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Affaires et Finances (1530)

L’absence de bien-être au travail réduit considérablement la performance des travailleurs et la compétitivité des entreprises. Ces propos émanent du ministre du Travail, Mansour Sy, qui a présidé hier l’ouverture officielle de la 4e édition du colloque international de l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) sur le bien-être au travail.

En marge des assises de l’entreprise, l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) a tenu hier la quatrième édition de son colloque international. Il est, cette année, axé sur le bien-être au travail. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le ministre du Travail. « Vous êtes à l’avant-garde de la lutte contre les risques professionnels dits émergents si l’on sait que l’absence de bien-être au travail constitue un frein indéniable à la performance du capital humain et à la compétitivité des entreprises », a dit Mansour Sy aux initiateurs du colloque.

Selon lui, le choix du thème de cette année fait par l’Asprh est révélateur de sa détermination quotidienne à accompagner l’Etat dans ses politiques de protection sociale et de sécurité/santé au travail. « S’il est vrai que l’Etat portait davantage l’attention à la santé et à la sécurité au travail et le respect des droits fondamentaux au travail, il faut cependant noter que certaines avancées ont été faites ces dernières années dans le sens d’adopter des textes d’application du code du travail en introduisant en 1997 déjà de nouvelles modalités d’aménagement du temps du travail prenant en compte l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale », a dit le ministre. Mais, nos entreprises ne semblent pas avoir tiré de meilleurs profits de ces dispositions. « S’agit-il d’un déficit de communication ou d’une appréhension sur la complexité éventuelle de leur mise en application ? », s’est interrogé Mansour Sy. A en croire le ministre du Travail, sous l’impulsion du président de la République, Macky Sall, les états généraux de la santé et de la sécurité au travail ont été tenus en 2013. L’une des recommandations fortes de ces assises portait sur l’élaboration, d’une manière tripartite, de politiques nationales de santé et sécurité au travail où le bien-être au travail devrait occuper sa place.

Stress au travail
« C’est une politique qui se veut réaliste en s’inscrivant dans la poursuite des objectifs de développement économique et social fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) en son axe 2 consacré au capital humain, à la protection sociale et au développement durable », a-t-il mentionné. Aussi, pour corriger le faible taux d’installation des comités d’hygiène et de sécurité au travail afin d’amener les employeurs à intégrer les aspects liés à la prévention des risques professionnels dans leurs politiques de gestion, la Caisse de sécurité sociale a lancé un concours annuel d’une envergure nationale pour encourager et récompenser les entreprises les plus méritantes. Le ministre du Travail de noter encore que des études récentes ont montré que la prévention des risques professionnels, la santé et le bien-être au travail peuvent rendre l’entreprise beaucoup plus productive.

« Il ne fait aucun doute que des salariés, en bonne santé physique et psychologique, avec un environnement de travail beaucoup plus sain et agréable, peuvent être productifs et susceptibles de rendre l’entreprise compétitive. Nous espérons que le colloque permettra de s’accorder sur les lignes d’action pour éliminer les facteurs de risque tels que le stress au travail avec ses symptômes comme l’insomnie, la baisse de l’alimentation, etc. », a soutenu Mansour Sy.

Dans son intervention, le président de l’Asprh, Ibrahima Mbaye, a préconisé la mise en place d’un groupe de travail pour revisiter le Code du travail et réfléchir sur des modalités d’introduction de nouveaux éléments de régulation du bien-être au travail. Et pour le représentant du patronat, Charles Faye, le bien-être au travail constitue une préoccupation première des employeurs dans leur dessein de fidéliser les employés.

Ndiol Maka SECK

Il n’y aura pas une mévente du riz local. L’assurance a été donnée, hier, par Papa Abdoulaye Seck. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural s’exprimait à la fin d’un conseil interministériel consacré à la commercialisation du riz local. Pour lui, il n’y a pas de crainte sur la commercialisation du riz local. «Ce riz sera intégralement acheté par les commerçants. Au moment où je vous parle, il n’y a pas de mévente du riz de la vallée », a rassuré le ministre de l’Agriculture. Selon lui, quand une agriculture se développe, on produit plus, les consommateurs deviennent exigeants. Il faut, à son avis, trouver des équilibres, faire des ajustements. Par ailleurs, M. Seck affirme que des études ont permis de constater que dans l’espace Cedeao, la production rizicole augmente mais les importations augmentent également. Ce qui est un paradoxe. A l’exception du Sénégal et du Nigéria, soutient-il, les importations rizicoles ont augmenté dans tous les pays de la Cedeao. «En ce qui concerne le Sénégal, on impute cette baisse des importations à l’augmentation de la production. Pour le Nigéria, c’est dû aux modules tarifaires (…). Pour le Sénégal, entre 2013 et 2016, la production a augmenté de 35 % et en retour, on a eu une baisse des importations d’environ 6 % par an. C’est dire que nous sommes dans une bonne dynamique», a-t-il dit.

A. KANDE

Le Sénégal a enregistré une nouvelle performance budgétaire pour l’année 2017 de 3.360 milliards, assujettie à une hausse des recettes fiscales de 11,6 %. Toutefois, à en croire le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baidy Agne, ce tableau rassure et inquiète à la fois l’investisseur privé. Il donne un sentiment de sécurité par la maîtrise du cadre macro-économique et budgétaire. Il traduit aussi une inquiétude car le fait générateur du plus de recettes fiscales est la pression fiscale trop forte sur les mêmes contribuables. Ainsi, l’entreprise demande-t-elle, en son nom, une trêve de la pression fiscale pour les bons contributeurs. « Et non du paiement des impôts », précise-t-il, tout en insistant sur la possibilité d’élargir l’assiette fiscale par l’utilisation du numéro d'identification national des entreprises et des associations (Ninea).

Baidy Agne préconise la disparition de la patente au profit de la nouvelle Contribution économique locale (Cel) qui présente l’avantage d’être plus simple, plus équitable et facile à recouvrer. En ce qui a trait à la dette intérieure, il pense, malgré les efforts déployés, qu’elle reprend forme dans des proportions inquiétantes dans le secteur du Btp et celui des pétroliers. Le président du Cnp a exhorté le gouvernement à proposer des échéances de paiements des arriérés soutenables pour l’entreprise.

A. A. MBAYE

L’ambition de l’Etat est de positionner le Sénégal en hub dans le domaine de l’économie numérique. Le gouvernement a mobilisé, auprès de la Banque africaine de développement, 46 milliards de FCfa pour la réalisation, à Diamniadio, d’un premier parc technologique. En outre, l’actualisation du cadre juridique et réglementaire du secteur des télécommunications est  bien engagée et la « stratégie Sénégal numérique 2025 » propose un programme d’investissement  ambitieux estimé à plus de 1360 milliards de FCfa dont 1000 milliards attendus du secteur privé, selon  le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Salon international des professionnels de l’économie numérique.

A. A. MBAYE

Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, un conseil interministériel portant sur la commercialisation du riz local. Au terme de la rencontre qui a réuni tous les acteurs, il est demandé aux riziers et aux associations de producteurs d’intégrer la plateforme de commercialisation qui a été mise en place.

La commercialisation du riz local a fait l’objet, hier, d’un conseil interministériel présidé par le Premier ministre avec la participation de tous les acteurs. Au cours de la rencontre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a invité les riziers et les associations de producteurs à intégrer la plateforme de commercialisation qui avait été mise en place. S’adressant à la presse à la fin de la rencontre, le ministre porte-parole du gouvernement déclare que plusieurs mesures ont été prises. Il s’agit, selon Seydou Guèye, d’intégrer tous les riziers et toutes les associations de producteurs dans la plateforme de commercialisation en vue de renforcer le dialogue entre les différents acteurs et d’avoir un mécanisme fiable de collecte du riz paddy qui puisse prendre en charge tous les aspects de l’offre et de la demande. L’autre mesure, ajoute M. Guèye, c’est d’organiser une réunion de la plateforme avec les différents partenaires financiers pour la prise en charge immédiat de l’achat des 18 mille tonnes de riz paddy qui sont dans la vallée et de 6 mille tonnes de riz blanc en vue du démarrage de cette campagne dans les meilleures conditions. «A la suite du conseil présidentiel sur le riz, une décision avait été prise de mettre en place une plateforme de commercialisation dont les deux principaux axes de travail portaient sur le mécanisme de régulation et l’anticipation de la contractualisation », a rappelé le porte parole du gouvernement. Ce dispositif, poursuit-il, avait pour mission de faire de la régulation de l’offre et de la demande pour un bon approvisionnement du marché. Ce dispositif faisait obligation aux importateurs d’acheter le riz local en contre partie d’un quota qui leur serait attribué pour les importations et aux riziers d’améliorer la qualité du produit.

Le Premier ministre a engagé également le Comité national interprofessionnel sur le riz (Ciriz) de travailler sur le prix du riz paddy et celui du riz blanc. La réunion se tiendra dans les prochains jours.

M. Guèye a souligné le paradoxe que le Sénégal vit. «Nos importations de riz représentent au moins 16 % de notre balance commerciale. Au cours de la réunion, les problématiques ont été posées et la réflexion a été faite sur une situation paradoxale. Au moment où nous augmentons notre production de riz, les importations augmentent, c'est-à-dire qu’elles ne baissent pas de façon significatives. Par exemple, en 2013, le niveau de notre production de riz était à 436.153 tonnes contre 950.779 tonnes en 2016. Alors que dans la même période, nous sommes partis d’un volume d’importation de riz de 918 000 tonnes contre 851 000», a expliqué Seydou Guèye. Il soutient que cette situation n’est pas spécifique au Sénégal. Sur ce point, une mesure a été prise pour régler le paradoxe sur la fiabilité des données et des statistiques. Dans ce cadre, renseigne M. Guèye, le Premier ministre a recommandé la mise en place d’un système de monitoring dédié au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) pour avoir des statistiques, département par département et un mécanisme d’évaluation de l’offre et de la demande. Ce dispositif devait être coordonné par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Dans les prochains jours, il y aura un conseil interministériel sur le Pnar.

Aliou KANDE

Mahammad Boun Abdallah Dionne, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture des Assises de l’entreprise et du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen). Il a réitéré la volonté de l’Etat d’accompagner davantage le secteur privé et d’accélérer les réformes pour l’attractivité et la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Les réformes engagées par le gouvernement sénégalais visent à stimuler davantage la productivité, l’attractivité et la compétitivité de l’économie sénégalaise. Toutefois, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne estime qu’il faut « aller plus vite dans les réformes pour stimuler l’investissement privé local et international après les efforts substantiels de l’Etat qui a mobilisé plus de 5100 milliards de FCfa, qui sont en train d’être investis dans différents projets et programmes ». Quant aux préoccupations du patronat sur la fiscalité, le Premier ministre a indiqué que la politique, dans ce domaine, vise à rationaliser les dépenses fiscales et à travailler pour une fiscalité « plus transparente dans le respect des principes de consolidation budgétaire ».

Tout cela démontre la volonté du gouvernement d’accompagner le secteur privé. C’est le sens de la loi sur les Zones économiques spéciales votée le 30 décembre 2016, avec un nouveau dispositif d’incitations. Les décrets d’application sont, a-t-il révélé, en cours de finalisation et le parc industriel de Diamniadio, première expérience du genre, attend ses premières unités industrielles tournées vers l’exportation et la création massive de valeur ajoutée et d’emplois. L’ambition du gouvernement est de développer ces zones économiques sur tout le territoire, en partenariat avec les promoteurs privés, a rappelé Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Plus de 37,5 milliards mobilisés pour l’employabilité
Les découvertes pétrolières et gazières ouvrent de nouvelles perspectives pour le Sénégal. Elles posent aussi des exigences de transparence, de responsabilité et impliquent une gestion rigoureuse, inclusive et durable des ressources. Le gouvernement sénégalais s’y emploie, a assuré le Premier ministre. La mise en place du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-petrogaz) en est l’illustration. « Le Cos-petrogaz doit assurer une impulsion dynamique du secteur de l’énergie et un contrôle stratégique du processus de valorisation des réserves pétrolières et gazières, à travers le renforcement des actions de l’initiative pour la transparence des industries extractives », a confié Mahammad Boun Abdallah Dionne non sans occulter la création de l’Institut national du pétrole et du gaz à Diamniadio. La décision du chef de l’Etat d’allouer 25 % de la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur à la formation professionnelle et technique en 2016, 50 % en 2017 et 100 % en 2018 et la création du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) témoignent des enjeux liés à la formation, a indiqué Mahammad Boun Abdallah Dionne. Plus de 37,5 milliards de FCfa sont mobilisés à travers le projet de formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité au Sénégal pour donner un métier à tout jeune sénégalais et d’accroître les effectifs de travailleurs qualifiés. Cette option est également traduite à travers le renforcement de la carte de la Formation professionnelle et technique avec la poursuite des travaux du « Pôle des métiers de Diamniadio » pour un coût global de 11 milliards de FCfa.

Alassane Aliou MBAYE

De plus en plus de périmètres piscicoles privés se développent dans le nord du pays avec l’appui de l’Agence nationale de l’aquaculture. Cette politique est encouragée par l’Etat qui, lui-même, ambitionne de développer une ferme industrielle sur 1000 ha pour un objectif de 10.000 tonnes de poissons à Ndiayel, dans la commune de Ronkh. Ces efforts communs ont pour finalité d’atteindre une production de 30.000 tonnes en 2018, et de 50.000 tonnes en 2023.

De l’eau, du soleil, des terres. Les conditions pour le développement de l’aquaculture dans l’axe nord du pays (Louga, Saint-Louis, Matam) sont réunies. Des fermes piscicoles sont en train d’y éclore petit à petit à l’initiative de promoteurs privés avec le soutien de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui leur fournit alevins et capacités techniques. Abdoulaye Sène est l’un de ces promoteurs. La cinquantaine, l’homme de petite taille, a installé son périmètre piscicole dans la commune de Ndombo, en bordure du Lac de Guiers, à trois km de Richard-Toll. Sur le site ceinturé par une clôture de branchage arboré, quatre grands étangs de différentes superficies variant de 550 m2 à 1300 m2 abritent, chacun, 3000 individus. Dans quelques jours, sortiront de ces eaux à l’aspect saumâtre 750 kg de poisson. Cette ferme familiale a bénéficié de l’appui de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) avant que l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) ne prenne le relai à travers un accompagnement technique rapproché, la formation des gestionnaires et la mise à disposition d’intrants (aliments, alevins, et de matériels d’exploitation). Dans la professionnalisation des producteurs aquacoles, le gestionnaire a bénéficié d’un stage d’immersion avec six autres producteurs en Thaïlande, en 2014.

En tournée dans l’axe nord du pays pour visiter les infrastructures et sites de la pêche continentale et de l’aquaculture ainsi que les sites identifiés pour abriter de nouveaux projets par le Programme accéléré de développement de l’aquaculture, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a fait une halte dans cette ferme piscicole. Accueilli par des femmes mobilisées avec en fond sonore des panégyriques à l’honneur du fondateur de la Tidjaniya, Oumar Guèye a pu constater tous les efforts fournis par Abdoulaye Sène pour développer ce projet, mis en place en 2012 et qui est, aujourd’hui, un modèle de ferme piscicole dans toute la zone.

Dans la commune de Richard-Toll, les femmes du Gie Mame Fawade Wellé ont développé une ferme dans le canal de la Taouey, du nom de ce bras du fleuve Sénégal qui traverse la ville sucrière et se jette dans le Lac de Guiers. La technique consiste à installer, sur le cours d’eau, de cages empoissonnées flottantes. Le Gie qui compte 500 membres dispose de dix cages de 10 m3 chacune. Le dernier empoissonnement par l’Ana, qui en assure l’encadrement et l’appui technique, remonte à janvier 2016 avec 23.000 alevins.

20 millions de FCfa
Si la réception tardive de l’aliment de l’Ana en août 2016 et les basses de températures entre décembre et février ont eu un effet négatif dans la croissance des poissons, aujourd’hui, ces derniers sont en train de grandir. Ils ont atteint un poids moyen de 285 grammes et les cages de ce Gie devront produire, à termes, 5 tonnes de poissons. De quoi assurer des revenus substantiels à ces femmes qui, pour accueillir le ministre Omar Guèye, ont mis les petits plats dans les grands. Sur la berge du Taouey où s’est tenue la cérémonie, l’ambiance était festive et les discours teintés de doléances. L’une de ces doléances, à savoir l’octroi de financement, a été satisfaite. En effet, Oumar Guèye a décidé de leur offrir une enveloppe de 20 millions de FCfa. Cette annonce a déclenché la liesse des bénéficiaires. Cette même technique des cages flottantes a été adoptée et développée par les femmes du Gie « Dan Sa Doolé » de Gaya. Cette ferme qui comprend quatre cages de 10 m3, est placée sur le fleuve Sénégal dans un décor où la verdure s’étend à perte de vue et se prolonge jusqu’en Mauritanie voisine. Elle a été financée par la Fédération des femmes productrices de la région de Saint-Louis et l’Alliance pour la solidarité (Aps) au profit des 110 membres. L’encadrement technique et les intrants (alevins et aliments) ont été assurés par l’Ana. Ces femmes ont bénéficié d’un appui en matériel d’exploitation (bassines et seaux) et en matériel d’exploitation. Des missions de suivi mensuelles sont faites pour des contrôles de croissance, de réajustement de la ration alimentaire et de l’état des cages. Empoissonnées depuis le 14 avril 2016 avec 8000 alevins de 20 grammes, les individus ont atteint aujourd’hui un poids moyen de 300 grammes. Il est attendu une récolte de 2,4 tonnes. Les femmes de Gaya n’ont pas manqué de faire part au ministre de la Pêche et de l’Economie maritime quelques doléances. Oumar Guèye a décidé de leur octroyer dix cages de plus et de leur doter d’une pirogue motorisée.

Une ferme industrielle piscicole sur 1.000 hectares à Ndiayel
La veille de sa visite à Gaya, le ministre s’était rendu dans la commune de Ronkh où un terrain de 1000 hectares doit être libéré dans la forêt classée de Ndiayel. Le site doit accueillir une ferme piscicole industrielle et commerciale d’une capacité de production de 10.000 tonnes. Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime donnera un milliard de FCfa au Fonsis qui se chargera de lever les 9 milliards restants pour boucler le coût du projet estimé à 10 milliards de FCfa. « L’objectif est d’atteindre 10.000 tonnes en fin 2017, début 2018. Notre ambition, conformément au Pse, c’est une production piscicole de 30.000 tonnes en 2018 et de 50.000 tonnes en 2023 », a déclaré le ministre. Lors de ce périple dans les différentes fermes piscicoles, Oumar Guèye a visité la station piscicole de Richard Toll, l’écloserie et les locaux de l’antenne nord de l’Ana, la station de production d’alevins et de recherche de Richard Toll, le service départemental de la pêche et de la surveillance de Dagana et le complexe frigorifique non encore fonctionnel de ladite ville. Il a promis d’améliorer les conditions de travail des services qui relève de sa tutelle. La boucle a été bouclée dans le département de Dagana par une rencontre avec les différents acteurs de la pêche lors de laquelle tous les maux du secteur ont été abordés et des pistes de solutions ébauchées.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

La 5ème édition d’Africa Ceo forum, prévue les 20 et 21 mars prochains, accueillera des décideurs de l’industrie, de la finance et de la politique africaine. Cet évènement consacre, cette année, le rôle de la femme dans l'entreprise africaine. L’initiative African Women in Business rassemblera les femmes les plus influentes du secteur privé africain et les dirigeants d’entreprises les plus actifs dans la promotion de la diversité des genres. L’objectif est double : identifier les meilleures stratégies pour une représentation féminine accrue en entreprise et mettre en avant les parcours de femmes qui ont façonné le secteur privé africain. « Une plus grande représentation des femmes en entreprise est déterminante pour la prospérité du secteur privé africain », affirme Amir Ben Yahmed, président du Africa Ceo forum. Il explique qu’African Women in Business a décidé de « placer le leadership féminin au cœur des débats ». Les conclusions du rapport « Women matter Africa » de McKinsey & Company seront présentés à cette édition. Ce document met en évidence les progrès réalisés tant par le secteur privé que le secteur public africain en termes de représentation des femmes. Si l’Afrique égale, voire dépasse parfois les standards internationaux, un long chemin reste à accomplir pour atteindre une réelle égalité des genres. En lançant l’initiative African women in business, l’Africa Ceo forum participe à la mise en place de solutions à l’amélioration de la diversité des genres.

Abdou DIAW

Sous l’égide du Conseil national du patronat (Cnp), l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) organise, les 21 et 22 février, un colloque international sur le bien-être au travail. Une occasion pour lancer officiellement le programme novateur dénommé « Meilleur employeur au Sénégal » de concert avec l’Institut américain « Best companies Group ». Dans cet entretien, Ibrahima Mbaye, président de l’Asprh, revient sur les enjeux de cette rencontre internationale.

Vous tenez, du 21 au 22 février prochains, pour la quatrième fois, votre colloque international des directeurs des ressources humaines (Drh) qui sera cette année axé sur le bien-être au travail. Qu’est-ce qui explique le choix d’un tel thème ?
Plusieurs raisons expliquent le choix du thème sur le bien-être au travail. Il convient d’abord de préciser, qu’en notre qualité d’association œuvrant pour le rayonnement de la fonction Ressources humaines (Rh) dans l’entreprise, notre préoccupation principale et permanente demeure la recherche de solutions pour l’amélioration de la performance des salariés. C’est ainsi que, lors de notre colloque International de 2015, nous avons abordé le thème de l’impact du numérique sur la performance des salariés. Dans la même perspective, nous avons consacré le thème du colloque de cette année à l’impact du bien-être sur le capital humain de l’entreprise.

Ce choix se justifie par l’actualité et la pertinence du thème au regard de la situation actuelle du marché du travail et de la réalité des entreprises. Nous assistons, depuis quelques années, à une transformation progressive, mais en profondeur, des paradigmes de la motivation au travail. En effet, l’arrivée de la génération Y dans les entreprises est en train de remettre en cause la pyramide de Maslow qui était la référence en matière de théorie de la motivation. Ainsi, cette génération Y est plus sensible à l’épanouissement professionnel, au plaisir qu’elle peut éprouver en travaillant et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

C’est ainsi que les facteurs traditionnels de motivation (sécurité de l’emploi, niveau de salaire, sentiment d’appartenance), sans pour autant disparaître, deviennent de moins en moins prépondérants dans les motifs de fidélité à l’entreprise. Par conséquent, il nous a semblé pertinent de se poser la question de savoir si ces notions d’épanouissement, de plaisir, que nous regroupons sous le vocable de « bien-être » ne constituent pas les nouveaux leviers de la motivation du personnel. Dans un environnement de mondialisation des marchés et d’exacerbation de la concurrence, provoquant une « guerre des talents » permanente, cette question devient cruciale pour les entreprises qui souhaitent conserver leurs meilleurs salariés et s’attirer les hauts potentiels du marché de l’emploi.

Ayant pour vocation de proposer une réflexion prospective sur les enjeux de la gestion du capital humain, nous avons considéré que ce thème pouvait être intéressant, dans notre contexte africain où la notion de bien-être au travail n’a pas fait l’objet d’études ou de réflexion. Or, il est devenu, en milieu de travail, un élément de stabilisation du climat social. Ainsi, le choix de ce thème est un défi que nous lançons à tous les acteurs de l’entreprise, les gestionnaires Rh en particulier, et aux chercheurs pour trouver des pistes de réflexion capables de prendre en charge les problématiques d’optimisation du capital humain dans les entreprises africaines. Il s’agit d’un marché auquel s’intéressent beaucoup de professionnels pour lutter contre les travers que constituent les risques comme le stress, le harcèlement, la souffrance, l’épuisement professionnel, le burn-out, etc.

Concrètement, que veut dire le bien-être au travail ?
Ce que l'on nomme « bien-être au travail » correspond à l'ensemble des facteurs plus ou moins identifiables susceptibles d'influer sur la qualité de vie des employés sur le lieu de travail. La sécurité et l'hygiène des locaux, la protection de la santé des salariés, l'impact physique ou psychosocial des tâches effectuées, l'ergonomie de l'espace de travail, le climat social, le style de management, etc., sont autant de facteurs qui ont un impact sur le bien-être au travail. Il existe en outre une définition officielle fournie par l'Organisation mondiale de la santé (Oms) qui considère le bien-être au travail comme « un état d'esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre, d'un côté, les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et, de l'autre, les contraintes et les possibilités du milieu de travail ».

Peut-il être un facteur de performance dans une entreprise ?
Le colloque que nous organisons se propose justement de répondre à cette question. En effet, nous invitons les participants, panélistes et auditeurs, à réfléchir sur l’impact du bien-être au travail, non seulement sur la performance individuelle et collective, mais également sur le désir ou non du salarié de rester fidèle à son entreprise. Aujourd’hui, la notion de carrière à vie dans une même entreprise est de plus en plus révolue et le salarié de la génération Y n’hésite pas à quitter une entreprise si une autre lui propose un projet plus en adéquation avec ses aspirations professionnelles.

Alors, la question est de savoir comment faire pour le retenir, si j’ai investi sur lui et qu’il représente une ressource stratégique pour moi ? Lorsque le travailleur est épanoui, il est dans de bonnes dispositions pour partager les valeurs de l’entreprise, cultiver le sentiment d’appartenance, assurer une bonne productivité et redorer l’image de l’entreprise afin de mieux la positionner dans l’environnement concurrentiel.

Quelle posture le Drh doit-il adopter pour la promotion du bien-être au travail?
Dans la mesure où la notion de bien-être au travail concerne exclusivement les femmes et les hommes de l’entreprise, il va de soi que la fonction Rh, en charge de l’acquisition, du développement et de la rétention des ressources humaines, joue un rôle central et incontournable dans la promotion du bien-être au travail. En réalité, tous les outils que le responsable RH utilise au quotidien pour gérer le capital humain de l’entreprise sont des outils censés participer au bien-être au travail. 

Que ce soit les outils de renforcement des capacités (recrutement, formation), les outils de motivation (évaluation annuelle, avantages et dialogue sociaux), tous contribuent d’une façon ou d’une autre au bien-être du salarié. Mais, au-delà de ces outils traditionnels, n’y-a-t-il pas d’autres outils et méthodes à imaginer pour faire du Bet une problématique à part entière dans la Grh ? C’est en voulant répondre à cette question que certaines entreprises occidentales ont créé le poste de Chief happiness officer (Chef de service du bonheur).

Que gagne l’entreprise en faisant la promotion du bien-être au travail ?
Cette question sera au cœur des problématiques débattues au cours de ce colloque international. En effet, nous prévoyons un atelier où il sera question d’analyser les indicateurs de mesure du bien-être au travail, mais également les indicateurs de mesure de l’impact du bien-être sur la performance de l’organisation. Ces analyses postulent donc que la promotion du Bet a un impact direct sur la performance de l’entreprise. Elle aide à instaurer un climat de confiance mutuelle nécessaire à la compétitivité de l’entreprise.

L’autre gain réside dans la notoriété et l’attractivité que peut procurer une politique de bien-être au travail pour l’entreprise. D’ailleurs, je profite de cette occasion pour vous informer que pendant ce colloque, nous comptons lancer le programme « Best place to work in Sénégal » (meilleur employeur au Sénégal), en partenariat avec l’Institut best companies Group Usa, qui est une initiative pour récompenser les entreprises sénégalaises qui offrent le meilleur environnement de travail à leurs salariés et qui savent attirer et retenir les meilleurs collaborateurs.

Qu’attendez-vous de ce colloque international ?
La première attente que nous pouvons avoir de ce colloque est le défi de la participation à cette réflexion avant-gardiste en Afrique. Nous pensons que ce défi sera relevé, au regard de la participation africaine que nous enregistrons. En effet, nous prévoyons la venue de membres de toutes nos associations sœurs qui se trouvent en Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Bénin, etc.), au Maghreb (Maroc, Tunisie) et en Occident (France). La seconde attente réside dans les résultats issus des réflexions. En effet, nous espérons que ces deux jours d’échanges permettront de trouver des réponses concrètes aux questions sur l’importance du bien-être dans la performance, dans notre contexte africain, mais également que ces réponses seront traduites en plans d’action concrets pour une mise en œuvre effective dans nos entreprises. L’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) n’exclut pas l’idée de soumettre aux autorités nationales (Ndlr : l’ouverture de ce colloque sera présidée par le ministre du Travail) des propositions allant dans le sens de l’intégration de cette notion de bien-être au travail dans le Code du travail et, pourquoi pas, en faire une rubrique spécifique dans le canevas du bilan social dont la production annuelle est une obligation légale pour toutes les entreprises ayant un certain niveau d’effectifs.

Les résultats des colloques précédents sont-ils en train d’être mis en œuvre dans vos entreprises respectives ?
Malheureusement, nous avons le sentiment que les résultats de nos colloques ne sont pas assez exploités en ce sens où ils ne font pas l’objet d’une formalisation et d’une appropriation par les autorités et les entreprises. C’est la raison pour laquelle nous envisageons, cette année, de produire des conclusions du colloque qui seront étayées par des recommandations qui, elles-mêmes, seront transmises officiellement au ministre du Travail. En revanche, nous avons reçu des feed-back sur des thématiques comme l’exode des compétences, l’employabilité des jeunes et l’impact du numérique.

Cependant, nous constatons que nos colloques favorisent la rencontre entre offreurs et demandeurs de services Rh qui, par la suite, négocient des contrats et des partenariats de travail. En ce sens, nos colloques contribuent au renforcement des échanges fructueux entre acteurs Rh.

Propos recueillis par Ndiol Maka SECK

Les aéroports du Sénégal (Ads), en partenariat avec le Programme d’accréditation global airport management professional (Ampap), a entamé, hier, le Cours Air transport system (Ats), une première en Afrique francophone. Cette formation vise à davantage outiller les professionnels de l’aviation civile du continent.

En matière d’aviation civile, la formation continue occupe une place cruciale. Les autorités des aéroports du Sénégal (Ads) l’ont bien comprise, en entamant, hier, en partenariat avec le Programme d’accréditation global airport management professional (Ampap), le cours Air transport system (Ats). Le programme (Ampap), une initiative du Conseil international des aéroports (Aci) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), vise, selon le directeur du contrôle interne et de gestion des Aéroports du Sénégal (Ads), Papa Diéry Sène, « à établir et à promouvoir l’excellence dans le domaine aéroportuaire, former les leaders de l’industrie de l’aviation et créer un réseau d’expertise dans le monde entier ». « L’objectif, c’est de familiariser davantage les bénéficiaires avec tous les aspects du système de l’aviation civile », a-t-il expliqué. Ce cours est animé par des experts canadiens et se déroule sur 18 mois. Il réunit 17 participants dont six sénégalais. Après le cours introductif lancé, hier, et qui s’étend sur une semaine, le reste se fera à distance via Internet. M. Sène estime que la formation en aviation civile constitue un défi à relever en Afrique car il y a un « gap énorme à combler » en ressources humaines de qualité, déplorant l’absence de structures permettant aux acteurs d’avoir des formations requises. « C’est un point faible du transport aérien en Afrique », se désole-t-il.

Selon le directeur du Contrôle interne, cette situation n’a pas échappé à l’Union africaine (Ua), aux partenaires techniques et financiers comme l’Oaci, la Banque mondiale (Bm), la Bad, etc., qui s’impliquent de plus en plus dans la formation pour renforcer les capacités des acteurs de l’aviation civile en Afrique. « Notre pays est dans une phase de croissance », a souligné M. Sène, en indiquant que ce leadership doit être « maintenu et renforcé ». A son avis, cela se fera par la formation et le renforcement de capacités des acteurs et la gestion des plans de renouvellement.

Il a invité les Etats à accorder plus d’intérêt à la formation, un dispositif important dans les « seconds postes d’investissements ». « Pour l’avoir négligée, a dit l’expert en aviation civile, l’Afrique s’est retrouvée dans une situation où elle est confrontée à quelques écarts en sécurité aérienne ». Cette situation est due, selon lui, au fait que les Etats n’ont pas suivi le rythme d’évolution du trafic aérien. Le directeur du Contrôle interne des Ads a aussi noté que certaines conditions de travail ont contraint des experts africains en aviation civile à monnayer leurs talents ailleurs notamment dans les pays du Golfe, au Moyen-Orient, au Sud-est asiatique. « Aujourd’hui, a-t-il précisé, le véritable défi, c’est de fixer ce capital humain dans nos pays pour accompagner l’évolution du transport aérien ».

Souleymane Diam SY

Bien que comptant 27 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), l’Afrique a le niveau d’intégration régionale la moins poussée. En effet, sur la période de 2007-2011, les échanges avec l’extérieur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) et la Communauté des Etats sahélo-sahariens étaient environ 66 % et 65 %. Cette structure des échanges témoigne de la faible part des importations intra régionales dans le Produit intérieur brut (Pib) qui, selon la commission économique pour l’Afrique, est inférieure à 2 % comparée à celle des communautés économiques d’autres continents. Conséquence ? Il y a une faible exploitation du potentiel africain. Hier, une rencontre s’est ouverte, portant sur la promotion du commerce et des corridors, organisée par la Banque islamique de développement (Bid), en collaboration avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux.

Les acteurs veulent, à travers cette initiative, inverser la tendance en misant sur le triptyque : promotion du commerce, promotion des corridors de transport et renforcement de l’intégration entre les pays membres de la Bid.

Car les potentialités ne manquent pas. 27 % des terres arables du monde sont en Afrique, a rappelé, Matar Lah, Secrétaire général du ministère du Commerce. Il a souligné que 37 pays africains étaient importateurs nets de denrées alimentaires et 22 étaient importateurs nets de matières brutes d’origine agricole, de 2007 à 2011.

La promotion du commerce intra Oci, une nécessité
Concernant l’industrialisation, la part de la production manufacturière dans le commerce intra-africain, sur la période de 2007-2011, a été environ 43 % contre 14 % environ pour la part de cette production dans le commerce avec le reste du monde, a-t-il précisé. Les investissements intra-africains ont augmenté l’année dernière dans le secteur des services. Ils représentent 68 % des transactions portant sur des investissements de création de capacités.

L’ambassadeur Aly Mamouth, représentant de la Banque islamique de développement (Bid), estime que pour accélérer le niveau d’intégration, « la promotion du commerce intra Oci est une nécessité ». Toutefois, il a insisté sur la nécessité de lever les obstacles et de promouvoir le développent des corridors surtout dans la dynamique de renforcement de l’intégration régionale par la constitution de la zone libre-échange continentale. Selon le diplomate, tous les acteurs doivent fournir davantage d’efforts en vue de « faire de l’intégration régionale une réalité ».
Plusieurs mécanismes de facilitation des échanges existent. Il s’agit de l’Accord sur la facilitation des échanges, l’aide au commerce et les installations de facilitation du commerce sur le continent. Ils sont renforcés par des mesures spécifiques dans la facilitation du transport adoptées dans les communautés économiques régionales et la réalisation des corridors reliant deux régions à l’instar du transsaharien.

Selon des estimations actuelles reprises par l’Agence Nepad dans son initiative MoveAfrica, le volume des échanges du commerce intra-régional devrait tripler passant de 102, 6 millions de tonnes à 380 millions de tonnes si les corridors commerciaux sont achevés. Toutefois, ces initiatives doivent concrétiser leur mise en œuvre pour tirer profit de l’expansion des chaines de valeur régionales induite par le commerce des biens intermédiaires et d’équipements.

Oumar BA

Le secteur des services offre un large éventail d’emplois. En collaboration avec Training survey agency (Tsa), l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) forme, depuis mercredi, 50 jeunes sélectionnés dans sa base de données. Le télémarketing, a expliqué le directeur du Training survey agency, Abdourahmane Bâ, est « une technique permettant l’utilisation du téléphone comme vecteur principal d’actions marketing et renferme des activités formatrices de développer un savoir-faire dans le secteur des services ». 

Il ajoute que la volonté du gouvernement à travers les politiques efficaces d’insertion des jeunes, doit être soutenue par des efforts des agences spécialisées dans la formation et l’insertion des jeunes. « Nous devons contribuer à la réduction du chômage, faciliter les programmes d’insertion professionnelle mis en place par l’Anpej », a-t-il affirmé. Et le télémarketing constitue, à ses yeux, « un outil efficace dans l’orientation des jeunes diplômés sans expérience vers le monde de l’entreprise et le professionnalisme ». Le directeur du Training survey agency estime que de nombreux jeunes ont du talent et du potentiel mais manquent le passage en entreprise. Il perçoit la collaboration avec l’Anpej comme une manière d’encourager les efforts de l’entreprenariat des jeunes. « Notre objectif, a-t-il rappelé, c’est de participer à la politique d’emplois de l’Etat pour permettre aux jeunes d’accéder aux emplois décents.». Au bout d’un mois, ces jeunes seront opérationnels et prêts à intégrer le monde de l’entreprise.

Khady Diop Ndiaye, la responsable du Pôle formation à l’Anpej a rappelé les quatre axes stratégiques de sa structure : le système d’information sur le marché du travail, le renforcement de l’employabilité des jeunes, la promotion de l’auto-emploi et la facilitation de l’accès au crédit. « L’emploi-salarié a montré ses limites. Il faut développer l’esprit d’auto-emploi chez les jeunes et cette formation en télémarketing peut régler beaucoup de problèmes liés à l’insertion des jeunes », a-t-elle ajouté. L’Anpej a pris l’engagement d’enrôler les 50 premiers bénéficiaires de cette phase pilote d’autant qu’il y a un « gap énorme » à résorber dans les centres d’appels. « Nous arrivons certes à satisfaire beaucoup de demandes. Mais un faible taux de jeunes est retenu par ces structures », a déploré Mme Ndiaye, précisant que le diagnostic a montré que ce problème est lié à la maîtrise du français à l’oral et à la diction.

Souleymane Diam SY

Les acteurs non étatiques ont contribué pour près de 3 milliards de FCfa au Plan Sénégal émergent dans la région de Tambacounca, dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de l’hydraulique, de la santé, de l’artisanat, etc.

Partager les résultats de l’évaluation participative et citoyenne en vue de recueillir les contributions des Acteurs non étatiques aux politiques publiques nationales et des stratégies locales dans les différents axes stratégiques et plans d’actions prioritaires du Plan Sénégal émergent et des engagements des conseils des ministres délocalisés, c’est l’objectif du forum régional organisé dans la 3e université des Acteurs non-étatiques.

Selon Bangaly Diallo, le coordonnateur des acteurs non étatique à Tambacounda, il s’agit de mettre à niveau les citoyens sur le Plan Sénégal émergent, ses enjeux et l’état de sa mise en œuvre dans chaque région et surtout d’évaluer le niveau de réalisations des engagements des conseils des ministres délocalisés de même que le niveau d’exécution du Programme d’urgence de développement communautaire à l’échelle de chaque région. La cartographie des interventions des Acteurs non étatiques a été dressée.

Le conseil départemental de Tambacounda a abrité le forum régional organisé dans le cadre de la 3e université des Acteurs non-étatiques (qui regroupe les syndicats, le patronat, les ONG, entre autres). Ainsi, sur les 92 engagements pris par le conseil des ministres délocalisé de Tambacounda, 47 ont été réalisés, 20 sont en cours de réalisation et 25 non encore exécutés. Malick Diop, coordonnateur de cette université des acteurs, la part des acteurs non-étatiques est évaluée à près de 3 milliards de FCfa. « Aujourd’hui, nous sommes à près de 3 milliards de FCfa comme contribution des acteurs non étatiques dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent », a confié M. Diop. Ces acteurs ont contribué précisément pour 2,945 milliards de FCfa dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de l’hydraulique, de la santé, de l’artisanat, etc. « La limite qu’on a dans toutes les régions, c’est l’évaluation financière », a relevé M. Diop, expliquant cette contrainte par le fait que beaucoup de projets sont exécutés financièrement sur le plan national et de ce fait, les services techniques régionaux ont des difficultés à évaluer le niveau des décaissements. Cet obstacle lié à l’accès à l’information financière, constitue un point à améliorer dans la gouvernance financière, a-t-il dit.

Le gouverneur El hadji Bouya Amar a salué le choix de la région de Tambacounda comme deuxième région à accueillir cette 3e université après Matam. M. Amar a déclaré que le Pse en tant que politique publique, doit être l’affaire de tout le monde et doit faire l’objet d’une participation citoyenne.

Ce processus initié par la Plateforme des acteurs non-étatiques est accompagné par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Unfpa.

Pape Demba SIDIBE

Le directeur général de l’aéroport international Prince Ibrahima de Comores, Yasser Ali Assoumani, s’est réjoui d’avoir pris part à la visite de l’Aibd, à côté du vice-président de son pays en charge des Transports, des postes et télécommunications, de la nouvelle technologie de l’information, Abdallah Saïd Sarouma. Il a affirmé que le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a un grand projet de construction d’un nouvel aéroport et espère être accompagné par le Sénégal à travers l’Aibd. « Nous disposerons du plan définitif d’ici avril car toutes les études ont été réalisées », a-t-il dit. L’Aibd, a ajouté Yasser Ali Assoumani, est un « projet qui engendre toute l’Afrique ». Il demeure convaincu que « le développement d’un pays passe par les aéroports qui sont le soubassement d’une croissance, d’une vitalité économique ». « Un aéroport c’est tout un package », a insisté le directeur général de l’aéroport international Prince Ibrahima, rappelant que l’ambition de son pays est de figurer parmi les pays émergents. « La seule voie d’atteindre cet objectif, c’est de passer par le développement des aéroports », a déclaré Yasser Ali Assoumani. « Notre présence à Dakar, a-t-il poursuivi, c’est d’essayer de voir, de comprendre et de s’inspirer de l’expérience de l’Aibd parce que le Sénégal a mis dix ans pour le réaliser ». Il dit espérer que « Dakar qui a toujours soutenu l’évolution de notre pays sera derrière les Comores pour le développement de son projet aéroportuaire ». Le vice-président des Comores a abondé dans ce sens, en exprimant sa satisfaction « de voir un de nos pays réaliser un aéroport de cette dimension ». « Je suis séduit par le chantier. Que Dieu nous donne la force de poursuivre les travaux de finition et d’assister à son inauguration », a prié Abdallah Saïd Sarouma.

S. Diam SY

Les promoteurs de la Foire internationale de Kaolack que sont la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et la Chambre de métiers sont en passe de réussir le pari de positionner une manifestation commerciale majeure dans la zone. La Foire internationale de Kaolack est devenue un rendez-vous d’échanges majeur dans la sous région, à la plus grande satisfaction des organisateurs qui comptent surfer sur la dynamique de la dernière édition. «  La Fika 2017 a battu tous les records avec 523 exposants dont 41 institutionnels, plus de 60000 visiteurs, l’organisation de 8 fora et la présence de 7 membres du gouvernement et une dizaine d’ambassadeurs. Une notoriété plus grande et une internalisation de l’événement nous ont poussés à choisir, pour la prochaine édition, l’Indonésie comme pays invité d’honneur», a indiqué El Hadj Fallilou Bâ, Premier-vice président de la chambre de commerce au cours d’un point de presse de bilan de la manifestation. Le choix du plus grand pays musulman du monde pour la prochaine édition dont la date a été communiquée bien avant la fin de la 2ème édition dénote, selon les promoteurs, d’une certaine maîtrise de l’organisation. «Après deux éditions, le processus de professionnalisation semble maîtrisé. Pour la première fois, nous avions programmé 11 jours pour opérer ensuite à une prolongation. Cette fois-ci, les 15 jours fixés ont été respectés à la lettre, le chronogramme des activités suivi scrupuleusement. Nous avons organisé 8 fora avec, à chaque fois, un membre du gouvernement et sa délégation à accueillir et à installer. La couverture médiatique fut sans précédent avec plus de 6 télévisons présentes, une douzaine de radios, l’ensemble de la presse écrite nationale et des sites d’information assurant tous le relai de l’événement au quotidien», a souligné Mme Tall, la présidente de la Commission marketing, promotion et communication de la Fika. Un temps fort médiatique marqué par la cérémonie de remise des « Gerte d’or » retransmise en direct.

La deuxième édition de la Fika s’est tenue du 1er au 14 février au Parc des expositions du complexe « Cœur de Ville » de Kaolack sur le thème : « Le partenariat Sud-Sud, un enjeu majeur de l’émergence dans l’espace Cedeao». La République fédérale du Nigéria était le pays invité d’honneur.

Elimane FALL

En visite à l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le nouveau directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), Mohamed Moussa, se dit heureux de constater que les travaux de réalisation de l’ouvrage avancent à un rythme satisfaisant. Il a annoncé que sa structure prendra la plateforme au plus tard le 1er octobre 2017, soit deux mois avant l’opérationnalisation de l’Aibd. 

Le nouveau directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), accompagné du vice-président de l’Union des Comores, en charge des Transports, des postes et télécommunications, de la nouvelle technologie de l’information, Abdallah Saïd Sarouma, a fait un tour, samedi, sous la conduite du directeur général adjoint de l’Aéroport international Blaise Diagne. Mohamed Moussa et son hôte ainsi que leurs délégations respectives ont visité toutes les installations de l’aéroport, de la Tour de contrôle et ses services connexes aux logements d’astreinte en passant par les bâtiments prévus pour les services des sapeurs-pompiers, du parc météo, la salle d’embarquement, etc.

A l’issue de la visite, le directeur général de l’Asecna s’est dit heureux de constater que le projet avance à un rythme satisfaisant. « Au départ, beaucoup n’y croyaient pas car ils pensaient que le Sénégal ne pouvait pas le réaliser. Il a tenu bon. Le montage technique et financier a été très courageux », a déclaré Mohamed Moussa. Selon lui, l’Aibd est un « vrai projet » qui a été conduit avec beaucoup de « patience et de professionnalisme ». « C’est certainement l’un des projets les plus pertinents réalisés sur le continent africain en espace intégré de transport », a indiqué le directeur général de l’Asecna. « Pour la première fois, dit-il, nous avons vu un espace qui regroupe l’ensemble des fonctionnalités opérationnelles d’un aéroport mais également l’ensemble des besoins de transport aérien ». M. Moussa considère ce nouvel aéroport du Sénégal comme un « hub d’espoir pour l’Afrique toute entière ». « C’est certes un projet sénégalais mais c’est une ambition africaine », a-t-il affirmé. Mohamed Moussa a assuré que l’Asecna prendra la situation en main, au moins, six mois avant l’opérationnalisation de la plateforme d’autant que les conditions sont réunies pour que cet aéroport puisse commencer à fonctionner.

L’Asecna mettra l’accent sur la formation conformément au planning du gouvernement sénégalais. « Le plus gros du travail a été fait. L’ensemble du personnel de l’Asecna est déjà passé ici, a vu les équipements et participé à leur mise en place. Il ne reste que les finitions », a souligné Mohamed Moussa, tout en assurant que l’Asecna veillera à ce que les ressources humaines soient mises en place au plus tard en septembre. Dès le 1er octobre 2017, avance-t-il, l’Asecna sera en situation de prendre en main cette plateforme car toutes les parties prenantes sont associées au projet depuis le début. Dans le domaine des aéroports, a rappelé M. Moussa, « il n’y a pas de hasard ; il n’existe que de normes de sécurité ». « Tous les bâtiments que nous avons visités répondent à celles-ci », a assuré Mohamed Moussa. Ce dernier souligne n’avoir constaté que des « écarts mineurs au cours de la visite et qui sont en train d’être pris en compte par l’Aibd ».

Le directeur général adjoint de l’Aibd, El Hadji Ibrahima Mané a indiqué que le niveau d’exécution des travaux a dépassé les 95 %. « Nous sommes dans la phase de transferts », a affirmé M. Mané, expliquant que la visite du directeur général de l’Asecna s’inscrit dans cette dynamique de transfert de l’Aibd aux futurs opérateurs. Auparavant, il est revenu sur la genèse du projet ainsi que les différentes péripéties. « Notre mission, a-t-il rappelé, c’est de construire pour nos clients et les opérateurs. D’où ces échanges sur les conditions de transfèrement de cet aéroport que nous voulons mettre en service en début de décembre 2017 ». Il s’agit là, selon lui, d’une « démarche participative ».

Souleymane Diam SY

 

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a réitéré, hier, à Saint-Louis, l’engagement du gouvernement à développer le sous-secteur de l’élevage, en vue d’avoir la possibilité de revoir à la baisse la facture laitière de l’Etat.

En présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang, Aminta Mbengue Ndiaye a présidé, hier, dans les locaux de la préfecture, cette réunion nationale de coordination, au cours de laquelle elle a invité les éleveurs à participer activement à la campagne de vaccination du cheptel.

Elle a indiqué que les stratégies inscrites dans le Programme de développement de la filière laitière visent à booster, de manière significative, la production laitière. Elles reposent essentiellement sur l’appui au  développement des races locales à travers une bonne alimentation, une meilleure santé animale et le développement de l’insémination artificielle.

S’adressant à la presse, Aminata Mbengue Ndiaye a réaffirmé la volonté de l’Etat de vulgariser « l’herbe à éléphant » ou « Maralfalfa » pour apporter les solutions les plus adéquates à l’épineux problème de l’alimentation du bétail qui est, souvent, à l’origine des nombreux conflits notés entre éleveurs et agriculteurs. Elle a insisté sur la nécessité, pour l’Etat, d’appuyer la production de boutures au centre d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel) de Mbakhana.  La diffusion et la vulgarisation des techniques de production de cette plante auprès des associations d’éleveurs du département de Podor seront  élargies aux autres éleveurs et agropasteurs et permettront une meilleure valorisation des excédents d’eau de certains forages.

Le ministre a rappelé que  la santé animale est une priorité dans le développement du secteur de l’élevage et s’est réjouie de cette «importante rencontre qui a permis de passer en revue les acquis, d’identifier les défis et d’évoquer les problèmes et contraintes de l’élevage dans la région Nord ». « Nous avons privilégié la santé animale qui justifie la campagne nationale de vaccination du cheptel en cours. La santé animale est importante car étant un facteur essentiel dans l’atteinte des objectifs en termes de production et au renforcement de la sécurité alimentaire », a affirmé le ministre. 

Elle a rappelé que la politique nationale de développement du sous-secteur de l’élevage porte, entre autres, sur la sécurité alimentaire, un appui au développement de la race locale par l’insémination artificielle et la santé animale.

Plusieurs autres questions relatives au foncier, au développement des cultures fourragères, au vol de bétail, à l’appui au développement de la filière laitière et au meilleur accès des éleveurs au crédit, ont été au centre d’un débat large, enrichissant et fructueux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En perspective de la 5e réunion du Forum des négociations sur la Zone de Libre-échange continentale, le comité national de négociations commerciales internationales du Sénégal a tenu, avant-hier, une réunion préparatoire. La rencontre qui a enregistré la présence de Alioune Sarr,  ministre du Commerce, de la Consommation et du Secteur informel  et de Roberto Azevêdo, Directeur général de l’Omc a permis  de revenir  sur la démarche du Sénégal.

Le Comité national des négociations internationales s’est réunie, hier, pour discuter des documents qui seront examinés à la 5e réunion du forum des associations prévu du 27 février au 4 mars à Addis Abeba.  Il est important, pour le Sénégal, d’examiner les documents portant sur le commerce des marchandises, sur celui des services. Cela devrait  permettre de se faire une idée pour poursuivre les travaux d’analyses en cours.

Ces négociations serviront de cadre unique pour les Africains déterminés à inverser certaines tendances du commerce  intra-africain qui tourne autour de  15 %  tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est estimée autour de 3 %. Il s’agit donc d’essayer de mettre en place une  zone de libre échange continentale.

Selon  Alioune Sarr,  le ministre du Commerce «le sort du système global des préférences commerciales entre les pays  en développement, les difficultés qui ont ressurgi derrière les mega-accords régionaux  vont sans doute ajouter une certaine prudence dans la prise de conscience de la complexité des arrangements régionaux». Il est d’avis que  la question n’est pas d’ouvrir les échanges au sein ou en dehors de l’Omc. Elle a plutôt  trait aux difficultés des échanges et à la mise en place de cette zone de libre échange continental pour accroître la part des 3 % de l’Afrique dans le commerce mondial et de se positionner durablement  comme pivot dans les échanges internationaux.

Accroître la part des 3 % de l’Afrique dans le commerce mondial
Le  Directeur de l’Organisation mondiale du commerce (Omc),  Roberto Azevêdo souligne que les travaux du comité sont  importants dans l’intégration du Sénégal à l’économie mondiale. « Ils permettent d’asseoir d’importantes réformes du système commercial », a-t-il dit, rappelant que  lors de la dernière rencontre à Nairobi, les membres de l’Omc ont supprimé les subventions à l’exportation,  en faveur des produits agricoles. «Il s’agissait de la plus grande réforme.  Celle-ci  aidera à uniformiser  les règles en faveur des agriculteurs. C’est un pas important. Des mesures ont également été prises tendant à améliorer les règles  concurrentielles pour les marchandises en provenance des Pme », a-t-il déclaré. D’autres mesures ont également été évoquées. Elles visent, pour l’essentiel, la facilitation des traitements préférentiels et des fournisseurs de services.  «On travaille sur les règles d’accès des marchés sans s’acquitter des taxes de douane. C’est une manière d’offrir  des opportunités supplémentaires aux Petites et moyennes entreprises.  La limitation des taxes nocives qui conduisent à la pratique de prix élevés.  Cela fait partie des nouveaux objectifs de développement durable de l’Onu », a ajouté le directeur général de l’Omc.

Selon  Assome Aminata Diatta, Directeur du commerce extérieur, la zone de libre échange que le continent africain  veut mettre en place s’explique par le souci de développer le commerce intra africain qui ne dépasse pas 15 %  alors que l’Union européenne, par exemple, est à plus de 70%. A ses yeux,  il s’avère nécessaire de mettre en place cette zone pour permettre aux pays africains de s’insérer dans  les chaines de valeurs mondiales et africaines. « Cela contribuerait à développer nos industries. En effet, il ressort des études qu’au niveau des échanges africains, plus de 40 % des produits échangés au sein du continent sont des produits manufacturés. Dans notre commerce avec le reste du monde,  c’est à peine 14 % qui sont utilisés. Dans un contexte où tous les pays veulent s’industrialiser, la zone de libre échange continental pourrait être une opportunité pour les pays africains », a-t-elle estimé.

Oumar BA 

Le Sénégal a appelé, vendredi, ses pêcheurs n'étant pas en règle en Mauritanie à ne plus pêcher dans les eaux de ce pays voisin pour éviter des incidents, après l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation mauritanienne concernant les pêcheurs étrangers.

"Nous demandons à nos pêcheurs qui ne sont pas en règle de ne plus pêcher dans les eaux mauritaniennes", a affirmé vendredi à l'AFP le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Guèye, en visite jeudi et vendredi dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

Il a rappelé "à tous (les pêcheurs sénégalais) l'obligation de respecter les lois et règlements de la Mauritanie" voisine où de nouveaux textes sur la pêche ont commencé à être appliqués début février.

Cet appel a lieu après un récent incident maritime au cours duquel des garde-côtes mauritaniens ont tiré sur des pêcheurs sénégalais, en blessant certains, ont rapporté des pêcheurs sénégalais.

L'accord de pêche liant Dakar à Nouakchott "n'a pas été renouvelé depuis janvier 2016 en raison du refus des Sénégalais d'observer l'obligation de débarquement de leurs prises en Mauritanie prévue par la réglementation" de ce pays, a affirmé à l'AFP un responsable au ministère mauritanien des Pêches, Mohamed Elhafedh Ijiwen.

"Une période transitoire de 13 mois qui s'est achevée le 31 janvier 2017 avait alors été donnée aux armateurs étrangers pour se conformer à la nouvelle réglementation" visant tous les pêcheurs étrangers dont une majorité de Sénégalais, a-t-il expliqué. Le ministre sénégalais de la Pêche a également annoncé à l'AFP un programme de "retour volontaire" dans leur pays concernant plus de 400 pêcheurs sénégalais actuellement en Mauritanie, "en raison de la nouvelle loi" sur la pêche dans ce pays. 

Dakar et Nouakchott se sont également entendus pour des patrouilles mixtes sur leurs frontières maritimes pour "faire respecter (leurs) réglementations et prévenir d'éventuels incidents", selon leurs autorités. Les pêcheurs sénégalais, particulièrement ceux de Saint-Louis (nord), sont confrontés à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays due notamment à une surexploitation. Ils dépendent, en partie, des eaux poissonneuses de la Mauritanie voisine, selon des professionnels de la pêche. Des incidents entre gardes-côtes mauritaniens et pêcheurs artisanaux de Saint-Louis, souvent accusés de violer l'espace maritime mauritanien, sont fréquents ces dernières années.

AFP

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) va devenir un établissement financier. L’annonce a été faite, hier, par l’administrateur, Doudou Ka, à l’issue de la réunion du Conseil d’administration. Cette structure a été mise en place par l’Etat du Sénégal pour accompagner les Petites et moyennes entreprises. « Le Conseil d’administration a donné son feu vert pour cette mutation qui permettra au Fongip de mieux jouer son rôle et d’atteindre les objectifs fixés par l’Etat. Le gouvernement veut atteindre 250 milliards de FCfa de financement par an », a déclaré l’administrateur du Fongip qui a souligné que le processus sera opérationnel dans six mois. Il a révélé que des cabinets ont été sélectionnés pour accompagner le Fongip dans ce processus. Doudou Ka a précisé que l’établissement ne sera pas une institution de micro finance. « Nous serons d’un autre cran pour apporter des ressources aux institutions de micro finance. Nous n’allons pas les concurrencer. Nous avons injecté plus de 4 milliards de FCfa dans les institutions de micro finance. Nous allons accompagner davantage les Pme », a dit M. Ka qui souligne que le Fongip aura un agrément de la Bceao.

Evoquant les réalisations du Fongip, deux ans après son lancement, Doudou Ka a indiqué que le système de garantie a permis de mobiliser 34 milliards de FCfa de financement au profit des Pme et plus de 22 000 emplois ont été créés. Le Fongip s’est aussi illustré dans l’accompagnement technique, la structuration et le renforcement de capacités de plusieurs centaines de Pme et porteurs de projets à travers le Sénégal. Le système de garantie a aussi permis la baisse du taux d’intérêts pour les prêts bancaires des Pme qui sont passés de 12 % à 9 % et de18 % à 8 % pour les institutions de micro finance.

Les responsables du Fongip ont présenté le prix « Guerte » d’or décerné à l’administrateur général par les organisateurs de la Foire internationale de Kaolack. Cette distinction couronne les acteurs publics et privés qui se sont le plus distingués dans leur domaine. « Ce prix vient consolider les résultats obtenus et la vision du président Sall de mettre en place un dispositif innovant de financement des Petites et moyennes entreprise. Dans ce dispositif, nous avons le Fongip, le Fonsis, la Caisse de dépôt et de consignation et la Bnde. Ces structures sont là pour booster le financement des Pme », a indiqué Doudou Ka. L’administrateur du Fongip a déclaré que d’autres efforts sont à faire pour atteindre 500 milliards de FCfa nécessaires aux financements des Pme.

Babacar DIONE

En collaboration avec la coopération espagnole, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a restitué les résultats de l’étude : « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » qui dresse la situation des femmes, particulièrement dans les zones traditionnellement pastorales des régions de Louga, de Saint-Louis, de Matam et de Tambacounda. Ces deux parties envisagent d’élaborer un programme pour appuyer la promotion économique et sociale des femmes en milieu pastoral.

La femme en milieu pastoral rencontre beaucoup de difficultés. Elle peine a accéder aux moyens de production, au foncier et à la sécurité alimentaire. C’est ce qui ressort de l’étude commanditée par la Fao, en partenariat avec la coopération espagnole, dont les résultats ont été restitués, hier. L’étude intitulée : « Analyse diagnostique du rôle de la femme en milieu pastoral » a été menée dans quatre régions où l’élevage occupe une place centrale : Louga, Saint-Louis, Tambacounda et Matam. La première préoccupation, selon Dr Malick Faye, expert en élevage au bureau de la Fao Sénégal, était de savoir comment la femme se positionne par rapport aux ressources productives, à l’accès au bétail, aux intrants et aux financements ainsi que sa participation aux instances de prise de décisions. L’étude a permis de cerner la situation pour mieux prendre en compte les préoccupations des femmes. « De 2012 à 2016, précise Dr Faye, il y a eu des aléas climatiques récurrents, des chocs qui ont fait qu’un certain nombre de populations ont basculé dans une situation de vulnérabilité dont les femmes pastorales. » L’objectif, a ajouté Dr Faye, est d’élaborer un programme, en fonction des besoins identifiés, pour appuyer la promotion économique et sociale des femmes en milieu pastoral et de mieux les positionner dans les instances dans le monde rural.

Le représentant du ministre de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Habibou Kâ a insisté sur le rôle important de la femme en milieu pastoral, de la production à la transformation en passant par les pratiques de conduite et de commercialisation. L’émergence pastorale passera, à son avis, par la promotion de la place de la femme. Les nombreux projets et programmes en faveur des femmes en milieu pastoral mis en œuvre par le gouvernement, s’inscrivent dans ce contexte. L’objectif, a-t-il poursuivi, c’est d’alléger le travail des femmes en milieu rural. C’est tout le sens des unités pastorales, des forages, des points d’eau, etc. « Quand on allège les tâches des femmes, elles auront plus de temps pour s’occuper de production », a déclaré M. Kâ qui souligne que beaucoup de programmes du ministère de l’Elevage sont en train d’être déroulés, malgré quelques difficultés. S’agissant de l’accès au foncier, il a indiqué que le gouvernement envisage de mener une réforme qui prendra en charge les préoccupations de toutes les communautés.

Le coordonnateur général de la coopération espagnole au Sénégal, Rafael Garcia, considère l’appui au développement rural comme un des piliers fondamentaux au développement économique et social d’un pays ainsi que le renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables. « Nous avons renforcé notre soutien dans ces domaines depuis 2004 à travers la deuxième Commission mixte qui définit le département de Podor et la région de Matam comme des centres prioritaires », a-t-il rappelé. M. Garcia estime que les résultats de cette étude peuvent être un « outil efficace pour l’identification des interventions favorisant la construction de la résilience et la lutte contre la malnutrition ».

Souleymane Diam SY

« Performance et compétitivité demeurent deux socles sans lesquels la viabilité et l’attractivité de nos ports et de nos économies risquent d’être compromises, dans un contexte de mondialisation des échanges commerciaux. Les problématiques qui feront l’objet de nos travaux tout au long de ces deux jours sont d’une prégnance telle qu’elles devront faire appel, de notre part, à une ferme volonté de hisser nos plateformes portuaires sur les standards internationaux afin de les rendre plus performantes et plus compétitives.

Or, la compétitivité passe par une bonne qualité de service, par la célérité dans les opérations de traitement et d’enlèvement des marchandises. Elle passe aussi par notre plus ou moins grande aptitude à relever le niveau de compétitivité de nos infrastructures.

Or, sur cette question, ce ne sont plus les autorités portuaires qui sont uniquement interpellées, mais aussi nos Etats. Car la nature et le volume des investissements pour mettre en adéquation l’évolution et les mutations de notre secteur d’activités et l’état de nos installations sont à un tel niveau que l’implication de l’Etat dans le financement des programmes de développement des infrastructures portuaires s’avère être une nécessité absolue. Ce n’est qu’avec ces assurances que nous pourrons rattraper le retard que notre continent a enregistré dans les échanges mondiaux avec moins de 3 % ».

M. SY

Au mois de novembre dernier, le Sénégal et la Banque européenne de développement (Bei) signaient un accord de financement de 75 millions d’euros, soit 49 milliards de FCfa. Un financement rétrocédé par le gouvernement à la Société national d'électricité du Sénégal (Senelec) sous forme de don pour lui permettre de financer son projet de modernisation de son réseau de transport et de distribution d’électricité. Il ne restait qu’à signer l’accord définissant les axes de coopération entre la Bei et Senelec. Hier, les deux parties ont procédé à cette signature.

Ces investissements s’inscrivent dans le Programme national d’urgence d’électrification rurale (Pnuer) mis en place par les autorités sénégalaises et repris dans le Projet d’appui au secteur de l’électricité (Pase) financé par la Banque mondiale, a indiqué le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. « Avec ce programme, il s’agit de renouveler les équipements vieillissants, de construire ou moderniser des sous-stations pour répondre à la demande croissante, d’améliorer la qualité et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et de raccorder de nouveaux abonnés au réseau », a-t-il précisé.

Ledit programme comprend également l’interconnexion de plusieurs réseaux actuellement isolés ainsi que l’électrification de zones rurales dans la région de Casamance mais aussi la densification et l’extension du réseau électrique, la modernisation des installations et d’équipements essentiels à la distribution d’électricité et l’installation de compteurs prépayés dans plusieurs villes notamment Dakar, Vélingara, Dabo. M. Cissé a rappelé qu’en plus du prêt de la Bei, l’Union européenne a consenti une subvention de 12 millions d’euros, soit 8 milliards de FCfa pour appuyer ce projet.

Cette signature constitue, de l’avis de Jaime Barragan, chef d’unité pour l’Afrique de l’ouest et du centre de la Bei, un nouveau jalon dans la « coopération dynamique entre la Bei et le Sénégal ». En 2016, la Bei a approuvé, en faveur du Sénégal, des crédits avoisinant 130 milliards de FCfa. Pour 2017, une première approbation d’un crédit de 14 milliards de FCfa (22 millions d’euros) pour le projet de construction du pont de Rosso a été faite au bénéfice du Sénégal. Et cela témoigne, selon lui, « du dynamisme des activités de la Bei au Sénégal ».

En avril 2013, le Pase a démarré ses activités. Financé par la Banque mondiale avec une contrepartie financière de l’Etat du Sénégal, il a connu une extension et l’arrivée de nouveaux bailleurs, selon son responsable administratif et financier, Mor Diop. Le niveau d’engagement des partenaires financiers atteindra, à termes, un montant de 158 millions d’euros équivalant à 104 milliards de FCfa, a souligné M. Diop.

Elhadji Ibrahima THIAM

Mohamed Boun Abdallah Dionne a préconisé le renforcement voire le renouvellement des infrastructures portuaires afin de les adapter aux mutations du transport maritime. Il présidait, hier, l’ouverture, à Dakar, de la 11ème conférence de l’Association panafricaine de coopération portuaire.

«Il nous faut intégrer, dans nos stratégies de développement économique, le renforcement voire le renouvellement des infrastructures portuaires pour mieux les adapter aux exigences des mutations du transport maritime et à l’évolution de nos pratiques maritimes », a déclaré, hier, le Premier ministre Mohamad Boun Abdallah Dionne, à l’ouverture, dans la capitale sénégalaise, de la 11ème conférence de l’Association panafricaine de coopération portuaire (Apcp). Le chef du gouvernement sénégalais qui avait, à ses côtés, le directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce, Roberto Azévêdo, le représentant de la Banque africaine de développement, le président et le Secrétaire général de l’Agpaoc, les ministres de l’Economie maritime et du Commerce du Sénégal, a souligné que le Sénégal a fait le pari d’une diversification de son offre logistique par la construction de nouvelles infrastructures, avec le projet du nouveau port multifonctionnel de Ndayane, à moins de 50 kilomètres de Dakar dont la construction est assurée par un partenaire stratégique du Port autonome de Dakar, Dp World. A cette initiative, s’ajoutent le nouveau port de Bargny-Sendou en cours de finalisation avec un financement de l’Opic « Overseas private insvestment of corporation » des Etats Unis, le Port de Foundiougne-Ndakhonga mis en service et l’extension du Port de Ziguinchor. « Nous devons relever l’obstacle des investissements coûteux qu’exigent les plateformes portuaires de référence. Pour y faire face, nous avons opté pour une spécialisation de nos quais, à travers des concessions accordées à des partenaires privés bénéficiant, sans conteste, d’une expertise technique avérée et d’une solidité financière », a-t-il déclaré. L‘intégration économique, a-t-il souligné, « est une option en phase avec les ambitions du Plan Sénégal émergent, le référentiel des politiques publiques».

Facilitation du commerce
Selon le Premier ministre, le développement des espaces portuaires africains et les conditions qui permettront de rendre pérenne leur attractivité et leur compétitivité, passent par une prise en charge correcte des questions liées à la qualité du service portuaire, à la qualification et à la facilitation du commerce ainsi qu’au renforcement des capacités du secteur du transport. Il a assuré que l’impulsion des économies africaines ne peut être sous-tendue que par des « hub logistiques de référence dont les ports constituent les éléments déterminants ». Le Sénégal qui bénéficie d’une position géographique privilégiée, entend se positionner comme une plateforme portuaire de référence.

Le Port autonome de Dakar a engagé des actions visant à faciliter les procédures d’importation et d’exportation mais aussi celles liées aux transactions de transit des marchandises vers les pays voisins. De telles mesures, a rappelé M. Dionne, entrent dans l’amélioration de l’environnement des affaires du Sénégal.

« Mesdames et messiers chers participants, les directeurs généraux de ports et de plateformes portuaires, si chacun de vous, à l’échelle de l’ambition que son pays porte pour le développement des infrastructures portuaires, fait ce qu’il a à faire, avec l’accompagnement bien sûr du secteur privé et des bailleurs de fonds régionaux ou internationaux, je ne doute nullement que nos économies africaines puissent transcender les blocages qui retardent l’émergence de nos pays respectifs », a lancé le chef du gouvernement sénégalais.

Pour le directeur général de l’Omc, Roberto Azévêdo, la compétitivité des ports africains est un facteur essentiel pour le développement des échanges commerciaux avec le monde. Il a indiqué que le renforcement des ports africains sera crucial « pour permettre au continent de gagner des parts de marchés plus importants ». Le président de l’Agpaoc, M. Hien Yacouba Sié, a affirmé que depuis sa création en 1999, l’Association l’Apcp joue pleinement son rôle dans le développement des infrastructures portuaires en Afrique.

Mamadou SY

En 2016, le Sénégal a exporté pour 1371 milliards de FCfa contre 1342 milliards l’année précédente, soit une hausse de 29 milliards de FCfa. Malgré tout, la balance commerciale reste déficitaire de l’ordre de 1506 milliards de FCfa. Ces chiffres ont été donnés par le Directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, qui animait, hier, une conférence publique sur les « Opportunités commerciales du Sénégal », à l’Institut supérieur des transports du Groupe SupDeCo.

Entre 2015 et 2016, les exportations sénégalaises sont passées de 1342 milliards de FCfa à 1371 milliards de FCfa, soit une hausse de 29 milliards de FCfa. Les principaux clients du Sénégal sont l’Afrique (43 %) et l’Europe (26 %). Les importations ont épousé une tendance baissière passant de 3032 milliards de FCfa en 2015 à 2877 milliards en 2016. Ces chiffrent placent le Sénégal au 127ème rang, sur 237 pays, du classement mondial du commerce. Cela équivaut à 0,01 % de parts de marché. Ces statistiques ont été données, hier, par le Directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). Dr Malick Diop animait une conférence publique sur les« Opportunités commerciales du Sénégal » à l’Institut supérieur des transports du Groupe SupDeCo.

Au regard de ces chiffres, il a déclaré que les « exportations sénégalaises se portent bien ». Celles-ci sont portées essentiellement par quelques produits phares. Il s’agit, entre autres, des produits de la mer, des produits arachidiers, des produits horticoles, du ciment, de l’acide phosphorique, de l’or non monétaire, des produits pétroliers transformés, des produits de l’artisanat etc. Ainsi, en deux ans, indique le Directeur général de l’Asepex, « le Sénégal a réalisé une globale exportation de + 16 %».

Par rapport à l’objectif de résorption du déficit commercial qui s’élève, en 2016, à 1506 milliards de FCfa, cette croissance des exportations est déterminante. Dr Malick Diop estime que « si la courbe des exportations continue de croître, notre balance commerciale déficitaire va se réduire comme une peau de chagrin et s’équilibrer ».

La mangue, une filière juteuse
Fort de cela, le Directeur général de l’Asepex, interpelé sur le classement du Sénégal, a estimé que celui-ci n’est pas très important. « Le plus déterminant, c’est l’évolution de la courbe des exportations et aujourd’hui, elle est dans une dynamique de croissance », a-t-il répondu. Ces « bons résultats » sont le fruit, selon lui, d’un travail de fond conduit par l’Asepex dans la mise en œuvre du Plan stratégique de développement des exportations (Psde). Celui-ci repose sur quatre axes qui se déclinent en 13 projets. Dr Malick Diop pense que le parc industriel de Diamniadio, une fois fonctionnel, donnera un coup de fouet aux exportations sénégalaises.

Comme sa chair, la mangue est devenue une filière juteuse au Sénégal. En 2016, l’exportation de ce fruit a généré 20 milliards de FCfa avec une production de 150.000 tonnes, selon le Dr Malick Diop. Sur les quatre dernières années, l’exportation de mangue est en constante hausse. Ainsi, elle est passée de 1500 en 2012 à 15.400 tonnes en 2016. « On constate une croissance soutenue d’année en année. Et ce qui est intéressant, c’est que la manne financière générée par ces exportations a profité à des Sénégalaises et à des Sénégalais qui se trouvent sur toute la chaîne de production », s’est-il félicité.

Elhadji Ibrahima THIAM

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