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Affaires et Finances (1414)

La volonté du chef de l’Etat est d’organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022 par la mise en place de pôles de développement économiques, a déclaré, hier, à Saint-Louis, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy qui a lancé la plateforme d’investissement de la zone Nord.
Au cours de l’atelier de lancement de la Plateforme de l’investissement de la Zone Nord qui s’est déroulé, hier, dans les locaux de la chambre de commerce de Saint-Louis, le Directeur général de l’Apix a rappelé que la territorialisation des politiques publiques énoncées dans l’Acte 3 de la décentralisation rejoint les orientations stratégiques déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Cette vision est fondée sur une mobilisation des investissements autour de secteurs clés comme l’agriculture, le tourisme, l’énergie, l’industrie, les infrastructures, l’habitat social, etc. Grâce à l’effet d’entraînement sur l’économie, la mise en œuvre des projets et programmes dans ces secteurs combinés à la réalisation d’infrastructures structurantes, sera la locomotive de la création de richesses et d’emplois sur l’étendue du territoire national.
En présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang, du président de la chambre de commerce de Saint-Louis, Cheikh Sourang, du directeur de l’Agence régionale de développement, Ousmane Sow et plusieurs autres partenaires, Mountaga Sy a précisé que le gouvernement du Sénégal a mis en place des incitations à l’investissement pour encourager les entreprises à s’implanter hors de Dakar, en tenant compte des avantages comparatifs de chaque région à travers des activités productrices et génératrices d’emplois, capables d’améliorer, de manière durable, les conditions de vie des populations locales et de limiter l’exode rural.
Diverses expériences, a-t-il poursuivi, ont été menées notamment à Kaolack et Saint-Louis, dans la mise en œuvre des stratégies et programmes de développement local. L’Ard de Kaolack a mis en place une plateforme de Développement économique local (Del), visant à servir de cadre de dialogue en ciblant l’ensemble des parties prenantes pour promouvoir le développement économique local et améliorer l’environnement des affaires dans la région.

Cadres régionaux de réflexion
Selon Mountaga Sy, ces tentatives de conceptualisation du Conseil d’émergence des régions ont conduit, lors de la 11ème session du Conseil présidentiel de l’investissement, tenue en décembre 2012, à l’idée de cadres régionaux de réflexion, de coordination et de coopération entre les structures régionales de développement, les partenaires au développement, les autorités locales et le secteur privé. C’est ainsi que les groupes de travail du Cpi ont proposé la mise en place des « Plateformes de l’Investissement » pour mieux cibler et faciliter les investissements dans chaque pôle. Conscient de cette réalité, l’Etat du Sénégal a inscrit, dans sa vision et son programme, le Pse qui vise, à l’horizon 2035, l’émergence de pôles territoriaux, capables de booster la croissance aux niveaux local et national.
L’atelier de Saint-Louis, a rappelé M. Sy, marque une étape importante dans la mise en œuvre d’une politique territoriale avec des acteurs motivés par un concept novateur de « leadership collectif » des agences et structures du dispositif d’appui au secteur privé local. Dans cette nouvelle approche, la diaspora sénégalaise a sa place, car elle a toujours œuvré dans le sens d’une articulation de l’investissement aux terroirs d’origine.
Les travaux ont été marqués par la présentation du concept des plateformes de l’Investissement, la présentation synthétique des opportunités d’investissement et des filières à haute valeur ajoutée, des attentes des acteurs du secteur privé local, de la matrice des services offerts par les agences et structures qui s’engagent dans le processus de mise en place de la « Plateforme de l’Investissement » de la zone Nord.
A l’issue de cet atelier, les modalités d’intervention des différents partenaires pour la réalisation des activités ciblées, ont été définies dans un protocole de partenariat.
Les participants n’ont pas manqué de plancher sur les résultats de l’étude financée par l’Usaid sur les opportunités d’investissement en zone Nord et d’élaborer le plan de travail annuel sur la période allant de mai à décembre 2016, marquant la première année de fonctionnement de la « Plateforme de l’Investissement de la Zone Nord ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Deux mois seulement après la 10e Conférence de Nairobi, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) effectue, depuis hier, une visite au Sénégal. Selon Alioune Sarr, ce séjour témoigne de la qualité de la présence du Sénégal à cette conférence. M. Roberto Azevedo sera reçu aujourd’hui à la présidence. Il va aussi animer une conférence à l’université Cheikh Anta Diop sur : « L’Afrique dans le système commercial multilatéral ».
Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), Roberto Azevedo effectue, depuis hier, une visite de travail au Sénégal. Cette visite intervient, selon le ministre du Commerce, Alioune Sarr, quelques mois seulement après la 10e Conférence ministérielle de Nairobi où d’importants résultats avaient été enregistrés. Il s’agit notamment de la suppression des subventions à l’exportation, le paquet Pme concernant, par exemple, les règles d’origine, les dérogations sur les services, les accords sur le coton, etc. Pour le ministre du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, cette visite  témoigne de la qualité de la présence du Sénégal à cette conférence mais aussi  de  l’impact économique de ces conclusions sur notre économie. « L’agriculture joue un rôle essentiel dans le Pse. Nous avons aussi un développement industriel en cours. Le fait d’avoir des règles qui permettent à nos Pme d’exporter avec 75 % de produits non originaires du Sénégal est quelque chose de très important », s’est félicité Alioune Sarr.
Selon lui, il a aussi été question  de l’accord sur la facilité des échanges qui va permettre d’augmenter le niveau du commerce  entre le Sénégal et le reste du monde, notamment avec l’Afrique. « Nous faisons la moitié de nos échanges avec la région. Le fait d’augmenter le commerce entre le Sénégal et les pays qui l’entourent est quelque chose de positif. Nous sommes très heureux d’accueillir le directeur général de l’Omc au Sénégal. Pendant ces deux jours, nous aurons des séances de travail  intéressantes », a dit le ministre du Commerce. Le patron de l’Omc est attendu sur la question de la pêche mais aussi des produits agricoles. Il reconnaît que la pêche est très importante pour beaucoup de pays en développement et que des débats vont bientôt démarrer à  Genève sur cette question. Concernant les produits agricoles, il a relevé que cette question est centrale pour les pays en développement. « Nous avons déjà fait beaucoup de progrès à Nairobi. Nous avons éliminé la subvention pour l’exportation des produits agricoles. Il faut maintenant pousser pour trouver des solutions », a soutenu le patron de l’Omc. Il s’est dit très heureux du processus de ratification de cet accord. « 70 pays ont déjà ratifié l’accord. Je suis très heureux de savoir que le Sénégal est dans la dernière étape pour la ratification de cet accord. Je suis convaincu que cet accord va faciliter et promouvoir le développement au Sénégal et dans la région », a déclaré le directeur général de l’Omc.

Ndiol Maka SECK


Le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et le Projet de résilience à l’insécurité alimentaire récurrent au Sénégal sont financés à hauteur de 34 milliards de FCfa. Ils vont intervenir dans 7 régions dont celle de Tambacounda. L’annonce a été faite, lors d’un Comité régional de développement (Crd).
Le gouverneur Cheikh Kane Niane qui a présidé la rencontre, a salué ces deux projets. Selon lui, ils constituent des opportunités réelles pour un développement durable et harmonieux des régions ciblées  comme Tambacounda. Sur le plan agricole, Cheikh Kane Niane a loué la démarche consistant à mettre à la disposition des agriculteurs des semences et des intrants et  à les assister tout le long du cycle de production et même après les  récoltes.
Pour Ibrahima Diallo, le président du Conseil départemental de Bakel dont trois localités (Mballou, Moudery et Gabou) ont été choisies pour abriter la phase test, l’Etat est en train de mettre l’accent sur le département de Bakel pour rattraper son retard de développement. Selon Younoussa Mballou, le directeur du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel  placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le financement de la Banque africaine de développement pour 19,5 milliards de FCfa permettra d’accroître, sur une base durable, la production agricole et halieutique. L’autre projet de développement de résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal financé par la Banque islamique de développement pour 14,5 milliards de FCfa vise les populations vulnérables, en les aidant à améliorer leurs moyens d’existence par l’augmentation de leurs capacités de production, a expliqué son coordinateur Cheikh Omar Ndiaye.
Ces deux projets permettront aux communautés bénéficiaires de développer des stratégies d’adaptation aux changements climatiques par une meilleure gestion des crises alimentaires dans les régions de Fatick, Matam, Saint-Louis, Tambacounda, Kolda, Kédougou et Ziguinchor. Ils misent sur le développement des filières végétales, forestières et pastorales pour sortir les populations des collectivités locales bénéficiaires des affres de la misère.  

Pape Demba SIDIBE 


Le département de Médina Yoro Foulah constitue une priorité pour l’implantation d’infrastructures sociales et économiques de base afin de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. C’’est du moins, ce que déclare  Younoussa Mballo, Coordonnateur national du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rd).
Il s’exprimait lundi, à Kolda, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional de lancement conjoint dudit programme et du Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars). Il mise sur le développement des filières végétales, forestières et pastorales pour sortir les populations des collectivités locales bénéficiaires de ce projet des affres de la misère. Il estime que le département de Médina Yoro Foulah mérite une attention particulière, sans oublier les départements de Kolda et de Vélingara où les populations sont également dans le besoin.
Pour réussir ce pari, le P2rd va s’appuyer sur les acquis du Papil (Projet d’appui à la petite irrigation locale) dans la région de Kolda et du Paderca dans celle de Ziguinchor afin de dérouler ses activités qui seront élargies dans les anciens sites du Papil, en partenariat avec les projets qui sont en cours d’exécution ou programmés dans la région.
Pour cette première phase qui doit durer 5 ans, le projet intervient dans 5 collectivités locales. « Dans la première composante qui porte sur la réalisation d’infrastructures hydro-agricoles et sociales de base, nous aurons des aménagements hydro-agricoles, des infrastructures de stockage, d’élevages et d’aquacoles. La seconde composante est relative à la maîtrise des chaînes de valeurs céréalières dont le riz, le mil et le sorgho, mais aussi, aux chaînes des valeurs liées à la production animale et aquacole », a déclaré M. Mballo qui insiste sur la nécessité d’agir en amont et en aval pour atteindre les objectifs assignés à ce projet par l’Etat pour la réalisation de ces chaînes de valeurs.  Le P2rd est financé par la Banque africaine de développement (Bad) et l’Etat du Sénégal pour un montant de 19,5 milliards de FCfa. Ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement dans sa croisade contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.  Des projets similaires sont également en train d’être déroulés dans 6 autres  pays membres du Cils.

Mamadou Aliou DIALLO


Riz localLes volontaires coréens qui interviennent dans le département de Dagana ne ratent pas la moindre occasion pour réitérer leur engagement à aider les populations de Talbakhlé et de Ndombo Alarba à contribuer efficacement à la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), du projet d’accélération de la cadence de l’agriculture (Pracas) et du Plan Sénégal émergent (Pse).

Le coordonnateur du projet Saemaul, Kim Hyang, Chul Uicheol Park et les autres volontaires coréens, sont en train de mettre les bouchées doubles pour aider les jeunes de Ndombo Alarba à démarrer, dans quelques jours, la campagne agricole de contre saison chaude 2016. A notre passage à Ndombo Alarba, Mansour Tall, Rokhaya Thiam et plusieurs autres Saemaul-leaders, encadrés de fort belle manière par un volontaire coréen très dynamique, courtois et affable, surnommé « Alarba Tall », s’activaient à labourer la terre sur une superficie de 4 hectares que le conseil municipal de Richard-Toll leur a attribuée. Selon Mansour Tall, toutes les conditions sont réunies pour démarrer les activités rizicoles dans deux semaines. Le séjour que les jeunes de Talbakhlé et de Ndombo Alarba ont passé en Corée du Sud, a-t-il précisé, leur a permis de comprendre et de maîtriser les différentes techniques agricoles et les stratégies mises en œuvre dans ce pays pour développer un village qui évolue difficilement sans la moindre ressource financière.

Kim Hyang Chul s’est réjoui de ce changement de mentalité dans sa zone d’intervention où il est question de mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux jeunes de Talbakhlé et de Ndombo Alarba de profiter largement des rizières qui seront aménagées dans ces deux villages, pour gagner honnêtement leur vie.

Mb. K. DIAGNE


AquacultureLors du conseil des ministres délocalisé à Sédhiou, il y a un an, entre autres mesures prises en faveur de la région, il y avait celle d’en faire un pôle aquacole.

La mesure a pris forme puisqu’au cours d’un récent Crd tenu à la chambre des métiers et consacré à l’aquaculture, le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture a fait d’importantes révélations. Selon le Dr Maguette Bâ, environ 400 millions de FCfa seront investis dans le site de Diendé, identifié pour abriter le pôle aquacole. Il est prévu également, sur ce site, une unité semi-industrielle de production d’aliments. Il sera étudié aussi la possibilité d’impliquer les collectivités locales, les communautés et les privés dans l’exploitation du pôle aquacole. Ces acteurs vont bénéficier de l’encadrement de l’Ana.

A côté des investissements de l’Agence nationale de l’aquaculture, des partenaires techniques et financiers tels que la Banque africaine de développement et la Fao vont également orienter des projets d’aquaculture de 350 millions vers le pôle. Le Prodac, dans le cadre du projet de développement communautaire injecte, dans le secteur, une enveloppe de même valeur. A ces financements, s’ajoutent ceux de l’Anida, du Papejf et selon Maguette Bâ, plus d’un milliard est déjà mobilisé pour le démarrage du pôle aquacole de Sédhiou qui comprendra quelque 80 bassins de production et de pisciculture.

Tous ces investissements sont prévus cette année alors que 90 millions de FCfa ont été dégagés l’année dernière pour faire fonctionner 13 fermes. Selon le gouverneur de région, Habib Léon Ndiaye, le pôle aquacole ne doit pas faire que de la production de poissons mais il doit explorer d’autres composantes. « Je pense aux crevettes et aux huitres », a-t-il dit. Des activités qui ne sont pas prévues pour le pôle mais qui, compte tenu de leur importance, méritent d’être intégrées.

Il a suggéré aux acteurs de l’aquaculture de se regrouper en fédération pour donner une vitalité au secteur qui pourra faire décoller économiquement la jeune région, en fournissant du poisson à tout le pays.

Malamine KAMARA


RecensementAvant de les déployer sur le terrain, les enquêteurs sélectionnés pour procéder au recensement général des entreprises seront bien outillés. Ils suivent, depuis hier, une formation de dix jours à l’initiative de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Ce recensement qui concerne exclusivement les entreprises, est une première au Sénégal.

Sur  12.142 dossiers  de candidature reçus par l’Agence nationale  de la statistique et de la démographie (Ansd) pour le recrutement d’enquêteurs,  1.182 sont retenus après une rigoureuse sélection, soit 9,7%, pour les besoins du Recensement général des entreprises qui va démarrer dans les prochaines semaines. C’est la première fois que le Sénégal se lance dans une telle démarche. Pour la région de Dakar, 572 personnes ont été retenues. Elles suivent une formation de dix jours, ouverte, hier, au Cices, en prélude au démarrage du Recensement général des entreprises. « Depuis le mois de décembre, nous avons parcouru le pays pour sensibiliser les populations et les entreprises sur cette importante initiative. C’est la première fois qu’on procède au recensement de toutes les entreprises du Sénégal », a déclaré le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démocratique(Ansd), Aboubakry Sédikh Bèye. Selon lui, la phase de cartographie qui a consisté à repérer l’emplacement des unités économiques à enquêter est terminée. « Dans un premier temps, nous avions lancé un appel pour le recrutement de 741 enquêteurs. Mais sur la base de la cartographie, nous nous sommes rendu compte qu’il nous faudrait plus d’enquêteurs », a expliqué le directeur général de l’Ansd.

Doter les autorités d’indicateurs statistiques nécessaires
Il souligne que la sélection a été faite à l’issue d’un processus transparent qui a duré trois mois. « Tous les dossiers ont été passés au peigne fin. Et le recrutement a été fait sur la base des  dossiers reçus mais aussi sur l’expérience des candidats, pas seulement en enquête ménage, mais aussi en enquête entreprise, qui est très différente. La sélection est rigoureuse parce que le travail demandé est important pour le pays. Il s’agit de refonder les bases de calcul du Pib du pays. Les richesses sont fondamentalement produites par les unités économiques. Il nous faut donc maîtriser la base des entreprises, secteur par secteur. Cela nous permettra de mettre à la disposition des autorités des indicateurs statistiques nécessaires pour la prise de la bonne décision », a soutenu Aboubakry Sédikh Bèye. Pour lui, c’est à l’Ansd de produire ces données et leurs soldats sur le terrain sont les enquêteurs.

Insistant sur les enjeux, le directeur de l’Ansd a précisé que cette enquête permettra au Sénégal d’être plus exhaustif dans le calcul du Pib. Selon lui, il est même conseillé par les organismes internationaux de refonder les bases de calcul du Pib tous les cinq ans, surtout pour les pays en développement, qui ont des dynamiques économiques très fortes. « Tout doit être revu pour un calcul qui reflète, au mieux, la structure de l’économie. Nous calculons aujourd’hui le Pib du Sénégal sur la base d’une structure qui date de 1999. En ce moment, les télécommunications, par exemple, n’avaient pas le poids qu’elles ont aujourd’hui », a estimé le patron de l’Ansd. L’enquête à proprement dite va démarrer, selon M. Bèye, une ou deux semaines après la formation, le temps de caller la liste définitive des personnes retenues. Elles bénéficieront d’un contrat de prestation de quatre mois. Les enquêteurs percevront un salaire mensuel de 225.000 FCfa,  les contrôleurs auront 275.000 FCfa et les superviseurs recevront 300.000 FCfa.

« C’est une expérience première. Nous sommes allés nous inspirer de l’expérience Camerounaise mais nous voulons dépasser ce pays. C’est pourquoi, nous attendons beaucoup de vous », a lancé aux enquêteurs le chef du projet Recensement général des entreprises, Astou Sagna. Pour le directeur de la statistique économique à l’Ansd,  Mbaye Faye, ce chantier est très important dans la mesure où il permettra d’avoir des statistiques économiques fiables sur les entreprises.

Ndiol Maka SECK


Baisse prixEn raison de la baisse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des services de transport, des services de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles et des biens et services divers, l’indice des prix à la consommation a enregistré un repli de 0,8% en janvier 2016. L’Ansd souligne que les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont reculé de 2,2% au mois de janvier 2016, en raison principalement de la diminution des prix des produits frais. Les baisses les plus marquées sont enregistrées par les prix des légumes frais en fruits ou racines (-14,3%), des agrumes (-9,7%), des poissons frais (-7,6%) et des tubercules et plantains (-4,1%). L'amélioration de l'offre en légumes et fruits frais, ainsi qu’en produits halieutiques aux points d’observation est à l’origine de cette tendance à la baisse.

Le repli des prix du lait (-5,5%) et de la viande de bœuf (-2,2%) a contribué à la baisse des prix des produits alimentaires. Quant à la baisse du prix des services de transport de (-0,6%), elle résulte de celui des prix des carburants et des lubrifiants (-2,9%) à la suite de la mesure de révision des prix des produits pétroliers au cours de la période sous revue. Comparés à la période correspondante de l’année précédente, les prix ont été minorés de 0,5%.

Concernant les prix des services de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles, ils ont fléchi de 0,5% sous l’effet du repli des prix du gaz (-1,6%) et des produits pour l'entretien et réparation courante (-1,4%). En variation annuelle, les prix ont diminué de 0,2%. S’agissant des prix des biens et services divers, ils se sont repliés de 0,4 % en raison de la réduction des prix des produits pour soins corporels (-0,9%). Par rapport à la période correspondante en 2015, les prix ont évolué de -2,1%. Pour les prix des services de santé, ils se sont contractés de 0,2% avec la baisse de ceux des médicaments traditionnels (-2,1%) et dans une moindre mesure des services hospitaliers (-0,2%). En rythme annuel, les prix ont replié du même ordre (-0,2%). S’agissant des prix des « boissons alcoolisées, du tabac et des stupéfiants, ils ont enregistré un repli de 0,1% en rythme mensuel sous l’effet des prix de la bière (-0,2%). En variation annuelle, les prix ont fléchi de 0,2%. Au cours de la période sous revue, les prix des services de l’enseignement et des restaurants et hôtels ainsi que ceux des articles d'habillement et chaussures et des meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer n’ont pas enregistré de variations sensibles de prix. Sur l’année, ces prix ont enregistré des variations respectives de +0,5%, -0,2%, +0,5%, +0,2%. Les prix des services de loisirs et de culture se sont appréciés de 0,2% en rythme mensuel. Le renchérissement des produits pour jardins, plantes et fleurs, animaux de compagnie et articles connexes (+1,8%) est à l’origine de cette évolution. Pour le relèvement des prix des services de communication (+0,8%), il est lié à celui des prix de la communication téléphonique (+1,2%) en rapport avec la baisse des offres de promotion comparativement au mois précédent.

Abdou DIAW


La question de la transparence et de la bonne gouvernance dans la gestion des ressources minérales a été au centre des échanges, vendredi dernier, lors d’un dîner-débat organisé par la « Coalition Publiez » ce que vous payez.
« Quelle politique de développement des ressources minérales du Sénégal pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent  » ? C’est autour de ce thème que la « Coalition Publiez ce que vous payez » a convié, vendredi, à un dîner-débat. Lors des échanges ayant réuni l’ensemble des acteurs qui œuvrent pour une meilleure gouvernance du secteur, il a été beaucoup question de la transparence et de la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources dont le Sénégal a, pour l’instant, du mal à profiter de manière optimale. Selon le député Abdou Mbow, par exemple, de 2009 à 2012, l’Etat recevait moins de 3 milliards de FCfa, par an, en redevance. Après négociations, affirme-t-il, ce chiffre a été porté à 6 milliards de FCfa par an.
Malgré cette hausse, Abdou Mbow estime que « les ressources minières au Sénégal ne profitent pas à notre économie comme cela devrait être ». « Même s’il y a une augmentation, c’est encore insignifiant par rapport à ce que l’Etat devrait tirer de ces ressources minières », a-t-il dit. Cette plateforme d’échanges a également permis de revenir sur les efforts accomplis par le gouvernement depuis 2012, notamment l’engagement du Sénégal à l’Itie et son adhésion aux directives de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier. Les panélistes ont insisté sur la réforme en cours du Code minier qui, selon eux, pourrait contribuer à l’accroissement des investissements et permettre à l’Etat de mobiliser des ressources adéquates pour financer le développement du Sénégal.
Ils ont déclaré que l’adhésion du Sénégal à l’Itie constitue une volonté politique pour améliorer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources minérales. Cependant, la coopération des entités déclarantes restent à améliorer pour plus d’exhaustivité, de fiabilité et de qualité des informations à recueillir, en perspectives du prochain rapport dont la publication est prévue en novembre 2016. La « Coalition Publiez ce que vous payez » entend jouer sa partition. « Notre but, c’est de devenir une force de contribution. Il s’agira de promouvoir la transparence et la redevabilité dans la négociation et la publication des contrats. Il faut publier les contrats pour se retrouver dans des options de l’Etat à travers le Code minier et le Code de transparence. Il faut s’assurer aussi que les opérations de recherche et d’extraction soient durables en respect de l’environnement et des droits humains », a déclaré Ibrahima Sory Diallo, président de la « Coalition Publiez ce que vous payez ».  
Le député Cheikh Omar Sy a soulevé les préoccupations des besoins socioéconomiques des populations des zones minières. Secrétaire général du Réseau pour la bonne gouvernance des ressources minérales, le parlementaire a mis le doigt sur le niveau de pauvreté des villages qui se trouvent dans les zones des industries extractives. « Il faut trouver le juste équilibre pour que les autochtones puissent également bénéficier des retombées des ressources minières », a-t-il préconisé, ajoutant que la Responsabilité sociétale ne règle pas la souffrance de ces populations.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Code minier sera soumis bientôt à l’Assemblée nationale
A propos du nouveau Code minier, le député Abdou Mbow a révélé que la dernière mouture est sur la table du gouvernement et elle sera, d’ici à la fin des mois de mars ou avril, soumis à l’appréciation de l’Assemblée nationale. Pour Ibrahima Sory Diallo, président de la « Coalition Publiez ce que vous payez », ce Code minier devrait être l’un des meilleurs textes au monde car ayant mobilisé tous les acteurs et pris en compte toutes les préoccupations soulevées lors des différentes concertations. « Son adoption, dit-il, est la solution pour avoir la transparence tant souhaitée dans le secteur des mines. Cela est d’autant plus impérieux que le Sénégal compte sur son potentiel de ressources naturelles pour assurer l’émergence d’industries structurées ». « L’industrie extractive fait partie des six secteurs productifs prioritaires identifiés dans le Plan Sénégal émergent. Par conséquent, la révision du cadre légal et réglementaire et surtout la promotion des investissements apparaissent pertinents pour booster la croissance économique afin de contribuer, de manière significative, à la réduction de la pauvreté et avoir une plus grande lisibilité sur les revenus générés par l’industrie extractive qui, jusque-là, est recherché comme une aiguille dans le budget du Sénégal », a soutenu M. Diallo. L’actuel Code minier date de 2003.

Elh. I. THIAM


La suspension de l’importation de produits avicoles au Sénégal a permis de faire passer la production nationale de volaille de 7 millions de sujets en 2005 à 30 millions en 2014, soit une augmentation de 329 %. C’est ce qu’a indiqué Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage qui a présidé, samedi, la 3e édition du « Week-end du poulet ».

Le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a présidé, samedi, à la Maison de la culture Douta Seck, l’ouverture de la 3e édition du « Week-end du poulet » organisée par la Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa) sous l’égide de l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas). Les participants se sont penchés sur le thème : « Contribution de la filière avicole dans la création de richesses pour l’émergence du pays ». L’aviculture, d’après le ministre, s’est considérablement développée au cours de cette dernière décennie principalement en périphérie des grands centres urbains.  Cette filière a totalisé, en 2014, plus de 30 millions de sujets et plus de 630 millions d’œufs. Cette performance, relève Aminata Mbengue Ndiaye, reste fortement liée à la suspension de l’importation de produits avicoles intervenue en 2005, suite à l’avènement de l’Influenza aviaire hautement pathogène (Iahp).
Cette mesure a permis d’augmenter la production de la spéculation chair qui était en déclin parce que fortement concurrencée par les importations. Celle-ci est passée d’un effectif d’environ 7 millions de sujets en 2005 à plus de 30 millions en 2014, soit une augmentation de 329 %. Toutefois, Aminata Mbengue Ndiaye estime que cette performance reste très fragile, car dépendant totalement de la mesure d’interdiction de produits avicoles « qui ne saurait durer éternellement ».
Le ministre a, cependant, exhorté les organisateurs du « Week-end du poulet » à poursuivre dans cette voie, en pérennisant cette activité, dans une approche participative et inclusive à travers l’Interprofession avicole. L’aviculture, d’après elle, est à la croisée des chemins et il revient à tous les acteurs de ce secteur de prendre toutes les dispositions nécessaires pour analyser le contexte, faire des propositions pertinentes et rassurer les pouvoirs publics quant à leur capacité de piloter rigoureusement le secteur. Cela, en vue d’être compétitifs et de donner aux consommateurs sénégalais des poulets et des produits avicoles dérivés en quantité et en qualité.
Elle a rappelé la récente crise de la maladie de Marek qui a rudement frappé les élevages avicoles de pondeuses l’année dernière. Cette « flambée épizootique » qui a engendré des pertes importantes, dit le ministre, montre à quel point le respect des normes de biosécurité est nécessaire à travers tous les maillons de la filière allant des élevages de reproducteurs aux exploitations avicoles. Ainsi, souligne-t-elle, la question de la formation devient cruciale pour que chacun puisse appréhender la porté des actes professionnels qu’il pose afin d’éviter de porter préjudice à la filière avicole toute entière.

7 milliards de FCfa pour la formation aux métiers avicoles
Evoquant la question de la formation dans ce secteur, le ministre se dit pressé de voir s’implanter le Cluster aviculture du Projet de formation professionnelle pour la compétitivité et l’emploi, financé à hauteur de 7 milliards de FCfa avec le concours de la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd). Dans ce projet, il est prévu la construction d’un centre de formation de référence en aviculture dans le site du centre national d’aviculture de Mbao et des centres satellites à Saint-Louis, à Bambey, à Djembéring. Aminata Mbengue Ndiaye estime que l’élargissement des bases de l’Ipas est fondamental pour imprimer au processus une démarche participative et inclusive, en vue de garantir le succès du projet.
L’Ipas, rappelle-t-elle, a été la première interprofession d’éleveurs créée au Sénégal, conformément aux dispositions de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. « Le travail entamé devra être approfondi de manière à renforcer la dynamique interne de l’interprofession, élargir le nombre d’adhérents et étendre ses activités à l’ensemble du pays », a indiqué le ministre, plaidant aussi une meilleure prise en compte de l’aviculture traditionnelle et familiale.

IDRISSA CAMA, SECRETAIRE GENERAL DE L’IPAS : « La compétitivité reste notre principal défi »
Le Secrétaire général de l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas), magnifie les efforts consentis par l’Etat pour le développement de l’aviculture. Toutefois, il soutient que la compétitivité demeure un important défi pour les acteurs. « Certes, la filière est dynamique et se porte bien, progressant d’année en année en production. Mais s’agissant de la disponibilité et de la compétitivité, nous avons toujours des craintes du marché extérieur », a déclaré le Secrétaire général de l’Ipas. Il note également le problème de la réglementation et des compétences des employés dans les fermes, sans oublier la cherté aussi des facteurs de production ainsi que d’autres intrants comme l’aliment. M. Cama souligne aussi le besoin des aviculteurs de capitaux pour investir davantage dans ce secteur. « Nous devons réaliser des investissements dans la transformation, l’abattage, la distribution et la conservation », a expliqué le Secrétaire général de l’Ipas. Il a rappelé que leur objectif est d’aller au-delà du Sénégal, en exportant des poulets vers les autres pays.

Abdou DIAW


Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, a plaidé, dimanche, pour un assouplissement du Code des marchés pour plus de célérité dans la passation des marchés de la Senelec. « Le système d’approvisionnement de la Senelec n’est pas compatible avec le Code des marchés », a dit M. Sall au terme de sa visite des 4 sous-stations (Dakar-Plateau, Université, Aéroport et Patte d’oie), composant la « Boucle de Dakar » de 90 mégawatts(MW).
Selon lui, la Société nationale d’électricité travaille surtout dans l’urgence de satisfaire la demande des ménages et des entreprises. « On vous demande d’attendre le lancement du marché. Au même moment, la Senelec perd de l’argent et fait perdre de l’argent à toute l’économie sénégalaise. Au final, nous avons le contraire de l’effet recherché », a déploré le ministre de l’Energie.
« Les procédures actuelles d’attribution des marchés aboutissent à des pertes d’argent pour la Senelec aussi bien dans les grands projets que dans l’exploitation quotidienne », a-t-il affirmé, rappelant qu’il est lui-même « pour la transparence ». « Il y a toujours un dilemme entre le souci de la transparence et l’efficacité », a indiqué Thierno Alassane Sall qui avait, à ses côtés, le directeur général de la Senelec et ses collaborateurs. « Avec des centrales qui comportent des centaines de sous-éléments, dès qu’un élément tombe en panne, on doit le remplacer. Et, nul ne peut prévoir quand et quel élément va tomber en panne », a poursuivi le ministre de l’Energie.  « Si l’objectif, c’est d’utiliser le minimum de deniers pour réaliser un marché, la Senelec est d’accord. Mais qu’on la laisse choisir ses fournisseurs que l’Agence de régulation des marchés publiques (Armp) va valider », a dit Thierno Alassane Sall.

(APS)


En concurrence avec Abidjan, Corsair a mis les bouchées doubles pour faire de Dakar le hub de son développement en Afrique. La compagnie française va passer à 4 rotations supplémentaires, en février, puis 5 en mars sur l’axe Paris/Dakar. Pascal de Izaguirre, le Pdg de Corsair, est au cœur de cette politique de développement offensive au Sénégal. Participation à l’essor du tourisme, chiffres d’affaires, marchés, renforcement de la sécurité dans les airs, baisse des billets d’avion, il revient, dans cet entretien, sur tous ces points.

Quel est le bilan de Corsair sur les rotations à destinations du Sénégal pour l'année 2015 ?
Les résultats sont très satisfaisants. Nous sommes très fiers de participer au développement économique et touristique du Sénégal. Sur l’exercice 2014/2015, Corsair a vendu plus de 45 % des billets en France au départ de Paris et avons transporté près de 140.000 passagers. Sur l’ensemble de l’exercice, le taux de remplissage a atteint 84 %. Un véritable succès ! Sur le dernier trimestre de l’année 2015, le chiffre d’affaires de la ligne Dakar a fait un bond de 18 %  avec  un taux de remplissage de 89%, soit 7 points supplémentaires par  rapport à l’année précédente. Les résultats sont excellents. Nous sommes également toujours très actifs sur le secteur du fret. Nous accompagnons les acteurs économiques et toutes les filières d’exportation en mettant à leur disposition des capacités emport à des prix très compétitifs à destination de la France  notamment pour les secteurs halieutique et horticole.

Est-ce qu’il va y avoir des améliorations en 2016 sur la fréquence des vols vers le Sénégal ?
Nous sommes favorables au développement de la ligne Dakar-Paris. Nos résultats sont  excellents et nous incitent véritablement à investir sur le Sénégal. Nous avons renforcé  notre offre et ajouté 4 fréquences supplémentaires en février et 5 en mars, soit une augmentation respective de 24 et 17 % en deux mois. Corsair met ainsi à la disposition de ses clients près de 6.000 sièges supplémentaires par rapport à 2015. Nous répondons concrètement à la demande de nos passagers à la recherche d’une offre plus large et apportons plus de flexibilité, une variable essentielle notamment pour notre clientèle business.
 
Les autorités sénégalaises ont placé le tourisme comme un des piliers du Plan Senegal émergent (Pse). Avez-vous une stratégie pour appuyer ce secteur ?
Corsair est présent sur l’axe France-Sénégal depuis 25 ans et depuis novembre 2012, nous avons ouvert la ligne en tant que transporteur régulier. Notre présence, l’augmentation de nos fréquences, la qualité de notre produit sont autant de preuves d’une politique volontariste et de notre engagement auprès des autorités sénégalaises. Je tiens à rappeler qu’en tant que président de TUI France – tour opérateur leader sur le marché Français – j’ai signé conjointement avec le gouvernement sénégalais,  une « Charte pour le développement économique du Sénégal ». De par le positionnement du groupe TUI France sur l’ensemble de la chaîne touristique, nous sommes, sans aucun doute, le partenaire idéal pour contribuer à la mise en œuvre de la politique de développement définie par le gouvernement sénégalais.

La sécurité est au centre des préoccupations des voyageurs. Quelle réponse apportez-vous à leurs inquiétudes ?
Depuis les évènements tragiques, les contrôles ont été renforcés et la surveillance accrue à la demande du gouvernement sénégalais. De manière générale, l’ensemble des acteurs du secteur aérien reste vigilant que soit les compagnies aériennes ou encore toutes les entités satellites de l’industrie.
Le prix du pétrole a beaucoup baissé. Comment expliquez-vous qu'il n'existe toujours pas encore de répercussion réelle sur le prix du billet Paris-Dakar ?
Le prix du baril de pétrole a baissé mais l’euro a reculé face au dollar. Et c’est en dollar que nous payons notamment le kérosène, les loyers avions... Il faut également savoir que nous achetons le carburant à l’avance et que le prix d’achat est bien plus élevé que celui du marché actuel. Je tiens tout de même à souligner que depuis l’arrivée de Corsair sur le marché sénégalais, le prix moyen a baissé de plus de 30 %. Nous avons ainsi favorisé le développement des échanges entre la France et le Sénégal, en donnant l’accès à un plus grand nombre de personnes. Nous avons toujours proposé le meilleur rapport qualité-prix du marché. C’est dans notre ADN. Notre positionnement prix a toujours été offensif.
 
Que diriez-vous à un Sénégalais désirant voyager sur l'axe Paris-Dakar pour qu'il choisisse Corsair ?
 Un programme de vol annuel et régulier, un produit de qualité et une stratégie de montée en gamme, un personnel bienveillant et professionnel, et bien sûr notre engagement de toujours proposer le meilleur rapport qualité-prix du marché. Nos taux de remplissage sont excellents sur le dernier trimestre 2015 et atteignent 89%. Je crois que les Sénégalais ont déjà choisi leur compagnie. C’est une véritable marque de confiance de leur part et je profite de vos colonnes pour les en remercier. Nous continuerons à les accompagner en maintenant une offre très compétitive.

Propos recueillis par Moussa DIOP


Yaya Abdoul kaneLe ministre des Postes et des Télécommunications a salué les performances et les innovations technologiques de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Yaya Abdoul Kane présidait, hier, la cérémonie de lancement d’une application mobile en bourse d’Impaxis Securities, au nom de son collège chargé du Budget, Birima Mangara.

Présidant la cérémonie de présentation d’une application mobile qui permet d’avoir des informations boursières en temps réel, Yaya Abdoul Kane a salué la « nouvelle identité visuelle » de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Selon lui, cette nouvelle identité visuelle répond mieux « aux nouvelles ambitions, c’est-à-dire une bourse modèle et dynamique qui soutient la croissance des économies des pays de l’Uemoa et de valoriser l’épargne ». « Avec ces sentiers et ces outils, a-t-il dit, les investisseurs auront une opportunité réelle d’avoir, en temps, réel des informations pour prendre les bonnes décisions afin de sécuriser leurs affaires ». « Ces sentiers permettront aussi de promouvoir la culture boursière, la bourse étant toujours considérée comme un secteur réservé à une élite ou à des experts », a poursuivi le ministre des Postes et télécommunications.

Le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), Edoh Kossi Amenounve, est revenu sur les performances enregistrées par son institution ces trois dernières années. Selon lui, « beaucoup de gens étaient sceptiques par rapport à la cotation en bourse en continu de la Brvm ». « Ils préféraient rester au fixing », dit-il, soulignant que le passage à la cotation en continu a permis à la Brvm d’avoir « des résultats satisfaisants » et d’être classée parmi « les premières bourses en Afrique, la 6e bourse en Afrique en 2015 avec 17,77% de performances ». « L’indice de la Brvm a battu tous les indices des bourses africaines et même d’autres à travers le monde », a-t-il insisté. « La Brvm, note Edoh Kossi Amenounve, est sur une pente ascendante avec une capitalisation des marchés qui a triplé ainsi que l’augmentation de 48% de la valeur des transactions, l’année dernière ».

Ces résultats, a-t-il expliqué, ont été le fruit de plusieurs facteurs dont la croissance économique en Afrique, une campagne de promotion et de développement. Il a déclaré que la plateforme «Sms bourse», mise sur pied, depuis l’année dernière par la Brvm, compte 100.000 abonnés au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Edoh Kossi Amenounve a annoncé que la Brvm va bientôt lancer une application mobile en bourse. Pour lui, la bourse en ligne permettra d’accroître le niveau de pénétration de la culture boursière dans la sous-région, d’augmenter les transactions, etc. Le président du Conseil d’administration de la Brvm, Pierre Goudiaby Atépa, a rappelé que face à la compétitivité, « l’innovation est devenue un impératif pour les entreprises». « Les entreprises qui n’innovent pas sont appelées à disparaître. L’innovation, c’est le futur de nos entreprises, de nos économies », a dit M. Goudiaby, en invitant les jeunes étudiants à s’orienter vers les innovations technologiques.

Il a rappelé les cinq projets que la Brvm souhaite développer prochainement. Il s’agit de l’incitation des grandes entreprises publiques à se faire coter en bourse, la mobilisation des ressources de la diaspora, la création d’un compartiment pour les matières premières, la promotion de la Brvm et la construction des « Maisons de la bourse ».

Souleymane Diam SY

UNE APPLICATION MOBILE POUR DE L’INFORMATION EN TEMPS RÉEL
La société de gestion et d’intermédiation (Sgi) indépendante, Impaxis Securities, créée en 2004,  a présenté, hier, une application mobile qui permet d’avoir des informations boursières à temps réel.

Selon le directeur d’Impaxis Securities, Patrick Brochet, cette application permettra « à ses clients d’intervenir à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et sur le marché monétaire de l’Union monétaire ouest-africain (Umoa) à temps réel». Ainsi, toute personne physique désireuse d’effectuer des placements financiers dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) et toute personne morale voulant investir sur les marchés financier et monétaire ou souhaitant y mobiliser des ressources pourra utiliser cette application. La clientèle d’Impaxis Securities est sous-régionale et internationale et comprend des personnes physiques, morales et des institutions publiques et privées qui évoluent dans différents secteurs d’activités, informe Patrick Brochet.

Cette société de gestion et d’intermédiation propose une gamme élargie de services financiers pour répondre aux besoins de sa clientèle. Nafissatou Fall, chargée de mission à Impaxis est revenue sur les innovations qui permettent d’avoir des informations en bourse en temps réel. Il s’agit d’un site internet et d’une application « Impaxis Securities », disponible sur Android. Venu présider la cérémonie de présentation de la plateforme, le directeur de la Bourse régionale des valeurs régionales (Brvm), Edoh Kossi Amenounve s’est réjoui de cette initiative.

Souleymane Diam SY


Banque GuichetLes modes alternatifs de règlement des différends à caractère financier ont l’avantage d’être souples et favorisent l’attractivité de l’économie. C’est pourquoi, l’Observatoire de la qualité  des services financiers mise sur ce mécanisme pour le règlement des litiges entre les banques et les clients.

Après cinq années de plein exercice (2010-2015) marquées par une nette progression des saisines  et une « appropriation encourageante du dispositif », l’Observatoire de la qualité  des services financiers s’engage dans une démarche de synergie d’actions avec le ministère de la Justice à travers le Programme de gouvernance économique  (Pge).  « La finalité de cette nouvelle approche est d’élargir le champ actuel à certains égards restreint de la médiation, au traitement pour le compte de l’administration judicaire de dossiers faisant l’objet d’un contentieux économique et financier », explique Alioune Diop, expert financier.

Entre 2010 et 2014, l’Observatoire de la qualité  des services financiers a traité 1.282 dossiers. 625 dossiers relèvent des assurances avec un taux de satisfaction de 94%. 657 dossiers concernent les banques avec  88% des cas  qui ont trouvé une issue  favorable, indique Alioune  Diop.  Selon lui, ces résultats témoignent de la perception croissante de l’efficacité de la médiation financière et de la prise de conscience par les clients de leurs droits. Alioune Diop souligne que la durée moyenne d’instruction des dossiers soumis à la médiation financière est de 35 jours. Ce délai est inferieur au  moins pour 60% des requêtes et à 2 mois pour 25% des requêtes. Il dépasse 2 mois pour 15 % des cas. La réforme contribue à l’amélioration de la gouvernance judicaire, en favorisant la célérité et l’efficacité du traitement du contentieux économique et financier.

Gora Seck, le président du Conseil d’orientation insiste sur l’amélioration de la performance des activités économiques et des transactions. Selon lui, ces préoccupations justifient la mise en place au sein de l’Observatoire de la qualité  des services financiers d’un dispositif de médiation financière destiné à offrir aux clients et usagers  un moyen de recours  externe. «  Cette structure veille également à la  résolution, à l’amiable, de différends qui opposent  les citoyens aux institutions financières», précise Gora Seck.

L’Observatoire de la qualité  des services financiers est la première structure  du genre dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). Elle cible  les banques, les institutions de micro finance, les sociétés d’assurance et la poste. «Son rôle est de participer à la préservation de relations d’affaires fructueuses et continues des agents économiques avec les institutions de financement et d’assurances à travers la résolution à l’amiable des litiges », explique M. Seck.

Les modes alternatifs de règlement des différends à caractère financier ont l’avantage d’être souples et favorisent l’attractivité de l’économie.  De plus, cela permettrait de désengorger les tribunaux et de promouvoir un climat des affaires favorables à l'investissement et à la compétitivité de l'économie.

Oumar BA


Marche DiaobeLes consommateurs du  café Touba retrouvent le sourire. Après près d’un an d’interruption suite à une décision du gouvernement guinéen d’interdire les exportations de ce produit stratégique par la voie terrestre, les importations vers Diaobé ont repris la semaine dernière. Plus de quatre camions de 30 tonnes, chacun, chargés de café brut sont arrivés jeudi, au marché hebdomadaire international de Diaobé. Le prix varie entre 900 et 925 FCfa le kilogramme mais il pourrait augmenter au cours des prochaines semaines.

La pénurie du café guinéen qui est utilisé, dans une large mesure, pour la fabrication du café Touba avait été durement ressentie par les consommateurs et les commerçants de Diaobé. La plupart d’entre eux s’était tournée vers  le gingembre et le piment noir pour compenser les pertes en attendant le retour à la normale.

Les commerçants guinéens sont désormais obligés de passer par le port autonome de Conakry pour exporter le café par la voie maritime jusqu’à Banjul ou à Dakar pour le transporter ensuite par la route jusqu’au marché de Diaobé. « La République de Guinée est le principal fournisseur de produits agricoles du marché hebdomadaire de Diaobé. Et le café constitue le plus grand volume de marchandises guinéennes vendues ici. Il est acheté par des commerçants qui viennent pour la plupart de Dakar, de Touba et d’autres localités du pays pour se ravitailler à Diaobé », déclare Ibrahima Diallo, commerçant au marché de Diaobé. « La décision des autorités guinéennes d’interdire l’exportation du café vers Diaobé n’était pas liée à la fermeture, l’année dernière,  de la frontière entre les deux pays à cause de la maladie à virus Ebola. C’était une simple coïncidence. En tous les cas, le Sénégal a besoin du café pour sa consommation interne. La Guinée a aussi besoin du marché sénégalais pour écouler sa production », ajoute cet autre commerçant qui pense que les deux pays sont interdépendants.

Outre le café, la République de Guinée fournit également d’autres produits agricoles comme l’huile de palme, le piment noir, le gingembre, le fonio, la pomme de terre, le manioc, la patate douce, les balais et les tissus peints en indigo, entre autres. Les commerçants guinéens achètent d’importantes quantités de produits industriels comme le lait en poudre, le sel, le poisson fumé et l’arachide, entre autres.

Mamadou Aliou DIALLO


Societe GeneraleAfin de stimuler et d’accélérer l’innovation au sein de toutes ses filiales en Afrique subsaharienne, Société Générale vient de créer un Lab à Dakar qui servira d’incubateur pour des initiatives innovantes qui amélioreront les services à la clientèle.

Dans un contexte marqué par une croissance du secteur bancaire sur le continent noir et que l’Afrique est en train de créer son propre modèle de consommer, Société générale compte accompagner ces changements en misant sur les technologies de l’information et de la communication. Ainsi, elle a décidé d’ouvrir un Lab, c’est-à-dire un laboratoire d’idées à Dakar. Le lancement a eu lieu mercredi dernier. Ce laboratoire d’idées a pour vocation de stimuler et d’accélérer l’innovation au sein de ses 17 filiales en Afrique au Sud du Sahara. Il servira d’incubateur. « L’Afrique bouge, elle bouge fort et vite. Reproduire ne suffit plus, il faut inventer. Nous sommes la première banque en Afrique de l’ouest mais pour poursuivre notre développement, il faut impérativement que nous comprenions mieux comment évoluent les besoins de nos clients, nous devons nous imposer comme des créateurs d’usage pour rendre la banque plus simple, plus conviviale, plus inclusive », a déclaré Alexandre Maymat, responsable Afrique pour le groupe Société générale. « Nous avons une capacité à innover mais nous voulons la développer en Afrique en capitalisant sur ceux qui savent. C’est pourquoi, nous avons décidé de créer ce Lab et nous l’avons fait au plus proche du terrain, au cœur de l’écosystème des développeurs africains », a-t-il ajouté.

Pour renforcer son interaction avec l’environnement local, le groupe Société générale a décidé de faire héberger son laboratoire d’idées par Jokkolabs, une organisation indépendante qui possède des espaces de co-création et de créativité dans sept pays en Afrique. « L’équipe dédiée sera immergée dans cet écosystème d’innovation ouverte, en contact permanent avec les acteurs locaux et pourra tester l’adéquation des projets innovants du Groupe avec les tendances du marché local. Elle pourra ensuite développer les idées jugées pertinentes et en accompagnera leur mise en œuvre dans les réseaux Société générale en Afrique », a expliqué M. Maymat. Pour Florent Youzan qui pilote ce Lab, celui-ci est « un pont entre un grand groupe bancaire et l’écosystème des start-up africaines, des communautés ascendantes de savoirs et de savoir-faire qui adressent des enjeux de croissance et d’ouverture ». Karim Sy, fondateur de Jokkolabs a dit toute sa fierté d’accompagner Société Générale dans sa nouvelle démarche.

Elhadji Ibrahima THIAM


Christine lagarde FmiChristine Lagarde est virtuellement assurée d'être reconduite à la tête du Fonds monétaire international (Fmi) pour un nouveau mandat de cinq ans dont le début risque d'être dominé par le coup de froid de l'économie mondiale. Le conseil d'administration du Fmi, qui représente ses 188 Etats-membres a mis fin, jeudi, à un suspense très relatif en révélant que la dirigeante française, âgée de 60 ans, était la seule candidate à la tête de l'institution financière.

Le processus de dépôts de candidatures qui était ouvert depuis le 21 janvier s'est refermé mercredi soir sans avoir vu émerger d'autres prétendants, a indiqué le communiqué.

L'organe de direction du Fmi va désormais formellement faire passer un grand oral à l'ancienne ministre de l'Economie française et entend prendre sa décision finale "aussi vite que possible" et sur la base du consensus. A moins d'un improbable coup de théâtre, l'issue du processus ne fait guère de doutes.

Arrivée à la tête du Fmi en juillet 2011, Mme Lagarde avait officiellement fait acte de candidature le 22 janvier et aussitôt reçu le soutien d'importants Etats-membres du Fmi, dont la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France et de plusieurs pays émergents notamment en Amérique du Sud.

Les Etats-Unis, premiers actionnaires du Fmi, ont eux aussi apporté leur soutien à sa candidature en saluant, jeudi, par la voix de leur secrétaire au Trésor Jack Lew, "le travail exceptionnel" accompli par Mme Lagarde "à un moment crucial pour l'économie mondiale".

Ce concert unanime de soutiens auquel le Canada a également participé, a, sans doute, découragé toute candidature alternative.En 2011, avant de succéder à Dominique Strauss-Kahn, Mme Lagarde avait, en revanche, dû se mesurer à la candidature du gouverneur de la Banque centrale du Mexique, Agustin Carstens.

AFP


Arachide poteLe kilogramme d’arachide est vendu à 265 FCfa à Diaobé contre 225 à 250 dans certains  marchés hebdomadaires de la région de Kolda. Le seau de la patte d’arachide qui coûtait 7.000 FCfa l’année dernière à pareil moment est vendu à 10.000 FCfa.

Le prix de l’arachide flambe au marché hebdomadaire de Diaobé. Le sac de 66 Kg est vendu actuellement à 17.500 FCfa, soit un peu plus de 265 FCfa le kilogramme. Le seau de la patte d’arachide qui coûtait 7.000 FCfa l’année dernière à pareil moment est vendu à 10.000 FCfa. « D’habitude, c’est pendant les mois d’août-septembre-octobre que le prix de la patte d’arachide atteignait les 12.000 FCfa. Mais, à ce rythme, on atteindra ce prix dès le mois de mai et peut-être même le dépasser pendant l’hivernage », déclare une dame spécialisée dans la transformation des graines d’arachide en patte.

La campagne de commercialisation de l’arachide se poursuit normalement dans les départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah. Au 4 février 2016, plus de 8.425 tonnes ont déjà été achetées dans la région de Kolda par 39 opérateurs dans  102 points de collecte fonctionnels, soit une augmentation de plus de 494 tonnes par rapport à la semaine passée. Ce tonnage est constitué de 5.662,936 tonnes de graines d’arachide ordinaires destinées à l’huilerie et 2.763 tonnes de semences écrémées. L’antenne régionale de  la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal a débloqué une enveloppe financière de 365, 200  millions de FCfa pour  faciliter la collecte des graines. Cela a permis aux 12 opérateurs bénéficiaires de ce financement de collecter 1 826 tonnes.

La Direction régionale du développement rural (Drdr) de Kolda a relevé un certain nombre de difficultés dans le déroulement de la campagne. « Le nombre d’opérateurs qui a démarré les opérations de collecte dans la région est pour l’instant très limité.  Ils sont 39 sur les 120 agréés dans toute la région de Kolda. Nous pensons que la commercialisation de l’arachide de coques dont le prix varie entre 225 et 250 FCfa le kilogramme dans les marchés hebdomadaires et des autres points non agréés par les producteurs ne militent pas en faveur des opérateurs qui ont contracté des crédits. Cette situation n’arrange pas non plus les banques et le Sfd », déclare Mamadou Badiane, de la Direction régionale du développement rural de Kolda.

Il estime que malgré les efforts consentis par les forces de sécurité et de défense en collaboration avec la douane, le Service régional du Commerce et les saisies opérées de façon quasi quotidienne,  la porosité des frontières avec les pays limitrophes rend particulièrement difficile le travail de surveillance et de contrôle pour combattre la fraude.

Mamadou Aliou DIALLO


SN PologneLe ministre Krzysztof Jurgiel a reçu l’ambassadeur de la République du Sénégal, Khaly Adama Ndour. La rencontre a été consacrée à la coopération bilatérale, indique un communiqué.

Le ministre a exprimé l'espoir que la coopération polono-sénégalaise, en particulier dans le contexte de l'expérience polonaise dans le domaine de la modernisation de l'agriculture, va s’intensifier. « Le ministre a déclaré que la Pologne qui a de longues années d'expérience dans ce domaine, est ouverte à partager son expérience dans le domaine de la modernisation et de la mécanisation de l'agriculture. Il a assuré que la Pologne est prête à préparer une offre pour l’équipement et les machines agricoles adaptés aux conditions et aux besoins des partenaires sénégalais », lit-on dans le communiqué. « Il a également proposé aux partenaires sénégalais  de visiter la Foire internationale de technologies agricoles Agrotech à Kielce qui est l'un des événements d'exposition les plus importants dans le domaine des machines et équipements agricoles en Pologne », rapporte la même source.

Selon le document, le ministre polonais de l'Agriculture a demandé à la partie sénégalaise de finaliser les procédures d'accès des produits agro-alimentaires polonais au marché sénégalais.

La partie sénégalaise a exprimé son intérêt à l'appui polonais pour la modernisation du secteur agricole, en particulier à l'achat de machines et équipements agricoles et a déclaré qu’elle va fournir une liste détaillée de besoins pour la modernisation et la mécanisation de l'agriculture sénégalaise, précise-t-on. Krzysztof Jurgiel a invité le ministre de l'Agriculture du Sénégal à effectuer une visite en Pologne.

M. G.


SuneorLes responsables du Syndicat des travailleurs des industries des corps gras affiliés à la Cnts/Fc ont été reçus, en fin de journée, à leur demande, par le ministre de l’Agriculture. Ils ont formulé des propositions pour faire fonctionner les unités de la Suneor qui manquent de graines.

Au sortir de sa rencontre avec le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, le Secrétaire général national du Syndicat des travailleurs des industries des corps gras affiliés à la Cnts/Fc, Samuel Ndour, a confié avoir formulé des propositions pour faire fonctionner les usines de la Suneor. « Nous avons demandé à rencontrer notre ministre de tutelle parce que nous rencontrons des difficultés à la Suneor. On avait un objectif de 300.000 tonnes de graines d’arachide pour faire fonctionner nos usines. Malheureusement, nous n’avons pas obtenu ces graines parce que les opérateurs ne les amènent plus. Nous sommes venus lui proposer une alternative, c'est-à-dire faire fonctionner les usines de raffinage et de conditionnement pour faire des produits annexes comme l’eau de javel, le vinaigre, l’aliment de bétail et de volaille », a expliqué Samuel Ndour. «Nous avons proposé aussi au ministre de traiter les stocks de tourteaux qui sont dans nos usines de triturations et qui peuvent occuper les travailleurs pendant 3 à 4 mois », a ajouté M. Ndour. Il a précisé que le ministre les a écoutés et s’est engagé à porter l’information à qui de droit. Samuel Ndour espère avoir une réponse positive dans les prochains jours. Le syndicaliste a demandé, avec insistance, la relance de la filière arachide. Selon lui, il faut des semences de qualité, des intrants et que tout cela soit mis en place à temps.

Au sujet de la reprise de la Suneor, le Secrétaire général national de la Cnts/Fc, Cheikh Diop, a déclaré que les travailleurs ont des préoccupations. Il s’agit de trouver un repreneur, un véritable industriel, de corriger, dans le cahier des charges, les erreurs notées dans la précédente privatisation. On doit aussi intégrer les travailleurs dans le capital. Voilà les principales préoccupations que nous avons portées à l’attention du ministre qui nous a écoutés », a-t-il dit.  «Nous pensons qu’il faut nommer un directeur à la tête de la Suneor pour conduire la transition, en attendant de trouver un nouveau repreneur », a ajouté Cheikh Diop. « Aujourd’hui, les options politiques dans l’agriculture nous agréent (politiques d’autosuffisance en riz et dans tous les produits agricoles). Nous nous engageons à accompagner toutes ces politiques », a-t-il poursuivi.

Amadou DIOP


Mamadou Faye PetrosenLa gestion du gisement de gaz naturel découvert à la frontière sénégalo-mauritanienne dont les réserves sont estimées à plus de 450 milliards de m3, fait l’objet de « négociations très avancées » entre les deux pays, a indiqué, hier, Mamadou Faye, directeur général de Petrosen, la Société des pétroles du Sénégal.

A« Effectivement, les négociations sont déjà très avancées entre les hautes autorités qui travaillent ensemble dans cette logique », a-t-il dit, dans un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (Aps). La société d’hydrocarbures américaine Kosmos Energy a annoncé avoir découvert un important gisement de gaz dans son puits d’exploration Geumbeul 1, situé dans la partie nord de la zone de licence Saint-Louis Offshore Profond au Sénégal. Cette annonce intervient après la découverte de gaz de Tortue-1 (renommé Ahmeyim), au large de la Mauritanie, rapporte Kosmos Energy. « Il y a des accords que les deux pays doivent signer pour gérer en commun cette découverte. C’est la prochaine étape et nous y allons actuellement », a déclaré le directeur général de la Petrosen. Mamadou Faye a confirmé que  Petrosen avait déjà signé des contrats avec la partie mauritanienne, avec l’ambition de « travailler dans un esprit serein et de confiance ». Cette découverte de gaz n’est « juste qu’une étape dans l’histoire des deux pays, eu égard à leurs liens fraternels », a indiqué M. Faye. « Il y a une tradition entre les deux pays qui fait que les choses vont aller beaucoup plus vite que les gens ne l’espèrent », a-t-il ajouté.

Kosmos a signé, début 2016, un Protocole d’entente (Pe) avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier, les compagnies nationales des hydrocarbures du Sénégal et de la Mauritanie. La signature de ce protocole consacre une coopération intergouvernementale pour le développement du complexe Greater Tortue qui couvre 1.200 kilomètres carrés près de la frontière sénégalo-mauritanienne.

Les retombées de l’exploitation pétrolière devraient influer sur la croissance économique du Sénégal compte tenu de la facture pétrolière du pays estimée à plus de 500 milliards de FCfa, a indiqué le directeur général de Petrosen. « Nous avons une facture pétrolière qui est estimée à plus de 500 milliards de FCfa. Nous espérons qu’avec les estimations sur les opérations en cours, nous allons satisfaire le marché national », a expliqué Mamadou Faye. Il est longuement revenu sur les enjeux des découvertes de pétrole annoncées récemment au Sénégal et les opérations d’exploitation en cours.

APS


Ue MacL’Union européenne (Ue) appuie la coopération territoriale entre les Archipels de Madère, des Açores et des Canaries et trois pays situés dans la zone atlantique dont le Sénégal. L’enveloppe s’élève à plus de 72 milliards de FCfa. L’appel à projet a été lancé hier au Sénégal.

Le premier appel à projet du Programme de coopération territoriale de l’Union européenne Madère-Açores-Canaries dénommé Mac 2014-2020 a été lancé, hier, au Sénégal. Ce programme a pour objectif de renforcer la coopération entre les archipels de Madère, des Açores et des Canaries et le Sénégal, le Cap-Vert et la Mauritanie. Il entre dans le Fonds européen de développement régional (Feder). Le financement s’élève à plus de 72 milliards de FCfa pour la période 2014-2020.

Selon le chef de la coopération de la délégation de l’Ue au Sénégal, Marc Boucey, la situation géographique proche entre ces îles et les trois pays bénéficiaires de ce projet favorise le développement des possibilités de coopération. « Ces territoires européens sont des partenaires privilégiés pour favoriser un espace de stabilité et de prospérité dans la région », a-t-il déclaré. Il a souligné que le Sénégal a déjà bénéficié du précédent programme de coopération Mac dans le domaine la recherche agricole. Il s’agit maintenant d’intensifier la coopération et de multiplier les projets de coopération Sénégal-Mac. « Le Mac est complémentaire à l’appui octroyé par l’Union européenne  au Sénégal à travers le 11eme Fonds européen de développement(Fed) qui s’élève à 227,6 milliards de FCfa pour la période 2014-2020 », a soutenu Marc Boucey.

Le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, a précisé que ce programme destiné aux régions ultrapériphériques situées dans l’espace atlantique euro-africain. « Notre pays a déjà bénéficié d’importants financements au titre du 10eme Fed. Il est surtout heureux de voir les parties concernées s’engager à consolider les acquis notamment à travers un mécanisme de concertation renforcée et placé autour d’une autorité conjointe de gestion », s’est félicité M. Diop.

Grand voisinage
Pour lui, ce partenariat entre en droite ligne avec les objectifs du Plan Sénégal émergent(Pse). Notamment  à travers les domaines liés à la promotion de la recherche ; le développement technologique et l’innovation ; la recherche technologique et l’amélioration de la compétitivité des Pme, pour engager des processus d’innovation sur les marchés régionaux et internationaux ; la protection de l’environnement et l’efficacité énergétique, etc.

Il a indiqué que la rencontre devrait également servir de cadre de concertation pour consolider les bases d’une coopération économique et commerciale plus poussée, en identifiant les opportunités qui existent entre les pays formant le « Grand voisinage » dans l’espace transatlantique euro-africain. « La richesse de ce programme de coopération réside dans le fait qu’il permet d’utiliser concomitamment le Fed et le Feder pour financer des projets de partenariat bénéficiant aussi bien aux régions ultrapériphériques qu’aux pays tiers se situant dans le voisinage atlantique », a estimé Cheikh Tidiane Diop.

La grande nouveauté de ce Mac 2014-2020, a précisé   le vice ministre régional de l’Economie et des Affaires économiques avec l’Union européenne du gouvernement de l’Iles Canaries, IIdefonso Socorro,  c’est que la participation de ces trois pays se fait en tant que partenaires et parties prenantes de ce programme aussi bien dans la préparation que dans l’exécution et la gestion du programme.

Ndiol Maka SECK


Elevage bovinUn grand pas vient d’être franchi dans l’amélioration de la race locale par la mise en place de deux centres d’insémination à Kolda et à Tambacounda.

Amadou Diallo, le président régional et national  des Gies d’élevage est aux anges. Il a qualifié cette réalisation « d’importante » pour moderniser l’élevage et pour faire des éleveurs de véritables operateurs économiques mieux armés pour participer à l’émergence du Sénégal. Une émergence qui reste le cheval de bataille des plus hautes autorités. Amadou Diallo est  choisi par ses pairs pour diriger le centre d’insémination artificielle, un nouvel outil qui va révolutionner l’élevage dans cette zone. Il a indiqué que l’une de ses missions consistera à faire adhérer tous les éleveurs à cette politique d’amélioration des races locales, soulignant qu’ils ont un éventail de choix même si le Guzerat brésilien est le plus apprécié par les éleveurs locaux. Le coût planifié sera de 12.000 FCfa pour l’ensemble des intrants. Un prix très compétitif par rapport aux 45.000 FCfa que l’éleveur était obligé de payer pour bénéficier de ce service. Toutefois, il souligne que le service du prestataire  sera négocié.

Le Dr Alioune Touré, directeur du projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental et en Casamance (Pdesoc) s’est donné comme objectif, la mise en place d’un service d’insémination artificielle de proximité dans sa zone d’intervention. Pour ce faire, il a formé plus d’une trentaine d’agents de l’élevage des régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda dans la maîtrise de l’insémination artificielle bovine et il les a équipés en matériel d’insémination artificielle.  En outre, le projet, en  mettant en place des  centres secondaires d’amélioration génétique (Csag), consacre Kolda et à Tambacounda comme des dépôts régionaux de semences animales et autres intrants. Ces centres seront placés sous la supervision de l’inspection régionale de l’élevage qui les abrite dans ses locaux.

Le Dr Alioune Touré a précisé que les équipements et les intrants d’insémination artificielle de ces centres d’insémination artificielle ont coûté 100 millions de FCfa. Pour une gestion efficace et durable de cet outil, il est  mis en place un comité de gestion incluant tous les acteurs concernés (inséminateurs, éleveurs, services techniques….). Cette structure définira un mode de gestion consensuel.

Pour le Dr Mame Balla Lô, directeur du centre d’insémination de Daara  qui a représenté le directeur de l’élevage au cours de la cérémonie de réception du matériel et de la mise en place du comité de gestion, ces deux centres constituent une aubaine pour les éleveurs qui ont besoin d’améliorer la race de leurs bêtes dans de bonnes conditions. Il a salué la constitution d’une équipe de techniciens pour aider à la mise en place de cette politique hardie de l’Etat. « Le programme d’insémination est une priorité de l’Etat du Sénégal pour résorber la facture laitière de l’ordre de 30 milliards de FCfa.

L’installation de centres secondaires qui s’ajoutent à la subvention appréciable pour permettre l’accès à l’insémination dans les régions », a indiqué le Dr Mame Balla Lô.

Ces deux centres sont les premiers jalons pour contribuer à mettre en place une insémination artificielle de proximité et continue dans la zone d’intervention du projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental et en Casamance (Pdesoc). Cette politique entre en droite ligne du Plan Sénégal émergent  qui prône  l’amélioration du potentiel génétique de nos races. Et surtout,  les orientations stratégiques définies par l’Etat en vue d’atteindre les objectifs d’autosuffisance du pays en lait et en viande.

Pape Demba SIDIBE


Tourisme Plage SalyUne étude sur l’industrie touristique au Sénégal indique que le secteur se porte bien avec un apport de 300 milliards de FCfa. Et les perspectives semblent prometteuses en 2016, avec une projection de création de nouveaux emplois de 5.000 et une contribution au produit intérieur de l’ordre de 6 à 7%.

Le tourisme au Sénégal se porte bien, a déclaré, hier,  Guillaume Pépin, le directeur général de la plateforme hôtelière Jovago pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Il présentait, avec Ismael Cabral Kambell, responsable relations publiques Afrique de l’ouest, les résultats du rapport de cette plateforme hôtelière dont les données datent de février 2015 et constituent, selon Guillaume Pépin, « une photographie » de l’industrie touristique au Sénégal. « Cette étude fait un portrait positif du tourisme du Sénégal, qui figure dans le top des pays de l’Afrique de l’Ouest sur la base de ses données », a indiqué Guillaume Pépin. « Le Sénégal n’est pas le moins nanti parce qu’il est parmi les rares pays en Afrique au Sud du Sahara a dépassé le cap du million de touristes en dehors du Cap-Vert », a renchéri Ismael Cabral Kambell. Et les perspectives pour 2016 semblent prometteuses. Guillaume Pépin a annoncé que l’industrie touristique devrait générer 50.000 emplois au Sénégal, en 2016 et le secteur devrait contribuer entre 6 et 7% au produit intérieur brut. Les projections tablent sur 1,5 million de touristes. Selon M. Pépin, le secteur du tourisme représente actuellement un chiffre d’affaires de 300 milliards de FCfa. Et un touriste dépense en moyenne au Sénégal 300.000 FCfa hors les frais d’hôtel.

Ces chiffres tranchent avec le discours ambiant faisant état d’un secteur traversé par d’énormes difficultés.

Selon les auteurs de cette étude, sur la période 2013-2014, le Sénégal a eu un taux d’occupation hôtelière de 35% en moyenne sur l’ensemble du pays contre 20% dans les autres pays africains au Sud du Sahara.  Dakar concentre 51% de la capacité d’hébergement contre 20% pour la Petite-Côte et le Sine Saloum, 14% pour la Casamance et 15% pour les autres zones du pays. Ils expliquent l’attrait touristique de Dakar par le fait que la capitale sénégalaise est à la « croisée du tourisme d’affaires et celui de loisirs avec notamment plusieurs rencontres et colloques régionaux et internationaux et aussi ses plages et lieux historiques ».

Ces défis à relever
Toutefois, pour attirer davantage de touristes, les auteurs du rapport estiment que certains défis doivent être relevés. Parmi ces défis, il y a le manque de main d’œuvre qualifiée en hôtellerie et tourisme, le manque de promotion sur la destination Sénégal illustré par la méconnaissance de la plupart des Sénégalais des sites touristiques, le coût très élevé des billets d’avion, des infrastructures limitées surtout à l’intérieur du Sénégal.

Les responsables de Jovago invitent les acteurs à mettre l’accent sur les énormes potentialités touristiques du Sénégal peu exploitées notamment sur les sites sénégalais inscrits dans le patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour davantage promouvoir le tourisme au Sénégal. Il s’agit des cercles mégalithiques de la Sénégambie (Kaolack), le parc national du delta du Saloum, l’île de Gorée, le pays Bassari avec sa diversité culturelle, le Parc national des oiseaux du Djoudj et le Parc national du Niokolo-Koba. Il en est de même de la région naturelle de Casamance avec ses paysages féeriques qui pourrait apporter plus à l’économie sénégalaise, si la zone était bien équipée en termes d’infrastructures notamment sanitaires. Ils ont également appelé à un changement de culture et à ne plus regarder l’hôtel « comme un luxe, un lieu de débauche mais plutôt comme un lieu de repos, une opportunité d’affaires ». « L’hôtellerie, c’est une vitrine de la culture sénégalaise. C’est la chance offerte de développer des opportunités d’affaires », a déclaré Guillaume Pépin.

Les auteurs de l’étude affirment que le Sénégal peut aussi compter sur le e-tourisme puisque 7 500 000 personnes ont accès à Internet et plus de 50% des hôtels sont connectés. Les villes les plus recherchées sur les moteurs de recherche sont Dakar (49%), Saly (31%), Kaolack (7%), Saint-Louis (6%) et Ziguinchor (3%), selon l’étude. Guillaume Pépin et Ismael Cabral Kambell ont expliqué que l’objectif de ce rapport est de mettre à la disposition des journalistes et des professionnels du tourisme et de l’hôtellerie des données « fiables et utiles ».

Mamadou GUEYE


Port Autonome DakarUne mise en cohérence des stratégies de la politique industrielle permettrait à notre pays de gagner plus d’efficacité dans ce secteur. Ce plaidoyer est de l’ingénieur-statisticien, Diabel Diop, qui présentait, hier, une communication  sur la place de l’industrie dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, lors d’une rencontre organisée par la Dpee.

La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le Bureau de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi) et le ministère de l’Industrie et des Mines ont organisé, hier, une rencontre d’échanges sur la place du secteur industriel dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Le secteur industriel occupe une place centrale dans le Pse en tant que moteur de développement, de création d’emploi et facteur d’insertion réussie dans les échanges mondiaux. La connaissance approfondie des options stratégiques du gouvernement en matière industrielle, le suivi rapproché de l’évolution du secteur en termes de projets et programmes ainsi que l’accompagnement des partenaires techniques et financiers seront déterminants dans la réussite du volet industriel du Pse.

Dans cette optique, Diabel Diop, ingénieur-statisticien  à la Dpee, préconise plus de cohérence dans la définition des stratégies. « Il y a une multiplicité de stratégies qui sont menées dans le secteur industriel. Mais elles ne sont pas efficaces en raison d’une absence de concordance », a-t-il affirmé. Toutefois, Diabel Diop soutient que les perspectives et les politiques en cours semblent prometteuses pour le secteur industriel. Selon lui, une meilleure mise en œuvre de ces dernières devrait permettre d’améliorer, de manière substantielle, la contribution du secteur industriel dans le Produit intérieur brut, de participer aussi à la dynamique du marché du travail en termes de création d’emplois et l’utilisation de la main d’œuvre non qualifiée dans le développement du textile.  M. Diop souligne qu’un certain nombre d’obstacles devrait être surmontés. Il s’agit de la cherté des coûts et de la disponibilité des facteurs de production, de la sous utilisation des capacités de production, l’étroitesse du marché, l’absence d’une politique industrielle claire et cohérente avec des étapes identifiées sur lesquelles les acteurs pourraient s’appuyer pour rendre ce secteur dynamique. Il a rappelé qu’à travers l’axe 1 du Pse - qui vise la transformation structurelle de l’économie - une nouvelle dynamique de développement du secteur industriel est déclinée avec une place prépondérante des Partenariats publics privés (Ppp).

Faisant la cartographie industrielle,  l’ingénieur-statisticien relève que le Sénégal dispose d’un parc industriel d’environ 1271 unités suivi au Centre unique de collecte de l’information. L’industrie est composée, en majorité, du sous-secteur alimentaire et manufacturier qui englobe les 80% des entreprises, suivi des industries chimiques, des énergies et des extractives qui se partagent le reste (20%).

Concernant la dynamique du secteur industriel, il estime que son évolution est « erratique » depuis 2000, en faisant ressortir deux périodes de crise : de 2001 à 2006 et de 2011 à 2014. La première période est surtout marquée par la crise énergétique où les prix du baril ont été jugés très élevés. Ce qui n’a pas favorisé la production à la Société africaine de raffinage (Sar). De plus, vers les années 2005 et 2006, les industries chimiques du Sénégal ont été dans une situation difficile. La deuxième période a été marquée par la recrudescence des difficultés sus évoquées aggravées par la nouvelle crise énergétique. « Cela avait poussé l’Etat du Sénégal à sortir des moyens pour investir dans l’énergie à travers le ‘’Plan Takkal’’ », a-t-il rappelé.  De 1980 à aujourd’hui, le secteur est fortement dominé par les industries alimentaires. Cela montre l’importance des industries alimentaires dans le tissu industriel. En 2015, ces industries ont contribué de 4.3% à la croissance du secteur. Cette configuration a connu un changement en 2005 où il a été noté un nouvel élan des industries manufacturières.

Abdou DIAW


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