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Affaires et Finances (1435)


La Banque islamique de développement (Bid) et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) organisent une consultation régionale (23 et 24 janvier) sur le projet de « Loi modèle Sukuk » pour l’Afrique subsaharienne. Elle vise à doter les pays membres d’un texte type sur lequel ils pourraient se fonder pour adapter leurs cadres juridiques respectifs sur les émissions de Sukuk (obligations islamiques).

Une consultation régionale sur le projet de « Loi modèle Sukuk » pour l’Afrique subsaharienne se tient depuis hier à Dakar. Elle est initiée par la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La rencontre de deux jours qui est la première d’une série de consultations prévues par la Bid dans différentes régions (Afrique subsaharienne ; Asie centrale ; Asie du Sud-est et Afrique du Nord et Moyen-Orient), vise à doter ses pays membres d’un texte type basé sur les meilleures pratiques sur lequel ils pourraient se fonder pour adapter leurs cadres juridiques respectifs régissant les émissions de Sukuk ou obligations islamiques.

La cérémonie d’ouverture qui devait être présidée hier par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, en présence du gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné et le vice-président de la Bid, a été finalement annulée. Selon un document remis à la presse, cette initiative de la Bid s’inscrit dans l’harmonisation, dans les pays membres de l’institution, des pratiques d’émission de Sukuk. Il s’agit, pour la Bid, de doter ses pays membres d’un cadre de référence dont ils pourraient s’inspirer pour adapter ou aménager leurs textes régissant les émissions de Sukuk. « Les Etats de l’Umoa se sont engagés dans de grands travaux indispensables à la transformation structurelle de leurs économies. Ces programmes se traduisent par des besoins importants de financement. A cet égard, outre les instruments de la finance conventionnelle, le recours à des instruments innovants de la finance islamique, notamment les Sukuk, constitue une des principales sources identifiées », lit-on dans le document.

Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Togo, des émissions de Sukuk sont en préparation dans les autres Etats, notamment au Niger, qui envisage de lever 150 milliards de FCfa. Par ailleurs, signale-t-on, la création de l’Agence Umoa-Titres pourrait accroître le nombre d’émissions de Sukuk dans les années à venir. En effet, cette agence a pour vocation d’apporter son concours aux Etats de l’Union pour mobiliser sur les marchés de capitaux, les ressources nécessaires au financement de leurs politiques de développement économique à des coûts maîtrisés. Elle est chargée d’identifier les modalités les plus appropriées pour mobiliser les ressources financières pour le financement des Etats sur les marchés régionaux et internationaux de capitaux.

A cet égard, renseigne le document, une réglementation spécifique serait nécessaire. Celle-ci doit notamment contenir des dispositions relatives aux opérations de titrisation de type islamique ainsi qu’au traitement des cas de défaut et de règlement des différends.

Aliou KANDE

Le Sénégal et la Banque islamique de développement (Bid) ont signé, hier, trois conventions de financement de projets importants portant sur les domaines de la santé, de la micro-finance et du commerce. Ces accords portent sur un montant cumulé de 51 milliards de FCfa.

La Banque islamique de développement (Bid) a mis à la disposition du Sénégal une enveloppe financière de l’ordre de 51 milliards de FCfa pour le financement de projets et programmes à fort impact social. Ces fonds sont destinés au développement de la micro-finance islamique au Sénégal à travers le programme Promise, à l’appui à la lutte contre le paludisme et à l’assistance technique pour le Plan de communication du Projet de Waqf. Ces trois accords de financement ont été signés, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le vice-président de la Bid en charge des Opérations, Mansur Muhtar en visite de travail au Sénégal depuis dimanche.

« C’est un plaisir de signer ces accords qui, je l’espère, seront d’un grand bénéfice pour les populations du Sénégal », s’est-il félicité. Pour le Dr Muhtar, ces trois accords de financement illustrent, à plus d’un titre, la coopération exemplaire qui existe entre le Groupe de la Bid et le Sénégal depuis 1976. « Depuis l’adhésion du Sénégal à la Bid, notre partenariat se développe et se renforce de jour en jour. Les engagements de la Banque ont atteint un peu plus de 1.425 milliards de FCfa et couvrent des secteurs stratégiques divers et variés de l’économie sénégalaise », a-t-il avancé. Avant d’ajouter que la Bid est en avance sur le calendrier des engagements qu’elle avait pris en faveur du Sénégal, lors du Groupe consultatif de Paris pour le financement du Pse.

Au regard du cumul des approbations accordées par la Bid au Sénégal depuis 1976, « notre pays se présente comme le premier pays partenaire » de ce groupe bancaire en Afrique subsaharienne, a fait remarquer le ministre Amadou Bâ. Selon lui, « la touche particulière » des financements de la Bid au bénéfice du Sénégal est qu’ils ont atteint des niveaux jamais égalés depuis l’avènement du président Macky Sall. « De 1976 à mars 2012, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d’approbations, par le Groupe de la Bid étaient de 609 milliards de FCfa, alors que d’avril à aujourd’hui, elles sont de 815 milliards de FCfa. Dans cette même lancée, la contribution de 197 milliards de FCfa de la Bid pour la réalisation du Train express régional (Ter), est de loin, le financement le plus élevé jamais approuvé par la Bid en faveur d’un pays membre en Afrique subsaharienne », a signifié le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

Les trois nouveaux projets financés par la Bid intègrent ainsi le portefeuille déjà riche de 28 projets pour un montant total de 910 milliards de FCfa en particulier dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de la finance islamique. Ce portefeuille, a rappelé Amadou Bâ, est « aligné sur les priorités du gouvernement du Sénégal ». Il reste juste, selon lui, à mutualiser les forces et à ne ménager aucun effort pour relever le défi de la mise en œuvre adéquate. Mais toujours est-il qu’Amadou Bâ estime que les perspectives qui s’ouvrent à la coopération entre le Sénégal et la Bid, déjà très fructueuse, « se révèlent sous des auspices encore plus prometteurs ».

Elhadji Ibrahima THIAM

DES PROJETS À FORT IMPACT SOCIAL
Les 51 milliards de FCfa débloqués par la Bid vont servir au financement de trois secteurs à fort impact social. Le premier accord de financement porte sur une enveloppe de 32 milliards de FCfa. Ces fonds vont servir à financer le Programme de développement de la micro-finance islamique au Sénégal (Promise). Par l’entremise de ce programme, au moins 50.000 micro-entreprises pourraient être financées et 25.000 nouveaux emplois générés d’ici à 2022. « Ainsi, l’accès des populations défavorisées aux retombées du projet pourrait passer de 15%, situation actuelle de référence, à 18 % en 2027 », a indiqué le ministre Amadou Bâ.

Quant au Projet d’appui à la lutte contre le paludisme, il est composé d’un financement mixte de la Bid et du Fonds de la Vie et de Subsistance pour un cumul de 17,6 milliards de FCfa. Il vise la réalisation des objectifs du Programme national de lutte contre le paludisme (Plnlp), 2016-2017 qui vise à réduire la mortalité et la morbidité, liées au paludisme. Dans son allocution, le Dr Mansur Muhtar a souligné que le fléau du paludisme a « coûté trop de vies à l’Afrique subsaharienne et que son éradication est une priorité absolue pour la Bid ». A noter que c’est la troisième fois que la Bid fournit au Sénégal un financement dans la lutte contre le paludisme.

Le dernier projet concerné est relatif au plan de communication du Projet Waqf dont le projet de loi a été déjà voté à l’Assemblée nationale.

E. I. THIAM

ACCES DES PRODUITS SENEGALAIS AU MARCHE CANADIEN : L’ITFC, LA TFO ET L’ASEPEX SIGNENT UN ACCORD
Sn CanadaLa cérémonie de signature d’accords de financement entre la Bid et le Sénégal a été mise à profit par la Société internationale islamique de financement du Commerce (Itfc) et la Trade facilitation et office (Tfo) du Canada pour signer un accord avec l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). Cet accord tripartite scelle le « Programme de renforcement des capacités et d’accompagnement pour l’accès au marché canadien ».

Le projet propose une assistance technique d’une année aux organismes de soutien au commerce ainsi qu’aux Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises cherchant à exporter leurs produits au Canada et vers d’autres marchés internationaux. Il comporte deux volets : le premier va mettre l’accent sur un modèle de formation des formateurs et vise à mettre sur pied une plateforme de formation des exportateurs au sein de l’Asepex et d’autres organismes sénégalais de soutien au commerce ; le deuxième volet sera axé sur le renforcement des capacités des Pme et de leurs produits pour être compétitifs sur les marchés internationaux.

« En cofinançant ce projet avec le gouvernement du Canada et en nous associant à Tfo Canada ainsi qu’à l’Asepex, nous investissons dans la formation des exportateurs et dans l’accès aux marchés internationaux des Pme sénégalaises », a déclaré Hani Salem Sonbol, directeur général de l’Itfc, Steve Tipman, directeur général de Tfo Canada, a fait chorus, en soulignant que le soutien aux Pme est une manière d’améliorer les conditions de vie des populations et de contribuer au développement économiques de certaines régions défavorisées du Sénégal ». Quant au directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, il est d’avis que « ce partenariat va donner aux Pme sénégalaises les moyens et les compétences pour tirer parti de l’initiative d’accès au marché canadien qui assure aux produits sénégalais un accès en franchise de droits et sans quotas sur ce marché ».

Pour l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, à travers ce partenariat, « Tfo apporte une valeur ajoutée unique aux relations entre le Sénégal et le Canada en renforçant les liens entre développement et commerce plus particulièrement en accompagnant les fournisseurs sénégalais à accéder au marché canadien et par extension à d’autres marché d’Amérique du nord ». Elle a indiqué que les importations du Canada en provenance du Sénégal ne cessent d’augmenter.

En 2012, elles étaient de 900.000 dollars et en 2015, elles sont à 8,4 millions de dollars, soit près de dix fois plus. « Il s’agit principalement de fruits de mer ainsi que de poissons, de noix de coco, d’arachide, de caoutchouc et bois. Il existe un grand potentiel d’exportation des produits sénégalais vers le marché canadien », a ajouté la diplomate.

E. I. THIAM

Le Syndicat national des travailleurs des industries agro-alimentaires (Sntiaa), affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), a tenu, samedi au Grand théâtre de Dakar, son 12ème congrès. Une occasion saisie pour mettre l’accent sur « la précarité de l’emploi » dans ledit secteur.

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des industries agro-alimentaires (Sntiaa), Lamine Fall, réélu pour un mandat de cinq (5) ans, a touché du doigt les crises qui ne cessent de détériorer le pouvoir d’achat des travailleurs et la performance économique de notre pays, malgré un taux de croissance de 6,5%. D’ailleurs, c’est cette difficile situation qui a amené le Sntiaa à réunir son 12ème congrès autour du thème : « la précarité de l’emploi dans le secteur des industries agro-alimentaires ». Une occasion pour les travailleurs du secteur de remettre au goût du jour leurs difficultés. Selon Lamine Fall, l’environnement est marqué par un apprivoisement des matières premières et des marchés extérieurs fortement concurrentiels, un armement vétuste, une absence de navires glaciers, etc. « Ces effets, combinés à la précarité établie comme règle de recrutement (journaliers, sous-traitants, prestataires), ont conduit à un appauvrissement des travailleurs et de leur famille. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entreprises du secteur de la transformation des produits halieutiques traversent des difficultés conduisant à un chômage technique déguisé et souvent à la fermeture», a expliqué l’actuel responsable du Sntiaa, ce syndicat créé par le défunt Madia Diop en 1957.
Lamine Fall, qui a égrené un chapelet de maux dont soufrent les industries agro-alimentaires, a évoqué les décisions de justice favorables aux travailleurs, mais non encore exécutées par les entreprises épinglées. « Nous en appelons à la sollicitude du chef de l’Etat pour un règlement définitif de ces affaires », a-t-il dit. Parlant de « la filière thonière à l’agonie », il a dénoncé le repreneur coréen du groupe Dong Wong dont le plan d’affaires, prévoyant un investissement de plus de 10 milliards de FCfa et la création de 3000 emplois sur 5 ans, s’est soldé par une perte cumulée de plus 12 milliards de FCfa en 2016. « Attendu sur une production journalière de 120 tonnes, le repreneur fait seulement 6 à 7 tonnes/jour », a-t-il indiqué.
Evoquant le dialogue social, Lamine Fall a laissé entendre que « ce concept n’est pas bien compris  dans certaines entreprises de transformation de produits halieutiques, comme à Ziguinchor où les travailleurs sont spoliés dans leurs droits du travail les plus élémentaires ». Après avoir appelé le ministère du Travail à « corriger ces manquements », il a fait savoir que « l’économie informelle, refuge des déflatés des entreprises en difficulté ou fermées, est un secteur en pleine expansion que les autorités doivent soutenir, en finançant les projets portés par les femmes ».
Pour sa part, le ministre porte-parole du gouvernement Seydou Guèye a souligné que « la précarité de l’emploi dans le secteur des industries agro-alimentaires » est un défi que le président Macky Sall entend relever.
Citant l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), il a indiqué que « le chef de l’Etat veut mettre fin aux injustices sociales et bâtir une croissance durable, inclusive en vue d’une amélioration des conditions de vie des Sénégalais ». Quant au secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro qui porte le même combat que le Sntiaa, il a dit « (sa) détermination à poursuivre cette collaboration afin que les travailleurs des industries agro-alimentaires soient mieux protégés ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Les dirigeants d’«Aigle Azur» ont organisé, vendredi dernier, une conférence de presse pour expliquer leurs offres après une année de présence au Sénégal. Cette compagnie ambitionne d’atteindre environ 45.000 passagers à partir de cette année.

Le directeur commercial et marketing d’«Aigle Azur», Thiago Martins, a dit que la compagnie se différencie des autres par sa flexibilité et sa proximité  auprès des clients.  
Elle assure 3 à 4 vols réguliers par semaine et a transporté l’année dernière plus de 35.000 passagers. « Nous transportons beaucoup de ressortissants Sénégalais vers Dakar. Nous avançons lentement, mais sûrement », affirme M Martins, qui précise qu’«Aigle Azur» fait le trajet Dakar-Marseille-Lyon sans escale. A l’en croire, cette offre permet de ne pas perdre de temps. Alors que pour d’autres compagnies, le passager est obligé d’observer un arrêt momentané. De plus, ajoute-t-il, le passager a le choix de voyager sans ou avec ses bagages. Selon lui, «Aigle Azur» ambitionne d’agrandir ses lieux de destination. « Nous voulons consolider nos vols. L’Afrique de l’Ouest est notre priorité », déclare le responsable commercial et marketing, qui tend la main aux populations locales pour que la compagnie atteigne ses objectifs comme le transport d’environ de 45.000 passagers à partir de cette année. Il a relevé que la première année a été difficile, ce qui explique un frémissement de son chiffre d’affaires. A ce sujet, le nombre de vol a été multiplié jusqu’à 5 vols par semaine. Le chiffre d’affaires de la compagnie s’élève à 337 euros millions d'euros (2013).
Pour sa part, l’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, a indiqué qu’avec ces outils, le Sénégal sera un hub pour l’Afrique. Le diplomate français a noté que le coût du voyage aérien reste le point d’entrée du tourisme ; d’où l’intérêt de saluer cette offre dynamique. Le représentant de  l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads), Jean Baptiste Diop, et celui de  l’Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim), Mansour Sy,  ont exprimé leur disponibilité à accompagner cette compagnie française.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a organisé, vendredi dernier, la séance de soutenance de la thèse de Papa Modou Ndiaye qui portait sur le thème : «Facteurs de risques dans la gestion des projets de développement au Sénégal». Dans son travail de recherche, M. Ndiaye, par ailleurs, administrateur général du Fonds d’entretien routier autonome (Fera), a identifié 27 facteurs de risque dont 7 qui sont les plus importants.

«Facteurs de risques dans la gestion des projets de développement au Sénégal». C’est l’intitulé de la thèse soutenue vendredi dernier par Dr Papa Modou Ndiaye, administrateur général du Fonds d’entretien routier autonome (Fera). Ce travail est le fruit d’un fécond partenariat entre le Cesag et le Business science institute (Bsi) dont  l’objectif est d’offrir aux cadres de la région de l'Afrique francophone un programme doctoral exceptionnel.

Dans ses travaux de recherche, M. Ndiaye a identifié 27 facteurs de risque dans la gestion des projets de développement au Sénégal. Parmi ces 27, il soutient qu’il y en a 7 qui sont les plus importants. Il s’agit de la fraude et de la corruption, la mauvaise identification du problème à résoudre ; l’inefficacité du système de suivi-évaluation, l’expérience du chef de projet, l’expérience de l’équipe du projet, la mauvaise planification et le dysfonctionnement dans la passation des marchés. Dans son travail de recherche, il est arrivé à la conclusion que la fraude et la corruption constituent le facteur de risque le plus important et les projets de développement ne sont pas épargnés. «Certains responsables exigent des dessous de table des prestataires et consultants en échange de contrat.

Le montant de ces pots de vin peut avoir des proportions importantes. Ceci fait qu’il est difficile pour ceux qui versent des pots de vin de respecter les spécifications des contrats sans une augmentation de coûts », a ajouté M. Ndiaye qui a eu à diriger le Mca Sénégal. Il rappelle avoir mis en place dans le cadre du Mca-Sénégal, une équipe restreinte de lutte contre ce phénomène.

Une formation a été dispensée à cette équipe et le brainstorming effectué pour déterminer les cas de fraude pratiqués par les prestataires et les chefs de projet. C’est pourquoi, il a émis un certain nombre de recommandations pour faire face aux facteurs de risque. Pour lutter contre la fraude et la corruption, indique M. Ndiaye, il faut améliorer les procédures internes de passation des marchés, renforcer les capacités à détecter et à traiter les cas de fraude. Il recommande également la mise en place d’une équipe qualifiée pour évaluer les offres et la formation des agents sur les procédures de passation des marchés. Il est d’avis qu’il faut aussi dénoncer les coupables et les traduire en justice. Sur la mauvaise planification des projets, Dr Papa Modou Ndiaye recommande de bien définir les travaux à réaliser, de fixer les objectifs, de coordonner et de maîtriser les actions.

Ce travail  de recherche qui a été réalisé dans les délais a été bien apprécié par les membres du jury composés de professeurs d’universités publiques sénégalaises et françaises et ceux du Cesag. M. Ndiaye a reçu les félicitations des membres du jury qui,  dans la même dynamique, lui ont autorisé à publier sa thèse.

 

Aliou KANDE

Dr Pape Abdoulaye Seck a réaffirmé, avant-hier samedi, la volonté de son département d’œuvrer en faveur d’une agriculture de progrès et porteuse de croissance. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural présidait une cérémonie de remise de médailles à des agents de ce département et à des acteurs agricoles qui se sont illustrés par leur apport dans le secteur agricole.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a honoré certains de ses agents et des acteurs du milieu agricole samedi, à l’occasion d’une cérémonie organisée dans les locaux de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Parmi les lauréats, certains ont reçu le grade de l’Ordre national du Lion et d’autres, la médaille de l’Ordre national du mérite. Tous se sont distingués par leur loyauté et leur dévouement sans faille au ministère de tutelle, mais aussi par leur travail sans relâche au profit de l’agriculture sénégalaise. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, a mis à profit cette cérémonie pour « réaffirmer et amplifier la volonté indomptable de son département de traduire en actes concrets la vision stratégique du président de la République pour une agriculture de progrès, de répartition équitable des dividendes, une agriculture porteuse de croissance, une agriculture qui refuse la fatalité ». Il a encore magnifié la vision du chef de l’État qui a inspiré l’élaboration puis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) ainsi que sa déclinaison agricole, le Pracas (Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise). Dr Pape Abdoulaye Seck a réitéré l’ambition de son ministère de transformer, de manière structurelle, l’agriculture nationale.  « C’est possible. L’homme est la mesure de toute chose. Il nous faut oser en toute circonstance, évaluer en toute circonstance, si nous voulons aller de l’avant. Pensons grand, agissons grand, évaluons grand », a poursuivi le ministre.

Selon lui, la vision du chef de l’État, à travers le Pse et le Pracas, a permis de battre les records de production dans l’agriculture ; tandis que « nos positionnements sur les marchés extérieurs se solidifient ». « Nous sommes en phase de consolidation et d’élargissement de nos acquis », a dit, avec satisfaction, Pape Abdoulaye Seck. Il a réitéré la détermination du gouvernement à accompagner l’ensemble des acteurs agricoles en vue d’atteindre l’autosuffisance. « C’est l’agrégation de l’ensemble des contributions des acteurs et de l’État qui permettront d’atteindre nos objectifs», a-t-il ajouté avec conviction.

Diégane SARR

Dans un exercice aux allures de bilan d’étape, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Dogo Seck, a dit sa satisfaction quant aux résultats obtenus grâce au Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Il reste convaincu que « les objectifs de production à l’horizon 2017 restent de rigueur et « sont tout à fait à notre portée ». « Le Pracas en est à sa dernière année de mise en œuvre.
Au vu des résultats encourageants et des perspectives, nous sommes très confiants que les objectifs seront atteints », a fait savoir le Secrétaire général du département de l’Agriculture. Il estime que la réussite du Pracas, s’explique, entre autres raisons, par sa démarche inclusive et la vision du président de la République qui s’est traduite dans le Pse.
Il a, néanmoins, fait état des contraintes auxquelles fait face l’agriculture sénégalaise. Il s’agit, entre autres, des ressources humaines et des ressources logistiques insuffisantes. Des contraintes qui, à son avis, commencent à trouver un début de solution avec des financements de la coopération italienne et de l’Usaid pour l’achat de véhicules, la construction d’un centre de documentation et d’archivage, l’acquisition d’ordinateurs, d’imprimantes, de vidéos projecteurs, etc.
Au nom de tous les agents du ministère, Dogo Seck a salué « les qualités de manager, les qualités humaines, la capacité de dépassement et le sens élevé de l’écoute de Dr Pape Abdoulaye Seck ». « Avec vous au gouvernail, nous sommes confiants et sûrs que nous allons continuer à engranger des succès », a-t-il assuré. Il pense que le ministre doit être donné en exemple aux enfants des travailleurs du département de l’Agriculture, venus recevoir pour la circonstance, les cadeaux de Noël. Le Secrétaire général a rappelé que, Dr Pape Abdoulaye Seck a été admis à la prestigieuse Académie d’agriculture de France et « distingué à deux reprises, en l’espace de deux mois, par l’Hexagone ».

D. SARR

La réhabilitation des carrières a été au cœur d’un panel, hier, lors de la deuxième journée du salon international du marbre et des produits de pierres naturelles. Ingénieurs en géni civil et géologues ont mis en exergue l’expérience du Maroc en ce qui concerne les techniques et les modes de réhabilitation des carrières basées essentiellement sur le reboisement.

La réhabilitation des carrières de roches massives est faite d'abord en fonction de l'objectif à atteindre, précisent des ingénieurs marocains, spécialisés dans les Btp. Elle doit tenir compte de la protection de l’environnement, des réglementations en vigueur et des points de vue des parties intéressées - propriétaires, voisins, autorités locales et associations. Dans le deuxième jour du salon international du marbre et des produits de pierres naturelles, il a été question de réfléchir sur les techniques et les modes de réhabilitation des carrières. Et l’expérience du Maroc a été largement donnée en exemple par les panélistes. « La réhabilitation par le reboisement qui se fait à 90% est très réussie. Elle vise la mise en valeur paysagère du site d’exploitation. Il consiste également à lui donner une nouvelle vie », explique El Ghannami Aziz, Ingénieur en Géni civil. Il constate, à l’évidence, les effets négatifs de l’exploitation des carrières sur l’environnement. Même s’il juge difficile de l’éradiquer, il estime qu’on peut les atténuer en intégrant ce nouveau paysage dans l’environnement existant.

D’après cet ingénieur, la réalisation d'un projet de réhabilitation d’une carrière dépend  des opportunités offertes par le site, de l'implication des acteurs locaux. Il indique que l’exploitant doit présenter un projet de remise en état abouti permettant une réinsertion satisfaisante du site dans son environnement: moyennant un remodelage de la topographie et une reconstitution de la couverture végétale du site avec pour objectif la restitution d'un paysage modifié par l'activité carrière.

M. Aziz précise, par ailleurs, que le choix d’un processus de réhabilitation d’une carrière est tributaire de plusieurs variables : taille du site à réhabiliter ainsi que l’horizon temporel de réhabilitation, utilisations antérieure et ultérieure du site, emplacement du site (milieu urbain, préurbain ou rural). Il faut également, dit-il, prendre en compte le contexte socioéconomique et humain du secteur (environnement agricole, industriel, loisirs et accueil du public, zone naturelle...), les contraintes techniques d'exploitation et les contraintes de sécurité (stabilité des terrains, fronts ou berges après exploitation).

Ingénieur, Jalil Mohammed, soutient que la réhabilitation peut se faire en utilisant d’autres mécanismes comme l’aménagement. Selon lui, une carrière, judicieusement aménagée, peut récréer un biotope pour de nombreuses espèces animales. A cet effet, un usage à des fins pédagogiques ou scientifiques peut être envisagé. Il est également possible, d’après lui, de réfléchir sur l’aménagement des carrières déjà exploitées qui conduit à des choix répondant aux besoins de la collectivité. Il cite, à titre d’exemples : bassins d’orage,  décharges contrôlées, forêts, parcs ou espaces verts, bases de loisirs et des sports extrêmes, motocross. Ces ingénieurs soulignent, cependant, les effets d’une non réhabilitation des carrières. Il s’agit de l’accentuation de l’érosion, de la modification de la morphologie des cours d’eau, des changements des conditions de ruissellements des eaux de surfaces, de l’altération des eaux souterraines (nappe peu profonde).


Plaidoyer pour l’adoption de la nouvelle loi sur les carrières
L’une des difficultés à laquelle font face les marbriers marocains porte essentiellement sur la question réglementaire de la carrière. Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm), explique le retard dans l’application de la nouvelle loi sur les carrières ne facilite guère l’accès aux ressources naturelles. « Il y a eu une loi qui a été votée dont le décret d’application n’est pas encore sorti. Ce texte devrait nous permettre d’avoir l’autorisation d’exploiter.

Le circuit administratif reste lourd. Nous sommes en train de voir, avec les pouvoirs publics, une simplification des procédures », soutient-il. De son côté, Mouhammed Bakhy du ministère de l’Equipement du Maroc, évoquant le règlement et l’organisation de l’exploitation des carrières, rassure que la publication des décrets d’application sera faite dès que le prochain gouvernement sera constitué. Il est également revenu sur la réforme du secteur des carrières avec la loi N°27-13 relative à ce secteur.

Ce nouveau règlement vise à faciliter les procédures en vue de l’octroi des récépissés de déclarations d’exploitation des carrières ; à établir des schémas de gestion des carrières, à préserver l’environnement. S’y ajoute l’obligation des exploitants des carrières à réaménager le site après fermeture de la carrière et le renforcement des sanctions (administratives et pénales) relatives au non respect des dispositions de ladite loi. L’une des nouveautés de cette réforme est que la durée d’exploitation d’une carrière ne peut excéder 20 ans ; l’institution de garanties financières destinées exclusivement au réhabilitation du site de la carrière en cas où l’exploitant n’aura pas  réaménagé le site de la dite carrière après la fin d’exploitation.

Des insuffisances
L’exploitation des carrières au Maroc est régie actuellement  par le décret du 5 mai 1914. Mais celui-ci n’accorde pas une grande importance à la protection de l’environnement, liée à l’exploitation des carrières », explique Mouhammed Bakhy, du ministère marocain de l’Equipement. Il ajoute que le volet relatif au contrôle n’est pas bien développé dans ce texte. Selon lui, la circulaire n° 06/2010 du 14 juin 2010, du Premier ministre, a été élaborée pour compléter les dispositions du texte du 5 mai 1914 et faire face aux insuffisances et lacunes du présent décret dans le contrôle des carrières et la protection de l’environnement.

Le délai d’exploitation des carrières fixé à 5 ans par la circulaire du Premier ministre, est une période jugée insuffisante par les professionnels. M. Bakhy souligne que l’exigence de la décision de l’acceptabilité environnementale par certaines commissions provinciales des carrières pose des problèmes pour les exploitations de carrières de marbres. Ces dernières, précise-t-il, ne sont pas assujettis à la disposition  de la Loi 12-03 relatives aux études d’impact sur l’environnement. Seules les carrières de sables et de graviers sont soumises à cette disposition.

A. DIAW

La Banque africaine de développement (Bad) organise, du 23 au 27 janvier prochain, à Dakar, une conférence sur les statistiques agricoles et une réunion de son Comité régional de pilotage du Plan d’actions  pour améliorer les statistiques agricoles et rurales en Afrique.
A partir de la semaine prochaine, la Banque africaine de développement (Bad) va tenir, à Dakar, deux importantes rencontres liées. La première, qui se tient le lundi 23 janvier, est une conférence sur les statistiques agricoles qui a pour thème : « Soutenir le développement des statistiques agricoles grâce aux politiques nationales ». La seconde concerne la cinquième réunion du Comité régional de pilotage du Plan d'actions de la Stratégie mondiale pour l'amélioration des statistiques relatives à la sécurité alimentaire, à l'agriculture durable et au développement rural en Afrique. Ces deux évènements sont organisés en collaboration avec la Direction de l'analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dpsa) du Sénégal.

Selon le communiqué qui nous est parvenu, la Conférence rassemblera environ 150 participants, dont des planificateurs des ministères de l'Agriculture, des directeurs des Instituts nationaux des statistiques, des directeurs des statistiques agricoles, des représentants des Commissions économiques régionales, des représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea), l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), la Commission de l'Union africaine, les partenaires au développement et d'autres parties prenantes concernées. La même source souligne que l'objectif principal de la conférence sur les statistiques est de mener une campagne de sensibilisation sur la nécessité d'affecter aux statistiques agricoles une part importante des ressources. « Plus précisément, la conférence vise à faire le plaidoyer de l'importance du développement des statistiques agricoles pour la formulation, le suivi et l'évaluation des mises en œuvre des plans nationaux de développement et des politiques nationales agricoles; le partage des meilleures pratiques et expériences dans la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du Pssar; à faire le point sur les différents défis auxquels les pays sont confrontés dans la mise en œuvre des Pssar et proposer les moyens d'y remédier; et à définir des politiques permettant de mobiliser des ressources pour les statistiques agricoles ».

Quant à la réunion  du comité régional de pilotage, son but est d'informer le Comité des progrès réalisés jusqu'à présent dans la mise en œuvre du plan d’actions pour l'Afrique, y compris l'examen, la discussion et l'approbation des résultats de l'évaluation légère de 2015 dont les Indicateurs Pays des statistiques agricoles (Ipsa 2015) et discuter d'un éventuel développement du 2e Plan d'actions pour l'Afrique afin d'améliorer les statistiques agricoles et rurales.

Elhadji Ibrahima THIAM

En 2015, il a été reçu 715 plans de passation des marchés (Ppm) recensant 359.897 projets de marchés. Ces estimations, souligne-t-il, sont exagérées au regard du nombre réel de marchés effectivement exécutés au Sénégal, chaque année. Cela tient du fait que « les autorités, en inscrivant un certain nombre de marchés dans leur plan de passation, n’avaient pas auparavant maîtrisé les moyens budgétaires qui allaient y être consacrés. Pour l’essentiel, c’est plutôt les administrations d’Etat central qui souffrent le plus d’une inscription très volumineuse et d’une passation de marché relativement faible », indique le professeur Cheikhou Issa Sylla au nom du Conseil de régulation de l’Armp.  Depuis le début de la réforme du système de passation des marchés, le taux annuel des marchés passés par entente directe est d’environ 17,25% ; ce qui est inférieur au seuil de convergence communautaire (20%) convenu avec le Fonds monétaire international. Toutefois, informe Saër Niang, directeur de l’Armp, la prise en compte des offres instantanées augmente ce taux à près de 40%.
En outre, pour l’année 2015, le taux de 20% de marchés passés par entente au sens de l’article 76 du code des marchés publics (Cmp), n’intègre pas le marché « Contrat clé en main relatif aux études et travaux de l’autoroute Thiès-Touba » passé sur la base d’une convention de financement avec Exim Bank Chine. Cela aurait porté le taux à 36%.

A.  A. MBAYE

Le budget de la commande publique en 2015 est évalué à plus de 1.800 milliards FCfa. L’information a été donnée par le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), Saër Niang, lors de l’atelier de partage consacré à la restitution du rapport annuel 2015 de cette agence.

« Le budget de la commande publique a beaucoup augmenté. On parlait de 1.000 milliards FCfa, mais aujourd’hui, on en est à un budget qui tourne autour de 2.000 milliards  FCfa », a-t-il déclaré, précisant qu’en 2015, le budget engagé au niveau des marchés publics se chiffrait à plus de 1.800 milliards FCfa. Selon lui, cette progression annuelle de ce budget chaque année n’a pas empêché l’accroissement du taux d’absorption par les entités.

La situation des crédits votés pour l’administration centrale donne à voir une diminution de l’ordre de 10,39% des crédits d’investissement et une hausse de 11,82% des crédits de fonctionnement entre 2014 et 2015. Entre ces deux périodes, si les autorisations d’engagement et les montants pris en charge se sont quasiment stabilisés (évolution de moins de 2%), il est important de noter, en termes de consommation des crédits, un relèvement d’au moins 2% de la performance de l’administration centrale, dans son ensemble. Car le taux d’absorption global des crédits est passé de 89% à 91%. Cela traduit une amélioration de l’efficacité des mécanismes d’exécution budgétaire de façon générale et en particulier ceux liés au système de passation et d’exécution des marchés publics.

Démarche pédagogique
Les besoins exprimés en marchés de fourniture par les autorités contractantes représentent, en nombre, près de 44% du nombre total de marchés prévus, dépassant très largement les autres types de besoins exprimés. Par ailleurs, la situation des marchés publics immatriculés en 2015 donne des résultats appréciables. Ils sont évalués, en 2015, en nombre, à 3.326 marchés, soit en valeur 1.417 milliards de FCfa.  Ils constituent, sous ce rapport, un poids non négligeable de l’économie sénégalaise (17% du Pib en 2015 contre 7% en 2014). A travers ce rapport, l’Armp adopte une démarche pédagogique aux yeux de Saër Niang. Car la finalité, selon lui, est de « faire du système de passation des marchés un outil d’accompagnement et de facilitation de l’exécution des projets de l’Etat au plan national par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent qui constitue le cadre de référence des politiques publiques ». Il convient de noter, par ailleurs, que le document produit cette année, en plus des rapports de conformité des procédures intègrent ceux d’audit technique pour prendre avoir un œil sur l’exécution et impliquer davantage les acteurs de la commande publique. Il s’agit, pour l’Armp, d’allier, comme le souligne son directeur général, efficacité et célérité tout en préservant l’exigence de transparence ; ce qui a permis l’entrée en vigueur du nouveau Code des marchés publics en 2014.

Alassane Aliou Mbaye

Lancé le 7 juillet 2015 par le chef de l’Etat, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) affiche, après un peu plus d’un an et demi de mise en œuvre, des résultats appréciables dans ses différentes composantes (pistes rurales, hydraulique rurale, électrification rurale et équipement de transformation agricole et post-récolte).

Du 6 au 13 janvier dernier, une mission de supervision du Pudc conduite par son Directeur national, Cheikh Diop, a sillonné les régions de Kédougou, de Tamba, de Matam et de Saint-Louis. Cela, dans l’optique de s’assurer du bon déroulement des travaux engagés, en prélude à la tournée économique du président de la République, prévue dans quelques jours.

Au cours de ce périple, il a été constaté, de visu, des réalisations concrètes dans les domaines des pistes rurales, de l’électrification rurale, de l’hydraulique rurale et d’équipement agricole et post-récolte dans des localités comme Koumoussaboto à Tamba, Sekhoto à Kédougou, Madina Carrefour et Bondji à Bakel, Koundel et Thiambé à Matam, Yaré Lao à Podor, Niassanté à Dagana. Ces réalisations ne sont, cependant, qu’un petit échantillon des nombreux projets que le Pudc a déjà exécutés en un an et demi de mise en œuvre.

Faut-il le rappeler, c’est le 7 juillet 2015 que ce programme, dont la conduite a été confiée au Programme des nations unies pour le développement (Pnud), a été lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall. Avec pour ambition de réduire les inégalités sociales en corrigeant, entre autres, les disparités locales d’accès aux services de base. Autrement dit, de concilier non seulement l’espace urbain et l’espace rural, mais aussi le “Sénégal où il y a tout et le Sénégal où il n’y a presque rien”.

255 km de pistes achevés et 420 autres en cours de finition
Le rapport sur la situation d’exécution du Pudc à la date du 31 décembre 2016 permet de se faire une idée exacte sur ces réalisations. Ainsi, pour le volet “Pistes rurales”, le Pudc a planifié les activités en trois séries de travaux. Concernant les séries 1 et 2, 675,33 Km de pistes sont en chantier sur un objectif de 790,81 Km. Au total, 255,24 Km sont achevés et 420,09 Km sont en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60% dans la zone sud et 90% dans la zone nord.

178 forages déjà réceptionnés
Concernant le volet “Hydraulique rural”, le Pudc a démarré deux séries de travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eaux. La première série concerne 132 forages et 74 châteaux d’eau. Actuellement, 106 forages sont réceptionnés et 68 châteaux d’eau finalisés. La deuxième série des travaux vise un objectif de réalisation de 106 forages et 87 châteaux d’eau. Sur la deuxième série, 72 forages ont été réceptionnés et 74 châteaux d’eau sont en construction. A ce jour, sur les 106 forages et 68 châteaux de la première série réceptionnés, 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service dans les régions de Matam Louga, Tambacounda, Kédougou, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine et permettent l’alimentation en eau de 337 villages totalisant une population d’environ 163.283 personnes.

420 villages seront électrifiés
En outre, pour les systèmes multivillages, 102 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346 et 1.033 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.744. Pour les systèmes Marteau fond de trou (Mft), 32 bornes fontaines sont fonctionnelles sur un objectif de 100. Pour valoriser davantage les forages réalisés et développer l’économie rurale, le Pudc a mis en place une stratégie de promotion de chaîne de valeurs qui vise à aménager des périmètres maraîchers autour des forages et à accompagner les filières porteuses. Ainsi, 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement.

Pour le volet “Electrification rurale”, les objectifs principaux de réalisation sont l’électrification de 420 villages, l’installation des branchements intérieurs au profit de 20.800 ménages et l’alimentation de plusieurs structures socioéconomiques. Les travaux ont démarré sur le terrain sur 62 villages et 50 km de lignes moyenne tension déjà implantées. L’appel d’offres pour les installations intérieures de 20.800 ménages dans les villages électrifiés est finalisé et sera publié courant janvier, confie-t-on. Des critères de ciblage des ménages vulnérables bénéficiaires des installations intérieures sont définis en rapport avec les partenaires du secteur (Senelec, Aser, Meder, Collectivités locales…).

2.995 équipements agricoles et post-récolte fabriqués
En ce qui concerne le volet équipement de transformation agricole et post-récolte, le nombre d‘équipements produits et certifiés s’élève à 2.995 (sur 5.079 prévus) soit un taux d’exécution de 59%. Le déploiement des équipements est en cours ; 1.263 équipements post récoltes et de transformation ont déjà été déployés sur les sites. Les 2.084 équipements restants sont en, cours de production avec un état d’avancement de 80 %. Pour la gestion et la maintenance des équipements, 1.208 comités de gestion ont été mis en place. Dans les localités où le déploiement a déjà été effectué, les comités sont déjà fonctionnels. Les membres des comités de gestion, les conducteurs et meuniers ont reçu des formations sur la Gestion administrative et financière (Gaf), l’utilisation des équipements, sur les premières opérations de maintenance.

Par ailleurs, le Pudc a appuyé le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans l’acquisition de moissonneuses batteuses et motopompes. Ainsi, 13 moissonneuses batteuses ont été acquises et 592 motopompes ont été livrées dans la zone nord, sur une prévision de 600 au total, correspondant à un taux d’exécution de 99%. Le reliquat des 8 motopompes a été totalement produit par le fabricant et l’expédition est en cours.

Pour le volet «Chaîne de valeurs», il est retenu d’appuyer les filières « lait » et « patate douce ». Cela, en collaboration avec les structures de recherche (Isra et Ita) et d’appui conseil (Ancar, Caritas). En outre, le Pudc a acquis et livré, pour le compte du ministère de l’Elevage et des Productions animales, 7.481.525 doses de vaccins. Une seconde commande de 16.880.000 doses est en cours.

Elhadji Ibrahima THIAM

CHEIKH DIOP, DIRECTEUR NATIONAL DU PUDC : « LA RÉGION DE KÉDOUGOU EST UNE PRIORITÉ POUR LE PUDC »
Cheikh Diop Pudc 1Dans cet entretien, le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, tire un bilan de la mission de supervision, notamment à Kédougou qui reste, selon lui, une priorité.

M. le directeur, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, principalement, d’importantes réalisations du Pudc ont été notées ou sont en cours. Quelle est la portée de ces réalisations dans ces zones ?
Kédougou est une priorité pour le Pudc et pour le chef de l’Etat Macky Sall. C’est la raison pour laquelle il nous a demandé de dégager un budget conséquent pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques dans cette région. C’est ainsi qu’il est prévu de réaliser 100 forages à Kédougou d’ici à la fin de l’année 2017. Aujourd’hui, nous en sommes à un taux de réalisation de 70 %. Certains de ces forages sont déjà en service. Mais nous sommes allés au-delà de la satisfaction des besoins en eau des populations car nous avons vu que, dans certaines zones, des femmes ont pris, d’elles-mêmes, des dispositions pour porter le développement de leurs localités à travers des activités maraîchères. A ce sujet, on peut donner l’exemple du village de Madina Carrefour à Bakel où 13 femmes, avec le forage multi-villages que nous y avons installé, ont pu développer des cultures maraîchères. Cela montre que les infrastructures que le Pudc apporte constituent une opportunité pour que toutes ces localités sortent des difficultés liées à leur subsistance et à l’économie locale. Nous avons apprécié cette initiative et donc nous avons décidé d’appuyer ces femmes en matériels, en intrants, mais aussi nous allons les encadrer pour qu’elles puissent maîtriser les techniques culturales. C’est important car il est bien de faire des infrastructures et de doter les populations d’équipements, mais c’est encore mieux de les accompagner pour que l’activité économique puisse décoller dans ces zones. Nous allons donc dans un futur proche, dans le cadre du volet « Chaîne de valeurs » les équiper.

Kédougou affiche un faible taux d’électrification. Qu’est-ce que le Pudc a prévu dans cette région dans ce volet ?
Dans ce volet aussi, Kédougou est prioritaire. Quand nous avons fait les études, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait encore beaucoup de villages qui n’étaient pas électrifiés. Tous ces villages peuvent être considérés comme des sites isolés, distants des lignes électriques haute et moyenne tension. Raison pour laquelle nous allons électrifier un certain nombre de villages. Sur les 110 villages qui seront dotés d’équipements solaires, Kédougou en aura une bonne partie, 20 au total. J’en profite aussi pour souligner que, dans la composante « Pistes rurales », nous avons déjà fait l’étude pour la réalisation de 151 km de pistes à Kédougou. Sekhoto, un village très enclavé presqu’à la frontière avec la Guinée, sera concerné.

A Saint-Louis, comme déjà dans d’autres régions, il a été procédé à la mise en place d’un Comité technique régional. Quel est l’intérêt d’une telle structure ?
Nous avons été à Saint-Louis pour rendre compte aux collectivités locales l’état de mise en œuvre des différents projets du Pudc, pour discuter avec l’autorité des contraintes, difficultés et solutions que nous avons identifiées dans la mise en œuvre de ce programme dans cette région. Ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été consacrés à la région de Saint-Louis, rien que dans cette première phase. Maintenant, pour le Comité technique régional (Ctr) en question, il faut noter que c’est important de mettre en place un programme, mais il est beaucoup plus important d’impliquer l’ensemble des parties prenantes de la région. C’est là, la pertinence de l’existence du Ctr. Le chef de l’Etat ayant décidé de la mise en œuvre d’une deuxième phase du Pudc, c’était pour nous aussi de discuter avec l’ensemble des maires des requêtes en instance ou qui ne sont pas encore traitées par le Pudc. Nous allons travailler avec les maires pour un premier exercice d’identification et de validation des requêtes. A la fin de cet exercice, nous allons porter tout cela à la connaissance du gouverneur qui, avec l’administration territorial, nous dira la pertinence des demandes formulées avant que nous ne les transmettions au président de la République, au Premier ministre et au Secrétaire d’Etat, chargé du suivi du Pudc pour une validation finale. Tout cela entre donc dans la formulation de la deuxième phase du Pudc.

Propos recueillis par Elh. I. THIAM

Dans cet entretien, le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, tire un bilan de la mission de supervision, notamment à Kédougou qui reste, selon lui, une priorité.

M. le directeur, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, principalement, d’importantes réalisations du Pudc ont été notées ou sont en cours. Quelle est la portée de ces réalisations dans ces zones ?
Kédougou est une priorité pour le Pudc et pour le chef de l’Etat Macky Sall. C’est la raison pour laquelle il nous a demandé de dégager un budget conséquent pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques dans cette région. C’est ainsi qu’il est prévu de réaliser 100 forages à Kédougou d’ici à la fin de l’année 2017. Aujourd’hui, nous en sommes à un taux de réalisation de 70 %. Certains de ces forages sont déjà en service. Mais nous sommes allés au-delà de la satisfaction des besoins en eau des populations car nous avons vu que, dans certaines zones, des femmes ont pris, d’elles-mêmes, des dispositions pour porter le développement de leurs localités à travers des activités maraîchères. A ce sujet, on peut donner l’exemple du village de Madina Carrefour à Bakel où 13 femmes, avec le forage multi-villages que nous y avons installé, ont pu développer des cultures maraîchères. Cela montre que les infrastructures que le Pudc apporte constituent une opportunité pour que toutes ces localités sortent des difficultés liées à leur subsistance et à l’économie locale. Nous avons apprécié cette initiative et donc nous avons décidé d’appuyer ces femmes en matériels, en intrants, mais aussi nous allons les encadrer pour qu’elles puissent maîtriser les techniques culturales. C’est important car il est bien de faire des infrastructures et de doter les populations d’équipements, mais c’est encore mieux de les accompagner pour que l’activité économique puisse décoller dans ces zones. Nous allons donc dans un futur proche, dans le cadre du volet « Chaîne de valeurs » les équiper.

Kédougou affiche un faible taux d’électrification. Qu’est-ce que le Pudc a prévu dans cette région dans ce volet ?
Dans ce volet aussi, Kédougou est prioritaire. Quand nous avons fait les études, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait encore beaucoup de villages qui n’étaient pas électrifiés. Tous ces villages peuvent être considérés comme des sites isolés, distants des lignes électriques haute et moyenne tension. Raison pour laquelle nous allons électrifier un certain nombre de villages. Sur les 110 villages qui seront dotés d’équipements solaires, Kédougou en aura une bonne partie, 20 au total. J’en profite aussi pour souligner que, dans la composante « Pistes rurales », nous avons déjà fait l’étude pour la réalisation de 151 km de pistes à Kédougou. Sekhoto, un village très enclavé presqu’à la frontière avec la Guinée, sera concerné.

A Saint-Louis, comme déjà dans d’autres régions, il a été procédé à la mise en place d’un Comité technique régional. Quel est l’intérêt d’une telle structure ?
Nous avons été à Saint-Louis pour rendre compte aux collectivités locales l’état de mise en œuvre des différents projets du Pudc, pour discuter avec l’autorité des contraintes, difficultés et solutions que nous avons identifiées dans la mise en œuvre de ce programme dans cette région. Ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été consacrés à la région de Saint-Louis, rien que dans cette première phase. Maintenant, pour le Comité technique régional (Ctr) en question, il faut noter que c’est important de mettre en place un programme, mais il est beaucoup plus important d’impliquer l’ensemble des parties prenantes de la région. C’est là, la pertinence de l’existence du Ctr. Le chef de l’Etat ayant décidé de la mise en œuvre d’une deuxième phase du Pudc, c’était pour nous aussi de discuter avec l’ensemble des maires des requêtes en instance ou qui ne sont pas encore traitées par le Pudc. Nous allons travailler avec les maires pour un premier exercice d’identification et de validation des requêtes. A la fin de cet exercice, nous allons porter tout cela à la connaissance du gouverneur qui, avec l’administration territorial, nous dira la pertinence des demandes formulées avant que nous ne les transmettions au président de la République, au Premier ministre et au Secrétaire d’Etat, chargé du suivi du Pudc pour une validation finale. Tout cela entre donc dans la formulation de la deuxième phase du Pudc.

Propos recueillis par Elh. I. THIAM

Les locaux de l’Office des échanges de Casablanca ont abrité, hier, la deuxième édition du salon international du marbre et des produits en pierres naturelles. Une occasion, pour les participants, de plancher sur les opportunités d’affaires de cette filière, mais aussi sur les mécanismes à mettre en place pour faire du Maroc une plaque tournante en Afrique dans ce domaine.

Renforcer le secteur du marbre marocain et bien le positionner à l’échelle régionale en boostant sa production et son volume d’export. Ce sont, entre autres, les objectifs fixés par les organisateurs du salon international du Marbre et des produits en pierres naturelles au Maroc « Maroc Stone ». Cette rencontre d’affaires, ouverte hier à Casablanca, a réuni près de 125 exposants internationaux venus d'une douzaine de pays (Maroc, Egypte, Niger, Inde, Espagne, Italie, Turquie, Sénégal…). « Nous voulons faire de ce salon une plateforme d’échanges entre le Maroc et le reste du monde dans le secteur des Btp. Cela, en vue de permettre aux entreprises évoluant dans ce secteur de saisir les opportunités », a expliqué Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm). Il a réitéré également le souhait des membres de son association de faire du Maroc une plaque tournante du marbre et des produits en pierres naturelles dans le continent.

Le président de l’Amm est d’avis que le Royaume a toutes les prédispositions pour être un hub de la filière, pourvu que le secteur sache tirer profit de la dynamique de croissance du marché mondial du marbre et de la pierre naturelle. Cela passe également, dit-il, par des collaborations poussées avec des pays comme la Turquie qui, avec la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Italie et l’Espagne sont en phase de concentrer plus de 70% de la production mondiale. « Nous avons organisé ce salon afin d’échanger, de nouer des partenariats d’affaires, des joint-ventures et d’encourager les investisseurs à aller dans le pays africains pour y investir », justifie M. Kahlaoui.

Pour ce faire, il mise sur la création de point de vente de marbre, de l’exportation du savoir-faire et du transfert de technologies marocains suivant le sens du Maroc vers les autres pays africains. Selon lui, cette rencontre permettra de mieux faire connaître la filière marbres marocaine, de le développer et de permettre au Maroc d’être parmi les dix premiers producteurs mondiaux de marbre dans les quatre prochaines années.  « Nous voulons que le Maroc soit le hub pour permettre ces échanges, développer les partenariats, les investissements, soit dans les unités de transformation, l’ouverture de carrières », indique le président de l’Amm. Il souligne que beaucoup de pays africains possèdent des gisements de carrières, et ils auront besoin aussi du savoir-faire marocain pour mieux tirer profit des avantages de ce secteur.

Pour Guran Uskudar, conseiller commercial de la Turquie au Maroc, la position géographique et la stabilité politique font le Royaume chérifien un terreau d’opportunités pour les entreprises étrangères, notamment celles de la Turquie qui se chiffrent près de 150. « La Turquie accorde une attention particulière à ce salon. C’est un véritables hub des affaires pour les investisseurs », a-t-il indiqué. Dans la même veine, Ikram Ettis, directrice générale de Global évent, l’une des organisatrices de ce salon, il est opportun de profiter de la dynamique internationale du secteur des Btp pour accélérer la croissance de la filière, en profitant de plateforme privilégiée du Maroc en termes d’investissements en Afrique.

Transformer pour créer plus de valeur
Le président de l’Association marocaine des marbriers reconnait, par ailleurs, que 2016 a été une année difficile pur le secteur des Btp au Maroc. Mais la filière marbre a essayé de s’en sortir grâce aux exportions de produits finis. Selon lui, le Maroc exportait, au début, des blocs, de la matière première. « De plus en plus, les entreprise sont équipées, elles parviennent à faire de la transformation pour créer de la valeur ajoutée », fait savoir M. Kahlaoui. Il est d’avis que le fait de transformer le marbre de façon plus élaborée et le vendre sous forme de produits finis comme les tranches, les carreaux, a permis de redynamiser la filière. « Il y a un gros potentiel qui n’est pas encore exploité au Maroc dans le domaine du marbre », reconnaît-il.

Les exportations de marbre évaluées à 20 millions d’euros
D’après le président de l’Association marocaine des marbriers, le Royaume chérifien a, en moyenne, un volume d’exportations de 200 millions de dirham. Ce qui représente près de 20 millions d’euros. Il soutient également que les importations sont plus importantes que les exportations. Mais, à l’en croire, beaucoup d’efforts sont en train d’être menés en vue d’améliorer la vente de marbre à l’extérieur. En effet, l’Amm compte plus d’une cinquantaine d’adhérents. Le secteur compte près de 146 unités industrielles, produit environ 300.000 tonnes. L’association précise que le Maroc dispose de gisements importants de marbre avec une grande variété de produits permettant d’envisager un développement  de la production nationale. Alors que ces réserves sont estimées à des centaines de millions de tonnes, le Maroc ne produit actuellement que 298.000 tonnes de blocs bruts, représentant 0,37% de la production mondiale. « Des investissements sont en cours pour inverser la tendance pour augmenter la capacité de production. Toujours pour booster ce secteur, notre association aide les acteurs dans l’ouverture de nouvelles carrières pour des matières premières plus accessibles », dit le président de l’Amm.

De notre envoyé spécial à Casablanca, Abdou DIAW

L’Allemagne et les pays africains cherchent à renforcer les liens commerciaux et les investissements dans le tout premier forum économique Allemagne-Afrique qui se tiendra à partir du 23 mars 2017 à Francfort en Allemagne.

Cette année, l’Allemagne accueillera le premier forum économique Allemagne-Afrique qui se tiendra le 23 mars 2017 à Francfort. Cet événement privé exclusivement dédié au renforcement des liens commerciaux et des investissements entre l’Allemagne et le continent africain, repose sur la vague d’intérêt du gouvernement allemand et des entreprises allemandes pour accroître leur engagement auprès des pays africains, selon un communiqué de presse dudit forum reçu hier. D’après les initiateurs de ce forum, l’Afrique représente l'une des priorités du gouvernement allemand pour sa présidence du G20 en 2017. Ils ajoutent qu’il existe un large consensus en faveur du développement des relations commerciales. L’Afrique étant, selon eux, la région du monde bénéficiant de la croissance la plus rapide et les entreprises allemandes ont besoin de trouver de nouveaux marchés.

En octobre dernier, la chancelière allemande a effectué une visite de 3 jours au Mali, au Niger et en Éthiopie, en assurant que l’Afrique serait un interlocuteur majeur de sa présidence du G20, qui a débuté en décembre 2016.

Malgré ses transactions commerciales annuelles d’un montant de 60 milliards de dollars avec l’Afrique, l’Allemagne traîne derrière d’autres pays qui ont déployé davantage d’efforts pour saisir des opportunités commerciales, constatent les initiateurs de cet événement qui estiment que « le forum Allemagne-Afrique cherchera à familiariser les entreprises allemandes avec le continent et à diversifier leurs placements ». L’on note également que sur les 10 milliards de dollars d’investissements allemands sur le continent chaque année, 90 % se concentrent sur seulement trois pays : l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie. « Il est largement convenu que l’Afrique reste mûre pour les investissements allemands, depuis les petites entreprises naissantes jusqu'aux géants industriels couvrant l’ensemble du spectre économique », soulignent les responsables du forum qui notent que « les entreprises du Mittelstand allemand montrent déjà un intérêt dans des endroits où leurs compétences et leurs technologies peuvent apporter de la valeur ». L’Allemagne, indique-t-on, a fortement besoin de toucher de nouveaux marchés, tandis que leurs entreprises ne réalisent que 2 % de leurs activités en Afrique. La nécessité de resserrer les liens commerciaux et d’investissement entre l’Allemagne et l’Afrique n’a jamais été aussi grande, justifient les organisateurs du forum qui expliquent que six des dix économies bénéficiant de la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique. Le forum Allemagne-Afrique cherche ainsi, selon eux, à « combler le fossé » en facilitant le dialogue, les relations d’affaires et les échanges commerciaux et politiques dynamiques.

Mamadou SY

Le Salon international du tourisme de Madrid a ouvert ses portes mercredi dernier. La cérémonie d’ouverture officielle de cet événement a été présidée par le roi d’Espagne Felipe VI, accompagné de la reine. Selon un communiqué qui nous est parvenu à la rédaction, la participation sénégalaise, composée, entre autres, de représentants de l’Agence des aéroports du Sénégal, de l’Aéroport international Blaise Diagne, de la Société d’aménagement de la petite côte et des zones touristiques, mais aussi des tours opérateurs, des voyagistes et des hôteliers du secteur privé national, est coordonnée par l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt).

Durant cinq jours, des professionnels du tourisme mondial vont échanger sur le développement des potentialités du secteur, indique la source qui poursuit que « pour le Sénégal, il s’agit de consolider les acquis et renforcer les efforts de promotion déjà entrepris sur le marché espagnol ».

M. SY

L’existence de vraies Pme au Sénégal a fait l’objet de vifs débats hier, lors d’un panel ayant pour thème « L’existence des Pme au Sénégal, mirage ou réalité ? », selon un communiqué de la Rencontre des entrepreneurs (Rde) reçu hier. Au cours de cette rencontre, des panélistes ont préconisé, entre autres, la mise en place de structures d’accompagnement pour lier les unes aux autres.

Les données fournies par la Direction de l’appui au secteur privé (Dasp) indiquent que les Pme représentent près de 90 % des entreprises privées au Sénégal, mais ne contribuent qu’à hauteur de 20 % au Pib et ne représentent que 30 % des emplois créés. Plus inquiétant encore, 60 % des Pme disparaissent durant l’année de leur création, indiquent les organisateurs de ce panel. Une situation alarmante qui a poussé les initiateurs de ce panel économique, organisé par la Rde, à lancer le débat sur l’avenir des Pme.

Après avoir posé un diagnostic sur l’écosystème économique sénégalais, les panélistes ont ainsi échangé sur les causes de « la disparition des entreprises », l’absence de « champions sénégalais », les questions liées à la formation ainsi que d’autres problématiques similaires auxquelles doivent faire face les entrepreneurs au Sénégal. « Le Sénégal compte beaucoup de très petites entreprises, quelques grandes, mais le pays manque fondamentalement d’entreprises de taille moyenne et ayant un business model profitable et répliquable », a expliqué Rivolala Ratsimandresy, co-fondateur de la Rde. « Et sans une masse critique de ce type d’entreprises, il nous paraît difficile d’atteindre l’émergence », a-t-il ajouté. L’espérance de vie moyenne très courte des Pme sénégalaises est notamment due au manque de structures solides pour les accompagner, ont expliqué les différents panélistes. Ils ajoutent que les quelques structures qui existent pourraient, sans doute, mieux se coordonner et apporter davantage d’informations aux entrepreneurs.

Par ailleurs, assurent-ils, ces derniers manquent de connaissances, de compétences et ne considèrent pas généralement la formation comme un investissement. « Les solutions passent donc, entre autres, par un développement de structures d’accompagnement pour lier les unes aux autres, davantage de fluidification de l’information venant des différents secteurs, de conseil et de formation », a soutenu M. Rivolala Ratsimandresy.

Plusieurs intervenants ont pris part à ce panel, dont le directeur du Centre de gestion agréé de Dakar, Aziz Abdoul Dieng, le journaliste économique et financier, et par ailleurs, directeur de publication du média Financial Afrik et auteur du livre « En finir avec le mythe de Tarzan : Les élites africaines face à leurs propres responsabilités historiques », Adama Wade, et la spécialiste du développement des compétences et fondatrice de DevNetWork Africa, Gnylane Thiam Traoré. La Rde est une organisation dont l’un des buts est d’accompagner les Pme dans leur développement. Elle les aide, notamment, en développement d’opportunités et répond à leurs besoins essentiels notamment en renforcement de compétences et de circulation d’information.

Mamadou SY

Le conseiller technique au ministère de l’Energie et des Energies renouvelables, Pape Mademba Bitèye, a souligné que la contrainte liée au coût élevé de l’énergie est relative aux charges d’exploitation de la Senelec. Celles-ci sont dues, selon lui, à la mise en place des solutions d’urgences pour satisfaire la demande. Du coup, cette fourniture correcte de l’énergie reste chère du fait de l’utilisation du fuel comme seul combustible et des pertes élevées. Les 19 % de l’énergie produite se perdent à cause des fraudes. Concernant l’accès faible à l’électricité, il a précisé que le réseau transport énergie n’a pas encore fait le maillage du pays.

Seules les parties nord, ouest et centre du pays qui sont bien couvertes, reconnaît le conseiller technique du ministère de l’Energie. Alors que les parties Est et Sud ne le sont pas encore, dit-il. « Le réseau de distribution des zones périurbaines n’est pas suffisamment développé pour donner la qualité de service attendu par les consommateurs », a indiqué M. Bitèye.

S. D. SY

L’Unité de formulation et de coordination du second programme Mca-Sénégal (Ufc Mca-Sénégal II) a présenté, hier, au cours d’un atelier national, les résultats provisoires de l’analyse des causes profondes des contraintes majeures à l’investissement privé et à la croissance au Sénégal. Deux contraintes majeures ont été identifiées : coût élevé de l’énergie, faible accès à l’électricité et l’environnement des affaires peu favorables.

En prélude à la mise en œuvre du second compact du Millenium challenge account (Mca), l’Unité de formulation et de coordination du second programme Mca-Sénégal (Ufc Mca-Sénégal II) a identifié deux contraintes majeures à l’investissement privé et à la croissance au Sénégal. Il s’agit du coût élevé de l’énergie et du faible accès à l’électricité et de l’environnement des affaires peu favorable à l’investissement privé et à la croissance économique nationale. La présentation des résultats provisoires, issus des consultations dans tous les segments de la population et auprès des partenaires techniques et financiers, s’est déroulée, hier, au cours d’un atelier national de l’analyse des causes profondes de ces dites contraintes. Au cours de cette rencontre, l’économiste à l’Ufc Mca-Sénégal II, Djibril Dione, est revenu sur les soubassements de la première contrainte en indiquant que beaucoup de pays à revenus similaires au Sénégal, font mieux que notre pays. « Leur coût de l’énergie est plus faible que celui du Sénégal. Du coup, ils attirent plus d’investisseurs que notre pays », a-t-il comparé.

A cela s’ajoutent des disparités notées dans le monde rural en électrification bien que le taux national soit élevé, précise-t-il. S’agissant de l’environnement des affaires peu favorable à l’investissement, ajoute l’économiste, il a été identifié des barrières à l’importation surtout les services portuaires, ainsi que la fiscalité, par sa complexité. Pour certaines entreprises, a regretté M. Dione, les taux d’importation sont élevés. Au rang de ces contraintes figure également la réglementation du marché du travail concernant surtout le Contrat à durée indéterminé (Cdi), a fait savoir l’économiste.

A l’occasion, la coordonnatrice de l’Ufc Mca-Sénégal II, Marième Ndoye Decraene, a rappelé que cette analyse a obéi à un « processus participatif et inclusif » qui répond à un certain nombre de critères. « Nous n’avons pas encore des projets réellement identifiés », a-t-elle précisé. A la suite de cette phase, l’Ufc va adresser un programme de réformes et des projets pour lever ces contraintes, poursuit-elle.

Faire des réformes majeures
De son côté, la directrice pays du Mcc Sénégal, Laura Rudert, a salué l’exemplarité du partenariat entre les Etats-Unis et notre pays. Avant de féliciter le Sénégal pour les efforts déployés dans la mise en œuvre du premier compact. Selon elle, c’est grâce aux bons résultats engrangés dans l’exécution de ce premier compact que le Conseil d’administration du Mcc a choisi le Sénégal comme pays éligible pour un deuxième compact en décembre 2015. « Dans ce deuxième compact, a-t-elle dit, nous souhaitons une résolution définitive de cesdites contraintes». Pour ce faire, a estimé Laura Rudert, il faut des réformes majeures et une meilleure implication du secteur privé.

Pour sa part, le directeur du Cabinet du Premier ministre, Diatourou Ndiaye, a rendu hommage au peuple américain pour la confiance renouvelée au Sénégal en décembre 2016 pour un second programme du Mca. L’objectif de cette rencontre, a-t-il souligné, c’est de trouver une solution durable pour lever les dites contraintes. Il a saisi l’occasion pour rassurer le Mcc que toutes les dispositions juridiques et financières ont été prises pour achever les travaux résiduels du premier programme.

Souleymane Diam SY

Dans un communiqué publié, mardi, sur son site d’informations, le pétro-gazier britannique Cairn Energy, qui détient des Licences d’exploration de pétrole au Sénégal, a annoncé que la troisième phase de son programme de forage va démarrer en fin janvier.

La troisième phase du programme de forage de Cairn Energy sur le champ SNE va commencer en fin janvier, a annoncé le groupe britannique, mardi, sur son site. Ces travaux qui vont concerner les puits SNE-5 et SNE-6 vont permettre de fournir des données plus précises sur la connectivité des réservoirs supérieurs, notamment à partir des tests de production. « Les douze prochains mois seront une période cruciale pour Cairn. Nous entreprendrons prochainement de nouveaux forages d'exploration et d'évaluation au Sénégal et nous continuons à travailler en premier lieu pour le pétrole (…). Avec six forages réussis à ce jour au Sénégal, Cairn a établi une base de ressources importante et croissante. Le programme de forage de 2017 vise à préciser davantage le champ des SNE pour le développement et à cibler l'exploration additionnelle à la hausse sur la superficie », a déclaré Simon Thomson, Directeur général de Cairn Energy Pcl.

La compagnie avait fait savoir, en novembre dernier, qu’elle exécuterait le forage de deux puits sur le champ SNE au premier trimestre de 2017, avec le foreur Stena DrillMax, a rappelé, de son côté, l’Agence Ecofin. Jusqu’ici, Cairn Energy détient un taux de succès de 100% sur ses précédents forages au large des côtes sénégalaises.

Ces deux nouveaux forages sont censés fournir des informations susceptibles d’évaluer les réservoirs supérieurs du champ, la connectivité entre celles-ci et confirmer les dépôts obtenus lors des relevés sismiques et des interprétationsdes données recueillies. Ces puits devraient également jouer un rôle clé dans l’optimisation du projet de développement de SNE.

Selon une estimation, 2C des ressources pétrolières récupérables sur le périmètre pétrolier, on peut désormais extraire jusqu’à 641 millions de barils de pétrole sur la concession. Par ailleurs, Cath Norman, l’une des responsables de la compagnie FAR Ltd, partenaire de JV sur le projet, a laissé entendre à l’Agence Ecofin que même à un prix de 35 dollars le baril, le pétrole du champ SNE sera rentable. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec des intérêts de 40%.

Cairn est présent au Sénégal depuis 2013. En mars 2013, il a acquis une participation dans trois blocs détenus par Far Limited et Pétrosen. ConocoPhillips a ensuite acquis une participation dans les blocs, trois mois plus tard. En 2014, Cairn et ses partenaires ont foré deux puits au large du Sénégal, y ont trouvé du pétrole et ont ainsi ouvert un nouveau bassin sur la marge Atlantique. Ces puits ont été les premiers à être forés au large du Sénégal depuis 20 ans, et les tout premiers puits forés en eaux profondes.

Les deux découvertes consécutives ont démontré, très tôt pendant l’évaluation, la présence d’un système pétrolier actif et de roches mères de classe mondiale dans le puits FAN-1. En novembre 2014, Cairn a déclaré au gouvernement du Sénégal, avoir fait des découvertes au niveau des puits FAN-1 et SNE-1. Il a été estimé que les deux découvertes et les perspectives identifiées et conduites dans la zone de la licence avaient un potentiel d’une moyenne brute de plus d’un milliard de barils. En mai 2015, Cairn et ses partenaires, voyant un nouveau potentiel significatif dans le domaine, ont soumis un programme d’évaluation sur trois ans au gouvernement Sénégalais. Ce programme d’évaluation offshore a été le premier de ce type dans le pays. Après avoir posé les fondations d’un programme d’évaluation en plusieurs phases, et avoir mené une stratégie d’optimisation de la valeur au Sénégal et visé la réussite commerciale du projet, Cairn et ses partenaires entrent désormais dans une phase d’activités et d’investissements massifs.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) est en train de réfléchir sur la mise en place d’un ordre des spécialistes en passation des marchés publics, a annoncé mardi, son directeur général, Saër Niang. 

« Aujourd’hui on est en train de réfléchir sur la mise en place d’un ordre des spécialistes en passation des marchés publics à travers la préparation et la formation », a-t-il dit, en présence du doyen de l’école des sciences de la gestion de l’université du Québec à Montréal, Stéphane Pallage et du directeur général de Setym international, Larbi Bennouna. M. Niang intervenait, lors de la cérémonie de remise de l’accréditation de manager spécialiste de passation des marchés publics et du master en management et régulation des marchés publics. Au total, 169 récipiendaires ont reçu leur certification, dont 24 en Master en management et régulation des marchés publics et 145 en accréditation de manager spécialiste de passation des marchés.

Le directeur général de l’Armp a indiqué que cette préparation s’effectue en valorisant les compétences des spécialistes qui interviennent dans le secteur par des formations très pointues et très spécifiques. « Nous devons avoir des spécialistes aguerris et bien formés qui auront une bonne compréhension du mécanisme de passation de marché, mais également de l’esprit et des objectifs des options de l’orientation des marchés publics », a-t-il fait valoir. Selon lui, « ces formations permettent d’avoir un levier consistant de spécialistes en vue de bâtir un environnement où un ordre des spécialistes interviendra de façon efficace sans pour autant être désavoués ».

« Pour réussir ce passage de la dimension administrative vers la dimension stratégique des marchés publics, il faut absolument mettre l’accent sur la formation », a insisté le directeur général de l’Armp. Il a cependant précisé que la commande publique a changé véritablement de vocation depuis un certain temps. « En 2007, a-t-il ajouté, la commande publique tournait autour de 500 milliards par an, aujourd’hui en clôturant 2016, la commande publique est passée à près que 2.000 milliards FCfa ». Il a ainsi laissé entendre que « la commande publique demeure aujourd’hui un instrument et un mécanisme qui devra être utilisé pour le développement économique et social du pays ».

« Ce programme offre la possibilité disposer d’une qualification permettant d’intervenir de façon consciente et diligente dans la préparation et dans l’exécution des marchés, afin d’éviter certaines erreurs », a dit le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Il a soutenu que le Master et l’accréditation contribuent à apporter une rigueur dans le domaine de la commande publique. Magnifiant l’efficacité de ce programme qui a permis de former plusieurs récipiendaires, il a par la suite appelé les acteurs à s’engager davantage dans la recherche des compétences.

Selon le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, Ibrahima Thioub, l’université a accusé beaucoup de retard en ce qui concerne la formation professionnelle des étudiants, espérant qu’elle va favoriser la formation professionnelle et l’apprentissage des métiers.

APS

Des personnalités du Club Sénégal émergent (Cse) composé d‘acteurs de différentes catégories socioprofessionnelles, se sont engagées à accompagner le président de la République pour la réussite du Pse.

« J’exhorte tous les membres de la technostructure de l’Etat de créer une chaîne d’engagement patriotique pour la mise en œuvre réussie du Plan Sénégal émergent ». Ces mots, prononcés par le président Macky Sall le 30 août 2015, lors de sa rencontre, dans sa résidence secondaire de Popenguine, avec certains cadres de l’administration et dirigeants d’entreprises publiques, viennent de trouver leur traduction concrète. En effet, le Club Sénégal émergent (Cse) est une réponse à cet appel. Et hier, la salle des Banquets du Palais présidentiel a affiché le plein à l’occasion de l’audience publique que le chef de l’Etat a accordée à cette organisation, composée de membres de la technostructure de l’Etat, de cadres et dirigeants de l’administration, du secteur privé, de la société civile, d’opérateurs économiques, d’acteurs de développement à la base.

Dans une atmosphère déridée, les échanges furent directs et francs entre le président de la République et ses hôtes du jour. Il ne pouvait en être autrement d’ailleurs, car le Club Sénégal émergent (Cse), est un cadre de réflexion et d’impulsion d’idées, de propositions et d’initiatives pour la réussite du Pse. « Notre objectif, c’est d’accompagner et de soutenir l’action des pouvoirs publics, en particulier celui du chef de l’Etat pour gagner le pari de l’émergence, à travers la mise en œuvre réussie du Pse », a déclaré le président du Club, Youssou Diallo. Pour ce faire, le Cse a identifié un certain nombre de points sur lesquels les réflexions vont porter. Il s’agit, entre autres, de la question des ressources humaines, du développement durable, des politiques territoriales, les arts et la culture, la modernisation de l’administration publique, de l’espace public.

En procédant ainsi, le Cse veut favoriser « un vaste mouvement pour amener les Sénégalais à se pencher sur les véritables problèmes de développement », a ajouté son Secrétaire général, Boubacar Mbodj. Pour Youssou Diallo, il ne faut pas se laisser entraîner dans le doute, le pessimisme et le manque de confiance en soi par l’espace politico-médiatique. « C’est dangereux et cela constitue le lit de l’échec », a-t-il dit, soulignant que le Cse a pris le parti de parier sur le président Macky Sall. « S’engager aux côtés du chef de l’Etat pour la réussite du Pse est une nécessité. L’émergence a besoin d’un guide, d’un visionnaire, nous l’avons trouvé en Macky Sall », a-t-il soutenu.

D’ores et déjà, le Club Sénégal émergent a élaboré un plan d’actions pour l’année 2017. Ainsi, dès l’inauguration de son siège en février prochain, il enchaînera avec un panel sur le thème « Décentralisation, territorialisation et émergence ». Deux mois plus tard, c’est sur la problématique « Quels types de Sénégalais pour l’émergence » que Youssou Diallo et ses amis réfléchiront. Le troisième panel se tiendra au mois de juin sur le thème « Pétrole et gaz au Sénégal : exploration, exploitation, gestion et risques ». Le mois d’août verra la création d’un Bureau d’études : Emergence-Etudes-Services-Consulting, l’installation des antennes décentralisées dans les régions et dans la Diaspora.

E. I. THIAM

Un groupement de commerçants issus de différents secteurs a dénoncé, lundi, à travers un point de presse, «les surcoûts»  notés depuis quelques  temps sur le transport des conteneurs devant acheminer leurs marchandises. Ces commerçants ont émis leurs inquiétudes de voir cette situation se répercuter sur le prix de vente  des marchandises.

Des commerçants affiliés à plusieurs organisations ont accordé, lundi au cours d’un point de presse,  leur démarche, pour communément dénoncer une situation qu’ils disent de plus en plus «préoccupante». Ils ont déploré de nouvelles facturations qui seraient  instaurées au sein du port autonome de Dakar par des manutentionnaires multinationales en ce qui concerne le retrait des conteneurs. Ils qualifient ces tarifications « d’abusive ».

Ces commerçants déplorent des surcoûts qu’ils disent être contraints de payer  dans l’acheminement de leurs produits.  «Les coûts seraient passés du simple au triple. Les droits de magasinage entrent également dans ce cadre et se voient ainsi drastiquement augmenter. D’un mois dans certains pays de la sous-région, les droits de magasinage  sont fixés au Sénégal à seulement dix jours.  Cela peut  à l’origine du renchérissement des coûts d’importation », a dit Daouda Thiam, le directeur de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar. Une fois le navire débarqué,  il s’en suit toute une procédure faite de  manutention  de bord, de manutention de terre,  de taxe, de relevage et autres procédures. Tout ceci relève d’un processus suivant différentes  phases. «Ici à Dakar, d’une manière générale, les gens importent coût, assurance et fret. Cela veut dire que le fret est payé par le fournisseur pour le compte du client.  A partir de ce moment, le client sénégalais réceptionneur ne doit payer que la manutention terre après une facturation, plus le relevage, la taxe de bord et le transport. Certaines compagnies en abusent. Ce qui n’est pas du tout normal », a  dénoncé  Pape Cheikh Diouf, porte-parole des commerçants.

Les commerçants ont attiré l’attention sur la conséquence de voir les prix augmenter drastiquement. Les surcoûts menacent la survie des entreprises et risquent de se répercuter sur les prix des produits, ont-ils souligné. Selon Pape Cheikh Diouf, l’intérêt du gouvernement est plutôt de voir le prix des produits revus à la baisse et non le contraire.

Oumar BA

Le chef de l’Etat Macky Sall, qui recevait, hier en audience, les membres du Club Sénégal émergent (Cse), les a appelés à jouer un rôle actif dans l’élaboration du 2ème Plan d’actions prioritaires (2019-2023) du Pse en cours. Nouvellement mis en place, le Club Sénégal émergent est composé de membres issus de la haute administration publique, du secteur privé, de la société civile et des organisations de base. Presidé par l'économiste Youssou Diallo, Pca de la Sonaos, le Cse se définit comme un creuset de réflexion et d'idées pour accompagner le Pse, à l'image du fameux Club Nation et Développement créé dans les années 70 par le Président Léopold Sédar Senghor.

Le chef de l’Etat Macky Sall a d’abord salué la mise en place de ce cadre qu’il a qualifié « de laboratoire dynamique d’idées». Dans un contexte marqué par l’émergence de nouveaux défis (flux migratoires, changement climatique, terrorisme, etc.), qui menacent les Etats, la mise en place de « coalitions citoyennes autour des enjeux de développement » est une urgence à ses yeux. « Le débat ne doit pas être capté par la politique, il doit être économique, social, culturel, etc. J’invite donc le Cse a œuvrer dans ce sens en se posant comme un espace de dialogue ouvert à tous », a-t-il dit.

En prenant l’engagement de l’accompagner dans la réalisation de son projet de société, le Club Sénégal émergent « prend date avec l’histoire », a ajouté le chef de l’Etat. « Vous êtes désormais les ambassadeurs du Pse. Allez à la rencontre des populations, discutez avec elles avec pédagogie et dans nos langues nationales sur ce référentiel unique de nos politiques publiques », a renchérit Macky Sall. Il a invité le Club à poser les vrais débats, à les assumer et à ne pas tomber dans le piège des « débats stériles ».

Le premier Plan d’actions prioritaires (Pap) (2014-2018) du Pse arrivant bientôt à son terme, le chef de l’Etat a annoncé que le second Pap qui s’étirera de 2019 à 2023 est en cours de formulation. Il a ainsi appelé le Club Sénégal émergent à jouer un rôle actif dans ce processus.

En effet, le Pap opérationnalise le Plan Sénégal émergent à travers la mise en cohérence des axes stratégiques, objectifs sectoriels et lignes d’actions, avec les projets et programmes de développement dans un cadre budgétaire et sur une période bien déterminée. Cela étant, le président de la République est revenu sur les « actions d’envergure » que son gouvernement est en train de mettre en oeuvre dans tous les domaines (agriculture, infrastructures routières, ferroviaires, éducation, santé, le Pudc, le Puma).

Macky Sall satisfait de l’amélioration du cadre macroéconomique
Le président Macky Sall s’est également félicité de l’amélioration du cadre macroéconomique qui s’est traduite par une croissance soutenue du Pib, la maîtrise de l’inflation, la baisse du déficit budgétaire, etc. « Dans tous les secteurs, nous notons des avancées. Dans les filets sociaux, en 2016, nous avons mis 25 milliards dans la Cmu et 30 milliards de FCfa dans les Bourses de sécurité familiale. Le secteur de la santé a absorbé 180 milliards de FCfa la même année, alors que plus de 500 milliards de FCfa ont été consacrés au secteur de l’éducation et de la formation », a-t-il dit. Le président Macky Sall entrevoit de bonnes perspectives pour le Sénégal. « Les résultats obtenus fondent notre confiance en l’avenir. Posons les vrais débats et nous pourront bâtir un Sénégal de tous et pour tous » », a-t-il déclaré.

Auparavant, différents acteurs s’investissant dans les finances, l’agriculture, l’agro-alimentaire, les énergies solaires, la plateforme monétique avaient fait des témoignages sur l’impact du Pse sur leur secteur d’activités. 

Elhadji Ibrahima THIAM

Un atelier de partage et de validation technique du projet de document de la phase 2 du Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac II) s’est tenu, hier, en présence du ministre Khoudia Mbaye. Cette deuxième phase du programme vise à faire du Sénégal une place d’affaires et d’investissement attractive et compétitive par la mise en œuvre des réformes permettant de hisser l’environnement des affaires à la dimension des ambitions du Pse.

La phase 2 du Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac II) a fait, hier, l’objet d’un atelier de partage et de validation technique du projet de document en présence du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l'Etat, Mme Khoudia Mbaye. Cette deuxième phase de ce programme a pour ambition de faire du Sénégal une place d’affaires et d’investissement attractive et compétitive par la mise en œuvre effective des réformes permettant de hisser l’environnement des affaires à la dimension des ambitions du Plan Sénégal émergent (Pse).

Le Preac, dans sa première phase, malgré quelques difficultés, affiche un taux d’exécution des objectifs de près de 90%, selon le ministre Khoudia Mbaye. Aujourd’hui, la mise en œuvre de ce programme a permis, entre autres, de faciliter les affaires dans le domaine de la création d’entreprise, du transfert de propriété, de l’octroi du permis de construire, de la justice commerciale, du paiement de taxe, de l’accès à l’électricité, au crédit et du commerce transfrontalier. Il a également aidé à améliorer la qualité de l’environnement des affaires et le niveau de compétitivité des entreprises. Le niveau d’exécution du Preac est jugé très satisfaisant, avec plus d’une quarantaine de mesures déjà finalisées et effectives sur cinquante-six.

Au vu de ces performances, le président de la République a exhorté à travailler davantage à les améliorer et à maintenir le Sénégal dans le cercle des meilleurs réformateurs du monde. C’est pourquoi, à l’issue des travaux de la 12ème session du Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi), tenue en juin 2015, le chef de l’Etat avait formulé, comme directive phare, l’approfondissement du Preac avec la formulation de la phase 2 pour la période 2016-2018. Elle sera articulée autour de quatre axes stratégiques. Elle vise la poursuite et l’achèvement des réformes structurelles et sectorielles, la réduction des coûts des facteurs de production et des frais indirects de transactions. La poursuite de la simplification et de la dématérialisation des démarches liées à l’investissement et au commerce et la promotion de zones compétitives à travers la mise en place de plateformes d’investissement, d’agropoles et de zones économiques spéciales sont également au centre de ce programme.

Ce, en vue de disposer d’un environnement des affaires de classe internationale permettant d’intégrer le cercle des pays les plus compétitifs en Afrique et d’attirer des investissements privés de qualité et à fort impact économique et social. Aux yeux du ministre Khoudia Mbaye, ce programme met en relief les objectifs convergents du gouvernement et du secteur privé ; l’Etat se chargeant de mettre en place un environnement favorable à l’investissement et le secteur privé s’employant à créer des richesses, des emplois. Ce qui est la centralité du Pse qui ne saurait être mis en œuvre sans la maîtrise des contraintes structurelles des investissements.

Alassane Aliou MBAYE

La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a clôturé la semaine du 2 au 6 janvier en baisse par rapport à celle de la fin d’année dernière, indique son bulletin hebdomadaire reçu vendredi à l’Aps.  L’indice Brvm 10 est passé de 261,95 à 248,14 points, soit un repli de 5,27 %. L’indice Brvm Composite, pour sa part, a cédé 4,07% à 280,28 points contre 292,17 points la semaine dernière, renseigne la publication.

Selon la même source, l’indice Brvm-Transport enregistre la meilleure performance hebdomadaire. Il s’est affiché à 1.432,98 points en hausse de 0,07% par rapport à la semaine dernière.
L’indice Brvm-Industrie, ajoute-t-elle, enregistre la plus forte baisse de la semaine avec une variation de -4,91% à 156,91 points. La valeur totale des transactions enregistrées sur la semaine s’établit à 5,98 milliards de FCfa pour 973.106 titres échangés contre 12,59 milliards de FCfa pour 4.152.241 titres traités la semaine dernière. Les négociations ont porté sur 43 valeurs, dont 37 sur le marché des actions et 6 lignes obligataires, relève le bulletin hebdomadaire.

La capitalisation boursière du marché des actions s’est chiffrée à 7.403,23 milliards de FCfa contre 7.706,27 milliards de FCfa, la semaine dernière. Celle du marché obligataire s’élève à 2.502,77 milliards de FCfa contre 2.509,26 milliards de FCfa précédemment, informe encore le document.

APS

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