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Affaires et Finances (1902)

Producteurs, techniciens et autorités administratives de Louga souhaitent que l’État augmente les intrants et le matériel agricole destinés à la région.

L’exposé présenté, vendredi dernier, par Jean Paul Bampoky, directeur régional du développement rural (Drdr) de Louga, a montré que cette région a enregistré des résultats relativement bons lors de la campagne agricole 2016-2017. Toutes les spéculations affichent des productions record à l’exception de l’arachide. Une contreperformance qui s’explique par un arrêt brutal des pluies. Pour le niébé, on a noté 574 kilogrammes par hectare pour une production totale de 44.611 tonnes. Des résultats obtenus, en grande partie, grâce à l’appui de l’État qui a injecté 2.460.282.000 de FCfa pour subventionner les semences, les engrais et le matériel agricole au profit des producteurs de la région. « Ce sont des efforts conséquents qui témoignent de la volonté du gouvernement de booster l’agriculture dans la région de Louga », a déclaré le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui présidait cette rencontre consacrée aux préparatifs de l’hivernage 2017.

M. Mbengue et les producteurs ont salué l’accélération de la mécanisation avec la mise à disposition par l’État de 25 tracteurs nécessitant une subvention de 626 millions de FCfa. « C’est une excellente démarche. Mais pour faire de l’agriculture le moteur de notre développement, il faut encore faire plus dans les intrants et le matériel », a souligné Mbaye Fall de la Fédération des associations paysannes de la région de Louga (Fapal). Son point de vue est largement partagé. Tous, y compris les techniciens de l’agriculture et les autorités administratives, souhaitent l’augmentation des quotas alloués à la région. Des producteurs ont fait remarquer, pour le déplorer, que certaines communes n’ont reçu que 25 houes et le même nombre de semoirs. « Je ne parle pas des quotas de semoirs et de houes. Je pense même que d’autres tracteurs doivent être alloués à la région. C’est une forte recommandation que nous formulons », a insisté le gouverneur.

Saed, une présence vivement saluée
La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (Saed) va aménager 80 hectares dans la région de Louga autour du Lac de Guiers, a annoncé le gouverneur Alioune Badara Mbengue, confirmé par l’ingénieur Massamba Ndiaye. 50 hectares pour la riziculture et 30 hectares pour le maraîchage. Douze communes seront touchées par le projet. L’antenne de la Saed dénommée « Délégation du Lac de Guiers » est à pied d’œuvre. 62,5 % des 80 hectares ont même été déjà aménagés, ce qui représente 50 hectares. L’objectif de la Saed est clair : soutenir les producteurs en augmentant la production maraîchère et en favorisant la culture du riz de variété sahel 108. « Non seulement la Saed va faire des aménagements, réfectionner des ouvrages hydroagricoles mais elle va aussi et surtout renforcer la capacité des acteurs en les formant sur les techniques agricoles », explique l’ingénieur Massamba Ndiaye de la Saed. Bien évidemment, le projet suscite un immense espoir chez les producteurs de la région.

Abdoulaye DIALLO

L’État du Sénégal, à travers le Cos-Pétrogaz, est en train d’élaborer un plan directeur de développement pétrolier et gazier qui définira le profil de l’offre et de la demande du Sénégal à court, moyen et long termes en articulation avec le Pse.

Le démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière est attendu à l’horizon 2021. L’État du Sénégal, par le biais du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Pétrogaz), a entamé la définition et l’élaboration d’un schéma directeur. Selon Mamadou Fall Kane, Secrétaire permanent adjoint du Cos-Pétrogaz, ce schéma directeur sera articulé avec les axes et objectifs du Plan Sénégal émergent. « Ce plan détaillera le profil de l’offre et de la demande du Sénégal à court, moyen et long termes jusqu’en 2035, en articulation avec le Pse. Il devra aussi fournir une feuille de route du développement futur des infrastructures et de l’industrie gazière et pétrolière du Sénégal », a-t-il déclaré lors du panel sur les Perspectives pétrolières et gazières qui a clôturé, samedi, à Dakar, le colloque international pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique. Ce schéma directeur prendra en compte un certain nombre de questions. Il s’agit notamment de l’évaluation des réserves et le potentiel de production de pétrole et de gaz, la promotion de la croissance pour l’industrie sénégalaise et les opportunités d’exportation, la mise en œuvre de projets phares qui vont sous-tendre le développement d’activités économiques autour de la transformation, des opportunités de formation et d’emplois pour les jeunes sénégalais. Un plan d’inclusion sociale, des infrastructures initiales adaptées aux besoins actuels et l’amélioration du réseau, la promotion et la gestion de la demande domestique pour augmenter l’offre (…) figurent également parmi les facteurs clés de réussite identifiés par le Cos-Pétrogaz.

La formation, le nerf de la guerre du pétrole
Toutes ces problématiques et hypothèses seront posées dans les termes de référence du schéma directeur dont le marché, a assuré M. Kane, est en passe d’être lancé. « On espère retenir, courant septembre-octobre, le consultant qui nous accompagnera. Et l’on pense qu’on pourra finir le document en six mois. Ensuite, on envisage de mener des études plus ciblées, de faire du project management et la promotion de certains projets phares en faisant des tours de table avec des investisseurs privés et institutionnels. Tout cela se fera de façon maîtrisée et mesurée. Une rationalité économique guidera ce que nous envisageons de faire », a-t-il expliqué. La formation figure en bonne place dans la stratégie du Cos-Pétrogaz. Le Sénégal qui ambitionne de devenir un hub pétrolier et gazier dans la sous-région, doit renforcer les compétences de ses ressources humaines dans différents domaines relatifs à l’industrie pétrolière et gazière. C’est tout le sens de la création de l’Institut national de pétrole et du gaz (Inpg) confié au Cos-Pétrogaz. « La capacitation de nos entreprises nationales et de nos ressources humaines est une question de souveraineté », a affirmé M. Kane. Et le Cos-Pétrogaz n’a pas perdu de temps.

Les maquettes et les études architecturales de cet institut ont été terminées. Les anciens locaux de l’université du Futur africain situés à cheval entre Diamniadio et Sébikotane sont retenus pour l’accueillir. Il a entamé également des discussions avec les compagnies pour définir les besoins de l’industrie à court, moyen et long terme. Dans la même dynamique, il a mené des missions pour nouer des partenariats avec des institutions de formation de référence comme l’Institut français du pétrole, Imperial College de Londres, Manchester University…

L’Institut national de pétrole et du gaz offrira des formations à trois catégories de population. Dans la première catégorie, on aura les techniciens opérateurs, c’est-à-dire ceux qui travailleront sur les sites d’exploitation. Dans la deuxième figurent les ingénieurs. Et enfin, la troisième catégorie concerne les fonctionnaires, les acteurs de la société civile, les journalistes et tous ceux qui s’intéressent à la gestion administrative de l’industrie pétrolière et gazière (aspects fiscaux, juridiques, légaux etc.,). « L’objectif est de renforcer leurs capacités et de leur donner les outils, surtout pour les fonctionnaires, pour les armer face aux compagnies », a ajouté Mamadou Fall Kane. Il assure que cet Institut sera présenté et lancé entre le mois d’octobre et le mois de novembre « une fois certaines validations faites ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Quatre-vingt-deux kilomètres de piste sur l’axe Dolly-Linguère facilite, désormais, le déplacement des populations. Une voie majeure de désenclavement qui permet de relier 57 villages dont la plupart abrite un marché hebdomadaire et de fouetter, du coup, l’économie de la zone.

Samba Niang est un homme heureux. Chaque semaine, à bord de son camion, ce commerçant vit au rythme des marchés hebdomadaires situés sur l’axe Touba-Linguère : Taïf, Sadio, Gassane, Dolli, Thiel, Linde. Depuis la réalisation, par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), de la piste latéritique Gassane-Linguère, longue de 82 kilomètres, ses affaires sont « florissantes » et il peut se livrer, en toute tranquillité, à ses activités.

Dans un passé récent, se déplacer sur cet axe était difficile. C’était un « chemin de croix », confie le commerçant surtout en saison des pluies. « Pour rallier le village de Lindé, je passais plus de quatre heures et je m’embourbais, souvent en hivernage à cause des nombreuses mares », rappelle-t-il. Aujourd’hui, il évoque ce souvenir, en arborant un large sourire. Le village de Linde, situé au cœur de cette vaste zone d’élevage pastoral, abrite un marché hebdomadaire. Il génère, chaque mardi, un trafic important de marchandises et de bétail. Le flux des échanges illustre l’importance de cette piste et montre aussi les difficultés que les populations éprouvaient, naguère, faute de desserte, pour écouler leurs productions. Cette piste devenue un important corridor d’échanges, de circulation de marchandises. « Le trajet Linde-Linguère ne dure que vingt minutes au lieu d’une heure », se réjouit Bigué Ndao, une commerçante qui vend des fruits. « Pendant la saison des pluies, on redoutait le trajet parce que le véhicule pouvait s’embourber, à chaque instant. On perdait du temps et nos habits étaient sales », souligne-t-elle. Pour cette commerçante, le gain est double. Elle va de moins en moins à Linguère pour acheter des fruits. Elle se ravitaille au marché de Lindé, en achetant ce dont elle a besoin pour la semaine.

En plus de désenclaver la zone, la piste donne un vigoureux coup de fouet aux activités économiques. Elle a permis de relier 57 villages dont la plupart abrite un marché hebdomadaire. Ainsi, il est désormais plus facile de s’approvisionner et d’écouler ses marchandises. Samba Niang considère cette fonction de facilitation des échanges comme un développement. « Le développement, ce ne sont pas des discours ; ce sont des actes. Et pour nous, le développement, c’est d’exercer ses activités en toute quiétude », lance-t-il. « Nous remercions le chef de l’État pour la réalisation de cette infrastructure», ajoute-t-il, joyeux.

Augmentation du trafic
Naturellement, le trafic a augmenté au grand bonheur des habitants des villages traversés comme Linde. A tout moment, ils peuvent se déplacer. Un acte qui n’est pas banal en milieu rural. Auparavant, seuls les « horaires » (les véhicules qui partent des villages à des heures fixes) assuraient le transport sur cet axe. Ce sont généralement des pick-up appelé dans le jargon local « opouya » à cause du nombre élevé de personnes transportées. Le pick-up peut embarquer jusqu’à 20 personnes assises sur des planches de bois. La pratique du transport mixte (marchandises, bétail et passagers) est également courante. Autre avantage, les évacuations sanitaires - autrefois périlleuses vers Thiargny ou Linguère - sont devenues moins pénibles. « Quand on avait un malade, c’était l’angoisse surtout la nuit. Maintenant, c’est facile avec le trafic régulier », note Collé Top, une habitante du village de Linde.

En milieu rural, la mobilité est un défi que le gouvernement, à travers le Pudc, est en train de relever grâce aux pistes rurales tracées un peu partout sur le territoire national. Ces pistes ont partout la même portée sociale, économique. Elles donnent, comme le souligne Cheikh Diop, directeur national du Pudc, aux populations le sentiment d’appartenir à ce pays et de bénéficier des ressources nationales.

Mamadou GUEYE

Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a organisé, hier, un forum sur le financement de la pêche artisanale au cours duquel Malick Ndiaye, le directeur général de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal a annoncé la mise à disposition d’une ligne de 6,5 milliards de FCfa pour financer des activités dans l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Avec le concours de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), le financement du sous secteur de la pêche artisanale ne sera qu’un vieux souvenir. Son directeur général, Malick Ndiaye a annoncé une ligne de financement de 10 millions de dollars américains, soit 6,5 milliards de FCfa qui seront répartis entre l’agriculture, l’élevage et la pêche. «Nous allons signer la convention de financement avec la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) qui a accepté de mettre à notre disposition un montant de 10 millions de dollar Us, soit 6,5 milliards de FCfa sur huit ans pour financer des investissements dans l’agriculture, l’élevage et la pêche. Une partie de ses ressources sera utilisée pour accompagner les programmes d’équipements des professionnels de la pêche artisanale», a-t-il dit. Il s’exprimait lors du forum organisé par le ministère de la Pêche sur le financement de la pêche artisanale. Ce forum s’inscrit dans la mise en œuvre de la nouvelle Lettre de politique sectorielle du secteur de la pêche suivant les orientations définies par le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon M. Ndiaye, il s’agit de revoir les modalités de relance du dispositif de financement de la pêche artisanale. «Nous avons fait le bilan du dispositif qui existait depuis 1999. Il prévoyait une dotation de 1,5 milliard de FCfa mais nous n’avons reçu que 600 millions du ministère de la Pêche. Malgré tout, nous avons pu mobiliser 2,5 milliards de FCfa pour les acteurs de la pêche », a indiqué le directeur général de la Cncas. Toutefois, il a déclaré que son institution n’a pas obtenu les performances de remboursement souhaitées. «Finalement, nous étions obligés de mobiliser le fonds de garantie (…). Nous avons jugé utile de continuer à soutenir les acteurs du secteur qui avaient des garanties propres. Nous sommes surtout conscients qu’il faut mettre en synergie les moyens», a soutenu M. Ndiaye, soulignant que la Cncas a une expérience dans le financement de la pêche. Il a souhaité la poursuite et la consolidation de cette expérience avec des mécanismes de financement innovants. Il a également émis le vœu que les ressources mobilisées soient mises à la disposition de la banque. Sur la ligne de financement, il a assuré que la signature se fera bientôt.

Pour le ministre de la Pêche, ce forum constitue un cadre pour trouver des solutions aux problèmes de financement dans le sous secteur de la pêche artisanale. Oumar Guèye a rappelé l’importance du secteur de la pêche, soulignant que depuis deux ans, la pêche constitue le premier poste d’exportation du pays avec 204,43 milliards de FCfa en 2016, une contribution de 3,2 % dans le Pib. Il a rappelé également les nombreuses réalisations du gouvernement dans ce secteur. Il s’agit du programme de subvention de 20.000 gilets de sauvetage, l’acquisition de 20.000 moteurs pour les pirogues pour un montant de 20 milliards de FCfa entre 2016 et 2019. Il a aussi cité le programme de construction d’infrastructures : quais de pêche, complexes frigorifiques, etc. Soutenant que le financement constituait le maillon faible, Oumar Guèye s’est félicité de l’accompagnement de la Cncas.

Aliou KANDE

Dongfang electric corporation (Dec) est une entreprise publique chinoise spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques industriels. Son directeur général adjoint a fait part de sa volonté d’accompagner l’électrification du continent.

En Afrique, le besoin en électricité est criant et l’absence de moyens financier n’est pas pour faciliter les choses. Dongfang electric corporation (Dec), une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques industriels souhaite s’impliquer davantage pour trouver une solution au problème. Son directeur général adjoint, Hu Xiaohui, l’a dit, à Chengdu, la capitale de la province chinoise de Sichuan. «Nous sommes disposés à travailler avec les gouvernements qui nous solliciterons », a déclaré M. Hu Xiaohui accompagné des membres de son staff au cours d’une visite au siège de cette entreprise créée en 1958 et cotée à la bourse de Shanghai. Elle propose, entre autres, des solutions financières aux partenaires grâce à l’accompagnement des banques chinoises. Ainsi, avec l’appui de ces institutions financières, l’entreprise annonce sa disponibilité de mettre sur pied des montages financiers pour la concrétisation d’infrastructure énergétiques pour les partenaires. Ces projets financiers peuvent déboucher sur des Partenariats publics privés (Ppp), Construire, opérer et transférer (Bot) ou encore Construire, opérer et posséder (Boo).

Dongfang electric corporation inscrit cette volonté en droite ligne avec le forum de la ceinture et de la route qui vient de se tenir en Chine. A l’issue de celui-ci, le président chinois Xi Jinping avait annoncé le financement de plusieurs projets dont ceux ayant trait à l’électrification de plusieurs sites plus ou moins intéressés par la nouvelle route de la soie. Dongfang electric corporation produit des équipements électriques, des centrales hydroélectriques, solaires et éoliennes. L’entreprise fabrique aussi des équipements pour le dessalement de l’eau de mer, le courant marin mais également les routes, les rails et les centrales à charbon. Elle s’emploie également dans la protection de l’environnement.

Dongfang electric corporation est une entreprise publique chinoise. Elle revendique une présence dans plus de 70 pays. Elle est leader sur le marché chinois mais aussi sur plusieurs marchés en Asie, en Europe et en Amérique latine. En Afrique, elle est présente dans des pays comme le Nigeria, l’Éthiopie, l’Égypte et la Zambie.

Aly DIOUF, Correspondant à Beijing

Les acteurs de la pêche du Clpa Dakar-ouest et ceux de Yarakh (pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices, écailleuses, etc.) vont bientôt disposer de logements sociaux au pôle urbain de Daga kholba, grâce au programme du chef de l’État : « une famille, un toit ». Pour bénéficier de ces logements, souligne le directeur de 7 Vision, Abdoulaye Diop, aucun apport encore moins une garantie n’est exigé aux acteurs du secteur informel notamment ceux de la pêche. Pour faciliter l’accès aux logements sociaux, l’État a endossé l’apport et la garantie à travers le fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ainsi, 1.000 logements sociaux sont réservés aux acteurs de la pêche du Clpa Dakar-ouest et Yarakh. En début juin, les demandeurs seront convoqués pour finaliser les contrats d’acquisition. Chaque bénéficiaire paiera 55.000 FCfa par mois après acquisition, précise Abdoulaye Seck, coordonnateur du Clpa de Yoff. Le député Oumar Seck et Antou Guèye Samba, membre de la Commission de régulation du secteur de l’électricité ont invité les acteurs de la pêche à saisir cette belle occasion pour disposer d’un toit.

S. Diam SY

La Banque mondiale, dans un rapport, a magnifié les performances de la filière arachidière sénégalaise. Des prouesses qui s’expliquent par les mesures prises par le gouvernement sénégalais en vue de redynamiser la filière arachidière.

D’après un communiqué du ministère de l’Agriculture citant ledit rapport, ces succès s’expliquent par les « réformes importantes entreprises par le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre du (Pracas) ». « Le gouvernement du Sénégal a déjà entrepris des réformes importantes dans la mise en œuvre du Programme d’accélération de la croissance agricole au Sénégal (Pracas), qui ont permis de redresser les performances du secteur agricole en général », souligne le rapport de la Banque mondiale. « Dans la filière arachidière, en particulier, les efforts du gouvernement ont permis de dépasser les objectifs pour l’année 2016, en renouvellement du capital semencier avec 55.000 tonnes de semences certifiées contre un objectif de 40. 000 tonnes, et de production avec 1.050.000 de tonnes contre un objectif de 1.000.000 de tonnes pour 2017 ».

Par ailleurs, selon toujours le communiqué du ministère citant le rapport, « le gouvernement a pris des mesures importantes visant l’élimination du monopsone autour de la filière d’approvisionnement des huileries, de la Sonacos, en particulier, et l’amélioration de la compétition pour la collecte et la commercialisation de l’arachide dans le pays, avec une plus grande ouverture vers les marchés d’exportation de produits diversifiés de l’arachide, en particulier des graines de haute qualité ». En effet, « le gouvernement a encouragé l’entrée de nouveaux opérateurs dans la collecte, la transformation et l’exportation d’huiles et de graines d’arachide et a repris en main la Sonacos de l’actionnaire principal en vue de sa prochaine privatisation. En outre, le gouvernement a aussi lancé des initiatives pour encourager la diversification des systèmes de cultures dans le bassin arachidier, avec le riz pluvial, le sésame et l’horticulture en sus de l’élevage », cite le communiqué.

Cette nouvelle orientation politique, souligne le communiqué, a permis de « redynamiser le secteur agricole en général, la filière arachidière en particulier qui connaît des performances et offre de nouvelles opportunités aux opérateurs ».

D. MANE

Ayant pris conscience que l’industrie du pétrole et du gaz a des spécificités qui poussent les États à innover pour mettre en place les schémas directeurs capables de préserver, au mieux, les intérêts du pays, le gouvernement du Sénégal s’est engagé dans un processus de révision de son Code pétrolier. Selon le Premier ministre, des réflexions sont en cours avec Pétrosen et le Cos-pétrogaz qui a le mandat de coordonner et d’accompagner le gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’État en développement de projets pétroliers et gaziers. « Ce texte rénové va renforcer le dispositif global de transparence dans la gestion des ressources naturelles (Itie, constitutionnalisation du droit des populations sur les ressources naturelles). Il traduit la volonté du président de la République d’assurer, en toute transparence et responsabilité, une gestion rigoureuse, inclusive et durable des ressources pétrolières et gazières mais également leur répartition équitable entre les générations actuelles et futures », a-t-il déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM

Un Colloque international pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique s’est ouvert, hier, à Dakar, sous la présidence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. A l’initiative du Comité nationale Itie Sénégal, cette rencontre de deux jours réunit des experts de haut niveau en vue de faire le point sur l’état des connaissances afin de produire une réflexion prospective profitable aux nouveaux pays producteurs comme le Sénégal.

Un nouveau contexte appelle souvent de nouvelles problématiques ; lesquelles exigent de nouvelles démarches et de nouvelles réponses. Le premier baril de pétrole et les premiers m3 de gaz sont attendus en 2021. Mais déjà, le Sénégal est en train de prendre les devants pour une gestion « transparente et optimale » de ses ressources pétrolières et gazières. Pour apporter sa contribution dans le panier de réflexions déjà impulsées par le Cos-pétrogaz, le Comité nationale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a organisé, hier, avec le soutien de partenaires comme la Banque mondiale, un colloque international pluridisciplinaire portant sur les enjeux de l’exploitation des hydrocarbures en Afrique.

Cette rencontre s’étale sur deux jours et réunit une palette d’experts de haut niveau appelés à réfléchir sur les solutions permettant d’envisager les hydrocarbures comme un levier de développement durable en Afrique. « Il s’agit de faire le point sur l’état des connaissances afin de produire une réflexion prospective profitable aux nouveaux pays producteurs en général et au Sénégal en particulier à partir des enseignements tirés de l’exploitation de gaz et de pétrole en Afrique », a déclaré, à l’ouverture, le président du Comité national Itie, le Pr Ismaëla Madior Fall.

Une telle démarche s’explique, selon lui, par le fait que « l’enthousiasme suscité chez l’État, les populations et les investisseurs et la perspective de l’exploitation des hydrocarbures de qualité à des coûts compétitifs dans l’intérêt des populations soulèvent des questions multidimensionnelles et pluridisciplinaires de géologie, de pétrochimie, d’économie, de finances, de droit, de sciences politiques, de relations internationales qu’il convient d’aborder et auxquelles il faut trouver les meilleures réponses ». Se fondant sur la richesse de l’agenda du colloque et sur l’étendue de la participation des parties prenantes, Eric Lancelot, représentant de la Banque mondiale estime que c’est « un signe clair de l’engagement et de la capacité du Sénégal à promouvoir le développement durable et la gouvernance de l’industrie extractive ».

Mécanisme pour une gestion transparente
Selon lui, la publication des rapports de l’Itie par le Sénégal conforte la Banque mondiale dans l’idée que « la mécanique est désormais en place pour assurer la gestion transparente des industries extractives ». M. Lancelot juge les progrès de transparence dans le secteur encourageants, soulignant qu’ils correspondent à une période de découverte pétrolière et gazière.

Toutefois, l’expert de la Banque mondiale a rappelé que la transparence dans la gestion des ressources extractives doit passer aussi par des réformes dans le secteur. Il s’est félicité de l’adoption du Code minier et de la mise en place du Cos-pétrogaz et a encouragé le gouvernement du Sénégal à poursuivre les efforts de transparence afin de clarifier notamment le rôle des institutions impliquées dans le secteur en particulier celui des organisations de la société civile afin de mettre en place des mécanismes de décision et de gestion efficace. « Il est essentiel aussi d’établir des règles claires de comptabilité fiscale pour le secteur conformément aux dispositions prévues dans les accords de partage de production et aux bonnes pratiques internationales, de renforcer les institutions du gouvernement en charge de la gestion du secteur. Ces bonnes pratiques éloigneront le Sénégal du syndrome de la malédiction du pétrole, propulseront le pays sur la voie d’une croissance rapide, inclusive et durable », a-t-il dit.

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a indiqué qu’au-delà des possibilités de reprofilage des économies africaines et d’attraction des investissements directs étrangers, les découvertes de gisement d’hydrocarbures induisent généralement des mutations géopolitiques importantes. « Ces mutations, on ne prend pas toujours le soin de les analyser pour en tirer des conséquences et des enseignements. C’est en cela que ce colloque revêt toute sa pertinence », s’est-il félicité.

Une loi d’orientation pour assurer une bonne répartition des revenus
A propos de la répartition des revenus pétroliers et gaziers, le Premier ministre a annoncé l’adoption d’une loi d’orientation qui s’inspirera des meilleures pratiques en cours en Afrique et dans le monde. Le but est de garantir une valorisation optimale des ressources mais aussi de préserver les intérêts des générations futures. « C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre l’option résolue du gouvernement de procéder à la publication des contrats du secteur extractif, ce qui place le Sénégal parmi les membres du cercle restreint des pays qui divulguent la totalité de leurs conventions minières et pétrolières. Toutes les conventions, tous les accords et contrats seront publiés », a assuré Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Un Institut de formation des métiers du pétrole et du gaz va être créé
Le gouvernement semble avoir pris toute la mesure des enjeux et des défis qui interpellent le Sénégal en tant que futur pays producteur de pétrole et de gaz. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, est revenu sur les actes et initiatives posés par l’État pour apporter les réponses exigées par cette nouvelle conjoncture qui se dessine pour le Sénégal. « Les exigences qu’induit l’entrée d’un État dans le cercle des pays producteurs de pétrole appellent à des ajustements et à la mise en œuvre d’un cadre dialectique soucieux de la rentabilité économique mais aussi des impératifs de développement durable. De ce fait, l’expérience relative de nos administrations dans ce domaine postule un indiscutable renforcement de capacités », a-t-il déclaré. Pour faire face à cet écueil, le chef de l’État a pris la décision de mettre sur pied, au Sénégal, un Institut de formation sur les métiers du pétrole et du gaz (Inpg), a rappelé le Premier ministre. « Cet Institut sera érigé en pôle d’excellence de formation et prendra en charge l’essentiel de nos besoins en renforcement de capacités. Il s’agit d’un des projets essentiels formulés à travers le Cos-pétrogaz », a-t-il précisé.

Compte-rendu : Elhadji Ibrahima THIAM

L’État a pris les devants pour une bonne campagne arachidière. Selon Oumar Sané, directeur de l’agriculture, 75.000 tonnes de semences d’arachide dont 55.000 tonnes de semences certifiées et 20.000 tonnes de semences écrémées seront distribuées aux producteurs.

Pour l’hivernage 2017, l’État a prévu de distribuer 75.000 tonnes de semences d’arachide aux producteurs, a annoncé, mercredi dernier, Oumar Sané, directeur de l’agriculture. Il prenait part à la réunion du Comité national consultatif des semences et plants. Selon M. Sané, sur ces 75.000 tonnes, il y aura 55.000 tonnes de semences certifiées et 20.000 tonnes de semences écrémées. La distribution de ces semences, explique-t-il, entre dans la politique de reconstitution du capital semencier. En 2016, a rappelé le directeur de l’agriculture, presque 90.000 tonnes ont été distribuées. M. Sané estime que le Sénégal a fait des progrès en termes de semences certifiées, soulignant qu’en en 2012, on était à 6 000 tonnes de semences certifiées. «On a fait un bond important pour se retrouver à 55 000 tonnes», s’est félicité Oumar Sané. Il a précisé que le processus de distribution des semences a déjà démarré. «A la date d’aujourd’hui, nous sommes à plus de 70 % de mise en place des semences. Nous avons fait un travail de contrôle pour voir la disponibilité et l’affectation dans les différentes localités », a-t-il ajouté. Il a indiqué qu’une mission du ministère de l’Agriculture est à l’intérieur du pays pour voir la mise en place des commissions. «Les commissions sont déjà prêtes », rassure Oumar Sané.

Spécialistes des questions de semences au Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp), Adama Keïta a souligné l’importance de sécuriser la production de semences. C’est dans ce cadre que le Ppaao accompagne l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), en finançant la création de fermes semencières notamment à Sinthiou Malème, Bambey et à l’École nationale supérieure d’agriculture de Thiès. « Nous allons faire plus d’efforts pour satisfaire la demande sur les variétés de semences les plus demandées. L’Isra est même prête à mettre en place, chaque année, un stock de sécurité », indique le Dr Issa Faye, sélectionneur de semences au Centre national de recherches agronomiques de Bambey.

Présidant de l’Union nationale interprofessionnelle des semences, Modou Thiam, tout en soutenant qu’il y a encore quelques difficultés, reconnaît que des avancées ont été enregistrées. Toutefois, avec l’engagement de tous les acteurs, il est convaincu qu’il est possible d’arriver à la reconstitution du capital semencier dans toutes les spéculations. Pour l’arachide, il dit que l’espoir est permis avec la contribution de l’Isra qui a mis à la disposition des multiplicateurs de semences, 60 tonnes de pré-base. Ce qui, à son avis, permettra de satisfaire, d’ici à trois ans, la demande nationale en semences certifiées. Il a demandé la mise en place d’un cadre de concertation sur les semences et une démocratisation de l’accès aux semences pré-base.

Aliou KANDE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.

aEn s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.

De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.

Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.

Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.

Oumar BA

L’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) sera inauguré le 7 décembre prochain, a annoncé, mercredi, à Saly-Portudal, son directeur général, Abdoulaye Mbodji. Il s’exprimait au cours d’un atelier de concertation avec les élus des communes concernées par cette infrastructure.

Cet atelier de deux jours organisé à l’intention des élus des collectivités locales de la zone d’influence de l’aéroport avait pour objectif de les sensibiliser sur les enjeux environnementaux, socioéconomiques et culturels liés à la mise en place de l’aéroport. Il s’agissait de débattre sur le rôle de ces collectivités locales dans l’aménagement du territoire autour de l’aéroport, dans la gestion de l’infrastructure.

Selon Cheikh Diouf, chef du département Logistique et Transport de l’Aibd, l’infrastructure est à 98 % de réalisation. Les 2 % qui restent, a-t-il indiqué, consistent à des formations qui sont en phase finale. « Il y a 15 jours, l’entreprise a déposé sa lettre attestant avoir terminé tous les travaux et les pré-réceptions ont commencé et s’il y a des réserves qui seront constatées, l’entreprise aura 3 mois pour les lever », a-t-il noté. Aujourd’hui, a-t-il assuré, les projections les plus réalistes prévoient l’ouverture de l’aéroport en décembre 2017. Le directeur général de l’Aibd a donné une date plus précise. Selon Abdoulaye Mbodj, l’inauguration de l’infrastructure est prévue le 7 décembre 2017 et se fera avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui a été créée. Le Sénégal, a fait savoir M. Mbodji, constitue un hub naturel et dans ce contexte, a-t-il souligné, le pavillon national est indispensable pour aspirer au statut de hub aérien.

Cette rencontre a permis de définir le rôle de ces collectivités locales dans l’aménagement du territoire autour de l’aéroport et dans la gestion de l’infrastructure. Mais pour Aïssatou Thioubou, Directrice environnementale et sociale de l’Aibd, « l’objectif ne sera atteint que si les populations locales y trouvent un bénéfice, que les jeunes puissent trouver un emploi, que les femmes puissent être renforcées pour exercer leur métier et qu’il y ait un développement de ces villes et villages ».

Le maire de la commune de Yenne, Gorgui Ciss, a salué l’initiative de l’Aibd qui, selon lui, va faciliter la compréhension. Il s’est félicité du démarrage prochain de l’aéroport. « La visite que nous avons effectuée, hier, nous conforte dans l’idée qu’il n’y a plus de raison de douter que l’aéroport soit fonctionnel. En ce moment, un avion peut bien décoller ou atterrir », a-t-il indiqué.
De l’avis du maire de Yenne, cet aéroport impactera positivement sur la vie des populations de la zone. « Dans la commune de Yenne, l’impact est réel, car depuis deux ans, les coopératives d’habitat de l’aéroport de Dakar sont en train de construire avec des lotissements et des terres que nous avons donnés et qui ont décidé d’habiter à Yenne pour venir travailler à l’Aibd ». Selon Gorgui Ciss, l’aéroport va booster positivement le développement économique et social des communes concernées dans la mesure où il y aura des patentes, des recettes de toutes sortes, et la responsabilité sociétale d’entreprise, qui aideront ces différentes collectivités qui ont des difficultés à mobiliser des ressources. « Ce qu’il faut maintenant, c’est de mutualiser et de sauvegarder, dans l’intercommunalité, les intérêts de toutes les communes impactées directement ou indirectement », a soutenu le maire de Yenne.

S. O. F.

L’approche participative et inclusive est privilégiée dans le processus de mise en œuvre de cet important projet. L’ensemble des acteurs a d’ailleurs été consulté et a manifesté son adhésion. C’est le cas des opérateurs du secteur des transports urbains réunis sous formes de groupements d’intérêt économique de l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) qui redoutaient un impact économique et social négatif de la sous composante « restructuration du réseau » du projet sur leurs activités. Le Cetud a, après une série d’échanges, signé un protocole d’accord avec l’Aftu aux fins de garantir aux opérateurs du secteur de transport urbain le maintien de leurs activités malgré la restructuration du réseau envisagée par le projet. 

Le projet comporte aussi un important volet social. Le Brt aura des impacts sur les personnes, leurs biens et leurs moyens d’existence. C’est pourquoi un accent particulier est mis sur la politique de réinstallation de toutes les personnes affectées. L’on insiste sur le fait que la politique de réinstallation devra se faire de « façon sereine », c’est-à-dire selon les procédures et modalités de la Banque mondiale, en cohérence avec la législation sénégalaise en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique et d’indemnisation des personnes affectées par un projet. D’importants documents de sauvegarde sociale et environnementale ont été élaborés par le Cetud qui répondent aux besoins de prévenir et d’atténuer tout impact négatif non intentionnel du Projet sur les populations et leur environnement.

Les études, financées par la Banque mondiale, ont démarré en début 2014. Les projets Brt devrait voir le jour en 2019. Il devra répondre, de manière satisfaisante, à la forte demande de transport dans les meilleures conditions de performance ; diminuer la congestion routière à l’aide d’un transfert modal significatif de l’automobile vers le Brt ; poursuivre la politique de développement du réseau de transport collectif ; favoriser une connexion optimale et une intermodalité avec la future ligne de Train Express Régional (Ter) reliant le centre-ville de Dakar et l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd).

M. GUEYE

Pour que ce projet se passe dans les meilleures conditions, les aménagements prévus n’auront pas d’incidences majeures sur les quartiers traversés. Mais, dans la mise en place d’un parc-relais sur une superficie de 1,7 hectare, un espace a été identifié à Grand Médine où un peu plus d’une soixantaine de concession seront touchées. Aussi, la réalisation de ces infrastructures modernes aura des retombées économiques pour les populations. Ce projet générera des milliers d’emplois directs dans sa phase d’exécution. L’exploitation pourrait profiter à 1.500 personnes.

M. GUEYE

Le Brt compte apporter un changement qualitatif dans le secteur du transport urbain, en offrant une qualité de service proche d’un tramway tout en assurant une vitesse commerciale satisfaisante et une fréquence de passages régulière, tout le long du parcours, tant aux heures creuses qu’aux heures de pointe. C’est donc un système de transport de masse innovant de standing international pour répondre à la demande sans cesse croissante. Pour cette phase pilote, la première en Afrique de l’Ouest, les bus circuleront sur une ligne pilote reliant le centre-ville de Dakar à Guédiawaye, soit un trajet long d’environ 19 kilomètres avec deux pôles d’échange à Guédiawaye et à Grand Médine et 34 stations. Quatorze communes seront traversées pour desservir jusqu’à plus de 300.000 voyageurs par jour. Les bus circuleront dans des corridors à grande capacité desservant des zones denses rendues attractives par un aménagement paysager. Ce sont là des solutions à court et long termes parce que répondant à des besoins pressants et se projetant dans le futur. Ces bus auront un meilleur confort et pourront contenir entre 180 et 200 passagers. Ils nécessiteront des aménagements sur la voirie déjà existante avec une voie réservée. Mais, il est prévu des reports de trafic.

M. GUEYE

Ce projet se justifie par la situation du transport à Dakar, marquée par le phénomène de congestion amplifié par l’étalement urbain et la motorisation croissante des ménages. En effet, malgré les multiples initiatives et mesures des gouvernements successifs, se déplacer dans la capitale sénégalaise reste un casse-tête…sénégalais. Cela s’explique par le fait que la région de Dakar regroupe l’essentiel des fonctions administrative, politique, économique et culturelle du pays et est caractérisée par une forte densité urbaine. Avec ses 3,43 millions d’habitants, les déplacements journaliers en transports collectifs sont estimés à 1,1 million. La société « Dakar Dem Dikk (Ddd) », société concessionnaire du transport urbain par autobus, à travers son réseau de 23 lignes de bus, en assure 10 %. La société du « Petit Train de Banlieue SA » avec des dessertes ferroviaires quotidiennes satisfait près de 1 % de la demande en transport collectif. Les opérateurs indépendants regroupés au sein de l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu), détenteurs d’une concession de 56 lignes de minibus, captent 49 % des déplacements en transport collectif. Les autres acteurs du secteur informel opérant avec les « cars rapides » et « Ndiaga Ndiaye » se taillent 40 % des parts de marché des modes collectifs de transport. Comme on le voit, en dépit de leur faible qualité de service, les transports collectifs informels, occupent une part importante des déplacements à Dakar.

Retombées économiques
En plus de respecter les normes internationales de sécurité et de commodité - voies exclusivement réservées et feux de signalisation-, le projet de Bus rapide par voie réservée est en cohérence avec les engagements du Sénégal à la COP 21 visant à contribuer à la réduction de la pollution atmosphérique. En outre, le gain de temps est important. La fréquence de passage régulière estimée est de deux à trois minutes et participera à améliorer la qualité du service dont les mouvements de rabattement seront assurés par les bus de Ddd et Aftu. Le temps prévu pour le parcours est de 45 minutes contre 90 minutes actuellement.

De plus, le Brt est une incitation à l’utilisation des transports collectifs. Des mesures restrictives seront prises en ce qui concerne le stationnement dans le centre-ville. Il permettra aux cadres moyens de minorer l’usage de leur voiture particulière. En cela, c’est une initiative futuriste qui prend en compte les réalités socioéconomiques avec des coûts alignés sur ceux appliqués par les bus de transport en commun.

Accompagnement des bailleurs de Fonds
En plus de la Banque mondiale, le projet bénéficie de l’accompagnement de la Société financière internationale (Sfi) -une filiale de la Banque mondiale-, de l’Agence française de développement (Afd), de la Banque africaine de développement (Bad), de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) et de la Banque européenne d’investissement (Bei).

Mais le caractère nouveau du projet et son envergure impliquent l’exploration d’autres expertises. D’un coût estimé à plus de 200 milliards de FCfa, l’apport des partenaires stratégiques étrangers disposant d’une puissance financière et de l’expertise technique sera important dans la mise en œuvre de ce projet. L’État du Sénégal entend confier la gestion et l’exploitation du Brt, selon une Délégation de service public où la rémunération de l’opérateur sera liée aux résultats de l’exploitation du service.

L’opérateur privé aura une part d’environ 10 % d’investissement minimum. Sa participation concernera principalement l’achat du matériel roulant (autobus) et le financement des équipements d’exploitation et des systèmes. L’opérateur devra également avoir la capacité nécessaire pour identifier, évaluer et gérer les risques environnementaux et sociaux associés à son activité en conformité avec le système de gestion environnementale et sociale de la Banque mondiale et les standards de performance avant le démarrage des opérations. Il sera sélectionné à la suite d’un appel d’offres sur le modèle du Partenariat-public-privé (Ppp). Toutefois, l’État est ouvert au secteur privé national.

Mamadou GUEYE

La Banque mondiale a accordé, hier, un financement de plus de 184 milliards de FCfa au Sénégal pour la réalisation du projet de bus rapide par voie réservée ou Bus Rapid Transit entre Guédiawaye et le centre-ville. Le Brt compte apporter un changement qualitatif dans le secteur du transport urbain, en offrant une qualité de service par une fréquence de passage régulière tout le long du parcours tant aux heures creuses qu’aux heures de pointe.

Un pas décisif vient d’être franchi dans la réalisation du projet de bus rapide par voie réservée ou Bus Rapid Transit (Brt). Hier, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 300 millions de dollars, soit plus de 184 milliards de FCfa. Par cette approbation, l’institution financière confirme sa volonté de rester le principal bailleur de fonds de cet important projet. « Le Brt améliorera substantiellement les conditions de déplacements dans l’agglomération dakaroise qui compte actuellement 3,5 millions d’habitants et qui devrait en avoir 5 millions en 2030 », a réagi Mansour Elimane Kane, ministre de l’Infrastructure, du Transport terrestre et du Désenclavement du Sénégal. « La garantie de temps de trajets plus courts, l’amélioration du niveau de confort et de sécurité, à un coût acceptable pour les usagers, permettront d’atteindre les objectifs de performance économique et d’équité sociale visés par ce projet important du Plan Sénégal émergent », a-t-il ajouté.

Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, estime que « ce système de transport en commun et moins polluant aura un impact important pour la croissance économique du Sénégal ». Elle a souligné que les milliers d’usagers qui se rendent, chaque jour, au centre de Dakar, seront les principaux bénéficiaires de la nouvelle infrastructure.

L’amélioration de la mobilité urbaine dans la capitale sénégalaise et ses banlieues est une préoccupation permanente de l’État du Sénégal. Avec 0,3 % du territoire national, l’agglomération de Dakar concentre 23 % de la population sénégalaise et 50 % de la population urbaine du pays. Les projections font état de cinq millions d’individus en 2025, dans la capitale contre 3,43 millions d’habitants actuellement. Avec le croît démographique, il apparait, de plus en plus, urgent d’apporter des réponses adéquates et durables à la congestion de la voirie et à l’augmentation des besoins de mobilité. L’État du Sénégal, à travers le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), s’y emploie. Le projet Bus rapid transit (Brt) en est une belle illustration.

Mamadou GUEYE

Dans ses efforts de modernisation des infrastructures de pêche, le gouvernement va construire 19 nouveaux complexes frigorifiques pour un coût global de 10 milliards de FCfa. C’est l’annonce faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, à l’occasion du séminaire de formation des acteurs de la pêche.

Le gouvernement poursuit sa politique d’équipement et de modernisation des quais de pêche. Et dans une suite logique de ce programme de modernisation des infrastructures, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a annoncé la construction prochaine de 19 complexes frigorifiques dans 19 localités du Sénégal. Pour un financement de 10 milliards de FCfa, ces complexes frigorifiques seront destinés à Bargny, Cayar, Louga, Podor, Aéré Lao, Thilogne, Kanel, Bakel, Medina Gounass, Vélingara, Sédhiou, Bounkiling, Kafountine, Kaffrine, Kaolack, Foundiougne, Fatick et Mbour. « Ces infrastructures modernes permettront aux professionnels de travailler dans les meilleures conditions d’hygiène et de salubrité, d’accroître la valeur ajoutée », a expliqué, hier, à Rufisque, Oumar Guèye, à l’occasion d’un séminaire des acteurs de la pêche sur le thème : « Gestion et organisation des infrastructures de la pêche ».

A cette occasion, le ministre a rappelé les efforts de modernisation effectués par le gouvernement dans le secteur de la pêche. Il s’agit de la construction de quais de pêche à Yoff, Pointe, Sarène, Ngaparou, Potou, Bargny, Goudomp, Soumbédioune et des aires de transformations réalisées à Fass Boye, Goxu Mbathie, Penthioum Senegal, Rufisque, Kafountine, Kayar, Tann et Mbao.

Pour Oumar Guèye, toute cette démarche procède à la volonté de l’État du Sénégal à promouvoir la labellisation des pêcheries et le développement d’une marque « made in Sénégal » afin d’accroître la valeur ajoutée des produits halieutiques originaires du Sénégal. « A terme, a indiqué le ministre de la Pêche, toutes les pêcheries cogérées ou aménagées devraient faire l’objet d’une labellisation voire d’une éco-certification ». Mais cela ne peut se faire sans un respect des dispositions du code de la pêche et du développement d’une filière « structurée » avec des organisations professionnelles susceptibles de porter des projets collectifs.

Revenant sur le séminaire qui regroupe 64 acteurs des différents quais du Sénégal, le ministre estime qu’il permettra aux participants de prendre connaissance de la nécessité de comprendre les fondamentaux de l’organisation et la gestion des quais de pêche et des aires de transformation. « Cette formation permettra d’élargir votre champ de connaissances dans le domaine de l’organisation et la gestion des quais de pêche et des aires de transformations », a relevé le ministre de la Pêche.

Maguette NDONG

La liaison maritime Dakar-Gorée sera bientôt enrichie de deux nouvelles chaloupes afin de faciliter le transport aux insulaires de Gorée. C’est l’annonce faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui s’exprimait à la suite des perturbations notées sur le trafic entre l’île et le continent. « Nous avions décidé, depuis longtemps, sur instruction du président de la République, d’acquérir deux nouvelles chaloupes. C’est déjà fait depuis très longtemps, le Cosec y travaille », a dit Oumar Guèye sans pour autant préciser la mise à disposition de ces deux navires. Toutefois, compte tenu de l’indisponibilité de la chaloupe « Coumba Castel », il dit avoir pris la décision d’affecter le « Mame Coumba Lamb » à la liaison. « Lorsque j’ai été informé du flux très important qu’il y a eu sur Gorée, j’ai saisi le Premier ministre et le gouverneur de la région et j’ai eu à prendre des dispositions en remettant immédiatement le « Mame Coumba Lamb » qui est destiné à la liaison Dakar-Rufisque mais qui n’est pas opérationnel pour cela. « Mame Coumba Lamb » renforce donc la chaloupe « Beer » pour nous permettre d’évacuer ce flux », a expliqué le ministre de la Pêche. En outre, compte tenu du rush des touristes et des élèves à l’embarcadère, Oumar Guèye a promis de saisir le ministre de l’Éducation nationale pour essayer de réguler le trafic.

M. NDONG

Pour la mise en œuvre des actions prioritaires du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), 594,5 milliards de FCfa sont dégagés sur un budget global estimé à 609 milliards de FCfa, selon le coordonnateur dudit programme, Moussa Sow, qui intervenait, hier, au cours d’un atelier de partage et de rationalisation de la matrice des actions prioritaires.

14.844 actions prioritaires comprenant la réalisation des infrastructures et équipements de base à réaliser ont été listées par les régions, a révélé le coordonnateur du Puma, Moussa Sow. Il intervenait, hier, au cours d’une rencontre de partage et de rationalisation avec toutes les parties prenantes dudit programme. Il a noté que le Puma compte réaliser, entre autres infrastructures, plus de 600 kilomètres de pistes, 528 infrastructures et équipements de santé, électrifier 486 villages et aménager 20.000 hectares pour les activités agricoles. Cette Matrice des actions prioritaires du Puma sera réalisée sur un budget global estimé à 594,5 milliards de FCfa. S’agissant du budget global du Puma, il a été évalué à 609 milliards de F Cfa.

Selon lui, la mise en œuvre du Pse adossée à une forte volonté politique du chef de l’État de corriger les inégalités sociales et de répondre aux attentes légitimes des populations sont à la base de la création du Puma, destiné aux zones frontalières qui sont caractérisées par diverses difficultés dont l’inégale répartition des activités économiques, des infrastructures, le manque de services sociaux de base, la couverture téléphonique insuffisante, l’enclavement et la vulnérabilité des flux migratoires. A travers le Puma, a-t-il expliqué, « il y a une vision basée sur un développement harmonieux et équitable des territoires du pays ». Le programme, a-t-il souligné, poursuit deux objectifs : la modernisation des axes des territoires frontaliers et l’amélioration des conditions de vie des populations. Le Puma intègre trois composantes que sont le désenclavement, le développement durable et la sécurité frontalière. Il vise la modernisation des axes et territoires frontaliers à travers le désenclavement physique et numérique de ces zones, la promotion du développement durable et la sécurité frontalière. Il interviendra dans dix régions frontalières, 28 départements et 220 communes frontalières aux cinq pays voisins (Mauritanie, Mali, Gambie, République de Guinée et Guinée-Bissau) pour une population cible estimée à 4.719.000 habitants et représentant 32 % de la population totale du pays.

Le général Abou Thiam, chef d’État-major particulier du président de la République, par ailleurs président du Comité de pilotage du Puma, a souligné que le chef de l’État a compris sa politique de développement en mettant en place ce programme d’urgence qui doit aller dans le sens de la prise en compte des préoccupations des populations sénégalaises et qui « va les accompagner dans la réalisation de leurs besoins les plus élémentaires à savoir les infrastructures routières de base, les activités génératrices de revenus, le désenclavement physique, le désenclavement numérique ; en somme tout ce que le citoyen sénégalais est en droit d’attendre de l’État ». « Nous devons tout faire pour que nous atteignions nos objectifs », a-t-il lancé. Cette rencontre est « l’une des étapes de construction d’une Map optimisée, rationalisée » permettant une mutualisation de moyens et de services de l’État et les autres programmes spécialement créés pour faire face aux besoins d’urgence comme le Pudc et Promovilles, entre autres.

Mamadou SY

Le gouvernement est en train d’élaborer sa stratégie nationale sur la promotion de l’investissement privé, a annoncé, hier, Abdoulaye Ly, directeur de la promotion des investissements. Il faisait une communication sur les nouveaux instruments de soutien à l’investissement privé lors du «Point économique » de la Dpee. Ce cadre, explique-t-il, va évaluer les mesures mises en place et canaliser les efforts du gouvernement sur cette question. Rappelant les mécanismes d’appui institutionnel mis en œuvre, M. Ly évoque également la mobilisation des fonds des migrants. L’idée, note-t-il, est de créer un fonds d’investissement propre à la diaspora. Les autres mécanismes sont l’appui institutionnel au secteur privé domestique, la rationalisation des traités bilatéraux d’investissement. Abdoulaye Ly a ajouté également le Fongip, le Fonsis, la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), la création de zones économiques spéciales (Zes) et la signature de préférence internationale qui va permettre à plus d’un milliard de personnes de consommer les produits sénégalais.

A. KANDE

En 2016, dans la mise en œuvre du Pse, l’investissement privé est estimé à 1.665 milliards de FCfa. La révélation a été faite, hier, par El Hadji Ndiogou Diouf, directeur de cabinet du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État. C’était lors du « Point économique » de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

En 2016, le secteur privé a apporté une contribution significative au Plan Sénégal émergent avec 1.665 milliards de FCfa, a indiqué, hier, El Hadji Ndiogou Diouf, directeur de cabinet du ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du Développement des téléservices de l’État. «L’investissement privé, en 2016, mesuré par la formation brute de capital fixe, s’est établi à 1.665 milliards de FCfa contre 1.577, 2 milliards un an auparavant », a déclaré M. Diouf. Il intervenait lors du « Point économique » de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Économie et des Finances. Ces investissements, explique-t-il, sont répartis entre investissement direct étranger et investissement domestique national respectivement à hauteur de 13 et 87 %. «Le secteur privé national a investi beaucoup plus qu’on le croit », a-t-il affirmé. Les secteurs ayant bénéficié le plus dans ces flux sont les bâtiments et travaux publics, les télécommunications, l’énergie et l’agro-industrie. El Hadji Ndiogou Diouf estime que ces résultats doivent être optimisés et consolidés par des efforts soutenus et un engagement réel de toutes les parties prenantes que sont le gouvernement, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers et la société civile. Il a rappelé que le ministère de la Promotion des investissements s’investit à finaliser et à renforcer le cycle des réformes engagées et compte travailler sur les contreperformances identifiées et à maîtriser les contraintes structurelles.

Mamadou Sarr, directeur de cabinet du ministre délégué en charge du Budget a salué l’organisation de ce « Point économique » qui constitue, à son avis, une force de proposition et d’orientation. Il s’est félicité des résultats encourageants obtenus dans la mise en œuvre du Pse. Selon M. Sarr, la croissance économique a été consolidée au cours de ces dernières années avec des taux de 6,5 % en 2016 et 6,7 % pour 2017. Pour 2018, les projections tablent sur un taux de 6,8 %. Il a souligné que la solidité des fondamentaux économiques a été saluée par la communauté internationale ; ce qui explique le succès obtenu lors de l’Eurobond. Il est d’avis que ces bonnes performances économiques seront pérennisées avec un secteur privé dynamique. M. Sarr soutient, par ailleurs, que ce secteur a besoin d’être mieux informé afin de mieux apprécier les facteurs de risque.

Aliou KANDE

La Guinée a abrité, du 9 au 11 mai, la cinquième édition du symposium des mines qui devra lui permettre d’aborder un nouveau virage, avec comme thème ‘’ secteur minier : levier de transformation de l’économie nationale au profit de tous les acteurs’’. Etiquetée de scandale géologique, la Guinée, présentée comme l’un des pays les plus riches en ressources naturelles et les plus pauvres d’Afrique, peine à transformer son potentiel en une opportunité de développement. Le chef de l’Etat, Alpha Condé, s’est engagé à opérer des ruptures.

La Guinée, présentée comme un château d’eau de l’Afrique, avec 1200 cours d’eau, dont 14 avec un statut international, a procédé, de nouveau, au diagnostic du secteur des mines du 9 au 11 mai dans un symposium qui a réuni plus de 500 délégués experts, autorités étatiques, partenaires techniques et financiers. Ce pays qui renferme de ressources naturelles ‘’abondantes’’, ne profite pas de ses richesses.

Le symposium, organisé par le ministre des Mines et de la Géologie, a permis d’engager, de nouveau, des réflexions de fond pour tracer de bonnes perspectives à ce pays assimilé à un accident géologique. Le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, a réitéré sa volonté de s’appuyer sur la diversification au lieu de miser uniquement sur le potentiel minier pour réaliser une croissance économique. Pour lui, « l’agriculture et l’agrobusiness devraient être les autres pierres angulaires du système ». Il a profité de ces assises pour exhorter les compagnies étrangères au respect du code minier et à l’application du contenu local non sans souligner qu’il a eu le courage de retirer 800 permis miniers depuis qu’il est à la tête du pays. Il a pris l’engagement d’éradiquer les mauvaises pratiques qui ont retardé le décollage économique de son pays. Pour rappel, le pays suscite un engouement réel des investisseurs qui ont réussi à se faire attribuer indûment 1529 titres miniers entre 2008 et 2011, selon le rapport Itie de 2012, des titres qui ont été placés en bourse au détriment de la population.

Revoir le modèle de développement
En effet, des scandales enregistrés en Guinée, avec un taux de corruption jugé élevé, ont poussé des experts à dessiner des perspectives lugubres à ce pays qui regorge d’un immense potentiel. Elle renferme plus de 40 milliards de tonnes de bauxite, plus de 10 milliards de tonnes de haute qualité de minerai de fer, plusieurs milliers de tonnes d’or et du diamant de qualité de joaillerie. Des richesses qui enrichissent les compagnies étrangères et contribuent à l’appauvrissement des populations locales. « Ce potentiel minier crée une attractivité forte pour les investissements directs étrangers. Il ne profite pas aux communautés locales », déplore M. Saa Pascal Tenguiano, consultant en gouvernance des ressources. Il a été interpellé à l’issue d’une session de formation, organisée par l'Institut de recherche et de promotion des alternatives de développement en Afrique (Irpad l’Irpad qui a réuni des journalistes de six (6) pays africains. Il est l’auteur d’une étude sur ‘’les forces et faiblesses des cadres institutionnels et réglementaires de la gestion des ressources minières en Afrique de l’ouest : étude de cas de la Guinée’’, coréalisée avec Macky Ba. Les deux auteurs invitent les autorités à repenser le modèle de développement.

En effet, pour le consultant Macky Ba, si la Guinée a fait un mauvais départ, c’est dû, en quelque partie, au fait que ‘’ la gestion de ces ressources minières a été fortement handicapée par la crise sociopolitique que la Guinée a connue dans les années 2000 et les problèmes de gouvernance économique qui en ont découlé’’. Une période qui, ajoutent-ils, a été caractérisée par une détermination des niveaux d’imposition et une application de la réglementation arbitraire et discrétionnaire qui ont érodé les revenus du secteur et la confiance des investisseurs dans le pays.

Des réformes anéanties par les compagnies étrangères
La dictature des multinationales aurait également empêché une relance de l’économie. En guise d’exemple, la révision du Code minier en 2011, qui vise à accroître la participation de l’Etat dans le secteur minier et à augmenter les droits de douane n’a pas été du goût des compagnies minières. « Après l'adoption du Code minier de 2011, les entreprises extractives ont exprimé des préoccupations sur les nouveaux règlements qui ont conduit le gouvernement à apporter, en 2013, divers aménagements fiscaux au bénéfice des opérateurs miniers. Malgré ces concessions, le nouveau Code minier et le développement de certains sites devraient augmenter les ressources fiscales de la Guinée de façon significative et ainsi contribuer au développement socioéconomique », fait savoir Macky Ba qui a également travaillé sur l’étude de l’arsenal juridique. Il estime que « l’analyse approfondie du cadre stratégique, politique, juridique et institutionnel du secteur minier guinéen permet de comprendre, avec aisance, les différents problèmes auxquels la Guinée fait face et ainsi proposer des solutions pour le bénéfice de tous les acteurs.’’

L’opacité entretenue par des autorités politiques
Si la Guinée n’a pas pu décoller, les raisons sont aussi à chercher dans « l’incapacité des politiques minières mises en œuvre par les différents régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance du pays en 1958 et qui ont été jugées peu attrayantes par les grands groupes, un environnement des affaires pas propice à l’investissement », selon les experts de la gouvernance. ‘’La gestion du secteur minier est très affectée par la situation politique du pays. Les conventions qui ont été négociées, ces dernières années, ont été réalisées dans des conditions d’opacité totale souvent avec la complicité des autorités politiques. Dans certains cas, compte tenu des engagements, elles risquent d’hypothéquer, durant une période, les intérêts nationaux’’, souligne M. Saa Pascal Tenguina. Des améliorations ont, dit-il, été notées ces dernières années. Toujours est-il que pour nos différents interlocuteurs, il y a lieu de renforcer les stratégies nationales, de mettre en place des cadres de concertation entre tous les acteurs impliqués dans le développement et le renforcement de capacités des ressources humaines. L’Etat est également invité à mieux contrôler la production des exploitants miniers et à veiller à l’application de la fiscalité minière. Lors du séminaire, qui s’est tenu à Bamako, M. Tenguiano a déploré le fait qu’il n’existe, par exemple, qu’un expert du diamant au Bureau national d’expertise de diamant qui ne compte que 8 fonctionnaires. Parmi ces derniers, un seul est spécialiste d’expertise en diamant. Idem pour la brigade antifraude des matières qui ne compte qu’un élément au niveau de l’aéroport.

Les grandes lignes du Code minier
Le Code minier de la Guinée comporte un total de 221 articles et neuf (9) titres. Selon les spécialistes de la gouvernance des ressources minières, ce nouveau Code minier vise un développement socio-économique durable et devrait permettre un partage équitable des ressources. Il réaffirme le principe de la propriété de l’Etat sur les substances minérales, notamment les gîtes artificiels, les eaux souterraines et les gîtes géométriques se trouvant sur la surface du sol ou renfermés dans le sous-sol ou dans les cours d’eaux. Ces substances sur le territoire de la République de Guinée ainsi que dans la Zone économique exclusive ( Zee) ne peuvent être, sous réserve du Code minier et du Code foncier et domanial, susceptibles d’aucune forme d’appropriation privée. Le Code souligne aussi que pour l'attribution faite par l'État d'un titre minier, cela donne immédiatement droit à une participation de l'État, à hauteur de quinze pour cent (15%) au maximum, dans le capital de la société minière qui ne peut être diluée par des augmentations éventuelles de capital. Cette participation de l’Etat sera libre de toutes charges et aucune contribution financière ne peut, en contrepartie, être demandée à l'État. Cette participation sera acquise dès la signature du titre minier. L'État se réserve également le droit d'acquérir une participation supplémentaire de vingt pour cent (20%) en numéraire, selon des modalités définies avec chaque société concernée.

De notre envoyée spéciale en Guinée, Matel BOCOUM

Le pays a abrité un symposium sur les mines, quelle importance revêt cette rencontre ?
Le symposium est une grande opportunité non seulement pour l’Etat, mais aussi pour les entreprises. C’est une véritable promotion des investissements dans le secteur minier guinéen qui a connu un ralentissement pour des raisons de gouvernance ou politique. L’autre particularité qu’il faut souligner, c’est que le symposium est une rencontre multi-acteurs à dimension internationale. Il s’agira donc d’aborder plusieurs sujets dans un cadre d’information pour que, sur la base de ces informations, les acteurs concernés puissent formuler leur décision d’investissement en toute connaissance de cause.

En termes de changement, il est clair que le symposium permet de vulgariser le potentiel minier guinéen et de mieux comprendre tous les contours institutionnels et même juridiques. Cela pourra donc permettre à l’Etat guinéen de s’attendre, dans un proche avenir, à plus d’investisseurs. Seulement le symposium n’est pas le seul facteur de développement du secteur minier, mais il est une porte ouverte aux investissements.

Le symposium minier de Guinée ouvre plusieurs perspectives à la Guinée. Il vise le développement du Partenariat public-privé (Ppp), la conciliation des intérêts du public avec ceux du privé pour favoriser le développement économique du pays, la mutualisation des infrastructures pour faciliter les investissements et permettre le développement minier et aussi la promotion de l’interconnexion régionale.

Qu’est-ce -qui justifie, à votre avis, le fait que la Guinée soit considéré comme un anti-modèle en termes de gouvernance des ressources minières ?
La Guinée dispose de ressources naturelles abondantes et diversifiées qu’elle n’a pas encore transformées pour réaliser un développement humain et durable. En Guinée, on trouve plusieurs minerais dont, entre autres, la bauxite, le fer, le diamant, l’or, le granite, le nickel etc. Actuellement, l’exploitation minière représente environ 13% du Pib, 20% des recettes publiques et 80% des recettes d’exportation. En dépit de cet énorme potentiel, le niveau de développement humain de la Guinée est encore faible et en deçà de la moyenne africaine.
L’exploitation du potentiel minier pour le bénéfice de l’économie et des populations guinéennes a été longtemps freinée par d’importants défis dont des problèmes de gouvernance, le risque politique, notamment entre 2000 et 2010, le déficit en infrastructures et le manque de main-d’œuvre locale qualifiée.

Par ailleurs, les attentes des populations dans les localités minières sont loin d’être atteintes. Les communautés ne font pas toujours la différence entre les missions régaliennes de l’Etat et le rôle des entreprises. Cela pose la nécessité d’avoir un cadre prévisible et stable pour l’investissement privé dans le secteur, mais aussi l’adoption d’une politique concertée en matière de responsabilité sociale des entreprises minières qui définit leurs rôles et responsabilités envers leurs travailleurs et les communautés dans lesquelles elles opèrent.

Quelles sont les stratégies développées pour inverser la tendance?
Depuis 2011, la Guinée réinvente son modèle de développement afin que la valorisation de ses ressources naturelles serve à répondre aux aspirations de sa population. Au-delà, plusieurs stratégies peuvent être développées pour inverser la tendance. Il s’agit de l’élaboration de conventions-type par nature de minerai, comme prévu dans le Code minier, l’adoption, dans un délai raisonnable, de textes d’application du Code minier et d’autres Codes se rapportant à l’activité minière, de procéder à la création d’une structure institutionnelle chargée du pilotage de la mise en œuvre du Schéma directeur des infrastructures liées aux mines, de favoriser le Partenariat public privé (Ppp) dans la réalisation des infrastructures énergétiques, de renforcer les mécanismes de mobilisation, de transparence et de gestion efficace des revenus miniers locaux à travers des activités d’information et de formation des élus locaux, du personnel des collectivités et des citoyens sur le Code minier et ses textes d’application, les conventions minières et les rapports Itie.

Propos recueillis par Matel BOCOUM

Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp) sera clôturé dans un an et demi. Mais, déjà, la Banque mondiale réfléchit sur un nouvel agenda de projets qui consolideront les acquis, selon Aifa Fatimata Ndoye Niane, agro-économiste principale à l’institution financière à l’issue de la 9ème mission conjointe d’appui à ce programme.

Dans un an et demi, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp) couvrant treize pays de la sous-région sera bouclé. Mais au regard du bilan satisfaisant, la Banque mondiale qui est le bras financier, planche déjà sur un nouvel agenda de projets dont le but sera de consolider les acquis, a indiqué l’agro-économiste principale de la Banque, Aifa Fatimata Ndoye Niane, vendredi, au village de Golam, dans le Diender (à trois kilomètres de Bayakh, région de Thiès) au cours d’une visite à la ferme agricole de d’Adja Seynabou Guèye, bénéficiaire, grâce au Waapp, d’un couple de chèvres Maradi et d’un broyeur fourrager fabriqué par un artisan sénégalais. Cette étape bouclait une tournée de quatre jours de la 9ème mission conjointe d’appui de la Banque mondiale et du gouvernement du Sénégal à la mise en œuvre du Ppaao/Waapp 2.

Dans les cinq régions où elle s’est rendue, la délégation a pu constater l’état d’avancement des chantiers en cours. « Les résultats que nous avons vus sur le terrain sont satisfaisants. La Banque mondiale est satisfaite de la mise en œuvre de ce programme par le gouvernement du Sénégal. Tout succès ouvrant d’autres portes, on est en train de réfléchir sur un nouvel agenda de projets qui va consolider les acquis du Waapp et répondre à d’autres préoccupations du monde rural. Car, on a fait des avancées mais il y a encore des défis énormes qui interpellent le développement de l’agriculture au Sénégal », a-t-elle déclaré.

Durant cette tournée, la mission conjointe a visité le chantier de réhabilitation du réseau d’irrigation, la ferme semencière, les laboratoires équipés, l’unité de compostage et l’unité de triage et de conditionnement de semences du Centre national de recherche agronomique (Cnra) de Bambey, la ferme semencière de Sinthiou Malème à Tambacounda, l’unité de triage et de conditionnement de semences de Kédougou, la ferme semencière de l’Ensa et les infrastructures du futur centre régional d’excellence toujours à l’Ensa. Elle a rendu visite à l’artisan Ndiack Bâ, fabricant du premier broyeur fourrager au Sénégal sur la base du modèle importé du Niger avant de terminer par la ferme agricole de 1,3 ha d’Adja Seynabou Guèye où poussent manguiers, citronniers, etc., et se côtoient moutons, canards, pintades, poules et surtout deux couples de chèvres rousses de Maradi du Niger.

Petites de taille et réputées prolifique avec des portées de 2 à 3 chevreaux, voire 4 dans certains cas et bonne laitière qui peut donner une bonne production journalière de lait, ces chèvres au nombre de 700 ont été introduites au Sénégal en 2016 par le Ppaao/Waapp dans le volet « Transfert de technologies » où le Sénégal était en retard.

Taux de décaissement de 90 %
La ferme d’Adja Seynabou Guèye reflète, à elle seule, les grands efforts faits par Ppaao/Waapp Sénégal pour combler ce retard car, en plus des chèvres rousses de Maradi, un broyeur fourrager fabriqué à partir du modèle nigérien trône dans un coin de la ferme. « Le transfert de technologies est le résultat le plus remarquable parce que le Sénégal avait quelques difficultés en termes d’atteinte de l’indicateur lié à cette dimension. Il était important que les technologies puissent franchir les frontières. C’est donc avec beaucoup de joie qu’on a constaté les efforts faits dans ce sens. C’est cela l’esprit Ppaao/Waapp, partager les bonnes expériences pour améliorer la productivité agricole », a indiqué Mme Niane.

En écho, Niéyidouba Lamien, chargé de programmation du Waapp au Coraf/Wecard qui assure la coordination régionale du Ppaao/Waapp, estime que le Sénégal est en train de réussir la mise en œuvre du programme. Il en veut pour preuve la bonne marche du processus de passage du Centre de spécialisation en Centre régional d’excellence et les nombreux investissements dans les infrastructures et les équipements. « C’est un grand succès et une leçon à partager avec les autres pays », a-t-il affirmé.

Si le Sénégal a pu avoir ces bons résultats, c’est parce que l’équipe conduite par Mariétou Diawara, Coordonnateur de Ppaao/Waapp Sénégal, a su faire preuve de « pragmatisme et de diligence » en tenant compte des différentes recommandations qui émanaient des différentes missions de terrain. « Nous avons mis l’accent sur les technologies importées des autres pays parce que cela faisait partie des défis à relever. Et l’on s’est inscrit dans une dynamique qui permettra la durabilité des projets », a-t-elle confié.

Le financement initial du Ppaao/Waapp était de 60 millions de dollars, soit 30 milliards de FCfa. Il a ensuite bénéficié d’un financement additionnel de 20 millions de dollars (10 milliards de FCfa) et d’un étirement d’une année. A un an et demi de son terme, le programme enregistre un taux de décaissement de 90 %. Ce qui traduit sa réussite.

Elhadji Ibrahima THIAM

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