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Affaires et Finances (2336)

La plateforme de vente d’articles et services en direct, en ligne, Qnet s’installe à Dakar. En organisant, hier, à la place du Souvenir, un forum de développement entrepreneurial, dénommé exposition «vie absolue », la structure a  fait découvrir, aux visiteurs, une large gamme de produits.

Nombreux étaient les visiteurs à prendre d’assaut la Place du Souvenir africain pour assister  à  l’exposition « Vie absolue », organisée par  le réseau de vente direct  de produits de bien-être d’Asie, Qnet.  A travers cet événement de deux jours, la structure Qnet  s’installe dans la  capitale sénégalaise tout en permettant  de tester ses produits phares  et de faire découvrir à la jeunesse les nombreuses possibilités du marketing réseau.

Le Directeur  exécutif de Qnet,  David  Sharma, explique que sa structure s’établit au Sénégal pour montrer et démontrer  ses  services. « Nous  nous inscrivons aussi dans une  démarche d’entrepreneuriat, de développement personnel  de la popu lation et de la jeunesse au  Sénégal », dit-il. A l’en croire, leur souhait est de s’établir au Sénégal sur le long terme et de  participer au tissu administratif et au développement du pays Sénégal en ayant « une  corporation  forte ».   

En  visite dans les stands de l’exposition, le  ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui  Ndong, a salué l’initiative de Qnet et sa volonté de mobiliser les jeunes. « Nous sommes ravis d’accueillir une compagnie qui travaille, au-delà du renforcement de capacités de la jeunesse,  à lui permettre d’avoir les opportunités d’être utile », a déclaré M. Ndong. Il a assuré aux responsables du soutien du gouvernement en vue de développer des synergies « pour le développement personnel et le développement de l’entrepreneuriat qui  est aujourd’hui une alternative par rapport à l’employabilité  des jeunes ». Après  ce forum, le ministre a eu une séance de travail  avec les responsables de Qnet.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) a procédé, hier, en partenariat avec Cgf Bourse et Cgf Gestion, au lancement de son Fonds commun de placement dénommé «Bnde valeurs». Son Directeur général, Thierno Seydou Nourou Sy, a invité les Sénégalais et les entreprises à souscrire à ce fonds qui va renforcer le financement des Pme/Pmi et dont la valeur liquidative est de 1.000 FCfa -prix d’une part-.

Avec ses partenaires techniques Cgf Bourse et Cgf Gestion, la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) a lancé, hier, son Fonds commun de placement (Fcp) dénommé «Bnde Valeurs». Ce Fonds a été créé à l’initiative conjointe de Cgf Gestion et Cgf Bourse avec l’accord de la Bnde. Il s’agit d’une innovation majeure. Le «Fonds commun de placement» est un véritable support pour acteurs du marché monétaire, la Bnde et les acteurs du marché financier (Cgf Bourse et Cgf Gestion). La valeur liquidative d’origine qui correspond au prix d’une part est de 1000 FCfa. Ce qui fait dire au Directeur général de la Bnde, Thierno Seydou Nourou Sy, que les qualités des partenaires combinées à la volonté de la structure «d’être une banque dynamique, favorisant l’inclusion financière, avec une vocation de positionnement progressif sur l’ensemble des activités bancaires, nous permet d’avoir un Fonds commun de placement accessible à tous les Sénégalais». Il a demandé aux Sénégalais et aux entreprises de souscrire à ce Fonds commun de placement pour aider au financement des projets de développement du Sénégal. «Nous sommes 15 200 000 habitants au Sénégal. Si chaque Sénégalais détient une part du Fcp, on aurait 15 milliards 200 millions de FCfa. Nous pouvons financer, à titre d’exemple, de projets phares du Pse pour 2018, le Programme national d’autosuffisance en riz pour un montant moyen de 4 milliards de FCfa et tant d’autres projets structurants du Pse et ainsi faire contribuer tous les Sénégalais au développement économique du pays tout en rentabilisant leur argent», a déclaré le Directeur général de la Bnde.

Il soutient que ce Fonds commun de placement permettra, entre autres, de fidéliser les clients de la Bnde cherchant à optimiser leur trésorerie placée dans des organismes de placement collectif en valeurs mobilières(Opcvm). «Il permettra aussi de favoriser l’accès au financement de notre cœur de cible que sont les Pme et Pmi, en permettant à toute les Pme ou porteur de projet détenant des parts du «Fcp Bnde valeurs», de faire valoir ses parts comme déposit dans son projet», a expliqué M. Sy. Le Directeur de la Bnde a été le premier à souscrire symboliquement à ce fonds lors de la cérémonie. La rentabilité pour les souscripteurs est attendue entre 4 et 5 %.

En outre, M. Sy  a remercié l’État pour son soutien depuis la mise en place de la banque en 2014. Il indique que le partenariat avec Cgf Bourse et Cgf Gestion est un nouveau pas dans la stratégie de mise en œuvre du nouveau Business plan à l’horizon 2021 de la Bnde avec sa nouvelle vision qui est d’«être une banque innovante, performante, accessible, partenaire privilégié des Pme-Pmi pour le développement économique».

Thierno Seydou Nourou Sy a annoncé que la Bnde  qui est actuellement à 11 agences va passer à 12 avant la fin de l’année pour mieux atteindre sa cible. Par ailleurs, avec l’agence française de développement (Afd), la banque prépare la mise en place d’un Fonds pour permettre aux Sénégalais de la diaspora de placer leur argent et de participer au financement de l’économie nationale.

Oumar KANDE

Pour une bonne compréhension de l’assurance automobile, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé, hier, à la gare des baux maraîchers, une rencontre publique d’information qui a permis de sensibiliser des transporteurs, des chauffeurs sur la couverture d’assurance automobile, les modalités de règlements par les assureurs, entre autres.

Ayant mesuré le degré de méconnaissance, par les usagers, notamment les transporteurs, des règles qui régissent les contrats d’assurance de manière générale et particulièrement l’assurance automobile, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé, hier, une réunion publique d’information des acteurs du secteur des transports sur l’assurance automobile et la médiation des assurances. Lors de cette rencontre qui a réuni des présidents d’associations des transporteurs, des conducteurs entre autres, l’Oqsf a exposé les différents services qu’offrent les assureurs aux transporteurs.

Ndèye Coura Ndao, expert financier de l’observatoire de la qualité des services financiers a rappelé que l’assurance automobile est obligatoire et touche tous les usagers de la route. Elle a demandé à tous les transporteurs de souscrire au moins à l’assurance «compte tiers» qui est obligatoire et qui permet de réparer tous préjudices causés par le conducteur. L’expert financier de l’Oqsf a rassuré les nombreux transporteurs assis sous une bâche installée dans le garage baux maraîchers que l’assurance est un métier bien encadré par la réglementation. «L’assureur respecte les normes nationales et communautaires», indique Ndèye Coura Ndao. Cependant, elle a prévenu les transporteurs contre certains intermédiaires ou coursiers promettant des assurances dans les garages et qui sont assimilables à des « escrocs ».

Mamadou Habib Ndao, Secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a indiqué ces réunions se poursuivront dans d’autres garages du pays. M. Ndao souligne que les transporteurs sont une cible importante étant donné la part de l’assurance automobile dans le secteur des assurances. « Dès ma prise de fonction, je me suis fixé comme objectif d’aller vers les acteurs du transport car notre mission, c’est d’aller vers l’inclusion financière en formant, en sensibilisant et en donnant la bonne information aux citoyens. L’objectif du gouvernement, c’est d’accompagner les Sénégalais pour qu’ils utilisent les services financiers divers comme l’assurance», explique le Secrétaire exécutif de l’Oqsf.
Il soutient que si beaucoup de Sénégalais ne prennent pas de contrats d’assurance, c’est par ignorance. D’où,  à son avis, la nécessité de les former. Il s’est engagé à aider tous les transporteurs « à régler les litiges les opposant aux compagnies d’assurance ».

Concernant les transporteurs sinistrés qui demandent l’appui des autorités pour être remboursés par les assureurs, le médiateur des assurances, Cheikh Tidiane Diop, a déclaré que tout intéressé peut saisir le médiateur pour une résolution à l’amiable du litige. M. Diop indique que 90% des dossiers traités en médiation sont résolus positivement dans un délai de 2 mois.  Khalifa Guèye, représentant le Directeur de la gare des Baux maraîchers, a salué cette activité qui a permis une sensibilisation directe des transporteurs dans leur lieu de travail.

Un chiffre d’affaires de 29,428 milliards en 2015
Le secteur de l’assurance automobile est important dans le chiffre d’affaires des assureurs sénégalais. Selon le rapport 2015 de la Direction des assurances qui a pris part à la réunion d’information, l’assurance automobile constitue la première branche d’assurance, sur le plan national, avec un chiffre d’affaires, en 2015, de 29,428 milliards de FCfa, soit 34,1% du chiffre d’affaires global des assurances dommages qui ont atteint 86,360 milliards de FCfa. De plus, l’assurance automobile a un fort impact économique et social car elle couvre la responsabilité civile liée à la conduite automobile. Et au regard de la gravité et de la récurrence des accidents, du nombre de personnes impactées, les sommes en jeu sont souvent impressionnantes. Toutefois, l’Oqsf indique que malgré les montants décaissés, chaque année, par les compagnies d’assurances, au titre de l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation de l’ordre de 9,611 milliards de FCfa en 2015 et les différentes mesures d’accompagnement, un fort sentiment d’insatisfaction persiste  auprès des assurés et bénéficiaires de contrat d’assurance.
 
Oumar KANDE

 

Les exportations du Sénégal se sont hissée à 1.371,2 milliards de FCfa en 2016, contre 1.342,6 milliards de FCfa en 2015, soit une hausse de 2,1%.

Les exportations  du Sénégal ont enregistré une hausse de 2,1% en 2016 par rapport à l’année précédente. Elles se sont hissées à 1.371,2 milliards de FCfa, contre 1.342,6 milliards de FCfa en 2015, indique le dernier bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur le commerce extérieur. Cette hausse est consécutive à celle des expéditions d’or non monétaire (28,5%), d’acide phosphorique (22,9%), de ciment (17,1%) et de produits halieutiques (7,2%), rapporte la même source.  En revanche, le repli des ventes à l’extérieur des phosphates (-45,4%) et des produits arachidiers (-11,5%), malgré le relèvement des arachides non grillées (33,9%), a modéré cette tendance haussière.

Les ventes à l’extérieur du Sénégal sont principalement orientées vers le continent africain (42,9%), l’Europe (27,8%) et l’Asie (23,2%). L’Ansd précise que la structure des exportations du Sénégal reste essentiellement tributaire des matières premières bien qu’ayant connu l’apparition de minerais nouveaux (or, zircon, titane) au cours des dernières années. En revanche,  les produits tels que le coton ou le phosphate se sont raréfiés pour les ventes à l’extérieur de produits de base. A cet égard, les exportations restent fortement dépendantes de l’or, du ciment, des produits halieutiques, horticoles, pétroliers et arachidiers.

L’Ansd note également que les expéditions  vers le continent africain, en 2016, sont évaluées à 587,5 milliards de  FCfa contre 573,4 milliards de FCfa pour l’exercice précédent, soit une hausse de 2,5%.

Les importations du Sénégal en 2016 s’élèvent à 2.977,5 milliards de FCfa, soit une baisse de 1,8% par rapport à l’année précédente où elles étaient évaluées à 3.032,9 milliards de FCfa. Ce repli est consécutif à la chute des achats à l’extérieur de produits pétroliers finis (-31,9%), de froment et méteil (-12,9%), d’huiles brutes de pétrole (-8,0%), de métaux communs  (11,2%), de moteurs et machines à moteurs (-33,3%).

Toutefois, l’Ansd précise que ce recul a été modéré par la hausse des matériels de transport et pièces détachées (+16,7%), des huiles et graisses animales et végétales (+21,6%) et des produits pharmaceutiques (+9,3 %).

Toujours en 2016, les importations du Sénégal sont restées dominées essentiellement par des produits à haute valeur ajoutée et des produits de base. Ainsi, les principaux produits importés ont porté sur les machines et  appareils (481,2 milliards de Fcfa), les produits céréaliers (293,6 milliards de Fcfa), les matériels de transport et pièces détachées (290,0 milliards de FCfa), les huiles brutes de pétrole (245,9 milliards de Fcfa), les produits pétroliers finis 224,2 milliards de Fcfa), les matières plastiques et artificielles (108, 6 milliards de FCfa), les métaux communs (106,8 milliards de Fcfa) et les huiles grasses animales et végétales (87,3 milliards de FCfa).

Mamadou SY

La compagnie aérienne rwandaise, RwandAir dessert désormais le Sénégal. Le vol inaugural s’est déroulé avant-hier.  

Le premier vol de la compagnie aérienne, RwandAir de la République du Rwanda a atterri, le mardi 3 octobre 2017, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Il y avait, à l’accueil de ce vol inaugural, le conseiller technique du ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aériens, Abdoulaye Ndiaye, l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, Dr Mathias Harebamungu et le directeur du Hub de Cotonou (Bénin), Fiacre Rwamucyo. Ce vol inaugural de la compagnie aérienne RwandAir, selon l’ambassadeur du Rwanda au Sénégal, est un « signal fort » des deux chefs d’État, Macky Sall et Paul Kagamé « de donner la dignité à l’Afrique, à nos peuples ». « C’est une façon de montrer au monde que nous sommes capables de briser tout ce qui est barrière géographique et linguistique et de nous rapprocher en tant qu’Africain. RwandAir est dans ce profil pour rapprocher nos deux pays, nos deux peuples et de bâtir un continent serein et dynamique »,  a déclaré le Dr Mathias Harebamungu. La compagnie RwandAir qui va desservir Dakar à partir de Cotonou va effectuer 3 vols par semaine pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens entre le Rwanda et le Sénégal.

Le choix du Sénégal, selon l’ambassadeur, s’explique par la position stratégique de Dakar qui est, dit-il, « une ville très dynamique et prospère ». A partir de la capitale sénégalaise, RwandAir pourra desservir certains pays du continent notamment le Gabon, le Cameroun, l’Afrique du Sud ou le Congo. Dakar sera désormais « une escale permanente » pour RwandAir qui veut s’ouvrir à l’Afrique. « Kigali étant une destination où tout ce qui est investissement, sécurité, bonne gouvernance politique et économique est au beau fixe, nos deux peuples pourront tirer profit de cette ligne commerciale », a ajouté l’ambassadeur. La vision du Rwanda, poursuit-il, est d’ouvrir ses horizons « à tous nos frères et sœurs africains ».

Le conseiller technique du ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires a rappelé, lors de cette cérémonie, que le Sénégal garantit à la compagnie RwandAir tout son accompagnement pour la réussite de sa mission. Abdoulaye Ndiaye qui était venu représenter le ministre, Maïmouna Ndoye Seck, estime que cette nouvelle ligne commerciale vise à « accompagner l’État du Sénégal à se repositionner sur l’échiquier international dans le secteur des transports aériens ». « Votre décision s’inscrit en droite ligne de la volonté du président de la République Macky Sall de faire de Dakar le hub aérien ouest-africain de référence. L’inauguration d’une ligne aérienne contribue au rayonnement d’une plateforme aéroportuaire », a déclaré Abdoulaye Ndiaye. Il a rappelé les nombreux chantiers en cours dans le secteur aéroportuaire notamment l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’aéroport international Blaise Diagne de Dias (Aibd), le projet de réhabilitation des aéroports régionaux et le « travail ardu » entamé pour le démarrage de la nouvelle compagnie Air Sénégal S.A.

Aliou Ngamby NDIAYE


OUVERTURE PROCHAINE DES DESSERTES DE BAMAKO ET CONAKRY
Après Dakar, la compagnie RwandAir envisage, d’ici la fin du mois de novembre prochain, d’ouvrir des dessertes à Bamako (Mali) et Conakry (Guinée) à partir de Cotonou, a annoncé le directeur du Hub de Cotonou, Fiacre Rwamucyo. Avant la fin de l’année, la compagnie RwandAir prévoit aussi d’étendre ses vols vers Ganzhou, en Chine, avant de pénétrer, en début 2018, les États-Unis. Selon le directeur du hub de Cotonou, RawandAir dispose d’une flotte de 12 types d’avions.

A. Ng. NDIAYE

Un atelier régional de partage sur les technologies générées par le Centre national de spécialisation (Cns) céréales se tient, depuis lundi dernier, à Saly (Mbour). Il réunit plusieurs acteurs de la chaine de valeur de la sous-région.

Le Centre national de spécialisation du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural a démarré, lundi dernier,  à Saly Portudal, un atelier régional de communication et de partage des technologies. Une rencontre de trois jours qui est un cadre d’échanges et de partage des connaissances sur ces technologies. L’objectif visé est de contribuer à la sécurité alimentaire des populations rurales par l’augmentation des rendements des cultures. Les principaux acteurs venus de 12 pays de la région vont interagir pour favoriser la diffusion desdites 20 technologies. Selon le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches alimentaires (Isra), cette rencontre est l’occasion d’identifier les contraintes régionales en termes de diffusion et de génération des technologies et de définir des thématiques de recherche en support et des projets régionaux. Il s’agit, d’après  Alioune Fall, de partager les technologies faites pour les céréales sèches au Sénégal après près d’une dizaine d’années d’existence du projet. Chaque participant, dit-il, retournera dans son pays avec ces technologies pour voir comment les diffuser dans son système national de recherche agro sylvopastorale.

Alioune Fall a rappelé que  le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, dans son programme de productivité en Afrique de l’Ouest, s’est fixé comme objectif d’augmenter la productivité afin d’atteindre les objectifs de production pour notre pays et ceux de la sous-région.

Mettre l’accent sur la qualité
Le centre national de spécialisation, a-t-il renseigné, permet de faire des recherches de pointe et de partager les résultats à travers le système de conseil agricole et rural avec les organisations de producteurs. 13 pays d’Afrique de l’ouest bénéficient de financements du Ppao/Wapp dont 9 disposent d’un centre national de spécialisation chargé de mener la recherche de pointe.

Le directeur de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), Alioune Fall, pense que la production doit désormais mettre l’accent sur la qualité plutôt que le volume. Selon lui, la nutrition se trouve dans la qualité. En plus, pour être compétitif sur le marché international, le producteur doit miser sur la qualité. Si celle-ci est absente, dit-il, le produit est difficile à écouler sur le marché.

La coordonnatrice du Ppao Sénégal, a indiqué que son objectif est d’assurer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. C’est pourquoi, le Ppao appuie le ministère de l’Agriculture pour améliorer la performance ;  condition sine qua none pour aller vers des résultats qui permettront de booster la production agricole. Le Sénégal s’achemine vers la fin de sa seconde phase du Ppaao / Waapp, a-t-elle dit. Elle ajoute qu’elle a, depuis 9 ans, mené des recherches pour développer des technologies sur les céréales sèches et les cultures associées. Le Centre national de spécialisation associe un groupe de centres de recherche composés du centre d’études régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Ceraas), l’Institut des technologies alimentaires (Ita), du centre national de recherches agronomiques de Bambey et du bureau d’analyses macro économique (Bame).

A. Sigui NDIAYE

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) propose aux commerçants et aux entreprises une solution de paiement en ligne. Elle a lancé, hier, sa plateforme « Bicis e-commerce ».

La Bicis a lancé, hier, une solution de paiement en ligne dénommée « Bicis e-commerce ». Elle permet aux entreprises qui veulent travailler dans le commerce en ligne de vendre leurs produits sans se déplacer. « Grâce à Bicis e-commerce, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal propose aux clients des solutions universelles adaptées au marché sénégalais », a déclaré son directeur général, Patrick Pitton. Avec cette solution, les entreprises, les commerçants et même les associations peuvent accepter des paiements par carte Visa ou Mastercard sur internet. « Cette offre de paiement entrée en service en début juillet, agile et flexible, permet de répondre aux besoins quotidiens des entreprises qui souhaitent proposer à leurs clients une méthode simple et sécurisée pour payer des marchandises, des services, des billets de transport, des factures », explique-t-on dans le document de presse. Au-delà des cartes Visa ou Mastercard, la solution de la Bicis accepte même les paiements par cache ou mobile pour attirer tous ceux qui ne sont pas bancarisés. Grâce à son réseau de partenaires installés à travers le pays, les clients qui n’ont pas de comptes bancaires où qu’ils se trouvent peuvent se rapprocher des partenaires pour finaliser leurs transactions.

En outre, la Bicis propose plusieurs options pour permettre aux clients d’avoir une large gamme de choix. Il s’agit du « paiement one-clic », du « paiement par abonnement », du « paiement par e-mail », du « paiement différé », du « paiement en plusieurs fois »,  du « paiement par mini site ». Ainsi, toutes les sociétés qui n’ont pas de site peuvent choisir cette option pour faire des encaissements.

La banque assure que la sécurité sera de mise dans la surveillance des transactions sur internet. Pour développer cette plateforme, la Bicis à une certification « PciDss » et assure une protection des données des commerçants avec l’authentification « 3Dsecure ». Elle propose aussi un « module d’intelligence artificielle de détection de la fraude ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Directeur Afrique francophone de United Bank for Africa (Uba), Emeke Iweriebor, qui participait au 3ème Forum investir en Afrique, est revenu sur les résultats de sa banque au Sénégal qui a enregistré un résultat net de 5,690 milliards de FCfa en 2016. Cela place Uba dans le Top 5 des banques au Sénégal en terme de profitabilité. Emeke Iweriebor assure  que UBA croit au Pse et «surtout à la vision du gouvernement pour le développement du Sénégal».  Il est revenu également sur d’autres projets ainsi que sur la vision régionale de Uba.

Quel est l’impact du groupe  UBA dans la zone Afrique francophone ?
La Banque Uba est présente dans 19 pays en Afrique dont 10 pays en Afrique francophone (aussi bien dans la zone Uemoa que dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale - Cemac).

Dans la zone Uemoa, nous sommes présents au Sénégal, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et nous envisageons de nous installer tout prochainement au Mali.  Ce pays étant frontalier au Sénégal,  leur proximité fait que 60 % des importations du Mali passent par le Sénégal. De même,  la forte croissance enregistrée sur le corridor Dakar-Bamako justifierait notre installation au Mali. Malgré les problèmes sécuritaires, ce pays a une économie soutenable avec un bon taux de croissance. Nous attendons l’approbation de la banque centrale pour nous y installer.

Dans la zone Cemac, nous sommes présents au Cameroun, au Congo Brazzaville, en République Démocratique du Congo (Rdc), au Tchad, au Gabon. Nous avons beaucoup d’opportunités dans les pays francophone ; et nous essayons de  soutenir le développement économique dans les pays où nous intervenons. Nous finançons les projets infrastructurels comme la construction de routes, de ponts, d’écoles et nous comptons nous positionner davantage dans d’autres projets de développement. Nous voulons également améliorer la partie digitale, c’est-à-dire la banque électronique ou encore le « E-banking » qui constitue, aujourd’hui, l’avenir de la banque. Nous avons beaucoup investi dans des plateformes et nous allons axer notre développement sur le « mobile banking ».

Quel est le positionnement de UBA au Sénégal mais aussi l’apport des filiales francophones dans le groupe UBA Plc?
Pour ce qui est de la compétition sur le marché bancaire,  l’ouverture de nos filiales  remonte à 7 ans. Nous connaissons bien le marché puisque nous sommes confortablement installés et nous avons les ressources nécessaires pour faire face à la concurrence. Les résultats des cinq dernières années de Uba Sénégal sont en progression continue. Quand on regarde les résultats du groupe, en dehors du Nigéria, les filiales  réalisent, aujourd’hui, 30 % des dépôts et des résultats financiers du groupe. L’objectif, c’est d’arriver à 50 % des résultats consolidés. Aujourd’hui, si l’on regarde la rentabilité de Uba Sénégal, elle a clôturé, l’exercice 2016 avec un résultat net de 5 milliards 690 millions de FCfa ; ce qui la place dans le Top 5 des banques au Sénégal, alors qu’elle n’a que 08 ans d’existence. Cela démontre le dynamisme de la filiale sénégalaise qui continuera dans ce sens pour supporter davantage l’économie du pays mais aussi  poursuivre sa dynamique d’innovation.

On est en train de dérouler, au Sénégal, le Plan Sénégal émergent. Est-ce que vous êtes prêts à accompagner ce plan, notamment dans le financement des projets et si oui, quelle est votre  contribution ?
Nous croyons au Plan Sénégal Eémergent (Pse) et surtout en la vision du gouvernement pour le développement du Sénégal. Aujourd’hui, nous contribuons à certains projets du  Pse comme indiqué supra. C’est également le cas de notre volonté de financer le projet de développement des universités notamment l’expansion des campus universitaires de la région de Dakar. Nous sommes prêts à participer au financement des projets du Pse car le Sénégal est un pays très important pour  le groupe Uba Plc. Nous sommes fiers et contents d’avoir investi au Sénégal qui connait une progression stable et continue.

On va vers Bâle 2 et 3. Est-ce que Uba est prête à aller, dès janvier 2018, vers ces normes et qu’est-ce qui va changer pour l’usager après la mise en œuvre desdites normes ?
On est prêt pour Bâle 2 et 3. Nous y travaillons et nous suivons le plan de mise en œuvre de la Banque centrale. Normalement, en janvier, nous devons être prêts. Nous travaillons avec une équipe de consultants qui nous aide à mettre en œuvre le projet. Par rapport aux nouveautés, la mise en place de Bâle 2 et 3 va pousser les banques à plus de rigueur sur la qualité du portefeuille, le renforcement des fonds propres va également être un élément  déterminant pour la continuité des banques. Pour les clients, l’accès au crédit sera beaucoup plus strict parce que les banques seront obligées de respecter un certain nombre ratio, de nettoyer leur portefeuille en sachant que dans notre marché, le taux de dégradation du portefeuille est très élevé. Il s’agit, avec ces normes, de nettoyer le portefeuille et de réduire ce taux de dégradation et de rentrer dans la nouvelle ère Bâle 2 et 3 tout en maintenant une croissance stable et soutenue.

Propos recueillis par Oumar KANDE

La 30e session extraordinaire du Comité de coordination de la Commission sous régionale des Pêches (Csrp) s’est ouverte, hier, à Saly-Portudal. Cette rencontre de trois jours devra permettre aux États membres de valider l’étude sur la pérennisation du financement des activités de suivi, contrôle et surveillance de l’aménagement des pêches (Scs) et de choisir les mécanismes de financement qui seront soumis à la décision de la conférence des ministres.

Depuis sa création en 1985, la Commission sous régionale des pêches (Csrp) s’investit dans la recherche de meilleures approches pour faire face aux défis de développement du secteur. L’institution veut, aujourd’hui, arriver à une autonomie financière qui lui permettrait de renforcer ses capacités de décision. Ainsi, la 30e session extraordinaire du comité de coordination de la Csrp qui réunit, depuis hier, une quarantaine de participants venus du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée, de la Sierra Leone et du Cap-Vert, des partenaires techniques et financiers, s’inscrit dans ce cadre.

Malal Sané, Secrétaire permanent de la Csrp a remercié le Pnud et l’Ue pour le soutien financier apporté à l’institution et qui a permis d’exécuter plusieurs activités de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, l’élaboration d’un projet de convention de suivi, contrôle et surveillance (Scs) et une étude sur la pérennisation du financement des activités de la Csrp.

À la clôture de ce projet en décembre 2013, a noté Malal Sané, « la Csrp s’est approprié la convention et l’étude qui ont été vulgarisées dans les États membres grâce à l’appui du projet GoWammer qui a eu également à financer l’étude de faisabilité des mécanismes de financement proposée dans le document de l’assistance technique ». Pour M. Sané, l’assistance technique de l’Union européenne et du Pnud a permis à la Csrp d’obtenir d’importants résultats en 2016. Il s’agit, entre autres, de la validation de la convention Scs par le comité de coordination et de l’approbation de l’étude sur la pérennisation par le groupe de travail Scs qui a accompagné son rapport de réunion d’une note technique à l’attention du comité de coordination. « Au stade actuel de ce gigantesque chantier, tous les regards sont tournés vers le comité de coordination. Vous devez rassurer les partenaires par rapport à la transparence des activités Scs dont le registre constitue un pan important et hisser les voiles de l’autonomie financière de la Csrp afin de renforcer les capacités de décision de notre institution », a-t-il préconisé.

Au nom du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Marième Diagne Talla a salué la volonté des États membres de la Csrp de trouver les voies et moyens de réaliser les missions assignées à l’institution. « Il a été constaté que les organisations de notre sous-région africaine, voire des pays sous-développés en général, sont souvent plombées dans leur élan par un manque de moyens, car suspendues au financement de partenaires techniques et financiers dans les projets et programmes qui, dans leur conception, ont une durée de vie déterminée », a-t-elle dit. De l’avis de Mme Talla, c’est ce qui fait qu’au terme des projets, les activités entamées arrivent difficilement aux résultats escomptés.

Depuis la création de la Crsp, les autorités des différents États membres se sont investies dans la recherche de meilleures approches pour faire face aux défis de développement du secteur de la pêche. Le constat est que les efforts nombreux et soutenus n’ont malheureusement pas permis de juguler la problématique récurrente de la dépendance financière. Marième Diagne Talla a salué l’initiative de pérennisation des activités Scs dont le succès permettra, à son avis, de consolider les acquis déjà obtenus et de mieux intégrer la pêche aux économies nationales des différents États membres. « Par l’apport attendu du secteur, l’opérationnalisation de ce système fera partie des évènements ayant profondément marqué le développement social et notre région, ces dernières décennies », a-t-il relevé, en invitant le Secrétariat permanent de la Csrp à persévérer dans cette dynamique pour doter l’institution des moyens de sa politique.

S. O. F.

Grâce à une campagne nationale, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa) a diffusé les nouvelles variétés de mil et de sorgho auprès de 5.453 producteurs dont 800 femmes en 2016. L’objectif visé est d’augmenter les rendements agricoles.

Le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa)  a organisé, en 2016, une campagne nationale de diffusion  de nouvelles variétés de mil, de maïs et de sorgho. Cette campagne a permis de toucher 5.453 producteurs dont 800 femmes répartis dans 54 communes et 597 villages dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Kaffrine. Les nouvelles variétés que le Fnraa a présentées aux producteurs de ces régions sont « Gawane », « Ismi-9507 », « Sosat C88 » et « Ictp-8203 », « Thalack 2 » pour le mil et « Guinthé », « Faourou », « Darou » et « Nganda » pour le sorgho. Ces nouvelles variétés de sorgho, indique le rapport d’activités 2016 du Fnraa, ont un potentiel de rendement de 3.000 kilogrammes à l’hectare.

D’après le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires, la variété «serait responsable de 30 % de l’augmentation du rendement ». « L’adoption de nouvelles variétés chez nos agriculteurs pourrait permettre d’améliorer sensiblement le niveau de productivité de l’agriculture sénégalaise », estiment les auteurs du rapport. Toutefois, les responsables du Fnraa ont noté, lors de cette tournée, que les agriculteurs qui utilisent les nouvelles variétés représentent moins de 1% des producteurs. Dans les régions de Kaolack, Thiès, Diourbel, Kaffrine ou Louga, plus de 50 % des producteurs utilisent, pour le mil, la variété souna 3 et 45 % les variétés locales. Le même constat est fait pour le sorgho avec plus de 50 % des producteurs qui utilisent les variétés locales. Cependant, il y a une lueur d’espoir ; 16 % des producteurs de sorgho utilisent la nouvelle variété « Nganda ».

Cette campagne a permis au Fnraa de diffuser, en 2016, la variété de mil « Gawane » auprès de 1 286 producteurs, soit 55,55 % des bénéficiaires. La variété de mil, « Thialack 2 » est arrivée en deuxième position avec 720 producteurs touchés. Cependant, pour le sorgho, le rapport du Fnraa indique que c’est la variété « Darou » qui a été la plus diffusée avec 506 producteurs touchés suivie de « Faourou avec 376 producteurs touchés. « Pour le mil, la variété « Gawane » dans la zone de Tataguine enregistre le meilleur rendement de l’ordre de 1.143 kilogrammes par hectare. Pour le sorgho, c’est la variété « Nguinth » dans la zone d’Ida Mouride qui obtient le meilleur rendement soit  1.163 kilogrammes par hectare. Ces moyennes cachent une variabilité observée sur les rendements en fonction des localités et des variétés », explique le Fnraa.

En 2016, malgré les pauses pluviométriques qui ont été notées durant la campagne agricole, le Fnraa a relevé que les rendements moyens des différentes spéculations cultivées « ont connu une nette amélioration ».

A. Ng. NDIAYE

Dans son programme de « Promotion de l’emploi par l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en Afrique subsaharienne francophone », l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), en partenariat avec la Société financière internationale (Ifc), la filiale en charge du financement du secteur privé de la Banque mondiale et le ministère du Commerce, a lancé, hier, un atelier dans ce sens. Cette rencontre de haut niveau sur le «développement des services bancaires dédiés aux Petites et moyenne entreprise (Pme) et aux femmes entrepreneures en Afrique francophone», est l’occasion, pour une trentaine de dirigeants de banques d’Afrique francophone, de réfléchir sur les produits adaptés au financement de ces segments.

Vu les difficultés d’accès au crédit, le soutien aux Pme, principales créatrices d’emplois, assurant plus de 2/3 des emplois, selon le document de l’Oif, est aujourd’hui reconnu comme un enjeu de stabilité politique et de développement économique et social du continent. La présentation de l’Oif souligne que «de nombreux travaux ont montré que les Pme sont un vecteur majeur de création d’emploi, de la croissance inclusive et de la transformation structurelle des économies. Pourtant, en raison d’un accès difficile au financement, les Pme en Afrique notamment les entreprises portées par les femmes peinent à se développer et à jouer un rôle déterminant dans les économies nationales». D’après la même source, l’obtention d’un financement externe demeure un obstacle majeur à leur développement et plus de 25 % des Pme considèrent l’accès et le coût du financement comme les principaux obstacles à l’expansion de leurs activités. Les études réalisées par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) soulignent également le déficit chronique d’accès au financement dont souffrent les jeunes entreprises notamment celles portées par les femmes et les jeunes. D’après le rapport précité, «aujourd’hui, il est estimé que les solutions de financement classiques par le crédit bancaire représentent la principale source de financement des Pme mais ne couvrent que 22 % des Pme africaines contre 48 % dans le monde».

Représentant le ministre du Commerce à la rencontre, le Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), Bathie Ciss, a reconnu le déficit de financement des Pme et a plaidé pour des financements innovants. « Nous constatons que la Petite et moyenne entreprise, malgré son importance dans l’économie, le fait qu’elle fasse partie des principaux acteurs de l’animation de l’économie, aujourd’hui, est confrontée à un certain nombre de difficultés. La plus grande de ces difficultés est liée au financement. Malgré le fait que l’État ait mis en place des initiatives pour accompagner la Pme dans l’encadrement et dans le financement avec les nouveaux instruments de garantie, de soutien et de souveraineté, il y a encore un défi lié à ce financement des Pme», a-t-il affirmé. Le Secrétaire général de l’Asepex appelle le secteur bancaire à participer au financement des Pme et de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes et de réfléchir «à nous proposer des solutions innovantes, des mécanismes nouveaux et des financements spécifiques à la Pme pour l’accompagnement de ces entreprises qui sont de plus en plus confrontées à la concurrence sur le marché local et international».

M. Ciss a soutenu que les femmes et les jeunes constituent une cible particulière concernant le financement des Pme  et «heureusement que l’Oif a fait une orientation de sa stratégie économique et numérique vers la cible des femmes et des jeunes».

Oumar KANDE

Le projet de diffusion d’équipements pour alléger les travaux agricoles du Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires a permis de doter, en 2016, des agriculteurs répartis dans 150 villages. Ceux-ci ont reçu 150 batteuses, 97 semoirs, 97 houes sine  et 101 unités de transformation d’huile brute. Ces résultats sont obtenus de sous-projets sélectionnés et suivis par le Fnraa dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) financé par l’État du Sénégal et la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural.

Pour alléger les travaux agricoles et améliorer la productivité du secteur, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), par le biais de son projet de diffusion d’équipements, est intervenu dans 150 villages choisis parmi 62 communes du Sénégal. Dans ces localités, le Fnraa a octroyé 150 batteuses de prototype « 3 » qui ont une performance de 70 kilogrammes par heure, indique son rapport d’activités 2016. La diffusion de la technologie de battage a touché 14 423 ménages et 11 941 bénéficiaires  dont 85,55% de femmes, rapporte la même source.

Dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor et Kolda, le Fnraa a appuyé, en matériels agricoles, les femmes engagées dans la riziculture. Le matériel est constitué de 8 batteuses, 5 décortiqueuses et une mini rizerie qui vont polariser 92 villages de ces 3 régions. Le nombre de bénéficiaires est estimé à 2.397 dont 1.556 femmes.

Dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda et Sédhiou, zones de production de fonio, le Fnraa a mis en place 80 machines pour le décorticage de cette céréale.  Avant l’intervention de ce fonds, le décorticage se faisait à la main par les femmes. Avec ces machines, le Fnraa veut contribuer à la réduction de la pénibilité du décorticage, à l’amélioration de la qualité du produit et à la réduction du temps de travail.

Dans le sous-secteur de la transformation  de l’huile brute d’arachide, le Fnraa a octroyé, à la fin de l’année 2016, 101 unités de transformation. Cela a permis de doter 101 groupements des régions du Bassin arachidier d’équipements de traitement d’huile d’arachide brute dénommée « segal ». Ces équipements ont permis à 7.434 femmes d’améliorer leurs revenus grâce à la production d’une huile de qualité supérieure. Les produits issus de cette transformation sont contrôlés par l’Institut de technologie agricole (Ita), précise le rapport. D’après les résultats issus de ce contrôle, « les pâtes préparées par les groupements sont moins contaminées que celles issues du marché » et que l’huile traitée par ces femmes « est généralement débarrassée de l’aflatoxine contrairement à celle vendue sur les marchés des différentes localités ».

Dans les localités de Kahi, Nganda, Thiaré, Paoskoto, le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires a octroyé, à 4 coopératives agricoles de ces localités, 97 semoirs et autant de houes sine, 37 charrettes équines et 60 charrettes bovines. Le financement de ces kits de matériels agricoles a été assuré par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) pour une somme de 73 millions de FCfa, soit près de 23% du montant demandé pour le compte de près de 100 producteurs.

Aliou Ngamby NDIAYE

Dakar va abriter, le premier Salon de l’alimentation, de l’hôtellerie et de la restauration, en Afrique de l’Ouest (Salora) du 16 au 18 novembre. L’initiative est d’Ametrade Sénégal en partenariat avec le Bureau de mise à niveau. Elle a pour objectif de permettre aux professionnels des industries agroalimentaires et touristiques, d’identifier des opportunités et de sceller des partenariats dans l’optique de promouvoir la destination Sénégal.

La cérémonie de lancement du Salon de l’alimentation, de l’hôtellerie et de la restauration en Afrique de l’Ouest (Salora) s’est tenue, hier, à Dakar, sous le thème « La promotion de l’excellence dans l’industrie alimentaire et de l’hôtellerie en Afrique de l’Ouest ». Le salon sera le premier du genre à se tenir en Afrique de l’Ouest. Des pays de la sous-région comme le Bénin, le Burkina, le Cap-Vert, la Côte d’ivoire, la République de Guinée, le Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Togo sont invités. Les arts culinaires et l’hôtellerie seront au cœur des ateliers.

Le Sénégal a été choisi pour accueillir ce salon en raison de sa nouvelle politique touristique qui ambitionne d’accueillir 3 millions de touristes à l’horizon 2023 ; la construction de l’Aéroport international Blaise Diagne. Le potentiel touristique manifesté par le développement de l’industrie hôtelière constitue, selon les organisateurs, un fait déterminant dans l’organisation de ce forum.
Le salon compte participer au développement du tourisme au Sénégal par le biais de la restauration. « Il y a des pays qui développent leur tourisme à partir de l’industrie alimentaire », a soutenu le directeur de l’Institut de technologie alimentaire, Mamadou Amadou Seck. Selon Moussa Faye, directeur de Ametrade Sénégal (structure spécialisée dans l’organisation d’évènements), le salon va constituer une vitrine pour les entreprises locales et internationales qui pourront exposer leurs offres de services. Les échanges ont été parrainés par le directeur du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, représentant du ministre du commerce.

Le Secrétaire exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois yessal), Alla Dieng, a salué l’initiative. Il a assuré que son association ne manquera pas de nouer des partenariats lors du salon pour la promotion des produits locaux de consommation notamment les fruits et les légumes.

Assane Fall (stagiaire)

La direction générale de Air Sénégal lance un processus de « recrutement d’un personnel compétent pour garantir un service d’excellence », indique un communiqué de la compagnie. La même source précise que ce recrutement vise l’ensemble des Sénégalais qui pourront avoir accès aux opportunités d’emplois d’Air Sénégal via un processus « transparent et impartial ». « Ce processus est important d’autant plus que la règlementation exige, pour l’obtention du permis d’exploitation aérienne, qu’un certain nombre de postes clés soit doté de contrats de travail en bonne et due forme », explique-t-on dans le document. Le travail est confié au Cabinet de recrutement Eco Afrique. «Outre le recrutement de plus d’une centaine de talents sénégalais dans les prochains mois, le directeur général s’emploie, dans l’achat des deux Atr 72-600s contractualisé par son prédécesseur en juin dernier, à sécuriser un financement international par Crédit Export dans des conditions financières extrêmement avantageuses pour un montant global de l’ordre 20 milliards de FCfa (30 millions d’euros) », indique le communiqué.

Selon le texte, la compagnie s’est fixée des objectifs clairs et pertinents dans la perspective de se hisser au plus haut sommet du marché aérien international. Dans un premier temps, Air Sénégal SA entend offrir, à chaque Sénégalais, la possibilité de voyager sur le réseau domestique et régional. Elle ambitionne, dans un second temps, d’étendre ses activités à l’intercontinental.

M. G

Le Rapport mondial sur la compétitivité 2017/2018 a été rendu public depuis le 28 septembre 2017. On apprend que le Sénégal a amélioré son score qui est passé de 3,7 à 3,8. Ainsi, il a gagné six places par rapport à 2016/2017. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal se classe premier en occupant la 106e sur 137 alors que dans le classement 2016/2017, il occupait la 112e place. Il est suivi du Cap-Vert (110e), du Ghana (111e). Le Rapport mondial sur la compétitivité 2017/2018 évalue la compétitivité de 137 pays à travers l’Indice global de compétitivité (Igc) regroupant douze piliers sur une échelle de 1 à 7 mesurant entre autres la résilience de l’économie, l’efficacité et l’innovation, la qualité des institutions, des infrastructures, la santé, l’éducation. Pour ce présent rapport, les meilleures performances du Sénégal sont notées dans les piliers relatifs à l’innovation (51e), aux institutions (67e), à l’efficience du marché des biens (82e) et l’amélioration continue de l’environnement macroéconomique (84e contre 92e en 2016/2017 et 103e en 2015/2016).

Le Sénégal, en se classant à la 11e place africaine, fait partie des quatre pays avec l’Éthiopie, la Tanzanie et l’Ouganda qui ont amélioré leur performance pendant cinq années consécutives.
Sur le plan mondial, la Suisse est la 1ère économie la plus compétitive, suivie des États-Unis (2e), de Singapour (3e), des Pays-Bas (4e) et de l’Allemagne (5e). Le reste du top 10 est composé respectivement de Hong Kong, de la Suède, du Royaume-Uni, du Japon et de la Finlande.

En Afrique, le classement des dix économies les plus compétitives reste dominé par l’Ile Maurice 45e mondial, suivie du Rwanda (58e), de l’Afrique du Sud (61e), du Botswana (63e), du Maroc (71e), de l’Algérie (86e), de la Namibie (90e), du Kenya (91e), de la Tunisie (95e) et de l’Égypte (100e).

Toutefois, selon l’enquête d’opinion menée auprès de chefs d’entreprises, l’accès au crédit (21,1%), le taux de taxation (15,8 %), la réglementation fiscale (8,8 %), la corruption (8,3 %) et la formation de la main d’œuvre (6,9 %) sont considérés comme étant les principaux obstacles auxquels sont confrontés les hommes d’affaires au Sénégal. A ce niveau, il a été relevé que les scores du Sénégal sont inférieurs à la moyenne en Afrique pour l’efficience du marché du travail, l’accès à la santé et à l’éducation primaire malgré les efforts dans ce domaine.

Le rapport indique également que près de 10 ans après la crise économique, l’économie mondiale est sur une tendance positive. En effet, la croissance lente et constante observée au cours des dernières années devrait se poursuivre, pour atteindre 3,5 % en 2017, selon le document.

S. Diam SY

A l’issue de la signature de l’accord, le président de la Bidc et sa délégation se sont rendus au Pôle urbain de Diamniado où ils ont visité les logements-témoins réalisés par les partenaires de la Bhs. Bashir Mamman Ifo s’est dit impressionné par le niveau d’avancement des travaux ainsi que leur qualité. « Nous croyons à la Bhs ; c’est pourquoi, nous sommes là pour l’accompagner. Nous voulons que notre partenariat soit couronné de succès », a-t-il déclaré. « La problématique de l’habitat s’inscrit dans la satisfaction des besoins élémentaires de nos populations », a-t-il ajouté. « Nous croyons à une politique de l’habitat, c’est pourquoi, nous ne ménagerons aucun effort à accompagner la Bhs à atteindre ses objectifs », a poursuivi M. Ifo, tout en promettant que la Bidc va continuer à financer des projets de ce genre dans tous les pays de la Cedeao.

S. Diam SY

En bénéficiant d’une ligne de financement d’un crédit de 7 milliards de FCFa, octroyée par la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao, la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) compte apporter une réponse structurelle à la question de logements sociaux au Sénégal.

La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) a accordé un prêt de 7 milliards de FCfa à la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs). La signature s’est déroulée, hier, au siège de la Banque de l’habitat du Sénégal. Cette convention de financement vise à soutenir la production de logements sociaux dans les Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Le directeur général de la Bhs, Mamadou Bocar Sy, a indiqué que par ce geste, la Bidc répond à une vocation de soutenir l’investissement dans les pays de la Cedeao et leur développement. « Vous avez compris que financer un logement est un acte de développement compte tenu des effets indus de l’écosystème du logement dans l’économie », a-t-il dit. La Banque de l’habitat du Sénégal a financé, à ce jour, sur ressources propres, 6 promoteurs pour 26 milliards de FCfa pour la réalisation de 2.660 logements. Toutefois, le besoin de financement est estimé à plus de 80 milliards de FCfa. « Ce sont des besoins énormes et la Bhs ne peut pas tous les porter. Les efforts doivent être mutualisés et votre intervention (Bidc) est la bienvenue », a estimé M. Sy. Selon lui, ce prêt va accroître la capacité de financements de la Bhs. « Nous serons moins seuls à partir d’aujourd’hui car nous allons cheminer avec un partenaire de choix pour apporter une réponse structurelle à la question de logements dans notre pays », s’est félicité Mamadou Bocar Sy. « La signature de cet accord est une preuve de l’engagement de la Bidc pour le développement de la sous-région et une action concrète de votre appui dans la promotion du secteur privé africain », a –t-il ajouté. Mamadou Bocar Sy a ainsi rappelé que la Bhs est à sa trente-huitième année au service du logement social avec « plus de 200 milliards de FCfa de crédits accordés ; un accompagnement adapté des professionnels de l’immobilier et un crédit sur mesure aux particuliers avec des taux concessionnels de 5 à 7, 5 % et sur des durées pouvant aller jusqu’à 25 ans ».

Accompagner le secteur privé
Le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao, Bashir Mamman Ifo, s’est réjoui de la signature de cette convention. « La finalité devrait permettre d’apporter une réponse structurante à la demande de logement dans la région de Dakar et contribuer à la réalisation du Pse dont l’habitat figure parmi les leviers prioritaires », a-t-il déclaré. Cette ligne de crédit devrait, selon lui, « contribuer au renforcement de la capacité d’intervention de la Bhs et soutenir l’entrepreneuriat au Sénégal ». Il a affirmé que la signature de cet accord est « une preuve supplémentaire de l’engagement de la Bidc à accompagner la promotion du secteur privé sénégalais et au-delà, le développement du pays ». Bashir Mamman Ifo a rappelé que la Bidc a participé à la réalisation de nombreux projets au Sénégal et il reste convaincu qu’il n’y a aucun doute que ce financement permettra d’appuyer les efforts déjà engagés par la Bhs. Le Délégué général au Pôle urbain de Diamniado et du Lac Rose, Seydou Sy Sall, a apprécié la signature de cette convention de financement qui sera, selon lui, d’un « appui considérable dans le développement des pôles urbains lancés dans la politique de renouveau urbain ». «S’il nous est possible de disposer du foncier, de l’expertise technique ; ce qui est plus difficile reste comment lever les financements, élément central qui permet de développer les pôles », a dit M. Sall, affirmant que « les pôles urbains constituent une innovation, une nouveauté ». « La Bhs, à côté d’autres structures, fait partie des pionniers qui ont cru, dès le départ, à celle-ci dans un moment difficile de croire qu’il était possible de développer, sur une plaine vierge, une ville nouvelle », a-t-il magnifié.

Souleymane Diam SY

Le ministre Abdoulaye Diop a préconisé, hier, au cours d’une rencontre organisée par le Conseil national du patronat (Cnp), la création d’une nouvelle dynamique de partenariat entre tous les acteurs pour favoriser le développement du digital work auprès de la jeunesse sénégalaise.

Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop qui présidait, hier, la cérémonie d’ouverture de la journée d’échanges et de sensibilisation sur le thème : « La mutation des emplois et métiers dans les entreprises, les administrations publiques et les collectivités locales : enjeux de la transformation digitale », a préconisé la création d’une nouvelle dynamique appuyée par l’État du Sénégal, les collectivités locales et le secteur privé pour favoriser le développement du Digital Work auprès de la jeunesse sénégalaise. «Bien au-delà des aspects techniques, la transformation digitale pose la question de la redéfinition du rôle de l’État, des collectivités locales et des entreprises », a déclaré Abdoulaye Diop, précisant que « les services numériques de qualité et performants sont une exigence de bonne gouvernance publique et privée ». Il a estimé que le savoir-faire et les compétences du numérique existent dans notre pays et ne nécessitent que plus de partage de connaissances, d’expériences et de mutualisation. « Des incubateurs numériques locaux, des fonds d’investissements et de capital-risque régionaux, des start-up génératrices de nouveaux emplois, lesdits projets ne peuvent que revêtir le soutien de l’État », a affirmé M. Diop. Il a préconisé la mise en place d’un Comité spécifique pour matérialiser cette dynamique.

Le numérique modifie le mode de fonctionnement des entreprises
Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre a indiqué que les enjeux évoqués à cette rencontre organisée par le Conseil national du patronat (Cnp), avec l’appui de la Fondation Konrad Adenauer (Fka), sont bien au cœur des politiques du gouvernement. Il a rappelé que le président Macky Sall, dans sa vision d’« un Sénégal émergent, en 2035, avec une société solidaire dans un État de droit », a réservé une place de choix aux stratégies de l’emploi et de la formation qualifiante.

Le vice-président du Cnp, Aimé Sène, a noté que la problématique de l’emploi est multidimensionnelle et qu’il faut agir sur plusieurs leviers : la formation, la productivité du travail, la commande publique, la politique de développement local, l’esprit entrepreneurial surtout de nos jours.

« Aujourd’hui, le numérique modifie le mode de fonctionnement des entreprises, des administrations publiques et des collectivités locales (gestion du personnel et des compétences, offre de services, suivi du portefeuille, etc.) ; créé de nouveaux emplois et métiers dans tous les secteurs d’activités publics et privés ; remet en cause tout emploi ou métier peu innovant et improductif ; bouleverse l’organisation du travail avec l’émergence du travail indépendant et à distance », a estimé M. Sène. Il a annoncé que des activités de sensibilisation, de formation et de création d’emplois dans les régions et départements, dans l’Acte III de la décentralisation, seront initiées ainsi que la mise en place d’incubateurs du numérique en concertation avec les collectivités locales et le Conseil national de la jeunesse du Sénégal, avec l’appui de notre groupement professionnel des Tic (Optic). Le Cnp compte également créer des fonds d’investissements et de capital-risque régionaux (actionnariat État-Collectivités locales-Secteur privé) pour le financement de start-up génératrices d’emplois locaux.

Mamadou SY

Le 26 septembre dernier, la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) avait lancé une opération de placement privé avec l’objectif d’atteindre un niveau de souscription minimum de 100 millions de dollars. A la clôture de celle-ci, les souscriptions ont largement dépassé ses attentes, d’après un communiqué. Ce qui est de bon augure pour la banque qui se dirige sereinement vers une cotation réussie de ses certificats de dépôts (Cd) à la Bourse de Maurice (Sem) dont la date d’entrée et de négociation est fixée au mercredi 4 octobre.

Selon la réglementation, ce sont 5.000 certificats de dépôts qui seront admis à la première cotation, au prix unitaire de 4,30 dollars. Le 24 juillet, la bourse de Maurice avait approuvé l’entrée en cotation de 69.770.000 certificats de dépôts adossés à 6.977 actions d’Afreximbank de catégorie D, à condition que la Banque réussisse à réunir, au préalable, 100 millions de dollars sous forme de placement privé. Dans ce cadre, Afreximbank disposait alors de 12 mois pour inscrire la totalité des 69.770.000 actions en bourse. Pour y arriver, la Banque a organisé plusieurs rencontres avec de potentiels investisseurs à Port-Louis, Lagos, Abu Dhabi, Dubai, Nairobi, New York et Londres, qui ont suscité beaucoup d’intérêt de la part du public investisseur. « L’objectif d’Afreximbank était d’atteindre un niveau de souscription situé entre 100 millions de dollars et 300 millions de dollars en dépit de la période de 12 mois dont la banque bénéficie pour clôturer l’opération », précise le communiqué.

En réaction à la clôture réussie du placement privé, le président d’Afreximbank, Dr Benedict Oramah, se dit « impressionné par l’appui considérable apporté par les investisseurs ». Il a ajouté, selon toujours la même source, « que les certificats de dépôts contribueraient à augmenter la capitalisation de la Banque, ce qui lui permettra d’accroître l’accès au financement du commerce en Afrique, de renforcer le commerce intra-africain et de stimuler les exportations à forte valeur-ajoutée ». M. Oramah est d’avis que cette opération permet d’ouvrir la voie vers une plus grande prise de participation privée dans le capital de la Banque, tout en développant davantage les marchés de capitaux en Afrique. « Nous sommes heureux d’avoir ouvert le capital de la Banque aux marchés de capitaux privés. Cela viendra compléter le soutien formidable que nous continuons de recevoir de nos principaux actionnaires souverains et renforcera la capacité de notre Banque à saisir les vastes opportunités que nous avons devant nous », a-t-il dit déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM

Genève - (Suisse)- Le Sénégal, grand consommateur de riz importé qui pèse lourdement sur sa balance commerciale, a décidé, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) lancé par le Président Macky Sall, de devenir autosuffisant. Dans un entretien exclusif accordé au Soleil, à Genève, Alioune Sarr, après avoir présidé l’un des 100 panels sélectionnés par l’Organisation mondiale du commerce (Omc), dans le cadre de son forum public qui rassemble 2.000 personnes venues du monde entier, donne des raisons d’espérer. Il a rappelé l’important travail qu’est en train d’abattre le gouvernement du Sénégal et le secteur privé pour matérialiser cette grande ambition d’autosuffisance en riz du chef de l’Etat. Il a aussi abordé les problèmes du commerce sénégalais.

Monsieur le ministre, on sait que les Sénégalais aiment bien le riz. Le président de la République a lancé un programme d’autosuffisance dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). Peut-on être optimiste ?
Oui, on peut l’être. Car, depuis trois à quatre ans, vous entendiez parler de mévente du riz sénégalais. Le produit est dans les champs et dans les magasins et personne ne va l’acheter. Aujourd’hui, dans les supermarchés ou marchés au Sénégal, le consommateur sénégalais cherche en priorité le riz sénégalais mais il ne le trouve pas. C’est donc un produit qui se vend bien. Il n’y a pas de mévente du riz au Sénégal. J’ai tenu, il y a quelques jours, une importante réunion sur le commerce du riz sénégalais. La première question que j’ai posée c’est de savoir s’il y a quelqu’un qui a un kg de riz en stock. La réponse des acteurs a été qu’ils ont du mal à satisfaire les fortes demandes. C’est donc une très bonne nouvelle. Les producteurs de riz sont en train de faire un travail remarquable dans ce sens. Je peux vous donner un autre exemple. Une société comme Dreyfus qui est un des leaders mondiaux du trading, a décidé d’investir dans la production de riz, dans le domaine des rizières et des infrastructures de production. C’est une société qui importait massivement du riz d’Inde et du Brésil pour l’emmener au Sénégal et qui a décidé de suivre cette politique inspirée du Président Macky Sall. C’est une autre excellente nouvelle. Un grand ensemble de sociétés s’est lancé dans la production de riz. Il y a trois ans de cela, j’ai visité le Brésil en compagnie des importateurs. Nous avons visité les rizières. Ce sont ceux-là qui m’avaient accompagné, qui sont allés acheter le matériel et les infrastructures et qui ont commencé la production locale. C’est donc une vision juste du chef de l’État pour l’émergence qui est en train de se matérialiser avec le programme d’autosuffisance en riz. Nous avons un riz de qualité, très apprécié par les consommateurs sénégalais. Nous avons amplifié le mouvement, aussi bien dans la production que dans la commercialisation afin que le Sénégal puisse atteindre les objectifs. Si l’Inde qui fait plus d’un milliard d’habitants a réussi à produire du riz, à en consommer et à en exporter, le Sénégal doit pouvoir le faire.

Quelle est la place que vous donnez au commerce pour l’émergence du Sénégal ?
Dans le monde d’aujourd’hui, il faut vendre avant de produire. Avant même de produire, il faut vendre. Cela veut dire que le commerce est au début et à la fin. Le commerce est au début de la construction d’un produit, il est aussi la finalité du produit. Si on vous dit que vous devez vendre avant de produire vous savez que le modèle de produit que vous allez concevoir doit être adapté aux besoins du client. Dans des grands pays comme la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Japon, le commerce est au cœur du dispositif des politiques publiques, car ce sont des pays qui n’ont pas beaucoup de ressources naturelles. C’est le cas de la Corée qui est aussi parmi les premiers pays exportateurs. Autrement dit, ils ont construit leur économie sur la base du commerce.

Aujourd’hui, nous sommes très heureux de constater que les exportations sénégalaises, depuis trois ans, ont progressé de manière significative, peut-être 15 % de croissance par rapport aux exportations de l’année dernière. Pour les produits horticoles, ce sont plus de 100.000 tonnes de produits. S’agissant des produits halieutiques, on est à plus de 200 milliards de FCfa d’exportation. Concernant les produits miniers comme l’or, les produits transformés (produits agroalimentaires), le Sénégal est positionné comme un pays exportateur net. Voici des évolutions et des performances réelles. Il faudra vraiment rendre hommage à notre secteur privé qui, essentiellement, exporte.

Le gouvernement du Sénégal accompagne le secteur privé à travers justement les politiques de production. Car comme vous savez, l’exportation et le commerce ne sont que le réceptacle et le reflet des politiques de production mises en place dans différentes filières, même dans le système de l’élevage où le Sénégal exporte des produits de manière assez extraordinaire à travers le monde. Pour l’industrie des perruques, notre pays fait des exportations de plus de 250 %. Je crois que cela démontre simplement le dynamisme de l’économie réelle et nous sommes dans cette voie d’accompagner davantage nos sociétés privées pour que l’objectif du plan émergent, qui est de multiplier par trois le niveau des exportations, puisse naturellement se réaliser dans de très bonnes conditions.

Quelle est l’importance de présenter le système Gaindé de dématérialisation des procédures du commerce extérieur à l’Omc ?
C’était important, car nous sommes de mise en œuvre de l’accord de facilitation d’échange qui est un processus qui vise la simplification, l’harmonisation et la modernisation des processus d’importation et d’exportation à travers le monde. Le Sénégal fait partie des pays qui l’ont ratifié. Cet accord, comme vous le savez, a été mis en place depuis le 22 février 2017. Il était donc important de montrer l’expérience sénégalaise avec des experts de la douane et de « Gaindé » pour dire justement que dans le cadre du commerce électronique, l’Afrique, en général, et le Sénégal, en particulier, a mis quelque chose sur la table pour qu’un débat constructif se mette en place dans le sens d’améliorer la force économique de nos pays.

Je signale également que ce débat important va se poser lors de la prochaine conférence économique de l’Omc à Buenos Aires, en Argentine, en décembre prochain. C’est donc vraiment une question intéressante et le Sénégal a eu l’honneur de faire cette présentation.

Que ressentez-vous à la suite de ce panel surtout quand on sait que le Kenya et le Burkina Faso ont demandé au Sénégal de leur transférer le système « Gaindé » ?
Vous savez, quand on exporte un produit à l’étranger, c’est également une certification par l’étranger ou par l’extérieur de la compétence ou de la qualité du produit issu du système sénégalais. Le mérite et l’honneur reviennent à tous nos ingénieurs et à nos experts qui ont conçu le système Gaindé qui est validé à travers le monde. Je crois que c’est vraiment quelque chose qu’il faudra saluer et naturellement le magnifier.

Propos recueillis, à Genève, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Le Sénégal a posé des jalons importants dans le chantier de la fluidification de ses échanges avec l’extérieur. En témoigne, le lancement de la plateforme Gaïndé intégral avec sa composante dématérialisation des procédures de dédouanement, consistant à remplacer le support papier par le support numérique dans les procédures du commerce extérieur et de dédouanement. Un outil de modernisation du commerce qui réduit notablement la corruption et qui permet de mettre plus d’argent dans les caisses de l’État. Les recettes douanières qui étaient de 500 milliards en 2012 et qui se situent à près de 700 milliards en 2016 pourraient être facilement doublées d’ici à 2019. Présent au Forum, l’expert  sénégalais Dr Cheikh Tidiane Dièye de la société civile a salué l’expertise de ses compatriotes en se disant « fier du travail accompli ». Les résultats obtenus grâce à la dématérialisation sont très probants et se traduisent par l’accélération des procédures de passage en douane, l’abaissement des coûts d’exportation et d’importation, le renforcement de la compétitivité des Petites et moyennes entreprises qui constituent à elles seules plus de 90 % du tissu industriel sénégalais tout en étant un processus inclusif sur le plan économique. En termes de perspectives, le Sénégal, toujours dans son rôle de pionnier est en train de travailler à la dématérialisation du certificat d’origine communautaire de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), notamment dans sa phase pilote avec la Côte d’Ivoire.  « Le processus est lancé et l’ambition affichée est de l’étendre aux autres pays de la sous région et aux produits non originaires», a déclaré Alioune Sarr. Le ministre conduira la délégation sénégalaise, le 25 octobre prochain, à  Genève, lors  de l’examen conjoint des politiques commerciales de l’Omc. Le Sénégal sera le porte-parole de l’Uemoa.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Le Projet d’appui aux politiques agricoles (Papa) a mis en place une maquette informatisée pour permettre aux agents des Direction régionales de développement rural (Drdr) et des services départementaux de développement rural (Sddr) de collecter des données vérifiables de la base au sommet. Cela permettra un meilleur suivi et correction des politiques agricoles d’après Mbène Dieye Faye, Coordonnatrice du Papa.

Pour un meilleur suivi des politiques agricoles, le Projet d’appui aux politiques agricoles (Papa), qui est une initiative du gouvernement sénégalais financé par l’Usaid, dans le «Feed The Future», a mis en place une maquette informatisée du système de suivi évaluation. Cette maquette, une sorte de plateforme informatique permet aux agents des services départementaux de développement rural et des directions régionales de développement rural de collecter des données sur les programmes agricoles à la base et de les remonter à l’échelle nationale. Cela permettra aux différents responsables d’agir dans l’exécution des politiques mais aussi de corriger, s’il y a lieu.  «Au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, on a le Programme de relance et d’accélération de l’agriculture sénégalaise (Pracas) qui est le volet agricole du Pse. Qui dit  programme doit dire dispositif de suivi. Avec cette maquette, cela permettra une remontée des données utiles pour la documentation et après, permettre de prendre les décisions idoines partout où le besoin se fera sentir», indique Mbène Dièye Faye, Coordonnatrice du Papa, en marge de l’atelier de partage du contenu de la maquette informatisée du système de suivi évaluation.

Elle indique que le ministère est en train d’informatiser ce manuel pour permettre aux acteurs des structures déconcentrées de collecter les données par système informatique et les transmettre par voie hiérarchique aux niveaux départemental, régional et national. La maquette informatisée de suivi évaluation des activités du ministère a fait l’objet d’un long processus qui a démarré par des diagnostics en termes de suivi-évaluation entreprises au ministère d’abord puis auprès des acteurs concernés notamment les directions régionales de l’agriculture et les services départementaux de l’agriculture et de l’équipement rural. «Après cette compilation, on s’est rendu compte qu’il y avait un gap qu’il fallait combler. Ce qui  manquait, c’était un système de suivi-évaluation harmonisé du ministère. A cette étape, nous avons déjà élaboré un manuel qui a fait l’objet de validation nationale et nous sommes en train d’informatiser ce manuel pour permettre aux acteurs de nos structures, dans les régions et départements, de collecter les données par système informatique et les transmettre par voie hiérarchique aux niveaux départemental, régional et national», explique Mbène Dièye Faye, coordonnatrice du projet d’appui aux politiques agricoles (Papa).

Le Papa vise la création d’un système plus performant de formulation, de mise en œuvre et de suivi des politiques agricoles au sein du ministère de l’Agriculture, qui repose sur un réseau local d’expertises en analyse des politiques agricoles ; une plateforme inclusive de dialogue sur les politiques agricoles et un système informatisé de suivi-évaluation et de gestion des connaissances.

Oumar KANDE

 

Les conditions sont réunies pour l’autosuffisance en riz
Les conditions pour l’atteinte de l’objectif de l’autosuffisance en riz sont aujourd’hui réunies, malgré quelques contraintes, a affirmé, vendredi, le Directeur général adjoint (Dga) sortant de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed), Sény Ndaw.  M. Ndaw s’exprimait lors d’une cérémonie organisée en son honneur par les travailleurs de la Saed, pour lui rendre hommage pour les 30 ans de services rendus à la société, suite à sa nomination comme directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor).  Selon lui, le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) a permis des «avancées significatives» dans la vallée du fleuve Sénégal, tant sur le plan des terres aménagées que sur le plan de l’augmentation de la production et la commercialisation du riz.  Selon lui, grâce à l’engagement des acteurs, des techniciens, des producteurs, des partenaires financiers et de toute la communauté, l’agriculture irriguée peut bien permettre de réussir «l’autosuffisance alimentaire en riz à partir de la vallée». Cela est d’ailleurs «très possible et réalisable», a-t-il martelé.

(APS)

 

Comparé aux zones européenne, américaine et asiatique, le niveau des échanges commerciaux intra régionaux entre pays africains est très faible (moins de 20%). Pour inverser la courbe, économistes et décideurs économiques ont appelé les États du continent à mettre en commun leurs avantages comparatifs. Ce plaidoyer a été fait, hier, à Casablanca, lors de l’ouverture de la 2ème Conférence internationale « Africa convergence » organisée par le média économique marocain, La Tribune Afrique.

Le faible niveau des échanges commerciaux entre États africains a retenu l’attention de bon nombre de participants, à l’ouverture de la 2e Conférence internationale « Africa convergence » organisée par le média économique marocain, La Tribune Afrique. Sur le thème : « Convergence et intégration : le commerce intra-africain à la croisée des chemins », économistes et décideurs économiques africains ont scruté des pistes pour relever le niveau des échanges. Selon l’économiste, Moussa Mara, par ailleurs, ancien Premier ministre du Mali, pour développer le commerce entre pays africains, il est essentiel que ces États mettent en commun leurs avantages comparatifs. « Nous avons la possibilité de développer le commerce régional en Afrique. Il faut faire en sorte que les pays d’une même région puissent travailler ensemble et avoir des relations économiques, financières et industrielles entre eux », a préconisé l’économiste malien. Selon lui, il est important qu’à l’échelle d’une région qu’on puisse avoir des politiques, une vision et spécialiser certains pays dans leurs productions afin qu’ils aient plus de complémentarité pour développer les relations commerciales et économiques. Donnant l’exemple du Mali et du Sénégal, il rappelle que ces deux pays formaient une fédération. Et aujourd’hui, il apparaît important qu’ils mettent en commun un certain nombre de leurs attributs de souveraineté et de leurs avantages comparatifs pour renforcer leurs échanges commerciaux. « Ces deux pays produisent le coton et l’arachide. Pour mieux tirer profit, ils peuvent mettre en place une entreprise commune pour mieux développer ces deux produits », a déclaré M. Mara.

Valoriser l’information commerciale
Il ajoute que l’expérience de ces deux État peut servir d’exemple aux autres États du continent pour stimuler les échanges commerciaux intra régionaux. Toutefois, il estime qu’il faut y aller progressivement jusqu’à ce qu’on ait à l’échelle régionale (Uemoa ou Cedeao), un vrai espace commun où les États vont mettre en commun certains de leurs attributs.

Pour Amr Kamel, vice-président d’Afrieximbank, il faut se concentrer sur le développement du commerce intra régional pour l’améliorer afin de mieux faire face aux chocs économiques internationaux. Il explique, en partie, le faible niveau du commerce intra régional par l’insuffisance des infrastructures et le manque d’informations commerciales entre les partenaires commerciaux voisins. « L’information ne circule pas entre les États, surtout ceux qui sont frontaliers. Ce qui fait qu’ils ignorent souvent les opportunités d’affaires et de commerce. Certains États de notre continent disposent plus d’informations sur les marchés des autres pays de l’occident. Cela leur donne la possibilité de faire plus d’échanges avec eux», note M. Kamel.

Dans la même veine, Kabirou Mbodj, Pdg de Wari, soutient qu’il se pose un problème de contrôle de l’information économique et commerciale. Il doit exister, à son avis, une sorte de guichet unique qui puisse mettre en relation les pays afin de mieux connaître les opportunités d’affaires qui se présentent. Pour lui, il faut qu’il y ait des échanges d’informations commerciales entre les pays pour mieux stimuler les échanges. Le Pdg de Wari juge également essentiel, pour les États, d’identifier les canaux d’informations économiques et commerciales pour connaître les opportunités.

L’Afrique face au défi de la transformation digitale
Outre la question du commerce intra régional, la conférence « Africa convergence » s’est également penchée sur la transformation digitale au service de la convergence des institutions privées et des pouvoirs publics. Il s’est agit de voir comment l’Afrique s’organise pour relever le défi numérique. Sur ce point, l’éditorialiste à la Tribune Afrique, Abdelmalek Alaoui, dans son ouvrage : « Le Temps du continent » publié à cette occasion, estime que les télécommunications en Afrique sont à la croisée des chemins. « Entre grands opérateurs qui cherchent à consolider leurs marges et régulateurs souvent en panne de vision, la digitalisation de l’Afrique et la démocratisation de l’accès au réseau souffrent désormais d’un sous investissements chronique », a noté M. Alaoui. Pourtant, a-t-il estimé, le potentiel est encore là mais il est masqué par la pression du court terme et par des résultats annuels contrastés. Peu évoqué, voir négligé, l’accès est le terrain de jeu de la future bataille technologique, a soutenu l’éditorialiste à la Tribune Afrique. Selon lui, le digital constitue une opportunité exceptionnelle en libération des initiatives entrepreneuriales et de dynamisation du commerce. Pour un meilleur accès aux Tic en Afrique, il est essentiel, dit-il, qu’une impulsion forte combinant de nouveaux cadres réglementaires et fiscaux et fondée sur une vision ambitieuse de l’avenir, soit mise en place sur le plan panafricain afin de libérer le capital  dévolu au secteur. Faute de ce sursaut, d’après lui, l’Afrique court le risque de rater un virage technologique essentiel pour son développement.  

Par Abdou DIAW, envoyé spécial à Casablanca

 

Après l’adoption, au mois de septembre 2015, d’un nouvel agenda mondial pour un développement durable, le Sénégal, à l’instar des autres pays, s’était engagé à aligner les 17 objectifs de développement durable (Odd) et les 169 cibles dans sa politique nationale. Il ressort du rapport provisoire de suivi de la mise en œuvre des Odd que 62 % de ces indicateurs sont déjà intégrés dans le Pse.

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a publié, hier, le rapport provisoire de suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) articulés aux trois axes stratégiques du Pse. Il montre que près de 62 % des indicateurs Odd ont été déjà intégrés dans les politiques publiques conformément à l’engagement que le gouvernement avait pris d’aligner, à l’instar des autres pays, les 17 Odd et leurs 169 cibles dans sa politique nationale, c’est-à-dire le Plan Sénégal émergent. On note aussi que le Sénégal couvre près de 77 % des cibles de façon concrète dans la mise en œuvre de la première phase du Pse et qu’il est capable de renseigner un peu plus des 2/3 des indicateurs Odd, soit 68,5 %.

Ces informations ont été partagées avec les acteurs de la société civile, les élus locaux et les partenaires techniques et financiers comme le Pnud dans le but de recueillir leurs contributions qui permettront de formuler des recommandations pour l’accélération de la mise en œuvre de l’ensemble des Odd, etc.

Un exercice qui devrait aider à faire le point sur l’état de la mise en œuvre de ces indicateurs ; sur les actions prioritaires ; à identifier les contraintes majeures au développement économique et les lacunes à combler si le Sénégal veut atteindre les Odd d’ici à 2030. Malgré l’alignement des Odd aux axes stratégiques du Pse, les résultats ne sont pas encore à la hauteur des attentes. En effet, il y a encore beaucoup d’efforts à faire dans certains secteurs comme l’éducation, la lutte contre la pauvreté, les inégalités sociales etc., a souligné Mayacine Camara, Coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe).

Il a invité à accorder plus d’intérêt au processus de suivi des indicateurs et à renforcer les capacités de collecte et d’analyse afin de mieux les intégrer dans le dispositif de suivi-évaluation des Lettres de politiques sectorielles. « La disponibilité des informations capitales participera non seulement à une fine connaissance des politiques sectorielles et locales mais elle permettra aussi de bâtir sur la base de fondamentaux maîtrisés, une politique économique et sociale cohérente et concertée pour l’atteinte des cibles Odd », a-t-il ajouté. Mayacine Camara rappelle qu’à travers le Pse, l’État s’est engagé dans une dynamique inclusive en impliquant les différentes catégories d’acteurs dans un mouvement d’ensemble vers l’émergence économique et sociale. A ce propos, il assure que de manière globale, « la mise en cohérence entre la politique économique et sociale du Sénégal et l’Agenda de développement 2030 montre bien que les axes stratégiques du Pse cadrent avec l’ensemble des 17 Odd ».

Le Sénégal n’a pas de stratégie de mise en œuvre des Odd, celle-ci se fait dans le cadre du Pse. Cependant, le défi, c’est de veiller à une bonne articulation entre les deux. Mayacine Camara en est conscient. « En intelligence, nous devons faire de sorte que nos interventions dans le cadre du Pse puissent répondre aux Odd ; étant entendu que ces derniers ne sont aucunement contradictoires aux orientations dessinées par le Pse », a-t-il déclaré. Il a annoncé la mise en place par arrêté ministériel, les prochains jours, d’une plateforme de dialogue, d’échanges et de partage des connaissances et expériences sur la mise en œuvre des Odd.

Une annonce qui réconforte Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (Uael) qui, dans son discours, a appelé à une synergie des acteurs pour l’atteinte des Odd. « Les Odd sont un label, il faut les traduire en réalité sur le terrain », a-t-il soutenu. Fassori Diawara de l’organisation des sociétés civiles embouche la même trompette en affirmant que la mise en œuvre adéquate des Odd doit obéir à une approche participative et inclusive.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

 

Alioune Sarr, ministre du Commerce, de la consommation, du secteur informel et des Pme,  a présenté, mercredi dernier, à l’Organisation mondiale du commerce (Omc) la plateforme « Gaindé » comme un outil performant du génie sénégalais pour l’atteinte des objectifs du développement durable à l’horizon 2030.

GENEVE-(Suisse) – A l’occasion de la 17ème édition du forum public de l’Organisation mondiale du commerce portant sur le thème : « Le commerce: au-delà des gros titres », le Sénégal a présenté un panel sur «la dématérialisation des procédures du commerce extérieur du Sénégal ».  Un thème bien à propos car les séances du Forum qui regroupent des milliers de personnes sont axées sur la façon de rendre le commerce plus inclusif, sur le commerce et les objectifs de développement durable (Odd) ainsi que sur le commerce et l’emploi. Les Sénégalais ont donc mis le focus sur la croissance économique, l’inclusion et l’atteinte des nouveaux objectifs de développement durable, en démontrant entre autres que la dématérialisation des procédures du commerce extérieur augmente les flux des échanges commerciaux ; induisant une croissance économique plus soutenue. « Un des objectifs du Plan Sénégal émergent est de tripler les exportations du Sénégal par la facilitation et la dématérialisation des procédures du commerce extérieur », a insisté Alioune Sarr. Les autres intervenants du panel Alioune Dionne, le Directeur des Systèmes informatiques douaniers a fait une présentation portant sur « l’automatisation des procédures douanières à la dématérialisation : un saut qualitatif pour l’amélioration du climat des affaires au Sénégal», Ibrahima Nour Eddine, Administrateur général de GAINDE 2000 a fait une communication sur: « Le guichet unique du Sénégal : parcours et perspectives».

Papa Thialaw Fall, Directeur de la Facilitation et partenariat avec l’entreprise qui modérait les débats a permis au public d’avoir des réponses précises sur comment la facilitation des échanges peut être profitable pour les pays en développement et les pays les moins avancés et comment le commerce peut participer à l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Les conférenciers ont expliqués les progrès importants accomplis par le Sénégal dans la facilitation du commerce. Alioune Sarr, fier de voir que Gaindé est exporté au Burkina Faso et au Kenya et que le système a été salué par l’ensemble du public présent africain comme européen a lancé cette réflexion : « Dans un contexte où les doutes persistent sur les bénéfices réels de l’accord  de l’Omc sur la facilitation des échanges pour les pays en développement et où plus que jamais les pays pauvres peinent à atteindre les Objectifs de développement durable, la présentation de l’expérience du Sénégal a montré comment à travers la dématérialisation que le pays est en train d’inverser la tendance d’un commerce exclusif vers un commerce inclusif, moteur de croissance économique et de développement durable ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

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