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Affaires et Finances (2336)

Les habitants de Saré Demba Foreya, un village isolé de la commune de Dialambéré (département de Kolda) ont plaidé pour l’aménagement de la vallée de Fassagna qui couvre près de 500 hectares.

Les habitants du village de Saré Demba Foreya, un village de la commune de Dialambéré (département de kolda) ont accueilli, dans la ferveur, le 03 novembre dernier, la délégation de la 8e mission d’appui de la Banque mondiale et du gouvernement, pour le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao-Waapp). Leur mobilisation était justifiée. Ils ont bénéficié de l’appui du Waapp avec l’introduction de nouvelles variétés de semences en riz et de matériels post-récoltes. Saré Demba Foreya fait partie des 15 localités traversées par la vallée de Fassagna, couvrant près de 500 hectares où le riz est cultivé. Ce village fait partie des sites bénéficiaires du projet de diffusion à grande échelle des variétés Nerica et Sahel. Le projet qui prend fin en octobre 2017 est financé par le Ppaao-Waapp à travers le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa) pour un montant de près de 350 millions de FCfa et exécuté par l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). En plus de l’introduction de ces nouvelles variétés de riz, la localité est dotée d’une batteuse.

« Avant, les habitants de ce village n’avaient ni moyens ni assistance. C’est une zone isolée mais qui mérite un appui. Nous sommes intervenus pour les appuyer en semences de riz et en leur offrant une batteuse», a expliqué Mamadou Badiane, directeur régional de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) pour la basse et moyenne Casamance. Selon M. Badiane, le potentiel de cette vallée est énorme. «Avant l’intervention du projet, les superficies étaient réduites et les rendements faibles (entre 600 et 800 kilogrammes par hectare).

Maintenant, ils se situent entre 2,5 et 3 tonnes à l’hectare », a déclaré Abdou Karim Diédhiou, technicien de l’Ancar. Dans ce village, la culture du riz était une affaire de femmes.

Maintenant, les hommes ont investi ce créneau parce qu’il est rentable. Dans la zone, 939 personnes ont bénéficié de l’appui du projet dont 729 femmes et 190 hommes pour une superficie de 244 hectares. Les paysans ont salué la contribution du projet dans la sécurité alimentaire mais ils demandent l’aménagement de la vallée pour augmenter leur productivité.

939 bénéficiaires
Le président des producteurs de cette commune souhaite l’appui du Waapp et de la Banque mondiale pour l’aménagement de la vallée. «Depuis l’indépendance, nous n’avions que la même variété de semence. L’apport du projet est inestimable car les rendements atteignent parfois 3,5 tonnes à l’hectare. C’est une bonne chose. Ce que nous voulons le plus, c’est l’aménagement de la vallée afin de faire deux récoltes par an », a lancé Sabi Baldé. Il sollicite également un appui en tracteur et un forage. L’édile de Dialambéré abonde dans le même sens. « La vallée du Fassagna a beaucoup de potentialités mais nous avons besoin d’aide pour son aménagement. Nous voulons atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, il faut suffisamment de terres, du matériel agricole et aménager le Fassagna pour avoir deux récoltes par an », a renchéri Bouna Koïta. Kadiarou Baldé, la présidente des femmes s’inscrit dans la même veine. Elle souligne l’importance de l’aménagement de la vallée pour assurer la sécurité alimentaire. Selon elle, la maîtrise de l’eau est un véritable problème dans la zone.

« Qu’on nous aide à aménager la vallée de Fassagna pour faire deux récoltes par an. Nous voulons travailler mais l’eau fait défaut », a-t-elle dit aux membres de la délégation en sollicitant, elle aussi, un tracteur, une décortiqueuse et une faucheuse. Elle a salué la contribution positive du projet dans la relance de la culture du riz. « Avec le projet, les rendements ont augmenté. Mais il faut la maîtrise de l’eau parce que cette année, il y a eu un arrêt précoce des pluies», a ajouté Mme Baldé. Moussa Baldé qui a été entre 2009 et 2014, le président de l’ex communauté rurale de Dialambéré (devenue commune avec l’Acte III) a apporté sa voix pour solliciter l’aménagement de cette vallée. Selon M. Baldé, tant que le problème de l’eau ne sera pas résolu, il sera impossible d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Ce qui passe, à son avis, par l’aménagement de la vallée.  L’agroéconomiste principale au bureau de la Banque mondiale à Dakar qui conduisait la délégation, a salué les réalisations du projet avec l’introduction des variétés Nerica et Sahel. Sur les doléances des habitants de ce village, Aifa Fatimata Ndoye Niane dit avoir pris bonne note et va voir ce qui est possible de faire pour eux.

Aliou KANDE

Crainte de faibles récoltes
L’arrêt précoce des pluies dans beaucoup de localités risque d’influer sur la productivité agricole. A Saré Demba Foreya, comme dans d’autres localités de la région de Kolda, beaucoup de paysans soutiennent que les rendements vont baisser cette année car la dernière pluie a été enregistrée le 30 septembre dernier. « Cette année, même avec les nouvelles variétés de semences, on risque de ne pas boucler le cycle car la pluviométrie n’est pas abondante. Depuis le 30 septembre, il n’y a pas eu de pluie. En 2015, j’avais obtenu 24 sacs de riz. Cette année, je n’espère pas plus de dix sacs », alerte Kadiarou Baldé, la présidente des femmes du village. « Nous ne sommes pas optimistes pour cette année à cause de l’arrêt précoce des pluies. Nous n’avons reçu que deux mois de précipitations. Les récoltes ne pourront couvrir que quatre mois. Il faut qu’on nous aide », souligne Sabi Baldé, le président des producteurs de Dialambéré. « Que ce soit pour l’arachide, le maïs ou le riz, les rendements seront faibles. Il nous faut de l’aide », martèle Moussa Baldé, le président de l’ex communauté rurale de Dialambéré.

A. KANDE

L’édition 2016 de la Semaine mondiale de l’entreprenariat débute, aujourd’hui, par une conférence inaugurale à la Chambre de commerce de Dakar. C’est un événement mondial incontournable pour tous les acteurs qui veulent inspirer, promouvoir et accompagner le développement d’une culture de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le monde.

C’est le plus grand rassemblement mondial d’innovateurs et de créateurs d’emplois qui lancent des startups, donnent vie à des idées, favorisent la croissance économique et contribuent à l’amélioration du bien-être social. Ainsi, chaque année, au mois de novembre, la Semaine mondiale de l’entreprenariat inspire les gens via des activités - locales, nationales et internationales-, conçues pour les aider à explorer leur potentiel d’auto-entrepreneur et d’innovateurs. Elle démontre la diversité des talents et des initiatives des entrepreneurs, dans les secteurs traditionnels ou innovants, dans l’économie sociale, etc. Le Sénégal, à l’image de 160 autres pays, organise une grande campagne de promotion de l’entreprenariat du 14 au 20 novembre autour du thème : «l’agriculture comme porteuse de prospérité ».

La manifestation est organisée par Jokkolabs en tant que «host organisation» pour le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Congo. Pour cette édition, un hommage sera rendu à feu Mamadou Lamine Niang, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar. La Semaine mondiale de l’entreprenariat se tient du 14 au 20 novembre à Dakar, Thiès, Mbour, Saint Louis, Ziguinchor avec 45 activités prévues. Il y aura également des conférences autour des problématiques de l’entrepreneuriat, des formations.

Aliou KANDE

L’idée de délocaliser les activités industrielles de la Société du domaine industriel de Dakar prend de plus en plus forme, selon le ministre de l’Industrie et des Mines. Hier, au Conseil économique, social et environnemental, il a soutenu que, pratiquement, tous les industriels ont commencé à y mettre de l’argent.

L’Etat et les industriels sont en train de s’organiser pour délocaliser la Société du domaine industriel de Dakar (Sodida) ou une partie de ses activités dans un espace plus adéquat, a dit, vendredi, le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.  M. Ndiaye s’exprimait lors de la séance plénière au Conseil économique, social et environnemental (Cese). La rencontre portait sur le thème : « Rôle et place des zones économiques spéciales intégrées (Zesi) dans la politique nationale d’industrialisation du Sénégal ». Les conseillers ont interpellé le ministre de l’Industrie et des Mines sur le nouveau Code minier, la Sodida, les carrières en zone d’élevage, les explorations dans la zone du Ferlo, l’exploitation de l’or et du pétrole, la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) et la Nouvelle société textile sénégalaise (Nsts) de Thiès. « Nous avons invité des entrepreneurs sénégalais à visiter le domaine industriel et le parc industriel de Diamiadio. Ils sont en train de s’organiser, soit sur l’idée d’une délocalisation de la Sodida, soit de leur permettre d’avoir un nouvel espace où faire de l’industrie », a-t-il dit. Aly Ngouille Ndiaye assure que « c’est pratiquement tous les industriels de la Sodida qui sont dans cette association et qui ont déjà commencé à y mettre de l’argent ». « La balle est dans notre camps pour leur trouver un terrain et ce sera avec eux qu’on trouvera les moyens de l’aménager pour déplacer Sodida ou délocaliser certaines activités pour qu’elle soit plus fonctionnelle », a-t-il dit.

Pour la Nsts de Thiès, M. Ndiaye souligne que sa relance a produit 120 emplois, une production de 100 tonnes par mois, des exportations dans la sous-région. Dans la deuxième phase, il est prévu un investissement de deux milliards de FCfa pour 200 emplois. Abordant la question des carrières se situant dans les zones d’élevage, il a assuré que son ministère et celui de l’Environnement vont voir comment tenir en compte les préoccupations des éleveurs dans ces zones.

S’agissant de la Css, il rappelle que cette société génère beaucoup d’emplois et le gouvernement a pris des dispositions pour que ce qui est produit localement soit consommé. « Les dispositions seront prises pour que la Css soit soutenue », a-t-il dit, promettant qu’il sera fait de même pour la filière tomate. D’ailleurs, trois agropoles seront mis en place au Nord, Centre et Sud du pays afin qu’il y ait, dans ces zones, une industrie qui produise de la tomate. Le ministre des Mines a expliqué aux conseillers que l’exploitation de l’or et du pétrole nécessite des compétences. Le Sénégal n’ayant pas encore cette expertise, est allé la chercher et il est normal que ceux qui viennent exploiter gagnent quelque chose. « Nous avons tenu en compte cela dans le code minier et dans la modification du code pétrolier. Nous n’allons pas risquer d’investir dans la prospection », a-t-il dit.

APS

La Direction de la protection et de la surveillance des pêches a mené une opération conjointe de surveillance à Dakar pour sensibiliser les pêcheurs artisans sur la nécessité de s’entourer de toutes les précautions sécuritaires avant d’aller en mer.

La Direction de la protection et de la surveillance des pêches a organisé, avant-hier, une opération conjointe de surveillance dans les zones de pêche de Ouakam, Yoff, Hann et Thiaroye sur mer avec les acteurs. Cette opération à vocation pédagogique visait à informer et sensibiliser les pêcheurs artisans sur les précautions sécuritaires en mer et les infractions à la réglementation.

Après l’opération, le capitaine de Vaisseau, Mamadou Ndiaye, directeur de la Protection et de la Surveillance des Pêches a fait face à la presse pour divulguer les résultats. Il a indiqué que 113 pêcheurs et 17 équipages ont été sensibilisés. En mer, 40 pirogues ont été abordées et sensibilisées. Au cours de l’opération, des infractions ont été constatées. Selon Adama Faye, chef de la Division de la pêche artisanale, 17 embarcations n’avaient pas de gilets de sauvetage, 9 ne disposaient pas de permis de pêche et 3 n’étaient pas immatriculées.

Pour cette opération, d’importants moyens matériels et humains ont été mobilisés. Il s’agit de deux vedettes, d’une embarcation de surveillance du Comité local des pêches de Ouakam, d’une embarcation de surveillance du Comité local des pêches de Soumbedioune, de 18 surveillants composés des éléments de la gendarmerie, du Parc national des iles de la Madeleine, des Comités locaux des pêches artisanales et des agents de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches. Deux véhicules de cette direction ont été déployés dans les principaux sites de débarquement pour assurer la sensibilisation. Le Centre Radio Radar et Satellite de la Dpsp a assuré la coordination opérationnelle.

Le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye récemment nommé à la Direction de la protection et de la surveillance des pêches assure que ces opérations seront poursuivies. « On sera plus présent en mer », a-t-il promis.

Des pertes en vies humaines considérables
« Il faut qu’on veille sur la sécurité des pêcheurs tout en contrôlant les opérations de pêche », ajoute le capitaine. D’autant que, note Adama Faye, chef de la Division de la pêche artisanale, les pratiques de pêche illégale et la non-conformité aux lois et règlements ont accentué la raréfaction des ressources halieutiques et sont la principale cause des pertes en vies humaines en mer. « Malgré la forte sensibilisation pour le respect strict des alertes métrologiques, les pêcheurs opérant dans cette zone continuent de prendre la mer sans le port des gilets de sauvetage. Cette attitude a engendré des pertes en vies humaines considérables à Dakar où le taux est le plus élevé », a déploré Adama Faye. La pêche à la plongée sous marine avec l'usage de bouteille d'oxygène et le défaut de permis de pêche sont, entre autres, les pratiques d'usage dans cette zone, a ajouté M. Faye.

La tâche est immense et le directeur de la Protection et de la Surveillance des Pêches a affiché sa volonté d’effectuer des contrôles plus réguliers, malheureusement, sa direction dispose de moyens limités. En effet, la zone de pêche de Dakar est grande et est marquée par un accroissement d'embarcations de pêche. De plus, la plupart des pêcheurs artisans sont récalcitrants à l’idée de porter les gilets. Mettant en avant la pédagogie, le capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye les invite à prendre les mesures de précaution nécessaires, en emportant à bord le nombre de gilets nécessaire pour tout l’équipage. Malgré sa volonté de privilégier le dialogue, le directeur de la Protection et de la Surveillance des Pêches n’écarte pas de sévir si les pêcheurs artisans persistent à ne pas porter de gilets ou en foulant au pied la réglementation. Daouda Ndoye, un des représentants des pêcheurs s’est félicité de cette opération de surveillance, mettant l’accent sur son caractère dissuasif.

Une opération similaire s’est déroulée en même temps dans la région de Thiès. Celle-ci a permis de contrôler 32 embarcations. 31 étaient en infraction pour défaut de permis ou port de gilet. 18 Gps ont été saisies et les embarcations mises à la disposition de la gendarmerie.

Mamadou GUEYE

Le Sénégal prendra les dispositions nécessaires pour intégrer la nouvelle Méthodologie d’évaluation des systèmes de passation de marchés publics (Maps) de l’Ocde, a assuré le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des télé services de l’Etat.

«Je subodore le même accueil enthousiaste de cette méthodologie d’évaluation de la part de nos institutions communautaires telles que l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui a entamé, depuis 2005, une réforme importante dans le processus de passation des marchés en s’inspirant, à chaque fois, des standard internationaux», a déclaré Khoudia Mbaye, le ministre en charge de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement, des Télé services de l’Etat, à la clôture du forum international de présentation de la nouvelle méthodologie d’évaluation des systèmes de passation des marchés publics de l’Ocde (Maps). Elle a affirmé que la mise en place de la méthodologie Maps par l’Ocde répond à un impératif d’évaluation objective sans lequel, « il sera particulièrement difficile à nos Etats, d’apprécier la distance qui les sépare de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) auxquels ils ont souscrits ; objectifs que le Sénégal s’évertue à réaliser, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse), cadre de convergence unique des politiques économiques et sociales ».

Khoudia Mbaye a souligné que les nouveaux paradigmes de mesure et d’évaluation de la commande publique qui ont été au centre des travaux, contribueront à l’amélioration de l’attractivité du secteur privé domestique et international.

Selon elle, le processus de passation des marchés publics et les partenariats public-privé, doivent s’appuyer sur des principes clairs, une gouvernance rigoureuse, mais suffisamment souple, pour ne pas causer l’étouffement de l’action publique, ni la dilution de l’initiative privée. « En l’absence d’instruments de mesure de ce processus, les acteurs auraient naturellement tendance à prendre leur propre perception du cadre normatif comme étant une vérité universelle. Une telle démarche ne permettrait pas une analyse dépouillée des contraintes et atouts et compromettrait durablement l’adoption de mesures correctives appropriées », a dit le ministre, qui ajoute que la pertinence des conclusions et recommandations confirme l’impérieuse nécessité qui s’attache à la « gestion rationnelle, prudente de nos moyens limités, particulièrement dans un contexte où l’Etat sénégalais, à l’image des autres pays africains, s’est engagé dans un processus de rationalisation de la dépense publique et de professionnalisation de la programmation budgétaire ».

Le ministre Khoudia Mbaye a donné l’assurance que le Sénégal prendra les dispositions nécessaires pour intégrer la nouvelle Maps dans ses futures réformes. « Mon département entend faire le meilleur usage des conclusions des travaux dans la réflexion que nous avons entamées en vue de la définition de la stratégie nationale de promotion des investissements », a-t-elle poursuivi. Elle indique que cette stratégie s’alignera sur les recommandations de gouvernance économique exprimées au cours des deux jours de travaux. «Vous nous avez offert l’opportunité de discuter de problématiques qui nous intéressent. Nous utiliserons ces recommandations pour irriguer nos réflexions », a affirmé le ministre.
Le directeur de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) Saër Niang, s’est félicité de cette réunion de haut niveau.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dakar abrite, lundi prochain, un séminaire international de lancement du projet d’amélioration des politiques d'emploi des jeunes en Afrique francophone. «Dans l’optique de contribuer à l’amélioration des politiques d’emploi des jeunes en Afrique, le Cereg du Cameroun, a soumis un projet de recherche collaboratif et a obtenu le financement du Centre de recherches pour le développement international (Crdi) », indique un communiqué. L’objectif de ce séminaire international qui regroupera environ 100 participants provenant d’institutions diverses (administration publique, secteur privé, organismes internationaux, centres de formation et de recherche, universités, organisations de la société civile), c’est de présenter le projet (contexte, objectifs, méthodologie, résultats attendus) et de faire la revue des politiques d’emploi dans les 5 pays, précise la même source.

A. KANDE

La prise en charge de l’orientation stratégique du pétrole et du gaz découverts au Sénégal continue de prendre forme. Après l’instauration,  par décret, du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz), Macky Sall a nommé, hier, Ousmane Ndiaye, Ingénieur des Mines, Secrétaire permanent dudit Comité et Mamadou Fall Kane, économiste, Secrétaire permanent adjoint.

Le Secrétaire permanent est un homme du sérail, avec une solide connaissance dans le secteur des hydrocarbures et des mines. Il a capitalisé plus de trente-six années d’expérience professionnelle et a occupé d’importantes fonctions dans les grandes sociétés publiques du secteur, notamment en tant que directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen), des Industries Chimiques du Sénégal (Ics), et de la Société des Mines de Fer du Sénégal oriental (Miferso). Professeur de mathématique à l’école normale, avant d’intégrer le secteur des mines avec un poste de directeur des Exploitations des phosphates de Thiès (Lam-Lam), Ousmane Ndiaye est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Techniques industrielles et des Mines d’Ales et de Hec-Paris. Jusqu’à sa nomination à la tête du Secrétariat permanent du Cos-Petrogaz, il était Conseiller spécial à la présidence de la République. Cet ingénieur des mines, expert et consultant international, dont les proches collaborateurs louent « la discrétion, la rigueur et le sens élevé du travail bien fait », va ouvrir, avec le président Macky Sall, ce vaste chantier de mise en place des instruments juridico-économiques pour une exploitation judicieuse au bénéfice exclusive des populations du Sénégal.

S’agissant de l’adjoint au Secrétaire permanent du comité, Mamadou Fall Kane, il est diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Jusqu’à sa nomination, il était conseiller technique à la présidence de la République. M. Kane est spécialiste en économie et politiques publiques. Il jouit d’une expérience internationale dans le financement du développement et l’élaboration de politiques publiques, acquises au ministère de l’Economie et des Finances.

Dans ses missions, le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz) est chargé, entre autres, d’assister le chef de l’Etat dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale de développement de projets pétroliers et gaziers. Le Cos-Petrogaz est chargé de valider toutes les études relatives aux réserves d’hydrocarbures ainsi que les gisements à développer. Il assure aussi le suivi de l’évaluation des réserves stratégiques et de la commercialisation des hydrocarbures et de la bonne gestion de ce sous secteur.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La table ronde régionale sur le Programme mondial de recensement de l’agriculture (Pmra 2015-2020) ouverte le 7 novembre dernier, a pris fin hier. Organisatrices de la rencontre, la Fao et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ont invité les pays membres à s’approprier et à mettre en application les directives du Pmra.

Les recensements agricoles revêtent une importance stratégique particulièrement en Afrique où 54,2 % de la population dépendent de l’agriculture et où la production et la sécurité alimentaires, la résilience au changement climatique constituent des priorités essentielles. Patrick David, le représentant-résident par intérim de la Fao estime que les gouvernements africains ont besoin d’informations exactes sur l’agriculture afin d’évaluer la composition, la répartition et la croissance du secteur ainsi que pour appuyer des décisions éclairées pouvant conduire à investir davantage dans les activités du secteur agroalimentaire.

En vue de recueillir des statistiques sur le secteur agricole, une table ronde régionale sur le Programme mondial de recensement de l’agriculture (Pmra 2015-2020) ouverte le 7 novembre dernier pour diffuser les nouvelles lignes directives de la Fao sur les normes internationales en collecte de données agricoles a pris fin, hier.

Vingt deux pays d’Afrique francophone ont pris part à cette rencontre. Cette table ronde, précise Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd, est la 3e session d’une série de rencontres régionales destinées à présenter et diffuser un ensemble de lignes directrices qui ont été mises à jour pour aider les gouvernements à améliorer leur recensement national de l’agriculture. Au terme de quatre jours de travaux, des recommandations ont été faites sur les modalités de réalisation des recensements agricoles.

La Fao recommande aux pays, l’appropriation et la mise en application des directives contenues dans le Pmra 2020 pour la réalisation de leurs recensements agricoles et leurs programmes d’enquêtes au cours de la période 2016-2025. Quelle que soit le mode de recensement adopté, la Fao recommande aux pays d’être précis dans le contenu des recensements agricoles, en intégrant, en priorité, les 23 rubriques essentielles de base afin d’assurer les comparaisons internationales et pour obtenir les bases de sondages pour les enquêtes de suivi et d’autres enquêtes agricoles. Selon la Fao, en fonction de leurs spécificités, les pays peuvent rajouter des rubriques supplémentaires parmi les 105 identifiées en vue de satisfaire les besoins d’information des différentes parties prenantes.

Pour les pays qui ont engagé leurs opérations dans le cycle 2010 et en fonction de leur niveau d’avancement dans les activités préparatoires, la Fao indique qu’ils peuvent envisager la révision des outils afin d’être en conformité avec les nouvelles recommandations du Pmra 2020.
Des recommandations d’ordre méthodologiques et techniques ont été également formulées.

Il s’agit, pour les pays, de choisir les meilleures approches méthodologiques pour leur recensement décrites dans le nouveau Pmra 2020 de la Fao, en faisant les choix stratégiques en fonction de leur capacité financière, du niveau de l’expertise et de la maîtrise des techniques d’enquête et de recensement.

Aliou KANDE

L’édition 2016 du jeu-concours « Ace Manager » pour la zone Afrique organisé par le groupe Bnp Paribas a été remportée par l’équipe « Naw » du Cesag. Sur le plan mondial, elle est classée 101ème.

Lancé en mai dernier, le Concours Ace Manager initié par le groupe Bnp Paribas qui mettait en compétition les quatre meilleures équipes (constituées chacune de trois étudiants de niveau Bachelor et Master) de la zone Afrique subsaharienne dans les locaux de la Bicis a livré ses résultats. La palme est revenue à l’équipe « Naw » du Cesag. Elle est suivie de « Genius Team » et « 2AN Winners », deux équipes qui viennent également du Cesag. L’équipe « New Manager » de l’université Koffi Annan de la République de Guinée a échoué au pied du podium. Outre un stage rémunéré de 6 mois, les lauréats ont reçu des ordinateurs, des tablettes et téléphones portables ainsi que divers autres lots comme récompense.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée, hier, en présence du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Ibrahima Guèye et l’Administrateur Directeur général de la Bicis Patrick Pitton. Le Jeu-concours « Ace manager » a pour objectif d’amener les étudiants à découvrir l’économie réelle et de les plonger dans l’aventure du business. Mise en situation réelle, chaque équipe doit trouver la meilleure solution pour accompagner les clients dans leur développement. Pour cette édition, chaque équipe devait résoudre dix cas liés aux trois domaines d’activités de la banque : la banque de détail, la gestion des actifs et la banque de financement et d’investissement. Comme l’année dernière, à ce jeu, le podium est occupé par trois équipes qui viennent du Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag). Ce qui illustre la dynamique d’excellence dans laquelle elle s’inscrit. Son Directeur général Boubacar Baidary n’a pas manqué de réaffirmer les ambitions du Cesag de devenir « un business-school de référence et de rang international ». « Nous voulons que le Cesag puisse partager des valeurs d’excellence, de professionnalisme et d’éthique. Ainsi, nous faisons en sorte que nos étudiants puissent avoir des outils qui leur permettent d’être employables et d’être capables d’aller se défendre sur le terrain, dans un monde en pleine compétition. Ace Manager est un jeu pédagogique qui nous permet de nous ouvrir au monde et d’être reconnu au niveau mondial », s’est-il félicité. L

’Administrateur Directeur général de la Bicis a loué le « parcours remarquable et les efforts déployés tout au long de la compétition » par les quatre équipes finalistes. Avec ce concours, le but du groupe Bnp Paribas est d’offrir, selon M. Pitton, « une réelle opportunité à tous les jeunes étudiants du monde entier qui veulent faire carrière dans les métiers de la banque et de la finance, à approfondir leurs connaissances et à vivre une expérience unique ». Pour le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ce jeu-concours illustre « la volonté réaffirmée du groupe Bnp Paribas d’assumer pleinement sa responsabilité sociétale d’entreprise en accompagnant nos jeunes Etats dans la perspective de former nos jeunes ». Fort de cela, Ibrahima Guèye a invité les autres groupes professionnels présents au Sénégal à s’inspirer du groupe Bnp Paribas. Selon lui, l’opportunité offerte par cette banque aux étudiants de se confronter au monde professionnel épouse parfaitement les objectifs de l’axe 1 du Pse qui vise la valorisation du capital humain. « Ace manager » en est à sa huitième édition. Organisé à l’échelle mondiale, il a mis en compétition, cette année, 20.000 participants venus de 125 pays pour 3000 équipes. L’équipe « Naw », première en Afrique subsaharienne, est classée 101ème à l’échelle mondiale. 

Elhadji Ibrahima THIAM

Le déficit commercial du Sénégal s’est dégradé sur une base mensuelle de 1,7 milliard de FCfa (environ 2,890 millions de dollars) durant le mois de septembre 2016, indique que la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Ce déficit s’est situé à 138 milliards FCfa contre 139,7 milliards de FCfa au mois d’août 2016. Selon la Dpee, cette situation reflète un repli en valeur relative plus marqué des exportations (moins 32,6 %) par rapport à celui des importations (moins 15,2 %). «En conséquence, souligne cette structure, le taux de couverture des importations par les exportations a baissé de 8,8 points de pourcentage pour s’établir à 34% contre 42,8% un mois auparavant ».

APA

Le ministre du Commerce a réuni, hier, le Comité de régulation du riz. Cette instance qui regroupe des représentants de l’Etat et des différents intervenants dans cette filière, a fait le point sur la commercialisation du riz local. A la fin de la rencontre, les acteurs ont reconnu le manque de communication mais ils soutiennent qu’il « n’y a aucun problème lié à la commercialisation ».
Ces derniers jours, des voix se sont élevées pour évoquer des problèmes de commercialisation du riz local. Réunis, hier, sous la présidence du ministre du Commerce, les membres du Comité de régulation de cette céréale, soutiennent le contraire. Selon eux, il y a eu un problème de communication entre acteurs intervenant dans la chaine de valeur riz mais pas de difficultés dans la commercialisation de cette céréale produite localement. Au démarrage de la rencontre, pour que tous, y compris la presse, comprennent le mécanisme mis en place pour la régulation du riz local, Alioune Sarr a fait lire le protocole d’accord sur la commercialisation du riz signé en août dernier par l’ensemble des acteurs. Après cette lecture du protocole d’accord, le ministre du Commerce a donné la parole aux différents acteurs présents. Représentant les importateurs, distributeurs de riz, Moustapha Ndiaye a reconnu qu’il n’y a pas de riz en souffrance dans les rizeries du Sénégal. Selon lui, tous les stocks ont été achetés et sont en cours d’enlèvement. Pour étayer son propos, le représentant de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) affirme que sa structure accompagne les producteurs et les importateurs depuis mars 2015. Il a précisé que la banque a financé l’achat de 5162 tonnes de riz local pour une valeur de plus de 1,4 milliard de FCfa. Il a ajouté que les 77 % ont été enlevés. La Banque régionale des marchés (Brm) est dans cette même dynamique. Elle a accompagné la société Vital pour l’acquisition de 1080 tonnes de riz pour une valeur de près d’un milliard de FCfa. Cheikh Diallo, propriétaire d’une rizerie a fait part à l’assistance qu’il dispose d’une quantité de 1500 tonnes mais qu’il est en train de l’écouler.

Selon le directeur général de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta et de la vallée du fleuve Sénégal (Saed), il n’y a que 2100 tonnes de riz local qui restent à commercialiser.

Ce qui n’est rien, à son avis, puisque correspondant à la consommation journalière nationale. Président d’honneur de la filière riz, Saliou Sarr a salué la volonté politique qui a permis une bonne commercialisation du riz local.

« Il n’y a aucun problème sur la commercialisation du riz local. La preuve, après les échanges, on s’est rendu compte qu’il n’y a actuellement que 2100 tonnes qui reste », s’est félicité M. Sarr. Moustapha Lô, le représentant de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) a invité les riziers à produire un riz de qualité.

Le ministre se félicite de la mise en place de ce mécanisme qui a permis une bonne commercialisation du riz local. «Tous les acteurs ont reconnu qu’il n’y a aucun problème de commercialisation du riz. Je retiens que ce mécanisme de régulation fonctionne bien. La preuve, toute la production des rizeries a été achetée. Il ne reste que 2100 tonnes. Les banques sont prêtes à acheter toute la production.
Il faut juste améliorer nos échanges et avoir plus d’information à fournir de part et d’autre », a recommandé Alioune Sarr, faisant la synthèse des travaux.

Aliou KANDE

Le Bureau national sénégalais de la Carte brune Cedeao a procédé, hier, au lancement de la généralisation de celle-ci. La Carte brune vise à favoriser la libre circulation des personnes et des biens ainsi qu’une meilleure gestion des sinistres transfrontaliers.

Depuis le 1er octobre dernier, une attestation Carte brune Cedeao est délivrée, de manière systématique et obligatoire, à tous les souscripteurs d’assurance automobile. Elle entre dans le respect des résolutions du conseil des bureaux du système de la Carte brune Cedeao et à l’arrêté de juin 2016 du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, qui rendent obligatoire la délivrance de cette carte à tout souscripteur d’une assurance responsabilité civile automobile au Sénégal.

Selon Mouhamadou Moustapha Noba, le président du Bureau national sénégalais (Bns), le système d’assurance Carte brune Cedeao, institué depuis 1982, vise deux objectifs : permettre une libre circulation des usagers de la route pour une réelle intégration régionale et assurer aux victimes d’accidents de la circulation routière, une « indemnisation rapide et équitable » causés par les automobilistes non-résidents en provenance d’autres Etats membres de la Cedeao.

Le Bureau national sénégalais a organisé, hier, une cérémonie de lancement de la systématisation de la Carte brune. Cette rencontre a été une occasion d’informer et de sensibiliser les acteurs concernés : autorités de tutelle, compagnies d’assurances, syndicats des transporteurs et des chauffeurs, usagers, chambres de commerce et chargeurs. M. Noba a rappelé que le système qui prévalait avant la Carte brune était marquée par des défaillances telles que des tracasseries frustrantes pour les automobilistes, la confiscation de leurs véhicules, la détention arbitraire. Pour mettre un terme à ces difficulté, la décision a été prise en 2010, de mettre en place une nouvelle attestation d’assurance Carte brune Cedeao avec des normes de sécurité reconnue. Ainsi est né le projet de réforme du Bureau national sénégalais s’articulant autour de la généralisation de la délivrance de l’attestation Carte brune.

Présidant la rencontre, le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a salué la réforme. Cheikh Tidiane Diop espère que la généralisation de la Carte brune contribuera à une meilleure prise en charge des victimes d’accidents de la route. Pour Mor Adji, président de la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurance (Fssa), la Gambie, le Mali et la République de Guinée sont les pays d’origine et de destination de plus de 90 % des voitures concernées par la Carte brune Sénégal.

«En 2015, les 88 sinistres causés au Sénégal proviennent de ces trois marchés (Mali 72, Gambie 12 et Guinée 2) tandis que les 91 sinistres causés par des assurés sénégalais dans les pays de la Cedeao l’ont été au Mali (73), en Gambie (4) et en Guinée (2) », a-t-il dit. Mor Adji a souligné l’importance de la systématisation de la Carte brune Cedeao. Allant dans le sens de la Responsabilité sociétale des entreprises, le Bureau national sénégalais compte mener des actions humanitaires et d’utilité publique.

Un projet d’implantation d’aires de repos est prévu sur l’axe Dakar-Tambacounda-Kidira à des endroits stratégiques.

Ces aires de repos comprendront un espace réfectoire, des toilettes, un espace santé.

Aliou KANDE

Une mission de la Saed, dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, conduite par le responsable de la communication de cette société, El Hadj Guèye, a constaté qu’une importante quantité de paddy et de riz blanc est en souffrance dans les magasins de stockage des producteurs et des riziers. Selon Mafall Fall, gérant de Sen Agro Industries, une rizerie installée à quelques encablures de Ndellé et de Ross-Béthio, a indiqué que 3.000 tonnes de paddy sont en souffrance dans ses magasins, aménagés dans son usine, à Pont Gendarme, Sawoigne, Taredji, Mboundom et à Aéré-Lao. Il a invité les commerçants grossistes sénégalais à acheter cette importante quantité de riz qui a été récoltée à l’issue de la campagne de contre-saison sèche chaude et de la campagne hivernale de production agricole 2016. De l’avis de Mafall Fall, le gouvernement, ayant déployé des efforts louables pour rendre possible ces différentes campagnes de production rizicole, les commerçants doivent se rapprocher des producteurs pour acheter la quantité de riz blanc stockée. Selon lui, ce riz ne peut être comparé à ce lui importé.
M. Fall a insisté sur la nécessité, pour l’Etat, de mener, sur l’ensemble du territoire, une vaste campagne de sensibilisation des populations sur le « consommer local ». « Il faut impérativement mobiliser toutes les énergies pour protéger et valoriser davantage nos produits agricoles », a-t-il dit.

A Mbagam, un village de la commune de Rosso-Sénégal, situé à 120 kilomètres de Saint-Louis, le producteur Oumar Bouya Niang soutient que les moyens déployés par le gouvernement, dans sa politique de relance de l’agriculture, est en train de donner ses fruits. Il affirme que l’autosuffisance en riz est en passe de devenir une réalité dans la vallée où elle se matérialise par des productions rizicoles record. « Nous avons 37.000 tonnes de paddy et 2.500 tonnes de riz blanc dans les magasins de stockage des riziers, sans compter les 11.000 tonnes de paddy qui sont en souffrance dans nos propres magasins de stockage », a-t-il déclaré.

« Il faut que les consommateurs, les commerçants, les importateurs et les producteurs sachent que si nous voulons  développer ce pays, la production rizicole nationale doit être vendue et consommée », a dit Oumar Bouya Niang, déplorant la piètre qualité du riz importé et ses effets dévastateurs sur la santé des populations. Il invite les acteurs de la filière riz à se réorganiser pour apporter les solutions les plus adéquates à cet épineux problème de commercialisation du riz blanc local qui, chaque année, se pose avec acuité. Cheikh Diallo, président du Gie « Nakhadi Derett de Thiagar » de Rosso-Sénégal, a déclaré que toutes les dispositions sont prises en vue d’écouler le stock de riz blanc produit. «Nous en sommes aux derniers réglages pour acheminer ce riz vers les acheteurs et les consommateurs. L’État et les producteurs ont fait leur travail. Il appartient aux acteurs de la filière de tout mettre en œuvre pour enlever cette quantité de riz invendue de la vallée », a indiqué M. Diallo.

Korka Diaw, présidente du Gie « Malal Yoro Guèye », a mis l’accent sur les graves conséquences de l’importation du riz sur l’émergence du secteur de la riziculture au Sénégal, notamment en milieu paysan.

Elle a réaffirmé sa volonté d’emblaver, à la prochaine campagne de production rizicole, 80.000 ha en riz, si elle parvient à commercialiser la quantité de riz stockée dans ses magasins, à rembourser le crédit qui lui a permis de mener sa campagne agricole. Korka a exprimé le souhait de voir encore le président Macky Sall fouler le sol de la vallée pour inciter les acteurs de la filière riz à redoubler d’efforts, en vue de relever, dans un bel élan de mobilisation et de solidarité, tous les défis de l’autosuffisance en riz dans notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le projet Insertion professionnelle et appui  aux Pme lancé en 2015 et visant à consolider les projets antérieurs qui ont été axés sur l'auto-emploi des personnes handicapées, une foire inclusive sera organisée en partenariat avec la Fédération départementale des associations de personnes handicapées de Pikine.

La conférence de presse conjointement animée, avant-hier, dans les locaux de la mairie de Pikine-est par handicap international (Hi) et la Fédération départementale des personnes handicapées (Fdaph/Pikine) s’inscrit dans une logique d’explication sur les motivations d’une telle initiative. Ndèye Khady Fall, la représentante de Handicap international, a indiqué que la foire a pour but de promouvoir les nombreuses initiatives prises par les personnes handicapées dans le domaine de l'entreprenariat. « Elle est conçue pour offrir également aux entrepreneurs handicapés l'occasion d'explorer les pistes de collaboration possibles avec les autres entrepreneurs. Ils seront aussi informés des opportunités offertes par les structures (projets, programmes, Ongs, services de l'Etat, etc.), dédiées à l'appui aux Pme et à l'emploi », a-t-elle expliqué. Cette foire sera organisée du 10 au 12 novembre à la mairie de ville de Pikine affirmé. Elle vise également à rendre visibles les activités et produits des micros, petites et moyennes entreprises (Mpme) gérées par des personnes handicapées, sensibiliser les différents acteurs locaux de développement sur la question de l'auto-emploi des personnes handicapées à travers des activités de micro entreprenariat.

Autre objectif, amener les structures d'appui aux Pme  et à l'emploi à s'impliquer davantage dans l'encadrement et le financement des micros-projets en faveur des personnes handicapées.

Le président de la Fdaph/Pikine, Abdou Kogna Diop a invité les autorités à appuyer cette initiative destinée à promouvoir les conditions décentes d’existence des personnes handicapées.

Abdou DIOP

Mobilisation exceptionnelle, jeudi dernier, au quartier Thiankan de la commune de Vélingara. C’était à l’occasion de la visite de la délégation de la huitième mission de la Banque mondiale et du gouvernement pour le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp). Ces femmes regroupées au sein du Gie « Séda-Séda », ont voulu, à travers cette mobilisation, remercier leur bienfaiteur qui a mis à leur disposition une décortiqueuse de fonio. Coumba Mané, la présidente du Gie et les membres ont battu le rappel des troupes. Tam-tam, violons, danses, rien n’a été laissé au hasard pour exprimer leur gratitude. Cette performante machine va leur permettre de relancer la culture de cette céréale très prisée dans cette partie du pays. Avant, le travail du fonio était pénible, ont expliqué ces femmes. Elles comptent redoubler d’efforts et produire plus. Cette machine a été remise au Gie de Thiankan dans le projet de diffusion, à grande échelle, de la machine à décortiquer le fonio, financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le Ppaao-Waapp, à travers le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa). Le projet pour la redynamisation du fonio concerne les régions de Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou, des localités où cette céréale est cultivée. 40 machines ont été distribuées dans ces quatre régions sur un total de 80 prévues.

La présidente du Gie «Séda Séda », Coumba Mané, a vanté les mérites de la machine à décortiquer le fonio. «La machine est utile pour nous. Avant, on pilait le fonio à la main et cela nous prenait beaucoup de temps. C’est pourquoi, on avait presque abandonné la culture de cette céréale. Maintenant, on compte produire plus. Grâce au Waapp et à la Banque mondiale, on n’a plus faim. Nous sommes contentes », a déclaré Mme Mané. « Le Sénégal ne peut émerger sans l’agriculture. Cela passe par la culture de toutes les céréales, y compris le fonio », a-t-elle ajouté. Elle a précisé que près de 50 femmes travaillent dans ce Gie dont les membres viennent de 32 villages. Profitant de la visite de la délégation, elle a indiqué que les femmes ont encore besoin davantage de moyens financiers et de matériels agricoles. «L’année dernière, nous avions produit trois tonnes de fonio que nous consommons jusqu’à présent. Nous n’avons pas encore touché aux récoltes de cette année. Cette machine ne pourra pas satisfaire toute la demande», a indiqué la présidente du Gie «Séda Séda ».

Le coordinateur opérationnel du projet, Mamadou Diouf, précise que la machine a une capacité de décorticage de 50 kg à l’heure.

A. KANDE

La Sonacos a obtenu un financement de 45 milliards de FCfa (75 millions de dollars ) de la Société internationale islamique de financement du commerce (Itfc) pour la couverture d’une partie de la campagne arachidière 2016-2017, annonce un communiqué. Selon le texte, l’Itfc, membre du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid), a signé un accord de financement syndiqué Mourabaha de 75 millions de dollars (45 milliards de FCfa) en faveur du gouvernement du Sénégal, avec la Sonacos comme agence d’exécution. Ce financement constitue une étape majeure de la campagne arachidière 2016-2017, indique le document. « L’accord de financement est d’ores et déjà en vigueur et disponible pour tirage. Les fonds seront utilisés pour l’achat des arachides auprès des agriculteurs et des coopératives avant leur transformation en huile et tourteaux d’arachide par la Sonacos », précise la même source.

La Suneor, la plus grande industrie d’huilerie sénégalaise, a été rebaptisée Sonacos Sa en juillet dernier. Elle portait le nom Suneor depuis 2005, année de sa privatisation au profit du groupe Adevens. L’ancien fleuron industriel, butant contre de sérieuses difficultés, est revenu dans le giron de l’Etat, qui détient 99,78 % des actions. Début mai dernier, l’ancien directeur général de la Société nationale d’électricité (Senelec), Pape Dieng, a été nommé directeur général de la Suneor, avec comme mission la relance de l’entreprise au côté de Youssoupha Diallo, président du conseil d’administration.

M. Dieng confiait après sa nomination que les dettes de l’entreprise s’élevaient à 54 milliards de FCfa pour des pertes sur capital évaluées à 17 milliards de FCfa.

(APS)

En quatre jours, plus de 80 navires ont été contrôlés. 12 parmi eux ont été arraisonnés dont 2 chalutiers, 8 embarcations artisanales de pêche et 2 dont la nature n’a pas été spécifiée. Selon les résultats de la Commission sous régionale des pêches (Csrp), les faiblesses du dispositif sous-régional de surveillance des pêches subsistent toujours.

Ces opérations de surveillance se sont déroulées du 28 août au 1er septembre 2016 dans les eaux de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la République de Guinée. Les résultats de l’opération de surveillance dénommée « Pedro Cardoso Nanco » ont été présentés, hier, au cours d’une conférence de presse tenue à la Direction de la protection et de la surveillance des pêches, en présence des représentants des Etats membres.

Pour contrer les navires étrangers qui profitent des faiblesses du dispositif sous-régional de surveillance des pêches pour exercer des activités illégales dans la zone Csrp, la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée, le Sénégal, le Cap-Vert, la Mauritanie et la Sierra-Leone ont mis en place le projet « Gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’Ecorégion WAMER ».

Selon Babacar Bâ, le coordonnateur du Csrp, cette opération a noté la participation d’un expert de l’Agence européenne de contrôle des pêches (Aecp), venu tester la capacité des Csrp en vue d’un partenariat pour 2017, afin de définir un plan d’actions pour développer des outils de gestion durable mais aussi pour renforcer la capacité des acteurs. L’opération baptisée Pedro Cardoso Nanco est un hommage à cet inspecteur des pêches, décédé en mer lors d’une mission de surveillance des pêches, a précisé Babacar Bâ. Arnaud Comolet du Pnud, le coordonnateur général du projet, a expliqué que sur le plan mondial, le coût des pertes liées aux mauvaises pratiques est estimé entre 10 et 23 milliards de dollars par an, soit un volume compris entre 10 et 21 millions de tonnes de poissons.

Etendue sur 4 jours, cette opération a couvert la totalité de la zone maritime allant de la frontière nord de la Gambie à la frontière sud de la Guinée, englobant ainsi les Zones économiques exclusives (Zee) de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée et la partie sud de la Zee du Sénégal. Au-delà de la lutte contre ces mauvaises pratiques, d’autres enjeux liés à la bonne gouvernance ont été aussi soulignés comme la gestion durable, la lutte contre la pauvreté, l’impact des changements climatiques sur la pêche.

Fara Michel DIEYE

Le projet de construction du marché d’intérêt national et de la gare des gros porteurs à Diamniadio avance. 25 % des travaux ont été effectués, d’après le ministre du Commerce, Alioune Sarr, qui s’est rendu sur le site, hier.

Comme tous les autres chantiers d’envergure du chef de l’Etat à Diamniadio, celui devant abriter le marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs sort peu à peu de terre. Sur le terrain, les ouvriers sont à pied d’œuvre. Les engins ronronnent en creusant des sillons à plusieurs endroits. Visitant, hier, le chantier, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, s’est rendu compte de l’état d’avancement des travaux, 5 mois après la pose de la première pierre. « Nous sommes rassurés puisque 25 % des travaux sont exécutés à l’heure actuelle. Il y a 90 personnes qui travaillent sur le site avec un objectif de 450 personnes dans un futur proche et d’ici à novembre 2017 le projet sera livré », a indiqué le ministre du commerce.

D’un coût global de 50 milliards de FCfa, ce projet permettra aux producteurs et aux commerçants sénégalais de stocker, conserver et commercialiser leurs produits horticoles, laitiers. « Cette infrastructure commerciale qui nous permet d’avoir une modernisation de nos circuits de conservation, de stockage et de distribution de nos produits, est très importante parce qu’il ouvre le Sénégal dans l’Uemoa et dans l’espace Cedeao comme étant un espace d’approvisionnement sécurisé », a expliqué Alioune Sarr.

Dans sa première phase, ce marché d’intérêt national comprendra 157 magasins dont chacun aura un espace de stockage, une chambre froide et un bureau. Avec de telles installations, Alioune Sarr espère que le Sénégal sera un « futur hub » pour la commercialisation des produits agricoles.

Quant à la gare des gros porteurs, elle aura une capacité de 135 places pour les camions et 51 places pour les véhicules commerciaux. Sans compter les deux hangars dont l’un réfrigéré de 1.200 m2 et l’autre de 1.900 m2. Elle permettra de décongestionner Dakar et d’améliorer la circulation dans la capitale. « Ce projet, fait remarquer le ministre du Commerce, va développer le tourisme commercial parce qu’il va permettre à une famille sénégalaise de venir les week-ends faire son marché et faire la promotion des produits intérieurs. Cela devrait se passer ainsi comme en France, en Turquie, Indonésie, etc.». L’entreprise turque, Dm investistment construction, en charge des travaux, espère livrer le chantier à date échue. Toutefois, les responsables de ladite société ont exhorté le ministre à leur faciliter les signatures nécessaires pour une exécution correcte du chantier. A ce sujet, Alioune Sarr a donné des assurances.

Maguette NDONG

Le Premier ministre a donné, hier, le coup d’envoi de la 4ème édition du Salon international des mines. Il s’attend à ce que l’industrie minière participe activement à la nouvelle dynamique de création des conditions d’une forte croissance, durable et inclusive, soucieuse de la préservation et de la protection de l’environnement.

«Le secteur minier : un levier de développement territorial ». C’est le thème de la 4ème édition du Salon international des mines qui se tient du 8 au 10 novembre 2016. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, avec la dynamique enclenchée dans le secteur des industries extractives et dans le contexte de mise en œuvre du Pse. Il a affirmé que le Sénégal s’est résolument engagé dans la voie d’un secteur minier, moteur de croissance mais aussi générateur de prospérité. M. Dionne est d’avis que le secteur doit avoir plus d’impact sur le développement humain. Ce qui, selon lui, atteste de l’actualité du thème de ce salon. « Ce thème, affirme-t-il, est en parfaite adéquation avec la territorialisation des politiques publiques à laquelle le président de la République attache la plus haute importance. En initiant l’Acte 3 de la décentralisation, le chef de l’Etat a voulu marquer sa volonté de renforcer la démocratie locale, tout en assurant la correction des disparités spatiales et la promotion de l’équité, afin de répondre aux aspirations des citoyens à un mieux être », a indiqué le Premier ministre. Il estime que ce nouveau jalon dans l’approfondissement de la décentralisation, traduit la forte ambition des hautes autorités de bâtir le Sénégal à partir de territoires viables et compétitifs avec le développement des pôles territoires. «Nous attendons de l’industrie minière qu’elle participe activement à cette nouvelle dynamique de création des conditions d’une croissance forte, durable et inclusive, soucieuse de la préservation et de la protection de l’environnement», a déclaré le Premier ministre.

Transparence
Il précise que des dispositions appropriées ont été prises dans ce sens dans le nouveau code minier. « Ce code, poursuit-il, prévoit l’affectation de 0.5 % du chiffre d’affaires hors taxes des sociétés minières au fonds d’appui aux collectivités locales, qui doit contribuer au développement économique et social des zones concernées ; le versement de 20 % des recettes de l’Etat provenant des opérations minières à un fonds d’appui et de péréquation destiné aux collectivités locales et la mise en place d’un fonds de réhabilitation des sites miniers alimenté par tous les titulaires de permis d’exploitation et dont les ressources sont calculées sur la base des études d’impact environnemental ». Ces différents instruments devraient permettre, à son avis, de créer les conditions d’un partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat, le secteur privé et les populations, avec pour finalité, une contribution plus significative du secteur des mines au développement local. «La dynamique enclenchée dans le secteur des industries extractives et dans le contexte actuel du Pse, montre que le Sénégal s’est résolument engagé dans la voie d’un secteur minier moteur de croissance mais aussi générateur de prospérité», a insisté Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il a rappelé la volonté de transparence de notre pays qui a adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie). Selon lui, la publication du rapport Itie au titre de l’année fiscale 2014 confirme l’engagement de notre pays à se hisser au niveau des standard les plus élevés en transparence dans le secteur extractif. 

…Premier contributeur au budget de l’Etat
Présidant l’ouverture des travaux de la 4ème édition du Sim 2016, le chef du gouvernement a salué le dynamisme du secteur des mines. Dans les domaines tels que le calcaire et l’or, les minéraux lourds et le fer, Mahammad Boun Abdallah Dionne dit observer une évolution positive du secteur minier. Selon lui, il y a lieu de relever que, même si l’on parle, de plus en plus, des hydrocarbures, le secteur minier demeure encore le premier contributeur à l’économie et au budget de l’Etat en termes de recettes budgétaires. «En 2014, 101 milliards 249 millions de FCfa, soit 92,7 % des recettes budgétaires du secteur proviennent du sous-secteur extractif, suivi du sous-secteur pétrolier, avec une contribution totale de 8,019 milliards de FCfa », a déclaré le chef du gouvernement. Il soutient que le dynamisme du secteur minier est également illustré par le démarrage de nouveaux projets de cimenterie et l’exploitation des minéraux lourds à Diogo.

Ces tendances, poursuit-il, appelées à se consolider, permettront d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2020 par le Pse en exploitation de phosphates, d’or et de zircon et de réaliser l’ambition du Sénégal de devenir un hub minier. Il a affirmé que les mines sont des ressources naturelles dont l’exploitation, en même temps qu’elle génère de la prospérité, soulève également des problématiques variées, d’ordre environnemental et socioéconomique.

Aliou KANDE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck a présidé, hier, l’édition 2016 du Comité scientifique et technique de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra). Il a annoncé un plan de fortification de la recherche suite à une instruction du président de la République.

L’édition 2016 du Comité scientifique et technique de l’Institut de recherches agricoles (Isra) a été ouverte, hier, par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Cette session qui va durer cinq jours (du 7 au 11 novembre) sera une occasion de faire l’état des lieux de l’application des recommandations de 2015, l’état d’avancement des activités de 2016 et le programme d’activités de 2017.

Papa Abdoulaye Seck a rappelé l’importance de la recherche dans les progrès de l’agriculture sénégalaise et il a annoncé un plan de fortification de la recherche. Il a affirmé que si, aujourd’hui, le bassin arachidier est devenu un bassin agricole, c’est grâce au génie créateur des chercheurs, à la volonté politique et à l’engagement des ruraux. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a indiqué que le Sénégal est dans une « dynamique d’exploitation optimale de ses écosystèmes », grâce aux chercheurs. «La nation entière vous est reconnaissante à jamais car vous avez compris que tout le pays a droit au développement. C’est par l’innovation qu’on construit une agriculture de progrès », a-t-il dit aux chercheurs.

Il leur a assuré que la recherche sera davantage soutenue pour tirer la croissance de l’économie, révélant que le chef de l’Etat l’a instruit de lui proposer, dans les meilleurs délais, un plan de fortification de la recherche. « Il faut saisir cette opportunité pour faire de l’Isra, une institution forte pour l’excellence de l’agriculture », a lancé le ministre, soulignant avoir gardé de bons souvenirs de cette institution qu’il a dirigée.

Le Comité scientifique et technique, a indiqué Alioune Fall, le directeur général de l’Isra, est un moment important dans la vie de l’institution. « Il traduit, en actes, la vision du président de la République pour une agriculture compétitive, durable et qui tire la croissance économique », a-t-il expliqué. M. Fall s’est réjoui des performances de l’institution qui a largement dépassé les objectifs fixés par l’Etat, cette année.

Pour l’arachide et le riz, les semences ont quasiment doublé et un important travail de sélection a permis de faire homologuer, cette année, sept variétés d’arachide à haut rendement compris entre 2,5 et 4 tonnes à l’hectare. Selon Alioune Fall, en 2017, l’institution ira encore plus loin. Ngagne Sène, le président du conseil d’administration a loué les résultats obtenus par l’Isra. « L’Isra est en train de faire un excellent travail. C’est ce qu’a compris le président de la République en donnant d’importants moyens à l’institution », s’est félicité M. Sène. Selon lui, une agriculture performante passe par des semences de qualité et l’Isra joue un rôle capital dans ce domaine. En marge de la cérémonie d’ouverture, l’Isra et l’université Alioune Diop de Bambey ont signé un protocole d’accord.

A. KANDE

La question de l’emploi des jeunes était, hier, au centre d’une table ronde qui a réuni les principaux partenaires techniques et financiers du Sénégal. Le but, mobiliser environ 2,5 milliards de FCfa pour le « Projet conjoint emploi des jeunes » piloté par l’Agence nationale pour la promotion de l'emploi des jeunes (Anpej).

La problématique de l’emploi constitue une préoccupation majeure pour tous les Etats en particulier pour ceux en développement comme le Sénégal. En 2015, notre pays avait un taux de chômage de 13 %, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le phénomène est exacerbé par la pauvreté surtout en milieu rural et périurbain, par la jeunesse de la population –chaque année 200.000 jeunes frappent aux portes du marché du travail-, l’inadéquation entre formation et emploi, l’absence de qualification, etc.

Le chômage et le sous emploi des jeunes (18 à 35 ans) concernent 60 % de la population active du Sénégal. Face à la lancinante question du chômage et du sous-emploi des jeunes, l’Agence nationale pour la promotion de l'emploi des jeunes (Anpej) a organisé, hier, une table ronde de mobilisation de ressources, en partenariat avec le Système des Nations Unies au Sénégal dans le « Projet conjoint emploi des jeunes ».

Cette table ronde a pour objectif de réunir les principaux partenaires techniques et financiers de l'Etat en vue de leur présenter le programme, d'identifier leur possibilité de contribution technique et financière dans sa mise en œuvre et de mettre en place une plateforme des acteurs du secteur de l'emploi, a expliqué Amadou Lamine Dieng, le directeur de l’Anpej. Le consensus autour de la problématique d’insertion des jeunes étant établi, Fatou Bintou Djibo, le représentant résident du Pnud, par ailleurs, coordonnatrice du système des Nations Unies au Sénégal estime qu’il faut prendre à bras le corps cette question pour « pouvoir réaliser une alternative durable aux phénomènes migratoires clandestins, à l’insécurité dans les villes et villages et dans les zones frontalières marquées souvent par une extrême pauvreté ». A défaut, a-t-elle prévenu, nos Etats seront davantage confrontés aux problèmes liés à la violence et à l’insécurité sous toutes ces formes. C’est pourquoi, Mme Djibo a insisté sur la mobilisation et la mutualisation des ressources techniques, humaines et financière. En effet, le budget n’est pas bouclé malgré les contributions de l’Etat du Sénégal et des agences du système des Nations Unies.

Toucher 30.000 jeunes
D’un coût de 5 millions de dollars (environ 2,5 milliards de FCfa) dont 4 sont à mobiliser auprès des partenaires techniques et financier et 1 million par le gouvernement sénégalais, le « Projet conjoint emploi des jeunes » est conçu dans le cadre de la mise en œuvre du Plan cadre des Nations unies d’appui au développement. Il vise à rationaliser et optimiser le dispositif de promotion de l’emploi des jeunes, à cartographier les métiers utiles dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, à promouvoir le développement des compétences à travers des programmes de renforcement de l’employabilité des jeunes et la mise en place d’un dispositif de promotion de l’emploi rural.

D’une durée de trois ans, le « Projet conjoint emploi des jeunes » ambitionne de toucher 30.000 jeunes demandeurs d’emploi âgés de 18 à 35 ans. Le programme sera mis en œuvre dans plusieurs régions du Sénégal avec un accent dans les régions de Louga, Saint-Louis, Diourbel, Matam, Kaolack et Tambacounda.

Mamadou GUEYE

Un guichet unique pour tous les demandeurs d’emploi préconisé
Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, a émis l’idée de mettre sur pied un guichet unique pour tous les demandeurs d’emploi. C’était lors d’une table ronde de mobilisation de ressources, organisée, en partenariat avec le Système des Nations Unies au Sénégal, dans le « Projet conjoint emploi des jeunes ». Selon lui, ce guichet unique aura le mérite de servir de plateforme pour les investisseurs qui pourront y trouver les profils de travailleurs recherchés et au gouvernement de disposer de statistiques fiables sur les demandeurs d’emplois.
Au Sénégal, le marché de l’emploi se caractérise par un accès à un travail difficile pour les demandeurs surtout pour ceux qui sont à la recherche du premier emploi. Chaque année pourtant, ce sont 200.000 jeunes qui frappent aux portes du marché du travail. Ces demandeurs présentent deux profils. Il y a les diplômés de l’enseignement supérieur dont la plupart n’a pas de qualification professionnelle et ceux qui n’ont pas fait des études et n’ont aucune qualification professionnelle.

M. G.

Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, a émis l’idée de mettre sur pied un guichet unique pour tous les demandeurs d’emploi. C’était lors d’une table ronde de mobilisation de ressources, organisée, en partenariat avec le Système des Nations Unies au Sénégal, dans le « Projet conjoint emploi des jeunes ». Selon lui, ce guichet unique aura le mérite de servir de plateforme pour les investisseurs qui pourront y trouver les profils de travailleurs recherchés et au gouvernement de disposer de statistiques fiables sur les demandeurs d’emplois.


Au Sénégal, le marché de l’emploi se caractérise par un accès à un travail difficile pour les demandeurs surtout pour ceux qui sont à la recherche du premier emploi. Chaque année pourtant, ce sont 200.000 jeunes qui frappent aux portes du marché du travail. Ces demandeurs présentent deux profils. Il y a les diplômés de l’enseignement supérieur dont la plupart n’a pas de qualification professionnelle et ceux qui n’ont pas fait des études et n’ont aucune qualification professionnelle.

M. G.

La première édition de l’African Malaysia business day s’est tenue, à Kuala Lumpur, le 31 octobre et le 1er novembre dernier. Lors de cette rencontre, un mémorandum d’entente a été signé entre la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) et la Malaysian african professional entrepreneurs (Mape).

Une forte délégation sénégalaise a pris part à la première édition de l’African Malaysia business day qui s’est tenue, le 31 octobre et le 1er novembre dernier, à Kuala Lumpur. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, ces journées organisées par le ministère du Commerce et de l’Industrie de la Malaisie, les missions diplomatiques africaines accréditées dans ce pays, avaient pour objectif d’accroître l’information sur les opportunités d’affaires entre la Malaisie et l’Afrique, de promouvoir les produits et services malaisiens en Afrique, de faciliter l’importation des produits africains. D’après le document, le Sénégal était représenté par une forte délégation de 15 personnes du secteur privé.

Des chefs d’entreprises sénégalais évoluant dans les secteurs des Btp, de l’agrobusiness, de la santé, du pétrole, du gaz, du tourisme, du transport maritime et des Tic ont également fait le déplacement de Kuala Lumpur.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mustapa Mohamed, ministre malaisien du Commerce et de l’Industrie qui s’est réjoui de la forte participation des entrepreneurs africains et a souhaité que le volume du commerce entre l’Afrique et la Malaisie (2 % du commerce malaisien) soit doublé d’ici à 2021. Il a assuré les participants de la volonté de son pays d’œuvrer à l’atteinte de cet objectif et a proposé l’élaboration d’un plan quinquennal. Les chefs d’entreprises ont suivi des exposés sur la politique commerciale et d’investissement de la Malaisie, son programme économique de transformation, son unité de gestion des performances et des résultats. Du côté africain, les Malaisiens ont été édifiés sur l’agenda 2063 de l’Union africaine et sur les opportunités d’affaires en Afrique.

Au programme figuraient également des ateliers sur les secteurs identifiés, des expositions de produits manufacturés, des rencontres B to B, des visites d’entreprises et de sites industriels. En marge de ces activités, un mémorandum d’entente a été signé entre la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) et la Malaysian african professional entrepreneurs (Mape). Suite aux différents contacts qu’ils ont eus avec les hommes d’affaires malaisiens, les chefs d’entreprises sénégalais ont exprimé leur satisfaction et sont confiants quant à la conclusion de contrats et de joint venture dans un proche avenir.

Aliou KANDE

Face aux changements climatiques, le gouvernement et ses partenaires ont orienté la recherche vers des variétés de semence à cycle court. Le Centre national de recherches agronomiques de Bambey, dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp), a mis au point 7 nouvelles variétés d’arachide qui seront distribuées aux producteurs au prochain hivernage. L’annonce a été faite, vendredi, par Dr Issa Faye, sélectionneur de semences au Cnra.

Sept nouvelles variétés de semences d’arachide, déjà homologuées, seront distribuées aux producteurs en 2017. L’annonce a été faite, vendredi dernier, par le Dr Issa Faye, sélectionneur d’arachide au Centre national de recherches agronomiques de Bambey (Cnra). Il s’exprimait à Sinthiou Malem, dans le département de Tambacounda, lors d’une visite de la huitième mission d’appui de la Banque mondiale et du gouvernement dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp). Ces sept variétés ont pour noms « Yaakaar, Rafet car, Taaru, Essamay, Amoul Morom, Tossette et Sunugal ». Parlant de « Yaakaar et Rafete Car », Dr Faye soutient que ce sont des variétés fourragères avec des rendements de deux à trois tonnes à l’hectare. Elles peuvent produire trois tonnes de gousses et trois tonnes de fanes en hivernage. Et en contre-saison, elles peuvent atteindre cinq tonnes à l’hectare par variété. En plus du rendement, elles ont un cycle court de 90 jours. « Face aux changements climatiques, les nouvelles variétés doivent s’adapter partout dans le pays, dans la zone sud-est du pays notamment à Tambacounda où il y a une diminution de la pluviométrie », a-t-il dit. « Avec ces variétés, on aura une bonne stabilité de rendement. Au prochain hivernage, ces variétés seront disponibles pour les producteurs en plus des dix autres qui existaient. Elles seront distribuées à des multiplicateurs de semences », a ajouté Dr Faye. « Nous avons un important programme de production de semence pré base. Pour le prochain hivernage, sept variétés seront disponibles pour les paysans. Leur homologation a été faite dans de meilleures conditions », a renchéri Mamadou Lô, responsable semence prè base à l’Isra. Le docteur Issa Faye indique que ces variétés ont été testées en milieu paysan.

A Sinthiou Malem, la délégation a visité des parcelles de production de semences d’arachide avec les variétés « Yaakaar et Rafet Car » à la station de l’Isra. « Ces variétés sont intéressantes et répondent aux effets des changements climatiques. Nous allons nous investir pour qu’elles soient diffusées rapidement aux producteurs», a déclaré Aifa Fatimata Ndoye Niane, agroéconomiste principale à la Banque mondiale. Elle a salué l’important travail des chercheurs de l’Isra dans la mise au point de ces nouvelles variétés de semences à travers le Centre national de spécialisation qui deviendra un centre d’excellence en Afrique de l’Ouest. Selon Mme Niane, le défi est de multiplier ces nouvelles semences et mettre des mécanismes pour qu’elles soient à la disposition des producteurs et ainsi relever le niveau de productivité qui est un défi majeur de la chaîne de valeur arachide. Elle estime que les producteurs et les huiliers ne pourront trouver des solutions à leur forte demande qu’à travers l’amélioration de la productivité. Elle pense qu’il serait bon d’organiser une rencontre entre les décideurs, les producteurs, les chercheurs et le secteur privé afin de présenter ces nouvelles variétés.

De notre envoyé spécial à Sinthiou Malem, Aliou KANDE

Dr Issa Faye, chercheur au Cnra de Bambey : « Seuls 30% des besoins en semences d’arachide sont assurés »
Les besoins du Sénégal en semences d’arachide sont estimés à 100.000 tonnes par an. Mais le Sénégal n’assure qu’une partie, a confié, vendredi, à la station Isra de Sinthiou Malem (département de Tambacounda), Dr Issa Faye, sélectionneur de semences. Selon ce chercheur au Cnra de Bambey, il y a une marge importante qu’il faudra exploiter avec le privé. Il soutient que l’Isra est disposé à accompagner le privé pour qu’il puisse produire des semences car le potentiel est énorme. L’Isra, poursuit-il, a les capacités d’accompagner le secteur privé, en proposant des semences pré-bases de qualité. «Nous lançons un appel au privé pour leur dire que l’Isra est prêt à les aider à augmenter leurs chiffres d’affaires », a lancé Dr Faye. «80 tonnes de pré-base ont été produites et on espère, avec la contre saison, arriver à 120 tonnes. La demande en semence est très forte. Il faut l’implication du secteur privé », a insisté Aifa Fatimata Ndoye Niane, agroéconomiste principale à la Banque mondiale, chargée du Ppaao-Waapp.

A. KANDE

Sinthiou Malem : La station Isra à la recherche d’un second souffle
«La station Isra de Sinthiou Malem est très malade. Ici, il n’y a ni tracteur, ni machine encore moins de paire de bœufs. Nous travaillons difficilement ». C’est en ces termes que Mamadou Lamine Sonko, le chef de la station a accueilli la délégation de la huitième mission de la Banque mondiale et du gouvernement dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp). La station construite en 1937, est dans un état de délabrement avancé. Une situation qui préoccupe M. Sonko qui sollicite le soutien du gouvernement et de la Banque mondiale pour sa réhabilitation. Son plaidoyer a été bien entendu. Selon Mamadou Lô, chargé des semences prè-base à l’Isra, un début de solution est envisagé. Il a déclaré que l’exécution du marché a été retardée par l’hivernage. « Grâce au Pppaao-Waapp, des efforts sont en train d’être faits pour réhabiliter les stations de l’Isra», a-t-il dit. Aifa Fatimata Ndoye Niane, agroéconomiste principale à la Banque mondiale a regretté le fait que le marché lancé il y a près de trois ans pour la réhabilitation et l’équipement des stations de l’Isra ne soit pas encore exécuté. Mais elle a promis de s’impliquer encore et de suivre le dossier pour que le problème de passation du marché soit résolu rapidement. Elle espère que d’ici à la fin 2017, ces centres de recherche seront réhabilités. Les variétés d’arachide « Yaakaar et Rafete Car », sont en cours de multiplication dans cette station.

A. KANDE

Le débat sur le FCfa est loin de s’estomper, avec la publication de l’ouvrage « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », présenté, avant-hier, lors de la rencontre mensuelle « des samedi de l’économie ». Les auteurs de ce livre ont invité les institutions d’émission de monnaie de la zone franc à prendre en compte les défis tels que la croissance et la création d’emplois.

Les auteurs de l’ouvrage : « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », estiment que les banques centrales de la zone franc devraient aller, au-delà de leur mission classique qui consiste à mettre en œuvre des politiques monétaire en vue de stabiliser les prix. Martial Ze Belinga, économiste et sociologue camerounais, l’un des auteurs de l’ouvrage, affirme que l’heure de dépasser les discours sur la lutte contre l’inflation a sonné, vu le contexte actuel. « Cette politique, dit-il, freine l’activité économique des pays de la zone franc et n’encourage pas la création d’emplois. » A son avis, il faut une monnaie qui puisse orienter les pays vers une transformation de nos économies. Ndongo Samba Sylla, économiste, chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg, soutient qu’il est peu probable que les pays africains de la zone franc, qui ont adopté des plans de développement, puissent émerger en restant dans le FCfa. « L’inflation, dit-il dans notre zone, a une origine importée. » Il ajoute que nos banques centrales se focalisent sur la lutte contre l’inflation, en sacrifiant les objectifs de croissance et de création d’emplois. « Ces institutions d’émission n’ont qu’un seul but : lutter contre l’inflation. Elles doivent tenir compte d’autres défis de développement », confie Ndongo Samba Sylla.

Indignés du FCfa
Outre la dénonciation de la politique monétaire au sein de la zone franc qui tourne principalement autour de la lutte contre l’inflation, les auteurs de l’ouvrage : « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », ont analysé les limites de cette monnaie en cours dans l’Uemoa et la Cemac.

Faisant le bilan de plus de 50 ans de « coopération monétaire » entre la France et ses anciennes colonies, ils analysent les enjeux économiques et politiques du franc CFA et explorent les alternatives possibles pour les pays africains. Selon ces économistes, depuis plus de 70 ans, ces pays subissent une « servitude monétaire » qui plombe toute perspective de développement. D’après eux, 10 d’entre eux sont classés par les Nations-Unies comme « pays les moins avancés » (Pma). A la lumière de ce bilan, le livre pose le débat sur l’avenir du franc CFA notamment sur les moyens d’emprunter une autre voie propre aux pays africains. Ces économistes font remarquer que le franc CFA reste soumis, de nos jours, à une double tutelle : française et européenne. L’économiste Demba Moussa Dembelé affirme que cette monnaie sert de domination à la France et à ses entreprises installées dans nos pays. « Il est nécessaire de retrouver notre souveraineté monétaire, indispensable au développement et à la transformation structurelle économique », confie M. Dembelé. 

La monnaie unique, la voie du salut !
Les auteurs de « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », avancent que le débat sur le sort du franc CFA s’inscrit dans le contexte plus général de la réflexion sur la nécessité de repenser le concept et les politiques de développement à la lumière des échecs des modèles imposés de l’extérieur à l’Afrique. « Si jusque-là la mobilisation contre le franc CFA était essentiellement le fait de chercheurs et de mouvements sociaux, elle semble s’élargir aujourd’hui aux responsables politiques et institutionnels. Pour l’Afrique de l’Ouest, une étape majeure de cette mobilisation pourrait être l’adoption de la monnaie unique de la Cedeao qui compte 15 pays membres et une population de plus de 300 millions d’habitants dont l’échéance est fixée à 2020 », notent-ils. « Cette monnaie unique sonnerait le glas de la zone Franc et permettrait aux pays africains d’exercer la pleine souveraineté sur leurs politiques monétaires. Elle serait un facteur d’accélération de l’intégration en Afrique de l’Ouest et constituerait un exemple pour les autres sous-régions et même pour le continent africain dans son ensemble », ajoutent-ils.

Abdou DIAW

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