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Affaires et Finances (1284)

L’Ordre national des experts et évaluateurs agréés du Sénégal (Oneeas) a convié, samedi dernier, à une conférence de presse centrée sur le thème : « Expertise industrielle au Sénégal : enjeux et perspectives ». Ces spécialistes issus de divers domaines ont appelé à l’encadrement juridique de leurs consultations notamment pour la justice. 

L’Ordre national des experts et évaluateurs agréés du Sénégal (Oneeas)  a pour objectif de permettre des praticiens habilités à faire valoir leur expertise dans les conditions fixées par la loi.  Gory Ndiaye, président de l’Ordre, informe que l’organisation intervient dans tous les secteurs de l’économie. Elle fournit, par ses activités, des informations pratiques au gouvernement, aux organisations et aux particuliers qui en font la sollicitation. Il est également d’usage que  l’ordre offre des solutions face aux questionnements de la justice dans des secteurs qui ne sont pas forcement son apanage, a dit M. Ndiaye.

Le magistrat Bienvenu Moussa Habib Dione s’est prononcé sur le thème « Droits et devoirs des experts ».  Il note d’emblée que « l’état de connaissance sur tout et dans tout est révolu. Il est de plus en plus courant de faire appel à l’homme de l’art dans la prise de décisions judicaires », a-t-il noté. « Cela confère de l’importance capitale des praticiens dans leurs divers secteurs », a-t-il dit. Il reconnaît que l’expertise d’individus jouissant de connaissances avérées dans un domaine est de plus en plus nécessaire. C’est pourquoi les juges font parfois appel aux connaissances des spécialistes pour davantage asseoir et motiver leurs décisions. A une époque lointaine, le juge faisait déjà recours à l’avis d’un expert dans ses prises de décisions. Mais,  cela était tout à fait rare. C’est au fil des années  que cette sollicitation s’est accentuée, la connaissance ne pouvant plus être l’exclusif apanage de qui que ce soit, a dit M. Dione. Toutefois, il ressort une question très légitime : « l’obligation de la consignation vis-à-vis de l’expert peut-elle valablement prévaloir ? Répondant à la question, il souligne qu’au Sénégal, la loi ne se prononce pas sur l’obligation de la justice de verser des honoraires à un expert après avoir fait appel à son savoir-faire de spécialiste. Toutefois, explique-t-il, la rétention de documents de la part du spécialiste ne saurait en aucun cas se justifier. Il est aussi interdit aux experts de s’adonner à des campagnes de publicité ou de faire du démarchage. Là-dessus, la loi est très claire, souligne-t-il.

Abdoulaye Faty Mbow, membre de l’Ordre  est d’avis que l’expert a son mot à dire dans les propositions de politiques visant à asseoir un réel développement économique. C’est pour cela, dit-il, « il doit mettre en avant un esprit d’anticipation à travers des mécanismes de pilotage approprié. Savoir anticiper dans les mécanismes d’expertise est tout aussi important ». C’est pourquoi, il invite les experts à s’inscrire dans une perpétuelle quête de connaissances innovantes.

Oumar BA

Pour entreprendre, il faut cinq qualités. C’est la conviction de Jean Luc Konan, président directeur général de Cofina (Compagnie financière africaine). Il intervenait, samedi dernier, lors de la sortie des 9ème et 10ème promotions du Mba international Paris Dauphine du Cesag dont il était le parrain.

Le président directeur général de la Compagnie financière africaine (Cofina), Jean Luc Konan, a entretenu, samedi dernier, les étudiants du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) d’une communication sur l’entreprenariat. M. Konan était le parrain des 9ème et 10ème promotions du Mba international Paris Dauphine (Mbaip), fruit d’un partenariat avec le Cesag. Selon M. Konan, pour entreprendre, il faut réunir cinq qualités. Il faut, selon lui, « une vision, une équipe de passionnés, avoir des valeurs, savoir prendre des risques et ne jamais abandonner ». Sans valeur, soutient-t-il, « l’entrepreneur n’arrivera à rien ». L’ivoirien a également indiqué que la culture d’entreprise se bâtit dans le temps. «Si vous prenez des raccourcis, ça ne marchera pas. Il faut du temps », a-t-il ajouté.

Sur un autre point, le Pdg de Cofina a confié qu’il y a plusieurs étapes dans la vie d’une entreprise. Il y a le recrutement, la formation interne et externe, la promotion interne, la culture d’entreprise et les valeurs. Pour le recrutement, précise M. Konan, il faut prendre le temps d’observer avant de recruter. Il conseille surtout aux jeunes de faire ce qu’ils aiment. «Si vous ne voulez pas stresser et regretter, faites ce que vous aimer », a-t-il recommandé. S’adressant aux lauréats, Jean Luc Konan, soutient qu’ils ont une grande responsabilité car ils constituent des modèles.

Le directeur général du Cesag a indiqué que les pays africains sont souvent confrontés à des problèmes de management de leurs institutions que les titulaires du Mbaip sont appelés à résoudre. «Désormais, vous avez le permis pour conduire efficacement vos organisations. On compte sur vous pour résoudre les problèmes de management des institutions africaines», a dit Boubacar Baidari à l’endroit des récipiendaires.

A. KANDE

Les députés ont adopté, hier, le projet de loi de finances initiale 2017. Le budget est arrêté à la somme de 3.360 milliards de FCfa. On note une hausse de 17 % du budget d’investissement en vue de matérialiser certaines initiatives présidentielles.

Les grands axes de la politique économique et budgétaire pour l’exercice 2017 ont été passés au peigne-fin, hier, entre le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et les députés. Le prétexte en était la présentation, en plénière, du Projet de Loi de finances initiale (Lfi) après son examen en Commission. A l’issue des débats, le texte a été adopté par la majorité des parlementaires. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a indiqué que, contrairement aux précédentes Lois des finances initiales qui s’évertuaient surtout « à redresser des comptes publiques » et à « restaurer des marges de manœuvre budgétaire », celle de 2017 est « conçue dans une optique d’accélération de la reprise économique ».
En effet, le budget est arrêté à la somme de 3.360 milliards de FCfa contre 3.197,4 milliards pour l’année en cours. Cette évolution favorable est imputable, à la fois, aux ressources internes et aux ressources externes, qui progressent respectivement de 11,4 % et 10,4 %. Les recettes ordinaires hors dons, composées des recettes fiscales (1.985,7 milliards de FCfa) et des recettes non fiscales (98,4 milliards de FCfa), devraient ressortir en hausse de 13,6% comparativement à la Lfi de 2016. Elles enregistrent, ainsi, une augmentation de 250,1 milliards de FCfa, en raison, notamment des performances attendues en termes de mobilisation des recettes fiscales. En effet, les recettes fiscales devraient progresser de 15,4% comparativement à la Lfi de 2016 et bénéficieraient, d’une part, de la bonne tenue des impôts directs et indirects, et d’autre part, du rapatriement dans le budget de la taxe parafiscale relative à la Contribution au développement du service universel des télécommunications et du secteur de l’énergie (Codete) et l’instauration d’une taxe spécifique sur le ciment.

Taux de croissance de 6,8 %
Le texte fixe un certain nombre de projections pour l’année 2017. Ainsi, il est attendu un taux de croissance de 6,8 %, un taux de pression fiscale de 20,9 %, un service à la dette de 680 milliards de FCfa, un déficit budgétaire de 349,2 milliards de FCfa, un Pib de 9.493,4 milliards de FCfa et surtout des investissements à hauteur de 1.225,2 milliards FCfa. Toutes choses qui ont fait dire au ministre Amadou Bâ, que le budget 2017 est « historique à tous points de vues et a battu des records». Ces records se voient dans la hausse du budget qui a augmenté de 338 milliards de FCfa par rapport à 2016 soit 11 % en valeur relative. Ils se voient aussi dans la succession des taux de croissance qui ne cessent de monter depuis 2011. Ils sont également perceptibles dans la réduction constante du déficit qui a baissé de 3 points en 5 ans passant de 6,7 % en 2011 à 4,2 % en 2016 et qui devrait se situer à 3,7 % en 2017. La rationalisation des dépenses est également une réalité, selon le ministre de l’Economie et des Finances (voir encadré). Les dépenses de fonctionnement rapportées au Pib sont tombées jusqu’à 8 % après avoir culminé à 12 %.

Souveraineté budgétaire
La hausse du budget d’investissement de 17 % entre 2016 et 2017 (il est passé de 1.045 milliards à 1.225 milliards de FCfa) va permettre de donner corps ou à renforcer certains grands projets du chef de l’Etat comme les bourses de sécurité familiale, le Pudc, le Promovilles, le Puma, le Train express régional, la construction des hôpitaux de Touba, de Sédhiou, de Kaffrine et de Kédougou, la rénovation des aéroports secondaires, etc. Ce budget d’investissement est financé à 64 % par des ressources internes et à 36 % par des ressources externes, contre respectivement 58 % et 42 % dans la Loi de finances initiale de 2016. « Cela nous confirme que, depuis 2012, le Sénégal est en train de conquérir à grande vitesse sa pleine souveraineté budgétaire », a déclaré le ministre.

Par ailleurs, il a ajouté que le président Macky Sall a voulu que l’on traduise les engagements pris lors des conseils des ministres décentralisés. « Ce sont 2.021 milliards de FCfa qui seront dépensés sur les 3 prochaines années. La documentation sera mise à la disposition des députés dans laquelle sera consigné ce que le président a autorisé, projet par projet, dans chaque région », a assuré Amadou Bâ. Il s’est dit très satisfait du rythme de mise en œuvre du Pse dont Diamniadio, avec toutes les infrastructures qui y sont en train de sortir de terre. Ce qui constitue une « preuve palpable ». Mais au-delà de l’objectif d’émergence, le ministre a rappelé que l’ambition du chef de l’Etat est surtout « de réaliser une croissance de qualité qui crée de l’emploi et génère des revenus, favorise, dans un Etat de droit, un développement solidaire et inclusif ». C’est tout le sens, selon lui, du lancement du Pudc, du Pmu et bientôt de Promovilles qui a déjà mobilisé 12 milliards de FCfa et devrait bénéficier du soutien de la Bad à hauteur de 70 milliards de FCfa.

Tout compte fait, le ministre Amadou Bâ a assuré que « les orientations budgétaires du gouvernement tendront, en 2017, vers la poursuite d’une politique prudente en matière de finances publiques et d’endettement et celle d’une maitrise de la masse salariale afin de préserver la stabilité économique ».

La lutte contre le terrorisme booste les budgets des Forces armées et de l’Intérieur
Abdoulaye Daouda DialloLes 1.225 milliards de FCfa prévus pour les investissements sont alimentés à hauteur de 788 milliards de FCfa par des ressources internes. La prépondérance du financement interne des investissements publics dans la Loi de finances initiale va surtout permettre d’accentuer l’effort de consolidation des bases régaliennes de l’Etat, mentionne le document soumis aux députés. Ainsi, il est prévu d’augmenter, de façon significative, les capacités d’intervention des forces de défense et de sécurité. C’est la raison pour laquelle le budget d’investissement du ministère des Forces armées augmentera de 33,73 % en 2017 tandis que celui du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique connaîtra un accroissement de 177,95 % avec une allocation de 20 milliards de FCfa pour la mise en œuvre du Programme de la cellule interministérielle de coordination des opérations (Cico) pour lutter contre le terrorisme. De même, il prévu le déploiement de la vidéo-protection dans les grandes villes du pays afin de leur offrir le même niveau de sécurité que les grandes agglomérations occidentales.

Confiance des partenaires techniques et financiers
Le budget de l’Etat du Sénégal n’est pas uniquement financé par la fiscalité. Il est aussi tributaire de la coopération internationale. Etant une des vitrines de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique, aussi, le Sénégal bénéficie-t-il de la confiance des partenaires techniques et financiers, laquelle se traduit, au plan budgétaire, par le niveau important de mobilisation des financements, dans un contexte où l’aide publique au développement emprunte des tendances négatives sur le plan mondial. En effet, si de 2000 au 1er avril 2012, les partenaires techniques et financiers ont conclu avec le Sénégal 3.799,346 milliards de FCfa de conventions de financement de projets et programmes de développement, depuis la prestation de serment du chef de l’Etat, le 2 avril 2012, à nos jours, ce sont 269 conventions de financement qui ont été conclues pour un montant de 5.130 milliards de FCfa, si l’on en croit le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Soit en 4 ans et 7 mois, près de 2 fois plus que ce que le Sénégal a obtenu en 12 ans de la communauté internationale.
« Le Sénégal a toujours été performant dans ses relations avec les bailleurs de fonds lesquels ont toujours été à ses côtés. Mais s’ils ont autant investi en peu de temps au Sénégal, c’est parce que le président de la République a défini une politique économique très claire à travers le Pse », a justifié le ministre.

Un budget de fonctionnement conforme aux besoins de l’administration
La politique de rationalisation menée depuis 2012 qui est passée des coupes sèches dans les budgets de certains services à une analyse plus fine de la dépense, a permis d’avoir un budget de fonctionnement « plus conforme avec les besoins de l’administration ». En effet, la lecture du texte du Projet de Loi de finances initiales montre que les dépenses de fonctionnement qui étaient de 7,8 millions de FCfa par an et par agent de la Fonction publique en 2011 sont passées à 6,2 millions de FCfa en 2016, soit une économie de 1,6 million de FCfa par agent. Cette économie a été rendue possible par les mesures suivantes : surpression et fusion de structures administratives, résiliation des logements conventionnés, réduction de la facture de téléphone de l’Etat, identification et suppression des niches de gaspillage dans le fonctionnement courant des services et révision à la baisse des crédits destinés à l’achat de mobilier. « C’est grâce à ces mesures que le ratio dépenses de fonctionnement hors personnel sur Pib a baissé passant de 11,4% du Pib en 2011 à 8% du Pib en 2016. Cette baisse reste la traduction budgétaire de la gouvernance sobre et vertueuse prônée par le président de la République, Macky Sall », souligne le document.

La masse salariale en hausse
Mansour SyLes engagements pris par le Gouvernement de satisfaire les doléances des syndicats d’enseignants et la nécessité de renforcer les ressources humaines dans certains secteurs sensibles, notamment les Forces de défense et de la sécurité, de même que les établissements pénitentiaires ont justifié l’augmentation de la masse salariale. Ainsi, les traitements et salaires s’élèvent à 586 milliards de FCfa en 2017 et progressent de 8,9% en valeur relative par rapport à la Lfi de 2016. Toutefois, le ratio de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales s’inscrit en baisse, passant de 31,3 % dans la Lfi de 2016 à 29,5% dans celle de 2017.

Si on ajoute à ses 586 milliards de FCfa de dépenses de personnel, les 82 milliards de FCfa destinés aux corps émergents, 113 milliards de FCfa pour les salaires des universités, des agences et des structures assimilées, les 4,3 milliards de FCfa pour la prise en charge des contractuels de la santé et les 15,8 milliards de FCfa pour les salaires des unités de gestion des projets et des collectivités locales, on se retrouve avec des charges salariales de 800 milliards de FCfa. Au regard de cet ardoise, le texte du Projet Lfi souligne que « le Sénégal doit surveiller ses charges salariales ».

Le budget total des institutions estimé à près de 157 milliards de FCfa
De manière générale, le budget total des différents pouvoirs publics (Présidence de la République, Assemblée nationale, Haut conseil des collectivités territoriales, Conseil économique social et environnemental Conseil constitutionnel, Cour Suprême, Cour des Comptes, Primature) est en hausse pour la gestion 2017. Il se chiffre à près de 157 milliards de FCfa. Dans les détails, cela donne pour la Présidence de la République, un budget de 74.058.170.320 FCfa contre 72.271.526.300 FCfa, soit une hausse de plus de 2 milliards de FCfa par rapport à la gestion précédente. L’Assemblée nationale, elle, dispose d’un budget de 14.134.506.000 de FCfa. Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a un budget de 6,3 milliards de FCfa. Il enregistre une baisse d’à peu près 3 milliards de FCfa alors que le Haut Conseil des collectivités territoriales nouvellement créé a bénéficié d’un budget de 6,5 milliards de FCfa. Le budget du Conseil constitutionnel a connu une petite hausse passant de 1,03 milliard de FCfa à 1,05 milliard de FCfa. Le budget de la Cour suprême a connu la même tendance haussière passant de 1,83 milliard de FCfa à 1,88 milliard de FCfa.
Il a été alloué à la Cour des Comptes un budget de 4,64 milliards contre 2,86 milliards FCfa en 2016 soit une augmentation de près de 2 milliards de FCfa. Quant à la Primature, son budget en 2017 a fortement baissé passant de 61,24 milliards de FCfa à 48,11 milliards de FCfa. Au total, les institutions de la République se partagent un budget de près de 157 milliards de FCfa.
 
« Notre pays s’est orienté vers un endettement long »
Le montant de la dette publique pour la gestion 2017 est arrêté à la somme de 680 milliards de FCfa contre 594 milliards pour la gestion 2016. Elle est composée de charges d’intérêts sur la dette pour un montant de 165,3 milliards de FCfa et de 514,7 milliards de FCfa au titre du principal. Il augmente ainsi de 14,2 % par rapport à la Loi de finance initiale 2016. Concernant la dette extérieure, mises à part les fluctuations des taux de change, la hausse s’explique par les intérêts et commissions dus au titre des prêts signés en 2015 pour la mise en œuvre de projets autoroutiers ainsi que par la fin du délai de grâce relatif des prêts accordés par des investissements internationaux. S’agissant de la dette intérieure, la hausse résulte d’une augmentation du service dû au titre des obligations du trésor par adjudication et par appel à l’épargne ainsi que celui d’autres emprunts bancaires. L’encours de la dette publique totale est passé de 4.112,9 milliards de FCfa en 2014 à 4.597,7 milliards de FCfa en fin 2015, soit un accroissement de 11,8 % contre une progression de 23,1 % en 2015. Toutefois, le ratio de l’encours de la dette publique par rapport au Pib, évalué à 57,1 % en 2015 contre 54,4 % un an auparavant, reste en dessous de la norme de 70 % retenue dans le cadre du pacte de convergence de l’Uemoa. L’encours est composé de la dette extérieure et de celle de l’intérieure pour des montants respectifs de 3.317,9 milliards et 1.279,8 milliards de FCfa. Le service de la dette extérieure en 2015 représente 11,1 % des recettes budgétaires et 8 % des exportations de biens et services contre des plafonds respectifs de 22 % et 25 % retenus dans le cadre de l’analyse de viabilité de la dette publique.
 
Selon le ministre Amadou Bâ, « notre pays s’est orienté vers un endettement long ». Si cette situation peut paraître paradoxale à première vue car caractérisée par une baisse du déficit budgétaire, un accroissement des recettes, des dépenses maîtrisées et l’évolution à la hausse de l’endettement, il n’en demeure pas moins que « le Sénégal jouit d’une bonne signature et présente un risque de surendettement très faible, selon le Fmi », a soutenu le ministre.
 
Bien mal acquis : Attendre la fin des procédures judiciaires pour avoir la situation exhaustive
vVote députésConcernant les recettes tirées, à ce jour, de la traque des biens mal acquis, des évaluations ont été faites pour les sociétés et appartements saisis. Ces évaluations concernent la société Ahs (8,7 milliards de FCfa), les appartements Eden Rock (11 milliards de FCfa), la société Abs (3,8 milliards de FCfa). Sans compter les 24,6 milliards tirés sur Dp World et les milliards sur Suneor. Cependant, a informé le ministre Amadou Bâ, l’Agence judiciaire de l’Etat est en train de poursuivre sa mission et il faudra attendre la fin des procédures judiciaires pour avoir la situation exhaustive des recettes recouvrées dans le cadre de cette procédure.
 
Augmentation de la prévision de dépenses de budget général
Les prévisions de dépenses du budget général s’établissent à 3.360 milliards de FCfa pour l’année 2017, soit une augmentation de 337,6 milliards par rapport à la Lfi de 2016. Elles sont constituées, essentiellement, de dépenses ordinaires pour un montant de 2.022,9 milliards de FCfa, de dépenses d’investissement évaluées à 1.225,2 milliards de FCfa et des dépenses des comptes spéciaux du Trésor à hauteur de 111,9 milliards de FCfa. Les dépenses ordinaires sont programmées à 2.022,9 milliards de FCfa en 2017 contre 1.879,6 milliards de FCfa dans la Lfi de 2016, soit un accroissement de 7,6%. Elles sont composées du service de la dette publique pour 680 milliards de FCfa, de dépenses de personnel pour 586 milliards de FCfa et de dépenses de fonctionnement (autres dépenses courantes) à hauteur de 756,9 milliards de FCfa.
49,564 milliards de FCfa alloués aux collectivités locales

L’Etat, dans le but de renforcer le rôle et la place des collectivités locales dans l’échiquier de la gouvernance socio-économique, en général, et la reforme de la décentralisation, en particulier, notamment avec l’Acte 3 de la décentralisation, a prévu l’augmentation des ressources transférées aux collectivités. Ce budget atteint 49,564 milliards de FCfa dans la Loi de Finances initiale de 2017.

El Hadji Ibrahima THIAM et Oumar BA (textes)
et Mbacké BA (photos)

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2015, les flammes avaient ravagé des millions de marchandises au Pavillon vert, généralement réservé aux exposants étrangers. Une année plus tard, beaucoup d’entre eux sont revenus à la Fidak, mais pour des raisons différentes.

Malgré les incommensurables efforts de l’organisation, les stigmates s’affichent comme les scarifications ethniques sur un visage. Dès l’entrée du Pavillon vert, il suffit de lever la tête pour s’apercevoir que la peinture est fraiche. Mais l’immaculée de sa blancheur est ternie par le sinistre. Les ardoises qui servent de toit gardent le souvenir terrible de cette nuit d’incendie.
Tout visiteur du Pavillon vert peut faire le constat de l’héritage de cette nuit rouge vive comme les flammes qui ont ravagée des millions de marchandises. Samba Paul, Béninois, la quarantaine, qui expose des produits de parapharmacie, a perdu une valeur de 8 millions de FCfa en marchandises. « Les conditions sécuritaires me paraissent meilleures », répond-t-il quand on l’interpelle sur les travaux effectués dans le pavillon. Cependant, il ne décolère pas et le fait savoir de manière franche : « mon souhait est qu’on nous dédommage le plus rapidement possible ». Situé sur l’aile droit, son stand est mitoyen de ceux de Burkinabé, l’une des nationalités les plus touchées par l’incendie du Pavillon vert de la Fidak 2015. « Nous avons perdu entre 400 et 500 millions de FCfa », renseigne le responsable des exposants du pays des hommes intègres. Entre quelques coups de marteau et le grésillement d’un rabot d’ouvrier en train de monter un stand, les allées du Pavillon vert n’affichent pas encore le plein de visiteurs encore moins celui d’exposants. En se frayant un chemin entre stands en finition et poussière due au mouvement d’un balai aussi régulier qu’un essuie glace sous une pluie d’août, on tombe sur une scène cocasse. Trois Burkinabé d’un âge mur et bien enveloppées sont installées à même le tapis d’un stand vide. « Non, ce n’est pas le nôtre, mais on se repose, répond l’une d’entre elles.

C’est pas normal
Après avoir laissé échapper un rot impromptu tout en s’excusant, elle pense que le Sénégal n’a pas fait ce qu’il fallait pour aider les sinistrés. « Le ministre n’est venu nous rendre visite que trois jours après l’incendie. C’est pas normal ». L’échange s’arrête à la vue d’un douanier qui passait. L’homme en tenue est apostrophé à la manière poissonnière par l’une des dames. « Ce n’est pas la peine de passer et de repasser ou bien de venir à notre camion de marchandises. Nous attendons qu’on soit indemnisés pour payer quoi que ce soit ». Ce qui fit éclater de rires l’assistance et rediriger nos pas vers un stand à la présentation impeccable. Un avis qui n’est pas partagé par Abdel Wahab Ziani. Le représentant d’Arome Algérie et des exposants de son pays loue l’organisation sénégalaise. L’Algérie n’a pas connu de victimes lors de l’incendie de la Fidak 2015.

Moussa DIOP

Le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), Saer Niang, a exhorté, avant-hier, les gouvernants à s’entourer d’experts qualifiés dans les contrats de partenariat public privé (Ppp) afin de mieux surveiller l’endettement du pays au profit des générations futures. Il s’exprimait lors des « Jeudis du master de l’Armp » sous le thème : « Les Partenariats publics privés : une alliance innovante entre pouvoirs publics et entreprises privées».

« Les contrats de Ppp demandent une technicité, de la connaissance et des compétences qui puissent s’exprimer dans plusieurs domaines pour faire les études et assurer de la rentabilité du projet. Sinon, ils peuvent être un vecteur de création d’infrastructures, mais à long terme, ils peuvent entrainer un endettement. Il faut surveiller l’endettement pour les Ppp pour ne pas risquer de surendettement. Il faut utiliser les Ppp, mais aussi surveiller le processus », a souligné Saer Niang. Pour le Directeur de l’Armp, le recours aux experts est essentiel. « Ce sont les générations à venir qui vont faire face et elles ne pourront jamais rembourser ces dettes. Quelque part, les Etats vont donc perdre leur légitimé et leur crédibilité. En vérité, c’est le privé qui coûte cher maintenant. Il finance le développement, mais il coûte cher, parce que vous êtes redevables et vous n’avez pas les moyens de payer », a-t-il alerté. « Les Ppp sont très importants, mais les Etats doivent veiller à leur mise en œuvre », a-t-il ajouté avant de préciser : « je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire».

Saer Niang a aussi demandé aux gouvernants de regarder du côté des Délégations de service public (Dsp). « Le secteur des télécommunications est très dynamique. Il apporte beaucoup dans la croissance. Quand vous regardez le secteur de l’eau et celui de l’énergie, l’Etat a au moins transféré le risque dans ce Dsp. Mais du côté des contrats de partenariat, la situation de nos pays ne permet pas de faire une bonne évaluation préalable et de cerner correctement l’ensemble des risques », a-t-il indiqué.

Respecter l’équilibre
Le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodji et Me Abibatou Touré, avocate à la Cour de Paris, ont fait des communications sur les sujets  « Ppp, contentieux et risques de financement : le cas de l’Aibd» et « gouvernance et Ppp». Me Touré a demandé aux Etats de veiller à l’équilibre dans la mise en œuvre des contrats Ppp. « Un contrat doit respecter l’équilibre. L’équilibre repose sur la capacité des Etats à négocier. Il permet de prendre en compte les intérêts des parties », a souligné Me Touré qui a aussi suggéré aux gouvernants de s’entourer d’une équipe pluridisciplinaire lors des négociations.

Le ministre-conseiller, Mor Ngom, partant de l’expérience du projet Aibd, a prôné une approche systémique pour les contrats Ppp. « Nous avons eu énormément de difficultés avec le Ppp de l’Aibd. Nous devons avoir une approche systémique pour éviter les problèmes », a-t-il recommandé.

Le Dg de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, a aussi recommandé une bonne maîtrise des risques dans les contrats de Ppp. Abdoulaye Mbodji a rappelé que le projet Aibd a été une vision éclairée, mais son montage financier a créé beaucoup de difficultés notamment l’augmentation des coûts de construction qui passent de 229 milliards de FCfa à environ 303 milliards, mais aussi le retard dans la livraison. L’infrastructure qui devait être réalisée dans un délai de 3 ans, va finalement s’étendre sur 10 ans. La non-maîtrise des risques a fait perdre au Sénégal plus de 50 milliards de FCfa supplémentaires. Malgré tout, grâce à l’intervention du président Macky Sall, Aibd « accepté comme étant le meilleur de la région » suscite beaucoup d’espoir.

Babacar DIONE

Dans un contexte de réforme universitaire et de positionnement stratégique, l’Ucad s’est dotée d’un Institut supérieur d’agriculture et entreprenariat (Isae) logé à la Faculté des sciences et techniques (Fst).

« L’institut vient compléter l’architecture académique dans le domaine jugé stratégique et suffisamment professionnalisant qu’est le secteur de l’agriculture. Il a pour objectif de renforcer l’offre et la pertinence de la formation en formant des ressources humaines en nombre et en qualité, capables de répondre au besoin de développement de l’agriculture durable au Sénégal », a expliqué le directeur de l’institut, le Pr kandioura Noba. Selon l’ancien assesseur de la Fst, l’Isae sera un « centre interdisciplinaire d’excellence consacré à la formation et à la diffusion des connaissances dans les sciences agricoles afin de promouvoir l’apprentissage continu et l’amélioration du niveau de vie et de qualité de l’environnement au Sénégal, en Afrique et dans le monde ». Autrement dit, l’Isae vise à offrir « une formation et une recherche de haute qualité, ainsi que des technologies et innovations qui améliorent la compétitivité et la modernisation dans les agro sciences et des domaines connexes.

Ainsi, il formera de nouvelles générations de scientifiques, praticiens et producteurs. Il intégrera aussi la « dimension genre » dans toutes ses activités, a reconnu le Pr Noba. A l’en croire, l’institut préparera les étudiants aux diplômes de Dut/Bts, de Licence et Master, d’Ingénieur et de Doctorat, en formations initiale et continue et de perfectionnement. Il s’agira ainsi de former, a indiqué le Pr Kandioura Noba, des formateurs et professeurs de lycée agricole, des cadres intermédiaires (techniciens) et supérieurs (ingénieurs, masters, doctorat) ; d’offrir des opportunités de formation continue ; d’effectuer des recherches innovantes et intégrées pour une agriculture durable ; de nouer des partenariats entre l’université et différents acteurs de la chaîne de valeurs (producteurs, entreprises, décideurs…) à travers une plateforme d’échanges ; de renforcer l’offre et la qualité de la formation agricole et enfin d’augmenter, à terme, la productivité, réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire, a avancé le Pr Noba.

Les domaines de formation sont : agro sciences végétales et animales, technologies agroalimentaires et les sciences de la qualité, la nutrition et l’alimentation, l’aquaculture, l’horticulture, la gestion des entreprises agricoles, le conseil agricole et rural, le machinisme agricole, les sciences de l’eau et du sol, le climat, l’agrogéomatique et l’agriculture durable, la biométrie et les Tic appliquées à l’agriculture, la formation des formateurs et professeurs de lycée agricole. L’admission sera par concours, étude de dossier pour la formation initiale, étude de dossier pour la formation continue. Il y aura également la formation à la carte, a informé le directeur de l’Isae, le Pr Kandioura Noba.

D. MANE

Selon le rapport, l’Afrique continue d’enregistrer des progrès constants mais lents en lutte contre l’analphabétisme. «A la fin de l’année 2012, 14 % des 49 pays africains disposant de données ont atteint l’objectif d’alphabétisation universelle. Ils n’étaient que 7 % en 2000. En outre, 11 % des pays du continent affichaient un taux d’alphabétisation des jeunes de 50 % au moins, alors que ce taux n’était que de 9 % en 2012 », affirme Dr Mama Keita, rapporteur du rapport. Selon elle, ces progrès peuvent être attribués aux effets indirects d’investissements publics sans précédent dans l’éducation primaire, la mise au point de la mise en œuvre des politiques nationales favorisant l’accès du plus grand nombre à l’éducation, notamment pour les filles et les enfants de communautés pauvres. Le rapport indique que l’Afrique a enregistré des avancées remarquables dans la promotion de la participation active des femmes aux affaires, même si elle n’a pas atteint l’Omd correspondant.

O. BA

Déclin sans précédent de la mortalité infantile
L’Afrique a enregistré des baisses sans précédent de la mortalité infantile durant la période 1990-2015. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans en Afrique (hors Afrique du nord) a chuté, passant de 180 décès pour 1.000 naissances vivantes en 1990, à 83/1.000 en 2015, la baisse la plus forte ayant été enregistré entre 2000 et 2010. De même, les taux de mortalité infantile ont connu une diminution importante à la fois en Afrique du Nord qu’en Afrique Subsaharienne durant la même période.
En outre, tous les pays d’Afrique ont réduit leur taux de mortalité maternelle entre 1990 et 2015 à l’exception du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud. Trois pays (Cap Vert, Lybie et Rwanda) ont déjà atteint l’objectif de réduction de ¾ du taux de mortalité maternelle entre 1990 et 2015. Quinze autres pays ont réduit leur taux de mortalité maternelle à plus de 50%.
 
O. BA
 
Difficultés d’accès à l’eau potable et à l’assainissement
La part des ménages urbains et ruraux qui ont accès à une eau potable de meilleure qualité a connu une augmentation remarquable, passant de 48 % en 1990 à 68 % en 2015. Mais, ces progrès restent en deçà de l’objectif chiffré de 76 %.
 
Les progrès les plus nets ont été enregistrés dans des zones rurales même si l’accès en zone urbaine est plus élevé. Pratiquement, tous les pays africains ont enregistré des progrès sur cet indicateur et 13 pays ont signalé une couverture de 90% ou plus. Une diminution de la part de l’Afrique dans le commerce international est notée. Au regard des dernières tendances, la part de l’Afrique dans les échanges commerciaux mondiaux a baissé, passant de 3,3% en 2013 à 3 % en 2014, en partie en raison des fluctuations défavorables des prix des marchandises sur les marchés internationaux.
 
O. BA

Une étude menée en perspective du second Compact dont devrait bénéficier le Sénégal a montré que l’objectif doit être le renforcement de l’énergie et de l’environnement des affaires.
Le Sénégal et le Millenium challenge corporation (Mcc) viennent de franchir un nouveau jalon dans le développement du second Compact dont devrait bénéficier notre pays. En effet, une étude montre que l'objectif devrait être le renforcement des secteurs de l'énergie et de l’environnement des affaires.

Le communiqué qui nous est parvenu dans ce sens informe que « le Millennium challenge corporation (Mcc) et le gouvernement de la République du Sénégal ont terminé une analyse initiale appelant à des mesures visant à améliorer l'environnement pour la croissance économique tirée par le secteur privé, ce qui représente la dernière étape vers l'élaboration d'un potentiel second Compact ».

Cité par la même source, Kyeh Kim, vice-président par intérim de Mcc pour le département des opérations des compacts soutient que l’analyse des contraintes, réalisée en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, informera le développement des activités qui feront partie de l'investissement du Mcc. «S'il est approuvé, le second Compact du Mcc avec le Sénégal sera probablement axé sur le renforcement des secteurs de l'énergie et des entreprises afin d'encourager une croissance économique largement partagée, de réduire la pauvreté et de soutenir la population sénégalaise ».

Pour rappel, en septembre 2009, le Mcc et le gouvernement de la République du Sénégal avait signé un Compact de 540 millions de dollars visant à réduire la pauvreté et à accroître la croissance économique en débloquant la productivité agricole du pays et en élargissant l'accès aux marchés et aux services. À la suite de la clôture avec succès de ce Compact en septembre 2015 et l'amélioration de la performance du Sénégal durant la mise en œuvre du partenariat, le conseil d'administration du Mcc a approuvé, en décembre 2015, le Sénégal comme éligible pour développer un autre Compact.

Le Mcc est un organisme gouvernemental américain indépendant qui travaille à réduire la pauvreté dans le monde par la croissance économique. Créé en 2004, le Mcc accorde des subventions et une assistance limitée dans le temps aux pays pauvres qui respectent des normes rigoureuses de bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du respect des droits démocratiques.

Elhadji Ibrahima THIAM

La Cérémonie de lancement du Rapport de transition des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) vers l'Agenda 2063 et les Objectifs de développement durable (Odd) s’est déroulée hier à Dakar. Le rapport note que de nombreux défis restent à relever, notamment en ce qui concerne les inégalités sociales et économiques et la prévalence de la pauvreté en Afrique. Toutefois, d’immenses progrès ont été notamment enregistrés dans divers domaines. 

En 2015, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine (Ua) ont adopté l’Agenda 2063, un cadre stratégique de croissance inclusive et de développent durable, ainsi que l’Agenda 2030 pour le développement durable. L’outil est axé sur trois points : l’économie, le social et l’environnement. Le rapport à mi-parcourt de transition des Omd vers l'Agenda 2063 et les Odd rendu public hier informe que « 42,8 % de la population africaine vivent encore sous le seuil de pauvreté ».

Par ailleurs, les partenaires au développement n'ont réussi que partiellement à tenir leurs engagements en termes d'Aide publique au développement. Toutefois, le rapport appelle les Etats à incorporer les recommandations dans leurs programmes nationaux, afin d'en assurer une mise en œuvre efficace au niveau global et régional.

Selon les résultats du Rapport, en 2012, le continent africain n’a pas, dans son ensemble, réussi à réduire de moitié la pauvreté extrême à l’horizon 2015. Toutefois, il convient de signaler que 19 pays africains ont atteint l’objectif visant à éliminer l’extrême pauvreté en 2012 ou étaient sur le point de l’atteindre. Sept des 19 pays ont déjà atteint l’objectif ou l’ont dépassé, pendant que 12 autre pays étaient en voie de réaliser l’objectif relatif à la lutte contre la pauvreté.

Par ailleurs, « l’accès à l’éducation ne cesse de s’améliorer », mais la qualité de l’enseignement demeure « médiocre ». Aussi, tous les pays africains n’ont-ils pas atteints l’objectif de l’éducation universelle en 2015. Cependant, des progrès significatifs ont été enregistrés au cours de la période fixe à la réalisation des Omd.

Oumar BA

L’ambition du gouvernement est de faire du Sénégal un hub régional dans les services, la logistique et l’industrie. Cet objectif a été réitéré par le ministre du Commerce, Alioune Sarr, lors de la cérémonie d’ouverture de la 25ème édition de la  Foire internationale de Dakar (Fidak). Cette année, l’Éthiopie est le pays invité d’honneur.

La Foire internationale de Dakar (Fidak) a ouvert ses portes hier. Une cérémonie sobre et symbolique a eu lieu en présence de Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme.

L’Éthiopie, en tant qu’invité d’honneur de cette 25ème édition, était représentée par son ambassadeur. De même que la République populaire de Chine à travers son représentant à Dakar. Une occasion saisie par le ministre Alioune Sarr pour décliner l’ambition du gouvernement qui, à travers cette foire de Dakar et d’autres initiatives d’échanges commerciaux, compte faire du Sénégal un carrefour régional. « L’option prise, (par le gouvernement), dans le Plan Sénégal émergent est de faire du Sénégal un hub multiservices régional et un hub logistique et industriel régional », a dit Alioune Sarr. Pour lui, le secteur privé sénégalais, à travers les opérateurs économiques, les banquiers, les assureurs, les entreprises commerciales et industrielles, devraient mettre à profit ces opportunités d’affaires. D’ailleurs, le ministre du Commerce a estimé que le thème de la foire de cette année : « Promotion du partenariat public-privé, pour un développement durable en Afrique de l’Ouest », reste « conforme et pertinent » aux objectifs fixés dans le Pse. Pour lui, il demeure certain qu’il ne peut y avoir de développement durable sans une forte implication du secteur privé sur toute la chaîne de valeur des biens et services.

Pour ce qui concerne le gouvernement du Sénégal, Alioune Sarr a soutenu qu’il a déjà mis en œuvre « des projets importants » dans le cadre du partenariat public-privé aussi bien pour la gestion de services que pour le développement d’infrastructures. Le ministre de citer ainsi le Ppp de type affermage mis en place en 1996 dans le sous-secteur de l’eau entre la Sénégalaise des eaux (Sde) et la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) ; le financement de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio ; la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Dakar (Pad) à une filiale de Dubaï Port Word (Dpw), l’exploitation et l’entretien de la gare routière de transport urbain et interurbain « Beaux maraîchers », confiée à une entreprise privée. Sans compter les autres projets relatifs au Ppp dans des secteurs tels que le solaire, l’électrification rurale, les infrastructures, etc. « La promotion du Ppp peut être un levier efficace qui profite à divers secteurs d’activités, conformément à nos objectifs de développement durable. Pour cela, il faudra mettre en place un cadre juridique institutionnel attractif capable d’accompagner ce processus », a insisté Alioune Sarr.

Des échanges encore faiblesentre les deux pays
Ces initiatives du Sénégal dans la promotion des Ppp ont été saluées par la Banque mondiale qui l’a classé au 9ème rang des pays africains réservant une part importante de la valeur totale de leurs investissements aux Ppp axés sur le développement des infrastructures. Ainsi, de 1990 à 2014, il aura consacré aux Ppp 4 milliards de dollars, loin derrière le Nigeria et le Maroc, respectivement 1er et 2ème en Afrique. Revenant sur le choix de l’Éthiopie en tant qu’ « invité d’honneur », Alioune Sarr a estimé que ce choix s’explique pour plusieurs raisons.
D’abord, par les liens séculaires d’amitié, de fraternité et de solidarité qui existent entre les deux pays. Ensuite, l’Éthiopie et le Sénégal partagent la même vision sur le plan politique et en matière de développement économique et social. Le ministre du Commerce s’est réjoui aussi de l’annonce faite dernièrement par le Premier ministre éthiopien, Son Excellence Haïle Mariam Dessalegn, de considérer le Sénégal « comme pays relais pour les investissements éthiopiens en Afrique de l’Ouest ». Toutefois, Alioune Sarr a indiqué que cette exemplarité dans les relations entre le Sénégal et l’Éthiopie ne s’est pas encore reflétée dans les échanges économiques et commerciaux. Selon lui, l’Ethiopie occupe actuellement la 100ème position parmi les clients du Sénégal, avec un volume d’exportation évalué à 25 millions de FCfa en 2015 et un volume des importations chiffré à 143 millions de FCfa.

Maguette NDONG

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et le chef de division pour l’Afrique de la Banque européenne d’investissement (Bei), Diederick Zambo, ont signé, hier, à Dakar, les accords de financement du «Projet Senegal electricity modernisation ». Le montant de l’accord, 75 millions d’euros, soit 49,197 milliards de FCfa, permettra, entre autres, l’extension du réseau de la Senelec, la modernisation des installations de distribution de l’électricité.

La Banque européenne d’investissement (Bei) a octroyé un prêt de 75 millions d’euros, soit 49,197 milliards de FCfa au Sénégal pour le financement du «Projet Senegal electricity modernisation ». Les accords de financements ont été signés hier par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Diederick Zambo, chef de division pour l’Afrique de la Bei. Selon M. Bâ, ce projet innovant s’articule autour de la densification et de l’extension de notre réseau de transport électrique, la modernisation des installations et des équipements de distribution de l’électricité, le raccordement de près de 144.000 nouveaux clients dans les zones urbaines et périurbaines de Dakar, Kolda, Dabo et Vélingara (Sud du pays), la pose d’au moins 450.000 compteurs à prépaiement et 30.000 compteurs intelligents, le financement des installations privées intérieures au profit de 25.000 ménages à bas revenus. Il a profité de cette occasion pour exprimer la reconnaissance du Sénégal à l’endroit de cette institution qui reste un partenaire privilégié notamment dans le financement de nos secteurs économiques stratégiques.

Le ministre des Finances reste convaincu que la modernisation de notre réseau de distribution d’électricité va renforcer sensiblement la compétitivité des entreprises et stimuler la croissance économique. Par effet d’entraînement, explique-t-il, elle va favoriser la création de Pme et ainsi permettre de générer de nombreux emplois surtout pour les jeunes et les femmes, en particulier dans les métiers de la transformation et de l’agrobusiness.
Il a salué la volonté politique affirmée du chef de l’Etat qui est clairement perceptible à travers les importants investissements qu’il a engagés pour permettre une forte production et une meilleure distribution d’une énergie électrique de qualité.

Une électricité de qualité
Sur le volet de la production, M. Bâ a rappelé la mise en service récente de deux des plus grandes centrales solaires d’Afrique de l’Ouest dans le Nord et le Centre du Sénégal (Bokhol et Malicounda), pour une capacité cumulée de 40 MW.  «Il s’agit ainsi, pour le président de la République, de poser les jalons d’un changement de paradigme dans notre système de production d’électricité grâce au mix-énergétique qui permettra d’augmenter nos capacités productives, particulièrement par la promotion des énergies propres et de réduire, en conséquence, notre dépendance aux énergies d’origine thermique », a déclaré Amadou Bâ.
Au demeurant, poursuit-il, l’accès des populations à une électricité de qualité et en quantité suffisante repose sur notre capacité à assurer son transport et sa distribution tout en réduisant fortement les pertes induites par ces activités.
Diederick Zambo de la Bei a souligné que ce projet qui sera exécuté par la Senelec, permettra de moderniser le réseau de distribution et d’améliorer la distribution. Ce qui est, à son avis, très important dans le cadre du Pse. Il a précisé que le projet aura un impact positif pour les populations de Dakar et celles des régions sud du pays.

« Le projet fera du Pse, une réalité pour les populations de Dakar et celles de la Casamance. Il permettra d’améliorer la qualité, la fiabilité de la fourniture d’électricité, de réduire les pertes sur le réseau et l’installation de compteurs prépayés », a-t-il ajouté. M. Zambo a indiqué que le Sénégal est l’un des plus grands bénéficiaires de l’appui de la Bei.

MISE EN ŒUVRE DU PSE
La contribution de banque s’élève à 197 milliards de FCfa
La Banque européenne d’investissement (Bei) est l’un des principaux partenaires dans la mise en œuvre du Pse. La précision a été faite hier par Amadou Bâ, lors de la signature des accords de financement du «Projet Senegal electricity modernisation » d’un montant de 49,197 milliards de FCfa. «Ce financement porte ainsi à 195 millions d’euros, environ 127,911 milliards de FCfa, la contribution de la Bei à la mise en œuvre du Pse, soit 65% de concrétisation des engagements financiers de la Bei au Groupe consultatif de présentation de la stratégie de développement économique et social du Sénégal », a précisé M. Bâ.

Il a rappelé qu’en dehors des prêts directs, la Bei a aussi accordé, à notre pays, des prêts via des groupes bancaires régionaux (comme la Boad, Ecobank, United Bank of Africa, Bank of Africa…) ; des financements de Pme via des fonds d’investissement et des financements octroyés au titre de son guichet privé.

A. KANDE

Saint-Louis a abrité  un atelier national de restitution des résultats de l’analyse des contraintes à l’investissement privé et au développement économique et social du Sénégal. Cet atelier entre dans la formulation d’un second compact du Millenium challenge corporation (Mcc).
 
Près  d’une centaine de participants, issus des services régionaux de l’administration déconcentrée, des collectivités locales, des organisations paysannes, des sociétés d’appui au développement (Saed, etc.), de la société civile, des Ong et autres partenaires, ont pris part à l’atelier de restitution des résultats de l’analyse des contraintes à l’investissement privé et au développement économique et social du Sénégal. Joseph Bernard Coly de l’Unité de coordination et de formulation du Millenium challenge account (Ucf Mca-Sénégal), a rappelé que l’analyse des contraintes constitue la première  des cinq étapes de formulation d’un compact et permet de définir les obstacles qui entravent l’investissement privé et la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.
 
L’étude conduite par l’Ucf-Mca, en collaboration avec le ministère de l’Economie des Finances et du Plan et le Mcc depuis juin dernier, a abouti à l’identification d’obstacles majeurs et sévères qui permettront de choisir les secteurs éligibles à ce second programme d’investissement qui sera soumis au Mcc.
 
Selon M. Coly, deux contraintes majeures pesantes sur la croissance et l'investissement au Sénégal ont été identifiées. Il s’agit du coût élevé de l'énergie et, dans une moindre mesure, le manque de fiabilité de l'électricité qui réduisent le rapport coût-efficacité des entreprises.  Il a noté également que les politiques réglementaires et administratives sont sources de perturbations.
 
Il a affirmé que le cadre administratif complexe et contraignant, les obstacles réglementaires et législatifs augmentent le coût des intrants, réduisent la rentabilité des entreprises et brident l'expansion et la modernisation des entreprises nationales, les empêchant d'adopter des modes de production plus sophistiqués, plus efficaces ou de passer à des échelles de production supérieures. Globalement, il ressort des résultats de l’étude que la logique des contraintes implique que des coûts de facteurs élevés liés à la cherté de l'énergie et de la mise en conformité aux dispositions de politiques légales, réglementaires et administratives, réduisent la compétitivité internationale des entreprises étrangères exportatrices. Outre les coûts élevés des facteurs, le cadre réglementaire et administratif pousse les entreprises nationales à rester petites, informelles et par conséquent moins productives. Ce qui limite leur croissance et leur expansion vers une activité d'exportation directe ou leur insertion dans des chaînes logistiques plus complexes.
 
L’adjoint au gouverneur, Babacar Bâ, s’est réjoui des résultats de la première phase du Mca-Sénégal. Un succès qui a permis au Sénégal d’être éligible, en 2015, à développer un deuxième compact par le Conseil d’administration du Mcc.  A ce titre, le gouvernement a mis en place l’Ucf-Mca Sénégal chargée de formuler la proposition que le pays va soumettre au financement du Mcc, représentant le gouvernement américain.
 
Mbagnick Kharachi DIAGNE
Afin de susciter la mobilisation et l’engagement de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique », la Banque africaine de développement (Bad) a initié une série d’ateliers régionaux d’échanges. Dakar a abrité, hier, celui de la zone ouest-africaine.
 
Dans le domaine agricole, l’Afrique fait face à un paradoxe qu’on a du mal à justifier, pour paraphraser le président de la Banque africaine de développement (Bad) Akinwumi Adesina. Voilà en effet un continent qui abrite les 65 % de terres non encore cultivées dans le monde à même de nourrir 9 milliards de personnes à l’horizon 2050 mais qui, étrangement, reste un grand importateur de nourriture dépensant, selon la Bad, jusqu’à 35 milliards de dollars par an. Et d’après les statistiques, ce chiffre devrait monter jusqu’à 110 milliards de dollars d’ici 2025 au regard de l’augmentation de la demande en produits alimentaires et le changement de mode de consommation liée à la croissance démographique ainsi qu’à l’urbanisation. Si l’Afrique importe autant, c’est bien parce que des opportunités en matière de transformation des produits agricoles existent sur le continent et que la demande est bien réelle.
 
Ce potentiel, la Bad estime qu’il est temps de l’exploiter « afin d’assurer un impact vital sur la croissance inclusive à travers le continent », bref qu’enfin « l’Afrique se nourrisse elle-même ». C’est cet impératif de survie qui constitue la toile de fond de la stratégie « Nourrir l’Afrique » pour la mise en œuvre de laquelle cette banque cherche à mobiliser, dans les dix ans à venir, 300 à 400 milliards de dollars. Après son approbation au mois de juin dernier par le Conseil d’administration puis son lancement officiel au mois de septembre, la Bad s’est engagée dans une série d’ateliers sous-régionaux afin de mobiliser les différents acteurs publics et privés impliqués dans le secteur agricoles dans le but de créer une dynamique pour la mise en œuvre de cette stratégie. La rencontre qui a eu lieu, hier, à Dakar, s’inscrit dans ce cadre. 
 
Au cours de celle-ci, Ken Johm du département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la Bad a décliné les grandes orientations de « Nourrir l’Afrique ». Selon l’expert de la Bad, la nouvelle stratégie de transformation de l’agriculture africaine est innovante à bien des égards. « Elle est exhaustive car abordant tous les catalyseurs clé de la transformation. Elle est ambitieuse au regard des buts, des objectifs, des cibles, coûts et retombées. Elle est centrée sur le développement des chaînes de valeurs prioritaires. Elle est transformationnelle car s’appuyant sur l’intensification des technologies et approches éprouvées.
 
Enfin, elle est consciente de la nécessité de développer des partenariats et des cofinancements pour réaliser les ambitions affichées », a argué M. Johm. Pour atteindre ses objectifs, « Nourrir l’Afrique » entend mettre l’accent sur l’accroissement de la productivité, sur la réalisation de la valeur de l’augmentation de la production, sur l’augmentation des investissements, sur l’instauration d’un climat propice à l’agro-business, sur la promotion des flux de capitaux, sur l’inclusion et la durabilité etc.   « Le Dr Adesina Akinwumi est convaincu que l’Afrique doit nourri l’Afrique. Pour cela, il ne cesse d’appeler à l’action en faveur de l’agriculture africaine. Cette même conviction est partagée par plusieurs de nos dirigeants notamment la vision du président Macky Sall pour l’autosuffisance en riz du Sénégal en 2017 », a déclaré Nshimyumuremyi  Adalbert, représentant résident de la Bad. 
 

PAPA ABDOULAYE SECK, MINISTRE DE L’AGRICULTURE
« Le gouvernement soutient l’initiative de la Bad »

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a assuré à la Bad le « soutien sans réserve » du gouvernement du Sénégal pour son initiative. En effet, estime le ministre, sous le leadership d’Akinwumi Adesina, cette banque « milite et agit conséquemment pour que l’Afrique nourrisse l’Afrique et que l’Afrique se positionne pour nourrir une partie du monde dans la durabilité ». Par ailleurs, le ministre a rappelé que le Sénégal s’est engagé dans un pari difficile mais réaliste et réalisable : à savoir tout mettre en œuvre pour une transformation structurelle de son agriculture dans le but d’atteindre, dans les meilleurs délais, une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable. Cela étant, Papa Abdoulaye Seck n’a pas manqué de souligner ce que signifie « Nourrir l’Afrique » pour le gouvernement du Sénégal. Selon lui, il s’agit tout d’abord de mutualiser les interventions à l’échelle du continent, c’est-à-dire une mise en synergie des efforts, des intelligences et des moyens en vue d’une exploitation optimale des capacités productives des écosystèmes. Ensuite comprendre et accepter que l’indépendance alimentaire est la plus forte des indépendances.
Enfin, d’après lui, nourrir l’Afrique, « c’est assurer effectivement la prise en charge de toutes une panoplie de préalables ». Il en a cité douze : la maîtrise de l’eau, l’augmentation de la productivité, la mise à la disposition du monde rural des facteurs de production de qualité, la réforme du foncier, l’amélioration de l’accès au marché, la formation, l’information et le soutien aux exploitations familiales, l’appropriation et l’incorporation d’innovations technologiques, la favorisation de l’émergence d’un système privé qui développe des synergies avec les exploitations familiales, la promotion de l’emploi des jeunes, des femmes et des personnes porteuses d’handicaps physiques, la mise en place d’infrastructures pour lutter contre les pertes post-récoltes qui se situent entre 25 et 40 %, la restauration et l’amélioration de la fertilité des sols, l’assainissement de l’environnement de la production et de la commercialisation.

 
El Hadj Ibrahima Thiam
 
 

Hier, les résultats de deux études sur l’analyse des données statistiques nationales sur le genre ont été publiés. Ils renseignent sur les situations différenciées des femmes et des hommes dans six domaines.
Les résultats de deux études portant sur l’analyse des données statistiques nationales sur le genre menées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en partenariat avec Onu-Femmes ont été dévoilés, hier. Eclairant sur certains aspects liés à la problématique des rapports féminin/masculin, ces études s’inscrivent dans le projet « Appui aux statistiques du genre » et ont pour base les données secondaires disponibles à l’Ansd à travers ses différentes enquêtes et recensements réalisés. Elles portent sur six thématiques en rapport avec le genre : la démographie, la santé, l’éducation, la migration, l’emploi et la nuptialité.
En termes de démographie, la moitié de la population a moins de 18 ans avec 17 ans pour le sexe masculin et 19 pour le sexe féminin. Les femmes ont une espérance de vie à la naissance de 65,8 ans contre 63,5 ans pour les hommes. Dans le domaine de l’éducation, le taux brut de scolarisation au primaire et au moyen est plus élevé chez les filles que chez les garçons mais au secondaire cette tendance s’inverse.
Concernant le secteur de l’agriculture, 68,1 % du cheptel sont détenus par les hommes contre 31,9 % pour les femmes. Même constat quant à la superficie exploitée où les hommes s’accaparent 75,8 % des terres contre 23,4 % pour les femmes. Ainsi, ces données renseignent sur les situations différenciées des femmes et des hommes et devraient permettre aux décideurs et aux planificateurs de disposer d’informations nécessaires pour l’analyse comparative entre les deux sexes afin de pouvoir élaborer des stratégies d’intégration efficace. « L’intérêt de ces études, c’est qu’elles permettent d’exploiter, au mieux, les données existantes et de porter un regard très particulier sur les statistiques du genre sur lesquelles les décideurs peuvent se fonder pour prendre des décisions qui devraient accélérer le développement économique et social », a expliqué le Directeur général de l’Ansd, Aboubacar Sedikh Bèye. Ces données constituent donc des outils pour corriger et améliorer certaines politiques de développement économique et social. «Ce sont des statistiques qui existaient dans nos banques de données mais qui n’étaient pas souvent utilisées », a-t-il ajouté.

Identifier le fossé existant
L’engagement de Onu-Femmes dans ce projet s’explique par sa volonté « d’améliorer la disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation des statistiques désagrégées par sexe en vue de renforcer les politiques et appuyer le plaidoyer et la responsabilisation des partenaires en égalité des sexes et en autonomisation des femmes », a indiqué Corinne Delphine Ndaw, Directrice régionale adjointe de Onu-femmes. Se félicitant du fait que ces études permettent d’identifier le fossé existant en données manquantes et d’y apporter des solutions, Mme Ndaw a encouragé le gouvernement du Sénégal à poursuivre dans cette voie, en veillant à la disponibilité de données ventilées par sexe, exploitées et analysées sur la situation des femmes.

Selon le Secrétaire général du ministère de la Famille, de la Femme, et de l’Enfance, la production de données sensibles au genre est indispensable pour appuyer la formulation et la mise en œuvre de politiques dans une perspective genre. « Notre ministère, chargé de la coordination et de la mise en œuvre des politiques nationales genre s’inscrit dans une dynamique d’appui à la prise en compte du genre dans toutes les interventions sectorielles afin de garantir l’égalité des femmes et des hommes. Nous renforcerons le partenariat avec l’Ansd pour que les statistiques nationales reflètent davantage la contribution des femmes aux différents agrégats économiques mais aussi sur les indicateurs sociaux », a déclaré Sidy Guèye. A l’en croire, la disponibilité des indicateurs désagrégés par sexe est un défi majeur pour franchir l’étape de l’institutionnalisation du genre dans tous les secteurs et la réalisation de la vision du chef de l’Etat formulée dans le Plan Sénégal émergent.
Elhadji Ibrahima THIAM

Signature d’accords de financement d’un projet d’électricité, aujourd’hui
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le chef de Division pour l’Afrique de la Banque européenne d’investissement (Bei), Diederick Zambo, vont procéder à la signature des accords de financement du Projet Senegal Electricity Modernisation, aujourd’hui, à partir de 11h 30 mn, annonce un communiqué. Cette cérémonie se tiendra à la salle de conférence du 6ème étage du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, précise le communiqué.
Il signale que les accords en question portent sur 49 milliards 197 millions de FCfa, soit 75 millions d’euros.

Hier, s’est ouvert à Dakar, le 1er sommet international sur le bassin sédimentaire Mauritanie-Sénégal-Gambie-Bissau-Conakry. Il réunit les ministres en charge de l’Energie de ces cinq pays, des sociétés pétrolières nationales de ces pays et des investisseurs ainsi que des compagnies pétrolières internationales pour échanger sur le potentiel pétrolier du bassin sédimentaire sous-régional.
Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a ouvert, hier, les travaux du 1er sommet international sur le bassin sédimentaire Mauritanie-Sénégal-Gambie-Bissau-Conakry. Ce sommet réunit, pendant deux jours, les ministres en charge de l’Energie de ces cinq pays, les sociétés pétrolières nationales des pays concernés et des investisseurs et compagnies pétrolières internationales pour échanger sur le potentiel pétrolier du bassin sédimentaire sous-régional et les moyens d’assurer une exploitation profitable aux populations. Thierno Alassane Sall a rappelé que le gouvernement sénégalais s’est inscrit dans une logique de « gestion saine et transparente des ressources naturelles ». « Le référendum de mars dernier a consacré l’appartenance des ressources naturelles au peuple.

Le gouvernement n’est que délégataire.  Le gouvernement veut une gestion saine et transparente des ressources naturelles au bénéfice des populations », a indiqué M. Sall. Il a souligné que le Rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) retrace l’ensemble des flux financiers dans le secteur. Le ministre a expliqué que dans sa politique  de transparence, le gouvernement a publié tous les contrats dans le secteur des mines et des hydrocarbures et la création récente d’un Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (Cos Pétrogaz) s’inscrit également dans cette dynamique.


Il a salué l’organisation de ce 1er sommet au Sénégal qui constitue, à son avis, un grand rendez-vous « d’échanges, des idées et des expériences ». « C’est une heureuse initiative qui vient à point nommé. Ce sommet intervient à un tournant stratégique avec les découvertes récentes de pétrole et gaz dans notre pays », a affirmé le ministre de l’Energie. Il soutient que le bassin sédimentaire entre ces cinq pays n’a pas encore révélé tout son potentiel et reste convaincu que l’exploitation de ces réserves permettra de relever le défi de l’indépendance énergétique du continent. Toutefois, Thierno Alassane affirme que les découvertes d’hydrocarbures suscitent autant d’espoirs que de malédictions. A son avis, les Etats africains doivent apprendre des erreurs et capitaliser des expériences vécues dans ces pays pour éviter de tomber dans les mêmes problèmes. 

COS PETROGAZ : L’installation prévue le 2 décembre prochain

Le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos petrogaz) créé en octobre dernier, sera installé le 2 décembre prochain par le chef de l’Etat, a annoncé le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables. Thierno Alassane Sall présidait les travaux du 1er sommet international sur le bassin sédimentaire Mauritanie-Sénégal-Gambie-Bissau-Conakry. Ce comité est chargé d’assister le président de la République et le gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en développement de projets pétroliers et gaziers.

Présidé par le chef de l’Etat, le Cos est composé du Premier ministre, des ministres en charge de l’Energie, de l’Industrie et des Mines, de représentants d’institutions de la République ainsi que d’autres structures intervenant dans le secteur. En dehors de ces acteurs, le président de la République peut inviter aux travaux du Cos, toute personne ou compétence utile à la réalisation de ses missions. L’ingénieur des mines, Ousmane Ndiaye, a été nommé Secrétaire permanent du Cos Pétrogaz.

brian f. maxted, directeur exploration de kosmos energy : « Le bassin sénégalo-mauritanien, l’un des plus importants de l’Atlantique »

Depuis les découvertes de gaz et de pétrole en eau profonde de la Mauritanie et du Sénégal, on savait que ce bassin sédimentaire recèle un énorme potentiel. Mais on ne soupçonnait pas qu’il représenterait « l’un des plus grands et plus importants » systèmes pétroliers jusque-là jamais mis à jour le long de la marge Atlantique comme l’a indiqué, hier, Brian F. Maxted, le directeur exploration de Kosmos Energy.

« Sur la base de l’analyse des résultats du puits et de l’interprétation des nouvelles données sismiques et de celles dont nous disposons déjà, nous pensons que le bassin en eau profonde de Mauritanie et du Sénégal devrait représenter l’un des plus grands et plus importants systèmes pétroliers jamais mis à jour le long de la marge Atlantique », a-t-il dit, dans un entretien dans le guide d’évènement du premier sommet international sur le bassin sédimentaire Msgbc (Mauritanie-Sénégal-Gambie- Bissau-Conakry).  Des propos qu’il a répétés, hier, au premier jour du 1er sommet international sur le bassin sédimentaire Mauritanie-Sénégal-Gambie-Bissau-Conakry.  « Avec une base de ressource potentielle de très grande ampleur aussi bien en termes de gaz qu’en termes de pétrole, nous nous employons actuellement à sécuriser le bassin en vue d’une exploration et d’un développement futur », a-t-il ajouté.

« Les nouveaux prospects que nous avons identifiés sont parmi les plus grandes opportunités d’exploration non forées connues à ce jour le long de la marge atlantique », a poursuivi Brian F. Maxted. Evidemment, un tel potentiel suscite des appétits. D’où la présence de compagnies et sociétés qui interviennent dans les hydrocarbures. Cairn Energy, Rps Sénégal, Woodsid, Technip, Aker Solutions, Tgs, Kosmos, Geopartners, Gran Canaria Subsea and Offshore Base, Africa Fortesa coporation, Oranto Petrolium, Spectrum Geo Ltd.

Le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de m3. Il est à cheval sur la frontière sénégalo-mauritanienne.
Sur instruction des chefs d’Etat sénégalais et mauritanien, un groupe de travail regroupant Kosmos Energy, les sociétés nationales pétrolières des deux pays ainsi que des représentants des ministères de l’énergie est mis en place pour étudier le meilleur plan de commercialisation de ressources gazières. « Ce groupe de travail a bien avancé sur le programme de développement des ressources gazières », a indiqué Brian F. Maxted, rappelant que les estimations tablent à plus de 50 milliards de pieds cubes de ressources gazières mises à jour et potentiel dans le bassin Mauritanie-Sénégal.

Dans le schéma retenu, le groupe a décidé de développer progressivement ces ressources en commençant le gisement transfrontalier  de Tortue qui contient un gaz « accessible et de haute qualité. »   Le Sénégal et la Mauritanie se sont engagés, début novembre, à faire les efforts nécessaires à l’approbation, dans les meilleurs délais, de l’accord de coopération intergouvernementale signé par les deux pays et portant sur le développement du champ transfrontalier Grand Tortue-Ahmeyim. Insistant sur la stabilité, Brian F. Maxted, le directeur exploration de Kosmos Energy a affirmé que son groupe encourage la transparence et veille au respect de l’environnement. Il a indiqué que tous les contrats de Kosmos concernant le Sénégal seront transmis à l’Itie.  


le ministre sur le carburant des negociants genevois  : « Il n’y a aucun problème »

Interpellé sur l’affaire du mauvais carburant, Thierno Alassane Sall précise que des prélèvements ont été faits et des analyses effectuées au laboratoire de la Société africaine de raffinage (Sar). Il soutient que les résultats ont montré qu’il n’y a aucun problème car le carburant respecte les normes. Au mois de septembre, l’Ong «Public Eye», dans un rapport, accusait des traders suisses de déverser de l’essence sale en Afrique. Cette Ong avait mesuré des taux de soufre effarants dans les carburants vendus par les négociants genevois en Afrique de l’Ouest.

Son enquête décrypte le modèle d’affaires mal connu du carburant à bas prix. Des révélations qui avaient suscité l’indignation et une levée de boucliers dans des pays comme le Sénégal, le Mali. Aussitôt, la Société africaine de raffinage avait sorti un communiqué pour soutenir que le carburant vendu au Sénégal répondait aux normes. La Société Vivo Energy avait aussi battu en brèche ces accusations.

Mamadou Faye, Directeur general de Petrosen : « Les autres blocs seront attribués à l’issue
d’un appel d’offres »

Pour s’adapter à la nouvelle donne, le Sénégal est en train de faire un toilettage de son code minier. Adopté en 1960, ce texte a fait l’objet de plusieurs révisions pour tenir de l’évolution du secteur. En 1986, une nouvelle loi a été adoptée introduisant les bonus de signature. En 1998, une autre loi a amélioré celle de 1986. « Aujourd’hui, le Sénégal est à un stade assez avancé dans l’élaboration de la nouvelle loi qui va tenir compte des réussites et des échecs », a déclaré Mamadou Faye, le directeur général de Petrosen.

Il a assuré qu’un accent sera mis sur la transparence, le cadre fiscal, les entreprises qui évoluent dans la branche transformation, l’environnement, le développement, etc. M. Faye soutient que la volonté des autorités est de faire en sorte que le Sénégal soit l’un des pays les mieux cotés dans la gestion de ces ressources afin que les retombées puissent profiter aux populations. Il a annoncé que les autres blocs seront attribués à l’issue d’un appel d’offres et le dépouillement se fera en présence de tous les soumissionnaires. Et les discussions seront entamées avec les compagnies qui seront retenues.

Depuis les découvertes de gaz et de pétrole en eau profonde de la Mauritanie et du Sénégal, on savait que ce bassin sédimentaire recèle un énorme potentiel. Mais on ne soupçonnait pas qu’il représenterait « l’un des plus grands et plus importants » systèmes pétroliers jusque-là jamais mis à jour le long de la marge Atlantique comme l’a indiqué, hier, Brian F. Maxted, le directeur exploration de Kosmos Energy.

« Sur la base de l’analyse des résultats du puits et de l’interprétation des nouvelles données sismiques et de celles dont nous disposons déjà, nous pensons que le bassin en eau profonde de Mauritanie et du Sénégal devrait représenter l’un des plus grands et plus importants systèmes pétroliers jamais mis à jour le long de la marge Atlantique », a-t-il dit, dans un entretien dans le guide d’évènement du premier sommet international sur le bassin sédimentaire Msgbc (Mauritanie-Sénégal-Gambie- Bissau-Conakry).  Des propos qu’il a répétés, hier, au premier jour du 1er sommet international sur le bassin sédimentaire Mauritanie-Sénégal-Gambie-Bissau-Conakry.  « Avec une base de ressource potentielle de très grande ampleur aussi bien en termes de gaz qu’en termes de pétrole, nous nous employons actuellement à sécuriser le bassin en vue d’une exploration et d’un développement futur », a-t-il ajouté.

« Les nouveaux prospects que nous avons identifiés sont parmi les plus grandes opportunités d’exploration non forées connues à ce jour le long de la marge atlantique », a poursuivi Brian F. Maxted. Evidemment, un tel potentiel suscite des appétits. D’où la présence de compagnies et sociétés qui interviennent dans les hydrocarbures. Cairn Energy, Rps Sénégal, Woodsid, Technip, Aker Solutions, Tgs, Kosmos, Geopartners, Gran Canaria Subsea and Offshore Base, Africa Fortesa coporation, Oranto Petrolium, Spectrum Geo Ltd.

Le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de m3. Il est à cheval sur la frontière sénégalo-mauritanienne.

Sur instruction des chefs d’Etat sénégalais et mauritanien, un groupe de travail regroupant Kosmos Energy, les sociétés nationales pétrolières des deux pays ainsi que des représentants des ministères de l’énergie est mis en place pour étudier le meilleur plan de commercialisation de ressources gazières. « Ce groupe de travail a bien avancé sur le programme de développement des ressources gazières », a indiqué Brian F. Maxted, rappelant que les estimations tablent à plus de 50 milliards de pieds cubes de ressources gazières mises à jour et potentiel dans le bassin Mauritanie-Sénégal. Dans le schéma retenu, le groupe a décidé de développer progressivement ces ressources en commençant le gisement transfrontalier  de Tortue qui contient un gaz « accessible et de haute qualité. »   Le Sénégal et la Mauritanie se sont engagés, début novembre, à faire les efforts nécessaires à l’approbation, dans les meilleurs délais, de l’accord de coopération intergouvernementale signé par les deux pays et portant sur le développement du champ transfrontalier Grand Tortue-Ahmeyim. Insistant sur la stabilité, Brian F. Maxted, le directeur exploration de Kosmos Energy a affirmé que son groupe encourage la transparence et veille au respect de l’environnement. Il a indiqué que tous les contrats de Kosmos concernant le Sénégal seront transmis à l’Itie.       

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le chef de Division pour l’Afrique de la Banque européenne d’investissement (Bei), Diederick Zambo, vont procéder à la signature des accords de financement du Projet Senegal Electricity Modernisation, aujourd’hui, à partir de 11h 30 mn, annonce un communiqué. Cette cérémonie se tiendra à la salle de conférence du 6ème étage du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, précise le communiqué.
Il signale que les accords en question portent sur 49 milliards 197 millions de FCfa, soit 75 millions d’euros.

« La volonté de la Cedeao d’accroître les échanges sous régionaux de 11% à 30% en 2030 dépendra largement de la capacité de la sous-région à se doter d’infrastructures de transport nécessaires pour sous-tendre l’activité économique, réduire le coût des affaires et accroître la compétitivité », a estimé Amadou Ciré Touré, le directeur du Contrôle interne à la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques. De nombreux obstacles ralentissent, de manière considérable, la croissance de la sous-région, selon des experts réunis à Dakar.

Les infrastructures de transport sont à l’origine d’un manque à gagner pour la croissance en Afrique de l’Ouest en raison des insuffisances d’investissements, des défaillances de gestion.

Un document présenté, hier, à l’ouverture d’une rencontre de deux jours axée sur le thème : « les Infrastructures de transport et le commerce en Afrique de l’Ouest» note que les charges à l’essieu normalisées non respectées, entrainent la dégradation des routes qui sont insuffisantes. Le réseau routier de la sous-région est largement inférieur à celui de l’Afrique australe.

En 2000, l’Afrique de l’Ouest comptait 409 377 km contre 801 751 km pour l’Afrique australe. En 2006, malgré les avancées, il se situait à 434 910 km contre 853 676 km pour cette autre partie de l’Afrique.

Autre facteur noté, sur les routes, les utilisateurs de corridors sont souvent soumis à l’extorsion le long des multiples barrages et points de contrôle en plus des tarifs de fret de l’Afrique de l’Ouest qui sont les plus élevés du continent après ceux de l’Afrique centrale alors que le déplacement dans la sous-région demeure la plus faible de l’Afrique.
Sur le plan ferroviaire, la sous-région, avec ses 9715 kilomètres et une densité de 1,9 km par 1000 kilomètres carrés, figure aussi parmi les plus faibles densités du monde dans ce domaine.

Une lueur dénommée Pida
Pourtant, selon toujours le document, des avantages commerciaux potentiels liés à l’investissement dans la mise à niveau et l’entretien d’un réseau autoroutier transafricain existent et les échanges intra Cedeao, par exemple, pourraient passer de 1 700 milliards de FCfa à plus de 4 336 milliards.

En plus, cette amélioration du réseau boosterait les échanges commerciaux entre la Cedeao et l’Afrique centrale faisant passer le chiffre d’affaires de plus 384 milliards à plus 950 milliards de FCfa. D’où la pertinence du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) qui vise à fournir un cadre stratégique de développement des infrastructures de transport dont le financement estimé à 64 872 milliards de FCFA d’ici à 2020, compte apporter la bonne réponse.

Il ambitionne de relier les grands centres de production et de consommation, de réaliser des liaisons entre les grandes villes, de définir les meilleures plateformes portuaires et liaisons ferroviaires et enfin d’offrir aux pays enclavés un meilleur accès au commerce régional et international.

Ouverte par Amadou Ciré Touré, représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, la réunion de deux jours, avec des experts ayant en charge les secteurs de transport, des infrastructures et du Commerce dans la zone Cedeao ainsi que les acteurs du secteur privé et de la société civile, se tient dans la capitale sénégalaise. Elle devrait permettre d’analyser les options disponibles et l’état des lieux des mécanismes de financement innovants, de discuter des contraintes et défis majeurs pour identifier les stratégies et d’optimiser leurs apports à la transformation structurelle des économies de la sous-région. Elle est organisée par le Bureau sous régional pour l’Afrique de l’ouest de la Commission économique de l’Afrique (Cea) des Nations Unis et le gouvernement du Sénégal.

Fara Michel DIEYE

Avec le 11ème Fonds européen de développement (Fed), l’Union européenne avait pris des engagements financiers de l’ordre de 200 millions d’euros, soit 131 milliards de FCfa sur la période 2014-2017. Une enveloppe qui doit servir au renforcement de la gouvernance démocratique, au développement agricole et à la sécurité alimentaire, à l’eau et à l’assainissement.

Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, l’Union européenne a largement dépassé ce montant qui, aujourd’hui, s’établit à 475 millions d’euros soit 311 milliards de FCfa. Cela s’explique par la prise en compte d’autres instruments européens de coopération comme le Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique.

Elh. I. THIAM

Durant le mois de septembre 2016, la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est détériorée de 1,2% en variation mensuelle, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). « Cette situation est essentiellement imputable au différentiel d’inflation défavorable (plus 1,3%), dans un contexte de légère dépréciation du FCfa (moins 0,1%) par rapport aux monnaies des pays partenaires », explique la Dpee dans son bulletin de conjoncture. Vis-à-vis des partenaires membres de la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine), la Dpee a relevé des pertes de compétitivité de 1% en rythme mensuel, en raison du niveau relativement défavorable des prix intérieurs. Par rapport aux principaux partenaires membres de la zone Euro, le différentiel d’inflation défavorable a également induit des pertes de compétitivité de l’ordre de 1,5%, comparativement au mois précédent.

(APA)

Organisée conjointement par la Banque islamique de développement et le Millénium promise alliance, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs, samedi dernier, lors de la revue à mi-parcours des Projets des villages durables et des villages du millénaire pour évaluer les progrès accomplis par lesdits projets. Il est ressorti que des réalisations importantes ont été faites dans tous les secteurs : santé, éducation, autonomisation des femmes et élevage.

Ouvrant les travaux, le représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Souaibou Sonko, a dit que le Sénégal est heureux d’abriter cet important atelier dont l’objectif est d’évaluer les progrès accomplis, identifier les goulots d’étranglement et s’accorder sur des solutions idoines pour accélérer la mise en œuvre de ces projets. Il a indiqué que les projets des villages durables et des villages du millénaire poursuivent l’objectif d’éradiquer l’extrême pauvreté dans les zones rurales les plus pauvres, notamment en Afrique, en améliorant les conditions de vie des populations par l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement et les Objectifs de développement durable communautaire. « En 2006, le Sénégal a été un des pays pilotes pour démarrer ce projet des Nations Unies avec l’expérience qui a eu lieu à Potou. C’est une expérience importante car nous savons qu’à Potou, des réalisations importantes ont été faites dans tous les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’autonomisation des femmes de l’élevage… En fait, c’est un programme de développement intégré et en plus c’est un programme qui est réalisé en relation avec nos communautés, les communautés rurales, les communes, les femmes, les associations, tout le monde est impliqué », a expliqué M. Sonko.

Toutefois, il a soutenu que les objectifs ne peuvent être atteints que s’il y a une appropriation des projets par les populations. «C’est un projet qui couvre une zone étendue comme les zones de pêche, les zones agricoles, les zones de maraîchage, c’est un projet intégré. Les principes d’opérationnalisation de ces projets favorisent les approches multisectorielles et articulées multi-échelle intégrant les omd, odd au plan de développement local aligné à la décentralisation et à la déconcentration en cohérence avec les stratégies et programmes nationaux », a ajouté Souaibou Sonko. « Le projet de village de millénaire de Potou financé par la Banque islamique de développement, le Fonds de solidarité islamique de développement et le gouvernement du Sénégal mis en œuvre par Millénium promise a montré, à suffisance, qu’il est possible d’atteindre les omd, odd dans les localités, en santé, éducation, de lutter contre la pauvreté et la famine, de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et de préserver l’environnement sur une période de cinq à dix ans », a-t-il poursuivi.

Selon Souaibou Sonko, « cette idée d’une dynamique de développement à partir du niveau local en synergie avec les dynamiques de développement national conçue et mise en œuvre par les projets  constituent le mécanisme opérationnel le plus approprié de la vision économique du président Macky sall, à travers la combinaison du Plan Sénégal émergent et l’Acte 3 de la décentralisation. Les projets de villages sont importants pour nous et sont en droite ligne avec notre politique de développement ».

Amadou DIOP

Le Centre pour la promotion des importations en provenance des pays en développement aux Pays-Bas (Cbi) et l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) ont organisé, hier, un atelier des bailleurs et donateurs de la filière des fruits et légumes. Il vise à identifier les problèmes qui freinent le développement du secteur horticole.

La production horticole sénégalaise a connu une forte croissance ces dernières années. En dix ans, la production est passée de 560 mille tonnes à plus d’un million de tonnes, selon le Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). En 2015, rappelle Jean Marie Diouf, ce sont près de 90.635 tonnes de produits horticoles qui ont été exportées dont 70% en Europe, représentant une valeur de près de 50 milliards de FCfa. Malgré ces résultats, le Sénégal peut faire mieux puisque le potentiel de production est énorme, estime M. Diouf. D’où l’organisation, hier, par le  Centre pour la promotion des importations en provenance des pays en développement aux Pays-Bas (Cbi) en partenariat avec l’Asepex d’un atelier des bailleurs et donateurs de la filière des fruits et légumes. Cette rencontre qui fait suite à celle organisée en mars 2015, a pour objectif de passer en revue les appuis des partenaires techniques et financiers à ce secteur, réfléchir sur une meilleure implication des bailleurs de fonds dans le développement des exportations de fruits et légumes vers les marchés européens et créer une synergie d’intervention entre eux. « Le secteur horticole est la locomotive des exportations agricoles. Mais il y a des défis à relever. C’est pourquoi, nous avons réuni tous les acteurs et les bailleurs de fonds pour ensemble, identifier les problèmes sur la chaine de valeur », a déclaré M. Diouf. Il soutient que si l’accès au marché est laissé en rade, l’écoulement de la production risque de se poser avec acuité. Le Secrétaire général de l’Asepex est d’avis qu’il faut également miser sur la transformation des produits afin de créer des emplois, de la richesse et de la valeur ajoutée. Il juge important la maîtrise, par les acteurs, du circuit des exportations. L’amélioration de la qualité des produits, l’approfondissement de la recherche, le renforcement de la productivité, sont autant de leviers sur lesquels il faut, à son avis, intervenir pour développer les exportations horticoles. «Nous sommes convaincus que le potentiel sénégalais en termes d’exportations horticoles est énorme. Ces dernières années, il y a eu une forte croissance», a noté Theo Peters, ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal.

Toutefois, il souligne que le Sénégal doit faire des efforts en vue de faciliter l’accès des produits aux marchés. Il a rappelé que son pays est intervenu notamment pour le désenclavement de la Casamance avec le dragage du fleuve. « Il faut veiller à ce que tous les maillons de la chaine de valeur fonctionnent bien pour développer les exportations », a recommandé Gary Tomlins, expert néerlandais en fruits et légumes.

Aliou KANDE

Les résultats du Groupe Emirates ont baissé de 1% du chiffre d’affaires de la Compagnie. La compagnie a transporté 28 millions de passagers, soit une hausse de 9% sur l'expansion de la capacité globale. Dans l’ensemble, le Groupe a maintenu une position stable par rapport à son chiffre d'affaires, « cependant, ses bénéfices ont été écorchés par le double impact d'un dollar américain fort et un environnement commercial difficile pour la compagnie aérienne et pour le secteur de l’industrie aérienne en général ». Selon le rapport semestriel, le chiffre d'affaires du groupe Emirates était de 12,7 milliards de dollars au cours du premier semestre de son exercice financier 2016-17, en hausse de 1 % par rapport à la même période de l'année dernière, soit 12,5 milliards de dollars avec un bénéfice net semestriel de 364 millions de dollars, soit une baisse de 64%.

Toutefois, la situation de trésorerie du Groupe au 30 septembre 2016 s'établissait à 4,1 milliards de dollars, comparés à 6,4 milliards de dollars au 31 mars 2016. Une situation qui, d’après ce rapport, s'explique par les investissements en cours principalement dans l’achat de nouveaux avions, des projets d'infrastructure et l’acquisition d'entreprises ainsi que les remboursements d'obligations d'un montant total de 1,1 milliard de dollar, de prêts et de passifs immobiliers.

I. BA

L’apiculture regorge d’énormes potentialités en termes de création d’emplois et de génération de revenus. Seulement, la filière souffre d’une inorganisation qui ne permet pas d’en profiter. Les acteurs ont décidé d’y remédier en créant une plateforme d’échanges et de mise à niveau.

S’organiser pour profiter, au mieux, des potentialités mellifères, est la ferme résolution prise par les acteurs de la filière apicole qui ont décidé de se regrouper au sein d’une entité dénommée « Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole ». Celle-ci a été mise en place, hier, au cours d’un atelier présidé par le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. Cette nouvelle structure, inspirée de la Plateforme apicole panafricaine, sera un forum d’échanges, de mise à niveau et de recherches de solutions aux contraintes qui plombent le développement apicole. L’idée est que des apiculteurs bien formés sont susceptibles de tirer de grands profits des opportunités immenses qu’offrent les activités liées au travail des abeilles.

Au Sénégal, au fil des années, la production de miel ne cesse de croître. Elle est passée de 2.800 tonnes en 2012 à 3.500 tonnes en 2015. Pourtant, le secteur apicole peine à se développer, à se moderniser et à se tourner vers le marché alors qu’il regorge d’énormes potentialités pour la création d’emplois et la génération de revenus conséquents surtout en Casamance, dans le Sénégal oriental, dans les Iles du Saloum, à Thiès, dans la zone des Niayes et dans la vallée du Fleuve qui restent des endroits propices pour l’apiculture. Le manque d’organisation des acteurs qui se reflète à travers la multitude d’organisations apicoles travaillant de manière séparées ne milite pas également en faveur du développement harmonieux du secteur. Il était, dès lors, urgent, a soutenu le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, de « mettre en place une organisation fédératrice dans laquelle tous les acteurs de la production à la mise en marché des produits, en passant par les prestataires de services se reconnaissent et se retrouvent ». Le ministre est d’avis que le développement de cette filière passera par la restructuration du mouvement apicole national conduite de manière participative et inclusive. « L’apiculture, par les revenus substantiels qu’elle procure, constitue à n’en plus douter, un levier important pour la création d’emplois pour notre jeunesse, un support incontestable pour la protection de l’environnement et un élément d’intégration agricole à travers la pollinisation », a-t-elle affirmé. Pour les acteurs de la filière avicole, la mise en place de cette plateforme est une forme de reconnaissance de l’importance de l’abeille dans la production de miel et d’autres sous-produits de ruche comme le venin, le propolis, la cire et le pollen, mais aussi son rôle dans la biodiversité. « Par leur travail de butinage, les abeilles favorisent la production optimale des fruits, des légumes et des graines. Elles sont responsables de la pollinisation de plus de 80% des plantes et fleurs. Et la valeur économique de la pollinisation a été estimée, en 2005, par la Fao, à 153 milliards d’euros, soit 9 à 10% de l’alimentation destinée à l’humanité », a déclaré le président de l’Union nationale des apiculteurs du Sénégal (Unas) Boubacar Cissé.

Avec cette structure fédératrice, les apiculteurs entendent faire en sorte que leur secteur soit désormais considéré comme un métier à part entière et non plus comme une activité de diversification ou d’appoint. Au sein de cette plateforme, les acteurs apicoles, considérant que « l’apiculture moderne est d’abord une science avant d’être un passe-temps ou une activité économique », veulent que l’accent soit mis sur la formation (5.000 personnes dans un horizon de cinq ans), sur la création de rucher-école dans chaque région et les équipements comme ils l’ont déjà suggéré dans le Programme quinquennal de développement intégral de l’apiculture au Sénégal (Pqdias).

Au regard de l’importance que joue la petite abeille dans la biodiversité et dans la sécurité alimentaire, le représentant de l’U-Ibar, Norbert Mbain a invité à prendre soin de cette espèce « responsable de la pollinisation de plus de 70% de ce que nous mangeons au quotidien ». Dans la même dynamique et tout en saluant les efforts consentis par le gouvernement du Sénégal pour développer la filière apicole, M. Mbain a rappelé que l’apiculture est la seule spéculation, dans les productions animales, où le coût de production est égale à zéro. Une façon pour lui de souligner tout l’intérêt qu’il y a à développer le secteur mellifère.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Sénégal a célébré, hier, la Journée mondiale de la pêche au cours de laquelle le ministre Oumar Guèye a rappelé la place centrale de la cogestion pour la préservation des ressources.

«Gouvernance locale : rôle et responsabilité des acteurs face à la nouvelle réglementation de la pêche». C’est le thème de l’édition 2016 de la Journée mondiale de la pêche célébrée, hier, par le Sénégal. Cette rencontre a été une occasion, pour le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, de revenir sur l’importance stratégique du secteur qui a généré, en 2015, près de 195 milliards de FCfa de recettes d’exportation et de rappeler les efforts du gouvernement pour une gestion durable de la ressource. Selon M. Guèye, son département, en concertation avec les acteurs, a ouvert d’importants chantiers visant à améliorer sa politique d’intervention et le cadre réglementaire pour une bonne gouvernance du secteur. Ainsi, le Code de la pêche maritime a été révisé en 2015 et la nouvelle Lettre de politique sectorielle élaborée et validée en mai dernier. Il a aussi évoqué la cogestion qui est, à son avis, une véritable forme de gouvernance consistant à un partage de pouvoirs et responsabilités entre l’Etat et les acteurs. Elle a été inscrite, pour la première fois, dans la loi portant code de la pêche maritime. Cette option, explique le ministre, a été renforcée par la nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture. Il a précisé que le cadre d’orientation sectorielle met un accent sur la promotion de la cogestion dans la gestion durable des pêcheries. Le gouvernement du Sénégal entend ainsi consolider les acquis et renforcer les capacités des acteurs.

Sur cette question, Oumar Guèye a salué l’exemple réussi de cogestion à Ngaparou. Dans ce village du département de Mbour, poursuit-il, l’expérimentation de la cogestion a permis à certaines espèces de poisson en voie de disparition, de faire leur réapparition. «C’est vous dire que notre pays est en phase avec les instruments de gouvernance internationaux qui mettent les acteurs au cœur des politiques de gestion des pêches », a déclaré Oumar Guèye. Il a salué la dynamique unitaire enclenchée depuis 2015 et qui permet de célébrer la Journée mondiale de la pêche avec l’implication de tous.

Les acteurs n’ont pas manqué de faire des propositions pour une gestion durable des pêches. Par la voix de leur porte parole, Makhtar Thiam, ils demandent à la tutelle de vulgariser le décret d’application du nouveau code de la pêche ; d’allouer des ressources budgétaires supplémentaires au secteur de la pêche et de l’aquaculture pour mieux exploiter son potentiel et lui faire jouer son rôle stratégique dans la croissance, le développement économique et social du pays et dans le Pse. L’autre proposition a trait au renforcement des moyens d’intervention des administrations des pêches et de l’aquaculture.

Aliou KANDE

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