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Affaires et Finances (2091)

Banjul promet d’apporter des solutions pour réduire le temps d’attente à la traversée du fleuve Gambie. L’annonce a été faite, hier, par Bai Lamin Jobe, ministre des Transports, des Travaux et des Infrastructures, reçu par son homologue Mansour Elimane Kane.

Les travaux sur le fleuve Gambie ont entraîné des désagréments avec un temps d’attente jugé long. Le ministre gambien des Transports, des Travaux et des Infrastructures, Bai Lamin Jobe, en visite au Sénégal, promet d’y apporter des solutions, selon un communiqué du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. «Sur les désagréments causés par les travaux, avec la lenteur observée dans la traversée du fleuve, le ministre gambien a expliqué les raisons techniques non sans promettre des solutions très prochainement pour réduire les temps d’attente de traversée du fleuve au bac de Farafégny », rapporte la même source.

Cette visite de prise de contact a été saisie par les deux délégations pour évoquer d’importantes questions portant sur la coopération entre les deux pays en transports et infrastructures routières. Selon le document, les discussions ont porté sur la construction du pont sur le fleuve Gambie et les contraintes occasionnées par les travaux, sur les conditions de transport entre les deux pays, la réactualisation de l’accord de partenariat sur ce secteur entre le Sénégal et la Gambie et les travaux routiers entrepris sur le corridor Dakar-Banjul.

Sur la question de la construction du pont de la Gambie, renseigne-t-on, les représentants de l’Ageroute ont rappelé au ministre gambien chargé des Infrastructures que dans la réalisation de ladite infrastructure, il est prévu, au courant de ce mois d’août, la tenue du comité mixte sur les travaux du pont, qui doit se réunir tous les trois mois. Le Sénégal souhaite aussi que ses experts participent aux réunions techniques mensuelles toujours sur les travaux du pont.

Une copie de l’accord sur les transports routiers qui doit être réactualisé lui a été remise. Enfin, les responsables de l’Ageroute ont fait le point sur l’état de réalisation des infrastructures routières sur le corridor Dakar-Banjul ainsi que sur les travaux qui seront prochainement engagés.

Les deux ministres ont promis de se retrouver rapidement pour discuter, en profondeur, de toutes ces questions, mais aussi d’établir une collaboration beaucoup plus étroite sur tous les secteurs d’activités pour l’intérêt des deux pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Sept groupements d’intérêt économique et Pme du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, ont bénéficié d’un financement global de 7, 700 milliards de FCfa du Bureau de mise à niveau qui leur permettra d’améliorer de manière significative leur compétitivité.

La cérémonie officielle de signature des conventions entre le Bureau de mise à niveau et des responsables de ces structures s’est déroulée, hier, dans les locaux du conseil départemental de Saint-Louis, sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall. Le Directeur général du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a rappelé que sa structure apporte un ensemble d’appuis technique et financier aux entreprises qu’il accompagne dans un processus structuré d’amélioration de leur compétitivité.

Selon M. Diouf, cette signature de conventions entre dans la mise en œuvre d’un programme ambitieux de développement intitulé : « Développer l’emploi au Sénégal » lancé officiellement, le 10 mai 2017 au lycée de Thiaroye, à Dakar.

Les entreprises bénéficiaires de ce financement de 7,700 milliards de FCfa sont le Gie Mala Yoro Guèye, Teranga Entreprise, Delta Prim, Medy industries modernes, Dbf Agro-Industrie, le Gie Yaye Mareme, Pellital, etc. Ces entreprises utiliseront ce financement pour développer leurs activités dans la production et la vente du riz blanc, dans l’horticulture, la culture vivrière, la transformation du paddy et la commercialisation du riz blanc, etc.

Renforcer le tissu industriel local
A en croire Ibrahima Diouf, le Programme : « Développer l’emploi au Sénégal » vise à renforcer, sur le plan national, le tissu des entreprises locales, élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, faciliter l’accès au financement pour les bénéficiaires, informer sur les opportunités économiques au Sénégal. Il a rappelé que ce programme est financé à hauteur de 26 milliards de FCfa par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne dont l’objectif est de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique. La jeunesse et l’emploi des jeunes en particulier, revêt une importance toute particulière pour l’Ue, qui, avec l’Afrique, prépare actuellement le 5ème sommet Ue/Afrique, qui se tiendra à Abidjan en novembre 2017 et aura les jeunes pour thème principal. Ibrahima Diouf a précisé que ce programme est coordonné par la délégation de l’Ue à Dakar et mis en œuvre par Lux-Dev en partenariat avec le ministère du Commerce (à travers son volet formation professionnelle) et l’Agence française de développement (Afd), le Bmn et l’Adepme. Ce programme, a-t-il poursuivi, porte l’ambition d’appuyer le développement économique de façon holistique en renforçant le capital humain et en offrant des alternatives durables aux jeunes des régions les plus touchées par la migration irrégulière.

250 entreprises à accompagner
C’est un projet qui entend agir sur l’offre de travail (à travers la formation et l’insertion professionnelle), sur la demande de travail (à travers la mise à niveau des Pme et l’appui à la création d’entreprises).

D’une durée de 4 ans, ce programme accompagnera 250 entreprises et 12.000 jeunes dans leur projet de formation et d’insertion professionnelle dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Podor, Tambacounda, Kédougou et Matam. Le programme comporte également une campagne de communication intitulée : « Tekki-Fii, Réussir ici au Sénégal », dans l’objectif de sensibiliser sur les conséquences désastreuses engendrées très souvent par l’émigration clandestine et d’informer sur les opportunités et dispositifs existants dans les domaines de la formation professionnelle et de la création et mise à niveau d’entreprises compétitives au Sénégal.

Le Secrétaire général du ministère du Commerce, M. Lakh s’est réjoui de la mise en place de ce financement de près de 8 milliards dans la région de Saint-Louis, qui va permettre aux entreprises bénéficiaires de créer une quarantaine d’emplois permanents, sans compter les emplois temporaires. Il a félicité Ibrahima Diouf, les membres de son staff et les responsables du comité de pilotage de ce programme, qui ont déjà tenu à Saint-Louis une première réunion pour examiner et approuver les sept premiers dossiers d’entreprises éligibles au programme dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroforesterie, l’agro-industrie, du tourisme, des industries culturelles, de la pêche, de l’aquaculture, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La campagne de production de tomate industrielle 2016/2017 dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal signe un début de remontée des enlèvements avec un total de production de 52.601 tonnes sur un objectif révisé de 80.000 tonnes, a annoncé, hier, Abdoulaye Dieng de Bokhol, président du Comité national interprofessionnel de la filière tomate industrielle du Sénégal. L’année dernière, la production était de 28.000 tonnes dans la vallée.

Au cours de la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier bilan de deux jours consacré à la campagne de production de tomate, Abdoulaye Dieng a précisé que la Socas est prête à enlever 21.400 tonnes sur un objectif de 30.000 tonnes, la société Takamoul doit acheter 14.649 tonnes sur un engagement contractuel de 25.000 tonnes. Agroline s’active pour enlever 16.552 tonnes sur un engagement contractuel de 25.000 tonnes. M. Dieng souligne que cette année, les dispositions ont été prises à temps par les parties prenantes (ministère du Commerce pour le protocole, ministère de l’Agriculture pour les engrais et les banques pour les financements). Toutefois, les producteurs de tomate du delta et de la vallée du fleuve Sénégal ont rencontré quelques difficultés relatives notamment au retard de la mise en place de l’urée, aux contraintes phytosanitaires (bactériose et acariens), au retard de paiement des industriels.

Ces problèmes phytosanitaires, a indiqué M. Dieng, ont été surtout notés chez les producteurs qui ont repiqué tardivement. Il a exhorté ses collègues producteurs de tomate à se conformer davantage aux recommandations techniques et aux conseils prodigués par les techniciens et en particulier, le respect du calendrier cultural et l’application des bonnes pratiques agricoles.

Abdoulaye Dieng a également invité certaines sociétés industrielles telles que Takamoul Food et Agroline, à honorer leurs engagements vis-à-vis des producteurs, à savoir l’implantation de leurs usines respectives dans le département de Podor, « s’ils ont vraiment la ferme volonté d’accompagner, de manière durable, le développement de la tomate industrielle dans la vallée ».

Cependant, M. Dieng a laissé entendre que malgré les nombreuses difficultés auxquelles les producteurs ont été confrontés durant cette campagne, « ils sont fiers de relever les nombreux et importants acquis engrangés par la filière tomate durant ces dernières années grâce au soutien de l’État qui n’a jamais fait défaut ». Il a tenu à rendre un hommage à la Saed, à la Cncas, à l’Isra, à la Direction nationale de l’horticulture et autres services de l’État, pour les efforts constants déployés en vue de contribuer efficacement à la relance et au développement durable et harmonieux de la filière tomate à travers un encadrement technique de proximité efficace et un dispositif d’appui-conseil performant. La nouveauté, cette année, a-t-il souligné, est surtout le partenariat avec le Fndasp ; « cet accompagnement s’est bâti autour de l’objectif de mise en conformité du comité de la filière tomate avec la Loasp de 2004, avec son décret d’application ».

Le directeur général adjoint de la Saed, Seyni Ndao, s’est réjoui de la relance de la filière tomate amorcée cette année avec un accroissement de la mise en valeur de près de 70 % ; ce qui témoigne de l’engagement des producteurs à relever les défis. Il a salué la promptitude des responsables du comité interprofessionnel de la filière tomate à trouver les solutions les plus adéquates à leurs problèmes à travers le dialogue et la concertation. Ce qui a toujours permis d’améliorer les performances techniques et économiques de leurs exploitations agricoles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Bénin sollicite, à nouveau, les investisseurs du marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) pour un montant de 25 milliards de FCfa, à travers la cession d’obligations assimilables du trésor, a appris Apa, mercredi, auprès de l’agence Umoa-Titres basée à Dakar. L’opération est programmée pour le 9 août 2017. La valeur nominale unitaire de chaque titre est de 10.000 FCfa avec une maturité de 3 ans couvrant la période 2017-2020. Le trésor public béninois s’engage à verser aux investisseurs, un taux d’intérêt fixé à 6 % par an. Il est payable dès la première année. Le remboursement des obligations se fera, par contre, le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 10 août 2020. La dernière intervention du Bénin sur le marché financier régional de l’Uemoa remonte au 25 juillet 2017. Le trésor public béninois avait collecté 65,430 milliards de FCfa d’Oat alors qu’il recherchait 60 milliards de FCfa.

APA

Sur le marché local, le prix moyen du kilogramme de riz brisé ordinaire a baissé de 1,1% en juin pour s’échanger à 275 FCfa, selon la dernière note de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

En juin 2017, sur le marché sénégalais, le prix moyen du kilogramme du riz brisé ordinaire a baissé de 1,1 % par rapport au mois de mai pour s’échanger à 275 FCfa alors que celui du kilogramme de riz parfumé a progressé de 3,3 % en variation mensuelle pour s’établir à 409 FCfa, indique la note de la Dpee. La Dpee note qu’en juillet 2017, les prévisions du Département américain de l’agriculture tablent sur une offre mondiale de riz de 602,2 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en hausse respective de 0,3 % et 0,4 % par rapport à celles de juin 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. Quant aux prévisions de juillet 2017 de la demande mondiale de riz estimées à 479,6 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, elles ont baissé de 0,02 % et 0,3 % par rapport respectivement aux prévisions de juin 2017 et aux estimations de 2016-2017, précise la même source. La hausse des cours des variétés de riz indienne et thaïlandaise enregistrée en mai 2017 s’est poursuivie au mois de juillet 2017. En effet, estime la Dpee, le regain de la demande à l’importation et la baisse des disponibilités exportables constituent les principaux facteurs de la fermeté des cours mondiaux du riz. En variation mensuelle, les cours mondiaux des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25 % brisure) ont respectivement progressé de 4,2 % et 8,4 % en juin 2017. Par ailleurs, les prévisions du département américain de l’agriculture (Usda), au titre du mois de juillet 2017, tablent sur une offre mondiale de céréales de 3.177,2 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit une hausse de 0,3 % par rapport aux prévisions de juin 2017. En revanche, par rapport aux estimations de la campagne 2016-2017, une baisse de 1 % de l’offre mondiale de céréales est attendue au titre de la prochaine campagne. Les prévisions de juillet 2017 de la demande mondiale de céréales évaluée à 2.566,2 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, ont, pour leur part, progressé de 0,1 % par rapport à celles du mois passé contre une baisse de 0,1 % comparativement aux estimations de la campagne 2016-2017. En juin 2017, les cours des variétés de riz indienne et thaïlandaise, du blé tendre français ont augmenté alors que ceux du maïs argentin, du sucre blanc, des huiles de palme et d’arachide ainsi que du Brent ont reculé en variation mensuelle. Le cours de l’huile de soja est, pour sa part, resté stable sur la période.

Mamadou SY

Sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché a augmenté de 2,3 % en variation mensuelle pour s’échanger à 275 FCfa en juin 2017. Selon la Fao, l’abondance des récoltes en Amérique du sud a affaibli les cours du maïs. En rythme mensuel, celui de la variété argentine a reculé de 7,3 % en juin 2017. Les prévisions de juillet 2017 du département américain de l’agriculture tablent sur une production mondiale de maïs à 1.036,9 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit des hausses respectives de 0,5 % et 7 % par rapport aux prévisions de juin 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. Concernant les prévisions de juillet 2017 de la consommation mondiale de maïs, elles se sont établies à 1.063,6 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, se renforçant de 0,1 % et 10,1 % par rapport respectivement à celles du mois de juin et aux estimations de 2016-2017, indique la Dpee.

M. SY

Au Sénégal, en juin 2017, le prix du kilogramme de farine de blé a augmenté de 1,8 % en variation mensuelle pour s’échanger à 409 FCfa, selon la dernière édition de la Dpee. Cette hausse est en partie liée à la demande mondiale de blé qui a cru et dont les prévisions de juillet 2017 établies à 735,3 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, ont progressé de 0,1 % comparativement à celles du mois de juin 2017. Quant aux prévisions de juillet 2017 du département américain de l’agriculture, elles tablent sur une offre mondiale de blé à 995,9 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en baisse respective de 0,01 % et 0,1 % par rapport aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2016-2017.

En revanche, au regard des estimations de la campagne 2016-2017, une baisse de 0,5 % de la demande mondiale de blé est anticipée. Concernant le blé tendre d’origine française, son cours s’est renchéri de 4,1 % entre mai et juin 2017. Cette hausse est en partie liée à la baisse de 1,5 % du dollar face à l’euro en juin 2017. Sur les six premiers mois de 2017, le cours du blé tendre français s’est aussi raffermi de 7,8 % comparativement à la même période de 2016.

M. SY

Le Fonds monétaire international (Fmi) a fait part de sa satisfaction sur les performances économiques du Burkina Faso, en attendant un nouveau programme triennal en 2018. Le Fmi a relevé, malgré les problèmes sécuritaires et les tensions sociales, une bonne gestion macroéconomique, une accélération du taux de croissance du Produit intérieur Brut (Pib) réel ressorti à 5,9 % en 2016 contre 4 % en 2015, de même qu’une mobilisation des recettes fiscales à hauteur de 15 % du Pib, soit une augmentation de 0,8 % par rapport à 2015. Au titre des prévisions en 2017, les services du Fmi prévoient un affermissement de la croissance du Pib réel, aux environs de 6,5 % à moyen terme. Le Fonds a encouragé le gouvernement à la mise en œuvre de réformes structurelles et budgétaires qui renforceront la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques et la qualité des investissements. Le programme triennal 2014-2016, initialement prévu pour prendre fin en décembre 2016 et qui a été prorogé de neuf mois, arrivera à terme en septembre 2017. Les négociations avec le Fmi pour la formulation du prochain programme et de nouveaux objectifs et repères structurels interviendront d’ici à novembre 2017. Au Burkina Faso, les activités du Fmi couvrent principalement trois axes. Il s’agit notamment du soutien financier au travers des facilités élargies de crédits, l’assistance technique, la formation et une contribution au suivi et maintien de la stabilité macro-économique et la surveillance.

APA

La Brvm pourrait bientôt accueillir les titres de la filiale en Côte d’Ivoire de la holding bancaire Ecobank Transnational international (Eti), qui est déjà présente sur ce marché financier commun aux pays membre de l’Uemoa, selon l’Agence Ecofin. Selon des sources proches du processus, l’opération devrait se dérouler bientôt et le prix de l’action serait fixé à 20.000 FCfa. La rationalité de cette initiative reste à comprendre. On note, cependant, qu’Ecobank Côte d’Ivoire est la filiale où Eti possède la part de capital la plus importante, soit 94,2 % de l’actionnariat. De ce point de vue, et au regard des nouvelles règles d’introductions sur la Brvm concernant la part du flottant et le volume des titres, il est probable que ce soit le groupe lui-même qui envisage de céder des titres. Le détail des performances de la filiale ivoirienne d’Eti ne sont pas rendus publics. Mais elle est présentée comme un pôle important des activités du groupe en Afrique de l’Ouest francophone. Il est aussi à noter, qu’en Côte d’Ivoire, le niveau de créances à risque est passé de 8 % en 2015 à près de 13 % à la fin 2016. Enfin, Ecobank dispose d’actifs disponibles à la vente pour 293 millions de dollars. Le groupe pourrait vouloir surfer sur l’engouement des investisseurs de la Brvm pour de nouvelles introductions, dans un contexte marqué par la baisse de la valorisation boursière. Mais le prix de l’action tel qu’annoncé, risque de ne pas trouver l’adhésion des petits investisseurs.

Agence Ecofin

La faible performance des États membres de l’Union s’expliquerait par l’absence de Bureau d’information sur le crédit (Bic) ou Crédit Bureau, selon une note d’information de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) rendue publique lundi. Dans cette note intitulée « L’importance des bureaux d’information sur le crédit ou «crédit bureau» pour le financement des économies dans l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) », l’institut d’émission avance que la mise en place d’un Bic au fonctionnement adéquat permet ainsi d’améliorer la notation des États dans le rapport Doing Business notamment dans le critère relatif à l’étendue de l’information sur le crédit. La Bceao déplore ainsi le rang peu honorable occupé par les États membres de l’Uemoa dans ce rapport publiés annuellement par la Banque mondiale depuis maintenant 13 ans. «Parmi les critères utilisés pour classer les pays, figure celui relatif à « l’étendue de l’information sur le crédit », pour lequel les États membres de l’Uemoa ont régulièrement obtenu une note comprise entre 0 et 1 sur une échelle de 8 tandis que des pays tels que le Ghana et le Rwanda affichent respectivement les notes de 6 et 8 », note la Bceao. Ainsi, soulignent les responsables de la Bceao, la création de Bic dans l’Uemoa a pour objectifs de réduire l’asymétrie d’information (situation dans laquelle l’une des parties signataires d’un contrat dispose au préalable de plus d’informations que l’autre partie sur sa situation) sur la solvabilité des emprunteurs, qui contribue notablement au rationnement du crédit.

APA

La ville de Xiamen, dans la province de Fujian, va accueillir le neuvième sommet des Brics du 03 au 05 septembre 2017. En prélude à cette grande messe, les autorités provinciales ont organisé à une visite à l’intention de la presse.

Du 03 au 05 septembre prochain, la ville chinoise de Xiamen va accueillir le sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Le thème de cette neuvième édition est : « un partenariat renforcé pour un avenir meilleur ». En prélude à cette grande manifestation, les autorités provinciales ont organisé, du 24 au 28 juillet dernier, une visite de presse à l’intention de quelques journalistes venus de la Russie, d’Afrique du Sud mais aussi d’Europe et d’Afrique. Comme toutes les grandes villes chinoises, Xiamen est très bien entretenue et elle se prépare à accueillir ses hôtes.

A partir de l’aéroport de la ville, des banderoles de couleur rouge aux écriteaux dorés flanquées du logo de l’événement annoncent cette grande messe. C’est le principal décor du hall. Dans la ville, de rares affiches annonçant la rencontre sont visibles. Quelques rues sont recouvertes d’asphalte. Aux abords d’une d’elles, il y a des palmiers dattiers impeccablement taillés. Comme c’est le cas dans ce grand pays qu’est la Chine, ici tout est planifié et rien ne sera laissé au hasard.

La ville de Xiamen fait partie de la province de Fujian. Située au sud-est de la Chine, cette province compte plusieurs autres villes importantes comme Fuzhou, la capitale provinciale, Quanzhou et Zhangzhou. En tant que province pilote de l’ouverture chinoise, Fujian a un secteur privé dynamique, une économie très développée ayant enregistrée un taux de croissance parmi les plus importants de la Chine.

Depuis l’ouverture de la Chine, l’économie provinciale s’est rapidement développée. A l’échelle nationale, la province a quitté la 22ème place avec un Pib de 6,6 milliards de Yuans, soit 5,478 trillions de FCfa, en 1978 pour se hisser à la 11ème avec un Pib de 2,59 trillions de Yuans, 21 498, 25 trillons de FCfa, en 2015. Elle a enregistré un taux de croissance moyenne de 9 %, soit 2,5 points de plus que la moyenne du pays. Pour cette même année 2015, le volume total des exportations a atteint 1,05 trillion de Yuans (8 715,51 trillions de FCfa). Fujian a consenti 50 370 projets d’investissement à l’étranger dont la valeur cumulée a atteint 107,78 milliards de dollars (6 010, 915 trillions de FCfa).

Les Brics ont un poids économique considérable ; elles constituent la locomotive de la croissance mondiale. Les statistiques du ministère chinois du Commerce montrent qu’entre 2007 et 2014, le volume des échanges commerciaux entre les Brics a connu un taux de croissance annuel de 17 %, un niveau plus élevé que celui du volume mondial sur la même période. En 15 ans d’existence, les échanges entre les pays membres sont passés de 3 milliards de dollars (1673 trillions de FCfa) à 70 milliards (39 039 trillions de FCfa).

La contribution des Brics à la croissance mondiale évaluée à plus de 50 % durant ces dix dernières années. Il y a dix ans, ils représentaient 12 % de l’économie mondiale, 11 % des échanges commerciaux et 7 % des flux d’investissement contre respectivement 23 %, 16 % et 12 % aujourd’hui. Les Brics ont mis en place des mécanismes de financement alternatifs. Il s’agit de la Nouvelle banque de développement (Nbd) et du Fonds de réserve commun dotés chacun d’un financement initial de 100 milliards de dollars.

De notre correspondant en Chine Aly DIOUF

La Fondation Airbus, en partenariat avec The Little Engineer entend former des milliers de jeunes de 10 à 16 ans, des pays d’Afrique, dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques.

La Fondation Airbus et son partenaire The Little Engineer étendent leur programme de robotique Airbus Little Engineer (Ale) à l’Afrique. Cette initiative entend former des milliers d’élèves âgés de 10 à 16 ans dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (Stim), selon un communiqué de presse de la Fondation Airbus. Le programme Ale vise à soutenir les efforts déployés par les pays africains dans le but de créer un vivier de talents en Afrique. «L’objectif est d’inciter les jeunes à comprendre et à aimer la technologie ainsi que d’éveiller des passions susceptibles de conduire à d’intéressantes carrières dans les Stim », précise la fondation Airbus qui justifie son initiative par le fait que l’Afrique a la population la plus jeune de la planète et connaît la croissance démographique la plus rapide et que ce sont ces jeunes qui seront le moteur de la future croissance durable du continent. C’est pourquoi, selon la fondation, l’éducation et la formation sont indispensables pour développer une main d’œuvre compétente et qualifiée et stimuler l’innovation.

« Dans l’esprit de la pensée « think global, act local », traduit littéralement en français (penser à l’échelle mondiale et agir à l’échelon local), la Fondation Airbus s’associe avec des organisations locales qui ont pour vocation de promouvoir l’enseignement des sciences en Afrique », indique le document. La Fondation Airbus qui annonce que ses premiers partenaires Travelling Telescope et Stem Mets Resources respectivement basés au Kenya et au Nigeria, organiseront une série d’ateliers Ale dans leur pays.

Le communiqué note que « depuis son lancement en 2012, le programme Ale s’est imposé comme un vecteur efficace d’apprentissage par découverte, cherchant à former et à responsabiliser les jeunes dans le domaine des sciences et des technologies par le biais de la robotique et de l’aérospatial ». À ce jour, révèle-t-on, plus de 3 000 élèves ont participé au programme. «L’Afrique a développé une « culture de l’innovation » qui gagne rapidement du terrain avec l’apparition de nombreuses entreprises sociales et organisations locales à but non lucratif. Nous souhaitons les soutenir et collaborer avec elles », a déclaré Andrea Debbane, directrice exécutive de la Fondation Airbus. « Il est important que nous unissions nos efforts pour faciliter l’accès aux Stim. Ces compétences jouent un rôle majeur car les emplois liés aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques contribueront à résoudre les problèmes complexes d’aujourd’hui et de demain », a-t-elle ajouté.

La Fondation Airbus comprend Airbus, Airbus Helicopters et Airbus Defence and Space en tant que membres fondateurs et contributeurs. Présidée par Tom Enders, Pdg d’Airbus, elle a vocation à faire valoir l’engagement citoyen de l’entreprise à travers le monde et s’appuie sur les ressources de l’entreprise, ses produits aéronautiques et spatiaux, ses compétences, la diversité de ses effectifs et de sa culture pour promouvoir l’innovation en vue de faire face aux enjeux sociaux. La Fondation apporte notamment son soutien aux organisations humanitaires mondiales et s’applique à inspirer les jeunes et à les préparer aux défis à venir.

Mamadou SY

Le poisson étant une ressource nationale, la Mauritanie a mis en place un système pour en faciliter l’accès aux couches les plus démunies de la population.

L’expérience mauritanienne séduit. Elle peut même inspirer les autres pays de la région Wamer qui regroupe le Sénégal, la République de Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Cap Vert. La Mauritanie a mis en place un mécanisme pour faciliter l’accès au poisson des populations les plus démunies, c’est-à-dire celles qui, sans cette politique, n’auraient pu accéder à ce produit. Les autorités de ce pays ont imposé aux navires étrangers, dans les accords de pêche, de débarquer 2 % de leurs captures. Cette quantité n’est pas négligeable si l’on sait que 1.000 navires et 7.000 pirogues artisanales pêchent dans les eaux mauritaniennes. Et pour assurer un réel accès au poisson, en plus de ce quota, les autorités mauritaniennes ont créée, en novembre 2013, la Société nationale de distribution de poisson. Celle-ci veille à ce que le poisson arrive réellement aux bénéficiaires même ceux qui habitent dans les hameaux les plus reculés du pays et qu’il soit cédé à un prix symbolique (moins de 200 FCfa les deux kilos), explique Abdallah Aboubekrine, directeur de la distribution et de la logistique, à la délégation du Programme Gowamer constituée de parlementaires et de journalistes des six pays de l’écorégion Wamer.

Grâce à la coopération espagnole, la Mauritanie a construit des chambres froides de capacité variable dans les grandes villes dont les plus grandes du pays sont Nouadhibou – qui est le principal centre de collecte du poisson - et Nouakchott. La chambre froide de Nouadhibou a une capacité de 1.000 tonnes dont près de la moitié (450 tonnes) est exclusivement réservée à la consommation locale. Cette quantité couvre les besoins de la population cible, assure Abdallah Aboubekrine. Aujourd’hui, la Société nationale de distribution de poisson dispose de 29 centres de stockage dont 21 conteneurs frigorifiques, 4 plateformes logistiques, 4 centres logistiques dont 2 en construction ; 142 points de distribution ; 7 camions frigorifiques (4 camions de 40 pieds et 3 camions de 20 pieds) et 10 tricycles isothermes.

La capitale Nouakchott, à elle seule, dispose de 53 points de distribution. Ces équipements assurent un ravitaillement correct et régulier du poisson grâce à une planification. « Nous faisons un suivi régulier des stocks et tous les points de distribution où il reste trois jours de consommation sont approvisionnés», indique Abdallah Aboubekrine. Un agent qui travaille à la Société nationale de distribution de poisson sous le couvert de l’anonymat confie que les agents se font un point d’honneur de ne pas se ravitailler dans ce stock. A travers cette politique, la Mauritanie poursuit un double objectif : intégrer le poisson dans les habitudes alimentaires et enrichir le régime alimentaire des populations les plus pauvres. Le poisson est d’un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle car il est de loin la source de protéine animale la plus importante.

Sous le charme, Momar Sow, chef de projet au programme «Gowamer», soutient que cette politique s’intègre dans la philosophie dudit programme dont l’un des objectifs est d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des produits halieutiques aux populations démunies dans l’écorégion Wamer. Il souligne que le poisson est une ressource nationale et elle doit profiter à tout le monde, particulièrement aux couches les plus démunies de la population. Un avis que partage Arnaud Comolet, coordonnateur du programme Gowamer, qui a soutenu les efforts du gouvernement mauritanien.

En 2014, le programme a appuyé la Société nationale de distribution de poisson sur deux activités importantes. Il a équipé trois points de distribution à Nouakchott avec des équipements légers de manipulation et des réfrigérateurs pour la conservation dans de bonnes conditions du poisson.

Son soutien a permis également de former trente gérants. Il est également programmé d’équiper six autres points de distribution et de les doter de kiosques démontables suivant les besoins exprimés dans les zones périphériques de la capitale.*

La pertinence de cette politique se trouve dans le fait que les exportations ne profitent qu’à un très petit nombre de personnes tandis qu’elles privent à un grand nombre l’accès à des protéines bon marché. L’équité sociale doit être de mise dans le commerce des produits halieutiques. D’où l’appel des responsables du programme Gowamer aux États de l’écorégion pour qu’ils instaurent des mécanismes de redistribution de la richesse générée par la filière, tout au long de la côte ouest africaine. Ainsi, les plus pauvres ne seront pas pénalisés par un accaparement des richesses marines par les plus nantis.

De notre envoyé spécial en Mauritanie, Mamadou GUEYE


L’ONISPA TRAVAILLE SUR UN LABEL NATIONAL DE QUALITÉ
En amont, les autorités mauritaniennes ont mis en place un système de contrôle de tous les produits péchés et débarqués à travers l’Office national d’inspection sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture (Onispa). Cette structure, créée en mars 2007, est équipée de laboratoires ultra modernes. Elle travaille à la création d’un label national de qualité des produits de la pêche. L’Onispa assure également l’état sanitaire du milieu marin, etc. En Mauritanie, la pêche représente un des secteurs les plus importants de l’économie mauritanienne. Elle contribue à hauteur de 47 % des exportations. En 2016, plus de 150.000 tonnes de poissons ont été exportées dont 47.283 tonnes en Europe, 50.645 tonnes en Asie et 55.349 tonnes en Afrique, selon les chiffres de l’Onispa. Avec une façade maritime de 750 kilomètres, les eaux mauritaniennes font partie des plus poissonneuses au monde.

De notre envoyé spécial en Mauritanie, Mamadou GUEYE

Dans cet entretien, Mohammed Taleb Mohammed, expert national de Gowamer en Mauritanie, est revenu sur l’importance de ce programme qui s’implique beaucoup dans le développement de la pêche dans ce pays. Il soutient que Gowamer a apporté son appui, entre autres, à la Société nationale de distribution de poisson, à l’Institution nationale de recherche mauritanienne océanographique et de pêche et au  Parc national du banc d’Arguin en leur apportant son appui

Quelle était la situation de la pêche avant l’intervention du programme Gowamer en Mauritanie ?
La pêche, en Mauritanie, fait l’objet de plusieurs politiques publiques depuis 1979. La plus récente (2015-2019) a été préparée de façon inclusive avec une pleine participation des administrations et acteurs concernés. Cette stratégie est basée sur le principe de bonne gouvernance et orientée sur le développement des infrastructures. Elle a permis une meilleure intégration du secteur dans l’économie nationale. L’intervention du programme Gowamer s’est inscrite dans les actions menées par les institutions nationales telles que la Société nationale de distribution de poisson (Sndp), le Parc national du banc d’Arguin (Pnba), l’Office national d’inspection sanitaire de la pêche et d’aquaculture (Onispa). Ses activités ont commencé en 2014 et son apport est orienté vers l’appui des institutions nationales.

Concrètement, quels sont ces appuis ?
Le Programme a travaillé avec la Société nationale de distribution de poisson, l’Institution nationale de recherche mauritanienne océanographique et de pêche et le Parc national du banc d’Arguin. Il entretient également une coopération avec l’Office national d’inspection sanitaire des produits de pêche et d’aquaculture. Le programme Gowamer travaille avec plusieurs institutions nationales en plus de l’appui à la société civile. Par exemple, pour la Société nationale de distribution de poisson, il s’agit d’un apport en équipements pour la fonctionnalité et l’’amélioration du réseau de distribution. Les premiers équipements ont été livrés en 2014. S’agissant de l’Institut national de recherche océanographique, il s’agit de plans d’aménagement et pour le Parc national du banc d’Arguin, l’appui a porté sur la surveillance.

C’est une plus-value sur l’action des institutions dans lesquelles le projet s’insère. Et la particularité de la Mauritanie est que le projet travaille avec les institutions nationales en ayant à l’esprit la pérennisation des actions. D’où le fort ancrage institutionnel des actions.

Est-ce que le programme Gowamer a bénéficié réellement aux populations ?
En 2014, le programme a appuyé la Société nationale de distribution de poisson sur deux activités importantes. Il a équipé trois points de distribution à Nouakchott avec des équipements légers de manipulation et des réfrigérateurs pour la conservation dans de bonnes conditions du poisson. Grâce au programme, trente gérants ont subi une formation. Il était également programmé d’équiper six autres points de distribution et de les doter de kiosques démontables suivant les besoins exprimés dans les zones périphériques de la capitale. L’apport est considérable en terme qualitatif et d’appui.

Quel est le rôle et les objectifs de la Société nationale de distribution de poisson ?
La Société nationale de distribution de poisson a été créée dans l’optique de faciliter l’accès du poisson aux populations démunies. Par ses plateformes et ses moyens logistiques, elle est opérationnelle sur toute l’étendue du territoire national et assure une distribution presque gratuite du poisson. C’est une expérience jugée réussie qui peut être dupliquée dans la sous-région. Au cours de cette visite des parlementaires et des journalistes, nous avons voulu mettre en avant cet exemple avec celui de l’Office nationale d’inspection sanitaire des produits de pêche et de l’aquaculture.

Le programme tire à sa fin. Comment comptez-vous consolider les acquis ?
Une évaluation sera faite à la fin du programme. Mais nous comptons pérenniser les actions surtout celles ayant trait à la surveillance, les aspects de la gouvernance, sécurité alimentaire. Une synergie est en train d’être examinée pour voir comment consolider tous ces acquis.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Mauritanie, M. GUEYE

Après avoir mis fin à son accord avec le groupe Wari, Millicom annonce avoir trouvé un accord avec le consortium formé par le groupe Teyliom, NJJ et le  groupe Axian pour la cession de sa filiale Tigo au Sénégal.

Mohamed Dabbour, directeur général de Millicom Afrique a annoncé, hier, au cours d’une rencontre avec les journalistes au siège de Tigo que son groupe a mis fin à son accord avec Wari et a conclu un autre pour la cession de sa filiale au Sénégal au consortium composé du Groupe Teyliom Telecom, NJJ, et de Sofima. M. Dabbour explique la rupture du contrat avec le groupe Wari par le non versement du montant de la transaction. « Nous avons rompu le contrat avec le groupe Wari en l’absence de paiement », a confié le directeur général de Millicom Afrique. Le 7 février 2017, le groupe Wari annonçait avoir acquis Tigo Sénégal pour la somme de 80 milliards de FCfa.

Mohamed Dabbour dit avoir été séduit par le projet du consortium formé par le groupe Teyliom, une holding d’investissement présente en Afrique de l’Ouest et Centrale et contrôlée par Yérim Sow, qui en est l’unique actionnaire ; NJJ, une société enregistrée en France et qui détient plusieurs participations dans un large éventail d’entreprises en Europe et aux États- Unis, qui est la holding personnelle de Xavier Niel ; et le groupe Axian présent dans les secteurs des infrastructures et des services dans l’Océan indien et en Afrique incluant les télécoms à travers Telma, TOM, TRM et Telco OI ; l’énergie à travers Jovenna et Edm ; les services financiers à travers BNI Madagascar et Mvola ; et l’immobilier avec First Immo. Le Groupe Axian est détenu par la famille Hiridjee, « Ce consortium s’est engagé à poursuivre le développement de la société, à maintenir les emplois, entre autres », a-t-il déclaré, sans dévoilé le montant de la transaction.

Interpellé sur une possible contestation de la rupture du contrat par Wari, Mohamed Dabbour se dit serein, assurant que le groupe Millicom n’a fait qu’exercer son droit.

Dans un communiqué, le groupe Wari dit s’étonner de la résiliation du contrat qui le lie à Millicom.  « Conformément au contrat de vente qui les lie ; Wari a respecté tous ses engagements dans l’acquisition du deuxième opérateur sénégalaisde téléphonie, en payant le déposit initial de 10 millions de dollars et en conduisant une diligence contractuelle de 9 mois (étude de tous les aspects commerciaux, légaux, financiers et techniques de Tigo) qui devait déboucher sur un paiement du reliquat au plus tard le 2 novembre 2017 », précise la même source. Sur ce point, M. Dabbour soutient que l’audit se fait avant la signature de toute convention et qu’à la date du 2 juin dernier, son groupe pouvait légalement rompre le contrat ; et en annonçant la résiliation de la convention avec wari, il n’a fait qu’user de son bon droit.

Selon toujours Wari, le groupe (Free et Hassanien), qui « tente de faire un forcing pour la reprise de Tigo, lui avait proposé, dans un premier temps, un chèque et quelques parts pour se désister de la course au rachat » et dans un second temps, « après signature par Wari de la cession de Tigo, d’être son partenaire technique avec comme condition encore de racheter Tigo moins cher et de réserver à Wari 5 à 10 % de parts sociales ».

Mamadou GUEYE

Un nouveau scanner corporel vient d’être installé à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Ce matériel a été remis aux autorités aéroportuaires par l’ambassade de la Grande Bretagne au Sénégal dans la collaboration entre « Uk Border Force », la police des frontières de la Grande Bretagne et la Cellule aéroportuaire anti-trafics (Caat) de Dakar.

L’ambassade de la Grande Bretagne au Sénégal a mis à la disposition de la Cellule aéroportuaire anti-trafics (Caat) un scanner corporel d’une valeur de 105 millions de FCfa. Ce matériel est le fruit de la collaboration entre « Uk Border Force » qui est la police des frontières de la Grande Bretagne et la Caat qui est un démembrement de l’Office central de la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocritis). D’après M. Sarr, contrôleur des douanes, les trafiquants utilisaient des portiques millimétriques avec des rayons ondi-millimétriques qui  s’arrêtent aux rayons de la peau. Toujours dans leur modus-operandi, les trafiquants ingurgitent des corps étrangers que seul un scanner conventionné peut détecter. Cette nouvelle machine est capable de découvrir la drogue avalée par les trafiquants. M. Sarr affirme qu’avec cette machine, les saisies de drogue à l’aéroport Léopold Sédar Senghor vont augmenter et permettre d’améliorer la sécurité dans ce lieu.

Après la remise du matériel, les différentes parties prenantes vont commencer la formation et le renforcement des capacités des agents de la Caat. Cette dernière est une cellule mixte qui regroupe des douaniers, des policiers et des gendarmes. Elle est dirigée par un contrôleur des douanes. D’après toujours le contrôleur des douanes, M. Sarr, cette formation est très importante dans la mesure où ce sont les agents de la Cellule aéroportuaire anti-trafic qui sont chargés d’appliquer les lois afin de lutter contre la criminalité transfrontalière. Même les fonctionnaires de la police des frontières de la Grande Bretagne vont bénéficier de cette formation qui entre dans le projet « Hunter et Chaucer.

En outre, la collaboration entre la Cellule aéroportuaire anti-trafics (Caat) et « Uk Border Force », la police des frontières de la Grande Bretagne a démarré en début juillet 2017. L’installation à l’aéroport de Dakar de ce scanner corporel est le premier acte posé par « Uk Border Force » dans son soutien aux autorités aéroportuaires, relatif au domaine de la sécurité. Ce scanner vient renforcer le dispositif sécuritaire en place pour contrecarrer la criminalité transfrontalière.

Aliou Ngamby NDIAYE

Qu’est-ce que l’Afrique doit faire pour sortir de son sous-développement ? Le ministre-conseiller du président de la République, Abdoulaye Diop, indique que le Sénégal a apporté une réponse à cette interrogation à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). L’ancien ministre du Budget présidait, le samedi 29 juillet 2017, la cérémonie de dédicace du livre « L’Afrique en marche, un manuel pour la réussite économique ». Il soutient qu’après quelques années de mise en œuvre, ce plan est en train donner les résultats escomptés. M. Diop indique que sur le plan macroéconomique, le Sénégal a obtenu un taux de croissance de 6,5% en 2015 et de 6,7% en 2016, grâce à ce plan. Une croissance de plus de 6 % en deux années consécutives. Ce qui constitue une première, selon lui, depuis 40 ans.

Partageant toujours les résultats de ce plan, le conseiller du président de la République  ajoute que dans le domaine des finances publiques, on note, depuis la mise en œuvre de ce plan au Sénégal, une « constante baisse du déficit », une « dette publique qui progresse en raison des investissements mais toujours soutenable intrinsèquement à moins et long terme »  et des « investissements étrangers en hausse dans notre pays ». Dans le domaine du social, il rappelle les programmes tels que la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc)), le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma), les bourses sociales… Tous ces projets et programmes, a souligné l’ancien ministre du Budget, Abdoulaye Diop, ont pour objectif de rendre plus « inclusive » la croissance économique du pays, en touchant les populations à la base grâce à ce qu’il appelle de la « micro-économie du développement ». Dans le domaine des infrastructures, de l’énergie, a-t-il ajouté, beaucoup de projets sont mis en œuvre. « Ce plan commence à donner des résultats importants même si les défis en termes d’emplois restent à relever, le nombre de pauvres reste encore élevé malgré une dynamique de réduction de la pauvreté», a-t-il reconnu.

Cependant, si le Plan Sénégal émergent est en train de connaître une réussite au Sénégal, c’est parce qu’en terme de leadership, il a été bien porté par le président Macky Sall. D’après lui, le chef de l’Etat a suivi le projet jusqu’à sa mise en œuvre et était même présent lors du Groupe consultatif, à Paris en février 2014. « Cette présence du chef de l’Etat à Paris dénote ce leadership qui était présent dans la conception de ce plan », a expliqué M. Diop. Toutefois, le ministre a souligné que les différents pays africains ont aussi besoin d’un leadership fort pour bien mener les politiques de l’Etat.

Aliou Ngamby NDIAYE

La fondation Konrad Adenauer a organisé, le 29 juillet 2017, la cérémonie de lancement du livre : « L’Afrique en Marche, un manuel pour la réussite économique ». Dans cet ouvrage, les auteurs : Olusegun Obesanjo, Jeffrey Herbst, Disckie Davis  et Greg Mills proposent ce qu’il faut faire pour développer le continent qui, d’après l’ancien président nigérian, Olesugun Obesanjo, a été mal géré depuis les indépendances.

« L’Afrique en Marche, un manuel pour la réussite économique ». C’est le titre du nouvel ouvrage dont les principaux auteurs sont : Olusegun Obesanjo, l’ancien président de la République du Nigéria, Jeffrey Herbst, président directeur général du musée de l’actualité (Newseum) à Washington DC, Greg Mills qui dirige la fondation Brenthurst à Johannesburg (Afrique du Sud) et Disckie Davis, directeur général de Antenterprises Ltd et par ailleurs conseiller spécial de la fondation Brenthurst. La cérémonie de dédicace du livre a eu lieu, le 29 juillet 2017, à Dakar. Dans cet ouvrage, les auteurs montrent la clé de réussite du continent. Il ne s’agit plus de dire « comment faire pour améliorer le sort des populations d’Afrique mais quoi faire », a dit, dans ces éloges pour ce livre, le leader du parti sud-africain « Democratic Alliance », MmusiMaimane. La cérémonie de dédicace de cet ouvrage de 351 pages devait être présidée par l’ancien président nigérian, Olusegun Obesanjo. Mais, selon un des coauteurs de l’ouvrage, Greg Mills, « Baba » comme il est affectueusement appelé, a un empêchement de dernière minute. Malgré tout, il a délivré, dans une vidéo, son message à l’assistance où il dit que ce livre n’est pas un ouvrage universitaire mais juste un manuel pratique que tout le monde doit lire pour l’avenir et le développement de l’Afrique. Selon lui, le continent africain n’est pas pauvre, mais il a été mal géré. Maintenant, a-t-il dit, il faut trouver les créneaux pour sortir l’Afrique du gouffre dans lequel elle est. «Nous Africains devrons être les architectes de notre futur mais il faut des réformes et des actions concrètes pour que les Africains en colère aient un futur promoteur », a conseillé Olusegun Obesanjo.

Cette dynamique pour mettre l’Afrique sur de bons rails doit s’accompagner de politiques économiques bien huilées, a analysé le président directeur général du Musée de l’actualité (Newseum) à Washington DC Ltd., Greg Mills. Les auteurs passent en revue plusieurs domaines : l’agriculture, les infrastructures, l’industrie de la transformation, l’urbanisation, l’exploitation minière, la technologie… D’après Dickie Davis, les politiques dans les prochaines années doivent mettre l’accent sur les villes, en anticipant leurs besoins énergétiques et en rendant plus économique le transport dans ces agglomérations. M. Davis renseigne que d’ici à 2050, tous les pays africains auront plus 50 % de leurs populations dans les zones urbaines. Il ajoute que d’ici à quelques année, l’Afrique aura la population la plus jeune au monde alors que l’Europe, l’Asie ou l’Amérique auront une population vieillissante. Cependant, il invite les gouvernements africains à offrir de l’emploi aux jeunes sinon ils peuvent constituer une menace. Toujours dans ce livre, le président Olusegun Obesanjo et compagnie réaffirment que l’Afrique a besoin d’institutions fortes. Pour un avenir radieux, ils pensent que l’Afrique doit consolider sa démocratie, investir dans les ressources humaines et les infrastructures, garantir l’Etat de droit et libéraliser ses économies. Si cela n’est pas fait, le continent peut s’attendre à un « avenir difficile voire désastreux », analysent-ils.  

AliouNgamby NDIAYE

Dans la nuit du samedi, plusieurs villes du Sénégal ont connu une coupure d’électricité générale. Dans un communiqué, la Senelec a indiqué que celle-ci est due à une perturbation du réseau interconnecté de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) reliant le Mali, le Sénégal et la Mauritanie, avec les fortes intempéries, mais la situation a été rétablie.

Beaucoup de Sénégalais se sont interrogés sur les raisons de la coupure générale d’électricité qui a plongé une grande partie du pays dans le noir, samedi soir. Même si la situation a été rétablie par la suite, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a, dans un communiqué, présenté ses excuses. Elle explique que ce blackout est dû à un problème avec le réseau interconnecté de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) du fait des fortes pluies notées le même jour. «Le Réseau interconnecté de l'Omvs reliant le Mali, le Sénégal et la Mauritanie a été perturbé, ce samedi 29 juillet 2017, à 19 heures 35 minutes suite à de fortes intempéries avec pluies et vents violents. Cet incident exogène a entraîné une coupure générale du courant dans l'ensemble de ces trois pays», indique le communiqué de la Senelec.

Le document signé du Directeur général précise que, dès la survenance de cette panne intervenue au moment de la montée de la consommation d’électricité sur le réseau, les équipes se sont rapidement mobilisées et ont circonscrit la perturbation pour entamer la reprise de service. «Le réseau général de transport d’électricité du Sénégal a été réalimenté et sécurisé dès 20 heures 27minutes, heure à laquelle nous avons commencé la remise du courant chez les clients dans les différentes villes du pays.

Au fur et à mesure que les centrales étaient redémarrées, les clients étaient réalimentés progressivement, tout en préservant la sécurité du système électrique.
A 21 heures 36 minutes, la presque totalité des clients avaient l’électricité», détaille le communiqué. Cependant, le document indique qu’il restait «quelques clients qui seront remis dès la réparation des pannes causées par des chutes de poteaux, ruptures de fils électriques». «Senelec présente ses excuses à l’ensemble de ses clients et les assure qu’elle met tout en œuvre pour leur garantir la continuité d’un service de qualité», conclut le communiqué.

Oumar KANDE

La formation des professionnels de la filière avicole devrait se traduire par une plus grande compétitivité du Sénégal dans ce secteur, a assuré jeudi à Thiès le coordonnateur du cluster aviculture, Moustapha Cissé.

 «La formation est partie du constat que l’aviculture sénégalaise n’est pas compétitive et les difficultés sont liées certes à la cherté des intrants mais surtout à la productivité, parce que les ressources humaines sont formées sur le tas pour l’essentiel», a-t-il dit.
 Le coordonnateur du cluster aviculture s’exprimait au cours d’une journée d’information, de sensibilisation et de mobilisation des acteurs du secteur avicole, à l’initiative de l’Interprofessionnelle avicole du Sénégal (Ipas) et du cluster aviculture.

Cette journée a été organisée en partenariat avec l’association des aviculteurs indépendants du Sénégal (Aavis), dans un accord de financement d’un réseau de centres de formation aux métiers de l’aviculture, d’une valeur de 7 milliards de francs Cfa entre l’État du Sénégal, la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd).
 Selon le coordonnateur du cluster aviculture, le Sénégal doit bien former ses aviculteurs pour développer ce secteur à l’image de ceux des pays comme la Côte d’Ivoire, le Maroc, etc.  Pour ce faire, «la formation est l’élément central», a martelé Moustapha Cissé, selon qui «si l’on a des ressources humaines bien formées, on va jouer sur la compétitivité».

«La maîtrise des paramètres techniques permettra d’avoir des rendements meilleurs», a poursuivi Moustapha Cissé, avant d’appeler les professionnels de la filière à travailler à mettre sur le marché des produits de qualité avant la levée du gel des importations. «Il faut travailler en amont pour que le produit au Sénégal puisse être compétitif par rapport aux produits qui pourraient être importés des pays comme le Maroc et le Brésil», a insisté M. Cissé.
 «Le jour où l’on ouvrira les frontières et qu’on n’est pas compétitif, on va tous mettre la clé sous la porte», a averti Gora Faye, président du collège des producteurs de l’Ipas.
 Pour un développement durable du secteur, a-t-il suggéré, les acteurs doivent travailler à «augmenter la consommation de poulets» et booster la filière à travers «la modernisation des fermes».
 Ils devront également travailler pour «une plus grande technicité, une plus grande compétence, par des circuits de commercialisation, des produits mis en valeur», a ajouté M. Faye, par ailleurs secrétaire général adjoint de l’Ipas.

APS

Les acteurs de la transformation artisanale de l’huile d’arachide ont posé, lundi dernier, un nouveau jalon dans la promotion de ce produit. Ils ont choisi le label « Huile Ségal Téranga » pour aller à la conquête du marché sous régional et international.

Ces différents acteurs ont saisi l’occasion de l’assemblée générale de mise en place de la plateforme d’innovation huile « Ségal » pour prendre cette initiative. « La nouvelle structure se projette déjà à l’horizon 2020 de faire de la filière arachide un des piliers de l’économie dans les régions du bassin arachidier (Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Diourbel, Louga par l’accroissement de la production, la transformation et la commercialisation de l’huile d’arachide traitée et ses dérivés sur le marché international », nous a indiqué le coordonnateur du projet de diffusion à grande échelle d’une technologie d’amélioration des procédés de transformation artisanale de l’arachide, Mamadou Moustapha Mbaye.
M. Mbaye qui travaille sous la coordination de l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) et du partenaire technique, l’Institut de technologie alimentaire (Ita), indique que « le projet avait procédé, dès l’entame en  2013, à la sélection de 200 groupements féminins de la zone du bassin arachidier, représentant plus de 20 000 membres directs et plus de 80 000 membres indirects ».
Il faut dire que l’activité de transformation de l’arachide, notamment celle de trituration en milieu rural est essentiellement dévolue aux femmes. Les membres des groupements de femmes ont été formées aux techniques de traitement de l’huile brute et dotées d’une centaine d’unités de tables de traitement mises à leur disposition dans des sites retenus par le projet. Les membres des groupements ont également suivi des démonstrations sur la technologie de traitement effectuées par des équipes de l’Ita.

En 2015, la campagne agricole de l’arachide avait atteint des productions record de 1 100 000 tonnes. Un chiffre jamais atteint pendant les cinq (5) dernières années. « Environ ¼ de cette production étant destiné aux huiliers, le reste est soit autoconsommé, soit transformé de façon artisanale en huile, pâte ou farine », souligne-t-il.
Il s’agissait alors d’accompagner les différents acteurs, dont la plupart est constituée de femmes qui ont hérité cette technique artisanale de trituration de l’huile d’arachide de leurs grands pères et arrières grands parents. « Et c’est dans le programme Waapp/Ppaao et pour faciliter la diffusion à grande échelle (Dge) des technologies que le Coraf a entrepris d’appuyer la mise en place de plateformes d’innovation axées sur le développement des chaînes de valeur », a-t-il fait savoir.

La plateforme « Huile Ségal Téranga » va ainsi permettre « de pérenniser les acquis du projet traitement d’huile d’arachide brut par un dispositif technologique éprouvé par la recherche, de faciliter les échanges entre les acteurs de la chaîne de valeur huile « Ségal Téranga », de nouer des relations d’affaires et de trouver des solutions aux difficultés de la chaîne de valeur.

Mohamadou Sagne

21 facilitateurs de champ école agropastoral ont reçu leur diplôme de fin de stage. Ils ont participé à la première session de formation qui a débuté de novembre 2016 à juillet 2017. La cérémonie de remise des diplômes a eu lieu à Linguère sous la présidence du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, et en présence du représentant de la Fao, Reda Lebtahi, et du préfet, Amadou Bamba KONE, entre autres personnalités.

En session de formation depuis novembre 2016, la première promotion des facilitateurs de champ école agropastoral vient de recevoir leurs diplômes de fin d’études au cours d’une cérémonie organisée à Linguère sous la présidence du ministre de l’Industrie et de Mines, Aly Ngouille Ndiaye, et en présence du représentant de la Fao, Reda Lebtahi et du préfet, Amadou Bamba Koné, entre autres personnalités.
Pour le docteur Malick Faye, cette cérémonie vient clôturer une série de formations, tenue à Linguère, sur les champs école agropastoraux. Il estime que la Fao conduit l’approche champ école depuis plus de vingt (20) ans, mais c’était jusqu’ici dans le domaine des cultures (maraîchage, culture du coton et du riz, etc ). Selon lui, c’est avec cette première promotion  qu’on a commencé à s’ouvrir à l’élevage avec cette approche. « C’est une approche assez nouvelle en Afrique de l’Ouest de façon générale. Il s’était agi de former le premier noyau de facilitateurs devant animer des champs école dans la zone silvo-pastorale »,  dit-il.
Il ajoute que : «  les champs écoles constituent un important pilier de la logique d’intervention du projet. L’approche développée par la Fao) depuis plus de deux décennies, vise à optimiser les capacités techniques et organisationnelles des communautés de base pour améliorer leur résilience et leur qualité de vie ».

«  Une approche innovatrice qui vient de démarrer pour le Sénégal. Elle a regroupé des techniciens de l’élevage, des Ong, des structures d’organisations paysannes, des eaux et forêts. Il  s’agit de regrouper ses techniciens afin de leur donner des outils et la méthodologie des champs école agropastoraux (…). Les formés qui ont reçu leurs diplômes, doivent, à leur tour, animer, chacun, un champ école agropastoral dans lequel on va retrouver 25 éleveurs », a laissé entendre le maître formateur de champ école des conducteurs, Alassane Bouna Ndiaye.
Pour le préfet, Amadou Bamba Koné, la Fao a bien voulu accompagner le Sénégal avec la mise en œuvre de cet important projet visant, entre autres, le renforcement de la résilience des communautés agropastorales et l’amélioration de la sécurité alimentaire. « Ce projet a été initié dans un contexte de changements climatiques et de vulnérabilité accrue des écosystèmes et des populations agropastorales », a-t-il ajouté.
« Ce projet d’une durée de cinq ans, financé par le Fonds pour l’environnement mondial pour 6 millions de dollars, est destiné aux pays les moins avancés pour réduire les menaces induites par le changement climatique en introduisant des actions d’adaptation à travers les champs école agropastoraux », a noté, pour sa part, le représentant de la Fao, Reda Lebtahi.

Masse NDIAYE

Le gouvernement japonais a versé une contribution d’un peu plus de 230 000 francs suisses pour aider les pays en développement et les pays les moins avancés à améliorer leurs compétences en négociations commerciales et à participer, de manière plus effective, aux négociations commerciales mondiales, selon le communiqué de presse de l’Omc, dont copie nous est parvenue, hier. Cette somme, versée au Fonds global d’affectation spéciale pour le Programme de Doha pour le développement de l’Omc, contribuera à financer des ateliers de formation pour les fonctionnaires à Genève et ailleurs pour les aider à mieux comprendre et à mettre en œuvre les Accords de l’Omc. Depuis la création du Fonds en 2001, plus de 2 500 ateliers ont été organisés.

« Ce don aidera à fournir une formation importante pour les pays en développement et les pays les moins avancés afin de les outiller à participer, de manière effective, aux négociations commerciales multilatérales et, ainsi, à saisir les possibilités offertes par le commerce. Je salue la générosité constante du Japon », a dit le directeur général de l’Omc, Roberto Azevêdo.« Le Japon est résolu à faire en sorte que les courants d’échanges soient aussi fluides, prévisibles et libres que possible dans un système commercial multilatéral fondé sur des règles », a déclaré, pour sa part, l’ambassadeur du Japon, Junichi Ihara. « Grâce à notre contribution, nous espérons aider les pays en développement et les pays les moins avancés à améliorer leur compréhension des règles commerciales multilatérales et à mieux s’intégrer dans les marchés mondiaux, rendant ainsi le commerce mondial plus inclusif », a-t-il ajouté.
Le Japon a fait don de presque 11 millions de francs suisses aux fonds d’affectation spéciale de l’Omc au cours des 15 dernières années, lit-on, dans le communiqué de l’Omc.

M. SY

Un séminaire de formation à l’intention de 25 dockers gambiens a pris fin vendredi à Dakar. Pour la directrice du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (Cfmpl), un docker doit maîtriser l’environnement portuaire.

25 dockers gambiens ont bénéficié d’une session de formation de cinq jours formés au respect des règles de sécurités portuaires. Pour la directrice du Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique (Cfmpl), Mme Sagna Awa Ndiaye, cette session de 5 jours entre dans la formation des premiers acteurs du port que sont les dockers, chargés d’opérer sur les navires lors des chargements.
« Les modules animés étaient le processus de formation qui aboutit à la profession de docker, la sécurité dans le port où il y a des codes spécifiques aux ports, la visite du port de Dakar, la manutention suivant les règles portuaires », a déclaré Mme Sagna Awa Ndiaye qui intervenait vendredi dernier à la clôture de cette session,  
« Nous les avons sensibilisé en qualité-sécurité, à la manutention et la manipulation des produits dangereux. Ce sont des modules de renforcement de capacité. Nous devons identifier qui entre dans le port. C’est comme la sécurité aéroportuaire », a-t-elle noté, demandant aux participants d’appliquer les connaissances acquises et le respect des instructions données au cours de la session de formation.
Elle a précisé que les produits manutentionnés par les dockers appartiennent aux clients.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Allemagne fait un don de 150 000 euros pour soutenir les normes relatives à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, à la santé des animaux et à la préservation des végétaux, ainsi que le commerce, selon un communiqué de presse de l’Omc.

 En 2017, l’Allemagne a versé une contribution de 150 000 euros afin d’aider les pays en développement à respecter les normes relatives à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, à la santé des animaux et à la préservation des végétaux et, ainsi, à accéder plus facilement aux marchés agricoles, selon un communiqué de presse de l’Omc dont copie nous est parvenue, hier.
 Le 6 juillet 2017, la directrice de la Division de l’administration et des services généraux de l’Omc, Nthisana Phillips, a rencontré l’ambassadeur suppléant de l’Allemagne auprès de l’Omc, Walter Werner, afin de célébrer le don de l’Allemagne au Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (Stdf).

Mme Phillips a déclaré : « le don fait par l’Allemagne sera très important pour aider les pays en développement et les pays les moins avancés à améliorer leurs capacités sanitaires et phytosanitaires afin de mieux accéder aux marchés mondiaux. Je salue la générosité constante de l’Allemagne.”
« Les normes élevées sont importantes pour assurer la sécurité sanitaire des produits alimentaires et la sécurité alimentaire, et pour parvenir à une réduction de la pauvreté. Elles aident non seulement à prévenir la propagation des maladies animales et végétales, mais aussi à renforcer les capacités d’exportation des pays en développement. Le ministère allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture est heureux de renouveler le soutien qu’il apporte au Stdf pour l’aider à mener à bien ses projets », a déclaré, pour sa part, l’ambassadeur suppléant d’Allemagne, Walter Werner
Ces dix dernières années, les dons de l’Allemagne au Stdf ont atteint 2 millions d’euros.

Le Stdf est une plateforme mondiale de coordination qui regroupe des experts internationaux de premier plan dans les domaines du commerce, de la santé et de l’agriculture pour partager des connaissances, des outils et des bonnes pratiques et renforcer l’efficacité de l’assistance technique dans le domaine Sps fournie aux pays en développement. Il apporte également un soutien et un financement en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre de projets de collaboration novateurs qui favorisent le respect des prescriptions Sps internationales. Il est hébergé et géré par l’Omc.

M. SY

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