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Affaires et Finances (1414)

L’enseignant chercheur à l’Université de Toulouse 1, Capitole, Dr Lamine Koté, affirme qu’il est difficile d’identifier les responsables en cas d’une mauvaise gestion des deniers publics, du fait de l’autonomie des différents acteurs impliqués sur la chaîne de gestion. L’ordonnateur des dépenses n’est plus le seul responsable.

Les journées scientifiques du Centre de recherche, d’étude et de documentation sur les institutions et les législations africaines (Credila) ont pris fin, il y a quelques jours, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Le docteur en droit public à l’Université de Toulouse 1, Capitole, Lamine Koté, dans un article « quelle est la responsabilité budgétaire de nouveaux gestionnaires », a recommandé  la  création d’un nouveau mode de gestion visant à assurer l’efficacité des choix budgétaires. « Celui-ci s’explique par le fait que le budget public ne doit plus être considéré comme un moyen de stabilisation macroéconomique mais de plus en plus comme un outil au service de la réalisation des objectifs des politiques publiques », a défendu le jeune chercheur.
L’approche d’une gestion axée sur les résultats cadre avec la directive N° 6/2009/CM/ Uemoa du 26 juin portant lois de finances.

Cette directive est transposée dans l’ordre juridique interne (Sénégal) par la loi N° 2011-15 du 8 juillet 2011 portant loi organique relative aux lois de finances. Selon le juriste, cette nouvelle disposition induit de nouvelles responsabilités sur la chaîne d’exécution budgétaire des programmes. « Ce sont des responsables de programmes qui sont en même temps de gestionnaires de crédits budgétaires. Ils sont même considérés comme des ordonnateurs délégués des crédits affectés aux programmes », a indiqué le juriste qui s’est référé aux textes européens. Au sein de chaque programme, souligne-t-il, le gestionnaire bénéficie d’une liberté dans l’utilisation de ses crédits : c’est la fongibilité, c’est-à-dire, une souplesse dans la gestion des autorisations de crédits.

« On fait face à un système de responsabilisation, dans la gestion budgétaire, d’un choix de managers à des niveaux opérationnels. Ils disposent d’une enveloppe de moyens fongibles pour la réalisation des objectifs, mesurés par des indicateurs de performances. De fait, les crédits budgétaires sont gérés à plusieurs niveaux. On peut même parler de spécialisation dans la gestion budgétaire. Cette spécialisation est la conséquence de la déclinaison des crédits à des niveaux dits opérationnels », explique le juriste.

Aujourd’hui, les spécialistes reconnaissent la complexité d’identifier le ou les responsables en cas de mauvaise gestion du fait que plusieurs acteurs interviennent sur la chaîne et non à l’imprécision juridique du régime de responsabilité applicable à ces gestionnaires. « La difficulté de déterminer ou de définir la responsabilité de tous ceux que l’on peut appeler des gestionnaires est une réalité », a ajouté Lamine Koté qui a introduit le sous thème « La pluri-annualité budgétaire : approche européenne ».

Pour le juriste, parler de cette responsabilité du gestionnaire revient à prendre conscience de sa liberté dans l’utilisation des crédits avec des sous-plafonds, une sorte de garde-fou pour encadrer son autonomie. En termes clairs, le gestionnaire peut prendre la responsabilité d’affecter tout seul des crédits à un domaine s’il est convaincu que cette décision lui apportera plus d’efficacité. « En conséquence des éléments dont ils disposent, les gestionnaires ont la responsabilité de rendre compte, par la suite, de l’efficacité des mesures engagées », précise le chercheur. En  somme, le gestionnaire est, par la force des choses, au cœur des procédures budgétaire, financière et comptable.

A l’image d’un bon père de famille, ils sont tenus de bien gérer. En fait, l’autonomie dont jouissent les gestionnaires engage  leur responsabilité en cas de défaillance dans la gestion des ressources financières. « Cette responsabilité d’une gestion financière saine n’est rien d’autre que la résultante de leur autonomie de gestion. La responsabilité en gestion financière est d’autant plus déterminante que la réalisation d’objectifs en dépend. Aucune réalisation n’est possible en présence d’une gestion défectueuse », a soutenu Lamine Koté dans un article scientifique.

Idrissa SANE

Duranr 2 jours, les points focaux des structures de l’agriculture, de la pêche, de la statistique, de l’élevage, de la recherche agricole (Isra), pour ne citer que celles là, sont en conclave au siège du Conacilss sis à la Direction des parcs nationaux en vue de redynamiser le comité national d’orientation stratégique du Cilss chargé de la mise en œuvre du système d’information agricole de la Cedeao (Eco-agris).

Dans la deuxième phase du projet Eco-agris qui couvre quinze (15) pays de la Cedeao, plus la Mauritanie et le Tchad (17 pays), le comité national entend jouer un rôle important afin de collecter l’ensemble des informations et des données requises, de les mettre dans une plateforme et de les partager avec les autres pays dans un cerveau central qui est logé à Agrhymet de Niamey. Ces propos du Secrétaire permanent du Conacilss, le Colonel Aliou Diouf montrent à souhait le but visé par l’atelier qui regroupe l’ensemble des structures qui travaillent dans le domaine agricole de façon large dans le secteur du développement rural.

« Nous aurons certainement, dans les mois qui suivent, 11 à 12 structures qui, en fonction du contexte, pourront jouer un rôle ou un autre dans la mise en œuvre du projet Eco-agris », souhaite-t-il. Pour lui, il en va de la diversité et de la pluralité des structures pour la réussite du projet, car il s’agit de mettre en place un système d’information. « Le succès du système dépendra, en grande partie, de la richesse de la base de données et du système de gestion qui lui sera affecté », argumente-t-il.

La collecte de la base de données requiert l’acquisition d’un matériel informatique, c’est pourquoi, au sortir de la formation de deux jours, un matériel informatique comprenant des ordinateurs, des connexions, des mémoires de stockage, mais aussi des logiciels, a été remis aux points focaux des structures citées plus haut, renseigne-t-il.

Avec la réception du matériel, les points focaux, à partir de leur poste, vont envoyer des données au serveur central national logé à la division des analyses et de la prévision des statistiques agricoles. C’est à partir de cette étape, note le secrétaire permanent du Conacilss, que les données sont validées par le comité central stratégique, avant d’être envoyées vers le centre régional Agrhymet de Niamey.

 

B. B. SANE

Les acteurs des compagnies semencières du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont bouclé vendredi, à Saly, une session de formation de deux semaines en production, conditionnement et stockage des semences. Conscients des enjeux, ils se sont engagés à conjuguer leurs efforts pour assurer une véritable révolution semencière en Afrique de l'Ouest.

Ils étaient une cinquantaine d’acteurs à prendre part à cet atelier sous régional de formation en production, conditionnement et stockage des semences, initié par l’École nationale supérieure d’agriculture (Ensa). Pendant quinze jours, ces délégués venus du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal ont échangé leurs expériences, mais aussi ont réfléchi sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour bâtir un secteur dynamique, innovant et performant à même de satisfaire les marchés d’aujourd’hui et construire ceux de demain. Ils ont fait part de leur réelle volonté à se professionnaliser davantage afin d’être beaucoup plus compétitifs dans la sous-région. Ils ont également plaidé pour une multiplication des sessions de formation pouvant leur permettre d’être à niveau et de bâtir des sociétés semencières crédibles qui pourront répondre à la demande en semences à travers la maîtrise des outils et techniques de production, de conditionnement et de stockage. En Afrique de l’Ouest, a indiqué Issoufou Kapran, Coordonnateur technique chargé du secteur semencier du Bureau Afrique de l’Ouest de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), la situation a changé qualitativement.

« Dans les années 1990-2000, il était difficile de trouver des professionnels qui arrivaient à fournir de la semence de qualité provenant des variétés améliorées. Aujourd’hui, le secteur semencier a connu un développement et une croissance soutenus permettant l’émergence d’opérateurs privés et d’associations professionnelles », a-t-il fait savoir. Il a ainsi lancé un appel à tous les partenaires techniques et financiers, aux gouvernements africains afin qu’ils puissent prendre en charge le rôle que peuvent jouer ces unités de production de semences, mais aussi les accompagner pour qu’ils arrivent à un système professionnel très perfectionné qui fournit des semences de qualité et la quantité qu’il faut au monde agricole. De l’avis de M. Kapran, le rêve est permis.

« Des progrès ont été notés malgré les nombreuses contraintes, mais l’espoir est là ». Pour Noba Raymond du Burkina Faso, cette session a permis d’acquérir des connaissances, mais aussi de lever plusieurs incompréhensions. Selon lui, l’autosuffisance alimentaire passe d’abord par l’autosuffisance des semences. Le directeur de l’Ensa, le professeur Abdoulaye Dieng, a dit toute sa satisfaction, à l’issue de cette formation, surtout avec l’engagement des acteurs à relever les nombreux défis.  L’Ensa, a-t-il indiqué, est en train de mettre en place une ferme semencière en collaboration avec l’Isra et les autres instituts de recherche du Sénégal dans le Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.

S. O. F.

Faciliter l’accès aux capitaux publics et privés pour les populations démunies, voilà la mission du Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf), qui a célébré hier, ses 50 années d’existence. Selon le Coordonateur résident du Système des nations unies (Snu) au Sénégal, Mme Fatou Bintou Djibo, depuis la fin des années 80, la structure onusienne a injecté, au Sénégal, 50 millions de dollars, soit plus de 25 milliards de FCfa.

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) a financé, en moins de trois ans, des projets d’un coût total de plus de 30 milliards de FCfa pour des engagements publics de 10 milliards de FCfa, a révélé samedi à Sandiara (Mbour, ouest) son directeur général, Doudou Kâ.

 Rien que dans la région de Thiès, précise-t-il, "1,329 milliard de FCfa ont été financés pour le département de Mbour", alors que ceux de Thiès et de Tivaouane ont reçu respectivement 2,4 milliards de FCfa et plus de 200 millions de FCfa. Doudou Kâ s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre d’une usine de transformation de céréales et de produits locaux, dans la zone industrielle de Sandiara.  

Cette réalisation, née d’une initiative du maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, est le fruit d’un partenariat soutenu par le Fongip et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Le Fongip est un dispositif public-privé, destiné à faciliter l’accès aux financements des porteurs de projets productifs et en particulier des petites et moyennes entreprises (Pme), des jeunes et des femmes, a rappelé Doudou Kâ. « Notre convention avec la commune de Sandiara entre dans la mise en œuvre du sous-fonds (Fogavilles), qui est un fonds de garantie pour les collectivités locales », a-t-il précisé. Il a souligné que ce fonds "permettra de mobiliser, au moins, deux milliards de FCfa auprès du secteur financier, au profit de Sandiara, grâce à l’apport important de son maire et de son Conseil municipal qui ont validé l’apport de 600 millions de FCfa’’.  Ces deux milliards de FCfa serviront à l’accès au financement des groupes cibles que sont les femmes et les jeunes, ainsi qu’à réaliser des projets structurants prioritaires. « Au-delà de cette convention, nous avons un défi de structuration et d’accompagnement à relever.

Le Fogavilles, après d’autres communes, a l’ambition de servir les 599 collectivités locales du pays », a promis le Dg du Fongip.  Il a évoqué le projet d’un Sénégalais de la diaspora pour la construction d’un site d’hébergement pour professeurs et enseignants à Mbour. L’objectif est de former les meilleurs mathématiciens africains au profit de l’Institut africain des sciences mathématiques du Sénégal (Aims, en anglais), résultant de l’initiative d’un mathématicien sud-africain.

APS

Un séminaire des médias sur la coopération sino-sénégalaise s’est tenu ce week-end, à Saly. Cette occasion a été saisie par l’ambassadeur de Chine au Sénégal, S.E.M. Zhang Xun, pour préciser que le volume commercial bilatéral a dépassé, durant les dix premiers mois de 2016, les 2 milliards de dollars, soit une croissance de 8,3 %. Cette performance classe le Sénégal aux premiers rangs des partenaires commerciaux africains de la Chine.

Plusieurs responsables de médias chinois et sénégalais, et journalistes ont pris part à ce séminaire de deux jours rehaussé par la présence du ministre conseiller de la Communication du président de la République, El Hadji Hamidou Kassé. Ce conclave a permis de passer en revue le bilan coopératif entre la Chine et le Sénégal. L’Ambassadeur de Chine au Sénégal, S.E. M Zhang Xun, a magnifié l’excellence des relations entre les deux pays. Pour le diplomate, le Sénégal est un partenaire important de la Chine. Ces dernières années, cette coopération a connu un développement vigoureux et les dix premiers mois de l’année 2016 ont été très fastes. Dans le but de promouvoir l’exportation des produits sénégalais en Chine, le gouvernement chinois a accordé, selon l’ambassadeur Zhang Xun, un accès en franchises de droits de douane à 95 % de produits sénégalais, soit plus de 7.000 lignes tarifaires qui en ont bénéficié. Pour les dix premiers mois de cette année, a-t-il indiqué, le volume commercial bilatéral a dépassé les 2 milliards de dollars, soit une croissance de 8,3 % ; ce qui classe le Sénégal aux premiers rangs des partenaires commerciaux africains de la Chine. « L’exportation sénégalaise vers la Chine s’est élevée à 150 millions de dollars, soit une croissance de 49 %. Ce résultat est très précieux dans le contexte de morosité de l’économie mondiale et de la stagnation du commerce international », a fait savoir l’ambassadeur.

Les deux pays ont travaillé sur la planification stratégique pour associer profondément la mise en œuvre des acquis du sommet de Johannesburg à la réalisation du Pse et ont identifié, selon les besoins les plus urgents et les atouts de la Chine, des domaines de coopération prioritaires, dont la construction des infrastructures et l’industrialisation.

160 km d’autoroute d’ici à 2020
Autoroute Ila ToubaLe tronçon de 18 km de l’autoroute Aibd-Sindia financé et réalisé par la partie chinoise a été mis en service en octobre dernier. Les travaux de l’autoroute Thiès-Touba et des tronçons Aibd -Thiès et Sindia-Mbour avancent. Les deux parties sont en étroits contacts sur le projet de l’autoroute Mbour-Kaolack. Tous ces projets doteront le centre économique du Sénégal d’un réseau de transport commode et optimisé, donnant une garantie solide au développement à grandes enjambées du pays. D’ici à la fin 2020, a annoncé l’ambassadeur, le Sénégal, grâce à la coopération, sera enrichi d’un linéaire de 160 km d’autoroute nouvellement construite.

Pour le diplomate, la Chine tient ses engagements et les traduit en actes. Selon lui, plusieurs projets seront mis en chantier à partir de 2017. Il s’agit d’abord du pont de Foundiougne. « La préparation du projet du pont de Foundiougne touche à sa fin et les travaux de construction démarreront au début de l’année 2017 », a assuré S.E.M Zhang Xun. Il s’y ajoute un projet hydraulique rural comprenant le forage de 250 puits et l’instauration de 150 systèmes d’approvisionnement en eau. Ce projet, a dit l’ambassadeur, est en pleine préparation et va démarrer au début de l’année prochaine. Les projets de l’aménagement de l’esplanade du Musée des Civilisations noires et l’élargissement de l’Hôpital des enfants de Diamniadio seront également mis en chantier en 2017.

Démarrage des travaux du pont de Foundiougne en 2017
La deuxième phase de la construction du parc industriel de Diamniadio, la construction d’un nouvel hôpital des femmes à côté de celui des enfants de Diamniadio. Le nouveau projet de l’immeuble du ministère des Affaires étrangères, dont les études de faisabilité ont démarré.

Deuxième partenaire après la France et cinquième pays importateur de produits sénégalais, la Chine est bien présente au Sénégal à travers ses entreprises. Dans la recherche de son propre développement, l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, M. Zhang Xun, a indiqué que son pays s’attache à renforcer la capacité d’auto développement durable du Sénégal. Mieux, son pays encourage ses entreprises installées au Sénégal à employer davantage les habitants locaux. C’est ainsi que les 40 entreprises chinoises aujourd’hui installées au Sénégal ont créé quelque 3.000 emplois locaux. De plus, a noté l’ambassadeur, la partie chinoise, pour soutenir la mise en valeur des ressources humaines sénégalaises, a formé 140 Sénégalais dans le cadre de l’aide économique. « Des entreprises chinoises comme la China Road and Bridge Corporation (Crbc) et Huawei ont octroyé des bourses aux étudiants sénégalais pour faire des études ou suivre des formations techniques en Chine et à partir de 2017, le nombre de bourses gouvernementales passera de 50 à 60 », a fait savoir l’ambassadeur.
Samba Oumar Fall

Autoroute Ila Touba : Les travaux seront achevés avant l’expiration du délai d’exécution
Grâce aux efforts de l’équipe de la China Road and Bridge Corporation (Crbc), le projet de l’autoroute Thiès-Touba se déroule favorablement. Selon Huang Linchuan de l’entreprise chinoise chargée de l’exécution des travaux, 28,84 % du montant total du contrat ont été exécutés avec l’utilisation de 24 % de la période du délai d’exécution. « Ainsi, nous sommes sûrs que les travaux seront achevés avant l’expiration du délai d’exécution », a assuré M. Huang. « Vu l’importance du projet et sa priorité au Sénégal, nous insistons partout et toujours pour appliquer les normes strictes pendant l’exécution des travaux », a indiqué M. Huang. Depuis le début du projet, a-t-il indiqué, l’entreprise a rencontré des difficultés liées à la pénurie de cailloux. « Les ressources des cailloux sont très rares au Sénégal. Tout au long du projet, il existe seulement une seule usine de basalte qui est très éloignée. Les structures de graves latéritiques traités au ciment et d’enrobé ont besoin d’une sélection étendue de cailloux, donc la préparation des matériaux est le facteur clé pour que les travaux de la surface de route se déroulent facilement », a-t-il relevé. L’autre difficulté est liée à l’insuffisance de l’eau.

Il a déploré l’absence d’eaux superficielles tout au long de la zone du projet. « Selon les résultats des recherches sur la place, il nécessite une profondeur de 300 mètres de forage près de Thiès. Pour les travaux de remplissage du sable sur la plateforme et du mélange de sols-ciments, une grande quantité d’eau est indispensable », a-t-il laissé entendre. La réquisition des terres fait aussi partie des contraintes. Le retard du versement des compensations par le maître d’ouvrage aux riverains concernés a eu des incidences sur le planning de travail de l’entreprise. Mais, a assuré Huang Linchuan, toutes ces difficultés survenues durant l’exécution du projet seront résolues rapidement pour s’assurer de l’avancement et la qualité des travaux.

S. O. Fall

El Hadj Kassé pour un échange de contenus entre médias sénégalais et chinois
El Hadj KasséLa Coopération entre le Sénégal et la Chine est l’une des coopérations les plus dynamiques, actives et utiles. Selon El Hadji Hamidou Kassé, ce séminaire est utile d’autant plus que depuis quelques années, les Chinois ont renforcé l’offre d’information et beaucoup de journalistes sont allés en Chine pour découvrir, de leurs propres yeux, ce qui se passe véritablement dans ce pays.

Pour contribuer à l’approfondissement et à l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et la Chine, le ministre conseiller de la Communication du président de la République a estimé que le partage des contenus d’information devrait être un aspect important du programme de coopération entre les médias des deux pays. C’est cela qui va, à son avis, permettre cette connaissance et cette confiance mutuelle et cette promotion des valeurs d’amitié, d’ouverture et de solidarité entre les deux pays.

« Les médias sont, par excellence, les moyens par lesquels nous partageons des valeurs communes, des instruments privilégiés pour la connaissance et la confiance mutuelles qui sont les bases fondamentales pour que les peuples s’intègrent de plus en plus parce que c’est le manque de connaissance et de confiance qui crée les peurs », a fait savoir M. Kassé. Et à son avis, si le Sénégal veut attirer 500.000 touristes sur les 120 millions que compte la Chine, il y a un minimum d’information, mais aussi mettre à un seuil d’exposition important notre attachement commun à un certain nombre de valeurs. « Nous sommes dans un monde où ce sont des milliards d’unités qui circulent par jour en information et les sources d’information sont de plus en plus diffuses. Il s’y ajoute qu’avec les nouvelles technologies en réseau, la source est difficilement identifiable », a indiqué M. Kassé.

Aujourd’hui, a-t-il soutenu, il y a une véritable guerre mondiale en traitement et diffusion de l’information qui n’est pas un élément neutre. « Elle a toujours et partout une visée de ceux qui la mettent en forme et la diffusent », a soutenu El Hadj Kassé en rappelant la valeur que le Sénégal partage avec la Chine à savoir le respect de la souveraineté des peuples qui sont maîtres de leur destin. Selon lui, les pièges, préjugés et préconceptions qui déterminent certains types d’information sont à éviter. « C’est parce que nous faisons attention à cela que nous pouvons délivrer une information, juste, vraie et qui soit dans l’intérêt de nos peuples », a-t-il noté. De même que l’organisation d’évènements communs en termes de visites de découverte dans la profondeur du pays permet au peuple sénégalais de voir ce qui se passe en chine et vice versa.

S. O. Fall

Opportunités et défis pour le développement de la coopération
Dans sa communication, Ibrahima Mbodj, coordonnateur général des rédactions du Soleil, a indiqué que le Sénégal, depuis la reprise de ses relations diplomatiques avec la Chine en 2005, profite de nombreuses opportunités de cette coopération bénéfique. Selon M. Mbodj, ce partenariat fructueux a permis au Sénégal de rompre son face à face avec ses bailleurs de fonds traditionnels et d’obtenir des prêts à des conditions moins contraignantes. Un partenariat qui, a-t-il souligné, a permis au Sénégal de bénéficier de plusieurs projets structurants. L’excellence de cette coopération n’est plus à démontrer puisque la Chine est aujourd’hui devenue, selon M. Mbodj, le premier partenaire commercial du Sénégal avec un volume d’échanges commerciaux de deux milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2016 alors qu’elle occupait la 24e place en 2012.
 
Il a cité également d’autres secteurs comme les mines, les hydrocarbures et les délocalisations industrielles (exemple à Diamniadio)… comme autant d’opportunités de coopération, mais il faut éviter que les produits chinois à bas prix tuent notre industrie locale. La Chine achète également l’arachide du Sénégal, ce qui est une bonne chose, toutefois, il faut veiller à ce que nos huileries ne manquent pas de matières premières, selon M. Mbodj.

Dans le secteur touristique, a-t-il fait savoir, la Chine pourrait être un moteur de relance de l’activité pour le Sénégal. « En 2014, quelque 107 millions de touristes chinois ont visité des pays étrangers, dépensant ainsi 146 milliards d’euros et 165 milliards d’euros en 2015. Si notre pays réussit à capter une partie de ce flux, les effets bénéfiques pour le secteur seraient considérables », a-t-il noté. Toutefois, précisé ce dernier, notre pays devra davantage assainir le secteur et assurer à ces potentiels touristes un séjour sans tracasserie.

Une meilleure connaissance entre les deux peuples constitue un des défis à relever. Il faudrait, selon M. Mbodj, que les mêmes avantages soient accordés aux ressortissants des deux pays. En effet, l’obtention de papier constitue un casse-tête en Chine pour les Sénégalais mariés à des Chinoises. Il est important aussi, selon M. Mbodj, que le droit social sénégalais soit respecté par les entreprises chinoises installées et travaillant au Sénégal. La Chine devra aussi, indique-t-il, vaincre un défi géopolitique avec les nombreux conflits hybrides que développent des puissances impérialistes en Afrique pour gêner ses intérêts et sa coopération avec notre continent.

Daouda Mine, Rédacteur en chef de Seneweb, a abondé dans le même sens. Selon lui, cette coopération offre au Sénégal l’opportunité de desserrer les liens de dépendances vis-à-vis de la France et des institutions financières internationales. « En plus de profiter à l’élargissement de l’espace politique, les liens qui se sont tissés entre la Chine et le Sénégal permettent de réduire la pression financière qui pèse sur le pays », a indiqué M. Mine. Dans ses échanges commerciaux avec la Chine, le Sénégal peut espérer de lendemains meilleurs compte tenu du fait que la Chine a décidé de relancer la « Route de la Soie » qui fut, par le passé, « un faisceau de pistes par lesquelles transitaient de nombreuses marchandises, et qui monopolisa les échanges Est-Ouest pendant des siècles ». Le séminaire a été clôturé par Mme Mareme Bâ Diop, conseillère technique au ministère de la Communication et de la Culture qui s’est félicitée de la richesse des débats et l’originalité de la coopération chinoise.
 
S. O. Fall

Les médias, maillon important dans le succès de la coopération
Les responsables de médias chinois et sénégalais ont échangé sur la manière de promouvoir davantage la compréhension mutuelle et la coopération amicale entre la Chine et le Sénégal à travers les médias. Il est ressorti des discussions que les médias pourraient jouer un rôle plus significatif dans le renforcement des relations entre les deux pays. Déjà, le diplomate, M. Zhang Xun avait salué les efforts déployés par l’ambassade de Chine au Sénégal dans la promotion de la coopération et l’interaction entre les médias des deux pays. « En 2016, nous avons invité des amis de la presse sénégalaise à participer aux séminaires ou à couvrir en Chine ». Il s’est félicité que le bureau de Dakar de l’agence Xinhua ait signé avec Seneweb et le Quotidien des accords sur le partage de contenu et aussi que le magazine Chinafrique et la Sspp le Soleil aient trouvé un accord sur l’impression et la distribution du magazine au Sénégal.
Toutefois, M. Zhang Xun a déploré quelques impairs avec notamment des informations « négatives » ou « dénaturées ». D’où l’invite aux médias à suivre de près le cap du développement des relations Chine Afrique et Chine Sénégal, à construire un pont de compréhension et de confiance entre les deux peuples et jouer un rôle important dans la construction du partenariat stratégique global sino-sénégalais. Massamba Mbaye, directeur de D-Média et Ibrahima Lissa Faye ont, dans leurs communications, insisté sur la nécessité d’approfondir les échanges et la coopération entre les médias des deux pays pour ouvrir de nouveaux horizons qui seraient très bénéfiques pour les relations entre les deux nations. Pour Pape Atoumane Diaw, Conseiller du directeur général de la Rts, la chaine nationale sénégalaise et la Chine devraient davantage renforcer leur partenariat après une première expérience réussie, d’autant plus que la Chine s’affirme culturellement.

Pour Amadou Kanouté, chef de la Division Presse et Information du ministère de la Culture et de la Communication, il reste beaucoup à faire, notamment le développement de certains axes de coopération entre médias pour rendre la coopération plus forte. M. Kanouté a plaidé pour une plus grande implication de la presse publique, notamment la Rts, l’Aps et le Soleil. Un échange de contenu est, à son avis, un impératif. De même que des échanges réguliers entre associations de presse des deux pays pour arriver à mettre en place une plateforme d’échanges beaucoup plus large.

S. O. Fall

Le quai de pêche Yoff a été inauguré, samedi dernier, par le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne. Il a déclaré à cette occasion que le secteur de la pêche à Dakar contribue à hauteur de 18 milliards FCfa à l’économie nationale.

L’attente fut longue de 44 ans. Plus de quatre décennies que Yoff attendait son quai de pêche. L’infrastructure est enfin sortie de terre. Elle a été inaugurée, ce samedi, par le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne et porte le nom de Seydina Limamou Laye. A cette occasion, ce village Lébou a sonné la grande mobilisation. Le lieu de la cérémonie donnant sur le grand large a proximité du quai flambant neuf a été plein comme un œuf.

Le projet a coûté 400 millions de FCfa. Il comporte un bâtiment d’un étage qui abrite le bloc accueil et administration, des abris de plage, un débarcadère, un laboratoire de contrôle sensoriel des produits, un bloc de cinquante cantines pour les femmes et les jeunes, un parking pour camions frigorifiques, un forage, un réseau de nettoyage et d’assainissement et un système d’éclairage solaire. Un tel investissement à Yoff s’impose si l’on part du constat que cette localité représente près de la moitié des débarquements de poisson du département de Dakar. « Le département de Dakar polarise 70 % des débarquements de la région avec en tête le site de débarquement de Yoff qui assure 45 % de ces mises à terre. Pour cette raison, Yoff mérite bien un quai », a indiqué le Premier ministre.

Au regard de cette place importante qu’elle occupe dans le secteur, il y a eu des tentatives de doter ce village d’un quai de pêche depuis longtemps mais elles se sont toutes terminées en queue de poisson. Voir donc ce projet aboutir aujourd’hui, représente, aux yeux du maire de la localité, Abdoulaye Diouf Sarr, « un grand événement ». Ainsi, il s’est félicité que le chef de l’Etat ait tenu sa promesse. « Yoff attendait ce jour depuis 1972. Nous le devons au président Macky Sall qui, en campagne électorale, nous l’avait promis. Et grâce à l’engagement et au dynamisme du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, cette infrastructure a été réalisée dans les délais de huit mois qui avaient été fixés », a déclaré Diouf Sarr devant une foule surexcitée.

Il a laissé entendre que le quai sera géré sur la base d’un contrat de concession entre le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime et la commune de Yoff sur une période de trente ans. Bien avant le maire de Yoff, par ailleurs ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, les chefs coutumiers et les acteurs socioprofessionnels de la pêche ont, en chœur, manifesté leur soulagement de voir leur doléance enfin satisfaite.

Le temps de l’action
Satisfaire les attentes et les besoins des Sénégalais, c’est dans cette dynamique que s’est inscrit le gouvernement. C’est le message qui a traversé le discours du Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne. « C’est le temps de l’action », a-t-il clamé, faisant référence aux inaugurations, ces dernières semaines, d’un certain nombre d’infrastructures comme les centrales solaires de Bokhol, de Malicounda, la centrale électrique des Ics, le deuxième tronçon de l’autoroute à péage ou encore le lancement des travaux du Train express régional (Ter). 

Dans le secteur de la pêche, le chef du gouvernement a fait mention de l’achèvement ou en cours de réalisation de quais de pêche à Goudomp, à Potou, à Bargny, à Ngaparou, à Pointe Sarène, à Soumbédioune. Sans oublier les aires de transformation de produits halieutiques à Fass Boye à Penccum Sénégal à Thiaroye, à Mbao, à Ndeppé Rufisque, à Kafountine et à Gokhou Mbacc.

A côté de ces infrastructures, le gouvernement a dégagé une enveloppe de 5 milliards pour subventionner les moteurs de pirogues. « Avec 375.000 Fcfa, tout pêcheur peut avoir un moteur, le million restant est pris en charge par l’Etat. Par ailleurs, sur instruction du chef de l’Etat, le ministre de la Pêche a acquis 20.000 gilets de sauvetage. J’appelle les pêcheurs à se les appropriés pour renforcer la sécurité en mer », a déclaré Mohammad Boun Abdallah Dionne.

La région de Dakar abrite 11 sites ou villages de pêcheurs Lébous, plus de 15.000 pêcheurs, 520 mareyeurs et plus de 4.000 femmes actives dans la filière artisanale de transformation des produits halieutiques et du micro-mareyage. Le parc piroguier de la capitale est estimé à 3.686 unités de pêche qui assurent une production de 44.000 tonnes par an pour une valeur commerciale estimée à plus de 18 milliards de FCfa, selon les chiffres donnés par le Premier ministre.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le rapport intitulé «16 projets d’infrastructures pour l’Intégration de l’Afrique» rendu public  hier est un condensé qui s’appuie sur le profilage des seize projets adoptés au sommet de Dakar relatif au Financement d’Infrastructures (Dfs). Par cette approche, le continent africain veut compter sur ses propres moyens pour  regrouper des ressources.  Le projet requiert environ 340 milliards de dollars d’ici à 2040.

La genèse des seize projets, rendus publiques hier, s’appuie sur des mécanismes transfrontaliers susceptibles d’accélérer l’intégration africaine sur le plan sous-régional,  en insistant notamment,  sur le volet économique et social. Les seize projets sont simultanément  lancés hier dans seize pays africains. Ils touchent plusieurs secteurs en insistant sur divers aspects. A cet égard,  des solutions détaillées sont dégagées sur le plan stratégique, analytique et risques inclus. Le document présente également des possibilités et des voies de mobilisations de ressources financières internes pour accompagner la mise en œuvre des différents plans.  Il s’agit, enfin, de montrer au monde entier qu’il y’a d’énormes opportunités d’investissements sur le continent africain. Selon Giovanie Biha, Secrétaire exécutive adjointe de la Commission économique pour l’Afrique,  venue assister à la cérémonie de lancement,  «le document constitue un plaidoyer qui vise  à faire connaître  au monde entier, les opportunités de l’Afrique, mais surtout et essentiellement à renforcer le partenariat public-privé en Afrique. C’est une manière aussi de s’assurer que les institutions financières fassent plus amples connaissances avec le contenu des différents objectifs en Afrique pour les financer. L’objectif est également de chercher des opportunités de financements », a-t-elle dit.

Le projet couvre le secteur du transport, des technologies de l’information, le secteur de l’énergie, le domaine du transport ferroviaire, l’énergie les gazoducs notamment, l’eau et l’assainissement.  Ce sont là, des projets stratégiques tous transfrontaliers qui visent à permettre l’accélération de l’intégration du continent africain. Dans le document, les Etats africains s’engagent également à fortement contribuer au financement des projets. « Cet engagement est susceptible d’attirer le secteur privé. Cela permettra l’industrialisation de l’Afrique ainsi que la circulation des biens, des personnes et des services », souligne Mme Biha. 
 
Le secteur privé invité à s’impliquer
Dans la diligence des seize projets, le secteur privé a un rôle très important à jouer.  En effet,  les investissements publics ne pourront pas, à eux seuls, financer le développement de l’Afrique. Les institutions financières sont, dès lors, invitées à apporter leur partition. «Les institutions privées et celles dites multinationales ont tout à fait un rôle à jouer dans ce processus. Ils ont une expertise bien prouvée dans le domaine des infrastructures. Il revient également au continent de leur montrer qu’il y’a beaucoup d’opportunités à exploiter en Afrique », ajoute la Secrétaire  exécutive adjointe de la Cea.

Chaque projet est unique dans son genre. Certains plans seront exécutés en Afrique de l’Ouest tandis que d’autres le seront dans les autres régions. De ce fait,  chaque projet a ses propres spécificités qui l’orientent à respecter la  période  qui lui est dévolue. Selon Babacar Bâ, directeur du Nepad au ministère de l’Intégration régionale, représentant du gouvernement du Sénégal, «le document constitue un outil d’éminence mondiale pouvant fortement inciter les investisseurs à s’intéresser à l’Afrique. L’objectif est de doter le  continent d’infrastructures de dernières générations. Il est aussi prévu de gratifier l’Afrique de ressources énergétiques permettant son développement », a-t-il dit. Selon lui, l’Afrique est dans les dispositions de dépasser l’ère des aides extérieures en privilégiant l’accompagnement par le secteur privé, a plaidé le représentant du ministre.

Karima Bounemra  Ben Soltane,  directrice de l’Institut africain de développement (Idep),  souligne que sa structure s’est associée à la rencontre pour honorer son obligation de sensibilisation et de diffusion d’informations importantes pour le continent.  « Les infrastructures sont un pré-requis pour une bonne intégration régionale. Nous allons entrer dans une phase de libre échange qui sera lancé dès  l’année prochaine. Il faut donc que les échanges commerciaux soient définis par une structure à même de relever les différents défis », a-t-elle dit. Poursuivant son propos, elle souligne que  l’idée, c’est d’amener les décideurs de toutes les parties concernées du secteur privé et public à discuter pour la faisabilité des projets. Notre rôle est de montrer les décideurs dans quelles mesures,  le partenariat public privé est possible, souligne-t-elle.

Oumar BA

Contrairement au riz de plateau, qui a été touché par la mauvaise pluviométrie dans la région de Sédhiou, le riz de vallée, quant à lui,  se porte à merveille par endroits comme dans la vallée de Djimbana, commune rurale de Simbandy Balante. La production de l’année dernière était de 7 tonnes à l’hectare, et cette année, on suppose qu’elle pourrait atteindre 7,5 tonnes, soit une production totale attendue de 4 .500 tonnes.

Le riz, dans la vallée de Djimbana, commune rurale de Simbandy Balante vaste de 600 hectares, se porte à merveille, il dépasse la taille normale d’un homme. La production de l’année dernière était de 7 tonnes à l’hectare, et cette année, on suppose qu’elle pourrait être de 7,5 tonnes, soit une production totale attendue de 4 .500 tonnes.

Le comité de suivi de la campagne agricole du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen), qui a en charge cette vallée de démonstration, vient d’effectuer une visite dans la zone. Elle a commencé d’abord par une rencontre à l’hôtel de ville de Simbandy Balante. Une rencontre à laquelle ont participé productrices, élus locaux, autorités administratives, municipales, les partenaires (Naatal Mbaay et l’Anrac), dont les représentants ont promis de renforcer leur coopération avec le Papsen pour une exploitation optimale de la vallée. Cette prévision d’une production record est tout d’abord liée au fait que l’Etat a mis en place et à temps 4 tonnes de semences de qualité, grâce à un partenariat signé d’une part, entre la Direction régionale du développement rural (Drdr) et le Programme d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen) et le Programme agricole Italie Sénégal (Pais), d’autre part.

Ces partenaires ont  également apporté de l’assistance technique aux productrices qui ont ainsi appris les nouvelles techniques culturales qui permettent d’avoir un bon rendement. Il s’est agi surtout de respecter l’écartement et de savoir préparer les pépinières. Toutes ces techniques, enseignées aux femmes par les animateurs agricoles du Pais, ont été facilement assimilées par celles-ci. Et, c’est avec fierté qu’elles l’ont fait savoir à la mission qui n’avait de cesse de regarder le riz qui s’étend à perte de vue. Les perspectives de bonne récolte, dans cette vallée, ont suscité non pas une autosatisfaction, mais plutôt une réflexion pour améliorer un peu plus  les rendements.  

Le directeur régional du Papsen, Amadou Baldé, a révélé que des aménagements sont prévus. Il s’agit  trois ouvrages de rétention d’eau pour irriguer une surface plus grande, une digue anti-sel pour lutter contre le phénomène de la salinité et une parfaite maîtrise d’eau. La centaine de femmes qui intervient dans cette vallée n’a pas manqué de porter à la connaissance des autorités administratives via le sous-préfet de Djibanar leur principale doléance, en l’occurrence l’acquisition de matériel agricole moderne afin qu’elles soient en mesure de cultiver leurs 600 hectares et qu’elles envisagent même d’augmenter la surface cultivable les années à venir.

Malamine KAMARA

Au troisième trimestre de 2016, le Produit intérieur brut (Pib), en volume, a progressé de 6,0% par rapport à la période correspondante de 2015, a annoncé l’Agence nationale de la statistique et de la démographique (Ansd), dans un document publié hier. Par ailleurs, il est observé un relèvement de 7,1% des taxes nettes sur les produits au cours de la période sous revue.

L’amélioration de 6% du Pib du Sénégal, explique l’Ansd, résulte de la hausse simultanée de l’activité économique dans les secteurs primaire (+7,7%), tertiaire (+6,2%) et secondaire (+3,9%). En effet, au troisième trimestre de 2016, l’activité du secteur primaire a crû de 7,7%, par rapport au même trimestre de l’année 2015. Cette performance s’explique par la hausse de la valeur ajoutée dans l’ensemble des sous secteurs du primaire particulièrement les extractives (+24,4%) et la pêche (+15,8%). Durant cette période, les activités agricoles et d’élevage ont progressé, respectivement, de 5,7% et 4,0%.

La bonne tenue de l’activité dans la branche « extractive » (+24,4%) est imputable aux performances réalisées dans l’extraction de phosphates (+48,5%) et dans la production d’or en quantité (+48,7%). L’augmentation de la valeur ajoutée de la pêche est liée à la progression des débarquements de la pêche artisanale (+14,5%) et de la pêche industrielle (+19,5%). Pour ce qui est de la valeur ajoutée du secteur secondaire, elle s’est accrue de 3,9% au troisième trimestre de 2016, par rapport au même trimestre de l’année 2015. A l’exception des industries alimentaires, dont l’activité s’est rétractée (-8,3%), il est noté une hausse de la valeur ajoutée dans toutes les autres branches du secteur, principalement dans les industries chimiques (+44,9%).

La progression de la valeur ajoutée des industries chimiques est liée à une bonne orientation de la production chimique de base qui a doublé durant la période sous revue. Quant à la baisse de la valeur ajoutée des industries alimentaires, elle est imputable aux replis respectifs des activités de « Transformation et conservation de poissons, crustacées et mollusques » (-24,2%) et de « Fabrication de corps gras » (-89,9%).

S’agissant de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, au cours du troisième trimestre de 2016, elle s’est améliorée de 6,2%, en glissement annuel. Ceci est le résultat de l’accroissement de l’activité dans la quasi-totalité des branches qui composent le secteur, en particulier celles du transport (+29,5%) et du commerce (+10,5%). Toutefois, la croissance de ce secteur a été limitée par la baisse de l’activité des postes et télécommunications (-7,8%). L’augmentation de la valeur ajoutée du transport est expliquée principalement par le relèvement de 53,7% du chiffre d’affaires des auxiliaires de transport et transports maritimes. Quant au recul de la branche des postes et télécommunications, il s’est traduit par un repli de son chiffre d’affaires en liaison avec l’utilisation grandissante des applications libres sur internet (Viber, WhatsApp…).

Abdou DIAW

Il a ajouté que nul n’ignore que les Ics sont l’une des principales sociétés exportatrices du Sénégal et apportent, par ce biais, d’importantes recettes en devises au pays. Et, on ne saurait occulter les 1.586 emplois permanents représentants une masse salariale de 16.208 millions de FCfa et des impôts sur salaires de 3.300 millions FCfa sans compter les milliers d’autres emplois générés directement ou indirectement par les Ics. Au plan social, le Pdg a annoncé également le soutien constant apporté aux populations environnantes en vue de les aider à satisfaire les besoins les plus vitaux comme l’eau à travers un approvisionnement gratuit de 30.000 personnes soit l’équivalent d’une ville entière. La société intervient aussi dans l’éducation, la santé le sport, entre autres. Le maire de Darou Khoudoss, Magore Kane a souhaité que ces secteurs soient renforcés. Aussi, a-t-il évoqué devant le président de la République, la question de l’emploi des jeunes qui reste une préoccupation majeure dans la zone. Les responsables d’Indorama ont annoncé le recrutement, sous peu, d’une trentaine d’ingénieurs sénégalais fraichement diplômés des grandes écoles en plus du recrutement d’autres catégories qui sont en cours d’évaluation.

M. SAGNE

Le chef de l’Etat, Mack Sall, a inauguré, hier, à Darou Khoudoss, la nouvelle centrale électrique des Industries chimiques du Sénégal (Ics). Une centrale de 20 MW qui a coûté 22 milliards de FCfa. Il a exprimé son ambition de faire des Ics un des champions du développement industriel inclusif et durable, objectif phare du Plan Sénégal émergent (Pse). Il s’est aussi félicité des acquis déjà enregistrés depuis la recapitalisation de l’entreprise avec l’entrée du groupe « Indorama » dans le capital.

Le président Macky Sall a d’emblée tenu à rappeler les ambitions qu’il a de faire des Ics, « un des champions du développement industriel inclusif et durable, objectif phare du Plan Sénégal émergent (Pse) ». D’où, l’inauguration de cette nouvelle centrale qui « témoigne de la justesse de mon option dès ma prise de fonction en 2012 à la tête de la magistrature suprême », a-t-il ajouté. Ce, à travers des actions visant la sauvegarde de cette importante société que le Président Sall dit avoir trouvé au bord gouffre. A cette période, les Ics étaient dans une crise profonde et étaient si endettées qu’elles constituaient une sérieuse menace pour l’équilibre du système bancaire sénégalais et des institutions africaines, fournisseurs et prestataires divers.

Sans compter la menace sur les emplois de nombreux Sénégalais mais également l’impact négatif des impayés d’une aussi grande entreprise vis-à-vis des fournisseurs étrangers et des bailleurs de fonds internationaux comme l’Agence française de développement (Afd), la Banque européenne d’investissements (Bei) et la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Il s’y ajoute des salaires qui étaient payés tardivement.

Aujourd’hui, une nouvelle page est écrite avec l’entrée dans le capital de la société du groupe Indorama et l’acquisition, selon le Président Macky Sall, « de cette nouvelle centrale qui va désormais assurer l’autonomie des Ics avec des économies de charge substantielles tout en dégageant un surplus  susceptible d’être fourni à la Senelec et jouera un rôle essentiel dans la consolidation de la société ». Aujourd’hui, a-t-il souligné, « notre pays peut engager, avec beaucoup plus de sérénité, la mise en place du plan d’affaires qui prévoit la réalisation d’une deuxième usine d’engrais de 250.000 tonnes dont l’objectif est le doublement  des capacités de production et la délocalisation de la Senchim fermée depuis 2011 pour des raisons de sécurité». Le chef de l’Etat a invité les responsables de la société, à poursuivre les efforts en faveur des populations de Darou Khoudoss et des localités environnantes dans la fourniture d’eau, dans l’accompagnement pour le maraîchage et surtout pour l’emploi des jeunes résidant dans les localités environnantes.

Records de production
Pour le Président directeur général d’Indorama, M.S.P Lohia, « les Ics ont retrouvé le sourire et bat des records de production depuis la mise en service de la centrale électrique de 20 MW construite en 15 mois et qui a nécessité un investissement de 22 milliards de FCfa par Indorama, le repreneur des Ics, dans l’optique de rendre l’usine totalement autonome sur le plan énergétique. Ce qui permet désormais à la mine des Ics de fonctionner sans interruption alors qu’auparavant, elle était obligée de s’arrêter entre 19 heures et 23 heures faute d’électricité ». D’ailleurs, comme l’a indiqué M. Lohia, « grâce au solide partenariat noué avec la Senelec, les Ics sont ainsi passées du statut de premier client industriel à celui de fournisseur d’électricité. Puisque l’entreprise, qui n’aura pas besoin de la totalité des 20 MW pour sa consommation personnelle, injectera une partie de la production de la centrale dans le réseau de la Senelec, avec qui elle a signé un contrat de cession ».

Autre impact positif de la mise en service de la centrale électrique, a souligné le Pdg d’Indorama, « l’augmentation, en 2015, des productions de phosphates à 1.006.000 de tonnes, de l’acide phosphorique à 263.000 tonnes et l’engrais à 107.000 tonnes. Et, bien évidemment, les productions déjà effectuées en 2016 notamment pour le phosphate et l’acide phosphorique largement supérieures à celles de toutes l’année 2015 mais notre ambition est d’aller plus loin encore ». Le représentant de l’intersyndicale des travailleurs, Cheikh Tidiane Diène, a exprimé au chef de l’Etat, toute la gratitude et la reconnaissance de ses collègues et camarades pour la diligence et la clairvoyance avec lesquelles il avait mené le processus de recapitalisation. Il a également salué, à sa juste valeur, le niveau des investissements faits par le repreneur et partenaire stratégique, Indoram avec qui les travailleurs se sont engagés à relever les défis pour l’atteinte des objectifs. M. Diène a encouragé le groupe indien à poursuivre les investissements afin que, selon lui, « ensemble, nous hissions le groupe Ics-Iindorama au rang des entreprises de classe mondiale pour un Sénégal émergent ».

Accueil populaire et enthousiaste
Les populations de Darou Khoudoss, des environs de Mboro et de Taïba Ndiaye, sont sorties en masse accueillir le chef de l’Etat, Macky Sall. Une accueil populaire et enthousiaste avec la participation de plusieurs troupes et ensembles traditionnels de la zone aux côtés ses militants et militantes de l’Apr et de la coalition Bby.

Depuis le carrefour de la ville qui mène au site d’implantation des unités industrielles, une foule nombreuse s’est massée le long de l’artère pour ovationner le Président Sall et lui témoigner toute sa satisfaction des nombreux investissements réalisés dans la zone dans les secteurs de l’éducation, des infrastructures routières (pistes), l’hydraulique, la santé et l’électrification  rurale. Le maire, Magore Kane, d’exprimer ainsi au président de la République, le soulagement des populations assoiffées. « L’inauguration des réalisations dont cette centrale témoigne des efforts que vous avez consentis pour sortir les Ics du gouffre. Ce qui augure un espoir certain de voire les conditions des populations environnantes améliorées grâce à la société dans le cadre du code minier», a-t-il soutenu. Le Président Sall a coupé le ruban symbolique avant de regagner la tribune pour les discours d’usage. Il a demandé à la société des phosphates de jeter « un regard attentif » aux doléances des populations notamment dans les domaine de l’emploi et de l’hydraulique surtout, pour leur permettre d’exercer convenablement leurs activités agricoles et horticoles.

M. SAGNE

Au cours de la cérémonie d’ouverture de la 35e assemblée général ordinaire d’Africatip qui a démarré hier à Dakar, son président, Lambert Koty, a déclaré que l’institution a réalisé 45.400 km de route et 100 km d’autoroute pour un montant estimé à plus de 5.000 milliards de F Cfa.

Le président de l’Association africaine des agences d’exécution des travaux d’intérêt public (Africatip), Lambert Koty, a déclaré que son institution a réalisé 20.000 km de routes revêtues, 45.400 km de route et 100 km d’autoroute pour un montant estimé à plus de 5.000 milliards de FCfa. M. Lambert Koty, intervenait au cours de la cérémonie d’ouverture de la 35e assemblée général ordinaire d’Africatip, qui a démarré hier à Dakar sous le thème : « la maîtrise d’ouvrage délégué en Afrique : Bilan et perspectives. » Pour ce dernier, Africatip a également contribué à faire travailler plus de 9.600 entreprises.

Africatip est un réseau, aujourd’hui, fort de 20 agences, organisées en association pour harmoniser les procédures et méthodes de bonnes pratiques. A l’instar de l’Agetip au Sénégal, toutes les agences membres de ce réseau travaillent dans un partenariat important avec l’Etat, les collectivités locales et d’autres partenaires. « Nous intervenons dans tous les corps d’ingénieries (...) Alors que nous nous avons des missions transversales. Ce qui nous donne la possibilité de travailler avec tous les départements techniques ministériels et nous avons bénéficié de la confiance de tous les bailleurs de fonds qui interviennent au Sénégal », a précisé le Secrétaire général de l’Agetip Sénégal, El Hadj Malick Gaye. Le ministre de la gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire Abdoulaye Diouf Sarr a, pour sa part, salué la collaboration exemplaire entre l’Agetip et les collectivités locales. Au-delà de cette convention, l’Agetip intervient également dans l’appui aux collectivités locales, à travers d’autres partenaires qui l’ont choisie pour la réalisation de leurs investissements au profit des entités décentralisées. A noter la présence, lors cette 35eassemblée générale, de l’ensemble des partenaires, particulièrement le président de l’Association des maires du Sénégal, Alioune Sall, les élus locaux et les représentants des institutions, de même que les directeurs généraux du réseau Africatip.

Aliou FAYE (stagiaire)

Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a approuvé de nouvelles opérations d’un montant de 156 milliards de FCfa, lequel porte à 522,3 milliards de FCfa le total des engagements de la Banque pour 2016.

Le Conseil a donné son feu vert à ses opérations, lors de sa 103ème session ordinaire, dans les locaux du siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Bamako (Mali), selon un communiqué de presse reçu à l’Aps. Les prêts approuvés portent sur le financement partiel de plusieurs projets dont le renforcement et le réaménagement de réseaux de distribution d’énergie électrique de la Senelec (Sénégal).  Ce projet contribuera à la fourniture régulière de l’énergie électrique dans les régions de Dakar, Kaolack, Fatick, Saint-Louis et Tambacounda, pour un prêt d’un montant de 25 milliards de FCfa. Le montant des engagements cumulés de la Boad depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976 "se situe désormais à 4.340,1 milliards de FCfa pour 1036 opérations", précise le communiqué.  "Après avoir approuvé le procès-verbal de sa 102ème réunion qui s’est tenue le 23 septembre 2016 à Ouagadougou (Burkina Faso), le Conseil a examiné et approuvé les perspectives financières 2016-2020, le projet de mise en œuvre d’un nouveau modèle de tarification des prêts, et le budget-programme 2017-2019 de la Boad".  Les administrateurs ont également émis un avis favorable sur une proposition de révision des statuts de la Boad, et l’état de recouvrement des créances sur prêts de la Boad au 30 novembre 2016.

APS

La Bank Of Africa et Boa Capital ont procédé, ce mercredi, au lancement du premier indice obligataire de la Région Uemoa. Un outil dont l’objectif est de quantifier l’évolution du rendement du marché obligataire à l’échelle sous-régional, selon les concepteurs. Ce, pour plus de visibilité dans le marché mais aussi pour attirer plus d’investisseurs.

Dans un marché où il est difficile voire impossible de quantifier les indicateurs de performance des obligations, Bank Of Africa veut apporter un instrument de mesure. C’est dans ce sens que la structure a lancé, mercredi, le premier indice obligataire de la Région Uemoa : un indice dénommé Wbi pour West african economical and monetary Uunion bond index. C’est un outil de mesure des performances d’un marché qui vient après l’indice de la Bourse régionale des Valeurs mobilières (Brvm) basé à Abidjan qui mesure le marché d’actions. « Les obligations sont beaucoup plus grosses que les actions. Et actuellement, il n’y a pas d’indice pour les mesurer. Ce qui fait qu’on ne peut pas savoir si la performance d’une compagnie d’assurance ou de n’importe qui est bonne ou pas. On ne peut pas, non plus, apprécier la performance d’une entité par rapport au marché », a dit Amine Bouabid, Administrateur directeur général de Boa.

Avec cette initiative, le Groupe Boa veut participer au développement du marché financier de l’Uemoa en lui dotant de cet instrument  qui est également utile pour apprécier la performance d’une entité par rapport au marché dans lequel elle évolue. Et avec cette nouveauté, c’est un flux de financements qui viendront animer le marché et permettre d’injecter plus de capitaux. « Si l’on parvient à mesurer la performance, on pourra drainer une épargne internationale vers la région Uemoa.

L’Administrateur directeur général renseigne que les investisseurs seront dorénavant édifiés des performances ou encore, des rendements et des obligations sur le marché. Il renseigne, par ailleurs, que le marché secondaire est plus important que le marché primaire dans les économies développées. D’où le besoin de développer un marché secondaire pour que n’importe quel épargnant puisse acheter des obligations et les revendre le lendemain. Ainsi après l’expérience concluante au Maroc où ce même mécanisme a été mis en place et « où le volume des transactions a été multiplié par 5 en l’espace de 16 ans », c’est la Zone Uemoa qui est dotée de cet instrument. Avec comme finalité, accompagner les marchés en leur apportant des outils nécessaires de valorisation.

Ousseynou POUYE

L’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apees) a organisé, hier, un atelier national sur « les dynamiques pastorales et agropastorales ». A l’occasion, Dr Mamadou Ousseynou Sakho, Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner davantage le secteur. 

Le Secrétaire général du ministère de l’Elevage, Dr Mamadou Ousseynou Sakho, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à appuyer davantage le secteur et ses acteurs. Il s’exprimait, hier, à l’occasion de l’atelier national sur « les dynamiques pastorales et agropastorales : pistes de réflexions sur la filière laitière et sur l’accès aux ressources pastorales ». Une rencontre organisée par l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apees). Le thème de cet atelier est, a souligné Dr Sakho, au cœur de la stratégie du ministère. « Le lait est d’un enjeu important vu les objectifs que le Sénégal s’est fixé pour augmenter la production interne et réduire les importations », a-t-il ajouté.

La production locale de lait a, poursuit-il, augmenté ces dix dernières années, passant ainsi de 114 millions en 2004 à 141 millions de litres en 2014, soit une progression de près de 25 %. Néanmoins, a relevé le Secrétaire général, « cette augmentation cache une autre réalité car il y a toujours beaucoup d’inquiétudes sur l’avenir de la filière liées aux problèmes d’alimentation, à l’accès aux fourrages, à l’eau, au déficit d’aménagements et d’infrastructures, à la difficulté de la collecte, de la transformation et de la commercialisation, etc. A l’en croire, le processus de structuration de la filière est en cours avec la mise en place de l’interprofession lait. C’est dans ce sillage qu’un comité ad hoc multi acteurs a été constitué avec l’accompagnement du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos/Pse) et de la Stratégie de croissance accélérée. Concernant l’accès aux ressources pastorales, il a indiqué qu’il constitue un « enjeu clé » dans un contexte d’occupation et de mise en valeur de l’espace, magnifiant ainsi l’élaboration du projet de Code pastoral, suite à un processus participatif. Le deuxième vice-président de l’Apees international, Ousmane Mody Bâ, est revenu sur la création de cette structure qui remonte en 1989 et regroupe 12 Etats, réunis en trois pôles. « Notre vision est de bâtir un élevage familial moderne », a-t-il précisé. Le président de la cellule nationale de coordination du Sénégal, Moussa Demba Asset, a rappelé les initiatives entamées par l’Apees dans le pays. Il s’agit de la culture fourragère et de la transformation laitière à Kolda et Dagana, dit-il. La Représentante du Gret, Emilie Barro, a salué la politique volontariste du gouvernement en faveur du secteur de l’élevage, avant de réaffirmer leur satisfaction de la collaboration avec l’Apees.

Souleymane Diam SY

Alstom qui a en charge la fourniture de trains dans la réalisation du Ter Dakar-Diamniadio-Aibd, débutera ses travaux en 2017. La société basée en France précise qu’elle fournira 15 trains Coradia Polyvalent qui allient confort, fiabilité, performance et respect de l’environnement. 

Alstom s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture de 15 trains régionaux par l’Apix en vue de la réalisation du Train express régional Dakar-Diamniadio-Aibd. Selon un communiqué, la construction des trains, confiée au site d’Alstom à Reichshoffen en France, débutera en 2017. «Nous sommes très fiers de participer à un projet d’infrastructure d’une telle importance et de fournir des trains Coradia Polyvalent qui allient confort passager, fiabilité, performance et respect de l’environnement», a déclaré Gian Luca Erbacci, Senior vice-président d’Alstom au Moyen-Orient et en Afrique. «De plus, nous sommes heureux de contribuer au développement et à la modernisation du réseau ferroviaire africain, depuis le Sénégal, en passant par l’Algérie jusqu’en Afrique du Sud, grâce à nos solutions de mobilité éprouvées qui bénéficient des toutes dernières innovations technologiques », a-t-il ajouté.

Le train Coradia Polyvalent pour le Sénégal est bi-mode (diesel/électrique) et peut circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 72 mètres, le train comporte quatre voitures, offre une capacité de 400 passagers et comporte une première et une seconde classe. Il est adapté aux conditions climatiques et environnementales du pays et dispose d’un système de climatisation très performant. Son plancher bas facilite l’accès et le déplacement à bord en particulier pour les personnes à mobilité réduite. Selon le communiqué, le site d’Alstom à Reichshoffen assurera la conception, la fabrication et la validation des trains. Cinq autres sites en France participeront à ce projet: Saint-Ouen pour le design, Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs et alternateurs, Tarbes pour les chaînes de traction et Villeurbanne pour l’informatique embarquée et l’information voyageurs. «Coradia Polyvalent, déjà adopté par Sncf et les région françaises ainsi que Sntf en Algérie, est issu de la gamme de trains modulaires Coradia d'Alstom, qui bénéficie de plus de 30 ans de savoir-faire et de solutions techniques éprouvées. Plus de 2.400 trains Coradia ont déjà été vendus dans le monde et 1.900 trains sont actuellement en circulation », précise-t-on.

Le Ter vise à satisfaire les besoins croissants de mobilité à Dakar, une ville en plein essor qui devrait compter - d’ici à 2030, cinq millions d’habitants. Les trains circuleront sur la nouvelle ligne qui reliera, à terme, le centre de Dakar au nouvel aéroport international Blaise Diagne (Aibd), situé à Diass, à environ 50 km de la ville de Dakar, via la ville nouvelle de Diamniadio. Ils desserviront 14 stations sur une distance de 57 km qu’ils effectueront en 45 minutes. Le nombre de voyageurs par jour est estimé à 115.000. Promoteur de la mobilité durable, Alstom conçoit et propose des systèmes, équipements et services pour le secteur ferroviaire.

Aliou KANDE

La Banque africaine de développement (Bad) a décidé d’octroyer un prêt de 27 milliards de F Cfa au Sénégal et à la Mauritanie, pour la construction du pont de Rosso, sur le fleuve Sénégal, selon un communiqué reçu de l’Aps hier.

La Banque africaine de développement (Bad) a décidé d’octroyer un prêt de 9, 4 millions d’euros (plus de 6 milliards de FCfa) au Sénégal et un autre de 31, 3 millions d’euros (près de 21 milliards de FCfa) à la Mauritanie, pour la construction du pont de Rosso, sur le fleuve Sénégal. Dans un communiqué parvenu à l’Aps, la Bad précise que son conseil d’administration a approuvé ces deux crédits le 9 décembre 2016.  Le pont de Rosso doit permettre de relier les deux rives du fleuve Sénégal, "frontière naturelle entre ce pays et la Mauritanie". 

La Bad rappelle que "l’absence d’un ouvrage de franchissement permanent entre les deux rives du fleuve Sénégal, constitue un handicap majeur à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale et continentale". Elle souligne que le projet aidera à créer les conditions du développement économique de la région, "et plus largement l’essor des activités de transport routier entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest".  "Ouvrage de près de 1500 mètres, le pont de Rosso remplacera les services des bacs qui relient actuellement les deux rives du fleuve Sénégal, des embarcations à la capacité limitée et avec lesquelles la traversée pouvait s’avérer périlleuse en période de crue", explique la Banque. Elle rappelle que "l’absence de pont était source de retards, et représentait un coût conséquent pour les voyageurs et les transporteurs".

Le projet comprend également "la construction et l’équipement de postes de contrôle juxtaposés", ce qui permettra "d’effectuer les formalités douanières des deux pays dans un seul et même lieu". 

"Le projet va accélérer le développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger –Lagos et Alger –Dakar, et plus globalement entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne", a expliqué Ali Ismaël Mohamed, économiste des transports de la Bad, en charge du projet. Il a estimé, par ailleurs, que "le trafic de véhicules sur cet axe devrait plus que tripler d’ici à 2025".  L’ensemble de la région devrait connaître une forte croissance d’activités commerciales, d’autant que la construction du pont sera complétée par l’aménagement de plus de 60 kilomètres de pistes rurales, favorisant la desserte des zones agricoles. Pour les deux pays, ces régions sont les principales productrices de riz et les performances de leur secteur agricole constituent un important enjeu de sécurité alimentaire. Le projet favorisera aussi l’amélioration des conditions de vie des populations. Il est, en effet, prévu "une série d’aménagements connexes, telles que la réhabilitation de 7 écoles et de 3 postes de santé, la mise en place d’un réseau d’alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso".  La mise en place de réseaux d’assainissement côté mauritanien et la construction et l’équipement d’un complexe social pour les jeunes en réinsertion, les femmes et les handicapés sont les autres actions envisagées. "D’un montant total de 87,6 millions d’euros, le projet est cofinancé par les gouvernements mauritaniens et sénégalais, ainsi que par la Banque européenne d’Investissement et l’Union européenne", poursuit la source.

APS

Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal : « C’est un jalon sur le chemin de l’émergence »
« Nous écrivons l’histoire aujourd’hui. Le Ter va révolutionner la capitale sénégalaise, Dakar, et le Sénégal. Vous avez voulu que le gouvernement français vous accompagne dans ce projet. La France et le Sénégal, c’est une histoire d’amour. Je salue la détermination du président Sall. Ce projet est un pari audacieux qu’il s’est donné les moyens de tenir. Il anticipe le développement démographique de Dakar où l’on note deux millions de déplacements par jour. 3/4 de l’activité économique s’y déroulent. Le train va structurer le transport, favoriser le développement économique du pays et participer au désengorgement de la capitale. C’est un grand pas vers l’émergence. La France participe à hauteur de 135 milliards de FCfa dans ce projet à travers l’Agence française de développement (Afd) et le ministère des Finances. La lettre d’intention sera signée la semaine prochaine. C’est un jalon sur le chemin de l’émergence ».

Yann Rolland, Pdg Engie Ineo : « Ce projet dotera Dakar d’un transport de masse moderne »
« C’est une fierté pour nous d’avoir participé à ce projet exceptionnel qui va doter Dakar et sa banlieue d’un transport de masse moderne. Il va être à la hauteur des ambitions du président de la République. Le Ter participera à l’amélioration des conditions de déplacement. C’est un projet au cœur du Plan Sénégal émergent (Pse). Il traduit une forte volonté de répondre à cette ambition. Plus de 50 entreprises ont postulé. Et, grâce au professionnalisme de la direction de l’Apix, les meilleurs choix ont été opérés ; l’option des solutions technologiques adaptées aux objectifs. Nous serons à la hauteur des attentes des Sénégalais et de leur président pour le développement du Sénégal ».

Moussa Sylla, directeur de la Bid Afrique de l’Ouest : « Nous avons contribué à hauteur de 42% au coût global du projet »
« Cette cérémonie est une illustration de la détermination du président Sall à répondre aux aspirations des populations sénégalaises. Le groupe de la Bid, convaincu de la pertinence du projet et de son importance, a apporté une contribution de 197 milliards de FCfa, soit 42% de son coût global. C’est à ce jour le plus grand montant accordé par la Bid à un pays au Sud du Sahara. Depuis 40 ans, le Sénégal s’affiche comme le premier partenaire de la Bid en Afrique au Sud du Sahara avec un cumul d’approbation de 1.176 milliards de FCfa. Depuis 2012, on note un renforcement de ce partenariat surtout pour la mise en œuvre du Pse. Cela découle de l’« obsession » du président de la République de vouloir améliorer les conditions de vie des populations sénégalaises. Nous épousons sa vision claire, ambitieuse et pragmatique, déclinée dans le Pse et ses réalisations concrètes. Depuis la réunion consultative de Paris, 703 milliards de FCfa ont été consentis par le groupe de la Bid au profit du Sénégal ».

Mamadou Moulaye Gueye, maire de Diamniadio : « Le Train express régional est futuriste »
« Cet ambitieux projet se positionne comme le premier du genre dans la sous-région. Il est futuriste et répond au besoin de compléter et de renforcer le sous-secteur du transport pour une meilleure mobilité urbaine, la croissance et le développement du pays. Cela contribue, de manière générale, à la mise en place de stratégies de croissance et de nouvelles opportunités d’articulation des économies locales. Ce projet structurant est une source d’emplois pour les jeunes. Il aura un impact positif dans plusieurs domaines. Nous devons, ainsi, témoigner toute notre reconnaissance au président de la République, Macky Sall, à qui nous assurons notre soutien ».

Adalbert Nshinyunuremyi, représentant régional de la Bad : « La Bad s’est engagée pour 120 milliards de FCfa »
« C’est un moment important qui revêt une dimension nationale. Il témoigne de l’intérêt que le chef de l’Etat accorde au développement des infrastructures. Le projet apporte une réponse structurelle par la mise en place d’un système de transport de masse moderne et performant. La Bad a fait le choix d’accompagner le Sénégal grâce à un partenariat riche et exemplaire depuis plus de 40 ans.

Pour le financement de la première phase de ce projet, la Bad s’est engagée à accompagner le Sénégal à hauteur de 120 milliards de FCfa. Car nous sommes convaincus que le Ter est un système de restructuration du transport urbain, participant, de manière décisive, à l’atteinte du niveau de croissance du Pib tel que le prévoit le Pse. Aussi, de 1972 à 2016, la Bad a approuvé 96 opérations en faveur du Sénégal soit 1.200 milliards de FCfa. Sur les 400 milliards promis par la Bad, dans le financement du Pse, 260 milliards de FCfa ont été déjà déboursés deux ans après le groupe consultatif de Paris. 18 projets du Pse seront également appuyés ».

Propos recueillis par Aliou KANDE et Alassane Aliou MBAYE

Les directeurs généraux de la Saed et de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands), Samba Kanté et Aboubacar Sadikh Beye, ont signé, hier à Saint-Louis, une convention qui doit permettre à ces deux structures d’échanger des informations et de travailler sur la mise en œuvre d’activités dans les exploitations agricoles. Selon Samba Kanté, les statistiques sont d’une importance stratégique pour le développement économique d’un pays. Et pour la Saed, pilier important du dispositif national, surtout dans un contexte de mise en œuvre du Pse, disposer de systèmes de collecte, de traitement et de production de statistiques fiables, est une condition sine qua non pour élaborer ses stratégies d’intervention et conduire, avec efficacité, ses actions. En effet, a-t-il précisé, la Saed a, en permanence, besoin d’informations à jour, sur les tendances qui influent sur le vécu agricole et rural, aux niveaux local et national pour réadapter ses stratégies et méthodes, planifier ses actions et assurer leur réussite et leur impact. C’est pourquoi, a-t-il rappelé, depuis 1990, la Saed s’est dotée progressivement d’un système d’information comportant trois composantes complémentaires qui s’articulent autour d’une base de données socioéconomiques, d’un système d’information géographique et d’un programme de télé-détection. Le Dg de l’Ansd, Aboubacar Sadikh Beye, a, pour sa part, noté que cette convention de partenariat, qui permettra de mettre en place un système très performant de collecte et de traitement de données statistiques relatives aux exploitations agricoles. A. M. NDAW

Macky Sall a indiqué que, dans 20 ans, l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd, sera insuffisante pour porter toutes les ambitions du Sénégal émergent. C’est le sens du projet du Ter. Ce projet, affirme-t-il, répond au rendez-vous de la mise en service en décembre 2017 de l’Aibd. Un aéroport, poursuit-il, c’est plus qu’une piste, une tour de contrôle, des halls et un parking. C’est tout un ensemble d’infrastructures qui doivent répondre aux normes internationales avec des voies connexes. Selon lui, c’est le prix à payer si nous voulons que l’Aibd serve de hub. « Aujourd’hui, nous lançons la première phase du Ter sur 36 Km pour un coût de 568 milliards de FCfa. Elle sera réalisée en deux ans et un mois. L’achèvement est prévu en 2019. Nous sommes le mercredi 14 décembre 2016. Je donne rendez-vous aux entreprises partenaires le lundi 14 janvier 2019 pour inaugurer la ligne et faire le premier trajet», a-t-il dit sous les applaudissements de l’assistance. Ce projet est porteur d’emploi puisque ce sont 10.000 personnes qui vont y travailler. Il permettra également la valorisation des zones traversées, la réduction des embouteillages et des accidents et le transfert de technologies avec la création d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. «Plus qu’une évolution, c’est assurément une révolution technologique que nous entamons à partir d’aujourd’hui. Le Ter est une révolution dans notre système public de transport de masse. Il fera partie de notre lexique quotidien », se réjouit-il. 

Le Président Sall ne compte pas s’arrêter sur la liaison en Ter entre Dakar-Diamniadio-Aibd. Hier, il a indiqué que le gouvernement a déjà travaillé sur les étapes futures du Ter qui sera étendu jusqu’à Saly, Mbour et Thiès.

Le pôle urbain de Diamniadio est en train de prendre forme. C’est ce que soutient le chef de l’Etat. Il en veut pour preuve le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) sans oublier ses hôtels, l’université Amadou Moktar Mbow, le parc industriel, le stade multifonctionnel, etc., des projets dont les travaux avancent à grands pas. Il a souligné que Diamniadio, ville carrefour, devient progressivement comme un cœur qui bat pour irriguer les artères entre Dakar et le Sénégal des profondeurs. Il soutient que Diamniadio doit disposer d’infrastructures les plus avancées et éviter le piège d’une modernité mal pensée et mal conçue. Il a saisi cette occasion pour donner rendez-vous au lancement d’autres projets. Il a informé l’assistance qu’il inaugure, demain vendredi, la centrale électrique des Industrie chimique du Sénégal (Ics). Il a rappelé les projets déjà achevés comme le prolongement de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd, les centrales solaires de Bokhol, Malicounda, etc. « Dans la mise en œuvre du Pse, nous sommes dans le temps de l’action », a-t-il dit, non sans ajouter que nous sommes un Sénégal qui bouge, un Sénégal qui avance, un Sénégal toujours plus prospère.

L’Amérique a réussi et parachevé sa conquête de l’ouest par le train, après que les premiers migrants venus du vieux continent ont tracé les jalons en files de charriots, de l’est vers l’ouest, dans un pays continent au climat hostile. La pose de la première pierre du Train express régional (Ter) effectuée hier par le président Macky Sall s’apparente à cette conquête de l’ouest, estompant le profond regret exprimé par les Sénégalais lorsque le chemin de fer, datant de l’époque coloniale, a été réduit à sa plus simple expression, laissant des villes exsangues, presque coupées du monde. D’un coût global de 568 milliards de FCfa, la réalisation du Ter impulse une autre approche dans les politiques de développement, notamment en transport terrestre. A travers le monde, toutes les villes modernes sont désormais dotées d’un système de transport efficient et la métropole dakaroise ne devait pas être en reste. La vision audacieuse du président Macky Sall permettra de conjuguer les effets de plusieurs modes de transport public afin que les lourds handicaps liés à la mobilité des personnes et des biens soient désormais un vieux souvenir.

Par son importance et ses impacts, le Ter générera 10.000 emplois directs et indirects avec des effets induits non négligeables sur d’autres secteurs d’activités et les localités traversées. Le président Macky Sall a d’ailleurs rappelé que le « Ter reste le projet le plus important que le Sénégal ait connu depuis son indépendance », convaincu que « sans infrastructures, il ne peut y avoir ni émergence, ni développement, ni prospérité ».

Le coût d’un train régional desservant 14 gares et permettant de relier le centre-ville de Dakar à l’aéroport international Balise Diagne (Aibd) avec un gain de temps précieux et un confort appréciable, était certes une lourde contrainte. Mais, comme le dit l’adage, vouloir c’est pouvoir. Et le chef de l’Etat, en partageant sa vision d’un système de transport moderne, avait démontré que notre pays peut et doit impérativement réussir ses paris inscris notamment dans le Plan Sénégal émergent (Pse) qui, vers l’horizon 2035 ans, ambitionne de porter des transformations économiques et sociales durables.

Convaincre les partenaires techniques et financiers sur la pertinence économique et sociale d’un tel projet n’était pas une tâche aisée, eu égard à leurs réserves après le démantèlement du rail sénégalais, sur le tronçon allant de Thiès à Saint-Louis. Mais, armé de sa conviction que cette infrastructure était, avec l’autoroute à péage, Diamniadio-Aibd-Sindia, la base de l’émergence du nouveau pôle urbain, le président Macky Sall a fini de créer une convergence de vues sur la nécessité de réaliser ce chemin de fer moderne, aux normes internationales.
Le chef de l’Etat a traduit ses ambitions pour le Sénégal qu’il décline dans un tempo bien maîtrisé, celui de l’action. Déjà, à travers le Programme triennal d’investissements publics (Ptip), le catalogue des réalisations à caractère économique, social et éducationnel s’étoffe. Le Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc) étrenne ses réalisations à un rythme satisfaisant. Dans l’hydraulique rurale, des centaines de forages ont été réalisés pour un accès à l’eau potable des populations de l’intérieur du pays.

Le pragmatisme de l’ingénieur et le réalisme de l’homme politique laissent espérer que les deux années à venir seront des moments importants à travers les réalisations qui seront inaugurées. En janvier 2019, dans un délai d’environ deux ans, le Ter sera inauguré au grand bonheur des populations de la grande agglomération dakaroise. Par l’ampleur des investissements, les emplois créés et l’impact sur la mobilité des populations, il porte en lui-même une révolution dans le management des grands projets publics.

En effet, le ministère des Transports terrestres, l’Apix et le Cetud ont conjugué les efforts et les actions afin de concrétiser la vision du président Macky Sall relative à une mutation profonde et durable du secteur des transports. D’autres chantiers sont à ouvrir, comme le «Bus rapide sur voies réservées» (Brt) pour plus d’une centaine de milliards de FCfa. Ainsi, une révolution des transports s’amorce au Sénégal, portée par le chef de l’Etat. Dans 25 mois, le Ter sera une réalité, une réalisation fondamentale dans le cadre du Pse. Et d’ici à cette échéance, d’autres projets et réalisations jalonneront cette voie du progrès et de la prospérité que le Sénégal pourra emprunter avec confiance. Les ressources pétrolières et gazières vont conforter l’action publique, au bénéfice des citoyens.

Par Cheikh THIAM
Directeur général Le Soleil

Le président de la République a lancé, hier, les travaux de réalisation du projet du Train express régional (Ter) Dakar-Diamniadio-Aibd sur une distance de près de 55 Km. D’un coût de 568 milliards de FCfa, cette première phase de 36 Km est le fruit d’un partenariat entre le Sénégal et des institutions comme l’Agence française de développement (Afd), la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque islamique de développement (Bid). La durée des travaux est de 26 mois. Macky Sall a saisi cette occasion pour donner rendez-vous aux Sénégalais le lundi 14 décembre 2019 pour son inauguration.

Le plus grand projet du Sénégal indépendant, pour reprendre les propos du président de la République, a été lancé hier. Il s’agit du Train express régional (Ter) Dakar-Diamniadio-Aibd (55 Km). La première phase du projet sur une distance de 36 Km, dont le coût est de 568 milliards de FCfa, sera réalisée par l’entreprise Engie Ineo. Elle a été mandatée pour conduire et piloter, en partenariat avec Thales C&S, le marché de conception et réalisation des systèmes ferroviaires du Ter. Lançant les travaux hier, le chef de l’Etat parle d’une révolution dans le système de transport public de masse. Dans une salle du Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) remplie, Macky Sall a déclaré qu’aujourd’hui, le Sénégal franchit, en vitesse, une étape significative de sa marche résolue vers l’émergence en lançant les travaux du Ter. Il a rappelé avoir inscrit les infrastructures parmi les secteurs stratégiques du Pse. Selon le Président Sall, sans infrastructures, il ne peut y avoir d’émergence, de développement et de prospérité. Sans les infrastructures, soutient-il, la circulation des personnes, des biens et services est réduite à sa plus simple expression, les transports sont paralysés et nous restons isolés les uns des autres.

Ces infrastructures sont, à son avis, fondamentales dans un pays qui aspire au progrès. « Voilà le sens du lancement des travaux du Ter qui est le plus grand projet du Sénégal indépendant », a affirmé M. Sall. Il a évoqué l’histoire du chemin de fer au Sénégal qui remonte au 19ème siècle avec la construction de la ligne Dakar-Saint-Louis en 1885 qui a fait son temps. «Aujourd’hui, nous sommes animés par une volonté inébranlable de changer de paradigme, une volonté de vivre notre temps, épouser la modernité, regarder l’avenir avec confiance et ambition. Nous sommes ici pour offrir au Sénégal ce qui se fait de meilleur dans le monde », a déclaré le président de la République. Il a saisi cette occasion pour lister les nombreux avantages du Ter.

Le Ter, explique-t-il, sera un mode de traction électrique, moderne, rapide et conforme aux standards internationaux. Selon Macky Sall, ce Ter sera le premier en Afrique subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud. Plus qu’une évolution, il s’agit, à son avis, de révolution technologique qu’entame, aujourd’hui, le Sénégal. Le Ter, poursuit-il, répond à une nécessité impérieuse de désengorger Dakar et ses environs. Le chef de l’Etat a rappelé que Dakar concentre plus de 66% des activités économiques du pays et 25% de la population, sans oublier la densité de son parc automobile. Chaque année, révèle-t-il, ce sont 40.000 nouvelles immatriculations de véhicules qui sont enregistrées à Dakar. Il affirme que le Ter résoudra tous ces problèmes liés à la concentration des activités économiques, la démographie et le trafic routier. Il répondra à un besoin logique de mieux connecter Dakar-Diamniadio et le reste du Pays.

Diamniadio prend forme
Diamniadio AibdLe pôle urbain de Diamniadio est en train de prendre forme. C’est ce que soutient le chef de l’Etat. Il en veut pour preuve le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) sans oublier ses hôtels, l’université Amadou Moktar Mbow, le parc industriel, le stade multifonctionnel, etc., des projets dont les travaux avancent à grands pas. Il a souligné que Diamniadio, ville carrefour, devient progressivement comme un cœur qui bat pour irriguer les artères entre Dakar et le Sénégal des profondeurs. Il soutient que Diamniadio doit disposer d’infrastructures les plus avancées et éviter le piège d’une modernité mal pensée et mal conçue. Il a saisi cette occasion pour donner rendez-vous au lancement d’autres projets. Il a informé l’assistance qu’il inaugure, demain vendredi, la centrale électrique des Industrie chimique du Sénégal (Ics). Il a rappelé les projets déjà achevés comme le prolongement de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd, les centrales solaires de Bokhol, Malicounda, etc. « Dans la mise en œuvre du Pse, nous sommes dans le temps de l’action », a-t-il dit, non sans ajouter que nous sommes un Sénégal qui bouge, un Sénégal qui avance, un Sénégal toujours plus prospère.

Discipline individuelle et collective
La réalisation du Ter devra susciter une révolution des mentalités. C’est la conviction du président de la République. Soutenant que le Ter va révolutionner notre mode de vie, Macky Sall plaide pour de nouvelles attitudes, une discipline individuelle et collective, un esprit de méthode et d’organisation pour paraphraser le président Senghor. C’est pourquoi, il a demandé l’érection d’une Maison du Ter qui servira de cadre d’accueil, d’information et d’échanges pour les populations. Il a saisi cette occasion pour inviter les futurs usagers du Ter à visiter cette maison pour se familiariser avec les spécificités technologiques et les services qui seront offerts par le Ter.

Libération rapide des emprises
Le chef de l’Etat tient au respect du délai de réalisation du Ter. Dans ce cadre, il a invité les entreprises choisies et les autorités impliquées dans le projet à faire preuve de la même diligence, qui a eu lors de l’attribution des marchés, que dans l’exécution des travaux. Selon lui, il ne faut pas que la libération des emprises freine les travaux. Il a exhorté tous à se mettre au travail pour aller de l’avant. Il a même indiqué qu’il fera régulièrement des visites de chantier sans prévenir.
 
10.000 emplois attendus
Emploi TERMacky Sall a indiqué que, dans 20 ans, l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd, sera insuffisante pour porter toutes les ambitions du Sénégal émergent. C’est le sens du projet du Ter. Ce projet, affirme-t-il, répond au rendez-vous de la mise en service en décembre 2017 de l’Aibd. Un aéroport, poursuit-il, c’est plus qu’une piste, une tour de contrôle, des halls et un parking. C’est tout un ensemble d’infrastructures qui doivent répondre aux normes internationales avec des voies connexes. Selon lui, c’est le prix à payer si nous voulons que l’Aibd serve de hub. « Aujourd’hui, nous lançons la première phase du Ter sur 36 Km pour un coût de 568 milliards de FCfa. Elle sera réalisée en deux ans et un mois. L’achèvement est prévu en 2019. Nous sommes le mercredi 14 décembre 2016. Je donne rendez-vous aux entreprises partenaires le lundi 14 janvier 2019 pour inaugurer la ligne et faire le premier trajet», a-t-il dit sous les applaudissements de l’assistance. Ce projet est porteur d’emploi puisque ce sont 10.000 personnes qui vont y travailler. Il permettra également la valorisation des zones traversées, la réduction des embouteillages et des accidents et le transfert de technologies avec la création d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. «Plus qu’une évolution, c’est assurément une révolution technologique que nous entamons à partir d’aujourd’hui. Le Ter est une révolution dans notre système public de transport de masse. Il fera partie de notre lexique quotidien », se réjouit-il.
 
Le Président Sall ne compte pas s’arrêter sur la liaison en Ter entre Dakar-Diamniadio-Aibd. Hier, il a indiqué que le gouvernement a déjà travaillé sur les étapes futures du Ter qui sera étendu jusqu’à Saly, Mbour et Thiès.

Relance de la ligne Dakar-Bamako
Le président de la République a réaffirmé, hier, sa volonté de relancer le chemin de fer entre Dakar et Bamako. « Nous comptons relancer la ligne Dakar-Tambacounda-Bamako avec le même écartement standard que le Ter. Je tiens à la relance du chemin de fer sur cet axe qui est rentable, intégrateur avec le Mali, notre voisin, un pays frère uni par l’histoire et la communauté de destin», a indiqué Macky Sall. Il a souligné qu’au 21ème siècle, on ne peut pas faire moins que ce qui a été fait au 20ème siècle. Il a rappelé que cette ligne de chemin de fer a rendu d’énormes services aux deux pays, mais elle ne peut plus satisfaire tous nos besoins en transport de personnes et de biens. Il a saisi cette occasion pour saluer le courage et la vision des Français qui ont réalisé cette ligne.

Implication des partenaires magnifiée
Si le projet du Ter a avancé rapidement, c’est grâce à l’implication rapide des partenaires techniques et financiers du Sénégal. Il s’agit de l’Agence française de développement (Afd), la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque islamique de développement (Bid) qui ont apporté leur concours pour le financement du projet. Le chef de l’Etat leur a délivré hier une mention spéciale. « En nous faisant confiance, les partenaires techniques et financiers ont fait un pari optimiste sur nos ambitions et vision du développement », s’est-il félicité.

Tolérance zéro pour les accidents de la route
Les nombreuses pertes en vies humaines sur nos routes ont été déplorées et regrettées par le président Sall. L’accident le plus récent a eu lieu dans la nuit du lundi au mardi près de Koumpentoum, occasionnant 13 morts et 84 blessés. S’inclinant devant la mémoire des disparus, il a invité le gouvernement à prendre toutes les mesures pour mettre un terme aux accidents de la route. Pour cela, il déclare la tolérance zéro concernant le contrôle technique des véhicules. Il invite également au respect de la délivrance du permis de conduire et un contrôle permanent sur les routes. «Les accidents de la route sont inacceptables pour un pays qui se veut en voie de développement», a-t-il déploré.

A un an de son terme, le Programme semencier ouest-africain (Psao/Wasp), mis en œuvre par le Coraf, affiche un bilan satisfaisant. En quatre ans, il est parvenu à doubler la production de semences certifiées de qualité, passant de 183. 000 à 267. 000 tonnes.


En 2012, lorsque le Programme semencier ouest-africain (Psao) fut lancé, il avait pour principal objectif de contribuer à l’amélioration durable de la productivité agricole dans les sept pays cibles à travers l’accroissement de la disponibilité en semences certifiées de 12 à 25 % à l’horizon 2017. A un an de l’échéance, cet objectif est atteint à 84 %, selon le coordonnateur principal du programme, Dr Ernest Asiedu.

Il se prononçait, hier, lors de l’ouverture de la réunion annuelle de revue et de planification mise en œuvre dans sept pays ouest-africains dont le Sénégal. « Entre 2013 et 2015, le taux de mise en œuvre du programme est passé de 41 à 84% », a-t-il déclaré. En effet, au cours des quatre dernières années, le Psao/Wasp est parvenu à presque doubler la production de semences certifiées de qualité fournies aux agriculteurs. Celle-ci est passée de 183.000 tonnes entre 2012 et 2013 à 267.000 tonnes en 2016, soit une progression de 50 %. Mieux encore, le taux de couverture en semences certifiées est passé de 12% à 25% au cours de la même période.

Parallèlement, la valeur des semences commercialisées au cours de la période est passée de 215 millions de dollars à 761 millions de dollars pour une valeur potentielle de 1,7 milliard de dollars. « Ces hausses ont grandement contribué à la transformation de l'agriculture et à la création d'emplois. Ceci est illustré par l'initiative de soutien des semences Ebola pour les pays touchés par Ebola qui a permis de fournir 1100 tonnes de semences de qualité de matériel génétique à plus de 700.000 agriculteurs pour produire plus de 200.000 tonnes de riz alimentaire pour nourrir 2 millions de personnes souffrant d'insécurité alimentaire », a souligné M. Asiedu.

Parallèlement, le programme a mené, au cours de cette période, plusieurs actions visant améliorer la production de semences de base certifiées. C’est ainsi qu’il a entrepris, avec succès, le renforcement des capacités des producteurs de semences améliorées pour fournir des semences de qualité. Environ 1117 producteurs, techniciens, personnel d’encadrement, secteur privé, techniciens de laboratoire et personnel de contrôle de la qualité ont été formés dans les techniques et les meilleures pratiques de production de semences de sélection.
Au Sénégal, la mise en œuvre du Psao/Wasp n’est pas étrangère aux bons résultats obtenus dans le Pracas en 2015/2016, si l’on en croit Adama Keita, du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. « Nous sommes à 900.000 tonnes de Paddy, ce qui a permis d’avoir, en moyenne, une production de riz blanc de 500.000 tonnes. Cela a permis de réduire les importations de 50 %.

Le Psao a contribué à ses bons résultats en fournissant, chaque année, pour la production de pré-bases, trois tonnes de semences de pré-bases provenant d’Africa Rice et que nous mettons à la disposition des producteurs. En moyenne, entre 7 et 8 tonnes en fonction des années ont été distribuées à des producteurs », a-t-il déclaré.

Youssouf Traoré, du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest (Roppa), lui, invite le Psao a apporté tout l’appui nécessaire aux exploitations familiales et aux organisations paysannes car ces deux entités sont à la base de l’essentielle de la production de semences de la sous-région. « Par opposition à d’autres régions de l’Afrique, en Afrique de l’ouest, plus de 80 % des semences sont produites par les organisations paysannes.

On ne saurait augmenter significativement la couverture en semences si l’appui nécessaire aux exploitations familiales, aux organisations paysannes n’est pas au rendez-vous », a-t-il indiqué. Quant à Henriette Tine, Chargée de programme à l’Association africaine du commerce des semences (Afsta), elle a salué le travail abattu par le Psao pour la production et la disponibilité de semences de qualité auprès des utilisateurs finaux. Estimant que cet engagement commence à porter ses fruits, elle a invité le Psao à poursuivre dans cette dynamique.  « A ce rythme, les objectifs seront atteints. Des résultats probants ont été notés sur le terrain. Dans certains pays, il y a des difficultés mais celles-ci ne sont pas majeures en rapport à l’évolution que nous connaissons actuellement », a-t-elle martelé.

 

 

Elhadji Ibrahima THIAM

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