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Affaires et Finances (2577)

BTP« Le pôle urbain de Diamniadio a fini de prendre une dimension internationale ; après la récente visite d’investisseurs Turcs, les Polonais sont venus nous voir avant l’accueil dans les prochaines semaines de développeurs Anglais», a affirmé, hier, Pape Sow, responsable de la communication de la Délégation générale du pôle urbain de Diamniadio(Dgpu).

La forte délégation polonaise qui a été séduite par les chantiers du pôle a annoncé l’édification prochaine d’une grande école des métiers du Btp. Elle sera  destinée à la formation des personnels intermédiaires du secteur notamment les maçons, les électriciens ou les plombiers. Les Polonais sont convaincus qu’il y a une très forte demande en formation dans ces catégories socioprofessionnelles malgré des ressources humaines de qualité identifiées dans le top management au Sénégal.

Selon la présidente de la chambre de commerce polonaise de France, Hanna Stypulkowska Gouttière, ce cluster (groupement d’intérêt économique) d’entreprises polonaises  est composé d’exportateurs du secteur de la construction. Des sociétés qui se sont regroupées afin d’identifier des marchés en Afrique avec le Sénégal comme porte d’entrée. Le choix du Sénégal s’explique par sa stabilité sociopolitique légendaire a expliqué Mme Gouttière. Les Polonais  vont, en outre, apporter leur savoir-faire dans un transfert de technologies. Pour eux, Diamniadio représente un laboratoire de choix.

Parmi les sociétés polonaises intéressées par le pôle de Diamniadio, figurent la Sn Strukton, une entreprise générale spécialisée dans le bâtiment, la Fbi Tasbud, la Seen Technologies, une entreprise qui évolue dans l’assainissement, le traitement des eaux, des déchets et la Fbi Tasbud. Pour le chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, ce cluster de 15 grandes entreprises polonaises travaille dans l’export et fera du transfert de technologies son crédo. Le partage d’expériences sera, à coup sûr, bénéfique aux Sénégalais. Les Polonais veulent travailler dans la durée,  a renchéri  M. Mbodj, en précisant qu’il s’agit de la première visite du Cluster en terre africaine.

Edifié sur une superficie globale de 1.644 hectares, le pôle urbain de Diamniadio a démarré ses activités après la cérémonie de lancement, le 24 mai 2014 en présence du chef de l’Etat, Macky Sall. Plusieurs ouvrages comme la deuxième université de Dakar, des logements sociaux ou le parc industriel, sont en train de sortir de terre, faisant du site une valeureuse excroissance  de la capitale sénégalaise.

Mamadou Lamine DIATTA


RAM confLa compagnie aérienne marocaine a lancé, lundi, à Dakar, sa stratégie. «On évolue pour vous » qui a vulgarisé les améliorations apportées à la qualité des services de la Royal Air Maroc.

Avant-hier, au cours d’une rencontre, Yassine Tazi, Directeur régional-Sénégal et Bachir Thiam, responsable des relations publiques, ont levé un coin du voile sur la nouvelle offre de la Royal Air Maroc pour mieux satisfaire la clientèle. La compagnie marocaine a introduit de nombreuses innovations dans sa stratégie «On évolue pour vous». Celle-ci vulgarise les améliorations de la qualité des services de la Royal Air Maroc.

Cette stratégie répertorie les améliorations apportées au parcours client, c'est-à-dire à partir des points de contact de l'agence de voyage de la Ram en passant par l'enregistrement, le processus d'embarquement, le service à bord et la réception des bagages. « On a balisé tout le parcours client dans la perspective de faciliter le voyage des clients sur les 90 destinations de la Ram dans le monde », a indiqué Yassine Tazi, en insistant sur l’attention particulière accordée à la clientèle au départ et à destination du continent africain. Pour l’enregistrement par exemple, un service en ligne est désormais accessible vers de nombreuses destinations. Cela a l’avantage d’éviter l’attente au guichet, a expliqué Yassine Tazi.

Parmi les innovations, il y a également le confort des passagers. 5 cm d’espace en plus ont été ajoutés entre les rangées de sièges. « Nous avons réaménagé tous nos avions pour vous offrir plus de détente à bord. Plusieurs rangées de sièges ont été retirées pour vous offrir 5 cm d’espace en plus. Ainsi, vous voyagez plus confortablement, quelle que soit votre place à bord », s’est félicité Bachir Thiam. Le responsable des Relations publiques a mis l’accent sur la restauration à bord des avions de la Ram, soulignant que le menu a été enrichi avec des plats sénégalais au départ de Dakar et ivoiriens au départ d’Abidjan. « Les recettes ont été revisitées par de grands chefs », insiste-t-il.  De nouvelles prestations de divertissement sont offertes à bord des avions surtout pour les enfants avec des jouets diversifiés durant le vol. Malgré ses améliorations, Bachir Thiam a dit que la Ram est à l'écoute des usagers et professionnels de la presse et des agences de voyage pour améliorer en permanence ses produits.

La Ram avait lancé, en décembre 2015, sur sa ligne Casablanca-Dakar, un 3e vol quotidien, faisant de la capitale sénégalaise la 2e plus importante desserte, après Paris.

Mamadou GUEYE


Productions animalesPasser en revue, avec les participants, les biotechnologies de la première génération et harmoniser les protocoles sur la collecte, le contrôle de la qualité, l’étiquetage et la distribution du matériel génétique en provenance des pays membres de la banque régionale de gênes. Tels sont les objectifs de l’atelier de formation des représentants des pays africains sur la manipulation du matériel génétique animal qui a démarré, hier, à Dakar.

Pour le représentant du Bureau interafricain pour les ressources animales de l’Union africaine (Ua-Bira), Simplice Nouala, les races animales, malgré leur adaptation, leur rusticité et leur aptitude à développer des productions animales, sont menacées à  travers le monde en général et en Afrique en particulier, par des politiques d’amélioration de l’élevage caractérisées par l’introduction de races exotiques.

Pour faire face à une telle situation, le Bureau interafricain pour les ressources animales a développé un projet génétique pour la préservation de ces races locales.  Ce projet  mis en place par l’Ua-Bira, dénommé "Renforcement de la capacité des pays africains à la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques des animaux d'Afrique", vise à mettre en place des banques régionales de gènes appliquant certaines biotechnologies, actuellement maîtrisées que sont la récolte des semences animales et d’embryons, selon M. Nouala. De telles biotechnologies sont basées sur la congélation du sperme et des embryons  et permettent de préserver les espèces. A travers cet atelier organisé par l’Ua-Bira, il s’agit de « se pencher sur les procédures d’installation et de fonctionnement de ces banques régionales de gènes en rapport avec leurs missions assignées de réception, de stockage et de distribution de semences et d’embryons ; et des conditions sanitaires et zootechniques à respecter par les pays qui ont accepté de participer à ces banques régionales de gènes ».   L’Ua-Bira doit, souligne-t-il, œuvrer à la formation des experts des pays membres à la manipulation du matériel génétique pour se libérer de la dépendance de nos pays à l’importation des semences animales et pour développer le sous-secteur de l’élevage en Afrique.

Le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho, qui représentait le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, a indiqué que le Sénégal a entrepris beaucoup d’initiatives pour le développement du sous-secteur de l’élevage dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Dans le domaine de la recherche, des résultats probants ont été obtenus grâce à l’appui de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) et du Centre national d’amélioration génétique (Cnag) pour l'amélioration des ressources de qualité.

M. SY


Quai PecheLe volume global des mises à terres de la pêche artisanale au Sénégal est estimé à 372.548 tonnes, en 2014, pour une valeur commerciale d’environ 93,5 milliards de FCfa, a déclaré hier le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Moustapha Ly, à l’ouverture de la réunion de réflexion sur la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale africaine.

Au Sénégal, la pêche artisanale assure près de 95 % des mises à terres de la pêche maritime. En 2014, le volume global des mises à terres était estimé à 372.548 tonnes pour une valeur commerciale d’environ 93,5 milliards de FCfa, a déclaré, hier, le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Moustapha Ly, à l’ouverture de la réunion de réflexion sur la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale africaine et sa contribution aux objectifs du Programme de transformation agricole accélérée de l’Afrique.

En Afrique, a-t-il souligné, les pêches continentales et maritimes contribuent significativement à la sécurité alimentaire et aux revenus d’une bonne partie des populations disséminées le long des plans d’eau du continent. Compte tenu de l’importance de ce secteur, a-t-il relevé, le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime a entrepris, dans une démarche responsable et inclusive, des réformes importantes du secteur visant à impliquer davantage les acteurs dans la réhabilitation des écosystèmes marins et côtiers et dans la gestion des ressources halieutiques pour le bien-être des populations ».

Selon lui, le secteur fait face à de nombreuses difficultés. « Face à la surexploitation des ressources halieutiques et aux limites d’une centralisation excessive pratiquée depuis plusieurs décennies, l’Etat du Sénégal, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a expérimenté et adopté l’approche cogestion, participant ainsi, de manière considérable, à l’amélioration de la prise de conscience par les acteurs de leur rôle et responsabilité dans la gestion durable de ces ressources », a-t-il affirmé. Après s’être félicité de l’initiative de l’Ua-Bira qui met prioritairement en œuvre les recommandations du 23ème Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements à Malabo en Guinée équatoriale, en juin 2014, il a déclaré que celle-ci permettra de partager les expériences afin d’élaborer de nouvelles stratégies et plans d’actions pour la bonne gouvernance des ressources halieutiques.

Pour le représentant de l’Ua-Bira, Simplice Nouala, l’objectif de cette réunion de réflexion, initiée par son organisme est de partager les expériences, leçons apprises et les interventions en cours dans le sous-secteur et élaborer des stratégies et plans d’actions pour améliorer la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale dans la Déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation accélérée de l’agriculture (incluant pêches et aquaculture) pour la prospérité partagée et des moyens de subsistance améliorés.

Mamadou SY


Papa Abd SeckVenu présider la cérémonie de dédicace du livre sur les mémoires de Baba Dioum : « Dans l’antichambre du pouvoir » des éditions Harmattan Sénégal, le Dr Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a profité de l’occasion pour revenir sur la logique du marché dans les politiques agricoles. Il estime que seul le marché peut tirer durablement la production.

Dans une sémantique soutenue par des incursions philosophiques renvoyant par moment aux pensées de Socrates, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a partagé, à l’occasion de la publication des mémoires du doyen Baba Dioum, ancien directeur national des Eaux et forêts du Sénégal, le concept d’une agriculture durable, dans des pays comme le Sénégal. Selon le ministre, « l’évolution du monde recommande, aujourd’hui, une sécurité alimentaire ».

Devant un parterre d’anciens dignitaires du régime socialiste parmi lesquels Cheikh Abdoul Khadre Cossikho, ancien ministre du développement rural et des proches de Baba Dioum, le ministre de l’agriculture et de l’Equipement rural a insisté sur la volonté des autorités à accorder au secteur de l’agriculture une attention particulière. « Au-delà du terrain, c’est une conviction forte exprimée par le chef de l’Etat », a soutenu M. Seck. A l’image de l’auteur de l’ouvrage, le Dr Seck estime que « seul le marché peut tirer durablement la production ».

Dans ce combat, il rejoint la conviction du doyen Baba Dioum, pour inviter le Sénégal à accorder une attention particulière sur la logique du marché pour booster la productivité dans le secteur agricole à l’image de certaines expériences vécues en Centrafrique avec les tubercules et au Mali avec le bétail. « J’estime que les options du président Macky Sall sont en phase avec le contenu des mémoires de Baba Dioum en développement rural  et de l’agriculture orientée sur la marché », a dit le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Papa Abdoulaye Seck, tout comme le doyen Baba Dioum, est convaincu que cette logique du marché repose sur une volonté soutenue d’accompagner la recherche dans toutes les composantes du secteur agricole.

Seydou Prosper SADIO


B Sene EcoLa souveraineté monétaire peut permettre à un pays de pouvoir manipuler sa politique monétaire en toute autonomie pour faire face aux chocs économiques, selon l’économiste Babacar Sène, agrégé des Universités. Il animait, samedi dernier, une conférence sur le thème « Souveraineté monétaire de l’Afrique et le Franc Cfa » à l’occasion des « Rendez-vous de l’Afrique consciente », organisés par Hulo Guillabert.

Introduisant le thème de sa communication, l’économiste Babacar Sène note que la souveraineté monétaire de l’Afrique a fait l’objet, ces dernières années, de  nombreux débats. Si certains ont préféré abandonner leur monnaie pour intégrer une union monétaire, d’autres ont décidé de garder leur propre monnaie et disposer d’une certaine autonomie. Il a donné l’exemple du Nigeria qui a décidé de suspendre la convertibilité du Naira en dollar. D’après le conférencier, la souveraineté monétaire peut être gage d’optimalité. Il explique que le choix d’adhérer à une zone monétaire ou bien de choisir un régime de change dépend des politiques.

L’économiste note que la souveraineté monétaire permet à un pays de contrecarrer les chocs exogènes ou endogènes. Autrement dit, un pays souverain sur le plan monétaire peut manipuler, à tout moment, sa monnaie pour faire face à des chocs économiques comme un repli du prix du baril de pétrole, la fluctuation du taux directeur du dollar. Alors que cela n’est pas possible pour un pays membre d’une zone monétaire.  C’est le cas dans la zone Euro avec l’Allemagne qui a des problèmes économiques différents de ceux de la Grèce. Pour Babacar Sène, dans une souveraineté monétaire, un pays, à travers sa banque centrale, peut utiliser l’arme monétaire pour faire face à des problèmes d’ordre économique comme l’emploi, la croissance, l’inflation. « Pourquoi l’Afrique devrait-elle être souveraine sur le plan monétaire ? », se demande l’économiste.  Il avance les avantages liés à la souveraineté monétaire comme réponse. Le professeur Sène souligne que les débats sur cette question s’inscrivent dans la littérature liée au choix d’un régime de change (fixe ou flottant). Les pays qui disposent de leur propre monnaie peuvent laisser celle-ci flotter sur le marché de change.  Et leur banque centrale aura beaucoup plus de marges de  manœuvre pour faire face à un certain nombre de difficultés économiques. Contrairement à un régime de change fixe où le pays membre est tenu de respecter la parité en vigueur. En sus de cela, souligne l’économiste, que dans une souveraineté monétaire, les taux de change peuvent jouer un rôle de stabilisateur économique. Les pays avec un régime de change flottant, peuvent déprécier leur monnaie et retrouver une certaine compétitivité internationale.

Comme autres avantages, il y a  l’autonomie de sa politique monétaire. La banque centrale peut intervenir à tout moment sur le marché financier. Et elle n’est pas contrainte d’intervenir sur le marché de change pour défendre sa parité fixe. La politique monétaire peut également être utilisée pour atteindre d’autres objectifs économiques internes et externes. En d’autres termes, dans certains pays, la banque centrale se fixe seulement pour objectif de lutter contre l’inflation alors que d’autres mettent l’accent sur la croissance. Selon M. Sène, les institutions financières d’émission doivent aussi s’occuper de la croissance, comme c’est le cas aux Etats unis où lorsque l’économie américaine souffre des problèmes de croissance, la Fed (banque centrale américaine) intervient.  « Pour mettre en place des politiques de développement d’émergence, il est fondamental qu’on aille vers des règles qui tiennent compte de la croissance dans la politique monétaire. L’autonomie de la politique monétaire veut dire aussi qu’aucun pays n’est obligé d’importer de l’inflation », insiste l’économiste.

Abdou DIAW

NÉCESSITÉ D’UNE AUTORITÉ MONÉTAIRE QUI S’AFFIRME
Selon Babacar Sène, quatre éléments sont essentiels pour définir la souveraineté monétaire d’un Etat : la présence d’une autorité qui s’affirme en matière monétaire dans un espace bien déterminé ; la définition, par cette autorité, d’une unité de compte ; la possibilité de prélèvement par cette autorité d’un revenu de souveraineté et l’établissement et la définition de symboles monétaires.

A cela s’ajoutent d’autres éléments importants comme la capacité de l’Etat à imposer des instruments monétaires dans les pratiques internes de comptes et de paiement, la capacité de l’Etat à maîtriser les pratiques de conversion entre monnaie nationale et étrangère comme vient de le faire le Nigeria pour faire face au repli du prix du baril. Cela permet à la banque centrale nigériane de disposer d’assez de resserves pour faire face à des chocs exogènes voire endogènes. L’Etat doit avoir aussi la capacité de mener une politique monétaire. Selon l’économiste, les pays doivent aussi être en mesure de mener une politique de change fixe ou flottant. Il a donné l’exemple de la Chine qui, à tout moment, peut sous-évaluer ou surévaluer la valeur du yuan sur le marché financier sans pour autant que les autres puissent faire autre chose.

Le professeur Sène soutient que le choix d’un régime monétaire dépend d’un ensemble de critères sur le plan économique qu’il faut pondérer, selon les périodes et les régions du monde. Certains pays peuvent décider d’avoir une certaine souveraineté monétaire. En Afrique, on peut citer le cas de l’Afrique du Sud avec son rand, le Nigeria avec son Naira. D’autres peuvent aussi choisir des solutions plus souples en rejoignant une union monétaire comme les pays de la zone franc (Uemoa et Cemac).

A. DIAW

MINIMISER LES RISQUES D’INSTABILITÉ
L’économiste estime que l’abandon de sa souveraineté monétaire et l’adhésion à une union peut être source d’instabilité. Car, explique-t-il, il est difficile de construire une zone monétaire optimale où le fédéralisme budgétaire (mettre en commun les budgets des Etats d’une union) doit être respecté. « En Afrique, lorsqu’on veut aller vers  une souveraineté monétaire, on peut le faire en restant toujours ensemble mais en ayant une monnaie qui flotte sur le marché international, une monnaie indépendante des autres monnaies à l’image de celle de la Chine », indique le professeur Babacar Sène. Dans le monde, de grands pays comme la France, l’Allemagne, l’Espagne ont abandonné leur monnaie nationale au profit de l’euro. Par contre, si l’on prend l’exemple de la Grande Bretagne, elle a toujours gardé sa propre monnaie, la livre sterling. Selon l’économiste, la notion de souveraineté monétaire reste un sujet d’envergure mondiale du point de vue philosophique, politique et économique.

A. DIAW


Abel M ShilubaneAbel Mxolisi Shilubane, ambassadeur d’Afrique du sud à Dakar, accompagné d’une délégation composée d’universitaires agronomes de Thiès et de diplomates sénégalais,  a visité la ferme du West African Farms (Waf), à Yamane, dans le département de Dagana. L’objectif est de montrer les réalisations réussies de cette ferme gérée par des Sud-africains.

Après la visite, les membres de la délégation se sont dits émerveillés par cet exemple de partenariat sud-sud, avec le Sénégal qui bénéficie de l’expérience sud-africaine, un pays aux connaissances très poussées dans le domaine de l’agriculture. En effet, à Yamane, sur une surface évolutive, qui devra aller de 200 à 500 hectares, la société Waf qui détient des capitaux britanniques, cultive l’oignon vert et le radis, avec un tonnage qui tourne entre 2.000 et 2.500 tonnes exportées à Londres. Ces chiffres seront doublés à l’horizon 2017-2025.

L’ambassadeur sud-africain, Abel Mxolisi Shilubane, souligne que les directives du président Zouma sont respectées à travers ce partenariat. En effet, lors de sa visite au Sénégal, le président sud-africain, Jacob Zouma, avait paraphé, avec le président Macky Sall, un protocole qui porte sur la densification des échanges surtout dans le domaine de l’agriculture.  L’ambassadeur a annoncé un forum des affaires entre des investisseurs Sud-africains et Sénégalais, à Dakar, à partir du 19 janvier. L’agriculture, a-t-il souligné, sera le point central des discussions avec la participation d’une trentaine d’hommes d’affaires.

Dans sa politique, le Waf a inclus le transfert de technologie, avec pour finalité, souligne Mounirou Samb, manager adjoint de la structure, « d’accueillir les étudiants pour des stages pratiques, afin de compléter leur formation théoriques ». A terme, affirme M. Samb, cela aidera Waf à ne plus faire appel à des compétences étrangères.  Dans cette logique, le Pr Samba Arona Ndiaye de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) s’est dit  impressionné par les différentes installations.  Pour l’universitaire, la convention qui va être signée entre le Waf et l’université de Thiès sera bénéfique pour les étudiants. Car,  l’objectif du Sénégal, c’est faire de l’agriculture le moteur du développement économique et social. Il a indiqué que si cette expérience est démultipliée, elle peut permettre l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

Pour Mounirou Samb, l’approche du Waf qui a creusé un canal d’irrigation pour les riverains en collaboration avec les populations, permettra une semi-industrialisation des exploitations familiales, afin de booster l’économie des ménages.  A son avis, c’est une collaboration gagnant-gagnant pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Par ailleurs, à travers ses exportations, Waf rééquilibre la balance commerciale.

Dans les projets, cette ferme moderne compte exploiter 500 hectares et, du coup, atteindre 4.000 à 5.000 tonnes de production à l’horizon 2017-2025. Aussi, il s’agira de faire tourner Waf pendant toute l’année avec d’autres types de produits proposés.

Pour sa part,  Mariame Sy, directrice Afrique et Union africaine au ministère des Affaires étrangères, a salué l’implication des populations dans ce projet.

A. M. NDAW


Le nouveau directeur de la promotion touristique du ministère du Tourisme et des Transports aériens est un homme du sérail. Amdy Sène mise sur la concertation pour repositionner le Sénégal comme une destination majeure.  
Amdy Sène est le nouveau directeur de la promotion touristique. Le choix porté sur sa personne n’est pas gratuit. Ce quinquagénaire, ingénieur en aménagement du territoire, est titulaire d’un Master en Tourisme et est expert de la Cedeao pour le classement des hôtels. Il est un pur produit du ministère du Tourisme et des Transports aériens qu’il a intégré en 1990. C’est donc un homme du sérail à la carrière bien riche qui a été promu à ce poste stratégique.
Amdy Sène est né, à Dakar, en 1962. Il a fait ses études primaires à l’école Paille d’arachide de la Gueule Tapée. Le certificat d’étude primaire élémentaire en poche, il intègre le Centre d’enseignement moyen général de Cerf-volant où il décroche son Bfem en 1980. Il fait ses études secondaires au lycée Charles De Gaulle de Saint-Louis, après un passage au lycée Limamoulaye de Guédiawaye. En 1986, M. Sène décroche son baccalauréat série C, l’équivalent de la série S1.
Il poursuit ses études à l’Ecole nationale d’économie appliquée (Enea) actuelle Esea où il obtient un Brevet, option  Aménagement du Territoire et Gestion de Projets délivré par l’université de Texas Tech. Chez Amdy Sène, le désir de se perfectionner est permanent. Comme l’atteste son riche Cv. Il a un diplôme en Management touristique à Salzbourg en Autriche et un certificat en gestion des petites et moyennes entreprises touristiques du Collège de Galilée en Israël, un Master en Tourisme à l’Ecole internationale des Sciences touristiques de Rome. Il prépare actuellement un Dess en communication à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication (Issic).
Dans ses nouveaux habits, Amdy Sène dévoile sa feuille de route : « repositionner le Sénégal comme une destination majeure ». Tâche énorme dans un secteur en chute libre depuis de nombreuses années. Mais M. Sène a son idée. Il mise sur la concertation pour faire du tourisme un levier de croissance et un secteur pourvoyeur d’emploi. Il compte également promouvoir le tourisme intérieur en misant sur les potentialités culturelles des terroirs.   
Avant sa nouvelle fonction, Amdy Sène a occupé de nombreux postes. En 1990, il a été chef du Bureau des aménagements à la division des investissements. Trois ans plus tard, il devient chef de Service régional du Tourisme de Saint-Louis et Louga. Dix ans plus tard, en 2002, il est promu Conseiller technique chargé du Marketing, l’année suivante, il est  Conseiller technique, chef du service de la communication puis Directeur de la Réglementation et de l’Encadrement du Tourisme en 2004. A ce poste, Amdy Sène a été président de la commission nationale de classement des établissements d’hébergement touristiques, Président de la commission nationale  de délivrance des licences d’agences de voyages, de tourisme et de transports touristique, président de la commission de délivrance des cartes de guide de tourisme, membre du conseil d’orientation de l’ex Anpt. Et de 2013 jusqu’à sa nomination à la Direction des Investissements et de la Promotion touristique, Amdy Sène était Directeur de l’Ecole nationale de formation hôtelière et touristique. A côté de ses activités professionnelles, M. Faye enseigne dans certains instituts de formation.

El hadji Ibrahima THIAM et Mamadou GUEYE


Pour asseoir une fiscalité efficace et adaptée à notre économie, l’inspecteur des Impôts et Domaines, Abdoulaye Gningue, préconise le renforcement du rôle des centres de gestion agréés (Cga), en mettant l’accent sur  l’incitation au civisme fiscal. Il faisait, hier, une présentation du thème : « Fiscalité  et développement du secteur privé », lors de la 4ème édition du Grand Débat économique », organisé par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar.
L’inspecteur des impôts et domaines, Abdoulaye Gningue qui faisait la présentation sur le thème : « Fiscalité et développement du secteur privé », lors de la 4ème édition du Grand Débat économique », organisé par la  Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar a  préconisé le renforcement du rôle des centres de gestion agréés (Cga) et l’incitation au civisme fiscal, entre autres mesures,  pour asseoir une fiscalité efficace et adaptée à notre économie.  Selon lui, depuis l’application de la Contribution globale unique (Cgu) en 2004 jusqu’en 2012, la contribution fiscale est en baisse. Elle est passée de 1.766.825.032 de FCfa en 2004  à  716.807.750 de FCfa en 2012.  Mais, souligne-t-il, avec le démarrage de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), des dispositions ont été prises pour mettre en place une fiscalité plus efficace pour aider le secteur informel à migrer vers le formel. Abdoulaye Gningue soutient que les autorités sont parties du constat qu’aucun pays ne s’est développé avec le secteur informel.

Aider le secteur informel à migrer vers le formel
 Au nombre des mesures mises en place, il a cité le dispositif fiscal pour la promotion des Pme, dont l’objectif est de favoriser le civisme fiscal et de permettre la formalisation de l’économie informelle, en réduisant le coût de gestion de l’impôt et en améliorant l’efficacité administrative. Selon lui, ce nouveau régime fiscal a également l’avantage d’élargir l’assiette de l’impôt pour améliorer les ressources des collectivités locales et encourager la croissance des assujettis à la Contribution globale unique et leur migration vers le régime réel. Cette Contribution globale unique permet aussi aux contribuables éligibles à ce dispositif de s’acquitter, en une seule fois, de toutes leurs obligations fiscales.
Parmi les mesures prises en faveur de l’entreprise, figurent l’allégement du coût fiscal de la création d’entreprise (baisse du droit de constitution et baisse des coûts de restructuration), l’amélioration du cadre fiscal des affaires dont la promotion de l’investissement, l’amélioration de la compétitivité, l’allégement des charges fiscales et le renforcement de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva).
Le représentant du directeur général des Impôts et Domaines, Mor Diarra Diop, a déclaré que les portes de la direction des impôts et domaines sont largement ouvertes à tous et « que des instructions ont été données pour trouver des solutions aux difficultés des uns et des autres ».
Pour le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Ibrahima Lô qui présidait cette 4e édition, cette rencontre s’inscrit dans les « Grands débats économiques » initiés par son institution depuis quatre ans. Pour lui, cette rencontre avait, entre autres objectifs, de  permettre à l’administration centrale notamment fiscale et au secteur privé de trouver ensemble des « solutions viables, consensuelles et inclusives aux questions liées à la fiscalité des entreprises ». Elle visait également  à  diagnostiquer les problèmes du secteur privé national liés à la réforme fiscale, informer et sensibiliser le secteur privé sur la corrélation entre la fiscalité et la compétitivité des entreprises et à évaluer la pertinence de la contribution globale unique  en vue de  « trouver une esquisse de politique fiscale adaptée à la structuration de notre économie au besoin ».
La plupart des participants à cette rencontre a mis l’accent sur la nécessité d’accompagner davantage le secteur informel afin qu’il puisse migrer vers le formel et d’aider les entreprises en difficulté.
 

Mamadou SY


Un atelier de partage et de validation de l’accord-cadre devant régir les relations entre les collectivités locales, les investisseurs et les populations quant à l’accès à la terre, a été homologué, jeudi à Saint-Louis. Cette rencontre s’est déroulée en présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang.
Le document final de l’accord-cadre devant régir les relations entre les collectivités locales, les investisseurs et les populations, dans la mise en œuvre du Projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness (Pdidas), a été adopté à l’issue d’un atelier national, jeudi, à Saint-Louis.
Cette rencontre a enregistré la participation des agences spécialisées de l’Etat et des autorités des 9 communes cibles. Dans son approche, le Pdidas, à travers ce cadre, propose un schéma de mise en œuvre de l’investissement dans la production agricole, qui permettra de réussir la difficile conciliation des intérêts des populations, des collectivités locales, de l’Etat et des investisseurs. « A travers ce schéma, les collectivités locales gardent le contrôle sur la gestion de leur zone, tout en respectant le dispositif réglementaire et légal. Les communes sont également dotées d’un cadre et d’outils qui leur procurent des ressources financières additionnelles, pour assurer leur développement», a expliqué Ndeye Coura Mbaye Diop, coordonnatrice du Pdidas.
Avec cet accord, les populations qui craignent de voir leurs terres spoliées par les investisseurs seront rassurées. «L’Etat va jouer, dans ce dispositif, le rôle d’arbitre, d’encadreur, de régulateur en veillant à l’intérêt de tous », a indiqué Mme Diop. Le foncier est le nœud gordien des collectivités locales. D’un côté, les populations sont réticentes à l’idée de céder leurs terres, de l’autre des élus locaux souhaitent les rentabiliser grâce à des investisseurs désireux d’avoir des garanties pour mener à bien leurs actions.
L’accord-cadre définit les relations entre les parties, notamment les facilités accordées par l’Etat et les communes à l’investisseur et aux populations, en vue de son implantation, la promotion des exportations et du développement de l’agriculture familiale. On note aussi l’engagement des collectivités locales et de l’Etat auprès des investisseurs et des populations relativement à la forme et aux conditions auxquelles seront effectués le transfert de droit sur les terres, la réalisation d’aménagements et l’accompagnement.
Les investisseurs verseront une caution suivant le niveau et les types d’investissements. Aïda Djigo Wane, directrice général adjoint de l’Apix est revenue sur l’importance de cet accord qui comporte des documents codifiés. Ces accords comportent un sous bail de la commune.   Alioune Sarr,  le maire de Fass Ngom a salué cette démarche qui a été inclusive et qui va déboucher sur un accord cadre et un cahier de charge.
Cette batterie de mesures est importante pour Michael Laurent de la société de culture légumière qui s’active dans l’agrobusiness. Selon lui, cette approche permet de sécuriser les investisseurs qui ont envie de s’implanter au Sénégal. « Nous sommes intéressés car le foncier pose toujours problème. Il nous faut un droit réel pour plus de garantie de nos investissements. La terre doit être cessible pour que les populations puissent y trouver leur compte », a-t-il confié.
L’accord-cadre entre en vigueur après sa signature par les parties concernées et son approbation par l’autorité administrative compétente. Il sera valable pour une durée de quarante ans à compter de sa date d’approbation par les gouverneurs des régions d’intervention du Pdidas, c’est-à-dire Louga et Saint-Louis.  

A. M. NDAW


Sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, l’équipe du projet « Apprentissage pour le développement des territoires ruraux-Adeter » a organisé, hier, à Saint-Louis, un atelier de cadrage de la capitalisation de ce projet. Il a été ouvert par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, dans les locaux du centre régional de l’enseignement technique féminin (Cretef).
En présence de Cheikhou Touré, responsable de l’animation institutionnelle de ce projet, Samba Fall, directeur national de l’apprentissage, Mamadou Niang, directeur des examens et des concours professionnels, d’une cinquantaine de participants issus des services régionaux de l’administration déconcentrée, des structures artisanales et de formation professionnelle, le coordonnateur de ce projet, Mamadou Moustapha Fall, a rappelé qu’Adeter est une initiative des Ong française «Le Gret-Groupe de recherches et d'échanges technologiques» et sénégalaise «Enda Graf Sahel» avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd).
Adeter, a-t-il précisé, est un projet de trois ans (2014/2017) qui intervient dans les départements de Saint-Louis et de Dagana, qui regorgent un fort potentiel en agriculture. L’exploitation rationnelle et optimale de ce potentiel repose, entre autres, sur la disponibilité de ressources humaines qualifiées et compétentes dans les divers maillons de la chaine de valeur agricole. Le projet expérimental Adeter, a-t-il poursuivi, joue ainsi sa partition, en facilitant la concertation « pluri-acteur », en formant et en accompagnant, depuis une vingtaine de mois, des acteurs intervenant dans des métiers para-agricoles tels que la fabrication d’outillages et de matériels agricoles, la maintenance des engins agricoles, des moteurs hors-bord, l’installation et la maintenance de systèmes d’irrigation et de systèmes photovoltaïques. Selon Mamadou Moustapha Fall, Adeter a sélectionné 94 jeunes dans 5 métiers para-agricoles, 20 Gie de femmes transformatrices de produits agroalimentaires et, est en train de renforcer les capacités de 55 maîtres artisans.
Trois centres-ressources sont sélectionnés et reçoivent les apprentis et les maîtres artisans, cinq programmes complets de formation par apprentissage de type dual sont élaborés et mis en œuvre. Moustapha Fall a précisé que ce projet vient en appui au secteur de l’agriculture avec une logique d’intervention globale qui comporte deux entrées majeures. Il s’agit d’innover et de développer une offre nouvelle de formation professionnelle par apprentissage de type dual dans les métiers para-agricoles d’une part et appuyer la professionnalisation des femmes dans les Gie transformateurs de produits agroalimentaires d’autre part, faciliter l’engagement et la concertation pluri-acteurs aux niveaux central, déconcentré et décentralisé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Coup dur pour l’entrepreneuriat en Casamance naturelle; l’avion de la compagnie privée Transair qui devait transporter,  il y’a quelques jours, les responsables du bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) et leurs partenaires de Dakar à Ziguinchor, a été cloué au sol pour des difficultés techniques et de navigabilité.
Un énorme manque à gagner pour l’économie locale meurtrie par 35 ans d’un conflit irrédentiste. Le Directeur du Bmn, Ibrahima Diouf, a saisi l’occasion pour  suggérer  aux pouvoirs publics  de veiller à l’ouverture du ciel sénégalais en général et casamançais en particulier pour une compétitivité de l’économie nationale.
 Prévue dans la capitale du sud sous la présidence du ministre du Commerce, Alioune Sarr, la cérémonie de signature de conventions de financement d’une dizaine de Pme locales a été reportée à une date ultérieure  pour cause de dysfonctionnements du transport aérien entre Dakar et Ziguinchor. Dix dossiers d’entreprises devaient être approuvés en présence de partenaires comme l’Ue, la Banque mondiale, la Bnde, le Fongip…
Cela représente près de 500 millions de FCfa d’investissements et 300 millions de primes. Le Directeur du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a informé qu’en réalité, le commandant de bord de la compagnie Transair a avancé des raisons techniques et des difficultés de navigabilité. Il s’agit pourtant d’un aéronef de type Jet que la compagnie privée venait à peine d’acquérir. Saisissant la balle au rebond, le patron du bureau de mise à niveau des entreprises a rappelé à la puissance publique l’urgence d’ouvrir le ciel casamançais dans la stratégie dite « Open Sky » avec à la clé des appareils sûrs et fiables à même de desservir Ziguinchor, Cap-Skirring et Kolda. Pour Ibrahima Diouf, cette mesure est d’autant plus urgente que la région naturelle de Casamance regorge de potentialités économiques énormes dans les domaines du tourisme, de la pêche, de l’agriculture, des ressources forestières, etc. Si l’Etat parvient à prendre une telle décision, les Tours opérateurs(To) pourraient ainsi affréter des avions  et participer grandement à la relance d’une économie locale paralysée par 35 ans de conflit irrédentiste. Cet épisode malheureux de l’avion de Transair cloué au sol dakarois après deux tentatives de décollage met à nu les énormes difficultés que rencontrent au quotidien les opérateurs économiques de la Casamance naturelle.
La desserte aérienne est davantage rendue problématique par la situation désastreuse du pavillon national, Sénégal Airlines qui loue les appareils de la compagnie privée pour assurer ses liaisons quotidiennes. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Transair qui semble relativement mieux lotie, ne dispose actuellement que de deux appareils qui assurent difficilement la desserte nationale et des capitales des pays limitrophes, Praia et Bissau en l’occurrence.
Interpellé sur la question, le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, Pascal Ehemba a abondé dans le même sens que le Directeur du Bmn en demandant aux plus hautes autorités du pays d’enclencher un mouvement  afin de permettre aux opérateurs privés nationaux  d’établir des partenariats avec de puissants groupes étrangers pour désenclaver la région dans le domaine aérien. M. Ehemba salue, par ailleurs, la vision du chef de l’Etat, Macky Sall qui a déjà pris des mesures  économiques incitatives  comme l’amnistie fiscale pendant dix ans au profit des promoteurs touristiques locaux et la mise en service de trois navires qui assurent la liaison maritime Dakar-Ziguinchor.
 

Mamadou Lamine DIATTA


Une cérémonie de présentation de la nouvelle société sénégalaise Trabesen, spécialisée dans la production de traverses en béton armé, s'est déroulée, hier, à Dakar. Son usine sera implantée à Rufisque et permettra la création de 70 emplois.

Dans la perspective de la construction de la nouvelle ligne du Train Express Régional (Ter) et de la relance de l'exploitation de Transrail, la société belge Tradetech s'est associée à des investisseurs locaux pour la création de sa filiale sénégalaise Trabesen qui produira des traverses en béton armé. Celle-ci a été présentée, hier, en présence du Secrétaire d'État au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall. L'usine sera implantée à Rufisque, avec une capacité de 200.000 unités par an et l'emploi d'environ 70 personnes. Elle produira des traverses spécialement étudiées pour répondre aux spécifications techniques du Ter et de Transrail. Une usine mobile sera également mise en place et aura pour objectif de suivre les différents chantiers de pose.
Pour la société Transrail, la vitesse du futur Ter (160 km/h) et la large capacité attendue sur la ligne ferroviaire internationale entre Dakar et Bamako justifient le choix de la traverse en béton. Ce produit a été retenu en raison de nombreux avantages techniques tels que la stabilité de la voie, la facilité de pose ou encore l'économie de matériaux.
Selon le Secrétaire d'État au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, « la réputation de Tradetech n'est plus à démontrée. C'est une société centenaire et elle est présente dans quatre continents. Les traverses qu'elle produit sont performantes, fiables, économiques et parfaitement adaptées à notre réseau de voie ferrée. Les diverses techniques qu'elle a développées avec le temps, assurent sa fiabilité (…). « Elle assure également, partout où elle est installée, des valeurs éthiques de formation et un encadrement du personnel local. » a-t-il ajouté.
Selon les représentants de la société belge, cet investissement a des avantages « multiples et partagés » avec la fourniture de produits de qualité aux normes européennes, un coût du transport réduit grâce à la proximité de la production et la formation d'ouvriers sénégalais aux techniques modernes de production et de contrôle des produits préfabriqués. Ils se félicitent également d'inscrire cette initiative dans une démarche d'industrialisation inclusive et d'offrir, grâce aux investisseurs privés, une alternative locale à l'importation de produits industriels.
La traverse est la pièce qui supporte le rail et assure l'écartement de la voie. Elle détermine la vitesse et la charge des trains. Historiquement en bois, elle est aujourd'hui en béton. Les lignes à grande vitesse et les nouvelles voies minières en sont équipées.

Benjamin NDIAYE (stagiaire)


Le service régional du commerce de Fatick a déclaré avoir saisi, lundi dernier, des sachets plastiques pesant 15 kilogrammes, dans des marchés et boutiques de la commune chef-lieu de région. Selon le chef de ce service, Babacar Diouf, les sachets ont été saisis sur la base de la loi interdisant la production, l’importation, la vente et la distribution de sachets plastiques à faible micronnage qui est entrée en vigueur depuis le 4 janvier dernier. Le service régional du commerce de Fatick a entamé, lundi, une campagne d’information sur l’interdiction des sachets plastiques, a indiqué M. Diouf. « La loi est respectée par certains. D’autres, en revanche, nous posent des questions relatives à son application », a-t-il indiqué, suggérant aux commerçants et aux usagers de se servir des « sachets en papier, qui sont déjà en vente sur le marché ». « Pour le moment, a poursuivi Babacar Diouf, le contrôle de l’application de la nouvelle loi est limité à la commune de Fatick. A partir de ce jeudi, nous irons dans les autres localités de la région, pour faire le contrôle ».

(APS)


Des professionnels des transports routiers du Sénégal qui étaient en conférence de presse, hier, veulent une baisse conséquente des prix à la pompe du carburant. Ils réclament leur représentation dans certaines institutions telles que le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres).

La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal (Cptrs) a demandé, hier, au cours d’une conférence de presse, une baisse conséquente du prix du carburant à la pompe. « Nous voulons que le carburant se vende à 550 FCfa le litre. Nous ne voulons pas d’une petite baisse qui tourne autour de 100 francs. Cela est insuffisant », a déclaré Mor Sourang, membre du Cptrs.
Outre la baisse du prix à la pompe du carburant, ces transporteurs ont évoqué de nombreux problèmes liés au transport. Les difficultés rencontrées dans le renouvellement du parc automobile, les problèmes sociaux des travailleurs, la mise à niveau de la loi d’orientation sur le transport, la non implication des professionnels dans le projet du permis à point, la corruption et les tracasseries des forces de l’ordre sur les routes, les chauffeurs injustement arrêtés, la concurrence déloyale des divers modes de transport, etc.
La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal réclame sa représentation dans certaines institutions telles que le Conseil sénégalais des chargeurs ( Cosec), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Pour défendre les intérêts de ses membres, ces professionnels ont invité le gouvernement à ouvrir des négociations. « Nous allons faire une proposition de loi au gouvernement pour la création d’un Conseil sénégalais des transporteurs routiers qui devra être impliqué dans toutes les décisions concernant le secteur du transport », a indiqué Mor Sourang. Cette structure, a-t-il précisé, portera les revendications de tous les transporteurs puisqu’elle a l’ambition d’unir toutes les organisations et acteurs qui évoluent dans le secteur du transport. Alassane Ndoye, le responsable du Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal a insisté sur l’unité pour mieux défendre les « intérêts » des acteurs.  
Mercredi dernier, à la fin du conseil des ministres, Thierno Alassane Sall, le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a annoncé la baisse du prix du carburant à partir de demain, sans plus de détails. En décembre 2014, le Comité national des hydrocarbures avait procédé à une baisse sensible des prix du gasoil (792 à 690 FCfa), du super carburant (889 à 795), de l’essence de pirogue (687 à 587 FCfa) et de la bouteille de gaz butane de six kg (3.700 à 3.200 FCfa). Entre temps, les cours du baril de pétrole n’ont pas cessé de plonger, mais les prix à la pompe au Sénégal n’ont pas suivi de façon systématique cette baisse. Ce qui n’est pas du goût du Syndicat des transports routiers affilié à la Cnts/Fc qui est allé même jusqu’à déposer un préavis de grève pour début février prochain, du fait de la non application de la chute des cours du pétrole aux prix à la pompe.
La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal revendique plus d’une soixantaine de structures syndicales du secteur du transport routier.

M. GUEYE 


Lors de la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf) du Groupe 50, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a précisé qu’il n’existe aucune divergence entre le Sénégal et le Fmi par rapport au taux de croissance. Il a aussi annoncé que les départements ministériels devront, dans les prochains jours, organiser leur revue annuelle sectorielle avant celle globale.

Les débats autour du taux de croissance avancé par le Fmi (5,1% en 2015) et par l’Etat (6,4%) est loin de connaître son épilogue. Interrogé sur cette question en marge de la rencontre avec les Ptf, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Bâ, rasure qu’il n’existe « aucune divergence entre le Fmi et l’Etat du Sénégal ». Et pour preuve, il indique le dossier du Sénégal a été approuvé par cette institution financière internationale sans qu’elle ait besoin d’une réunion formelle de son Conseil d’administration. « Nos relations avec nos partenaires sont excellentes. Les chiffres qui ont été annoncés et démontrés par nos services sont confirmés par le gouvernement. C’est à ce dernier de donner les chiffres », a indiqué le ministre, soulignant qu’il est de la responsabilité du gouvernement d’annoncer et de justifier ses chiffres sur le taux de croissance. « Nous avions fait une projection de 6 % pour 2016, aujourd’hui, nous avons fait un taux de 6,4 %. Il y a des mécanismes à mettre en œuvre pour réviser cette croissance », explique Amadou Bâ. Selon lui, le Sénégal a des capacités à faire plus de 6 %.

SUIVI ET EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES : Vers des revues sectorielles des ministères

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a présidé, hier, la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf). Le Sénégal s’est engagé à renforcer le cadre de dialogue avec l’ensemble des acteurs notamment les partenaires techniques et financiers pour favoriser un meilleur alignement de leurs interventions sur les priorités du Plan Sénégal émergent (Pse) et une harmonisation de leurs procédures. Amadou Bâ a annoncé qu’une lettre circulaire du Premier ministre marquera officiellement, dans les prochains jours, le lancement du processus de la revue 2016 de la politique économique et sociale du Sénégal.
A cet égard, les départements ministériels seront invités à organiser leurs revues sectorielles qui devront précéder la revue globale prévue au mois de juin 2016, conformément aux orientations du Cadre harmonisé de suivi-évaluation, selon le ministre. Les régions devront également jouer leur partition dans ce processus, à travers les conférences d’harmonisation. Il se dit « convaincu » que les revues annuelles conjointes constituent des moments forts dans le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques. Elles permettent, selon lui, d’évaluer, de manière systématique et continue, les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets, des programmes, des réformes en direction des objectifs globaux et sectoriels déclinés dans le Pse.
Le ministre a rappelé que le chef de l’Etat a mis en place un cadre harmonisé de suivi-évaluation chargé d’assurer la coordination du suivi des objectifs sectoriels et l’évaluation des projets et programmes répondant aux priorités dégagées dans le Pse. Le dispositif s’appuie sur un Comité de préparation des revues. Selon Amadou Bâ, l’opérationnalisation de ce dispositif global de suivi-évaluation facilitera le renforcement du dialogue entre le gouvernement et les différentes catégories d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Les Ptf souhaitent une régularité des revues sectorielles
Fatou Bintou Djibo, la coordonnatrice du Système des Nations unies au Sénégal se dit « attentive » quant au suivi de la mise en œuvre des recommandations sur la revue annuelle conjointe. « Les Ptf encouragent le Sénégal à rester dans cet élan d’organiser régulièrement les revues sectorielles à temps et en amont de la revue globale », déclare-t-elle.  Mme Djibo invite le Sénégal à veiller à une participation au « plus haut niveau » des premières décisions notamment sur les réformes aussi bien dans les revues sectorielles que celle globale. Elle plaide pour que l’ensemble des parties prenantes participent activement à ces revues en particulier la société civile et le secteur privé afin de permettre la prise en compte des perspectives et d’enrichir ces exercices annuels.

Les conventions de financements s’élèvent à 3.885 milliards de FCfa

Amadou Moustapha Ba, directeur général des Finances a indiqué que le montant des conventions de financements conclues, du 2 avril 2012 à aujourd’hui, entre le Sénégal et les partenaires techniques et financiers, s’élèvent à 3.855,129 milliards de FCfa. Ces partenaires sont au nombre de 36 pour 203 conventions de financement dont 187 sont entrées en vigueur. « Les partenaires techniques et financiers ont véritablement accompagné le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de ses politiques publiques », s’est-il félicité. Faisant le bilan de la loi de finances de l’année dernière, il estime que le taux d’exécution global du budget est à 96 %.
Dans le budget de fonctionnement, le Sénégal est à 99 %, sur l’investissement à 91 %. Amadou Moustapha Bâ souligne que ce taux d’exécution global de 96 % n’a pas été atteint pendant les cinq dernières années.

Par Abdou DIAW


Le pétrole sous la barre des 30 dollars ! Hier, les cours de l’or noir ont encore chuté à la séance de New York, s’inscrivant dans la tendance baissière qui a atteint, en 2015, plus de 30 % et près de 20 % depuis le début de l’année. Le pire est à craindre, selon les prévisions, la banque d’investissement Morgan Stanley qui s’attend à un baril entre 20 et 25 dollars du fait d’une appréciation du dollar. Qui l’eût cru, il y a quelques années. Un coup d’œil dans le rétroviseur laisse voir que cette chute vertigineuse a été enclenchée à partir de 2015, puisque le prix du baril était, à Londres, en moyenne annuelle à 79,44 dollars en 2010, avant de monter à 111,22 dollars en 2011 pour reculer faiblement à 108,63 dollars l’année suivante avant d’atteindre 99,02 dollars en 2014 (source Reuters/Dgec). En 2015, c’est le grand plongeon dans l’inconnu, avec une moyenne annuelle de 52,36 dollars le baril. L’année dernière, le prix du pétrole est entré dans une spirale de chute incontrôlée pour plusieurs raisons. D’abord, le marché a été et continue d’être inondé de pétrole alors que la demande ne suit pas, mettant sous pression les cours du baril. D’habitude, les pays exportateurs de pétrole réunis au sein de l’Opep jouaient sur la production pour contrôler les prix, souvent en leur faveur. Mais cette fois, le cartel a décidé de ne rien faire contre la surabondance de l’offre. Et ceci pour des raisons inavouées.
Le ministre de l’Energie des Emirats Arabes Unis, Suhaïl Mazroui, déclarait l’année dernière que l’Opep ne peut plus « protéger » le prix du baril, indexant la production de pétrole de schiste, le plus sérieux concurrent. Il s’agit, en fait, d’une guerre des pétroles qui ne dit pas son nom ; les poids lourds du cartel, Arabie Saoudite en tête, refusant de baisser leur production pour maintenir les cours du baril le plus bas possible, afin de bouter hors du marché les producteurs de pétrole de schiste, principalement les Etats-Unis. Le coût d’exploitation du pétrole de schiste étant plus élevé, des prix très bas sur le marché signifieraient que ceux qui s’aventureraient à exploiter le pétrole de schiste le feraient à leur perte.
En d’autres temps, une tension au Proche et Moyen-Orient entraînait une flambée des cours. Mais alors, pourquoi cette fois-ci la crise entre l’Iran d’une part et l’Arabie Saoudite et ses alliés d’autre part, suite à l’exécution, le 2 janvier dernier, d’un cheikh chiite saoudien par Riyad, n’a pas eu d’effet sur les prix ? Selon Téhéran, de retour sur le marché suite à la levée de l’embargo pétrolier imposé par les Occidentaux, à la faveur de l’accord sur le nucléaire, les Saoudiens inondent le marché pour tirer plus vers le bas les cours dans le seul but de réduire leurs recettes pétrolières vitales. « Un complot », crie le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, ourdi par les Saoudiens et leurs alliés. Une autre cause de la chute des cours du baril, c’est la mauvaise passe que traverse l’économie chinoise, ce qui se traduit négativement sur le marché.
En tout cas, certains pays dépendants des recettes pétrolières comme le Nigéria commencent à souffrir sérieusement de cette situation. Le Ghana, rapporte l’agence Ecofin, pourrait perdre jusqu’à 200 millions de dollars en recettes pétrolières prévues pour cette année, selon un analyste, Accra ayant tablé sur une estimation du brut à 53 dollars le baril. Et ce n’est pas pour rien que le ministre nigérian des Ressources pétrolières a appelé à une réunion extraordinaire de l’Opep en début mars. Une proposition rejetée aussitôt par son homologue des Emirats Arabes Unis. « L'appel nigérian à une réunion anticipée de l'Opep serait quelque chose de constructif si cela aboutissait vraiment à un sommet et à un changement de politique, mais rien ne dit que l'Arabie saoudite et ses plus proches alliés, comme les Emirats Arabes Unis, acceptent même d'en discuter », a confié à l’Afp Tim Evans, de Citi. Le Sénégal qui espère exploiter son or noir bientôt, espère une météo des prix beaucoup plus clémente.

Par Malick CISS


L'Agence nationale de l'aquaculture (Ana) et l'Office du Lac de Guiers (Olag) ont signé, hier, à Dakar, un protocole de partenariat dans la mise en œuvre de la politique aquacole au Sénégal et de la valorisation des eaux du lac de Guiers. Ce partenariat doit permettre la réalisation de trois fermes aquacoles et de neuf étangs artificiels.
Suite à l'accord de prêt conclu entre le gouvernement du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), l'Agence nationale de l'aquaculture (Ana) et l'Office du Lac de Guiers (Olag) ont signé, hier, un protocole de partenariat pour mieux assurer la mise en œuvre du Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Ce projet a pour objectif de restaurer les conditions hydrologiques et les écosystèmes du lac afin de contribuer à une croissance inclusive dans les régions de Saint-Louis et de Louga. Ce partenariat doit permettre la réalisation de trois fermes aquacoles et de neuf étangs artificiels. L'Ana s'engage à fournir l’assistance technique nécessaire pour la sélection des sites favorables à l'implantation des trois fermes, à élaborer les plans et devis pour la réalisation des infrastructures d'élevage, à assurer la supervision technique des travaux d'infrastructure, à prendre en charge la formation des bénéficiaires et, enfin, à soutenir l'encadrement technique des fermes. L'Olag s'engage, quant à lui, à assurer le financement de la réalisation des trois fermes aquacoles, à prendre en charge des frais de prestations de l'Ana et mettre à disposition tous les documents disponibles concernant les diverses activités dans la zone.
Pour Magatte Bâ, directeur général de l'Ana, « l'aquaculture est un sous-secteur  stratégique. Il est l'un des six premiers sous-secteurs porteurs de croissance et d'inclusion sociale inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse) concernant l'agriculture en général (…)». « Pour des raisons socioculturelles, on ne peut pas se permettre de laisser stagner ce secteur dans la mesure où chaque Sénégalais consomme, en moyenne, 26 kg de poisson par an, contre 16 kg pour le reste du monde», a-t-il ajouté. Le Prefelag devrait permettre d'améliorer les conditions de vie des populations locales et de gérer, de manière durable, l'aire protégée et les écosystèmes productifs de la zone, a indiqué Amadou Bocoum, le directeur général de l'Olag.
L'Office du Lac de Guiers a été  créé le 20 janvier 2010. Il est chargé de la gestion de ce Lac et est sous la tutelle du ministère de l’Hydraulique et de l'Assainissement. Ses missions principales sont la planification et la gestion des eaux du Lac, le suivi qualitatif et quantitatif de ses ressources ainsi que la programmation des investissements sur le plan d'eau.

Benjamin NDIAYE (stagiaire)


300 participants prennent part au Salon de l’élevage qui a démarré depuis samedi. C’est une initiative de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races.
Le Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (Cices) abrite, depuis samedi, la dixième édition du salon de l’élevage, une initiative de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races (Adam). Selon son président Abou Kane, cette rencontre qui réunit 300 participants dont 250 fermes et bergeries est une opportunité pour exposer les nombreuses potentialités du secteur. Ces professionnels de l’élevage viennent principalement des régions de l’intérieur du pays et de la sous-région. « En organisant ce salon, nous avons voulu créer un rendez-vous des grands éleveurs, des fermes et bergeries afin qu’il puisse y avoir des échanges entre ces acteurs sur leurs activités. C’est aussi une tribune qui permettra aussi aux éleveurs de discuter avec des professionnels de la santé animale et les autorités », explique M. Kane. Il ajoute que le salon de l’élevage est aussi une tribune pour les éleveurs de faire découvrir les activités de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races en création de richesses du secteur d’élevage. Selon le président de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races, le secteur de l’élevage se porte « mieux » comparé aux années passées grâce aux efforts consentis par le gouvernement à travers le ministère de l’Elevage. « Des avancées significatives ont été notées sur le plan génétique avec la mise en place de programmes d’insémination artificielle. Cela a permis d’augmenter la production laitières et de viandes dans notre pays », se réjouit-il. S’agissant des contraintes, il relève la cherté des aliments du bétail. Selon lui, l’élevage intensif est plus rentable.
Toutefois, il souligne que c’est un élevage coûteux. « Il faut penser, dans ce cas, à une hausse de la consommation en eau, de l’utilisation de l’électricité, aux ouvriers spécialisés, aux vétérinaires, à une alimentation de qualité. Tout cela suppose des moyens conséquents pour faire un élevage intensif », dit-il. Abou Kane indique que les banques hésitent à accompagner les éleveurs.           

Abdou DIAW


Les étudiantes sénégalaises en fin de formation ou diplômées depuis moins de trois ans peuvent postuler au concours sur l'entrepreneuriat dans le secteur du tourisme durable lancé. La lauréate se verra, entre autres, attribuer un voyage d'étude au Pays-Bas, une facilitation pour la création de l'entreprise.
L'ambassade des Pays-Bas et l'Initiative Rse Sénégal ont lancé, hier, à Dakar, un concours sur l'entrepreneuriat dans le secteur du tourisme durable. Ce concours est exclusivement réservé aux étudiantes sénégalaises en fin de formation ou diplômées depuis moins de trois ans.  

Les candidates doivent présenter un projet dans le domaine du tourisme durable et particulièrement dans celui des services touristiques. Les projets pourront porter, par exemple, sur la gestion des déchets autour des sites touristiques, la création d'excursions innovantes et originales, la valorisation des produits locaux naturels, la valorisation de données sur la faune et la flore pour un usage touristique, la création de signalétiques dédiées aux sites touristiques, ou encore la conversion et l'intégration des faux guides sur des métiers en lien avec le secteur. L'innovation et la créativité seront des critères déterminants dans le choix des membres du jury, selon Philippe Barry de Rse Sénégal.
Pour participer à ce concours, les candidates sont invitées à remplir un formulaire d'inscription accessible à partir de la page internet : www.forumrsesn.org. Après le dépôt de leur formulaire, au plus tard le 29 janvier prochain, une première sélection de dix projets sera effectuée au début du mois de février sur la base des grandes lignes des formulaires déposés. Ensuite, une seconde sélection de cinq projets se fera suite à un entretien qui jugera la qualité du projet et l'esprit d'entreprise de chaque candidate. De mars à mai, les cinq porteurs de projet sélectionnés bénéficieront d'un accompagnement personnalisé pour la finalisation de leurs plans d'affaire.

Au mois de juin, se déroulera la phase de sélection du projet vainqueur. La candidate (ou l'équipe projet) distinguée se verra attribuer un voyage d'étude au Pays-Bas, une facilitation pour la création de l'entreprise au Sénégal grâce à la Rse, la garantie de la promotion des services touristiques de l'entreprise auprès d'opérateurs économiques, la poursuite d'un accompagnement personnalisé de l'entreprise et, enfin, une facilitation de contacts auprès d'établissements financiers. Pour la Chargée d'affaire de l'ambassade des Pays-Bas, Josephine Frantzen, ce concours est important dans la mesure où « il permet d'intégrer les femmes dans la vie économique et cela est une nécessité pour le développement structuré d'un pays. Par ailleurs, soutenir le tourisme au Sénégal est important du point de vue de sa richesse culturelle et des sources de revenus importantes qu'il dégage (...). ». L«'organisation de ce type de concours s'inscrit dans la tradition de coopération entre les Pays-Bas et le Sénégal qui s'est concentrée, ces dernières années, sur la protection environnementale », a-t-elle ajouté.
Le lancement de concours fait suite au dernier Forum sur la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) au Sénégal sur le genre, en novembre 2015.

Benjamin Ndiaye (stagiaire)


International commercial bank (Icb/ Sénégal) change de nom et devient First bank of Nigeria Sarl, filiale de la Fbn Holding Plc.  
Icb/Sénégal devient FbnBank, indique un document signé Folake Ani-Mumuney, chef du groupe marketing et communication de cette institution financière. Cette dernière rassure son réseau clientèle en soulignant que les comptes existants, l’ensemble des transactions en cours et les relations commerciales sont toujours valables. Le communiqué précise que ce changement ne nécessite pas la divulgation de leurs informations personnelles et de sécurité comme par exemple leur mot de passe, leur relevé d’identité bancaire (Rib), leur code bancaire ou encore la mise à jour de leurs informations sur un quelconque site internet.
Ce lancement, indique le communiqué, « consolide davantage » la position de leader de First Bank en tant qu'institution proposant des services bancaires aux particuliers et aux entreprises en Afrique sub-saharienne (l'Afrique du Sud exclue), avec une présence en Rd Congo, au Ghana, en Guinée, en Gambie, en Sierra Leone et au Sénégal. La banque est également présente au Royaume-Uni et dispose de Bureaux de représentation à Johannesburg, à Abu Dhabi et à Pékin. Cette expansion représente l’objectif « stratégique » de First bank  de maintenir  une part de marché, d’élargir son empreinte panafricaine et de diversifier ses recettes, tout en offrant de la valeur aux actionnaires. Parlant de cette évolution, le directeur général du groupe FirstBank, Adesola Adedunta s’est engagé à développer un modèle d’affaires multi-local qui élargit la base de revenus géographiques tout en offrant des prestations de services à la clientèle.

Abdou DIAW


Grâce à la magie des technologies de l’information et de la communication, l’Adepme a mis en place une plateforme qui a permis à des entreprises de financer des porteurs de projet souvent exclus du système classique de financement.
Ils étaient tout heureux de recevoir des financements pour développer leurs activités. Quinze porteurs de projet ont été financés grâce à la plateforme « Sama projet » mise en place par l’Adepme pour trouver des financements aux porteurs de projet souvent exclus du système classique. Ils ont reçu des contributions entre 250.000 et 1.500.000 de FCfa. Les bénéficiaires évoluent dans divers secteurs tels que les Tic, la transformation, le maraîchage.
Selon Mabousso Thiam, le directeur général de l’Adepme, cette plateforme «  a pour but de promouvoir la créativité, de créer une communauté pour le financement alternatif et de faciliter la mise en relation pour la levée de contributions financières. Il a insisté sur les critères de diffusion des   projets que sont : l’innovation, l’environnement, l’impact social et la qualité de rédactions.

Le directeur général de l’Adepme souhaite que ces remises de chèque soient suivies d’autres en suscitant « l’émulation auprès des entrepreneurs et des contributeurs et recueillir davantage de subventions pour la concrétisation de projets porteurs ». «La cérémonie fête les précurseurs en espérant qu’il va se construire autour de la plateforme un formidable mouvement de promotion de l’entreprenariat avec beaucoup plus de contributions en provenance des entreprises, des associations, des institutions de financement et des Sénégalais à titre privé », a-t-il déclaré. « Sama projet se veut d’être une vitrine de présentation des idées de projets au Sénégal et une interface pour la facilitation de l’accès au financement », a expliqué Mabousso Thiam, soulignant qu’une trentaine de projets sont promus dans le site. Les entreprises et institutions qui ont apporté leur contribution sont le Fongip, Orange Business services, la Sgbs, la Sonac, la Sénégalaise de l’automobile et l’Adepme.

Mamadou GUEYE 


Les cours du pétrole sont brièvement tombés hier à moins de 30 dollars le baril en séance à New York, ce qu'ils n'avaient plus fait depuis décembre 2003, dans un marché toujours accablé par la surabondance et les incertitudes sur la demande.
Vers 19H15 Gmt, le prix du baril de "light sweet crude" (Wti) pour livraison en février perdait 1,18 dollar à 30,23 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être tombé jusqu'à 29,93 dollars, soit un niveau auquel il n'avait pas baissé en cours d'échanges depuis plus de douze ans. Les cours, en baisse de plus de 30% en 2015 et de près de 20% supplémentaires depuis le début de l'année, ont tenté un rebond en début de séance, mais ils ont vite replongé à New York comme à Londres, où le baril de Brent s'échange aussi à peine plus de 30 dollars.
"Le marché reste sous pression, à cause des implications du retour imminent de l'Iran" avec la levée imminente de sanctions contre Téhéran, "et du fait que l'on n'attend aucune mesure de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Dominée par l'Arabie saoudite, suivie par les autres monarchies du Golfe, l'Opep avait donné fin 2015 un coup au marché en s'abstenant de se fixer des objectifs chiffrés de production.
Signe que cette stratégie provoque des tensions au sein même du cartel, le ministre nigérian des Ressources pétrolières, qui en assurait la présidence jusqu'au 31 décembre, s'est prononcé pour la tenue d'une réunion extraordinaire début mars. "Mais, immédiatement après, un ministre des Emirats arabes unis (Eau) a rejeté l'idée", a expliqué M. Lipow. Le Ministre de l'Energie, Suhail al-Mazrouei, a dit s'attendre à une reprise du marché pétrolier avant la fin de l'année, en dépit de la dégringolade actuelle des prix. "L'appel nigérian à une réunion anticipée de l'Opep serait quelque chose de constructif si cela aboutissait vraiment à un sommet et à un changement de politique, mais rien ne dit que l'Arabie saoudite et ses plus proches alliés, comme les Eau, acceptent même d'en discuter", a renchéri Tim Evans, de Citi.
Désormais, "pour que le marché se stabilise, il faut que la production continue à baisser aux Etats-Unis et que les investissements continuent à diminuer", comme le montre l'annonce hier par le groupe britannique BP de 4.000 suppressions de postes, mais aussi "que la demande mondiale augmente", a prévenu M. Lipow. "Or, le marché s'inquiète désormais d'un ralentissement en Chine". Première importatrice mondiale de pétrole, la Chine suscite depuis le début de l'année l'inquiétude des marchés mondiaux face à un effondrement de la Bourse de Shanghaï, malgré une accalmie mardi, dans un contexte d'indicateurs décevants et de méfiance sur la capacité des autorités à gérer la situation.

(AFP)


Une convention de garantie d’un montant de 2 milliards de FCfa a été signée, hier, par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère du Commerce, des Pme et du Secteur informel. Ces fonds sont destinés à  accompagner les marchands ambulants, les femmes transformatrices et d’autres acteurs du secteur informel.  

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère du Commerce, des Pme et du secteur informel ont signé, hier, une convention de 2 milliards de FCfa pour accompagner le secteur informel notamment les marchands ambulants, les femmes transformatrices de produits alimentaires et les Pme qui s’activent dans la transformation des produits locaux. Selon l’administrateur du Fongip, ce partenariat  « vise à favoriser un accès durable à une offre de financement au profit des groupes cibles visés par le ministère en charge du commerce, des Pme et du secteur informel ». « Cette convention souligne, après celles conclues avec 5 départements ou agences de l’Etat, la synergie dont nous faisons montre suivants les instructions du chef de l’Etat  afin d’être au service de la politique et des priorités du gouvernement au rang desquels figure le secteur informel », a déclaré Doudou Kâ, l’Administrateur du Fongip.

La convention est une étape supplémentaire dans les outils et les moyens que le Fongip met à la disposition du secteur informel pour développer les activités des acteurs. Selon Doudou Kâ,   15 milliards de FCfa seront injectés dans le secteur informel par le Fongip pour accompagner la volonté du chef de l’Etat.
Alioune Sarr, le ministre du Commerce, des Pme et du secteur informel s’est réjoui du partenariat scellé entre son département et le Fongip. La convention permettra de mettre en place une plateforme intégrée de coopération permettant au secteur informel de bénéficier du dispositif d’appui aux Pme mis en place par l’Etat. « Elle va contribuer à renforcer la compétitivité des Pme », a dit le ministre du Commerce. Selon lui, ce partenariat aidera à mettre en place une ligne de garantie individuelle, une ligne de garantie partielle de portefeuille et une ligne de préfinancement à travers un dispositif de prêt aux Sfd.

Babacar DIONE


Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan qui faisait une présentation sur « le Financement de l’économie », a affirmé que le Sénégal n’a jamais eu des agrégats macroéconomiques aussi sains. Sous le régime de Macky Sall, a assuré Amadou Bâ, le Sénégal va battre des records et dépasser le montant du budget de 2016 qui est arrêté à 3.022,390 milliards de FCfa.
La leçon du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a été accueillie avec satisfaction par les cadres républicains qui ont été satisfaits par les bonds réalisés en moins de trois ans par le président Macky Sall et son gouvernement. Avec forces détails et chiffres à l’appui, Amadou Bâ a démontré que le Sénégal est en marche, et à son avis, personne ne peut attester le contraire. « Aujourd’hui, on peut affirmer qu’on a rarement eu, dans notre histoire, des agrégats macroéconomiques aussi sains », a affirmé le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.
« Le montant du budget de 2016 est de 3.022,390 milliards de FCfa. Je vous demande de l’oublier car vous en verrez de plus grands bientôt », a promis Amadou Bâ, en soutenant que le Sénégal battra des records dans les années à venir, avec des performances qui seront de plus en plus élevées. « Ces 3.022 milliards de FCfa vont paraître petits par rapport à tout ce que le président Macky Sall va réaliser sous son magistère », a-t-il déclaré.
Selon le ministre Amadou Bâ, le Sénégal est, en termes de performance de croissance, la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest après la Côte d’Ivoire qui a, aujourd’hui, une croissance de 9,5 %. « Ce que le Sénégal  est en train de faire est extraordinaire. Quand on analyse la croissance, le pays maintient une croissance soutenue au moins sur les trois dernières années et l’on a des projections qui traduisent les performances de l’économie », a-t-il indiqué, en rappelant que 2015 marque la première année de mise en œuvre du Pse, après son lancement en 2014. « Les indicateurs que nous avions en 2014 laissaient présager, pour les analystes, les résultats de 2016. Le Pib du Sénégal a évolué sur ces dix dernières années surtout depuis 2012 où l’on avait 4,4 % de croissance. Nous avions fait une projection de 5,4 % et nous voilà aujourd’hui au moins à 6,4% », s’est-il félicité, en se réjouissant que cette croissance ne soit pas accompagnée d’une inflation.
« Cela veut dire qu’en termes de richesse, il y a l’accroissement de la richesse réelle. Le déficit, aujourd’hui, c’est l’endettement. Il avait atteint 6,7 % en 2011 et depuis lors on le réduit. Les prix sont stables, avec un déficit qui se réduit », a-t-il dit. « Ces données, personne ne les conteste. Sur les tendances générales, on doit être fier de la vision de Macky Sall », a-t-il relevé. « Nous participons à la création de richesses. Cette année, on est à 1283 milliards de FCfa. Si l’on fait un travail d’audit et qu’on puise sur les dépenses publiques et les orienter vers les dépense productives et qu’on dépense dans l’économie 1.283 milliards, cela explique la croissance. Si l’on a pu le faire, c’est grâce à une meilleure maîtrise des dépenses de personnel qui ont augmenté mais qui sont mieux maîtrisées », a expliqué Amadou Bâ.

1.595 milliards de FCfa d’investissement
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a annoncé qu’il y aurait, en 2016, 1.595 milliards de FCfa d’opportunités d’affaires à saisir par le secteur privé national ou de la zone Uemoa. Ce montant, selon Amadou Bâ, correspond à 52 % du budget de 2016.
« Avec 1.595 milliards de FCfa à dépenser, on ne peut pas ne pas faire de la croissance ». C’est la conviction du ministre Amadou Bâ, soulignant que personne n’ose, aujourd’hui, sous Macky Sall, faire un projet qui n’est pas « solide et bancable ». Amadou Bâ a, en outre, prévenu des risques surtout avec certains secteurs comme l’alimentation qui connaissent des difficultés et des risques de retard sur la mise à disposition de ressources suffisantes. « Quand on parle de financement de l’économie, on a d’autres instruments. Nous avons nos ressources propres. Sur les investissements, on est à 611 milliards de FCfa. On a aussi le soutien de la communauté internationale. On a 3.950 milliards de FCfa qui sont signés et qui engagent l’Etat, nous avons d’autres instruments que sont les banques », a dit le ministre.
Selon Amadou Bâ, les données provisoires montrent que la masse monétaire a augmenté de 919 milliards de FCfa. Il en est de même du taux de liquidité qui a augmenté de 48% nonobstant la hausse du Pib. Les crédits à l’économie ont aussi connu une hausse de 646 milliards de FCfa. Idem pour les crédits au secteur privé qui sont passés de 28 % en 2011 à 34 % en 2014. « Les chiffres de 2015 sont encore beaucoup plus satisfaisants », a assuré le ministre en listant les autres instruments créés par l’Etat, à savoir la Bnde, le Fonsis, le Fongip, le pôle de Diamniadio qui permettent de gérer le patrimoine de l’Etat de manière plus optimale.

Par Samba Oumar FALL


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