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Affaires et Finances (1284)

Pour booster le secteur des Pme/Pmi et tirer le meilleur d’elles, un financement de 150 milliards de dollars est nécessaire. C’est l’estimation faite par le directeur général du Groupe africain guarantee fund (Agf), Felix Bikpo, hier, lors d’une rencontre avec la presse.

En Afrique, des milliers de Pme/Pmi transforment la vie de millions de populations. Fort de ce constat, le Groupe africain guarantee fund (Agf) a jugé utile de rencontrer des décideurs du secteur privé sénégalais autour d’un petit déjeuner. Au cours des débats, l’ivoirien Felix Bikpo, a révélé que les Petites et moyennes entreprises/industries (Pme/Pmi) en Afrique, ont besoin de 150 milliards de dollars pour leur développement. Selon lui, cette somme devrait permettre à ces Pme de juguler le manque de financement auquel elles sont confrontées. Il a souligné que des pays de la zone ouest-africaine (Nigéria) ont besoin entre 30 à 35% de ce montant. A en croire le président du Fonds de garantie des investissements privés en Afrique de l'Ouest (Fonds Gari), Agf a pour rôle principal de contribuer à la réduction de la pauvreté en Afrique, en facilitant le financement des Pme, moteur de la croissance économique.

Dans un document remis à la presse, il est souligné que malgré la part significative jouée par les Pme/Pmi, dans les économies locales, elles ne jouent pas ce rôle en Afrique. A titre illustratif, elles représentent 81% des entreprises formellement enregistrées, 50% des emplois créés et 20% du Pib.

Dans son intervention, le directeur général de la Banque nationale de développement économique (Bnde), Thierno Seydou Nourou Sy, s’est dit convaincu de la réussite d’Agf, car les dirigeants ont opté pour une démarche de proximité. « Je demande aux clients de s’adapter à ce fonds qui a apporté de l’innovation dans l’accompagnement des Pme», a indiqué M. Sy, qui précise que la méthode classique des banques n’arrange pas les Petites et moyennes entreprises. Le Dg de la Bnde a invité tout l’écosystème économique tel que l’Adepme et ceux du secteur à apporter leur garantie face au risque que prennent les Pme. « Au Sénégal, on produit du sel brut, mais on exporte du sel fin. Cela est une aberration. En Côte d’Ivoire, on cultive du cacao, on exporte du chocolat. C’est encore une aberration », a déploré M. Sy.

Le responsable du suivi-évaluation et des études de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Ibra Mbaye, a révélé que la structure est en train de labéliser les Pme. Une labellisation qui va faciliter l’accès au financement, l’accompagnement, mais donnera aussi une meilleure visibilité sur l’état financier des Petites et moyennes entreprises. Ce travail, en amont, a pour but, d’éviter aux Pme de faire des détournements d’objectifs.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

La société nationale des télécommunications (Sonatel) est en train de finaliser les travaux de construction de son datacenter ou centre de données afin de gérer les besoins internes et externes de l’entreprise.

Réaliser de gros investissements pour répondre à la demande sans cesse croissante de ses clients dans le domaine des télécommunications. C’est la phase entamée par la Sonatel avec la réalisation d’un datacenter situé à Rufisque et qui a été visité, mercredi dernier, par des rédacteurs en chef de différents organes au cours d’une tournée dénommée « Voyage au cœur de la Sonatel » initiée par la direction de la communication de l’entreprise. L’objectif étant de « faire découvrir l’organisation » de la boîte. Selon le responsable du projet, Ange Coly, le datacenter sera également ouvert aux pays africains qui voudraient y faire héberger leurs données informatiques.

L’infrastructure située loin des regards est imposante. Les installations techniques du datacenter sont en cours de finition. Le site est bien sécurisé. D’après le directeur de la communication de la Sonatel, Abdoul Karim Mbengue, l’hébergement des entreprises pourrait se faire à des « prix compétitifs ». Le datacenter comprend les équipements du système d’information tels que des ordinateurs centraux, des serveurs, des baies de stockage, du matériel de réseaux et de télécommunication. Il compte trois salles informatiques d’environ 250 m2 chacune, a indiqué M. Coly.

« Il est aussi doté d’une fibre optique est conçu et équipé pour faire face à toutes intempéries, aux incendies, à la manipulation de personnes malveillantes », a ajouté Ange Coly. Les installations sont faites en sorte que tout petit couac peut être détecté. Afin de faire face aux coupures d’électricité, deux imposants groupes électrogènes capables de recevoir 25.000 l de carburant sont installés. « On peut fonctionner au minimum 72 heures sans électricité de la Senelec », a affirmé M. Coly.

 

D. MANE

L’Égypte fait partie intégrante de l’Afrique et compte mettre un accent particulier sur le tourisme dans ses relations avec les autres pays du continent. C’est ce qu’a fait savoir son ministre du Tourisme. Il recevait un groupe de journalistes africains.

« Le tourisme est l’une des priorités de la coopération égypto-africaine. Le pays du Nil ne ménagera aucun effort pour dynamiser ses relations touristiques avec le reste de l’Afrique à laquelle il appartient ». Ces propos ont été tenus, hier, au Caire, par le ministre égyptien du Tourisme qui recevait les jeunes journalistes en stage au Centre de formation aux médias sur initiative de l’Union des journalistes africains (Uja). « Nous accordons une importance particulière au tourisme africain. Nous mettons en valeur les relations égypto-africaines. L’Egypte est le portail du monde vers l’Afrique », a déclaré Yehia Rachid.

A l’en croire, son pays soutient l’activité touristique partout en Afrique. « Nous faisons partie de l’Afrique, donc nous soutenons toutes les compagnies aériennes qui ciblent les sites touristiques africains et apportons notre contribution au domaine de la formation, de la logistique et de la technologie », a fait savoir le ministre égyptien du Tourisme.

Cette activité occupe 25% de la population égyptienne et une bonne place dans l’économie (11% du Pib), malgré la légère baisse du taux d’affluence. « Nous ferons tout pour redynamiser cette activité. En 2015, près de 10 millions de touristes ont visité l’Egypte avec une baisse de l’affluence au deuxième semestre. Nous essayons d’alléger les procédures d’obtention de visas pour que les touristes puissent venir en masse. Nous faisons aussi tout pour qu’il y ait des vols suffisants pour les touristes qui viennent en Egypte. Beaucoup d’efforts sont aussi faits  dans la formation des cadres du tourisme », a énuméré M. Rachid. Parmi les initiatives qu’il a citées figurent aussi l’augmentation des capacités d’accueil des hôtels et l’usage des énergies durables.

Sur le plan sécuritaire, il a indiqué que l’Egypte est un pays sûr « Certains disent même que notre pays est l’un des pays les plus sécurisés au monde. Nous avons beaucoup investi dans ce domaine. Tous les sites touristiques sont bien sécurisés », a souligné le ministre pour qui le Sénégal est aussi un beau pays touristique. En ce qui concerne la protection de l’environnement, il a noté que beaucoup d’efforts sont consacrés pour diminuer les  pollutions et autres formes d’agression de l’environnement qui peuvent porter atteinte à ce secteur.

Air France célèbre 80 ans de présence au Sénégal. En visite dans notre pays pour les besoins de cet anniversaire, le Directeur général des Ventes et des Alliances du Groupe est revenu sur les relations étroites entre la compagnie et le Sénégal.  

Il y a 80 ans, Air France inaugurait son premier service hebdomadaire entre Paris et Dakar. On était le 1er décembre 1936. Dans la nuit du dimanche au lundi, un petit avion de type Dewotine 333 Cassiopée et ses dix passagers, atterrissait à Dakar après un périple de 30 heures. Depuis, les choses ont bien évolué. Aujourd’hui, Air France, c’est une liaison quotidienne entre les capitales française et sénégalaise opérée en Boeing 777 d’une capacité de 42 sièges en cabine Business, 24 en cabines Premium Economy et 315 en cabine Economy.

Une régularité qui a permis à la compagnie française de se développer et de conserver une place forte au Sénégal, comme l’a laissé entendre Patrick Alexandre, Directeur général des Ventes et Alliances. « Derrière cette présence, c’est une fidélité qui s’inscrit. Nous sommes restés fidèles à l’Afrique et au Sénégal.

Cette fidélité s’est inscrite à tous les moments, les bons comme les mauvais. Le fait de voler quotidiennement est un symbole fort. Cette présence forte nous la devons à la fidélité de nos clients sénégalais qui nous ont accompagnés depuis toutes ces années mais aussi aux autorités sénégalaises », a-t-il dit.

M. Alexandre n’a pas manqué de souligner les liens historiques qui lient cette compagnie au Sénégal. « Dakar occupe une place importante dans l’histoire du lancement d’Air France et de l’aviation. Des pages glorieuses se sont écrites ici », a-t-il dit. Et l’histoire continue de s’écrire entre Air-France et le Sénégal si l’on se fie aux différents partenariats qui les lient. On peut citer celui conclu en 2015 avec le ministère du Tourisme et des Transports aériens qui a permis de promouvoir la destination Sénégal non seulement en France mais également en Europe à travers le réseau d’Air France.


Des partenariats existent également entre Air France et des entreprises locales comme Servair et Senegal Handling Services (Shs). « Nous allons bientôt migrer vers l’aéroport de Diass où nous allons construire, suite à un appel d’offres international, une unité de production moderne et intégrée qui regroupera nos activités et qui nécessite un investissement de 3,4 milliards de Fcfa », a soutenu Amar Niang, président de Servair Sénégal, filiale d’Air France.

Dans ce même ordre d’idées, Sénégal Handling Services (Shs), née en 2014 et leader sur la plateforme de Dakar, a noué une joint-venture en 2015 en cédant 49 % des actions au Groupe Air France Klm, a fait savoir Mansour Samb, son manager.

Mais Air France, ce n’est pas que la desserte entre Paris et Dakar, c’est aussi et surtout des emplois créés au Sénégal. Aujourd’hui, selon M. Alexandre, la compagnie emploie directement 76 personnes dans différents métiers. Si l’on prend en compte sa filiale Servair et son partenaire Shs, c’est plus de 400 emplois qui sont créés.

Des partenariats envisageables avec Air Sénégal
Pour le projet de création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale sénégalaise, rien n’est encore ficelé entre le Sénégal et Air France en termes de partenariat. Tout juste Patrick Alexandre reconnaît-il que c’est un sujet sur lequel les deux parties ont des échanges fréquents. Comme pour encourager le Sénégal à disposer d’une compagnie aérienne, il estime qu’il est important, pour un pays, d’avoir un outil pour assurer ses dessertes nationales, interrégionales voire plus.

« Ce projet avance, on ne peut pas en dire davantage, mais nous avons probablement des possibilités de nouer des partenariats avec le Sénégal », a-t-il assuré.

En 2016, au départ de Dakar, Air France a eu un bon taux de remplissage en direction de Paris notamment à l’aéroport Charles De Gaulle. Au total, 280.000 passagers ont été transportés, a fait savoir Michel Colleau. « On a eu davantage de capacités cette année. On a senti un afflux européens et français de touristes et depuis 18 mois, on est sur une bonne tendance de trafic », a-t-il dit.

El H Ibrahima THIAM

Dans le Programme mondial sur l’entrepreneuriat et l’accès des femmes à l’énergie durable, une trentaine de femmes identifiées comme des championnes dans leur domaine d’activités bénéficient, depuis hier, d’un atelier de renforcement de capacités.

Une trentaine de femmes « championnes » sélectionnées pour leurs efforts dans l’entreprenariat et la mise en place de solutions énergétiques innovantes prennent part, depuis hier, à un atelier de renforcement de capacités sur l’accès à l’énergie durable. Cette rencontre de deux jours est à l’initiative d’Onu-Femmes Sénégal. Elle entre dans le Programme mondial sur l’entrepreneuriat féminin et l’accès des femmes à l’énergie durable lancé en décembre 2015 à Paris par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et Onu-Femmes et qui met le focus sur six pays : la Bolivie, le Maroc, l’Inde, l’Indonésie, le Myanmar et le Sénégal.

Les femmes ont toujours joué un rôle prépondérant dans la gestion et l’approvisionnement énergétique des ménages, notamment dans les pays pauvres où les combustibles domestiques constituent la source d’énergie principale. Paradoxalement, elles sont faiblement représentées aux postes techniques et de prise de décision sur l’énergie.

Pour faire changer la donne, ce programme s’est fixé comme objectifs de créer des plans et politiques sensibles au genre, d’éliminer les obstacles à l’investissement et créer l’égalité des chances pour l’entreprenariat féminin et l’emploi décent des femmes dans le domaine de l’énergie ; et enfin d’améliorer, de manière équitable entre les genres, l’accès des ménages et l’utilisation productive de solutions énergétiques durables.

Elhadji Mamadou Moussa Thiam, Secrétaire permanent à l’Energie, estime que l’initiative d’Onu-Femmes  trouve toute sa pertinence dans le contexte de l’adoption par les Etats de la Cedeao, en juin  2015, à Dakar, de la politique d’intégration du Genre dans la politique et les projets et programmes énergétiques.

« Cette démarche est nécessaire, car, pendant longtemps, les questions de genre n’ont pas été suffisamment mises en exergue dans l’élaboration et l’exécution des politiques et programmes énergétiques », a-t-il déclaré, ajoutant que l’accès aux services énergétiques modernes, doit impérativement « tenir compte des spécificités et des besoins différenciés des hommes, des femmes, des acteurs économiques et sociaux pour impacter durablement sur notre développement ».

 Elhadji Ibrahima THIAM

COTONOU - Près d’une soixantaine d’acteurs venant de différents services des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) prennent part, à Cotonou, depuis avant-hier, et ce, jusqu’à aujourd’hui, à un séminaire régional sur la vulgarisation des normes communautaires. Cette rencontre est organisée par la Cour de justice de l’Uemoa, en collaboration avec la Commission. Les thèmes portant sur les caractères généraux du droit communautaire, la Cour de justice de  l’Uemoa, la Commission de l’Uemoa, la législation communautaire de la concurrence, la libre circulation dans l’espace Uemoa et la  législation communautaire sur les transports, seront abordés.

La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) organise, depuis avant-hier, à Cotonou, un séminaire régional de vulgarisation du droit communautaire adopté au sein de l’union et applicable dans chaque Etat membre.Cette collaboration traduit une synergie d’actions entre organes concourant aux mêmes objectifs et idéaux d’intégration et dont les missions qui sont de garantir l’application et le respect du droit communautaire, ne peuvent être pleinement exercés dans un contexte de méconnaissance des normes communautaires par ses destinataires.

Ce qui explique la démarche de la Cour de justice à aller vers les acteurs judiciaires, les opérateurs économiques, les fonctionnaires des administrations nationales, les universitaires et les journalistes des Etats membres pour échanger sur le contenu de la  législation communautaire et sur les conditions de sa mise en œuvre.

Ce séminaire de trois jours enregistre la participation de près d’une soixantaine d’acteurs intervenant dans les différents secteurs d’activités des pays membres (barreaux, centres de formation judiciaire, chambres de commerce, administration des douanes, écoles de police, de gendarmerie, facultés de droit). Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces trois jours de travaux.

Présidant l’ouverture, le ministre de la Justice et de la Législation du Bénin, Joseph Djogbenou, dit espérer une plus large appropriation des normes communautaires, dans les Etats membres, par les pouvoirs publics et les différents acteurs.

Même son de cloche chez le représentant-résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Yaovi Kouhoundé. Selon lui, le traité constitutif de l’Union a mis en place un certain nombre d’organes qui, agissant chacun dans la limite des attributions qui leur sont conférées, concourent ensemble à la réalisation des mêmes objectifs. Rappelant que la Commission étant la garante de l’intérêt général communautaire, elle doit veiller à l’application des normes communautaires par les Etats, les personnes physiques et morales.

Appropriation des normesEt l’un des moyens les plus appropriés consiste à aller vers leurs utilisateurs et à créer les conditions de leur appropriation. En un mot, les  vulgariser. Yaovi Kouhoundé a affirmé que les conclusions du séminaire feront l’objet d’une « grande attention » auprès des différents départements de la commission, soulignant que la rencontre marque un « tournant décisif » pour aller de l’avant et créer les conditions d’une meilleure maîtrise des normes communautaires indispensables à l’œuvre de construction de l’Union.

La présidente de la Cour de justice a indiqué que ce séminaire devra permettre de s’imprégner davantage du droit communautaire, d’échanger et de débattre afin d’en être, chacun à son niveau de responsabilité et dans son rôle, un acteur engagé dans sa promotion, sa diffusion et sa mise en œuvre. Selon Joséphine Suzanne Ebah Touré, l’importance et la qualité des participants venus des différents pays constituent « un gage incontestable de l’atteinte des objectifs fixés ».

« Chaque thème qui sera abordé concerne notre vie et nos activités au quotidien et il nous appartient, dès à présent, de nous approprier les normes de l’Union, d’en être des relais actifs auprès de ses destinataires pour une accessibilité accrue du droit communautaire », a noté Joséphine Suzanne Ebah Touré, affirmant qu’une plus grande connaissance, par nos populations, des normes communautaires, contribuera grandement à leur application dans chaque Etat membre.

Mme Touré est d’avis que la Cour de justice de l’Uemoa dont la mission est de veiller au respect strict du droit quant à l’interprétation et l’application du traité de l’Union, contribuera davantage à assurer le respect des droits et obligations découlant des normes édictées, en synergie avec les juridictions nationales des Etats qui en sont les juges de droit commun.

De notre envoyé spécial à Cotonou, Aliou KANDE

Utiliser des données pour un système régional intégré d’information et des analyses fiables pour la formulation et le suivi des politiques et stratégies de développement agricoles. C’est l’objectif de l’atelier organisé hier par le Centre régional Agrhymet.  

Suite à l’adoption de l’Ecowap/Pddaa (Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine) en janvier 2005 et au regard des insuffisances des dispositifs d’information existants dans les pays, la Cedeao a décidé, en collaboration avec les institutions partenaires, de mettre en place un système régional intégré d’information sur le secteur agricole appelé « Ecoagris».

Dans la mise en œuvre de la phase II du projet Ecoagris, le Centre régional Agrhymet, appuyé par le cabinet Prose Sarl, se propose d’organiser une formation des formateurs, à l’endroit des pays de l’espace Cilss/Cedeao, sur le dispositif régional Ecoagris. La finalité d’Ecoagris est d’amener les décideurs à disposer et à utiliser des données, des informations et des analyses fiables pour  la formulation et le suivi des politiques et stratégies de développement agricoles,  mieux gérer les questions de sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest et promouvoir les échanges commerciaux de produits agro-alimentaires.

C’est dans ce cadre que s’est tenu hier l’atelier de formation des formateurs sur le système Ecoagris. « Le système dénommé Ecoagris est une source commune d’informations pour l’ensemble des 17 pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Cap Vert, le Mali, la Mauritanie, le Nige‹r, le Nigéria, le Libéria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo de l’espace Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss)/Cedeao », a notamment déclaré hier, le secrétaire permanent du Comité national/Cilss (Conacilss) du Sénégal, Colonel Aliou Diouf. Ce système veut promouvoir la production d’informations sur la sécurité alimentaire pour répondre efficacement aux crises alimentaires et renforcer la résilience dans une perspective de sécurité et de souveraineté alimentaire régionales durables des ménages dans la zone Cedeao.

D’après M. Diouf,  ces informations sont produites à partir d’analyses croisées de données de qualité, plus facilement accessibles et répondant aux besoins généraux et spécifiques des différents acteurs impliqués dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux niveaux national, régional et international.

Selon lui, le succès de la mise en place de la réserve régionale de sécurité alimentaire dépend, en grande partie, d’un système d’information à caractère fédérateur. Dès lors, la mise en œuvre de ce système requiert une formation des cadres et partenaires de la composante Ecoagris tels que les membres du comité technique et de l’unité nationale de gestion des données de chaque pays. De son côté, Jean Claude Ouédraogo du Centre régional d’Agro hydro météorologique (Agrhymet) a affirmé que le système d’information permet aux gouvernants de mieux gérer les questions de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et promouvoir les échanges commerciaux de produits agro-alimentaires.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

La Douane sénégalaise annonce un important dispositif sécuritaire pour lutter contre la fraude et les médicaments contrefaits dans les régions de Louga, Matam et Saint-Louis.

Visiblement préoccupé par la fraude massive et les médicaments contrefaits régulièrement saisis dans la zone nord, le directeur des opérations douanières, le Colonel Abdoul Khadre Dieylani Niang, a annoncé un important dispositif sécuritaire pour vaincre ce fléau.

« Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de médicaments contrefaits et une recrudescence de la fraude  massive dans les régions de Louga, Matam et de Saint-Louis. Il nous faut se remobiliser en vue de lutter efficacement contre ce mal », a dit, hier, le Colonel Niang en visite de terrain dans la capitale du Ndiambour. Il a soutenu qu’un important dispositif sécuritaire sera déroulé dans la zone nord. « Nous allons augmenter les patrouilles, les descentes sur le terrain et redoubler de vigilance. Tout sera mis en œuvre pour protéger les populations », a assuré le directeur des opérations douanières qui va inaugurer, demain, un scanner à Rosso.

La mise en fonction de cet outil, a-t-il souligné, permettra de faciliter le travail des agents et déjouer ainsi les malfaiteurs en quelques minutes. « Nous ne ménagerons aucun effort pour endiguer ce mal parce qu’il s’agit, avant tout, d’un problème de sécurité publique », a insisté le Colonel Abdoul Khadre Dieylani Niang. Sur place, il a visité les locaux de la subdivision régionale, échangé avec les agents et transmis les encouragements et félicitations de la direction générale. « Le travail accompli par les agents de Louga est à saluer. Et les perspectives, en termes de collecte de recettes, sont prometteuses », a confié le Colonel Niang, rappelant que la visite entre dans la remobilisation des agents.

« Dakar n’est pas le Sénégal. Il est important, parfois, d’aller à la rencontre de nos agents, voir dans quelles conditions ils travaillent, recueillir leurs préoccupations et éventuellement apporter des solutions », a expliqué le directeur des opérations douanières, « fier » d’avoir rencontré des agents « hyper motivés » pour servir leur pays.

Abdoulaye DIALLO

Le programme d'appui aux réformes des finances publiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, en partenariat avec la cour des comptes, a organisé, le week-end dernier, à Saly, une rencontre entre agents de la Cour des comptes et ceux du Trésor public. L’objectif est de trouver des solutions aux problèmes liés à la reddition des comptes par rapport à des aspects qui relèvent de la compétence du comptable public.

Le président de la chambre des collectivités locales à la Cour des comptes, Joseph Ndour, a indiqué que plusieurs problèmes sont rencontrés dans les activités, particulièrement dans le contrôle juridictionnel. Dès lors, la rencontre vise justement à harmoniser les positions et à faciliter le travail entre comptables et magistrats de la Cour des comptes.
Joseph Ndour a estimé que si le compte est produit, il faut l'état financier et les pièces justificatives. La rencontre de Saly permettra de voir tout cela pour apporter les meilleures solutions, mais aussi de s'accorder sur les vrais problèmes du jugement de comptes à la Cour.

Au nom du directeur général de la comptabilité publique, Amoro Ntaby Badji, a indiqué qu'à l'issue des travaux, les problèmes liés à la reddition des comptes devraient être réglés. Les comptables publics, a-t-il dit, ont besoin d'avoir le quitus de la Cour des comptes et les comptes doivent faire l'objet de reddition.

L'absence de reddition pose problème de son point de vue, par rapport à des aspects juridiques lesquels aspects ne relevant pas de la responsabilité du compte public, a-t-il fait savoir. M. Badji a soutenu que l'ordonnateur qui a prescrit l'exécution des recettes doit produire le compte administratif devant être une copie conforme du compte de gestion. Très souvent, a-t-il noté, ce document manque à l'appel.

 

Amath Sigui NDIAYE

Le Sénégal figure à la 7e place du classement de « frica Prosperity Report 2016 », une étude qui classe 38 pays africains en fonction de leur prospérité, rapporte l’agence Ecofin, une publication spécialisée sur les questions économiques.

L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère du continent africain, selon ce  rapport publié le  1er juin par le think tank londonien Legatum Institute, rapporte la même source.  
Selon l’agence Ecofin, « Legatum Institute établit son classement en se basant sur les niveaux de Pib par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en 8 grandes catégories : l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social ».  « La catégorie + liberté personnelle + inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard des minorités », ajoute l’agence.

« Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3ème puissance économique du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprématie en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle », souligne Ecofin. Le rapport note que l’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12 points et de sécurité avec un score de 19 points.

« Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays », précise-t-on. Le Botswana est le deuxième pays le plus prospère du continent, tiré vers le haut par les catégories éducation, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat, sécurité et liberté personnelle. Le Maroc occupe la troisième position dans ce classement devant la Namibie, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.

Dans son rapport, le Legatum Institute souligne que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption. Le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance, indique la même source.

APS

Casser les clichés sur le Sénégal. C’est l’objectif que se sont fixés Tui France, Corsair et Nouvelles Frontières. A travers un voyage de presse au Sénégal, du 21 au 25 novembre, des journalistes français et belges ont visité autrement Dakar et Saint-Louis à travers un parcours touristiques inédit pour mieux vendre la destination Sénégal.

« Le Sénégal est une destination historique au sein du groupe. Nous avons, depuis quelques années, des rencontres avec les autorités en l’occurrence le ministre du Tourisme », a d’emblée noté Alain Noël, Directeur de Nouvelles Sénégal, filiale de Tui France. Il existe une charte avec le Sénégal. Le groupe français s’engageait alors à faire des actions de promotion du tourisme (des voyages d’études pour des professionnels du tourisme, de la presse...). Pour cette première expérience, l’accent a été mis sur l’angle de l’art et de la culture notamment dans les villes de Dakar et de Saint-Louis.

En plus d’Alain Noël, la délégation française est composée de journalistes (Michèle Sani - Tourmag (presse professionnelle), Théodore Terschlusen, la Voix du nord, Hervé Ducruet pour Pagtour (Belgique), Jean-Paul Calvet Waeva - Litza Georgopoulos Biba - Céline Baussay et Ludovic Moisant Version Femina Audrey Avesque - La Provence) mais aussi Sandrine Guillemin, la responsable de la communication de Corsair Internationale. Pour cette dernière, il faut faire découvrir autrement le Sénégal. « C’est un parcours orienté vers l’art et la culture. Pour le street art, par exemple, nous avons rencontré des artistes à la maison des cultures urbaines de Ouakam ».

Des domaines à améliorer
Tui va lancer une collection Citybreak au printemps 2017 qui permettra à ses clients de venir passer un week-end à Dakar et de visiter la capitale sénégalaise autrement. « Nous voulons montrer que le Sénégal peut être branché », reprend Alain Noël. C’est dans cette perspective que le groupe a visité l’Hôtel Sokhamon construit comme un véritable musée. Le groupe de journalistes s’est montré enthousiaste comme ce fut le cas de Théodore Terschlusen, journaliste de La voix du Nord. « Gorée a été un choc pour moi. C’est beau mais l’île porte une cicatrice terrible avec l’esclavage. Cela n’a pas été rédhibitoire car les Sénégalais ne sont pas dans l’accusation ».

Le journaliste français pense que les Sénégalais ont « une manière apaisée et gracieuse de vivre ensemble ». Dans ce flot de louanges, il y a quelques bémols. « Il faut faire correspondre le maximum d’hôtels aux normes internationales », pense Michelle Sani, selon qui « voir des bagages sans surveillance à l’aéroport de Dakar est chose impensable en Europe pour des raisons de sécurité alors que dans ce secteur, le dispositif mis en place rassure ».Toujours à l’aéroport de Dakar, qui est le premier contact des touristes avec le Sénégal, « il y a des problèmes de livraison de bagages », souligne Alain Noël. Il n’y a que deux tapis bagages. Quand plusieurs vols arrivent en même temps, c’est un souci, la climatisation ne marche pas toujours. Cela ternit un peu la première impression du pays ».

Au delà de ces points à améliorer, ce voyage de presse devrait avoir des effets immédiats dans les réservations de la destination Sénégal. Ce fut le cas des deux pages spéciales sorties, en novembre, par le Magazine français « Femme Actuelle » qui a 4 millions de lecteurs par numéro. « On a des appels et des propositions pour avoir le même circuit que le journaliste », informe Alain Noel. « Tui, Corsair et le Sénégal, c’est déjà une longue histoire d’amour. Nous entendons la pérenniser et apporter un soutien concret à un pays émergent déjà extrêmement dynamique », conclut Sandrine Guillemin.

 

Moussa DIOP

Présente au Sénégal depuis 1926, Eiffage entend poursuivre son ancrage au Sénégal. En visite dans notre pays, le Pdg du Groupe, Benoit De Ruffray l’a réaffirmé hier.

1926-2016. Il y a 90 ans, Eiffage qui s’appelait alors Entreprise des travaux du Port de Dakar (Etpd) s’installait au Sénégal. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, la société ayant connu plusieurs mutations et changements de noms. Ainsi, d’Etpd, on est passé à Fougerolle en 1971, puis à Fougerolle Sénégal en 1998 enfin à Eiffage dix ans plus tard. A ses métiers de base que sont les travaux maritimes et routiers, sont venus s’ajouter les concessions avec l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd, le développement d’activités dans le domaine des infrastructures électriques ainsi que dans la réhabilitation de bâtiments anciens (exemple la maison de Léopold Sédar Senghor « les Dents de la mer ») qui permet à l’entreprise d’être un acteur dans la conservation du patrimoine.

De grandes ambitions
En visite au Sénégal pour les besoins de la célébration des 90 ans de la présence d’Eiffage au Sénégal, le Pdg du Groupe, Benoit De Ruffray, a dressé un petit bilan qui montre que cette entreprise a souvent accompagné le Sénégal dans certaines grandes étapes de son évolution dans le domaine des infrastructures portuaires et autoroutières et agricoles. « 90 ans, c’est une étape importante et c’est une preuve de maturité. On a accompagné le Sénégal dans son ouverture au monde avec le Port de Dakar, on a participé à la réalisation d’infrastructures, à l’irrigation pour l’agriculture et puis plus récemment, il y a eu l’autoroute à péage », a listé M. De Ruffray.
Malgré une présence presque d’un siècle, les ambitions du Groupe restent intactes. « Ce n’est que le début d’une grande aventure », a-t-il dit avant de se féliciter du fait que l’ensemble des métiers du Groupe Eiffage soient présents au Sénégal. Evoquant les perspectives, le Pdg du Groupe souligne qu’Eiffage, en tant qu’acteur de concession, entend participer à l’amélioration des réseaux routiers de l’ensemble du Sénégal. « Le Sénégal est une vitrine pour nous en Afrique. On veut démontrer que c’est l’épanouissement de beaucoup de talents sénégalais qui permet le succès de notre entreprise », a-t-il ajouté.

Cela étant, M. De Ruffray a déclaré que son entreprise n’a pas peur de la concurrence car celle-ci s’adosse à des valeurs qu’elle partage avec l’ensemble des Sénégalais. L’expérience et l’ancrage dans le territoire feront le reste. « Quand on est profondément ancré dans le territoire, on n’est pas très inquiet. Notre signature à Eiffage c’est savoir faire la différence. Avec les équipes que nous avons au Sénégal, cela fait 90 ans que nous faisons la différence alors je ne vois pas pourquoi cela s’arrêterait, bien au contraire », a-t-il précisé.

 

Elhadji Ibrahima THIAM

La région de Thiès figure en 2è position, derrière Dakar, dans le classement sur la contribution des entreprises minières et gazières du Sénégal, avec un montant de 19.085.936.220 de FCfa en 2014 contre 21.764.458.260 de FCfa pour la région Dakar classée première.

Une belle performance soulignée dans le rapport 2014 du l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) qui a été présenté, hier à Thiès, à l’atelier régional de dissémination du rapport en présence de son coordonnateur et ministre conseiller, Ismaila Madior Fall.

A l’occasion, Alioune Badara Paye, responsable des données à l’Itie a indiqué que « cette contribution des entreprises extractives dans la région a connu un bond de 20 % par rapport à 2013 où le chiffre était de 15.968.567.446 de FCfa ». Dans ce montant, on note que les Ciments du sahel ont contribué pour 9 milliards de FCfa, la société Grande côte opérations (Gco), 2,7 milliards et un total de 7,4 milliards pour le reste des entreprises des phosphates et des carrières ». La région de Kédougou arrive en 3è position avec 13.000.133.137 de FCfa contre 11.137.276.800 de FCfa en 2013 dont une contribution de 12,1 milliards de la seule entreprise Sgo-Smc.

Il a été relevé aussi que la contribution du secteur extractif est passée de 47 milliards de FCfa à environ 67,5 milliards de FCfa avec le démarrage de deux nouveaux projets de la cimenterie Dangote et d’exploitation des minéraux lourds par Gco à Diogo. Tout comme dans le secteur des hydrocarbures, l’utilisation de prestataires pour les forages pétroliers par Capricorn a généré des recettes au titre du Bénéfice non commercial (Bnc).

Avancées significatives
Pour l’essentiel, les participants ont pu noter que ces fonds ont été dépensés dans les secteurs sociaux que sont particulièrement : la santé, l’éducation, le sport et la culture à côté de l’agriculture et l’environnement qui occupent également une large place. A titre d’exemple, la Gco a investi plus de 700 millions de FCfa dans ces secteurs entre 2011 et 2016 comme l’a indiqué son représentant à la rencontre, Daour Dieng. Notamment à travers la construction et l’équipement de cases des Tout-petits, de murs de clôture d’établissements d’enseignement élémentaire comme moyen et secondaire, des cases de santé et équipement en ambulances, entre autres.

Le président du comité national, le Pr Ismaila Madior Fall est revenu sur le contexte de la rencontre qui permet, après Dakar, de présenter le rapport. « Un excellent cadre d’échanges pour promouvoir un dialogue constructif entre les autorités administratives, les représentants des sociétés extractives, les organisations de la société civile basées à Thiès, les partenaires techniques, afin de faire avancer l’agenda de la transparence dans ce domaine », a indiqué M. Fall.

Il a évoqué les « avancées significatives » notées ces dernières années dans la fiabilité et l’exhaustivité des données fournies par l’Etat mais surtout de mieux cerner les chaînes de valeurs des industries extractives qui emploient plus 6.000 personnes dont 90 % de sénégalais et fournissent beaucoup de ressources à l’économique nationale.

Pour autant, des difficultés ne manquent pas notamment dans le système de péréquation dont le mécanisme de fonctionnement n’est pas encore mis en œuvre, a fait remarquer Yankhoba Diattara, vice-président du Conseil départemental de Thiès au nom des élus locaux. Ces derniers souhaitent leur implication dans tous les processus de négociations et d’installation des industries extractives pour mieux prendre en compte les préoccupations des populations impactées.

 

Mohamadou SAGNE

La transhumance transfrontalière et la gestion des ressources naturelles sont souvent objet de conflit entre pays voisins. Pour éviter les tensions et apaiser les relations entre les éleveurs transhumants et les autres usagers, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ont décidé de réfléchir sur la mise en place d’un cadre de concertation.

Les déplacements du bétail sont une importante source de conflits entre les transhumants et les autres usagers des ressources naturelles dans les zones de transit ou d’accueil. Ces tensions se notent aussi bien entre usagers du territorial national qu’entre usagers nationaux et transhumants étrangers. Pour faire face à ces situations, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ont décidé de mettre en place un cadre transfrontalier qui se présentera comme « une structure de veille pour la prévention, la gestion et le contrôle de la sécurité publique, de la santé animale et humaine, de l’accès aux ressources naturelles, du commerce du bétail et des produits animaux en vue de réduire au mieux les conflits entre acteurs ».

A cet effet, un atelier de deux jours s’est ouvert, hier, à Dakar, pour réfléchir sur les modalités techniques et politiques de mise en place. La rencontre est à l’initiative du Réseau « billital maroobé » (Rbm) regroupant des organisations d’éleveurs/pasteurs d’Afrique, avec l’appui de l’Unité régionale de coordination du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) confiée au Cilss. Le président de l’antenne sénégalaise du Rbm, Aliou Samba Bâ, a souligné le regain d’intérêt pour le pastoralisme qui, pendant longtemps, a été considéré comme une méthode archaïque d’élevage. « Aujourd’hui, on s’est rendu compte qu’il contribue largement au développement de l’Afrique et du Sahel. Cela, les autorités sénégalaises l’ont bien compris et le manifestent par les nombreuses initiatives qu’elles ont prises en faveur de l’élevage », a-t-il déclaré.

Cela étant, M. Bâ est d’avis que ce cadre de concertation peut être un « bon outil de gestion des ressources naturelles, d’apaisement et de prévention des conflits dans un contexte de concurrence accrue pour l’accès aux ressources naturelles entre agriculteurs et éleveurs mais aussi entre communautés résidentes et éleveurs transhumants ».

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales fait chorus. Selon Aminata Mbengue Ndiaye, la question de la gestion de la transhumance transfrontalière entre pays voisins unis par la géographie, l’histoire et l’économie doit être toujours discutée afin de ne pas remettre en cause le fragile équilibre existant entre les activités agricoles et les activités pastorales. Dès lors, il s’avère utile, à ses yeux, de « définir des mécanismes utiles de concertation et d’échanges pour la préservation et la gestion desdits conflits mais qui servent également à définir des modalités pratiques de gestion durable et inclusive des ressources pastorales notamment les points d’eau et les pâturages ».

 

Elhadji Ibrahima THIAM

Une Conférence internationale axée  sur la gestion de  l’hydrologie des grands bassins africains organisée  sur initiative de l’Institut de recherche pour le développement (Ird) s’est ouverte hier à Dakar. Cette rencontre qui regroupe des spécialistes de l’hydrologie sera, trois jours durant, un creuset de « réflexion et de prospections » sur les enjeux de l’eau.

La conférence internationale axée sur l’hydrologie des grands bassins africains est la deuxième du genre. La première édition s’est déroulée au Maghreb. Elle fait partie d’une série de rencontres initiée, depuis l’année dernière et exclusivement tournée vers les questions de l’hydrologie des grands fleuves africains. C’est dans un programme de l’Unesco  nommé  « Friend » qui se consacre à l’étude des régimes hydrologiques  à partir de données internationales qu’est née l’initiative. L’idée de départ est de partager des informations entre spécialistes.

Gil Mahe, directeur de recherches en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement (Ird) se prononçant sur une des motivations de la conférence relève que  «les fleuves africains sont internationaux.  Leur étude requiert, dès lors, une approche internationale. Pour cela, les spécialistes ont besoin de partager des informations. Des données sont également partagées. L’objectif est d’asseoir une étude complète de l’hydrologie des fleuves ».

Un des enjeux de la rencontre est de faire venir des  spécialistes en Afrique. Une vingtaine a fait le déplacement.
Au-delà de l’aspect scientifique, l’idée est également de permettre à la communauté africaine de mieux se connaître,  afin de collaborer en vue d’échanges fructueux,  dans le futur, a-t-il dit.

Les échanges permettront surtout  d’identifier les domaines d’intérêts de chacun des participants. Ensemble, les uns et les autres vont essayer de mettre sur point des projets communs. « Tout ce qui est hydrologie des pays arides et semi-arides concerne aussi bien l’Afrique du Nord que l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Mali, Burkina, Tchad). Ces pays sont, pour l’essentiel, confrontés aux mêmes problèmes hydrologiques.  C’est également un terreau de collaboration scientifique important qui peut se développer dans l’avenir », souligne Gil Mahe.

La conférence est avant tout scientifique. Cependant, des organismes internationaux qui travaillent souvent avec les Etats se sont fait représenter. C’est le cas, par exemple, de  l’Unesco. Dès lors, les résultats de la conférence seront portés à la connaissance des entités décisionnelles. L’étude des  questions hydrauliques  se heurte à un problème fondamental : le fait de ne pas prendre en compte l’impact de l’homme sur l’environnement. Au cours de cette conférence, les participants  vont beaucoup insister sur  cette notion. Comment prendre en compte, de manière plus explicite, l’impact de l’homme sur l’environnement ? Comment l’homme agit sur l’environnement ? Comment il le change ? Quels sont les processus de changements, vus dans leurs détails, porteront entre autres sur les échanges. Cela devrait permettre d’améliorer un accès plus adéquat et plus généralisé à l’eau.

 

Oumar BA

Le Comité de pilotage du Projet de renforcement des institutions de gestion des eaux transfrontalières en Afrique (Sitwa en anglais) a tenu, hier, sa réunion annuelle. Cette rencontre servira de cadre pour examiner l’état d’avancement des actions menées depuis 2012 par le projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et le Partenariat mondial pour l’eau.

Le Projet de renforcement des institutions de gestion des eaux transfrontalières en Afrique (Sitwa en anglais) a réuni, hier, son comité de pilotage. Cette rencontre de deux jours, est une occasion, pour le projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal et le Partenariat mondial pour l’eau, de décliner l’ensemble de ses réalisations depuis son démarrage en 2012 et sa contribution à la feuille de route du Réseau africain des organismes de bassin (Raob), pour l’atteinte de la vision africaine de l’eau pour le bien-être des populations du continent.

Présidant les travaux, le haut commissaire de l’Omvs a rappelé que l’eau représente « un enjeu économique et social et de survie dans le monde ». Mais, il regrette que cette denrée « soit parfois à l’origine de conflit ». Kabiné Komara soutient qu’il faut trouver une « solution apaisée » pour une bonne gestion des bassins fluviaux. « Dans certains endroits de la planète, l’eau est menacée par les conflits. Il faut trouver un cadre d’entente pour que l’eau soit une source de vie et de bonheur », a-t-il dit. C’est pourquoi, il a donné en exemple la gestion du fleuve Sénégal. L’Omvs, soutient M. Komara, constitue un facteur de paix et d’intégration entre ses Etats membres.

Revenant sur les activités du Sitwa depuis 2012, le haut commissaire de l’Omvs soutient que ce projet a entrepris plusieurs initiatives pour le développement des ressources en eau en Afrique. Il s’agit, selon lui, de faire des organismes de bassins transfrontaliers, des acteurs de développement intégré ; d’inciter les Etats à se conformer aux politiques et stratégies régionales. Autres initiatives du Sitwa selon M. Komara, c’est d’identifier et d’impliquer tous les acteurs dont les populations à la base et d’évaluer la rentabilité des grands ouvrages hydrauliques. « Il existe une urgente nécessité de mettre en œuvre des stratégies concertées et opérationnelles dans les bassins, en vue d’apporter des réponses appropriées aux préoccupations des populations dans la mise en valeur des ressources de leurs terroirs et de contribuer à réduire la pauvreté, de même que les intenses flux migratoires actuellement observés sur les plans interne et externe », a déclaré Judith Enaw, présidente du Raob. Elle juge nécessaire de réfléchir sur les voies et moyens d’entreprendre un plaidoyer auprès des décideurs pour renforcer les efforts des organismes de gestion de bassins transfrontaliers.

Aliou KANDE

En marge d’une finale de football navétane qu’il a parrainée, samedi dernier, à Richard-Toll, le directeur général de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), André Froissard, a tenu un point de presse pour annoncer qu’une production de 130.000 tonnes de sucre est attendue dans la capitale industrielle du fleuve.

La Compagnie sucrière sénégalaise (Css) attend une production de 130.000 tonnes de sucre. L’annonce a été faite, samedi dernier, à Richard-Toll par son directeur général, André Froissard, en marge d’une finale de football navétane. En présence du directeur des ressources humaines de cette compagnie, Ousmane Ndiaye et de la responsable de la communication, Thérèse Kâ, M. Froissard a tenu à attirer l’attention des pouvoirs publics et des populations sur les fausses informations faisant état d’une pénurie de sucre dans notre pays.

Il a précisé « qu’il n’y a pas de pénurie de sucre au Sénégal, même si la Css a été obligée d’importer 80.000 tonnes de sucre qui seront complétées à l’issue de cette présente campagne par sa propre production, en vue d’éviter des ruptures de stock et de satisfaire la demande nationale en sucre ». Il a, cependant, tenu à souligner que cette pénurie de sucre dont on parle, est constatée dans certains pays (qui n'ont pas de compagnie sucrière) où des industriels ont demandé à la Css de leur céder une partie de sa production. Une proposition qu’il dit « avoir rejetée catégoriquement par patriotisme ».

André Froissard se réjouit encore de la décision que le président Senghor avait prise en 1970, relative à la mise en place de cette compagnie à Richard-Toll. « Grâce à cette vision prospective, le Sénégal est actuellement dans de bonnes conditions pour résoudre ses problèmes d’approvisionnement en sucre par l’entremise de la Css », a-t-il indiqué. Compte-tenu de cette demande nationale en sucre exponentielle, la Css, selon M. Froissard, est en train de tout mettre en œuvre, à travers son projet KT/200, pour produire 200.000 tonnes de sucre d’ici à 2020. Il a noté qu’avec une production de 150.000 tonnes de sucre prévue en 2017, le Sénégal sera déjà autosuffisant en sucre.

Pour atteindre ses objectifs de production, il sera absolument nécessaire, pour la Css, de disposer des 3.500 ha de terres supplémentaires.

Après avoir rappelé que la ville sainte de Touba a été bien approvisionnée en sucre lors du dernier Magal, M. Froissard a déploré, avec véhémence, certaines pratiques malsaines perpétrées par certains commerçants grossistes sénégalais qui gardent une importante quantité de sucre dans leurs magasins, en vue de créer «une pénurie et une flambée spéculative des prix du sucre ». Il a enfin exhorté ces commerçants à plus de patriotisme et à cesser de s’enrichir de manière illicite sur le dos des consommateurs sénégalais.

A. M. NDAW

Le Sénégal abrite, depuis hier, un séminaire de dissémination des dispositifs juridiques innovants de l’acte uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada). Cette rencontre vise à mettre en évidence, à l’aune de la pratique bancaire, les outils juridiques innovants de l'Acte uniforme.

Organisé par le secrétariat permanent de l'Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) en collaboration avec l'Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef), ce séminaire de trois jours portant sur l’organisation des sûretés, vise à mettre en évidence, à l’aune de la pratique bancaire, les outils juridiques innovants de l'Acte uniforme. Selon le directeur des affaires juridiques de la communication et de la documentation, Boubacar Sidiki Diarrah, l’amélioration continue du cadre juridique est « indispensable » pour offrir aux investisseurs étrangers comme nationaux, un climat de confiance, faciliter les échanges économiques et développer un secteur privé performant, condition indispensable de notre progrès économique et social. Au regard du traité Ohada qui fonde la sécurité juridique nécessaire à la garantie des investissements, M. Diarrah estime que la bonne appropriation, par toutes les parties prenantes des progrès normatifs réalisés, est une condition indispensable à la capitalisation des efforts consentis par nos Etats dans la construction d’un espace juridique et judiciaire commun. Ainsi, les critiques récurrentes des dispensateurs de crédit au sujet des difficultés de l’accès au crédit et la réalisation des sûretés réelles conventionnelles montrent que le top management des banques n’est pas toujours au fait des innovations décisives. Selon le spécialiste en développement privé du Groupe de la Banque mondiale, Alain Tienmfoltien Traoré, la révision de l’acte uniforme s’avère nécessaire. «Il faut travailler à améliorer le climat des affaires de sorte que les textes supranationaux, combinés avec les efforts fournis par les Etats membres de l’Ohada, soient attractifs pour les investissements locaux et étrangers », a indiqué M. Traoré, qui précise que cette révision est la quatrième du genre.

Tata SANE

Le Syndicat des professionnels de l’industrie hôtelière du Sénégal (Spihs) réuni, mardi dernier, a salué l’adoption de la loi anti tabac. Toutefois, pour sa mise en œuvre, Mamadou Racine Sy et ses camarades appellent à des concertations avec les partenaires.

Les dispositions de la loi anti-tabac relatives au secteur de l’hôtellerie et de la restauration ont été examinées par le patronat mardi dernier. Dans un communiqué, le Spihs a salué l'adoption de cette loi par les pouvoirs publics, compte tenu des «effets particulièrement négatifs sur la santé des populations». Cependant, dans la mise en œuvre de la loi concernant l’hôtellerie et la restauration, les professionnels du secteur demandent aux pouvoirs publics des aménagements permettant de fumer dans les endroits non couverts de l’hôtel et du restaurant: terrasse, balcon, plage, parking, etc. Il a été décidé d'organiser, dans les meilleurs délais, des rencontres de concertation avec les partenaires  en vue de les sensibiliser sur les «conséquences économiques négatives de l'application stricte des dispositions de cette loi ». Selon le document, la situation du fonctionnement du Crédit hôtelier et touristique a été présentée par les représentants de la profession au sein du comité technique. Il ressort de cette présentation, l'instruction de 35 dossiers dont 7 ont été validés et transmis au comité de crédit, la remise en cause du montant initialement prévu de 5 milliards de FCfa et qui a été ramené à 2 milliards. «Le résultat de cette situation conduit à un blocage du fonctionnement du crédit hôtelier et touristique qui pénalise les professionnels qui ont soumis des projets sur la base d'études techniques», soutient le Spihs. Evoquant la fiscalité, le Spihs informe que le directeur général des impôts et domaines  a reçu le dossier des hôtels de Saint-Louis. Selon le document, le directeur général des impôts et domaines a proposé une rencontre directe entre ses services et les professionnels pour trouver des solutions définitives par rapport aux préoccupations des entreprises liées aux redressements fiscaux de toutes les entreprises touristiques concernées.


Concernant la destination Sénégal, les professionnels disent avoir noté «une absence totale de prise en charge correcte des problèmes de promotion touristique de la destination par l'Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) dont le top management déroule ses activités sans concertation, sans implication des professionnels et du ministère du Tourisme. Les acteurs demandent à l'Etat de confier la structure aux professionnels du secteur.

Aliou KANDE

Face à la préoccupation des députés à propos des conditions d’implantation des stations-services, en particulier leur proximité les unes des autres et les courtes distances qui les séparent des habitations et des lieux publics, il a indiqué que l’octroi des licences a été gelé jusqu’à nouvel ordre en attendant l’évaluation de la situation par les services de tous les ministres concernés, notamment ceux de l’Urbanisme, du Commerce, de l’Environnement.

M. C. SECK

La Société africaine de raffinage (Sar) a rompu avec ses difficultés financières du passé. Des améliorations qui, selon le ministre de l’Energie, ne sont pas dues à la baisse du prix du carburant, mais plutôt aux investissements réalisés qui ont permis, pour la première fois en 2016, de passer à plus de 1.053.000.000 de tonnes de produits pétroliers raffinés. Ce qui a permis à la société de retrouver ses performances d’origine. En effet, l’entreprise a réalisé 12 milliards de FCfa de bénéfices en 2016. Concernant les carburants toxiques, le ministre a soutenu que le rapport de l’Ong « Public Eye » est une source mais qui doit être pris avec beaucoup de prudence. Elle doit faire l’objet d’un « protocole rigoureux, régulier et sûr ». «Des prélèvements d’échantillons de produits ont été analysés au laboratoire de la Sar et aucune toxicité n’a été prouvée », a-t-il rassuré lors des débats.

M. C. SECK

Les parlementaires ont voté, hier, à l’unanimité, le projet du budget 2017 du ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables. Il est arrêté à 97.035.399.400 de FCfa contre 85.370.572.700 de FCfa en 2016, soit une hausse de 13,66%.

Le projet de budget 2017 du ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a été adopté, hier, par les députés après un long débat. Ce budget a été légèrement revu à la hausse. Il est arrêté à 97.035.399.400 de FCfa contre 85.370.572.700 de FCfa en 2016, soit une hausse de 13,66 %. Le débat était axé plus sur les programmes d’électrification rurale mis en œuvre par le gouvernement pour étendre le réseau interconnecté à travers le pays et à corriger les inégalités existantes. Des projets qui, selon le ministre Thierno Alassane Sall, doivent aboutir « à la qualité de service et à une bonne distribution de l’énergie à un coût plus compétitif ». Cet accroissement du budget permettra d’accélérer les programmes de couverture d’électricité en milieu rural. « A Goudomp, 8 localités seront électrifiées dans le projet 2018 villages. A Boutoute, les localités autour de la centrale en bénéficieront », explique M. Sall, annonçant l’installation de la ligne Koumpentoum-Malem Hodar avant la fin de l’année.

Pour Bakel, une ligne dorsale de moyenne tension, poursuit-il, de 60 km va alimenter une centaine de localités. La région de Kédougou ne sera pas en reste puisque des lignes moyennes tensions seront installées sur une distance de 126 km. Ces programmes en phase de formulation sont prévus avec une forte composante solaire. En effet, sur 60 milliards de FCfa dévolus à l’électrification, une partie importante, selon le ministre, sera attribuée à l’implantation des dorsales. L’ambition, affirme-t-il, est de faire en sorte qu’à l’horizon 2018, chaque région puisse bénéficier d’un taux de couverture à l’électricité de 30%.

Après la mise en service des centrales de Bokhol et de Malicounda, le ministre de l’Energie a annoncé d’autres en cours de construction, notamment celles de Mékhé et de Médina Dakhar. Un appel d’offres a été lancé avec le concours du groupe Société financière internationale de la Banque mondiale et a permis d’avoir un financement pour 100 MW d’énergie solaire et éolienne avec une autre centrale éolienne en cours également. La première unité de 50 MW sera livrée en 2018.

LA SAR RETROUVE SES PERFORMANCES
Le programme national de bio-digesteur s’inscrit dans la logique du mix énergétique. 2.000 unités ont été mises en place en 2016 avec une subvention de 80% de l’Etat. « Plus de 50% des besoins énergétiques au Sénégal sont assurés par la biomasse, notamment le charbon de bois et le bois. Ce qui constitue une ponction sur nos ressources forestières de plus en plus menacées. Le bio-digesteur permet aux populations d’avoir du gaz à domicile à tout moment », encourage M. Sall. Dans le souci d’améliorer la compétitivité des acteurs économiques, les députés ont souligné la nécessité de prendre des mesures spécifiques en faveur des Petites et moyennes entreprises pour la réduction de leurs facteurs d’électricité. Le ministre a envisagé de prendre des mesures en leur faveur.

Marame Coumba SECK

Les députés ont adopté, dimanche, le projet de budget 2017 du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Il est arrêté à la somme de 26.033.535.000 de FCfa contre 17.385.582.860 de FCfa en 2016, soit une hausse de 8.647.952.140 de FCfa en valeur absolue et 49,74% en valeur relative.

L’importance de la pêche, premier secteur d’exportation du Sénégal, avec un résultat de 194,6 milliards de FCfa au 31 décembre 2015, fait que plusieurs actions sont entreprises par l’Etat afin de renforcer les acquis ; ceux obtenus dans la prise en charge des préoccupations des pêcheurs en particulier. Ainsi, la subvention de 5.000 moteurs à hauteur de 5 milliards de FCfa, à raison d’un million de FCfa par moteur en est un. La diminution de l’essence-pirogue par la levée des droits de douane sur ce produit et la mise à disposition de 20.000 gilets à 2.500 FCfa l’unité au lieu de 5.000 FCfa initialement prévus, contribuent à l’amélioration du secteur.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, pense autant à la politique de remplacement des pirogues en bois par celles en fibre de verre dont la résistance est d’au moins 40 ans. Pour faire face au coût élevé de cette nouvelle pirogue, son département, en relation avec celui de l’Economie, des Finances et du Plan, va initier une politique de paiement à tempérament.

La question de la construction des quais de pêche a également été abordée par le ministre. Il a fait état de l’inauguration des quais de pêche de Pointe Sarène et de Ngaparou. Celui de Yoff sera inauguré le 17 décembre prochain. Par ailleurs, il a indiqué que les quais de pêche de Bargny et de Potou sont en cours de réalisation. La pose de la première pierre de celui de Goudomp est prévue dans les prochains jours. Soumbedioune sera doté d’un quai de pêche des plus modernes en Afrique de l’Ouest avec la coopération marocaine. La rénovation de certains quais de pêche est également inscrite au programme.

Relativement au volet transformation, M. Guèye a souligné la détermination du gouvernement d’édifier de nouvelles aires modernes de transformation de produits halieutiques. Celle de Bargny est déjà achevée. Le lancement des travaux pour des aires de transformation à Thiaroye, Mbao et Rufisque entre dans cette volonté de modernisation tout comme le projet d’implantation d’un marché central au poisson à Thiès et la dotation en véhicules de tous les chefs de services régionaux. Dans le même sillage, il a informé de l’autorisation de recrutement de 75 agents.

Alassane Aliou MBAYE

OUMAR GUÈYE ANNONCE LA CONSTRUCTION DE 2 NOUVEAUX PORTS
Oumar Gueye MinLe ministre de la Pêche et de l’Economie maritime s’est réjoui des performances réalisées par le Port de Dakar où transitent 95% des recettes douanières. Cependant, il a estimé que dans un proche avenir, le Port de Dakar connaîtra des limites du fait de sa position et de sa capacité. Ainsi, le président de la République a donné des instructions en vue de la construction de deux nouveaux ports. Il s’agit du port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou, sur la base d’un partenariat public-privé et dont la convention est déjà signée. Ce futur port, à en croire Oumar Guèye, comportera une profondeur d’eau d’au moins 18 m et aura une capacité de 18 millions de tonnes de vrac. La pose de la première pierre est prévue au mois d’avril 2017. Il coûtera 300 milliards de FCfa.

Le deuxième port appelé à remplacer l’actuel Port autonome de Dakar sera localisé vers Ndayane avec une profondeur de 19 m. Dubaï Port Word aura en charge sa construction, conformément à la convention qui le lie avec le Port de Dakar. Il est également prévu la reconstruction du port de Saint-Louis dont le coût est estimé à 15 milliards de FCfa dans la coopération avec la Pologne. Un autre est prévu à Ziguinchor.

En ce qui a trait au projet d’infrastructures et d’équipements maritimes, il est prévu la construction, entre autres, d’un terminal d’hydrocarbures de 11.000 tonnes dans le port de Ndakhonga ainsi que l’acquisition de dragues grâce à un financement de 65 milliards de FCfa du gouvernement de Corée du Sud.

A. A. MBAYE

UN CONTENTIEUX BLOQUE LE PROJET DE 19 COMPLEXES FRIGORIFIQUES
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé un projet de 19 complexes frigorifiques financé par le gouvernement indien pour un montant de 10 milliards de FCfa et qui va concerner plusieurs localités.

Le retard observé dans le démarrage des travaux résulte, selon lui, du fait que le dossier est pendant devant la justice ; et ce, à la suite d’un recours introduit par une des parties.

L’instruction de ce projet par ses services avait conduit à retenir le plus disant qui, au regard des cahiers de charge, semblait plus apte à réaliser ces travaux.

A. A. MBAYE

Pour la campagne de commercialisation de l’arachide de cette année dont le démarrage est prévu le 1er décembre, le prix du kilogramme est fixé à 210 Fcfa soit une hausse de 10 FCfa par rapport à l’an dernier. Mieux, l’Etat a mis en place un fonds de 11,5 milliards de FCfa pour sécuriser les semences. Ces décisions, entre autres, ont été prises, hier, à l’issue du Conseil interministériel présidé par le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne.

Le Conseil interministériel dédié à la campagne de commercialisation de l’arachide présidé, hier, par le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne, a pris la décision de fixer le prix du kilogramme d’arachide à 210 Fcfa, soit une hausse de 10 Fcfa par rapport à l’année dernière. Il adhère ainsi à la proposition qu’avait faite le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia). Il a été également décidé que la campagne de commercialisation démarrera le 1er décembre. Revenant sur la rencontre qui s’est tenue en huis clos, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait savoir qu’en plus de ces deux mesures, l’Etat a décidé, d’une part, de mettre en place un fonds de commercialisation de 11,5 milliards de FCfa destinés à acheter 55.000 tonnes de semences certifiées, et d’autre part, de subventionner 20.000 tonnes de semences écrémées dont 10.000 tonnes seront destinées à la zone sud, car « il n’y a pas encore suffisamment de semences certifiées pour la variétés utilisées » dans cette partie du Sénégal. Par ailleurs, afin que cette campagne se déroule dans les meilleures conditions, le ministre a annoncé quelques dispositions « concrètes ». C’est notamment le cas concernant le renforcement du contrôle de la qualité sanitaire et phytosanitaire des produits destinés à l’exportation. Il a fait savoir que le gouvernement a également décidé et informé l’ensemble des acteurs que, « dorénavant, en ce qui concerne l’exportation, il y aura une taxe de 40 FCfa par kilo pour l’arachide décortiquée et 15 FCfa pour l’arachide coque ».

Papa Abdoulaye Seck a déclaré que « les fonds ainsi collectés seront reversés dans la filière arachidière sénégalaise pour que nous puissions renforcer sa compétitivité, c’est-à-dire augmenter la productivité et améliorer la qualité de ce produit ».

Elhadji Ibrahima THIAM

EPUREMENT DE LA DETTE DUE AUX OPÉRATEURS
Concernant la dette due aux opérateurs qui se chiffre à 14,5 milliards de FCfa, le ministre a assuré que tout sera épongé avant le 20 décembre. Il s’est félicité du fait que l’ensemble des questions qui étaient sur la table aient fait l’objet d’un consensus.

« Le bulletin de santé de l’agriculture sénégalaise est significativement influencé par le bulletin de santé de l’arachide. C’est pourquoi, cette spéculation fait l’objet d’une attention et d’un soutien continu de l’Etat. Maintenant, à chacun de jouer pour qu’on ait une excellente campagne de commercialisation », a-t-il dit.

El. I. THIAM

ALIOU DIA, FORCES PAYSANNES : « L’ETAT NOUS A ACCORDÉS UNE SUBVENTION DE 25 FCFA »
Aliou Dia, au nom du Comité de suivi de la campagne et des organisations de producteurs, s’est réjoui des 11 mesures prises par le gouvernement. « Nous les avons acceptées et nous nous en félicitons. En effet, le prix de l’arachide, à l’international, étant de 185 FCfa, cela veut dire donc que l’Etat, en acceptant d’acheter à 210 FCfa, nous a fait une subvention de 25 FCfa. En plus la date retenue pour la campagne de commercialisation est une bonne date», a indiqué Aliou Dia. En outre, il estime que le paiement des dettes des opérateurs et la sécurisation des semences décidés par le gouvernement sont de nature à contribuer à une bonne campagne de commercialisation.

El. I. THIAM

997.553 TONNES ATTENDUES CETTE ANNÉE
Pour cette année, la production arachidière est estimée à 997.553 tonnes, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière. Toutefois, Papa Abdoulaye Seck a précisé que cette production a une hausse de 38 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. « Il faut rappeler que conformément au Pse, on se fixe comme objectif d’avoir 1 million de tonnes d’arachide en 2017 dont 100.000 tonnes exportées. L’an passé, nous avions dépassé notre objectif et cette année nous sommes autour de cet objectif car la différence n’est pas significative. C’est dire donc qu’il n’y a pas régression en ce qui concerne la culture de l’arachide au Sénégal, il y a plutôt maintien du niveau d’excellence », a-t-il soutenu.

El. I. THIAM

Le Projet de diffusion à grande échelle des technologies de gestion durable des terres (Dge-Gtd) intervenant dans la commune de Diouroup (région de Fatick) a porté ses fruits. Financé par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp), il a permis la régénération de 65 ha de terres salées grâce au phosphate naturel et aux coques d’arachide.

Les membres du Gie Ndioctor de la commune de Diouroup attendent, avec beaucoup d’enthousiasme, les récoltes de riz. Cette année, ces braves dames ne se font plus de soucis. Elles espèrent des rendements importants grâce à l’appui du Projet de diffusion, à grande échelle, des technologies de gestion durable des terres (Dge-Gtd). Ce projet financé par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp) a eu des résultats encourageants dans la restauration des terres salées avec l’introduction de nouvelles technologies comme le phosphate naturel et les coques d’arachide. A Fayil, la huitième mission d’appui de la Banque mondiale et du gouvernement a noté, début novembre, avec satisfaction, les résultats après des essais de culture de riz sur un terrain amendé avec des coques d’arachide et du phosphate naturel. L’Agence nationale du conseil agricole et rural (Ancar), l’Institut national de pédologie (Inp) et l’Association sénégalaise de promotion du développement à la base (Asprodeb), structures d’exécution du Waapp ont effectué le test sur deux terrains salés. Sur la première parcelle, ils ont mis du phosphate naturel et des coques d’arachide.

On y constate une progression normale de la culture et des rendements de 4 à 5 tonnes sont attendus. Par contre, sur l’autre parcelle non amendée, le développement des cultures est lent. Selon Sonar Dieng, conseiller agricole de l’Ancar, sur cette portion de terre, le rendement espéré est de 1,5 tonne. Des résultats salués par les membres du Gie Ndioctor. «Nous n’avons jamais eu de tels rendements. Ici, le sel constituait un problème. Avec le projet, nous avons pu bénéficier de digues anti-sel pour contrôler la teneur», a confié Aïssatou Faye, la trésorière générale du Gie. «Ces deux parcelles ont été semées le même jour. Sur l’une, on a mis du phosphate naturel et des coques d’arachide. L’autre n’a pas été amandée. Mais les résultats sont différents. C’est un projet à pérenniser», a souligné Mour Guèye, le responsable du projet.

Dans la commune de Diouroup, le projet a permis la régénération de 65 ha. Dans cette collectivité locale, le projet a touché 330 chefs de ménages dont 86 femmes. Il a également permis l’acquisition et la distribution de 60 tonnes de coques d’arachide à 75 chefs de ménage.

Selon M. Guèye, l’objectif général du projet est de contribuer à la restauration des bases productives des terres du bassin arachidier. Il s’agit, selon lui, de promouvoir la diffusion et la pérennisation de technologies de gestion durable des terres dans 30 communes du bassin arachidier.

Aliou KANDE 

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