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Affaires et Finances (3103)

Le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie a présidé, hier, la Revue annuelle conjointe (Rac) du secteur. Moustapha Diop a saisi cette opportunité pour réaffirmer son engagement à une bonne conduite des projets en cours, évoquant notamment le parc industriel de Diamniadio, les agropoles, les hôtels d’industrie.

Les acteurs du secteur de l’industrie se sont retrouvés, hier, lors de la Revue annuelle conjointe (Rac). La rencontre a été présidée par Moustapha Diop, ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie. Il souhaite une bonne exécution des projets comme le parc industriel de Diamniadio, les agropoles, les hôtels d’industrie. « Je ne ménagerai aucun effort pour que 2018 soit une année charnière pour le secteur avec une bonne conduite des projets en cours, notamment, l’opérationnalisation de la première phase du parc industriel de Diamniadio et l’exécution de la deuxième phase, la mise en œuvre de l’ambitieux projet des agropoles Nord, Centre et Sud qui commencent déjà à mobiliser des partenaires techniques et financiers car étant convaincus de sa pertinence », a déclaré M. Diop. Il a ajouté qu’il en sera de même pour le projet d’hôtels d’industrie qu’il envisage d’équiper et de rendre fonctionnels, ceux déjà existants et d’en construire de nouveaux notamment dans les communes de Louga, Nioro du Rip et Tivaouane.

Évoquant la  Revue annuelle conjointe, il explique qu’elle est une manifestation de l’engagement du chef de l’État de promouvoir la démarche de gestion axée sur les résultats. Elle permet d’identifier les contraintes et de formuler des recommandations en vue d’une meilleure efficacité dans la réalisation des activités du ministère. Elle marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre des politiques publiques. M. Diop a souligné que la Revue annuelle conjointe est un cadre de dialogue, de partage et d’échanges d’informations sur l’état de mise en œuvre des projets structurants et des réformes inscrites dans le Plan Sénégal émergent et qui concernent le secteur. Elle devra aussi, poursuit-il, permettre de mieux se préparer à la gestion axée sur les résultats et les budgets programmes dans le cadre de la réforme des finances publiques initiée par l’Uemoa qui doit entrer en vigueur en 2020. Moustapha Diop affirme que la Revue annuelle conjointe de cette année, revêt une importance capitale car elle intervient un an après l’adoption de la Lettre de politique sectorielle de développement de l’industrie qui est un cadre d’opérationnalisation sur la période 2017-2023. Il a rappelé que dans le Pse, l’industrie fait partie des secteurs prioritaires retenus et compte parmi les 27 projets phares, porteurs de croissance, d’emplois et d’investissements étrangers. Il s’agit, selon lui, des plateformes industrielles intégrées ; des agropoles intégrés et compétitifs ; les paris industriels et le hub minier régional. «En dehors de ces quatre projets phares du Pse, d’autres projets et programmes non moins importants ont été déroulés par le département en 2017. Ainsi, cette rencontre devra permettre de discuter de leur état d’avancement, des difficultés du secteur, des résultats obtenus et des perspectives pour 2018 », a précisé le ministre de l’Industrie. Il a souligné l’importance d’avoir des indicateurs pertinents, mesurables, faciles à renseigner et qui permettent d’apprécier convenablement les performances réalisées.

L’Onudi, par la voix de son représentant, Victor Djemba, a exprimé sa volonté de voir les programmes et projets conçus par le Sénégal atteindre les objectifs recherchés. Pour cela, il a ajouté que l’Onudi ne ménagera aucun effort.

Aliou KANDE

Les ministres Cheikh Kanté et Mame Mbaye Niang en charge du Suivi du Pse et du Tourisme étaient, hier, sur le site du projet de la Sapco à Pointe Sarène. Une visite de travail dans l’un des projets touristiques phares du Plan Sénégal émergent qui a été l’occasion, pour ces autorités, de s’enquérir de l’avancement des travaux.

Après une première visite en décembre, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était, hier, à Pointe Sarène, sur le site de la Société d’aménagement et de promotion des Côte et zone touristiques du Sénégal (Sapco). Il était accompagné de son collègue en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent pour s’enquérir de l’avancement du projet qui prend forme. Sur place, les ouvriers sont à l’œuvre pour réaliser la première phase du projet. Il s’agit de l’aménagement, des travaux qui concernent la voirie, le réseau d’assainissement, l’adduction d’eau et l’électrification, entre autres. « Des engagements ont été pris et nous faisons tout pour les réaliser et les concrétiser », a dit M. Niang au détour d’une longue tournée dans les différents compartiments de l’espace prévu pour accueillir le projet. Il a indiqué qu’un coup de fouet sera donné à l’exécution des travaux pour accélérer la mise en œuvre. Mame Mbaye Niang renseigne que le projet de Pointe Sarène « est réalisé actuellement avec le Budget consolidé d’investissement avec quelques lenteurs. Avec le Conseil d’administration de la Sapco et les instructions du président, nous sommes en train d’envisager d’autres procédures plus efficaces. Il nous faut innover, apprendre de nos erreurs et améliorer nos procédures ».

Cheikh Kanté a rappelé que le secteur du tourisme est l’un des moteurs de la croissance du pays et sa redynamisation passe par des investissements comme celui de Pointe Sarène. Il a invité les entrepreneurs nationaux à investir dans le secteur qui génère quelque « 450 milliards de FCfa, soit 6,5 % du Pib national » et dont 67 %  amenés par les étrangers. Mame Mbaye Niang a indiqué que les Sénégalais qui sont déjà sur le site seront encouragés et confortés. « Dans un premier temps, les gens ont cru que nous voulions chasser des Sénégalais de leurs terres, ce qui n’a jamais été le cas. On ne peut pas  développer le tourisme sans les acteurs nationaux. Et ceux qui avaient  fait des investissements vont intégrer le projet. Leurs intérêts seront sauvegardés et l’on verra  comment créer les conditions de financement avec des partenaires qui ont commencé à se manifester », a dit le ministre.

Le site de Pointe Sarène concerne un projet de cinq parcelles hôtelières de surfaces variant de 5 à 10 hectares ayant chacune une façade minimale sur mer de 250 mètres avec une capacité de 1.600 chambres. Il y a aussi un développement de 120 villas haut de gamme alignées et offrant une vue panoramique sur la mer sans oublier une plazza commerciale avec boutiques, restaurants et services touristiques. L’autre aspect du projet concerne des corridors d’accès publics à la plage caractérisés par l’aménagement des jardins type de l’écologie littorale et régionale avec des sentiers piétonniers.  Une aire de plage de 2 kilomètres de long constituant le domaine public maritime. Pour sa réalisation, il est prévu, selon la description, des infrastructures (voies de circulation, électricité, éclairage, télécommunication et traitements des eaux) d’une valeur de 11 milliards de FCfa ainsi qu’un ensemble hôtelier (réceptifs hôteliers, espaces administratifs et commerciaux) d’un coût de 130 milliards de FCfa.

Ousseynou POUYE

 

Le ministère de l’Élevage et des Productions animales et les acteurs du secteur ont procédé, hier, à l’évaluation de l’opération Tabaski de l’année dernière. Si le marché a été bien approvisionné avec des prix plus ou moins abordables, les statistiques révèlent, toutefois, que le Sénégal importe encore 50 % de ses besoins. D’où la décision du gouvernement de lancer le Programme national d’autosuffisance en mouton (Pronam) en cours de mise en œuvre.

La fête de la Tabaski est prévue dans cinq mois, mais le ministère de l’Élevage et des Productions animales, ainsi que les différents acteurs de l’élevage, sont d’ores et déjà plongés dans les préparatifs pour un bon approvisionnement du marché en moutons. Pour ce faire, l’expérience de l’année dernière peut constituer une bonne base de travail pour eux. En effet, il ressort de l’évaluation de celle-ci que l’organisation a été « parfaite » et « couronnée de succès ». Il a été noté un niveau d’approvisionnement largement au-dessus des besoins du marché. « Au total, 917.785 têtes de moutons ont été présentées dans les 155 points de vente à travers le territoire national dont 284.640 sujets rien que pour la région de Dakar. Soit un excédent de 155.912 têtes de moutons par rapport aux prévisions », a détaillé le ministre Aminata Mbengue Ndiaye.

Toutefois, il est ressorti de ce bilan que la couverture des besoins du marché sénégalais reste encore tributaire des importations du Mali et de la Mauritanie. En effet, près de 50 % des moutons (457.643) viennent de ces deux pays. Cependant, souligne le ministre, l’offre locale est en hausse de plus de 108.743 têtes de moutons. Cette augmentation traduit, selon elle, « l’engouement grandissant des opérateurs économiques pour la Tabaski avec une forte présence de jeunes ».

Du coup, il y a eu beaucoup d’invendus. Ils se chiffrent à 155.912 têtes de moutons dont 68.862 sujets rien que pour la région de Dakar et 46.970 moutons pour la région de Thiès. A titre de comparaison, en 2016, il n’y a eu que 43.435 moutons restants. Face à cette situation, le ministre a indiqué qu’un appui a été apporté aux opérateurs afin de les aider à retourner leurs moutons. Cette opération a concerné 3.204 têtes de moutons et a nécessité la mobilisation de 21 camions.

Certes l’offre nationale est en hausse, mais le Sénégal reste encore confronté à un déficit structurel en moutons. C’est ce qui explique sa dépendance des pays voisins comme le Mali et la Mauritanie. Pour résorber progressivement ce gap, l’État a lancé le Programme national d’autosuffisance en moutons (Pronam). En cours de mise en œuvre, ce programme a pour ambition, à termes, d’assurer la couverture totale des besoins des consommateurs sénégalais. « Une enveloppe de 500 millions de FCfa est prévue dans le budget de 2018 pour le démarrage de ce programme.

A côté, l’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons, en partenariat avec l’Ong Heifer international, a démarré avec plus de 100 communes déjà engagées pour accompagner cette initiative à travers le placement des brebis et géniteurs ladoum. Sans compter toutes les activités d’appui à l’autosuffisance en moutons de Tabaski développées par tous les projets de développement de l’élevage », a fait savoir Aminata Mbengue Ndiaye. Sur la base de tout ce qui précède, le ministre assure qu’il n’y aura pas de pénurie pour 2018. Le président de la Maison des éleveurs du Sénégal, Ismaëla Sow, a donné les mêmes garanties. Il a assuré que les éleveurs vont tout faire pour relever le défi d’un bon approvisionnement du marché en moutons.   

Cependant, tout n’est pas rose dans l’organisation de la Tabaski 2017. Un certain nombre de difficultés ont été constatées. Il s’agit notamment des lenteurs et de la faible implication des collectivités locales dans l’aménagement de certains points de vente, du non-respect des points de vente autorisés et de l’absence de foirails permanents dans la région de Fatick, du coût du transport jugé encore élevé et lié surtout à l’insuffisance de véhicules, du retard dans le décaissement des financements. sur ce point, le rapport d’évaluation provisoire relève que le crédit consenti par les différentes institutions financières aux éleveurs dans l’opération Tabaski 2017 s’élève à 4,02 milliards de FCfa.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Les rumeurs persistantes servies par une certaine presse sur les problèmes de trésorerie que rencontrerait, à l’heure actuelle, l’État du Sénégal, ne sont qu’une « vue de l’esprit de leurs auteurs ». C’est la conviction du Directeur des services fiscaux des régions, à la Direction générale des impôts et domaines (Dgid), El Hadj Mamadou Diao dit Mame Boye Diao, selon qui, ceux qui avancent la vacuité des caisses de l’État ont tout faux, pour la bonne et simple raison que la collecte fiscale et le fonctionnement de la comptabilité publique et du trésor obéissent à des procédures particulières que les non initiés peuvent ne pas maîtriser. L’inspecteur des impôts et domaines a déclaré, sur les ondes de la radio futur média, que « dans la pratique administrative, très souvent, il y a toujours beaucoup de lenteurs entre les mois de septembre et de janvier ».

Ces lenteurs découlent, pour la période précédant le mois de décembre, « de la fin des écritures comptables  du trésor qui fait qu’on ferme les applications pour liquider (Ndr : paiement des fournisseurs) et pour être à jour du point de vue des objectifs que nous avons dans la gestion publique », a-t-il expliqué. «Nous avons une bonne maîtrise de ce système qui est une innovation et qui fait que nous avons maintenant nos lois de programmation budgétaire », a-t-il poursuivi.

Ainsi, Mame Boye Diao est d’avis que « même si l’on vote le budget en fin d’année, un système, un mécanisme est mis en place entre janvier et février avec la nomination des administrateurs de crédits en charge de toutes les procédures de passation des marchés et la mise en place des crédits budgétaires ». « C’est pourquoi, chaque fois que nous sommes en ces périodes, les gens pensent qu’il y a une tension de recettes ou un problème de liquidité alors que c’est tout simplement dû au fait qu’elles coïncident très souvent avec la fin d’un exercice budgétaire qui voit la fermeture des applications pour honorer les engagements envers les fournisseurs et la mise en place du budget à venir». Considérant que « les salaires sont souvent payés bien avant l’échéance », il en déduit qu’« il n’y a pas de problèmes de trésorerie ».

Mamadou Lamine DIEYE

 

Enekio-Sénégal compte apporter son soutien à l’État du Sénégal dans ses efforts d’électrification du monde rural. Cette entreprise ambitionne de doter, au moins, 243 villages des régions de Sédhiou, Thiès, Tambacounda, Matam, Kolda, Kédougou et Kaolack de l’énergie propre. Des propositions concrètes ont été faites et une convention cadre a été signée avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale(Aser).  Il reste la signature de conventions spécifiques pour démarrer les activités. Les responsables de cette entreprise ont  tenu, hier, une rencontre de partage, à Thiès, pour informer leurs partenaires que sont les collectivités locales, les opérateurs économiques, les entreprises évoluant dans le secteur, de l’état d’avancement du projet. « Notre contribution portera sur le transfert de technologies qui permettra aux villages ciblés d’avoir de l’énergie à suffisance et de développer des activités génératrices de revenus. Nous voulons soutenir la création de richesses en zone rurale », a dit Babacar Ndiaye, administrateur délégué d’Enekio Sénégal. Il s’agira, selon lui, d’aider à mettre fin à la discrimination énergétique dont souffrent les populations rurales très enclavées. « Après plusieurs stratégies politiques mises en œuvre pour accélérer la pénétration de l’électricité dans les zones où les populations sont caractérisées par des revenus faibles et des habitats dispersés, nous avons compris que l’accès à l’électricité dans le milieu rural est devenu une priorité pour le gouvernement du Sénégal », a indiqué M. Ndiaye.

Dans la perspective de consacrer des investissements dans le secteur de l’énergie, Enekio-Sénégal a déployé des ressources humaines, financières et logistiques dans ces 243 villages ciblés afin de se doter d’une banque de données socioéconomique et énergétique. Au cours des débats de traitement des données, le bureau composé de techniciens en animation de développement et en énergie a accordé une attention particulière aux résultats obtenus après priorisation et qui avaient pour nom : absence totale d’infrastructures énergétiques, manque d’activités génératrices de revenus, enclavement numérique, insécurité, etc.

A cela s’ajoute le désarroi des communautés en attente de réponses efficaces porteuses d’effets immédiats. « Le milieu rural présente une potentialité solaire sans équivoque. C’est pourquoi, l’énergie solaire photovoltaïque est la forme d’énergie la plus appropriée car elle est une source intarissable, une source verte qui respecte l’environnement mais et surtout accessible pour tous les usages », a encore dit Babacar Ndiaye.

Le maire de Ndieyène Sirakh dont certains villages de la commune sont ciblés estime qu’au-delà de la dotation en énergie, Enekio permettra à ces hameaux d’avoir accès à Internet à l’ère des technologies de l’information de la communication. « Nous espérons que ces projets vont contribuer à la réalisation de l’objectif fixé par le président de la République qui est de ramener le taux d’électrification rurale à 60 %. Ils auront un impact économique et social considérable », a estimé Serigne Fallou Fall.

Ndiol Maka SECK

 

Bonne nouvelle pour les producteurs d’arachide qui ont des stocks en souffrance. Les opérateurs privés stockeurs et les artisans huiliers de Touba ont pris l’engagement d’acheter les stocks en souffrance.

Les opérateurs privés stockeurs (Ops) et les artisans huiliers de Touba étaient souriants au sortir, hier, de leur rencontre avec le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, en présence du directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Papa Dieng, du directeur de l’Agriculture Omar Sané. Ils ont fait part de leur volonté d’acheter le stock d’arachide en souffrance. « Nous avons pris l’engagement d’acheter les stocks de graine », a déclaré Ousmane Diakhaté, Secrétaire général du Regroupement des artisans du secteur industriel agro-alimentaire de Touba. « C’est une vrai révolution qui s’opère avec les mesures prises par le gouvernement pour régler le problème de commercialisation de l’arachide sur la chaine de valeur. La solution, c’est la transformation de l’arachide », a ajouté M. Diakhaté. Il a précisé que sur demande du ministre de l’Agriculture, les opérateurs privés stockeurs regroupés au sein de  l’Association des opérateurs pour le développement économique de Touba (Adope/T) vont commencer la collecte des graines d’arachide au Sud du pays où l’hivernage s’installe plus tôt.

10 points d’accord
Le  5 mars 2018, le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme avait réuni les industriels huiliers et le Regroupement des acteurs du secteur de l’industrie et l’agroalimentaire de Touba (Rasiat) composé principalement par les transformateurs d’huile brute d’arachide. Cette rencontre qui entrait dans les concertations en vue de la commercialisation de la production d’arachide avait permis de conclure sur un certain nombre de mesures à mettre en œuvre pour résoudre le problème de commercialisation sur la chaine de valeur arachide. Les parties s’étaient accordées sur 10 points : l’engagement des industriels et producteurs d’huile brute d’arachide à transformer 197.000 tonnes d’huile par an, soit 600.000 tonnes d’arachide ; l’engagement des producteurs d’huile brute réunis autour du Rasiat à transformer 700 tonnes d’arachide décortiqué par jour, soit 1.000 tonnes d’arachide en coque ce qui représente un volume équivalent à 360.000 tonnes par an ; l’obligation faite aux industriels de transformer l’arachide produite au Sénégal selon les critères de part de marché et de capacité productive opérationnelle ; l’adossement des importations d’huile à la transformation et à la commercialisation de l’huile d’arachide produite au Sénégal ; l’application des mesures de sauvegarde prévues par l’Organisation mondiale du commerce concernant les huiles d’origine hors Cedeao ; l’organisation par le ministère du Commerce de tout le processus de commercialisation, dans les différents segments de la chaine de valeur huile d’arachide et la fixation des prix pour les artisans, industriels et commerçants, consommateurs ; l’application de la norme huile à tous les acteurs de la chaine de valeur ; démarrage d’une campagne de communication et de promotion de l’huile d’arachide conforme aux normes de qualité demandées par les consommateurs ; l’accompagnement par l’État des industriels dans l’exportation de l’huile d’arachide produite au Sénégal ; l’accompagnement des artisans producteurs d’huile brute vers une industrialisation réussie et dans le respect des normes de qualité. Lors de la réunion du 14 mars, les parties avaient fixé le prix de cession de l’huile brute à 650 FCfa le litre.

650 FCfa le litre d’huile brute
Autre motif de satisfaction, le ministre de l’Agriculture a décidé de les associer à toutes les activités du département susceptibles de les intéresser. Ainsi, il a été acté que des membres de l’Association des opérateurs pour le développement économique de Touba (Adope/T) et du Regroupement des acteurs du secteur de l’industrie et l’agroalimentaire de Touba feront désormais partie de la délégation qui prend part, chaque année, au Salon international de l’agriculture de Paris, a indiqué Papa Dieng, le directeur général de la Sonacos qui faisait la synthèse des discussions. Ces deux organisations sont également membre du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia). M. Dieng a annoncé que le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement a pris la décision de se rendre à Touba pour visiter les unités de production de l’huile brute communément appelée « Seggal ». « Sur l’essentiel des problèmes posés, le ministre a donné des réponses satisfaisantes », a dit le directeur général de la Sonacos sous le regard approbateur de Sokhna Mame Khary Mbacké, présidente du Rasiat qui conduisait la délégation.

Mamadou GUEYE

 

Le Centre intégré de développement économique et social (Cides) envisage d’ouvrir prochainement, à Kaolack, une société anonyme de micro finance destinée à faciliter l’accès des femmes et des jeunes à des financements nécessaires au développement de leurs activités, a annoncé, jeudi, son directeur Moussa Sarr. « Nous pensons mettre en place une société anonyme de micro finance pour aider les femmes et les jeunes en particulier à mieux accéder au financement et à développer leurs activités », a-t-il déclaré. Le directeur du Cides de Kaolack s’entretenait avec des journalistes, en marge d’un atelier de restitution du plan stratégique de cette structure au profit de cette région centre du pays dans les cinq prochaines années. Ce plan quinquennal repose, entre autres, sur la poursuite de l’accompagnement des populations cibles notamment les femmes et les jeunes, l’appui à la mise en place de plans communaux de développement au profit d’une vingtaine de collectivités locales de la région.

M. Sarr a aussi cité la mise à niveau de ces collectivités dans l’évaluation des projets en cours d’exécution. La mission du Cides est de mettre en œuvre progressivement un pool intégré de services capables de dynamiser l’économie locale et de répondre aux besoins spécifiques des acteurs locaux, lit-on dans un document de présentation.
(APS)

 

Le gouvernement nippon a financé la construction de deux quais de pêche à Mbour et Joal d’un coût de 1,327 milliard de yens, soit environ 6,635 milliards de FCfa.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori ont procédé, hier, à la signature de l’échange de note portant sur le financement du projet d’aménagement des deux quais de pêche dans le département de Mbour. Ce projet, selon le ministre de l’Économie, Amadou Bâ, va permettre « d’assurer la distribution stable des produits halieutiques à haute valeur ajoutée ». En effet, le Sénégal, depuis quelques années, met en avant la notion de durabilité dans ses politiques et programmes de pêche. La réalisation de ces deux infrastructures va aussi permettre d’améliorer la qualité des produits de pêche, a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye. « La qualité des produits joue un rôle important. Le label made in Sénégal est en train de voir le jour pour que ce que nous exportons ou ce que nous consommons soit en adéquation avec les normes les plus élevées en termes de salubrité, d’hygiène », a ajouté le ministre.

L’ambassadeur du Japon au Sénégal a réitéré au ministre de l’Économie l’engagement de son pays à accompagner le Sénégal dans la promotion d’une pêche durable.
D’après Shigeru Omori, le Sénégal et le Japon ont en commun le « goût pour le poisson qui tient une place privilégiée dans notre alimentation quotidienne ». « La pratique de la pêche est une chose que nous partageons en raison de la proximité de la mer. La coopération pour la promotion de la pêche est donc importante, non seulement pour la sécurité alimentaire mais également pour l’appui à l’emploi », ajoute-t-il. Le diplomate a souligné que le Japon a une longue expérience dans « l’art de conserver la fraîcheur du poisson et  de perfectionner les techniques de transformation des produits de la mer ».

Cette technologie et ce savoir-faire japonais, dit-il, sont transférés au Sénégal. « Ce don permettra de doter le département de Mbour d’un site de débarquement qui contribuera à améliorer grandement la qualité des produits maritimes. Nous espérons qu’une fois construit, le quai facilitera la vente des produits fraîchement pêchés et permettra de diminuer les pertes dans le processus de distribution après capture », a déclaré l’ambassadeur. Avec ces deux quais de pêche, les pêcheurs qui s’activent entre Mbour et Joal pourront désormais « améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité dans les installations aménagées » et de « séparer les zones de débarquement des produits halieutiques destinés à la consommation à l’intérieur du pays et ceux destinés à l’exportation », informe le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Un atelier sur la formulation d’une stratégie de développement des équidés au Sénégal s’est ouvert, hier.  L’objectif est de tracer de nouvelles perspectives de développement, tout en boostant  la chaine de valeur des équidés.

L’atelier  qui s’est ouvert  hier  a pour but de formuler une stratégie de développement des filières équine et asine autour d’un cadre institutionnel harmonisé et d’un modèle de financement durable. A l’issue des travaux, les participants veulent proposer  la mise en place d’une industrie hippique, pourvoyeuse d’emplois et de richesse. En ce qui concerne le cheptel, la situation des effectifs renseigne sur l’importance du potentiel des équidés au Sénégal.  Avec des effectifs estimés à 544.000 chevaux et 462.000 ânes en 2015, ces animaux constituent un gisement d’emplois et de richesse dans l’économie rurale à travers la tractation équine et asine (agriculture, transports de personnes et de marchandises).

A cela s’ajoute le développement croissant des courses hippiques, des sports et loisirs équestres. Le ministre de l’Élevage, Aminata Mbengue Ndiaye, venue prendre part à la rencontre, a salué les «avancées salutaires enregistrées dans le domaine des courses hippiques avec la formulation d’une nouvelle classification des chevaux, le diagnostic du système d’identification des acteurs mais également dans le domaine de la lutte contre la maltraitance des équidés, portant réglementation du transport des véhicules à traction animale». Le ministre invite les participants à mettre l’accent sur les «aspects qui contribuent au financement de la filière, au bien-être des animaux et à l’épanouissement des utilisateurs». Aminata Mbengue Ndiaye a réitéré la disponibilité de son département à  fixer, avec les acteurs du secteur,  une base de développement durable. Au sortir des échanges, les participants promettent de formuler une stratégie de développement axée sur le cadre institutionnel, la structuration, la sécurisation et l’amélioration des acquis du secteur des équidés.

Oumar BA

 

 

Une étude de la Dpee, réalisée récemment, soutient que le passage des budgets de moyens aux budgets programmes aurait un impact positif sur l’économie sénégalaise. Pour évaluer l’impact de la budgétisation par programmes sur l’économie sénégalaise, un échantillon de programmes représentatif dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures routières a servi d’exemple pilote. Selon le document, intitulé « Passage des budgets de moyens aux budgets de programmes : Quels impacts sur l’économie sénégalaise ? », cette réforme devrait se traduire par des progrès dans l’utilisation des ressources publiques. Le Produit intérieur brut (Pib) devrait enregistrer une amélioration de 0,57 %, en moyenne, sur les 10 années suivant la réforme. « Ce dynamisme de l’activité économique résulterait des performances réalisées dans les secteurs de l’agriculture (3,01 %), des infrastructures routières (1,03 %) et dans une moindre mesure de l’énergie (0,54 %) », selon les auteurs de l’étude.  Par ailleurs « le revenu du gouvernement, l’investissement et la consommation privés devraient également bénéficier des progrès réalisés dans les dépenses publiques et enregistreraient respectivement des accroissements de 0,7 %, 0,83 %, et 0,65 % ».  L’étude note que le bien-être des populations, résultant de l’amélioration de la qualité du service public, serait affecté positivement suite à l’introduction de la budgétisation par programmes et afficherait une progression moyenne de 26,9 %.  

Tenant compte des retombées positives que pourrait occasionner cette réforme sur l’économie sénégalaise, l’étude recommande une accélération de la mise en œuvre des mesures devant conduire à l’entrée en vigueur effective des budgets de programmes. Le Sénégal dispose d’une expérience de plus d’une décennie en matière de budgétisation axée sur les résultats à travers les Cadres de dépenses à moyen terme (Cdmt) et les Cadres de dépenses sectorielles à moyen terme (Cdsmt) notamment dans les ministères de la Santé et de l’Éducation et que ces acquis ont contribué à la note C obtenue à l’issue de l’enquête Pefa (Programme d’examen des dépenses publiques et d’évaluation de la responsabilité financière) qui détermine l’éligibilité d’un pays à accueillir la réforme des budgets de programmes.

Mamadou SY

Premier poste d’exportation du Sénégal, avec 244 milliards de Fcfa, soit 19 % des recettes d’exportation, deuxième domaine le plus dynamique du secteur primaire avec 7,1 % de contribution, participant à hauteur de 3,2 % du Pib, le secteur de la pêche a enregistré de bons points en 2017.

La pêche sort la tête de l’eau. Après avoir traversé une situation difficile entre 2012 et 2015 avec une baisse de son poids dans le Pib qui était passé de 1,7 % à 1,4 %, ce secteur a réalisé de bonnes performances en 2017. Aussi bien en quantité qu’en valeur. Il est noté une hausse généralisée de la production dans tous les segments d’activité: artisanale, industrielle, continentale, aquaculture. L’année dernière, avec 244 milliards de Fcfa, soit 19 % des recettes d’exportation, ce secteur a été le premier poste d’exportation du Sénégal et s’est affiché comme le deuxième domaine le plus dynamique du secteur primaire avec 7,1 % de contribution derrière l’agriculture qui culmine à 16,8 % et a participé à hauteur de 3,2 % du Pib. Ces résultats, en plus des réalisations tangibles dans l’ensemble des domaines (modernisation des infrastructures notamment), ont été mis en évidence, hier, lors de la revue sectorielle de la pêche. « Grâce aux bons points enregistrés en termes de gestion durable des ressources halieutiques, de valeur commerciale des débarquements et dans l’aquaculture, le sous-secteur de la pêche est en train de retrouver son dynamisme », s’est félicité Mayacine Camara, Coordonnateur de la Direction générale de la Planification et des politiques économiques (Dgppe). Cependant, pour inscrire durablement le sous-secteur de la pêche sur une bonne trajectoire, M. Camara invite toutes les parties prenantes à « bâtir un consensus fort » autour de certaines actions clefs à mener pour faire face à un certain nombre de défis. Lesquels ont pour nom : viabilité biologique des stocks de poisson, réduction significative de la pression exercée sur les ressources halieutiques, réhabilitation des écosystèmes pour les pêcheries côtières, accélération du développement de l’aquaculture, formation des acteurs sur les impacts négatifs des changements climatiques ou encore le renforcement des infrastructures de débarquement, valorisation et de commercialisation.

Le Directeur adjoint du Bureau Croissance économique de l’Usaid, chef de file des Partenaires techniques et financiers du groupe thématique Pêche, a embouché la même trompette. En effet, après avoir félicité le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et l’ensemble du secteur pour les performances enregistrées au titre de l’année 2017, Xavier Preciado a souligné la nécessité de rester dans les limites des capacités écologiques, de continuer à assurer la durabilité des ressources, de prendre en charge, de manière perpétuelle, les questions d’ordre structurel comme la persistance de la pêche illégale, non déclarée et non autorisée, l’autonomie financière des Clpa, le renforcement des capacités à tous les niveaux. « Les performances notées sont le résultat de l’engagement fort du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime. En 2018, les ambitions sont nombreuses et s’inscrivent dans une perspective d’intensification mais aussi de prise en compte de nouvelles donnes. Les Partenaires techniques et financiers s’engagent à poursuivre le dialogue et à développer des approches stratégiques, concertées avec le ministère et les parties prenantes », a-t-il assuré.

Si le sous-secteur de la pêche affiche, aujourd’hui, des résultats salués par tous les acteurs et les Partenaires techniques et financiers, c’est aussi parce que l’État y a consacré beaucoup d’investissements, a rappelé le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Omar Guèye. Il en veut pour preuve les importantes réalisations enregistrées par la mise en œuvre des différents projets et programmes. «La subvention des moteurs s’est poursuivie avec un montant de 2,3 milliards de FCfa octroyé aux pêcheurs artisans pour l’acquisition de 2.079 moteurs. Ces chiffres portent le cumul à 3,9 milliards de FCfa et 3.749 moteurs livrés au 31 décembre 2017. Il y a eu l’adoption des Plans d’aménagement des pêcheries de crevettes côtières et de Cymbium, le démarrage de la mise en œuvre des plans locaux de gestion participatifs des sardinelles de la Grande Côte Sud, de la région de Dakar et de la Petite Côte, l’inauguration ou la réalisation, en cours, de plusieurs quais de pêche et d’aires de transformation (…) », a indiqué le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime.

La modernisation des infrastructures touche aussi la Marine marchande, a fait remarquer le ministre. Cela s’est traduit, selon lui, par l’amélioration de l’offre de services de transports maritimes, le démarrage de la construction du port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou, l’acquisition d’un cargo d’une capacité de 5.000 tonnes pour renforcer la capacité d’offre de transport maritime domestique et sous régionale, l’acquisition d’une drague et des équipements pour l’entretien des voies navigables notamment celles du fleuve Casamance et du bras de mer du Saloum, la réhabilitation et la mise à niveau des infrastructures portuaires (Wharf pétrolier, Terminal roulier, Terminal vraquier).


Compte-rendu d’Elhadji Ibrahima THIAM

En approuvant de nouvelles opérations constituées de quinze prêts à moyen et long termes et une prise de participation de 5 milliards de FCfa, au cours de sa 108e session ordinaire, les engagements de la Banque ouest africaine de développement (toutes opérations confondues) depuis le début de ses activités, se chiffrent à 5.109,8 milliards de FCfa.

Le Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement (Boad) qui s’est réuni, hier, à Dakar, pour sa 108ème session ordinaire, a apporté son concours financier au profit de certains de ses États membres : Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Bénin, Sénégal pour un montant de 190 milliards de FCfa. En approuvant ces opérations constituées de quinze prêts à moyen et long termes et une prise de participation de 5 milliards de FCfa, les engagements de la banque  (toutes opérations confondues) depuis le début de ses activités se chiffrent à 5.109,8 milliards de FCfa.

Pour cette première session, la Côte d’Ivoire a bénéficié de 70 milliards de FCfa destinés à trois projets : la construction de barrages et l’aménagement de périmètres irrigués pour un financement de 15,5 milliards de FCfa ; le Programme d’aménagement et de gestion intégrée du Bassin Versant du Gourou pour 29,5 de FCfa et l’implantation d’une unité de production de ciment par la société CIMENTS DE CÔTE D’IVOIRE  pour 25 milliards de FCfa.

La Boad a accordé au Burkina Faso 45 milliards de FCfa. Un financement destiné au Programme d’appui au développement des économies locales (Padel 2017-2020) dans sept régions. Le Padel vise à mettre à disposition de kits de développement local intégré (KIT – DELI) qui est un package d’investissements minimum constitué en fonction des spécificités de chaque région ;  une ligne de crédit de 25 milliards de FCFA pour faciliter l’accès à un crédit adapté ; le renforcement de capacités de 48.000 unités de production informelle pour un montant de 30 milliards de FCfa ; au Projet de renforcement du réseau d’assainissement des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou qui est dans sa phase 3 bénéficie d’un financement de 10 milliards de FCfa et  au projet Fidelis Finance. Le projet Fidelis Finance-Burkina Faso qui est à sa sixième ligne de refinancement comporte un volet « Accord Cadre de Refinancement (Acr) », et un volet « Ligne de Crédit-Bail », destinée au refinancement d’investissements productifs dans les secteurs éligibles au financement de la Banque pour 5 milliards de FCfa.

5 milliards de FCfa pour une prise de participation
Le Bénin a également bénéficié du concours financier de la Boad pour 20 milliards de FCfa. Ce financement est destiné au Programme d’assainissement des eaux pluviales de Cotonou. Dans ce projet, il est prévu la construction d’environ 13.410 ml de collecteurs primaires dans onze bassins versants répartis entre Cotonou Est et Cotonou Ouest et le pavage de quelques sections de support desdits collecteurs, soit 21 % des réalisations attendues dans le programme global. Les travaux à réaliser visent à éviter, à l’horizon 2020, le phénomène des inondations dans onze des cinquante bassins versants de la ville de Cotonou ; améliorer l’environnement urbain pour faciliter la circulation des usagers et la conduite des activités économiques dans les zones concernées.  

Enfin, la Boad a débloqué 5 milliards de FCfa pour une prise de participation au capital du Fonds Cauris IV  pour une durée de vie de 10 ans. « L’objectif visé est d’investir dans des Pme (dont 20% dans des entreprises en création) recherchant du capital et de l’expertise, en vue d’exploiter les opportunités de croissance dans les régions cibles (pays de la Cedeao hors Nigéria et d’Afrique centrale francophone).

Au cours de sa session d’hier, le Conseil d’administration de la Boad a annulé deux concours précédemment octroyés à la Banque au profit de nouvelles lignes de crédit plus avantageuse par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Selon le communiqué, le nouveau concours pour lequel la Badea a marqué son accord, comporte, entre autres avantages, la possibilité d’être rétrocédé aux banques locales sous forme de lignes de refinancement pour le financement des importations des pays membres de l’Uemoa en provenance des pays arabes pour 30 millions de dollars américains. La deuxième ligne de crédit octroyée par la Badea en lieu et place de son troisième concours, est destinée au refinancement de projets relevant du secteur privé pour 15 millions de dollars américains. Ouvrant les travaux, le président de la Boad, Christian Adovelande, a rappelé que pour 2018 et 2019, le programme d’activités de financements (prêts, participations, garanties et études dans le document de Pfa 2017-2021), est de 432 milliards de FCFA pour chacune des deux années. Il a annoncé un programme d’émissions d’emprunts domestiques en 2018, pour 150 milliards de FCfa. Il a indiqué que les chantiers cruciaux porteront sur la pérennisation de l’adéquation des fonds propres ; le renforcement de la gestion des risques ainsi que du dispositif de pilotage financier ; l’appui à l’exécution du Projet régional Uemoa/Banque mondiale pour le financement de l’habitat social ; le renforcement des partenariats avec l’Union européenne d’une part et le groupe de la Banque mondiale d’autre part ; la mise en route des premières diligences nécessaires pour un renouvellement du Plan stratégique quinquennal de la Banque. En outre, le Conseil a arrêté les comptes pour l’exercice clos le 31 décembre 2017, qui seront soumis à l’approbation du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine.

Mamadou GUEYE

L’année dernière, certains départements ministériels, au nombre de sept, n’ont pas fait leur revue annuelle, a révélé, hier, Moubarack Lô, Directeur du Bureau de la prospective économique à la Primature, par ailleurs président du comité de préparation des revues. Mais, cette année, le défi que lui et la Dgppe, maîtresse d’œuvre de ce document, se sont imposés, c’est de réaliser 100 % des revues. « Nous prendrons les mesures nécessaires pour arriver à cet objectif », a-t-il affirmé. L’économiste en chef à la Primature a invité les autres départements ministériels à s’inspirer du modèle de revue du ministère de la Pêche et de l’économie maritime dont il a salué la qualité et l’objectivité. « Cette revue est un modèle du genre. Tous les éléments sont dedans. C’est un document de qualité et objectif parce qu’inclusif. La démarche est méthodique et comporte un Plan de travail annuel (Pta) 2018 », s’est-il félicité.

Les chiffres de l’embellie
Moubarack Lô estime que c’est important d’avoir un plan de travail annuel parce qu’à partir de cette année, dans le cadre harmonisé du suivi-évaluation (Case), l’objectif est de travailler sur un suivi infra-annuel. « Il ne s’agit pas seulement de faire une revue annuelle, il s’agit, en cours d’année, de suivre l’exécution des mesures et d’apporter les corrections qui s’imposent avant la fin de l’année. Au Sénégal, on sait faire le suivi et des rapports de revue, mais nous devons progressivement développer la culture des évaluations approfondies », a-t-il soutenu.

La pêche artisanale maritime se caractérise, en 2017, par un parc piroguier composé de 11. 943 pirogues actives contre 11.975 unités en 2016. Les débarquements sont estimés à 439. 080 tonnes, représentant près de 82,64 % de la production nationale, pour une valeur commerciale estimée, au débarquement, à 164,464 milliards de FCfa. Comparativement à l’année précédente, ces débarquements ont enregistrés des hausses de 10,36 % en volume et de 29,80 % en valeur (397.871 tonnes et 126,71 milliards de FCfa). En ce qui concerne la pêche industrielle, elle est portée par une flotte nationale et étrangère composée, au total, de 111 navires contre 115 navires en 2016. Les débarquements de la pêche industrielle, composée des segments de la pêche chalutière, de la pêche thonière et de la pêche sardinière s’élèvent à 92.251 tonnes pour une valeur commerciale, à la première vente, estimée à 62,42 milliards de FCfa.

En glissement annuel, ils ont connu une évolution positive de 2,99 % en volume et de 9,38 % en valeur comparativement à l’année 2016. Pour la pêche continentale, l’analyse des débarquements a fait ressortir une augmentation de 19,61 % en rythme annuel. En effet, ils sont passés de 11.254 tonnes en 2016 à 13.461 tonnes en 2017. La valeur commerciale estimée des débarquements s’élève à 14,59 milliards de FCfa en 2017 contre 11,82 milliards de FCfa en 2016. Quant à l’aquaculture, la production a connu une baisse. Celle-ci est passée de 2.082 tonnes en 2016 à 1.011 tonnes en 2017, soit une diminution de plus de la moitié. Cette baisse est principalement due à l’insuffisance des financements publics et privés du sous-secteur et au retard dans la mobilisation du budget d’investissement.
 
Un meilleur suivi, contrôle et surveillance des pêches
Dans le suivi, le contrôle et la surveillance des pêches et la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (Inn), 6.096 inspections et contrôles ont été menés à quai, dans les usines, en mer et par air en 2017. Ces opérations ont permis d’arraisonner 456 pirogues artisanales, 20 navires dont 12 sénégalais et 08 étrangers pour des sanctions évaluées à 4,116 milliards de FCfa. Les principaux motifs d’arraisonnement sont la pêche en zone interdite, maillage non conforme, rejet volontaire en mer d’une quantité importante de poissons, fausse déclaration de données de captures, détention de poulpes immatures, balise non conforme, pêche sans autorisation, défaut de mesure de sécurité, absence de permis de pêche, engins de pêche non réglementaires, défaut d’immatriculation des pirogues, etc.

Elh. I. THIAM

Le Sénégal a bénéficié du concours financier de la Banque ouest africaine de développement pour deux projets. Le premier a trait aux infrastructures avec le financement de la phase 2 du Programme prioritaire de désenclavement du Sénégal pour un montant de 30 milliards de FCfa. Ce financement permettra de réaliser la route Kédougou-Salémata, la Boucle du Boudier et de la Boucle du Fouladou. La réalisation de ces infrastructures améliorera le réseau routier dans ces régions et accroîtra la compétitivité des zones concernées, en réduisant les coûts et la durée de transport. Il permettra également de favoriser une meilleure mobilité des personnes et des biens ainsi qu’un accès facile aux équipements sociaux.  

Le second financement est accordé à la société « Les Ciments Du Sahel » pour un montant de 25 milliards de FCfa. Ce concours permettra d’augmenter les capacités de production de cette cimenterie par l’installation d’une troisième ligne intégrée et autonome de production de clinker et de ciment d’une capacité de 2,7 millions de tonnes de ciment par an.

M. GUEYE

Lors du symposium international sur les sols gonflants, le Délégué général à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose, a indiqué que compte tenu de la nature du sol de Diamniadio, beaucoup étaient sceptiques sur le projet dudit pôle urbain. Cependant, dans la pratique, les technologies innovantes ont permis de surpasser ces difficultés.

Diamniadio a accueilli le symposium international sur les sols gonflants autour du thème : «ville nouvelle de Diamniadio, ville sûre et durable». Le Délégué général à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, Seydou Sy, en a profité pour rappeler que «le choix du site de Diamniadio avait d’emblée suscité, chez certains investisseurs et promoteurs immobiliers, des interrogations liées à la faisabilité d’un tel projet, en raison de la nature des sols caractérisés par l’existence d’argiles gonflantes et de sols marno-calcaires». Dans la mise en œuvre du projet, il rassure que la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio veille scrupuleusement aussi bien à la conception qu’à la réalisation des infrastructures, au respect, par les constructeurs, des normes et règles établies. Seydou Sy Sall soutient que le symposium international est une belle opportunité pour ce partage d’expériences. Il a comme objectif général le partage des expériences relatives aux techniques de construction sur des sols gonflants en vue d’annihiler des risques liés à la réalisation d’ouvrages sur les sols à problèmes.  

Pour maîtriser ce sol en vue d’une construction durable,  M. Sy rappelle qu’un manuel de procédures a été élaboré pour servir de référentiel à la réalisation d’infrastructures et d’édifices dans le Pôle urbain de Diamniadio. Depuis lors, poursuit-il, «le défi de l’innovation est en train d’être relevé par l’introduction de techniques diverses de construction». A son avis, le projet du Pôle urbain de Diamniadio a favorisé le transfert de technologies sur les fondations spéciales et l’optimisation de leurs coûts.

Oumar KANDE

Le Regroupement des organisateurs privés pour le Hajj et la Umrah au Sénégal (Renophus) a organisé, avant-hier, à l’Institut islamique de Dakar, une assemblée générale d’information qui s’inscrit dans le cadre des réformes nées de l’organisation du Hajj en terre saoudienne.

A cet effet, Seyda Fatou Binetou Diop, membre du Renophus en charge de la communication, a déclaré que depuis le mois de janvier dernier, les privés ont commencé à inscrire leurs futurs pèlerins. Elle a révélé que cette année, en Arabie Saoudite, il y a une hausse de 10% des taxes sur tout ce que le musulman doit acheter ou payer par rapport à l’année dernière. «Ceux qui étaient déjà partis lors des 5 dernières années à la Mecque, ils devront payer une taxe de 2.000 Rials, soit près de 375.000 FCfa inclus dans les frais de visa», a-t-elle dit. Concernant la restauration, des traiteurs seront agréés pour éviter le scénario de 2017.

De son côté, Moustapha Diongue, président du Regroupement des organisateurs privés pour le Hajj et la Umrah au Sénégal (Renophus) a confirmé les changements capitaux dans le pèlerinage de l’année en cours. «Le bureau du pèlerinage a ouvert le 5 mars dernier pour fermer le 30 avril prochain. Au niveau du portail, nous avons reçu la note des autorités saoudiennes fixant la date d’arrêt des données au 15 mai», informe M. Diongue, qui poursuit que jusqu’à présent, les voyagistes privés ne connaissent pas encore le montant du package. «Cela est une difficulté majeure qu’il faut solutionner rapidement, parce qu’étant un élément capital dans notre travail», a-t-il souligné.

Interrogé sur les cas d’escroquerie notés l’année dernière, il déclare : «Nous devons souligner que ce n’est pas le fait des voyagistes agréés, mais plutôt de personnes ou d’agences non agréées». M. Diongue a laissé entendre qu’au terme du pèlerinage 2017, une réunion d’évaluation avait été organisée. Le Renophus compte plus de 240 voyagistes privés. «Sur les 12.860 pèlerins, les 10.860 sont convoyés par les privés. Cela est un motif de satisfaction», a dit Seyda Fatou Binetou Diop.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre de la célébration de la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle, Osiwa a organisé un panel débat qui a réuni toutes les obédiences religieuses du pays. A cette occasion, le modèle sénégalais a été largement partagé.

Jean Ouattara est protestant de confession; sa femme est catholique. De ses six enfants, deux sont protestants, deux catholiques et deux musulmans. La famille Ouattara, à elle seule, résume le vivre ensemble, la bonne harmonie et la tolérance qui existent entre les religions au Sénégal. Jean Ouattara qui est presbyte à l’Eglise protestante a partagé son expérience lors d’un panel débat sur le thème : «Ressources endogènes pour la tolérance inter et intra confessionnelle au Sénégal». Cette rencontre au siège d’Osiwa a regroupé des protestants, des catholiques, des musulmans et des acteurs de la société civile. Cette diversité confessionnelle autour d’une même table pour parler de tolérance est la preuve que le Sénégal est une exception.

Un modèle qu’on a besoin d’exporter partout à travers le monde. Selon le président du Cadre unitaire de l’Islam au Sénégal, Cheikh Ahmed Tidiane Sy, les membres des différentes communautés religieuses du pays ont toujours collaboré pour faire du vivre ensemble une réalité. Ainsi, dans un monde en pleine effervescence avec le terrorisme, l’exception sénégalaise doit être préservée. Le guide religieux a indiqué que le Sénégal dispose de suffisamment de ressources endogènes pour sauvegarder cet exemple et le partager avec le reste du monde. L’historienne Rokhaya Fall, Professeur d’Histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a fait un rappel historique de cette tolérance entre les religions. Selon elle, beaucoup de personnes, en parlant du vivre ensemble entre les religions au Sénégal, prennent comme repère l’année 1960 coïncidant avec l’arrivée au pouvoir du président Léopold Sédar Senghor. Mais, a soutenu Mme Fall, le Sénégal a toujours cultivé la paix, la tolérance et le vivre ensemble bien avant 1960.

Mener des actions de développement

Toutefois, Seydi Diamil Niane, docteur en Islamologie, a estimé que la collaboration entre les communautés religieuses du pays doit dépasser le dialogue interreligieux. Ce dialogue étant déjà ancré, il a proposé aux communautés de mener désormais des actions concrètes qui vont dans le sens du développement et de la protection de l’environnement. Selon le chercheur, les crises migratoires et écologiques doivent, aujourd’hui, fédérer toutes les sensibilités religieuses autour d’un idéal commun. «Il y a énormément de choses à faire en partant du Coran. A l’heure de la pollution et du réchauffement climatique, nous ne devons plus rester à spéculer sur des questions théologiques. Il faut une action concrète pour que le bonheur de l’homme ne soit plus menacé», a-t-il dit.

En effet, l’environnement peut être protégé si l’on revisite les religions du terroir, a rappelé le Pr Rokhaya Fall. D’après cette historienne,  à travers certaines croyances, les populations ont instauré des traditions pour protéger l’environnement. C’est pourquoi, dans certaines parties du pays, certains arbres ou certaines forêts ne sont pas menacés par l’action humaine. Pour cultiver la paix et la tolérance, Mme Fall a invité tout le monde à miser sur l’éducation qui, selon elle, est primordiale pour protéger notre société.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Les lampions se sont éteints sur la première édition de la foire régionale sur l’employabilité et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de Kolda. La manifestation, qui a enregistré une forte participation des populations, s’est achevée sur une note d’espoir.

La première édition de la foire régionale sur l’employabilité et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de Kolda, organisée par l’Inspection régionale de la Jeunesse, en partenariat avec le Consortium qui regroupe l’Ong World vision, Nib et Développement international des Jardins, a été clôturée par un forum ayant permis de « présenter, au niveau local, toutes les opportunités qui s’offrent aux jeunes en matière d’accompagnement et de filières porteuses. Selon son manager Claude Gaston Diatta, « le projet Spep, qui a une action axée sur les réalités du milieu, essaye, avec l’ensemble des formateurs mobilisés, d’orienter les compétences professionnelles des jeunes selon les opportunités qui s’offrent à leur milieu ».

Ce forum constitue, selon M. Diatta, une belle occasion pour orienter les jeunes et leur présenter les opportunités en matière de formation professionnelle. Le projet Spep, qui est financé par le gouvernement du Canada à travers à travers Global affair Canada, a permis à 300 jeunes de la région de Kolda de se lancer dans l’auto-emploi si l’on croit  M. Diatta. Le conférencier Maguette Fall Guèye s’est appesanti, quant à lui, sur les opportunités offertes aux jeunes à travers les différents projets, programmes et institutions financières mis en place par l’Etat du Sénégal en faveur des jeunes. « Les jeunes ont de plus en plus du mal à s’insérer dans la vie professionnelle. D’année en année, ce phénomène ne cesse d’augmenter et remet en cause les politiques mises en place par les pouvoir publics. On dit qu’il faut promouvoir l’auto-emploi. Mais, il faut que le jeune vers qui l’auto-emploi est destiné fasse d’abord l’objet d’un renforcement des capacités managériales », dit-il.

Il invite les jeunes à aller chercher l’information auprès des structures mises en place par l’Etat pour pouvoir bénéficier des financements de leur projet. Cette première édition de la foire de Kolda a permis aux visiteurs de mieux connaître les potentialités agricoles et artisanales du Fouladou et les opportunités d’emploi pour les jeunes porteurs de projets.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Un mort, 21 blessés et des dégâts matériels importants, c’est le bilan de l’accident qui s’est produit tôt le matin, avant-hier samedi, sur la RN1, juste à la sortie du village de Ndioudiouf, région de Fatick.

Un car de transport en commun «Ndiaga-Ndiaye» est entré en collision avec un gros porteur qui tentait d’éviter un autre véhicule en stationnement à hauteur du virage du village de Ndioudiouf, région de Fatick. Le chauffeur du camion a pris la fuite aussitôt après le choc. Le car qui roulait dans le sens Fatick-Mbour avait à son bord non seulement ses voyageurs mais surtout des élèves au nombre de 16 et leur surveillant sur le chemin de leur collège à Ndiongolor. Ces élèves ont été embarqués à partir du village de Ndioudiouf, distant de 4 km.

Le choc d’une rare violence a occasionné la mort d’une personne décédée à l’hôpital et 21 blessés dont quelques élèves dans un état grave qui ont tous été évacués au centre hospitalier régional de Fatick par les sapeurs-pompiers de la 32ème compagnie d’incendie de secours. Les élèves quittent tous les matins leur village pour se rendre à Ndiongolor qui abrite le seul collège polarisant les villages environnants. Les blessés ont été pris en charge et leurs parents. Les autorités sont venues à leur chevet à l’hôpital.

A noter que le travail d’évacuation des soldats du feu n’a pas été facile parce que ne disposant que d’une seule ambulance. L’accident a occasionné aussi des dégâts matériels importants notés sur le car «Ndiaga-Ndiaye» complètement déchiqueté.

Mouhamadou SAGNE

 

Le 13 mars dernier, à Londres, la Banque africaine de développement (Bad), avait lancé un nouvel emprunt obligataire de référence de 2 milliards de dollars américains (près de 1.066 milliards de FCfa) avec une maturité de 3 ans, arrivant à échéance le 22 mars 2021, avec un coupon 2,625 %, annonce un communiqué de l’institution. Cette transaction est la première obligation globale de référence émise par la banque en 2018. Elle fait suite, précise-t-on,  à l’emprunt obligataire de 2 milliards de dollars avec une maturité de 5 ans exécuté en novembre 2017 et est alignée avec la stratégie de la banque d’émettre des obligations plus liquides et de taille plus importante. «Aussitôt émise, la transaction a été largement sursouscrite, avec un carnet d’ordres atteignant un montant supérieur à 4,25 milliards de dollars. Plus de 80 investisseurs ont participé à la transaction dont 6 nouveaux investisseurs pour la banque, démontrant un placement diversifié sur le plan géographique et par type d’investisseurs. La qualité exceptionnelle du carnet d’ordres s’illustre par la forte participation des banques centrales et institutions officielles », lit-on dans le document signé par Olivia Ndong Obiang, chargée de communication principale de la Bad.  Il renseigne que la Bad a choisi de tirer parti de l’environnement de marché positif et de l’écartement des « swaps spreads » pour lancer son premier emprunt obligataire de référence de l’année.

Aliou KANDE

Avec une technologie adaptée et moins coûteuse, une économie émergente, l’Inde peut offrir beaucoup de choses au Sénégal. Les opérateurs économiques sénégalais sont invités à se rapprocher de l’ambassade de ce pays à Dakar et de la chambre consulaire pour augmenter le volume des échanges entre les deux États.

Quand on parle de coopération économique entre le Sénégal et l’Inde, on pense aussitôt aux industries chimiques du Sénégal et à l’industrie de l’automobile avec Tata Motors. Mais les domaines de coopération entre les deux pays sont plus vastes. 16 entreprises indiennes sont présentes au Sénégal et évoluent dans divers secteurs comme l’industrie pharmaceutique, les infrastructures, le commerce, etc. Malgré tout, le potentiel est insuffisamment exploité, selon l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, qui a organisé, vendredi dernier, à la Chambre de commerce de Dakar, une rencontre d’échanges sur le thème : « les relations d’affaires entre l’Inde et le Sénégal ». Le diplomate veut fouetter les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.  Depuis son arrivée au Sénégal, en 2016, Rajeev Kumar ne cesse d’ d’œuvrer dans ce sens. Il a organisé plusieurs rencontres économiques à Dakar et dans les régions précisément à Saint-Louis.  Une option que le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar, Daouda Thiam, encourage. Il a invité les hommes d’affaires sénégalais à se rapprocher de l’ambassade d’Inde au Sénégal ou de la chambre consulaire pour développer les contacts avec les hommes d’affaires indiens, à participer à des manifestations telles que les salons spécialisés, les foires. Selon M. Thiam, l’Inde dispose d’une technologie adaptée à nos besoins et à moindre coût.  Le président de la chambre de commerce de Dakar a déclaré que l’Inde a mis en place un fonds destiné à financer les hommes opérateurs économiques africains.

Aperçu de l’économie indienne
Pourtant, le volume des échanges a augmenté ces cinq dernières années. De 2012 à 2016, les importations du Sénégal en provenance de l’Inde ont fortement augmenté passant de 187 milliards de FCfa à 242 milliards de FCfa en 2016, soit une hausse de 29%. En revanche, la courbe est descendante sur la même période, des exportations sénégalaises vers l’Inde. Elles sont passées de 148 milliards de FCfa en 2012 à 121 milliards de FCfa en 2016, soit une baisse de 18 %. D’après les chiffres de la Direcion du commerce extérieur, l’économie indienne a mieux résisté que celles des autres pays émergents au ralentissement économique mondial et a profité de la baisse des prix des produits de base (produits pétroliers) ces dernières années. Le taux de croissance est de 7,5 %, stimulé par les dépenses publiques. En ce qui concerne les principaux secteurs d’activité, l’Inde est la quatrième puissance agricole mondiale. L’agriculture compte pour 17 % du Pib et emploie près de 50 % de la population active. Cette proportion a diminué ces dernières années alors que sa contribution au Pib a augmenté. Les principales productions agricoles sont le blé, le millet, le riz, le maïs, la canne à sucre, le thé, la pomme de terre, le coton. L’Inde est également le second producteur de bovins, troisième producteur d’ovins et quatrième en matière de production halieutique.

Le charbon est la principale source d’énergie du pays (l’Inde est le troisième producteur de charbon au monde). Pour l’industrie de fabrication, le textile joue un rôle prédominant. L’industrie chimique est le second secteur industriel en termes de taille. Le secteur industriel emploie un cinquième de la population active et contribue à un peu moins de 30 % du Pib. Le secteur des services est la partie la plus dynamique de l’économie indienne. Il contribue à 53 % du Pib et emploie plus d‘un quart de la population active. Sa contribution au Pib a diminué récemment. Le secteur des logiciels qui croît rapidement, dope les exportations de services et modernise l’économie indienne. Les principaux partenaires commerciaux de l’Inde sont l’Union européenne, les Émirats Arabes Unis, la Chine et les États-Unis. L’Inde exporte essentiellement des hydrocarbures, des minéraux précieux (diamants, or), des médicaments, de la joaillerie, des produits agricoles (riz, viande, coton) et des véhicules.

Mamadou GUEYE

 

La directrice exécutive de Junior Achievement Sénégal, Fatou Samb Niang, a invité les décideurs à aider les jeunes à avoir des notions sur le fonctionnement du marché financier afin de « rompre le cycle de la pauvreté ». « La pauvreté est un défi mondial qui a des effets persistants sur les populations et leurs pays », a-t-elle déclaré vendredi en marge d’un panel organisé à l’occasion de la Semaine mondiale de l’argent par Junior Achievement en collaboration avec des Cgf Bourse et Ecobank. Le thème de cette année est « L’argent compte ». Le panel avait pour but de donner l’opportunité aux apprenants de découvrir les services liés à l’argent, à sa fructification, à l’épargne mais aussi aux opportunités de carrière qui existent dans le secteur des finances. La semaine mondiale de l’argent qui se tient, tous les ans, du 12 au 18 mars est initiée par Child youth finance international (Cyfi) pour sensibiliser les jeunes sur les questions liées à l’argent, les moyens de subsistance et l’entrepreneuriat.

D’après Mme Niang, il faut aider les jeunes à identifier les opportunités, à générer des ressources de manière légale, à avoir la culture de l’épargne, à pouvoir dépenser de manière judicieuse et à créer des énergies positives qu’ils vont se répandre tout autour de leur communauté. 80 % de la population africaine est hors du circuit bancaire, a-t-elle indiqué. Selon elle, étant donné que tout est centralisé, « il est important que les jeunes soient économiquement outillés pour dépenser de manière optimale leurs ressources et, connaître l’inclusion financière ». « Notre orientation, c’est d’inspirer et de préparer les jeunes à réussir leur insertion dans le tissu économique », a encore expliqué la Secrétaire exécutive de Junior achievement, précisant que son association est présente dans plus de 120 pays dans le monde, dont 16 pays en Afrique subsaharienne.

Selon les organisateurs du panel, le thème 2018 de la semaine mondiale de l’argent épouse les préoccupations de la jeunesse qui « a besoin de connaissances et de compétences qu’elle pourra mobiliser pour prendre des décisions financières intelligentes et judicieuses tout au long de la vie ».
(APS)

 

Les rideaux sont tombés, hier, à Saly, sur l’atelier de formation sur les revêtements en liants hydrocarbonés dans les travaux routiers. Le Centre de formation et de perfectionnement des travaux publics (Cfptp) a organisé cette formation pour le compte de la mission d’assistance technique Ageroute/Cereeq. C’est l’expertise marocaine, à travers le Laboratoire public d’essais et d’études (LP2E) qui a assuré la formation.

L’Etat du Sénégal dépense, chaque année 40 milliards de FCfa, pour des travaux d’entretien des routes, a déclaré Cheikh Ahmadou Bamba Thioye, responsable chargé de la coordination de la mission de suivi des travaux d’entretien routier à l’Agence de gestion des routes (Ageroute), selon qui cet atelier entre dans la stratégie d’amélioration de la qualité des travaux d’entretien routier. Le directeur du Cfptp, Djibril Thiaw, a déclaré que le système routier joue et continuera de jouer un rôle vital dans le fonctionnement de l’économie et de la société, surtout dans un contexte où la demande de mobilité a explosé au Sénégal. « Conscient de la nécessité de mettre en place une bonne politique de préservation de ses équipements routiers, l’État du Sénégal, à travers l’Ageroute, a mis en place un fonds d’entretien routier annuel (Fera)», a indiqué M. Thiaw. Il a ajouté que dans un tel contexte, pour garantir la qualité des travaux réalisés, l’Ageroute a confié au Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (Cereeq) des missions d’assistance technique pour la supervision des travaux du Fera, pour rehausser le niveau de service des routes revêtues, des routes en terre et des ouvrages d’art et d’assainissement.

Selon lui, le Cereeq a mis en place des équipes compétentes dans toutes les zones définies par l’Ageroute et qui sont composées d’ingénieurs géotechniciens et de génie civil, de techniciens géotechniciens, de techniciens en topographie et de laborantins.

Le directeur général du LP2E, Khalid El Azdi, a expliqué que cette formation a été dispensée sous forme de partage et d’échanges d’expériences entre l’expertise marocaine et celle sénégalaise autour du sujet de la route, « plus bénéfique pour nous autres Marocains que pour les participants à cette formation ». Le professeur Papa Goumba Lô, directeur général du Cereeq, en clôturant la rencontre, a salué l’engagement et le dynamisme des participants dont la moyenne d’âge tourne autour de 33 ans. « Dans la vie, on apprend ou on désapprend », a-t-il dit aux participants à qui il a suggéré de continuer à apprendre partout et toute la vie. Même si le taux de satisfaction est de 95 %, a-t-il conclu, il reste encore à faire, puisqu’il y a 5 % à combler.

Amath Sigui NDIAYE

 

Après 100 jours de fonctionnement, la société chargée de la gestion de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a décidé de mener une enquête de satisfaction des services offerts aux passagers et aux compagnies aériennes.

Le samedi 17 mars dernier marque les 100 jours de la mise en service de l’Aéroport international Blaise Diagne. La nouvelle plateforme aéroportuaire avait été inaugurée le 7 décembre 2017. Après des débuts difficiles du fait de grève des aiguilleurs du ciel de l’Asecna, une semaine juste après son ouverture, l’aéroport avait, par la suite, pris sa vitesse de croisière, fonctionnant normalement comme tout bon aéroport. Dans l’optique d’améliorer davantage les services offerts aussi bien aux clients qu’aux compagnies aériennes, la société de gestion de cet aéroport, en l’occurrence Las, a pris prétexte de ses 100 jours de fonctionnement pour lancer une enquête de satisfaction.  Celle-ci démarre aujourd’hui et s’étire sur sept jours. elle sera menée par le Département Qualité, Sécurité et Environnement de Las avec le soutien de 28 étudiants de quatre universités et écoles de formation de Thiès.

Ces établissements d’enseignement supérieur ont été choisis dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), a indiqué Yacine Kébé, chef du département Qualité, Sécurité et Environnement de la société de gestion d’Aibd Las. « Nous allons estimer nos performances en matière de qualité de service. A cet effet, nous avons défini un certain nombre d’indicateurs. L’enquête va déterminer nos points forts et ce qu’il y a lieu d’améliorer », a-t-elle expliqué.

Pour Xavier Mary, Directeur général de Las, cette enquête d’envergure marque le début de « ce que nous comptons développer de manière continue dans l’aéroport en qualité de services ». Après 100 jours de mise en service, il était important, à ses yeux, de mesurer la satisfaction des passagers car cela permet d’améliorer le service global de l’aéroport. « Nous allons mesurer cette satisfaction avec des outils de comparaison. La liste est très longue et couvre plusieurs domaines. Cela va de l’ambiance générale en passant par la propreté des toilettes jusqu’à la qualité du personnel qui prend contact avec les passagers », a-t-il déclaré.

L’Aibd, un bel outil
Et sans même présager des résultats de l’enquête, Xavier Mary estime « satisfaisants » les services offerts durant les 100 premiers jours. Persuadé qu’il est que le Sénégal dispose d’un « bel outil ». « Cet aéroport est un outil de développement économique. C’est la première image qu’on a d’un pays. Un homme d’affaires qui débarque dans cet aéroport est déjà rassuré par la qualité des installations et du service qui lui est offerte, c’est pourquoi nous mettons un point d’importance dans la qualité de service », a-t-il insisté.

Outre la qualité de service, autre point qui semble satisfaire le Directeur général de Las, c’est le nombre de passagers qui ont transité par l’Aibd depuis le début de l’année 2018. « Nous avons enregistré 378.000 passagers entre le 1er janvier et le 28 février pour plus de 4.000 mouvements d’avions. Cela est tout à fait conforme à nos prévisions et même légèrement au-delà. Nous avons eu une progression du trafic de 6,8 % par rapport à la même période de l’année dernière à l’aéroport de Yoff », a-t-il souligné. Cette augmentation du trafic s’explique aussi par l’arrivée de trois nouvelles compagnies à savoir Rwandair (Rwanda), Camairco (Cameroun) et récemment Air Peace (Nigéria).

Seul bémol, la zone fret. Celle-ci a certes connu des améliorations après des débuts « difficiles », mais tout ne semble être pas encore au point. Ce que reconnaît, à demi-mots, le Directeur général de Las. « Nous avons procédé rapidement à l’amélioration de la situation et aux expéditions imports et exports. Mais nous sommes encore en train d’améliorer le système car nous allons vers une saison où la température va s’élever. Il est donc important, pour nous, de conserver la chaîne froid car les produits importants à l’exportation pour le Sénégal sont des produits frais. Nous travaillons d’arrache-pied dans ce projet », a-t-il expliqué.

Elhadji Ibrahima THIAM

DHL Global Forwarding a nommé Elhadji Galaye Ndaw, nouveau Directeur général de sa filiale au Sénégal, rapporte un communiqué reçu à Apa. M. Ndaw remplace Serigne Ndanck Mbaye, nommé directeur du Cluster de DHL Global Forwarding Sénégal, Côte d’Ivoire et Ghana. «Avec son expérience sur différents portefeuilles au sein de l’organisation, Galaye a apporté une contribution de qualité à l’entreprise au fil des ans. Son expérience dans les ventes et le marketing nous permettra de développer l’activité au Sénégal et d’élargir notre portefeuille client. Sa solide connaissance des entreprises locales et des pratiques culturelles favorisera notre potentiel de croissance dans le pays», a déclaré Daniella De Pauw, présidente Directrice Générale de DHL Global Forwarding pour l’Afrique subsaharienne. Galaye a commencé sa carrière chez DHL Global Forwarding Sénégal en qualité de commercial en 2008. Début 2011, il est promu responsable de développement commercial et fin 2011, il occupe la fonction de directeur commercial et marketing. Grâce à ses performances exceptionnelles, il a été récompensé en 2016 du « prix des personnes exceptionnelles » pour avoir élargi la route d’exportation de la Guinée-Bissau vers l’Inde et le Vietnam.

(APA)


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