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Affaires et Finances (1530)

Jumia Travel, structure spécialisée dans la réservation d’hôtels en Afrique a présenté son deuxième rapport dénommé : « Hospitality Report Sénégal 2016 » portant sur le secteur de l’hôtellerie et du tourisme au Sénégal. Dans ce rapport, les professionnels du secteur du tourisme saluent « les véritables avancées » notées en 2016. Des avancées qui s’expliquent par l’intérêt « croissant » des nationaux de plus en plus disposés à faire du tourisme local.

Le rapport de Jumia Travel, structure spécialisée dans la réservation d’hôtels en Afrique vise à doter le secteur touristique sénégalais de statistiques fiables, permettant de comprendre et de mesurer les avancées de cet important secteur.

Selon les chiffres rendus publiques, le Sénégal retrouve peu à peu un secteur touristique prospère. En 2015, le nombre de touristes a été évalué à plus de 1.600.000 contre environ 984.000 en 2014. 2016 devrait confirmer cette tendance avec une progression de l'ordre de 3 à 5 %. Les touristes internationaux représentent 54 % de la demande et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. 48 % des touristes séjournent dans des établissements hôteliers. Les arrivées internationales sont en grande partie des touristes séniors fuyant l’hiver en Europe, souvent à la recherche de soleil et de plages. Le Sénégal connaît également, depuis quelques années, le développement de l’écotourisme très prisé par les touristes internationaux (parcs, villages touristiques, etc.). A cela s’associe l’offre culturelle très riche.Dans le rapport, les professionnels du tourisme ont mis en avant les points forts tout en soulignant les points qui méritent d’être améliorés.

«Un rapport est présenté, tous les ans, au mois de février. Il fait la synthèse de l’année passée, en ce qui concerne le secteur touristique. Nous avons des acquis que nous partageons avec les différents acteurs du tourisme. C’est une manière, pour nous, de jouer notre partition dans le développement de ce secteur », a déclaré Guillaume Pepin, directeur général pour l’Afrique de l’Ouest de Jumia Travel.

Les auteurs de l’étude considèrent qu’il y a des « signes d’une sortie de crise » du secteur touristique. En 2015, il y a un léger mieux comparé aux années 2012, 13 et 14 caractérisées par une succession d’événements défavorables à l’essor du tourisme : crise Ebola, instauration du visa. « Aujourd’hui, les chiffres disponibles montrent une vraie sortie de crise et une véritable dynamique est en train de s’installer », affirme Guillaume Pepin. Mais on est loin des 3.000.000 de touristes escomptés pour 2020.

Autre signe encourageant, c’est le renforcement du tourisme sous-régional et local. « Il y a quelques années, 70 % des acteurs du tourisme du Sénégal étaient européens, aujourd’hui, nous sommes à 50 %. Ce qui veut dire que l’autre moitié relève du tourisme régional : Côte d’Ivoire, Guinée, Mali et autres. Il y’a également de plus en plus de sénégalais qui veulent découvrir leur pays », soutient M. Pepin.

…Les recettes estimées à 465,9 milliards de FCFA
L’industrie touristique représente 6,3 % du Pib du Sénégal. Ce pourcentage pourrait connaître, d’ici à 2020, une croissance importante grâce aux nombreux investissements infrastructurels entrepris par le Sénégal. En 2015, les recettes touristiques ont été estimées à 465,9 milliards de FCfa dont 63,8 % pour les touristes internationaux et 36,2% pour les voyageurs locaux. Si cette tendance se poursuit, la contribution directe du secteur du voyage et tourisme au Pib devrait croître de 5 % par an d’ici à 2026, soit 762,3 milliards de FCfa.

En 2015, la contribution à l’emploi du secteur des voyages et du tourisme est estimée à environ 200.000 emplois directs (soit 4,7% de l'emploi total), une tendance qui devrait augmenter de 2,2 % d’ici à 2020, selon l’étude. Cela comprend les emplois générés par les hôtels, agences de voyages, compagnies aériennes et autres services de transport de passagers. Elle comprend également les secteurs de la restauration et des loisirs directement soutenus par le tourisme. Le tourisme d’affaires représente environ 57,2 % des recettes contre 42,8 % pour les loisirs.

Malgré ces bons résultats, il demeure la nécessité d’apporter des améliorations, pour un secteur touristique plus attractif. « Nous sommes, par exemple, dans un vrai besoin de procéder à la formation pour englober plus de talents dans ce secteur. Il faut renforcer la formation. Il y a effectivement des écoles qui s’ouvrent. Mais, le projet doit être davantage boosté pour accélérer et renforcer la formation dans les différentes filières du tourisme », a préconisé Guillaume Pepin. Il regrette l’absence du Sénégal dans les grands salons internationaux du tourisme pour promouvoir la destination Sénégal. L’accent doit aussi porter sur la promotion du tourisme local, selon le rapport. Les résultats du rapport invitent les autorités à poursuivre la politique de renforcement des infrastructures. L’ouverture du nouvel aéroport et l’extension des autoroutes sont susceptibles de fouetter le secteur touristique. Aujourd’hui, le digital représente 20 % du secteur touristique sénégalais. Le projet de 4G constitue également un élément de promotion, est d’avis M. Pepin.

En ce qui concerne la collaboration entre les structures affiliées à l’Etat et le privé, elle se passe bien. « Chacun joue pleinement sa part, ce qui permet d’asseoir une bonne ambiance. Nous encourageons fortement les étudiants à s’intéresser à la filière du tourisme. Si les chiffres restent en l’état, ce secteur a de beaux jours devant lui. C’est un véritable secteur d’activités d’avenir », a-t-il ajouté Guillaume Pepin.

Oumar BA

La nouvelle stratégie d’accompagnement du monde rural a été validée, hier, en présence du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Dr Pape Abdoulaye Seck a insisté sur la nécessité de se doter d’un conseil agricole et rural à la hauteur des défis.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, a présidé, hier, l’atelier de validation de la Stratégie d’accompagnement modernisé du monde rural. Il a plaidé pour un conseil agricole et rural de type nouveau, à « la hauteur de nos défis ». « Ce conseil agricole et rural nouveau doit être piloté par les préoccupations légitimes des acteurs pour une bonne élaboration de notre cahier de charges. Il doit, certainement, viser l’efficacité et l’efficience de ses interventions », a-t-il insisté. Il a indiqué que ledit conseil doit faire preuve « d’une capacité d’adaptation, dans un monde en perpétuelle mutation ; dans la mesure où c’est une bonne réactivité stratégique qui permet d’exister et de prospérer ».

Pape Abdoulaye Seck a estimé que le conseil agricole et rural doit considérer que les agriculteurs ont droit aux progrès pour mieux contribuer à une promotion intégrale du secteur agricole, condition sine qua none d’un développement économique et social aux dividendes partagés. Il a rappelé que le président Macky Sall a instruit le gouvernement et son département à lui faire des « propositions concrètes et pragmatiques » pour un conseil agricole et rural revisité et rénové dans l’intérêt de tous les acteurs.

Selon Dr Papa Abdoulaye Seck, le secteur agricole est et reste, pour le gouvernement du Sénégal, une haute priorité. « Il est attendu de ce secteur un dynamisme constamment revigoré permettant d’en faire, enfin, le levier incontesté de changement de la physionomie de notre économie. Par conséquent, il nous faut réfléchir pour créer un environnement propice à une expression plurielle de l’excellence dans le secteur agricole sénégalais », a-t-il invité.

Droit aux progrès
La directrice de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) a dit toute sa satisfaction de voir la Stratégie d’accompagnement du monde rural enfin finalisée. Mariama Dramé a remercié le Secrétaire d’Etat Diène Faye « pour sa confiance » ainsi que les plateformes paysannes pour leur contribution. Elle a souligné que l’élaboration de ce document stratégique a fait l’objet d’une série de réflexions dont le point d’orgue a été l’atelier organisé les 16 et 17 décembre derniers. « Cet atelier a permis aux structures qui ont un volet conseil agricole et rural dans leurs activités, de communiquer sur leurs expériences réussies, leurs approches et leurs outils d’accompagnement du monde rural. Il a été suivi de la réalisation d’un document-cadre sur la modernisation de l’encadrement du monde rural au Sénégal », a poursuivi la directrice générale de l’Ancar. De l’avis de Mariama Dramé, le document doit être perçu comme la contribution des structures d’encadrement et des plateformes paysannes à la réflexion.

Le président du conseil d’administration s’est réjoui de la directive de l’Etat confiant à l’Ancar, le pilotage de la Stratégie d’accompagnement du monde rural. Il a affirmé qu’il permettra une meilleure harmonisation et une meilleure modernisation des interventions. Il a ajouté que le Conseil d’administration ne ménagera aucun effort pour assurer le bon suivi et le pilotage de l’exécution de cette nouvelle stratégie.

Diégane SARR

En ouvrant un siège à Dakar, L’Office national marocain du tourisme compte renforcer à la fois les relations exemplaires et augmenter le flux de touristes entre les deux pays.

L’Office national marocain du tourisme (Onmt) a inauguré, hier, à Dakar, son premier bureau Afrique. La cérémonie a été co-présidée par Abderrafia Zouitene, le directeur de l’Office national marocain du tourisme et le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, en présence de l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada et d’une forte délégation de la ville de Fès constituée de professionnels du tourisme, d’élus locaux dont le maire. Le siège de l’Onmt est situé aux Almadies, un quartier chic de Dakar qui abrite, entre autres, des hôtels, le siège des agences du système des Nations Unies.

L’ouverture du bureau constitue un début de mise en œuvre de l’accord de coopération dans le domaine touristique signé, en novembre 2016, lors de la visite d’Etat, de sa majesté Mohamed VI, au Sénégal. Insistant sur la symbolique qui entoure l’ouverture de cette délégation, Abderrafia Zouitene souligne que c’est le premier siège de l’Onmt en Afrique. « Ce bureau permettra de renforcer la coopération touristique, notamment dans les volets de la formation, de la communication, de la participation aux salons internationaux. L’objectif est aussi d’améliorer les flux entre les deux pays notamment sur la ligne Dakar-Fès », a-t-il expliqué.

L’Office national marocain du tourisme s’attend à une augmentation du nombre de Sénégalais visitant le royaume chérifien et mise sur le tourisme religieux. Le Sénégal concentre une forte communauté tidiane. Chaque année, près de 70.000 Sénégalais visitent le Maroc dont une importante partie se rend à Fès à la Zaouia Tidiane. L’Office a signé un mémorandum avec les familles de la confrérie des Tidianes. De plus, les autorités des deux pays et la Royal Air Maroc travaillent à l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Dakar et Fès.

Le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck a magnifié les relations séculaires entre les deux pays qui se sont diversifiées et fortifiées au fil des années. Elle espère que cette délégation permettra un développement rapide du flux de touristes entre le Sénégal et le Maroc. Nul doute que les autorités sénégalaises en charge du Tourisme s’inspireront de l’expérience marocaine pour atteindre l’objectif de 3 millions de touristes, à l’horizon 2020. L’ouverture de ce siège s’inscrit dans le cadre de la «Semaine de la gastronomie et de la culture marocaine» qui se tient à Dakar du 8 au 14 février. Son objectif est de promouvoir les différents aspects de la culture et de l'art de vivre marocains.

Mamadou GUEYE

ABDERRAFIA ZOUITENE, DIRECTEUR DE L’OFFICE MAROCAIN DU TOURISME : «Il y a une forte symbolique dans cette ouverture »
Un premier jalon a été posé, hier, dans la coopération touristique entre le Sénégal et le Maroc avec l’inauguration d’un bureau, à Dakar. Par cet acte, explique le directeur de l’Office national marocain du tourisme, Abderrafia Zouitene, son pays entend partager son expérience et son savoir-faire et renforcer sa coopération avec le Sénégal, en travaillant à l’augmentation des flux de touristes.

Moins de trois mois après la signature de conventions dans le domaine du tourisme entre le Sénégal et le Maroc, l’Office national marocain du tourisme ouvre un bureau à Dakar. Qu’est-ce qui explique cette célérité?

Sa majesté, Mohamed VI et le président Macky Sall ont une vision nouvelle de la coopération Sud-Sud. Cette vision est au bénéfice des citoyens sénégalais et marocains avec la création de richesses à fort développement. Dans son discours fondateur d’Abidjan, en 2014, Sa majesté Mohamed VI disait que l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique. En novembre 2016, lors de sa visite à Dakar, plusieurs accords ont été paraphés entre les deux pays notamment dans le domaine du tourisme. Aujourd’hui, nous mettons, de manière concrète, en œuvre le contenu de cet accord avec l’ouverture d’une délégation de l’Office national marocain du tourisme (Onmt) à Dakar. Il y a une forte symbolique dans cette ouverture. C’est la première délégation de l’Onmt en Afrique. Nous sommes heureux d’ouvrir cette délégation à Dakar, en présence du ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens.

Qu’est-ce que vous attendez de l’ouverture de cette délégation régionale ?
Nous avons ouvert cette délégation pour un partage mutuel. Nous sommes au Sénégal pour partager notre expérience, rapprocher les secteurs publics et privés des deux pays. Le Maroc est la première destination en termes d’arrivées sur le plan touristique en Afrique avec plus de 10 300 000 touristes l’année dernière. Nous allons générer des flux au départ du Maroc à destination du Sénégal et inversement. Il y a plusieurs axes de coopération : la formation, la communication, le digital, la présence dans les salons. Le Maroc est présent dans une soixantaine de salons à l’international. Nous pouvons voir comment mettre en avant la destination du Sénégal. Cette ouverture permettra de rapprocher les professionnels parce que c’est à eux de faire le travail pour promouvoir le tourisme. Nous sommes optimistes par rapport aux actions à mener.

Quelle est la prochaine étape ?
Les équipes continueront à travailler sur le contenu. Le Maroc est disposé à recevoir en formation des cadres de l’Agence sénégalaise de promotion touristique. Nous sommes prêts à étudier également les aspects liés aux canaux de communication, au digital. Cette délégation devrait également permettre à nos compatriotes de découvrir le Sénégal. Les relations entre les deux pays sont séculaires. Moi-même, j’ai un grand père qui a séjourné à Saint-Louis, en 1925. Il y est resté pratiquement deux années. A titre personnel, il y a beaucoup d’émotion. Il y a aussi l’aspect religieux. Le Sénégal a une forte communauté tidjane et Cheikh Ahmed Tijani est enterré à Fès. Nous avons un plan d’actions pour renforcer le développement du cultuel avec à termes des vols directs, avec je l’espère une compagnie sénégalaise, de Dakar sur Fès.

Où est-ce que vous en êtes avec le projet de ligne directe Dakar-Fès ?
Nous travaillons avec nos frères sénégalais sur ce dossier et la compagnie Royal air Maroc. Des contacts ont été établis et les choses avancent. Notre objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait à la fois plus de vols et surtout que les tarifs baissent. Les tarifs doivent être plus attractifs. Aujourd’hui, entre le Maroc et l’Europe, grâce à l’ouverture du ciel marocain, les tarifs ont considérablement baissé. Il faut avoir, entre le Sénégal et le Maroc, des tarifs qui approchent ou du même niveau que les Low cost en Europe. Ces tarifs compétitifs devraient donner une forte impulsion au trafic entre les deux pays.

Quel est le secret du Maroc qui a fait un grand bond qualitatif dans le domaine du tourisme ?
C’est une vision du roi Mohamed VI appelée « Vision 2010 » bâtie sur un partenariat fort entre le secteur public et privé. Sa majesté a fait du tourisme, un des axes prioritaires du Maroc. Le tourisme, au-delà des retombées économiques et financières, est un dialogue entre les cultures, les pays. Il favorise l’esprit de tolérance. Ainsi, un ensemble de chantiers a été mis en œuvre en termes d’infrastructures hôtelières, d’autoroutes ; l’ouverture du ciel marocain qui a permis d’être desservis par plusieurs compagnies aériennes et la baisse drastique des tarifs ; la qualité du produit. Le Maroc a remporté de nombreuses distinctions à l’international. La qualité a été un axe déterminant de la stratégie touristique de notre pays. Bien sûr, il faut continuer à travailler parce que rien n’est acquis en faisant en sorte que le touriste soit bien accueilli, bien traité.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

En visitant les chantiers des projets d’autoroutes : Aéroport international Blaise Diagne-Thiès, Aidb-Mbour et Thiès-Touba (Ila Touba), plus d’une dizaine de députés sont satisfaits de l’état d’avancement des travaux.

« Nous sommes vraiment surpris par la rapidité avec laquelle les deux entreprises chinoises exécutent le travail », a déclaré le député, Anta Seck Dieng, présidente de la commission urbanisme et habitat de l’Assemblée nationale à l’issue de la visite qui s’est achevée au kilomètre 33 de Khombole. « Les entreprises sont en avance et les travaux, au rythme avec lequel ils sont conduits, pourraient être réceptionné avant la fin de l’année 2019 », a-t-il ajouté.

Le taux d’exécution des travaux est de 30 % à l’autoroute Aibd-Thiès avec sa partie rocheuse sur une distance de 800m dont il faudra déblayer par des explosifs compte tenu de la nature des sols. Mouhamadou Moustapha Dème, le chef du projet Ageroute annonce également la réalisation de plusieurs ouvrages d’art et des échangeurs pour les deux projets : Aidb-Thiès (16km) et Aidb-Mbour (55km) pour une enveloppe globale de 470 millions de dollars dont 125 millions de dollars pour Aidb-Thiès et 345 millions de dollars pour Aidb-Mbour. Sur le tronçon Thiès-Ila Touba, le chef de projet, Bakary Ba explique que les travaux de terrassements ont atteints un taux d’avancement de 84 % et plus de 40 % pour les ouvrages hydrauliques et d’arts avec la libération de toutes les emprises. Ce tronçon de 114 km devrait coûter plus de 800 millions de dollars.

L’impressionnant dispositif en matériel constitué de plus de 700 engins et Caterpillar mis en place par la China international Water et électronique Corporation (Cwe) pour la partie Aibd-Thiès et Aibd-MBour et la China Road and bridge corporation (Crbc) pour le tronçon de Ila Touba a fait dire, au député Moustapha Diakhaté que, « nous avons espoir que les délais seront respectés et qu’avec ces nouvelles autoroutes, c’est un nouveau Sénégal qui va naître. Car, il faut le souligner, les infrastructures routières sont plus rapides pour atteindre l’émergence que le président Macky Sall souhaite pour notre pays et qu’il a décliné dans son Plan Sénégal émergent (Pse) à travers un important programme autoroutier ».

Ce vaste programme à court et moyen terme permettra de relier les grandes villes du centre et du nord du pays comme l’a souligne le député Pape Mbodj pour qui, « ces projets d’autoroute figurent parmi les plus grands que le Sénégal ait connu depuis l’indépendance et qui devraient favoriser un véritable développement du Sénégal avec des interconnexions qui faciliteront le trafic et désengorgeront la capitale, Dakar, surtout pour les projets miniers de Thiès et de Diourbel qui verront le transport de tous leurs produits transiter par ces voies de communication jusqu’au futur port minéralier de Bargny.

30 % d’exécution
Un pari sur l’intégration nationale et de levier du développement économique et social, tout en étant un facteur de réduction du temps de trafic et de sécurisation du transport ». Les députés ont été également informés sur la situation des impenses liées au projet de l’autoroute Ila Touba ainsi que des conditions précaires que vivent les employés sénégalais.

S’agissant des impenses, Cheikh Sakho Ndiaye, un des responsables de Ageroute, chargé du paiement a assuré que, « toutes les personnes concernées après le changement du tracé, dans le département de Thiès, ont été dédommagées pour une enveloppe de plus de 2 milliards de FCfa et il ne reste qu’une quarantaine de personnes à n’avoir pas encore été payées». Pour ce qui concerne les employés sénégalais du projet d’autoroute Ila Touba dont Souleymane Dieng a porté la voix, les députés ont promis de faire sienne leur doléance.
Moustapha Diakhaté s’est réjoui de la haute technicité des entreprises chinoises en charge de l’exécution des chantiers.

« Elles sont appuyées par l’expertise des ingénieurs sénégalais de l’Ageroute que je tiens à féliciter à travers leur directeur général, Ibrahima Ndiaye. Cela prouve que notre pays dispose aussi de ressources humaines capables de construire et d’entretenir des routes pour favoriser le développement économique et social », a-t-il déclaré. Les députés se sont engagés à œuvrer à la baisse des tarifs du péage.

Mohamadou SAGNE

Les prix à la consommation au mois de décembre dernier ont connu une hausse de 0,7 % par rapport au mois de novembre dernier. Selon l’Ansd, cette situation est liée à la hausse des prix des services de communication et des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées.

L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois de décembre 2016 a progressé de 0,7 %, en raison de la hausse des prix des services de communication et des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, selon l’Ansd. Les prix des services de communication se sont appréciés de 4,0 % en décembre 2016 sous l’effet de l’accroissement de ceux de la communication téléphonique (+4,7%) consécutif à la baisse des promotions de crédit. En variation annuelle, les prix se sont repliés de 1, 1 %.

Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont augmenté de 1,5 % par rapport au mois précédent. Cette évolution est liée à celle des prix des poissons frais (+11 , 3%), des œufs (+14,0%) et des tubercules et plantains (+9,9%). En outre, l’appréciation des prix des farines, semoules et gruaux (+4,1%) et des autres matières grasses (+6,6%) a contribué à celle des prix des produits alimentaires. Toutefois, précise l’Ansd, cette tendance à la hausse est amoindrie par le repli des prix des légumes frais en feuilles (- 14 , 6%), des légumes frais en fruits ou racines (-5,9%), de la viande de mouton ou de chèvre (- 16,9%) et de la volaille (- 16,1 %). En variation annuelle, les prix de la fonction se sont appréciés de 6, 8%. En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 2, 1 %. Le taux d’inflation annuel s’est établi à +0,8 % en 2016. S’agissant des biens et services divers, ils se sont renchéris de 0,1 % en décembre 2016. Cette variation est, selon l’Ansd, liée à celle des prix des articles de bijouterie et d’horlogerie (+0,9 %). Il en est de même des prix des services des postes de santé, de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles et de transport qui ont augmenté de 0,1 %.

Mamadou SY

Les résultats du Projet d’appui à la filière mangue commencent à se faire sentir par les bénéficiaires, selon le ministre du Commerce du Sénégal, Alioune Sarr. Il participait à l’atelier régional sur la seconde phase du Cadre intégré renforcé (Cir) portant sur le thème : « Renforcer le développement commercial inclusif et durable pour les Pma », organisé conjointement par le Secrétariat exécutif du Cir, la Cedeao et le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme du Sénégal.

Au Sénégal, le programme du Cadre intégré renforcé se déroule de manière satisfaisante dans l’ensemble. Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme du Sénégal, Alioune Sarr, a déclaré, hier, que la première phase du Cadre intégré renforcé, achevé en 2015, a aidé les Pays les moins avancés à « concrétiser leur potentiel commercial grâce notamment à l’exécution de projets de soutien institutionnel et de renforcement de l’offre pour une enveloppement global de 200,6 millions de dollars américains, à la réalisation ou l’actualisation d’études diagnostiques sur l’intégration du commerce et à l’intégration des stratégies commerciales dans les plans nationaux de développement ».

Grâce à ce programme, le Sénégal est en train de dérouler le projet d’appui à la filière mangue dont les résultats commencent à se faire sentir par les bénéficiaires notamment en termes de formation sur les bonnes pratiques, d’équipements, de lutte contre la mouche de fruit et la construction d’une unité de conditionnement et de transformation à Ziguinchor qui est la principale de zone de production. S’agissant de la deuxième phase, qui a débuté en 2016, des dispositions sont prises pour assurer l’appropriation et la durabilité dans la mise en œuvre. Une deuxième phase qui a commencé dans un contexte de raréfaction des ressources financières sur le plan international. D’où l’invite du ministre du commerce aux partenaires techniques et financiers « à saisir l’opportunité, qui leur est offerte, pour examiner les possibilités de financements des projets retenus ». « Le Cadre intégré renforcé est reconnu comme un dispositif crucial dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies précisément à travers son objectif 8 qui fait directement référence à l’aide pour le commerce », a-t-il rappelé.

Selon le ministre, le commerce reste à la croisée des chemins de tous les secteurs de l’économie et joue un rôle essentiel de catalyseur en promouvant une croissance économique, les transformations structurelles et la création d’emplois.

Il a souligné que la deuxième « place davantage le commerce au cœur de la croissance, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, avec comme crédo le commerce au service du développement des Pma ». Dans cette perspective, a-t-il déclaré, renforcer les capacités et outiller les acteurs de la mise en œuvre, constituent une étape capitale vers la durabilité des résultats visés.

Cet atelier régional sur la seconde phase du Cadre intégré renforcé portant sur le thème « renforcer le développement commercial inclusif et durable pour les Pma », est organisé conjointement par le Secrétariat exécutif, la Cedeao et le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme du Sénégal. Cette rencontre a comme objectifs, entre autres, de réunir les points focaux, les fonctionnaires de l’unité de mise en œuvre du Cadre intégré renforcé, les facilitateurs et donateurs dans les pays francophones et les autres partenaires en vue de préparer des propositions concrètes sur la manière dont le Cadre intégré renforcé peut aider les Pays les moins avancés à développer le commerce dans un panorama mondial en évolution.

Le Cadre intégré renforcé pour aider les Pma à développer le commerce
Le Cadre intégré renforcé est un processus qui a été établi pour aider les gouvernements des pays les moins avancés (Pma) à renforcer les capacités liées au commerce et à intégrer les questions commerciales dans leurs stratégies globales de développement national. Le programme du Cadre intégré renforcé se base sur un véritable partenariat entre toutes les parties prenantes audit cadre afin d’obtenir des résultats sur le terrain. A travers son éligibilité à ce programme, le Sénégal vise à renforcer son intégration dans le système commercial multilatéral afin de réduire la pauvreté et de parvenir à une croissance saine et durable.
 
Mamadou SY

En décembre 2016, le prix du kilogramme de sucre raffiné en poudre a augmenté de 1,4% sur le marché local, pour s’échanger à 600 FCfa, rapporte la Dpee. Selon la Fao, la forte baisse des cours internationaux du sucre en décembre 2016 est principalement imputable à une dépréciation continue de la monnaie brésilienne (le réal) par rapport au dollar qui a stimulé les exportations de sucre du Brésil. Entre novembre et décembre 2016, le cours du sucre blanc a fléchi de 8,5 %. En revanche, sur l’année 2016, il a augmenté de 33,8 % par rapport à 2015.

M. SY

En décembre dernier, le prix moyen du kilogramme de riz brisé ordinaire sur le marché local a progressé de 1,3 % pour s’échanger à 278 FCfa alors que celui du kilogramme du riz parfumé a reculé de 1 %, en variation mensuelle pour s’établir à 407 FCfa, selon la Dpee. Selon les sources de la Fao rapportées par la Dpee, les cours mondiaux du riz sont restés fermes en décembre 2016 en raison non seulement des mesures prises par la Thaïlande pour soutenir les prix locaux mais aussi d’une hausse importante de la demande d’origine pakistanaise. Sur un mois, précise la même source, les cours des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25% brisure) ont enregistré des hausses respectives de 1,2 % et 2,8 % en décembre 2016.
S’agissant spécifiquement du riz indien, son cours a baissé de 1,2 % sur l’année 2016 alors que celui du riz thaïlandais a progressé de 3,5 % par rapport à 2015.

M. SY

Sur le marché sénégalais, en décembre 2016, le prix moyen du litre d’huile végétale est resté stable à son niveau de novembre 2016 (1367.FCfa), indique la Dpee.
La baisse de l’offre mondiale d’huile de palme continue de soutenir les prix. En décembre 2016, le cours moyen de l’huile de palme s’est renforcé de 4,2 % par rapport au mois de novembre de même que l’huile de soja qui s’est également raffermi de 3,5 % sur la même période. Par contre, remarque les services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, le cours de l’huile d’arachide s’est replié de 1,1 % entre novembre et décembre 2016. Sur l’année 2016, les cours des huiles d’arachide, de palme et de soja ont enregistré des hausses respectives de 12 %, 10,3 % et 6,8 % par rapport à 2015.

M. SY

Dans le programme triennal d’investissements publics, la région de Kaolack bénéficiera de 101 milliards de FCfa pour financer des projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures, a annoncé le ministre de la Promotion des investissements au cours d’un forum organisé, avant-hier, dans le cadre de la Foire internationale de Kaolack.

La région de Kaolack bénéficiera, dans une large mesure, des investissements publics pour les prochaines années, a déclaré Khoudia Mbaye, le ministre de la Promotion des investissements et des Partenariats économiques. « Dans le Programme triennal d’investissements publics (Ptip), le gouvernement a inscrit, pour la région de Kaolack, 101 milliards de FCfa de dépenses pour la couverture de 28 projets principalement dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures », a-t- elle indiqué. Mme Mbaye animait un forum organisé par les responsables de la Foire internationale de Kaolack (Fika) sur le thème des investissements dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Toutefois, elle a affirmé que la région souffre de quelques handicaps comme la persistance des barrières commerciales ou l’insuffisance des instruments financiers. Khoudia Mbaye a souligné que des initiatives sont prises au sein des instances communautaires pour lever ces contraintes. C’est le cas notamment du Programme communautaire de développement, un instrument d’intégration économique adopté par les chefs d’Etat, à Abidjan, en 2015. La Cedeao a lancé également, à Dakar, le projet régional d’amélioration de l’environnement des affaires et des investissements en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec l’Union européenne et la Banque mondiale. Donnant l’exemple de notre pays dans ses efforts d’amélioration de l’environnement des affaires avec un dispositif légal et réglementaire plus souple, elle a encouragé le secteur privé national à l’image de la Chambre de commerce de Kaolack à s’investir dans le développement local.

Ce forum est marqué par la forte présence d’opérateurs économiques de l’Etat de Sokoto (Nigéria). Ils comptent établir des partenariats commerciaux avec leurs pairs de la région, dans la dynamique des relations étroites entre les deux pays. Une rencontre B to B à l’initiative de Serigne Mboup a réuni les deux délégations en marge du Forum.

Elimane FALL

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a présenté son projet « A l’écoute du Sénégal», un projet d’enquêtes innovant sur les conditions de vie des populations via les téléphones mobiles. 

Le Sénégal s’est engagé, avec l’appui des partenaires au développement, à relever les défis de l’atteinte d’un développement durable à travers le Plan Sénégal émergent. Pour assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des politiques et programmes inscrits dans ce plan, un système d’information statistique efficace constitue un préalable. Dans ce cadre, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), avec l’appui de la Banque mondiale, a mis en place un projet d’enquête auprès des ménages, en utilisant les nouvelles technologies mobiles pour la collecte de données. Le projet dénommé « A l’écoute du Sénégal » est axé sur une nouvelle approche, développée par la Banque mondiale en Afrique. Cette approche consiste à dérouler une enquête de base selon la méthode classique puis la mise en place d’un centre d’appel pour la collecte des informations par téléphone mobile selon une fréquence mensuelle sur une période de deux ans, a expliqué Aboubacar Sédikh Bèye, le directeur général de l’Ansd. Il soutient que la propagation des téléphones mobiles au Sénégal offre de nouvelles possibilités pour la collecte de données socioéconomiques et apporteune réponse efficace en termes de délais de production et de traitement des informations.

« Ce dispositif, avance-t-il, permet de répondre aux besoins urgents de données pour les décideurs politiques et de fournir une rétroaction régulière sur les programmes de grande envergure ». Il est d’avis que cette méthode d’enquête faciliterait le suivi des conditions de vie des ménages et l’évaluation de certains programmes d’amélioration de leurs conditions de vie, initiés par les autorités étatiques dans les programmes stratégiques de développement. «C’est un système d’enquête à haute fréquence auprès d’un panel de 1500 ménages en se servant des réseaux de téléphonie mobile. La méthodologie consiste en une enquête de base avec une interview de type « face à face » pour avoir une situation de référence », a détaillé Macoumba Diouf, coordonnateur de la plateforme. Il souligne qu’il y a une enquête mensuelle continue avec une interview par appel téléphonique mobile via le centre d’appel installé au sein de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. «1500 ménages reçoivent un appel du Call center tous les mois pendant la durée du projet (24 mois) sur une thématique retenue dont la durée moyenne de communication est 15 minutes», a ajouté M. Diouf. Lors de l’interview, des modules comme l’éducation ; l’électricité et transport ; la santé ; les dépenses et consommation ; l’alimentation et la sécurité alimentaire ; la sécurité et la violence ; l’évaluation subjective du bien-être ; les chocs et stratégies d’adaptation sont abordés. Le responsable de la communication au bureau de la Banque mondiale à Dakar, Mademba Ndiaye a déclaré que le projet « A l’écoute du Sénégal », est important pour sa structure mais également pour le Sénégal. Il espère que les autres pays suivront l’exemple du Sénégal dans ce projet pilote. M. Ndiaye a salué le travail remarquable qu’abat l’Ansd, une « agence crédible qui produit des données statistiques fiables ».

Aliou KANDE

Le collectif des marchands d’objets d’art du marché Kermel sont remontés contre le maire de la ville de Dakar. Après son avènement à la tête de la ville de Dakar, Khalifa Sall avait pris l’engagement de construire un centre commercial en face du marché Kermel sur la partie nord-est pour y reloger les sinistrés de 1993 au nombre de 72. Grâce à l’appui des partenaires, la mairie a construit un cercle commercial sur deux étages, avec au total, 350 cantines dont 60 au rez-de-chaussée. 

Invité à rejoindre leurs nouveaux locaux, les 72 sinistrés (d’autres parlent de 122 et même de 200) ont opposé un niet catégorique. Ils justifient leur refus par l’étroitesse des cantines, la cherté du coût d’acquisition et le fait d’être relogé en hauteur. Ils accusent la ville de Dakar, en complicité avec les délégués du marché, d’avoir réduit la dimension des cantines initialement arrêtée 4 m2 pour avoir le maximum de boutiques. Le collectif a saisi toutes les autorités pour faire part de leur désaccord, selon le vieux El Hadji Ndiaye et ses camarades regroupés au sein d’un collectif.

Contrairement aux arguments avancés par les membres du collectif, Aymirou Gningue, agent municipal de la mairie de Dakar affirme que les cantines sont données aux ayant-droits, c’est-à-dire aux sinistrés moyennant 60 000 FCfa, représentant trois mensualités. « S’ils viennent, on leur donne leurs clés et ils vont s’installer tranquillement », affirme-t-il, serein, devant l’agitation des membres du collectif des vendeurs des objets d’art qui ont improvisé un sit-in devant le nouveau centre commercial.

Il bat en brèche aussi l’étroitesse ou l’exiguïté des cantines. « Il n’y a pas de cantine dans ce centre commercial dont la superficie fait un mètre carré », réfute l’agent municipal, préposé à l’installation de ces vendeurs d’objets d’art dans ces nouveaux locaux. Il reste convaincu que la plupart d’entre eux ne disposent même pas de documents légaux, attestant qu’ils en sont propriétaires. Pour lui, la réticence et cette agitation des membres du collectif ne se justifient pas. Peut-être, dit-il, ils veulent toujours rester sur place, aux bas-côtés du marché Kermel. Alors que la mairie a en ligne de mire l’aménagement de l’espace autour de Kermel.

Le délégué général du marché Kermel, par ailleurs, président du comité de gestion, Balla Sall, a abondé dans le même sens. Il soutient ne pas comprendre ce mouvement de colère de ses collègues. A l’époque, a-t-il rappelé, « nous avions sollicité du maire de Dakar, la réhabilitation. Aujourd’hui, cela a été fait et les gens critiquent en prétextant que les cantines sont petites », se désole Balla Sall.

Ravagé par un incendie en 1994, le marché Kermel a été reconstruit en 1997 grâce à un partenariat entre la mairie de Dakar et l’Union européenne. Après la réhabilitation, l’autorité municipale de l’époque a relogé les vendeurs des marchandises périssables. Compte tenu de l’exiguïté des locaux, les commerçants d’objets d’art ont été casés aux alentours du grand bâtiment de style néo-soudanais sur deux étages.

Souleymane Diam SY

Au cours de cette rencontre avec la presse, l’Ansd a présenté les résultats de l’enquête du projet « A l’écoute du Sénégal » portant sur l’éducation notamment le cycle primaire. Selon Macoumba Diouf, il ressort de cette enquête que 62,4 % des élèves du primaire ont affirmé avoir un livre de mathématique. « A Dakar et en milieu rural, précise-t-il, ils sont respectivement 67,7 % et 64,1 %. » Toutefois, il souligne que 36,1 % des élèves ne disposent pas d’un cahier d’exercices de mathématique et cela varie selon le milieu. L’enquête donne également des informations sur l’évaluation en mathématique des élèves de cours d’initiation et cours préparatoire. «Les enfants des milieux urbains ont plus tendance à apporter la bonne solution avec respectivement 75,0 % et 73,0 % pour Dakar urbain et les autres centres urbains que ceux du milieu rural (61,2 %) », a confié M. Diouf.

A. KANDE

L'Union européenne (Ue) a fait un don de 12,399 milliards de F Cfa (19 millions d'euros) au Sénégal sous forme d’un appui budgétaire, indique un communiqué. Ces dons sont destinés au développement agricole durable et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. L'Ue a salué les améliorations constantes apportées au climat des affaires et invite le gouvernement à poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles en particulier celle relative au plan de restructuration des agences. Dans le domaine de la gestion des finances publiques, l'Ue salue la poursuite de la mise en œuvre des réformes afin de consolider les acquis dans la transparence budgétaire, l'amélioration de l'efficacité et la qualité de la dépense publique, la mobilisation des recettes ainsi que le contrôle externe. Parmi les principaux points de progrès, on note le rattrapage du passif de contentieux fiscal pour lequel un dispositif a été mis en place pour traiter le stock des années 2013, 2014 et 2015 ; le démarrage de la 2e phase du projet du Fichier unifié des données du personnel de l’Etat qui prévoit l'extension de l'audit physique et biométrique des agents de la fonction publique aux agences, universités et entreprises du secteur parapublic ; la poursuite de l’exercice d’évaluation ex-ante par la méthode d’analyse coûts-avantages des projets contribuant à l’atteinte des objectifs du Pse ; le vote de la loi relative au statut des magistrats de la Cour des comptes.

Selon l’Ue, la bonne performance du sous-secteur agricole en 2015 est un motif de satisfaction qui conforte la crédibilité de la politique sectorielle. A ce propos, le document précise que l'Ue et le Sénégal approfondiront le dialogue relatif à la question clé de la transparence et du ciblage des subventions agricoles ainsi que la meilleure articulation entre mécanismes de protection sociale et aide alimentaire d'urgence en cas de crise. En dépit d'efforts réels, note le communiqué, « la question de la qualité du capital semencier du pays reste d'actualité ». Par conséquent, l’Ue et le Sénégal continueront à travailler sur l'amélioration des statistiques agricoles. Selon un communiqué, la stabilité du cadre macroéconomique et la robustesse de la croissance ont été confirmées pour 2016.

Souleymane Diam SY

Le Groupe Millicom a annoncé qu'il a conclu un accord avec le Groupe Wari portant sur la cession de Tigo Sénégal pour un montant de 78 milliards de FCfa, indique un communiqué. Kabirou Mbodj, le Pdg de Wari a déclaré que «cette acquisition est un pas décisif dans la stratégie du Groupe Wari de créer une réelle valeur ajoutée sociale pour les populations sénégalaises et africaines. Nous restons convaincus que ce sont des initiatives privées africaines comme celle que nous venons de sceller, alliées au soutien inconditionnel du Service public et de toutes les populations qui permettront les avancées majeures dans nos économies et l'essor du continent africain ». «Notre volonté est de mettre en commun les énergies et l'expertise de nos équipes et deux Groupes et de créer une Communauté Wari afin d'offrir aux consommateurs les meilleurs services, toujours moins chers et une plus grande proximité », a-t-il ajouté. Ce nouvel ensemble composé de Wari et Tigo, est au service des populations. Il appartient à tous les sénégalais parce que créé par Wari, un Groupe international, né au Sénégal», a poursuivi M. Mbodj.

Après l’opération Mauricio Ramos, directeur général de Millicom a remercié le gouvernement et les travailleurs. «Nous sommes très reconnaissants au gouvernement du Sénégal pour son soutien pendant près de deux décennies et grâce auquel nous avons pu rendre plus autonomes des millions de clients avec la technologie mobile et contribuer à promouvoir l'inclusion sociale et financière. Nous exprimons également notre gratitude à l'ensemble de nos employés dont le dynamisme et l'engagement ont permis à Tigo Sénégal de devenir une entreprise solide et durable », a-t-il déclaré. Mauricio Ramos a ajouté que Wari saura s'appuyer sur la force de Tigo Sénégal pour encore améliorer et développer les services actuellement fournis aux clients.

Les clients Tigo continueront à bénéficier de leurs produits et services ainsi que de l'accompagnement de son service client et de son réseau de vente, rapporte la même source. Tigo est la marque commerciale de Sentel SA qui est une filiale du groupe Millicom international Cellular (Mic) exploitée au Sénégal depuis 2005. Tigo est aujourd'hui le deuxième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal.

Lancée en 2008, Wari est une plateforme digitale proposant des services à forte valeur ajoutée sociale à destination du grand public, des entreprises, des institutions financières et des commerçants. La plateforme digitale financière Wari, disponible dans plus de 60 pays, à travers 500,000 points de services directs et partenaires dans le monde dont plus de 45,000 en Afrique, propose une large gamme de produits et services (paiement de factures d'eau et d'électricité, abonnement TV, achat de crédit téléphonique, jeux & loteries, envoi et réception d'argent, Carte Wari, assurances, etc.) et accepte tous les moyens de paiements (cash, compte bancaire, vouchers, cartes, wallets, etc.). Wari est en partenariats avec 154 banques et institutions financières de référence. Plus de 1000 partenaires sont connectés à sa plateforme digitale.

M. GUEYE

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a fait face à la presse, hier, pour se prononcer sur la situation du marché de certaines denrées de première nécessité. Alioune Sarr soutient qu’il n’y a ni pénurie de riz ni augmentation des prix mais des problèmes de conjoncture qui affectent la disponibilité du produit. Il a annoncé un retour à la normale fin février.

Depuis le début de l’année, les prix de certaines denrées alimentaires comme le riz, l’huile et le sucre ont augmenté. Des perturbations liées à des raisons diverses, a expliqué, hier, Alioune Sarr, le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Il a soutenu que ces perturbations tiennent principalement de la faiblesse de l’offre pour le riz et l’huile, de l’augmentation de certains cours mondiaux comme le sucre, l’huile, de l’appréciation du dollar et des problèmes de livraison pour le sucre.

Selon M. Sarr, le marché sénégalais du riz, estimé à plus d’un million de tonnes par an, est caractérisé par une offre importée dominée par le riz brisé non parfumé d’origine indienne qui occupe près de 70 % du marché. Durant le dernier trimestre de l’année 2016, a-t-il ajouté, le rétrécissement de l’offre indienne de riz et le renchérissement du dollar ont impacté le niveau des approvisionnements et les prix au Sénégal, aggravé par la restriction des importations de riz au mois d’octobre dernier. « L’absence de la variété de riz brisé d’origine indienne, plus accessible, a occasionné un recours systémique vers d’autres variétés d’origine américaine ou thaïlandaise ou même le riz parfumé de luxe dont le niveau de qualité et de prix est largement supérieur, justifiant cette augmentation de prix de l’ordre de 2000 à 5000 FCfa par tonne suivant la catégorie, soit entre 500 et 1000 FCfa par sac de 50 Kg », a expliqué le ministre du Commerce.

Il a tenu à rassurer les consommateurs sur la stabilité du marché d’ici peu de temps. « Les prévisions de 2017 indiquent une abondance de l’offre exportable en Inde. D’ores et déjà, plus de 180.000 tonnes de riz brisé sont attendues en fin février dont plus de 120.000 tonnes d’origine indienne, en plus de l’offre de riz local issue de la récolte d’hivernage, ce qui marquera un retour à la stabilité du marché du riz en termes d’offre et de prix », a soutenu M. Sarr. Le ministre du Commerce est catégorique. «Il n’y a ni pénurie de riz ni hausse des prix », a-t-il martelé.

Alioune Sarr a apporté également des éclairages concernant le marché des huiles comestibles. Sur ce produit, il a précisé que les perturbations sont liées à la faiblesse de l’offre due à une hausse du cours mondial de l’huile de soja de l’ordre de 20 à 25 % sur les trois derniers mois. Il y a aussi la faiblesse de l’offre mondiale d’huile de palme ; un accroissement du cours de l’huile de palme de l’ordre de 41 % en glissement annuel et une forte appréciation du dollar face à l’euro. «Cette conjoncture mondiale très défavorable a fini d’impacter le marché intérieur sur lequel il est relevé des baisses de stocks et une tension sur les prix allant de 10 à 20 % sur tous les formats à l’exception de la dosette d’huile de soja (…)», a-t-il noté.

Pour trouver une solution à cette perturbation, il plaide le recours à l’espace Cedeao et un mécanisme de soutien à l’industrie locale oléagineuse. « Je voudrais rassurer les consommateurs sénégalais sur le caractère conjoncturel de ces perturbations et sur l’imminence d’un retour à la stabilité du marché aussi bien en termes d’offre que de prix », a-t-il dit.

Sucre : Pas de problème de disponibilité
L’offre de sucre ne souffre pas d’un problème de disponibilité depuis le démarrage de la production de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) en fin novembre, a assuré le ministre du Commerce. Selon Alioune Sarr, les perturbations notées sont essentiellement liées à des lenteurs dans la facturation et la livraison du sucre à partir de Richard-Toll. Il a révélé que suite à la réunion tenue, le 7 janvier dernier, entre ses services, la Css et les commerçants, des diligences ont été prises. «Toutes ces dispositions prises, en rapport avec la Css et les gros distributeurs ont permis de renforcer sensiblement l’offre de sucre avec 23 000 tonnes distribuées au mois de janvier contre une moyenne de 15 000 tonnes et de stabiliser les prix depuis la deuxième quinzaine», a indiqué M. Sarr. Il soutient qu’il n’y a aucune augmentation du prix du sucre cristallisé et invite les Sénégalais à signaler à ses services toute pratique de prix illicite. 

Aliou KANDE

Le porte-parole du gouvernement a annoncé qu’un Conseil présidentiel sur l’investissement sera organisé au courant de ce mois. L’objectif, a indiqué Seydou Guèye, c’est d’intégrer le cercle des 100 pays réformateurs. « Nous en avons les moyens au regard de ce qui a été fait et de la qualité de la feuille de route », a-t-il affirmé. « Nous avons bien compris la portée de ce classement et nous voulons lui donner une véritable perspective », a ajouté M. Guèye.

S. D. SY

Le chef du service départemental de l’élevage de Kaolack (centre), Serigne Modou Tambédou, a annoncé, lundi, le lancement d’une campagne de vaccination visant à vacciner d’ici à avril 2017, au moins 80% du cheptel du département contre cinq maladies. « Ces cinq maladies sont : la dermatose contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la maladie de Newcastle et la peste équine », a-t-il précisé lors de la cérémonie de lancement de ladite campagne. Il a fait état d’une subvention publique de 50% ou 60% dans cette campagne de vaccination de masse du cheptel du département de Kaolack, ajoutant qu’en plus de ces cinq maladies, le bétail est également vacciné contre le botulisme et la pasteurellose. « Ces deux types de vaccination que nous faisons gratuitement dans cette campagne ont été possible grâce à la réhabilitation du parc à vaccination de Ndangane (Latmingué), avec l’appui du maire de Latmingué, Macoumba Diouf », a-t-il indiqué. M. Diouf a également mis à la disposition des éleveurs des lots de vaccins contre le botulisme et la pasteurellose des petits et grands ruminants, a ajouté M. Tambédou.

Selon Macoumba Diouf, présent à cette cérémonie, ses services ont pris l’option d’accompagner les éleveurs et le cheptel dans une campagne départementale gratuite de consultation et de vaccination du cheptel, en partant du fait que sa collectivité est une commune rurale, « une commune dont l’économie, pour l’essentiel, est basée sur l’agriculture au sens large ». « C’est pourquoi, nous avons apporté notre contribution en guise d’appui à cette campagne de vaccination en masse du bétail », a-t-il souligné.

La commune de Latmingué compte 82 villages dénombrés dont 38 habités par la communauté peulh essentiellement, un constat qui « montre que si l’on doit tenir compte de la priorité, on doit s’intéresser à ce secteur », a indiqué M. Diouf.

APS

Montréal abritera la 3ème édition du Forum économique du Sénégal au Canada prévue les 12 et 13 mai prochains, annonce un communiqué signé par Zaccaria Coulibaly, chef du Bureau économique du Sénégal à Ottawa. Le thème portera sur « Les opportunités d’investissement pour les entreprises canadiennes au Sénégal ». Il précise que l’édition de cette année a pour ambition de mettre davantage en lumière l’attractivité du climat des affaires au Sénégal afin de placer notre pays au cœur des destinations privilégiées de l’investissement canadien. «Par notre entremise, plusieurs accords ont été signés entre l’Agence sénégalaise de promotion des exportations et des structures canadiennes, facilitant l’accès au marché canadien aux entreprises sénégalaises spécialisées dans l’exportation de produits ainsi qu’un accompagnement personnalisé pour une durée d’un an et la formation des formateurs sénégalais », écrit-il. «Résultat : les exportations annuelles du Sénégal vers le Canada sont passées de 1.3 million de dollars en 2013 à 8.5 millions de dollars en 2015 et nous ambitionnons de multiplier ce chiffre par deux en 2017 », affirme M. Coulibaly. Il renseigne que la présence des investisseurs canadiens au Sénégal ne cesse de s’accroître avec plusieurs missions commerciales. La délégation sénégalaise sera conduite par le ministre Khoudia Mbaye et comptera d’autres membres du gouvernement, des directeurs généraux et plusieurs acteurs du secteur privé sénégalais. Pour cette 3ème édition, 350 participants sont attendus, 156 rencontres B2B et 4 délégations officielles.

Aliou KANDE

Le Sénégal veut améliorer davantage son classement dans le Doing business. Et il a engagé des réformes structurantes qui ont été validées hier, lors d’une réunion ministérielle.

Prétendre à un niveau de développement économique honorable suppose un environnement des affaires favorable à l’investissement. Le Sénégal l’a très tôt compris en engageant des réformes pour attirer plus d’investisseurs. En quatre ans, c’est-à-dire de 2011 à 2016, le Sénégal a fait un bon significatif de 30 places dans le classement de Doing business. Une progression remarquable, estime le ministre-porte-parole du gouvernement pour qui, l’objectif de notre pays, c’est d’intégrer le cercle des 100 pays les plus réformateurs au monde. Seydou Guèye s’exprimait, hier, à l’issue de la réunion ministérielle consacrée à la validation de la feuille de route Doing business 2018, présentée par le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, en présence des administrations concernées. Cette feuille de route, a précisé M. Guèye, a été validée par le Premier ministre « dans sa totalité et dans son intégralité, après échanges et discussions ». Après la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), a-t-il rappelé, l’un des principaux objectifs du gouvernement, c’est de faire du Sénégal « une destination privilégiée » des investissements privés en vue de la création de richesses et d’emplois.

Seydou Guèye soutient que le Sénégal dispose bien avant le cycle « Doing business », d’un Programme de réformes sur l’environnement des affaires, beaucoup plus large que le Programme de réformes du Doing business (Preac) dont la première phase s’est déroulé entre 2013 et 2015. Dans le cadre du Preac, a-t-il expliqué, le gouvernement, à travers le ministère de la Promotion des investissements, a travaillé sur quatre axes importants : l’automatisation des procédures, le renforcement de la compétitivité des facteurs de production, le coaching et la communication pour les administrations pour une prise en charge efficace des réformes ainsi que la promotion des investissements à fort impact social.

Ces réformes engagées placent le Sénégal parmi les pays les plus réformateurs au monde, a estimé M. Guèye, soulignant que ces réformes ne résultent pas d’une décision de la Banque mondiale ni des partenaires mais « c’est une volonté de notre pays ». Toutefois, il a noté qu’il arrive que des réformes « très importantes » ne soient pas prises en compte dans le Doing business. Il en veut pour exemples l’adoption de la loi sur les zones économiques spéciales intégrées (Zesi), des réformes sur le foncier, la baisse du coût de l’électricité qui interviendra au cours de ce bimestre, etc. « Ces réformes ne sont pas prises en compte par le Programme de réformes du Doing business, un cadre très coercitif et précis, portant sur des aspects micro de la vie économique », a déclaré M. Guèye qui souligne que le Sénégal peut-être derrière des pays où il n’est pas plus facile de faire des affaires au regard des contextes et des conditions. Le porte-parole du gouvernement a invité les gens « à comprendre la place réelle de cet indicateur dans la comparaison des Etats par les performances importantes ».

Neuf nouvelles mesures phares
Neuf mesures nouvelles phares ont été prises par le Sénégal pour améliorer son classement dans le Doing business. Celles-ci font partie des 25 dont trois dites de correction figurant dans la feuille de route du Doing business 2018, validée, hier, au cours d’une réunion ministérielle consacrée à cette question. Au-delà des actions, a souligné le porte-parole du gouvernement, « le Doing business concerne également le reporting » même s’il a souligné qu’il arrive que des lois soient adoptées sans être prises en compte dans le reporting ». 13 anciennes mesures figurent dans cette feuille de route. « Des délais ont été impartis, des engagements pris puisque nous avons un agenda qui est celui du Doing business auquel il faut donner des réponses », a rappelé M. Guèye. Ces mesures portent essentiellement sur la création d’entreprises, le permis de construction, le transfert de propriété, l’exécution des contrats. « Pour la création d’entreprises, le Sénégal est très performant et a un très bon classement en termes de délai », a commenté Seydou Guèye, selon qui, les progrès à faire sont relatifs aux coûts et aux honoraires à baisser. « Pour ce faire, il faudra travailler avec les notaires », a-t-il dit.

S’agissant du permis de construire, le Sénégal a gagné des places, grâce à la réduction des délais de délivrance du certificat d’urbanisme et de conformité, a indiqué le porte-parole du gouvernement. Il en est de même des taxes. Les orientations retenues, selon lui, permettront de renforcer l’efficacité en utilisant de plus en plus les télés-procédures pour le paiement, le transfert de propriété.

Concernant l’exécution des contrats, Seydou Guèye propose de créer des tribunaux de commerce et d’améliorer l’indice de la qualité des procédures judiciaires. Pour le commerce transfrontalier, il a indiqué qu’un guichet intégral sera mis au Port autonome de Dakar sous forme de centre de services et de traitement de toutes les formalités pour faciliter les activités d’import et d’export. La feuille de route a également mis l’accent sur des orientations pour la résolution de l’insolvabilité en particulier en liquidation d’entreprises et d’accès au crédit.

 

 

Souleymane Diam SY

Invité de l’émission dominicale « Grand Jury » de la radio privée Rfm, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a assuré qu’un début de changement est perceptible dans la structure de l’économie sénégalaise grâce aux réformes engagées par le gouvernement.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan était l’invité de l’émission « Grand Jury » de la Rfm. Amadou Bâ a passé en revue la situation économique du Sénégal. Selon lui, la structure de l’économie sénégalaise est en train de changer, conformément à la volonté affichée par le chef de l’Etat à travers l’axe 1 du Plan Sénégal émergent. « Nous avons un cadre macroéconomique robuste, l’économie se redresse, elle croît. Sur les cinq dernières années, nous avons une croissance moyenne de plus de 5 % alors que le Sénégal avait habitué le monde à une croissance moyenne de 3,5 à 3,8%. Les éléments qui permettent de mesurer la richesse nationale montrent qu’il y a une amélioration sensible des conditions de vie des populations. Ce dynamisme global atteste d’un début de changement structurel de notre économie », a-t-il expliqué.

Avec une croissance supérieure à 6% deux fois de suite, le Sénégal dispose, à l’en croire, d’une économie tournée vers l’émergence. Des statistiques qui le rapprochent de l’objectif de 7 % assignée par le président de la République pour permettre d’atteindre l’émergence dans un horizon temporaire de 25 ans. Selon Amadou Bâ, le Sénégal a fini avec l’époque où le taux de croissance reposait essentiellement sur un ou deux secteurs. Aujourd’hui, le temps est surtout « au mouvement d’ensemble ». Le ministre entend par là une diversification des sources et facteurs de croissance. En effet, a-t-il souligné, à côté du secteur financier et des télécommunications, la croissance au Sénégal est également portée par le secteur agricole, le secteur secondaire avec les bâtiments, les industries chimiques, les cimenteries, etc. « C’est ce mouvement d’ensemble qui nous permet de dire que le Sénégal a changé de grade, que nous avons une économie plus résiliente qui a amorcé enfin la pente devant le mener à l’émergence », a-t-il argué. Avec les réformes importantes qui sont en train d’être mises en œuvre et les projets en cours, Amadou Bâ est d’avis qu’une croissance à deux chiffres est à la portée du Sénégal à l’horizon 2020.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a assuré que le Sénégal bénéficie d’un fort soutien de la communauté internationale. Il a indiqué que le Sénégal a signé, avec ses partenaires financiers, 275 conventions de financement pour un montant cumulé de 5600 milliards de FCfa contre 3799 milliards de FCfa en douze ans. « Cela veut dire qu’il y a une confiance très forte que la communauté internationale donne au président Macky Sall », a-t-il avancé. En trois ans de mise en œuvre, le Pse affiche des résultats concluants. « Pas moins de 250.000 emplois ont été créés et très prochainement, l’Ansd publiera les chiffres réels de création d’emplois depuis 2012 compte non tenu des emplois dans le monde rural qui ne sont pas évalués », a-t-il affirmé.

Interpelé sur les projets du Pse attribués aux entreprises étrangères, le ministre a rétorqué que ce n’est pas le cas. En effet, selon lui, si certains grands projets à haut impact financier sont conduits par des entreprises étrangères, il y a à noter aussi que la commande publique est réservée essentiellement aux entreprises nationales. A ce sujet, Amadou Bâ a indiqué que, dans le budget consolidé d’investissement de l’année dernière qui tournait autour de 1000 milliards, plus de 100 milliards sont allés aux entreprises privées locales.

Elhadji Ibrahima THIAM

…Vigilance sur la dette…
Sur l’encours de la dette qui s’élève à 5100 milliards de FCfa, soit 60% donc tout proche du seuil de 70% fixé par l’Uemoa, le ministre a assuré qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, ajoutant que la structure de la dette du Sénégal lui permet d’aller à ce niveau d’endettement. « Nous avons, pour l’essentiel, une dette multilatérale, très longue, avec une concessionnalité qui varie entre 15 et 50%, avec une maturité qui varie entre 20 et 25 ans.

On ne s’inquiète pas, on doit juste être vigilant », a-t-il expliqué. En outre, il a indiqué que la dette n’est pas mauvaise en soi, elle est même nécessaire. « La dette qui est mauvaise, c’est celle utilisée pour faire du fonctionnement. Et le Sénégal s’endette pour faire des investissements et financer les besoins vitaux du pays », a ajouté Amadou Bâ.

Elh. I. THIAM

…Le Sénégal n’est pas favorable à une sortie de la zone franc
Ces dernières semaines, le débat sur la sortie ou le maintien du Sénégal dans la zone Francs prend de l’ampleur. Interpelé sur la question lors de l’émission « Grand Jury », le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, arguments à l’appui, a soutenu que, « pour le moment, le Sénégal n’est pas favorable à une sortie de la zone du Fcfa ». Amadou Bâ estime que notre pays a beaucoup plus d’avantages à être dans la zone Francs que d’en sortir. « Si on observe notre voisinage, on verra les avantages que nous avons d’avoir une monnaie plus stable.

Notre appartenance à la zone FCfa permet, aujourd’hui, entre autres, aux pays de l’Uemoa, d’avoir une bonne croissance. Nous avons un cadre macroéconomique très assaini dans la zone Uemoa. Cette situation, nous le devons à l’existence d’une monnaie stable», a-t-il argué. Même s’il reconnaît que la fixité du taux de change peut avoir des inconvénients, Amadou Bâ n’en pense pas moins qu’avant une éventuelle sortie de la zone franc, il y a lieu de mettre en œuvre des réformes, d’avoir une croissance forte, de maîtriser le déficit budgétaire. « Nous sommes en train de travailler sur une monnaie de la Cedeao, je pense qu’en 2020, on devrait avoir cette monnaie et c’est à partir de ce moment qu’on pourra envisager une sortie du Fcfa », a-t-il conclu.

Elh. I. THIAM

La particularité de la 2e édition de la foire internationale de Kaolack reste l’exposition des races de mouton. A travers cette rencontre, les acteurs comptent promouvoir ce sous-secteur de l’élevage qui participe, selon eux, à lutter contre le chômage et le sous-emploi.

En cette matinée du samedi 4 février, un vent sec et poussiéreux balaie Cœur de Kaolack qui accueille la 2e édition de la Foire internationale de Kaolack qui bat son plein. L’un des points d’attraction reste l’exposition des races de moutons. Comme l’année passée, les acteurs de ce sous-secteur de l’élevage ont exposé des animaux et de la volaille de tout genre. Ils sont installés à l’extrême sud des pavillons « Sine Saloum » et « Ngeloware » du Cœur de ville de Kaolack. Leurs stands attirent du monde. L’élevage de basse cour est le quotidien de Mansour Kane et de ses amis qui ont créé une structure qui regroupe près de 200 membres. Tous sont de la région de Kaolack et s’activent dans différents secteurs socioprofessionnels. Ils ont comme dénominateur commun, la passion de l’élevage de basse cour et la promotion des sujets de race. Dans leurs stands, on trouve des boulants, paons indiens, cravatés chinois, capucins, texans, king, mondains, lapins, des pintades, marans (la poule aux œufs d’or), oies gardiens en provenance de la République de Guinée, des autruches, etc. Pour la race locale, on aperçoit, dans des cases en bois, des paires de « brahma », de « orpingtone », de « combattant », « féverole », des poussins, etc.

La paire de ces animaux de basse cour n’est pas à la portée des petites bourses. Les prix varient entre 15 000 et 150 000 FCfa. Mansour Kane se félicite que leur stand attire plus de monde. « 80% sur les 100 visites passent dans nos stands », affirme-t-il.

Visite des Gambiens
Après trois jours, il juge « positif » le démarrage de la Fika. « La plupart des visiteurs sont des passionnés de l’élevage de basse cour même les promoteurs de la Fika passent fréquemment pour visiter nos stands », souligne-t-il, joyeux. Il ne tarit pas d’éloges pour vanter les mérites de ce sous-secteur de l’élevage qui permet, selon lui, de lutter contre le chômage et le sous-emploi. Le policier Ibrahima Diène, adjoint au chef du garage mécanique auto-moto du camp Abdou Diassé, originaire de Kaolack, est un passionné de ce type d’élevage. Il a piqué le virus en 1972. A 54 ans, il a la même passion pour ce sous-secteur. Membre de l’Akabacour, il passe les week-ends à Kaolack pour s’occuper de ses sujets de race.

Le bonnet torpédo sur la tête, le policier a le cœur gros en parlant de sa passion. Outre le fait que cette activité permet d’évacuer le stress, l’élevage de volaille lui a permis d’élargir son cercle d’amitié. Ils ont un système de troc qui permet à chaque membre d’acquérir des sujets de race, sans bourse délier.

Dans le lot des visiteurs, l’homme d’affaires gambien, Lamine Diop, accompagné d’une forte délégation. Il se dit agréablement surpris d’avoir trouvé ces différentes catégories de volaille. « C’est une belle exposition qui m’a permis de découvrir diverses races de basse cour », apprécie-t-il. M. Diop en a profité pour nouer des contacts avec des membres de l’Akabacour. Ce type d’élevage est peu développé dans son pays et il souhaite s’y engager en partenariat avec les membres de cette association. Mamadou Ndiaye habite Kaolack. Il fait partie des visiteurs passionnés de l’élevage. Il estime que cette exposition permet aux populations surtout aux visiteurs de connaître les animaux et de faire la promotion de ce sous-secteur. En ligne de mire, l’Akabacour souhaite que tous les acteurs se retrouvent au sein d’une seule entité nationale pour relever les défis liés à la cherté de l’aliment de bétail et dans une certaine mesure, à l’acclimatation.

Croisements des races
A côté des stands de sujets de basse cour, il y a ceux des moutons de race. Des « ladoum », des « Bali Bali », des races soudanaises, tchadiennes, nigériennes, etc. Balla Doumbiya qui habite à kahone élève les moutons de race soudanaise depuis 7 ans. Des sujets rares au Sénégal. La particularité de ces moutons, explique Aliou Doumbiya, frère de Balla Doumbiya, est liée à la longueur de leur queue qui peut mesurer un mètre ainsi que leur poids qui peut atteindre 130 kg.

Abdoulaye Konaré, comptable dans un établissement financier de la place, par ailleurs, éleveur, souligne que la contrainte majeure dans la commercialisation de ces moutons de race d’origine soudanaise est que leurs mâles n’ont pas de cornes. « Au Sénégal, on dit que les moutons sans cornes ne sont pas légales pour le sacrifice d’Abraham (Tabaski) », rappelle-t-il. Toutefois, il estime qu’il y a des possibilités de faire des croisements avec des races locales et d’avoir de bons béliers pour la fête de Tabaski. Cette exposition est venue à son heure, apprécie-t-il. A en croire M. Konaré, la plupart des races sont issues des croisements surtout le « ladoum ».

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)
 

EN VISITE À LA FIKA, LE GOUVERNEUR DE FATICK EST POUR LE RENFORCEMENT DES CHAMBRES CONSULAIRES
Cisse Gouv FatickLe gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Cissé et le guide religieux Serigne Moustapha Lakram Mbacké, petit-fils de Serigne Afé Mbacké, ont effectué une visite, samedi, des stands de la Fika. A l’issue de la visite, le chef de l’exécutif régional a magnifié la tenue de cette rencontre commerciale de dimension internationale. Pour Souleymane Cissé, notre pays ne peut pas se développer sans des initiatives pareilles qui sont « porteuse de la croissance et pourvoyeuse de milliers d’emplois ». « Les gens doivent savoir que ce sont les opérateurs économiques qui créent de la croissance et des emplois », a insisté M. Cissé, rappelant que ces acteurs économiques sont membres des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du pays. « Consolider les pouvoirs de ces chambres consulaires, c’est renforcer davantage les capacités des opérateurs économiques », a déclaré le gouverneur de Fatick.

Pour y parvenir, il faudra s’inspirer, à son avis, des enseignements de l’islam notamment des guides religieux comme Serigne Touba, fondateur du mouridisme qui n’a jamais cessé de rappeler à ses disciplines la dialectique : religion-travail. « Ses dignes successeurs ainsi que d’autres hommes de Dieu du pays continuent de suivre ses recommandations. C’est une chance pour notre pays », a magnifié le gouverneur Souleymane Cissé, devant le guide religieux Serigne Moustapha Lakram et Serigne Mboup. Il a, dès lors, invité tous les segments de la société sénégalaise à s’y mettre, en suivant ainsi la voie ouverte par les chefs religieux du pays, tout en soulignant que l’appui ne fera jamais défaut, car l’objectif, c’est de fouetter l’économie. Le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, Serigne Mboup, un des promoteurs de la Fika, se dit très honoré de ces visites. Il a émis l’idée d’organiser la troisième édition de la Fika avec les chambres consulaires de Fatick.

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

KORIAN BERTHE, EXPOSANTE MALIENNE : LES RECETTES DE LA TRADIPRATICIENNE
La tradipraticienne malienne Korian Berthé propose à la clientèle de la pharmacopée en provenance de son pays. Originaire de Sebenikoro au Mali et d’un âge avancé, elle soigne tout à la foire internationale de Kaolack où elle passe de devenir une habituée de cette rencontre d’échanges commerciaux. Elle fait figure de doyenne de la Fika. Dans son stand, situé au bout du pavillon « Ngoyane », pavillon B, du Cœur de ville de Kaolack, divers produits y sont exposés essentiellement des secrets pour femmes et pour hommes. Avec un grand voile noir recouvrant tout son corps, la vieille dame Korian Berthé explique, avec aisance et minutie, les produits qu’elle a mis à la vente au cours de cette deuxième édition de la Fika. Il s’agit des produits à base de plantes, conditionnés dans des sachets ou des tubes estampillés « secret de femmes et hommes ». Diverses compositions pour soigner des maladies comme la faiblesse sexuelle, l’éjaculation précoce, l’asthme, les hémorroïdes et même des remèdes pour trouver de l’emploi pour les chômeurs, des gris-gris pour les nouveau-nés, entre autres produits. Si ce n’est pas encore le rush dans les autres stands, la tradipraticienne malienne a passé toute la journée d’hier à expliquer en bambara ses produits avec l’aide de son compatriote le vendeur de tissus teints à l’indigo, Ibrahima Touré, qui joue à l’interprète. Pour le moment, le stand de la Malienne est bien fréquenté. La clientèle est de divers âges. Peut-être, elle atteindra le pic des visites au cours du déroulement de la foire.

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

« Depuis quatre ans, la direction générale de l’Office du Lac de Guiers (Olag) est à pied d’œuvre pour apporter une réponse adéquate et judicieuse aux problèmes complexes de gestion de la ressource en eau du lac», a rappelé, Amadou Bocoum, le directeur général de l’Office du Lac de Guiers. Il s’exprimait au cours du forum économique organisé par la Cojer de Dagana. M. Bocoum a souligné que la Banque africaine de développement (Bad) a financé, pour près de 15 milliards de FCfa sur 5 ans, le projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Un programme qui permet de contribuer à la croissance des régions de Saint-Louis et de Louga et qui a démarré en 2014 avec un prêt du Fonds africain de développement (Fad) représentant 80% du financement, un don du Fonds mondial pour l’environnement (5%) et une contrepartie de l’Etat du Sénégal (15).

Amadou Bocoum a précisé que l’apport en eau est passé de 1,2 à 2,34 milliards de mètres cube en 2015. Il s’est appesanti également sur l’amélioration des conditions de développement de l’agriculture irriguée, mettant en exergue la disponibilité des ressources en eau permettant d’irriguer un potentiel supplémentaire de 57.000 hectares autour du lac.

Pour ce qui est de l’amélioration de l’accessibilité de l’eau aux villages situés le long du lac de Guiers, M. Bocoum s’est réjoui de l’ouverture de 37 points d’accès au profit de  37 000 habitants, du regain des activités des pêcheurs des villages riverains, entrainant la nette amélioration des captures de poissons qui passent de 2000 à 2410 tonnes par an.

Concernant l’amélioration des conditions de mobilité des populations riveraines du lac, 4 ouvrages de franchissement et de pistes de désenclavement (Keur Momar Sarr, Diokhor et Naéré) ont été réalisés. Grâce à ce projet, l’Olag a pu améliorer, de manière significative, les conditions de vie des populations riveraines, en réalisant une case de santé à Belel Mbaye (une localité de la commune de Ross-Béthio), 166 ouvrages d’assainissement (latrines –douche, bacs de lavage, etc.) le long du canal de la Taouey à Richard-Toll. Selon M. Bocoum, d’autres résultats obtenus par l’Olag, ont porté sur le renforcement de capacités de 32 villages riverains du Ndiael. Il s’agit notamment de l’éco guidage, du suivi écologique, de la gestion d’un campement touristique, de la mise en place d’une radio communautaire, de la sensibilisation sur les feux de brousse, la pêche clandestine, le braconnage, de l’appui aux initiatives économiques locales, de l’aménagement et de l’équipement de 9 étangs piscicoles, d’une mini laiterie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Maison de la culture Douta Seck a abrité, dans le cadre des « Samedis de l’économie », la conférence sur le 150ème anniversaire de la publication du capital de Karl Marx. Le conférencier, le professeur Samir Amin, est revenu sur l’importance de cette œuvre, publiée en 1867, dans la compréhension du capitalisme et de son évolution.

La publication du « Capital » a marqué la pensée économique et dessiné de nouveaux rapports entre les classes de la société. La célébration du 150ème anniversaire de la publication du Volume 1 est une commémoration d’un pan important de la mémoire collective d’autant plus qu’elle correspond à l’anniversaire de la révolution d’octobre 1917. La lecture du Capital est, selon le professeur Samir Amin, fondamentale pour comprendre le capitalisme. Il convient, toutefois, pour en saisir les enjeux, de connaître les capitalistes. « Cette lecture est une condition nécessaire pour dépasser les tentatives de compréhension pseudo-réaliste et empiriste de la réalité capitaliste. Il faut aller au-delà de la lecture du capital pour lire ce que c’est et ce qu’est devenu le capitalisme contemporain », affirme-t-il.

L’économiste est revenu sur les trois volumes de cette célèbre publication. Dans le premier, indique-t-il, Marx imagine une société exclusivement capitaliste où le travail est lui-même une marchandise. Le livre 2 montre que le système peut fonctionner si certaines proportions sont respectées dans le travail social, en croissance d’une phase à l’autre. Le système se déplace de déséquilibre en déséquilibre sans tendre vers un équilibre et finit par produire des luttes entre les différentes nations. Pour arriver à cet équilibre, pense-t-il, il faut que la rémunération aille avec la productivité sociale. « Et celle-ci n’est jamais réalisée », souligne Samir Amin. Selon Marx, l’accumulation est possible s’il y a un système de crédit dans des proportions calculables avec les augmentations. Il y a, dans le livre 3, une amorce de la lecture sur les capitalistes. Et une partie résout le mystère des prix du marché.

En ce qui a trait au capitalisme, il souligne qu’il a pris sa forme à travers le mercantilisme des pays européens atlantiques même s’il n’y est pas né. Sa forme achevée résulte d’une double révolution : la révolution industrielle anglaise de la fin du 18ème siècle et du début du 19ème et celle de la politique française de la fin du 18ème siècle. « L’une et l’autre ont façonné le monde moderne dans ses caractéristiques essentielles », soutient le conférencier.

Il ajoute que la crise du capitalisme n’est point une divagation. C’est un fait observé, à ses yeux, par tout le monde et est amorcée au milieu des années 1970. « Lorsque les taux de croissance qui servent à mesurer le succès du capitalisme, tombent à la moitié de ce qu’ils avaient été au cours des trente années ayant suivi la deuxième guerre mondiale, il faut admettre que le système est en crise. Et depuis 1975, nous n’avons jamais plus retrouvé les taux de croissance que nous avions connus auparavant ». Le socialisme, même si le terme est galvaudé aujourd’hui, est, selon lui, une alternative au capitalisme.

Alassane Aliou MBAYE

Les consommateurs sénégalais sentiront cette baisse à la fin du premier bimestre de 2017 et elle sera mentionnée sur la facture relative à la consommation de l’électricité durant les mois de janvier et de février 2017.

La baisse de 10 % sur le prix de l’électricité sera effective au mois de mars prochain, a annoncé, samedi au centre de Ndiayes, le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il s’exprimait lors d’un forum économique organisé par la Cojer de Dagana. M. Cissé a précisé que les consommateurs sénégalais sentiront cette baisse à la fin du premier bimestre de 2017 et elle sera mentionnée sur la facture relative à la consommation de l’électricité durant les mois de janvier et de février 2017.

Selon Makhtar Cissé, les services de la Senelec sont en train de travailler d’arrache-pied pour changer et paramétrer leur système informatique, en vue de faire en sorte que les consommateurs ressentent, dans les plus brefs délais, cette baisse de 10 % sur le prix de l’électricité. Il a ajouté que ce travail sera difficile d’autant plus qu’il s’agit de satisfaire, dans un délai de deux mois, plus de 1,200 million de clients de la Senelec qui attendent l’application de cette nouvelle tarification.

Il s’est réjoui de la volonté du président Sall de baisser le prix de l’électricité, de booster la production énergétique. « On ne parle plus de l’insuffisance du courant électrique et dans un délai de deux mois, on ne parlera plus de la cherté de l’électricité dans notre pays », a-t-il lancé.

M. Cissé a rappelé que durant les années 2011-2012, le Sénégal avait connu une instabilité dans la distribution de l’électricité, occasionnant des désagréments pour les populations et les industriels.

Puissance portée à 821
La puissance totale du parc d’électricité n’était que de 573 Mw dont  66 de locations coûteuses et inefficaces.

Aujourd’hui, cette puissance est portée à 821 Mw, soit près de 250 Mw additionnels ; pour un objectif de 1264 Mw en 2019. Concernant le prix, a-t-il souligné, de 97 F/kWh en 2012, le coût de production de l’électricité est tombé à 44 F/kWh en 2016. Et de 900 heures de coupures en 2011, celles-ci sont maintenant en dessous de 80 heures.

Mouhamadou Makhtar Cissé rappelle que l’option du mix énergétique figurait, en 2012, dans le projet de société « Yoonu Yokkute » ou le chemin du développement, du candidat Macky Sall. Il ajoute qu’avec la centrale solaire photovoltaïque de Bokhol, le processus de matérialisation d’un vœu électoral, se matérialise. A cette approche novatrice, s’ajoute le fait qu’avec la centrale de Bokhol, le Sénégal entre dans le cercle restreint des Etats qui concrétisent le mix énergétique et respecte ses engagements pris à l’international, pour le respect de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’est aussi appesanti sur les projets notés dans le secteur des énergies propres qui tournent autour des centrales solaires de  Santhiou Mekhé (29,5 Mw), Mérina Dakhar (29 Mw), de Kahone (20Mw), Diass 15 (Mw), les centrales des Iles du Saloum : Djirnda, Bassoul/Bassar, Bettenty et Dionewar/Niodior ainsi que les centrales hybrides solaires de Kidira, Goudiry et Médina Gounass. Le Dg de la Senelec a évoqué les 100 Mw de solaire dans le cadre du programme Scaling Solar de la Banque mondiale, et les premiers 50 Mw du parc éolien de 150 Mw de Taïba Ndiaye sans oublier le projet d’extension de Tobène Power (35 Mw), de Contour Global (30 Mw) et celui de Sendou (125 MW). Avec cette batterie de projets,  l’objectif de l’Etat est clair, fournir, à l’horizon 2017,  20% de la production de la Senelec à travers les énergies renouvelables.
Makhtar Cissé a révélé que plus de 4000 villages ont été raccordés au réseau électrique depuis 2012.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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