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Affaires et Finances (1749)

Conduisant une délégation du Medef, Patrick Fonlladosa se félicite du climat des affaires au Sénégal. Il se dit rassuré. Le président du Comité Afrique du Medef international dirige les activités de Veolia, spécialisé dans l’environnement en Afrique et au Moyen orient.

Vous êtes au Sénégal depuis mercredi pour rencontrer les autorités et vos homologues sénégalais. Quel sens donnez-vous à cette visite?
Cette visite s’inscrit dans l’approfondissement des relations commerciales entre la France et le Sénégal. Je dirige une petite délégation d’une quarantaine d’entreprises françaises qui viennent maintenir, voire amplifier les débouchés commerciaux qui sont dans le pays et tenter d’établir des liens plus forts avec les partenaires sénégalais. Nous avons eu la chance d’être reçu par le Premier ministre et certains membres du gouvernement qui nous ont beaucoup encouragés à l’investissement. Nous avons pu remarquer que la croissance de cette année et celle de l’an passé, le redressement des finances publiques ne sont plus un vain mot. Aujourd’hui, le Sénégal représente une opportunité particulièrement intéressante pour les entreprises françaises.

Malgré que la France soit le premier partenaire du Sénégal, vous êtes concurrencés par d’autres pays. Peut-on analyser votre visite comme une offensive de votre part?
La concurrence a un grand mérite. Elle vous oblige à vous dépasser. Il y a des gens qui viennent nous concurrencer avec un certain nombre d’équipements, de services qui n’ont pas la même philosophie que la nôtre. Nous abordons les marchés en partenaires, en termes d’emplois, de responsabilité sociale et environnementale. Et nos concurrents sont encore très loin de la qualité des entreprises françaises dans ce domaine.

Quels sont les secteurs dans lesquels vous comptez renforcer votre présence ?
Ils sont multiples. Il y a l’énergie, les transports puisqu’il y a de grands projets, l’agroalimentaire, les solutions numériques et tout l’univers des startups.

Que doivent faire les autorités pour vous encourager à investir davantage au Sénégal?
Un investisseur recherche la stabilité politique, une sécurité juridique de l’investissement, une certaine vision à long terme, c’est-à-dire un engagement au plus haut sommet de l’État sur les réformes publiques avec leurs effets commerciaux. Nous recherchons également des entreprises sénégalaises de qualité qui partagent, avec nous, le désir de progresser. Ce sont ces éléments qui, s’ils n’étaient pas réunis, il y a quelques années au Sénégal, le sont réellement aujourd’hui.

Après avoir écouté la présentation de l’Apix et d’après ce que vous venez de dire, on peut dire que vous êtes rassurés?
Oui, nous sommes rassurés.

Qu’est-ce qu’il y a lieu d’améliorer?
On peut toujours améliorer. Concernant la politique fiscale, il y a des éléments très incitatifs. Dans la présentation faite par l’Apix, j’ai vu des dérogations en fonction du niveau d’investissement. Cela est encourageant.

Qu’est-ce qui peut être encore amélioré ?
Bien évidemment, c’est la création des entreprises et la gestion des entreprises entre des investisseurs français et sénégalais. En fin, il y a toutes les facilités liées aux droits de douane et à la politique que peut avoir une entreprise installée au Sénégal pour avoir un développement régional.

On vient de découvrir du pétrole et du gaz au Sénégal. Sur ces deux ressources, que peut apporter le Medef ?
Pour le pétrole et le gaz, nous pouvons apporter notre technologie, notre savoir-faire immédiatement. Quand c’est basé sur une relation de confiance comme celle qui existe entre la France et le Sénégal, nous pouvons accélérer le développement du pays tout en faisant attention à ce que ces magnifiques ressources ne deviennent pas le mal que certains pays ont dû subir puisqu’on dit parfois que le pétrole place les pays dans le rang de rentier plutôt que dans le dynamisme. Le Sénégal est prévenu et le sait pour avoir vu certains pays de la sous région éprouver des difficultés. Il saura tirer le meilleur.

Propos recueillis par M. GUEYE

Malgré une contribution jugée encore faible par rapport à certains pays, les banques sénégalaises ont injecté, dans l’économie, plus de 3300 milliards de FCfa en 2015, a annoncé Mme Fall du ministère de l’Économie qui faisait la présentation sur : « La contribution de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) à la facilitation de l’accès au financement des Pme ». Selon elle, la contribution des banques, des services financiers et les différents fonds, dont la Bnde, le Fonsis, le Fongip, mis en place par le gouvernement pour appuyer les entreprises sénégalaises, a été certes déterminante, mais elle est en deçà des besoins du secteur privé. Elle a expliqué cette situation par les nombreuses contraintes au financement par les banques dont une offre de crédit limitée, un déficit de suivi de l’accompagnement des Pme, un manque de célérité dans la prise de décision. Ainsi, dans la facilitation de l’accès au financement des entreprises par les banques, établissements financiers et les différents fonds, elle a, entre autres, préconisé l’amélioration de la qualité des relations entre les opérateurs financiers et les Pme et l’élaboration ainsi que la mise en œuvre d’un programme d’éducation financière. 

Elle a également invité les entrepreneurs à formaliser l’activité de leur entreprise, à fournir la preuve de la rentabilité de l’activité et à mettre l’accent sur la capacité managériale de l’entreprise. Il faudra également, selon elle, analyser les besoins de financement et insister sur les modes de financement de l’entreprise.

M. SY

La contribution du secteur bancaire au financement de l’économie tourne autour de 36 % à fin 2015, selon le représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Oumar Diallo qui participait à la réunion d’information sur la contribution de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) à la facilitation de l’accès au financement des Pme.

Contrairement aux taux observés dans des pays tels que le Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud qui ressortent à plus de 70 %, la contribution du secteur bancaire au financement de l’économie sénégalaise tourne autour de 36 % à fin 2015, a indiqué, hier, le directeur de la Monnaie et du Crédit du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Oumar Diallo. Il participait à la réunion d’information sur la contribution de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) à la facilitation de l’accès au financement des Pme. Cette rencontre devrait permettre d’apporter des éléments de réponse à bon nombre de préoccupations des Pme dont notamment la problématique des garanties au crédit et du niveau des taux d’intérêts débiteurs.

« Dans le contexte actuel de mise en œuvre du Pse dont les orientations stratégiques visent, entre autres, à donner plus d’éclat au classement du Doing Business à travers l’instauration d’un climat des affaires plus attractif, il apparait nécessaire de renforcer l’accompagnement de nos Pme qui représentent 90 % du tissu économique du Sénégal avec une contribution au Pib qui tourne autour de 33 % », a déclaré M. Diallo. Il a assuré que l’Oqsf a engagé divers chantiers centrés essentiellement sur l’appui et l’encadrement des Pme parmi lesquels l’élaboration d’un programme national d’éducation financière des Pme dont la première phase a permis la capacitation de 1200 entreprises dans le domaine de la gestion financière et comptable ainsi que sur la connaissance des produits et services financiers.

Pour le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Ciad), Daouda Thiam, nonobstant les importantes mesures qui ont été prises par les pouvoirs publics pour accompagner les Pme, il n’en demeure pas moins que l’accès au financement constitue un réel handicap pour le développement des entreprises sénégalaises. « Les organisations patronales et professionnelles ainsi que les Chambres consulaires, a-t-il déclaré, sont, aujourd’hui, conscientes de la nécessité de renforcer les capacités des Pme dans les domaines de la gestion financière et comptable et de la maîtrise des produits bancaire et financier ».

Le directeur général de l’Oqsf, Habib Ndao a noté que la présentation qui a été faite sur la contribution de son institution à la facilitation de l’accès au financement des Pme, devra mettre le focus sur les mécanismes innovants de facilitation de l’accès au financement comme le Fonsis, le Fongip, la Bnde, l’Adepme, le Bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) et les différents fonds d’appui, mis en place par les pouvoirs publics et qui s’imposent, aujourd’hui, comme de véritables instruments de la politique de l’État en facilitation d’accès au financement. Selon lui, l’Oqsf aurait failli à sa mission de promotion de la qualité de services financiers, s’il manquait à poser des actes contribuant à faire connaître davantage, au public, l’existence de « ces puissants leviers d’aide à l’accès au financement que nos pouvoirs publics ont mis en place dans le Pse afin de résoudre définitivement la lancinante équation de l’accès au crédit ».

Mamadou SY

Le ministre français des finances et des comptes publics, Michel Sapin, a soutenu, jeudi à Abidjan, que la zone franc n’est pas celle de la France mais celle de l’Afrique, invitant les Africains à faire des propositions sur l’avenir de cette zone. «La zone franc n’est pas la zone de la France, elle est la zone de l’Afrique (… ) qui doit être une zone entre les mains des Africains », a indiqué le ministre français au terme d’une rencontre de travail avec le président ivoirien, Alassane Ouattara. Poursuivant, Michel Sapin a fait remarquer que « c’est aux Africains de nous faire des propositions s’ils veulent». Le ministre français a salué les performances de cette partie de l’Afrique qui est, selon lui, une «zone de stabilité ». Sur les relations entre son pays et la Côte d’Ivoire, M. Sapin a fait le constat qu’il s’agit d’une histoire ancienne. « C’est une histoire ancienne, forte. C’est une histoire qui, aujourd’hui, se construit compte tenu de la manière dont la Côte d’Ivoire a retrouvé la stabilité », a-t-il conclu. Le ministre français des finances et des comptes publics, Michel Sapin, va participer, vendredi, à Abidjan, à la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemao) ainsi qu’à celle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et des Comores. Le franc CFA, la monnaie commune à plusieurs pays africains francophones, sera au menu de cette rencontre.

APA

Pour vulgariser davantage les actions du Plan Sénégal émergent dans les secteurs touristiques et des transports aériens, ces deux départements ont signé, hier, deux conventions avec l’Agence de presse sénégalaise.

L’Agence de presse sénégalaise (Aps) a signé, hier, avec le ministère chargé du Suivi du Plan Sénégal émergent et celui du Tourisme et des Transports aériens, deux conventions de partenariat pour une plus grande vulgarisation des actions de ces deux départements.

Ils ont mis à la disposition de cette agence deux enveloppes de dix sept millions de FCfa et de douze millions de FCfa. Selon le Directeur de cabinet du ministère chargé du Suivi du Pse, « l’émergence n’est possible que si elle est appropriée par les populations, si elles se sentent concernées par ce qui se fait et sont conscientes de leur enjeu de développement ». « Cela suppose qu’elles ont de bonnes informations économiques et financières crédibles et vérifiées qui auront des impacts sur les négociations de l’État. Ainsi, dans la communication sur l’émergence, il est judicieux de tisser des partenariats avec les organes de service public comme l’Aps qui, de façon crédible, font remonter l’information économique à la base pour les partager avec l’opinion et les acteurs économiques », a déclaré M. Kane.

En effet, ces partenariats consisteront à donner à l’Agence de presse sénégalaise les moyens de faire des enquêtes sur les chiffres et les perspectives tracées par ce programme de développement, mais aussi de mettre le doigt sur les limites de celui-ci pour permettre à l’État de se rectifier.

« En collaboration avec 32 autres agences africaines et atlantiques, l’Aps dispose d’un relais puissant pour la mise en œuvre de ce programme mais aussi pour la vente de la destination Sénégal qui a des opportunités touristiques énormes à l’instar du climat, de ses différents sites (…). Ce qui va favoriser l’augmentation des flux touristiques qui induit sur l’emploi et la création de valeur ajoutée », a dit le directeur général de l’Agence de presse sénégalaise qui a estimé qu’au-delà des ressources de l’État, l’Aps souffre d’un problème de financement.

Marame Coumba SECK

Les commerçants du marché Thiaroye, à travers leur collectif, se sont engagés à faire une commande de 300 tonnes d’oignon par semaine pour aider à l’écoulement de la production locale. Ils ont fait cette annonce lors de la visite du ministre Alioune Sarr dans ce lieu de commerce qui accueille la plus grande partie de la production d’oignon du pays.

Le collectif des commerçants du marché de Thiaroye, le plus grand centre de commercialisation de l’oignon du pays, a pris l’engagement de commander, chaque semaine, plus de 300 tonnes, a indiqué le ministre du Commerce du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr était en déplacement à Thiaroye pour vérifier si tout se passe bien. « Je félicite les commerçants de Thiaroye qui sont en train de respecter scrupuleusement les engagements qu’ils ont pris. A la veille de chaque événement religieux, j’ai l’habitude de vérifier l’approvisionnement convenable du marché en denrée. Nous fêtons Pâques dimanche prochain, il était important de constater que le marché est convenablement approvisionné d’une denrée que les Sénégalais consomment beaucoup », a déclaré le ministre. Il a assuré qu’il y a suffisamment d’oignon.

Le 28 mars dernier, un comité de commercialisation de l’oignon au Sénégal avait été mis en place par le ministère du Commerce du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme. Par la suite, des voix s’étaient levées du côté des commerçants du marché de Thiaroye pour dénoncer « un favoritisme ». Alioune Sarr a profité de cette visite pour lever un certain nombre d’équivoques. « Il y a avait un malentendu parce que dans un premier temps, c’était plus de 13 commerçants qui étaient désignés dans le comité. Ensuite, j’ai dit que c’est ouvert aux étrangers à plus forte raison aux Sénégalais qui en ont les capacités et qui respectent les chartes. Nous avons, aujourd’hui, près de 400.000 tonnes d’oignon produites. Il y a donc de la place pour tout le monde. Ce commerce n’est réservé à personne, il est ouvert à tout le monde. Ce qui intéresse le gouvernement, c’est d’avoir des acteurs qui accompagnent la production nationale », a précisé Alioune Sarr.

Les commerçants du marché de Thiaroye disent avoir enterré la hache de guerre après les explications du ministre. « Il s’agissait d’un malentendu. Avec le ministre, nous avons trouvé un terrain d’attente. Notre intention n’était pas de perturber le secteur parce que ce n’est pas de notre intérêt. Ce que nous cherchions, c’est d’être associés à ce qui se fait dans le secteur parce que nous sommes des acteurs incontournables », a déclaré Pape Ndao, membre du collectif. Il a assuré qu’il n’y aura aucune difficulté à écouler la production d’oignon. «Nous pouvons faire mieux que les 300 tonnes par semaine annoncées par le ministre », a soutenu le vieux commerçant. Lui emboitant le pas, Modou Mbaye, un autre commerçant, membre du collectif, a souligné que les tensions sont derrière eux parce qu’ils sont tombés d’accord sur presque tout avec le ministre. « L’information n’avait pas bien passée mais maintenant tout est clair », a affirmé Modou Mbaye.

2 500 tonnes d’oignon déjà commercialisées
Depuis la mise en place, le 28 mars dernier, du comité de commercialisation de l’oignon au Sénégal, plus de 2 500 tonnes ont été vendues au grand bonheur des producteurs, selon Alioune Sarr. Pour le ministre du Commerce, ce comité lui a aussi donné l’occasion de rencontrer les acteurs du secteur : les producteurs, dans le département de Podor, les commerçants, à Dakar, le 05 avril, et hier le collectif des commerçants du marché Thiaroye.

Ndiol Maka SECK

Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp) qui en est à sa dernière phase, a eu des résultats satisfaisants, selon Modou Mboup, conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. De l’avis de M. Mboup, ce projet financé par la Banque mondiale a généré 36 technologies et touché plus de 700 mille bénéficiaires dont 38% de femmes.

36 technologies ont été générées ou diffusées par le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Waapp). Cela a permis de toucher plus de 700 000 bénéficiaires. Des résultats jugés satisfaisants par Modou Mboup, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il présidait, hier, la journée du Ppaao-Waapp à la 18ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). Il a rappelé que ce projet vise l’intensification de la production, la diffusion et l’adoption de technologies améliorées dans les filières prioritaires que sont les céréales sèches (mil, sorgho, maïs, fonio), les cultures associées (arachide, niébé et sésame), les productions animales (viande, lait) et les filières horticoles (tomates, mangue et oignon).

En termes d’acquis, a-t-il affirmé, le projet a enregistré, dans ces deux phases, des résultats bien appréciés par les bénéficiaires. «Il s’agit de 36 technologies qui ont fortement contribué à l’augmentation des rendements agricoles de plus de 15 % par rapport à la pratique paysanne traditionnelle, 71 projets de recherche ou de développement et de diffusion de technologies qui ont été financés (7 projets de production de semences, 60 variétés de semences homologuées et 10 nouvelles variétés d’arachide mises au point) », a révélé Modou Mboup. Il a précisé que les bénéficiaires du programme sont, à ce jour, au nombre de 733.500 dont 38 % de femmes.

Les bénéficiaires saluent l’apport du Ppaao
En plus, 250 chercheurs des structures, membres du Centre national de spécialisation (Institut sénégalais de recherches agricoles, Institut de technologie alimentaire) et d’étudiants bénéficient des formations diplômantes financées par le Pppaao. Il s’agit de 107 docteurs, 132 masters, 8 ingénieurs et 3 Dut. Il a précisé que c’est au prix d’un dur labeur, d’un bon esprit d’équipe et d’un engagement sans faille que ces résultats ont pu être obtenus par les différentes composantes du programme. Modou Mboup les a félicités et les a invités à travailler pour la pérennisation des acquis.

Coordonnatrice du Ppaao, Mariétou Diawara, après avoir fait une brève présentation du programme, a jugé utile de laisser les bénéficiaires donner leur appréciation. Ils ont salué l’apport inestimable du Ppaao dans l’amélioration de leur productivité. «Grâce au Ppaao, nous sommes parvenus à créer des emplois par la transformation des céréales locales», a confié Faty Niang, présidente d’un Gie qui s’active dans la transformation de la patate à Mboumba, dans le département de Podor. Codou Faye, une autre responsable de Gie bénéficiaire à Birkélane, n’a pas tari d’éloges pour le programme. « Grâce au Ppaao, nous sommes devenus émergents avec l’introduction de la technologie concernant la table de traitement de l’huile d’arachide. Ce qui nous permet de produire une huile saine », a indiqué Mme Faye. Les boulangers ne sont pas en reste. Par la voix de leur président, ils ont apprécié positivement l’apport du Ppaao dans leurs activités.

A. KANDE

Une délégation du Medef (le patronat français) effectue, depuis hier, jusqu’au 14 avril, une visite de travail au Sénégal. Avec une croissance de plus de 6 %, ces trois dernières années, le Sénégal, à travers le Pse, attire de nombreux investisseurs. Aujourd’hui, ces hommes d’affaires français rencontrent leurs homologues sénégalais du Cnp.

La question énergétique au Sénégal intéresse les entreprises françaises. Elles voient en la ressource naturelle (Soleil, par exemple), les centrales thermiques ainsi que la biomasse sénégalaise des opportunités de collaboration. 45 participants de 37 entreprises, 3 représentants de la Banque publique d’investissement, 2 du Medef international composent la délégation française qui séjourne, depuis hier, au Sénégal jusqu’au 14 avril. Conduite par Patrice Fonlladosa, président du comité Afrique de Medef international et président directeur général de Veolia Afrique et de Veolia Moyen-Orien, la délégation française sera reçue en audience par le président Macky Sall et le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Les membres du patronat français seront également reçu, en audience, par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Thierno Alassane Sall, ministre de l’Énergie et du développement des Énergies renouvelables, Djiby Ndiaye, Directeur général de l’Agence nationale pour les énergie renouvelables du Sénégal et Baba Diallo, Directeur général de l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale).

Ces hommes d’affaires français rencontrent, aujourd’hui, à 12 heures 30 minutes, leurs homologues sénégalais du Conseil national du Patronat.

Un secteur vital
« Comme beaucoup d’autres pays en Afrique, le Sénégal pose la question de l’accès à l’énergie », constate Jean-Claude Tuyishime, de Aqylon, une société française basée à Paris et présente dans le monde entier. Elle conçoit, fabrique et installe des solutions basées sur un « cycle organique de Rankine ». La technologie utilisée par Aqylon récupère la chaleur et la transformer en électricité. Dans la vision d’une meilleure maîtrise de l’énergie, Jean-Claude Tuyishime souhaite mettre en place des solutions adaptées au marché sénégalais et plus globalement au marché africain. « Contrairement aux turbines vapeur, nous n’avons pas recours à de l’eau dans notre système Orc, une source hautement sensible sur le continent », détaille-t-il. Une précision qu’il pense être en accord avec la stratégie sénégalaise de l’utilisation d’une énergie qui respecte l’environnement. « Nous sommes persuadés que le Sénégal peut-être un important marché notamment grâce à une politique énergétique ambitieuse du gouvernement actuel», estime Jean-Claude Tuyishime. «D’autres éléments concourent à cette position comme les ressources disponibles, une quantité importante de centrales thermiques qui fonctionnent et une disponibilité de la biomasse telle que les déchets de riz, les tiges de coton ou encore les coques d’anacarde », ajoute-t-il.

Nouer des partenariats
Ces hommes d’affaires français qui souhaitent conclure des projets déjà en discussion et nouer de nouveaux partenariats, profiteront de leur séjour pour mieux s’imprégner des opportunités du marché sénégalais et s’informer sur ses contraintes. Jean-Claude Tuyishime, veut, lui, rencontrer de hauts fonctionnaires du secteur de l’énergie. « Nous recherchons des industriels et des mines équipées de centrales thermique qui proposeront nos solutions», indique M. Tuyishime. «Nous souhaitons également nous adresser à des producteurs privés comme Aggreko, Apr, Tobene ou encore la Senelec », ajoute-t-il. L’entreprise française, en plus, propose des solutions s’adressant à des agro-industriels comme la Suneor, Novasen ou le complexe Agro-industriel de Touba, pour le secteur de l’anacarde ou encore le secteur de l’industrie du riz.

Le Sénégal n’est pas seulement un marché, il peut offrir également un savoir-faire et des compétences. « Nous sommes également à la recherche de partenaires tels que des bureaux d’études ou des agents impliqués dans le secteur de l’énergie. Nous avons besoin d’un appui des autorités afin de faciliter notre démarche », poursuit-il.

Moussa Diop

Les perspectives pour l’année 2017 restent positives avec un taux de croissance qui devrait se situer au dessus de 6 %, selon une mission du Fmi qui a séjourné au Sénégal du 30 mars au 12 avril 2017.

Les perspectives pour l’année 2017 restent positives avec un taux de croissance qui devrait se situer au dessus de 6 %, selon une mission du Fmi conduite par le chef de cette institution financière au Sénégal, Ali Mansoor qui a séjourné au Sénégal du 30 mars au 12 avril 2017. Selon la mission du Fmi au Sénégal, ce taux de croissance au dessus de 6 % requiert, toutefois, « la poursuite de la consolidation des marges de manœuvres budgétaires de l’État, le renforcement de la gestion des finances publiques et de la gouvernance, l’amélioration de l’environnement des affaires et la promotion des Pme et l’inclusion sociale ».

Peloton des pays à croissance solide
«Les performances macroéconomiques restent bonnes en 2016 avec une bonne croissance pour la deuxième année de suite et cela fait trois ans que le taux de croissance a dépassé les 6 %. On peut aussi noter que le Sénégal reste parmi un petit peloton de pays africains qui réussissent à maintenir une croissance solide en dépit du fait que beaucoup de pays africains commencent à avoir, aujourd’hui, des problèmes liés à la baisse du coût des matières premières », a déclaré, hier, lors d’une conférence de presse, le chef de la mission du Fmi au Sénégal. Ali Mansoor a estimé que le programme Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) est sur la bonne voie et tous les objectifs qui étaient visés par le gouvernement ont été atteints et que la mise en œuvre dudit programme reste globalement satisfaisante.

Les efforts sont en train de porter leurs fruits
Selon l’équipe du Fmi, l’amélioration des recettes fiscales conjuguée à la poursuite de la politique de contrôle des dépenses publiques a permis de contenir le déficit budgétaire dans la limite fixée par le programme Ispe. Des progrès importants sont notés dans la réalisation des repères structurels.

Les efforts du gouvernement à améliorer la gouvernance et la gestion économique sont en train de porter leurs fruits, a estimé M. Mansoor, qui a noté que « le Pse, c’est un long voyage et que nous ne sommes qu’au début de ce voyage. Il n’est réussi que si l’on continue sur la bonne lancée ».

Le budget a enregistré des progrès énormes en termes de consolidation du déficit qui est, aujourd’hui, projeté à 3,7 % du Pib, cette année, grâce au Pse et à sa composition qui s’améliore. Concernant l’investissement humain, des efforts ont été déployés dans l’éducation, la santé et la protection sociale, a noté le chef de mission du Fmi au Sénégal qui considère cet investissement comme un des acquis de la réorientation du budget. 

La balance des paiements se porte relativement bien
« Je voudrais aussi signaler que la balance des paiements se porte relativement bien parce que les prix du pétrole restent relativement favorables au Sénégal mais aussi parce qu’il y a eu beaucoup de transferts. Il y a une augmentation significative des transferts des travailleurs de l’étranger qui soutiennent la balance des paiements », a déclaré Ali Mansoor. Il a noté que le compte courant s’est également amélioré. 

Renforcer la gestion de la trésorerie
L’équipe du Fmi, selon un communiqué de l’institution, a noté, avec satisfaction, la volonté des autorités de continuer à mener une politique budgétaire adéquate notamment en conservant leur objectif initial de déficit budgétaire de 349 milliards de FCfa, soit 3,7 % du Pib en 2017 afin de préserver la soutenabilité de la dette publique.

La maîtrise des finances publiques, en ligne avec les critères de convergence de l’Uemoa, permettant également de contribuer à préserver la stabilité de l’Union. La mission a également noté que « la dette publique à fin décembre 2016 est plus élevée que prévue, en raison notamment du dégonflement des soldes créditeurs du compte de dépôts et des avances que le gouvernement apporte au groupe de la Poste depuis plusieurs années ».

L’équipe du Fmi encourage les autorités à prendre des mesures idoines pour renforcer la gestion de la trésorerie et éviter que les entreprises publiques pèsent lourdement sur les finances publiques et sur l’économie. Elle attire également l’attention des autorités sur leur engagement à privatiser la Sonacos et à réduire le nombre des agences publiques.

Consacrer les dépenses prioritairement à l’investissement public
Pour atteindre les objectifs de croissance fixés dans le Pse, ont noté les membres de cette mission, il serait plus efficient de consacrer les dépenses publiques prioritairement à l’investissement public, y compris au capital humain et à l’inclusion sociale. La mission du Fmi note qu’atteindre les objectifs du Pse requiert aussi une accélération des réformes pour promouvoir l’investissement privé, y compris étranger et qu’une croissance exclusivement tirée par l’investissement public ne peut être soutenable.

A cet égard, la mission a relevé, avec satisfaction, les progrès réalisés en la matière notamment par le vote de la loi relative à la Zone économique spéciale (Zes). L’équipe du Fmi a encouragé les autorités à finaliser le plus rapidement les décrets d’application et les dernières démarches nécessaires au démarrage effectif de la Zes, tout en assurant que le régime fiscal permet de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Pse. La mission a aussi encouragé les autorités à accélérer les réformes en cours pour la promotion des Pme afin que ces dernières puissent jouer pleinement leur rôle à savoir contribuer à une croissance forte et inclusive et créer des emplois ».

Par Mamadou SY

Les universités ne peuvent plus se réfugier derrière leur autonomie pour réaliser des recherches en déphasage avec les préoccupations des populations. Cette exigence a été rappelée, hier, à l’ouverture de la Conférence internationale sur l’innovation et les solutions interdisciplinaires pour les zones défavorisées.

La première édition de la Conférence internationale sur l’innovation et les solutions interdisciplinaires pour les zones défavorisées (Intersol) se fixe deux objectifs principaux. Le premier, c’est de mettre la recherche au service du développement. Le second, c’est de décloisonner la recherche. Désormais, la résolution des problèmes des populations doit se faire sur le prisme de l’interdisciplinarité. « Les recherches servent à régler les problèmes des populations. L’université qui ne peut pas rendre des services à la communauté n’a pas sa raison d’être. L’autre composante, c’est l’interdisciplinarité. Un mathématicien ou un physicien seul ne peut pas donner une réponse efficace aux questions de développement », a souligné le Pr Cheikh Mouhamed Fadel Kébé, président du Comité scientifique de l’Intersol, co-organisée par l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a abondé dans le même sens en magnifiant « cette générosité qui amène les grandes dames et les grands hommes à se désintéresser de leur sort pour prendre en charge le destin collectif, somme des destins individuels ». Pour lui, l’idée initiale d’une université conçue comme une organisation indépendante de la société, composée d’étudiantes, d’étudiants et d’enseignants, jouissant de privilèges et d’immunités, est dépassée. « On ne peut plus faire l’économie du débat de l’utilité et de l’efficacité des investissements faits pour l’éducation et la formation. L’université se trouve en face des exigences adossées, d’une part, sur l’utilité sociale des formations qu’elle dispense et, d’autre part, sur la recherche qui s’y déroule », a prévenu le ministre.

L’Afrique, une priorité
Aujourd’hui, le paysage de l’enseignement supérieur, caractérisé par la concurrence des écoles et instituts privés, avec de nouvelles méthodes d’enseignement, impose un virage vers la promotion des services à la communauté. « Nous sommes appelés à démontrer notre utilité sociale au moment où, sur les flancs du système d’enseignement supérieur, des initiatives voient le jour et qui ont pour objet et bientôt pour effet de constater notre défaillance et notre capacité à répondre aux besoins de l’économie et de la société », a fait remarquer le Pr Niane.

Il est important, selon les organisateurs de cette conférence, d’accompagner cette réorientation de la recherche avec le ciblage des zones d’intervention des chercheurs. C’est pour cela que la priorisation de la résolution des contraintes des zones favorisées a été au centre des discours. Des régions comme l’Afrique, confrontée à tous les défis et trainant un manque d’infrastructures, souffrant de la fracture numérique, mérite une attention de la part de la communauté des chercheurs. « Il faut une orientation de la recherche vers les zones défavorisées, notamment vers l’Afrique qui, plus que les autres continents, est confrontée aux problèmes qui freinent son développement et y pérennisent la pauvreté », a recommandé le recteur de l’Université Alioune Diop de Bambey, le Pr Lamine Guèye. Il a tout de même précisé que le continent noir est tenu de se donner les moyens d’être un acteur central de sa transformation sociale à travers la maîtrise des sciences, des technologies et la promotion de l’innovation. « Les financements de la recherche en Afrique doivent être en phase avec les besoins d’innovation. Ils doivent aussi être à la hauteur des objectifs de la recherche », a défendu M. Guèye.

Idrissa SANE

Les femmes des villages de Djilor-Djidiack, Simal et Ndangane-Sambou (commune de Fimela) disposent désormais de fourneaux améliorés. Ces derniers ont été remis par l’Ong Enda Graf Sahel dans le cadre de la lutte contre la dégradation de l’environnement.

Quarante cinq fourneaux améliorés ont été remis aux femmes des villages de Djilor-Djidiack, Simal et Ndangane-Sambou (commune de Fimela). Lors de la cérémonie, qui a eu lieu à Djilor-Djidiack, Fatou Ndoye, coordonnatrice à Enda Graf Sahel, a souligné que ce lot de 45 fourneaux économiques (15 par village) va permettre aux bénéficiaires de mieux lutter contre la dégradation de l’environnement. Selon elle, cette activité a été possible grâce à un prix que la « Constituante genre des Nations unies » a décerné à l’Ong lors de la Cop 22 de Marrakech (Maroc). C’est ainsi qu’Enda Graf Sahel a transformé les fonds reçus en achetant des fourneaux économiques mis à la disposition des femmes « qui sont les premières victimes des changements climatiques ».

Poursuivant, Mme Ndoye a indiqué qu’avec cette initiative leur ambition est de voir chaque ménage disposer d’un fourneau amélioré. Elle a ajouté que c’est le système fourneau-revolving qui sera appliqué. Expliquant ce système, Fatou Ndoye a fait savoir que chaque femme qui reçoit un fourneau va payer durant trois mois la somme de 15.000 FCfa. Les sommes collectées par les groupements de femmes vont permettre d’acheter d’autres fourneaux à distribuer jusqu’à ce que toutes les femmes en disposent.

Il faut rappeler que l’Ong Enda Graf Sahel accompagne les femmes de la commune de Fimela dans le cadre de la lutte contre la dégradation de l’environnement. Dans ce cadre, elle a eu à mener diverses actions de formation, de sensibilisation, d’ensemencement d’arches et de reboisement.

Oumar Ngatty BA

Un projet pilote de gestion durable des terres initié par l’Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base avec le financement du Fonds national de recherche agricole et alimentaire (Fnraa) a permis de récupérer une centaine d’hectares de terres dégradées dans la commune de Latmingué, dans le département de Kaolack. Une expérience novatrice qui fera l’objet d’une extension sur une grande échelle, selon les responsables de de ce projet.

Dans la localité de Latmingué (département de Kaolack), la lutte contre la dégradation des sols est permanente. Dans ce combat quotidien, les producteurs sont au devant de la scène. A l’aide d’une technologie simple, les phénomènes du lessivage des sols ou du ravinement sont traqués pour préserver les terres de culture. Une expérience menée dans huit communes à travers le Sénégal dans la phase pilote d’un projet initié par l’Association sénégalaise de promotion du développement à la base (Asprodeb) en partenariat avec le Fonds national de recherches agricoles et alimentaires. Après plus de deux ans, les résultats semblent flatteurs pour les bénéficiaires. «La lutte contre la dégradation des sols a donné des résultats plus qu’encourageants dans la commune de Latmingué où une centaine d’hectares a été, au moins, récupérée grâce aux dispositifs mis en place par le projet à travers une technologie simple et accessible de ralentissement des eaux de ruissellement. Ce qui a permis à certains endroits d’avoir des rendements de 1 à 1,2 tonne par hectare contre un maximum de 800 kilogrammes dans le passé », a déclaré Alassane Diaw, le président du Cadre local de concertation des organisations de producteurs (Clcop) de Latmingué qui pilote le projet dans cette commune.

Un bilan corroboré par le technicien de l’Agence nationale de conseil agricole (Ancar) Omar Diallo. Il a servi de guide aux producteurs des communes de Thiaré et de Keur Baka venus s’imprégner de cette expérience. «Voir des producteurs échanger librement sur des expérience de gestion durable des terres sur la base d’expériences vécues par les uns démontre que le projet a introduit un changement de rapport entre la terre et les producteurs qui sont désormais les plus fervents défenseurs de la protection des sols. Ils ont été convaincus par les résultats obtenus avec peu de moyens importants», a déclaré le technicien en marge de la visite d’échanges de près de 70 producteurs provenant de ces deux communes.

Ce projet pilote de gestion durable des sols avait démarré dans huit communes du Sénégal dont Latmingué avant d’être élargi dans trente autres dont Keur Baka et Thiaré dans la même zone géographique.

Elimane FALL

Toutes les mesures ont été prises par l’État pour assurer un bon déroulement de la prochaine campagne agricole.

Les producteurs de la région de Kolda n’ont aucun souci à se faire pour la disponibilité des semences d’arachide de la prochaine campagne agricole. C’est l’assurance donnée par Aguiboulaye Sidibé, Directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda qui se prononçait sur la fin de la campagne de collecte des graines d’arachides. Au total, 6 553 tonnes de semences écrémées, 366 tonnes de semences certifiées et 5 317 tonnes d’arachide d’huilerie ont été collectées cette année, dans la région de Kolda. Et à quelques semaines du début de l’hivernage, les préparatifs, pour la prochaine campagne agricole, vont déjà bon train.

Le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural a donné des instructions pour faciliter le bon déroulement de la prochaine campagne agricole. Ces mesures vont également permettre aux opérateurs qui disposent des semences dans une zone donnée, de les distribuer sur place pour éviter les tracasseries liées au transport et au déplacement.

Le Directeur régional du développement rural de Kolda demande aux producteurs de tenir compte des prévisions météorologiques qui leur seront données à travers l’Anacim et les comités nationaux et régionaux mis en place pour amoindrir les effets liés aux aléas climatiques. « Nous allons recevoir les prévisions pour l’hivernage 2017 qui pointe à l’horizon. Je pense qu’il est important, pour les paysans, qu’ils tiennent compte de ces conseils et prévisions pour qu’ils ne soient pas pris au dépourvu par rapport à la conduite de la campagne agricole. Nous allons voir, à travers les prévisions que nous allons recevoir, quels sont les zones et les conseils à leur donner pour leur permettre de choisir des spéculations qui seront adaptées à leurs zones respectives », a-t-il précisé.

Mamadou Aliou DIALLO

Le réseau global d’entrepreneurs de Pme Enablis et le Conseil patronal des énergies renouvelables du Sénégal (Coperes) ont signé, hier, une convention de partenariat en vue de promouvoir l’émergence et le développement entrepreneurial des petites entreprises. Ces Pme ont un potentiel de croissance, de création de richesses et d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables. Selon Abdou Fall, le président du Coperes, la mortalité des entreprises est une réalité dans nos pays et pour la juguler, il a jugé important de travailler avec des structures de conseil comme Enablis.

L’ancien ministre a trouvé, à travers cette collaboration, un cadre de partenariat fructueux. « Nous restons ouverts pour le renforcement du dispositif de nos coopérations qui favorisent un environnement de développement de nos entreprises », a-t-il affirmé. Ousmane Ndoye, responsable du développement de l’entrepreneur chez Enablis a souligné que leur structure cible des entreprises qui font entre 25 et 500 millions de Fcfa de chiffre d’affaires. « Collaborer avec Enablis permet de renforcer les capacités managériale, technique et personnelle. Cela permettra d’élargir le réseau d’affaires des membres dans la recherche de financements», a indiqué M. Ndoye qui a souligné que 106 entrepreneurs ont été accompagnés par Enablis qui envisage de coacher 500 entreprises d’ici à 2020 pour 2000 emplois directs et décents.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a visité, hier, la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) où le riz tient la vedette.

Le riz est le produit phare de la 18ème Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) ouverte depuis le 29 mars et qui se poursuit jusqu’au 16 avril. Preuve qu’il y tient le haut du pavé, un espace où trône une enseigne géante à l’effigie « Riz du Sénégal » lui est entièrement dédié. L’alignement des stands de riz bien achalandés commence, dès l’entrée de la Foire et se prolonge sur plus de 100 mètres à l’intérieur. Ici, le client a le choix entre le riz de la Vallée, de Kaffrine ou du Sud du Sénégal qui se décline en une multitude de variétés et de marques.

La présence en force du riz local n’est pas fortuite. La qualité du produit a été améliorée, celle de l’emballage aussi. C’est ce qui explique que le riz local est de plus en plus prisé par les Sénégalais. A cinq jours de la fin de la Fiara, plus de 500 tonnes de riz ont été commercialisées sur les 720 tonnes qui avaient été acheminées, a déclaré Korka Diaw, l’une des plus grandes productrices de riz au Sénégal, devant le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural qui a visité, ce mardi après-midi, les stands. Sur ces 720 tonnes, les 500 tonnes sont du riz brisé, a ajouté la dame.

Devant chaque stand, en spécialiste, le ministre plonge la main dans les sacs entrouverts, tâte les grains de riz avant d’encourager les producteurs. Le fait de voir que les zones de culture du riz se diversifient ne laisse pas insensible le ministre. « Cela prouve que le riz n’est plus l’affaire d’une partie du territoire nationale mais il concerne toutes les zones agro-écologiques de notre pays. C’est dire que nous sommes dans une dynamique soutenue d’étalement de la production dans l’espace. Et cela vient confirmer la justesse de l’orientation stratégique définie par le chef de l’État », s’est-il félicité. Dans la même veine, il a assuré que le gouvernement fera « absolument » tout pour créer les conditions optimales permettant d’atteindre l’autosuffisance en riz cette année. « Aujourd’hui, le riz n’est plus un secret pour toutes les régions du Sénégal, c’est une marche vers l’autosuffisance qui s’amorce », a-t-il dit.

Dynamique soutenue d’étalement
Après les stands de riz, le ministre s’est rendu dans le grand pavillon où cohabitent une diversité de produits allant de l’horticulture, à l’élevage en passant par les produits céréaliers transformés, les fruits et légumes transformés. A côté de ces produits, différents projets et programmes agricoles, en plus de quelques institutions s’activant dans le domaine de l’agriculture exposent leurs offres et savoir-faire.
 
Le président de la Commission d’organisation de la Fiara, Boubacar Cissé, a profité de la présence du ministre pour lui faire part de leur intention d’organiser, l’année prochaine, une Fiara entièrement sénégambienne. « Elle se tiendra quelques jours avant l’ouverture de la 19ème édition de la Fiara. Par cet acte, nous voulons consolider les jalons poser par le chef de l’État Macky Sall et partager, avec nos frères gambiens, toute l’expertise sénégalaise en agriculture », a-t-il expliqué.

Le Dr Papa Abdoulaye Seck a apprécié cette initiative qui ne fera que renforcer le caractère sous-régional de la Fiara car, a-t-il rappelé, « cette manifestation est devenue un outil d’intégration régionale en agriculture ». C’est pourquoi, a ajouté le ministre, « le gouvernement fera tout pour appuyer cet outil majeur d’intégration régionale ».

Cela dit, le Dr Papa Abdoulaye Seck a réitéré l’engagement du gouvernement de construire, avec l’ensemble des acteurs, une agriculture forte. « Nous sommes dans une dynamique de complicité naturelle avec l’ensemble des acteurs et c’est cela qui permettra une lecture partagée en vue d’une parcellisation des responsabilités pour que chaque acteur joue sa partition pour aller de l’avant », a-t-il laissé entendre. Avant de se féliciter des « avancées significatives » au quotidien du secteur de l’agriculture et celui de l’élevage.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le nouvel élan observé dans les relations entre le Sénégal et la Gambie, depuis l’avènement du président Adama Barrow, sera renforcé sur le plan des affaires. Un forum regroupant les acteurs économiques des deux pays est prévu du 24 au 25 mai à Dakar. Le but est d’asseoir une stratégie durable de développement des échanges. Une information livrée par le représentant du Secrétariat Permanent Sénégalo-gambien en marge d’une visite de contact avec les opérateurs économiques de Kaolack.

Dakar, la capitale sénégalaise, accueillera, du 24 au 25 mai, d’importantes assises économiques entre opérateurs économiques sénégalais et gambiens. Cette initiative du Secrétariat permanent sénégalo-gambien entre dans la dynamique du nouvel élan noté dans les relations diplomatiques entre Dakar et Banjul depuis l’avènement, en février dernier, du président Adama Barrow. L’initiative qui vient de l’instance de coopération précitée vise, selon les organisateurs «à réunir, dans un forum, au plus haut niveau, ouvrir le dialogue, la concertation et le partenariat entre les institutions afin de promouvoir une accélération de la mise en œuvre des accords et protocoles bilatéraux signés entre les deux pays. D’où la nécessité des consultations directes en vue de tirer le maximum d’opportunités de ce forum», lit-on dans la note conceptuelle.

Ces assises économiques seront les premiers résultats tangibles du Conseil présidentiel mis en place par les deux chef d’État à l’issue de la première visite officielle du président Adama Barrow au Sénégal et dont le Secrétariat Permanent interétat a reçu mandat pour l’harmonisation de la coopération entre les deux pays. Des précisions faites en marge d’une visite de prise de contact entre une délégation de l’instance évoquée et une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack conduite par son président Serigne Mboup.

Ce dernier, saluant l’excellence des relations bilatérales à l’image des liens fraternels qui unissent les deux peuples, a dit sa conviction que le renforcement des échanges économiques est le garant le plus sûr de la consolidation de l’axe Dakar – Banjul. Il a exhorté les opérateurs économiques à investir dans des secteurs porteurs en Gambie comme l’hôtellerie ou la pêche.

Le directeur administratif et financier du Secrétariat permanent Sénégalo-gambien a invité les membres de l’instance consulaire régionale à prendre une part active au forum de Dakar, considérant la place économique de Kaolack comme essentielle au développement des échanges commerciaux entre les deux pays séparés, selon lui par des frontières artificielles imposées par les puissances coloniales.

Elimane FALL

Les opérateurs économiques de la Casamance, à l’image du président de l’Unacois-Jappo de Ziguinchor, Mame Birame Ndiaye, demandent l’organisation de la filière anacarde et un soutien plus fort de l’État pour booster ce secteur d’activité. Ils estiment que cela permettra de dégager des plus-values et du coup, améliorer leurs conditions de vie.

Le président de l’Unacois-Jappo de Ziguinchor a estimé que l’inorganisation est le nœud gordien de la filière cajou dans la région méridionale. Il l’a expliquée par le fait que « l’État n’a pas encore mesuré l’importance de ce secteur d’activité qui génère des milliards de FCfa, dans une région en 6 mois ». Il a soutenu qu’au moins 30 milliards de FCfa sont injectés en Casamance (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), depuis deux ans, à chaque campagne de collecte et de commercialisation de la noix d’anacarde, au grand bonheur des producteurs, opérateurs économiques locaux et autres intermédiaires. « Sans compter les revenus provenant de la transformation des noix et de la pomme de cajou », a-t-il ajouté.

Mame Birame Ndiaye a souhaité l’accompagnement de l’État pour mettre en place de petites unités de transformation dans toute la région Sud. Il a indiqué que cela augmentera la valeur-ajoutée de l’anacarde, créera des emplois, participera à la lutte contre la pauvreté et au développement de la Casamance. Les opérateurs économiques souhaitent également que les producteurs de cajou exploitent de plus grandes surfaces, disposent de bonnes semences et se forment sur les techniques culturales et de collecte.

El Hadj Moussa SADIO

A quelques jours de la fin de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), certains exposants soutiennent avoir réalisé de bons chiffres d’affaires. Alors que d’autres se plaignent de la mévente de leurs produits.

Situé à l’entrée de l’esplanade abritant la Fiara, le micro-jardin de Coumba Diop attire du monde. Les visiteurs y font un tour avant d’aller vers les autres stands. Posée et joviale, la formatrice en micro-jardinage, en micro-élevage et en pisciculture, Coumba Diop, explique dans les moindres détails les vertus de ses activités. Elle est à sa deuxième participation. Elle expose tous les produits issus de son micro-jardinage : des plantes, des menthes, des épices, des légumes, etc. « En Afrique et particulièrement au Sénégal, les gens mangent mal. Beaucoup de personnes souffrent de maladies à cause de la mauvaise alimentation », regrette-t-elle. La formatrice qui a noué un partenariat avec le Master Gedha du département de Biologie végétale de la Faculté des Sciences de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar souligne que bon nombre de personnes a changé les habitudes alimentaires en mangeant des produits naturels. « Celles-ci prennent des épices naturelles, des infusions à base de menthe et elles se sentent mieux », assure Coumba Diop. Elle ajoute que le micro-jardinage est accessible à tout le monde. Elle soutient que la Fiara constitue une opportunité car permettant aux gens de découvrir beaucoup de choses et de nouer des contacts. « C’est une vitrine qui nous permet d’être visible », apprécie-t-elle.

La fédération des boulangers du Sénégal n’est pas en reste. En partenariat avec le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), cette foire constitue, pour elle, une occasion de valoriser davantage leur Projet d’incorporation des farines de céréales locales dans le pain. Dans ces compositions validées par l’Ita, il y a de la farine de blé à 85 %, de 15 à 20 % de farine de maïs, de sorgho, etc. Financé par la Banque mondiale dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao), ce projet est piloté par l’association sénégalaise pour la promotion du développement à la base. Des producteurs aux boulangers en passant par les transformateurs, on cherche à développer la chaîne de valeur des céréales locales. Pour El Hadji Diouf, membre de la fédération des boulangers du Sénégal, il y a une forte demande. « Les visiteurs achètent beaucoup », se réjouit-il comme en atteste une petite file qui s’est formée devant le stand de la fédération.

Stands chers
Le seul bémol, dit-il, il y a moins de monde à la Fiara comparé aux éditions précédentes. Il pointe du doigt la cherté des stands. Le même constat est fait par une exposante de médicaments traditionnels qui a requis l’anonymat. Elle trouve les stands excessivement chers.

Les exposantes, soutenues par la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal (Fongs-actions paysannes) des zones agro-écologiques du centre-est et des Niayes, ont moins de soucis pour l’acquisition de stands. La dame Satou Faye, originaire de Gossas et membre de la zone agro-école du centre-est expose divers produits comme la brisure de maïs, du beurre de vache, de l’huile de soump (miro-blanc), du miel, du sirop à base d’oseille (bissap), du gingembre, etc. Elle affirme avoir réalisé un bon chiffre d’affaires depuis le démarrage de la Fiara. Toutefois, elle souhaite une amélioration de l’emballage de ses produits. « Même si nous commercialisons des produits de qualité, si l’emballage n’est pas de meilleure qualité, ils n’attirent pas la clientèle », explique-t-elle. Contrairement à Satou Faye, la présidente de la Maison familiale rurale du village de « Yegoul Mboyoo » de Potou, assidue à cette foire, Mariama Bâ vend des légumes. L’air fatiguée, elle a les yeux rivés sur sa marchandise. Sur la vingtaine de sacs de pomme de terre et d’oignon, il en reste encore. Elle affirme que la Fiara n’a pas répondu à ses attentes. Bien que déçue, elle espère quand même augmenter son chiffre d’affaires d’ici la fin de la foire.

Espèces ovines du Niger
Le riz local fait aussi partie des produits présents et très prisés à la Fiara. Les riziculteurs de la région de Tambacounda, appuyés par le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel-Sénégal (P2rs) et l’Ancar, se frottent les mains. Harouna Kâ, vice-président de la fédération régionale des riziculteurs de Tamba soutient qu’ils ont réalisé un bon chiffre d’affaires avec le riz pluvial. « Une dame avait acheté un sac de 4 kilogramme pour tester la qualité du riz. Le lendemain, elle est revenue pour payer trois sacs de 50 kg. Cela atteste l’engouement autour du riz local », raconte-t-il. A l’opposé des producteurs, des femmes transformatrices, des boulangers, les éleveurs ne cachent pas leur déception. Les races exposées sont : des Koundoum, des chèvres du Sahel, de Ara Ara, Balami, des chèvres rousses de Maradi. Trouvé dans l’enclos de ses moutons de race, Mame Ibra Diagne, propriétaire de la bergerie Guett Serigne Cheikh Alioune Touré, tout de blanc vêtu, affirme que ces espèces étrangères ont cassé son chiffre d’affaires. Les organisateurs de la Fiara ne devraient pas, à son avis, admettre l’exposition de ces races étrangères. « Beaucoup d’éleveurs se sont plaints de cette situation », dit-il. Il faut préciser que ces races étrangères coûtent moins chères que celles locales. D’autres visiteurs comme l’étudiant Massamba Guèye apprécient la tenue de la Fiara. Il est d’avis que la foire est une opportunité pour rencontrer des partenaires qui peuvent appuyer des jeunes entrepreneurs. La journaliste française Clémence Cluzel est du même avis. Elle estime que de pareilles initiatives doivent être perpétuées au grand bénéfice des populations.

Souleymane Diam SY

Le Guichet unique électronique Orbus, est le 5ème Guichet unique installé dans le monde et l’un des plus complets, a soutenu l’administrateur général de Gaindé 2000, Ibrahima Nour Eddine Diagne.

« Orbus » est cité dans toutes les publications internationales comme une bonne pratique. Il est la seule construction 100% africaine parmi les solutions disponibles sur le marché et est le pionnier de la dématérialisation au Sénégal et en Afrique », a-t-il dit dans un entretien avec le site d’information « Le Journal de l’économie sénégalaise (lejecos) ». « Tout cela, selon lui, en respectant dans l’exploitation de la plateforme tous les standards de qualité et de sécurité des données informatisées qui ont été reconnus avec des certifications ISO 9001 et ISO 27001 ».

M. Diagne a rappelé que « le Guichet unique électronique Orbus, qui interconnecte l’ensemble des administrations publiques et privées qui délivrent des documents ou des autorisations dans les procédures et formalités du commerce extérieur, est lui-même une innovation dans son concept au Sénégal ». Cela a valu, selon lui, plusieurs reconnaissances à Gaindé 2000 dont la plus prestigieuse est le premier prix des Nations Unies pour le service public (Unpsa 2012) dans la catégorie « Améliorer la qualité de service ». « De manière plus précise, près de 80 administrations et entités sont reliées au réseau Orbus aujourd’hui, avec notamment toutes les banques, toutes les assurances, (…), les directions et services en charge de l’élevage, des eaux et forêts, de la pharmacie, de l’agriculture, des pêches, de l’industrie, du contrôle des changes, de la métrologie, de la Consommation, de l’environnement », poursuit-il.

Toutes ces entités, rappelle M. Diagne, interviennent dans Orbus selon la nature des marchandises et délivrent des certificats et des autorisations lors des formalités de dédouanement.

L’administrateur général a évoqué « la confusion » que certains font entre le nom du système informatique de la Douane Gaindé, et le nom du Gie qui s’occupe du Guichet unique Orbus et qui en l’occurrence s’appelle Gaindé 2000. « Les deux systèmes (Orbus et Gainde) sont intégrés et permettent aux opérateurs économiques de faire les formalités préalables sur Orbus et de faire la déclaration en douane sur Gainde", a t-il expliqué. « Le Gie Gainde 2000 est donc un opérateur technologique spécialiste du Guichet unique et de la dématérialisation au sens large qui intervient à la fois dans le périmètre du commerce extérieur, mais également en dehors et même à l’international », a-t-il ajouté.

APS

Le président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Alassane Ouattara, chef de l’État de Côte d’Ivoire a assuré, lundi, au terme de la session extraordinaire des chefs d’État de l’Union que le franc CFA se porte bien. « J’entends souvent des débats sur notre monnaie commune, le franc CFA. Je dois vous assurer que le CFA se porte bien », a déclaré le président ivoirien qui assure la présidence de l’Uemoa, dénonçant « les informations fallacieuses sur notre monnaie ». M. Ouattara a expliqué que « les ressources en devises sont importantes, la caisse économique bien tenue » avant de rassurer « les populations que notre monnaie saine et est dans de bonnes mains ».

APA

Le Sénégal a une croissance un peu en dessus de celle de la sous-région mais il doit aller plus loin dans les réformes pour relever les défis de la croissance inclusive. C’est l’avis des représentants de la Banque mondiale, du Fmi, de l’Apix, de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) et du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) à la table-ronde organisée, vendredi dernier, à Dakar.

C’est une bonne chose d’avoir une croissance en dessus de celle de la sous-région. Mais, il faut aller plus loin dans les réformes structurelles de notre économie pour relever les défis de la croissance inclusive au Sénégal. C’est l’avis des participants à la table ronde organisée, vendredi dernier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale sur : « Quelle réforme pour une croissance inclusive au Sénégal ? ». Paolo Zacchia, économiste principal de la Banque mondiale a invité le Sénégal à aller plus loin dans les réformes structurelles en mettant l’accent sur des secteurs compétitifs comme les télécommunications pour avoir une croissance soutenable. Le représentant de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), Abou Kane assure que pour arriver à une croissance inclusive, il faut l’existence d’un secteur privé fort avec un marché ouvert à la sous-région, agir sur la qualification professionnelle de la population et miser sur la jeunesse qui représente un atout de taille. Il faut également compter sur les ressources naturelles et les mettre en valeur, a ajouté M. Kane. Il a insisté sur l’amélioration de l’environnement des affaires et sur l’innovation technologique afin d’attirer le maximum d’investisseurs.

Le directeur de l’environnement des affaires à l’Apix, Mamadou Lamine Bâ a souligné que l’essentiel de l’appareil productif est constitué de Pme (plus de 400.000 unités selon le recensement général des entreprises de l’Ansd). Selon lui, il y a un programme de réformes dans différents domaines dont celle de la simplification des procédures de l’administration.

Le chef de la mission du Fmi au Sénégal, Ali Mansoor a estimé qu’il faut accélérer les réformes de manière à ce qu’elles prennent en compte les intérêts de tous les acteurs économiques, notant que les Pme peinent à accéder au financement. Il faut également améliorer le cadre dans lequel évoluent les Pme. « Il y a un bon démarrage mais beaucoup de choses restent à faire pour atteindre la croissance des pays émergents d’Asie. Nous avons fait un kilomètre de parcours, il nous en reste des milliers à parcourir pour atteindre les pays émergents asiatiques », a-t-il dit. M. Mansoor a insisté sur les conditions favorables au développement des Pme dans des secteurs porteurs de croissance et capables de créer des emplois bien rémunérés sans occulter l’investissement sur le capital humain (l’éducation et la santé).

Le Pr Abdoulaye Diagne a affirmé que beaucoup de réformes doivent être opérées dans le secteur foncier où il y a encore beaucoup de blocages. L’ancien ministre du Plan, El Hadj Ibrahima Sall, a déclaré qu’il est très difficile de mener des réformes parce que le Sénégal est « un pays de consensus paralysants », un pays « de juxtapositions de véto » et où il y a les élections tous les deux ans. Et pour réussir les réformes, il a soutenu qu’il faut beaucoup de courage de la part des autorités gouvernementales.

Mamadou SY

Les responsables et membres de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal ont tenu, pendant deux jours, à Saint-Louis, les journées économiques du Nord. Le président de la Cnes, Mansour Cama, s’est réjoui de l’engagement de l’État dans le renforcement du partenariat entre les collectivités locales et le secteur privé, du Cosec à financer, pour un coût global de 50 millions de FCfa, les travaux de finition de la chambre de commerce de Saint-Louis et à mettre à la disposition de la municipalité, deux bateaux-taxi pour la traversée quotidienne du fleuve (destinés aux populations, aux touristes et autres visiteurs), etc.

En présence du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, qui a clôturé ces journées économiques, du Directeur général de la Senelec, Mouhammadou Makhtar Cissé, le représentant des présidents des chambres de commerce du Nord, Cheikh Sourang a rendu un hommage au président du Conseil d’administration du Cosec, Babacar Ndiaye, Vice-président de la Cnes, qui a intercédé auprès du Cosec en faveur de la ville de Saint-Louis, en vue de lui faire bénéficier de ces réalisations. Cheikh Sourang a précisé que le Cosec va aussi mettre à la disposition de la Chambre de commerce de Saint-Louis, un écran géant qui sera placé à quelques encablures du monument aux morts de Guet-Ndar et qui permettra à tous les pêcheurs de la Langue de Barbarie de suivre régulièrement les mouvements de la mer.

Mansour Cama s’est dit satisfait de l’organisation de ces journées économiques à Saint-Louis, qui ont enregistré la présence de cinq maires mauritaniens, de la contribution de l’opérateur économique, Abdel Kader Ndiaye, qui a lu la résolution générale. Il a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour que le Pse profite largement à tous les citoyens sénégalais, pour que certains grands projets et programmes de l’État soient réalisés par des opérateurs économiques nationaux, pour relancer, dans de bonnes conditions, la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie en pêche.

M. Cama a indiqué que la Cnes envisage de tenir une grande réunion à Saint-Louis qui permettra de réfléchir sur l’écosystème, les voies et moyens à mettre en œuvre pour mieux exploiter le pétrole et le gaz découverts au large de Saint-Louis.

Le maire Mansour Faye est revenu sur les potentialités économiques de la région Nord, insistant sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue de développer harmonieusement les sous-secteurs du tourisme, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de promouvoir l’habitat social.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Il ressort de ces journées économiques que pour aboutir à une opérationnalisation efficiente du Pse dans le Pôle économique du Nord, les pouvoirs publics doivent prendre en compte un certain nombre d’exigences.

S’agissant de l’animation territoriale, les participants recommandent de promouvoir dans les différentes régions une gouvernance territoriale participative et d’œuvrer pour une opérationnalisation de l’animation territoriale. En ce qui concerne l’étude de cas pour le projet de bourse territoriale pour un Sénégal émergent, a précisé le président du comité scientifique, le Pr Mayacine Diagne de l’Ugb recommandent une plateforme multi-acteurs et multi-niveaux de financements des initiatives locales de développement économique. Ils recommandent aussi la mise en place d’un cadre de concertation entre l’État, les collectivités territoriales et le secteur privé.

Concernant les opportunités et contraintes à l’investissement privé, il faut rendre accessible tous les services à un grand nombre d’entreprises dans les régions, fournir des services innovants à haute valeur ajoutée dans les domaines du management, de la gestion des risques et de la formation ciblée et maîtrisée, promouvoir une coopération économique transfrontalière pour apporter une assistance opérationnelle prioritaire aux collectivités territoriales et aux services déconcentrés de l’État afin de faciliter la réalisation des projets.

Quant aux offres de services financiers et non financiers pour la construction d’un pôle compétitif du Nord, il faudra aider davantage les jeunes filles et les femmes peu scolarisées à bénéficier de formation professionnelle, faciliter l’accès au marché financier pour les collectivités locales et les Pme, aider les militaires retraités à avoir accès aux terres et aux financements, octroyer aux jeunes et aux femmes du secteur de la pêche plus de financements. Il s’agira aussi de revoir les modalités de financement afin de résoudre les problèmes de la garantie, équilibrer la répartition des fonds de dotation, développer les mutuelles d’épargne et de crédit, faciliter l’accès à la micro finance, inciter les populations à l’épargne, revoir les textes qui régissent les mutuelles, fédérer les forces des Ard, du Fongip, du Fonsis, de l’Adepme et des autres structures afin de promouvoir le développement socioéconomique des collectivités territoriales.

Selon Mayacine Diagne, il s’agira également d’encourager les jeunes étudiants à l’entrepreneuriat, de comprendre que l’opérationnalisation du Pse dans le Pôle économique du Nord est tributaire de la réalisation de différentes formes de financement disponibles pour les collectivités locales dont notamment l’emprunt facilité par l’assurance et le système de notation auprès des élus paysans et agriculteurs.

Le président du comité scientifique a aussi parlé du renforcement du partenariat public-privé, du système de financement par le foncier, de la nécessité de suivre le projet de navigation, de la publication des actes de ces journées économiques du Nord.

Pour construire les piliers de l’émergence du Pôle économique du Nord, les participants, selon le Pr Diagne, ont plaidé pour le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, la mise aux normes des infrastructures hôtelières, la réhabilitation et la conservation du patrimoine bâti de l’île de Saint-Louis, de diligenter les travaux de redimensionnement de l’aéroport international de Dakhar Bango et du port de Saint-Louis, afin de rendre la destination Nord plus accessible.

Mb. K. Diagne

L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois de mars 2017 s’est replié de 0,2%, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Cette évolution résulte principalement de la diminution des prix des services de communication, des articles d’habillement et chaussures et des +produits alimentaires et boissons non alcoolisées, explique l’Ansd. Elle relève qu’en variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 2,4%. En février, l’Indice harmonisé des prix à la consommation avait reculé de 0,1%. Cette évolution était liée au repli des prix des services de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles, des services de santé et des boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants. En janvier, l’Indice harmonisé des prix à la consommation avait enregistré un recul de 1,1%, principalement en raison de la baisse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des services de santé et des boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants.

APS

 

Lorsqu’on se fonde sur l’évolution de l’économie mondiale et sur la situation économique des pays africains, particulièrement ceux de la zone franc, il y a plus d’avantages à conserver le franc Cfa qu’à l’abandonner, même si des ajustements sont nécessaires. C’est la conviction du professeur Théophile Azomahou de l’université de Clermont Auvergne qui animait, vendredi, une conférence sur : « Le rôle du franc Cfa dans l’intégration économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest », au siège de la Bceao.

Depuis quelques temps, le débat sur le franc Cfa suscite des passions. Deux camps s’opposent : le front anti Cfa et celui de son maintien. Vendredi dernier, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé, une conférence sur le thème : « Le rôle du franc Cfa dans l’intégration économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest », animé par le professeur Théophile Azomahou de l’université de Clermont Auvergne.

Selon le conférencier, lorsqu’on se fonde sur l’évolution de l’économie mondiale, au cours de ces dix dernières années et sur la situation économique des pays africains, particulièrement ceux de la zone franc, il y a plus d’avantages à conserver le franc Cfa qu’à l’abandonner, même si des ajustements sont nécessaires. « Le franc Cfa jouit d’un prestige et de la confiance des populations. La confiance, on le sait, est la première source de valeur. Au-delà des risques macroéconomiques, pour un pays, sortir de la zone Franc Cfa fera planer des risques d’instabilité sociale », a déclaré le professeur Théophile Azomahou. Il a soutenu que la zone Cfa a fait preuve d’une certaine résilience et d’une certaine stabilité, soulignant que grâce à la stabilité offerte par le franc Cfa, le coût moyen des fluctuations macroéconomiques est de 11 à 48 % plus faible pour les pays de la zone Cfa comparés au reste de l’Afrique subsaharienne. A cela s’ajoute une inflation plus faible pour les pays membres de la zone Cfa comparés au reste du continent.

Les pays de la zone Cfa plus résilients aux chocs
S’agissant toujours des chocs macroéconomiques, le conférencier, qui a analysé les données portant sur 36 pays de l’Afrique subsaharienne dont 25 hors zone Cfa, a abouti à la conclusion que les pays de la zone Cfa sont moins sensibles aux chocs domestiques (intérieurs), tout en étant plus exposés aux chocs affectant les produits importés (pétrole et autres -riz pour le Sénégal) et exportés (matières premières en général).

Le Cfa, un outil d’intégration malgré la faiblesse des échanges
L’objectif d’une monnaie commune est de faire croître le marché intérieur, de développer les échanges commerciaux et de mettre en place un partage des risques entre pays, afin de mieux absorber un choc externe. Evoquant cette question, le conférencier a indiqué que plus de 2/3 des échanges commerciaux des pays de l’Uemoa se fait avec l’Europe.
 
Autrement dit, sur 100 unités monétaires dépensées, seule 1,5 unité monétaire va aux pays de l’Uemoa et 98,5 vont accroître le pouvoir d’achat du reste du monde particulièrement de l’Europe. Une situation que les Accords de partenariat économique risquent de renforcer, selon le professeur Théophile Azomahou. D’où son invite à regarder de près le contenu de ces accords avant leur mise en œuvre. En dépit de cela, aux yeux du professeur, le franc Cfa a été et continue d’être un formidable outil d’intégration régionale même si « la zone a besoin davantage de réformes institutionnelles et structurelles ».
 
Selon Théophile Azomahou, au-delà des débats idéologiques, la question qui mérite ample réflexion est de savoir comment inventer la zone Cfa du 21e siècle ou plus spécifiquement comment réussir à transformer la zone Cfa en une zone monétaire optimale qui, a-t-il précisé, demeure un objectif à atteindre.

Dans les débats, les questions telles que l’arrimage du Cfa à l’euro, le maintien du compte d’opération auprès du Trésor français sont revenues. Sur le maintien d’un compte d’opération auprès du Trésor français, des intervenants - surtout ceux de la Bceao - ont déploré l’amalgame entretenu, à dessein, à ce sujet. Ils ont soutenu que le compte est géré directement par la Bceao qui y effectue, au quotidien, des opérations. « Rien ne peut se faire sur ce compte sans l’autorisation de la Bceao », a assuré Ismaïla Dem. Il a ajouté que l’arrimage du Cfa à l’euro offre une protection et des garanties.

En fait, beaucoup d’intervenants ont estimé que le vrai débat ne devrait pas porter sur le Franc Cfa mais sur les politiques et les structures économiques de nos pays. Pour Jean Baptiste Aman, Conseiller du gouverneur, ce n’est pas la monnaie qui créé la richesse mais le travail. C’est pourquoi, il a relevé que les priorités de nos économies doivent porter sur la mise en place des infrastructures de base, le développement l’agriculture, la création d’industries capables d’assurer une transformation sur place les matières premières, la promotion de l’innovation technologique, etc. Une spécialisation permettrait également de développer le commerce intra-communautaire. Aux yeux de nombreux intervenants, lorsque nos économies produiront et exporteront plus de biens et services alors la question de la monnaie deviendra pertinente.

Plusieurs intervenants dont le directeur général du « Soleil », Cheikh Thiam se sont félicités de l’initiative de la Bceao d’organiser un débat sur le franc Cfa.

Une croissance stable
S’intéressant à la croissance économique de la zone Cfa, le professeur Théophile Azomahou a souligné que les pays membres ont connu une croissance stable depuis les années 1970, exception faite de la période de croissance forte des années 1980 et de faible croissance au début années 1990 ; il a rappelé que la décennie des années 2000 a coïncidé avec l’explosion des cours des matières premières pour la plupart des pays du continent. Cependant, le professeur se veut prudent. Il ne lie pas cette croissance à l’appartenance à la zone Cfa. « A ce stade, il n’existe pas toujours d’analyse empirique majeure convaincante sur le lien entre l’appartenance à la zone Cfa et une croissance économique sensiblement au- dessus de la moyenne du reste du continent », a-t-il affirmé. Ismaïla Dem, directeur général de l’Economie et de la monnaie à la Bceao a soutenu, pour sa part, que la croissance de la zone Cfa est liée aux politiques monétaires de l’institution financière qui ont favorisé cette croissance.

Par Mamadou GUEYE

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