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Affaires et Finances (1638)

Le Projet appui à la promotion de l’accès des institutions de micro finance au système de paiement régional, qui en est à sa phase pilote, devrait contribuer à faciliter les flux financiers et le commerce intra régional. Ce dispositif devrait également permettre de capter les fonds envoyés par la diaspora.

La Banque africaine de développement (Bad), en partenariat avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a lancé, hier, un projet-pilote d’interconnexion des systèmes financiers décentralisés des huit pays de la zone Uemoa. Celui-ci consistera à renforcer les systèmes informatiques des institutions de micro finance pour que leurs clients puissent utiliser, en toute sécurité, les moyens électroniques de paiement. Il vise également à élargir la gamme des produits et services financiers offerts par ces institutions surtout en faveur des segments les plus défavorisés notamment les populations vivant en milieu rural, les femmes, les jeunes et les petites et moyennes entreprises. «Il vise à régler les problèmes de pauvreté par le renforcement de capacités des systèmes financiers décentralisés, en vue de la mise en place de solutions et mécanismes permettant l’accès au système de paiement régional de l’Uemoa », a expliqué Gabriel Victorien Mougani, économiste spécialiste en chef de l’intégration régionale à la Bad. « Ce projet nous permet de procéder à une combinaison harmonieuse entres les services numériques et le système bancaire classique », a confié l’adjointe au directeur micro finance et inclusion financière de la Bceao, Astou Lô Ndiaye, dont l’institution a élaboré une stratégie d’inclusion financière avec comme leviers les institutions de micro finance et les innovations technologiques. De plus, ce projet devrait contribuer à faciliter les flux financiers et le commerce intra régional ainsi qu’à capter les fonds envoyés par la diaspora.

La Bad et la Beceao comptent s’appuyer sur Gim-Uemoa et Cti Dakar qui ont développé des expériences réussies dans ce domaine. Ce projet a bénéficié d’un financement de 3,9 milliards de francs CFA du Fonds africain de développement sous la forme d’un don et de 1 milliard de FCfa de la Beceao, a précisé Dr. Eguida Kossi Robert, chargé de programme-pays principal à la Bad.
D’une durée de trois ans (2017-2019), ce projet-pilote devrait, à terme, permettre de faire passer l’accès des populations aux services financiers de l’espace Uemoa de 16,6 % en 2015 à 25 % en 2019 et de connecter 10 % des systèmes financiers décentralisés au système de paiement de l’Uemoa sur la même période alors que ce taux est de zéro pour cent actuellement.

Mamadou GUEYE

Le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, a procédé, hier, au lancement du projet Biosoy, à Diélaly, dans la commune de Syer. Il a rappelé que l'émergence du Sénégal et la création d'emplois passe par de tels projets.

Diélaly. Cette localité ne dit pas grand-chose à de nombreux Sénégalais. Rallié cette localité nichée au cœur du Walo, n'est pas chose aisée. A hauteur du village de Keur Momar Sarr, il faut emprunter une piste sablonneuse pour se rendre dans ce  village, situé au sud du Lac de Guiers, dans la commune de Syer. Arrivé à Diélaly, il faut parcourir, à nouveau, 25 kilomètres pour être sur les terres du projet Biosoy. Le trajet a été long et difficile et les complaintes ne manquent pas. Sur place, le Projet Biosoy prend forme. Le site de 1 000 hectares qui était dans un passé récent une forêt touffue a cédé la place à un projet agricole. La phase de labour est achevée. Le pivot tourne au rythme normal à travers la méthode tourniquet. Il arrose 50 hectares sur les 300 déjà labourés pour la première phase du projet.

Le projet Biosoy est porté par un groupe d'investisseurs privés en collaboration avec des investisseurs institutionnels et stratégiques : le groupe Avril, Nma Sanders du Sénégal et Zalar Sénégal. La société est accompagnée par Orabank avec la garantie du Fongip. D'un montant global de 5 milliards de FCfa, le projet Biosoy consiste en la mise en culture de 1 000 hectares de terres agricoles pour la production de cultures bio destinées à l'exportation et de semences d'arachide certifiées pour les agriculteurs sénégalais. Le projet permettra de créer, dans un premier temps, 200 emplois directs et facilitera la mise à disposition de biomasse pour le bétail. Il aura une contribution significative au Pib et participera à l'amélioration de la balance commerciale à travers les exportations.

Le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, accompagné d'une forte délégation constituée des ministres Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Mbengue Ndiaye, Moustapha Diop, du gouverneur de Louga ainsi que d'autres personnalités du pays a magnifié ce projet « si important qui indique la voie pour un Sénégal émergent à travers le secteur agricole porté par une collectivité locale en partenariat avec ses partenaires ». Il a salué le travail qui a abouti à la concrétisation de ce projet. « Ce que nous avons vu à Syer, c'est l'agriculture de demain telle que conçue par le président de la République à travers le Plan Sénégal émergent  (Pse), notamment à son volet agricole le Pracas », a-t-il déclaré. Ces 1000 hectares développés en trois phases dont la première lancée hier vont, selon lui, générer plus de 100 emplois dans l'immédiat. Il est aussi d'avis que cet investissement réduira le déficit de la balance commerciale de notre pays parce qu'on y cultivera du maïs destiné aux industriels sénégalais, des produits à grande valeur ajoutée tels que la pomme de terre. « C'est bien, dit-il, d'exporter la pomme de terre, c'est encore mieux de faire des sips orientés vers les marchés internationaux. Nous voulons capter le maximum de valeur ajoutée dans notre pays, a-t-il ajouté». Il a indiqué que ce projet a été mis en place en synergie avec le secteur de l'élevage. Des produits bios y seront cultivés et certains sous produits seront destinés à l'élevage.

Pour le Premier ministre, « c'est cette voie indiquée par le chef de l'Etat à savoir faire cohabiter les petites exploitations familiales avec de grands investissements, en relation avec les collectivités territoriales. Ce qui signifie l'émergence inclusive du Sénégal de demain, de la création de la valeur ajoutée, de la création d'emplois et pour notre jeunesse ».

1700 tonnes d'oignons et 1200 tonnes de pommes de terre attendues
Le maire de Syer, Sidy Kâ, voit, dans ce projet, la marche du Plan Sénégal émergent, car il vise à soulager les populations de la pauvreté et à créer des emplois pour les jeunes. Il estime qu'il va également réduire les cas de vol de bétail notés dans la zone. « En trouvant du travail avec ce projet, a-t-il dit, les jeunes ne vont plus s'adonner à des activités illicites ». Le maire a également plaidé pour la réalisation de la route Keur Momar Sarr-Diélaly-Mbar Toubab-Syer et l'l'électrification des villages de la commune notamment du chef-lieu de la commune Syer ainsi que la construction des postes de santé.

Le président du conseil d'administration de Biosoy, Dr Abdourahmane Kane, a affirmé que les promoteurs « n'ont aucun droit à l'échec » eu égard à la confiance placée en eux par les autorités sénégalaises. Il a rappelé le processus ayant abouti au lancement du projet, avant de se féliciter de l'adhésion des populations. Pour l'horticulture, Dr Kane a indiqué que 1500 à 1700 tonnes d'oignons et 1200 tonnes de pomme de terre sont attendues pour la première phase. L’objectif, à travers cette initiative, est de faire, selon lui, du Sénégal une vitrine de la culture bio.

Le directeur général du Fonsis, Ibrahima Kane s'est réjoui de ce modèle de partenariat et d’investissement dans un secteur prioritaire du Plan Sénégal émergent. « L'agriculture doit être une opportunité apportant une prospérité durable au monde rural », a-t-il déclaré. Selon lui, le projet Biosoy a pour ambition de positionner le Sénégal comme un champion d'une agriculture reconnue pour ses vecteurs et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d'exportation tout en participant à la production de semences pour notre pays. A cela s'ajoutent les gains significatifs en termes d'emplois, de revenus et de  supports à l'élevage.

Un hommage appuyé a été rendu à Xavier Beulin, président du groupe Avril, décédé il y a quelques jours.

Souleymane Diam Sy 

L’édition 2017 de la Revue annuelle conjointe dont le processus de préparation a été lancé, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, sera consacrée au bilan des réalisations de l’année 2016 et au suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires de l’année 2017.

Quelques-unes des recommandations qui avaient été faites lors du Conseil présidentiel d’avril ont été matérialisées ou connaissent un début de matérialisation. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, Amadou Bâ a déclaré que des efforts ont été faits, en 2015, pour porter le volume d’investissement de ce sous-secteur à 143,3 milliards de FCfa. Pour 2017, le budget prévoit 153,9 milliards de FCFa.

« Avec le vote de la Loi de finance rectificative 2017, l’investissement sera orienté vers des projets d’envergure tels que le projet d’équipement du monde rural, le Programme nationale d’autosuffisance en riz, le Programme des domaines agricoles communautaires », a-t-il informé. S’agissant de la réforme foncière, le ministre a indiqué que l’adoption définitive du document de politique foncière sera faite par le gouvernement dans les prochains mois. Il a ajouté que la généralisation des contrats de performance dans toutes les administrations et structures publiques est en marche, qu’une feuille de route pour le financement de la santé a été élaborée et validée, que le projet de loi rendant obligatoire la Couverture maladie universelle est en train d’être réactualisé. Amadou Bâ a souligné que les ressources allouées aux collectivités locales, au titre de l’Acte 3 de la décentralisation, ont connu une hausse entre 2014 et 2015.

« Le Fonds de dotation de la décentralisation est passé de 20,4 milliards de FCfa à 22,4 milliards de FCfa. Le Fonds d’équipement des collectivités locales est passé de 15 milliards de Fcfa à 20 milliards de Fcfa », a-t-il précisé. Quant à la réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale, elle est devenue une réalité et un plan de modernisation de l’administration a été élaboré ainsi qu’un plan d’actions prioritaires qui est en cours d’exécution.

Le processus de préparation de la Revue annuelle conjointe 2017 visant à évaluer les performances de la politique économique et sociale du Sénégal a été lancé, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, en présence du ministre en charge du Suivi du Pse, Abdoul Aziz Tall, des partenaires techniques et financiers, des acteurs de la société civile et du secteur privé, etc. Cet exercice est un engagement du gouvernement du Sénégal vis-à-vis de ses partenaires financiers. Il est prescrit par le Cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques (Case) institué par décret en mai 2016 par le chef de l’Etat dans le but de suivre et d’évaluer les résultats des politiques publiques selon l’approche de la gestion axée sur les résultats de développement.

Généraliser les contrats de performance
Cette présente édition sera consacrée au bilan des réalisations de 2016 et au suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires de 2017 par un processus participatif de collecte, de traitement et de validation des résultats enregistrés. Hier, les travaux sont faits avec les secteurs concernés et les représentants des services régionaux et marquent la première étape du processus qui doit être conclu par un Conseil présidentiel, en fin avril. Co-président du Secrétariat des Revues, le ministre Abdoul Aziz Tall a indiqué que la Revue annuelle conjointe est la manifestation de l’engagement du chef de l’Etat de « placer la démarche de gestion axée sur les résultats et d’évaluation des politiques publiques et de l’action du gouvernement ». A ses yeux, ce dispositif mis en place pour fédérer les mécanismes et accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent reste « un maillon important de la recherche continue de transparence ».

Chef de file des partenaires techniques et financiers, Alberto Virella, ambassadeur d’Espagne au Sénégal, a salué « la volonté du gouvernement du Sénégal de rendre compte de l’état de mise en œuvre de ses politiques globales et sectorielles ». Il a rappelé que ce souci de transparence basé sur les principes de la gestion axée sur les résultats est conforme aux principes fondamentaux de la Déclaration de Paris, de l’Agenda d’Accra et des Engagements de Busan pour une plus grande efficacité de l’aide au développement.

Après avoir engagé des réformes qui ont permis de renforcer la croissance, l’enjeu pour le Sénégal est, selon M. Virella, de maintenir cette croissance sur le long terme et de faire en sorte qu’elle soit inclusive et créatrice d’emplois. Il a suggéré au gouvernement de faire l’état d’avancement du Pse, ses rendements afin d’en connaître l’impact. Sur l’importance de la Revue annuelle conjointe, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a soutenu que seule l’évaluation des progrès est en mesure de permettre d’apprécier l’efficacité de la dépense publique et de générer des informations précieuses pour la prise de décisions. Amadou Bâ a insisté sur la nécessité d’une bonne appropriation de l’exercice de revue par les départements ministériels.

Abdoul Aziz Tall, ministre en charge du Suivi du Pse : « Les premiers résultats sont appréciables »
Trois ans après son lancement, le Plan Sénégal émergent (Pse) affiche des « résultats appréciables », selon le ministre en charge du suivi de ce plan. Ces bons points se sentent aussi bien sur le plan global de l’économie, à l’échelle sectorielle, qu’à l’amélioration des conditions de vie et d’existence des Sénégalais. « L’économie sénégalaise est bien inscrite sur une bonne trajectoire au regard du bon comportement des principaux indicateurs macroéconomiques, le taux de croissance du Pib étant définitivement inscrit au-dessus de la barre de 6 % », a-t-il dit. Ces performances se traduisent également au-delà des projets et réformes, « à travers les différents programmes dont la principale finalité est l’amélioration des conditions des populations défavorisées. Je fais référence au Pudc, à la Cmu, à l’électrification rurale, à l’hydraulique rurale, etc.».

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a annoncé, mardi, que les travaux de l’abattoir moderne de Fatick implanté dans la zone de Niakhar seront achevés cette année. C’était lors du Comité régional de développement axé sur la situation de l’élevage dans la région qui a permis aux différents acteurs d’avoir une idée sur les projets et programmes développés par ce département.

Sur la situation de l’élevage dans la région, le service de l’élevage a fait un état des lieux, en mettant l’accent sur la campagne de vaccination de 2016 et sur la programmation de celle de 2017.  Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a rappelé que la question de l’alimentation du cheptel est une priorité, en plus des programmes contenus dans le Plan Sénégal émergent.

Concernant le programme de développement de la production laitière, Aminata Mbengue Ndiaye a détaillé les différentes stratégies. Il s’agit de l’insémination artificielle, de l’importation d’animaux à haut potentiel laitier, la transformation et la valorisation du lait. Elle a rappelé que  chaque année,   60 milliards de FCfa  sont dépensés pour l’achat de lait. Et pour résorber ce gap, tous ces programmes sont développés. Le ministre a révélé que dans le budget de 2016,  plus de 1000 vaches laitières ont été commandées en vue d’augmenter, de façon substantielle, la production nationale de lait. Ces 1000 vaches exotiques vont produire 25.000 litres par jour à raison de 25 litres par vache. «Si nous continuons sur cette lancée dans un partenariat public/privé, notre facture laitière va diminuer et cela va permettre une balance des paiements équilibrée », a-t-elle déclaré.

Sur la question de la culture fourragère, elle est d’avis qu’il faut sensibiliser davantage et renforcer les capacités des éleveurs. Lors de cette rencontre, les acteurs ont beaucoup insisté sur le vol de bétail, devenu un « fléau » au Sénégal. Sur cette question préoccupante, le ministre de l’Elevage a rappelé que le chef de l’Etat a demandé de faire une relecture du code pénal et du code de procédure pénale en ce qui concerne le vol de bétail et de lui faire de nouvelles propositions. De plus, elle a annoncé que 2000 puces électroniques seront disponibles pour les chevaux dans la lutte contre le vol, en plus d’une fiche signalétique pour chaque cheval.

Aminata Mbengue Ndiaye a fait savoir aux acteurs qu’il y a un  arrêté portant sur la réglementation des véhicules à traction animale. Selon elle, l’âge de l’enfant qui conduit a été relevé à 15 ans et il a été demandé l’obtention du permis de conduire pour amoindrir  les accidents.   Rappelant la décision du chef de l’Etat de doter des îles de l’eau douce à partir du projet Notto- Ndiosmone- Palmarin,  Mme le ministre a fait savoir que son département, avec le gouverneur de région et les services techniques de l’hydraulique, vont essayer de trouver une solution à l’alimentation en eau du cheptel dans ces îles. Elle a promis de lancer personnellement la campagne de vaccination 2017 dans les îles pour montrer toute l’importance que son département accorde à ces localités qui sont des zones à fort potentiel d’élevage.

Oumar  Ngatty BA

Lors de son séjour à Matam, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité les sites qui doivent accueillir les trois projets aquacoles annoncés à l’issue du Conseil des ministres délocalisé, en mars 2013.

Dans la région de Matam, verront, bientôt le jour, trois projets aquacoles d’envergure. Chacune des trois départements (Kanel, Matam et Ranérou) abritera un. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité, lors de sa tournée dans cette région, les différents sites retenus. Ces projets sont la concrétisation de la promesse qu’avait faite le président Macky Sall lors du Conseil ministériel délocalisé de Matam, en mars 2013.

A Ranérou, la ferme aquacole sera installée dans un site identifié dans la commune de Vélingara Ferlo. Dans cette localité d’accès difficile située au cœur de la zone sylvo-pastorale, le projet nécessitera un investissement de 220 millions de FCfa. Du fait de l’absence de cours d’eau, il est prévu d’y réaliser un forage pour alimenter la ferme où il est attendu une production de 100 tonnes de poisson par an. En plus de générer une centaine d’emplois, ce projet va sans douter augmenter et diversifier les sources de revenus de ces populations éloignées des zones de pêche et qui vivent quasiment d’élevage et d’agriculture. Le ministre qui a promis un camion frigorifique, a annoncé que le chef de l’Etat a décidé, dans le Programme d’urgence de développement communautaire, de refaire la piste Ranérou-Vélingara Ferlo fortement endommagée par endroits et d’y apporter l’électricité. Dans cette commune loin de tout et qui manque presque de tout, on s’éclaire au moyen de systèmes solaires. Les habitants, en tête, le député de la zone et le maire ont accueilli, avec beaucoup d’enthousiasme, ces annonces.

Dans le département de Kanel, c’est le village de Thiemping qui a été retenu pour abriter la ferme aquacole. Le site est idéalement placé en bordure du fleuve Sénégal. Les investissements prévus s’élèvent à 180 millions de FCfa. Dans le département de Matam, le site identifié est localisé dans le quartier de Diamel, dans la commune de Matam, à quelques foulées du fleuve Sénégal. Là également, il est prévu un investissement de l’ordre de 200 millions de FCfa. Ces trois projets, selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime vont rendre plus accessible le poisson et permettre de créer plus de 300 emplois.

Toujours dans cette volonté de développer la filière aquacole dans le Fouta, le ministre a décidé, outre ces trois projets aquacoles, de terminer les travaux de la ferme aquacole de Waoundé dans le département de Kanel. Ce projet qui date de 2006, a englouti plus d’une soixantaine de millions sans jamais être fonctionnel. Piloté au début par l’Agence régionale de développement (Ard), les travaux de cette ferme aquacole n’ont jamais dépassé le stade du creusement des étangs. Le choix du site, très éloigné du fleuve, le système d’irrigation, entre autres couacs, ont bloqué ce projet. Outré par cette situation, le ministre Oumar Guèye a annoncé la reprise des travaux de cette ferme. Un peu plus de 22 millions vont y être investis et la gestion sera confiée à un comité villageois qui sera mis en place.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

Le projet « capitalisation des technologies des micros jardins de la ville de Dakar et expansion régionale au Burkina Faso, en Gambie et au Niger » est le fruit d’une collaboration entre la Fao, la ville de Milan et la municipalité de Dakar. La troisième phase du projet, achevée le 31 décembre 2016, avait pour vocation d’étendre la technologie du micro jardin. Celle-ci a été largement reconnue comme un modèle de bonnes pratiques d’agriculture urbaine durable et résiliente dans des villes comme Banjul, Niamey et Ouagadougou qui sont confrontées, comme Dakar, à une démographie en forte croissance. Le projet « micro jardin de la ville de Dakar » contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les moins nanties. Cette technologie permet ainsi l’amélioration de l’accessibilité alimentaire, de la diversité de la consommation et du régime alimentaire et constitue une réponse à l’équation de la croissance accélérée des villes.

Cet atelier vise donc à réunir tous les acteurs du Burkina Faso, de la Gambie, du Niger et du Sénégal afin de créer un cadre de concertation, d’échanges et de transfert des compétences entre les membres de la plateforme multi acteurs pour la fabrication du compost et du vermicompost. « La technologie des micro-jardins est une composante et un levier important pour la promotion de l’agriculture urbaine et périurbaine. Cette technologie simple et pratique peut contribuer substantiellement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les moins nanties ou vulnérables des villes voire à la génération de revenus pour elles », déclare Cheikh Guèye de la Fao au Sénégal. Les résultats engrangés ont permis d’exporter l’expérience de cette pratique de Dakar à d’autres villes. A Dakar, cette troisième phase a permis d’orienter la démarche vers des technologies mieux adaptées au contexte local et de lancer le concept de micro-jardins de deuxième génération ou encore d’éco-micro-jardins. Il s’est agi, en effet, de mettre au point des méthodes de compostage et de lombricomposatge afin de vérifier si ces engrais organiques pourront valablement se substituer aux engrais minéraux pour la fertilisation des micro-jardins. Cette approche épouse les ambitions de l’Etat du Sénégal qui, dans sa stratégie nationale de développement durable, a relevé le cas du micro jardinage dans la ville de Dakar. Celle-ci assure également le portage institutionnel du projet micro-jardins depuis la première phase en insérant, dans son plan de développement municipal, le programme de micro-jardins. Tout un dispositif a été mis en place avec, selon Woré Diaw, représentante du maire de Dakar. Il s’agit de la création, en son sein, d’une cellule de gestion et de coordination qui collabore avec les partenaires du projet.

Il y a également la mise à disposition du projet de douze (12) centres de formation et de démonstration à travers la ville ainsi qu’une assistance technique. Un dispositif de suivi des sites est assuré par la ville. Par ailleurs, pour appuyer les micros jardiniers, des instituts de crédits tels que les fonds pour les personnes en extrême pauvreté et le fonds de développement municipal facilitent l’accès au crédit.

Alassane Aliou MBAYE

D’un côté, vingt jeunes qui ont refusé la fatalité du chômage et ont décidé de lutter contre les affres de l’oisiveté ou de vivre de menu fretin. De l’autre, un marabout entreprenant qui a refusé de se contenter de son tapis de prière et de son chapelet et a décidé d’investir dans la terre. Dans la commune de Matam, le Gie Weltaré et le chef religieux Thierno Samassa ont développé des fermes piscicoles qui restent des modèles du genre dans tout le Fouta. « Pour l’instant, ces deux fermes sont les plus importantes dans toute la zone », souffle le Dr Maguette Bâ, Directeur de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui apporte un soutien technique et matériel à ces deux projets.

La ferme piscicole de ces jeunes de Matam est de type cages flottantes. Elle est mise en place par le projet de la Fao qui promeut la création d’emplois décents pour les jeunes dans le domaine de l’aquaculture. Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est la tutelle institutionnelle et l’Ana en assure la coordination et la mise en œuvre avec la sélection du site, la confection des cages, la formation des jeunes, l’empoissonnement et le suivi. La ferme bénéficie également d’une petite unité de fabrique d’aliment. Le coût global du projet est estimé à 25 millions de FCfa.

Les cages ont été empoissonnées le 23 janvier dernier avec 60.000 alevins de poids moyen de 15 grammes. La période d’élevage dure six mois au bout de laquelle il est attendu une récolte 17,5 tonnes de poissons. Sur l’année, cela donne 35 tonnes. A raison de 1000 FCfa le kilogramme, ces jeunes pourront se retrouver avec un chiffre d’affaires de 35 millions de FCfa par an.

Quant à la ferme piscicole du marabout Thierno Samassa, elle a été aménagée en 2015 avec l’appui de l’Ana pour les aspects techniques et la Saed dans la logistique, à Diacksao, à quelques kilomètres du centre de la commune de Matam. Elle est composée de cinq étangs alimentés en eau par un bras du fleuve Sénégal. Les étangs ont été empoissonnés par l’Ana avec 20.000 alevins de 20 à 29 grammes. En plus des alevins, l’Ana a mis à la disposition du chef religieux 3,5 tonnes d’aliments. Quelques-uns de ses disciples assurent le suivi des élevages avec l’assistance de l’Ana. Si tout se passe bien, cette ferme produira 12 tonnes de poissons sur l’année.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

La pêche continentale souffre de nombreux maux à Matam et à Podor. Devant la raréfaction du poisson, les pêcheurs étalent toutes leurs inquiétudes. Mais la visite du ministre de la Pêche et de l’Economie a ravivé l’espoir d’un lendemain meilleur.

Ils sont tous là, hommes, femmes, enfants…, ce lundi après-midi, sous la voilure du soleil couchant. Les populations de Kanel, de Soringho, de Thialy, de Bow etc., ont massivement afflué sur la berge abrupte et ravinée du marigot « Patowel » à la rencontre du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Tam-tam, battements de mains, chants, l’ambiance est à la fête. Ce jubilé est à la hauteur de l’immense espoir que suscite cette visite ministérielle chez ces populations qui vivent de la pêche continentale. Car, ici, comme dans les autres localités situées le long des cours d’eau, ce secteur souffre. Il ne nourrit plus son homme.

L’époque où les pirogues remplies à ras-bord débarquant des captures sur la berge n’est plus que réminiscence douloureuse. Les actions communautaires comme l’interdiction d’y pêcher durant une partie de l’année afin de permettre le repeuplement du cours d’eau n’y ont rien fait. Le poisson se raréfie. La production moyenne annuelle par campagne de 210.000 kilogrammes est un lointain souvenir. « Dans les années 1990, la pêche était florissante. C’était la fête, la berge était animée. Les gens venaient de partout pour acheter nos poissons, pas n’importe quel poisson, mais des poissons nobles », rappelle M. Diallo, adjoint au maire de la commune de Ouro Sidy. Les applaudissements couvrent ses propos. « On ne mange plus du poisson, rien que de la viande », renchérit une voix dans l’assistance suivie de vivats dans la foule.

Situé dans l’arrondissement de Ouro Sidy, à trois kilomètres de la commune de Kanel, le marigot « Patowel » a une longueur de 5 kilomètres, une largeur de 80 mètres et une profondeur de 7 mètres en période de crue. Il était peuplé par une diversité d’espèces halieutiques. Mais le cours d’eau est en train de se rétrécir dangereusement du fait de l’ensablement favorisé par les cultures de décrue sur le lit majeur et de la mauvaise gestion des ouvrages hydrauliques de retenue d’eau qui perturbent son régime. Les pêcheurs ont demandé au ministre le curage et le dragage du marigot, son empoissonnement, la construction d’un abri pour la surveillance. Ils souhaitent avoir une ferme piscicole en cages flottantes, un appui financier et un périmètre maraîcher afin de diversifier leurs activités.

Non loin de là, la mare « Wendu Kanel », à cheval entre les communes de Ogo et de Ouro Sidy, s’étend sur 4 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large pour une profondeur moyenne de 3 mètres en période de crue. Ce cours d’eau connaît le même sort que le marigot « Patowel ». Il souffre d’un tarissement précoce.

Le poisson se raréfie
Le temps de rétention de l’eau ne dure que 9 mois. Et pourtant, le « Wendu Kanel », selon l’Inspecteur régional de la pêche et de surveillance, M. Mané, « est propice à l’empoissonnement et à la pisciculture en enclos ». La production moyenne de poisson par campagne est estimée à 135.000 kg. Là également, les doléances de la délégation de pêcheurs venue rencontrer le ministre Omar Guèye en bordure de la mare sont les mêmes que celles de leurs homologues du marigot « Patowel » : empoissonnement, dragage, appui financier, abri de surveillance, pisciculture en cages etc. Plus au Nord, dans la commune de Bokidiawé, département de Matam, le problème d’ensablement n’est pas la principale préoccupation des pêcheurs du village de Sadel bordé par le fleuve Sénégal. Ici, les préoccupations sont liées à la raréfaction du poisson, au manque d’équipements de pêche (pirogues motorisées, gilets), au défaut de moyens de conservation des produits (caisses isothermiques). Devant le ministre Oumar Guèye, les doléances ont porté sur ces aspects. L’achèvement des travaux de l’aire de transformation a été également une forte demande. En effet, à Sadel, une unité de transformation des produits de la pêche a été construite en 2011 mais elle n’est ni fonctionnelle ni réceptionnée pour des raisons de travaux complémentaires à exécuter par le Projet de gestion intégré des ressources en eau et de développement des usages multiples dans le bassin du fleuve Sénégal/ Omvs (Pgire 2).

Comme dans la région de Matam, la pêche continentale souffre de multiples maux dans le Podor. Le constat a été fait par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime à Pont Gayo, petit village de pêcheurs perché sur les hauteurs du fleuve qui traverse Donaye et Podor commune. Partout où il est passé, le ministre Oumar Guèye a tenu des rencontres d’échanges et de partage avec tous les acteurs de la pêche. Ayant pris bonne note des doléances, il a promis de tout faire pour que la pêche continentale retrouve un nouveau souffle dans le Fouta.
De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

LE GUIDE RELIGIEUX THIERNO SAMASSA ET DES JEUNES « PÊCHENT » PAR L’EXEMPLE
D’un côté, vingt jeunes qui ont refusé la fatalité du chômage et ont décidé de lutter contre les affres de l’oisiveté ou de vivre de menu fretin. De l’autre, un marabout entreprenant qui a refusé de se contenter de son tapis de prière et de son chapelet et a décidé d’investir dans la terre. Dans la commune de Matam, le Gie Weltaré et le chef religieux Thierno Samassa ont développé des fermes piscicoles qui restent des modèles du genre dans tout le Fouta. « Pour l’instant, ces deux fermes sont les plus importantes dans toute la zone », souffle le Dr Maguette Bâ, Directeur de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui apporte un soutien technique et matériel à ces deux projets.

La ferme piscicole de ces jeunes de Matam est de type cages flottantes. Elle est mise en place par le projet de la Fao qui promeut la création d’emplois décents pour les jeunes dans le domaine de l’aquaculture. Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est la tutelle institutionnelle et l’Ana en assure la coordination et la mise en œuvre avec la sélection du site, la confection des cages, la formation des jeunes, l’empoissonnement et le suivi. La ferme bénéficie également d’une petite unité de fabrique d’aliment. Le coût global du projet est estimé à 25 millions de FCfa.

Les cages ont été empoissonnées le 23 janvier dernier avec 60.000 alevins de poids moyen de 15 grammes. La période d’élevage dure six mois au bout de laquelle il est attendu une récolte 17,5 tonnes de poissons. Sur l’année, cela donne 35 tonnes. A raison de 1000 FCfa le kilogramme, ces jeunes pourront se retrouver avec un chiffre d’affaires de 35 millions de FCfa par an.

Quant à la ferme piscicole du marabout Thierno Samassa, elle a été aménagée en 2015 avec l’appui de l’Ana pour les aspects techniques et la Saed dans la logistique, à Diacksao, à quelques kilomètres du centre de la commune de Matam. Elle est composée de cinq étangs alimentés en eau par un bras du fleuve Sénégal. Les étangs ont été empoissonnés par l’Ana avec 20.000 alevins de 20 à 29 grammes. En plus des alevins, l’Ana a mis à la disposition du chef religieux 3,5 tonnes d’aliments. Quelques-uns de ses disciples assurent le suivi des élevages avec l’assistance de l’Ana. Si tout se passe bien, cette ferme produira 12 tonnes de poissons sur l’année.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

MATAM : TROIS PÔLES AQUACOLES BIENTÔT RÉALISÉS
Lors de son séjour à Matam, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité les sites qui doivent accueillir les trois projets aquacoles annoncés à l’issue du Conseil des ministres délocalisé, en mars 2013.

Dans la région de Matam, verront, bientôt le jour, trois projets aquacoles d’envergure. Chacune des trois départements (Kanel, Matam et Ranérou) abritera un. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité, lors de sa tournée dans cette région, les différents sites retenus. Ces projets sont la concrétisation de la promesse qu’avait faite le président Macky Sall lors du Conseil ministériel délocalisé de Matam, en mars 2013.

A Ranérou, la ferme aquacole sera installée dans un site identifié dans la commune de Vélingara Ferlo. Dans cette localité d’accès difficile située au cœur de la zone sylvo-pastorale, le projet nécessitera un investissement de 220 millions de FCfa. Du fait de l’absence de cours d’eau, il est prévu d’y réaliser un forage pour alimenter la ferme où il est attendu une production de 100 tonnes de poisson par an. En plus de générer une centaine d’emplois, ce projet va sans douter augmenter et diversifier les sources de revenus de ces populations éloignées des zones de pêche et qui vivent quasiment d’élevage et d’agriculture. Le ministre qui a promis un camion frigorifique, a annoncé que le chef de l’Etat a décidé, dans le Programme d’urgence de développement communautaire, de refaire la piste Ranérou-Vélingara Ferlo fortement endommagée par endroits et d’y apporter l’électricité. Dans cette commune loin de tout et qui manque presque de tout, on s’éclaire au moyen de systèmes solaires. Les habitants, en tête, le député de la zone et le maire ont accueilli, avec beaucoup d’enthousiasme, ces annonces.

Dans le département de Kanel, c’est le village de Thiemping qui a été retenu pour abriter la ferme aquacole. Le site est idéalement placé en bordure du fleuve Sénégal. Les investissements prévus s’élèvent à 180 millions de FCfa. Dans le département de Matam, le site identifié est localisé dans le quartier de Diamel, dans la commune de Matam, à quelques foulées du fleuve Sénégal. Là également, il est prévu un investissement de l’ordre de 200 millions de FCfa. Ces trois projets, selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime vont rendre plus accessible le poisson et permettre de créer plus de 300 emplois.

Toujours dans cette volonté de développer la filière aquacole dans le Fouta, le ministre a décidé, outre ces trois projets aquacoles, de terminer les travaux de la ferme aquacole de Waoundé dans le département de Kanel. Ce projet qui date de 2006, a englouti plus d’une soixantaine de millions sans jamais être fonctionnel. Piloté au début par l’Agence régionale de développement (Ard), les travaux de cette ferme aquacole n’ont jamais dépassé le stade du creusement des étangs. Le choix du site, très éloigné du fleuve, le système d’irrigation, entre autres couacs, ont bloqué ce projet. Outré par cette situation, le ministre Oumar Guèye a annoncé la reprise des travaux de cette ferme. Un peu plus de 22 millions vont y être investis et la gestion sera confiée à un comité villageois qui sera mis en place.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

L’absence de bien-être au travail réduit considérablement la performance des travailleurs et la compétitivité des entreprises. Ces propos émanent du ministre du Travail, Mansour Sy, qui a présidé hier l’ouverture officielle de la 4e édition du colloque international de l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) sur le bien-être au travail.

En marge des assises de l’entreprise, l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) a tenu hier la quatrième édition de son colloque international. Il est, cette année, axé sur le bien-être au travail. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le ministre du Travail. « Vous êtes à l’avant-garde de la lutte contre les risques professionnels dits émergents si l’on sait que l’absence de bien-être au travail constitue un frein indéniable à la performance du capital humain et à la compétitivité des entreprises », a dit Mansour Sy aux initiateurs du colloque.

Selon lui, le choix du thème de cette année fait par l’Asprh est révélateur de sa détermination quotidienne à accompagner l’Etat dans ses politiques de protection sociale et de sécurité/santé au travail. « S’il est vrai que l’Etat portait davantage l’attention à la santé et à la sécurité au travail et le respect des droits fondamentaux au travail, il faut cependant noter que certaines avancées ont été faites ces dernières années dans le sens d’adopter des textes d’application du code du travail en introduisant en 1997 déjà de nouvelles modalités d’aménagement du temps du travail prenant en compte l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale », a dit le ministre. Mais, nos entreprises ne semblent pas avoir tiré de meilleurs profits de ces dispositions. « S’agit-il d’un déficit de communication ou d’une appréhension sur la complexité éventuelle de leur mise en application ? », s’est interrogé Mansour Sy. A en croire le ministre du Travail, sous l’impulsion du président de la République, Macky Sall, les états généraux de la santé et de la sécurité au travail ont été tenus en 2013. L’une des recommandations fortes de ces assises portait sur l’élaboration, d’une manière tripartite, de politiques nationales de santé et sécurité au travail où le bien-être au travail devrait occuper sa place.

Stress au travail
« C’est une politique qui se veut réaliste en s’inscrivant dans la poursuite des objectifs de développement économique et social fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) en son axe 2 consacré au capital humain, à la protection sociale et au développement durable », a-t-il mentionné. Aussi, pour corriger le faible taux d’installation des comités d’hygiène et de sécurité au travail afin d’amener les employeurs à intégrer les aspects liés à la prévention des risques professionnels dans leurs politiques de gestion, la Caisse de sécurité sociale a lancé un concours annuel d’une envergure nationale pour encourager et récompenser les entreprises les plus méritantes. Le ministre du Travail de noter encore que des études récentes ont montré que la prévention des risques professionnels, la santé et le bien-être au travail peuvent rendre l’entreprise beaucoup plus productive.

« Il ne fait aucun doute que des salariés, en bonne santé physique et psychologique, avec un environnement de travail beaucoup plus sain et agréable, peuvent être productifs et susceptibles de rendre l’entreprise compétitive. Nous espérons que le colloque permettra de s’accorder sur les lignes d’action pour éliminer les facteurs de risque tels que le stress au travail avec ses symptômes comme l’insomnie, la baisse de l’alimentation, etc. », a soutenu Mansour Sy.

Dans son intervention, le président de l’Asprh, Ibrahima Mbaye, a préconisé la mise en place d’un groupe de travail pour revisiter le Code du travail et réfléchir sur des modalités d’introduction de nouveaux éléments de régulation du bien-être au travail. Et pour le représentant du patronat, Charles Faye, le bien-être au travail constitue une préoccupation première des employeurs dans leur dessein de fidéliser les employés.

Ndiol Maka SECK

Il n’y aura pas une mévente du riz local. L’assurance a été donnée, hier, par Papa Abdoulaye Seck. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural s’exprimait à la fin d’un conseil interministériel consacré à la commercialisation du riz local. Pour lui, il n’y a pas de crainte sur la commercialisation du riz local. «Ce riz sera intégralement acheté par les commerçants. Au moment où je vous parle, il n’y a pas de mévente du riz de la vallée », a rassuré le ministre de l’Agriculture. Selon lui, quand une agriculture se développe, on produit plus, les consommateurs deviennent exigeants. Il faut, à son avis, trouver des équilibres, faire des ajustements. Par ailleurs, M. Seck affirme que des études ont permis de constater que dans l’espace Cedeao, la production rizicole augmente mais les importations augmentent également. Ce qui est un paradoxe. A l’exception du Sénégal et du Nigéria, soutient-il, les importations rizicoles ont augmenté dans tous les pays de la Cedeao. «En ce qui concerne le Sénégal, on impute cette baisse des importations à l’augmentation de la production. Pour le Nigéria, c’est dû aux modules tarifaires (…). Pour le Sénégal, entre 2013 et 2016, la production a augmenté de 35 % et en retour, on a eu une baisse des importations d’environ 6 % par an. C’est dire que nous sommes dans une bonne dynamique», a-t-il dit.

A. KANDE

Le Sénégal a enregistré une nouvelle performance budgétaire pour l’année 2017 de 3.360 milliards, assujettie à une hausse des recettes fiscales de 11,6 %. Toutefois, à en croire le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baidy Agne, ce tableau rassure et inquiète à la fois l’investisseur privé. Il donne un sentiment de sécurité par la maîtrise du cadre macro-économique et budgétaire. Il traduit aussi une inquiétude car le fait générateur du plus de recettes fiscales est la pression fiscale trop forte sur les mêmes contribuables. Ainsi, l’entreprise demande-t-elle, en son nom, une trêve de la pression fiscale pour les bons contributeurs. « Et non du paiement des impôts », précise-t-il, tout en insistant sur la possibilité d’élargir l’assiette fiscale par l’utilisation du numéro d'identification national des entreprises et des associations (Ninea).

Baidy Agne préconise la disparition de la patente au profit de la nouvelle Contribution économique locale (Cel) qui présente l’avantage d’être plus simple, plus équitable et facile à recouvrer. En ce qui a trait à la dette intérieure, il pense, malgré les efforts déployés, qu’elle reprend forme dans des proportions inquiétantes dans le secteur du Btp et celui des pétroliers. Le président du Cnp a exhorté le gouvernement à proposer des échéances de paiements des arriérés soutenables pour l’entreprise.

A. A. MBAYE

L’ambition de l’Etat est de positionner le Sénégal en hub dans le domaine de l’économie numérique. Le gouvernement a mobilisé, auprès de la Banque africaine de développement, 46 milliards de FCfa pour la réalisation, à Diamniadio, d’un premier parc technologique. En outre, l’actualisation du cadre juridique et réglementaire du secteur des télécommunications est  bien engagée et la « stratégie Sénégal numérique 2025 » propose un programme d’investissement  ambitieux estimé à plus de 1360 milliards de FCfa dont 1000 milliards attendus du secteur privé, selon  le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Salon international des professionnels de l’économie numérique.

A. A. MBAYE

Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, un conseil interministériel portant sur la commercialisation du riz local. Au terme de la rencontre qui a réuni tous les acteurs, il est demandé aux riziers et aux associations de producteurs d’intégrer la plateforme de commercialisation qui a été mise en place.

La commercialisation du riz local a fait l’objet, hier, d’un conseil interministériel présidé par le Premier ministre avec la participation de tous les acteurs. Au cours de la rencontre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a invité les riziers et les associations de producteurs à intégrer la plateforme de commercialisation qui avait été mise en place. S’adressant à la presse à la fin de la rencontre, le ministre porte-parole du gouvernement déclare que plusieurs mesures ont été prises. Il s’agit, selon Seydou Guèye, d’intégrer tous les riziers et toutes les associations de producteurs dans la plateforme de commercialisation en vue de renforcer le dialogue entre les différents acteurs et d’avoir un mécanisme fiable de collecte du riz paddy qui puisse prendre en charge tous les aspects de l’offre et de la demande. L’autre mesure, ajoute M. Guèye, c’est d’organiser une réunion de la plateforme avec les différents partenaires financiers pour la prise en charge immédiat de l’achat des 18 mille tonnes de riz paddy qui sont dans la vallée et de 6 mille tonnes de riz blanc en vue du démarrage de cette campagne dans les meilleures conditions. «A la suite du conseil présidentiel sur le riz, une décision avait été prise de mettre en place une plateforme de commercialisation dont les deux principaux axes de travail portaient sur le mécanisme de régulation et l’anticipation de la contractualisation », a rappelé le porte parole du gouvernement. Ce dispositif, poursuit-il, avait pour mission de faire de la régulation de l’offre et de la demande pour un bon approvisionnement du marché. Ce dispositif faisait obligation aux importateurs d’acheter le riz local en contre partie d’un quota qui leur serait attribué pour les importations et aux riziers d’améliorer la qualité du produit.

Le Premier ministre a engagé également le Comité national interprofessionnel sur le riz (Ciriz) de travailler sur le prix du riz paddy et celui du riz blanc. La réunion se tiendra dans les prochains jours.

M. Guèye a souligné le paradoxe que le Sénégal vit. «Nos importations de riz représentent au moins 16 % de notre balance commerciale. Au cours de la réunion, les problématiques ont été posées et la réflexion a été faite sur une situation paradoxale. Au moment où nous augmentons notre production de riz, les importations augmentent, c'est-à-dire qu’elles ne baissent pas de façon significatives. Par exemple, en 2013, le niveau de notre production de riz était à 436.153 tonnes contre 950.779 tonnes en 2016. Alors que dans la même période, nous sommes partis d’un volume d’importation de riz de 918 000 tonnes contre 851 000», a expliqué Seydou Guèye. Il soutient que cette situation n’est pas spécifique au Sénégal. Sur ce point, une mesure a été prise pour régler le paradoxe sur la fiabilité des données et des statistiques. Dans ce cadre, renseigne M. Guèye, le Premier ministre a recommandé la mise en place d’un système de monitoring dédié au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) pour avoir des statistiques, département par département et un mécanisme d’évaluation de l’offre et de la demande. Ce dispositif devait être coordonné par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Dans les prochains jours, il y aura un conseil interministériel sur le Pnar.

Aliou KANDE

Mahammad Boun Abdallah Dionne, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture des Assises de l’entreprise et du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen). Il a réitéré la volonté de l’Etat d’accompagner davantage le secteur privé et d’accélérer les réformes pour l’attractivité et la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Les réformes engagées par le gouvernement sénégalais visent à stimuler davantage la productivité, l’attractivité et la compétitivité de l’économie sénégalaise. Toutefois, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne estime qu’il faut « aller plus vite dans les réformes pour stimuler l’investissement privé local et international après les efforts substantiels de l’Etat qui a mobilisé plus de 5100 milliards de FCfa, qui sont en train d’être investis dans différents projets et programmes ». Quant aux préoccupations du patronat sur la fiscalité, le Premier ministre a indiqué que la politique, dans ce domaine, vise à rationaliser les dépenses fiscales et à travailler pour une fiscalité « plus transparente dans le respect des principes de consolidation budgétaire ».

Tout cela démontre la volonté du gouvernement d’accompagner le secteur privé. C’est le sens de la loi sur les Zones économiques spéciales votée le 30 décembre 2016, avec un nouveau dispositif d’incitations. Les décrets d’application sont, a-t-il révélé, en cours de finalisation et le parc industriel de Diamniadio, première expérience du genre, attend ses premières unités industrielles tournées vers l’exportation et la création massive de valeur ajoutée et d’emplois. L’ambition du gouvernement est de développer ces zones économiques sur tout le territoire, en partenariat avec les promoteurs privés, a rappelé Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Plus de 37,5 milliards mobilisés pour l’employabilité
Les découvertes pétrolières et gazières ouvrent de nouvelles perspectives pour le Sénégal. Elles posent aussi des exigences de transparence, de responsabilité et impliquent une gestion rigoureuse, inclusive et durable des ressources. Le gouvernement sénégalais s’y emploie, a assuré le Premier ministre. La mise en place du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-petrogaz) en est l’illustration. « Le Cos-petrogaz doit assurer une impulsion dynamique du secteur de l’énergie et un contrôle stratégique du processus de valorisation des réserves pétrolières et gazières, à travers le renforcement des actions de l’initiative pour la transparence des industries extractives », a confié Mahammad Boun Abdallah Dionne non sans occulter la création de l’Institut national du pétrole et du gaz à Diamniadio. La décision du chef de l’Etat d’allouer 25 % de la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur à la formation professionnelle et technique en 2016, 50 % en 2017 et 100 % en 2018 et la création du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) témoignent des enjeux liés à la formation, a indiqué Mahammad Boun Abdallah Dionne. Plus de 37,5 milliards de FCfa sont mobilisés à travers le projet de formation professionnelle pour l’employabilité et la compétitivité au Sénégal pour donner un métier à tout jeune sénégalais et d’accroître les effectifs de travailleurs qualifiés. Cette option est également traduite à travers le renforcement de la carte de la Formation professionnelle et technique avec la poursuite des travaux du « Pôle des métiers de Diamniadio » pour un coût global de 11 milliards de FCfa.

Alassane Aliou MBAYE

De plus en plus de périmètres piscicoles privés se développent dans le nord du pays avec l’appui de l’Agence nationale de l’aquaculture. Cette politique est encouragée par l’Etat qui, lui-même, ambitionne de développer une ferme industrielle sur 1000 ha pour un objectif de 10.000 tonnes de poissons à Ndiayel, dans la commune de Ronkh. Ces efforts communs ont pour finalité d’atteindre une production de 30.000 tonnes en 2018, et de 50.000 tonnes en 2023.

De l’eau, du soleil, des terres. Les conditions pour le développement de l’aquaculture dans l’axe nord du pays (Louga, Saint-Louis, Matam) sont réunies. Des fermes piscicoles sont en train d’y éclore petit à petit à l’initiative de promoteurs privés avec le soutien de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui leur fournit alevins et capacités techniques. Abdoulaye Sène est l’un de ces promoteurs. La cinquantaine, l’homme de petite taille, a installé son périmètre piscicole dans la commune de Ndombo, en bordure du Lac de Guiers, à trois km de Richard-Toll. Sur le site ceinturé par une clôture de branchage arboré, quatre grands étangs de différentes superficies variant de 550 m2 à 1300 m2 abritent, chacun, 3000 individus. Dans quelques jours, sortiront de ces eaux à l’aspect saumâtre 750 kg de poisson. Cette ferme familiale a bénéficié de l’appui de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) avant que l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) ne prenne le relai à travers un accompagnement technique rapproché, la formation des gestionnaires et la mise à disposition d’intrants (aliments, alevins, et de matériels d’exploitation). Dans la professionnalisation des producteurs aquacoles, le gestionnaire a bénéficié d’un stage d’immersion avec six autres producteurs en Thaïlande, en 2014.

En tournée dans l’axe nord du pays pour visiter les infrastructures et sites de la pêche continentale et de l’aquaculture ainsi que les sites identifiés pour abriter de nouveaux projets par le Programme accéléré de développement de l’aquaculture, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a fait une halte dans cette ferme piscicole. Accueilli par des femmes mobilisées avec en fond sonore des panégyriques à l’honneur du fondateur de la Tidjaniya, Oumar Guèye a pu constater tous les efforts fournis par Abdoulaye Sène pour développer ce projet, mis en place en 2012 et qui est, aujourd’hui, un modèle de ferme piscicole dans toute la zone.

Dans la commune de Richard-Toll, les femmes du Gie Mame Fawade Wellé ont développé une ferme dans le canal de la Taouey, du nom de ce bras du fleuve Sénégal qui traverse la ville sucrière et se jette dans le Lac de Guiers. La technique consiste à installer, sur le cours d’eau, de cages empoissonnées flottantes. Le Gie qui compte 500 membres dispose de dix cages de 10 m3 chacune. Le dernier empoissonnement par l’Ana, qui en assure l’encadrement et l’appui technique, remonte à janvier 2016 avec 23.000 alevins.

20 millions de FCfa
Si la réception tardive de l’aliment de l’Ana en août 2016 et les basses de températures entre décembre et février ont eu un effet négatif dans la croissance des poissons, aujourd’hui, ces derniers sont en train de grandir. Ils ont atteint un poids moyen de 285 grammes et les cages de ce Gie devront produire, à termes, 5 tonnes de poissons. De quoi assurer des revenus substantiels à ces femmes qui, pour accueillir le ministre Omar Guèye, ont mis les petits plats dans les grands. Sur la berge du Taouey où s’est tenue la cérémonie, l’ambiance était festive et les discours teintés de doléances. L’une de ces doléances, à savoir l’octroi de financement, a été satisfaite. En effet, Oumar Guèye a décidé de leur offrir une enveloppe de 20 millions de FCfa. Cette annonce a déclenché la liesse des bénéficiaires. Cette même technique des cages flottantes a été adoptée et développée par les femmes du Gie « Dan Sa Doolé » de Gaya. Cette ferme qui comprend quatre cages de 10 m3, est placée sur le fleuve Sénégal dans un décor où la verdure s’étend à perte de vue et se prolonge jusqu’en Mauritanie voisine. Elle a été financée par la Fédération des femmes productrices de la région de Saint-Louis et l’Alliance pour la solidarité (Aps) au profit des 110 membres. L’encadrement technique et les intrants (alevins et aliments) ont été assurés par l’Ana. Ces femmes ont bénéficié d’un appui en matériel d’exploitation (bassines et seaux) et en matériel d’exploitation. Des missions de suivi mensuelles sont faites pour des contrôles de croissance, de réajustement de la ration alimentaire et de l’état des cages. Empoissonnées depuis le 14 avril 2016 avec 8000 alevins de 20 grammes, les individus ont atteint aujourd’hui un poids moyen de 300 grammes. Il est attendu une récolte de 2,4 tonnes. Les femmes de Gaya n’ont pas manqué de faire part au ministre de la Pêche et de l’Economie maritime quelques doléances. Oumar Guèye a décidé de leur octroyer dix cages de plus et de leur doter d’une pirogue motorisée.

Une ferme industrielle piscicole sur 1.000 hectares à Ndiayel
La veille de sa visite à Gaya, le ministre s’était rendu dans la commune de Ronkh où un terrain de 1000 hectares doit être libéré dans la forêt classée de Ndiayel. Le site doit accueillir une ferme piscicole industrielle et commerciale d’une capacité de production de 10.000 tonnes. Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime donnera un milliard de FCfa au Fonsis qui se chargera de lever les 9 milliards restants pour boucler le coût du projet estimé à 10 milliards de FCfa. « L’objectif est d’atteindre 10.000 tonnes en fin 2017, début 2018. Notre ambition, conformément au Pse, c’est une production piscicole de 30.000 tonnes en 2018 et de 50.000 tonnes en 2023 », a déclaré le ministre. Lors de ce périple dans les différentes fermes piscicoles, Oumar Guèye a visité la station piscicole de Richard Toll, l’écloserie et les locaux de l’antenne nord de l’Ana, la station de production d’alevins et de recherche de Richard Toll, le service départemental de la pêche et de la surveillance de Dagana et le complexe frigorifique non encore fonctionnel de ladite ville. Il a promis d’améliorer les conditions de travail des services qui relève de sa tutelle. La boucle a été bouclée dans le département de Dagana par une rencontre avec les différents acteurs de la pêche lors de laquelle tous les maux du secteur ont été abordés et des pistes de solutions ébauchées.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

La 5ème édition d’Africa Ceo forum, prévue les 20 et 21 mars prochains, accueillera des décideurs de l’industrie, de la finance et de la politique africaine. Cet évènement consacre, cette année, le rôle de la femme dans l'entreprise africaine. L’initiative African Women in Business rassemblera les femmes les plus influentes du secteur privé africain et les dirigeants d’entreprises les plus actifs dans la promotion de la diversité des genres. L’objectif est double : identifier les meilleures stratégies pour une représentation féminine accrue en entreprise et mettre en avant les parcours de femmes qui ont façonné le secteur privé africain. « Une plus grande représentation des femmes en entreprise est déterminante pour la prospérité du secteur privé africain », affirme Amir Ben Yahmed, président du Africa Ceo forum. Il explique qu’African Women in Business a décidé de « placer le leadership féminin au cœur des débats ». Les conclusions du rapport « Women matter Africa » de McKinsey & Company seront présentés à cette édition. Ce document met en évidence les progrès réalisés tant par le secteur privé que le secteur public africain en termes de représentation des femmes. Si l’Afrique égale, voire dépasse parfois les standards internationaux, un long chemin reste à accomplir pour atteindre une réelle égalité des genres. En lançant l’initiative African women in business, l’Africa Ceo forum participe à la mise en place de solutions à l’amélioration de la diversité des genres.

Abdou DIAW

Sous l’égide du Conseil national du patronat (Cnp), l’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) organise, les 21 et 22 février, un colloque international sur le bien-être au travail. Une occasion pour lancer officiellement le programme novateur dénommé « Meilleur employeur au Sénégal » de concert avec l’Institut américain « Best companies Group ». Dans cet entretien, Ibrahima Mbaye, président de l’Asprh, revient sur les enjeux de cette rencontre internationale.

Vous tenez, du 21 au 22 février prochains, pour la quatrième fois, votre colloque international des directeurs des ressources humaines (Drh) qui sera cette année axé sur le bien-être au travail. Qu’est-ce qui explique le choix d’un tel thème ?
Plusieurs raisons expliquent le choix du thème sur le bien-être au travail. Il convient d’abord de préciser, qu’en notre qualité d’association œuvrant pour le rayonnement de la fonction Ressources humaines (Rh) dans l’entreprise, notre préoccupation principale et permanente demeure la recherche de solutions pour l’amélioration de la performance des salariés. C’est ainsi que, lors de notre colloque International de 2015, nous avons abordé le thème de l’impact du numérique sur la performance des salariés. Dans la même perspective, nous avons consacré le thème du colloque de cette année à l’impact du bien-être sur le capital humain de l’entreprise.

Ce choix se justifie par l’actualité et la pertinence du thème au regard de la situation actuelle du marché du travail et de la réalité des entreprises. Nous assistons, depuis quelques années, à une transformation progressive, mais en profondeur, des paradigmes de la motivation au travail. En effet, l’arrivée de la génération Y dans les entreprises est en train de remettre en cause la pyramide de Maslow qui était la référence en matière de théorie de la motivation. Ainsi, cette génération Y est plus sensible à l’épanouissement professionnel, au plaisir qu’elle peut éprouver en travaillant et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

C’est ainsi que les facteurs traditionnels de motivation (sécurité de l’emploi, niveau de salaire, sentiment d’appartenance), sans pour autant disparaître, deviennent de moins en moins prépondérants dans les motifs de fidélité à l’entreprise. Par conséquent, il nous a semblé pertinent de se poser la question de savoir si ces notions d’épanouissement, de plaisir, que nous regroupons sous le vocable de « bien-être » ne constituent pas les nouveaux leviers de la motivation du personnel. Dans un environnement de mondialisation des marchés et d’exacerbation de la concurrence, provoquant une « guerre des talents » permanente, cette question devient cruciale pour les entreprises qui souhaitent conserver leurs meilleurs salariés et s’attirer les hauts potentiels du marché de l’emploi.

Ayant pour vocation de proposer une réflexion prospective sur les enjeux de la gestion du capital humain, nous avons considéré que ce thème pouvait être intéressant, dans notre contexte africain où la notion de bien-être au travail n’a pas fait l’objet d’études ou de réflexion. Or, il est devenu, en milieu de travail, un élément de stabilisation du climat social. Ainsi, le choix de ce thème est un défi que nous lançons à tous les acteurs de l’entreprise, les gestionnaires Rh en particulier, et aux chercheurs pour trouver des pistes de réflexion capables de prendre en charge les problématiques d’optimisation du capital humain dans les entreprises africaines. Il s’agit d’un marché auquel s’intéressent beaucoup de professionnels pour lutter contre les travers que constituent les risques comme le stress, le harcèlement, la souffrance, l’épuisement professionnel, le burn-out, etc.

Concrètement, que veut dire le bien-être au travail ?
Ce que l'on nomme « bien-être au travail » correspond à l'ensemble des facteurs plus ou moins identifiables susceptibles d'influer sur la qualité de vie des employés sur le lieu de travail. La sécurité et l'hygiène des locaux, la protection de la santé des salariés, l'impact physique ou psychosocial des tâches effectuées, l'ergonomie de l'espace de travail, le climat social, le style de management, etc., sont autant de facteurs qui ont un impact sur le bien-être au travail. Il existe en outre une définition officielle fournie par l'Organisation mondiale de la santé (Oms) qui considère le bien-être au travail comme « un état d'esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre, d'un côté, les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et, de l'autre, les contraintes et les possibilités du milieu de travail ».

Peut-il être un facteur de performance dans une entreprise ?
Le colloque que nous organisons se propose justement de répondre à cette question. En effet, nous invitons les participants, panélistes et auditeurs, à réfléchir sur l’impact du bien-être au travail, non seulement sur la performance individuelle et collective, mais également sur le désir ou non du salarié de rester fidèle à son entreprise. Aujourd’hui, la notion de carrière à vie dans une même entreprise est de plus en plus révolue et le salarié de la génération Y n’hésite pas à quitter une entreprise si une autre lui propose un projet plus en adéquation avec ses aspirations professionnelles.

Alors, la question est de savoir comment faire pour le retenir, si j’ai investi sur lui et qu’il représente une ressource stratégique pour moi ? Lorsque le travailleur est épanoui, il est dans de bonnes dispositions pour partager les valeurs de l’entreprise, cultiver le sentiment d’appartenance, assurer une bonne productivité et redorer l’image de l’entreprise afin de mieux la positionner dans l’environnement concurrentiel.

Quelle posture le Drh doit-il adopter pour la promotion du bien-être au travail?
Dans la mesure où la notion de bien-être au travail concerne exclusivement les femmes et les hommes de l’entreprise, il va de soi que la fonction Rh, en charge de l’acquisition, du développement et de la rétention des ressources humaines, joue un rôle central et incontournable dans la promotion du bien-être au travail. En réalité, tous les outils que le responsable RH utilise au quotidien pour gérer le capital humain de l’entreprise sont des outils censés participer au bien-être au travail. 

Que ce soit les outils de renforcement des capacités (recrutement, formation), les outils de motivation (évaluation annuelle, avantages et dialogue sociaux), tous contribuent d’une façon ou d’une autre au bien-être du salarié. Mais, au-delà de ces outils traditionnels, n’y-a-t-il pas d’autres outils et méthodes à imaginer pour faire du Bet une problématique à part entière dans la Grh ? C’est en voulant répondre à cette question que certaines entreprises occidentales ont créé le poste de Chief happiness officer (Chef de service du bonheur).

Que gagne l’entreprise en faisant la promotion du bien-être au travail ?
Cette question sera au cœur des problématiques débattues au cours de ce colloque international. En effet, nous prévoyons un atelier où il sera question d’analyser les indicateurs de mesure du bien-être au travail, mais également les indicateurs de mesure de l’impact du bien-être sur la performance de l’organisation. Ces analyses postulent donc que la promotion du Bet a un impact direct sur la performance de l’entreprise. Elle aide à instaurer un climat de confiance mutuelle nécessaire à la compétitivité de l’entreprise.

L’autre gain réside dans la notoriété et l’attractivité que peut procurer une politique de bien-être au travail pour l’entreprise. D’ailleurs, je profite de cette occasion pour vous informer que pendant ce colloque, nous comptons lancer le programme « Best place to work in Sénégal » (meilleur employeur au Sénégal), en partenariat avec l’Institut best companies Group Usa, qui est une initiative pour récompenser les entreprises sénégalaises qui offrent le meilleur environnement de travail à leurs salariés et qui savent attirer et retenir les meilleurs collaborateurs.

Qu’attendez-vous de ce colloque international ?
La première attente que nous pouvons avoir de ce colloque est le défi de la participation à cette réflexion avant-gardiste en Afrique. Nous pensons que ce défi sera relevé, au regard de la participation africaine que nous enregistrons. En effet, nous prévoyons la venue de membres de toutes nos associations sœurs qui se trouvent en Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Bénin, etc.), au Maghreb (Maroc, Tunisie) et en Occident (France). La seconde attente réside dans les résultats issus des réflexions. En effet, nous espérons que ces deux jours d’échanges permettront de trouver des réponses concrètes aux questions sur l’importance du bien-être dans la performance, dans notre contexte africain, mais également que ces réponses seront traduites en plans d’action concrets pour une mise en œuvre effective dans nos entreprises. L’Association sénégalaise des professionnels des ressources humaines (Asprh) n’exclut pas l’idée de soumettre aux autorités nationales (Ndlr : l’ouverture de ce colloque sera présidée par le ministre du Travail) des propositions allant dans le sens de l’intégration de cette notion de bien-être au travail dans le Code du travail et, pourquoi pas, en faire une rubrique spécifique dans le canevas du bilan social dont la production annuelle est une obligation légale pour toutes les entreprises ayant un certain niveau d’effectifs.

Les résultats des colloques précédents sont-ils en train d’être mis en œuvre dans vos entreprises respectives ?
Malheureusement, nous avons le sentiment que les résultats de nos colloques ne sont pas assez exploités en ce sens où ils ne font pas l’objet d’une formalisation et d’une appropriation par les autorités et les entreprises. C’est la raison pour laquelle nous envisageons, cette année, de produire des conclusions du colloque qui seront étayées par des recommandations qui, elles-mêmes, seront transmises officiellement au ministre du Travail. En revanche, nous avons reçu des feed-back sur des thématiques comme l’exode des compétences, l’employabilité des jeunes et l’impact du numérique.

Cependant, nous constatons que nos colloques favorisent la rencontre entre offreurs et demandeurs de services Rh qui, par la suite, négocient des contrats et des partenariats de travail. En ce sens, nos colloques contribuent au renforcement des échanges fructueux entre acteurs Rh.

Propos recueillis par Ndiol Maka SECK

Les aéroports du Sénégal (Ads), en partenariat avec le Programme d’accréditation global airport management professional (Ampap), a entamé, hier, le Cours Air transport system (Ats), une première en Afrique francophone. Cette formation vise à davantage outiller les professionnels de l’aviation civile du continent.

En matière d’aviation civile, la formation continue occupe une place cruciale. Les autorités des aéroports du Sénégal (Ads) l’ont bien comprise, en entamant, hier, en partenariat avec le Programme d’accréditation global airport management professional (Ampap), le cours Air transport system (Ats). Le programme (Ampap), une initiative du Conseil international des aéroports (Aci) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), vise, selon le directeur du contrôle interne et de gestion des Aéroports du Sénégal (Ads), Papa Diéry Sène, « à établir et à promouvoir l’excellence dans le domaine aéroportuaire, former les leaders de l’industrie de l’aviation et créer un réseau d’expertise dans le monde entier ». « L’objectif, c’est de familiariser davantage les bénéficiaires avec tous les aspects du système de l’aviation civile », a-t-il expliqué. Ce cours est animé par des experts canadiens et se déroule sur 18 mois. Il réunit 17 participants dont six sénégalais. Après le cours introductif lancé, hier, et qui s’étend sur une semaine, le reste se fera à distance via Internet. M. Sène estime que la formation en aviation civile constitue un défi à relever en Afrique car il y a un « gap énorme à combler » en ressources humaines de qualité, déplorant l’absence de structures permettant aux acteurs d’avoir des formations requises. « C’est un point faible du transport aérien en Afrique », se désole-t-il.

Selon le directeur du Contrôle interne, cette situation n’a pas échappé à l’Union africaine (Ua), aux partenaires techniques et financiers comme l’Oaci, la Banque mondiale (Bm), la Bad, etc., qui s’impliquent de plus en plus dans la formation pour renforcer les capacités des acteurs de l’aviation civile en Afrique. « Notre pays est dans une phase de croissance », a souligné M. Sène, en indiquant que ce leadership doit être « maintenu et renforcé ». A son avis, cela se fera par la formation et le renforcement de capacités des acteurs et la gestion des plans de renouvellement.

Il a invité les Etats à accorder plus d’intérêt à la formation, un dispositif important dans les « seconds postes d’investissements ». « Pour l’avoir négligée, a dit l’expert en aviation civile, l’Afrique s’est retrouvée dans une situation où elle est confrontée à quelques écarts en sécurité aérienne ». Cette situation est due, selon lui, au fait que les Etats n’ont pas suivi le rythme d’évolution du trafic aérien. Le directeur du Contrôle interne des Ads a aussi noté que certaines conditions de travail ont contraint des experts africains en aviation civile à monnayer leurs talents ailleurs notamment dans les pays du Golfe, au Moyen-Orient, au Sud-est asiatique. « Aujourd’hui, a-t-il précisé, le véritable défi, c’est de fixer ce capital humain dans nos pays pour accompagner l’évolution du transport aérien ».

Souleymane Diam SY

Bien que comptant 27 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), l’Afrique a le niveau d’intégration régionale la moins poussée. En effet, sur la période de 2007-2011, les échanges avec l’extérieur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) et la Communauté des Etats sahélo-sahariens étaient environ 66 % et 65 %. Cette structure des échanges témoigne de la faible part des importations intra régionales dans le Produit intérieur brut (Pib) qui, selon la commission économique pour l’Afrique, est inférieure à 2 % comparée à celle des communautés économiques d’autres continents. Conséquence ? Il y a une faible exploitation du potentiel africain. Hier, une rencontre s’est ouverte, portant sur la promotion du commerce et des corridors, organisée par la Banque islamique de développement (Bid), en collaboration avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et le ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux.

Les acteurs veulent, à travers cette initiative, inverser la tendance en misant sur le triptyque : promotion du commerce, promotion des corridors de transport et renforcement de l’intégration entre les pays membres de la Bid.

Car les potentialités ne manquent pas. 27 % des terres arables du monde sont en Afrique, a rappelé, Matar Lah, Secrétaire général du ministère du Commerce. Il a souligné que 37 pays africains étaient importateurs nets de denrées alimentaires et 22 étaient importateurs nets de matières brutes d’origine agricole, de 2007 à 2011.

La promotion du commerce intra Oci, une nécessité
Concernant l’industrialisation, la part de la production manufacturière dans le commerce intra-africain, sur la période de 2007-2011, a été environ 43 % contre 14 % environ pour la part de cette production dans le commerce avec le reste du monde, a-t-il précisé. Les investissements intra-africains ont augmenté l’année dernière dans le secteur des services. Ils représentent 68 % des transactions portant sur des investissements de création de capacités.

L’ambassadeur Aly Mamouth, représentant de la Banque islamique de développement (Bid), estime que pour accélérer le niveau d’intégration, « la promotion du commerce intra Oci est une nécessité ». Toutefois, il a insisté sur la nécessité de lever les obstacles et de promouvoir le développent des corridors surtout dans la dynamique de renforcement de l’intégration régionale par la constitution de la zone libre-échange continentale. Selon le diplomate, tous les acteurs doivent fournir davantage d’efforts en vue de « faire de l’intégration régionale une réalité ».
Plusieurs mécanismes de facilitation des échanges existent. Il s’agit de l’Accord sur la facilitation des échanges, l’aide au commerce et les installations de facilitation du commerce sur le continent. Ils sont renforcés par des mesures spécifiques dans la facilitation du transport adoptées dans les communautés économiques régionales et la réalisation des corridors reliant deux régions à l’instar du transsaharien.

Selon des estimations actuelles reprises par l’Agence Nepad dans son initiative MoveAfrica, le volume des échanges du commerce intra-régional devrait tripler passant de 102, 6 millions de tonnes à 380 millions de tonnes si les corridors commerciaux sont achevés. Toutefois, ces initiatives doivent concrétiser leur mise en œuvre pour tirer profit de l’expansion des chaines de valeur régionales induite par le commerce des biens intermédiaires et d’équipements.

Oumar BA

Le secteur des services offre un large éventail d’emplois. En collaboration avec Training survey agency (Tsa), l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) forme, depuis mercredi, 50 jeunes sélectionnés dans sa base de données. Le télémarketing, a expliqué le directeur du Training survey agency, Abdourahmane Bâ, est « une technique permettant l’utilisation du téléphone comme vecteur principal d’actions marketing et renferme des activités formatrices de développer un savoir-faire dans le secteur des services ». 

Il ajoute que la volonté du gouvernement à travers les politiques efficaces d’insertion des jeunes, doit être soutenue par des efforts des agences spécialisées dans la formation et l’insertion des jeunes. « Nous devons contribuer à la réduction du chômage, faciliter les programmes d’insertion professionnelle mis en place par l’Anpej », a-t-il affirmé. Et le télémarketing constitue, à ses yeux, « un outil efficace dans l’orientation des jeunes diplômés sans expérience vers le monde de l’entreprise et le professionnalisme ». Le directeur du Training survey agency estime que de nombreux jeunes ont du talent et du potentiel mais manquent le passage en entreprise. Il perçoit la collaboration avec l’Anpej comme une manière d’encourager les efforts de l’entreprenariat des jeunes. « Notre objectif, a-t-il rappelé, c’est de participer à la politique d’emplois de l’Etat pour permettre aux jeunes d’accéder aux emplois décents.». Au bout d’un mois, ces jeunes seront opérationnels et prêts à intégrer le monde de l’entreprise.

Khady Diop Ndiaye, la responsable du Pôle formation à l’Anpej a rappelé les quatre axes stratégiques de sa structure : le système d’information sur le marché du travail, le renforcement de l’employabilité des jeunes, la promotion de l’auto-emploi et la facilitation de l’accès au crédit. « L’emploi-salarié a montré ses limites. Il faut développer l’esprit d’auto-emploi chez les jeunes et cette formation en télémarketing peut régler beaucoup de problèmes liés à l’insertion des jeunes », a-t-elle ajouté. L’Anpej a pris l’engagement d’enrôler les 50 premiers bénéficiaires de cette phase pilote d’autant qu’il y a un « gap énorme » à résorber dans les centres d’appels. « Nous arrivons certes à satisfaire beaucoup de demandes. Mais un faible taux de jeunes est retenu par ces structures », a déploré Mme Ndiaye, précisant que le diagnostic a montré que ce problème est lié à la maîtrise du français à l’oral et à la diction.

Souleymane Diam SY

Les acteurs non étatiques ont contribué pour près de 3 milliards de FCfa au Plan Sénégal émergent dans la région de Tambacounca, dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de l’hydraulique, de la santé, de l’artisanat, etc.

Partager les résultats de l’évaluation participative et citoyenne en vue de recueillir les contributions des Acteurs non étatiques aux politiques publiques nationales et des stratégies locales dans les différents axes stratégiques et plans d’actions prioritaires du Plan Sénégal émergent et des engagements des conseils des ministres délocalisés, c’est l’objectif du forum régional organisé dans la 3e université des Acteurs non-étatiques.

Selon Bangaly Diallo, le coordonnateur des acteurs non étatique à Tambacounda, il s’agit de mettre à niveau les citoyens sur le Plan Sénégal émergent, ses enjeux et l’état de sa mise en œuvre dans chaque région et surtout d’évaluer le niveau de réalisations des engagements des conseils des ministres délocalisés de même que le niveau d’exécution du Programme d’urgence de développement communautaire à l’échelle de chaque région. La cartographie des interventions des Acteurs non étatiques a été dressée.

Le conseil départemental de Tambacounda a abrité le forum régional organisé dans le cadre de la 3e université des Acteurs non-étatiques (qui regroupe les syndicats, le patronat, les ONG, entre autres). Ainsi, sur les 92 engagements pris par le conseil des ministres délocalisé de Tambacounda, 47 ont été réalisés, 20 sont en cours de réalisation et 25 non encore exécutés. Malick Diop, coordonnateur de cette université des acteurs, la part des acteurs non-étatiques est évaluée à près de 3 milliards de FCfa. « Aujourd’hui, nous sommes à près de 3 milliards de FCfa comme contribution des acteurs non étatiques dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent », a confié M. Diop. Ces acteurs ont contribué précisément pour 2,945 milliards de FCfa dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de l’hydraulique, de la santé, de l’artisanat, etc. « La limite qu’on a dans toutes les régions, c’est l’évaluation financière », a relevé M. Diop, expliquant cette contrainte par le fait que beaucoup de projets sont exécutés financièrement sur le plan national et de ce fait, les services techniques régionaux ont des difficultés à évaluer le niveau des décaissements. Cet obstacle lié à l’accès à l’information financière, constitue un point à améliorer dans la gouvernance financière, a-t-il dit.

Le gouverneur El hadji Bouya Amar a salué le choix de la région de Tambacounda comme deuxième région à accueillir cette 3e université après Matam. M. Amar a déclaré que le Pse en tant que politique publique, doit être l’affaire de tout le monde et doit faire l’objet d’une participation citoyenne.

Ce processus initié par la Plateforme des acteurs non-étatiques est accompagné par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Unfpa.

Pape Demba SIDIBE

Le directeur général de l’aéroport international Prince Ibrahima de Comores, Yasser Ali Assoumani, s’est réjoui d’avoir pris part à la visite de l’Aibd, à côté du vice-président de son pays en charge des Transports, des postes et télécommunications, de la nouvelle technologie de l’information, Abdallah Saïd Sarouma. Il a affirmé que le président de l’Union des Comores Azali Assoumani a un grand projet de construction d’un nouvel aéroport et espère être accompagné par le Sénégal à travers l’Aibd. « Nous disposerons du plan définitif d’ici avril car toutes les études ont été réalisées », a-t-il dit. L’Aibd, a ajouté Yasser Ali Assoumani, est un « projet qui engendre toute l’Afrique ». Il demeure convaincu que « le développement d’un pays passe par les aéroports qui sont le soubassement d’une croissance, d’une vitalité économique ». « Un aéroport c’est tout un package », a insisté le directeur général de l’aéroport international Prince Ibrahima, rappelant que l’ambition de son pays est de figurer parmi les pays émergents. « La seule voie d’atteindre cet objectif, c’est de passer par le développement des aéroports », a déclaré Yasser Ali Assoumani. « Notre présence à Dakar, a-t-il poursuivi, c’est d’essayer de voir, de comprendre et de s’inspirer de l’expérience de l’Aibd parce que le Sénégal a mis dix ans pour le réaliser ». Il dit espérer que « Dakar qui a toujours soutenu l’évolution de notre pays sera derrière les Comores pour le développement de son projet aéroportuaire ». Le vice-président des Comores a abondé dans ce sens, en exprimant sa satisfaction « de voir un de nos pays réaliser un aéroport de cette dimension ». « Je suis séduit par le chantier. Que Dieu nous donne la force de poursuivre les travaux de finition et d’assister à son inauguration », a prié Abdallah Saïd Sarouma.

S. Diam SY

Les promoteurs de la Foire internationale de Kaolack que sont la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack et la Chambre de métiers sont en passe de réussir le pari de positionner une manifestation commerciale majeure dans la zone. La Foire internationale de Kaolack est devenue un rendez-vous d’échanges majeur dans la sous région, à la plus grande satisfaction des organisateurs qui comptent surfer sur la dynamique de la dernière édition. «  La Fika 2017 a battu tous les records avec 523 exposants dont 41 institutionnels, plus de 60000 visiteurs, l’organisation de 8 fora et la présence de 7 membres du gouvernement et une dizaine d’ambassadeurs. Une notoriété plus grande et une internalisation de l’événement nous ont poussés à choisir, pour la prochaine édition, l’Indonésie comme pays invité d’honneur», a indiqué El Hadj Fallilou Bâ, Premier-vice président de la chambre de commerce au cours d’un point de presse de bilan de la manifestation. Le choix du plus grand pays musulman du monde pour la prochaine édition dont la date a été communiquée bien avant la fin de la 2ème édition dénote, selon les promoteurs, d’une certaine maîtrise de l’organisation. «Après deux éditions, le processus de professionnalisation semble maîtrisé. Pour la première fois, nous avions programmé 11 jours pour opérer ensuite à une prolongation. Cette fois-ci, les 15 jours fixés ont été respectés à la lettre, le chronogramme des activités suivi scrupuleusement. Nous avons organisé 8 fora avec, à chaque fois, un membre du gouvernement et sa délégation à accueillir et à installer. La couverture médiatique fut sans précédent avec plus de 6 télévisons présentes, une douzaine de radios, l’ensemble de la presse écrite nationale et des sites d’information assurant tous le relai de l’événement au quotidien», a souligné Mme Tall, la présidente de la Commission marketing, promotion et communication de la Fika. Un temps fort médiatique marqué par la cérémonie de remise des « Gerte d’or » retransmise en direct.

La deuxième édition de la Fika s’est tenue du 1er au 14 février au Parc des expositions du complexe « Cœur de Ville » de Kaolack sur le thème : « Le partenariat Sud-Sud, un enjeu majeur de l’émergence dans l’espace Cedeao». La République fédérale du Nigéria était le pays invité d’honneur.

Elimane FALL

En visite à l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le nouveau directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), Mohamed Moussa, se dit heureux de constater que les travaux de réalisation de l’ouvrage avancent à un rythme satisfaisant. Il a annoncé que sa structure prendra la plateforme au plus tard le 1er octobre 2017, soit deux mois avant l’opérationnalisation de l’Aibd. 

Le nouveau directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), accompagné du vice-président de l’Union des Comores, en charge des Transports, des postes et télécommunications, de la nouvelle technologie de l’information, Abdallah Saïd Sarouma, a fait un tour, samedi, sous la conduite du directeur général adjoint de l’Aéroport international Blaise Diagne. Mohamed Moussa et son hôte ainsi que leurs délégations respectives ont visité toutes les installations de l’aéroport, de la Tour de contrôle et ses services connexes aux logements d’astreinte en passant par les bâtiments prévus pour les services des sapeurs-pompiers, du parc météo, la salle d’embarquement, etc.

A l’issue de la visite, le directeur général de l’Asecna s’est dit heureux de constater que le projet avance à un rythme satisfaisant. « Au départ, beaucoup n’y croyaient pas car ils pensaient que le Sénégal ne pouvait pas le réaliser. Il a tenu bon. Le montage technique et financier a été très courageux », a déclaré Mohamed Moussa. Selon lui, l’Aibd est un « vrai projet » qui a été conduit avec beaucoup de « patience et de professionnalisme ». « C’est certainement l’un des projets les plus pertinents réalisés sur le continent africain en espace intégré de transport », a indiqué le directeur général de l’Asecna. « Pour la première fois, dit-il, nous avons vu un espace qui regroupe l’ensemble des fonctionnalités opérationnelles d’un aéroport mais également l’ensemble des besoins de transport aérien ». M. Moussa considère ce nouvel aéroport du Sénégal comme un « hub d’espoir pour l’Afrique toute entière ». « C’est certes un projet sénégalais mais c’est une ambition africaine », a-t-il affirmé. Mohamed Moussa a assuré que l’Asecna prendra la situation en main, au moins, six mois avant l’opérationnalisation de la plateforme d’autant que les conditions sont réunies pour que cet aéroport puisse commencer à fonctionner.

L’Asecna mettra l’accent sur la formation conformément au planning du gouvernement sénégalais. « Le plus gros du travail a été fait. L’ensemble du personnel de l’Asecna est déjà passé ici, a vu les équipements et participé à leur mise en place. Il ne reste que les finitions », a souligné Mohamed Moussa, tout en assurant que l’Asecna veillera à ce que les ressources humaines soient mises en place au plus tard en septembre. Dès le 1er octobre 2017, avance-t-il, l’Asecna sera en situation de prendre en main cette plateforme car toutes les parties prenantes sont associées au projet depuis le début. Dans le domaine des aéroports, a rappelé M. Moussa, « il n’y a pas de hasard ; il n’existe que de normes de sécurité ». « Tous les bâtiments que nous avons visités répondent à celles-ci », a assuré Mohamed Moussa. Ce dernier souligne n’avoir constaté que des « écarts mineurs au cours de la visite et qui sont en train d’être pris en compte par l’Aibd ».

Le directeur général adjoint de l’Aibd, El Hadji Ibrahima Mané a indiqué que le niveau d’exécution des travaux a dépassé les 95 %. « Nous sommes dans la phase de transferts », a affirmé M. Mané, expliquant que la visite du directeur général de l’Asecna s’inscrit dans cette dynamique de transfert de l’Aibd aux futurs opérateurs. Auparavant, il est revenu sur la genèse du projet ainsi que les différentes péripéties. « Notre mission, a-t-il rappelé, c’est de construire pour nos clients et les opérateurs. D’où ces échanges sur les conditions de transfèrement de cet aéroport que nous voulons mettre en service en début de décembre 2017 ». Il s’agit là, selon lui, d’une « démarche participative ».

Souleymane Diam SY

 

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a réitéré, hier, à Saint-Louis, l’engagement du gouvernement à développer le sous-secteur de l’élevage, en vue d’avoir la possibilité de revoir à la baisse la facture laitière de l’Etat.

En présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang, Aminta Mbengue Ndiaye a présidé, hier, dans les locaux de la préfecture, cette réunion nationale de coordination, au cours de laquelle elle a invité les éleveurs à participer activement à la campagne de vaccination du cheptel.

Elle a indiqué que les stratégies inscrites dans le Programme de développement de la filière laitière visent à booster, de manière significative, la production laitière. Elles reposent essentiellement sur l’appui au  développement des races locales à travers une bonne alimentation, une meilleure santé animale et le développement de l’insémination artificielle.

S’adressant à la presse, Aminata Mbengue Ndiaye a réaffirmé la volonté de l’Etat de vulgariser « l’herbe à éléphant » ou « Maralfalfa » pour apporter les solutions les plus adéquates à l’épineux problème de l’alimentation du bétail qui est, souvent, à l’origine des nombreux conflits notés entre éleveurs et agriculteurs. Elle a insisté sur la nécessité, pour l’Etat, d’appuyer la production de boutures au centre d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel) de Mbakhana.  La diffusion et la vulgarisation des techniques de production de cette plante auprès des associations d’éleveurs du département de Podor seront  élargies aux autres éleveurs et agropasteurs et permettront une meilleure valorisation des excédents d’eau de certains forages.

Le ministre a rappelé que  la santé animale est une priorité dans le développement du secteur de l’élevage et s’est réjouie de cette «importante rencontre qui a permis de passer en revue les acquis, d’identifier les défis et d’évoquer les problèmes et contraintes de l’élevage dans la région Nord ». « Nous avons privilégié la santé animale qui justifie la campagne nationale de vaccination du cheptel en cours. La santé animale est importante car étant un facteur essentiel dans l’atteinte des objectifs en termes de production et au renforcement de la sécurité alimentaire », a affirmé le ministre. 

Elle a rappelé que la politique nationale de développement du sous-secteur de l’élevage porte, entre autres, sur la sécurité alimentaire, un appui au développement de la race locale par l’insémination artificielle et la santé animale.

Plusieurs autres questions relatives au foncier, au développement des cultures fourragères, au vol de bétail, à l’appui au développement de la filière laitière et au meilleur accès des éleveurs au crédit, ont été au centre d’un débat large, enrichissant et fructueux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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