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Affaires et Finances (2336)

La campagne agricole se déroule plutôt bien dans la région de Kolda où l’on note une relative accalmie sur le plan phytosanitaire. Une bonne levée des semis des céréales et de l’arachide a été notée en juin et en juillet.

La campagne agricole se présente sous de meilleurs auspices dans la région de Kolda où les paysans s’attendent à une bonne production céréalière et rentière, cette année. Ils se disent encouragés par le bon comportement des cultures qui semble présagé de très bonnes récoltes. Ce sentiment est aussi partagé par le Directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda, Abiboulaye Sidibé, qui se félicite de l’accalmie notée sur le plan phytosanitaire. « La situation phytosanitaire est actuellement caractérisée par une relative accalmie avec, cependant, une présence d’Oedaleus senegalensis  est notée dans certaines zones des départements de Kolda et de Médina Yoro Foulah.

Toutefois, les opérations de prospection menées par la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) se poursuivent. Elles permettent, en même temps, une sensibilisation et une information des Comités de lutte villageois sur la nécessité de redoubler de vigilance surtout par rapport aux premières éclosions de sautereaux qui interviennent généralement une semaine à dix jours après les premières pluies », déclare-t-il. La Dpv a envoyé une première dotation de 2 tonnes de produit Pp pour permettre à la région de Kolda de faire face à ces premières infestations. On note un bon comportement ou une bonne levée des semis de mil et de maïs effectués entre la première décade du mois de juin et la 2ème décade du mois de juillet. Idem pour les semis d’arachide effectués durant la 2ème décade du mois de juin et la 2ème décade du mois de juillet. C’est aussi le cas pour le riz qui avait été semés entre la 3ème décade du mois de juin et la première décade du mois de juillet derniers alors que ceux qui avaient été effectués durant la 2ème décade du mois de juillet connaissent une bonne levée. On note également un bon comportement des semis de coton effectués entre le mois de juin et la première décade du mois de juillet. C’est le même constat pour les semis de sorgho effectués entre la première et la 2ème décade du mois de juillet qui connaissent également une bonne levée. « La bonne répartition spatio-temporelle des précipitations de l’hivernage 2017 à laquelle nous assistons actuellement dans la région de Kolda combinée à la relative accalmie phytosanitaire engendre un comportement correct des cultures. Le démarrage effectif de la mise en place de toutes les formules d’engrais constitue, d’autre part, l’autre fait marquant pouvant impacter positivement sur ce comportement des cultures », précise le Drdr.

Mamadou Aliou DIALLO

 

A l’étape de Porokhane, cité religieuse, située dans le département de Nioro du Rip, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural s’est rendu au périmètre agricole du guide religieux, Serigne Bassirou Mbacké. Papa Abdoulaye Seck a salué la volonté commune de l’État et des producteurs de « transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise ».

A Porokhane, le ministre Papa Abdoulaye Seck a visité les 28 hectares exploités par le guide religieux Serigne Bassirou Mbacké, situés à moins de deux kilomètres de la cité religieuse sur la route de Keur Maba. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste sablonneuse et accidentée. Les fortes pluies qui se sont abattues la veille dans cette partie du pays ont rendu cette piste qui mène au champ du marabout quasiment impraticable. Malgré tout, le ministre et sa délégation sont parvenus à y poser leurs pieds. Au total, le guide religieux dispose de 430 hectares cultivables. Cette année, seuls 280 hectares ont été emblavés dont les 28 pour son compte. Le reste, il l’a cédé aux populations. Sur les 28 hectares, les 14 pour l’arachide, 10 pour le maïs, 4 pour le mil et un pour le riz avec la variété Nerika 4. A l’occasion, le porte-parole du guide religieux, Mor Ndour, a transmis quelques doléances au ministre, qui sont surtout liées à l’augmentation de la dotation en semences, en intrants et en matériel agricole. Les préoccupations ont eu un écho favorable du côté de la tutelle qui a promis de soutenir davantage le guide religieux.

Sur place, le ministre de l’Agriculture a constaté, avec satisfaction, que les choses se passent comme souhaité. « Nous constatons, dans cette zone, une très grande diversification », a déclaré Papa Abdoulaye Seck, tout en magnifiant la percée du riz à Porokhane. « Nous avons trouvé des personnes qui cultivent le riz et qui le consomment. Ce sont des avancées significatives qui méritent d’être soulignées », a-t-il ajouté. « Partout où nous sommes passées, a-t-il dit, les producteurs nous demandent de faire plus ; ce qui est un très bon signe. Faire plus signifie que nous sommes dans une opération absolument rémunératrice ».

« Notre agriculture avance »
A l’évidence, soutient le ministre, « ici (bassin arachidier) ou ailleurs, nous constatons que notre agriculture avance grâce aux efforts des producteurs et aux efforts financiers de l’État consistant à subventionner les intrants, les semences, le matériel agricole, etc. ». Selon lui, l’État va rester dans cette dynamique car les paysans sont conscients « qu’une gestion optimale de l’exploitation agricole permet de nourrir son homme ». C’est pourquoi, a-t-il constaté, qu’ils (les producteurs) veulent tous augmenter leurs périmètres agricoles ».

Cet engouement montre, à l’en croire, « que nous avons une agriculture qui avance ». M. Seck a également salué les efforts de diversification des cultures de la part des paysans avec l’expérimentation de la variété du riz Nerika à Porokhane « pour élargir la gamme des produits cultivés ». Le bassin arachidier doit cesser, à son avis, sa vocation initiale pour devenir un « bassin agricole » eu égard à la diversification des cultures. « Du côté de l’État tout comme celui des producteurs, il y a une volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise », a-t-il apprécié. Et cette visite confirme, selon lui, « que nous sommes absolument sur la bonne voie ».

Souleymane Diam SY

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales poursuit sa tournée. Aminata Mbengue Ndiaye a visité, hier, le marché à bétail communal de Louga avant de tenir un rassemblement à Kébémer.

Aminata Mbengue Ndiaye a eu partout le même accueil : chaleureux et enthousiaste. Le ministre en a profité pour échanger avec les éleveurs et prendre en charge leurs préoccupations. Préoccupations qui tournent essentiellement autour des infrastructures, de l’eau, de l’électricité et de toilettes fonctionnelles. « Vous pouvez compter sur le président Macky Sall pour la prise en charge de vos problèmes », a dit Aminata Mbengue Ndiaye, s’adressant aux éleveurs de la région de Louga. Sur place, elle a constaté que l’approvisionnement du marché en moutons est assez correct. Même si ce n’est pas encore le grand rush. « Il n’y a pas de doute, les choses vont s’améliorer au fur et mesure que la fête approche », a souligné, avec certitude Aminata Mbengue Ndiaye. Le ministre a félicité et encouragé les éleveurs du Sénégal pour le remarquable travail fait et qu’ils continuent de faire. « L’appel du président pour l’autosuffisance du Sénégal en moutons est en marche. La production nationale vient de connaître un grand bond en avant, en augmentant de 100.000 moutons », a révélé le ministre qui invite les producteurs à se mobiliser davantage pour satisfaire les besoins de notre pays. Aminata Mbengue Ndiaye veut des investissements massifs dans le secteur de l’élevage pour booster la production nationale et arriver à l’autosuffisance. « L’accompagnement de l’État est un acquis. Avec un peu de volonté et de créativité, notre pays arrivera à atteindre l’autosuffisance en moutons », a insisté le ministre qui a rappelé les efforts fournis pour soutenir les producteurs : subvention aliments de bétail, accès à l’eau, campagnes régulières de vaccination du cheptel et amélioration des conditions d’existence des éleveurs.

Aminata Mbengue Ndiaye a aussi rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité. Dans certaines zones, a-t-elle relevé, on ne connaît plus le phénomène de vol de bétail grâce aux opérations conjointes de la Police et de la Gendarmerie. « C’est une dynamique à saluer et à encourager », s’est exprimée le ministre qui a promis également de soutenir les éleveurs de Kébémer pour l’acquisition d’un marché à bétail digne de la ville. « Trouvez le site et venez me voir. On fera le nécessaire pour vous mettre dans de bonnes conditions de travail » dixit Aminata Mbengue Ndiaye.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a indiqué, samedi, à l’issue de sa tournée agricole dans la région de Diourbel que le Sénégal est en bonne voie pour atteindre l’autosuffisance en riz. « Toutes les conditions sont réunies pour relever ce défi », dit-il. « Dans beaucoup de régions du pays à l’image de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Diourbel, etc. les paysans sont en train de cultiver le riz. On cultive cette variété partout au Sénégal », a-t-il précisé. Selon le ministre, c’est la première fois que le Sénégal a obtenu 950.000 t de riz en 2016.

« En 2012, la production de riz était de 400.000 t, elle a atteint, aujourd’hui, les 950 000 t », a apprécié M. Seck, tout en indiquant que la double culture du riz est aujourd’hui une donnée réelle dans beaucoup de localités du pays. Sa conviction est que toutes les conditions sont réunies pour que le Sénégal atteigne l’autosuffisance en riz d’ici peu. « Si toutes les initiatives arrivent à termes, il n’y a pas de raisons de ne pas y croire », a-t-il ajouté. De son côté, le président du mouvement « Forces paysannes », Aliou Dia, invite les Sénégalais à vivre de ce qu’on cultive, à consommer local.  

S. D. SY et M. DIEYE

A Fass Barigot (Guinguinéo), le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a réfuté l’information consistant à dire que les semences distribuées par l’État sont de mauvaise qualité. Selon Papa Abdoulaye Seck, les semences sont non seulement de qualité mais elles sont arrivées à temps de même que les intrants et le matériel agricole.

C’est sous une pluie fine que le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck, a effectué, hier, sa tournée dans la région de Kaolack. De Fass Barigot (Guinguinéo) à Porokhane, il a beaucoup plu. Des pluies qui n’ont nullement entamé l’ardeur et la détermination du ministre et sa délégation à se rendre dans les périmètres agricoles du producteur Ibra Kébé dit Khalifa à Fass Barigot et du guide religieux Serigne Bassirou Mbacké fils de feu Serigne Moustapha Bassirou Mbacké à Porokhane. A Fass Barigot, Ibra Kébé, grâce à sa famille notamment son fils Babou Kébé, professeur de mathématiques à Soum (Foundiougne) a emblavé 20 hectares d’arachides et une dizaine d’hectares pour le mil. Son rêve, c’est de devenir un gros producteur. Pour cela, il mise beaucoup sur un accompagnement de l’État pour intégrer le « cercle des gros producteurs ». Pour ce faire, il compte ainsi porter son périmètre arachidier de 20 à 35 hectares, l’année prochaine.

Dans la foulée, il a magnifié le déplacement du ministre. « C’est une initiative louable. Si le gouvernement veut réaliser les objectifs fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse), il doit davantage renforcer ses politiques en faveur du monde rural en termes d’intrants, de semences et de matériels agricoles », déclare Ibra Kébé, tout en soulignant avoir reçu sa dotation en intrants et en semences à temps. « Si vous continuez sur cette lancée, le président de la République ne doit rien craindre pour sa réélection en 2019 », commente-t-il. Pour sa part, son fils Babou Kébé souligne qu’il n’est pas si aisé d’allier l’enseignement et l’agriculture. « Je n’ai plus de vacances. Depuis la fermeture des classes, je suis dans les champs et je m’apprête à reprendre le chemin de l’école », explique-t-il. Étant fils d’agriculteur, il est devenu un passionné du métier et fier de l’être. Pour l’enseignant, les rendements sont également au rendez-vous grâce aux politiques novatrices de l’État en faveur des paysans.  

A l’occasion, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a relevé que « les semences distribuées par l’État sont « de très bonne qualité et que les intrants sont arrivés à temps ». C’est ce qu’on constate sur le terrain et le producteur Ibra Kébé vient de le confirmer, déclare Papa Abdoulaye Seck. C’est pour cela, a-t-il ajouté, que les cultures sont prometteuses dans cette partie du pays. Au sujet du professeur de mathématiques-agriculteur, le ministre rappelle qu’il est encore possible d’allier l’agriculture et d’autres métiers.
Le ministre a instruit son département à davantage soutenir le producteur Ibra Kébé à la dimension de son ambition. « Il y a des gens qui racontent des contrevérités sur le domaine, alors qu’ils ne sont pas sur le terrain. Ce n’est pas normal car cela ne fait pas avancer les choses », regrette le ministre qui est convaincu que « si l’on continue à croire en l’agriculture, on peut espérer atteindre l’émergence économique du pays conformément à la vision du chef de l’État ».

Souleymane Diam SY

A Affia Mbacké et à Darou Salam, villages situés dans l’arrondissement de Ndoulo (région de Diourbel), le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural, s’est dit rassuré de la situation des cultures constatée sur place. A son avis, cette performance a été réalisée grâce à la distribution en quantité, en qualité et à temps des semences et des intrants agricoles. A Darou Saloum, chez Serigne Moustapha Lakram Mbacké, il a magnifié l’expérimentation de la culture du riz dans le Baol en hivernage.                                                                           

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a été, samedi, l’hôte du guide religieux, Serigne Moustapha Lakram Mbacké, à Affia Mbacké puis à Darou Salam, villages situés dans l’arrondissement de Ndoulo. Sur place, il a visité les hangars abritant le matériel agricole mis à la disposition du guide religieux qui est un grand producteur agricole. Il s’agit, entre autre, de tracteurs, de semoirs, de houes, de polyculteurs équipés, de « Arara », une batteuse à mil, une batteuse à arachide, une presse à huile, de pulvérisateurs, de atomiseurs, de camionnettes, de moulins, de chevaux, de pairs de bœufs, d’ânes. Après cette étape, Pape Abdoulaye Seck, accompagné d’une forte délégation, a visité les 375 hectares emblavés par le guide religieux à Affia Mbacké et à Darou Salam sur un total de 900 hectares cultivables. Sur les deux sites, on peut constater que les 14 variétés de semences emblavées sont à un stade de développement végétatif avancé. L’arachide est au stade de floraison-gynoforisation, alors que le « niébé » (haricot local) est en phase de ramification. Le mil et le sorgho sont au stade de montaison. Le sésame est au stade de six feuilles. Le riz dont 0, 5 hectare, expérimenté à Darou Salam, est au début du tallage.

Poursuite des politiques agricoles
Après avoir effectué le tour de ces deux périmètres agricoles du guide religieux, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural se dit rassuré de la situation constatée sur place notamment du nombre de variétés emblavées dont le riz, les semences certifiées et l’engrais en quantité et mis à temps à la disposition des paysans dont Serigne Moustapha Lakram Mbacké. Papa Abdoulaye Seck s’exprimait en wolof à Darou Salam, dernière étape de sa tournée dans la région de Diourbel.

Autant d’arguments qui font dire au ministre que le gouvernement doit poursuivre ces politiques novatrices à l’endroit du monde rural. « Le verdict du terrain nous suggère de poursuivre nos politiques agricoles », soutient-il. L’autre donnée importante relevée par le ministre, c’est l’expérimentation de la culture du riz dans le Baol plus précisément à Darou Salam. Cette expérience montre, selon lui, qu’il est possible de cultiver cette variété partout au Sénégal. A son avis, un producteur agricole ne doit pas seulement se limiter à une seule variété culturale. Sa conviction est que Serigne Moustapha Lakram Mbacké est « un modèle à suivre ».

Dans le Baol, des paysans ont décrié la mauvaise qualité des semences mises à leur disposition. Sur cette question, le ministre a battu en brèche cette accusation, en assurant que les semences distribuées par l’État sont certifiées. Dans ce marché, a-t-il précisé, l’État ne donne que les 60 % des semences aux producteurs à savoir les 75.000 t de semences d’arachides écrémées et certifiées. Le reste, c’est-à-dire les 40%, proviennent des marchés hebdomadaires ou sont distribués par des producteurs privés, rectifie le ministre.

Pour sa part, Serigne Moustapha Lakram Mbacké s’est dit très honoré d’avoir reçu le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, tout en indiquant qu’il a reçu sa dotation en semences et en matériel agricole en quantité et à temps. A l’occasion, le guide religieux a rendu hommage au chef de l’État pour l’estime, la considération et pour les efforts inlassables en faveur du monde rural, des populations. « Tout le monde est unanime à reconnaître les actions louables du président de la République, Macky Sall, pour satisfaire les préoccupations des populations », témoigne le chef religieux. Au nom des populations de Affia Mbacké, venues massivement accueillir le ministre dans les champs, le directeur de l’école Toki Gare (arrondissement de Ndoulo), souligne que « si tout le monde suivait les pas de Serigne Moustapha Lakram Mbacké, notre pays serait émergent », car c’est l’un des plus grands producteurs de la zone ». Sa devise, dit-il, « c’est la prière, le travail et la droiture ». Il se distingue aussi dans le social, confie M. Diop. Le ministre a demandé au guide religieux de prier pour que les politiques engagées par le chef de l’État arrivent à termes au grand bonheur des paysans. Des prières ont été formulées pour un bon hivernage.

A POROKHANE

La volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture magnifiée
A l’étape de Porokhane, cité religieuse, située dans le département de Nioro du Rip, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural s’est rendu au périmètre agricole du guide religieux, Serigne Bassirou Mbacké. Papa Abdoulaye Seck a salué la volonté commune de l’État et des producteurs de « transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise ».

A Porokhane, le ministre Papa Abdoulaye Seck a visité les 28 hectares exploités par le guide religieux Serigne Bassirou Mbacké, situés à moins de deux kilomètres de la cité religieuse sur la route de Keur Maba. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste sablonneuse et accidentée. Les fortes pluies qui se sont abattues la veille dans cette partie du pays ont rendu cette piste qui mène au champ du marabout quasiment impraticable. Malgré tout, le ministre et sa délégation sont parvenus à y poser leurs pieds. Au total, le guide religieux dispose de 430 hectares cultivables. Cette année, seuls 280 hectares ont été emblavés dont les 28 pour son compte. Le reste, il l’a cédé aux populations. Sur les 28 hectares, les 14 pour l’arachide, 10 pour le maïs, 4 pour le mil et un pour le riz avec la variété Nerika 4. A l’occasion, le porte-parole du guide religieux, Mor Ndour, a transmis quelques doléances au ministre, qui sont surtout liées à l’augmentation de la dotation en semences, en intrants et en matériel agricole. Les préoccupations ont eu un écho favorable du côté de la tutelle qui a promis de soutenir davantage le guide religieux.

Sur place, le ministre de l’Agriculture a constaté, avec satisfaction, que les choses se passent comme souhaité. « Nous constatons, dans cette zone, une très grande diversification », a déclaré Papa Abdoulaye Seck, tout en magnifiant la percée du riz à Porokhane. « Nous avons trouvé des personnes qui cultivent le riz et qui le consomment. Ce sont des avancées significatives qui méritent d’être soulignées », a-t-il ajouté. « Partout où nous sommes passées, a-t-il dit, les producteurs nous demandent de faire plus ; ce qui est un très bon signe. Faire plus signifie que nous sommes dans une opération absolument rémunératrice ».

« Notre agriculture avance »
A l’évidence, soutient le ministre, « ici (bassin arachidier) ou ailleurs, nous constatons que notre agriculture avance grâce aux efforts des producteurs et aux efforts financiers de l’État consistant à subventionner les intrants, les semences, le matériel agricole, etc. ». Selon lui, l’État va rester dans cette dynamique car les paysans sont conscients « qu’une gestion optimale de l’exploitation agricole permet de nourrir son homme ». C’est pourquoi, a-t-il constaté, qu’ils (les producteurs) veulent tous augmenter leurs périmètres agricoles ».

Cet engouement montre, à l’en croire, « que nous avons une agriculture qui avance ».  M. Seck a également salué les efforts de diversification des cultures de la part des paysans avec l’expérimentation de la variété du riz Nerika à Porokhane « pour élargir la gamme des produits cultivés ». Le bassin arachidier doit cesser, à son avis, sa vocation initiale pour devenir un « bassin agricole » eu égard à la diversification des cultures. « Du côté de l’État tout comme celui des producteurs, il y a une volonté commune de transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise », a-t-il apprécié. Et cette visite confirme, selon lui, « que nous sommes absolument sur la bonne voie ».

Souleymane Diam SY

Bon comportement des cultures
La Direction régionale du développement rural (Drdr) de Diourbel a noté, dans un document remis à la presse, un bon comportement des cultures autour des postes pluviométriques de Ndame, Sadio et Taïf du fait de la bonne répartition dans le temps des pluies. Et que la situation phytosanitaire est, pour le moment, calme. Dans la région de Diourbel, la situation pluviométrique est excédentaire. Sur les 19 postes, les 16 sont excédentaires par rapport à 2016 et par rapport à la normale 1971-2000. Ngoye, village situé dans le département de Bambey, a enregistré un maximum de 516 mm en 17 jours. Alors que le minimum a été noté à Taïf (Mbacké) avec 219,7 mm.
 

S. Diam SY et M. DIEYE

Pour apporter des réponses efficaces à la problématique de la sécurité alimentaire, le Sénégal mise sur une bonne mise en œuvre du Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) dont la planification des activités opérationnelles a été mise en branle hier. L’objectif est de recenser les actions concrètes à mener pour venir à bout de l’insécurité alimentaire et soulager les populations vulnérables.

Le Plan Sénégal émergent (Pse) fait de la sécurité alimentaire une préoccupation majeure. C’est ainsi que le Sénégal s’est doté d’une Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar) en 2016. Pour son opérationnalisation, le Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) est en cours d’élaboration. Après un atelier de planification stratégique qui s’est tenu en juillet dernier, les différents acteurs, les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers, les organisations non gouvernementales, la société civile se sont retrouvés, ce mercredi, pour un atelier de planification opérationnelle dans l’optique de déterminer les différentes actions qui seront conduites dans ce programme, mais aussi de budgétiser et de définir la stratégie et sa mise en œuvre.

Selon le Secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (Cnsa), le gouvernement s’est engagé dans le combat de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables en s’inscrivant à des initiatives mondiales et régionales. Jean Pierre Senghor a indiqué que ce processus de construction de cette stratégie devrait aboutir à des actions concrètes qui permettent d’atteindre les objectifs. On se fixe de réduire, de manière drastique, cette insécurité alimentaire et nutritionnelle et de permettre au pays de construire des terroirs résilients. Cela permet aux couches vulnérables à cette insécurité d’être beaucoup plus fortes.

Pour le Secrétaire exécutif du Cnsa, l’insécurité alimentaire est une situation récurrente au Sénégal. Elle est due à l’indisponibilité de ressources alimentaires. Ce qui fait que, de temps en temps, un besoin de venir au secours des populations s’impose. « Aujourd’hui, avant de distribuer quoi que ce soit, à qui que ce soit, il y a d’abord un diagnostic à faire sur le plan national pour voir qui a besoin de quoi, de combien et où », a-t-il indiqué. Ce travail-là est en train d’être fait. Il permettra d’être beaucoup plus rationnel, équitable dans la distribution des vivres. Pour le Secrétaire exécutif, le Cnsa va certes continuer à distribuer des vivres à ceux qui en ont besoin, mais il compte bien réduire le gap. Faire en sorte que ces aides soient réduites à leur strict minimum, voire supprimées, à l’horizon 2035, comme le stipule la stratégie nationale de sécurité alimentaire.

S. O. F.

Le premier salon de l’entreprenariat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal a été lancé avant-hier jeudi. Une dizaine d’entrepreneurs gabonais a exposé, à l’ambassade de Libreville à Dakar, divers produits. Ce salon est une occasion, selon leur représentant, Dave Ekang, de promouvoir le savoir-faire des entrepreneurs gabonais à Dakar.

La République du Gabon a célébré, hier, le 57ème anniversaire de son accession à l’indépendance. En terre gabonaise au Sénégal, la fête de l’indépendance de ce pays a été célébrée à travers le premier salon de l’entrepreneuriat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal. A l’ambassade du Gabon à Dakar, située sur la route de Ouakam, dans le paisible quartier de Mermoz, des entrepreneurs gabonais ont exposé des produits riches et variés. Des chaussures et vêtements de marque sont exposés par le duo Nicho et Alf ; deux jeunes étudiants gabonais à Dakar qui s’activent dans le commerce. D’après Alf, leur objectif est d’ouvrir à Dakar un grand magasin pour mieux développer leur commerce et dans l’avenir avoir leur propre marque « Nicho et Alf ». Cédrick Orphée Ayouné, directeur de la Compagnie africaine d’industrie et de négoce (Cafine) s’active dans la vente de l’huile végétale raffinée. Il met sur le marché l’huile « Ndèye Fatou Nekh Lokho ». Même si son produit est bien connu des femmes sénégalaises surtout dans l’agglomération de Dakar, M. Ayouné compte mettre en place une large chaîne de distribution pour vendre cette huile dans toutes les régions du pays. De jeunes entrepreneurs qui s’activent dans la communication digitale ont aussi exposé, à cette occasion, leurs produits à l’ambassade de la République du Gabon à Dakar.

Selon le représentant des entrepreneurs et professionnels gabonais au Sénégal, Dave Ekang, le salon qui est à sa première édition est un espace qui permet aux entrepreneurs de promouvoir leur savoir-faire et savoir-être acquis durant le parcours académique. D’après toujours M. Ekang, dans la coopération entre le Gabon et le Sénégal, Dakar accueille, chaque année, des étudiants venant de Libreville. Ainsi, certains, après leurs études, décident de travailler dans les entreprises sénégalaises. D’autres ont même mis en place leurs propres entreprises. «Nous sommes le fruit de l’éducation sénégalaise et l’école sénégalaise est pour nous une référence. C’est une fierté pour nous d’exposer, auprès de ce public, le résultat de nos initiatives entrepreneuriales », s’est réjoui Dave Ekang. Aujourd’hui, M. Ekang dénombre une vingtaine d’entrepreneurs gabonais au Sénégal. Ces derniers s’activent dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’industrie plastique, du Btp (bâtiment et travaux public), de la communication… « Nous espérons qu’au sortir de cette journée, les échanges entre entrepreneurs gabonais et sénégalais aboutissent à des partenariats concrets mais aussi nous souhaitons, au sortir de cette journée, susciter chez nos frères et sœurs, l’envie d’entreprendre que ce soit au Sénégal ou ailleurs », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur du Gabon au Sénégal, Michel Régis Ndiaye qui a présidé la cérémonie de lancement de la première édition du salon de l’entrepreneuriat et des échanges professionnels des Gabonais du Sénégal a informé les exposants que les orientations du président de la République du Gabon, Aly Bongo Odimba, sont de mettre en avant la diplomatie gabonaise partout à travers le monde.

Aliou Ngamby NDIAYE

Pour mieux assurer la formation des agents du secteur maritime, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a indiqué que l’école nationale de formation maritime (Enfm) sera bientôt muée en école supérieure. Oumar Guèye a laissé entendre que le président de la République, lors de sa dernière visite en Pologne, a décidé, avec l’appui des spécialistes de ce pays, de transformer l’Enfm en une école supérieure nationale de formation maritime avec les commodités d’une université. Le ministre a également annoncé aussi que le quai de pêche de Mboro sera construit cette année en plus des complexes frigorifiques et du point de débarquement de Soumbédioune qui sera bientôt livré.

L’Ecole nationale de formation maritime (Enfm) a organisé, avant-hier, la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2016-2017. Lors de cette rencontre, 36 élèves issus de 4 sections ont reçu leur parchemin. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, qui a présidé la cérémonie, a annoncé plusieurs mesures de lutte contre la pêche illicite.

36 élèves de la promotion 2016/2017 l’Ecole nationale de Formation maritime (Enfm) ont reçu, hier, leur diplôme lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Pêche et de l’Économe Maritime, Oumar Guèye. Ces élèves sont issus de quatre sections de l’établissement, à savoir la section officier, chef mécanicien de navire, la section permis de conduire ; brevet d’études professionnelles maritimes/polyvalent (pont et machine) et la section brevet de capacité en navigation maritime. La promotion sortant de l’Enfm a choisi comme parrain le directeur de la Compagnie africaine de pêche au Sénégal (Capsen), le Coréen Jong Koo Lee. Cette société a développé un partenariat avec l’école nationale de formation maritime marqué par l’envoi de son personnel dans l’établissement pour le renforcement des capacités, mais aussi par l’accueil à Capsen de stagiaires et des diplômés de l’Enfm. Le directeur de Capsen, Jong Ko Lee a indiqué que c’est un grand honneur pour lui d’être choisi comme parrain par cette école qui a formé plus de 1.300 cadres depuis sa mise en place en 1964. Le directeur de l’Enfm, Babacar Faye, a salué le protocole de partenariat qui lie l’école à la Compagnie africaine de Pêche au Sénégal (CapSen) tout en saluant le travail de l’équipe professorale.

La pêche illicite fait perdre au Sénégal 150 milliards par an
Par rapport à la pêche Inn qui fait perdre au Sénégal 150 milliards de FCfa par an, le ministre Oumar Guèye rassure que le Sénégal fait tout pour venir à terme de ce fléau. Il rappelle que l’adoption du nouveau Code de la pêche intègre des innovations majeures pour la protection de la ressource comme l’augmentation de la taille minimale de capture de plusieurs espèces comme les sardinelles (de près de 10 à 18 centimètres) et les mérous de 20 à 40 centimètres. Après avoir félicité les 36 récipiendaires, il leur a souhaité une bonne intégration dans le secteur maritime. Il a également noté que la présence de CapSen dans notre pays est le témoin des bonnes relations entre la Corée du Sud et le Sénégal. Il rappelle que c’est ce pays qui a construit plusieurs ouvrages du secteur pour le Sénégal, notamment le port de Ndahonga, mais aussi les bateaux Aguène et Diambogne, entre autres.

Pour sa part, commentant le thème de la sortie de promotion, «pêche au Sénégal : pêche illicite non déclarée et non réglementaire (Pêche-Inn) et prévention des ressources», le directeur de l’École nationale de formation maritime, Tahirou Samb, est revenu sur la nécessité de protéger les ressources halieutiques « car la pêche illicite entraîne la raréfaction de la ressource».

Oumar KANDE

Après la validation, par le président de la République, de sa Matrice d’actions prioritaires (Map), le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) a entamé la phase d’exécution. Moussa Sow, son coordonnateur national affirme que ce programme va changer radicalement le visage des zones ciblées avec la réalisation de 14.966 infrastructures et actions pour un budget de 600 milliards de FCfa.

Les zones frontalières n’auront plus rien à envier à Dakar ou à Thiès d’ici quelques années. C’est la conviction de Moussa Sow, coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma). Il faisait face à la presse hier pour partager le contenu de la Matrice d’actions prioritaires (Map) du Puma après sa validation par le président de la République.

Au cours de cette rencontre, les responsables du Puma ont détaillé les différents axes de cette matrice où l’on retrouve l’éducation, la santé, la sécurité, les activités génératrices de revenus, les infrastructures. Selon Mamadou Diédhiou, responsable du désenclavement au Puma, il y a 14.966 infrastructures et actions à réaliser pour un budget de 600 milliards de FCfa.
Le Puma, confie-t-il, va toucher 4,7 millions d’habitants, 32% de la population nationale et 69% des populations frontalières. Dix régions sont concernées. Selon M. Diédhiou, il est prévu 2.952 km de pistes rurales ; 769 km de routes à bitumer ; 7 débarcadères. Il est également prévu 3.448 équipements d’allègement des travaux des femmes ; 335 équipements post-récoltes ; 50 tracteurs, 100 motoculteurs. La sécurité ne sera pas en reste puisque le Puma compte réaliser 189 infrastructures (poste de police, de gendarmerie, de douanes, eaux et forêts). L’électrification rurale constitue également une priorité du Puma.

Dans ce cadre, 424 villages seront électrifiés. En plus, il y a aura l’aménagement et la viabilisation de 20.000 hectares en zones agricoles. 569 infrastructures et équipements hydrauliques sont aussi prévus. Les infrastructures et équipements sanitaires à réaliser sont au nombre de 583. La couverture numérique sera fortement renforcée avec la réalisation de 335 infrastructures et équipements.

Commentant cette matrice d’actions, le coordonnateur national du Puma a précisé que les travaux ont déjà démarré. «Les zones frontalières dépasseront Dakar et Thiès en termes d’infrastructures », a déclaré Moussa Sow. Il a saisi cette occasion pour appeler à une mutualisation des efforts entre les différents acteurs qui interviennent sur le terrain. « Avec le Pudc, le Promoville et le Ppdc, nous comptons mutualiser nos actions pour plus d’efficacité », a souligné M. Sow. Il a rappelé que pour cette année, déjà 68 équipements post-récoltes ont été distribués à des localités de Ziguinchor, Podor, Kolda, Tambacounda et Kaolack. Il a précisé que le village de Diakha Guémédji dans la région de Kédougou, a été le premier dossier traité par le Puma. Cette localité, soutient le coordonnateur du Puma, sera doté d’un forage, d’un poste de santé, d’une école. « D’ici un an, ce village que les habitants ont rebaptisé Diakha Macky sera modernisé », a-t-il dit. Il n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par le président de la République pour reloger les habitants de ce village qui se trouvaient en territoire guinéen.

Selon Moussa Sow, le Puma, une initiative du président de la République, vise à répondre aux préoccupations légitimes des populations et corriger l’inéquité à travers les trois composantes que sont le désenclavement, le développement durable et la sécurité transfrontalière.

Président du comité de suivi du Puma, le général Abou Thiam est revenu sur les actions entamées par le programme pour le désenclavement dans la commune de Porokhane dans le département de Nioro du Rip.

Aliou KANDE

Un quota de 780 tonnes d’aliments de bétail subventionnés (5.000 FCfa le sac de 40 kilogrammes) sera livré en guise d’appui aux opérateurs dans les grands les centres de regroupement. Les bons d’enlèvement sont envoyés aux différents gouverneurs concernés. Cela est aussi ressorti de la réunion interministérielle d’hier. En outre, les points de vente de proximité seront installés par les provendiers dans les prochains jours. Sur le plan sécuritaire, comme les années passées, un dispositif sera mis en place par la gendarmerie et la police, appuyés par les agents de sécurité de proximité. Pour ce faire, un appui de 3.000 litres de carburant est déjà livré au gouverneur de la région de Dakar. Pour les autres régions, la mise en disposition de cet appui est en cours.

Nd. M. SECK

Il n’y a aucune crainte à se faire. Le marché sénégalais sera très bien approvisionné en moutons. Ces assurances ont été données, hier, par le ministre de l’Élevage et des Productions animales à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée aux préparatifs de la Tabaski 2017. Pour Aminata Mbengue Ndiaye, 202.334 moutons circulent déjà sur le marché sénégalais.

Le marché sénégalais sera bien approvisionné en moutons, si l’on en croit au ministre de l’Élevage et des Productions animales. A la date du 16 août 2017, le suivi de 121 marchés hebdomadaires et quotidiens ainsi que des importations a permis d’enregistrer 202.334 têtes de moutons dont 128.932 sur les marchés hebdomadaires et 73.402 sur les marchés quotidiens et les points de vente repartis sur le territoire national. En 2016, à la même date, nous en étions à 130.283 têtes de moutons. Une augmentation de plus de 72.051 têtes est donc notée. Aminata Mbengue Ndiaye a donné ces chiffres au sortir d’une réunion technique interministérielle consacrée au suivi de la préparation de la Tabaski 2017, présidée par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Concernant la région de Dakar, il est enregistré un cumul de 52.669 contre 40.771 l’année dernière à la même date soit une augmentation de 11.878 têtes. Selon le ministre de l’Élevage, en général, la grande affluence, c’est 10 jours avant la Tabaski. Et depuis 5 ans, la fête coïncide avec l’hivernage, période pendant laquelle les opérateurs ne se pressent pas pour arriver à Dakar, parce qu’ils évitent les dépenses supplémentaires. « Pour les importations et réexportations de moutons, nous avons dénombré, à la date du 16 août 2017, 134.089 têtes dont 105.213 en provenance du Mali et de la Mauritanie en passant par Kidira, 28.087 en provenance directe de la Mauritanie via Kidira et les portes d’entrée de Saint-Louis, et 789 en provenance du Mali par Kédougou », a laissé entendre Aminata Mbengue Ndiaye. Pour elle, l’effectif importé est pour le moment nettement supérieur à celui de l’année dernière où les importations étaient de 81.518 têtes à la même date, soit une différence de plus de 52.571 moutons. « De même, la situation s’est aussi très bien améliorée à Kahone comparativement à la même période en 2016 où le point de vente n’avait reçu que 8 camions chargés de moutons. Actuellement, 63 camions ont déjà débarqué 9.822 têtes dans la région de Kaolack. Pour ce qui est des sorties vers la Gambie ou encore la Guinée-Bissau, les postes frontalières ont enregistré un total de 11.636 moutons contre 5.000 têtes en 2016 », s’est félicité le ministre de l’Élevage.

Des moutons accessibles à toutes les bourses
Pour ce qui est du transport, Aminata Mbengue Ndiaye a renseigné qu’en rapport avec son collègue en charge du secteur, une réunion été tenue avec les transporteurs au cours de laquelle, il a été proposé des prix dénommés « prix-conseillés ». C’est-à-dire que d’ici à la Tabaski, à chaque période, il y a des prix qui sont conseillés aux transporteurs, aux chauffeurs, aux syndicalistes, et que tout le monde doit respecter. Tout cela, a souligné le ministre, pour que le prix du transport ne soit pas renchéri durant cette période. « Nous avons, toutefois, remarqué que pendant la dernière semaine, quand il y a rush dans les gares routières, la donne change. Mais nous espérons qu’avec la réunion que nous avons eue, chacun respectera les engagements qu’il a pris », a-t-elle espéré. Le ministre a également fait part de sa tournée en République islamique de Mauritanie mais aussi au Mali pour s’entendre avec ses collègues de l’Élevage de ces deux pays sur les mesures prises par le gouvernement du Sénégal pour faciliter l’importation de moutons. « Cela a été très bien accueilli dans ces deux pays, et nous sommes sûrs qu’avec les engagements des éleveurs et des autorités, nous allons avoir un bon approvisionnement en moutons. Nous allons tout faire pour que les moutons continuent d’arriver et que chaque sénégalais puisse avoir un mouton à la hauteur de sa bourse », a rassuré Aminata Mbengue Ndiaye.

Ndiol Maka SECK

Dans sa mission de promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie, l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a audité 7.000 polices d’abonnement de l’État du Sénégal. Le travail de correction des anomalies administratives a permis, selon Birame Faye, directeur général de l’Agence, de faire, en trois mois, des économies à hauteur de 450 millions de FCfa avec un investissement de moins de 200 millions de FCfa.

Une délégation de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme), conduite par son directeur général, Birame Faye, était en tournée, hier, à Mbour. Une occasion, pour M. Faye, de rappeler les missions assignées à sa structure, à savoir la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie aussi bien dans les ménages, que dans les industries et l’administration. Selon lui, l’Aeme travaille à réduire les factures de façon globale et à réduire la facture publique d’électricité de l’État du Sénégal, qui tourne au tour de 30 milliards de FCfa, à hauteur de 10 à 15 %. « Nous avons un programme conformément à notre mission qui consiste à réduire la facture de l’État. Ce programme nous a permis d’auditer 7.000 polices d’abonnement de l’État du Sénégal. Cet audit a permis d’identifier toutes les anomalies à caractère technique comme administratif », a-t-il fait savoir.

Pour les anomalies administratives, a-t-il indiqué, les solutions nécessaires ne nécessitant pas des investissements ont été apportées. À l’en croire, ce travail de corrections des anomalies a permis à l’Aeme de faire, en trois mois, des économies à hauteur de 450 millions de FCfa, avec un investissement de moins de 200 millions de FCfa. « À terme, c’est 1,5 milliard de FCfa économisé par an dans la diminution de la facture de l’État pour seulement les anomalies administratives », a-t-il noté, en précisant que la seconde étape va concerner la correction des anomalies à caractère technique.

Par ailleurs, a indiqué M. Faye, d’autres programmes seront mis en œuvre avec notamment le remplacement de quatre millions de lampes incandescentes par des lampes à économie d’énergie pour les ménages. Selon lui, l’agence, avec des partenaires, s’est dotée d’une stratégie nationale de maîtrise de l’énergie du Sénégal à l’horizon 2030, arrimée au plan Sénégal émergent (Pse). Son appropriation par les agents est fortement attendue, a-t-il souligné.

Au cours de cette tournée, la délégation de l’Aeme a rendu visite à tous les chefs coutumiers et religieux du département de Mbour pour les sensibiliser afin « qu’ils puissent servir de vecteurs à lendroit des usagers de l’énergie de façon globale et de l’électricité en particulier ».

S. O. F.

Accéder à la commande publique. C’est ce que réclament les menuisiers ébénistes de Kaffrine. Soutenant être laissés en rade, ils invitent le gouvernement à rectifier le tir et à soutenir davantage les artisans qui se trouvent dans les régions afin qu’ils puissent capter, au moins, une partie des 15% réservés aux professionnels sénégalais.

Une chaleur torride est perceptible en cette période de l’hivernage. Jeudi 20 juillet 2017, ce jour, les Kaffrinois s’apprêtent à accueillir, dans l’après-midi, la tête de liste nationale de la coalition «Bennoo Bokk Yaakaar». Le corps dégoulinant de sueur, Babacar Cissé, jeune menuisier installé aux abords de la route nationale, ne compte pas se joindre à la foule pour l’accueil de Mahammad Boun Abdallah Dionne. Trouvé dans cet atelier mitoyen au mur du stade régional, M. Cissé était en train de raboter un morceau de planche. Il affirme ne pas avoir le temps des hommes politiques qui ne font que des promesses qu’ils ne respectent jamais. Il fait allusion à la décision du gouvernement d’octroyer 15% de la commande publique aux artisans sénégalais. Mesure qui, selon lui, n’a jamais été bénéfique aux menuisiers de cette partie du Saloum. « Nous n’avons pas accès à la commande publique. Pourtant, nous faisons de bons meubles, plus résistants et moins chers comparés à ceux importés », confie-t-il d’’emblée. « A Kaffrine, ce sont les commerçants, des entrepreneurs sans qualification qui gagnent les marchés publics avant de faire de la sous-traitance. Ils ne connaissent rien de la menuiserie, mais puisqu’ils ont des moyens financiers, ils captent tout », regrette ce jeune menuisier. Ce dernier plaide pour que la commande publique soit bénéfique aux véritables acteurs du secteur et non aux entrepreneurs et autres commerçants.

A Kaffrine, le constat est le même. Les menuisiers sont unanimes à soutenir qu’ils n’ont pas accès à la commande publique. Au quartier Diamaguène Centre, non loin du poste de santé, Bacary Tounkara, président de l’Association des menuisiers ébénistes de Kaffrine, y tient son atelier. En cette matinée de juillet, lui et ses deux apprentis n’ont pas beaucoup de travail à faire. Il confie que pendant l’hivernage, les activités tournent au ralenti car beaucoup sont occupés par les travaux champêtres. Pour l’accès des artisans à la commande publique, M. Tounkara soutient que s’il y a des bénéficiaires, c’est peut-être les artisans de Dakar. « A Kaffrine, aucun menuisier n’a pu gagner une commande publique. Depuis l’annonce de la mesure, nous n’avons rien obtenu », regrette ce quadragénaire marié et père d’un enfant. «Nous sommes à la troisième année depuis que la mesure est entrée en vigueur. Le gouvernement a fait une annonce sans des mesures d’accompagnement. Depuis lors, on continue de lancer des marchés pour équiper certains services de l’administration sans penser aux artisans locaux», déplore M. Tounkara. Il réfute l’argument brandi parfois par certains Sénégalais soutenant que les menuisiers locaux ne produisent pas de bons meubles. «On dit souvent que nos produits ne sont pas de bonne qualité. Je pense qu’avant de faire des affirmations gratuites, il faut, au moins, nous mettre à l’œuvre. Si l’on nous confie un marché et que nous travaillons mal, c’est nous qui perdons », explique le président de l’association. Il affirme que l’État doit faire confiance aux artisans locaux. « Quand on fait confiance à nous, c’est l’État qui en tire les bénéfices. Il peut faire beaucoup d’économies avec la commande locale », argumente-t-il. « Nous réclamons notre part dans la commande publique. Le gouvernement doit prendre des mesures pour nous accompagner dans ce sens », recommande Bacary Tounkara.

Plaidoyer pour une discrimination positive
Ancien président de l’association, El Hadji Babou Dramé abonde dans le même sens que ses collègues. « Nous n’avons pas accès à la commande publique. Parfois, il arrive que certains entrepreneurs qui gagnent des marchés, nous sous-traitent. Ce qui n’est pas bénéfique pour nous car ils ne paient pas bien », souligne-t-il, à son tour. M. Dramé qui dit avoir fait plus de trente ans dans le métier, invite le gouvernement à aider les artisans locaux surtout ceux de Kaffrine à accéder à la commande publique. «Il faut donner les marchés aux ouvriers qualifiés et non aux entrepreneurs qui ne cherchent que du profit», fait-il savoir. Sculpteur qui a préféré rentrer au pays après un séjour de près de 20 ans aux États-Unis, Ibrahima Cissé soutient que le quota de 15% accordé aux artisans locaux est insuffisant puisque le gouvernement vise l’émergence. Il plaide pour qu’il soit ainsi porté à 50%.

Ada Willane, un autre menuisier, est installé sur la route nationale. A l’image de ses prédécesseurs, il admet que ses pairs n’ont pas accès à la commande publique. Toutefois, il pense qu’ils doivent d’abord se conformer à la loi avant de prétendre à quelque chose. «Pour l’accès à la commande publique, il y  a des règles à respecter. Il faut avoir le Ninea, le registre de commerce. Des documents dont beaucoup de menuisiers de Kaffrine ne disposent pas», fait savoir M. Willane qui est le secrétaire général de l’Association des menuisiers de Kaffrine. Il confie que lui-même ne dispose pas, pour le moment, de ces documents administratifs. Selon lui, beaucoup de menuisiers ne remplissent pas les critères pour accéder à la commande publique. «C’est quand j’ai été sensibilisé par l’actuelle équipe de la Chambre des métiers sur l’accès à la commande publique que j’ai compris. J’ai déposé mes dossiers pour avoir le Ninea et le registre de commerce. J’attends qu’on me les délivre», précise-t-il. Encadrant une quinzaine d’apprentis, Ada Willane affirme que le gouvernement qui lutte contre le chômage des jeunes, doit aider les menuisiers. «Dans chaque atelier, il y a au minimum cinq jeunes qui travaillent. Nous luttons, à notre niveau, contre le sous-emploi. C’est pourquoi, le gouvernement doit nous aider, nous renforcer en nous octroyant des marchés», plaide  M. Willane, tout en soulignant que le métier tourne au ralenti pendant l’hivernage. «Kaffrine est une zone rurale. C’est pendant la traite que nous recevons beaucoup de commandes. En hivernage, les clients se font rares», dit-il.

Sur un autre registre, les menuisiers  de Kaffrine font face également à  l’accès à la matière première et à l’acquisition de matériel. « Obtenir de la matière première notamment le bois, c’est compliqué. Même pour le bois importé, ce n’est pas facile pour nous de l’acquérir. Parfois, nous sommes obligés de nous rendre à Kaolack ou à Dakar. Ce qui nous fait des charges importantes », souligne le président de l’Association des menuisiers de Kaffrine. Bacary Tounkara se félicite, tout de même, de l’entente retrouvée entre les menuisiers de Kaffrine et le service des Eaux et Forêts. Dans le passé, leurs rapports étaient, regrette-t-il, « conflictuels ». « Le service des Eaux et Forêts nous aide maintenant pour l’acquisition du bois surtout le venn. Mais, nous sommes inquiets en apprenant que cette espèce sera interdite. Son interdiction va signer l’arrêt de mort de notre métier », alerte-t-il. Les menuisiers de Kaffrine plaident, dès lors, pour une discrimination positive à leur égard comme ce qui se fait pour les femmes. « Nous ne recevons aucune aide des pouvoirs publics alors que nous participons à la création de richesse et d’emploi. Le gouvernement doit penser à nous. A défaut de nous financer, qu’on nous facilite l’accès à la commande publique», fait savoir El Hadji Babou Dramé.

Dossier réalisé par Aliou KANDE

Les artisans de Kaffrine doit s’organiser en créant une structure forte afin de capter la commande publique. C’est ce que recommande Ibrahima Diagne, le secrétaire général de la Chambre des métiers de Kaffrine. M. Diagne reconnaît qu’ils n’ont pas accès aux marchés publics. «Je ne connais pas un menuisier de Kaffrine qui a gagné un marché public », avoue M. Diagne. il précise tout de même que les menuisiers sont impliqués dans la réfection des tables bancs. «Depuis 2016, les menuisiers gagnent la réfection des tables bancs suite à l’expression des besoins de la direction des équipements scolaires», a révélé le Secrétaire général de la Chambre des métiers. Il affirme que les artisans de Kaffrine sont confrontés à un problème d’organisation et de renforcement de capacités pour accéder à la commande publique. « Le problème pour les menuisiers de Kaffrine, est qu’ils ne peuvent pas produire des meubles identiques en quantité et en qualité. Ceux de Dakar ont été formés. C’est dans ce cadre que nous avons formulé une requête au coordinateur du Projet de mobilier national pour le renforcement des capacités des artisans locaux mais nous attendons toujours une réponse. Il y a également l’absence d’une organisation forte dans la région », a déploré Ibrahima Diagne. Il assure que son institution est disposée à les encadrer pour créer une organisation forte. La Chambre des métiers a sensibilisé les menuisiers de Kaffrine pour la création de cette organisation. Mieux, l’institution a effectué une tournée régionale de sensibilisation sur l’accès à la commande publique. Il est également d’avis que l’accès à la commande publique demande des moyens et de l’expertise pour faire des produits identiques.

Un projet pour la réduction du temps d’apprentissage
Les artisans de Kaffrine ont été parmi les premiers bénéficiaires du Projet d’apprentissage rénové. Selon Ibrahima Diagne, Secrétaire général de la Chambre des métiers, ce projet est une initiative du ministère de l’Artisanat qui a reçu le soutien financier de la coopération luxembourgeoise. «Ce projet vise à réduire le temps d’apprentissage dans les ateliers. Avant, les apprentis faisaient entre sept et dix ans de formation pour être autonomes. Nous voulons le ramener à trois ans», a expliqué M. Diagne. La formation est dédiée aux jeunes âgés entre 16 et 22 ans. Il s’agit également, en plus d’écourter le temps d’apprentissage, de délivrer une attestation à la fin de la formation de trois ans et d’équiper les maîtres artisans. Selon lui, le projet est en cours dans la région de Kaffrine. C’est dans ce cadre que 16 maîtres artisans et 80 apprentis ont été sélectionnés pour la première phase.

Bientôt un village artisanal
Pour la seconde phase, poursuit-il, il est prévu un déploiement massif. « Pour cette seconde phase, 60 maîtres artisans ont été sélectionnés. La formation a démarré », a noté le Secrétaire général de la Chambre des métiers. Dans la même lancée, souligne Ibrahima Diagne, avec la coopération allemande, 57 maîtres artisans de Kaffrine ont été formés pour la production de foyers améliorés. « Le projet a été d’un grand apport. Nous avons pu acquérir du matériel. C’est une bonne initiative », se félicite Aly Dianka, menuisier métallique. « Le projet est d’une importance capitale pour nous. C’est une initiative à pérenniser car nous récupérons beaucoup de jeunes exclus du système éducatif », ajoute  Bacary Tounkara, le président de l’Association des menuisiers ébénistes de Kaffrine.

A l’instar des autres capitales régionales, Kaffrine aura bientôt son village artisanal. Selon Ibrahima Diagne, secrétaire général de la Chambre des métiers de Kaffrine, les travaux ont  démarré, il y a près de deux mois. Les bâtiments sont presque finis. Ce village artisanal, précise M. Diagne, comportera un bloc administratif qui va abriter le siège de la Chambre des métiers, 36 cantines, une salle d’exposition et trois autres salles. Ce village, à en croire Ibrahima Diagne, servira de tribune aux artisans de Kaffrine.

A. KANDE

Le Comité national de facilitation des transports et transit routier Inter-état a organisé, hier, un atelier de restitution des rapports de 2015, 2016 et celui du premier trimestre 2017 de l’Observatoire des pratiques anormales (Opa). Il est ainsi recommandé aux autorités de veiller à diminuer le nombre de postes de contrôles installés et de lutter contre les nombreuses tracasseries irrégulières notées dans le corridor.

Dans la mise en œuvre du programme régional de facilitation des transports et transit routier en Afrique de l’ouest, le rapport annuel 2016 de l’Observatoire des pratiques anormales (Opa) publié, hier, a ressorti, de manière globale, une persistance du nombre de postes de contrôle routier, des perceptions illicites et des retards induits. Ainsi, les tracasseries routières, par les coûts logistiques et retards qu’elles induisent, constituent une entrave à la compétitivité économique des pays de l’Uemoa dans l’échiquier du commerce mondial. Selon Cheikh Oumar Gaye, directeur des transports routiers «il ressort des enquêtes menées par l’Opa que le gouvernement du Sénégal ne cesse de déployer des moyens dans la sensibilisation des acteurs et la réduction des points de contrôle pour davantage réduire les tracasseries routières ». Ces résultats positifs par rapport aux autres pays restent, cependant, à améliorer compte tenu des normes communautaires qui fixent à trois le nombre de postes de contrôle tout au long du corridor et surtout relativement aux résultats non fameux enregistrés au premier trimestre, a-t-il dit.

Selon M. Gaye, de manière globale, le Sénégal présente des résultats satisfaisants en comparaison avec les pays de l’Union mais il devrait accroître les moyens et mesures pour maintenir la courbe d’évolution dans sa phase ascendante. En effet, malgré les efforts déployés, les résultats restent moins positifs par rapport à 2015. Après lecture du rapport, les organisateurs invitent au respect des règles et textes édictés dans la sous-région. Il est demandé aux autorités des différents pays concernés de veiller à identifier les pratiques anormales ce qui permettrait d’améliorer la compétitivité des routes.

L’amélioration de la libre circulation des personnes et des biens est fortement recommandée. Beaucoup de tracasseries sont ainsi notées dans le corridor. Ces désagréments induisent des retards dans les performances économiques de la sous-région. Ils viennent retarder les échanges qui ont cours au sein de l’espace sous-régional, regrette Aly Mboup, point focal de la rencontre. Il invite les autorités à instaurer une bonne gouvernance routière dans les principaux axes de l’Afrique de l’ouest afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens. Selon les chiffres publiés, hier, en 2015, 4 postes de contrôle étaient installés sur 100 km et 2 postes sur 100 km parcourus au Sénégal. En 2017, il est noté 6 postes sur 100 km parcourus à Burkina, 5 sur la même distance au Mali et 4 postes de contrôle sur 100 km parcourus au Sénégal. En ce qui concerne les perceptions illicites en 2015, c’est le Mali qui se classe en premier suivi du Niger vient ensuite le Burkina. Les perceptions illicites restent moins importantes au Sénégal et au Togo, rapporte le rapport.

Oumar BA

La Société africaine de raffinage (Sar) a fait adopter, par son Conseil d’administration, la demande exprimée par « Petroleum chemicals & mining company » (Pcmc), filiale du groupe Bin Laden, de céder ses 34 % d’actions à la société Locafrique Holding, indique un communiqué reçu à l’Aps.

Pcmc filiale du groupe Bin Laden détient, depuis 2010, 34% des actions de la Sar que la société Pétrosen, détentrice à l’époque de 80 % des actions, lui avait cédé.
Le Communiqué du Conseil d’administration de la Sar précise que la société Pcmc filiale de Bin Laden Group devait prendre le contrôle de la société d’hydrocarbures avec un total de 51% des actions, à «la condition de procéder au financement du programme d’extension et de modernisation» de l’entreprise.

Le Groupe Bin Laden est entré dans le capital de la Sar en 2010, à la demande du gouvernement du Sénégal, avec pour objectif d’en «prendre le contrôle et de procéder au financement du Programme d’extension et de modernisation de la Sar (Pems)», rappelle le communiqué, précisant les conditions dans lesquelles Bin Laden devait se retrouver actionnaire majoritaire.

«Concomitamment avec l’Accord de cession des 34% conclu avec Petrosen détentrice à l’époque de 80% des actions, un autre Accord avait été signé avec le gouvernement définissant les conditions d’exécution des engagements relatifs au Pems», indique la même source. « 17% des actions devraient être cédées ultérieurement par Petrosen pour parachever le contrôle du capital de la société avec 51% », explique la note du conseil d’administration.

Le communiqué explique la cession des actions par Pcmc Bin Laden à Locafrique Holding par «un désaccord» sur le choix stratégique adopté par la Sar en 2013 à la suite d’une étude.
«En 2013, le Conseil d’administration avait lancé une étude relative à l’avenir de la Sar. Cette étude conclut à plusieurs scénarii dont un relatif à la liquidation de la Sar et à la construction d’une nouvelle raffinerie de grande capacité pour le marché national mais aussi et surtout pour l’international. Ce scénario était la préférence du Groupe Bin Laden», lit-on dans le document.

En lieu et place de la «liquidation de la Sar et la construction d’une nouvelle raffinerie», option qui avait été la «préférence de Bin Laden group», la Sar a décidé de procéder à l’extension et à la modernisation des installations de la raffinerie.

«Un autre scénario portait sur la modernisation de la raffinerie et l’augmentation de sa capacité afin de satisfaire le marché national et sous-régional. Cette option, adoptée par le Conseil d’administration, fut celle de l’État du Sénégal à travers son actionnaire Petrosen», précise le conseil d’administration de la Sar.

C’est suite à ce «désaccord» que le partenaire Pcmc Bin Laden a décidé de céder ses actions, ciblant plusieurs opérateurs économiques «suisse, américains, anglais et 3 opérateurs sénégalais», explique la Sar qui ajoute que la société Locafrique qui a emporté la préférence de Bin Laden est «une société à capitaux sénégalais établie à Dakar».

«Locafrique Holding va se substituer au Groupe Bin Laden dans le financement du Programme d’extension et de modernisation de la Sar et mettra immédiatement à la disposition de la Sar et de ses partenaires techniques, un financement de 70 millions d’euros, pour la mise en œuvre de son plan stratégique 2016-2021», selon le Conseil d’administration qui se «félicite» de l’arrivée de Locafrique dans le capital de la société.

APS

Le Fonds monétaire international (Fmi) a publié, avant-hier, sa quatrième revue au titre de l’instrument de soutien à la politique économique du Sénégal. Dans ce document, le Fmi souligne que les résultats du programme appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique (Ispe) ont été satisfaisants.

«Les perspectives économiques du Sénégal sont globalement positives et les risques demeurent gérables », indique le Fmi dans sa quatrième revue au titre de l’Ispe. « Tous les critères d’évaluation et objectifs indicatifs fixés pour la fin décembre 2016 ont été respectés, tout comme quatre des sept objectifs indicatifs fixés pour la fin mars 2017 », lit-on dans le document que « Le Soleil » a parcouru. Sur les cinq repères structurels fixés pour la période allant de décembre 2016 à mars 2017, souligne-t-on, « trois ont été satisfaits ». Sur les deux repères non respectés, ajoute-t-on dans le document, « un l’a été avec retard et l’autre n’a pas encore été appliqué ». A ce titre, les services du Fmi recommandent la conclusion de la quatrième revue de l’Ispe et la prolongation d’un an de l’Ispe.

Dans le Pse, souligne-t-il, « la croissance a enregistré une progression soutenue pour se situer à 6,7 % en 2016, tandis que l’inflation est restée faible ». « Le déficit budgétaire est descendu à 4,2 pour cent du Pib en 2016 et il est prévu que le Sénégal tienne le critère de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine de 3 % du Pib à l’horizon 2018, soit un an avant l’échéance requise », ajoute-t-on. Pour le Fmi, la poursuite de la mise en œuvre de réformes et politique saines est importante pour entretenir une croissance forte et atteindre les objectifs de développement du Sénégal. « Pour réaliser les objectifs du Pse en faveur d’une croissance forte et soutenue et d’une réduction de la pauvreté à moyen terme, les autorités sont déterminées à mener d’autres réformes visant à faciliter l’investissement privé », a magnifié le Fmi.

Pour cela, estime l’institution financière, il faut exécuter des projets d’infrastructure de haute qualité et renforcer le climat des affaires en menant un travail permanent pour réduire les coûts énergétiques, renforcer la gouvernance et exécuter des réformes dans les domaines de la justice et du foncier. A en croire le Fmi, une zone économique spéciale (Zes) dotée de normes rigoureuses de gouvernance économique et de faibles taux d’imposition pourrait, de l’avis du Fmi, jouer un « rôle catalyseur pour mobiliser des niveaux élevés d’investissement privé ». « Les autorités ont mené d’importantes réformes budgétaires pour accompagner le travail d’assainissement en cours tout en augmentant l’investissement public. Cela a été possible grâce à la maîtrise de la consommation publique, y compris de la masse salariale », a précisé le Fmi, tout en saluant la détermination des autorités « à élargir davantage la marge budgétaire qui permettra de financer les dépenses d’infrastructure fort nécessaires » grâce à une amélioration de l’administration fiscale et une réduction des exonérations d’impôts. « Les autorités reconnaissent qu’il est important de renforcer la gestion de la dette pour accompagner la viabilité des finances publiques. Il faudra, pour cela, des réformes propres à corriger les faiblesses des opérations du Trésor et maîtriser les besoins de financement additionnels liés aux retraites de la Poste et de la fonction publique, et pour améliorer la gestion des finances publiques », ont suggéré les rédacteurs de la revue.

Souleymane Diam SY

«Le Phare », bulletin trimestriel de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a, dans son numéro de juin, mis l’accent sur les Petites et moyennes industries (Pmi). Dans un article, l’auteur Fahd Ndiaye, chef de la division des statistiques économiques recommande de développer l’innovation pour augmenter les parts de marché.

Fahd Ndiaye, chef de la division des statistiques économiques à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) invite les petites et moyennes industries (Pmi) à développer l’innovation pour augmenter leurs parts de marché. Cette recommandation est contenue dans un article du « Phare », le bulletin trimestriel de l’Ansd du mois de juin dernier. M. Ndiaye a rappelé qu’au Sénégal, les Pmi modernes représentent 92,2% du tissu industriel. Selon lui, l’étude révèle que le chiffre d’affaire des Pmi est en baisse au moment où le marché extérieur reste largement sous-exploité. « En effet, 68,8% des entreprises industrielles ont réalisé la totalité de leurs chiffres d’affaires sur le marché domestique et moins de 1% d’entre elles l’ont réalisé à l’extérieur en 2015 », souligne Fahd Ndiaye. Il souligne que ce constat suscite une interrogation majeure à savoir pourquoi autant de Pmi choisissent de reposer exclusivement sur le marché domestique alors qu’elles peuvent bénéficier d’une pléthore d’accords commerciaux signés par le Sénégal dans l’Uemoa, la Cedeao ou d’autres espaces économiques. Il soutient que plusieurs facteurs peuvent expliquer le positionnement des entreprises sur le marché domestique. Il peut s’agir, à son avis, d’un manque de compétitivité, du faible contenu en innovation de leurs produits, de l’insuffisance des dépenses en investissement, leur taille ou leur activité. Le chef de la division des statistiques économiques de l’Ansd révèle que plus des trois quarts des Pmi (77%) n’ont pas fait de dépenses de publicité pour l’année 2015. S’agissant de recherche-développement, seules 7,6% des Pmi ont réalisé des activités sur les trois dernières années. Fahd Ndiaye conclut que nos Pmi semblent marquées par un niveau insatisfaisant d’innovation et de recherche continue de l’excellence qui se reflète dans la faiblesse des dépenses consacrée à la recherche-développement, au renforcement de capacités et à la publicité. Elles semblent se contenter de leurs acquis alors que des leviers existent pour booster leurs performances. Il affirme qu’avec plus d’innovation, nos produits se distingueraient mieux par rapport aux autres notamment sur les marchés extérieurs. « Il s’agit notamment d’être plus innovant en développant leur savoir-faire et en renforçant les compétences de leur personnel. Ces efforts devront être soutenus par l’État qui doit renforcer la structuration des filières industrielles, réaliser des infrastructures de qualité et développer des zones économiques spéciales », recommande l’expert de l’Ansd.

Aliou KANDE

A la rupture de stock en oignon local, s’ajoutent les difficultés qu’ont les commerçants à protéger leurs marchandises de l’humidité et de la chaleur.Autant de facteurs qui participent à faire monter les prix de certains produits.

Au parc à oignon du marché Thiaroye, les dépôts sont quasi vides, accordant ainsi aux quelques dockers de longs moments de répit à l’ombre de parasols. Le marchandage est moins fréquent et moins intense que d’habitude. A ce jour, le kilogramme est à 475 FCfa. Pourtant, il y a moins d’un mois, la même quantité valait moins de 250 FCfa. Le marché de Thiaroye est presque totalement dédié au commerce d’épices et de légumes. Les prix sont souvent moins chers qu’ailleurs. Mais cette période de l’année coïncide avec la flambée des prix de certaines denrées.

Pour expliquer cet état de fait, l’adjoint au délégué du marché, Sidy Gueye, évoque l’arrêt des importations décidé par les autorités, pour écouler la production locale. Or, cette dernière est en phase de rupture. A ce stade, les produits concernés deviennent plus chers du fait de la rareté.Une situation pour le moins inquiétante en cette veille de Tabaski. En effet, l’indisponibilité de l’oignon sur le marché touche aussi bien les ménagères que les commerçants. Leurs activités tournent, en ce moment, au ralenti. Pour juguler le problème, les acteurs attendent de l’État la levée de l’interdiction de l’importation de l’oignon. Sur ce point, l’adjoint au délégué rassure. « J’ai assisté, hier, à la réunion de l’Agence de régulation des marchés (Arm), et il est convenu de la réouverture des importations d’oignons à partir du 15 de ce mois. Toute l’étendue du territoire sera suffisamment approvisionnée bien avant la fête. Les prix vont considérablement chuter », affirme-t-il, d’un ton certain et satisfait.  Seulement, la difficulté quotidienne de la ménagère sénégalaise ne se limite pas aux oignons. Le cabus et la carotte sont tout aussi chers. Le premier produit cité est à 500 FCfa le kilogramme, et le second – importé de la Hollande- à 600 FCfa le kilogramme. Dans les venelles boueuses du marché, le flux est tendu et dominé par les femmes. Elles se faufilent entre les étals respirant et toussant au contact des effluves de piment et de poivre. Cabas à la main, Aïssata Wellé est venue au marché de Thiaroye pour s’approvisionner. Elle revend légumes et condiments en détail. Son petit commerce tient sur une table à Diamaguène. Elle espérait faire ses emplettes à moindre coût en venant ici, sauf que, ces jours-ci, la conjoncture complique les échanges.

Les légumes inaccessibles
Legumes Marche« Je fais moins de bénéfices durant les hivernages. Les légumes deviennent subitement inaccessibles. Je suis obligée de continuer pour subvenir à mes besoins et participer à des tontines. Mais le plus difficile, c’est que les clients ne comprennent pas toujours que la hausse des prix ne dépend pas de nous », se plaint-elle.

En fait, la saison des pluies engendre d’énormes pertes pour les grossistes. Au parc à cabus, les précipitations conjuguées à la canicule et à l’humidité du sol, causent un pourrissement rapide et massif des produits. Des sacs de choux flétris de 60 kilogrammes jonchent le sol, en proie aux rayons du soleil. Ils sont, aujourd’hui, bons pour le bétail. Pourtant, hier seulement, ils étaient propres à la consommation. Un manque à gagner conséquent pour Pape Bèye. « Au lieu de 16.000 FCfa, nous les bazardons à 9.000 FCfa. Aussi, y a-t-il beaucoup d’engrais dans ces produit, c’est pour cela que leur conservation pose problème», se désole-t-il.  Il estime que pour combler ces pertes, ils sont contraints de renchérir sur les prix des choux encore comestibles. La situation relève ainsi  d’une difficulté à stocker convenablement ces légumes.

Toutefois, quelques légumes sont vendus à des prix relativement bas. Leur abondance sur le marché oblige les commerçants à reconsidérer leur valeur. C’est le cas du poivron vert et de l’aubergine amer monnayés respectivement à 300 et 250 FCfa le kilogramme. En d’autres temps, ils peuvent couter jusqu’à 800 FCfa, renseigne la vieille Maty Ndiaye, vendeuse de légumes.

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la  démographie (Ansd), en une année, les prix des produits locaux ont grimpé de 3,3 % et ceux importés de 2,2%.

Assane FALL (stagiaire)

Le kilogramme de la viande bœuf est à 2.800 FCfa à la boucherie du foirail de Sicap Mbao. L’abondance de pâturage en cette période d’hivernage n’y fait rien. Pour cause, les prix des bêtes qui ont considérablement augmenté. Le prix de bœuf est aux alentours de 300.00 FCfa. A cela s’ajoute la rareté du bétail qui, habituellement, venait de la Casamance. Selon Ndéllé Mbaye, boucher, la nouvelle tendance d’exporter les bêtes vers la Gambie et la Côte d’Ivoire impacte négativement sur le marché local. Il estime que les prix ne peuvent pas diminuer d’ici à la tabaski. Il en est de même pour le prix de la viande de mouton qui est à 3.300 FCfa au lieu de 3.000 FCfa.

A. FALL (stagiaire)

Un Comité régional de développement (Crd) vient d’être consacré aux préparatifs de la Tabaski pour éviter la situation de pénurie de moutons observée, il y a deux ans. Pour l’édition de cette année, les besoins en moutons sont estimés à 6.365 têtes à Sédhiou.

Ce problème, selon les participants à ce Crd, n’était pas spécifique à la région de Sédhiou puisque les autres régions telles que Kolda et Ziguinchor l’avaient également connue par le passé.
Bien que cette pénurie de moutons a pu être évitée, l’année dernière, grâce aux efforts déployés par les autorités sénégalaises, les participants à ce Crd n’ont pas manqué de relever la cherté du mouton.

L’occasion a été saisie par l’adjoint au gouverneur de Sédhiou en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, de préciser que le rôle de l’État est plutôt de favoriser la fourniture normale du pays en moutons pour permettre à chaque Sénégalais d’avoir son mouton de Tabaski. L’État, selon lui, ne peut pas fixer les prix puisqu’il ne sait pas les conditions dans lesquelles l’opérateur a pu avoir ses moutons. Les membres du Comité régional de développement ont profité de l’occasion pour évoquer les difficultés rencontrées dans l’acheminement des moutons dans la capitale du Pakao.

Pour la plupart des intervenants à cette rencontre régionale, c’est surtout  en Gambie que les opérateurs rencontrent le plus de difficultés. L’adjoint au gouverneur de Sédhiou, en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, a rassuré les participants à ce Comité régional de développement que les deux États (sénégalais et  gambien) prendront toutes les dispositions pour  qu’une telle situation ne se reproduise plus.  Il a ajouté qu’en ce qui concerne la sécurité, la commune, en partenariat avec les services concernés, saura, comme d’habitude, faire face à cette exigence en prenant des dispositions appropriées pour sécuriser les deux seuls « darals » ou points de vente de moutons de Sédhiou.

La question de la propreté des lieux de vente a été également au centre des débats. A ce sujet, il a été exigé que pendant toute la période de vente des moutons et bien après celle-ci, des mesures soient prises pour que les vendeurs ne repartent plus sans nettoyer l’endroit où les moutons étaient parqués. Pour le moment, on attend encore l’arrivée des premiers troupeaux de moutons dont le retard semble être lié aux dépenses relatives à leur garde jusqu’au jour de la Tabaski. Plus la période de vente est longue, plus les dépenses d’entretien et de garde sont élevées pour les promoteurs.

Malamine  KAMARA

Le trésor public de Côte d’Ivoire procédera, le 7 septembre 2017, au paiement des profits semestriels de son emprunt islamique dénommé Sukuk État de Côte d’Ivoire 5,75%, 2016-2023 pour un montant global net d’impôt de 4,702 milliards de FCfa (environ 7,523 millions de dollars), a appris, samedi, Apa, auprès de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).  L’État ivoirien avait levé, entre le premier et le 31 août 2016, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), un montant de 150 milliards de FCfa (environ 255 millions de dollars) adossés à des actifs compatibles avec les principes de la finance islamique et évalués à 165 milliards de FCfa.

Le prix d’une obligation islamique était de 10.000 FCfa avec une marge de profit de 5,75%. La durée de l’emprunt islamique était fixée à sept ans couvrant la période 2016-2022.
Le montant levé était destiné au financement de projets de développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

APA

La Corée du Sud, à travers  l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica), en étroite collaboration avec les autorités administratives, la Saed et le service départemental du développement rural, a démarré, depuis l’année dernière, un projet de développement inclusif et durable de la chaîne de valeur riz dans le département de Podor.

Le directeur général du Projet, Rak Myeong Jung, a, au cours d’une réunion des bénéficiaires tenue avant-hier lundi à Nianga, sous la présidence de l’adjoint au préfet de Podor, Adama Camara, rappelé que ce programme de développement agricole, financé par le gouvernement sud coréen pour un coût global de 8,5 millions de dollars américains, soit 4,250 milliards de FCfa, est prévu pour une durée de 7 ans. Il a précisé que ce programme est mis en œuvre conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité, du gouvernement sud coréen, un appui pour « booster » le développement agricole dans notre pays.

Selon lui, ce projet de l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica) intervient dans certaines localités du département de Podor, notamment dans les communes de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé village. Il contribue également à l’augmentation de la sécurité alimentaire et à l’établissement d’un modèle de projet d’union rurale en renforçant la chaîne de valeur riz au Sénégal.

M. Jung a aussi exhorté les maires et les conseillers municipaux des différentes communes ciblées par ce projet, à accélérer le processus de délibération pour l’attribution des parcelles à usage agricole dont ils ont besoin dans la mise en œuvre de ce projet. Il a demandé aux autorités administratives d’intercéder en leur faveur auprès des services de la Senelec, en vue de leur permettre de disposer, au moment opportun, de l’électricité dont ils ont besoin pour faire fonctionner les Groupes motopompes (Gmp), le centre polyvalent de formation des producteurs et autres infrastructures qui seront mis en place.

Pour sa part, l’ingénieur délégué de la Saed à Podor, Amadou Tidiane Mbaye, a laissé entendre que ce projet sud coréen mettra en valeur 602 hectares de terres cultivables dans ces trois communes. Il a, par ailleurs, noté que les responsables de ce projet sont en train de recenser et d’identifier les ménages bénéficiaires, de mettre en place les Gie chargés d’exploiter les trois grands périmètres de la zone d’intervention. Il a enfin annoncé que les paysans seront en mesure d’exploiter ces périmètres agricoles au plus-tard en février 2019 et que les premières récoltes de riz seront attendues en juin 2019.

Auparavant, le préfet Adama Camara et les représentants des populations bénéficiaires ont rendu un vibrant hommage au gouvernement sud coréen et à toute l’équipe de Rak Myeong Jung pour leur contribution à l’atteinte des objectifs du programme national d’autosuffisance en riz initié par le président Macky Sall. Déjà, indique-t-on, les bonnes expériences tirées des fermes démonstratives de la Koika et les perspectives d’aménagements de terres en vue, suscitent l’engouement des populations bénéficiaires. En plus de la mise en place de systèmes d’irrigation très performants, de centres d’unions, de salles polyvalentes, de magasins de stockage de riz, la Koica va également remettre des machines agricoles aux producteurs de riz.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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