banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (1749)

MapAfrica 2.0 est le nouvel outil en ligne qui permettra de saisir, « en un coup d’œil », les impacts de la Banque africaine de développement (Bad) sur le continent, « la façon dont ses projets contribuent aux économies africaines et à améliorer la qualité de vie des Africains ».

Le lancement de ce nouveau portail interactif a eu lieu, ce jeudi 30 juin, à Abidjan, en marge de la deuxième réunion de la quatorzième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (Fad-14), dans le cadre de la présentation du Cadre de mesure des résultats de la Banque, indique un communiqué reçu à l’Aps. L’outil MapAfrica 2.0 est désormais axé sur les Cinq grandes priorités, dites « Top5 », que la Bad s’est assignées pour accélérer le développement et privilégier une culture du résultat : Éclairer l’Afrique ; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique, explique la même source. Elle ajoute que MapAfrica 2.0 offre ainsi une vue sur 800 projets de la Banque qui ont un lien direct avec le « Top 5 ». « En plus de rendre largement visible le travail de la Banque, ce portail aide à mieux comprendre la manière dont les activités de la Banque contribuent au développement à l’échelle locale, tout en permettant à la Bad de s’assurer que les ressources qu’elle alloue ont le meilleur impact possible », lit-on dans le communiqué.

MapAfrica 2.0 applique les normes fixées par l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide et « reflète l’engagement de la Banque pour plus d’ouverture et de transparence », relève le texte. Il rappelle qu’en avril 2016, l’organisme Publish What You Fund a classé la Bad au nombre des 10 organisations « les plus ouvertes et transparentes au monde », pour la troisième année consécutive.

(APS)

Le  président du conseil d’administration d’Oragroup, Vincent Le Guennou, a salué  la nomination de Binta Touré Ndoye, « une professionnelle d’expérience au parcours remarquable qui incarne une nouvelle génération de décideurs économiques africains ». Non sans lui témoigner toute sa « confiance » pour mener le groupe bancaire dans « une nouvelle phase de son développement ». Binta Touré Ndoye veut consolider la « croissance, accentuer la cohérence de groupe et densifier une stratégie globale d’entreprise qui repose sur des valeurs fortes déclinées dans les modes de gouvernance et de gestion ». La nouvelle directrice compte également « renforcer les synergies du groupe et optimiser ses compétences ».

Binta Touré Ndoye, titulaire d’un Mba en Finance et en Économie internationale et de Développement à l’University of Central Oklahoma, a effectué la première partie de sa carrière au sein du Groupe Ecobank où elle a occupé le poste de directrice générale d’Ecobank Mali en 2007, puis en charge des projets stratégiques du groupe en 2013. En 2015, elle a été recrutée en tant que directrice générale adjointe d’Oragroup. 

Le  président du conseil d’administration d’Oragroup a tenu à remercier son prédécesseur, Patrick Mestrallet, « pour son engagement sans faille à la tête du groupe depuis 2009 ». « Grâce à lui et toutes ses équipes, Oragroup est une formidable réussite africaine dans le secteur bancaire », a témoigné Vincent Le Guennou. Il a soutenu qu’en sept ans, le groupe bancaire « a connu une très forte croissance, passant d’une présence dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale à une dimension panafricaine avec des filiales Orabank dans 12 pays répartis sur quatre zones monétaires ». Cette forte croissance a été permise par l’acquisition du réseau des Banques régionales de solidarité (Brs) en 2013. « Depuis 2009, la taille du bilan a été multipliée par 7 pour atteindre 1.492 milliards de FCfa (soit 2,3 milliards d’euros) et les crédits à la clientèle par 8 pour atteindre aussi 905,2 milliards de FCfa (soit 1,4 milliard d’euros) », a soutenu M. Guennou.  

L’assemblée générale des actionnaires a également validé les comptes du groupe pour l’exercice qui s’est achevé le 31 décembre 2015. L’ensemble des indicateurs est au vert. Ainsi, le produit net bancaire s’élève à 94,2 milliards de FCfa (143,6 millions d’euros) et le résultat net à 7,9 milliards de FCfa, en progression respectivement de 16 % et 11 % par rapport à 2014. 

Mamadou Lamine DIEYE

Le prix du kilogramme de la viande est passé de 2.000 à 2.500 FCfa à Kolda. Les bouchers en ont décidé ainsi en dépit des recommandations faites par les autorités lors des récentes négociations entre les deux parties. La délégation administrative qui est composée de la préfecture, du Service régional du commerce et de celui de l’élevage avait estimé que cette augmentation de 25 % du prix de la viande était exagérée. Et elle avait ainsi demandé aux bouchers d’y surseoir. Ces derniers avaient observé une grève de trois jours pour protester contre le refus des autorités d’accéder à leur revendication avant de revenir sur la table des négociations.

Les deux parties doivent, en principe, reprendre les discussions après la fête de la Korité pour tenter de trouver une solution. Les négociations s’annoncent ardues dans la mesure où les deux parties campent sur leurs positions. Les commerçants ont la fâcheuse habitude d’augmenter le prix de certaines denrées alimentaires à l’approche des fêtes religieuses. Ils annoncent également l’augmentation du prix de la pomme de terre. Le kilogramme qui était vendu à 500, voire 550 FCfa, est passé à 600 FCfa au marché central de Kolda au grand dam des populations. « Les commerçants ont la mauvaise habitude d’augmenter les prix des denrées de première nécessité à l’approche des fêtes religieuses comme la Korité, la Tabaski et la fin de l’année », fustige Maïmouna Baldé, ménagère, même si elle dit ne pas être surprise par l’augmentation du prix de la viande et de la pomme de terre. Et comme les difficultés ne viennent jamais seules, le prix de l’oignon local a également grimpé sur le marché.  Il est passé de 300  à 375, voire 400 FCfa le kilogramme depuis le début du Ramadan. Mais l’inspecteur régional du commerce, Bakary Ndiaye, rassure. « De façon globale, on peut dire que, pour le moment, le marché est suffisamment approvisionné en denrées, surtout les condiments pour la fête de la Korité, à l’exception du sucre. Nous avons des problèmes d’approvisionnement pour le sucre depuis le début du Ramadan. Concernant le sucre en morceaux, le problème se situe au niveau national », déclare-t-il. M. Ndiaye espère que les commandes faites par les commençants auprès de la Compagnie sucrière sénégalaise seront livrées à Kolda avant la Korité.   

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, et l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, ont signé, hier, une convention de financement de 26 milliards de FCfa destinée au projet de ligne d’interconnexion électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg).

Le projet d’interconnexion électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg), regroupant la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée et le Sénégal et d’un coût global de 426 milliards de FCfa, vient de bénéficier d’un appui financier de l’Agence française de développement (Afd) de l’ordre de 26,2 milliards de FCfa. Ce projet qui consiste en la réalisation d’une ligne d’interconnexion électrique haute tension de 1.677 km et d’une capacité de transit de 800 MW permettra à ces quatre pays de s’approvisionner en énergie propre et compétitive grâce à la production hydroélectrique des barrages de Kaléta (240 MW) en République de Guinée et de Sambagalou (128 MW) sur le fleuve Gambie, au Sénégal.

Ce prêt accordé par l’Afd est destiné à financer le tronçon de ligne d’interconnexion au Sénégal située entre Kaolack et Tambacounda et d’un projet de transformation électrique à Tambacounda. La convention de financement a été signée, hier, entre le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, en présence d’Adrien Haye, directeur par intérim de l’Agence française de développement au Sénégal, et de El Hadj Lansana Fofana, haut-commissaire de l’Omvg.

Cette ligne d’interconnexion est d’une double importance pour le Sénégal, car devant permettre la fiabilisation et la sécurisation de son approvisionnement en électricité, mais aussi la diversification de son mix-énergétique. « Ce projet permettra d’importer de l’énergie hydroélectrique à hauteur d’environ 15 % de la demande électrique projetée en 2020 avec un coût deux fois moindre que celui de production actuelle. C’est à la fois écologique et beaucoup moins cher », a déclaré M. Bigot. Ce projet que le diplomate a qualifié de « modèle de coopération régionale », permettra de désenclaver le sud du Sénégal où le taux d’électrification rurale est faible.  Avec ce financement, l’Afd poursuit son accompagnement au secteur de l’énergie au Sénégal, qui s’est traduit, selon l’ambassadeur de France, par des engagements de près de 130 milliards de FCfa sur ces dix dernières années, notamment en appui au redressement opérationnel et financier du secteur et en soutien à l’électrification rurale. Amadou Bâ a rappelé que ce projet bénéficie du cofinancement de six autres partenaires techniques et financiers que sont la Banque islamique de développement, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la Banque ouest-africaine de développement, la Coopération allemande et le Fonds koweïtien de développement. « L’utilisation des ressources hydrauliques dans ce projet favorisera la réduction considérable de la consommation d’énergies fossiles et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il noté. Poursuivant, M. Bâ a indiqué qu’ « il contribuera au développement socioéconomique des pays membres de l’Omvg par un accès accru des populations à l’électricité dont le coût, qui sera compris entre 60 et 80 FCfa le kWh, sera l’un des plus bas de la sous-région ».

Pour le haut-commissaire de l’Omvg, cette organisation sous-régionale vient de loin. Selon M. Fofana, elle doit sa restructuration aux efforts et aux actions des chefs d’Etat des pays membres qui ont permis de mobiliser davantage les partenaires techniques et financiers. Il a assuré que toutes les mesures ont été déjà prises par l’Omvg pour le lancement des appels d’offres et le démarrage des travaux du projet avant la fin de cette année.

24 conventions de financement signées entre le Sénégal et l’Afd en quatre ans
En quatre ans, les interventions de l’Afd se sont matérialisées par 24 conventions de financement d’un montant de 395,594 milliards de FCfa, a relevé, hier, Amadou Bâ lors de la signature de la convention de financement du projet d’interconnexion électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie. Ce qui fait de la France l’un des premiers partenaires de l’Etat du Sénégal en matière de coopération au développement.                             

Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et les députés ont débattu, hier, comme le veut la Loi organique 2011-15 du 8 juillet 2011, de l’orientation budgétaire portant sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) pour la période 2017-2019. Les ressources attendues sont estimées à 9.853,75 milliards de Fcfa.

Amadou Bâ a fait part, hier, aux députés, de la situation, des perspectives économiques et de la stratégie des finances publiques sur les trois prochaines années consignées dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2017-2019. Ce débat d’orientation a permis de définir la trajectoire des recettes et des dépenses de l’Etat et de procéder à l’évaluation des ressources, des charges et de la dette du secteur public.

Malgré le contexte économique mondial difficile, il ressort de la présentation du ministre que l’économie sénégalaise a connu une embellie avec un taux de croissance de 6,5 % en 2015 grâce à la mise en œuvre du Pse. Cela a permis de redynamiser l’activité économique particulièrement dans ses volets agricole et industriel. Ainsi, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle entend maintenir le cap fixé par le Pse, en accélérant le rythme de la mise en œuvre des projets dans le domaine de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du nouveau pôle urbain de Diamniadio. L’objectif étant, selon le ministre, « de poursuivre le chemin de croissance tracé dans le Pse en consolidant, en 2016, le taux de croissance à 6,6 %, pour atteindre 6,8 % en 2017 et 7 % en 2019 ».

Dans le souci de se conformer au nouveau cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’Uemoa appelé « Budget-Programme », le Sénégal va changer de paradigme. Le ministre a indiqué que l’attention sera davantage portée sur la recherche de performance et l’évaluation des politiques publiques plutôt que la logique de moyens qui était jusqu’ici de mise.

Désormais, l’utilisation optimale des ressources sera de mise, a assuré Amadou Bâ. Sur la période 2017-2019, les ressources projetées sont de 9.853,75 milliards de FCfa, soit une augmentation de 500 milliards de FCfa par rapport au Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2016-2018. Rien que pour l’année 2017, les ressources devront franchir la barre des 3.131 milliards de FCfa. Le recouvrement de ces ressources va reposer, a expliqué le ministre, « sur la mise en œuvre d’une politique efficace de recouvrement, mettant l’accent sur une bonne collecte des recettes à travers un bon suivi des contribuables, l’élargissement et la maîtrise de l’assiette ».

Ainsi, la mobilisation des ressources ne s’adossera plus seulement sur les performances des administrations fiscales et douanières. Pour leur optimisation, l’Etat va développer une stratégie de maîtrise de la dette publique reposant sur la stabilisation de la structure du portefeuille actuel de la dette intérieure autour de 23 % de Bons de Trésor et 7 % d’obligations du Trésor ; la consolidation des instruments de longue maturité et le maintien de la prédominance des ressources extérieures concessionnelles.

L’autre axe de la politique de rationalisation des dépenses courantes porte sur la maîtrise de la masse salariale « dans le respect des engagements pris par l’Etat notamment en ce qui concerne les rappels et les mises en solde qui, initialement prévus pour 5.000 contractuels dans la loi de finances 2016, seront portées à 10.000 enseignants contractuels disposant d’un diplôme professionnel ».


Elhadji Ibrahima THIAM


3.741,3 milliards de FCfa d’investissements en trois ans
Le ministre a déclaré que les dépenses en capital seront renforcées. A ce propos, les perspectives d’investissements publics à moyen terme vont suivre la dynamique de mise en œuvre des projets du Pse.

Ainsi, les investissements publics programmés durant la période 2017-2019 vont atteindre 3.741,3 milliards de FCfa, soit 212,5 milliards de FCfa en valeur absolue de plus que le Dpbep de 2016-2018. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a souligné que ces investissements seront financés par les ressources internes de l’Etat pour un montant de 2.380,4 milliards de FCfa, soit 63 % de l’enveloppe triennale, et par les ressources extérieures pour 1.360,9 milliards de FCfa. « Cela est un nouveau signe de la souveraineté budgétaire que l’Etat sénégalais est en train de conquérir », a commenté le ministre. Il a indiqué que 97 % des investissements prévus sont alignés sur les objectifs stratégiques du Pse, soit 3.628,8 milliards de FCfa. L’axe 1 du Pse, c’est-à-dire la « Transformation structurelle de l’économie et la croissance » va absorber 60 % du budget d’investissement, soit 2.253,5 milliards ; l’axe 2 « Capital humain, protection sociale et développement durable », absorbera 997 milliards de FCfa, soit 26 % ; l’axe 3 du Pse « Gouvernance, institutions, paix et sécurité » recevra 398,25 milliards de Fcfa, soit 11 % du budget d’investissement sur la période 2017-2019.


28,2 milliards de FCfa pour les rappels d’intégration et d’avancement des enseignants
enseignantDans le secteur de l’éducation, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a affirmé qu’autant d’efforts n’ont été faits sur une période aussi courte en faveur des enseignants. Il a rappelé que les problèmes de l’éducation sénégalaise remontent à 2007.

Au 30 juin, le ministre a indiqué que 5.440 professeurs contractuels et maîtres contractuels ont été régularisés. Pour les actes d’avancement et de promotion des enseignants, le ministre reconnait le retard, soulignant que cela remonte à 2007.

En 2015, a souligné Amadou Bâ, 9.160 enseignants ont bénéficié de l’alignement indiciaire. Rien qu’en mai 2016, 1387 enseignants ont été alignés. Amadou Bâ a rappelé qu’il est prévu, dans la première Loi de finances rectificative 2016, 28,2 milliards de FCfa pour les rappels d’intégration et d’avancement des enseignants. Le ministre a fait remarquer que la masse salariale de l’éducation et le nombre d’agents ont évolué entre 2011 et 2015. De 188 milliards de FCfa de masse salariale pour 43.618 agents, les chiffres sont passés, quatre ans plus tard, à 247 milliards de FCfa pour 55.645 agents. En 2016, les mises en solde sont prévues pour 10.000 enseignants. L’incidence dans le budget est de 19 milliards de FCfa.

Des indicateurs satisfaisants au premier trimestre 2016
Sur le premier trimestre de l’année 2016, la croissance a été de 6,4 %. « C’est une première », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. A ce rythme, il estime que la prévision de croissance de 6,6 % pour 2016 pourrait être revue à la hausse d’ici à la fin de l’année. De plus, le tourisme a repris du poil de la bête avec une croissance de 20 % au premier trimestre de 2016.

L’inflation est contenue à 1,4 %, les exportations ont progressé de 8,7 %, les importations se sont repliées de 3,4 %. De même, les ressources publiques ont augmenté de 9,8 %, les dépenses ont progressé de 16 %, portées par les investissements à près de 29 %. Au premier trimestre, le déficit budgétaire est de 99 milliards de FCfa.

En fin mai, les recettes budgétaires se sont établies à 741 milliards de FCfa contre un objectif de 688 milliards de FCfa, soit une plus-value provisoire de 52 milliards de FCfa, a indiqué Amadou Bâ. A la même période en 2015, les recettes se situaient à 649 milliards de FCfa. Les crédits engagés en dépenses sont de 707 milliards de FCfa, soit un taux d’exécution de 51 % contre 47 % à la même période l’année dernière.

« La situation est excellente, même si nous avons des facteurs de risque. Nous avons moins de problèmes budgétaires et c’est constaté et confirmé par toutes les institutions internationales tout comme par les agences de notation », a affirmé le ministre.


Les dépenses de personnel vont passer de 585,4 milliards en 2017 à 686 milliards de FCfa en 2019
En 2017, les dépenses de personnel devront atteindre 585,4 milliards de FCfa, 635,2 milliards de FCfa en 2018 et 686 milliards de FCfa en 2019. Le montant des acquisitions de biens et services et les transferts courants sont évalués respectivement à 769,1 milliards de FCfa, 766,2 milliards de FCfa et 821,6 milliards de FCfa sur la période 2017-2019. Selon Amadou Bâ, l’Etat mettra l’accent sur la poursuite du renforcement des moyens d’intervention des forces de défense et de sécurité et l’allocation de crédits au niveau requis pour les institutions et ministères devant participer à l’organisation des élections législatives prochaines. Des postes importants de dépenses sociales vont demeurer une priorité pour l’Etat durant les trois prochaines années. Il s’agit de la Couverture maladie universelle et des Bourses de sécurité familiale.

La part de la Tva affectée aux collectivités locales va passer de 3,5 à 5 %
TVAL’Etat a décidé d’augmenter le flux des transferts financiers en direction des collectivités locales en leur affectant de nouvelles recettes pour une meilleure prise en charge des compétences transférées. Cette évolution devrait découler, selon le ministre, de l’augmentation de la part de la Tva affectée au Fonds de développement local (Fdl) qui passera de 3,5 à 5 % et celle du fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) qui pourrait passer à 3 %. En valeur absolue, les augmentations des transferts financiers de l’Etat sont estimées à 6 milliards de FCfa. A l’horizon 2019, la somme des transferts devra atteindre 61 milliards de FCfa, témoignant, selon Amadou Bâ, « de la volonté de l’Etat d’accompagner la décentralisation par la création de territoires viables, compétitifs porteurs de développement économique et social durable ».

1.000 agents seront recrutés dans la santé
santeInterpelé par les membres de la Commission de l’Economie générale et des Finances sur le prochain désengagement des partenaires techniques et financiers dans le programme élargi de vaccination qui risque d’hypothéquer les efforts déjà consentis, Amadou Bâ a annoncé l’octroi d’une enveloppe budgétaire conséquente au ministère de la Santé et de l’action sociale. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait savoir que 1.000 agents seront recrutés dans le secteur de la santé d’ici le mois de septembre. De plus, il a déclaré que l’Etat est en train de négocier avec des partenaires financiers pour la construction prochaine de cinq hôpitaux à Touba, à Sédhiou, à Kaffrine, à Kédougou et à Diamniadio. 1.000 agents seront recrutés dans la santé.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

 

 

 

A lire aussi :

Evaluation des politiques et des institutions nationales 2015  : Le Sénégal dans le quatuor de tête

 

Le ministre a déclaré que les dépenses en capital seront renforcées. A ce propos, les perspectives d’investissements publics à moyen terme vont suivre la dynamique de mise en œuvre des projets du Pse.

Ainsi, les investissements publics programmés durant la période 2017-2019 vont atteindre 3.741,3 milliards de FCfa, soit 212,5 milliards de FCfa en valeur absolue de plus que le Dpbep de 2016-2018. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a souligné que ces investissements seront financés par les ressources internes de l’Etat pour un montant de 2.380,4 milliards de FCfa, soit 63 % de l’enveloppe triennale, et par les ressources extérieures pour 1.360,9 milliards de FCfa. « Cela est un nouveau signe de la souveraineté budgétaire que l’Etat sénégalais est en train de conquérir », a commenté le ministre. Il a indiqué que 97 % des investissements prévus sont alignés sur les objectifs stratégiques du Pse, soit 3.628,8 milliards de FCfa. L’axe 1 du Pse, c’est-à-dire la « Transformation structurelle de l’économie et la croissance » va absorber 60 % du budget d’investissement, soit 2.253,5 milliards ; l’axe 2 « Capital humain, protection sociale et développement durable », absorbera 997 milliards de FCfa, soit 26 % ; l’axe 3 du Pse « Gouvernance, institutions, paix et sécurité » recevra 398,25 milliards de Fcfa, soit 11 % du budget d’investissement sur la période 2017-2019.


Elhadji Ibrahima THIAM

En 2017, les dépenses de personnel devront atteindre 585,4 milliards de FCfa, 635,2 milliards de FCfa en 2018 et 686 milliards de FCfa en 2019. Le montant des acquisitions de biens et services et les transferts courants sont évalués respectivement à 769,1 milliards de FCfa, 766,2 milliards de FCfa et 821,6 milliards de FCfa sur la période 2017-2019. Selon Amadou Bâ, l’Etat mettra l’accent sur la poursuite du renforcement des moyens d’intervention des forces de défense et de sécurité et l’allocation de crédits au niveau requis pour les institutions et ministères devant participer à l’organisation des élections législatives prochaines. Des postes importants de dépenses sociales vont demeurer une priorité pour l’Etat durant les trois prochaines années. Il s’agit de la Couverture maladie universelle et des Bourses de sécurité familiale.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Etat a décidé d’augmenter le flux des transferts financiers en direction des collectivités locales en leur affectant de nouvelles recettes pour une meilleure prise en charge des compétences transférées. Cette évolution devrait découler, selon le ministre, de l’augmentation de la part de la Tva affectée au Fonds de développement local (Fdl) qui passera de 3,5 à 5 % et celle du fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) qui pourrait passer à 3 %. En valeur absolue, les augmentations des transferts financiers de l’Etat sont estimées à 6 milliards de FCfa. A l’horizon 2019, la somme des transferts devra atteindre 61 milliards de FCfa, témoignant, selon Amadou Bâ, « de la volonté de l’Etat d’accompagner la décentralisation par la création de territoires viables, compétitifs porteurs de développement économique et social durable ».


Elhadji Ibrahima THIAM

Fleuron de l’industrie automobile sénégalaise, Senbus Industrie, après quinze ans de service, nourrit toujours de grandes ambitions. La finalisation du programme de renouvellement du transport urbain et interurbain, la modernisation et la mécanisation de l’agriculture à travers l’assemblage local de tracteurs agricoles sont aujourd’hui ses principaux défis.

En 2001, était créée Senbus Industrie, une société de droit sénégalais avec un capital de 2 milliards de FCfa dont 7 % détenus par l’Etat du Sénégal. Il avait comme principal objectif d’améliorer le service public de transport en commun par minibus à travers le renouvellement du parc. Quinze ans après, le bilan est flatteur. En effet, 2.150 véhicules ont été renouvelés pour un coût de 40 milliards de FCfa avec l’appui de partenaires financiers du programme, 300 emplois directs pour une masse salariale de plus de 5 milliards de FCfa sur les quinze ans, 6.000 emplois indirects à travers son partenariat avec l’Association de financement du transport urbain (Aftu), 900 millions de personnes ont été transportées dans des conditions de sécurité optimales, sans oublier que le programme de renouvellement a été élargi aux capitales régionales.

Cheikh Sadibou Diop, Directeur général de Senbus Industrie a révélé ces chiffres, avant-hier, lors d’un diner de coupure du jeûne avec les transporteurs. « Nous sommes fiers d’accompagner l’Etat du Sénégal et les transporteurs dans le renouvellement du parc et la restauration du secteur des transports. Senbus Industrie est aujourd’hui à la croisée des chemins grâce à cette collaboration inestimable », a-t-il déclaré. Malgré ce bilan, des défis restent encore à relever, a indiqué le Directeur général de Senbus Industrie.

Il s’agit notamment du renouvellement du parc des gros porteurs et des camions frigorifiques, la finalisation du programme de renouvellement du transport urbain et interurbain, la modernisation et la mécanisation de l’agriculture à travers l’assemblage local de tracteurs agricoles, l’élargissement du périmètre de Senbus Industrie dans la sous-région. « C’est ce qui permettra à cette plateforme industrielle de demeurer l’un des piliers de l’industrie sénégalaise », a ajouté M. Diop.

Selon Alioune Thiam, Directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) et représentant du ministre des Transports, le programme de renouvellement automobile du parc a permis à l’économie nationale de bénéficier d’une plus-value par rapport à la situation où les véhicules étaient directement importés. « Au-delà des taxes à l’importation, le montage des véhicules au Sénégal a produit des retombées socioéconomiques très appréciables. Plus de 3 milliards de FCfa ont été investis avec un remarquable niveau de transfert de technologies et de compétences », s’est-il félicité. Il a salué l’option prise par Senbus Industrie de poursuivre la diversification de ses partenariats. « Après l’indienne Tata, des relations techniques ont été établies avec la firme chinoise King Long et des négociations sont en cours avec d’autres industriels. Cette option est ambitieuse et l’Etat se doit de la soutenir. L’opération de renouvellement du parc pourrait davantage en bénéficier avec des véhicules de standing plus élevé et un meilleur service après vente », a renchéri M. Thiam.

Le Vice-président de l’Aftu, Mbaye Amar a magnifié les bonnes relations qui lient son association et Senbus Industries. Un partenariat gagnant-gagnant qui fait qu’aujourd’hui Aftu contrôle 60 % du transport à Dakar. Il a appelé les autorités à faire des transporteurs leurs vrais interlocuteurs pour trouver des solutions aux problèmes qui secouent le secteur des transports.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pendant cinq semaines, 98 jeunes diplômés venus de 16 pays d’Afrique ont suivi une session de formation sur l’entreprenariat, l’engagement citoyen et le management public. La formation a été initiée par le Centre régional de leadership (Crl) Yali Afrique de l’Ouest à Dakar.

Le Centre régional de leadership (Crl) Yali Afrique de l’Ouest de Dakar, est une composante du Young african leadership initiative (Yali), une initiative du président Barack Obama en faveur des jeunes africains. Il a pour objectif de dispenser une formation innovante aux jeunes leaders d’Afrique francophone, lusophone et hispanique dans les domaines de l’entreprenariat, l’engagement citoyen et le management public. Dans ce cadre, 98 jeunes africains ont été formés par le Centre régional de leadership de Dakar pendant cinq semaines, soit 349 heures de cours. La cérémonie de remise d’attestions a été organisée, hier, au siège du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag qui abrite le Crl de Dakar). Ce centre de Dakar, explique Oumar Touré, son coordonnateur, propose aux futurs leaders de 16 pays d’Afrique, des compétences, des outils, des opportunités leur permettant de réaliser leur rêve et d’être des acteurs du développement du continent. Au départ, 3.400 candidatures ont été enregistrées.

Après sélection, 100 candidats ont été retenus. Mais deux candidats n’ont pas pu rejoindre le groupe à Dakar pour faire la formation. «La formation a concerné 98 jeunes diplômés de la licence au doctorat dont 37 % de femmes», a ajouté le coordonnateur du centre. Selon M. Touré, le centre a l’ambition de former, en cours présentiel et à distance, sur une période de 4 ans, près de 8 mille jeunes leaders africains. «L’initiative Yali, est un programme vaste, ambitieux. Grâce au centre de Dakar, le Cesag a une nouvelle responsabilité de promouvoir le leadership des jeunes africains. Nous comptons sur le soutien de tous les partenaires pour réussir cette mission », s’est félicité Boubacar Baidari, le directeur général du Cesag. L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal a salué le leadership de la jeunesse africaine à travers l’initiative Yali. « Les expériences pratiques, les connaissances acquises durant cette session de formation vous ont permis de renforcer vos capacités pour arriver à accomplir de grandes choses pour vous et pour vos pays », a déclaré Peter James Zumwalt. Selon lui, l’initiative Yali est une véritable force porteuse pour l’Afrique.

Le Centre régional de leadership Yali Afrique de l’Ouest-Dakar, est le seul centre francophone de leadership sur les 4 en Afrique. Il est logé au Cesag. Il a pu voir le jour grâce au soutien de l’Usaid, du Cesag, du Centre de recherche ouest africain (Warc) et le Synapse Center. Il regroupe des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la République de Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Côte-d’Ivoire, le Togo, le Bénin, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Aliou KANDE

La compagnie aérienne du royaume chérifien a mobilisé ses équipes pour faire face à la période de point –entre juillet et septembre- pour mieux satisfaire sa clientèle. Une démarche qui s’inscrit dans la stratégie ‘’On évolue pour vous’’.

Pour répondre à la forte demande qui coïncide avec la période dite de pointe -entre juillet et septembre-, les équipes de la Ram se mobilisent en agences, au centre de relation-client, sur son aéroport-hub de Casablanca et à bord des avions pour accueillir, dans les meilleures conditions, les passagers, notamment ceux au départ et à destination des principales villes africaines desservies, indique un communiqué de la compagnie aérienne du Maroc. Pour relever ces défis, la compagnie a choisi de centrer sa stratégie baptisée, «Spécial Eté 2016 » sur l’amélioration de l’information portant sur les tarifs, la qualité de service, le traitement des bagages, le renforcement de l’information au client et l’amélioration du processus de prise en charge des cas d’irrégularités. Ces actions, explique-t-on, participent au renforcement global de la qualité de service au client, soutenu par une offre de sièges fortement renforcée. Il s’agit de l’affrètement de 14 avions qui viennent s’ajouter à la flotte de la compagnie pour répondre à la forte demande de la clientèle; soit une injection de plus de 320.000 nouveaux sièges, se traduisant, entre autres, par le renforcement de l’offre en siège et en fréquences sur l’Europe, les Amériques, le Moyen-Orient et l’Afrique, avec notamment le triplement de la rotation quotidienne entre Casablanca et Dakar ou encore le passage de 7 à 12 vols par semaine entre Casablanca et Abidjan, rapporte la même source. « En s’engageant volontairement dans une démarche d’amélioration de son offre et d’amélioration de la qualité de son service, la Ram s’inscrit résolument dans une politique de satisfaction du client à tous les niveaux de contact. Une promesse client qui fédère désormais, sous un même symbole, ‘’On évolue pour vous’’ », lit-on dans le texte.

M. GUEYE

Les députés ont adopté, hier, la première Loi de finances rectificative (Lfr) pour l’année 2016. Cette loi combine des ressources budgétaires nouvelles (175,117 milliards de FCfa) et des réaménagements budgétaires (46,086 milliards de FCfa), soit une enveloppe globale de 221,203 milliards de FCfa.

La première Loi de finances rectificative (Lfr) pour 2016 a été adoptée, hier, par les députés. Le montant global est de 221,203 milliards de FCfa. Amadou Ba, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a indiqué que cette loi a été élaborée dans un contexte particulier, celui de la conclusion de la deuxième revue du programme économique et financier du Sénégal, appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) et la consolidation de la croissance économique qui, après avoir enregistré un taux de 6,5 % en 2015 (…), se situe dans l’Indice général d’activités 1 hors agriculture et sylviculture, à 6,3 % pour le premier trimestre 2016 comparativement au premier trimestre de 2015. La maîtrise du déficit attendu à 4,2 % du Pib en 2016 et un niveau d’inflation faible sont les autres caractéristiques du contexte qui a guidé l’élaboration de cette loi de finances rectificative.

Le ministre explique que cette embellie économique a conforté les recettes fiscales qui dégagent une plus value de 35 milliards de FCfa et a renforcé la confiance des investisseurs comme la Sonatel, qui vient de conclure, avec l’Etat du Sénégal, le renouvellement de la convention de concession et l’attribution de la licence 4G pour un montant de 100 milliards de FCfa. A ces 135 milliards de FCfa, s’ajoutent des recettes exceptionnelles d’un montant de 40,117 milliards de FCfa liées au dénouement de la couverture de change relative à l’Eurobond 2011-2012 émis en mai 2011. Cette première loi de finances rectificative enregistre des ressources nouvelles d’un montant de 175,117 milliards de FCfa. Elle procède également au réaménagement du budget initial pour dégager des marges budgétaires de 46,086 milliards de FCfa, soit une enveloppe financière globale de 221,203 milliards de FCfa.

80 % pour les investissements
Les ressources de cette loi de finances rectificative sont allouées aux dépenses de personnel, de fonctionnement et d’investissements. Les dépenses de personnel absorbent 34,412 milliards de FCfa, soit 16 % et s’expliquent par les incidences financières des accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants pour un montant de 28,212 milliards de FCfa. Cette enveloppe sera utilisée aussi pour apurer des rappels d’intégration et d’avancement en instance du personnel enseignant et l’augmentation de la mise en solde des professeurs et maîtres contractuels initialement prévue pour 5.000 agents dans la loi de finances initiale 2016 et qui passe à 10.000 agents. L’autre partie des dépenses en personnel est liée à l’impact budgétaire net du recrutement des forces de défense et de sécurité pour un montant de 6,2 milliards de FCfa. Les dépenses de fonctionnement hors personnel représentent 10,329 milliards de FCfa, soit 4 % et prennent en charge, entre autres, l’impact budgétaire de la réforme des titres et grades des personnels des universités, le règlement du différentiel de transport de produits pétroliers, les frais de formation induits par le recrutement de 1.000 élèves gendarmes.

Quant aux dépenses d’investissements, elles absorbent une bonne partie des ressources de la loi de finances rectificative pour 176,462 milliards de FCfa, soit 80 %. Cet argent est destiné aux projets du pôle urbain de Diamniadio comme l’hôtel d’affaires, le complexe sportif, un centre d’exposition (40 milliards) ; la campagne agricole 2016-2017 (43,250 milliards). Le financement de projets d’emplois pour les jeunes et les femmes, l’appui à la pêche artisanale, à l’artisanat, le soutien au secteur de l’énergie, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la construction de résidences universitaires, etc., se partagent le reste du budget des dépenses d’investissements.


Financement du Pse : 3.264 milliards de FCfa injectés par les investisseurs
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a soutenu, hier, que le Plan Sénégal émergent est « devenu une réalité ». Amadou Bâ a déclaré que ce Plan soutenu par la communauté internationale commencent à produire des résultats. «Le Pse est devenu une réalité. Depuis la rencontre  de Paris en février 2014, la communauté internationale a injecté 3.264 milliards de FCfa dans les projets du Pse, soit plus de 87 % des engagements souscrits», a révélé M. Bâ. Il a indiqué que ses services préparent un document pour voir l’état d’exécution des projets du Pse.

28,212 milliards de FCfa aux enseignants
Le respect des accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants s’est invité, hier, à l’hémicycle lors du vote de la première Loi de finances rectificative pour l’année 2016. Le ministre de l’Economie espère moins de problèmes  l’année prochaine puisque tous les engagements du gouvernement ont été respectés. 28,212 milliards de FCfa ont été dégagés par le gouvernement dans la loi de finances rectificative. «À la date d’aujourd’hui (hier), tous les engagements du gouvernement ont été respectés (…). Nous avions invité les syndicats au ministère des Finances  pour les informer sur le budget, les efforts du gouvernement, les contraintes. Ils ont compris le fonctionnement interne», a dit Amadou Bâ. Au 30 juin 2016, 10,251 milliards ont été versés aux enseignants au titre des rappels, soulignant que les salaires ont été versés depuis mardi. «Les engagements du gouvernement ont été entièrement respectés avec un surplus de 251 millions FCfa. Ce sont des informations qui datent de mardi. Nous travaillons à régler définitivement tous les problèmes», a assuré Amadou Bâ.

La loi de règlement de 2014 adoptée
Après l’adoption de la première Loi de finances rectificative en 2016, les députés ont examiné le projet de loi de règlement pour l’année 2014. Un texte adopté sans débat. Amadou Bâ a expliqué que cette loi a pour objectif de rendre compte de l’exécution de la loi de finance pour la gestion 2014. « Il a pour vocation de rendre compte de l’utilisation des crédits ouverts dans les lois de finances initiales et rectificatives », a-t-il déclaré. Amadou Bâ a précisé que cette loi de règlement a été transmise à la Cour des comptes à bonne date conformément aux engagements pris dans l’Instrument de soutien à la politique économique. Sur leu plan budgétaire, confie M. Bâ, l’exécution en 2014 a été marquée par la deuxième année de mise en œuvre d’une vaste réforme fiscale, la plus profonde depuis 1992, ainsi que par des mesures de rationalisation des dépenses publiques. Pour l’année 2014, les recettes recouvrées au titre du budget général s’élevaient à 2.503,973 milliards de FCfa.


Cour des comptes : Les députés adoptent la loi organique n° 06/2016
Les députés à l’hémicycle ont adopté, hier, à l’unanimité, la loi organique n° 06/2016 abrogeant et remplaçant celle n° 99-73 du 17 février 1999, portant statut des magistrats de la cour des comptes. Ce texte prévoit désormais l’appellation de premier président de la cour des comptes. Autres innovations, le texte procède à une nouvelle détermination du rang des magistrats selon un ordre mieux précisé pour tenir compte de l’érection d’un véritable parquet général. Les conditions d’accès au corps des magistrats de la cour des comptes ont été revues pour tenir compte de la pluralité des compétences pour les missions de cette juridiction. Désormais, le concours est ouvert aux fonctionnaires ou agents non fonctionnaires de l’Etat, des collectivités locales ou tout autre organisme public, aux magistrats et aux auxiliaires ayant au moins cinq ans d’ancienneté dans la hiérarchie A1, A spécial ou assimilé. De même, les conditions de recrutement au tour extérieur ont été renforcées par la modification du quota d’accès par cette voie. Le collège du Conseil supérieur de la cour des comptes s’est élargi. Le nouveau texte prévoit deux représentants du président de la République et un représentant du président de l’Assemblée nationale. Des dispositions nouvelles sur les permissions et les autorisations d’absence qui n’étaient pas réglementées, ont été introduites.


Impôts des députés  : Amadou Bâ dit regretter le débat sur le supposé non paiement
De passage, hier, à l’hémicycle, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan dit regretté le débat sur le non paiement de l’impôt par les députés. « Ce débat n’aurait jamais eu lieu. C’est un débat politicien », a-t-il réagi suite à l’interpellation du député Abdou Mbow qui l’a invité à éclairer la lanterne des Sénégalais sur l’acquittement ou non des députés de leurs impôts. « Personne n’a le droit de discréditer l’Assemblée nationale. Le député subit une retenue à la source. L’idée selon laquelle les députés doivent des impôts n’a pas de sens », a-t-il ajouté. Ce débat a été posé par l’inspecteur des impôts et des domaines Ousmane Sonko qui avait déclaré que l’administration de l’Assemblée nationale ne reversait pas les impôts des députés prélevés à la source. Dans un communiqué, la direction de la communication de l’Assemblée nationale informe qu’à la suite des révélations d’Ousmane Sonko, Moustapha Niasse le président de l’institution avait demandé au questeur de lui faire la situation exacte sur l’objet de cette déclaration. « Après vérification auprès des services financiers de l’Assemblée nationale, il apparait à ce jour que les députés paient régulièrement l’impôt et que des reversements ont été effectués », renseignait le document. Malgré ces précisions, les députés estiment que leur image a été écornée et qu’une intervention du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan était nécessaire.

Par Aliou KANDE et Mamadou GUEYE

Le respect des accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants s’est invité, hier, à l’hémicycle lors du vote de la première Loi de finances rectificative pour l’année 2016.

Le ministre de l’Economie espère moins de problèmes  l’année prochaine puisque tous les engagements du gouvernement ont été respectés. 28,212 milliards de FCfa ont été dégagés par le gouvernement dans la loi de finances rectificative. «À la date d’aujourd’hui (hier), tous les engagements du gouvernement ont été respectés (…). Nous avions invité les syndicats au ministère des Finances  pour les informer sur le budget, les efforts du gouvernement, les contraintes. Ils ont compris le fonctionnement interne», a dit Amadou Bâ. Au 30 juin 2016, 10,251 milliards ont été versés aux enseignants au titre des rappels, soulignant que les salaires ont été versés depuis mardi. «Les engagements du gouvernement ont été entièrement respectés avec un surplus de 251 millions FCfa. Ce sont des informations qui datent de mardi. Nous travaillons à régler définitivement tous les problèmes», a assuré Amadou Bâ.

Par Aliou KANDE et Mamadou GUEYE

Les députés à l’hémicycle ont adopté, hier, à l’unanimité, la loi organique n° 06/2016 abrogeant et remplaçant celle n° 99-73 du 17 février 1999, portant statut des magistrats de la cour des comptes. Ce texte prévoit désormais l’appellation de premier président de la cour des comptes. Autres innovations, le texte procède à une nouvelle détermination du rang des magistrats selon un ordre mieux précisé pour tenir compte de l’érection d’un véritable parquet général. Les conditions d’accès au corps des magistrats de la cour des comptes ont été revues pour tenir compte de la pluralité des compétences pour les missions de cette juridiction.

Désormais, le concours est ouvert aux fonctionnaires ou agents non fonctionnaires de l’Etat, des collectivités locales ou tout autre organisme public, aux magistrats et aux auxiliaires ayant au moins cinq ans d’ancienneté dans la hiérarchie A1, A spécial ou assimilé. De même, les conditions de recrutement au tour extérieur ont été renforcées par la modification du quota d’accès par cette voie. Le collège du Conseil supérieur de la cour des comptes s’est élargi. Le nouveau texte prévoit deux représentants du président de la République et un représentant du président de l’Assemblée nationale. Des dispositions nouvelles sur les permissions et les autorisations d’absence qui n’étaient pas réglementées, ont été introduites.

Par Aliou KANDE et Mamadou GUEYE

Le Conseil national du patronat (Cnp) a organisé, hier, une demi-journée de sensibilisation sur les opportunités du marché financier où de nombreux Sénégalais, par peur ou par ignorance, rechignent à investir.

Pour de nombreuses raisons, chefs d’entreprises sénégalais ou simples citoyens sont réfractaires à investir dans les marchés financiers. Pourtant, ce secteur regorge de nombreuses opportunités qui ne demandent qu’à être saisies. Certains avantages de ce mécanisme de financement notamment ceux liés aux Fonds communs de placement d’entreprises et aux Clubs d’investissements privés ont été présentés, hier, à différents acteurs du monde économique. Cette rencontre de sensibilisation et de promotion de l’investissement financier des entreprises et de leurs salariés sur les opportunités du marché financier, est à l’initiative du Conseil national du patronat (Cnp).

Meissa Fall, le vice-président de cette organisation patronale souligne que les Fonds communs de placement d’entreprise existent au Sénégal mais ils ne sont pas assez « au regard de notre tissu économique et des possibilités de contractualisation des entreprises ». Quant aux Clubs d’investissements privés, il a expliqué qu’il s’agit d’une innovation financière majeure dans la région ouest-africaine qui permettra aux chefs d’entreprise, aux salariés et aux citoyens sénégalais, sous une forme collégiale, accompagnés ou non par un intermédiaire financier, de mieux connaître le marché financier régional et de gérer ensemble un portefeuille boursier. « Les clubs d’investissements privés constituent de plus en plus l’actionnariat individuel national dans de nombreux pays, il en existe des milliers dans les pays faisant appel aux marchés financiers, nous en avons besoin au Sénégal car leur création et leur développement présentent l’avantage de favoriser l’acquisition de la culture et de la pratique boursière. Ils constituent aussi d’importants outils de mobilisation de l’épargne, de ressources financières pour la transformation de notre pays », a-t-il soutenu.

Absence de culture boursière
Meissa Fall a invité les chefs d’entreprises, les travailleurs salariés et simples citoyens sénégalais à aller vers la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) qui, a-t-il rappelé, est l’une des bourses africaines les plus performantes avec une progression de 18,8 % de son indice composite en 2015 et qui réponde le plus aux standard internationaux. « La Brvm est rentable, elle est sécurisante, elle est innovante. Pourtant, nous sommes peu à saisir les opportunités offertes par ce marché financier régional dynamique », a-t-il dit. Ce peu d’engouement des Sénégalais pour les marchés boursiers est à chercher, selon lui, dans l’absence ou l’insuffisance d’une culture boursière, la peur d’être exposé à la volatilité des cours de la bourse, la nécessité de répondre aux exigences de transparence, de gestion et de gouvernance, la crainte de perdre le contrôle ou la propriété de son entreprise, le déficit d’informations boursières. M. Fall plaide la démystification de la bourse et les risques qu’on lui prête à tort ou à raison.

Depuis deux ans, a souligné Patrick Brochet, directeur général d’Impaxis securities que ce marché connait un intérêt de plus en plus grandissant des Sénégalais pour les opérations de bourses. Il soutient que de nombreuses études ont démontré que sur une longue période, l’investissement en bourse est plus rentable que les placements traditionnels tels que l’immobilier, les produits bancaires et ceux de l’assurance.

Elhadji Ibrahima THIAM

Il est admis que les impacts des risques sur l’agriculture et le marché alimentaire peuvent altérer les biens de production des petits producteurs ruraux et augmenter leur vulnérabilité à l’insécurité alimentaire et à la sous-alimentation. Pour éviter que le Sénégal ne connaisse pareille situation, la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (Parm), une initiative mise en place par les Etats du G 8 et du G 20, en partenariat avec l’Union africaine, à travers le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (Pddaa), principal volet agricole de l’Agence du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), a profité de l’atelier national sur la gestion des risques agricoles tenu à Dakar, pour inviter le Sénégal à intégrer davantage la gestion de la résilience dans les politiques publiques.

En effet, selon les acteurs, l’atteinte des objectifs fixés par des Etats africains comme le Sénégal, est souvent plombé par des contraintes liées aux risques agricoles malgré les intéressants résultats obtenus durant ces dix dernières années. La rencontre de Dakar a pointé du doigt les sous secteurs de la pêche et de l’élevage. En effet, comme l’a souligné Sokhna Mbaye Diop, conseillère technique au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, la rareté des ressources halieutiques pour la pêche reste un des risques majeurs auquel est confronté le secteur alors que l’élevage continue de souffrir du vol de bétail au moment où nombre de producteurs sont exposés aux risques de production et de marché. Mme Diop indique que les dégâts provoqués par les criquets pèlerins en 2004 ont été estimées à 2 millions de tonnes de cultures, soit 20% des besoins alimentaires des populations dans le Sahel.

On évalue également les pertes liées aux feux de brousse sur la période 2007-2010 à 151 milliards de FCfa.

Abondant dans le même sens, le chef du programme Parm, Jesùs Anton, tire la sonnette d’alarme et demande aux Etats africains à satisfaire les engagements pris en 2014, à Malabo et tendre vers la création d’un guide de gestion des risques agricoles. M. Anton estime qu’une mutualisation des efforts entre pouvoirs publics et partenaires au développement telle que recommandé par le Pddaa contribuerait à atteindre cet objectif. Le Sénégal, a rappelé Sokhna Mbaye Diop, a adopté des politiques qui s’inscrivent dans cette dynamique de réduction de risques agricoles. La conseillère technique du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural évoque, à ce sujet, certains aspects du Plan Sénégal émergent (Pse), de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) et du Plan national de développement de l’élevage ainsi que les politiques sectorielles entreprises dans le secteur de l’élevage.

Seydou P. SADIO

Les membres de la maison des éleveurs de Tambacounda ont entamé une tournée de sensibilisation dans les foirails de petits ruminants des regroupements locaux pour partager les conclusions du conseil interministériel sur la préparation de la tabaski. La principale recommandation reste l’accueil, dans les meilleures conditions, de leurs pairs qui viennent du Mali, de la Mauritanie et des autres pays comme le Burkina Faso et le Niger. L’occasion est aussi mise à profit pour saluer la pertinence de la politique des pouvoirs publics.

Pour Amadou Diallo, le président régional de la maison des éleveurs de la région de Tambacounda et président de la fédération nationale des Gie d’éleveurs du Sénégal, cette ville est une porte d’entrée pour leurs frères du Mali, de la Mauritanie, etc. M. Diallo s’est félicité des dispositions prises par le gouvernement pour la prochaine fête de tabaski. Il s’est élevé contre les déclarations récentes de certains responsables de groupements d’éleveurs qui dénoncent « un certain pilotage à vue du secteur », « une politisation du secteur ». Il a affirmé que le ministre implique tous les segments de l’élevage dans ses activités, soulignant que les journées de l’élevage sont des cadres d’échanges et permettent, chaque année, d’ouvrir des perspectives heureuses. Ce sont, selon lui, des associations qui ignorent ce qui se fait pour cette frange de la population comme nulle part ailleurs avec, à la clé, le satisfecit du chef de l’Etat, le président Macky Sall.

Amadou Diallo a réitéré les remerciements des éleveurs au ministre Aminata Mbengue Ndiaye qui œuvre inlassablement au développement de l’élevage. Le président de la fédération nationale des Gie d’éleveurs a cité le Projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental (Pdsoc) qui a réalisé des ouvrages pour le rayonnement de l’élevage dans les régions de Tambacounda, Kédougou et la haute Casamance. Ce projet a aussi mis à la disposition des éleveurs des aliments de bétail. Il s’y ajoute, l'hydraulique pastorale qui a gagné en importance avec de nombreux points d’eau réalisés, réduisant ainsi le parcours des troupeaux de 80 kilomètres en moyenne à moins de 15 kilomètres surtout dans la zone sylvo-pastorale.

Pape Demba SIDIBE

La Banque africaine de développement (Bad) et le gouvernement du Sénégal ont passé en revue, hier, l’état d’avancement des projets financés par l’institution panafricaine. Il ressort de cette évaluation que le volume des engagements de la Bad en faveur du Sénégal a évolué de 40 % entre 2015 et 2016 passant de 312 milliards de FCfa à 438 milliards de FCfa.

La coopération entre la Banque africaine de développement (Bad) et le gouvernement du Sénégal est au beau fixe. La revue annuelle conjointe, la 12ème du genre, à laquelle les deux parties ont procédé, hier, a permis de s’en convaincre. Celle-ci a été l’occasion de faire l’état des lieux de l’avancement des projets du portefeuille par rapport aux calendriers d’exécution retenus, d’identifier les contraintes et de formuler des recommandations en vue d’une meilleure efficacité dans la mise en œuvre des opérations financées par la Bad au Sénégal.

Il est ressorti de cet exercice d’évaluation qu’entre 2015 et 2016, le portefeuille de projets financés par la Bad a connu une évolution notable avec la clôture de deux projets majeurs et l’approbation de quatre nouveaux projets pour un montant de 160 milliards de FCfa. En effet, à la date du 28 juin 2016, le volume des engagements de la Bad est passé de 312 milliards de FCfa à 438 milliards de FCfa, soit une augmentation de 40 % depuis la dernière revue de mai 2015. Les projets en cours sont au nombre de 24 et concernent aussi bien le secteur public national (11) que des projets régionaux (6) et des projets du secteur privé (7). « Le niveau des engagements de la Bad est une illustration des liens solides de partenariat qui ont été tissés entre elle et le Sénégal depuis le début de leur coopération en 1972. De cette date à ce jour, notre institution a approuvé, au total, 95 opérations en faveur du Sénégal pour un montant cumulé de 1.210 milliards de FCfa », a déclaré Mamadou Lamine Ndongo, son Représentant-résident au Sénégal. Au-delà du volume des engagements, il y a lieu de noter une amélioration sensible de la performance de ces opérations.

Réduction des délais de traitement
Celles-ci ont gagné en efficacité sur bien des points. En effet, les délais de mise en vigueur des projets ont baissé en moyenne de 9,4 mois à 4 mois de 2011 à 2015 et les délais entre l’approbation du projet et le premier décaissement ont été réduits de 12,3 mois en 2011 à 6 mois en 2015. Les délais de traitement des dossiers d’acquisition ont été réduits passant de 15 jours en 2011 à 3 jours en 2015. L’âge moyen des opérations est passé de 5,5 ans à 2 ans durant cette même période. « Le portefeuille ne comporte aucun projet à problème, ni aucun projet potentiellement à problème, alors qu’il y en avait 8 sur 19 en 2009 », s’est félicité M. Ndongo.

Ce bon bilan est le résultat d’efforts combinés de la Bad et du Sénégal, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. « L’amélioration continue des performances de notre portefeuille de projets constitue une préoccupation constante du gouvernement du Sénégal dans un contexte de mise en œuvre du Pse », a indiqué Amadou Bâ. « Grâce à ces performances, le Sénégal devrait bénéficier, de plus en plus, de possibilités de financement de la Bad car étant sélectionné parmi les Etats membres pouvant accéder aux ressources non concessionnelles de cette banque », a ajouté le ministre.

Néanmoins, pour améliorer davantage la performance du portefeuille, Mamadou Lamine Ndongo a invité à porter une attention particulière à la disponibilité à temps des études, à la systématisation des signatures de contrats de performance, à la mise en place de systèmes de suivi-évaluation, à la mise en disponibilité à temps de fonds de contrepartie des projets, etc. Amadou Bâ qui reconnaît que des efforts restent encore à fournir sur certaines questions, a assuré avoir donné des instructions fermes à ses services pour trouver des solutions aux problèmes identifiés, relevant de son département.

Elhadji Ibrahima THIAM


La Bad a exécuté 54 % de ses engagements dans le Pse
Depuis le lancement du Plan Sénégal émergent en février 2014, la Bad a approuvé, au total, huit opérations en faveur du Sénégal pour un volume global de financement de 217 milliards de FCfa représentant 54 % des engagements de cette institution lors du Groupe consultatif de Paris. Il est même espéré qu’avec la finalisation des projets discutés lors de la visite en mai dernier, à Abidjan, du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, « cet engagement devrait être dépassé avant la fin de l’année 2016 », selon Mamadou Lamine Ndongo.

Le Représentant-résident de la Bad qui quitte le Sénégal après deux ans et demi de service, a contribué à la mise en œuvre de l’engagement de la Bad de 400 milliards au Groupe consultatif de Paris. Il a déclaré toute sa fierté d’avoir accompagné le Sénégal « dans cette belle aventure » non sans louer les qualités de leadership, d’engagement et de persuasion du ministre Amadou Bâ qui ont permis au Pse de s’imposer comme le référentiel unique de la politique économique et sociale du Sénégal et de gagner l’adhésion des partenaires techniques et financiers. Mamadou Lamine Ndongo repartira du Sénégal avec, au cou, la médaille de Commandeur de l’Ordre du Mérite que lui a décernée, lundi, le président Macky Sall.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Louise Cord et le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, ont signé, hier, un accord de crédit de 12,7 milliards de FCfa pour la relance de la chaîne de valeurs arachide notamment la restructuration de la Suneor.

Après avoir mis un terme au contrat d’Advens, l’actionnaire principal et repris en main la Suneor, le gouvernement du Sénégal cherchait les voies et moyens de restructurer cette société oléagineuse qui avait fini par accumuler des pertes estimées à 54 milliards de FCfa. Pour relancer la Suneor, la Banque mondiale a accordé un financement additionnel de 20 millions de dollars, soit 12,07 milliards de FCfa au gouvernement du Sénégal. Ce crédit entre dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp-2 A) que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le 17 mai dernier pour accompagner le Sénégal dans ses efforts de restructuration de la chaîne de valeurs arachide.

L’accord de financement a été paraphé, hier, entre la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Louise Cord et le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Pour Mme Cord, après la situation de quasi faillite de la Suneor, des réformes urgentes étaient nécessaires pour relancer la chaîne de valeurs arachide au bénéfice des agriculteurs, des consommateurs et de l’économie sénégalaise. « Avec ce financement additionnel, le Groupe de la Banque mondiale compte soutenir le gouvernement du Sénégal pour améliorer la productivité et la compétitivité du secteur et la mise en œuvre réussie d’un processus complexe de restructuration et de reprivatisation pour la sélection de nouveaux investisseurs stratégiques pour la Suneor », a affirmé la fonctionnaire de la Banque mondiale.

Louise Cord indique que ce financement additionnel devrait permettre d’atteindre, au moins, quatre objectifs : renforcement du système national de production et de commercialisation des semences certifiées, assurer une restructuration de la Suneor, élaborer une nouvelle stratégie de politique de développement de la chaîne de valeur arachide et enfin contribuer au financement du recensement des entreprises agricoles. « Au Sénégal, l’arachide constitue la principale source de revenus des ménages ruraux ou agricoles particulièrement dans le bassin arachidier avec environ 482.000 exploitations familiales et occupant 45 à 60 % des terres cultivées », a souligné Mme Cord.

Ce financement de 12 milliards de la Banque mondiale s’ajoute aux 34 milliards de FCfa qui avaient été dégagés pour le Ppaao/Waapp-2 A. Il s’inscrit dans une dynamique de cohérence et de capitalisation des bonnes performances de ce programme prioritaire de modernisation et d’intensification de notre secteur agricole, a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. « Il s’agit, entre autres, d’appuyer la production de semences certifiées tout en renforçant notre système de commercialisation de l’arachide et de favoriser l’investissement stratégique dans l’industrie de transformation de l’arachide », a expliqué Amadou Bâ.

Elhadji Ibrahima THIAM


De bons résultats pour le Ppaao/ Waapp - 2A
Depuis sa mise en œuvre, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp-2 A) a enregistré des résultats satisfaisants, selon Amadou Bâ. Il a permis l’homologation de dix nouvelles variétés d’arachides améliorées à haut rendement, la reconstitution du capital semencier national qui est passé de 11.400 tonnes de semences certifiées en 2013 à 24600 tonnes en 2016 dont 18.000 tonnes de semences certifiées d’arachide, l’octroi de 222 bourses de formation dans les métiers de l’agriculture à de jeunes scientifiques, l’installation de quatre magasins de stockage de semences d’une capacité comprise entre 200 et 400 tonnes au profit des coopératives semencières et enfin la mise en place d’une plateforme électronique où sont enregistrés près de 800.000 producteurs. Cette plateforme permettra une meilleure gestion des appuis aux producteurs notamment en ce qui concerne la distribution des semences certifiées.


La Banque mondiale a apporté 456,3 milliards de Fcfa au Pse
L’accord de financement additionnel de 12 milliards signé entre la Banque mondiale et le gouvernement du Sénégal est le 28ème du genre conclu entre les deux parties depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris pour le financement du Pse. Ce qui porte, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, le volume des financements de la Banque mondiale, en appui au Pse, à 456,3 milliards de Fcfa. Cela représente 91 % des engagements financiers que le Groupe de la Banque mondiale avait pris lors de la rencontre de Paris de février 2014. « C’est dire qu’en deux ans et demi, du terme de la première phase quinquennal du Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse, la Banque mondiale a quasiment respecté ses engagements financiers », s’est félicité Amadou Bâ.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Depuis sa mise en œuvre, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp-2 A) a enregistré des résultats satisfaisants, selon Amadou Bâ. Il a permis l’homologation de dix nouvelles variétés d’arachides améliorées à haut rendement, la reconstitution du capital semencier national qui est passé de 11.400 tonnes de semences certifiées en 2013 à 24600 tonnes en 2016 dont 18.000 tonnes de semences certifiées d’arachide, l’octroi de 222 bourses de formation dans les métiers de l’agriculture à de jeunes scientifiques, l’installation de quatre magasins de stockage de semences d’une capacité comprise entre 200 et 400 tonnes au profit des coopératives semencières et enfin la mise en place d’une plateforme électronique où sont enregistrés près de 800.000 producteurs. Cette plateforme permettra une meilleure gestion des appuis aux producteurs notamment en ce qui concerne la distribution des semences certifiées.

Elhadji Ibrahima THIAM

Une rencontre des acteurs sous l’égide du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et de Kaffrine (Pasa/Loumakaf) a favorisé l’adoption, hier, d’un guide consensuel de mise en œuvre des unités pastorales.

Le guide consensuel pratique et harmonisé de création, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des unités pastorales (Up) adopté, hier, par les acteurs de Louga, de Matam et de Kaffrine est le résultat d’un long processus. Il y a juste un an (Juin 2015), un atelier réunissant les acteurs de différents projets et programmes intervenant dans l’installation et la mise en œuvre des unités pastorales avait fortement recommandé la capitalisation des leçons apprises pour une plus grande efficacité des interventions. Le constat sur le terrain faisait apparaître une multiplicité d’intervenants, posant un réel problème de cohérence et de coordination. Le but visé était de bâtir une vision partagée autour de la démarche Up, d’harmoniser les stratégies et de s’accorder sur des normes minimales de gestion durable des écosystèmes.

Le projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine (Pasa/Loumakaf), conformément à son engagement lors de cet atelier, avait décidé de recruter le consultant Abdoul Aziz Thioune, investi d’une mission précise : élaborer un guide harmonisé des unités pastorales. La restitution de ce document a fait l’objet, hier, de riches échanges. Les acteurs ont rappelé leurs soucis relatifs à la formation et à la nécessité de renforcer les agents des Eaux et forêts. Ils ont aussi fait des observations et propositions. Et le guide, épousant ainsi une démarche participative, a été validé et adopté. « Nous mettons à la disposition des communautés pastorales un instrument harmonisé de gestion durable et inclusive des ressources. Instrument qui délimite et organise les unités pastorales tout en prévenant les conflits et en préservant l’environnement », a expliqué Al Hassane Kane, responsable suivi-évaluation du Pasa/Loumakaf. Il a salué la forte implication des éleveurs dans l’élaboration de ce guide.

La prochaine étape du processus, a rappelé M. Kane, est la traduction du document adopté dans les langues nationales. L’idée est de le rendre accessible. A la fois simple et didactique, le guide prend en compte un volet important du processus : celui du «suivi-évaluation » qui permettra, entre autres, de mesurer les impacts sociaux, écologiques et économiques des unités pastorales.

Abdoulaye DIALLO

Un centre d’excellence pour l’adaptation variétale aux conditions climatiques verra bientôt le jour à Thiès, avec la transformation du centre régional pour l’amélioration et l’adaptation à la sécheresse (Ceraas).

Le protocole de partenariat a été signé, à l’Ensa, entre le Centre Ouest africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf), l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), le centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’Université de Thiès. Un document paraphé avec des référentiels qui vont conduire à la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie partenariale pour l’adaptation variétale aux changements climatiques.

Le directeur général de l’Isra, Dr Alioune Fall, a souligné l’importance de cette démarche qui s’appuie sur la nouvelle structuration de la recherche en Afrique de l’Ouest et du centre portée par le Coraf et sur le partenariat avec les programmes de sélection de Snra de la région, développé par le Cirad, depuis plusieurs décennies. L’initiative portée par le Coraf est, en grande partie, supportée par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PpaaO/Waapp). « Depuis 2008, le Ceraas qui, au Sénégal, constitue le centre national de spécialisation pour les céréales sèches (mil, sorgho, fonio) et cultures associées (Niébé, arachide, etc.), a vu se renforcer la dimension régionale de ses activités marquées par une seconde phase du Waapp à partir de 2012 qui devrait aboutir à la création d’un centre régional d’excellence pour ainsi répondre aux standard internationaux en termes d’infrastructures de recherche et de gouvernance », a déclaré Dr Alioune Fall, directeur général de l’Isra.

Lutte contre l’insécurité alimentaire
Le centre de Thiès orienté vers l’excellence, va s’inscrire dans la dynamique d’un centre national de spécialisation de référence en matière de recherche et d’adaptation variétale aux conditions climatiques non seulement pour le Sénégal mais aussi pour la sous-région à travers l’implication de tous les partenaires qui travaillent dans la recherche et l’amélioration de la productivité en Afrique de l’Ouest.

Pour l’heure, les signataires de ce protocole ont pris l’engagement de rendre vivant cette unité d’actions dans la croisade contre l’insécurité alimentaire à travers des cadres de création de variétés qui permettent de poursuivre la diversification et la productivité dans toutes les spéculations.

Le Dr Michel Eddi, Pdg du Cirad, Abdou Renkouano, le Secrétaire exécutif du Coraf et le recteur Moctar Mour Seck de l’Université de Thiès, ont manifesté le même engagement à consolider cette aventure dont l’aboutissement devrait s’inscrire dans une dynamique d’excellence qui cadre bien avec les politiques agricoles. Le directeur général de l’Isra, Dr Alioune Fall, a cité le Sénégal qui a mis l’agriculture au cœur de sa politique de développement.

Mohamadou SAGNE

La Compagnie aérienne Emirates vient d’annoncer que sa desserte entre Dubai et Dakar sera remplacée par un Boeing 777-300ER à compter du 2 septembre prochain.

La desserte entre Dubai et Dakar de la compagnie émirati est actuellement assurée par un Airbus A340-300. L’introduction du Boeing 777-300ER, doté d’une plus grande capacité, va renforcer le confort à bord pour les clients sénégalais d’Emirates et ceux à destination de Dakar au sein du réseau de la compagnie aérienne. L’avion sera configuré en trois classes avec huit suites privées en première classe, dotées de portes automatiques coulissantes pour garantir l’intimité, un minibar personnel et des sièges entièrement inclinables.

L’appareil sera également doté de 42 sièges-lits en classe affaires et de 310 sièges spacieux en classe économique en raison de sa grande taille. Le recours au Boeing 777-300ER permet d’augmenter la capacité du transport passager sur la ligne de 372 sièges par semaine, confirmant ainsi l’engagement d’Emirates à pourvoir aux besoins de ses clients d’affaires et de loisirs visitant la capitale du Sénégal. Les passagers pourront aussi expérimenter « Ice », le système de divertissement à bord doté d’écrans numériques de grande dimension, offrant plus de 2.500 canaux audiovisuels à la demande avec les derniers films, des émissions télévisées, de la musique, des livres audio et des jeux. En plus, les clients pourront profiter de la légendaire hospitalité à bord grâce à l’équipage de cabine multinationale d’Emirates parmi lequel figurent des ressortissants sénégalais, sans oublier une gastronomie d’inspiration régionale accompagnée de boissons gratuites.

Mamadou Lamine DIEYE

Dakar accueille, depuis hier, la 3ème réunion de coordination du programme de renforcement du développement des capacités commerciales (Hub and Spokes) des pays Acp de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les participants vont partager leurs expériences et échanger sur l’avenir de ce programme.

Les différents conseillers nationaux et régionaux du programme de renforcement du développement des capacités commerciales (Hub and Spokes) des pays Acp sont à Dakar pour prendre part à la 3ème réunion de coordination de leur réseau. Le thème de cette rencontre : « Quelle politique commerciale pour les Acp dans un contexte géopolitique international et régional changeant ? » est le prétexte, pour les participants, de partager leurs expériences sur les questions commerciales. Ils vont aussi réfléchir sur l’avenir de ce programme. Lancé en 2004 pour la période 2004-2012, le Programme Hub and Spokes en est à sa deuxième phase. En douze années de mise en œuvre, ce programme, grâce à son réseau de conseillers, a joué un rôle essentiel dans le soutien des pays Acp à répondre à certains des défis qui les interpellent notamment en matière de négociations commerciales régionales et multilatérales.

Les pays concernés ont bénéficié d’interventions visant à développer, négocier et mettre en œuvre des politiques et accords commerciaux. « Le programme Hub and Spokes a fini de convaincre les plus hautes autorités par sa pertinence mais également par le renforcement des capacités et l’assistance qu’il offre aux pays et organisations d’intégration bénéficiaires », a déclaré le ministre du Commerce, Alioune Sarr, à l’ouverture de cette rencontre. Il estime que cette initiative est un véritable exemple de diversité culturelle au service du développement, « un exemple réussi de partenariat nord-sud et sud-sud ». Elle permet, selon Alioune Sarr, « de redéfinir les rapports entre pays développés et pays en développement ». Il y a 20 ans, le commerce nord-nord représentait 60 % des échanges commerciaux, celui nord-sud 30 % et le commerce sud-sud à peine 10 %. En 2020, 30 % des échanges se feront entre pays du Nord, 30 % entre pays du Nord et ceux du Sud et 30 % entre pays du sud. «60 % du trafic commercial international se fera dans les pays du sud. Nous devons alors être conscients de nos défis, de nos faiblesses mais aussi de nos atouts à faire prévaloir dans les négociations internationales », a affirmé Alioune Sarr.

Le programme Hub and Spokes est le résultat d’une relation fructueuse entre différentes entités : l’Union européenne, le Commonwealth, l’Oif et le Secrétariat de l’Acp. Les Conseillers nationaux appelés « Spokes » renforcent les capacités des ministres en charge du commerce, tandis que les Conseillers régionaux appelés « Hubs » fournissent une assistance technique similaire aux organisations d’intégration régionale.

Renforcer la confiance
Marc Boucey, chef de la Coopération à la Délégation générale de l’Union européenne au Sénégal estime que la réunion de Dakar est une étape décisive dans le programme car devant permettre de discuter et de dégager des stratégies pour son avenir. Cette projection dans le futur est nécessaire puisque l’Union européenne, première partenaire commerciale de la plupart des pays Acp mais également premier pourvoyeur d’aide au développement, traverse une période de turbulence avec la sortie de la Grande Bretagne. « Il est probable que les effets du Brexit impactent les efforts de construction du système de commerce multilatéral mais aussi les espoirs fondés sur les relations commerciales internationales dont celles entre l’Ue et les pays Acp. Mais nous devons tout mettre en œuvre pour renforcer la confiance entre les partenaires et faire du commerce un investissement, un levier de développement, de lutte contre la pauvreté et de promotion de la paix », a déclaré Chekou Oussouman, responsable du programme Hub and Spokes à l’Oif.

Paulo Kautoké, Directeur du Commerce du Commonwealth et Morgan Githinji du Secrétariat général Acp nourrissent les mêmes craintes mais le dernier espère que le « Brexit ne sapera pas les efforts réalisés ». Joachim Ouedraogo, Directeur de Cabinet du Commissaire du Commerce de l’Uemoa a abondé dans le même sens. A l’en croire, au regard de ce que ce programme a apporté aux pays de la région de l’Afrique de l’ouest et des défis qui se profilent à l’horizon, il est nécessaire que ce programme se poursuive au-delà de 2016 suivant des modalités à définir avec l’ensemble des partenaires.

Elhadji Ibrahima THIAM

Les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) projettent d’émettre 1.122 milliards de FCfa, soit environ 1,907 milliard de dollars de titres publics sur le marché financier de cette zone durant le 3e trimestre 2016. Une stabilité relative qui traduit la volonté des autorités de l’Union de « lisser la distribution du volume annuel des émissions par trimestre ».

Comparées au deuxième trimestre 2016 où les émissions de titres publics s’élevaient à 1.115 milliard de FCfa, celles-ci connaîtront, durant le troisième trimestre, une légère hausse de 0,63%. Cette relative stabilité traduit « la volonté des autorités de l’Union de  lisser la distribution du volume annuel des émissions par trimestre », soulignent les responsables de l’agence Umoa-Titres basée à Dakar. Dans cette optique, 972 milliards de FCfa seront émis par voie d’adjudication et 150 milliards de FCfa par voie de syndication au titre du troisième trimestre 2016. Ainsi, comparées à leur niveau du deuxième trimestre, les émissions par syndication ont enregistré une baisse de 62,50 % tandis que les émissions par voie d’adjudication ont connu une hausse de 35,94 % durant la même période.

Le programme du troisième trimestre 2016 table sur des émissions d’obligations et de bons du trésor respectivement de 87 % et 13 % du montant total à mobiliser, contre 64 % et 36 % le trimestre précédent. Les responsables de l’agence Umoa-Titres précisent que cette répartition « confirme la tendance au recours plus marqué aux maturités longues pour l’émission des titres ».

Et cette tendance devrait se traduire par « un rallongement de la durée de vie moyenne des titres qui passerait de 3,87 années au deuxième trimestre 2016 à 3,97 années au troisième trimestre 2016 ».

Durant la même période, les Etats de l’Uemoa procéderont aussi à des remboursements au titre du service de la dette de marché pour un montant total de 723 milliards de FCfa. Il en résulterait ainsi un financement net à hauteur de 399 milliards de FCfa. Il convient de rappeler qu’aucune opération d’émission de titres publics par les Etats de l’Uemoa n’est prévue sur le marché international, actuellement marqué par un resserrement des conditions de crédit et une forte volatilité, réduisant, de ce fait, l’intérêt à y recourir.

Mamadou Lamine DIEYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.