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Affaires et Finances (2721)

Riz localLa rizerie de Kédougou qui avait fermé, il y a presque 20 ans, sera bientôt relancée, a annoncé le président du Conseil d’administration de la Sodefitex. Il visitait, en compagnie du directeur général, cette infrastructure.

Faire de la région de Kédougou un pôle de développement agricoindustriel, c’est l’objectif de la Sodefitex dont le directeur général, Ameth Bachir Diop, et le président du Conseil d’Administrationn Assane Dia, ont effectué une tournée pour annoncer aux producteurs de riz notamment les groupements de femmes qui sont les plus impliqués, l’ouverture de la rizerie. Le Directeur général a demandé aux producteurs de se lancer  dans l’agriculture car la Sodefitex va les accompagner en matériels agricoles et en intrants pour atteindre les objectifs de l’autosuffisance en riz. « Je suis venu avec le Pca Assane Dia pour qu’il puisse voir les productions en riz et échanger avec nos partenaires du Papil et du Padaer. Nous attendons 2.000 tonnes de riz pour faire fonctionner l’usine de Kédougou», a  déclaré M. Diop.

Il a ajouté que la Sodefitex a fait un bond en avant dans la production cotonnière grâce au partenariat avec la société minière Teranga Gold Opérations qui a injecté près de 100 millions pour la relance de cette spéculation dans la région de Kédougou. « Nous sommes optimistes quant à la relance du riz avec les 1.000 tonnes que nous allons acheter à Kédougou et les 1.000 autres tonnes dans la région de Tambacounda pour que l’usine puisse bien fonctionner d’ici à 2017 », a dit le directeur général de la Sodefitex qui a félicité les femmes particulièrement Adja Aissatou Aya Ndiaye, conseillère au Conseil économique, social et environnemental et Adjia Ndèye Ndao qui ont su, « depuis des années, manager les autres femmes dans les rizières malgré les difficultés ».

Le président du Conseil d’administration de la Sodefitex Assane Dia, s’est félicité de la production de riz dans cette partie du pays. «Je suis venu avec le directeur général Bachir Diop et ses collaborateurs pour m’enquérir de l’état d’avancement de la production du riz dans la région. Ce que j’ai vu ici me rassure bien car j’ai trouvé que des camions sont en train d’être déchargés et j’ai rencontré des femmes qui sont les plus grandes productrices de riz à Kédougou ». Il a rassuré que le Conseil d’administration a déjà voté 86 millions de FCfa pour le démarrage, avant 2017, de la rizerie de Kédougou fermée depuis près de deux décennies. « Je rendrai compte, affirme-t-il, au plus haut niveau, de ce que j’ai vu à Kédougou pour un soutien en matériel aux femmes qui font presque 07 kilomètres pour arriver aux rizières. Nous quittons Kédougou très satisfaits et l’usine qui a fermé, il y a presque 20 ans, sera bientôt relancée, a-t-il assuré. »

Pape Demba SIDIBE


PME PMILe ministère de l’Industrie et des Mines a lancé un programme d’implantation de 570 petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation agroalimentaire à travers le Sénégal d’ici à 2018. Selon Amadou  Sall Dial de la division des petites et moyennes industries audit  ministère, 18 unités seront implantées dans la région de Thiès en 2016.

Hier, une rencontre d’échange sur le programme d’implantation de petites et moyennes industries et le développement d’unités de transformation agro-alimentaires a eu lieu dans la salle de réunion de la gouvernance de Thiès. A l’issue des discussions entre les chefs des différents services régionaux concernés, le directeur de la petite et moyenne industrie, un service logé au ministère des Mines et de l’Industrie, Amadou  Sall Dial a déclaré que sur les 59 unités prévues dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat pour la région de Thiès, 18 vont démarrer leurs activités au cours de l’année 2016. « Dans ce programme, 2,5 milliards de FCfa sont disponibles et le financement peut aller jusqu’à 100 millions de francs. L’entrepreneur apporte 10% du montant de son projet et supporte 1% de la garantie assurée par le Fond national des investissements prioritaires (Fongip) », a-t-il expliqué. Et avec l’accompagnement de la Banque nationale de développement économique (Bnde)  le taux de crédit est de 6,5% remboursable sur 5 ans. «  Un taux très intéressant par rapport à la tendance dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) », a-t-il soutenu.

Un point sur lequel, les chefs de service régionaux du commerce et de la planification de Thiès ont souhaité voir le gouvernement travailler à davantage baisser, si possible, ce taux de 6,5%. Ceci au vu des secteurs ciblés où l’accès à la matière première est aléatoire au Sénégal qu’il s’agisse de l’agriculture, de la pêche ou de l’élevage. Les participants ont recommandé aussi que la note d’opportunités  régionales produite  par les services déconcentrés de l’Etat axée sur l’agriculture, l’élevage et surtout la pêche, les carrières et mines, l’artisanat, soit davantage prise en compte sur le choix des cibles locomotives de cet important programme. Oumou Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre  d’harmonisation des actions du programme à l’échelle régionale dans le but de lui donner tout l’ancrage social dont il a besoin pour éviter de tomber dans les travers qui ont jusqu’ici annihilé d’énormes efforts consentis dans le secteur des petites et moyennes industries au Sénégal. C’est là  toute la pertinence du partenariat attendu entre les collectivités locales, le secteur privé et le ministère des mines et de l’industrie pour garantir le succès à ce programme, a-t-elle ajouté.

La création de zones industrielles adéquates dans toutes les régions du pays s’est aussi invitée dans les échanges.

Mbaye BA


CroissanceUne équipe du Fonds monétaire international (Fmi) conduite par Boileau Loko soutient que la croissance économique, en 2015, dans l’Uemoa a dépassé le seuil de 6% pour la seconde année consécutive. Cela, grâce notamment à une croissance « vigoureuse » en Côte d’Ivoire et au Sénégal et à l’augmentation des investissements publics d’infrastructure.

Une délégation du Fmi conduite par Boileau Loko a séjourné à Abidjan, Lomé et Dakar du 19 au 28 janvier 2016 pour des entretiens avec les institutions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au sujet des politiques communes des Etats membres de l’Union.

A l'issue de la mission, Boileau Loko a constaté, qu’en dépit d’une situation sécuritaire fragile dans certains états membres et d’un environnement extérieur moins favorable, la croissance économique en 2015 a dépassé le seuil de 6% pour la seconde année consécutive, grâce notamment à une croissance vigoureuse en Côte d’Ivoire et au Sénégal et à l’augmentation des investissements publics d’infrastructure. S’agissant de l’inflation, elle demeure maîtrisée aux alentour de 1%.

Les perspectives de croissance à moyen terme restent exposées à d’importants risques dont la persistance des problèmes sécuritaires dans la région, les retards dans la consolidation budgétaire ou dans la mise en œuvre des réformes structurelles, un ralentissement encore plus marqué de la croissance mondiale et un durcissement des conditions de financement à l’international. Le déficit budgétaire aurait atteint 4,8% du Pib en 2015 en raison du niveau élevé des programmes d’investissements publics.

A moyen terme, le déficit budgétaire régional devrait se réduire mais le déficit extérieur courant resterait élevé à cause notamment des importations liées aux investissements. Toutefois, M. Loko, indique que l’assainissement des finances publiques est indispensable pour maintenir le rythme de croissance de la région et préserver la position externe de l’Union.

C’est pourquoi, il invite les Etats à mettre en œuvre leurs programmes de consolidation budgétaire annoncés, notamment en réduisant leurs déficits budgétaires à 3% du Pib en 2019, en ligne avec les critères de convergence de l’Uemoa. En vue de renforcer les perspectives de croissance à moyen terme, les Etats doivent aussi poursuivre les réformes destinées à une plus forte mobilisation des recettes budgétaires internes, une meilleure maîtrise des dépenses courantes et une amélioration de la qualité des investissements publics.

Evoquant la politique monétaire de l’Union, le Fmi estime que le renforcement de son efficacité requiert une dynamisation du marché interbancaire et du marché secondaire des titres publics, un meilleur contrôle des refinancements accordés aux banques et un élargissement de la base des investisseurs sur les marchés financiers.

En effet, Boileau Loko estime que des progrès notables ont été réalisés en 2015 pour renforcer la réglementation et la supervision bancaire, y compris les banques transfrontalières, et moderniser le secteur financier. Ces réformes incluent le relèvement du capital social minimum des établissements de crédit, l’accélération de la migration du dispositif prudentiel vers les normes de Bâle II et Bâle III (accords bancaires signés dans cette ville de Suisse), la promotion des Bureaux d’information sur le crédit, la mise en place d’un mécanisme de résolution des crises bancaires et d’un Fonds de garantie des dépôts.

Les autorités monétaires sont aussi appelées à poursuivre les efforts engagés notamment en mettant les règlements de la zone en conformité avec les normes internationales et les meilleures pratiques et en veillant à l’application stricte des règles prudentielles et réglementations bancaire en vigueur.

L’idée est que la poursuite d’une croissance forte, durable et inclusive passera par la poursuite des efforts d’amélioration du climat des affaires mais aussi de la réduction des inégalités de revenu et de genre qui permettront une meilleure allocation des ressources productives.

Abdou DIAW


FatickLes membres du syndicat de l’hôtellerie et de la restauration  veulent vendre la destination Fatick. Pour ce faire, ils comptent organiser un salon régional du tourisme et de la culture à Djilor-Djidiack,  village natal du feu le président-poète Léoplod Sédar Senghor les 13 et 14 février. Pour bien préparer cet évènement, une réunion du comité régional de développement (Crd) s’est tenue, mercredi, à la gouvernance.

Lors de cette rencontre préparatoire, le président du syndicat de l’hôtellerie et de la restauration de Fatick, Maguette Guèye, a souligné la morosité dans le secteur du tourisme. Selon lui, dans la région, les réceptifs hôteliers sont vides. Cette activité, a-t-il expliqué, sera organisée pour vendre la destination Fatick. Elle sera organisée à Djilor-Djidiack pour rendre un hommage au président poète, Léopold Sédar Senghor. « Nous avons voulu, à travers ce salon, faire en sorte que la région de Fatick soit visible  sur plan culturel », a déclaré M. Guèye. Il a mis aussi l’accent sur le phénomène de l’érosion côtière qui affecte les réceptifs hôteliers.

Selon Maguette Guèye, deux thèmes ont été retenus: « Quelle approche sécuritaire pour un tourisme émergent » qui sera animé par le directeur général de l’agence de sécurité de proximité, Dr Papa Khaly Niang, spécialiste en criminologie ; un autre thème dénommé «  le patrimoine culturel de Fatick, peut-il positionner la région comme pionnière dans le tourisme culturel ».

Oumar  Ngatty  BA


Facture senelecLe ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, a appelé, jeudi à Richard-Toll (Dagana), les maires et chefs de village à inciter les populations rurales à payer l’électricité, estimant que l’Etat ne peut pas le faire à leur place.

« J’invite tous les acteurs du monde rural, particulièrement les maires et les chefs de village, à passer aux populations le message sur la nécessité de payer l’électricité. L’Etat ne peut, en aucune façon, le faire pour tout le monde », a-t-il déclaré, en marge d’une tournée entamée mercredi dans le Walo.  Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables s’est notamment rendu dans les communes de Diama et de Mbane, précisément dans les villages de Diagle et de Sinthiou Mala, en compagnie du gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aidara Niang et de responsables de l’Aser (Agence sénégalaise d’électrification rurale) et de la Senelec (Société nationale d’électricité). « L’arrivée de l’électricité a réduit sensiblement la charge des populations et des producteurs qui dépensaient beaucoup d’argent en achat de carburant. C’est une visite importante dans la commune de Mbane qui est récemment passée de trois villages électrifiés à une trentaine sur les 107 villages de cette localité »,  a indiqué M. Sall.

Ces résultats témoignent de la pertinence de l’initiative « Macky électrifie le monde rural ». Laquelle vise à atteindre le raccordement de 60 % des localités du monde rural d’ici à 2017, a-t-il laissé entendre. « Grâce aux projets du gouvernement auxquels s’ajoute le Programme d’urgence de développement communautaire, ce sont des centaines de villages qui bénéficieront de raccordement à l’électricité et à l’hydraulique », a soutenu Thierno Alassane Sall.

APS


Signature CCTVA 2Tout est bien qui finit bien. Le gouvernement du Sénégal s’est finalement entendu avec le Bureau Veritas pour la construction d’un second centre de contrôle de véhicules automobiles à Diamniadio. Les deux parties ont signé, hier, un avenant à la Convention relative à la gestion de l’activité de ce centre au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.

L’engorgement du centre de contrôle technique de véhicules automobiles de Hann sera bientôt un vieux souvenir. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, le vice-président du groupe Bureau Veritas, Stephane Gaudechon ont procédé, hier, à la signature d’un avenant de la convention relative à la gestion de l’activité de contrôle technique des véhicules automobiles et des ouvrages y afférents. Financé entièrement par le Bureau Veritas d’un montant d’un milliard et demi de FCfa, ce second centre de contrôle technique de la région de Dakar (Dakar 2) d’une capacité de 600 véhicules par jour, sera construit à Diamniadio.

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a indiqué que ce second centre s’inscrit dans la volonté de l’Etat de mettre à la disposition des usagers un « service de qualité ». Dans le communiqué transmis à la presse, on souligne que ce « centre sera plus spacieux, très accessible et doté de toutes les commodités ». Mais en attendant la réalisation de cet ouvrage, l’Etat trouvera une solution alternative pour décongestionner le centre de Hann. « Les contre-visites seront affectées à un autre site courant 2016», précise-t-on.

Après avoir salué cette signature, le directeur du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), Alioune Thiam a indiqué que cette infrastructure «  permettra de répondre à la demande des usagers qui veulent contrôler de façon moderne leurs véhicules ». Il prendra le surplus de l’actuel centre (Dakar 1), précise-t-il. La plupart des facteurs qui découlent des accidents sont liés à nos comportements, rappelle-t-il. « Le véhicule automobile y contribue également pour beaucoup », regrette Alioune Thiam qui est d’avis que le contrôle technique moderne peut réduire, de façon drastique, les accidents de circulation. La généralisation de ces centres de contrôles techniques modernes à travers le pays est une « nécessité pour nos pays », dit-il.

Il a regretté que le contrôle technique ne soit pas effectif pour l’ensemble du parc automobile du pays. Cela est lié, à son avis, à la capacité d’accueil du centre de contrôle technique, aux réticences des usagers qui « peuvent être jugulées par un contrôle par les forces de sécurité ». Le Cetud, en relation avec le Bureau Veritas, envisage des sessions de formation au profit des forces de sécurité pour leur permettre de bien détecter les cas de fraude. Le vice-président du groupe Bureau Veritas a salué le fait que le système de contrôle technique commence à entrer dans les mœurs des populations. « Aujourd’hui, se réjouit-il, le centre de contrôle de Hann est victime de son succès ». Pour Stephane Gaudechon, la réalisation de ce second centre à Diamniadio va contribuer au « développement de ce centre d’attractivité ».

Pour les autres régions, lit-on dans le communiqué, le ministère lancera dans le premier trimestre 2016 un appel d’offres international pour couvrir tout le territoire national de centres modernes de contrôle technique de véhicules automobiles. « L’objectif principal est de répondre aux attentes de l’Etat en sécurité routière et de respect de l’environnement, en apportant des réponses idoines aux préoccupations des usagers en termes de qualité de services, pour un Sénégal émergent », ajoute la source. Pour Mansour Elimane Kane, « plus il y aura de centres de contrôle technique, plus il y aura de véhicules contrôlés ». Au-delà de l’amélioration du réseau autoroutier et de la modernisation du secteur, a-t-il insisté,  « l’objectif est de réduire sensiblement le nombre d’accidents ».

Souleymane Diam SY


Senegal airlinesInterpellée sur la situation de Sénégal Airlines, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, a déclaré que l’Etat est en train de poursuivre, avec diligence, la restructuration de la compagnie. Le volet financier, comme l’a soutenu le directeur général de la compagnie, est presqu’arrivé à terme.

Maïmouna Ndoye Seck a annoncé que le premier avion de la compagnie pourrait décoller dès le mois d’août prochain. « Notre ambition est de faire en sorte que le premier avion qui décollera de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass soit celui de la compagnie nationale », a déclaré Mme Seck. Elle reste également optimiste par rapport à la relance de la destination Sénégal.

Sur ce plan, même si elle s’est gardée d’avancer des chiffres, le ministre du Tourisme et des Transports aériens soutient que les statistiques de novembre et de décembre indiquent que les arrivées ont été multipliées par trois.

S. P. SADIO


Touristes belgesLa compagnie aérienne Brussels Airlines veut apporter son concours dans la promotion de la destination Sénégal. Hier, en présence du ministre du Tourisme et des Transports ariens, Maïmouna Ndoye Seck, elle a débarqué à l’aéroport de Dakar, une centaine de ses employés venus faire du vélo dans notre pays, dans une initiative sportive et humanitaire dénommée « Bike for africa ».

Après l’Afrique du Sud et la région des Grands lacs, notre pays a eu l’honneur d’accueillir, cette année, la troisième édition de « Bike for africa », une initiative de la Fondation Brussels Airline et de la compagnie éponyme. En effet, pendant une dizaine de jours, des employés de la compagnie belge sillonneront, à vélo, le Sénégal des profondeurs pour mener des actions humanitaires. Cependant, au-delà de l’aspect sportif, cette opération, selon ces organisateurs, vise à accompagner le Sénégal dans la promotion de sa destination touristique.

Il s’agit de joindre l’utile à l’agréable en alliant l’aventure à la découverte tout le long des sites que visiteront ces hôtes. Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, venu accueillir les hôtes au tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, en compagnie de l’artiste Youssou Ndour, ministre conseiller, s’est félicité de cette initiative de la compagnie belge « pour le travail remarquable qu’elle effectue dans la promotion de l’image du Sénégal et de la destination Sénégal ». Elle estime que le choix du Sénégal n’a pas été fortuit. « Notre pays, a soutenu la ministre, recèle d’importantes ressources sur les plans culturel, naturel, historique et environnemental qui permettent de proposer des offres touristiques à même de satisfaire les motivations de la demande touristique belge. » Selon Maïmouna Ndoye Seck, le fait de sillonner, à vélo, le pays sur environ 400 kilomètres de route, dans le soutien des projets humanitaires, met en évidence une offre spécifique que constitue le tourisme d’aventure et de découverte. Elle a saisi l’occasion pour rappeler que « la Belgique se classe à la 4ème position des arrivants européens au Sénégal ». « D’où l’intérêt que porte ce marché dans la diversification que l’Etat veut impulser vers les pays émetteurs », a-t-elle souligné.

Venu prendre part à l’accueil des belges, Youssou Ndour en a profité pour réitérer sa détermination à accompagner l’Etat et le ministère du Tourisme et des Transports aériens dans la promotion de la destination Sénégal. L’ancien ministre du Tourisme n’a pas manqué de porter un plaidoyer en faveur de la compagnie nationale Sénégal Airlines en proie à des difficultés. « Il faut se mobiliser pour remettre cette compagnie sur orbite », a déclaré Youssou Ndour.

Seydou Prosper SADIO

SÉNÉGAL AIRLINES : L’ETAT ANNONCE UN AVION EN AOÛT
Interpellée sur la situation de Sénégal Airlines, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, a déclaré que l’Etat est en train de poursuivre, avec diligence, la restructuration de la compagnie.

Le volet financier, comme l’a soutenu le directeur général de la compagnie, est presqu’arrivé à terme. Maïmouna Ndoye Seck a annoncé que le premier avion de la compagnie pourrait décoller dès le mois d’août prochain. « Notre ambition est de faire en sorte que le premier avion qui décollera de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass soit celui de la compagnie nationale », a déclaré Mme Seck. Elle reste également optimiste par rapport à la relance de la destination Sénégal.

Sur ce plan, même si elle s’est gardée d’avancer des chiffres, le ministre du Tourisme et des Transports aériens soutient que les statistiques de novembre et de décembre indiquent que les arrivées ont été multipliées par trois.

S. P. SADIO


Thierno A Sall 4Le ministre sénégalais de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, a appelé, hier, à ne pas céder à « la peur » du pétrole et des ressources naturelles, estimant que le pays dispose d’assez de ressorts pour conjurer « la malédiction des ressources naturelles ».

« Il n’y a pas à avoir peur de la malédiction des ressources naturelles (...). Il faut faire confiance à notre génie propre. Le Sénégal a un système politique qui démontré sa solidité et a su faire face à toute sorte de crises », a-t-il indiqué à des journalistes, à Richard-Toll, en marge d’une visite technique dans le Walo (nord). Il réagissait aux commentaires portant sur la découverte, aux larges de Saint-Louis, d’un gisement de gaz constitué de 450 milliards de mètres cubes, dans le cadre des prospections de la compagnie américaine Cosmos Énergie. Ce gisement est en outre présenté comme le plus grand de la sous-région ouest-africaine.

Ces commentaires font référence au fait que la découverte et l’exploitation de ressources naturelles et minières sur le continent a souvent ouvert un cycle d’instabilités sociopolitiques ayant débouché sur des conflits armés dans beaucoup de pays. « Certains ont parlé de malédiction du pétrole, mais il n’y a pas à avoir peur. Les richesses qui seront tirées de l’exploitation peuvent changer nos destinées dans les domaines de l’industrie et du tourisme, à travers l’aménagement des importants potentiels du pays », a commenté Thierno Alassane Sall.

Il a en outre évoqué l’impact que cette découverte pourrait avoir sur la qualité des ressources humaines au Sénégal, à travers notamment de potentielles écoles d’ingénierie. « Les ressources sont rares et le gouvernement fait un effort soutenu pour les mobiliser au profit de programmes en faveur des populations. Avec ces nouvelles recherches, beaucoup de choses peuvent changer. Nous pourrons par exemple électrifier tout le pays », a souligné M. Sall. On a longtemps parlé de malédiction de la démocratie, disant que ce système était incompatible avec la pauvreté. Le Sénégal a démontré la solidité de son système à travers les différentes alternances politiques », a-t-il affirmé. « On préfère connaître les problèmes de riches. Il n’y a pas à avoir peur de la malédiction du pétrole et des ressources naturelles », a insisté M. Sall.

APS


Riz paddyLors de la présentation des vœux,  Seyni Ndao, directeur général adjoint de la Saed, est revenu sur le bilan de l’année écoulée et a levé le voile sur les perspectives pour 2016. En 2015, la production de  riz dans la vallée est de 438.337 tonnes pour le riz paddy, ce qui couvre 32,14% des besoins du pays. En 2016, la Saed, à travers différents programmes, annonce un investissement de 176 milliards de FCfa pour atteindre 745.000 tonnes de riz paddy.

Avec le désir des autorités d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2017, la Saed a, depuis des années, intensifié ses interventions dans la Vallée du fleuve, qui doit contribuer dans le programme à hauteur  de 57%. Selon le directeur général adjoint, des efforts soutenus seront faits au cours de 2016 qui est une année charnière. Ainsi, diverses réalisations importantes ont entraîné une augmentation significative de la surface globale aménagée.  2016 est l’année des grands défis, indique Seyni Ndao. « Elle doit être l’année du grand bond, des belles performances pour tous les domaines retenus dans la lettre de mission, mais aussi et surtout dans la marche vers l’autosuffisance en riz », a-t-il affirmé.   « Cette année encore, les perspectives nous autorisent à être optimistes » a ajouté M. Ndao.

En effet, la base productive s’est améliorée en 2015 et les programmes en cours ou qui vont démarrer bientôt y contribueront davantage avec l’accroissement de la surface totale aménagée qui devrait passer de 130.377 hectares au 31 décembre 2015 à 136.777 hectares au 31 décembre 2016. Selon le Dga, sur ces 137 478 ha, 110.000 ha pour une production de 745.000 T de riz paddy, pour un financement d’environ 176 milliards de FCfa (tous les programmes réunis). Faisant le bilan de l’année 2015, M. Ndao a souligné qu’en ce qui concerne la production annuelle de riz, elle a atteint, « malgré les contraintes, 438.337 tonnes de paddy, correspondant à une contribution de l’ordre de 32,14 % à la couverture des besoins nationaux en riz».

Diversification des spéculations
Dans le prolongement des actions initiées en 2014, un accent particulier a été également mis sur l’équipement agricole. Ainsi, le parc de matériel agricole a été renforcé de plus de 56 % (alors que l’objectif était de 50 %) avec de nouveaux tracteurs, batteuses-moissonneuses et des groupes motopompes acquis et mis à la disposition des producteurs de la Vallée du fleuve Sénégal. Dans cette même logique, le renforcement de la capacité de stockage du riz paddy de près de 10.000 tonnes, à travers la construction de 36 nouveaux magasins de stockage dans le programme pour l’accélération de la cadence (Pracas), en plus des deux magasins construits par le projet « BeyDunde», montre encore une fois, selon les responsables de la Saed, la volonté de l’Etat de faire de l’agriculture un levier du développement.

En ce qui concerne les autres spéculations, la Saed a avoué que le gel des importations d’oignon a facilité l’écoulement de la production locale de la dernière saison froide. Pour celle en cours, les réalisations portent sur 3.019 hectares sur des projections de 4.450 hectares.  Pour la tomate, néanmoins, la  production locale continue de souffrir de la concurrence du triple concentré importé. « Les surfaces déjà emblavées pour la saison froide en cours portent sur 2.019 hectares pour des prévisions de 2.900 hectares.

Le volume de crédit retenu par la Cncas est de 1,5 milliard de FCfa pour environ 2.000 hectares », a indiqué Seyni Ndao. Avec l’appui de l’Agence française de développement (Afd),  une étude diagnostic de la filière est engagée, en vue d’une meilleure structuration et la définition d’orientations stratégiques à même de booster la production. Les filières en émergence telles que la patate douce, le gombo et le maïs irrigué, continuent leur percée d’après le directeur général adjoint de la Saed, avec des productions relativement importantes. L’année dernière, pour la saison froide, les surfaces emblavées étaient de 2060 hectares, toutes spéculations confondues.

A. M. NDAW


Oumar Gueye Ministre Hydraulique et AssainissementLe ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye, était, hier, en visite au quai de pêche de Yoff, en construction. Satisfait de l’avancement des travaux, il pense que le chantier prendra fin dans moins de trois mois.

« La mise en œuvre du Plan Sénégal émergeant rime avec modernisme. C’est la raison pour laquelle, le président de la République nous a instruit de mettre en œuvre un certain nombre de projets à travers l’étendue du territoire pour la construction de quais de pêche modernes », a rappelé, hier, à Yoff, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Gueye. Il effectuait une visite de chantier au quai de pêche en construction. « Nous sommes satisfaits de l’avancement du chantier », a dit Omar Guèye qui avait, à ses côtés, son collègue Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l'Aménagement du territoire et par ailleurs maire de la commune de Yoff. Il pense que dans « deux mois et demi, les travaux seront achevés et que le quai inauguré ». Il a profité de l’occasion pour remercier son collègue qui « s’est employé pour que les travaux se déroulent bien ». « J’en profite pour remercier Abdoulaye Diouf Sarr pour son engagement personnel », a déclaré Omar Gueye. Le quai, rappelle-t-il, était une préoccupation des populations de Yoff. « Depuis vingt ans, Yoff a toujours réclamé ce quai de pêche », a dit le ministre. Pour le maire de Yoff qui se réjouit de la réalisation de ce quai, cette plateforme va créer un marché structuré. « Quand on a un ouvrage de cette nature, on ne peut pas le piloter de manière artisanale. Très rapidement, en attendant la livraison, tous les acteurs de la pêche vont se retrouver pour une réflexion sur la gouvernance du quai. Il va falloir que celle-ci cadre avec des ouvrages de cette nature », a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr qui a sollicité l’encadrement du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime pour réussir le challenge.

Le quai de Yoff est un « chantier d’une grande envergure ». D’un coût de 300 millions de FCfa, il est financé dans le Budget consolidé d’investissement (Bci). C’est un quai moderne qui sera doté d’un laboratoire, d’une cinquantaine de magasins, des bureaux, des aires de stockage, d’une aire de débarquement, etc. Ce sera, soutient le ministre, « l’un des quais les plus modernes ». Il permettra  aux pêcheurs de Yoff de pouvoir traiter leurs prises et les vendre à l’international. Outre Yoff, des quais sont présentement en construction à Soumbédioune, Ngaparou et Pointe Sarène. Omar Guèye annonce aussi la poursuite de la construction, en 2016, d’autres quais de pêche à Potou et Bargny. Une politique qui s’inscrit, souligne-t-il, dans la dynamique de mise en œuvre du volet pêche du Plan Sénégal émergent.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a indiqué que le bateau qui a pris feu, hier, au Port autonome de Dakar (Pad) appartient à des étrangers et était plutôt destiné à la casse. « Nos équipes suivent de très prés la question et un rapport sera produit », indique-t-il.

Aly DIOUF


Khoudia Mbaye min 2En rencontrant, hier, une délégation du Conseil des entreprises du Sénégal, Khoudia Mbaye appelle les acteurs du privé à s’organiser et à se mettre ensemble pour être plus forts et accéder à la commande publique.

Le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des télé-services Khoudia Mbaye, a reçu, hier, une délégation du Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes), conduite par le président Babacar Diagne. Cette rencontre a servi de cadre, au ministre, pour inviter le secteur privé à conjuguer ses efforts en vue de mieux accéder aux marchés de l’Etat. « Nous lançons un appel aux acteurs du privé à s’organiser et à se mettre ensemble pour être plus forts et accéder à la commande publique », a déclaré le ministre. Khoudia Mbaye a réaffirmé l’engagement de l’Etat d’impliquer davantage le secteur privé dans la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent. « En tant qu’administration, nous devons mobiliser tous les acteurs du privé afin de nous accompagner dans la mise en œuvre de nos politiques publiques », a laissé entendre Khoudia Mbaye, rappelant que le secteur privé occupe une place déterminante dans le financement du Pse. Elle s’est réjouie  de l’accompagnement des micro-entreprises par le Cdes. Elle a réitéré la disponibilité des services de son département pour assister et accompagner le privé.

Mme Mbaye a invité les membres du Cdes à explorer les nombreuses opportunités qu’offre le secteur du numérique. « Aujourd’hui, avec les nouveaux outils mis en place par l’Etat tels que Teledac à l’Agence informatique de l’Etat, les entreprises pourront accéder à des services plus améliorés », a indiqué Khoudia mbaye.

Babacar Diagne du Cdes a salué  la disponibilité du ministre.  Il dit avoir jugé nécessaire de rencontrer le ministre afin de lui faire part des objectifs et missions du Conseil des entreprises du Sénégal, son ambition de contribuer à l’émergence économique de notre pays. Il indique que l’une des raisons d’être du Conseil est de venir en appui aux acteurs propriétaires de petites et moyennes entreprises.  Babacar Diagne appelle les pouvoirs publics à créer des conditions qui puissent leur permettre d’accéder aux projets et à la commande publique. « Ce sont les grandes entreprises qui sont privilégiées dans l’octroi des marchés de l’Etat au détriment des Pme et Pmi », déclare-t-il. M. Diagne a souligné que la maison de l’entreprise qui sera réalisée bientôt, servira de guichet unique aux entreprises de toutes les tailles. Le conseil compte également organiser des rencontres d’affaires B to B comme les « After work » pour permettre aux différentes entreprises d’exposer leur business modèle et leurs contraintes.

Abdou Diaw


BudgetL’Ong 3D a procédé, hier, avec l’Usaid, au lancement du programme ‘‘Sunu Budget’’. Un mécanisme par lequel les deux structures plaident pour une meilleure gestion des sommes allouées pour la bonne marche des affaires publiques ; des sommes qui proviennent des efforts cumulés des citoyens qu’il convient alors d’éclairer à défaut de les impliquer dans le processus budgétaire.

Selon les initiateurs, ce programme vise à contribuer à la sensibilisation des citoyens sur la question de la gestion des affaires publiques. « Nous avons estimé qu’il faut aller vers une socialisation des débats sur les finances publics. Jusqu’ici, ces débats étaient l’apanage de techniciens, de spécialistes. Or, ce sont les citoyens qui cotisent pour le budget de l’Etat ; ils doivent donc être en amont comme en aval du processus budgétaire », estime Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’Ong 3D (Démocratie, Droits humains, Développement local). Il soutient que cette démarche devra permettre à tous les citoyens de comprendre les tenants et les aboutissants du budget. « Il ne s’agit pas seulement d’avoir une connaissance de la masse du budget mais d’avoir une connaissance détaillée de toutes ses rubriques : ce qui est prévu pour la santé, l’éducation, entre autres, de sorte que les citoyens puissent influencer positivement les orientations budgétaires. C’est donc pour que les citoyens puissent avoir plus d’espace et de place dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi du budget », explique-t-il.

Le ministre délégué au Budget qui a présidé la cérémonie a estimé que cette plateforme devra constituer un appel aux citoyens à un suivi-évaluation pour savoir si les budgets sont utilisés à bon escient. Cette action s’inscrit « dans le cadre du renforcement des capacités des citoyens à la compréhension de tous les enjeux liés au budget », selon Birima Mangara. Il rappelle que le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a mis en ligne le budget dans ce sens. Il insiste sur une franche collaboration entre les pouvoirs publics et la société civile.

L’Ong 3D est accompagnée dans son action par l’Usaid qui vient en appui des politiques visant la transparence dans la gestion des affaires publiques. Sa directrice, Lisa Franchet a « loué les efforts du Sénégal dans la promotion de la transparence et de la reddition des comptes ». « Tous les indicateurs de bonne gouvernance attestent des avancées notables réalisées par le Sénégal dans ce domaine», déclare Lisa Franchet. Elle estime que « la transparence budgétaire exige que les informations concernant les finances publiques et le budget soient produites à temps et entièrement accessibles au public ». Elle souligne que « les citoyens qui paient les impôts et les taxes qui constituent la plus grande partie des ressources publiques, sont en droit d'être informés de leur utilisation ».

La plateforme qui sera mise en place compte s’appuyer sur toutes les couches de la population comme l’a souligné Moundiaye Cissé. Il renseigne que sa structure va « mettre en ligne le budget citoyen de sorte que ceux qui ont Internet puissent avoir accès au budget pour voir ce qui est prévu, comment faire le monitoring des dépenses prévues parce que sans cet outil, on peut aller vers un détournement des dépenses. Il faut donc que chaque sénégalais se sente responsable et responsabilisé dans le sens de faire le monitoring des dépenses budgétaires ». Des relais sociaux comme les imans, l’Eglise, entre autres, seront mis à contribution « afin que chaque famille en fasse sa propre affaire », conclut M. Cissé.

Ousseynou POUYE


Arachide 5La campagne de commercialisation de l’arachide bat son plein dans la région de Kolda où  plus d’un milliard de FCfa a déjà été injecté.

Après un début de campagne timide à cause du retard noté dans la mise en place des financements, les opérations de collecte des graines d’arachide se déroulent normalement dans la région de Kolda où plus de 1, 342 milliard de FCfa a été injecté au cours de ces dernières semaines. Les producteurs se félicitent des efforts consentis par le gouvernement pour décanter la situation  qui commençait à devenir intenable dans le monde rural.

A la date du 22 janvier dernier 2016, plus de 6.712 tonnes de graines d’arachide ordinaires pour l’huilerie ont déjà été collectées dans la région, soit une augmentation de 560, 217 tonnes par rapport à la semaine précédente. « Cette augmentation est due essentiellement aux ventes hebdomadaires enregistrées dans les départements de Kolda pour 378 tonnes et de Vélingara avec 182, 217 tonnes. Par contre, pour le département de Médina Yoro Foulah, la situation n’a pas changée par rapport à la semaine passée », déclare Mamadou Badiane, Directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda. Sur les 186 points de collecte de la région, 83 sont déjà fonctionnels. Ils sont répartis entre 31 opérateurs privés stockeurs  (Ops) sur les 118 agrées cette année.

En termes de volume d’achat, le département de Médina Yoro Foulah caracole en tête avec plus de 4.445 tonnes de graines collectées pour plus de 889 millions de FCfa versés aux paysans. Il est suivi par Vélingara avec plus de 1.271 tonnes pour plus de 254, 294 millions de FCfa et Kolda avec  996 tonnes pour plus de 199 millions de FCfa.

Pour ce qui concerne les semences écrémées, l’antenne régionale de la Caisse nationale du crédit agricole du Sénégal (Cncas) est en train de finaliser la fiche récapitulative pour permettre à la Direction régionale du développement rural d’identifier les opérateurs bénéficiaires des financements, de connaître les montants qui leur sont alloués et leurs quotas. Ce qui lui permettra de vérifier les lieux de stockage déclarés par ces opérateurs, de procéder au contrôle des quantités collectées et de prélever des échantillons pour les analyses au laboratoire régional des semences de Kolda. Ces analyses permettront de certifier la qualité des semences devant être redistribuées dans la région de Kolda pour la prochaine campagne agricole.

Mamadou Aliou DIALLO


FatickVainqueur des élections de la chambre des métiers de Fatick, Insa Dièye a devancé largement le président sortant Mamadou Bâ Bop et Dame Sarr en raflant 16 sièges sur 27. Insa Dièye qui sera bientôt installé dans ses nouvelles fonctions  a dévoilé ses ambitions.

Insa Dièye a souligné que depuis 12 ans, différents obstacles ont empêché la chambre des métiers de Fatick d’être un véritable moteur de développement pour la région. Pour fouetter le secteur de l’artisanat, a-t-il ajouté, il compte dérouler un programme comportant 8 axes. Une fois installé, il procédera au recensement de toutes les unités artisanales. Selon lui, le recensement permettra une meilleure organisation et plus d’efficience. Il va satisfaire aussi la demande des artisans relative à l’accès à la carte professionnelle. L’ouverture du village artisanal en chantier depuis 2003 constitue également sa préoccupation. La formation et le perfectionnement des jeunes artisans est nécessaire pour une amélioration des capacités techniques et du savoir-faire de ces derniers, selon le nouveau président. Insa Dièye a également souhaité que les artisans participent aux voyages officiels du président de la République pour assurer le développement des partenariats dans la coopération décentralisée. L’accessibilité des artisans aux marchés publics sera également son combat.

Insa Dièye compte mettre sur pied une mutuelle de santé pour les artisans.

Oumar Ngatty BA


TracteursLa Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri) a dégagé, dans sa première phase, plus de 840 millions de FCfa pour financer l’acquisition de 28 tracteurs au profit des Groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea) des Domaines agricoles communautaires (Dac), a annoncé, mardi à Kaolack, El Hadj Djily Mbaye Lô, un de ses responsables.

« L’acquisition de ces équipements s’est effectuée dans une convention de partenariat entre la Plasepri et le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) », a précisé M. Lô. Il intervenait au cours d’un atelier de sensibilisation des acteurs de la région, sur le lancement de la deuxième phase des programmes de la Plateforme. « Au-delà de ces équipements, a-t-il signalé, le programme de la phase I de la Plasepri, qui est arrivé à terme en juillet 2015, après son démarrage en 2008, a eu comme acquis, le financement de 581 petites et moyennes entreprises pour un montant de 13 milliards de nos FCfa. » « Parmi nos autres cibles, les femmes entrepreneures ont reçu, en guise de financement, une enveloppe 1,5 milliard de  FCfa, soit un total de 200 Gie touchés avec près 3.000 femmes membres », a indiqué El Hadj Djily Mbaye Lô. Une enveloppe de plus de 16 milliards de F Cfa  a été mise à la disposition des Sénégalaises vivant en Italie, a-t-il poursuivi.

Selon M. Lô, en raison de « tous ces acquis importants, la Plasepri mérite d’être consolidée et élargie dans le souci d’optimiser l’impact et d’augmenter le rayonnement du programme ». El Hadj Djily Mbaye Lô a annoncé que dans cette perspective, une deuxième phase de ce programme (2016-2020) avait été formulée et approuvée par le gouvernement sénégalais. La Plasepri, fruit de la coopération entre le Sénégal et l’Italie, a été mise en place pour soutenir la création et le renforcement des petites et moyennes entreprises locales, mais aussi favoriser l’investissement au Sénégal des émigrés sénégalais établis en Italie.

(APS)


Rizicult JaponLe ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a procédé, hier, au lancement officiel d’un nouveau projet d’appui à la riziculture pluviale au Sénégal. Financé par le Japon à hauteur de 1 milliard de FCfa, il vise à mettre à la disposition des producteurs de riz du Sud, de l’Est et du Centre du pays du matériel agricole et des équipements post-récoltes.

Le gouvernement du Japon vient de poser, à nouveau, un jalon dans la coopération qu’il entretient, depuis des lustres, avec le Sénégal. Hier, devant une salle remplie d’acteurs et de techniciens du développement rural, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck et l’ambassadeur de l’empire du Soleil Levant au Sénégal, Takashi Kitahara, ont matérialisé cette coopération exemplaire à travers la signature d’un nouveau projet destiné à l’agriculture.

Et cette fois-ci, c’est le sous secteur de la riziculture pluviale qui a retenu l’attention du Japon. Il va bénéficier, à la prochaine campagne, d’un financement de plus d’un milliard de FCfa (environ 1,054 milliard) grâce aux ressources nipponnes mobilisées dans le fonds de contrepartie du projet de sécurité alimentaire pour les agriculteurs défavorisés communément appelé Kr2. Un pas de plus vers l’atteinte de l’autosuffisance en riz au Sénégal, a déclaré l’ambassadeur du Japon, Takashi Kitahara. Dévoilant le contenu dudit projet, le diplomate indique qu’il mettra à la disposition des petits producteurs de riz pluvial, dans les zones Centre, Est et Sud du Sénégal, environ 300 semoirs, une centaine de décortiqueuses et une trentaine de batteuses, sans oublier des motoculteurs. Comme l’a souligné M. Katahara, « ce projet s’inscrit donc dans la stratégie nationale de développement décliné par le chef de l’Etat dans le Plan Sénégal émergent ».

Un avis qu’il partage avec le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Le Dr Papa Abdoulaye Seck qui a profité de l’occasion pour revenir sur la pertinence du choix porté sur la riziculture pluviale, estime que les performances réalisées, cette année, en productivité dans le sous secteur viennent conforter la justesse de cette option de renforcer les capacités des producteurs. « Durant cette campagne, nous avons eu une production record de plus de 917.000 tonnes de paddy dont 57 % proviennent des zones pluviales », a révélé le ministre. Il a indiqué que ce nouveau projet qui permettra de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs grâce à l’incorporation des innovations technologiques, vient confirmer l’exemplarité de la coopération avec le Japon. Les producteurs de riz pluvial ont saisi l’occasion pour attirer l’attention sur certaines contraintes telles que l’avancée de la langue salée dans les vallées et le sous équipement des producteurs dans une région comme la Casamance. Selon le régional du développement rural de Ziguinchor, Mamadou Konté, le nouveau projet permettra à la région de jouer sa partition dans le programme d’autosuffisance en riz au Sénégal d’ici à 2017.

Seydou Prosper SADIO

BAISSE DES IMPORTATIONS DE 300.000 TONNES DE RIZ BLANC, SELON LE COORDONNATEUR DU PNAR
Evoquant les efforts entrepris par l’Etat dans la production de riz et les performances record notées durant cette campagne, le coordonnateur du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), met en exergue la chute des importations de riz enregistrée cette année au Sénégal. Selon Waly Diouf, les quantités de riz produites durant cette campagne ont déjà entraîné une baisse de 300.000 tonnes de riz sur les importations de riz blanc au Sénégal.

Cela a engendré une économie de 62 milliards de FCfa sur la balance commerciale. Il invite les acteurs à poursuivre cette dynamique en mettant l’accent sur la formation des producteurs, la mécanisation et le renforcement des équipements post-récoltes dans les zones de production.

S. P. SADIO


Compact MCCJames Zumwalt, ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, a offert, lundi, une réception en l’honneur des employés du Millenium challenge Account (Mca) dont les bureaux ont été fermés avec la fin, depuis le 21 janvier dernier, du programme Millenium challenge corporation (Mcc).

Le 21 janvier 2016 a marqué la fin officielle de la gestion du Compact de 540 millions de dollars du Millenium Challenge Corporation (Mcc) avec le Sénégal et la fermeture des bureaux de Millenium Challenge Account (Mca) Sénégal. Pour célébrer la réussite de cette étape « extraordinaire », l’ambassadeur des États-Unis James Zumwalt a offert une réception en l’honneur des employés du Millenium Challenge Account-Sénégal, indique un communiqué.

A cette occasion, M. Zumwalt a indiqué que le gouvernement des Etats-Unis bâtit des partenariats avec les pays qui s’engagent à  prendre en charge leur propre développement. « Depuis mon arrivée au Sénégal, il y a un an, j’ai été impressionné, à maintes reprises, par le leadership du gouvernement sénégalais et sa volonté de résoudre des problèmes difficiles. Que ce soit avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, la recherche de la paix en Casamance ou la réalisation de projets dans le Compact du Mcc, le Sénégal continue à être un leader régional, voire un leader mondial. Le Mca a joué un rôle important dans la création de cette dynamique positive », s’est félicité le diplomate. Lors de cette cérémonie, des certificats d’appréciation au personnel du Mca, signés par M. Kamran Khan, vice-président chargé des opérations du Mcc à Washington Dc, ont été remis au personnel.

Le Compact du Mcc de 540 millions de dollars, signé en 2009 par les gouvernements des États-Unis et du Sénégal, visait à réduire la pauvreté et stimuler la croissance économique en fouettant la productivité agricole du pays et en élargissant l'accès aux marchés et aux services. Les deux principaux projets du Compact (la réhabilitation des routes et l'irrigation et la gestion des ressources en eau) ont fait des investissements stratégiques dans le réseau routier et les systèmes essentiels d'irrigation, en mettant l’accent dans les régions de la Casamance et dans la vallée du fleuve Sénégal.

Le Sénégal a achevé son compact Mcc en septembre 2015. Le gouvernement et le Mcc mettent maintenant leurs énergies à l’élaboration d’un second compact. Lors de sa réunion trimestrielle du 16 décembre 2015, le Conseil d'administration du Mcc avait accepté le Sénégal comme éligible à développer un second compact. Des hautes autorités du Mcc viendront au Sénégal en février 2016 pour discuter du processus de développement de ce nouveau Compact.

Elhadji Ibrahima THIAM


RizicultureL’Ambassadeur du Canada à Dakar, Philippe Beaulne, le directeur général de la Saed, Samba Kanté,  l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, ont inauguré, hier, au village de Pont Gendarme, situé à une  dizaine de kilomètres de Ross-Béthio, un magasin de stockage de paddy, d’une capacité de 1.600 tonnes et une unité de transformation de riz.

Selon le coordonnateur du projet « Bey-dunde », Babacar Guèye, ces réalisations ont coûté globalement près de 100 millions de FCfa dont 82 millions pour le magasin de stockage et 15 millions de Cfa pour la rizerie des femmes du Gie « Xaar Yalla Guèye ». Ces infrastructures ont été réalisées dans la mise en œuvre du projet d’appui à la filière riz pour la sécurité alimentaire « Bey dunde ».

Pour améliorer les conditions socioéconomiques de plus de 10.000 producteurs membres de la Fédération des périmètres autogérés de Dagana (Fpa) dont 4.000 femmes, le gouvernement canadien, par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (Acdi) a financé le projet « Bey Dundé » pour un coût global de 2,500 milliards de FCfa pour une durée de 5 ans. Ce programme a démarré en 2010 et devait prendre fin officiellement en 2015. Mais, les ressources financières dont il dispose lui permettront d’être autonome et de poursuivre ses activités jusqu’en 2017.

Grâce à l’appui de ce projet et de ses partenaires, a rappelé Babacar Guèye, la production de riz paddy dans les parcelles de la Fpa, est passée de 32.600 tonnes en 2010/2011 à 70.000 tonnes en 2014/2015.

L’union de pont gendarme, a-t-il poursuivi, naguère classée dernière parmi les 7 unions des périmètres autogérés est aujourd’hui en tête de la bataille entreprise par ce projet et ses partenaires pour la promotion de la bonne gouvernance au sein des organisations paysannes. Le plan de renforcement des capacités au profit des responsables de l’union mis en œuvre par le projet « Bey Dunde », en étroite collaboration avec le Cifa (centre interprofessionnel de formation aux métiers de l’agriculture), le Cger (centre de gestion pour l’économie rurale) et la saed a eu des effets probants.

Selon Babacar Guèye, les engagements de l’union sont respectés aussi bien vis-à-vis du fonds de relance mis à leur disposition par ce projet que de la Cncas, leur partenaire financier. Le dynamisme démontré par les producteurs de Pont Gendarme, dans la promotion de la double culture, vaut à l’Union des Gie de cette localité, de disposer d’un centre d’exploitation du matériel agricole (cema) doté d’un tracteur, d’une moissonneuse-batteuse et d’infrastructures de stockage pour les semences et le paddy destiné à la transformation. Selon l’ambassadeur du Canada, depuis la naissance de ce projet, environ 10.000 producteurs dont plus de 4000 femmes, ont reçu une assistance qui leur aura permis d’augmenter la production de riz et d’améliorer sa mise en valeur. Cet important résultat s’est traduit par un accroissement des revenus et a contribué à l’amélioration des conditions de vie de milliers de familles. Le magasin de stockage contribuera à augmenter les revenus en permettant d’entreposer, en lieu sûr, les récoltes et de conserver la qualité du riz, pour assurer une meilleure commercialisation. Il sera possible désormais de gérer plus efficacement les stocks en fonction des variations du prix sur le marché local. Philipp Beaulne a rappelé que le Canada est un partenaire de longue date du Sénégal. Leurs relations sont fondées sur des valeurs communes telles que la bonne gouvernance, le respect de la démocratie et des droits de l’homme, la paix et la sécurité ainsi que la prospérité économique. Le Canada travaille en étroite collaboration avec le Sénégal afin de réaliser les objectifs inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

L’adjoint au gouverneur Babacar Bâ a déclaré que ces réalisations inaugurées à Pont gendarme entrent dans la mise en œuvre du Pracas. Dans ce domaine, les besoins sont importants et l’Etat, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, mobilise des ressources pour combler les attentes des acteurs. Ce projet, a-t-il souligné, est en adéquation parfaite avec l’objectif d’autosuffisance en riz à l’horizon 2017. Les réalisations de Pont Gendarme en offrent une parfaite illustration. En ce qu’elles contribuent à la promotion de la double culture et à l’amélioration de la disponibilité d’un riz local de qualité sur le marché domestique.

Le chef de village, Mamadou Diop et le président de l’union des Gie de Pont Gendarme Amadou Niang, ont précisé que les producteurs de cette localité sont parvenus à mettre en valeur plus de 270 hectares grâce à ce projet sénégalo-canadien, à contribuer efficacement à la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz.

Mb. K. Diagne et M. Ndaw


Pdt Bad 2016Faire en sorte que l’énergie soit disponible partout sur le continent, c’est l’ambitieux projet du président de la Bad Akinwimu Adesina. A Davos, cette initiative a reçu le soutien du secteur privé africain.

Le « New deal pour l’énergie en Afrique », initiative du nouveau président de la Banque africaine de développement (Bad) Akinwumi Adesina fait son chemin. Ce projet dont l’objectif ambitieux est l’accès universel du continent à l’électricité d’ici à 2025, a été l’objet d’une grande attention des décideurs au forum économique de Davos. Des personnalités du monde politique, des représentants des organisations internationales et du secteur privé ont été invitées à partager leurs expériences.

Parmi elles, on note Koffi Annan (président du Africa Progress Panel), Paul Kagame (président du Rwanda), Alpha Condé (président de la République de Guinée) Hailemariam Delasegn (Premier ministre d’Ethiopie), Mme Gayle Smith (Administrateur de l’Usaid), Marco Lambertini (Directeur général du Wwf), Bono (chanteur irlandais et philanthrope) et Tony Elumelu (philanthrope nigérian et président de Heirs Holdings et de la United Bank of Africa). Ce dernier, usant de sa casquette de représentant du secteur privé africain, a appelé, à l’urgence, de conduire « des réformes adéquates » pour encourager l’investissement privé. Il n’a pas caché son indignation de voir l’Afrique être toujours en retard après des décennies d’indépendance. « Après des décennies de discours sur les délestages et autres déficits énergétiques, le discours se transforme en indignation ; l’indignation qu’un secteur aussi vital et lucratif et à l’impact aussi significatif pour nos économies africaines, attire si peu d’investissements », a déclaré l’homme d’affaires nigérian. Lui-même a investi dans la plus importante centrale électrique qui représente 18 % de la capacité installée au Nigéria. Pour poursuivre l’effort d’investissement et atteindre l’objectif de 25 % de la production nationale, Tony Elumelu estime que les pouvoirs publics créeront l’environnement qui stimulera davantage d’engagement du secteur privé. Il a apporté un soutien total à l’initiative du président Adesina. « J’en appelle ici à nos dirigeants politiques africains, aux partenaires au développement, au secteur privé africain que je représente ici, pour travailler ensemble aux côtés du président Adesina et de la Bad pour faire en sorte que les objectifs du New Deal pour l’Energie en Afrique se réalisent de notre vivant », a soutenu Tony Elumelu.

L’énergie est l’une des principales priorités du nouveau président de la Bad. Il entend, au cours de son mandat, résorber l’immense gap africain.

M. NDONG


HotelLe « marasme » qui frapperait le secteur hôtelier au Sénégal ne reflète pas la réalité, a déclaré Guillaume Pépin, directeur des relations publiques de Jovago, site spécialisé dans la réservation en ligne d’hôtels en Afrique. Pour illustrer ses propos tenus hier à Dakar, au cours d’une rencontre avec la presse, M. Pépin a fait savoir que Jovago, à lui seul, a enregistré 8.000 nuitées pour le Sénégal et 45.000 pour l’Afrique francophone en 2015.

Le groupe totalise 240.000 nuitées à travers le continent. « Au-delà des problèmes, le tourisme est en train de bouger au Sénégal. On dit que ça va mal mais nous avons des chiffres », renchérit son collègue Ismaël Kambel. D’ailleurs, Jovago annonce la sortie d’un premier rapport sur l’hôtellerie au Sénégal en début février. « C’est un rapport porteur d’espoir pour le futur », déclare Guillaume Pépin.

Le site de réservation en ligne compte accompagner l’Etat du Sénégal dans sa politique de relance du tourisme. « Nous voulons faire comprendre aux autorités notre logique » qui consiste à « démocratiser l’offre d’hôtellerie ». Guillaume Pépin a dressé un bilan positif de l’année 2015 pour Jovago, caractérisée par la confiance des hôtels, des clients et des autorités locales.

Le groupe compte aborder 2016 en jouant sur les prix, mais aussi en étant présent sur les téléphones mobiles en lançant une seconde application.

M. CISS


C Lagarde FmiLe rapport du Fmi, dans sa dernière mise à jour des perspectives de l’économie mondiale, publiée avant-hier, indique que la reprise de la croissance mondiale est faible et inégale et les risques basculent désormais vers les pays émergents. Les projections tablent désormais sur une croissance mondiale de 3,4% en 2016 et de 3,6% en 2017, soit des niveaux légèrement inférieurs à ceux annoncés en octobre 2015.

Les pays développés vont enregistrer une modeste reprise tandis que les pays émergents et en développement devront faire face à une croissance plus faible, indique le Fmi dans sa dernière mise à jour des perspectives de l’économie mondiale. Les nouvelles projections de l’institution financière tablent sur une croissance mondiale de 3,4% en 2016 et de 3,6% en 2017, soit des taux légèrement inférieurs à ceux annoncés, en octobre 2015. «L’année qui commence sera marquée par de redoutables défis et les gouvernants devront porter leur attention sur la résilience à court terme et les moyens de la renforcer, sans perdre de vue les perspectives de croissance à plus long terme», a alerté Maurice Obstfeld, Conseiller économique et directeur du département des études du Fmi. Ces mesures, à long terme, a-t-il indiqué, auront des « effets positifs » à court terme, en nourrissant la confiance et en insufflant un nouvel espoir dans l’avenir.

Dans les pays développés, la croissance devrait se situer à 2,1% et se maintenir en 2017, soit un rebond un peu plus timide que celui prévu en octobre. Aux États-Unis, le Fmi note que l’activité globale reste robuste portée par des conditions financières favorables et un renforcement des marchés du logement et du travail. Toutefois, des difficultés surgissent du fait de la vigueur du dollar, qui provoque une contraction marginale du secteur manufacturier américain. Dans la zone euro, l’augmentation de la consommation privée liée à la baisse des prix du pétrole et aux conditions financières accommodantes fait plus que compenser un fléchissement des exportations nettes. Au Japon, relève le fonds monétaire, la croissance devrait aussi s’affermir en 2016 grâce au soutien budgétaire, au recul des cours du brut, aux conditions financières accommodantes et à l’augmentation des revenus. Les pays émergents et en développement doivent faire face à une croissance plus faible où des facteurs conjoncturels et structurels viennent bouleverser la dynamique traditionnelle.

Les projections de croissance pour la plupart des pays émergents et en développement publiées par le Fmi font état d’un rebond plus modeste que prévu. La croissance devrait passer de 4% en 2015 (taux le plus bas depuis la crise financière de 2008-2009) à 4,3% en 2016 et à 4,7% en 2017. Mais ces grands chiffres, précise l’institution financière, ne rendent pas compte des différences observées d’un pays à l’autre. En Inde et dans les autres pays émergents d’Asie, les perspectives s’annoncent « encourageantes » et leur croissance devrait être robuste, tandis que l’Amérique latine et les Caraïbes accuseront une contraction en 2016 en raison de la récession au Brésil et des difficultés que connaissent d’autres pays de la région.

Les pays émergents d’Europe devraient afficher une croissance soutenue, avec, toutefois, un certain ralentissement en 2016 car, d’après le Fmi, la Russie pourrait rester en récession en 2016. La croissance de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne enregistrera une reprise graduelle, mais à des taux qui resteront inférieurs à ceux de la dernière décennie.

Abdou DIAW

SURMONTER LES RISQUES DE NATURE BAISSIÈRE…
Par-delà les prévisions à court terme, d’importants risques pèsent sur les perspectives notamment dans le cas des pays émergents et en développement. Cela pourrait enrayer la reprise mondiale, met garde le Fmi. Il explique que ces risques concernent, pour l’essentiel, les ajustements à l’œuvre dans l’économie mondiale. Concrètement, il s’agit du rééquilibrage opéré en Chine, le repli des cours des matières premières et les perspectives d’un relèvement progressif des taux d’intérêt aux États-Unis.

Pour la Chine, il est prévu un ralentissement plus net de l’économie chinoise lequel pourrait avoir des conséquences sur l’économie mondiale par le truchement des échanges, des prix des produits de base et d’une perte de confiance. A cela, s’ajoute une appréciation plus forte du dollar et un durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale. Cette situation n’est pas sans conséquence sur les économies des pays émergents notamment les entreprises qui sont fortement engagées en dollars. De nouveaux chocs économiques ou politiques dans les pays mal en point économiquement pourraient également compromettre la reprise prévue. L’évolution des marchés des produits de base pourrait avoir aussi des répercussions négatives ou positives. Du côté négatif, de nouvelles baisses des prix des produits de base pourraient entraîner une dégradation des perspectives pour les pays producteurs déjà fragiles. Une augmentation des rendements sur la dette du secteur énergétique pourrait conduire à un durcissement des conditions de crédit. Du côté positif, la baisse récente des prix du pétrole pourrait stimuler la demande dans les pays importateurs notamment si les consommateurs pensent que les prix resteront durablement bas.

A. DIAW

…INSISTER SUR LA POURSUITE DES RÉFORMES STRUCTURELLES
Face à une situation économique mondiale marquée par des prévisions de croissance faibles, le Fmi juge «urgent » de relever la croissance effective, en accompagnant la demande et en menant des réformes structurelles.  Même si les priorités varient d’un cas à l’autre, beaucoup de pays développés, selon le Fmi, gagneraient à engager des réformes propres à renforcer la participation de la population active et à adopter des mesures pour faire face au surendettement privé.

Les pays émergents et en développement sont aussi appelés à réorienter l’activité vers de nouveaux pôles de croissance. Le relèvement de la croissance assurera le maintien d’une convergence vers les niveaux de revenu des pays développés. Selon le Fmi,  pays émergents et en développement doivent mettre l’accent sur les réformes structurelles pour corriger les déficits d’infrastructures, promouvoir un climat des affaires dynamique et propice à l’innovation et mettre en valeur le capital humain à la faveur de réformes de l’éducation et des marchés du travail et des produits.

A. DIAW


PME PMILe ministère de l’Industrie et des Mines a lancé un programme d’implantation de 570 petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation agroalimentaire à travers le Sénégal d’ici à 2018. Selon Babacar Ndiaye de la division des petites et moyennes industries,  36 unités seront implantées dans la région de Fatick d’ici à 2018.

Lors de cette rencontre présidée par l’adjoint au gouverneur chargé  du développement, Ndèye Guénar Mbodj, Babacar Ndiaye de la Division des petites et moyennes industries a expliqué que ce programme, qui participe de la volonté du gouvernement d’assurer une meilleure valorisation des ressources agricoles, dans une logique de développement industrielle endogène, est en parfaite cohérence avec le pilier transformation structurelle de l’économie du Plan Sénégal émergent (Pse).

M. Ndiaye a annoncé que 570 unités industrielles seront implantées sur l’ensemble du territoire entre 2015-2018.  Pour accompagner ce programme, a-t-il ajouté, l’Etat a mis en place un mécanisme de financement à travers  un protocole regroupant le ministère de l’Industrie et des Mines, la Bnde, le Fongip et le Fonsis. Selon lui, ce mécanisme permet aux promoteurs d’accéder à des ressources stables au taux incitatif de 6,5% et de bénéficier de garanties du Fongip à hauteur de 70 % pour leurs emprunts auprès de la Bnde.

M. Ndiaye a indiqué que ce programme qui aura comme principal cible le secteur privé, sera mis en œuvre  selon une approche territoriale, qui vise l’implantation de petites et moyennes industries dans les terroirs qui disposent de potentialités locales. Pour la mise en place de cet important programme, a-t-il dit, une phase-pilote est lancée pour 30 projets à travers le Sénégal. Dans cette phase-pilote, la région de Fatick bénéficiera de deux 2 projets et pour 2016 de 18 projets, soit 20 unités. Il a déclaré que le montant plafond pour un promoteur est de 100 millions de FCfa, avec un apport personnel de 10 %. Ce prêt sera payé sur une durée de 3 à 5 ans, avec un différé de 3 à 6 mois. Mettant l’accent sur les autres mesures d’accompagnement en faveur des promoteurs, il a cité l’appui-conseil pour l’accès et le choix de la technologie, l’accès au foncier industriel, aux services de conseil et d’accompagnement dans l’élaboration des dossiers d’appels à candidature. La date limite des dossiers de projets est fixée au 22 février 2016. Ce délai a été jugé très court par les différents intervenants lors des débats. Ils ont également insisté sur l’information pour une meilleure sensibilisation, l’accès aux marchés, l’accompagnement des promoteurs.

Oumar  Ngatty  BA


Fleuve GambieEn prélude à la Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg), prévue le 29 janvier à Addis Abéba, le Conseil des ministres de l’organisation s’est tenu, samedi, à Dakar. L’objectif de cette rencontre, selon Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, c’est de « baliser le chemin pour la réalisation rapide des premiers ouvrages structurants de l’Omvg ».

La 8e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Omvg s’est tenue, avant-hier, à Dakar. Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a indiqué que cette rencontre constitue une occasion « pour examiner des questions vitales ». « Il s’agit de baliser le chemin pour la réalisation rapide des premiers ouvrages structurants de l’Omvg », a-t-il expliqué. « Cette présente session constitue un événement historique car elle est chargée de préparer la première session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de notre Organisation qui va se tenir, en terre africaine d’Addis Abéba », a-t-il ajouté.  « Nos chefs d’Etats ouvriront une nouvelle page glorieuse de notre coopération au sein de l’Omvg créée, il y a près de 40 ans », a-t-il poursuivi. Selon Mansour Faye, malgré les progrès réalisés dans la maturation de son pertinent programme de développement, « l’Omvg peine à concrétiser ses projets ». Cependant, a-t-il noté, « les opportunités s’offrent, aujourd’hui, à nous pour réaliser le  programme ».

Pour le ministre, les mesures d’amélioration de la gouvernance de l’organisation sont nécessaires pour la mise en œuvre des travaux sur le terrain, suite à la finalisation des études du projet Energie et l’intérêt marqué par les partenaires au développement de le financer à hauteur de 879 millions d’Euros. Cette rencontre vise à préparer les décisions à proposer à la session des chefs d’Etat « pour surmonter les derniers écueils qui se dressent sur notre chemin pour enfin réaliser les importantes infrastructures que sont le barrage de Sambangalou et le réseau d’Interconnexion électrique qui reliera les réseaux de quatre pays ». Elle ouvrira aussi des perspectives d’importation de l’énergie électrique pouvant même venir de la Côte d’Ivoire ou du Ghana. « Notre réseau constitue un important maillon du système d’échanges d’énergie ouest-africain, plus connu sous le sigle anglais Wapp », a-t-il déclaré. Mansour Faye estime qu’il est important de relever le défi de la préparation des décisions adéquates « pour créer les conditions d’une réalisation rapide de nos ouvrages communs mais également redynamiser davantage l’organisation afin de continuer à mériter la confiance de nos partenaires techniques et financiers et de nos chefs d’Etat ». Le ministre a invité les Etats à relever le défi de la mise à disposition, chaque année et à temps, des ressources financières nécessaires au bon fonctionnement de l’organisation.

A son avis, seule la responsabilité exigeante du Conseil permettra aux travaux « d’avancer et de baliser le chemin restant pour lancer effectivement, avant la fin de l’année, les chantiers ». Il demeure convaincu que le sommet des chefs d’Etats et de gouvernements donnera les « orientations » pour réussir les missions confiées à l’Omvg. Il a salué le soutien constant des partenaires de l’organisation. Le président du conseil des ministres de l’Omvg, Wasna Papai, ministre bissau-guinéen de l’Energie, est d’avis que le projet « est viable parce qu’étant éligible en protection  de l’environnement ». Pour lui, la  tenue de  la  conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Omvg n’est pas qu’ « une nécessité mais un impératif. Le  temps des défis change de façon rapide, donc nos stratégies doivent suivre l’évolution ».

S. D. SY


4GQualifiant le « refus collectif » des opérateurs de soumissionner à l’appel à candidature pour la licence 4G de « manque d’élégance envers nos autorités », l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tic invite le gouvernement à tirer toutes les conséquences de cette décision.

La non soumission à l’appel à candidature pour la licence 4G des opérateurs de télécoms présents au Sénégal continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tic (Asutic). Celle-ci estime que le prix de réserve de 30 milliards de FCfa fixé par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes est dérisoire. « Au lieu de se jeter sur cette offre mirobolante de l’Artp, les opérateurs ont préféré refuser collectivement de soumissionner jetant ainsi le discrédit sur nos autorités », a dénoncé, dans un communiqué l’Asutic. « Le prix de réserve fixé par l’Artp est dérisoire et que chaque opérateur devrait débourser au moins 100 milliards pour obtenir une licence 4G au Sénégal », ajoute l’Asutic, en fustigeant le silence de Tigo et Expresso. Elle invite les autorités à tirer toutes les conséquences des actes posés par les opérateurs, affirmant que « le temps de la cession des licences à bas prix, dans des conditions opaques est révolu ».

Selon l’Asutic, les arguments avancés par Orange sur la base d’une analyse comparative avec le Maroc pour évaluer la licence 4G à 14,5 milliards de FCfa ne sont pas « pertinents ». « D’abord au Maroc les fréquences basses appelées fréquences en or comparables à celles que l’Artp voulait céder à Expresso, Orange, et Tigo étaient achetées par l’opérateur Maroc Telecom à 60 milliards de FCfa. Les deux autres opérateurs Meditel et Wana ont acheté à 30 milliards les fréquences de moindre qualité », indique l’Asutic. « En plus, ces 3 opérateurs ont déboursé, chacun, 18 milliards pour les frais de réaménagement des fréquences libérées. Au final, les licences 4G ont coûté aux opérateurs 78 et 48 milliards au Maroc », selon cette association. Elle ajoute que « pour avoir une analyse plus fine et objective », Orange devait considérer le parc d’abonnés mobiles, plutôt que la population. Et sur ce plan, souligne l’Asutic, la différence n’est pas énorme : 9 millions au Maroc  et 7,3 millions au Sénégal. « Enfin, les marges bénéficiaires des opérateurs sont plus élevées au Sénégal qu’au Maroc. Et au Maroc, les tarifs de communication baissent régulièrement (22% en 2014, et 68% de baisse de 2008 à 2013 source rapport Anrt) au profit des citoyens-consommateurs, ce qui n’a jamais été le cas au Sénégal, les opérateurs augmentent plutôt leurs tarifs », déplore-t-elle.

Selon l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tic, par cet acte, Orange/Sonatel débute le combat  « pour obtenir des autorités sénégalaises un prix très bas lors du renouvellement de sa licence en 2017 », estimant que cette licence « vaut plus que de l’or » pour Orange/Sonatel car « sa survie » e0n dépend. « Une licence juteuse qui vaut au minimum 600 milliards de FCfa pour une durée de 20 ans. Ainsi, le véritable enjeu financier pour Orange/Sonatel, c’est le renouvellement de la licence globale et non la licence 4G. Et Orange/Sonatel n’est nullement dans les dispositions pour payer un tel montant afin d’acquérir, à nouveau, la ressource. C’est la véritable raison pour laquelle cet opérateur lance les hostilités, tentant, dès à présent, de mettre la pression sur les autorités sénégalaises », fustige l’Association sénégalaise des utilisateurs des Tic.

Mamadou GUEYE

…LE RESTIC POUR LE RAPPROCHEMENT ENTRE L’ARTP ET LES OPÉRATEURS
Compte tenu des nombreux avantages de la 4G pour les usagers et les consommateurs, le Restic milite pour le rapprochement entre l’Artp et les opérateurs.

Le  Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) souhaite une « relance urgente » de l’appel d’offre sur la 4G en vue de permettre aux opérateurs présents sur le marché  de soumissionner dans des termes et conditions « raisonnables ». Dans un communiqué, le Restic en appelle à toutes les parties prenantes et surtout au ministère des Télécommunications pour qu’il invite à rapprocher l’Artp et les trois opérateurs en vue de débloquer le dossier des fréquences de la quatrième génération (4G). Dernièrement, l’Artp a regretté le fait qu’aucun des trois opérateurs téléphoniques présents sur le marché sénégalais n’a soumissionné en vue de l’obtention de la licence 4G. Une situation qui a créé un malaise entre les trois opérateurs et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes.

Seulement, le Restic reste convaincu que l’Artp est « dans son rôle » et le dynamisme de son directeur et de ses cadres est à saluer. Il note, toutefois, que la structuration du secteur des communications électronique donne aux opérateurs « un rôle pivot et charnière ». Surtout dans un contexte où, selon le Restic, les mutations sur les marchés  cibles et les investissements lourds pour l’efficacité technique poussent les opérateurs à optimiser  et à rationaliser. Les avantages de la 4G demeurent importantes avec la banalisation et la disponibilité des terminaux intelligents (Smartphones) des largeurs de bande passante aux vitesses de téléchargement ; les images haute définition, le télé-enseignement et la télémédecine, la dématérialisation tout azimuts des procédures, la digitalisation des appels. Pour le Restic, « aucun aspect de notre civilisation n’est en marge des ruptures extraordinaires de la 4G ».

M. NDONG



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