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Affaires et Finances (2091)

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), en partenariat avec l’Ong «Innovation, environnement, développement en Afrique», (Ied Afrique), a organisé, samedi, un atelier en vue de former 60 producteurs du département de Kaffrine à l’utilisation des informations climatiques. «Cet atelier vise à former des producteurs du département de Kaffrine à l’utilisation des informations climatiques produites par l’Anacim, pour faire face au changement climatique afin d’améliorer leur production’’, a expliqué Diabel Ndiaye, ingénieur agro-météorologue à l’Anacim. «Nous sommes dans une phase de changement climatique où il y a une variabilité inter-annuelle de la pluviométrie. Il serait bien de partager certaines de ces informations météorologiques’’, a-t-il expliqué. Cela, selon lui, permettrait aux producteurs d’être au courant de ce qui est prévu et de savoir le régime pluviométrique attendu, pour planifier la date des semis ou mener des opérations culturales adaptées.

«L’utilisation des informations climatiques produites par l’Anacim fait partie des stratégies par rapport au changement climatique’’, a pour sa part soutenu Hamédine Diouf, représentant du coordonnateur du projet Dfc, piloté par l’Ong Ied Afrique.

Selon lui, l’utilisation de l’information météorologique permet aux producteurs de faire un bon choix dans la pratique culturale. «Un paysan qui utilise ces informations météorologiques aura de bons résultats sur le rendement et la productivité’’, a-t-il assuré.

APS

Le début de la fabrication des trains, dans le projet du Train express régional (Ter), est prévu fin octobre, a appris l’Aps auprès du service de communication de l’usine d’Alstom.

«Pour ce qui concerne Alstom et le matériel roulant, le projet avance bien et conformément au plan. Nous sommes en phase d’études et de passage de commandes vers nos fournisseurs. Le début de la fabrication est prévu fin octobre», selon ce service contacté par l’Aps. Dans le projet du Train express régional (Ter), qui doit relier Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le groupe Alstom s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture de 15 trains. Ils desserviront 14 stations sur une distance de 57 km qu’ils effectueront en 45 minutes. Le nombre de voyageurs par jour est estimé à 115.000. La construction des trains a été confiée au site d’Alstom à Reichshoffen où s’était rendu le président sénégalais Macky Sall, lors de sa visite d’État en décembre en France.

Le groupe Alstom a déclaré que le train Coradia Polyvalent pour le Sénégal est bi-mode (diesel/électrique) et peut circuler à une vitesse de 160 km/h.
Outre le site d’Alstom à Reichshoffen, cinq autres sites en France participeront au projet Ter, Saint-Ouen pour le design, Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs et alternateurs, Tarbes pour les chaînes de traction et Villeurbanne pour l’informatique embarquée et l’information voyageurs.

Le Sénégal a signé, avec la France, un accord portant sur 193 millions d’euros, en vue de la réalisation du Train express régional.
En décembre dernier, le président Macky Sall procédait au lancement des travaux du projet de Train express régional.

APS

A quelques jours de sa clôture, le Projet « Organisation paysanne comme acteurs clefs dans la bonne gouvernance des filières rizicoles, aux niveaux national et régional en Afrique de l’Ouest » fait l’objet, d’un bilan et de capitalisation en vue de sa mise à l’échelle.

Après trois ans de mise en œuvre, l’heure du bilan a sonné pour le Projet « Organisation paysanne comme acteurs clefs dans la bonne gouvernance des filières rizicoles aux niveaux national et régional en Afrique de l’Ouest » porté par Veco Afrique de l’Ouest en collaboration avec la Fédération des producteurs du Bassin de l’Anambé (Feproba) dans la région de Kolda et l’Union des Jeunes agriculteurs de Koyli Wirndé (Ujak) à Podor. Le tableau dressé par Mame Birame Ndiaye, point focal de l’antenne Veco au Sénégal, hier, lors de l’ouverture de l’atelier de bilan et de capitalisation montre des résultats globalement positifs.

En ce sens que nombre d’activités qui étaient prévues ont été menées et les objectifs qui étaient fixés atteints. « Nous avons pu dérouler des actions concertées de plaidoyer avec les décideurs publics. Au lieu d’un plaidoyer unilatéral, on a mené des processus multi-acteurs pour réfléchir sur des problématiques et proposer des solutions et des stratégies de mises en œuvre. C’est pourquoi qu’à chaque fois, une thématique était identifiée, nous l’avons fait porter à une structure étatique qui, avec l’Ong et les Organisations paysannes, réfléchit sur les solutions à proposer », a affirmé M. Ndiaye.

Ainsi, le principal acquis de ce projet, c’est d’avoir permis aux acteurs de la filière riz de l’Anambé et de Podor d’avoir une bonne connaissance de l’environnement de la chaîne de valeurs riz. A ce propos, une « mine d’informations » est disponible grâce aux études, ateliers et travaux menés dans ce projet.

Parmi les activités ayant permis d’avoir cette masse critique d’informations, on peut relever l’analyse de la chaîne de valeurs riz et de la situation socioéconomique des producteurs du Bassin de l’Anambé ; l’étude sur les impacts des importations de riz sur la commercialisation du riz local ; les ateliers de formation sur l’approche chaîne de valeurs dans les bassins de production de l’Anambé et de Podor.

Les ateliers de réflexion sur le financement des chaînes de valeurs par les institutions financières, d’évaluation de la commercialisation du riz local par le système de régulation des importations en collaboration avec l’Arm, de consolidation de la représentativité des différents collèges du Ciriz national en collaboration avec le Fndaps etc. Toutes choses qui, pour Mame Birame Ndiaye, « donnent une photographie claire de la chaîne de valeurs riz dans la commercialisation, la production mais aussi des relations entre les acteurs ».
Les résultats de l’atelier de Dakar alimenteront l’atelier régional de capitalisation et de plaidoyer prévu les 3 et 4 juillet prochains à Ouagadougou.

Elhadji Ibrahima THIAM

Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.

Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques. « Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade. « Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.

Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.

A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.

Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.

Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.

Ndiol Maka SECK

La femme sénégalaise se caractérise par son dynamisme. Quel que soit son niveau d’instruction, vivant en milieu rural ou en zone urbaine, elle crée toujours de petites activités pour subvenir à ses besoins. Pour les accompagner, le Rejefe vient de lancer, avant-hier, un incubateur 100 % féminin.

Le Réseau des jeunes femmes entrepreneures (Rejefe) a procédé, avant-hier (jeudi), au lancement officiel du premier incubateur 100 % féminin à Dakar, dénommé « la maison de l’entrepreneur ».

Ce Réseau est une association de femmes entrepreneuses ayant pour vocation de contribuer efficacement au développement économique et social, cadrant avec les objectifs de croissance et d’émergence du Sénégal, mais aussi, de l’Afrique toute entière. L’incubateur du Rejefe accueille des projets innovants afin de les orienter à travers un soutien technique et financier adapté ; cela leur permettra de concrétiser leurs ambitions entrepreneuriales par la création d’entreprise. Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a indiqué que le développement d’un pays passe par la création d’entreprises.

Il a, par ailleurs, invité les femmes à bien s’outiller pour faire face aux mutations en cours. Pour sa part, le parrain Alioune Badara Cissé, médiateur de la République, a déploré les harcèlements dont les femmes sont victimes tous les jours. «Refusez de céder et dénoncez ces comportements jusqu’à la dernière énergie », a-t-il déclaré. La présidente du Rejefe, Mme Fatoumata Fall, a souligné que c’est en se formalisant qu’elles pourront accéder au marché non sans plaider pour un leadership féminin.Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, se dit disposé à bâtir un partenariat très fort avec le Rejefe dans le domaine de la facilitation, de l’accès à l’information.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Union européenne (Ue) et le Sénégal ont signé deux conventions de financement dans le programme d’appui au secteur de l’électrification rurale et celui de coopération pour la sécurité intérieure.

La signature a été effectuée à Bruxelles, le 8 juin 2017, par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le Commissaire européen pour la Coopération internationale et le développement, Neven Mimica, en présence du président de la République du Sénégal, Macky Sall, à l’occasion de sa visite aux Journées européennes de développement. D’un montant global de plus de 16 milliards de FCfa, sous forme de dons, « ce financement s’ajoute aux investissements financiers déjà réalisés par l’Ue au Sénégal dans ces domaines précités », a-t-on appris dans un communiqué. Financé à hauteur de 9 milliards 839 millions de FCfa, le programme d’appui à l’électrification rurale permettra, souligne le document, « d’améliorer l’accès aux activités agricoles et aux services électriques des ménages ruraux qui pourront ainsi renforcer durablement leurs moyens d’existence ». Ce programme d’appui à l’électrification rurale va toucher 150 villages pour une population d’environ 55.000 habitants.

Alors que le Programme de coopération pour la sécurité intérieure d’un montant de 6 milliards 559 millions de FCfa a pour objectif, précise la source, « de contribuer à la préservation du potentiel de croissance économique et de réduction de la pauvreté par la prévention et la réduction des facteurs de déstabilisation internes et externes ». « A travers ce financement, ajoute-t-on, l’Ue contribue à l’amélioration de l’efficience, de l’efficacité et de la redevabilité des services de sécurité intérieure pour lutter contre les grandes menaces ».

Ainsi, ce programme, selon les termes du contrat, « permettra aux services de sécurité intérieure d’être mieux outillés pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée ». Par ailleurs, lit-on dans le communiqué, « ces services de sécurité intérieure seront mieux outillés pour le contrôle et la surveillance des frontières, y compris dans la lutte contre la migration irrégulière ».

S. Diam SY

Le développement durable est assujetti, en partie, à une bonne politique d’énergie. Au cours d’une table ronde, tenue avant-hier à Dakar, la sociologue, Fatou Sow Sarr, a invité les Sénégalais à se battre pour l’accès à l’énergie propre.

Comment les politiques énergétiques, qui intègrent le genre, peuvent contribuer au développement durable, à l’égalité des genres et à l’émancipation économique des femmes ? Voilà le thème qui a réuni, hier, à l’Institut africain de management (Iam), ancien ministre, professeurs et experts. La sociologue, Fatou Sow Sarr, a relevé que l’énergie est un enjeu central de développement et que le progrès d’un pays passe par la prise en compte de la question genre. « Le non accès à l’énergie constitue une entrave au développement. Nos politiques de développement ont fait que les secteurs des hommes sont mécanisés alors que les tâches dévolues aux femmes se font à l’aide de leurs mains dans le monde rural », a poursuivi Pr Fatou Sow Sarr. Aussi, a-t-elle attiré notre attention sur cette urgence : « Sans énergie, il n’y a pas de conservation des vaccins », avant d’exhorter les participants à se battre pour l’accès à l’énergie renouvelable. « Battons-nous pour de l’énergie propre, celle qui ne détruit pas des vies », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, Yacine Diagne d’Enda Energie a souligné que les premières sources d’énergie des ménages restent le charbon de bois. Elle a noté que la question de pauvreté est centrale et que beaucoup de ressources minérales, dont le pétrole et le fer, sont liées à l’énergie. Quant à Louis Seck, directeur pays de l’Ong britannique « Energy 4 Impact », il a rappelé que 1,3 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité et 83% d’entre eux vivent en zones rurales. L’Ong soutient qu’il y a actuellement 160 micro-entreprises dirigées par des femmes à Tambacounda qui ont à la fois l’accès à des technologies de cuisson propre, l’éclairage solaire et à l’utilisation productive de l’énergie solaire.

A noter que le taux d’électrification du Sénégal est à 54,5%, selon le rapport Sie et que des régions comme Tambacounda et Kédougou souffrent encore plus du faible accès à l’énergie avec respectivement 9% et 4%, ainsi que d’une pauvreté accrue et du chômage.

Dans un document remis à la presse, il a été mentionné que le gouvernement veut augmenter, de manière significative, l’accès des populations à l’électricité, en particulier en zones rurales. La note ajoute que le taux d’électrification devra atteindre 62% d’ici à 2022.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) va accompagner les ministères sectoriels dans la production de statistiques, a déclaré, hier, son directeur général, Aboubacar Sadikh Bèye. « Ce que nous voulons, c’est délester ces ministères sectoriels de la lourdeur de la production statistique », a dit M. Bèye. Pour ce faire, il s’agira, selon lui, de créer des « directions d’analyses, de prospectives, d’études approfondies, de stratégies » pour accompagner les ministères.

Et cela permettra de fournir à ces différents départements ministériels les données nécessaires pour les analyses et prendre les décisions les plus « efficaces » pour une bonne application de leurs politiques sectorielles. « Quand la production statistique prend 80 % du temps des experts qui sont dans les ministères sectoriels, il ne leur reste que 20 % pour faire de l’analyse », a-t-il fait remarquer. M. Bèye a estimé que « cela signifie qu’il n’y a pas assez d’analyses et que nos ministres ne prennent pas les meilleures décisions ». L’Ansd essaie alors de faire libérer ces 80 % pour permettre aux experts en fonction dans les ministères de se consacrer entièrement aux études, analyses, prévisions et aux conseils en stratégie, souligne son directeur.

APS

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a demandé, hier, à Dakar, la mise en place d’un Fonds de développement de la statistique.

Le Premier ministre, par ailleurs président du Conseil national de la statistique (Cns), a instruit le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, secrétaire exécutif du Cns, à mobiliser les ressources pour ledit fonds. M. Dionne présidait la 3ème session du Cns en présence notamment des ministres en charge de l’Economie (Amadou Bâ) et de l’Elevage (Aminata Mbengue Ndiaye) et des Partenaires techniques et financiers.

Pour le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et du développement (Ansd), Aboubacar Sadikh Bèye, ce fonds permettra de relever tous les défis liés à la production de données statistiques au Sénégal. « Ce fonds va financer toutes les activités statistiques du pays en allant des comptes nationaux aux statistiques agricoles, touristiques... », a-t-il soutenu. M. Bèye a rappelé que le rôle de sa structure est « d’assurer une production efficace, optimale et la mise en commun de toutes les ressources ».

Cette session permettra de régler définitivement les questions de la dispersion des programmes statistiques et de la gestion des ressources humaines désormais centralisés par l’Ansd qui assure la présidence du Comité technique des programmes statistiques, renseigne un communiqué de presse. Il s’agit également de rationaliser le système de statistique national qui compte plus de 100 structures en faisant de sorte que les programmes sectoriels soient regroupés selon leurs zones d’intérêt et d’intervention. Ainsi, les 119 structures de production statistiques répertoriées seront remplacées par une dizaine de directions sectorielles rattachées à l’Ansd, ajoute la même source.

APS

Mahammad Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, la troisième session ordinaire du Conseil national de la statistique (Cns). Une occasion pour le Premier ministre de réitérer l’ambition du Sénégal de disposer d’un système statistique national stable, suffisamment coordonné.

La troisième session ordinaire du Conseil national de la statistique s’est tenue hier sous la présidence du Premier ministre. Cette rencontre a été une occasion, pour Mahammad Boun Abdallah Dionne, de demander la transformation de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en centre de ressources pour tout le système public. Selon le chef du gouvernement, le Pse ainsi que toutes les idées de transformation économique, de développement durable, de capture des dividendes démographiques, de décentralisation, de déconcentration, de simplification administrative, de transparence imprègnent fortement les comportements et les politiques. Dès lors, il déclare que la rationalisation des structures du Système statistique nationale (Ssn) et sa centralisation visent à mieux resserrer le partenariat entre les services producteurs de statistiques publiques, renforcer sa crédibilité en consolidant l’Ansd dans sa place centrale, son rôle de coordonnateur et de centre de ressources, et son indépendance. M. Dionne souligne que les préoccupations essentielles qui lui semblent à l’heure sont la rationalisation des structures du Ssn, la centralisation de la production statistique et la transformation de l’Ansd en centre de ressources pour tout le système statistique public. Les autres préoccupations, selon le Premier ministre, sont liées à l’élargissement de l’action des services régionaux par la mise en place de pôles régionaux statistiques en ligne avec l’Acte 3 de la décentralisation et l’adaptation des méthodes à une économie en transformation et ouverte sur un monde confronté au défi du développement durable.

Au cours de cette rencontre, il a réitéré l’ambition du Sénégal de disposer d’un système statistique national stable, suffisamment coordonné et assurant une bonne couverture des besoins des utilisateurs. «Il ne s’agit pas d’un choix, encore moins d’un jeu de notre part avec la réalité autrement dit d’un rêve. Non, il s’agit plutôt d’une réalité incontournable ; de la seule façon dont nous pouvons définir cette capacité de base statistique qui nous est nécessaire en tant que noyau à partir duquel s’élaborent les pratiques de responsabilité des autorités publiques et de transparence de l’action publique », a-t-il ajouté. Dès lors, il soutient que la manière la plus efficace pour le gouvernement de soutenir une stratégie d’un système statistique national consisterait en la construction et la surveillance d’une capacité statistique durable, fonctionnant à un haut niveau.

Aliou KANDE

Après l’ancien ministre français de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, c’est au tour de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, de visiter, hier, la « Maison du Train express régional », un mois après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Selon lui, « ce projet considérable fera de Dakar une grande capitale africaine ».

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, Jean-Yves Le Drian, a visité, hier, la « Maison du Train express régional », en présence du Secrétaire d’État sénégalais, chargé du réseau ferroviaire national, Abdou Ndéné Sall, et du directeur général de l’Apix, Mountaga Sy. Sur place, il a eu droit à des explications détaillées sur le Ter qui reliera Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass ainsi que ses composantes. Après la visite, M. Le Drian et sa délégation se sont entretenus avec les entreprises françaises titulaires du marché (Ter). A la fin de la visite, le ministre français se dit « impressionné » par le projet qui est, selon lui, « considérable pour le Sénégal ». « Je savais que ce projet existait, mais je n’en avais pas mesuré l’ampleur », a-t-il déclaré. M. Le Drian n’a pas caché son sentiment de fierté de voir des entreprises françaises gagner ce marché et de constater « l’extrême synergie entre les équipes (Sénégal et France) pour être dans les temps et aboutir au 14 janvier 2019 à l’ouverture de cette ligne qui sera exploitée en partenariat avec la Société nationale des chemins de fer français (Sncf) ». Ce projet montre, à son avis, que « le Sénégal et la France, ça gagne ». « Le Ter est un projet structurant et très important pour le Sénégal ; et fera de Dakar une grande capitale africaine », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a assuré du démarrage effectif du Ter. « Les travaux sont sous contrôle », a-t-il indiqué, tout en soulignant que les trois plateformes qui sous-tendent le démarrage du projet sont quasiment terminées : la plateforme d’études, le terrassement et la base des travaux. La plateforme d’études recevra, à l’en croire, à partir du 20 juillet, 200 ingénieurs sénégalais et français qui vont finaliser les études détaillées du projet. S’agissant des travaux de terrassement, Mountaga Sy a souligné qu’ils ont été quasiment terminés sur les zones à faible densité de populations sur une longueur de 12 km, soit 33 % du tracé. Alors que la base des travaux sur 13 ha recevra, à partir de septembre prochain, les plateformes physiques ferroviaires. « Les titulaires du marché vont travailler sur une même plateforme pour mutualiser leurs efforts, optimiser les schémas techniques de mise en œuvre et livrer le projet à temps », a-t-il assuré.

Pour le directeur général de l’Apix, cette visite du ministre français revêt un « caractère particulier » et dénote une revue d’étape sur l’état d’avancement du projet parce que, dit-il, majoritairement la technologie française est titulaire du marché, mais aussi l’appui et l’accompagnement financiers français pour réaliser le projet Ter. « Cette visite, a-t-il ajouté, motive et encourage le projet à avancer dans des délais très serrés et pour être livré à date échue ». S’agissant des financements, M. Sy précise qu’ils ont été bouclés et que les entreprises titulaires ont reçu leurs avances de démarrage. « Toutes les suspensions sont levées. Le temps zéro est acté par l’ensemble des titulaires du marché », a-t-il dit.

Souleymane Diam SY

Le département de Pikine abrite l’essentiel des impactés du tracé et du Ter avec notamment les commerçants du marché de Thiaroye. Depuis le début des travaux de conciliation, seul 12 % des personnes impactées sont passées en commission. Cette situation est due au fait que la plupart des impactés se trouvent au marché Thiaroye qui fera, selon le directeur général de l’Apix, l’objet d’un recasement sur une assiette foncière de 7 ha au camp Thiaroye. Des architectes, en relation avec le collectif des commerçants de ce marché, sont en train, dit-il, « de finaliser le schéma de modernité que va offrir, demain, ce marché pour conserver la dynamique économique du département de Pikine ». Pour le département de Dakar, a informé M. Sy, les 65% des personnes impactées par le tracé du Ter sont passées en commission contre 76 % pour celui de Rufisque. Ce qui est essentiel, a-t-il estimé, « les personnes concernées ont adhéré au schéma d’indemnisation, au projet ; et la multi-modalité fera jour demain au Sénégal ». « Le schéma se fait correctement, les conciliations sont en cours. Tout cela se fera par un déguerpissement concerté et dans la paix », a assuré le directeur général de l’Apix.

S. Diam SY

Selon le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, la pêche illicite non déclarée non réglementaire (Inn) constitue un fléau mondial. Il a plaidé pour une coalition mondiale contre cette pratique qui, a-t-il dit, cause énormément de problèmes à nos États. « Le Sénégal perd 150 milliards de FCfa par an à cause de la pêche illicite. Raison pour laquelle notre pays a ratifié la Convention des mesures du ressort de l’état du port de la Fao qui fait que le Sénégal occupe une place importante dans la lutte contre la pêche illicite », a mentionné Oumar Guèye.

Nd. M. SECK

Le Sénégal compte faire de la cogestion un outil de premier ordre pour une meilleure gouvernance de ressources maritimes dans ce contexte de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd). Notamment l’objectif 14 visant la conservation et l’exploitation durable des ressources maritimes.

C’est dans ce contexte que les 37 Conseils locaux de pêche artisanale(Clpa) ont été mis en réseau. Le bureau national a été officiellement installé, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye. « Cette rencontre permet d’enclencher une nouvelle dynamique avec l’installation du bureau national du réseau des Conseils locaux de pêche artisanale qui constitue un dispositif d’amélioration de la gouvernance des pêcheries artisanales au Sénégal », a déclaré Oumar Guèye. « En effet, a-t-il poursuivi, après la mise en place des Clpa, la gestion concertée des ressources demande le réseautage des organes en charge de cette mission pour faciliter la communication, la synergie des actions, le partage d’expériences et la vulgarisation des initiatives prometteuses d’une localité à une autre ».

Selon lui, ce réseau sera un interlocuteur privilégié des autorités et despartenaires techniques et financiers dans tous les domaines concernant la gestion des ressources et les politiques de développement du secteur. « La qualité des compétences réunies au sein de cette instance laisse présager une bonne implication des acteurs qui inspireront, sans nul doute, nos politiques dans le processus continue de réajustement de nos interventions pour répondre aux attentes de la population », a soutenu le maire de Sanghalkam. A en croire Oumar Guèye, la cogestion qui est une véritable forme de gouvernance consistant en un partage des responsabilités entre, d’une part, l’État et d’autre part, les acteurs, a été inscrite pour la première fois dans la loi 2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche. Et cette option a été renforcée par la Nouvelle lettre de politique sectorielle et de développement de la pêche et de l’aquaculture adoptée le 13 mai 2016 par son département suite à un processus participatif et inclusif. « Ce cadre d’orientation sectorielle met un accent particulier sur la promotion de la cogestion pour une gestion durable de la pêcherie. Le gouvernement du Sénégal entend ainsi consolider les acquis en cogestion et assurer le renforcement des capacités techniques et organisationnelles. Ainsi, notre pays est en phase avec les instruments de gouvernance internationaux qui mettent les acteurs au cœur des politiques de gestion des pêches », a-t-il laissé entendre. 

Pour sa part, Abdoulaye Ndiaye, coordonnateur national du réseau des Clpa a estimé qu’avec ce réseautage, le gouvernement a comblé le grand vide puisqu’il s’agit d’un instrument qui va atteindre tous les acteurs. Il a également rappelé les différentes actions menées par l’État depuis un certain temps pour accompagner les acteurs de la pêche. Notamment l’enveloppe des 86 millions de FCfa accordés aux acteurs en 2015 et la subvention d’un million de FCfa accordé à chaque pêcheur désireux de se procurer un moteur.

Ndiol Maka SECK

L’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) a annoncé le démarrage, hier, des travaux de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport de Ziguinchor (sud). « L’Ads a entamé, ce jeudi, (ndlr : hier) les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport de Ziguinchor », affirme la direction de cette agence dans un communiqué parvenu à l’Aps. Les travaux consistent à agrandir l’aérogare, à construire une zone commerciale et des « espaces d’attente pour les passagers et leurs accompagnants ». « L’Agence des aéroports du Sénégal, par ces travaux, met en œuvre le projet de développement du hub aérien du Sénégal (…) qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’aéroport international Blaise-Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux », ajoute la même source.

APS

En vue d’une meilleure prise en compte des Objectifs de développement durable dans l’intégration et le suivi des politiques publiques, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan organise, depuis hier, un atelier technique de trois jours.

Avec l’adoption, au mois de septembre 2015, d’un nouvel agenda mondial pour un développement durable, chaque pays est invité à définir sa propre approche allant dans le sens d’aligner et d’intégrer les 17 objectifs de développement durable (Odd) et leurs 169 cibles dans sa politique nationale. L’atelier technique de trois jours que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, en collaboration avec la Cellule de suivi opérationnel du programme de lutte contre la pauvreté, organise, depuis hier, entre dans ce sillage. Les résultats de cette rencontre, qui réunit plus d’une centaine de participants de différentes structures et ministères sectoriels, vont permettre de fournir des informations en vue d’élaborer un rapport national de suivi des Odd en cohérence avec le Cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques (Case).

En amont, différentes catégories d’acteurs (services de l’administration, Partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, élus locaux, parlementaires…) avaient déjà pris des initiatives en vue d’une bonne domestication de l’agenda des Odd dont la mise en œuvre s’aligne sur les actions prioritaires du Pse. Estimant que le Pse constitue « une bonne réponse » pour la mise en œuvre des Odd, Mayacine Camara, coordonnateur de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (Dgppe) a relevé les défis déterminants pour le Sénégal dans le nouveau contexte de cet agenda. Il s’agit d’assurer la bonne gouvernance économique, de relancer la productivité, de maîtriser la croissance démographique en fonction des possibilités de l’économie, de mettre à profit le dividende démographique pour permettre à la population jeune de participer activement au développement du pays.

Harmoniser
Pour mener à bien le processus d’intégration des Odd dans le Pse, l’État a ainsi opté pour une démarche avec des objectifs qui seront subdivisés en plusieurs étapes. « D’abord, nous devrons intégrer certaines cibles urgentes des Odd à la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires du Pse et aux Lettres de politiques sectorielles de développement (2014-2018). Ensuite arrimer et harmoniser le suivi avec notre cadre de suivi des politiques publiques. Enfin développer et mettre en place des stratégies qui permettront de prendre en compte le restant des cibles des Odd dans les phases ultérieures (…) », a expliqué M. Camara. A ce titre, il a souligné que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a déjà conduit des travaux préparatoires d’alignement des cibles des Odd avec les actions prioritaires du Pse, d’harmonisation des indicateurs et de mise en place d’une plateforme de suivi des Odd.

Selon Hans Herren, président du Millenium Institute, le modèle intégré pour les Odd, basé sur le travail en synergie, est un outil efficace pour faire de la planification. « Le souhait de notre Institut, c’est de voir les différents ministères travailler ensemble. En créant cette synergie, le gouvernement peut travailler plus efficacement dans le moyen et long terme. Cela peut permettre d’éviter, d’une part les retours de manivelles et des résultats négatifs et, d’autre part, d’optimiser les dépenses publiques et d’avoir une meilleure gestion des ressources financières », a-t-il dit. Aissatou Diop, coordonnatrice du Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess), financé à hauteur de 12,5 milliards de FCfa sur trois ans grâce à l’appui de la coopération italienne, a abondé dans le même sens. D’ores et déjà, elle s’est félicitée des dispositions prises pour aligner les Odd sur les priorités du Pse. Car, a-t-elle rappelé, le Pse et le Padess visent les mêmes objectifs : contribuer à la réduction de la pauvreté par le soutien à l’opérationnalisation des politiques et des stratégies nationales de lutte contre ce fléau à travers l’autonomisation des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes.

Elhadji Ibrahima THIAM

Des agents de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) vont bientôt bénéficier de l’accompagnement du Cirad dans la lutte contre l’aflatoxine, a déclaré Mamadou Amadou Seck, directeur général de l’Ita. Un partenariat qui entre dans la convention qui lie les deux structures.

Le récent séjour du directeur général de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de Montpellier, en France, a été bénéfique pour le sous secteur de l’agroalimentaire au Sénégal. Mamadou Amadou Seck en a profité pour traduire en réalité les axes majeurs de la nouvelle convention qui lie le Cirad à l’Ita depuis mai 2016. Il s’agit, entre autres volets, de faire bénéficier aux techniciens de l’Ita des séries de renforcement des capacités dans la transformation des produits agricoles sénégalais et dans la maîtrise de certaines technologies comme la lutte contre l’aflatoxine dans l’arachide. A ce sujet, quatre chercheurs de l’Ita vont bientôt séjourner en France, dans les établissements du Cirad, pour améliorer leurs connaissances dans l’agroalimentaire, a révélé le Dr Seck. « C’est des formations de courte durée qui entrent dans la convention qui lie nos deux institutions », selon le directeur général de l’Ita. Un chercheur du Cirad sera également affecté, pour un laps de temps, à l’Ita pour aider ses agents à maîtriser davantage les outils et équipements mis à leur disposition dans le domaine de l’agroalimentaire, a ajouté M. Seck. « Le contrôle de qualité et la maîtrise des technologies et des équipements seront des axes prioritaires dans la nouvelle coopération avec le Cirad », selon Mamadou Amadou Seck. Il estime que la formation continue sera privilégiée à l’Ita pour valoriser davantage les produits locaux. Le Cirad, premier opérateur de recherche agronomique dans l’outre-mer français, avait procédé au renouvellement de la convention de partenariat qui le lie à l’Ita, à Dakar, en mai 2016 sous la présidence de son représentant régional, Michel Eddy.

Seydou Prosper SADIO

Quinze nouvelles variétés de semences de riz sur des centaines testées par le centre de recherche agricole (Cra) de l’Isra de Saint-Louis seront homologuées d’ici au mois de décembre prochain, a annoncé, hier, le directeur dudit centre.

Testées par l’Isra de Saint-Louis et ses partenaires dans la vallée du fleuve Sénégal depuis très longtemps, quinze nouvelles variétés de semences de riz sur des centaines, seront homologuées d’ici au mois de décembre prochain. L’annonce a été faite, hier, par le directeur du Centre de recherches agricoles (Cra) de l’Isra de Saint-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, qui s’exprimait à l’occasion d’une journée aux champs, organisée, hier, au village de Mbagam, dans la commune de Rosso-Sénégal.

Accompagné des partenaires de la Direction régionale du développement rural (Drdr), de la Saed, d’Africa Rice, de l’agence sud-coréenne (Koika) et des producteurs de semences, le directeur dudit centre a visité deux sites de démonstration de nouvelles variétés à Mbagam, localité qui fait partie des 5 autres villages où intervient le projet de l’agence sud coréenne. Au terme de cette visite, il s’est réjoui de l’appui de cette agence dans la production et la sélection de variétés de semences de riz de très bonne qualité, qui permettront à l’Isra et à ses partenaires d’accompagner l’État dans la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) et d’aider les producteurs de la vallée à améliorer la réussite de la double culture. Il n’a pas manqué de rappeler que le projet d’amélioration du système national de diffusion de nouvelles variétés de riz, de semences certifiées et des bonnes pratiques agricoles est financé par la Corée du Sud pour une durée de deux ans. Cette journée aux champs, a-t-il précisé, entre dans la composante « Développement de nouvelles variétés et l’encadrement des Gie à produire des semences certifiées ». Ce premier site de la visite a deux activités phares. Il s’agit de la démonstration de quatre nouvelles variétés qui se caractérisent par leur cycle court, leur rendement élevé illustré par la charge des panicules et leur qualité de grain. Le comportement des variétés démontre qu’avec ces variétés et semis même du 20 février, le producteur peut récolter en juin et partir en campagne d’hivernage en juillet. Pour réussir la double culture, il faut une bonne campagne de contre-saison et une très bonne campagne d’hivernage. Cette dernière campagne est plus longue, avec des semis en juillet en utilisant des variétés à cycle moyen et de fort potentiel de rendement, la production du riz en hivernage, sera améliorée. Le deuxième site visité par les chercheurs de l’Isra de Saint-Louis et leurs partenaires, illustre le comportement de nouvelles variétés à homologuer cette année. Elles ont un cycle plus court que la variété phare de la zone irriguée Sahel 108, en maturation à 90 jours en contre-saison. Ces nouvelles variétés testées sur le deuxième site, présentent une qualité de grain très bonne : aromatique, très digeste, appartenant à la grande variété de jasmine avec des grains longs et fins, un rendement souvent meilleur que la Sahel 108 ; certaines variétés ont donné, l’hivernage passé, un rendement de 11 tonnes en milieu paysan. Le directeur du Cra de l’Isra a laissé entendre que le riz cultivé au Sénégal n’a rien à envier aux autres qualités du riz à l’international.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le montant des sommes que les migrants envoient à leurs familles dans les pays en développement a augmenté de 51% au cours des dix dernières années, permettant ainsi à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, selon un communiqué du Fida reçu hier.

D’après un nouveau rapport publié hier (mercredi 14 juin) par le Fonds international de développement agricole (Fida), le montant des sommes que les migrants envoient à leurs familles dans les pays en développement a augmenté de 51% au cours des dix dernières années, chiffre bien supérieur à la hausse de 28% des migrations en provenance de ces pays.

Sending Money Home: Contributing to the SDGs, One Family at a Time (« Travailleurs migrants et transferts d’argent: Vers la réalisation des Objectifs de développement durable, une famille à la fois ») est, selon le communiqué de presse du Fida, la toute première étude d’une tendance sur dix ans des flux de migration et de transferts d’argent enregistrés au cours de la période 2007-2016. Bien que le rapport montre un certain nombre de hausses dans les modes de transfert vers la quasi-totalité des régions du monde, la nette augmentation observée au cours de la dernière décennie est due, en grande partie, à l’Asie qui a connu une progression de 87% du volume des transferts d’argent, indique le communiqué.

Malgré cette tendance depuis dix ans, Gilbert F. Houngbo, président du Fida, souligne que l’impact des transferts d’argent doit d’abord être envisagé « une famille à la fois ». « Ce qui compte, ce n’est pas tant l’argent qui est envoyé vers les pays d’origine, c’est l’impact qu’il peut avoir sur la vie des gens. Les petites sommes de 200 ou 300 dollars que chaque migrant envoie chez lui représentent 60% du revenu du ménage, et cet argent fait une différence énorme dans la vie des familles et dans les communautés dans lesquelles elles vivent », ajoute-t-il.

Fort impact
L’on souligne, par ailleurs, qu’à l’échelle planétaire, plus de 200 millions de travailleurs migrants subviennent aujourd’hui aux besoins de près de 800 millions de membres de leurs familles. Selon les prévisions, en 2017, une personne sur sept dans le monde participera, comme expéditrice ou comme bénéficiaire, à des transferts d’argent dépassant 450 milliards de dollars. Les flux migratoires et les transferts d’argent des migrants chez eux ont un impact à grande échelle sur l’économie et la scène politique mondiales.

Le total estimé des revenus des travailleurs migrants représente 3.000 milliards de dollars par an, dont environ 85% restent dans les pays hôtes. Les sommes que les migrants envoient vers leur pays d’origine représentent en moyenne moins de 1% du Pib de leur pays hôte. Ces transferts d’argent individuels représentent globalement plus du triple de l’aide publique au développement (Apd), toutes sources confondues, et dépassent le montant total des investissements étrangers directs réalisés dans la quasi-totalité des pays à faible revenu et des pays à revenu intermédiaire. « Près de 40% des transferts d’argent, soit 200 milliards de dollars, sont envoyés vers les zones rurales, dans lesquelles vit la majeure partie des populations pauvres », indique Pedro de Vasconcelos, responsable du Mécanisme de financement pour l’envoi de fonds du Fida et auteur principal du rapport. « Cet argent est consacré aux dépenses alimentaires, aux soins de santé, à de meilleures possibilités d’éducation et à l’amélioration du logement et des conditions sanitaires. Les transferts d’argent jouent donc un rôle décisif en aidant les pays en développement à réaliser les Objectifs de développement durable », explique-t-il.

Les coûts de transaction pour envoyer de l’argent dépassent actuellement 30 milliards de dollars par an, les frais étant particulièrement élevés pour les pays les plus pauvres et les zones rurales éloignées. Le rapport formule plusieurs recommandations en vue d’améliorer les politiques publiques et présente des propositions de partenariats avec le secteur privé afin de réduire les coûts et de donner aux migrants et à leurs familles les moyens d’utiliser leur argent de façon plus productive.

Mamadou SY

La Banque mondiale va investir en Afrique 57 milliards de dollars (33.356 milliards de FCfa) dans les trois prochaines années avec l’assurance qu’aucun pays ne sera oublié, a indiqué le président de l’institution dans un entretien paru dans le dernier numéro de Jeune Afrique. Le financement est "un problème majeur" même si l’Afrique "doit faire face à de nombreuses autres difficultés", a souligné Jim Yong Kim, assurant que pour mobiliser cet effort financier, la banque va "négocier avec (ses) partenaires, à commencer par les gouvernements, en fonction des priorités qu’ils auront eux-mêmes déterminées".

Ce n’est pas à la Banque mondiale "de prescrire des solutions toutes faites aux pays" même si elle a bien sûr ses "propres priorités", a précisé Jim Yong Kim. "Nous voulons assurer à l’ensemble de l’Afrique une croissance économique partagée et soutenable, investir de manière plus efficace dans le capital humain notamment en faveur des jeunes et en fin assurer une meilleure résilience du continent face aux grandes pandémies et au changement climatique ou aux déplacements des populations", a-t-il dit.
Jim Yong kim a relevé que la Banque mondiale et la communauté internationale travaillent à la définition de nouvelles solutions pour financer le développement de l’Afrique "à travers essentiellement les contributions du secteur privé".

Il a rappelé que pour réaliser les infrastructures dont le continent a besoin, il faut injecter 90 milliards de dollars par an. Or, il n’est pas possible de mobiliser un tel montant en s’appuyant uniquement sur les Investissements directs étrangers et sur les fonds apportés par les institutions internationales, a indiqué le Sud Coréen.

Alors que la Banque mondiale a été longtemps critiquée pour les politiques d’ajustement structurel imposées aux pays africains, Jim Yong Kim a souligné que la banque et les autres organisations financières multilatérales "ont aujourd’hui changé de stratégie".

"Le rôle de la Banque mondiale a beaucoup évolué. Notre objectif est désormais de s’assurer que le système économique mondiale n’oublie personne", a soutenu le président, anthropologue, médecin de formation passé par l’OMS.

APS

Pour encourager les innovateurs, le ministre en charge de l’Industrie et des Mines, Aly  Ngouille Ndiaye a présidé hier, à Dakar, la remise de 21 chèques symboliques d’un coût total de 35 millions de FCfa.

Le ministre de l’Industrie et des Mines a procédé, hier, à la décoration du directeur général de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), Dr Paulin Edou Edou et à la remise de chèques symboliques destinés aux inventeurs. Ainsi, ce sont 21 bénéficiaires qui ont reçu un montant global de 35 millions de FCfa.  

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a reconnu que ces derniers n’ont ménagé aucun effort dans leurs inventions de procédés à fort potentiel économique, social, capables d’améliorer les conditions de travail des femmes rurales en particulier et d’améliorer la productivité du travail dans les secteurs phares en général.

« Vous avez, tous, la reconnaissance de mon département et de la nation sénégalaise. C’est pour aider à faire de vos inventions des objets économiques utiles pour la population sénégalaise, que le président Macky Sall a instruit mon département de vous attribuer des financements annuels, à travers l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (Aspit) pour la fabrication de prototypes », a expliqué le ministre, précisant la raison pour laquelle, ladite agence attribue une somme forfaitaire aux inventeurs et innovateurs.  Il s’est félicité de la démarche du Dr Paul Edou Edou qui a tiré un réel profit de la propriété intellectuelle.

« Vous avez préconisé ce qu’il fallait, pour inscrire les pays membres sur la voie d’une exploitation judicieuse de la propriété intellectuelle. Depuis votre prise de fonction, en août 2007, vous avez créé un Master II en propriété intellectuelle qui a permis de doter nos différents pays de cadres ayant une bonne expertise en la matière », a-t-il souligné.
« Soyez assuré que le Sénégal ne vous oubliera jamais ; c’est pourquoi, sur une instruction expresse du président de la République,  je vous décore en conséquence », a-t-il dit.

Pour sa part, le directeur général de l’Aspit, Makhtar Dia, a révélé que Dr Paulin Edou Edou a fait des résultats jamais obtenus jusqu’ici. «Nous continuerons à bénéficier de votre sagesse ; il y a une complexité entre l’innovation, l’invention et le marché. Cette remise de chèques symboliques marque le développement de la créativité », a-t-il confié.
Le Secrétaire général, Moussa Gning, a, quant à lui, relevé que l’innovation et l’invention participent au développement. Toutefois, il a déploré la diminution du budget d’année en année, avant de plaider pour son augmentation.

Le représentant du président du conseil de surveillance de l’Aspit, Dr Ousmane Kane, a souligné que ces chèques vont aider ces inventeurs, dont Abdoulaye Touré qui a reçu 7.872.000 de FCfa, Cheikh Guèye (5 millions de FCfa), Mor Maty Seck (1 million de FCfa), Mamadou Niang (1 million de FCfa) et Malick Tine (500.000 FCfa).

Serigne Mansour Sy CISSE

Sur initiative du  ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, un séminaire axé sur le renforcement des capacités des entreprises sénégalaises en procédures d’achats de l’ Organisation des nations unies (Onu) s’est ouvert, hier, à Dakar. Cette rencontre vise à informer les entreprises sénégalaises des opportunités d’affaires (biens, équipements et services) achetés par l’Onu et les organismes du système des nations unies qui utilisent le portail mondial des fournisseurs comme source d’approvisionnement.

Le gouvernement du Sénégal a exprimé le souhait de voir le secteur privé national saisir les opportunités d’affaires offertes par l’Organisation des nations unies (Onu). Cette ambition est née du constat de la faiblesse des parts de marché obtenues par le Sénégal dans les achats de biens effectués par le Secrétariat de l’Onu. En effet, au titre de l’année 2016, sur un montant global de 3,2 milliards de dollars d’achats, le Sénégal n’a bénéficié que de 975.000 dollars, l’équivalent de 570.813.750 FCfa, soit moins 0,03 % du budget d’acquisition de biens et de services. Entre autres raisons qui expliquent cette situation, on note le manque de maîtrise, par les entreprises sénégalaises, de la complexité des règles et autres procédures gouvernant les achats au sein du système des nations-unies.

Ibrahima Al Khalil Seck, Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, venu représenter le ministre, souligne «l’importance de ce séminaire qui est d’informer les entreprises sénégalaises des opportunités d’affaires (biens, équipements et services achetés par l’Onu) et d’interagir avec celles qui sont désireuses de faire des affaires avec le Secrétariat de l’Onu et les organismes du système des nations unies qui utilisent le portail mondial des fournisseurs comme source d’approvisionnement ». Ainsi, pour pallier cette insuffisance et capter des parts importants de marchés, le département s’est rapproché des responsables de la Division des Achats des nations unies pour plaider l’organisation de cette rencontre. L’examen du rapport du Secrétaire général de l’Onu sur les achats pour l’année 2015, présenté par le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (Ccqab) de l’Onu, renseigne que seule une dizaine d’entreprises sénégalaises est inscrite dans le portail et les approvisionnements de l’Onu, informe le Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Les entreprises principalement visées évoluent dans le secteur du carburant, du lubrifiant, de la sécurité, des équipements, de la construction, des technologies de l’information et même dans le secteur alimentaire.

Le pari est  de mobiliser le plus de sociétés pour, non seulement assurer une large diffusion de l’information, mais également renforcer leurs capacités afin de leur permettre de mieux maîtriser les procédures de l’Onu et d’élargir leurs possibilités de gagner des parts de marchés dans les achats, en particulier, relatifs aux opérations de maintien de la Paix en Afrique, sans oublier les opportunités qu’offrent les Bureaux des organismes des nations unies accrédités au Sénégal. «Le défi pour nous, outre la consolidation et la promotion de notre coopération, est d’en démultiplier les axes dans les domaines de l’accompagnement, le renforcement des capacités techniques, la conquête des parts de marchés et la promotion de la destination Sénégal lors de grandes manifestations internationales à caractère économique et culturel », ajoute M. Seck. De son côté, Moustapha Ly, directeur des partenariats et de la promotion économique et culturelle, au ministère des Affaires étrangères, relève que la rencontre procède du lancement, par le Secrétaire général des nations unies, du global compact dont l’objectif principal consiste à créer une étroite collaboration entre le secteur privé et le système des nations unies. Selon lui, le budget des nations unies est évalué à près de 6 milliards de dollars. Entre 2015 et 2016, les nations unies ont dépensé plus de 7 milliards de dollars dans des opérations de maintien de la paix. Le Sénégal est l’un des plus gros contributeurs de soldats dans les opérations de maintien de la paix. Le Sénégal constitue également un grand pays de diplomatie.

Oumar BA

Le capitaine de corvette Gouye Sougoufara, commandant du patrouilleur «Kédougou», à l’origine de l’arraisonnement de sept chalutiers battant pavillon chinois, au large de la Casamance (sud) a salué, vendredi, à Dakar, le niveau de performance des nouvelles acquisitions de la Marine sénégalaise. « Ce sont des bateaux performants, qui ont des moyens d’action beaucoup plus performants avec plus de vitesse et d’armements et plus de capacité de détection. Cela nous a permis d’agir en simultanée sur plusieurs cibles », a-t-il dit lors de la réception des navires arraisonnés. Le Sénégal a acquis, ces dernières années, plusieurs patrouilleurs pour renforcer ses moyens dans ce domaine, en vue d’assurer la souveraineté et la protection de ses eaux. Les navires «Conejera», «Ferlo» et «Kédougou» font partie de ces dernières acquisitions. Le patrouilleur «Kédougou» a été réceptionné en avril 2015 pour assurer des missions de souveraineté dans la zone économique exclusive du Sénégal. « Les nouvelles acquisitions nous donnent plus de capacité, plus de moyens d’intervention pour sécuriser nos eaux », a assuré le commandant du patrouilleur «Kédougou» qui, a-t-il relevé, «a fait respecter la loi dans les eaux territoriales sénégalaises», en procédant à l’arraisonnement de chalutiers battant pavillon chinois. Ces navires en cause, qui avaient commis une infraction relativement à leur position, ont de plus tenté de corrompre le patrouilleur «Kédougou» et ses hommes, si l’on en croit le capitaine Sougoufara.

(APS)

A l’invitation des ministres allemands des Finances et du Développement, la présidente de la Cgem, Mme Miriem Bensalah Chaqroun, a participé à la Conférence internationale du G20 sur le partenariat africain, organisée par la République d’Allemagne. CetUn événement, présidé par la chancelière, Mme Angela Merkel, a connu la participation de 11 chefs d’État, dont le président en exercice de l’Union africaine, ainsi que la présidente du Fonds monétaire international.  Mme Bensalah Chaqroun a notamment été appelée à représenter le secteur privé marocain, lors de la table ronde des investisseurs qui s’est tenue le 13 juin, et au cours de laquelle, la présidente de la Cgem a mis en exergue l’implication des entreprises marocaines dans l’investissement en Afrique.

Tout en rappelant que le Maroc consacre près des deux tiers de ses investissements étrangers directs au continent dans une dizaine de secteurs, elle a insisté sur leur dimension durable et inclusive, donnant lieu à la création de valeur ajoutée et d’emplois locaux.  Rappelant que le climat des affaires s’est amélioré de manière notoire au cours des cinq dernières années, la présidente de la Cgem a également appelé les gouvernements en Afrique à accélérer la cadence des réformes en vue d’alléger la bureaucratie, à protéger les investisseurs et à mettre en place les instruments nécessaires pour un partenariat public privé fort.

M. SY

Assurer la viabilité de la pêche est actuellement une priorité pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la République de Guinée et la Mauritanie. Ces pays appuyés par l’Union européenne et le Pnud ont mis en œuvre, depuis 2012, le programme « Go–Wamer ». L’objectif est d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches ; de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et de permettre une hausse conséquente des revenus des acteurs.
De notre envoyé spécial à Bissau, Mamadou GUEYE

En Afrique de l’ouest, les ressources halieutiques sont surexploitées. Le poisson, première source de protéines, est massivement pêché depuis des générations. Si cette exploitation ne posait pas de problèmes, les prélèvements massifs sont devenus supérieurs à la capacité de reconstitution des espèces, ces dernières décennies, avec l’augmentation de la flotte artisanale et la pêche industrielle. Cela représente un grand danger sur les ressources halieutiques. Une préoccupation pour l’environnement et pour les populations surtout pour les communautés qui dépendent directement de la capacité des océans à fournir du poisson. Ce constat alarmant a conduit, en 2012, les autorités de six pays de la sous-région (Cap-Vert, Gambie, Guinée Bissau, République de Guinée, Mauritanie et Sénégal) à mettre en œuvre le programme « Go- Wamer » pour mieux protéger les ressources marines. Dans ces six pays, un certain nombre d’actions est mené pour faire face à ces problèmes. Et depuis lundi, une délégation de parlementaires et de journalistes de ces pays séjourne, en Guinée Bissau, pour visiter les réalisations du programme « Go- Wamer ». Les résultats sont appréciables, selon Justino Biai, point focal dudit programme, en Guinée Bissau. « Il a permis de mieux conscientiser les communautés côtières sur le fait que la ressource est limitée et sur la nécessité de changer de pratiques si elles veulent continuer leurs activités», a-t-il dit. Outre la sensibilisation, les services bissau-guinéens ont été équipés en vedettes et autres matériels pour la surveillance des côtes.  

S’agissant des communautés de pêcheurs, le programme a fourni du matériel et des équipements de transformation à petite échelle, construit des infrastructures pour la conservation des produits, renforcé leurs capacités en bonnes pratiques pour une gestion durable des ressources halieutiques et intégré des questions environnementales dans les pratiques de pêche. Les acteurs de la pêche ont été également formés sur les normes de qualité et d’hygiène, les techniques de traitement en vue d’augmenter leurs revenus. Ils ont été également formés sur la gestion durable des aires marines protégées. « Aujourd’hui, se félicite Justino Biai, les communautés participent aux activités de surveillance et de lutte contre la pêche Inn.”

Toutefois, malgré ces acquis, Aïssa Regalla de Barros soutient que la Guinée Bissau reste vulnérable. Elle note que son pays, qui dépend  quasi exclusivement de ses ressources naturelles, est toujours confronté à la surpêche et à la surcapacité des flottes artisanale et industrielle. « Il y a une pêche excessive dans les zones de reproduction et les habitats critiques ainsi qu’une utilisation de méthodes et engins de pêche peu sélectifs et destructeurs », dit-elle.

Aïssa Regalla de Barros explique ces pratiques par le manque de régulation dans l’accès aux ressources ; la faiblesse des contrôles et de la surveillance. Pourtant, elle souligne que les populations ont su vivre en harmonie avec la biodiversité. D’où, à son avis, l’importance du programme « Go-Wamer » qui a pour objectif d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches ; de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et permettre une hausse conséquente des revenus grâce à une utilisation raisonnée des ressources marines.

D’un montant de 10,5 millions d’euros, il est financé par l’Union européenne et le Programme des nations unies pour le développement et exécuté par cette agence. Le programme Go-Wamer prend fin en décembre et selon les recommandations des parlementaires, il est important d’étudier les conditions d’inscrire ces réalisations dans la durée.
Arnaud Comolet, coordonnateur régional, a indiqué que les acquis méritent d’être poursuivis ; en citant notamment la mise en place d’un indice pour la gouvernance des ressources marines et côtières, la surveillance sous régionale, le développement de l’aquaculture, le renforcement des capacités des femmes en hygiène et transformation.

Dans les pays d’intervention du programme, les poissons de mer et d’eau douce sont d’un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le poisson est de loin la source de protéine animale la plus importante. De plus, la pêche fournit un revenu à de nombreux acteurs.

De notre envoyé spécial Mamadou GUEYE

AVERTISSEMENT

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