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Affaires et Finances (3103)

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, Alioune Sarr, a reçu, hier, une délégation d’hommes d’affaires turcs pour nouer des partenariats avec le secteur privé sénégalais évoluant dans l’exportation de graines d’arachide en vue de participer à la campagne arachidière dont l’importante production, de cette année, peine à être écoulée.

« Le partenariat entre le Sénégal et la Turquie se porte très bien. Nous l’assumons sans complexe. Il n’y a aucun risque à faire du business au Sénégal». Ces propos du président Macky Sall et son appel du pied à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite officielle au Sénégal, pour l’écoulement de la production arachidière, ont eu un écho favorable auprès des hommes d’affaires turcs qui ont été reçus, hier, en audience, par le ministre du Commerce, du secteur informel. Alioune Sarr a mis en relation ces opérateurs turcs avec leurs homologues sénégalais évoluant dans le secteur des oléagineux pour nouer des partenariats aux fins de participer à la campagne de commercialisation arachidière en travaillant à l’écoulement d’une partie des graines en Turquie. Le ministre était entouré des dirigeants de l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations (Asepex), de l’Agence de régulation des marchés et des produits tropicaux (Arm) et de la Direction du commerce intérieur. Au terme des discussions qualifiées de « cordiales et fructueuses à tout point de vue », les deux parties ont convenues de deux phases qui seront supervisées par le ministre du Commerce. La première consistera à commercialiser des quantités déjà enlevées par les exportateurs sur le marché turc. Sur ce point, le ministère du commerce s’engage à accompagner, à travers l’Asepex, tous les exportateurs sénégalais intéressés par le marché turc. Déjà, les dispositions sont prises à l’Asepex pour identifier les potentiels autres acheteurs mais aussi mettre à la disposition des exportateurs, les informations utiles relatives aux conditions d’exportation notamment les normes et standards exigés par le marché turc en produits alimentaires.

Quant à la seconde phase, elle consiste à l’installation d’une industrie de transformation d’arachide au Sénégal, permettant ainsi de valoriser davantage la matière première et d’ouvrir d’autres marchés aussi bien dans la sous-région que dans les autres marchés. En sus, les partenaires turcs sont prêts à installer une usine au Sénégal pour le raffinage de l’huile d’arachide. En outre, l’Asepex a, dans ce cadre, reçu le président du groupe « TOSYALI Holding, premier et plus grand investisseur en Turquie du secteur privé dans l’industrie de la sidérurgie, pour explorer les opportunités d’exportation de produits sénégalais en Turquie. Le groupe s’intéresse également à l’exportation de la ferraille et des produits ferreux transformés finis. Dans la foulée, l’Asepex a présenté à ces hommes d’affaires turcs, les opportunités commerciales que leur offre le Sénégal.

Avant les Turcs, le président Macky Sall, en tournée à Kaolack, avait invité les Chinois à participer à la campagne de commercialisation de l’arachide. « L’agriculture est un sujet qui nous intéresse et nous avons l’occasion d’avoir l’ambassadeur de Chine avec nous. Je viens de lui parler, avec son conseiller commercial pour inviter les entreprises chinoises qui s’intéressent à notre arachide, à avoir une participation plus active dans la campagne de commercialisation de l’arachide», avait-il déclaré. En effet, avec une production 1.400 000 tonnes, la présente campagne arachidière, principale culture de rente du Sénégal, ouverte depuis décembre dernier, a connu des difficultés de financement, particulièrement dans le bassin arachidier (Kaolack , Fatick et Kaffrine) et dans la région de Kolda.

Mamadou Lamine DIEYE

Des conventions de financement portant sur 757, 6 millions de FCfa dont 521 millions d’investissements approuvés et 236,6 millions de primes octroyées, ont été signées, hier, à Saint-Louis, par le Directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf et le Directeur général adjoint de la Saed, Aboubakry Sow. Ce financement est destiné à 7 entreprises des régions de Louga, Saint-Louis et Matam.

En présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, du Secrétaire général du ministère du Commerce, Makhtar Lakh, du Directeur général adjoint de la Saed, Aboubakry Sow, le Directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a réitéré son engagement à poursuivre cette collaboration avec ces entreprises de l’axe Nord. Il s’agit de Syka Entreprise, dirigée par deux jeunes, qui s’activent dans le domaine de la transformation et de la commercialisation du riz blanc et qui ont bénéficié d’un financement de 43 millions de FCfa d’investissement approuvés et de 21 millions de FCfa de primes octroyées, du Gie Darou Mbodjéne, dirigé par un jeune diplômé en gestion, de l’université Gaston Berger qui mène également des activités dans le domaine de la production, de la transformation et de la commercialisation du riz blanc (69,4 millions d’investissements approuvés et 31,4 millions de primes octroyées). Agropal a aussi bénéficié d’un financement de près de 92 millions de FCfa d’investissement approuvés et de 42 millions de primes octroyées, qui lui permettra de poursuivre ses activités dans les domaines de l’aviculture et du maraîchage. Mfk/Glaces, entreprise de fabrique et de commercialisation de glace dirigée par une femme, s’est retrouvée avec un financement de 70 millions, 272.600 de FCfa d’investissements approuvés et de 30 millions, 335.040 de Cfa de primes octroyées. Agroval est aussi une autre entreprise dirigée par une femme et qui s’active dans le domaine de l’horticulture, de la culture vivrière. Elle a bénéficié d’un financement de 62 millions, 722.859 de FCfa d’investissement approuvés et 29 millions de Cfa de primes octroyées. Établissement Aïssatou Gaye, dirigée par une femme, se déploie dans la production, la transformation et la commercialisation du riz (103 millions, 337.915 de Cfa d’investissements approuvés et 45 millions, 655.166 de Cfa de primes octroyées). Gie Delta Linguère a aussi signé, avec Bmn, une convention de financement portant sur 80 millions, 673.623 de FCfa d’investissements approuvés, sur 37 millions, 114.926 de Cfa de primes octroyées.

Selon Ibrahima Diouf, à la fin du Plan de mise à niveau, il est attendu, de ces sept entreprises de l’axe Nord, une augmentation du nombre d’emplois de 58%, soit 28 nouveaux emplois permanents, une augmentation du nombre d’emplois temporaires, de 15 à 150 %. Ces 7 Pme de la zone Nord font travailler actuellement 48 personnes dont 7 femmes (emplois permanents) et 127 autres personnes dont 13 femmes (emplois temporaires).

Avec ces financements, a-t-il précisé, le Bureau de mise à niveau espère enregistrer une augmentation de la capacité de production et de la qualité des produits, grâce à la modernisation de l’outil de production et l’augmentation des surfaces cultivées, une augmentation du chiffre d’affaires variant entre 51% et 300%, une augmentation de la rentabilité, une optimisation des consommations énergétiques, un renforcement des capacités du personnel en techniques de production agricole, gestion, comptabilité, une meilleure organisation par la mise en place de manuel de procédures administratives et financières.

S’adressant à la presse, Ibrahima Diouf a rappelé que le Programme « Développer l’emploi au Sénégal, Renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ » est financé par l’Union européenne, avec délégation à l’Agence française de développement, pour une durée de quatre ans (2017/2020). Il a été officiellement lancé le 10 mai 2017. Doté d’un budget global de 26 milliards de FCfa, dont 7,7 milliards pour la Mise à niveau des entreprises, ce programme vise à soutenir la création et le développement des Pme, ainsi que la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Kédougou, Tambacounda, Saint-Louis, Louga et Matam, afin de lutter contre les causes profondes de l’émigration clandestine.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Port autonome de Dakar et celui d’Anvers de Belgique ont signé, hier, un protocole de coopération dans les domaines du marketing et du développement des affaires.

Le Port autonome de Dakar et celui d’Anvers viennent de franchir un nouveau cap dans leur partenariat déjà exemplaire. Leurs Directeurs généraux respectifs, Ababacar Sedikh Bèye et Kristof Waterschoot ont signé, hier, un protocole d’accord allant dans le sens de mettre en œuvre une coopération relative au marketing et au développement des affaires. Ledit document a été paraphé en présence du Premier ministre Belge, Charles Michel et du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Omar Guèye. Le protocole d’accord porte sur cinq points : l’organisation d’évènements commerciaux conjoints, la publicité mutuelle par des actions de marketing, l’échange d’informations non confidentielles sur le fonctionnement des ports, les douanes, la sécurité et la durabilité, l’échange et le développement de meilleures pratiques… Pour le Directeur général du Port de Dakar, ce partenariat avec celui d’Anvers sort des sentiers battus en ce sens qu’il consacre « efficacité et coopération mutuellement bénéfique dans des domaines divers ». Pour Ababacar Sedikh Bèye, ce partenariat est dicté par le réalisme « au regard du positionnement respectif de nos ports par rapport à nos arrières pays maritimes ou terrestres mais également par une volonté commune d’amélioration continue de nos services portuaires ».

Dans sa quête de devenir un hub régional, le Port de Dakar va ainsi profiter de l’expertise et de l’excellence opérationnelle du Port d’Anvers qui, en plus d’être le deuxième port européen le plus important, est le premier port d’Europe en ce qui concerne les trafics avec le continent africain. Ces atouts précieux, doivent être mis à profit par le Port de Dakar pour renforcer les capacités de son capital humain par la formation et l’augmentation de ses performances.

Le Directeur général du Port d’Anvers fait chorus. Kristof Waterschoot a salué, en ce protocole, «un vrai accord » avec un plan de travail bien défini qui allie formation et investissement. Une manière, pour lui, de dire que ce partenariat scellé n’est pas pour amuser la galerie mais il se fonde sur une vision commune de développer une coopération mutuellement bénéfique à travers des actions concrètes. « Nos deux ports sont les moteurs des économies de nos deux pays. Nous n’avons pas signé un accord de politesse, nous développons un vrai plan de travail avec l’idée de développer beaucoup de projets ensemble », a-t-il déclaré.

Le Royaume de Belgique a toujours été au cœur du développement du Port de Dakar. A titre d’exemple, on peut citer l’entreprise Sea Invest concessionnaire pour 25 ans du Terminal pétrolier du Port de Dakar ou encore l’entreprise Jan de Nul qui a dragué le chenal d’accès.

Elhadji Ibrahima THIAM

Si les agriculteurs ont obtenu une production record de 1,4 million de tonnes d’arachide cette année, cela est dû aux gros efforts de l’État du Sénégal qui a renouvelé le matériel et mis les engrais à la disposition des paysans, ont constaté le président du conseil d’administration de la Sonacos, Youssou Diallo, le secrétaire général Mbaye Dièye et les nombreux intervenants à la rencontre dédiée à la société. A la date du 1er mars, la Sonacos a acheté 147.000 tonnes sur un objectif de 250.000 tonnes, selon son secrétaire général.

Selon M. Diallo, la Sonacos est sur la bonne voie après son retour grâce au soutien de l’État et des établissements financiers comme la Cncas et la Bnde. Sur les perspectives, le Pca a cité la restructuration financière à parachever et la modernisation des installations techniques des usines. Il a reconnu que le plan d’investissement de l’ex-Suneor n’a pas été respecté car les équipements qui datent de 30 années sont à réhabiliter. Si l’on y parvient, d’ici à 5 ans, le Sénégal atteindra l’autosuffisance en huile, a encore dit M, Diallo. Il a confirmé que si la Sonacos réussit à transformer 100.000 tonnes, l’État gagnerait entre 11 et 12 milliards de FCfa.

Le secrétaire général de la Sonacos, Mbaye Dièye, au nom du directeur général, Pape Dieng, est revenu sur l’historique de la société créée en 1975 et de la filière huile qui date de 1920. Pour M. Dièye, la Sonacos est une société utile pour l’économie sénégalaise, ajoutant qu’il y a des effets cumulatifs. Pour la campagne actuelle, il a souligné que la Sonacos achète l’arachide en coque qui sera transformé pour produire de l’électricité. Faisant le bilan à la date du 1er mars 2018, il a révélé que 147.000 tonnes ont été achetées sur un objectif de 250.000, alors qu’il reste trois mois. La Sonacos, selon M. Dièye, reçoit quotidiennement 500 camions de 30 tonnes, soit 3,3 milliards à payer aux paysans. Selon lui, 98 % de la production de la société était vendue à l’étranger. « Aujourd’hui, nous voulons triturer, conditionner et vendre l’huile d’arachide aux Sénégalais pour que les exportations qui se situent à 170.000 tonnes d’huile soit 170 milliards de FCfa par an qui restent dans l’économie nationale », a soutenu M. Dièye qui souhaite un contrôle plus rigoureux dans les importations.

E. I. THIAM

Le Directeur général de la branche marketing et services de la compagnie Total a été clair. Il a expliqué, hier, en conférence de presse, que les contrats pétroliers signés avec le Sénégal sont d’une extrême transparence.

La compagnie française Total n’a rien à cacher des contrats pétroliers signés avec le Sénégal, le 2 mai 2017, a déclaré, hier, le Directeur général de la branche marketing et services de l’entreprise, Momar Nguer. « Total est une compagnie qui est extrêmement transparente et qui est au Sénégal depuis 70 ans. Si nous n’étions pas transparents, nous ne serions pas encore dans le pays 70 ans après notre arrivée », a-t-il soutenu, lors d’une conférence de presse au Musée Théodore Monod où l’entreprise française célèbre ses 70 ans de présence au Sénégal, à travers une exposition de photos d’archives. « Il y a des contrats qui ont été signés et c’est curieux parce que nous ne sommes pas les seuls à signer des contrats et j’entends beaucoup de bruits autour de ces contrats alors que les choses sont extrêmement claires du côté de Total et de celui de l’État sénégalais », a ajouté Momar Nguer qui souligne que la compagnie pétrolière travaille dans plus de 100 pays dans la transparence. « Nous faisons toujours les choses dans la transparence et nous n’avons rien à cacher des contrats que nous avons signé au Sénégal », a insisté le Directeur général de la branche marketing et services de Total.

Il a rappelé que Total qui est une des 4 premières compagnies au monde est la première à avoir recherché du pétrole au Sénégal pour avoir démarré ses prospections à la fin des années 50 et au début des années 60 en Casamance. Ne comprenant pas la polémique qui entoure l’octroi des blocs Rufisque Offshore à la compagnie française, Momar Nguer estime que les contrats signés intéressent également d’autres personnes. « Il faut qu’on arrête de fantasmer sur ces contrats ; ce sont des contrats extrêmement transparents, regardés par des tas de gens dans le monde. Il n’y a aucun mystère là-dessus », a-t-il insisté, affirmant que Total prend tous les risques. « Nous avons signé au Sénégal pour faire de la recherche en dépensant des dizaines et des dizaines de milliards de FCfa pour chercher du pétrole et si l’on trouve, on va partager et la part qui revient à l’État est plus importante alors que c’est la compagnie qui a pris tous les risques », a-t-il expliqué. Et c’est cette transparence qui explique la présence de Total dans plus de 100 pays, soutenant que les contrats pétroliers sont négociés dans le monde suivant ce schéma que ce soit aux États-Unis, au Moyen orient, en Afrique ou en Europe.

Le Directeur général de la branche marketing et services de Total dit qu’il ne « travaillerait jamais pour une compagnie qui exploite les Sénégalais », soulignant que Total Sénégal a ouvert son actionnariat aux Sénégalais qui détiennent 30 % du capital.

Interpellé sur une probable surestimation des découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal, Momar Nguer a déclaré que celles-ci sont importantes. « Des découvertes significatives ont été faites au Sénégal et à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie ; ce n’est pas surestimé parce que nous ne sommes pas dans l’imaginaire et l’activité d’exploration continue », a-t-il ajouté.

Le directeur général de Total exploration et production Sénégal, Eric Bonnin, a indiqué que quatre bateaux sont en mer notamment à 100 kilomètres des côtes pour l’exploration. Elle a été précédée par un travail de sensibilisation et d’information des pêcheurs. « 104 sites de communautés de pêcheurs sont visités pour une sensibilisation sur le travail fait et les perturbations engendrées par les opérations sismiques qui ont débuté en janvier se poursuivront jusqu’à l’été prochain », a-t-il indiqué.

Mamadou GUEYE

Renforcer les moyens de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), tel est le vœu des différents intervenants qui ont participé à la rencontre, d’hier, au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris. Devant un parterre de personnalités dont des présidents et représentants de regroupements d’associations du monde rural, les participants ont demandé à l’État de soutenir cette banque pour que le ministère de l’Agriculture puisse atteindre tous ses objectifs.

Le président du Conseil d’administration de la Cncas, Bassirou Faty a indiqué que la Caisse est un instrument important dans le financement de l’agriculture. «Nous allons continuer à aider le secteur pour que le ministère de l’Agriculture, au sens large, atteigne tous ses objectifs », a soutenu M. Faty.  Le Directeur général, Malick Ndiaye, s’est félicité de cette rencontre dédiée, par les partenaires, à son institution. Il est revenu sur la Cncas créée depuis 35 ans et qui vient d’atteindre son âge de maturité.  «Dans les mois à venir, la Cncas présentera un nouveau visage aux Sénégalais», a-t-il déclaré. Parmi les innovations, il a annoncé un plan quinquennal 2018-2022. «Nous nous intéressons au corridor céréalier, à l’agriculture familiale mais surtout à la transformation des produits de la pêche ; d’où la rencontre tenue avec le département de la Pêche maritime», a-t-il expliqué. Le soutien de l’horticulture et le développement de l’aquaculture seront aussi au menu des projets de la Cncas que le Directeur général veut positionner en leader dans le financement des chaines de valeur agricoles.

Bénéficier du Fonds vert climat
M. Ndiaye souhaiterait aussi profiter du Financement vert climat destiné au monde de l’agriculture avec le travail déjà entamé par ses services techniques. «Notre objectif, c’est de faire bénéficier aux populations rurales du solaire avec la mise à leur disposition d’énergie domestique», a-t-il dit. S’agissant du volet genre, il a révélé que l’institution bancaire compte dédier un fonds leasing aux femmes pour leur permettre de mener leurs activités. Ces nouveaux projets sont également destinés aux Sénégalais de la diaspora qui pourraient bénéficier de fonds pour acquérir des logements ou financer leurs projets agricoles.   

Ouvrant les débats, le directeur de cabinet du ministre, Moustapha Lô Diatta, a déclaré qu’une telle rencontre doit se tenir souvent au Sénégal. Selon M. Sidibé, la Cncas doit se pencher sur l’épargne rurale en ouvrant ses portes aux acteurs. Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Lamine Lô, s’est interrogé sur ce que deviendrait le secteur agricole si la Cncas n’était pas créée ? «Ce que nous voulons, c’est de lui donner les moyens pour qu’elle continue d’accompagner le monde rural», a dit M. Lô. «Nous fondons beaucoup d’espoirs sur vos chantiers, car vous êtes un instrument incontournable pour le secteur agricole», a-t-il conclu. Mouhamadou Moustapha Fall de la Compagnie nationale de l’assurance agricole s’est félicité de la ligne de crédit mise à disposition par la Cncas pour prendre en charge les premiers cas de sinistre. Quant au président Allé Lô, il a insisté sur le plaidoyer auprès des autorités étatiques comme ce fut le cas lors du rachat de la Sonacos. Le député Cheikh Seck, président de la Commission du développement rural à l’Assemblée nationale est aussi du même avis. Il a retenu que la première démarche de la Cncas c’est de couvrir l’ensemble du territoire national et elle s’apprête à ouvrir de nouvelles agences à Bignona et Diaobé.  Il a remercié la Caisse pour l’idée de la création d’une direction des risques. «Nous avons porté le plaidoyer pour le retour de la Sonacos et la réouverture des usines. Nous allons le poursuivre afin que l’État donne plus de moyens au ministère de l’Agriculture pour la réussite de ses missions», a insisté le député.

 

 

Helene Diouf Faye, porte-parole des exposants

«Ouvrir une boutique du Sénégal en France»


La porte-parole des exposants, Hélène Diouf Faye, a remercié l’État à travers le ministère de l’Agriculture, le comité d’organisation et le Cosec qui a démarré l’encadrement à Dakar.
Selon elle, les exposants souhaiteraient que leurs produits soient exportés en France et partout dans le monde. Par ailleurs, elle a déploré le taux d’intérêt de 8 % considéré comme  élevé mais imposé par les institutions financières. Ce taux ne favorise pas les exposants qu’ils sont. «Nous voulons agrandir nos unités de production mais à cause de ce taux, nous nous retrouvons très souvent dans des difficultés. Il faut que l’État nous y aide», a-t-elle plaidé. Elle a également demandé l’ouverture d’une boutique du Sénégal à Paris où tous les produits seront exposés en permanence et afin de permettre à la diaspora de se ravitailler dans d’excellentes conditions.

El Hadji Abdoulaye THIAM (correspondance particulière)

 

Le directeur de l’Horticulture, Dr Macoumba Diouf, a fait l’état des lieux de l’approvisionnement du marché en oignon local et en pomme de terre et les mesures prises par le gouvernement pour amortir la tension sur les prix, depuis le gel des importations. Pour un approvisionnement correct du marché, il a rassuré les ménages en leur donnant rendez-vous en mars pour un retour à la normale.

C’est en marge du Salon international de l’agriculture (Sia) qui se tient à Porte de Versailles à Paris que le directeur de l’Horticulture, Dr Macoumba Diouf, s’est expliqué sur les raisons à l’origine de la rareté l’oignon local et de la pomme de terre sur le marché et son corollaire, la flambée des prix. «Il y a toujours quelques couacs au début de la mise en œuvre du gel des importations dont la gestion obéit à des évaluations régulières sur la disponibilité des produits sur le marché local», a-t-il dit. En ce qui concerne l’oignon local dont les importations ont été gelées depuis le 25 janvier dernier, «après évaluation du niveau de production, le rendez-vous fixé avec les producteurs d’oignons n’a pu être honoré du fait des volumes critiques relevés, attestant de la faible quantité récoltée à l’heure actuelle et qui ne pouvait satisfaire la demande des consommateurs», a-t-il poursuivi. En outre, les quotas octroyés, depuis septembre dernier, et le niveau des stocks restants sur le marché étant pratiquement épuisés, sans compter les quotas qui ont franchi les frontières, «en plus des 3.600 à 4.000 tonnes de réserves disponibles, le ministère du Commerce, via l’Agence de régulation des marchés, a autorisé, à nouveau, une importation de12.000 tonnes dont les 9.800 tonnes sont sur le marché», a expliqué le directeur de l’Horticulture, soulignant que «la loi de l’offre et de la demande aidant, la tension persiste et les prix flambent». Cependant, il a tenu à rassurer  les consommateurs. Selon lui, «dans un mois, le marché sera convenablement approvisionné en oignon et il est attendu une production record de 400.000 tonnes».

Il en est de même pour la pomme de terre dont les besoins s’élèvent à 95 voire 100.000 tonnes. A ce niveau, «la capacité installée de 50.000 tonnes dont 40.000 tonnes avec Senegindia et le reste, soit 10.000 tonnes avec de gros producteurs des Niayes, du Walo et de Khombole, devrait permettre, dans un premier temps, un bon approvisionnement du marché en pommes de terre», souligne-t-il. Mieux, poursuit-il, «si les 118.000 tonnes produit l’année dernière n’ont pu couvrir que six mois du fait des pertes nées de la conservation (insuffisance de chambres froides), les 150.000 tonnes attendues cette année pourront couvrir huit à dix mois de consommation et combleraient largement les besoins des ménages sénégalais».

Suite à l’évaluation de la tournée effectuée avec tous les acteurs des filières oignons et pommes de terre du 8 au 10 janvier dernier, suivie de la réunion du comité de pilotage des producteurs locaux de ces denrées que la décision de geler les importations de ces denrées a été prise. La mesure a pris effet le 25 janvier dernier pour la pomme de terre et le 28 du même mois de janvier pour l’oignon. En attendant les récoltes effectives prévues au mois de mars prochain, les spécialistes soutiennent que les fourchettes de prix conseillés pourraient être les mêmes ou avoisiner ceux de l’année dernière ; c’est-à-dire un prix compris entre 150 et 200 FCfa  pour l’oignon local et 250 FCfa pour la pomme de terre.

Mamadou Lamine DIEYE

 

La connaissance, le suivi et en dernier lieu, l’évaluation de la Stratégie Sénégal numérique 2025, appellent de la représentation nationale, une bonne maîtrise. Aussi, les parties concernées doivent communiquer sur leurs contributions respectives pour sa concrétisation. D’où la tenue, à Saly Portudal, pendant deux jours, d’un atelier sur l’apport du Groupe Sonatel à cet important programme du Pse. Une rencontre au cours de laquelle le Groupe compte entretenir les députés de sa contribution à l’atteinte des objectifs visés.

Dans sa Stratégie Sénégal numérique 2025, l’État du Sénégal ambitionne de maintenir une position de pays leader en Afrique à travers quatre axes prioritaires. Une politique dont la mise en œuvre appelle, de la représentation nationale, une connaissance des tenants et aboutissants afin de pouvoir faire le suivi et plus tard, l’évaluation. Cet objectif a motivé la tenue, deux jours durant, d’un atelier organisé par la Commission Culture et Communication de l’Assemblée nationale en partenariat avec Pencum Sonatel à l’intention des partenaires pour «familiariser les députés à la stratégie numérique et les informer de la contribution de Sonatel à la mise en œuvre de cette stratégie». A l’ouverture de cette session, hier, le Directeur général de la Sonatel, Alioune Ndiaye, a souligné que l’Assemblée nationale étant la deuxième institution du pays, le comité de direction de Sonatel a tenu à échanger avec les députés sur les projets de l’entreprise afin de mieux les familiariser avec elle, mais également les écouter et recueillir leurs préoccupations, leurs recommandations et leurs suggestions. Cet atelier est, pour lui, une étape d’un travail considérable qui a été mené avec tous les acteurs de l’économie numérique du Sénégal, sous la houlette du ministère en charge de la Communication, des Postes, des Télécommunications et de l’économie numérique. «Sonatel contribue de manière positive aux travaux, à côté des autres acteurs de l’écosystème numérique, pour améliorer l’environnement afin de faciliter l’accès aux services des télécoms», a déclaré M. Ndiaye. L’atelier est organisé en partenariat avec la Commission Culture et communication de l’Assemblée nationale. Pour son président, Mamadou Lamine Diallo, les enjeux du numérique et le Code des Télécommunications, méritent que les députés comprennent la stratégie. Pour la première Vice-présidente de l’Assemblée nationale qui a présidé la cérémonie d’ouverture, le Sénégal est engagé dans un processus de transformation structurelle de son économie, et le numérique est un secteur à fort potentiel d’emplois, mais aussi porteur de croissance. D’où la l’importance de cet atelier «pour permettre aux parlementaires, appelés à évaluer les politiques publiques et à contrôler les actions du gouvernement, de comprendre tous les projets et programmes déroulés par l’État», a dit Awa Guèye.

Ousseynou POUYE

 

Huit organisations de producteurs de quatre communes du département de Fatick ont bénéficié d’un appui en matériel agricole d’une valeur de plus de 31 millions de FCfa offert par le Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa-e), a appris l’Aps, mardi. Le matériel est composé de 80 houes sine, de 80 semoirs et de 16 bâches, a précisé Mama Birame Sène, le président de la coopérative des jeunes producteurs agro-pastoraux de Fatick, lors de la cérémonie de remise du don. Il a indiqué que ce matériel agricole est destiné à huit organisations de producteurs des communes de Niakhar, de Patar Sine, de Mbéllacadio et Diouroup. «L’acquisition de ce matériel agricole a été possible grâce à l’appui du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa-E), un partenaire de notre coopérative qui a pris en charge le financement de ces huit organisations de producteurs», a dit M. Sène.
L’objectif de ce don, a-t-il ajouté, est de faciliter les activités agricoles des producteurs pour atteindre la sécurité alimentaire.
Selon lui, ce matériel destiné à ces huit groupements va impacter sur 409 ménages.

Créée en 2015, la coopérative des jeunes producteurs agro-pastoraux de la région de Fatick s’active dans l’agriculture, l’élevage et le développement durable.
(APS)

 

Le Sénégal espère produire son premier baril de pétrole en 2021, des experts sénégalais se penchent sur la bonne formule pour mieux tirer profit de ces ressources en vue d’éviter la malédiction du pétrole et le syndrome hollandais.

Depuis l’annonce des découvertes de gaz et de pétrole au Sénégal, le débat sur les bonnes pratiques est lancé. Hier, l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea), en collaboration avec la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), a organisé une conférence sur les enjeux et perspectives de ces découvertes pétrolières et gazières au Sénégal. Introduisant le thème sur la gestion des revenus tirés du pétrole et du gaz sénégalais, Birame Diouf, ingénieur géologue-géophysicien et consultant international, a préconisé la mise en place de trois fonds : un fonds de développement national, un fonds de stabilisation économique et un fonds pour les générations futures. Dans son intervention, il a mis en avant quatre grandes catégories de pratiques de bonne gouvernance des ressources pétrolières : la définition claire des attributions et des responsabilités ; l’accès du public à l’information ; les règles de procédures applicables aux fonds liés aux ressources et la gestion des recettes et la transparence des procédures budgétaires. A ses yeux, il est important de définir clairement les attributions et les responsabilités de chacun ; rappelant qu’à la faveur de la révision constitutionnelle du 20 mars 2016 que « les ressources naturelles sont la propriété du peuple et elles sont utilisées pour améliorer ses conditions d’existence ». Il découle, d’après M. Diouf, de cette disposition que les procédures d’attribution des permis de recherche et d’exploitation (adjudications publiques ou de négociations directes avec les compagnies) doivent être ouvertes et transparentes, et les contrats portés à la connaissance du public.

L’accès du public à l’information
Puisque ces ressources appartiennent au peuple, le consultant international a insisté sur l’accès du public à l’information, soulignant que l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) est un instrument incontournable. Il a soutenu que la divulgation et l’accès du public aux informations sur l’endettement associé aux ressources naturelles ainsi que tout nantissement de la production ultérieure de ces ressources ; les avoirs financiers détenus par l’État à l’intérieur comme à l’extérieur du pays tout comme l’épargne associée aux ressources ; les estimations de la valeur des actifs en ressources naturelles fondées sur le flux de revenus escomptés basés sur les hypothèses de productions physiques et de prix sur lesquelles elles s’appuient ; l’information sur les éléments de passif et les opérations quasi-budgétaires ; les risques associés aux recettes tirées de ressources notamment ceux ayant trait aux prix et aux passifs éventuels sans oublier les mesures prises pour y parer constituent des actes de bonne gouvernance des ressources naturelles.

Gestion décentralisée des recettes
Un autre aspect sur lequel le conférencier a également insisté est la gestion décentralisée des recettes pétrolières. M. Diouf estime que les modes d’allocation de recettes entre l’administration centrale et les administrations infranationales doivent être clairement définies et conformes aux objectifs de politique budgétaire. «Dans certains pays, les administrations infranationales sont propriétaires des ressources naturelles. Dans d’autres, la constitution ou la loi exige le partage des ressources avec les administrations infranationales, obéissant ainsi souvent à des facteurs d’économie politique», a-t-il dit. Il a ajouté que la gestion des finances publiques et l’équité exigent, en général, qu’un système de transfert pour corriger les déséquilibres verticaux entre l’administration centrale et les administrations locales de même que les déséquilibres horizontaux dans les administrations locales provinciales. «Très souvent, les provinces sont responsables de près des trois quarts de la production pétrolière totale. Une situation semblable s’observe en Russie où les cinq régions les plus riches en pétrole ne renferment que 6 % de la population mais recueillent plus de 50 % de la part totale des recettes des ressources pétrolières attribuée aux administrations locales. Si les petits pays ont tendance à centraliser l’administration des recettes, les plus grands souvent dotés de structures fédérales utilisent des formules de répartition avec les administrations régionales ou locales (Colombie, Mexique, Indonésie, Nigéria, Russie, Vénézuela etc.)», a indiqué M. Diouf.

Birame Diouf estime que ces pratiques de bonne gouvernance des ressources pétrolières et gazières éviteraient au Sénégal la malédiction du pétrole synonyme de non performance des résultats économiques, d’instabilité politique et même de guerre et l’accaparement des revenus par une minorité ; et le syndrome hollandais qui se traduit par le déclin des autres secteurs d’activité associé à des tendances inflationnistes.

Mamadou GUEYE

En présence du président du conseil d’administration du Cosec, Babacar Ndiaye, du nouveau Directeur général Mamadou Ndione, du directeur de cabinet du ministre délégué à l’Accompagnement et la Mutualisation des organisations paysannes et autres regroupements, Tidiane Sidibé, représentant le ministre, Dr Pape Abdoulaye Seck, le rôle du Cosec, levier important de l’économie sénégalaise a été bien expliqué à l’assistance.

D’entrée, le Pca du Cosec, Babacar Ndiaye, a insisté sur le partenariat entre sa société, l’Union des chambres de commerce et le ministère en charge de l’Agriculture. Il a salué ce moment fort du Salon international de l’agriculture (Sia) où le Cosec a accompagné les producteurs dans leur participation à ce rendez-vous annuel.

Le Directeur général du Cosec a parlé de la vision de l’entreprise qui vient, comme par le passé, accompagner et assister les opérateurs économiques du monde rural. Selon Mamadou Ndione, il est temps d’inverser positivement la tendance de la balance commerciale avec plus d’exportation de produits sénégalais. « Le président de la République Macky Sall a bâti une agriculture de plus en plus résiliente avec les résultats enregistrés dont productions record en arachide, en céréales, en oignon », s’est-il félicité. Passant du simple au triple des récoltes, M. Ndione a noté qu’il faut nécessairement un accompagnement et un encadrement du secteur pour que les actions soient insérées dans le dispositif du Plan Sénégal émergent (Pse). Il a révélé que le Conseil d’administration a validé une vision partagée qui consiste à appuyer les producteurs ruraux avant d’ajouter que tous doivent être ensemble dans « l’équipe nationale économique du Sénégal », à l’instar du onze national du football. Il a confirmé que le Cosec, sous la tutelle technique du ministère de la Pêche, travaille en étroite collaboration avec les chambres de commerce et les chambres des métiers. Au-delà du Sia, rappelle-t-il, le Sénégal va organiser la Fiara.

Tidiane Sidibé s’est réjoui des résultats obtenus par le monde rural et qui ont largement dépassé les attentes. Selon lui, ces performances ont été rendues possibles grâce l’encadrement des agriculteurs. Il est d’avis qu’il faut un encadrement pour la production mais aussi pour la transformation. Il a remercié le Cosec qui a permis aux exposants de présenter des emballages de qualité bien appréciés par les visiteurs, ce qui est à consolider. Le représentant du Port autonome du Dakar, dans son intervention, a confirmé que pour développer l’exportation, il faut un meilleur encadrement des acteurs. Il a donné en exemple que sur 100 conteneurs qui arrivent à Dakar, les 80 repartent vide. Il a annoncé que le Port a décidé de dégager 125 millions de FCfa pour aider les chargeurs à se conformer aux normes mondiales de l’exportation. Ce projet du Port, a-t-il souligné, a eu l’adhésion de quelques établissements financiers de la place. Commissaire de l’organisation, Abdoulaye Diop de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias) est revenu sur les efforts du Cosec qui a réhabilité les Chambres de commerce de quelques régions et a participé à l’encadrement des exposants envoyés à Paris. Des propos que confirmeront le maire de Kédougou et président de la Chambre de commerce de ladite région. Les intervenants (Allé Lô, Aliou Dia de Forces paysannes, Moustapha Sylla, Diénaba Sidibé, etc.) ont encouragé le Cosec dans sa démarche. En conclusion, le Directeur général du Cosec a déclaré que toutes les structures de l’État et organisations devraient se retrouver dans une plateforme pour échanger leurs expériences. L’idée de décerner une médaille agricole a également été lancée.

El hadj Abdoulaye THIAM (correspondance particulière)

Les prix des « articles d’habillement et chaussures » ont progressé de 0,1 % au quatrième trimestre 2017, en raison de la montée des prix des tenues scolaires (+12,1 %), des tissus d’habillement(+0,1 %), des services de confection et de réparation des vêtements d’enfants (+0,5 %) et des chaussures d’hommes (+0,6 %). En variation annuelle, ils se sont appréciés de 0,3 % à la suite de la hausse des prix des tissus d’habillement (+1,8 %), des tenues scolaires (+12,1 %), des sous-vêtements d‘hommes (+1,0 %) et des services de confection et réparation des vêtements d’enfants(+0,5%). Le taux d’inflation annuel de la fonction est de +0,6 %.

S’agissant des prix des biens et services de « transports », ils ont également augmenté de 0,1 % au quatrième trimestre 2017, indique l’Ansd qui explique que cette évolution est attribuable à la hausse des prix des services des autres types de transport de passagers et autres services de transport (+6,1 %) et des automobiles (+1,3 %).

M. SY

Les prix des biens et services de « santé » se sont bonifiés de 0,3 % par rapport au trimestre précédent. Selon le bulletin de l’agence, cette situation s’explique par la majoration des prix des médicaments traditionnels (+4,1 %) ainsi que des médicaments modernes (+0,1 %).

En variation annuelle, ces prix se sont renchéris de 0,7 % en rapport avec l’appréciation des prix des médicaments traditionnels (+7,2 %), des produits médicaux divers (+1,3 %) et des médicaments modernes (+0,2 %). Le taux d’inflation annuel de la fonction est de 0,2 %.

Les prix des services de « l’enseignement » ont progressé de 0,6 % en variation trimestrielle en raison de la montée des prix des services des enseignements secondaires (+0,3 %) non défini par niveau (+1,2 %), post-secondaire non supérieur (+5,2 %) et supérieur (+1,7 %). Ces évolutions proviennent des révisions des frais d’inscription et de scolarité intervenues au cours de la rentrée scolaire 2017-2018.

M. SY

Le ministre de l’Économie solidaire et de la Microfinance a eu, hier, une séance de travail avec l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd). Une occasion, pour Aminata Angélique Manga, de saluer le dynamisme de ce secteur qui contribue à hauteur de 10,4 % au financement de l’économe nationale.

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) a reçu, hier, la visite d’Aminata Angélique Manga. Cette rencontre a servi de cadre au ministre de l’Économie solidaire et de la Microfinance pour saluer les performances des systèmes financiers décentralisés qui ont contribué, en 2017, à hauteur de 10,4 % au financement de l’économie. «En 2017, le secteur de la micro finance a contribué pour 10,4 % au financement de l’économie et a participé à hauteur de 3,7 % du Produit intérieur brut», a déclaré Aminata Angélique Manga. En fin 2016, poursuit-elle, au regard des indicateurs issus des statistiques produites par la Bceao, notre pays est leader de la zone Uemoa avec 208 systèmes financiers décentralisés, plus de 2,5 millions de membres/clients ; un encours d’épargne de plus de 285 milliards de FCfa ; des crédits d’un montant de plus de 306 milliards de FCfa et un taux de pénétration de la microfinance de 18,4 % par rapport à la population totale. C’est pourquoi, elle affirme que c’est un secteur dynamique, transversal, inclusif et constructif. «L’État a le devoir de s’appuyer sur les Sfd», a ajouté le ministre de l’Économie solidaire. Cependant, poursuit-elle, en dépit de ces performances, l’analyse diagnostique exhaustive réalisée lors de l’élaboration de la troisième Lettre de politique sectorielle de la micro-finance a permis d’identifier des contraintes ou fragilités dont la persistance pourrait entraver le développement du secteur. C’est pourquoi, confie Aminata Angélique Manga, l’État a adopté la stratégie sectorielle 2016-2020 pour permettre d’accroître les performances du secteur à travers des actions ciblées. Il s’agit de la poursuite du processus de mobilisation de ressources financières ; de la mise en place du Fonds national de la micro-finance ; de la mise en place de la seconde phase de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise (Plasepri) ; de l’opérationnalisation du Programme de promotion de la micro-finance islamique ; de la promotion de la finance digitale. Les autres actions ciblées portent sur la mise en place de la centrale des risques pour le secteur de la micro finance ; la poursuite du programme national d’éducation financière ; l’élaboration d’un programme cadre d’appui au redressement des Sfd en difficulté et le développement de produits plus adaptés à la demande rurale. Aminata Angélique Manga a invité les acteurs des Sfd à mener toutes ces actions dans une démarche concertée, participative et inclusive. Elle n’a pas manqué de rappeler son engagement en faveur d’un dialogue constant fondé sur le partage de la stratégie, des enjeux et défis du secteur. Le ministre de l’Économie solidaire et de la micro finance souhaite que s’instaure, entre son département et l’Apsfd, un état d’esprit constructif car les objectifs sont communs. Le président de l’Apsfd a salué la visite du ministre de l’Économie solidaire. Cette visite, rappelle Mamadou Lamine Guèye, s’inscrit dans la tradition des rapports avec le gouvernement. «Cette visite est une grande marque de considération. Elle constitue une opportunité pour vous entretenir de nos préoccupations», a indiqué M. Guèye.

Aliou KANDE

1584 MILLIARDS DE FCFA DE CRÉDITS ACCORDÉS EN 4 ANS
Au 3ème trimestre 2017, la production de crédit s’élève à 113,6 milliards de FCfa. C’est ce que révèle un document de l’Apsfd remis à la presse lors de la visite d’Aminata Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance. Selon le document, de 2012 à 2016, les Sfd ont accordé 2,1 millions de crédit pour un montant de 1.584 milliards de FCfa, soit une production annuelle de 317 milliards de FCfa. « Au 3ème trimestre 2017, les dépôts sont estimés à 309 milliards de FCfa », précise le document.

A.KANDE

L’entreprise Global business qui a investi près d’un milliard de francs Cfa veut faire de la région de Tambacounda un pôle fruitier et maraîcher. Le potentiel existe et ne demande qu’à être exploité.

Après la banane avec plus de 80 % de la production nationale, il s’agit de faire de la région de Tambacounda un hub fruitier et maraîcher. Une ambition affichée de l’opérateur économique originaire de Rufisque qui a délaissé la mer pour se lancer dans l’agrobusiness. Djibril Mar Diop a investi près d’un milliard de FCfa dans la brousse de Missira, dans le département de Tambacounda. Le gouverneur de la région qui a organisé une tournée économique a évoqué l’accompagnement de l’État à ses fils qui luttent pour freiner l’émigration clandestine. Djibril Mar Diop veut s’activer dans l’arboriculture, le maraîchage pour mieux booster l’agriculture hors saison dans cette partie du pays. Près de 500 personnes travaillent présentement dans ses différentes plantations dont 60 % de la main d’œuvre est constituée d’émigrés provenant de la Libye. A terme, M. Diop compte créer 5.000 emplois d’ici à 2020.

La région de Tambacounda est l’une des plus pluvieuses du pays et est arrosé par trois cours d’eau. Malgré ce potentiel, les fruits et légumes qui y sont consommés proviennent des autres régions notamment des Niayes. Ainsi, dans sa volonté d’inverser la tendance, Djibril Mar Diop peut compter sur le soutien de l’État. « C’est une belle initiative qui est développée dans le Missirah. Il faut suivre, accompagner et soutenir», a déclaré le gouverneur de la région, El hadji Bouya Amar. Il a promis de mettre à contribution tous les services techniques compétents afin que cette initiative soit pérennisée dans la région. El hadji Bouya Amar souligne que Tambacounda dispose de terres qui ont l’avantage d’être fertiles. Depuis 2015, d’autres spéculations y sont cultivées.

Le gouverneur s’est félicité des emplois créés surtout du profil des employés qui sont des émigrés de retour au bercail ou de potentiels candidats à l’émigration. « L’entreprise Global Business est en train d’offrir aux jeunes de réelles possibilités de formation mais aussi d’insertion », s’est félicité El hadji Bouya Amar.

200 hectares exploités
Une telle initiative contribue à réduire le taux de chômage dans la région. La main d’œuvre est constituée d’émigrés de retour de la Libye et d’Europe. « Aujourd’hui, ils ne pensent plus reprendre les chemins de l’émigration grâce aux possibilités offertes par les exploitations », s’est réjoui M. Diop. L’un des miraculés du désert libyen interrogé confirme. « Grâce à cette exploitation, nous gagnons bien notre vie et nous ne sommes pas terrorisés ou torturés comme en Libye », a-t-il confié. Près de 500 personnes travaillent dans les champs et près d’une centaine de personnes est employée de manière permanente. Les employés sont tous logés et nourris sans bourse délier, souligne Djibril Mar Diop.

Des autorités locales présentes dans la délégation du gouverneur ont sollicité l’accompagnement de l’État. « Rien que pour les emplois créés en faveur de la jeunesse, l’entreprise doit être accompagnée. Aujourd’hui, le domaine à lui seul, emploie plusieurs centaines de jeunes », a déclaré la Vice-présidente du conseil départemental Aminata Djigo, soulignant que les opportunités d’emplois sont rares dans la région de Tambacounda.

Djibril Mar Diop exploite quelque 200 hectares. Dans ses champs, il cultive de la carotte, du choux, du piment, du manioc, de l’aubergine, entre autres variétés. « Nous ambitionnons de faire de la zone, les Niayes du Sénégal Oriental », a indiqué M. Diop. En plus de ces variétés cultivées, le site compte des milliers de plants d’arbres fruitiers. Sur un citronnier, des orangers et des pamplemousses sont greffés, à côté de plusieurs autres variétés d’arbres fruitiers. Même les orangers du Maroc y sont plantés. Les arbres fruitiers ont commencé à se développer et d’ici peu ils vont commencer à produire.

Pape Demba SIDIBE

Trois jours après son ouverture, le Salon international de l’Agriculture (Sia) de Paris bat son plein. Véritable rencontre du donner et du recevoir du monde rural, le Sia reçoit des milliers d’entrées au quotidien. Le Sénégal qui est présent pour la énième fois, a un menu chargé avec diverses rencontres des producteurs avec leurs homologues de France et du monde.

Hier, le Sénégal a organisé une rencontre sur l’assurance agricole. Une occasion, pour les responsables de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas), dont le directeur par intérim Mouhamdou Moustapha Fall, d’expliquer l’objectif aux paysans, pêcheurs et éleveurs représentés par différentes organisations de base. Il s’agit d’une expertise unique dans la gestion du risque agricole mis en place par l’État du Sénégal pour faire face aux éventuelles calamités naturelles.

Cette caisse regroupe l’État du Sénégal, des compagnies d’assurances et de réassurances, une société africaine basée en Côte d’ivoire, des privés et les organisations de producteurs et d’éleveurs. Selon le président du Conseil d’administration de la société, Mamadou Baïla Kane, l’assurance agricole diffère de celle des véhicules et engins en circulation rendue obligatoire. «Nous ne pouvons pas croiser les bras et nécessairement, il nous faut aller vers les éleveurs, pêcheurs et agriculteurs. D’où la tenue de cette rencontre de sensibilisation sur ce que fait notre organisation », a déclaré M. Kane. Il a ajouté que des missions de sensibilisation ont été effectuées dans la vallée puis dans la région de Matam avec la tenue d’un comité régional de développement (Crd), en présence de toutes les composantes du monde rural et des organisations forestières. Mais aujourd’hui, a reconnu Mamadou Baila Kane, il reste beaucoup à faire ; d’où la nécessite de poursuivre les tournées en compagnie du directeur général pour assurer le maillage du territoire national. La rencontre d’hier, selon M. Kane, a permis de partager, avec les organisations paysannes, le travail déjà mené par la Cnaas qui est une véritable structure mise en place dans le partenariat public-privé.

Aussi, s’est-il félicité du soutien du chef de l’État qui, lors de la Journée de l’élevage, à Kolda, a dégagé une enveloppe de 190 millions de FCfa. Il a conclu que l’ambition de la Cnaas est d’ouvrir une nouvelle agence en avril prochain à Ourossogui, dans la région de Matam, après les bureaux de Ziguinchor, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Tambacounda et Kolda.

Djibril Diop, responsable de la sensibilisation, a souligné que cette journée offerte par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural est une opportunité pour la caisse d’exprimer aux éleveurs et agriculteurs l’utilité de l’assurance qui permet d’atténuer les catastrophes. « Le Salon international de Paris étant une opportunité pour communiquer avec tous les acteurs, nous en avons profité pour leur demander de s’inscrire, car aujourd’hui, sur 10 Sénégalais, seuls 4 ont souscrit à l’assurance », a-t-il dit. « Nous voulons arriver à 80 % d’assurés entre 2020 et 2022 », a-t-il ajouté.

L’implication des agents vétérinaires, des techniciens agricoles et tous ceux qui sont aux côtés des paysans et éleveurs serait un meilleur moyen pour développer l’assurance agricole, a dit M. Diop. Il est d’avis que seule une synergie entre l’Isra, l’Ita et les autres structures impliquées dans le monde rural pourrait assurer un développement de l’assurance agricole.

El hadj Abdoulaye THIAM (correspondance particulière)

Le flux de touristes se rendant dans le Sine-Saloum est plus important, comparé à la saison écoulée, au grand bonheur des professionnels du tourisme.

Depuis l’ouverture de la saison touristique, la destination du Sine-Saloum connait une évolution positive. Le taux de remplissage de ses réceptifs hôteliers suit cette tendance, a indiqué, avant-hier, à Palmarin, Jean Pierre Ndecky, inspecteur régional du tourisme des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, en marge de la rencontre périodique délocalisée du Syndicat d’initiative et de promotion touristique de la destination Sine-Saloum. Il soutient que le flux de touristes est plus important, comparé à la saison écoulée. Une situation favorisée, selon lui, « par l’excellent travail de promotion entrepris par les membres du syndicat à travers ses quatre antennes installées respectivement à Foundiougne, Palmarin, Ndangane Sambou et Toubacouta et l’implication des collectivités locales comme la commune de Palmarin et de Toubacouta ainsi que de l’État qui a pris des mesures pour appuyer le secteur touristique ». Ces actions ont permis d’insuffler une nouvelle dynamique au pôle Sine-Saloum.

Les professionnels du secteur touristique des trois régions qui se frottent déjà les mains se réjouissent de la réhabilitation des tronçons ; Fatick-Kaolack sur la Route nationale n°1, Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone vers Karang que le président Macky Sall a récemment inaugurés, de même que l’axe Joal-Samba Dia-Palmarin-Djiffer qui a été construit, ouvrant ainsi, comme ils l’ont souligné, « les routes de l’émergence qui désenclavent ainsi les pôles touristiques de la destination ». Il y a également le tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip qui mène au Sud du pays via la Gambie. Le syndicat d’initiative et de promotion touristique a exprimé ses remerciements au chef de l’Etat, Macky Sall. «Les routes ont impacté, de manière positive, sur le développement et la promotion du tourisme dans notre zone du Sine-Saloum qui est devenue facile d’accès. Une belle manière de promouvoir la destination qui offre d’énormes potentialités que le mauvais état des routes avait rendu inaccessible. Nous saluons toutes les initiatives prises par le président de la République allant dans le sens de faire du tourisme, un secteur porteur de croissance et une véritable mamelle pour le Plan Sénégal émergent », a déclaré le président du Syndicat, Issa Barro.

Le prix de la meilleure antenne à Palmarin
Selon Jean Pierre Ndecky, la création des antennes a motivé l’instauration d’une concurrence saine avec le lancement en 2017 d’un prix à décerner à l’antenne la plus engagée dans la promotion de la destination. Le prix a été remporté par l’antenne de Palmarin qui a produit une plaquette qui présente non seulement la zone et répertoriant tous les réceptifs en activité et en règle vis-à-vis de la législation en vigueur mais surtout pour l’engagement de ses membres à faire face à la concurrence déloyale des maisons d’hôtes et aussi aux mesures d’assainissement du secteur à travers l’identification des véritables acteurs (hôteliers, guides touristiques et antiquaires). La rencontre a également été saisie pour un dialogue direct avec les services fiscaux invités à travers leurs représentants à fournir certaines informations liées surtout aux redevances qui sont assujetties aux acteurs. Oumar Diouf, contrôleur des Impôts et domaines et son collègue. M. Dione, ont sensibilisé les participants à qui ils ont fourni des explications sur les différents impôts et taxes à s’acquitter en ce qui concerne le tourisme notamment les redevances annuelles, la taxe touristique, l’occupation soumise à autorisation, entre autres. L’occupation régulière ou anarchique des différents domaines fluvial et maritime surtout dans la zone de Palmarin, le fait que certaines structures hôtelières n’ont toujours pas été enrôlées par les services fiscaux ont été évoqués. Les représentants des Impôts et domaines ont invité les concernés à se rapprocher des services du domaine avec lequel le syndicat des professionnels du tourisme a décidé de nouer une collaboration de même que les autres services de l’administration.

Sur un autre registre, la formation des acteurs reste aussi une préoccupation du Syndicat d’initiative du Sine-Saloum. Une convention est signée avec un partenaire canadien : Service d’assistance canadien aux organismes (Saco), représenté à la rencontre par M. Daniel pour satisfaire cette demande notamment en ce qui a trait à la restauration, l’accueil clientèle, les guides touristiques, entre autres.

Mohamadou SAGNE

Comparés au troisième trimestre 2017, les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont chuté de 0,1 % au quatrième trimestre 2017 par rapport à la période précédente, selon le bulletin de l’Ansd publié tout récemment.

L’indice des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » a chuté de 0,1 % au quatrième trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent, indique le bulletin de février 2018 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le repli des prix de ces produits, selon cette agence, résulte de la baisse des prix des tubercules et plantains (- 14,1 %), des légumes secs et oléagineux (- 10,2%), de la viande de bœuf (-5,0%), ainsi que des agrumes (-4,9%). Toutefois, les produits frais tels que les poissons frais (+1,7 %) et les légumes frais en feuilles (+16,2 %) ont atténué la tendance à la baisse des prix des produits alimentaires. Il en est de même pour les prix des farines, semoules et gruaux (+11,2 %) et des pâtisseries, gâteaux, biscuits, viennoiseries (+9,3 %).

En variation annuelle, ces prix ont diminué de 0,2 % sous l’effet du recul des prix des pâtes alimentaires (- 1 ,5 %), des poissons frais (-6,3 %), des agrumes (- 3,0 %) et des produits laitiers (-4,0 %). Ainsi, le taux d’inflation annuel des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » s’est établi à +3,7 %.

Mamadou SY

Les prix des biens et services du « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » se sont également repliés de 0,1 % au quatrième trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent, relève le bulletin de l’Ansd qui explique que cette évolution résulte de la baisse des prix des produits pour l’entretien et réparation courante (-0,5 %). Comparé au trimestre correspondant en 2016, ces prix ont baissé de 1,4 % sous l’effet de la réduction des prix de l’électricité (-10,9 %) due à la mesure de baisse des prix de l’électricité intervenue en février 2017.

M. SY

Les actionnaires du groupe Sonatel (Société nationale des télécommunications) du Sénégal qui comprend des filiales au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Léone, percevront, le 11 mai 2018, au titre de l’exercice 2017, un dividende global de 205,274 milliards de FCfa (environ 328,438 millions de dollars), a appris, samedi, Apa, auprès de cette société de téléphonie basée à Dakar. Cette annonce résulte d’un projet de résolution du conseil d’administration qui sera soumis à l’Assemblée générale des actionnaires. Ce montant comprend l’affectation de la totalité du résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2017 en dividendes (202,186 milliards de FCfa), à laquelle vient s’ajouter le prélèvement d’une somme de 3,088 milliards de FCfa sur les réserves libres à distribuer en dividendes (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar). «En conséquence, l’Assemblée générale ordinaire fixe à 1.667 FCfa le dividende brut revenant à chaque action », propose le conseil d’administration. Après déduction de la retenue à la source de 10 % au titre de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (Irvm), le dividende net par action sera de 1.500 FCfa comme en 2016.

Le bénéfice net consolidé du groupe Sonatel a connu, au terme de l’exercice 2017, une baisse de 6,77 %, s’établissant à 202,186 milliards de FCfa contre 215,880 milliards de FCfa en 2016.

(APA)

Le nouveau Coordonnateur résident du Système des nations unies et Représentant résident du Pnud au Sénégal, Gajraj, a déclaré, vendredi, au cours d’une rencontre avec la presse, que la micro finance, l’éducation, la santé, entre autres secteurs, restent les priorités des Nations unies au Sénégal.

Le nouveau Coordonnateur résident du Système des Nations unies et Représentant-résident du Pnud au Sénégal, Priya Gajraj a déclaré, vendredi dernier, que son institution est au Sénégal pour accompagner l’État et tous les acteurs de développement à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) alignés sur les priorités du Plan Sénégal émergent (Pse). Mme Gajraj qui a pris fonction, en septembre dernier, a indiqué que la micro finance, l’éducation, la santé, entre autres secteurs, restent les priorités des Nations unies au Sénégal. «Nous travaillons sur un nouveau programme de coopération préparé en concertation avec les autorités en relation avec les Objectifs de développement prioritaires du pays mais aussi avec les Objectifs de développement durable», a déclaré Mme Gajraj. Elle rencontrait les acteurs des médias « en tant qu’acteurs clés du développement ». « Tous nos efforts seront déployés dans l’agenda 2030 », a ajouté Mme Gajraj, soulignant que le Système des nations unies va prendre en compte les avis et propositions des professionnels de l’information et de la communication. «Il est important de comprendre les priorités du pays pour son développement », a-t-elle noté, précisant qu’il s’agit d’écouter les différents acteurs de développement. Elle a également annoncé qu’un certain nombre d’événements sont prévus sur des thématiques ayant trait au développement économique et social du Sénégal. «Nous allons avoir un calendrier d’événements sur plusieurs thématiques en relation avec les priorités nationales de développement », a annoncé Mme Gajraj qui a occupé auparavant les fonctions de Directeur Pays du Pnud à la République démocratique du Congo de 2014 à 2017 et de chef de l’équipe d’appui au pays pour le Bureau régional du Pnud Afrique de l’Ouest de 2011 à 2014. Elle a également été Conseiller Senior au Bureau du Pnud Niger (2006-2008) puis Conseiller Pays pour le Bureau régional pour l’Afrique à New York de 2008 à 2011.

Le Système des Nations unies au Sénégal compte 34 agences, fonds et programmes dont certains sont des représentations régionales ou sous-régionales couvrant un certain nombre de pays.

Mamadou SY

La production et la diffusion des semences a été au cœur d’une rencontre de partage organisée conjointement par la Fondation Syngenta et le cabinet d’avocats SIDLEY. Un conclave qui a pris fin jeudi où il a été question d’assurer une bonne sensibilisation afin de permettre aux producteurs d’avoir les meilleures informations sur les semences et par conséquent, augmenter les rendements.

La semence est la matière première principale pour le développement de toute agriculture. Du coup, il importe, pour les producteurs, d’avoir les meilleures informations possibles afin d’améliorer leurs rendements. Au cours d’un atelier de formation sur la mise en œuvre d’accords de licence entre secteurs semenciers public et privé du Mali et du Sénégal, pour la multiplication et la diffusion des obtentions végétales, les participants se sont accordés sur la nécessité d’accroître la sensibilisation pour donner les bonnes techniques aux producteurs. Pour le Dr Oumar Niangabo, Délégué de la Fondation Syngenta en Afrique de l’Ouest basée au Mali, il y a souvent de très bonnes semences dans la recherche agronomique mais ce n’est pas connu par les chercheurs. « Dans le passé, il y avait de grands programmes de diffusion de tests variétaux qui permettaient aux paysans de savoir quelle était telle variété. Mais dans certains endroits, vous trouverez que les paysans utilisent toujours d’anciennes variétés alors qu’il y a de nouvelles variétés plus performantes », a-t-il souligné. Estimant que c’est une question de communication, d’information et de partenariat entre les différents segments de la chaine de valeur : les entreprises semencières et les producteurs. « On n’est pas souvent ensemble pour échanger et donner les bonnes informations pour que les paysans sachent où il faut aller chercher les variétés », a-t-il dit, insistant sur le partage d’information qui, à ses yeux, est primordial dans le processus. En outre, a-t-il ajouté, si la variété de la semence est importante, il faut un accompagnement pour bien l’exploiter. « Il ne faut pas parler de la variété sans parler des techniques agronomiques qui doivent l’accompagner. Une variété à laquelle vous n’apportez pas un minimum de fertilisation même si c’est la matière organique, vous n’arriverez pas à en tirer le minimum », a encore dit Dr Oumar Niangabo. Il insiste sur l’accompagnement pour une maîtrise des techniques culturales et une bonne pratique agronomique, des préalables qui devraient permettre d’assurer de bons rendements.

Le Directeur scientifique de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a, pour sa part, souligné que son organisme est le bras opérationnel de l’État du Sénégal en sélection et/ou création variétale. Il souligne que l’unité de production de semences doit assurer la multiplication jusqu’au niveau G3 (semences de prébase) avant de passer le relais aux multiplicateurs de semences agréés par l’État qui doivent assurer les autres niveaux. Dr El Hadj Traoré a également rejoint le délégué de la Fondation pour rappeler que les nouvelles variétés ne sont pas bien vulgarisées. Un défaut de sensibilisation qui pose un autre problème, celui de la disponibilité et de la qualité des semences.

Ousseynou POUYE

Le Projet des services des entreprises du mil au Sénégal (Psem), en collaboration avec Catholic relief services (Crs), a organisé un atelier de mise en relation des acteurs du mil. Des représentants d’entreprises de transformation, de producteurs et d’institutions de micro finance ont pris part à cette rencontre de deux jours.

Catholic relief services (Crs), en partenariat avec Ncba Clusa (Ligue des coopératives des États-Unis d’Amérique), dans la mise en œuvre du Projet des services des entreprises du mil (Psem), travaille à accroître l’accès au crédit à 6.500 producteurs de mil. Ce qui leur permettra de disposer des intrants nécessaires à leurs activités de production agricole. Le projet identifie les institutions de micro finance et les services financiers intéressés. En plus des producteurs de mil, le projet œuvre à faciliter l’accès au crédit des transformateurs afin de leur permettre d’acheter les machines et équipements ou les quantités nécessaires de mil brut. L’atelier de deux jours (21 et 22 février) organisé par le Psem et Crs travaille à la mise en relation des acteurs. Il s’agit des représentants d’entreprises de transformation, de producteurs et d’institutions de micro finance. Selon Laurent Gomis, coordonnateur du Psem, il s’agit, à travers cet atelier, de rapprocher les Gie de transformation, les producteurs et les services financiers. Pendant ces deux jours, explique-t-il, ces acteurs vont discuter de la stratégie du Psem et sa composante services financiers, réfléchir sur la stratégie de financement de la commercialisation du mil et des sous produits. Il sera également question d’analyser les opportunités et les besoins des acteurs pour la réussite de la campagne et de discuter des rôles et responsabilités de chaque acteur. M. Gomis dit compter sur l’engagement de tous les acteurs pour faciliter l’accès au crédit. Il a demandé de veiller au rééquilibrage entre le crédit de campagne et celui de la transformation. «Le crédit est important pour réaliser les objectifs assignés au projet. Il faut que les services bancaires s’impliquent en octroyant des financements pour la transformation du mil », a ajouté Laurent Gomis. Au nom de Crs, Carla Fajardo a déclaré que la mise en relation est importante en ce qui concerne la chaine de valeur mil.

Elle a rappelé que Crs est présente au Sénégal depuis les années soixante en s’activant dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de la micro finance. Présentant la stratégie de commercialisation mise en place par le Psem, Bineta Coly Guèye a invité les banques à faire confiance aux producteurs et transformateurs de cette céréale. Elle a indiqué que le projet appuie les producteurs dans les techniques culturales, les activités post-récolte mais également dans la transformation et la commercialisation.

Aliou KANDE

Trois jours après les engagements du président de la République, lors de la cérémonie d’inauguration du tronçon Fatick- Kaolack, annonçant la volonté de l’État du Sénégal de procéder, dans les meilleurs délais, la réhabilitation du port fluviomaritime de Kaolack, les choses n’ont pas tardé. Mercredi dernier, une mission de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) conduite par sa directrice générale, Ndèye Tické Ndiaye a séjourné à Kaolack où elle a rencontré les acteurs portuaires dont les autorités de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture qui assure la gestion de l’infrastructure. Justifiant leur présence dans la région, elle a expliqué à ses interlocuteurs les instructions fermes du chef de l’État à son retour à Dakar pour « un traitement diligent » du dossier de réhabilitation du port de Kaolack conformément à son rôle stratégique dans le développement économique et social du pôle territoire du Sine-Saloum. Selon Ndèye Tické Ndiaye, ce projet qui fait partie des actions prioritaires du Plan Sénégal émergent va démarrer par le renforcement du tirant d’eau entre Ndakonga et Kaolack avec l’acquisition d’une drague en construction dans des chantiers navals en Corée du Sud. «Le président nous a clairement instruit de prendre toutes les dispositions utiles pour la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de ce projet qui, au-delà du port maritime de Kaolack concerne l’ensemble du pôle portuaire du Sine-Saloum avec le terminal à hydrocarbure de Ndakhonga dans la région de Fatick», a déclaré la directrice de l’Anam. Le Port de Kaolack, depuis quelques années, connait un dynamisme. Il accueille, en moyenne, 4 navires de capacité moyenne de 2.000 à 3.000 tonnes. Toutefois, les autorités consulaires qui assurent la gestion ambitionnent de le faire renouer avec son passé glorieux quand ce port était considéré comme le deuxième en Afrique occidentale française (Aof) par l’importance de son trafic.

Il était notamment le point de départ des exportations de graines d’arachide vers l’ancienne métropole coloniale.

Le président Macky Sall, en déclinant son ambition pour le Sine-Saloum, avait fait de la réhabilitation du port de Kaolack, une vieille doléance des acteurs économiques de la ville, un pilier du dispositif de renforcement des voies de communication de cette région carrefour dans la sous région africaine. Une infrastructure qui, avec le terminal à hydrocarbures de Ndakonga, compose le port portuaire du Sine-Saloum.

Elimane FALL

Ouvert, samedi, par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, le Sénégal est bien représenté au Salon international de l’agriculture de Paris, avec plus d’une cinquantaine de participants.

Comme à chaque année, notre pays est présent au Salon international de l’agriculture (Sia) ouvert, samedi, par le chef de l’État français, Emmanuel Macron, en présence de nombreux ministres dont une délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Le Sénégal est fortement représenté à l’événement mondial avec une délégation des chambres de commerce, de transformateurs des produits locaux et représentants d’institutions étatiques. Contrairement aux années précédentes, le stand du Sénégal établi sur 400 mètres carrés contre 300, en 2017, est visible, à l’entrée du Centre d’exposition de Versailles, dans le 15ème arrondissement de Paris. Ouvrant le Salon, le président français a passé toute la journée du samedi avec les éleveurs et agriculteurs, échangeant sur leurs activités, marquant ainsi l’importance du monde rural dans le développement d’un pays. D’ailleurs, le président du comité du Salon international de l’agriculture est venu au stand du Sénégal. Dans la 1ère journée parrainée par le ministre d’État auprès du président de la République Macky Sall, Marième Badiane, accompagnée du président de l’Assemblée de la Cedeao, Moustapha Cissé Lô, de l’ambassadeur du Sénégal à Paris, Bassirou Sène, du directeur de cabinet du ministre Pape Abdoulaye Seck, du président de l’Association des chambres de Commerce du Sénégal, Abdoulaye Diop et de nombreux invités, les participants sénégalais ont reçu les autorités qui ont transmis les encouragements du chef de l’État dont les nombreuses actions pour la relance de l’agriculture ont a été rappelées. Tous ont salué ces initiatives qui ont permis à l’économie sénégalaise de reprendre sa place dans l’espace Uemoa.

Les exposants sénégalais ont demandé aux autorités de transmettre leurs remerciements au chef de l’État, au Premier ministre et au ministre de l’Agriculture pour les efforts fournis pour une agriculture de qualité. Le président du Parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lô, le directeur de cabinet du ministre et l’ambassadeur, Aliou Dia des organisations paysannes, ont tous apprécié la qualité des produits présentés avec un emballage beaucoup plus attractif. « Nous saluons ces efforts faits dans l’emballage des produits locaux conformément aux demandes des autorités européennes et l’État continuera à vous accompagner pour l’exportation », ont souligné les responsables nationaux.

Le Sia, une opportunité
Aussi, se sont-ils félicités des innovations apportées, cette année, avec l’augmentation de la surface occupée et le design apporté au stand plus visible. Pour Lamine Lô, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, c’est une tradition, pour le Sénégal, d’être au Salon international de l’agriculture qui constitue une opportunité pour les agriculteurs et les transformatrices des produits locaux. « C’est une occasion pour promouvoir les produits sénégalais sur le marché européen et ailleurs, mais surtout pour voir les nouvelles technologies», a dit M. Lô. Il s’est félicité de l’excellente collaboration entre l’Union des chambres de commerce et le département. Tirant le premier bilan, le représentant du ministre s’est réjoui de cette forte participation mais surtout de la qualité des produits offerts conformément à la vision du chef de l’État qui a fixé comme priorité, dans le Plan Sénégal émergent (Pse), le développement de l’agriculture. Il a annoncé que la Journée du Sénégal qui sera présidée par le ministre Dr Pape Abdoulaye Seck, samedi, sera une occasion de dégager les perspectives et démontrer que le visage de notre agriculture est radieux. Le comité d’organisation encadré par le cabinet du ministre de l’Agriculture et l’Union des Chambres de commerce a confirmé la présence d’une quarantaine d’exposants dont les institutions étatiques à travers les sociétés d’État d’encadrement et établissements financiers intervenant dans le secteur du monde rural. Selon le Directeur de l’analyse, de la prévision et des statistiques (Daps), Ibrahima Mendy, il y a une cinquantaine de participants pour cette présente édition dont le thème de la Journée du Sénégal sera : « Acquis politiques agricoles et perspectives ». Il a ajouté que cette année, le Sénégal a fait mieux pour la présentation des produits agricoles en améliorant l’emballage. Commentant le stand agrandi, il a souligné que l’accueil est plus que favorable avec un bon cadre pour déguster nos plats locaux pour la promotion du Consommer sénégalais. Les propos de M. Mendy seront confirmés par Abdoulaye Diop, président de la Chambre de commerce de Thiès et co-commissaire à l’organisation. « Depuis deux mois, nous nous réunissons avec le ministère pour préparer le Sia qui nous permet de présenter toutes les spécialités culinaires sénégalaises ; d’où l’augmentation de la surface du stand avec des espaces de convivialité », a-t-il indiqué. De l’avis de M. Diop, l’encadrement va suivre les relations nouées entres Sénégalais et opérateurs étrangers à travers la chambre de commerce.

De notre envoyé spécial, El Hadj Abdoulaye THIAM

JEAN-LUC POULAIN, PRESIDENT DU SIA : ...« LE SÉNÉGAL ET LA CÔTE D’IVOIRE, DES EXEMPLES DE PAYS DYNAMIQUES
« Après avoir vu la Côte d’Ivoire et le Sénégal, je vois qu’il y a des pays très dynamiques en agriculture et très ambitieux en exportations », a déclaré M. Poulain, à la sortie du stand du Sénégal, sis au pavillon international du parc des expositions de Versailles. « Je pense que vous avez raison, vous pouvez prendre une part importante au concert de la nourriture à venir. Avec 9 milliards d’habitants, on aura besoin de toutes les régions du monde pour produire de la nourriture et vous avez raison d’y prendre toute votre place », a ajouté Jean Luc Poulain. Interrogé sur l’emballage des produits sénégalais, M. Poulain a déclaré : « Comme tout le monde, vous évoluez dans la transformation du produit. On passe d’un produit brut à un produit transformé.

Aujourd’hui, un produit transformé emballé exporté, est une évolution bien naturelle et nécessaire pour être un pays exportateur. » Expliquant le sens de son déplacement au stand du Sénégal, le président du Sia a déclaré qu’il s’inscrit notamment dans les visites qu’il rend aux différents pays venus prendre part à l’évènement. Il s’agit ainsi de voir ‘’les développements’’ en cours au Sénégal et les attentes des participants sénégalais. Au deuxième jour du Salon international de l’agriculture, le Sénégal a eu l’honneur de recevoir, par l’intermédiaire du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Lamine Lô, le ministre malien de l’Agriculture.

Le Sia 2018 a ouvert ses portes, samedi matin, donnant l’occasion, à des milliers de visiteurs, d’arpenter les allées des nombreux et immenses pavillons transformés en une vaste ferme du 24 février au 4 mars avec divers animaux, plantes et produits agricoles.

(APS)


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