banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (1631)

Le Salon international de l’agriculture (Sia) a pris fin, hier, 5 mars 2017, au parc des expositions de la porte de Versailles. Le Sénégal qui est à sa 16ème participation tire un bilan satisfaisant de sa participation de cette année. La qualité des produits présentés et l’affluence des visiteurs ont été soulignées par les commissaires chargés de l’organisation.

« C’est un bilan satisfaisant que nous tirons de notre participation à cette édition du Salon international de l’agriculture de Paris », a déclaré Ibrahima Mendy, commissaire du salon au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il estime que cette année, outre les innovations apportées à l’organisation telles que le changement de disposition dans le stand du Sénégal, la qualité des produits présentés par les exposants et l’organisation du stand au pavillon 5 du parc des expositions de la porte de Versailles, ont été les clés de ce succès. S’y ajoute également l’intérêt que le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural accorde à cet évènement et la parfaite collaboration entretenue avec l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture. « Un facteur qui s’est traduit par l’intérêt que la diaspora sénégalaise a accordé cette année à la journée dédiée au Sénégal », a soutenu, par ailleurs, le directeur de l’analyse, des prévisions et des statistiques agricoles. Pour cette année, les organisateurs notent, avec satisfaction, l’affluence notée au stand du Sénégal. « Elle se traduit par un bond significatif du nombre de visiteurs »., a souligné M. Mendy.

Il indique que plus de 4.000 visiteurs ont fréquentés le stand du Sénégal contre environ 2.000 en 2015. Abondant dans la même foulée, le commissaire du Salon à l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture, Abdoulaye Diop, n’a pas manqué de remercier les différents partenaires qui ont concouru à ce succès. M. Diop a profité de l’occasion pour saluer le dynamisme du comité d’organisation et l’engagement du directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Lamine Lô, dans le processus.

S. P. SADIO

La 17ème session de l’assemblée générale du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), s’est déroulée, samedi dernier. Cette rencontre a servi de cadre pour des échanges, évaluations et élaboration de projets dans la perspective d’une programmation d’un agenda d’actions. Elle a surtout été le lieu du renouvellement du bureau exécutif et du conseil d’administration de ladite structure.

A travers le renouvellement du bureau exécutif et du conseil d’administration du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), l’ambition affichée est de rendre cette organisation patronale « plus dynamique, plus forte et davantage engagée dans la voie de l’émergence nationale et de la promotion de l’action entrepreneuriale », a laissé entendre son président, Mbagnick Diop. Le Meds, par la voix de M. Diop, renouvelle sa vision tournée vers un « esprit d’initiatives » qui constitue la sève nourricière de son action et l’amène à être un « grenier de tissu productif national », pour la création d’emplois. Selon M. Diop, l’assemblée générale s’accommode des principes de transparence qui constituent des générateurs de stratégies de renforcement du ménagement structurel, de performance de la gouvernance interne et de planification d’activités d’avant-gardistes qui portent vers l’avant. Dans cette dynamique, un comité scientifique du Meds a été installé. En outre, un rapport d’activités a été présenté, celui-ci revient sur les activités effectuées par le Meds. Le rapport intègre également les principaux axes de partenariats contractés par le Meds avec d’autres structures internationales.

Mbagnick Diop souligne que le président de la République, sous la houlette du Premier ministre et en conformité avec le gouvernement, travaille pour un environnement des affaires propice à l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse).

Mansour Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, représentant du gouvernement du Sénégal, a salué « un mouvement imaginatif et dynamique ». L’existence d’un secteur privé fort, inventif, dynamique a constitué partout le principal vecteur des investissements et le socle de la création de richesses, a-t-il dit. La création massive d’emplois rémunérateurs, condition sine qua non de la victoire sur la pauvreté, n’est possible qu’avec la présence et l’engagement de décideurs économiques compétents, résolument tournés vers la modernité et maîtrisant les nouveaux outils de gestion et de management, a dit le ministre. Dans ce cadre, le gouvernement est disposé à jouer son rôle pour «créer les conditions idéales de l’émancipation de l’appareil de production et de service », a ajouté M. Sy.

Oumar BA

La Fédération des professionnelles de l’agro-alimentaire organise, devant la Mairie de Mbour, sa deuxième exposition de ses produits. Une occasion, pour ces dames, réparties dans 30 groupements, de montrer, chaque année, à la face du département, leurs productions composées de céréales locales et de légumes, entre autres.

L’esplanade de l’Hôtel de ville de Mbour abrite une exposition de la Fédération des professionnelles de l’agro-alimentaire. Une occasion, pour ces femmes, de valoriser leurs produits. « Il nous faut être accompagnées pour augmenter nos produits et pénétrer le secteur touristique », a souhaité Mme Guet, présidente de la Fédération. Selon elle, les problèmes auxquels elles sont confrontées tournent autour des emballages, des expositions, mais surtout de l’écoulement des produits. « Nous avons besoin d’un espace qui nous est propre pour exposer, en permanence, nos produits », a-t-elle dit. Dans la capitale de la Petite côte, lorsqu’on parle de femmes transformatrices, l’on pense automatiquement aux produits halieutiques. Mais force est de reconnaître que la transformation des produits locaux tels que le pain de singe, le « bissap », le « soump », le tamarin, le gimgimbre, le « ditax » est en train d’occuper une place prépondérante dans les activités des femmes. C’est là une manière pour elles de se mouvoir séparément dans l’optique d’un objectif commun : l’autonomisation de la femme. Saliou Samb, président du Conseil départemental, qui a rendu visite, hier, aux femmes, a déclaré que l’institution accompagnera les transformatrices des produits locaux. Il qualifie ces femmes de levier du développement économique et social du département. « Je suis venu leur rendre hommage, elles qui ont décidé de s’investir pour ainsi contribuer à leur propre prise en charge », a-t-il encore lancé, promettant de les aider à pouvoir écouler leurs produits et vivre de leur art et de leur expertise. Il s’est félicité que le « consommer local » ne soit pas un vain slogan à Mbour, mais une réalité vivante.

Une autre satisfaction et pas des moindres, c’est l’encadrement et la formation de la jeune génération, composée de jeunes filles exclues du système scolaire et qui, désormais, aura un métier qui leur permette, à défaut de régler tout leurs problèmes, de prendre en charge, du moins, une partie. Saliou Samb a, enfin, lancé un appel à la population pour venir acheter les produits afin de soutenir ces braves dames.

Amath Sigui NDIAYE

La réunion du Comité de commercialisation du riz, présidée par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, s’est tenue hier. La suspension de l’importation du riz entier, par le Sénégal, pour permettre l’écoulement de la production nationale est la décision majeure.

Le gouvernement sénégalais a décidé de suspendre l’importation du riz entier sous toutes ses variétés pour permettre la commercialisation du riz cultivé au Sénégal. Il est de l’avis général de l’assistance, composée d’acteurs de la filière, qu’il est de meilleure qualité. Cette suspension permettra d’écouler 6.212 tonnes de riz blanc des rizeries, 3.000 autres détenues par les commerçants et, dans les meilleurs cas, les 18.640 tonnes de riz paddy. Les opérateurs économiques se sont engagés à acheter l’ensemble du riz blanc invendu. Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a toutefois invité les riziers à saisir les opportunités qu’offre la tierce détention dans le financement bancaire au risque de se voir retirer leurs agréments. Par ailleurs, pour outiller davantage les riziers, il est prévu, le 16 mars prochain, dans la zone nord, une rencontre pour échanger sur la mise à niveau industrielle avec le bureau qui en a la charge. « Nous avons déjà, avec l’Union européenne, un plan de financement de 10 milliards de FCfa, destiné à la mise à niveau industrielle des Petites et moyennes entreprises (Pme). Les riziers bénéficieront d’une attention particulière », confie-t-il, non sans inviter à une harmonisation des prix du riz produit au Sénégal.

Dans cette volonté d’amélioration des performances, le Sénégal va mettre en place un Système de récépissé d’entrepôt (Sre) qui fait partie des critères de notation de la Banque mondiale dans le Doing business. Le projet de loi est quasiment achevé. Il sera inscrit dans les meilleurs délais à l’ordre du jour du Conseil des ministres, selon Alioune Sarr. Il a également annoncé la tenue d’une réunion avec les services du ministère de l’Agriculture et de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie pour la mise en œuvre d’une plateforme technologique destinée à fournir des données unifiées et fiables à l’ensemble des acteurs, conformément aux recommandations du Conseil interministériel du 21 février 2017.

En ce qui a trait à la promotion du riz local, le ministre du Commerce a indiqué qu’un plan de communication sera mis en œuvre dans 15 jours. La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed) assurera une part considérable du budget de communication. Les opérateurs économiques sont invités à participer au financement dudit plan.

Alassane Aliou MBAYE

Avant-hier jeudi, c’était au tour du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) de célébrer sa journée au stand du Sénégal, au Salon international d’agriculture (Sia). Le président du Conseil d’administration du Cosec venu présider l’événement a profité de l’occasion pour souligner le bond significatif que connaissent les exportations du Sénégal ces dernières années.

Les responsables qui ont pris part, hier, à la journée qui a été dédiée au Cosec au Salon international d’agriculture, ont tous magnifié l’envol des exportations du Sénégal ces trois dernières années sur le marché international. « Il y a eu un bond significatif de 15.000 tonnes à 91.000 tonnes en 3 ans seulement », a souligné Babacar Ndiaye, président du Conseil d’administration du Cosec. Il estime que ce résultat va agir positivement sur la balance commerciale et créer, dans la foulée, de l’emploi au Sénégal. M. Ndiaye n’a pas manqué de magnifier la qualité des emballages des produits issus de la transformation des produits agricoles sénégalais. Il a indiqué que le Sénégal a des choses à présenter sur le marché international dans ce domaine. Selon lui, le salon de l’agriculture est le cadre propice pour accompagner toute cette dynamique enclenchée pour booster les exportations du Sénégal.

De notre envoyé spécial au Sia de Paris, Seydou Prosper SADIO

La fiscalité pétrolière et gazière est un manque à gagner qu’aucun État ne devrait négliger ; car celle-ci permet de financer le développement. Pour mettre tout le monde au même niveau d’information, une session de mise à niveau a été initiée à Dakar.

L’atelier national de formation des acteurs sur la fiscalité pétrolière et gazière organisé, par le Forum civil et l’Ong Oxfam, s’est terminé hier, après deux jours de réflexion. Cette rencontre avait pour objectif principal de sensibiliser les acteurs sur la nécessité de payer les impôts.

La rencontre, selon le chargé de programme au Forum civil, Thialy Faye, se tient dans le contexte de mobilisation des ressources domestiques et cela est indissociable de la recette fiscale, qui doit être recouvrée de façon juste. Car, celle-ci finance le développement.

Il a noté que, dans les régions minières du Sénégal telles que Dakar, Kédougou et Matam, il y a un grand nombre d’entreprises qui bénéficient d’exonération fiscale dans l’opacité totale. Il estime que ces entreprises devraient être suivies de près pour savoir si elles respectent les textes réglementaires.

« Il faudrait évaluer les rapports sur les dépenses fiscales des sociétés minières. Ces sociétés bénéficiaires de remise fiscale ne respectent pas souvent l’engagement de recruter des jeunes de la localité », a déclaré M. Faye. Il a ainsi invité ces entreprises à se conformer aux règlementations en vigueur.

Par ailleurs, le chargé de programme a précisé qu’il doit y avoir un consentement libre éclairé avant l’installation d’une entreprise minière dans une localité, afin d’éviter tout conflit.
Il a laissé entendre que les rapports de recherche produits par le Forum civil ont révélé que le niveau de vie à Kédougou (région pauvre) est très cher. Au sujet du délitement de l’environnement, il déclare que le plan de gestion concertée de l’environnement doit parer à tous ces manquements.

Se référant à la lecture critique du rapport Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) du Sénégal 2014, l’inspecteur des impôts et domaines, Bassirou Diomaye Faye, a affirmé que de la fiscalité doit être retenue sur les ressources minérales et gazières.

« L’Itie n’est importante que lorsqu’il y a une appropriation qui permet aux populations d’imposer aux autorités la transparence », a dit M. Faye, qui a déploré la destruction permanente de l’environnement. « L’implication des acteurs non étatiques est très importante », a-t-il fait savoir. L’inspecteur des impôts et domaines est d’avis que la publication des rapports de l’Itie doit être régulière. Il a estimé que ce défi doit être relevé pour la correction de certaines imperfections. « Il faut imposer un agenda de rencontres pour une dissémination des rapports », a-t-il noté.

Le 1er juillet 2017, le processus de validation du rapport Itie va démarrer, selon Alioune Badara Paye, Secrétaire permanent par intérim du Comité Itie. Pour 2017, deux rapports seront publiés (2015 et 2016), a-t-il informé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, déplore le manque de suivi des partenariats que nouent les opérateurs sénégalais, à l’occasion des éditions du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. M. Mbodj estime que c’est le maillon faible de la participation régulière du Sénégal à ce rendez-vous.

Si le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France a tenu à saluer la régularité du Sénégal au Sia de Paris, il n’en demeure pas moins qu’il déplore, dans la foulée, le manque de suivi des relations d’affaires que les opérateurs sénégalais arrivent à initier avec certains de leurs collègues étrangers. « C’est le suivi qui pose problème pour mesurer les retombées économique d’un tel événement qui fait partie de l’agenda des producteurs et opérateurs du Sénégal », a déclaré Abdoulaye Mbodj, au Sia. Il estime que les acteurs arrivent toujours à nouer des relations mais ne facilitent pas la tâche à l’administration pour suivre la suite accordée aux différents partenariats. M. Mbodj estime qu’il serait bon que le Bureau économique de l’ambassade du Sénégal, en France, puisse disposer des informations sur le suivi des partenariats noués par les Sénégalais, à l’occasion des différentes éditions du Sia. « Finalement, l’administration ne se charge que de la mise en relation », a-t-il indiqué. Il est d’avis que le rendez-vous de la porte de Versailles peut énormément apporter à l’agriculture sénégalaise et à l’économie nationale. « C’est bon de venir s’enquérir des innovations technologiques en cours dans le domaine de la production agricole, du machinisme et de la transformation », a-t-il déclaré.

 

Le cluster horticulture et ses centres de formation partenaires ont signé des contrats d’achat de formation et des conventions d’investissement. Il s’agit d’un partenariat de formation des apprenants dans les domaines de la production horticole et du machinisme agricole.

Le cluster horticulture et ses centres de formation partenaires ont signé des contrats d’achat de formation et des conventions d’investissement. Il s’agit d’un partenariat de formation des apprenants dans les domaines de la production horticole et du machinisme agricole.

La cérémonie a été organisée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat.

A travers cette activité, le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat s’engage à participer à la modernisation et à la redynamisation de la formation professionnelle. Il vise également à autonomiser les jeunes et à lutter contre le sous-emploi, avec des formations certifiantes et qualifiantes.

La signature des contrats d’achat de formation entre dans ce cadre. Ainsi, pour démarrer à temps, le ministère de la Formation professionnelle a signé, ce lundi, une convention avec deux centres de références : il s’agit du centre de formation professionnelle horticole de Cambéréne et le Lycée technique André Pétavin de Saint-Louis. Pour une durée de six mois, 40 jeunes répartis en deux cohortes seront formés dans les métiers de l’horticulture.

Une cohorte de 20 apprenants sera formée au centre de formation horticole de Cambéréne dans le domaine de la production horticole. Alors que la deuxième cohorte fera sa formation au lycée André Pétavin de St-Louis. Ici, les modules vont porter sur la conduite, la maintenance et l’utilisation des agroéquipements. Selon le coordonnateur du cluster agricole, Abdourahmane Idaly Kamara, les bénéficiaires de cette formation sont les jeunes producteurs analphabètes et les jeunes sans emploi. A l’en croire, à l’issue de cette formation, les jeunes seront tous opérationnels et leur insertion dans la vie active est déjà négociée avec les entreprises de la place. L’objectif du projet formation pour l’emploi et la compétitivité est d’offrir une bonne formation de qualité à la masse critique de jeunes sénégalais en quête d’emploi. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, le cluster horticulture a été doté d’un budget de 5,7 milliards de FCfa. Une somme destinée à la construction de centres de formation professionnelle de référence. Deux centres d’une valeur de 1,5 milliard de FCfa, chacun, seront construits, cette année, en partenariat avec l’Anida. Le premier centre de formation professionnelle de référence va être construit à Thiép, dans la région de Louga. Le deuxième à Nétéboulou, région de Tambacounda.
A en croire le coordonnateur du cluster horticulture, l’ambition du ministère de la Formation professionnelle est de former 300 acteurs en 2017 et 1.500 en 2019.

Abdourahmane Idaly Kamara précise aussi qu’après Cambéréne et le Lycée André Pétavin, le partenariat sera étendu à d’autres centres car, dit-il, « l’objectif est de faire un maillage du territoire national.

Pape Coly NGOME

En visite dans les périmètres maraîchers de la vallée du Diobass, le ministre du Commerce, en charge du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a noté, avec satisfaction, les premiers fruits générés par l’exploitation des espaces emblavés, suite à la mise en service d’ouvrages de retenues d’eaux de pluies à Notto, Ndioukhane et Hanéne.

« Cela témoigne des belles perspectives qui sont offertes aux populations d’exploiter cette vallée en passe de devenir l’une des plus importantes zones horticoles de la région de Thiès », a laissé entendre le ministre Alioune Sarr, par ailleurs, maire de la commune de Notto. Il s’est félicité de la remontée de la nappe phréatique qui favorise, aujourd’hui, les activités maraîchères menées par des jeunes qui sont rentrés au bercail grâce à la revitalisation de la vallée du Diobass. Alioune Sarr s’est ainsi offert, mardi dernier, un exercice d’une journée marathon pour aller à leur rencontre dans les périmètres.

Déjà, dans les périmètres de Ndioukhane, les plantations de choux, d’oignon, de tomate, d’oseille (Bissap), entre autres spéculations, s’offrent à première vue. Dans son périmètre qui attire l’attention de la délégation ministérielle, le nommé Ousmane Faye dit attendre, à la prochaine récolte de chou, une production qui devrait atteindre la cinquantaine de sacs. « Ce sont des sacs de 70kg de chou généralement », souligne-t-il. Mais, ajoute notre interlocuteur, « nous espérons également produire beaucoup d’oignon et de tomate ». Suffisant pour illustrer cet espoir qui est en train de renaître dans la vallée du Diobass où d’ailleurs comme l’a souligné le ministre du Commerce, « la riziculture a refait surface avec 30 ha qui ont été exploités cette année et cela après une léthargie de plus de 50 ans ». Pour autant, tout n’est pas rose dans cet engouement suscité car, il a été évoqué la lancinante question de la commercialisation des produits. Une véritable équation liée surtout à l’enclavement non seulement des villages polarisés mais également des périmètres dont l’accès s’avère très difficile en toutes saisons. La réalisation de pistes de productions ainsi que l’électrification de certains villages sont souhaitées dans cette zone à vocation agro-sylvo-pastorale.

A ce sujet, le ministre a annoncé qu’avec le démarrage du Projet du domaine agricole communautaire (Prodac) du Diobass, d’une enveloppe de 10 milliards de FCfa, toutes ces doléances seront satisfaites. Le projet du domaine agricole communautaire (Dac) du Diobass dont les études de faisabilité sont en cours, va permettre également de développer des systèmes de production et chaînes de valeurs, avec la production végétale, les cultures céréalières, l’arboriculture, l’élevage, l’aviculture et l’aquaculture, entre autres, a souligné, Abdel Kader Goudiaby, qui a représenté le coordonnateur du projet pour les besoins de cette visite.

Mohamadou Sagne

Ce sont 3.161 hectares de terre qui ont été emblavés, en maïs, dans les régions de Kédougou et de Tambacounda pour la campagne agricole 2016.

Ce sont 3.161 hectares de terre qui ont été emblavés, en maïs, dans les régions de Kédougou et de Tambacounda pour la campagne agricole 2016. Pour cette présente campagne, outre la nécessité de mettre l’accent sur les facteurs de production pour l’emblavement de plus de 10.000 hectares à Tambacounda et à Kédougou. Il s’agira également, pour les acteurs de la filière maïs, de faire face aux difficultés auxquelles sont confrontés les paysans de ces deux régions du Sénégal, dont le déficit en matériels agricoles, les difficultés d’accès au financement, le retard dans la mise en place des intrants et la qualité défectueuse de certaines semences. Les acteurs de la filière maïs des régions de Kédougou et de Tambacounda qui, à l’instar de ceux des autres zones, ont entamé un processus de structuration en organisations interprofessionnelles agricoles.

Une structuration qui entre dans la Loi d’orientation sylvo pastorale (Loasp) pour renforcer le programme d’accélération de la production agricole. Le président national du collège des producteurs de maïs du Sénégal, Papa Banda Dièye a, au cours de cette assemblée générale des acteurs de la filière tenue à Tambacounda, noté quatre sous-collèges de producteurs de maïs. Ils ont été mis en place dans les zones de Sine Saloum, de la Casamance, du Sud Est et de la Vallée du Fleuve Sénégal. Selon lui, cette rencontre est une occasion, pour les délégués des organisations, d’échanger leurs expériences sur la culture du maïs, mais aussi de se concerter sur la charte de fonctionnement dudit collège. Les participants à cette rencontre ont échangé sur les contraintes qui ont pour noms, retard et faiblesse des financement, retard dans la mise en place des intrants, qualité défectueuses de certaines semences, faiblesse des rendements, retard de la pluviométrie et arrêt précoce de celle-ci. Pour l’adjointe au gouverneur en charge du développement, madame Awa Ndiaye Diop, c’est une étape importante dans le processus de responsabilisation des producteurs sénégalais. A l’en croire, le nouveau contexte de l’agriculture sénégalaise est définie par le Programme de renforcement et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Une des déclinaisons de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent (Pse), qui vise la transformation structurelle de l’économie ainsi que la croissance. Il urge alors, selon elle, d’avoir une meilleure position des acteurs, les producteurs qui constituent un maillon important de la chaîne. Elle a assuré que les objectifs d’autosuffisance alimentaire fixés par l’État du Sénégal, ne sont pas et ne doivent pas être une utopie. Si tous les maillons de la chaîne, c’est-à-dire les producteurs, l’État, les partenaires au développement, unissent leurs efforts, le rêve du chef de l’État d’arriver à une autosuffisance alimentaire pourrait devenir une réalité, a-t-elle conclu.

Pape Demba SIDIBE

Le directeur général de la Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Pape Dieng, a déclaré, hier, à Paris, que la société a déjà collecté 71.000 tonnes d’arachide durant cette campagne pour 20 milliards de FCfa injectés dans le monde rural. C’était à l’occasion de la journée dédiée à cette société à cette présente édition du salon de Paris. et de la transformation ».
Le directeur général de la Sonacos, Pape Dieng, souligne que la campagne de commercialisation de l’arachide, au Sénégal, se déroule dans un climat apaisé. Il estime que cette année, la principale huilerie du Sénégal n’a pas éprouvé de difficultés pour collecter le maximum de graines durant la campagne. Déjà, souligne-t-il, à la date d’hier, vendredi 3 mars, l’usine a collecté 71.300 tonnes de graines pour une enveloppe financière estimée à près de 20 milliards de FCfa, a-t-il déclaré. Sa société, a-t-il soutenu, n’éprouvera aucune difficulté pour la commercialisation et la collecte de cette année. « Des contrats cadres ont été déjà signés avec des partenaires économiques pour l’écoulement de la totalité des stocks attendus avant même la trituration », a-t-il soutenu. Il cite, entre autres clients de l’usine, les chefs religieux de certaines confréries du Sénégal tels que le Khalife général des mourides, le porte-parole des tidjanes, ainsi que la famille de l’ancien khalife de Touba, Sérigne Saliou Mbacké. « C’est un symbole qui traduit l’affection que manifestent les grands producteurs du Sénégal à l’endroit de la Sonacos », a-t-il déclaré. Il s’est réjoui également de la mobilisation des fonds et des décaissements effectués jusque-là grâce à l’intervention des banques. « La Sonacos a payé les graines au bout des 24 heures et l’argent parvient aux paysans au plus tard dans les 72 heures », a-t-il soutenu.

Pour cette année, à cause du déficit de la production arachidière, la Société a été obligée de revoir ses objectifs de collecte à la baisse, a-t-il indiqué. « Nous avons revu nos ambitions de départ fixées à 200.000 tonnes pour les ramener à 100.000 tonnes », a indiqué Pape Dieng qui retient qu’avec le déroulement actuel des opérations sur le terrain, sa société pourrait atteindre les 90.000 tonnes de graines au terme de la campagne.

Opportunites d’affaires au Sia de Paris : Le suivi des partenariats, le maillon faible de la participation sénégalaise
Le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, déplore le manque de suivi des partenariats que nouent les opérateurs sénégalais, à l’occasion des éditions du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. M. Mbodj estime que c’est le maillon faible de la participation régulière du Sénégal à ce rendez-vous.

Si le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France a tenu à saluer la régularité du Sénégal au Sia de Paris, il n’en demeure pas moins qu’il déplore, dans la foulée, le manque de suivi des relations d’affaires que les opérateurs sénégalais arrivent à initier avec certains de leurs collègues étrangers. « C’est le suivi qui pose problème pour mesurer les retombées économique d’un tel événement qui fait partie de l’agenda des producteurs et opérateurs du Sénégal », a déclaré Abdoulaye Mbodj, au Sia. Il estime que les acteurs arrivent toujours à nouer des relations mais ne facilitent pas la tâche à l’administration pour suivre la suite accordée aux différents partenariats. M. Mbodj estime qu’il serait bon que le Bureau économique de l’ambassade du Sénégal, en France, puisse disposer des informations sur le suivi des partenariats noués par les Sénégalais, à l’occasion des différentes éditions du Sia. « Finalement, l’administration ne se charge que de la mise en relation », a-t-il indiqué. Il est d’avis que le rendez-vous de la porte de Versailles peut énormément apporter à l’agriculture sénégalaise et à l’économie nationale. « C’est bon de venir s’enquérir des innovations technologiques en cours dans le domaine de la production agricole, du machinisme et de la transformation », a-t-il déclaré.

Journée du Cosec au Sia : Un bond de 91.000 tonnes des exportations du Sénégal
Avant-hier jeudi, c’était au tour du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) de célébrer sa journée au stand du Sénégal, au Salon international d’agriculture (Sia). Le président du Conseil d’administration du Cosec venu présider l’événement a profité de l’occasion pour souligner le bond significatif que connaissent les exportations du Sénégal ces dernières années.

Les responsables qui ont pris part, hier, à la journée qui a été dédiée au Cosec au Salon international d’agriculture, ont tous magnifié l’envol des exportations du Sénégal ces trois dernières années sur le marché international. « Il y a eu un bond significatif de 15.000 tonnes à 91.000 tonnes en 3 ans seulement », a souligné Babacar Ndiaye, président du Conseil d’administration du Cosec. Il estime que ce résultat va agir positivement sur la balance commerciale et créer, dans la foulée, de l’emploi au Sénégal. M. Ndiaye n’a pas manqué de magnifier la qualité des emballages des produits issus de la transformation des produits agricoles sénégalais. Il a indiqué que le Sénégal a des choses à présenter sur le marché international dans ce domaine. Selon lui, le salon de l’agriculture est le cadre propice pour accompagner toute cette dynamique enclenchée pour booster les exportations du Sénégal.

De notre envoyé spécial au Sia de Paris, Seydou Prosper SADIO

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, s’est rendu, hier, au Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. Une occasion saisie par le Dr Seck pour souligner la montée en puissance des produits agricoles transformés du Sénégal, même s’il reconnait qu’il y a encore des efforts à effectuer dans leur promotion auprès du grand public.

Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, le salon international d’agriculture (Sia) est un excellent baromètre pour mesurer les avancées significatives notées dans le secteur agricole sénégalais, depuis l’avènement du président Macky Sall à la magistrature suprême. Hier, en visite guidée au stand dédié au Sénégal, à l’occasion, le ministre Papa Abdoulaye Seck a tenu à souligner « la bonne diversité des produits agricoles sénégalais présents au salon de l’agriculture ». « C’est l’expression de la diversification de l’agriculture sénégalaise », a-t-il souligné. Après un tour effectué auprès des exposants, notamment des femmes transformatrices, il a souligné, avec intérêt, l’amélioration notée sur les emballages qui découle « du professionnalisme de plus en plus avéré de l’ensemble des acteurs de l’agriculture sénégalaise ». « Il y a une montée en puissance des produits transformés de l’agriculture sénégalaise », a-t-il noté, estimant que cela est une excellente chose. « Car, usuellement, on évalue entre 20 et 40%, les pertes post-récoltes. La transformation nous permet donc de lutter contre le phénomène et d’avoir plus de valeur ajoutée », a-t-il déclaré. Il reconnait, toutefois, la nécessité de communiquer davantage et mieux afin que le grand public puisse prendre connaissance des multiples acquis de l’agriculture sénégalaise en transformation des produits. « Nous allons nous y atteler », a-t-il promis. Le Dr Seck n’a pas manqué de souligner les progrès enregistrés par le secteur agricole en soutenant que celui-ci est en train de se bonifier et de se diversifier dans une dynamique durable telle que déclinée par le président de la République dans le Pse et traduit, sur le terrain, par le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Le ministre Papa Abdoulaye Seck est convaincu que l’agriculture sénégalaise est en train de subir une métamorphose.

Pour préserver sa souveraineté numérique, le Sénégal devra avoir, de plus en plus, de datacenters pour héberger ses propres données. C’est l’avis du président directeur-général de l’Organisation des professionnels des Tic du Sénégal (Optic), Antoine Ngom, en marge de la deuxième édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen), organisé tout récemment à Dakar.. Entre autres sujets abordés dans cet entretien, il estime qu’au Sénégal, le numérique contribue aujourd’hui à près de 8% du Pib.

Quelle est la signification de cette deuxième édition du Sipen ?
Ce salon vise à faire la promotion pour le développement du numérique au Sénégal. Et, nous avons choisi un thème : « Le numérique, vecteur de développement et d’intégration économique et social ». Parce que nous avons voulu faire une ouverture à un certain nombre de pays, notamment vers l’ensemble des pays de l’Uemoa et une ouverture sur le Maroc, la Tunisie et la France : un événement international. Le Sipen est ainsi devenue, à travers cette deuxième édition, une vitrine du numérique en Afrique et il est en train d’être un rendez-vous incontournable du numérique en Afrique. Je pense très sincèrement que cette édition qui, par son envergure, montre la capacité de nos acteurs à démontrer leur savoirs faire et à montrer la place qu’occupe le Sénégal en Afrique en numérique. Je crois que le défi a été relevé.

Quelle est, selon vous, la place qu’occupe le numérique dans le développement économique et social ?
L’importance du numérique dans le développement économique et social est une réalité. Aujourd’hui, au Sénégal, dans les statistiques, le numérique, c’est près de 8% du Pib. C’est un secteur très important dans l’économie nationale. Il n’y a pas, au Sénégal, beaucoup de secteurs qui peuvent faire 8 à 10 % du Pib. Le numérique aussi est un facteur de compétitivité pour l’ensemble de l’économie. La diffusion du numérique au sein des différents secteurs va accroître la compétitivité et entraîner une croissance soutenue de l’économie. Voilà l’importance de ce secteur dans l’économie, mais aussi l’intérêt de la tenue du Sipen pour le positionnement du Sénégal dans le secteur du numérique, à l’échelle internationale.

Qu’est-ce qui a motivé le choix des sous-thèmes de cette édition ?
Nous avons effectivement choisi des sous-thèmes qui ont trait à l’intégration économique et, pour le Sénégal, des sujets qui ont été mis en avant dans le Plan stratégique Sénégal numérique 2025. C’est surtout des thématiques clés des axes du Sénégal numérique 2025 qui ont été à l’origine du choix de ces sujets portant sur les modèles africains du parc technologique, les solutions pour une administration numérique, le numérique en tant que soutien au capital humain et à l’emploi, le rôle de l’infrastructure, de la connectivité et du « cloud » dans l’intégration au sein de l’Uemoa, le numérique en tant qu’émancipateur social, la cyber-sécurité et la confiance numérique, entre autres sous-thèmes traités.
Nous nous sommes basés surtout sur les axes importants de notre Stratégie Sénégal numérique 2025 pour définir les thèmes.

Sur le plan du développement de l’économie numérique, où se situe le Sénégal par rapport aux autres pays de la sous-région?
Je crois qu’aujourd’hui, la seule référence qu’on a, c’est l’indice de développement du numérique au sens de l’Uit qui classe le Sénégal en 11ème position en Afrique et en 3ème position en Afrique de l’Ouest.

Dans les panels, il a été beaucoup question de la création des datacenters dans la sous-région pour sécuriser les données numériques. Où en est-on au Sénégal ?
Sur le national, il y a des initiatives d’acteurs privés tels que la Sonatel et Tigo. La Sonatel a déjà son datacenter (centre de données regroupant généralement des serveurs et fournissant régulièrement un accès aux données) et Tigo est en train de finaliser son datacenter. Et je crois que l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) peut considérer qu’il a également le sien pour l’administration et je crois qu’il y a d’autres initiatives en cours de gestation. C’est indispensable qu’on puisse avoir nos datacenters et que la tendance à l’utilisation du cloud puisse être accélérée. Je pense qu’il va falloir qu’on ait de plus en plus nos données hébergées ici au Sénégal pour notre souveraineté numérique. Et donc, nous militons effectivement pour la mise en place de ces datacenters ne serait-ce que pour cette raison-là, mais également pour des raisons de coût et des raisons de réinjection des revenus dans l’économie nationale. Je trouve que, c’est donc une nécessité.

Comment comptez-vous y prendre, en tant qu’organisation, pour atteindre vos objectifs dans le cadre de la Stratégie du Sénégal numérique 2025 ?
Je dois dire que l’Organisation des professionnels des Tic du Sénégal (Optic), est une organisation patronale qui regroupe l’ensemble des sociétés qui évoluent dans le numérique. Elles sont dans les services numériques à la fois en termes d’infrastructures qu’en termes de solutions. C’est donc une organisation qui a pour mission de promouvoir le développement du numérique et d’aider à améliorer l’environnement des affaires dans lequel évoluent ces entreprises et de défendre les intérêts de ses membres. Nous avons aussi un devoir d’accompagner l’ensemble des secteurs dans leur transformation digitale. Nous savons qu’aujourd’hui, toutes nos entreprises et toutes nos administrations sont amenées à évoluer dans une transformation digitale. C’est indispensable. Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une administration ou d’une institution du Sénégal, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une transformation digitale. La question qui se pose, c’est quand est-ce qu’on va la prendre réellement à bras le corps. Et nous avons aussi un rôle de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs publics et privés dans leur transformation digitale.

Propos recueillis par Mamadou SY

Venu participer à l’animation du stand que tient le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), le délégué européen de ladite institution, Jean-Michel Sers, a annoncé la mise en place d’une enveloppe de 28 millions d’euros (plus de 18,3 milliards de FCfa) en faveur de la recherche agricole en Afrique. Objectif, imprimer une dynamique inclusive aux résultats de la recherche en faveur des producteurs.

Le délégué européen du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Jean-Michel Sers, est convaincu de la nécessité d’imprimer une nouvelle dynamique à la recherche agricole en Afrique. Il s’agit, selon lui, de faire en sorte que les résultats de celle-ci puissent bénéficier d’une plus large diffusion au profit des producteurs dans un continent comme l’Afrique. Cette volonté exprimée par les décideurs, lors du sommet Afrique-Europe tenu en 2014, est en voie d’être concrétisée. Selon le délégué européen, le Cirad est en train d’y travailler à travers une nouvelle feuille de route déclinée par les experts. Il s’agit de la mise en place d’une plateforme de partenariat équilibré orienté résolument vers le financement de nouveaux projets de recherche beaucoup plus inclusifs pour les 10 prochaines années en Afrique. D’après Jean-Michel Sers, « il s’agit d’orienter les projets de recherche vers une dynamique plus inclusive tenant compte de la problématique de la sécurité alimentaire, d’une agriculture durable et de l’accès au marché », a déclaré M. Sers.

Il a indiqué que des pays africains comme le Sénégal, le Cameroun, le Burkina Faso, l’Egypte, le Kenya, l’Ouganda, l’Afrique du Sud et l’Algérie, ainsi que les pays européens tels que la France, la Finlande et l’Allemagne ont déjà manifesté leur intérêt pour le financement et la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet. « Le Cirad veut que ça soit un projet porté par tous dans une dynamique de partenariat équilibré », a-t-il indiqué. L’Union européenne a déjà dégagé une enveloppe de 9 millions d’euros pour la phase pilote, a ajouté Jean-Michel Sers. Le Cirad est en train de profiter du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris pour vulgariser davantage ses nouvelles orientations en recherche agronomique.

S. P. SADIO

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) du Sénégal est en train de profiter du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris pour vulgariser son porte feuille à la diaspora sénégalaise. Une enveloppe de 635 millions de F Cfa a été déjà accordée au financement de projets portés par cette dernière dans le cadre du retour au bercail par le biais de l’agriculture.

Outre le volet commercial, le Sia de Paris est aussi une tribune pour mieux vulgariser les activités des exposants venus prendre part à l’événement. Au stand du Sénégal, sis au pavillon 5, la Bnde est en train de saisir l’occasion pour communiquer sur les différents volets de son porte feuille. C’est le cas des financements alloués aux projets agricoles qui, comme l’a indiqué le chargé de Relation d’affaires chaîne de valeurs agricoles de l’institution bancaire, Abdoulaye Gaye, ont déjà mobilisés 28 milliards de F Cfa. « C’est l’un des volets les plus importants de l’encours global des crédits à la Bnde », a déclaré M. Gaye, hier, à Paris. Il estime aussi que son institution bancaire est en train d’accorder une oreille attentive à la diaspora sénégalaise qui s’intéresse au retour à la terre, à travers des projets agricoles au Sénégal. « Actuellement, la Bnde est à 635 millions de F Cfa d’investissement dans ce cadre », a-t-il annoncé.

La banque est en train aussi de nouer des partenariats avec certaines institutions et organismes s’activant dans le domaine de l’agriculture pour accompagner davantage l’agriculture sénégalaise. Il cite, entre autres, la Sead, le ministère du Commerce, l’Unacois et les riziculteurs de la vallée du fleuve Sénégal pour appuyer davantage les campagnes de commercialisation de riz local au Sénégal. « Cela a permis aux producteurs et aux riziculteurs de la vallée d’écouler environ 25 000 tonnes de riz blanc durant cette campagne, dans la vallée », a-t-il indiqué. Cet appui de la Bnde a engendré un chiffre d’affaires de plus 6 milliards de F Cfa, a-t-il ajouté.

S. P. SADIO

Le projet de construction de la centrale à charbon de Bargny a été lancé hier pour répondre au déficit en électricité à travers la filière charbon. Les travaux de construction de la Centrale avaient connu un arrêt depuis mars 2014, suite à des difficultés dans la gestion du projet. « Aujourd’hui, avec l’arrivée de Quantum Power, un investisseur de renommée, la construction de la centrale avance à grands pas, comme il nous est permis de le constater durant la visite de terrain », s’est réjouit Makhtar Cisse, directeur général de la Senelec.

Selon lui « pour marquer l’inscription des parties dans une démarche de développent durable, une étude de faisabilité sera faite dans le but d’envisager le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz », a-t-il dit. Sur le plan social, des projets communautaires ont été identifiés et déclinés dans le plan d’actions sociales attaché au protocole. Ce plan est validé d’accord partie pour être exécuté par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et Senelec, selon le schéma défini avec les autorités municipales. La mise en application du protocole fera l’objet d’une évaluation par un comité de suivi mis en place, a-t-il dit.

Oumar BA  

Le ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, accompagné d’une forte délégation, dont le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, était, hier, dans la localité de Bargny pour s’enquérir des travaux de la Centrale de Bargny-Sendou qui sera livrée au mois d’octobre prochain. Il s’est réjoui du niveau satisfaisant de l’exécution des travaux, tout en rappelant les nombreuses retombées liées à ce projet.

En dépit de l’heure matinale et de la poussière soulevée par le vent sec qui souffle sur l’immense étendue de terre argileuse, les ouvriers sont déjà à pied d’œuvre. Nous sommes à Bargny. Ici, est en train de voir jour une immense centrale électrique qui sera d’un apport décisif dans la fourniture en électricité, pour l’ensemble du territoire sénégalais. Deux rangées d’immenses bâtiments sont visibles surplombés par les grues du chantier. Les tractopelles y ont déposé d’impressionnantes traces excavations. Un préalable essentiel avant d’engager la moindre construction, il est indispensable de procéder à des études techniques pour garantir les fondations. Un peu plus loin, une nouvelle colonne est visible. Ici, la plupart des travaux est quasi prêt. Cette situation amène les ouvriers à procéder aux derniers réglages d’usage.

Selon les autorités venues s’enquérir de la situation des travaux, la centrale sera livrée, avant la fin de l’année, vers le mois d’octobre.

Thierno Alassane Sall, ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, constate « des avancées relativement satisfaisantes pour ce qui concerne les travaux ». Il souligne, dans cet ordre, « des blocages antérieurs, liés au retrait d’un des partenaires. Cette centrale était condamnée. Il a fallu beaucoup d’abnégations de l’équipe de la Senelec et du gouvernement du Sénégal pour reprendre le projet et l’amener au point où il est ». Le charbon est l’une des sources qui permettent de nous sécuriser par rapport aux fluctuations du prix des hydrocarbures. «Le prix sera relativement accessible avec une distribution et fourniture d’électricité. Ce qui va certainement améliorer le mix énergétique. Les partenaires sont soumis à des normes environnementales extrêmement élevées », souligne le ministre Sall. Cette usine va respecter toutes les normes environnementales. C’est un projet structurant pour notre pays qui aura des impacts dans tous les domaines économiques.

Avant le début de la visite de sentier, un protocole d’accord a été signé entre la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et les populations de Bargny, représentées par le maire. Dans ce document, les différentes parties impliquées dans le processus s’engagent «à accompagner, sans entraves, le projet ». Il est également question de veiller à la contractualisation de l’appui de la Ces à la collectivité en termes de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Il est surtout noté un appui global de la Senelec à hauteur de 600 millions de F Cfa à la collectivité pour la recherche de solutions au besoin de relogement des populations impactées par l’avancée de la mer.

Mouhamadou Makhtar Cissé, dg de la Senelec : Le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz est envisagé
Le projet de construction de la centrale à charbon de Bargny a été lancé hier pour répondre au déficit en électricité à travers la filière charbon. Les travaux de construction de la Centrale avaient connu un arrêt depuis mars 2014, suite à des difficultés dans la gestion du projet. « Aujourd’hui, avec l’arrivée de Quantum Power, un investisseur de renommée, la construction de la centrale avance à grands pas, comme il nous est permis de le constater durant la visite de terrain », s’est réjouit Makhtar Cisse, directeur général de la Senelec.
Selon lui « pour marquer l’inscription des parties dans une démarche de développent durable, une étude de faisabilité sera faite dans le but d’envisager le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz », a-t-il dit. Sur le plan social, des projets communautaires ont été identifiés et déclinés dans le plan d’actions sociales attaché au protocole. Ce plan est validé d’accord partie pour être exécuté par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et Senelec, selon le schéma défini avec les autorités municipales. La mise en application du protocole fera l’objet d’une évaluation par un comité de suivi mis en place, a-t-il dit.

Eric Lhomme, administrateur général adjoint de la Ces : «  La Centrale augmentera de 37% de production d’électricité »
Les unités 1 et 2 de la centrale de Bargny augmenteront de 37% de production au Sénégal. Avec la construction des deux unités, le Sénégal devient un producteur important en Afrique de l’Ouest et mieux placé pour le commerce d’électricité avec les pays voisins. La centrale de Bargny à charbon permet la production de base. En effet, Selon Eric Lhommé, administrateur général adjoint de la Ces, le charbon continue d’être largement utilisé dans les économies développées et en développement pour soutenir une production d’électricité stable. La Centrale permet, en parallèle, la mise en œuvre de la production d’électricité renouvelable intermittente qui dépend de la disponibilité du vent et du soleil, a-t-il dit.

Gaye Abou Ahmed Seck, maire de Bargny : « Toutes les victimes de l’érosion côtière auront une parcelle »
Les promoteurs collaborent étroitement avec les communautés locales. Tout au long du développement de la construction et de l’exploitation du projet, les populations sont informées des faits nouveaux. Selon Gaye Abou Ahmed Seck, maire de Bargny, il y’avait, au début, « beaucoup de méfiances et d’inquiétudes chez les populations». Un comité de veille et de suivi était mis en place. Différents points ont été soulevés au cours des négociations. « D’abord, cela a porté sur la question du foncier. La mairie, avec l’appui de l’Etat, s’est engagée à attribuer, à toutes les personnes victimes de l’érosion côtière, à Bargny, une parcelle. Nous allons également mettre sur pied un plan de relogement. Il faut, au moins, 400 maisons », a-t-il dit.

Oumar BA

Le 17ème congrès de l’Association africaine du commerce des semences (Afsta) a été ouvert hier. Occasion, pour le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dogo Seck, d’inviter les acteurs du secteur à faire plus d’efforts afin de produire des semences de qualité.

Dakar abrite, depuis mardi dernier et ce jusqu’à aujourd’hui, (28 février au 2 mars), le 17ème congrès de l’Association africaine des producteurs de semences (Afsta). Cette rencontre qui se tient à Dakar pour la deuxième fois après 2002, est organisée par l’Afsta, en partenariat avec l’Union nationale interprofessionnelle des semences (Unis). Elle est une occasion pour afficher les ambitions de l’Afsta et pour renforcer la communication avec l’industrie semencière. Présidant la rencontre, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (Maer), Dogo Seck, a souligné que l’Afrique a tous les atouts, les eaux et les terres pour avoir une agriculture performante et nourrir le monde. Pour cela, il faut des semences de qualité, accessibles et adaptées. Il a noté l’importance du rôle de l’Afsta dans ce domaine, compte tenu du besoin de semences de qualité accessibles aux agriculteurs. Selon Dogo Seck, ce congrès est une opportunité pour relever les défis liés à la sécurité alimentaire à travers la production de semences de qualité pour une agriculture productive. Il a rappelé le rôle joué par Afsta pour une libre circulation des semences en Afrique. «Le secteur privé a sa part à jouer et toutes les dispositions sont prises au Sénégal pour cela », a déclaré le secrétaire général du Maer, soutenant que la population mondiale est dans une dynamique de croissance. D'où l'importance, pour l'agriculture, d'être, à son avis, dans une dynamique plus rapide pour nourrir le monde. Il n’a pas manqué d’évoquer les efforts entrepris par le gouvernement dans la reconstitution du capital semencier. Selon lui, le Sénégal a pris trois initiatives pour booster le secteur semencier. Il s'agit de l’adoption de la stratégie nationale de reconstitution du capital semencier; la transposition de l'arsenal juridique de la Cedeao dans la règlementation nationale; et l'adhésion à la norme de certification de l'Ocde. Ce qui a permis la production de semences de qualité ces dernières années. Dogo Seck a également rappelé qu’en 2016, le gouvernement avait consenti 21 milliards de FCfa de subvention de semences dont plus de 14 milliards pour l'arachide et le reste pour les autres semences. Il n’a pas manqué de demander plus d'efforts aux producteurs de semence pour atteindre un taux d'utilisation de 100% de semences certifiées; plus de démultiplication des semences. Prenant la parole, le président de l’Unis, Modou Thiam, a fait un rappel historique sur la production de semence au Sénégal qui remonte, à son avis, depuis la période coloniale. Il a indiqué que des semences de qualité sont nécessaires pour une agriculture performante. Il a ajouté que les acteurs sénégalais produisent des semences de qualité, certifiées et accessibles.

Denias Zaranyika, président de l’Afsta : «Nous garantissons l'accès à la semence de qualité pour lutter contre la faim »
Le président de l’Afsta, Denias Zaranyika soutient que le changement climatique est l'un des enjeux qui se dressent devant les producteurs de semence. «Nous voulons le renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique grâce à l'accès à de meilleures semences. C’est pourquoi, il est nécessaire d’avoir une collaboration active avec les gouvernements. Nous croyons en l'Afrique », a déclaré M. Zaranyika qui a souhaité une industrie viable pour renforcer la chaîne de valeur semencière. «La semence est une technologie. C'est pourquoi, l'Afsta encourage ses membres à investir dans la science », a-t-il dit. «L'Afsta est un acteur incontournable pour une sécurité alimentaire en Afrique. Elle s'est engagée sur cette voie et garantit l'accès à la semence de qualité pour lutter contre la faim sur le continent », a-t-il affirmé. Pour sa part, le secrétaire général de l’Afsta, Justin J. Rakotoarisaona, a plaidé pour le renforcement et la professionnalisation des associations nationales de semences pour qu’elles contribuent à l’accroissement du secteur.

Aliou KANDE et Sérigne Mansour Sy CISSE

L’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et l’Union nationale des Chambres de commerce d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias) ont signé, samedi, à Paris, un accord de coopération pour la promotion des exportations. C’était en marge du Salon internationale de l’agriculture (Sia) qui se déroule dans la capitale française.

Le Dr Papa Malick Diop et Serigne Mboup, respectivement directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et président de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), vont mutualiser leurs moyens et ressources pour promouvoir le « Made in Sénégal », précise un communiqué du service de presse de l’Unccias. C’est le but visé à travers cette ratification par les deux parties de ce protocole d’accord, samedi à Paris, en marge du Salon international de l’agriculture (Sia) dans la capitale française. Ce cadre de partenariat va permettre aux deux structures, ajoute le document, « d’initier des actions multiformes pour promouvoir les produits et services locaux en vue de dynamiser les exportations ». L’accord stipule, entre autres, l’organisation commune de foires et de salons, la participation à toute autre manifestation commerciale à l’intérieur du pays et à l’étranger. Les deux parties comptent également échanger des informations et données sur les produits et services susceptibles d’intéresser le marché international. « L’Asepex est un outil précieux que les pouvoirs publics ont mis en place pour accompagner le secteur privé national afin de le rendre compétitif sur le marché des exportations. La collaboration avec l’Unccias qui ne date pas d’aujourd’hui ne peut être que bénéfique pour l’économie de notre pays », a magnifié Serigne Mboup, au cours de la cérémonie de signature. Pour sa part, le directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, a estimé «qu’un nouvel élan a été donné à la promotion du « Made in Sénégal » avec cet accord qui va permettre d’explorer de nouvelles pistes pour les produits et les services nationaux, en nous appuyant sur le dynamisme des opérateurs économiques sénégalais réputés en la matière ».

S. Diam SY

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, hier, sa première réunion ordinaire de l’année. Cette rencontre qui a été présidée par le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente. Pour l’année 2017, la Bceao prévoit un taux de croissance de 7 % dans l’Uemoa.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) prévoit un taux de croissance du Pib dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) de 7 % pour l’année 2017. L’annonce a été faite hier, lors de la réunion du Comité de politique monétaire de la Bceao. Selon un document remis à la presse à la fin des travaux, le Comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risques pouvant peser sur la stabilité des prix et la croissance économique de l’Union. Examinant la situation interne de l’Union, le Comité a relevé le maintien du rythme soutenu de l’activité économique au quatrième trimestre 2016. « Ainsi, le taux de croissance du produit intérieur brut de l’Union, en glissement annuel, est ressortit à 6,5 % contre 6,8 % le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2016, la croissance économique de l’Union est estimée à 6,8 %, après 6,6 % en 2015. Les projections tablent sur une progression du Pib réel de l’Union de 7 % en 2017», lit-on dans le document. S’adressant à la presse, le gouverneur de la Bceao, par ailleurs, président du Comité, a expliqué que la croissance est vigoureuse dans l’Union. «Tous les pays membres sont en croissance », a affirmé M. Koné. Sur un autre point, le Comité de politique monétaire a noté qu’au cours de l’année 2016, les opérations financières des Etats se sont soldées par un «déficit global, base engagements, de 4 % du Pib ».

Ainsi, l’évolution des finances publiques des Etats membres de l’Union en 2016 reste marquée par une hausse des dépenses courantes ainsi que par la poursuite des efforts d’investissement dans les infrastructures et les secteurs sociaux de base. Le Comité a souligné que le respect de l’horizon 2019 de la norme communautaire de 3 % du Pib pour le déficit budgétaire par l’Etat implique le renforcement des efforts de mobilisation des recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques.

Au cours de cette rencontre, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangés les taux directeurs de la Bceao. «Ainsi, le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités reste fixé à 2,50 %, niveau en vigueur depuis le 16 septembre 2013 et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est maintenu à 4,50 %, niveau en vigueur depuis le 16 décembre 2016 », précise-t-on dans le document. Par ailleurs, en vue d’accompagner la mise en œuvre des mesures visant un meilleur fonctionnement du marché interbancaire, le Comité a décidé de baisser de 200 points de base le coefficient de réserves obligatoires applicables aux banques de l’Union pour le ramener de 5,0 %, niveau en vigueur depuis le 16 mars 2012, à 3,00 %. Cette décision, prend effet à compter du 16 mars prochain.

Aliou KANDE

La réduction de la facture laitière est encore un casse-tête pour le Sénégal. Pour inverser la tendance, l’Etat a décidé d’importer, cette année, 1.000 génisses pleines, a déclaré, hier, au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris, Amadou Bassirou Fall, chef de la division équine au ministère de l’Elevage et des Productions animales.

Séduit par la qualité des vaches laitières de France, les éleveurs sénégalais venus assister au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris ont souligné, à nouveau, la nécessité de recourir au croisement des races pour améliorer la production de lait et de viande au Sénégal. Ismaïla Sow, président du Conseil national de la Chambre des Eleveurs du Sénégal, qui n’a pas manqué de louer les efforts en cours, estime que l’Etat doit accélérer le processus et aider les éleveurs à disposer de races améliorées dans toutes les zones pastorales du pays. Abondant dans le même sens que le président des Eleveurs du Sénégal, le responsable de la division équine au ministère de l’Elevage et des Productions animales, Amadou Bassirou Fall, a réitéré l’engagement de l’Etat à améliorer les races locales. Il annonce, à cet effet, un important programme de 1.000 génisses pleines d’Europe que le Sénégal a décidé d’importer cette année pour les distribuer aux éleveurs. « Ce programme vise à réduire, à terme, la facture laitière au Sénégal », a déclaré M. Fall. Cette facture, a-t-il révélé, est estimée, aujourd’hui, à environ 70 milliards de FCfa par an.

Selon Diénaba Sidibé, présidente du directoire national des femmes éleveurs du Sénégal, l’Etat doit faire en sorte que ces génisses puissent s’adapter dans toutes les zones agro-écologiques du Sénégal. « Nous avons des zones comme le Sud Est du pays et le Ferlo dans lesquelles, ces bêtes éprouvent des difficultés pour s’adapter », a soutenu Mme Sidibé.

Hirondelle, la vache la plus grosse du Sia
Elle est en train de damer le pion à « Fine », l’égérie de l’édition 2017 du Salon international de l’Agriculture. Elle suscite également la curiosité des nombreux visiteurs qui arpentent les travées du salon de l’agriculture. Hirondelle, comme on le nomme est la vache la plus grosse du salon. Venue du pays de la Loire, à l’Ouest de la France, elle pèse du haut de son garrot, 1,285 tonne. Elle fait partie des 115 vaches venues de toutes les régions de France pour prendre part au salon international de l’agriculture. « C’est une vache qui a une capacité de stockage très élevée durant le printemps et qu’elle l’utilise, en hiver, pour s’engraisser », a annoncé son propriétaire, Antonie Gervais. Son rendement moyen en viande rouge est de 550 kg.

De notre envoyé spécial à Paris, Seydou Prosper SADIO

Le ministre délégué chargé du Budget a salué les efforts déployés par le Secrétaire général adjoint des nations unies et le Bureau du Haut représentant de l’Un-Ohrlls pour le projet de mise en place de la Banque de technologie que la Turquie s’est proposé d’accueillir le siège. Selon Birima Mangara, les Pma africains comptent beaucoup sur son démarrage effectif et la mobilisation des ressources promises par les partenaires techniques et financiers. « Avec 34 sur les 48 pays les moins avancés, a-t-il dit, nous aurions souhaité qu’une antenne régionale de la Banque de technologie soit implantée en Afrique ». Le Sénégal est, a-t-il avancé, disposé à accueillir cette antenne dans l’espace dédié au parc technologique du pôle urbain de Diamniadio.

S. Diam SY

Le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara a lancé un appel à tous les décideurs politiques et aux investisseurs privés afin de faire de l’accès universel et équitable aux Tic et aux services d’Internet, « la priorité des priorités d’investissement dans le sentier de l’émergence économique des Pma ». Il dit espérer que la rencontre de Dakar permettra de mettre en place « une plateforme opérationnelle pour un partenariat mondial renforcé en vue d’obtenir une croissance économique soutenue, un développement durable et pour une meilleure insertion dans l’économie mondiale ». « Dans un monde connecté, les Tic sont essentielles pour permettre aux individus et aux entreprises de participer à l’économie du savoir », a, de son côté, précisé le Secrétaire général adjoint des nations unies et le Haut représentant de l’Un-Ohrlls, Gyan Chandra Acharya. « Pour atteindre la sécurité alimentaire, éradiquer la pauvreté, empêcher les pertes causées par des désastres, donner aux femmes et aux filles les moyens de se prendre en charge et même pour une croissance économique durable et inclusive, l’accès au haut débit est une question transversale et indispensable pour atteindre les Odd ».

S. Diam SY

Le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro du Rip dans 4 des 5 cas simulés, selon Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar.

L'Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a tenu, hier, un atelier de partage des résultats du projet « Agricultural model intercomparison and improvement project» (Agmip) qui regroupe des chercheurs de plusieurs institutions africaines, américaines et asiatiques dont des chercheurs de la Nasa. Cette étude d’une durée de 4 ans s’est déroulée en deux phases, permettant de travailler sur des sites en Afrique de l’Ouest : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger et Ghana. Selon Dr Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar, le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro dans 4 des 5 cas simulés. D’après lui, il est attendu du climat, une hausse des températures.

« Certains modèles prédisent une augmentation de 1,5°, 1,75° d’ici à 2050 et une baisse de la pluviométrie de 20 à 30%. Un autre modèle prédit une augmentation de la pluviométrie de 7% », a affirmé le chercheur. « Pour le maïs et parfois le mil, les rendements vont baisser », a-t-il affirmé, et concernant l’arachide, les rendements vont augmenter. M. Hathie a précisé que 4 producteurs sur 5 se retrouvent avec des résultats positifs. Il a souligné que l'arachide, telle que cultivée aujourd'hui, n'est pas vulnérable aux changements climatiques et en tirerait presque toujours profit. Concernant le maïs, aujourd’hui, sa culture est très vulnérable aux changements climatiques et en souffrirait gravement. 

Pour le mil, cette variété est modérément vulnérable au changement climatique et pourrait soit en bénéficier soit en souffrir.
D’après Dr Hathie, 50% de nos revenus agricoles viennent de l’arachide, qui joue un rôle important dans nos rendements agricoles. « Nous n’avons pas choisi les variétés ; nous avons essayé de voir à Nioro le système de production mis en place, composé de spéculation du maïs, du mil et de l’arachide, combiné avec l’élevage », a-t-il justifié. De son côté, le directeur exécutif de l’Ipar, Dr Cheikh Oumar Ba, a laissé entendre qu’avec les moyens mis par l’Etat, les choses s’améliorent. Mais, il se demande si l’argent a été injecté là où il fallait.

M. Ba est formel : l’enjeu d’arriver à l’autosuffisance en riz en 2017 n’est pas réalisable, mais des progrès ont été faits. Cet atelier était un moment de partage de l’étude intitulée «Évaluation de l’impact du changement climatique sur l’agriculture : cas de Nioro du Rip».

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) va consolider les acquis enregistrés en 2016. Le Haut Commissaire de cette institution a annoncé, hier, à Dakar, le lancement d’autres travaux d’aménagements hydro-agricoles.

Le taux de décaissement qui est passé de 2 à 21 % entre 2015 et 2016 est l’un des indicateurs des acquis du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usagers multiples du bassin du fleuve Sénégal ( PgireII). C’est l’avis du Coordonnateur de la cellule de l’Omvs au Sénégal. Cet argument est partagé par la représentante du Royaume des Pays-Bas à cette rencontre. Elle a donné les raisons de l’intervention des Pays-Bas dans ce secteur. « La gestion intégrée des ressources en eau est le moteur de la lutte contre la pauvreté, contre l’insécurité alimentaire. Nous saluons les résultats obtenus malgré des difficultés de démarrage », a dit la représentante des Pays-Bas à la réunion du Comité régional de pilotage du Pgire 2. Les acquis sont, entre autres, l’exécution en cours des études relatives à la charte des eaux, la distribution de 2, 4 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) dans les Etats membres, la réalisation des études de caractérisation de la pêche et de l’aquaculture. « Les études sur la navigation ont démarré et se déroulent normalement et les activités vont se poursuivre, conformément à la feuille de route définie par la Sogenav », a rapporté Kabiné Komara.

L’institution prévoit de valoriser davantage des superficies cultivables dans le bassin du fleuve Sénégal. Déjà des contrats de travaux sont en cours d’exécution depuis fin décembre 2016. « Une avancée non négligeable qui mérite, toutefois, d’être accentuée en 2017, a été enregistrée en 2016 dans le démarrage des travaux des aménagements hydro agricoles dans les Etats », a noté Kabiné Komara.

Pour sa part, le spécialiste eau et assainissement de la Banque mondiale, Ousmane Diallo, a reconnu que des avancées sont enregistrées en dépit des contraintes et que leur directrice régionale a pu mesurer les impacts lors de la dernière réunion de l’Omvs. Mais le Haut commissaire veut surtout que les services s’attèlent à relever les défis. « Le succès de la mise en œuvre de cet important programme nous interpelle à plus d’un titre, vis-à-vis des hautes autorités de nos Etats membres, des partenaires techniques et financiers qui nous ont accordé d’importants financements et mais aussi surtout des populations bénéficiaires », a répété Kabiné Komara qui a instruit l’Unité de coordination du Projet, les cellules nationales et les partenaires sectoriels à prendre toutes les dispositions idoines pour assurer un suivi rapproché sur le terrain du projet., c’est la solution pour accélérer les travaux. Pour ce faire, il va falloir que les techniciens soient à la hauteur de l’élaboration des procédures de passation des marchés. Les retards accusés dans l’exécution des projets découlent des procédures précitées. « Nous devons corriger les insuffisances liées aux passations des marchés, cela va de la crédibilité de notre institution », a souligné Kabiné Komara. Au juste, le processus de passation des marchés est quasiment achevé pour les études liées aux barrages de Koukoutamba, de Balassa, les microcentrales et la réhabilitation du barrage de Diama.

Le Pgire II est financé par la Banque mondiale pour 212, 5 millions de dollars, le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) pour 16 millions de dollars et le Royaume des Pays-Bas qui a dégagé une enveloppe de 12 millions de dollars à travers le Trust Fund 3.

Idrissa SANE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.