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Affaires et Finances (2472)

Le sujet sur le pétrole et le gaz déchaine les passions et le débat sur les bonnes pratiques est lancé alors que l’exploitation de ces ressources n’a pas démarré. Pour mieux cerner les enjeux, des cadres de l’administration sénégalaise séjournent, depuis lundi, aux Pays-Bas pour s’imprégner des bonnes pratiques.

De hauts cadres de l’administration sénégalaise intéressés, au premier rang, par la gestion des ressources pétrolières et gazières, séjournent, depuis lundi, aux Pays-Bas. Ils viennent de plusieurs structures telles que Petrosen, Senelec, la Direction de l’environnement et des établissements classés, l’Agence nationale des affaires marines, la Douane et le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, de Cos-petrogaz.

L’ambassadeur des Pays-Bas à Dakar, Theo Peters, qui conduit la délégation, a indiqué que cette visite poursuit deux objectifs. Le premier est d’apprendre de son pays qui capitalise plus d’un demi-siècle d’expérience dans la gestion des ressources gazières. Une expérience qui, selon le diplomate, peut se révéler utile pour le Sénégal avec les récentes découvertes de pétrole et de gaz. M. Peters a rappelé qu’à la suite de la découverte de grands gisements gaziers, les Pays-Bas ont vu leurs revenus croître, mais ceux-ci étaient portés exclusivement par cette industrie au détriment des autres secteurs. Quand les revenus tirés du gaz ont chuté, les autres industries n’arrivaient pas à prendre le relais car elles n’avaient pas réalisé les gains de productivité nécessaires en plus d’une monnaie trop forte pour les exportations.

L’autre objectif, selon le diplomate, est de voir comment les gouvernements et les secteurs privés des deux pays pourraient travailler ensemble pour optimiser les revenus tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole. En effet, cette perspective heureuse pose autant de défis que les opportunités. Il est important d’avoir un cadre institutionnel qui assure la transparence et la responsabilité afin de veiller à ce que cette richesse nationale puisse profiter à l’ensemble de la population. Tous les participants ont salué l’initiative de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal d’organiser cette mission d’imprégnation sur les bonnes pratiques dans la gestion des ressources gazières et pétrolières.

Dans un entretien accordé récemment au quotidien «Le Soleil», l’ancien chef de mission du Fmi pour le Niger, Cheikh Anta Guèye et actuel chef de division adjoint au département Europe s’était intéressé à l’impact des ressources naturelles. Il soulignait que sur un échantillon de 28 pays d’Afrique subsaharienne, l’amélioration du bien-être social a été faible et de loin moindre comparé à d’autres pays du monde. Il ajoutait que cet impact était nul à moyen et long terme pour les pays africains parce que les politiques et les mesures adéquates n’étaient pas prises et les enjeux pas suffisamment cernés. Pour autant, il estimait que la découverte de pétrole et de gaz est une grande opportunité pour le Sénégal si les mesures appropriées sont prises.

Enjeux environnementaux
Au-delà des ressources financières attendues, l’exploitation du pétrole et du gaz offshore soulève des enjeux environnementaux. Un autre défi, c’est aussi d’impliquer le tissu économique local par la construction d’une industrie pétro-gazière en développant des Pme-Pmi portées par le secteur privé national.

Au Sénégal, depuis les découvertes de gaz et de pétrole, le sujet déchaine les passions et le débat sur les bonnes pratiques est lancé alors que l’exploitation de ces ressources n’a pas démarré. En s’imprégnant des bonnes pratiques et en discutant avec des intervenants de toute la chaîne des valeurs, les cadres sénégalais en mission en Hollande pourront conseiller les pouvoirs publics sur les stratégies et politiques appropriées. Par exemple, sur le plan de la politique fiscale, il serait utile de définir une fiscalité et un régime de concession adapté s’appliquant au secteur des hydrocarbures. En effet, un régime fiscal adéquat optimise la part de l’État dans les recettes tout en instituant un régime d’incitations qui sauvegarde les intérêts du secteur privé.

Pendant leur séjour aux Pays-Bas, ces cadres rencontreront des représentants des ministères des Affaires économiques (l’équivalent du ministère du pétrole et des énergies), des Infrastructures et de l’environnement, des acteurs du secteur privé néerlandais. Ils visiteront également la foire offshore Energy 2017, la compagnie Shell des Pays-Bas où ils pourront avoir des informations sur la monétisation du gaz et sur la technologie utilisée dans le secteur gazier, etc.

De notre envoyé à la Haye (aux Pays-Bas) Mamadou GUEYE

Pendant deux jours (jeudi 5 et vendredi 6 octobre), le Comité conjoint de coordination du Projet d’appui à la production durable du riz pluvial dans le bassin arachidier (Prip) a sillonné les régions de Kaffrine, Kaolack et Fatick afin de constater de visu les activités réalisées sur le terrain. Il s’agit notamment des parcelles de démonstration dont la mise à l’échelle devrait installer la culture du riz dans les mœurs agricoles de la zone où l’arachide est encore roi.

Au bout d’une piste de campagne bordée de hautes herbes dominées, par endroits, par des arbres géants, une petite exploitation rizicole d’une superficie de 3578 m2 (0,35 ha) s’épanouit à côté des champs de mil, de sorgho, de maïs et surtout d’arachide. De la variété Nerica 4, les épis d’un jaune doré sont à l’état de maturation dans cette écologie de plateau située dans le village de Diery Kao, commune de Médina Sabakh, département de Nioro, région de Kaolack. Son propriétaire, Mamoud Touré, la quarantaine, a même commencé la récolte. Une partie de la moisson est exposée fièrement sur une natte. Une manière pour ce producteur au discours plein de référents religieux de montrer aux membres du Comité conjoint de coordination du Projet d’appui à la production durable du riz pluvial dans le bassin arachidier (Jica-Prip) que la formation qu’il a reçue, au mois de mai dernier, a été bien assimilé.

Mamoud Touré fait partie, en effet, du lot de 180 cultivateurs identifiés comme « producteurs-clés » formés sur les bonnes pratiques agricoles. Certains parmi eux ont été ensuite choisis par le Prip pour expérimenter les acquis théoriques dans des parcelles de démonstration. Ces champs-écoles, au nombre de 92, sont disséminées dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick. Portés par ces producteurs-clés, ils servent de support de formation pour les autres producteurs ordinaires sur les techniques de production de riz, de semences, d’aménagement secondaire dans les vallées. A terme, l’objectif, c’est de « constituer un « pool » de hauts techniciens formés sur les techniques de production et capables de prendre en charge les besoins de la vulgarisation en production de riz dans le bassin arachidier », souligne Salif Diack, expert de la Jica, chargé de la formation et de la vulgarisation.

Pendant deux jours, le Comité conjoint de coordination a fait le tour de certaines de ces parcelles de démonstration afin de constater, de visu, la matérialité de la formation sur le terrain de la pratique. Parmi ces producteurs-clés chargés de porter ce test, on compte aussi bien des hommes que des femmes comme Coumba Niang du village de Nianghène Mody, Demba Sylla de Ndramé Escale, Adama Fall du village de Aidara dans le Toubacouta ou encore Moth Ndiaye du village de Kayfara 1 dans le Kaffrine. Ce dernier, jusque-là, cultivait dans un bas-fond du Sahel 108, une variété qui a besoin de beaucoup d’eau.

Or, avec les pauses pluviométriques souvent notées dans cette zone, le Sahel 108 qui est de cycle long a peu de chance de donner les rendements attendus. Mais depuis qu’il a subi la formation du projet Jica-Prip, Moth Ndiaye a changé de paradigme en utilisant, à côté du Sahel 108, la variété Nérica 4 à cycle moyen. Et le résultat n’a pas tardé à ce faire jour. Lors du passage de la délégation du Comité conjoint de coordination, le champ de Nerica était déjà en phase de maturation alors que celui du Sahel 108 était à l’état d’épiaison. Certains de ces périmètres rizicoles sont destinés à l’autoconsommation, tandis que d’autres sont emblavés pour cultiver de la semence.

Coordonnateur Pnar et président du Comité conjoint de coordination, Dr Waly Diouf s’est félicité du nombre de riziculteurs qui, depuis quatre ans, ne cesse d’augmenter dans le bassin arachidier. Un phénomène qui a entraîné la hausse des emblavures et conséquemment une amélioration des rendements. « En cumulant ces éléments, nous pouvons dire que nous aurons d’excellentes productions », a-t-il prédit. Il a aussi tenu à saluer la manière dont les producteurs ont adapté les variétés en fonction de chaque top-séquence : bas-fonds, plateau, semi bas-fonds. « Cela montre que les formations qui leur ont été données ont été de qualité et sont en train de faire leurs effets malgré des contraintes extrêmement fortes dans la zone comme la salinisation et la faible pluviométrie. On sent une progression importante au point que certains producteurs arrivent à s’autosuffir en riz, c’est réconfortant », a ajouté le Coordonnateur du Pnar.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial)

LE DÉFI DE LA MISE À L’ÉCHELLE
Pour la mise à l’échelle de ces bonnes pratiques agricoles, l’optimisme est de mise. Les conseillers agricoles de même que les producteurs-clés qui ont été formés s’y attèlent déjà. En chœur, Youssoupha Guèye et Samba Ndao Tall assurent que dans le bassin arachidier, les gens commencent à prendre conscience de l’importance de cultiver du riz à côté des spéculations traditionnelles. Les variétés Nerica 4 et 6 adaptées à l’écologie de la zone ont été adoptées et les semis sont mis sous terre dès le début de l’hivernage. « Ils sont conscients que s’ils ne cultivent pas le riz, ils seront obligés de vendre leur mil pour en acheter. Or, pour acheter du riz, il faut vendre beaucoup plus de mil. Dans cette affaire, ils sont les grands perdants », fait remarquer Samba Ndao Tall. Et puis, dans une zone où le plat local est le mbakhalou Saloum (à base de riz et d’arachide), la culture du riz doit être un choix de raison, semble dire Youssoupha Guèye. « Les producteurs de la zone ont intérêt à cultiver les deux spéculations en même temps. Ainsi, le spectre de l’insécurité alimentaire sera définitivement chassé », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial)

LE RIZ TRACE SON SILLON DANS LE BASSIN ARACHIDIER
Prip rizZone arachidière par excellence, les régions de Kaolack, de Kaffrine et de Fatick renferment un potentiel rizicole très peu exploité jusque-là. Mais avec les stratégies du gouvernement, appuyé par ses partenaires comme le Japon, la culture du riz est en train de se faire une place à côté de l’arachide et du mil. Cette diversification agricole vise à transformer le bassin arachidier en bassin agricole conformément au souhait du président de la République. De ce point de vue, les orientations sont claires et, sur le terrain, les efforts commencent à porter leurs fruits, si l’on en croit les différents acteurs. « L’État a encouragé les producteurs à emblaver des parcelles de riz et les accompagne à travers ses services techniques décentralisés et les projets et programmes en semences et matériels agricoles et post-récoltes gratuitement. Pour mettre en place une parcelle de riz, il faut au moins que le sol soit composé de 30 à 40 % d’argile. Des sites ont été identifiés. On a des mares temporaires et des bas-fonds. Sur le plan régional, par exemple, nous avons 2.285 hectares emblavées à Nioro, 20 hectares à Guinguinéo et 1.006 hectares à Kaolack. Et le potentiel d’emblavure est estimé à plus de 5.000 hectares dans la région », a précisé le Drdr Youssoupha Guèye. Avec un hivernage plus pluvieux que celui de l’année dernière, les rendements de cette année s’annoncent meilleurs, selon lui. Il espère même que la référence du Pracas fixé à 2,5 tonnes à l’hectare pour la riziculture pluviale sera dépassée. « L’année dernière, même avec la faiblesse des pluies, nous avons eu entre 1,9 tonne et 2 tonnes à l’hectare, cette année, on espère même dépasser la référence de 2,5 tonnes parce que la pluie a bien répondu », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial)

LE PRIP, L’APPUI TECHNIQUE SI PRÉCIEUX AU PNAR
En plus de ces producteurs-clés, l’ensemble des techniciens de l’Agence national du conseil agricole rural (Ancar), des directions régionales du développement rural (Drdr) et des différents projets et programmes ont été également formés sur les techniques de production du riz par Jica-Prip.

L’État du Sénégal, dans le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) dont l’ambition est de dépasser 1,6 million de tonnes de riz d’ici à fin 2017, avait introduit une requête relative à la mise en place d’un appui technique pour promouvoir une production durable du riz pluvial dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine. Requête à laquelle le Japon a répondu favorablement, avec la mise en œuvre du Prip dont les activités se déroulent depuis 2015.

Ce projet met l’accent sur le renforcement de capacités et le transfert de technologies permettant aux producteurs de cultiver aussi bien dans des plateaux que dans des bas-fonds. Ce qu’ils sont en train de faire avec succès. « Dans le bassin arachidier, avec le déficit pluviométrique et la salinisation des terres, les gens pensaient que la culture du riz dans la zone était une chimère, mais avec le projet Jica-Prip, ils se sont rendus compte que c’était possible », souligne Youssou Guèye, directeur régional du développement rural de Kaolack.

Pour son homologue de Kaffrine, Samba Ndao Tall, « le Prip a apporté des réponses à des questions qui nous interpellaient directement à la base », à savoir la non maîtrise des itinéraires techniques notamment la densification des semis, la non maîtrise des adventices (mauvaises herbes) et de la transformation du riz, etc., par les producteurs. « Le disque 32 tours conçu par Isra a été testé, une machine à sarcler a été créée pour maîtriser les adventices, le Pnar est venu en renfort en mettant en place les équipements de transformation post-récoltes et un guide des bonnes pratiques a été conçu et sera bientôt distribué », a soutenu le Drdr de Kaffrine.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial)

L’Agence française de développement (Afd) reste l’un des premiers partenaires du Sénégal. Pour preuve, elle a investi, depuis 2007, près de 900 milliards de FCfa au Sénégal, selon son Directeur général Rémy Rioux. Dans cet entretien, il revient sur les perspectives de la coopération entre le Sénégal et la France et explique les grandes lignes de la stratégie « Tout Afrique » que l’Afd est en train de développer.

En 2016, l’Agence française de développement (Afd) a réalisé un record dans ses engagements avec un montant de 9,4 milliards d’euros. Quelle est la part de l’Afrique dans ces engagements et les secteurs bénéficiaires ?
L’Afrique représente 50 % des engagements de l’Afd à l’international. Nous avons financé 4 milliards d’euros de projets en Afrique en 2016. C’est la priorité de la politique de développement de la France : 85% des moyens budgétaires qui nous sont accordés par l’État y sont concentrés.

Au Sénégal, nos engagements ont dépassé 140 milliards de FCfa en 2016. En cumulé, depuis 2007, ce sont près de 900 milliards de FCfa (1,4 milliard d’euros) que nous avons engagés dans votre pays. Dans de nombreux secteurs : les infrastructures, bien sûr (eau et assainissement, transport avec le Train express régional (Ter), développement urbain), l’énergie, l’agriculture, mais aussi les secteurs sociaux, en particulier l’éducation, priorité du président de la République française. J’ai rencontré, lundi 25 septembre, le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, pour préparer l’importante réunion internationale du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) qui se tiendra à Dakar en février prochain, sous la coprésidence des présidents Macky Sall et Emmanuel Macron.

L’Afrique est la priorité de l’Afd. Fondée par le général De Gaulle à Londres en 1941, notre Agence sait ce qu’elle doit aux Résistants et aux Combattants d’Afrique. Elle a dans son Adn la lutte contre toutes les injustices et toutes les inégalités. En cherchant à créer des liens multiples entre l’Afrique, l’Europe et la France. En cherchant à innover pour faire du développement un partage d’expériences entre égaux. Aujourd’hui, le Sud inspire le Nord. Mobile banking, énergies renouvelables, gestion des biens communs : l’Afrique a beaucoup à nous apprendre!

Quelles sont les grandes lignes de la stratégie tout Afrique ?
L’Afd développe une stratégie «Tout Afrique». Et si l’on cessait de couper l’Afrique en deux, entre Afrique du nord et Afrique subsaharienne, que verrions-nous ? Il est temps de voir l’Afrique comme un tout, comme la voient les Africains eux-mêmes, pour comprendre les dynamiques à l’œuvre – continentales, sous-régionales, nationales, territoriales. L’Afd veut sortir d’une vision duale du continent, décentrer le regard, décloisonner les approches. Voir l’Afrique du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti. C’est une évidence... qui n’en est pas encore une !
Notre stratégie « Tout Afrique » suppose de nous doter des moyens nouveaux pour traiter les enjeux transfrontaliers et les questions d’intégration régionale. L’Afd va notamment se doter de cinq délégations régionales en Afrique. L’Afd voudrait être la première institution non-africaine à voir l’Afrique comme les Africains eux-mêmes.

Nous voulons ainsi contribuer à la réussite des cinq  grandes transitions engagées en Afrique comme dans le monde entier: la transition démographique et sociale, d’abord (la natalité, l’éducation, l’emploi des jeunes, les migrations) ; ensuite la transition territoriale et écologique (l’urbanisation, l’adaptation au changement climatique, la biodiversité) ; la transition énergétique (une énergie durable, abordable et accessible à tous) ; la transition politique et citoyenne (la paix, la gouvernance, la société civile) ; la transition numérique, enfin. L’Afd, Bpifrance et La French Tech viennent de lancer la deuxième édition du challenge «Digital Africa», concours de startups et d’innovations numériques en faveur du développement durable. Rendez-vous à Abidjan, lors du Sommet entre l’Union européenne et l’Afrique, pour découvrir les nouveaux lauréats !

Quel peut être l’apport de l’International développement finance club (Idfc) qui réunit 23 banques de développement du Sud et du Nord ?
L’International développement finance club (Idfc) est une plateforme inédite et significative dans la sphère du financement du développement, dont l’Afd est un membre fondateur tout comme nos collègues africains de la Boad, de la Caisse des dépôts et de gestion marocaine, de la Dbsa sud-africaine et de la Tdb Bank d’Afrique de l’Est. Il s’agit d’un réseau de vingt-trois banques nationales et régionales de développement du Nord et du Sud, qui financent, chaque année, plus de 600 milliards de dollars de projets – ce qui en fait, de très loin, le premier financeur du développement, dont près de 100 milliards déjà pour la lutte contre le changement climatique.

L’Afd va s’impliquer davantage encore dans ce réseau. C’est la raison pour laquelle j’ai participé, cette semaine, au forum sur l’investissement en Afrique, organisé à Dakar par la China Development Bank (Cdb), membre du club Idfc, avec la Banque mondiale. Car notre conviction est que le rôle des banques nationales de développement est essentiel. Elles sont seules capables de concrétiser les engagements de la communauté internationale, en mobilisant leurs puissants moyens financiers et leurs multiples relais dans leurs pays respectifs. Ce sont des acteurs cruciaux pour accélérer les transitions indispensables à la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) que tous les pays membres des Nations-unies se sont engagés à atteindre d’ici à 2030.

Vous injectez plus de fonds dans les prêts que dans les dons (1 milliard d’euros sur 9 milliards). Pourquoi cette option ?
La France a un modèle de financement du développement qui combine, en effet, prêts et dons. Nous avons besoin des dons pour intervenir dans les contextes les plus difficiles. Et nous accordons des prêts concessionnels, c’est-à-dire très inférieurs aux taux du marché, pour permettre des investissements d’un montant plus importants et qui ont un fort impact de développement durable. J’ajoute que, pour mobiliser des volumes de financement plus élevés encore, nous finançons le secteur privé et nous cherchons à orienter les investisseurs vers l’Afrique. C’est la mission de notre filiale Proparco, qui a fêté ses 40 ans le 19 septembre, et du nouveau fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 millions d’euros que nous montons avec la Caisse des dépôts française. Et nos moyens vont encore s’accroître à l’avenir, puisque le président Macron a fixé à 0,55% de notre revenu national le montant qui sera alloué à l’aide publique au développement (Apd) en 2022.

Votre question rejoint une conviction forte, que nous nous sommes forgée depuis 75 ans que nous intervenons en Afrique, en Amérique latine, en Asie, au Moyen Orient, dans les Caraïbes et dans l’outre-mer français. Le privé et le public sont complémentaires. Aucun pays ne s’est développé uniquement par de l’endettement public. L’investissement public est indispensable pour financer les services publics, pallier les défaillances des marchés et accélérer l’investissement privé. Mais, c’est l’initiative privée qui permet de passer à l’échelle, de prendre du risque et d’innover. Nous finançons, par exemple, au Sénégal, neuf centres de formation professionnelle selon un modèle de gouvernance public-privé innovant. L’emploi des jeunes est une priorité. Public et privé peuvent et doivent œuvrer ensemble à la prospérité de chacun.

Quels sont vos objectifs chiffrés en développement pour l’Afrique ?
Sur les cinq prochaines années, l’Afd engagera 23 milliards d’euros sur le continent. Le Groupe Afd entend maintenir la cible de 50 % de ses engagements en Afrique, et ainsi passer de 4 à 5 milliards d’euros par an. Pour y parvenir, l’Afd va mobiliser toute la gamme de ses instruments financiers (prêts, dons, garanties, fonds propres), mais aussi son expertise et ses capacités de recherche. Pour être précise et pertinente, elle invente de nouveaux instruments comme une facilité Crises et Conflits de 100 millions d’euros par an en dons ou le fonds Afd-Cdc pour les infrastructures et cherche à inventer de nouvelles formes d’actions, comme cette Alliance pour le Sahel, coalition inédite de bailleurs et de pays, pour faire plus et faire mieux pour les populations de cette région.

L’Afd se soucie-t-elle de transfert de technologies dans ses projets souvent exécutés par des entreprises françaises ?
L’Afd apporte à ses clients un soutien tant financier que non financier. A cet égard, l’appui-conseil, le renforcement de capacités, et plus largement l’accès à l’expérience française dans de nombreux domaines font partie des transferts de savoir-faire auxquels les projets que nous finançons contribuent. Quant aux entreprises françaises, elles ont permis les meilleures pratiques internationales en termes de responsabilité sociale et environnementale. Nous veillons, dans nos financements, à ce que les meilleurs standards de concurrence, de passation de marchés et de qualité soient respectés.

J’irais plus loin. Le développement doit marcher dans les deux sens. Aujourd’hui, l’Afrique innove et nous aurions tort de ne pas nous en inspirer. Partager nos expériences et apprendre les uns des autres, c’est le sens désormais de la politique de développement. Nous devons porter la plus grande attention aux processus d’innovation croisée et inversée. Dans la défense de nos biens communs, le Sud a souvent une longueur d’avance sur le Nord. L’Afd veut accélérer cette prise de conscience et contribuer à en étendre les bienfaits.

Entretien réalisé par Malick CISS, Elhadj Ibrahima THIAM (texte)
et Mbacké BA (photos)

Pour lutter contre le chômage, l’association Jeunes entrepreneurs africains œuvrant pour le développement économique régional (Jeader) a initié des jeunes à l’agrobusiness. Dans sa deuxième édition des ateliers «Baydundee», Jeader a invité les jeunes à choisir l’entrepreneuriat pour travailler au développement de leur pays.

C’est au cœur du parc de Hann, entouré par une verdure luxuriante et profitant de l’air frais des arbres qui rafraîchit en cette période de forte canicule, que l’association des Jeunes entrepreneurs africains œuvrant pour le développement économique régional (Jeader) a lancé la deuxième édition des Ateliers «Baydundee». A travers des ateliers payants, les jeunes ont été initiés aux métiers de l’agrobusiness pour les inciter à devenir des entrepreneurs agricoles. Selon la fondatrice de l’association Jeader, Ndèye Absa Gningue, l’objectif est de promouvoir l’entrepreneuriat et d’encourager les jeunes à s’inscrire dans l’entrepreneuriat à travers le concept «Baydundee» qui promeut le consommer local. «Nous sommes vraiment sûrs que si nous consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons, cela peut nous amener à une indépendance alimentaire et économique et favoriser l’émergence réelle. C’est pour cela que nous avons initié cette prise de conscience en invitant les jeunes, dès maintenant, à s’initier à l’agriculture et à se tourner vers les nombreux métiers de l’agriculture», indique la fondatrice de Jeadrer.

Lors de la première édition, la «fraise-bio» a été présentée car elle est produite maintenant à Bayakh (région de Thiès) par des membres de l’association. Pour cette deuxième édition, c’est le moringa oléifera, arbre miracle appelé «Nebeday» au Sénégal qui a été à l’honneur de même que le graviola, arbre du carossol qui présente beaucoup de vertus thérapeutiques, car il y a des études qui «ont montré que le carossol était jusqu’à 1.000 fois plus efficace que la chimiothérapie». Ndèye Absa Gningue demande ainsi de mieux communiquer sur ces plantes naturelles sénégalaises qui sont très efficaces pour la prévention de certaines maladies tout en permettant de lutter, dans l’agrobusiness,  contre le chômage des jeunes.

Dans ce sens, le vainqueur du dernier grand Prix Agrihack (dédié aux jeunes entrepreneurs agricole) en Côte d’Ivoire, Thierno Souleymane Agne, qui a animé les ateliers agricoles, a demandé aux jeunes d’oser entreprendre étant donné que l’agriculture offre beaucoup de possibilités économiques. Même avis chez Ibrahima Dème, entrepreneur agricole, président de la structure «Toudou Beer». Juriste de formation puis émigré en occident, il confie avoir décidé de s’engager dans l’agriculture après avoir constaté que c’est un secteur porteur qui peut permettre de nourrir le continent mais aussi de donner du travail aux jeunes.

Oumar KANDE

 

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a visité, samedi, pendant de longues heures, les champs de Khelcom. Pape Abdoulaye Seck estime que ce domaine agricole est l’exemple parfait de la vision que le président de la République a de l’agriculture sénégalaise.

Samedi 7 octobre, c’est jour de récolte du mil à Khelcom. La veille vendredi, la fenaison avait déjà commencé. Pour l’occasion, le domaine agricole de 45.000 ha mis en valeur par le défunt khalife général des Mourides, Serigne Saliou Mbacké, situé à la confluence des régions de Kaffrine, de Kaolack et de Diourbel, baigne dans une ambiance à la fois besogneuse et religieuse. Les champs de mil, d’arachide et de niébé qui s’étendent à perte de vue, sont pris d’assaut par des milliers de jeunes, filles comme garçons, armés de coutelas. En bon mouride, chacun veut apporter sa part de labeur. Et tous les moyens sont bons pour aller dans les champs. Certains disciples s’y rendent à pied, d’autres s’entassent dans des camions pour les zones les plus reculées. La chaleur accablante ne les décourage nullement et la poussière non plus ne semble les indisposer.Au même moment, d’autres, des fagots de mil sur la tête, reviennent des champs. Ils se dirigent vers les lieux d’entreposage où attendent des camions. Les tas de mil dont certains dépassent la taille d’un homme présagent d’une bonne moisson. Le long de la route principale qui mène à Touba, à côté de tentes de fortune, de grosses marmites mijotent des mets.Pour faire face au manque d’eau, des véhicules circulent pour distribuer des sachets du liquide précieux. Ici, rien ne semble freiner l’ardeur des disciples.

Leur rythme de travail est tellement effréné que quand le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural est arrivé sur les lieux vers 13 heures, à la tête d’une très forte délégation, la quasi-totalité des tiges de mil avaient fini d’être coupées, ramassées et entreposées dans des sites dédiés. Papa Abdoulaye Seck a été accueilli par Serigne Saliou Mbacké « Ndiouroul » Ibn  Serigne Abdoul Ahad Mbacké et par Cheikh Amar, maître d’œuvre de cette opération de récolte. Après les salutations d’usage, commence alors une visite d’une partie du domaine agricole. La grande exploitation agro-sylvo-pastorale est parcourue de long en large pendant plus de trois tours d’horloge au milieu des champs de mil, des plantations d’arachide et des périmètres de niébé. Un parcours qui a permis au ministre de prendre toute la mesure du travail titanesque qui a permis à Khelcom de forger sa réputation de grenier. « C’est la première fois qu’un ministre vient à Khelcom avec une délégation aussi importante et y passe autant de temps pour apprécier le travail abattu ici. Chaque fois que nous sollicitons les services du ministère, nous sommes toujours satisfaits », s’est félicité Serigne Yatma Ndiaye, un des responsables délégués des champs de Khelcom.

Cette année, 3.000 hectares d’arachide pour un rendement de 150 tonnes attendues, 2.800 hectares de mil, 300 hectares de niébé ont été emblavées. Ces mêmes spéculations sont cultivées, en plus du maraîchage et du riz, sur des superficies aussi grandes dans plusieurs autres «Daaras» de Serigne Saliou notamment à Touba Darou Salam,  à Boustane, à Ndiappandal, à Khabane, à Porokhane, à Ngoundoum, a précisé Serigne Saliou « Ndiouroul ». « L’agriculture et l’enseignement du Coran ont toujours été les deux passions de Serigne Saliou. C’est pourquoi, autour de chaque Daara, il a créé des champs. Les champs de Khelcom s’inscrivent dans cette logique », a-t-il souligné. Il est persuadé qu’avec davantage d’appui de l’État du Sénégal, le domaine de Khelcom peut devenir l’un des moteurs de l’autosuffisance alimentaire du pays. Il n’a pas manqué de magnifier l’engagement de Cheikh Amar dont l’appui en intrants et matériels agricoles n’a pas fait défaut.

Vertu du travail
Tombé sous le charme du domaine agricole de Khelcom et la bonne organisation qui y prévaut, le ministre, Pape Abdoulaye Seck, met la réussite de cette expérience agricole sur le compte d’une foi inébranlable aux vertus du travail et foi en Dieu. « Les clés du succès de ce grand domaine agricole de Khelcom, c’est certainement le fait d’avoir des gens qui croient en Dieu, des personnes qui croient en eux-mêmes, des gens qui s’arment de résolution pour refuser la fatalité et qui se disent que c’est possible de transformer positivement et durablement la nature. Sin tout le monde adopte cet état d’esprit, le Sénégal fera sa révolution agricole», a-t-il dit.

Pour le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement agricole, Khelcom montre, à bien des égards, qu’une exploitation familiale peut avoir les mêmes proportions que des exploitations de type agro-business. « On a l’habitude de penser que les exploitations familiales sont de petites exploitations, mais ici, on voit qu’elles peuvent dépasser très largement les milliers d’hectares. Cela veut dire qu’on peut avoir des exploitations familiales d’une très grande taille, modernes, avec un taux de mécanisation de plus de 90 %, utilisant, au mieux, les innovations technologiques dans le but de s’inscrire dans une dynamique d’augmentation de la productivité et d’amélioration de la qualité », a-t-il ajouté.

L’exemple de Khelcom est la confirmation, selon lui, de la justesse de la vision du président de la République Macky Sall à savoir qu’il peut y avoir, au Sénégal, une agriculture de progrès, moderne et mécanisée, une agriculture en quête d’excellence. « C’est ce que nous constatons ici et cela veut dire que Khelcom peut être le portrait robot de la future exploitation agricole sénégalaise qui permettra a notre pays de nourrir ses population et aussi de tirer profit de ses avantages comparatifs sur le marché international et contribuer ainsi a nourrir le monde », a affirmé, avec force, Pape Abdoulaye Seck.

Plus de semences certifiées, pour plus de rendements
Le ministre de l’Agriculture est d’avis que l’utilisation, à grande échelle, de semences certifiées, à Khelcom, aurait permis, à ce domaine agricole, d’avoir des rendements encore meilleurs. C’est pourquoi Pape Abdoulaye Seck a donné des instructions au directeur de l’Agriculture, Omar Sané, de travailler avec l’Isra, l’Ancar et tous les services concernés afin que Khelcom puisse cultiver ses propres semences certifiées et devenir même fournisseur. « Nous allons tout faire pour que Khelcom dispose de plus de semences certifiées. Nous allons fournir des pré-bases pour que des semences certifiées puissent être produites ici. Un domaine de cette dimension, non seulement, ne doit pas avoir que des semences certifiées, mais il doit en donner à d’autres. J’ai donné des instructions dans ce sens au directeur de l’Agriculture », a déclaré le ministre. Selon lui, à l’avènement du président Macky Sall, en 2002, il n’y avait que 600 tonnes de semences certifiées, aujourd’hui, le stock fait 55.000 tonnes. Mais c’est encore insuffisant car les besoins sont estimés à 120.000 tonnes.
 
Elhadji Ibrahima THIAM (envoyé spécial) et Mamadou Dièye

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) et Usaid/Cinsere ont lancé, avant-hier, la plateforme Enacts, un outil qui a pour objectif d’améliorer la production de services d’information sur le climat pour accroître la résilience et la productivité des agriculteurs, éleveurs et pécheurs dans la zone d’influence des projets Feed the Future (Naatal Mbay, Yaajeende, Comfish et Era).

Les conséquences du changement climatique sur l’agriculture ne prêtent plus à débat. Le temps est à la mise en place de politiques d’adaptation pour en atténuer les effets néfastes et renforcer la résilience et la productivité des producteurs (agriculteurs, éleveurs et pécheurs). Le lancement, avant-hier, de l’outil Enacts (Enhancing national climate services) par l’Anacim et le projet Usaid/Cinsere entre dans cette optique. L’objectif de cette plateforme est d’améliorer la base de données météorologique de l’Anacim et de renforcer les capacités de la Direction de l’exploitation de la météorologie pour une production de services climatiques de très haute qualité.

Pour ce faire, Enacts va générer des séries de données sur le climat en grille spatio-temporelle complète sur plus de 30 ans en combinant les observations des stations de l’Anacim avec les estimations des pluies par satellite (pour les précipitations) et les produits de ré-analyse de modèle climatique (pour la température), a expliqué Robert B. Zougmoré, coordonnateur du Programme changement climatique, agriculture, sécurité alimentaire (Ccafs Afrique). « Cet outil utilise les imageries satellitaires pour générer des informations climatiques concernant la pluie et la température. Cela permet aux bénéficiaires et aux communautés de prendre des décisions en gestion des risques », a-t-il dit. Quand faut-il semer ? Quels types de culture faut-il semer en fonction de la pluviométrie ? Quand faut-il appliquer les engrais ? Quand ne faut-il pas aller en mer pour les pêcheurs ? Où les éleveurs peuvent-il trouver des points d’eau ? Etc. C’est autant de paramètres que l’outil Enacts prend en compte et pour qui il essaie de trouver des réponses fiables qu’il met ensuite à la disposition de l’Anacim. Cette dernière, à son tour, transmet les informations, via Sms, appels vocaux ou mails, aux producteurs dans la zone d’influence des projets Feed the Future (Naatal Mbay, Yaajeende, Comfish et Era) financés par le gouvernement américain.

Cet outil est opérationnel depuis le 25 septembre dernier après que le personnel de l’Anacim a bénéficié d’une série de formations depuis le 31 juillet. Des formations qui ont concerné le contrôle de qualité des données, l’installation de la base de données Iri et accessoires, la mise en place de l’outil, entre autres activités.

Enacts est en train de changer la donne
L’atelier était un prétexte pour familiariser les différents partenaires et collaborateurs du projet Usaid/Cinsere à ce nouvel outil. A ce jour, informe Issa Ouédraogo, Coordonnateur du projet Usaid/Cinsere-Sénégal, 3.524 producteurs, pêcheurs, journalistes, agents des services techniques etc.,) ont été formés sur les services d’informations climatiques, 4.152 personnes reçoivent directement des informations climatiques via des Sms, des appels vocaux et mails etc.

Le lancement d’Enacts intervient dans un contexte où, dans la plupart des pays sub-sahariens, le maillage des stations météorologiques est irrégulier à telle enseigne que la production d’informations climatiques fiables à l’échelle locale est difficile. Et le Sénégal ne fait pas exception malgré les nombreuses avancées notées, ces dernières années, pour résorber ce déficit et les 24 stations météorologiques et plus de 300 postes pluviométriques disséminés sur le territoire national, a souligné Marianne Diop Kane de l’Anacim.

Mais Enacts est en train de changer la donne. Ce changement est déjà perceptible, à en croire la représentante de l’Anacim. « Cet outil a permis de générer plus de 30 ans de séries chronologiques de précipitations et de températures tous les 4 kilomètres au Sénégal. Ces nouveaux jeux de données ont été utilisés par l’Anacim pour développer des produits d’information mis à la disposition du grand public et accessibles à travers notre interface Web appelée Maproom. Elle fournit des informations sur le climat moyen aux niveaux national et infranational. Les données sont actualisées tous les dix jours, facilitant ainsi une surveillance étroite de la saison», a-t-elle déclaré. Mme Kane est d’avis que Enacts est venu à point nommé pour appuyer les efforts que l’Anacim et ses partenaires sont en train de tout faire pour réduire les impacts des catastrophes liées aux aléas climatiques, d’améliorer la qualité de vie des populations et de booster l’économie sénégalaise.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Sénégal a exporté environ 192.000 tonnes de produits halieutiques en 2016, pour une valeur totale de 204 milliards de FCfa. Ce montant représente 14,6% des exportations et place le secteur de la pêche dans le peloton des secteurs pourvoyeurs de devises, a révélé le directeur des industries de transformation de la pêche au ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, Diène Ndiaye. « Globalement, la pêche est un pilier important de notre économie nationale avec des débarquements qui se chiffrent à environ 450.000 tonnes de produits halieutiques en moyenne annuelle et qui sont destinées principalement à l’exportation, à la consommation locale et à la formation artisanale », a poursuivi M. Ndiaye, ingénieur des pêches et de l’aquaculture. Au premier semestre de 2017, le secteur de la pêche occupait la tête du peloton, avec une augmentation de 10,29 % des exportations par rapport à l’année dernière, a-t-il indiqué, jeudi soir, au cours d’un cocktail-dinatoire, à Saly-Portudal (Mbour).

Cette manifestation était organisée à l’occasion de la commémoration du cinquième anniversaire du partenariat avec des partenaires fret dont l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (Upames). Au cours de cette rencontre, l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (Upames) a dit toute sa crainte d’une éventuelle hausse des prix du fret, pouvant ainsi mettre en péril les exportations du Sénégal vers d’autres pays, notamment ceux d’Europe, d’Asie, d’Amérique.

Le Secrétaire général de l’Upames, Makhtar Thiam, a invité les autorités sénégalaises à ouvrir des « discussions sincères ». Il s’agit, selon lui, de parer à toute « éventualité malheureuse » pouvant freiner le développement de l’industrie des pêches au Sénégal, avec l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) qui sera inauguré le 7 décembre 2017.
Pour le directeur des industries de transformation de la pêche, le rôle de l’État est d’accompagner les professionnels, y compris ceux du secteur de la pêche, pour leur permettre d’exercer, au mieux, leurs activités et d’en tirer des gains substantiels pour l’économie nationale. « Il est vrai que l’avènement de l’Aibd pose des inquiétudes et des appréhensions, nous les partageons avec la profession.

Il y a quatre mois, une visite à l’Aibd nous a permis de constater l’état d’avancement et l’état de prévision des infrastructures qui permettent de prendre en charge le fret de poisson », a déclaré M. Ndiaye. Il a rappelé que dans la chaîne de valeur et dans la chaîne logistique du poisson, le fret est un maillon essentiel. « Les entreprises sénégalaises de pêche ont souffert de la faiblesse de ce fret. Aujourd’hui, l’Aibd va offrir des opportunités d’augmenter ce volume de fret et l’État va se mobiliser auprès des acteurs aéroportuaires, pour que les prix soient compétitifs à l’échelle internationale », a assuré Diène Ndiaye.

APS

La passation de service s’est déroulée, hier, dans les locaux de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Aboubacar Sédikh Bèye, nouveau directeur général du port autonome de Dakar, a passé le témoin à Babacar Ndir qui était jusqu’à sa nomination directeur général adjoint.

Une heure après qu’ils se sont enfermés dans le bureau du directeur général, les deux hommes en sont ressortis souriants. Devant eux, des agents émus par un départ et une arrivée. La passation de service s’est actée par une poignée de main entre Aboubacar Sédikh Bèye et Babacar Ndir. Le premier va au Port autonome de Dakar et le second reste. Un changement dans la continuité. Depuis 2015, jusqu’à sa nomination au poste de directeur général de l’Ansd, Babacar Ndir était le directeur général adjoint de ladite agence. Cheveux poivre et sel, le nouveau directeur de l’Ansd est statisticien-économiste de formation. Il a étudié à l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae) de Paris, après une maîtrise en Mathématiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a été recruté à l’Ansd après être passé par le ministère de l’Économie et des Finances. Babacar Ndir se distingue par une certaine sérénité qui se traduit par une élocution à peine audible. Le nouveau directeur de l’Ansd se dit prêt et déterminé à porter ses nouvelles charges. « Je ferai de mon mieux pour que les attentes exprimées à mon endroit ne soient pas trahies », a-t-il assuré en présence du personnel. La passation de service s’est déroulée dans une ambiance joviale. Les travailleurs de l’Ansd ont marqué un satisfécit et un attachement au directeur général sortant, Aboubacar Sadikh Bèye. Il a reçu des cadeaux d’au revoir accompagnés de discours touchants. Le nouveau directeur général du port autonome de Dakar a, à son tour, manifesté son affection pour ses ex-agents et a assuré « une franche collaboration entre sa structure et l’Ansd afin d’accélérer l’émergence du Sénégal en le ramenant à 2030 au lieu de 2035».

Assane Fall (stagiaire)

Pour la promotion de sa destination, l’enseignant en business et entrepreneur américain, William Carner estime que le Sénégal doit davantage intensifier ses offres touristiques aux États-Unis. Il s’exprimait à l’issue d’une visite des banquiers sud-africains au Sénégal.

Parallèlement à ses activités professionnelles, l’enseignant-entrepreneur américain, William Carner veut promouvoir la destination du Sénégal aux États-Unis. Dans le passé, a-t-il rappelé, il y avait beaucoup d’Américains qui venaient au Sénégal, notamment après la publication du livre sur les racines des Américains noirs intitulé « Roots ». Cet engouement reste, à son avis, toujours intact. Seulement, croit-il savoir, les efforts du Sénégal dans le domaine du tourisme vers les États-Unis ne sont pas encore « très poussés » du fait de la prédominance du marché européen.

Pourtant, il affirme que l’Afrique est le continent de l’avenir. De plus, le Sénégal dispose de nombreux atouts. Dakar est à 7 heures de vol de New York. « Il est plus facile de se déplacer de New York à Dakar que de New York en Californie, alors qu’il y a des Américains qui vivent à New York et qui ont des maisons en Californie. Au lieu d’aller à Californie, ils peuvent acheter des maisons à Saly, à Yenne ou en Casamance, etc. », a expliqué William Carner. Il déclare avoir soumis un projet d’offre touristique au ministère du Tourisme.

Pour vendre la destination Sénégal aux États-Unis, M. Carner et ses partenaires dont la Fondation Obama envisagent d’organiser une rencontre (meeting) à Chicago, au cours de laquelle ils présenteront le Sénégal au public américain, au secteur privé américain, etc. « Quand on parle de l’Afrique aux États-Unis, les gens pensent à l’Afrique du sud, aux animaux, etc., alors que l’Afrique du sud est très loin des États-Unis -16 heures de vol de New York-», a noté M. Carner. Il a magnifié la volonté du Sénégal de vouloir « profiter de ses ressources naturelles pour fouetter son économie en créant des emplois décents à travers le tourisme, une industrie parmi tant d’autres ».

Malgré ses nombreux atouts, le Sénégal doit surmonter un handicap. Bon nombre d’Américains ne connaissent pas le Sénégal. « Ceux qui connaissent le pays se trouvent à New York, à Harlem où nous avons un little (petit) Dakar. Si vous descendez à Philadelphie pour leur demander le Sénégal, ils ne connaissent pas ». M. Carner est convaincu qu’avec une bonne promotion, le Sénégal peut attirer de nombreux Américains. « C’est un jeu de marketing ; car pour vendre un produit, il faut que le client soit au courant de son existence», affirme-t-il.

S. Diam SY

En célébrant la journée mondiale du tourisme, les acteurs de la région de Tambacounda se sont accordés sur la mise en place d’une véritable politique de promotion des atouts touristiques de la région qui en regorge.

La région de Tambacounda compte 63 établissements d’hébergement touristique, pour 813 chambres et 1.284 lits, indique le responsable régional du tourisme. Il s’agit de 11 hôtels, 11 auberges et 41 campements qui sont des campements villageois et de chasse. Plus de trente guides professionnels officient dans la région. Le pôle Sénégal oriental regroupant les régions de Tambacounda et Kédougou d’une superficie de 60.000 kilomètres carrés, limitrophe de cinq pays et quatre régions du pays, compte une seule agence de voyage. Insuffisant, selon Tékhèye Faye, l’inspecteur du tourisme. Pourtant, ces deux régions disposent de deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco : le Parc national Niokolo Koba et le pays bassari.

L’inspecteur du tourisme estime que la bataille, « c’est l’augmentation du temps de séjour » des touristes les services de qualité, la création de circuits dans la commune et dans la région pour faire visiter aux touristes les multiples sites méconnus. Les pistes d’actions énumérées par l’inspecteur du tourisme sont, ente autres, le recensement des édifices et des sites historiques, le renforcement du personnel du tourisme par l’ouverture d’une école des métiers du tourisme, la réalisation de pistes qui desservent les sites touristiques de la région. Il a aussi parlé de l’amélioration de la desserte aérienne avec des vols réguliers, l’élaboration d’un agenda culturel, la réhabilitation de certains sites du Parc national Niokolo Koba, le lancement d’une campagne de promotion de ce parc. Il y a aussi le tourisme cynégétique, produit-phare de la région avec une trentaine de zones amodiées.

Avec sa zone d’intérêt cynégétique, Tambacounda offre un tourisme de vision avec des sites à découvrir comme le pavillon René Caillé de Bakel, le fort de Bakel, les mégalithes, les marmites du Géant, la réserve naturelle communautaire du Boundou, les types d’habitat bassari, bédik, peulh et sonikhé. Le tourisme culturel est aussi très marqué dans les zones habitées par les ethnies minoritaires. Ces atouts sont cachés par l’enclavement des sites, la desserte aérienne irrégulière, la faible connaissance du potentiel touristique, l’insuffisance de la promotion touristique. Pourtant, la zone compte un aéroport à Tambacounda et deux pistes d’atterrissage à Bakel et Kédougou. A cela s’ajoutent le manque de formation des acteurs touristiques, le non-respect de la réglementation. D’où le plaidoyer fait par l’inspecteur du tourisme pour une campagne de promotion et de communication. « Si les gens ne savent pas qu’il y a tous ces attraits, ils ne viendront pas, ils vont parler seulement de la chaleur à Tambacounda », a dit le nouveau responsable régional du tourisme. Il compte aider à la régularisation des établissements qui ne respectent pas la réglementation.

Le directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda, Abdoul Aziz Tandia, a affirmé qu’il est possible de faire du tourisme un moteur du développement en introduisant le thème : « Le tourisme durable, un outil au service du développement », soulignant que le tourisme s’affirme comme un levier majeur de l’économie nationale. Il a rappelé la place de choix qui est accordé dans le Plan Sénégal émergent à ce secteur qui contribue pour 6 à 7 % au Produit intérieur brut. En 2015, les recettes touristiques au Sénégal étaient de l’ordre de 465,9 milliards de FCfa, dont 63,6 % venant de l’international et 36,2% de l’intérieur du pays, a-t-il dit, citant des chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

En 2016, le Sénégal ambitionnait d’atteindre 1,5 million de touristes pour accroître de façon significative la contribution du tourisme à l’économie sénégalaise, selon lui. Il a ajouté que des efforts sont en train d’être faits dans ce sens par le gouvernement qui travaille à rouvrir les bureaux de promotion touristique à l’étranger. Outre la réduction de la Tva de 18 à 10 %, l’État a mis à la disposition des hôteliers désireux de développer leur activité, un Fonds du crédit hôtelier d’un montant de 5 milliards de FCfa.

Pape Demba SIDIBE

Venu présider la cérémonie de lancement du Fonds commun de placement de la Bnde, le ministre du Budget, Birima Mangara, a salué le concept et indiqué que l’objectif de la banque et de ses partenaires est d’élargir la gamme de produits d’investissement et de placement. Le ministre du Budget a rappelé que l’objectif de la Bnde, créée par le président Macky Sall, en 2014, était de répondre, à travers des produits et services financiers adaptés et innovants, aux besoins spécifiques de financement des Pme et Pmi dans leur création, restructuration ou leur expansion. Il se dit rassuré par les résultats de la Bnde. «En 3 ans d’existence, la Bnde a dépassé les objectifs de son premier business Plan 2013-2018 et a revu ses ambitions dans un nouveau Business plan à l’horizon 2021 pour s’ériger en banque motrice du développement économique du Sénégal», s’est réjoui Birima Mangara.

Un Produit net bancaire en progression de 101%
Par rapport aux résultats de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), le document de présentation montre, à fin 2016, la structure affichait un total bilan de 87 milliards de FCfa contre 76 milliards en 2015 pour un résultat net 2016 de 291 millions de FCfa. En trois ans, le Produit net bancaire (Pnb) de la Bnde a évolué de 101 %, passant de 2,3 milliards de FCfa en 2014 à 4,6 milliards de FCfa à la fin 2016. D’après la même source, les résultats de 2017 devraient connaître les mêmes performances si les tendances se maintiennent, car la banque a présenté, sur le premier semestre 2017, un total bilan de 118 milliards de FCfa.

Oumar KANDE

La plateforme de vente d’articles et services en direct, en ligne, Qnet s’installe à Dakar. En organisant, hier, à la place du Souvenir, un forum de développement entrepreneurial, dénommé exposition «vie absolue », la structure a  fait découvrir, aux visiteurs, une large gamme de produits.

Nombreux étaient les visiteurs à prendre d’assaut la Place du Souvenir africain pour assister  à  l’exposition « Vie absolue », organisée par  le réseau de vente direct  de produits de bien-être d’Asie, Qnet.  A travers cet événement de deux jours, la structure Qnet  s’installe dans la  capitale sénégalaise tout en permettant  de tester ses produits phares  et de faire découvrir à la jeunesse les nombreuses possibilités du marketing réseau.

Le Directeur  exécutif de Qnet,  David  Sharma, explique que sa structure s’établit au Sénégal pour montrer et démontrer  ses  services. « Nous  nous inscrivons aussi dans une  démarche d’entrepreneuriat, de développement personnel  de la popu lation et de la jeunesse au  Sénégal », dit-il. A l’en croire, leur souhait est de s’établir au Sénégal sur le long terme et de  participer au tissu administratif et au développement du pays Sénégal en ayant « une  corporation  forte ».   

En  visite dans les stands de l’exposition, le  ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui  Ndong, a salué l’initiative de Qnet et sa volonté de mobiliser les jeunes. « Nous sommes ravis d’accueillir une compagnie qui travaille, au-delà du renforcement de capacités de la jeunesse,  à lui permettre d’avoir les opportunités d’être utile », a déclaré M. Ndong. Il a assuré aux responsables du soutien du gouvernement en vue de développer des synergies « pour le développement personnel et le développement de l’entrepreneuriat qui  est aujourd’hui une alternative par rapport à l’employabilité  des jeunes ». Après  ce forum, le ministre a eu une séance de travail  avec les responsables de Qnet.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) a procédé, hier, en partenariat avec Cgf Bourse et Cgf Gestion, au lancement de son Fonds commun de placement dénommé «Bnde valeurs». Son Directeur général, Thierno Seydou Nourou Sy, a invité les Sénégalais et les entreprises à souscrire à ce fonds qui va renforcer le financement des Pme/Pmi et dont la valeur liquidative est de 1.000 FCfa -prix d’une part-.

Avec ses partenaires techniques Cgf Bourse et Cgf Gestion, la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) a lancé, hier, son Fonds commun de placement (Fcp) dénommé «Bnde Valeurs». Ce Fonds a été créé à l’initiative conjointe de Cgf Gestion et Cgf Bourse avec l’accord de la Bnde. Il s’agit d’une innovation majeure. Le «Fonds commun de placement» est un véritable support pour acteurs du marché monétaire, la Bnde et les acteurs du marché financier (Cgf Bourse et Cgf Gestion). La valeur liquidative d’origine qui correspond au prix d’une part est de 1000 FCfa. Ce qui fait dire au Directeur général de la Bnde, Thierno Seydou Nourou Sy, que les qualités des partenaires combinées à la volonté de la structure «d’être une banque dynamique, favorisant l’inclusion financière, avec une vocation de positionnement progressif sur l’ensemble des activités bancaires, nous permet d’avoir un Fonds commun de placement accessible à tous les Sénégalais». Il a demandé aux Sénégalais et aux entreprises de souscrire à ce Fonds commun de placement pour aider au financement des projets de développement du Sénégal. «Nous sommes 15 200 000 habitants au Sénégal. Si chaque Sénégalais détient une part du Fcp, on aurait 15 milliards 200 millions de FCfa. Nous pouvons financer, à titre d’exemple, de projets phares du Pse pour 2018, le Programme national d’autosuffisance en riz pour un montant moyen de 4 milliards de FCfa et tant d’autres projets structurants du Pse et ainsi faire contribuer tous les Sénégalais au développement économique du pays tout en rentabilisant leur argent», a déclaré le Directeur général de la Bnde.

Il soutient que ce Fonds commun de placement permettra, entre autres, de fidéliser les clients de la Bnde cherchant à optimiser leur trésorerie placée dans des organismes de placement collectif en valeurs mobilières(Opcvm). «Il permettra aussi de favoriser l’accès au financement de notre cœur de cible que sont les Pme et Pmi, en permettant à toute les Pme ou porteur de projet détenant des parts du «Fcp Bnde valeurs», de faire valoir ses parts comme déposit dans son projet», a expliqué M. Sy. Le Directeur de la Bnde a été le premier à souscrire symboliquement à ce fonds lors de la cérémonie. La rentabilité pour les souscripteurs est attendue entre 4 et 5 %.

En outre, M. Sy  a remercié l’État pour son soutien depuis la mise en place de la banque en 2014. Il indique que le partenariat avec Cgf Bourse et Cgf Gestion est un nouveau pas dans la stratégie de mise en œuvre du nouveau Business plan à l’horizon 2021 de la Bnde avec sa nouvelle vision qui est d’«être une banque innovante, performante, accessible, partenaire privilégié des Pme-Pmi pour le développement économique».

Thierno Seydou Nourou Sy a annoncé que la Bnde  qui est actuellement à 11 agences va passer à 12 avant la fin de l’année pour mieux atteindre sa cible. Par ailleurs, avec l’agence française de développement (Afd), la banque prépare la mise en place d’un Fonds pour permettre aux Sénégalais de la diaspora de placer leur argent et de participer au financement de l’économie nationale.

Oumar KANDE

Pour une bonne compréhension de l’assurance automobile, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé, hier, à la gare des baux maraîchers, une rencontre publique d’information qui a permis de sensibiliser des transporteurs, des chauffeurs sur la couverture d’assurance automobile, les modalités de règlements par les assureurs, entre autres.

Ayant mesuré le degré de méconnaissance, par les usagers, notamment les transporteurs, des règles qui régissent les contrats d’assurance de manière générale et particulièrement l’assurance automobile, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé, hier, une réunion publique d’information des acteurs du secteur des transports sur l’assurance automobile et la médiation des assurances. Lors de cette rencontre qui a réuni des présidents d’associations des transporteurs, des conducteurs entre autres, l’Oqsf a exposé les différents services qu’offrent les assureurs aux transporteurs.

Ndèye Coura Ndao, expert financier de l’observatoire de la qualité des services financiers a rappelé que l’assurance automobile est obligatoire et touche tous les usagers de la route. Elle a demandé à tous les transporteurs de souscrire au moins à l’assurance «compte tiers» qui est obligatoire et qui permet de réparer tous préjudices causés par le conducteur. L’expert financier de l’Oqsf a rassuré les nombreux transporteurs assis sous une bâche installée dans le garage baux maraîchers que l’assurance est un métier bien encadré par la réglementation. «L’assureur respecte les normes nationales et communautaires», indique Ndèye Coura Ndao. Cependant, elle a prévenu les transporteurs contre certains intermédiaires ou coursiers promettant des assurances dans les garages et qui sont assimilables à des « escrocs ».

Mamadou Habib Ndao, Secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a indiqué ces réunions se poursuivront dans d’autres garages du pays. M. Ndao souligne que les transporteurs sont une cible importante étant donné la part de l’assurance automobile dans le secteur des assurances. « Dès ma prise de fonction, je me suis fixé comme objectif d’aller vers les acteurs du transport car notre mission, c’est d’aller vers l’inclusion financière en formant, en sensibilisant et en donnant la bonne information aux citoyens. L’objectif du gouvernement, c’est d’accompagner les Sénégalais pour qu’ils utilisent les services financiers divers comme l’assurance», explique le Secrétaire exécutif de l’Oqsf.
Il soutient que si beaucoup de Sénégalais ne prennent pas de contrats d’assurance, c’est par ignorance. D’où,  à son avis, la nécessité de les former. Il s’est engagé à aider tous les transporteurs « à régler les litiges les opposant aux compagnies d’assurance ».

Concernant les transporteurs sinistrés qui demandent l’appui des autorités pour être remboursés par les assureurs, le médiateur des assurances, Cheikh Tidiane Diop, a déclaré que tout intéressé peut saisir le médiateur pour une résolution à l’amiable du litige. M. Diop indique que 90% des dossiers traités en médiation sont résolus positivement dans un délai de 2 mois.  Khalifa Guèye, représentant le Directeur de la gare des Baux maraîchers, a salué cette activité qui a permis une sensibilisation directe des transporteurs dans leur lieu de travail.

Un chiffre d’affaires de 29,428 milliards en 2015
Le secteur de l’assurance automobile est important dans le chiffre d’affaires des assureurs sénégalais. Selon le rapport 2015 de la Direction des assurances qui a pris part à la réunion d’information, l’assurance automobile constitue la première branche d’assurance, sur le plan national, avec un chiffre d’affaires, en 2015, de 29,428 milliards de FCfa, soit 34,1% du chiffre d’affaires global des assurances dommages qui ont atteint 86,360 milliards de FCfa. De plus, l’assurance automobile a un fort impact économique et social car elle couvre la responsabilité civile liée à la conduite automobile. Et au regard de la gravité et de la récurrence des accidents, du nombre de personnes impactées, les sommes en jeu sont souvent impressionnantes. Toutefois, l’Oqsf indique que malgré les montants décaissés, chaque année, par les compagnies d’assurances, au titre de l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation de l’ordre de 9,611 milliards de FCfa en 2015 et les différentes mesures d’accompagnement, un fort sentiment d’insatisfaction persiste  auprès des assurés et bénéficiaires de contrat d’assurance.
 
Oumar KANDE

 

Les exportations du Sénégal se sont hissée à 1.371,2 milliards de FCfa en 2016, contre 1.342,6 milliards de FCfa en 2015, soit une hausse de 2,1%.

Les exportations  du Sénégal ont enregistré une hausse de 2,1% en 2016 par rapport à l’année précédente. Elles se sont hissées à 1.371,2 milliards de FCfa, contre 1.342,6 milliards de FCfa en 2015, indique le dernier bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur le commerce extérieur. Cette hausse est consécutive à celle des expéditions d’or non monétaire (28,5%), d’acide phosphorique (22,9%), de ciment (17,1%) et de produits halieutiques (7,2%), rapporte la même source.  En revanche, le repli des ventes à l’extérieur des phosphates (-45,4%) et des produits arachidiers (-11,5%), malgré le relèvement des arachides non grillées (33,9%), a modéré cette tendance haussière.

Les ventes à l’extérieur du Sénégal sont principalement orientées vers le continent africain (42,9%), l’Europe (27,8%) et l’Asie (23,2%). L’Ansd précise que la structure des exportations du Sénégal reste essentiellement tributaire des matières premières bien qu’ayant connu l’apparition de minerais nouveaux (or, zircon, titane) au cours des dernières années. En revanche,  les produits tels que le coton ou le phosphate se sont raréfiés pour les ventes à l’extérieur de produits de base. A cet égard, les exportations restent fortement dépendantes de l’or, du ciment, des produits halieutiques, horticoles, pétroliers et arachidiers.

L’Ansd note également que les expéditions  vers le continent africain, en 2016, sont évaluées à 587,5 milliards de  FCfa contre 573,4 milliards de FCfa pour l’exercice précédent, soit une hausse de 2,5%.

Les importations du Sénégal en 2016 s’élèvent à 2.977,5 milliards de FCfa, soit une baisse de 1,8% par rapport à l’année précédente où elles étaient évaluées à 3.032,9 milliards de FCfa. Ce repli est consécutif à la chute des achats à l’extérieur de produits pétroliers finis (-31,9%), de froment et méteil (-12,9%), d’huiles brutes de pétrole (-8,0%), de métaux communs  (11,2%), de moteurs et machines à moteurs (-33,3%).

Toutefois, l’Ansd précise que ce recul a été modéré par la hausse des matériels de transport et pièces détachées (+16,7%), des huiles et graisses animales et végétales (+21,6%) et des produits pharmaceutiques (+9,3 %).

Toujours en 2016, les importations du Sénégal sont restées dominées essentiellement par des produits à haute valeur ajoutée et des produits de base. Ainsi, les principaux produits importés ont porté sur les machines et  appareils (481,2 milliards de Fcfa), les produits céréaliers (293,6 milliards de Fcfa), les matériels de transport et pièces détachées (290,0 milliards de FCfa), les huiles brutes de pétrole (245,9 milliards de Fcfa), les produits pétroliers finis 224,2 milliards de Fcfa), les matières plastiques et artificielles (108, 6 milliards de FCfa), les métaux communs (106,8 milliards de Fcfa) et les huiles grasses animales et végétales (87,3 milliards de FCfa).

Mamadou SY

La compagnie aérienne rwandaise, RwandAir dessert désormais le Sénégal. Le vol inaugural s’est déroulé avant-hier.  

Le premier vol de la compagnie aérienne, RwandAir de la République du Rwanda a atterri, le mardi 3 octobre 2017, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Il y avait, à l’accueil de ce vol inaugural, le conseiller technique du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aériens, Abdoulaye Ndiaye, l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, Dr Mathias Harebamungu et le directeur du Hub de Cotonou (Bénin), Fiacre Rwamucyo. Ce vol inaugural de la compagnie aérienne RwandAir, selon l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, est un « signal fort » des deux chefs d’État, Macky Sall et Paul Kagamé « de donner la dignité à l’Afrique, à nos peuples ». « C’est une façon de montrer au monde que nous sommes capables de briser tout ce qui est barrière géographique et linguistique et de nous rapprocher en tant qu’Africain. RwandAir est dans ce profil pour rapprocher nos deux pays, nos deux peuples et de bâtir un continent serein et dynamique »,  a déclaré le Dr Mathias Harebamungu. La compagnie RwandAir qui va desservir Dakar à partir de Cotonou va effectuer 3 vols par semaine pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens entre le Rwanda et le Sénégal.

Le choix du Sénégal, selon l’ambassadeur, s’explique par la position stratégique de Dakar qui est, dit-il, « une ville très dynamique et prospère ». A partir de la capitale sénégalaise, RwandAir pourra desservir certains pays du continent notamment le Gabon, le Cameroun, l’Afrique du Sud ou le Congo. Dakar sera désormais « une escale permanente » pour RwandAir qui veut s’ouvrir à l’Afrique. « Kigali étant une destination où tout ce qui est investissement, sécurité, bonne gouvernance politique et économique est au beau fixe, nos deux peuples pourront tirer profit de cette ligne commerciale », a ajouté l’ambassadeur. La vision du Rwanda, poursuit-il, est d’ouvrir ses horizons « à tous nos frères et sœurs africains ».

Le conseiller technique du ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires a rappelé, lors de cette cérémonie, que le Sénégal garantit à la compagnie RwandAir tout son accompagnement pour la réussite de sa mission. Abdoulaye Ndiaye qui était venu représenter le ministre, Maïmouna Ndoye Seck, estime que cette nouvelle ligne commerciale vise à « accompagner l’État du Sénégal à se repositionner sur l’échiquier international dans le secteur des transports aériens ». « Votre décision s’inscrit en droite ligne de la volonté du président de la République Macky Sall de faire de Dakar le hub aérien ouest-africain de référence. L’inauguration d’une ligne aérienne contribue au rayonnement d’une plateforme aéroportuaire », a déclaré Abdoulaye Ndiaye. Il a rappelé les nombreux chantiers en cours dans le secteur aéroportuaire notamment l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’aéroport international Blaise Diagne de Dias (Aibd), le projet de réhabilitation des aéroports régionaux et le « travail ardu » entamé pour le démarrage de la nouvelle compagnie Air Sénégal S.A.

Aliou Ngamby NDIAYE


OUVERTURE PROCHAINE DES DESSERTES DE BAMAKO ET CONAKRY
Après Dakar, la compagnie RwandAir envisage, d’ici la fin du mois de novembre prochain, d’ouvrir des dessertes à Bamako (Mali) et Conakry (Guinée) à partir de Cotonou, a annoncé le directeur du Hub de Cotonou, Fiacre Rwamucyo. Avant la fin de l’année, la compagnie RwandAir prévoit aussi d’étendre ses vols vers Ganzhou, en Chine, avant de pénétrer, en début 2018, les États-Unis. Selon le directeur du hub de Cotonou, RawandAir dispose d’une flotte de 12 types d’avions.

A. Ng. NDIAYE

Un atelier régional de partage sur les technologies générées par le Centre national de spécialisation (Cns) céréales se tient, depuis lundi dernier, à Saly (Mbour). Il réunit plusieurs acteurs de la chaine de valeur de la sous-région.

Le Centre national de spécialisation du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural a démarré, lundi dernier,  à Saly Portudal, un atelier régional de communication et de partage des technologies. Une rencontre de trois jours qui est un cadre d’échanges et de partage des connaissances sur ces technologies. L’objectif visé est de contribuer à la sécurité alimentaire des populations rurales par l’augmentation des rendements des cultures. Les principaux acteurs venus de 12 pays de la région vont interagir pour favoriser la diffusion desdites 20 technologies. Selon le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches alimentaires (Isra), cette rencontre est l’occasion d’identifier les contraintes régionales en termes de diffusion et de génération des technologies et de définir des thématiques de recherche en support et des projets régionaux. Il s’agit, d’après  Alioune Fall, de partager les technologies faites pour les céréales sèches au Sénégal après près d’une dizaine d’années d’existence du projet. Chaque participant, dit-il, retournera dans son pays avec ces technologies pour voir comment les diffuser dans son système national de recherche agro sylvopastorale.

Alioune Fall a rappelé que  le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, dans son programme de productivité en Afrique de l’Ouest, s’est fixé comme objectif d’augmenter la productivité afin d’atteindre les objectifs de production pour notre pays et ceux de la sous-région.

Mettre l’accent sur la qualité
Le centre national de spécialisation, a-t-il renseigné, permet de faire des recherches de pointe et de partager les résultats à travers le système de conseil agricole et rural avec les organisations de producteurs. 13 pays d’Afrique de l’ouest bénéficient de financements du Ppao/Wapp dont 9 disposent d’un centre national de spécialisation chargé de mener la recherche de pointe.

Le directeur de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), Alioune Fall, pense que la production doit désormais mettre l’accent sur la qualité plutôt que le volume. Selon lui, la nutrition se trouve dans la qualité. En plus, pour être compétitif sur le marché international, le producteur doit miser sur la qualité. Si celle-ci est absente, dit-il, le produit est difficile à écouler sur le marché.

La coordonnatrice du Ppao Sénégal, a indiqué que son objectif est d’assurer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. C’est pourquoi, le Ppao appuie le ministère de l’Agriculture pour améliorer la performance ;  condition sine qua none pour aller vers des résultats qui permettront de booster la production agricole. Le Sénégal s’achemine vers la fin de sa seconde phase du Ppaao / Waapp, a-t-elle dit. Elle ajoute qu’elle a, depuis 9 ans, mené des recherches pour développer des technologies sur les céréales sèches et les cultures associées. Le Centre national de spécialisation associe un groupe de centres de recherche composés du centre d’études régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Ceraas), l’Institut des technologies alimentaires (Ita), du centre national de recherches agronomiques de Bambey et du bureau d’analyses macro économique (Bame).

A. Sigui NDIAYE

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) propose aux commerçants et aux entreprises une solution de paiement en ligne. Elle a lancé, hier, sa plateforme « Bicis e-commerce ».

La Bicis a lancé, hier, une solution de paiement en ligne dénommée « Bicis e-commerce ». Elle permet aux entreprises qui veulent travailler dans le commerce en ligne de vendre leurs produits sans se déplacer. « Grâce à Bicis e-commerce, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal propose aux clients des solutions universelles adaptées au marché sénégalais », a déclaré son directeur général, Patrick Pitton. Avec cette solution, les entreprises, les commerçants et même les associations peuvent accepter des paiements par carte Visa ou Mastercard sur internet. « Cette offre de paiement entrée en service en début juillet, agile et flexible, permet de répondre aux besoins quotidiens des entreprises qui souhaitent proposer à leurs clients une méthode simple et sécurisée pour payer des marchandises, des services, des billets de transport, des factures », explique-t-on dans le document de presse. Au-delà des cartes Visa ou Mastercard, la solution de la Bicis accepte même les paiements par cache ou mobile pour attirer tous ceux qui ne sont pas bancarisés. Grâce à son réseau de partenaires installés à travers le pays, les clients qui n’ont pas de comptes bancaires où qu’ils se trouvent peuvent se rapprocher des partenaires pour finaliser leurs transactions.

En outre, la Bicis propose plusieurs options pour permettre aux clients d’avoir une large gamme de choix. Il s’agit du « paiement one-clic », du « paiement par abonnement », du « paiement par e-mail », du « paiement différé », du « paiement en plusieurs fois »,  du « paiement par mini site ». Ainsi, toutes les sociétés qui n’ont pas de site peuvent choisir cette option pour faire des encaissements.

La banque assure que la sécurité sera de mise dans la surveillance des transactions sur internet. Pour développer cette plateforme, la Bicis à une certification « PciDss » et assure une protection des données des commerçants avec l’authentification « 3Dsecure ». Elle propose aussi un « module d’intelligence artificielle de détection de la fraude ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Directeur Afrique francophone de United Bank for Africa (Uba), Emeke Iweriebor, qui participait au 3ème Forum investir en Afrique, est revenu sur les résultats de sa banque au Sénégal qui a enregistré un résultat net de 5,690 milliards de FCfa en 2016. Cela place Uba dans le Top 5 des banques au Sénégal en terme de profitabilité. Emeke Iweriebor assure  que UBA croit au Pse et «surtout à la vision du gouvernement pour le développement du Sénégal».  Il est revenu également sur d’autres projets ainsi que sur la vision régionale de Uba.

Quel est l’impact du groupe  UBA dans la zone Afrique francophone ?
La Banque Uba est présente dans 19 pays en Afrique dont 10 pays en Afrique francophone (aussi bien dans la zone Uemoa que dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale - Cemac).

Dans la zone Uemoa, nous sommes présents au Sénégal, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et nous envisageons de nous installer tout prochainement au Mali.  Ce pays étant frontalier au Sénégal,  leur proximité fait que 60 % des importations du Mali passent par le Sénégal. De même,  la forte croissance enregistrée sur le corridor Dakar-Bamako justifierait notre installation au Mali. Malgré les problèmes sécuritaires, ce pays a une économie soutenable avec un bon taux de croissance. Nous attendons l’approbation de la banque centrale pour nous y installer.

Dans la zone Cemac, nous sommes présents au Cameroun, au Congo Brazzaville, en République Démocratique du Congo (Rdc), au Tchad, au Gabon. Nous avons beaucoup d’opportunités dans les pays francophone ; et nous essayons de  soutenir le développement économique dans les pays où nous intervenons. Nous finançons les projets infrastructurels comme la construction de routes, de ponts, d’écoles et nous comptons nous positionner davantage dans d’autres projets de développement. Nous voulons également améliorer la partie digitale, c’est-à-dire la banque électronique ou encore le « E-banking » qui constitue, aujourd’hui, l’avenir de la banque. Nous avons beaucoup investi dans des plateformes et nous allons axer notre développement sur le « mobile banking ».

Quel est le positionnement de UBA au Sénégal mais aussi l’apport des filiales francophones dans le groupe UBA Plc?
Pour ce qui est de la compétition sur le marché bancaire,  l’ouverture de nos filiales  remonte à 7 ans. Nous connaissons bien le marché puisque nous sommes confortablement installés et nous avons les ressources nécessaires pour faire face à la concurrence. Les résultats des cinq dernières années de Uba Sénégal sont en progression continue. Quand on regarde les résultats du groupe, en dehors du Nigéria, les filiales  réalisent, aujourd’hui, 30 % des dépôts et des résultats financiers du groupe. L’objectif, c’est d’arriver à 50 % des résultats consolidés. Aujourd’hui, si l’on regarde la rentabilité de Uba Sénégal, elle a clôturé, l’exercice 2016 avec un résultat net de 5 milliards 690 millions de FCfa ; ce qui la place dans le Top 5 des banques au Sénégal, alors qu’elle n’a que 08 ans d’existence. Cela démontre le dynamisme de la filiale sénégalaise qui continuera dans ce sens pour supporter davantage l’économie du pays mais aussi  poursuivre sa dynamique d’innovation.

On est en train de dérouler, au Sénégal, le Plan Sénégal émergent. Est-ce que vous êtes prêts à accompagner ce plan, notamment dans le financement des projets et si oui, quelle est votre  contribution ?
Nous croyons au Plan Sénégal Eémergent (Pse) et surtout en la vision du gouvernement pour le développement du Sénégal. Aujourd’hui, nous contribuons à certains projets du  Pse comme indiqué supra. C’est également le cas de notre volonté de financer le projet de développement des universités notamment l’expansion des campus universitaires de la région de Dakar. Nous sommes prêts à participer au financement des projets du Pse car le Sénégal est un pays très important pour  le groupe Uba Plc. Nous sommes fiers et contents d’avoir investi au Sénégal qui connait une progression stable et continue.

On va vers Bâle 2 et 3. Est-ce que Uba est prête à aller, dès janvier 2018, vers ces normes et qu’est-ce qui va changer pour l’usager après la mise en œuvre desdites normes ?
On est prêt pour Bâle 2 et 3. Nous y travaillons et nous suivons le plan de mise en œuvre de la Banque centrale. Normalement, en janvier, nous devons être prêts. Nous travaillons avec une équipe de consultants qui nous aide à mettre en œuvre le projet. Par rapport aux nouveautés, la mise en place de Bâle 2 et 3 va pousser les banques à plus de rigueur sur la qualité du portefeuille, le renforcement des fonds propres va également être un élément  déterminant pour la continuité des banques. Pour les clients, l’accès au crédit sera beaucoup plus strict parce que les banques seront obligées de respecter un certain nombre ratio, de nettoyer leur portefeuille en sachant que dans notre marché, le taux de dégradation du portefeuille est très élevé. Il s’agit, avec ces normes, de nettoyer le portefeuille et de réduire ce taux de dégradation et de rentrer dans la nouvelle ère Bâle 2 et 3 tout en maintenant une croissance stable et soutenue.

Propos recueillis par Oumar KANDE

La 30e session extraordinaire du Comité de coordination de la Commission sous régionale des Pêches (Csrp) s’est ouverte, hier, à Saly-Portudal. Cette rencontre de trois jours devra permettre aux États membres de valider l’étude sur la pérennisation du financement des activités de suivi, contrôle et surveillance de l’aménagement des pêches (Scs) et de choisir les mécanismes de financement qui seront soumis à la décision de la conférence des ministres.

Depuis sa création en 1985, la Commission sous régionale des pêches (Csrp) s’investit dans la recherche de meilleures approches pour faire face aux défis de développement du secteur. L’institution veut, aujourd’hui, arriver à une autonomie financière qui lui permettrait de renforcer ses capacités de décision. Ainsi, la 30e session extraordinaire du comité de coordination de la Csrp qui réunit, depuis hier, une quarantaine de participants venus du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée, de la Sierra Leone et du Cap-Vert, des partenaires techniques et financiers, s’inscrit dans ce cadre.

Malal Sané, Secrétaire permanent de la Csrp a remercié le Pnud et l’Ue pour le soutien financier apporté à l’institution et qui a permis d’exécuter plusieurs activités de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, l’élaboration d’un projet de convention de suivi, contrôle et surveillance (Scs) et une étude sur la pérennisation du financement des activités de la Csrp.

À la clôture de ce projet en décembre 2013, a noté Malal Sané, « la Csrp s’est approprié la convention et l’étude qui ont été vulgarisées dans les États membres grâce à l’appui du projet GoWammer qui a eu également à financer l’étude de faisabilité des mécanismes de financement proposée dans le document de l’assistance technique ». Pour M. Sané, l’assistance technique de l’Union européenne et du Pnud a permis à la Csrp d’obtenir d’importants résultats en 2016. Il s’agit, entre autres, de la validation de la convention Scs par le comité de coordination et de l’approbation de l’étude sur la pérennisation par le groupe de travail Scs qui a accompagné son rapport de réunion d’une note technique à l’attention du comité de coordination. « Au stade actuel de ce gigantesque chantier, tous les regards sont tournés vers le comité de coordination. Vous devez rassurer les partenaires par rapport à la transparence des activités Scs dont le registre constitue un pan important et hisser les voiles de l’autonomie financière de la Csrp afin de renforcer les capacités de décision de notre institution », a-t-il préconisé.

Au nom du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Marième Diagne Talla a salué la volonté des États membres de la Csrp de trouver les voies et moyens de réaliser les missions assignées à l’institution. « Il a été constaté que les organisations de notre sous-région africaine, voire des pays sous-développés en général, sont souvent plombées dans leur élan par un manque de moyens, car suspendues au financement de partenaires techniques et financiers dans les projets et programmes qui, dans leur conception, ont une durée de vie déterminée », a-t-elle dit. De l’avis de Mme Talla, c’est ce qui fait qu’au terme des projets, les activités entamées arrivent difficilement aux résultats escomptés.

Depuis la création de la Crsp, les autorités des différents États membres se sont investies dans la recherche de meilleures approches pour faire face aux défis de développement du secteur de la pêche. Le constat est que les efforts nombreux et soutenus n’ont malheureusement pas permis de juguler la problématique récurrente de la dépendance financière. Marième Diagne Talla a salué l’initiative de pérennisation des activités Scs dont le succès permettra, à son avis, de consolider les acquis déjà obtenus et de mieux intégrer la pêche aux économies nationales des différents États membres. « Par l’apport attendu du secteur, l’opérationnalisation de ce système fera partie des évènements ayant profondément marqué le développement social et notre région, ces dernières décennies », a-t-il relevé, en invitant le Secrétariat permanent de la Csrp à persévérer dans cette dynamique pour doter l’institution des moyens de sa politique.

S. O. F.

Grâce à une campagne nationale, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa) a diffusé les nouvelles variétés de mil et de sorgho auprès de 5.453 producteurs dont 800 femmes en 2016. L’objectif visé est d’augmenter les rendements agricoles.

Le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa)  a organisé, en 2016, une campagne nationale de diffusion  de nouvelles variétés de mil, de maïs et de sorgho. Cette campagne a permis de toucher 5.453 producteurs dont 800 femmes répartis dans 54 communes et 597 villages dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Kaffrine. Les nouvelles variétés que le Fnraa a présentées aux producteurs de ces régions sont « Gawane », « Ismi-9507 », « Sosat C88 » et « Ictp-8203 », « Thalack 2 » pour le mil et « Guinthé », « Faourou », « Darou » et « Nganda » pour le sorgho. Ces nouvelles variétés de sorgho, indique le rapport d’activités 2016 du Fnraa, ont un potentiel de rendement de 3.000 kilogrammes à l’hectare.

D’après le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires, la variété «serait responsable de 30 % de l’augmentation du rendement ». « L’adoption de nouvelles variétés chez nos agriculteurs pourrait permettre d’améliorer sensiblement le niveau de productivité de l’agriculture sénégalaise », estiment les auteurs du rapport. Toutefois, les responsables du Fnraa ont noté, lors de cette tournée, que les agriculteurs qui utilisent les nouvelles variétés représentent moins de 1% des producteurs. Dans les régions de Kaolack, Thiès, Diourbel, Kaffrine ou Louga, plus de 50 % des producteurs utilisent, pour le mil, la variété souna 3 et 45 % les variétés locales. Le même constat est fait pour le sorgho avec plus de 50 % des producteurs qui utilisent les variétés locales. Cependant, il y a une lueur d’espoir ; 16 % des producteurs de sorgho utilisent la nouvelle variété « Nganda ».

Cette campagne a permis au Fnraa de diffuser, en 2016, la variété de mil « Gawane » auprès de 1 286 producteurs, soit 55,55 % des bénéficiaires. La variété de mil, « Thialack 2 » est arrivée en deuxième position avec 720 producteurs touchés. Cependant, pour le sorgho, le rapport du Fnraa indique que c’est la variété « Darou » qui a été la plus diffusée avec 506 producteurs touchés suivie de « Faourou avec 376 producteurs touchés. « Pour le mil, la variété « Gawane » dans la zone de Tataguine enregistre le meilleur rendement de l’ordre de 1.143 kilogrammes par hectare. Pour le sorgho, c’est la variété « Nguinth » dans la zone d’Ida Mouride qui obtient le meilleur rendement soit  1.163 kilogrammes par hectare. Ces moyennes cachent une variabilité observée sur les rendements en fonction des localités et des variétés », explique le Fnraa.

En 2016, malgré les pauses pluviométriques qui ont été notées durant la campagne agricole, le Fnraa a relevé que les rendements moyens des différentes spéculations cultivées « ont connu une nette amélioration ».

A. Ng. NDIAYE

Dans son programme de « Promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en Afrique subsaharienne francophone », l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), en partenariat avec la Société financière internationale (Ifc), la filiale en charge du financement du secteur privé de la Banque mondiale et le ministère du Commerce, a lancé, hier, un atelier dans ce sens. Cette rencontre de haut niveau sur le «développement des services bancaires dédiés aux Petites et moyenne entreprise (Pme) et aux femmes entrepreneures en Afrique francophone», est l’occasion, pour une trentaine de dirigeants de banques d’Afrique francophone, de réfléchir sur les produits adaptés au financement de ces segments.

Vu les difficultés d’accès au crédit, le soutien aux Pme, principales créatrices d’emplois, assurant plus de 2/3 des emplois, selon le document de l’Oif, est aujourd’hui reconnu comme un enjeu de stabilité politique et de développement économique et social du continent. La présentation de l’Oif souligne que «de nombreux travaux ont montré que les Pme sont un vecteur majeur de création d’emploi, de la croissance inclusive et de la transformation structurelle des économies. Pourtant, en raison d’un accès difficile au financement, les Pme en Afrique notamment les entreprises portées par les femmes peinent à se développer et à jouer un rôle déterminant dans les économies nationales». D’après la même source, l’obtention d’un financement externe demeure un obstacle majeur à leur développement et plus de 25 % des Pme considèrent l’accès et le coût du financement comme les principaux obstacles à l’expansion de leurs activités. Les études réalisées par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) soulignent également le déficit chronique d’accès au financement dont souffrent les jeunes entreprises notamment celles portées par les femmes et les jeunes. D’après le rapport précité, «aujourd’hui, il est estimé que les solutions de financement classiques par le crédit bancaire représentent la principale source de financement des Pme mais ne couvrent que 22 % des Pme africaines contre 48 % dans le monde».

Représentant le ministre du Commerce à la rencontre, le Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), Bathie Ciss, a reconnu le déficit de financement des Pme et a plaidé pour des financements innovants. « Nous constatons que la Petite et moyenne entreprise, malgré son importance dans l’économie, le fait qu’elle fasse partie des principaux acteurs de l’animation de l’économie, aujourd’hui, est confrontée à un certain nombre de difficultés. La plus grande de ces difficultés est liée au financement. Malgré le fait que l’État ait mis en place des initiatives pour accompagner la Pme dans l’encadrement et dans le financement avec les nouveaux instruments de garantie, de soutien et de souveraineté, il y a encore un défi lié à ce financement des Pme», a-t-il affirmé. Le Secrétaire général de l’Asepex appelle le secteur bancaire à participer au financement des Pme et de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes et de réfléchir «à nous proposer des solutions innovantes, des mécanismes nouveaux et des financements spécifiques à la Pme pour l’accompagnement de ces entreprises qui sont de plus en plus confrontées à la concurrence sur le marché local et international».

M. Ciss a soutenu que les femmes et les jeunes constituent une cible particulière concernant le financement des Pme  et «heureusement que l’Oif a fait une orientation de sa stratégie économique et numérique vers la cible des femmes et des jeunes».

Oumar KANDE

Le projet de diffusion d’équipements pour alléger les travaux agricoles du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires a permis de doter, en 2016, des agriculteurs répartis dans 150 villages. Ceux-ci ont reçu 150 batteuses, 97 semoirs, 97 houes sine  et 101 unités de transformation d’huile brute. Ces résultats sont obtenus de sous-projets sélectionnés et suivis par le Fnraa dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) financé par l’État du Sénégal et la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural.

Pour alléger les travaux agricoles et améliorer la productivité du secteur, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), par le biais de son projet de diffusion d’équipements, est intervenu dans 150 villages choisis parmi 62 communes du Sénégal. Dans ces localités, le Fnraa a octroyé 150 batteuses de prototype « 3 » qui ont une performance de 70 kilogrammes par heure, indique son rapport d’activités 2016. La diffusion de la technologie de battage a touché 14 423 ménages et 11 941 bénéficiaires  dont 85,55% de femmes, rapporte la même source.

Dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor et Kolda, le Fnraa a appuyé, en matériels agricoles, les femmes engagées dans la riziculture. Le matériel est constitué de 8 batteuses, 5 décortiqueuses et une mini rizerie qui vont polariser 92 villages de ces 3 régions. Le nombre de bénéficiaires est estimé à 2.397 dont 1.556 femmes.

Dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda et Sédhiou, zones de production de fonio, le Fnraa a mis en place 80 machines pour le décorticage de cette céréale.  Avant l’intervention de ce fonds, le décorticage se faisait à la main par les femmes. Avec ces machines, le Fnraa veut contribuer à la réduction de la pénibilité du décorticage, à l’amélioration de la qualité du produit et à la réduction du temps de travail.

Dans le sous-secteur de la transformation  de l’huile brute d’arachide, le Fnraa a octroyé, à la fin de l’année 2016, 101 unités de transformation. Cela a permis de doter 101 groupements des régions du Bassin arachidier d’équipements de traitement d’huile d’arachide brute dénommée « segal ». Ces équipements ont permis à 7.434 femmes d’améliorer leurs revenus grâce à la production d’une huile de qualité supérieure. Les produits issus de cette transformation sont contrôlés par l’Institut de technologie agricole (Ita), précise le rapport. D’après les résultats issus de ce contrôle, « les pâtes préparées par les groupements sont moins contaminées que celles issues du marché » et que l’huile traitée par ces femmes « est généralement débarrassée de l’aflatoxine contrairement à celle vendue sur les marchés des différentes localités ».

Dans les localités de Kahi, Nganda, Thiaré, Paoskoto, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires a octroyé, à 4 coopératives agricoles de ces localités, 97 semoirs et autant de houes sine, 37 charrettes équines et 60 charrettes bovines. Le financement de ces kits de matériels agricoles a été assuré par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) pour une somme de 73 millions de FCfa, soit près de 23% du montant demandé pour le compte de près de 100 producteurs.

Aliou Ngamby NDIAYE

Dakar va abriter, le premier Salon de l’alimentation, de l’hôtellerie et de la restauration, en Afrique de l’Ouest (Salora) du 16 au 18 novembre. L’initiative est d’Ametrade Sénégal en partenariat avec le Bureau de mise à niveau. Elle a pour objectif de permettre aux professionnels des industries agroalimentaires et touristiques, d’identifier des opportunités et de sceller des partenariats dans l’optique de promouvoir la destination Sénégal.

La cérémonie de lancement du Salon de l’alimentation, de l’hôtellerie et de la restauration en Afrique de l’Ouest (Salora) s’est tenue, hier, à Dakar, sous le thème « La promotion de l’excellence dans l’industrie alimentaire et de l’hôtellerie en Afrique de l’Ouest ». Le salon sera le premier du genre à se tenir en Afrique de l’Ouest. Des pays de la sous-région comme le Bénin, le Burkina, le Cap-Vert, la Côte d’ivoire, la République de Guinée, le Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Togo sont invités. Les arts culinaires et l’hôtellerie seront au cœur des ateliers.

Le Sénégal a été choisi pour accueillir ce salon en raison de sa nouvelle politique touristique qui ambitionne d’accueillir 3 millions de touristes à l’horizon 2023 ; la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne. Le potentiel touristique manifesté par le développement de l’industrie hôtelière constitue, selon les organisateurs, un fait déterminant dans l’organisation de ce forum.
Le salon compte participer au développement du tourisme au Sénégal par le biais de la restauration. « Il y a des pays qui développent leur tourisme à partir de l’industrie alimentaire », a soutenu le directeur de l’Institut de technologie alimentaire, Mamadou Amadou Seck. Selon Moussa Faye, directeur de Ametrade Sénégal (structure spécialisée dans l’organisation d’évènements), le salon va constituer une vitrine pour les entreprises locales et internationales qui pourront exposer leurs offres de services. Les échanges ont été parrainés par le directeur du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, représentant du ministre du commerce.

Le Secrétaire exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois yessal), Alla Dieng, a salué l’initiative. Il a assuré que son association ne manquera pas de nouer des partenariats lors du salon pour la promotion des produits locaux de consommation notamment les fruits et les légumes.

Assane Fall (stagiaire)

La direction générale de Air Sénégal lance un processus de « recrutement d’un personnel compétent pour garantir un service d’excellence », indique un communiqué de la compagnie. La même source précise que ce recrutement vise l’ensemble des Sénégalais qui pourront avoir accès aux opportunités d’emplois d’Air Sénégal via un processus « transparent et impartial ». « Ce processus est important d’autant plus que la règlementation exige, pour l’obtention du permis d’exploitation aérienne, qu’un certain nombre de postes clés soit doté de contrats de travail en bonne et due forme », explique-t-on dans le document. Le travail est confié au Cabinet de recrutement Eco Afrique. «Outre le recrutement de plus d’une centaine de talents sénégalais dans les prochains mois, le directeur général s’emploie, dans l’achat des deux Atr 72-600s contractualisé par son prédécesseur en juin dernier, à sécuriser un financement international par Crédit Export dans des conditions financières extrêmement avantageuses pour un montant global de l’ordre 20 milliards de FCfa (30 millions d’euros) », indique le communiqué.

Selon le texte, la compagnie s’est fixée des objectifs clairs et pertinents dans la perspective de se hisser au plus haut sommet du marché aérien international. Dans un premier temps, Air Sénégal SA entend offrir, à chaque Sénégalais, la possibilité de voyager sur le réseau domestique et régional. Elle ambitionne, dans un second temps, d’étendre ses activités à l’intercontinental.

M. G

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.