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Affaires et Finances (1414)

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) organise une « Journée de promotion du conseil aux Pme », demain à Dakar.

Cette manifestation intervient au moment où il est établi que les Pme sénégalaises font face à des contraintes multiples, dont la difficulté à recourir à des services de consultants de qualité et à de la formation, indique un communiqué de l’agence reçue hier. « Aujourd’hui, afin de rendre les services non financiers et en particulier le conseil plus accessible aux Pme, l’Adepme subventionne, à travers le Fonds à frais partagés (Ffp) toutes ces prestations visant à améliorer la compétitivité des Pme », souligne-t-on. Cette journée est une occasion pour « replacer les services non financiers comme un outil indispensable de développement de la Pme et en faciliter la compréhension et l’appropriation par les chefs d’entreprises ». Selon ses initiateurs, cette manifestation a pour objectif de promouvoir le conseil, sensibiliser les entreprises sur l’importance du conseil dans le développement de leurs activités, permettre à des acteurs du conseil de donner plus de visibilité à leurs activités et développer des synergies entre prestataires.

L’évènement débutera par un petit exposé d’un panel d’experts pour mieux sensibiliser les Pme sur l’importance du conseil. Il est également prévu des rencontres personnalisées entre consultants et Pme dans le but de permettre à ces dernières d’avoir accès à l’expertise de cabinets dans des domaines participant à l’amélioration de leurs capacités managériales et techniques, la facilitation de l’accès au crédit,  la facilitation à l’accès aux technologies et à la facilitation de la conquête de nouveaux marchés.

M. SY

Le directeur de l’horticulture, Macoumba Diouf, a magnifié, avant-hier, à Thiès, les efforts d’accompagnement par l’Etat des acteurs de la filière horticole, plus particulièrement celle de la pomme de terre dont la subvention sur les semences est passée de 400 millions de FCfa en 2012, à 2,6 milliards de FCfa en 2016.

Le directeur de l’horticulture a fait cette révélation en marge de la clôture de l’atelier-bilan des productions de la saison 2015-2016 et fixer les objectifs de la campagne en cours de l’Association des unions maraîchères de la zone des Niayes (Aumn). M. Diouf a noté que ce sont des efforts sans précédent, de 2012 à nos jours, à travers surtout un programme spécial d’accompagnement de la filière pomme de terre. Ceci, pour atteindre l’autosuffisance en besoin de consommation estimée, aujourd’hui, entre 100.000 à 120.000 tonnes de pomme de terre ». Cela, souligne-t-il, « marque la volonté manifeste du président Macky Sall d’accompagner les acteurs sénégalais de la filière qui, depuis ces 3 dernières années, ont consenti des efforts énormes dans la production de la pomme de terre qui est passée actuellement à 67.000 tonnes, des besoins de consommation de près de 5 mois avec un gel des importations. Ce qui montre que l’autosuffisance est bien dans le domaine du possible pour ce qui est de la filière pomme de terre ».

« Parallèlement à la pomme de terre, des efforts sont aussi consentis pour les autres spéculations, à travers les intrants dont la dotation d’engrais est passée de 10.000 tonnes en 2012 à 18.700 tonnes en 2016 pour l’ensemble de la filière horticole pour laquelle nous avons noté l’importance de la contribution de plus de 200.000 tonnes de produits horticoles par les producteurs maraîchers des Niayes dans la production nationale », a-t-il indiqué.  Des performances remarquables « sous-tendus par un essor des filières carotte, oignon, chou pommé, patate douce, banane et pomme de terre, entre autres spéculations », a-t-il constaté. Selon lui, cet essor résulte, en partie, de l’accompagnement de l’Etat à travers le conseil agricole, la subvention des engrais et de la semence pomme de terre ainsi que le mécanisme de régulation des marchés en vigueur.

Par ailleurs, le directeur de l’horticulture est convaincu, qu’à ce rythme, la filière horticole va atteindre une véritable montée en puissance et contribuer à soutenir la croissance. D’autant qu’elle « regorge d’un riche potentiel loin d’être exploité ». « Nous estimons qu’avec plus d’investissements, nous parviendrons à atteindre ces objectifs d’autosuffisance de toutes les spéculations, comme le souhaite le président Macky Sall », a-t-il déclaré.

Dans cette dynamique l’Aumn compte jouer sa partition, à travers l’introduction d’innovations technologiques comme l’irrigation, la fertilisation des sols, les pompes solaires, les semoirs et planteurs qui ont fortement impactés sur la productivité. Le directeur de l’horticulture a pris bonne note des principales  recommandations qui ont été formulées, lors de l’atelier et dont le foncier y occupe une large place surtout avec la pression qui s’exerce aujourd’hui sur la zone des Niayes.

Mohamadou Sagne

Dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 de l’Acte 3 de la décentralisation, l’Agence de développement municipal, en collaboration avec la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid), a organisé, hier, un atelier de partage sur la réforme de la patente, le guide pour la mise en place des commissions de fiscalité locale et le modèle de contrat de performance entre la Dgid et les collectivités territoriales. 

La rencontre d’hier fait suite à celle qui s’est tenue les 5 et 6 décembre dernier à Saint-Louis, portant sur la même thématique et qui avait abouti à la validation d’un plan d’actions et à la formulation d’un certain nombre de recommandations. Il s’est donc agi, pour cette deuxième rencontre présidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, de définir les modalités pratiques pour une mise en œuvre diligente des commissions de fiscalité locale, d’améliorer l’exploitation du potentiel fiscal, de faire valider le projet de contrat de performance et d’amener les collectivités territoriales à s’approprier la réforme de la patente.

Les élus locaux, par la voix du président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, ont salué les innovations « majeures » et « pertinentes » envisagées par la Direction générale des impôts et domaines dans le cadre de cette réforme. « Nous adhérons tous à cette réforme majeure et cette rencontre nous offre une belle opportunité pour mieux en saisir la teneur », a-t-il déclaré. Cependant, s’il admet qu’il y a eu, ces dernières années, une augmentation sensible des ressources allouées aux collectivités locales par l’Etat, M. Sall n’en pense pas moins que l’administration doit être moins frileuse dans la répartition des ressources destinées aux collectivités territoriales. « Nous souhaitons une révolution dans le domaine de la décentralisation. En effet, jusqu’ici, il y a une grande hésitation de la part de l’administration à s’engager davantage dans la répartition des ressources favorables aux collectivités territoriales. Quand nous réclamons plus de ressources fiscales, on nous rétorque des risques de déséquilibres des finances publiques. Mais il faut savoir que le fait de réclamer des ressources, ce n’est pas juste pour prendre les ressources de l’Etat, c’est pour faire en sorte que les compétences qui nous sont transférées soient assumées correctement », a-t-il plaidé.

Concertations
Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, ce plaidoyer du président de l’Ams est légitime. En ce sens que, selon Cheikh Tidiane Diop, sans beaucoup plus de transferts de ressources aux collectivités locales, on ne peut pas envisager une mise en œuvre réussie du Pse. D’autant plus que les dérapages qu’on a connus dans le temps ne peuvent plus être d’actualité. « Le contrôle citoyen s’est renforcé, l’Etat veille bien à l’utilisation de ces ressources et les profils des maires ont beaucoup changé », a déclaré M. Diop.

Cela étant, Cheikh Tidiane Diop a déclaré que le ministère de l’Economie et des Finances et du Plan a fini de prendre la pleine mesure de l’importance des recettes fiscales dans le renforcement des moyens d’intervention des collectivités locales. C’est pourquoi il a initié de larges concertations afin de dégager des consensus forts. Parallèlement, un certain nombre de mesures ont été prises par l’autorité ministérielle pour, d’une part, mieux répondre aux préoccupations des collectivités territoriales, notamment en matière de recouvrement des recettes et de leur mise à disposition dans des délais plus courts et, d’autre part, pour faciliter la compréhension par les contribuables et le contrôle par les collectivités locales bénéficiaires de ces ressources. A cet effet, deux nouvelles structures seront créées au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. « Au-delà de la réponse législative qui touche aux textes, une réponse institutionnelle a été décidée en réorganisant nos services afin d’être plus en phase avec les besoins qui se font jour dans le cadre de l’approfondissement de la décentralisation. Ainsi, nous avons créé la Direction des secteurs publics qui permettra d’assurer une meilleure prise en charge des préoccupations en matière de recouvrement. Nous envisageons également l’érection d’une structure au niveau de la Dgid qui aura pour mission de mieux prendre en charge les préoccupations des élus locaux en matière d’assiette, de liquidation », a-t-il révélé.

Elhadji Ibrahima THIAM

Faire connaître davantage la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont les membres ont pris fonction en mai dernier. C’est l’objectif que s’est fixée sa présidente, Joséphine Suzanne Ebah Touré, que nous avons rencontrée lors du séminaire de vulgarisation du droit communautaire (30 novembre au 2 décembre 2016), organisé à Cotonou au Bénin. Dans cet entretien, l’ancienne conseillère à la Cour d’appel d’Abidjan puis membre du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire revient ici sur les nouvelles stratégies que compte adopter la Cour de justice de l’Uemoa pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans l’espace Uemoa. Elle décline ici les principales missions de cette institution régionale.

Mme la Présidente, que représente la Cour de justice de l’Uemoa dans le dispositif institutionnel de l’Union et quelles sont ses prérogatives dans cet espace économique sous-régional ?
La Cour de justice de l’Uemoa, dont le siège se trouve à Ouagadougou, est composée de huit membres. Elle est garante du respect et de l’application du traité de l’Union. Elle a des compétences contentieuses et des compétences non contentieuses. Elle peut être saisie suite à des manquements de la part des Etats membres, par des particuliers. Les compétences de la Cour de justice sont définies par les dispositions des articles 5 à 17 du Protocole additionnel n°1 relatif aux organes de contrôle de l’Union, 27 de l’Acte additionnel n°10/96 portant Statut de la Cour de justice et 15 du Règlement n°01/96/CM portant Règlement de procédure de la Cour de justice.

De l’analyse de ces dispositions, il résulte que les compétences de la Cour de justice de l’Uemoa peuvent être regroupées en compétences non contentieuses et en compétences contentieuses. Sur les compétences non contentieuses, il y a les demandes d’avis. Aux termes de l’article 27 de l’Acte additionnel portant statuts de la Cour et de l’article 15 paragraphe 7 de son Règlement de procédures, tout organe de l’Union peut recueillir l’avis de la Cour sur la compatibilité d’un accord international existant ou en voie de négociation avec les dispositions du Traité de l’Union.

La Cour peut aussi être saisie pour avis par les organes de l’Union et institutions spécialisées sur toute difficulté rencontrée dans l’application ou l’interprétation du Traité. Il y a aussi le recours préjudiciel. Les juridictions nationales sont juges de droit commun du droit communautaire, alors qu’il n’existe aucune hiérarchisation sur le plan organique entre le juge communautaire et les juges nationaux. Aussi, est-il prévu un mécanisme spécifique destiné à assurer l’uniformité d’interprétation et d’application des règles communautaires sur l’ensemble du territoire de l’Union : c’est le recours préjudiciel.

S’agissant des compétences contentieuses, il y a l’arbitrage, le recours en manquement. En matière arbitrale, la Cour de justice connaît des différends entre Etats membres relatifs au Traité de l’Union dès lors que ces Etats ont conclu un compromis à cet effet. Le recours en manquement est une action permettant de sanctionner les violations par les États, des obligations mises à leur charge et d’assurer une application uniforme et effective du droit communautaire sur l’ensemble du territoire communautaire. C’est donc un recours dirigé contre un Etat membre qui ne s’est pas conformé à ses obligations communautaires malgré un avis motivé de la Commission.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées présentement au sein de la Cour ? Dans le passé, elle a connu une crise.
Notre institution est à peine majeure. Elle rentre à la vie active. Les problèmes que nous connaissons sont liés à sa jeunesse. Comme on a l’habitude de dire, une institution née, elle passe l’âge de l’enfance, période pendant laquelle elle est choyée. Maintenant, elle a 14 ans avec des crises d’adolescence. A la majorité, elle commence à s’affirmer. La Cour revient après deux ans de difficultés internes. Les nouveaux membres ont pris fonction depuis le mois de mai dernier. Nous avons rencontré des difficultés d’ordre administratif mais avec l’appui de la Commission de l’Uemoa, surtout son président Cheikh Hadjibou Soumaré, tout est résolu. Nous sommes en train de remettre la Cour en selle. Nous avons remarqué que cette institution est méconnue par ses destinataires de même que les acteurs de la justice. Ils ignorent ce qu’est la Cour de justice de l’Uemoa et même le droit communautaire. Des agents des douanes, police, gendarmerie qui sont chargés de faire appliquer les normes communautaires méconnaissaient l’institution. Donc pour parer à cette insuffisance, nous avons décidé d’organiser ce séminaire régional de vulgarisation de la loi communautaire (30 novembre au 2 décembre 2016 à Cotonou au Bénin) afin de mieux nous rapprocher des destinataires. A la suite de ce séminaire régional, la Cour de justice organisera dans chaque Etat membre, un séminaire national de formation. Dans ce cadre, il est prévu d’associer les étudiants. Nous pensons que c’est la jeunesse qui sera plus tard aux affaires. Donc, il est important que les jeunes soient outillés, sensibilisés sur le droit communautaire. Au fil du temps, nous voulons que la loi communautaire soit mieux intégrée et connue. Les étudiants des facultés de droit, ceux dans les écoles de magistrature, de police et de gendarmerie seront touchés. Lors des séminaires nationaux, l’approche sera beaucoup plus ouverte avec les corps judiciaire, les étudiants, les acteurs économiques, la société civile qui seront bien représentés.

Que faire pour éviter une éventuelle crise au sein de cette institution que vous dirigez actuellement ?
La crise, nous la connaissons et nous en avons pris acte. Je peux dire que l’équipe mise en place, depuis mai dernier, a un bon état d’esprit. Nous savons que nous sommes là pour servir nos Etats. Nous sommes là pour donner notre part à l’intégration régionale. Donc, nous mettons de côté toutes les considérations qui ne rentrent pas avec notre travail de juge. Nous travaillons et avec l’aide de Dieu et de tous, je crois que la Cour ira de l’avant.

Est-ce que les justiciables font régulièrement recours à la Cour ?
Pour faire recours à une cour, il faut savoir si elle existe. Pour savoir qu’une cour existe, il faut savoir qu’il y a une loi communautaire qui existe. Les gens savent que l’Uemoa existe mais ils ne savent pas qu’il y a une Cour de justice. L’Uemoa a ses organes juridictionnels à savoir la Cour de justice et la Cour des comptes. Les justiciables ne font pas recours à la Cour de justice parce qu’ils ne la connaissent pas. C’est pourquoi nous avons organisé ce séminaire de vulgarisation pour nous rapprocher des justiciables.

Que retenez-vous de cette rencontre de Cotonou ?
D’après les échos qui me sont parvenus, je pense que les participants sont heureux, contents. Ils ont tous salué l’organisation de ce séminaire. Nous sommes au début d’une grande campagne de sensibilisation sur la vulgarisation du droit communautaire. Je croix que l’intégration qui est déjà en marche va se renforcer davantage pour un mieux-être de nos populations.

Propos recueillis à Cotonou par Aliou KANDE

Kaolack a abrité, durant deux jours, un atelier de promotion de l’accès aux services financiers pour les producteurs de mil des régions centre du pays. Une rencontre qui a permis à ces derniers d’établir des contacts avec les services et systèmes financiers intervenant dans la chaine de valeurs du mil. La finalité étant de faciliter le financement des intrants pour ses producteurs.

Pour près de 6.500 individus travaillant dans la production du mil dans les régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack, l’accès au financement constitue une contrainte majeure. Une situation non maîtrisée notamment lors de la disponibilité à temps des intrants et qui peut impacter négativement sur les rendements, comme l’explique le président de l’Union régionale des producteurs de mil de Kaolack, Pape Leyti Ndour. « L’équation de l’accès au financement, pour nous producteurs, reste insoluble dans les banques classiques. Et la nature aléatoire des productions agricoles suscitent une certaine méfiance pour l’octroi de crédits de campagne. L’alternative est donc à chercher du côté des systèmes financiers décentralisés, c’est ce qu’ont compris les responsables du programme services et entreprises du mil en initiant cette rencontre », a indiqué le responsable producteur, en marge de l’atelier qui a regroupé, outre ces producteurs, des responsables d’établissements financiers.

Pour le président de l’Association des professionnels des systèmes financiers décentralisés (Apsfd), Sidi Lamine Ndiaye, venu représenter ces nouveaux acteurs de la finance locale, « le système financier décentralisé présente plus de souplesse dans ses procédures pour appuyer les producteurs agricoles dans l’accès aux crédits de campagne ». Selon lui, il offre de nouvelles opportunités pour accompagner des programmes avec une implantation assez large dans les zones de production. Pour leur part, les responsables du projet maître d’œuvre de cette rencontre estiment que cette mise en relation inaugure un changement de paradigme dans le financement agricole

« Il ne s’agit pas de promouvoir des crédits de campagne de manière traditionnelle, mais de rendre disponibles des crédits durant toute l’année suivant tout le cycle de la mise en place des intrants, à la commercialisation, en passant par la production », a déclaré le directeur du projet de renforcement de la chaîne de valeurs mil, Laurent Gomis. Il a noté que le « financement de l’activité agricole ne doit plus être confinée dans une séquence temporelle, mais doit prendre en charge tout le processus dans une logique de chaine de valeurs ». Prenant la relève du projet de renforcement de la chaine de valeur mil, cette initiative, financée pour près de 6,5 milliards de FCfa par le Département américain de l’agriculture, a pour objectif principal de booster la production de mil dans les régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack. Il a été officiellement lancé en juin dernier, à travers des Cagiomités régionaux de développement (Crd) dans les différentes capitales précitées.

Elimane FALL

La plateforme Dakar business hub  (Dbh) a tenu, hier, son 4ème débat échange portant sur l’inclusion financière en Afrique. Pour de nombreux acteurs, il faut privilégier le recours aux Technologies de l’information et de la communication (Tic) pour booster le taux d’inclusion financière.

« Inclusion financière en Afrique, ses défis et ses opportunités ». C’est le thème du 4ème débat échange organisé hier par la plateforme Dakar business hub. Pour les panélistes, le recours aux Technologies de l’information et de la communication est primordial pour accroître le taux d’accès aux services financiers. Oulimata Sarr de Onu Femmes a, dans sa communication, évoqué les facteurs bloquants à l’inclusion financière. Pour elle, il s’agit d’abord de l’identification des personnes. Sur cette question, elle soutient que beaucoup de jeunes et de femmes, surtout en milieu rural, n’ont pas de pièces d’identification. Ce qui constitue, à son avis, un frein. Le manque de temps et la mobilité constituent également des contraintes. Les femmes rurales, explique Mme Sarr, sont confrontées aux tâches ménagères. Le manque de revenu, l’analphabétisme, sont aussi des facteurs qui ne militent pas en faveur de l’inclusion financière. Comme solution, elle recommande l’approche digitale pour toucher plus de personnes. Mme Sarr fait également le plaidoyer pour que les Pme puissent accéder à la commande publique. Pour sa part, l’ancienne ministre sous Abdoulaye Wade, Soukeyna Ndiaye Bâ, a assuré que pour favoriser l’inclusion financière, il faut non seulement miser sur les Tic, mais également mettre en place des systèmes adaptés. « L’inclusion financière, c’est favoriser l’accès permanent aux services financiers », a déclaré Souleymane Sarr, responsable d’une structure de micro-finance. Pour cela, il est d’avis qu’il faut des institutions viables et professionnelles. Selon M. Sarr, si on veut améliorer l’inclusion financière, il faut une approche systémique et utiliser les Tic.

Le Dakar business hub « Dbh » est une plateforme d’échange apolitique, structurée, conviviale et professionnelle qui propose des panels de discussions bimensuels couvrant diverses problématiques liées au développement de l’Afrique (croissance, emploi, participation du secteur privé etc.). Ainsi, la plateforme Dbh se présente sous forme de panels de discussions regroupant différents acteurs de profils divers et variés (chefs d’entreprises, hommes politiques, société civile, universitaires etc.) qui contribuent aux débats de par leur expérience ainsi que des idées innovantes. Selon son président, Ibrahima Cheikh Diong, Dbh veut encourager le débat économique, mais également, célébrer des réussites africaines afin de pouvoir inspirer les jeunes générations.

La plateforme se veut entièrement ouverte et inclusive dans le but de générer toutes les énergies nécessaires à la croissance de son impact. Avec comme objectif de faire évoluer la plateforme vers un think-tank de renommée internationale avec un segment permettant de célébrer les réussites individuelles, Dbh a pour finalité d’avoir un impact positif réel sur le développement des pays de la sous-région ouest-africaine.

Aliou KANDE

Abdoulaye Faye, responsable du Pôle génération d’entreprises exhorte les chefs de Pme/Pmi à une organisation optimale de leurs structures pour une meilleure efficacité.

Dans la dynamique de promouvoir et de soutenir la croissance des Pme, l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a organisé, hier, un  atelier sur la gestion optimale d’une Pme. Selon Abdoulaye Faye, responsable du Pôle génération d’entreprises, ce thème est d’autant plus important que le manque d’organisation reste une des premières causes des difficultés de nos Petites et moyennes entreprises.
D’après lui, le chef d’entreprise a souvent tendance à penser que le défaut de financement est un problème majeur, alors qu’une bonne organisation peut lui être bénéfique. « Les capacités d’organisation du chef d’entreprise sont aujourd’hui stratégiques pour la compétitivité de la Pme.

Un dirigeant de Pme est appelé à avoir une attitude « d’équilibriste » pour maîtriser ses charges d’exploitation et les échéances fiscales et sociales, planifier les paiements des fournisseurs, anticiper les besoins en Ressources humaines (Rh), instaurer un climat de confiance avec son banquier et constituer un matelas financier suffisant pour financer l’urgence », a souligné Abdoulaye Faye, qui déclare que cet atelier fait suite à une série de rencontres organisées régulièrement pour informer les Pme de nouvelles solutions pour améliorer leur gestion. « Cette année, nous avons pu toucher près de 500 chefs d’entreprises qui ont pu nouer des contacts fructueux à la suite de nos ateliers », a-t-il fait remarquer. Par rapport à la facilitation de l’accès aux services non financiers, l’Adepme a mis en place un fonds (le montant n’a pas été révélé) à frais partagés qui finance jusqu’à 75% les besoins non financiers des Pme sénégalaises.

M. Faye a laissé entendre que les objectifs visés par cet accompagnement sont l’amélioration de la qualité de gestion des Pme, la facilitation de l’accès à de nouveaux marchés, le développement de nouveaux produits, la facilitation de l’accès au financement et l’amélioration du savoir-faire technique et technologique. Ces outils, affirme-t-il, ont permis d’effectuer des bonds qualitatifs faisant passer le taux de financement des business introduits par l’Adepme auprès des institutions financières de 46% en 2015 à 73% en 2016.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur du Centre de recherches agricoles (Cra) de l’Isra de Saint-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, et la représentante du Drdr, Mme Bâ Aïssatou Sarr, ont lancé officiellement le projet de recherches intitulé : Gestion des nouveaux risques et opportunités associés à l’exploitation agricole des zones inondables en Afrique de l’Ouest, dans un contexte de changement climatique ( Generia ).

Le Dr Aziz Mbaye a indiqué que ce projet est financé par le programme Agricora/Ird et s’intéresse aux cultures de décrue dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Il sera mis en œuvre dans notre pays et au Burkina-Faso. En présence du coordonnateur du projet Generia, Dr Boubacar Barry, du directeur du Centre national de recherches agronomiques (Cnra) de Bambey, Dr Mbaye Diop, des représentants des organisations paysannes et autres partenaires de l’Isra, Dr Aziz Mbaye a rappelé que l’importance des cultures de décrue dans la vallée du fleuve Sénégal n’est plus à démontrer. A côté du sorgho, qui en est la principale, les nombreuses autres spéculations produites dans ce système (niébé, patate douce, melon, etc.) jouent un rôle important dans le renforcement de la sécurité alimentaire, la qualité nutritionnelle de l’alimentation et la génération de revenus.
Toutefois, a-t-il précisé, cette pratique, très ancienne, fait face, aujourd’hui, à de nombreuses contraintes, telles que les changements climatiques, le partage des ressources en eau avec de nombreux usages (irrigation, hydroélectricité, navigation, etc.) et les faibles rendements. De l’avis du Dr Mbaye, il importe de mieux comprendre l’environnement des cultures de décrue et de développer des technologies innovatrices capables d’améliorer sa productivité.

Mamadou Sall, chercheur à l’Isra de Saint-Louis, a abondé dans le même sens, précisant que le projet Generia sera mis en œuvre pour un coût global de 230.000 euros, soit 150 millions de FCfa, et pour une durée de deux ans. Il regroupe d’éminentes institutions de recherches et de développement que sont le Wascal, l’Ird, le Cirad, l’Isra et la Saed. C’est un programme qui contribuera, sans doute, à générer et à mettre à la disposition des producteurs des connaissances à même d’améliorer le système.
 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le processus d’élaboration d’un document de politique minière lancé depuis près d’un an par le ministère des Mines et de l’Industrie  arrive bientôt à terme. Un atelier de prévalidation a été tenu hier pour partager le document avec les différentes parties prenantes.

Le Sénégal va bientôt se doter, pour la première fois, d’une Lettre de développement du secteur des mines. Ce document exclusif détaillera l’ensemble des activités à mener  et les programmes à exécuter dans le secteur des mines dans un horizon temporel bien déterminé. C’est ce qu’a fait savoir hier le directeur des Mines et de la Géologie, Ousmane Cissé, en marge de l’ouverture de l’atelier de prévalidation de la Lettre de politique sectorielle de développement du secteur des mines. « En 2003, nous avions une déclaration de politique minière, ce qui était une intention et non une politique.

Aujourd’hui, dans le Plan Sénégal émergent (Pse), l’industrie des mines occupe une place importante. Nous avons des projets  à réaliser pour contribuer à l’émergence du Sénégal. Ainsi, pour donner corps à l’ensemble de ces projets, il a été prévu d’élaborer un document de politique sectorielle dans le domaine des mines », a expliqué M. Cissé. Pour arriver à cette phase, un comité technique réunissant l’ensemble des ministères  et acteurs concernés a été mis en place. Selon Ousmane Cissé, ce cadre légal épousera les projets du Pse et accompagnera le Code minier qui est récemment adopté par l’Assemblée nationale.

« Il nous faut un repère pour tout ce que nous sommes en train de faire et s’assurer qu’il correspond aux objectifs du Pse. Il est aussi important d’avoir l’assurance que les Sénégalais sont pris en compte dans l’élaboration de nos politiques », a laissé entendre le directeur des Mines.

L’idée, selon lui,  c’est de recueillir l’ensemble des préoccupations des Sénégalais, d’avoir le point de vue des  acteurs du secteur sur des questions liées à la gouvernance, à la transparence, la gestion environnementale, l’accès à l’information, la mise à jour des données géologiques et minières, la redistribution des ressources, etc.  « Une étude menée en 2012 a révélé un manque énorme à gagner dans le secteur des mines.  C’est  sur cette base que nous avons élaboré le Pse et le document de politique sectorielle en cours et procéder à la révision du Code minier. Nous devons arriver à une étape où les ressources naturelles exploitées serviront à la fois les populations, l’Etat et les entreprises minières qui les exploitent », a soutenu le directeur des Mines et de la Géologie.  Venu présider la cérémonie, le secrétaire général du ministère des Mines, de l’Industrie, Mamadou Diop, a salué la démarche participative observée durant tout le processus.

 

Ndiol Maka SECK

Douze villages des communes de Missirah de Kédougou et Niodior ont participé, avec succès, durant la saison 2016, aux activités du programme d’appui à la population locale pour faire face aux effets des changements climatiques, organisées par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) et Action Aïd Sénégal.

Ainsi, grâce à un programme sur l’utilisation des informations climatiques dans les prévisions climatiques, initié par ces deux institutions, la productivité agricole a été améliorée par des choix tactiques (à court terme comme le choix des variétés, date de semis) et /ou stratégiques (à plus long terme comme le choix du système des cultures) et ainsi à mieux gérer les risques.
Cette année encore, des efforts ont été consentis par l’Etat qui a mis beaucoup de moyens pour l’amélioration de la production, a noté l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Mme Awa Diop Ndiaye. Parmi ces efforts consentis par l’Etat, selon Mme Ndiaye, il y a eu l’appui en semences et autres intrants, l’encadrement technique, la subvention et la mise à disposition de matériels agricole et motorisé. Elle a, cependant, reconnu que malgré ces efforts, les résultats ont été fortement mitigés à cause de la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace.

Depuis deux ans, l’Anacim développe, à travers la mise en place de Groupe de travail pluridisciplinaire (Gtp) et des séances de formation, une expérience dans la fourniture de services climatiques aux paysans, ainsi que sur l’utilisation des connaissances endogènes, selon son responsable régional, Mamadou Fall. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, cette expérience est en train d’être mise à grande échelle à travers le pays. Ainsi, des informations et prévisions météorologiques et climatiques sous forme de bulletin, texte message, émission radio sont fournies aux paysans qui bénéficient, eux aussi, des séances de formation dans ce domaine.

Pour le responsable du service prévisions des risques à l’Anacim, Pape Ngor Ndiaye, c’est compte tenu de l’importance de l’utilisation des informations climatiques dans les activités agricoles que l’Ong Action Aid, qui veut promouvoir l’agriculture durable et le contrôle des ressources naturelles pour les populations vulnérables, a accepté de travailler en collaboration avec Anacim pour la diffusion et l’utilisation de l’information climatique au bénéfice du réseau des producteurs et productrices dans sa zone d’intervention.

Ainsi, l’implantation des champs test ont permis d’évaluer la plus-value obtenue dans l’utilisation des informations reçues. Il a été recommandé, au cours de cette rencontre, une meilleure utilisation des sols, la diminution de l’utilisation des engrais et la surcharge des sols, a rappelé M. Ndiaye.  Pour  la chargée de projets agro-écologie et résilience  de Action Aid Sénégal basée a Tambacounda, Mme Aîssatou Guèye, il a été question d’échanger sur le partage de l’information climatique intégrée  à l’agriculture. Cela est en bonne place dans le projet agro-écologie et résilience qui s’évertue à donner des solutions aux changements climatiques.

Suite à l’analyse de la vulnérabilité des producteurs, il a été fait une demande pour les informations afin de mieux planifier les actions et activités agricoles, a-t-elle poursuivi. Ainsi, des trois zones d’intervention ciblées que sont Missirah (Tambacounda), Kédougou et Niodior dans les îles du Saloum, 12 villages sont concernés par ce programme. Dans ces localités, des téléphones portables sont mis à disposition des producteurs agricoles pour recevoir les informations transcrites sur des tableaux dans les communautés pour de larges diffusions.
                   

 

Pape Demba  SIDIBE

Venu présider, hier, la cérémonie de clôture de l'atelier destiné à faire le bilan annuel 2016 des projets et réformes phares du Plan Sénégal émergent, le ministre en charge du suivi du Pse, Abdou Aziz Tall, a indiqué que cette stratégie, mise en œuvre par l’Etat du Sénégal, est sur une bonne trajectoire.

Cet atelier s'inscrit dans le cadre de la préparation du Rapport annuel d'avancement 2016, tel que prescrit par le dispositif de suivi de la mise en œuvre du Pse, qui a pour finalité d'informer le président de la République de son état d’évolution. « Les échos que j’ai eus de vos travaux, durant tout leur déroulement, m'ont permis de mesurer l'ampleur du travail accompli et me confortent dans l’idée que le Pse est sur une bonne trajectoire », a-t-il souligné.

Cela est attesté par la présence massive et assidue de représentants du secteur privé et des structures publiques. Durant ces trois jours, ils ont procédé, selon lui, à une analyse sans complaisance de l’état d’avancement du Pse, en faisant ressortir les avancées majeures notées, constatables sur le terrain, et qui commencent à impacter la vie des Sénégalais, mais également les contraintes et défis à relever, et surtout les perspectives pour l'année 2017.

« Je suis heureux de constater, avec les présentations qui ont été faites et dont la synthèse vient de m'être présentée, le tableau fort reluisant qu'offre le Plan Sénégal émergent », a-t-il déclaré. En effet, a-t-il souligné, les résultats enregistrés en 2016 sont très réconfortants et indiquent la montée en puissance dans l'exécution des projets et réformes phares. « Qu’il s’agisse de l’énergie, des transports, de l’habitat, de l’agriculture, etc., vous avez noté le grand bond en avant réalisé par le Pse. Au niveau des projets comme des réformes phares, les résultats dépassent, dans certains cas, les objectifs fixés en 2016 », a-t-il lancé. « Ce n'est donc pas un hasard si la croissance de notre Pib continue de s'inscrire dans la tendance des 6 % avec une prévision de 6,7 % en 2017 », a-t-il indiqué non sans insister sur l’attachement du chef de l’Etat au Pse qui porte son empreinte.

Abdou Aziz Tall a exprimé toute sa gratitude à l’Usaid et à Africa Lead pour leur engagement et leur soutien constant à la mise en œuvre du Pse. A son avis, un cadre méthodologique standard, axé autour de la définition d'indicateurs clés de suivi, ainsi que des taux d'avancement globaux pour chacune des actions phares et de leurs composantes ont été définis.

Il a engagé le directeur général du Bos à lancer, dans un processus participatif, l'élaboration du rapport d'avancement des projets et réformes phares pour l'année 2016 à lui soumettre au plus tard à la fin du mois de janvier 2017, en vue d'une communication au président de la République.

Alassane Aliou MBAYE

Le bilan de la campagne des produits horticoles d’exportation 2016 a été dégagé hier, à Saly, au cours d’un atelier organisé par la Direction de la protection des végétaux (Dpv). Le cap des 91.000 tonnes de produits exportés, soit une progression de 500 tonnes par rapport à la précédente campagne et une percée de 5.000 tonnes sur les marchés communautaires, a été maintenu.

L’atelier du réseau national de suivi des pesticides et partage du bilan de la campagne horticole d’exportation 2016 a permis de présenter les résultats de la campagne d’exportation de cette année. Selon Abdoulaye Ndiaye, chef de la division Législation et Quarantaine à la Dpv, il y a eu des avancées significatives en termes de volume de produits mis sur le marché international. Selon lui, le cap des 91.000 tonnes a été maintenu.

« On a constaté un écart positif de plus de 500 tonnes par rapport à la précédente campagne et une percée de 5.000 tonnes sur les marchés communautaires », a-t-il indiqué.  Du point de vue de la campagne mangue, a-t-il indiqué, une légère baisse des exportations a été notée. Cette situation résulte, selon lui, du démarrage difficile de la campagne, mais aussi de problèmes phytosanitaires. Dans cette filière, a-t-il relevé, un tonnage assez important de mangues a été retracé au niveau des industries de transformation. « Nous sommes cette année à 15.311 tonnes d’exportation, mais on a retracé près de 3.600 tonnes dans des industries de transformation. Ce qui fait 19.000 tonnes, si on combine le volume d’exportation et celui de la transformation. C’est un bilan largement satisfaisant et chaque année, on sent un plus sur le volume exporté », s’est-il félicité. Il a également insisté sur le volet environnement des pesticides.

Pour le directeur général de l’Asepex, Malick Diop, des rencontres de ce genre magnifient, sur le terrain, le partenariat qui existe en synergie entre les acteurs des structures de l’État. Il s’est félicité du partenariat entre la Dpv et l’Asepex sur les filières horticoles. Dans la stratégie nationale de développement des exportations, a noté M. Diop, l’amélioration de l’offre exportable ne peut se faire sans le travail qui se fait en amont à travers la Dpv. Les deux structures, a-t-il souligné, ont travaillé ensemble sur la mangue, notamment sur la mouche des fruits. « Ce travail a entrainé une amélioration réelle de l’offre qui a fait qu’aujourd’hui, les exportations sont en train d’augmenter sensiblement sur le plan horticole », a-t-il fait savoir.    

Samba Oumar FALL

La deuxième phase du projet Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers (Asstel) a démarré ses activités dans les départements de Podor et de Dagana, a déclaré Sidaty Sow, responsable de la communication dudit projet. Il a assuré, hier, que cette 2ème phase a  pour objectif général de contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la résilience des exploitations familiales d’élevage dans les départements de Dagana et de Podor.

Le démarrage des activités de la deuxième phase du projet Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers (Asstel),  d’une durée de 3 ans (2016-2018), est déjà effectif dans les départements de Podor et de Dagana, a déclaré  Sidaty Sow, responsable de la communication dudit projet. Pour ce dernier, l’ambition du projet Asstel 2, initiée en janvier 2016 en partenariat avec l’Association Sud-Ouest pour le développement international agricole (Asodia), l’Agence régionale de développement (Ard) de Saint Louis, l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apess) et les équipes techniques de la région Occitanie,  est d’inscrire durablement les changements initiés, notamment dans les pratiques de production des exploitations familiales d’élevage, de la structuration des services et de la concertation multi-acteurs.  Celle-ci s’inscrit, selon lui,  dans une démarche territoriale de développement de l’élevage et  inclut des demandes spécifiques des femmes (alphabétisation, diversification des activités économiques) et un appui à la prévention et à la gestion des risques climatiques.

Quant aux objectifs spécifiques de la deuxième phase du projet Asstel, ils tournent essentiellement autour de la nécessité de renforcer et de structurer les services de collecte, les centres de services de proximité et leur réseau pour les familles d’éleveurs des départements de Dagana et de Podor, mais aussi  d’améliorer les moyens d'existence des familles d’éleveurs (en particulier les plus pauvres) et leurs capacités à passer les périodes de soudure et de crise. Il s’agira également  de favoriser le dialogue interprofessionnel (filière lait) et la concertation multi-acteurs (politique territoriale). En matérialisant ces trois objectifs, a-t-il poursuivi, le projet Asstel 2 veut faire en sorte que 800 familles fournissent régulièrement du lait au terme des 3 années de la 2ème phase avec le projet d’extension de la collecte et la diversification des appuis (développement de services). Il a, en outre, noté qu’au sein de ces exploitations familiales, 25 seront particulièrement ciblées dans le programme « élevage pilote » qui serviront de diffusion de références au sein des exploitations familiales membres des Comités de suivi de projets (Csp).

Selon lui, il est également attendu de cette deuxième phase, le développement du métier de collecteur pour les jeunes (15 collecteurs en fin de projet), la possibilité de toucher  au total 1.500 exploitations (dont les plus vulnérables) avec l’ensemble des actions (alphabétisation de 300 personnes, principalement des femmes, production lait et viande, collecte, appui aux autres initiatives économiques locales,..).   Il ajoute que ce projet entend également améliorer les moyens d'existence des familles d’éleveurs, en particulier les plus pauvres, et leurs capacités à passer les périodes de soudure et de crise, à travers le volet socioéconomique. Selon lui, Asstel 2 vient de rendre opérationnel le programme d’alphabétisation fonctionnelle en pulaar au bénéfice des exploitations familiales d’élevage établies dans le département de Dagana et de Podor. A l’en croire, l’alphabétisation en pulaar  reste une préoccupation et une demande des familles d’éleveurs pasteurs depuis la phase 1 du projet et, est confirmé  lors des diagnostics réalisés par le projet Asstel 2  dès son démarrage. Les familles d’éleveurs ont de véritables difficultés à lire et à écrire. Ainsi, l’alphabétisation fonctionnelle en pulaar des familles d’éleveurs demeure une grande priorité du projet Asstel 2 en vue de l’amélioration de leurs moyens d’existence.  

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Centre d'opérations polyvalent (Cop) du Port autonome de Dakar (Pad) a organisé, hier, à l’intention des acteurs portuaires, un séminaire de sensibilisation sur le Code Isps (International ship and Port Facility Security) portant sur la sûreté des navires et des installations portuaires

La sûreté maritime est devenue un élément essentiel de compétitivité des ports. Cela, les autorités du Port autonome de Dakar (Pad), dont l’ambition, à travers leur vision stratégique « Port horizon 2023, est de le positionner comme un hub portuaire de haut niveau, semblent l’avoir bien compris. Ainsi, pour sensibiliser sur l’application des mesures de sûreté sur la plateforme portuaire de Dakar dictées par la mise en œuvre du Code Isps (International Ship and Port Facility Security), (Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires en Français), le Centre d’opérations polyvalent (Cop) du Pad a organisé, hier, un séminaire à l’intention des acteurs portuaires impliquées dans la sécurité et la sûreté.

A travers cette rencontre, les organisateurs cherchent à mettre les participants au parfum des nouvelles dispositions de la réglementation internationale et nationale en sûreté, à harmoniser les mesures de contrôle d’accès et de surveillance en vigueur dans les installation portuaires et à réduire le nombre d’incidents de sûreté enregistrés au Port de Dakar (présences non autorisées, tentatives d’immigration clandestine, vols, etc.,).

Ce séminaire, aux yeux du directeur général du Pad, revêt tout un intérêt en ce sens que, dans un contexte marqué par le terrorisme, la position stratégique privilégiée du Port de Dakar, qui est le poumon économique du Sénégal, l’expose à des risques en matière de sécurité, de sûreté, de protection de l’environnement. « Le renforcement de sécurité et de la sûreté est donc une nécessité », a dit Cheikh Kanté. C’est d’ailleurs fort de cela que dès qu’il a été nommé à son poste, il a fait de cette question une priorité. « La sécurité est une variable essentielle dans la gestion portuaire. C’est pourquoi, la vision stratégique que nous avons développé consistant à faire du Port de Dakar le port le plus performant de la côte ouest africaine à l’horizon 2023 est basée sur le triptyque : performance, efficience, sécurité », a-t-il ajouté.

Ainsi, a rappelé Cheikh Kanté, un contrat d’assistance technique et de représentation avec le groupe G3S a été signé en 2014 et a permis, entre autres, la mise en place d’un Centre opérationnel polyvalent doté de moyens modernes de prévention et de gestion des crises, la mise en œuvre d’un service de vidéo-surveillance performant dont l’extension à toutes les installations portuaires est en cours, l’utilisation de scanners pour le contrôle des badges et de portiques de détection de métaux à la Gare maritime internationale de Dakar. « Tous ces efforts ont été reconnus par les officiers de la Garde Côte américaine qui ont déclaré que le Port de Dakar est le port leader en matière de sûreté sur la côte ouest-africaine. Pour maintenir ensemble ce cap, nous devons continuer à instaurer le dialogue à travers ce genre de rencontre », a-t-il conclu.

Entré en vigueur en 2004, le Code Isps a pour objectif principal d’établir un cadre de coopération entre les gouvernements contractants, les organismes publics, les administrations locales, les secteurs maritimes et portuaires pour détecter les menaces contre la sûreté et prendre des mesures de sauvegarde contre les incidents de sûreté qui menacent les navires ou les installations portuaires utilisées dans le commerce international.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Université Cheikh Anta Diop a signé, hier, un accord-cadre de partenariat avec le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac). Cette convention permet à l’Ucad d’améliorer ses relations avec le monde du travail et au Prodac de bénéficier de toutes les compétences dont dispose l’Ucad.

L’Ucad regorge de compétences dans tous les domaines. Celles-ci sont malheureusement sous exploitées. Pour valoriser ces aptitudes de ses diplômés, l’Ucad a signé, hier, un accord-cadre de partenariat avec le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac).  Lors de la cérémonie de signature, le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, a exprimé toute sa satisfaction de l’avènement de cet accord-cadre, rappelant quelques missions de l’université à savoir la recherche et la transmission des résultats des recherches dans la formation. Toutefois, a-t-il fait observer, la transformation des résultats des recherches en outils ou en savoirs appliqués au service de la communauté n’est pas assurée « car nous sommes des héritiers de l’université française ». « Quelque part, nous pouvons dire que l’université est au ciel du savoir. Nous sommes suspendus au ciel du savoir », a déploré le recteur pour qui « le Prodac est vraiment sur terre ». « Notre lien nous permet de descendre du ciel pour nous articuler à nos sociétés et être utiles », a poursuivi le Pr Thioub, estimant que cet accord-cadre va mettre « en contact l’Ucad avec la société, avec la terre ». Pour lui, cette coopération permettra de mettre les étudiants sur le terrain, sur des problématiques de recherche définies d’un commun accord avec le Prodac. « Vous experts participeront à la formation des étudiants car il s’agira d’utiliser les Dac comme des stations expérimentales », a dit le Pr Thioub. Il garde également espoir que celle-ci vaudra, à leurs deux structures, de « grande satisfaction au service de la recherche, de l’enseignement, de la communauté et surtout du développement de notre pays ».

Pour le Coordonnateur national du Prodac, Jean Pierre Senghor, cet accord reflète une double signification : le recours aux jeunes et aux compétences. « Au lieu d’aller chercher des spécialistes ailleurs, nous pourrons miser sur les compétences de l’Ucad », a-t-il fait savoir. Sur les quatre Domaines agricoles communautaires (Dac), a fait savoir M. Senghor, « il y a des jeunes issus de l’Ucad ». « Notre cœur de métier, a-t-il rappelé, c’est de former des entrepreneurs agricoles par la pratique sur le terrain ». Sa conviction est que tout ce qui a été fait dans le domaine agricole, ces 60 dernières années, ne relève que de l’accompagnement des paysans. « Nous n’avons pas l’impression que les conditions des paysans ont réellement changé », a estimé M. Senghor, et non sans ajouter, que « le Prodac est en train d’opérer un changement majeur sur le terrain ».  « Il n’est pas possible de développer un entreprenariat agricole pertinent et durable, de l’agriculture de manière générale, sans de vrais professionnels du secteur. Notre souhait, c’est de voir éclore dans notre pays, une génération nouvelle d’entrepreneurs agricoles capables de gagner l’argent, de faire la différence dans notre économie rurale », a poursuivi le Coordonnateur national du Prodac. Il est aussi d’avis que les Dac constituent une réponse à la problématique de l’émigration clandestine. Pour ce faire, dit-il, « il faut créer, en milieu rural, des conditions qui vont faire que les jeunes trouvent un intérêt à y rester ». La signature de cet accord a coïncidé avec le lancement, en janvier prochain, de l’Institut supérieur d’agriculture et d’entreprenariat (Isae).

Souleymane Diam SY

Pour une pêche durable et responsable, le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes) a plaidé, hier, à Saly, au cours d’un atelier d’information et de sensibilisation sur la transparence dans le secteur des pêches au Sénégal, pour une meilleure prise en charge de cette question.

Cet atelier, qui a été organisé par le Programme d’appui au Réseau régional des parlementaires et élus locaux pour la conservation du littoral ouest-africain (Prepare II), a permis de plancher sur la transparence, un principe directeur de la gouvernance des pêches. L’objectif était de renforcer les instruments de transparence et de participation des acteurs non étatiques dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre de la politique de pêche au Sénégal. Selon le premier vice-président du Repes, Aliou Kébé, cette rencontre avec les différents acteurs du secteur a permis de plancher sur la transparence et les accords et licences de pêche au Sénégal. dans le cadre du « Fisheries transparency initiatives » (Fiti).

Ces dernières années, le secteur de la pêche en Afrique de l’Ouest, en plein essor, a attiré beaucoup de navires industriels opérant sur la base de droits d’accès à des zones de pêche spécifiques attribués par les États. Cette forme de pêche, jugée illégale, non déclarée et non réglementée, a pris des proportions inquiétantes, poussant même certains pays à définir une législation spécifique.

Ce, afin de lutter contre cette pratique qui annihile les politiques de préservation et d’exploitation durable de leurs ressources halieutiques. Pour mieux relever ces défis, la promotion d’une gouvernance des pêcheries participative qui repose sur l’harmonisation des politiques et des législations, mais surtout l’amélioration de la transparence dans les processus de prise de décision, était devenue une urgence. C’est tout le sens de cet atelier au terme duquel une série de recommandations a été faite. Ainsi, il est demandé à l’État de « diligenter le processus de mise en place de cadres et de mécanismes formels pour le renforcement de la transparence pour l’accès à l’information relative aux stocks halieutiques, aux capacités de pêche, aux accords de pêche et aux infrastructures de valorisation des produits ».

Selon Aliou Kébé, il est aussi recommandé à l’État d’améliorer le cadre légal et réglementaire pour renforcer la participation des professionnels de la pêche, de recourir davantage à l’expertise et aux compétences nationales et régionales pour le choix des membres de l’équipe de négociation sur les accords de pêche. Les acteurs ont aussi plaidé pour un examen approfondi des dossiers techniques et une évaluation systématique des impacts des accords de pêche pour mieux éclairer les décideurs au moment de la renégociation de la signature. L’État a également été invité à « encourager une orientation commerciale des accords de pêche basés sur un débarquement local de poissons pour une transformation domestique, le transfert de technologie, la promotion de flux de capitaux et la promotion des compagnies mixtes de transformation ».

Samba Oumar FALL

L’Organisation non gouvernementale (Ong) Oxfam, en partenariat avec la société civile et des élus du parlement sénégalais, a initié, hier, une réflexion stratégique sur la gestion des ressources du pétrole et du gaz découvertes au Sénégal. Il s’agissait surtout d’outiller les participants sur les réformes nécessaires  touchant le cadre juridique et institutionnel du secteur du pétrole et du gaz tout en participant à la construction d’un dialogue national consensuel.

La découverte du pétrole et du gaz au Sénégal est devenue un enjeu énorme pour la population sénégalaise, pour la sous-région, mais également pour le monde entier. Le Sénégal s’achemine, en effet,  vers un processus dynamique d’exploitation, d’où la nécessité de se réadapter au code pétrolier. La rencontre d’hier, initiée par Oxfam, visait justement à revenir sur les enjeux de ce code. Il s’agissait de voir les points forts et surtout d’apporter des rectificatifs, au besoin. Dans cette perspective, des acteurs issus de tous bords se sont retrouvés pour analyser les enjeux, tout en faisant un état des lieux avant de s’engager dans les réformes qui devront gouverner le secteur pétrolier au cours des prochaines années.

La rencontre a réuni des députés, la société civile, un représentant du gouvernement afin de trouver un consensus fort,  dans la rédaction de ce nouveau code. Cette même procédure avait été appliquée pour le code minier. Selon le député Cheikh Omar Sy, «l’objectif est de veiller à la transparence du processus, tout en mettant en avant des  mécanismes qui puissent permettre aux générations futures d’en tirer profit. Oxfam est dans la dynamique de partage les informations tout comme les parlementaires », a-t-il dit.

Elimane Kane, responsable de programme gouvernance à Oxfam,  une des structures initiatrices de la  session de partage portant sur le code pétrolier existant, note : « C’est un premier acte en vue d’une série de rencontres que nous voulons organiser avec des partenaires de la société civile.  Nous voulons ainsi partager, avec les parlementaires, la société civile, le gouvernement et les journalistes, nos expériences dans ce domaine sensible et stratégique. L’objectif est également de veiller au renforcement des capacités pour mieux connaître les enjeux de la gouvernance du secteur pétrolier au Sénégal ». Dans l’urgence, ces différentes organisations veulent contribuer efficacement à la réforme en cours du code pétrolier sur lequel travaille l’Etat du Sénégal.

Réforme inclusive
« Nous voulons que la réforme se fasse de la façon la plus inclusive possible, dans la diversité des modes de représentation », a dit M. Kane.  L’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Theo Peters, a attiré l’attention sur la nécessité de  veiller à ne pas être touché par les différents effets pervers notés dans les autres pays à la suite de découvertes de ressources naturelles.

Le diplomate néerlandais qui invite le Sénégal à se bonifier des meilleures expériences possibles, réaffirme « la disponibilité des Pays-Bas à accompagner le Sénégal et la société civile dans l’ensemble du processus, afin que chacune des parties concernées jouent pleinement son rôle ». Des études sont en cours sur les pratiques afin de mieux comprendre le cadre juridique aux niveaux sous-régional et mondial, assure Ma Anta Guèye, représentant du ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables. Il assure, en outre, que l’Etat est disposé à «échanger, de manière inclusive, avec toutes les parties prenantes pour une gestion basée sur une exclusive transparence ».

Il y a un contexte de nouveaux enjeux et de nouveaux défis liés au secteur du pétrole et du gaz. Dans ce cadre, le représentant du ministre a insisté sur la nécessité de former «des spécialistes qui maîtrisent toute la chaîne de gestion de ces énergies».

 

Oumar BA

La promotion de l’utilisation des énergies renouvelables est l’une des missions assignées à l’Agence nationale des énergies renouvelables (Aner). Pour réussir ce pari, la structure a organisé, hier, un atelier de sensibilisation autour des enjeux du sous-secteur au profit des acteurs de la presse.

L’Agence nationale des énergies renouvelables (Aner) a organisé, hier, un atelier de sensibilisation sur « le rôle des médias dans la promotion des énergies renouvelables ». Une quarantaine de journalistes a pris part à cette rencontre qui fut une occasion pour le directeur général de la structure, Djiby Ndiaye, et ses collaborateurs de revenir sur les enjeux et défis autour de la question. Cette initiative, selon M. Ndiaye, vise « à associer la presse à la mission assignée à l’Aner à savoir faire la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables ». Pour réussir ce pari, a-t-il dit, la sensibilisation occupe une place de choix. « Nous ne pouvons pas mener cette mission sans associer la presse », a soutenu le directeur général de l’Aner. M. Ndiaye a d’abord rappelé que la création de l’Aner en 2013 traduit l’engagement des autorités gouvernementales « pour apporter une solution appropriée et durable à la profonde crise énergétique que le pays traverse depuis quelques années ; avec ses conséquences économiques, sociales et environnementales ».

Dans sa présentation sur les enjeux autour de ce sous-secteur, le conseiller technique du directeur général de l’Aner, Dr Gora Niang, a rappelé que l’Etat dépensait 120 milliards de F Cfa en 2012 pour la compensation tarifaire énergétique. Celle-ci a été réduite à 80 milliards de FCfa en 2013, dit-il. En 2016, a-t-il précisé, il y a eu aussi un dépérissement. Selon lui, ces résultats ont été atteints grâce à l’orientation du gouvernement qui a misé sur le mix énergétique avec notamment l’installation des centrales solaires à Bokhol et à Malicounda. Les effets de cette option se sont, dès lors, ressentis sur le coût de production de l’électricité qui passera de 180 à 60 ou 80 FCfa en 2017.  L’option du solaire permettra, à son avis, « de réduire la facture pétrolière, d’améliorer le taux d’accès à l’énergie, de soulager les coûts de production des ménages, etc. »

Sur le plan géopolitique, il a estimé que la sécurité énergétique permettra aussi à réduire « la dépendance aux combustibles fossiles, parfois source de conflits ». Sur le plan environnemental, le conseiller technique du directeur général de l’Aner a indiqué que les énergies renouvelables constituent une opportunité pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dr Niang est également d’avis que l’option pour les énergies renouvelables favorisera un développement harmonieux du pays.   

Mix énergétique
Cependant, a-t-il estimé, il faut avoir une meilleure connaissance du potentiel des énergies renouvelables du pays pour accroître leur contribution dans le mix énergétique. Pour ce faire, a-t-il souligné, il faut mettre en place un dispositif d’accompagnement de la stratégie, consolider le cadre institutionnel, législatif et réglementaire, renforcer les capacités des acteurs publics et privés du sous-secteur, mettre en place des mécanismes de financements adaptés et durables, etc. Sa conviction est que le Sénégal, de manière générale l’Afrique, dispose de beaucoup de potentialités en énergie solaire. « Ce qui nous manque, a-t-il déploré, c’est la possibilité de les exploiter ».

Le directeur des études et de la planification de l’Aner, Ismaila Lô, a, pour sa part, fait savoir que dans l’éclairage public, notamment dans sa phase de consolidation, l’Aner va disséminer plus de 50.000 lampadaires dans les 45 départements du pays. Aussi, pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd), elle compte équiper 120 postes et cases de santé en milieu rural.

Il en sera de même, selon lui, dans les Collèges d’enseignement moyen (Cem) ainsi que l’autonomisation en énergie électrique des universités, des hôpitaux et des bâtiments abritant des installations.

 

Souleymane Diam SY

La Banque mondiale et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) ont signé, hier, une convention de financement d’un montant de 5 milliards de FCfa dans le cadre d’un financement carbone. Elle vise à couvrir les coûts de raccordement et à faire baisser le prix de l’électricité en milieu rural.

Le monde rural peut désormais accéder à l’électricité à moindre coût. Ce qui est rendu possible grâce à la Banque mondiale qui a octroyé un financement de 5 milliards de FCfa à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser). La convention de financement a été signée hier par Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale et Baba Diallo, directeur général de l’Aser. Selon Mme Cord, c’est pour soutenir les efforts du gouvernement à mettre les populations rurales dans une situation meilleure, que ce programme de plus de 8 millions de dollars, soit environ 5 milliards de FCfa, va accorder des subventions à dix concessionnaires  pour faire baisser le prix de l’électricité et mettre fin à ce paradoxe qui fait que les populations rurales paient leur électricité plus cher que les populations urbaines.

Elle précise que  la Banque mondiale avec Carbone initiative -développement (Ci-Dev) va soutenir environ 250.000 ménages pour couvrir une partie des coûts de raccordement.

Il est prévu l’octroi de subventions sous forme de coupons/ bons aux ménages ruraux dans les zones de concession qui seront remis aux concessionnaires privés pour couvrir une partie des coûts de raccordement. Avec ce programme, soutient Louise Cord, les concessionnaires vont tirer profit en ce sens qu’ils vont bénéficier d’un plus grand nombre de raccordements, ce qui va renforcer davantage la durabilité des concessions. Elle estime que le gouvernement va aussi tirer profit d’une hausse du taux d’électrification rurale comme contribution aux efforts de réduction de la pauvreté dans le pays. « Cependant, le plus important pour nous est que l’accès à l’électricité va aider à améliorer les conditions de vie, créer de l’emploi, réduire les dépenses en énergie et apporter des avantages considérables aux femmes et aux enfants en termes de santé et d’éducation », a-t-elle dit.

La directrice des opérations de la Banque mondiale a rappelé qu’il existe déjà une politique de subvention qui a permis au Sénégal d’attirer de grandes compagnies énergétiques internationales. Cependant, elle souligne qu’après plus de trois années de fonctionnement des premières concessions, les résultats ne sont pas satisfaisants. Elle reconnaît tout de même les progrès du Sénégal qui enregistre des taux d’électrification constamment en hausse pour atteindre une couverture nationale de 54%, avec près de la totalité des zones urbaines électrifiées.

« Nous savons aussi que près de 75 % de la population en milieu rural n’a pas accès à l’électricité et fréquente des services sociaux de base, comme les centres de santé ou les écoles qui ne sont pas électrifiées pour la plupart », a indiqué Louise Cord. Prenant la parole, le directeur général de l’Aser a salué la signature de cette convention de financement qui est l’aboutissement d’un long processus entamé depuis 2014 à la suite d’un appel d’offres international. Selon Baba Diallo, ce financement permettra l’achat de crédits carbone à un prix abordable.

Aliou KANDE

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et au Madagascar (Asecna) et la Banque de l’atlantique Côte d’Ivoire(Bci) ont paraphé, hier, une convention de crédit d’un montant de 26 milliards de FCfa.  Cet investissement est destiné au financement partiel des projets prioritaires du Plan des services et d’équipements de l’Agence d’un montant 234 milliards de FCfa.

Dans son plan pluriannuel permettant de prendre en charge l’ensemble des besoins opérationnels en vue de renforcer le niveau de sécurité de la navigation aérienne dans sa zone d’intervention, l’Asecna vient de parapher une convention de crédit avec la Banque atlantique Côte d’Ivoire (Bci). Cette convention va permettre à la Bci d’octroyer à l’Ascena, un prêt de 26 milliards de FCfa sur 5 ans.  Ce montant est destiné au financement partiel des projets prioritaires du Plan des services de l’Agence d’un montant total de 234 milliards de FCfa. Conformément aux attentes des  deux parties, ce financement se fera dans le réseau Banque Atlantique, présent dans les 8 pays de l’espace Uemoa.

Il s’agit ainsi,  à travers ce projet, d’un grand pas dans la consolidation de la sécurité de la navigation aérienne. Pour le directeur général du Groupe Atlantic Business International (Abi), Souleymane Diarrassouba, dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement de projets structurants, la Banque Atlantique apporte son soutien à ce plan d’investissement qui permettra de renforcer le potentiel de développement de l’Asecna, d’améliorer la fourniture et la sécurité de la navigation aérienne et satisfaire au mieux les besoins des usagers. « Abi, à travers sa filiale la Baci, chef de file de l’opération, réaffirme son engagement aux côtés des entreprises dont l’ancrage et le rayonnement s’étendent au-delà des frontières de la zone Uemoa, affermissant la confiance du groupe relativement à la capacité de croissance de l’économie régionale », a-t-il ajouté. Le directeur de la Baci, Habib Koné,  s’est félicité de cette convention.

« Nous nous félicitons de la confiance manifestée par une institution internationale telle que l’Asecna à l’égard du système bancaire régional et surtout de la Banque Atlantique, une banque de référence de l’espace Uemoa. Ainsi la Baci met à profit des synergies avec les filiales spécialisées du groupe notamment Atlantique Finance, arrangeur de cette opération, dans la structuration de grands projets de développement au bénéfice de l’intégration régionale », a-t-il laissé entendre.

De son côté, Amadou Ousmane Guittèye, directeur général de l’Asecna, a estimé que « cette convention constitue ainsi le point de départ de la nouvelle politique de l’Agence en diversification et d’africanisation des sources de financement de ses projets d’investissement. » A l’en croire, c’est la toute première fois que l’Agence, dans ses Activités Communautaires, contracte avec une banque commerciale de la sous-région, un financement à hauteur de ce montant avec, en prime, une mobilisation en une seule et unique tranche du montant total du prêt.

Troisième groupe bancaire de l’espace Uemoa, cette Banque a accompagné le Sénégal, dans ses projets de restructuration avec un montant de financement estimé à 250 millions de dollars.

Ibrahima BA

La compagnie pétrolière américaine, Kosmos Energy, a annoncé hier, avoir conclu un accord avec la société anglaise, BP pour le développement en eaux profondes, mais aussi pour la production et la commercialisation du gaz naturel découvert entre le Sénégal et la Mauritanie, selon un communiqué de cette compagnie dont copie nous est parvenue ce même jour.

 La compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy a annoncé, hier, avoir signé un accord avec la société anglaise, British Petroleum (BP) pour le développement, en eaux profondes, du pétrole, mais aussi pour la production et la commercialisation du gaz naturel découvert entre le Sénégal et la Mauritanie.

« Selon les modalités de l’accord, BP sera opérateur désigné et actionnaire à hauteur de 62 % des contrats de Kosmos des blocs C6, C8, C12, et C13 au large des côtes de la Mauritanie, ainsi qu’une participation effective de 32,49 % des contrats des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond au large des côtes du Sénégal », indique un communiqué publié par Hosmos Energy, dont copie nous est parvenue hier à la rédaction. « Kosmos gardera une participation effective de 28 % et de 32,51 %, respectivement, des licences pour les zones maritimes de la Mauritanie et du Sénégal, et continuera en tant qu’opérateur pendant la phase de recherche », précise la source. Se prononçant sur cet accord, le Pdg de Kosmos Energy, Andrew G. Inglis, a noté que le présent accord avec BP démontre « la valeur stratégique de sa compagnie », ainsi que « la qualité du bassin » qu’elle a découverte aux larges de la Mauritanie et du Sénégal.

« Suite à un processus exhaustif d’amodiation, BP s’est montrée le meilleur partenaire pour nous aider à faire progresser le projet gazier de Tortue de façon rapide, et à faire avancer un programme de recherche prévoyant le forage de plusieurs puits, qui testera le potentiel des liquides du bassin, commençant en mi-2017 », a-t-il ajouté.

Capacité finanncière et expertise
Le Pdg de Kosmos Energy s’est également félicité de ce partenariat avec BP  qui apporte, selon lui,  une capacité financière, une expertise dans le développement en eaux profondes et en matière de gaz naturel liquéfié (Gnl), ainsi qu’une « vision pleinement alignée avec les intérêts des deux pays ».

« Le bassin mauritano-sénégalais est un atout à l’échelle mondiale avec un potentiel de classe mondiale, et nous avons hâte de travailler avec l’équipe de Kosmos et les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal pour rechercher et développer efficacement son plein potentiel. Nous estimons que le bassin deviendra un important centre de profit pour nos activités en amont », a déclaré le directeur général des activités en amont de BP, Bernard Looney.  Selon les modalités de l’accord, Kosmos recevra une contrepartie fixe de 916 millions de dollars, comprenant 162 millions de dollars en paiement initial en espèces ; jusqu'à 221 millions de dollars pour la recherche et l'évaluation, y compris un essai aux tiges (« drillstem test ») (Dst) sur Tortue, dont l'achèvement est prévu en 2017 ; jusqu'à 533 millions de dollars maximum pour les coûts de développement, jusqu'à la première production de gaz dans le projet Tortue, à savoir une étude d'ingénierie de base (« front-end engineering and design ») (Feed) devant être achevée en 2017, ayant pour but de parvenir à une décision d'investissement finale (Dif) avant 2018.

Kosmos recevra, en outre, un bonus potentiel maximal de 2 dollars par baril, jusqu'à 1 milliard de barils de liquides, ledit bonus étant structuré en tant que redevance sur la production, sous réserve d'une future découverte de liquides et du prix du pétrole, indique-t-on. « Cette opération renforce son bilan en réduisant sensiblement nos exigences en matière de dépenses en capital, ce qui financera, en effet, notre programme de travaux en Mauritanie et au Sénégal pour les prochaines années. La génération améliorée du flux de trésorerie nous permettra de continuer à poursuivre d'autres possibilités de croissance dans notre portefeuille avec discipline », a noté M. Inglis.

Kosmos et BP ont conclu un partenariat exclusif de recherche, couvrant de nouvelles occasions potentielles d'entreprises en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie et Kosmos demeurera l'opérateur pendant la phase de recherche pour toute nouvelle entreprise acquise dans les domaines d'intérêt, tandis que BP sera l'opérateur pendant la phase du développement, souligne la source.

Mamadou SY

 

Mamadou SY

L’Agence de notation Standard & Poor’s (S&P) annonce avoir confirmé la note "B+/B" du Sénégal pour sa dette souveraine à long et à court terme, avec une perspective stable.

La croissance économique du Sénégal devrait "rester solide grâce aux investissements publics et privés, ainsi qu’aux réformes de l’offre prévues dans le Plan Sénégal émergent (Pse)", informe Standard & Poor’s, dans un communiqué reçu à l’Aps.  "Les notes du Sénégal restent contraintes par les faibles niveaux de revenu par habitant et une flexibilité monétaire limitée. Nous confirmons donc les notes ’B+/B’ attribuées à la dette souveraine du Sénégal", note la source. Laquelle relève qu’"une perspective stable reflète nos prévisions de croissance solide et durable, ainsi que de consolidation budgétaire progressive au cours de l’année prochaine". Elle estime que l’appartenance du Sénégal à l’Union économique et monétaire Ouest-Africaine (Uemoa) "limite sa flexibilité monétaire, tout en permettant de contenir l’inflation". 

"Nous nous attendons à ce que les institutions et la gouvernance du Sénégal demeurent relativement solides par rapport à celles d’autres pays d’Afrique sub-saharienne ou de pays assortis de notes similaires", mentionne le texte. Il rappelle que le Sénégal affiche un historique de passation de pouvoirs sans heurt depuis son indépendance et a évité tout conflit civil majeur.  "Cette stabilité a permis au Sénégal d’attirer des investisseurs et bailleurs de fonds internationaux. Par le biais de son compte de capital, le Sénégal a reçu des aides extérieures annuelles équivalentes à environ 2,5 % du Pib au cours de la dernière décennie, lui ayant permis de financer près d’un tiers de son déficit courant annuel en moyenne", poursuit la source.  "Parallèlement, d’après les estimations, 60 % de la dette souveraine du pays est de nature concessionnelle. L’environnement politique a également connu une amélioration ces dernières années, en témoigne l’agenda actuel du gouvernement", poursuit Standard & Poor’s.

APS

Les unions hydrauliques membres de la fédération des périmètres autogérés de Dagana (Fpa) ont reçu du centre des services fiscaux de Saint-Louis, des lettres de mise en demeure pour le paiement, dans le cadre d’un redressement fiscal, de la somme d’1 milliard de FCfa, représentant les impôts sur la redevance hydraulique.

Les représentants des 18.000 producteurs membres de ces unions hydrauliques de la Fpa, ont tenu hier un point de presse à Diawar, localité située à une quarantaine de kms de la commune de Ross-Béthio, pour attirer l’attention des pouvoirs publics, le ministère de l’agriculture et de l’équipement rural, la Saed et autres partenaires du gouvernement, sur les difficultés auxquelles ils sont actuellement confrontés pour payer ces impôts. Ces producteurs sont aujourd’hui dans le désarroi car, ce contentieux est à l’origine du blocage des comptes de leurs unions hydrauliques logés à la Cncas.

Par la voix du président de la Fpa, Alioune Guèye, ces producteurs regroupés au sein de 300 organisations paysannes qui exploitent globalement une superficie de 15.000 ha, ont laissé entendre qu’ils ne sont pas en mesure de payer ces impôts, « sinon, nous ne serons pas dans les conditions requises pour aller en campagne de production agricole de la contre-saison chaude ».

Payer ces impôts, a précisé Alioune Guèye, « c’est mettre fin à l’autogestion et à la responsabilisation paysanne, c’est faire revenir l’exode rural, c’est entraîner la dislocation des exploitations familiales dans la vallée du fleuve Sénégal, c’est rouler à contre-courant du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) initié par le président Macky Sall, c’est détruire un système économique mis en place par l’Etat lui-même (contrat de concession, responsabilisation paysanne, etc.), c’est inciter les bras valides de la campagne à aller monnayer leur talent sous d’autres cieux plus cléments, etc. ».

Plus explicite, Alioune Guèye a souligné que le paiement de ces impôts d’1 milliard de FCfa signifierait « annihiler tous les efforts déployés par le chef de l’Etat pour développer l’agriculture en général et la riziculture dans la vallée, en particulier ».

A en croire le président de la Fpa, les impôts réclamés par le service recouvrement du centre des services fiscaux de Saint-Louis, s’appliquent sur des bénéfices, alors que ces unions hydrauliques ne font pas de bénéfices. Elles gèrent des cotisations de leurs membres, qui représentent la redevance hydraulique.

La décision des services fiscaux, a-t-il poursuivi, est d’autant plus surprenante qu’elle intervient après la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et de la prime fixe sur les factures d’électricité par le président de la République pour soulager les producteurs.

Des sources proches du centre des services fiscaux de Saint-Louis,  rappeler que « les services fiscaux ne font pas ce que les textes ne permettent pas. Nous faisons du service public qui consiste à collecter des impôts. Si ces particuliers (responsables des unions hydrauliques) s’estiment lésés, ils peuvent aller en justice, nous appliquons la loi, ceux qui travaillent et font des bénéfices doivent payer des impôts, nous ne gérons pas les états d’âme ».

 

Mbagnick Kharachi Diagne

En partenariat avec la Coopération italienne au développement et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao),  le « Projet de renforcement de la diffusion et de la mise en œuvre des Directives volontaires au Sénégal » a été lancé, à l’issue du troisième atelier national sur la mise en œuvre des directives volontaires au Sénégal, tenu rècemment. L’objectif, c’est d’accompagner le processus de la réforme foncière.

Initié par le Comité de pilotage pour la mise en œuvre des directives volontaires au Sénégal (Copil), le « Projet de renforcement de la diffusion et de la mise en œuvre des Directives volontaires au Sénégal », d’une durée de deux ans, vise, selon un communiqué, principalement l’opérationnalisation des directives volontaires sur le terrain et à accompagner le processus de réforme, en soutenant des initiatives pilotes de gouvernance locale, telles que l’augmentation des délivrances de titres fonciers aux femmes et aux jeunes.

Organisé par le Copil et appuyé techniquement par l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), en partenariat avec la Commission nationale de réforme foncière (Cnrf) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), ce troisième atelier national a réuni des représentants de la société civile et des organisations paysannes, du milieu universitaire, du secteur privé, mais aussi du gouvernement, des collectivités locales ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« L’objectif était de consolider les contributions à la mise en œuvre des directives volontaires dans le processus de réforme en cours », précise le document. Au cours des sessions, les discussions ont témoigné d’un large consentement sur l’intégration remarquable des directives volontaires dans le document de politique foncière (Dpf), relève le communiqué. Cité dans le document, le Pr Moustapha Sourang, président de la Cnrf, a déclaré que « la réforme sénégalaise reflète d’ailleurs les directives volontaires dans ses principes fondateurs d’équité, d’inclusion et de partage ».

Pour sa part, Modou Mboup, Conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural (Maer) et président du Copil, lui-aussi cité par le document, s’est réjoui du « consensus fort sur l’importance de reconnaître et de protéger les droits fonciers de tous les acteurs et de promouvoir la participation des citoyens dans l’amélioration de la gouvernance foncière ». « Le Sénégal porte ainsi un audacieux processus de réforme qui permettra de promouvoir une agriculture durable grâce à des investissements agricoles en faveur des agriculteurs familiaux et d’autres acteurs privés, dans le respect des droits légitimes des populations », a, quant à lui, déclaré Patrick David, Représentant par intérim de la Fao au Sénégal.

 

Souleymane Diam SY

Une soixantaine de pays donateurs et bénéficiaires sont convenus, hier, en Indonésie, d’intensifier la lutte contre l’extrême pauvreté, avec un engagement record de contributions de 75 milliards de dollars au profit de l’Association internationale de développement (Ida), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

Les pays donateurs ont promis d’apporter un appui de 75 milliards de dollars pour mettre fin à l’extrême pauvreté dans le monde, selon un communiqué de la banque mondiale. « Ce financement annoncé est une étape charnière dans la lutte contre l’extrême pauvreté », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Il soutient que les engagements pris par leurs partenaires, conjugués aux innovations de l’Ida pour encourager la participation du secteur privé et lever des fonds sur les marchés financiers, transformeront la trajectoire de développement des pays les plus pauvres du monde.

Sur les trois prochaines années, l’Ida pourra, grâce à ce financement, considérablement étoffer ses interventions pour remédier aux situations de fragilité, de conflits et de violence, pour lutter contre les déplacements forcés, le changement climatique, les inégalités hommes-femmes, ainsi que pour promouvoir une bonne gouvernance et des institutions solides, l’emploi et la transformation économique. Ces efforts sont appuyés par un engagement plus général à investir dans la croissance, la résilience et les opportunités.

« Avec ce programme innovant, les pays les plus pauvres du monde, en particulier les plus fragiles et les plus vulnérables, obtiendront l’aide dont ils ont besoin pour se développer, offrir des opportunités à leurs habitants et améliorer leur résilience face aux chocs et aux crises », explique Kyle Peters, directeur général par intérim de la Banque mondiale et coprésident des négociations pour Ida-18. Il explique que l’Ida, en se concentrant sur des thèmes tels que le changement climatique, l’égalité hommes-femmes et la prévention des conflits et de la violence, contribuera à la stabilité et au progrès dans le monde.

L’Ida finance des projets destinés à fournir des services sociaux de base. Présente dans 39 pays d’Afrique subsaharienne, elle est le principal bailleur de fonds de la région. Entre 2006 et 2016, elle a financé plus de mille projets représentant un montant de 83 milliards de dollars. L’institution a, par ailleurs, dépensé 13 milliards de dollars pour fournir une aide médico-sociale d’urgence. Sur la seule année 2016, la Banque mondiale a octroyé 8,7 milliards de dollars au continent africain.

 

Abdou DIAW

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