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Affaires et Finances (1521)

African risk capacity (Arc) en anglais) projette de fournir, d’ici à 2020, 1,5 milliard de dollars d’assurance en couvrant 30 pays, selon le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (African risk capacity (Arc) en anglais) projette de fournir, d’ici à 2020, 1,5 milliard de dollars d’assurance en couvrant 30 pays avec des produits d’assurances sécheresse, inondations et cyclones tropicaux, a confié, mardi à Dakar, le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé.

« Il s’agira de mettre en place un mécanisme de soutien au paiement de la prime par des partenaires bilatéraux et régionaux africains, de préférence », a-t-il dit en ouvrant les travaux d’un atelier régional sur les paramètres de transfert de risque.

L’objectif de l’Arc est d’établir un mécanisme de mutualisation des risques qui permettra aux pays africains participants de bénéficier d’un apport de fonds rapide en cas de sécheresse. Ce mécanisme permettra aussi de les aider à élaborer des plans d’urgence en réponse à la sécheresse, de manière à ce qu’ils puissent assurer la mise en place d’interventions rapides et efficaces. L’octroi d’un financement mutualisé, combiné à un acheminement rapide de l’aide d’urgence auprès des populations vivant dans les zones touchées, selon des plans d’urgence ciblés et modulables, pourrait offrir des avantages substantiels en termes économiques et sociaux aux pays participants et, de fait, aux ménages vulnérables.

 Le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a rappelé que 32 pays ont signé le traité de l’Arc, dont la filiale financière compte 9 pays membres, qui ont souscrit des contrats d’assurance en mai dernier. Il s’agit du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Kenya, de la Gambie, du Niger, du Sénégal du Zimbabwé, du Mali et du Malawi, qui ont contractualisé pour couvrir leur saison agricole contre les risques liés à la sécheresse.

 Il a rappelé que le Sénégal est l’un des pays pionniers de l’Arc aux côtés du Niger et de la Mauritanie, car ayant participé à toutes les phases de conception technique et de négociations institutionnelles qui ont conduit à la création de l’institution politique et la mutuelle Arc Ltd.

« Une des étapes cruciales pour les pays membres ou souhaitant participer à la mutuelle de gestion des risques de l’Arc est la définition des paramètres définissant leur contrat d’assurance », a encore expliqué Cheikhou Cissé.

 Elle débute après que les experts travaillant sur le logiciel Arv ont le profil de risque lié à la sécheresse, lequel consiste en la définition du montant du risque que le pays souhaite transférer à l’Arc.

 « Ce montant du risque à transférer informe sur la fréquence à laquelle les décaissements de fonds seront déclenchés et donc, le coût de la couverture d’assurance sélectionnée constituant la prime à payer », a-t-il noté.

Il a précisé que l’implication des ministères des Finances est « cruciale pour une sélection optimale de ces paramètres ».

(APS)

L'Inde est la plus grande destination du monde pour l'industrie des technologies de l'information (Tic) où l’on prévoit une contribution de 9,5% dans le Pib du pays, selon son ambassadeur au Sénégal, Rajeev Kumar. Il participait à la première édition de « Digital society forum », tenue à Dakar.

L'industrie des Tic emploie quelque 10 millions de salariés en Inde. Mieux, cette industrie a contribué à la transformation économique de ce pays et amélioré sa position dans l'économie mondiale. « On s'attend à ce que le secteur de l’informatique, qui est actuellement évalué à 143 milliards de dollars américains, affiche un taux de croissance annuel de 8,3% d’année en année. On s'attend à ce que le secteur contribue à 9,5% du Produit intérieur brut (Pib) de l'Inde et plus de 45% dans les services totaux d’exportation en 2015-16 », a dit Rajeev Kumar. Le diplomate souligne que l’Inde s'attend à ce que le secteur de l’informatique du pays se développe à un taux de 12 à 14% pour l’exercice financier 2016-17 en monnaie locale. Il est attendu aussi à ce que l’outil informatique triple son revenu annuel actuel pour atteindre 350 milliards de dollars américains concernant l'exercice financier 2025. « L'Inde se range troisième parmi les écosystèmes de start-up globaux avec plus de 4.200 start-up. On s'attend à ce que l'économie de l'Internet de l'Inde touche 146,72 milliards de dollars américains d'ici à 2018, représentant 5% du Pib du pays. La base d'internaute de l'Inde a dépassé plus de 400 millions en mai 2016, le troisième le plus important au monde, alors que le nombre d'utilisateurs sociaux de media devenait 143 millions en avril 2015 et les Smartphones ont augmenté de 160 millions », a-t-il révélé.

Rajeev Kumar a laissé entendre qu’actuellement, le marché indien de technologie de l'information de soins de santé (service informatique) est évalué à 1 milliard de dollars américains et va accroître de 1,5 fois d'ici à 2020. Dans les prévisions, l’on espère que le B2B du commerce électronique de l'Inde atteigne 700 milliards de dollars américains d’ici à 2020. Toujours dans une dynamique de croissance, les estimations prévoient que le B2C marché de commerce électronique atteigne 102 milliards de dollars américains d'ici à 2020.

« L'Inde est la destination offshoring la plus élevée pour des sociétés informatiques à travers le monde. La preuve de ses capacités en fournissant des services terrestres et marins aux clients globaux, les technologies d'émergence offrent maintenant une nouvelle gamme entière d'occasions pour l'entreprise en informatique supérieure en Inde. Nous vivons maintenant à l'âge de « Big data » et si un pays veut se développer plus rapidement, il a besoin d'adopter la révolution de l'information. La solution à chaque problème est là ; nous devons juste être ouverts et disposés », a-t-il souligné.

S. M. Sy CISSE

Le changement climatique a des effets néfastes sur l’agriculture qui est l’activité principale dans le monde rural. Pour faire face, le Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2rs) a été lancé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Il vise à développer la résilience des populations dans 40 communes rurales.

Le comité de pilotage du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2rs) a tenu, hier, sa deuxième session après an de mise en oeuvre. « Nous avons démarré, il y a juste un an. Nous sommes en train de réaliser quelques activités sur le terrain en rapport avec les collectivités locales et avec l’appui des autorités administratives du pays », a d’emblée précisé le coordonnateur du programme, Younoussa Mballo. A l’en croire, tous les outils de gestion sont, aujourd’hui, mis en place et l’essentiel des sites d’intervention, au nombre de 40 communes rurales, identifiés dans les régions concernées par le programme. Il s’agit de Fatick, Kédougou, Kolda, Tambacounda, Matam et Ziguinchor.

« Nous allons démarrer un programme d’ancrage qui consiste à réaliser un certain nombre d’ouvrages mais aussi essayer d’accompagner les populations dans les villages avec quelques activités de structuration. Les activités liées à l’élevage seront également démarrées, c’est une composante extrêmement importante à côté de l’aquaculture. Toutes ces réalisations ont été faites avec l’implication réelle des populations bénéficiaires », a soutenu M. Mballo.

Selon le coordonnateur du programme, toutes ces activités visent à faire face aux effets du changement climatique. « Plusieurs mécanismes ont été mis en place pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique. Nos régions pour la plupart du temps sont traversées par des bas fonds qui, sous l’effet de la sécheresse, se sont ensablés avec le temps. Il s’agit, aujourd’hui, de les revitaliser. Aussi, nous avons l’objectif d’atteindre, en 2017, l’autosuffisance en riz. Pour cela, il faut utiliser des variétés bien adaptées pour permettre aux populations de cultiver le riz partout, aussi bien sur les plateaux que sur les bas fonds », a expliqué Younoussa Mballo. Il estime que renforcer la résilience des populations implique toute une panoplie d’activités à dérouler concernant l’agriculture au sens large du terme. Ce programme concerne sept pays du Cilss et est financé avec l’appui de la Banque africaine de développement(Bad) pour un montant de 18,5 milliards de FCfa.

Ndiol Maka SECK

Une croissance de 6,8% est prévue  en 2017, a déclaré, avant-hier, le chef de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), au cours d’une rencontre avec son personnel.

« Nous pouvons retenir que l’année 2016 se termine sur de bonnes notes sur le plan macroéconomique ; la tendance favorable amorcée en 2014 et confirmée en 2015 semble se consolider en 2016 », a lancé, avant-hier, le directeur de la planification et des politiques économiques, Pierre Ndiaye, à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an du personnel de la Direction des planifications et des politiques économiques (Dgppe). « Une croissance de 6,8% est prévue ; une inflation faible, un déficit budgétaire qui va continuer à dépérir et une amélioration du budget du compte courant », a-t-il assuré. « Pour la première fois, depuis 1980, a-t-il assuré, la croissance économique dépasse 6%, pendant deux années consécutives ».

Pour lui, l’année s’est terminée sur une très bonne dynamique. Il a noté que cette embellie s’explique notamment par le renouveau de l’agriculture et la bonne tenue de l’horticulture grâce aux nombreux efforts du gouvernement en termes de semences, d’engrais et d’équipements agricoles, ainsi qu’en termes d’irrigation, la relance des industries chimiques et extractives à la faveur de la recapitalisation des Ics. S’y ajoute, selon lui, le dynamisme retrouvé de la construction portée par les vastes chantiers d’infrastructures publiques et l’accroissement de l’offre (nouvelle cimenterie) sans compter la robustesse des secteurs d’appoint, notamment l’énergie grâce aux importants investissements publics privés, le transport et les services financiers et de télécommunications. Il a assuré que sur le plan budgétaire, les recettes fiscales progressent. «La rationalisation des dépenses de fonctionnement se poursuit, le déficit budgétaire est constamment réduit et se situe, en 2016, à 4,2% du Pib contre 6,7% en 2011. Au titre des échanges extérieurs, le déficit du compte courant s’améliore et ressort à 6,5% du Pib en 2016 à la faveur de la bonne tenue des exportations de biens qui augmentent, en moyenne annuelle, de 8% depuis 2012 contre 5% pour les importations », a-t-il soutenu.

Quant à l’inflation, elle demeure faible (près de 1%). « Si nous maintenons une croissance de 6,6%, c’est-à-dire en termes de revenu par tête (d’habitants) une progression de l’ordre 3% au bout de 7 ans, nous allons voir les effets réels de cette croissance. Pour analyser la croissance, il faut voir les secteurs qui l’ont porté. Quand l’agriculture porte la croissance, il y a un élément d’inclusivité. Car, il y a beaucoup de Sénégalais qui opèrent dans ce secteur. Cela se traduit par une amélioration des revenus de ces populations », a relevé M. Ndiaye qui précise que « le taux d’endettement (créé par le déficit budgétaire) du Sénégal étant de 57% montre qu’on est encore viable ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, a annoncé, hier, à Ziguinchor, l’ouverture imminente de ses hôtels situés à Cap Skirring et à Ziguinchor pour un investissement de quelque 6 milliards de FCfa.  « Ils vont ouvrir bientôt », a-t-il tenu à préciser.

Le président du Conseil d’administration de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, et par ailleurs, propriétaire des hôtels Néma Kadior, Diola (Ziguinchor), ainsi que les hôtels Savana-Cap, Cabrousse et Royal-Cap (dans la zone du Cap-Skirring),  a annoncé hier la réouverture imminente de ces complexes hôteliers dans cette région. Ceci, pour un investissement estimé à quelques 6 milliards de FCfa.

Il a fait savoir, hier, qu’il parlait sous le contrôle du chef de l’Etat, le président Macky Sall, « avec qui, il a évoqué, vendredi dernier, la question de la réouverture des hôtels en Casamance pour relancer le plein emploi et le tourisme dans cette région ». En effet, souligne-t-il, tout le monde connaît le rôle et l’importance du tourisme dans le développement de la région de Ziguinchor en Casamance. « Et je peux vous assurer que ces derniers temps, chaque fois que j’ai rencontré le chef de l’Etat, il ne m’a parlé que de la réouverture des hôtels et des moyens à mettre en œuvre pour relancer le secteur du tourisme en Casamance », a-t-il déclaré. Mamadou Racine Sy, qui s’exprimait, lors d’une rencontre avec les retraités de la région, a indiqué qu’il est en train de réfectionner l’hôtel Néma Kadior de Ziguinchor à coût de centaines de millions de FCfa. « Et je compte mettre quelque 6 milliards de FCfa pour relancer également le Cap-Skirring. Parce que je crois en la Casamance », assure-t-il. Le Pca de l’Ipres a conclu, en déclarant : « Nous allons, en rapport avec le président de la République, Macky Sall, développer la région de Ziguinchor pour créer le plein emploi en Casamance ».      

El Hadj Moussa SADIO

L'Africa finance corporation (Afc), institution financière panafricaine spécialisée dans le développement multilatéral et le développement de projets, annonce avoir émis son premier Sukuk d’un montant de 150 millions de dollars, soit 91, 6 milliards de FCfa. Cette valeur, selon le communiqué d’African media agency (Ama), est la plus importante jamais émise par une institution africaine.

L'émission de l'Africa finance corporation (Afc) représente la première transaction du marché mondial sous forme de Sukuk en dollars pour 2017 et le premier Sukuk à être émis par une entité supranationale africaine. Une note d’information de d’African media agency précise que, suite à un grand intérêt manifesté par les investisseurs, l'objectif initial de 100 millions de dollars a été sursouscrit de plus de deux fois. Il s'agit, non seulement du premier Sukuk de 2017, mais également du premier à être émis par une entité supranationale africaine. En effet, le Sukuk représente la deuxième percée de l'Afc au sein de la finance islamique.

D’après Ama, l'entreprise a accepté une offre de financement d'un montant de 50 millions de dollars sur 15 ans de la Banque islamique de développement (Bid) en 2015, afin de financer des projets de finance islamique dans de nombreux pays africains membres de la Bid. Le Sukuk Murabaha à 100 %, placé de manière privé et noté « obligation de premier rang A3 » non garantie par le service aux investisseurs de l'agence de notation financière Moody, dispose d'une échéance de trois ans et arrivera à terme le 24 janvier 2020. Andrew Alli, président directeur général de l'Afc, en commentant cette émission a relevé les valeurs fondamentales de la finance islamique, le besoin d'investir de manière éthique dans des actifs bénéficiant d'un impact social positif et tangible.

Ahmed Al Qassim, directeur général de Emirates NBD Capital (un des courtiers et gestionnaires principaux associé à cette opération), pour sa part, se dit ravi d'avoir participé à l'émission du premier Sukuk d'une durée de 3 ans et d'une valeur de 150 millions de dollars. Il soutient que le bon déroulement de la transaction constitue la preuve que l'Afc est solidaire à la communauté internationale des investisseurs, et à son engagement pour le développement de nouvelles sources de financements.

Abdou DIAW​

Le vice-président de la Banque islamique de développement, chargé des opérations, Mansur Muhtar, a visité, avant-hier, en compagnie du ministre du Budget Birima Mangara, le chantier de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) au financement duquel la Bid a participé à hauteur de 70 millions d’euros, soit plus de 45,5 milliards de FCfa. Les derniers travaux avancent à grands pas. 

A l’arrêt, pendant de longs mois, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ont repris à un rythme soutenu, depuis que le groupe turc Summa Limak a pris la relève du géant saoudien Saudi Bin Laden Group en décembre 2015. Le chantier avance à grands pas et tout porte à croire que la date fixée pour la fin des travaux, à savoir le 30 avril 2017, sera respectée. A la mi-janvier, le niveau d’exécution des travaux a atteint 95 %, selon Elhadji Ibrahima Mané, directeur général adjoint de l’Aibd. Il faisait un exposé, avant-hier, sur le projet à la délégation de la Banque islamique de développement (Bid), conduite par son vice-président en charge des opérations, Mansur Muhtar. Ce dernier, accompagné par le ministre du Budget, Birima Mangara, a visité le chantier de l’aéroport situé à 47 kilomètres de Dakar et à seulement quinze minutes de la station balnéaire de Saly Portudal.

Sur le site, les ouvriers sont en train de mettre la dernière main sur cette gigantesque infrastructure qui s’étale sur une superficie de 4.500 hectares. En comparaison, l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne fait que 8 hectares. Ici, tous les gros œuvres sont déjà sortis de terre. L’aérogare et son architecture futuriste se dévoile. Le Terminal de départ où l’on accède par une rampe s’étend sur 21.000 m2. Au rez-de chaussée, se trouve le Terminal d’arrivée de même gabarit. Entre les deux, se coince la zone de transit ou mezzanine. Les courroies bagages et les escalators sont déjà installés. Les panneaux signalétiques pendent au plafond en forme ondulée.

40 postes de police des frontières
A l’Aibd, on n’aura pas besoin de convoyer les passagers par bus à la coupée de l’avion pour l’embarquement. Six passerelles télescopiques relieront, en effet, l’aérogare aux avions. Au départ comme à l’arrivée, les passagers devront passer par l’une des quarante postes de police des frontières, sans compter les postes de contrôle des Douanes. Quarante-quatre banques d’enregistrement des bagages sont mises à leur disposition. Le nouvel aéroport dispose d’une piste longue de 3,5 kilomètres et de 12 kilomètres de pistes de circulation ou taxiway. Contrairement à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, à l’Aibd, la tour de contrôle est située en dehors de la plateforme aéroportuaire. Du haut de ses 50 mètres, elle est implantée à mi-chemin entre l’aérogare et la zone de développement de l’aéroport. Tout comme l’aérogare, le Terminal des pèlerins a fini de prendre forme. Il ne reste qu’à installer les équipements amovibles. Mais, déjà, on peut constater, à l’intérieur, des panneaux et écrans signalétiques au plafond et au mur. A l’extérieur, on accède à ses différents bâtiments par un réseau routier dense. En effet, outre les bretelles, l’Aibd est desservi par deux routes de service qui rejoignent, au nord, l’autoroute à péage et au sud la Rn1.

Aibd est de type modulaire, c’est-à-dire qu’il y a une possibilité d’extension de la plateforme. « On démarre avec un Terminal de 3 millions de passagers et on a la possibilité de faire une extension jusqu’à, au moins, 10 millions de passagers, sur une façade avant de continuer les travaux sur l’autre façade », explique son directeur général adjoint. Le nouvel aéroport aura également un niveau de qualité de service B, conformément aux critères de l’Iata. « Aujourd’hui, tous les gestionnaires d’aéroports essaient d’avoir ce niveau de qualité de service. Nous, nous l’offrirons dès l’ouverture », ajoute M. Mané. En attendant cette ouverture, les ouvriers, sous la direction des ingénieurs de l’entreprise turque Summa Limak, mettent les bouchées doubles pour terminer les ultimes travaux de cet aéroport dont la première pierre a été posée en 2007.

« La Bid va faire le nécessaire pour le décaissement de la dernière tranche de financement »
La Banque islamique de développement est l’un des principaux partenaires qui a financé le projet de l’Aibd à hauteur de 70 millions d’euros. Mieux encore, ce groupe bancaire a été le leader de la tranche islamique pour avoir réussi à mobiliser le Fonds saoudien pour le développement qui a déboursé 100 millions de dollars et le Fonds Opec qui a débloqué 20 millions d’euros. A ce jour, sur les 406 millions d’euros qui ont été mobilisés pour ce projet, seuls 39 millions d’euros restent à être débloqués, a fait savoir le directeur général d’Aibd Abdoulaye Mbodji. Dans ce montant, 16 à 17 millions d’euros doivent être décaissés par la Banque islamique de développement. Mais si l’on en croit le vice-président de ce groupe bancaire, Mansur Muhtar, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « La Bid fera tout pour finaliser l’exécution de ce projet. Pour les décaissements, il y a juste quelques détails à régler. Notre équipe travaille avec les autorités sénégalaises dans ce sens », a-t-il assuré. Cela étant, M. Muhtar s’est dit « vraiment très impressionné » par le chantier de l’aéroport. « Je suis très content de voir les progrès réalisés en si peu de temps, depuis la reprise des travaux. Il y avait quelques retards, mais il est heureux de constater que le chantier évolue bien. Nous espérons que le projet sera finalisé dans les délais prévus », a-t-il dit.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le financement des Plans stratégiques de développement des statistiques agricoles (Pssar) et rurales a été au menu d’une conférence, organisée hier par la Banque africaine de développement (Bad). Cette rencontre a pour objectif de permettre au Sénégal de trouver des partenaires financiers pour la mise en œuvre de son Pssar.

L’absence de ressources financières constitue une contrainte majeure au développement des statistiques agricoles en Afrique. C’est fort de ce constat que la Bad a organisé, hier, dans son Programme de renforcement des capacités statistiques agricoles, une conférence sur cette problématique. L’objectif est d’aider le Sénégal à trouver des partenaires pour financer son Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar) dont la première phase s’achève en 2018. Selon le directeur de l’Analyse et de la Prévision, Ibrahima Mendy, le développement des statistiques est essentiel dans le suivi-évaluation des résultats et les prévisions agricoles. C’est pourquoi, il estime qu’il est important, pour notre pays, de se doter d’un système d’information statistique fiable. Ce Plan stratégique de développement des statistiques agricoles du Sénégal couvre, en plus de l’agriculture, les secteurs de la pêche, de l’environnement et de l’élevage.

Le représentant résident du Groupe de la Bad au Sénégal, Adalbert Nshimyumuremyi, a souligné que l’Agriculture occupe une place de choix dans les objectifs prioritaires de l’institution financière continentale. D’après lui, sa planification, sa gestion et son suivi doivent reposer sur un système d’information solide, qui exige une disponibilité, sur le long terme, de données statistiques complètes, fiables et cohérentes.

Malheureusement, il dit constater que dans la plupart des pays africains, les statistiques agricoles ne sont pas bien collectées. «Ces statistiques peuvent ne pas être à jour, à cause des contraintes budgétaires qui limitent la conduite régulière d’enquêtes agricoles », a-t-il encore déploré. Il estime que la qualité et la fiabilité des données agricoles ainsi que leur disponibilité constituent de grands défis.

Plaidoyer pour une mobilisation des ressources
M. Nshimyumuremyi a rappelé que, pour y faire face, une Stratégie mondiale pour l'amélioration des statistiques agricoles et rurales a ainsi été élaborée et approuvée par la Commission statistique de l'Onu en février 2010. Il indique que dans le Plan d’actions africain, 23 pays dont le Sénégal ont élaboré, chacun, un Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales (Pssar), suivant un processus inclusif et participatif. « Cette conférence nous donne l’opportunité de faire le plaidoyer de l'importance du développement des statistiques agricoles pour la formulation, le suivi et l'évaluation des mises en œuvre des plans nationaux de développement et des politiques nationales agricoles, de discuter et proposer les voies et moyens de mobiliser des ressources pour le financement des statistiques agricoles », a-t-il encore ajouté.

M. Nshimyumuremyi a demandé aux gouvernements africains et aux partenaires au développement de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des recommandations de la conférence, notamment la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des plans stratégiques.

Présidant la cérémonie, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Dogo Seck, a insisté sur le rôle primordial et stratégique dans le développement des pays africains. À l’en croire, cette conférence est d’une importance capitale, car visant à appuyer les pays dans leur volonté de renforcer leurs capacités en ressources afin de disposer de systèmes d’informations solides sur l’agriculture.

« Le Sénégal bien que disposant d’un système statistique relativement performant et bénéficiant d’importants acquis de la Bad et d’autres partenaires au développement, a décidé de s’engager dans ce processus dans le but de consolider les acquis et de bénéficier de nouvelles opportunités agricoles et rurales », a expliqué Dr Dogo Seck. Le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture a réitéré la reconnaissance du gouvernement à l’endroit des partenaires qui accompagnent le Sénégal dans son processus de développement agricole et de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel. Il cite notamment la Commission économique des nations-unies pour l’Afrique (Cea), la Bad et la Fao, « qui sont les organisations leaders dans la mise en œuvre du Plan d’actions africain de la Stratégie mondiale d’amélioration des statistiques agricoles et alimentaires ».

Diégane SARR

Le directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, a fait face, hier, à la presse pour apporter des précisions et réfuter certains points du rapport 2015 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), produit par le Cabinet Bsc. L’occasion a été saisie pour annoncer le lancement de Sénégal Dem Dikk, le 1er février 2017.
La fiabilité du rapport dressé par le Cabinet Bsc contenu dans le rapport annuel de l’Autorité de régulation des marchés public est remise en question par le directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop. Il y est soulevé des questions de compétence et d’habilitation. La direction de la société nationale de transport urbain aurait conféré habilitation à des membres de donner des attestations de crédits et d’étendre la compétence de signature de certains en lieu et place du directeur général. Il est indiqué, en effet, que les contrats à Ddd sont signés par le directeur technique, le directeur des ressources humaines et parfois par le directeur financier et comptable.

Sur l’attestation délivrée par le directeur comptable et financier, Moussa Diop souligne qu’il est le mieux placé pour assumer ce rôle. Car, selon lui, il y a un principe en matière de marché qui interdit de lancer un marché si l’on n’a pas préalablement le crédit. Le directeur comptable et financier ayant une vue large sur les comptes, est habilité à s’acquitter de ce travail. « J’aurai compris ces griefs si ce qui est fait est frauduleux. Il est le mieux indiqué pour apprécier ».

L’une des légèretés qui témoigne des manquements notés dans ce document, à en croire le directeur général de Ddk, est aussi liée à l’évocation d’un directeur administratif et financier qui n’existe pas dans l’organisation administrative de cette société de transport. En ce qui a trait aux contrats signés par les autres directeurs sans que lui n’appose sa signature, Me Moussa Diop répond en montrant à la presse les documents : « Ce Cabinet nie les évidences. Le plus important contrat de Ddd est celui des pièces de rechange, vous y verrez ma signature. C’est aussi valable pour tous les autres contrats qui engagent la société ».

Sur le marché des batteries et pneumatiques, il a aussi été dit que ce contrat a fait l’objet d’exécution avant même son enregistrement. Celui qui est directeur général de Ddd depuis 2014 renseigne que le contrat a été signé par toutes les personnes compétentes pour le faire. Il y est clairement marqué « avis favorable » de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) ». « Nous sommes partis enregistrer cet acte à la Direction générale des impôts et domaines. Et quand, c’est enregistré, on peut faire des bons de commande. Ce Cabinet confond notification et publication. Dans ce contrat de batteries et pneumatiques, Ddd a respecté toutes ses obligations », affirme-t-il, soulignant, par ailleurs, que sur les trois lots notés dans le rapport, la Dcmp n’a pas fait d’objection.

La presse a fait état d’une collusion au sein de la société sur certaines demandes de renseignement et de prix en employant des termes qui ne figurent pas dans le rapport. Me Moussa Diop, tout en trouvant regrettable cette manière de procéder, a dit avoir pris des mesures fermes et immédiates quand il a été informé, en 2015, par la Commission des marchés, en enlevant la personne fautive. En cela, le rapport de l’Armp ne fait que le conforter dans sa décision prise bien avant sa publication. Pour montrer que Ddd est inscrit dans une dynamique de transparence, il a rappelé qu’avant sa nomination, en 2014, le marché du carburant de 6 milliards de FCfa ne faisait pas l’objet de compétition. Il en avait fait une question de principe et de bonne gestion.

Alassane Aliou MBAYE

LE DÉFICIT DE DAKAR DEM DIKK PASSE DE 5 MILLIARDS À 2 MILLIARDS DE FCFA ENTRE 2012 ET 2016
Le déficit de Dakar Dem Dikk est passé, selon Me Moussa Diop, entre 2012 et et 2013, de 5 milliards à 4, 400 milliards de FCfa. Il est, en 2015, passé à 36 millions de FCfa en y incluant le patrimoine foncier. Sans ce dernier élément, il tourne autour de 2 milliards de FCfa en 2016. Il appelle l’Etat, pour un service performant, à réajuster les prix en fonction de l’évolution des charges.

A. A. MBAYE

SÉNÉGAL DEM DIKK DÉMARRE LE 1ER FÉVRIER
Le 1er février sera la date de démarrage de Dakar dem dikk, chargé d’assurer le transport dans les régions. Le terminus de Liberté 6 sera aménagé à cet effet pour servir de gare. Cela ouvre une nouvelle ère pour la société qui veut assurer le maillage du territoire national. Le directeur général, Me Moussa Diop, indique que tous les bus sont assurés en 2017 et bénéficient de l’agrément.

La dérogation a été accordée pour qu’ils soient tous opérationnels.

A. A. MBAYE

Le 1er février sera la date de démarrage de Sénégal Dem Dikk, chargé d’assurer le transport dans les régions. Le terminus de Liberté 6 sera aménagé à cet effet pour servir de gare. Cela ouvre une nouvelle ère pour la société qui veut assurer le maillage du territoire national.

Le directeur général, Me Moussa Diop, indique que tous les bus sont assurés en 2017 et bénéficient de l’agrément.

La dérogation a été accordée pour qu’ils soient tous opérationnels.

A. A. MBAYE

Le déficit de Dakar Dem Dikk est passé, selon Me Moussa Diop, le directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, entre 2012 et et 2013, de 5 milliards à 4, 400 milliards de FCfa.

Il est, en 2015, passé à 36 millions de FCfa en y incluant le patrimoine foncier. Sans ce dernier élément, il tourne autour de 2 milliards de FCfa en 2016.

Il appelle l’Etat, pour un service performant, à réajuster les prix en fonction de l’évolution des charges.

A. A. MBAYE


La Banque islamique de développement (Bid) et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) organisent une consultation régionale (23 et 24 janvier) sur le projet de « Loi modèle Sukuk » pour l’Afrique subsaharienne. Elle vise à doter les pays membres d’un texte type sur lequel ils pourraient se fonder pour adapter leurs cadres juridiques respectifs sur les émissions de Sukuk (obligations islamiques).

Une consultation régionale sur le projet de « Loi modèle Sukuk » pour l’Afrique subsaharienne se tient depuis hier à Dakar. Elle est initiée par la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La rencontre de deux jours qui est la première d’une série de consultations prévues par la Bid dans différentes régions (Afrique subsaharienne ; Asie centrale ; Asie du Sud-est et Afrique du Nord et Moyen-Orient), vise à doter ses pays membres d’un texte type basé sur les meilleures pratiques sur lequel ils pourraient se fonder pour adapter leurs cadres juridiques respectifs régissant les émissions de Sukuk ou obligations islamiques.

La cérémonie d’ouverture qui devait être présidée hier par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, en présence du gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné et le vice-président de la Bid, a été finalement annulée. Selon un document remis à la presse, cette initiative de la Bid s’inscrit dans l’harmonisation, dans les pays membres de l’institution, des pratiques d’émission de Sukuk. Il s’agit, pour la Bid, de doter ses pays membres d’un cadre de référence dont ils pourraient s’inspirer pour adapter ou aménager leurs textes régissant les émissions de Sukuk. « Les Etats de l’Umoa se sont engagés dans de grands travaux indispensables à la transformation structurelle de leurs économies. Ces programmes se traduisent par des besoins importants de financement. A cet égard, outre les instruments de la finance conventionnelle, le recours à des instruments innovants de la finance islamique, notamment les Sukuk, constitue une des principales sources identifiées », lit-on dans le document.

Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Togo, des émissions de Sukuk sont en préparation dans les autres Etats, notamment au Niger, qui envisage de lever 150 milliards de FCfa. Par ailleurs, signale-t-on, la création de l’Agence Umoa-Titres pourrait accroître le nombre d’émissions de Sukuk dans les années à venir. En effet, cette agence a pour vocation d’apporter son concours aux Etats de l’Union pour mobiliser sur les marchés de capitaux, les ressources nécessaires au financement de leurs politiques de développement économique à des coûts maîtrisés. Elle est chargée d’identifier les modalités les plus appropriées pour mobiliser les ressources financières pour le financement des Etats sur les marchés régionaux et internationaux de capitaux.

A cet égard, renseigne le document, une réglementation spécifique serait nécessaire. Celle-ci doit notamment contenir des dispositions relatives aux opérations de titrisation de type islamique ainsi qu’au traitement des cas de défaut et de règlement des différends.

Aliou KANDE

Le Sénégal et la Banque islamique de développement (Bid) ont signé, hier, trois conventions de financement de projets importants portant sur les domaines de la santé, de la micro-finance et du commerce. Ces accords portent sur un montant cumulé de 51 milliards de FCfa.

La Banque islamique de développement (Bid) a mis à la disposition du Sénégal une enveloppe financière de l’ordre de 51 milliards de FCfa pour le financement de projets et programmes à fort impact social. Ces fonds sont destinés au développement de la micro-finance islamique au Sénégal à travers le programme Promise, à l’appui à la lutte contre le paludisme et à l’assistance technique pour le Plan de communication du Projet de Waqf. Ces trois accords de financement ont été signés, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le vice-président de la Bid en charge des Opérations, Mansur Muhtar en visite de travail au Sénégal depuis dimanche.

« C’est un plaisir de signer ces accords qui, je l’espère, seront d’un grand bénéfice pour les populations du Sénégal », s’est-il félicité. Pour le Dr Muhtar, ces trois accords de financement illustrent, à plus d’un titre, la coopération exemplaire qui existe entre le Groupe de la Bid et le Sénégal depuis 1976. « Depuis l’adhésion du Sénégal à la Bid, notre partenariat se développe et se renforce de jour en jour. Les engagements de la Banque ont atteint un peu plus de 1.425 milliards de FCfa et couvrent des secteurs stratégiques divers et variés de l’économie sénégalaise », a-t-il avancé. Avant d’ajouter que la Bid est en avance sur le calendrier des engagements qu’elle avait pris en faveur du Sénégal, lors du Groupe consultatif de Paris pour le financement du Pse.

Au regard du cumul des approbations accordées par la Bid au Sénégal depuis 1976, « notre pays se présente comme le premier pays partenaire » de ce groupe bancaire en Afrique subsaharienne, a fait remarquer le ministre Amadou Bâ. Selon lui, « la touche particulière » des financements de la Bid au bénéfice du Sénégal est qu’ils ont atteint des niveaux jamais égalés depuis l’avènement du président Macky Sall. « De 1976 à mars 2012, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d’approbations, par le Groupe de la Bid étaient de 609 milliards de FCfa, alors que d’avril à aujourd’hui, elles sont de 815 milliards de FCfa. Dans cette même lancée, la contribution de 197 milliards de FCfa de la Bid pour la réalisation du Train express régional (Ter), est de loin, le financement le plus élevé jamais approuvé par la Bid en faveur d’un pays membre en Afrique subsaharienne », a signifié le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

Les trois nouveaux projets financés par la Bid intègrent ainsi le portefeuille déjà riche de 28 projets pour un montant total de 910 milliards de FCfa en particulier dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de la finance islamique. Ce portefeuille, a rappelé Amadou Bâ, est « aligné sur les priorités du gouvernement du Sénégal ». Il reste juste, selon lui, à mutualiser les forces et à ne ménager aucun effort pour relever le défi de la mise en œuvre adéquate. Mais toujours est-il qu’Amadou Bâ estime que les perspectives qui s’ouvrent à la coopération entre le Sénégal et la Bid, déjà très fructueuse, « se révèlent sous des auspices encore plus prometteurs ».

Elhadji Ibrahima THIAM

DES PROJETS À FORT IMPACT SOCIAL
Les 51 milliards de FCfa débloqués par la Bid vont servir au financement de trois secteurs à fort impact social. Le premier accord de financement porte sur une enveloppe de 32 milliards de FCfa. Ces fonds vont servir à financer le Programme de développement de la micro-finance islamique au Sénégal (Promise). Par l’entremise de ce programme, au moins 50.000 micro-entreprises pourraient être financées et 25.000 nouveaux emplois générés d’ici à 2022. « Ainsi, l’accès des populations défavorisées aux retombées du projet pourrait passer de 15%, situation actuelle de référence, à 18 % en 2027 », a indiqué le ministre Amadou Bâ.

Quant au Projet d’appui à la lutte contre le paludisme, il est composé d’un financement mixte de la Bid et du Fonds de la Vie et de Subsistance pour un cumul de 17,6 milliards de FCfa. Il vise la réalisation des objectifs du Programme national de lutte contre le paludisme (Plnlp), 2016-2017 qui vise à réduire la mortalité et la morbidité, liées au paludisme. Dans son allocution, le Dr Mansur Muhtar a souligné que le fléau du paludisme a « coûté trop de vies à l’Afrique subsaharienne et que son éradication est une priorité absolue pour la Bid ». A noter que c’est la troisième fois que la Bid fournit au Sénégal un financement dans la lutte contre le paludisme.

Le dernier projet concerné est relatif au plan de communication du Projet Waqf dont le projet de loi a été déjà voté à l’Assemblée nationale.

E. I. THIAM

ACCES DES PRODUITS SENEGALAIS AU MARCHE CANADIEN : L’ITFC, LA TFO ET L’ASEPEX SIGNENT UN ACCORD
Sn CanadaLa cérémonie de signature d’accords de financement entre la Bid et le Sénégal a été mise à profit par la Société internationale islamique de financement du Commerce (Itfc) et la Trade facilitation et office (Tfo) du Canada pour signer un accord avec l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). Cet accord tripartite scelle le « Programme de renforcement des capacités et d’accompagnement pour l’accès au marché canadien ».

Le projet propose une assistance technique d’une année aux organismes de soutien au commerce ainsi qu’aux Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises cherchant à exporter leurs produits au Canada et vers d’autres marchés internationaux. Il comporte deux volets : le premier va mettre l’accent sur un modèle de formation des formateurs et vise à mettre sur pied une plateforme de formation des exportateurs au sein de l’Asepex et d’autres organismes sénégalais de soutien au commerce ; le deuxième volet sera axé sur le renforcement des capacités des Pme et de leurs produits pour être compétitifs sur les marchés internationaux.

« En cofinançant ce projet avec le gouvernement du Canada et en nous associant à Tfo Canada ainsi qu’à l’Asepex, nous investissons dans la formation des exportateurs et dans l’accès aux marchés internationaux des Pme sénégalaises », a déclaré Hani Salem Sonbol, directeur général de l’Itfc, Steve Tipman, directeur général de Tfo Canada, a fait chorus, en soulignant que le soutien aux Pme est une manière d’améliorer les conditions de vie des populations et de contribuer au développement économiques de certaines régions défavorisées du Sénégal ». Quant au directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, il est d’avis que « ce partenariat va donner aux Pme sénégalaises les moyens et les compétences pour tirer parti de l’initiative d’accès au marché canadien qui assure aux produits sénégalais un accès en franchise de droits et sans quotas sur ce marché ».

Pour l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, à travers ce partenariat, « Tfo apporte une valeur ajoutée unique aux relations entre le Sénégal et le Canada en renforçant les liens entre développement et commerce plus particulièrement en accompagnant les fournisseurs sénégalais à accéder au marché canadien et par extension à d’autres marché d’Amérique du nord ». Elle a indiqué que les importations du Canada en provenance du Sénégal ne cessent d’augmenter.

En 2012, elles étaient de 900.000 dollars et en 2015, elles sont à 8,4 millions de dollars, soit près de dix fois plus. « Il s’agit principalement de fruits de mer ainsi que de poissons, de noix de coco, d’arachide, de caoutchouc et bois. Il existe un grand potentiel d’exportation des produits sénégalais vers le marché canadien », a ajouté la diplomate.

E. I. THIAM

Le Syndicat national des travailleurs des industries agro-alimentaires (Sntiaa), affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), a tenu, samedi au Grand théâtre de Dakar, son 12ème congrès. Une occasion saisie pour mettre l’accent sur « la précarité de l’emploi » dans ledit secteur.

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des industries agro-alimentaires (Sntiaa), Lamine Fall, réélu pour un mandat de cinq (5) ans, a touché du doigt les crises qui ne cessent de détériorer le pouvoir d’achat des travailleurs et la performance économique de notre pays, malgré un taux de croissance de 6,5%. D’ailleurs, c’est cette difficile situation qui a amené le Sntiaa à réunir son 12ème congrès autour du thème : « la précarité de l’emploi dans le secteur des industries agro-alimentaires ». Une occasion pour les travailleurs du secteur de remettre au goût du jour leurs difficultés. Selon Lamine Fall, l’environnement est marqué par un apprivoisement des matières premières et des marchés extérieurs fortement concurrentiels, un armement vétuste, une absence de navires glaciers, etc. « Ces effets, combinés à la précarité établie comme règle de recrutement (journaliers, sous-traitants, prestataires), ont conduit à un appauvrissement des travailleurs et de leur famille. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entreprises du secteur de la transformation des produits halieutiques traversent des difficultés conduisant à un chômage technique déguisé et souvent à la fermeture», a expliqué l’actuel responsable du Sntiaa, ce syndicat créé par le défunt Madia Diop en 1957.
Lamine Fall, qui a égrené un chapelet de maux dont soufrent les industries agro-alimentaires, a évoqué les décisions de justice favorables aux travailleurs, mais non encore exécutées par les entreprises épinglées. « Nous en appelons à la sollicitude du chef de l’Etat pour un règlement définitif de ces affaires », a-t-il dit. Parlant de « la filière thonière à l’agonie », il a dénoncé le repreneur coréen du groupe Dong Wong dont le plan d’affaires, prévoyant un investissement de plus de 10 milliards de FCfa et la création de 3000 emplois sur 5 ans, s’est soldé par une perte cumulée de plus 12 milliards de FCfa en 2016. « Attendu sur une production journalière de 120 tonnes, le repreneur fait seulement 6 à 7 tonnes/jour », a-t-il indiqué.
Evoquant le dialogue social, Lamine Fall a laissé entendre que « ce concept n’est pas bien compris  dans certaines entreprises de transformation de produits halieutiques, comme à Ziguinchor où les travailleurs sont spoliés dans leurs droits du travail les plus élémentaires ». Après avoir appelé le ministère du Travail à « corriger ces manquements », il a fait savoir que « l’économie informelle, refuge des déflatés des entreprises en difficulté ou fermées, est un secteur en pleine expansion que les autorités doivent soutenir, en finançant les projets portés par les femmes ».
Pour sa part, le ministre porte-parole du gouvernement Seydou Guèye a souligné que « la précarité de l’emploi dans le secteur des industries agro-alimentaires » est un défi que le président Macky Sall entend relever.
Citant l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), il a indiqué que « le chef de l’Etat veut mettre fin aux injustices sociales et bâtir une croissance durable, inclusive en vue d’une amélioration des conditions de vie des Sénégalais ». Quant au secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro qui porte le même combat que le Sntiaa, il a dit « (sa) détermination à poursuivre cette collaboration afin que les travailleurs des industries agro-alimentaires soient mieux protégés ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Les dirigeants d’«Aigle Azur» ont organisé, vendredi dernier, une conférence de presse pour expliquer leurs offres après une année de présence au Sénégal. Cette compagnie ambitionne d’atteindre environ 45.000 passagers à partir de cette année.

Le directeur commercial et marketing d’«Aigle Azur», Thiago Martins, a dit que la compagnie se différencie des autres par sa flexibilité et sa proximité  auprès des clients.  
Elle assure 3 à 4 vols réguliers par semaine et a transporté l’année dernière plus de 35.000 passagers. « Nous transportons beaucoup de ressortissants Sénégalais vers Dakar. Nous avançons lentement, mais sûrement », affirme M Martins, qui précise qu’«Aigle Azur» fait le trajet Dakar-Marseille-Lyon sans escale. A l’en croire, cette offre permet de ne pas perdre de temps. Alors que pour d’autres compagnies, le passager est obligé d’observer un arrêt momentané. De plus, ajoute-t-il, le passager a le choix de voyager sans ou avec ses bagages. Selon lui, «Aigle Azur» ambitionne d’agrandir ses lieux de destination. « Nous voulons consolider nos vols. L’Afrique de l’Ouest est notre priorité », déclare le responsable commercial et marketing, qui tend la main aux populations locales pour que la compagnie atteigne ses objectifs comme le transport d’environ de 45.000 passagers à partir de cette année. Il a relevé que la première année a été difficile, ce qui explique un frémissement de son chiffre d’affaires. A ce sujet, le nombre de vol a été multiplié jusqu’à 5 vols par semaine. Le chiffre d’affaires de la compagnie s’élève à 337 euros millions d'euros (2013).
Pour sa part, l’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, a indiqué qu’avec ces outils, le Sénégal sera un hub pour l’Afrique. Le diplomate français a noté que le coût du voyage aérien reste le point d’entrée du tourisme ; d’où l’intérêt de saluer cette offre dynamique. Le représentant de  l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads), Jean Baptiste Diop, et celui de  l’Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim), Mansour Sy,  ont exprimé leur disponibilité à accompagner cette compagnie française.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) a organisé, vendredi dernier, la séance de soutenance de la thèse de Papa Modou Ndiaye qui portait sur le thème : «Facteurs de risques dans la gestion des projets de développement au Sénégal». Dans son travail de recherche, M. Ndiaye, par ailleurs, administrateur général du Fonds d’entretien routier autonome (Fera), a identifié 27 facteurs de risque dont 7 qui sont les plus importants.

«Facteurs de risques dans la gestion des projets de développement au Sénégal». C’est l’intitulé de la thèse soutenue vendredi dernier par Dr Papa Modou Ndiaye, administrateur général du Fonds d’entretien routier autonome (Fera). Ce travail est le fruit d’un fécond partenariat entre le Cesag et le Business science institute (Bsi) dont  l’objectif est d’offrir aux cadres de la région de l'Afrique francophone un programme doctoral exceptionnel.

Dans ses travaux de recherche, M. Ndiaye a identifié 27 facteurs de risque dans la gestion des projets de développement au Sénégal. Parmi ces 27, il soutient qu’il y en a 7 qui sont les plus importants. Il s’agit de la fraude et de la corruption, la mauvaise identification du problème à résoudre ; l’inefficacité du système de suivi-évaluation, l’expérience du chef de projet, l’expérience de l’équipe du projet, la mauvaise planification et le dysfonctionnement dans la passation des marchés. Dans son travail de recherche, il est arrivé à la conclusion que la fraude et la corruption constituent le facteur de risque le plus important et les projets de développement ne sont pas épargnés. «Certains responsables exigent des dessous de table des prestataires et consultants en échange de contrat.

Le montant de ces pots de vin peut avoir des proportions importantes. Ceci fait qu’il est difficile pour ceux qui versent des pots de vin de respecter les spécifications des contrats sans une augmentation de coûts », a ajouté M. Ndiaye qui a eu à diriger le Mca Sénégal. Il rappelle avoir mis en place dans le cadre du Mca-Sénégal, une équipe restreinte de lutte contre ce phénomène.

Une formation a été dispensée à cette équipe et le brainstorming effectué pour déterminer les cas de fraude pratiqués par les prestataires et les chefs de projet. C’est pourquoi, il a émis un certain nombre de recommandations pour faire face aux facteurs de risque. Pour lutter contre la fraude et la corruption, indique M. Ndiaye, il faut améliorer les procédures internes de passation des marchés, renforcer les capacités à détecter et à traiter les cas de fraude. Il recommande également la mise en place d’une équipe qualifiée pour évaluer les offres et la formation des agents sur les procédures de passation des marchés. Il est d’avis qu’il faut aussi dénoncer les coupables et les traduire en justice. Sur la mauvaise planification des projets, Dr Papa Modou Ndiaye recommande de bien définir les travaux à réaliser, de fixer les objectifs, de coordonner et de maîtriser les actions.

Ce travail  de recherche qui a été réalisé dans les délais a été bien apprécié par les membres du jury composés de professeurs d’universités publiques sénégalaises et françaises et ceux du Cesag. M. Ndiaye a reçu les félicitations des membres du jury qui,  dans la même dynamique, lui ont autorisé à publier sa thèse.

 

Aliou KANDE

Dr Pape Abdoulaye Seck a réaffirmé, avant-hier samedi, la volonté de son département d’œuvrer en faveur d’une agriculture de progrès et porteuse de croissance. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural présidait une cérémonie de remise de médailles à des agents de ce département et à des acteurs agricoles qui se sont illustrés par leur apport dans le secteur agricole.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a honoré certains de ses agents et des acteurs du milieu agricole samedi, à l’occasion d’une cérémonie organisée dans les locaux de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Parmi les lauréats, certains ont reçu le grade de l’Ordre national du Lion et d’autres, la médaille de l’Ordre national du mérite. Tous se sont distingués par leur loyauté et leur dévouement sans faille au ministère de tutelle, mais aussi par leur travail sans relâche au profit de l’agriculture sénégalaise. Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, a mis à profit cette cérémonie pour « réaffirmer et amplifier la volonté indomptable de son département de traduire en actes concrets la vision stratégique du président de la République pour une agriculture de progrès, de répartition équitable des dividendes, une agriculture porteuse de croissance, une agriculture qui refuse la fatalité ». Il a encore magnifié la vision du chef de l’État qui a inspiré l’élaboration puis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) ainsi que sa déclinaison agricole, le Pracas (Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise). Dr Pape Abdoulaye Seck a réitéré l’ambition de son ministère de transformer, de manière structurelle, l’agriculture nationale.  « C’est possible. L’homme est la mesure de toute chose. Il nous faut oser en toute circonstance, évaluer en toute circonstance, si nous voulons aller de l’avant. Pensons grand, agissons grand, évaluons grand », a poursuivi le ministre.

Selon lui, la vision du chef de l’État, à travers le Pse et le Pracas, a permis de battre les records de production dans l’agriculture ; tandis que « nos positionnements sur les marchés extérieurs se solidifient ». « Nous sommes en phase de consolidation et d’élargissement de nos acquis », a dit, avec satisfaction, Pape Abdoulaye Seck. Il a réitéré la détermination du gouvernement à accompagner l’ensemble des acteurs agricoles en vue d’atteindre l’autosuffisance. « C’est l’agrégation de l’ensemble des contributions des acteurs et de l’État qui permettront d’atteindre nos objectifs», a-t-il ajouté avec conviction.

Diégane SARR

Dans un exercice aux allures de bilan d’étape, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Dogo Seck, a dit sa satisfaction quant aux résultats obtenus grâce au Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Il reste convaincu que « les objectifs de production à l’horizon 2017 restent de rigueur et « sont tout à fait à notre portée ». « Le Pracas en est à sa dernière année de mise en œuvre.
Au vu des résultats encourageants et des perspectives, nous sommes très confiants que les objectifs seront atteints », a fait savoir le Secrétaire général du département de l’Agriculture. Il estime que la réussite du Pracas, s’explique, entre autres raisons, par sa démarche inclusive et la vision du président de la République qui s’est traduite dans le Pse.
Il a, néanmoins, fait état des contraintes auxquelles fait face l’agriculture sénégalaise. Il s’agit, entre autres, des ressources humaines et des ressources logistiques insuffisantes. Des contraintes qui, à son avis, commencent à trouver un début de solution avec des financements de la coopération italienne et de l’Usaid pour l’achat de véhicules, la construction d’un centre de documentation et d’archivage, l’acquisition d’ordinateurs, d’imprimantes, de vidéos projecteurs, etc.
Au nom de tous les agents du ministère, Dogo Seck a salué « les qualités de manager, les qualités humaines, la capacité de dépassement et le sens élevé de l’écoute de Dr Pape Abdoulaye Seck ». « Avec vous au gouvernail, nous sommes confiants et sûrs que nous allons continuer à engranger des succès », a-t-il assuré. Il pense que le ministre doit être donné en exemple aux enfants des travailleurs du département de l’Agriculture, venus recevoir pour la circonstance, les cadeaux de Noël. Le Secrétaire général a rappelé que, Dr Pape Abdoulaye Seck a été admis à la prestigieuse Académie d’agriculture de France et « distingué à deux reprises, en l’espace de deux mois, par l’Hexagone ».

D. SARR

La réhabilitation des carrières a été au cœur d’un panel, hier, lors de la deuxième journée du salon international du marbre et des produits de pierres naturelles. Ingénieurs en géni civil et géologues ont mis en exergue l’expérience du Maroc en ce qui concerne les techniques et les modes de réhabilitation des carrières basées essentiellement sur le reboisement.

La réhabilitation des carrières de roches massives est faite d'abord en fonction de l'objectif à atteindre, précisent des ingénieurs marocains, spécialisés dans les Btp. Elle doit tenir compte de la protection de l’environnement, des réglementations en vigueur et des points de vue des parties intéressées - propriétaires, voisins, autorités locales et associations. Dans le deuxième jour du salon international du marbre et des produits de pierres naturelles, il a été question de réfléchir sur les techniques et les modes de réhabilitation des carrières. Et l’expérience du Maroc a été largement donnée en exemple par les panélistes. « La réhabilitation par le reboisement qui se fait à 90% est très réussie. Elle vise la mise en valeur paysagère du site d’exploitation. Il consiste également à lui donner une nouvelle vie », explique El Ghannami Aziz, Ingénieur en Géni civil. Il constate, à l’évidence, les effets négatifs de l’exploitation des carrières sur l’environnement. Même s’il juge difficile de l’éradiquer, il estime qu’on peut les atténuer en intégrant ce nouveau paysage dans l’environnement existant.

D’après cet ingénieur, la réalisation d'un projet de réhabilitation d’une carrière dépend  des opportunités offertes par le site, de l'implication des acteurs locaux. Il indique que l’exploitant doit présenter un projet de remise en état abouti permettant une réinsertion satisfaisante du site dans son environnement: moyennant un remodelage de la topographie et une reconstitution de la couverture végétale du site avec pour objectif la restitution d'un paysage modifié par l'activité carrière.

M. Aziz précise, par ailleurs, que le choix d’un processus de réhabilitation d’une carrière est tributaire de plusieurs variables : taille du site à réhabiliter ainsi que l’horizon temporel de réhabilitation, utilisations antérieure et ultérieure du site, emplacement du site (milieu urbain, préurbain ou rural). Il faut également, dit-il, prendre en compte le contexte socioéconomique et humain du secteur (environnement agricole, industriel, loisirs et accueil du public, zone naturelle...), les contraintes techniques d'exploitation et les contraintes de sécurité (stabilité des terrains, fronts ou berges après exploitation).

Ingénieur, Jalil Mohammed, soutient que la réhabilitation peut se faire en utilisant d’autres mécanismes comme l’aménagement. Selon lui, une carrière, judicieusement aménagée, peut récréer un biotope pour de nombreuses espèces animales. A cet effet, un usage à des fins pédagogiques ou scientifiques peut être envisagé. Il est également possible, d’après lui, de réfléchir sur l’aménagement des carrières déjà exploitées qui conduit à des choix répondant aux besoins de la collectivité. Il cite, à titre d’exemples : bassins d’orage,  décharges contrôlées, forêts, parcs ou espaces verts, bases de loisirs et des sports extrêmes, motocross. Ces ingénieurs soulignent, cependant, les effets d’une non réhabilitation des carrières. Il s’agit de l’accentuation de l’érosion, de la modification de la morphologie des cours d’eau, des changements des conditions de ruissellements des eaux de surfaces, de l’altération des eaux souterraines (nappe peu profonde).


Plaidoyer pour l’adoption de la nouvelle loi sur les carrières
L’une des difficultés à laquelle font face les marbriers marocains porte essentiellement sur la question réglementaire de la carrière. Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm), explique le retard dans l’application de la nouvelle loi sur les carrières ne facilite guère l’accès aux ressources naturelles. « Il y a eu une loi qui a été votée dont le décret d’application n’est pas encore sorti. Ce texte devrait nous permettre d’avoir l’autorisation d’exploiter.

Le circuit administratif reste lourd. Nous sommes en train de voir, avec les pouvoirs publics, une simplification des procédures », soutient-il. De son côté, Mouhammed Bakhy du ministère de l’Equipement du Maroc, évoquant le règlement et l’organisation de l’exploitation des carrières, rassure que la publication des décrets d’application sera faite dès que le prochain gouvernement sera constitué. Il est également revenu sur la réforme du secteur des carrières avec la loi N°27-13 relative à ce secteur.

Ce nouveau règlement vise à faciliter les procédures en vue de l’octroi des récépissés de déclarations d’exploitation des carrières ; à établir des schémas de gestion des carrières, à préserver l’environnement. S’y ajoute l’obligation des exploitants des carrières à réaménager le site après fermeture de la carrière et le renforcement des sanctions (administratives et pénales) relatives au non respect des dispositions de ladite loi. L’une des nouveautés de cette réforme est que la durée d’exploitation d’une carrière ne peut excéder 20 ans ; l’institution de garanties financières destinées exclusivement au réhabilitation du site de la carrière en cas où l’exploitant n’aura pas  réaménagé le site de la dite carrière après la fin d’exploitation.

Des insuffisances
L’exploitation des carrières au Maroc est régie actuellement  par le décret du 5 mai 1914. Mais celui-ci n’accorde pas une grande importance à la protection de l’environnement, liée à l’exploitation des carrières », explique Mouhammed Bakhy, du ministère marocain de l’Equipement. Il ajoute que le volet relatif au contrôle n’est pas bien développé dans ce texte. Selon lui, la circulaire n° 06/2010 du 14 juin 2010, du Premier ministre, a été élaborée pour compléter les dispositions du texte du 5 mai 1914 et faire face aux insuffisances et lacunes du présent décret dans le contrôle des carrières et la protection de l’environnement.

Le délai d’exploitation des carrières fixé à 5 ans par la circulaire du Premier ministre, est une période jugée insuffisante par les professionnels. M. Bakhy souligne que l’exigence de la décision de l’acceptabilité environnementale par certaines commissions provinciales des carrières pose des problèmes pour les exploitations de carrières de marbres. Ces dernières, précise-t-il, ne sont pas assujettis à la disposition  de la Loi 12-03 relatives aux études d’impact sur l’environnement. Seules les carrières de sables et de graviers sont soumises à cette disposition.

A. DIAW

La Banque africaine de développement (Bad) organise, du 23 au 27 janvier prochain, à Dakar, une conférence sur les statistiques agricoles et une réunion de son Comité régional de pilotage du Plan d’actions  pour améliorer les statistiques agricoles et rurales en Afrique.
A partir de la semaine prochaine, la Banque africaine de développement (Bad) va tenir, à Dakar, deux importantes rencontres liées. La première, qui se tient le lundi 23 janvier, est une conférence sur les statistiques agricoles qui a pour thème : « Soutenir le développement des statistiques agricoles grâce aux politiques nationales ». La seconde concerne la cinquième réunion du Comité régional de pilotage du Plan d'actions de la Stratégie mondiale pour l'amélioration des statistiques relatives à la sécurité alimentaire, à l'agriculture durable et au développement rural en Afrique. Ces deux évènements sont organisés en collaboration avec la Direction de l'analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dpsa) du Sénégal.

Selon le communiqué qui nous est parvenu, la Conférence rassemblera environ 150 participants, dont des planificateurs des ministères de l'Agriculture, des directeurs des Instituts nationaux des statistiques, des directeurs des statistiques agricoles, des représentants des Commissions économiques régionales, des représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea), l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), la Commission de l'Union africaine, les partenaires au développement et d'autres parties prenantes concernées. La même source souligne que l'objectif principal de la conférence sur les statistiques est de mener une campagne de sensibilisation sur la nécessité d'affecter aux statistiques agricoles une part importante des ressources. « Plus précisément, la conférence vise à faire le plaidoyer de l'importance du développement des statistiques agricoles pour la formulation, le suivi et l'évaluation des mises en œuvre des plans nationaux de développement et des politiques nationales agricoles; le partage des meilleures pratiques et expériences dans la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du Pssar; à faire le point sur les différents défis auxquels les pays sont confrontés dans la mise en œuvre des Pssar et proposer les moyens d'y remédier; et à définir des politiques permettant de mobiliser des ressources pour les statistiques agricoles ».

Quant à la réunion  du comité régional de pilotage, son but est d'informer le Comité des progrès réalisés jusqu'à présent dans la mise en œuvre du plan d’actions pour l'Afrique, y compris l'examen, la discussion et l'approbation des résultats de l'évaluation légère de 2015 dont les Indicateurs Pays des statistiques agricoles (Ipsa 2015) et discuter d'un éventuel développement du 2e Plan d'actions pour l'Afrique afin d'améliorer les statistiques agricoles et rurales.

Elhadji Ibrahima THIAM

En 2015, il a été reçu 715 plans de passation des marchés (Ppm) recensant 359.897 projets de marchés. Ces estimations, souligne-t-il, sont exagérées au regard du nombre réel de marchés effectivement exécutés au Sénégal, chaque année. Cela tient du fait que « les autorités, en inscrivant un certain nombre de marchés dans leur plan de passation, n’avaient pas auparavant maîtrisé les moyens budgétaires qui allaient y être consacrés. Pour l’essentiel, c’est plutôt les administrations d’Etat central qui souffrent le plus d’une inscription très volumineuse et d’une passation de marché relativement faible », indique le professeur Cheikhou Issa Sylla au nom du Conseil de régulation de l’Armp.  Depuis le début de la réforme du système de passation des marchés, le taux annuel des marchés passés par entente directe est d’environ 17,25% ; ce qui est inférieur au seuil de convergence communautaire (20%) convenu avec le Fonds monétaire international. Toutefois, informe Saër Niang, directeur de l’Armp, la prise en compte des offres instantanées augmente ce taux à près de 40%.
En outre, pour l’année 2015, le taux de 20% de marchés passés par entente au sens de l’article 76 du code des marchés publics (Cmp), n’intègre pas le marché « Contrat clé en main relatif aux études et travaux de l’autoroute Thiès-Touba » passé sur la base d’une convention de financement avec Exim Bank Chine. Cela aurait porté le taux à 36%.

A.  A. MBAYE

Le budget de la commande publique en 2015 est évalué à plus de 1.800 milliards FCfa. L’information a été donnée par le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), Saër Niang, lors de l’atelier de partage consacré à la restitution du rapport annuel 2015 de cette agence.

« Le budget de la commande publique a beaucoup augmenté. On parlait de 1.000 milliards FCfa, mais aujourd’hui, on en est à un budget qui tourne autour de 2.000 milliards  FCfa », a-t-il déclaré, précisant qu’en 2015, le budget engagé au niveau des marchés publics se chiffrait à plus de 1.800 milliards FCfa. Selon lui, cette progression annuelle de ce budget chaque année n’a pas empêché l’accroissement du taux d’absorption par les entités.

La situation des crédits votés pour l’administration centrale donne à voir une diminution de l’ordre de 10,39% des crédits d’investissement et une hausse de 11,82% des crédits de fonctionnement entre 2014 et 2015. Entre ces deux périodes, si les autorisations d’engagement et les montants pris en charge se sont quasiment stabilisés (évolution de moins de 2%), il est important de noter, en termes de consommation des crédits, un relèvement d’au moins 2% de la performance de l’administration centrale, dans son ensemble. Car le taux d’absorption global des crédits est passé de 89% à 91%. Cela traduit une amélioration de l’efficacité des mécanismes d’exécution budgétaire de façon générale et en particulier ceux liés au système de passation et d’exécution des marchés publics.

Démarche pédagogique
Les besoins exprimés en marchés de fourniture par les autorités contractantes représentent, en nombre, près de 44% du nombre total de marchés prévus, dépassant très largement les autres types de besoins exprimés. Par ailleurs, la situation des marchés publics immatriculés en 2015 donne des résultats appréciables. Ils sont évalués, en 2015, en nombre, à 3.326 marchés, soit en valeur 1.417 milliards de FCfa.  Ils constituent, sous ce rapport, un poids non négligeable de l’économie sénégalaise (17% du Pib en 2015 contre 7% en 2014). A travers ce rapport, l’Armp adopte une démarche pédagogique aux yeux de Saër Niang. Car la finalité, selon lui, est de « faire du système de passation des marchés un outil d’accompagnement et de facilitation de l’exécution des projets de l’Etat au plan national par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent qui constitue le cadre de référence des politiques publiques ». Il convient de noter, par ailleurs, que le document produit cette année, en plus des rapports de conformité des procédures intègrent ceux d’audit technique pour prendre avoir un œil sur l’exécution et impliquer davantage les acteurs de la commande publique. Il s’agit, pour l’Armp, d’allier, comme le souligne son directeur général, efficacité et célérité tout en préservant l’exigence de transparence ; ce qui a permis l’entrée en vigueur du nouveau Code des marchés publics en 2014.

Alassane Aliou Mbaye

Lancé le 7 juillet 2015 par le chef de l’Etat, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) affiche, après un peu plus d’un an et demi de mise en œuvre, des résultats appréciables dans ses différentes composantes (pistes rurales, hydraulique rurale, électrification rurale et équipement de transformation agricole et post-récolte).

Du 6 au 13 janvier dernier, une mission de supervision du Pudc conduite par son Directeur national, Cheikh Diop, a sillonné les régions de Kédougou, de Tamba, de Matam et de Saint-Louis. Cela, dans l’optique de s’assurer du bon déroulement des travaux engagés, en prélude à la tournée économique du président de la République, prévue dans quelques jours.

Au cours de ce périple, il a été constaté, de visu, des réalisations concrètes dans les domaines des pistes rurales, de l’électrification rurale, de l’hydraulique rurale et d’équipement agricole et post-récolte dans des localités comme Koumoussaboto à Tamba, Sekhoto à Kédougou, Madina Carrefour et Bondji à Bakel, Koundel et Thiambé à Matam, Yaré Lao à Podor, Niassanté à Dagana. Ces réalisations ne sont, cependant, qu’un petit échantillon des nombreux projets que le Pudc a déjà exécutés en un an et demi de mise en œuvre.

Faut-il le rappeler, c’est le 7 juillet 2015 que ce programme, dont la conduite a été confiée au Programme des nations unies pour le développement (Pnud), a été lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall. Avec pour ambition de réduire les inégalités sociales en corrigeant, entre autres, les disparités locales d’accès aux services de base. Autrement dit, de concilier non seulement l’espace urbain et l’espace rural, mais aussi le “Sénégal où il y a tout et le Sénégal où il n’y a presque rien”.

255 km de pistes achevés et 420 autres en cours de finition
Le rapport sur la situation d’exécution du Pudc à la date du 31 décembre 2016 permet de se faire une idée exacte sur ces réalisations. Ainsi, pour le volet “Pistes rurales”, le Pudc a planifié les activités en trois séries de travaux. Concernant les séries 1 et 2, 675,33 Km de pistes sont en chantier sur un objectif de 790,81 Km. Au total, 255,24 Km sont achevés et 420,09 Km sont en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60% dans la zone sud et 90% dans la zone nord.

178 forages déjà réceptionnés
Concernant le volet “Hydraulique rural”, le Pudc a démarré deux séries de travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eaux. La première série concerne 132 forages et 74 châteaux d’eau. Actuellement, 106 forages sont réceptionnés et 68 châteaux d’eau finalisés. La deuxième série des travaux vise un objectif de réalisation de 106 forages et 87 châteaux d’eau. Sur la deuxième série, 72 forages ont été réceptionnés et 74 châteaux d’eau sont en construction. A ce jour, sur les 106 forages et 68 châteaux de la première série réceptionnés, 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service dans les régions de Matam Louga, Tambacounda, Kédougou, Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine et permettent l’alimentation en eau de 337 villages totalisant une population d’environ 163.283 personnes.

420 villages seront électrifiés
En outre, pour les systèmes multivillages, 102 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346 et 1.033 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.744. Pour les systèmes Marteau fond de trou (Mft), 32 bornes fontaines sont fonctionnelles sur un objectif de 100. Pour valoriser davantage les forages réalisés et développer l’économie rurale, le Pudc a mis en place une stratégie de promotion de chaîne de valeurs qui vise à aménager des périmètres maraîchers autour des forages et à accompagner les filières porteuses. Ainsi, 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement.

Pour le volet “Electrification rurale”, les objectifs principaux de réalisation sont l’électrification de 420 villages, l’installation des branchements intérieurs au profit de 20.800 ménages et l’alimentation de plusieurs structures socioéconomiques. Les travaux ont démarré sur le terrain sur 62 villages et 50 km de lignes moyenne tension déjà implantées. L’appel d’offres pour les installations intérieures de 20.800 ménages dans les villages électrifiés est finalisé et sera publié courant janvier, confie-t-on. Des critères de ciblage des ménages vulnérables bénéficiaires des installations intérieures sont définis en rapport avec les partenaires du secteur (Senelec, Aser, Meder, Collectivités locales…).

2.995 équipements agricoles et post-récolte fabriqués
En ce qui concerne le volet équipement de transformation agricole et post-récolte, le nombre d‘équipements produits et certifiés s’élève à 2.995 (sur 5.079 prévus) soit un taux d’exécution de 59%. Le déploiement des équipements est en cours ; 1.263 équipements post récoltes et de transformation ont déjà été déployés sur les sites. Les 2.084 équipements restants sont en, cours de production avec un état d’avancement de 80 %. Pour la gestion et la maintenance des équipements, 1.208 comités de gestion ont été mis en place. Dans les localités où le déploiement a déjà été effectué, les comités sont déjà fonctionnels. Les membres des comités de gestion, les conducteurs et meuniers ont reçu des formations sur la Gestion administrative et financière (Gaf), l’utilisation des équipements, sur les premières opérations de maintenance.

Par ailleurs, le Pudc a appuyé le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans l’acquisition de moissonneuses batteuses et motopompes. Ainsi, 13 moissonneuses batteuses ont été acquises et 592 motopompes ont été livrées dans la zone nord, sur une prévision de 600 au total, correspondant à un taux d’exécution de 99%. Le reliquat des 8 motopompes a été totalement produit par le fabricant et l’expédition est en cours.

Pour le volet «Chaîne de valeurs», il est retenu d’appuyer les filières « lait » et « patate douce ». Cela, en collaboration avec les structures de recherche (Isra et Ita) et d’appui conseil (Ancar, Caritas). En outre, le Pudc a acquis et livré, pour le compte du ministère de l’Elevage et des Productions animales, 7.481.525 doses de vaccins. Une seconde commande de 16.880.000 doses est en cours.

Elhadji Ibrahima THIAM

CHEIKH DIOP, DIRECTEUR NATIONAL DU PUDC : « LA RÉGION DE KÉDOUGOU EST UNE PRIORITÉ POUR LE PUDC »
Cheikh Diop Pudc 1Dans cet entretien, le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, tire un bilan de la mission de supervision, notamment à Kédougou qui reste, selon lui, une priorité.

M. le directeur, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, principalement, d’importantes réalisations du Pudc ont été notées ou sont en cours. Quelle est la portée de ces réalisations dans ces zones ?
Kédougou est une priorité pour le Pudc et pour le chef de l’Etat Macky Sall. C’est la raison pour laquelle il nous a demandé de dégager un budget conséquent pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques dans cette région. C’est ainsi qu’il est prévu de réaliser 100 forages à Kédougou d’ici à la fin de l’année 2017. Aujourd’hui, nous en sommes à un taux de réalisation de 70 %. Certains de ces forages sont déjà en service. Mais nous sommes allés au-delà de la satisfaction des besoins en eau des populations car nous avons vu que, dans certaines zones, des femmes ont pris, d’elles-mêmes, des dispositions pour porter le développement de leurs localités à travers des activités maraîchères. A ce sujet, on peut donner l’exemple du village de Madina Carrefour à Bakel où 13 femmes, avec le forage multi-villages que nous y avons installé, ont pu développer des cultures maraîchères. Cela montre que les infrastructures que le Pudc apporte constituent une opportunité pour que toutes ces localités sortent des difficultés liées à leur subsistance et à l’économie locale. Nous avons apprécié cette initiative et donc nous avons décidé d’appuyer ces femmes en matériels, en intrants, mais aussi nous allons les encadrer pour qu’elles puissent maîtriser les techniques culturales. C’est important car il est bien de faire des infrastructures et de doter les populations d’équipements, mais c’est encore mieux de les accompagner pour que l’activité économique puisse décoller dans ces zones. Nous allons donc dans un futur proche, dans le cadre du volet « Chaîne de valeurs » les équiper.

Kédougou affiche un faible taux d’électrification. Qu’est-ce que le Pudc a prévu dans cette région dans ce volet ?
Dans ce volet aussi, Kédougou est prioritaire. Quand nous avons fait les études, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait encore beaucoup de villages qui n’étaient pas électrifiés. Tous ces villages peuvent être considérés comme des sites isolés, distants des lignes électriques haute et moyenne tension. Raison pour laquelle nous allons électrifier un certain nombre de villages. Sur les 110 villages qui seront dotés d’équipements solaires, Kédougou en aura une bonne partie, 20 au total. J’en profite aussi pour souligner que, dans la composante « Pistes rurales », nous avons déjà fait l’étude pour la réalisation de 151 km de pistes à Kédougou. Sekhoto, un village très enclavé presqu’à la frontière avec la Guinée, sera concerné.

A Saint-Louis, comme déjà dans d’autres régions, il a été procédé à la mise en place d’un Comité technique régional. Quel est l’intérêt d’une telle structure ?
Nous avons été à Saint-Louis pour rendre compte aux collectivités locales l’état de mise en œuvre des différents projets du Pudc, pour discuter avec l’autorité des contraintes, difficultés et solutions que nous avons identifiées dans la mise en œuvre de ce programme dans cette région. Ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été consacrés à la région de Saint-Louis, rien que dans cette première phase. Maintenant, pour le Comité technique régional (Ctr) en question, il faut noter que c’est important de mettre en place un programme, mais il est beaucoup plus important d’impliquer l’ensemble des parties prenantes de la région. C’est là, la pertinence de l’existence du Ctr. Le chef de l’Etat ayant décidé de la mise en œuvre d’une deuxième phase du Pudc, c’était pour nous aussi de discuter avec l’ensemble des maires des requêtes en instance ou qui ne sont pas encore traitées par le Pudc. Nous allons travailler avec les maires pour un premier exercice d’identification et de validation des requêtes. A la fin de cet exercice, nous allons porter tout cela à la connaissance du gouverneur qui, avec l’administration territorial, nous dira la pertinence des demandes formulées avant que nous ne les transmettions au président de la République, au Premier ministre et au Secrétaire d’Etat, chargé du suivi du Pudc pour une validation finale. Tout cela entre donc dans la formulation de la deuxième phase du Pudc.

Propos recueillis par Elh. I. THIAM

Dans cet entretien, le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, tire un bilan de la mission de supervision, notamment à Kédougou qui reste, selon lui, une priorité.

M. le directeur, dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, principalement, d’importantes réalisations du Pudc ont été notées ou sont en cours. Quelle est la portée de ces réalisations dans ces zones ?
Kédougou est une priorité pour le Pudc et pour le chef de l’Etat Macky Sall. C’est la raison pour laquelle il nous a demandé de dégager un budget conséquent pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques dans cette région. C’est ainsi qu’il est prévu de réaliser 100 forages à Kédougou d’ici à la fin de l’année 2017. Aujourd’hui, nous en sommes à un taux de réalisation de 70 %. Certains de ces forages sont déjà en service. Mais nous sommes allés au-delà de la satisfaction des besoins en eau des populations car nous avons vu que, dans certaines zones, des femmes ont pris, d’elles-mêmes, des dispositions pour porter le développement de leurs localités à travers des activités maraîchères. A ce sujet, on peut donner l’exemple du village de Madina Carrefour à Bakel où 13 femmes, avec le forage multi-villages que nous y avons installé, ont pu développer des cultures maraîchères. Cela montre que les infrastructures que le Pudc apporte constituent une opportunité pour que toutes ces localités sortent des difficultés liées à leur subsistance et à l’économie locale. Nous avons apprécié cette initiative et donc nous avons décidé d’appuyer ces femmes en matériels, en intrants, mais aussi nous allons les encadrer pour qu’elles puissent maîtriser les techniques culturales. C’est important car il est bien de faire des infrastructures et de doter les populations d’équipements, mais c’est encore mieux de les accompagner pour que l’activité économique puisse décoller dans ces zones. Nous allons donc dans un futur proche, dans le cadre du volet « Chaîne de valeurs » les équiper.

Kédougou affiche un faible taux d’électrification. Qu’est-ce que le Pudc a prévu dans cette région dans ce volet ?
Dans ce volet aussi, Kédougou est prioritaire. Quand nous avons fait les études, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait encore beaucoup de villages qui n’étaient pas électrifiés. Tous ces villages peuvent être considérés comme des sites isolés, distants des lignes électriques haute et moyenne tension. Raison pour laquelle nous allons électrifier un certain nombre de villages. Sur les 110 villages qui seront dotés d’équipements solaires, Kédougou en aura une bonne partie, 20 au total. J’en profite aussi pour souligner que, dans la composante « Pistes rurales », nous avons déjà fait l’étude pour la réalisation de 151 km de pistes à Kédougou. Sekhoto, un village très enclavé presqu’à la frontière avec la Guinée, sera concerné.

A Saint-Louis, comme déjà dans d’autres régions, il a été procédé à la mise en place d’un Comité technique régional. Quel est l’intérêt d’une telle structure ?
Nous avons été à Saint-Louis pour rendre compte aux collectivités locales l’état de mise en œuvre des différents projets du Pudc, pour discuter avec l’autorité des contraintes, difficultés et solutions que nous avons identifiées dans la mise en œuvre de ce programme dans cette région. Ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été consacrés à la région de Saint-Louis, rien que dans cette première phase. Maintenant, pour le Comité technique régional (Ctr) en question, il faut noter que c’est important de mettre en place un programme, mais il est beaucoup plus important d’impliquer l’ensemble des parties prenantes de la région. C’est là, la pertinence de l’existence du Ctr. Le chef de l’Etat ayant décidé de la mise en œuvre d’une deuxième phase du Pudc, c’était pour nous aussi de discuter avec l’ensemble des maires des requêtes en instance ou qui ne sont pas encore traitées par le Pudc. Nous allons travailler avec les maires pour un premier exercice d’identification et de validation des requêtes. A la fin de cet exercice, nous allons porter tout cela à la connaissance du gouverneur qui, avec l’administration territorial, nous dira la pertinence des demandes formulées avant que nous ne les transmettions au président de la République, au Premier ministre et au Secrétaire d’Etat, chargé du suivi du Pudc pour une validation finale. Tout cela entre donc dans la formulation de la deuxième phase du Pudc.

Propos recueillis par Elh. I. THIAM

Les locaux de l’Office des échanges de Casablanca ont abrité, hier, la deuxième édition du salon international du marbre et des produits en pierres naturelles. Une occasion, pour les participants, de plancher sur les opportunités d’affaires de cette filière, mais aussi sur les mécanismes à mettre en place pour faire du Maroc une plaque tournante en Afrique dans ce domaine.

Renforcer le secteur du marbre marocain et bien le positionner à l’échelle régionale en boostant sa production et son volume d’export. Ce sont, entre autres, les objectifs fixés par les organisateurs du salon international du Marbre et des produits en pierres naturelles au Maroc « Maroc Stone ». Cette rencontre d’affaires, ouverte hier à Casablanca, a réuni près de 125 exposants internationaux venus d'une douzaine de pays (Maroc, Egypte, Niger, Inde, Espagne, Italie, Turquie, Sénégal…). « Nous voulons faire de ce salon une plateforme d’échanges entre le Maroc et le reste du monde dans le secteur des Btp. Cela, en vue de permettre aux entreprises évoluant dans ce secteur de saisir les opportunités », a expliqué Ayoub Kahlaoui, président de l’Association marocaine des marbriers (Amm). Il a réitéré également le souhait des membres de son association de faire du Maroc une plaque tournante du marbre et des produits en pierres naturelles dans le continent.

Le président de l’Amm est d’avis que le Royaume a toutes les prédispositions pour être un hub de la filière, pourvu que le secteur sache tirer profit de la dynamique de croissance du marché mondial du marbre et de la pierre naturelle. Cela passe également, dit-il, par des collaborations poussées avec des pays comme la Turquie qui, avec la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Italie et l’Espagne sont en phase de concentrer plus de 70% de la production mondiale. « Nous avons organisé ce salon afin d’échanger, de nouer des partenariats d’affaires, des joint-ventures et d’encourager les investisseurs à aller dans le pays africains pour y investir », justifie M. Kahlaoui.

Pour ce faire, il mise sur la création de point de vente de marbre, de l’exportation du savoir-faire et du transfert de technologies marocains suivant le sens du Maroc vers les autres pays africains. Selon lui, cette rencontre permettra de mieux faire connaître la filière marbres marocaine, de le développer et de permettre au Maroc d’être parmi les dix premiers producteurs mondiaux de marbre dans les quatre prochaines années.  « Nous voulons que le Maroc soit le hub pour permettre ces échanges, développer les partenariats, les investissements, soit dans les unités de transformation, l’ouverture de carrières », indique le président de l’Amm. Il souligne que beaucoup de pays africains possèdent des gisements de carrières, et ils auront besoin aussi du savoir-faire marocain pour mieux tirer profit des avantages de ce secteur.

Pour Guran Uskudar, conseiller commercial de la Turquie au Maroc, la position géographique et la stabilité politique font le Royaume chérifien un terreau d’opportunités pour les entreprises étrangères, notamment celles de la Turquie qui se chiffrent près de 150. « La Turquie accorde une attention particulière à ce salon. C’est un véritables hub des affaires pour les investisseurs », a-t-il indiqué. Dans la même veine, Ikram Ettis, directrice générale de Global évent, l’une des organisatrices de ce salon, il est opportun de profiter de la dynamique internationale du secteur des Btp pour accélérer la croissance de la filière, en profitant de plateforme privilégiée du Maroc en termes d’investissements en Afrique.

Transformer pour créer plus de valeur
Le président de l’Association marocaine des marbriers reconnait, par ailleurs, que 2016 a été une année difficile pur le secteur des Btp au Maroc. Mais la filière marbre a essayé de s’en sortir grâce aux exportions de produits finis. Selon lui, le Maroc exportait, au début, des blocs, de la matière première. « De plus en plus, les entreprise sont équipées, elles parviennent à faire de la transformation pour créer de la valeur ajoutée », fait savoir M. Kahlaoui. Il est d’avis que le fait de transformer le marbre de façon plus élaborée et le vendre sous forme de produits finis comme les tranches, les carreaux, a permis de redynamiser la filière. « Il y a un gros potentiel qui n’est pas encore exploité au Maroc dans le domaine du marbre », reconnaît-il.

Les exportations de marbre évaluées à 20 millions d’euros
D’après le président de l’Association marocaine des marbriers, le Royaume chérifien a, en moyenne, un volume d’exportations de 200 millions de dirham. Ce qui représente près de 20 millions d’euros. Il soutient également que les importations sont plus importantes que les exportations. Mais, à l’en croire, beaucoup d’efforts sont en train d’être menés en vue d’améliorer la vente de marbre à l’extérieur. En effet, l’Amm compte plus d’une cinquantaine d’adhérents. Le secteur compte près de 146 unités industrielles, produit environ 300.000 tonnes. L’association précise que le Maroc dispose de gisements importants de marbre avec une grande variété de produits permettant d’envisager un développement  de la production nationale. Alors que ces réserves sont estimées à des centaines de millions de tonnes, le Maroc ne produit actuellement que 298.000 tonnes de blocs bruts, représentant 0,37% de la production mondiale. « Des investissements sont en cours pour inverser la tendance pour augmenter la capacité de production. Toujours pour booster ce secteur, notre association aide les acteurs dans l’ouverture de nouvelles carrières pour des matières premières plus accessibles », dit le président de l’Amm.

De notre envoyé spécial à Casablanca, Abdou DIAW

L’Allemagne et les pays africains cherchent à renforcer les liens commerciaux et les investissements dans le tout premier forum économique Allemagne-Afrique qui se tiendra à partir du 23 mars 2017 à Francfort en Allemagne.

Cette année, l’Allemagne accueillera le premier forum économique Allemagne-Afrique qui se tiendra le 23 mars 2017 à Francfort. Cet événement privé exclusivement dédié au renforcement des liens commerciaux et des investissements entre l’Allemagne et le continent africain, repose sur la vague d’intérêt du gouvernement allemand et des entreprises allemandes pour accroître leur engagement auprès des pays africains, selon un communiqué de presse dudit forum reçu hier. D’après les initiateurs de ce forum, l’Afrique représente l'une des priorités du gouvernement allemand pour sa présidence du G20 en 2017. Ils ajoutent qu’il existe un large consensus en faveur du développement des relations commerciales. L’Afrique étant, selon eux, la région du monde bénéficiant de la croissance la plus rapide et les entreprises allemandes ont besoin de trouver de nouveaux marchés.

En octobre dernier, la chancelière allemande a effectué une visite de 3 jours au Mali, au Niger et en Éthiopie, en assurant que l’Afrique serait un interlocuteur majeur de sa présidence du G20, qui a débuté en décembre 2016.

Malgré ses transactions commerciales annuelles d’un montant de 60 milliards de dollars avec l’Afrique, l’Allemagne traîne derrière d’autres pays qui ont déployé davantage d’efforts pour saisir des opportunités commerciales, constatent les initiateurs de cet événement qui estiment que « le forum Allemagne-Afrique cherchera à familiariser les entreprises allemandes avec le continent et à diversifier leurs placements ». L’on note également que sur les 10 milliards de dollars d’investissements allemands sur le continent chaque année, 90 % se concentrent sur seulement trois pays : l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie. « Il est largement convenu que l’Afrique reste mûre pour les investissements allemands, depuis les petites entreprises naissantes jusqu'aux géants industriels couvrant l’ensemble du spectre économique », soulignent les responsables du forum qui notent que « les entreprises du Mittelstand allemand montrent déjà un intérêt dans des endroits où leurs compétences et leurs technologies peuvent apporter de la valeur ». L’Allemagne, indique-t-on, a fortement besoin de toucher de nouveaux marchés, tandis que leurs entreprises ne réalisent que 2 % de leurs activités en Afrique. La nécessité de resserrer les liens commerciaux et d’investissement entre l’Allemagne et l’Afrique n’a jamais été aussi grande, justifient les organisateurs du forum qui expliquent que six des dix économies bénéficiant de la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique. Le forum Allemagne-Afrique cherche ainsi, selon eux, à « combler le fossé » en facilitant le dialogue, les relations d’affaires et les échanges commerciaux et politiques dynamiques.

Mamadou SY

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