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Affaires et Finances (2105)

Le Directeur exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la Recherche et le développement agricole (Coraf), Abdou Tenkeouano pense qu’il est important de faire de la science, un outil pour le développement de l’agriculture. «Avec cette rencontre, il est important de voir comment le Sénégal, pays pilote dans la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, va mettre à la disposition des autres pays son dispositifs», a-t-il affirmé.

Selon Abdou Tenkeouano, les statistiques récentes montrent qu’il faut une croissance de 70% de la production alimentaire actuelle pour nourrir, dans les 30 prochaines années, la population mondiale en croissance. «L’Afrique qui détient 60 % des terres arables non encore cultivées tient les clefs de la sécurité alimentaire du monde ; mais l’Afrique ne peut faire un usage judicieux de ces clefs sans le concours de la science, de la technologie et des innovations», a déclaré le Directeur exécutif du Coraf. Il pense que l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, adopté par les États africains en juin 2014, à Malabo, peut permettre d’atteindre ces objectifs. Cet agenda décline les bases de l’utilisation de la science, de la technologie et de l’innovation pour le développement de l’agriculture africaine.

Le représentant du Forum pour la Recherche agricole en Afrique (Fara), chargé de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, estime que la science devrait conduire à la transformation de l’agriculture du continent. «L’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique repose sur la reconnaissance du potentiel de la science de changer la donne par la transformation de l’agriculture du continent», soutient Jonas Mugabé du Fara. Toutefois, la mise en œuvre de l’agenda implique le doublement des investissements dans la recherche agricole.

Partageant le point de vue du directeur de l’Isra, du Coraf, Modou Mboup, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, affirme que la science et la technologie sont devenues des enjeux pour le développement du monde ; d’où la nécessité de les mettre au cœur du développement agricole. «Si nous ne mettons pas assez de science et d’innovation dans l’agriculture, nous ne pourrons pas la transformer. Cet agenda est un programme de base pour l’atteinte des objectifs d’autosuffisance alimentaire d’ici à 2030. A moyen et long termes, l’agenda scientifique doit renforcer les capacités aux niveaux national et régional, susceptibles de répondre aux nouveaux besoins des agriculteurs, producteurs, entrepreneurs et consommateurs face à des enjeux stratégiques tels que les changements climatiques et l’urbanisation», confie le Conseiller technique.

O. KANDE

Pour la transformation structurelle de l’agriculture africaine, le Sénégal organise, depuis hier, un atelier de consultation nationale sur l’agenda scientifique pour l’Agriculture en Afrique’’ (S3A) en partenariat avec le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf), l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et le Forum pour la Recherche agricole en Afrique (Fara).

Aujourd’hui, avec les changements climatiques, le recours à la science est une nécessité pour améliorer la productivité agricole en Afrique. Dans ce cadre, le Sénégal accueille, depuis hier jusqu’ au 19 juillet, un «atelier de consultation nationale sur l’agenda scientifique pour l’Agriculture en Afrique» (S3A) organisé par le Conseil Ouest et Centre africain pour la Recherche et le développement agricole (Coraf), l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et le Forum pour la Recherche agricole en Afrique (Fara). Cette rencontre sous-régionale prépare la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique. La vision de cet agenda scientifique est qu’à l’horizon 2020-2030, l’Afrique puisse assurer sa sécurité alimentaire et devienne le grenier du monde et un acteur scientifique mondial. Le Dr Alioune Fall, Directeur de l’Isra indique que la contribution du Sénégal est importante d’autant plus que notre pays est considéré comme un « pays pilote » dans la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique. Les ateliers régionaux sont organisés dans les 5 pays pilotes : le Sénégal, le Ghana, le Malawi, le Rwanda et l’Égypte pour regrouper les acteurs sous-régionaux en vue de réfléchir sur l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique. Après ces rencontres, il est prévu un atelier continental à Accra (Ghana), en fin juillet pour la synthèse. «On veut que l’Afrique, avec ce programme, transforme structurellement son agriculture, pour être autosuffisante mais aussi pour nourrir le monde», explique le Directeur de l’Isra. Il souligne que l’atelier de Dakar s’inscrit dans la concertation nationale qui vise à engager les acteurs sénégalais de la recherche pour le développement agricole, pour définir ensemble, de manière participative, la démarche du Sénégal dans l’agenda scientifique en Afrique. Le Directeur de l’Isra estime qu’il faut réfléchir ensemble pour voir comment utiliser les sciences, la technologie pour atteindre les objectifs de développement agricole, en ligne avec les priorités de développement de notre pays.

Oumar KANDE

ABDOU TENKEOUANO, DIRECTEUR EXECUTIF DU CORAF : « L’AFRIQUE TIENT LES CLEFS DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DU MONDE »
Le Directeur exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la Recherche et le développement agricole (Coraf), Abdou Tenkeouano pense qu’il est important de faire de la science, un outil pour le développement de l’agriculture. «Avec cette rencontre, il est important de voir comment le Sénégal, pays pilote dans la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, va mettre à la disposition des autres pays son dispositifs», a-t-il affirmé.

Selon Abdou Tenkeouano, les statistiques récentes montrent qu’il faut une croissance de 70% de la production alimentaire actuelle pour nourrir, dans les 30 prochaines années, la population mondiale en croissance. «L’Afrique qui détient 60 % des terres arables non encore cultivées tient les clefs de la sécurité alimentaire du monde ; mais l’Afrique ne peut faire un usage judicieux de ces clefs sans le concours de la science, de la technologie et des innovations», a déclaré le Directeur exécutif du Coraf. Il pense que l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, adopté par les États africains en juin 2014, à Malabo, peut permettre d’atteindre ces objectifs. Cet agenda décline les bases de l’utilisation de la science, de la technologie et de l’innovation pour le développement de l’agriculture africaine.

Le représentant du Forum pour la Recherche agricole en Afrique (Fara), chargé de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre de l’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, estime que la science devrait conduire à la transformation de l’agriculture du continent. «L’agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique repose sur la reconnaissance du potentiel de la science de changer la donne par la transformation de l’agriculture du continent», soutient Jonas Mugabé du Fara. Toutefois, la mise en œuvre de l’agenda implique le doublement des investissements dans la recherche agricole.

Partageant le point de vue du directeur de l’Isra, du Coraf, Modou Mboup, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, affirme que la science et la technologie sont devenues des enjeux pour le développement du monde ; d’où la nécessité de les mettre au cœur du développement agricole. «Si nous ne mettons pas assez de science et d’innovation dans l’agriculture, nous ne pourrons pas la transformer. Cet agenda est un programme de base pour l’atteinte des objectifs d’autosuffisance alimentaire d’ici à 2030. A moyen et long termes, l’agenda scientifique doit renforcer les capacités aux niveaux national et régional, susceptibles de répondre aux nouveaux besoins des agriculteurs, producteurs, entrepreneurs et consommateurs face à des enjeux stratégiques tels que les changements climatiques et l’urbanisation», confie le Conseiller technique.

O. KANDE

Dans la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) dans son volet renouvellement du parc automobile, le président Macky Sall a réceptionné, samedi, un lot de 500 véhicules neufs de transport public baptisés « Taxis de l’émergence ». Fruit d’un partenariat public-privé multipartite, cette première opération constitue une phase pilote qui concerne la capitale et elle sera élargie à l’ensemble des centres urbains du pays.

Le renouvellement du parc de transport public automobile du Sénégal s’exécute à un rythme soutenu depuis l’avènement du président Macky Sall. Après « Dakar Dem Dikk », les minibus Tata et des camions gros-porteurs, voilà que 500 nouveaux véhicules de transport urbain viennent d’être réceptionnés, samedi, au Palais présidentiel par le chef de l’État. Ces nouvelles acquisitions entre dans le programme « un chauffeur-un taxi » qu’il a initié pour améliorer les conditions de travail, redorer l’image de ce corps de métier et participer au renouveau du cadre de vie urbain. Ces acquisitions entrent également en droite ligne avec sa volonté réaffirmée de renouveler le parc automobile de transport public de voyageurs du Sénégal.

Ce premier lot de 500 véhicules baptisés « taxis de l’émergence » est le fruit d’un partenariat public-privé multipartite entre le Fongip, la Boa, Cfao Sénégal, la Nsia et le Regroupement des transports modernes du Sénégal (Retramos) du « Mouvement Car Naatangué ». Cette première opération constitue une phase pilote et concerne, dans un premier temps, Dakar la capitale. Elle sera étendue, après évaluation, à l’ensemble des centres urbains du pays. Les chauffeurs de taxi, sous la houlette de Abdou Mboup, le président de « Car Naatangué », a salué et remercié, au nom de ses pairs, le président Sall qui vient de réaliser, pour cette corporation, « son plus grand rêve avec des véhicules propres ». « Pour les chauffeurs voire les acteurs de transport, il n’y a jamais eu autant d’attention venant d’un président de la République », a-t-il déclaré. L’administrateur du Fongip, Doudou Kâ, dont la structure a accompagné et encadré l’opération, a dévoilé les prix de cession des véhicules qui varient entre 7,3 millions et 9,3 millions de FCfa ; les marques (Fiat et Toyota) choisies par les chauffeurs eux-mêmes et les concessionnaires retenus sont Cfao Technologies et Atracom.

Igor Diarra, le Directeur de la Boa Dakar, estime qu’« il ne s’agit pas d’un simple projet de transport » mais « à la fois un projet de renouvellement du cadre de vie, un projet de santé publique et un projet social en ce sens que derrière chaque taximan, dépendent plusieurs personnes». Cette opération est associée à un programme de protection médico-sanitaire chauffeur. Cela a fait dire à Fabrice Desgardin de Cfao, que c’est « un ambitieux projet qui est complet parce que très bien monté et qui a toutes les chances de réussir ». Le Directeur général de Nsia Assurances n’en dira pas moins car, selon lui, ce projet est conforme à ses orientations « visant à permettre au plus grand nombre d’accéder à des services et produits d’assurance adaptés aux besoins compétitifs ».

Le président Macky Sall a salué et magnifié le nouvel esprit entrepreneurial des chauffeurs de taxis « qui ont rendu possible l’effectivité de ce programme » pour ensuite décliner son ambition au-delà de ce programme « un chauffeur-un véhicule » au Sénégal. Il a réaffirmé sa volonté de « permettre aux chauffeurs de taxis d’être des chefs d’entreprises ». Pour le chef de l’État, ce partenariat public privé multipartite est à saluer « avec des montages intelligents». « Notre ambition vise à vous donner les moyens d’entreprendre et de vous réaliser, considérez que le taxi, c’est votre bureau, votre building et vous devez l’entretenir et le préserver », a déclaré le président Sall.

Mamadou Lamine DIEYE

Compte-tenu de leurs responsabilités, les comptables publics demandent un meilleur traitement. Cela leur permettrait d’être à l’abri des tentations qui ne manquent pas dans leur profession parce que gérant des derniers publics qui se chiffrent en milliards de FCfa.

Reconduit à l’unanimité à la tête de l’Amicale des agents comptables du Sénégal (Amacs), Ababacar Cissé demande aux autorités de mettre les membres de ce corps dans de meilleures conditions. « Nous sommes assez bien payés mais pas à la hauteur des responsabilités que l’État nous fait assumer et des risques encourus », dit-il. M. Cissé affirme qu’un traitement adéquat peut-être un rempart contre les tentations qui ne manquent pas dans leur profession ; les comptables publics manipulent des deniers publics qui se chiffrent en milliards de FCfa . « Celui qui est préposé à veiller à l’utilisation régulière de l’argent public, doit être à l’abri du besoin », insiste M. Cissé.

Il souligne que la fonction d’agent comptable public peu connue est entourée de « mythes » et certains la perçoivent comme « le lit de toutes sortes de dérives ». « Souvent on accuse certains à tort ou à raison. N’ayant pas compris le rôle de l’agent comptable, on le met dans le même sac que tout le monde alors que nous avons une fonction réglementée. Les prérogatives de l’agent comptable sont délimitées », déclare Ababacar Cissé. Il ajoute qu’en cas de détournement ou de mauvaise gestion, « la part de l’agent comptable doit être bien définie ». « On ne peut pas dès qu’il y a un évènement dans une structure, mettre tout le monde dans le même panier. Il faut qu’on puisse sérier », invite-t-il, soulignant que la responsabilité de l’agent comptable consiste à faire respecter les lois et règlements dans l’utilisation des deniers publics. 

Selon M. Cissé, personne ne peut obliger l’agent comptable à payer une dépense irrégulière. D’où, selon lui, une bonne maîtrise des textes. « Cela nous permet, devant un dossier qui pèse un franc ou des milliards, de dire que la dépense est régulière ou irrégulière ; de l’accepter ou de la rejeter en toute connaissance en cause », dit-il. Mais en plus de cette bonne maîtrise du texte, l’agent comptable doit s’armer d’une éthique et d’une déontologie.

Ce qui explique les nombreuses formations organisées par l’Amacs au profit de ses membres. Mais cela ne suffit pas, estime Ababacar Cissé. Faudrait-il que l’agent comptable use de son indépendance. « Nos camarades sont investis de prérogatives qui leur permettent de dire oui ou non mais il faut qu’ils osent dire oui ou non. Nous voulons que nos membres exercent cette liberté et cette indépendance en disant oui et non mais en se fondant sur les textes. Un franc de l’État du Sénégal est aussi important que des milliards », lance-t-il. D’où la conférence, vendredi, à la veille de l’Assemblée générale de l’Amicale des agents comptables du Sénégal, portant sur le sujet : « Éthique et déontologie dans l’exercice de la fonction d’agent comptable », en partenariat avec l’Ofnac, animée par Sidy Diop, conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode, et le magistrat Mansour Tall.

Les conférenciers qui ont bien disséqué le sujet avec des clarifications des notions d’éthique et de déontologie et des responsabilités des comptables publics. D’ailleurs, le nouveau bureau se donne comme priorité de doter l’Amacs d’ une charte éthique et déontologique.

Mamadou GUEYE

Pour faciliter l’accès au crédit aux entrepreneurs, le ministère de l’Élevage et des Productions animales compte, à travers le fonds d’appui à la stabulation (Fonstab), accompagner le Pudc dans la réalisation de cette initiative. Pour l’expert-consultant du Fonstab, Assane Dièye, ce fonds, en relation avec ses partenaires dont le Pudc, s’est inscrit « dans une synergie pour que les interventions se fassent de façon ordonnée ». Il interviendra dans le financement de ces coopératives. « Nous serons très heureux d’accompagner ces coopératives pour leur faciliter l’accès au crédit », a soutenu M. Dièye. La particularité de ce fonds, a-t-il précisé, c’est le taux d’intérêt de 3% et celui du fonds de déroulement à 5,5 %. Après l’atelier de Linguère, d’autres rencontres sont prévues à Gassane, Téssékéré forage et à Barkédji pour davantage expliquer le projet. L’approche innovante, dit-il, « c’est une coopérative dans laquelle les éleveurs ont des actions qui leur permettront d’être membres à part entière ». 

S. Diam SY

 

Dans la mise en œuvre de sa chaine de valeur « lait », le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) va lancer, prochainement, trois coopératives de collecte à Téssékéré, Gassane et à Barkédji. Une initiative appréciée par les acteurs à la base au cours d’une réunion d’information, tenue à Linguère.

Pour faciliter l’introduction du lait local dans la ligne industrielle et améliorer sa production et sa compétitivité, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a organisé, à Linguère, un atelier pour la mise en place du volet « chaine de valeurs lait ». Une rencontre qui a réuni tous les acteurs de la filière du département. Cette initiative vise à créer trois centres (coopératives) de collecte de lait à Téssékéré, Barkédji et à Gassane. Pour le consultant « chaine de valeurs » du Pudc, Ibrahima Dia, il s’agit, à travers cette initiative, de s’attaquer aux « contraintes nodales » de la filière : la production fourragère et la collecte. La première consiste, selon lui, à aménager des périmètres destinés à la culture fourragère autour des forages construits par le Pudc. Alors que la seconde vise, dit-il, à monter, de manière entrepreneuriale et privée, des centres de collecte. « Il s’agira de monter des coopératives qui vont collecter du lait et avoir des rapports contractuels avec les industriels. Des acteurs à la base vont acheter des actions pour participer à la Pme », a expliqué M. Dia. Il a souligné que le processus a été validé. « Nous avons été agréablement surpris de l’accueil par les éleveurs de cette approche. Celle-ci leur retourne leur dignité, leur permet de contrôler le système », a-t-il ajouté.

Le préfet de Linguère, Ahmadou Bamba Koné a indiqué que la « carte d’identité de son département, c’est le lait et la viande ». Cette initiative constitue, à ses yeux, une préoccupation des populations. L’une des recommandations issues de cette rencontre, a-t-il déclaré, « c’est de tirer dans la même direction en parlant de l’élevage notamment la filière lait ». A ce titre, l’apport du Pudc est déterminant parce qu’il s’agit d’une plus-value pour le département de Linguère, a affirmé le préfet.

De leur côté, les éleveurs fondent beaucoup d’espoir sur cette nouvelle approche du Pudc visant à créer une économie d’échelle locale. « Nul n’ignore la contribution du département de Linguère dans l’élevage à travers le pays », a rappelé le maire de Téssékéré, Samba Bâ. « Du lait invendu était versé par terre. Cette pratique sera bientôt un vieux souvenir grâce à ces coopératives qui seront mises en place par le Pudc », a-t-il lancé. « Si l’on n’arrive pas à résoudre ce problème, on ne parviendra guère à l’autosuffisance en lait, donc à réduire la facture laitière », a souligné Ousmane Ndiaye, président de l’Interprofessionnelle laitière du Sénégal pour qui « le Pudc est sur la bonne voie ». « Il faut mobiliser l’ensemble de la production nationale et essayer de voir comment la valoriser », a-t-il insisté.

« Floraison des forages »
Le Secrétaire général du Conseil départemental de Linguère, Moussa Ndiaye, est préoccupé par la communication autour de l’approche qui pourrait, a-t-il noté, faire défaut. Il a suggéré son large partage à la base pour son appropriation. Moussa Ndiaye a également plaidé pour une bonne harmonisation des interventions. « Nous avons vu des interventions assez importantes mais l’articulation pose problème parce que dispersées. Il faut travailler en synergie pour avoir de meilleurs résultats », a-t-il poursuivi. Un avis partagé par le président de l’interprofessionnelle laitière du Sénégal pour qui seule une articulation des interventions aura un impact réel sur la filière. Le préfet du département de Linguère rassure. «Il n’y a pas de chevauchement encore moins de doublon entre ces différentes initiatives », a-t-il affirmé. Ahmadou Bamba Koné est d’avis que le Pudc à travers cette initiative est en train de « déblayer un terrain vierge ». Une conférence d’harmonisation est prévue prochainement et permettra, de définir le domaine d’intervention de chaque projet. Il a salué les réalisations du Pudc qui, dit-il, ont révolutionné le département. «Avec la floraison des forages, s’est-il réjoui, l’axe Linguère-Téssékéré est devenu l’axe de l’espoir en plus des pistes rurales ».

Abdoulaye Dème, chef d’agence régional de Louga de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas), a indiqué que sa structure va accompagner ce programme du Pudc sur toute la chaîne de valeur. « Il s’agit, a-t-il expliqué, d’assurer les producteurs, le cheptel jusqu’à la transformation en passant par la conservation et le crédit. Pour ce faire, il faut un accompagnement en termes d’animation, de communication tout en sachant qu’il y a de réels risques sur toute la chaîne de valeurs ».

Outre le volet formation des acteurs, le Pudc va apporter des équipements dans les points de collecte éloignés. Les coopératives vont, quant à elles, réaliser des infrastructures, acquérir des équipements de conservation de collecte et recruter le personnel pour gérer les centres de collecte. Le Pudc va également appuyer ces centres à décrocher des contrats d’achat avec des éleveurs-producteurs et des unités industrielles. Pour le consultant Ibrahima Dia, l’autoroute à péage « Ila Touba » sera d’un grand atout dans le transfert du lait à Dakar dans les délais.

Souleymane Diam SY

Dans sa politique d’accompagnement des femmes, la Fondation Sococim vient d’octroyer un financement de 2 millions de FCfa sous forme de prêt à l’Association des femmes pour l’entraide et le développement (Asfed).  Le Gie regroupe actuellement 11 femmes du quartier Arafat 2 de Rufisque Est.
Depuis sa création en 2003, cette association s’est spécialisée dans la transformation des céréales locales. « Il est vrai que les activités de transformation des céréales occupent un grand nombre de groupements à Rufisque, mais nous estimons qu’il y a encore des marchés ouverts pour ces produits. Ce qui nous a conduits à appuyer l’exploitation des femmes de l’Asfed », a dit, au cours de la cérémonie, l’administrateur de la Fondation, Patricia Diagne.

Toutefois, Mme Diagne a invité les bénéficiaires au respect de leurs engagements d’autant plus que les membres de l’Asfed ont promis d’améliorer leur production, de créer des emplois et de développer leurs activités. « Tout ce que nous pouvons leur souhaiter, c’est que leur exploitation se porte encore mieux pour qu’elles puissent conquérir des parts de marché sur les plans national et international », a déclaré Mme Diagne. La présidente de l’Afsed, Sokhna Ndiaye Sène a promis que son association respectera ses engagements et utilisera le financement pour atteindre ses objectifs. « Nous comptons respecter les engagements parce que nous bénéficions d’un prêt sans intérêt que nous voulons rembourser à date échue », a dit Sokhna Ndiaye Sène.

M. NDONG

« La pleine utilisation de ces stations de réception de données d’observation de la Terre et du domaine marin contribuera, sans aucun doute, à améliorer le système de gestion de nos pêcheries, le suivi du profil côtier et marin à travers la prévision océanique et surtout la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée au niveau national, régional voir mondial.
Les résultats attendus de ce dispositif restent la gestion durable des ressources côtières et marines par la veille environnementale et la prévention des risques et catastrophes, une meilleure surveillance des pêcheries dans notre Zone économique exclusive (Zee) et une synergie d’actions avec les autres écorégions couvertes par Mesa par les technologies innovantes.

Mesa 2014-2017 « Surveillance de l’Environnement et la Sécurité en Afrique » est un programme panafricain financé par l’Union européenne qui se fonde sur les résultats des programmes précédents que sont la Préparation pour l’utilisation de Météosat seconde génération en Afrique (Puma) de 2001 à 2005 et le programme de la Surveillance de l’environnement en Afrique pour un développement durable (Amesd) de 2007 à 2013.
L’objectif du programme est de soutenir la gestion de l’information, la prise de décision et le renforcement des capacités des institutions continentales (Ua), régionales (Cedeao) et nationales (Crodt, Dpm) africaines, mandatées pour l’environnement (sécurité, environnemental et climatique), la gestion des ressources naturelles entre autres, l’accès et l’exploitation des applications d’Observation de la Terre  (Ot) pertinentes pour l’Afrique.
La thématique marine pour les ressources côtières et marines de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du programme Mesa, fournit déjà plusieurs services parmi lesquels, la cartographie des zones potentielles de pêche et la prévision et la surveillance des conditions de l’océan à l’aide de données satellitaires.

Le Centre régional Mesa implanté au Ghana fournit deux nouveaux services améliorés, à savoir la superposition de l’information du trafic des navires sur les cartes et la diffusion des conditions océaniques par Sms, pour améliorer la gestion des pêches en Afrique de l’Ouest.
Le premier service portant sur la superposition d’information du trafic des navires sur les cartes de zones potentielles de pêche  nécessitant des données satellite AIS supplémentaires, Ug-Mesa, a acheté des données d’exacte Earth pour soutenir ce service. Le second service de diffusion des conditions océaniques par SMS est développé à l’aide d’outils de communication «open» source pour envoyer les prévisions journalières sur l’état de la mer. »

M. SY

La direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais, tous les deux, une station de réception de données géo-spatiales afin de surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche de toute la façade Est de l’Océan atlantique. La cérémonie de lancement a eu lieu, hier, à la Direction des pêches maritimes du Sénégal.

Grâce à l’appui du Projet régional « Gestion des ressources marines et côtières » du Programme de surveillance de l’environnement et de la sécurité en Afrique, dénommé « The Monitoring of environment and security in Africa programme (Mesa) de la Commission marine de la Cedeao, la direction des Pêches maritimes (Dpm) du Sénégal et le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (Crodt) disposent désormais tous  d’une station de réception de données géospatiales.

Selon, le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, ces deux stations  de réception de données géospatiales vont ainsi aider l’État du Sénégal à mieux surveiller le mouvement des navires dans les zones exclusivement réservées à la pêche aussi bien dans les pays de la Cedeao et dans ceux de toute la façade Est de l’Océan atlantique, de diffuser des données sur les conditions océaniques et les cartes des Zones potentielles de pêche (Zpp).
« Ces installations de stations de réception de données géospatiales à la direction des pêches maritimes, mais également au Crodt vont permettre de mieux suivre les paramètres océaniques et le mouvement des navires dans les zones exclusives aussi bien dans la sous-région que dans les autres pays de la Cedeao et de toute la façade Est de l’Océan atlantique », a assuré le directeur des Pêches maritimes, Docteur Mamadou Goudiaby, au cours de la cérémonie de lancement de cet outil de surveillance de l’environnement et de la sécurité en mer. Elles vont, selon lui, permettre également de pérenniser les acquis dans les domaines de la surveillance et de la sécurité des pêches et ressources maritimes, mais aussi d’aller vers le développement des activités océanographiques dans la sous-région ouest-africaine.

Il existe aussi, dans le pays, d’autres stations de données terrestres dans certains centres de recherches, dont l’université, le Centre de suivi écologique (Cese), l’Anacim.  
Selon lui, le projet a été financé à hauteur de 39 millions de dollars. Ce projet est important pour pérenniser ce que nous avons réalisé durant cette première phase du Mesa. Cet outil, selon les responsables de la direction des Pêches maritimes du Sénégal, va incontestablement contribuer au développement des services opérationnels de surveillance des paramètres de gestion des pêcheries et de l’état de l’océan pour la sécurité en mer. Ces deux stations, qui viennent d’être implantées, vont favoriser la gestion des pêcheries, la prévision océanique, ainsi que le suivi des profils côtiers et marins. Elles vont également permettre de lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée (Inn) aux niveaux national et régional.

Mamadou SY

Plus de 150 chevaux ont été identifiés, mercredi, dont 50 à la puce électronique, à l’issue d’une formation de deux jours en identification de chevaux par puce électronique, au profit des 29 agents du service régional de l’élevage de la région de Tambacounda.

Cette deuxième journée de la session de formation était dédiée à la partie pratique, après celle théorique qui s’est déroulée, la veille, dans les locaux du service régional de l’élevage, a expliqué le Docteur Alphonse Sène de la Direction du développement des équidés, du ministère de l’Élevage et des Productions animales.Cette formation est dispensée par une mission du ministère qui a fait le tour de toutes les régions du pays sauf Kolda, Kédougou et Ziguinchor, dans un programme de formation et d’échanges avec les agents de terrain, a noté le Docteur Sène, annonçant qu’elle sera à Sédhiou, la semaine prochaine.

Qualifié de «révolutionnaire», ce programme consiste à donner un carnet d’identification à chaque cheval et à lui injecter une puce électronique à l’encolure, a-t-il indiqué. Les services de sécurité et les services régionaux d’élevage seront prochainement équipés de lecteurs de ces puces, si les moyens du programme sont renforcés, a-t-il noté, relevant que sans la généralisation de ces appareils, ces puces ne peuvent empêcher le vol des animaux qui les portent.

La puce qui porte 15 chiffres, dont le code pays, le code du fabricant de la puce et l’espèce, suivi de huit chiffres, permet de donner à l’animal un profil «unique au monde», poursuit-il, soulignant que «la technologie a permis de révolutionner l’identification».«Avec la promesse du président de la République d’augmenter les moyens d’identification, nous allons augmenter le +puçage+ électronique pour lutter contre le vol de bétail, principale préoccupation des éleveurs», s’est réjoui l’officiel. Sur une population d’»environ un million d’équidés», dont 549.000 chevaux et 449.000 ânes, «environ 27.000 ont été identifiés à la puce» depuis le démarrage du programme en 2010.

Environ 150.000 ont été identifiés par document depuis 1994, a-t-il dit.La région pourrait prochainement bénéficier d’un programme d’identification annuel qui serait payant (1.500 FCfa). Le service régional de l’élevage a saisi l’occasion, pour coupler cette opération d’identification avec la vaccination contre la peste équine. Elle est exceptionnellement rendue gratuite pour les chevaux qui se sont présentés et qui n’ont pas été vaccinés durant la campagne qui avait démarré depuis février. Les agents du ministère ont aussi mis à profit cette formation, pour sensibiliser les propriétaires de chevaux au respect de l’arrêté interministériel signé récemment par les trois ministères de l’Intérieur, des Transports terrestres et de l’Élevage, visant à réglementer les transports hippomobiles.

En perspective de l’entrée en vigueur incessamment de cet arrêté, le service de l’élevage poursuivra l’identification par les carnets et les propriétaires de chevaux pourront s’approcher du service vétérinaire le plus proche.  La population équine de la région de Tambacounda est estimée, selon le Dr Rosalie Seck Gbéty, chef du service régional de l’élevage à 62.970 chevaux. Quelque 18.465 chevaux ont été vaccinés en 2016, dont 4.670 dans le département de Koumpentoum, qui, avec Tamba et une partie de Goudiry concentre l’essetiel de cette population.  
(APS)

Un Portail d’informations commerciales (Pic) permettant de fournir des informations relatives aux accords commerciaux, tarifs, procédures d’importation, d’exportation, de transit, entre autres, a été lancé, hier, à Dakar.

Le Portail d’informations commerciales (Pic) est une plateforme électronique qui regroupe toutes les exigences, réglementations et procédures liées au commerce, appliquées par les ministères et les organismes gouvernementaux.
Il constitue, selon le ministre du Commerce, Alioune Sarr, une étape clé dans la mise en œuvre, par le Sénégal, de l’Accord sur la facilitation des échanges, conclu en décembre 2013 à Bali (Indonésie) par les membres de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et entré en vigueur depuis le 22 février 2017.   Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a souligné que ce portail, destiné au grand public et aux opérateurs économiques, est d’une importance capitale pour notre pays. « Il fournira notamment des informations relatives aux accords commerciaux, tarifs, procédures d’importation, d’exportation, de transit, lois et règlements commerciaux, formulaires et certificats obligatoires », a-t-il souligné.

Il note que de manière générale, le Pic vise à faciliter les échanges entre le Sénégal et les autres pays et permettra de se conformer à l’article 1 de l’accord sur la facilitation des échanges.
Pour sa part, la directrice adjointe de l’Usaid, Sharon Carter, les entreprises et investisseurs privés sont souvent confrontés à la difficulté d’accéder rapidement à la bonne information et de bénéficier de services adéquats pour réaliser leurs opérations commerciales avec diligence et efficacité.

« Le développement d’un portail d’informations commerciales est une réponse pertinente. Il constituera une interface unique pour accéder à toutes les informations relatives aux mesures de politique commerciale, comprenant les mesures tarifaires et non tarifaires qui affectent le commerce des marchandises, les renseignements sur le commerce des services, les marchés publics, les accords commerciaux, ainsi que les procédures de dédouanement et d’exportation », a-t-elle déclaré. Elle a fait savoir que le portail est un outil capital qui va contribuer à la réduction des coûts des délais de transactions et à l’accélération des procédures douanières.
La directrice du Commerce extérieur, Mme Assome Aminata Diatta a, quant à elle, signé des protocoles d’accord avec la Direction de la facilitation et des relations avec les entreprises, la Direction de redéploiement industriel, l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et la Direction de l’association sénégalaise de la normalisation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les responsables du Projet d’appui à  la sécurité alimentaire (Pasa) en visite de terrain  dans la  région de  Kaffrine, zone dans laquelle cinq fermes agricoles sont implantées, avec l’objectif déclaré d’en faire des périmètres expérimentaux pour la production agricole. Une visite à laquelle ont pris part le directeur général dudit projet et son collègue de l’Anida.

Financé par le réseau de la Banque mondiale pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (Gafsp) la Banque africaine de développement (Bad) à travers le Fonds africain de développement (Fad) et la République du Sénégal, le Projet d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa), est bien implanté dans la région de Kaffrine. Des responsables de cette initiative gouvernementale soutenue par des partenaires bilatéraux étaient, cette semaine, dans la zone. L’objectif de la mission est de visiter les fermes réalisées en partenariat avec l’Agence nationale intégrée des  domaines agricoles (Anida) dans la région et d’échanger avec les populations bénéficiaires afin de recueillir leurs avis sur les résultats en termes de  production et sur les perspectives de valorisation des récoltes.

Le projet qui est dans sa 4ème année de mise en œuvre pour le volet eaux souterraines, en étroite collaboration avec l’Anida, a poursuivi la mise en valeur des sept fermes et périmètres agricoles du programme d’ancrage. Les membres de la mission ont fait la réception des travaux de Missirah, Kafatt, Maka Yop, Missirah Wadéne, Médina Témégne et Médina Guéo. Selon le coordinateur national du Pasa Louma/Kaf, Moustapha Diaw, « l’objectif de la visite, c’est de venir voir les populations, préparer la campagne avec elles, afin d’avoir de bonnes récoltes dans les fermes », a précisé le chef dudit projet. M. Diaw a invité, par ailleurs, les populations à  bien gérer les fermes, une garantie pour leur assurer une sécurité alimentaire. Pour sa part, la présidente du groupement de Kafatt, Marème Gadiaga, a indiqué que le Pasa leur a permis de disposer de l’eau et de pouvoir cultiver en saison des pluies comme en saison sèche.
Quant au directeur général de l’Agence nationale intégrée des  domaines agricoles (Anida), El Hadj Malick Sarr, il a noté que le Pasa est un programme destiné au développement. A son tour, il a invité les populations à se conformer aux règles de travail pour bien gérer ce patrimoine commun  mis à  leur disposition par l’Etat du Sénégal.

Elimane FALL

Conformément aux directives des Nations Unies, l’Ansd s’est lancée dans un processus de refonte de l’Indice harmonisé de la production industrielle(Ihpi) et l’Indice des prix de production industrielle(Ippi). Les points focaux ont été sensibilisés, hier, sur les exigences de ces recommandations.

Dans la production des statistiques conjoncturelles, les entreprises constituent les principales sources de collecte des données. Actuellement, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) est dans un processus de refonte de l’Indice harmonisé de la production Industrielle (Ihpi) et de l’Indice des prix de production industrielle (Ippi) suite aux recommandations des Nations Unies. Dans le souci d’élargir le champ des indicateurs conjoncturels, elle a entrepris un projet de mise en place des indices de chiffres d’affaires dans les secteurs des services, de l’industrie, de la construction et du commerce pour les besoins des utilisateurs. « Actuellement, le dispositif des calculs est mis en place et les données sont collectées régulièrement », a précisé le directeur des statistiques économiques et de la comptabilité nationale, Mbaye Faye.

En vue d’un passage à une publication officielle de ces  indices mais aussi pour une bonne mise en œuvre des recommandations de l’Onu,  un atelier a été organisé, hier, pour sensibiliser davantage l’ensemble des répondants sur la contrainte de respect des délais de transmission des données. Surtout, a relevé M. Faye,  dans ce contexte d’adoption de la Norme spéciale de diffusion des données en collaboration avec le Fmi et la Bad. Selon le directeur des statistiques économiques, une fois l’opération terminée, le Sénégal disposera d’indicateurs Ihpi et Ippi qui permettront de mieux prendre en compte la structure actuelle du tissu industriel ; de mieux répondre aux nombreuses sollicitations des différentes utilisateurs notamment les entreprises, les institutions financières, de recherches dans le domaines de l’industrie, etc.

« Cet atelier est d’une importance capitale pour l’Ansd dans la mise en œuvre du projet de rénovation des indices Ihpi et Ippi. Aussi, vise-t-il, à renforcer la collaboration entre les points focaux et l’Ansd en vue de faciliter davantage la transmission de données sollicitées et leur exploitation dans les délais », a soutenu M. Faye.

Ndiol Maka SECK

Le Sénégal et la Tunisie veulent dynamiser leurs échanges économiques. C’est dans cet esprit que s’est ouvert, hier à Dakar, un forum qui réunit des acteurs du secteur privé des deux pays.

Dans les échanges économiques du Sénégal avec les pays maghrébins, la Tunisie est à la traine comparé à un pays comme le Maroc. Pourtant, les relations commerciales entre les deux pays datent au début des indépendances avec la signature d’un accord de coopération économique, technique et scientifique, le 30 mars 1962, à Tunis.

Aujourd’hui, les autorités des deux pays veulent inverser la tendance, en augmentant sensiblement le volume des échanges à travers leur secteur privé respectif. L’ouverture, hier, à Dakar d’un forum économique s’inscrit dans cet esprit. A travers des rencontres « B to B », les hommes d’affaires sénégalais et tunisiens vont explorer les opportunités d’affaires. Déjà, ils se félicitent de la tenue de ce forum et ont promis d’œuvrer à la dynamisation de la coopération économique comme l’ont souligné le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam et son homologue de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, Mounir Mouakhar.

M. Thiam souligne que les exportations sénégalaises vers la Tunisie sont faibles et tournent autour des fruits, légumes et crustacés et s’élèvent à 1,5 milliard de FCfa tandis que les importations en provenance de ce pays se chiffrent à 21 milliards de FCfa. « C’est à nous de corriger ce déséquilibre et de développer davantage les relations commerciales », a-t-il lancé, soulignant que les Chambres de commerce, d’industrie de Dakar et de Tunis entretiennent déjà des relations de partenariat.
Prenant part à ce forum, le chef d’entreprise Belghith Anas, directeur général de Icar, une société qui s’active dans la fabrication d’autobus, d’autocars et de camions, espère rencontrer des partenaires sénégalais en vue de nouer des partenariats gagnant-gagnants. A travers sa société, il veut contribuer à apporter des solutions au système de transport sénégalais. Il compte également, à partir du Sénégal, pénétrer le marché de l’Uemoa et celui de la Cedeao, riches respectivement de 90 et 300 millions d’habitants.  

La délégation tunisienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, est forte d’une vingtaine d’hommes d’affaires évoluant dans divers secteurs : l’automobile, les transports, l’agroalimentaire, les services, l’industrie des matériaux de construction, les bâtiments et travaux publics, etc.
Les hommes d’affaires des deux pays peuvent compter sur l’appui de leurs plus hautes autorités qui se sont engagées à mettre en place le cadre juridique pour fouetter les relations économiques. « C’est à vous, secteur privé, de vivifier la flamme des relations d’affaires entre le Sénégal et la Tunisie », a lancé Abdoul Aziz Tall, ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, à l’ouverture du forum. « Nous voulons une vraie alliance qui contribue à un partenariat gagnant-gagnant », a renchéri Khemaies Jhinaoui.  

Les intervenants ont souligné la nécessité de dynamiser les relations économiques entre le Sénégal et la Tunisie qui ont une proximité culturelles ; les hommes d’affaires entretiennent des liens étroits et l’axe Dakar-Tunis est desservi par une ligne aérienne quotidienne. Autant d’éléments qui peuvent contribuer au développement de la coopération économique entre les deux pays.

Mamadou GUEYE

Notre compatriote, Babacar Ndiaye, ancien président de la Banque africaine de développement (Bad), est décédé, hier, à Dakar, à l’âge de 82 ans. Avec cette disparition, l’Afrique voire le monde des finances perd une grande figure. Babacar Ndiaye a été président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) pendant une décennie, de 1985-1995.

Il fut une haute personnalité du monde de l’économie et des affaires. Originaire de Ndiayènne Kadd, dans la région de Kaolack, il a fait de brillantes études au Sénégal et à l’étranger avant d’intégrer le monde des finances. Il fut grand spécialiste des questions bancaires. Après son départ de la Bad, il se consacra à ses affaires. Tous ont reconnu qu’il a  été un des artisans du développement de la Bad où il a marqué son passage durant son mandat. Grand concepteur, il a participé à la mise en œuvre des grands chantiers de l’institution financière qui a participé à l’émergence économique de l’Afrique.
Avec son expertise pointue et sa générosité de partager son savoir avec les acteurs du monde de la finance, souligne une source, Babacar Ndiaye, a mis la Bad sur de bons rails. Selon un membre de sa famille, Atoumane Diaw, il était d’une grande humilité et très proche de ses parents notamment sa grande sœur à qui il rendait visite fréquemment au Plateau.

L’ancien ambassadeur du Sénégal au Japon et ancien haut fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies, Bouna Sémou Diouf témoigne qu’il a été « un homme d’une grande compétence, raffiné et très humble malgré ses lourdes responsabilités ». Récemment, lors des dernières assises de la Bad, en Inde, un Prix Babacar Ndiaye a été décerné aux président Macky Sall et Paul Kagamé pour leur vision pour l’émergence dans leur pays respectif.
Ce haut fonctionnaire qui fut au service du continent sera inhumé cette semaine. A sa famille, la rédaction du Soleil présente ses vives condoléances.

El hadji Abdoulaye THIAM

Le Sénégal et la Tunisie veulent dynamiser leurs échanges économiques. C’est dans cet esprit que s’est ouvert, hier à Dakar, un forum qui réunit des acteurs du secteur privé des deux pays.

Dans les échanges économiques du Sénégal avec les pays maghrébins, la Tunisie est à la traine comparé à un pays comme le Maroc. Pourtant, les relations commerciales entre les deux pays datent au début des indépendances avec la signature d’un accord de coopération économique, technique et scientifique, le 30 mars 1962, à Tunis.
Aujourd’hui, les autorités des deux pays veulent inverser la tendance, en augmentant sensiblement le volume des échanges à travers leur secteur privé respectif. L’ouverture, hier, à Dakar d’un forum économique s’inscrit dans cet esprit. A travers des rencontres « B to B », les hommes d’affaires sénégalais et tunisiens vont explorer les opportunités d’affaires. Déjà, ils se félicitent de la tenue de ce forum et ont promis d’œuvrer à la dynamisation de la coopération économique comme l’ont souligné le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam et son homologue de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, Mounir Mouakhar.

M. Thiam souligne que les exportations sénégalaises vers la Tunisie sont faibles et tournent autour des fruits, légumes et crustacés et s’élèvent à 1,5 milliard de FCfa tandis que les importations en provenance de ce pays se chiffrent à 21 milliards de FCfa. « C’est à nous de corriger ce déséquilibre et de développer davantage les relations commerciales », a-t-il lancé, soulignant que les Chambres de commerce, d’industrie de Dakar et de Tunis entretiennent déjà des relations de partenariat.
Prenant part à ce forum, le chef d’entreprise Belghith Anas, directeur général de Icar, une société qui s’active dans la fabrication d’autobus, d’autocars et de camions, espère rencontrer des partenaires sénégalais en vue de nouer des partenariats gagnant-gagnants. A travers sa société, il veut contribuer à apporter des solutions au système de transport sénégalais. Il compte également, à partir du Sénégal, pénétrer le marché de l’Uemoa et celui de la Cedeao, riches respectivement de 90 et 300 millions d’habitants.

  La délégation tunisienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, est forte d’une vingtaine d’hommes d’affaires évoluant dans divers secteurs : l’automobile, les transports, l’agroalimentaire, les services, l’industrie des matériaux de construction, les bâtiments et travaux publics, etc.
Les hommes d’affaires des deux pays peuvent compter sur l’appui de leurs plus hautes autorités qui se sont engagées à mettre en place le cadre juridique pour fouetter les relations économiques. « C’est à vous, secteur privé, de vivifier la flamme des relations d’affaires entre le Sénégal et la Tunisie », a lancé Abdoul Aziz Tall, ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, à l’ouverture du forum. « Nous voulons une vraie alliance qui contribue à un partenariat gagnant-gagnant », a renchéri Khemaies Jhinaoui.  

Les intervenants ont souligné la nécessité de dynamiser les relations économiques entre le Sénégal et la Tunisie qui ont une proximité culturelles ; les hommes d’affaires entretiennent des liens étroits et l’axe Dakar-Tunis est desservi par une ligne aérienne quotidienne. Autant d’éléments qui peuvent contribuer au développement de la coopération économique entre les deux pays.

Mamadou GUEYE

Le trafic des aéroports sénégalais a atteint 35.993 mouvements d’avions, 1,974 million de passagers et 35.220 tonnes de fret en 2015. Le trafic passager a enregistré une hausse de 3.5 % par rapport à 2014, à comparer à une croissance du trafic aérien mondial de 6,8 % ; ce trafic est essentiellement international. Cela place le Sénégal à la 25ème place en Afrique pour les activités passagères. A lui seul, l’aéroport Léopold Sédar Senghor a traité 90 % des passagers utilisant les aéroports sénégalais. Le trafic de passager est en croissance régulière depuis 2006, avec une légère chute en 2012 du fait de la crise tandis que le trafic de marchandises connait une forte croissance depuis cette dernière année. Pour le fret, à 36.057 tonnes dont environ 40 % à l’import, le trafic a connu une hausse de plus de 15 % en 2015 par rapport à 2014 du fait notamment de l’arrivée de nouvelles compagnies (Turkish Airlines en particulier). Les trafics de fret sur les autres aéroports sont anecdotiques avec par exemple 542 tonnes à Ziguinchor en 2015. De l’avis de l’Association du transport aérien international (en anglais « International air transport association » (Iata), en 2012, le transport aérien, au Sénégal, était affecté par la multiplicité des taxes frappant les passagers, tout comme de nombreux pays de la région. Depuis, le président du Sénégal avait annoncé, en 2015, la suppression de la plupart de ces taxes et les mesures prises ont réduit la redevance de sûreté et la taxe passagère de moitié, soit 2.000 FCfa et 8.000 FCfa actuellement.

M. SY

L’activité portuaire a augmenté, en 2015, de plus de 13 % pour atteindre 15,19 millions de tonnes dont 3,04 millions de tonnes en exportation et 8,58 millions de tonnes en importation, indique une étude sur le transport et la logistique, présentée lundi dernier, au siège de la Banque mondiale.

En 2015, le trafic au Port autonome de Dakar (Pad) a augmenté de plus 13 % par rapport à 2014. Il se chiffre à 15,19 millions de tonnes dont 3,04 millions de tonnes en exportation et 8,58 millions de tonnes en importation. Pour le premier trafic, la hausse la plus importante concerne les marchandises diverses qui augmentent de 22 %. Pour les débarquements, l’import de pétrole s’est accru de 51 % en 2015 par rapport à 2014. Par ailleurs, le trafic de conteneurs du port est passé de 484 997 Evp à 529.724 Evp (équivalent 20 pieds). Le trafic de transit représentait 2,27 millions de tonnes en 2015, soit 15 % du trafic total, et 98 % étaient à destination ou en provenance du Mali ; le solde sur les autres pays ne représentant que 55.000 tonnes. La part du Mali dans le trafic total de conteneurs était aussi de 30 %.

Par ailleurs, parmi les composantes de l’indice de performance logistique (LPI), le Sénégal a une meilleure performance relative pour le respect des délais et la compétence logistique. Par rapport aux pays de l’Afrique subsaharienne, la performance du Sénégal est en dessous de la moyenne. Le Sénégal est nettement dépassé par la Tunisie (sauf en 2014), la Roumanie et le Vietnam (sauf en 2014). Le score relativement meilleur en 2007 s’explique par les niveaux des indicateurs « suivi » et « exactitude » nettement supérieurs aux valeurs atteintes les autres années. Il s’agit, sans doute, de fluctuations résultant des incertitudes liées à la méthode de mesure. Les coûts de la logistique sont estimés à 30 % du prix des produits à l’intérieur du Sénégal.

Mamadou  SY

Reconstruire totalement en trois ans la liaison ferroviaire Dakar-Bamako pour un coût total de 1.470 milliards de FCfa ou la réhabiliter en vue de restaurer la capacité opérationnelle de la voie et des circulations à 80 km/h. Des deux options, la Banque mondiale est pour la dernière jugée économiquement et financièrement plus rentable, selon une étude sur le transport et la logistique présentée lundi à son siège à Dakar.

La Banque mondiale estime qu’un trafic jugé réaliste pourrait atteindre 1,4 million de tonnes en 2030 et que sur cette base, deux options d’investissement ont été évaluées. La première option a trait à la reconstruction totale en trois ans pour un coût de 1.470 milliards de FCfa, soit 2,24 milliards d’euros ; mais cette option, selon la Banque mondiale, ne serait pas rentable.

Quant à la deuxième option ayant trait à la réhabilitation, elle permet de restaurer la capacité opérationnelle de la voie et des circulations à 80 km/h en trois à cinq ans estimée à 232 milliards de FCfa pour l’infrastructure et 135 milliards de FCfa pour le matériel roulant. Selon la Banque mondiale, cette option est justifiée économiquement et financièrement et permettrait de faire face à des scenarii de trafic beaucoup plus optimistes.

M. SY

La société pétrolière et gazière Cairn Energy PLC a annoncé, avant-hier, mardi, avoir encore découvert un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1. Cette découverte, qualifiée de « Well result » (Excellents résultats) par la firme écossaise, est le 10 puits foré avec succès sur ces trois derniers et le deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1.  

Le bloc pétrolier « Sangomar offshore profond » ne finit décidément pas de révéler d’heureuses surprises sur les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Dans une note intitulée « FAN South-1 well result », situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud- Ouest de FAN-1, la firme écossaise a jugé excellent les résultats du forage de ce 10e puits depuis le démarrage de ses activités au Sénégal. Les travaux, qui ont commencé le 26 mai dernier ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme écossaise datée du 11 juillet 2017. « Ils ont été exécutés par la plateforme de forage Stena DrillMAX et se sont déroulés en toute sécurité et suivant le budget arrêté », poursuit le texte. Situé à une profondeur d’eau de 2.175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5.433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Et l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. « Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale ».

Selon le directeur général (Ceo) de Cairn Energy PLC, Simon Thomson, « FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la co- entreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal ». Il a, en outre, annoncé que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».

Avec une participation de 40 %, « Cairn Energy PLC » exploite les blocs « Sangomar Deep », « Sangomar Offshore » et « Rufisque offshore » au large du Sénégal, aux côtés de l’Australien Woodside » (35 %) et de « FAR » (15%). L’État du Sénégal, par le biais de la société publique de pétrole, Petrosen, détient 10 % des parts. Un partage des parts qui n’a cependant pas été sans heurt lorsque « FAR » a contesté l’entrée de « Woodside » qui avait alors acheté la participation de « ConocoPhillips » à 350 millions de dollars US en 2016. Et avec ce nouveau gisement découvert annoncé par la firme écossaise côté à la bourse de Londres, la joint-venture a foré dix puits en trois ans et a trouvé des ressources conditionnelles sur le champ SNE évaluées à plus de 2,7 milliards de barils de pétrole brut.

Mamadou Lamine DIEYE

« Livre blanc sur le pétrole et le gaz », c’est le titre du dernier ouvrage de l’économiste Mamadou Ndione qui a été présenté, samedi dernier, au public. Dans cet essai, l’auteur et non moins cadre de l’Apr, apporte la réplique à Ousmane Sonko qui a mis en relief la « mauvaise gestion des ressources pétrolières et gazières » dans son livre paru récemment.


Après le livre blanc portant sur les réalisations du gouvernement de 2012 à avril 2017 présenté par le ministre Seydou Guèye, c’est au tour de Mamadou Ndione de s’illustrer. L’économiste, logisticien et cadre républicain a, à son tour, publié un livre blanc sur le pétrole en réponse à Ousmane Sonko. Ce dernier avait publié un ouvrage intitulé « Pétrole et Gaz du Sénégal, chronique d’une spoliation », dans lequel il fait l’historique de la recherche pétrolière au Sénégal de 1952 à nos jours et met en relief « la mauvaise gestion des ressources pétrolières et gazières ».

Dans cet essai d’une soixantaine de pages, l’auteur de « Nouvelle trajectoire du Sénégal ou la défense de la vision du président Macky Sall » apporte une compilation de réponses destinées à Ousmane Sonko, mais aussi à l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, à « Manko Wattu Sénégal », à l’opposition et à leurs avocats. M. Ndione, avec des chiffres à l’appui est revenu sur les contrats de recherche liant le Sénégal aux grands groupes d’hydrocarbures, le prix à payer par les entreprises durant les phases de recherche et développement, mais aussi la possibilité de cession des parts et le partage de production des entreprises signataires de contrat de recherche, les retombées pour le Sénégal, ce qui est prévu pour l’utilisation des revenus pétroliers et gaziers pour, dit-il, rétablir la vérité. « Ce livre blanc vient apporter sa pierre à l’édifice d’un Sénégal de vérité et de progrès et vise à donner au citoyen des éléments de langage simple en réponse au flou entretenu par certains compatriotes maîtres dans l’insinuation et la désinformation », a fait savoir Mamadou Ndione. Il a insisté sur « l’importance de rester dans la vérité et éviter le débat fait d’insinuation entretenue par une opposition pour des visées strictement électoralistes ».

S. O. F.

La Corée du Sud a, par la voix de son ambassadeur au Sénégal, réaffirmé son engagement à partager son expérience en développement de la productivité agricole et de sécurité alimentaire avec l’ensemble des pays africains. Elle participait à l’ouverture, à Dakar, de la 4ème assemblée générale de la Kafaci.

« La présente rencontre est une occasion, pour les pays membres de la « Korea food and agriculture coopération initiative » (Kafaci), de partager l’expérience de la Corée du Sud en développement de la productivité des filières agricoles », a déclaré le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dogo Seck, lors de la cérémonie d’ouverture de la 4ème assemblée générale de « Korea food and agriculture coopération initiative » (Kafaci) qui a démarré, hier, à Dakar. Pour M. Seck, la Corée du Sud a pu, en 50 ans, multiplier par 600 son Produit intérieur brut (Pib). D’où l’intérêt, pour les pays africains, de bénéficier de l’expérience de ce pays en développement économique, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Des résultats importants ont été obtenus par l’Agence coréenne de coopération internationale dans des filières telles que le riz, l’arachide, la tomate et l’oignon, a-t-il rappelé, notant que dans la mise en œuvre du Pracas, la recherche constitue un volet important pour l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement du Sénégal. « Les pays africains ont intérêt à bénéficier de l’expérience de la Corée du Sud qui, avec la dissémination des technologies adaptées, a réalisé l’autosuffisance en riz à travers la révolution verte », a-t-il affirmé. « En procédant, en marge de cette présente assemblée générale, à l’inauguration du laboratoire Akril à la station d’AfricaRice à Ndiaye, dans la région de Saint-Louis, la Corée du sud montre, une fois de plus, son engagement à accompagner les pays africains à atteindre leur autosuffisance en produits agricoles », a déclaré Dogo Seck.  

Renforcer la sécurité alimentaire
Pour Mme l’ambassadeur de la Corée du Sud au Sénégal, depuis sa création en 2008, la Kafaci a initié de nombreux projets de développement en Afrique dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. « Le développement de ces secteurs, a-t-elle dit, est vital pour la création d’emplois et pour l’atteinte de la sécurité alimentaire. » Ce qui a, selon elle, poussé le gouvernement coréen qui a bien compris leur importance, à travailler avec l’ensemble des pays africains dans la mise en œuvre de projets dans une coopération dynamique. « A travers ce partenariat, a-t-elle noté, la Corée du Sud s’est engagée activement à partager son expérience avec les pays africains afin de les aider à renforcer leurs capacités de production agricole et de renforcement de la sécurité alimentaire. » Le secteur de l’agriculture offre un potentiel important de création d’emplois pour les jeunes et les femmes.

Selon Mme l’ambassadeur, cette rencontre devra procéder à la revue des projets en cours et réfléchir sur les projets à réaliser sur la période 2017-2019.  « C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons constaté que le partenariat s’est beaucoup élargi en intégrant les organisations de recherche et de développement agricole », a déclaré le directeur général de l’Isra, Alioune Fall. Il assure que la Kafaci compte actuellement plus d’une vingtaine de pays africains. Il a profité de la tenue de cette réunion pour remercier la Koaci notamment dans la mise en œuvre de son plan national d’autosuffisance en oignon, tomate, arachide, entre autres filières. Il a salué le travail accompli par Kafaci avec une mention particulière de son Secrétaire général, Dr Cho qui, a-t-il souligné, n’a ménagé aucun effort pour la consolidation de la coopération entre la Corée du Sud et les pays partenaires. Il a également félicité le Pr Mafoti, le président du conseil d’administration sortant qui a balisé le chemin de la présidence.

Mamadou SY

Conformément à sa mission d’appui au secteur privé, le Bureau de mise à niveau a approuvé plus de 4,7 milliards d’investissements au profit de 20 entreprises. Un accompagnement salué par les bénéficiaires.   

Hier, le directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a signé des conventions de financement avec 20 chefs d’entreprises sénégalais. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de cette structure de l’État. L’enveloppe globale s’élève à 5,750 milliards de FCfa dont 4,709 milliards destinés à financer les activités des entreprises bénéficiaires et 1,041milliard de FCfa de primes qui sont des subventions octroyées. Les entreprises évoluent dans divers secteurs de l’économie sénégalaise : hôtellerie, transformation des produits agricoles, emballages, matériaux pour les produits pétroliers, aquaculture, élevage, Tic, etc.  

Le directeur général du Bureau de mise à niveau a rappelé que ces fonds sont des ressources publiques mis à la disposition des hommes d’affaires du secteur privé afin de les aider à développer leurs activités et à gagner davantage des parts de marché. « Aucune entreprise publique n’est bénéficiaire de ces ressources », a-t-il souligné. D’où, selon lui, la rigueur dans la sélection des entreprises bénéficiaires qui intervient au bout d’un long processus. Il a indiqué que les principaux effets attendus de la mise à niveau de ces entreprises sont : une croissance de leur chiffre d’affaires variant entre 10% et 75% ; une augmentation de la valeur ajoutée variant entre 17 et 70 % ; une amélioration des compétences du personnel et de la productivité ; une modernisation des équipements de production (ligne de production, matériels de laboratoire, équipements et matériels d’hébergement …) ; la mise en place de système d’information pour une meilleure traçabilité des activités. Tous les chefs d’entreprises bénéficiaires ont souligné l’importance de cet appui dans le développement de leurs activités et salué l’accompagnement des experts du Bureau de mise à niveau. « C’est un outil important dans le renforcement de la Pme sénégalaise », a déclaré Babacar Cissé de Agro Saafi.

« La mise à niveau est importante pour les entreprises », a estimé Mamadou Touré de Numherit, une société présente dans onze pays africains. Déjà, des entreprises commencent à engranger les retombées de la mise à niveau en obtenant des financements auprès des établissements bancaires. Certaines plus ambitieuses se sont lancées dans un processus de certification. Ces chefs d’entreprises souhaitent que les actions du Bureau de mise à niveau soient davantage vulgarisées afin que le plus grand nombre de chef d’entreprise puisse en bénéficier. Au cours de la cérémonie, le directeur Ibrahima Diouf a fait un vibrant plaidoyer pour la pérennisation des fonds dont les principaux bailleurs sont l’Agence française de développement et l’Union européenne. Le Bureau de mise à niveau est chargé d’exécuter et de suivre les plans de mise à niveau des entreprises. Outre ses appuis à l’entreprise, il promeut et renforce les capacités de l’expertise locale, réalise des études sectorielles à la demande du secteur privé.

Mamadou GUEYE

Les efforts budgétaires récents pour l’entretien du réseau ont été payants. Le budget annuel du Fonds d’entretien routier autonome (Fera) est passé de 32 milliards de FCfa en 2009 à près de 63 milliards de FCfa en 2015 et 57,4 milliards de FCfa en 2016. Cet effort budgétaire s’est traduit sur le terrain par une amélioration de la qualité du réseau. Jusqu’à la fin des années 2000, l’état des routes laissait fortement à désirer et le Sénégal se classait parmi les pays d’Afrique subsaharienne ayant le pourcentage de routes en mauvais état le plus élevé.   
Le taux du réseau bitumé est passé de 60 % en 2010 à 77 % en 2016

En 2010, seulement 60 % du réseau bitumé et 39 % du réseau non bitumé étaient en bonne ou moyenne condition, avec une insuffisance du réseau reliant les sites de production aux grandes artères et un mauvais état des routes rurales pourtant cruciales. La situation s’est nettement améliorée depuis ; ce taux est passé à 77 % pour les routes revêtues et 52 % pour les routes non revêtues en 2016. Les surcharges à l’essieu sont généralisées au Sénégal et sont un facteur majeur de dégradation rapide du réseau routier, coûtant près de 45milliards de FCfa par an et de travaux supplémentaires d’entretien et de réhabilitation des routes.

M. SY

La progression du transit sur l’axe Dakar-Bamako a été très importante entre 2005 et 2014, passant de 897.691 tonnes à 2,8 millions de tonnes

Le corridor reliant Dakar à Bamako au Mali par route (1.200km) et par rail est important autant pour le Sénégal que pour le Mali. En atteste, la progression du transit sur cet axe. Entre 2005 et 2014, il est passé de 897.691 tonnes à 2,8 millions de tonnes, indique l’étude sur le transport et la logistique du Sénégal qui révèle qu’entre 2010 et 2014, le corridor a assuré en moyenne plus de la moitié des échanges commerciaux en volume du Mali.  Les principales exportations du Sénégal vers le Mali sont les produits pétroliers (30 %), les engrais (13 %), le riz (10 %), le fer, les équipements (5 %) et le sucre (5 %) (2009).

Cependant, si, en termes de trafic, le corridor Dakar-Bamako est bien plus important que les corridors vers les autres pays, ses performances demeurent pénalisées par des temps importants de transport routier avec les tracasseries sur le corridor et à la frontière, les coûts associés au transport routier dont les escortes douanières, les multiples contrôles formels et informels, le manque d’alternative et la situation difficile du transport ferroviaire.

Le responsable du programme « Infrastructure et développement durable » de la Banque mondiale à Dakar et en charge de la gestion de cette étude, Éric Lancelot, recommande l’amélioration de la performance des corridors routiers prioritaires identifiés dans un master-plan de transport et de logistique à développer qui devrait également étudier la faisabilité d’alternatives multimodales. Il s’agira également de « poursuivre les travaux de construction et d’entretien des infrastructures avec un objectif d’assurer un niveau de qualité permanent des itinéraires routiers dans les principaux corridors en appuyant l’élimination de points critiques d’infrastructure, en hiérarchisant les interventions par leurs impacts escomptés et en assurant une maintenance des infrastructures par une mise en place de moyens suffisant et de techniques performantes de gestion des ouvrages, selon les types de contrats de maintenance à privilégier ». La réduction des tracasseries administratives et la diminution des coûts informels affectant le trafic de poids lourds par la lutte contre les contrôles informels sont les principales recommandations de cette étude.

16 500 km de routes carrossables dont 6 000 km sont revêtus
« Le réseau routier classé du Sénégal comprend 16.500 km de routes carrossables (2016) dont 6000 km sont revêtus. Il est relativement peu développé par rapport à la moyenne des pays à bas revenus (93.8km/1.000km2 contre 1.321) mais son caractère artériel permet de relier, par des routes revêtues, tous les chefs-lieux de région à partir de Dakar et presque tous les chefs-lieux de département (43 sur 45) et la majorité des villes à leur chef-lieu de département (101 sur 112). Le réseau (revêtu et non revêtu) comprend les routes nationales  (35,01 %), les routes régionales (23,17 %), les routes départementales (33,36 %) et les voiries (8,46%).

Le réseau de routes assure près de 95 % des déplacements motorisés de personnes et de marchandises.  Le développement du réseau routier rural justifié par la couverture partielle des zones rurales et le faible taux de connexion des villages à une route, a fait l’objet d’une stratégie 2003–2009, avec notamment la construction de 1.200 km de routes communales (financement Banque africaine de développement) et leur pérennisation via le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire) et le Ppdc (Projet de pôle de développement de la Casamance), qui comprennent notamment un programme d’urgence d’aménagement et de construction de routes rurales à hauteur de 1 196 km.          

M. SY

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