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Affaires et Finances (2091)

Le projet, Ahmeyim-guembeul d’exploitation de gaz offshore entre le Sénégal et la Mauritanie, fait l’objet d’une série de consultations publiques depuis  juin 2017. Ces concertations publiques entrent dans l’étude d’impact  environnement et social dudit projet avec comme promoteurs Kosmos energy et Bp.

Après Saint-Louis, Louga et Thiès, la région de Dakar a accueilli, hier, à la chambre de commerce, un Comité régional de développement consacré à l’exploitation et à la production de gaz offshore entre le Sénégal et la Mauritanie. Cette rencontre entre dans l’étude d’impact environnemental et social a été présidée par l’adjoint au gouverneur de Dakar, chargé des affaires administratives Boubacar Ndiaye. Selon lui, cette rencontre avec des acteurs et services techniques ainsi que la société civile est importante au regard des enjeux économiques et sociaux qui s’attachent au projet. «Il est indiqué par le Code de l’environnement que chaque fois qu’un important projet doit être mis en œuvre qu’une procédure d’étude d’impact environnemental et social soit menée. Nous sommes, aujourd’hui, dans la mise en œuvre de cette procédure qui implique, dans une de ces étapes, une rencontre publique du genre pour échanger avec les différents acteurs et les communautés sur le contenu du projet », a expliqué M. Ndiaye. A l’en croire, l’objectif de la rencontre est de  recueillir leurs préoccupations, attentes et surtout suggestions et recommandations afin de mieux les prendre en compte dans la mise en œuvre du projet.

 Le représentant de Kosmos et BP, Mamadou Mar Faye, souligne que cette séance boucle une série de consultations publiques entamée le 7 juin à Saint-Louis dans l’étude d’impact environnemental et social. M. Faye soutient que cette étude est une exigence de la loi au Sénégal. Il note que Kosmos et Bp veulent également se conformer aux normes   internationales et à leurs politique et démarche internes qui les poussent à respecter les normes environnementales et à appuyer les communautés où ils travaillent. «Nous donnons la parole aux différents acteurs pour avoir leurs réactions après leur avoir permis de mieux connaître le projet. Ils pourront poser toutes les questions, évoquer leurs craintes, leurs attentes. Ainsi, ce ne sera pas seulement un  débat d’experts  ou du promoteur. Toute les réactions seront consignées dans un rapport avant d’être remis aux autorités », a confié Mamadou Mar Faye. Faisant l’économie du projet, le consultant, Samba Yade, indique que le gisement de pétrole découvert par Kosmos se situe à environ  125 km de la côte à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

Selon lui, le but du projet est d’extraire, de traiter et d’exporter du gaz naturel qui sera transformé en gaz naturel liquéfié. Il souligne que l’exploitation du gaz est prévue sur une durée de 30 ans, car se trouvant en haute mer, dans des formations rocheuses et dans un fond marin. Samba Yade soutient que le projet, Ahmeyim/guembeul d’exploitation de gaz offshore comprend trois phases. « La phase 1 concerne la construction, l’installation et les forages de développement. Cette phase va durer 3 à 5 ans. Pour ce qui est de la phase 2, il concerne les opérations de production qui devrait durer 30 ans. Quant à la 3e phase, c’est celle de la fermeture et de la mise hors service. Cette phase est prévue vers 2050 », a déclaré Samba Yade. Aussi, précise-t-il, le projet sera soutenu par divers types de travaux dans un large éventail de disciplines et utilisera des entrepreneurs nationaux si les compétences sont disponibles.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca) a organisé, hier, l’édition 2017 de sa Journée Portes ouvertes. Cette année, le thème a porté sur : « l’Expert-comptable, conseil privilégié de l’entreprise ».

« L’Expert-comptable, conseil privilégié de l’entreprise ». C’est autour de ce thème que s’est déroulée, hier, la Journée Portes ouvertes de l’Ordre national des experts-comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca). Cette rencontre a été rythmée par une série de conférences et de panels ainsi qu’une exposition donnant une idée sur le métier d’expert-comptable et les conditions d’accès à cette profession avec un focus sur le rôle qu’il peut jouer dans la performance et la bonne gouvernance des entreprises. Selon la présidente de l’Onecca, ce métier reste encore méconnu du grand public qui a tendance à restreindre son rôle à la seule comptabilité des matières ou à le réduire à celui d’un commissaire aux comptes. « L’intervention de l’expert-comptable est bien plus large que cela. Il intervient aussi en tant que cabinet de conseil en stratégie, de conseil en organisation, en qualité de fournisseur de solutions de gestion, en tant qu’auditeur financier, etc., », a expliqué Marie Bâ.

A travers ces différentes missions, elle ajoute que l’expert-comptable travaille pour la performance des entreprises et assure en même temps une mission de service public sur une base d’informations comptables et financières. Ce qui fait de lui, « un partenaire à forte valeur ajoutée de l’entreprise par sa proximité avec cette dernière durant tout son cycle de vie ». Cependant, Mme Bâ estime que la profession doit nécessairement se transformer et offrir de nouvelles missions telles que l’évaluation d’entreprise, la recherche de repreneurs d’entreprises, l’élaboration de tableaux de bord et de pilotage, le recouvrement de créances, les missions de Rse etc.     

Dans un contexte où 97 % des entreprises sénégalaises adoptent un mode de fonctionnement informel, selon le dernier recensement des entreprises de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, les experts comptables ont un rôle crucial à jouer, estime le Directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira. « L’entreprise a besoin de conseils et d’accompagnement. Son environnement est complexe et ses exigences multiples et dans ce contexte, l’information financière de qualité est son meilleur allié pour s’assurer un succès durable », a-t-il affirmé. C’est pour renforcer ce dispositif d’accompagnement, a-t-il révélé, que le gouvernement a décidé de préparer un projet de loi sur  le développement des Pme. « Une entreprise moderne et transparente est une entreprise plus citoyenne et plus compétitive. C’est dire que la question de la formalisation, voire au-delà, la question de la qualité et de la fiabilité de l’information financière est au cœur des politiques publiques pour le développement du secteur privé », a ajouté M. Diabira, en invitant l’Onecca à jouer un rôle dans le dispositif de facilitation de l’accès des Pme aux services qu’il offre.

Pour le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, le thème de la journée, au-delà de sa pertinence, est d’une grande actualité dans un contexte de mise en œuvre du Pse qui « place l’entreprise parmi les principaux vecteurs de création de richesses, d’emplois et de leviers pour la transformation structurelle de l’économie ». Au regard de l’étendue des missions des experts-comptables, il a invité l’Onecca a accompagné davantage le gouvernement dans sa volonté de formalisation et de valorisation des unités économiques du secteur informel. « Vos compétences associées à votre proximité avec l’entreprise ainsi que la diversité de la nature de vos missions font de vous des acteurs majeurs pour assurer la sécurité, la traçabilité, l’exhaustivité, l’intégrité de l’information comptable et financière et conséquemment la formalisation de l’économie sénégalaise qui, il faut le rappeler, est composée à 97 % du secteur informel », a-t-il déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Président Macky Sall a convoqué hier, une réunion pour l’évaluation  des gisements pétroliers et gaziers. A l’occasion, il a donné les grandes orientations stratégiques. Une rencontre avec le Cos-Petrogaz qui a aussi permis de présenter le futur institut national du pétrole et du gaz qui sera implanté à Diamniadio dont les portes vont s’ouvrir en octobre prochain.

L’Institut national du pétrole et du gaz va accueillir sa première promotion d’étudiants en octobre prochain, a annoncé, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, qui faisait le compte rendu de la réunion tenue à la Présidence de la République. « Le démarrage de la première cohorte de l’Institut national du pétrole et du gaz est prévu en octobre 2017 ». Seydou Guèye a indiqué que les travaux pour construire l’institut sur un site à Diamnadio sont en cours et devront durer 14 mois. Le coût de l’Institut du pétrole et du gaz est estimé à 20 milliards de FCfa, dont 10 milliards déjà disponibles. « Les ressources seront mobilisées dans une perspective de livrer le plus rapidement possible l’institut », a fait savoir le porte-parole du gouvernement.

Il a soutenu que le président de la République s’est félicité du suivi fait par la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen), notamment sur les actions fortes telles que la promotion du bassin sédimentaire, le travail sur les réserves et les perspectives de production. Macky Sall a recommandé à la Société des pétroles du Sénégal de poursuivre le suivi rapproché de l’évaluation des puits de développement et des plateformes d’évaluation et aussi de renforcer sa présence pour informer l’Etat sur les choix avant toute décision. Le chef de l’Etat a, en outre, rappelé l’impératif de renforcer les capacités des acteurs dans les métiers du pétrole et du gaz pour améliorer la gestion de ces ressources.

Poursuivre l’accord inter-Etat sur le gaz
Le deuxième point examiné au cours de la réunion a porté sur l’accord inter-Etat qui lie la Mauritanie et le Sénégal qui partagent un gisement de gaz à cheval sur les deux pays, au large de Saint-Louis. Dans ce cadre, le président de la République a invité les acteurs « à poursuivre cet accord en s’entourant de toutes les compétences pour que les décisions soient profitables au Sénégal ». « L’ambition du président de la République est d’arriver à ce que les Sénégalais soient les principaux acteurs dans l’exploitation du secteur », a dit Seydou Guèye.

Le président de la République, Macky Sall, a pris le décret portant création et fixant les règles de fonctionnement du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du Gaz (Cos-Petrogaz), dans la dynamique d’une gestion saine et durable des ressources naturelles.

Le Cos-Petrogaz est chargé d’assister le président de la République et le gouvernement dans « la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers ». Présidé par le chef de l’Etat, le Cos-Petrogaz est composé du Premier ministre, du ministre en charge de l’Energie, du ministre de l’Industrie et des Mines, de représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur de l’énergie.

APS

 

A l’initiative de Reed Expositions, Paris abrite, du 6 au 10 novembre, les salons Batimat, Interclima+elec et Idéobain. Le but, offrir un cadre d’échanges, de partage d’expériences et nouer des partenariats d’affaires.

Tous les 2 ans, à Paris, le Mondial du bâtiment présente, à travers les salons Batimat, Interclima+elec et Idéobain, les matériaux et les solutions des bâtiments. Cette année, l’évènement aura lieu du 6 au 10 novembre 2017. Catherine Rousselot, directrice marketing et communication à Reed Expositions qui a séjourné au Sénégal, a présenté, mardi 2 juillet, les grandes tendances de l’édition 2017. Cadre idéal d’échanges, ces salons réunissent, pendant 5 jours, des chefs d’entreprises, des décideurs, des ingénieurs, des professionnels de l’immobilier.  Ils s’y retrouveront pour acheter, échanger et s’imprégner des innovations dans le secteur.

Selon Catherine Rousselot les participants trouveront toutes les réponses aux évolutions technologiques. « Les matériaux, les technologies, les outils et les solutions exposés visent l’excellence : performance énergétique, confort, économies, solutions numériques… », assure-t-elle. Les salons Batimat, Interclima+elec et Idéobain offrent également l’opportunité aux participants de partager leurs expériences et de comprendre les « changements de fond » du marché, de découvrir les solutions pour les nouveaux usages et attentes, d’adopter les innovations et les technologies. Pour certains, c’est le moment aussi de faire des affaires en nouant des partenariats. Les panels autour de grands thèmes constitueront également des temps forts du Mondial du bâtiment.

Pour l’édition de cette année, l’Organisation internationale de la Francophonie comme l’invité d’honneur. Un choix qui sonne comme « une évidence », selon Catherine Rousselot. « C’est 84 pays qui sont à l’honneur. C’est également des sujets communs portant sur l’habitat social, les éco-quartiers, la mise à niveau de la sous-traitance afin que les entreprises africaines puissent s’associer avec des industriels internationaux et entre elles pour remporter des marchés nationaux », explique-t-elle.

La délégation du Sénégal conduite par Ibrahima Ndoye de Promosalons qui prend part à ce salon depuis 1991 ne cesse de s’agrandir. « Ce succès est lié au fait que les participants sont de l’expérience qui contribue au développement de leurs activité », avance-t-il. Guedj Fall de Batifall entreprise, un habitué qui participe au salon depuis 2005 confirme. « C’est un salon important pour ceux qui sont dans le secteur. Il m’a permis de développer mes activités », a témoigné M. Fall.

Catherine Rousselot justifie son déplacement au Sénégal par le désir de maintenir le contact avec le continent et les entreprises africaines. « Ce sont des marchés importants et nous avons beaucoup d’entreprises exposantes qui nous demandent de développer le visitorat africain parce que c’est le marché de demain », dit-elle.

Mamadou GUEYE

L’édition 2017 du salon mondial de Batimat se prépare. Sa directrice marketing et communication, Catherine Rousselot qui séjourne au Sénégal évoque, dans cet entretien, les avantages pour les acteurs et hommes d’affaires sénégalais évoluant dans ce secteur de participer à ce salon.   

Pourquoi vous avez jugé utile, pour l’édition 2017 de Batimat, de faire le déplacement au Sénégal ?
Le Sénégal fait partie des dix pays visiteurs du salon mondial du Bâtiment. C’est important de continuer à tisser des relations professionnelles avec le Sénégal pour permettre aux entreprises sénégalaises de voir la diversité de l’offre présentée à ce salon. L’offre est destinée au marché français et mondial. Ce salon permet également à la délégation sénégalaise de rencontrer d’autres délégations notamment africaines pour développer les relations sud-sud pour un transfert de technologies et de savoir-faire. Pour nous, c’est important de faire la promotion de notre salon en Afrique notamment au Sénégal.

Batimat, c’est le rendez de l’innovation dans le domaine du bâtiment. L’Afrique a ses spécificités notamment climatiques. Vos technologies sont-elles adaptées au continent noir?

Batimat, est à la fois un salon sur l’innovation et des matériaux classiques. Les matériaux exposés sont adaptés à différents types de pays et de continents. C’est important pour nous de présenter une offre large qui tient compte des évolutions technologiques, climatiques et économiques qui peuvent s’adapter à tous les pays. En France, nous avons les mêmes problématiques : construire avec un habitat adapté et économique.

Dans le contexte africain en général, sénégalais en particulier, comment peut-on construire avec toutes les innovations et à moindre coût ?
A partir du moment où l’on produira de l’énergie à partir du solaire, on pourra introduire ces technologies dans les bâtiments. Mais il faut produire suffisamment d’énergie solaire. D’où l’intérêt de visiter le salon Batimat pour voir les avancées technologiques. Pour cette édition 2017, on aura un village où seront exposées les technologies de l’autoconsommation qui constituent l’avenir. Aujourd’hui, on sait produire de l’énergie mais on commence à savoir comment la stocker. Peut-être, on pourra introduire cette haute technologie dans les bâtiments.

Est-ce que l’Afrique adopte ces innovations technologiques ?
Oui. Il y a des exemples de villes nouvelles, de quartiers nouveaux dans toute l’Afrique. En Tunisie, il y a un quartier entier connecté et sur lequel on a fait attention pour gérer l’énergie de manière maîtrisée. On voit  des exemples concrets africains qui se développent avec des bâtiments modernes qui consomment moins d’énergie et qui intègrent les innovations technologiques.  

Quels avantages de participer au Salon Batimat ?  
Il y a l’avantage de participer en tant que membre d’une délégation parce qu’en étant en groupe vous bénéficiez de l’assistance d’une entreprise qui a l’habitude de se rendre dans des salons. Cela facilite également le net-working, c’est-à-dire les rencontres avec des homologues que vous ne connaissiez pas. Ainsi, vous pourrez mieux vous faire connaître et en cas d’appel d’offres vous pourrez s’associer. Vous bénéficiez également d’un accompagnement pendant le salon qui est un point de ralliement. Si vous venez en individuel, vous aurez accès au programme de conférences.

Pourquoi vous avez choisi l’Organisation internationale de la Francophonie comme invité d’honneur ?
L’Oif est une évidence. C’est 84 pays qui sont à l’honneur. C’est également des sujets communs portant sur l’habitat social, les éco-quartiers, la mise à niveau de la sous-traitance afin que les entreprises africaines puissent s’associer avec des industriels internationaux et entre elles pour remporter des marchés nationaux. En 2015, trois pays africains étaient à l’honneur. On a voulu maintenir cette spécificité. Pour nous, c’est important de maintenir le contact avec le continent, les entreprises africaines. Ce sont des marchés importants et nous avons beaucoup d’entreprises exposantes qui nous demandent de développer le visitorat africain parce que c’est le marché de demain.

Propos recueillis par
Mamadou GUEYE

Plusieurs acteurs de la filière mangue, réunis à Saly, viennent de mettre sur pied une plateforme pour préserver plus de 7.500 hectares de vergers.

La plateforme est adossée au projet de diffusion à grande échelle de technologies de lutte contre la mouche des mangues dans la zone des Niayes et en Casamance. Selon Binta Mbengue Dièye, directrice régionale de l’Ancar, zone des Niayes, « le projet qui est dans sa phase terminale après trois ans de mise en œuvre avait pour objectif d’augmenter la productivité de la filière mangue par une réduction des pertes dues aux mouches. Depuis 2004, la filière mangue était confrontée à des attaques répétées des mouches des fruits, en particulier l’espèce invasive d’origine asiatique dénommée « Bactrocera Dorsalis Ex-Invadens » qui provoque des pertes de récoltes pouvant atteindre 40 % à 60 % dans les Niayes et 70 % à 80 % en Casamance, touchant particulièrement les arboriculteurs mais également tous les acteurs de la filière. Le Sénégal est un pays qui joue un rôle important dans l’approvisionnement du marché européen en mangue avec la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso. Les exportations sont passées de 280 tonnes en 1998 à plus de 16 688,64 tonnes, en 2015,  vers l’Union européenne sur un total d’exportations en fruits et légumes estimé à 115.115 tonnes.   

Malgré le fait que la filière est confrontée au vieillissement de certains vergers et au défaut d’entretien (irrigation et fertilisation), des résultats significatifs ont été enregistrés par le projet avec la diffusion, à grande échelle, de technologies de lutte contre les mouches des mangues auprès de 5.115 producteurs dont 10 % de femmes et touchant plus de 7.500 hectares dans quatre régions à travers une vingtaine de communes et plus de 200 villages. Il s’y ajoute que 3.244 producteurs dont 28,7% de femmes ont été formés sur les techniques de lutte contre les mouches des fruits et sur d’autres thématiques touchant la mangue : guide sectoriel d’autocontrôle, techniques de transformation de la mangue, usage sécurisé des pesticides ainsi que des campagnes d’information, sensibilisation. Aujourd’hui, il s’agit de généraliser et d’approfondir ce mécanisme pour le rendre plus participatif en vue d’accélérer l’adoption des technologies améliorées et innovations générées à travers la plateforme. Elle devrait ainsi constituer, pour la filière de la mangue, un outil de dialogue entre les différents acteurs de la chaîne de valeur pour identifier collectivement les défis et trouver les opportunités d’améliorer la production et la commercialisation par l’adoption des meilleures technologies et innovations.

Plus de 3.000 producteurs formés aux techniques de lutte
Le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires, à travers le Waapp, a appuyé la mise en place de plateformes d’innovation pour faciliter l’adoption durable des technologies et ainsi sauvegarder les acquis et son prolongement dans la durée. Elle requiert, selon Dr Adetonah Sounkoura, agroéconomiste à l’Ita du Bénin et formatrice de plateforme d’innovation dans les chaines de valeur, « la définition de mécanismes soutenus de pérennisation à travers surtout des outils de négociation et de communication, la transformation et l’instauration de l’agri-business autour de la plateforme, le partenariat tout en y impliquant les femmes et les jeunes ». Elle a noté, avec satisfaction, les réflexions et suggestions sorties des travaux de groupes notamment la labellisation avec l’accompagnement de l’État. L’espoir est permis pour les acteurs de la filière mangue de disposer d’une coalition d’acteurs qui se réunissent pour partager leurs expériences, connaissances, compétences, ressources et idées dans le but de résoudre leurs problèmes et saisir des opportunités d’intérêt commun. Le gouverneur de Thiès, Amadou Sy, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé, s’est félicité de cette initiative des acteurs de la filière mangue.

Mohamadou SAGNE

A l’issue de la dernière réunion du Comité régional de développement qu’il a présidée, hier, à la Préfecture, le ministre du commerce, Alioune Sarr, a lancé officiellement la campagne de commercialisation rizicole.

S’adressant à la presse, en présence du gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang et du Directeur général de la Saed, Samba Kanté, le ministre du Commerce a annoncé que le prix du kg de paddy bord-champ, est fixé à 125 FCfa. Il a annoncé que la première mesure prise à l’issue du comité régional de développement spécial, consistera à signer, dans les plus brefs délais, avec son collègue, le Dr Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, un arrêté interministériel sur le prix du riz paddy ; de sécuriser la commercialisation du riz local et de garantir des revenus rémunérateurs aux producteurs.

Le ministre du Commerce a rappelé qu’une des décisions majeures du conseil interministériel du 21 février 2017, était d’arriver à intégrer dans la plateforme, la commercialisation du riz paddy. Alioune Sarr a insisté sur l’urgence de mettre en place, en étroite collaboration avec l’Usaid et le Projet « Naatal Mbaye », un système d’information qui permettra de mieux collecter, traiter et suivre toutes les informations concernant le riz local. Un système d’information ouvert à l’ensemble des acteurs de la filière riz et qui permettra d’assurer la régulation des différentes activités de cette filière et d’avoir des informations fiables sur le riz qui ne seront pas contestées. Ce système d’information permettra également à l’État de prendre les bonnes décisions relatives à la promotion du riz local. Selon Alioune Sarr, il a été également retenu l’idée d’établir, sous la supervision du gouverneur de la région des contrats-cadres unifiés pour améliorer la commercialisation rizicole.

Le ministre a invité les responsables du comité interprofessionnel de la filière riz (Ciriz), à démarrer, dans leur plan d’actions, une vaste campagne de sensibilisation et d’information, visant à promouvoir la production, la commercialisation et la consommation à grande échelle du riz local. Cela contribuera à traduire en actes concrets la vision du président Macky Sall en autosuffisance en riz.
Il s’est, enfin, réjoui de la baisse significative des importations de riz, du changement de mentalité des Sénégalais qui consomment de plus en plus le riz local.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une semaine après l’installation des premières pluies dans le Saloum, le travail des commissions de cession des intrants agricoles se déroule correctement sous la supervision des autorités administratives. Les responsables d’organisations de producteurs qui donnent l’information mettent en exergue le bon pilotage du processus sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Les premières pluies enregistrées dans le Saloum les 27 et  28 juin derniers ont lancé, de fait, l’installation de l’hivernage dans la zone du bassin arachidier. Anticipant sur ce démarrage précoce de la campagne agricole, l’Etat du Sénégal avait fini de mettre en place, à l’intérieur du pays, les commissions locales de cession des intrants agricoles sous la supervision des responsables du commandement territorial.

Dans la région de Kaolack, ce travail est largement apprécié par les acteurs du secteur qui louent les efforts des pouvoirs publics pour s’ajuster aux caprices de la nature. «  Avec le phénomène du changement climatique, il convient de s’adapter  aux variations dans le cycle de l’hivernage. La constitution des différentes commissions de cession des intrants agricoles depuis le mois de mai et leur effectivité à partir de juin participent de cette volonté d’accompagner les acteurs dans leur préparation en amont », a analysé Salif Ndiaye, président de l’Union nationale des producteurs semenciers du Sénégal (Unpss) en marge d’une réunion convoquée à son initiative au siège de sa structure. « Les semences d’arachide sont de bonne qualité aussi bien pour l’écrémée que les certifiées. La seule contrainte, c’est que les quotas attribués aux producteurs par les commissions sont minimes. Même s’il faut relever qu’il n’appartient pas à l’Etat de leur  fournir  ces intrants mais d’en faciliter l’accès pour approvisionner les producteurs », a tenu à préciser l’opérateur semencier au cours de la rencontre qui a réuni plusieurs responsables de plateformes de producteurs. Une occasion de rappeler que les semences d’arachide, pour la région, évaluées à près de 10.000 tonnes, ont été réalisées à hauteur de 9.422 tonnes soit 94%. Une mise en place des intrants que pourrait  plomber, le retard accusé par celle de l’engrais. « Chaque année, nous avons les mêmes problèmes  avec des fournisseurs ne distribuant pas l’engrais à temps et ne subissant aucune pénalité à ce titre. Une sorte d’impunité les poussant à récidiver chaque année, malheureusement», déplore Salif Ndiaye. Ajoutant que le respect du cahier des charges doit-être opposable à tous les producteurs semenciers du Sénégal.

Elimane  FALL


…ET 65 % POUR KOLDA
La campagne agricole démarre sous de meilleurs auspices dans la région de Kolda où 65% des semences d’arachide ont déjà été cédés aux producteurs.

L’hivernage s’est bien installé dans la région de Kolda au grand bonheur des producteurs. Tous les postes pluviométriques sont excédentaires à l’exception de celui de Ndorna, dans le département de Médina Yoro Foulah, qui affiche un léger déficit de 1,5 mm. Parallèlement, les opérations de distribution des semences d’arachide se poursuivent normalement. Le taux de cession est jugé plutôt satisfaisant par la Direction régionale du développement rural (Drdr). Il se situe actuellement à 65% à l’échelle régionale. Le Drdr de Kolda, Abiboulaye Sidibé, se réjouit de l’amélioration notée  dans la cession des semences d’arachide par rapport aux semaines précédentes. La situation est quasiment la même pour les céréales. « Pour ce qui est des céréales, là aussi, c’est pratiquement, le même cas de figure, de manière globale, même s’il y a certains points où certains fournisseurs qui devraient faire des efforts pour faire des mises en place effectives.  Quand on prend le cas du riz, avec le Programme national d’autosuffisance en riz par exemple, à peu près, un peu moins de 1.000 tonnes de semences de riz, toutes variétés confondues, sont déjà mises en place dans les différentes organisations des producteurs pour dérouler ce programme », déclare-t-il. La mise en place des semences est, aujourd’hui, globalement satisfaisante dans la région de Kolda, selon lui, à l’exception de quelques cas rares où l’on note un certain retard pour les céréales. En ce qui concerne les engrais qui constituent un volet très important pour le suivi de la campagne agricole, pour le 6-5, et le triple 15, par exemple, la mise en place est tout à fait effective dans l’ensemble de la région avec un taux qui varie entre 50 et  55%.  Par contre, pour ce qui est de l’Urée et du 15-10-10, la Drdr était obligée de rappeler à l’ordre certains fournisseurs qui avaient reçu leur notification à temps, mais qui trainent un peu les pieds par rapport à la mise en place de ces deux types d’engrais. Et comme dit l’adage, à quelque chose, malheur est bon, le démarrage tardif de l’hivernage dans le département de Médina Yoro Foulah a facilité la mise en place des semences d’arachide et des céréales ainsi que des engrais. Les fournisseurs ont eu le temps de mettre en place les intrants dans les zones d’accès difficile avant le démarrage effectif de l’hivernage.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, a présidé, samedi dernier, à Kigali, la clôture de la 24ème Assemblée générale annuelle de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Dans un contexte où il est noté une montée des politiques protectionnistes, M. Kagame préconise des solutions endogènes, invitant les Etats africains à compter sur leurs propres ressources pour développer davantage le commerce.

« L'Afrique doit être plus résistante face aux chocs globaux et au protectionnisme croissant », a déclaré Paul Kagame, président de la République du Rwanda. Il s’exprimait lors de la clôture de la 24ème Assemblée générale annuelle de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), à Kigali. Pendant quatre jours, les participants ont planché sur le thème « stimuler le commerce et l’intégration africaine », à travers une série de panels. Dans son allocution de clôture, le chef de l’Etat rwandais a insisté sur la nécessité, pour l’Afrique, de compter sur elle pour faire face à la politique protectionniste défendue par certains Etats dans le monde. Pour lui, il faut mettre en place des outils internes capables de développer le commerce entre pays.

Par exemple, il invite les régions du continent qui ont réussi à éliminer les barrières commerciales à partager leurs leçons avec d'autres pays. « Nous devons inciter à augmenter, de manière urgente, les échanges entre pays, à investir davantage dans notre continent et à créer des infrastructures communes, afin de mieux faciliter la circulation des personnes et des biens en Afrique », préconise le chef de l’Etat du Rwanda. Il estime que le commerce dépend, non seulement des financements, mais aussi des efforts de facilitation des échanges qui nécessitent une volonté politique des Etats. M. Kagame relève, par ailleurs, que trop souvent, l’Afrique se trouve désavantagée lors des négociations commerciales avec d'autres partenaires dans le monde. A ce titre, recommande-t-il, il y a le besoin toujours croissant d'industrialisation de l'Afrique. Dans cette même lancée, l’ancien président du Nigéria, Olusugun Obasanjo soutient que le développement du commerce dans le continent nécessite des moyens de transports adéquats, des infrastructures modernes qui permettront de relever le taux des transactions commerciales entre pays africains.

A son avis, il faut plutôt insister sur l’intégration économique que celle politique. Il a, en outre, lancé un appel aux Etats à harmoniser leur position pour ce qui est des questions de procédures administratives relatives à l’obtention des documents de voyage comme le passeport. « Nombreux sont ces acteurs du commerce qui perdent beaucoup de temps d’un pays à un autre, en demandant des visas. Ce qui ne facilite guère le développement du commerce intra régional », note l’ex-chef de l’Etat nigérian. Ce dernier lance également un appel aux institutions telles que Afreximbank, la Commission économique africaine (Cea) et la Banque africaine de développement à conjuguer leurs efforts en vue de soutenir les échanges commerciaux intra régionaux.

De notre envoyé spécial à Kigali, Abdou DIAW

LE CHANGEMENT DE MENTALITÉ COMME BASE DES RÉFORMES DE L’UA
Outre les questions commerciales qui préoccupent le continent, le chef de l’Etat rwandais, dans son discours, a également évoqué le programme des réformes de l’Union africaine dont il était à la tête de l’équipe. Selon lui, le changement des mentalités doit être le fondement de ces réformes institutionnelles. En effet, lors du 27ème sommet de l'Union africaine en juillet 2016, le président rwandais s'est vu confier la mission de réformer l'Union africaine afin de la rendre plus efficace. « Il est nécessaire de changer cette mentalité pour un succès des réformes entreprises par l’Union africaine », préconise Paul Kagame. Aujourd’hui, souligne-t-il, aucun pays ne peut faire cavalier seul ; il faut aussi faire participer les populations dans la mise en œuvre des politiques publiques, qu’elles se sentent impliquées dans les affaires. Le président rwandais estime également nécessaire d’hiérarchiser les priorités, faire les infrastructures qui relient les régions du continent, intégrer les populations. Il demande aussi à bâtir sur les atouts démographiques, assurer une circulation des personnes et des biens.

A. DIAW

Si le Sénégal n’a pas su créer assez d’emplois, c’est parce qu’on n’a  pas souvent fait les bons choix dans les secteurs stratégiques. C’est ce qu’entend corriger le Pse, selon Mouhamadou Makhtar Cissé, Dg de la Senelec.  Ce plan, a-t-il poursuivi, doit se dérouler sur une période assez longue pour produire des résultats.  « Armez-vous de courage, de patience et de formation. Les emplois structurels formels ne sont pas nombreux dans ce pays. L’Etat ne peut pas recruter tout le monde. C’est n’est pas sa vocation. Il crée le cadre pour que les entreprises puissent émerger et créer des emplois », a fait savoir M. Cissé aux jeunes.  Avant d’ajouter que les  contraintes sont essentiellement la lourdeur des procédures administratives et l’énergie, qui n’était pas disponible et coûtait cher.  C’est qui est presqu’aujourd’hui résolu.

En outre, l’ancien directeur général de la douane a souligné qu’avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, il y avait tellement de plans  et de projets que les agents se perdaient même sur  les noms au ministère de l’Economie et des Finances. « Lorsque le président venait au pouvoir en 2012, on n’était en train de finir le processus de validation de  la Stratégie nationale de développement économique et social pour trois ans. Et lui, il est arrivait avec beaucoup d’ambitions pour dire qu’il faut simplement changer de paradigme parce que le développement est un horizon très lointain, une entreprise de très longue haleine », s’est félicité le patron de la Senelec.  Pour Makhtar Cissé, il  est apparu dans les diagnostics que « si nous devrions suivre le train de notre croissance habituelle qui était de 2 à 3%, il faudrait rattraper le poids démographique, parce que tout ce que nous produisons en richesse, notre population allait l’absorber en besoin primaire. Et il n’y aurait pas de marge pour préparer l’avenir ».

Nd. M. SECK

La place Mamadou Dia, située au cœur de la promenade des Thièssois, abrite la foire des produits biologiques. Au nom du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le directeur régional du développement rural de Thiès, Mamadou Guèye, a salué l’initiative prise par les membres de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab). «  En organisant cette foire avec le soutien de votre partenaire, l’Ong suisse Heks Eper, pour faire la promotion des produits bio Sénégal, vous mettez en exergue aussi les potentialités de notre région de Thiès dans ce système de production  garant de la préservation de l’environnement, de la santé publique et de la faune », a-t-il confié.

Selon le chef du service de la Drdr de Thiès, en s’engageant dans le processus de mise en place d’un Système participatif de garantie (Spg) du label Bio Sénégal afin de contourner l’obstacle du coût inaccessible à une certification classique, les membres de la Fenab ont choisi de  donner de la visibilité à leurs produits sains et de qualité sur le marché local dans la mesure où à l’exportation, la question est quasi réglée. Et pour toutes ces raisons, Mamadou Guèye  a réitéré l’engagement du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural aux côtés des membres de la Fenab dans le processus de mise en place du système participatif de garantie devant déboucher sur la création du label « Bio Sénégal ». Dans son plaidoyer, le président de la Fenab, Doudou Diop, précise : « dans sa première phase de 3 ans, seule la zone des Niayes est ciblée par le Spg. Il vise  500 producteurs répartis dans 10 organisations membres de la Fenab. 100 contrôleurs internes vont être formés pour suivre les producteurs concernés par ce programme de promotion de la qualité ».

Mbaye BA

La Senelec est le plus grand pourvoyeur d’emplois derrière l’Etat. En deux ans, elle a recruté plus de 600 jeunes de toutes les classes. Au total, elle comptabilise 2.558 travailleurs permanents. Ces chiffres ont été donnés, hier, par le directeur général, Mouhamadou Makhtar Cissé lors du lancement du « Pse mobile ».

« La Senelec est le premier employeur  au Sénégal après l’Etat.  Beaucoup de sociétés diront qu’elles ont employé 3.000 ou 4.000 personnes, mais c’est souvent des emplois saisonniers.  Mais nous, il y a une semaine,  nous avons comptabilisé 2558 emplois permanents avec  Contrat à durée indéterminée (Cdi).  Et en l’espace de deux ans, nous avons recruté, au moins, 600 jeunes sénégalais, allant du cadre à l’agent d’exécution ».  Ces propos sont du directeur général de cette société nationale,  Mouhamadou Makhtar Cissé. C’était lors de la cérémonie de lancement du « Pse mobile », une initiative  de la Coordination des étudiants et jeunes diplômés du Sénégal (Cejed) consistant à conscientiser sur l’ensemble du territoire  national les populations sur les enjeux de ce plan. Selon l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, par ailleurs parrain de cette initiative, la Senelec est  en train de bâtir une plateforme pour démocratiser l’accès à l’emploi dans la société.

« Il y a des concours qui s’organisent et  des recrutements qui se font sur dépôt de Cv. Mais la contrainte est que la demande est très forte et que l’offre n’est pas à la hauteur », a-t-il dit.  A en croire l’ancien ministre du Budget,  la Senelec recrute aussi jusqu’à 800 stagiaires par année. Et il s’agit de stages rémunérés. « Là aussi, c’est démocratisé. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme avec un numéro d’ordre que personne ne peut manipuler.  Nous avons signé des conventions avec des établissements  tels que l’Ecole supérieure polytechnique (Esp), des écoles  comme Delafosse, Peytavin, etc., pour essayer d’aider l’enseignement technique à s’améliorer.  Nous allons faire la même chose avec la Ceges. Nous espérons que cela va profiter à cette organisation mais aussi à la Senelec et à l’économie sénégalaise », a espéré le patron de la Senelec.

De l’avis de M. Cissé, il y a deux crises majeures qui empêchaient le Sénégal de  décoller : la crise casamançaise et celle énergétique. Pour la crise casamançaise, a-t-il estimé, notre pays a fait une bonne marche du chemin  avec la résolution du problème gambien.  « Le pays a besoin de stabilité et du potentiel de la Casamance  en tourisme et en agriculture pour se développer », a laissé entendre Mouhamadou Makhtar Cissé.  S’agissant de la crise énergétique,  il a soutenu que le problème de la production est réglé et le Sénégal  se donne même le luxe de vendre de l’énergie à des pays voisins comme le Mali, et peut-être sous peu, la Gambie si les négociations aboutissent. « Le potentiel de croissance le plus important du monde se trouve en Afrique.  Et dans ce continent, le Sénégal est un exemple par sa paix et sa stabilité. Il ne faut jamais jouer avec celles-ci. Il ne faut répondre à aucune sirène qui permet de remettre en cause la stabilité de ce pays qui est notre avantage comparatif n°1 », a-t-il adressé aux jeunes qui ont massivement répondu au lancement du « Pse mobile ». Pour M. Cissé, le second avantage comparatif du Sénégal est la qualité de son capital humain.

Ndiol Maka SECK

LE PSE, UN PLAN POUR CORRIGER LES MAUVAIS CHOIX
Si le Sénégal n’a pas su créer assez d’emplois, c’est parce qu’on n’a  pas souvent fait les bons choix dans les secteurs stratégiques. C’est ce qu’entend corriger le Pse, selon Mouhamadou Makhtar Cissé.  Ce plan, a-t-il poursuivi, doit se dérouler sur une période assez longue pour produire des résultats.  « Armez-vous de courage, de patience et de formation. Les emplois structurels formels ne sont pas nombreux dans ce pays. L’Etat ne peut pas recruter tout le monde. C’est n’est pas sa vocation. Il crée le cadre pour que les entreprises puissent émerger et créer des emplois », a fait savoir M. Cissé aux jeunes.  Avant d’ajouter que les  contraintes sont essentiellement la lourdeur des procédures administratives et l’énergie, qui n’était pas disponible et coûtait cher.  C’est qui est presqu’aujourd’hui résolu.

En outre, l’ancien directeur général de la douane a souligné qu’avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, il y avait tellement de plans  et de projets que les agents se perdaient même sur  les noms au ministère de l’Economie et des Finances. « Lorsque le président venait au pouvoir en 2012, on n’était en train de finir le processus de validation de  la Stratégie nationale de développement économique et social pour trois ans. Et lui, il est arrivait avec beaucoup d’ambitions pour dire qu’il faut simplement changer de paradigme parce que le développement est un horizon très lointain, une entreprise de très longue haleine », s’est félicité le patron de la Senelec.  Pour Makhtar Cissé, il  est apparu dans les diagnostics que « si nous devrions suivre le train de notre croissance habituelle qui était de 2 à 3%, il faudrait rattraper le poids démographique, parce que tout ce que nous produisons en richesse, notre population allait l’absorber en besoin primaire. Et il n’y aurait pas de marge pour préparer l’avenir ».

Nd. M. SECK

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a tenu, vendredi dernier, à Saint-Louis, la 110ème session de la Commission permanente des eaux. La rencontre a été présidée par Hamed Diané Séméga, nouveau haut commissaire de l’Omvs.

Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), Hamed Diané Séméga, a présidé, vendredi, à Saint-Louis, la cérémonie d’ouverture de la 110ème session de la Commission permanente des eaux (Cpe) de l’Omvs. Pendant trois jours, cette session préparatoire de l’hivernage, après évaluation du bilan de gestion des barrages de Manantali et Diama, arrêté à la précédente réunion, servira de cadre aux représentants des pays-membres de la Cpe, pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour élaborer un programme de gestion optimale, afin de satisfaire les différents besoins en eau.  A cette occasion, s’adressant à la presse, M. Séméga a rappelé que la Cpe est un organe de concertation et d’arbitrage de l’allocation des ressources en eaux du fleuve Sénégal.

Selon M. Séméga, la Cps de l’Omvs est un organe consultatif du Conseil des ministres et elle joue un rôle incontournable dans la gestion des usages de l’eau du fleuve Sénégal. Elle est chargée de définir les principes et modalités de la répartition des eaux du fleuve entre les États et entre les secteurs d’utilisation, notamment l’agriculture, l’industrie, l’alimentation en eau potable et les transports. En effet, elle a rendu des arbitrages sur de grands dossiers. Il s’agit ainsi du Projet canal du Cayor (Sénégal) qui a été présenté à la 16ème réunion de la Cpe, tenue à Rosso-Mauritanie du 21 au 24 juin 1993 ; des dossiers de l’alimentation en eau des villes de Dakar et de Nouakchott, et des mines d’or au Mali et au Sénégal, etc. M. Séméga a laissé entendre que l’Omvs est un outil très performant et dynamique d’intégration économique et sociale de ses pays-membres. Un outil qui doit être un levier puissant de développement des pays-membres qui ont des ouvrages hydrauliques communs (barrages de Diama et de Manantali), qui développent un programme ambitieux et de grande envergure de navigation.

De l’avis de M. Séméga, ce projet de navigation permettra de renforcer la crédibilité de l’Omvs, qui demeure une grande institution à la croisée des chemins, dotée de ressources humaines de qualité et résolument engagée à contribuer efficacement et dans un bel élan de mobilisation et de solidarité, au développement des quatre pays-membres de l’Omvs, notamment, le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée-Conakry et le Mali. Il n’a pas manqué de plaider pour la nécessité, pour l’Omvs, de tout mettre en œuvre en vue de rendre visibles ses réalisations. Ce qui permettra de rendre plus dynamique cette grande organisation, au profit des populations des pays-membres.  Le Haut-commissaire de l’Omvs a mis à profit son séjour dans la capitale du Nord, pour s’entretenir avec les autorités administratives et visiter le barrage de Diama.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Assemblée nationale a voté, vendredi, le projet de loi 17-2017 fixant les nouvelles règles d’organisation et de fonctionnement de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). L’évolution du cadre juridique de cet établissement est censée lui permettre de mieux s’adapter à ses nouvelles priorités en développement économique et social.

Après huit ans d’existence, la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) va connaître de nouvelles règles d’organisation et de fonctionnement. Ce changement de cadre juridique a été approuvé, vendredi, par l’Assemblée nationale. Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, qui défendait le projet de loi, le but de cette mutation est de « mieux adapter la Cdc aux nouvelles exigences que requiert le développement économique d’un pays qui tend vers l’émergence ». En effet, d’après le ministre, le fonctionnement de la Caisse a révélé des difficultés de mobilisation des ressources dévolues par la Loi, constat fait à travers le non versement ou la non effectivité du versement de certaines ressources et la réticence de certains tiers en l’absence de moyens de recouvrement adaptés.

Par ailleurs, au regard des ressources importantes détenues par la Caisse et des risques inhérents à sa qualité d’investisseur institutionnel, le gouvernement a jugé nécessaire d’améliorer sa gouvernance en adoptant les meilleures pratiques. Ainsi, la nouvelle Loi adoptée par l’Assemblée nationale apporte des innovations dans le fonctionnement de la Caisse. Ses missions de financement au logement de standing et aux projets stratégiques et structurants définis par l’Etat seront élargies, les compétences et les prérogatives de la Commission de surveillance seront renforcées, un Comité d’investissement, d’audit et de risques sera créé. La Caisse aura également la possibilité de fournir des services bancaires et financiers sous réserve de l’obtention des autorisations requises, elle aura aussi une immunité d’exécution eu égard à sa qualité d’établissement public exerçant une mission d’intérêt général, le délai au terme duquel les sommes déposées sont acquises à l’Etat du Sénégal passe de 20 à 30 ans pour protéger davantage les droits des déposants et aussi tenir compte du rôle d’investisseur à long terme de la Caisse etc.

Elh.I.THIAM

Mme Oley Lucretia Clara Dibba-Wadda, Secrétaire exécutive de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), a été nommée Directrice du capital humain, de la Jeunesse et du Développement des compétences à la Banque africaine de développement (Bad).

Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a choisi Mme Oley Dibba-Wadda, secrétaire exécutive de l'Adea comme directrice du Capital humain, de la Jeunesse et du Développement des compétences, informe un communiqué de l’Adea. L’association a magnifié « le leadership exceptionnel, la vision, le dévouement et l'engagement » de Mme Wadda, insistant sur « son leadership transformationnel et sa passion pour les jeunes du continent». Le président de la Bad, Akinwumi Adesina, a indiqué qu’Oley est un leader très respecté dans le domaine de l'éducation et son leadership a été source de motivation dans la mobilisation des décideurs africains en faveur de la concentration des efforts sur le capital humain et l’épanouissement de la jeunesse sur le continent. « Sa vaste expérience, sa passion et son engagement pour l'éducation des filles et le développement des compétences des jeunes contribueront à faire avancer l’action de la Banque qui met l’accent sur la formation de la main-d'oeuvre africaine de demain et la création d'emplois pour les jeunes », a-t-il soutenu.

De nationalité gambienne, Mme Dibba-Wadda est une responsable du développement social ayant à son actif plus de 20 ans de leadership et d'expérience en gestion. Analyste stratégique, elle jouit d’une « expertise pointue en politiques africaines et internationales dans les domaines de l'éducation, de l'égalité entre les sexes et de la promotion de la jeunesse ».

Mme Dibba-Wadda occupe actuellement la fonction de Secrétaire exécutive de l'Adea - une institution panafricaine hébergée par la Bad - qui regroupe les ministres de l'Education de 54 pays africains, ainsi que des partenaires internationaux au développement menant des activités dans le domaine de l'éducation. Auparavant, elle a été Directrice exécutive du Forum des éducatrices africaines (Fawe), une organisation panafricaine pour la promotion de l'éducation des filles en Afrique subsaharienne. Elle a également occupé la fonction de Directrice exécutive de Femmes Africa Solidarité (Fas), une autre organisation africaine œuvrant pour les femmes, la paix et la sécurité en Afrique.

Mme Dibba-Wadda a également occupé plusieurs postes de direction et de conseillère dans différentes agences internationales de développement, notamment l’Agence Oxfam de Grande-Bretagne, le Fonds du Commonwealth pour l’éducation et Concern Universal. Ambassadrice mondiale pour 10X10 et Concern Universal. Elle est membre et présidente de plusieurs conseils et comités consultatifs.

Coach de développement personnel certifié et fondatrice de l'Institut Gam Africa pour le leadership (Gail) en Gambie, Mme Dibba-Wadda est un ardent défenseur et une championne du développement de la jeunesse en Afrique. Elle a reçu plusieurs distinctions dont les prix «Inspiring woman of excellence» en 2012 et «African woman leadership» en 2013 et a été nominée pour le prix «New african woman in education» en 2017.  Mme Dibba-Wadda est titulaire d’un Master en analyse de la dimension genre dans le développement délivré par l'Université East Anglia du Royaume-Uni et d’un diplôme en genre et développement.

D. MANE

Pour aider à la création d’entreprise et faire connaître  les dispositifs d’appui  aux entreprises,  l'Agence de développement et d'encadrement des Pme (Adepme), a organisé un atelier préparatoire de constitution du Réseau «Sénégal Pme ». Selon le Directeur général de l’Adepme,  Idrissa Diabira, le réseau «Sénégal Pme » sera le réseau des structures d’appui financier et non financier  réunies en charge d’accompagner les Pme. « L’objectif du réseau est de donner de la lisibilité à l’action publique sénégalaise en accompagnement des Pme. Car, quand les ressources sont reparties entre autant de structures, l’efficacité n’est pas optimale », indique-t-il.  A l’en croire,  pour constituer ce réseau, ils  ont  recensé une quarantaine d’agences, de structures et dispositifs accompagnant les Pme. Il s’agit, entre autres, de l’Adepme, de l’Asepex, du Bureau de mise à niveau, de l’Agence sénégalaise de normalisation, des agences sectorielles dans le domaine de l’agriculture, de l’artisanat, de l’aquaculture, du Fongip, du Fonsis, de la Bnde, etc.,  pour discuter, échanger les idées avec ces dernières par respect des missions et du corps de métier de chaque structure de sorte à mieux articuler les activités et à pouvoir proposer au secteur privé un portefeuille de services en direction des Pme.

A son avis, le réseau sera opérationnel  très probablement en septembre. Mais, il faut avant tout que l’ensemble  des acteurs du réseau s’accorde sur la  gouvernance qu’ils veulent d’ailleurs  légère. «Nous voulons, aussi comme dans le Pudc, élaborer une sorte de programme d’urgence massif  d’accompagnement des Pme », argue-t-il.

Concernant la charte  du réseau « Sénégal Pme », le directeur  du projet, Abdoul Aziz Sagna, fait savoir, dans sa présentation, que  trois statuts de membre  ont été définis. Il y a les membres de droit qui sont les structures d’appui  spécifiques aux Pme, les membres associé que sont les banques, les autres établissements financiers et structures d’appui non financier et les membres observateurs  constitués par les partenaires techniques et financiers. Pour ce qui est des instances de gouvernance et d’animation, seront mises en place pour ce réseau, un conseil d’orientation qui définit  les orientations et politiques en faveur  des Pme, un bureau exécutif, un secrétariat exécutif permanent qui assure l’animation du réseau  Sénégal Pme et le suivi  de la mise en œuvre  effective du plan d’actions. Sans oublier les commissions thématiques. « Les entreprises ont besoin d’une grande visibilité et conformément au directives du chef de l’Etat, l’Adepme a organisé cet atelier pour unir ses structures en vue  de mettre en place, ce réseau qui va permettre de développer des synergies entre ces structures, de mutualiser ces ressources, d’optimiser la politique de l’Etat en matière de promotion et développement des Pme », informe Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, conseiller du Premier ministre.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le 30 juin dernier, lors de l’assemblée générale de l’Association professionnelle bancaire et des établissements financiers du Sénégal (Apbefs), le directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs), Bocar Sy, a été, à l’unanimité, porté par ses pairs à la présidence de la structure. L’Apbefs a été créée en 1965 et compte, comme membres, les banques et établissements financiers établis en République du Sénégal et inscrits sur les listes des banques et établissements financiers tenues par la Commission bancaire de l’Uemoa.

Connu pour sa simplicité, son pragmatisme et son professionnalisme, M. Sy est un des meilleurs spécialistes du financement de l’immobilier, domaine où il évolue depuis 1988. Ayant fait principalement sa carrière à la Bhs, il a eu à travailler à la Bicis pour y implanter des produits bancaires liés à l’immobilier. Ce professionnalisme est d’ailleurs salué au regard de sa forte implication positive dans les projets du Pôle urbain de Diamniadio, saluée par les acteurs et les autorités. Nul doute que son expérience et sa connaissance du secteur bancaire lui seront d’un atout certain dans ce secteur en pleine mutation pour redonner un nouvel élan à l’Apbefs. Le Soleil y reviendra plus amplement.

C. THIAM

Les députés ont adopté, vendredi, le projet de loi n°18/2017 autorisant la cession définitive et à titre gratuit de terrains domaniaux à usage d’habitation. Désormais, tous les titres précaires vont être transformés en titres fonciers.

«Un acte de haute portée sociale». C’est en ces termes que certains députés ont qualifié la décision du gouvernement de transformer les titres précaires en titres fonciers. Le texte l’autorisant était soumis, vendredi, à l’adoption de l’Assemblée nationale. Comme ils l’ont déjà souligné en commission, les députés sont d’avis que cette loi aura un impact certain sur les couches les plus défavorisées car devant leur permettre d’accéder à la pleine propriété foncière. Pourtant, c’est l’objectif que visaient la Loi n°87-11 du 24 février 1987 autorisant la vente de terrains domaniaux destinés à l’habitation situés en zones urbaines et la Loi n°2011-06 du 30 mars 2011 autorisant la transformation des permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers.

Cependant, ces deux textes législatifs n’ont pas eu les effets escomptés. « Les objectifs visés à travers le texte de 1987 n’ont pas été atteints à cause surtout des prix de vente des terrains domaniaux jugés assez exorbitants par une bonne frange de la population. De même, pour le texte de 2011, depuis sa mise en vigueur, le nombre de demandes de transformation de permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers reste extrêmement faible », a expliqué le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Devant ce constat, il paraissait urgent d’envisager des mesures plus hardies et plus accessibles aux populations concernées avec la double ambition de faciliter davantage l’accès à la pleine propriété foncière aux populations et d’assurer aux textes de loi les conditions d’une pleine application.

122.000 titres délivrés
Cela d’autant plus que, a fait remarquer le ministre, depuis que le titre foncier existe et, ce, bien avant les indépendances, « seuls 122.000 titres ont été délivrés pour tout le Sénégal ». Cela s’explique, selon lui, par le fait que le processus d’obtention de ce sésame est particulièrement « ardu ». Pour Amadou Bâ, cette loi restera comme l’une des plus importantes qu’aura votée la 12ème Législature dont le mandat arrive à son terme.

Les terrains concernés par la cession gratuite sont ceux situés dans les zones dotées d’un plan d’urbanisme approuvé ou résultant d’un lotissement approuvé par l’administration et ceux attribués par voie de bail ordinaire, par bail emphytéotique ou ayant fait l’objet d’une concession du droit de superficie. Quant à la transformation des titres précaires en titres fonciers, elle vise les terrains faisant l’objet de « permis d’habiter », des « autorisations d’occupation » et des « autorisations d’occuper ». Cependant, face aux rumeurs faisant cas de la mise à l’écart de certaines zones du pays par cette loi, le ministre a tenu à souligner que ce texte est de « portée nationale » et non « discriminatoire ». Ce qui veut dire que les banlieues, les villages traditionnels du Cap-Vert comme les zones de terroirs sont également concernés. Toutefois, le ministre précise que, cette loi se concentre d’abord sur les terrains domaniaux situés dans les zones dotées d’un plan d’urbanisme approuvé ou résultant d’un lotissement approuvé par l’administration. Car, a-t-il dit, « pour les habitations spontanées, il faudra nécessairement passer par une restructuration ». Pour trouver une solution aux jugements d’hérédité qui constituent un « casse-tête » pour l’administration, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a déclaré qu’il est envisagé la mise en place d’un guichet unique pour « dénouer tous ces conflits latents ».

ElHadji Ibrahima THIAM

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) projette les ressources et les charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11.614,24 milliards de FCfa. Il a été présenté, jeudi, aux députés.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a présenté, jeudi, à l’Assemblée nationale, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) qui projette les ressources et les charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11.614,24 milliards de FCfa, au cours d’un débat d’orientation budgétaire. Pour l’année 2018, les ressources attendues sont estimées à 3.720,25 milliards de FCfa. L’encours de la dette publique totale passera de 6.302,8 milliards de FCfa en 2018 à 6.580,5 milliards de FCfa en 2019 et 6.792,3 milliards de FCfa, un an après. « Au total, en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3 % après 3,7% en 2017. Sur le moyen terme, cette orientation sera confortée et le déficit budgétaire se maintiendrait en moyenne à 3 % sur la période 2018-2020 », souligne le Dpbep. S’agissant de la masse salariale, précise le document, les efforts de rationalisation se poursuivront dans le respect des engagements de l’Etat envers les syndicats notamment concernant l’apurement du stock de rappels et de mise en solde des enseignants contractuels. Pour les recrutements dans la Fonction publique, ils se feront désormais en tenant compte des « enjeux sécuritaires et de la nouvelle politique de reprofilage des besoins ». Les prévisions de recrutement se chiffrent à 13.130 ; 12.203 et 6.500 respectivement en 2018, 2019 et 2020.

Endettement
Le ministre de l’Economie a indiqué que l’ensemble des indicateurs sociaux qui sont dans le document ont été validés par le gouvernement, en relation avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers.  Pour lui, ce document va consolider les bases de la croissance. A son avis, le Sénégal va être en ligne par rapport aux engagements pris en 2014. « Lorsque le Pse a été lancé, beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan et la vision ont été totalement exécutés avec, à nouveau, des programmes d’accélération comme le Pudc, le Puma, etc. », a-t-il relevé.  Pour Amadou Bâ, « il n’y a aucun projet figurant dans le Plan d’actions prioritaires qui n’a pas été adressé notamment les routes, les pistes, etc. Il est en cours d’exécution ou les études sont terminées ».  
S’agissant de l’endettement du Sénégal, il a rappelé qu’il est soutenable et que le taux se situe à 34, 6% en 2016, contrairement à ce qui a été avancé. « En matière d’endettement, il n’y a jamais d’inquiétudes. Le Sénégal n’est jamais resté sans payer ses dettes tout comme les salaires, même s’il y a des difficultés passagères qui peuvent survenir », s’est-il réjoui. La gestion, a poursuivi M. Bâ, « c’est un contrôle de tous les jours. Nous avons des services suffisamment outillés, une mécanique forte, pour nous proposer des mesures pour avancer assez rapidement ». A l’en croire, toutes les projections faites sur les dix années à venir n’intègrent pas les revenus du pétrole et du gaz qui interviendront à partir de 2021. « Sans pétrole et sans gaz, le Sénégal connaîtra une croissance d’au moins de 7% l’année prochaine ».
Souleymane Diam SY


loi de finances 2018
Le budget projeté à 3.720 milliards de FCfa

Le budget 2018 est projeté à 3.720, 24 milliards de FCfa. «Un budget qui sera éminemment social », a déclaré, jeudi, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, au cours d’un Débat d’orientation budgétaire. « Le budget 2018 atteindra plus de 3.700 milliards de FCfa. Le budget d’investissement est projeté à 1.345 milliards de FCfa. Le président Macky Sall a décidé que ce budget sera éminemment social », a-t-il souligné. A l’en croire, « l’ensemble des programmes sociaux en cours seront évalués. Et ceux ayant donné satisfaction seront renforcés, d’autres pourront être supprimés certainement, mais de nouveaux programmés verront le jour », a-t-il indiqué. « Dans ce pays, a poursuivi le ministre, nous avons étudié le dynamisme des populations (trois recensements généraux de la population). Mais jamais, nous avons cherché à comprendre les véritables dynamismes économiques. Jusqu'à une date récente, les projections de croissance étaient faites sur la base d’un pic évalué à partir des données de 1999. De 1999 à 2017, beaucoup de choses ont évolué. Un travail de rebasing a été fait », a expliqué M. Bâ. Ces recensements ont également permis de savoir qu’il y avait plus de tailleurs, de coiffeurs, de coiffeuses, dit-il. « Nous souhaitons tirer les conséquences dès cette année et réorienter la politique économique eu égard au penchant du président de la République pour l’équité et le social », a-t-il précisé. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, que le budget d’investissement va évoluer de 120 milliards de FCfa pour 2018,  et les 75 milliards de FCfa seront affectés aux dépenses sociales. « Nous penserons aux tailleurs, aux coiffeurs, à toutes les personnes qui sont dans la pêche qui sont certes soutenues, mais qui doivent l’être davantage », a assuré Amadou Bâ pour qui « l’orientation est très claire à ce niveau ».
S. D. SY

Execution du budget

Le projet de loi de règlement 2015
approuvé par l’Assemblée nationale

Après la Cour des Comptes, l’Assemblée nationale a adopté, jeudi, le projet de loi de règlement 2015. A cette occasion, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a rappelé que cet exercice relève « d’un exercice de reddition des comptes et de transparence », conformément à la volonté du chef de l’Etat.

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi, à l’unanimité, le projet de loi de règlement 2015. Ce projet a été défendu par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Il est ressorti de cette initiative, deuxième du genre, sous le magistère du président Macky Sall, que la Cour des Comptes a déclaré conformes les écritures des comptes de gestion des comptables principaux du Trésor et le compte administratif de l’ordonnateur.
Pour la gestion 2015, précise-t-on dans le rapport de la Commission de l’Economie générale, des finances, du plan et de la coopération économique, que les opérations budgétaires de l’année 2015 se caractérisent par « un niveau satisfaisant de recouvrement des recettes et une exécution  prudente des dépenses ». Les recettes recouvrées au titre du budget général sont arrêtées à 2661, 501 milliards de FCfa. Elles se sont ainsi accrues de 6, 3% (contre 5, 27 % en 2014) en passant de 2.148, 55 milliards de FCfa en 2014 à 2.661, 501 milliards de FCfa en 2015. Quant aux dépenses du budget général, elles sont exécutées à hauteur de 2.821,298 milliards de FCfa et ont progressé de 8,2% par rapport à 2014.

Au total, sur la gestion 2015, le résultat d’exécution du budget général affiche un excédent de dépenses sur les recettes d’un montant de 159.797.223.819 de FCfa. Quant aux comptes spéciaux du Trésor, ils dégagent un déficit d’un montant de 16.309.867.026 de FCfa, lié principalement au Fonds national de retraite (Fnr).
Au cours des débats, les parlementaires ont loué les efforts considérables de redressement entrepris par les pouvoirs publics depuis 2012 et consistant essentiellement en une politique de rationalisation des dépenses courantes et de maîtrise de l’expansion de la masse salariale.

La présentation de ce projet de loi relève, selon le ministre de l’Economie, « d’un exercice de reddition des comptes », conformément à la volonté du chef de l’Etat quant à la transparence. « Une œuvre humaine, a-t-il reconnu, n’est jamais parfaite. Nous discutons avec la Cour des comptes. Nous chercherons à améliorer la gestion des finances publiques. Cela est facile dans le contexte actuel.
Le président de la République n’a jamais posé une préoccupation susceptible de nous mettre en mal avec les lois et règlements du pays. Cela facilite l’exercice de reddition. Il est très important de savoir l’utilisation des autorisations budgétaires qui ont été faites. Pour Amadou Bâ, « les deniers de l’Etat ont été utilisés de façon transparente ». « C’est une démarche qu’il faut saluer », dit-il. S’agissant des dépassements budgétaires, le ministre a souligné qu’ils sont liés à des situations ponctuelles. « Ce sont des opérations passées en fin d’année et qui basculent sur l’année suivante. Elles impactent positivement ou négativement sur les écritures de l’année précédente. Nous avons été confronté à ce cas de figure par rapport à la dette publique », a-t-il expliqué. A cela s’ajoute, dit-il, la variation des monnaies étrangères notamment le dollar.

S. D. SY

Ancien économiste en chef de la Banque mondiale de 2008 à 2012 et actuel vice-président du Conseil de l’Université de Pékin, Justin Yifu Lin analyse les conditions de succès d’une politique industrielle dans les pays africains. Animant une conférence lors de l’Assemblée générale d’Afreximbank, l’économiste soutient qu’une politique industrielle, pour connaître une réussite, devrait viser des secteurs qui confirment l'avantage comparatif latent de l'économie. L'avantage comparatif latent fait référence à une industrie selon laquelle l'économie a des coûts de production faibles.

Par ailleurs, il relève que les coûts de transaction sont trop élevés pour être compétitifs sur les marchés nationaux et internationaux. A l’en croire, les entreprises africaines seront viables, une fois que le gouvernement aidera  à surmonter les problèmes de coordination et d'externalité afin de réduire les risques et les coûts de transaction. Donnant l’exemple du succès de la Chine, M. Lin rappelle qu’il y a 30 ans, ce géant asiatique et les pays africains avaient environ le même niveau de revenu par habitant. Aujourd’hui, constate-t-il, la Chine s'est développée dynamiquement au cours des 3 dernières décennies. « Cette puissance économique de l’Asie a absorbé le surplus de main-d'œuvre. L'augmentation des salaires dans les années à venir amènera la Chine à monter des industries à forte intensité de main-d'œuvre vers des industries à forte intensité de capital », annonce l’économiste. Il ajoute qu’avec 85 millions d'emplois manufacturiers, la modernisation de la Chine vers des industries plus élevées laissera un grand espace pour de nombreux pays en développement.

A. DIAW

L’Accord sur la facilitation des échanges (Afe) est le premier accord commercial multilatéral conclu depuis l’établissement de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), il y a deux décennies. Entré en vigueur depuis le 22 février 2017, il devrait permettre de réduire le coût total du commerce de plus de 14% pour les pays à faible revenu et de plus de 13% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Il vise également à accélérer le mouvement, la mainlevée et le dédouanement des marchandises aux frontières.

Ce texte marque ainsi le début d’une nouvelle phase de réformes destinées à faciliter les échanges dans le monde entier et à créer une dynamique importante pour le commerce et le système commercial multilatéral dans son ensemble. Constatant ces nombreux avantages qu’offre cette initiative, les pays africains sont invités à adhérer à cet accord de facilitation afin de permettre au continent de mieux booster ses exportations.

Le Professeur d’économie agricole, le Nigérian, Adeniyi Osuntogun, souligne que cet accord de l’Omc a pour vocation d’aider les pays développés à se conformer aux règles qui régissent le commerce mondial. Selon lui, les pays africains qui n’ont pas encore ratifié cet accord doivent le faire afin de bénéficier des avantages. Revenant sur les opportunités de cet accord, Dr Hippolyte Fofack, économiste en chef et directeur de la recherche à Afreximbank, note que les progrès réalisés, suite à la ratification par les deux tiers des Membres de l'Omc, permettront  d’accroître les exportations mondiales de marchandises d'un montant maximal de 1 billion de dollars par an. Il ajoute que les pays en développement bénéficieront fortement plus de la moitié des gains commerciaux. D’où l’appel lancé aux Etats africains à signer ce texte pour tirer leur épingle du jeu. L’Accord sur la facilitation des échanges (Afe) établit une série de mesures pour la circulation rapide des marchandises à travers les frontières, inspirée des meilleures pratiques dans le monde.

En effet, les pays en développement et les pays les moins avancés peuvent solliciter une assistance pour appliquer les dispositions de l’Afe. Les membres de l’Omc ont donc établi le mécanisme pour l’Accord sur la facilitation des échanges comme moyen d’aider les pays en développement et les pays les moins avancés à obtenir une assistance et un soutien.
L’Omc, dans un document, explique que dans ce mécanisme, le secrétariat de l’Organisation élargira ses programmes d’assistance technique, fournira des renseignements sur les programmes d’assistance mis à disposition par les donateurs et d’autres organisations internationales. Il aidera à mettre en relation donateurs et bénéficiaires.

Abdou DIAW


L’adhésion des pays africains à l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) permettra au continent de stimuler ses exportations vers le reste du monde. C’est ce qu’ont préconisé des économistes lors de la deuxième journée de l’Assemblée générale d’Afrieximbank qui se tient présentement à Kigali, au Rwanda.

De notre envoyé spécial à Kigali, Abdou DIAW

Le Conseil des ministres statutaire de l’Uemoa a tenu, hier, à Dakar, sa deuxième session ordinaire de l’année. Au cours de la rencontre, plusieurs questions notamment le rapport sur la situation économique sont inscrites à l’ordre du jour.

La deuxième session ordinaire de l’année du Conseil des ministres statutaire de l’Uemoa s’est tenue, hier, au siège de la Bceao. La rencontre a été présidée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, Amadou Bâ. Cette réunion, a rappelé M. Bâ, président du Conseil des ministres, se tient au lendemain du séminaire ministériel consacré au rapatriement des recettes d’exportation. Au cours de cette session, plusieurs questions seront abordées. Selon M. Bâ, au titre de la Bceao, les ministres examineront le rapport sur la situation économique et monétaire de l’Uemoa au 31 mars 2017. « Notre conseil s’appuiera sur l’évolution récente et les perspectives économiques de l’Union qui y sont décrites pour décider des mesures appropriées visant la consolidation des acquis et l’accélération du rythme de progression de l’activité économique dans les Etats membres», a expliqué Amadou Bâ.

Le conseil se prononcera, en outre, sur les implications pour l’Umoa, de la migration des statistiques monétaires vers les normes les plus récentes du Fmi et de la production des comptes nationaux des Etats membres de l’Union, selon les normes Scn 2008.

Par ailleurs, souligne M. Bâ, la Bceao informera le Conseil des ministres des décisions de la réunion du Comité de politique monétaire tenue début juin et de la révision du cadre macroéconomique des pays de l’Uemoa pour les années 2017 et 2018. Elle communiquera aussi des informations sur la balance des paiements et la position extérieure globale de l’Uemoa au titre de l’année 2015. Elle informera, enfin, sur l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Concernant la Banque ouest-africaine de développement (Boad), poursuit Amadou Bâ, le Conseil aura à statuer sur les modalités de rééchelonnement de la dette de la Guinée-Bissau au titre du droit d’entrée et des impayés autres que sur les prêts. Une proposition de révision des statuts de la Boad et de deux notes relatives à la participation des Etats membres dans la Société africaine de biocarburants et des énergies renouvelables et à la levée des immunités et privilèges de la banque dans les titres d’emprunt sur le marché financier international seront également abordés.

Le Conseil se penchera également sur le rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale du mois de juin 2017 qui procède, d’une part, à l’évaluation des performances économiques et financières des Etats membres en 2016, et d’autre part, de l’état de la convergence nationale au titre de la même année. Divers autres points, tels que le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, l’état de recouvrement des créances sur prêts de la Boad, sont également à l’ordre du jour de la session du Conseil.

Aliou KANDE

La feuille de route de l’Union africaine sur « tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse » a été lancée, hier, au Sénégal. La cérémonie a été présidée par le ministre du Budget, Birima Mangara. Selon les estimations, le Pib du Sénégal pourrait être de 12.547 dollars Us (plus de 7 millions de FCfa) en 2053, si le pays capture le dividende démographique.

Si la croissance démographique du Sénégal est maîtrisée et que l’économie s’améliore, le pays peut bénéficier d’un dividende démographique important d’ici à 2053. Et la meilleure stratégie pour atteindre cet objectif et les ambitions du Plan Sénégal émergent (Pse) est d’adopter une approche de développement intégrée qui combine  des politiques publiques de réformes économiques et de création d’emplois décents, tout en réalisant des investissements importants dans le développement du capital humain de qualité et le renforcement de la gouvernance. C’est en tout cas ce qu’a révélé une étude menée par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan avec l’appui de l’Unfpa, évaluant les perspectives pour bénéficier des dividendes démographiques et explorant les options de politiques et programmes prioritaires.  Quatre scenari possibles ont été décrits : Statu quo, accent économique, modéré et combiné.
Ainsi, révèle l’étude, si le Sénégal opte pour le scenario combiné, le Pib par habitant passerait alors de 1.065 dollars US (près de 600.000 FCfa)  en 2013 à 4.611 dollars  en 2035, puis à 12.547 dollars  en 2053 (plus de 7 millions de FCfa). Selon toujours le document, avec le scenario combiné, il est possible d’obtenir plus rapidement une augmentation significative de la population en âge de travailler et donc une réduction de la dépendance. En d’autres termes, la part de la population dépendante (de moins de 15 ans) baisserait en passant de 42% en 2013 à environ 30% en 2053 tandis que celle de la population en âge de travailler augmenterait avec une valeur de 54% en 2013 contre 65% en 2053.

Excellentes opportunités
« La population de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se caractérise par sa jeunesse. Près de deux tiers ont moins de 24 ans. Les jeunes âgés entre 15 et 24 ans représentent 60% des  sans emplois en Afrique et ceux qui parviennent à trouver  du travail s’activent généralement dans le secteur informel avec des revenus faibles et précaires », a dit Birima Mangara, ministre délégué en charge du Budget. Selon lui, ces jeunes sont confrontés à un manque d’éducation  et de qualification professionnelle et à un faible accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction. « Si l’Afrique disposait de ressources suffisantes permettant d’assurer l’éducation, la prise en charge sanitaire et l’insertion de cette couche importante de la population dans le circuit économique, le tout adossé à une politique de bonne gouvernance, elle bénéficierait davantage de dividende démographique en vue de son émergence à l’instar des pays d’Asie », a soutenu le ministre du Budget.
Pour Birima Mangara, le fait de tirer pleinement profit du dividende démographique offre d’excellentes opportunités de lutter contre le chômage qui affecte les jeunes, de s’attaquer aux causes profondes  de nombreux défis majeurs auxquels se trouve confronté l’Afrique  dont la migration forcée, la radicalisation, l’extrémisme violent etc. Par ailleurs, a-t-il souligné, l’atteinte des objectifs pour le développement durable  et la construction d’une Afrique prospère dépendent aussi, en grande partie, de la capture du dividende démographique.
De son côté, le représentant du directeur  régional de l’Unfpa/Afrique de l’Ouest et du Centre, se réjouit de l’approbation par le Sénégal, de la Feuille de route de l’Union africaine sur le dividende démographique. « Nous sommes particulièrement encouragés par les actions concrètes entreprises à ce jour au Sénégal pour faire du dividende démographique, une réalité », a laissé entendre Idrissa Ouedraogo.

Ndiol Maka SECK

Les députés ont adopté, hier, la loi portant système de récépissé d’entrepôt de marchandises au Sénégal. Un dispositif qui permet de régler le problème de l’accès au financement et qui offre de meilleures conditions d’entreposage.

L’accès au financement qui constituait un obstacle majeur au développement de l’activité privée avec près de 80% des demandes de crédits bancaires refusées en raison de garantie suffisante sera bientôt un vieux souvenir. Le gouvernement, avec le système de récépissé d’entrepôt de marchandises, entend pallier cette insuffisance. C’est dans ce cadre que les députés ont adopté, hier, la loi portant système de récépissé d’entrepôt de marchandises au Sénégal. Selon Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, le récépissé d’entrepôt constitue, pour les opérateurs économiques, un moyen d’accès aux financements à l’image de la lettre de change, du billet à ordre ou du bordereau de gage de stocks. Il permet également de servir de sureté aux fins de garantir les financements accordés. Face à la représentation nationale, il a expliqué que le système de récépissé favorise la mise en place, sur le plan national, d’entrepôt de marchandises de toutes natures et répondant aux standards internationaux. La loi définit le cadre légal et les conditions d’ouverture, de fonctionnement et de cessation d’activités desdits entrepôt par l’aménagement d’un régime d’agrément. Il s’agit d’un dispositif national de régulation, de gestion et de détention des produits agricoles et industriels qui allie à la fois, sûreté et sécurité. Il offre également des possibilités de mobilisation de ressources et de financement. Selon M. Sarr, ce système de récépissé est un titre de propriété représentatif de marchandises en dépôt. En vue de donner au dispositif toute efficience et efficacité, précise-t-il, les obligations et responsabilités des entreposeurs et déposants ont été définies en parfaite cohérence avec les dispositions de l’acte uniforme de l’Ohada portant obligation des sûretés. En outre, la loi instaure un organe de régulation chargé de la gouvernance de ce nouveau cadre légal, de son administration, de sa surveillance et du contrôle de sa mise en œuvre. Alioune Sarr souligne que le système a pour finalité, le développement soutenu du crédit de stockage et la création, à moyen terme, d’une bourse de marchandises destinée à consolider et à renforcer davantage le caractère attractif de l’environnement des affaires au Sénégal. Il est prévu que le système couvre l’ensemble des filières. M. Sarr affirme que le Sénégal est en retard dans la mise en œuvre de ce dispositif comparativement à certains pays d’Afrique australe qui ont système quasiment généralisé permettant aux producteurs d’accéder aux financements mais aussi d’avoir une bourse agricole. Il annonce la construction, à Diamniadio, de silos de stockage pour des quantités importantes de riz afin de constituer un stock de sécurité et de stabilisation des prix.

Aliou KANDE

Les laboratoires constituent un maillon essentiel pour assurer une meilleure qualité des produits halieutiques. La direction des industries de transformation de la pêche (Ditp) l’a si bien compris en initiant, hier, un atelier de renforcement des capacités au profit des laboratoires et des représentants des quais de pêche agréés.

Le directeur des industries de transformation de la pêche, Diène Ndiaye, a annoncé, hier, la création d’un laboratoire de référence d’un coût global de 3 milliards de FCfa pour réaliser certaines analyses sur le plan national. « Il est pertinent d’avoir un laboratoire national de référence qui permet de couvrir l’autorité compétente et de réaliser, au besoin, certaines analyses, surtout si nous voulons accompagner l’aquaculture à l’exportation », a-t-il déclaré. Le site devant abriter le site a été identifié sur la plateforme de Diamniadio. Selon M. Ndiaye, le Sénégal est en train de travailler avec la Corée du Sud qui devrait réaliser, d’ici à la fin de l’année, les études de faisabilité et la construction est prévue en 2018. « C’est un projet majeur du ministère de la Pêche », s’est réjoui M. Ndiaye. Ce dernier prenait part, hier, à un atelier de «mise à niveau des normes Sps et de la chaine de valeur » au profit des laboratoires et des représentants des quais de pêche agréés. Il est organisé par la Ditp, en collaboration avec l’Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel (Onudi) et des partenaires italiens. Ce projet visant à faciliter l’accès aux marchés régionaux et internationaux aux pêcheurs artisanaux de l’Afrique de l’Ouest », est issu d’une requête auprès de l’Onudi par la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Mauritanie et le Sénégal. Les normes « Sps » (santé phytosanitaires), mises en place par l’Organisation mondiale pour le commerce (Omc) visent, selon l’enseignant-chercheur à l’Ecole inter-états des sciences et médecine vétérinaires de Dakar (Eismv), Dr Babacar Sylla, par ailleurs consultant, à faciliter les échanges entre les pays notamment la qualité des denrées alimentaires d’origine animale et phytosanitaire (végétale). « La particularité de ces normes découle du fait qu’elles s’appliquent à tous les pays en termes d’exigence de qualité », a-t-il dit. « Avant qu’une denrée alimentaire ne puisse entrer dans un pays, a poursuivi le chercheur, il faut qu’elle respecte les critères fixés par ces normes « Sps ».

Outiller les acteurs
Pour le directeur des industries de transformation de la pêche (Ditp), Diène Ndiaye, le système assurance-contrôle de la qualité des produits halieutiques exercé sur toute la chaîne de valeurs à l’exportation est fondé sur l’accompagnement des laboratoires d’analyse. Selon lui, ce projet « mise à niveau des normes Sps » permet de renforcer les capacités des différents acteurs de la chaîne de valeurs sur les bonnes pratiques des laboratoires. « Nous avons besoin de leurs résultats pour attester de la qualité des produits destinés à l’exportation », a-t-il rappelé. A toutes les étapes de la chaîne de valeurs, a insisté le directeur de la Ditp, les bonnes pratiques sont édictées et garantissent la viabilité des résultats et donnent une caution sur leur validité. Sa conviction est que les laboratoires constituent un maillon essentiel pour assurer une meilleure qualité de produits halieutiques. Le Sénégal a obtenu l’agrément depuis 1996. 21 ans après, on continue toujours de parler de bonnes pratiques en la matière. Pour le directeur de la Ditp, « notre pays a encore du chemin à parcourir, même si, nous sommes à un niveau relativement satisfaisant ». « Nous devons accélérer la cadence », dit-il. Cela passe nécessairement, à son avis, par la réalisation d’infrastructures structurantes dans les laboratoires « parce que la qualité n’est jamais acquise ». De l’avis de M. Ndiaye, le Sénégal dispose assez de laboratoires pour relever les défis. Seulement, a-t-il ajouté, « certains sont sous-équipés pour faire certaines analyses. Nous allons examiner, avec nos partenaires, comment les renforcer. Leur niveau de satisfaction mettra à l’aise l’autorité».

S’agissant de la labellisation ou de l’éco-certification des pêcheries, il a relevé que c’est « l’étape ultime d’achèvement du processus d’assurance-qualité ». « Quand vous donnez la garantie du contrôle de qualité, les conditions de production, de manutention, le projet de dotation des camions frigorifiques, le renforcement des bonnes pratiques, la mise à niveau des entreprises, on devrait déboucher sur des produits labellisés », a fait remarquer M. Ndiaye pour qui ces atouts devraient accompagner le label « Made in Sénégal » sur les marchés et « accroître la valeur ajoutée du secteur et garantir de meilleurs revenus pour les acteurs de la pêche ». De son côté, le coordonnateur national du Programme de partenariat pays Onudi, Malick Sy, a indiqué que les exigences et l’ouverture des marchés requièrent un renforcement de la qualité des produits halieutiques. « Les exigences du marché international sont élevées, il faut relever les défis de la sécurité alimentaire entre autres », a-t-il souligné.

Souleymane Diam SY

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