banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (1749)

La 3e Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique aura lieu au Sénégal. La décision a été prise à Abidjan lors de la deuxième édition de la Ciea (28 au 30 mars).

Après Abidjan en 2015 et 2017, c’est Dakar qui abritera l’édition 2019 de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. La décision a été prise lors de la deuxième édition (28 au 30 mars) à Abidjan, indique un communiqué du cabinet du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent. Cette conférence a été l’occasion, pour les pays africains, d’échanger sur les plans d’émergence mis en œuvre pour permettre d’achever la transformation structurelle des économies et inscrire nos Etats dans une croissance durable et inclusive. « Mais le point d’honneur, lit-on dans le document, a été le succès obtenu par le Sénégal, qui a été choisi par les chefs d’État de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Libéria, pour accueillir la prochaine édition en 2019. »

La ministre du Plan de la Côte d’Ivoire sera prochainement à Dakar pour rencontrer Abdoul Aziz Tall pour lancer le processus d’organisation de la 3e édition de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique. Le Sénégal, a aussi partagé son expérience de planification des politiques économiques par les services du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan et sur son dispositif de suivi de la mise en œuvre de son plan d’émergence par le directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos), Ibrahima Wade, rapporte la même source. Le ministre en charge du suivi du Pse a lu la motion de remerciement adressée au chef de l’État et au gouvernement ivoirien pour l’accueil réservé aux participants. Abdoul Aziz Tall a participé aux travaux de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique.

Au cours de cette rencontre, le dispositif de planification et de suivi-évaluation des politiques publiques a été présenté aux participants. «Le Sénégal, grâce à l’expérience avérée et reconnue du Bos, a été désigné pour conduire la mise en place du réseau des «delivery unit» chargé de suivre la mise en œuvre des plans d’émergence », précise-t-on. A la fin de cette deuxième édition, un mémorandum a été adopté portant, entre autres, sur l’établissement d’un secrétariat exécutif ayant pour rôle de soutenir les efforts d’émergence engagés par les États, appuyé par un comité scientifique, l’adoption du principe de la rotation des conférences biennales sur l’émergence.

Aliou KANDE

Le Bureau de mise à niveau a signé, hier, à Ziguinchor, des conventions avec 15 entreprises de la région pour quelque 400 millions d’investissements approuvés. Également 104 millions de primes seront octroyés à ces entreprises pour soutenir leurs efforts d’investissement. L’objectif visé est qu’elles se développent, renforcent leur compétitivité et jouent égal jeu avec les entreprises des autres régions du Sénégal.

Depuis le démarrage de ce programme de mise à niveau en Casamance en 2015, une quarantaine d’entreprises a été accompagnée pour un montant d’investissements évalué à 1,5 milliard de FCfa et des primes qui tournent autour de 500 millions. « Ces efforts de l’État sont en train de permettre aux entreprises de se développer, de satisfaire le marché local et d’entrevoir des opportunités pour l’exportation », a déclaré Ibrahima Diouf, le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal. Il n’a pas occulté les efforts d’investissement des chefs d’entreprises.

Ce programme concerne notamment les secteurs prioritaires définis dans le Plan Sénégal émergent comme le tourisme dont la relance est à l’ordre du jour en Casamance et autour duquel tournent l’artisanat, la pêche et les industries culturelles, entre autres activités porteuses, pour l’essor du Sud du Sénégal. Le gouverneur Guedji Diouf a assuré le Bureau de mise à niveau des entreprises, les opérateurs économiques et les autres forces vives de la région de son engagement à les accompagner pour aller vers l’émergence de la région. La directrice de l’Agence française de développement au Sénégal en a fait autant, lors de la cérémonie de signature de conventions entre le Bureau de mise à niveau et les entreprises bénéficiaires du programme.

El Hadj Moussa SADIO

Le transport aérien constitue une niche d’opportunités dont il faut se saisir ! Maîmouna Ndoye Seck indique que ce secteur est un pilier important de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent visant une transformation structurelle de l’économie avec la mise en place d’un hub multi services, dans une optique de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et des pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de croissance sur l’ensemble du territoire. Le Sénégal, ajoute-t-elle, améliore ses infrastructures, adopte une réglementation adéquate…

Avec une position géographique privilégiée, le Sénégal aspire à retrouver sa place de hub naturel dans le domaine des transports aériens. Comme ce fut le cas à l’époque coloniale et au début des indépendances jusqu’aux années 1980. Malheureusement, avec les difficultés de la compagnie multinationale Air Afrique et des pavillons nationaux qui ont pris le relais, le Sénégal a perdu cette position. De plus, dans le positionnement du pays, l’aéroport Léopold S. Senghor a atteint ses limites objectives pour traiter ses deux millions de passagers dans les « meilleures conditions de qualité et de confort » et les aéroports régionaux ne sont plus aux normes.

Les autorités sénégalaises en charge de ce département ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Elles ont lancé, hier, les journées du transport aérien dont la cérémonie est présidée par Maïmouna Ndoye Seck, le ministre en charge de ce département. Ainsi, pendant trois jours, les acteurs vont réfléchir sur les voies et moyens permettant de positionner le Sénégal comme une place de référence dans le transport aérien et de renforcer sa destination touristique privilégiée. « Ce projet est un pilier important de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent visant une transformation structurelle de l’économie avec la mise en place d’un hub multi services dans une optique de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et des pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de croissance sur l’ensemble du territoire », a affirmé le ministre.

5 millions de passagers en 2023 et 3 millions de touristes
Mais positionner le Sénégal comme hub régional, dans un secteur très concurrentiel, suppose des infrastructures de qualité et une offre attrayante. Selon le ministre des transports aériens, l’État s’y attèle en construisant un nouvel aéroport (Aéroport international Blaise Diagne), une infrastructure qui sera connectée aux autoroutes (Dakar-Dianiamdio-Mbour et Ila Touba) et le train express régional. Les pouvoirs publics travaillent également à la mise en place d’un pavillon national fort (Air Sénégal SA) capable de concurrencer des compagnies nationales de la sous-région comme Air Ivoire qui ont gagné d’importantes parts de marché ces dernières années. Le gouvernement s’est engagé aussi à mettre aux normes les aérodromes régionaux. « Retrouver de façon durable notre place de hub naturel, c’est tout le sens qu’il faut donner au projet de relance du hub aérien sous régional dont l’importance stratégique réside dans notre ambition de renforcer la position du Sénégal », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck qui a baptisé 2017, « année d’envol pour le transport aérien du Sénégal ». L’objectif, c’est d’accueillir 5 millions de passagers en 2023 et 3 millions de touristes.

Mamadou GUEYE

Le Groupement interbancaire monétique de l’Uemoa (Gim-Uemoa) a organisé, à Dakar, une rencontre de sensibilisation de la presse sur les apports de cette plateforme dans l’espace communautaire.

« Gim-Uemoa, un outil d’intégration régionale et d’inclusion financière au service des administrations publiques-privées et des populations». C’est sur ce thème que des journalistes ont été sensibilisés à la rencontre de sensibilisation de la presse sur les apports du Groupement interbancaire monétique de l’Uemoa (Gim-Uemoa). L’objectif de cette rencontre était de mieux faire connaître le Gim-Uemoa aux acteurs de la presse. Cette première rencontre de sensibilisation s’inscrit dans une série de missions de vulgarisation qui s’est déjà tenue à Cotonou et Bamako et qui devra conduire l’institution dans les autres États de l’Union cette année. Selon Boucary Zongo, directeur du développement du réseau et du marché monétique de Gim-Uemoa, cette institution sous-régionale de gouvernance de la monétique, est née de la volonté des chefs d’État et du Conseil des ministres de l’Union de moderniser les systèmes et moyens de paiement dans la zone en vue d’améliorer l’accès des populations aux services financiers et d’accroître le taux de bancarisation.

Mis en place par la Bceao et la communauté bancaire de la zone en 2003, le Gim-Uemoa, explique-t-il, assure l’interopérabilité et la compensation des opérations pour le compte d’une centaine de banques. Il précise que la création du Gim-Uemoa fait suite au constat que très peu de banques offraient à leurs clients des cartes bancaires. Mêmes pour celles qui offraient cette possibilité, poursuit-il, très peu permettaient à leurs clients d’opérer sur les Gab d’autres banques. Il affirme que c’est l’un des « plus beaux projets d’intégration de notre époque ». De l’avis de M. Zongo, ce projet a révolutionné et démocratisé la monétique dans l’espace Uemoa.

Boucary Zongo appelle que le Gim-Uemo est investi d’une mission d’intérêt public par la Bceao avec comme objectifs, entre autres, de promouvoir le système monétique, de définir la réglementation et les normes techniques de l’interbancarité mais aussi d’assurer l’interopérabilité. Le Gim-Uemoa, affirme M. Zongo, a pour mission d’inciter les populations de l’Uemoa à utiliser la carte bancaire comme instrument de paiement. Il a informé les journalistes que le Gim-Uemoa compte actuellement 122 membres, 105 établissements interconnectés. 5 millions de cartes sont en circulation avec plus de 5.000 points de service. Plus de 6 millions de transactions ont été réalisées. Le volume des transactions traité, renseigne-t-il, s’élève à 550 milliards de FCfa. « Le Gim-Uemoa est un outil d’intégration régionale et d’inclusion financière », confie M. Zongo.

Les Etats membres invités à adopter les solutions du Gim-Uemoa
Au cours de cette rencontre, le directeur général du Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchede a invité les États membres à adopter les solutions proposées par sa structure pour maîtriser leurs charges. «Les États doivent adopter nos solutions pour maîtriser leurs charges », a-t-il dit. Ces solutions, explique-t-il, permettent une meilleure gestion des ressources fiscales et douanières, le paiement des impôts et taxes et une plus grande rationalisation des dépenses de manière générale. Il a ajouté que Gim-Uemoa a mis à la disposition des institutions interconnectées des solutions permettant aux banques de l’espace Uemoa de proposer des cartes bancaires utilisables dans tous les pays membres de l’Union. « Gim-Uemoa est un outil d’intégration sûr, garanti. Nous avons mis l’accent sur la sécurité et la lutte contre la fraude. Cette carte, c’est la preuve par l’exemple », a déclaré M. Ahouantchede, insistant sur le fait que Gim-Uemoa, aujourd’hui, constitue une véritable plateforme d’intégration à moindre coût.

Aliou KANDE

Pour le marché interbancaire, la Bceao constate qu’il ne joue pas bien son rôle puisqu’il reste « peu dynamique ». « S’il ne fonctionne, une banque peut rationner son crédit lorsqu’elle a besoin de trésorerie ; elle peut douter si elle peut en avoir », ajoute-t-il. La banque centrale prête aux banques à un taux de 2, 5 %. Selon lui, elle est une prêteuse en dernier ressort. Autrement dit, précise-t-il, c’est le marché bancaire qui doit satisfaire d’abord les besoins avant que la banque centrale n’assure son rôle de prêteuse en dernier ressort. La Bceao, à son avis, ne peut pas satisfaire toutes les trésoreries ; elle regarde les décalages. « Le relais doit être pris par le marché interbancaire », dit-il. M. Lô indique que les taux qui se dégagent sur le marché interbancaire vont servir à fixer le taux de sortie de crédit. « Si vous comparez le taux de refinancement de la Bceao au taux de sortie de crédit, en moyenne, nous tournons autour de 8 % », soutient-il. Il trouve ce taux encore élevé. Cela est lié aux dysfonctionnements entre le taux de référence de la Bceao et celui de sortie de crédits, déplore M. Lô.

Pour le président de l’Association des professionnels des banques et des établissements financiers du Sénégal (Apbef), Alioune Camara, cette situation est due aux rapports de forces entre banques eu égard à l’évolution du système bancaire. Sur la consolidation de la stabilité financière, il rappelle qu’une banque c’est avant tout les déposants « qu’on doit protéger ». Cela suppose de veiller à ce que la banque réponde à des normes les plus strictes et les plus robustes en opération pour arriver à la stabilité financière. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les Projets de la Bceao Bâle 2 et Bâle 3 mais également la révision du Plan comptable bancaire. « Nous voulons arriver à un standard plus robuste pour nous assurer qu’à tout moment, le système bancaire local et celui dans l’Uemoa répondent à des normes de stabilité financière », a dit M. Camara.

La Bceao tient à ce que ces dispositifs soient adoptés et mis en œuvre à partir de 2018. Pour lui, « la stabilité financière, à côté de la stabilité des prix, sont des éléments majeurs de contribution qu’une banque centrale peut apporter à une économie ». Il a rappelé la grave crise financière qui a secoué la zone Uemoa en 1990 à l’image de celle que les pays européens ont connue en 2008.

Pour les transactions avec l’extérieur, le rôle de la Bceao, poursuit-il, c’est d’être l’intermédiaire in fine pour le règlement des importations et le rapatriement des recettes d’exportation. Elle tient ainsi « à garantir la fluidité avec l’extérieur ». Cela nécessite le concours des entreprises qui exportent et qui doivent savoir les règles du jeu, note M. Lô. La Bceao a également échangé avec le système bancaire sur les dispositifs relatifs aux transferts rapides d’argent, en rappelant les règles à respecter dans ses relations avec les sociétés de transfert d’argent et avec les sociétés de monnaie électronique.

Souleymane Diam SY

Le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Ahmadou Al Aminou Lô, a rencontré, dans les échanges trimestriels, les directeurs généraux des établissements de crédit et les responsables de l’Association des professionnels des banques et des établissements financiers (Apbef). Il a appelé le système bancaire à davantage renforcer ses échanges.

Plusieurs points ont été abordés lors de la rencontre trimestrielle entre la Bceao et les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Sénégal : le plan d’actions pour la dynamisation du marché interbancaire et du marché secondaire des titres de dette publique, l’état de mise en œuvre par les établissements de crédit des diligences relatives au projet Bâle 2 et 3 et du Plan comptable bancaire (Pcb) révisé, l’évaluation du nouveau dispositif d’exécution par la Bceao des transferts des banques sur l’extérieur et la situation des rapatriements des recettes d’exportation, les relations entre les établissements de crédit, les fournisseurs de plateformes de transfert d’argent et les Etablissements émetteurs de monnaie électronique (Eme).

Pour le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, cette rencontre, instituée depuis décembre 2015, constitue un cadre d’échanges autour de l’évolution des activités du secteur bancaire en particulier dans son rôle d’intermédiation financière. « Elle offre à la Bceao l’occasion de faire le point avec les banques des projets en cours affectant l’activité bancaire, ainsi que la situation de la place dans ses principaux compartiments, activités et acteurs », explique-t-il.L’enjeu, pour la Bceao, c’est de recueillir les préoccupations des banques et de noter les contraintes rencontrées dans leur rôle d’intermédiation financière.

Encours du crédit : 3 347 milliards de FCfa en fin décembre 2016
Interpellé sur la dynamique de l’activité bancaire, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô précise que l’encours du crédit total des systèmes bancaires est à 3.347 milliards de FCfa, en fin décembre 2016 contre 2.992 en fin décembre 2015, soit une hausse de 355 milliards de FCfa, soit +12 %. « C’est un montant assez soutenu. Nous avons été, les années passées, sur le même niveau », affirme-t-il.

Par Souleymane Diam SY

Outre le recours autant que possible aux instruments de médiation et l’accélération des procédures judiciaires, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô insiste sur l’opérationnalisation du Bureau d’information sur le crédit (Bic), en déployant des stratégies en vue du recueil de consentement de la clientèle pour le partage de leur historique de données sur le crédit. Selon lui, il s’agit d’un instrument efficace pour faciliter l’accès au crédit bancaire notamment des Pme/Pmi et des ménages dès lors que les banques ont la possibilité de s’assurer de l’inexistence de défaut de paiement de leur part. Il appelle les usagers des banques à donner leur consentement pour le partage de leurs données bancaires. Ce dispositif vise « à faire en sorte que les banques connaissent désormais chaque client et s’assurent que chacun n’a pas de défaut de paiement ». « C’est une base de données où nous recueillons l’engagement de tout un chacun auprès d’une banque ainsi que les éventuels incidents de paiement », explique-t-il. Toutefois, souligne M. Lô, ce nouveau dispositif reste confronté à un défaut de consentement. Alors que la loi stipulant ce dispositif prévoit que chaque client donne individuellement son accord pour que ses données puissent faire l’objet de partage.

Entretien des billets de banque : Des milliards dépensés
On voit tout type de billet mutilé à l’Agence principale de la Bceao. De celui broyé par une souris à celui dont une partie est emportée par la flamme. Interpellé sur le coût de l’entretien, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal a indiqué, sans avancer un chiffre, que cet échange requiert des milliards de FCfa par an pour la sous-région. Ahmadou Al Aminou Lô avance que l’entretien de ces billets fait partie des postes de dépense les plus élevés de la Bceao. « Notre rôle, dit-il, c’est l’entretien de la circulation fiduciaire. Nous essayons, dans la mesure du possible, de faire en sorte que la circulation fiduciaire soit convenable ». Outre l’appel aux usagers à prendre soin de leurs billets, il les a invités à aller vers les moyens modernes pour garder leur argent. Il compte ainsi mener des actions de sensibilisation.

Souleymane Diam SY

Le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé que le nouvel aéroport sera réceptionné en fin avril. « La réception de l’ouvrage est attendue à la fin du mois d’avril et le démarrage de son exploitation avant la fin de l’année », a annoncé le ministre. Elle a ajouté qu’après plusieurs mois de blocages, les travaux de construction du nouvel aéroport international Blaise Diagne ont repris avec un rythme soutenu « sans aucun impact sur son coût ». Le ministre a déclaré également que l’exploitation de la compagnie nationale Air Sénégal SA devrait également être lancée avant cette échéance. « Notre ambition est d’assurer le vol inaugural de l’Aéroport international Blaise Diagne avec un avion propre de la compagnie nationale », a affirmé Maïmouna Ndoye Seck. « Nous l’avons attendu, nous y voilà ! », a lancé le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne, Abdoulaye Mbodj, en prenant la parole pour présenter l’ouvrage.

En février 2016, les sociétés turques Summa et Limak avaient pris le relais de Saudi Bin Laden Group pour terminer la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). Le délai d’exécution des travaux a été reporté plusieurs fois et la société saoudienne (Saudi Bin Laden Group) avait demandé, en fin 2015, un avenant qui devait coûter 63 milliards de FCfa à l’État du Sénégal, pour terminer la construction de l’aéroport. Une demande que la partie sénégalaise avait rejeté.

M. G.

Une rencontre s’est ouverte, hier, à Dakar, sur les principes directeurs des nouveaux investissements dans l’agriculture. Au cours de cette activité, la Fao et ses partenaires ont sensibilisé les acteurs nationaux sur l’investissement responsable. Cette stratégie épouse les politiques mises en œuvre par l’État sénégalais engagé dans la mise en cohérence des gros investissements consentis et les efforts de planification.

L’augmentation des investissements agricoles à grande échelle a encouragé le développement d’une multitude d’instruments directeurs internationaux. Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (Csa), composé de gouvernements, de représentants de la société civile et du secteur privé, a approuvé, en 2014, les principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires (Csa-Rai) basés sur les conventions internationales ainsi que sur des instruments directeurs relatifs aux droits fonciers et à l’agriculture.

Au Sénégal, le gouvernement et plusieurs partenaires ont élaboré des lignes directrices sur l’investissement, notamment en ce qui a trait au régime foncier. L’objectif est de contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable à travers un dialogue inclusif sur la manière d’appliquer les principes et les lignes directrices dans la pratique et sur l’investissement responsable dans l’agriculture pour les différents acteurs.

Aux yeux du directeur de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques agricoles, Ibrahima Mendy, ces débats inclusifs sur l’investissement agricole responsable déboucheront sur des enseignements pratiques pouvant être appliqués au Sénégal et dans d’autres pays.

Les investisseurs doivent respecter les lois nationales
Le Groupe de travail inter-agence de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture, du Fonds international pour le développement agricole, de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et de la Banque mondiale a lancé, en 2015, le programme d’« utilisation des principes pour des nouveaux programmes d’investissement dans l’agriculture» dans certains pays d’Afrique subsaharienne.

Ce programme a pour objectif d’intégrer des principes et pratiques d’investissement responsable dans les premières étapes de l’agro-industrie et d’assurer une interaction mutuellement bénéfique entre ces opérations et les collectivités locales, ainsi qu’avec l’économie dans son ensemble. Il vise à générer des orientations pratiques, des recommandations et de bonnes pratiques qui pourront être utilisées aux premiers stades des futurs investissements. Le programme veut aussi créer des discussions ouvertes et éclairées sur l’investissement responsable, faciliter le développement des capacités et sensibiliser sur la manière dont les différents acteurs peuvent appliquer les instruments internationaux. «Les investissements agricoles qui enfreignent les lois internationale et nationale peuvent causer des dommages irréversibles aux communautés locales et à l’environnement », a relevé le représentant de la FAO Reda Lebtahi. Il est primordial que les investisseurs respectent les lois nationales et les normes et directives internationales qui protègent les droits sociaux et économiques parallèlement à l’environnement.

Une croissance forte respectueuse de l’environnement
Au regard de ce contexte, la promotion d’instruments directeurs pour un investissement responsable dans l’agriculture, vient à son heure. En ce sens, selon le représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, l’État du Sénégal loue les initiatives fédératrices du Conseil de la sécurité alimentaire mondial (Csa) notamment sur les consensus mondiaux de gouvernance des terres. Il s’agit des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale. Il est aussi question des principes pour un investissement agricole responsable qui respecte les droits, les moyens d’existence et les ressources en 2014.

Également, les plus hautes autorités du Sénégal saluent l’esprit de ce programme, du Groupe de travail inter-agences de la Fao, du Fida, de la Cnuced et de la Banque mondiale, qui a pour objectif d’intégrer des principes et des pratiques d’investissement responsable dans les premières étapes de l’agro-industrie et d’assurer une interaction mutuellement bénéfique entre ces opérations et les collectivités locales, ainsi qu’avec l’économie dans son ensemble. Le Sénégal réalise une expérience pilote à travers le Projet pour le développement inclusif et durable de l’agri-business au Sénégal (Pdidas).

Il est également engagé dans un processus de réforme foncière qui vient d’aboutir, après une large consultation des acteurs, à une proposition de document de politique foncière qui a été remis aux hautes autorités du pays. Ce document pointe les évidences entre la vision de la politique foncière et les orientations de la politique de développement économique et social dont la concrétisation vise à favoriser, entre autres « l’installation de l’économie sénégalaise sur une trajectoire de croissance forte, inclusive, durable et respectueuse de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté le représentant du ministre.

Les avantages des pratiques d’investissement responsable
Les instruments directeurs internationaux restent volontaires. Mais, ils reflètent un consensus international émergent sur ce qui constitue un projet d’investissement agricole responsable pouvant être incorporé dans des cadres réglementaires nationaux existants, les plans d’activités et de fonctionnement quotidien des entreprises agro-alimentaires ou utilisés par des organisations de la société civile pour les actions de plaidoyer. En s’appuyant sur les plateformes nationales de dialogue multilatéral existantes liées aux investissements agricoles responsables, leur application à l’échelle nationale contribue à des débats inclusifs et éclairés sur l’investissement agricole au Sénégal.

Cette rencontre d’échanges a permis de renforcer la sensibilisation aux avantages de l’adoption de pratiques d’investissement agricole responsable et d’instruments d’orientation. Elle a aidé également à identifier les domaines prioritaires et les besoins spécifiques des différentes parties prenantes du pays. Les bonnes pratiques et les enseignements tirés des acteurs sénégalais pouvant contribuer à l’expansion et à la duplication des pratiques d’investissement responsable au Sénégal et ailleurs ont été aussi examinés et documentés.

Alassane Aliou MBAYE

Naguère considérée comme la première zone cotonnière du Sénégal, la production est en chute libre au cours de ces 5 dernières années. La production de coton graines a chuté de 2000 à moins de 600 tonnes par an. Le nombre de producteurs est passé de plus de 2000 à 1000 personnes durant cette période. Pour inverser la tendance, la Sodefitex tente de remobiliser les producteurs afin de booster la filière cotonnière dans la région de Kolda. C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier de présentation et de partage du rapport stratégique de remobilisation des producteurs. Cette rencontre vise à trouver les solutions idoines afin de remédier à la baisse constante de la production du coton graines enregistrée entre 2012 et 2016 dans la région. « Pourquoi une remobilisation ? On a fait un constat très simple : durant ces 5 dernières années, la baisse est constante. Et cette année, pratiquement, on a touché le fond. On est, aujourd’hui, à moins de 3000 tonnes de coton graines dans la région de Kolda. Ce qui représente un gap extraordinaire par rapport à notre potentiel qui est au moins, de 15 000 tonnes », déclare Abdoulaye Guèye, chef du secteur de la Sodefitex de Kolda.

Les responsables de la Sodefitex tentent d’identifier les principales causes de cette baisse de la production en discutant directement avec les producteurs. « On s’est dit qu’il faut qu’on se remobilise et qu’on cherche à voir pourquoi on est tombé si bas. Cette façon de voir nous a permis de mettre en œuvre une stratégie qui nous permettra d’aller vers les producteurs, discuter avec eux, pour voir quelles sont les contraintes qui pèsent, aujourd’hui, sur le producteur pour qu’il ne puisse pas sortir le potentiel qu’il a parce que nous savons qu’à Kolda, il y a un potentiel. Maintenant, qu’est-ce qui fait que le producteur n’exprime pas son potentiel », explique M. Guèye. La Sodefitex espère lever les différents goulots d’étranglement qui empêchent la relance de la filière cotonnière afin de booster la production du coton graines dans la région de Kolda. Ce qui lui permettra ainsi d’atteindre son niveau d’antan de production de 15.000 tonnes.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans ses missions de développement de la recherche agricole et agroalimentaire, le cadre de concertation Système national de recherche agro-Sylvo-pastorale (Snrasp), regroupant les équipes de recherche, des institutions intervenant dans le domaine de la recherche agricole et agroalimentaire au Sénégal, a organisé, hier, une visite d’intégration à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

Des travaux importants de réflexion et d’échanges sur les problèmes de l’agriculture, les enjeux et les perspectives des projets et programmes de l’État, notamment le Pracas, le Pnar, le Pse, etc, se sont déroulés dans la grande salle des actes du Rectorat de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. C’était en présence des professeurs Baydallaye Kâne, Ibrahima Thioub, respectivement, Recteurs de l’Ugb et de l’Ucad. Cette visite a permis aux enseignants-chercheurs de réfléchir, avec le directeur de la station régional du sahel d’Africa Rice, Dr Karim Traoré, le Directeur du centre de recherche agricole (Cra) de l’Isra de Sain-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, sur les résultats de la recherche agricole, portant essentiellement sur le riz, sur la politique agricole de l’État relative à l’autosuffisance en riz, sur la production et la commercialisation du riz, les productions végétales et animales, l’aquaculture, etc. L’objectif global visé dans l’organisation de ces visites, a précisé Mariama Dalanda Diallo, enseignante-chercheure et point Focal du cadre de concertation du Snrasp à l’Ugb est de présenter les programmes de recherche dans les institutions membres, les faire connaître et de réfléchir sur leur complémentarité et leurs réponses à une demande actuelle ou future.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Comité national de l’initiative extractives (Cn – Itie) organise, à Saly Portudal, une session de formation sur les enjeux et les bonnes pratiques pétrolière et gazière. Ouverte ce mercredi, la rencontre a pour objectif de doter les membres du comité national Itie d’outils nécessaires pour comprendre et analyser les enjeux liés à l’industrie pétrolière et gazière et de s’imprégner des meilleures pratiques internationales de gouvernance du secteur des hydrocarbures. Ainsi, les membres du comité national pourront accompagner l’État, dans sa volonté d’assurer une gestion rigoureuse des revenus issus de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal. Au cours de la session de formation, les participants feront l’état des lieux du secteur en Afrique et dans le monde et se familiariseront avec le dispositif législatif, réglementaire et institutionnel. Le Secrétaire permanent par intérim, Papa Alioune Badara Paye a soutenu que le comité national entend accompagner l’État à travers l’opérationnalisation des mécanismes de transparence, en vue d’instaurer un optimum de gouvernance, qui permette de rendre compte aux citoyens des résultats de l’évolution des résultats de gestion des opérations minières, pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le comité va continuer à former ses membres, pour une meilleure visibilité. Abdoul Aziz Diop du forum civil, membre du comité national a salué le dynamisme des acteurs et la volonté de cheminer ensemble. Pour que les ressources provenant du pétrole et du gaz soient bénéfiques, il faut, à l’en croire, trois conditions. La première, c’est la transparence dans toute la chaine de valeur, le 2ème niveau, c’est une exploitation responsable et respectueuse des droits humains surtout ceux des communautés vivant à proximité des lieux d’exploitation et le 3ème levier, c’est la répartition équitable des ressources générées par ces ressources.

Amath Sigui NDIAYE

La caution solidaire des coopératives agricoles sera au cœur de la 18eme édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) qui a ouvert ses portes ce mercredi au Cices. Cet événement sera l’occasion de débattre sur la solidarité particulièrement la sécurité économique, a soutenu le président du comité d’organisation, Boubacar Cissé. S’exprimant à la cérémonie d’ouverture officielle, il a déploré « le manque de garanties bancaires et même d’accès aux financements bancaires pour les producteurs et exploitants familiaux ». « En terme de garantie, nous aurons besoin de cette caution solidaire qui existait dans les coopératives agricoles et qu’il va falloir ressusciter et revigorer pour permettre aux producteurs d’accéder aux équipements subventionnés et cela fera l’objet d’un débat à cette Fiara », a-t-il dit. Il a salué, en présence du ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, les efforts du gouvernement pour soutenir la mécanisation et la modernisation de l’agriculture sénégalaise. D’autres thèmes seront abordés, selon M. Cissé, par ailleurs président des apiculteurs du Sénégal, citant «la bourse sur le riz local (…) et l’articulation entre la demande et l’offre». Pour Aminata Mbengue Ndiaye, la FIARA constitue «une vitrine» pour l’ensemble des secteurs du monde rural. Elle fait part de «l’intérêt» du gouvernement pour les exploitations familiales fortement représentées à cette Foire. La Fiara 2017 qui attend plus de 1000 exposants prendra fin le 16 avril.

APS

L’Ansd a procédé, hier, à la restitution officielle des travaux du Projet de rénovation des comptes nationaux du Sénégal et du Recensement général des entreprises du Sénégal. Au total, on dénombre 407882 entreprises au Sénégal. Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, qui présidait la rencontre de restitution, a déclaré que ce projet a permis de disposer d’informations utiles pour les travaux d’élaboration des comptes nationaux du Sénégal.

Les comptes nationaux constituent une composante essentielle du système national d’information statistique. Ils sont élaborés en référence au Système de comptabilité nationale (Scn), adopté par la Commission statistique des Nations unies qui fixe les concepts et définitions, les nomenclatures, les modes de valorisation ainsi que les différents comptes à produire et fournissent une description synthétique et cohérente de l’économie. Ils permettent, en particulier, de déterminer le Pib et de disposer d’indicateurs d’évolution pour mesurer les performances de l’économie nationale dans le temps. Le projet de changement d’année de base des comptes nationaux du Sénégal a été institué par l’arrêté n°12877 du 22 juin 2015 du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. L’année 2014 a été retenue comme nouvelle base des comptes nationaux et doit remplacer celle de 1999.

Les principaux changements introduits dans la nouvelle base 2014 des comptes nationaux portent sur l’utilisation de nouvelles sources d’informations. Il s’agit principalement du Recensement général des entreprises (Rge) qui inclut une enquête sur la structure des coûts de production ; de l’Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (Enes 2015) ; de l’Enquête « Listening to Senegal » (L2S) ; de l’Enquête nationale auprès des Unités de production informelle au Sénégal (Enupis) ; des enquêtes agricoles menées régulièrement par la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dpsa) du ministère chargé de l’Agriculture; des enquêtes réalisées dans l’élaboration des comptes satellites de la pêche au Sénégal ; de différentes sources de données administratives (Balance des paiements, statistiques des finances publiques, statistiques douanières, débarquements des pêches artisanales et industrielles ; production contrôlée de produits forestiers ; effectifs du cheptel, statistiques sur la production minière, les documents comptables des entreprises, etc.).

Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan Mefp, Cheikh Tidiane Diop qui présidait, hier, la rencontre de restitution, a indiqué que le projet vise à améliorer le système d’information existant sur les statistiques d’entreprises, à élaborer une nouvelle année de base des comptes nationaux conforme au système de comptabilité national de 2008. Ainsi, ce projet de rénovation des comptes nationaux devra, selon lui, « contribuer à l’amélioration de la conception de la mise en œuvre et au suivi des politiques économiques ».

Meilleure connaissance de la structure de l’économie
Il a assuré que « le Sénégal vient de réaliser son premier Recensement général des entreprises qui a permis de dénombrer la quasi-totalité des unités de production et d’institutions sans but non lucratif, installées sur l’ensemble du territoire et d’élaborer une nouvelle année de base des comptes nationaux conformes au dernier système de comptabilité national des Nations unies, le système comptable 2008 ». Concernant ce recensement, ce sont 407 882 unités économiques qui ont été dénombrées avec une répartition inégalitaire sur l’ensemble du territoire national. Le recensement a également permis « d’analyser la situation économique des entreprises, de disposer de leurs caractéristiques ainsi que celles de leurs propriétaires individuels, des difficultés auxquelles elles sont confrontées dans l’exercice de leurs activités et des événements marquants dans leur existence ».

« Le Rge a permis d’avoir une meilleure connaissance de la structure de l’économie sénégalaise, de disposer d’informations utiles pour les travaux d’élaboration des comptes nationaux du Sénégal et l’établissement d’une cartographie complète des unités économiques du Sénégal mettant en exergues les disparités économiques régionales », s’est félicité Cheikh Tidiane Diop, notant que le changement d’année de base a permis d’élaborer les comptes nationaux de l’année de base 2014 comprenant notamment le tableau des ressources et emplois. « Ces comptes rénovés ont permis de mieux mesurer le niveau de richesses créées dans le pays, la contribution des différentes activités au Pib, les dépenses de consommation des ménages ainsi que le niveau des investissements public et privé », a-t-il ajouté. « Sur la base des meilleurs standards internationaux et d’assurance qualité, la réalisation des comptes nationaux devra permettre aux utilisateurs de manière générale et aux autorités étatiques et des décideurs de disposer d’indicateurs plus actuels sur la structure de l’économie sénégalaise et de mieux cibler leurs interventions en termes de politiques économiques et sociales », a poursuivi le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Et selon lui, un pas important dans le pilotage du Pse vient d’être franchi.

Ababacar Sédikh Bèye, directeur général de l’Ansd : « Nous avions promis en son temps que le travail se ferait en deux ans »
« Nous avons procédé à la cérémonie de lancement des travaux en mars 2015 et nous avions promis, en son temps, que le travail se ferait en deux ans et voilà que nous sommes en mars 2017 pour vous présenter les résultats provisoires du recensement général des entreprises (Rge), le premier du Sénégal et les résultats du changement de l’année de base des comptes nationaux du Sénégal », a déclaré le directeur général de l’Ansd, Ababacar Sedikh Beye qui a profité de l’occasion pour présenter ses remerciements à l’endroit de tous les acteurs clés de ce travail, en commençant par les plus hautes autorités du Sénégal, en particulier le ministre de l’Économie, des Finance et du Plan, Amadou Bâ qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir l’Ansd dans cet important travail, en dotant son agence d’un budget de 3,4 milliards de FCfa dont 2,5 milliards de FCfa ont permis de finaliser le recensement général des entreprises. Un effort des autorités qu’il a jugé important puisqu’il vient à la suite de 13 milliards de FCfa alloués au recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage, en 2013.

Le président du Comité de rénovation des comptes nationaux, Pape Amadou Sarr, a noté que la réalisation de ce projet de comptes nationaux est un pas important dans le suivi-évaluation du Pse. « Je saisis cette occasion pour exprimer toute notre gratitude et toute notre reconnaissance à M. le président de la République, au Premier ministre et au ministre Amadou Bâ et à l’ensemble du gouvernement qui nous a accompagné et n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cette opération », a assuré M. Sarr.

Mamadou SY

Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais figurent parmi les 1000 retenus par la Fondation Tony Elumelu à l’échelle de l’Afrique, dans la 3ème édition du Programme d’entrepreneuriat dénommé « Tony Elumelu entrepreneurship programme (Teep) ». Ce programme consacre un financement de 100 millions de dollars sur dix ans, l’objectif final étant de générer un million d’emplois. Les Sénégalais sélectionnés sont :Dicko Sy, Khady Camara qui évoluent dans l’agri-business, Mor Momar Sène (énergie), Moyobinessa Farida Pere (Tic) et Papa Diallo (consultance), selon un communiqué de la Fondation. L’année dernière, six compatriotes avaient réussi à bénéficier de financement. Cette année, en tout, 93.000 jeunes entrepreneurs africains provenant de 55 pays et territoires avaient porté leur candidature à l’édition de 2017 du programme, soit le double du nombre de demandes de l’année 2016 et près du quadruple de 2015.

Ces 1000 entrepreneurs retenus bénéficieront, au cours des neuf prochains mois, de formation et d’encadrement et « se serviront de compétences acquises pour élaborer un plan commercial, avant d’être éligibles pour recevoir jusqu’à 10.000 dollars de capital de démarrage », précise le communiqué. L’agriculture arrive en première position des candidatures retenues avec 29 %, suivie des Tic (11 %) et de la manufacture (9 %), ce qui constitue un reflet des secteurs d’intérêt pour les startups africains, estime la Fondation. La majorité des candidats proviennent du Nigéria, du Kenya, du Ghana, de l’Ouganda et du Cameroun.

« Annoncer les candidats retenus a, pour moi, un goût doux-amer. Nous avons 92.000 entrepreneurs en herbe qui n’ont pas été sélectionnés pour notre programme et ces jeunes hommes et femmes africains ont démontré beaucoup d’énergie, d’innovation et de créativité dans leurs dossiers de candidature. Nous ne devons pas relâcher nos efforts jusqu’à ce que nous puissions les aider tous à réaliser leurs aspirations », a déclaré Tony Elumelu.

M. CISS

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a invité, hier, les producteurs, les importateurs, les distributeurs, les banques, entre autres acteurs, à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local.

Le ministre du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr qui présidait, hier, dans ses locaux une réunion sur la situation et les perspectives du marché de l’oignon, a invité les acteurs de la filière (producteurs, importateurs, distributeurs, banques, entre autres) à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local. Il avait, à ses côtés, le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy et son collègue de l’Horticulture, Macoumba Diouf. Le ministre a estimé que le pari de la commercialisation de l’oignon local passera par la mise en place d’un certain nombre de mesures dont « le développement de la contractualisation, en impliquant fortement les commerçants et une bonne information sur le calendrier cultural, les dates d’arrivée des récoltes par zone ainsi que les volumes attendus ». Selon le ministre, l’accent doit être mis sur le renforcement du financement de la commercialisation de l’oignon, indispensable pour l’accompagnement des producteurs dans les activités posrécoltes, l’amélioration des conditions de commercialisation notamment l’ensachement de l’oignon dans des formats de 25 kilogrammes, le calibrage, le conditionnement et l’étiquetage.

Il a également exhorté les importateurs à « s’engager davantage dans la commercialisation de l’oignon local », annonçant que son département a décidé d’adosser les quotas d’importation aux performances et à l’engagement des commerçant et importateurs dans la commercialisation de l’oignon local ».
La production d’oignon est passée de 40.000 tonnes en 2004 à 367.000 tonnes en 2016 avec un chiffre d’affaires qui tourne autour de 35 milliards de FCfa. Alioune Sarr a soutenu que ces résultats sont le fruit des initiatives combinées du gouvernement qui a mis à la disposition des producteurs des semences et des engrais subventionnés, des acteurs et de l’Agence de régulation des marchés (Arm).

Cependant, il a reconnu que lors de sa mission dans le département de Podor pour rencontrer les producteurs et trouver une solution aux problèmes d’écoulement de leur production, des difficultés existaient au début de cette campagne. Parmi ces obstacles, il y a, selon lui, la présence de l’oignon importé. Il a expliqué que cette contrainte est liée « au manque d’information sur les dates d’arrivée des récoltes dans le temps par zone ainsi que leur volume » ; « la qualité de l’oignon local souvent décriée par rapport à l’oignon importé », le prix du produit local en début de campagne jugé non rémunérateur par les producteurs et « la faiblesse des capacités de stockage et de conservation ».

Le ministre du Commerce Alioune Sarr a noté que les prix du kilogramme d’oignon local ont été fixés de manière consensuelle à 150 et 200 F Cfa respectivement dans la vallée du fleuve et dans la zone des Niayes.

Importations de l’oignon : Les producteurs locaux veulent une durée plus longue du gel
Les producteurs d’oignon local ont, au cours de cette rencontre avec les acteurs de la filière, exprimé leur souhait de voir la durée de la période de gel des importations étendue au-delà de quatre mois. « Nous voudrions que le gel des importations puisse aller au-delà de quatre mois pour nous permettre d’écouler nos produits en souffrance dans nos centres de groupage », a lancé le producteur Boubacar Sall. M. Ly estime que des propositions concrètes doivent être faites par les producteurs et par l’État pour régler ce problème récurrent de l’écoulement de la production de l’oignon local en souffrance dans les centres de groupage. Djibril Ndoye insiste sur le fait qu’il faut rapidement trouver une solution au problème de l’écoulement de l’oignon local, en privilégiant la mise en place d’entrepôts, en facilitant l’accès au financement des producteurs et en se concertant davantage avec tous les acteurs sur les commandes et les quotas à fixer aux commerçants.

100 tonnes achetées par les commerçants
Les commerçants et importateurs qui accompagnaient le ministre du commerce lors de son déplacement dans le département de Podor ont acheté 100 tonnes d’oignons en souffrance dans les centres de groupage de Boubé, Pdmas et de Thillé Boubacar d’une valeur de 15 millions de FCfa.

Mamadou SY

Pour l’exercice 2016, Ecobank Sénégal a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa et un résultat net de 7,52 milliards de FCfa.

L’assemblée générale ordinaire d’Ecobank Sénégal tenue, avant-hier, devait statuer sur les activités de l’année écoulée. Au cours de la rencontre, les administrateurs ont présenté le bilan de l’exercice 2016 et ont élu un nouveau conseil d’administration présidé par Alioune Diagne, directeur général d’Axa Sénégal. Selon Gabriel Fal, le président du conseil d’administration sortant, Ecobank a consolidé sa position de 3e banque du Sénégal. Pour l’exercice 2016, confie M. Fal, l’établissement a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa contre 648 milliards de FCfa en 2015. Le bilan net après impôts s’élève à 7,52 milliards de FCfa contre 5,16 milliards en 2015. Cette performance s’explique, selon M. Fal, par la bonne tenue du portefeuille et les mesures d’assainissement. «Pour l’année 2016, nous nous étions fixés comme objectifs notamment de renforcer notre positionnement dans le marché bancaire, de diversifier notre offre de produits et de services mais aussi d’assainir durablement notre portefeuille de crédits à la clientèle. Nous pouvons dire que nous avons atteints ces objectifs », a déclaré Gabriel Fal. Il a félicité toute l’équipe de Ecobank Sénégal, le Comité de direction et particulièrement le directeur général pour le travail accompli. Il n’a pas manqué de remercier les actionnaires et tous les administrateurs pour leur engagement au service de la banque.

Pour Serge Ackré, le directeur général de Ecobank Sénégal, la structure a réalisé cette performance grâce à la dynamique de diversification de l’offre de services. « Ecobank constitue un acteur principal dans la mise en œuvre des projets du Pse. Nous sommes une banque de référence pour l’État, les Pme », s’est félicité le directeur général. Il a indiqué qu’il poursuivra sa stratégie de maillage complet du Sénégal. Pour cela, il compte surtout s’appuyer sur le digital.

Aliou KANDE

En 2016, le Sénégal a lancé le premier Recensement général des entreprises (Rge) dans le Projet de rénovation des comptes nationaux. Il a permis de dénombrer 407 882 unités économiques. Comme il fallait s’y attendre, le secteur informel l’emporte sur le secteur formel. De plus, ces entreprises sont dominées par les Petites et moyennes entreprises.

Le Recensement général des entreprises a permis de dénombrer 407.882 unités économiques sur tout le territoire national. Le recensement a ciblé toutes les unités économiques des secteurs formel et informel disposant d’un local aménagé. Même des exploitations agricoles, de la pêche artisanale (pêcheurs immatriculés), les organisations professionnelles et patronales et les Groupements d’Intérêt économique. Les entreprises de transport (terrestre, par eau et aérien, auxiliaires de transport) sont aussi concernées par ce recensement.

Toutefois, pour l’agriculture, seules les exploitations agricoles situées à l’intérieur et au tour des zones d’habitation, en particulier les vergers ont été enquêtées. Un grand nombre d’entreprises des secteurs du transport et de la pêche a été laissé en rade. Elles seront prises en compte par deux recensements complémentaires. Il s’agit du recensement général des entreprises agricoles et celui du transport.

S’agissant de la répartition géographique, l’axe Dakar-Thiès-Diourbel concentre 60,4% des unités économiques répétoriées. Et comme il fallait s’y attendre, l’informel l’emporte sur le formel avec 97 % des unités économiques recensées. Cette prédominance se manifeste dans presque toutes les branches sauf dans les services fournis aux entreprises (14,3%), le transport et les télécommunications (12,3%), les bâtiments et les travaux publics (5,6 %) et les industries alimentaires (41,4 %). Autre fait confirmée par le recensement, c’est la prédominance des Petites et moyennes entreprises. Elles représentent 99,8% avec des sous catégories. Et il est connu, l’autofinancement domine dans cette catégorie d’entreprises.

Des difficultés à surmonter
Dans le secteur formel, 17,2 % des responsables d’unités économiques ont déclaré que les taxes et les impôts sont trop élevés. Quant au secteur informel, il est confronté en général à des problèmes liés à l’écoulement de la production (30,5%) et au manque de local adapté (25,1%). L’insuffisance de la demande est la contrainte principale des entreprenants (32,1%). Le manque de local adapté est en général le problème des Très petites entreprises (26,3 %). Les taxes et impôts très élevés sont plus déclarés par les petites entreprises (21,8%), les moyennes (12,1%) et les grandes entreprises (10,1%) comme principale contrainte. Pour les dispositifs d’appui, les mieux connus par les entreprises sont les services des chambres de commerce (17,5%) et de métiers (11,2%). Les unités économiques sont généralement satisfaites des services des chambres de métiers (63,5%) et de l’Adepeme (65,1%). Le guichet unique de l’Apix et les chambres de commerce sont les dispositifs les mieux appréciés.
Sur le niveau d’appréciation de la commande publique, de nombreuses unités économiques ignorent l’existence des marchés publics (88,2%). Toutefois, la commande publique est mieux connue dans le formel (47,5%) contre 11,3% dans l’informel. Selon la taille, les marchés publics sont mieux connus par les moyennes (67,1%) et les grandes entreprises (67,2%).
Pour le système de passation des marchés publics, un peu plus du tiers (34,1%) des unités économiques ayant connaissance de la commande publique jugent que le système de passation n’est pas transparent. 17,9 % des grandes entreprises jugent que le système de passation des marchés publics est non transparent.

844 268 personnes employées par les entreprises
Pour la répartition des entrepreneurs par branche d’activité selon le sexe, 31,3% des entrepreneurs sont des femmes. Les résultats révèlent qu’elles sont plus présentes dans les hôtels, bars et restaurants, soit 72,8 %.

Toutefois, pour tous les types d’entreprises, les unités économiques appartiennent en grande partie à des hommes et l’âge moyen des entrepreneurs individuels est de 46 ans. La moitié des hommes entrepreneurs ont moins de 38 ans. L’âge médian des femmes entrepreneures est de 40 ans. Concernant l’instruction, la majorité des entrepreneurs individuels sont alphabétisés en arabe (29,3%). Les chefs d’entreprise non instruits sont estimés à 28,8%. Pour les caractéristiques démographiques des entreprises, le recensement montre que la quasi-totalité (93,2%) des entreprises est de créations initiales. L’achat d’un fonds existant et l’acquisition (héritage ou don) représentent respectivement 1,7 % et 1,6 %.

Pour ce qui est de l’activité, une proportion faible d’entreprises était en cessation temporaire d’activités (0,07%) au moment de la collecte. Dakar totalise le plus grand nombre (24,1 %), suivi de la région de Kaolack (13,2 %), de Tambacounda (12,5 %) et de Louga (10,5 %). Les entreprises localisées dans la région de Sédhiou sont moins touchées par l’arrêt momentané d’activité (0,3 %). Les raisons d’ordres économiques sont : le manque de fonds (48,8%) et la baisse des ventes (16,9%). Les autres motifs sont : l’indisponibilité de l’entrepreneur ou du personnel (10,2%), les pannes, le manque de matériels ou de produits (8,5%) et le manque de local (5,8%). Des informations sont également données sur l’âge des entreprises. Sur ce point, les unités économiques dont l’âge est compris entre 5 et 10 ans sont relativement majoritaires (26,7%). Celles âgées de moins d’une année représentent 9,8 %. Mais quelle que soit la forme d’exploitation, les entreprises sont majoritairement âgées de 5 à 10 ans.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

Le chef de l’État a pris part, hier, à Abidjan, à la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. Cette édition qui portait sur la mise en œuvre des plans d’émergence dans le continent a été une occasion pour Macky Sall de se féliciter des résultats du Plan Sénégal émergent (Pse).

En deux ans de mise en œuvre, le Plan Sénégal émergent a donné des résultats appréciables, selon le chef de l’État, Macky Sall. Il participait, hier, à Abidjan à la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. Le thème de cette conférence portait sur la mise en œuvre des plans d’émergence en Afrique. Dans le discours dont nous avons reçu une copie, Macky Sall souligne que le continent est loin des plans d’ajustement structurel puisqu’on parle de plans d’émergence. « Nous sommes assurément loin de l’époque des plans d’ajustement structurel », a-t-il affirmé. Selon lui, la Côte d’Ivoire illustre parfaitement ce nouvel élan d’émergence en étant en tête du classement des taux de croissance par pays en Afrique, relevant que le Sénégal est deuxième. «C’est dire que malgré ses multiples défis, notre continent est sur la bonne voie. Le défi, c’est de rendre irréversible cette dynamique positive. C’est tout le sens de ce rendez-vous qui nous donne l’occasion de discuter de l’Afrique qui a de l’ambition pour son avenir ; qui a confiance en son potentiel et ses opportunités ; qui se bat pour la croissance, le développement et la prospérité », a déclaré le président Sall. Dans ce sens, il a rappelé le lancement, en février 2014, du Plan Sénégal émergent comme nouvelle stratégie de développement économique et social qui vise à faire du Sénégal une économie émergente à l’horizon 2035, avec un taux de croissance annuel moyen de 7 % sur la durée.

Remettre en cause certaines habitudes
A titre illustratif, explique M. Sall, la mise en œuvre du Pse a permis plusieurs réalisations : le nouveau pôle urbain en gestation à 30 km de Dakar avec plusieurs plateformes, y compris un parc industriel ; de nouvelles infrastructures routières dont une autoroute à péage opérationnelle et une autre en chantier, en plus des pistes de désenclavement en milieu rural. Autres réalisations du Pse, l’Aibd en cours de finition et l’aménagement prochain de six aéroports régionaux ; deux projets de ports ; un projet de Train express régional dont les travaux sont en cours.

Il y a également les centrales solaire et éolienne, dans une politique de mix énergétique ; la diversification et la mécanisation de l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire et la transformation locale des produits agricoles. «Les performances de l’agriculture sénégalaise se sont nettement améliorées pour certaines spéculations comme l’oignon, la pomme de terre, le riz et les produits horticoles. Mais nous avons encore des efforts à faire pour une meilleure maîtrise de l’eau, l’aménagement des terres, le conditionnement et la conservation des produits », a indiqué le chef de l’État. «En deux ans de mise en œuvre, les résultats du Pse sont appréciables puisque nous sommes passés d’un taux de croissance de 4,6 % en 2014, à 6,6% en 2016, avec une projection à 6,8 % cette année ; ce qui nous rapproche de l’objectif moyen de 7 % du Pse », a-t-il dit. En même temps, le déficit budgétaire a baissé. De 6,7 % en 2011, il est à 4,2% en 2016 et l’endettement reste en dessous de 60 % ; la norme communautaire de l’Uemoa étant de 70 %.

Mais comme dans une course de fond, Macky Sall affirme que la marche vers l’émergence requiert une bonne cadence et surtout de la persévérance dans l’effort. A son avis, l’émergence, ce ne sont pas seulement des projets à concevoir et à exécuter, des habitudes doivent être remises en cause, des pratiques quasi dogmatiques à changer, et de nouvelles attitudes à adopter. Macky Sall soutient que ce sont ces mutations indispensables qui suscitent le plus de réticences et de résistances. Ce qui explique la mise en place du Bureau opérationnel de suivi du Pse. «Dans un avenir proche, les perspectives de mise en œuvre du Pse seront encore meilleures avec l’exploitation des importantes ressources pétrolières et gazières récemment découvertes au Sénégal », a déclaré le chef de l’État.

Des urgences à prendre en charge
Même si le Sénégal est sur la voie de l’émergence, Macky Sall est convaincu qu’il y a des urgences qui demandent une prise en charge immédiate. C’est dans ce cadre, rappelle-t-il, que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a été lancé, en juillet 2015, avec quatre composantes : hydraulique, électricité, pistes de désenclavement et équipements d’allégement des travaux des femmes. Selon M. Sall, ce programme exécuté en collaboration technique avec le Pnud, a produit des «résultats spectaculaires », en deux années de mise en œuvre à tel point que le Pnud est en train de le dupliquer dans plusieurs autres pays. Malgré tout, le chef de l’État soutient qu’« il y a encore bien du chemin à faire et des obstacles à franchir sur le chemin de l’émergence ». D’où son invite à « travailler davantage pour une meilleure mobilisation des ressources internes ; la rationalisation de la dépense publique ; la création de chaines de valeurs par la transformation, sur place, des produits locaux ». Il propose également la réforme de la gouvernance financière mondiale par l’assouplissement des règles d’accès au crédit ; la lutte contre l’évasion fiscale et les flux financiers illégaux et l’allègement et la simplification des procédures pour le financement des projets, dans le respect des règles de la bonne gouvernance.

Aliou KANDE

Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais sur 1000 Africains ont été retenus par la Fondation Tony Elumelu dans le cadre de la 3ème édition du Programme d’entreprenariat dénommé Tony Elumelu entrepreneurship programme (Teep).

Il s’agit de Dicko Sy (agribusiness), Khady Camara (agribusiness), Mor Momar Sène (énergie), Moyobinessa Farida Pere (Tic) et Papa Diallo (consultance), selon un communiqué de la Fondation. Le Teep consacre un financement de 100 millions de dollars sur dix ans au profit des jeunes entrepreneurs africains, afin de générer un millions d’emplois. Cette année, 93.000 jeunes entrepreneurs africains provenant de 55 pays et territoires avaient porté leur candidature à l’édition de 2017 du programme, soit le double du nombre de demandes de l’année 2016 et près du quadruple du nombre de 2015.

Les 1000 entrepreneurs retenus seront formés et encadrés au cours des neuf prochains mois avant d’être éligibles à un financement de 10.000 dollars chacun comme capital de démarrage, selon un communiqué de la fondation. Par secteurs, l’agriculture arrive en tête au nombre de candidatures retenues avec 29%, ensuite arrivent les Tic (11%) et la manufacture (9%).

M. CISS

Le Sénégal abrite, depuis hier, un séminaire régional sur les radiocommunications. L’objectif de cette rencontre est de faire le point sur la problématique de la gestion des fréquences hertziennes en Afrique. C’est également une occasion de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour mieux faire face aux mutations technologiques.

Face aux mutations rapides des technologies de l’information et de la communication, il urge, pour l’Afrique, de mettre en place un système qui permet une bonne exploitation des fréquences hertziennes. A cela, s’ajoute, a expliqué Modou Mamoune Ngom, directeur des Télécommunications, une coopération efficiente pour faire face à la rapidité des transformations technologiques et à la convergence des services. M. Ngom qui prenait part au séminaire régional sur les radiocommunications, a relevé la nécessité de veiller à ce que les décisions majeures de politique de spectre dans nos États tiennent compte des orientations et recommandations prises sur le plan mondial.

« Les ressources spectrales offrent de nouvelles opportunités pour la connectivité et les innovations technologiques en faveur des habitants de la planète, surtout pour les pays en voie de développement, en couvrant un large éventail de services… », a-t-il souligné. Le directeur des Télécommunications a cité, entre autres, la large bande mobile, la transmission par satellite avec le service mobile par satellite et le service fixe par satellite, les stations terriennes placées sur des plateformes mobiles et l’exploitation spatiale.

Pour le directeur général de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (Artp), cette rencontre est une occasion d’échanger sur le cadre réglementaire de la gestion internationale des fréquences ainsi que les outils élaborés par l’Union internationale des télécommunications en vue de mettre en œuvre les procédures associées à l’inscription des assignations de fréquences dans le fichier de référence.

« L’examen de ces points présente un intérêt majeur pour nous dans la mesure où ce séminaire permettra à certains d’entre nous qui auront la responsabilité de représenter leur pays à la prochaine conférence mondiale des radiocommunications, d’être aptes à confronter les positions communes africaines à celles des autres régions avec des arguments scientifiques et répondant aux exigences nouvelles », a soutenu Abdou Karim Sall. Selon lui, il urge, à travers cette rencontre, de réfléchir sur le futur de la bande Uhf au-dessus de 1Ghz en Afrique mais également des sujets relatifs au dividende numérique, des espaces blancs de télévision et du potentiel que ces questions offrent à « nos » économies.

Licences Fai
Citant les projets majeurs et réalisations de notre pays pour 2017, dans le domaine des technologies de l’information et de la communication dont l’attribution des fréquences Mvno, le dégroupage de la boucle locale, la démocratisation de l’accès à Internet avec l’attribution récentes de trois licences Fai, M. Sall a indiqué que l’objectif est de faire contribuer significativement le secteur de l’économie numérique aux recettes budgétaires de l’État et à la croissance économique et sociale du Sénégal. « L’Usage des technologies de l’information et de la communication de demain devra assurer la mobilité, la flexibilité et la couverture nécessaire pour que les utilisateurs soient immergés dans un environnement de connectivité ubiquitaire, mais l’infrastructure correspondante ne pourra être mise sur pied que si le spectre des fréquences radioélectriques est disponible, et est utilisé selon des modalités nouvelles », a dit le directeur général de l’Artp.

Télévision numérique terrestre : 12 pays ont validé leur passage
Le passage de la télévision analogique à celle numérique n’est pas encore totalement effectif dans de nombreux pays de la sous-région. En effet, seuls 12 pays ont réalisé, à l’image Sénégal, la prouesse de basculer à la télévision numérique terrestre (Tnt), selon le représentant de la zone Afrique de l’Union internationale des télécommunications, Andrew Rugege, en marge du séminaire régional sur les radiocommunications. « Nous avons encore des problèmes pour ce qui est du basculement à la Tnt », a-t-il indiqué, rappelant les avantages du passage à la télévision numérique terrestre pour les pays africains.

Ibrahima BA

Le passage de la télévision analogique à celle numérique n’est pas encore totalement effectif dans de nombreux pays de la sous-région. En effet, seuls 12 pays ont réalisé, à l’image Sénégal, la prouesse de basculer à la télévision numérique terrestre (Tnt), selon le représentant de la zone Afrique de l’Union internationale des télécommunications, Andrew Rugege, en marge du séminaire régional sur les radiocommunications. « Nous avons encore des problèmes pour ce qui est du basculement à la Tnt », a-t-il indiqué, rappelant les avantages du passage à la télévision numérique terrestre pour les pays africains.

Ibrahima BA

« Natal Mbaay », un projet de l’Agence des États-Unis dédié aux filières céréalières, envisage d’accompagner les acteurs de la filière riz dans la mise en place de plateformes régionales de commercialisation du riz local, a annoncé lundi, à Saint-Louis, Amadou Souaré, son directeur régional. « Nataal Mbaay » a l’intention d’accompagner les acteurs dans la mise en œuvre des plateformes régionales de commercialisation à l’image de la plateforme nationale en relation avec le ministère du Commerce ou ses démembrements dans les régions », a-t-il déclaré. Le directeur régional du projet s’entretenait avec l’Aps à l’issue d’un atelier régional de concertation sur les contraintes liées à la commercialisation du riz de la vallée du fleuve Sénégal. « Nous allons, dans chaque région, mettre en place des fichiers sur l’offre et la demande qui vont permettre de mettre en relation plus efficacement les riziers et les acheteurs. C’est un projet que nous avons avec les acteurs en relation avec le ministère et l’Arm (Agence de régulation des marchés) », a expliqué M. Souaré. La commercialisation du riz de la vallée du fleuve connaît des difficultés qui ont amené le ministre du Commerce, Alioune Sarr, à organiser récemment, à la gouvernance de Saint-Louis, un comité régional de développement consacré au problème. «Une plateforme nationale de commercialisation du produit existe et joue, de fait, un rôle de régulation du marché. C’est grâce à cette structure que les riziers ont obtenu le gel des importations de riz entier », a rappelé Babacar Fall, président d’une association de riziers du nord du pays. « C’est un bon cadre mais il faut se l’approprier et le parfaire pour trouver les solutions idoines pour nous permettre d’être davantage présents sur le marché sénégalais», a-t-il souligné.

APS

Le professeur Andrea Moscariello de la Faculté des Sciences de l’université de Genève était au Sénégal dans un séminaire qu’il animait pour le compte des étudiants en géologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cet enseignant au département des sciences de la terre, en charge des énergies pétrolières, a une trentaine d’années d’expériences dans des entreprises pétrolières et de consulting. Il revient, dans cette interview, sur les enjeux de la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal.

Vous animez, depuis quelques jours, un séminaire au profit des étudiants en géologie de l’Ucad. Qu’est-ce qui a été à la base de cette initiative ?
L’université de Genève a une longue tradition marquée par des rapports importants avec le Sénégal. Mon collègue Matar Ndiaye de l’Institut de la Science et de la Terre de Dakar en est un parfait exemple. C’est à travers lui qu’on a eu cette idée de donner deux jours de cours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’objectif est de nouer des relations plus étroites entre les deux établissements. Le recteur de l’université de Genève, lors de la visite du président de la République du Sénégal, récemment en Suisse, a réitéré l’intérêt de rendre plus dynamique le partenariat avec les pays africains. Ma visite est à la fois une initiative privée et officielle pour mettre en œuvre cette ambition partagée, surtout cet intérêt de l’université de Genève dans les sciences de la vie et de la terre et de la géo-énergie. C’est une thématique assez vaste.

C’est aussi une manière de transmettre aux étudiants des connaissances, des notions et des expériences acquises depuis des années pour leur permettre d’être opérationnels sur le marché de l’emploi. C’est également pour acquérir des savoirs dans le sismique à réflexion qui est technologie permettant de comprendre mieux le sous-sol et d’identifier la présence d’hydrocarbure. Le rôle du sismique à réflexion est de faire une radiographie du sous-sol à plusieurs kilomètres. C’est une technologie qui a été développée dans les années 1930. Faire un forage sans le sismique à réflexion, c’est opérer de manière hasardeuse.

Sur quels aspects ce partenariat sera axé ?
Nous voulons établir une relation durable entre l’université de Dakar et celle de Genève et avoir une présence constante tous les ans dans un séminaire avec divers intervenants. Il est envisagé d’organiser des cours dans le master en géologie du pétrole. Nous sommes en discussion avec le département de géologie. Nous pourrions ainsi identifier les jeunes qui ont du potentiel pour leur permettre de faire leur master ou leur thèse avec l’université de Genève. C’est quelque chose que nous comptons vraiment mettre en œuvre. Il est également prévu d’offrir à de jeunes ingénieurs de Petrosen une formation en géologie durant deux à trois semaines à Genève afin de leur donner une formation plus poussée, plus détaillée dans certains domaines comme la géologie de réservoir, la caractérisation des réservoirs, l’interprétation sismique, la modélisation des réservoirs…

L’université de Genève a plusieurs projets de collaboration dans l’industrie avec de grandes compagnies pétrolières européennes, en Chine et un peu partout dans le monde. Pour l’échange et l’utilisation, l’accès aux données, nous signons des accords de confidentialité qui nous permettent d’y accéder dans les études. Dans une formation continue pour des employés de Petrosen, nous pourrions envisager un petit projet de recherche sur les données de Petrosen.

Comment avez-vous trouvé le niveau de la formation en général au Sénégal ?
Les jeunes que j’ai trouvés ont le potentiel. Le débat sur la formation est récurrent même chez nous. L’université doit former les nouvelles générations dans deux domaines principalement. La recherche me paraît cruciale, fondamentale. C’est elle qui peut faire avancer la connaissance, la science et aider à la compréhension de notre système, de la géologie par exemple. Il convient aussi de donner les outils nécessaires aux nouvelles générations pour qu’elles aient les connaissances pratiques pour leur employabilité sur le marché. Il est donc un besoin impérieux d’avoir accès à certaines technologies. Dans ce sens, l’université de Genève peut aider l’Ist à accéder à ces ressources. L’État aussi en tant que dernier utilisateur de ces ressources, doit croire en cette formation et mettre à la disposition des jeunes des bourses d’études. Nous sommes disposés à offrir des stages en Suisse. La géologie du pétrole, c’est l’expertise. Il faut, dans ce sens, faire bénéficier aux jeunes une formation solide.

Dans quels domaines les autorités publiques doivent accentuer leurs efforts pour tirer véritablement parti du pétrole et du gaz ?
En termes de quantité, ces dernières années, on voit qu’il y a de plus en plus de connaissance du sous-sol sénégalais surtout off-shore. Il y a un système pétrolier très actif comme dans beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, les ressources pétrolières existent mais sont profondes. Il faut des investissements importants pour atteindre ces réserves. Avant cet investissement, il faut bien cerner le problème. L’acquisition des données doit être une priorité. On parle de sismique à 2, 3 dimensions et dans ces cas-là, c’est impératif. Ça c’est pour l’Off-shore. Pour le On-shore, il y a des potentiels très importants. Et là aussi, les données ne sont pas suffisantes pour quantifier les choses. Je sais qu’il y a des compagnies intéressées.

Quelles sont les implications de la découverte de telles ressources pour un pays comme le Sénégal ?
La conséquence est que le Sénégal pourra se positionner différemment sur le marché mondial et ne plus être dépendant de l’importation du pétrole. Il pourra développer une industrie de transformation des produits pétroliers et donner des opportunités d’emploi, d’affaires. Aujourd’hui, on parle beaucoup de transition énergétique. Beaucoup de nations aimeraient réduire l’émission de Co2 due à l’utilisation des combustibles fossiles.

Le Sénégal est dans une position privilégiée en cela qu’il n’a pas encore développé normalement l’industrie pétrolière. Et il pourrait développer l’industrie de l’énergie de façon cohérente en mettant en avant, soit l’industrie pétrolière, soit une énergie alternative. A Dakar, la chaleur de la terre est importante. C’est une région volcanique et on pourra utiliser cette chaleur pour développer l’industrie électrique. Le Sénégal peut être une nation phare grâce à une utilisation équilibrée des énergies. Il faut aussi penser à l’éolienne, au solaire. Cela pourrait faire du Sénégal un exemple en Afrique.

D’autres découvertes sont possibles surtout pour ce qui est du pétrole. Le système pétrolier marche, il faut des données et des investissements à la hauteur. De grandes compagnies étaient venues au Sénégal dans les années passées et ont dit qu’il n’y avait pas de pétrole. D’autres de moindre envergure ont découvert l’existence de ces ressources en acquérant les bonnes données. C’est le modèle à renouveler.

Quelle est la « formule magique » pour éviter la « malédiction » du pétrole ?
Quand on parle de cette fameuse malédiction, je dis souvent aux gens que la seule manière d’éviter cette psychose, c’est d’appliquer la science et de regarder les données de façon propre et intelligente. C’est très important d’avoir l’expertise et les compétences proprement sénégalaises. Il faut qu’il y ait des personnes capables de gérer ces données et de dire que c’est nous qui gérons nos propres données pour éviter que des intrus puissent avoir accès à notre système. Il faut travailler à avoir des évaluations correctes. Le système pétrolier fonctionne bien en Mauritanie et dans d’autres pays en Afrique. Si vous avez les compétences et les données, il n’y aura pas de malédiction.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Le royaume chérifien compte renforcer sa position dans le domaine du tourisme. Il a élaboré une Stratégie nationale de développement du produit touristique durable avec comme objectif d’accueillir près de 20 millions de touristes par an, à l’horizon 2020. L’annonce a été faite hier à Marrakech par Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit).

Le royaume chérifien compte renforcer sa position dans le domaine du tourisme. Il a élaboré une Stratégie nationale de développement du produit touristique durable avec comme objectif d’accueillir près de 20 millions de touristes par an, à l’horizon 2020. L’annonce a été faite à Marrakech par Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit).

Accueillir 20 millions de touristes par an à partir de 2020. C’est l’ambition que s’est fixé le Maroc. Et le pays a adopté le développement durable comme un des fondements de son modèle de développement. Il s’agit d’aller d’une logique de développement économique à une logique de durabilité. C’est dans ce cadre que s’inscrit sa Stratégie nationale de développement du produit touristique durable. «Nous accueillons près de 10,5 millions de touristes par an dont plus de 80 % d’Européens. En Afrique, nous sommes la première destination », a confié, hier, à Marrakech, Imad Barrakad, directeur de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit), une structure qui dépend du ministère du Tourisme. Il présentait la Stratégie nationale de développement du produit touristique durable à des journalistes africains venus prendre part à la 5e édition du Forum international Afrique développement (Fiad) du Groupe Attijariwafa bank. Le pays compte attirer encore plus de touristes avec cette nouvelle stratégie. « A l’horizon 2020, nous visons 20 millions de touristes par an. C’est possible d’atteindre cet objectif car nous avons les atouts », a-t-il dit. Selon M. Barrakad, la transversalité de l’activité touristique et les interconnexions qu’elle entretient avec différents secteurs amène à accroître les synergies entre les différentes stratégies sectorielles et locales et à mutualiser les efforts des différents secteurs autour d’un programme intégré pour faire du tourisme une véritable locomotive de recettes pour l’État et les collectivités territoriales. Il s’agit, à travers cette stratégie, de préserver et de valoriser le patrimoine matériel et immatériel, des produits du terroir ; l’amélioration de la qualité de l’expérience touristique ; la conception d’espaces publics accueillants, fonctionnels et attractifs ; la mise en exergue des savoir-faire traditionnels. Cette stratégie vise aussi à préserver et valoriser le patrimoine naturel et environnemental ; développer une offre balnéaire «intelligente» intégrée dans son environnement naturel et socioculturel ; aménager des sites accessibles, visitables et captivants et aménager des circuits balisés et lieux d’activités sportives, praticables et sécurisés.

Mesures de durabilité
En dehors des huit territoires touristiques, explique M. Barrakad, le Maroc compte ouvrir six nouvelles destinations en se positionnant sur le balnéaire, la culture et la nature pour assurer la répartition de la richesse et la durabilité. Pour atteindre ces objectifs, le royaume chérifien compte également créer des corridors thématiques reliant les huit territoires les uns aux autres. Le directeur exécutif de la Smit soutient que la stratégie de développement du produit touristique est en adéquation avec les objectifs du développement durable. Cette stratégie, poursuit-il, tient compte de la dimension socioculturelle, environnementale et économique.

Pour booster le secteur et attirer plus de touristes, la Smit a pris des mesures de durabilité. Celles-ci tournent autour d’études d’impact sur l’environnement ; la mise en place de stations d’épuration ; l’intégration d’une série de mesures dans les cahiers de charges ; le reboisement des sites touristiques. Il y a également la préservation des sites sensibles ; le respect du cachet architectural local et des parties d’aménagement intégrées dans l’environnement ; la création d’emplois et l’intégration de la population locale ; la mise à niveau des activités économiques locales (pêche artisanales,..) sans oublier les mesures d’atténuation et de compensation. Cette stratégie nationale fait aussi la promotion de l’efficacité énergétique et encourage une consommation responsable.

Une batterie de mesures pour attirer les investisseurs
Dans sa stratégie nationale, le Maroc a pris des mesures incitatives pour attirer les investisseurs privés. Pour ce qui est de la promotion des investissements durables, explique Imad Barrakad, il y a le lancement d’appel à manifestation d’intérêt et d’appel à projets ; un cadre incitatif attrayant (fiscalité, exonérations douanières, foncier à fort potentiel à prix attractif, contribution à l’infrastructure hors-site,..) ; la récompense des bonnes initiatives, l’accompagnement de proximité des investisseurs et l’établissement de Partenariat public-privé fructueux. Autres mesures incitatives dans les Ntic, l’information, la commercialisation et la vente (portail informationnel, applications mobile, plate-forme de réservation, …). Il y a également des primes de durabilité ; la garantie de crédits et la contribution des investissements publics aux programmes de développement. La formation et l’éducation ne sont pas en reste. Il s’agit, selon le directeur exécutif de la Smit, de la valorisation du capital humain ; le partenariat avec les universités, la sensibilisation, l’éducation et la formation aux métiers du tourisme durable et l’accompagnement social.

Aliou KANDE, envoyé spécial à Marrakech

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.