendances ?
En vérité, l’histoire des chambres de Commerce au Sénégal est même antérieure à l’indépendance. Elles trouvent leur origine au sein des comités de commerce de Dakar, créés depuis 1842, en passant par les Chambres de Commerce de Gorée et de Saint Louis en 1869, la Chambre de Commerce de Dakar en 1888, celles de Kaolack et de Ziguinchor respectivement créées en 1911 et en 1914. Malgré les nombreuses refontes de textes entreprises en vue de permettre une prise en charge efficiente de leurs missions, les Chambres de Commerce, d’industrie et d’agriculture traversent de nombreuses difficultés institutionnelles, financières et techniques qui rejaillissent négativement sur leur performance. En effet, le rôle dévolu, jadis, aux Chambres de Commerce en termes de promotion et de développement du secteur privé, d’encadrement et de promotion commerciale des entreprises est, aujourd’hui, partagé avec d’autres structures de l’Etat et agences d’exécution. De même, le manque d’implication réelle des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture dans la mise en œuvre des politiques publiques, mais surtout la dispersion des ressources allouées à leurs activités de promotion plombent, en partie, la prise en charge correcte des missions des institutions consulaires. En outre, elles sont confrontées à des difficultés financières pour couvrir leurs charges de fonctionnement et d’investissements. Ce qui impacte négativement la réalisation correcte de leurs missions et l’atteinte de leurs objectifs. Aussi, doivent-elles aujourd’hui repenser leurs missions, se redéfinir en changeant de modèle économique et en se remettant en cause, sous peine de disparaître surtout dans un contexte marqué par une volonté manifeste des autorités de faire la promotion de la viabilité des territoires et des pôles de développement. C’est dans ce cadre que M. le Premier ministre a instruit mon département, chargé de la tutelle technique des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture, d’examiner les voies et moyens d’une réforme en profondeur des institutions consulaires en vue de doter le Sénégal d’institutions consulaires fortes, efficientes et capables de fédérer les efforts des entreprises des secteurs d’activités représentatifs pour un développement économique et social du pays.

La réforme consacre la séparation des Chambres d’Agriculture, des Chambres de Commerce, instaure une Chambre nationale et des Chambres régionales, mais aussi et surtout elle met un accent particulier sur les services. Qu’est-ce qui explique ce focus sur les services?
Cette option n’est guère fortuite car bien que les services soient, dans le passé, supposés compris dans la section industrie en tant que sous- section «  services », force est de reconnaître aujourd’hui qu’ils occupent une place primordiale dans l’économie nationale, notamment en termes de contribution au Pib (avec 53 ,3% contre 19% pour le secondaire et 15,7% pour le secteur primaire) et d’acteurs intervenant dans ce secteur ; ce qui en fait un des secteurs phares du Pse. En outre, le gouvernement a entrepris la réalisation d’importantes infrastructures dans différents domaines : le parc numérique, l’Aibd, le Marché d’Intérêt national, la Gare des Gros Porteurs, etc. Autant de secteurs d’activités qui gravitent autour des services sans oublier l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières qui va impacter nécessairement le secteur des services avec de nouvelles activités et de nouveaux métiers que la Chambre nationale devra intégrer.

Cette réforme a-t-elle fait l’objet d’une large concertation avec les acteurs, si l’on sait que certains opérateurs économiques ont déclaré qu’ils n’ont pas été associés au processus ?
Cette réforme a été portée par un Comité de réflexion, présidé par mon département qui a regroupé toutes les parties prenantes, notamment l’Union Nationale des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (Unccias), tous les présidents de Chambres, les Organisations patronale et professionnelles (Ges, Unacoi Jappo, Cnp, Cnes, Mdes, Ufce, Cdes, etc.), la Primature, l’Apix, et certains ministères techniques (Agriculture, Industrie, Economie et Finances, Aménagement du Territoire et Gouvernance Locale). Au terme des travaux du comité, les options qui se sont dégagées ont présidé à l’élaboration du nouveau dispositif législatif et règlementaire, conformément aussi aux orientations du gouvernement et en lien avec la perspective de création d’une ou des Chambres d’Agriculture, pour mieux prendre en charge le développement des sous-secteurs de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Elevage et de la Foresterie, les propositions formulées. C’est dire que la création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services et des Chambres Consulaires régionales de commerce, d’industrie et de services a été faite suivant un processus inclusif et participatif. A cet égard, il me plaît de vous signaler que j’ai procédé, le 27 décembre 2016, à la validation du projet de texte avec l’Union nationale des chambres de commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (Unccias), les présidents de chambres et les organisations patronales après prise en compte de deux seules observations sur le projet de texte portant sur l’appellation de la chambre nationale et des chambres consulaires régionales.

Les Chambres régionales seront-elles des filiales de la Chambre nationale comme l’a dit un Collectif d’opérateurs économiques ? Quels types de relations entretiendront la Chambre nationale et les Chambres régionales? 
Les Chambres régionales seront les représentantes de la Chambre nationale dans les régions. Les Chambres consulaires régionales constitueront donc des entités locales destinées à favoriser l’expression territoriale. Elles auront désormais un contenu plus économique qu’administratif et devront contribuer à la construction de territoires économiquement viables, compétitifs et porteurs de développement durable, conformément aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation. A l’échelon local, les Chambres régionales devront impulser une nouvelle dynamique de partenariat Etat-collectivités locales-secteur privé dans les domaines de la création de richesses et d’emplois, du développement des infrastructures, du financement local, de la sous-traitance locale, de l’aménagement du territoire, de l’assainissement, des transports, de la formation professionnelle, de la réduction des inégalités territoriales. Elles devront donc, en rapport avec la Chambre nationale, assurer l’implication des professionnels des secteurs économiques concernés, notamment les grandes entreprises et les Pme dans les décisions de l’institution consulaire.

D’autres opérateurs économiques ont vite assimilé l’article 18 qui stipule que « tout candidat à la présidence de la Chambre de Commerce doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle à savoir le français », comme une tentative de les écarter. Qu’en dites-vous ?
Cette disposition n’est pas dans le projet de loi. Elle pourrait néanmoins figurer dans le décret si celui-ci était validé avec cette disposition, mais il faut savoir qu’elle ne vise point à écarter un quelconque choix du secteur privé. Faut-il le rappeler, cette disposition n’est pas nouvelle, elle est tirée de l’article 4, alinéa 5 du décret n° 2002-516 du 16 mai 2002 portant règles d’organisation et de fonctionnement de l’Union nationale des Chambres de Commerce d’Industrie et d’Agriculture  qui stipule que « le président de l’Union doit savoir lire, écrire, et parler couramment le français ».

On sait que des élections sont prévues après l’adoption de ce projet de loi. Qu’elles sont les dispositions qui ont déjà été prises pour la limitation des mandats et pour la tenue des élections libres et transparentes ?
Les dispositions seront d’abord relatives à la validation du projet de décret déjà élaboré et soumis à l’appréciation de tous acteurs du secteur privé. Une fois que le projet de décret est adopté, nous allons vers l’organisation de nouvelles élections sur la base du nouveau dispositif juridique qui prévoit toutes les conditions de la tenue d’élections consulaires libre et transparentes.

Comment les nouvelles chambres seront-elles financées ?
La Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et des Services du Sénégal bénéficiera des ressources instituées par les lois et règlements en vigueur au Sénégal au profit des établissements publics consulaires et de toutes autres ressources (taxes spécifiques, contribution des entreprises, subvention étatique, cotisations des membres, autres sources). D’où l’intérêt pour la Chambre nationale d’intégrer, dans ses instances, les grandes entreprises (les banques et établissements financiers, les Tic, les télécoms, énergie et mines, les Btp, le secteur cimentier, les secteurs portuaires et aéroportuaires, le secteur hôtelier, etc.), les Pme-Pmi qui représentent 90% du tissu économique. La réflexion doit aussi se poursuivre pour rejoindre certains pays de l’Uemoa où la gestion de certaines infrastructures structurantes telles que les secteurs portuaires, aéroportuaires, autoroutières est concédée à la Chambre nationale qui en tire d’importantes ressources financières pour financer les activités consulaires au bénéfice du secteur privé.

Recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM

L’Agence française de développement a octroyé une enveloppe de 10,14 milliards de F Cfa à l’Etat du Sénégal. Ces fonds sont destinés au financement du « Projet de renforcement de la compétitivité des entreprises pour le développement de l’emploi dans les zones de départ des migrants » d’une part, et du « Projet d’appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », d’autre part.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et la directrice de l’Agence française de développement (Afd), Laurence Hart, ont procédé, hier, en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, à la signature de deux conventions de financement relatives au « Projet de renforcement de la compétitivité des entreprises pour le développement de l’emploi dans les zones de départ des migrants » et au « Projet d’appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales » pour un montant total de 15,4 millions d’euros, soit environ 10,147 milliards de FCfa.

L’enveloppe dédiée au « Projet de renforcement de la compétitivité des entreprises pour le développement de l’emploi dans les zones de départ des migrants » est une subvention d’un montant de 9,8 milliards de FCfa destinée à pérenniser les activités du Programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises, initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal. Son objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées dans les ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel.

Ce projet est concentré dans les régions les moins prospères et qui sont aussi les principales zones de départ des migrants (Casamance, Vallée du fleuve, Louga et à Matam, Sud-Est). Ce financement, selon M. Bigot, est la « première concrétisation » d’engagements de la France au Sénégal dans le Fonds fiduciaire d’urgence (Ffu) né du Sommet de la Valette, mise en œuvre par l’Afd aux côtés de l’Agence de coopération luxembourgeoise. « Il s’agit de célébrer le partenariat historique que nous avons avec le Bureau de mise à niveau. Le programme de mise à niveau contribue au développement du tissu des Pme sénégalaises. L’objectif est de soutenir la création de richesses nationales, d’emplois locaux, conformément aux objectifs du Pse », a dit le diplomate français.

Quant au second projet « appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales », il a bénéficié aussi d’une subvention de 334 millions de FCfa. Il a un objectif de décentralisation financière avec un focus sur des opérations de recensement, de renforcement de l’efficacité des contrôles fiscaux, d’élargissement des assiettes fiscales mais également de renforcement des capacités des élus locaux et du personnel cadre des collectivités locales.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, tout en se félicitant de ce concours de la France, a déclaré que l’Etat du Sénégal fera tout ce qui est possible pour faciliter la mise en œuvre de ces projets dans les meilleurs conditions. Amadou Bâ souligne l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et la France qui couvre des secteurs clés du Pse (infrastructures et services de transports, infrastructures et services énergétiques, agriculture, hydraulique, assainissement, éducation et formation, santé et protection sociale). Preuve de ce partenariat dynamique, 24 conventions de financement pour un montant total de 327 milliards de FCfa ont été signées entre les deux pays depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris. « Cela fait de la France l’un des premiers partenaires de l’Etat du Sénégal en coopération au développement », a signifié Amadou Bâ.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Projet de loi portant création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal (Cci-Sn) et des Chambres régionales de Commerce, d’Industrie et de Services (Cci-R) sera soumis au vote des députés aujourd’hui. Cette réforme majeure va considérablement changer le paysage des institutions consulaires.

Un changement majeur va intervenir dans le paysage des institutions consulaires au Sénégal. La réforme des Chambres longtemps annoncée, va, en effet, prendre forme, aujourd’hui, à la faveur de l’examen, à l’Assemblée nationale, du Projet de Loi portant création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal (Cci-Sn) et des Chambres régionales de Commerce, d’Industrie et de Services (Cci-R). Une fois ce texte adopté par les députés, coexisteront désormais, au Sénégal, une Chambre nationale de Commerce de Services du Sénégal et ses pendants régionaux. Cela, en attendant la création d’une Chambre nationale d’agriculture qui va prendre en charge le développement des sous-secteurs de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Elevage et de la Foresterie.

Le processus de cette réforme a pris un coup d’accélérateur le 20 juin 2016 lorsque le chef de l’Etat, Macky Sall, en Conseil des ministres, a demandé au Premier ministre de faire prendre les mesures nécessaires pour que celle-ci soit bouclée au plus vite. Le nouveau texte rendra donc caduque celui du 17 janvier 1989 portant le n°89-08.

Défendue par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, « cette mutation est destinée à rendre plus cohérente l’action des institutions consulaires, notamment avec les objectifs du Pse et de l’Acte 3 de la décentralisation », peut-on lire dans l’exposé des motifs. Autrement dit, cette nouvelle architecture consulaire ambitionne d’adapter, d’une part, l’action consulaire avec les objectifs des nouvelles politiques économiques mises en place par l’Etat du Sénégal et, d’autre part, de permettre aux Chambres consulaires de retrouver un leadership dans le développement d’un secteur privé national fort et créateur de richesses et d’emplois. Il y a aussi le souci d’harmoniser le dispositif consulaire du Sénégal avec le schéma institutionnel consulaire des pays de l’Uemoa, d’offrir un nouveau cadre institutionnel consulaire plus adapté au développement, aux impératifs de performance et de résultats des entreprises, de mutualiser les ressources budgétaires et humaines, dédiées à l’accomplissement des missions consulaires.

Un contenu plus économique aux Chambres régionales
Entités locales destinées à favoriser l’expression territoriale, le constat est fait que les Chambres consulaires régionales ont un rôle plus administratif qu’économique. Avec cette réforme, le gouvernement veut inverser la tendance. En ayant un contenu plus économique qu’administratif, les Chambres consulaires régionales vont ainsi contribuer à la construction de territoires économiquement viables, compétitifs et porteurs de développement durable, conformément aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation. « Elles doivent impulser, à l’échelon local, une nouvelle dynamique de partenariat Etat-collectivités locales-secteur privé dans les domaines de la création de richesses et d’emplois, du développement des infrastructures, du financement local, de la sous-traitance locale, de l’aménagement du territoire, de l’assainissement, des transports, de la formation professionnelle, de la réduction des inégalités territoriales », souligne le texte du projet de Loi.

La Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et des services sera un établissement public à caractère professionnel, placé sous la tutelle technique du ministre chargé du Commerce et sous la tutelle financière du ministre chargé des Finances. Elle va assurer la représentation et la promotion des intérêts des opérateurs économiques du Sénégal, dans les secteurs du commerce, de l’industrie et des services. Son siège sera basé à Dakar, mais elle sera représentée dans chaque région par une Chambre régionale de Commerce, d’Industrie et de Services.

Cette réforme n’entraînera pas de perte d’emplois car le personnel affecté à l’exercice des missions des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (Ccia) sera transféré à la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal.

Par Elhadji Ibrahima THIAM

ALIOUNE SARR, MINISTRE DU COMMERCE : « NOUS VOULONS DES ORGANISATIONS FORTES ET EFFICIENTES »
Alioune Sarr MinDans cet entretien, le ministre Alioune Sarr explique la portée et le sens de la réforme des Chambres de commerce. A l’en croire, cette mutation vise à doter le Sénégal d’institutions consulaires fortes, efficientes et capables de fédérer les efforts des entreprises des secteurs d’activités représentatifs pour un développement économique et social du pays.

Vous allez défendre, aujourd’hui, le Projet de Loi portant création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services du Sénégal (Cci-Sn) et des chambres régionales de commerce, d’Industrie et de Services (Cci-R). Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé d’engager cette réforme d'envergure si l'on sait que l’architecture actuelle des chambres consulaires date des indépendances ?
En vérité, l’histoire des chambres de Commerce au Sénégal est même antérieure à l’indépendance. Elles trouvent leur origine au sein des comités de commerce de Dakar, créés depuis 1842, en passant par les Chambres de Commerce de Gorée et de Saint Louis en 1869, la Chambre de Commerce de Dakar en 1888, celles de Kaolack et de Ziguinchor respectivement créées en 1911 et en 1914. Malgré les nombreuses refontes de textes entreprises en vue de permettre une prise en charge efficiente de leurs missions, les Chambres de Commerce, d’industrie et d’agriculture traversent de nombreuses difficultés institutionnelles, financières et techniques qui rejaillissent négativement sur leur performance. En effet, le rôle dévolu, jadis, aux Chambres de Commerce en termes de promotion et de développement du secteur privé, d’encadrement et de promotion commerciale des entreprises est, aujourd’hui, partagé avec d’autres structures de l’Etat et agences d’exécution. De même, le manque d’implication réelle des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture dans la mise en œuvre des politiques publiques, mais surtout la dispersion des ressources allouées à leurs activités de promotion plombent, en partie, la prise en charge correcte des missions des institutions consulaires. En outre, elles sont confrontées à des difficultés financières pour couvrir leurs charges de fonctionnement et d’investissements. Ce qui impacte négativement la réalisation correcte de leurs missions et l’atteinte de leurs objectifs. Aussi, doivent-elles aujourd’hui repenser leurs missions, se redéfinir en changeant de modèle économique et en se remettant en cause, sous peine de disparaître surtout dans un contexte marqué par une volonté manifeste des autorités de faire la promotion de la viabilité des territoires et des pôles de développement. C’est dans ce cadre que M. le Premier ministre a instruit mon département, chargé de la tutelle technique des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture, d’examiner les voies et moyens d’une réforme en profondeur des institutions consulaires en vue de doter le Sénégal d’institutions consulaires fortes, efficientes et capables de fédérer les efforts des entreprises des secteurs d’activités représentatifs pour un développement économique et social du pays.

La réforme consacre la séparation des Chambres d’Agriculture, des Chambres de Commerce, instaure une Chambre nationale et des Chambres régionales, mais aussi et surtout elle met un accent particulier sur les services. Qu’est-ce qui explique ce focus sur les services?
Cette option n’est guère fortuite car bien que les services soient, dans le passé, supposés compris dans la section industrie en tant que sous- section «  services », force est de reconnaître aujourd’hui qu’ils occupent une place primordiale dans l’économie nationale, notamment en termes de contribution au Pib (avec 53 ,3% contre 19% pour le secondaire et 15,7% pour le secteur primaire) et d’acteurs intervenant dans ce secteur ; ce qui en fait un des secteurs phares du Pse. En outre, le gouvernement a entrepris la réalisation d’importantes infrastructures dans différents domaines : le parc numérique, l’Aibd, le Marché d’Intérêt national, la Gare des Gros Porteurs, etc. Autant de secteurs d’activités qui gravitent autour des services sans oublier l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières qui va impacter nécessairement le secteur des services avec de nouvelles activités et de nouveaux métiers que la Chambre nationale devra intégrer.

Cette réforme a-t-elle fait l’objet d’une large concertation avec les acteurs, si l’on sait que certains opérateurs économiques ont déclaré qu’ils n’ont pas été associés au processus ?
Cette réforme a été portée par un Comité de réflexion, présidé par mon département qui a regroupé toutes les parties prenantes, notamment l’Union Nationale des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (Unccias), tous les présidents de Chambres, les Organisations patronale et professionnelles (Ges, Unacoi Jappo, Cnp, Cnes, Mdes, Ufce, Cdes, etc.), la Primature, l’Apix, et certains ministères techniques (Agriculture, Industrie, Economie et Finances, Aménagement du Territoire et Gouvernance Locale). Au terme des travaux du comité, les options qui se sont dégagées ont présidé à l’élaboration du nouveau dispositif législatif et règlementaire, conformément aussi aux orientations du gouvernement et en lien avec la perspective de création d’une ou des Chambres d’Agriculture, pour mieux prendre en charge le développement des sous-secteurs de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Elevage et de la Foresterie, les propositions formulées. C’est dire que la création de la Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et de Services et des Chambres Consulaires régionales de commerce, d’industrie et de services a été faite suivant un processus inclusif et participatif. A cet égard, il me plaît de vous signaler que j’ai procédé, le 27 décembre 2016, à la validation du projet de texte avec l’Union nationale des chambres de commerce, d’Industrie et d’Agriculture du Sénégal (Unccias), les présidents de chambres et les organisations patronales après prise en compte de deux seules observations sur le projet de texte portant sur l’appellation de la chambre nationale et des chambres consulaires régionales.

Les Chambres régionales seront-elles des filiales de la Chambre nationale comme l’a dit un Collectif d’opérateurs économiques ? Quels types de relations entretiendront la Chambre nationale et les Chambres régionales? 
Les Chambres régionales seront les représentantes de la Chambre nationale dans les régions. Les Chambres consulaires régionales constitueront donc des entités locales destinées à favoriser l’expression territoriale. Elles auront désormais un contenu plus économique qu’administratif et devront contribuer à la construction de territoires économiquement viables, compétitifs et porteurs de développement durable, conformément aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation. A l’échelon local, les Chambres régionales devront impulser une nouvelle dynamique de partenariat Etat-collectivités locales-secteur privé dans les domaines de la création de richesses et d’emplois, du développement des infrastructures, du financement local, de la sous-traitance locale, de l’aménagement du territoire, de l’assainissement, des transports, de la formation professionnelle, de la réduction des inégalités territoriales. Elles devront donc, en rapport avec la Chambre nationale, assurer l’implication des professionnels des secteurs économiques concernés, notamment les grandes entreprises et les Pme dans les décisions de l’institution consulaire.

D’autres opérateurs économiques ont vite assimilé l’article 18 qui stipule que « tout candidat à la présidence de la Chambre de Commerce doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle à savoir le français », comme une tentative de les écarter. Qu’en dites-vous ?
Cette disposition n’est pas dans le projet de loi. Elle pourrait néanmoins figurer dans le décret si celui-ci était validé avec cette disposition, mais il faut savoir qu’elle ne vise point à écarter un quelconque choix du secteur privé. Faut-il le rappeler, cette disposition n’est pas nouvelle, elle est tirée de l’article 4, alinéa 5 du décret n° 2002-516 du 16 mai 2002 portant règles d’organisation et de fonctionnement de l’Union nationale des Chambres de Commerce d’Industrie et d’Agriculture  qui stipule que « le président de l’Union doit savoir lire, écrire, et parler couramment le français ».

On sait que des élections sont prévues après l’adoption de ce projet de loi. Qu’elles sont les dispositions qui ont déjà été prises pour la limitation des mandats et pour la tenue des élections libres et transparentes ?
Les dispositions seront d’abord relatives à la validation du projet de décret déjà élaboré et soumis à l’appréciation de tous acteurs du secteur privé. Une fois que le projet de décret est adopté, nous allons vers l’organisation de nouvelles élections sur la base du nouveau dispositif juridique qui prévoit toutes les conditions de la tenue d’élections consulaires libre et transparentes.

Comment les nouvelles chambres seront-elles financées ?
La Chambre nationale de Commerce, d’Industrie et des Services du Sénégal bénéficiera des ressources instituées par les lois et règlements en vigueur au Sénégal au profit des établissements publics consulaires et de toutes autres ressources (taxes spécifiques, contribution des entreprises, subvention étatique, cotisations des membres, autres sources). D’où l’intérêt pour la Chambre nationale d’intégrer, dans ses instances, les grandes entreprises (les banques et établissements financiers, les Tic, les télécoms, énergie et mines, les Btp, le secteur cimentier, les secteurs portuaires et aéroportuaires, le secteur hôtelier, etc.), les Pme-Pmi qui représentent 90% du tissu économique. La réflexion doit aussi se poursuivre pour rejoindre certains pays de l’Uemoa où la gestion de certaines infrastructures structurantes telles que les secteurs portuaires, aéroportuaires, autoroutières est concédée à la Chambre nationale qui en tire d’importantes ressources financières pour financer les activités consulaires au bénéfice du secteur privé.

Recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM

La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Tambacounda abrite  désormais l’antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation. Elle a été installée, samedi, par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de Tambacounda, Ahmed Tidiane Thiaw.

L’antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation a été installée avant-hier par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de Tambacounda, Ahmed Tidiane Thiaw. Les acteurs privés attendaient, depuis longtemps, cet outil pour éviter l’« étalage de leurs affaires » devant les tribunaux classiques.

 L’antenne régionale du Centre d’arbitrage de la Cciad offre la possibilité de régler les différends à l’amiable par la voie de la conciliation  et de sensibiliser la population sur d’autres modes de règlement. Elle a pour mission générale « d’assurer l’application du règlement et jouit, pour cela, de tous les pouvoirs nécessaires ». Ce centre d’arbitrage de Tambacounda sera fonctionnel en début février 2017, le temps de mettre en place l’équipe qui sera composée de toutes les couches socioprofessionnelles, souligne le président de la chambre de commerce de Tambacounda, Djby Cissé. Il estime que les opérateurs économiques ayant participé à la cérémonie ont loué cette initiative qui, selon eux, permettra de régler leurs différends en gardant intactes leurs relations d’affaires avec les partenaires. Pour ce dernier, il est inconcevable que des partenaires d’affaires soient à la barre d’un tribunal. « Tout peut se régler à l’amiable »,  dit-il. La Chambre de commerce de Tambacounda a « toujours œuvré pour l’épanouissement des opérateurs économiques de la région », a-t-il fait savoir. Pour le vice-président de la Chambre de commerce de Tambacounda, El hadji Mamadou Tall Kassé, à qui le pilotage de l’installation de l’antenne du dudit centre a été confié, il s’agit « d’éviter le recours automatique à une procédure judiciaire qui doit intervenir en ultime position. Un contentieux entre un opérateur économique et une banque par exemple peut se régler à l’amiable dans ce centre d’arbitrage ».

Pour l’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Ahmed Tidiane Thiaw, l’ouverture de ce centre est « un indicateur non négligeable » pour les opérateurs économiques, en termes d’amélioration de l’environnement des affaires. Elle intervient dans un contexte où la région de Tambacounda « se positionne progressivement comme un pôle territoire ayant vocation à mettre d’abord en valeur son potentiel économique endogène », a-t-il ajouté.

« L’existence d’un dispositif opérationnel de règlement diligent des différends contractuels éventuels contribue à mettre en confiance tous les membres de la famille du secteur privé », a-t-il noté. L’autre avantage de cette antenne est qu’elle met à la disposition des acteurs « un instrument de proximité, de formation, d’info, d’encadrement et de promotion du secteur privé », a indiqué l’adjoint au gouverneur de Tambacounda, avant d’inviter les opérateurs économiques à s’approprier cet « outil précieux et innovant ».

Pape Demba SIDIBE

PLUS D’UNE CENTAINE D’AFFAIRES RÉGLÉES PAR LE CENTRE DE DAKAR
En présence du responsable d’Amnesty International au Sénégal de Seydi Gassama, et des responsable de Osiwa, le président du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Dakar, Chérif Mbodj, a souligné que sont institution a réglé plus d’une centaine d’affaires, allant de 500.000 à 24 milliards de FCfa. Il précise que ce type d’outil n’en est qu’à ses débuts dans des pays comme le Sénégal, mais jouit d’une certaine « notoriété » dans la sous-région, où elle a aidé à implanter une structure du genre au Mali et au Burkina. Ce centre peut être saisi par les opérateurs économiques, les entreprises et les citoyens qui nouent des contrats en matière de location, dans lesquels ont été prévues des clauses compromissoires. Beaucoup d’opérateurs préfèrent aller en médiation « pour conserver leurs relations d’affaires », a relevé M. Mbodj. Il a assuré que l’inauguration de cette antenne régionale qui sera fonctionnelle en début février, intervient deux jours après celle de Kédougou, non sans assurer que « les autres régions ne seront pas en reste ».

P. D. SIDIBE

African risk capacity (Arc) en anglais) projette de fournir, d’ici à 2020, 1,5 milliard de dollars d’assurance en couvrant 30 pays, selon le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (African risk capacity (Arc) en anglais) projette de fournir, d’ici à 2020, 1,5 milliard de dollars d’assurance en couvrant 30 pays avec des produits d’assurances sécheresse, inondations et cyclones tropicaux, a confié, mardi à Dakar, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé.

« Il s’agira de mettre en place un mécanisme de soutien au paiement de la prime par des partenaires bilatéraux et régionaux africains, de préférence », a-t-il dit en ouvrant les travaux d’un atelier régional sur les paramètres de transfert de risque.

L’objectif de l’Arc est d’établir un mécanisme de mutualisation des risques qui permettra aux pays africains participants de bénéficier d’un apport de fonds rapide en cas de sécheresse. Ce mécanisme permettra aussi de les aider à élaborer des plans d’urgence en réponse à la sécheresse, de manière à ce qu’ils puissent assurer la mise en place d’interventions rapides et efficaces. L’octroi d’un financement mutualisé, combiné à un acheminement rapide de l’aide d’urgence auprès des populations vivant dans les zones touchées, selon des plans d’urgence ciblés et modulables, pourrait offrir des avantages substantiels en termes économiques et sociaux aux pays participants et, de fait, aux ménages vulnérables.

 Le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a rappelé que 32 pays ont signé le traité de l’Arc, dont la filiale financière compte 9 pays membres, qui ont souscrit des contrats d’assurance en mai dernier. Il s’agit du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Kenya, de la Gambie, du Niger, du Sénégal du Zimbabwé, du Mali et du Malawi, qui ont contractualisé pour couvrir leur saison agricole contre les risques liés à la sécheresse.

 Il a rappelé que le Sénégal est l’un des pays pionniers de l’Arc aux côtés du Niger et de la Mauritanie, car ayant participé à toutes les phases de conception technique et de négociations institutionnelles qui ont conduit à la création de l’institution politique et la mutuelle Arc Ltd.

« Une des étapes cruciales pour les pays membres ou souhaitant participer à la mutuelle de gestion des risques de l’Arc est la définition des paramètres définissant leur contrat d’assurance », a encore expliqué Cheikhou Cissé.

 Elle débute après que les experts travaillant sur le logiciel Arv ont le profil de risque lié à la sécheresse, lequel consiste en la définition du montant du risque que le pays souhaite transférer à l’Arc.

 « Ce montant du risque à transférer informe sur la fréquence à laquelle les décaissements de fonds seront déclenchés et donc, le coût de la couverture d’assurance sélectionnée constituant la prime à payer », a-t-il noté.

Il a précisé que l’implication des ministères des Finances est « cruciale pour une sélection optimale de ces paramètres ».

(APS)

L'Inde est la plus grande destination du monde pour l'industrie des technologies de l'information (Tic) où l’on prévoit une contribution de 9,5% dans le Pib du pays, selon son ambassadeur au Sénégal, Rajeev Kumar. Il participait à la première édition de « Digital society forum », tenue à Dakar.

L'industrie des Tic emploie quelque 10 millions de salariés en Inde. Mieux, cette industrie a contribué à la transformation économique de ce pays et amélioré sa position dans l'économie mondiale. « On s'attend à ce que le secteur de l’informatique, qui est actuellement évalué à 143 milliards de dollars américains, affiche un taux de croissance annuel de 8,3% d’année en année. On s'attend à ce que le secteur contribue à 9,5% du Produit intérieur brut (Pib) de l'Inde et plus de 45% dans les services totaux d’exportation en 2015-16 », a dit Rajeev Kumar. Le diplomate souligne que l’Inde s'attend à ce que le secteur de l’informatique du pays se développe à un taux de 12 à 14% pour l’exercice financier 2016-17 en monnaie locale. Il est attendu aussi à ce que l’outil informatique triple son revenu annuel actuel pour atteindre 350 milliards de dollars américains concernant l'exercice financier 2025. « L'Inde se range troisième parmi les écosystèmes de start-up globaux avec plus de 4.200 start-up. On s'attend à ce que l'économie de l'Internet de l'Inde touche 146,72 milliards de dollars américains d'ici à 2018, représentant 5% du Pib du pays. La base d'internaute de l'Inde a dépassé plus de 400 millions en mai 2016, le troisième le plus important au monde, alors que le nombre d'utilisateurs sociaux de media devenait 143 millions en avril 2015 et les Smartphones ont augmenté de 160 millions », a-t-il révélé.

Rajeev Kumar a laissé entendre qu’actuellement, le marché indien de technologie de l'information de soins de santé (service informatique) est évalué à 1 milliard de dollars américains et va accroître de 1,5 fois d'ici à 2020. Dans les prévisions, l’on espère que le B2B du commerce électronique de l'Inde atteigne 700 milliards de dollars américains d’ici à 2020. Toujours dans une dynamique de croissance, les estimations prévoient que le B2C marché de commerce électronique atteigne 102 milliards de dollars américains d'ici à 2020.

« L'Inde est la destination offshoring la plus élevée pour des sociétés informatiques à travers le monde. La preuve de ses capacités en fournissant des services terrestres et marins aux clients globaux, les technologies d'émergence offrent maintenant une nouvelle gamme entière d'occasions pour l'entreprise en informatique supérieure en Inde. Nous vivons maintenant à l'âge de « Big data » et si un pays veut se développer plus rapidement, il a besoin d'adopter la révolution de l'information. La solution à chaque problème est là ; nous devons juste être ouverts et disposés », a-t-il souligné.

S. M. Sy CISSE

Le changement climatique a des effets néfastes sur l’agriculture qui est l’activité principale dans le monde rural. Pour faire face, le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2rs) a été lancé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Il vise à développer la résilience des populations dans 40 communes rurales.

Le comité de pilotage du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2rs) a tenu, hier, sa deuxième session après an de mise en oeuvre. « Nous avons démarré, il y a juste un an. Nous sommes en train de réaliser quelques activités sur le terrain en rapport avec les collectivités locales et avec l’appui des autorités administratives du pays », a d’emblée précisé le coordonnateur du programme, Younoussa Mballo. A l’en croire, tous les outils de gestion sont, aujourd’hui, mis en place et l’essentiel des sites d’intervention, au nombre de 40 communes rurales, identifiés dans les régions concernées par le programme. Il s’agit de Fatick, Kédougou, Kolda, Tambacounda, Matam et Ziguinchor.

« Nous allons démarrer un programme d’ancrage qui consiste à réaliser un certain nombre d’ouvrages mais aussi essayer d’accompagner les populations dans les villages avec quelques activités de structuration. Les activités liées à l’élevage seront également démarrées, c’est une composante extrêmement importante à côté de l’aquaculture. Toutes ces réalisations ont été faites avec l’implication réelle des populations bénéficiaires », a soutenu M. Mballo.

Selon le coordonnateur du programme, toutes ces activités visent à faire face aux effets du changement climatique. « Plusieurs mécanismes ont été mis en place pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique. Nos régions pour la plupart du temps sont traversées par des bas fonds qui, sous l’effet de la sécheresse, se sont ensablés avec le temps. Il s’agit, aujourd’hui, de les revitaliser. Aussi, nous avons l’objectif d’atteindre, en 2017, l’autosuffisance en riz. Pour cela, il faut utiliser des variétés bien adaptées pour permettre aux populations de cultiver le riz partout, aussi bien sur les plateaux que sur les bas fonds », a expliqué Younoussa Mballo. Il estime que renforcer la résilience des populations implique toute une panoplie d’activités à dérouler concernant l’agriculture au sens large du terme. Ce programme concerne sept pays du Cilss et est financé avec l’appui de la Banque africaine de développement(Bad) pour un montant de 18,5 milliards de FCfa.

Ndiol Maka SECK

Une croissance de 6,8% est prévue  en 2017, a déclaré, avant-hier, le chef de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), au cours d’une rencontre avec son personnel.

« Nous pouvons retenir que l’année 2016 se termine sur de bonnes notes sur le plan macroéconomique ; la tendance favorable amorcée en 2014 et confirmée en 2015 semble se consolider en 2016 », a lancé, avant-hier, le directeur de la planification et des politiques économiques, Pierre Ndiaye, à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an du personnel de la Direction des planifications et des politiques économiques (Dgppe). « Une croissance de 6,8% est prévue ; une inflation faible, un déficit budgétaire qui va continuer à dépérir et une amélioration du budget du compte courant », a-t-il assuré. « Pour la première fois, depuis 1980, a-t-il assuré, la croissance économique dépasse 6%, pendant deux années consécutives ».

Pour lui, l’année s’est terminée sur une très bonne dynamique. Il a noté que cette embellie s’explique notamment par le renouveau de l’agriculture et la bonne tenue de l’horticulture grâce aux nombreux efforts du gouvernement en termes de semences, d’engrais et d’équipements agricoles, ainsi qu’en termes d’irrigation, la relance des industries chimiques et extractives à la faveur de la recapitalisation des Ics. S’y ajoute, selon lui, le dynamisme retrouvé de la construction portée par les vastes chantiers d’infrastructures publiques et l’accroissement de l’offre (nouvelle cimenterie) sans compter la robustesse des secteurs d’appoint, notamment l’énergie grâce aux importants investissements publics privés, le transport et les services financiers et de télécommunications. Il a assuré que sur le plan budgétaire, les recettes fiscales progressent. «La rationalisation des dépenses de fonctionnement se poursuit, le déficit budgétaire est constamment réduit et se situe, en 2016, à 4,2% du Pib contre 6,7% en 2011. Au titre des échanges extérieurs, le déficit du compte courant s’améliore et ressort à 6,5% du Pib en 2016 à la faveur de la bonne tenue des exportations de biens qui augmentent, en moyenne annuelle, de 8% depuis 2012 contre 5% pour les importations », a-t-il soutenu.

Quant à l’inflation, elle demeure faible (près de 1%). « Si nous maintenons une croissance de 6,6%, c’est-à-dire en termes de revenu par tête (d’habitants) une progression de l’ordre 3% au bout de 7 ans, nous allons voir les effets réels de cette croissance. Pour analyser la croissance, il faut voir les secteurs qui l’ont porté. Quand l’agriculture porte la croissance, il y a un élément d’inclusivité. Car, il y a beaucoup de Sénégalais qui opèrent dans ce secteur. Cela se traduit par une amélioration des revenus de ces populations », a relevé M. Ndiaye qui précise que « le taux d’endettement (créé par le déficit budgétaire) du Sénégal étant de 57% montre qu’on est encore viable ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, a annoncé, hier, à Ziguinchor, l’ouverture imminente de ses hôtels situés à Cap Skirring et à Ziguinchor pour un investissement de quelque 6 milliards de FCfa.  « Ils vont ouvrir bientôt », a-t-il tenu à préciser.

Le président du Conseil d’administration de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, et par ailleurs, propriétaire des hôtels Néma Kadior, Diola (Ziguinchor), ainsi que les hôtels Savana-Cap, Cabrousse et Royal-Cap (dans la zone du Cap-Skirring),  a annoncé hier la réouverture imminente de ces complexes hôteliers dans cette région. Ceci, pour un investissement estimé à quelques 6 milliards de FCfa.

Il a fait savoir, hier, qu’il parlait sous le contrôle du chef de l’Etat, le président Macky Sall, « avec qui, il a évoqué, vendredi dernier, la question de la réouverture des hôtels en Casamance pour relancer le plein emploi et le tourisme dans cette région ». En effet, souligne-t-il, tout le monde connaît le rôle et l’importance du tourisme dans le développement de la région de Ziguinchor en Casamance. « Et je peux vous assurer que ces derniers temps, chaque fois que j’ai rencontré le chef de l’Etat, il ne m’a parlé que de la réouverture des hôtels et des moyens à mettre en œuvre pour relancer le secteur du tourisme en Casamance », a-t-il déclaré. Mamadou Racine Sy, qui s’exprimait, lors d’une rencontre avec les retraités de la région, a indiqué qu’il est en train de réfectionner l’hôtel Néma Kadior de Ziguinchor à coût de centaines de millions de FCfa. « Et je compte mettre quelque 6 milliards de FCfa pour relancer également le Cap-Skirring. Parce que je crois en la Casamance », assure-t-il. Le Pca de l’Ipres a conclu, en déclarant : « Nous allons, en rapport avec le président de la République, Macky Sall, développer la région de Ziguinchor pour créer le plein emploi en Casamance ».      

El Hadj Moussa SADIO

L'Africa finance corporation (Afc), institution financière panafricaine spécialisée dans le développement multilatéral et le développement de projets, annonce avoir émis son premier Sukuk d’un montant de 150 millions de dollars, soit 91, 6 milliards de FCfa. Cette valeur, selon le communiqué d’African media agency (Ama), est la plus importante jamais émise par une institution africaine.

L'émission de l'Africa finance corporation (Afc) représente la première transaction du marché mondial sous forme de Sukuk en dollars pour 2017 et le premier Sukuk à être émis par une entité supranationale africaine. Une note d’information de d’African media agency précise que, suite à un grand intérêt manifesté par les investisseurs, l'objectif initial de 100 millions de dollars a été sursouscrit de plus de deux fois. Il s'agit, non seulement du premier Sukuk de 2017, mais également du premier à être émis par une entité supranationale africaine. En effet, le Sukuk représente la deuxième percée de l'Afc au sein de la finance islamique.

D’après Ama, l'entreprise a accepté une offre de financement d'un montant de 50 millions de dollars sur 15 ans de la Banque islamique de développement (Bid) en 2015, afin de financer des projets de finance islamique dans de nombreux pays africains membres de la Bid. Le Sukuk Murabaha à 100 %, placé de manière privé et noté « obligation de premier rang A3 » non garantie par le service aux investisseurs de l'agence de notation financière Moody, dispose d'une échéance de trois ans et arrivera à terme le 24 janvier 2020. Andrew Alli, président directeur général de l'Afc, en commentant cette émission a relevé les valeurs fondamentales de la finance islamique, le besoin d'investir de manière éthique dans des actifs bénéficiant d'un impact social positif et tangible.

Ahmed Al Qassim, directeur général de Emirates NBD Capital (un des courtiers et gestionnaires principaux associé à cette opération), pour sa part, se dit ravi d'avoir participé à l'émission du premier Sukuk d'une durée de 3 ans et d'une valeur de 150 millions de dollars. Il soutient que le bon déroulement de la transaction constitue la preuve que l'Afc est solidaire à la communauté internationale des investisseurs, et à son engagement pour le développement de nouvelles sources de financements.

Abdou DIAW​

Le vice-président de la Banque islamique de développement, chargé des opérations, Mansur Muhtar, a visité, avant-hier, en compagnie du ministre du Budget Birima Mangara, le chantier de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) au financement duquel la Bid a participé à hauteur de 70 millions d’euros, soit plus de 45,5 milliards de FCfa. Les derniers travaux avancent à grands pas. 

A l’arrêt, pendant de longs mois, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ont repris à un rythme soutenu, depuis que le groupe turc Summa Limak a pris la relève du géant saoudien Saudi Bin Laden Group en décembre 2015. Le chantier avance à grands pas et tout porte à croire que la date fixée pour la fin des travaux, à savoir le 30 avril 2017, sera respectée. A la mi-janvier, le niveau d’exécution des travaux a atteint 95 %, selon Elhadji Ibrahima Mané, directeur général adjoint de l’Aibd. Il faisait un exposé, avant-hier, sur le projet à la délégation de la Banque islamique de développement (Bid), conduite par son vice-président en charge des opérations, Mansur Muhtar. Ce dernier, accompagné par le ministre du Budget, Birima Mangara, a visité le chantier de l’aéroport situé à 47 kilomètres de Dakar et à seulement quinze minutes de la station balnéaire de Saly Portudal.

Sur le site, les ouvriers sont en train de mettre la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. Ici, tous les gros œuvres sont déjà sortis de terre. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ où l’on accède par une rampe s’étend sur 21.000 m2. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Entre les deux, se coince la zone de transit ou mezzanine. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.

40 postes de police des frontières
A l’Aibd, on n’aura pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’une des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Le nouvel aéroport dispose d’une piste longue de 3,5 kilomètres et de 12 kilomètres de pistes de circulation ou taxiway. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport. Tout comme l’aérogare, le Terminal des pèlerins a fini de prendre forme. Il ne reste qu’à installer les équipements amovibles. Mais, déjà, on peut constater, à l’intérieur, des panneaux et écrans signalétiques au plafond et au mur. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent, au nord, l’autoroute à péage et au sud la Rn1.

Aibd est de type modulaire, c’est-à-dire qu’il y a une possibilité d’extension de la plateforme. « On démarre avec un Terminal de 3 millions de passagers et on a la possibilité de faire une extension jusqu’à, au moins, 10 millions de passagers, sur une façade avant de continuer les travaux sur l’autre façade », explique son directeur général adjoint. Le nouvel aéroport aura également un niveau de qualité de service B, conformément aux critères de l’Iata. « Aujourd’hui, tous les gestionnaires d’aéroports essaient d’avoir ce niveau de qualité de service. Nous, nous l’offrirons dès l’ouverture », ajoute M. Mané. En attendant cette ouverture, les ouvriers, sous la direction des ingénieurs de l’entreprise turque Summa Limak, mettent les bouchées doubles pour terminer les ultimes travaux de cet aéroport dont la première pierre a été posée en 2007.

« La Bid va faire le nécessaire pour le décaissement de la dernière tranche de financement »
La Banque islamique de développement est l’un des principaux partenaires qui a financé le projet de l’Aibd à hauteur de 70 millions d’euros. Mieux encore, ce groupe bancaire a été le leader de la tranche islamique pour avoir réussi à mobiliser le Fonds saoudien pour le développement qui a déboursé 100 millions de dollars et le Fonds Opec qui a débloqué 20 millions d’euros. A ce jour, sur les 406 millions d’euros qui ont été mobilisés pour ce projet, seuls 39 millions d’euros restent à être débloqués, a fait savoir le directeur général d’Aibd Abdoulaye Mbodji. Dans ce montant, 16 à 17 millions d’euros doivent être décaissés par la Banque islamique de développement. Mais si l’on en croit le vice-président de ce groupe bancaire, Mansur Muhtar, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « La Bid fera tout pour finaliser l’exécution de ce projet. Pour les décaissements, il y a juste quelques détails à régler. Notre équipe travaille avec les autorités sénégalaises dans ce sens », a-t-il assuré. Cela étant, M. Muhtar s’est dit « vraiment très impressionné » par le chantier de l’aéroport. « Je suis très content de voir les progrès réalisés en si peu de temps, depuis la reprise des travaux. Il y avait quelques retards, mais il est heureux de constater que le chantier évolue bien. Nous espérons que le projet sera finalisé dans les délais prévus », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le financement des Plans stratégiques de développement des statistiques agricoles (Pssar) et rurales a été au menu d’une conférence, organisée hier par la Banque africaine de développement (Bad). Cette rencontre a pour objectif de permettre au Sénégal de trouver des partenaires financiers pour la mise en œuvre de son Pssar.

L’absence de ressources financières constitue une contrainte majeure au développement des statistiques agricoles en Afrique. C’est fort de ce constat que la Bad a organisé, hier, dans son Programme de renforcement des capacités statistiques agricoles, une conférence sur cette problématique. L’objectif est d’aider le Sénégal à trouver des partenaires pour financer son Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar) dont la première phase s’achève en 2018. Selon le directeur de l’Analyse et de la Prévision, Ibrahima Mendy, le développement des statistiques est essentiel dans le suivi-évaluation des résultats et les prévisions agricoles. C’est pourquoi, il estime qu’il est important, pour notre pays, de se doter d’un système d’information statistique fiable. Ce Plan stratégique de développement des statistiques agricoles du Sénégal couvre, en plus de l’agriculture, les secteurs de la pêche, de l’environnement et de l’élevage.

Le représentant résident du Groupe de la Bad au Sénégal, Adalbert Nshimyumuremyi, a souligné que l’Agriculture occupe une place de choix dans les objectifs prioritaires de l’institution financière continentale. D’après lui, sa planification, sa gestion et son suivi doivent reposer sur un système d’information solide, qui exige une disponibilité, sur le long terme, de données statistiques complètes, fiables et cohérentes.

Malheureusement, il dit constater que dans la plupart des pays africains, les statistiques agricoles ne sont pas bien collectées. «Ces statistiques peuvent ne pas être à jour, à cause des contraintes budgétaires qui limitent la conduite régulière d’enquêtes agricoles », a-t-il encore déploré. Il estime que la qualité et la fiabilité des données agricoles ainsi que leur disponibilité constituent de grands défis.

Plaidoyer pour une mobilisation des ressources
M. Nshimyumuremyi a rappelé que, pour y faire face, une Stratégie mondiale pour l'amélioration des statistiques agricoles et rurales a ainsi été élaborée et approuvée par la Commission statistique de l'Onu en février 2010. Il indique que dans le Plan d’actions africain, 23 pays dont le Sénégal ont élaboré, chacun, un Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar), suivant un processus inclusif et participatif. « Cette conférence nous donne l’opportunité de faire le plaidoyer de l'importance du développement des statistiques agricoles pour la formulation, le suivi et l'évaluation des mises en œuvre des plans nationaux de développement et des politiques nationales agricoles, de discuter et proposer les voies et moyens de mobiliser des ressources pour le financement des statistiques agricoles », a-t-il encore ajouté.

M. Nshimyumuremyi a demandé aux gouvernements africains et aux partenaires au développement de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des recommandations de la conférence, notamment la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des plans stratégiques.

Présidant la cérémonie, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Dogo Seck, a insisté sur le rôle primordial et stratégique dans le développement des pays africains. À l’en croire, cette conférence est d’une importance capitale, car visant à appuyer les pays dans leur volonté de renforcer leurs capacités en ressources afin de disposer de systèmes d’informations solides sur l’agriculture.

« Le Sénégal bien que disposant d’un système statistique relativement performant et bénéficiant d’importants acquis de la Bad et d’autres partenaires au développement, a décidé de s’engager dans ce processus dans le but de consolider les acquis et de bénéficier de nouvelles opportunités agricoles et rurales », a expliqué Dr Dogo Seck. Le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture a réitéré la reconnaissance du gouvernement à l’endroit des partenaires qui accompagnent le Sénégal dans son processus de développement agricole et de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel. Il cite notamment la Commission économique des nations-unies pour l’Afrique (Cea), la Bad et la Fao, « qui sont les organisations leaders dans la mise en œuvre du Plan d’actions africain de la Stratégie mondiale d’amélioration des statistiques agricoles et alimentaires ».

Diégane SARR

Le directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, a fait face, hier, à la presse pour apporter des précisions et réfuter certains points du rapport 2015 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), produit par le Cabinet Bsc. L’occasion a été saisie pour annoncer le lancement de Sénégal Dem Dikk, le 1er février 2017.
La fiabilité du rapport dressé par le Cabinet Bsc contenu dans le rapport annuel de l’Autorité de régulation des marchés public est remise en question par le directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop. Il y est soulevé des questions de compétence et d’habilitation. La direction de la société nationale de transport urbain aurait conféré habilitation à des membres de donner des attestations de crédits et d’étendre la compétence de signature de certains en lieu et place du directeur général. Il est indiqué, en effet, que les contrats à Ddd sont signés par le directeur technique, le directeur des ressources humaines et parfois par le directeur financier et comptable.

Sur l’attestation délivrée par le directeur comptable et financier, Moussa Diop souligne qu’il est le mieux placé pour assumer ce rôle. Car, selon lui, il y a un principe en matière de marché qui interdit de lancer un marché si l’on n’a pas préalablement le crédit. Le directeur comptable et financier ayant une vue large sur les comptes, est habilité à s’acquitter de ce travail. « J’aurai compris ces griefs si ce qui est fait est frauduleux. Il est le mieux indiqué pour apprécier ».

L’une des légèretés qui témoigne des manquements notés dans ce document, à en croire le directeur général de Ddk, est aussi liée à l’évocation d’un directeur administratif et financier qui n’existe pas dans l’organisation administrative de cette société de transport. En ce qui a trait aux contrats signés par les autres directeurs sans que lui n’appose sa signature, Me Moussa Diop répond en montrant à la presse les documents : « Ce Cabinet nie les évidences. Le plus important contrat de Ddd est celui des pièces de rechange, vous y verrez ma signature. C’est aussi valable pour tous les autres contrats qui engagent la société ».

Sur le marché des batteries et pneumatiques, il a aussi été dit que ce contrat a fait l’objet d’exécution avant même son enregistrement. Celui qui est directeur général de Ddd depuis 2014 renseigne que le contrat a été signé par toutes les personnes compétentes pour le faire. Il y est clairement marqué « avis favorable » de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) ». « Nous sommes partis enregistrer cet acte à la Direction générale des impôts et domaines. Et quand, c’est enregistré, on peut faire des bons de commande. Ce Cabinet confond notification et publication. Dans ce contrat de batteries et pneumatiques, Ddd a respecté toutes ses obligations », affirme-t-il, soulignant, par ailleurs, que sur les trois lots notés dans le rapport, la Dcmp n’a pas fait d’objection.

La presse a fait état d’une collusion au sein de la société sur certaines demandes de renseignement et de prix en employant des termes qui ne figurent pas dans le rapport. Me Moussa Diop, tout en trouvant regrettable cette manière de procéder, a dit avoir pris des mesures fermes et immédiates quand il a été informé, en 2015, par la Commission des marchés, en enlevant la personne fautive. En cela, le rapport de l’Armp ne fait que le conforter dans sa décision prise bien avant sa publication. Pour montrer que Ddd est inscrit dans une dynamique de transparence, il a rappelé qu’avant sa nomination, en 2014, le marché du carburant de 6 milliards de FCfa ne faisait pas l’objet de compétition. Il en avait fait une question de principe et de bonne gestion.

Alassane Aliou MBAYE

LE DÉFICIT DE DAKAR DEM DIKK PASSE DE 5 MILLIARDS À 2 MILLIARDS DE FCFA ENTRE 2012 ET 2016
Le déficit de Dakar Dem Dikk est passé, selon Me Moussa Diop, entre 2012 et et 2013, de 5 milliards à 4, 400 milliards de FCfa. Il est, en 2015, passé à 36 millions de FCfa en y incluant le patrimoine foncier. Sans ce dernier élément, il tourne autour de 2 milliards de FCfa en 2016. Il appelle l’Etat, pour un service performant, à réajuster les prix en fonction de l’évolution des charges.

A. A. MBAYE

SÉNÉGAL DEM DIKK DÉMARRE LE 1ER FÉVRIER
Le 1er février sera la date de démarrage de Dakar dem dikk, chargé d’assurer le transport dans les régions. Le terminus de Liberté 6 sera aménagé à cet effet pour servir de gare. Cela ouvre une nouvelle ère pour la société qui veut assurer le maillage du territoire national. Le directeur général, Me Moussa Diop, indique que tous les bus sont assurés en 2017 et bénéficient de l’agrément.

La dérogation a été accordée pour qu’ils soient tous opérationnels.

A. A. MBAYE

Le 1er février sera la date de démarrage de Sénégal Dem Dikk, chargé d’assurer le transport dans les régions. Le terminus de Liberté 6 sera aménagé à cet effet pour servir de gare. Cela ouvre une nouvelle ère pour la société qui veut assurer le maillage du territoire national.

Le directeur général, Me Moussa Diop, indique que tous les bus sont assurés en 2017 et bénéficient de l’agrément.

La dérogation a été accordée pour qu’ils soient tous opérationnels.

A. A. MBAYE

Le déficit de Dakar Dem Dikk est passé, selon Me Moussa Diop, le directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, entre 2012 et et 2013, de 5 milliards à 4, 400 milliards de FCfa.

Il est, en 2015, passé à 36 millions de FCfa en y incluant le patrimoine foncier. Sans ce dernier élément, il tourne autour de 2 milliards de FCfa en 2016.

Il appelle l’Etat, pour un service performant, à réajuster les prix en fonction de l’évolution des charges.

A. A. MBAYE

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