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Affaires et Finances (1895)

Les actifs extérieurs nets de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à fin février 2017 sont évalués à 4.434,6 milliards de FCfa (environ 7,095 milliards de dollars) a appris Apa, mardi, auprès de cet institut d’émission commun aux huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemao). Ces actifs extérieurs nets résultent de la différence entre les créances sur les non-résidents (6.402,4 milliards de FCfa) et les engagements envers ces mêmes non-résidents (1967,8 milliards de FCfa). Comparés à fin janvier 2017 où ils s’élevaient à 4.331,4 milliards de FCfa, les actifs extérieurs nets de la Bceao ont connu une augmentation de 103,2 milliards de FCfa (1 FCfa équivaut à 0,0016 dollar). Quant aux créances de la Bceao sur les autres institutions de dépôts de l’Uemao, elles se situent à 4.655,8 milliards de FCfa contre 4.746,3 milliards de FCfa à fin janvier 2017, soit un repli de 90,5 milliards de FCfa. 

Les créances nettes sur l’administration centrale sont établies à 769 milliards de FCfa contre 701,6 milliards de FCfa un mois auparavant. Les créances de l’institut d’émission sur les autres secteurs durant la période sous revue demeurent les moins importantes, se situant à 239,8 milliards de FCfa contre 236,8 milliards de FCfa à fin janvier 2017.

APA

Le groupe français d’hydrocarbures, l’un des leaders mondiaux, a signé, avec le gouvernement sénégalais, deux accords pour explorer le potentiel gazier et pétrolier en offshore profond.

Par la voix de son président-directeur général, Patrick Pouyanné, Total a annoncé, hier, à Dakar, la signature de deux accords avec le gouvernement sénégalais pour l’exploration du pétrole et du gaz en eau profonde et très profonde. « Acteur historique du raffinage et de la distribution des produits pétroliers au Sénégal, Total est ravi d’élargir sa présence, au Sénégal, dans le secteur de l’exploration-production », a déclaré Patrick Pouyanné au cours d’une conférence de presse.

Le président-directeur général de Total a précisé que le premier accord est un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbure sur le Bloc Rufisque Offshore profond d’une superficie de 10 357 km2. Le groupe français détient, sur ce bloc 90 %, et la Société nationale sénégalaise des pétroles du Sénégal 10 %. Mais en cas de découverte, les parts de Petrosen pourrait monter jusqu’à 20 %, a indiqué Patrick Pouyanné.

Le second est un accord de coopération avec Petrosen pour une étude de la zone en mer profonde, c’est-à-dire au-delà de 3.000 mètres en vue de déterminer le potentiel d’exploration.
Patrick Pouyanné estime que ces accords illustrent la volonté de son groupe d’explorer de nouveaux bassins en mer profonde et d’y mettre en œuvre son expertise mondialement reconnue. « Total est particulièrement fier d’apporter au Sénégal ce savoir-faire sur des zones prometteuses », a commenté M. Pouyanné.

Le matin, le président-directeur général de Total avait paraphé ces accords avec le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, après le limogeage, le même jour, du ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall.

En octobre 2014, Cairn Energy annonçait la découverte de pétrole à 100 kilomètres des côtes du Sénégal. Un mois après (en novembre 2014), cette société faisait une deuxième découverte de pétrole toujours au large des côtes du Sénégal. Ces découvertes de pétrole étaient précédées par les découvertes de gaz en Mauritanie puis au Sénégal.

Ces découvertes faites par des sociétés juniors avaient aiguisé les appétits de sociétés séniors comme BP et Total. Par la suite BP s’est associée avec Kosmos Energy et a récemment annoncé avoir acquis les parts de Timis Coporation. Total a choisi l’inverse en acquérant le Bloc Rufisque Offshore.

Mamadou GUEYE

La Direction de la protection des végétaux (Dpv) a organisé, du 24 au 28 avril, un atelier de formation au profit de techniciens de l’agriculture repartis sur l’ensemble du territoire. Cette formation entre dans le renforcement de capacités pratiques préventives contre les ravageurs des champs, en particulier, le criquet pèlerin.

Le centre de formation de la Direction de la protection végétale (Dpv) a abrité, du 24 au 28 avril, une formation destinée aux techniciens de l’agriculture repartis à travers le territoire sénégalais. Ces derniers qui ont en charge la surveillance des zones agro-écologiques, étaient au nombre de 20. Des techniciens établis, à Dakar, souvent qui effectuent des missions de supervision ont pris part à la session de formation.

Le formateur Khalifa Babacar Ndour, chef de la Division assainissement agricole au sein de la Dpv explique que la formation entre dans le renforcement de capacités. Un accent est mis sur les bonnes pratiques préventives contre les ravageurs de la culture, en particulier, contre le criquet pèlerin. L’atelier a permis aux techniciens d’aborder plusieurs thèmes. Ils sont, entre autres, revenus sur la bio-écologie du criquet pèlerin. « Il s’agit de connaître l’ennemi : où est-ce qu’il se trouve ? Comment est-ce qu’il se développe ?. Nous avons également appris les techniques de prospection. Il s’agit de savoir comment trouver le criquet pèlerin. L’ensemble du processus de lutte nous a été enseigné. Également, nous avons été initiés à l’utilisation des pesticides par rapport à l’environnement », a déclaré Yahya Sèye, chef de la Base de surveillance et d’alerte phytosanitaire de Dahra Djolof. Selon lui, le matériel est important de même que les ressources humaines.

Bensahad Hamid, directeur général adjoint de l’Institut national des protections de végétaux de l’Algérie, venu en tant qu’observateur extérieur, a souligné que la Commission de lutte contre les criquets pèlerins, dans la région occidentale, dans son programme, a lancé des formations régionales depuis 2009. Il s’agit de former des formateurs qui, à leur tour, formeront d’autres dans leur pays.

Il a précisé que ces formations entrent dans le programme de lutte contre les criquets pèlerins instauré depuis les années 1960. Cette année, il s’agit de mettre sur pied des mécanismes de prévention. « Le Sénégal dispose de connaissances en lutte contre les antiacridiens. En ce qui concerne l’application, nous avons également trouvé des appareils de traitement qui répondent aux normes de l’environnement », a salué M. Hamid.

Oumar BA

L’École nationale de formation maritime (Enfm) et la compagnie de Pêche au Sénégal (Capsen) ont signé un protocole de coopération. A travers ce protocole, précise Babacar Faye, le directeur de l’Enfm, les deux structures partageront leurs expériences dans les différentes disciplines et activités propres au secteur de la pêche maritime à travers un programme annuel d’activités. Ce programme de coopération comprend, entre autres, des échanges d’experts, l’accueil de personnel envoyé par la Capsen pour poursuivre leur formation ou leur perfectionnement à l’Enfm, la contribution à l’embarquement des élèves en qualité de stagiaire à bord des unités de la Capsen, des échanges de documents et d’informations en sécurité et sûreté maritime.

Le président directeur général de la Capsen, Jong Koo Lee qui a bien compris les avantages de disposer des ressources humaines de qualité, s’est attaché, dès son arrivée au Sénégal, les services de l’école pour « disposer de marins qualifiés et compétitifs » dans sa compagnie.

Présidant la cérémonie, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Oumar Guèye, a indiqué que ce protocole de partenariat sera bénéfique aux deux institutions. « Il permettra à nos étudiants de se familiariser avec la belle langue coréenne et de travailler dans les bateaux de Capsen », a dit le ministre de la Pêche. Il a magnifié le travail important que la Capsen est en train de réaliser et qui participe au développement socioéconomique de notre pays à travers la création des emplois et les ressources générées dans l’exploitation de cette usine, fruit de la coopération entre la Corée et le Sénégal. Il se dit convaincu que le dynamisme de la coopération entre nos deux pays doit se renforcer avec d’autres interventions multiformes pour accompagner le processus de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse).

Hyo-Eun Kim, ambassadeur de la République de Corée s’est réjouie de la signature de ce protocole. Elle a rappelé l’importance que son pays attache à la pêche qui dépend largement des importations de poissons et produits halieutiques. « Avec ses produits maritimes riches et de grande qualité, le Sénégal est l’un des partenaires privilégiés de notre pays dans le domaine de la pêche et des affaires maritimes », a-t-elle déclaré. Elle a soutenu que le gouvernement coréen l’a si bien compris qu’il souhaite encourager les efforts mis en œuvre par le Sénégal. « La cérémonie reflète parfaitement les liens étroits qui unissent nos deux pays, depuis de nombreuses années », a encore dit Mme Kim.

Souleymane Diam SY

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a lancé, le 27 avril dernier, la Revue de la stratégie nationale pour l’élimination totale de la faim. Cette revue sera chargée de faire un travail « indépendant, analytique et consultatif ». Elle fournit une compréhension complète et détaillée du contexte national en sécurité alimentaire, nutrition, protection sociale et en résilience, selon la note de présentation.

Coordonnée par le Pr Ndioro Ndiaye, cette revue permettra, selon les initiateurs, de faire l’état des lieux en donnant une visibilité sur les réalisations, les gaps. Elle propose des domaines d’actions pour une meilleure collaboration entre le gouvernement du Sénégal et ses partenaires dans le but de faire des progrès significatifs vers l’atteinte de l’objectif « Faim Zéro ». Cet objectif est contenu dans les engagements pris par des pays auprès des Nations Unies pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) à l’horizon 2030. «Les conclusions et les recommandations de la Revue stratégique de l’objectif «Faim Zéro vont contribuer à la planification de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse), ainsi qu’à la mise en œuvre effective des plans du système des Nations Unies », explique-t-on dans le document de présentation.

Le rapport final de la Revue stratégique de l’objectif « Faim Zéro » sera soumis au chef de l’État à la fin de l’exercice. Ce qui constituera, pour le Sénégal, une base de référence nationale permettant de faire le suivi et l’évaluation des politiques de sécurité alimentaire, de nutrition, de protection sociale et de résilience. Selon l’enquête « A l’écoute du Sénégal » 2016 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), plus de 45 % des Sénégalais vivent dans une insécurité alimentaire. Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a souligné que le taux de croissance, obtenu par le Sénégal actuellement qui est de plus de 6 % et les programmes dans le domaine de l’agriculture pourront permettre d’arriver à l’objectif « Zéro Faim » au Sénégal.

Omar NDIAYE

Les prix de production industrielle sont en hausse de 0,4 % par rapport à ceux du mois précédent, constate l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

Au mois de mars 2017, l’activité industrielle est marquée par une augmentation de 0,4 % des prix de production comparés à ceux du mois précédent. Cet accroissement, selon l’Ansd, est imputable à la hausse des prix dans les industries de production d’énergie (+3,2%), extractives (+0,3%), mécaniques (+0,3%) et alimentaires (+0,1%). Toutefois, souligne-t-on, il a été constaté un repli des prix dans les industries chimiques (-1,5%). L’on note également que sur la même période, les prix de production dans les industries textiles et du cuir, du papier et du carton, des matériaux de construction ainsi que ceux dans les autres industries manufacturières n’ont pas varié.

Par rapport à ceux du mois de mars 2016, les prix de production dans l’industrie ont augmenté de 2,0 %. Sur les trois premiers mois de 2017, les prix moyens de production dans l’industrie ont crû de 1,1 % comparativement à la période correspondante de 2016.

M. SY

Les prix à la consommation ont connu une baisse de 0,2 % par rapport au mois précédent, selon le dernier rapport de l’Ansd. Cette évolution est liée surtout à la baisse des prix des services « communication » (-1,3%).

L’Indice national des prix à la consommation de mars 2017 s’est replié de 0,2 % comparé à celui du mois précédent, indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Selon l’institution du ministère de l’Économie, des Finances du Plan du Sénégal, cette évolution des prix à la consommation, au mois de mars, est essentiellement liée à la baisse des prix des services de « communication » (-1,3%), des « articles d’habillement et chaussures » (-0,4%) et des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-0,3%). L’agence note également que les prix des produits locaux et importés ont reculé respectivement de 0,2 % et 0,3 % par rapport au mois précédent. Toutefois, en variation annuelle, ils se sont accrus respectivement de 2,8% et 1,6%. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente s’est inscrite en baisse de 0,3% en rythme mensuel et a augmenté de 1,3 % en variation annuelle.

Mamadou SY

Le directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) a déclaré, samedi, à Saly, que les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix depuis 2005. Selon Ibrahima Ndiaye, le Sénégal est le premier pays en Afrique de l’Ouest, en termes de patrimoine routier, avec un niveau de service d’environ 80 %.

Une randonnée pédestre organisée, samedi, par l’Ageroute, a été pour le directeur général, Ibrahima Ndiaye, une occasion de revenir sur l’état des routes du Sénégal. Selon lui, les infrastructures routières occupent une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). «De 2005 à aujourd’hui, les investissements sur les infrastructures routières ont été multipliés par dix », a-t-il dit. M. Ndiaye note que le Sénégal est en plein boom économique avec des croissances frisant les 7 %, soulignant que l’État a misé sur les autoroutes qui sont en train de prendre forme. « Le Sénégal est en avance en Afrique de l’Ouest en ce qui concerne la construction d’autoroute. Nous sommes déjà arrivés à Sindia et en 2018, l’autoroute arrivera à Mbour, Thiès et Touba », a assuré le directeur général de l’Ageroute qui a plaidé pour la préservation de cette avance. «Le Sénégal, comparé à ses voisins de l’Afrique de l’Ouest, est très loin devant avec un patrimoine routier dont le niveau de service est d’environ 80 %, des routes classées en bon et moyen état », a affirmé le directeur général de l’Ageroute qui a, toutefois, précisé que les investissements doivent être préservés notamment contre la surcharge qui, a-t-il dit, détériore l’état des routes. « Chaque année, la surcharge à l’essieu, qui est un énorme problème, coûte 50 milliards de FCfa pour les routes et c’est le montant que l’État injecte pour l’entretien routier », a indiqué M. Ndiaye qui a invité tous les transporteurs à préserver cette surcharge à l’essieu.

Cette randonnée pédestre organisée dans le cadre des Journées de réflexions et de prospectives de Ageroute a, entre autres, permis à son personnel de réfléchir sur l’exécution et la mise en œuvre des projets routiers tels que définit par l’État. Cette démarche vise à améliorer la qualité et le suivi des infrastructures, à réaliser des actions profitables aux populations du Sénégal. Ces dernières ont aussi été sensibilisées sur la sécurité routière.

S. O. F.

La contribution des semences de qualité à l’accroissement des productions agricoles oblige les chercheurs à faire de la lutte contre les maladies touchant les semences pré-base une priorité dans les pays en développement. Dans notre pays, une synergie est menée dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao) avec d’autres partenaires pour outiller les techniciens et producteurs.

Kaolack abrite, depuis le 27 avril dernier, un atelier de renforcement de capacités en production de semences pré-base. Il est axé sur la lutte contre les maladies des céréales et des légumineuses. « Il est reconnu que les semences ont une contribution importante à la production agricole et elles contiennent d’importantes informations génétiques qui peuvent être mises en valeur avec un savoir-faire en technique de production », explique Adama Keita, spécialiste semences de la West Africa Seed (Wasp), maître d’œuvre de cette formation réunissant une trentaine de techniciens de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) et des producteurs semenciers. L’objectif visé est de renforcer les capacités techniques des participants sur les maladies des semences notamment celles des céréales et des légumineuses. Une réponse concrète aux préoccupations exprimées par les bénéficiaires en termes de renforcement de capacités au cours de l’évaluation antérieure à l’atelier. Ces derniers venant des stations zonales de recherches agricoles ou d’organisations de producteurs spécialisées dans les semences pré-base nourrissent de fortes attentes. «C’est un atelier qui vient à son heure car dans le passé, nous étions confrontés à d’énormes problèmes. C’est le cas de toutes les maladies évoquées au cours de cette formation contre lesquelles nous n’avons toujours pas les moyens de faire face. Cet atelier se propose de nous apporter des solutions pour la production de semences de qualité en vue d’accroître la production », a déclaré Birane Ndiaye, technicien à l’unité de production de semences à la station de l’Institut sénégalais de recherches agricoles de Bambey au centre du pays.

Dans un premier temps, l’atelier a abordé les maladies touchant les semences de manière générale avant de se focaliser sur les pathologies transmissibles par les semences elles-mêmes. « Nous pouvons avoir des pertes de productions importantes de l’ordre de 40 à 50 %, anéantissant tous les efforts fournis par les producteurs. D’où l’importance d’avoir des semences protégées contre les maladies attaquant les cultures céréalières et légumineuses», a estimé le spécialiste semences de Wasp. La problématique des semences mobilise, sur le plan régional, une multitude d’acteurs sous l’égide des gouvernements de la sous région ouest-africaine. L’objectif visé est de faire passer le taux de disponibilité en semences de qualité de 12 % à 25 % à fin 2017 dans le projet Usaid WA intervenant dans sept pays de la région dont le Sénégal et le Nigéria.

Elimane FALL

Le groupe suisse de biofertilisants, « Éléphant vert », a lancé, avant-hier, ses activités. Son directeur général au Sénégal, René Bajikile Matala assure que sa structure entend proposer des solutions innovantes qui participeront au développement d’une agriculture durable et à la sécurité alimentaire du pays.

Le groupe suisse de biofertilisants, « Éléphant vert », a lancé, avant-hier, ses activités au Sénégal. Ce groupe compte « contribuer à l’excellence agricole sénégalaise impulsée par le Plan Sénégal émergent (Pse), en proposant des solutions biologiques qui participeront au développement agricole et à la sécurité alimentaire du pays ».

« Éléphant vert » dont les investissements au Mali et au Maroc se chiffrent à 30 millions d’euros, entend ainsi concrétiser ses engagements « en faveur d’une agriculture saine et durable, en mettant à la disposition des agriculteurs africains des solutions biologiques et naturelles pour leurs cultures (biofertilisants, biostimulants et biopesticides) ainsi qu’un accompagnement technique et financier », a expliqué son directeur général au Sénégal, René Bajikile Matala. «Outre le Sénégal, nous entendons également nous installer en Côte d’Ivoire et au Ghana », a ajouté M. Matala, précisant que son groupe « répond par une vision globale de la chaîne de valeurs agricole et de la résilience aux changements climatiques » grâce à une approche orientée vers « une agriculture saine et durable ».

Selon M. Matala, ce lancement marque le démarrage d’une campagne de sensibilisation qui sera déroulée jusqu’en octobre prochain. Elle est destinée aux agriculteurs, décideurs et consommateurs sur les enjeux liés à l’agriculture durable et aux pratiques agricoles saines.

Le chercheur au Centre national de recherches agricoles (Cnra) du Sénégal, Dr Mamadou Ndiaye qui intervenait sur la thématique : « Quelles solutions pour une agriculture saine et durable au Sénégal ? », estime que « l’amélioration de la fertilité des sols est l’une des solutions clé pour développer l’agriculture au Sénégal ». Il affirme que le développement de l’agriculture au Sénégal dépend, en grande partie, de la capacité à maintenir la fertilité de ses sols. « Sans cette amélioration de la fertilité, a-t-il soutenu, il sera difficile d’augmenter la production agricole en quantité et en qualité ». Cette rencontre d’avant-hier avait pour objectif de « favoriser le partage et l’échange de bonnes pratiques sur la préservation des sols arables, le maintien des ressources agricoles et sur les bonnes pratiques à encourager ».

Mamadou SY

La conférence des directeurs généraux des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre clôturée vendredi, a sollicité la mise en œuvre d’un protocole d’accord d’échange d’informations et de renseignements entre les administrations douanières. Les recommandations de la 22e Conférence invitent les administrations douanières de la région à mettre en place un cadre légal et réglementaire, en gestion du transit international. Ouverte lundi, la conférence des directeurs généraux des douanes a vu la participation de 23 administrations des douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle plaide également pour l’élaboration d’une cartographie des risques des services ou directions informatiques. Au titre de la Technologie de l’information et de la communication (Tic), la conférence demande la mise en place de services d’écoute et d’assistance dédiée aux usagers. Il en est de même pour le renforcement du processus de gestion électronique des documents dans le but d’une dématérialisation totale des procédures. Pour répondre aux grands défis de la région, la conférence recommande à la vice-présidence « d’éditer et de faire du document stratégique sur les domaines prioritaires de la région un guide régional ». Un plaidoyer a été fait pour une étude sur les postes de contrôle juxtaposés dans le contexte de la facilitation des échanges.

APS

La Société nationale de recouvrement a organisé, hier, un séminaire sur son avenir. Pendant deux jours, ses dirigeants vont réfléchir sur la loi et les textes qui régissent la société créée en 1991 afin d’élargir ses missions.

« Le devenir de la Snr ». C’est autour de ce sujet que les cadres de la Société nationale de recouvrement (Snr) se sont retrouvés, hier, pour se pencher sur l’avenir de leur institution. C’est en tirant les enseignements du bilan d’un séminaire organisé en 2006 sur le thème : « Étude des textes régissant le recouvrement de la Société nationale de recouvrement au regard du droit communautaire » que la problématique de la redéfinition du périmètre d’intervention de cette société conceptualisée sous le vocable « Devenir de la Snr », s’est posée pour la première fois. Il est apparu qu’au rythme actuel du remboursement des dépôts, la Société nationale de recouvrement aura fini, dans un avenir proche, de restituer tous les avoirs bloqués dans ses livres et provenant des banques comprises dans la restructuration. Il est également devenu impératif, compte tenu de la baisse progressive du recouvrement des créances du portefeuille originel, que la Société nationale de recouvrement s’ouvre à d’autres activités pour assurer sa pérennité. Et cette ouverture passe nécessairement par l’actualisation de son texte fondateur et la révision de son objet social.

Le séminaire a donc pour objectifs : de faire l’état des lieux des textes qui régissent l’organisation, le fonctionnement et les missions de cette société, de mettre en exergue les problèmes fiscaux, comptables et juridiques auxquels elle est confrontée et de définir les perspectives de révision de la loi 91-21 et du décret 91-210.

Présidant la rencontre, Birima Mangara, ministre délégué chargé du Budget affirme que le contexte qui avait prévalu à la création de la Société nationale de recouvrement en 1991 a évolué et il est devenu impératif de réfléchir sur une nouvelle orientation tout en conservant sa mission classique au service de l’État.

Selon M. Mangara, face aux exigences de management des créances publiques et ses effets sur la trésorerie des entreprises, la maîtrise du recouvrement constitue un enjeu déterminant pour la continuité du service public. « Loin de poser les jalons d’une mutation complète de la Société nationale de recouvrement en un autre organe, avec une nouvelle mission, vos travaux doivent déboucher sur un projet qui est à même de pérenniser la société, en consolidant les acquis obtenus en recouvrement de créances et également l’immense expertise capitalisée dans ce domaine, en ouvrant l’objet social à d’autres domaines d’activités et à d’autres types de créances », a-t-il dit.

Pour Me Babacar Diallo, directeur général de la Société nationale de recouvrement, ce séminaire est l’occasion de partager, à travers les différents thèmes qui seront débattus sur le cadre légal et réglementaire qui régit le fonctionnement et sur les difficultés auxquelles la société est confrontée depuis sa création. Il s’agira également de discuter des différentes options qui ont été retenues par le comité sur le « Devenir de la Société nationale de recouvrement » et de s’accorder sur un projet de modification de la loi 91-21 du 16 février 1991 et du décret 91-210 du 27 février 1991 à soumettre aux autorités pour validation afin de permettre à la société de participer davantage à la mobilisation de ressources financières pour le compte de l’État en vue de contribuer au financement des projets et programme prévus dans le Pse.

62 milliards de FCfa recouvrés sur le portefeuille originel
La Société nationale de recouvrement (Snr) a réalisé des résultats conséquents, selon son directeur général, Me Babacar Diallo. «Nous avons recouvré, sur le portefeuille originel qui provient des banques comprises dans la restructuration du secteur, 62 milliards de FCfa. Nous avons remboursé, au titre des dépôts des clients 38 milliards de FCfa », a confié Me Diallo. Il a précisé que le recouvrement des 62 milliards de FCfa est en espèces, en nature et en compensation. Il souligne que la société continue de recouvrer les créances des portefeuilles originels mais aussi d’autres créances qui sont confiées par l’État du Sénégal. Récemment, la Société nationale de recouvrement a reçu le portefeuille de la Banque régionale de solidarité (Brs) et de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas). «Nous avons reçu un portefeuille de créance de 50 milliards de FCfa de la Cncas qui nous a été transféré par l’État du Sénégal. Nous voudrions maintenir ces missions de recouvrement des créances bancaires mais les élargir à d’autres activités », a ajouté Babacar Diallo. Il a indiqué que des sociétés nationales et établissements publics peinent à recouvrer leurs créances. « La loi qui a créé la Société nationale de recouvrement prévoit, à terme, que la société pourrait servir d’instruments de recouvrement pour les établissements publics et les sociétés nationales. Nous voudrions qu’au sortir de cette réunion, proposer une modification aussi bien de la loi que des statuts qui régissent la société pour nous permettre de recouvrer ces types de créances publiques non fiscales», a-t-il dit.

Aliou KANDE

Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime renforce les moyens d’intervention de ses directions. Celles-ci ont reçu 9 véhicules de type Pick-up double cabine.

Hier, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a réceptionné et remis 9 véhicules à 3 directions de son département. Ces véhicules de type Pick-up double cabines sont destinés au renforcement des moyens d’intervention des directions des Pêches maritimes, des Industries de transformation de la pêche et de la Protection et de la surveillance des pêches. Ces moyens, d’une valeur de 145.000.000 de FCfa, sont acquis grâce aux ressources de l’appui sectoriel de l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte de la Société d’infrastructures et de réparation navale, en présence du représentant de l’Union européenne Clemens Schroeter.

Selon le ministre, ces moyens permettront à ces 3 directions d’assurer, entre autres, les inspections des navires de pêche arrivant au port de Dakar et des sites de débarquement de la pêche artisanale, le suivi des activités de la pêche artisanale, l’inspection sanitaire des établissements agréés à l’exportation et des sites de transformation.

Le ministre a magnifié le dynamisme de la coopération entre l’Union européenne et le Sénégal dans le secteur de la pêche et de l’économie maritime. Selon lui, cette coopération inscrite dans la durée est illustrée par la signature, le 14 novembre 2014, d’un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable d’un montant de 13.930.000 d’euros, soit 9.132.466.210 de FCfa, réparti en contrepartie financière, en redevances et en appui sectoriel.

D’un montant annuel de 750.000 euros, soit 49. 697.750 de FCfa, l’appui sectoriel, est destiné au renforcement des capacités des services du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, pour l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de pêche durable notamment à travers trois axes : le suivi, le contrôle et la surveillance des pêcheries, y compris la lutte contre la pêche INN ; le renforcement des capacités scientifiques dans le secteur halieutique ; le soutien à la gestion des pêcheries artisanales.

Contrepartie financière, en redevances et en appui sectoriel
Remerciant l’Union européenne pour l’appui constant apporté au développement du secteur de la pêche, le ministre a exhorté « les bénéficiaires à accorder un soin particulier à l’entretien de ces précieux outils de travail pour les maintenir dans un parfait état de fonctionnalité ».

L’accord de pêche entre l’Union européenne et le Sénégal qui dure 5 ans a pour objectif : d’améliorer la gouvernance du secteur de la pêche ; d’assurer une exploitation durable des ressources et un approvisionnement durable des marchés nationaux ; de favoriser le développement du secteur au Sénégal et de permettre aux flottes thonières de l’Union européenne d’accéder aux zones de pêche sénégalaise, a rappelé Clemens Schroeter de l’Union européenne. En contrepartie, l’Union européenne verse annuellement près de 1.750.000 d’euros au trésor public. Ce montant comprend le paiement des droits d’accès à la zone de pêche du Sénégal, environ 1.000.000 d’euros par an et le versement de 750.000 d’euros appelé « appui sectoriel » alloués à la mise en œuvre d’une partie de la politique nationale de la pêche, A ces montants s’ajoutent les paiements des armateurs que le trésor public encaisse lors des demandes de licences de pêche, environ 800.000 euros versés au titre de l’année 2015, a précisé Clemens Schroeter.

Mamadou GUEYE

Les positions et les missions des administrations douanières doivent les amener à jouer « un rôle important permanent » dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme, a indiqué, hier, à Dakar, le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. « Les enjeux et les défis qui interpellent nos pays ne cessent de croître et les administrations douanières ont un rôle important permanent à jouer compte tenu de leurs missions et de leur position aux frontières », a-t-il dit. Amadou Bâ prenait part au deuxième jour des travaux des directeurs généraux des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Organisation mondiale des douanes.

Au nombre des défis à relever, le ministre de l’Économie et des Finances a cité la maîtrise de l’assiette fiscale, la sécurisation de la chaîne logistique internationale et le développement du commerce électronique. « Le développement de la numérisation et la généralisation de l’informatique suscitent des craintes par des menaces multiformes générées, mais il n’en demeure pas moins essentiel dans la gestion moderne des procédures et la sauvegarde des données », a relevé Amadou Bâ.

Il a souligné « la masse importante de données » mise à la disposition des acteurs chargés du contrôle aux frontières, estimant que l’analyse qu’ils peuvent en faire participe à rendre efficace leur travail.

Pour y arriver, M. Bâ propose aux administrations douanières de travailler à l’amélioration des mécanismes de gestion des risques, pour une meilleure détection des irrégularités, envois illicites, mouvements suspects de personnes et de flux financiers. Le ministre de l’Économie a aussi plaidé pour une collaboration avec d’autres services gouvernementaux afin de mutualiser les expériences et les expertises aussi bien à l’interne qu’à l’international. Amadou Bâ a invité les administrations douanières à « jouer pleinement » leur partition dans les négociations en cours concernant la mise en place de la Zone de libre échange continentale (Zlec).

APS

La problématique de l’utilisation des ressources minières en Afrique a été au cœur d’un atelier de formation à l’intention des journalistes de 6 pays africains organisé par l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (Irpad) en partenariat avec Osiwa (Open society institute for west africa). L’atelier, qui s’est tenu les 26 et 27 avril, à Bamako, met les projecteurs sur les défis de l’information et de la formation à relever en Afrique. Le Mali, pays de tradition minière, a été donné en exemple. Il a réussi à collecter 1.099 milliards de FCfa des compagnies extractives entre 2011 et 2016, soit 20 % des ressources collectées par les sociétés minières.

A l’heure où le débat sur la nécessité de revoir les termes des contrats qui lient les multinationales aux pays africains est remis sur la table, le Mali, présenté comme le 3e producteur d’or en Afrique, derrière l’Afrique du sud et le Ghana, est en train de réfléchir sur les voies et moyens qui lui permettent une meilleure gestion de ses ressources naturelles en vue d’une amélioration durable des conditions de vie de ses populations. L’atelier de formation destiné aux médias de 6 pays africains a permis de s’imprégner des réalités au Mali qui a enregistré, ces dernières années, une contribution appréciable des compagnies minières, selon Mouhamed Lamine Samake, conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances du Mali, même si cela ne représente que 20 % des revenus miniers. La contribution des sociétés de télécommunication du Mali est plus importante que celle des sociétés extractives. Entre 2011 et 2016, les recettes collectées au profit du budget de l’État malien ont été estimées à 1.099 milliards de FCfa, avec des remboursements de crédits, des taxes sur la valeur ajoutée estimées à environ 400 milliards de FCfa pour la même période. Mouhamed Lamine Samake ajoute que ces prélèvements de l’ordre 1.499 milliards de FCfa représentent 18,63 % des prélèvements budgétaires sur la période, soit une moyenne annuelle de 22,95 %.

Les compagnies extractives ont également injecté, durant la même période, 18,898 milliards de FCfa aux collectivités locales. Divers fonds spéciaux dont le Fonds national de logement, le fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage ont bénéficié des retombées des industries minières. Pour Mouhamed Lamine Samake comme pour d’autres acteurs, il y a lieu d’accentuer les efforts en vue d’accroître les parts qui doivent revenir au gouvernement malien. Il a encouragé le gouvernement malien à dérouler, de nouveau, une batterie de mesures qui reposent sur une approche inclusive. Il a encouragé également les différentes structures intervenant dans le secteur à mutualiser leurs efforts, en vue de mettre en place un cadre institutionnel plus performant. Il s’y ajoute que le Mali souffre, à l’image de nombreux pays africains, d’un déficit de ressources humaines outillées techniquement, selon M. Samake. Ce manque de ressources humaines hautement qualifiées risque de s’accentuer avec les ingénieurs des mines qui sont admis à faire valoir leurs droits à la retraite d’ici à 2020. D’où, à ses yeux, l’impératif de renforcer les compétences techniques. Le conseiller technique du ministère de la communication, Gamard Diko a abondé dans le même sens.

Dans ce lot de contraintes, figurent également l’absence de motivation des acteurs tels les agents en service dans l’administration minière, la faible industrie locale de substitution aux importations de plusieurs intrants principaux, la faible capacité de la collecte et du traitement et de la diffusion de l’information. En dehors de l’insuffisance des infrastructures énergétiques de qualité, le Mali est également appelé à améliorer son cadre juridique et fiscal qui doit s’adapter aux mutations en cours.

Consolider le rôle des acteurs de la société civile
Mamadou Goita, le directeur exécutif de l’Irpad, initiateur de ce séminaire, a insisté sur le fait que la société civile qui s’est engagée dans une dynamique de construction des nations africaines, entend se donner à fond pour mettre les gouvernants sur la bonne trajectoire. Des initiatives seront multipliées pour les encourager à atteindre les objectifs de développement contenus dans l’agenda 2063 de l’Union africaine, mobiliser les ressources nécessaires qui aideront l’Afrique à s’appuyer sur ses fonds propres pour accélérer sa croissance économique et son développement.

Pour lui, la mise en œuvre de la vision minière africaine en vigueur depuis 2009, la publication du rapport Thabo Mbeki qui dénonce la fuite des capitaux vers l’étranger de l’ordre de 50 milliards de FCfa doivent inciter les États à donner de nouvelles orientations à leurs politiques nationales. En partenariat avec Osiwa et Trust Africa, l’Irpad, acteur de la société civile, est en train de développer des stratégies pour mobiliser les différents acteurs dans ce combat. Ils ont produit des études sur les flux financiers illicites en provenance de l’Afrique. Des études sur les cadres réglementaires et institutionnels de la gestion des ressources minières au Burkina Faso, en République de Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal ont également été réalisées. En tant que membre de l’initiative africaine sur les mines, l’environnement et la Société, les membres de l’Irpad cherchent, à travers des débats de fond, à sensibiliser les décideurs et les médias, à opérer des ruptures en consolidant le rôle et la place des acteurs de la société civile. Le partage équitable des ressources minières figure également dans leurs priorités.

De notre envoyée spéciale au Mali Matel BOCOUM

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), le secteur privé, parents et proches et l’État ont rendu hommage, hier, à Mamadou Lamine Niang. Ce dernier était le président de l’institution consulaire de 1991 à août 2016, date de son rappel à Dieu. La cérémonie était présidée par le ministre du Commerce Alioune Sarr.

Le défunt président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Mamadou Lamine Niang, a eu droit, hier, à un hommage digne de son rang. La cérémonie organisée par l’institution consulaire avec la collaboration du secteur privé et de sa famille a été encouragée par les plus hautes autorités du pays. Annoncé pour présider la rencontre, Macky Sall a été représenté par le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr. Comme il fallait s’y attendre, il y a une forte mobilisation de la famille du défunt, de ses parents, proches, des membres de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, du secteur privé. Les témoignages sont unanimes. Mamadou Lamine Niang, rappelé à Dieu en août 2016, mérite cet hommage pour plusieurs raisons : « son combat sans relâche au service de l’entreprise ; ses efforts inlassables pour l’unité du mouvement patronal ; sa propension à rapprocher l’État et le secteur privé ». Il y a également sa «faculté à servir son prochain jusqu’au sacrifice ».

Présidant la rencontre, Alioune Sarr qualifie le défunt de « militant de la liberté d’entreprendre » qui a servi son pays avec « loyauté, efficacité, discrétion » et estime que la cérémonie revêt une importance pour le gouvernement. Selon M. Sarr, c’est pour cette raison que le président Sall lui a demandé de le représenter. Paraphrasant le chef de l’État, il affirme que le défunt président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar appartenait à « l’âge glorieux des grands fondateurs de l’économie nationale ». Il a consacré toute sa vie à l’entreprise et a rehaussé l’image des chambres consulaires au Sénégal et dans le monde, a ajouté le ministre du Commerce. Il a rappelé les nombreuses réalisations du défunt à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar et ses qualités pour l’avoir côtoyé en tant que autorité de tutelle.

Alioune Sarr a insisté sur l’engagement et le patriotisme de Mamadou Lamine Niang pour le projet de marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs à Diamniadio. Pour toutes ces raisons, M. Sarr estime que le défunt peut être offert en exemple à la jeunesse dans un monde de doutes et d’incertitudes. Pour Daouda Thiam, président par intérim de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Mamadou Lamine Niang a parcouru le monde entier pour semer les graines d’une « Afrique debout, ingénieuse et entreprenante ». Il a également, à son avis, contribué à renforcer les activités consulaires dans l’Uemoa et la Cedeao. « Mamadou Lamine Niang, poursuit-il, était un homme de paix, fidèle en amitié, excellent père de famille et qui a réussi à marquer son époque. »

Au nom du secteur privé, Mansour Cama confie que Mamadou Lamine Niang était « un infatigable soldat de l’entreprise, un humaniste, un homme remarquable ». Serigne Mbaye Niang a remercié, au nom de la famille, les autorités, les responsables de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, le secteur privé pour l’organisation de cette cérémonie d’hommage. « C’est un honneur et une immense fierté d’entendre tous ces témoignages. J’exprime ma gratitude à tous», a-t-il lancé.

Aliou KANDE

Pour mieux répondre aux attentes du monde des affaires, les administrations des douanes doivent disposer d’outils informatiques performants et interconnectés. Ces instruments devraient leur permettre de relever certains défis comme l’augmentation de leur contribution au budget national.

La 22ème Conférence des directeurs généraux des douanes d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ouverte, hier, à Dakar. Au cours de cette rencontre de trois jours, ces responsables des douanes de la région aborderont plusieurs points. Il s’agit notamment de la modernisation des administrations douanières, la criminalité transfrontalière, le plan stratégique régional.
Présidant l’ouverture des travaux, le directeur général des douanes sénégalaises, Papa Ousmane Guèye, a déclaré que la région est interpellée sur différentes problématiques touchant notamment au développement du commerce, à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée. Selon M. Guèye, cette rencontre de trois jours devra être mise à profit pour faire de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, une véritable force de proposition et d’action au regard des enjeux actuels qui tournent autour de la modernisation des administrations douanières, d’une meilleure mobilisation des ressources au profit des budgets nationaux et d’une recherche plus efficiente de la sécurisation de la chaine logistique internationale.

S’agissant de la modernisation douanière, il a rappelé et insisté sur la nécessité de faire doter les administrations d’outils informatiques performants et interconnectés en vue de donner corps et un contenu réel à l’émergence d’une économie numérique résiliente portée par des procédures et formalités simples, souples, prévisibles et surtout adaptées aux préoccupations et attentes du monde des affaires. Il a soutenu que l’autonomisation et la dématérialisation des procédures douanières comme leviers indispensables de la modernisation douanière, doivent, à terme, aider à asseoir une efficace analyse des données au service d’une gestion efficace des frontières. « D’autres sujets d’actualité brûlante vont interpeller notre conférence. Il s’agira, pour nous, de tracer les contours du plan stratégique qui devra constituer notre bréviaire pour les prochaines années», a indiqué le directeur général des douanes. Ce plan, a-t-il expliqué, en s’arrimant à celui plus globalisant de l’Organisation mondiale des douanes, a l’obligation de prendre en charge nos préoccupations endogènes dans un contexte de menaces sécuritaires multiformes de tous ordres, de mise en œuvre d’une zone de libre-échange continental et d’entrée en vigueur de l’accord de facilitation des échanges. Vice-président de l’Organisation mondiale des douanes pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, Amadou Coulibaly, le directeur général par intérim des douanes ivoiriennes a souligné que cette 22ème conférence se tient dans un contexte caractérisé par le ralentissement économique mondial et la radicalisation des actes de terrorisme. « Face à cette situation qui menace gravement le développement de nos États, les administrations douanières, en raison de leur position stratégique aux frontières, se trouvent fortement interpellées dans la mise en place de solutions pérennes », a affirmé M. Coulibaly.

Aliou KANDE

Le thème « Ordonnateur et comptable : séparation de fonctions-séparation de responsabilités » a été introduit par l’Inspecteur du Trésor Modou Bèye qui a souligné le risque de rupture profonde entre les ordonnateurs et comptables d’une part et entre ces derniers et le juge d’autre part. Le fondé de pouvoir du Trésor de Ziguinchor a estimé qu’il n’est pas sans intérêt de prendre toute la mesure d’une réalité aussi délicate en mobilisant tous ceux qui peuvent analyser et saisir l’évolution des fonctions et des responsabilités des différents acteurs de l’exécution du budget. Pour M. Bèye, les comptables exercent une fonction tandis que les ordonnateurs exercent des attributions financières en raison d’une position statutaire qu’ils occupent (ministre, maire). Ce qui lui fait dire que la fonction d’ordonnateur n’est qu’accessoire. « L’organisation financière et budgétaire repose entre ces deux acteurs mais entre ces derniers, il y a un budget, un système de contrôle qui fait appel à leur responsabilité respective et un principe qui est celui de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable », a-t-il noté.

« Cette séparation est justifiée par des considérations qui relèvent d’une bonne organisation du travail », a-t-il expliqué. Mais si l’ordonnateur est chargé de la phase administrative des recettes et des dépenses, le comptable, lui, s’occupe de la phase comptable qui ne se résume pas en de simples opérations matérielles d’encaissements et de décaissements. « Le comptable exerce un double rôle de payeur et de caissier », a-t-il noté. Il a, toutefois, précisé que ce principe connait des exceptions à travers notamment les régies, les caisses d’avance, les avances à régulariser, les dépenses payables sans ordonnancement préalable, la procédure de la réquisition comptable.

En outre, a fait savoir l’Inspecteur du Trésor, Modou Bèye, le comptable public est responsable des opérations des agents du poste qui lui sont subordonnés. De même, dans la limite des contrôles qu’il est tenu d’exercer, le comptable est aussi responsable des opérations des comptables et des correspondants qui sont centralisés dans sa comptabilité. « Derniers maillons de la chaine d’exécution de la finance publique et garant de l’orthodoxie budgétaire et financière, les comptables publics sont chargés du contrôle de la régularité formelle de la dépense. Ils exercent un contrôle strict sur ceux qui engagent la dépense publique. Ils protègent les ordonnateurs contre les risques d’irrégularité puisqu’ils bloquent une dépense qui est irrégulière empêchant ainsi l’ordonnateur d’être en première ligne », a avancé M. Bèye.

Eviter le discrédit
Selon lui, la séparation stricte des responsabilités a pour conséquence logique la séparation de fautes et des sanctions. Et il s’est félicité que le juge soit dans cette dynamique. Par ailleurs, l’Inspecteur a estimé qu’une pénalisation à outrance de la vie publique et administrative risque de jeter le discrédit sur les institutions de la République. « Il faut éviter que la sanction pénale donne un contenu à la responsabilité des gestionnaires publics », a-t-il suggéré. « Le droit pénal n’a pas grand-chose à faire avec l’efficacité de la gestion publique. Il ne s’agit pas de prôner la culture de l’impunité », a ajouté M. Bèye.

Pour Mamadou Djité, Inspecteur général des finances, le sujet est plus qu’actuel. La séparation des fonctions a été instituée depuis plus de 300 ans pour préserver les deniers publics. « Si ce principe de séparation fonctionne toujours, c’est parce qu’il est assis sur des principes très clairs », a-t-il dit. L’Inspecteur général des finances précise qu’en Droit administratif, l’acte administratif, même illégal, produit ses effets tant qu’il n’est pas retiré ou annulé. « Le comptable, même en présence d’un acte illégal, ne peut pas arrêter son application financière », dit-il. Il s’y ajoute que le principe de non-contrôle de la réalité des certifications en raison de la présomption dont ces certifications bénéficient, le principe de non-contrôle de l’utilité publique des dépenses, n’est pas du ressort du comptable public qui n’est pas un fonctionnaire d’opportunité, mais de régularité. « La réglementation financière, en posant ce principe de séparation de fonction, a bien délimité le champ du contrôle de régularité comptable », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a annoncé que plus de 18 millions d’euros, soit 11, 7 milliards de FCfa seront injectés pour la densification du tissu industriel et la mise à niveau des entreprises dans les zones de forte migration à savoir la vallée du fleuve Sénégal, la Casamance et le Sénégal oriental. « Dans les prochaines semaines, 1,2 milliard de FCfa sera remis à 150 entrepreneurs pour appuyer la création d’entreprises innovantes ». Le dernier recensement des entreprises du Sénégal par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a montré que les 99, 8 % des entreprises sénégalaises sont des Pme et que 97 % sont informelles. Selon le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, le portefeuille des Pme au Sénégal est composé de 81, 8 % d’entreprenants et de 16, 4 % de très petites entreprises, en citant le même rapport de l’Ansd.

S. Diam SY

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a lancé, hier, en partenariat avec la Sonatel, la plateforme It « Cloudnine » dédiée aux Petites et moyennes entreprises (Pme). Ce portail vise à permettre aux Pme de profiter des opportunités qu’offre le Cloud pour développer leurs affaires.

Les technologies de l’information et de la communication offrent de nombreuses opportunités surtout dans le secteur du commerce. Visibilité, gain de temps et économique, informations sur les marchés. Afin de faire bénéficier aux Petites et moyennes entreprises sénégalaises, l’Adepme a lancé, hier, en collaboration avec la Sonatel, la plateforme Cloudnine. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Selon Alioune Sarr, « Cloudnine ouvre des perspectives commerciales nouvelles pour les Pme. Quelle que soit leur taille, elles peuvent disposer d’une vitrine commerciale sur la plus grande avenue du monde, à savoir le world wide, web, en mettant en œuvre des stratégies ciblées ». Cet outil est d’une « importance capitale », a-t-il dit. Il permet d’accélérer la modernisation des Pme. « Dans un contexte où 99,8% des entreprises recensées sont des Pme dont 97 % sont informelles, il s’avère nécessaire de doter des Pme d’outils de gestion ; dans le même temps les Pme ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité », a-t-il dit. Le ministre a instruit l’Adepme à leur faciliter l’accès aux solutions du Cloudnine. Sa conviction est que Cloudnine a un « bel avenir » pour appuyer la formalisation et la mise à niveau des Pme.

Alioune Sarr a annoncé qu’une loi relative au développement des Pme et à la modernisation de l’économie est en gestation. « L’objectif, a-t-il précisé, c’est d’améliorer l’environnement des affaires des Pme et les rendre plus compétitives et novatrices ». Avec toutes ces initiatives, a poursuivi M. Sarr, le Sénégal confirme son leadership en promotion des Pme après avoir inspiré la charte communautaire des Pme et la création d’agences dédiées aux Pme dans l’espace Uemoa . Pour le ministre, même les Pme structurées ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité d’autant que les clients sont devenus de plus en plus exigeants.

A travers Cloudnine, a relevé le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, les Pme peuvent se développer en baissant leurs coûts grâce aux Tics. Elles peuvent se concentrer sur leur métier qui est la production de biens et de services de qualité. « Nous avons voulu mettre à la disposition des entrepreneurs et des Pme, un outil d’utilisation et structurant pour leur entreprise », a confié M. Diabira, en notant qu’il leur reste « un long chemin à parcourir, notamment dans la mise en place d’outils stratégiques pour la modernisation des Pme ». « Grace à un abonnement mensuel, les Pme du Sénégal auront l’opportunité de travailler dans des standards internationaux et accroître ainsi leurs performances », a indiqué la directrice d’Orange Buisness, Mme Dieng. Elle est d’avis que « Cloudnine » permet aux Pme, sans supporter des investissements importants, de disposer des mêmes infrastructures de gestion, à l’image des grandes entreprises.

Souleymane Diam SY

Le Secrétaire général national des travailleurs des industries de corps gras du Sénégal, Samuel Ndour, a préconisé, mercredi à Diourbel, un plan de relance de la Sonacos-Sa en vue de remettre la société sur les rails.

« Nous ne voulons pas entendre parler de reprivatisation pour le moment. La société est dans un très mauvais état et il faut la remettre sur les rails avant de la privatiser », a dit Samuel Sarr, venu à Diourbel pour s’enquérir de la situation de l’usine et des travailleurs. « La relance ne serait pas possible avec un déficit de la société estimée à 39 milliards de FCfa, en 2016 et des installations vétustes », a-t-il indiqué. Le syndicaliste a déploré les lenteurs dans les procédures pour relancer la société. « Quand les moyens seront en place, non seulement il faudra investir mais aussi embaucher tous ces journaliers qui sont là depuis des années », a-t-il encore indiqué.

Le Secrétaire général de la section de Diourbel du syndicat, Tiémbaye Ndiaye, dit fonder beaucoup d’espoir en l’avenir de la société. Il s’est réjoui de la réception des 16.000 tonnes de graines d’arachides à l’usine de Diourbel dont l’objectif initial était fixé à 25.000 tonnes. A ce propos, il a dit que 100 jeunes venant pour la plupart de Diourbel ont été recrutés cette année. Il a ajouté que le fonds de restructuration devrait permettre d’améliorer la situation de la société. Dans une volonté de recapitalisation, la direction générale de la Sonacos-SA avait décidé de vendre une partie des terres (4,6 ha) pour un coût global estimé à 26 milliards de FCfa. Toutes les procédures ont été épuisées et l’adjudication provisoire a été faite. Aux dernières nouvelles, une banque de la place aurait proposé des fonds à hauteur de 100 millions d’euros pour relancer cette usine et renoncer à la vente des terres. « Cette option semble, pour nous, plus intéressante. Nous demandons à l’État qui doit se porter garant de faire vite pour la libération des fonds qui devront permettre à la Sonacos-Sa de prendre son envol », a expliqué M .Ndiaye.

Aps

L’indice du chiffre d’affaires des services au Sénégal a connu une hausse de 8,6% au terme des deux premier mois de 2017, comparé à la même période de 2016, selon une note de la direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L’indice d’ensemble s’est établi à 140,3 points contre 129,1 points durant les deux premiers mois de l’année 2016, soit une augmentation de 11,2 points. Cette hausse est occasionnée par les branches autres services et banques et assurances qui progressent respectivement de 35,2% à 147,1 points et 31% à 168,1 points. Les branches services sanitaires (plus 9,3%) et poste et télécommunications (plus 7,5) et services immobiliers (plus 3,4%) ont également contribué à l’évolution de l’indice d’ensemble. Ce dernier a été impacté négativement par la branche transport qui se replie de 9,3% à 139,6 points contre 153,8 points à fin février 2016.

Apa

Dans cet entretien, le Directeur général de la Sonatel répond à toutes les questions. Sans tabou ni langue de bois. Il évoque les performances de l’entreprise, les grands projets, le Projet Sénégal numérique et bien sûr le climat social.

La Sonatel a tenu son Assemblée générale des actionnaires. Qu’est-ce qui est sorti de celle-ci ?
Il s’agissait d’une assemblée générale ordinaire, l’ordre du jour a porté sur l’examen et l’approbation des états financiers de l’exercice clos, le 31 décembre 2016, puis de l’affectation du résultat de l’exercice 2016. Cela a été un moment privilégié pour Sonatel et pour ses actionnaires et a permis d’échanger sur les réalisations de l’année 2016 et les perspectives de l’année 2017. Tous les 10 projets de résolution ont été adoptés à plus de 99 % des voix présentes ou représentées, ce qui témoigne, au-delà d’une vision partagée, du bon climat entre les deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ; d’un quasi consensus de tous les actionnaires.

Depuis 2012, vous êtes à la tête de la Sonatel. Comment se porte la société ?
Le groupe Sonatel a franchi des paliers importants dans tous les domaines, dans la continuité des très bonnes performances antérieures, confirmant ainsi la bonne santé d’une entreprise qui a habitué ses parties prenantes à la performance continue. Parmi ces paliers, on peut citer notamment :

• Le renforcement de la place de partenaire privilégié des États dans le développement socioéconomique des pays de présence (contribution significative au Pib des économies de tous les pays, d’importantes actions Rse dans les domaines de l’Éducation et de la Santé, etc.).

• Le leadership dans tous les pays de présence (préservé au Sénégal et au Mali ; conquis en Guinée et en Guinée Bissau) avec plus de 50% de parts de marché en volume et en valeur, malgré une intensification de la concurrence directe avec des opérateurs de rang africain (Mtn, Maroc Telecom) et mondial (Millicom).

• Une reconnaissance par les marchés boursiers des solides performances opérationnelles et financières du groupe avec un titre fractionné en 2012 à 14 000 FCFA qui s’échange aujourd’hui à 25 000 FCFA.

• Des pas importants vers le développement de l’inclusion financière et de la Finance mobile : Orange Money (plus de 3 millions de clients utilisent le service tous les mois au Sénégal, au Mali et en Guinée) et la 1ère expérience de jonction entre les univers des télécommunications et de la banque avec l’avènement des Établissements de monnaie électronique Eme (évolution suivie avec grand intérêt par les autorités monétaires).

• Deux opérations majeures pour le groupe en 2016 : le renouvellement de la concession et l’acquisition de fréquences 4G au Sénégal (après Bissau en 2015) et l’acquisition d’Airtel Sierra Leone.

• Un renforcement des investissements du groupe (de 125 milliards en 2012 à 154 milliards en 2016) qui a permis de réaliser des innovations majeures sur les services offerts à nos clients, de plus en plus nombreux à nous faire confiance.

Ces belles performances ont été réalisées grâce à la mobilisation du personnel autour d’un Projet d’entreprise dénommé « Unis Vers 2016 ». Ce projet, co-construit avec toutes les parties prenantes internes de l’entreprise, a notamment permis de faire croître notre chiffre d’affaires de plus de 240 milliards entre 2012 et 2016 ; soit +36%. Nous avons pu ainsi réaliser les 10 objectifs stratégiques fixés par ce Projet d’entreprise. Un nouveau projet est en cours de mise en place pour accompagner la réalisation des objectifs de notre plan stratégique « Horizons 2020 ».

Sonatel est un leader dans le secteur des télécommunications au Sénégal et dans certains pays de la sous-région depuis de nombreuses années. Comment expliquez-vous cette réussite qui s’inscrit dans la durée pour un secteur concurrentiel ?
DG SonatelPlusieurs facteurs combinés peuvent expliquer le leadership de Sonatel dans le secteur des télécommunications de la sous-région depuis plusieurs années.
En premier, la vision stratégique des deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ainsi que celle des managers qui se sont succédé a permis d’anticiper toutes les ruptures majeures du marché des télécommunications notamment :

• l’anticipation de la transformation vers le mobile : d’un opérateur historique sur le fixe en situation de monopole, Sonatel a su anticiper dès 1996 sa transformation en opérateur mobile dans un contexte de concurrence ;

• la croissance externe : l’acquisition de nouveaux marchés extérieurs au Sénégal est une stratégie de relais de croissance inscrite dans les orientations de Sonatel, il y a une vingtaine d’années, en même temps que l’ouverture du capital. Ce modèle est le fruit de la vision des dirigeants de l’entreprise, du soutien constant des autorités et celui du partenaire stratégique Orange, dont le savoir-faire et la force de la marque, apportés à des Sonatéliens compétents et engagés, a facilité notre expansion sous régionale par le lancement d’opérations au Mali dès 2002, en Guinée-Bissau en 2007 et en République de Guinée en 2008. Dans tous ces pays, Sonatel, à travers sa marque Orange, occupe la position de leader qu’il a pris à l’opérateur historique du pays. Ces opérations de croissance externe nous ont permis de consolider des parts de marché fortes et dynamiques, et de poursuivre des réalisations sur le plan technique notamment l’accès au haut débit avec des équipements de dernière génération. Cette stratégie se poursuit avec l’acquisition récente d’une licence en Sierra Leone.

En deuxième, la compétence et l’engagement des salariés au service des clients
En troisième, une stratégie de first-mover a permis de lancer des services innovants, offrant ainsi à nos clients les meilleures expériences sur les nouvelles technologies parmi lesquelles :
• le lancement du réseau Adsl dès 2003, qui a permis à notre pays d’avoir l’un des meilleurs taux de pénétration d’Internet fixe en Afrique ;
• le lancement de l’offre Orange money en mai 2010 qui permet à nos clients d’effectuer leurs transactions financières (achat, transfert, etc.) à partir de leurs téléphones mobiles ;
• le lancement de l’Internet très haut débit avec le déploiement de la fibre et de la 4G au Sénégal et en Guinée-Bissau.

Au-delà de cette culture d’anticipation, on peut également citer parmi les facteurs de réussite de Sonatel :
• Le lancement de projets structurants, comme les projets de transformation du service Client. En effet, nous avons démarré, en 2013, un programme ambitieux de transformation du service client de Sonatel avec un certain nombre de chantiers (dont le chantier phare est la certification à la norme Copc, qui est une norme de haute performance orientée service client). Pour cela, un certain nombre de dispositifs allant dans le sens d’améliorer la qualité de prise en charge de nos clients a été mis en place.
• Notre rigueur organisationnelle a permis un pilotage continu des indicateurs de performance.
• Nos investissements importants dans l’infrastructure pour garantir à nos clients une qualité de service au niveau des standards internationaux, et un réseau moderne de dernière génération.
• Une contribution importante à la création de richesses dans nos pays de présence. En 2013, une étude du cabinet international McKinsey « Lions go digital : the internet’s transformative potential in Africa » évaluait la contribution de l’Internet dans l’économie sénégalaise à 3,3%. Ce qui classe le Sénégal au premier rang africain et à la 9ième place mondiale en contribution de l’Internet dans l’économie.

Après le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau, votre groupe a fait son entrée en Sierra Leone. Comment se passe votre installation dans ce pays ?
Le démarrage des activités de la société Airtel Sierra Leone se passe dans de bonnes conditions. Nous préparons le rebranding de la marque dans les prochains mois. Airtel est le deuxième opérateur mobile en Sierra Leone avec plus de 1,3 million de clients sur une population de 6,3 millions d’habitants.

Avec un taux de pénétration mobile de 50 % de la population, la Sierra Leone dispose d’un potentiel important de croissance à un moment où de forts investissements sont en cours pour étendre le réseau 3G. Ce réseau qui offre déjà une bonne couverture à Freetown et dans les principales villes de Sierra Leone, offrira, à terme, un accès à Internet aux clients habitant au-delà des grandes villes.

Les investissements prévus dans les prochaines années permettront aux clients Sierra-léonais de profiter de l’expertise et du dynamisme de Sonatel et du groupe Orange, en termes d’innovations et de développement de l’écosystème numérique.

Où en êtes-vous avec le projet d’externalisation qui a occasionné des grincements de dents chez les travailleurs ?
Directeur général SonatelLa seule phase entamée, à ce jour, est la mutualisation de la supervision des réseaux de 09 pays, à partir d’Abidjan et Dakar qui abrite le siège.
L’un des objectifs majeurs du groupe Sonatel est de faire du Sénégal un leader sous-régional d’un point de vue technologique, mais aussi dans la création d’emplois (60 emplois nouveaux d’ingénieurs et de techniciens créés depuis la mise en service).

Naturellement, le volet Ressources humaines est un aspect important et je dois préciser que nos 14 salariés transférés avec leur consentement, manifestent, à ce jour, toute leur satisfaction. Un de ces salariés a été reconnu à l’échelle continentale pour ses compétences et ses performances.

Pour les prochaines étapes du projet de transformation, nous avons mis en place des chantiers au sein desquels les partenaires sociaux participent de manière active.
Nous avons opté pour un dialogue inclusif impliquant l’ensemble des acteurs afin de définir les conditions de réussite de la suite de ces projets de transformation. Ces projets de transformation dans tous les domaines d’activités sont une nécessité pour garder notre leadership et rester compétitifs.

Selon les travailleurs de tels projets, dans leur constitution, sont de nature à changer structurellement les réseaux des télécommunications des pays, avec un impact négatif significatif sur l’économie et leur souveraineté. Ces craintes sont-elles fondées ?
Le projet n’a aucun impact sur la structure du réseau puisqu’aucune infrastructure n’est cédée et que Sonatel continue à réaliser les investissements de construction de réseaux. Ces projets incontournables dans l’évolution actuelle des opérateurs de télécommunications sont dans beaucoup de pays l’équivalent de suppression d’emplois au profit des pays comme l’Inde, la Chine et la Roumanie où sont positionnés les centres d’exploitation réseau (Network Operating Center) des plus grands Managed Service Providers comme Huawei et Ericsson.
Sonatel, opérateur historique, consciente de son rôle de partenaire au développement aux côtés de l’État du Sénégal, a pris l’option d’aborder ce tournant incontournable en veillant à la préservation des emplois dans le domaine réseaux télécoms, à la création de nouveaux emplois et au maintien du leadership du Sénégal dans le domaine des Tic.

Dans le projet Gnoc pour la supervision mutualisée des réseaux de 9 pays de la zone Moyen orient Afrique du groupe Orange, Sonatel a obtenu que Dakar abrite l’un des deux sites Gnoc ainsi que le siège social du Gnoc (l’autre site étant à Abidjan).

Pour gérer ce Gnoc, en plus des ressources transférées de Sonatel, il a été nécessaire de recruter une soixantaine de ressources supplémentaires à ce jour, compte non tenu des emplois indirects créés par l’installation du centre à Dakar (Sécurité, Nettoyage, Restauration, etc.). A cela s’ajoute les retombées fiscales que cela va générer pour le Sénégal.

Des responsables syndicaux soutiennent que des Directeurs de filiales sont nommés directement par Orange. C’est le cas avec Orange Guinée. Ils évoquent aussi le cas du Directeur général adjoint qui pilote toutes les directions stratégiques. Qu’en est-il exactement ?
Oui, certains syndicalistes ont cru bon d’utiliser ces arguments pour mobiliser l’opinion publique, dans leur lutte contre les projets de transformation et ils sont dans leur rôle ; mais je puis vous assurer qu’ils sont les premiers à savoir que ces allégations n’ont aucun fondement, parce qu’ils vivent dans l’entreprise.

Les directeurs de filiales du groupe Sonatel sont nommés par leurs différents Conseils d’administration. D’ailleurs, pour parler du cas d’Orange Guinée que vous évoquez, son Conseil d’administration vient de nommer un parmi nos brillants cadres de Sonatel comme Directeur général à l’occasion de sa réunion du 07 avril dernier. Nous sommes et resterons ouverts à la diversité et notamment aux échanges de compétences parce que nous sommes membre d’un grand Groupe mondial Orange qui a contribué à ce qu’une trentaine de cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens et bissau-guinéens occupent des fonctions importantes, en France ou dans un autre pays que le leur au sein du groupe.

Le Directeur général adjoint de Sonatel, M. Thierry Marigny, agit sous mon autorité et j’en profite pour saluer son professionnalisme, son engagement et sa loyauté ; il est membre d’un Comité de direction entièrement composé de Sénégalais qui sont à la tête de toutes les directions de la société. Le témoignage que je puis faire après 30 ans d’observation, est que le niveau de compétence, d’intégrité et d’engagement au service de Sonatel de ces cadres dirigeants de haut niveau ne laisse aucune possibilité qu’ils n’assument pas pleinement et entièrement leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Sans prétention, mon sentiment est que ces cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens ou bissau-guinéens n’ont de leçon de patriotisme à recevoir de personne, leur engagement et les valeurs de Sonatel qu’ils incarnent au Sénégal et dans la sous-région mériteraient d’être plus connus parce qu’ils constituent une des clés de la réussite de Sonatel.

Ces derniers temps, la qualité du réseau est décriée. Comment expliquez-vous ces désagréments et à quand la fin de ces perturbations ?
Sonatel a mis en place, ces dernières années, un ambitieux programme d’investissement pour la modernisation et la sécurisation de son réseau mobile afin de délivrer à ses clients une qualité de service incomparable et leur offrir des services innovants. Nous venons de finaliser le renouvellement de tous les sites de notre réseau mobile suite à un programme tri-annuel réalisé entre 2014 et 2016. Ce renouvellement a facilité l’introduction de la 4G. Nous allons mettre en service, très prochainement, notre nouveau Datacenter conçu pour délivrer des services de l’écosystème cloud avec un niveau très élevé de disponibilité, et qui pourra héberger les infrastructures et services de nos clients soucieux d’avoir une haute disponibilité de service.

Malheureusement, nous avons eu, ces temps derniers, des incidents répétitifs sur notre réseau de transmission. Ces incidents sont dus à des coupures de fibre optique dans certains endroits suite à des travaux effectués par des tiers (travaux routiers ou travaux effectués par d’autres concessionnaires) sans coordination avec Sonatel. Nous saisissons l’opportunité que vous nous offrez pour sensibiliser les concessionnaires sur la nécessité de coordonner avec nos services pour tous les travaux susceptibles d’impacter nos infrastructures techniques.

Malgré la baisse des tarifs sur les télécommunications, des spécialistes de ce secteur, estiment que les prix peuvent être baissés davantage. Peut-on s’attendre, dans un bref délai, à une nouvelle baisse ?
Tous les investissements de Sonatel ont pour objectif d’offrir une meilleure qualité de service et des offres adaptées en termes d’usages et de tarifs. C’est une vision que nous déclinons en continu. En plus des baisses de tarifs faites régulièrement, nous proposons des offres qui prennent en compte les différents besoins de nos clients, adéquation dont nous nous assurons à travers une écoute permanente de nos clients. A travers les promotions proposées au quotidien, mais également la gamme illimix et le programme de fidélité Sargal pour ne citer que ces exemples, nous mettons en œuvre une politique d’abondance et de générosité toujours plus importante sur le marché.

Sur Internet, nous allons contribuer à l’atteinte de l’objectif fixé par l’État du Sénégal de diviser par 2 les tarifs Internet d’ici à 2025 dans la stratégie Sénégal numérique 2025. En février 2017, nous avons déjà posé notre Acte 1 avec des baisses de plus de 15 % en moyenne sur le fixe et de plus de 20% sur le mobile.

Où est-ce que vous en êtes avec l’Internet haut débit et la commercialisation de la 4 G ?
Permettez-moi de rappeler que la 3G d’Orange est disponible pour plus de 75 % de la population au Sénégal. Nous proposons à nos clients, depuis le mois de juillet 2016, le haut débit mobile grâce à la 4G. Nous comptons de plus en plus de clients adeptes de l’Internet haut débit.

Nous avons déployé plus de 300 antennes 4G à Dakar, à Touba et à Saly. En 2017, de nombreuses villes des régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor seront couvertes. Nous allons amener la 4G aux Sénégalais et veiller à ce que les tarifs Internet soient tout à fait accessibles.

En plus de la technologie pour accéder à Internet, nous proposons à nos clients des téléphones mobiles 3G à moins de 10.000 FCfa et des téléphones mobiles 4G à moins de 50.000 FCfa. Nos clients peuvent actuellement échanger leurs terminaux basiques fonctionnant sur les réseaux de première génération (Gprs/2G/Edge) contre des terminaux 3G dans nos agences et boutiques pour 9.900 FCfa, ce qui est une proposition inédite sur le marché sénégalais.

Sur le fixe, à côté de l’Adsl que vous connaissez déjà, nous proposons, depuis février Keurguibox, qui permet de disposer, partout où le réseau mobile 3G/4G d’Orange est présent, d’un Internet haut débit sans engagement ni facture.

Les technologies très haut débit que nous testons actuellement sur le fixe permettront aussi prochainement de faire profiter à nos clients d’une nouvelle évolution sur leur expérience Internet.

Quelle lecture faites-vous du projet Sénégal numérique ? quels en sont les enjeux pour notre pays ?
Sonatel s’est engagée à contribuer fortement à l’atteinte des objectifs du projet « Sénégal numérique 2025 ». En effet, ce projet revêt un enjeu majeur pour le développement de l’économie numérique de notre pays notamment par sa capacité à améliorer de façon significative :

• l’accès aux services numériques de toute la population,
• la connectivité de notre administration,
• la promotion d’une industrie numérique innovante et créatrice de valeur,
• la diffusion du numérique dans les secteurs prioritaires.

Ainsi, pour chaque volet de ces axes prioritaires, Sonatel compte renforcer, de façon significative, ses actions, mais aussi lancer des projets qui vont accompagner la transformation digitale du Sénégal.

Quel rôle la Sonatel compte-t-elle jouer dans ce projet et le développement des startups au Sénégal ?
Dans le domaine de l’accès, il est important de noter que notre pays, à travers Sonatel, dispose d’une infrastructure de qualité qui permet de réaliser les ambitions du projet Sénégal numérique 2025. Toutefois, nous comptons poursuivre et améliorer notre infrastructure pour la couverture très haut débit sur l’ensemble des zones urbaines et rurales du Sénégal à l’horizon de ce projet. Aussi, afin de faciliter l’accès aux services très haut débit aux populations, Sonatel compte poursuivre ses efforts de politique tarifaire abordable. Le frein majeur à cela reste le coût des fréquences qui est beaucoup plus élevé au Sénégal que partout ailleurs en Afrique. Nous nous réjouissons de l’annonce faite par les autorités, depuis deux ans, de revoir ces coûts à la baisse. Cette dernière nous permettrait de poser un acte 2 significatif vers la stratégie de démocratisation des services de l’internet haut débit après l’acte 1 posé au mois de février.

Pour la connectivité des administrations, il faut rappeler que Sonatel a entrepris un vaste programme de fibre optique à travers tout le pays ainsi que la construction d’un Datacenter à Rufisque, qui peut héberger les données et applications administratives dans tous les domaines (éducation, état civil, santé, etc.)

En collaboration avec les collectivités locales, des projets comme « une collectivité locale, un site Web » sont prévus.
Pour la promotion d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur, Sonatel est en partenariat avec plusieurs acteurs de l’écosystème numérique.

Dans notre politique de Responsabilité sociétale d’entreprise, nous soutenons le premier incubateur de l’Afrique de l’Ouest, le Ctic Dakar, dont Sonatel est membre fondateur. Depuis 2011, date de création de l’incubateur, les résultats sont plutôt encourageants avec 91 entreprises accompagnées dans différents programmes, 2.220 porteurs de projet formés et coachés, 100 % de viabilité financière, plus de 300 emplois créés et 4 milliards de FCfa de chiffre d’affaires cumulés des entreprises.

Sonatel appuie également plusieurs startups dont 2 belles initiatives :
MLouma : lauréate du Poesa (le Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique) édition 2015, qui déploie une offre Mobile Agri : une application mobile accessible via le portail Ussd dédié aux offres Rse (le #112# ) permettant non seulement de disposer des prix des denrées et des produits sur les différents marchés hebdomadaires (loumas) du Sénégal, mais aussi de mettre en relation, facilement et de manière sécurisée, producteurs et acheteurs.

Le service Karangué qui est un système d’alerte automatique via le mobile des rendez-vous de vaccination et des rappels des visites pré et post-natales. Ces rappels se font par Sms et par appel vocal aussi bien en français que dans les différentes langues locales (Wolof, Toucouleur, Sérère, etc.).

Dans la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires, Sonatel, avec son service Orange Money, joue un rôle important et grandissant dans l’inclusion financière des populations au Sénégal et dans la sous–région.

Par ailleurs, Sonatel a signé une convention avec le ministère de l’Éducation pour fournir l’Internet gratuitement dans tous les établissements d’enseignements publics au Sénégal (primaire, moyen et secondaire).

Enfin, pour faciliter l’accès des startups au financement, Sonatel a participé à la mise en place du fonds d’investissement Teranga capital, qui a financé, il y a quelques semaines, l’entreprise Sugu porteuse de l’activité de logistique OuiCarry pour un montant de 200 millions de FCfa.

Cette stratégie est déployée dans l’ensemble de nos pays de présence. Au Mali par exemple, notre filiale a accompagné la création du 1er incubateur du genre dans ce pays, Createm (Centre révélateur et accélérateur de talents d’entreprises au Mali). L’ambition de cet incubateur est d’offrir aux entrepreneurs maliens un environnement unique pour développer, accélérer la croissance et pérenniser leurs entreprises.

De même, en Guinée, nous avons aussi contribué, de manière significative, à la création de plus de 15.000 emplois dont 374 emplois permanents directs, salariés d’Orange Guinée.

Propos recueillis par Cheikh THIAM, Mamadou GUEYE (texte)
et Sarakh DIOP (photos)

Des professionnels du tourisme et des transports aériens ont appelé à l’amélioration des conditions du transport aérien pour davantage attirer les touristes. Une baisse des taxes aéroportuaires pourrait donner un coup de fouet à ces deux secteurs.

L’agence de promotion touristique Jumia Travel a organisé, hier, une conférence sur le thème : «Transports aériens et développement du tourisme en Afrique». La rencontre a servi de tribune d’échanges aux professionnels du voyage notamment aérien de revenir sur les opportunités de ce secteur, le développement du tourisme en Afrique. Les participants se sont également prononcés sur les difficultés des transports aériens en Afrique. Guillaume Pepin, directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel est revenu sur les opportunités à exploiter dans la mise en œuvre des politiques de transport en conformité avec celles du tourisme. « Les touristes se déplacent vers une destination, la visitent et en reviennent en utilisant les moyens de transport à leur disposition. Les modalités de ces déplacements peuvent varier quasiment à l’infini, mais le transport est toujours une partie intégrale et un élément clé de l’expérience touristique », a-t-il dit. Selon Guillaume Pepin, le secteur du transport aérien représente souvent la principale dépense des touristes et est au cœur de l’expérience touristique. Partant de cette donne, les touristes s’attendent à un « transport sécuritaire, abordable, fiable et efficace ».

Dès lors, le développement du tourisme est tributaire des moyens de transport. Et l’avion s’est imposé comme le moyen de transport le plus adapté pour les voyages entre pays, vu le gain de temps considérable. Dans ce contexte, le transport aérien s’est imposé sur le plan mondial comme un dispositif important pour le déplacement des touristes. L’évolution du transport aérien a complètement changé la nature même des déplacements et, en conséquence, des voyages touristiques. « On peut relier les grandes villes grâce à l’évolution de la technologie des transports de manière générale et aérienne en particulier, plus rapides et efficaces pour les grandes distances », a rappelé le directeur de Jumia Travel.

La conférence a également enregistré la participation de Pablo Landrau Villalobos, directeur du développement international de la compagnie aérienne Binter. Dans son intervention, M. Villalobos s’est appesanti sur le rôle joué par le transport aérien dans l’interaction et le développement du tourisme. Il a notamment souligné que le contexte souscrit au développement de ce secteur dans de nombreux pays du continent. « En qualité d’acteur du tourisme africain, il est naturel que nous nous intéressions particulièrement aux relations entre le tourisme et le transport aérien, a-t-il dit. Il a plaidé la baisse des taxes aéroportuaires, estimant qu’une telle réduction rendrait plus attractive la destination Sénégal.

L’Afrique tire 3 % de son Pib du transport aérien
Selon des données mises à la disposition de la presse par Jumia Travel, en Afrique, l’industrie du transport aérien a créé près de 688 000 emplois et a contribué pour plus de 21 milliards de dollars au Pib du continent. Près de 6 millions d’emplois ont été renforcés grâce à l’effet catalyseur des voyages et du tourisme. L’Afrique représente environ 12 % du nombre total d’emplois et 3 % du Pib liés à l’industrie du transport aérien dans le monde. Les transporteurs d’Afrique ont connu leurs meilleurs résultats en 2012, avec une croissance de 7,4 %. Ce développement est alimentée par la forte demande sur les routes en provenance et à destination de l’Asie et du Moyen-Orient. La capacité a augmenté au même rythme de sorte que le taux d’occupation des sièges est demeuré inchangé. Il est présentement estimé à 67,7 %, précise le texte. L’Afrique compte 117 aéroports internationaux régulièrement exploités et 500 aéroports domestiques, rapporte la même source.

Oumar BA

Les découvertes du pétrole et du gaz au Sénégal ont suscité bien des enjeux. Oxfam, dans son programme gouvernance contre la pauvreté et les inégalités renforce, depuis hier, à Saly, les capacités des acteurs pour leur permettre d’avoir une meilleure maîtrise des textes régissant l’exploitation du pétrole et du gaz.

Doter les acteurs de connaissances leur permettant de participer, de manière effective, aux réformes du cadre juridique et institutionnel de la gouvernance du secteur du pétrole et du gaz. C’est, entre autres, l’un des objectifs du séminaire de cinq jours organisé par Oxfam à l’intention des parties prenantes notamment l’Itie, la plateforme « Publiez ce que vous payez (Pcqvp) », le réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm), la société civile et le réseau des journalistes.

Avec les importantes découvertes de pétrole et de gaz au large des côtes Sénégalaises, la maîtrise du cadre juridique et institutionnel qui régit l’exploitation du pétrole et du gaz était devenue une nécessité. Et Oxfam avait commencé à renforcer les capacités des acteurs et mis un cadre de dialogue multi-acteurs en vue de permettre des actions de plaidoyer efficaces pour favoriser un cadre qui tienne compte des préoccupations des populations dans le secteur du pétrole et du gaz.

Selon le responsable du programme gouvernance d’Oxfam au Sénégal, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières pose beaucoup de problèmes à travers le monde. « Le Nigeria, a dit Elimane Kane, est l’exemple le plus patent, avec l’ampleur des impacts sur les moyens d’existence des populations qui vivaient dans ses localités où les ressources pétrolières étaient trouvées ». « Souvent, les pays riches en pétrole n’en bénéficient pas beaucoup. Il n’y a pas une corrélation directe entre l’exploitation du pétrole et du gaz et le développement économique de ces pays.

Inclusion sociale
Beaucoup d’études de la Banque mondiale et du Fmi l’ont montré », a indiqué M. Kane. D’où la nécessité, selon lui, pour les acteurs au Sénégal, d’anticiper sur la maîtrise du secteur. Pour cela, a-t-il souligné, des connaissances sont requises pour s’engager. Elimane Kane a estimé que force est de reconnaître que le gouvernement du Sénégal, les acteurs de la société civile, les parlementaires et tous ceux qui représentent le peuple ne sont pas aussi bien préparés que les entreprises multinationales exploitant ces ressources à travers le monde. « Il y a un défi de renforcement de capacités que nous voulons combler et c’est pour cette raison que nous avons commencé par la formation pour permettre aux acteurs de participer, de façon efficace, aux réformes nécessaires que le gouvernement envisage dans le secteur comme le Code pétrolier qui est en train d’être revu », a déclaré M. Kane. Cette révision, a-t-il relevé, sera ouverte à la société civile et d’autres acteurs afin qu’ils puissent jouer leur partition et veiller à ce que les populations ressentent pleinement les retombées de ces ressources. Le contraire, a-t-il assuré, pourrait créer d’autres types d’externalités qui ne feront qu’engendrer des problèmes. Pour le président du comité sénégalais de Droits de l’Homme, le Sénégal doit tirer les enseignements des situations vécues dans d’autres pays où le pétrole et le gaz, au lieu d’être bénéfiques aux populations et à l’État, ont produit l’effet contraire avec la naissance de conflits sociaux aux conséquences incalculables. « Pour ce qui concerne le Code de l’énergie et le nouveau Code minier qui a été adopté, promulgué et qui est entré en vigueur, il faudrait que l’ensemble de ces instruments juridiques puisse être adopté dans une approche inclusive », a indiqué Me Pape Sène. Selon lui, la chose pétrolière, gazière ne doit pas être une affaire de l’État ou d’un groupe de personnes. « Ça doit intéresser l’ensemble des citoyens sénégalais parce que c’est un don de Dieu qui est là, mais il ne faudrait pas qu’un groupe de personnes s’en accapare et en fasse ce qu’il veut. Cela est une préoccupation forte du président de la République, qui a mis en place Cos Pétrogaz et fait adhérer le Sénégal à l’Itie pour beaucoup plus de transparence dans la gestion des ressources minérales », a fait savoir Me Sène. Selon lui, seule la transparence peut, aujourd’hui, permettre de gagner la confiance des Sénégalais et de faire en sorte que cette découverte de gaz et de pétrole puisse être profitable à notre économie et aux Sénégalais.

S. O. F.

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