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Affaires et Finances (1521)

L’enquête sur l’état des lieux de l’industrie, exécutée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur commande du ministère de l’Industrie et des Mines, a été présentée hier. Il en ressort que 47,3% des industries sénégalaises sont satisfaites de l’environnement des affaires et que l’aide publique de l’État, malgré les difficultés, est en adéquation avec les enjeux du secteur de l’industrie.

Cette opération entre dans la deuxième phase de l’étude sur l’état des lieux de l’industrie dont l’objectif est de diagnostiquer le secteur industriel à travers sa position interne et externe, sa dynamique d’investissement et d’innovation. L’enquête a montré l’efficience des dispositifs de soutien public. Ils attestent, selon les chefs d’entreprise, de l’intérêt soutenu des pouvoirs publics et des collectivités territoriales pour l’industrie. Ils déclarent, en effet, pour 27,3% d’entre eux, que l’aide publique de l’État est en phase avec les enjeux du secteur de l’industrie. L’existence de parc avec une fiscalité attractive est évoquée par 22,9% des industries sénégalaises comme étant une opportunité pour leurs activités. Il ressort également des résultats de l’enquête que 47,3% des industries sénégalaises sont satisfaites de l’environnement des affaires. Leur faculté d’adaptation à la demande de l’économie est, par ailleurs, un atout majeur. Ce critère évoqué par 69,6% des industriels traduit leur volonté de satisfaire la demande globale. Le respect des normes internationales, critère déterminant dans la compétitivité industrielle, constitue la seconde force. Près de deux tiers des entreprises sénégalaises (63,1%) respectent ce critère.

La qualité des infrastructures appréciée
En outre, la situation géographique du Sénégal constitue un réel avantage (citée par 73,1% des industriels) pour l’industrie sénégalaise. La chaîne des valeurs déterminant la capacité de l’industrie à obtenir un avantage concurrentiel, la disponibilité de matières premières est citée par 68,3% des entreprises comme étant une grande opportunité dans l’activité industrielle. Le niveau des infrastructures sénégalaises est apprécié pour leur qualité par 56,3% des industriels du secteur. La qualité des infrastructures contribue à l’amélioration de la chaîne des valeurs du secteur et l’accès à une énergie électrique de qualité à un prix compétitif est un atout important, notamment pour les industries de process.

Toutefois, avec 22,8% des industriels déclarant être de notoriété mondiale, le tissu industriel ne dispose pas d’assez d’unités ayant un savoir-faire reconnu. De plus, il se concentre essentiellement sur des produits alimentaires qui occupent 42,5% du secteur suivi de l’industrie d’édition, d’imprimerie et de production, et de l’industrie du travail des métaux. Ces trois sous-secteurs totalisent plus de 57% des entreprises de l’industrie formelle sénégalaise ; celles-là diverses étant très peu représentées avec 4,2% de l’ensemble.

Identifier les leviers principaux de développement du secteur
Parmi les difficultés principales liées à l’exportation de l’industrie sénégalaise sont évoquées la forte concurrence et le manque de compétitivité. En effet, 42,3% des chefs d’entreprise déclarent la concurrence comme une entrave à leur activité d’exportation. Le manque de compétitivité industrielle est souligné par un peu plus du dixième (10,2%) des industriels. La concurrence est fortement présente dans le marché local sénégalais. C’est plus de deux tiers des entreprises (67,1%) qui déclarent être menacées par des concurrents sur le marché intérieur. Les entreprises ont aussi été interpellées pour identifier les leviers principaux qui pourront développer le secteur industriel. Ils ont trait à l’innovation, à l’amélioration des compétences, au développement des savoirs, au renforcement de la structuration des filières industrielles et aux infrastructures de qualité.

Le manque de fonds propres, un problème majeur
Le tissu industriel sénégalais, qui dispose de formidables atouts, reste néanmoins morcelé pour disposer d’un effet de levier favorable face à la concurrence à l’échelle mondiale. Ainsi, la question des fonds propres reste un enjeu important pour renforcer la capacité des entreprises à investir. Un peu moins de onze sur vingt (54,5%) des chefs d’entreprises l’ont évoqué comme une faiblesse de leurs activités. Elle limite ainsi la capacité d’investissement et par conséquent d’approvisionnement des entreprises en intrants et ralentit la chaîne de production. L’insuffisance d’équipements de pointe dans l’accompagnement de leurs activités et l’appauvrissement d’une main d’œuvre qualifiée ont également été soulignés.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Oumar Gueye, qui présidait tout récemment un atelier à Mbour, sur la méthodologie de transposition des directives de l’Uemoa, a noté qu’au Sénégal, la production annuelle avoisine 400.000 tonnes de poissons

« Au Sénégal, la production annuelle avoisine 400.000 tonnes. Cela signifie que le Sénégal produit la moitié de toute la production de l’Uemoa, avec une consommation moyenne, en poisson, de 29 kilogrammes par habitant et par an », a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui présidait tout récemment, à Saly (Mbour), un séminaire sur la méthodologie de transposition des directives de l’Uemoa en matière de pêche.

Ces performances font, selon lui, que la pêche occupe le premier poste d’exportation du Sénégal avec 194 milliards de FCfa en 2015 et 204 milliards de FCfa en 2016, soit 14,63 % des recettes d’exportations. « Dans l’espace communautaire, la production halieutique annuelle tourne, en moyenne, autour de 800.000 tonnes, dont 77 % environ destinés à la consommation des populations locales », a-t-il noté.

« Le Sénégal est le premier de la classe, car ayant transposé une quarantaine sur 60 directives », a souligné M. Diarra qui a rappelé l’importance de l’obligation de transposition. « Elle est essentielle en ce sens que la construction du marché commun repose sur la confiance partagée des États membres », a expliqué le ministre de la Pêche, ajoutant que la mise en œuvre de ce programme a permis de renforcer la collecte des données et d’améliorer la qualité des statistiques par les enquêtes-cadres dans les États membres. Elle a, selon lui, permis aussi de réaliser l’évaluation des stocks halieutiques dans les États côtiers de l’Union. Le secteur de la pêche, a-t-il indiqué, occupe une place de choix dans les politiques de développement économique respectives des États membres de l’Uemoa et contribue, de manière significative, à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et à la nutrition.

Pour le Représentant-résident de l’Uemoa, Dossolo Diarra, il a été constaté une faible transposition par les États membres des directives avec un taux de 27 % en 2012. D’où donc l’opportunité, pour la Commission, à travers cette rencontre, d’apporter un appui technique sur les méthodes et les modalités de transposition des directives afin d’assurer la transposition correcte des directives. « La transposition constitue une obligation communautaire dont le respect implique une transparence fidèle, complète et ponctuelle ». Cette action d’assistance, a-t-il noté, a permis d’améliorer la performance de certains États comme le Sénégal qui se trouve en bonne place avec un taux de transposition qui est passé de 64 % en 2014 à 70 % lors de la dernière revue en 2015.

Cette rencontre avait pour objectif d’aider les acteurs à mieux cerner les contours du processus de transposition et d’approfondir toutes les pistes de réflexion pour une meilleure mise en œuvre, par les États membres, de leurs obligations communautaires.

Samba Oumar FALL

Donner une plus haute valeur au poulpe du point de vue de la gestion durable et de la qualité pour une meilleure exportation. Tel était l’un des objectifs principaux de l’atelier d’échanges sur les expériences de gestion durable de la pêcherie de poulpe, tenu, hier, dans la capitale sénégalaise.

En 2016, la pêche a occupé le premier poste d’exportation du Sénégal avec 204,43 milliards de FCfa, soit 14,63% des recettes d’exportations. C’est pour renforcer ces acquis que, face à la surexploitation des espèces démersales côtières et aux limites de la gestion centralisée pratiquée depuis plusieurs décennies, l’État, avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), a expérimenté et adopté définitivement l’approche cogestion dont les résultats sont jugés très satisfaisants.

Cette approche a, aux yeux du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Gueye, contribué, de manière appréciable, à l’amélioration de la prise de conscience des acteurs, de leurs rôles et responsabilités dans la gestion durable des ressources halieutiques. Cet atelier s’emploie donc à favoriser le partage d’expériences en gestion durable de la pêcherie de poulpes avec les pays pionniers dans ce domaine comme le Maroc. L’objectif est également d’explorer les possibilités de partenariat en appui à la mise en œuvre du Plan d’aménagement au Sénégal, dans ses différentes composantes.

Par ailleurs, la raréfaction du poulpe invite à adopter de nouvelles approches. En sus, « la valeur commerciale du poulpe sénégalais sur les marchés européen et japonais peut être largement augmentée », note Oumar Guèye. C’est justement pour pallier ces contraintes que le Plan d’aménagement de la pêcherie de poulpe a été élaboré en 2015, avec l’appui du projet d’Aménagement durable des pêcheries du Sénégal (Adupes). L’objectif général qui lui est assigné est la maximisation de la rente attachée à la ressource pour une croissance économique inclusive et durable, conformément aux objectifs sectoriels et macro-économiques.

En outre, le Projet d’étude de promotion de la cogestion des pêcheries par le développement de la chaîne de valeur (Procoval), à travers sa composante « Développement de la chaîne de valeur du poulpe », vise à améliorer la qualité de ce produit afin qu’il puisse répondre aux exigences de qualité du marché japonais et de renforcer les exportations vers ce pays. Le Japon étant un des plus grands importateurs de poulpes. Pour ce faire, des techniques d’amélioration de la conservation de l’espèce sont en cours d’expérimentation aussi bien à bord des pirogues, dans les sites de débarquement, que dans les industries de pêche.

« Ces expériences ont permis la promotion du poulpe sénégalais de qualité améliorée au salon international des produits de la mer de Tokyo en août 2015 et août 2016 et celui d’Osaka en février 2016. Cette performance a suscité un intérêt chez beaucoup d’importateurs japonais dont certains sont même venus au Sénégal pour constater de visu et ébaucher des partenariats avec des exportateurs sénégalais », informe le ministre.

Cette rencontre est d’autant plus importante, selon le représentant résident de la Jica au Sénégal, Moriya, que le poulpe constitue une source de revenus pérennes et de devises étrangères à long terme pour le Sénégal.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, Birima Mangara, a rassuré les femmes dudit département ministériel que l’aspect genre sera pris en compte dans tous les domaines, particulièrement sur la gestion des carrières. Il a reçu hier leur mémorandum dans le cadre de la célébration de la journée du 08 mars.

Les femmes du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ont célébré cette année, dans l’unité, la Journée internationale de la femme. Le ministre délégué au Budget, Birima Mangara a salué cette démarche qui, dit-il, le rassure. Aussi, a-t-il encouragé les femmes du département ministériel à renforcer cette entente. « Elle facilitera nos échanges et la prise en charge de vos légitimes préoccupations », a estimé le ministre délégué en charge du Budget.

A l’en croire, dans son département, la dimension genre sera prise en compte dans toutes ses composantes, notamment dans la conduite de la politique de gestion des ressources humaines et particulièrement en matière de gestion des carrières. « Je me réjouis de la pertinence des activités retenues dans votre programme commun : une cérémonie de levée des couleurs, une matinée de dépistage volontaire et gratuit du cancer du sein et du col de l’utérus ainsi qu’un panel portant sur «le renforcement du pouvoir économique des femmes : clé de l’émergence» au cours duquel hommage sera rendu à des femmes leaders ayant marqué notre ministère », a mentionné Birima Mangara.

Selon le ministre délégué chargé du Budget, l’émergence du Sénégal ne se fera qu’avec des femmes citoyennes, exemptes de toutes affections et économiquement indépendantes. « En choisissant de commencer vos activités par une cérémonie de levée des couleurs, vous montrez tout votre attachement aux symboles de la Nation si cher au président de la République dont l’une des premières mesures, lors de son accession à la magistrature suprême, a été d’instituer la cérémonie de levée des couleurs, le premier lundi de chaque mois au palais de la République », s’est félicité le ministre délégué au Budget.

Ndiol Maka SECK

Conformément aux instructions du président de la République, Macky Sall, de transformer les permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a invité ses services à faciliter la procédure d’acquisition de ces titres par les populations et à rendre gratuite la délivrance des extraits de plans cadastraux.

Désormais, ceux qui détiennent des permis d’habiter et titres similaires peuvent le transformer en titres fonciers gratuitement. L’annonce a été faite par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba. Il participait à une rencontre d’information sur la transformation de titres précaires en titres fonciers à laquelle étaient conviés des acteurs publics et privés intervenant dans le foncier et l’habitat au Sénégal.

«La régularisation de ces titres précaires constitue donc une avancée très importante de grande portée historique et économique », a déclaré, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba.

Il a fait comprendre aux représentants des administrations techniques et autres structures de l’État, intervenant sur les questions d’habitat (notamment la Sicap, la Sn Hlm, la Bhs), de la Chambre des notaires, de l’Ordre des géomètres, de l’Association des maires du Sénégal, de l’Association des délégués de quartiers des imams et de l’Église catholique que les instructions du président de la République engagent le gouvernement à mettre en œuvre un certain nombre de mesures. Il s’agit, selon le ministre de tutelle, de mettre en place, dans chaque centre de services fiscaux, des guichets uniques, dédiés à la transformation de permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers, d’élaborer un plan de communication avec le recrutement de volontaires itinérants, de rendre gratuite la délivrance des extraits de plans cadastraux et de procéder à la signature de conventions avec des Cabinets de géomètres agréés en vue d’accélérer les travaux requis en la matière.

Le ministre de l’Économie a également précisé qu’une bonne partie des occupants de la région de Dakar aspire à la délivrance d’un Titre foncier, notamment à Pikine, aux Parcelles Assainies, à Grand Yoff, dans presque tous les chefs-lieux de région du Sénégal. Par ailleurs, a-t-il souligné, on note une augmentation des demandes de régularisation par voie de bail sur des parcelles de terrain à usage d’habitation comprises dans des lotissements réguliers.

« Les personnes concernées ne disposent généralement pas de titre de propriété, en dépit des mises en valeur réalisées. Toutes ces raisons font que cette décision du président de la République est fort opportune », a conclu le ministre.

Démarche inclusive
Selon lui, cette rencontre avec les représentants des acteurs concernés matérialise une démarche participative et inclusive dans la gestion publique, qui constitue un des soubassements de la mise en œuvre du Pse. Il a, à ce sujet, souligné que le titre foncier est garanti par l’article 15 de notre Constitution et permet de sécuriser l’acquisition, l’investissement et les mutations portant sur une assiette foncière. « Une vulgarisation réussie de cette initiative du président Macky Sall permettra d’augmenter le nombre de titres et va favoriser un regain de dynamisme sur le marché immobilier et de l’investissement », a-t-il déclaré. A l’en croire, à l’indépendance du Sénégal, les droits de propriété créés par l’autorité administrative coloniale ont cohabité avec des droits de propriété coutumiers et administratifs souvent matérialisés par des titres dits précaires tels que les permis d’occuper et les autorisations d’habiter. « Nous avons recensé 122.206 titres fonciers créés à travers l’histoire du Sénégal », a –t-il déclaré.

Pour sa part, le directeur général de la Sn Hlm, Mamadou Kassé, a révélé que les populations doivent à sa société 7 milliards de FCfa. Il prévient que si cette gratuité des titres de propriété se généralise sur le plan national, la dette avoisinera les 15 milliards de FCfa.

Le président de la Commission nationale de la réforme foncière, Moustapha Sourang, après avoir salué cette décision matérialisée par un dialogue, a indiqué que la Cnrf a tenu 118 réunions entre 2014 et 2016. Il a ainsi plaidé pour un apaisement du climat foncier.

Quant à Me Doudou Ndoye, ancien ministre de la Justice et ancien président de la Crf, il a précisé que ces titres fonciers vont enrichir les banques et que ces dernières devraient réfléchir sur la tarification.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le coût de la transformation des droits d’usage à temps en titres de propriété est le blocage à l’atteinte des objectifs qui étaient assignés à la loi 87-11.

A la rencontre des acteurs du foncier pour une mise en œuvre de la transformation de titres précaires en titres fonciers, Mamadou Mamour Diallo, directeur des Domaines, a dit que les objectifs qui étaient assignés à la loi 87-11 n’ont pas été atteints en grande partie, à cause du coût de la transformation des droits d’usage à temps en titres de propriété encore jugé exorbitant par une franche importante des populations qui en sont bénéficiaires.

« Depuis la mise en œuvre de ce texte, le nombre de demandes de transformation de permis d’habiter et titres similaires en titres fonciers reste extrêmement faible malgré les mesures prises et les sanctions déjà engagées par la Direction générale des impôts et des Domaines(Dgid) », a-t-il poursuivi.

D’après lui, « cette situation s’explique par une appropriation insuffisante de la loi par les détenteurs desdits titres et probablement par les frais à acquitter pour la délivrance des extraits de plans parcellaires ».

Le directeur des Domaines a indiqué que les titres concernés par les mesures préconisées sont ceux délivrés aux populations sur des terrains à usage d’habitation relevant du domaine privé de l’État.

Il s’agit : des permis d’habiter et titres similaires (permis d’occuper, autorisations d’occupation et autorisations d’occuper) visés par la loi n° 2011-06 du 30 mars 2011. S’agissant des baux ordinaires, des baux emphytéotiques et des concessions du droit de superficie, M. Diallo a précisé que leur transformation gratuite en titres fonciers requiert une modification ou une abrogation des dispositions de la loi n° 87-11 du 24 février 1987 autorisant la vente de terrains domaniaux destinés à l’habitation situés en zones urbaines.

S. M. Sy CISSE

Le ministre de la Pêche, Oumar Guèye, qui présidait une rencontre sur une meilleure transposition des textes de l’Uemoa à Mbour a plaidé, hier, pour une harmonisaton des législations dans le secteur. « Il nous faut mutualiser la surveillance pour lutter efficacement contre la pêche illégale non déclarée non réglementée qui nous pose énormément de difficulté », a indiqué le ministre. A cause de cette pêche illégale, a-t-il expliqué, le Sénégal perd, selon les statistiques, plus de 150 milliards de francs Cfa par an.

La construction du pont du Djoulol avance à grands pas. Le premier questeur à l’Assemblée nationale et ses collègues du département de Kanel y ont effectué une visite, il y a de cela quelques semaines, en prélude à la tournée économique du président de la République dans la zone. Selon Daouda Dia, la concrétisation de cette vieille doléance va contribuer à désenclaver l’intérieur du pays et à valoriser davantage les potentialités agricoles de la zone.

C’est à pas de charge que le premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, a visité l’état d’avancement des travaux du pont du Djoulol dans le département de Kanel qui traverse le bras de fleuve Sénégal, situé entre Windou Bosséabé et Ganguel Soulé. Le député était accompagné d’une forte délégation composée de ses collègues Seydou Diallo, Mariame Kane, Mamadou Sadio Diallo, du conseiller économique social et environnemental (Cese), Alassane Mbaye Thiam, du haut conseiller des collectivités locales (Hcct), Saphiatou Ba, entre autres. Sur place, techniciens et ouvriers de l’entreprise qui a gagné ce marché sont à pied d’œuvre. Après avoir achevé les appuis intermédiaires, ils en sont à la phase des culées, c’est-à-dire les fondations profondes qui constituent, selon un ingénieur d’ouvrage d’art, la plus grosse partie du travail. « Normalement, nous ne devons pas travailler un dimanche. Mais c’est en perspective du délai de livraison prévu en juin que nous sommes là sur le chantier », explique-t-il. Après cette phase, ils vont attaquer les semelles, les poteaux et les chevêtres. Près de 45 % des travaux ont été exécutés, ajoute notre interlocuteur.

À l’issue de la visite, le premier questeur de l’Assemblée nationale a exprimé toute sa satisfaction par rapport à l’état d’avancement du chantier. « C’est un pont qui va à la fois désenclaver le « Daandé Maayo », mais qui nous permettra d’exploiter les terres cultivables qui sont de l’autre côté de Djoulol », déclare-t-il. Pour lui, cet ouvrage va faciliter davantage le rapprochement entre le « Daandé Maayo » et le « Diéri ». Exprimant toute sa gratitude et toute sa reconnaissance au chef de l’État qui a offert ce « merveilleux cadeau » aux habitants du département de Kanel, il rappelle que c’est une vieille doléance du « Daandé Maayo » qui date pratiquement de 60 ans. « Il fut un temps, les gens n’y croyaient plus ; mais aujourd’hui, c’est une réalité », se réjouit M. Dia. Avec la réalisation de ce pont, l’île à Morfil sera désenclavée puis électrifiée.

Satisfaction
Ce pont va permettre aux villages comme Dioudi Gouriky, Sinthiane Dioudi, Ganguel Soulé, Padalal, Barkatou, Barkewi, Goumal d’être beaucoup plus accessibles. Sur le délai de livraison, le premier questeur et ses collègues députés du département gardent espoir que l’ouvrage sera livré à date échue. « Nous avons vu le maître d’ouvrage qui nous a assurés, que d’ici à juin, au plus tard juillet 2017, les travaux seront achevés », précise-t-il.

Après l’étape du pont, Daouda Dia et sa délégation ont visité le périmètre agricole dédié aux pères de famille de Windou Bosséabé qui sont au nombre de 400. Cette initiative de l’homme d’affaires Harouna Dia, frère du député-maire de Orkadiéré, a été mise en place, il y a une dizaine d’années. Avec un bon encadrement, le député estime que cette petite unité de 25 hectares pourrait servir de levier pour le développement local. « C’est la raison pour laquelle nous nous sommes battus pour que ce pont-là soit réalisé parce que derrière, nous avons des surfaces cultivables, des terres très fertiles, mais le désenclavement faisait défaut », assure Daouda Dia, soulignant que cette infrastructure est porteuse d’espoir. Les opportunités sont considérables, surtout avec l’arrivée de l’électricité jusqu’à Djoulol. « Ce champ-là a été expérimenté pour montrer aux populations que c’est possible de gagner sa vie dignement à travers l’agriculture. Les populations ont compris qu’on peut bien cultiver en contre-saison. Avant, ce n’était pas facile de faire comprendre aux gens qu’on peut cultiver le maïs en pleine saison sèche. De nos jours, cela n’est plus un problème », note-t-il. Le premier questeur a salué l’engouement énorme des populations pour l’exploitation des terres cultivables de l’autre côté du Djoulol. Après l’inauguration du pont, des projets agricoles seront déroulés. « La Saed est en train de faire des aménagements à grande échelle qui permettront à la jeunesse de travailler. Les diplômés comme les non-diplômés pourront exercer dans l’agriculture », indique M. Dia qui invite les jeunes à penser à l’auto emploi, seul moyen, selon lui, d’être autonome. « Si on arrive à respecter les règles du jeu, on peut s’en sortir facilement parce que l’agriculture est un vecteur de développement », soutient le député.

Souleymane Diam SY

La Corporation Procasur, sous le financement du Fonds international de développement agricole (Fida), en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), a développé la route d’apprentissage sous le thème « garantir la sécurité foncière et le droit à l’eau dans les ouvrages d’irrigation grâce à des outils innovants et des solutions concrètes: les cas du Sénégal et de la Mauritanie ». Un panel d’experts s’est tenu hier en vue d’outiller les participants.

Dans le Programme d’apprentissage «Renforcement de capacités et des outils pour reproduire à plus grande échelle les innovations et les diffuser sur la période 2016-2018 », la Corporation Procasur sous le financement du Fonds international de développement agricole (Fida) en collaboration avec l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), a développé la route d’apprentissage sous le thème « garantir la sécurité foncière et le droit à l’eau dans les ouvrages d’irrigation grâce à des outils innovants et des solutions concrètes: les cas du Sénégal et de la Mauritanie ». C’est dans ce cadre que s’est tenu, hier, un panel d’experts qui avait pour objectif d’outiller les participants à la route d’une grille de lecture des expériences en les sensibilisant sur les enjeux liés à la mise en œuvre de projets dans les deux pays. Cette route qui partira du Sénégal pour aller vers la Mauritanie du 6 au 16 mars prochain, inclura les expériences du Programme d’appui aux communes rurales de la vallée du fleuve Sénégal (Pacr), le Projet d’amélioration des cultures de décrue à Maghama (Pacdm) en Mauritanie et le Projet de développement agricole de Matam- Consolidation de la sécurité alimentaire (Prodam-Csa). Elle sera axée principalement sur des mécanismes innovants de régularisation des terres afin de permettre aux groupes les plus vulnérables d’accéder à la terre, à la gestion du domaine irrigué des communes rurales favorisant leur développement économique à travers l’articulation du foncier au développement local. Selon l’expert Ibrahima Arona Diallo, ce voyage d’études est un partage d’expériences qui a pour but d’identifier les bonnes pratiques dans les régions sus nommées en matière foncière.

Serigne Mansour Sy CISSE

Pour le prof Sourang, une loi sur la terre doit être légale mais surtout elle doit être légitime. «Elle doit correspondre à ce que les citoyens considèrent comme bon. On ne peut pas légiférer pour les gens malgré eux et c’est ce schéma là que nous avons préparé. Au Sénégal, nous avons prévu un observatoire du suivi de la réforme foncière », a-t-il informé. D’après lui, une réforme ne plane pas dans le vide, il faut la maîtriser. Ainsi, «l’Observatoire aura un niveau central et des niveaux démembrés à l’intérieur du pays. Il aura une composition plurielle, la société civile, les partenaires au développement, les élus locaux…Cela nous permettra de suivre les inflexions possibles à proposer aux autorités. Mettre les villes et l’intérieur du pays (villages) exactement au même niveau de prévisibilité et au même niveau de sécurité», a-t-il indiqué. Et «éventuellement, s’il y a des investisseurs qui veulent venir mais sur la base d’un cahier de charges, proposer à la collectivité, discuter avec la collectivité, avec maintenant l’arbitrage et la participation de l’observatoire, le tout sous le regard de l’État », a-t-il complété.

Amadou DIOP

Face à la recrudescence des conflits fonciers en Afrique, plusieurs acteurs (chercheurs, membres d’Ong…) qui se sont retrouvés à Dakar, en février, à l’occasion de la conférence internationale sur l’état des droits et ressources 2016-2017, se sont prononcés en faveur d’une approche inclusive et participative dans la gestion des conflits fonciers. Aussi, ont-ils défendu la nécessité de relever le défi de la reconnaissance et de la garantie des droits fonciers coutumiers pour une bonne gouvernance foncière.

A l’initiative de la Commission nationale de la réforme foncière du Sénégal (Cnrf), de l’initiative des droits et des ressources (Rri), de l’initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), les échanges de cette rencontre internationale ont tourné autour du thème principal «passer des risques et des conflits à la paix et à la prospérité en Afrique ». L’exemple de réformes foncières entreprises au Sénégal, comme dans bien des pays ouest-africains, a servi de cas d’école à cette occasion. Ainsi pour le Pr Moustapha Sourang, président de la Commission nationale de la réforme foncière, les pays africains ont globalement les mêmes problèmes. « Pour réformer la terre, il faut une approche particulière. La terre est un bien économique, mais c’est également un bien spirituel et culturel. Il faut une démarche. C’est pourquoi le Sénégal a privilégié une démarche inclusive et participative qui nous a permis de partager, de discuter et d’arriver à une première étape. C’est une question extrêmement importante pour toutes les réformes que nous entreprenons: l’agriculture, les mines…», a-t-il explicité. Dans ce sens, il a indiqué: « C’est une question très importante qui conditionne beaucoup, par exemple, le Plan Sénégal émergent qui est basé sur l’agriculture et sur l’occupation saine et équilibrée des terres. Il s’y ajoute aussi qu’il y a des réformes récentes de la constitution du Sénégal sur les ressources naturelles qui montrent que cette question est d’actualité », a défendu le Pr Sourang. Se prononçant sur la commission nationale de la réforme foncière au Sénégal, il a indiqué que le but de la manœuvre, c’est de pacifier l’espace. «Les conflits fonciers constituent, au Sénégal, un problème très important. 60% des contentieux devant les juridictions du Sénégal ont plus ou moins un rapport avec la terre. C’est donc une question importante», a-t-il éclairé. Ainsi face à cet héritage colonial qu’est le droit sénégalais en matière foncière, «la réforme foncière a visé l’ensemble des acteurs du système social, dans le monde rural mais également dans les villes (zones urbaines). La loi vise donc les agriculteurs, les pasteurs et les sylviculteurs, en ciblant des groupes vulnérables : les femmes et les jeunes également», a rapporté le Pr. Moustapha Sourang.

Processus inclusif et droits coutumiers
Tout au plus et d’après Alioune Guèye, président de fédération des périmètres autogérés et membre du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), «nos gouvernants doivent être plus regardants dans la gestion des terres, être plus à l’écoute des communautés. Il faut une vigilance en questions foncières. Sinon on se dirige vers un problème de souveraineté nationale si une bonne partie des terres arrivait à être affectée à des privés ». Dans cette démarche, le directeur exécutif du centre pour l’environnement et le développement au Cameroun, Samuel Nguiffo, indique qu’on n’arrivera pas à une solution durable en ne sécurisant que les droits des investisseurs, au détriment des droits des communautés. «Il faut donc s’assurer qu’on ne prive pas de terre à ceux qui ne dépendent que de la terre pour assurer leur survie quotidienne. La sécurisation des droits de tout le monde est la seule garantie de la paix sociale. Nous devons absolument changer de perspectives. Il faut une réforme inclusive, qui tienne compte des droits de tous les acteurs et qui les protègent également. Reconnaître les droits des communautés n’est pas une option pour un pays qui s’engage sur la réforme et qui veut travailler à long terme. C’est une question de droit, d’engagement», a-t-il insisté.

Mieux, et de l’avis du Dr. Cheikh Omar Bâ, directeur exécutif, Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), « il faut la prise en compte du droit coutumier. Le lien entre le foncier et la paix n’est plus à démontré. Que la gestion de la terre ne soit pas source de conflit mais de stabilité et de progrès. Il faudra agir sur les enjeux cultuels, culturels et retourner vers les communautés de base». Ainsi compte tenu de cet enjeu, le Sénégal a, lui, adopté une méthodologie inclusive dans la réforme foncière en vue de la mise en place d’un document de politique foncière. «Parce qu’une loi sur la terre ne doit pas se faire de façon centralisée et parachutée. Nous avons estimé, comme il y a une longue tradition de participation des acteurs dans tout ce qui se fait, qu’il fallait y aller de façon inclusive et participative. La réforme a été menée, avec à la clé près de 118 réunions. Les 45 départements ont été visités, les 14 régions du Sénégal ont été visitées.
Tous les groupes d’acteurs impliqués ont été également contactés», a aussi témoigné le président de la Commission nationale de la réforme foncière du Sénégal. Ainsi, les grandes lignes de ce document de politique foncière ont reposé sur le mécanisme de droit qui permettent de créer des droits réels sur une terre qui appartient à la nation. Dans ce sens, l’optique, selon lui, c’est en quelque sorte rendre les Sénégalais propriétaires du Sénégal, intégralement avec le respect des droits coutumiers parce que la réforme s’est inspirée de la Constitution du Sénégal qui reconnaît les droits sur les ressources naturelles. «L’objectif de la réforme c’est de sécuriser les droits coutumiers, les droits traditionnels.

Formaliser
Mais comment formaliser ces droits dans la législation, nous allons encore repartir et discuter avec les gens comme nous l’avons fait dans la phase où nous avons mutualisé, pendant deux ans, avec l’ensemble des acteurs », a-t-il fait savoir. Il a dit, à ce sujet, qu’il ne faut pas aliéner la terre et qu’il faut la donner pour 5 ans, 10 ans ou 15 ans, en l’accompagnant d’un cahier de charges de mise en valeur et contrôlables avec des choses nettes surtout avec les grandes entreprises, pour qu’en cas de violation de ces règles, qu’on puisse les revendiquer, les récupérer. Significativement, face à ce défi inclusif et eu égard à la garantie des droits coutumiers, «nos États se sont engagés; le droit international nous y contraint. Avec notre volonté, nous nous sommes engagés, nous devons le faire. C’est une obligation pour nous. Près de la moitié des conflits sur le continent est directement liée à la gestion de la terre ou des ressources naturelles. Il faut un moratoire à l’attribution de grandes concessions jusqu’à ce qu’un mécanisme soit en place pour permettre d’identifier et de protéger les droits des populations», a aussi défendu M. Samuel Nguiffo.

Nouveaux instruments de gestion foncière
Dans la mise en œuvre de la réforme, «il faut une nouvelle politique, de nouveaux instruments de gestion foncière pour promouvoir la paix et la prospérité. Les États africains initiateurs de réformes foncières doivent se fonder sur les questions de sécurité et d’inclusion. Les droits humains et le développement économique ne sont pas des contrastes à la gestion foncière.
Plus de la moitié des terres du monde font l’objet de possession coutumière et en Afrique, c’est plus de 80% des terres qui font l’objet de possession coutumière. D’où l’urgence de sécuriser les droits fonciers coutumiers », a préconisé, de son côté, Dr. Andy White, président de l’initiative des droits et ressources (RRI). D’autant plus que pour les réformes foncières entreprises, le constat est que malgré les lois foncières entreprises sur le continent, les États, de manière générale, ne sont pas encore en mesure d’assurer leurs engagements internationaux.

Encore moins que les lois foncières et les pratiques soient de nature à reconnaître les droits coutumiers, autrement que par l’immatriculation. «On s’est rendu compte enfin que la loi foncière n’est pas de nature à assurer la paix sociale dans un contexte où la raréfaction de la terre est extrêmement forte et devient de plus en plus grande. Les conflits sont nombreux, parfois violents et opposent les communautés aux élites, les communautés aux multinationales. C’est un constat dans tous les pays qui ont été étudiés», l’a souligné le directeur exécutif du Centre pour l’environnement et le développement au Cameroun. Pour le cas du Sénégal, le processus de participation pour la mise en place du document de politique foncière qui constitue la première phase, est terminé. «La deuxième phase est éminemment politique. Il s’agit de voir comment remplacer l’ancienne loi, quels sont les types de droits, comment introduire les outils de gestion modernes. Puisqu’il faut que dans le monde rural qu’on puisse avoir des éléments de topographie modernes, les plans d’occupation des sols, les systèmes d’occupations foncières pour qu’à l’image des villes, les zones rurales aient des outils d’ajustement extrêmement modernes », a averti le Pr. Sourang.

En outre, «nous avons estimé qu’à moins terme, c’est de trouver quelque chose qui soit entre le titre foncier et la simple affectation qui existait en 1964. Nous avons trouvé que le système de bail emphytéotique, de bail ou de sous bail permettrait d’avoir un mécanisme particulier qui permette aux paysans, pasteurs et également à tous les acteurs d’avoir des droits réels mais qui sont limités dans le temps», a-t-il renchéri.

«Le bail emphytéotique a donc été retenu pour le Sénégal. L’idée est comment faire en sorte que, comme ce sont des droits réels, qu’on sorte de l’informel. Dans beaucoup de systèmes traditionnels, les droits ne sont bornés que par des repères artificiels qui disparaissent. Nous avons donc préconisé le cadastrage universel des territoires puisque des territoires réels se bornent», a relevé le Pr. Sourang.

Par Amadou DIOP

Dakar a abrité, du 28 février au 1er mars, un atelier régional sur le thème « Accélérer la mise en œuvre du Pai pour les Pma». Pour Gyan Chandra Acharya, secrétaire général adjoint des Nations-Unies et Haut représentant de Un-Ohrlls (Bureau des Nations-Unies pour pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires) qui prenait part à cette rencontre, l’investissement dans les Tic est indispensable pour atteindre les Odd dans les Pays les moins avancés (Pma). Dans cet entretien, M. Acharya est revenu également sur la mise en œuvre du Programme d’actions d’Istambul (Pai) mais également sur les conclusions de la rencontre.

M. Acharya, vous dirigez le bureau des Nations Unies pour les Pma, les Pedsl et les Pied (Onu-Ohrlls). Pouvez-vous revenir sur les missions de cette institution?
Il y a un bureau qui est dédié aux pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires (Onu-Ohrlls). C’est un bureau qui a été institué en 2001 par l’Assemblée générale des Nations Unies pour faire un plaidoyer en faveur du développement de ces trois groupes de pays qui sont très vulnérables. Il s’agit de faire le plaidoyer en vue d’accroître le soutien de la communauté internationale en faveur du développement de ces pays. Le mandat du bureau s’articule autour de quatre grands axes. Le premier axe est lié à la mobilisation et la coordination du soutien international pour la mise en œuvre effective des programmes d’actions décennaux en faveur des pays les moins avancés (Pma), des pays en développement sans littoral (Pedsl) et des petits États insulaires en développement (Peid). Le deuxième axe concerne la sensibilisation et le plaidoyer en faveur des trois groupes de pays et leurs programmes d’actions respectifs. Le troisième axe traite du suivi cohérent et coordonné de la mise en œuvre des trois programmes d’actions susmentionnés et leurs synergies avec d’autres programmes globaux, y compris les programmes récemment adoptés à savoir le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Programme d’actions d’Addis-Ababa. En fin, le quatrième axe concerne l’appui aux groupes des Pma, des Pedsl et des Pied dans la formulation de leurs positions communes et d’une participation effective aux négociations intergouvernementales mondiales.

Vous venez d’organiser une rencontre de deux jours sur la mise en œuvre du Pai. Quelles sont les conclusions auxquelles vous êtes arrivés?
La réunion régionale sur le thème « Accélérer la mise en œuvre du Pai pour les Pma » avait deux buts. Le premier but était de fournir aux acteurs clés une plateforme leur permettant de partager leurs réflexions et expériences sur la manière dont ils intègrent le Pai et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 dans leurs cadres de planification stratégique nationale. Le deuxième but était de se focaliser sur l’un des accélérateurs du développement durable et de la croissance, à savoir les Tic.

Il est ressorti de ces deux jours de rencontres, un engagement très fort des Pma dans la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation du Pai. Il y a aussi une cohérence entre le Pai et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063. En termes de résultats, des progrès ont été réalisés dans un certain nombre de domaines mais beaucoup reste à faire dans d’autres. Ce que demandent ces pays, c’est beaucoup plus de soutien et de partenariats de la communauté internationale.

Comment aligner les priorités du Pai à celles des Odd?
Je dirais que la quasi-totalité des cibles retenues dans le Pai ont été intégrées dans l’Agenda 2030, c’est-à-dire dans les Odd. Comment en est –on arrivé là ? Ces pays ont travaillé d’arrache-pied pour que ces cibles soient intégrées dans l’Agenda 2030 avec le soutien de mon bureau en termes d’analyse. Au cours des deux jours, nous avons pris bonne note des efforts des pays à intégrer des cibles des Odd dans leurs stratégies nationales de développement. Nous avons aussi pris note de l’engagement des Nations Unies allant dans le sens d’apporter un soutien à ces pays pour l’intégration des cibles et des Odd dans les processus nationaux de développement.

Le Pai a été adopté en 2016. Près de six ans après, comment jugez-vous sa mise en œuvre?
En mai 2011, la communauté internationale a adopté le Pai, qui doit être mis en œuvre d’ici à 2020. L’objectif principal du Pai est de permettre aux Pays les moins avancés de surmonter les défis structurels auxquels ils sont confrontés afin d’éradiquer la pauvreté, d’atteindre les Odd convenus sur le plan international et permettre leur sortie de la catégorie de Pma.

À mi-parcours dans la mise en œuvre du Pai, les résultats sont mitigés. D’un côté, il y a des progrès en taux de scolarisation, de représentation des femmes au sein des parlements et à l’accès à la téléphonie mobile. De l’autre, la majorité des Pma a connu un taux de croissance inférieur à 7% par an, un des objectifs fixé dans le Pai (et également intégré dans l’Odd 8). Le nombre de Pma qui ont enregistré une croissance de 7% ou plus a connu une tendance à la baisse. En 2014, seulement huit ont crû à 7 pour cent ou plus, contre 14 et 16 en 2011 et 2012, respectivement. Le pourcentage des exportations des Pma dans les exportations mondiales totales représentait environ 1,1% en 2014, ce qui est bien en deçà des objectifs fixés par le Pai et des Odd qui est de 2%. La mise en œuvre du Pai a généré des résultats tangibles. C’est vrai que les pays n’ont pas atteint tous les cibles et les objectifs. En croissance économique, le taux a été en deçà de la cible tout comme la lutte contre la pauvreté. Pour ce qui est de l’énergie, il y a eu des progrès même s’ils ont été lents. Il en est de même des progrès réalisés dans les secteurs sociaux.

Comment dans le Pai, faire en sorte que les Pma puissent atteindre les Odd et sortir de la pauvreté?
Pour atteindre les Odd et sortir de la pauvreté, les Pma doivent continuer à élargir leur stock de capital humain, faire en sorte qu’il y ait un accès plus élevé à une éducation de qualité et améliorer les conditions de santé. Il faut aussi mettre l’accent sur les infrastructures économiques, entre autres, le transport et l’énergie mais aussi des efforts allant dans le sens de l’amélioration de la productivité dans le secteur agricole. En somme, les efforts de réduction de la pauvreté ne sauraient être soutenables s’ils ne sont pas soutenus par une croissance forte combinée avec l’amélioration du capital humain et des investissements dans les infrastructures. Il y a aussi des efforts à faire en résilience et de gouvernance. Il est aussi important que ces pays soient accompagnés à travers un soutien beaucoup plus important en aide publique au développement, commerce, transfert de technologie et en renforcement de capacités.

Vous prônez un investissement dans les Tic notamment sur la large bande. Quels sont les avantages que peuvent tirer ces pays en investissant dans ce secteur?
Investir dans la large bande peut conduire à la création d’emplois dans des secteurs susceptibles d’utiliser les Tic de manière transformatrice. La large bande peut aussi améliorer les services dans les domaines de la finance, de l’éducation, de la santé, de l’innovation et de la gouvernance. Par conséquent, investir dans la large bande contribuerait à répondre à certaines des priorités du Pai. L’accès au haut-débit a aussi des avantages transversaux. Il permet d’atteindre la sécurité alimentaire, d’éradiquer la pauvreté, d’empêcher les pertes causées par des désastres, de donner aux femmes et aux filles les moyens de se prendre en charge et au final, il sert d’appui à une croissance économique durable et inclusive. L’accès au haut débit est indispensable pour atteindre les Odd dans les Pma.

Il y a d’autres avantages. Premièrement, les Tic peuvent accélérer le développement. Je pense que si tous les pays devraient suivre la voie traditionnelle de développement, il y a de très fortes chances que ça puisse prendre beaucoup de temps pour arriver à une situation où l’on peut changer, de façon substantielle, les conditions de vie des populations. Deuxièmement, les Tic permettent de réduire les coûts des investissements. Je vous donne un exemple. Dans le temps, il fallait des lignes fixes pour établir une connexion d’une bonne partie de la population au réseau téléphonique. Ce qui demandait des coûts énormes. Ces coûts sont aujourd’hui substantiellement réduits grâce au développement des Tic.

Propos recueillis par Aliou KANDE

The MasterCard Foundation a octroyé 38,3 millions de dollars Us (23.678.209.000 FCfa ) à trois organisations leaders à savoir AgDevCo, Icco Cooperation et Root Capital. Ce montant est destiné à améliorer la productivité et l’accès au marché pour de petits exploitants agricoles dans 11 pays africains, y compris le Sénégal

The Mastercard Foundation et trois organisations leaders établies en Afrique (AgDevCo, Icco Cooperation et Root Capital) s’associent pour améliorer les conditions de vie de 1,1 million de petits producteurs africains. Selon Mark Wensley, gestionnaire principal du programme Mf, ladite fondation octroie 38,3 millions de dollars américains (23.678.209.000 F Cfa) à Agdevco, Icco- Organisation inter-églises de coopération au développement et Root capital dans les programmes d’amélioration de la productivité et de l’accès au marché pour de petits exploitants agricoles dans 11 pays africains. Hier, ces trois organisations établies en Afrique et travaillant avec les petits exploitants agricoles ont réaffirmé leur engagement, afin de fournir aux agriculteurs plus de ressources financières et de faciliter la mise en relation dans le secteur de l’agriculture. Lors d’un atelier d’une journée d’apprentissage pour optimiser l’utilisation de la technologie et l’innovation tenu à Dakar, les partenaires ont dressé un bref bilan de leurs activités sur le continent et les améliorations déjà observées chez les paysans africains. Ce fut également l’occasion pour Icco cooperation de lancer son programme Stars (Strengthening african rural smallholders traduit en français  : Renforcement des petits producteurs ruraux africains) au Sénégal, après les lancements effectués au Rwanda, en Éthiopie et au Burkina Faso. Ensemble, ces trois organisations ont décidé d’élargir leur appui afin d’améliorer les conditions de vie d’au moins 1,1 million de producteurs dans 11 pays dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’ Éthiopie, le Ghana, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.

Selon Idrissa Bâ, chef de file pays Sénégal à Icoo cooperation, ce programme Stars vise à transformer la vie de 210.000 producteurs ruraux dont 50 % sont des femmes du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Rwanda et du Sénégal, en facilitant leur accès aux crédit de marché et services de conseil agricole. « Nous sommes conscients que 70 % des Sénégalais sont dans l’agriculture et pendant 8 mois, ils peuvent nous nourrir. Mais, il y a un manque de qualité. Pour une autosuffisance en oignon en 2017, nous devons travailler », a-t-il affirmé, non sans plaider pour que les rendements dépassent la subsistance, permettant aux producteurs d’en faire profit et subvenir aux besoins de leurs familles. Pour Marinus Verweij, président du conseil exécutif d’Icco cooperation, en 5 ans, il faudra atteindre 40.000 exploitants de niébé et d’oignons.

« Il faut que l’on s’intéresse aux petits exploitants agricoles africains pour accroître leur productivité et les sortir de l’agriculture de subsistance. Nous sommes fiers de travailler avec des partenaires solides comme Agdevco, Icco cooperation et Root capital pour permettre aux petits exploitants agricoles de produire plus, vendre mieux et travailler avec des organisations locales sur des marchés équitables, transparents et durables, » a indiqué Ann Miles, directrice de l’inclusion financière à The mastercard foundation.

Accès au marché
Selon Chris Isaac, directeur des investissements chez Agdevco, « connecter les petits exploitants agricoles aux marchés rentables est l’un des meilleurs moyens de sortir un grand nombre de personnes de la pauvreté. L’appui de The mastercard foundation permettra à Agdevco de connecter les Pme bénéficiaires de nos investissements qui sont des entreprises socialement responsables et exerçant dans l’agro-transformation en Afrique à des centaines de milliers de producteurs afin de stimuler la productivité, relever le niveau des revenus et améliorer la sécurité alimentaire. » De son côté, Mireille William, directrice générale par intérim de Root capital pour l’Afrique de l’Ouest a noté que le partenariat avec The Mastercard foundation permet de viser, de plus en plus, d’entreprises en phase de démarrage en Afrique, qui opèrent en marge de la finance inclusive.

« Ensemble, nous sommes engagés à apporter à ces entreprises à fort impact le capital et la formation dont elles ont besoin pour devenir des moteurs de changements dans leurs communautés », a-t-elle indiqué. Directeur du groupe opérations Agdevco, Alex Simuyandi a précisé que leur structure est un investisseur à impact social et développeur de projets d’agrobusiness implanté au Royaume-Uni. La structure a pour mission de réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire. A ce jour, elle a investi plus de 90 millions de dollars (55.640.700.000 FCfa) dans 59 entreprises agroalimentaires en Afrique sub-saharienne. Agdevco a facilité l’accès aux marchés à des dizaines de milliers d’agriculteurs et générant plus de 3.000 emplois.

Serigne Mansour Sy CISSE

Venus assister à la journée dédiée au Sénégal au Salon de l’agriculture, à Paris, les différents intervenants qui ont pris la parole au nom de la diaspora sénégalaise vivant en Europe et particulièrement celle de France, n’ont pas manqué de magnifier les efforts entrepris par le chef de l’État et son gouvernement dans le domaine de l’agriculture. C’est l’exemple d’Alimatou Sylla qui, aujourd’hui, grâce au soutien du gouvernement, a pu bénéficier d’un tracteur et divers matériels agricoles pour revenir s’investir dans son village d’origine, Oudoukar, dans la région de Sédhiou. « Je tiens à féliciter le gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture qui m’a aidé à disposer d’un tracteur pour se lancer dans la riziculture dans mon village », a déclaré Alimatou Sylla.

Mouhamed Lamine Touré, étudiant en France, s’est aussi confondu dans la même lancée, non sans demander au gouvernement de renforcer la formation des jeunes agriculteurs. Pape Seck, un jeune sénégalais de France qui s’investit, aujourd’hui, dans la production de bissap dans la région de Diourbel souhaite, pour sa part, plus d’accompagnement des sénégalais qui ont décidé de retourner à la terre, après plusieurs années vécues dans l’hexagone.

S. P. SADIO

Le président de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’Industrie et d’agriculture, Sérigne Mboup, a profité de la journée du Sénégal au Salon de l’agriculture pour inviter les acteurs du monde rural et les opérateurs économiques évoluant dans le domaine de l’agriculture à prendre plus de risque dans les investissements. « Nous devons oser aller là où personnes n’ose aller », a soutenu M. Mboup. Le patron des chambres consulaires du Sénégal invite, à ce propos, la diplomatie sénégalaise à être au service de l’économie. « Notre diplomatie doit aider à faire bouger les choses avec les entreprises sénégalaises », a déclaré Sérigne Mboup, au salon de l’agriculture.

S. P. SADIO

Le Salon international de l’agriculture (Sia) a pris fin, hier, 5 mars 2017, au parc des expositions de la porte de Versailles. Le Sénégal qui est à sa 16ème participation tire un bilan satisfaisant de sa participation de cette année. La qualité des produits présentés et l’affluence des visiteurs ont été soulignées par les commissaires chargés de l’organisation.

« C’est un bilan satisfaisant que nous tirons de notre participation à cette édition du Salon international de l’agriculture de Paris », a déclaré Ibrahima Mendy, commissaire du salon au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Il estime que cette année, outre les innovations apportées à l’organisation telles que le changement de disposition dans le stand du Sénégal, la qualité des produits présentés par les exposants et l’organisation du stand au pavillon 5 du parc des expositions de la porte de Versailles, ont été les clés de ce succès. S’y ajoute également l’intérêt que le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural accorde à cet évènement et la parfaite collaboration entretenue avec l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture. « Un facteur qui s’est traduit par l’intérêt que la diaspora sénégalaise a accordé cette année à la journée dédiée au Sénégal », a soutenu, par ailleurs, le directeur de l’analyse, des prévisions et des statistiques agricoles. Pour cette année, les organisateurs notent, avec satisfaction, l’affluence notée au stand du Sénégal. « Elle se traduit par un bond significatif du nombre de visiteurs »., a souligné M. Mendy.

Il indique que plus de 4.000 visiteurs ont fréquentés le stand du Sénégal contre environ 2.000 en 2015. Abondant dans la même foulée, le commissaire du Salon à l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture, Abdoulaye Diop, n’a pas manqué de remercier les différents partenaires qui ont concouru à ce succès. M. Diop a profité de l’occasion pour saluer le dynamisme du comité d’organisation et l’engagement du directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Lamine Lô, dans le processus.

S. P. SADIO

La 17ème session de l’assemblée générale du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), s’est déroulée, samedi dernier. Cette rencontre a servi de cadre pour des échanges, évaluations et élaboration de projets dans la perspective d’une programmation d’un agenda d’actions. Elle a surtout été le lieu du renouvellement du bureau exécutif et du conseil d’administration de ladite structure.

A travers le renouvellement du bureau exécutif et du conseil d’administration du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), l’ambition affichée est de rendre cette organisation patronale « plus dynamique, plus forte et davantage engagée dans la voie de l’émergence nationale et de la promotion de l’action entrepreneuriale », a laissé entendre son président, Mbagnick Diop. Le Meds, par la voix de M. Diop, renouvelle sa vision tournée vers un « esprit d’initiatives » qui constitue la sève nourricière de son action et l’amène à être un « grenier de tissu productif national », pour la création d’emplois. Selon M. Diop, l’assemblée générale s’accommode des principes de transparence qui constituent des générateurs de stratégies de renforcement du ménagement structurel, de performance de la gouvernance interne et de planification d’activités d’avant-gardistes qui portent vers l’avant. Dans cette dynamique, un comité scientifique du Meds a été installé. En outre, un rapport d’activités a été présenté, celui-ci revient sur les activités effectuées par le Meds. Le rapport intègre également les principaux axes de partenariats contractés par le Meds avec d’autres structures internationales.

Mbagnick Diop souligne que le président de la République, sous la houlette du Premier ministre et en conformité avec le gouvernement, travaille pour un environnement des affaires propice à l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse).

Mansour Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, représentant du gouvernement du Sénégal, a salué « un mouvement imaginatif et dynamique ». L’existence d’un secteur privé fort, inventif, dynamique a constitué partout le principal vecteur des investissements et le socle de la création de richesses, a-t-il dit. La création massive d’emplois rémunérateurs, condition sine qua non de la victoire sur la pauvreté, n’est possible qu’avec la présence et l’engagement de décideurs économiques compétents, résolument tournés vers la modernité et maîtrisant les nouveaux outils de gestion et de management, a dit le ministre. Dans ce cadre, le gouvernement est disposé à jouer son rôle pour «créer les conditions idéales de l’émancipation de l’appareil de production et de service », a ajouté M. Sy.

Oumar BA

La Fédération des professionnelles de l’agro-alimentaire organise, devant la Mairie de Mbour, sa deuxième exposition de ses produits. Une occasion, pour ces dames, réparties dans 30 groupements, de montrer, chaque année, à la face du département, leurs productions composées de céréales locales et de légumes, entre autres.

L’esplanade de l’Hôtel de ville de Mbour abrite une exposition de la Fédération des professionnelles de l’agro-alimentaire. Une occasion, pour ces femmes, de valoriser leurs produits. « Il nous faut être accompagnées pour augmenter nos produits et pénétrer le secteur touristique », a souhaité Mme Guet, présidente de la Fédération. Selon elle, les problèmes auxquels elles sont confrontées tournent autour des emballages, des expositions, mais surtout de l’écoulement des produits. « Nous avons besoin d’un espace qui nous est propre pour exposer, en permanence, nos produits », a-t-elle dit. Dans la capitale de la Petite côte, lorsqu’on parle de femmes transformatrices, l’on pense automatiquement aux produits halieutiques. Mais force est de reconnaître que la transformation des produits locaux tels que le pain de singe, le « bissap », le « soump », le tamarin, le gimgimbre, le « ditax » est en train d’occuper une place prépondérante dans les activités des femmes. C’est là une manière pour elles de se mouvoir séparément dans l’optique d’un objectif commun : l’autonomisation de la femme. Saliou Samb, président du Conseil départemental, qui a rendu visite, hier, aux femmes, a déclaré que l’institution accompagnera les transformatrices des produits locaux. Il qualifie ces femmes de levier du développement économique et social du département. « Je suis venu leur rendre hommage, elles qui ont décidé de s’investir pour ainsi contribuer à leur propre prise en charge », a-t-il encore lancé, promettant de les aider à pouvoir écouler leurs produits et vivre de leur art et de leur expertise. Il s’est félicité que le « consommer local » ne soit pas un vain slogan à Mbour, mais une réalité vivante.

Une autre satisfaction et pas des moindres, c’est l’encadrement et la formation de la jeune génération, composée de jeunes filles exclues du système scolaire et qui, désormais, aura un métier qui leur permette, à défaut de régler tout leurs problèmes, de prendre en charge, du moins, une partie. Saliou Samb a, enfin, lancé un appel à la population pour venir acheter les produits afin de soutenir ces braves dames.

Amath Sigui NDIAYE

La réunion du Comité de commercialisation du riz, présidée par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, s’est tenue hier. La suspension de l’importation du riz entier, par le Sénégal, pour permettre l’écoulement de la production nationale est la décision majeure.

Le gouvernement sénégalais a décidé de suspendre l’importation du riz entier sous toutes ses variétés pour permettre la commercialisation du riz cultivé au Sénégal. Il est de l’avis général de l’assistance, composée d’acteurs de la filière, qu’il est de meilleure qualité. Cette suspension permettra d’écouler 6.212 tonnes de riz blanc des rizeries, 3.000 autres détenues par les commerçants et, dans les meilleurs cas, les 18.640 tonnes de riz paddy. Les opérateurs économiques se sont engagés à acheter l’ensemble du riz blanc invendu. Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a toutefois invité les riziers à saisir les opportunités qu’offre la tierce détention dans le financement bancaire au risque de se voir retirer leurs agréments. Par ailleurs, pour outiller davantage les riziers, il est prévu, le 16 mars prochain, dans la zone nord, une rencontre pour échanger sur la mise à niveau industrielle avec le bureau qui en a la charge. « Nous avons déjà, avec l’Union européenne, un plan de financement de 10 milliards de FCfa, destiné à la mise à niveau industrielle des Petites et moyennes entreprises (Pme). Les riziers bénéficieront d’une attention particulière », confie-t-il, non sans inviter à une harmonisation des prix du riz produit au Sénégal.

Dans cette volonté d’amélioration des performances, le Sénégal va mettre en place un Système de récépissé d’entrepôt (Sre) qui fait partie des critères de notation de la Banque mondiale dans le Doing business. Le projet de loi est quasiment achevé. Il sera inscrit dans les meilleurs délais à l’ordre du jour du Conseil des ministres, selon Alioune Sarr. Il a également annoncé la tenue d’une réunion avec les services du ministère de l’Agriculture et de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie pour la mise en œuvre d’une plateforme technologique destinée à fournir des données unifiées et fiables à l’ensemble des acteurs, conformément aux recommandations du Conseil interministériel du 21 février 2017.

En ce qui a trait à la promotion du riz local, le ministre du Commerce a indiqué qu’un plan de communication sera mis en œuvre dans 15 jours. La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed) assurera une part considérable du budget de communication. Les opérateurs économiques sont invités à participer au financement dudit plan.

Alassane Aliou MBAYE

Avant-hier jeudi, c’était au tour du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) de célébrer sa journée au stand du Sénégal, au Salon international d’agriculture (Sia). Le président du Conseil d’administration du Cosec venu présider l’événement a profité de l’occasion pour souligner le bond significatif que connaissent les exportations du Sénégal ces dernières années.

Les responsables qui ont pris part, hier, à la journée qui a été dédiée au Cosec au Salon international d’agriculture, ont tous magnifié l’envol des exportations du Sénégal ces trois dernières années sur le marché international. « Il y a eu un bond significatif de 15.000 tonnes à 91.000 tonnes en 3 ans seulement », a souligné Babacar Ndiaye, président du Conseil d’administration du Cosec. Il estime que ce résultat va agir positivement sur la balance commerciale et créer, dans la foulée, de l’emploi au Sénégal. M. Ndiaye n’a pas manqué de magnifier la qualité des emballages des produits issus de la transformation des produits agricoles sénégalais. Il a indiqué que le Sénégal a des choses à présenter sur le marché international dans ce domaine. Selon lui, le salon de l’agriculture est le cadre propice pour accompagner toute cette dynamique enclenchée pour booster les exportations du Sénégal.

De notre envoyé spécial au Sia de Paris, Seydou Prosper SADIO

La fiscalité pétrolière et gazière est un manque à gagner qu’aucun État ne devrait négliger ; car celle-ci permet de financer le développement. Pour mettre tout le monde au même niveau d’information, une session de mise à niveau a été initiée à Dakar.

L’atelier national de formation des acteurs sur la fiscalité pétrolière et gazière organisé, par le Forum civil et l’Ong Oxfam, s’est terminé hier, après deux jours de réflexion. Cette rencontre avait pour objectif principal de sensibiliser les acteurs sur la nécessité de payer les impôts.

La rencontre, selon le chargé de programme au Forum civil, Thialy Faye, se tient dans le contexte de mobilisation des ressources domestiques et cela est indissociable de la recette fiscale, qui doit être recouvrée de façon juste. Car, celle-ci finance le développement.

Il a noté que, dans les régions minières du Sénégal telles que Dakar, Kédougou et Matam, il y a un grand nombre d’entreprises qui bénéficient d’exonération fiscale dans l’opacité totale. Il estime que ces entreprises devraient être suivies de près pour savoir si elles respectent les textes réglementaires.

« Il faudrait évaluer les rapports sur les dépenses fiscales des sociétés minières. Ces sociétés bénéficiaires de remise fiscale ne respectent pas souvent l’engagement de recruter des jeunes de la localité », a déclaré M. Faye. Il a ainsi invité ces entreprises à se conformer aux règlementations en vigueur.

Par ailleurs, le chargé de programme a précisé qu’il doit y avoir un consentement libre éclairé avant l’installation d’une entreprise minière dans une localité, afin d’éviter tout conflit.
Il a laissé entendre que les rapports de recherche produits par le Forum civil ont révélé que le niveau de vie à Kédougou (région pauvre) est très cher. Au sujet du délitement de l’environnement, il déclare que le plan de gestion concertée de l’environnement doit parer à tous ces manquements.

Se référant à la lecture critique du rapport Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) du Sénégal 2014, l’inspecteur des impôts et domaines, Bassirou Diomaye Faye, a affirmé que de la fiscalité doit être retenue sur les ressources minérales et gazières.

« L’Itie n’est importante que lorsqu’il y a une appropriation qui permet aux populations d’imposer aux autorités la transparence », a dit M. Faye, qui a déploré la destruction permanente de l’environnement. « L’implication des acteurs non étatiques est très importante », a-t-il fait savoir. L’inspecteur des impôts et domaines est d’avis que la publication des rapports de l’Itie doit être régulière. Il a estimé que ce défi doit être relevé pour la correction de certaines imperfections. « Il faut imposer un agenda de rencontres pour une dissémination des rapports », a-t-il noté.

Le 1er juillet 2017, le processus de validation du rapport Itie va démarrer, selon Alioune Badara Paye, Secrétaire permanent par intérim du Comité Itie. Pour 2017, deux rapports seront publiés (2015 et 2016), a-t-il informé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, déplore le manque de suivi des partenariats que nouent les opérateurs sénégalais, à l’occasion des éditions du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. M. Mbodj estime que c’est le maillon faible de la participation régulière du Sénégal à ce rendez-vous.

Si le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France a tenu à saluer la régularité du Sénégal au Sia de Paris, il n’en demeure pas moins qu’il déplore, dans la foulée, le manque de suivi des relations d’affaires que les opérateurs sénégalais arrivent à initier avec certains de leurs collègues étrangers. « C’est le suivi qui pose problème pour mesurer les retombées économique d’un tel événement qui fait partie de l’agenda des producteurs et opérateurs du Sénégal », a déclaré Abdoulaye Mbodj, au Sia. Il estime que les acteurs arrivent toujours à nouer des relations mais ne facilitent pas la tâche à l’administration pour suivre la suite accordée aux différents partenariats. M. Mbodj estime qu’il serait bon que le Bureau économique de l’ambassade du Sénégal, en France, puisse disposer des informations sur le suivi des partenariats noués par les Sénégalais, à l’occasion des différentes éditions du Sia. « Finalement, l’administration ne se charge que de la mise en relation », a-t-il indiqué. Il est d’avis que le rendez-vous de la porte de Versailles peut énormément apporter à l’agriculture sénégalaise et à l’économie nationale. « C’est bon de venir s’enquérir des innovations technologiques en cours dans le domaine de la production agricole, du machinisme et de la transformation », a-t-il déclaré.

 

Le cluster horticulture et ses centres de formation partenaires ont signé des contrats d’achat de formation et des conventions d’investissement. Il s’agit d’un partenariat de formation des apprenants dans les domaines de la production horticole et du machinisme agricole.

Le cluster horticulture et ses centres de formation partenaires ont signé des contrats d’achat de formation et des conventions d’investissement. Il s’agit d’un partenariat de formation des apprenants dans les domaines de la production horticole et du machinisme agricole.

La cérémonie a été organisée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat.

A travers cette activité, le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat s’engage à participer à la modernisation et à la redynamisation de la formation professionnelle. Il vise également à autonomiser les jeunes et à lutter contre le sous-emploi, avec des formations certifiantes et qualifiantes.

La signature des contrats d’achat de formation entre dans ce cadre. Ainsi, pour démarrer à temps, le ministère de la Formation professionnelle a signé, ce lundi, une convention avec deux centres de références : il s’agit du centre de formation professionnelle horticole de Cambéréne et le Lycée technique André Pétavin de Saint-Louis. Pour une durée de six mois, 40 jeunes répartis en deux cohortes seront formés dans les métiers de l’horticulture.

Une cohorte de 20 apprenants sera formée au centre de formation horticole de Cambéréne dans le domaine de la production horticole. Alors que la deuxième cohorte fera sa formation au lycée André Pétavin de St-Louis. Ici, les modules vont porter sur la conduite, la maintenance et l’utilisation des agroéquipements. Selon le coordonnateur du cluster agricole, Abdourahmane Idaly Kamara, les bénéficiaires de cette formation sont les jeunes producteurs analphabètes et les jeunes sans emploi. A l’en croire, à l’issue de cette formation, les jeunes seront tous opérationnels et leur insertion dans la vie active est déjà négociée avec les entreprises de la place. L’objectif du projet formation pour l’emploi et la compétitivité est d’offrir une bonne formation de qualité à la masse critique de jeunes sénégalais en quête d’emploi. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, le cluster horticulture a été doté d’un budget de 5,7 milliards de FCfa. Une somme destinée à la construction de centres de formation professionnelle de référence. Deux centres d’une valeur de 1,5 milliard de FCfa, chacun, seront construits, cette année, en partenariat avec l’Anida. Le premier centre de formation professionnelle de référence va être construit à Thiép, dans la région de Louga. Le deuxième à Nétéboulou, région de Tambacounda.
A en croire le coordonnateur du cluster horticulture, l’ambition du ministère de la Formation professionnelle est de former 300 acteurs en 2017 et 1.500 en 2019.

Abdourahmane Idaly Kamara précise aussi qu’après Cambéréne et le Lycée André Pétavin, le partenariat sera étendu à d’autres centres car, dit-il, « l’objectif est de faire un maillage du territoire national.

Pape Coly NGOME

En visite dans les périmètres maraîchers de la vallée du Diobass, le ministre du Commerce, en charge du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a noté, avec satisfaction, les premiers fruits générés par l’exploitation des espaces emblavés, suite à la mise en service d’ouvrages de retenues d’eaux de pluies à Notto, Ndioukhane et Hanéne.

« Cela témoigne des belles perspectives qui sont offertes aux populations d’exploiter cette vallée en passe de devenir l’une des plus importantes zones horticoles de la région de Thiès », a laissé entendre le ministre Alioune Sarr, par ailleurs, maire de la commune de Notto. Il s’est félicité de la remontée de la nappe phréatique qui favorise, aujourd’hui, les activités maraîchères menées par des jeunes qui sont rentrés au bercail grâce à la revitalisation de la vallée du Diobass. Alioune Sarr s’est ainsi offert, mardi dernier, un exercice d’une journée marathon pour aller à leur rencontre dans les périmètres.

Déjà, dans les périmètres de Ndioukhane, les plantations de choux, d’oignon, de tomate, d’oseille (Bissap), entre autres spéculations, s’offrent à première vue. Dans son périmètre qui attire l’attention de la délégation ministérielle, le nommé Ousmane Faye dit attendre, à la prochaine récolte de chou, une production qui devrait atteindre la cinquantaine de sacs. « Ce sont des sacs de 70kg de chou généralement », souligne-t-il. Mais, ajoute notre interlocuteur, « nous espérons également produire beaucoup d’oignon et de tomate ». Suffisant pour illustrer cet espoir qui est en train de renaître dans la vallée du Diobass où d’ailleurs comme l’a souligné le ministre du Commerce, « la riziculture a refait surface avec 30 ha qui ont été exploités cette année et cela après une léthargie de plus de 50 ans ». Pour autant, tout n’est pas rose dans cet engouement suscité car, il a été évoqué la lancinante question de la commercialisation des produits. Une véritable équation liée surtout à l’enclavement non seulement des villages polarisés mais également des périmètres dont l’accès s’avère très difficile en toutes saisons. La réalisation de pistes de productions ainsi que l’électrification de certains villages sont souhaitées dans cette zone à vocation agro-sylvo-pastorale.

A ce sujet, le ministre a annoncé qu’avec le démarrage du Projet du domaine agricole communautaire (Prodac) du Diobass, d’une enveloppe de 10 milliards de FCfa, toutes ces doléances seront satisfaites. Le projet du domaine agricole communautaire (Dac) du Diobass dont les études de faisabilité sont en cours, va permettre également de développer des systèmes de production et chaînes de valeurs, avec la production végétale, les cultures céréalières, l’arboriculture, l’élevage, l’aviculture et l’aquaculture, entre autres, a souligné, Abdel Kader Goudiaby, qui a représenté le coordonnateur du projet pour les besoins de cette visite.

Mohamadou Sagne

Ce sont 3.161 hectares de terre qui ont été emblavés, en maïs, dans les régions de Kédougou et de Tambacounda pour la campagne agricole 2016.

Ce sont 3.161 hectares de terre qui ont été emblavés, en maïs, dans les régions de Kédougou et de Tambacounda pour la campagne agricole 2016. Pour cette présente campagne, outre la nécessité de mettre l’accent sur les facteurs de production pour l’emblavement de plus de 10.000 hectares à Tambacounda et à Kédougou. Il s’agira également, pour les acteurs de la filière maïs, de faire face aux difficultés auxquelles sont confrontés les paysans de ces deux régions du Sénégal, dont le déficit en matériels agricoles, les difficultés d’accès au financement, le retard dans la mise en place des intrants et la qualité défectueuse de certaines semences. Les acteurs de la filière maïs des régions de Kédougou et de Tambacounda qui, à l’instar de ceux des autres zones, ont entamé un processus de structuration en organisations interprofessionnelles agricoles.

Une structuration qui entre dans la Loi d’orientation sylvo pastorale (Loasp) pour renforcer le programme d’accélération de la production agricole. Le président national du collège des producteurs de maïs du Sénégal, Papa Banda Dièye a, au cours de cette assemblée générale des acteurs de la filière tenue à Tambacounda, noté quatre sous-collèges de producteurs de maïs. Ils ont été mis en place dans les zones de Sine Saloum, de la Casamance, du Sud Est et de la Vallée du Fleuve Sénégal. Selon lui, cette rencontre est une occasion, pour les délégués des organisations, d’échanger leurs expériences sur la culture du maïs, mais aussi de se concerter sur la charte de fonctionnement dudit collège. Les participants à cette rencontre ont échangé sur les contraintes qui ont pour noms, retard et faiblesse des financement, retard dans la mise en place des intrants, qualité défectueuses de certaines semences, faiblesse des rendements, retard de la pluviométrie et arrêt précoce de celle-ci. Pour l’adjointe au gouverneur en charge du développement, madame Awa Ndiaye Diop, c’est une étape importante dans le processus de responsabilisation des producteurs sénégalais. A l’en croire, le nouveau contexte de l’agriculture sénégalaise est définie par le Programme de renforcement et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Une des déclinaisons de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent (Pse), qui vise la transformation structurelle de l’économie ainsi que la croissance. Il urge alors, selon elle, d’avoir une meilleure position des acteurs, les producteurs qui constituent un maillon important de la chaîne. Elle a assuré que les objectifs d’autosuffisance alimentaire fixés par l’État du Sénégal, ne sont pas et ne doivent pas être une utopie. Si tous les maillons de la chaîne, c’est-à-dire les producteurs, l’État, les partenaires au développement, unissent leurs efforts, le rêve du chef de l’État d’arriver à une autosuffisance alimentaire pourrait devenir une réalité, a-t-elle conclu.

Pape Demba SIDIBE

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