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Affaires et Finances (2343)

Les résultats macroéconomiques enregistrés par le Sénégal, pour l’année en cours, sont globalement satisfaisants ; le taux de croissance sera supérieur à 6 %, selon la mission Fonds monétaire international (Fmi). Toutefois, l’institution de Bretton Woods invite le gouvernement à poursuivre les réformes et à réduire la charge de la dette.  

En 2017, la croissance économique devrait rester solide au-dessus de 6 % et l’inflation se situerait à 2 %, selon la mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui a séjourné au Sénégal du 7 au 19 septembre. « La mise en œuvre du programme appuyé par l’Ispe demeure globalement satisfaisante. Les objectifs quantitatifs à fin juin ont été réalisés hormis l’objectif relatif aux recettes fiscales du fait du niveau de recette pétrolière inférieur aux prévisions. Des progrès importants ont été accomplis dans la mise en œuvre des trois repères structurels liés à l’administration des recettes et à la gestion des finances publiques », a déclaré Ali Mansoor, le chef de la délégation du Fonds monétaire international, au cours d’une conférence de presse, tenue, au siège de l’institution à Dakar. Il a ajouté que les perspectives macroéconomiques pour 2018 sont favorables et que le Plan Sénégal émergent, le référentiel de la politique économique et sociale commence à produire ses résultats avec une croissance portée par des investissements publics.

Ali Mansoor a demandé au gouvernement de poursuivre les réformes et s’est félicité de la mise en place d’un cadre qui favorise le développement des Petites et moyennes entreprises qui, selon lui, peuvent soutenir, dans la durée, la croissance et accélérer la création des emplois. « Afin de maintenir l’élan de la croissance à moyen terme, les réformes prévues au régime de zone économique spéciale doivent être étendues pour promouvoir le développement des Pme et mobiliser l’investissement direct afin d’assurer une production compétitive sur le plan national », a dit Ali Mansoor.

La mission a salué également le recours au compact pour l’Afrique du G20 pour étendre et accélérer les réformes de la zone économique spéciale visant à instaurer une gouvernance économique fondée sur un régime fiscal transparent. Selon Ali Mansoor, le Sénégal gagnerait à évaluer l’avantage de chaque dépense fiscale et envisager de réformer les mesures d’incitation plutôt que d’accorder des remises et exonérations fiscales à certaines entreprises notamment celles qui exportent.

Réduire la charge de la dette
 «Le remplacement des trêves fiscales de 50 ans dans les zones économiques spéciales par un impôt sur le revenu de 15 % ne pouvant faire d’exonérations est une mesure positive. D’autres réformes doivent viser à soumettre tous les investisseurs de la zone économique spéciale à la Tva assortie d’un régime de remboursement rapide pour les exportateurs », a estimé Ali Mansoor. Il estime que cela assouplirait les contrôles quant aux investisseurs admissibles dans la zone et faciliterait la sortie des Pme du secteur informel.

Concernant toujours les subventions et exonérations, la délégation du Fmi recommande que celles-ci soient ciblées comme les bourses de sécurité familiale qui ont un fort impact socioéconomique. Toutefois, malgré son satisfécit, la délégation du Fmi a invité le gouvernement sénégalais à avoir un service de la dette viable. « La dette publique a continué d’augmenter et le service de la dette qui était de 24 % des recettes en 2014, pourrait atteindre 30 % à fin 2017 », a indiqué Ali Mansoor. Pour maintenir la charge de la dette à un niveau soutenable, la délégation du Fmi a invité les autorités sénégalaises à poursuivre « l’assainissement budgétaire». Elle a invité le gouvernement sénégalais à améliorer « la mobilisation de recettes intérieures par la suppression progressive des exonérations à faible incidence socioéconomique, la réduction des projets d’investissement financés sur ressources propres et qui n’ont pas été évalués par la banque intégrée de projets, ainsi qu’une stricte limitation des financements nets du trésor aux opérations budgétaires de l’année en cours ».

La délégation du Fmi a rencontré, lors de son séjour au Sénégal, le Premier ministre, les ministres de l’Économie, des Finances et du Plan, de la Fonction publique, de l’Industrie et des Mines, de la Promotion des investissements, le Directeur national de la banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest, des représentants des partenaires au développement.

Mamadou GUEYE

 

Ouverture, hier, au haras national de Kébémer, avec l’appui de l’Ong Brooke, de la 2e édition de l’atelier sur  la gestion des coliques des équidés (chevaux, ânes, mulets).

Une vingtaine de prestataires vétérinaires privés prennent part à l’atelier. Ils viennent de toutes les régions du Sénégal. L’objectif de l’Ong britannique Brooke qui organise l’atelier en partenariat avec le haras national est de les outiller pour une bonne prise en charge des coliques, source d’angoisse pour tous les propriétaires de chevaux et d’ânes. Ces coliques (maux de ventre) sont mortelles et frappent souvent, sans prévenir. Il est donc important de les apprécier afin d’anticiper, au mieux, pour le bien-être des chevaux, des ânes et des mulets. « C’est un atelier de mise à niveau. Une bonne connaissance par les vétérinaires des causes et symptômes des coliques peuvent réduire sensiblement la mortalité des équidés », a déclaré Dr Daouda Seck du Bureau Afrique de l’Ouest de Brooke. Il a relevé que les coliques sont les principales raisons de consultation en urgence des chevaux et des ânes.

« Il était donc important, pour nous, de réunir ces agents pour les former et renforcer leur capacité », a expliqué Dr Seck qui est largement revenu sur l’importance des chevaux et des ânes de trait dans la vie sociale et économique de notre pays. Président honoraire de l’Ordre des vétérinaires du Sénégal, Dr Isma Ndiaye s’est félicité de la tenue de cet atelier qui permet aux participants d’échanger de pratiques et de se mettre à niveau. « Nous disons merci à l’Ong Brooke qui renforce nos membres et nous offre cet excellent cadre d’échanges et de partage d’expériences », s’est réjoui Dr Ndiaye. Les échanges ont porté essentiellement sur la prise en charge des coliques en urgence, l’utilisation des examens complémentaires (apport de la prise de sang, entrainement à l’échographie ciblée), l’intervention chirurgicale et la gestion post-opération. Suffisant pour Dr Mamadou Barro, directeur général du haras national du Sénégal, de remercier vivement l’Ong Brooke d’avoir choisi son institution pour abriter cet atelier national.

« C’est certain, les participants sortiront de cet atelier renforcés, suffisamment outillés pour offrir des services de qualité », a dit Dr Barro qui s’est exprimé au nom du ministre de l’Élevage et des Productions animales. « Cet atelier de formation se tient au bon moment parce que conformément aux instructions du président de la République, le haras national vient d’enclencher le processus de modernisation de sa clinique », a souligné le Dr Barro qui a demandé et obtenu le renforcement de la collaboration entre le haras national et l’Ong Brooke. Une synergie des moyens et des actions est envisagée. Les deux institutions ont la même vision : celle d’un monde où les chevaux ne souffrent pas.

Abdoulaye DIALLO

Le Sénégal, à travers sa nouvelle politique énergétique, vise «une parfaite disponibilité des produits, les meilleurs prix et un accès universel aux services modernes», a indiqué, lundi, à Mbour, le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, Pape Bitèye. Cette perspective s’inscrit dans le respect des principes d’acceptabilité sociale et environnementale, a-t-il souligné, à l’ouverture officielle des travaux d’une session de formation internationale sur la politique et l’économie d’énergie, à l’initiative de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd).

Selon lui, les ambitions des pouvoirs publics sénégalais telles que déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse), portent sur la réduction du coût de production de l’électricité, la diversification des sources de production, l’utilisation accrue d’autres sources telles que les énergies renouvelables, le gaz naturel, l’hydro-électrique et le charbon. « Ces ambitions portent également sur l’accélération de l’électrification rurale, pour atteindre l’accès universel en 2025, l’introduction progressive des énergies renouvelables avec l’objectif d’atteindre 30 % de la puissance installée à partir des énergies renouvelables », a soutenu M. Bitèye. Il a aussi évoqué la sécurisation de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, avec la mise en place des conditions de baisse des coûts ainsi que l’amélioration de la qualité des produits de la recherche. « Dans le domaine de la production, une capacité additionnelle de 300 mégawatts (MW), hors importation d’énergie en provenance de la Mauritanie, a été mise en service depuis février 2015, avec la centrale de Boutoute à Ziguinchor », a indiqué M. Bèye.

Cela porte à environ 900 MW dont 70 MW de solaire, la puissance totale installée de Senelec, la Société nationale d’électricité du Sénégal, a relevé le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies. « Les récentes découvertes de pétrole et de gaz, combinées au développement fulgurant des énergies renouvelables, permettront de s’affranchir de la tyrannie du pétrole et de baisser drastiquement les coûts de production », a estimé Pape Bitèye. Selon lui, dans le domaine du transport et de la distribution, 357 milliards de FCfa sont à mobiliser d’ici à 2020 pour la mise aux normes et l’extension des réseaux de transport et de distribution de Senelec.
(APS)

Croissance de 6,4% de l’activité économique
L’activité économique du pays a connu une croissance de 6,4 % au deuxième trimestre de l’année 2017 comparée au même trimestre de l’année 2016. C’est ce qui ressort du dernier bulletin économique publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). D’après le document, cette « évolution » est liée à la bonne tenue de l’activité économique dans les secteurs primaire (8,3%), secondaire (4,3%) et tertiaire (5,9%). Quant aux taxes nettes, ajoute le document, elles ont évolué de 10,4 % comparées au deuxième trimestre de l’année 2016.

A. Ng. NDIAYE

 

Dans sa dernière note, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) informe que le Produit intérieur brut (Pib) a progressé au deuxième 2017 de 3,7 % comparé au trimestre précédent.  

Au deuxième trimestre de l’année 2017, le Produit intérieur brut (Pib) a progressé de 3,7% en volume corrigé des variations saisonnières comparé au premier trimestre de la même année, renseigne le dernier bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le Pib est tiré principalement par le secteur primaire qui a connu une augmentation de 5,6 % et les taxes qui ont progressé de 6,5 %. En valeur, le Pib est à 2.216,7 milliards de FCfa sur la période revue.

La hausse de 5,6 % de l’activité du secteur primaire au deuxième trimestre de l’année 2017 comparé au trimestre dernier est favorisée par la performance notée dans les sous-secteurs de la pêche qui ont augmenté de 44,3 % et des extractives de 7,3 %. L’élevage et de l’agriculture ont connu respectivement une hausse de 3,7 % et de 2 %. En volume, la valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 8,3 % comparé au deuxième trimestre de l’année 2016, selon l’analyse sectorielle de l’activité des sous-branches de l’Ansd.

Quant au secteur secondaire, il a progressé de 3,3 % par rapport au premier trimestre de l’année 2017. Cette hausse s’explique par la « bonne tenue de l’activité des industries chimiques » qui ont progressé de 11,5 %. La note de l’Ansd ajoute que la bonne tenue dans les industries chimiques est à mettre en relation avec  la « hausse de la production dans les activités de raffinage pétrolier, de fabrication de produits chimiques de base et de fabrication de produits en matières plastiques ».  Les bâtiments et travaux publics et l’énergie avec des augmentations respectives de 9,3 % et de 5,9 % ont grandement participé à cette progression du secteur secondaire au deuxième trimestre de l’année 2017. L’Ansd précise que la totalité des branches dans ce secteur à l’exception des industries alimentaires qui ont connu une baisse de moins 1,9 % a vu leur valeur ajoutée augmenter. Ce qui a permis au secteur secondaire d’avoir une croissance de 4,3 % comparé au deuxième trimestre de l’année 2016.

Le secteur tertiaire en volume corrigé des variations saisonnières a connu une augmentation de 2,7 % au deuxième trimestre de l’année 2017. Une augmentation rendue possible grâce aux « bonnes performances notées dans le sous‐secteur du commerce (+6,2%) ». Toutefois, l’Ansd rapporte, dans son bulletin, que cette forte hausse dans le sous-secteur du commerce « a été amoindrie par la forte baisse de l’activité du secteur financier (‐7,8%) ». En revanche, comparée au deuxième trimestre de l’année 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire a connu une croissance de 5,9 %, renseigne le document de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’Agence sénégalaise d’électrification rurale  (Aser) travaille à identifier, sur une durée d’un trimestre, les différentes contraintes à l’accès des ruraux à l’électrification afin de les lever. Hier, un atelier portant sur le thème « Initiative à résultats rapides appliquée à l’électrification rurale », s’est ouvert à Saint Louis.  

L’équité, en ce qui concerne l’accès à l’électricité, est un vœu permanent de l’État et les structures en charge de cette question travaillent à rendre ces directives du président de la République effective. C’est sous cet angle qu’il faut placer l’atelier tenu, hier, à Saint-Louis et qui est censé permettre de lever les différents écueils à l’électrification rurale. Baba Diallo, le directeur de l’Aser est revenu sur la concession Dagana-Podor-Saint-Louis et « qui constitue une réponse à l’engagement de l’État de développer l’accès aux services de l’électricité sans discrimination aucune sur toute l’étendue du territoire national ». M. Diallo est également revenu sur le choix de cette concession pour tester « cette approche à résultats rapides », affirmant que cette politique a permis d’avoir « un niveau satisfaisant » d’électrification des villages de la zone.

Toutefois, il a souligné que « cette belle pénétration du réseau est entachée par le faible accès des ménages au service pourtant disponible». Pour une extension du réseau à hauteur de 90 % dans la zone, un objectif de raccordement des ménages de 26 % est visé, indique le directeur général de l’Aser. Selon M. Diallo, ces chiffres cachent des disparités avec 78 % de raccordements des ménages dans le  département de Saint-Louis contre 15 % pour Podor.

Cet état de fait est dû, en grande partie, aux contraintes majeures comme le tarif de l’électricité jugé élevé en milieu rural, les disparités des coûts de l’énergie de même que les frais d’accès. Ibrahima Sarr, président  de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse), a rappelé les efforts de l’État pour un accès équitable à l’énergie. Il est revenu sur les directives du gouvernement afin de subventionner le coût de l’électricité en milieu rural et de lutter contre les disparités par un tarif homogène pour tous les Sénégalais.  Ibrahima Ndiaye du Bureau organisation et méthode a rappelé les différentes stratégies mises en place pour mener à bien ce trimestre d’enquêtes. Pour lui, cela s’inscrit en droite ligne des orientations du gouvernement qui met en avant la gestion axée sur les résultats.

A. M. NDAW

 

Les responsables du Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution mènent, depuis quelques semaines, sur l’ensemble du territoire, une vaste campagne de promotion des équipements de cuisson et des combustibles alternatifs.

Dans la 2ème phase du Projet de gestion durable et participative des énergies financé par la Banque mondiale, le Fonds nordique de développement et l’État du Sénégal, une forte délégation conduite par Rokhaya Ndiaye, responsable de la vulgarisation, Oulimata Kébé Fall, responsable de la zone centre, Gora Gaye, Secrétaire général de la chambre des métiers de Saint-Louis (partenaire stratégique du programme), s’est rendue à Mpal, Rao, Saint-Louis, Ross-Béthio et Potou, pour promouvoir l’utilisation des fourneaux Diambar (ou foyers améliorés) et du bio charbon.

Selon Rokhaya Ndiaye, le travail de sensibilisation a été effectué dans la région de Saint-Louis par le canal des groupements de femmes, de revendeurs et la Chambre de métiers, un partenaire impliqué dans les plus grands marchés hebdomadaires de la région. Elle a rappelé que le Progede 2 a enregistré, de février 2016 à nos jours, un chiffre d’affaires de 250 millions de FCfa pour une commande de plus de 200.000 foyers. Rokhaya Ndiaye a précisé que le projet, en partenariat avec l’Ong Sem Fund, a mis en œuvre, depuis l’année dernière, des activités de promotion d’équipements de cuisson économes dans ses zones d’intervention. La campagne de vulgarisation des foyers économes s’est déroulée dans 12 régions du pays et la stratégie mise en place a permis la participation de 2.000 groupements de promotion féminine et réseaux de ces 12 régions qui ont intégré la commercialisation de foyers améliorés dans leurs activités.  Dans un souci d’aider à une diversification des équipements de cuisson et des énergies de cuisson, a-t-elle poursuivi, des activités d’animation-vente sur les foyers améliorés Diambar-Sakkanal et le bio-charbon sont mises en œuvre en ciblant les marchés et autres lieux publics pour se rapprocher des populations.

Mme Fall Oulimata Kébé a indiqué que les activités menées permettront une plus grande vulgarisation des foyers améliorés et augmenteront les ventes du bio charbon favorisant la performance du système de production, de diffusion et de commercialisation durable sur le plan local voire national.  

Le Secrétaire général de la chambre des métiers, Gora Gaye, a souligné que ce projet contribue efficacement à la lutte contre la pauvreté, la coupe abusive des arbres, l’exploitation anarchique du bois de chauffe. Il s’agira, à long terme, de préserver nos forêts, de permettre aux Groupements de promotion féminine et aux artisans de mener des activités génératrices de revenus.
A en croire M. Gaye, le foyer amélioré « Diambar » est un fourneau inspiré du fourneau amélioré « Jiko » du Kenya qui se présente comme un foyer métallique dont la chambre de combustion est en céramique et qui permet de conserver la chaleur et d’éviter une forte et rapide dissipation de celle-ci. Ceci contribue à améliorer son rendement par rapport au fourneau traditionnel dénommé foyer « malgache ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), c’est un changement dans la continuité. Jusque-là Directeur général adjoint, Babacar Ndir a été promu Directeur général de cette structure suite à la nomination de Aboubacar Sédikh Bèye comme Directeur général du Port de Dakar. Ce statisticien-économiste, homme du sérail est un fervent militant des statistiques.  

Babacar Ndir a pris les commandes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), depuis la semaine dernière. Il remplace Aboubacar Sédikh Bèye, nouveau Directeur du Port autonome de Dakar. Le nouveau patron de cette agence stratégique pour l’évaluation des politiques économiques du Sénégal connait bien la maison.

Jusqu’à sa nomination, il était le Directeur général adjoint de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Babacar Ndir est un statisticien-économiste qui totalise 27 ans d’expériences en économie, planification, statistique analyse et formulation de politiques de développement durable.  Il a également une parfaite maîtrise des techniques d’enquête statistiques, des outils de traitement et d’analyse statistique et économétrique des données statistiques. Il a aussi une connaissance des théories et concepts relatifs à l’économie du développement et une aptitude à les mettre en pratique. Le nouveau Directeur général de l’Ansd, avant d’intégrer cette structure, en septembre 2015, comme Directeur général adjoint, est passé par le Centre d’Études de politiques pour le développement (Cepod) comme Expert économiste en politiques de réduction de la pauvreté du 1er novembre 2008 au 6 septembre 2015. Auparavant, en 2001, il fut chargé d’enseignement en «Applications informatiques» à l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep).  

M. Ndir est un fervent militant des statistiques. Dans le troisième numéro du bulletin « LE PHARE » de l’Ansd,  il expliquait que les statistiques constituent « un gage indispensable et crucial de responsabilité et de transparence ». «Des statistiques fiables forment la base de bonnes décisions politiques, aident les gouvernements à choisir la meilleure ligne de conduite pour relever les défis du développement. Elles fournissent également une base fiable pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques nationales et pour l’analyse des progrès enregistrés dans la réalisation des objectifs de développement visés», écrit-il.  

Le nouveau directeur de l’Ansd estime que de bonnes statistiques font partie intégrante d’un environnement favorable au développement car «elles permettent de mesurer les apports, les produits, les résultats et l’impact. Elles fournissent une évaluation fiable des indicateurs sociaux et économiques clés, couvrant tous les aspects du développement depuis la mesure de la production économique et de l’inflation jusqu’à celle du bien-être de l’individu». A ses yeux, « l’information statistique est tellement fondamentale qu’on ne peut guère la séparer des fonctions de base de planification, de formulation de politiques, programmes et projets, de programmation, de budget, de suivi, d’évaluation, de législation et de réglementation ».

A l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, c’est un changement dans la continuité. En effet, le nom du nouveau directeur est associé aux avancées du Sénégal dans le domaine des statistiques ces dernières années. Comme défis, il aura, entre autres, à renforcer les évolutions notées dans le système statistique sénégalais ;  donner plus de visibilité aux opérations statistiques ; mener, à terme, l’ambition du Sénégal d’adhérer à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire international (Fmi).

Oumar KANDE

Les dépenses totales de l’État sénégalais ont connu une hausse de 15,9 milliards de FCfa (environ 25,440 millions de dollars) au terme du deuxième trimestre 2017, comparé à la même période de l’année 2016, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Ces dépenses sont passées de 1.245,1 milliards de FCfa au 2e trimestre 2016 à 1.261 milliards de FCfa un an plus tard, soit une légère progression de 1,3 % en valeur relative. «L’évolution des dépenses reflète un niveau d’exécution soutenu des dépenses d’investissement associé aux efforts de rationalisation des dépenses de fonctionnement », note la Dpee. Sur les six  premiers mois de l’année 2017, les dépenses en capital sont évaluées à 478,5 milliards de FCfa, soit une progression de 13,9 milliards de FCfa, portée par les investissements financés sur ressources extérieures (plus 33,7 milliards) qui sont ressortis à 252,7 milliards de FCfa. En revanche, les investissements exécutés sur ressources internes sont estimés à 225,8 milliards de FCfa, enregistrant un repli de 8,1 %.

Concernant les dépenses courantes, la Dpee note qu’elles se sont globalement établies à 782,5 milliards de FCfa contre 780,5 milliards de FCfa un an auparavant, soit un léger accroissement de 0,3 %, reflétant les progressions respectives des intérêts sur la dette et de la masse salariale, toutefois, contrebalancées par la réduction des charges de fonctionnement. Les charges d’intérêt sur la dette et la masse salariale se sont respectivement accrues de 26,7 % et 6,4 % pour se situer à 113 milliards de FCfa  et 297 milliards de FCfa à fin juin 2017 alors que les charges de fonctionnement de 372,5 milliards de FCfa ont baissé de 39,7 milliards de FCfa, suite aux efforts de rationalisation des dépenses.

APA

Primée lors de la 1ère édition du Congrès « femmes et agriculture en Afrique », à Marrakech, les 12 et 13 septembre 2017, la rizicultrice Korka Diaw a présenté son trophée au ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural qui a salué son leadership et son engagement.

La Sénégalaise Korka Diaw qui s’active dans la riziculture, avec son label « Korka Rice », vient d’être récompensée par  l’Ong américaine « Believe in Africa » lors du forum « Believe in Africa Days 2017 », indique un communiqué du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. La rizicultrice qui évolue à Richard-Toll a reçu cette distinction lors de la 1ère édition du Congrès « femmes et agriculture en Afrique », à Marrakech, les 12 et 13 septembre 2017. De retour au Sénégal, la lauréate a présenté le trophée au ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck. Selon le communiqué, Korka Diaw a demandé au ministre « de transmettre ses remerciements chaleureux au chef de l’État Macky Sall pour son soutien constant au monde rural décliné dans le Plan Sénégal émergent (Pse) particulièrement dans son volet agricole appelé Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise ». Au cours de l’audience, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a salué le leadership de la lauréate « pour avoir, en tant que panéliste, parlé de l’expérience de la femme sénégalaise dans l’agriculture, en général, et dans la riziculture, en particulier, avec la nouvelle politique agricole du gouvernement du Sénégal ».

« Cette brave dame est à la tête d’une organisation appelée Réseau des femmes agricultrices du Nord (Refan). Elles ont bénéficié de l’appui du gouvernement sénégalais, dans le Pracas, volet agricole du Pse, à savoir des aménagements modernes, des intrants de qualité, des moissonneuses batteuses, des rizeries, bref, tout le matériel nécessaire à toute la chaîne de valeurs », lit-on dans le texte.

Définir une stratégie de soutien à la femme
« Tout cela combiné à leur engagement et détermination leur a permis de réaliser des performances record -plus de 8 tonnes à l’hectare-. C’est cette expérience connue de ces femmes qui vient d’être retenue comme modèle pour accéder à ce prix international. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, leur ambition après cette distinction est d’aller vers une contractualisation effective avec l’ensemble des producteurs pour impulser tout le secteur rizicole. Le dossier est en cours de traitement et cela concerne plus 30.000 hectares dans le Delta », rapporte la même source.

Le Congrès international sur les femmes et l’agriculture en Afrique est un événement d’envergure internationale et vise à définir une stratégie de soutien à la femme. Il avait réuni plus de 250 congressistes représentant notamment des décideurs politiques, d’anciens chefs d’État, des représentants du monde des finances et des affaires, des experts internationaux et des représentants de la société civile pour débattre de la place et de l’apport des femmes africaines par rapport à une question aussi cruciale et déterminante pour le continent africain, à savoir l’agriculture et le développement durable, précise-t-on dans le document. Les autres lauréats sont l’ancien président du Ghana, John Dramani Mahama,  qui a reçu le trophée du « Lifetime Achievement Award », Mme Mbarka Bouaida, Secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime du Maroc qui a reçu le trophée de « African Women Leadership » et M. Abdelkrim Aouad, président fondateur du Réseau des femmes artisanes du Maroc (Refam) Dar Maalma  pour le trophée « Leadership Award ».

Le Congrès international sur les femmes et l’agriculture en Afrique avait pour objectif de débattre du rôle important que joue la femme africaine dans le secteur de l’agriculture et du développement durable en général et les problématiques qui y sont liées.

Mamadou GUEYE

 

André Bouffioux, Directeur général de Siemens Belgique, Afrique du Nord, centrale et occidentale a fait part de la volonté de son groupe d’améliorer ses services au Sénégal en s’appuyant sur ses innovations.  Le groupe international d’origine allemande spécialisé dans les hautes technologies est également présent dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie et de la santé.

La formation de jeunes ingénieurs, l’intégration des acteurs locaux, l’implication des partenaires et le transfert de technologie restent, dorénavant, la politique du groupe Siemens. Mercredi dernier, en marge de ses journées découvertes : « Imaginons l’avenir ensemble », André Bouffioux, Directeur général du groupe Siemens Belgique, Afrique du Nord, centrale et occidentale a évoqué les innovations que son groupe compte apporter. « Nous voulons améliorer notre qualité de service localement au Sénégal»,  a dit M. Bouffioux. « Nous irons pas à pas avec un plan très méthodique. C’est d’abord un triumvirat avec les partenaires locaux pour aider les clients localement, les projets et la vision à moyen terme», a-t-il ajouté. « Nous allons avec et pour le Sénégal réaliser des projets en ajoutant de la valeur ajoutée », a-t-il poursuivi, précisant que leur système d’automatisation augmente la productivité de la technologie.
Présent au Sénégal depuis 1976, Siemens dresse un bilan positif. «Nous constatons que notre marque est très bien connue et est appréciée des Sénégalais, car elle génère beaucoup de confiance chez les utilisateurs », a-t-il affirmé. Il a aussi précisé que la Rse de Siemens est incluse dans les solutions technologiques.

Interpellé sur le fait que Siemens a tourné le dos à la téléphonie, il a déclaré que cela répond à des choix stratégiques. «Nous sommes dans des produits de hautes technologies de longue durée et la téléphonie a  un certain moment, ne faisait plus partie de notre corps business », a-t-il répondu, soulignant que le groupe a rétrocédé une partie de son actif (35%).
Le Directeur général du groupe Siemens Belgique a informé que Siemens a racheté des parts en énergie renouvelable, un domaine où il est leader.
Mohammed Safieddine, représentant de Siemens au Sénégal a souligné que le groupe participe à la formation des jeunes ingénieurs sénégalais. Il a révélé que l’ambition du groupe est de créer un réseau de distribution pour la marque Siemens.  

El hadj Talla Faye, jeune ingénieur ayant bénéficié de la formation en Belgique grâce à Siemens a expliqué que la technologie et l’automatisation sont un avantage pour le Sénégal. Siemens a signé un contrat de partenariat avec l’École polytechnique de Thiès (Ept) pour le développement et le renforcement des compétences au Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

 Avec l’appui de la Koica, les conseillers municipaux de Fanaye, Ndiayène Pendao et de Guédé village, en collaboration avec les populations de ces collectivités locales du département de Podor, sont engagés à relever les défis du Plan Sénégal émergent (Pse) et du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Les Sud-coréens mettent en œuvre, depuis l’année dernière, dans ces trois communes de Podor, un projet de développement agricole. Dans cet entretien, Rak Myeong Jung de la Koica, coordonnateur de ce programme, revient sur les objectifs de ce projet qui consistent à contribuer à la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz dans la vallée du fleuve Sénégal.

M. le Directeur général, l’Agence sud-coréenne pour la coopération internationale (Koica) déroule un projet ambitieux de développement de la chaîne de valeurs riz dans le département de Podor. Pouvez-vous revenir sur les enjeux et les perspectives de ce programme de développement agricole ?
Nos objectifs consistent à contribuer au développement des communes de Fanaye, Ndiayene Pendao et Guédé situées dans les arrondissements de Thillé Boubacar et Gamadji Sarré. En collaboration avec les autorités administratives, la Saed, les conseillers municipaux et les populations, nous allons œuvrer pour la mise en place et le renforcement d’organisations paysannes et  de réseaux, la réhabilitation des infrastructures pour une production durable de riz.

Vous allez intervenir pendant 7 ans dans les communes de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé village. Quelles seront les retombées économiques et sociales du projet ?
Notre projet permettra d’accroître les revenus des Groupements d’intérêt économique et des familles d’environ 20 % ; de contribuer de manière significative à l’augmentation de la production rizicole, au renforcement des capacités techniques des producteurs de riz à travers différentes sessions de formation pendant 2 ans. Nous formerons aussi des formateurs appelés à démultiplier leurs connaissances au profit d’autres producteurs de riz.

Comment comptez-vous aider le gouvernement sénégalais à mieux lutter contre la pauvreté dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal ?
Le Sénégal est en train de mettre en œuvre des programmes pertinents tels que le Plan Sénégal émergent (Pse), le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar),  le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et bénéficie des différents projets de l’Organisation de la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs). Le gouvernement sud-coréen apprécie ces programmes et aidera le Sénégal à atteindre les objectifs de ce projet. Nos experts, à travers ce projet de Podor, envisagent de collaborer avec d’autres projets en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté.

Votre projet contribue-t-il à lutter contre l’exode rural et l’émigration clandestine ?
En effet,  ce projet aidera à fixer les populations dans les zones rurales. Les habitants de Donaye avaient tendance à quitter leur terroir pour aller cultiver dans d’autres zones. Avec ce projet, les terres cultivables seront aménagées à quelques encablures de leurs habitations. A Donaye, Tar-Edji, nous avons un périmètre de 245 hectares à aménager. Les populations pourront exploiter 629 parcelles. A Pendao, il n’y a pas assez de terres cultivables mais avec les nouveaux aménagements  ( 280 hectares), les producteurs pourront disposer de nombreuses parcelles rizicoles (environ 418 parcelles). A Thiangaye aussi, la réhabilitation d’un périmètre rizicole de 77 hectares leur permettra de pratiquer la double culture et d’augmenter les revenus. Les producteurs de ces 3 sites  peuvent cultiver des semences certifiées et des variétés coréennes. Les jeunes de ces localités peuvent obtenir une formation agricole au Centre d’initiation et de perfectionnement dans les métiers de l’agriculture (Cipa). Le centre de l’union de Pendao dispose de salles de conférence et de formation. Ainsi, les producteurs de Podor peuvent améliorer leurs connaissances en agriculture.

Avez-vous envisagé de mettre en place des mécanismes qui permettront aux populations bénéficiaires de ce projet de se fixer définitivement dans leur terroir ?
Après les aménagements hydro-agricoles, les coûts de production seront revus à la baisse pour les populations. Cela leur permettra d’augmenter leurs profits. Durant la mise en œuvre du projet, nous fournirons de petits moulins, des équipements agricoles (tracteurs, camions, etc.) aux producteurs.

Avez-vous d’autres projets qui vont aider le Sénégal à atteindre l’autosuffisance en riz ?
Partout dans le monde, l’autosuffisance en riz est importante. Le gouvernement sud- coréen accorde également un intérêt particulier au développement agricole. Ainsi, si notre projet parvient à atteindre ses objectifs au bout de 7 ans, le gouvernement sud-coréen pourrait bien financer d’autres projets.

Propos recueillis par Mbagnick Kharachi Diagne

La période du 2 au 8  septembre 2017 est marquée par l’intensification du rythme de mise en place de l’urée et de l’engrais de fond appelé diamonium phosphate. Les pluies ont repris lors de cette première décade du mois de septembre avec 3 jours enregistrés dans la semaine pour un cumul hebdomadaire variant entre 16mm à Diama et 39,6mm à Galoya, a déclaré, avant-hier, le directeur régional du développement rural (Drdr), Hamadou Baldé. Il a précisé que les activités agricoles de la campagne de saison sèche chaude 2017 pour le riz sont toujours dominées par la transformation du paddy.

Parlant des facteurs de production, il a indiqué que la mise en place des semences d’arachide écrémée de variété 55.437, est en cours dans la région. Sur un objectif de 210 tonnes d’arachide, 220 ont été mises en place ; soit un taux de réalisation de 104,8 %.  A Mpal, dans le département de Saint-Louis, 40 tonnes ont été mises en place alors que l’objectif était de 30 tonnes. Les cessions sont en cours avec 215,32 tonnes vendues, soit un taux de réalisation de 97,9 %.  Les quotas d’arachide mis en place dans les départements de  Saint-Louis et Dagana sont  décortiqués alors que celui de Podor est en coque.

Concernant la mise en place des semences d’espèces diverses, M. Baldé a déclaré que, pour le maïs certifié, 50 tonnes (sur un objectif de 50 tonnes) sont mises en place dont 40 tonnes dans les départements de Podor et 10 tonnes dans le département de Dagana; soit un taux de réalisation de 100 %. Les ventes sont de 27,53 tonnes, soit un taux de réalisation de 55,06 %. Pour  le niébé, sur un objectif de 220 tonnes, 235 tonnes sont mises en place; soit un taux de réalisation de 106,8 %. En effet, 20 tonnes de plus ont été mises en place dans le département de Saint-Louis. Les ventes sont de 216,49 tonnes, soit un taux de 92,1%. Pour  le sorgho certifié, les mises en place ont été effectuées dans les départements de Podor et de Dagana avec 19 tonnes sur un objectif de 21,5 tonnes, soit un taux de réalisation de 88,3 %. Les ventes sont de 16,82 tonnes, soit un taux de réalisation de 88,5 %.
Concernant les boutures de manioc, M. Baldé a révélé que le prix unitaire de la tige est fixé à 32,5 FCfa, soit 65.000 FCfa par hectare à raison de 2.000 tiges. La subvention totale est de 55.000 FCfa par hectare. Sur un objectif de 700 hectares, les quantités mises en place dans le département de Dagana correspondent à 700 hectares ; soit un taux de réalisation de 100 %. Quant à la mise en place des engrais pour le compte de l’hivernage 2017/2018, elle est en cours dans la région de Saint-Louis. Pour toutes les variétés confondues, les prévisions pour l’hivernage 2017/2018 sont de 20.236 tonnes et les mises en place de 11.234,9 tonnes, soit un taux de réalisation de 55,51 %. Les ventes sont 2081,77 tonnes, soit 18,52 %.

Selon M. Baldé, pour le triple 15, sur un objectif de 311 tonnes,  seulement 20 tonnes ont été mises en place dans le département de Saint-Louis ; soit un taux de réalisation de 6,4%. Les ventes sont de 20 tonnes, soit un taux de réalisation de 100 %. Pour l’urée, sur un objectif de 13.145 tonnes, 9.231,9 tonnes ont été mises en place ; soit un taux de réalisation de 70,23 %. Les ventes sont de 1.565,12 tonnes, soit un taux de cession de 16,95 %.
Pour l’engrais de fond, sur un objectif de 6.580 tonnes, 1.983 tonnes ont été mises en place ; soit un taux de réalisation de 30,13 %. Les ventes sont de  496,65 tonnes, soit un taux de réalisation de 25,04 %.

Situation pluviométrique
Les prévisions de 1.850 tonnes d’urée pour Podor, a-t-il fait remarquer, restent insuffisantes par rapport aux prévisions d’emblavure de 7.647 hectares, soit un  besoin de 2.294 tonnes pour la campagne 2017-2018. Les sollicitations s’accentuent toujours avec les producteurs. Certains périmètres ont été semés depuis plus d’un mois et doivent procéder à leur 1ére application.
A la date du 8 septembre 2017, le nombre de jours de pluie varie entre 6 et 14 suivant les localités des postes officiels. Les quantités d’eau recueillies et cumulées montrent une situation en grande partie déficitaire. De l’avis de Hamadou Baldé, si la commune de Saint-Louis a déjà enregistré  191,2 millimètres en 14 jours de pluie, celle de Podor est à  84,5 pour 10 jours de pluie. Ces deux communes départementales enregistraient à pareille date, l’année dernière, respectivement  149,3 et 148,9 millimètres.

Hormis le poste de Saint-Louis et de Mbane, a-t-il poursuivi, tous les autres postes sont déficitaires par rapport à l’an dernier à la même date.
Le retard constaté dans l’installation des pluies a découragé les cultivateurs. On voit surtout des champs de case dont les cultures en association sont le niébé et les pastèques. Les cultures de niébé en stade de développement pour des parcelles du diéri avec des superficies très réduite. A en croire M Baldé, l’accent est mis sur les cultures irriguées notamment le riz et le maïs.
Pour le maïs irrigué, « on est au stade de croissance avec un enherbement excessif des parcelles par endroit surtout par les cypérus (espèces d’herbes sauvages présentes dans l’arrondissement de Thillé Boubacar), par contre, pour le riz, on a des semis échelonnés, le semis du riz se poursuit encore dans certains périmètres irrigués ».

Parlant des cultures irriguées, M. Baldé a révélé que le programme de financement autorisé par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal pour la région de Saint-Louis est à ce jour de 4.312.552.566 de FCfa équivalant à 12.871,57 hectares pour l’hivernage 2017-2018. Pour la région de Saint-Louis et concernant l’hivernage 2017/2018, les prévisions d’emblavure sont de 42.577 hectares dont 40.000 hectares pour le riz, soit 93,94 %. Les superficies façonnées à ce jour sont de 16.283 hectares. Les semis-repiquages sont de 10.936 hectares dont 10.715 hectares pour le riz. Ce qui fait  un taux de réalisation de 97,97 % des prévisions d’emblavure toutes spéculations confondues et des prévisions pour le riz.

Mb. K. DIAGNE

 

La Tribune Afrique, en partenariat avec le groupe marocain, Guépard, organise, le 29 septembre prochain à Casablanca, la seconde édition de la conférence « Africa convergence ». Cette rencontre va réunir des chefs d’entreprise, des financiers, des économistes et décideurs politiques qui se pencheront sur le thème central : « l’émergence de nouveaux champions du sud ». La seconde édition de la conférence Africa convergence se concentre sur cinq thématiques déclinées en autant de plénières : la digitalisation, le financement des Pme, les Partenariats publics privés(Ppp), le management des entreprises…

Revenant sur le choix du thème central : « l’émergence de nouveaux champions du sud », les organisateurs expliquent que dans un contexte de croissance rapide du continent, l’émergence de grandes entreprises africaines et leur intégration dans la nouvelle donne économique mondiale interpelle tous les protagonistes : pouvoirs publics, apporteurs de capital, fournisseurs de solutions, partenaires économiques, institutionnels, Thinks-Tanks, philosophes…

Parmi les participants attendus à cette conférence, l’on note le Dr Mo Ibrahim, président de la fondation éponyme, la porte-parole du Haut-commissariat aux Réfugiés (Hcr)  Melissa Flemming, le « Steve Jobs congolais » Verone Mankou, le directeur de Worldremit, Ismail Ahmed, le chef d’orchestre international Armand Diangienda, Saïd Ibrahim de Casablanca Finance City, la « Rock star » Vusi Thembekwayo, le ministre malien Konimba Sidibé, Tara Durotoye, directeur de House of Tara.

A. DIAW

La situation phytosanitaire reste généralement calme sauf que le mil est confronté à des problèmes d’oiseaux et de cantharides. La situation phytosanitaire est maîtrisée néanmoins ; la nécessité d’une lutte conjointe des deux rives (Sénégal, Mauritanie) reste recommandée pour plus d’efficacité vue la configuration de la zone. Les opérations de  récolte sont terminées, la collecte et la transformation du paddy ont démarré depuis le 2 juin dernier et suivent leur cours dans les différentes rizeries de la région. Selon M. Baldé, les prévisions de mise en valeur étaient de 49.300 hectares dont 40.000 hectares pour Dagana/Lac et 9.300 hectares pour Podor. Les prévisions pour le riz étaient de 46.000 hectares dont 38.000 hectares pour Dagana/Lac et 8.000 hectares pour Podor. Les superficies semées ou repiquées en riz, sont de 40.105 hectares (dont 33.251 hectares pour Dagana/Lac et 6.854 hectares pour Podor), soit 87,2% des prévisions pour cette spéculation.

Pour cette présente campagne agricole 2017-2018, le Directeur régional du développement rural (Drdr) a formulé des recommandations qui tournent essentiellement autour de la nécessité d’accélérer la mise en place des intrants (surtout des engrais), de poursuivre les prospections, de maintenir le positionnement d’unités de protection des végétaux pour surveiller les oiseaux granivores. Il faudra aussi équiper les producteurs en groupes motopompes pour lever les contraintes d’irrigation, poursuivre l’accompagnement des producteurs pour la campagne hivernale de production agricole, équiper les services départementaux du développement rural de véhicules 4x4, de mobiliers de bureaux, etc.

Mb. K. Diagne

 

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime qui procédait, hier, au lancement officiel de l’immersion des pots à poulpes à Joal a déclaré que 2018 sera marquée par des investissements importants dans la réhabilitation des habitats marins comme prévu dans la Lettre de politique sectorielle de la pêche et de l’aquaculture 2016-2023 de son département.

Le lancement de l’immersion des pots à poulpes s’est déroulé en présence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori et des acteurs de la pêche. Le ministre Oumar Guèye a rappelé l’attention toute particulière accordée par le président Macky Sall au secteur lui conférant une place privilégiée dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Cette activité, a-t-il dit, entre  dans la Lettre de politique sectorielle de la pêche et de l’aquaculture 2016-2023, c’est-à-dire la réhabilitation des habitats marins. Selon le ministre, le processus de développement et de modernisation du secteur de la pêche s’inscrit dans un contexte international marqué par l’adoption de nouveaux instruments visant la conservation, l’exploitation durable des ressources marines à travers les Objectifs de développement durable (Odd).
 
4.522 tonnes de poulpes débarquées en 2016
 « C’est dans l’optique de renforcement de la contribution du secteur dans l’économie nationale que le département de la pêche a entrepris dans une démarche responsable et inclusive des réformes importantes du secteur visant à impliquer davantage les acteurs du secteur à la base dans la réhabilitation des écosystèmes marins et côtiers et dans la gestion des ressources halieutiques pour le bien-être des populations », a-t-il indiqué.

Oumar Guèye a ajouté que « 2018 sera une année où nous allons beaucoup investir dans la réhabilitation des habitats marins par des récifs artificiels, par une multiplication plus consistante des pots de poulpe à immerger », en dotant de moyens importants les Conseils locaux de pêche artisanale (Clpa) dans toutes les zones où le poulpe pourra se développer.

Le ministre n’a pas manqué de rappeler l’importance du poulpe dans le secteur. « Le poulpe est un produit à fort valeur ajoutée et le secteur de Mbour et Joal contribue de manière significative au développement de cette ressource », a indiqué le ministre. En 2016, a-t-il noté, 4.522 tonnes de poulpe ont été débarquées au Sénégal pour une valeur, à la première vente, estimée à 7,3 milliards de FCfa. La région de Thiès, a-t-il dit, occupe la première place de ce produit avec 3.210 tonnes, soit 71 % de la production nationale pour une valeur de plus de 5 milliards de FCfa. Le ministre de la Pêche a salué l’initiative des Clpa qui, à son avis, cadre avec les orientations sectorielles de restaurer les habitats marins.

Le Japon toujours engagé à soutenir la pêche au Sénégal
Un peu plus tôt, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a procédé, avec l’ambassadeur du Japon au Sénégal, à l’inauguration du Centre pour la gestion des ressources halieutiques. Cette infrastructure est le fruit d’un accompagnement du Japon dans l’Assistance aux projets locaux (Apl). Selon Shigeru Omori, le gouvernement du Japon a accordé au Conseil local de la pêche artisanale (Clpa) de Joal Fadiouth un don de 64.225 euros, soit environ 42 millions de FCfa pour la construction de ce centre qui permettra à près de 4.000 pêcheurs de renforcer leurs capacités. Ce projet, a indiqué M. Omori, favorisera l’émancipation économique et sociale de ces acteurs tout en favorisant la gestion participative des ressources halieutiques et des activités de pêche dans cette partie du Sénégal. L’ambassadeur du Japon au Sénégal a demandé aux acteurs du Clpa de compléter le reste des travaux de construction de la poissonnerie et l’achat d’équipements pour augmenter les revenus des pêcheurs et promouvoir la pêche durable.

M. Omori a passé en revue la coopération du Japon avec le Sénégal dans le secteur de la pêche qui a démarré en 1976 et qui a permis de réaliser plusieurs projets de développement d’infrastructures de base pour la pêche tels que la construction du marché central au poisson de Pikine et de Kaolack, les centres de pêche à Missirah, Cayar et Lompoul. Shigeru Omori a assuré que son pays continuera à apporter sa contribution au développement de la pêche au Sénégal afin d’augmenter les revenus des pêcheurs et de promouvoir la pêche durable. Oumar Guèye a magnifié l’intervention du Japon à travers ce don de 42 millions de FCfa pour la construction de cette maison des acteurs de la pêche. Selon lui, cette coopération multiforme particulièrement dans le secteur de la pêche, a donné des résultats « très probants ». Il a remercié le gouvernement japonais pour toutes ces actions.

Samba Omar FALL

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) a organisé, avant-hier, une conférence publique sur le thème : « Capital financier et intervention en Libye : opposition à la monnaie africaine ». Le conférencier a invité les Africains à accélérer le processus de valorisation de son potentiel au grand bénéfice des populations.

Introduisant le thème : « Capital financier et intervention en Libye : opposition à la monnaie africaine », le Pr Horace Campbell, titulaire de la Chaire Kwame Nkrumah de l’Institut des études africaines au Ghana a dénoncé la désinformation ayant abouti à l’intervention des occidentaux en Lybie. Dans son analyse, le conférencier a rappelé que l’intervention de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) en Lybie a été précipitée par un « processus de désinformation » alors que le président Kadhafi avait un projet de monnaie unique continentale, basée sur un stock d’or estimé à 143 tonnes. Il a soutenu que quand les Occidentaux l’ont su notamment l’ex-président français Nicolas Sarkozy ; « ils ont tout fait pour saborder le projet de l’Union africaine », soulignant que Kadhafi avait décidé de jouer sa partition avec la mise en place des différents instruments monétaires comme le Fonds monétaire africain, la banque d’investissements africaine et la banque centrale africaine. Selon lui, le fait que l’Union européenne (Ue) prenne le relais dans le financement de l’Ua, après la disparition de Kadhafi, montre l’instrumentalisation de l’Afrique. Pour le Pr Horace, l’intervention en Lybie a été aussi faite pour contrôler les ressources pétrolières et gazières de ce pays et « taire la voix de l’anti-impérialisme ». « Malheureusement, l’effet inverse s’est produit même si la Lybie se trouve dans un chao total avec trois gouvernements », a-t-il déclaré.

Blocs monétaires
Le conférencier a affirmé que la souveraineté africaine passe par sa démilitarisation, soutenant que les intellectuels, eux-aussi, victimes de la désinformation ont un rôle à jouer. La voie du salut de l’Afrique, a-t-il insisté, passe également par son unification avec la mise en place des « instruments forts pour valoriser le potentiel extraordinaire de l’Afrique ». Il est convaincu que l’Afrique est « le continent de l’avenir » eu égard à l’importance de ses ressources naturelles, de son poids démographique dans les années à venir. Se projetant dans le futur, il a indiqué que si l’unité africaine se réalise ; l’Afrique sera la première puissance économique mondiale dès 2033.

Le Dr Ndongo Samba Sylla, économiste à la Fondation Rosa Luxemburg a critiqué le système du franc Cfa. « C’est une violation de notre souveraineté. Cette monnaie ne permet aucune marge de manœuvre pour créer du crédit, faire fonctionner nos entreprises et créer de l’emploi et de la croissance. Avec le franc Cfa, le développement commun n’est pas possible », a-t-il dit. Selon l’économiste, pour arriver à une monnaie unique, « l’Afrique doit arrêter de garantir sa monnaie par la France, pour rapatrier ses réserves de change et gérer sa propre monnaie ».

Le Dr Ndongo Samba Sylla a indiqué que les Africains peuvent choisir leur propre type de politiques de change par zone monétaire avec notamment la réflexion en cours dans la Cedeao et ausur le plan continental. Saluant l’aspiration des peuples à aller vers la monnaie unique, il a déploré le discours contradictoire des dirigeants africains. « Les chefs d’États disent que le Cfa est une bonne monnaie à garantir et ils viennent pour dire encore qu’il faut aller vers une autre forme d’intégration communautaire », a-t-il estimé. Sa conviction est que le combat contre le franc Cfa est un « combat pour la démocratie ». Toutefois, a-t-il déclaré, la monnaie unique pour tout le continent n’est pas une « bonne idée ». « Avoir des blocs monétaires différents centralisés par une banque centrale africaine serait une option préférable parce que la monnaie et les crédits sont des instruments importants. Il faudrait que les peuples puissent en bénéficier. Si nous voyons en Europe que la Grèce est dans une mauvaise posture économique, c’est parce qu’elle n’a plus cet outil monétaire », a-t-il expliqué. Pour Dr Sylla, il faut éviter de priver cet outil aux populations d’autant que l’Afrique aura 4 milliards d’habitants au début du 22e siècle.

Souleymane Diam SY

Considéré comme l’avenir de la production agricole qui respecte l’environnement et la biodiversité, l’agriculture bio est en train d’être expérimentée à Thiès par la Fédération nationale pour l’agriculture  biologique. Les promoteurs qui s’attendent à de bonnes récoltes espèrent un coup de pouce des pouvoirs publics.

Il est environ 19 heures, le soleil a quasi parcouru sa trajectoire diurne et ses derniers rayons sont en train de s’effacer pour laisser la place au crépuscule. Le vert  foncé des tiges de maïs, le jaune des fleurs des pieds de tomate, le vert clair des courges en maturation mélangé aux senteurs de la terre humide où les bestioles vivent en apportant leur plus-value à la fertilité du sol, attirent l’attention du visiteur. Dans ce champ expérimental de l’agriculture péri-urbaine sis au quartier Silmang à Thiès, Ibrahima Seck, un des responsables de la Fédération nationale pour l’agriculture  biologique est formel. « Ici, nous avons semé le maïs en juin et dans deux semaines, nous allons récolter et le rendement attendu est  intéressant. Nous n’avons utilisé que nos semences sélectionnées à partir des meilleures gousses produites l’année dernière et sans engrais ni pesticides », a-t-il déclaré. Pendant la saison sèche, c’est dans les mêmes conditions que l’aubergine, la tomate et les autres spéculations sont cultivées sur ces sols dits « champions » par Ibrahima Seck à raison de leur forte teneur en éléments nutritifs pour les plantes. «  Toute notre production est un gage d’une bonne santé humaine mais aussi animale parce que  totalement naturelle », a-t-il insisté.

Selon Ibrahima Seck, outre les paysans, membre de sa fédération et qui viennent perfectionner leurs techniques culturales sur ce champ expérimental en agriculture biologique, des  visiteurs viennent des universités sénégalaises et celles de l’étranger.

Considérée comme l’avenir de la production agricole qui respecte l’environnement et la biodiversité, cette technique amène Ibrahima Seck à dire attendre davantage d’actions concrètes des pouvoirs publics. «  Certes, il faut reconnaître que les autorités viennent assister à tous nos ateliers sur l’agriculture biologique, partagent nos préoccupations et approuvent, nous encouragent mais ça s’arrête là pour le moment », a-t-il déploré.

Comme toute agriculture qui veut aller de l’avant, Ibrahima Seck soutient qu’ils ont besoin de bio-pesticides, de bio-fertilisants et de semences bio comme les champs de l’agriculture classique qui reçoit des subventions de plus de 50 milliards de FCfa par an. « Ce coup de pouce est attendu  vivement de l’État  du Sénégal notamment sur le champ de la recherche en renforçant les moyens de l’Isra où les ressources humaines sont disponibles », a-t-il indiqué.
Au-delà de l’enjeu de la production, Ibrahima Seck rappelle que l’agriculture biologique a une histoire dans la culture sénégalaise. « Nos pères sélectionnaient les plus beaux épis de mil ou de maïs qu’ils attachaient  au sommet de la case qui servait de cuisine pour les préserver contre toute attaque de parasites ; au moment où on devait aller semer, c’est maman qui mettait les semences dans une calebasse, marchait devant le chef de famille vers les champs. Une fois sur place, le père prend la daba fait les premiers trous et maman se chargeait de  mettre les premières graines », a-t-il rappelé.  

Ibrahima Seck est convaincu que le développement germera de « notre propre identité culturelle, mœurs et coutumes voire de notre spiritualité ».

Mbaye BA

L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo S. Mushingi a visité, hier, le centre de traitement des semences de Richard-Toll entièrement réhabilité et équipé par le gouvernement américain par l’entremise de l’Usaid/Pce. Une réhabilitation qui a concerné les bâtiments, l’acquisition d’une nouvelle chaîne de tri d’une capacité de 3,5 tonnes par heure et de deux groupes électrogènes pour un investissement de 120 millions de FCfa.

Ces investissements importants du gouvernement américain pour la rénovation et le rééquipement de ce centre reflètent l’engagement des États-Unis à promouvoir la sécurité alimentaire par le biais du projet de croissance économique de l’Usaid et de l’initiative mondiale « Feed the Future ». En présence de Jean Michel Voisard, directeur du projet Usaid/Naatal Mbay et de plusieurs cadres et experts, M. Mushingi s’est réjoui de ce projet de réhabilitation mis en œuvre par l’Usaid/Pce et qui a permis au centre de Richard-Toll de passer de 2.500 tonnes de semences triées et traitées à 6.500 tonnes. Le diplomate est « très satisfait » de cette visite à Richard-Toll qui entre dans une grande tournée qu’il effectue depuis trois jours en vue de s’enquérir de l’état d’exécution des projets financés par le gouvernement américain au Sénégal.  Il a magnifié l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et les États-Unis, plaidant pour son renforcement. Il a déclaré que cette tournée de prise de contact lui a également permis de visiter certains postes frontaliers du delta et de la vallée du fleuve Sénégal pour avoir une idée précise de la circulation des biens et des personnes à la frontière.

L’étape du département de Podor a été marquée par une visite de salles de classe réalisées par le gouvernement américain, des échanges avec des groupes de suivi des réalisations du Mcc et du Mca. Tulinabo S. Mushingi a mis à profit son passage dans le nord du pays pour apprécier la qualité des travaux de réhabilitation de la route et du pont de Ndioum. Des réalisations qui pourraient permettre, selon lui, au Sénégal de bénéficier d’une deuxième phase du projet Mca. Auparavant, la forte délégation s’est rendue dans les services du Corps de la Paix américain (un programme phare du gouvernement américain qui a démarré ses activités au Sénégal depuis les années 1960). Le diplomate s’est entretenu avec les volontaires américains sur leurs conditions de vie et de travail dans leurs communautés respectives au Sénégal. Selon M. Mushingi, il fallait impérativement recueillir leurs avis et suggestions sur les stratégies à mettre en œuvre pour développer et renforcer la coopération entre le Sénégal et les États-Unis.

Une unité qui redynamise le secteur semencier
La rénovation et la modernisation du centre de traitement des semences de Richard-Toll permettront au moins de doubler sa capacité de production antérieure. Cet investissement vient appuyer les grands axes prioritaires définis par le gouvernement du Sénégal à travers le Plan Sénégal émergent et le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas).
Selon certains experts, le projet Usaid/Pce a facilité la mise en place d’un partenariat public/privé entre le ministère de l’agriculture et la coopérative des semences du Nord pour la gestion de ce centre de traitement des semences de Richard-Toll. Le transfert de l’exploitation à cette coopérative a fait l’objet d’un accord signé entre les deux parties en août 2014. Pour As Sow de l’Usaid/Naatal Mbay, ce modèle innovant de partenariat public/privé consacre une véritable révolution institutionnelle et c’est un pas décisif dans la direction des changements structurels prônés à travers toutes les initiatives de développement comme le Pse et la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique.

Avec la réhabilitation du centre de traitement des semences de Richard-Toll et la construction de deux autres à Kaolack et Kolda, le Sénégal, a-t-il poursuivi, dispose de nouvelles infrastructures pour redynamiser le secteur semencier et soutenir le système de certification notamment pour les céréales. Les trois unités ont été équipées par l’Usaid/Pce tout comme les trois laboratoires semenciers qui les accompagnent, pour un coût global de près de 1 milliard de FCfa.

Mb.K. DIAGNE

Le président de la Bad est formel. « Les gouvernements africains ne peuvent répondre seuls aux besoins d’investissements dans les infrastructures ». D’où la création de la plateforme d’investissement Africa50. Ce fonds vient en complément du financement des infrastructures par les États et de celui des autres institutions financières et de développement. L’accent sur les infrastructures s’explique, selon Akinwumi Adesina, par « le rôle catalyseur de l’infrastructure comme moteur de la croissance économique et de développement  ». Mais, il a regretté le déficit d’infrastructures qui plombe l’intégration régionale et entrave la capacité de l’Afrique à être compétitive sur le plan international. « Dans les faits, seuls 60 % des quelques cinquantaines de milliards de dollars nécessaires pour financer les infrastructures en Afrique ont été effectivement financés en 2015. De même, l’élaboration de projets est elle aussi sous-financée. A l’horizon 2025, sur la base d’un déficit annuel de financement estimé entre 30 et 40 milliards de dollars, il faudra pour financer les infrastructures en Afrique, trouver un équilibre entre financements du développement pouvant apporter des ressources et minimiser les risques », a préconisé le président de la Bad. Akinwumi Adesina a affirmé que les perspectives économiques de l’Afrique, après un ralentissement de la croissance du Pib à 2,2 % en 2016, s’annoncent favorables pour 2017 et 2018. « L’Afrique bénéficiera d’une hausse des prix des produits de base notamment les mines et le pétrole ainsi qu’une forte demande des produits de consommation qui représentent 60 % de taux de croissance de Pib », a-t-il dit.

Elh.  I. THIAM

 

La 3e assemblée générale des actionnaires d’Africa50, plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures mise en place par la Banque africaine de développement et comprenant 23 pays africains, s’est tenue, hier, à Dakar. Le président Macky Sall qui présidait l’ouverture des travaux a invité ce fonds à accompagner les pays membres à résorber leur déficit infrastructurel en vue d’accompagner la nouvelle dynamique de croissance du continent.

Après le Maroc, l’année dernière, le Sénégal a accueilli, hier, l’Assemblée générale des actionnaires d’Africa50. C’est la première fois que cette plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures mise en place par la Banque africaine de développement (Bad) et comprenant 23 pays africains tient sa réunion en Afrique de l’ouest. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef de l’État Macky Sall qui avait, à ses côtés, le président de la Bad, Akinwumi Adesina. Le président Sall a félicité ce dernier pour avoir eu l’idée de mettre en place ce fonds d’investissement destiné à combler l’insuffisance des ressources dédiées au financement des infrastructures en Afrique. « C’est une excellente initiative qui témoigne de l’engagement de la Bad pour une prospérité durable de l’Afrique. Les infrastructures constituent l’un des défis les plus importants auxquels nos pays sont confrontés. L’initiative Africa50 est un levier essentiel pour résorber notre déficit infrastructurel en vue d’accompagner la nouvelle dynamique de croissance de notre continent », a déclaré le chef de l’État.

Selon le Directeur général d’Africa50, Alain Ebobissé, l’Afrique a un besoin d’investissement d’infrastructures estimé à environ 135 milliards de dollars par an. Mais, à ce jour, seulement 75 milliards sont financés. Fort de ce constat, le chef de l’État juge « impératif » de promouvoir davantage l’investissement pour réaliser les ambitions portées en particulier par le Programme de développement des infrastructures de l’Afrique (Pida). « Ce programme a identifié la période 2012-2020, pour 51 projets pour un coût de 68 milliards de dollars. Il convient d’agir vite pour atteindre nos objectifs en mettant l’accent sur la réalisation de programmes d’actions prioritaires », a-t-il plaidé. Le président Macky Sall estime que le renforcement des partenariats avec le secteur privé permettra de combler les besoins en investissement massifs que les budgets nationaux et l’aide publique ne peuvent pas satisfaire.

Donnant l’exemple du Sénégal, il a souligné que plus de 64 % des ressources prévues dans le Programme triennal d’investissement (2017-2019), soit plus 3.021 milliards de FCfa en ressources internes sont consacrés au renforcement des infrastructures socioéconomiques dans l’objectif de favoriser la transformation économique conformément aux orientations du Plan Sénégal émergent. « La création d’Africa50 traduit notre ambition de nous doter d’instruments appropriés pour une mobilisation optimale des financements privés dans les infrastructures. J’invite l’ensemble des pays africains à adhérer à ce fonds et à devenir actionnaire afin de résorber le déficit d’infrastructures (…). Le défi est immense mais l’espoir est permis car l’Afrique est, aujourd’hui, un pôle de croissance où l’on peut investir, sécuriser son investissement et le rentabiliser », a lancé le chef de l’État sénégalais. Il a invité Africa50 à aider le Sénégal dans la réalisation de ses projets dans des secteurs porteurs de croissance et d’emplois notamment dans les énergies renouvelables, l’agriculture, les transports et les Tic.

Elhadj  Ibrahima THIAM

 

 La mission d’Africa50 est de catalyser plus d’investissements privés pour un partenariat public-privé efficace car, estime son Directeur général, le déficit d’investissement dans le secteur des infrastructures est énorme en Afrique. Il a salué la prise de conscience des chefs d’État africains qui ont appelé à densifier les solutions afin d’accélérer la mise en place d’infrastructures sur le continent. Un appel qui a reçu un écho favorable matérialisé par l’initiative de la Banque africaine de développement qui a lancé Africa50 comme « véhicule d’investissement en partenariat public-privé pour les infrastructures en Afrique », s’est-il félicité.

Africa50 a réussi à s’imposer comme une entité d’investissement crédible dans le secteur des infrastructures en engageant plus de 800 millions de dollars mis à sa disposition par 23 pays africains actionnaires, par la Bceao, la Banque Al Maghreb et la Bad. « Avec le soutien de tous, Africa50 sera un pont entre les États africains qui l’ont créé pour nécessité publique opérant dans les infrastructures (…) », a soutenu Alain Ebobissé. Il a assuré qu’Africa50 est opérationnelle grâce à ses « fondations solides ». M. Ebobissé a ajouté que le fonds travaille sur de nombreux projets dans différents pays et compte élargir son champ d’action dans les prochaines années. Il a rendu hommage au président Macky Sall et au Sénégal. « Le Sénégal est l’une des grandes réussites d’Afrique et son président l’un des leaders les plus inspirants de notre continent. Son soutien nous touche beaucoup et nous galvanise », a-t-il affirmé.

Elhadj  Ibrahima THIAM

 

Pour améliorer la production énergétique du Sénégal, la Senelec et Africa 50 ont signé, hier, une convention pour la réalisation d’une centrale thermique de 120 mégawats à Malicounda. Le coût estimatif de cette centrale est compris entre 120 et 130 millions de dollars. La livraison est attendue en 2018. Selon le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, «cet accord de développement nous permet, en relation avec Africa 50, de développer ensemble, le projet de construction d’une centrale thermique de 120 mégawats à Malicounda, la plus grande au Sénégal ». Sur la base d’un appel d’offres, le Directeur de la Senelec a révélé que le meilleur candidat sera retenu et il va injecter 120 mégawats supplémentaires dans le réseau de la Senelec. «C’est un privé qui va investir et va supporter la totalité de l’investissement et après il signera une convention avec la Senelec pour l’achat d’énergie. Ce projet apportera beaucoup plus de capacité et de disponibilité à la Senelec», a dit Mouhamadou Makhtar Cissé.  La centrale sera construite dans un délai de 18 mois et livrée en 2018.

Le Directeur général d’Africa 50 a indiqué que la Senelec a fait des progrès en termes de développement de capacité de production. «Le Sénégal est aujourd’hui un pays qui a plusieurs projets de production indépendants. Nous sommes très heureux d’accompagner la Senelec dans ce projet», a soutenu Alain Ebobisse. Les 30 % du projet seront financés par Africa 50 et la Senelec supportera 10 à 15% du coût.
Interpellé sur le prix de l’électricité, le Directeur général de la Senelec indique qu’il n’est pas facile de baisser à nouveau les coûts après la baisse de l’année dernière. Toutefois, il n’a pas écarté l’idée. « Avec les centrales duals prévues pour être convertibles au gaz dès la disponibilité de cette ressource, on pourra atteindre l’objectif du Pse qui est de diviser par 2 la facture d’électricité des ménages et des entreprises », a dit M. Cissé.  

O. KANDE

 

Pour combler le déficit de financement des infrastructures en Afrique estimé entre 30 à 40 milliards de dollars par an d’ici à 2025, le président de la Banque africaine de développement (Bad) invite le secteur privé du continent à s’impliquer.  Selon Ankinwuma Adésina, la plateforme Africa50 veut capter les centaines de milliards de fonds privés dans le financement.

Lors de la conférence de presse de clôture de l’Assemblée générale d’Africa 50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures, le président de la Banque africaine de développement (Bad), Ankinwuma Adésina, a fait un plaidoyer pour combler le déficit d’investissement dans le secteur des infrastructures en Afrique. Selon le président de la Bad, l’Afrique a un déficit de 30 à 40 milliards de dollars par an d’ici à 2025 concernant le financement des infrastructures et Africa 50 ambitionne de mobiliser les fonds du secteur privé pour combler ce déficit. «L’Africa 50 est une plateforme en Afrique pour mobiliser les ressources à travers le secteur privé et combler le déficit en financement. Nous avons déjà mobilisé 800 millions de dollars. Il faut accélérer l’investissement dans les infrastructures. Les ressources sont disponibles, il y a les fonds souverains. Nous avons, en Afrique, 334 milliards de fonds de pension qui sont disponibles ; 164 milliards de fonds souverains et il faut les attirer pour accélérer le financement des infrastructures en Afrique», a déclaré le président de la Bad. Il a ajouté qu’Africa 50 doit travailler sur des projets attractifs et bancables en les finançant grâce à des Partenariats publics privés (Ppp). Le Directeur général d’Africa 50, Alain Ebobisse est convaincu que ce déficit d’investissement dans le secteur des infrastructures peut être résolu par le financement des investisseurs privés.

En outre, le président de la Bad pense qu’il faut aller vite pour le développement de l’Afrique qui «est très en retard». Dans ce sens, l’institution financière a lancé un programme de 5 priorités pour le développement de l’Afrique : «éclairer l’Afrique car l’énergie est très importante», « nourrir l’Afrique » qui ne peut pas continuer à importer 35 milliards de dollars par an en nourriture.

800 millions de dollars mobilisés
Si l’on ne fait rien, dit-il, «l’Afrique va dépenser 100 milliards de dollars dans les importations d’ici à 2050» ; l’industrialisation de l’Afrique est la 3ème priorité de la Bad ; l’intégration de l’Afrique est la 4ème priorité et la 5ème  est l’amélioration de la qualité de vie des Africains.

A l’issue de la rencontre, les actionnaires d’Africa 50 ont approuvé les recommandations du Conseil d’administration. Deux nouveaux actionnaires que sont la République de Guinée et le Congo ont intégré la plateforme Africa 50 en plus des 23 pays.  Le président de la Bad a remercié le président sénégalais «qui a pris le temps de présider l’Assemblée générale d’Africa 50», affirmant que «Macky Sall est toujours du côté de l’histoire positive en ce qui concerne son engagement avec la Bad et avec Africa 50».  Au Sénégal, il a rappelé que la Bad a déjà investi 2,3 milliards de dollars et l’enveloppe destinée aux projets en cours tourne autour de 1,2 milliard avec les projets structurants comme celui du Ter ; le projet Promovilles ; l’investissement dans l’énergie et l’agriculture.

Oumar KANDE

A l’ouverture de l’atelier régional de formation sur le séro-monitoring des campagnes de vaccination contre la peste des petits ruminants (Ppr) et la péripneumonie contagieuse bovine, le Secrétaire général du ministère de l’Élevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho, est revenu sur les efforts fournis par les autorités pour améliorer la santé animale. Il a révélé que pour cette année, plus de 250 agents ont été recrutés. Le budget de la santé animale est passé  de 152 millions de FCfa en 2010 à plus de 1 milliard en 2016. En outre, dans le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps), un système de  lyophilisation des vaccins est en cours pour un coût de 1,5 milliard de FCfa. Il a indiqué que le marché a été attribué et une première avance de plus de 450 millions de FCfa débloquée. Le Praps Sénégal prévoit aussi, dès l’année prochaine, la construction de 30 parcs à vaccination, de participer à la production de vaccins et à la prise en charge du mandat sanitaire et à la surveillance épidémiologique. La composante santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) est financée à hauteur de 50,48 millions de dollars, soit 20,35 % du montant total du projet.                        

O. KANDE

 

Pour une meilleure santé animale dans les pays  du Sahel, des vétérinaires de six pays sont sensibilisés sur la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine, deux maladies qui causent d’énormes pertes économiques à la zone.   

Dakar abrite, depuis hier, un atelier de formation sur le séro-monitoring des campagnes de vaccination contre la peste des petits ruminants (Ppr) et la péripneumonie contagieuse bovine. Ces deux maladies constituent «une menace réelle sur la productivité de l’économie pastorale et entrainent des répercussions négatives de grandes ampleurs sur les conditions de vie des communautés pastorales», a déclaré le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des productions animales du Sénégal, Mamadou Ousseynou Sakho, à l’ouverture des travaux. L’atelier réunit des vétérinaires de 6 pays du Sahel : le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Le coordonnateur régional de la composante santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps), le Docteur Oumar Idriss Alfaro, estime qu’il faut une réponse rapide qui passe forcément par la formation des services vétérinaires, soulignant que ces deux infections sont les maladies dominantes pour le cheptel de la zone. Pendant six jours, ces vétérinaires seront sensibilisés sur l’évaluation de la santé animale par les spécialistes du Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le  développement (Cirad). Lancelot Renaud, formateur au Cirad a indiqué qu’ils vont les aider à évaluer leur dispositif de santé animale car la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine causent d’énormes pertes économiques à la zone.

Mamadou Ousseynou Sakho a expliqué que cette situation «reste liée à l’état de nos services vétérinaires qui souffrent d’un sous investissement chronique occasionnant parfois une diminution très importante de la capacité d’intervention sur le terrain».  A son avis, il faut  investir beaucoup dans notre élevage car la demande de consommation en viande  est actuellement de 15 kilogrammes par habitant et par an et va augmenter à 50 kg d’ici à 2050 ; la consommation de lait va passer de 38 litres à 60 litres de lait sur la même période.

Toutefois, le Secrétaire général du ministère de l’Élevage estime que les systèmes d’élevage pastoraux mobiles disposent d’importants atouts et potentiels sur lesquels nos pays fondent de réels espoirs pour un développement endogène. Pour preuve, sur les 1,7 milliard de bovins que compte le monde, l’Afrique possède 314 millions ; sur  les 2,6 milliards de petits ruminants au plan mondial, l’Afrique détient 700 millions, soit 21 % des ressources bovines et 31 % des ressources animales. «C’est un continent qui doit compter et pour cela, il faut que nous maîtrisions parfaitement la santé animale. C’est extrêmement important d’évaluer que de vacciner à l’aveuglette. Au  Sénégal, après 30 ans, on s’était dit qu’on avait vaincu la péripneumonie contagieuse bovine. On a constaté, malheureusement, à l’issue d’une inspection dans un abattoir, un cas de Ppcb. Nous avons fait une évaluation qui a montré que cette maladie continuait à exister dans le pays. C’est  important de faire ces enquêtes», a dit le Secrétaire général du ministère de l’Élevage.

Face à la persistance de ces deux maladies animales, au Sénégal, de nouvelles stratégies sont mises en œuvre pour atténuer la prévalence. Il s’agit, selon M. Sakho, d’assurer une couverture optimale du territoire national en ressources humaines bien formées et bien équipées en matériel d’intervention.

Oumar KANDE

 

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