banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (2091)

Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que le paiement des pensions de retraite a démarré hier. Cette mesure, note-t-on, vise à permettre aux vaillants ex-travailleurs, de pouvoir passer une bonne fête de l’Aid-El-Fitr communément appelée « Korité » chez nous. A cet effet, Le Trésor précise que ses guichets seront « exceptionnellement ouverts samedi 24 juin pour les retraités qui perçoivent à la caisse du centre cerf volant de Dakar ». 

L’autre bonne nouvelle est que les salaires des fonctionnaires seront virés à compter d’aujourd’hui. Ce qui devra soulager ces derniers et leurs familles après un mois de Ramadan qui exige des surplus de dépense.

D. MANE

Le chiffre d’affaires de Total Sénégal, filiale de la multinationale du même nom, spécialisée dans la distribution d’hydrocarbures, a enregistré un léger repli de 3 % au premier trimestre 2017 comparé à la même période de 2016. Ce chiffre d’affaires s’est établi à 75,838 milliards de FCfa contre 78,221 milliards de FCfa au 31 mars 2016, soit une réduction de 2,383 milliards de FCfa en valeur absolue.

Selon les dirigeants de cette société pétrolière « l’évolution du chiffre d’affaires global résulte d’une évolution contrastée selon les canaux de vente ». Une baisse de 51 % des ventes aux compagnies aériennes a été relevée à cause du non renouvellement de contrats dans des conditions économiquement acceptables. De même, une baisse de 25 % est notée sur les produits noirs destinés à la clientèle professionnelle.

Quant au résultat des activités ordinaires avant impôts, il connait une hausse, passant de moins 499 millions de FCfa au premier trimestre 2016 à 980 millions de FCfa un trimestre plus tard. En perspectives, les dirigeants de Total Sénégal avancent que pour conforter le leadership de leur entreprise sur le marché sénégalais et améliorer sa rentabilité, un vaste plan d’excellence opérationnelle a été lancé au début de l’année 2017 qui porte déjà ses premiers fruits. « Ce plan consiste à remettre le client au centre des préoccupations de la société, à digitaliser ses processus internes et à développer les activités commerciales à forte contribution au résultat », précisent-ils.

APA

Se prononçant sur le coût du projet que certains jugent excessif comparé au Tgv du Nigéria, Mountaga Sy balaie d’un revers de la main. Arguments à l’appui, il affirme qu’oser cette comparaison, « c’est comparer des choux et des carottes ». Il s’explique : « Un Tgv a pour ambition de relier des zones régionales, il est fait pour raccorder deux villes. Le Ter, est un train express qui traverse une zone urbaine. Du point de vue des infrastructures, un tracé de Tgv n’aura pas autant d’infrastructures qu’un tracé Ter. Le Ter est plus qu’un projet ferroviaire. Presque 25 % seulement du coût du projet sont réservés au ferroviaire, le reste, c’est des infrastructures ». Selon lui, les 14 ouvrages de franchissement mis bout à bout, font 19 km et le caractère bi-mode constitue un coût additionnel. « Nous sommes aussi dans un schéma où l’on a fait une commande de 15 trains de quatre rames chacun. Au Nigéria, le Tgv, c’est un seul train alors qu’ici, c’est un train toutes les quinze minutes. Notre projet est structurant et apporte de la modernité », conclut le Directeur général de l’Apix.

Elhadji I. THIAM

Plus de 12.000 personnes, physiques et morales sont affectées par le projet du Ter. Pour leur prise en charge correcte, des Maisons du Ter (espaces d’informations et de conciliation) ont été mises en place dans chacun des trois départements concernés (Dakar, Pikine et Rufisque). A ce jour, selon l’Apix, plus de 65 % des personnes impactées ont constitué leur dossier. Elles ont adhéré au schéma d’indemnisation proposé par l’État du Sénégal. Le département de Pikine concentre plus des 2/3 des personnes concernées par ce processus. Elles sont 7307 personnes dont 50 % se situent au marché de Thiaroye qui sera transféré dans le camp du même nom dans un cadre plus approprié. On enregistre, dans le département de Pikine, un taux de conciliation de 25 % alors que le département de Dakar, avec 2668 personnes impactées, affiche un taux de conciliation de 65 % et le département de Rufisque, un taux de conciliation de 78 % pour 1207 personnes affectées.

Elhadji I. THIAM

Cse, Getran, Cde, Eiffage Sénégal ; ces quatre entreprises sénégalaises figurent parmi les adjudicataires des marchés du projet Train express régional divisé en cinq lots. Le lot 1 concerne la Conception et la réalisation des infrastructures des voies (pose des rails, ponts, ouvrages hydrauliques et ouvrages d’art) et est attribué au groupement d’entreprises Eiffage/Yapi Merkezi/Cse. Le Lot 4 concernant le marché de construction des gares a été octroyé à Getran et Eiffage Sénégal. L’appel d’offres international avait enregistré la participation de 65 entreprises de 19 nationalités dont 20 sénégalaises. « Cette forte participation nous a permis d’avoir un schéma de partenariat avec des entreprises de référence et qui sont parmi les meilleurs dans leur domaine », indique le Directeur général de l’Apix. « L’expertise sénégalaise a été embarquée dans ce projet dont la pertinence et l’attractivité justifient le nombre important de candidats. Les entreprises sénégalaises participent à ce projet en tant que membre de groupement international ou en tant que sous-traitant», a précisé M. Sy.

Elh. I. THIAM

Le tracé du Train express régional n’impactera pas la forêt classée de Mbao, a assuré le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix), Mountaga Sy. « On reste sur l’emprise ferroviaire initiale, la forêt de Mbao ne sera pas impactée par le Ter d’une part et d’autre part, on a fait le choix d’un train électrique », a-t-il insisté. Il a précisé que le Train express régional traversera la forêt de Mbao et l’emprise ferroviaire, c’est-à-dire sur 45 mètres qui appartiennent au foncier du ferroviaire, soulignant que le Petit train de banlieue traverse la forêt de Mbao. M. Sy a indiqué que le projet du Ter ne nécessitera pas des ouvrages de franchissement. « On a anticipé la problématique de l’environnement. Le Ter est un projet vert », a rassuré Mountaga Sy. « Le président Macky Sall a voulu maintenir le tracé actuel de la voie ferrée », a-t-il expliqué.

E. I. THIAM

Dans la concertation permanente entre l’État et ses partenaires sociaux, le Premier ministre a rencontré, avant-hier, une délégation de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois), indique un communiqué. La rencontre s’est déroulée en présence des membres du gouvernement. Les principaux responsables de l’Unacois ont pris part à la réunion. Le chef du gouvernement s’est félicité de l’engagement de cette organisation aux côtés de l’État qui a permis, selon lui, la baisse des prix de certaines denrées. Dans son propos introductif, indique le communiqué, le Premier ministre a mis en exergue le dynamisme du partenariat entre l’État du Sénégal et l’Unacois ; la nécessité d’assurer un suivi constant et une évaluation permanente à travers les concertations régulières avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le ministère de l’Industrie et celui du Commerce. Il a également salué le leadership et l’engagement de l’Unacois qui ont permis, sur la période 2012-2017, d’aboutir à des résultats tangibles portant sur la baisse des prix des denrées (riz, sucre, huile) ; la maîtrise de l’inflation et l’absence de pénurie à travers l’approvisionnement correct des marchés en produits de grande consommation ; sans oublier le gel des importations d’oignon, de pommes de terre et de carotte, pour appuyer fortement la production locale. Le Premier ministre s’est également réjoui de l’ambition de l’Unacois de s’impliquer dans la mise en œuvre des projets et programmes du Pse à travers notamment la contractualisation dans certaines filières prioritaires ; la modernisation des marchés ; l’organisation de la commercialisation de la production agricole ; le financement des projets des femmes ; le développement de l’entrepreneuriat local à travers les Incubateurs de projets. Selon le document, le Premier ministre a rappelé que 2,5 milliards de FCfa ont été dégagés pour financer le Programme d’appui au secteur informel afin d’accompagner la mise à niveau des entreprises, en plus des fonds logés à la Banque nationale de développement économique (Bnde) et de la garantie Fongip, pour l’octroi de financement au secteur informel. Au cours de la rencontre, les questions relatives à l’accès à la Couverture maladie universelle, à la retraite et à la contribution globale unique ont été abordées, en droite ligne des conclusions de la 2ème Conférence sociale portant sur la modernisation des systèmes de retraite.

Aliou KANDE

Le président directeur général de la compagnie Air Sénégal SA, Mamadou Lamine Sow et le président de l’avionneur franco-italien ATR, Christian Scherer, ont signé, mardi, à Paris (France), un contrat portant sur une commande ferme de deux avions ATR à turbopropulseur 72-600, d’un coût global de 50 millions d’euros (32,797 milliards de FCfa), a appris l’APS. La cérémonie s’est déroulée en marge du Salon international de l’aéronautique du Bourget, en présence du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, rapporte un communiqué.

Ces avions de 68 à 78 places, dont la livraison est prévue en novembre prochain, sont acquis au prix catalogue sur financement d’un crédit-export auprès de la Cofage et de la SAGE, son homologue italienne, lit-on dans le texte. L’acquisition de ces deux avions ATR marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, qui démarrera ses opérations par étape, d’abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l’Afrique de l’Ouest et la France, souligne la source. Le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Dakar sera un ATR 72-600 aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais. Maïmouna Ndoye Seck et son homologue française, Elisabeth Borne, ont, avant la signature du contrat, eu droit à une visite du cockpit et de la cabine, découvert le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil, qui offre également le wifi, a une navigation embarquée qui s’inspire de celle de l’A380.

Selon le communiqué, l’avantage pour la compagnie est que l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40 % de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome », vante Christian Scherer, directeur général d’ATR. Il voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10 % du marché mondial.

La nouvelle compagnie Air Sénégal SA a été créée en avril 2016, avec un capital de 40 milliards de FCfa entièrement détenu, à ce jour, par l’État du Sénégal, à travers la Caisse de dépôt et consignation (Cdc). Elle a le statut privilégié de transporteur national.

APS

La Banque africaine de développement (Bad) a décidé, mercredi à Abidjan (Côte d’Ivoire), de financer à hauteur de 192,8 millions de dollars EU, soit 120 milliards de FCfa, le projet de Train express régional (Ter) de Dakar, annonce un communiqué. Longue de 36 km, cette nouvelle ligne ferroviaire connectera, dans un premier temps, le cœur de la capitale à la ville nouvelle de Diamniadio, en pleine expansion. Quelque 115.000 passagers devraient l’emprunter chaque jour, dès 2019.

Le nouveau Ter reprendra le tracé du «Petit train de banlieue», une ligne vieillissante qui n’est plus capable de répondre à une demande croissante, renseigne le communiqué. Outre la pose de nouvelles voies électrifiées, souligne la Bad, le projet englobe l’acquisition d’une quinzaine de rames modernes, la reconstruction de 11 gares et la rénovation des gares de Dakar et Rufisque, classées monuments historiques. Une fois le projet achevé, le trajet entre ces deux gares ne devrait prendre que 45 minutes contre près de deux heures aujourd’hui.

Le Ter desservira également le parc de technologies numériques de Diamniadio, en cours de construction, un projet au financement duquel la Banque avait contribué en 2015. À terme, la ligne devrait être prolongée jusqu’au nouvel Aéroport international Blaise Diagne – que la Bad a financé en 2010 –, via lequel plusieurs millions de passagers devraient transiter chaque année. « Avec ce projet, la Banque contribue à changer le visage de l’agglomération dakaroise, en incitant à adopter des modes de transports efficaces, non-polluants et accessibles au plus grand nombre », a déclaré Amadou Oumarou, directeur du Département infrastructure, villes et développement durable au sein de la Bad. M. Oumarou ajoute que «le projet aidera à améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi l’industrialisation, deux piliers de la stratégie de la Banque». Mohamed Ali Ismaël, économiste des transports au sein de la Bad, assure que «le projet devrait libérer le potentiel de croissance de Dakar et sa région, d’autant plus qu’il doit s’articuler avec les autres modes de transports existants ou à venir, comme le projet de lignes de Bus rapide transit (Brt), permettant de desservir efficacement la grande banlieue».

Le Ter de Dakar bénéficie d’une enveloppe de 914 millions de dollars, qui englobe les contributions respectives de la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, l’Agence française de développement, du Trésor français et du gouvernement sénégalais. Outre le volet transport, une partie de ce montant servira à renforcer les infrastructures sociales des communes que traversera la ligne. La construction de 7 marchés est également inscrite au budget dont un grand marché moderne au Camp Thiaroye.

APS

Le Train express régional (Ter) qui sera inauguré le 14 janvier 2019 relève d’une « vision d’avenir », a déclaré le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il s’exprimait, hier, au cours du lancement officiel des initiatives « Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » par la cellule de veille et de sensibilisation de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg). « Le Ter qui va transporter, par jour, 115. 000 passagers, est une vision futuriste ; c’est pour les générations futures qui vont quitter la banlieue pour arriver à temps à Dakar », a affirmé M. Dionne qui s’exprimait en wolof. Pour le Premier ministre, ce projet témoigne de la vision du chef de l’État qui entend « placer le Sénégal dans la modernité ». « C’est une question de vision et d’ambition », a-t-il insisté. A son avis, l’émergence économique du Sénégal passe par la réalisation d’infrastructures de cette dimension. Le président Macky Sall avait lancé les travaux du Ter, le 14 décembre 2016. La mise en service de ce train combinant l’électricité et le diesel, d’un coût de 225 millions d’euros, est prévue pour le 14 janvier 2019. La réalisation du projet a été confiée à des sociétés françaises.

S. Diam SY

Les économies africaines dépendent «de manière beaucoup trop importante» de leurs matières premières, et doivent «s’adapter» pour en tirer une source de croissance et sortir de leur «malédiction», préconise l’organisme spécialisé Cyclope, dans son rapport annuel dédié à l’Afrique.

Les matières premières se «sont plutôt bien comportées en 2016», certaines d’entre elles affichant même, à l’image de nombreux minerais et métaux, un «important rebond» sur les marchés, souligne Philippe Chalmin, coordonnateur du rapport annuel Cyclope sur les matières premières mondiales, ainsi que de sa déclinaison africaine Arcadia, rédigée par une trentaine d’experts internationaux sous l’égide du entre d’études marocain Ocp Policy Center.

M. Chalmin, également professeur à l’université Dauphine à Paris, a regretté, mardi, que l’Afrique ne sache «pas toujours très bien gérer la rente de ses matières premières».
«En Afrique, la malédiction des matières premières se poursuit» a-t-il dit lors d’une présentation de l’ouvrage qui détaille, minerai par minerai ou production agricole par production agricole, l’année 2016, en lien avec le contexte macro-économique et géopolitique du continent. Pour Karim El Aynaoui, directeur général de Ocp Policy Center, l’Afrique «a besoin de pouvoir titriser ses ressources». «Les Africains sont riches de leur sous-sol, mais ne peuvent emprunter sur cette base, et se retrouvent à exporter des matières premières brutes sans valeur ajoutée».

Remous sociaux au Tchad
«L’enjeu fondamental pour la plupart des économies africaines est de faire des matières premières une source de croissance, ce qui est un vrai défi», a-t-il ajouté.
S’il ne profite pas assez des bienfaits de ses matières premières, le continent subit, en revanche, inévitablement et immédiatement les conséquences négatives d’une baisse de prix ou de production.

Ainsi en 2016, avec la chute des prix du pétrole, le Tchad «a été obligé d’initier une politique d’austérité qui n’a pas tardé à entraîner des remous sociaux dus, en grande partie, au non-paiement des salaires des fonctionnaires de certains secteurs et à la réduction des primes dans d’autres secteurs», note Arcadia.

En Côte d’Ivoire et au Ghana, la paix sociale est menacée par la chute des prix du cacao, dont les deux pays sont les principaux producteurs mondiaux.
«Sur l’année 2016, le cacao a perdu 22% de sa valeur sur le marché de Londres et 34% sur le marché de New York», ajoute Arcadia. En matière agricole, Jean-Christophe Debar, directeur de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), auteur du chapitre consacré à l’alimentation et aux politiques agricoles, souligne les «progrès» paradoxaux réalisés par l’agriculture sur le continent.

«Les gouvernements africains se sont engagés à dépenser au moins 10% de leurs budgets sur l’agriculture, ce qui est une bonne chose, mais seulement 5 pays sur 54 membres de l’Union africaine, y sont parvenus (hors Maroc)» a-t-il déploré.

L’agriculture peine à décoller
«Force est de constater que l’agriculture africaine n’a pas décollé autant que l’accroissement de la population», a-t-il ajouté, en préconisant une «relance» de la production, de la productivité, ainsi que de la recherche et du développement.

Il a néanmoins mis en garde contre les gros investissements privés internationaux qui se multiplient dans une douzaine de pays d’Afrique sub-saharienne, dont certains ont récemment été dénoncés par des Ong, car ils chassent les paysans de leurs terres sans leur donner de perspectives.

«La politique contractuelle que ces investisseurs apportent avec eux est une bonne chose, mais le secteur agricole africain est trop atomisé, et il n’est pas assez organisé, pour négocier, de façon symétrique, avec des multinationales», a-t-il dit.

«Les gouvernements africains, qui privilégient les grands projets financés par des Chinois ou des Émirats du Golfe, veulent donner l’impression qu’ils vont rattraper le retard, mais ils créent un sous-prolétariat agricole» et oublient de mettre en place «de vraies politiques agricoles» destinées à nourrir le continent, a ajouté M. Chalmin.

Selon Arcadia, en avril 2016, les achats de terres agricoles en Afrique par des investisseurs étrangers (entreprises, fonds de pension, pays..) portaient sur une «superficie cumulée de 10 millions d’hectares, équivalente à 4% de la surface cultivée».

AFP

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois)/Jappo et Ensup Afrique ont signé, hier, une convention de partenariat pour la mise en place d’un Centre d’incubation de jeunes entrepreneurs (Cije). « L’objectif et le contenu de la convention est d’aboutir à la mise en place d’un Centre d’incubation au profit des étudiants en fin de formation afin de participer à la création d’entreprises et d’emplois, donc à la réduction du chômage dans notre pays », a déclaré Alla Dieng qui annonce la tenue d’une soirée de gala dénommée « La nuit de l’entreprise » qui sera célébrée le 18 août prochain dans le hall du Grand théâtre de Dakar. D’après Alla Dieng, cette soirée sous l’appellation de « Baobab d’or » sera un moment de distinguer des membres, pionniers de l’union qui ont marqué l’économie sénégalaise. « Nous voulons stimuler nos membres à plus de formalisation de leurs activités, dans une optique qui consiste à participer davantage au développement du pays ainsi que la création de richesses et d’emplois », a souligné M. Dieng.

Le directeur général d’En Sup Dakar, Ibrahima Mbengue, a indiqué que les étudiants pourront aussi contribuer par leur formation et leur génie à l’expansion et à la modernisation du tissu économique. « Ce partenariat permet de réconcilier la formation avec le monde économique », a-t-il dit.

Toujours, dans la célébration des 30 ans de l’Unacois-Jappo, les 29 et 30 novembre ainsi que le 1er décembre 2019 ont été choisis pour marquer l’évènement. Ces dates seront marquées par un symposium, des panels, la sortie d’un livre retraçant la trajectoire et l’historique de l’organisation ; une foire de déstockage ou foire des soldes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le domaine de la gouvernance, l’Usaid s’est félicité des « nets progrès » grâce à la mise en œuvre du fichier unifié des données du personnel de l’État et du code de déontologie générale des agents publics ; des avancées sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, le transfert de l’ordonnancement du budget aux ministères concernés etc. Par ailleurs, l’Usaid s’est dit « heureux » de poursuivre son engagement pour la résolution du conflit en Casamance car les programmes qu’il a développés dans cette région pour atténuer et gérer le conflit ont donné de bons résultats (par exemple la réinsertion de 646 personnes dans leur village d’origine avec des moyens de subsistance et de production mis à leur disposition). Elh. I. 

1 231 milliards de FCfa de 1961 à 2016
Présidant cette cérémonie, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a salué le dynamisme de la coopération entre le Sénégal et les États-Unis. Une coopération qui a commencé en 1961 et qui ne cesse de s’intensifier au fil des ans jusqu’à atteindre un montant cumulé d’environ 1.231 milliards de FCfa en 2016. Cette enveloppe a été fortement gonflée par les engagements des États-Unis de 2010-2016. En effet, durant cette période de six ans, le montant des engagements des États-Unis au Sénégal est estimé à plus de 400 milliards de FCfa. Pour le ministre, ces chiffres démontrent que le programme bilatéral entre les États-Unis et le Sénégal « figure parmi les plus importants en coopération entre notre pays et ses partenaires ». Par ailleurs, il s’est félicité que les programmes de l’Usaid s’articulent « harmonieusement » aux axes stratégiques du Pse et traduisent une « volonté forte du gouvernement américain de s’aligner aux priorités définies par l’État du Sénégal ».

Elh. I. THIAM

S’il y a lieu de se satisfaire du dynamisme de la coopération entre les États-Unis et le Sénégal, il demeure, toutefois, aux yeux de Marina Boustani, qu’il faut davantage d’impulsion pour répondre aux demandes des citoyens en matière d’inclusion, d’opportunités et de services de base. Elle invite à renforcer les efforts sur le volume et la rapidité du transfert des ressources et à avoir un code fiscal qui crée des possibilités de recettes pour les collectivités territoriales.« Il faut renforcer les capacités administratives locales. Dans le même temps, nous soutenons une formule transparente, basée sur les résultats, pour le partage des recettes. Cela permettrait d’avoir une utilisation équitable et efficace des ressources publiques et un contrôle différencié dépendant des capacités de gestion », a-t-elle dit.

De son côté, le ministre Amadou Bâ reconnaît que l’exécution du programme, « Promotion de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la paix » est confrontée à deux principaux défis : la mobilisation accrue des ressources financières au profit des collectivités territoriales et la lutte contre la traite des enfants et autres abus. Pour ce qui concerne les collectivités locales, il a annoncé l’adoption, pour bientôt, par le gouvernement, d’un projet de loi portant modification du Code général des Impôts sur le point précis de la fiscalité applicable aux collectivités locales. Le but visé est, selon lui, de rendre la fiscalité des collectivités locales plus simple et plus incitative.

Elh. I. THIAM

Le gouvernement du Sénégal et l’Usaid ont fait le point, hier, sur l’exécution des projets financés par l’agence américaine. En 2016, ce sont 71 milliards de FCfa qui ont été investis par le gouvernement américain dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la croissance économique et de la bonne gouvernance démocratique.

Le programme de coopération entre le Sénégal et les États-Unis, en cours d’exécution, pour la période 2015-2020, a été passé en revue, hier. En 2016, le gouvernement américain a consenti un investissement de l’ordre de 71 milliards de FCfa dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la croissance économique et de la bonne gouvernance démocratique. Cet appui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre des quatre accords d’assistance d’un montant de 232 milliards de FCfa que le gouvernement du Sénégal et l’Usaid ont signé, en 2015, pour une période de cinq ans. Dans chacun des quatre domaines concernés par ce programme de coopération, le concours financiers de l’Usaid a permis au gouvernement du Sénégal d’enregistrer des résultats significatifs. Fort de cela, Mme Martina Boustani, chargée d’Affaires de l’ambassade des États-Unis a déclaré que « le gouvernement a fait preuve d’un leadership et d’une vision remarquable».

Dans le secteur de la santé qui absorbe près de la moitié du budget alloué par l’Usaid au Sénégal, en 2016, (soit 34 milliards de Fcfa), des progrès sont notés dans l’accès à la planification familiale moderne avec la construction et la réhabilitation de 136 points de prestation de services, une réduction du paludisme avec notamment la distribution de 1,9 million de moustiquaires imprégnées, une diminution du risque des maladies infectieuses et la baisse de la mortalité infantile qui est passée de 392 pour 100.000 naissances vivantes à 315 pour 100.000 naissances vivantes. A ces résultats, s’ajoute l’acquisition de matériels roulants et médicaux pour la région médicale de Kaffrine.

En dépit de ces importantes avancées, Mme Boustani souligne l’urgence, pour le gouvernement, de s’engager financièrement sur les produits de planification familiale afin d’atteindre l’objectif du taux de prévalence contraceptive de 45 % d’ici à 2020. Elle a également préconisé la poursuite des efforts de recrutement, de formation et de déploiement de professionnels de santé qualifiés dans les zones rurales et de favoriser l’affectation de personnel dans les zones mal desservies et mettre en place une stratégie de recrutement local.

14,5 milliards de FCfa aux producteurs de riz irrigués
Au titre du programme « Croissance économique », il a été noté des progrès concernant la lutte contre la pêche illicite. L’arraisonnement, il y a quelques jours, de 7 navires étrangers pour pêche illicite au large de la Casamance par la marine sénégalaise l’illustre parfaitement, selon Mme Boustani. Elle estime que c’est le fruit de la redynamisation de la Commission sous-régionale de pêche par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et de l’accord passé avec six pays en vue de l’harmonisation des politiques visant à réduire la surpêche et à mener à bien des opérations de surveillance conjointes.

Dans le secteur de l’agriculture, 4.500 producteurs ont bénéficié, en 2016, de l’assurance agricole basée sur les indices climatiques et environ 14,5 milliards de FCfa ont été prêtés aux producteurs de riz irrigué via des banques privées qui acceptent désormais le riz comme caution. 10.062 emplois ont été créés dans la chaîne de valeurs. Il y a eu aussi l’expansion de l’électrification rurale, l’accroissement des échanges régionaux, la promotion des services de distribution d’eau et d’assainissement. Ces actions, d’après Mme Boustani, ont permis, dans les zones d’intervention de l’Usaid, de réduire le taux de pauvreté de 3 % et la malnutrition chronique de 7 % pour la seule année 2016. Si les progrès réalisés ont été impressionnants, la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis souligne néanmoins des lenteurs de la mise en œuvre des grandes réformes (foncier, libéralisation des marchés financiers, manque de transparence des investissements publics). Ce qui, selon elle, « limite la capacité du gouvernement à atteindre ses objectifs ».

En ce qui concerne le secteur de l’éducation, l’Usaid a annoncé que sa contribution au « Programme national de lecture » sera d’environ 42 milliards de FCfa sur les cinq prochaines années. « Cette approche novatrice vise à améliorer les compétences en lecture qui sont essentielles aussi bien pour le succès individuel que pour une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Mme Boustani.

Elhadji Ibrahima THIAM

C’est en connaisseur que le nouveau haut commissaire de l’Omvs prend les rênes de cette organisation. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal l’une des priorités.

Porté à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal, le 17 mai 2017, à Conakry, lors de la 17e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, le nouveau haut commissaire, Hamed Diané Séméga a pris fonction, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le président du conseil des ministres, Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République de Guinée.

De nationalité malienne, M. Séméga remplace, à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, nommé en mars 2013. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’une de ses priorités. « Il faut tout mettre en œuvre pour la réussir », a-t-il lancé. La restauration des massifs du Fouta Djallon ; la mobilisation des financements ; rehausser l’image de l’Omvs figurent également parmi les défis à relever pour Hamed Diané Séméga. Le nouveau Haut commissaire a loué les qualités de son prédécesseur soutenant qu’il est « un commis de l’État et un grand africain ».

Pour répondre aux attentes des chefs d’État et des populations des pays membres de l’organisation, Kabiné Komara a invité la nouvelle équipe à explorer les opportunités de financement aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a indiqué que les besoins globaux de financement pour la réalisation des différents projets de l’Omvs se chiffrent à près de 4 milliards de dollars américains. « Mobiliser une telle enveloppe, demande un immense effort de connectivité, de suivi et de réactivité.

Organisation crédible
Fort heureusement, la crédibilité de l’organisation aidant, des solutions sont en train de se mettre progressivement en place afin qu’à terme, notre bassin exploite d’une manière exhaustive, son potentiel agricole, ses infrastructures de communication, fluviales et routières et son immense potentiel hydro-énergétique, couplé avec un réseau d’interconnexion qui sera au cœur des échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest », a dit M. Komara. Il a ajouté que le deuxième défi du nouveau Haut commissaire sera la modernisation de l’Omvs par la mise en chantier de deux études majeures déjà lancées portant sur le financement autonome et la revue du mode de fonctionnement et de coordination de l’organisation.

Il a invité M. Séméga à porter une attention toute particulière à la mise en place rapide de l’Observatoire régional de l’eau et de l’environnement des massifs du Fouta Djallon. « C’est de ces massifs que partent une bonne partie des 1.200 cours d’eau qui arrosent la Guinée. Ces massifs sont, aujourd’hui, menacés par toutes sortes de dégradations qui, si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, risquent de mettre en danger, tous les acquis actuels de l’Omvs par le manque d’eau, mais aussi, la vie de plus de 100 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest », a encore dit M. Komara. Il a appelé également à veiller sur la sécurisation des ouvrages. «L’environnement sécuritaire de la sous-région oblige à anticiper une réflexion urgente, sur la prise en compte systématique de la protection et de la préservation de nos acquis stratégiques que sont nos barrages et nos lignes de transport », a déclaré Kabiné Komara.

Hamed Diané Séméga est diplômé de l’École nationale d’administration de Bamako (Ena). Il a occupé plusieurs postes ministériels dans son pays. C’est en connaisseur qu’il prend les rênes de l’organisation. Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali, il a, en tant que ministre de tutelle, pendant plusieurs années, administré l’Omvs. Il a été installé en même temps que le Haut commissaire adjoint, le Mauritanien Abdel Vettah et le Secrétaire général, le Guinéen Mamadou Diaby.

Mamadou GUEYE

La découverte du pétrole et du gaz continue d’alimenter les débats. Lors d’un forum organisé vendredi dernier, le directeur du Centre de recherche ouest-africain (Warc), Ousmane Sène, pense qu’il faut aborder le débat sur le pétrole « avec plus de sagesse » compte tenu de la complexité de la question.

Question avant-gardiste. « Le Sénégal peut-il échapper à la malédiction du pétrole ?». Tel est le sujet débattu, vendredi dernier, au Warc, par le forum de la jeunesse sur le pétrole. «Nous devons faire attention à ce sujet en essayant d’être plus sage et plus intègre », a déclaré le directeur du Warc, Ousmane Sène. Il a invité « à plus de sagesse » du fait de la complexité du problème.

Le responsable du programme gouvernance à Oxfam, Elimane Kane, est revenu sur les enjeux. Il a souligné que la mobilisation des ressources minérales doit profiter à tout le monde et réduire l’aide publique au développement. «Dans le monde, on veut accélérer la croissance ; les enjeux du pétrole dépassent la contingence des personnes. Les jeunes doivent être dans les instances de prise de décision », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que le code pétrolier de 1998 a été adopté dans un contexte d’incitation aux investisseurs. « Il faut revoir le code pétrolier pour optimiser les ressources de l’État », a-t-il lancé. M. Kane invite à rendre accessible les aspects complexes. « On nous fait comprendre que cette affaire est complexe ; mais la simplicité nous permet de comprendre la complexité. Le Sénégal a une opportunité pour éviter la malédiction du pétrole. Ce secteur ne peut pas être géré différemment », a-t-il déclaré, en insistant sur le fait que les Sénégalais doivent être maîtres de leurs ressources minières.

Amadou Ndour, spécialiste des relations internationales a noté que l’or noir est le premier produit commercialisé dans le monde. « L’Afrique est un champ de pétrole modeste mais stratégique. La France importe 36,3 % de son pétrole de l’Afrique, les États-Unis 20,4 % et la Chine 30 % », a-t-il relevé. Il a exhorté à un partage de la rente pétrolière.

Marie Mbathio Ndiaye, membre du Forum social sénégalais (Fss), estime que les jeunes doivent s’intéresser au débat sur le pétrole au regard des relations faites par la presse. « Ce pétrole devrait être une bénédiction et non une malédiction », a-t-elle affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un partenariat vient d’être noué entre les acteurs de la plateforme d’innovation des chaînes de valeurs de l’huile « Ségal » et la société « Wayabi » de produits agroalimentaires locaux au cours d’un atelier d’information sur la gouvernance de la plateforme d’innovation huile d’arachide traitée, organisé à Thiès. Aujourd’hui, comme l’a souligné Mme Dièye Aminata Mbengue, la directrice de l’Ancar zone des Niayes, « il convient d’imposer ce produit sur le marché local à travers la promotion de la chaîne de valeur et la commercialisation ». L’arachide est une spéculation connue de longue date au Sénégal et où, en dehors de son utilisation industrielle, sa transformation artisanale occupe une bonne partie des activités de nos braves femmes. C’est un produit végétal extrêmement riche en protéines, matière grasse et minéraux comme il est indiqué dans le guide de bonnes pratiques pour la transformation artisanale de l’arachide.

L’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), par le biais du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waap/Ppaao), soutient les producteurs et les transformatrices afin de développer cette filière locale. Toutefois, le manque d’un environnement d’affaire favorable constitue l’une des principales causes de l’absence du produit sur le marché à l’exception de l’huile Niani souvent en rupture de stock, favorisant, du coup, la présence d’huiles raffinées d’origine diverse. Ainsi, pour faciliter la diffusion, à grande échelle, de cette huile d’arachide « Segal », il a été recommandé la mise en place d’une plateforme d’innovation axée sur le développement des chaînes de valeur. Cette rencontre a été une occasion, pour les participants dont la plupart est constituée de femmes, de sensibiliser sur les grandes lignes de gouvernance de la plateforme multi-acteurs de l’huile d’arachide traitée « Segal ».

Lucia C. Albis Mendy, gérante de la centrale d’achat « Andandoo » pour les emballages agroalimentaires, a indiqué que cette gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux : la responsabilité, la transparence, l’État de droit, la participation. La société Wayabi a été sélectionnée dans la plateforme d’innovation pour assurer la promotion, la valorisation et la diffusion de l’huile d’arachide. «Nous allons prendre en compte la présentation de l’huile pour répondre à la demande et nous avons des arguments à faire valoir pour convaincre les consommateurs. L’Institut de technologie alimentaire forme les femmes à des techniques pour améliorer la qualité. Elles sont également sensibilisées sur l’importance du tri des graines d’arachide et aux mesures d’hygiènes à prendre pour éliminer l’aflatoxine», a déclaré Yama Ndiaye.

Le coordonnateur du projet, Amadou Moustapha Mbaye de l’Ancar a salué le degré d’engagement et de motivation des producteurs, transformatrices et leurs partenaires à s’approprier le projet qui est dans sa phase de pérennisation.

Mohamadou SAGNE

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, principale institution consulaire de la région compte renforcer sa mission d’animation économique. La structure dirigée par Serigne Mboup va lancer, dans les prochains jours, son projet de « Journées Économiques des Terroirs » dans les différentes communes de la région.

Le projet des « Journées Économiques des Terroirs » initié par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack va entrer bientôt dans sa phase active. Ces plateformes de promotion et d’échanges sur les potentialités économiques des communes de la région visent à donner plus de visibilité aux initiatives économiques locales à travers une synergie des différents acteurs d’une collectivité territoriale.

L’information a été livrée, hier, en marge de la rencontre du bureau de la chambre consulaire avec ses relais dans les communes rurales appelés des « ambassadeurs ». La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack compte organiser ses premières « Journées économiques des Terroirs » dans une commune ou à travers le jumelage de deux à trois collectivités locale d’un même arrondissement. « Nous voulons, lors de ces journées co-organisées avec les exécutifs locaux, faire un focus sur les potentialités et susciter une réflexion stratégique sur les voies et moyens d’opérationnalisation des principaux instruments de planification du développement territorial. C’est une façon, pour l’institution consulaire, de traduire concrètement sa mission première d’animation économique à la base », a déclaré Serigne Mboup. Il estime que le principal challenge pour les communes sera de relever le défi de la viabilité économique surtout pour les nouvelles entités créées par l’Acte 3 de la décentralisation qui consacre la communalisation universelle.

Ce nouveau projet permettra à l’institution consulaire de renforcer sa coopération avec les collectivités locales à travers le Service des appuis et partenariats avec les communes qui a mis en place un centre de ressources municipales au sein de la chambre de commerce. Les relais choisis par les exécutifs locaux appelés « ambassadeurs » vont servir de trait d’union, a expliqué le président Serigne Mboup à l’issue de la rencontre.

Elimane FALL

L’Agence française de développement (Afd) et la Banque africaine de développement (Bad) se sont engagées à lancer, en janvier 2019, un ambitieux programme d’énergie solaire en faveur du Burkina Faso, a appris Apa lundi, auprès du ministère en charge de l’énergie. Par cette initiative, ces deux Institutions veulent aider le Burkina Faso à accroître son offre énergétique. Ce programme qui vise à accroître l’offre énergétique pour les populations à partir du solaire. La première phase concerne la mise en œuvre d’actions urgentes pour répondre aux problèmes de déficit énergétique. Elle consistera en la construction de grandes centrales solaires de 10 MW et plus, à développer sur les sites situés à proximité des lignes hautes tension et de mini centrales solaires à l’Est, au Sud-ouest et au Sahel. A terme, l’objectif révisé est de raccorder près de 650.000 ménages à un réseau électrique. Les études vont s’achever d’ici à janvier 2018 et le démarrage des travaux est prévu pour janvier 2019. La seconde phase, à long terme, vise à développer de grosses centrales électriques, après l’arrivée de la ligne d’interconnexion dorsale du Nord (Nigéria-Niger-Burkina Faso). Durant cette deuxième phase, il s’agira également de poursuivre l’électrification rurale, permettant ainsi aux populations rurales d’avoir accès à un raccordement électrique, tout en mettant à leur disposition, les nouveaux systèmes de payement électroniques. L’Afd et la Bad se sont engagées d’ores et déjà à mobiliser des sommes importantes pour financer des études préliminaires, dont les résultats seront disponibles d’ici début 2018.

APA

C’est sous un soleil de plomb que le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, accompagné des autorités locales, administratives et politiques, a effectué une visite de chantier du mur de clôture du Ranch de Dolly, du forage du Programme d’urgence de développement communautaire et des nouveaux bâtiments administratifs.

Le 26 novembre 2013, à Dolly, le président Macky Sall, avait promis aux éleveurs du Sénégal, la réhabilitation et la sécurisation du Ranch de Dolly, situé à 70 km de Linguère. Cette promesse du chef de l’État est en train d’être concrétisée à travers le mur de clôture qui est en cours de réalisation. Dolly dispose aussi d’un nouveau forage d’un débit de 200 m 3 /h, avec une capacité de stockage d’eau de 1.000 m3.

L’objectif est de mettre en place 34 bornes fontaines, 15 abreuvoirs, une prise d’eau pour les charrettes, sur un réseau d’adduction d’eau de 112 km qui desservira 15 villages implantés dans le ranch. L’ouvrage sera réceptionné à la fin du mois de juillet, a déclaré l’expert du Pnud, Ibrahima Dia. Un site est identifié pour un périmètre maraîcher en utilisant le surplus d’eau qui va permettre de produire à la fois des légumes et du fourrage pour soutenir la chaîne élevage afin d’augmenter la production de viande et de lait.

Ce forage et les villages du ranch de Dolly seront alimentés par une ligne électrique. « Nous sommes en train de travailler à la mise en place d’un bio digesteur qui va utiliser les déchets des animaux. Pour valoriser la bouse de vache en produisant du gaz qui pourra entrer dans le processus d’électrification mais également servir les ménages », a encore dit M. Dia. « Nous sommes venus au ranch pour s’enquérir des travaux entamés depuis 2 ans et qui doivent arriver normalement à leur fin. C’est un mur de 120 km qui a été érigé et d’ici à la fin du mois de juillet, les entrepreneurs ont promis de finaliser les 5 kilomètres qui restent et de terminer tous les travaux », a déclaré le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. « Nous avons remarqué qu’ils ont ajouté la restauration d’une dizaine de bâtiments à usage d’habitation et à usage de bureau au ranch. Nous sommes satisfaits de la qualité des travaux », s’est félicité le ministre. « Nous avons visité le château d’eau et le forage réalisés par le Pudc qui permettra d’avoir suffisamment d’eau pour le cheptel mais également pour le développement d’autres activités liées à l’élevage », a ajouté Aminata Mbengue Ndiaye. « Dans la collaboration que nous avons avec une Ong internationale, nous sommes en train de voir comment un Institut qui s’occupe de la restauration des terres, de la reprise de certains pâturages en Zimbabwe et en Afrique australe, pourrait venir au Sénégal. C’est important parce que le ranch de Dolly est un refuge pour le cheptel, aux périodes de soudure, si l’on amène d’autres types de fourrages beaucoup plus nutritifs, cela fera du bien à notre élevage », a poursuivi la ministre. Elle a annoncé l’installation de parcs à vaccination pour une meilleure santé animale et l’accès total à l’eau.

Masse NDIAYE

La mise en œuvre du programme « Go- Wamer » a permis d’enregistrer de bons résultats dans les six pays constituant … mais les effets pourraient être amplifiés avec une plus grande implication des parlementaires et des journalistes.

Avec ses 3.700 kilomètres de côtes, l’Afrique de l’ouest constitue l’une des régions les plus poissonneuses au monde. Mais la surexploitation, les mauvaises pratiques de pêche, la faible coopération des pays de la sous-région, entre autres, menacent les ressources halieutiques et marines. Pour lutter contre ces menaces, six pays (Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, République de Guinée, Mauritanie et Sénégal) regroupés dans l’écorégion Wamer ont mis en œuvre, en 2012, le programme « Go- Wamer ».

Objectif : sensibiliser sur les effets pervers d’une surexploitation et les avantages d’une gestion concertée ; lutter efficacement contre les nombreuses stratégies et les moyens énormes des fraudeurs de la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (Inn), etc. Si des succès sont enregistrés dans les différents pays, les résultats pourraient être plus importants si, dans les actions, il y a une plus grande implication. « En tant que parlementaires, vous avez la responsabilité de légiférer ; et en tant professionnels des médias, vous avez la responsabilité de sensibiliser et de conscientiser les populations sur la nécessité de préserver les ressources qui ne sont pas inépuisables », a dit Alfredo Simao da Silva, directeur général de l’Institut de la biodiversité et des aires marines protégées de Guinée-Bissau, lors d’une rencontre avec la délégation de parlementaires et de journalistes qui ont séjourné, dans le pays, du 12 au 16 juin, pour visiter les réalisations du programme « Go- Wamer » dans ce pays. Il estime que c’est le meilleur moyen de préserver la ressource, soulignant que la Guinée-Bissau a mis l’accent sur la « pêche responsable » pour une meilleure protection de ses ressources marines, particulièrement celles de ses aires marines protégées.

S’agissant des parlementaires, leur rôle est primordial dans l’harmonisation des politiques de préservation, de conservation et d’exploitation durable des ressources halieutiques dans les États membres de l’écorégion Wamer et dans le renforcement de leur coopération. « On a le devoir de tout faire pour que les ressources marines soient exploitées de manière responsable et au profit des populations », a insisté le président du Réseau des parlementaires bissau-guinéens pour l’environnement. Il a noté que cette préoccupation recoupe l’un des objectifs du programme « Go- Wamer », c’est-à-dire une meilleure gouvernance de la gestion des ressources marines.

Aux journalistes, il est demandé, en tant que relais, d’aider à la promotion des bonnes pratiques en vue d’une gestion durable et équilibrée des ressources halieutiques ; de conscientiser les pêcheurs sur le fait que la ressource est limitée et sur la nécessité d’adopter de bonnes pratiques, de respecter les repos biologiques, de ne pas pêcher dans les aires marines protégées, etc. Ainsi, les succès enregistrés notamment en lutte contre la pêche illégale, les mauvaises pratiques, de protection des aires marines protégées ou encore en sensibilisation sur les problématiques associées à la gestion durable des ressources marines seront amplifiés.

D’un montant de 10,5 millions d’euros, le programme « Go-Wamer » s’articule autour de quatre axes : la gestion des ressources et aires marines protégée, la lutte contre la pêche INN, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans l’écorégion Wamer, le poisson est d’un apport vital à la sécurité alimentaire. Il est de loin la première source de protéine animale et assure de revenus à de nombreux acteurs notamment les femmes.

De notre envoyé spécial en Guinée-Bissau Mamadou GUEYE

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans un communiqué, porte à la connaissance des chercheurs et universitaires ressortissants des États membres de l’Uemoa qu’à l’issue des délibérations du Jury, le Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique n’a pas été décerné pour l’édition 2016. Toutefois, l’institution émettrice a décidé d’encourager les auteurs des deux articles ayant été les mieux classés par le Jury, en leur octroyant une bourse de recherche sous la forme d’un séjour rémunéré d’une durée de deux ans au sein des Directions des services centraux du Siège de la Bceao. Ce séjour devrait permettre aux bénéficiaires d’approfondir et d’améliorer leurs travaux.

Depuis 2008, la Banque centrale organise, tous les deux ans, un Prix dénommé « Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique », en vue d’encourager les jeunes chercheurs dont les travaux, particulièrement remarquables, auront apporté un éclairage nouveau sur la politique monétaire ou les politiques économiques des pays de l’Uemoa. L’institution du « Prix Abdoulaye Fadiga » constitue un jalon nouveau d’une série d’actions soutenues de la Banque centrale dans le domaine de la recherche économique.

Abdou DIAW

En dépit des difficultés notées au début du programme « Go- Wamer », les résultats sont au rendez-vous, estime Arnud Comolet, son coordonnateur. Il cite notamment les progrès en lutte contre la pêche illégale, les appuis aux communautés de pêcheurs, la protection des aires marines protégées. De plus, le programme «Go-Wamer» a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des ressources marines et à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Le programme « Go-Wamer » tire à sa fin. Dans quel contexte a-t-il été conçu et mis en œuvre ?
Le programme Go-Wamer s’inscrit dans la continuité de plusieurs programmes et actions engagés dès les années 2000, visant à favoriser la gestion durable des ressources marines et côtières (Rmc) dans la sous-région Wamer (Ouest Afrique) ; la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Il met l’accent sur l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc (le «go» de Go-Wamer). C’est un programme sous-régional financé par l’Union européenne (10 M€) et mis en œuvre par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) qui associe six pays de l’espace Go-Wamer et intervient à l’échelle régionale, nationale et locale pour le soutien d’actions allant de l’appui aux politiques et institutions, jusqu’au financement de petits équipements et interventions de terrain.

Quels étaient ses objectifs et ont-ils été atteints ?
Le Programme vise l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc, car c’est une composante centrale de la gestion durable de ces ressources. Le Programme a connu des difficultés et des retards d’exécution, mais la constitution d’une nouvelle équipe de coordination et de mise en œuvre a permis un redémarrage des activités qui a commencé à porter ses fruits dès la fin 2016. Le Programme enregistre quelques beaux succès notamment en lutte contre la pêche illégale, de mesure et de suivi de la gouvernance des Rmc, d’appui aux communautés de pêcheurs, de protection des Aires marines protégées ou encore en sensibilisation des parlementaires et journalistes sur les problématiques associées à la gestion durable des Rmc.

Y a-t-il une articulation entre les actions de ce programme avec celles des gouvernements respectifs ?
Bien sûr. Les actions prévues dans le Programme national sont identifiées par les États bénéficiaires eux-mêmes, en fonction de leurs besoins et priorités, à travers un processus participatif.

Quels sont les enseignements à tirer de ce programme ?
L’objet du Programme, la gouvernance et la gestion durable des Rmc, est une question centrale du devenir socioéconomique des pays de la sous-région Wamer, compte tenu du rôle qu’y jouent les Rmc, notamment les ressources halieutiques. Les besoins sont immenses et les attentes des populations nombreuses. Le programme Go-Wamer a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des Rmc et, ainsi, à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Quels sont les facteurs limitants recensés ?
Le programme a dû faire face aux difficultés inhérentes à tout programme sous-régional à savoir la multiplicité et la diversité des acteurs à mobiliser, des montages plus compliqués à mettre en œuvre, une grande variabilité des problèmes à traiter, des contextes politiques, institutionnels, culturels et environnementaux différents, une réactivité et des délais d’exécution plus longs.

Travaillez-vous sur les opportunités de financements pour la pérennisation des activités dudit programme ?
Oui, c’est un des axes forts du travail engagé actuellement pour tenter de déterminer les conditions de la poursuite et de la continuité des actions conduites dans le cadre de Go-Wamer. Quelles sources de financement nationales et internationales peut-on mobiliser pour assurer cette continuité ? Ce travail commence tout juste et les conclusions devront être rendues à la fin du Programme en décembre 2017.

Quel est l’après « Go-Wamer » ?
Nous y travaillons. Cependant, il est encore trop tôt pour se prononcer. La réflexion engagée porte sur les types d’actions à mettre en œuvre, leur articulation, les partenariats à bâtir et les sources de financement à mobiliser.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Guinée-Bissau

Dans le projet « services climatiques pour l’augmentation de la résilience au Sahel (Scrs) », l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la métrologie (Anacim) a organisé, jeudi, un atelier de diffusion et de partage axé à la prévision saisonnière des précipitations du Sénégal pour l’hivernage 2017. Les prévisions s’avèrent clémentes avec un climat «normal et humide», ont annoncé les spécialistes.

L’atelier de diffusion et de partage de la prévision saisonnière des précipitations du Sénégal organisé par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la métrologie (Anacim), a constitué un cadre orienté sur les notions de base de la prévision saisonnière ainsi que les résultats de cette année. Il s’est surtout agi de définir, pour chaque secteur prioritaire, un cadre d’implication dans la gestion stratégiques des activités.

En effet, le Sénégal, à l’instar des pays soudano-sahéliens, est soumis à la variabilité du climat et aux événements extrêmes (sécheresses, inondations, vagues de chaleur entre autres). Selon les prévisions de l’Anacim, pour cette année, on s’attend à un climat normal et humide. Toutefois, ce sont des prévisions basées sur des probabilités. Une première prévision avait été élaborée au mois de mai, pour toute la région de l’Afrique de l’Ouest.

En ce moment, les prévisions n’étaient pas très claires. Il était, dès lors, hasardeux de se prononcer objectivement. La saison humide s’avérera davantage avérée à la fin de ce mois, rapportent les prévisions. Celles-ci sont basées sur la température de la mer dans le Pacifique et l’Atlantique. Pour l’heure, au pacifique, la condition est plutôt neutre. Cette situation va impacter sur le Sahel en provoquant des pluies abondantes. Aux côtes du Sénégal et Mauritanie, il se dégage un bon réchauffement. On pourrait avoir un léger dégel au mois de juillet. Mais, de manière globale, on s’attend à une année humide. En ce qui concerne les semis, la date optimale varie de régions en régions, rapportent les spécialistes de l’Anacim.
Maguèye Marame Ndao, directeur général de l’Anacim rappelle que conformément à sa mission de contribuer aux nombreux objectifs nationaux relatifs à la sécurité des personnes et des biens, sa structure a mis en place des systèmes d’alerte précoce pour fournir, à temps, des services climatologiques aux différentes communautés en général et des groupes d’utilisation spécifique. A ce propos, il mentionne, entre autres, les secteurs de la pêche artisanale et de l’agriculture qui offrent des cadres d’échanges et de fournitures d’informations métrologiques, sous forme de prévissions, d’alertes et de conseils au profit d’un vaste réseau d’acteurs et d’usagers.

Des mesures d’adaptation face aux effets climatiques
Zeynab Mbengue Wade, Secrétaire général du ministère du Tourisme et des Transports aériens, rappelle que depuis l’avènement de la sécheresse des années 70, le Sénégal continue de subir plus fréquemment les impacts du changement climatique et phénomènes météorologiques à forts impact tels que les inondations et les vagues de chaleur, en progression depuis plusieurs années. Ces phénomènes induisent des conséquences néfastes comme la baisse des rendements agricoles, la destruction des infrastructures, l’érosion côtière, les déplacements de populations, les problèmes sanitaires et les pertes en vie humaine. Dès lors, la représentante du ministre préconise «des mesures d’adaptation face aux effets négatifs des phénomènes climatiques extrêmes en particulier dans les activités tributaires au climat». Elle se réjouit «du cadre mondial pour les services climatiques mis en place par l’organisation météorologique mondiale, avec comme objectifs de contribuer à la réduction des pertes des personnes et des biens. Elle invite les pays concerné à mettre en œuvre un cadre national pour les services climatiques tout en veillant à développer des produits adaptés aux besoins des usagers.

A ce propos, la représentante du ministre note «le Sénégal est en train de mettre en place un cadre institutionnel de services climatiques qui se focalise sur les secteurs prioritaires à savoir : l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’élevage, la pêche, les ressources en eau, la gestion des risques et catastrophes, la santé, l’énergie et le tourisme».

Oumar BA

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.