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Affaires et Finances (1898)

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, principale institution consulaire de la région compte renforcer sa mission d’animation économique. La structure dirigée par Serigne Mboup va lancer, dans les prochains jours, son projet de « Journées Économiques des Terroirs » dans les différentes communes de la région.

Le projet des « Journées Économiques des Terroirs » initié par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack va entrer bientôt dans sa phase active. Ces plateformes de promotion et d’échanges sur les potentialités économiques des communes de la région visent à donner plus de visibilité aux initiatives économiques locales à travers une synergie des différents acteurs d’une collectivité territoriale.

L’information a été livrée, hier, en marge de la rencontre du bureau de la chambre consulaire avec ses relais dans les communes rurales appelés des « ambassadeurs ». La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack compte organiser ses premières « Journées économiques des Terroirs » dans une commune ou à travers le jumelage de deux à trois collectivités locale d’un même arrondissement. « Nous voulons, lors de ces journées co-organisées avec les exécutifs locaux, faire un focus sur les potentialités et susciter une réflexion stratégique sur les voies et moyens d’opérationnalisation des principaux instruments de planification du développement territorial. C’est une façon, pour l’institution consulaire, de traduire concrètement sa mission première d’animation économique à la base », a déclaré Serigne Mboup. Il estime que le principal challenge pour les communes sera de relever le défi de la viabilité économique surtout pour les nouvelles entités créées par l’Acte 3 de la décentralisation qui consacre la communalisation universelle.

Ce nouveau projet permettra à l’institution consulaire de renforcer sa coopération avec les collectivités locales à travers le Service des appuis et partenariats avec les communes qui a mis en place un centre de ressources municipales au sein de la chambre de commerce. Les relais choisis par les exécutifs locaux appelés « ambassadeurs » vont servir de trait d’union, a expliqué le président Serigne Mboup à l’issue de la rencontre.

Elimane FALL

L’Agence française de développement (Afd) et la Banque africaine de développement (Bad) se sont engagées à lancer, en janvier 2019, un ambitieux programme d’énergie solaire en faveur du Burkina Faso, a appris Apa lundi, auprès du ministère en charge de l’énergie. Par cette initiative, ces deux Institutions veulent aider le Burkina Faso à accroître son offre énergétique. Ce programme qui vise à accroître l’offre énergétique pour les populations à partir du solaire. La première phase concerne la mise en œuvre d’actions urgentes pour répondre aux problèmes de déficit énergétique. Elle consistera en la construction de grandes centrales solaires de 10 MW et plus, à développer sur les sites situés à proximité des lignes hautes tension et de mini centrales solaires à l’Est, au Sud-ouest et au Sahel. A terme, l’objectif révisé est de raccorder près de 650.000 ménages à un réseau électrique. Les études vont s’achever d’ici à janvier 2018 et le démarrage des travaux est prévu pour janvier 2019. La seconde phase, à long terme, vise à développer de grosses centrales électriques, après l’arrivée de la ligne d’interconnexion dorsale du Nord (Nigéria-Niger-Burkina Faso). Durant cette deuxième phase, il s’agira également de poursuivre l’électrification rurale, permettant ainsi aux populations rurales d’avoir accès à un raccordement électrique, tout en mettant à leur disposition, les nouveaux systèmes de payement électroniques. L’Afd et la Bad se sont engagées d’ores et déjà à mobiliser des sommes importantes pour financer des études préliminaires, dont les résultats seront disponibles d’ici début 2018.

APA

C’est sous un soleil de plomb que le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, accompagné des autorités locales, administratives et politiques, a effectué une visite de chantier du mur de clôture du Ranch de Dolly, du forage du Programme d’urgence de développement communautaire et des nouveaux bâtiments administratifs.

Le 26 novembre 2013, à Dolly, le président Macky Sall, avait promis aux éleveurs du Sénégal, la réhabilitation et la sécurisation du Ranch de Dolly, situé à 70 km de Linguère. Cette promesse du chef de l’État est en train d’être concrétisée à travers le mur de clôture qui est en cours de réalisation. Dolly dispose aussi d’un nouveau forage d’un débit de 200 m 3 /h, avec une capacité de stockage d’eau de 1.000 m3.

L’objectif est de mettre en place 34 bornes fontaines, 15 abreuvoirs, une prise d’eau pour les charrettes, sur un réseau d’adduction d’eau de 112 km qui desservira 15 villages implantés dans le ranch. L’ouvrage sera réceptionné à la fin du mois de juillet, a déclaré l’expert du Pnud, Ibrahima Dia. Un site est identifié pour un périmètre maraîcher en utilisant le surplus d’eau qui va permettre de produire à la fois des légumes et du fourrage pour soutenir la chaîne élevage afin d’augmenter la production de viande et de lait.

Ce forage et les villages du ranch de Dolly seront alimentés par une ligne électrique. « Nous sommes en train de travailler à la mise en place d’un bio digesteur qui va utiliser les déchets des animaux. Pour valoriser la bouse de vache en produisant du gaz qui pourra entrer dans le processus d’électrification mais également servir les ménages », a encore dit M. Dia. « Nous sommes venus au ranch pour s’enquérir des travaux entamés depuis 2 ans et qui doivent arriver normalement à leur fin. C’est un mur de 120 km qui a été érigé et d’ici à la fin du mois de juillet, les entrepreneurs ont promis de finaliser les 5 kilomètres qui restent et de terminer tous les travaux », a déclaré le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. « Nous avons remarqué qu’ils ont ajouté la restauration d’une dizaine de bâtiments à usage d’habitation et à usage de bureau au ranch. Nous sommes satisfaits de la qualité des travaux », s’est félicité le ministre. « Nous avons visité le château d’eau et le forage réalisés par le Pudc qui permettra d’avoir suffisamment d’eau pour le cheptel mais également pour le développement d’autres activités liées à l’élevage », a ajouté Aminata Mbengue Ndiaye. « Dans la collaboration que nous avons avec une Ong internationale, nous sommes en train de voir comment un Institut qui s’occupe de la restauration des terres, de la reprise de certains pâturages en Zimbabwe et en Afrique australe, pourrait venir au Sénégal. C’est important parce que le ranch de Dolly est un refuge pour le cheptel, aux périodes de soudure, si l’on amène d’autres types de fourrages beaucoup plus nutritifs, cela fera du bien à notre élevage », a poursuivi la ministre. Elle a annoncé l’installation de parcs à vaccination pour une meilleure santé animale et l’accès total à l’eau.

Masse NDIAYE

La mise en œuvre du programme « Go- Wamer » a permis d’enregistrer de bons résultats dans les six pays constituant … mais les effets pourraient être amplifiés avec une plus grande implication des parlementaires et des journalistes.

Avec ses 3.700 kilomètres de côtes, l’Afrique de l’ouest constitue l’une des régions les plus poissonneuses au monde. Mais la surexploitation, les mauvaises pratiques de pêche, la faible coopération des pays de la sous-région, entre autres, menacent les ressources halieutiques et marines. Pour lutter contre ces menaces, six pays (Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, République de Guinée, Mauritanie et Sénégal) regroupés dans l’écorégion Wamer ont mis en œuvre, en 2012, le programme « Go- Wamer ».

Objectif : sensibiliser sur les effets pervers d’une surexploitation et les avantages d’une gestion concertée ; lutter efficacement contre les nombreuses stratégies et les moyens énormes des fraudeurs de la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (Inn), etc. Si des succès sont enregistrés dans les différents pays, les résultats pourraient être plus importants si, dans les actions, il y a une plus grande implication. « En tant que parlementaires, vous avez la responsabilité de légiférer ; et en tant professionnels des médias, vous avez la responsabilité de sensibiliser et de conscientiser les populations sur la nécessité de préserver les ressources qui ne sont pas inépuisables », a dit Alfredo Simao da Silva, directeur général de l’Institut de la biodiversité et des aires marines protégées de Guinée-Bissau, lors d’une rencontre avec la délégation de parlementaires et de journalistes qui ont séjourné, dans le pays, du 12 au 16 juin, pour visiter les réalisations du programme « Go- Wamer » dans ce pays. Il estime que c’est le meilleur moyen de préserver la ressource, soulignant que la Guinée-Bissau a mis l’accent sur la « pêche responsable » pour une meilleure protection de ses ressources marines, particulièrement celles de ses aires marines protégées.

S’agissant des parlementaires, leur rôle est primordial dans l’harmonisation des politiques de préservation, de conservation et d’exploitation durable des ressources halieutiques dans les États membres de l’écorégion Wamer et dans le renforcement de leur coopération. « On a le devoir de tout faire pour que les ressources marines soient exploitées de manière responsable et au profit des populations », a insisté le président du Réseau des parlementaires bissau-guinéens pour l’environnement. Il a noté que cette préoccupation recoupe l’un des objectifs du programme « Go- Wamer », c’est-à-dire une meilleure gouvernance de la gestion des ressources marines.

Aux journalistes, il est demandé, en tant que relais, d’aider à la promotion des bonnes pratiques en vue d’une gestion durable et équilibrée des ressources halieutiques ; de conscientiser les pêcheurs sur le fait que la ressource est limitée et sur la nécessité d’adopter de bonnes pratiques, de respecter les repos biologiques, de ne pas pêcher dans les aires marines protégées, etc. Ainsi, les succès enregistrés notamment en lutte contre la pêche illégale, les mauvaises pratiques, de protection des aires marines protégées ou encore en sensibilisation sur les problématiques associées à la gestion durable des ressources marines seront amplifiés.

D’un montant de 10,5 millions d’euros, le programme « Go-Wamer » s’articule autour de quatre axes : la gestion des ressources et aires marines protégée, la lutte contre la pêche INN, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans l’écorégion Wamer, le poisson est d’un apport vital à la sécurité alimentaire. Il est de loin la première source de protéine animale et assure de revenus à de nombreux acteurs notamment les femmes.

De notre envoyé spécial en Guinée-Bissau Mamadou GUEYE

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans un communiqué, porte à la connaissance des chercheurs et universitaires ressortissants des États membres de l’Uemoa qu’à l’issue des délibérations du Jury, le Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique n’a pas été décerné pour l’édition 2016. Toutefois, l’institution émettrice a décidé d’encourager les auteurs des deux articles ayant été les mieux classés par le Jury, en leur octroyant une bourse de recherche sous la forme d’un séjour rémunéré d’une durée de deux ans au sein des Directions des services centraux du Siège de la Bceao. Ce séjour devrait permettre aux bénéficiaires d’approfondir et d’améliorer leurs travaux.

Depuis 2008, la Banque centrale organise, tous les deux ans, un Prix dénommé « Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique », en vue d’encourager les jeunes chercheurs dont les travaux, particulièrement remarquables, auront apporté un éclairage nouveau sur la politique monétaire ou les politiques économiques des pays de l’Uemoa. L’institution du « Prix Abdoulaye Fadiga » constitue un jalon nouveau d’une série d’actions soutenues de la Banque centrale dans le domaine de la recherche économique.

Abdou DIAW

En dépit des difficultés notées au début du programme « Go- Wamer », les résultats sont au rendez-vous, estime Arnud Comolet, son coordonnateur. Il cite notamment les progrès en lutte contre la pêche illégale, les appuis aux communautés de pêcheurs, la protection des aires marines protégées. De plus, le programme «Go-Wamer» a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des ressources marines et à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Le programme « Go-Wamer » tire à sa fin. Dans quel contexte a-t-il été conçu et mis en œuvre ?
Le programme Go-Wamer s’inscrit dans la continuité de plusieurs programmes et actions engagés dès les années 2000, visant à favoriser la gestion durable des ressources marines et côtières (Rmc) dans la sous-région Wamer (Ouest Afrique) ; la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Il met l’accent sur l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc (le «go» de Go-Wamer). C’est un programme sous-régional financé par l’Union européenne (10 M€) et mis en œuvre par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) qui associe six pays de l’espace Go-Wamer et intervient à l’échelle régionale, nationale et locale pour le soutien d’actions allant de l’appui aux politiques et institutions, jusqu’au financement de petits équipements et interventions de terrain.

Quels étaient ses objectifs et ont-ils été atteints ?
Le Programme vise l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc, car c’est une composante centrale de la gestion durable de ces ressources. Le Programme a connu des difficultés et des retards d’exécution, mais la constitution d’une nouvelle équipe de coordination et de mise en œuvre a permis un redémarrage des activités qui a commencé à porter ses fruits dès la fin 2016. Le Programme enregistre quelques beaux succès notamment en lutte contre la pêche illégale, de mesure et de suivi de la gouvernance des Rmc, d’appui aux communautés de pêcheurs, de protection des Aires marines protégées ou encore en sensibilisation des parlementaires et journalistes sur les problématiques associées à la gestion durable des Rmc.

Y a-t-il une articulation entre les actions de ce programme avec celles des gouvernements respectifs ?
Bien sûr. Les actions prévues dans le Programme national sont identifiées par les États bénéficiaires eux-mêmes, en fonction de leurs besoins et priorités, à travers un processus participatif.

Quels sont les enseignements à tirer de ce programme ?
L’objet du Programme, la gouvernance et la gestion durable des Rmc, est une question centrale du devenir socioéconomique des pays de la sous-région Wamer, compte tenu du rôle qu’y jouent les Rmc, notamment les ressources halieutiques. Les besoins sont immenses et les attentes des populations nombreuses. Le programme Go-Wamer a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des Rmc et, ainsi, à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Quels sont les facteurs limitants recensés ?
Le programme a dû faire face aux difficultés inhérentes à tout programme sous-régional à savoir la multiplicité et la diversité des acteurs à mobiliser, des montages plus compliqués à mettre en œuvre, une grande variabilité des problèmes à traiter, des contextes politiques, institutionnels, culturels et environnementaux différents, une réactivité et des délais d’exécution plus longs.

Travaillez-vous sur les opportunités de financements pour la pérennisation des activités dudit programme ?
Oui, c’est un des axes forts du travail engagé actuellement pour tenter de déterminer les conditions de la poursuite et de la continuité des actions conduites dans le cadre de Go-Wamer. Quelles sources de financement nationales et internationales peut-on mobiliser pour assurer cette continuité ? Ce travail commence tout juste et les conclusions devront être rendues à la fin du Programme en décembre 2017.

Quel est l’après « Go-Wamer » ?
Nous y travaillons. Cependant, il est encore trop tôt pour se prononcer. La réflexion engagée porte sur les types d’actions à mettre en œuvre, leur articulation, les partenariats à bâtir et les sources de financement à mobiliser.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Guinée-Bissau

Dans le projet « services climatiques pour l’augmentation de la résilience au Sahel (Scrs) », l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la métrologie (Anacim) a organisé, jeudi, un atelier de diffusion et de partage axé à la prévision saisonnière des précipitations du Sénégal pour l’hivernage 2017. Les prévisions s’avèrent clémentes avec un climat «normal et humide», ont annoncé les spécialistes.

L’atelier de diffusion et de partage de la prévision saisonnière des précipitations du Sénégal organisé par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la métrologie (Anacim), a constitué un cadre orienté sur les notions de base de la prévision saisonnière ainsi que les résultats de cette année. Il s’est surtout agi de définir, pour chaque secteur prioritaire, un cadre d’implication dans la gestion stratégiques des activités.

En effet, le Sénégal, à l’instar des pays soudano-sahéliens, est soumis à la variabilité du climat et aux événements extrêmes (sécheresses, inondations, vagues de chaleur entre autres). Selon les prévisions de l’Anacim, pour cette année, on s’attend à un climat normal et humide. Toutefois, ce sont des prévisions basées sur des probabilités. Une première prévision avait été élaborée au mois de mai, pour toute la région de l’Afrique de l’Ouest.

En ce moment, les prévisions n’étaient pas très claires. Il était, dès lors, hasardeux de se prononcer objectivement. La saison humide s’avérera davantage avérée à la fin de ce mois, rapportent les prévisions. Celles-ci sont basées sur la température de la mer dans le Pacifique et l’Atlantique. Pour l’heure, au pacifique, la condition est plutôt neutre. Cette situation va impacter sur le Sahel en provoquant des pluies abondantes. Aux côtes du Sénégal et Mauritanie, il se dégage un bon réchauffement. On pourrait avoir un léger dégel au mois de juillet. Mais, de manière globale, on s’attend à une année humide. En ce qui concerne les semis, la date optimale varie de régions en régions, rapportent les spécialistes de l’Anacim.
Maguèye Marame Ndao, directeur général de l’Anacim rappelle que conformément à sa mission de contribuer aux nombreux objectifs nationaux relatifs à la sécurité des personnes et des biens, sa structure a mis en place des systèmes d’alerte précoce pour fournir, à temps, des services climatologiques aux différentes communautés en général et des groupes d’utilisation spécifique. A ce propos, il mentionne, entre autres, les secteurs de la pêche artisanale et de l’agriculture qui offrent des cadres d’échanges et de fournitures d’informations métrologiques, sous forme de prévissions, d’alertes et de conseils au profit d’un vaste réseau d’acteurs et d’usagers.

Des mesures d’adaptation face aux effets climatiques
Zeynab Mbengue Wade, Secrétaire général du ministère du Tourisme et des Transports aériens, rappelle que depuis l’avènement de la sécheresse des années 70, le Sénégal continue de subir plus fréquemment les impacts du changement climatique et phénomènes météorologiques à forts impact tels que les inondations et les vagues de chaleur, en progression depuis plusieurs années. Ces phénomènes induisent des conséquences néfastes comme la baisse des rendements agricoles, la destruction des infrastructures, l’érosion côtière, les déplacements de populations, les problèmes sanitaires et les pertes en vie humaine. Dès lors, la représentante du ministre préconise «des mesures d’adaptation face aux effets négatifs des phénomènes climatiques extrêmes en particulier dans les activités tributaires au climat». Elle se réjouit «du cadre mondial pour les services climatiques mis en place par l’organisation météorologique mondiale, avec comme objectifs de contribuer à la réduction des pertes des personnes et des biens. Elle invite les pays concerné à mettre en œuvre un cadre national pour les services climatiques tout en veillant à développer des produits adaptés aux besoins des usagers.

A ce propos, la représentante du ministre note «le Sénégal est en train de mettre en place un cadre institutionnel de services climatiques qui se focalise sur les secteurs prioritaires à savoir : l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’élevage, la pêche, les ressources en eau, la gestion des risques et catastrophes, la santé, l’énergie et le tourisme».

Oumar BA

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), en partenariat avec l’Ong «Innovation, environnement, développement en Afrique», (Ied Afrique), a organisé, samedi, un atelier en vue de former 60 producteurs du département de Kaffrine à l’utilisation des informations climatiques. «Cet atelier vise à former des producteurs du département de Kaffrine à l’utilisation des informations climatiques produites par l’Anacim, pour faire face au changement climatique afin d’améliorer leur production’’, a expliqué Diabel Ndiaye, ingénieur agro-météorologue à l’Anacim. «Nous sommes dans une phase de changement climatique où il y a une variabilité inter-annuelle de la pluviométrie. Il serait bien de partager certaines de ces informations météorologiques’’, a-t-il expliqué. Cela, selon lui, permettrait aux producteurs d’être au courant de ce qui est prévu et de savoir le régime pluviométrique attendu, pour planifier la date des semis ou mener des opérations culturales adaptées.

«L’utilisation des informations climatiques produites par l’Anacim fait partie des stratégies par rapport au changement climatique’’, a pour sa part soutenu Hamédine Diouf, représentant du coordonnateur du projet Dfc, piloté par l’Ong Ied Afrique.

Selon lui, l’utilisation de l’information météorologique permet aux producteurs de faire un bon choix dans la pratique culturale. «Un paysan qui utilise ces informations météorologiques aura de bons résultats sur le rendement et la productivité’’, a-t-il assuré.

APS

Le début de la fabrication des trains, dans le projet du Train express régional (Ter), est prévu fin octobre, a appris l’Aps auprès du service de communication de l’usine d’Alstom.

«Pour ce qui concerne Alstom et le matériel roulant, le projet avance bien et conformément au plan. Nous sommes en phase d’études et de passage de commandes vers nos fournisseurs. Le début de la fabrication est prévu fin octobre», selon ce service contacté par l’Aps. Dans le projet du Train express régional (Ter), qui doit relier Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le groupe Alstom s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture de 15 trains. Ils desserviront 14 stations sur une distance de 57 km qu’ils effectueront en 45 minutes. Le nombre de voyageurs par jour est estimé à 115.000. La construction des trains a été confiée au site d’Alstom à Reichshoffen où s’était rendu le président sénégalais Macky Sall, lors de sa visite d’État en décembre en France.

Le groupe Alstom a déclaré que le train Coradia Polyvalent pour le Sénégal est bi-mode (diesel/électrique) et peut circuler à une vitesse de 160 km/h.
Outre le site d’Alstom à Reichshoffen, cinq autres sites en France participeront au projet Ter, Saint-Ouen pour le design, Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs et alternateurs, Tarbes pour les chaînes de traction et Villeurbanne pour l’informatique embarquée et l’information voyageurs.

Le Sénégal a signé, avec la France, un accord portant sur 193 millions d’euros, en vue de la réalisation du Train express régional.
En décembre dernier, le président Macky Sall procédait au lancement des travaux du projet de Train express régional.

APS

A quelques jours de sa clôture, le Projet « Organisation paysanne comme acteurs clefs dans la bonne gouvernance des filières rizicoles, aux niveaux national et régional en Afrique de l’Ouest » fait l’objet, d’un bilan et de capitalisation en vue de sa mise à l’échelle.

Après trois ans de mise en œuvre, l’heure du bilan a sonné pour le Projet « Organisation paysanne comme acteurs clefs dans la bonne gouvernance des filières rizicoles aux niveaux national et régional en Afrique de l’Ouest » porté par Veco Afrique de l’Ouest en collaboration avec la Fédération des producteurs du Bassin de l’Anambé (Feproba) dans la région de Kolda et l’Union des Jeunes agriculteurs de Koyli Wirndé (Ujak) à Podor. Le tableau dressé par Mame Birame Ndiaye, point focal de l’antenne Veco au Sénégal, hier, lors de l’ouverture de l’atelier de bilan et de capitalisation montre des résultats globalement positifs.

En ce sens que nombre d’activités qui étaient prévues ont été menées et les objectifs qui étaient fixés atteints. « Nous avons pu dérouler des actions concertées de plaidoyer avec les décideurs publics. Au lieu d’un plaidoyer unilatéral, on a mené des processus multi-acteurs pour réfléchir sur des problématiques et proposer des solutions et des stratégies de mises en œuvre. C’est pourquoi qu’à chaque fois, une thématique était identifiée, nous l’avons fait porter à une structure étatique qui, avec l’Ong et les Organisations paysannes, réfléchit sur les solutions à proposer », a affirmé M. Ndiaye.

Ainsi, le principal acquis de ce projet, c’est d’avoir permis aux acteurs de la filière riz de l’Anambé et de Podor d’avoir une bonne connaissance de l’environnement de la chaîne de valeurs riz. A ce propos, une « mine d’informations » est disponible grâce aux études, ateliers et travaux menés dans ce projet.

Parmi les activités ayant permis d’avoir cette masse critique d’informations, on peut relever l’analyse de la chaîne de valeurs riz et de la situation socioéconomique des producteurs du Bassin de l’Anambé ; l’étude sur les impacts des importations de riz sur la commercialisation du riz local ; les ateliers de formation sur l’approche chaîne de valeurs dans les bassins de production de l’Anambé et de Podor.

Les ateliers de réflexion sur le financement des chaînes de valeurs par les institutions financières, d’évaluation de la commercialisation du riz local par le système de régulation des importations en collaboration avec l’Arm, de consolidation de la représentativité des différents collèges du Ciriz national en collaboration avec le Fndaps etc. Toutes choses qui, pour Mame Birame Ndiaye, « donnent une photographie claire de la chaîne de valeurs riz dans la commercialisation, la production mais aussi des relations entre les acteurs ».
Les résultats de l’atelier de Dakar alimenteront l’atelier régional de capitalisation et de plaidoyer prévu les 3 et 4 juillet prochains à Ouagadougou.

Elhadji Ibrahima THIAM

Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.

Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques. « Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade. « Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.

Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.

A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.

Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.

Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.

Ndiol Maka SECK

La femme sénégalaise se caractérise par son dynamisme. Quel que soit son niveau d’instruction, vivant en milieu rural ou en zone urbaine, elle crée toujours de petites activités pour subvenir à ses besoins. Pour les accompagner, le Rejefe vient de lancer, avant-hier, un incubateur 100 % féminin.

Le Réseau des jeunes femmes entrepreneures (Rejefe) a procédé, avant-hier (jeudi), au lancement officiel du premier incubateur 100 % féminin à Dakar, dénommé « la maison de l’entrepreneur ».

Ce Réseau est une association de femmes entrepreneuses ayant pour vocation de contribuer efficacement au développement économique et social, cadrant avec les objectifs de croissance et d’émergence du Sénégal, mais aussi, de l’Afrique toute entière. L’incubateur du Rejefe accueille des projets innovants afin de les orienter à travers un soutien technique et financier adapté ; cela leur permettra de concrétiser leurs ambitions entrepreneuriales par la création d’entreprise. Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a indiqué que le développement d’un pays passe par la création d’entreprises.

Il a, par ailleurs, invité les femmes à bien s’outiller pour faire face aux mutations en cours. Pour sa part, le parrain Alioune Badara Cissé, médiateur de la République, a déploré les harcèlements dont les femmes sont victimes tous les jours. «Refusez de céder et dénoncez ces comportements jusqu’à la dernière énergie », a-t-il déclaré. La présidente du Rejefe, Mme Fatoumata Fall, a souligné que c’est en se formalisant qu’elles pourront accéder au marché non sans plaider pour un leadership féminin.Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, se dit disposé à bâtir un partenariat très fort avec le Rejefe dans le domaine de la facilitation, de l’accès à l’information.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Union européenne (Ue) et le Sénégal ont signé deux conventions de financement dans le programme d’appui au secteur de l’électrification rurale et celui de coopération pour la sécurité intérieure.

La signature a été effectuée à Bruxelles, le 8 juin 2017, par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le Commissaire européen pour la Coopération internationale et le développement, Neven Mimica, en présence du président de la République du Sénégal, Macky Sall, à l’occasion de sa visite aux Journées européennes de développement. D’un montant global de plus de 16 milliards de FCfa, sous forme de dons, « ce financement s’ajoute aux investissements financiers déjà réalisés par l’Ue au Sénégal dans ces domaines précités », a-t-on appris dans un communiqué. Financé à hauteur de 9 milliards 839 millions de FCfa, le programme d’appui à l’électrification rurale permettra, souligne le document, « d’améliorer l’accès aux activités agricoles et aux services électriques des ménages ruraux qui pourront ainsi renforcer durablement leurs moyens d’existence ». Ce programme d’appui à l’électrification rurale va toucher 150 villages pour une population d’environ 55.000 habitants.

Alors que le Programme de coopération pour la sécurité intérieure d’un montant de 6 milliards 559 millions de FCfa a pour objectif, précise la source, « de contribuer à la préservation du potentiel de croissance économique et de réduction de la pauvreté par la prévention et la réduction des facteurs de déstabilisation internes et externes ». « A travers ce financement, ajoute-t-on, l’Ue contribue à l’amélioration de l’efficience, de l’efficacité et de la redevabilité des services de sécurité intérieure pour lutter contre les grandes menaces ».

Ainsi, ce programme, selon les termes du contrat, « permettra aux services de sécurité intérieure d’être mieux outillés pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée ». Par ailleurs, lit-on dans le communiqué, « ces services de sécurité intérieure seront mieux outillés pour le contrôle et la surveillance des frontières, y compris dans la lutte contre la migration irrégulière ».

S. Diam SY

Le développement durable est assujetti, en partie, à une bonne politique d’énergie. Au cours d’une table ronde, tenue avant-hier à Dakar, la sociologue, Fatou Sow Sarr, a invité les Sénégalais à se battre pour l’accès à l’énergie propre.

Comment les politiques énergétiques, qui intègrent le genre, peuvent contribuer au développement durable, à l’égalité des genres et à l’émancipation économique des femmes ? Voilà le thème qui a réuni, hier, à l’Institut africain de management (Iam), ancien ministre, professeurs et experts. La sociologue, Fatou Sow Sarr, a relevé que l’énergie est un enjeu central de développement et que le progrès d’un pays passe par la prise en compte de la question genre. « Le non accès à l’énergie constitue une entrave au développement. Nos politiques de développement ont fait que les secteurs des hommes sont mécanisés alors que les tâches dévolues aux femmes se font à l’aide de leurs mains dans le monde rural », a poursuivi Pr Fatou Sow Sarr. Aussi, a-t-elle attiré notre attention sur cette urgence : « Sans énergie, il n’y a pas de conservation des vaccins », avant d’exhorter les participants à se battre pour l’accès à l’énergie renouvelable. « Battons-nous pour de l’énergie propre, celle qui ne détruit pas des vies », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, Yacine Diagne d’Enda Energie a souligné que les premières sources d’énergie des ménages restent le charbon de bois. Elle a noté que la question de pauvreté est centrale et que beaucoup de ressources minérales, dont le pétrole et le fer, sont liées à l’énergie. Quant à Louis Seck, directeur pays de l’Ong britannique « Energy 4 Impact », il a rappelé que 1,3 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité et 83% d’entre eux vivent en zones rurales. L’Ong soutient qu’il y a actuellement 160 micro-entreprises dirigées par des femmes à Tambacounda qui ont à la fois l’accès à des technologies de cuisson propre, l’éclairage solaire et à l’utilisation productive de l’énergie solaire.

A noter que le taux d’électrification du Sénégal est à 54,5%, selon le rapport Sie et que des régions comme Tambacounda et Kédougou souffrent encore plus du faible accès à l’énergie avec respectivement 9% et 4%, ainsi que d’une pauvreté accrue et du chômage.

Dans un document remis à la presse, il a été mentionné que le gouvernement veut augmenter, de manière significative, l’accès des populations à l’électricité, en particulier en zones rurales. La note ajoute que le taux d’électrification devra atteindre 62% d’ici à 2022.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) va accompagner les ministères sectoriels dans la production de statistiques, a déclaré, hier, son directeur général, Aboubacar Sadikh Bèye. « Ce que nous voulons, c’est délester ces ministères sectoriels de la lourdeur de la production statistique », a dit M. Bèye. Pour ce faire, il s’agira, selon lui, de créer des « directions d’analyses, de prospectives, d’études approfondies, de stratégies » pour accompagner les ministères.

Et cela permettra de fournir à ces différents départements ministériels les données nécessaires pour les analyses et prendre les décisions les plus « efficaces » pour une bonne application de leurs politiques sectorielles. « Quand la production statistique prend 80 % du temps des experts qui sont dans les ministères sectoriels, il ne leur reste que 20 % pour faire de l’analyse », a-t-il fait remarquer. M. Bèye a estimé que « cela signifie qu’il n’y a pas assez d’analyses et que nos ministres ne prennent pas les meilleures décisions ». L’Ansd essaie alors de faire libérer ces 80 % pour permettre aux experts en fonction dans les ministères de se consacrer entièrement aux études, analyses, prévisions et aux conseils en stratégie, souligne son directeur.

APS

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a demandé, hier, à Dakar, la mise en place d’un Fonds de développement de la statistique.

Le Premier ministre, par ailleurs président du Conseil national de la statistique (Cns), a instruit le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, secrétaire exécutif du Cns, à mobiliser les ressources pour ledit fonds. M. Dionne présidait la 3ème session du Cns en présence notamment des ministres en charge de l’Economie (Amadou Bâ) et de l’Elevage (Aminata Mbengue Ndiaye) et des Partenaires techniques et financiers.

Pour le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et du développement (Ansd), Aboubacar Sadikh Bèye, ce fonds permettra de relever tous les défis liés à la production de données statistiques au Sénégal. « Ce fonds va financer toutes les activités statistiques du pays en allant des comptes nationaux aux statistiques agricoles, touristiques... », a-t-il soutenu. M. Bèye a rappelé que le rôle de sa structure est « d’assurer une production efficace, optimale et la mise en commun de toutes les ressources ».

Cette session permettra de régler définitivement les questions de la dispersion des programmes statistiques et de la gestion des ressources humaines désormais centralisés par l’Ansd qui assure la présidence du Comité technique des programmes statistiques, renseigne un communiqué de presse. Il s’agit également de rationaliser le système de statistique national qui compte plus de 100 structures en faisant de sorte que les programmes sectoriels soient regroupés selon leurs zones d’intérêt et d’intervention. Ainsi, les 119 structures de production statistiques répertoriées seront remplacées par une dizaine de directions sectorielles rattachées à l’Ansd, ajoute la même source.

APS

Mahammad Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, la troisième session ordinaire du Conseil national de la statistique (Cns). Une occasion pour le Premier ministre de réitérer l’ambition du Sénégal de disposer d’un système statistique national stable, suffisamment coordonné.

La troisième session ordinaire du Conseil national de la statistique s’est tenue hier sous la présidence du Premier ministre. Cette rencontre a été une occasion, pour Mahammad Boun Abdallah Dionne, de demander la transformation de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en centre de ressources pour tout le système public. Selon le chef du gouvernement, le Pse ainsi que toutes les idées de transformation économique, de développement durable, de capture des dividendes démographiques, de décentralisation, de déconcentration, de simplification administrative, de transparence imprègnent fortement les comportements et les politiques. Dès lors, il déclare que la rationalisation des structures du Système statistique nationale (Ssn) et sa centralisation visent à mieux resserrer le partenariat entre les services producteurs de statistiques publiques, renforcer sa crédibilité en consolidant l’Ansd dans sa place centrale, son rôle de coordonnateur et de centre de ressources, et son indépendance. M. Dionne souligne que les préoccupations essentielles qui lui semblent à l’heure sont la rationalisation des structures du Ssn, la centralisation de la production statistique et la transformation de l’Ansd en centre de ressources pour tout le système statistique public. Les autres préoccupations, selon le Premier ministre, sont liées à l’élargissement de l’action des services régionaux par la mise en place de pôles régionaux statistiques en ligne avec l’Acte 3 de la décentralisation et l’adaptation des méthodes à une économie en transformation et ouverte sur un monde confronté au défi du développement durable.

Au cours de cette rencontre, il a réitéré l’ambition du Sénégal de disposer d’un système statistique national stable, suffisamment coordonné et assurant une bonne couverture des besoins des utilisateurs. «Il ne s’agit pas d’un choix, encore moins d’un jeu de notre part avec la réalité autrement dit d’un rêve. Non, il s’agit plutôt d’une réalité incontournable ; de la seule façon dont nous pouvons définir cette capacité de base statistique qui nous est nécessaire en tant que noyau à partir duquel s’élaborent les pratiques de responsabilité des autorités publiques et de transparence de l’action publique », a-t-il ajouté. Dès lors, il soutient que la manière la plus efficace pour le gouvernement de soutenir une stratégie d’un système statistique national consisterait en la construction et la surveillance d’une capacité statistique durable, fonctionnant à un haut niveau.

Aliou KANDE

Après l’ancien ministre français de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, c’est au tour de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, de visiter, hier, la « Maison du Train express régional », un mois après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Selon lui, « ce projet considérable fera de Dakar une grande capitale africaine ».

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, Jean-Yves Le Drian, a visité, hier, la « Maison du Train express régional », en présence du Secrétaire d’État sénégalais, chargé du réseau ferroviaire national, Abdou Ndéné Sall, et du directeur général de l’Apix, Mountaga Sy. Sur place, il a eu droit à des explications détaillées sur le Ter qui reliera Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass ainsi que ses composantes. Après la visite, M. Le Drian et sa délégation se sont entretenus avec les entreprises françaises titulaires du marché (Ter). A la fin de la visite, le ministre français se dit « impressionné » par le projet qui est, selon lui, « considérable pour le Sénégal ». « Je savais que ce projet existait, mais je n’en avais pas mesuré l’ampleur », a-t-il déclaré. M. Le Drian n’a pas caché son sentiment de fierté de voir des entreprises françaises gagner ce marché et de constater « l’extrême synergie entre les équipes (Sénégal et France) pour être dans les temps et aboutir au 14 janvier 2019 à l’ouverture de cette ligne qui sera exploitée en partenariat avec la Société nationale des chemins de fer français (Sncf) ». Ce projet montre, à son avis, que « le Sénégal et la France, ça gagne ». « Le Ter est un projet structurant et très important pour le Sénégal ; et fera de Dakar une grande capitale africaine », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, a assuré du démarrage effectif du Ter. « Les travaux sont sous contrôle », a-t-il indiqué, tout en soulignant que les trois plateformes qui sous-tendent le démarrage du projet sont quasiment terminées : la plateforme d’études, le terrassement et la base des travaux. La plateforme d’études recevra, à l’en croire, à partir du 20 juillet, 200 ingénieurs sénégalais et français qui vont finaliser les études détaillées du projet. S’agissant des travaux de terrassement, Mountaga Sy a souligné qu’ils ont été quasiment terminés sur les zones à faible densité de populations sur une longueur de 12 km, soit 33 % du tracé. Alors que la base des travaux sur 13 ha recevra, à partir de septembre prochain, les plateformes physiques ferroviaires. « Les titulaires du marché vont travailler sur une même plateforme pour mutualiser leurs efforts, optimiser les schémas techniques de mise en œuvre et livrer le projet à temps », a-t-il assuré.

Pour le directeur général de l’Apix, cette visite du ministre français revêt un « caractère particulier » et dénote une revue d’étape sur l’état d’avancement du projet parce que, dit-il, majoritairement la technologie française est titulaire du marché, mais aussi l’appui et l’accompagnement financiers français pour réaliser le projet Ter. « Cette visite, a-t-il ajouté, motive et encourage le projet à avancer dans des délais très serrés et pour être livré à date échue ». S’agissant des financements, M. Sy précise qu’ils ont été bouclés et que les entreprises titulaires ont reçu leurs avances de démarrage. « Toutes les suspensions sont levées. Le temps zéro est acté par l’ensemble des titulaires du marché », a-t-il dit.

Souleymane Diam SY

Le département de Pikine abrite l’essentiel des impactés du tracé et du Ter avec notamment les commerçants du marché de Thiaroye. Depuis le début des travaux de conciliation, seul 12 % des personnes impactées sont passées en commission. Cette situation est due au fait que la plupart des impactés se trouvent au marché Thiaroye qui fera, selon le directeur général de l’Apix, l’objet d’un recasement sur une assiette foncière de 7 ha au camp Thiaroye. Des architectes, en relation avec le collectif des commerçants de ce marché, sont en train, dit-il, « de finaliser le schéma de modernité que va offrir, demain, ce marché pour conserver la dynamique économique du département de Pikine ». Pour le département de Dakar, a informé M. Sy, les 65% des personnes impactées par le tracé du Ter sont passées en commission contre 76 % pour celui de Rufisque. Ce qui est essentiel, a-t-il estimé, « les personnes concernées ont adhéré au schéma d’indemnisation, au projet ; et la multi-modalité fera jour demain au Sénégal ». « Le schéma se fait correctement, les conciliations sont en cours. Tout cela se fera par un déguerpissement concerté et dans la paix », a assuré le directeur général de l’Apix.

S. Diam SY

Selon le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, la pêche illicite non déclarée non réglementaire (Inn) constitue un fléau mondial. Il a plaidé pour une coalition mondiale contre cette pratique qui, a-t-il dit, cause énormément de problèmes à nos États. « Le Sénégal perd 150 milliards de FCfa par an à cause de la pêche illicite. Raison pour laquelle notre pays a ratifié la Convention des mesures du ressort de l’état du port de la Fao qui fait que le Sénégal occupe une place importante dans la lutte contre la pêche illicite », a mentionné Oumar Guèye.

Nd. M. SECK

Le Sénégal compte faire de la cogestion un outil de premier ordre pour une meilleure gouvernance de ressources maritimes dans ce contexte de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd). Notamment l’objectif 14 visant la conservation et l’exploitation durable des ressources maritimes.

C’est dans ce contexte que les 37 Conseils locaux de pêche artisanale(Clpa) ont été mis en réseau. Le bureau national a été officiellement installé, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye. « Cette rencontre permet d’enclencher une nouvelle dynamique avec l’installation du bureau national du réseau des Conseils locaux de pêche artisanale qui constitue un dispositif d’amélioration de la gouvernance des pêcheries artisanales au Sénégal », a déclaré Oumar Guèye. « En effet, a-t-il poursuivi, après la mise en place des Clpa, la gestion concertée des ressources demande le réseautage des organes en charge de cette mission pour faciliter la communication, la synergie des actions, le partage d’expériences et la vulgarisation des initiatives prometteuses d’une localité à une autre ».

Selon lui, ce réseau sera un interlocuteur privilégié des autorités et despartenaires techniques et financiers dans tous les domaines concernant la gestion des ressources et les politiques de développement du secteur. « La qualité des compétences réunies au sein de cette instance laisse présager une bonne implication des acteurs qui inspireront, sans nul doute, nos politiques dans le processus continue de réajustement de nos interventions pour répondre aux attentes de la population », a soutenu le maire de Sanghalkam. A en croire Oumar Guèye, la cogestion qui est une véritable forme de gouvernance consistant en un partage des responsabilités entre, d’une part, l’État et d’autre part, les acteurs, a été inscrite pour la première fois dans la loi 2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche. Et cette option a été renforcée par la Nouvelle lettre de politique sectorielle et de développement de la pêche et de l’aquaculture adoptée le 13 mai 2016 par son département suite à un processus participatif et inclusif. « Ce cadre d’orientation sectorielle met un accent particulier sur la promotion de la cogestion pour une gestion durable de la pêcherie. Le gouvernement du Sénégal entend ainsi consolider les acquis en cogestion et assurer le renforcement des capacités techniques et organisationnelles. Ainsi, notre pays est en phase avec les instruments de gouvernance internationaux qui mettent les acteurs au cœur des politiques de gestion des pêches », a-t-il laissé entendre. 

Pour sa part, Abdoulaye Ndiaye, coordonnateur national du réseau des Clpa a estimé qu’avec ce réseautage, le gouvernement a comblé le grand vide puisqu’il s’agit d’un instrument qui va atteindre tous les acteurs. Il a également rappelé les différentes actions menées par l’État depuis un certain temps pour accompagner les acteurs de la pêche. Notamment l’enveloppe des 86 millions de FCfa accordés aux acteurs en 2015 et la subvention d’un million de FCfa accordé à chaque pêcheur désireux de se procurer un moteur.

Ndiol Maka SECK

L’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) a annoncé le démarrage, hier, des travaux de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport de Ziguinchor (sud). « L’Ads a entamé, ce jeudi, (ndlr : hier) les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport de Ziguinchor », affirme la direction de cette agence dans un communiqué parvenu à l’Aps. Les travaux consistent à agrandir l’aérogare, à construire une zone commerciale et des « espaces d’attente pour les passagers et leurs accompagnants ». « L’Agence des aéroports du Sénégal, par ces travaux, met en œuvre le projet de développement du hub aérien du Sénégal (…) qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’aéroport international Blaise-Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux », ajoute la même source.

APS

En vue d’une meilleure prise en compte des Objectifs de développement durable dans l’intégration et le suivi des politiques publiques, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan organise, depuis hier, un atelier technique de trois jours.

Avec l’adoption, au mois de septembre 2015, d’un nouvel agenda mondial pour un développement durable, chaque pays est invité à définir sa propre approche allant dans le sens d’aligner et d’intégrer les 17 objectifs de développement durable (Odd) et leurs 169 cibles dans sa politique nationale. L’atelier technique de trois jours que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, en collaboration avec la Cellule de suivi opérationnel du programme de lutte contre la pauvreté, organise, depuis hier, entre dans ce sillage. Les résultats de cette rencontre, qui réunit plus d’une centaine de participants de différentes structures et ministères sectoriels, vont permettre de fournir des informations en vue d’élaborer un rapport national de suivi des Odd en cohérence avec le Cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques (Case).

En amont, différentes catégories d’acteurs (services de l’administration, Partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, élus locaux, parlementaires…) avaient déjà pris des initiatives en vue d’une bonne domestication de l’agenda des Odd dont la mise en œuvre s’aligne sur les actions prioritaires du Pse. Estimant que le Pse constitue « une bonne réponse » pour la mise en œuvre des Odd, Mayacine Camara, coordonnateur de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (Dgppe) a relevé les défis déterminants pour le Sénégal dans le nouveau contexte de cet agenda. Il s’agit d’assurer la bonne gouvernance économique, de relancer la productivité, de maîtriser la croissance démographique en fonction des possibilités de l’économie, de mettre à profit le dividende démographique pour permettre à la population jeune de participer activement au développement du pays.

Harmoniser
Pour mener à bien le processus d’intégration des Odd dans le Pse, l’État a ainsi opté pour une démarche avec des objectifs qui seront subdivisés en plusieurs étapes. « D’abord, nous devrons intégrer certaines cibles urgentes des Odd à la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires du Pse et aux Lettres de politiques sectorielles de développement (2014-2018). Ensuite arrimer et harmoniser le suivi avec notre cadre de suivi des politiques publiques. Enfin développer et mettre en place des stratégies qui permettront de prendre en compte le restant des cibles des Odd dans les phases ultérieures (…) », a expliqué M. Camara. A ce titre, il a souligné que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a déjà conduit des travaux préparatoires d’alignement des cibles des Odd avec les actions prioritaires du Pse, d’harmonisation des indicateurs et de mise en place d’une plateforme de suivi des Odd.

Selon Hans Herren, président du Millenium Institute, le modèle intégré pour les Odd, basé sur le travail en synergie, est un outil efficace pour faire de la planification. « Le souhait de notre Institut, c’est de voir les différents ministères travailler ensemble. En créant cette synergie, le gouvernement peut travailler plus efficacement dans le moyen et long terme. Cela peut permettre d’éviter, d’une part les retours de manivelles et des résultats négatifs et, d’autre part, d’optimiser les dépenses publiques et d’avoir une meilleure gestion des ressources financières », a-t-il dit. Aissatou Diop, coordonnatrice du Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess), financé à hauteur de 12,5 milliards de FCfa sur trois ans grâce à l’appui de la coopération italienne, a abondé dans le même sens. D’ores et déjà, elle s’est félicitée des dispositions prises pour aligner les Odd sur les priorités du Pse. Car, a-t-elle rappelé, le Pse et le Padess visent les mêmes objectifs : contribuer à la réduction de la pauvreté par le soutien à l’opérationnalisation des politiques et des stratégies nationales de lutte contre ce fléau à travers l’autonomisation des groupes défavorisés tels que les femmes et les jeunes.

Elhadji Ibrahima THIAM

Des agents de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) vont bientôt bénéficier de l’accompagnement du Cirad dans la lutte contre l’aflatoxine, a déclaré Mamadou Amadou Seck, directeur général de l’Ita. Un partenariat qui entre dans la convention qui lie les deux structures.

Le récent séjour du directeur général de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de Montpellier, en France, a été bénéfique pour le sous secteur de l’agroalimentaire au Sénégal. Mamadou Amadou Seck en a profité pour traduire en réalité les axes majeurs de la nouvelle convention qui lie le Cirad à l’Ita depuis mai 2016. Il s’agit, entre autres volets, de faire bénéficier aux techniciens de l’Ita des séries de renforcement des capacités dans la transformation des produits agricoles sénégalais et dans la maîtrise de certaines technologies comme la lutte contre l’aflatoxine dans l’arachide. A ce sujet, quatre chercheurs de l’Ita vont bientôt séjourner en France, dans les établissements du Cirad, pour améliorer leurs connaissances dans l’agroalimentaire, a révélé le Dr Seck. « C’est des formations de courte durée qui entrent dans la convention qui lie nos deux institutions », selon le directeur général de l’Ita. Un chercheur du Cirad sera également affecté, pour un laps de temps, à l’Ita pour aider ses agents à maîtriser davantage les outils et équipements mis à leur disposition dans le domaine de l’agroalimentaire, a ajouté M. Seck. « Le contrôle de qualité et la maîtrise des technologies et des équipements seront des axes prioritaires dans la nouvelle coopération avec le Cirad », selon Mamadou Amadou Seck. Il estime que la formation continue sera privilégiée à l’Ita pour valoriser davantage les produits locaux. Le Cirad, premier opérateur de recherche agronomique dans l’outre-mer français, avait procédé au renouvellement de la convention de partenariat qui le lie à l’Ita, à Dakar, en mai 2016 sous la présidence de son représentant régional, Michel Eddy.

Seydou Prosper SADIO

Quinze nouvelles variétés de semences de riz sur des centaines testées par le centre de recherche agricole (Cra) de l’Isra de Saint-Louis seront homologuées d’ici au mois de décembre prochain, a annoncé, hier, le directeur dudit centre.

Testées par l’Isra de Saint-Louis et ses partenaires dans la vallée du fleuve Sénégal depuis très longtemps, quinze nouvelles variétés de semences de riz sur des centaines, seront homologuées d’ici au mois de décembre prochain. L’annonce a été faite, hier, par le directeur du Centre de recherches agricoles (Cra) de l’Isra de Saint-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, qui s’exprimait à l’occasion d’une journée aux champs, organisée, hier, au village de Mbagam, dans la commune de Rosso-Sénégal.

Accompagné des partenaires de la Direction régionale du développement rural (Drdr), de la Saed, d’Africa Rice, de l’agence sud-coréenne (Koika) et des producteurs de semences, le directeur dudit centre a visité deux sites de démonstration de nouvelles variétés à Mbagam, localité qui fait partie des 5 autres villages où intervient le projet de l’agence sud coréenne. Au terme de cette visite, il s’est réjoui de l’appui de cette agence dans la production et la sélection de variétés de semences de riz de très bonne qualité, qui permettront à l’Isra et à ses partenaires d’accompagner l’État dans la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) et d’aider les producteurs de la vallée à améliorer la réussite de la double culture. Il n’a pas manqué de rappeler que le projet d’amélioration du système national de diffusion de nouvelles variétés de riz, de semences certifiées et des bonnes pratiques agricoles est financé par la Corée du Sud pour une durée de deux ans. Cette journée aux champs, a-t-il précisé, entre dans la composante « Développement de nouvelles variétés et l’encadrement des Gie à produire des semences certifiées ». Ce premier site de la visite a deux activités phares. Il s’agit de la démonstration de quatre nouvelles variétés qui se caractérisent par leur cycle court, leur rendement élevé illustré par la charge des panicules et leur qualité de grain. Le comportement des variétés démontre qu’avec ces variétés et semis même du 20 février, le producteur peut récolter en juin et partir en campagne d’hivernage en juillet. Pour réussir la double culture, il faut une bonne campagne de contre-saison et une très bonne campagne d’hivernage. Cette dernière campagne est plus longue, avec des semis en juillet en utilisant des variétés à cycle moyen et de fort potentiel de rendement, la production du riz en hivernage, sera améliorée. Le deuxième site visité par les chercheurs de l’Isra de Saint-Louis et leurs partenaires, illustre le comportement de nouvelles variétés à homologuer cette année. Elles ont un cycle plus court que la variété phare de la zone irriguée Sahel 108, en maturation à 90 jours en contre-saison. Ces nouvelles variétés testées sur le deuxième site, présentent une qualité de grain très bonne : aromatique, très digeste, appartenant à la grande variété de jasmine avec des grains longs et fins, un rendement souvent meilleur que la Sahel 108 ; certaines variétés ont donné, l’hivernage passé, un rendement de 11 tonnes en milieu paysan. Le directeur du Cra de l’Isra a laissé entendre que le riz cultivé au Sénégal n’a rien à envier aux autres qualités du riz à l’international.

Mbagnick Kharachi Diagne

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