banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (3203)

A la suite d’une rencontre tenue, hier, à la Primature, en présence des ministères sectoriels ainsi que tous les partenaires techniques et financiers, le Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (Pusa) au titre de cette année a été validée. Ce qui veut dire que les activités d’assistance alimentaire et l’opération de sauvegarde du bétail par l’Etat avec l’accompagnement de ses partenaires dans les zones à risque vont démarrer immédiatement.

Les activités d’assistance et l’opération de sauvegarde du bétail dans les zones à risque d’insécurité alimentaire vont incessamment démarrer. Cela, après que le Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (Pusa), au titre de l’année 2018, a été validé, hier, au cours d’une rencontre tenue à la Primature, en présence des ministères sectoriels, ainsi que tous les partenaires techniques et financiers. En effet, pendant la période de soudure qui va de juin à août, les projections laissent apparaître que dans six départements du pays, au moins 20% des ménages pourraient connaître d’importants déficits alimentaires et nutritionnels dus à une mauvaise répartition pluviométrique durant l’année 2017. Les départements concernés sont Podor, Matam, Ranérou, Kanel, Tambacounda et Goudiry et le nombre de personnes exposées se chiffre à 750.000. « Le Pusa a été élaboré à ce titre, en vue d’apporter un appui approprié à ces ménages ; ce qui les protégerait de la crise », informe un communiqué.  Le premier objectif de ce Plan d’urgence  est de fournir une assistance alimentaire aux 47. 251 ménages les plus touchés par l’insécurité alimentaire dans les localités en questions. L’Etat et ses différents partenaires procéderont à trois distributions mensuels d’argent liquide, de bons d’achat et ou de vivres aux ménages ciblés.

Le second objectif est de sauver 397.863 Unités de bétail tropicales (Ubt) menacées par l’insécurité alimentaire dans les départements de Saint-Louis, Podor, Dagana, Matam, Kanel, Ranérou, Linguère, Tambacounda, Koumpentoum et Koungheul. Pour cela, chaque Ubt recevra 1 kg d’aliments de bétail par jour et sera déparasitée. De plus, l’aliment de bétail sera vendu aux éleveurs à un prix subventionné.

Une des décisions majeures prises au sortir de cette rencontre est de mettre en œuvre, sans délai, le Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) afin d’apporter des solutions structurelles, donc durables en construisant la résilience des ménages et des terroirs vulnérables.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Une vingtaine d’organisations de la société civile a décidé de se mobiliser pour l’effectivité des fonds de péréquation et d’appui en vue de faire profiter aux collectivités locales de la manne financière générée par les ressources minières. Ces organisations regroupées autour de « La Coalition publiez ce que vous payez » ont profité du lancement de leur campagne, hier, pour demander à l’Etat de l’intégrer dans la loi des finances rectificative de 2018.

« La coalition publiez ce que vous payez », qui regroupe une vingtaine d’organisations de la société civile,  vient de lancer une campagne nationale pour l’effectivité des fonds de péréquation et d’appui destinés aux collectivités locales. Ces organisations demandent à l’Etat du Sénégal de renforcer les mécanismes pour une redistribution efficace des revenus miniers.   

Le président de « La coalition publiez ce que vous payez », Ibrahima Charles Diallo, a également tenu à attirer l’attention du chef de l’Etat sénégalais sur la dégradation du niveau des populations vivant dans ces zones d’exploitation, malgré l’adoption du Code minier en 2016 et la mise en place du Fonds d’appui au développement local, financé par un prélèvement de 0,5% du chiffre d’affaires hors taxe annuel des revenus des compagnies extractives. Ils ont exprimé leur souhait de voir les 7 milliards 648 millions récoltés, grâce à cette disposition, reversés dans les caisses des collectivités locales.

Les membres de cette coalition, après avoir déploré les lenteurs notées dans l’opérationnalité des fonds, ont invité les autorités de tutelle à procéder, dans les plus brefs délais, au transfert des montants qui leur sont dus aux collectivités locales. Ils estiment, dans la même optique, que la politique de transparence mise en avant par le gouvernement sénégalais devra conduire à une gestion efficiente des recettes issues du secteur extractif. Faudrait-il, pour cela, intégrer cette donne dans la loi rectificative des finances en vue de permettre aux collectivités locales de prendre un nouveau départ. Ils ont également profité de cette occasion pour saluer cette volonté de l’Etat d’assurer une prise en charge des « intérêts sociaux, économiques et environnementaux légitimes des populations », à travers la révision du Code minier qui exige également que 20% des recettes, générées par les opérations minières, soient attribuées aux collectivités locales.

Pour sa part, le président des élus locaux, Moustapha Aïdara, a noté qu’une diligence dans le traitement de ce dossier permettra de balayer un climat de suspicion et de renforcer les moyens d’action des collectivités territoriales, souvent aux prises à des difficultés financières.

« Nous attendons de recevoir cet argent dans nos budgets car la faiblesse du budget des collectivités locales est connue de tous. Elles vivent sur les taxes prélevées des citoyens, taxes et impôts directs alors que les ménages connaissent un niveau de paupérisation accentué », a déclaré M. Aïdara. « Si les populations ont pris connaissance des montants prélevés des compagnies minières, avec l’idée que les fonds ont été mis à disposition, elles peuvent penser qu’ils n’ont pas été utilisés à bon escient. Cela risque d’installer la suspicion dans les relations entre les élus locaux et les communautés », a-t-il fait savoir.

Matel  BOCOUM

 

La gestion durable et saine des ressources pétrolières et gazières constitue un défi majeur pour les autorités. C’est ce qui justifie le choix du thème de la 3ème édition de la Conférence nationale sur le développement durable (Cndd), prévue du 29 au 31 mai et portant sur une « exploitation durable et saine des ressources pétrolières et gazières ».

L’exploitation des gisements de pétrole et de gaz aux larges des côtes sénégalaises augure de très bonnes perspectives économiques, mais ces dernières pourraient être atténuées par la non prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux liés à l’exploitation de ces ressources. C’est toute la pertinence du thème de la 3e édition de la Conférence nationale sur le développement durable (Cndd3) prévue du 29 au 31 mai prochain. La Cndd3 porte, cette année, sur le thème « une exploitation durable et saine des ressources pétrolières et gazières ».

Elle se veut un « cadre d’échanges et de partage » avec les parties prenantes sur les questions essentielles de développement durable, a déclaré le ministre de l’Environnement et du Développement durable. Le Pr Mame Thierno Dieng faisait face à la presse dans la préparation de cette Conférence. Selon lui, cette rencontre offre ainsi l’occasion aux acteurs « de passer en revue les politiques, stratégies et programmes de développement au regard des principes et fondements du développement durable et de formuler les axes d’orientation et d’articulation nécessaires pour mieux placer notre pays dans la voie du développement durable souhaité ».  

Pour le choix du thème, il se justifie, à son avis, par la nécessité de susciter la réflexion sur les défis environnementaux liés à l’exploitation du gaz et du pétrole au Sénégal. Il s’agira, a expliqué le ministre, de réfléchir sur la nécessité de « concilier les exigences et/ou impératifs d’une émergence économique et sociale, en tirant profit de l’opportunité qui se présente au Sénégal avec la découverte et l’exploitation des blocs de pétrole et de gaz et les questions émergentes relatives à la transition écologique et à la croissance verte et de prendre en compte les enjeux environnementaux liés aux activités de recherche, d’exploration pétrolière et gazière en eau profonde suite aux récentes découvertes de gisement d’hydrocarbures au large des côtes du Sénégal ».

Cette rencontre aura également, entre autres objectifs, de mettre en place un cadre stratégique d’évaluation et de suivi de la plateforme environnementale des activités pétrolières et gazières offshore tenant compte du niveau approprié de ressources humaines qualifiées en matière de suivi environnemental et de partager les résultats de bonnes pratiques en matière de gestion des impacts environnementaux liés à l’exploitation des ressources en pétrole et en gaz. Mais de chercher à capitaliser non seulement les bonnes pratiques des pays ayant une longue expérience sur l’exploitation de ces ressources « pour une meilleure prise en charge des risques environnementaux », informe le ministre. La finalité d’une telle démarche étant, espère le ministre, d’aboutir à un Plan cadre de gestion environnemental et social (Pges) consensuel du secteur du pétrole et du gaz au Sénégal. Le président de la République, Macky Sall, présidera l’ouverture de la troisième édition.

Souleymane Diam SY  

 

La Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der) a décidé d’accorder une enveloppe d’un milliard de francs Cfa au financement des projets du secteur de l’élevage. Il est prévu 500 millions de FCfa pour le projet des jeunes et 500 autres pour les projets des femmes.  

Dans ses activités, la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der) a accordé une enveloppe d’un milliard de FCfa aux projets du secteur de l’élevage. Pour ce financement, il est prévu 500 millions de FCfa  pour les projets des jeunes et 500 autres pour le financement des projets des femmes.  Hier, le délégué général, Papa Amadou Sarr et le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, ont rencontré les éleveurs pour leur expliquer les conditions d’accès à ce financement. Aminata Mbengue Ndiaye a remercié la Der pour ce financement et sa participation à cette réunion tenue avec toutes les chaînes de valeur de l’élevage du Sénégal.  «Je pense que c’est une très bonne initiative et la démarche du projet, sa stratégie d’intervention sur le terrain, qui est rapide, répondant vraiment à des besoins d’emploi en direction des jeunes, nous enchante. Nous n’avons pas pu avoir une pareille démarche avec le système bancaire ;  le mode opératoire de la Délégation nous convient énormément. Les acteurs que nous avons rencontrés ont identifié un certain nombre de projets qui doivent être éligibles dans les guichets», soutient le ministre de l’Elevage et des Productions Animales. Aminata Mbengue Ndiaye assure que dans quelques jours, le ministère va mettre à la disposition de tous ses services régionaux et départementaux un canevas qui sera  décentralisé avec la Der pour que l’élaboration des projets puisse être rapide. L’aviculture, la production laitière, l’embouche bovine, l’élevage de moutons pour l’autonomie lors des tabaskis, les boutiques pastorales, la vente d’aliments pour le cheptel, entre autres, sont des secteurs qui peuvent être ciblés par les éleveurs.

Formation des bénéficiaires
Pour la formation et le renforcement de capacités des bénéficiaires, gage d’une bonne utilisation des ressources, il est prévu un dispositif d’accompagnement avec la Der. «S’il n’y a pas un suivi conséquent, ce qui est sûr, c’est que les projets risquent de ne pas marcher. Mais avec les agents du ministère qui sont à la base, les bénéficiaires seront appuyés dans l’élaboration et le suivi des projets», indique Aminata Mbengue Ndiaye. Sur ce, Papa Amadou Sarr, délégué général à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der) assure que la formation et le renforcement de capacités sont des composantes transversales pour tous les financements de la Der. «On ne peut obtenir un financement qu’après une formation supportée par la structure», dit-il.

M. Sarr indique que ce financement d’un milliard fait suite à l’annonce du chef de l’Etat, lors de la journée nationale de l’élevage tenue à Kolda.

Le financement des activités des éleveurs va commencer, dès ce mois, selon M. Sarr, qui réitère qu’en plus de ce milliard, il y a des enveloppes par région dans lesquelles ont peut trouver des sous-secteurs comme l’élevage. Papa Amadou Sarr a ainsi estimé que si ce secteur absorbe bien les ressources allouées et présente de bons résultats, le financement pourrait passer de 1 à 2 milliards de FCfa par année. «C’est un défi que nous laçons à tout le monde, les enveloppes ne sont pas figées et c’est une compétition entre secteurs. Nous allons travailler avec le ministère pour identifier les créneaux porteurs, notamment avec la chaîne de valeur de l’élevage et tout ce qui est cuirs et peaux», dit-il.  Toutefois, Papa Amadou Sarr a laissé entendre, à l’endroit des bénéficiaires qu’il ne s’agit pas d’un don ni d’une subvention, mais d’un prêt payable. Ironisant, il affirme qu’ils ont mis en place un système appelé 4P (Préfecture, Police, Procureur et Prison) pour obliger les bénéficiaires à rembourser ces fonds publics.

Oumar KANDE

 

Pour le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, l’heure de la transformation économique du continent a sonné. Dans une contribution partagée sur son site, le vice-président chargé des infrastructures se dit convaincu que l’Afrique dispose des moyens de déjouer le destin...

Nouvellement chargé, au sein de la Banque mondiale, des domaines du transport et de l’économie numérique, de l’énergie et du secteur extractif, ainsi que le financement des infrastructures et les Partenariats public-privé (Ppp), Makhtar Diop est convaincu qu’avec « des politiques judicieuses, le continent africain a les moyens de déjouer le destin, forte de sa capacité à surmonter les défis du développement et de l’ingéniosité de ses habitants ». « Avec sa population jeune et ambitieuse et ses économies solidement engagées sur une trajectoire de croissance, d’investissements et de réformes en faveur de l’innovation, le continent possède tous les atouts — humains, matériels et politiques — pour surmonter les difficultés et être l’instrument de sa propre transformation », a-t-il partagé dans une contribution parue hier sur le site de la banque mondiale.

Mais, pour cela, souligne-t-il, les pays africains doivent notamment accroître leur productivité agricole, combler leur déficit infrastructurel, investir dans leur capital humain et renforcer l’inclusion sociale.
« Mes fonctions à la direction des opérations de la Banque mondiale en Afrique m’ont permis de constater, par moi-même, l’importance de cette collaboration : avec des partenariats et des investissements stratégiques, il est possible d’aider l’Afrique à satisfaire ses ambitions et à mettre en œuvre ses propres solutions en faveur d’un avenir plus prospère et équitable», révèle le vice-président de la Banque mondiale chargé des infrastructures.

Citant les jeunes entrepreneurs du numérique qui défrichent un marché en plein essor, en créant des emplois, les personnels de santé qui s’efforcent d’apporter des services de qualité aux populations les plus vulnérables, Makhtar Diop se dit certain que soutenus par l’assistance technique et financière de la Banque mondiale, tous incarnent ce que l’Afrique fait de mieux en créativité, ténacité et résilience.
Et ces témoignages, selon lui, n’évoquent que quelques-unes des transformations à l’œuvre sur le continent.  « Ensemble, nous sommes en train d’écrire une nouvelle page du développement africain. Les nouveaux modèles de croissance soutenue et sans exclus ont, j’en suis convaincu, de beaux jours devant eux », conclut-il.

Fara Michel Dièye

Le tout nouveau directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar), Serigne Mboup, est revenu sur le sens et la portée de l’appel à de larges concertations sur les ressources pétrolières et gazières lancé par le président de la République. Selon lui, c’est une invite à réfléchir sur les meilleures pratiques d’exploitation des ressources d’hydrocarbures afin que les revenus profitent aux générations actuelles et futures.

Les opposants qui ont apposé leur véto à l’appel du chef de l’Etat, pensant à priori qu’il s’agit, durant ces concertations, de renégocier des contrats déjà signés et/ou de déclassifier des rapports de contrats de concessions et autres permis gaziers et pétroliers déjà approuvées, n’ont absolument rien compris sur le sens et la portée de la démarche du président Macky Sall.

C’est la conviction du nouveau directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar), Serigne Mboup, selon qui, la publication des contrats pétroliers, miniers et gaziers par le Premier ministre renseignent que « tous les contrats sont signés dans le respect des textes législatifs et réglementaires en vigueur dans notre pays, notamment le Code pétrolier, son décret d'application et le contrat type de partage de production qui encadrent la négociation et la signature des contrats ».

Sous ce rapport, « l’appel aux concertations sur le pétrole et le gaz transcende les partis politiques et la plus grosse erreur serait d’en faire l’affaire des seuls politiques qui font moins de 1% de la population sénégalaise », a-t-il déclaré sur la 2stv. Considérant que « le consensus intégral sur un thème majeur n’existe dans aucun pays du monde », M. Mboup est d’avis que « c’est le dialogue national du 28 mai 2016 qui a été à la base des dernières concertations sur le processus électoral qui a regroupé, malgré le boycott de certains partis politiques, la majorité, l’opposition, les non-alignés et la Société civile et qui ont produit beaucoup d’accords ».

Aussi, ces concertations qui se veulent inclusives, sont une sorte d’« Assises nationales » des forces vives du pays et englobe deux lois. Il s’agira d’abord de « réfléchir sur la loi portant sur la gestion et la répartition des revenus qui seront tirés de l'exploitation des ressources pétrolières et gazières, constituent le cadre idéal pour tout patriote soucieux de l’intérêt exclusif du Sénégal d’apporter sa contribution ».

Ensuite, il s’agira, pour les participants, « de réfléchir sur la loi sur le contenu local du pétrole, c’est-à-dire l’effet du pétrole et son impact sur les populations (préférence nationale, modalités d’intervention des sociétés sénégalaises dans la sous et/ou co-traitance, de passer à la loupe le plan directeur de développement pétrolier et gazier qui définira le profil de l’offre et de la demande du Sénégal en articulation avec le Pse, de faire des propositions sur le nouveau Code pétrolier en gestation pour sa réactualisation, conformément à la nouvelle donne…), a-t-il fait savoir.

Le tout, poursuit-il, «en s’inspirant des meilleures pratiques des pays exploitants le pétrole et le gaz et de s’appuyer sur l’expertise nationale en matière de pétrole, de gaz et de gestion ».

Pour le maire de Pire Gourèye, l’objectif final est de « rassurer le peuple souverain de l’utilisation efficiente des ressources pétrolières et gazières au profit exclusif de tous les Sénégalais, les générations actuelles comme les générations futures », a-t-il souligné.

Mamadou Lamine DIEYE

En perspective du démarrage de la seconde phase du Millenium challenge account, ont été présentés, hier, les résultats préliminaires des études de faisabilité des projets énergétiques au Sénégal. Une occasion saisie par le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, de mettre le focus sur les défis à relever pour réussir la mise en œuvre du deuxième compact.

Après avoir été déclaré éligible, en décembre 2015, à la formulation d’un second compact dans le Millenium challenge corportation (Mcc), le Sénégal est à l’heure de la présentation des résultats préliminaires des études de faisabilité des différents projets d’infrastructures énergétiques qui seront retenus dans la réalisation. En présence des représentants des partenaires et autres services de l’administration, le ministre du pétrole et des Energie, Mansour Elimane Kane, a insisté sur les défis à relever pour un succès du projet. Il s’agit, selon lui, de tirer le maximum de profits du marché de l’électrification ouest-africaine avec le « Power Africa », le vaste plan d’électrification de l’Afrique qui sera opérationnel à partie de 2019. L’autre défi, dit le ministre, est de bâtir et de capitaliser les ressources pétrolières et gazières sur la base d’un système à partir de 2021. S’y ajoute la mise en place d’un environnement des affaires favorable permettant de garantir l’attraction de l’investissement privé dans tous les secteurs, notamment celui de l’énergie. Cela, en vue de faire le second compact du Mca un levier pour attirer le secteur privé international.

Il s’est réjoui de l’orientation donnée à la deuxième phase du Mca consistant à consacrer entièrement le financement au secteur de l’énergie. Un choix opéré eu égard à la contrainte majeure identifiée à l’entame du processus de formulation portant sur le coût élevé de l’énergie, le faible accès à l’électricité en milieu rural et périurbain. Le ministre se dit convaincu que la levée de cette contrainte contribuera « fortement » à l’amélioration de la productivité des entreprises et des ménages. A ce titre, il a salué la pertinence des quatre projets identifiés. Il s’agit de la diversification des sources de production, l’optimisation du parc et la gestion de la demande ; de l’amélioration de l’accès à l’électricité en milieu rural et péri-urbain ; de la modernisation et du renforcement des réseaux de transport et de distribution ; enfin, de l’amélioration du cadre légal et le renforcement des capacités des acteurs du secteur.

D’après le ministre du Pétrole et des Energies, c’est la première fois, en Afrique, qu’un pays (le Sénégal) obtienne deux compacts successifs. Pour rappel, le premier compact avait porté sur des interventions essentiellement articulées autour de projets de développement intégré de pôles régionaux dans les zones nord et sud du pays. Il précise, toutefois, que les financements obtenus grâce au Mcc sont offerts à l’Etat du Sénégal par le peuple et ils ne sont donc pas un prêt. L’éligibilité du Sénégal au second compact, explique-t-il, est née de la confiance renouvelée des Américains, suite à l’exécution, avec « succès », du premier compact. Il faut ajouter à cette confiance les évaluations positives par le comité d’investissement du Mcc et les indicateurs portant sur la bonne gouvernance, les investissements dans les ressources humaines et les mesures en faveur de la libération de notre économie.

Abdou DIAW

NÉCESSITÉ D’ACCORDER LES PROJETS MINIERS AU RÉSEAU HAUTE TENSION
Selon les analyses réalisées dans ces études de faisabilité, la mise en œuvre de l’approvisionnent des projets miniers à partir du réseau Haute tension est techniquement réalisable ainsi que profitable pour le développement de l’électrification rurale dans la région de Kédougou. Les experts ayant mené ces travaux ont rassuré qu’aucun problème technique particulier n’est engendré pour ces nouveaux réseaux haute tension.

A. DIAW

DES ÉTUDES DE FAISABILITÉ POUR UNE MEILLEURE PRISE DE DÉCISIONS
En marge de l’atelier, la coordonnatrice de l’Unité de formulation du second programme Mca-Sénégal, Marième Decraene, a précisé que la présentation des études de faisabilité des projets énergétiques s’inscrit dans la démarche de participation inclusive de l’ensemble des parties prenantes que l’Ufc-Mca a adoptée au début du processus. L’objectif est de promouvoir une appropriation nationale du processus de formulation du compact et de ses résultats. Le ministre Mansour Elimane Kane soutient que les résultats de ces études offriront au gouvernement et au Mcc les éléments d’aide à la prise de décision sur les choix des projets et réformes à considérer, eu égard aux critères d’investissements retenus. Compte tenu des principales contraintes à la croissance économique et sociale du Sénégal, les évaluations techniques, environnementales, sociales, économiques et financières, confiées au cabinet Wsp-Cpcs, tiendront en considération l’objectif de réduction du coût de l’énergie et de l’amélioration de l’accès à l’électricité en milieux rural et périurbain.

A. DIAW

Deux ans après avoir obtenu un premier financement de la Fondation Sococim, le groupement « Les sœurs jumelles » vient recevoir un deuxième appui. Il s’agit d’un chèque de 4,8 millions de F Cfa qui a été remis par Mme Patricia Diagne, administrateur de ladite fondation à ces femmes transformatrices de Rufisque. « Le premier financement a été accordé en 2016. Nous avions, à cette époque, réalisé un travail d’accompagnement en organisation pour nous assurer que les procédures permettaient à ce groupement d’assurer des activités pérennes. Le groupement a bien suivi tous ces conseils. Aujourd’hui, il est revenu vers nous avec de nouvelles ambitions et c’est normal que nous l’accompagnions dans ses nouvelles ambitions. Nous souhaitons que tous les groupements puissent développer de la même manière leurs activités à Rufisque », a expliqué Mme Patricia Diagne. En effet, le premier financement a permis au groupement « Les sœurs jumelles » de s’équiper à travers l’achat d’un moulin à mil et d’une décortiqueuse. Mais aussi, elles ont pu se procurer de la matière première. Le nouvel accompagnement va permettre à ces femmes de la « vieille ville » d’accroître substantiellement leur production journalière à travers l’achat d’un émotteur et d’un séchoir.

Si la production journalière est de 250 kg de mil à l’heure actuelle, «Les Sœurs jumelles» espère, avec ce financement, la porter à 500 kg. La présidente du groupement, Fatou Maïssa Dia, voit l’avenir d’un bon œil. « Je suis très contente de recevoir, à nouveau, une deuxième subvention de la Fondation Sococim qui me permettra d’acheter un émotteur et un séchoir et de transformer en qualité et en quantité », a dit Mme Dia dont le groupement est régulièrement invité au Salon international de l’agriculture de Paris. Cet appui de la fondation est fait sans intérêt et sans caution.

Car, selon Patricia Diagne, il participe à la « volonté nationale » de promouvoir le consommer local.

M. NDONG

Dans cet ouvrage de 263 pages, Hawa Sow, Enseignante et Chercheure en Finance, revisite l’histoire du métier de prêteur, analyse son évolution, les pratiques modernes en cours et explique la nature complexe de la relation entre banquier et emprunteur.

« Nous avons tous besoin des prêteurs à certains moments pour acheter de l’argent, à travers un emprunt. Il n’y a souvent pas d’autres alternatives. Nous sommes, malgré nous, des adhérents de plus au système de ‘’monnaiement de la monnaie’’. Mais où peut nous conduire ce système ? Comment influence-t-il la qualité de notre vie de façon directe et indirecte, individuelle et générale ? ». Ces quelques lignes du quatrième de couverture campent bien le sujet et l’intérêt de l’ouvrage « Le métier de prêteur dans l’espace et dans le temps ». Dans cet opus, l’auteur, Hawa Sow, Enseignante-chercheure en Finance nous replonge, au fil des 263 pages, dans le passé d’un métier qui a traversé l’espace et le temps avec ses soubresauts, ses insuffisances, ses atouts et handicaps afin d’expliquer le dérèglement que le système bancaire et financier a connu ces dernières années.

Le constat de l’auteur est sans appel : « Les prêteurs devraient avoir pour fonction de soutenir l’économie en répartissant entre acteurs économiques l’épargne nécessaire à la production, à la distribution et à la consommation des biens et services. Mais, en pratique, on s’aperçoit qu’au lieu de remplir cette fonction purement financière, ils sauvegardent une activité ancestrale plutôt commerciale ». Les effets de ce commerce d’argent » qui s’est développé dans un coin du monde (Grèce antique) se sont propagés à travers le temps et l’espace. Devenu le système financier universel, cette activité bancaire, constitue, selon Mme Sow, « un revers à cause de son fondement qui est la vente de l’argent et ses corollaires que sont la spéculation, l’incitation sauvage aux prêts ». La conséquence de ce système de crédit, ce sont ces cycles de crises économiques que le monde a connues notamment en 1929, en 1987 et 2008.

En commettant cet ouvrage, Hawa Sow cherche, en effet, à contribuer à la modification de la nature de la relation entre un banquier et un emprunteur, pour un véritable « eldorado financier ». Elle veut prévenir ainsi les faillites personnelles, puis sociales par le développement d’une structure de financement qui n’affecte pas l’équilibre économique. Car de déséquilibre, c’est très souvent de cela qu’il s’agit dans la relation entre le prêteur (la banque) et l’emprunteur (le client). « L’emprunteur, qu’il soit une entreprise ou un particulier, très riche ou très moyen, vit souvent dramatiquement sa relation avec le prêteur. Et ce dernier, malgré les garanties avec lesquelles il s’entoure, coure des risques de faillite quand l’impossibilité pour l’emprunteur de rembourser le prêt et l’intérêt se généralise », explique l’Enseignante-chercheure. Et elle donne l’exemple de l’affaire qui oppose le célèbre importateur de riz, Bocar Samba Dièye, à une banque de la place. « Ces genres de contentieux, de part et d’autre du monde, montre une mauvaise qualité des relations entre banquiers et emprunteurs », dit-elle. Pour elle, le problème est donc l’absence de solutions, tant théoriques que pratiques, adéquates aux crises cycliques du prêt à cause de non identification de leurs causes profondes.

Elhadji Ibrahima THIAM

Les exportations de biens du Sénégal, en mars 2018, ont été évaluées à 142,5 milliards contre 119,9 milliards en février, soit une hausse de 18,9% (+22,7 milliards). La note de conjoncture de la Dpee explique que cette évolution est portée par l’acide phosphorique (+17,4 milliards), l’or brut (+7,2 milliards), le titane (+2,4 milliards) et le zircon (+2,0 milliards). En revanche, les exportations d’«engrais minéraux et chimiques », de produits alimentaires et de produits pétroliers ont affiché des baisses respectives de 5,5 milliards, 4,8 milliards et 4,2 milliards sur la période. Concernant les produits alimentaires, la baisse relevée est attribuable aux produits arachidiers (-7,1 milliards) et aux « préparations de soupes, potages et bouillons » (-2,7 milliards). Les exportations de produits halieutiques et de légumes frais se sont, pour leurs parts, respectivement consolidées de 2,4 milliards et 1,4 milliard, entre février et mars 2018 (…). Par contre, sur les trois premiers mois de l’année 2018, les exportations de biens se sont repliées de 11,9% (-51,8 milliards). Cette contraction est principalement imputable au ciment (-16,2 milliards) et au titane (-5,2 milliards). Concernant les exportations de produits alimentaires, d’acide phosphorique, d’or brut, d’«engrais minéraux et chimiques» et de zircon,  ont enregistré des hausses respectives de 12,2 milliards, 8,5 milliards, 3,2 milliards, 3,2 milliards et 2,0 milliards sur la période.

Réduction du volume des importations en provenance de l’Uemoa
Dans sa dernière note de conjoncture, la Dpee relève que les  importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa sont évaluées à 5,5 milliards au mois de mars 2018 contre 6,0 milliards le mois précédent, soit une baisse de 0,5 milliard. Elles ont représenté 1,8% de la valeur totale des importations de biens au mois de mars 2018 contre 2,1% un mois auparavant, soit un repli de 0,3%. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 82,9% en mars 2018 contre 66,4% le mois précédent. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les fruits et légumes comestibles, les matières plastiques artificielles, les « bois et ouvrages » et les « huiles et graisses animales et végétales » avec des parts respectives de 12,5%, 8,6%, 7,2% et 6,9%. Dans l’ensemble, les importations de biens sont passées de 283,6 milliards au mois de février 2018 à 300,4 milliards au mois de mars 2018, soit une hausse de 5,9% (+16,8 milliards).

 

29,5 milliards de FCfa exportées vers l’Uemoa
S’agissant des exportations du Sénégal vers les pays de l’Uemoa, elles sont estimées à 29,5 milliards au mois de mars 2018 contre 27,0 milliards au mois précédent, soit une hausse de 9,4% (+2,5 milliards). Elles ont représenté 20,7% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de mars 2018 contre 22,5% un mois auparavant, soit un recul de 1,8%. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 58,3% à 52,6% sur la période. Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part évaluée à 39,2 % contre 47,5 % un mois auparavant.

Abdou DIAW

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a procédé mardi, à Joal, à la remise de 875 moteurs hors-bords et d’un lot de matériels destinés au mareyage et à la transformation de produits halieutiques.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a procédé à la remise de 875 moteurs hors-bords et d’un lot de matériels destinés au mareyage et à la transformation de produits halieutiques. La cérémonie d remise de ce matériel, qui a eu lieu au quai de pêche de la localité, en présence d’acteurs venus de toutes les régions côtières du Sénégal, entre dans le programme de modernisation de la pêche artisanale. Dans sa première phase, ce programme s’était fixé, entre autres objectifs, de distribuer 5.000 moteurs hors-bord pour un coût total de cinq milliards de FCfa. ‘’La remise de ces moteurs hors-bords et de matériels aux acteurs de la pêche participe à la modernisation des moyens de production pour les pêcheurs et de l’amélioration des conditions de travail des femmes transformatrices’’, a souligné Oumar Guèye. Il a également  remis aux acteurs du matériel et de l’équipement de pêche d’une valeur de 140 millions de FCfa. Le matériel est également composé de claies de séchage modernes pour une valeur de 120 millions de FCfa, destinés aux femmes transformatrices, pour un montant total de 1,135 milliard de FCfa.

Dans cette même optique, a-t-il noté, les sites de Bassoul, Bettenty, Dionewar, Hann, Kafountine, Ndangane Sambou et de Niodior seront dotés, par ce programme, de matériels et d’équipements composés de 648 bacs, 51 balances, 175 cagettes, 700 casiers pliables, 390 blouses de travail, 390 paires de bottes, 258 bassines, 566 seaux, 388 gants, 43 poubelles, 431 raclettes, 431 balaies-brosses, 1295 bacs gerbables, 752 cache-nez, 863 coffres, 392 tabliers, 13 tables de travail et de 16 autres balances. Selon lui, le ministère de la Pêche, dans la même dynamique, a acquis 300 claies de séchage modernes de dernière génération pour les sites d’Elinkine, Djifère, Cayar, Tann (Joal-Fadiouth), Kaffrine et Pencum Bada Lô. Ce programme comprend, dans sa deuxième phase, l’installation de 19 complexes frigorifiques dans les différentes régions du pays, pour un montant de dix milliards de FCfa. Le ministre de la Pêche a, par ailleurs, indiqué que le projet de mise en place d’un système de géolocalisation est en cours de réalisation  afin de  faire face aux nombreuses disparitions de pêcheurs en mer.

Amath Sigui Ndiaye

 

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye,  était, avant-hier, dans le département de Linguère pour s’enquérir de la situation des éleveurs et des infrastructures  réalisées par le Projet d’appui à la sécurité alimentaire  Louga, Matam Kaffrine (Pasa – LouMaKaf). Elle a déclaré que ce projet a mis plus de 800 tonnes d’aliment de bétail dans les régions concernées.

« Je suis venue rencontrer, encourager et surtout féliciter  les éleveurs sénégalais parce qu’ils ont tenu compte des conseils que nous leur avions prodigués », a déclaré le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, avant-hier à Linguère pour s’enquérir de la situation des éleveurs et des infrastructures  réalisées par le Pasa Louga, Matam, Kaffrine (Loumakaf). « Nous leur avions aidé à mettre en place un mécanisme de pérennisation de l’Opération sauvegarde du bétail (Osb), qui leur a permis d’assurer leur propre résilience. Et, avec une somme de plus de 3 milliards de FCfa, les populations, elles-mêmes, ont acheté plus de 15.000 tonnes d’aliment… », a rappelé le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, précisant que le premier partenaire qui intervient dans la zone silvo-pastorale,  c’est le Projet d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa), qui est un projet des ministères de l’Agriculture et de l’Elevage  qui a mis plus de 800 tonnes d’aliments de bétail dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine.

Elle assure que le Ranch de Dolly, qui est un centre de refuge pour le bétail et qui abrite aujourd’hui des transhumants venant, non seulement des différentes régions du Sénégal,  mais aussi  de la République islamique de Mauritanie,  est largement  déficitaire en pâturage.

« Au début, en 2012, j’avais eu énormément de difficultés pour expliquer aux éleveurs qu’avec les changements climatiques, il fallait changer de paradigmes et de mode de promotion d’élevage à travers la culture fourragère. Ce qui a poussé, aujourd’hui, beaucoup d’éleveurs à se lancer dans cette culture », a-t-elle déclaré. « Aujourd’hui, souligne-t-elle, les éleveurs ont compris l’importance de la culture fourragère ».
Le ministre de l’Elevage a, par ailleurs, exprimé sa satisfaction des bergeries et des chèvreries améliorées.  Elle a également noté qu’un pare-feu de 130 kilomètres réalisé à l’intérieur du ranch de Dolly,  a beaucoup contribué à l’arrêt des feux de brousse.   Selon elle, le chef de l’Etat, Macky Sall, a injecté plus de 6 milliards de FCfa pour clôturer le ranch (environ 120 km), réhabiliter l’ensemble des bâtiments et pour construire le plus grand forage du département de Linguère d’un débit de 200 m 3 /h, avec une capacité de stockage d’eau de 1000 m3.

Le ministre de l’Elevage a également annoncé la campagne mondiale lancée pour l’éradication de la peste des petits ruminants, une maladie meurtrière qui est en train de décimer le cheptel.    

Masse NDIAYE

7ème  Edition de la foire du mouton de Mbour
Plus de 13 milliards de FCfa
investis au ranch de Dolly

L’élevage est un secteur d’activités très important dans l’économie nationale. Il occupe une frange importante de la population, soit un peu plus de 3 millions de personnes concernées. Pour la période 2011 – 2015, le secteur a contribué à hauteur de 4,3% à la constitution du Pib et à environ 29% de la valeur ajoutée du secteur primaire. Pour toutes ces raisons, le département ministériel de l’Elevage a été présent au lancement de la 7ème édition de la foire « les amis du mouton et espèces diverses », Ladumed de Mbour. Dr Khadim Guèye, conseiller technique n°1, représentant le ministre, a profité de cette occasion pour rappeler d’importantes réalisations du président de la République en faveur du secteur de l’Elevage. Il a réaffirmé la vocation sylvo-pastorale du ranch de Dolly, du Président Macky Sall de consacrer d’importants financements aux infrastructures, à travers la sécurisation par la construction d’un mur de clôture de plus de 120 km de longueur.

Il a noté que des infrastructures de grande importance y ont été réalisées par le Pudc pour près de 13 milliards de FCfa. Selon lui, dans la consolidation de l’opération sauvegarde du bétail, 15.000 tonnes d’aliments ont été achetées par les éleveurs, cette année. Il a également mis l’accent sur la réalisation du volet élevage du plan d’actions prioritaires du Pse, qui sera renforcé par quatre projets que sont le Projet d’appui au développement de la filière laitière locale (Pradelait) ; le Projet d’appui au développement des filières animales (Promofa) ; le Projet d’appui à l’aviculture familiale (Prodaf) et le Projet de développement de l’élevage en haute Casamance (Prodelec). Il a noté que le financement de ces quatre projets est estimé à 28,679 milliards de FCfa. Par ailleurs, Dr Khadim Guèye a félicité le Gie « les Amis du mouton et espèces diverses » de Mbour dont les activités ont pour objectifs de promouvoir l’élevage dans la petite côte, d’améliorer les races, de développer le consommer local et l’emploi des jeunes. Le président du Gie, Ousmane Diop, après s’être félicité des efforts faits par le gouvernement en direction de l’élevage, a toutefois réclamé l’accès  des acteurs de la filière au crédit. Il a rappelé, pour le regretter, des cas de vols de bétail, mais s’est consolé du professionnalisme du commandant de brigade Thioune qui a mis hors état de nuire les voleurs dont la majorité a été arrêtée.

A. S. NDIAYE

 

Une intervention efficace de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (Rrsa) de l’Agence régionale de l’agriculture et de l’alimentation de la Cedeao requiert des plans de contingence harmonisés. C’est dans ce sillage que s’inscrit l’atelier du Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, ouvert hier, à Dakar. Il s’agira de mettre en place des mécanismes devant permettre aux pays de mobiliser la Réserve.

La Cedeao a fait de la prévention et de la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles une partie intégrante de sa politique agricole (Ecowap) à travers notamment l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (Araa). En février 2013, les chefs d’Etat de la région ont créé la Réserve régionale de sécurité alimentaire (Rrsa), dédiée prioritairement à des opérations d’urgence en cas de crise conjoncturelle majeure dans un ou plusieurs pays de la région. « Celle-ci constitue la troisième ligne de défense pour prévenir et gérer les crises alimentaires, complémentaires aux stocks de proximité (village et communautés) et aux stocks nationaux de sécurité alimentaire (deuxième ligne de défense) détenus par les Etats et les partenaires », a expliqué le Pr Mitowanou E. Koffi-Tessio, le coordonnateur du Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Financé par l’Union européenne à hauteur de 56 millions d’euros, le projet intervient en complémentarité aux dispositifs locaux et nationaux. L’objectif de cette initiative de l’Araa, selon le Pr Koffi-Tessio, « c’est de répondre efficacement aux crises alimentaires aux côtés des Etats et des acteurs dans une perspective de sécurité et de souveraineté alimentaires régionales ».

Le coordonnateur du Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire s’exprimait, hier, à Dakar, à l’ouverture d’un atelier régional sur le processus d’élaboration d’un référentiel entre les plans nationaux de réponse et l’accès à la Rrsa. Il s’agit, selon lui, à travers cette rencontre de renforcer la capacité des 17 pays membres (les 15 Etats membres de la Cedeao, la Mauritanie et le Tchad) « afin de disposer des plans de contingence harmonisés pour des réponses locale, nationale et régionale face aux crises ».

31.750 tonnes de vivres stockées

Deux ans après sa mise en œuvre, Ousseini Salifou, directeur Exécutif de l’Araa, a indiqué que la Rrsa est entrée dans sa phase active avec notamment le processus d’acquisition des premiers stocks physiques en cours et deux appels d’offres pour l’achat des produits de la Rrsa, déjà lancés et bouclés avec succès.  

A ce propos, a révélé le coordonnateur du Projet d’appui au stockage de sécurité alimentaire, 31. 750 tonnes de vivres sont stockées dans les sous espaces prédéfinis par la Commission de la Cedeao. Suite à la crise au Nord-Est du Nigéria, dans l’Etat de Borno, la Rrsa est intervenue en août passé, informe le Pr Koffi-Tessio. Pour le représentant du ministre sénégalais de l’Agriculture, le Conseiller technique Dr Modou Mboup, « la région ouest-africaine a besoin de se doter de plans de contingence harmonisés qui constituent, à ses yeux, « des outils importants d’anticipation et de préparation des réponses aux crises régionales ». Pour lui, le Sénégal reste engagé à accompagner cette initiative régionale comme en témoigne la mise à disposition des magasins de stockage par le Commissariat à la sécurité alimentaire du Sénégal pour les services de réception, d’entretien et de maintenance des stocks de la Rrsa. « Le Sénégal, a-t-il assuré, n’hésitera pas à apporter sa contribution à l’expression de la solidarité régionale en cas de crises alimentaires dans notre sous-région ».

Souleymane Diam SY

Le directeur général du Cosec, Mamadou Ndione, a présidé, vendredi, à Saly, l’ouverture d’un atelier de restitution des travaux du Comité de suivi et d’évaluation des questions liées à la facturation des services maritimes. Cette rencontre avait pour  objectif principal d’arrêter des « mesures correctives multiformes et urgentes ».

Le transport maritime constitue un sous-secteur important de la structure de l’économie maritime. Pour l’Afrique, le commerce maritime représente 80% des échanges avec les autres continents. Cependant, une analyse simple de la situation des échanges maritimes dans le monde révèle des disparités, selon le niveau de développement. En effet, les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique et d’Océanie, paient en moyenne 40% et 70% de plus que les pays développés pour le transport international de leurs importations. Ce constat s’explique principalement  par l’existence de déséquilibres commerciaux dans ces régions, le retard pris par les réformes portuaires et aéroportuaires et le fait que leurs volumes commerciaux et leur degré de connectivité sont plus faibles que ceux d’autres régions.

Le directeur général du Cosec, Mamadou Ndione, qui s’exprimait vendredi à Saly, à l’ouverture d’un atelier de restitution des travaux du comité de suivi et d’évaluation des questions liées à la facturation des services maritimes, a  noté qu’au-delà de ce constat, il est apparu que certains opérateurs maritimes appliquent des augmentations sur leurs tarifications. Cette volatilité des taux, conjuguée au flot de surcharges et autres augmentations générales de taux, décidées par les armateurs, rend les tarifs de la ligne régulière peu lisible et ne permet pas à l’opérateur économique de déterminer, de façon précise et sur un long terme, ses charges. ‘’Le Sénégal n’échappe pas à ce constat, puisque le port de Dakar est aujourd’hui le théâtre de pratiques tarifaires’’, a-t-on lu dans le même document rendu public, lors du démarrage de cet atelier de restitution de deux jours. Il s’agira aussi,  tout au long de cette rencontre, de proposer des solutions relatives aux disfonctionnements engendrés par cette situation. Ainsi, précise-t-on, un consensus devra être dégagé et des ‘’mesures correctives multiformes et urgentes’’ devraient être mises en œuvre. ‘’Le Cosec peut être vu comme un outil d’aide à plus de résilience de notre économie, conformément à la vision du chef de l’Etat’’, a-t-il soutenu. Pour sa part, le conseiller technique numéro 1 du ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Babacar Banda Diop, l’importance des échanges maritimes du Sénégal et son impact sur l’économie nationale obligent les pouvoirs publics et les acteurs du secteur à une plus grande attention, pour mieux cerner les nombreuses contraintes du domaine, afin de trouver les solutions les mieux adaptées. ‘’La mainmise des compagnies étrangères sur le marché africain, en l’absence de flotte africaine, entrainent ainsi la double tarification du fret, le manque de compétitivité de nos ports, l’absence de structure de régulation et de contrôle, sont autant de facteurs qui justifient notre manque de maîtrise des taux de fret appliqués qui font l’objet d’augmentation par certains opérateurs maritimes, en violation flagrante de certaines dispositions réglementaires en vigueur au Sénégal’’, a-t-il relevé.

Amath Sigui Ndiaye

La crise alimentaire de 2008 a remis au goût du jour la question de l’incorporation de la farine de mil dans la fabrication du pain dans les boulangeries modernes au Sénégal, en vue de promouvoir les filières céréales locales.

Parallèlement à cette  expérience, la Fédération des organisations non-gouvernementales du Sénégal (Fongs)  s’est attelé, depuis 36 mois, à agir sur l’offre en pain artisanal « tapa lapa » dans le monde rural et sur les autres produits transformés; beignets, galettes, entre autres. Une expérience de mixage de la farine de blé et des céréales locales dans la fabrique du pain, partagée hier au siège de la Fongs à Thiès entre acteurs de la chaîne de valeurs en perspectives d’une extension des activités dans tout le pays.

Selon Babacar Diop, président de la structure faîtière, des zones tests dans les régions de Kaffrine, Kaolack et Thiès ont permis, en relation avec l’Isra et l’Ancar, de respecter les exigences techniques pour assurer des productions de qualité et en quantité  suffisante. «  En relation avec l’Ita, nous avons pu mettre en place des minoteries,  conformément aux besoins en farine de qualité utilisable dans la fabrique du pain », a-t-il confié.

Il assure que l’incorporation de farine de mil, de maïs, de sorgho dans la fabrication du pain artisanal, des beignets, des galettes est un modèle pertinent dans la recherche de la souveraineté alimentaire par la valorisation des ressources locales au Sénégal.  «  De 2000 à 2012, la consommation de blé est passée de 19,22 kilogrammes à 24,46 kilogrammes par personne et par an », a-t-il indiqué.

A ce rythme, a-t-il précisé, le Sénégal devra importer près de 1.200.000 tonnes de blé par an, à l’horizon 2050,  soit  environ 200 milliards de FCfa. « Une manne financière qui va peser négativement sur notre balance commerciale ; d’où toute la pertinence du choix proposé par ce projet», a-t-il noté.

Dans cette invite à renforcer la souveraineté alimentaire au Sénégal par la réduction des importations céréalières et l’augmentation de la valeur nutritive de l’alimentation en milieu rural, la proposition de la Fongs aux décideurs du pays vise aussi à réduire le chômage par l’offre d’emplois sur la chaîne de valeur et à accroître les revenus des populations.                                                                                                                            

Mbaye BA

 

Au Sénégal, les finances publiques ont été essentiellement marquées par une progression dans la mobilisation des ressources financières estimées à 501,1 milliards de FCfa. Ces dernières sont principalement constituées de recettes budgétaires à hauteur de 462,8 milliards, des ressources du Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour une valeur de 6,9 milliards et de dons pour un montant estimé à 31,4 milliards (…). Sur une base annuelle, les ressources ont augmenté de 63,9 milliards (+14,6%) en liaison avec la hausse des recettes fiscales (+43,8 milliards) et des recettes non fiscales (+13 milliards). La performance observée sur la mobilisation des recettes fiscales est attribuable aux impôts indirects (259,6 milliards) qui se sont renforcés de 14,1% (+32,0 milliards). Cette hausse est portée essentiellement par les recouvrements au cordon douanier qui ont progressé de 20,1% (+23,3 milliards) (...). Au titre de la mobilisation des impôts directs, une augmentation de 6,7 milliards est observée, sous l’effet de la hausse des impôts sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. Cette orientation des recettes budgétaires a, toutefois, été atténuée par les recouvrements de la taxe spécifique pétrole et de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (Irvm), en baisses respectives de 4,1 milliards et 4,9 milliards.

Les dépenses sur une tendance baissière
Pour ce qui est des dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 651,1 milliards de CFa à fin mars 2018 contre 735,4 milliards un an auparavant, soit une diminution de 84,2 milliards (-11,5%). Cette situation, d’après la Dpee, traduit les contractions simultanées des dépenses en capital et des dépenses de fonctionnement, comparativement à la même période de l’année précédente. Les investissements sont exécutés sur ressources internes et externes pour des montants respectifs de 96 milliards et 135,4 milliards. Leur contraction est imputable aux diminutions respectives des composantes financées sur ressources intérieures et extérieures, de 67,4 milliards (-41,5%) et 40,5 milliards (-23%).              

A. DIAW

 

Depuis près d’une trentaine d’années, la promotion et le développement de l’agriculture biologique, un mode de production qui permet de fournir des produits agricoles sains, parce que sans utilisation de produits chimiques de synthèse, mobilise  des acteurs.

Au cours d’une foire des produits biologiques, tenue sur la promenade des Thiessois, Doudou Diop, président de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab), a fait un plaidoyer de ce mode de production auprès du public. Selon lui, les produits de l’agriculture biologique préservent les ressources naturelles, la biodiversité, l’environnement et la santé animale. Pour donner confiance aux consommateurs sur  l’authenticité des produits biologiques mis sur le marché et assurer la traçabilité ; il soutient que la certification des produits biologiques est devenue une priorité. Cependant, face au coût jugé exorbitant  de la certification à l’international, la Fenab a travaillé à une alternative. «  Nous avons pu mettre en place un système participatif de garantie pour la certification des produits Bio Sénégal suite à un cahier de charges partagé par tous les acteurs allant du producteur en passant par le commerçant intermédiaire jusqu’au distributeur », a-t-il confié.  Doudou Diop estime que la prise de conscience des dangers de l’utilisation grandissante des pesticides par les consommateurs, est un atout pour l’agriculture biologique. «  Elle constitue  une opportunité intéressante pour une filière biologique locale en sus de  celle destinée à l’exportation », a-t-il dit.

Sur une période de trois ans, 500 producteurs des Niayes, répartis dans 12 organisations, s’adonnent à l’agriculture biologique en attendant une évaluation et une extension dans toutes les zones d’intervention de la Fenab. Le président Doudou Diop a déclaré que ce type d’agriculture constitue un moyen de lutte contre la pauvreté par l’amélioration des revenus des petits producteurs, en les aidant à vendre leurs produits de qualité à juste prix. « Avec le Spg, les producteurs peuvent davantage gagner la confiance du consommateur pour que ce dernier achète le produit biologique à juste prix », a-t-il indiqué.

Un projet  de société

Avec ce mode de production, Ibrahima Seck, coordinateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab) rappelle qu’il permet la séquestration du carbone et s’ajoute à la lutte contre les changements climatiques. « C’est une agriculture qui dépasse la production agro-sylvo-pastorale et halieutique. Mieux, c’est un projet de société », a-t-il soutenu. En ce sens qu’elle charrie une part de notre identité culturelle, de notre spiritualité que nos ancêtres nous ont légués, a-t-il ajouté. Ce projet social qu’il défend, a pour objet l’épanouissement des populations sur les plans social, culturel, économique et politique.  

Selon lui, ce mode  d’agriculture privilégie d’abord une dimension familiale, ensuite communautaire et en fin nationale pour construire un mouvement autonome fort qui va porter  l’agriculture biologique dans la politique agricole de l’État. « Pour les pourfendeurs de  l’agriculture biologique écologique, ils posent le problème des faibles productions  de cette forme d’agriculture par rapport à l’agriculture conventionnelle », a-t-il noté. Pour le coordinateur de la Fenab, c’est cette forme de production saine qu’il faudrait promouvoir. Il soutient que l’agriculture biologique et écologique peut bel et bien couvrir les besoins alimentaires du pays. Au-delà des quantités produites par parcelle, Ibrahima Seck affirme qu’il faut tenir compte du fait que l’agriculture biologique vise surtout à améliorer les conditions de vie des populations plutôt que la recherche effrénée de profit au détriment de la santé et d’un environnement sécurisé.

Des produits mieux conservés dans des conditions naturelles

Appuyés par l’Ong suisse Heks/Eper afin que les produits de ce type d’agriculture soient distingués, les producteurs estiment que les choses sont en bonne voie. Sur ce point, les responsables de la Fenab ajoutent qu’au-delà des qualités nutritives des produits biologiques, leur durée de conservation dans des conditions naturelles est sans commune mesure. Ayant choisi l’approche chaîne de valeur, les promoteurs de l’agriculture biologique ont fini de mobiliser tous les intervenants de la filière fruits et légumes tels les producteurs, les commerçants intermédiaires, détaillants, grossistes, restaurateurs et consommateurs pour défendre le mode de production du label « Bio Sénégal ». Une marque portée par un contrôle de qualité, une participation des consommateurs et des autres acteurs au processus de certification. « Cette politique va contribuer à mettre sur le marché des produits sains, de sauvegarder l’écosystème et de préserver les hommes et les animaux domestiques de la consommation involontaire de produits chimiques ; source de beaucoup de maladies », a-t-il soutenu. D’où l’utilité de la tenue de la foire biologique qui est à sa quatrième édition.

Relever le défi de la vente

Face à la grande offensive des grandes sociétés internationales de distribution qui se positionnent sur le marché sénégalais, Djibril Thiam, directeur exécutif d’Agribio Service alerte. « 60 à 70 % des maladies sont d’origine alimentaire allant du système de production, des conditions du transport et de vente des produits », fait-il remarquer. Selon lui, avant que ce phénomène devienne une question de santé publique, les populations doivent être sensibilisées sur le consommer local bio. «  C’est tout le sens qu’il faut donner au lancement du label Nat-Bi pour marquer la participation de tout en chacun de sa conception et à sa vulgarisation auprès du public de consommateurs», a affirmé Djibril Thiam.

Pour gagner ce pari, il prône l’approche axée sur la demande en regroupant les opportunités de ventes, d’achat de semences ou d’intrants biologiques mais aussi de disposer de nombreux points d’accès pour le public aux produits agro-alimentaires biologiques de qualité à des prix équitables, justes. «  En restant sur cet ancrage local où la traçabilité des produits estampillés Nat-Bi est assuré, cela va nous aider à limiter les  risques de crise alimentaire », a-t-il renchéri.

Poursuivant ses explications sur le label Nat-Bi, Djibril Thiam indique que l’objectif est de pousser chaque acteur à contribuer, en fonction de ses possibilités, comme le colibri, cet oiseau bio-marqueur dont la particularité est de toujours chercher à être utile à la nature. Dans cette quête de soutien au commerce équitable des produits agricoles au Sénégal, des stratégies comme la vente à domicile, la démultiplication des boutiques, véritables liens sociologiques au Sénégal, sont prévues. Présentement, le profit des petits producteurs dont 45 à 60 % de la valeur ajoutée de leurs produits agricoles sont captés par les intermédiaires, demeure encore faible. « Dans ce combat économique contre les chaînes de distribution étrangères, outre la solidarité pour une préférence locale, une structuration pertinente des prix par rapport au pouvoir d’achat des ménages sénégalais doit être intégrée », a-t-il indiqué. Car, les spécialistes indiquent  que, si la chaîne de valeurs des produits biologiques est maîtrisée, le producteur pourra capter 10 % des bénéfices par filière, tout en étant compétitif sur le marché intérieur.
Outre le label « Bio Sénégal » qui garantit  les produits dans la zone des Niayes où évolue la Fédération nationale  pour l’agriculture biologique (Fenab), le label « Nat-Bi » porté par  Agribio Service organise des producteurs  à Thiès,

Diourbel, Kaffrine, Kolda. « Par cette labellisation communautaire à moindre coût, les produits agricoles, forestiers non ligneux, avicoles et de l’élevage des petits ruminants et bovins, la mise à échelle de l’agro-écologie et de l’agriculture biologique au Sénégal est bien lancée », a soutenu Samba Bâ, président du conseil d’administration de l’Ong Agrécol Afrique. Pour lui, par ce système de production naturelle garantie, il s’agit de veiller sur sa santé à partir de son alimentation.   

Mbaye BA

L’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) a investi près de 226 millions de FCfa dans la région de Kaolack, a déclaré, jeudi, son directeur général en marge de la remise de permis de conduire à des jeunes.

L’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), l’un des principaux instruments de la politique de l’État du Sénégal pour renforcer l’employabilité des jeunes, fait de la région de Kaolack, un terrain de prédilection de ses différents programmes et projets en faveur de ce segment de la population. « Je rappelle que, pas moins de 226 millions de FCfa ont été investis dans la région de Kaolack, en termes de financements. Et nous avons également d’autres lignes de financement ainsi que d’autres projets comme le Projet d’appui aux jeunes et aux femmes qui disposent d’une ligne de crédit de 4 milliards. Ces fonds sont dédiés uniquement aux financements des jeunes et des femmes. Il y a également l’heureuse initiative du président de la République de créer la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les jeunes et les femmes qui dispose d’une dotation, chaque année, de 30 milliards de FCfa. Le gouverneur de la région de Kaolack a rappelé que les jeunes et les femmes de Kaolack, dans cette ligne, disposaient d’une enveloppe de 1 milliard de FCfa. C’est vous dire que les possibilités existent pour les jeunes et les femmes», a indiqué Amadou Lamine Dieng, le directeur de l’Anpej, répondant à une question sur les réalisations de sa structure dans la région, en marge de la cérémonie de remise de permis de conduire à des jeunes de Kaolack. Ils étaient 76 à recevoir ce précieux sésame, leur ouvrant la porte à un emploi dans le secteur des transports, parmi les 80 qui ont suivi une formation assidue de ce programme national initié par l’Anpej. L’objectif visé par l’agence chargée de booster l’employabilité des jeunes est de permettre à 1.000 jeunes de disposer du permis de conduire. Il s’agit d’apprentis, de mécaniciens, de rabatteurs, etc. 385 permis ont été délivrés dans ledit programme, selon le directeur général de l’Anpej qui précise que l’objectif est de renforcer l’employabilité de ces jeunes avec une formation innovante et de qualité. « Nous avons beaucoup insisté sur la qualité de la formation. Pour le contenu de la formation, nous avons privilégié les technologies de l’information et de la communication, avec des simulateurs qui donnent aux apprenants une assistance pour la maîtrise des bonnes pratiques de conduite », a confié M. Dieng. Au nom des récipiendaires, Amath Fall a exprimé la satisfaction de ces camarades qui disposent désormais d’une formation.

Elimane FALL

 

Le Bureau de mise à niveau a procédé, mercredi dernier, à Ziguinchor, à la signature de conventions avec 14 entreprises de la région, portant sur un montant global d’investissements approuvés de 436 millions de FCfa. En contrepartie, il a octroyé 210 millions de FCfa de primes aux entreprises bénéficiaires.

Le comité de pilotage restreint du bureau de mise à niveau a validé les dossiers des 14 entreprises. Celles-ci évoluent, de manière générale, dans la production et les services, notamment dans les secteurs du tourisme, de la transformation agroalimentaire et de la production de glace. Selon le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal, Ibrahima Diouf, ces entreprises vont générer 155 emplois permanents et 51 emplois temporaires, « qui connaîtront une augmentation de l’ordre de 46,5 % à terme   ». Il y aura également une hausse de plus de 50 % de chiffre d’affaires des entreprises entre 2017 et 2021, l’amélioration de leur taux de recouvrement. Sans compter la qualité des services, de la gestion et de l’organisation, ainsi que l’augmentation de la capacité d’accueil des réceptifs hôteliers et l’amélioration de leur taux d’occupation.

Cet accompagnement du Bureau de mise à niveau à des entreprises de Ziguinchor s’inscrit dans le programme « pilote » de mise à niveau spécifique des entreprises de la Casamance, qui a été officiellement lancé en février 2015 pour une durée de 3 ans (2015-2018). L’objectif visé est de mettre à niveau 85 entreprises des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, évoluant dans l’agroalimentaire, la pêche, le tourisme, la transformation des céréales, les Btp, les infrastructures, les industries culturelles, etc.

El Hadj Moussa SADIO

 

Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, a présidé, vendredi dernier, à Montréal, le forum économique du Sénégal au Canada. Une occasion saisie par le gouvernement du Québec pour signer un texte autorisant l’ouverture de la première Délégation en terre africaine.

L’Etat fédéré du Québec a témoigné sa reconnaissance au peuple sénégalais et a décidé d’ouvrir sa première Délégation ou représentation diplomatique en Afrique. Un choix justifié, selon le ministre des Relations internationales et de la Francophonie et, par ailleurs, représentante du gouvernement du Québec, Mme Christine Saint-Pierre, qui prenait part à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Deux ans après l’ouverture d’un bureau économique à Dakar, le Québec vient de passer à l’étape supérieure. Mme Christine Saint-Pierre  a signé cet « accord de haute portée diplomatique et économique », en présence de l’ambassadeur du Sénégal au Canada, Viviane Bampassy, et du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Mme Khoudia Mbaye. Devant des chefs d’entreprises canadiens et de plusieurs partenaires publics et privés, Mme Christine Saint-Pierre a déclaré que « cette décision du gouvernement du Québec va permettre d’accélérer les investissements au Sénégal qui a un climat des affaires propices, de faire doubler les effectifs des Québécois sur le sol sénégalais, en plus d’assurer une présence permanente dans ce pays de la Téranga».

Selon elle, les relations économiques entre le Sénégal et le Québec ont connu une croissance exponentielle, car les valeurs des exportations sont passées de 4,6 millions de dollars canadiens en 2013, soit environ 1,170 milliard de FCfa, à 31,8 millions de dollars en 2017, soit 14,31 milliards de FCfa. La cérémonie de cette  4ème édition du forum économique dont le thème est : « le défi de la gouvernance des ressources naturelles : levier pour le commerce, l’industrialisation et la transformation économique reste un rendez-vous crucial pour le bureau économique de l’ambassade du Sénégal au Canada, sous la houlette de M. Zaccaria Coulibaly. Des secteurs porteurs, dont les mines, le pétrole, le gaz, la promotion des investissements, du touristique, ont été passés à la loupe par des conférenciers, des panelistes et autres experts lors de cette rencontre.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa) et le Conseil national de Concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (Cncr) recommandent le développement de l’agriculture et des activités sylvo-pastorales pour améliorer l’accès à l’emploi des jeunes.

La précarité de la condition de vie des jeunes de la sous-région inquiète fortement le réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa).  Pour trouver une solution à ce lancinant problème, le Roppa, en collaboration avec le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), a tenu, du 08 au 10 mai, à Dakar, un atelier régional pour capitaliser des initiatives de création d’emplois pour les jeunes de l’Afrique de l’ouest, dans le domaine de l’agriculture. Compte tenu des enjeux, ces structures de développement agricole exhortent les pays de la sous-région à favoriser l’émergence de l’agriculture, des activités sylvo-pastorales et halieutiques.  

La rencontre de Dakar, qui a réuni plusieurs pays de la Cedeao et l’ensemble des acteurs du secteur, a permis de réfléchir sur la contribution à la transformation de l’agriculture Ouest africaine par l’identification de réponses paysannes pertinentes concernant le problème de l’emploi des jeunes ruraux, en particulier dans les métiers du secteur agro-sylvopastoral et halieutique.

Le président du Cncr, Nadjirou Sall, a indiqué que la rencontre a permis de partager les expériences dans différents pays et aussi d’accompagner ces différentes initiatives et de les exposer dans les Etats qui ont la charge politique de soutenir ces activités. «La question de l’employabilité des jeunes se pose d’une manière générale dans tous nos pays. Le plus déterminant, ce n’est pas le constat, mais ce qu’on doit faire pour arriver à une solution. On va valider des expériences actées dans des familles rurales dans le cadre global des activités agro-sylvo-pastorales pour aider à agir sur la question du chômage», a-t-il expliqué. Pour ce dernier, le développement de l’agriculture est une extrême urgence au Sénégal, si l’on sait le poids de cette activité dans l’économie.  «L’agriculture c’est le moteur du développement au Sénégal. Par rapport au cas de notre pays, si l’agriculture se développe, le Sénégal va se développer… », a-t-il souligné. A son avis, si l’on peut faire en sorte que tous les emplois agricoles dans le milieu rural soient des emplois décents, ce serait une énorme possibilité de résorption du chômage des jeunes.  Pour le Roppa, la viabilité, dans la durée, des exploitations familiales nourricières et pourvoyeuses d’emplois, dépend d’une part, de l’attractivité qu’elles auront pour les jeunes et les femmes et d’autre part, de l’intérêt que leur accordent les Etats et de la pertinence de leurs actions pour l’emploi durable des jeunes. Cette structure ouest africaine ambitionne ainsi d’arriver à ce changement structurel à travers sa stratégie régionale d’installation des jeunes dans les métiers de l’agriculture.

Oumar KANDE

 

Le Collège national des producteurs d’oignon a vu le jour hier, à Thiès, à l’issue d’une Assemblée générale. Un pas important vers la création d’une interprofession oignon représentative, légitime et légale au Sénégal.

Après des années de gestation, les leaders de la filière ont réussi à mettre sur pied un bureau consensuel, présidé par M. Boubacar Sall. Un collège des commerçants sera aussi mis en place. Ces deux entités déboucheront sur la création d’une interprofession oignon représentative, légitime et légale au Sénégal. « Nous sommes à mi-chemin d’un parcours qui nous a pris presque trois ans. Nous avons démarré le processus depuis 2015. La loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, en son article 25, stipule que les organisations de producteurs doivent se regrouper autour d’un produit ou d’un groupe de produits pour constituer une organisation interprofessionnelle agricole. C’est ce qui nous a guidés dans cet appui à la filière oignon », a expliqué le secrétaire exécutif du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp).  

Pour Jean-Charles Faye, le volet de la transformation sera également pris en compte. « Une économie sans transformation, est une économie incomplète. Il y a une unité de transformation d’oignon en poudre qui va être mise en place sur la vallée, vers Podor. Mais, l’ultime étape sera la mise en place de l’interprofession oignon au Sénégal. C’est pour permettre que les acteurs puissent prendre leur destin en main. Qu’ils puissent porter l’économie du Sénégal à un niveau très élevé. La vérité est que, ce sont les acteurs privés qui doivent porter le développement », a estimé M. Faye.

Cet exercice, selon le directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes, découle de la volonté de l’Etat du Sénégal qui a consacré l’oignon parmi les filières prioritaires du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). « Elle découle aussi de l’engagement des acteurs de la filière, et c’est l’occasion de rendre hommage aux leaders ici présents qui n’ont ménagé aucun effort pour l’aboutissement du processus. Ils ont accepté de se soumettre aux règles de la démocratie participative et représentative en mettant en jeu leurs postes pour une bonne restructuration de l’interprofession », a salué Tidiane Sidibé qui a présidé la cérémonie de clôture de l’Assemblée générale.

Ndiol Maka SECK

 

Africa Regional Data Cube est un nouvel outil officiellement lancé ce weekend à Nairobi, au Kenya. Il permet d’exploiter des données satellitaires pour aider le Kenya, le Sénégal, la Sierra Leone, le Ghana et la Tanzanie à mieux aborder la sécurité alimentaire ainsi que les questions liées à l’agriculture, à la déforestation et à l’accès à l’eau.

Mettre la technologie au service exclusif de l’agriculture. C’est l’objectif de Africa Regional Data Cube qui est lancé, ce weekend à Nairobi, au Kenya. Ce nouvel outil exploite les dernières technologies d’observation de la Terre par satellite pour aider le Kenya, le Sénégal, la Sierra Leone, le Ghana et la Tanzanie à mieux aborder la sécurité alimentaire ainsi que les questions liées à l’agriculture, à la déforestation et à l’accès à l’eau.

Africa Regional Data Cube superpose l’imagerie satellite dans un format prêt pour l’analyse qui permet aux utilisateurs de voir et de comprendre plus facilement les changements - tels que l’urbanisation, la déforestation et la formation des cultures - au fil du temps. Il fournira des solutions importantes aux ministères gouvernementaux, aux agences statistiques nationales, aux instituts géographiques, aux chercheurs scientifiques, à la société civile et au-delà. Il permettra aux utilisateurs d’appliquer des données satellitaires d’observation de la Terre pour répondre aux besoins locaux et nationaux et aux stratégies de développement, de répondre aux initiatives internationales telles que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de soutenir le plus important exercice de collecte de données pour une décennie.

L’exploitation des données satellitaires au service de l’agriculture n’est pas une première en Afrique, c’est le fardeau de la gestion et de l’analyse des données satellitaires qui est jusqu’ici problématique. C’est pourquoi, le lancement de Africa Regional Data Cube a été suivi d’une formation approfondie pour les représentants des gouvernements des pays participants, afin qu’ils puissent utiliser immédiatement cette technologie de pointe.
Le Data Cube a été développé par le Comité sur les satellites d’observation de la Terre (Ceos) en partenariat avec des structures comme le Groupe Amazon Web Services, l’université de Strathmore au Kenya et le Partenariat mondial pour le développement durable.

Aly DIOUF

Dotée d’un fonds de 30 milliards de FCfa destinés aux femmes et jeunes porteurs de projet, la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et jeunes-Der, entre, le 15 mai prochain, dans sa phase active. L’annonce du démarrage et les critères d’attribution ont été faits à la réunion d’un comité départemental de développement (Cdd) tenue le mercredi 09 mai. La rencontre a été présidée par le préfet de Dakar, Alioune Badara Sambe.

Devant un public visiblement intéressé et plus d’une vingtaine de personnalités publiques, Alioune Badara Sambe a tenu à lever, d’emblée, toute équivoque sur ce fonds de la Der. « Ce fonds, doté d’un budget initial de 30 milliards de FCfa par an, n’est destiné à aucune obédience politique ! ».  En effet, la Der pilotée par son délégué général, Pape Amadou Sarr,  met en avant le fait d’être Sénégalais porteur de projet viable  et d’être âgé entre 18 et 40 ans pour les hommes, mais sans limite d’âge pour les femmes,  comme critères d’éligibilité pour avoir accès à ses financements.

Pape Amadou Sarr, le pilote de cette initiative du Président Macky Sall,  est revenu, en détail, sur les raisons et les modalités  du financement des projets ciblés par la Der.
La Der compte impulser et renforcer des politiques ou stratégies publiques relatives au développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, sur toute l’étendue du territoire national, a indiqué M. Sarr.  Elle entend, selon lui, mettre en place une plateforme d’échanges et de partenariat avec les potentiels porteurs de projets en relation avec les ministères concernés, afin de créer des emplois,  lutter contre le chômage, le sous-emploi, la pauvreté et la précarité.

Ainsi, dans son rôle, la Der compte appuyer l’élaboration des dossiers de projets initiés par les cibles, mettre en œuvre des procédures simplifiées de financement des projets avec une plateforme digitale, en relation avec des organismes publics et privés, et même promouvoir le développement solidaire et participatif de l’entrepreneuriat formel. Avec un suivi de proximité du portefeuille des projets financés, la Der cible 5 secteurs prioritaires dont un accent particulier pour les projets innovants : agriculture, pêche et élevage, artisanat, Tic, innovation et services, transports, tourisme et industries culturelles, entre autres.

Fara Michel DIEYE

 

En marge de la présentation des conclusions des services du Fmi, la représentante résidente, Cemile Sancak, a invité les autorités à adopter une politique fiscale bien ciblée concernant l’exploitation des ressources naturelles. Elle ajoute que l’exploitation et la gestion de ces ressources doivent se faire de manière transparente. « Les autorités travaillent étroitement avec les partenaires techniques et financiers, y compris le Fmi et la Banque mondiale, pour bien encadrer ce secteur », a confié Mme Sancak.                          

A. DIAW


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.