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Affaires et Finances (1638)

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) a procédé, ce mardi, au lancement de la plateforme Orbus Registre du commerce et du crédit mobilier (Orbus Rccm). Un acte par lequel l’institution consulaire matérialise la volonté tendant à réduire les procédures de création d’entreprises.

Après des structures comme l’Agence nationale de la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), la Chambre de Commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar se met au rythme de la simplification des procédures pour créer une entreprise. Ce, avec le lancement, ce mardi, d’une plateforme de dématérialisation des formalités de création d’entreprises : Orbus Rccm. C’est un mécanisme qui, selon Dr. Daouda Thiam, le vice-président de la Cciad, « permet de délivrer, en temps réel, le Registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm) aux entreprises ». Il souligne que depuis une dizaine d’années, la Chambre de commerce a un Centre de formalités qui permet à tout entrepreneur d’avoir tous les dossiers nécessaires à la création de son entreprise. Mais il se posait parfois le document essentiel qu’est le Rccm. Du coup, la présente initiative de la Cciad devrait permettre de résoudre ce problème. Pour le vice-président de la Cciad, la mise en place de ce mécanisme est « l’aboutissement d’un long processus rendu possible grâce aux efforts conjugués de l’ensemble des acteurs qui interviennent dans le processus ». Ainsi, il a souligné le rôle joué par des structures comme Gaïndé 2000 pour une meilleure prise en charge des opérateurs économiques. Jusqu’à présent, un partenariat tripartite entre Gaïndé 2000, le ministère de la Justice et l’Apix était plus visible dans la création d’entreprises au Sénégal.

Désormais, ce partenariat « élargit le cercle à un quatrième opérateur qui est la Cciad, la maison naturelle des opérateurs économiques. Nous pensons maintenant qu’on est dans le champ d’application ; là où l’on devait être ». Dr. Thiam n’a pas manqué de souligner que la dématérialisation des démarches et procédures fait partie des engagements pris par le Sénégal sur le plan international pour créer une entreprise en moins de 24 heures contre 72 heures avant, au meilleur des cas. C’est ainsi un gain de temps extraordinaire qui va certainement impacter dans le classement du Sénégal au Doing Busines. En se conformant aux directives de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), la Chambre de commerce qui « est en complémentarité avec l’Apix », vient ainsi renforcer le dispositif pour une meilleure prise en charge des préoccupations des opérateurs économiques. Me Macoumba Niang, administrateur des Greffes chargé du Rccm et représentant du ministre de la Justice à la cérémonie, a estimé que le lancement de cet outil traduit la volonté des autorités à favoriser la création d’entreprises dans les meilleurs délais.

Ousseynou POUYE

La salle de spectacle du Centre culturel régional de Thiès s’est avérée trop petite pour contenir l’ensemble des délégations de femmes venues de plusieurs régions du Sénégal où la Plateforme des femmes « ànd Jéego » tenait son assemblée générale.

Conseillère du président de la République, Zahra lyane Thiam Diop, qui a été portée à la tête de la coordination de la plateforme, regroupant plus d’une vingtaine d’organisations membres, a indiqué que toutes les femmes présentes à Thiès sont des patriotes sans distinction d’appartenance religieuse, coutumière ou politique qui veulent, à travers la vision déclinée dans le Programme Sénégal émergent (Pse), améliorer leurs conditions de vie, celles de leur famille et au-delà, le développement du pays. « Seul ce combat économique et social nous mobilise, nous motive », a-t-elle martelé. Voulant être une plateforme pratique dans la démarche, elle a signé une convention de partenariat avec le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique. «  Cette convention vise à dérouler un programme de formation, de renforcement des acquis et d’appui des femmes dans divers domaines d’activités», a souligné Mme Diop. Outre ce projet, beaucoup d’autres sont en incubation à la cellule des projets de la plateforme des femmes « ànd jéego » comme l’acquisition d’un domaine agricole communautaire, entre autres. « Ainsi, au-delà du marché local, ces femmes vont être mises en relation avec l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations », a-t-elle ajouté.

Dans leur choix de travailler à la conciliation des politiques publiques avec l’initiative privée au Sénégal, les femmes de la plateforme ont réaffirmé leur engagement devant Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées. Envoyé par le chef de l’Etat pour prendre part à cette assemblée générale, il a tout d’abord noté cet acte de haute portée patriotique posé par les femmes. Dans son message, il a indiqué que Macky Sall, lui a instruit d’encourager toutes ces femmes qui portent le Pse au cœur de leurs actions. «  Alors, vous avez le soutien et les encouragements du président de la République», a-t-il déclaré. Il a rappelé que le chef de l’Etat a, depuis le début de son magistère, suffisamment démontré que la priorité de ses actions vise les femmes et les enfants.

Rendez–vous a été donné, par la coordonnatrice de la Plateforme des femmes « ànd Jéego », Zahra Iyane Thiam Diop, à la fin du mois béni du Ramadan pour le lancement des autres projets, puis que  celui concernant la mise en place de la mutuelle de santé a, aussi, été lancé.

Mbaye BA

Les compétences et l’expertise des Sénégalais de l’extérieur seront d’un apport inestimable dans la réalisation des projets du Pse. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, en est convaincu et il les a appelés à s’investir davantage dans le processus d’émergence du Sénégal. Il présidait, hier, le forum des experts et hommes d’affaires nationaux et de la diaspora axé sur leur contribution au Pse et au Pudc

Ils ont massivement répondu à l’appel. Ingénieurs, entrepreneurs, hommes d’affaires, ces Sénégalais de la Diaspora, à l’image de Sourahata Tirera, de Mamadou Guissé, de Boubou Mbow, de Habsatou Kane Diop…, viennent des Etats-Unis, de la France, de la Chine, du Canada, des pays d’Afrique centrale, etc. Un échantillon bien représentatif des 3,5 millions de Sénégalais vivant en dehors du territoire national. Pour ce premier forum des experts et hommes d’affaires nationaux et de la diaspora, la mobilisation a été forte au point que la salle des Princes de l’hôtel Terrou Bi a semblé trop exiguë pour l’occasion.

Cette rencontre de deux jours est axée sur la contribution de ces deux catégories au Pse et notamment sur l’une de ses composantes à savoir le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Elle s’inscrit dans le sillage du dialogue national que le chef de l’Etat, Macky Sall, avait convoqué, il y a de cela trois semaines, a fait savoir le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, venu ouvrir les travaux lesquels sont déclinés en ateliers sur des problématiques liés à l’hydraulique, à l’électrification rurale, aux pistes rurales, aux équipements agricoles, à l’entrepreneuriat rural, entre autres. Autant de thèmes qui figurent en bonne place dans le Pse dont l’ambition, à travers un « vigoureux effort de développement économique et de refondation des piliers de notre économie pour l’installer dans une dynamique de croissance durable », est de hisser le Sénégal parmi les nations africaines les plus compétitives à l’horizon 2035.

Mettre à profit l’expertise de la diaspora
Un tel dessein, a insisté le Premier ministre, nécessite, en permanence, la synergie de tous les efforts et requiert la participation de tous les fils et de toutes les filles de la nation, y compris ceux établis à l’étranger et qui, grâce à leurs compétences et moyens capitalisés, seront d’un apport inestimable. « Quand on parle de la diaspora, on pense toujours au transfert monétaire, mais il y a plus important et c’est l’expertise. C’est en cela que ce forum va être utile, ce dont il s’agit, c’est de capitaliser l’expertise des Sénégalais de l’extérieur pour que le Sénégal, sur la voie de l’émergence, puisse arriver à bon port », a déclaré M. Dionne. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre, selon lui, les orientations données par le président de la République lors du Conseil des ministres du 10 février 2016 quand il demandait au gouvernement d’associer la diaspora sénégalaise dans la mise en œuvre de sa politique économique et sociale.

Le Premier ministre se félicite du fait que, pour la première fois, cette ambition s’est matérialisée grâce à la volonté du chef de l’Etat d’inscrire, dans la charte fondamentale du Sénégal, l’élection des députés des Sénégalais de l’extérieur. Pour le Premier ministre donc, la diaspora sénégalaise et le secteur privé ont leur place dans la mise en œuvre de tous les programmes qui sont en train d’être déroulés dans le Pse, notamment le Pudc. Il les a appelés à relever le pari d’un Sénégal émergent car « réussir le Pse et le Pudc à côté d’autres programmes tout aussi ambitieux, c’est garantir une meilleure qualité de vie aux Sénégalais, c’est donner à nos enfants le legs d’une nation prospère et solidaire ».

Etre invités à contribuer à l’émergence du Sénégal, les Sénégalais de la diaspora n’en attendaient pas moins du gouvernement. Par la voix de Sourahata Tirera, directeur adjoint d’une entreprise en Chine où il réside depuis 13 ans, ces Sénégalais de l’extérieur ont pris toute la mesure du défi qui leur a été ainsi lancé et comptent tout mettre en œuvre pour le relever. « En nous montrant que nous pouvions être utiles à notre pays, le gouvernement nous met à l’épreuve. Il nous appartient maintenant de prouver que nous pouvons être à la hauteur de cette confiance », a-t-il dit. Toutefois, M. Tirera a demandé au gouvernement de mettre en place les mécanismes et les facilitations qu’il faut pour que les Sénégalais de la Diaspora puissent participer pleinement au développement du Sénégal. Mamadou Guissé, ingénieur établi aux Etats-Unis, a abondé dans le même sens, invitant les autorités à assainir davantage l’environnement des affaires, notamment à alléger les lourdeurs administratives.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Sénégal veut réaliser 50 km d’autoroute par an
Devant les experts et hommes d’affaires nationaux et de la diaspora, le Premier ministre a déclaré que l’ambition du gouvernement du Sénégal, c’est de réaliser, chaque année, 50 km d’autoroute. Un projet qui demande des investissements conséquents mais bien à la portée du Sénégal, si l’on en croit Mahammad Boun Abdallah Dionne. « Déjà, avec le Pse, les bases d’un réseau moderne d’infrastructures sont posées. La dorsale Ila Touba entre dans la politique du gouvernement d’ouvrir l’est du pays. Nous avons terminé l’autoroute vers Somone, il s’agit maintenant de créer le cadre institutionnel qui va permettre la gestion de cette autoroute qui appartient au budget national. Ce projet a été entièrement financé par l’Etat du Sénégal, nous allons continuer ce programme autoroutier », a-t-il affirmé.

L’appel d’offres du Projet du parc technologique de Diamniadio lancé                                                                                         D’un coût de 45 milliards de FCfa mobilisés auprès de la Bad, le Projet du parc technologique de Diamniadio est bien lancé. Le Premier ministre a déclaré que le processus est à la phase de l’appel d’offres. « Nous sommes dans la phase d’appel d’offres pour sélectionner le consultant qui va assister le gouvernement pour bâtir ce parc technologique orienté Tic », a-t-il dit. Ce projet est d’autant plus pertinent que le Sénégal, a soutenu Mahammad Boun Abdallah Dionne, est l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à disposer d’une fibre optique performante en termes de km2. 

Mieux encore, il a ajouté que, selon des statistiques de l’Union internationale des télécoms (Uit), en termes de ratio nombre d’ingénieurs et techniciens supérieurs par 1.000 habitants, les performances du Sénégal sont supérieures à celles d’un pays comme la Grèce ou le Portugal.

Elh. I. THIAM

Dans le cadre de la sensibilisation de  la campagne de Recensement général des entreprises (Rge),  initié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), une caravane mobile a sillonné certaines artères de Dakar et sa banlieue le samedi dernier. Histoire de joindre l’utile à l’agréable, les populations ont été sensibilisées à coup de décibels, de sketch et distribution de flyers.

Le recensement général des entreprises entre dans le cadre du Projet de rénovation des comptes nationaux.  Un projet que l’Etat du  Sénégal s’est engagé à mener,  pour le changement de l’année de base des comptes nationaux.  En effet,  ces comptes nationaux se basent sur l’année 1999. Or, depuis cette  date beaucoup d’activités s’immisçant dans  le tissu  économique  ont vu le jour. Ces secteurs ne sont pas, pour plupart, très bien pris en compte,  dans le calcul du Pib. Il s’agit donc, à travers le recensement des données, de les intégrer dans le schéma de calcul du Pib.  

C’est dans ce cadre que l’Ansd a organisé, samedi, une caravane de sensibilisation. Celle-ci  a sillonné Dakar et sa banlieue. La journée de communication  a permis  de sensibiliser plusieurs unités économiques sur le Rge. La caravane est  partie du siège de l'Ansd à Colobane. Elle  s’est arrêtée dans trois marchés : Sandaga, Grand Yoff et à Pikine. La caravane en a profité pour gratifier du public  de séances d'animation (sketch, distribution de flyers) et de sensibilisation sur le Rge.  Selon Astou Sagna, conseiller du directeur général de l’Ansd, chef du Projet recensement général des entreprises, « l’activité phare initiée ce samedi  concerne le volet de la communication qui va tourner autour du Projet de recensement des entreprises. Il s’agit, dans ce cadre de faire une caravane ».

Au vu du nombre d’années passé sans que des recensements soient effectués, le besoin  en données se fait sentir.  «Les indicateurs relatifs aux spécificités économiques sont à prendre en compte. Le recensement va faire la collecte des données sur les différentes unités économiques. Ces dernières déposent, chaque année, leur état financier à l’Ansd. Aujourd’hui, il s’agit, autant pour les  unités du secteur formel qu’informel, de les sensibiliser afin d’atteindre tous les cibles », souligne Mme Sagna. 

Les données recueillies ne seront pas divulguées
Le choix des quartiers sillonnés par la caravane découle du fait que la majeure partie des unités économiques y sont concentrées. La cartographie a, en effet, montré qu’il y a beaucoup d’unités économiques dans ces différentes zones. Astou Sagna invite, par ailleurs,  les responsables d’entreprises à bien accueillir les enquêteurs, à les mettre à l’aise,  tout en collaborant avec eux. «Il s’agit juste de répondre  aux  différentes questions qui leur sont soumises. Nous avons une loi statistique, la loi 21/2004, modifiée en 2012 qui, dans un de ses articles, précise que l’Ansd n’a pas le droit de divulguer les données individuelles des unités. Nous voulons leur assurer que les données recueillies ne seront pas divulguées dans le sens d’une répression économique ou fiscale », assure-t-elle.  Six cent agents sont déjà sur le terrain.  Ils portent par devers eux  des cartes professionnelles qui montrent qu’ils sont des mandataires de l’Ansd.

Le directeur général adjoint de l’Ansd, Babacar Ndir : précise  «le recensement général des entreprises est une activité très importante pour les agents de l’Ansd,  mais également pour tous les acteurs socio- économiques du Sénégal ».  Selon lui,  les entreprises constituent une population et un ensemble d’acteurs de l’économie. Il est donc important, à ses yeux,  de connaître la taille de cette population, sa structure. Par ailleurs,  ce recensement est d’une importance capitale dans la mesure où ces informations vont permettre aux décideurs de connaître les données disponibles. « Nous allons couvrir tout le Sénégal bien que le processus commence par Dakar qui concentre la majeure partie des entreprises », précise  Babacar Ndir.

Oumar BA

Pour l’atteinte de la compétitivité, nos entreprises doivent se souscrire dans une démarche de qualité, selon le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Mamadou Diop.

« Le management de la qualité est un outil puissant pour atteindre la compétitivité. Pour inciter les entreprises ou toute autre organisation à s’inscrire dans une démarche qualité, le Prix qualité constitue un levier important », a déclaré, hier, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et des mines, Mamadou Diop, venu présider l’ouverture de l’atelier de  renforcement des capacités des gestionnaires de secrétariat, des candidats auditeurs principaux et candidats superviseurs des prix nationaux. Pour ce dernier, l’objectif de cette session est de former ces personnes clé, intervenant dans le processus d’organisation des prix nationaux et Cedeao de la qualité face à leurs rôles et responsabilités, en vue d’assurer une homogénéité méthodologique et une impartialité au cours des audits du Prix Cedeao de la qualité dans l’ensemble des pays.  Cet atelier de cinq jours a été l’occasion, pour le représentant du ministre Aly Ngouille Ndiaye, d’affirmer qu’au Sénégal, les décideurs ont compris l’enjeu, en créant le Prix national de la qualité qui constitue l’un des évènements phares pour la promotion de la qualité répondant aux normes Iso 9000.

Selon lui, en instituant le Prix Cedeao de la qualité, la Commission de la Cedeao, soucieuse de la compétitivité des produits de la région ouest-africaine, tant pour la défense du marché local et régional que pour la conquête des marchés extérieurs, entend favoriser l’adoption et le développement du management de la qualité au sein des entreprises de la région. Le Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest (Psqao), financé par l’Union européenne d’un montant de 12 millions d’euros est, pour Clemens Schroeter (Premier conseiller, chef de section économique, commerce et gouvernance de l’Ue), un moyen d’accéder plus facilement, au commerce international, conformément aux exigences de l’Omc, en qualité. Le Commissaire en charge de l’industrie et de l’appui au secteur privé de la Commission de la Cedeao, Kalilou Traoré, a annoncé l’organisation d’éditions uniques de Prix nationaux, initiées par la Cedeao et l’Uemoa sur la base de critères communs.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un Comité régional de développement d’informations sur la création du domaine agricole communautaire (Dac) de la commune de Notto Diobass a récemment réuni, dans la salle de délibération de la mairie de la ville de Thiès, les populations, autorités administratives, maires de Notto, de Thiès et agents du programme des Dac avec à leur tête, le coordonnateur, Jean Pierre Senghor.

Dans ce processus de vulgarisation du Dac de Notto Diobass auprès des populations, M. Senghor a expliqué que ce programme de l’Etat du Sénégal vise à valoriser les potentialités agricoles, pastorales et piscicoles de la vallée du Diobass. Selon lui, là où le Dac a besoin d’au-moins 1.000 ha, le potentiel proposé est de 2.500 ha. Il a ainsi tenu à rassurer toutes les personnes hésitantes que le temps presse et que « la mise à disposition de leurs champs au programme du Dac doit être plutôt considéré comme une sécurisation du foncier et non le contraire ». Il s’agit, explique-t-il, de valoriser l’espace par la mise en place d’infrastructures structurantes afin de développer la production agricole, pastorale et piscicole dans la zone. « Avec, en moyenne, 4 personnes pour une exploitation judicieuse d’un ha, les offres possibles d’emplois directs  sur 1.000 ha  peuvent être estimés à 40.000 hormis les activités connexes qui utilisent aussi de la main-d’œuvre », a-t-il précisé. Ayant estimé les investissements publics prévus dans la vallée du Diobass à 5 milliards de FCfa, le maire, Alioune Sarr, a soutenu, devant ses concitoyens, que le Dac est une opportunité sûre de sécurisation du foncier parce qu’aujourd’hui, la zone est sur le champ de la pression foncière à cause de sa proximité avec l’aéroport de Diass. « Etant une importante source de main-d’œuvre, le Dac va contribuer à éradiquer l’exode rural, l’émigration clandestine et surtout la pauvreté », a-t-il déclaré. Pour aller vite, des équipes de vulgarisation du programme vont sillonner l’ensemble des villages. Outre les populations du Diobass, les jeunes de la région de Thiès vont en bénéficier. Les femmes ont, quant à elles, insisté sur la nécessité d’intégrer le volet transformation des produits.

Mbaye BA

Croissance moyenne de 6 %, inflation et déficit budgétaire en dessous de 2 % et de 4 %, taux d’endettement raisonnable, la zone Uemoa se porte bien, selon le tableau qu’en a dressé, devant les chefs d’Etat, le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, par ailleurs président du Conseil  des ministres de l’Uemoa.

En dépit du ralentissement de la croissance économique du continent africain en raison de la baisse du prix des matières premières, notamment du pétrole, et du fléchissement de l’activité des grandes économies partenaires de l’Afrique et d’une situation sécuritaire préoccupante, les clignotants sont au vert dans la zone Uemoa. Les chiffres donnés, hier, par le président du Conseil des ministres de l’Uemoa, Amadou Bâ, par ailleurs ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, le prouvent. En effet, la croissance économique dans la zone est ressortie en moyenne, sur les quatre dernières années, à plus de 6 %. Elle a même atteint, pour la première fois, le taux de 7 % en 2015. L’inflation et le déficit budgétaire sont maintenus respectivement en dessous de 2 % et 4 %. Au même moment, le taux d’endettement des Etats membres de l’Union est resté à un niveau raisonnable, en ressortant à 40, 8 % du Pib en 2015, nonobstant les efforts d’intensification des investissements publics dans les infrastructures. Toutes choses qui ont fait dire à M. Ba que « sous l’impulsion des chefs d’Etat et de gouvernement, les économies des Etats membres sont demeurées dynamiques au cours de ces dernières années, en dépit de la morosité de la conjoncture internationale ».

Des avancées significatives ont également été enregistrées sur le plan de l’intégration régionale, notamment en harmonisation des finances publiques, fiscalité, développement du marché commun et en conduite des politiques sectorielles, a fait savoir le ministre sénégalais. Dans ce cadre, il a ajouté que l’Union poursuit, avec satisfaction, la mise en œuvre des chantiers prioritaires dans les domaines de l’énergie, de la sécurité alimentaire, de la paix et de la sécurité ainsi que du financement des économies.

Sur le plan bancaire et financier, les actions menées ont permis d’approfondir davantage le secteur financier, en vue de renforcer la capacité de l’Uemoa à mieux répondre aux besoins de financement de nos économies. A ce titre, Amadou Bâ a mentionné, notamment, le relèvement des fonds propres des établissements de crédit et des compagnies d’assurances ainsi que la mise en place d’un dispositif de soutien au financement des Pme/Pmi dans l’Union. En outre, il a rappelé la décision du Conseil des ministres, en mars dernier, de mettre en œuvre des réformes visant à redynamiser le marché financier régional. « Des actions sont en cours en vue de doter l’Uemoa d’un dispositif de résolution des crises bancaires, afin de renforcer la stabilité financière. Ces performances sont imputables aux instructions avisées de votre Conférence et à leur prise en charge diligente par les Instances communautaires », a-t-il dit.

C’est dans cette dynamique et dans le but de consolider ces acquis, que la Conférence des chefs d’Etat, a-t-il rappelé, avait instruit le Conseil des ministres lors de sa 19e Session tenue à Cotonou le 8 janvier 2016, de mener des travaux sur des dossiers spécifiques, dans le but de renforcer le fonctionnement des organes et institutions communautaires. L’examen de ces questions, qui a abouti à l’élaboration des dossiers parmi lesquels figurent notamment les études sur la rationalisation des organes de l’Uemoa, en vue du renforcement du processus d’intégration de l’Union et sur le Prélèvement communautaire solidaire (Pcs), les points spécifiques relatifs au protocole additionnel sur les organes de contrôle de l’Uemoa et au dossier sur la paix et la sécurité dans l’espace Uemoa.

Les résultats positifs enregistrés par l’Uemoa ont été fortement salués par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etats de l’Union. « Nous sommes fiers de ces performances. Ces résultats permettent à chacun d’entre nous de mesurer la chance que nos huit Etats ont de partager la même monnaie », a-t-il lancé à l’endroit de ses pairs. Ces résultats doivent encourager, selon lui, à approfondir l’union monétaire et à parachever l’intégration régionale. « Nous devons surtout mieux nous prémunir contre les soubresauts inévitables de l’économie mondiale, en développant des outils puissants d’anticipation et de réduction des risques ». 

S’il est établi que l’Uemoa se porte bien et que sa gouvernance est guidée par l’intérêt général, pour autant, ses pays membres doivent tendre vers plus d’efficacité, c’est la conviction du président Ouattara. A ce propos, il a indiqué que certaines réformes structurelles ne peuvent pas être passées sous silence notamment la question de la mobilisation des ressources, à travers le prélèvement communautaire de solidarité (Pcs) et la rationalisation des institutions et des organes de l’Uemoa.

Pour assainir davantage la trituration artisanale de l’arachide et créer plus de valeur ajoutée dans la filière, les groupements de femmes transformatrices du bassin arachidier viennent de porter, sur les fonts baptismaux, une coopérative des producteurs et productrices de « seggal ». Objectif : faire de cette filière un véritable label dans la chaîne de valeur arachide au Sénégal.

Venue de tous les horizons et toutes composantes confondues, la centaine de groupements de femmes transformatrices bénéficiaires de la table de traitement de l’huile artisanale d’arachide communément appelée « Seggal » s’est donné rendez-vous à Kaolack, au cœur du bassin arachidier, pour répondre à l’Appel de l’Agence nationale du conseil agricole et rural (Ancar). Pendant deux jours durant, ces femmes leaders se sont attelées à la mise en place d’une coopérative des femmes transformatrices bénéficiaires des tables de traitement d’huile artisanales. Ce projet porté de concert par l’Institut de technologie alimentaire (Ita) et l’Ancar, sous le financement du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), dans le programme de diffusion à grande échelle au Sénégal des bonnes pratiques et innovations technologiques de traitement de l’huile d’arachide conduit sur le terrain par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp). Introduites par endroit depuis 2012, les tables de traitement artisanal de l’huile d’arachide sont en train de révolutionner la filière arachidière et le quotidien des populations bénéficiaires dans le bassin arachidier. De Touba à Mbirkinale en passant par Sibassor, à Kaolack ou Diossong, dans la région de Fatick, cette technologie introduite au Sénégal par le Waapp est en train de faire tâche d’huile en milieu rural. Selon les estimations fournies par la directrice générale de l’Ancar, Mariama Dramé, on dénombre, aujourd’hui, environ 200 groupements de femmes qui s’adonnent à la trituration de la graine d’arachide. 70 d’entre eux ont déjà bénéficié de cette innovation technologique dont un des objectifs reste l’élimination de l’aflatoxine dans l’huile brute d’arachide. « D’où l’intérêt de la mise en réseau de ces groupements afin d’améliorer la filière de la transformation artisanale de l’arachide au Sénégal mais également augmenter la valeur marchande de cette huile « séggal » et créer, dans la foulée, de la valeur ajoutée dans les ménages en milieu rural », a déclaré Mariama Dramé au lancement du réseau à Kaolack. Abondant dans la même veine, la présidente du groupement des femmes de Mbirkilane estime qu’il est temps de labelliser enfin cette activité pour booster davantage l’économie rurale dans le bassin arachidier.

70 tables de traitement pour une huile de qualité
L’engouement qu’a suscité les tables de traitement de l’huile « séggal » dans le bassin arachidier a fini de convaincre les différents acteurs à aider les bénéficiaires à s’organiser davantage afin d’assainir la filière et d’entreprendre des projets plus ambitieux dans la trituration de la graine. C’est un des objectifs visés à travers la création de ce nouveau réseau érigé dans la foulée en coopérative de femmes transformatrices de l’huile d’arachide, a déclaré Amadou Moustapha Mbaye, chef du projet à l’Ancar. Il estime que cette nouvelle entente servira également de plateforme pour plus de lobbying et de coordination dans la recherche de financement. Il pourrait également faciliter la création de centrales d’achats régionales pour l’acquisition d’équipement et d’intrants pour les membres. Amadou Moustapha Mbaye note que 70 tables de traitement ont été déjà installées dans le bassin arachidier.

Cependant, M. Mbaye estime qu’il faut au minimum 500 tables pour avoir un impact réel de cette technologie qui est en train de faire des émules auprès de la gent féminine en milieu rural. « Nous avons réussi, aujourd’hui, à changer notre vécu quotidien et à éliminer l’aflatoxine dans l’huile que nous consommons grâce à cette technologie », a déclaré Atta Sène, présidente des groupements des femmes de Diossong. Un avis qu’elle partage d’ailleurs avec l’ensemble des responsables de groupements répartis dans le Sine et le Saloum. En atteste les pas de danse et l’euphorie qui ont marqué toutes les étapes de la visite qu’a effectué la directrice générale de l’Ancar, le jeudi dernier, dans une bonne partie du bassin arachidier. Dans le Ndoucoumane tout comme au Saloum et au Sine, les populations, parlant de l’intérêt du projet, ont été unanimes à souligner qu’il vient ainsi apporter une réponse à une question de santé publique engendrée par le fléau de l’aflatoxine, source de maladies cancérigènes dans la zone mais aussi améliorer la sécurité alimentaire des populations et leurs revenus. « Ce projet vient aussi prouver que l’autoconsommation des quantités de graines produites au Sénégal est une réalité à ne plus minimiser », selon la directrice générale de l’Ancar. Elle plaide pour beaucoup plus d’accompagnement afin que ces tables de traitement d’huile artisanale deviennent de petites unités industrielles qui, à la longue, ambitionnent de fournir de l’huile brute aux huiliers du Sénégal. A Sibassor, par exemple, l’unité installée depuis 2013 par les femmes arrive à atteindre une production journalière d’au moins 50 litres d’huile à raison de 1.000 FCfa le litre.

Une bonne partie de la production est captée, aujourd’hui, par les paysans eux-mêmes mais aussi les fonctionnaires moyens du milieu rural même si l’on signale un engouement réel autour du « seggal », dans les grands villes et marchés. La directrice générale de l’Ancar qui a inscrit ce projet dans la mise en œuvre du Pracas, a profité de l’occasion pour inviter les acteurs de la filière huile « seggal » à tendre vers des systèmes de contractualisation avec les producteurs pour capter plus de matière première et de devenir une force incontournable dans la prise de décision dans la filière arachide au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO
(Envoyé Spécial)

Le ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables a plaidé, vendredi dernier, pour le développement et la dissémination des biodigesteurs. Selon Thierno Alassane Sall, l’atteinte d’une masse critique de biodigesteurs aurait un effet direct sur la déforestation.

Le ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables a effectué une visite à Fatick et à Thiadiaye (département de Mbour) pour les réalisations du Programme national de biogaz domestique du Sénégal (Pnb-Sn). Thierno Alassane Sall a mis l’accent sur l’importance qu’accorde le chef de l’État, Macky Sall, au secteur des énergies renouvelables. Avec les changements climatiques, a-t-il noté, le Sénégal s’est inscrit énergiquement dans la tendance mondiale à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La transition énergétique notamment en énergies renouvelables est, selon le ministre, un combat à gagner. Car, a-t-il relevé, la seule solution qui pourrait sauver le Sénégal et le monde est, aujourd’hui, l’orientation vers les énergies renouvelables. M. Sall qui a magnifié les progrès réalisés dans les différents sites visités, a laissé entendre que le Pnb-Sn est un programme extrêmement révolutionnaire en ce qu’il crée une approche systémique. « Là où ce programme est important pour notre pays, y compris les non-bénéficiaires, c’est que chaque biodigesteur de 10 mètres cubes équivaut à 5,5 tonnes de bois préservé. Sur l’ensemble de l’année, ce sont des milliers d’hectares de forêts préservés puisque la consommation totale de bois au Sénégal fait plus de 1,7 million de tonnes », a expliqué le ministre.

Des milliers d’hectares de forêt préservés
Selon Thierno Alassane Sall, l’atteinte de la masse critique de biodigesteurs aurait un effet direct sur la déforestation qui, à son avis, est encore plus important et décisif que toutes les campagnes antérieures de reboisement. « Une forêt majeure a besoin de 25 ans pour se régénérer. Avec le développement et la dissémination des biodigesteurs, les forêts seront bien préservées », a dit le ministre qui a décerné une mention spéciale à Matar Sylla, le coordonnateur du projet, au lieutenant-colonel Alassane Ngom et à Mor Ndiaye, pour leur engagement. Il a invité les populations à croire en ce programme « extrêmement positif qui peut être disponible aussi bien en ville qu’en monde rural ». Thierno Alassane Sall a également magnifié le travail effectué par le Réseau du Muud. Le responsable de ce réseau, Seck Faye a, à son tour, noté que depuis 2012, sa structure, avec l’appui du Pnb-Sn et très récemment avec le Programme de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede 2), a réalisé 108 biodigesteurs et parvient à piéger et à séquestrer 97.200 mètres cubes de gaz méthane et de dioxyde de carbone, de gaz à effet de serre. Tous ces biodigesteurs réalisés ont, selon lui, permis de lutter contre une grande menace écologique avec la coupe abusive de 233 tonnes de bois de chauffe par an. Il s’y ajoute la production annuelle de 1.944 tonnes de fertilisants pour 216 ha avec des rendements de récolte qui sont passés du double au triple. « L’adoption des biodigesteurs par les ménages ruraux doit encore faire face aux synergies d’engagement, car chaque engagement compte et multipliés à l’échelle d’un pays, ils contribuent à réduire les impacts négatifs des activités humaines sur le climat », a-t-il indiqué.

Samba Oumar Fall

Les membres de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal (Onecca) se sont retrouvés ce week-end en vue de partager le plan stratégique d’actions (2016-2019). Ce plan est décliné en dix chantiers.

Lors de son assemblée générale tenue le 24 mars dernier, l’Ordre national des experts comptables et des comptables agréés (Onecca) a porté à sa présidence Marie Bâ. Au même moment, les organes délibérants, conseil de l’Ordre et bureau du conseil, ont également été renouvelés, sur la base d’un programme stratégique en dix points devant être réalisé au cours d’un mandat de trois ans 2016-2019. Afin d’en assurer la mise en œuvre, le conseil de l’Onecca a décidé de traduire le programme en plan stratégique d’actions que devra s’approprier l’ensemble de la profession comptable. A cet effet, les membres de l’Onecca ont tenu ce week-end, un atelier pour échanger sur le programme qui vise à rendre plus performant l’organisation. Dans ce plan stratégique, Marie Bâ et ses camarades souhaitent développer les cabinets, les outils technologiques et la diversité (jeunes femmes). Ils visent également à repositionner l’ordre comme acteur de progrès ; préserver et renforcer les acquis. Ce programme est structuré en dix chantiers. Selon Mme Bâ, la profession comptable doit anticiper les évolutions de l’environnement réglementaire et législatif qui en découlent, mais également, celles de l’activité économique. Il s’agit donc, d’initier de grands chantiers, comme celui du développement des métiers du conseil et des activités complémentaires des experts comptables ; de garantir l’authenticité et l’autorité de la signature des experts comptables. A cet effet, elle soutient qu’une étude prospective sur les «marchés de demain» est une nécessité.

Dans la mission de service public qui lui est dévolue, l’Ordre se positionne comme un acteur majeur dans la mise en œuvre des politiques publiques notamment toutes les réformes publiques visant la bonne gouvernance, la transparence financière. Par ailleurs, les membres de l’Onecca soutiennent que leur structure doit porter les projets structurants pour la profession. Il s’agit du visa obligatoire des états financiers annuels par un expert comptable avant dépôt auprès de l’administration fiscale ; la mise en place du portail télé-déclaratif de l’Onecca, l’Acte 3 de la décentralisation ; le financement des partis politiques ; la révision des textes régissant la chambre de commerce ; le contrôle des comptes du secteur public et parapublic en relation avec les corps de contrôle de l’Etat. L’autre chantier concerne l’accompagnement des membres de l’Ordre vers le passage au numérique. Sur ce point, il est question d’accompagner les professionnels pour appréhender les divers enjeux de la dématérialisation ; de multiplier les partenariats ; de développer la présence professionnelle de l’ordre sur les réseaux sociaux ; de mettre en place la signature électronique ; du storage des données (Cloud).

Aliou KANDE

Mieux outiller les membres des cellules de passation des marchés et des commissions des marchés des médias publics. Tel était le but d’un atelier sur les procédures de passation des marchés, initié par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), clôturé hier. A l’occasion, le directeur général de l’Armp, Saër Niang, a rappelé que la maîtrise des procédures de passation des marchés publics permet aux structures publiques d’être « efficaces et performantes ».

Le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), Saër Niang, a indiqué, hier, qu’une bonne compréhension et une maîtrise des procédures de passation des marchés publics   permettent d’être efficaces et d’exécuter des contrats dans les délais. Il présidait la cérémonie de clôture de l’atelier de cinq jours sur les procédures de passation des marchés, organisé par l’Institut de régulation des marchés publics (Irmp) au profit des agents  du quotidien national « Le Soleil », de l’Aps et de la Rts. « La formation est un instrument indispensable pour assurer une bonne compréhension de la politique des marchés publics en vue de permettre un développement harmonieux de l’économie nationale », a-t-il déclaré. « Au-delà des procédures à respecter, souligne Saër Niang, il y a toute une philosophie sur le développement à appréhender ». Pour le directeur général de l’Armp, l’utilisation de cet outil permet d’arriver à « optimiser les ressources publiques ». S’agissant des trois médias publics, il précise qu’ils évoluent dans un « environnement concurrentiel » à la différence des autres autorités contractantes. « Vous êtes dans un secteur commercial. Vous avez des concurrents qui n’ont pas les mêmes contraintes que vous », a-t-il fait savoir. « Comment arriver à alléger les procédures de passation des marchés publics, en ayant des procédures spécifiques, de manière à leur permettre de ne pas être handicapés par leurs concurrents ?, s’interroge le directeur général de l’Armp.

Alors que pour passer un marché, insiste-t-il, « il faut obéir à un certain nombre de formalisme ; il y a des règles auxquelles nous ne pouvons pas déroger ». L’environnement médiatique, poursuit-il, est fait de complexités car l’information reste une denrée périssable ». « Se livrer à une bataille où nous avons le fardeau du Code des marchés publics, c’est un handicap pour les structures publiques comme Le Soleil, l’Aps et la Rts », a-t-il fait observer. Cet atelier, selon lui, visait « à appréhender les procédures ». Pour la deuxième phase, assure-t-il, il s’agira d’insister sur la philosophie des marchés publics, réfléchir sur la spécificité du secteur, « pour permettre à la presse d’avoir des procédures allégées et compatibles à son environnement ».  

Diligence et performance
Pour être performants, précise le directeur général du quotidien « Le Soleil », Cheikh Thiam, « il faut avoir comme guide le Code des marchés publics ». « Nous avons une obligation de rendre compte,  d’aller dans le sens d’être transparents dans la passation des marchés », a-t-il indiqué. A l’occasion, Cheikh Thiam a rappelé que seuls 30 % du budget des médias publics, excepté l’Aps, proviennent des subventions de l’Etat, alors que les 70 % de leurs performances, sont d’apports propres ». Il a ainsi invité les services commerciaux de ces entités « à être davantage diligents et performants ».  « Avec des agents bien formés sur les procédures, cela nous évitera des contentieux qui occasionnent des difficultés dans l’approvisionnement. Si en amont, nos procédures ne sont pas bonnes, la marche de nos entreprises peut être affectée », a relevé le directeur général du quotidien « Le Soleil ». « Nous visons le même objectif à savoir gagner plus d’argent, en étant efficaces, performants et mieux rationaliser nos ressources. Sans le Code des marchés, nos dépenses ne seront pas optimales », insiste-t-il.  Le représentant du directeur général de la Rts, Aliou Thiam, par ailleurs participant, a salué l’initiative de l’Armp, avant de rendre hommage aux formateurs à savoir les consultants Boubacar Mar, membre du Comité de régulation des différends (Crd) de l’Armp et Ahmet Sall pour « leur convivialité et leur générosité ». Pour sa part, le coordonnateur de la formation, Ahmet Sall estime que les structures publiques doivent faire du Code des marchés publics leur « livre de chevet ».

Souleymane Diam SY

L’Agence pour l’Economie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a organisé, avant-hier, un atelier de présentation du programme d’analyse de suivi et de réduction des dépenses d’électricité du secteur public (Sardel). Une rencontre au cours de laquelle, le directeur général de la structure a révélé que les actions menées dans ce sens ont permis de réduire sensiblement la facture d’électricité dans le secteur public.

Mis en place depuis novembre 2014, le Programme d’analyse, de suivi et de réduction des dépenses d’électricité du secteur public (Sardel) a permis à l’Etat de réduire considérablement les dépenses d’énergies dans l’administration. Ce, à travers des actions menées dans différentes structures par l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme). Laquelle a procédé, jeudi dernier, à la présentation de ce programme élaboré en réponse à la croissante demande d’électricité, l’économie et la maîtrise de l’énergie. Cela, à travers « la rationalisation de l’utilisation de l’énergie qui élimine les niches de gaspillage », « l’efficacité énergétique dans tous les secteurs » et la diversification énergétique avec le recours aux énergies renouvelables qui permet de réduire les coûts d’importation liés aux combustibles fossiles ». Pour le directeur général de l’Aeme, ces actions ont pour objectif, la réalisation d’économie d’énergies sous toutes ses formes : bâtiments, produits pétroliers, biomasse. La mise en œuvre du Sardel a permis à l’Aeme de se rendre compte que « pour l’électricité, l’Administration publique est le premier client de la Senelec  avec 7.000 polices d’abonnement pour une facture qui avoisine les 30 milliards par an dont 22 milliards pour l’Administration centrale », a souligné Biram Faye. Pour qui, il était impérieux de réagir afin de mener des activités tendant à réduire cette manne. Ainsi, le programme a permis de faire « un état des lieux de polices à travers des visites systématiques sur sites ayant permis d’identifier des anomalies techniques et administratives » mais aussi, « une mise en conformité de ces anomalies auprès de Senelec » qui a permis des avancées. Ce, à travers, entre autres, la suppression des polices inoccupées, le redressement suite aux erreurs de facturation,  l’optimisation des puissances souscrites pour minimiser les surcoûts de facturation. Ces différentes mesures ont permis, selon le Dg de l’Aeme « d’éviter des dépenses inutiles dont les gains sont évalués à environ 400 millions de FCfa sur seulement, dernier trimestre de 2015 ». Fort de ces progrès, les initiateurs tablent sur des économies de 3 à 4 milliards de FCfa d’ici à la fin de l’année. Venu présider la manifestation, le ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables a souligné que ce programme entre dans une initiative globale menée par les pouvoirs publics pour rationnaliser les dépenses de l’Etat. « Ce programme entre en droite ligne avec l’ensemble des programmes de l’Etat du Sénégal. Comme sur la régulation des factures de téléphone de l’administration, la maîtrise de la location de l’administration, les voyages, etc. », a dit Thierno Alassane Sall. Qui a ajouté que c’est « un programme non moins important qui vise à maîtriser les dépenses d’électricité. Il est donné à chacun de constater qu’à l’ensemble de nos administrations, de nos entreprises et même de nos maisons, il y a une utilisation de l’électricité qui peut-être significativement améliorée pour une meilleure maîtrise des dépenses ». Ainsi, le ministre a souligné que les fonds générés à travers ces économies devraient permettre à l’Etat de s’attaquer à d’autres priorités. « Ces économies permettront, sans doute, de contribuer au financement de programmes sociaux et de projets de développement économique pour améliorer le bien-être des populations », a-t-il indiqué.
Le programme est mis en œuvre avec l’accompagnement de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd).

Ousseynou POUYE

Le Sénégal va abriter le siège de l’Alliance régionale de la mangue en Afrique de l’Ouest. L’annonce est de Makhtar Lakh, secrétaire général du ministère en charge du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme.

Les rideaux sont tombés, hier, sur la semaine régionale tenue du 31 mai au 3 juin à Dakar.
Le Sénégal va abriter le siège de l’Alliance régionale de la filière mangue en Afrique de l’Ouest, qui sera dirigée par Cheikh Ngane, un acteur du secteur horticole, selon le secrétaire général du ministère en charge du Commerce, Makhtar Lakh.  « Cette Alliance régionale sera adossée à un bureau provisoire pour une période d’une année d’ici à la tenue de l’assemblée générale», a précisé M. Lakh, notant que le gouvernement est dans les dispositions d’aider les horticulteurs de la filière mangue. A l’en croire, cette structure de concertation et d’échanges travaillera sur la production, la transformation et l’exportation pour une meilleure promotion de la mangue. Il a, par ailleurs, déploré les pertes causées par les mouches de fruit et autres problèmes liés au conditionnement. « Dans la sous-région, notre production représente 4% de la production mondiale, dont  les 6% sont exportés et les 5%  transformés », a-t-il soutenu.

Le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), Dr Malick Diop, a souligné que la filière mangue a généré, en 2015, un chiffre d’affaires de 20 milliards de FCfa, soit 16.700 tonnes exportées principalement en Europe. Il précise que ce chiffre ne représente que 14 % de la production et l’objectif est d’exporter 36.000 tonnes par an grâce à des variétés comme le « kent ». « La campagne peut durer jusqu’à 12 mois », a-t-il relevé, non sans préciser que la transformation permettra de faire de la confiture, du vinaigre ou d’assécher la mangue.  Pour sa part, la directrice intérimaire du Bureau croissance économique de l’Usaid, Williams Ane, a expliqué que le gouvernement américain est décidé à soutenir l’Etat du Sénégal dans le secteur horticole.   
Ont pris part à cette semaine de la mangue, la Côte d’Ivoire, le Ghana, les deux Guinées (Bissau & Conakry), le Mali, le Burkina Faso et la Gambie.             

Serigne Mansour Sy CISSE

Le monde de la finance s’est retrouvé hier à la Place du souvenir. C’était lors du lancement des activités de «Everest finance». Cette troisième société de gestion et d’intermédiation du Sénégal a comme slogan : «Des idées et des valeurs au service de vos ambitions ». Lors de la présentation de cette société, son président de Conseil d’administration a indiqué que celle-ci se veut être l’interface entre les épargnants et les institutionnels. Selon Alioune Ndour Diouf, le continent africain dessine une croissance économique forte. Cela, soutient-il, doit pousser les Africains à prendre leur destin en main. Pour cela, il est d’avis qu’il faut mettre en place des institutions financières qui fonctionnent bien afin de contribuer au développement de l’Afrique. M. Diouf souligne que les sociétés d’intermédiation ont un rôle capital à jouer pour le développement de l’épargne. « Everest Finance se veut une société innovante et ne ménagera aucun effort pour répondre aux besoins du marché. Nous allons chercher des capitaux et les mettre à la disposition des entreprises», a déclaré Alioune Ndour Diouf. Il a rappelé qu’avec le lancement du plan Sénégal émergent, beaucoup d’investisseurs se bousculent pour apporter leur contribution à la réussite de ce programme. Everest Finance compte apporter sa contribution en mettant en relation ces potentiels investisseurs avec le gouvernement. Créée en 2015, Everest Finance  a reçu l’agrément de la Bourse régionale des valeurs mobilières la même année.

Aliou KANDE

Une mission de supervision de la Banque africaine de développement (Bad) a constaté « avec satisfaction », tout récemment que 92 % des travaux de construction de la piste communautaire Gouye Mbeute - Pété Ouarack - Nagandé sont réalisées.

Si tout se passe comme prévu, la piste communautaire Gouye Mbeute- Pété Ouarack- Nagandé sera inaugurée plus tard dans un mois. Le Secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), Mamadou Thiaw qui a visité ce chantier, avec les experts de la Banque africaine de développement (Bad),  partenaire dans ce projet, est formel. « Dans deux à trois semaines, nous allons revenir ici à Pété Ouarack pour inaugurer ce tronçon important pour le développement de la commune », a dit Mamadou Thiaw, à l’issue de la visite de chantier. Il a salué la qualité des travaux « réalisés à 92 % ». « Rien à dire sinon que nous satisfaits », a soutenu le Secrétaire exécutif du Pndl. Hatem Fellah de la Bad a lui aussi partagé sa satisfaction. « La Bad est entièrement satisfaite. Nous félicitons l’entreprise et le maire de Pété Ouarack qui ont tous travaillé pour obtenir ce résultat », s’est réjoui l’expert de la Bad. « Ce sont exactement 226.506.464 millions FCfa qui ont été mobilisés pour financer cette piste. C’est important. Il faut donc veiller à sa durabilité », a insisté Hatem Fellah, agréablement surpris par l’accueil chaleureux des populations de Pété Ouarack. C’est que cette piste de 11,25 km qui polarise 18 villages et qui touche plus de 5.000 habitants était très attendue. Il y a quelques mois, Pété Ouarack était totalement fermée, enclavée. C’était la galère pour se rendre dans cette commune. Aujourd’hui, tout cela devient un mauvais souvenir. Grâce à cette piste, Pété Ouarack, se connecte au reste du monde, devient attrayante, accessible et attirera, comme le souhaite son maire, Mor Samb, des investisseurs. « Incontestablement, cette piste va booster les échanges. Les populations vont en gagner. Et ce sont des recettes supplémentaires pour la commune », a fait remarquer le maire de Pété Ouarack. Mor Samb parle d’une « intercommunalité » en marche. Il a vivement remercié la Bad et l’Etat du Sénégal qui a intégralement financé l’apport que devait verser Pété Ouarack. « Nous rassurons le président Sall. Il n a pas de concurrent à Pété Ouarack. Nous sommes totalement acquis à sa cause », a soutenu Mor Samb.

Ce tronçon réalisé à Pété Ouarack entre dans le cadre d’un vaste programme de réalisation de pistes communautaires. Le Pndl et son partenaire la Bad était dans le Djolof, mercredi dernier, pour constater de visu l’état d’avancement des travaux d’un autre tronçon : celui reliant Linguère-Dodji-Labgar. Cette piste longue de 68 Km polarise 31 villages et touche près de 10.000 habitants. 1.459.657.912 FCfa ont été mobilisés pour son financement. Cette somme ajoutée aux 409.126.597 FCfa qui ont été nécessaires pour le financement de la piste Nguer Malal-Keur Balla Sèye nous ramène à 2 milliards FCfa. Constituant le montant global que l’Etat du Sénégal et la Bad ont injecté dans la seule région de Louga pour la réalisation de pistes communautaires.   

Abdoulaye Diallo

La quatrième édition de l’ouvrage « la pratique fiscale sénégalaise » a été lancée, avant-hier à Dakar, sous la présidence du directeur général des Impôts et Domaines. L’œuvre de Dr Mohamed Dièye et Marie Delphine Ndiaye du Cabinet « Tax and legal services Afrique » est jugée assez simple et didactique par les praticiens du droit et le secteur privé. Anciens du Cabinet Aziz Dièye, les experts fiscaux Mohamed Dièye et Marie Delphine Ndiaye ont mis à la disposition du grand public la quatrième édition de l’ouvrage « la pratique fiscale sénégalaise ». Pour le directeur général des impôts et domaines, Cheikh Tidiane Bâ, les deux auteurs apportent ainsi une valeur ajoutée au profit de l’Administration fiscale, des universitaires et du secteur privé. M. Ba a, par ailleurs, annoncé la tenu, lundi prochain, d’une importante réunion sur la réforme de la patente en présence du secteur privé. Abondant dans le même sens, M. Gning de la direction des Impôts et Domaines (Dgid) a expliqué que la parution du nouvel ouvrage intervient après la publication, en 2012,  du nouveau Code général des impôts. Un texte jugé « plus simple et moins ésotérique » eu égard aux efforts consentis par l’Administration fiscale. M. Gning a également expliqué qu’il fallait  tout rationaliser afin de faire du nouveau Code le siège unique de toute la fiscalité intérieure. Même son de cloche chez Michel Théron, représentant du Conseil national du patronat (Cnp) qui a trouvé que les auteurs ont réussi le pari de rendre la fiscalité plus abordable pour le commun de nos compatriotes. Pour Ismaila Diallo, représentant du ministère de l’Economie, des  Finances et du Plan, cet ouvrage représente une production intellectuelle de qualité, une contribution majeure qui va profiter aux praticiens et aux étudiants. Le directeur général de Tls Afrique, Dr Mohamed Dièye, co-auteur de l’ouvrage, a pour sa part expliqué le nouveau dispositif d’incitations fiscales au Sénégal qui s’inscrit, selon lui, dans le sillage d’un droit fiscal simplifié avec, à la clé, le dépérissement de certains régimes dérogatoires. Enfin, l’expert comptable, Aziz Dièye, a salué la synergie et la solidarité qui caractérisent la famille fiscale, tout en exhortant les auteurs à persévérer dans l’effort.

M. L. DIATTA

La distribution des produits alimentaires périssables souffre beaucoup de la mauvaise qualité de la logistique, du transport et de l’inaccessibilité de certaines zones.  Un diagnostic qui a poussé l’Etat du Sénégal à commanditer une étude sur « l’Amélioration de la logistique des produits agricoles périssables au Sénégal ». L’objectif est de moderniser les chaînes de distribution et de juguler les pertes.

Faute de logistique adéquate pour une bonne distribution de ses produits aux niveaux national et international, le secteur alimentaire sénégalais subit beaucoup de pertes. D’après la Banque mondiale, elles (les pertes) sont estimées à 35% de la production dans la Vallée du fleuve. Face à cette contrainte de taille, combinée à l’inaccessibilité de certaines zones, l’Etat, avec ses partenaires financiers, que sont la Banque mondiale et l’ambassade des Pays-Bas, a commandité une étude sur « l’amélioration de la logistique des produits agricoles périssables au Sénégal ». Celle-ci vise à accroître l’efficacité des chaînes de distribution des produits agricoles périssables et à identifier les possibilités de Partenariat public privé afin d’améliorer leur commercialisation. Hier, le cabinet Agland Investments, chargé de l’étude, a présenté ses premiers résultats à l’Institut de technologie alimentaire (Ita).  «Cet atelier est l’aboutissement d’un processus que le gouvernement du Sénégal et ses partenaires en l’occurrence la Banque mondiale et l’ambassade des Pays-Bas à Dakar ont initié, depuis plusieurs mois, en vue d’améliorer d’une manière globale, le système de distribution des produits alimentaires et singulièrement de rendre efficaces les opérations logistiques des produits alimentaires», a expliqué le représentant du ministère du Commerce, Ousmane Mbaye. Il a souligné que le gouvernement, par le biais du ministère chargé du Commerce, a jugé nécessaire d’apporter des corrections aux schémas actuels de distribution et de rechercher les moyens à mettre en œuvre en vue de la modernisation des chaines d’approvisionnement des produits locaux importés ou exportés.

Ce qui implique, selon lui, la mise en place de services logistiques performants comprenant les processus de transport, l’entreposage, la gestion des stocks, les flux d’information de documents etc. « L’inefficience des chaînes de distribution du secteur alimentaire, notamment les produits de l’agriculture, de la pêche, de l’horticulture et les produits importés et exportés, a pour conséquence, des pertes extrêmement importantes sur les offres de produit et des surcoûts dans leur commercialisation, une dégradation de leur qualité et des difficultés d’accessibilité et de disponibilité », a-t-il poursuivi. Ousmane Mbaye a indiqué que cette étude s’inscrit en droite ligne du Plan Sénégal émergent (Pse) dont l’axe 1 est consacré à la transformation structurelle de l’économie avec un accent particulier sur le volet agriculture. A l’en croire, l’Etat du Sénégal s’est résolument engagé à lever les goulots d’étranglement qui entravent la valorisation des produits et à faciliter une bonne distribution. Il espère que le rapport final va déboucher sur un plan d’actions permettant de moderniser la logistique des produits périssables et de trouver des financements à travers le prisme du partenariat public-privé.

Diégane SARR

Bien que la finance islamique n’ait pas encore pris l’essor souhaitée en Afrique de l’Ouest, sa visibilité n’a pas été souvent à la hauteur de son implantation dans la sous-région, a fait savoir le représentant de la Bid Moussa Sylla. En effet, selon lui, plusieurs pays de la sous-région ont été membres fondateurs de la Banque islamique de développement dont le modèle de financement repose exclusivement sur le financement islamique. Et depuis, cette banque a beaucoup fait pour ces pays. « Dès sa création, la Bid a irrigué la sous-région de produits financiers islamiques. A date, le cumul des approbations consenties par le Bid à des Etats membres de l’Afrique de l’Ouest, reposant sur les principes de la finance islamique, s’élève à plus de 10 milliards Us », a-t-il déclaré. Pour autant, il a fait remarquer que la finance islamique demeure sous exploitée dans la sous-région. Ce qui est souhaité, c’est de « passer à cette irrigation encore timide des économies, qui reposent essentiellement sur le secteur public, à une irrigation renforcée voire une inondation de la région des produits financiers islamiques d’autant que les décideurs politiques de la sous-région ont, pour la plupart, exprimé leur désir de tirer profit de ce segment financier en forte croissance dans le monde », a-t-il souligné. Et M. Sylla rappelle que le Sénégal est le premier partenaire de la Bid en Afrique subsaharienne avec un cumul d’approbation de plus de 2.000 milliards de dollars américains.

Elh. I. THIAM

Le ministre de l’élevage et des productions animales, qui participait à la célébration de la journée internationale du lait de l’édition 2016, a exhorté les acteurs à s’unir davantage pour faire de cette filière l’une des plus dynamiques du pays.

Hier, le seul point de convergence  de tous les acteurs de l’élevage était  Dahra-Djolof, dans la zone silvo-pastorale  où se tenait l’édition 2016 de la journée internationale du lait, présidée par le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. Le ministre a exhorté les acteurs à rendre plus dynamique cette filière pour qu’elle leur soit profitable. Aminata Mbengue Ndiaye s’est réjouie de la présence massive des acteurs de l’élevage à cette célébration.  Selon elle, tous les efforts ont été déployés par les acteurs du lait pour le développement de l’élevage dans notre pays, en général et pour l’amélioration de la couverture de nos besoins en protéines animales en particulier.  « La préoccupation des acteurs de la filière laitière sera sérieusement prise en compte afin que les industriels s’investissent davantage dans la collecte et la transformation du lait local », a-t-elle poursuivi, ajoutant que « le gouvernement compte renforcer son cheptel laitier à travers l’introduction  de vaches exotiques laitières, de taureaux pour les troupeaux traditionnels et l’insémination artificielle ». De l’avis du ministre, la célébration de la journée internationale du lait instituée par l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’aviculture depuis 2002, revêt une importance capitale, non seulement pour l’apport nutritionnel, mais aussi pour son importance économique sociale et culturelle.

A l’occasion, les acteurs ont organisé plusieurs panels afin d’échanger sur l’importance de la filière laitière dans sa globalité et de résorber considérablement la facture laitière nationale tournant, en moyenne, autour de 60 à 70 milliards de FCfa.

Aminata Mbengue Ndiaye a inauguré des réalisations faites par le Programme d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa) dans la commune de Dahra. Il s’agit de la laiterie moderne d’une valeur de 23 millions de FCfa et de la piste de production Dahra- Thiel, longue de 66 km. Quant au directeur de la modernisation et de l'équipement rural, Samba Ndiobène Kâ, il a annoncé un programme d'un coût de 40,5 milliards de FCfa destiné aux éleveurs, pêcheurs et agriculteurs. 500 millions de FCfa seront réservés au ministère de l'Elevage pour 500 machines faucheuses et des camions frigorifiques.

Masse Ndiaye

«Les 72 heures du manager», une initiative de l’Association des étudiants managers du Cesag (Asema) ont démarré hier. Elles visent à développer les capacités entrepreneuriales des jeunes.

La sixième édition des « 72 heures du manager » a été ouverte hier. Ce salon organisé par l’Association des étudiants manager du Cesag (Asema) abordera le thème « l’entreprenariat de masse et la problématique du développement régional ». Il constitue une opportunité de rencontres, d’informations et d’échanges pour accompagner les entrepreneurs et porteurs de projets à développer ou a créer leurs entreprises à travers un programme d’exposition, de rencontre B2B, de conférences et de débats. «Par sa renommée et la qualité de son enseignement jamais mise en cause, le Cesag, comme la majorité des grandes universités de la sous-région, n’échappe guère à la problématique de l’insertion professionnelle », lit-on dans un document remis à la presse. A travers l’organisation de ce forum, le Cesag cherche à soulever une masse critique de questions qui gravitent autour de la problématique de l’insertion des jeunes (étudiants et diplômés) dans le monde de l’emploi autour d’une table d’échanges avec d’une part, les institutions internationales, le gouvernement et d’autre part, les entreprises. Il s’agit donc de faciliter le recrutement de personnels qualifiés, l’insertion professionnelle des étudiants. Il est également question de permettre aux entreprises participantes de nouer un partenariat avec le Cesag. «Cette sixième édition est une tribune d’expérience et de créativité pour les étudiants. C’est un moment important dans l’agenda du Cesag. C’est une opportunité pour eux d’interagir avec le monde extérieur », a déclaré Boubacar Baidari, le directeur général du Cesag. Selon M. Baidari, ce forum est un moment fort de partage, d’échanges et de retour d’expériences entre les entreprises et les étudiants. Il a rappelé que l’insertion professionnelle n’est pas seulement du ressort de l’institution, mais également celui de l’étudiant. Représentant la société Nsia assurance, Boubacar Bâ a indiqué que pour réussir dans un milieu concurrentiel, il faut avoir beaucoup de rigueur. Il a ajouté que sa société est disposée à accueillir des stagiaires du Cesag. Prenant la parole, Khalil Ndiaye, président de l’Asema, a invité les étudiants à prendre part à toutes les rencontres du forum qui leur offre des opportunités de nouer des contacts avec les entreprises. Lors de ces 72 heures du manager, il y aura également la foire du Cesag. Ce volet a été créé pour permettre aux étudiants de promouvoir les produits issus de leur propre création.

Aliou KANDE

Dans le cadre de la vulgarisation de ces activités, l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner) a organisé ce mercredi la deuxième édition de sa Journée Portes ouvertes. Une manifestation qui a eu pour cadre, la Place de l’Obélisque où la structure a tenu un ensemble d’activités pour sensibiliser les populations sur l’utilisation des énergies renouvelables mais aussi de communiquer sur les actions déjà entreprises.

Pour Djiby Ndiaye, Directeur général de l’Aner, «c’est une journée qui rentre dans le cadre d’une stratégie de communication qui a été définie sur trois ans avec des activités définies ; une journée d’information et de sensibilisation qui devrait permettre aux populations de connaitre l’Aner mais aussi l’ensemble des équipements de production d’énergies renouvelables qui sont exposés ici ». Ainsi, il a effectué une présentation pour dévoiler les stratégies de développement des énergies renouvelables pour parler de l’importance de ces énergies dans l’amélioration des conditions de vie des populations aussi bien urbaines que rurales. Mais aussi dans la lutte contre la pauvreté. Il s’agit pour la structure mise en place en 2013, à travers des panels et des démonstrations effectuées en présence des partenaires, rendre visible le fort potentiel dont dispose le pays en la matière. Et qui devrait permettre de réduire sensiblement la facture énergétique du pays avec l’utilisation des énergies renouvelables. Plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens par l’Agence qui ambitionne de « faire en sorte qu’on ait 20% de part dans la puissance installée pour la production d’électricité ». Le travail a déjà commencé et M. Ndiaye renseigne que qu’il y a des projets solaires et éoliens qui ont été sélectionnés et qui ont démarré. C’est dans ce sens que précise–il que « nous avions trois projets pour une puissance cumulée de 70 mégawatts et qui vont être livrés avant fin 2016. En 2017, le projet éolien va démarrer pour 150 mégas mais en trois tranches de 50 mégas chacun ». D’autres projets qui n’ont pas encore démarré le seront en 2017 puisque qu’un appel d’offres est en préparation et qui va concerner entre 100 et 200 mégawatts de solaire. « C’est un projet à cours terme (d’ici 2017) mais il y a aussi un projet de 50 000 lampadaires que le Chef de l’Etat a prévu pour soulager les collectivités locales de la facture d’éclairage public qui est énorme et qui n’est pas toujours payée »a-t-il ajouté.

Des actions déjà entreprises
Dans le monde rural comme en zone urbaine, l’Aner veut modifier les habitudes de consommation d’énergie ou apporter l’éclairage dans les zones enclavées. Et déjà, elle a initié un certain nombre de projets qui permettront de toucher tout le pays avec dans les campagnes où il y a beaucoup de villages qui ne sont pas électrifiés, un accompagnement des infrastructures communautaires en y installant des kits solaires pour leur électrification. Comme les Cases des Tout-petits qui se trouvent dans des localités enclavées avec des équipements qu’ils ne peuvent pas installer par manque d’électricité. « Nous accompagnons donc l’Agence en apportant de l’électricité par voie solaire dans ces cases. C’est dans ce sens que nous avons électrifié 36 cases en 2015 et il y a une deuxième phase qui va démarrer bientôt pour 2016 » selon le Directeur général de l’Aner ajoutant qu’il y a aussi un programme qui concerne les postes de police et de gendarmerie dans les zones enclavées et isolées. « Nous en avons sélectionné une dizaine dans un premier temps que nous allons électrifier. Nous allons également lancer un appel d’offre qui concerne des postes de gardes ; par exemple, le Parc Niokolo Koba ne dispose pratiquement pas d’électricité alors qu’il y a une vingtaine de postes de gardes qui ont été électrifiés grâce au solaire » a t-il poursuivi. Les collèges ainsi que des écoles primaires et autres infrastructures qui sont dans des zones non électrifiés ne sont pas en reste. Au niveau des villes, il est également prévu des actions pour « accompagner les populations à acquérir des kits solaires pour leur propre consommation ».

Pour les bâtiments publics aussi, le Directeur Djiby Ndiaye d’ajouter que « nous sommes entrain de travailler sur un programme d’autonomisation des bâtiments publics ; peut-être pas tous, mais nous pensons déjà à rendre autonomes en consommation d’énergie, l’ensemble des gouvernances du Sénégal, les hôpitaux régionaux, les tribunaux, les commissariats centraux et les camps de Gendarmerie qui sont dans les capitales régionales ». Il aussi indiqué que les universités du pays et grands hôpitaux de Dakar entre autres, font partie des lieux ciblés. L’agriculture ainsi que l’élevage sont également concernés par les actions de l’Aner qui est déjà en partenariat avec l’Association des Maraichers de Kayar « pour la mise en place de trois pompes solaires. C’est un projet pilote et nous avons déjà installé avec l’appui du Peracod et la coopération allemande (Giz) ces équipements dans des périmètres maraichers qui ont remplacé des groupes motopompes » selon M Ndiaye. Pour l’élevage dans les zones enclavées, il s’agit de « de réfléchir sur la mise en place de tanks solaires dans ces zones pour que le surplus puisse être stocké et conservé et réacheminé dans les villes où le besoin de consommation se fait sentir » a t-il dit.

 

Dakar accueille, depuis hier et, ce, pour trois jours, la Conférence/Exposition de l’Organisation mondiale des douanes (Omd) sur les technologies de l’information. L’amélioration de l’exécution de la mission douanière à l’aune du numérique est au cœur des échanges.

Dans le hall de l’entrée principale menant à l’amphithéâtre de l’hôtel King Fahd Palace, il y a foule ce matin de mercredi, jour d’ouverture de la Conférence-exposition de l’Organisation mondiale des douanes (Omd). Les trois petites salles mitoyennes sont transformées, pour l’occasion, en lieu d’exposition. Dans chacune d’elle, une dizaine de stands est alignée. Ici, des structures publiques comme privées dévoilent aux participants des outils et choix technologiques pouvant contribuer à améliorer significativement l’exécution de la mission douanière.

La gamme de solutions est aussi diverse que variée. Elle va de la gestion portuaire, au guichet unique, en passant par toute la gestion des transactions commerciales, les supports digitaux, l’ingénierie, les services de gestion des risques, les programmes de vérification dans toute la chaîne logistique comme le propose le stand de Microsoft où le directeur de cabinet du président de la République, Oumar Youm, s’est longuement arrêté.

Un peu plus tôt, M. Youm a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre internationale qui, pendant trois jours, fait de Dakar la capitale mondiale des douanes autour du numérique. Ce rendez-vous constitue une plateforme d’échanges, de réflexion et d’information sur toutes les questions des technologies de l’information en relation avec le volet douanier du commerce international.

Réfléchir sur les impacts positifs des Tics
La rencontre offre l’opportunité aux acteurs du numérique, au-delà des aspects douaniers, de réfléchir sur les impacts positifs de ces technologies de l’information sur le commerce et la chaîne logistique internationale. A cet effet, plusieurs sessions prévues portent sur des thèmes comme l’interconnectivité, la communication, le leadership, l’innovation, la gouvernance et la formation ainsi que des ateliers axés sur les pistes de recherche et solutions diverses offertes par les technologies de l’information. Plus de 400 délégués venant de​ 180 pays membres de l’Omd y prennent part.

Cette rencontre de Dakar figure en bonne place dans l’agenda de l’Organisation mondiale des douanes qui a décrété 2016 comme année de la douane numérique à travers le thème : « Douane numérique : engagement progressif ». C’est ce qu’a laissé entendre le Secrétaire général de l’Omd, Kunio Mikuriya. « La douane est toujours en marche et doit relever de nombreux défis pour donner des services mieux adaptés au commerce. C’est en ce sens que cette rencontre est importante car c’est l’avenir des douanes, la douane du 21ème siècle, qui y est discuté ». Pour ce faire, M. Mikuriya a insisté sur la nécessité d’avoir des procédures « très efficaces » aux frontières afin que la douane puisse jouer son rôle d’acteur de l’intégration sous-régionale et régionale.

Dans cette même veine, Papa Ousmane Guèye, directeur général des douanes du Sénégal a indiqué que l’administration des douanes du Sénégal a très tôt pris toute la mesure de l’importance et de la valeur ajoutée des Tic. C’est pourquoi, a-t-il ajouté,  que celle-ci s’est résolument engagée, depuis très longtemps, dans un processus d’automatisation des procédures douanières et du commerce extérieur.

Des innovations de taille
 « Depuis les années 1990, l’administration des douanes du Sénégal ne cesse de s’ajuster en fonction des exigences et enjeux d’un monde marqué par d’importantes mutations. Hier, on parlait d’informatisation des procédures, aujourd’hui, on parle de dématérialisation de première, de deuxième, de troisième et même de quatrième génération. Le progrès ne s’arrête pas », a-t-il déclaré. Même s’il suscite des craintes au regard des menaces multiformes générées, le développement de la numérisation et la généralisation de l’informatique demeurent, à bien des égards, selon le directeur de cabinet du chef de l’Etat, « important dans la gestion moderne des processus et la sauvegarde des données ». En effet, selon Oumar Youm, « l’automatisation des procédures dans le commerce international induit des gains de temps inestimables pour des économies en émergence ». Et M. Youm salue les nombreuses innovations apportées par la douane sénégalaise pour « l’amélioration des procédures en vue d’offrir des instruments prévisibles et transparents capables d’accompagner la marche de notre pays vers l’émergence économique ».

Cela étant, le directeur de cabinet du président de la République a invité les participants à discuter des voies et moyens de relever un certain nombre de défis relatifs à l’investissement dans les systèmes d’information, à la stratégie, à la mondialisation, aux  infrastructures des Tic et à la responsabilité, au contrôle, à l’éthique et à la sécurité.

Elhadji Ibrahima THIAM 

Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, hier, sa deuxième réunion ordinaire au titre de l’année 2016. Au cours de la rencontre, les membres du Cpm, sous la houlette de Tiémoko Meyliet Koné, ont analysé les principales évolutions de la conjoncture économique mais également l’évolution des prix dans l’Union.

La deuxième réunion ordinaire de l’année 2016 du Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) s’est tenue, hier, au siège de l’institution sous la présidence du gouverneur, Tiémoko Meyliet Koné. Selon le document qui a sanctionné la rencontre, le Cpm a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique intervenues au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives de stabilité des prix et de croissance économique de l’Union. Selon le Comité de politique monétaire, l’évolution de l’activité économique s’est maintenue à un rythme soutenu, tiré par le regain de dynamisme dans les secteurs secondaire et tertiaire. Le taux de croissance du Pib de l’Union, en glissement annuel, s’est situé à 7,1 % contre 7,2 % le trimestre précédent. Le Comité soutient également que la croissance économique de l’Union pour l’année 2016 est attendue à 7,2 % contre un niveau révisé de 7,0 % en 2015.

Cette évolution, explique-t-on, serait principalement imputable à la consolidation de l’activité dans le secteur secondaire ainsi qu’à la bonne tenue du secteur tertiaire. Sur un autre point, le Comité souligne que l’exécution des budgets des Etats membres de l’Uemoa, au cours des trois premiers mois de l’année 2016, s’est soldée par un déficit global, base engagement, dons compris, de 251,7 milliards contre 355,1 milliards de FCfa un an plus tôt. Cette atténuation du déficit budgétaire, souligne-t-on, est imputable à l’accroissement plus important des recettes que celui des dépenses. Sur ce point, le Comité de politique monétaire encourage les Etats à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques afin d’imprimer au déficit budgétaire une orientation lui permettant de s’inscrire dans le respect de la norme communautaire de 3,0 % du Pib à l’horizon 2019.

Concernant l’évolution des prix dans l’Union, le Comité constate que l’inflation dans l’Uemoa, en glissement annuel, a décéléré pour se situer à 0,8 % à fin mars 2016 contre 1,3 % enregistré à fin décembre 2015. Cette évolution s’explique essentiellement par la diminution des prix des produits alimentaires, notamment les légumes et les céréales. A l’horizon de 24 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1,9 %, en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Bceao. Au cours du même trimestre 2016, le Cpm dit avoir observé que les conditions monétaires se sont tendues dans l’Union. «Sur le compartiment à une semaine du marché interbancaire, le taux moyen pondéré s’est établi à 3,82 % contre 3,49 % le trimestre précédent et le taux moyen pondéré des opérations hebdomadaires d’injection de liquidités s’est situé à 3,13 % contre 2,59 % un trimestre plus tôt», lit-on dans le document.

Au terme de ces analyses, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal, respectivement à 2,50 % et 3,50 %, niveaux en vigueur depuis le 16 novembre 2013. Il précise, par ailleurs, que le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure fixé à 5,0 %, niveau en vigueur depuis le 16 mars 2012.

Aliou KANDE

Tous les pays doivent nécessairement se doter d’un cadre juridique et règlementaire incitatif pour accompagner le développement de ces énergies renouvelables, a déclaré le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse. Il présidait, hier, une rencontre sur les énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest.

« Pour accompagner le développement de ces énergies renouvelables, tous les pays doivent nécessairement se doter d’un cadre juridique et règlementaire incitatif », a déclaré hier, à l’ouverture de la table ronde internationale autour du thème : « les énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest : nouveau contexte et nouvelles opportunités». Cette rencontre, organisée par le Réseau « actions parlementaires pour les énergies renouvelables», en partenariat avec le Pnud et la Commission européenne, a été l’occasion, pour le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, de souligner toute l’importance de la question des énergies renouvelables qui est, selon lui, « directement liée à celle du climat et de la survie sur notre planète ». Il a noté que le développement des énergies renouvelables devient une nécessité. « Ces énergies renouvelables, qui sont de cinq types (le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse et la géothermie), sont inépuisables, car elles se reconstituent, selon les scientifiques, dans des délais relativement courts, parce que représentant 13,5% de la consommation totale d’énergie dans le monde d’aujourd’hui et 18% de la production mondiale d’électricité. L’option de développer les énergies renouvelables, énergies propres et durables, doit, sous ce regard, être privilégiée », a-t-il préconisé.

Par-delà les questions de survie, le monde s’y trouve contraint aussi par les exigences et les réalités de l’économie, dans le monde d’aujourd’hui, avec la fluctuation des prix des énergies fossiles, de leur utilisation liée à la question du réchauffement climatique. « Privilégier réellement le développement des énergies renouvelables dans les pays du Sud, requiert des investissements conséquents. Et le volume de ces investissements reste encore faible, même si l’on considère que, dans les pays en développement, compte non tenu de l’énergie hydroélectrique, la tendance est à la hausse », a constaté le président Niasse.

Pour sa part, l’ambassadeur et chef de délégation de la Commission européenne, Joaquin Gonzalez-Ducay, a noté qu’en Afrique, 650 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité et que l’Union européenne veut, d’ici à 2030, permettre à 500 millions d’individus d’y accéder. Quant au président du Réseau « actions parlementaires pour les énergies renouvelables», Pape Birame Touré, il a plaidé pour des financements conséquents capables de promouvoir ces types d’énergie.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

A lire aussi : Moustapha Niasse sur le réchauffement de la planéte : « Réduire les émissions de gaz pour minorer l’impact des activités humaines sur le changement climatique »

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