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Affaires et Finances (1662)

Les pouvoirs publics réfléchissent à la possibilité de construire un deuxième pont à Ziguinchor (sud), pour connecter cette ville du Sud du Sénégal au corridor Dakar-Lagos, a annoncé, vendredi, le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Aubin Sagna. « Nous réfléchissons sur la création de ce deuxième pont à Ziguinchor. Nous en sommes à la phase d’étude et bientôt nous lancerons la phase de recherches de financement pour construire ce pont qui va compléter le dispositif sur le corridor Dakar-Lagos », a-t-il révélé. Ce corridor représente une ouverture vers la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire, pays avec lesquels le Sénégal et le Nigéria notamment forment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). « Nous espérons la réalisation de ce second pont à Ziguinchor en vue de compléter ce dispositif (…). Cela participe à renforcer le corridor Dakar-Lagos, en passant par Bissau (Guinée-Bissau), Freetown (Sierra Léone), Abidjan (Côte d’Ivoire) et le Libéria », a poursuivi Aubin Sagna. Il co-présidait, avec le gouverneur Guédj Diouf, une remise symbolique des clefs de huit minibus destinés aux localités périphériques de la ville de Ziguinchor : Niaguis, Brin, Boutoute et Mpack. Cette cérémonie a lieu en présence des responsables du Gie Sotrazig, du Conseil exécutif des transports urbain de Dakar (Cetud) et d’autres acteurs du transport routier. M. Sagna s’est félicité de la conduite des travaux du pont de Faréfégny sur la transgambienne, selon lui, bien lancés. « Les travaux du pont de la transgambienne sont en cours. Ce pont fait aussi partie du dispositif pour compléter ce corridor. Il y a certes un pont à Ziguinchor, mais nous réfléchissons à la mise en place d’un deuxième pour renforcer le dispositif », a-t-il dit.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a salué la mise en place de plusieurs infrastructures et initiatives qui ont contribué fortement au désenclavement de la zone du sud depuis 2012. Il a cité, entre autres réalisations, la réhabilitation du pont Émile Badiane, la construction du pont de Kataklous, la construction de la boucle du Blouf, la réalisation des axes Kaffountine-Diouloulou et Oussouye-Cap-Skirring, la réalisation de la nationale 6 de Vélingara (Kolda) à Ziguinchor, sans compter le désenclavement maritime avec les rotations des bateaux et les dessertes régulières avec les vols quotidiens.

APS

Un rapport de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) fait du secteur bancaire ivoirien, le ‘’leader’’ de la zone de l’Union monétaire ouest-africain (Uemao) a appris Apa, dimanche, de source officielle. Avec un taux de bancarisation de 16% et 70% des comptes actifs de la région, ‘’le secteur bancaire ivoirien est le leader de la zone Uemao’’, révèle un document de l’Association professionnelle des banques et établissement financiers de Côte d’Ivoire (Apbef-Ci) citant la Bceao. Ces taux, précise le document, ne tiennent pas compte des titulaires des comptes de Mobile money. Fort de ses 606 agences dont 25 ouvertes l’année dernière, ce dénombrement du secteur n’intègre pas Stanbic qui n’est pas encore membre de l’Apbef-Ci ainsi que ‘’la Banque d’Abidjan qui a reçu un avis conforme de la commission bancaire de l’Uemao’’, indique le document.

APA

Grâce à l’appui du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », plus de 12.000 producteurs de riz du département de Dagana, issus de 52 villages répartis entre 14 communes et membres de 485 organisations de base ont, pour la campagne agricole de cette année, produit 125.000 tonnes de paddy avec un rendement moyen de 4,9 tonnes à l’hectare.

Plus de 12.000 producteurs de riz du département de Dagana, issus de 52 villages répartis entre 14 communes et membres de 485 organisations de base, ont, grâce à l’appui du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », produit, pour cette campagne agricole, 125.000 tonnes de paddy avec un rendement moyen de 4,9 tonnes à l’hectare. Cette production a été réalisée sur des parcelles dont le rendement est de 6,5 tonnes à l’hectare en contre-saison chaude et de 3,3 tonnes à l’hectare en hivernage. Ces réalisations, jugées en phase avec le Pse et le Pracas, ont été mises en exergue et saluées par les deux responsables du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », notamment le coordonnateur, Jean Michel Voisard et le responsable de la zone de Dagana, Amadou Souaré, au cours d’un atelier d’évaluation des actions entreprises par ce projet dans l’amélioration de la chaîne de valeur riz irrigué dans la zone de Dagana. Le responsable du projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », dans la zone de Dagana, Amadou Souaré, a souligné qu’avec l’appui de ce projet, 21.257 hectares ont été emblavés en riz dans cette zone de Dagana, dont 18.123 hectares en contre-saison chaude et 3.134 hectares en hivernage.

Pour sa part, le coordonnateur du projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », Jean Michel Voisard, a rappelé que, dans la zone de Dagana, les petites exploitations familiales rurales, particulièrement les exploitations rizicoles, reposent essentiellement sur un système combinant une production destinée à la consommation des ménages, au remboursement en nature du crédit et à la commercialisation du surplus sur le marché local. La production des exploitations privées est, quant à elle, plutôt orientée vers la commercialisation pour l’essentiel. En tout état de cause, a-t-il déclaré, la croissance observée de la demande en riz local, sous l’effet induit de la croissance démographique et de l’urbanisation, incite à un renforcement soutenu de la production destinée aux marchés locaux. Ainsi, a-t-il poursuivi, pour profiter de cette opportunité, les acteurs de la chaîne de valeur travaillent à mettre sur le marché une offre en riz blanc de qualité et en quantité suffisante.

L’importance et la qualité des superficies aménagées, l’augmentation du taux d’utilisation des semences certifiées, ainsi que la dynamique associative, constituent un atout de taille, tout comme l’augmentation du parc d’équipements agricoles et des unités de transformation, notée ces dernières années, a noté M. Voisard. Il a également souligné que le projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay » s’est donné comme objectif, d’accompagner les acteurs de la chaîne de valeur riz irrigué à saisir les opportunités qu’offre le marché en mettant l’accent sur l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, a dénoncé les pratiques de certains douaniers de son pays qui s’illustrent dans la contrebande de produits frauduleux. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président centrafricain et certains membres de son gouvernement se sont rendus dans un quartier de Bangui où il a été signalé un container de cigarettes en provenance de Cameroun, en train d’être déchargé tardivement, en présence de trois douaniers, et qui n’a pas suivi le circuit normal de dédouanement. Ce déchargement a attiré l’attention des habitants du quartier qui ont alerté la direction générale des douanes qui a fait une descente sur les lieux et arrêter les auteurs de ce déchargement frauduleux. Selon des sources douanières, le container a été déclaré à la frontière comme contenant des rames de papiers et stylos. Mais, il en est rien car il contenait plutôt des cigarettes, avec la complicité de certains douaniers qui voulaient le soustraire au paiement normal des droits douaniers. Faustin Archange Touadéra a exigé une sanction administrative de rigueur contre les auteurs de cet acte qui ternit l’image du pays et a instruit le Premier ministre pour que de tel acte ne se reproduise plus. La République Centrafricaine tire l’essentiel de ces ressources financières des taxes des douanes et impôts. Pour cette année, devant la baisse du niveau des recettes fiscales et douanières, le gouvernement centrafricain a échangé, au cours de ce mois d’avril, avec les opérateurs économiques sur la possibilité de leur faciliter les opérations de dédouanement.

APA

Des paysans de la région de Matam étaient réunis en session de formation d’une durée de deux jours (21 et 22 avril) sur la méthode de lutte contre les oiseaux granivores à l’initiative de la Direction régionale du développement rural (Drdr) en collaboration avec la direction de la protection des végétaux (Dpv). Pour réussir l’objectif de vaincre ces oiseaux granivores qui, à chaque campagne, dévastent les champs, une commission devrait être mise en place pour diriger les opérations de prospection et de lutte, a suggéré le formateur, par ailleurs, chef de la base surveillance d’alerte phytosanitaire de Ogo, Babacar Diouf. Il a proposé la création de comités villageois de lutte composés de volontaires qui seront encadrés par une grande commission. « La mise en place de cette structure permettra ainsi à toute personne ayant identifié un dortoir d’oiseaux granivores de saisir la commission qui, à son tour, va vérifier l’information. Avec cette méthode, on pourra éviter les fausses alertes », a-t-il expliqué. Selon lui, avec ces informations, les techniciens pourront se dépêcher sur les lieux pour mener des actions de lutte contre ces oiseaux dévastateurs. « A la fin de cet atelier de deux jours, a expliqué Babacar Diouf, chaque participant sera doté de suffisamment de connaissances lui permettant d’identifier lui-même les lieux où dorment ces dévastateurs ».

APS

Dans le cadre de la mise en œuvre de la 2è phase du Plan Sénégal émergent (Pse), le Sénégal vient de bénéficier d’un appui de taille de deux institutions que le Millénium challenge corporation (Mcc) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). Avec ces 2 partenaires, le Sénégal a organisé, le vendredi 21 avril dernier, au siège du Mcc, à Washington DC, une importante rencontre sur les opportunités et les contraintes à l’investissement au Sénégal, à laquelle ont participé environ 150 investisseurs. Nous publions le communiqué du Ministère in extenso.

Le Gouvernement du Sénégal en partenariat avec le Millénium Challenge Corporation (MCC) et l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) ont organisé une importante rencontre sur les opportunités et les contraintes à l’investissement au Sénégal. La cérémonie qui a rassemblé un public d’environ 150 investisseurs s’est tenue le vendredi 21 avril 2017, au siège du Mcc à Washington DC, en marge des Réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.

Le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou BA, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel GURRIA et le Directeur général par intérim du MCC, Jonathan NASH ont échangé avec les participants sur les résultats des études diagnostics de contraintes à l’investissement réalisées par les deux institutions sur notre pays, en présence du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement monsieur Mansour Elimane KANE, du ministre en Charge du suivi du PSE, Monsieur Abdoul Aziz TALL et de Son Excellence Babacar DIAGNE, Ambassadeur du Sénégal à Washington.

Le Sénégal doit bénéficier d’un second Compact du MCC qui va se traduire par d’importants investissements dans des secteurs d’activités structurants pour le développement. Le choix de ces secteurs est précédé d’une étude diagnostic intitulée : « Analyse de contraintes suivant un modèle développé par la prestigieuse université de Harvard ». Le dossier du Sénégal doit être examiné par le Conseil du MCC le 28 juin prochain.

Dans son allocution, Monsieur Jonathan Nash, Président par intérim du MCC a rappelé l’importance de l’analyse des contraintes préalable à l’exécution des projets. Cette démarche est également utilisée par les entreprises privées pour apprécier les opportunités d’investissement. Les contraintes majeures à l’investissement identifiées pour le Sénégal concernent prioritairement les secteurs de l’énergie et de l’Agriculture. Il a dit la fierté du MCC pour les résultats enregistrés à l’issue du 1er Compact achevé en 2015, dont les réalisations ont porté sur des infrastructures.

La combinaison des résultats de cette analyse des contraintes avec l’examen multidimentionnel de l’OCDE promet de bonnes perspectives pour le Sénégal. En effet, l’OCDE a également procédé à une revue dénommée examen multidimensionnel dont le 1er volume portant sur une analyse diagnostic a été présenté. Dans son allocution, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria a félicité notre pays pour les efforts qui lui ont valu le relèvement de sa note souveraine par l’agence Moody’s, ce qui prouve que l’OCDE et le MCC ne sont pas les seules institutions pour qui compte le Sénégal. Monsieur Angel Gurria a rappelé que le Sénégal prépare la 2ème phase du PSE 2019-2023 et que l’enjeu à cette étape est de soutenir les réformes à entreprendre. Il a indiqué que réaliser l’émergence est un objectif ambitieux, mais accessible lorsque les contraintes sont levées. L’OCDE a déjà réalisé cet exercice d’examen multidimentionnel pour la Côte d’Ivoire, les Philippines, le Paragay, le Panama et le Kakhakstan.

Dans son allocution, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou BA, a reconnu que des distorsions entravent la transformation de notre économie et que les réformes peuvent être douloureuses, mais bénéfiques pour l’avenir. Le Sénégal est disposé à relever les défis en toute transparence. C’est d’ailleurs à ce prix que les performances économiques ont été enregistrées ces dernières années avec un cadre macroéconomique viable. Il a transmis les remerciements du Président Macky SALL pour l’accompagnement du MCC et de l’OCDE sur lequel notre pays compte pour la gestion des ressources énergétiques nouvellement découvertes. Les autorités sénégalaises sont déterminées à améliorer les politiques règlementaires peu favorables à l’environnement des affaires, transformer l’économie tout en développant le capital humain.

Ministère de l’Économie,
des Finances et du Plan
Cellule de Communication

Les rideaux sont tombés sur la 12ème université du notariat d’Afrique (18 au 21 avril). Présidant la cérémonie de clôture, hier, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a invité les notaires à persévérer dans la formation continue.

Dakar a abrité, du 18 au 21 avril, la 12ème Université du notariat d’Afrique. La rencontre a été organisée par la Chambre des notaires du Sénégal, en collaboration avec la Commission des affaires africaines de l’Union internationale du notariat. Au cours de cette rencontre, trois thèmes ont été abordés. Il s’agit de la « gestion d’une étude de notaire » ; « les techniques d’acquisition immobilière » et « le notaire dans la vie de l’entreprise ». Présidant, hier, la cérémonie d’ouverture, le garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, a invité les notaires à persévérer dans la formation continue.

Selon Me Kaba, les thèmes discutés au cours de cette rencontre, cadrent parfaitement avec les orientations définies par le président de la République. Il a saisi cette occasion pour se féliciter de la bonne collaboration entre le gouvernement et la Chambre des notaires du Sénégal dans la réforme de l’environnement des affaires, point important, à son avis, pour l’accélération de l’émergence. Ce qui a permis au Sénégal de gagner des points dans le classement Doing business. Revenant sur cette douzième édition de l’Université du notariat d’Afrique, le ministre de la Justice dit rester convaincu que les notaires sont maintenant mieux outillés. « Je vous encourage à persévérer dans l’effort d’organiser la formation continue. C’est le bon choix. C’est le choix de la performance, de l’efficacité et de l’utilité », a déclaré Sidiki Kaba.

« Nous pouvons affirmer que la participation des notaires a été de qualité. Les débats ont été denses et féconds. Ils ont compris l’importance d’assurer une formation à leurs membres et personnels. Il faut promouvoir cette formation continue, gage de notre performance », a souligné Me Mahmoudou Aly Touré, président de la Chambre des notaires du Sénégal. « Nous sommes satisfaits de la participation massive des notaires à cette université, ce qui témoigne qu’ils ont compris que leur formation ne devait pas s’arrêter au jour de leur prestation de serment et ils ont fait leur la maxime qui veut que l’acquisition de connaissances se fasse du « berceau au tombeau », a-t-il dit.

Selon Me Touré, il a été décidé, au cours de cette université, que chaque notariat membre assure la formation continue. Le président de la Commission des affaires africaines de l’Union internationale du notariat s’est félicité, à son tour, du succès de cette douzième édition. Selon Me Abdelhamid Achite-Henni, cette édition a été un succès, dès le départ, pour plusieurs raisons. Il s’agit, selon lui, du nombre important de participants (300), la bonne organisation, l’assiduité, la qualité des débats et le niveau scientifique des présentations. Il a surtout relevé l’engouement des jeunes notaires pour l’approfondissement de leurs connaissances.

Aliou KANDE

«Management en contexte africain, l’ethno-logique en question ». C’est le titre de l’ouvrage écrit par l’ancien ministre, sous Abdou Diouf, Tijane Sylla.

Tijane Sylla, ancien ministre sous Abdou Diouf, a écrit un ouvrage intitulé « Management en contexte africain, l’ethno-logique en question ». Il est publié aux éditions l’Harmattan Sénégal. Selon la note de présentation, ce livre est une critique de l’approche culturaliste de l’entreprise africaine et plus généralement de la tendance à réduire le management à la culture. Selon le document, cet ouvrage montre que repenser la recherche managériale en contexte africain exigera, d’abord, de déconstruire l’image de l’Afrique que véhiculent les catégorisations et les fausses croyances, symboles des obstacles épistémologiques dont parlait Bachelard.

Dans l’ouvrage, M. Sylla explique que la problématique centrale est celle de comprendre pourquoi, dans le cas spécifique de l’entreprise africaine, l’analyse culturaliste ne produit pas des savoirs actionnables, des savoirs valables pouvant, selon la définition de Chris Argyris, être mis en action dans la pratique quotidienne. L’ouvrage comprend quatre parties de dix chapitres. La première constitue un retour sur la formation de la pratique managériale de l’auteur dans différents lieux de socialisation parmi lesquels le Bureau organisation et méthode (Bom) occupe une importante place. La seconde qui procède à l’analyse critique de l’approche culturaliste de l’entreprise africaine, cherche à comprendre pourquoi cette approche ne produit pas de savoirs actionnables. La troisième partie du livre propose un paradigme scientifique alternatif pour l’étude de l’entreprise africaine, ainsi qu’une stratégie pour la recherche managériale en contexte africain. Dans la quatrième partie, enfin, l’auteur présente, en guise de conclusion, sa conception du management, de la culture et de l’enseignement de la gestion en contexte africain.

Titulaire d’une maîtrise de psychopathologie de l’université René Descartes-Paris V-Sorbonne et d’un Mba d’Hec-Montréal, Tijane Sylla a débuté sa carrière comme conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode. Il a ensuie était ministre du Tourisme et le Transport aérien. Enseignant associé au Cesag et à l’Iam, il est, par ailleurs, administrateur de West Africa rating agency (Wara) et président du conseil d’administration de la Société nouvelle des salins du Sine Saloum (Snss).

A. KANDE

 

Le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie) a organisé, hier, sa première conférence publique axée sur le thème : « Gouvernance du secteur extractif : Evolution, Enjeux et perspectives ». La rencontre a constitué un moment de réflexion participative et inclusive sur l’évolution et les enjeux de la gouvernance du secteur des mines, du pétrole et du gaz au Sénégal.

La rencontre du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie) a réuni plusieurs participants, particuliers et décideurs. Elle a surtout constitué une tribune d’échanges interactifs entre spécialistes. Cette approche a débouché sur des conclusions pratiques. Lesquelles ont permis aux participants de disposer d’outils et d’informations en vue d’une meilleure compréhension des enjeux et dynamiques du secteur extractif au Sénégal.

Cette première rencontre publique entre dans la mise en œuvre du plan stratégique Itie 2017-2021. En effet, le Comité national a redéfini ses priorités dans un contexte marqué par un essor du secteur minier et la découverte d’importants gisements de gaz et de pétrole au Sénégal, a dit Mariem Thiaw, Secrétaire permanent du Cn-Itie. Selon elle, c’est dans cette dynamique que le Comité national a élaboré un plan stratégique 2017-2021 issu d’une réflexion consensuelle impliquant, entre autres, l’État, le secteur privé, les organisations de la société civile, les parlementaires, les élus locaux et la presse. A travers ce plan stratégique, le Comité national entend accompagner l’État en vue d’instaurer un optimum de gouvernance permettant de rendre compte aux citoyens de l’évolution des résultats de gestion des opérations minières pétrolière et gazières. Selon le professeur Ismaël Madior Fall, président du Cn-Itie, avec les récentes découvertes, le secteur de l’hydrocarbure devrait avoir plus d’impact sur l’économie. Le pays va devenir riche en ressources naturelles, a-t-il estimé. Toutefois, des initiatives sont prises par l’État pour mettre sur place des mécanismes efficaces de transparences et de contrôle d’informations. Dans cette logique, toutes les franges de la société sont prises en compte : société civile, medias, parlementaires et politiques. Dans cet esprit, plusieurs innovations ont été mises en place. Ces dernières veillent exclusivement à asseoir des mécanismes de contrôle consensuels. Ainsi, les contrats miniers sont rendus publics. Tous ces mécanismes garantissent l’accès à une information fiable et juste, a-t-il dit.

Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar), Serigne Mboup, a appelé à l’instauration d’un « environnement stable ». Car, a-t-il soutenu, ces découvertes permettront à bien des égards de maximiser les revenus. Il a plaidé pour l’instauration de mécanismes qui garantissent un partage équitable à travers les différents secteurs économiques du pays. Il invite l’État à mettre sur pied des techniques de recouvrement rapides des ressources. Il est aussi d’avis qu’il faut veiller à la valorisation du patrimoine technique. «Ces mécanismes veilleront à accroître les opportunités d’exploitations. Également, le volet des négociations est essentiel pour l’obtention de contrats de qualités. L’évaluation économique qui passe par la mesure du coût d’exploitation et des réserves récupérables est importante », a-t-il rappelé. Quant au directeur général de Sabodola, Abdoul Aziz Sy, il a souligné que « la gestion du secteur minier est un indicateur significatif qui informe sur la teneur de la bonne gouvernance ». Selon lui, l’État du Sénégal a mis sur pied des mécanismes favorables à une bonne exploitation qui profite à toutes les couches », a-t-il ajouté.

Oumar BA

Le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa au mois de février 2017, s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017, publié par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

Au mois de février 2017, le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017. Cette réduction du déficit commercial est due à la hausse des exportations (+18,3 milliards de FCfa) conjuguée à une baisse des importations de biens (-60,5 milliards de FCfa), en variation mensuelle. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 67,0 % contre 46,0 % un mois auparavant, soit une hausse de 21 points de pourcentage.

Les exportations de biens sont évaluées à 144,7 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 126,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 14,4 % (+18,3 milliards de FCfa). Cette performance est principalement imputable à l’or brut (+8,4 milliards de FCfa) et, dans une moindre mesure, aux engrais minéraux et chimiques (+0,9 milliard de FCfa). La hausse des exportations de biens, en variation mensuelle, a été, toutefois, amoindrie par la baisse des ventes à l’étranger de produits alimentaires (-6,6 milliards de FCfa) notamment halieutiques (-5,3 milliards de FCfa) et arachidiers (-0,9 milliard de FCfa).

Sur un an, les exportations de biens ont affiché une hausse de 8,1 % (+10,9 milliards de FCfa), en février 2017, portées par le ciment (+4,8 milliards de FCfa), l’or brut (+3,5 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (+2,5 milliards de FCfa). En revanche, des replis respectifs des ventes à l’étranger d’acide phosphorique (-11,4 milliards de FCfa), de produits alimentaires (-7,4 milliards de FCfa) et de produits pétroliers (-4,3 milliards de FCfa) sont observés sur la période. Concernant les produits alimentaires, la baisse des exportations enregistrée, en glissement annuel, est essentiellement due aux produits arachidiers (-7,8 milliards de FCfa), les ventes à l’étranger de légumes frais ayant, pour leur part, progressé de 1,0 milliard de FCfa.

Sur le premier bimestre de 2017, les exportations de biens se sont confortées de 23,1 milliards de FCfa comparativement à la même période un an auparavant, en rapport principalement avec le ciment (+10,1 milliards de FCfa), l’or brut (+4,4 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (2,0 milliards de FCfa). A l’inverse, les exportations de produits alimentaires, d’acide phosphorique et de produits pétroliers se sont repliées respectivement de 14,3 milliards de FCfa, 13,9 milliards de FCfa et 1,5 milliard de FCfa sur la période.

Le Mali, principale destination des exportations du Sénégal
S’agissant des exportations du Sénégal vers l’Uemoa, elles sont estimées à 33,3 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 32,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 2,9 % (+0,9 milliard de FCfa). Elles ont représenté 23,0 % de la valeur totale des exportations de marchandises en février 2017 contre 25,6 % un mois auparavant, soit un recul de 2,6 points de pourcentage. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 46,6 % à 54,9 % sur la période, progressant de 8,3 points de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 44,5 % en février 2017 contre 53,8 % un mois auparavant.

Baisse de 1,3 milliard de FCfa des achats de riz
En cumul sur le premier bimestre 2017, les importations de biens se sont renforcées de 49,4 milliards de FCfa relativement à la même période de 2016, pour s’établir à 491,5 milliards de FCfa, tirées notamment par les « machines, appareils et moteurs » (+13,3 milliards de FCfa), les produits pétroliers (+10,9 milliards de FCfa), les produits alimentaires (+5,4 milliards de FCfa) et les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées » (+3,6 milliards de FCfa). Pour ce qui est des produits alimentaires, les achats à l’étranger de riz se sont repliés de 1,3 milliard de FCfa sur la période.

S’agissant des importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, elles se sont évaluées à 6,1 milliards de FCfa en février 2017 contre 7,0 milliards de FCfa le mois précédent, soit un repli de 0,9 milliard de FCfa. Elles ont représenté 2,8 % de la valeur totale des importations de biens au mois de février 2017 contre 2,6 % un mois auparavant. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 57,7 % en février 2017 contre 61,8 % le mois précédent, soit un repli de 4,1 points de pourcentage. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les matières plastiques et artificielles, les « fruits et légumes comestibles » et les « bois et ouvrages » avec des parts respectives de 16,5 %, 10,9 % et 10,0 %.

Les importations de biens en baisse de 60,5 milliards de FCfa
Concernant les importations de biens, elles ont connu une baisse de 60,5 milliards de FCfa, en variation mensuelle, pour se situer à 215,5 milliards de FCfa en février 2017. Cette évolution est essentiellement imputable aux produits pétroliers (-31,9 milliards de FCfa), aux « machines, appareils et moteurs» (-21,4 milliards de FCfa) et aux produits pharmaceutiques (-1,7 milliard de FCfa). Pour les importations de produits pétroliers, la baisse observée est notamment attribuable aux huiles brutes de pétrole (-34,0 milliards de FCfa). En revanche, les produits alimentaires ont été davantage achetés de l’étranger (+3,6 milliards de FCfa) notamment les «huiles, graisses animales et végétales » (+2,4 milliards de FCfa ) et le riz (+1,4 milliard de FCfa).

En glissement annuel, les importations de biens ont reculé de 3,8 % (-8,6 milliards de FCfa) au mois de février 2017, en liaison notamment avec les produits pétroliers (-20,6 milliards de FCfa) et les « machines, appareils et moteurs» (-2,0 milliards de FCfa). Concernant les produits pétroliers, la contraction des importations est particulièrement attribuable aux huiles brutes de pétrole (-28,4 milliards de FCfa). Elle a été, cependant, atténuée par la progression des achats de pétrole raffiné (+7,9 milliards de FCfa). Par ailleurs, une hausse de 7,5 milliards de FCfa des importations de produits alimentaires est notée et elle est liée au « froment et méteil » (+2,7 milliards de FCfa), aux « huiles, graisses animales et végétales» (+2,5 milliards de FCfa), au riz (+2,0 milliards de FCfa) et aux «fruits et légumes comestibles » (+1,6 milliard de FCFa). Les importations de maïs ont, pour leur part, baissé d’un milliard de FCfa sur la période.

Mamadou SY

La finance islamique est perçue comme une alternative aux financements classiques. Au deuxième jour de la 2e édition « Jours de banque » de l’Association des professionnels de banque et d’établissements financiers (Apbef), des experts dans le domaine ont estimé qu’elle constitue une opportunité pour réduire les inégalités sociales et combler le déficit de l’inclusion financière.
Le modèle islamique de banque est-il la banque de demain ? Quelles opportunités offre-t-elle aux usagers ? Cette problématique a été au cœur des débats au deuxième jour de la 2e édition « Jours de banque », organisée par l’Association des professionnels de banque et d’établissements financiers (Apbef). Face au contexte mondial marqué par les Objectifs de développement durable (Odd) et national par le Plan Sénégal émergent (Pse), la finance islamique est perçue, selon le directeur Al-Itqan-Conseil et formation en finance islamique (Acoffis), Dr Abdou Karim Diaw, comme « une opportunité pour le développement inclusif ». C’est ce qui explique, a-t-il ajouté, l’intérêt que les institutions comme le G20, la Banque mondiale et le Fmi portent à ce mode de financement innovant dont les actifs mondiaux dépassent 2. 000 milliards de FCfa.

Pour le Sénégal, il a indiqué que les opportunités sont énormes. Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’un besoin de financement dans le domaine des infrastructures estimé à 4.000 milliards de FCfa, d’une classe moyenne croissante et plus exigeante en termes de qualité et de conformité, d’un faible taux de bancarisation, d’un taux de pauvreté très élevé, etc. L’État a, à son avis, besoin des instruments de la finance sociale islamique pour investir, relever le défi de l’inclusion financière et éradiquer la pauvreté. Pour lui, le marché des Sukuk et celui de diaspora Sukuk ainsi que d’autres modes de financements islamiques constituent des opportunités pour réaliser les Odd. Pour ce faire, il faudra relever, a-t-il souligné, les défis liés à l’authenticité, à l’efficacité, au cadre juridique et réglementaire adéquat, aux ressources humaines compétentes et à la communication.

Le président de l’Institut africain de la finance islamique (Aiif), Mouhamadou Lamine Mbacké, a, de son côté, relevé que la finance islamique pourrait jouer le rôle de « pont entre les pays du Golfe à forte capacité de financement et les pays africains à fort besoin d’investissement ». « La finance islamique, basée sur l’éthique, a-t-il précisé, pourrait aider les économies africaines à offrir à la clientèle des produits conformes à ses besoins et attentes et à nos traditions de solidarité ». L’objectif, a-t-il poursuivi, c’est d’avoir une « société juste et équilibrée où l’intérêt de toutes les parties est préservé ». Le président et Ceo chez Cifia-Iface (Compagnie indépendante de la finance islamique en Afrique-Institut de formation en administration et en création d’entreprises), Bara Diène, a insisté sur les fondements de la jurisprudence islamique, ses objectifs, les produits qu’elle offre ainsi que le rôle et fonctionnement du Conseil de conformité Sharia ou Sharia Board.

Souleymane Diam SY

Le président de l’Union des producteurs privés du Delta du Fleuve Sénégal, Daouda Gaye et les membres de son staff, ont tenu, avant-hier, un point de presse à Saint-Louis pour inviter l’État à tout mettre en œuvre pour subventionner la production rizicole dans la vallée.

Membre du conseil d’administration du Comité national interprofessionnel de la filière riz (Ciriz), Daouda Gaye, producteur domicilié à Diawar a souhaité que la production rizicole soit subventionnée plutôt que l’achat de l’engrais. Il a estimé que l’État, les producteurs, les riziers et autres transformateurs du paddy, les commerçants et les consommateurs sénégalais tireront profit d’une telle mesure du gouvernement, arguant que le prix bord champ du riz paddy reviendrait moins cher. Il a avancé le chiffre de 100 FCfa pour le kilogramme si le producteur bénéficie d’une subvention de 50 FCfa pour le kilogramme.

Il a soutenu qu’il y a un manque d’engrais dans la vallée mais que la subvention de l’acquisition de l’engrais ne leur permet pas de gagner grand chose. Daouda Gaye a souligné que la différence entre les prix de l’engrais subventionné (162 FCfa le kg) et celui non subventionné (195 FCfa à Dakar et 200 à 205 FCfa à Ross-Béthio) est insignifiante. Selon M. Gaye, la subvention de la production rizicole permettra aux producteurs de la vallée de produire du riz qui pourra concurrencer le riz importé. Il a déclaré que les producteurs du Delta et de la Vallée du Fleuve Sénégal sont confrontés à d’énormes difficultés pour poursuivre leurs activités professionnelles surtout pour la présente campagne de riz de contre-saison chaude. Cette situation pénible, a-t-il poursuivi, risque d’entraîner des conséquences désastreuses dans la vallée dans la mesure où le cycle de développement végétatif des cultures rizicoles, pourrait se prolonger, les récoltes programmées en début de période hivernale. Il a soutenu que le paddy arrosé par la pluie sera rejeté par les riziers et les commerçants et les producteurs ne seraient pas dans les conditions favorables de rembourser leur crédit.

Malgré ces difficultés, Daouda Gaye, au nom des producteurs privés du département de Dagana, a rendu un vibrant hommage au président Macky Sall, qui a réussi, selon lui, « à transformer un rêve en réalité ». « Tout le monde a constaté que l’autosuffisance en riz est en marche dans la vallée. Les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz, sont en passe d’être atteints », a-t-il dit.

Après avoir pris bonne note des doléances, le Directeur général adjoint de la Saed, Seyni Ndao, a indiqué que les producteurs de la région Nord ont toujours rappelé cette revendication portant sur la subvention du prix du kg de paddy. Leur reconnaissant ce droit, M. Ndao a précisé que la décision n’appartient pas à la Saed mais aux plus hautes autorités qui doivent apprécier sa faisabilité.

Abondant dans le même sens, le nouveau Directeur régional du développement rural (Drdr) de Saint-Louis, Amadou Baldé, a souligné que cette mesure est une décision politique, soulignant que la Saed et la Direction régionale du développement rural sont uniquement chargées d’exécuter les décisions de l’État.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La compétitivité de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 0,7% en variation mensuelle, en rapport avec le différentiel d’inflation favorable (-2,9%), malgré l’appréciation du franc Cfa par rapport aux monnaies des pays partenaires (+2,2%), selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

Durant le mois de février 2017, la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 0,7 % en variation mensuelle, en rapport avec le différentiel d’inflation favorable (-2,9 %), malgré l’appréciation du franc Cfa par rapport aux monnaies des pays partenaires (+2,2%), selon le Point mensuel de conjoncture publié lundi dernier par la Dpee.

Face aux pays membres de la zone euro, des gains de compétitivité de 0,4 % sont relevés, en rythme mensuel, à la faveur du différentiel d’inflation (-0,4 %) favorable. En revanche, vis-à-vis des pays de la zone Uemoa, au courant du mois de février 2017, le différentiel d’inflation défavorable (+0,3 %) a entraîné des pertes de compétitivité de 0,3 %.

En glissement annuel, la compétitivité de l’économie s’est détériorée de 0,9 % durant le mois de février 2017 sous l’effet de l’appréciation du franc Cfa par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux (+5,1 %), atténuée par le différentiel d’inflation favorable (-4,2 %). En moyenne, sur le premier bimestre de 2017, des pertes de compétitivité de 1,5 % sont enregistrées, reflétant les effets combinés de l’appréciation du franc Cfa (+4,2 %) et d’un différentiel d’inflation favorable (-2,9 %).

Consommation en février : Léger recul de 0,1 % de l’indice des prix
Les prix à la consommation ont reculé de 0,1 % en février 2017, comparativement au mois précédent. Cette évolution est essentiellement due à la baisse des prix de la fonction «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles» (1,9 %) et de ceux de la santé (-0,2%), selon la Dpee.

Sur une base annuelle, le niveau général des prix à la consommation a progressé de 2,0 %, en février 2017, du fait essentiellement des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (+6,3 %), notamment le poisson frais (+36,7 %), les céréales non transformées (+6,5 %) et la viande de bœuf (+3,6 %). L’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques), s’est située à 0,0 %, en rythme mensuel et à +0,3 %, en glissement annuel.

En termes d’origine, les prix des produits importés sont ressortis en hausse de 0,2 %, entre janvier et février 2017 tandis que ceux des produits locaux se sont contractés de 0,2 %. Sur un an, les produits importés et locaux se sont renchéris respectivement de 1,5 % et de 2,2 %, en février 2017.

M. SY

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, lors de la session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese), a déclaré que le Sénégal a pu obtenir cette année 991 475 tonnes d’arachide.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a déclaré que, lors de la session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese), le Sénégal a pu obtenir, cette année, 991.475 tonnes d’arachide. Il a fait savoir que dans le Plan Sénégal émergent, on vise à l’horizon 2017, un million de tonnes d’arachide avec 100.000 tonnes exportées chaque année. «L’an passé, on était à 1 million 50.000 tonnes et l’on avait exporté 345.000 tonnes. L’objectif est donc atteint avant échéance. Cette année, nous avons pu obtenir 991.475 tonnes. C’est le chiffre définitif. La campagne se poursuit encore et nous sommes actuellement à 229.000 tonnes exportées. Par conséquent, si nous faisons la moyenne des deux dernières années, nous avons un volume de production qui est supérieur à 1 million de tonnes », a-t-il fait comprendre. En sus, «la moyenne nous permet aussi, en termes de volume d’exportation, de constater que nous sommes à 287 mille tonnes, un niveau jamais égalé dans notre pays. «Et l’on avait un objectif de 100.000 tonnes.

Par conséquent, il est autorisé de dire, avec force et conviction, que la filière arachidière sénégalaise est loin d’être en déclin. Elle n’est pas en régression, cette filière. Elle est plutôt et surtout en renaissance », a-t-il insisté. Il faut donc, a-t-il poursuivi, tout faire pour qu’il y ait une bonne corrélation entre les prix et les revenus. «Et cela passe par une commercialisation efficace, d’où l’importance du thème qui nous réunit, aujourd’hui», a-t-il remarqué.

Pour la qualité des semences, il a fait comprendre qu’on en parle beaucoup. Avant d’alerter : « mais de quelle semence parlons-nous ? On utilise, au Sénégal, 125.000 tonnes de semences. Les 75.000 tonnes constituent le circuit officiel et les 50.000 tonnes constituent le marché parallèle. Pour cela, lorsque nous disons que les semences ne sont pas de bonne qualité, nous devons dire celles de quel circuit s’agit-il. En ce qui concerne le circuit officiel, nous disons, sans détour, que les semences sont de bonne qualité parce qu’avant de les mettre à disposition du monde rural, lorsqu’il s’agit de semences écrémées, elles sont vigoureusement contrôlées, selon les critères scientifiques », a assuré le ministre.

Quant à l’ouverture du marché qu’il a qualifié d’«un autre acquis important», le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural a indiqué que nous ne sommes pas d’avis que cela dérègle le marché. « Il n’y a, aujourd’hui, que six pays à travers le monde qui sont autorisés à vendre leur arachide en Chine. Il y a donc un exploit diplomatique et scientifique de notre part pour intégrer le marché chinois. Et l’intégration du marché chinois, c’est un acquis important parce que cela nous permet de lutter contre l’étroitesse du marché en multipliant le nombre de demandeurs de notre arachide. Aujourd’hui, nous avons une demande qui est largement supérieure à l’offre grâce à cette ouverture. C’est pourquoi le Sénégal ambitionne de produire plus d’un million de tonnes d’arachide », a-t-il annoncé.

5 milliards de FCfa injectés dans la reconstitution du capital semencier
Pour la reconstitution du capital semencier, il a informé que le gouvernement du Sénégal injecte, chaque année, 5 milliards de FCfa. Aussi, a-t-il indiqué, pour cette campagne, nous serons à 55.000 tonnes de semences certifiées, contrairement aux 6.000 tonnes en 2012, et à 20.000 tonnes de semences écrémées contre 69.000 tonnes en 2012. «Notre ambition, c’est de tout faire pour supprimer les semences écrémées parce que les semences certifiées nous permettent d’avoir une augmentation de rendement pouvant varier de 20 à 40 %. Les semences certifiées constituent donc un facteur de dopage de la productivité arachidière sénégalaise. Nous avons aussi créé 12 nouvelles variétés d’arachides qui ont un potentiel de 3,5 tonnes à l’hectare à 4 tonnes à l’hectare. Cela va changer la carte variétale de notre pays », a soutenu le ministre. Il a enfin fait savoir qu’aujourd’hui, le Sénégal est le premier pays exportateur d’arachide en Chine, après deux ans de présence sur ce marché.

Amadou DIOP

Dans son rapport de suivi de l’état de mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays, le Secrétariat international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a cité le Sénégal en modèle.

Le Secrétariat international de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) basé à Oslo (Norvège) a rendu public, en mars dernier, un rapport de suivi qui présente une vue d’ensemble de l’état de la mise en œuvre de la norme Itie dans 51 pays. Le document s’est intéressé aux bonnes pratiques de mise en œuvre de la norme dans les pays membres. Il s’agit de la divulgation des informations sur la transparence des contrats, les paiements nationaux, la répartition des revenus dans les budgets publics, les données contextuelles, etc. Ayant adhéré à cette initiative internationale depuis octobre 2013, le Sénégal est cité en modèle parmi les pays qui mettent en œuvre la norme Itie à travers un certain nombre d’initiatives visant à garantir une gestion responsable des ressources minières, pétrolières et gazières.

Il est notamment mis en exergue la volonté politique de haut niveau dont fait montre le Sénégal. Et le rapport de reprendre une citation du président de la République Macky Sall prononcée, il y a quelques mois, pour mettre en évidence les impacts de l’Itie dans la gouvernance du secteur extractif : « La Norme Itie fournit un véritable outil de diagnostic participatif et de prise de décision afin de mener les réformes nécessaires pour appuyer une gestion efficace des secteurs pétrolier, gazier et minier au profit de la population dans un environnement social et économique harmonieux ». Le rapport relève que le Sénégal fait désormais partie du cercle restreint des pays ayant publié la quasi-totalité des contrats miniers et pétroliers.

Promotion de la transparence
Le président Macky Sall a lancé une série de réformes visant à consolider la transparence et la gouvernance dans le secteur extractif et à instaurer une gouvernance responsable, inclusive et participative. Ainsi, la Constitution du Sénégal révisée en mars 2016 prévoit, en son article 25.1 que : « l’exploitation et la gestion des ressources naturelles doit se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables ».

Dans la même veine, le Sénégal a adopté un nouveau Code minier pour donner plus d’attractivité à ce secteur. Une des innovations majeures de ce texte est l’obligation pour tout titulaire de titre minier de se conformer aux principes et exigences de la norme Itie en ses articles 95 et 96. Dans sa dynamique de réforme, le Sénégal a également initié un processus de révision du Code pétrolier et a mis en place un Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos/Petrogaz) pour assister le président de la République et son gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale de développement de projets pétrolier et gazier. L’un des objectifs est de mieux adapter le cadre juridique et institutionnel aux évolutions du secteur des hydrocarbures.

Après trois années de mise en œuvre, l’Itie a permis au Sénégal d’accomplir des progrès significatifs en transparence. Aussi, le Comité national Itie, présidé par le professeur Ismaïla Madior Fall, a redéfini ses priorités dans un contexte où l’exploitation du pétrole et du gaz jouera un rôle considérable dans l’économie du pays. Dans cette dynamique, il est élaboré un plan stratégique 2017-2021 issu d’une réflexion consensuelle. En plus des rapports Itie 2013 et 2014 déjà publiés, le Comité national a développé une feuille de route et une étude de cadrage pour préparer la divulgation systématique des propriétaires réels des entreprises extractives. Un Comité ad-hoc est en train d’être constitué pour assurer le suivi des activités retenues par le Groupe multipartite. En outre, le Comité national Itie travaille sur les rapports de conciliation de 2015 et de 2016 qui seront publiés dans six mois.

Elhadji Ibrahima THIAM

Pendant trois jours (du 19 au 21 avril), Dakar accueille une mission d’hommes d’affaires néerlandais. Ils sont venus prospecter le marché sénégalais.

Au cours d’une rencontre tenue, hier, à l’ambassade des Pays-Bas, ces investisseurs ont eu droit à un exposé sur les avantages d’investir au Sénégal, dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Avec méthode, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, a expliqué aux investisseurs néerlandais qu’ils ont de bonnes raisons de s’intéresser au Sénégal. Il a fait une présentation du Pse qui consacre la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, l’inclusion sociale et la bonne gouvernance. M. Sy a souligné que les indicateurs macroéconomiques sont bons avec un taux de croissance de plus de 6 % en 2016. Il s’y ajoute que le Sénégal est classé parmi les dix meilleurs pays réformateurs au monde.

Revenant sur le Pse, il a précisé qu’il comporte 27 projets avec des réformes phares pour améliorer l’environnement des affaires. « Nous sommes la porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest. Nous avons une forte tradition de stabilité politique avec des changements de régime dans la paix. Nous avons une économie dynamique, compétitive », a déclaré Mountaga Sy. Poursuivant son plaidoyer, il a affirmé que le Sénégal est le deuxième récepteur en Afrique de l’Ouest, des investissements directs étrangers. Il n’a pas manqué de souligner la facilité de faire des affaires au Sénégal. Selon lui, les procédures sont dématérialisées et en six heures, on peut créer son entreprise. En plus, les procédures pour l’obtention du permis de construire sont ramenées à 21 jours. Il a aussi évoqué l’environnement juridique avec le partenariat public-privé, la loi sur les zones économiques spéciales. En plus, le Sénégal dispose de plus de 4 millions d’hectares de terres cultivables, 700 Kilomètres de côtes, plus de 25 sites classés patrimoine mondial de l’Unesco. Il n’a pas manqué d’évoquer la richesse du sol et du sous-sol avec la découverte récente du pétrole et du gaz. « Le Sénégal est ouvert et résolument engagé pour les investisseurs étrangers. Vous êtes invités à participer à la dynamique de développement de notre pays », a-t-il lancé.

Pour Theo Peters, ambassadeur des Pays-Bas, cette mission économique marque l’intérêt de son pays pour le Sénégal. Selon lui, au cours des dernières années, le Sénégal s’est révélé être un acteur économique de plus en plus important avec un bon taux de croissance malgré un ralentissement général à l’échelle mondiale. Il a soutenu que le Sénégal offre de belles opportunités pour les Pays-Bas dans le secteur maritime ; agricole ; les énergies renouvelables ainsi que dans les hydrocarbures. Le diplomate espère que des partenariats de qualité seront noués au cours de ces trois jours de rencontre.

Aliou KANDE

Le représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mamadou Ndiaye, qui participait à l’ouverture de la 2ème édition du forum : « Jours de la banque », a déclaré que la Banque de demain sera celle de l’alliance entre la finance, la technologie et les valeurs éthiques.

La banque de demain sera celle de l’alliance entre la finance, la technologie et les valeurs éthiques, a déclaré, hier, le représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, par ailleurs, nouveau président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) au sein de l’Uemoa, Mamadou Ndiaye. Il participait à la 2e édition « Jours de banque ». Il a noté que le thème : « La banque de demain », témoigne de l’engagement des banquiers « à s’inscrire dans une démarche prospective pour anticiper sur les évolutions du secteur, mais également sur les options stratégiques des autorités étatiques déclinées dans le Pse ». « Je suis d’avis que la banque de demain doit s’ouvrir encore plus et mieux vers l’accompagnement des activités, des projets et des orientations de l’État et de ses démembrements », a-t-il déclaré. « Pour l’État et les autres agents économiques, a-t-il indiqué, les attentes seront fortes dans les différents domaines que sont notamment les infrastructures, la politique agricole, l’économie énergétique, la levée de ressources, entre autres ».

Mamadou Ndiaye a noté que l’activité bancaire est l’une des activités les plus réglementée au monde du fait des externalités négatives que peut comporter une mauvaise gestion d’un établissement de crédit mais également la particularité du produit banquier. « Loin de constituer une contrainte, le cadre juridique et réglementaire apparaît comme un moyen de sécuriser davantage vos activités et permettre un financement sain, gage de développement harmonieux de vos activités. Dès lors, il vous appartient de prendre des dispositions appropriées à l’effet de mettre à niveau vos institutions afin de répondre aux multiples attentes et besoins des clients mais également saisir toutes les opportunités dans le respect des normes réglementaires», a-t-il lancé. Mamadou Ndiaye a rappelé que la dernière crise internationale a permis aux régulateurs « de mesurer l’ampleur des efforts à déployer pour limiter et circonscrire les risques inhérents aux activités financières et préserver la stabilité des systèmes financiers ». « L’articulation entre banque et marchés financiers devrait se consolider dans l’avenir », a-t-il ajouté, soulignant que le marché financier peut être considéré comme un complément indispensable au financement bancaire classique. Cela, d’autant qu’aujourd’hui, le marché financier contribue efficacement à la mobilisation d’importantes ressources.

La représentante de la Bceao, Khady Bèye Camara a assuré que cette rencontre devrait permettre aux acteurs d’échanger sur des sujets d’actualité pour lesquels la Bceao a entamé déjà des chantiers majeurs pour une refonte et une mise à norme internationale des textes réglementaires applicables au sein de la zone Uemoa. Il s’agit, entre autres, de la transposition des dispositions de Bâle II et III adoptées par le Conseil des ministres de l’Uemoa. La mise en œuvre de cette nouvelle réglementation devra contribuer au renforcement de la solidité des institutions de la sous-région ainsi que leur résilience aux chocs internes et externes. « Pour cette deuxième édition de ce forum « Jours de banque », nous avons choisi, cette année, de nous focaliser sur le devenir de la banque », a déclaré le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbfs), Alioune Camara. Il a précisé qu’à travers cette rencontre de deux jours, il s’agit de permettre aux banques de se projeter dans l’avenir pour tenter de définir leur futur. Ce forum de deux jours a été initié par l’Apbf du Sénégal.

Mamadou SY

La Banque mondiale a rendu publique, hier, la nouvelle édition d’Africa’s Pulse (un rapport semestriel de l’institution qui analyse l’état des économies africaines). Selon le document, le Sénégal fait partie des 7 pays d’Afrique subsaharienne à économie résiliente. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, du Kenya, du Mali, du Rwanda, du Sénégal et de la Tanzanie.

Dans son rapport d’Africa’s Pulse, la Banque mondiale classe le Sénégal parmi les 7 pays d’Afrique subsaharienne à économie résiliente. Ce rapport analyse l’état des économies africaines. Le document a été rendu public, hier, à Washington par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. Commentant le document, Albert Zeufack a affirmé que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. Il a expliqué que la région montre des signes de reprise et la croissance devrait atteindre 2,6 % en 2017. M. Zeufack a précisé que cette reprise reste néanmoins faible et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté.

Le rapport révèle que le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola, les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal de 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude des politiques. En outre, plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont confrontés à des difficultés économiques. «Selon les dernières données, sept pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays ont affiché des taux de croissance annuels supérieurs à 5,4 % entre 2015 et 2017. Ils concentrent près de 27 % de la population de la région et représentent 13 % de son Pib total. Les perspectives économiques mondiales s’améliorant, devraient favoriser la reprise dans la région.

La croissance devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019
Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2 % en 2018 et à 3,5 % en 2019, reflétant la reprise de la croissance dans les principales puissances économiques. Toutefois, la Banque mondiale a noté que la croissance demeurera atone dans les pays exportateurs de pétrole alors qu’elle devrait repartir modestement dans les pays exportateurs de métaux. «La croissance du Pib dans les pays dont les économies sont moins tributaires des matières premières devrait rester forte, soutenue par les investissements dans les infrastructures, des secteurs des services et le redressement de la production agricole. C’est notamment le cas en Éthiopie, au Sénégal et en Tanzanie », a affirmé Albert Zeufack. Selon ce dernier, il faut mettre en œuvre des réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créent un environnement macroéconomique stable. La Banque mondiale a estimé que le continent doit impérativement entreprendre des réformes pour stimuler l’investissement et s’attaquer à la pauvreté. Les pays doivent également engager des dépenses indispensables pour le développement tout en évitant d’accroître leur dette à des niveaux insoutenables.

Julio Ricardo Loayza, économiste principal de la Banque mondiale : « Le niveau d’endettement du Sénégal est soutenable »
L’économiste principal du bureau de la Banque mondiale à Dakar a soutenu que le niveau d’endettement du Sénégal est soutenable. Selon Julio Ricardo Loayza, la dette du Sénégal ne présente pas de risque. Il répondait à une question d’un journaliste après la présentation de la 15ème édition du rapport Africa’s Pulse. Il a confirmé le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. « Avec le Fmi, a expliqué M. Loayza, nous avons fait la même analyse. La dette du Sénégal ne présente pas de risque. Si la croissance est maintenue, il n’y a pas de danger ». Il a précisé que le niveau d’endettement de notre pays est de 60 % alors que la norme dans l’Uemoa est de 70 %. Mais, il a soutenu que le remboursement de cette dette coûte cher à notre pays. Il s’est néanmoins félicité des réformes engagées par le gouvernement. L’économiste principal de la Banque mondiale à Dakar dit garder espoir que cet élan de croissance se poursuivra.

Aliou KANDE

Le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose a salué le rôle joué par la Banque de l’habitat du Sénégal pour le démarrage des activités dudit pôle. Seydou Sy Sall a rappelé qu’il a reçu l’appui de la Bhs dès que le projet a été lancé. « Nous avons démarré le projet avec zéro francs, aucun moyen. C’est grâce à la Bhs et l’engagement de son directeur général que nous avons pu débuter », a témoigné le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose.

Selon M. Sall, il est important, dans le bilan d’étape, de noter l’appui de la Bhs. Il a précisé que le pôle urbain est un titre foncier et cela a permis de travailler de manière accélérée. « Nous avons pu travailler rapidement car on a bénéficié de procédures accélérées dans toutes les démarches. Mais, il faut réfléchir sur le financement des projets », a déclaré Seydou Sy Sall. Il a indiqué que le pôle urbain n’est pas constitué que de logements, il comprend également une zone ministérielle, un quartier diplomatique, des infrastructures scolaire, universitaire, sanitaire, des espaces verts.

A. K.

Hier, le Pôle urbain de Diamniadio a fait l’objet d’un bilan d’étape, lors de la première édition des « Rencontres professionnelles de la Bhs». Conseil du délégué général, Mbaye Dieng a soutenu que le Pôle urbain de Diamniadio constitue une rupture par rapport aux modèles urbains conçus dans notre pays. Selon M. Dieng, il allie mixité urbaine, zone résidentielle et logements sociaux. « Le pôle urbain de Diamniadio, ce sont 1.644 hectares, 230 hectares d’espaces verts, trois lacs aménagés. En 2035, il accueillera entre 300 et 350.000 habitants », a confié Mbaye Dieng. Avec des images à l’appui, il a tenu à faire comprendre aux participants que les projets sortent de terre. Selon le conseiller du délégué général, d’ici à 2018, la société Getran livrera 33 immeubles. Il a également montré les images du chantier de l’université Amadou Mokhtar Mbow, la Cité du savoir, les zones ministérielles, etc. Ce qui lui fait dire que le pôle urbain de Diamniadio est actuellement en phase d’émergence. « Plusieurs projets sont en cours de réalisation. Plus de 67 % des gros œuvres sont exécutés par Getran et Senegindia. Les premiers logements sont disponibles alors que d’autres seront livrés en 2018 », a indiqué Mbaye Dieng. Il a souhaité que les banques travaillent sur un dispositif accéléré de financement. 

A. K.

La Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) a organisé, hier, la première édition de ses «Rencontres professionnelles » présidée par Diène Farba Sarr, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il a invité les banques et établissements financiers publics et privés à accompagner le gouvernement dans sa politique de développement des pôles urbains.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a appelé, hier, les banques et établissements financiers à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des pôles urbains. Diène Farba Sarr présidait la première édition des «Rencontres professionnelles » organisées par la Banque de l’habitat du Sénégal. Le ministre a félicité la Bhs qui, a-t-il souligné, en plus de financer le logement social, organise la réflexion autour des problématiques liées à cette question qui permet de faire le point sur l’habitat et l’accès des populations à un logement décent.

Selon lui, pour promouvoir les logements sociaux, le gouvernement a lancé une politique autour des pôles urbains qui est un important programme de mise en valeur d’un habitat planifié avec les commodités requises. Prenant l’exemple du pôle urbain de Diamniadio, il a indiqué qu’il est avancé et s’inscrit dans le programme national. Selon lui, de tels programmes permettent de promouvoir le logement social et de combler le déficit de logements. Pour contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs et assurer progressivement le rééquilibrage de l’armature urbaine au Sénégal, son département a conçu un programme de planification, d’aménagement et d’équipement de 27 pôles urbains, à l’horizon 2035, dans les 14 régions du pays, a confié le ministre. Ainsi, a-t-il poursuivi, une superficie globale de 9.812 hectares sera aménagée et mise à la disposition des promoteurs publics et privés et des coopératives d’habitat pour la production de 345.000 unités d’habitation. Diène Farba Sarr a saisi cette occasion pour inviter les établissements financiers publics et privés à accompagner le gouvernement dans le développement de ces pôles urbains.

« La Bhs, acteur clé de la politique du logement dans notre pays, s’est assignée également un rôle d’animateur du dialogue sur des questions essentielles du secteur. Afin d’inscrire définitivement ces rendez-vous dans l’agenda du secteur, nous avons, avec la coopération des professionnels de l’immobilier et pour les acteurs du secteur, lancé « les Rencontres professionnelles de la Bhs », a déclaré Mamadou Bocar Sy, directeur général de la Bhs. Selon M. Sy, ces rencontres seront annuelles et les pôles étant une question fondamentale, il a été décidé d’y revenir. Le directeur général a rappelé deux dates clé. Il s’agit du lancement officiel du Pôle urbain de Diamniadio, le 24 mai 2014 par le président Macky Sall. Ce pôle, a-t-il estimé, ce sont 1.644 hectares de superficie répartis sur quatre arrondissements et qui doit accueillir, à terme, 300.000 habitants. L’autre date clé, selon Bocar Sy, c’est la tenue, le 23 mars 2015, du symposium international à l’occasion des 35 ans de la Banque de l’habitat du Sénégal sur le thème « Pôles urbains : enjeux et mise en œuvre ». Selon lui, il était important de faire le bilan d’étape des pôles urbains : celui de Diamniadio, site pilote et les autres qui sont gérés par le ministère du Renouveau urbain.

Aliou KANDE

Le Sénégal figure au 8ème rang des 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification, selon le rapport 2017 « Global Energy Architecture Performance » du Forum économique mondial. Bien qu’il n’ait pas atteint le chiffre de 100 %, «le Sénégal est classé au 8ème rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification», indique le ministère de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables dans un communiqué. 

Le document précise que l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique « Global Energy Architecture Performance Index Report 2017 » a été publié le 22 mars dernier par le Forum économique mondial (Wef) et le cabinet de conseil en stratégie « Accenture Strategy ». La même source indique que dans le classement, cinq pays africains arrivent ex-æquo en tête des pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification. « Ces cinq pays situés en Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie) font partie des 69 pays sur les 127 étudiés où le taux d’électrification a atteint 100% », renseigne le communiqué. Le texte signale que l’Afrique du Sud (99e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40 %. Viennent ensuite le Ghana (taux d’électrification de 64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigeria (55,60%). « L’Éthiopie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie arrivent en bas du tableau aussi bien à l’échelle africaine que mondiale, avec des taux d’électrification inférieurs à 27% », mentionne-t-il.

APS

Bonne nouvelle pour le gouvernement. L’agence de notation Mody’s a réhaussé la note du Sénégal qui passe de B1+ à Ba3. Grâce à cette note, le Sénégal rattrape la Côte d’Ivoire et reste avec ce dernier, les deux pays subsahariens à atteindre cette notation.

Moody’s a procédé, jeudi 13 avril 2017, au rehaussement de la notation du crédit souverain du Sénégal qui passe de B1+ à Ba3 avec une perspective stable, indique un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances et du Plan. La même source souligne que ce rehaussement de la note souveraine ouvre de réelles perspectives économiques pour le Sénégal, dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse).

Selon le communiqué, les principaux moteurs qui expliquent le relèvement de cette note, selon l’Agence de notation Moody’s, sont la croissance économique, la consolidation budgétaire continue, les indicateurs de la dette. S’agissant de la croissance économique du Sénégal, l’Agence de notation Moody’s note que celle-ci demeure vigoureuse, tirée essentiellement par les améliorations dans les infrastructures énergétiques, celles du transport ainsi que les réformes structurelles notamment dans le domaine agricole. Moody’s relève que la croissance économique du Sénégal a progressé de 6 % entre 2014 et 2016, contre 3,5 % entre 2011-2013. En perspective, Moody’s prévoit, dans le moyen terme, une croissance réelle de 6,5% à la faveur de la poursuite de la mise en œuvre du Pse marqué par des investissements publics importants. Toutefois, l’Agence de notation signale que ce niveau de croissance reste inférieur à celle prévue dans le Plan Sénégal émergent qui est 7 à 8 % d’ici à 2020. Selon la même source, l’Agence explique cette situation par le fait qu’une telle croissance nécessiterait un investissement privé plus élevé alors que malgré les efforts, la compétitivité économique du Sénégal reste faible, avec des investissements directs étrangers limités à 2 % du Pib par an.

Consolidation budgétaire
Concernant de la consolidation budgétaire continue, Moody’s note une amélioration de la structure budgétaire, avec une augmentation des dépenses en capital et les efforts du gouvernement en réduction du déficit. Celui-ci est passé de 5,5 % en 2013 à 4,2 % en 2016, avec un objectif de 3% en 2019, en relation avec les critères de convergence de l’Uemao.
Elle souligne également une gestion prudente avec la mise en place de la réserve de 2,5 % sur les dépenses en capital.

Moody’s estime que les indicateurs de la dette « sont globalement conformes à ceux des souverains classés Ba3 ». « Ainsi, bien que le taux d’endettement du Sénégal (60 % en 2016), soit plus élevé que celui des pairs comparables (médiane de 45 %), le ratio de la dette sur les recettes de 220 % est plus conforme à la situation des pairs et que le coût moyen de la dette est plus favorable (3,5 % contre 4,1%) », lit-on dans le document. Par ailleurs, Moody’s observe que le niveau de la dette reste élevé, même s’il devrait décroître dans les prochaines années à la faveur de la réduction continue du déficit et des perspectives de croissance.

Le relèvement de la note du Sénégal lui ouvre de bonnes perspectives. Selon le communiqué, ce reclassement permettrait de quitter la notation B1 qui caractérise un crédit très spéculatif, un Pib/tête faible et une déficience des infrastructures. Ainsi, le Sénégal réduit la vulnérabilité de son économie et le spectre d’un défaut sur sa dette. « En termes de comparaison, le Sénégal rattrape la Côte d’Ivoire et reste avec ce dernier, les deux pays subsahariens à atteindre cette notation. Il devance des pays comme le Ghana, le Nigéria, le Gabon et l’Égypte qui sont mieux pourvus en ressources naturelles », souligne-t-on dans le document.

Grâce à cette note, le Sénégal se positionnerait au même niveau que la Tunisie, longtemps citée pour son modèle économique et pourrait faciliter d’avantage l’accès du Sénégal au marché financier international, en réduisant les coûts d’emprunt notant la prime de risque pays.

Malgré tout, le Sénégal devra poursuivre les réformes visant à améliorer la résilience de son économie, la solidité institutionnelle et la transparence. La notation financière est une appréciation du risque de solvabilité. Ainsi, elle constitue, pour les investisseurs, un critère clé dans l’estimation du risque qu’un investissement comporte particulièrement dans les marchés financiers de plus en plus globaux qui rendent difficile la maîtrise de l’information et donc de tous les paramètres de risque.

Mamadou GUEYE

La gouvernance de Diourbel a abrité, mardi dernier, un comité régional de développement pour l’installation du comité technique régional de suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Des échanges constructifs ont permis au coordonnateur, Babou Dramé, de présenter les différents aspects du Programme et d’informer l’assistance des réalisations et en projets en cours ainsi que de la deuxième phase.

Mouhamadou Moustapha Ndao, le gouverneur de la région, s’est réjoui de la tenue du comité régional de développement, après avoir salué la vision du président de la République. Il a magnifié le bel état d’esprit dans lequel s’est déroulée la rencontre qui a enregistré la présence des élus locaux et des services déconcentrés de l’État. Président du comité scientifique, Mouhamadou Moustapha Ndao a promis des réunions trimestrielles du comité technique de suivi pour évaluer les réalisations par des visites de terrain et une bonne transmission des informations aux collectivités locales et aux plus hautes autorités.

Revenant sur l’importance du programme et ses retombées, le coordonnateur Babou Dramé a évoqué la philosophie du programme qui vise à doter les communes rurales d’infrastructures socioéconomiques de base, à améliorer leur productivité, à renforcer leur capacité pour un développement harmonieux. Il a cité les grands axes d’intervention du programme que sont l’hydraulique, l’électrification, les équipements post-récoltes et les pistes.

Dans la première phase de la région de Diourbel, des élus locaux du département de Mbacké jugent que les retombées du programme sont peu nombreuses par rapport à d’autres zones. Pour le volet hydraulique, 5 systèmes multi-villages d’alimentation en eau sont en cours d’achèvement. A Tocky Gare, le forage est terminé et il ne reste que les travaux de génie civil. Il est prévu 8 périmètres maraîchers. Pour le volet électrification rurale, 50 villages sont ciblés et cela va impacter sur 20 000 personnes. Des travaux sont en cours dans 34 villages. Des équipements post-récoltes ont été déjà réceptionnés dans la région avec un taux de déploiement qui varie d’un département à l’autre : Diourbel (12,5%) Bambey (38%) et Mbacké (13%). Concernant toujours les équipements, le taux de déploiement est de 20% avec 534 équipements pour 261 villages, soit 11 communes qui vont impacter sur 228.000 personnes.

Pour les pistes rurales, les 88 kilomètres prévus ont été réalisés. La seconde phase verra la réalisation de 200 kilomètres de piste. Des maires de certaines commune comme Pape Sidy Ndiaye de Sadio qui croyait que sa commune a été omise, se dit rassuré après l’exposé du coordonnateur. Anta Diagne, point focal du programme dans la région de Diourbel, a assuré les élus locaux de sa disponibilité pour donner toutes les informations nécessaires et une bonne application du programme.

Le comité technique régional de suivi du Programme d’urgence de développement communautaire est un cadre d’échanges pour permettre aux élus locaux, aux services déconcentrés de l’État des discuter des besoins des populations et d’arbitrer pour une dotation des communes en fonction des priorités.

Mamadou DIEYE

L’ancienne directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal (2011-2015), Vera Songwe, a été nommée, lundi, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), a-t-on appris. L’économiste nigériane qui a quitté la Banque mondiale après 19 ans de services est la première femme à occuper ce poste, renseigne le site de la Bbc visité par l’Aps. Avant d’être promue par le Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, Mme Songwe occupait, depuis 2015, le poste de représentante-résidente de la Société financière internationale (Sfi), la filiale de la Banque mondiale spécialisée dans le financement du secteur privé. Vera Songwe, âgée de 42 ans, remplace, à la tête de la Cea, le Bissau-guinéen Carlos Lopes, démissionnaire.

APS

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