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Affaires et Finances (1749)

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, lors de la session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese), a déclaré que le Sénégal a pu obtenir cette année 991 475 tonnes d’arachide.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a déclaré que, lors de la session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese), le Sénégal a pu obtenir, cette année, 991.475 tonnes d’arachide. Il a fait savoir que dans le Plan Sénégal émergent, on vise à l’horizon 2017, un million de tonnes d’arachide avec 100.000 tonnes exportées chaque année. «L’an passé, on était à 1 million 50.000 tonnes et l’on avait exporté 345.000 tonnes. L’objectif est donc atteint avant échéance. Cette année, nous avons pu obtenir 991.475 tonnes. C’est le chiffre définitif. La campagne se poursuit encore et nous sommes actuellement à 229.000 tonnes exportées. Par conséquent, si nous faisons la moyenne des deux dernières années, nous avons un volume de production qui est supérieur à 1 million de tonnes », a-t-il fait comprendre. En sus, «la moyenne nous permet aussi, en termes de volume d’exportation, de constater que nous sommes à 287 mille tonnes, un niveau jamais égalé dans notre pays. «Et l’on avait un objectif de 100.000 tonnes.

Par conséquent, il est autorisé de dire, avec force et conviction, que la filière arachidière sénégalaise est loin d’être en déclin. Elle n’est pas en régression, cette filière. Elle est plutôt et surtout en renaissance », a-t-il insisté. Il faut donc, a-t-il poursuivi, tout faire pour qu’il y ait une bonne corrélation entre les prix et les revenus. «Et cela passe par une commercialisation efficace, d’où l’importance du thème qui nous réunit, aujourd’hui», a-t-il remarqué.

Pour la qualité des semences, il a fait comprendre qu’on en parle beaucoup. Avant d’alerter : « mais de quelle semence parlons-nous ? On utilise, au Sénégal, 125.000 tonnes de semences. Les 75.000 tonnes constituent le circuit officiel et les 50.000 tonnes constituent le marché parallèle. Pour cela, lorsque nous disons que les semences ne sont pas de bonne qualité, nous devons dire celles de quel circuit s’agit-il. En ce qui concerne le circuit officiel, nous disons, sans détour, que les semences sont de bonne qualité parce qu’avant de les mettre à disposition du monde rural, lorsqu’il s’agit de semences écrémées, elles sont vigoureusement contrôlées, selon les critères scientifiques », a assuré le ministre.

Quant à l’ouverture du marché qu’il a qualifié d’«un autre acquis important», le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a indiqué que nous ne sommes pas d’avis que cela dérègle le marché. « Il n’y a, aujourd’hui, que six pays à travers le monde qui sont autorisés à vendre leur arachide en Chine. Il y a donc un exploit diplomatique et scientifique de notre part pour intégrer le marché chinois. Et l’intégration du marché chinois, c’est un acquis important parce que cela nous permet de lutter contre l’étroitesse du marché en multipliant le nombre de demandeurs de notre arachide. Aujourd’hui, nous avons une demande qui est largement supérieure à l’offre grâce à cette ouverture. C’est pourquoi le Sénégal ambitionne de produire plus d’un million de tonnes d’arachide », a-t-il annoncé.

5 milliards de FCfa injectés dans la reconstitution du capital semencier
Pour la reconstitution du capital semencier, il a informé que le gouvernement du Sénégal injecte, chaque année, 5 milliards de FCfa. Aussi, a-t-il indiqué, pour cette campagne, nous serons à 55.000 tonnes de semences certifiées, contrairement aux 6.000 tonnes en 2012, et à 20.000 tonnes de semences écrémées contre 69.000 tonnes en 2012. «Notre ambition, c’est de tout faire pour supprimer les semences écrémées parce que les semences certifiées nous permettent d’avoir une augmentation de rendement pouvant varier de 20 à 40 %. Les semences certifiées constituent donc un facteur de dopage de la productivité arachidière sénégalaise. Nous avons aussi créé 12 nouvelles variétés d’arachides qui ont un potentiel de 3,5 tonnes à l’hectare à 4 tonnes à l’hectare. Cela va changer la carte variétale de notre pays », a soutenu le ministre. Il a enfin fait savoir qu’aujourd’hui, le Sénégal est le premier pays exportateur d’arachide en Chine, après deux ans de présence sur ce marché.

Amadou DIOP

Dans son rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Secrétariat international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a cité le Sénégal en modèle.

Le Secrétariat international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) basé à Oslo (Norvège) a rendu public, en mars dernier, un rapport de suivi qui présente une vue d’ensemble de l’état de la mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays. Le document s’est intéressé aux bonnes pratiques de mise en œuvre de la norme dans les pays membres. Il s’agit de la divulgation des informations sur la transparence des contrats, les paiements nationaux, la répartition des revenus dans les budgets publics, les données contextuelles, etc. Ayant adhéré à cette initiative internationale depuis octobre 2013, le Sénégal est cité en modèle parmi les pays qui mettent en œuvre la norme Itie à travers un certain nombre d’initiatives visant à garantir une gestion responsable des ressources minières, pétrolières et gazières.

Il est notamment mis en exergue la volonté politique de haut niveau dont fait montre le Sénégal. Et le rapport de reprendre une citation du président de la République Macky Sall prononcée, il y a quelques mois, pour mettre en évidence les impacts de l’Itie dans la gouvernance du secteur extractif : « La Norme Itie fournit un véritable outil de diagnostic participatif et de prise de décision afin de mener les réformes nécessaires pour appuyer une gestion efficace des secteurs pétrolier, gazier et minier au profit de la population dans un environnement social et économique harmonieux ». Le rapport relève que le Sénégal fait désormais partie du cercle restreint des pays ayant publié la quasi-totalité des contrats miniers et pétroliers.

Promotion de la transparence
Le président Macky Sall a lancé une série de réformes visant à consolider la transparence et la gouvernance dans le secteur extractif et à instaurer une gouvernance responsable, inclusive et participative. Ainsi, la Constitution du Sénégal révisée en mars 2016 prévoit, en son article 25.1 que : « l’exploitation et la gestion des ressources naturelles doit se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ».

Dans la même veine, le Sénégal a adopté un nouveau Code minier pour donner plus d’attractivité à ce secteur. Une des innovations majeures de ce texte est l’obligation pour tout titulaire de titre minier de se conformer aux principes et exigences de la norme Itie en ses articles 95 et 96. Dans sa dynamique de réforme, le Sénégal a également initié un processus de révision du Code pétrolier et a mis en place un Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos/Petrogaz) pour assister le président de la République et son gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale de développement de projets pétrolier et gazier. L’un des objectifs est de mieux adapter le cadre juridique et institutionnel aux évolutions du secteur des hydrocarbures.

Après trois années de mise en œuvre, l’Itie a permis au Sénégal d’accomplir des progrès significatifs en transparence. Aussi, le Comité national Itie, présidé par le professeur Ismaïla Madior Fall, a redéfini ses priorités dans un contexte où l’exploitation du pétrole et du gaz jouera un rôle considérable dans l’économie du pays. Dans cette dynamique, il est élaboré un plan stratégique 2017-2021 issu d’une réflexion consensuelle. En plus des rapports Itie 2013 et 2014 déjà publiés, le Comité national a développé une feuille de route et une étude de cadrage pour préparer la divulgation systématique des propriétaires réels des entreprises extractives. Un Comité ad-hoc est en train d’être constitué pour assurer le suivi des activités retenues par le Groupe multipartite. En outre, le Comité national Itie travaille sur les rapports de conciliation de 2015 et de 2016 qui seront publiés dans six mois.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pendant trois jours (du 19 au 21 avril), Dakar accueille une mission d’hommes d’affaires néerlandais. Ils sont venus prospecter le marché sénégalais.

Au cours d’une rencontre tenue, hier, à l’ambassade des Pays-Bas, ces investisseurs ont eu droit à un exposé sur les avantages d’investir au Sénégal, dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Avec méthode, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, a expliqué aux investisseurs néerlandais qu’ils ont de bonnes raisons de s’intéresser au Sénégal. Il a fait une présentation du Pse qui consacre la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, l’inclusion sociale et la bonne gouvernance. M. Sy a souligné que les indicateurs macroéconomiques sont bons avec un taux de croissance de plus de 6 % en 2016. Il s’y ajoute que le Sénégal est classé parmi les dix meilleurs pays réformateurs au monde.

Revenant sur le Pse, il a précisé qu’il comporte 27 projets avec des réformes phares pour améliorer l’environnement des affaires. « Nous sommes la porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest. Nous avons une forte tradition de stabilité politique avec des changements de régime dans la paix. Nous avons une économie dynamique, compétitive », a déclaré Mountaga Sy. Poursuivant son plaidoyer, il a affirmé que le Sénégal est le deuxième récepteur en Afrique de l’Ouest, des investissements directs étrangers. Il n’a pas manqué de souligner la facilité de faire des affaires au Sénégal. Selon lui, les procédures sont dématérialisées et en six heures, on peut créer son entreprise. En plus, les procédures pour l’obtention du permis de construire sont ramenées à 21 jours. Il a aussi évoqué l’environnement juridique avec le partenariat public-privé, la loi sur les zones économiques spéciales. En plus, le Sénégal dispose de plus de 4 millions d’hectares de terres cultivables, 700 Kilomètres de côtes, plus de 25 sites classés patrimoine mondial de l’Unesco. Il n’a pas manqué d’évoquer la richesse du sol et du sous-sol avec la découverte récente du pétrole et du gaz. « Le Sénégal est ouvert et résolument engagé pour les investisseurs étrangers. Vous êtes invités à participer à la dynamique de développement de notre pays », a-t-il lancé.

Pour Theo Peters, ambassadeur des Pays-Bas, cette mission économique marque l’intérêt de son pays pour le Sénégal. Selon lui, au cours des dernières années, le Sénégal s’est révélé être un acteur économique de plus en plus important avec un bon taux de croissance malgré un ralentissement général à l’échelle mondiale. Il a soutenu que le Sénégal offre de belles opportunités pour les Pays-Bas dans le secteur maritime ; agricole ; les énergies renouvelables ainsi que dans les hydrocarbures. Le diplomate espère que des partenariats de qualité seront noués au cours de ces trois jours de rencontre.

Aliou KANDE

Le représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mamadou Ndiaye, qui participait à l’ouverture de la 2ème édition du forum : « Jours de la banque », a déclaré que la Banque de demain sera celle de l’alliance entre la finance, la technologie et les valeurs éthiques.

La banque de demain sera celle de l’alliance entre la finance, la technologie et les valeurs éthiques, a déclaré, hier, le représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, par ailleurs, nouveau président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) au sein de l’Uemoa, Mamadou Ndiaye. Il participait à la 2e édition « Jours de banque ». Il a noté que le thème : « La banque de demain », témoigne de l’engagement des banquiers « à s’inscrire dans une démarche prospective pour anticiper sur les évolutions du secteur, mais également sur les options stratégiques des autorités étatiques déclinées dans le Pse ». « Je suis d’avis que la banque de demain doit s’ouvrir encore plus et mieux vers l’accompagnement des activités, des projets et des orientations de l’État et de ses démembrements », a-t-il déclaré. « Pour l’État et les autres agents économiques, a-t-il indiqué, les attentes seront fortes dans les différents domaines que sont notamment les infrastructures, la politique agricole, l’économie énergétique, la levée de ressources, entre autres ».

Mamadou Ndiaye a noté que l’activité bancaire est l’une des activités les plus réglementée au monde du fait des externalités négatives que peut comporter une mauvaise gestion d’un établissement de crédit mais également la particularité du produit banquier. « Loin de constituer une contrainte, le cadre juridique et réglementaire apparaît comme un moyen de sécuriser davantage vos activités et permettre un financement sain, gage de développement harmonieux de vos activités. Dès lors, il vous appartient de prendre des dispositions appropriées à l’effet de mettre à niveau vos institutions afin de répondre aux multiples attentes et besoins des clients mais également saisir toutes les opportunités dans le respect des normes réglementaires», a-t-il lancé. Mamadou Ndiaye a rappelé que la dernière crise internationale a permis aux régulateurs « de mesurer l’ampleur des efforts à déployer pour limiter et circonscrire les risques inhérents aux activités financières et préserver la stabilité des systèmes financiers ». « L’articulation entre banque et marchés financiers devrait se consolider dans l’avenir », a-t-il ajouté, soulignant que le marché financier peut être considéré comme un complément indispensable au financement bancaire classique. Cela, d’autant qu’aujourd’hui, le marché financier contribue efficacement à la mobilisation d’importantes ressources.

La représentante de la Bceao, Khady Bèye Camara a assuré que cette rencontre devrait permettre aux acteurs d’échanger sur des sujets d’actualité pour lesquels la Bceao a entamé déjà des chantiers majeurs pour une refonte et une mise à norme internationale des textes réglementaires applicables au sein de la zone Uemoa. Il s’agit, entre autres, de la transposition des dispositions de Bâle II et III adoptées par le Conseil des ministres de l’Uemoa. La mise en œuvre de cette nouvelle réglementation devra contribuer au renforcement de la solidité des institutions de la sous-région ainsi que leur résilience aux chocs internes et externes. « Pour cette deuxième édition de ce forum « Jours de banque », nous avons choisi, cette année, de nous focaliser sur le devenir de la banque », a déclaré le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbfs), Alioune Camara. Il a précisé qu’à travers cette rencontre de deux jours, il s’agit de permettre aux banques de se projeter dans l’avenir pour tenter de définir leur futur. Ce forum de deux jours a été initié par l’Apbf du Sénégal.

Mamadou SY

La Banque mondiale a rendu publique, hier, la nouvelle édition d’Africa’s Pulse (un rapport semestriel de l’institution qui analyse l’état des économies africaines). Selon le document, le Sénégal fait partie des 7 pays d’Afrique subsaharienne à économie résiliente. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, du Kenya, du Mali, du Rwanda, du Sénégal et de la Tanzanie.

Dans son rapport d’Africa’s Pulse, la Banque mondiale classe le Sénégal parmi les 7 pays d’Afrique subsaharienne à économie résiliente. Ce rapport analyse l’état des économies africaines. Le document a été rendu public, hier, à Washington par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. Commentant le document, Albert Zeufack a affirmé que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. Il a expliqué que la région montre des signes de reprise et la croissance devrait atteindre 2,6 % en 2017. M. Zeufack a précisé que cette reprise reste néanmoins faible et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté.

Le rapport révèle que le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques. En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont confrontés à des difficultés économiques. «Selon les dernières données, sept pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays ont affiché des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017. Ils concentrent près de 27 % de la population de la région et représentent 13 % de son Pib total. Les perspectives économiques mondiales s’améliorant, devraient favoriser la reprise dans la région.

La croissance devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019
Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019, reflétant la reprise de la croissance dans les principales puissances économiques. Toutefois, la Banque mondiale a noté que la croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. «La croissance du Pib dans les pays dont les économies sont moins tributaires des matières premières devrait rester forte, soutenue par les investissements dans les infrastructures, des secteurs des services et le redressement de la production agricole. C’est notamment le cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie », a affirmé Albert Zeufack. Selon ce dernier, il faut mettre en œuvre des réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créent un environnement macroéconomique stable. La Banque mondiale a estimé que le continent doit impérativement entreprendre des réformes pour stimuler l’investissement et s’attaquer à la pauvreté. Les pays doivent également engager des dépenses indispensables pour le développement tout en évitant d’accroître leur dette à des niveaux insoutenables.

Julio Ricardo Loayza, économiste principal de la Banque mondiale : « Le niveau d’endettement du Sénégal est soutenable »
L’économiste principal du bureau de la Banque mondiale à Dakar a soutenu que le niveau d’endettement du Sénégal est soutenable. Selon Julio Ricardo Loayza, la dette du Sénégal ne présente pas de risque. Il répondait à une question d’un journaliste après la présentation de la 15ème édition du rapport Africa’s Pulse. Il a confirmé le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. « Avec le Fmi, a expliqué M. Loayza, nous avons fait la même analyse. La dette du Sénégal ne présente pas de risque. Si la croissance est maintenue, il n’y a pas de danger ». Il a précisé que le niveau d’endettement de notre pays est de 60 % alors que la norme dans l’Uemoa est de 70 %. Mais, il a soutenu que le remboursement de cette dette coûte cher à notre pays. Il s’est néanmoins félicité des réformes engagées par le gouvernement. L’économiste principal de la Banque mondiale à Dakar dit garder espoir que cet élan de croissance se poursuivra.

Aliou KANDE

Le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose a salué le rôle joué par la Banque de l’habitat du Sénégal pour le démarrage des activités dudit pôle. Seydou Sy Sall a rappelé qu’il a reçu l’appui de la Bhs dès que le projet a été lancé. « Nous avons démarré le projet avec zéro francs, aucun moyen. C’est grâce à la Bhs et l’engagement de son directeur général que nous avons pu débuter », a témoigné le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose.

Selon M. Sall, il est important, dans le bilan d’étape, de noter l’appui de la Bhs. Il a précisé que le pôle urbain est un titre foncier et cela a permis de travailler de manière accélérée. « Nous avons pu travailler rapidement car on a bénéficié de procédures accélérées dans toutes les démarches. Mais, il faut réfléchir sur le financement des projets », a déclaré Seydou Sy Sall. Il a indiqué que le pôle urbain n’est pas constitué que de logements, il comprend également une zone ministérielle, un quartier diplomatique, des infrastructures scolaire, universitaire, sanitaire, des espaces verts.

A. K.

Hier, le Pôle urbain de Diamniadio a fait l’objet d’un bilan d’étape, lors de la première édition des « Rencontres professionnelles de la Bhs». Conseil du délégué général, Mbaye Dieng a soutenu que le Pôle urbain de Diamniadio constitue une rupture par rapport aux modèles urbains conçus dans notre pays. Selon M. Dieng, il allie mixité urbaine, zone résidentielle et logements sociaux. « Le pôle urbain de Diamniadio, ce sont 1.644 hectares, 230 hectares d’espaces verts, trois lacs aménagés. En 2035, il accueillera entre 300 et 350.000 habitants », a confié Mbaye Dieng. Avec des images à l’appui, il a tenu à faire comprendre aux participants que les projets sortent de terre. Selon le conseiller du délégué général, d’ici à 2018, la société Getran livrera 33 immeubles. Il a également montré les images du chantier de l’université Amadou Mokhtar Mbow, la Cité du savoir, les zones ministérielles, etc. Ce qui lui fait dire que le pôle urbain de Diamniadio est actuellement en phase d’émergence. « Plusieurs projets sont en cours de réalisation. Plus de 67 % des gros œuvres sont exécutés par Getran et Senegindia. Les premiers logements sont disponibles alors que d’autres seront livrés en 2018 », a indiqué Mbaye Dieng. Il a souhaité que les banques travaillent sur un dispositif accéléré de financement. 

A. K.

La Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) a organisé, hier, la première édition de ses «Rencontres professionnelles » présidée par Diène Farba Sarr, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il a invité les banques et établissements financiers publics et privés à accompagner le gouvernement dans sa politique de développement des pôles urbains.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a appelé, hier, les banques et établissements financiers à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des pôles urbains. Diène Farba Sarr présidait la première édition des «Rencontres professionnelles » organisées par la Banque de l’habitat du Sénégal. Le ministre a félicité la Bhs qui, a-t-il souligné, en plus de financer le logement social, organise la réflexion autour des problématiques liées à cette question qui permet de faire le point sur l’habitat et l’accès des populations à un logement décent.

Selon lui, pour promouvoir les logements sociaux, le gouvernement a lancé une politique autour des pôles urbains qui est un important programme de mise en valeur d’un habitat planifié avec les commodités requises. Prenant l’exemple du pôle urbain de Diamniadio, il a indiqué qu’il est avancé et s’inscrit dans le programme national. Selon lui, de tels programmes permettent de promouvoir le logement social et de combler le déficit de logements. Pour contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs et assurer progressivement le rééquilibrage de l’armature urbaine au Sénégal, son département a conçu un programme de planification, d’aménagement et d’équipement de 27 pôles urbains, à l’horizon 2035, dans les 14 régions du pays, a confié le ministre. Ainsi, a-t-il poursuivi, une superficie globale de 9.812 hectares sera aménagée et mise à la disposition des promoteurs publics et privés et des coopératives d’habitat pour la production de 345.000 unités d’habitation. Diène Farba Sarr a saisi cette occasion pour inviter les établissements financiers publics et privés à accompagner le gouvernement dans le développement de ces pôles urbains.

« La Bhs, acteur clé de la politique du logement dans notre pays, s’est assignée également un rôle d’animateur du dialogue sur des questions essentielles du secteur. Afin d’inscrire définitivement ces rendez-vous dans l’agenda du secteur, nous avons, avec la coopération des professionnels de l’immobilier et pour les acteurs du secteur, lancé « les Rencontres professionnelles de la Bhs », a déclaré Mamadou Bocar Sy, directeur général de la Bhs. Selon M. Sy, ces rencontres seront annuelles et les pôles étant une question fondamentale, il a été décidé d’y revenir. Le directeur général a rappelé deux dates clé. Il s’agit du lancement officiel du Pôle urbain de Diamniadio, le 24 mai 2014 par le président Macky Sall. Ce pôle, a-t-il estimé, ce sont 1.644 hectares de superficie répartis sur quatre arrondissements et qui doit accueillir, à terme, 300.000 habitants. L’autre date clé, selon Bocar Sy, c’est la tenue, le 23 mars 2015, du symposium international à l’occasion des 35 ans de la Banque de l’habitat du Sénégal sur le thème « Pôles urbains : enjeux et mise en œuvre ». Selon lui, il était important de faire le bilan d’étape des pôles urbains : celui de Diamniadio, site pilote et les autres qui sont gérés par le ministère du Renouveau urbain.

Aliou KANDE

Le Sénégal figure au 8ème rang des 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification, selon le rapport 2017 « Global Energy Architecture Performance » du Forum économique mondial. Bien qu’il n’ait pas atteint le chiffre de 100 %, «le Sénégal est classé au 8ème rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification», indique le ministère de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables dans un communiqué. 

Le document précise que l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique « Global Energy Architecture Performance Index Report 2017 » a été publié le 22 mars dernier par le Forum économique mondial (Wef) et le cabinet de conseil en stratégie « Accenture Strategy ». La même source indique que dans le classement, cinq pays africains arrivent ex-æquo en tête des pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification. « Ces cinq pays situés en Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie) font partie des 69 pays sur les 127 étudiés où le taux d’électrification a atteint 100% », renseigne le communiqué. Le texte signale que l’Afrique du Sud (99e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40 %. Viennent ensuite le Ghana (taux d’électrification de 64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigeria (55,60%). « L’Éthiopie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie arrivent en bas du tableau aussi bien à l’échelle africaine que mondiale, avec des taux d’électrification inférieurs à 27% », mentionne-t-il.

APS

Bonne nouvelle pour le gouvernement. L’agence de notation Mody’s a réhaussé la note du Sénégal qui passe de B1+ à Ba3. Grâce à cette note, le Sénégal rattrape la Côte d’Ivoire et reste avec ce dernier, les deux pays subsahariens à atteindre cette notation.

Moody’s a procédé, jeudi 13 avril 2017, au rehaussement de la notation du crédit souverain du Sénégal qui passe de B1+ à Ba3 avec une perspective stable, indique un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances et du Plan. La même source souligne que ce rehaussement de la note souveraine ouvre de réelles perspectives économiques pour le Sénégal, dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse).

Selon le communiqué, les principaux moteurs qui expliquent le relèvement de cette note, selon l’Agence de notation Moody’s, sont la croissance économique, la consolidation budgétaire continue, les indicateurs de la dette. S’agissant de la croissance économique du Sénégal, l’Agence de notation Moody’s note que celle-ci demeure vigoureuse, tirée essentiellement par les améliorations dans les infrastructures énergétiques, celles du transport ainsi que les réformes structurelles notamment dans le domaine agricole. Moody’s relève que la croissance économique du Sénégal a progressé de 6 % entre 2014 et 2016, contre 3,5 % entre 2011-2013. En perspective, Moody’s prévoit, dans le moyen terme, une croissance réelle de 6,5% à la faveur de la poursuite de la mise en œuvre du Pse marqué par des investissements publics importants. Toutefois, l’Agence de notation signale que ce niveau de croissance reste inférieur à celle prévue dans le Plan Sénégal émergent qui est 7 à 8 % d’ici à 2020. Selon la même source, l’Agence explique cette situation par le fait qu’une telle croissance nécessiterait un investissement privé plus élevé alors que malgré les efforts, la compétitivité économique du Sénégal reste faible, avec des investissements directs étrangers limités à 2 % du Pib par an.

Consolidation budgétaire
Concernant de la consolidation budgétaire continue, Moody’s note une amélioration de la structure budgétaire, avec une augmentation des dépenses en capital et les efforts du gouvernement en réduction du déficit. Celui-ci est passé de 5,5 % en 2013 à 4,2 % en 2016, avec un objectif de 3% en 2019, en relation avec les critères de convergence de l’Uemao.
Elle souligne également une gestion prudente avec la mise en place de la réserve de 2,5 % sur les dépenses en capital.

Moody’s estime que les indicateurs de la dette « sont globalement conformes à ceux des souverains classés Ba3 ». « Ainsi, bien que le taux d’endettement du Sénégal (60 % en 2016), soit plus élevé que celui des pairs comparables (médiane de 45 %), le ratio de la dette sur les recettes de 220 % est plus conforme à la situation des pairs et que le coût moyen de la dette est plus favorable (3,5 % contre 4,1%) », lit-on dans le document. Par ailleurs, Moody’s observe que le niveau de la dette reste élevé, même s’il devrait décroître dans les prochaines années à la faveur de la réduction continue du déficit et des perspectives de croissance.

Le relèvement de la note du Sénégal lui ouvre de bonnes perspectives. Selon le communiqué, ce reclassement permettrait de quitter la notation B1 qui caractérise un crédit très spéculatif, un Pib/tête faible et une déficience des infrastructures. Ainsi, le Sénégal réduit la vulnérabilité de son économie et le spectre d’un défaut sur sa dette. « En termes de comparaison, le Sénégal rattrape la Côte d’Ivoire et reste avec ce dernier, les deux pays subsahariens à atteindre cette notation. Il devance des pays comme le Ghana, le Nigéria, le Gabon et l’Égypte qui sont mieux pourvus en ressources naturelles », souligne-t-on dans le document.

Grâce à cette note, le Sénégal se positionnerait au même niveau que la Tunisie, longtemps citée pour son modèle économique et pourrait faciliter d’avantage l’accès du Sénégal au marché financier international, en réduisant les coûts d’emprunt notant la prime de risque pays.

Malgré tout, le Sénégal devra poursuivre les réformes visant à améliorer la résilience de son économie, la solidité institutionnelle et la transparence. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité. Ainsi, elle constitue, pour les investisseurs, un critère clé dans l’estimation du risque qu’un investissement comporte particulièrement dans les marchés financiers de plus en plus globaux qui rendent difficile la maîtrise de l’information et donc de tous les paramètres de risque.

Mamadou GUEYE

La gouvernance de Diourbel a abrité, mardi dernier, un comité régional de développement pour l’installation du comité technique régional de suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Des échanges constructifs ont permis au coordonnateur, Babou Dramé, de présenter les différents aspects du Programme et d’informer l’assistance des réalisations et en projets en cours ainsi que de la deuxième phase.

Mouhamadou Moustapha Ndao, le gouverneur de la région, s’est réjoui de la tenue du comité régional de développement, après avoir salué la vision du président de la République. Il a magnifié le bel état d’esprit dans lequel s’est déroulée la rencontre qui a enregistré la présence des élus locaux et des services déconcentrés de l’État. Président du comité scientifique, Mouhamadou Moustapha Ndao a promis des réunions trimestrielles du comité technique de suivi pour évaluer les réalisations par des visites de terrain et une bonne transmission des informations aux collectivités locales et aux plus hautes autorités.

Revenant sur l’importance du programme et ses retombées, le coordonnateur Babou Dramé a évoqué la philosophie du programme qui vise à doter les communes rurales d’infrastructures socioéconomiques de base, à améliorer leur productivité, à renforcer leur capacité pour un développement harmonieux. Il a cité les grands axes d’intervention du programme que sont l’hydraulique, l’électrification, les équipements post-récoltes et les pistes.

Dans la première phase de la région de Diourbel, des élus locaux du département de Mbacké jugent que les retombées du programme sont peu nombreuses par rapport à d’autres zones. Pour le volet hydraulique, 5 systèmes multi-villages d’alimentation en eau sont en cours d’achèvement. A Tocky Gare, le forage est terminé et il ne reste que les travaux de génie civil. Il est prévu 8 périmètres maraîchers. Pour le volet électrification rurale, 50 villages sont ciblés et cela va impacter sur 20 000 personnes. Des travaux sont en cours dans 34 villages. Des équipements post-récoltes ont été déjà réceptionnés dans la région avec un taux de déploiement qui varie d’un département à l’autre : Diourbel (12,5%) Bambey (38%) et Mbacké (13%). Concernant toujours les équipements, le taux de déploiement est de 20% avec 534 équipements pour 261 villages, soit 11 communes qui vont impacter sur 228.000 personnes.

Pour les pistes rurales, les 88 kilomètres prévus ont été réalisés. La seconde phase verra la réalisation de 200 kilomètres de piste. Des maires de certaines commune comme Pape Sidy Ndiaye de Sadio qui croyait que sa commune a été omise, se dit rassuré après l’exposé du coordonnateur. Anta Diagne, point focal du programme dans la région de Diourbel, a assuré les élus locaux de sa disponibilité pour donner toutes les informations nécessaires et une bonne application du programme.

Le comité technique régional de suivi du Programme d’urgence de développement communautaire est un cadre d’échanges pour permettre aux élus locaux, aux services déconcentrés de l’État des discuter des besoins des populations et d’arbitrer pour une dotation des communes en fonction des priorités.

Mamadou DIEYE

L’ancienne directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal (2011-2015), Vera Songwe, a été nommée, lundi, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), a-t-on appris. L’économiste nigériane qui a quitté la Banque mondiale après 19 ans de services est la première femme à occuper ce poste, renseigne le site de la Bbc visité par l’Aps. Avant d’être promue par le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, Mme Songwe occupait, depuis 2015, le poste de représentante-résidente de la Société financière internationale (Sfi), la filiale de la Banque mondiale spécialisée dans le financement du secteur privé. Vera Songwe, âgée de 42 ans, remplace, à la tête de la Cea, le Bissau-guinéen Carlos Lopes, démissionnaire.

APS

La Bank of Africa (Boa) Sénégal, filiale du groupe bancaire du même nom va payer, le 15 mai 2017, à ses actionnaires, un dividende net par action de 1.000 FCfa (environ 1,6 dollar). Globalement, le montant des dividendes à payer aux actionnaires de la Boa Sénégal s’élèvera à 1,333 milliard de FCfa, représentant 32,9 % du bénéfice réalisé durant la période sous revue (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar). Cet établissement bancaire avait réalisé, au 31 décembre 2016, un bénéfice après impôts de 4,051 milliards de FCfa contre 2,079 milliards de FCfa au 31 décembre 2015, soit une forte hausse de 94,85%. Ces bons résultats ont boosté le cours de l’action de la Boa Sénégal à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) au terme du mois de mars 2017 avec une progression de 43,17% à 74.450 FCFA. Au 14 avril 2017, le cours de cette valeur se situe à 75.000 FCFA.

APA

A côté des femmes transformatrices, il y avait d’autres heureux. Il s’agit des membres du Domaine agricole communautaire de Keur Samba Kane, dans le département de Bambey. Les neuf groupements d’entrepreneurs agricoles ont reçu une subvention de 50 millions de FCfa. Selon Lamine Lo, le jumelage des « deux activités complémentaires traduit l’urgence et la nécessité d’une mutualisation et d’une mise en synergie des efforts en direction du monde rural et particulièrement au profit des femmes et des jeunes ». Une expérience que les autorités comptent renouveler et étendre aux autres domaines communautaires agricoles. Depuis 2014, l’État a lancé le Programme des domaines agricoles communautaires pour réduire la précarité sociale en milieu rural par la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes. Par l’aménagement de vastes étendues de terres équipées d’infrastructures, les bénéficiaires pourront produire en continue. Cette politique vise à augmenter la productivité agricole, à lutter contre le chômage surtout des jeunes et des femmes par la promotion de l’auto-emploi.

M. G.

En accompagnant ces femmes transformatrices, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa) entend développer les chaines de valeur, assurer une plus grande compétitivité des produits locaux, réduire la précarité sociale et lutter contre l’exode rural.

Le chapiteau abritant la cérémonie de remise de fonds s’est révélé exigu pour accueillir le beau monde qui s’est déplacé, samedi, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Les femmes transformatrices venues de toutes les régions agroécologiques du Sénégal ont reçu 120 millions de FCfa du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa). La cérémonie de remise de chèques a été présidée par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Lamine Lô, en présence du directeur du Fnraa, le Dr Pape Ndiengou Sall, de la représentante de la Banque mondiale, Aïfa Ndoye Niane, de la coordonnatrice du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp), Mariétou Diawara, de la directrice de l’Ancar, Mariama Dramé et du président d’honneur du Ropa, Mamadou Cissokho.

Cette enveloppe va à 53 micro-entreprises regroupant 15.188 personnes. Ces fonds serviront à l’acquisition d’équipements de transformation des produits agricoles et agro-alimentaires : matériel de froid, kiosques, centrifugeuses, pasteurisateurs, machines de fabrication d’emballage, matériels de conservation, etc. Ainsi, grâce à de meilleures conditions de production, de conservation et de présentation, les produits transformés seront plus compétitifs sur le marché national, sous régional et international. Les activités financées sont la transformation des fruits et légumes, des céréales, des produits halieutiques, forestiers, le maraîchage, la production et le conditionnement du sel iodé, la collecte et la transformation du lait.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a soutenu que cette démarche procède d’un mécanisme de « promotion d’émergence et de fortification de nos micro-entreprises ». « Ces actions vont également contribuer à la réduction de la précarité sociale en milieu rural par la création d’emploi de jeunes et de femmes à travers un mécanisme de financement articulé autour des institutions de micro finance », a ajouté Lamine Lô. Il a salué les travaux du Fnraa qui, grâce au Ppaao/Waapp, a permis aux femmes transformatrices de développer leurs compétences « à travers le renforcement des capacités et un meilleur accès aux financements ». En effet, ces femmes ont également bénéficié de formation en techniques de transformation à l’Institut de technologie alimentaire et en gestion notamment en comptabilité et en procédure d’achat. En accompagnant ces femmes, le Fnraa entend développer les chaines de valeur, réduire la précarité sociale et lutter contre l’exode rural.

Cette cérémonie de remise de chèques aux femmes transformatrices de produits agricoles et halieutiques est à sa deuxième édition. La première s’était déroulée en décembre 2015 pour un montant de 123 millions de FCfa qui avait bénéficié à 4.200 personnes. Entre 2009 et 2016, le Fnraa dont la mission est d’assurer les conditions de mise en œuvre de projets structurants et de qualité par des équipes pluridisciplinaires et multi-institutionnelles a financé pour 13 milliards de FCFA des institutions de recherche, des services de l’État et structures d’encadrement du monde rural, des universités et instituts de formation, du secteur privé et des organisations de producteurs.

Mamadou GUEYE

Les femmes de Dahra-djolof peuvent afficher le sourire. Elles viennent de bénéficier d’un financement de 15 000 000 de FCfa offert par le coordonnateur départemental de Rewmi, Aly Saleh Diop. Le chèque a été remis au foyer de Dahra en présence du vice-président de ce parti, Dethié Fall. M. Diop a accompli une action hautement sociale, en finançant des femmes qui éprouvaient des difficultés pour accéder au crédit. «Pour nous, cela a été un prétexte pour venir en appui aux femmes qui manquaient de tout. Nous sommes dans une situation dans laquelle l’incapacité du gouvernement a plongé les populations du Djolof dans le désespoir total, la pauvreté. Nous essayons de venir en aide à ces populations, en leur octroyant ces financements», a déclaré Aly Saleh Diop. Il a annoncé que cette opération s’étendra à l’ensemble des 19 communes que compte le département de Linguère. Dethié Fall a salué et magnifié ce geste. «Il n’est pas facile quand on est dans l’opposition, de débloquer 15 millions de FCfa et de les donner aux femmes, dans un département. Cela veut dire qu’il comprend le sens de l’engagement dans notre formation politique et la mission qu’elle s’est assignée au service des Sénégalais », a déclaré Dethié Fall. «Il s’agit de venir en aide à nos compatriotes, les mettre dans des projets, leur trouver des financements et les encadrer à travers le renforcement de capacités », a ajouté le vice-président de Rewmi.

Masse NDIAYE

Le Code des télécommunications nécessite une mise à jour pour prendre en compte l’aspect multidimensionnel du secteur, l’arrivée de nouveaux acteurs et des principes de régulation mieux en phase avec les objectifs du Pse, selon le Pr Abdoulaye Sakho.

Pour prendre en compte l’aspect multidimensionnel du secteur, l’arrivée de nouveaux acteurs et des principes de régulation en phase avec les objectifs du Pse, le Code des télécommunications nécessite une mise à jour, selon le Pr Abdoulaye Sakho. « Saisir les opportunités qu’offre le numérique semble plus pertinent que d’accroître la dette du pays en vue d’exploiter des ressources pétrolières dont la baisse du cours devient synonyme de nouvelles crises. Le Sénégal est en train de réagir à la numérisation de l’économie en allant vers l’adoption de la Stratégie Sénégal numérique 2016-2025. C’est pourquoi, la mise en œuvre de cette stratégie suppose nécessairement l’implication des parties prenantes qui réfléchissent sur la dimension juridique de ce secteur », a-t-il déclaré. Le professeur Sakho a souligné que le chef de l’État avait, lors d’un conseil des ministres, rappelé l’urgence de finaliser cette « stratégie du Sénégal numérique », pour disposer d’une bonne stratégie dans le numérique. A ses yeux, l’une des grandes orientations dégagées par cette stratégie est de réformer le cadre juridique en procédant à sa mise à niveau.

Face aux enjeux du numérique, il s’agit de réfléchir sur le droit et la prise en charge de nouveaux rapports économiques issus de la révolution numérique, soulignant que la demande dans ce secteur s’accroit à vue d’œil alors que l’offre laisse à désirer. Pour lui, la raison de ce déséquilibre entre l’offre et la demande de solutions numériques est l’inadaptation des normes juridiques. Pour preuve, il note que beaucoup d’entrepreneurs de l’économie numérique au Sénégal, opèrent dans des conditions juridiques « floues » et incertaines (par exemple le conflit Wari/ Bceao). De plus, de nombreuses dispositions incitatives font défaut au Sénégal, conduisant à une grande fragilité des Pme numériques. « Au-delà des aspects stricto sensu liés au numérique, l’environnement réglementaire favorable au développement du secteur est directement impacté par des dispositions plus générales concernant les différents régimes fiscaux », a-t-il ajouté. A cet effet, a-t-il fait savoir, « le gap juridique implicitement relevé dans la préparation de la « Stratégie Sénégal numérique 2016-2025 », exige qu’une réflexion soit initiée pour mettre à la disposition de l’État les moyens de conduire efficacement l’exécution de cette stratégie.

De nouveaux modèles d’affaires
« Aujourd’hui, c’est l’ensemble des réglementations sectorielles qu’il convient de rendre plus dynamiques et accueillantes pour l’innovation numérique en offrant un droit à l’expérimentation de nouveaux modèles d’affaires », a indiqué le Pr Sakho. Il a affirmé qu’un des enjeux de la stratégie numérique du Sénégal est de faciliter l’émergence et la croissance de nouveaux modèles d’affaires. «C’est certes une nécessité impérieuse, mais le droit met du temps à s’adapter. D’où le défi des nouvelles formes de régulation dans la tentative de concilier le temps de la technologie avec le temps du droit », a-t-il déclaré.

Le professeur a estimé que dans le monde industriel, la fabrication, à savoir la transformation physique de la matière est la source principale de valeur ajoutée dans les entreprises alors que dans l’économie numérique, « les aspects technologiques, esthétiques liés à l’image de marque représentent, aujourd’hui, de loin, la plus grande part de la valeur ajoutée ».

Selon lui, cette valeur ajoutée immatérielle est produite par des services liés aux connaissances technologiques et scientifiques qui « constituent les ressources et/ou des actifs économiques ». Le problème, selon lui, réside dans la différence des investissements élevés requis pour constituer ces ressources, ces actifs économiques et les coûts auxquels peut se faire la reproduction industrielle de biens et services de biens qui les incorporent. Il a assuré que, dans le monde financier, il est désormais possible de concurrencer les banques sans faire la banque en se servant des services financiers par le mobile.

Mamadou SY

La compétitivité de l’économie sénégalaise s’est légèrement améliorée de 0,7 % en variation mensuelle durant le mois de février 2017, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Cette structure lie la situation au différentiel d’inflation favorable de moins 2,9 %, malgré l’appréciation du FCfa par rapport aux monnaies des pays partenaires (plus 2,2%). « Face aux pays membres de la zone euro, des gains de compétitivité de 0,4 % sont relevés, en rythme mensuel, à la faveur du différentiel d’inflation (moins 0,4%) favorable », souligne la Dpee. Par contre, vis-à-vis des pays partenaires membres de la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine), au courant du mois de février 2017, le différentiel d’inflation défavorable (plus 0,3%) a entraîné des pertes de compétitivité de 0,3%. En glissement annuel, la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est détériorée de 0,9 % durant la période sous revue, sous l’effet de l’appréciation du FCfa par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux (plus 5,1%), atténuée par le différentiel d’inflation favorable (moins 4,2%).« En moyenne, sur le premier bimestre de 2017, note la Dpee, des pertes de compétitivité de 1,5 % sont enregistrées, reflétant les effets combinés de l’appréciation du FCfa (plus 4,2%) et d’un différentiel d’inflation favorable (moins 2,9%) ».

APA

Le ministre français de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, a déclaré que le Train express régional (Ter) est « l’un des grands projets d’avenir extrêmement structurants et indispensables au développement économique du Sénégal ». Il a visité, dimanche, la maison du Ter. Selon lui, ce projet est une « vision d’avenir du Sénégal ».

Michel Sapin, ministre français de l’Économie et des Finances a visité, dimanche, la maison du Train express régional (Ter), sise à l’ancienne gare ferroviaire de Dakar. Sur place, il a eu droit à une explication détaillée du projet. Dans son exposé, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy et ses collaborateurs sont largement revenus sur les enjeux et l’état d’avancement du projet. M. Sy a indiqué que 12 kilomètres de piste, soit 33 % des travaux ont été déjà terrassés à partir de la gare de Diamniadio.

Il a ajouté que la libération des emprises suit son cours, tout en précisant que sur les trois départements concernés par le projet, Pikine est le plus impacté avec 7 307 personnes affectées contre 2 661 pour Dakar et 1 247 pour Rufisque. «C’est un Sénégal en croissance, fort et puissant qui a la capacité d’apporter à une grande partie de sa population des ressources nouvelles. Ce projet fait partie de ce développement de l’avenir du Sénégal », a commenté le ministre français de l’Économie et des Finances qualifiant cette visite d’instructive et explicite qui « montre l’intérêt profond que représente cette infrastructure pour le développement urbain, le développement au profit des habitants et pour le développement économique ». Michel Sapin a estimé que le Ter est « l’un des grands projets d’avenir extrêmement structurants et indispensables à un bon développement de cette grande agglomération qu’est Dakar et sa banlieue ». Il a expliqué son déplacement à Dakar par cette volonté de faire avancer le projet le « plus vite possible » pour que « la France puisse apporter sa contribution au financement de ce très important investissement ».

Selon Michel Sapin, l’économie sénégalaise profitera de ce projet. Outre le transfert de technologies, il y a la mise en œuvre d’un certain nombre de travaux en accord contractuel avec des entreprises sénégalaises et la création d’emplois. « Pour nous, a indiqué Michel Sapin, ce choix du Sénégal est conforme à nos valeurs, à nos envies d’apporter un appui au développement du Sénégal ».

Le ministre sénégalais de l’Économie et des Finances, Amadou Bâ, a salué ce déplacement de son collègue français à qui il a rendu hommage pour son soutien et son accompagnement dans la mise en œuvre de cette vision du président de la République du Sénégal. Il s’est dit satisfait du niveau d’avancement du projet de la mobilisation des ressources. « Tout est au point ».
Le projet avance et nous sommes dans les délais. Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de réalisation », a rassuré le ministre qui se dit heureux de voir prochainement « les Sénégalais se déplacer en train électrique rapide et surtout maîtriser leur temps ».

Le Ter constituera la première liaison ferroviaire électrique rapide du Sénégal. Il empruntera le même corridor de la ligne Dakar-Saint-Louis sur la section allant de Dakar à Diamniadio. Le Ter desservira 14 gares à une vitesse de 160 km/h avant de terminer son parcours à l’Aéroport international Blaise Diagne.

Souleymane Diam SY

Le Sénégal a obtenu, de la Banque africaine de développement (Bad), un prêt de 114,34 millions d’euros, soit environ 70 milliards de FCfa au profit du Programme de modernisation des villes (Promovilles). La signature de cette convention de prêt a été signée en marge de la réunion des ministres des Finances de la zone Franc à Abidjan par le ministre Amadou Bâ et Janvier Litse, directeur général du bureau régional de la Bad pour l’Afrique de l’ouest, indique un communiqué du ministère des Finances.

Ce prêt concerne la phase 1 du Promovilles. Selon le document, Promovilles vise à augmenter le taux d’équipements collectifs et à améliorer les capacités de mobilisation des ressources financières propres des collectivités locales des zones urbaines. «Compte tenu du nombre important de communes-villes au Sénégal (557), le programme sera décomposé en plusieurs phases. La première consistera à doter 13 communes-villes dont 10 capitales régionales d’infrastructures de base par la construction ou réhabilitation d’environ 78,20 kilomètres de voiries avec leur assainissement et éclairage public », précise-t-on. En outre, l’aménagement d’espaces paysagers et de système d’information géographique aidera les communes-villes à bien maîtriser leur territoire. Des aménagements connexes constitués d’infrastructures socioéconomiques et d’appui aux femmes et aux jeunes sont également prévus ainsi que l’appui aux services techniques communaux et la formation des jeunes aux métiers d’entretien routier à travers des chantiers-écoles. Les autres phases consisteront à amplifier les actions menées sur ces 13 communes-villes ou à les mettre en œuvre dans les autres collectivités locales du pays.

Aliou KANDE

Mettre en place des boutiques de distribution d’intrants agricoles, c’est l’une des stratégies préconisées par des acteurs du secteur pour pallier, entre autres, la faible utilisation des semences certifiées par les producteurs sénégalais.

La faiblesse du taux d’utilisation des intrants agricoles notamment des semences certifiées est-elle le talon d’Achille de cet important secteur de l’économie sénégalaise ? C’est en tout cas l’une des conclusions d’une étude de référence initiée par le projet « Natal Mbay Feed the Future » dans les zones de culture au Sénégal. Il ressort de cette enquête que dans la zone de la région naturelle de la Casamance où l’on note le taux le plus élevé dans le pays, il se situe à 9,6 % contre 7,8 % dans le bassin arachidier. Dans l’ensemble, pour les intrants dans leur totalité, la moyenne générale se situe approximativement autour de 12,20 % toute spéculation confondue.

Un constat amer pour les acteurs du secteur primaire qui, à l’instar de l’administrateur général de « Kaolack Semences et Céréales » soutiennent que «l’utilisation des semences certifiées est primordiale pour une agriculture performante». Une déclaration faite à l’ouverture officielle de la journée « Portes ouvertes» organisée par sa structure en partenariat avec « Natal Mbay » et la fondation Sygenta, dans l’optique de sensibiliser les producteurs des bienfaits d’une utilisation systématique des semences certifiées pour le développement du secteur. «La faiblesse de l’utilisation des intrants plombe notre agriculture.

D’une part, il y a la méconnaissance des avantages de ces intrants et d’autre part leur disponibilité pour les usagers. C’est pourquoi, nous avons préconisé la mise en place de boutiques de proximité dans les grandes zones de production agricole pour faciliter l’accès », a déclaré l’administrateur du premier centre de conditionnement et de triage de semences du bassin arachidier. Une journée démarrée par la visite des installations précitées par les autorités administratives conduites par le gouverneur Al Hassan Sall et des délégués d’organisations de producteurs du bassin arachidier. Le chef de l’exécutif régional, qui a loué cet exemple réussi de Partenariat public-privé (Ppp), a exhorté les producteurs de la région de Kaolack à s’inscrire dans une dynamique d’utilisation généralisée des intrants agricoles en vue d’atteindre l’émergence dans le secteur. Le centre de conditionnement et de triage de Kahone au sud est de la ville de Kaolack est le fruit d’investisseurs privés sénégalais dont le promoteur de « Toolu Baye » avec l’appui de l’État et la coopération américaine.

Elimane FALL

La région de Kolda abritera, du 12 au 13 mai prochains, la caravane des Petites et moyennes entreprises (Pme) locales. L’annonce a été faite par Ismaïlia Dionne, chef de Division à la Direction des petites et moyennes entreprises du ministère du Commerce en charge des Pme lors d’une rencontre préparatoire de cet évènement, tenue vendredi, à Kolda. Les différents orateurs ont mis à profit cette rencontre pour évoquer les contraintes qui plombent le développement des petites et moyennes entreprises de la région dont la méconnaissance des procédures de création des entreprises, le problème d’accessibilité des structures d’encadrement et de financement des Pme, entre autres. Ils misent sur la tenue de cette caravane pour surmonter les goulots d’étranglement qui entravent le développement des entreprises locales. D’autant plus que la région de Kolda dispose d’énormes potentialités agricole-sylvo-pastorales et forestières qui peuvent largement contribuer au développement des Pme.

Parmi les principales filières porteuses, il y a le lait, le miel, l’anacarde, le fonio, le riz local, le maïs, la mangue, le bissap (oseille) et les fruits sauvages comme le pain de singe et les madd, entre autres. « Nous sommes ici dans une mission préparatoire de la caravane des Petites et moyennes entreprises pour l’édition 2017 que notre département compte organiser à Kolda. C’est un projet que nous avons commencé à dérouler l’année dernière et qui vise à rendre visible et accessible les dispositifs d’appui des Pme pour les acteurs du secteur informel. L’objet de notre mission à Kolda est de discuter avec les acteurs régionaux et de voir les modalités de préparation de cette caravane qui est importante pour le ministère du Commence en charge des Pme », a déclaré M. Dionne.

Parmi les principales activités qui sont prévues durant ces deux jours, il aura le village de la caravane qui abritera des stands pour les exposants des produits locaux et les structures d’encadrement en services financiers et non financiers comme la Direction des Pme, l’Adpme, le Bureau de mise à niveau et le Fongip, entre autres. Des ateliers thématiques qui serviront de cadre d’échanges sur les potentialités de la région de Kolda et les difficultés qui plombent le développement de ces filières seront également organisés. Les structures d’encadrement exposeront les opportunités en appui financier et technique qu’elles peuvent offrir aux Petites et moyennes entreprises.

Mamadou Aliou DIALLO

Face au boom des secteurs de production, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, l’Institut de technologie agricole (Ita) a lancé une formation à la carte adaptée aux besoins des bénéficiaires potentiels.

L’Institut de technologie alimentaire (Ita), active dans la recherche-développement et la valorisation des résultats de recherche, entend s’impliquer davantage dans la transformation de la production agricole. Face à la presse hier, son directeur général, le Dr Mamadou Amadou Seck a noté une production record dans l’agriculture, l’agroalimentaire, l’horticulture etc. D’où l’importance, selon lui, de relever le défi de la transformation. Il a estimé que celle-ci pourrait contribuer à booster la croissance de l’économie et à rééquilibrer la balance commerciale du Sénégal par la baisse de la facture des importations.

Ainsi, pour accompagner ce boom de l’agriculture et des secteurs de production, l’Ita a décidé de réajuster sa politique de formation. «Fort d’une importante enveloppe d’innovations et de technologies alimentaires, l’Ita a, dans la diffusion de ses résultats, développé des modules de formation adaptés aux besoins des bénéficiaires potentiels.

Il s’agit de formations diversifiées, de courtes durées, accessibles et réalisées rapidement à la demande du client dénommée Formation à la carte », a expliqué le Dr Mamadou Amadou Seck.
Contrairement au format classique, la nouvelle méthode ne fixe pas de nombre pour le démarrage de la formation qui peut durer un à cinq jours avec un coût moyen de 50.000 FCfa. Selon le Directeur général de l’Ita, cette formation embrasse tous les domaines de l’agroalimentaire (les procédés, les produits, les équipements et les emballages), toutes les filières comme les céréales et légumineuses, les fruits et légumes, les racines et les tubercules, le lait et les produits d’élevage, le poisson et les produits halieutiques ainsi que le contrôle qualité, la nutrition et la biotechnologie. Il a souligné que la formation à la carte est conçue pour contribuer à la promotion de l’auto-emploi des jeunes et à l’autocréation d’activités génératrices de revenus par les femmes du Sénégal. «En plus des cours théoriques délivrés par des chercheurs, il existe des travaux pratiques dirigés conduits par des techniciens expérimentés dans desusines pilotes où les bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène sont appliquées à la lettre », a-t-il poursuivi.

Dr Mamadou Amadou Seck a lancé un appel à tous les porteurs de projets d’entreprises, les entrepreneurs du domaine agroalimentaire et les structures d’appui à venir se former à son institution qui dispose d’une expertise reconnue en la matière. «L’Ita a vécu plus d’un demi siècle entièrement consacré à la recherche-développement, de procédés, de produits et d’équipements, pour la valorisation de notre production agricole, horticole, halieutique, forestière etc. Beaucoup de ces résultats ont déjà servi à la création, au renforcement et à la relance d’unités agroalimentaires », a-t-il rappelé.

Cette formation en phase test fera l’objet d’une évaluation au mois de juillet. Le Directeur général de l’Ita a salué «l’importanttravail que fait la presse dans le domaine de la promotion des sciences et des technologies et des innovations en général, de l’agriculture et l’agroalimentaire». Il a indiqué que des reportages, des magazines et des dossiers entiers sont consacrés aux résultats de la recherche, aux acteurs de la recherche, aux résultats de leur impact sur le développement social et environnemental.

Diégane SARR

Le ministère du Commerce et Ecobank mutualisent leurs efforts pour apporter une réponse à la lancinante question du financement des Pme. Une convention a été signée, hier, dans ce sens, entre les deux parties par Alioune Sarr et le directeur d’Ecobank.

Le ministère du Commerce et Ecobank ont signé, hier, une convention pour l’accompagnement des Pme sénégalaises. Dans les termes du partenariat, Ecobank s’engage à collaborer avec les services du ministère pour apporter aux Pme sénégalaises des services financiers spécifiques, adaptés à leurs activités. La banque est aussi prête à collaborer avec les structures officielles d’appui et d’encadrement aux Pme pour la mise en place de programmes de financement spécifiques adaptés aux besoins de cette catégorie d’entreprises qui remplissent les conditions d’éligibilité requises par ses procédures internes. Selon les termes de l’accord, cette banque s’engage également à promouvoir, de concert avec les autres filiales du Groupe, l’expansion et le développement des Pme sénégalaises et leur accès aux autres marchés du réseau bancaire Ecobank etc.

De son côté, considérant qu’une des contraintes majeures auxquelles les Pme sont confrontées est l’accès au financement, le ministère du Commerce a pris l’engagement d’inciter toutes les structures d’appui aux Pme sous sa tutelle à collaborer avec la banque par la mise à disposition de toutes les informations d’ordre juridique, comptable, financier et administratif dont elles disposent sur les Pme qui sollicitent de crédits afin que la banque puisse apprécier le risque en toute connaissance de cause. En outre, le ministère du Commerce facilitera la mise en place d’un dispositif d’accompagnement, de coaching et de suivi des engagements des Pme bénéficiaires d’un crédit etc. « Le ministère en charge des Pme s’emploie, à travers les structures d’appui au secteur privé sous sa tutelle, notamment l’Adepme, l’Asepx et le Bureau de mise à niveau(Bmn), à lever les contraintes techniques et organisationnelles majeures qui empêchent les Pme d’avoir un meilleur accès aux crédits bancaires pour financer leurs investissements et les marchés auxquels elles accèdent », a declaré Alioune Sarr. Il a ajouté que la signature de cette convention constitue une voie « indiquée pour eux, de donner une réponse à la question d’un financement bancaire des marchés, de l’exploitation, des investissements et de la commercialisation ». Le ministre a insisté sur la nécessité d’opérationnaliser la convention en demandant à l’équipe d’Ecobank et à celle de son ministère, d’aller rapidement vers la signature d’accords spécifiques pour lever les contraintes techniques et financières « qui hypothèque une plus grande et efficace contribution des Pme à la croissance économique, à la création de valeurs et d’emplois ».

Ndiol Maka SECK

Les Pays-Bas, par le biais de son ambassade à Dakar, organise, du 19 au 21 avril, une mission économique au Sénégal. Le lancement est prévu le mercredi 19 avril prochain, à la résidence de l’ambassade des Pays‐Bas à Fann. «Conscients des opportunités économiques offertes par les secteurs agroalimentaire, industriel et maritime au Sénégal qui se développent, aujourd’hui, sous l’impulsion du Plan Sénégal émergent, une dizaine d’entreprises néerlandaises prendront part à un programme consistant à des rencontres avec les acteurs privés et publics impliqués dans le développement de ces secteurs », indique un communiqué de l’ambassade. Selon le document, l’événement le plus attendu est la rencontre business‐to‐business (B2B), durant laquelle entreprises sénégalaises et néerlandaises auront l’occasion de mieux faire connaissance pour planter les graines de partenariats privés fructueux. Pour l’ambassadeur des Pays‐Bas, les entreprises néerlandaises et sénégalaises sont de plus en plus conscientes des défis similaires auxquels elles font face. Elles partagent l’appartenance à un pays côtier qui sert de hub logistique pour sa région et offre énormément d’opportunités en ce qui concerne l’agriculture et le développement industriel. Ce qui constitue, à son avis, une base solide sur laquelle des partenariats gagnants-gagnants peuvent se développer.

Aliou KANDE

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.