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Affaires et Finances (2336)

Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la maison mère du Groupe Ecobank, basée à Lomé, a signé, mardi, avec la Deutsche Bank AG, une convention de prêt de premier rang non garanti de 250 millions de dollars (environ 156,250 milliards de FCfa), ont annoncé les dirigeants de ETI. La durée de la convention de prêts est de cinq ans. De l’avis des responsables de la banque panafricaine, la société Public Investment Company (PIC) d’Afrique du Sud, l’un des principaux actionnaires institutionnels d’ETI fournit un important appui financier à Deutsche Bank dans cette transaction par une sous-participation en risque.

« Cette nouvelle facilité de 250 millions de dollars est destinée, en priorité, au refinancement des emprunts arrivant à échéance », précise-t-on à la maison-mère du groupe Ecobank.

APA

La plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures Africa50 tient sa troisième réunion d’actionnaires à Dakar le 12 septembre prochain, sous la présidence effective du chef de l’État Macky Sall, annonce un communiqué du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. La même source précise que les 23 gouvernements actionnaires d’Africa50 seront représentés par des ministres des Finances, de hauts fonctionnaires et des ambassadeurs. Le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, prendra part à la réunion ainsi que des membres de la communauté des affaires et des représentants du gouvernement sénégalais.

Selon le communiqué, c’est la première fois qu’une telle réunion se tient en Afrique de l’Ouest. A Dakar, le Dr. Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement et du comité de direction d’Africa50, prononcera un discours inaugural ; Alan Ebobisse, Pdg d’Africa 50 parlera des « derniers investissements de la plateforme et du nombre croissant d’investissements en préparation ». Les noms de deux nouveaux pays actionnaires sera dévoilé.

Les délégués étudieront les activités d’Africa50 en 2016 et approuveront son bilan financier. Le comité de direction présentera la liste actualisée des investissements du fonds ainsi que ses stratégies de financement et d’augmentation du capital, indique le communiqué.

M. G.

Le brésilien Guilherme Antonio Da Costa Jr est le nouveau président de la Commission du Codex alimentarius. Cette organisation a été créée en 1963 par l’Organisation mondiale de l’Alimentation et de l’Agriculture (Fao) et l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en vue de protéger la santé des consommateurs et d’assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire. Elle a, en charge, entre autres, la mission de coordonner, sur le plan international, l’élaboration de normes alimentaires qui représentent une composante essentielle des Systèmes de sécurité sanitaire des aliments. Le Codex alimentarius constitue un point de repère important à l’échelon mondial pour les consommateurs, les producteurs, les organismes nationaux de contrôle des aliments et tous ceux qui participent au commerce international des produits alimentaires. Nous l’avons rencontré à l’occasion de sa première sortie au Sénégal où se tient un colloquium sur le Codex.

Vous venez d’être élu président de Codex alimentarius international. Quels projets portez-vous pour les trois prochaines années ?
Je travaille au Codex depuis 1992. J’ai été élu vice-président en 2014 avant d’être élu, en juillet dernier, président. Pendant tout ce temps, j’ai œuvré pour la protection de la santé humaine, de la sécurité des aliments et une pratique loyale du commerce. Et pendant ma vice-présidence, j’ai essayé d’améliorer la participation des pays membres, particulièrement des pays en développement, pour améliorer la participation pratique dans les différents comités, mais aussi pour souligner l’importance de la base scientifique de l’organisation, et aussi pour disséminer l’information de la chaîne productive depuis le producteur primaire jusqu’au consommateur en passant par l’industrie pour rendre le Codex plus connu et plus visible. En tant que président, il faudra travailler sur la base d’un consensus puisque l’organisation regroupe 187 pays membres et une organisation. Toutes les décisions viennent des différents membres. Je vais, avec les trois vice-présidents, concentrer mes efforts pour améliorer la participation de nos pays particulièrement des pays en développement, pour souligner l’importance d’une base scientifique au sujet de la préparation et de l’élaboration de la normalisation. Les organisations multilatérales sont bien élaborées en théorie et les États s’affilient. Mais très souvent, on ne perçoit pas très bien la réalité des organisations. Si nous regardons bien le Codex, il a de l’influence et une importance certaine étant entendu que la nourriture, une de ses missions, est une donnée de tous les jours. Mais c’est avec la normalisation du Codex que nous pourrons assurer la sécurité alimentaire.

Vous êtes au Sénégal pour les besoins d’un colloque. Pouvez-vous revenir sur l’importance de cette rencontre ?
C’est un honneur et un plaisir, pour moi, d’être au Sénégal. J’ai déjà travaillé en Afrique, dans différents pays principalement d’expression lusophone ou anglaise. C’est la première fois que je viens travailler dans un pays francophone. C’est ma première mission après mon élection en tant que président du Codex. Le colloquium est très important pour l’amélioration et le renforcement des pays africains. Il est organisé avec l’Union africaine et les États-Unis d’Amérique. Cette rencontre est une opportunité pour discuter de la sécurité alimentaire et du commerce loyal international. Elle portera, de façon spécifique, sur trois sujets en comité : Fruits et légumes frais, jus et aliment et étiquetage. Ces trois aspects devront faire l’objet de législation dans une loi future. Ces échanges sont importants dans la mesure où ils nous permettront d’avoir les plus fortes positions de la région, basées sur des normes avec bien sûr l’éclairage des experts des trois secteurs. C’est donc une magnifique opportunité. Il faut souligner l’importance du travail du Comité national du Sénégal sur ces trois différents points mais aussi de la Commission de l’Union africaine. Le Sénégal a beaucoup aidé à améliorer la participation de l’Afrique au Codex dans les différents comités. Ce colloque nous permettra d’améliorer la participation des pays membres, des pays en développement particulièrement, mais aussi de donner et d’améliorer la base scientifique du Codex.

Quelles sont vos attentes par rapport à la rencontre ?
Nous espérons qu’à la fin du colloque recueillir beaucoup d’informations et harmoniser les positions entre les pays d’Afrique et ceux de l’Amérique du Nord. C’est aussi une opportunité pour échanger des visions et positions entre deux régions du monde. Nous espérons avoir des positions solides à discuter sur le document du Codex dans ces trois comités. L’objectif est d’arriver à des positions scientifiques qui protégeront la santé des aliments et aussi pour faciliter l’harmonisation d’un commerce loyal. C’est aussi l’opportunité d’apprendre avec les différentes expériences des pays participants. 25 pays africains prennent part à la rencontre.

Vous parlez de la santé des consommateurs, de la sécurité des aliments et aussi de la sécurité du commerce. Des questions qui sont peu connues du grand public. Que fait le Codex pour rendre ces questions plus actuelles et pour les faire prendre en compte, notamment par les consommateurs ?
Je disais que nous essayons de fonctionner sur la base d’un consensus. Le nouveau bureau que je dirige, avec les trois vice-présidents, a aussi pour programme de rendre le Codex plus connu. C’est pourquoi, nous voulons nous attacher à la dissémination de l’information du Codex. C’est très important que le consommateur connaisse bien l’importance de l’organisation. La manière de passer l’information au consommateur est différent de celle de passer l’information aux industriels. Nous ne pouvons pas parler du Codex aux consommateurs de la même manière que nous le faisons avec les industriels. Le Secrétariat du Codex travaille dur pour améliorer les instruments de communication. Et nous allons tout faire pour faire connaître le Codex. C’est dans ce sillage qu’il est important de mettre en avant le travail effectué par les comités nationaux du Codex de tous les pays qui ont un grand rôle dans la vulgarisation du Codex. Par exemple, le Comité national du Sénégal fait un excellent travail. L’exemple de recevoir et d’organiser ce colloque par le comité national du Sénégal est une opportunité de la participation du Sénégal et des autres pays de la région. Chaque comité national doit travailler en vue de se rapprocher, d’informer les populations, les consommateurs. Je voudrais saluer l’excellent travail du comité national sénégalais. Les gouvernements, pour ne pas dire les autorités publiques, doivent donner leur soutien au comité national du Codex pour leur permettre de faire leur travail. D’autant que le résultat du travail du comité national est à mettre au crédit de l’État pour la santé de la population, la sécurité des aliments et l’harmonisation d’un commerce loyal.

Propos recueillis par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Pour permettre au Conseil national de Concertation et de Coopération des ruraux (Cncr) d’avoir des moyens de son plaidoyer pour le financement de l’agriculture, la Cedeao a apporté un soutien à son programme. L’Agence régionale de l’agriculture et de l’alimentation a appuyé le Cncr à hauteur de 120.000 euros, soit environ 78 millions de FCfa pour la réalisation de son objectif visant à décrocher des financements pour permettre aux jeunes de travailler dans le secteur agricole. Ce projet du Cncr, souligne Borgui Yerima, fait partie des 7 projets sur 24 s’occupant de la formation et de l’emploi des jeunes et soutenus par l’Arra de la Cedeao. «Le projet a la capacité de faire travailler les jeunes qui en ont envie, d’impliquer le secteur privé et les universités. Nous devons donner de l’espoir aux jeunes et la question de l’agriculture permet de lutter contre le chômage», a affirmé le responsable de l’Araa.

O. KANDE

Face aux hommes d’affaires, le ministre indien des Affaires extérieures est revenu sur la nouvelle transformation de son pays. Il estime que la technologie est déterminante de même que les femmes qui doivent être au cœur du développement car «éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation».

La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’agriculture de Dakar a reçu, hier, le ministre d’Etat en charge des Affaires extérieures de l’Inde, M. J. Akbar. Il a introduit le thème : la «transformation nouvelle de l’Inde» initiée par le Premier ministre dudit pays, Narendra Modi. M. J. Akbar a noté des similitudes entre son pays et le Sénégal qui, à son avis, peuvent atteindre le développement à travers leur coopération. Dans un discours en anglais, le ministre indien, en visite à Dakar, a rappelé que son pays a été colonisé par l’Angleterre comme le Sénégal l’a été par la France pas «parce qu’il est pauvre mais parce que c’est un pays riche». Devenu indépendant en 1947, a-t-il dit, il fallait travailler au développement économique pour avoir une « liberté économique ». Pour parachever ce développement, le Premier ministre Narendra Modi a lancé la nouvelle transformation économique de l’Inde. «On doit lutter contre la pauvreté, promouvoir des politiques de développement. La technologie sera déterminante pour cette transformation économique. Je suis confiant pour le développement de l’Inde et du Sénégal car ce sont des pays avec un fort potentiel», a soutenu M. J. Akbar. Il considère aussi que les femmes doivent être au cœur du développement car «éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation», estimant qu’on ne peut plus continuer à ignorer les femmes qui représentent 52 % de la population mondiale.

144 milliards de FCfa de l’Inde injectés au Sénégal
Content de la venue du ministre Indien à la Chambre de commerce de Dakar, Docteur Daouda Thiam, le président de l’institution a déclaré que ces rencontres permettent d’explorer les voies et moyens pour développer davantage les relations entre les deux pays. «Nous avons fait des pas importants avec l’Inde à qui nous vendons notre acide phosphorique, de l’arachide, du poisson, de la noix de cajou. Ce pays nous envoie du matériel comme les motopompes, les tracteurs que nous avons installés dans la région du fleuve ; ce qui nous permet d’avoir une agriculture de contre saison avec l’irrigation. Cette visite a un enjeu important et multipliera les opportunités d’affaires entre nos deux pays», a affirmé M. Thiam.

Le président de la chambre de commerce et d’industrie de Dakar a rappelé que l’Inde avait dégagé plus de 1 milliard de dollars, pour les pays de la Cedeao dont 288 millions de dollars, soit environ 144 milliards de FCfa pour le Sénégal. En 2016, par exemple, l’Inde a financé, dans notre pays, des projets d’irrigation dans la vallée du fleuve Sénégal à hauteur de 27 millions de dollars, soit environ 13,5 milliards de FCfa ; cela a permis au Sénégal de réduire ses importations en riz. D’une manière générale, l’Afrique est une priorité pour l’Inde car lors de la 3ème édition du sommet du Forum Inde-Afrique (Iafs) tenue, en octobre 2015, à New Delhi, le Premier ministre Narendra Modi avait promis d’injecter en Afrique 10 milliards de dollars, soit plus de 5.000 milliards de FCfa en 5 ans en plus de 50.000 bourses d’études accordées aux étudiants africains.

Daouda Thiam estime que l’Inde peut être un grand partenaire économique du Sénégal car c’est un pays dont 50 % du Pib est créé par les personnes qui travaillent dans le secteur des technologies, invitant à s’inspirer du « modèle indien avec les jeunes ingénieurs Sénégalais pour qu’ils puissent mettre à la disposition du Sénégal un certain nombre d’approches innovantes».
Le ministre d’État indien des Affaires extérieures «est une forte personnalité connue à travers le monde et fait partie des gros Think-tank ou groupes de réflexion américains qui travaillent sur ce que doit être la politique américaine à travers l’Islam». Il est également membre du Forum des savants et intellectuels musulmans mis en place en 2004 par le Roi Abdullah de l’Arabie saoudite. M.J. Akbar est également connu pour son illustre carrière en tant que journaliste et écrivain. Il a lancé le premier magazine d’informations politiques hebdomadaire de l’Inde, «Sunday» en 1976.

Oumar KANDE

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales préside, lundi, un atelier de formation régionale sur le séro-monitoring des campagnes de vaccination contre la peste des petits ruminants (Ppr) et la péripneumonie contagieuse bovine (Ppcb), annonce un communiqué.

Cette rencontre qui va durer jusqu’au 15 septembre entre dans les activités du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) qui regroupe six pays sahélo-sahariens : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad. Il est coordonné par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), précise le communiqué.

Financé par la Banque mondiale, l’objectif du Praps est de rechercher les voies et moyens de renforcer la résilience des sociétés pastorales des six pays membres par l’amélioration de la santé animale, la gestion des ressources naturelles, la prévention des crises pastorales et la mise en marché des produits d’origine animale.

Cette rencontre est organisée par la Coordination régionale de la composante santé animale du Praps avec l’appui du Praps Sénégal, précise le document et « témoigne de l’intérêt que les pays bénéficiaires portent au développement des ressources animales, base des économies sahéliennes et en particulier de l’économie rurale de nos pays respectifs ».

La composante Santé animale du Praps est financée à hauteur de 50,48 millions de dollars américains soit 20,35 % du montant total du projet. Elle est mise en œuvre par l’Organisation mondiale de la Santé animale (Oie). L’objectif de cette composante en santé animale est « d’appuyer les efforts nationaux et régionaux pour bâtir des services vétérinaires durables et efficaces à travers des interventions tangibles comme les campagnes de surveillance et de lutte contre les principales maladies transfrontalières notamment la Ppr et la Ppcb », souligne le communiqué. Ces deux affections constituent une menace réelle sur la productivité de l’économie pastorale et entraînent des répercussions négatives de grande ampleur sur les conditions de vie des communautés pastorales des pays sahéliens. « Cette situation reste liée à l’état de nos services vétérinaires qui souffrent souvent d’un sous-investissement chronique occasionnant parfois une diminution très importante de leur capacité d’interventions sur le terrain, en général et aux frontières, en particulier », lit-on dans le document.

Le Projet a prévu de construire, dès l’année prochaine, 30 parcs à vaccination. Il contribue déjà largement à l’achat de vaccins, à la prise en charge du mandat sanitaire et à la surveillance épidémiologique dans sa zone d’intervention. D’ici à 2018, il devrait mettre à la disposition de l’Israun système intégré de lyophilisation des vaccins pour un montant de près de 1,500 milliard de FCfa. Cet outil permettra de couvrir les besoins nationaux en vaccins mais aussi d’exporter vers d’autres pays prioritairement ceux du Sahel.

Elhadji Ibrahima THIAM

Des dizaines d’hectares de riz sont détruits dans les communes de Dioulacolon et de Bagadadji par la pluie.

L’atteinte de l’autosuffisance en riz, en 2017, risque d’être compromise dans la région de Kolda. Les fortes pluies qui ont été enregistrées au cours de ces dernières semaines ont fait d’importants dégâts sur les cultures de riz. Elles ont été  emportées par les eaux de ruissellement qui ont tout balayé sur leur passage ou pourries sur place, à la suite des inondations des vallées. C’est le cas notamment à Dar Salam, un village situé dans la commune de Dioulacolon, dans le sud du département de Kolda où 70 hectares de riz sont détruits. Les riziculteurs qui sont en majorité des femmes, sont aujourd’hui, dans le désarroi.  Ils avaient contracté des dettes auprès des Institutions de micro finance pour investir dans la riziculture. Mais leur espoir d’obtenir de bonnes récoltes afin d’atteindre l’autosuffisance en riz s’est fondu comme du beurre au soleil. Ils demandent l’annulation de ces dettes. « Nous lançons un appel au maire, au Sous-préfet de Dioulacolon et à l’État du Sénégal à nous venir en aide en vivres. Nous avions misé sur la riziculture dans l’espoir de faire de très bonnes récoltes, cette année, malheureusement, les cultures ont été complètement détruites par la pluie. Nous demandons l’annulation de ces dettes que nous avions contractées pour l’acquisition des semences, des engrais et du matériel agricole parce que nous ne sommes plus en mesure de rembourser ces dettes », a déclaré Fatoumata Mballo, leur porte-parole.  

Dans la commune de Bagadadji, plus d’une demi-douzaine de villages se trouve également dans la même situation. Il s’agit notamment de Madina Seydou Bâ, Bagadadji, Wakkilaré Kayel, Ilyao Mamadou Seydi et Saybatou Mamadou, entre autres. « Les cultures de riz sont complètement détruites. Dans certaines vallées, le riz a été emporté par les eaux ou a pourri  sous les eaux. Il y a également des vallées où les cultures ont été englouties par l’érosion côtière qui a entrainé des tonnes de gravats et de boues qui sont venus ensevelir les cultures», a expliqué un villageois. Ses propos sont confirmés par le maire de Bagadadji, Massiré Touré. Il se dit attristé par ces dégâts. « Dans de nombreux villages, les riziculteurs ont presque tout perdu.  Les cultures sont complètement détruites, malheureusement, c’est trop tard pour les riziculteurs de repiquer le riz pour espérer faire de bonnes récoltes cette année », a-t-il affirmé, sans donner plus de détail sur le nombre d’hectares de riz détruits dans sa commune.

Mamadou Aliou DIALLO

Le chercheur sénégalais, Alioune Ndiaye, a suggéré, mardi, à Dakar, la mise en œuvre, au Sénégal, d’une politique économique inspirée du modèle indien qui, selon lui, repose sur la collaboration des chercheurs avec les décideurs, le soutien du gouvernement à l’initiative privée et la relation entre le pays et sa diaspora.

« On parle beaucoup d’émergence au Sénégal. L’exemple indien peut inspirer le Sénégal à trois niveaux : d’abord une connexion entre la sphère du savoir et la sphère de la décision. C’est capital », a dit M. Ndiaye lors d’une conférence de rentrée du «Timbuktu Institute», un «think tank» basé dans la capitale sénégalaise. Alioune Ndiaye, chercheur à l’Université de Sherbrooke (Canada), était appelé à introduire une conférence sur le thème : « La stratégie africaine des nouveaux acteurs de la coopération : cas et typologies de l’Inde et du Maroc ». A l’opposé de l’Inde, au Sénégal, « on ne donne pas assez aux scientifiques la part qui devrait leur revenir dans les politiques de développement économique », a-t-il relevé. « En Inde, si tu n’es pas ingénieur ou médecin, tu es la honte de ta famille. L’importance que l’on donne au savoir remonte à Nehru (Jawaharlal Nehru, le premier dirigeant de l’Inde indépendante, Ndr). Le concept principal de Nehru, c’était le +Scientific Temper+», une philosophie selon laquelle « l’esprit scientifique » primait sur tout le reste, a expliqué le conférencier.

Sous l’égide de Nehru, l’Inde s’est lancée, dès son indépendance en 1947, dans « une aventure scientifique et technologique qui consiste à mettre le savoir et la science au service du développement », a rappelé Alioune Ndiaye, auteur de plusieurs articles. Les premiers dirigeants de l’Inde postindépendance, Nehru et Gandhi surtout, ont toujours eu à leurs côtés de grands scientifiques, a-t-il ajouté, laissant entendre que les dirigeants sénégalais devraient adopter la même démarche pour promouvoir la science et la technologie.

« Une aventure scientifique et technologique »
Comme l’Inde, le Sénégal devrait, en deuxième lieu, favoriser la relation entre « le capital et la capitale », ce qui se traduit par le soutien de l’initiative privée par les autorités gouvernementales, la capitale symbolisant l’autorité étatique, le capital étant l’emblème du secteur privé, a expliqué Alioune Ndiaye. « Il s’agit de booster le secteur privé », a-t-il dit pour résumer cette approche de la politique économique indienne. « Chaque fois que l’Inde lance une politique publique, son objectif est de faire émerger une industrie locale », a souligné l’universitaire. La relation entre « la diaspora et le pays » d’origine est la troisième dimension de la politique économique indienne dont le Sénégal devrait s’inspirer, selon Alioune Ndiaye. « C’est important qu’il y ait cette connexion entre la diaspora et le pays », a-t-il dit, ajoutant que l’émergence de l’Inde est basée sur quatre axes stratégiques, à savoir la diplomatie, l’économie, l’énergie et la géostratégie.

Les échanges de l’Inde avec ses partenaires commerciaux sont passés de trois, voire quatre milliards de dollars en 2000 à 75 milliards de dollars en 2015, a-t-il indiqué, en présence de nombreux intervenants à la conférence dont l’universitaire Bakary Sambe, directeur du «Timbuktu Institute».

(APS)

Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a tenu, hier, sa troisième réunion ordinaire au titre de l’année 2017. Lors de cette réunion présidée par le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, ses membres ont fait une analyse des évolutions de la conjoncture économique et la situation des prix dans l’Union.

La troisième réunion ordinaire de l’année 2017 du Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a eu lieu, hier, au siège de l’Institution à Dakar. Selon le communiqué de presse qui a sanctionné la fin de la rencontre, le Cpm a passé en revue « les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente ». Ses membres ont aussi évalué les facteurs de risque qui peuvent peser sur les perspectives à moyen terme de stabilité des prix et de croissance économique de l’Union. Ainsi, le Comité de politique monétaire souligne que l’activité économique a connu une évolution au deuxième trimestre de l’année 2017.  Une progression qui, dit-il, a été favorisée par le « raffermissement de la croissance dans la zone euro, aux États-Unis et dans certains pays émergents ». D’après les conclusions du comité, la croissance économique de l’Union est attendue à 6,9 % pour l’ensemble de l’année 2017 contre 6,7 % en 2016.

Cette croissance, explique le communiqué, est « essentiellement portée par la vigueur de la demande intérieure et du côté de l’offre par des valeurs ajoutées dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ».

Inflation de 0,3 % au deuxième trimestre 2017
Réagissant à la fin de la rencontre du Comité de politique monétaire, le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné a déclaré qu’à l’heure actuelle, tous les secteurs d’activité sont porteurs de croissance. Sur un autre point, le Cpm renseigne que le déficit budgétaire est ressorti à 2,4 % du Produit intérieur brut à fin juin 2017 contre 2,3 % un an auparavant. « Pour l’ensemble de l’année 2017, ce déficit est attendu à 4,4 % du Pib tout comme en 2016 pour un objectif communautaire de 3,0 % à l’horizon 2019 », souligne le Cpm. Toutefois, il appelle à la poursuite des efforts de mobilisation des recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques pour supporter ce déficit.

S’agissant de l’évolution des prix dans l’Union, le Comité a observé que le taux d’inflation, en glissement annuel, s’est établi à 0,3 % au deuxième trimestre 2017 après un niveau de 0,8 % au premier trimestre de la même année. En effet, le gouverneur de la Bceao explique ce ralentissement par la fourniture dans l’approvisionnement des produits alimentaires  tels que les céréales, les légumes, les tubercules. D’après M. Koné, les productions sont bonnes depuis quelques années grâce à des efforts des États. Ce qui permet d’approvisionner correctement les marchés. « Plus l’approvisionnement est important, plus les prix baissent », ajoute-t-il.

En outre, au regard des différentes évolutions, le Comité de politique monétaire a décidé, à l’issue de cette rencontre, de « maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injonction de liquidité à 2,50 % et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50 % ». Quant au coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union, il demeure fixé à 3,0 %.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le cumul des transferts nets d’argent effectués par les établissements de crédit du Sénégal s’est établi à 1.425,2 milliards de FCfa (environ 680,320 millions de dollars) au premier semestre 2017, a appris, mardi, Apa, auprès de la Direction de la monnaie et du crédit (Dmc) du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Ces transferts nets d’argent résultent de la différence entre les transferts reçus qui se chiffrent à 521,7 milliards de FCfa et ceux émis d’un montant de 96,5 milliards de FCfa (1 FCfa équivaut à 0,0016 dollar). Comparé au premier semestre 2016 où il s’établissait à 385,2 milliards de FCfa, le montant des transferts nets connaît une progression de 10,4%. Toutefois, en variation trimestrielle, ces transferts connaissent une forte hausse de 23,3 % à 234,8 milliards au deuxième trimestre 2017 contre 190,4 milliards de FCfa au premier trimestre 2017. Selon les données de la Dmc, plus de la majorité des transferts reçus (62,1%) provient d’Europe, 15,6% des autres pays, 9,4% des USA, 6,7% des pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) et 5,4% de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale).

(APA)

L’eau à portée de main. Ce rêve est devenu est une réalité à Depal Mbaye et dans quatre autres villages environnants du département de Louga, grâce au Programme d’urgence de développement communautaire qui a réalisé un forage d’un débit de 50 mètres cubes heure et un château d’eau de 150 mètres cubes.

Ce mercredi 30 août 2017 est un jour mémorable pour Sada Sow. Commerçant de son état, il a fermé sa boutique d’alimentation générale. Muni de sa tablette, il a tenu à immortaliser chaque instant de l’inauguration du forage de son village, Depal Mbaye situé dans la commune de Nguer Malal, dans le département de Louga. « Beaucoup d’hommes politiques avaient promis de régler le problème d’eau de notre village mais leurs promesses sont restées lettre morte », confie-t-il, en arborant un large sourire. « Il y a des personnes décédées ; si, aujourd’hui, on pouvait les ressusciter pour leur dire que Depal Mbaye dispose désormais d’un forage, d’un abreuvoir pour le bétail et sera bientôt électrifié, elles ne nous croiraient pas», ajoute-t-il. « Ma joie est ineffable », poursuit Sada Sow, toujours en filmant.

Il est imité par de nombreux jeunes dont le photographe du village, El Hadj Fall qui a troqué son appareil contre une caméra. « Je vais faire un film de la cérémonie que j’enverrai aux ressortissants du village. Quand j’aurais un hôte, je le lui montrerai en lui racontant le problème d’eau auquel notre village était confronté et la joie des populations de disposer enfin du liquide précieux à portée de main », confie le photographe.

La forte mobilisation des populations de Depal Mbaye et celles des autres villages témoigne de l’importance de l’ouvrage. Les trois grandes tentes se sont révélées petites pour contenir l’assistance constituée de toutes les catégories d’âge. Créé avant l’indépendance, ce village fondé par le chef religieux Abdou Mbaye était confronté à un réel problème d’accès au liquide précieux. Sada Sow rappelle qu’adolescent, il allait, chaque jour, perché sur une charrette, chercher l’eau dans les villages environnants dont le plus proche était distant de 5 kilomètres. « La recherche de l’eau était une véritable corvée », soupire-t-il, soutenant que tout calvaire a une fin même s’il n’espérait pas vivre ce moment si tôt. Le boutiquier souligne que pendant 12 ans, seul le chef religieux et ses disciples ont habité le village à cause du problème d’eau.

Sensible au calvaire des populations, en 1977, l’homme d’affaires et marabout, le défunt Djibly Mbaye avait décaissé 30 millions de FCfa pour la réalisation d’un puits en faisant appel aux services de l’hydraulique. Malheureusement, à cause de problèmes techniques, les travaux n’avaient pas abouti, explique un prospectus distribué à l’assistance. Mais l’homme d’affaires ne baissa pas les bras. Il fit appel à l’entreprise Sonaford dirigée par le français Diboss et celle-ci creusa un puits ; ce qui permit aux habitants de Depal Mbaye de disposer de l’eau. Mais le problème n’était qu’à moitié résolu. Un puits ne suffisait pas à alimenter toute la communauté. Il fallait autre chose pour avoir suffisamment d’eau car, dans cette zone, la nappe phréatique est profonde.

En 2011, en tournée de pré-campagne électorale, lors de son passage à Depal Mbaye, la principale doléance du Khalife général, Serigne Saër Mbaye, au futur chef de l’État, Macky Sall, fut la construction d’un forage, l’électrification et la réalisation d’une piste rurale. L’actuel chef de l’État avait pris bonne note, en promettant, une fois élu, d’exaucer ce vœu. En 2014, il renouvela cet engagement et recevant, en 2016, en audience au palais de la République, le Khalife général Serigne Saër Mbaye, il donna des instructions fermes pour la réalisation du forage. En six mois, l’ouvrage est réalisé au grand bonheur du guide religieux, de ses disciples, des populations et des autorités locales. Tous les intervenants, dans leur discours, ont exprimé leur gratitude pour la réalisation de ce forage qui vient, disent-ils, mettre fin à « plusieurs décennies de manque criant d’eau». Les autorités locales n’ont pas manqué de formuler d’autres doléances liées toujours à l’eau, à l’électrification et aux pistes de production.

Plus de 17 kilomètres de réseau
Le forage a un débit de 50 mètres cubes heure et le château d’eau a une capacité de 150 mètres cubes. Il dispose d’un abreuvoir, d’une potence, d’une cabine de pompage, d’un groupe électrogène et d’un logement pour gardien. L’ouvrage est doté d’un système d’alimentation multi villages d’un coût de 210 millions de FCfa. D’une profondeur de 273 mètres, il polarise cinq villages : Keur Banane Fall, Pété Aly Ngounta, Pété Warack, Darou Salam Ndiack et Depal Mbaye, soit un réseau d’addiction d’eau de plus de 17 km. Ce réseau permet d’approvisionner une population d’environ 3.000 habitants et un cheptel estimé à 5.000 têtes. A la demande des autorités locales, Cheikh Diop, le directeur national du Pudc, a promis que le réseau sera étendu « dans un futur proche » à d’autres villages environnants qui n’ont pas encore accès à l’eau potable. « Nous sommes en train de discuter avec les services du ministère de l’Hydraulique pour que le réseau puisse être étendu afin que ces populations qui manquent d’eau puissent en avoir », a-t-il déclaré.

Le directeur national du Programme d’urgence de développement communautaire a rappelé la philosophie dudit programme qui consiste à réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales en termes d’accès à l’eau, à l’électricité, aux pistes de production par une allocation équitables des ressources publiques.

Mamadou GUEYE

Les travaux de l’autoroute reliant l’aéroport Blaise Diagne et Thiès ainsi que celle allant de Thiès à Touba vont bon train et sont même en avance sur les délais de livraison. En visite, hier, sur les deux chantiers, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a pu faire le constat.

Trois kilomètres après la bretelle qui mène à l’Aéroport Blaise Diagne de Diass, un grand échangeur de sept passages supérieurs et inférieurs et un giratoire s’impose dans un décor de verdure qui s’étend à perte de vue. Cette infrastructure routière nichée au cœur du village sérère de Thiambokh est le point de jonction entre l’autoroute qui mène à Thiès et celle qui dessert Mbour. La branche Aidb-Thiambokh-Thiès en deux fois deux voies extensibles en deux fois trois voies dans le futur avec une bande d’arrêt d’urgence est longue de 16 kilomètres. Elle serpente en grande partie la forêt classée de Thiès pour le contournement sud de la Cité du rail à hauteur de l’intersection de la route Thiès-Sindia.

Pour que cette autoroute Aibd-Thiès voie le jour, les grands moyens ont été utilisés, notamment à hauteur du village de Soun Wolof dans le plateau de Diass où un massif montagneux se dresse. Il a fallu le transpercer sur plus de 800 mètres afin de permettre à la route de continuer grâce à une opération de minage rondement menée par une entreprise sénégalaise. A cet endroit précis, le talus haut de 37 mètres à son point le plus culminant surplombe le tapis de bitume. Il reste le revêtement et les équipements de sécurité pour que cette tranche entre Aibd et Thiès soit terminée. « On est à un taux d’avancement de 88 % », assure le chef du projet de l’autoroute Aibd-Mbour-Thiès, Mouhamadou Moustapha Dème, devant le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. Il visitait, hier, les chantiers de l’autoroute Aibd-Thiès et Thiès-Touba (Ila Touba) et s’est félicité que les travaux de ce tronçon aient une avance de trois mois sur le délai contractuel fixé à juin 2019.

Echangeur Sud de Thiès
Plus loin, au village de Dakhar Mbaye sur la route Thiès-Sindia, commence l’autoroute Ila Touba. Un échangeur est en construction. On l’appelle « Echangeur sud de Thiès ». Il sera le point de raccordement entre l’autoroute Aibd-Thiès et Thiès-Touba. Sur le site, ouvriers et engins sont à pied d’œuvre. La partie la plus difficile, c’est-à-dire le terrassement jusqu’à Touba, a été déjà réalisée, selon Zhang Jianguo, directeur général de Crbc, l’entreprise chinoise qui conduit les travaux. En effet, la partie supérieure de terrassement est déjà terminée et suivra le grave-latérite ciment (glc) puis le grave-bitume et enfin le béton-bitumé pour que cette autoroute longue de 112 kilomètres soit livrée en décembre 2018 comme convenu.

Au total, l’autoroute Ila Touba disposera sur son tracé de six échangeurs de différents types dont deux à Thiès et quatre successivement à Khombole, Bambey, Diourbel et Touba. Il est également prévu 9 passages inférieurs, 19 passages supérieurs, 21 passages et passerelles pour les piétons et véhicules non motorisés, deux postes de péage pleine voie à l’entrée de Thiès et à l’entrée de Touba, cinq postes de péages sur les bretelles d’insertion et de sortie de l’autoroute ; de même qu’un air de service et de repos à Bambey, 105 ouvrages d’assainissement transversal  (dalot) dont certains serviront en même temps de couloir de passage du bétail et de 129 kilomètres de fossés bétonnés pour l’assainissement longitudinal.

L’ingénieur chinois déclare que d’ici octobre, les premiers dix kilomètres de route carrossable de l’autoroute Ila Touba seront livrés. Ainsi, ceux qui vont au Magal de Touba pourront l’emprunter jusqu’à la sortie de Thiès où un échangeur est en construction et surplombera la Route nationale 3. Cette bonne nouvelle a été bien accueillie par le ministre des Infrastructures qui, lors de sa dernière visite, il y a trois mois, avait constaté des « points de contraintes » (présence du massif montagneux, manque de matériaux de construction comme la latérite et le basalte) qui risquaient de retarder l’exécution des travaux. Mais plus de peur que de mal car les mesures prises à l’époque ont permis à l’entreprise chinoise de dérouler son tableau de bord sans écueils et même d’être en avance sur le délai contractuel. « Aujourd’hui, il n’y a plus aucune contrainte qui nous empêche de respecter les délais. En octobre, ceux qui iront à Touba à partir de Dakar pourront emprunter l’autoroute sur une voie carrossable jusqu’à la sortie de Thiès par le contournement sud », a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué de saluer la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise Crbc qui, a-t-il rappelé, a réalisé des pistes de désenclavement pour les villages qui bordent le tracé de l’autoroute et construit 30 forages pour les populations riveraines alors qu’elle était tenue de n’en faire que douze.

Elhadji Ibrahima THIAM

Marcel De Souza en visite, à Rabat, a déclaré que Sa Majesté, le roi Mohammed VI a, dans une lettre, indiqué que « le Maroc s’engage à l’adhésion à une monnaie unique le jour où elle sera adoptée par la Cedeao». Il a précisé que la mise en place de cette monnaie unique devrait prendre une dizaine d’années. En outre, le Maroc devra également adhérer au schéma de libéralisation des échanges et au tarif extérieur commun de l’organisation.

Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedao), Marcel De Souza, en visite à Rabat (Maroc), a annoncé, mardi 29 août 2017, que le royaume chérifien était disposé à adopter la future monnaie unique de la Cedeao, trois mois après l’accord de principe pour l’adhésion du Maroc à l’organisation sous-régionale. La visite du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Marcel De Souza, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision de l’accord de principe pour l’adhésion du Maroc à l’organisation communautaire régionale au mois de juin dernier à Monrovia. La rencontre avec Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, était aussi l’occasion de discuter du reste du processus avant le sommet de Lomé car c’est dans la capitale togolaise que ledit accord de principe devrait être confirmé, c’est-à-dire  le 16 décembre prochain. Lors des échanges, Marcel De Souza a indiqué que c’est un préjugé favorable pour le royaume chérifien d’annoncer sa volonté d’adopter la future monnaie unique de la Cedeao. Mieux, M. De souza a déclaré que Sa Majesté, le roi Mohammed VI, a, dans une lettre, indiqué que « le Maroc s’engage à l’adhésion à une monnaie unique le jour où elle sera adoptée par la Cedeao ». Il a précisé que la mise en place de cette monnaie unique devrait prendre une dizaine d’années. En outre, le Maroc devra également adhérer au schéma de libéralisation des échanges et au tarif extérieur commun de l’organisation.

Les avis des politologues et autres analystes économiques réputés sont partagés sur l’adhésion du royaume chérifien à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Si beaucoup se réjouissent d’une probable hausse de l’engagement économique et/ou d’une éventuelle embellie des échanges commerciaux et des investissements du Maroc dans l’espace communautaire ouest-africain, force est de reconnaître que le royaume chérifien n’a pas eu besoin d’être membre à part entière de l’organisation communautaire ouest-africaine pour « établir une présence économique impressionnante dans la région en une décennie ». Les nombreux accords bilatéraux existants couvrant divers domaines, complétés par un accord spécifique conçu et négocié entre les deux parties, « suffiraient à renforcer encore davantage les liens économiques, commerciaux mais aussi politiques et culturels », selon le magazine « Jeune Afrique » dans une de ses livraisons.

Toutefois, compte tenu « des différences évidentes entre les niveaux de structuration, de diversification, de modernisation des économies » des deux parties prenantes (Maroc et Cedeao), un statut particulier de « partenaire stratégique privilégié » accordé par l’organisation communautaire au royaume tel qu’annoncé et soutenu auparavant lors de l’introduction de la requête d’adhésion par Marcel Alain De Souza, « aurait peut-être été plus approprié et aurait pu ouvrir une période d’approfondissement des relations sur tous les plans avec la formation d’une vision claire, des deux côtés, des avantages espérés ». Mais les 15 chefs d’Etat de la Cedeao, à qui revenait le dernier mot, ont pris en toute responsabilité et souveraineté la décision qu’ils ont jugée la meilleure et la plus opportune faisant du Maroc le 16e Etat membre de l’organisation communautaire régionale, sera officialisée lors du prochain sommet de l’organisation prévu le 16 décembre au Togo, à Lomé. Le chemin sera certes long et le chantier pharaonique car derrière le futur traité d’adhésion se cache un travail considérable d’harmonisation tarifaire et monétaire sans oublier la gestion des flux humains. Toutefois, les assurances du Maroc qui serait disposé à adhérer à une future monnaie unique de la Cedeao inspirent optimisme quant à une coopération multipartite gagnant-gagnant du pôle nord-ouest africain. Les relations multiséculaires du royaume chérifien avec bon nombre de pays de l’espace ouest-africain dont le Sénégal faciliteront, à coup sûr, l’atteinte des objectifs assignés par les parties prenantes.

Mamadou Lamine DIEYE

Pour les pays membres des Brics, le Sommet qui s’est ouvert, hier, à Xiamen en Chine, est une occasion pour renforcer le partenariat en vue d’un avenir meilleur. La structure qui a maintenant son système de financement alternatif, veut s’ouvrir davantage. Elle a lancé l’initiative Brics Plus.

« Brics : un partenariat renforcé pour un avenir meilleur ». C’est le thème du neuvième Sommet des Brics qui s’est ouvert, avant-hier, à Xiamen, une ville balnéaire du sud-est de la Chine. La cérémonie d’ouverture qui s’est tenue, hier, a été présidée par le président chinois, Xi Jinping. Le président du Brésil Michel Temer, celui de la Russie Vladimir Poutine, le Premier ministre indien, Narenda Moodi et le président sud-africain, Zacob Zuma prennent part à ce somment. Cinq autres pays proposés par la Chine prennent également part à ce rendez-vous.

Il s’agit de l’Egypte qui assure la présidence de la Ligue arabe, de la République de Guinée qui préside aux destinées de l’Union africaine, le Mexique, le Tadjikistan et la Thaïlande.

Cette invitation marque la volonté de l’organisation de s’ouvrir davantage aux pays en développement. Il est question que des économies émergentes comme le Mexique, la Thaïlande, l’Indonésie, la Corée du Sud intègrent, à l’avenir, l’organisation. Ce point sera discuté pendant ce sommet ainsi que la coopération sud-sud et les projets de développement international.

La finalité, c’est élargir l’influence de la coopération des Brics ; à faire de cette organisation, l’une des plus importantes plateformes au monde pour promouvoir la coopération entre les pays émergents et les pays en voie de développement. Toutefois, l’une des mesures les plus appréciées des Brics consiste en la création, il y a deux ans, de la Nouvelle banque de développement, une institution financière multilatérale. Pour l’année 2017, cette institution va accorder 2,5 milliards de dollars de crédits aux pays membres.

En outre, il y aura également un forum commercial des Brics. Un nombre record de 1 200 participants dont des dirigeants de 55 multinationales figurant dans le classement Top 500 du magazine Fortune, sont attendus à cet événement majeur de Xiamen. Le commerce et les investissements, la coopération financière, la connectivité et l’économie de la mer feront partie des thèmes abordés. Avant-hier, le directeur du comité d’organisation du Forum commercial 2017 et chef du Conseil chinois pour la promotion du commerce international, Jiang Zengwei, a soutenu que « le forum permettra de renforcer la confiance des milieux d’affaires, d’intensifier les échanges et la coopération entre les entreprises et d’accorder des conseils au gouvernement ».

Les Brics constituent la locomotive de la croissance mondiale. Les statistiques du ministère chinois du Commerce montrent qu’entre 2007 et 2014, le volume des échanges commerciaux entre ces pays a connu un taux de croissance annuel de 17%, un niveau plus élevé que celui du volume mondial sur la même période. En 15 ans d’existence, les échanges entre les pays membres sont passés de 3 milliards à 70 milliards de dollars. Leur contribution à la croissance mondiale évaluée à plus de 50% durant ces dix dernières années. Il y a dix ans, ils représentaient 12% de l’économie mondiale, 11% des échanges commerciaux et 7% des flux d’investissement contre respectivement 23%, 16% et 12% aujourd’hui.

Aly DIOUF, correspondant en Chine

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, présidera une cérémonie d’immersion de pots à poulpes, jeudi, à Joal, annonce un communiqué du service de presse dudit ministère. Cette cérémonie qui rentre dans le cadre de la gestion durable des ressources halieutiques, se tiendra en présence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, précise la même source. Elle sera suivie de l’inauguration du Centre de gestion des ressources halieutiques de Joal, poursuit le communiqué.

M. G.

L’économie camerounaise pourrait renouer avec la croissance au cours des prochains mois, avec un taux de croissance projeté à 4,2% en 2018, contre 4% en 2017, a-t-on appris samedi, quelques mois après l’entrée en vigueur du programme triennal sur la Facilité élargie de crédit (Fec) d’un montant de 390 milliards de FCfa accordés au Cameroun.

Une reprise économique qui serait la combinaison de plusieurs facteurs, entre autres, l’amélioration de la gouvernance publique, la mise en production de la nouvelle plateforme offshore de gaz naturel, la réalisation des projets structurants dans les secteurs hydroélectrique, portuaire, des transports et des télécommunications, sans oublier toutes les infrastructures à mettre en place dans la perspective de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 au Cameroun. « Le constat actuel est que par rapport aux objectifs fixés dans le programme approuvé en juin, la performance est bonne. Ce sont encore des données préliminaires, mais l’exécution budgétaire est en ligne avec ce qu’on s’était fixé. Au niveau des réformes structurelles, on a un progrès par rapport au modèle sur lequel on s’était accordé », a déclaré Corinne Delechat, chef de la mission d’évaluation du Fmi au Cameroun.

Cette présence de la délégation du Fmi s’inscrit dans de la préparation de la première revue en octobre prochain du programme économique triennal que le Cameroun a signé avec l’institution financière, en juin dernier. Elle a notamment permis à l’équipe du Fmi de passer en revue l’exécution budgétaire à mi-parcours de l’année et de mieux préparer « l’échéance cruciale » du mois d’octobre au cours de laquelle l’on saura mieux la direction prise par le Cameroun pour le redressement de son économie. « Des mesures ont été mises en place : il y a une publication régulière de l’exécution budgétaire, la structure des prix des hydrocarbures et d’autres mesures visant à assurer une meilleure transparence dans les finances publiques. Nous avons une appréciation extrêmement positive et on remercie les autorités camerounaises pour leur engagement, leur détermination à vraiment assurer le rôle de chef de file au niveau de la région, de participer à cet effort concerté de redressement économique de la région », a-t-elle insisté. Au regard du poids que pèse l’économie camerounaise au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), « il appartient au Cameroun d’assurer ce rôle et on salue la détermination des autorités à mener à bien ce projet », ont indiqué des experts du Fmi.

(APA)

L’État du Bénin a collecté, mercredi, 27,500 milliards de FCfa (environ 44 millions de dollars) sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à l’issue de ses émissions simultanées d’Obligations assimilable du trésor (Oat), a appris jeudi Apa auprès de l’agence Umoa-Titres basée à Dakar.

L’État béninois sollicitait, via son trésor public, 25 milliards de FCfa (1 FCfa équivaut à 0,0016 dollar) mais il a finalement retenu plus que ce montant, soit 27,500 milliards sur un montant total de soumissions des investisseurs de 41,578 milliards de FCfa. Ce qui correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 166,31%.

Le montant des soumissions retenues varie selon la maturité du titre public.

Pour les Oat de trois ans, 2,404 milliards de FCfa ont été retenus (sur 15,257 milliards de soumissions globales) par le trésor public béninois avec un rendement moyen pondéré de 6,48%.

En revanche, pour les Oat à 5 ans, 12,575 milliards de FCfa ont été retenus (sur des soumissions totales de 13,575 milliards de FCfa) avec un rendement moyen pondéré de 6,86%.

Enfin, concernant les Oat de 7 ans, 12,572 milliards de FCfa ont été retenus (sur 12,746 milliards de FCfa de soumissions globales). Le rendement moyen pondéré pour ce titre public est de 6,78%.

APA

Le Maroc s’est positionné comme le premier pourvoyeur de fonds en Côte d’Ivoire l’année dernière, avec un apport de capital estimé à 213 millions dollars sur 4 projets, a récemment rapporté l’agence Ecofin, citée par les sites électroniques marocains. Le Royaume est suivi de la France, son « éternel rival » dans la première puissance économique ouest-africaine, avec ses 112 millions dollars injectés dans 9 projets, précise Ecofin, une agence d’information économique africaine, basée à Yaoundé et à Genève. Les deux pays sont loin devant des pays comme les Etats-Unis, qui ont investi 22 millions dollars sur 3 projets, le Royaume-Uni et ses 17 millions dollars (2 projets), et la Chine qui a financé deux projets à hauteur de 16 millions de dollars.

Au total, la Côte d’Ivoire a reçu 747 millions dollars de capitaux neufs sur 33 projets (+27%), se positionnant comme le 6e pays en termes de nouveaux projets financés par des capitaux étrangers, précise la même source.  Le pays, qui a ainsi bénéficié de la création de 3.787 nouveaux emplois, enregistre également la 3e meilleure performance du continent derrière l’Algérie (+42%) et la Tunisie (+60%).

(APA)

Faute de moyens et à cause de la distance et du faible taux de bancarisation, le groupe Société générale de banque au Sénégal (Sgbs) a développé une offre de mobile money simple, sécurisée et accessible à tous. Ce produit dénommé Yup a été lancé, hier, à Dakar. Cette offre est variée, en plus des services transactionnels qu’elle présente (envoi, retrait, achat de crédit téléphonique, paiement de factures, paiement marchand, de salaire, épargne, etc.). Dans un document remis à la presse, il est mentionné que Yup est fiable grâce à ses trois niveaux de sécurité : le code du porteur, le numéro de téléphone et le numéro d’authentification. Il se donne, deux mois après le démarrage, pour mission de faire bénéficier de ses services au plus grand nombre dans l’objectif que chacun puisse ainsi accomplir son ambition qu’elle soit personnelle ou professionnelle.

Selon Gaetan Debuchy, directeur général de Yup Sénégal, ce produit est le meilleur mobile money dans ce pays. « Nous offrons des tarifs attractifs ; c’est un produit de nouvelle génération », a-t-il avancé, non sans préciser que Yup est accessible à toutes les bourses. Aussi, s’est-il félicité de la proximité et de l’accessibilité du service. D’ailleurs, d’ici à la fin 2017, Yup veut avoir 1.000 agents et table sur 100.000 clients en juin 2018.

Serigne Mansour Sy CISSE

Avec une surproduction de 8 millions de tonnes sur le marché et face à de nouveaux concurrents, Sococim reste leader avec 58% des parts de marché. C’est la révélation faite par le directeur général de la cimenterie de Rufisque, Youga Sow, au cours de la cérémonie de remise des moutons de Tabaski aux imams de Rufisque et Bargny.

La concurrence sur le marché du ciment sénégalais ne semble guère ébranler la Sococim. La cimenterie de Rufisque continue à sortir la tête de l’eau, malgré l’entrée en fanfare de Dangote Cement sur le marché tout dernièrement. « En fin 2016, Sococim a fini avec 58% de parts de marché. Quand vous êtes trois cimentiers sur un marché et que vous représentez 56 à 58% de parts de marché, vous pouvez vous estimer heureux », s’est réjoui le directeur général de Sococim Industries, Youga Sow, qui s’exprimait en marge de la cérémonie annuelle de remise des moutons de Tabaski aux imams de Rufisque et de Bargny. Selon Youga Sow, ce leadership de Sococim, loin d’être « jeu de hasard », est dû à la qualité des produits que la société met sur le marché. Toutefois, M. Sow est conscient de la surproduction qui existe sur le marché sénégalais avec une production annuelle cumulée de 8 millions de tonnes des trois cimenteries. Avec notamment 3,5 millions de tonnes pour la Sococim, 3 millions pour les Ciments du Sahel et 1,5 million de tonnes pour Dangote. Une tendance qui suscite des inquiétudes pour le directeur général de Sococim. « En 2016, le marché du Sénégal a terminé à 3,2 millions/ t, cela ne fait même pas la moitié de 8 millions.

Heureusement qu’on a un pays comme le Mali où l’on exporte une partie de la production. Des broyeurs sont en train de s’installer dans ce pays et dans quelques années, on ne pourra pas envoyer du ciment là-bas », soutient Youga Sow. L’autre fait, selon M. Sow, c’est que le Sénégal reste le pays où l’on enregistre les plus bas prix du ciment, avec une diminution de 15.000 FCfa au cours des cinq dernières années.

« Cela fait l’affaire des consommateurs certes, mais ce qui m’intéresse, c’est moins la baisse des prix que les capacités et les volumes globaux que je vais vendre. Ce que vous ne pouvez pas avoir par les prix, il faut le chercher par la taille des volumes », a précisé le directeur général de Sococim. Face à toutes ces difficultés que traversent les cimentiers, Youga Sow estime que seule l’innovation peut permettre de dépasser cette situation.

Revenant sur la cérémonie de distribution des moutons de tabaski, Youga Sow estime que c’est pour la Sococim une façon d’apporter son soutien à la communauté musulmane et en particulier aux imams qui sont des vecteurs de paix. Cette action qui entre dans la politique Rse sera poursuivie au fil des années et Sococim compte communiquer davantage sur ses actions en faveur des populations. Signe de cette proximité avec les Rufisquois, Youga Sow relève que sur l’exercice 2015-2016, sa société a injecté entre 3,5 milliards de FCfa et 4 milliards de FCfa à des entreprises privées de Rufisque, Bargny dans des prestations qu’elles fournissent à Sococim.

Maguette NDONG

Dans le cadre du neuvième sommet des Brics qui se déroule à Xiamen du 03 au 05 septembre 2017, le président chinois a présidé un forum commercial. Xi Jinping a soutenu que l’objectif de leur groupe n'est de « prendre le fromage de quiconque » mais « d'agrandir le gâteau de l'économie mondiale ».

Pour le président chinois, le développement du marché émergent et des pays en développement n'avait pas pour objectif de « prendre le fromage de quiconque » mais « d'agrandir le gâteau de l'économie mondiale ». Xi Jinping présidait la cérémonie d'ouverture du Forum commercial des Brics organisé dans le cadre du neuvième sommet des Brics. « Seule l'ouverture apporte le progrès, et seule l'inclusion maintient un tel progrès. Nous ne devons pas ignorer des problèmes dus à la mondialisation économique ou seulement nous plaindre d'eux. A l'inverse, nous devons faire des efforts conjoints pour trouver des solutions», a-t-il soutenu. Son souhait c’est de voir les Brics promouvoir l'initiative « Brics Plus » afin de construire un réseau ouvert et diversifié de partenaires de développement. Il précise : « Nous devons impliquer davantage de marchés émergents et de pays en développement dans nos efforts concertés pour la coopération et les bénéfices mutuels ». L'Egypte, la Guinée, le Mexique, le Tadjikistan et la Thaïlande sont les pays invités dans le cadre de cette initiative.

La coopération économique est le fondement du mécanisme des Brics. Par conséquent, soutient Xi Jinping, les pays membres devraient travailler pour que leur coopération économique ait plus de substance. « Les Brics doivent améliorer la coordination de la politique macroéconomique, mettre en synergie les stratégies de développement, tirer profit de leurs forces dans la structure industrielle et de leurs ressources et créer des chaînes de valeur et un grand marché pour les intérêts partagés en vue de réaliser un développement interconnecté », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Nous devons ouvrir une nouvelle voie susceptible d'aider aussi les autres marchés émergents et pays en développement à saisir les opportunités et relever les défis ».

D’après le président chinois, la mondialisation économique fait face à beucoup d'incertitudes. Toutefois, il soutient : « Nous avons toutes les raisons de croire que notre monde sera meilleur ». C’est que, poursuit-il, l'économie mondiale avait renoué avec la croissance et que le marché émergent et les pays en développement avaient connu de bonnes performances. Il y a, en plus, un nouveau cycle de révolution technologique et industrielle est en cours de réalisation, tandis que la réforme et l'ouverture gagnent de l'élan, selon le président.

239% sur dix années
Durant les dix dernières années, le Pib combiné des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) a progressé de 179%, les échanges commerciaux ont augmenté de 94%, et la population urbaine a crû de 28%, contribuant considérablement à la stabilisation de l'économie mondiale et à sa croissance. Les Brics ont pris pendant ce temps plus de 1 500 mesures. Ils ont aussi connu des progrès dans la recherche d'un développement commun au cours de la dernière décennie. Les cinq pays, si on en croit à Xi Jinping, doivent travailler pour entrer dans la deuxième « décennie d'or » de coopération. Selon lui, leur développement a apporté des bénéfices tangibles à plus de trois milliards de personnes et que la tendance à la croissance ainsi que le potentiel des pays des Brics restent inchangés, a déclaré dimanche le président chinois, Xi Jinping. Par ailleurs, la Chine a apporté une contribution croissante à l'économie régionale et mondiale au cours de la dernière décennie. L’économie du pays a enregistré une croissance cumulée de 239% sur ces dix dernières années, avec un volume total d'import-export de marchandises en hausse de 73%. Ainsi, « la dernière décennie a connu non seulement des progrès solides en termes de mécanisme de coopération des Brics, mais également la réforme et l'ouverture globales en Chine et le développement socio-économique rapide du pays", a rappelé M. Xi.

Aly DIOUF, Correspondant en Chine

A Dakar aussi, lieu de convergence de l’essentiel des troupeaux de moutons et haut lieu de toutes les spéculations, des vendeurs devront repartir avec leurs bêtes. La mévente semble atteindre des proportions jamais égalées. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un petit tour dans certains points de vente comme Cafétaria, Sodida, Pikine, Seras, Deux voix Liberté 6 etc. Deux jours après la célébration de la fête, les moutons y paissent encore. Tandis que certains vendeurs ont préféré, dès le lendemain de la fête, rembarquer leurs moutons et retourner dans leur contrée. La raison de cette forte mévente est évidente : la forte surenchère sur les prix des moutons alors qu’au même moment Dakar a accueilli un nombre inhabituellement important de bêtes. A deux jours de la célébration de la Tabaski, sur une radio de la place, le Directeur de l’élevage faisait savoir que plus 421.000 têtes de moutons étaient entrées au Sénégal alors que les besoins étaient estimés à un peu plus de 370.000 moutons.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le prix de l’oignon est passé de 600 à 500 FCfa. Une baisse saluée par les consommateurs de Kolda.

Les amateurs de la viande de mouton poussent un ouf de soulagement. Le prix du Kg de l’oignon a baissé de 100 FCfa. Une situation qui s’explique, selon les commerçants, par l’arrivée sur le marché de l’oignon importée qui est très prisée par les Koldois. Au marché central de Kolda, le prix du Kg d’oignon est en effet, passé de 600 à 500 FCfa au grand bonheur des consommateurs. Du coup, l’oignon local qui était jusque-là, vendue sur le marché, a presque complètement disparu des étals. « Nous vendons actuellement l’ognon à 500 FCfa le Kg contre 600, il y a quelques jours. Cette baisse s’explique par l’arrivée, sur le marché, de l’ognon importée. Cette baisse nous arrange aussi, parce qu’il ne faut pas oublier que nous sommes aussi des consommateurs. Je ne sais pas si tout le monde a déjà baissé le prix, mais, je pense d’ici vendredi, tous les commerçants seront obligés de le faire pour éviter les méventes », déclare A. Diallo, vendeur au marché central de Kolda. Il estime qu’avec l’arrivée de l’oignon importé, les commerçants qui détiennent encore des stocks d’oignon local sont obligés de les bazarder pour éviter les pertes. Une dame trouvée sur place confirme la baisse effective du prix de l’oignon. « Effectivement, je viens d’acheter 2 Kg d’oignon à 500 FCfa le kg, alors que jusqu’en début de semaine, l’oignon était vendue à 600 FCfa le Kg. Je pense que cette baisse est venue à son heure », déclare-telle.

Les Koldois misent également sur une baisse probable du prix du mouton d’ici au jour de la Tabaski. Ils estiment qu’avec l’arrivée, ce mercredi, de nouveaux camions transportant de moutons en provenance du marché de Diaobé et de la région de Tamba, les «Téfankés» seront obligés de casser les prix pour éviter de se retrouver avec des invendus. Sur les 20.000 moutons attendus cette année, à Kolda, plus de 11.000 ont déjà été enregistrés à la date de mardi dernier, selon les autorités.

Pendant ce temps, les conducteurs de motos Jakarta se frottent les mains. Ils ont multiplié leurs chiffres d’affaires journaliers par 2, 3 voire 4 au cours de ces trois derniers jours. « Avec les préparatifs de la Tabaski, les populations bougent beaucoup. Ce qui constitue une aubaine pour les conducteurs de motos Jakarta. Certains vont au marché pour acheter de nouveaux habits ou des condiments et d’autres vont au foirail pour payer leur mouton. Il y a également les gens qui vont chez le tailleur, le coiffeur sans compter ceux qui vont à la gare routière prendre un véhicule pour aller passer la tabaski chez eux », déclare Ibrahima Diao, conducteur de moto Jakarta.

Mamadou Aliou DIALLO

Selon le dernier Rapport sur le marché du café du mois de juillet, publié par l’Organisation internationale du café (Oic), la production mondiale de café devrait atteindre 153,9 millions de sacs, soit 1,5% de plus que les estimations précédentes et un nouveau record.

Ce volume global comprend 97,3 millions de sacs d’Arabica et 56,6 millions de sacs de Robusta.
D’après l’Oic, cette nouvelle prévision s’explique par une révision à la hausse de la production caféière de l’Indonésie et du Pérou, respectivement troisième fournisseur de Robusta et cinquième fournisseur d’Arabica, à l’échelle mondiale.

Alors que l’Indonésie devrait désormais récolter 11,5 millions de sacs au terme de la saison au lieu des 10 millions initialement prévus, la production péruvienne devrait s’établir à 4,2 millions de sacs.

Pour ce qui est de la consommation mondiale de la fève, l’institution indique qu’elle devrait avoisiner 155,1 millions de sacs en 2016/2017 conduisant ainsi à un déficit global de 1,2 million de sacs.

Agence Ecofin

Chaque année, à l’approche de fêtes populaires, des difficultés d’approvisionnement alimentent les débats dans les marchés. Pour l’heure, la grande manquante, c’est la pomme de terre qui, en plus d’être rare, coûte cher quand elle est disponible.

Le flux est tendu au marché de Rufisque. En cette matinée ensoleillée, beaucoup de femmes investissent le souk comme d’habitude. Elles ne sont pas encore nombreuses à venir expressément pour des emplettes en prévision de la Tabaski. Mais cette attente risque de leur coûter cher étant donné la rareté précoce de certains produits. C’est le cas de la pomme de terre. Elle n’est visible que sur quelques rares étals. Sa cherté fait l’unanimité. Le sac de 25 kilogrammes coûte 12.000 FCfa chez les grossistes.

Les conséquences de cette hausse se font sentir dans le panier des ménagères. Pour elles qui achètent le produit en détail, la facture est plus que salée. Le kilogramme leur est revendu à 600 FCfa.« En plus du prix élevé, je crains qu’il n’y ait pas suffisamment de pommes de terre sur le marché. Vous constatez vous-même qu’il y en a pas assez pour tout le monde, et pourtant les gens n’ont pas commencé de faire leur courses », explique Oulèye Bâ, venue tôt pour se ravitailler par crainte d’une possible rupture. Rupture qui, de manière manifeste, se constate dans le magasin de stockage d’Ousseynou Dieng.

Dans son hangar, il ne reste plus qu’une vingtaine de sac d’oignons. Pourtant, hier seulement, il lui était difficile de mouvoir dans son entrepôt. Pour lui, la pénurie et la cherté de la pomme de terre s’explique à un niveau supérieur. Il révèle que cette denrée est importée principalement du Maroc et d’Europe, et qu’en ce moment, il y a une grande quantité qui doit bientôt sortir du port de Dakar.

La même situation prévaut au marché Castor. Au dock où sont conservés oignon et pommes de terre, la place de ses dernières est vide. Les prix restes les mêmes qu’à Rufisque. Mais là, au moins, en cette après-midi, un camion frigorifique rempli de pommes de terre vient d’ouvrir ses portes. Des dockers, à la commande des grossistes, sont massés derrière la remorque en attendant de répartir le produit dans le marché. Mais toujours est-il que ce gros-porteur, à lui seul, ne peut suffire. Mouhamed tient un magasin de divers produits de consommation, et par expérience, il affirme qu’il n’y en aura pas suffisamment pour cette Tabaski. Pour des raisons économiques, il vend le peu qui reste de son stock suivant la formule demi-sac à 6.250 FCfa et sac entier à 12.000 FCfa.

Par contre, à Rufisque comme à Castor, il y a suffisamment d’oignon. Seulement, les prix sont toujours chers. Un paradoxe, car en ce moment où le gel sur les importations est levé et que la denrée n’est pas rare, le prix devrait diminuer en principe. L’oignon qui, dans la totalité, vient d’Europe, est cédé à 8.500 FCfa le sac entier, 4.000 FCfa la demie et le kilogramme à 250 FCfa. « Je ne comprends pas cette hausse, l’année dernière, à la même période, j’ai acheté un sac d’oignons à 6.000 FCfa », se désole Seynabou Ba, mère de famille. Elle a tourné en rond à la recherche de prix plus raisonnables avant de se résoudre à obéir aux lois du marché.

Toutefois, tout n’est pas rare et cher dans ces marchés. L’ail, également très prisé, est en quantité abondante et son prix a diminué de 50 % par rapport à la fête de Korité passée. Aujourd’hui, le kilogramme est à 1.500 FCfa contre 3.000 FCfa, il y a quelques deux mois.

Assane Fall (stagiaire)

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