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Affaires et Finances (1896)

Après une longue traversée du désert, la Senelec est, aujourd’hui, viable et crédible avec des comptes certifiés. Entre 2014 et 2016, la société a réalisé des résultats encourageants. L’objectif du gouvernement, c’est d’arriver à un kilowatt/heure à 50 FCfa.

En 2014, la Senelec a réalisé un bénéfice de 2 milliards de FCfa, contre 12 milliards de FCfa, l’année suivante. En 2016, selon le Secrétaire général de la société, Abdoulaye Dia, elle a fait 30 milliards de FCfa. Il s’exprimait, samedi, à la clôture de l’atelier de partage et d’échanges sur la feuille de route Doing business 2018, une initiative de l’Apix. Ces 30 milliards de FCfa représentent, a-t-il précisé, la baisse de 10 à 15 % sur les factures d’électricité. L’objectif du gouvernement, a-t-il réaffirmé, c’est d’arriver à un kilowatt/heure à 50 FCfa (avec toutes les découvertes de pétrole et de gaz).

La Senelec espère, a-t-il dit, en faire plus avec le soutien de tous si « les Sénégalais veulent nous aider contre les vols de l’électricité qu’ils prennent tous le compteur woyofal et dénoncent les voleurs », a-t-il laissé entendre. « Quand on lutte contre le vol de l’électricité, l’énergie récupérée est de l’argent qu’on mettra dans les infrastructures. Il n’y a pas un pays au monde où il y a une baisse de l’électricité. Au contraire, ce sont des hausses », a soutenu Abdoulaye Dia.

Une société crédible
Commentant ces résultats, le secrétaire général de la Senelec a indiqué qu’il s’agit du bilan de l’entreprise notamment les investissements (matériel, mobilisation et d’emprunts). « Nous sommes une société industrielle. Nous sommes entre le marteau de faire des profits et l’enclume de le retourner aux consommateurs », a-t-il déclaré.

Près de 2.000 milliards de FCfa dont 250 milliards de FCfa en 2017, ont été mobilisés pour l’ensemble des projets de la Senelec, précise-t-il. Il s’agit de la construction de centrales, de réseaux de transport et de distribution, la communication, l’informatique, l’accueil, etc. « Avant, il était difficile de mobiliser un financement parce que nous n’avions pas de compte validé. Aujourd’hui, la confiance est revenue. Et nous refusons même des prêts », s’est félicité le secrétaire général de la Senelec. « Du moment où nous avons l’esprit tranquille, il fallait s’attaquer aux fondamentaux d’une société normale à savoir des bilans certifiés, des règles, des procédures et un cadre légal et réglementaire », a expliqué Abdoulaye Dia. A cela s’ajoute le projet de notation financière, dit-il. « Pour trouver des moyens, a-t-il insisté, il fallait assainir. Nous sommes une société publique, notre vocation, ce n’est pas de faire tous ces bénéfices. Notre ambition, c’est d’injecter ces bénéfices dans les infrastructures », a conclu M. Dia.

200 MW de réserve disponibles
La Senelec dispose d’une réserve de 200 MW. Selon le Secrétaire général de la Senelec, Abdoulaye Dia, celle-ci est supérieure à la consommation du Mali, deux fois celle de la Mauritanie. « Cette réserve permet, en cas de panne critique, de disposer d’électricité», a-t-il déclaré.

En 2011, il y avait 912 heures de coupure, soit 13 heures par jour sans courant. Selon lui, la bataille de la continuité de l’électricité est gagnée. « Mais il faut faire en sorte que l’électricité soit de qualité et à un prix abordable et supportable par les ménages, les industries et un facteur de transformation pour notre industrie afin que celle-ci soit compétitive pour le développement de notre pays. Il nous fallait anticiper en mettant les moyens pour gérer la demande et celle inconnue pour ne pas être surpris », a-t-il précisé.

C’est dans ce sillage que s’inscrivent les actions du Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc) (volet électrification rurale) pour soutenir l’Agence sénégalaise de l’électrification rurale (Aser) et celles de la Senelec. Le taux d’électrification national est un peu au-dessus de 50 %. L’objectif en fin de 2017, c’est d’arriver à 60 % et à 100 % en 2025, a dit M. Dia, précisant que le Sénégal est le 8e pays en Afrique en termes d’accès à l’électricité.

495 agents à régularise sur 3 ans
Sur le passif de la société notamment les personnes ayant travaillé dans la boîte pendant cinq voire 10 ans, le direction générale de la Senelec, faut-il le préciser, était convenue avec les partenaires sociaux de recruter en fonction de ses besoins. 495 personnes devaient l’être sur 3 ans. En 2016, 255 agents ont été recrutés. Cette année, 180 le seront. « Mais il faut prendre des personnes qui ont le niveau. Pour cela, nous avons fait une sélection. Les personnes qui ne sont pas sélectionnées seront accompagnées », a promis le secrétaire général de la Senelec, Abdoulaye Dia.

Souleymane Diam SY

La coordonnatrice nationale de la Plateforme des femmes « And Jeego » autour du Pse, Zahra Iyane Thiam Diop, et le directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique, Dame Diop, ont lancé, avant-hier, le programme de formation des membres de cette structure. 1.000 personnes sont concernées pour cette première phase.

La première phase du programme de formation des membres de la Plateforme des femmes «And Jeego» autour du Pse a été lancée avant-hier. La cérémonie a été présidée par Zahra Iyane Thiam Diop, coordonnatrice nationale de la plateforme et Dame Diop, directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3 Fpt). Pour cette première phase, précise Mme Diop, ce sont 1.000 femmes qui sont ciblées. A terme, confie-t-elle, 4.000 femmes seront outillées sur la gestion ; la transformation des produits halieutiques, les techniques d’emballage des produits locaux transformés, la pâtisserie, la couture ; la teinture ; la transformation des céréales locales, les normes d’exportation. Selon la coordonnatrice de la Plateforme «And Jeego», le Pse dans ses stratégies de lutte contre la pauvreté, s’est accentué sur la mise en œuvre de programmes et projets à fort impact social en pariant notamment sur la création de richesse et d’emplois, l’amélioration du bien-être des populations et la qualité des ressources humaines, la protection des groupes vulnérables et la garantie de l’accès aux services sociaux de base. Dans les trois axes stratégiques identifiés du Pse, poursuit-elle, le capital humain fait partie des fondements de l’émergence. Mme Diop qui est également conseillère spéciale du président de la République, rappelle que dans les objectifs principaux de l’axe stratégique 2 (capital humain, protection sociale et développement durable), le développement accéléré des formations techniques et professionnelles, la structuration et la promotion de la formation continue occupent une bonne place. Ces objectifs, souligne Zahra Iyane Thiam Diop, cadrent parfaitement avec les besoins identifiés par la majeure partie des femmes de la plateforme « And Jeego ». Cette plateforme, indique Mme Diop, ayant pour objectif d’offrir un cadres d’échanges, de solidarité et d’accompagnement des femmes à la réalisation de leurs projets de développement, s’est engagée à renforcer les capacités de ses membres en vue d’assurer un meilleur rendement de leurs activités socioéconomiques. A l’issue de ces formations, la plateforme se fixe un certain nombre d’objectifs. Il s’agit, selon elle, de permettre aux organisations de femmes de mettre en valeur leurs diverses activités socioéconomiques, d’assurer une revalorisation des produits locaux, d’améliorer la présentation des produits finis, de favoriser les exportations. « Ces formations permettront finalement de cultiver et d’entretenir un environnement favorable à l’entrepreneuriat de qualité, l’apprentissage endogène, l’économie solidaire et l’investissement local afin d’améliorer le bien-être familial, le développement des communautés et la nation sur le plan global », a déclaré la conseillère spéciale du président de la République. Prenant la parole, Dame Diop, directeur général des 3 Fpt a rappelé que cette structure a été créée en 2014 par le président Macky Sall pour accompagner les femmes, les jeunes, les Pme. Ce fonds, a-t-il noté, entre dans le Pse pour accompagner des structures comme la plateforme « And Jeego ». Il a réitéré la disponibilité des 3 Fpt à appuyer ces femmes dans leurs activités. La plateforme « And Jeego » vise à contribuer à la réalisation du Pse par la prise en compte effective du potentiel économique et social des femmes, de leurs rôles et responsabilités actives ainsi que leurs préoccupations en tant qu’actrices et bénéficiaires du développement. Cette cérémonie a été rehaussée par la présence de Mor Ngom, ministre, conseiller personnel du chef de l’État et d’autres autorités.

Aliou KANDE

L’Apix, en partenariat avec le collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes), a organisé, hier, un atelier de partage sur l’état de mise en œuvre des réformes de la feuille de route Doing business 2018. L’objectif affiché du Sénégal, c’est de figurer dans le Top 10 des meilleurs pays de l’Afrique subsaharienne dans ce classement.

Dans le rapport Doing business 2017 paru en octobre 2016, le Sénégal s’est classé à la 147e place du classement. Il passe ainsi pour la première fois sous la barre des 150 dans cette 14e édition du classement mondial Doing business. Pour le prochain classement, Doing business 2018, le Sénégal s’est fixé un objectif de gain de places, le maintien dans le cercle restreint des pays meilleurs réformateurs du monde. C’est sur la base de ces orientations qu’une feuille de route Doing business 2018 a été déclinée, adoptée en réunion interministérielle tenue en février dernier. Celle-ci est structuréeautour des mesures permettant de lever les réserves sur les réformes effectives, d’intégrer l’évolution de la méthodologie Doing business et de relever les performances du Sénégal. 

Dix indicateurs ont été, à cet effet, retenus : création d’entreprises, le permis de construction, l’accès à l’électricité, le paiement de taxes, le transfert de propriété, l’exécution de contrats, le commerce transfrontalier, la résolution de l’insolvabilité, l’accès au crédit, la protection des investisseurs et les mesures d’accompagnement. L’objectif affiché du Sénégal est de figurer dans le Top 10 des meilleurs pays de l’Afrique subsaharienne dans ce classement et se positionner ainsi comme un pays très attractif et propice aux investissements privés. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’atelier de partage sur l’état de mise en œuvre des réformes de la feuille de route Doing business 2018, initié par l’Apix, en partenariat avec le collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes).

A cette occasion, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a réaffirmé la volonté du président de la République de faire du Sénégal un pays émergent à moyen terme qui est, selon lui, conditionné « par la réalisation d’une croissance économique soutenue et durable autour de 7% permettant d’éradiquer l’extrême pauvreté et réduire les inégalités ». « Cette vision considère, a-t-il ajouté, le secteur privé comme principal moteur de la croissance économique capable de produire plus de valeur ajoutée et d’emplois pérennes ». Pour M. Sy, l’instauration d’un climat des affaires propice aux investissements privés domestiques et étrangers est un « préalable permettant aux entreprises de jouer pleinement ce rôle », tout en se félicitant « des avancées très significatives de notre pays en termes d’amélioration de son environnement des affaires » durant ces dernières années. Les bonnes performances accomplies par le Sénégal ont été aussi plébiscitées par le Rapport « Africa Attractiveness Index » publié au début de ce mois de mai 2017 par le Cabinet Ernest & Young et qui classe le Sénégal 9e économie la plus attractive pour les investisseurs en 2016, parmi 46 pays africains, souligne-t-il. « Nous évoluons dans un monde de compétition, où chaque État doit se prévaloir d’une bonne image que nous devons construire ensemble », a-t-il dit. Le défi, selon lui, est de « maintenir la dynamique d’amélioration continue de notre environnement des affaires, pilier essentiel de la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse) », pour drainer plus d’investissements privés et générer de la valeur ajoutée et des emplois durables.

Le président du groupe de travail n°3 du Conseil présidentiel d’investissement (Cpi), Issa Sall, a indiqué que la presse constitue un moyen très important qui contribue à l’attractivité d’une économie. « L’information, dit-il, c’est le premier filon économique dans le monde », a souligné Issa Sall, tout en se réjouissant de la tenue de cet atelier avec les journalistes. Sady Ndiaye est revenu sur les orientations du Cojes qui visent à renforcer les capacités de ses membres.

Souleymane Diam SY, envoyé spécial à Mbour

Le groupe Attijariwafa Bank a lancé, hier à Dakar, son premier hackathon (création de solutions innovantes). Il s’agit d’un programme international d’open innovation appelé «Smart up ». Il se tient simultanément à Paris, Casablanca, Tunis et Abdijan. Au Sénégal, 40 participants internes et externes sont en lice.

Le Plan stratégique du groupe Attijariwafa bank « Energies 2020 » a inscrit la thématique de l’innovation au cœur de sa vision à travers une approche de co-construction qui a démarré lors du séminaire de stratégie digitale tenu en octobre 2016, et qui a permis d’identifier les grandes lignes de la démarche Innovation. Ce programme à dimension internationale, précise-t-on dans un communiqué, s’articule autour de 3 principaux leviers. Il s’agit de la structuration d’une veille technologique de l’écosystème des startups ; la création d’un Lab d’innovation et l’organisation de road show et d’Hackathons d’innovation. Le lancement du Programme open innovation groupe « Smart Up » a eu lieu hier simultanément à Dakar, Paris, Casablanca, Tunis et Abdijan. Au Sénégal, cette manifestation a enregistré 40 participants internes et externes. Elle a, pour principales finalités, la création de solutions innovantes répondant à de problématiques métiers en collaboration avec les acteurs de l’écosystème startup ; l’inspiration des collaborateurs internes à l’importance de l’innovation au quotidien et à la valeur ajoutée apportée par les talents extérieurs et la création d’une communauté de talents entrepreneuriaux autour de notre groupe. Elle constitue une occasion unique pour l’écosystème des startup, développeurs, incubateurs, designers, etc, de produire des solutions innovantes. La cérémonie de lancement a été présidée par Mounir Oudghiri, administrateur, directeur général de la Cbao. Selon ce dernier, à travers ce Hackathon, il s’agit d’innovation, de talent, de jeunesse, de créativité. Il a déclaré que l’innovation est devenue un levier de premier ordre. Au Sénégal, soutient-il, Attijariwafa Bank a inscrit l’innovation au cœur de sa stratégie de développement. Il a souligné que ce programme Open innovation s’appuie sur une démarche collaborative et réunit les forces vives du groupe (Cbao, Crédit du Sénégal) mais également des incubateurs, startup, jeunes, étudiants pour susciter, créer un écosystème innovant autour du groupe. Cette compétition, poursuit-il, vise à faire du groupe un leader dans la stratégie digitale en services financiers et à renouveler son engagement en faveur de l’entrepreneuriat. «Ce Hackathon entre dans le plan stratégique du groupe. C’est une conjugaison d’énergie et une parité égale entre participants internes et externes », ajoute, pour sa part, Mohamed El Ghazi, administrateur, directeur général de Crédit du Sénégal. Rappelant que ce Hackaton constitue un marathon, il a invité les participants à l’endurance et à tenir pendant la durée de la manifestation.

Pendant ces deux jours, les meilleurs projets seront primés et accompagnés selon les modalités suivantes. Sur le prix du jury local ; les équipes gagnantes seront primées et pourront intégrer un cycle d’incubation de 5 semaines. Pour le prix du jury international, les meilleures solutions innovantes retenues se verront accompagner par le Groupe Attijariwafa bank dans les partenariats win-win. Elles auront aussi, du groupe, une immersion de 2 semaines au sein de l’un des meilleurs dispositifs d’accélération mondiaux, le programme BlackBox à la Silicon Valey aux Usa. Les travaux prennent fin ce dimanche.

A. KANDE

Depuis 2013, la Commission sous-régionale des pêches (Csrp), regroupant le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la Sierra Léone et le Sénégal, n’a pas réussi à désigner un Secrétaire permanent, malgré plusieurs tentatives. Cet exercice a été finalement couronné de succès, avant-hier, à l’issue de la 18e session extraordinaire de la conférence des ministres des États membres de la Commission.

Trois décisions majeures sont ressorties de la 18e session extraordinaire de la conférence des ministres des États membres de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp), s’est tenue à Dakar. L’enjeu de cette rencontre, a rappelé le président sortant en exercice de la Conférence des ministres de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp), par ailleurs, ministre guinéen de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Économie maritime, André Loua, c’était de désigner un Secrétaire permanent, après plusieurs tentatives infructueuses, pendant quatre ans. Les États membres de la Csrp l’ont finalement réussi. Le Secrétariat permanent est revenu à la Guinée Bissau pour un mandat unique de quatre ans. Jusqu’ici, ce poste a été assuré par la sénégalaise Mariame Diagne Talla. Le Cap Vert va succéder à la Guinée à la présidence de la Conférence des ministres à partir de la prochaine session. La troisième décision phare issue de cette rencontre a été la création de la Direction en charge des projets qui a été héritée par la Mauritanie. « Notre sous-région est victime de piraterie de certaines puissances comme la Chine qui pêchent dans nos zones économiques exclusives sans autorisation. Pis, elles pêchent des espèces protégées », a déploré M. Loua, à l’ouverture de la rencontre. Pour lui, la Csrp est « un levier important pour redynamiser le secteur de la pêche de la sous-région ». Face aux crises institutionnelle et financière que traverse le secteur de la pêche, le président sortant a appelé les pays membres « à prendre leur responsabilité collective, à être imaginatifs et à mutualiser leurs efforts et moyens pour surveiller, de façon optimale, leurs eaux territoriales pour l’intérêt de leurs communautés de pêcheurs et surtout pour assurer une exploitation responsable et durable de leurs ressources halieutiques ». Créée en 1985, la Csrp traduit un élan de solidarité et de volonté commune des Etats-membres de conjuguer leurs efforts « en vue de promouvoir des politiques concertées des pêches pour une gestion durable des ressources halieutiques, prenant en compte le bien-être de nos populations respectives ». Après 32 ans d’existence, selon le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie Maritime, Oumar Guèye, cette expérience unique de référence dans la sous-région mérite d’être préservée et pérennisée, eu égard au contexte actuel de la pêche, marqué, entre autres, par la forte pression sur les ressources halieutiques de la sous-région et à l’insuffisance des moyens de contrôle disponibles dans nos États respectifs. La directrice adjointe de l’Usaid à Dakar, Mme Sharon Carter, a, quant à elle, plaidé pour plus de moyens au secteur de la pêche.

Souleymane Diam SY

Le ministre de la Promotion des iInvestissements, du Partenariat et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye, qui présidait le lancement de la deuxième revue annuelle sectorielle conjointe de son ministère, a déclaré, hier, que l’investissement privé a dépassé le volume de 1.500 milliards de FCfa en 2016.

« Reflétant une meilleure attractivité de notre économie, l’investissement privé a dépassé le volume de 1.500 milliards de FCfa en 2016. Le volume des investissements directs étrangers a également cru de 12% en valeur annuelle pour s’établir à plus de 210.4 milliards de FCfa », a déclaré, hier, le ministre de la Promotion des investissements, du Partenariat et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye, qui présidait le lancement de la deuxième revue annuelle sectorielle conjointe de son département ministériel. Elle a assuré que « cette tendance favorable traduit une certaine diversification de notre économie ainsi que des avancées significative dans la résilience aux chocs endogènes ». Une telle dynamique devrait, selon elle, se poursuivre, dans les prochaines années, à la faveur de la montée des projets publics et privés dont le cadre juridique a été revu dans le souci d’optimiser ces performances. L’organisation de cette deuxième revue annuelle sectorielle conjointe du ministère de la Promotion des investissements, du Partenariat et du Développement des téléservices de l’État s’inscrit en droite ligne des instructions du chef de l’État sur la bonne gouvernance et celle relative à la nécessité d’évaluer, de façon permanente, les actions du gouvernement. Elle a, par ailleurs, noté que beaucoup d’efforts ont été faits dans le domaine des réformes en vue de rendre plus attractif l’environnement des affaires du Sénégal.

« Nous avons défini une nouvelle approche pour mieux nous faire accompagner par le secteur privé et lui permettre de jouer pleinement son rôle de moteur de croissance défini dans la Pse », a-t-elle précisé. La revue sectorielle permet de dresser un bilan synthétique du département ministériel, analyser les performances enregistrées au regard de l’évolution des indicateurs mais aussi de proposer des mesures correctives nécessaires pour lever les contraintes et ouvrir la voie à des perspectives meilleures.

Mouhamadou Lamine Diop (stagiaire)

A Thiès où il s’est rendu, hier, dans le cadre de sa visite officielle, le ministre président de la Wallonie, Paul Magnette a visité plusieurs structures. Notamment la nouvelle usine de construction de traverses de béton. Occasion qu’il a saisie pour mettre à disposition l’expertise des entreprises wallonnes pour accompagner la relance du chemin de fer au Sénégal.

La Wallonie va accompagner le Sénégal dans son effort de relancer l’exploitation ferroviaire. C’est l’engagement pris par le ministre- président Paul Magnette, hier, à Thiès au terme de sa visite de l’usine « Trabsen », spécialisée dans la fabrication de traverses en béton. Accompagné du secrétaire d’Etat en charge du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, du maire de Thiès, Talla Sylla, et des autorités administratives de la région, M. Magnette a rappelé que le développement du réseau ferroviaire est « une priorité cruciale » pour le Sénégal, mais que les entreprises wallones sont disposées à appuyer cet effort national. « Nous avons un savoir faire remarquable. Car la Belgique, tout comme le Royaume-Uni, est l’un des premiers pays les plus ferrés au monde. Nous avons des sociétés qui ont 100 ans dont le savoir-faire est reconnu dans le monde entier. Nous avons, en plus, des sociétés qui ont l’habitude de travailler à l’étranger et de le faire avec une parfaite collaboration avec les autorités locales et aussi avec la population locale », a expliqué le ministre-président Magnette.

La nouvelle usine de traverses en béton est un investissement de 3 milliards FCfa et va, du coup, générer, 70 emplois directs et 70 autres de manière indirecte. « Il ne s’agit pas de vous livrer des pièces qui ont été fabriquées ailleurs, mais il s’agit de créer ici une activité industrielle qui a des retombées intéressantes en matière de consommation de vos matières premières, puisque que vous avez du sable, du ciment et tout ce qu’il faut pour faire des traverses béton », a précisé le responsable wallon.

Abdou Ndéné Sall a, pour sa part, magnifié cet investissement qui vient valoriser les matériaux locaux du Sénégal. D’autant plus que, selon lui, une traverse pèse 200 kg. « Je me vois mal qu’on puisse importer plus 200.000 traverses pour pouvoir résoudre le projet Ter », a dit Abdou Ndéné Sall.

A Thiès, Paul Magnette a visité l’Ong Green Sénégal qui s’active dans l’entreprenariat féminin, dans le domaine agricole. Mais, selon lui, la coopération « ancienne et diversifiée » entre le Sénégal et la Wallonie sera amplifiée. « Les axes, ce sont à la fois la formation professionnelle, le soutien à l’entreprenariat, la coopération universitaire et différents projets comme le soutien à l’agriculture familiale en particulier des opportunités d’emplois pour les femmes et le développement de la protection sociale et de l’assurance maladie qui permettent aussi d’avoir du progrès social », a indiqué le ministre président de la Wallonie.

Abdou Ndéné Sall, secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire : « Nous avons 1.500 km de nouvelles lignes de chemin de fer à construire d’ici 2035 »
Dans son ambition de relancer le chemin de fer, le chef de l’Etat a dégagé une vision claire et ambitieuse. Selon Abdou Ndéné Sall, à travers le chemin de fer, le chef de l’Etat, Macky Sall veut procéder à un « maillage du territoire » à partir des différents projets miniers. « Nous avons, à terme, 1.500 km de nouvelles lignes sur l’horizon du Pse (2015 2035). La première ligne, c’est le TER et nous avons déjà lancé des appels d’offres, attribué des marchés dans la transparence totale », a dit le secrétaire d’Etat, rappelant que la réhabilitation de la ligne Dakar-Bamako va démarrer avant la fin de l’année. Concernant les autres axes ferroviaires, Abdou Ndéné Sall donne des indications claires. Dakar-Tambacounda sera en standard avec un port sec à Tambacounda. Ensuite, les mines de phosphates de Semmé à Matam seront reliées au réseau. La ligne Kédougou-Tambacounda va donner un accès direct sur les mines de la Falémé. De même, à partir de Tambacounda, une ligne va résoudre définitivement le contournement de la Gambie. « Quand on a un programme important, il faut externaliser et créer des usines qui viennent créer de la valeur locale ici dans notre pays », a dit Abdou Ndéné Sall. Dans cette vaste entreprise de la relance du chemin de fer, le secrétaire d’Etat rappelle que l’emploi des cheminots sera préservé à tout prix. A ce titre, il a donné des assurances aux travailleurs de la société Dakar Bamako ferroviaire (Dbf) qui exploitait la ligne Dakar-Bamako.

Maguette NDONG

Le Programme de productivité agricole en Afrique a acquis et mis sept unités de triage et de conditionnement à la disposition du Centre national de recherche agricole de Bambey (Cnra) et des producteurs de Matam, de Sédhiou, de Podor, de Kédougou, de Bignona et de Kaffrine.

Le petit discours est déclamé dans un français approximatif, mais il n’est pas besoin de se triturer les méninges pour comprendre que son auteur exprime un sentiment profond de soulagement. Soulagement pour Agna Diallo, grand producteur de maïs à Kédougou, de ne plus devoir à braver les 220 km de route (dont une bonne centaine de km est complètement dégradée) qui séparent Kédougou de Tambacounda pour se faire conditionner ses semences. Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao) a mis fin à ce calvaire en installant une unité mobile de triage et de conditionnement dans un coin du centre opérationnel régional de la Sodefitex de la zone. La gestion est confiée à la société Bamtaaré, filiale de la société cotonnière, pour des soucis de rentabilité. « Le Ppaao nous a enlevé une grosse épine du pied. La navette entre Kédougou et Tambacounda nous coûtait beaucoup d’argent en transport. Ce qui renchérissait le coût des semences », confie le producteur sans se départir de son air débonnaire entrecoupé de gros éclats de rire et de mots de remerciement. La dame Adja Aya Ndiaye, figure emblématique du développement local, fait chorus en insistant sur l’utilité de cette machine et les actions menées par le gouvernement et ses partenaires pour soutenir les producteurs.

Ce mercredi 17 mai, la délégation de la 9ème mission conjointe d’appui au Ppaao/Waapp a participé à la mise en service officiel de cette unité qui a conditionné ses premières semences la veille. Elle avait été acheminée dans la ville aurifère depuis décembre dernier. « Avec cette unité, les coûts de production des semences vont se réduire», assure Goulé Guèye, directeur général adjoint de Bamtaaré. La tonne de semence est conditionnée pour 25.000 Fcfa avec une capacité de traitement d’un sac toutes les cinq minutes. En une journée seulement de fonctionnement, le tableau de bord de la machine affiche 132 sacs de 40 kg de semence déjà conditionnés. Preuve que le besoin est bien réel à Kédougou. Comme il l’est aussi dans les autres localités où le Ppaao a installé des machines. En effet, outre Kédougou, des unités mobiles de triage et de conditionnement de même type ont été affectées à Matam, Sédhiou, Bignona, Kaffrine et Podor pour les producteurs. Une unité fixe destinée à la recherche a été octroyée au Centre national de recherche agricole (Cnra) de Bambey. Ces sept unités viennent ainsi renforcer les trois qui existaient jusque-là au Sénégal et qui sont basées à Richard-Toll, à Diourbel et à Tambacounda.

La mise en place de ces unités de triage et de conditionnement dont le coût d’acquisition est de 530 millions de Fcfa, outre de rapprocher les producteurs des centres de traitement, s’inscrit aussi dans le souci de trouver des solutions aux manquements notés dans le processus de fabrication des semences. « Il y avait une faille dans le conditionnement des semences. C’est ainsi que nous avons aussi renforcé l’unité de Richard-Toll et privatisé une à Kaolack pour décharger un peu celle de Diourbel et une autre unité à Kolda. Mais cela ne suffisait pas toujours parce que les producteurs de semence dans les localités reculées ont des difficultés pour faire conditionner leur semence », explique Adama Keita, responsable semence au Ppaao/Waapp.

Le conditionnement est la dernière étape de la fabrication de semence. Après avoir été produite, la semence ne peut-être utilisée de manière optimale que lorsqu’elle suit un processus d’homologation, de certification et enfin de conditionnement. Ce dernier point consiste à nettoyer la semence et la débarrasser de toutes impuretés (brisures, cailloux, immatures etc.).

Une nouvelle plateforme de fabrication de compostage à l’essai
Grâce à un financement du Ppaao/Waapp, le Cnra de Bambey est en train d’expérimenter un modèle de fabrication de compost à travers une plateforme en caissons. Les matières premières sont constituées de coques d’arachide, de tige de mil et de fumée. Les tiges de mil sont broyées grâce à une broyeuse achetée avec le financement octroyée par le Ppaao/Waapp. Après 45 jours de maturation, le fertilisant ainsi obtenu va être soumis à un test agronomique. Si les résultats sont concluants, la technique sera mise à l’échelle conformément à l’idée qui sous-tend le projet. « Pour le moment, on ne peut pas dire, de manière exacte, le rendement qui sera obtenu avec ce fertilisant. Une fois que les paramètres de qualité seront connus et qu’ils se révèlent satisfaisants, il va s’en dire que ce compost sera très utile pour les producteurs », confie Fatou Tine, doctorante au Cnra de Bambey. Pour la mise à l’échelle, il est prévu de signer des partenaires avec des groupes de jeunes. Ces derniers pourront ainsi fabriquer et vendre le compost aux producteurs. Une manière de participer à créer des emplois pour les jeunes conformément à l’esprit du Ppaao.

De notre envoyé spécial à Kédougou et Tambacounda,
Elhadj Ibrahima THIAM

La nouvelle acquisition de la Royal air Maroc, le Dreamliner B 787 a été présentée, hier, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. La présentation de cet appareil à Dakar coïncide avec la célébration du soixantième anniversaire de la compagnie.

La Royal air Maroc a soixante ans. Elle a vu le jour en 1957. Un an après, la liaison aérienne Casablanca Dakar a été lancée par la Ram. Pour ce 60ème anniversaire, ses responsables ont tenu à le fêter également au Sénégal compte tenu de la place qu’occupe notre pays pour la compagnie. A cette occasion, la compagnie a fait la présentation de sa nouvelle acquisition. Il s’agit du Dreamliner B 787. L’appareil qui a quitté Casablanca hier à atterrit le même jour vers 16 heures à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Après l’atterrissage, il a eu droit à un water salut par les pompiers (arrosage de l’avion comme le veut la tradition aéronautique). Il y a eu une petite animation folklorique de bienvenue. Cet appareil, explique, Abdel Ghani El Aïssoug, le directeur des ventes de la Ram, est la dernière génération de Boing. Il est destiné aux longs courriers et il a une autonomie de 7 heures. « C’est un appareil qui consomme moins de carburant et qui fait moins de bruit. C’est notre bijou », ajoute M. Aïssoug. La Ram a acquis cinq appareils de ce type. Revenant sur les 60 ans de la compagnie, il a souligné que 2017 constitue une année importante. C’est pourquoi, il est prévu de fêter cet anniversaire à travers plusieurs occasions. « La fête a démarré à Casablanca. Nous avons décidé de venir à Dakar aussi pour présenter en même temps notre nouvelle acquisition, le Dreamliner B 787 », a-t-il dit. Le directeur des ventes de la Ram a rappelé que la liaison aérienne Casablanca-Dakar a été lancée en 1958, soit un an après la création de la Ram. En 2018, les responsables de la compagnie comptent fêter les 60 ans de cette liaison. Ils ont saisi cette occasion pour se féliciter des bonnes relations entre les deux pays. «Relations exemplaires et particulières » qui ont permis à la Ram d’être la première compagnie sur la plateforme de Dakar. Interpellé sur la cherté des tarifs de la compagnie sur la liaison entre le Sénégal et le Maroc, le responsable de la Ram soutient avoir, depuis deux ans, fait de bonnes offres pour les jeunes et les étudiants. Ils informent avoir fait la même chose pour la communauté tidiane qui se rend à Fès pour le pèlerinage. «Nous allons lancer une promotion pour la liaison Dakar Casablanca », annonce Saïda Nazioulah, la directrice marketing de la Ram. Sur un éventuel partenariat entre la Ram et la future compagnie Air Sénégal Sa, Abdel Ghani El Aïssoug affirme que plusieurs rencontres ont eu lieu entre autorités des deux pays mais pour le moment, rien n’a été retenu.

Aliou KANDE

Grâce à un appui financier de l’Union européenne, en partenariat avec l’Uemoa et le Centre de commerce international (Itc), le réseau régional des organismes de promotion de commerce, vient d’être lancé, à Dakar, sous la présence du directeur de cabinet du ministre du Commerce et des experts opérant dans les organismes de promotion de commerce.

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa), le Centre de commerce international (Itc) et les Organismes de promotion du commerce (Opc) ont lancé, à Dakar, le réseau régional des Opc de l’espace Uemoa. Financé à hauteur de deux milliards de FCfa par l’Union européenne (Ue) pour une durée de dix huit mois, il s’inscrit dans la dynamique d’un projet d’appui à la compétitivité du commerce et à l’intégration régionale. Il permet de faciliter les échanges intra-régionaux et interrégionaux pour une insertion accélérée et durable de l’Afrique de l’Ouest dans l’économie mondiale.

« Pour intégrer le marché mondial, il faut une compétitivité dans les exports car ils sont le meilleur indicateur de performance dans toutes les économies. Ce qui suppose un marché commun pour les différentes institutions commerciales africaines », soutient le Conseiller économique de la délégation de l’Union européenne au Sénégal.

Selon Imamo Ben Mohamed, représentant de l’Itc, la création de ce réseau régional permet de mutualiser leurs ressources afin d’améliorer les services d’appui aux Pme et de soutenir les efforts déployés par la Commission de l’Uemoa dans la mise en œuvre des programmes de développement et de leur promotion. Ce projet embryonnaire favorisera également la réduction des barrières non-tarifaires entravant le commerce ainsi que la promotion et la diversification de la base de l’offre de produits exportables. « Ces coopérations interinstitutionnelles naissantes pourraient se renforcer et s’élargir à d’autres acteurs du commerce international grâce à des agences de promotion de développement et des institutions régionales et continentales telles que la Banque ouest africaine de développement (Boad), la Bad, la Banque africaine d’imports-exports ainsi que les banques commerciales qui apportent une assistance technique et accompagnent les entreprises dans le financement de réserves d’activités commerciales », se projette-il.

L’aboutissement de la réflexion engagée, depuis 2012, en Malaisie, s’est poursuivie en novembre 2016 à Marrakech, à l’occasion de la 11ème édition à l’issue duquel un protocole d’accord a été élaboré par les Opc membres. Ce réseau régional va permettre, selon les experts et points focaux d’organismes de commerce, de renforcer, à l’échelle régionale, la coopération interinstitutionnelle de services d’appui au développement et la promotion du commerce par la facilitation d’échanges d’informations et de bonnes pratiques. Ainsi, une plateforme d’informations commerciales et de bonnes pratiques entre les institutions membres a été mise en place.

La Commission de l’Uemoa et le Centre de commerce international ont, en effet, saisi cette rencontre de Dakar pour organiser des formations de deux jours au bénéfice d’experts opérant dans les Opc, notamment sur les méthodes de collecte de l’information commerciale et la digitalisation des produits exportables en ligne pour, à court terme, actualiser le portail régional d’informations commerciales en ligne pour l’Espace Uemoa.

Marame Coumba Seck

Le Mouvement sénégalais pour le développement/ Force paysanne a, lors de son assemblée générale annuelle, tenue hier au Cices, invité l’État à subventionner son matériel agricole importé de la République tchèque afin de permettre à ses membres de disposer des moyens agricoles modernes et d’améliorer la productivité agricole nationale. Le Msd/ Force paysanne est d’avis que l’État est en train de déployer de gros efforts pour le développement de l’agriculture au Sénégal. Le président du Msd/ Force paysanne, Serigne Moustapha Sylla a révélé que c’est pour soutenir l’État, dans ses efforts de mécaniser l’agriculture, que la structure qu’il dirige a importé du matériel agricole d’un montant de cinq millions d’euros, soit 3,280 milliards de FCfa. Il s’agit de tracteurs, de motopompes, de motoculteurs, entre autres, destinés aux paysans. Il a ainsi appelé le chef de l’État à subventionner ce matériel afin de permettre à un grand nombre de paysans d’en bénéficier. «Nous avons acquis ce matériel en République tchèque et nous sollicitons l’intervention du président de la République dans le sens d’une subvention afin que chacun des paysans puisse en disposer», a-t-il déclaré. Ce matériel est composé de 100 tracteurs, 100 motopompes, 80 motoculteurs, entre autres.

Abdou DIOP

La ferme semencière de l’Isra, située à Sinthiou Malème, dans la région de Tambacounda, est en rénovation grâce au Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (Ppaao/Waapp). Elle va ainsi produire des semences de qualité durant toute l’année.

Sinthiou Malème, à une vingtaine de kilomètres de Tambacounda. Le soleil d’un rouge vif perd de sa force et amorce sa courbe déclinante. Il n’empêche, une chaleur moite continue de voiler l’atmosphère. Au bout d’une piste sablonneuse, des bâtiments délabrés au style colonial éparpillés par-ci, par-là, trônent au milieu d’une végétation clairsemée. Nous sommes dans la ferme semencière de l’Isra où, pour le moment, les occupants ne s’adonnent qu’à la culture pluviale. Le reste de l’année, les lieux restent presque à l’abandon. C’est peut-être ce qui explique ces amas de branchages jaunis qui tapissent le sol. Mais, grâce au Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp), cette ferme d’une superficie de 20 ha, va bientôt reverdir et fonctionner durant toute l’année.

En effet, des systèmes d’irrigation modernes sont en train d’y être installés. Ils permettront à cette ferme de fonctionner 12/12 donc de produire des semences et en hivernage et en contre-saison. En mission de supervision, la délégation du Ppaao/Waapp et de la Banque mondiale a pu constater, de visu, que les premiers éléments de ce changement sont en train de se mettre en place petit à petit. « Nous aurons un système de goutte-à-goutte sur dix hectares destinées à la production de semences céréalières et de légumineuses et sur le reste, il est prévu d’installer un système d’irrigation oscillante, d’aspersion d’eau pour les cultures fruitières associées à des cultures maraîchères et pour l’arboriculture », informe Massaer Nguer, Responsable technique des fermes semencières de l’Isra. 

Sur le site, les supports devant accueillir les asperseurs sont déjà installés et le test du réseau primaire est concluant. Les premiers jets d’eau inondent les parcelles. Quant au réseau d’irrigation du goutte-à-goutte, il a fini d’être mis sous terre. Alors que le forage devant alimenter toute cette plateforme est déjà réalisé. « Nous avons presque terminé. Il ne reste qu’à installer les équipements de surface et la station d’automatisation. Et là nous n’attendons que la fin des travaux du mur de clôture pour le faire », déclare Moussa Diama Lô, Directeur commercial de la société en charge des travaux d’irrigation. En effet, pour sécuriser la ferme, où on aura également des magasins de stockage d’une capacité de 400 tonnes, des aires de stockage, des serres canariennes de 3.000 à 5.000 m2 (pour la sélection des semences, des pépinières, etc), il a été décidé de construire un mur de clôture de deux km sur une hauteur de deux mètres surplombés par trois lignes de barbelés. En plus d’abris-gardiens, précise Khadim Thiam Directeur général de l’entreprise en charge des travaux.

Plusieurs types de semences à produire
Une fois fonctionnelle, la ferme produira plusieurs types de semences. L’Isra veut qu’elles soient de la meilleure des qualités. « Au Sénégal, les semences phares sont l’arachide, le riz et l’oignon mais dans cette ferme de Sinthiou Malème, toutes les semences nous intéressent. Par exemple, la serre-canarienne servira à l’acclimatation des plants de bananiers. Cela tombe bien parce qu’il y a un grand programme du chef de l’État pour faire 500 hectares de banane dans la zone de Tambacounda dont tous les plants devront sortir d’ici », souligne M. Nguer.

Cette ferme semencière fait partie des neuf fermes que l’Isra est en train de mettre en place dans le Programme de reconstitution du capital semencier. Six des neuf fermes sont financées par le Ppaao/Waapp. Il s’agit de celles de Bambey, de Roff, de Daara, de Sangalkam, de l’École nationale supérieure d’agriculture (Ensa) de Thiès et bien évidement celle de Sinthiou Malème. Avec ces nouvelles fermes semencières, estime le technicien de l’Isra, les problèmes liés à la qualité des semences seront bientôt de mauvais souvenirs. « Les fermes sont modernes avec des systèmes d’irrigation automatisée où il suffit d’appuyer sur un bouton pour faire irriguer une parcelle ainsi de suite. On peut même programmer, pendant toute la semaine, les parcelles à irriguer et les engrais à mettre », assure-t-il.

La ferme semencière de Bambey, située dans l’enceinte du Centre national de recherche agricole (Cnra), donne déjà une idée de ce que sera la ferme de Sinthiou Malème en termes d’équipements modernes. La délégation du Ppaao et de la Banque mondiale s’y est rendue un peu plus tôt. Ici, en effet, en plus de la production de semences, on sélectionne et expérimente des variétés améliorées sur toutes les espèces surtout l’arachide et le riz de plateau, les légumineuses, etc. Les cultures sont entretenues grâce au système d’arrosage oscillant aussi bien pour les parcelles de 21 ha du Cnra que pour les 15 ha du Centre d’études régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Ceraas).

De notre envoyé spécial à Bambey et à Tambacounda,
Elhadji Ibrahima THIAM

Des représentants des entreprises néerlandaises spécialisées dans les domaines du pétrole, gaz et ressources maritimes effectuent, depuis hier, une mission économique dans notre pays. L’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Theo Peters, a indiqué, au cours du démarrage des activités, que son pays est disposé à offrir toute l’expertise pour saisir les opportunités dans ces secteurs.

Une mission économique néerlandaise, composée d’experts de haut niveau dans les domaines pétrolier, gazier et maritime, séjourne dans notre pays depuis hier. Pendant trois jours, ces spécialistes issus d’une quinzaine d’entreprises néerlandaises vont échanger avec la partie sénégalaise sur les opportunités d’investissement dans ces secteurs. Hier, au cours du lancement officiel de leurs activités, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Sénégal, Theo Peters, a indiqué que son pays est disposé à offrir au Sénégal toute l’expertise nécessaire pour saisir de façon optimale les opportunités notamment avec les importants développements survenus dernièrement dans ces secteurs. Selon lui, il existe de nombreuses similitudes entre le Sénégal et son pays qui sont, selon lui, « des pays côtiers jouant un rôle de hub logistique d’une part, et dotés de gisements pétrolier et gazier en mer d’autre part ».

Pour le directeur général de Petrosen, Mamadou Faye, c’est une « très bonne opportunité » d’inviter des entreprises néerlandaises, spécialisées dans le secteur offshore. « Tous ces pays ont, selon lui, une expérience dans l’exploitation du pétrole qui est un domaine très vaste ». Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, « il y a un défi qui se pose dans le monde. Ce défi lié à la baisse du prix du baril du pétrole et au coût relativement faible du gaz ». L’État, a-t-il soutenu, est en train de travailler sur le nouveau code pétrolier qui va intégrer l’ensemble des phases dans l’exploitation du pétrole. « Et que toutes ces structures vont nous aider à comprendre les enjeux du futur et à mieux nous décider », a relevé Mamadou Faye.

Le secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz), Ousmane Ndiaye, a assuré que le Sénégal réfléchit, avec l’appui de ses partenaires, à un plan d’ensemble pour l’exploitation de ses ressources et que d’ici à la fin de l’année, ce plan sera soumis aux autorités. « Cette compréhension mutuelle est la base indispensable à une collaboration fructueuse », a souligné l’ambassadeur Theo Peters qui dit espérer que cette mission économique sera la base sur laquelle des partenariats gagnants-gagnants pourront se développer.

Le directeur général adjoint du Bos sur l’ouverture du Sénégal aux partenariats : « C’est tout à fait bénéfique pour notre pays »
Le directeur général adjoint du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos), Babacar Gningue, a indiqué que la transformation structurelle de notre pays exige de nouer des partenariats stratégiques avec des entreprises privées, de références mondiales dans des domaines précis. « C’est tout à fait opportun, a-t-il dit, que des entreprises néerlandaises viennent au Sénégal ». Pour l’intérêt suscité par les découvertes du pétrole et du gaz, Babacar Gningue a souligné qu’«il est tout à fait pertinent d’avoir les meilleures entreprises au monde pour permettre au Sénégal d’avoir le meilleur benchmark » avant de prendre des décisions stratégiques sur des investissements structurants qui vont transformer l’économie sénégalaise. « Il est tout à fait bénéfique, pour le Sénégal, d’échanger avec le maximum d’entreprises pertinentes avant de choisir le partenaire qui va l’accompagner sur le long terme. Il ne faut pas faire le mauvais choix quand il s’agit de choisir un partenaire stratégique », a-t-il averti. Pour lui, il est même salutaire, pour le Sénégal, de rencontrer des partenaires, des entreprises privées venant de différents horizons afin de se faire une « bonne idée sur les opportunités qui s’offrent à lui et de faire le bon choix en toute connaissance de cause afin de maximiser ses succès ». L’objectif, a rappelé M. Gningue, c’est de réaliser les projets du Pse, selon les meilleurs standards internationaux.
 
Souleymane Diam SY

Pour sa première sortie hors de Dakar, le ministre président de la Wallonie s’est rendu au Pôle urbain de Diamniadio où il a visité plusieurs installations. Une visite à laquelle il est sorti « impressionné » par la rapidité d’exécution des travaux.

C’est presque une journée entière que le ministre-président de la Wallonie-Bruxelles a consacré, avec sa délégation, à visiter différents projets innovants initiés par le président Macky Sall. Une visite de Paul Magnette, consacrée, en grande partie, au Pôle urbain de Diamniadio. A pas de charge, le ministre-président de la Wallonie s’est rendu, tour à tour, au Parc international industriel (P2i), à l’Université Amadou Makhtar Mbow et à l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formations du Pr Souleymane Mboup. Et dans ces différentes étapes, M. Magnette a eu droit à un bel accueil et surtout à des exposés sur les différents projets en cours. Au finish, le ministre s’est dit « impressionné » par ce projet et par la vision du président Macky Sall d’avoir initié le pôle urbain. Une deuxième ville moderne dotée de toutes les commodités et qui vient désengorger la capitale sénégalaise. Car le pôle urbain, avec ses 1644 hectares, va allier « mixité sociale et mixité fonctionnelle ». Le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a relevé « la flexibilité du droit et du Code du travail » à l’intérieur du Parc industriel. « C’est ce qui consacre, au Sénégal, le dispositif d’un pays, deux systèmes. Un système d’investissement et d’avantages sur le territoire douanier national. Et un système d’avantages fiscaux au territoire douanier non national », a poursuivi M. Sy. Aujourd’hui, à Diamniadio, les immeubles sont sortis de terres, des hangars flambant neufs sont prêts à accueillir les entreprises. Sans compter les hôtels de luxe et la deuxième Université de Dakar, actuellement en construction. En plus, le pôle de Diamniadio, situé à 25 minutes du Port de Dakar, charme par son accessibilité, par rapport à l’Aéroport Blaise Diagne . « Je suis très impressionné par la rapidité d’exécution des travaux. Le projet de Diamniadio n’était que pensée, en 2014, aujourd’hui, nous sommes seulement au début 2017, et nous voyons déjà des hangars de très grande capacité qui sont prêts à accueillir des entreprises et de créer de l’emploi. C’est une dynamique impressionnante », a réagi le ministre président de la Wallonie, au terme de la visite.

« Renforcer la dynamique »
A l’Institut de recherche en santé de surveillance épidémiologique et de formations (Iressef), il a même signé une convention avec le Pr Mboup dans le but d’appuyer cette nouvelle infrastructure de recherche. Car, pour lui, la santé et l’énergie sont des secteurs clé qu’il faudra accompagner. « Nous sommes très intéressés parce que les entreprises de Wallonie sont particulièrement actives dans des secteurs comme l’énergie et la santé publique et grâce au Pse, de très grands investissements sont prévus dans les prochaines années. J’espère que nos entreprises, nos scientifiques, nos ingénieurs, très impliqués dans le développement universitaire au Sénégal, puissent contribuer à renforcer cette dynamique », a dit Paul Magnette. Il a même magnifié la collaboration entre l’institut du Pr Mboup et des entreprises de la région wallonne, rappelant que la Wallonie est une « succes story » en bactériologie. Mais le ministre président de la Wallonie s’est également rendu à Malicounda où il a visité la Centrale photovoltaïque. Un projet qui fait partie de la politique de mix énergétique, initié par le gouvernement dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

Pour l’ambassadeur du Sénégal en Belgique, Amadou Diop, cette visite de M. Magnette est l’occasion « d’élargir » la coopération entre le Sénégal et la Wallonie. « Le volet santé sera maintenu, le volet formation professionnelle est important, mais compte tenu du fait que le Sénégal est engagé dans le Pse, il va falloir voir quelles sont les niches d’opportunités qui pourraient permettre de s’insérer dans le Pse. Et dans ce cadre, il a été retenu que le secteur de l’énergie est un secteur important », a expliqué l’ambassadeur Amadou Diop.

Maguette NDONG

Le Sénégal a réussi à lever, ce mardi 16 mai, 1,1 milliard de dollars soit un peu plus de 660 milliards de FCfa sur les marchés financiers internationaux. Ce financement est destiné aux projets d’infrastructures du Pse.

Et de quatre ! Dans un communiqué, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que le Sénégal a émis avec succès, le mardi 16 mai, des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux appelés aussi Eurobonds pour un montant de 1 milliard 100 millions de dollars soit l’équivalent d’un peu plus de 660 milliards de FCfa sur une maturité de 16 ans. C’est la 4ème émission d’Eurobonds pour le Sénégal après 2009, 2011 et 2014. Celle-ci a été réalisée au taux de 6,25% alors que l’opération conclue en 2011 l’avait été à un taux de 8,75%. Le Ministère juge les conditions de cette émission obligataire « très favorables » et précise que les fonds collectés vont servir à financer les projets d’infrastructures du Plan Sénégal émergent (Pse) notamment ceux inscrits dans le budget 2017. Selon la même source, cette émission est intervenue après une série de rencontres entre la délégation sénégalaise conduite par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et des investisseurs notamment aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre et en France.

« Ces obligations ont été très largement souscrites grâce aux bonnes appréciations de la situation et des perspectives macroéconomiques du Sénégal. C’est ainsi que 389 investisseurs ont présenté des offres de souscriptions d’une valeur globale de 9,3 milliards de dollars. Finalement, seules 293 offres d’investisseurs répartis à travers le monde ont été retenues. Le Pricing (fixation des prix du titre) a démarré à 6,50% alors que la valeur du titre était évaluée par le marché à 7,2% », précise le communiqué.

Le Ministère voit en cet engouement des investisseurs internationaux pour le ticket sénégalais « une grande confiance » du marché financier international en la politique mise en œuvre par le président Macky Sall. « Les investisseurs ont dit leur satisfaction liée aux performances économiques du Sénégal, notamment sa forte croissance, sa politique budgétaire prudente et sa maîtrise de l’endettement. Le Sénégal réalise une bonne performance sur le marché financier international, dans un contexte incertain pour les émissions souveraines du continent africain », souligne le document.

Le communiqué rappelle que la possibilité de lever des fonds sur les marchés internationaux est ouverte uniquement aux pays disposant d’une appréciation positive des agences de notation souveraine. Et, de ce point de vue, le Sénégal avait des atouts à faire valoir puisque, le 13 avril 2017, l’agence de notation Moody’s a rehaussé la notation du crédit souverain du Sénégal qui est passée de B1 positif à Ba3 avec une perspective stable. « Ce reclassement traduit la réduction, par le Sénégal, de la vulnérabilité de son économie et du spectre d’un défaut sur sa dette. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité. En plus, l’Etat du Sénégal respecte ses engagements financiers et honore ses échéances, à bonne date », note le document.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, qui participait, hier, à une rencontre « Les mardis du numérique », initié par « African Performance Institute », a exhorté les acteurs du e-commerce à s’intéresser aux nombreuses potentialités de l’horticulture.

Le numérique comporte des enjeux, dessine un univers de valeurs et construit de nouveaux paradigmes d’où la nécessité, pour l’État et les acteurs, de porter la réflexion sur les modalités de son déploiement dans les pratiques courantes. Le cycle de conférences, « Les mardis du numérique », initié par « African Performance Institute », une association formée par des experts sénégalais et étrangers, y trouve toute sa pertinence. La première édition dont le thème porte sur « le E-Commerce : comment booster les Pme sénégalaises sur le marché domestique et l’export ? », a permis, hier, de discuter des opportunités et des défis du présent et du futur.

Dans le Plan Sénégal numérique 2025, l’objectif de l’État du Sénégal, c’est d’avoir 10% du Pib, créé par l’économie numérique. Le projet « Croissance exploitation » du ministère du Commerce et de la Banque mondiale, piloté par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), traduit également l’ambition du gouvernement d’impulser une dynamique nouvelle dans le secteur duquel on ne saurait exclure le numérique. Il est destiné à octroyer des bourses de 25 à 150 millions à des jeunes pour les accompagner dans la création d’entreprises et l’innovation. Présidant la rencontre, le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a mis en exergue le potentiel du e-commerce qui génère 25.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde. Il convient, selon lui, de s’aligner sur les normes internationales pour s’insérer dans ce marché en s’attaquant, au préalable, à celui-là sous régional pour élargir les horizons. L’espoir réside, à l’en croire, dans le capital humain dont dispose le Sénégal avec 65% de la population constitués de jeunes. Il a exhorté les acteurs du e-commerce à s’intéresser à des secteurs porteurs comme l’horticulture avec ses 97.000 tonnes de produits et à celui du riz pour anticiper sur l’intérêt des investisseurs étrangers.

Ibrahima Nour Eddine Diagne, expert en commerce électronique, par ailleurs, président de « African performance institute » a, quant à lui, mis en lumière quelques atouts du Sénégal pour développer le e-commerce. Ces atouts ont trait au prix de la connexion relativement abordable, à la maturité des moyens de paiement à distance, au sens de l’innovation et de l’entrepreneuriat, à la culture du commerce et à la disponibilité des ressources financières malgré quelques écueils. L’existence d’une diaspora active est aussi un réel avantage. Toutefois, les problèmes liés à la perception, à l’instabilité, facteur de risque sur le marché, constituent des pierres d’achoppement.

Le professeur Abdoullah Cissé s’est appesanti sur l’exigence de faire bouger les lignes au risque de compromettre le futur. Il appelle les gouvernants à assumer leur responsabilité quant à l’impact de leurs décisions dans l’avenir. Développer des usages adaptés et un système en adéquation avec les cultures mentales lui paraît être nécessaire tout autant que la création d’un fonds pour financer les startups et l’organisation d’un système d’entreposage. Le décloisonnement des mécanismes de régulation, l’implication du commerce traditionnel, la mise en place d’un régime fiscal spécifié, la construction d’un modèle en dehors des logiques classiques expérimentées ailleurs constituent d’autres points importants abordés par les principaux intervenants.

Alassane Aliou MBAYE

Proposer aux dirigeants et managers un programme de développement qui intègre les défis du numérique, est l’objectif visé par Gaindé 2000 et Hec Paris. Ces deux structures ont mis en place un master class.

Face aux défis du numérique, Gainde 2000 et Hec Paris unissent leurs efforts. Ils ont mis en place une master class. Selon Ibrahima Noureddine Diagne, administrateur général de Gaïnde 2000, il s’agit de proposer aux dirigeants et managers des entreprises un programme de développement managérial qui intègre les défis de l’ère numérique. Il vise également à apporter aux participants les concepts qui sous tendent les approches managériales actuelles, structurer avec eux une réflexion approfondie sur les principaux enjeux du management des organisations du fait de la digitalisation des activités. Ce programme cible les dirigeants d’entreprise, les hauts responsables de l’administration publique. La méthode pédagogique est une alliance d’apports conceptuels ; d’échanges d’expériences ; d’études de cas ; d’exposés interactifs illustrés par de nombreux exemples et de rencontres avec des acteurs et des prestataires du numérique. Ce programme de formation est étalé sur une durée de 12 jours ; soit 3 modules de 3 jours à Dakar et un module de 3 jours à Paris. Les intervenants sont tous des professeurs ou chargés d’enseignement de Hec Paris. Cette formation est sanctionnée par un certificat Hec-Paris. Le module un est lié à la création de valeur client et transition numérique. Pour le module 2, il porte sur la stratégie digitale. Le troisième et quatrième portent respectivement sur le e-management et les risques et droit à l’ère du digital. Selon M. Diagne, l’organisation de ce master class Hec Paris est une première au Sénégal. Cette première séance qui portait sur « l’entreprise traditionnelle face au défi du e-commerce » a été animée par Yann Dacquet, chargé d’enseignement à Hec Paris. Pour ce dernier, le e-commerce, c’est pour dominer son business. Avec le e-commerce, soutient-il, on peut savoir ce que rapporte un euro investi. « Chaque action construit votre courbe d’expérience digitale. Votre stratégie digitale, explique-t-il, est ainsi sujette à ajustement en temps réel ». Dans sa communication, Yann Dacquet a expliqué aux participants comment s’y prendre pour créer ou optimiser sa plateforme digitale. Il a également évoqué le lien entre marketing et informatique mais également le contenu à mettre sur le net.

Aliou KANDE

La neuvième édition de l’Africa banking Forum 2017 s’est achevée, hier, à Dakar. Cette rencontre des acteurs des banques et institutions financières avait, pour thème : « L’innovation technologique au service de la banque africaine ». Dans sa déclaration finale, le comité scientifique du forum a appelé les gouvernements et les banques de la région à s’unir pour relever les défis du secteur pour une meilleure intégration bancaire régionale.

Organisé par i-conférences, l’Africa Banking forum 2017 s’est tenu à Dakar du 15 au 16 mai, avec la participation de 300 professionnels et experts du secteur bancaire en provenance de 25 pays. Lors de la cérémonie de clôture, sanctionnée par une Déclaration, le président de la Conférence, Henry Aussavy, a rappelé que l’objectif de cette initiative c’est « de partager des expériences entre les différents pays africains en promotion de l’activité bancaire dans un esprit de coopération sud-sud ». Dans sa déclaration, le comité scientifique a indiqué que « le secteur bancaire est un acteur névralgique dans le financement de la croissance. Il a, devant lui, un énorme potentiel de développement, eu égard à un faible taux de bancarisation, et une micro-finance active ». « La banque africaine cherche son modèle idéal, à un moment où la banque, dans le monde, est à la recherche d’un nouveau modèle. Chaque année, des milliers d’agences sont fermées et remplacées par des automates. Même si en Afrique cette tendance est embryonnaire, voire inexistante, cet effet d’ubérisation guette le continent », lit-on dans la Déclaration. Au rang des défis, figurent, entre autres, la règlementation du secteur, le retard accusé dans la région sur des chantiers prioritaires comme la signature électronique, la banque virtuelle, la crypto-monnaie... ». Face à ces enjeux, le comité scientifique se dit disposé à apporter sa contribution et son éclairage quant aux réflexions à mener afin d’accompagner cette dynamique. C’est ainsi qu’il appelle les gouvernements, les banques (centrales et commerciales) de la région « à s’unir pour relever les défis du secteur afin de faciliter la mise en place d’instruments et de moyens pour une meilleure intégration bancaire régionale ; à favoriser une législation bancaire qui, tout en s’inspirant des normes internationales de protection des épargnants; à favoriser l’émergence d’approches novatrices pour améliorer l’inclusion financière et la bancarisation ; à favoriser la création d’un groupe de réflexions à l’initiative des banques centrales pour assurer la gouvernance numérique et mieux encadrer la concurrence virtuelle, etc.

Lors de la cérémonie d’ouverture (lundi), le ministre sénégalais du Budget, Birima Mangara, a salué le choix porté sur le thème de l’innovation. « Dans de nombreux pays, ces innovations sont en train de révolutionner la manière de faire de la banque avec l’apparition de concepts comme celui de banque digitale qui constitue une opportunité pour accroître l’inclusion financière des populations », a-t-il déclaré. Pour lui, l’innovation technologique doit aider les pays africains à élaborer des stratégies de développement d’une finance inclusive, « capable de faire une réallocation des ressources vers des secteurs productifs et créateurs d’emplois ». Alors que le directeur général de Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchédé, a souligné que « l’avenir de la monétique est encore là », tout en espérant que le défi de l’inclusion financière sera relevé au cours des prochaines années. Le directeur général de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs), Souleymane Soumaré a, de son côté, reconnu qu’il y a une « certaine analogie » entre les orientations de sa structure et celles du forum. Les apports de la technologie sont, à ses yeux, « incontestables mais ; derrière, il va falloir penser aux mécanismes de protection en ce qui concerne la sécurité notamment la cybersécurité ».

Souleymane Diam SY

Quatre zones de vulnérabilité graduelle sont relevées dans les Niayes par une étude menée par le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural. Elle a fait l’objet d’un atelier de partage, hier, à l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra).

Une étude sur la cartographie de la vulnérabilité de la nappe des Niayes, menée par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a révélée quatre zones de vulnérabilité graduelle. Il s’agit d’une bande de vulnérabilité élevée localisée principalement sur la frange côtière délimitée par la valeur de charge de 0.5 mètre correspondant à une profondeur d’interfaces de moins de 20 mètres ; d’une zone de vulnérabilité délimitée par le tracé des charges hydrauliques comprises entre 0.5 à 1 mètre qui est contiguë à la bande de vulnérabilité très élevée ; d’une zone de vulnérabilité moyenne correspondant à la zone où les valeurs de charges hydrauliques sont comprises entre 1 et 2 mètres ; et enfin, d’une zone faiblement vulnérable vis-à-vis de l’intrusion saline qui s’étend vers l’intérieur des terres. Cette étude a été menée en partant du constat que les ressources en eau qui représentent un capital précieux pour le développement socioéconomique des régions situées sur les Niayes demeurent vulnérables face au processus naturel de dégradation comme l’intrusion saline et les pressions de l’homme (pompages, pollutions, recharges induites, etc.)

Des orientations stratégiques ont été dégagées en vue de préserver durablement la ressource tout en optimisant les enjeux de développement horticole, industriel, social et écologique de la région. Cinq axes ont été ciblés. Ils ont trait à l’amélioration de la compréhension du fonctionnement du système, au développement d’une gestion intégrée et dynamique des ressources en eau à l’échelle de la région, à une optimisation des exploitations dans les zones sensibles dans une perspective durable, et enfin, à l’intégration des enjeux de développement liés aux ressources en eau souterraine pour lesquelles un plan d’actions a été élaboré prenant en compte les actions à réaliser, les acteurs impliqués et les sources potentielles de financement. Pour le représentant du ministre de l’Agriculture, le colonel Youssou Lô, les changements climatiques et la démographie galopante font que les ressources en eau sont menacées. Et sur le plan environnemental, a-t-il ajouté, la végétation naturelle se raréfie de plus en plus dans cette bande. « Tout ceci constitue une menace et exige une politique concertée de gestion », a soutenu le colonel Lô.

Ndiol Maka SECK

Dans un communiqué, la Banque mondiale indique qu’une bonne gestion des recettes fiscales provenant du secteur minier peut contribuer au développement des pays. Selon l’institution financière, les industries extractives constituent une source de revenus essentielle pour un bon nombre de pays dont une trentaine d’économies africaines. Dans sa dernière publication intitulée, « Transfer Pricing in mining with a Focus on Africa: A Reference Guide for Practitioners », la Banque mondiale établit une série de recommandations pratiques et des modules de formation destinés aux autorités de l’administration fiscale des pays africains pour permettre la bonne gestion des revenus du secteur minier.

Le communiqué renseigne que l’institution financière, en partenariat avec le Centre africain de développement minier, l’Alliance des minéraux et de l’énergie pour le développement (Mefda) et l’Agence allemande de coopération internationale (Giz) a organisé, du 8 au 12 mai 2017, à Dakar (Sénégal), un atelier auquel ont participé des représentants des autorités fiscales et des ministères chargés des mines de 17 pays africains et des membres des organisations de la société civile dont l’Open society initiative for West Africa (Osiwa), Oxfam et la Fondation Ford. Cet atelier visait à renforcer la capacité des contrôleurs fiscaux à s’assurer que les recettes légitimes issues des activités minières sont conformes aux accords contractuels. Les participants se sont penchés sur les risques et pratiques des compagnies minières en flux financiers et des transferts de bénéfices et ont identifié les solutions administratives pour remédier aux problèmes, renseigne la même source. Les pays représentés étaient : l’Angola, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République de Guinée, la Guinée équatoriale, le Mali, le Mozambique, la Mauritanie, le Madagascar, le Niger, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

A. KANDE

C’est le compte à rebours dans les préparatifs de l’hivernage, à peine les premières pluies annoncées dans le sud du pays. 75.000 tonnes de semences d’arachide seront distribuées par l’État, selon Modou Fall, président de la fédération nationale des opérateurs privés stockeurs.

La Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs (Fnops), qui compte plus de 500 opérateurs, s’activant dans 2.000 points de collecte et de vente et touchant plus de 15.000 villages, a décidé de contribuer à la distribution des semences d’arachide que l’Etat compte injecter dans le monde rural pour cet hivernage. « Nous sommes engagés à fournir les 75.000 tonnes prévues cette année dont 55.000 tonnes de semences écrémées et 20.000 tonnes de semences décortiquées », a indiqué Modou Fall, le président de la Fnops. Actuellement, a-t-il souligné, « nous sommes déjà dans la phase de mise en place des semences dans les commissions de distribution en rapport avec les préfets et sous-préfets qui nomment, par arrêté, les différents membres dans toutes les communes du pays. Et, je tiens à rassurer que d’ici à la fin de ce mois de mai, l’essentiel des quotas sera acheminé ». « Notre souhait, également, est de mettre à la disposition des producteurs des semences de bonne qualité dont la distribution ne devrait plus tarder. Les semences écrémées ou décortiquées sont en phase de triage dans les différents seccos où plus de 75.000 tonnes d’arachides sont déjà stockées », a-t-il déclaré.

Cette année, a-t-il noté, « la campagne de collecte des graines déjà terminée, a produit, à la date de 7 mai dernier, plus 147.000 tonnes d’arachide d’huilerie, contre 45.000 tonnes, l’année dernière, plus de 75.000 tonnes aux points de collecte des opérateurs et 40.000 tonnes destinées à l’exportation ». Il s’agit là, a-t-il souligné, d’un regain d’intérêt favorisé par la reprise par l’État de l’ex-Sunéor, devenue Sonacos Sa qui a été dotée de moyens financiers pour l’achat des graines acheminées aux usines.

Mohamadou Sagne

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a démenti la rumeur faisant état de la présence de riz en plastique dans les marchés sénégalais, appelant les populations à ne pas céder à la «psychose».

«Au jour d’aujourd’hui, il n’a été constaté nulle part au Sénégal du riz en plastique. Nous avons déployé l’ensemble des services du commerce intérieur, l’ensemble des services de l’Agence de régulation des marchés qui sont présents dans les 45 départements. Et nulle part, il n’a été constaté du riz en plastique», a-t-il assuré.

La rumeur de la présence du riz en plastique dans les marchés sénégalais est partie des réseaux sociaux. Dans un entretien avec le journal en ligne dakaractu, le ministre dit avoir appelé les populations sénégalaises, en leur demandant de signaler aux chefs de quartier, aux chefs de village, aux commissaires de police, aux services régionaux ou départementaux du commerce, toute présence de riz de ce genre.

Alioune Sarr indique que «c’est à partir de ce moment que les services concernés vont intervenir et les sanctions les plus appropriées seront appliquées [à l’encontre de ceux] qui mettraient en danger la vie des populations sénégalaises».

«Mais à ce jour, cela n’existe pas. C’est une rumeur complètement infondée, qui ne repose sur aucune forme de réalité», a insisté le ministre du Commerce. Il a assuré que «les services de son département restent vigilants et mobilisés pour accroître la surveillance, le contrôle du territoire et donner l’alerte chaque fois que de besoin». Il a fait savoir que les services des Douanes ainsi que ceux de la protection des végétaux et l’ensemble des laboratoires du pays sont également mobilisés.

M. Sarr a invité les médias à faire des reportages sur les sites ou les commerçants qui vendraient du riz en plastique, pour mesurer la réaction de l’État. A ce jour, il n’a été constaté nulle part la présence du riz en plastique au Sénégal. C’est pourquoi, je lance un appel à la raison pour ceux-là qui ont la parole publique, à savoir que créer une psychose inutilement de l’opinion ne sert à rien», a-t-il prévenu.

«Nous devons tous nous comporter en responsables et nous dire que le citoyen est le premier contrôleur de ce qu’il consomme. Le consommateur qui voit un boutiquier vendre un produit illégal doit prendre ses responsabilités pour saisir les autorités concernées, pour que ce délinquant soit puni et traqué conformément à la loi», a-t-il encore plaidé.

APS

Les rideaux sont tombés, hier, sur le forum sur l’initiative de la ceinture et de la route pour une coopération internationale. Le prochain est prévu en 2019. Entre temps, une série de mesures est prise pour relever, ensemble, les défis auxquels est confrontée l’économie mondiale.

Des dirigeants de 30 pays et organisations internationales de premier plan ont assisté au forum de deux jours sur l’initiative de la route et de la ceinture pour la coopération internationale qui a pris fin, hier, à Beijing. Parmi ces responsables, il y a le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, le directeur général du Fonds monétaire internationale, Christine Lagarde, les présidents de la Russie, Vladimir Poutine, de la Turquie Raccep Tayip Erdogan, le suisse Denis Leuthard, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, la présidente chilienne, Michelle Bachelet, l’argentin Mauricio Macri, le grec Tsipras, le pakistanais Nawaz charif, la Birmane Aung San Suu Kyi, le philiphin Rodrigo Duterte, l’indonésien Joko Widodo, le kenyan Kenyatta, l’éthiopien Hailemariam Desalegn, etc. Ces deux derniers étaient les Africains ayant pris part à cette rencontre organisée par la Chine.

Selon le président chinois, Xi Jinping, les dirigeants ont convenu de promouvoir la coopération internationale sur le développement de « la Ceinture et la Route » et de relever, ensemble, les défis auxquels est confrontée l’économie mondiale. Il a indiqué que les dirigeants soutenaient une coordination plus étroite des politiques économiques et une synergie plus forte de leurs stratégies de développement, afin de parvenir à un développement coordonné et interconnecté. A l’en croire, le forum a obtenu des résultats positifs. 68 pays et organisations internationales ont signé des accords de coopération avec la Chine dans l’initiative de la Ceinture et la Route. Également, une liste de plus de 270 résultats a été établie et plusieurs programmes et projets ont aussi bénéficié de financements. Dans le communiqué final lu par le président Xi Jinping, les parties prenantes ont émis le souhait de voir ce forum dont le prochain se tiendra en 2019, institutionnalisé.

Lors de la table ronde d’hier, le président chinois a évoqué les multiples défis auxquels le monde était confronté. Il s’agit, selon lui, de la faiblesse du commerce et des investissements, le vacillement de la mondialisation économique, le déséquilibre croissant du développement, l’impact d’un mouvement massif de réfugiés et de migrants, ainsi que les guerres, les conflits et le terrorisme. Pour le président chinois, l’interdépendance entres les nations peut mieux aider à faire face à fléau d’autant plus qu’« il est difficile de compter sur un seul pays pour gérer ou résoudre les problèmes mondiaux ». D’après Xi Jinping, ce n’est qu’en alignant leurs politiques et en intégrant les facteurs économiques et ressources à l’échelle mondiale que les pays pourront créer une synergie pour promouvoir la paix mondiale, la stabilité et un développement partagé. Dans ces circonstances, argue-t-il, le monde peut puiser la sagesse et la force de l’ancienne route de la soie caractérisée par l’esprit de paix et de coopération, d’ouverture et d’inclusion, d’apprentissage et de bénéfices mutuels.

Par Aly DIOUF, correspondant à Beijing

Le président de l’Union nationale des chambres de métiers du Sénégal, Maguette Mbow, a demandé un Plan quinquennal pour le développement de l’artisanat, à l’image des initiatives pour d’autres secteurs. « Nous sollicitons un Plan quinquennal pour le développement de l’artisanat, seul gage pour le développement du secteur », a-t-il lancé. Il a ajouté que les artisans veulent participer pleinement à la réalisation des objectifs du Pse. M. Mbow a magnifié l’attention particulière que le chef de l’État accorde à l’artisanat, soulignant que ce secteur constitue l’un des secteurs pourvoyeurs de richesses, de croissance et d’emplois. Il s’est réjoui de la tenue de ce premier salon de l’artisanat en terre sénégalaise, avant de féliciter le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, « pour cette action de haute portée, mais aussi, pour le travail remarquable abattu au sein de son département ».

S. Diam SY

Au regard du flux, sans cesse en hausse, des camions maliens assurant la navette entre le Port autonome de Dakar et Bamako, les autorités portuaires ont décidé d’agrandir et de réfectionner l’aire de stationnement située à Mbao devenue exiguë, a annoncé, le Directeur général du Port devant le ministre malien des Transports en visite de travail au Sénégal.

Entre 2012 et 2017, le nombre de camions sur le corridor Bamako-Dakar est passé de 400 à 1.500, selon le Directeur général du Port autonome de Dakar. Du coup, la zone de transit située à Mbao est devenue exiguë, peinant à accueillir ces gros porteurs qui attendent de charger ou de décharger au port de Dakar. Pour faire face à ce problème, les autorités portuaires ont décidé de réfectionner et d’agrandir ce parking. C’est la promesse faite par Cheikh Kanté au ministre malien des Transports, Baber Gano qu’il recevait, hier, pour une visite de travail. Nommé il y a un mois, M. Gano a réservé au Sénégal sa première visite et fait de la question de l’aire de stationnement de Mbao une de ses priorités. « Nous souhaiterions avoir un espace plus grand pour nos prestations. La formalisation de la possession de cet espace à travers une convention est aussi un souhait afin que nous puissions y faire des investissements », a déclaré M. Gano.

En réponse à cette doléance, Cheikh Kanté a assuré qu’un appel d’offres est lancé et que d’ici à deux mois, la procédure sera terminée. « Nous sommes liés par les mêmes impératifs et les mêmes objectifs. Le problème du parking a déjà trouvé une solution. En attendant qu’on le réfectionne et l’agrandisse, les gros porteurs maliens vont migrer vers un nouvel emplacement », a-t-il affirmé. Au-delà de ce parking, le Directeur général du port a fait savoir que d’autres projets d’infrastructures d’envergure sont en cours dans le sens de satisfaire les clients et les partenaires. « Au Môle 3 qui donne la priorité d’accostage et autres avantages au Mali, nous avons un programme chinois de 20 milliards de FCfa qui permettra de remettre à neuf le terminal », a-t-il ajouté.

Préparant une visite à Bamako, Cheikh Kanté a magnifié les relations entre le Mali et le Sénégal notamment dans le domaine maritime. De ce point de vue, il estime que le Port de Dakar est un instrument, un outil de développement performant pour les économies des deux pays. Les chiffres du trafic entre Bamako et Dakar sont une preuve parfaite. « On se réjouit d’être le leader sur cette branche, 70 % pour le conteneur, 60 % pour le conventionnel. Le volume a cru d’une manière exponentielle. Il y a des acquis et nous essayons de les consolider, de les développer, de les améliorer », a dit M. Kanté.

Dans ce même ordre, le ministre malien des Transports a indiqué que sa visité est placée sous le signe du renforcement des bonnes relations entre le Mali et le Sénégal notamment dans le domaine maritime. Au regard de la position stratégique qu’occupe le port de Dakar dans les importations et les exportations maliennes, Baber Gano a laissé comprendre qu’il était normal qu’il accorde au Sénégal sa toute première visite de travail à l’étranger. « Notre coopération dans le domaine maritime nous a permis de contourner beaucoup d’obstacles. Nous sommes satisfaits du choix porté sur le port de Dakar qui est devenu stratégique pour le Mali à la suite de l’éclatement de la crise ivoirienne. Les prestations qu’on nous fournit ici sont imbattables parce que jusque-là, les opérateurs économiques se sentent à l’aise. Ici, nos produits sont en sécurité et les conditions de travail sont appréciables. C’est par le port de Dakar que le Mali importe ou exporte 65 % de ses produits », a-t-il déclaré, en saluant les efforts déployés par le Directeur général du port pour rendre cette plateforme plus compétitive.

Après le tête-à-tête entre les deux autorités, la délégation malienne a visité, tour à tour, les installations du Môle 3 où transitent les produits maliens, la plateforme de distribution ainsi que d’autres installations à bord de la vedette présidentielle « La Signare ».

Elhadji Ibrahima THIAM

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