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Affaires et Finances (2472)

Le nouveau président du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a pris fonctions hier. Mankeur Ndiaye qui a salué les performances de l’équipe du Pr Ismaila Madior Fall (nommé début septembre garde des Sceaux) compte consolider les acquis.

Le Pr Ismaïla Madior Fall, nouveau ministre de la Justice a passé à Mankeur Ndiaye le témoin, hier, à la tête du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie). Au cours de la cérémonie de passation de service, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise s’est engagé à consolider les acquis en renforçant ses principes de fonctionnement. Selon M. Ndiaye, depuis 2013, la mise en œuvre de la norme par le Comité national composé de membres de l’administration, de la société civile et des compagnies pétrolières, minières et gazières a permis de renforcer la bonne gouvernance sur tous les maillons de la chaîne de valeurs des industries extractives. Il affirme que l’adhésion volontaire du Sénégal à l’Itie décidée par le président Macky Sall, s’inscrit dans un contexte global de réformes visant à améliorer la gouvernance du secteur extractif. L’Itie, explique-t-il, en tant que norme mondiale pour la bonne gestion des ressources pétrolières, gazières et minières, permet aux citoyens d’avoir des informations sur le cadre légal et institutionnel du secteur extractif, les procédures d’octroi de licences et des permis, les données de production et d’exploration, la collecte, l’utilisation et l’affectation des revenus qui y sont issus ainsi que sa contribution au développement économique et social.

Rappelant la publication des deux premiers rapports de conciliation portant sur les années fiscales 2013 et 2014, Mankeur Ndiaye souligne qu’elle a, sans aucun doute, permis à notre pays en deux exercices, de faire des progrès importants dans la marche vers la transparence optimale de la gestion du secteur extractif. Il a rappelé que dans la préface du rapport Itie 2014, le président de la République avait fortement souligné l’urgence de se pencher sur des mesures structurantes qui permettront de sécuriser les acquis nés du processus Itie, à savoir l’audit et la mise à jour des systèmes d’information du Trésor, la mise en application de la péréquation, une réévaluation des procédures d’octroi et de renouvellement des titres.

Ces axes visent, selon lui, à renforcer davantage la transparence pour une meilleure gouvernance de nos ressources naturelles. Affirmant que la norme évolue, Mankeur Ndiaye s’engage à travailler davantage sur les défis qui se profilent à l’horizon : la propriété réelle, la déclaration par projet, le commerce des matières premières. «Je travaillerai aussi à consolider les acquis par le Comité national en matière de mise en œuvre de la norme Itie notamment en renforçant ses principes de fonctionnement tels que le consensus, la collégialité, l’inclusivité, la responsabilité, la transparence et la redevabilité», a déclaré le président du Comité national Itie.

Ismaïla Madior Fall a indiqué que l’Itie a beaucoup de défis à relever dans un contexte de découverte de pétrole et de gaz. Il a noté qu’au cours des dernières années, beaucoup de défis ont été relevés. Il s’agit, explique-t-il, du défi de production et de disponibilité de l’information relative à la production de minerais, l’octroi des licences. L’autre défi qui a été relevé, poursuit-il, c’est la ponctualité dans la production de rapports (quatre). «Ce qui fait que le Sénégal est considéré comme un exemple, un modèle et coopté dans le conseil d’administration de l’Itie internationale », a informé M. Fall, nouveau Garde des Sceaux. Il dit être rassuré sur le fait que tous les défis seront relevés vu la stature de son remplaçant, un «haut fonctionnaire qui a l’expérience, la compétence et une bonne réputation pour diriger l’Itie et représenter dignement le Sénégal à l’extérieur».

Aliou KANDE

Pour sécuriser le réseau électrique de Touba et augmenter sa qualité, la direction générale de la Senelec, avec l’appui de l’État, s’est orientée vers des projets durables.

Après la visite de deux nouveaux postes électriques, le directeur général de la Senelec et le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Énergies ont décerné un satisfecit à l’entreprise indien « Kalpataru » et aux techniciens de la Senelec. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, en optant pour les plans stratégiques sur instruction du président de la République, la Senelec a voulu définitivement stabiliser la production et améliorer la qualité de service. Mais la clé, ce sont les hommes. « Pour le Magal de Touba, 150 agents de la Senelec sont mobilisés avant, pendant et après. Ce travail de planification nous a amené à réfuter la stratégie d’urgence. Ces travaux nous permettront d’améliorer sensiblement la qualité du service, d’étendre le réseau permettant à 15.000 Sénégalais à Touba d’accéder à l’électricité », s’est félicité le directeur général de la Senelec. Il a souligné que ces travaux sont d’une importance inégalée sur ces vingt dernières années. « Ce sont les consommateurs et les dignitaires religieux de Touba qui l’ont dit. Habituellement, il y avait quatre départs. Aujourd’hui, sur un temps record de 45 jours, les agents de la Senelec et les partenaires indiens ont réalisé un départ de 15 Kilomètres entièrement souterrains. Cela permet de réduire les charges sur les lignes et sur les postes, améliorant sensiblement la qualité du service », a noté M. Cissé.

Ce nouveau départ permet de relier 21 nouveaux postes sur les 34 qui vont être réalisés. Selon lui, au-delà du Magal, la Senelec continuera à installer d’autres postes et de nouvelles lignes pour améliorer le service, étendre le réseau et satisfaire la clientèle. « Nous sommes rassurés que le Magal se déroulera dans de bonnes conditions », a ajouté le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhamed Diop qui se dit impressionné par la qualité de la présentation des projets. Il a salué la contribution des Indiens dans la politique de sécurisation de l’électricité. « Persévérez dans cette voie de la qualité. Les Sénégalais ne demandent plus seulement à avoir l’électricité mais veulent une électricité de qualité. Le ministère vous accompagnera dans vos différents projets », a rassuré M. Diop.

Nd.M. SECK

Des membres du Club des entrepreneurs monégasques en Afrique (Cema) séjournent, depuis le 24 octobre dans notre pays. Attirés par la stabilité du pays et un climat des affaires attrayant, ils ont décidé d’intensifier leurs activités dans la grande distribution, les assurances, la banque, la logistique pétrolière.

Après Kinshasa et Abidjan, le Club des entrepreneurs monégasques en Afrique (Cema) a choisi Dakar pour sa troisième mission internationale. Depuis le 24 octobre, ces investisseurs monégasques séjournent au Sénégal et ont eu plusieurs rencontres. « Nous sommes attirés par la vision du président Macky Sall avec le Pse. Il y a également la stabilité du pays qui a une longue tradition démocratique, un climat des affaires attrayant et d’excellentes ressources humaines », a confié, hier, Frédéric Geerts, le Secrétaire général du Cema. Au cours de cette mission qui prend fin, aujourd’hui, la délégation forte de 19 membres a eu une séance de travail à la Chambre de commerce de Dakar qui a permis d’avoir des présentations croisées et des rencontres officielles avec des personnalités du monde politique et des acteurs socioéconomiques. Ensuite, la délégation a eu des rencontres B2B avec des industriels et commerçants emblématiques sénégalais. Au cours du séjour, la délégation du Club des entrepreneurs monégasques en Afrique a effectué des visites d’entreprises et des sites comme les Grands moulins de Dakar, le Centre commercial Dakar city, Patisen. Selon le Secrétaire général dudit club, les membres de cette organisation interviennent dans des secteurs comme la finance, les assurances, la grande distribution, l’audit et le conseil, les télécoms, la logistique pétrolière et gazière. « Cette mission internationale nous a permis d’intensifier nos relations notamment dans l’import-export. Il y a également un dynamisme des flux de partenariat », s’est félicité Frédéric Geerts. Tirant le bilan de la mission, il a déclaré que les membres du Club des entrepreneurs monégasques en Afrique ont décidé d’intensifier leurs activités dans la grande distribution, développer le secteur de l’assurance, de la banque. Des secteurs comme les télécoms tout comme la logistique dans le pétrole et le gaz ne sont pas en reste. « Avec les découvertes de pétrole et de gaz, les investisseurs auront besoin d’un important appui logistique », a-t-il souligné.

Président du conseil d’administration de Kpmg Sénégal, une entreprise membre du Cema, Ndiaga Sarr soutient que notre pays a une administration ouverte qui travaille pour la facilitation des investissements. Mieux, poursuit-il, chaque fois que l’occasion se présente, l’Apix explique tous les efforts faits par le gouvernement pour rendre attrayant le climat des affaires et garantir les investissements. Le Cema regroupe les sociétés monégasques actives dans plus de 45 pays africains. Il compte 17 entreprises membres. Le Cema vise à renforcer les liens entre ses membres, échanger des expériences, des informations et des bonnes pratiques commerciales.

Aliou KANDE

Le Secrétaire général du ministère du Pétrole des Énergies, Adama Diallo, qui présidait, hier, l’atelier national portant sur la présentation des documents provisoires de projets du second compact Millenium challenge account (Mca) pour le Sénégal, a exhorté les participants à examiner les aspects qui constituent les clés de succès pour l’atteinte des objectifs visés par ce programme.

Dans ce second compact Mca pour le Sénégal, quatre projets ont été identifiés pour un coût estimatif de 815,33 millions de dollars américains, soit 489,2 milliards de FCfa. Il s’agit du projet « Diversification des sources de production, optimisation du parc et gestion de la demande » visant à diversifier les sources de production de l’électricité afin de réduire le coût de l’énergie pour les ménages et les entreprises ; du projet « Amélioration de l’accès à l’électricité en milieu rural et péri-urbain qui vise l’amélioration de l’accès à l’électricité en milieu péri-urbain et rural ; celui de modernisation et de l’extension des réseaux de transport et de distribution visant à améliorer la qualité du réseau de Senelec en vue de réduire les dépenses coûteuses des ménages et des entreprises en énergie de substitution.

Le quatrième projet « Renforcement du cadre légal et de la capacité des acteurs » vise à améliorer le cadre légal et institutionnel en vue de renforcer la gouvernance pour un meilleur climat des affaires pour les investisseurs privés et de renforcer la régulation et la concurrence dans le secteur de l’énergie, entre autres objectifs. Venu présider le démarrage de l’atelier national de présentation des documents provisoires des projets du second compact Mca pour le Sénégal, le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, Adama Diallo, a exhorté les participants, composés en majorité de représentants des milieux d’affaires, du gouvernement, des partenaires techniques et financiers et de la société civile (syndicalistes, associations de consommateurs) à examiner les aspects qui constituent les clés de succès pour l’atteinte des objectifs visés par ce second compact et qui portent notamment sur les réformes, la durabilité, les risques, les partenariats viables, l’impact sur la pauvreté et l’inclusion sociale et l’engagement des parties prenantes.

Tirer profit du marché de l’électricité du Wapp
«La première phase du processus de formulation du second programme Mca Sénégal a permis de s’accorder avec tous les segments de la société sur les contraintes majeures à l’investissement et à l’entrepreneuriat privé au Sénégal portant sur le coût élevé de l’énergie et le faible accès à l’électricité », a-t-il lancé, soulignant que dans la dynamique vers l’émergence, le Pse a identifié le secteur de l’énergie comme étant « le pilier majeur au développement de l’économie et à la réduction des inégalités sociales et territoriales ». Ainsi, a-t-il ajouté, pour garantir un accès large et fiable à une énergie bon marché, le Pse s’est assigné comme objectifs d’assurer « une parfaite disponibilité d’énergie en quantité et en qualité suffisantes » à un prix parmi les plus bas de la sous-région pour soutenir la compétitivité du pays avec la diversification des sources de production et l’utilisation accrue d’autres sources telles que les énergies renouvelables, le gaz naturel, l’hydroélectricité et le charbon, diminuer de moitié la facture d’électricité des ménages, supprimer les coupures d’électricité et les pertes associées, accélérer l’électrification rurale pour atteindre l’accès universel en 2025 et promouvoir l’économie et la maîtrise de l’énergie.

Il a noté qu’il existe des défis auxquels il faudra faire face. Il s’agit notamment de tirer le maximum de profit du marché de l’électricité du Wapp qui sera opérationnel à partir de 2019, de bâtir et de capitaliser les ressources pétrolières et gazières sur la base d’un système viable sur le long terme, d’offrir un environnement des affaires favorable de sorte à garantir l’attraction de l’investissement privé dans tous les segments du secteur de l’énergie. D’où, à son avis, l’importance de l’élaboration de la feuille de route gaz et électricité dans la formulation du second compact pour le Sénégal. Il a soutenu que ces deux sous-secteurs vont offrir au gouvernement du Sénégal un outil d’aide à la décision en termes de projets et de réformes en vue de lever la contrainte majeure portant sur le coût élevé de l’énergie et le faible accès à l’électricité.

Le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, après avoir rappelé que l’éligibilité du Sénégal à ce second compact est pour l’essentiel née de la confiance renouvelée du Mcc suite à l’exécution avec succès du premier compact a, au nom du gouvernement du Sénégal, remercié le Mcc, le gouvernement et le peuple américain pour son « appui constant » à la formulation de ce second compact.

Mamadou SY

Lancé en 2014, le programme « Wireless Solutions » pour la pêche au Sénégal (Wise) a permis d’améliorer les conditions de travail des pêcheurs artisanaux et des femmes transformatrices de poisson en leur donnant des informations sur la météo, les prix du marché.

Hier, une journée d’information et de partage s’est tenue autour du programme « Wireless Solutions » pour la pêche au Sénégal (Wise) et la composante Tic et agriculture de l’axe 4 de la stratégie nationale numérique Sénégal 2025. Lors de cette rencontre, les participants ont salué les résultats de ce programme financé par le partenaire Qualcomm conçu pour améliorer les conditions de travail des pêcheurs artisanaux et des femmes transformatrices. Il leur fournit des informations sur la météo, les prix du marché des poissons frais et transformés, sur les meilleures pratiques de transformation. Wise permet également aux acteurs de la pêche d’avoir des prêts à un meilleur taux. Lancé en 2014, le programme est mis en œuvre dans les principaux sites de débarquement et de transformation de poissons du Sénégal notamment à Mbour, Mballing et récemment à Joal. Selon les responsables du projet, plus de 100 Groupements d’intérêt économique (Gie) riches de 2.200 pêcheurs et transformateurs de poisson utilisent plus de 130 «smartphones» fournis par le programme.

Babacar Banda Diop, Conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a salué les résultats de ce programme qui a permis d’améliorer les techniques de travail des pêcheurs et des femmes transformatrices et d’accroître leur production. A ses yeux, cela est important au regard de la contribution de la pêche artisanale au Pib primaire et au Pib total du Sénégal et assurant 90 % des débarquements de poisson.

Le Colonel Aly Maal, directeur du Commissariat à la sécurité alimentaire, s’est réjoui aussi de l’impact de ce projet sur la sécurité alimentaire du Sénégal. Il rappelle que la pêche et l’aquaculture jouent un rôle majeur dans la sécurité alimentaire du pays en fournissant 60 % des protéines animales des Sénégalais avec une consommation annuelle en poisson de 26 kilogrammes par personne.

La mise en œuvre du programme est assurée par l’Ong Fhi 360 (Family Health International) en partenariat avec le Commissariat à la sécurité alimentaire, l’Ong Inter mondes et Tigo-Sénégal qui fournit la connexion. La directrice générale de Tigo, Mitwa Ngambi a exprimé sa joie de contribuer à ce programme qui «montre d’une part, comment la transformation digitale peut être un levier de développement économique et social et d’autre part comment la synergie entre plusieurs entités œuvrant ensembles pour une même ambition peut apporter un souffle nouveau et une réelle dynamique à un secteur d’activité». La directrice générale de Tigo assure qu’en plus de la connectivité fournie au programme, sa société compte faciliter l’accès aux smartphones et apporter une solution digitale de gestion financière fiable aux pêcheurs.

Le représentant du ministre de la Communication, des Télécommunication, des Postes et de l’Économie numérique, Gallo Sow, souligne que le programme Wise s’inscrit dans l’axe 4 de la stratégie Sénégal numérique 2025. Ce document vise, entre autres, la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires.

Oumar KANDE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a vanté les performances dans le secteur. Papa Abdoulaye Seck a listé dix éléments qui, selon lui, sont de bonnes raisons de soutenir que l’agriculture sénégalaise est en train de progresser.

«Grâce au Pracas, l’agriculture sénégalaise est en train de progresser », a déclaré, hier, le Dr Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il présidait la revue conjointe du secteur agricole. Le ministre s’est posé trois questions, à l’ouverture des travaux. Pourquoi son département attache une importance primordiale à une revue conjointe ? Est-ce que le Sénégal est dans une dynamique de progrès ? Que faire pour consolider et élargir les progrès enregistrés ?

Répondant à la première question, il affirme que dans une revue conjointe, il n’y a pas de juges et de parties. « Il y a des juges et des parties. On considère que l’agriculture est l’affaire de tous », a-t-il dit, ajoutant qu’un rapport de toutes les parties prenantes est nécessaire pour une bonne revue conjointe. Le ministre a expliqué qu’une revue conjointe est un processus où doivent s’exprimer les critiques et autocritiques pour une construction solide. S’agissant de la deuxième question, il soutient que l’agriculture sénégalaise est dans une dynamique de progrès. «Oui, grâce au Pracas, à la vision stratégique du président de la République, l’agriculture sénégalaise est en train de progresser», a soutenu le ministre de l’Agriculture même s’il reconnait, à chaque acteur, le droit de se faire sa propre lecture.

Dr Papa Abdoulaye Seck a listé dix éléments qui sont, à ses yeux, de bonnes raisons de penser que l’agriculture sénégalaise progresse : la production record de riz depuis l’indépendance; d’oignons ; de semences pré-base, l’exportation de fruits et légumes ; la présence du riz dans toutes les zones agro écologiques du pays ; la sécurisation des revenus des producteurs ; la diversification dans le bassin arachidier rebaptisé bassin agricole ; la croissance continue du secteur agricole grâce à une gestion scientifique des changements climatiques ; des réclamations sur la qualité des semences ; le remplacement graduel des semences écrémées par des semences certifiées. Il a indiqué que ces performances ne sont pas de l’autosatisfaction mais un diagnostic du secteur. Le ministre a donné des pistes pour maintenir cette dynamique de performance : consolider la recherche agricole tout comme le conseil agricole et rural. Des secteurs qui méritent, à son avis, plus de moyens. Il a recommandé également la généralisation de l’assurance agricole, de repenser les crédits, renforcer la transparence et l’équité dans la distribution des intrants. Sur ce point, le ministre estime que des efforts ont été faits mais il demande d’impliquer les jeunes, les femmes et les handicapés. Il a milité pour un secteur privé fort combiné à des exploitations familiales modernisées.

Les partenaires techniques et financiers saluent les avancées
Les partenaires techniques et financiers ont salué les bonnes performances de l’agriculture sénégalaise. Selon Lisa Franchett, directrice de l’Usaid et représentante des partenaires techniques et financiers, le Sénégal a enregistré des progrès notoires dans le secteur de l’agriculture. A titre d’exemple, elle a cité le renforcement de la résilience, la croissance soutenue de la production de riz, les avancées significatives dans l’horticulture, la transformation progressive de l’agriculture dans la vallée du fleuve Sénégal. Elle s’est félicitée de l’implication de tous les acteurs dans la revue conjointe. Mme Franchett a invité tous les acteurs à travailler ensemble, d’évaluer les performances pour répondre aux besoins de nutrition et de sécurité alimentaire. Elle a réitéré la disponibilité et l’engagement des partenaires dans la mise en œuvre des questions prioritaires. Au nom du secteur privé, Pierre Ndiaye a proposé la mise en place d’une alliance stratégique qui servira d’interface entre les différents acteurs.

Aliou KANDE

Avec un objectif d’accès universel à l’énergie en 2030 et l’augmentation de la part des énergies renouvelables de 35% en 2020 et 48% en 2030 intégrant les grandes centrales hydroélectriques, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vise le développement des énergies vertes.

La sous région travaille sur un corridor des énergies renouvelables. Les spécialistes qui prenaient part aux ateliers lors du Forum des énergies renouvelables organisé du 11 au 13 octobre, à Dakar, par le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Ecreee) ont insisté sur la nécessité d’interconnecter les pays de cet espace communautaire. La Cedeao veut que d’ici à 2020, l’ensemble des pays de la zone soient interconnectés par un réseau des énergies renouvelables. Toutefois, l’organisation sous-régionale note des contraintes. A l’intérieur des pays membres, le réseau ne couvre pas la totalité du territoire. A cela s’ajoute la faiblesse de la capacité de planification du déploiement d’équipements solaires. L’équipe dirigée par Morlaye Bangoura, Commissaire en charge des Énergies et des Mines de la Cedeao, estime que des préalables sont essentiels dans la mise en œuvre de ce corridor.

Le premier préalable dans la concrétisation de ce corridor des énergies renouvelables passe par de grands investissements et l’implication du privé même si des acteurs du secteur privé pensent qu’il faut relever certains défis pour faciliter l’investissement. Ibrahima Togola, promoteur et investisseur dans les énergies renouvelables affirme que l’un des obstacles, c’est la durée du montage des projets alors que, dit-il, «plus on perd du temps, plus on a des coûts élevés et les sociétés nationales d’électricité veulent l’énergie moins chère». L’investisseur malien demande aussi aux autorités d’harmoniser leur discours, soutenant que souvent, beaucoup de ministères et de structures des pays tiennent des discours différents face aux promoteurs pour le même projet.

Les défis du financement du secteur
Cependant, M. Togola souligne que «le Sénégal est un très bon cadre pour l’investissement privé dans le secteur des énergies renouvelables» du fait des projets lancés dans le solaire en mode Partenariat public/privé.

Mor Ndiaye du Programme national de Biogaz du Sénégal a demandé l’assouplissement des procédures d’accès au financement. Il révèle que ce programme dont l’objectif est d’installer près de 70.000 bio-digesteurs pour la production de gaz destinés à l’éclairage, la production d’engrais naturel entre autres, a des problèmes de financement alors qu’il entre dans le Fonds vert et vise l’atténuation des changements climatiques. L’ancien ministre Sénégalais Abdou Fall, membre du secteur privé dans le domaine des énergies renouvelables a assuré qu’ils sont déterminés à accompagner la Cedeao pour l’atteinte de l’objectif de l’accès universel à l’énergie. «Aucune politique de lutte contre la pauvreté ne peut aboutir si nos populations sont dans la précarité énergétique», a-t-il affirmé. Saluant le cadre réglementaire amélioré au Sénégal, Abdou Fall demande de lever les obstacles liés au financement des projets dans le cadre du corridor de la Cedeao.

Sur le financement, Fatoumata Cissokho Sy, de Proparco, filiale de financement du secteur privé de l’Agence française de développement (Afd) indique que le temps et l’argent ne sont pas un frein car pour les projets bancables, le financement ne sera pas difficile. Eric Amoussou de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) indique que le challenge pour sa banque, c’est de mobiliser des ressources moins chères pour le financement du secteur des énergies renouvelables. « Le Fonds Vert pour le climat nous permet de mettre en place un outil de financement des projets d’énergies renouvelables à des taux intéressants», a déclaré M. Amoussou qui reconnaît que les banques commerciales sont souvent frileuses sur le financement de ces projets.

Oumar KANDE

La consommation d’électricité du Sénégal a connu une hausse de 8,6 % durant les huit premiers mois de l’année 2017, comparée à la même période de l’année 2016, selon les données établies par la Société nationale d’électricité (Senelec). Cette consommation s’est établie à 1.978,900 millions de kwh contre 1.822,500 millions de kwh durant les huit premiers mois de 2016, soit une augmentation de 156,4 millions de kwh. Cette hausse est occasionnée à la fois par la moyenne et basse tension. La première a enregistré 11,7 % de progression à 612 millions kwh contre 547,8millions de Kwh en 2016. Quant à la basse tension, elle connaît une hausse de 10 % à 1.622,4 million de Kwh contre 1.148,1 million de Kwh en 2016. De son côté, la haute tension se retrouve avec une baisse de 17,5% à 104,5 millions de kwh alors que le niveau de consommation se situait à 126,6 millions de kwh durant les huit premiers mois de l’année 2016.

APA

Pour la promotion des Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises, le Cabinet Afrique communication a mis en place une plateforme électronique dénommée « Sunu Entreprise ». Selon l’initiateur du projet, Thiendou Niang, cette plateforme sera un outil au service de la compétitivité et facilitera l’accès au marché avec le commerce en ligne.

En marge du « Dakar Digital Show », le Cabinet Afrique communication a dévoilé sa nouvelle plateforme « Sunu Entrprise» dont l’objectif est d’aider les Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises à développer leurs activités, de gagner davantage de parts de marché en profitant du commerce en ligne. D’où le lancement de la plateforme électronique « Sunu entreprise » qui ambitionne de référencer les entreprises et de leur faire gagner en visibilité quel que soit le secteur d’activité. Cette plateforme a recensé 10 secteurs d’activités : l’agriculture, la pêche, l’artisanat, les industries textiles, la santé, les Tics, entre autres. Ce référencement des entreprises devra être un outil au service de la compétitivité des entreprises et devra leur faciliter l’accès au marché. «La plateforme permet de mettre en relation ces entreprises avec de potentiels clients ; ce qui facilite le développement des relations d’affaires. Les entreprises ont, à travers la plateforme Sunu entreprise, la possibilité de vendre en ligne. L’une des grandes difficultés, aujourd’hui, des entreprises sénégalaises qui vendent en ligne, c’est d’avoir la possibilité de vendre sur le marché international à New York, Paris ou Bamako. Avec la plateforme, les entreprises pourront désormais vendre leurs produits partout. Nous voulons promouvoir l’artisanat sénégalais avec cette plateforme», explique Thiendou Niang, directeur du Cabinet Afrique communication. Il ajoute que le projet offre aussi aux entreprises la possibilité d’accéder, dans une plateforme unique, à des ressources qui concernent le développement du secteur de l’entreprise avec une bibliothèque virtuelle où l’ensemble des instruments qui gouvernent le secteur de l’entreprise sont mentionnés (charte de la Pme, le Pse, l’enquête de l’Ansd sur les unités économiques). La plateforme va capter toutes les informations sur la Pme et son développement et les partager avec les entreprises recensées.

Dans cette optique, Thiendou Niang invite toutes les entreprises à s’inscrire sur la plateforme « Sunu Entreprise ». Son objectif est de promouvoir l’ensemble des entreprises labélisées par l’Adpme ou sponsorisées par l’Asepex (Agence sénégalaise de promotion des exportations). Le « Sunu Entreprise » veut enrôler 5.000 entreprises pour l’année 2018 sur les 40.000 unités économiques recensées par l’Ansd au Sénégal. La plateforme sera fonctionnelle en janvier 2018 lors de l’événement « Planète Sunu entreprises » qui réunira beaucoup de Pme sénégalaises avec des espaces Network.

Oumar KANDE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a organisé, hier, un atelier de restitution de la deuxième enquête de satisfaction des utilisateurs du Système statistique national. Cette enquête qui couvre la période 2016 révèle un taux de satisfaction de plus de 90 %.

La deuxième enquête de satisfaction des utilisateurs du Système statistique national (Ssn) portant sur l’année 2016 a livré ses résultats. Selon le rapport de l’enquête, le niveau d’appréciation des statistiques économiques se situe entre 85 et 90 % des répondants. « Environ 9 personnes sur 10 ont une appréciation positive de ces statistiques. L’appréciation a été particulièrement bonne pour les statistiques de prix avec 68 % des répondants qui les jugent de bonne qualité tandis que 50% les trouvent de qualité moyenne », lit-on dans le document qui a été présenté, hier, au cours d’un atelier de restitution. Les autres types de statistiques restent aussi bien appréciés mais dans des proportions moindres.

Les statistiques utilisées dans le domaine de la comptabilité nationale restent également bien appréciées des utilisateurs avec, dans l’ensemble, 9 répondants sur 10 qui ont un jugement favorable. Les utilisateurs ont également une appréciation plus que bonne sur les statistiques de population.

Pour ce qui est des statistiques sociales, les utilisateurs notent une qualité appréciable dans l’ensemble. «Cependant, cette qualité reste plus moyenne que bonne. Les statistiques d’habitat demeurent celles qui enregistrent le plus de réserves », précise-t-on. Quant aux données sur l’environnement, l’agriculture, la météo, elles restent fortement appréciées avec plus de 80 % de répondants qui louent leur qualité. Par contre, l’appréciation est moins bonne pour les données sur eaux et forêts, les statistiques sur les matières premières et les données régionales. « Les usagers des statistiques officielles sont plus satisfaits par les publications relatives à la situation économique et sociale du Sénégal (60%) et à la Note sur les évolutions économiques récentes (54,7%) », révèle l’enquête.

Système statistique national qui se veut « stable et cohérent »
Par ailleurs, la question de la fréquence des publications intéresse toutes les statistiques mais les usagers semblent avoir des centres d’intérêt variables. Ainsi, les usagers se sont intéressés particulièrement à la fréquence des statistiques sur la population (63%) ; la pauvreté et les conditions de vie (58%) ; l’emploi et le travail (54%) ; sur les prix et le Pib (50%). Par contre, sur les autres catégories de données, le taux de réponse des usagers se situe en deçà de la moyenne.

L’étude recommande la production de statistiques détaillées, régulières et de bonne qualité largement diffusées dans les domaines suivants : eaux et forêts ; environnement, tourisme ; élevage. Elle recommande également l’élaboration et la diffusion des méthodologies et métadonnées claires et détaillées pour toutes les publications.

Présidant la rencontre, Mame Siga Dia, coordonnatrice de la Cellule de programmation, de coordination statistique, d’harmonisation et de coopération internationale à l’Ansd a rappelé la vision du Système statistique national qui se veut « stable, cohérent et répondant de façon satisfaisante aux besoins des utilisateurs ». Selon Mme Dia, le principal objectif de cette enquête de satisfaction est de collecter toutes informations pertinentes permettant d’apprécier la qualité des statistiques produites par les structures qui composent le Système statistique national. Elle a salué le niveau de satisfaction des usagers qui est au dessus de 90 % pour les statistiques économiques, financières, sociales et démographiques. Représentant la Banque mondiale, Djibril Ndoye invite l’Ansd à se focaliser sur des statistiques sectorielles notamment dans l’éducation, la santé, la sécurité. Au nom des partenaires techniques et financiers, Khadidiatou Gassama de la Banque africaine de développement (Bad) a salué les efforts de l’Ansd pour produire des données fiables.

Aliou KANDE

Après deux ans de mise en œuvre du Pudc, le ministre Souleymane Jules Diop indique que la collaboration avec le Pnud a permis de travailler avec plus « d’efficacité ». «Nous ne regrettons pas la collaboration avec le Pnud et nous avons beaucoup appris. Nous sommes satisfaits de la collaboration avec le Pnud», a déclaré le ministre délégué chargé du Pudc. Interpellé sur la poursuite ou non de la collaboration, il a répondu que « la plus haute autorité appréciera de la suite à donner à cette collaboration saluée partout dans le monde comme un exemple ». « On ne fera que suivre et respecter le choix qui sera celui du gouvernement. Mais pour le moment, le contrat avec le Pnud court. Nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour que la collaboration se poursuive pour la réalisation de la première phase du Pudc». Il rappelle que le Pudc est un programme externalisé mais l’initiative et la décision appartiennent à l’État du Sénégal.

O. KANDE

Le ministre ghanéen en charge des Initiatives spéciales pour le développement, Mme Hawa Mavis Koomson Hawa Koomson a effectué, hier, une visite à Sam Ndiaye, dans la région de Thiès, pour voir les réalisations du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) qui ont sorti ce village des ténèbres.

Sam Ndiaye est un village de grande renommée. Il est implanté dans la commune de Fandène, à quelques kilomètres de la ville de Thiès. Mais, il a fallu attendre plus de 50 ans après l’indépendance, pour que ses populations puissent accéder à l’électricité, grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Elles ont aussi bénéficié d’une piste de production de 3 kilomètres et une adduction d’eau. Cette adduction d’eau va traverser du nord au sud la commune de Fandène où tous les villages seront raccordés.

Ces populations pourront disposer d’une eau potable. Ainsi, une nouvelle ère de développement s’ouvrent pour ces populations. Hier, Mme Koomson, le ministre ghanéen en charge des Initiatives spéciales pour le développement, conduisant une forte délégation et accompagnée par le maire de Fandène par ailleurs ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine du Sénégal, a effectué une visite dans le village de Sam Ndiaye pour voir les réalisations du Programme d’urgence de développement communautaire. Le ministre ghanéen et ses collaborateurs veulent s’inspirer de ce programme.

Le ministre des Forces armées a indiqué que le village de Sam Ndiaye a été choisi pour démontrer aux autorités ghanéennes le succès du Pudc. « Nous sommes très fiers tout comme les populations du village qui ont réservé un accueil chaleureux et fraternel à la délégation ghanéenne », a confié Augustin Tine. Le maire de Fandène est aussi satisfait que le Sénégal soit cité, en exemple, en développement dans beaucoup de secteurs porteurs. « C’est ce qui a motivé la visite du ministre du Ghana parce que le Pudc, une vision du président Macky Sall, est une véritable révolution. Il a transformé le monde rural par l’accès à l’électricité, à l’eau et aux pistes de production qui ont facilité la mobilité des personnes et des biens », a ajouté Dr Augustin Tine. Mme Anta Ndiaye a, au nom des femmes du village, exprimé toute sa gratitude à l’endroit du chef de l’État. Le président Macky Sall a réussi, selon lui, à tirer beaucoup de villages des ténèbres en leur propulsant sur le chemin du développement.

Mbaye BA

Pour réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales par une meilleure allocation des ressources nationales, une importante délégation ghanéenne séjourne au Sénégal pour s’imprégner du Programme d’urgence de développement communautaire.

Après le ministre burundais du Développement communal, c’est le ministre ghanéen des Initiatives spéciales au développement, Mme Mavis Hawa Koomson, qui effectue une visite au Sénégal pour s’imprégner de l’expérience du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Elle a été reçue, hier, par le ministre délégué chargé du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Souleymane Jules Diop. Le Ghana veut mettre en œuvre un programme similaire pour développer les zones rurales comme l’avait promis le président Nana Akufu Ado lors de sa campagne électorale. Mavis Hawa Koomson a confié que l’objectif de sa mission était de venir apprendre du Pudc. «On a constaté que les deux pays partageaient les mêmes visions. Aujourd’hui, la vision du président Macky Sall a une similitude avec celle du président Nana Akufu Ado qui veut réduire les inégalités sociales entre la population rurale et celle urbaine », a-t-elle déclaré, après l’exposé du ministre délégué en charge du Pudc.

Mme Koomson rappelle que le ministère des Initiatives spéciales au développement exécute un programme similaire. Elle espère que ce programme connaîtra le même succès que le Pudc car le président Ado avait promis 1 million de dollars à chacune des 275 localités. Cela a justifié la création du ministère des Initiatives spéciales au développement dirigé par Mavis Hawa Koomson pour concrétiser le projet. Le ministre délégué en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop, est revenu sur l’importance des relations Sud-Sud, notamment les liens étroits qui ont toujours existé entre le Sénégal et le Ghana. «C’est tout heureux que nous nous mettions à la disposition de la délégation ghanéenne. Cette visite nous permettra encore une fois d’exporter un modèle qui est original, de réponse rapide à des préoccupations», a déclaré M. Diop.

Il a rappelé la philosophie de ce programme du gouvernement sénégalais, exécuté par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) qui vise à réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales par une meilleure allocation des ressources nationales. Selon lui, le Pudc est venu régler la question de l’eau, de la mécanisation de l’agriculture, de la mobilité et du transport des productions agricoles avec les pistes rurales, de l’électrification rurale et alléger les travaux des femmes.

La délégation ghanéenne, accompagnée par le directeur pays du Pnud, Sam Dominique, s’est aussi intéressée à la transversalité entre les différentes structures intervenant dans le Pudc ; et qui a permis, en deux ans, d’avoir des réalisations appréciées de tous. «Nous avons un modèle et nous avons travaillé avec le Pnud avec une organisation administrative ; ce qui nous a permis d’éviter, dans certains cas, des chevauchements, des incohérences et des conflits de compétences. Tout ceci est devenu un modèle que nous allons exporter», a expliqué le ministre délégué en charge du Pudc qui a souligné que 18 pays africains étaient venus s’inspirer de ce programme du gouvernement sénégalais.

Oumar KANDE

La monnaie unique de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ne verra pas le jour en 2020, contrairement à ce qui était prévu, a annoncé, mardi, le président de la Commission de la Cedeao, Marcel De Souza. Malgré des «progrès sur la convergence macro-économique», «les résultats sont faibles» et «donc nous ne pouvons pas aller en 2020 à la monnaie unique», a-t-il dit à l’ouverture d’un sommet des chefs d’État de la Cédéao, à Niamey. Les présidents nigérien Mahamadou Issoufou, ivoirien Alassane Ouattara, ghanéen Nana Akufo Ado, nigérian Muhammadu Buhari et togolais Faure Gnassingbé, prenaient part, mardi, à ce sommet visant à faire le point, trente ans après le lancement de l‘idée de monnaie unique. Les présidents du Niger et du Ghana avaient été mandatés en 2013 pour «coordonner» la marche vers la monnaie unique de la Cedeao qui comprend quinze pays. Une «task force» avait été créée en 2014 pour les guider. Mais selon M. De Souza, «la feuille de route» visant à aboutir à cette monnaie «n’a pas été mise en œuvre vigoureusement». Il a relevé que sur «les quatre objectifs» fixés, «les résultats ne sont pas au rendez-vous». «De 2012 à 2016, aucun de nos pays n’a pu respecter, de manière continue, les critères de premier ordre du programme de convergence macro-économique».

«L’harmonisation des politiques monétaires» entre les huit monnaies de la Cedeao, qui devait précéder la monnaie unique, «n’est pas faite». Et «l’institut monétaire», prélude à une Banque centrale commune, n’a pas vu le jour. «Quatre propositions» ont été soumises aux chefs d’État en vue d’accélérer la naissance de la monnaie unique, a expliqué M. De Souza. Mais aucune nouvelle échéance n’a été fixée. Le président nigérien Mahamadou Issoufou a, cependant, suggéré la mise en «circulation, à partir de 2020», d’une monnaie unique au sein des pays de la Cedeao «qui sont techniquement prêts», suivant le modèle européen avec l’euro. «L’adhésion» des autres États pourrait se faire «au fur et à mesure», a-t-il dit, redoutant que «les remises en question répétitives des dates de l’avènement» de cette monnaie unique puissent «installer un scepticisme dans l’esprit» des populations ouest-africaines.

Créée en 1975, la Cedeao regroupe, aujourd’hui, 15 pays totalisant 300 millions d’habitants qui utilisent des monnaies différentes. Huit de ces pays ont en commun le franc CFA, arrimé à l’euro, et sont rassemblés au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa): le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Mais chacun des sept autres pays de la Cedeao a sa propre monnaie: l’escudo pour le Cap-Vert, le dalasi pour la Gambie, le cédi pour le Ghana, le franc guinéen pour la Guinée, le dollar libérien pour le Liberia, le naira pour le Nigeria et le leone pour la Sierra Leone. Ces monnaies ne sont pas convertibles entre elles.

AFP

Pour assurer un aménagement du territoire équilibré et permettre une meilleure contribution des transports à la croissance économique, le Sénégal est en train d’élaborer un programme d’infrastructures routières. Grâce à ce programme, a souligné, hier, le directeur de Cabinet du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mamadou Ibrahima Lô, le Sénégal a réalisé, depuis 2012, 1.362 kilomètres de route et 186 kilomètres d’autoroute. En plus de ce programme d’infrastructures routières, M. Lô a ajouté que le gouvernement du Sénégal est en train de mettre en œuvre un programme de renouvellement du parc de transport en commun et de professionnalisation des acteurs. Un programme mené par le Cetud depuis 2005 à Dakar et étendu aux autres régions depuis 2015. « Ce programme d’investissement combiné dans les infrastructures et services routiers sera complété par la densification du réseau ferroviaire », a indiqué Mamadou Ibrahima Lô.

A. Ng. NDIAYE

Le Train express régional (Ter) et le Bus rapide transit (Brt) sont une réponse aux défis de la mobilité et de la planification urbaine, a affirmé, hier, le directeur de Cabinet du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement. Mamadou Ibrahima Lô présidait la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional sur la planification de la mobilité urbaine.

Pour réfléchir sur les interdépendances entre la mobilité urbaine et l’aménagement du territoire dans les villes africaines, la Banque islamique de développement (Bid), la coopération allemande (Giz) et le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) ont organisé, hier, un atelier régional sur « la planification de la mobilité urbaine durable : Promouvoir les transports publics dans des contextes de faible densité ». Cette rencontre qui se tient à Dakar du 24 au 25 octobre 2017, réunit les décideurs et responsables chargés de la planification des systèmes de transport urbain du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo, du Mali, du Bénin, de la République de Guinée, du Nigéria, de la Tanzanie.

Avec un taux d’urbanisation de 40%, l’Afrique compte plus de 472 millions de citadins. Cette urbanisation pose un certain nombre de problèmes dont celui de la mobilité. La question de la mobilité urbaine est, aujourd’hui, une problématique majeure dans toutes les grandes villes du continent. Le Sénégal qui accueille cette rencontre régional a présenté, devant ses pairs africains, le plan de mobilité urbaine de Dakar. D’après le directeur de Cabinet du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mamadou Ibrahima Lô qui a présidé la cérémonie d’ouverture, la capitale sénégalaise, à elle seule, abrite 50 % de la population urbaine du pays.

L’espace urbain est devenu saturé car 3,5 millions d’habitants sont confinés dans un espace qui ne représente que 0,3% du territoire national. Face à la forte croissance démographique et urbaine, le gouvernement a trouvé une stratégie pour faciliter le déplacement des populations. Le Sénégal développe deux projets dans ce sens : le Train express régional (Ter) et le Bus rapide transit (Brt). « Ces transports collectifs capacitaires dont l’investissement cumulé atteint 820 milliards de FCfa, permettront d’acheminer les usagers dans des conditions de régularité, de confort, de rapidité et de sécurité compatible avec l’ambition d’une économie moderne et compétitive », a déclaré Mamadou Ibrahima Lô.

Ces deux projets, a renchéri le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar, Thierno Birahim Aw, permettront de réguler l’offre de transport urbain à Dakar qui reste « déficitaire ». La capitale abrite 70 % du parc automobile du pays. Malgré tout, 80 % des déplacements motorisés se font à travers les transports publics car la population, dont la grande majorité ne dispose pas de véhicule, explique M. Aw. Le transport en commun est le mode privilégié des populations malgré son caractère défectueux. Ce mode de transport est dominé par les cars rapides, les « Ndiaga Ndiaye », les bus Tata et les bus « Dakar Dem Dikk ». Il ne présente pas souvent le confort nécessaire. Ces moyens de transport ne sont plus capables d’assurer « 7,2 millions de déplacements par jour dans la région de Dakar », d’après l’enquête ménage et déplacement de 2015 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Cette étude révèle que sur les 7,2 millions de déplacements par jour dans Dakar, 70 % se font à pied.

Avec ces deux projets phares, la mobilité urbaine sera beaucoup plus facile. Selon le directeur général du Cetud, le Brt avec ses 18,3 km de ligne et 23 stations assurera le déplacement de 300.000 passagers par jour. Le Train express régional (Ter) qui assurera la liaison Dakar-Diamniadio transportera 115.000 voyageurs par jour. Ces deux projets en cours de réalisation permettront de « diminuer la forte congestion routière » à Dakar et de créer « un effet structurant sur le tissu urbain » de la capitale sénégalaise.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Premier ministre a présidé, hier, un Conseil interministériel consacré à la préparation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2017-2018. A l’issue de la rencontre, le gouvernement a maintenu le prix au producteur du kilogramme d’arachide à 210 FCfa.

Comme l’année dernière, les producteurs d’arachide pourront céder leurs graines à 210 FCfa le kilogramme. C’est la principale décision prise, hier, lors d’un Conseil interministériel présidé par le Premier ministre. Le gouvernement a décidé du maintien du prix malgré la baisse des cours mondiaux.

S’adressant à la presse à la fin de la rencontre, Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, est revenu sur les efforts consentis par le chef de l’État depuis 2012 en vue de booster le secteur de l’agriculture. Selon M. Guèye, dans l’ensemble, le Sénégal a enregistré un hivernage très pluvieux bien réparti à l’exception de quelques localités. Ce qui devrait, selon le Secrétaire général du gouvernement, valoir des récoltes abondantes pour l’ensemble des spéculations. Seydou Guèye soutient que les bonnes performances de notre agriculture sont dues à deux facteurs. Le premier, explique-t-il, est lié à l’effort du monde rural. Le deuxième facteur qui a été déterminant, est lié à une politique hardie d’accompagnement de l’État notamment en termes de subventions. Il a rappelé que pour la campagne écoulée, le gouvernement a dégagé une subvention de 25 milliards de FCfa dont 15 milliards pour les intrants. Comme facteurs de performances de notre agriculture, il a cité également l’accroissement de l’utilisation de semences certifiées. « Nous sommes passés de 6.000 tonnes de semences certifiées en 2012 contre 55.000 tonnes en 2017 », a noté le porte-parole du gouvernement. «Parmi les facteurs de performance, il y a également la subvention à hauteur de 60 % du matériel agricole mais aussi l’engagement de l’État pour une meilleure structure de la filière notamment l’accroissement du niveau de productivité », a-t-il dit.

Sur un autre point, Seydou Guèye souligne que pour mieux organiser la campagne de collecte et sécuriser les revenus des producteurs, les mesures proposées par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural ont été, pour l’essentiel, adoptées par le Conseil interministériel. Elles seront soumises au président de la République pour validation. «Parmi ces mesures, il y a la fixation du prix au producteur maintenu à 210 FCfa le kilogramme malgré une baisse des cours mondiaux », a dit M. Guèye.

Démarrage de la campagne le 1er décembre
Le 1er décembre est retenu pour le démarrage de la campagne de collecte. Concernant les factures en instance de la dernière campagne, elles ont été pratiquement soldées. Sur des autorisations de près de 41 milliards de FCfa pour la campagne écoulée, il reste près de 2 milliards à solder. Et le porte-parole du gouvernement a promis que ce montant sera soldé avant la fin de l’année. De la même manière, les 4,9 milliards de FCfa que l’État doit aux huiliers seront payés avant la fin de l’année, a assuré Seydou Guèye. Il a expliqué que toutes ces mesures sont destinées à empêcher le bradage, par les producteurs, de leurs récoltes.

Pour permettre à la Société nationale de commercialisation des semences (Sonacos) une bonne entrée en campagne, des dispositions ont été prises pour l’accompagner à mobiliser les ressources nécessaires. Le protocole qui lie l’État aux huiliers a été reconduit sur les mêmes bases mais, cette fois-ci, avec une étude qui devrait permettre de finaliser une perspective sur les cinq prochaines années. M. Guèye a annoncé que des mesures ont été prises pour la reconstitution du capital semencier. Il s’agit de la collecte de 20.000 tonnes de semences écrémées pour corriger le déséquilibre variétal. L’État prendra une réserve de 10.000 tonnes de semence destinées à la zone sud pour des questions d’équilibre.

Pour les exportations, le gouvernement a opté pour un contrôle plus rigoureux sur la qualité sanitaire et phytosanitaire des produits. Il a décidé de baisser la taxe à l’exportation dès que possible de 40 à 30 FCfa.

Aliou KANDE

L’Institut de développement économique et de planification organise une table ronde de haut niveau sur le thème : « Quelle agriculture transformatrice pour l’Afrique de demain ? » annonce un communiqué. «Les participants discuteront de la nouvelle dynamique nécessaire pour repenser le secteur agricole et les opportunités qui s’offrent aux décideurs et aux opérateurs économiques pour la transformation agricole sur le continent », indique le texte. Selon le document, cet évènement a pour finalité d’apporter une contribution à la réflexion sur le développement de l’agriculture africaine en se penchant « sur les voies et moyens de relever les défis du développement agricole en Afrique pour qu’il puisse mieux jouer son rôle d’atteinte de la souveraineté alimentaire et de transformation structurelle des économies ». Une étude sur l’expérience de l’Éthiopie dans l’émergence de la floriculture ainsi qu’un programme de développement de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire au sein d’une commune du Sénégal seront présentés.

Cette rencontre réunira les décideurs, les fonctionnaires et les experts des pays africains et des organisations internationales, du secteur privé, des universités et des chercheurs travaillant sur des questions relatives au développement agricole du continent, précise la même source. Le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural du Sénégal, la Banque africaine de développement (Bad) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) participeront également à cet évènement et parleront de leur programme respectif de renforcement de la sécurité alimentaire et de développement du secteur agricole aux niveaux national et continental.

M. GUEYE

L’exploitation du gisement de zircon à Niafrang défraie la chronique au Sénégal, sortant de l’anonymat cette localité du département de Bignona. Le cabinet en charge de l’évaluation environnementale multiplie les séances de communication pour éclairer l’opinion sur le projet. Il a organisé, samedi dernier, à Ziguinchor, au profit de la presse régionale, un atelier d’information sur le projet d’exploitation du zircon de Niafrang (Bignona) dont il est chargé de l’évaluation environnementale. En marge de cette séance de travail, nous avons rencontré son directeur, Ibrahima Diaw, qui revient, dans cet entretien, sur les tenants et aboutissants dudit projet.

L’exploitation du gisement de zircon découvert à Niafrang, une localité située dans le département de Bignona, suscite beaucoup de polémiques. Certaines personnes vont jusqu’à pronostiquer un désastre écologique dans la zone. Pensez-vous véritablement que ce sera le cas ?
Non. Il faut le rappeler ; le Sénégal a une administration environnementale assez responsable qui fonctionne. Et ce n’est pas pour rien qu’une procédure qui a commencé depuis 2010 traîne jusqu’à présent. C’est parce qu’il y a un sérieux qui est apporté aux évaluations environnementales. On ne peut pas imaginer, au Sénégal, aujourd’hui, qu’un projet puisse détruire l’environnement et créer un désastre écologique. Cela n’est pas envisageable.

Pouvez-vous nous parler des impacts de l’exploitation du zircon de Niafrang sur l’écosystème de cette zone ?
Dans l’évaluation environnementale du projet d’exploitation du zircon de Niafrang, nous avons identifié les impacts potentiels qui sont liés au sol, à l’eau, à la faune et à la flore. Pour chacun de ces impacts, les mesures idoines ont été préconisées. Nous avons essentiellement identifié trois zones considérées comme des zones sensibles. Il s’agit de l’aire marine protégée d’Abéné (une zone classée), située à proximité mais qui est en dehors de la dune à exploiter. Il y a également la mangrove qui est un écosystème très sensible et d’une importance reconnue. Nous avons aussi considéré les rizières qui sont exploitées par les femmes de la zone comme étant une zone sensible. Pour chacune de ces zones, nous avons fait des recommandations objectives pour une prise en compte en conformité avec les lois et règlements en vigueur. A titre d’illustration, pour l’aire marine protégée où il y a une bonne dynamique organisationnelle et des activités en cours, nous avons recommandé à la compagnie qui doit exploiter le gisement de zircon de Niafrang de ne faire rien d’autre que d’accompagner l’organisation existante par des moyens techniques et financiers. Pour la mangrove qui est un écosystème sensible, il a été retenu que la moitié occidentale de la dune ne soit pas être exploitée afin de constituer une zone tampon ; donc, une zone de protection. Nous avons recommandé également à ce qu’un cordon de protection soit mis en place entre la dune et les rizières pour protéger ces terres de riziculture. Celles-ci vont continuer à être cultivées pendant la phase d’exploitation du zircon et ne souffriront d’aucune atteinte par rapport aux activités d’exploitation. Les femmes pourront continuer à produire du riz sans problème. Concernant la polémique qui est soulevée par rapport à la ressource en eau, je voudrais rassurer l’opinion que nous avons orienté l’exploitation vers la nappe profonde qui se trouve à 148 mètres de profondeur. Et cette nappe n’a rien à avoir avec la nappe superficielle, elle n’est pas en interaction ni avec les rizières ni avec la mangrove et autres.

Malgré ces garanties, qu’est-ce qui explique jusqu’ici la réticence des populations locales à ce projet d’exploitation du gisement de zircon de Niafrang ?
Les populations ont été mal informées et même intoxiquées. On a fait croire à ces dernières que l’exploitation du zircon de Niafrang par une compagnie minière va favoriser le développement de certaines maladies comme le cancer, et l’envahissement des villages par la mer. Alors que cela n’est pas exact. Je peux affirmer aussi qu’aucun village ne sera déplacé pour la simple raison que toute la zone d’exploitation du gisement de zircon est limitée. Elle est circonscrite uniquement sur la dune de Niafrang qui est de 6 kilomètres et où il n’y a pas un seul village installé. La seule famille qui vit là-bas est celle de Sidy Sow. Cette famille sera déplacée et indemnisée dûment.

Quelle stratégie pour se faire comprendre ?
Nous sommes en train de communiquer parce que la compagnie qui doit exploiter le gisement de zircon de Niafrang a toutes les autorisations y afférent. L’État, en toute responsabilité, sur des bases légales et sur la base de la réalité, lui a donné l’autorisation d’exploiter. Mais avant qu’elle ne commence l’exploitation, il convient de dialoguer avec les populations concernées afin de les amener à percevoir la vérité, à connaître les tenants et aboutissants du projet, à se l’approprier et à l’accepter. Je veux parler de cette frange de la population qui s’oppose au projet, à l’inverse d’une bonne partie de la population qui est d’accord. Comme en attestent d’ailleurs les documents qui ont été signés ainsi que les résultats de l’enquête publique et le mémorandum qui a été signé avec la population de Kabadio.

Quelle est la superficie du site d’exploitation du zircon de Niafrang ?
Dans sa globalité, l’exploitation couvre 180 hectares, soit en moyenne 6 kilomètres de long sur 300 mètres de large.

A combien va porter la quantité de zircon qui sera exploitée dans la dune de Niafrang ?
Toute la minéralisation va porter sur 4,5 millions de tonnes. Mais ce sont uniquement 12,4 % qui constituent le minéral recherché et donc qui sera prélevé. Quant au reste, il sera laissé sur place puis la dune sera réhabilitée après son exploitation. Personne ne pourra donc percevoir qu’une quantité a été prélevée parce que la dune va diminuer juste de 12,4 %.

Propos recueillis par El Hadj Moussa SADIO

Le jeune Thierno Souleymane Agne est de la race de ces gens qui ont choisi leur propre chemin au lieu d’attendre du travail de l’État. Il a décidé de se lancer dans le secteur de l’entrepreneuriat agricole et de perpétuer le legs de son grand-père.

Jeune à l’allure frêle, svelte, Thierno Souleymane Agne, âgé de juste de 29 ans, est un entrepreneur dans l’âme. Il a horreur d’être fonctionnaire ou salarié comme il le confesse. Le natif de Tambacounda, « très mature » malgré son physique de môme, a compris que sa voie était l’agriculture et non derrière un bureau même s’il a fréquenté les amphis de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), après son bac, en 2009. «J’étais un étudiant en droit où j’ai fait deux ans. Je ne sais pas mais il y avait quelque chose qui me disait que ce n’était pas ma voie», affirme M. Agne sous l’air frais des arbres du jardin ethnobotanique du parc de Hann, lors d’une initiation à l’agrobusiness qu’il a animée. «Du coup, j’ai décidé de retourner à mes origines en me posant des questions. Mon père m’a raconté une histoire sur mon grand-père qui, lors de la deuxième guerre mondiale, partageait la moitié de sa récolte avec les troupes françaises qui comprenaient une grande partie de tirailleurs Sénégalais ; à la fin de la guerre, il a reçu des mains du général De Gaulle différentes médailles notamment la légion d’honneur et des mains du président Léopold Sédar Senghor le chevalier de l’ordre national du lion», raconte-t-il.

Revigoré par le parcours de son grand-père, il avait toujours nourri secrètement le désir de marcher sur les traces de son ancêtre. Et c’est avec une joie démonstrative, confie-t-il, qu’il a suspendu ses études de droit pour se lancer dans l’agriculture. En 2011, il passe alors le concours du Centre de formation Horticole qu’il réussit et 3 ans plus tard, il sort comme technicien horticole. Avec le recul, avoue-t-il, c’est le meilleur choix de sa vie.

Première entreprise agricole à 26 ans.
Au Centre de formation Horticole, il crée, avec des amis, sa première entreprise agricole « Natangué » à 26 ans. Mais l’aventure est de courte durée. Il démissionne de cette entreprise pour des désaccords liés à un problème d’orientation. «Je ne partageais plus la même vision avec mes collègues qui étaient plus intéressés par le business alors qu’avec ce projet, je voulais innover», explique Thierno Souleymane Agne. Cet échec ne frêne pas son ardeur. Dans la foulée, il crée une autre startup : « Waluma Agri » qui propose un accompagnement aux agriculteurs dans le processus de production. Sur le terrain, il constate que certains agriculteurs sont confrontés aux problèmes de financement. Il met en place, avec un ami, la plateforme « Bay seedo » pour aider les agriculteurs à trouver des financements. «Après, on a décidé de fusionner nos structures pour créer la société Bio-Agripoles qui regroupe le pôle Waluma Agri et Bay Seedo qui est une plateforme web qui met en relation les agriculteurs qui ont besoin de financement et les opérateurs économiques qui ont la capacité de financer le secteur», explique Thierno Souleymane Agne. Depuis 5 ans, il a accompagné des exploitants et formé des jeunes qui voulaient s’engager dans l’entrepreneuriat agricole. Il exhorte les jeunes qui n’ont pas encore trouvé leur chemin ou qui peinent à décrocher un emploi d’explorer l’agriculture qui, à son avis, n’est pas un métier de «pauvre» comme on le pense. Il est convaincu que ce secteur est plus rentable que beaucoup d’emplois salariés. «Avec le doctorat, vous pouvez avoir un salaire qui tourne autour de 700.000 à 800.000 FCfa ; si vous êtes dans la culture de la fraise sur 6 mois, vous pouvez récolter 10 tonnes avec le kilo vendu à 3.000 FCfa minimum, vous vous retrouvez avec au moins 30 millions de FCfa. Vous voyez la différence! L’agriculture a un potentiel énorme», soutient le Directeur technique de Bio-Agripoles. Mais ce déclic fait encore défaut pour développer l’autoentrepreneuriat.

Meilleur startup agricole d’Afrique.
Son engagement pour l’entrepreneuriat agricole a été récompensé sur le plan international. Il continue de faire la promotion de ce secteur à travers le monde en représentant dignement le Sénégal. Thierno a gagné récemment, en Côte d’Ivoire, le prix « Agrihack », après un concours organisé par le Centre technique de coopération agricole et rurale (Cta) regroupant les 25 meilleures startups africaines autour de l’agriculture et de la technologie. En présentant la plateforme «Beey Seedo», il a été élu meilleur startup agricole d’Afrique. Avec ce prix, il va représenter l’Afrique à la compétition mondiale qui se tient en France du 22 au 25 novembre prochains (sorte de coupe du monde des startups agricoles). Avant ces distinctions, le jeune Agne avait gagné le prix « Rebrainding Africa » organisé en France et le prix « Orange Fab » au Sénégal. Des distinctions qui lui ont permis de développer ses activités.

Oumar KANDE

« Les pays riches en ressources pétrolières et gazières font à la fois face à une opportunité et à un défi. Afin de profiter de la richesse des ressources, il est important que les citoyens et les sociétés telles que Bp et les gouvernants collaborent pour assurer une bonne gestion des ressources pétrolières et gazières. Après tout, une bonne activité passe par une bonne gouvernance surtout dans un secteur où nos opérations tendent à exister sur le long terme. Le Sénégal est en passe de vivre un nouveau chapitre et s’est clairement engagé à aborder cette transition en toute transparence et de manière responsable. Bp va le soutenir dans ce sens ».

Spencer Dale, economiste principal du groupe Bp : « Le plus important, c’est d’être compétitif »
« L’environnement mondial actuel est différent de celui du passé, mais le Sénégal doit s’en inspirer en examinant les opportunités et les défis auxquels il fait face pour maximiser la valeur qui découle de la découverte des gisements de pétrole et de gaz. Le marché énergétique mondial devient de plus en plus compétitif. Il ne s’agit pas seulement d’avoir des ressources naturelles, le plus important, c’est de s’assurer que ces ressources naturelles soient suffisamment compétitives sur le marché mondial. Cela s’applique aussi bien au pétrole qu’au gaz naturel ».

Aminata Touré, directrice des Hydrocarbures : « Il y a une forte volonté d’assurer une gouvernance optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières »
« L’industrie pétro-gazière naissante chez nous a ses complexités et ses spécificités. Il ne s’agit pas seulement de se satisfaire des découvertes mais aussi de progresser ensemble avec nos partenaires dans le développement de nos projets pétroliers et gaziers qui devraient nous conduire à une première production en 2021. Au Sénégal, il y a une forte volonté au niveau le plus élevé d’assurer une gouvernance optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières. Pour ce faire, nous devons apprendre des leçons de l’histoire, nous inspirer des meilleures pratiques en la matière, identifier les écueils afin de nous projeter avec volontarisme vers la bonne direction ».

Elhadji I. THIAM

Comment le Sénégal, en s’inspirant des leçons de l’histoire, devrait s’y prendre pour maximiser la valeur de ses ressources pétro-gazières. Cette problématique était le fil conducteur de la conférence organisée, la semaine dernière, à Dakar, par British Petroleum (Bp), en partenariat avec le Centre Oxford pour l’analyse des économies riches en ressources naturelles (Oxcarre), l’Université d’Oxford, le ministère du Pétrole et des Énergies et le Cos-Pétrogaz.

Les premiers barils de pétrole et les premiers m3 de gaz sont attendus en 2021. Mais d’ores et déjà, la question de la gestion de la rente pétro-gazière se pose. Elle intéresse et préoccupe aussi bien les pouvoirs publics que les organisations de la société civile. A juste raison. L’histoire a montré que tous les pays producteurs de pétrole et de gaz n’en profitent pas toujours autant qu’ils le croyaient à l’annonce des découvertes. Cela est encore plus vrai en Afrique où la gestion des recettes générées par les richesses naturelles n’est pas des meilleures. L’euphorie des découvertes s’est vite estompée à cause d’une gouvernance calamiteuse. Et souvent, la bénédiction annoncée se transforme en malédiction (guerres civiles par exemple) ; c’est le « syndrome hollandais » (expression utilisée pour désigner ces pays abondamment dotés de ressources naturelles mais dont la croissance est relativement faible comparativement aux économies des pays qui en sont dépourvus). Pourtant, il y a bien des modèles de gestion efficaces des ressources naturelles.

« Les ressources naturelles ne déterminent pas l’avenir d’un pays, mais bien les choix politiques ».
Deux pays peuvent renfermer, dans leur sous-sol, les mêmes ressources naturelles et les exploiter en même temps et connaître pourtant des sorts différents. C’est le cas du Botswana et de la Sierra Léone ; deux pays riches en diamant. Quand le premier, pays enclavé, truste les premières places mondiales en termes de croissance économique et d’indice de développement humain, le second, pays côtier, sombre dans les bas-fonds de ces mêmes classements. Cet exemple, selon le Pr Paul Collier, professeur d’économie et de politiques publiques, à l’Université d’Oxford, montre que ce n’est pas les ressources naturelles qui déterminent l’avenir d’un pays, mais bien les choix politiques. « Les choix que votre gouvernement faits vont déterminer votre réussite comme le Botswana ou votre échec comme la Sierra Léone. Il n’existe pas d’autres domaines d’opportunités économiques et de politiques économiques qui soient si sensibles au choix politique que la gestion des ressources naturelles. On ne peut pas trouver d’équivalent dans une autre sphère de l’activité économique », a-t-il affirmé dans sa communication lors de l’atelier organisé, lundi dernier, sur le thème : « La gouvernance des ressources pétro-gazières: leçons du passé » par British Petroleum (Bp), en partenariat avec le Centre Oxford pour l’analyse des économies riches en ressources naturelles (Oxcarre), l’Université d’Oxford, le ministère du Pétrole et des Énergies et le Cos-Pétrogaz. Spécialiste des pays à faibles revenus et riches en ressources naturelles, il a présenté les grandes lignes de la théorie politique et économique qui sous-tend la gestion des ressources pétrolières et gazières et les écueils que le Sénégal doit éviter pour une gestion optimale de ses recettes pétrolières et gazières.

Les fondamentaux d’une bonne gestion des ressources naturelles
Selon lui, les fondements d’une politique gouvernementale en gouvernance des ressources pétro-gazières doivent obéir à un triptyque : des règles claires, des institutions solides et des citoyens bien informés. Ces trois éléments doivent être présents de manière constante dans la chaîne de décision. Dans ce triptyque, l’établissement de règles est la chose la plus facile, à l’en croire, le plus difficile étant d’avoir des institutions solides et une masse critique de citoyens éclairés. Il donne l’exemple du Ghana qui, après avoir découvert du pétrole, était déterminé à ne pas commettre les erreurs du Nigéria. Le parlement ghanéen a adopté une loi stipulant que 30 % des revenus pétroliers devaient être épargnés. Il n’en fut rien. « Cette loi n’a pas été appliquée parce que les deux autres éléments du triptyque manquaient. Les institutions ne sont pas des mots couchés sur du papier ; ce sont des personnes, des équipes motivées pour remplir leur mandat. Si vous avez une bonne équipe bien motivée, elle peut faire des miracles. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi des citoyens éclairés, capables de défendre les règles. Il faut donc renforcer la compréhension citoyenne. Les gouvernants doivent en faire un sacerdoce, une mission », a-t-il insisté.

La mise en place d’un bon système fiscal est aussi gage d’une bonne gouvernance des ressources pétro-gazières, indique le Pr Collier. Pour ce faire, il demande de s’inspirer de l’exemple de la Norvège qui a constitué une équipe de 40 inspecteurs des impôts qui consacrent leur travail exclusivement aux recettes pétrolières. Autre facteur de succès, c’est la création d’une compagnie nationale de pétrole digne de ce nom à l’image de Stat Oil de la Norvège. Cette entreprise, selon l’économiste, a joué un rôle important dans la réussite de la gestion pétrolière de ce pays. « C’est une entreprise qui a permis d’avoir une expertise locale qui, à son tour, a aidé le gouvernement norvégien à comprendre beaucoup mieux l’industrie pétrolière », a-t-il expliqué. Tout le contraire du Npdc, du nom de l’entreprise pétrolière publique du Nigéria que le Pr Collier assimile à un « désastre », une « catastrophe ». « Cette compagnie a réussi à faire disparaître des milliards de dollars de recettes pétrolières parce qu’elle était devenu un État dans un État. Il ne s’agit donc pas de savoir si l’on doit avoir ou non une entreprise publique, mais plutôt de réfléchir sur le type d’entreprise publique à mettre en place. Il faut qu’il y ait une superposition et un contrôle à tout instant. Il faut identifier clairement le rôle de l’entreprise publique et la surveiller comme du lait sur le feu », a-t-il préconisé.

Travailler avec la communauté
L’extraction des ressources naturelles a toujours lieu dans une région particulière et cela peut créer des opportunités pour les citoyens de la zone mais engendrer aussi des problèmes. Inévitablement, l’extraction des ressources naturelles n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde car elle va conduire au déplacement de personnes qui ont vécu dans cet environnement local et qui en tiraient les moyens de subsistance. Le gaz ne va pas créer beaucoup de perturbations comparé aux activités minières, par exemple, mais il y a forcément des implications pour les communautés de pêcheurs par exemple. Donc, dès le départ, le Pr Collier invite les gouvernants à être honnêtes avec les communautés et de ne pas promettre des choses qu’ils savent pertinemment ne pas pouvoir réaliser. « Il faut dire la vérité aux communautés. Leur exposer les avantages et les inconvénients de l’exploitation des ressources naturelles. Il faut une stratégie en amont qui prend en compte, de façon très honnête, les risques et les inconvénients dans les localités ».

Éviter les folies dépensières structurelles
A propos de la gestion des recettes, le Pr Paul Collier souligne que c’est l’aspect le plus critique dans la gouvernance des ressources naturelles. Provenant de ressources épuisables et non durables, ces recettes ne doivent pas être épuisées dans des dépenses de prestige, d’un luxe inconsidéré. A ce sujet, le Nigéria constitue, à ses yeux, l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le Pr Collier rappelle que le gouvernement nigérian, aux lendemains de la flambée des prix du pétrole en 1974, a augmenté de 75 % tous les salaires de la fonction publique. Ces dépenses élevées ont plongé le pays le plus peuplé d’Afrique dans une tension de trésorerie permanente. « Cette mesure est irréfléchie. Elle a phagocyté toutes les recettes du pétrole nigérian qui, trente ans plus tard, ne suffisent toujours pas à couvrir les dépenses courantes et les autres postes de dépense. En 2007, le Ghana a voulu apprendre des erreurs du Nigéria, en augmentant que de 50 % les salaires des fonctionnaires. Mais les conséquences furent les mêmes. C’est dire qu’il ne faut pas augmenter de façon structurelle les dépenses courantes. Le mieux, c’est d’utiliser ces recettes pour renforcer d’autres ressources », a-t-il dit. Encore une fois, en matière de bonne utilisation des ressources pétrolières, la bonne leçon vient de la Norvège. Ce pays, précise le Pr Collier, a mis en place un fonds souverain qui est utilisé exclusivement pour garder de l’argent à l’étranger à long terme. « Tout l’argent est gardé hors du pays et investi en dehors du pays. Le gouvernement norvégien en tire des recettes, c’est très intelligent », a-t-il dit. Seulement voilà, tous les pays riches en pétrole ne peuvent pas se payer le luxe de faire comme ce royaume qui, lorsqu’il décidait de le faire, avait plus de capital par tête de travailleur que tout autre pays dans le monde. « C’est un pays riche en capitaux ; donc il n’avait pas besoin d’augmenter les salaires. Mais le Sénégal n’est pas la Norvège. Le Sénégal est un pays en manque de capitaux, il a besoin de plusieurs années d’investissements publics et privés pour devenir plus productif », a-t-il déclaré. En attendant, pour le cas du Sénégal, le Pr Collier préconise que les revenus supplémentaires obtenus soient gardés à l’étranger en devises. « C’est pour éviter de mauvais choix d’investissements publics et le «yndrome néerlandais’’. Il faut investir l’argent dans les bons secteurs qui produisent des biens non commerciaux », a-t-il ajouté.

Elhadji Ibrahima THIAM

Lauréat du prix mondial de l’Alimentation, le président de la Banque africaine de développement (Bad) a décidé de consacrer les 250.000 dollars qui accompagnent cette distinction, soit plus de 125.000.000 de FCfa, à la création d’un fonds pour les jeunes agriculteurs et agripreneurs africains.

Le président de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina a reçu le 19 octobre dernier, à DesMoines, aux États-Unis, le prix mondial de l’Alimentation 2017 dont il est lauréat. Doté d’une enveloppe de 250.000 dollars, soit plus de 125 millions de FCfa, le président de la Bad, préoccupé par l’autonomisation des jeunes africains, a promis que cet argent servira à la création d’un fonds destiné à soutenir les jeunes agriculteurs et entrepreneurs agricoles du continent. « Je m’engage à consacrer les 250 000 dollars de ma récompense du Prix mondial de l’alimentation pour mettre en place un fonds entièrement dédié au financement des jeunes africains actifs dans l’agriculture pour nourrir l’Afrique », a-t-il déclaré, dans un communiqué. Optimiste quant à l’avenir du continent, M. Adesina est persuadé que « le jour viendra très bientôt, où tous ses enfants seront bien nourris quand des millions de petits fermiers pourront envoyer leurs enfants à l’école ».

Considéré comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui ont œuvré en faveur du développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde. Il est remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation. Il a été décerné en juin dernier à Akinwumi Adesina pour le travail qu’il a accompli afin d’améliorer la disponibilité des semences, des engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé la perception qu’ont les jeunes africains de l’agriculture et s’y investir en y voyant une activité lucrative.

Depuis son arrivée à la tête de la Bad, en mai 2015, cette banque œuvre à accélérer le développement de l’agriculture grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique qui prévoit quelque 24 milliards de dollars d’investissements au cours des dix prochaines années. Mais au-delà de son action à la tête de la Bad, ce prix récompense, selon le communiqué, le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina, ces vingt dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), mais aussi en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria. M. Adesina a assuré que ce prix le conforte dans sa volonté d’accélérer la transformation de l’agriculture africaine. Le lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation ajoute, toujours selon le communiqué, que «l’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».

Le président de la Fondation du Prix mondial de l’alimentation, l’ambassadeur Kenneth Quinn, a rendu un vibrant hommage à Akinwumi Adesina, « dont les grandes réalisations ont touché des millions d’agriculteurs et de personnes vivant dans la pauvreté rurale au Nigeria et dans toute l’Afrique et dont le leadership est une grande promesse pour sortir des millions et des millions de personnes encore de la pauvreté sur tout le continent ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Dans la perspective de l’ouverture prochaine de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) prévue le 7 décembre prochain, le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, invité de l’émission économique « Valeur ajoutée » de la Rts, a annoncé que le coût réel de l’aéroport est de 303 milliards de FCFa.

L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) qui couvre une superficie totale de 4500 hectares « sécurisés pour les générations futures », avec beaucoup d’infrastructures dont un aérogare des passagers de 42.000m2, une piste d’atterrissage de dernière génération de 3,5 kilomètres sur 75 mètres pouvant accueillir les plus gros avions du monde comme l’airbus A380, une tour de contrôle haut de 50 mètres, etc., « est un projet majeur du Sénégal dans sa composante hub aérien que l’on souhaite bâtir », a soutenu son directeur général Abdoulaye Mbodj. Il a reconnu qu’« un projet qui dure autant d’années n’est pas normal », affirmant que « toutes les difficultés n’ont pas été cernées en amont et le financement a tardé à être trouvé ; ce qui a amené le constructeur à faire de nombreuses réclamations dont certaines ont été acceptées et d’autres rejetées ». Mais tout compte fait, « avec l’entregent, la dextérité et la détermination du bâtisseur, le président Macky Sall, l’aéroport sera opérationnel le 7 décembre prochain, date retenue pour son inauguration officielle », s’est réjoui M. Mbodj. Il a salué l’implication de l’Asecna. Le directeur de l’Aibd a annoncé que « les travailleurs de LSS qui avaient des cdi et/ou qui étaient des temporaires permanents seront mutés à Diass ». En outre, pour relever le plateau des aérodromes régionaux, un financement de 108 milliards a été trouvé et annoncé par la ministre de tutelle. « Il y a de la matière pour tout le monde surtout pour l’Agence des aéroports du Sénégal (Aads) », a-t-il poursuivi.

Abordant le coût de l’infrastructure, M. Mbodj a soutenu que « l’aéroport proprement dit a coûté 303 milliards de FCfa » et les rémunérations des intervenants chiffrées à 407 milliards de FCfa, incluant toutes les dépenses relatives à la mise en place des financements, au fonctionnement de l’Aibd, aux intérêts intercalaires des prêts payés. Il a expliqué que la redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia) de 54 euros instituée depuis 2005, prélevé sur chaque passager en partance de Dakar, collectée par l’Iata et les Ads « est déposé dans un compte séquestre domicilié à Bnp Paribas pour rembourser le prêt contracté et va servir à rembourser l’emprunt qui a servi au financement de l’Aibd». A l’endroit des populations riveraines de Keur Mouss et de Diass qui ont été impactées et qui n’ont pas, à ce jour, été indemnisées, prétexte de leur mouvement de protestations, M. Mbodj s’est voulu rassurant : « nous ne les lâcherons jamais parce que ce sont nos parents sérères et elles seront dédommagées. Elles auront toutes leur dû au même titre que toutes les populations déplacées qui ont été recasées dans des maisons avec toutes les commodités de 400 m2 avec possibilité d’extension.», a-t-il rassuré. Il explique le retard dans le paiement par le fait que les réclamations ont été formulées après. « Seules les procédures au niveau de la commission de conciliation et les accords à trouver sur le niveau d’impense expliquent le retard pour leurs indemnisations », a-t-il fait savoir.

Avec les activités annexes et autres métiers connexes qui vont s’y développer, les populations des collectivités locales environnantes pourront trouver du travail dans les sociétés de handling, de restauration, de mécanique et autres pour les emplois non qualifiés. En revanche, pour les métiers qui requièrent des compétences techniques, il a suggéré aux jeunes de se faire former pour postuler.

Pour réussir le transfert des activités de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor vers le nouvel aéroport international Blaise Diagne (Aidb), le directeur général dit avoir pris toutes les dispositions idoines. Pour le succès du déménagement à Diass et pour gagner la bataille du hub aérien, une compagnie aérienne a été créée, a-t-il rappelé. En outre, pour parer à la problématique des 47 kilomètres qui séparent Dakar de l’aéroport et la cherté du péage décriée par certains usagers de la route, en attendant la mise en service du Ter, des solutions alternatives pour le transport avec des taxis et un partenariat avec la société Dakar Dem-Dik sont en train d’être trouvées, a indiqué M. Mbodj. Mieux, dans la seconde phase du projet, « en plus du centre de maintenance aéronautique à l’image de ce que faisait Air Afrique, un institut des métiers aéroportuaires est prévu », a-t-il annoncé.

Le directeur général de l’Aibd a salué le partenariat « exemplaire » avec les huit principaux bailleurs qui ont financé l’aéroport et le pool « Linad Aibd-Suma ». M. Mbodj les exhorte à « poursuivre la collaboration afin de réussir ensemble cet ambitieux projet de l’État du Sénégal qui s’inscrit dans la dynamique du renouveau et de la modernisation du système des transports aériens telle que définie dans le Pse, contribuant à faire de Dakar le principal hub aérien de la sous-région qui, à terme, pourra recevoir 20 millions de passagers ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le projet valorisation du secteur informel artisanal pour la formation et l’insertion des jeunes au Sénégal, piloté par l’Ong la Kora, appuyé par Frères des hommes France, compte former 1.000 jeunes pour les quatre prochaines années.

Une cinquantaine d’artisans venus des sites pluriacteurs de Guédiawaye, Grand Yoff, Touba, Mbacké et Thiès ont séjourné, durant trois jours, dans la ville de Thiès. Ils ont bouclé, depuis hier, leur rencontre de partage des acquis expérimentés depuis deux ans et ont dégagé des pistes pour réajuster le tir. L’Ong la Kora a remis aux 50 maîtres artisans renforcés sur le plan pédagogique et organisationnel des machines et matériels usuels modernes de travail. Un soutien apprécié par Ndioba Sow, coordonnateur du regroupement des cordonniers de Thiès. « Grâce à l’Ong la Kora, nous avons subi des formations en management et en pédagogie pour mieux former nos apprentis. Nous félicitons le président de la Chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, pour son ouverture et son pragmatisme dans l’accompagnement des artisans », a-t-il confié.

Selon Ahmadou Fall, chef du projet, plus de 200 maîtres artisans ont reçu un renforcement de capacités qui leur a permis d’encadrer de jeunes apprentis ; des cadres pluri-acteurs ont aussi été mis en place dans les quatre régions du pays où des échanges fructueuses ont débouché sur des initiatives de mise en réseau. « Des marchés importants sont captés, partagés au bénéfice de tous », a-t-il indiqué. La synergie d’actions entre centres de formation professionnelle ou entre ateliers et centres de formation professionnelle est en train de prendre forme ; « des prémisses intéressantes sont déjà notées et nos rencontres, tous les quatre mois, visent à consolider cette nouvelle approche dans le secteur artisanal », a ajouté Ahmadou Fall. Dans ce cadre pluri-acteurs, tous les démembrements de l’État du Sénégal qui travaillent sur la problématique de l’emploi des jeunes tout comme ceux de la société civile œuvrant dans le même secteur sont encouragés à intégrer ces espaces d’échanges pour la modernisation de l’apprentissage afin de valoriser davantage le secteur artisanal.

Pour propulser ce secteur grand pourvoyeur d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie du Sénégal, « plus de 100 millions de FCfa ont été dépensés pour équiper 200 maîtres artisans dans différents corps de métiers en matériels de travail mais aussi en bancs, tableaux, pour mieux conduire les apprentissages des jeunes », a rappelé M. Fall.

Chaque maître artisan aura, en charge, au moins 5 apprentis, soit 1.000 jeunes résidents dans les quatre sites pluri-acteurs où le projet a travaillé ces deux dernières années. Outre la cordonnerie, la menuiserie bois et métallique, la transformation des produits locaux ont bénéficié des équipements offerts par l’Ong La Kora.

Mbaye BA

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