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Affaires et Finances (3288)

La première édition du « Africa Ceo forum Women in business » ou le rendez-vous annuel des dirigeantes africaines, organisée par le groupe Jeune Afrique, s’est ouverte, hier, à Paris, en présences de plusieurs chefs d’entreprises du continent pour plancher sur les voies et moyens à mettre en place afin de permettre à la gente féminine d’être mieux représentée dans les instances de décisions des affaires.

Les femmes africaines, chefs d’entreprises, ne comptent pas laisser le champ libre aux hommes concernant les instances de décisions. Elles se montrent déterminées à prendre leur destin en main pour inverser la tendance. Réunies à l’occasion de la première édition du « Africa Ceo forum Women in business », organisée par le groupe Jeune Afrique, ces dirigeantes africaines ont plaidé pour une meilleure implication des femmes dans les postes de responsabilités. Dans son intervention, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, reconnaît certes que les femmes s’imposent dans tous les secteurs et dans toutes les filières de la vie. Que ce soit dans l’innovation, la création ou dans l’entrepreneuriat, elles sont incontournables. « Se priver d’elles, c’est un déficit », avertit l’ancienne gouverneur. 

Toutefois, elle estime qu’il faut une plus grande prise de conscience de leur apport dans la vie économique. C’est dans cette optique, dit-elle, qu’a été créée une plateforme de réseautage pour les femmes entrepreneurs de la francophonie en vue de les promouvoir dans les postes de responsabilité dans les entreprises et les administrations. Sur ce point, elle soutient que les femmes africaines se positionnent bien, car cela leur donne des opportunités de partenariat et de réseautage. Mme Jean pense également qu’il faut convaincre les décideurs, à la fois dans les entreprises, y comprises les Pme que dans les administrations. « Sans l’implication des femmes, on se prive d’une opportunité d’énergie de participation, de créativité et d’innovation. Les femmes, pour le moment, prennent leur place. Elles le font avec détermination et assurance. Elles sont aussi conscientes qu’elles peuvent faire bouger les lignes et faire la différence », soutient la Secrétaire générale de la Francophonie. L’ancienne gouverneure générale et commandante en chef du Canada invite ses collègues femmes à être conscientes de leurs forces, à la fois de propositions et d’actions. « Tous les pays du continent peuvent se projeter vers l’émergence, le développement social et économique. Mais sans une inclusion des femmes, ils n’y arriveront pas », prévient-elle.  A son avis, les femmes ont tellement pâti d’être exclues, qu’elles refusent le vase clos. Elle souhaite que ces rendez-vous des dirigeantes en Afrique soient l’occasion de mettre à l’honneur ces dizaines de millions de femmes qui mobilisent, qui impulsent, qui avancent pour le bénéfice de tous.

De son côté, Minafou Fanta Coulibaly-Kone, directeur général du Fonds africain de garantie et coopération économique (Fagace), première femme à avoir occupé ce poste depuis l’existence de cette structure en 1978, estime que la faible représentativité de la gent féminine dans les postes de responsabilité dans le secteur privé et public est liée, entre autres, aux facteurs historique, culturel et éducationnel. «Mon poste de directeur général du Fagace me responsabilise davantage ; car je n’ai pas droit à l’erreur », a-t-elle confié. Pour Mme Viviane de Beaufort, professeur à Essec Business School, quelques pays du continent tels que l’Afrique du Sud et le Rwanda ont mené des politiques volontaristes en promotion des femmes dans les instances de décisions. Mme de Beaufort explique que dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, des initiatives sont entreprises, mais le rythme reste, toutefois, timide. « Il n’y a pas mal de femmes entrepreneurs, mais elles n’ont pas toute leur place soit dans les conseils d’administrations ou dans les institutions publiques », constate-t-elle. Pour elle, des actions doivent être faites sur ces questions de représentativité en formant davantage les femmes en fonction de leurs besoins.   

De notre envoyé spécial à Paris, Abdou DIAW

S’INSPIRER DE LA LOI ZIMMERMANN
Kadi Fadika Coulibaly, directrice générale de la Société de gestion et d'intermédiation (Sgi) Hudson, basée à Abidjan, appelle les Etats africains à s’inspirer de la Loi Copé-Zimmermann pour une meilleure implication des femmes dans les instances de décisions. En effet, cette loi votée en 2011 en France impose aux entreprises au moins 500 salariés réalisant au moins 50 millions d'euros de chiffre d'affaires ou un total de bilan supérieur à 50 millions d'euros, de compter au moins 40% de femmes dans leurs conseils d'administration ou de surveillance. L’ancienne présidente de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Apsgi-Uemoa) soutient également que les pouvoirs publics sont bien conscients de l’apport des femmes. Pour elle, il faut passer par des lois, des quotas et par l’accompagnement pour aider les femmes à accéder davantage aux postes de responsabilité.

Abdou DIAW

SUR 307 ENTREPRISES IMPORTANTES DU CONTINENT, SEULS 12,7% DES ADMINISTRATEURS SONT DES FEMMES
Pour améliorer durablement la place des femmes dans le secteur privé africain, les organisateurs de ce forum, dédié aux femmes dirigeantes, ont choisi de privilégier deux axes de travail : la féminisation des conseils d’administrations et le développement de réseau d’influence. Pour Amir Ben Yahmed,  DC du groupe Jeune Afrique, les conseils d’administration doivent jouer un rôle moteur dans la meilleure prise en compte des questions de genre au sein des élites économiques du continent. Citant une étude de la Bad, il explique sur 307 entreprises les plus importantes du continent, seuls 12,7% des administrateurs sont des femmes. Le second axe mènera à la création d’un réseau regroupant les femmes d’affaires africaines par régions. « Véritable cénacle d’échanges et de partage d’expériences dans un climat de confiance, ce réseau permettra aux dirigeantes de faire progresser le leadership féminin à travers le continent et de développer leur entreprise par l’identification de nouvelles opportunités d’affaires », a soutenu M. Yahmed.

A. DIAW



 

« La croissance a été robuste à 7,2% en 2017 et devrait rester forte à moyen terme, tandis que l'inflation est faible ». C’est le constat issu du Conseil d'administration du Fmi qui a achevé son 6ème  examen de l'Instrument d'appui aux politiques économiques (Ispe) pour le Sénégal.

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (Fmi) a achevé la 6ème revue de la performance économique du Sénégal dans le programme soutenu par l'Instrument d'appui aux politiques économiques (Ispe). Le programme vise à soutenir la mise en œuvre de politiques économiques et de réformes structurelles pour atteindre les objectifs macroéconomiques du Plan Sénégal émergent (Pse) et à répondre aux critères fiscaux régionaux de l'Uemoa. Au terme du Conseil d'administration du Fmi, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim de cette institution, a fait hier lundi, la déclaration suivante: «Les efforts de réforme du Sénégal, tels qu'ils ont été présentés dans le Pse et aidés par l'Instrument d'appui à la politique économique (Ispe), ont contribué à augmenter la croissance, tout en maintenant la stabilité économique. La croissance a atteint 7,2%  en 2017, alors que l'inflation restait faible et le déficit budgétaire limité à 3% du Pib ».

« Les autorités restent attachées aux objectifs budgétaires de l'Ispe. À moyen terme, l'augmentation des recettes grâce à l'amélioration de l'administration et à la réduction des dépenses fiscales, l'amélioration de l'efficacité des investissements publics et la réforme des prix de l'énergie créeraient un espace pour financer durablement les besoins de développement du Sénégal », a-t-il ajouté. "Les autorités ont réalisé des progrès substantiels dans la réduction des faiblesses dans les opérations de trésorerie et dans la maîtrise des besoins de financement supplémentaires, mais un plan dans le temps pour répondre aux obligations accumulées du secteur de l'énergie est nécessaire. Avec l'amélioration de la gestion de la dette et de sa couverture, cela soutiendra la viabilité budgétaire.

Cependant, des « risques gérables » ont été signalés
Cependant, le directeur général adjoint du Fmi et, par ailleurs, président par intérim de cette institution, a noté que les finances publiques se sont détériorées, principalement en raison des prix inchangés des produits énergétiques domestiques face à la hausse des prix mondiaux de l'énergie. Mais heureusement, souligne-t-il, cette détérioration a été quelque peu compensée par de nouvelles mesures fiscales, avec une révision à la hausse du déficit budgétaire de 2018 à 3,5%.

"Les risques pour l'économie sénégalaise ont augmenté, mais restent gérables. Sur le plan national, l'absence de progrès sur les questions budgétaires structurelles telles que la mobilisation des recettes, les subventions à l'énergie et les réformes visant à réduire davantage les besoins de financement supplémentaires du Trésor pourrait compromettre la viabilité budgétaire. Du côté de l'extérieur, les risques de sécurité dans la région pourraient avoir un effet négatif sur l'investissement et la croissance.

Fara Michel DIEYE

DES RECOMMANDATIONS FORMULÉES
« La forte croissance du Sénégal au cours des premières années du Pse doit maintenant être consolidée en poursuivant la mise en œuvre de réformes structurelles et en attirant l'investissement privé pour générer une croissance forte et continue, avec des opportunités pour tous. Cela nécessite de s'attaquer aux obstacles à l'accès au crédit, au coût de l'énergie et à la fiscalité, tout en améliorant l'environnement des affaires, y compris le développement de zones économiques spéciales, dont trois sont maintenant opérationnelles. Le rebasement récent du Pib a augmenté les niveaux nominaux d'environ 30% », a-t-il noté. Le programme vise à mettre en œuvre les politiques économiques et les réformes structurelles nécessaires pour soutenir une croissance forte et un assainissement budgétaire continu afin de répondre aux critères fiscaux régionaux. En complétant l'examen, le Conseil a également approuvé la demande des autorités de « déroger à l'inobservation et de modifier les critères d'évaluation ». Pour rappel, l'Ispe pour le Sénégal a été approuvé le 24 juin 2015.

Fara Michel DIEYE

Le directeur de la concurrence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Ado Alivier Paterne Angaman, dans cet entretien, donne les grandes lignes des conclusions du séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence tenue à Dakar du 18 au 22 juin 2018. Il est fait aussi l’état des lieux de la concurrence dans l’Union depuis le traité de 1994.

Pourquoi  un séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence ?
Le séminaire porte sur la législation communautaire de la concurrence. La Commission de l’Uemoa, après son traité de 1994, a une obligation de veiller sur le marché communautaire en matière de concurrence. Il était important que cette législation qui existe depuis 1994 soit régulièrement diffusée auprès des principaux acteurs. Les acteurs sont nombreux mais les plus importants sont d’abord les cadres de l’administration et des tribunaux qui sont chargés de mettre en œuvre la législation de la concurrence. Il y a évidemment, le secteur privé et la société civile. Ce séminaire est donc dédié aux cadres chargés de la mise en œuvre des règles de concurrence à savoir les autorités de régulation générale de la concurrence. Il s’agit des directions de commerce, les commissions nationales de concurrence mais également les autorités de régulation sectorielle. Au Sénégal, il y a l’autorité de régulation des marchés publics, des télécommunications. En fin, on avait des magistrats. C’était un séminaire de haut niveau pour partager sur la législation communautaire de la concurrence mais surtout faire le bilan : Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Comment faire en sorte que l’ensemble des autorités que je viens de citer puissent travailler en synergie pour avoir une meilleure surveillance du marché et faire en sorte qu’on puisse développer notre économie dans le marché communautaire de l’Uemoa ?

Aujourd’hui, quel est l’état des lieux de la concurrence dans l’espace Uemoa ?
Le bilan est que, du point de vue des règles, l’Uemoa a des règles de concurrence conformes aux standards internationaux. Les procédures pour constater les pratiques existent. On a fait également le bilan du nombre d’affaires qui ont été traitées depuis plus d’une quinzaine d’années. On chiffre globalement une quarantaine d’affaires pour lesquelles la Commission avance bien. On a également fait le bilan de ce qui reste à faire parce qu’il y a des lacunes, les populations ne sont pas suffisamment informées de l’existence de ces droits, le secteur privé, lui-même, n’est pas suffisamment imprégné du droit communautaire de la concurrence. Les autorités, elles-mêmes, n’ont pas suffisamment d’informations sur la législation communautaire de la concurrence. Toutes les principales conclusions sont donc de faire en sorte que l’ensemble des structures de régulation, qu’elles soient sectorielles, générales, puissent contribuer à l’édification du droit de la concurrence en sensibilisant, en publiant, en informant et en faisant en sorte que la société civile, les organisations de consommateurs soient imprégnées des règles de concurrence.

Sur ce point, qu’est-ce qu’il faut améliorer ?
Ce qu’il faut améliorer, c’est d’abord la sensibilisation. Le séminaire a recommandé qu’il y ait des actions spécifiques vis-à-vis de chaque couche de la société. Des séminaires seront organisées pour les associations de consommateurs, le secteur privé, les parlementaires mais également et surtout pour les journalistes qui sont supposés relayer les informations sur la législation communautaire de la concurrence auprès de la population.

Vous avez parlé d’une quarantaine d’affaires sur lesquelles la Commission travaille. Elles portent principalement sur quoi ?
La concurrence est un sujet qui est transversal. Lorsqu’on a fait le bilan, on s’est rendu compte que la Commission, avec l’appui des autorités nationales de concurrence, a pu intervenir sur plusieurs secteurs d’activités. Je peux en citer quelques uns : les télécommunications. Il y a eu beaucoup de dossiers sur les télécommunications. Nous avons également des dossiers sur les produits de grande distribution notamment le sucre, la farine de blé, l’huile. On a beaucoup d’affaires sur la cimenterie et les emballages dans le secteur de la cimenterie. Mieux, on a des sujets pas très connus dans la région. Vraiment des sujets transversaux sont abordés à la Commission et cela montre la dynamique qu’il y a sur le marché communautaire de l’Union, le fait d’avoir des affaires sur plusieurs secteurs d’activités.

Aujourd’hui, on parle de la Zone de libre échange continentale (Zlec). Est-ce que l’Uemoa est prête à y adhérer ?
On n’a pas le choix. L’Uemoa, à travers nos chefs d’Etat, participe aux discussions. Le plus important pour l’Uemoa est, en liaison avec la Cedeao, de faire en sorte qu’en nous ouvrant à un monde beaucoup plus grand, qu’on puisse préserver notre tissu industriel, qu’on assure une meilleure protection à nos populations. C’est dans cette logique que les principaux responsables des deux commissions que sont l’Uemoa et la Cedeao travaillent en synergie pour mieux traiter cette question de mise en place d’une Zone de libre échange continentale.

Et en matière de concurrence, y a-t-il une crainte ?
Evidemment, plus le marché est ouvert, plus la concurrence va être plus rude. Ce qu’on fait généralement, c’est de trouver des passerelles entre notre droit communautaire et le droit communautaire Cedeao et faire en sorte qu’ils aient des passerelles avec les droits des autres Etats qui feront partie de cette Zone de libre échange continentale.

Qu’est-ce qu’un environnement concurrentiel mieux rationnalisé pourrait apporter aux pays membres de l’Uemoa ?
L’exemple qu’on aime donner, c’est dans le secteur de la communication. Il y a 20 ans de cela, avoir un téléphone était un luxe. Pouvoir communiquer était un luxe. Aujourd’hui, il y a eu un boom parce que simplement le marché a été plus ou moins ouvert. On est passé d’un seul acteur à trois voire quatre dans un pays. C’est un exemple palpable de ce que la concurrence peut apporter. Ensuite, la concurrence encourage l’innovation. Les entreprises cherchent à produire, à améliorer chaque fois qu’il y a concurrence pour avoir des parts de marchés. Celui qui n’innove pas ne peut pas avoir des clients.  C’est donc un élément majeur. Globalement, c’est un instrument important de développement économique et un instrument de préservation des intérêts des consommateurs.

Est-ce qu’aujourd’hui les pays membres de l’Uemoa disposent d’institutions de régulation de la concurrence fortes et indépendantes ?
C’est un processus. Dans certains Etats, on a déjà des commissions nationales qui sont constituées sous la forme d’une autorité administrative indépendante avec lesquelles les choses avancent. Par contre, dans d’autres Etats, la question de la concurrence est toujours gérée par les directions nationales logées souvent au ministère du Commerce. La réforme vise donc à faire en sorte, qu’à travers une directive, qu’on puisse amener les Etats à mettre en place une autorité administrative indépendante chargée de la gestion de la question de la concurrence.

 Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop, qui présidait un diner-débat de l’Amicale des contrôleurs du Trésor du Sénégal, a indiqué que cette structure est à un tournant historique de son évolution. Il soutient qu’avec la nouvelle plateforme de paiement Sica-Star de la Bceao, les réformes de l’administration du Trésor sont inévitables.

Lors d’un diner-débat de l’Amicale des contrôleurs du Trésor du Sénégal (Acts), tenu ce samedi, sur leur contribution au processus de réforme du Trésor, le directeur général de la comptabilité publique et du trésor, Cheikh Tidiane Diop, a indiqué que les réformes sont devenues indispensables. Il a partagé, avec les contrôleurs du trésor, quelques axes de la réforme des structures du trésor, des métiers du trésor et de l’organisation de la structure. Pour lui, l’administration du trésor «est à un tournant historique de son évolution». «Au regard de l’évolution de l’environnement juridique, de l’environnement technique, administratif dans lequel nous évoluons, il faut la réforme. Cet environnement a été impacté par l’adoption et la mise en œuvre de la première phase du Pse, de l’Acte 3 de la décentralisation ; parce que la phase institutionnel de l’Acte 3 est derrière nous, mais la deuxième phase qui est la phase financière qui implique fondamentalement les services du trésor, notamment le réseau des receveurs municipaux, qui ont la charge de la gestion comptable et financière des collectivités territoriales, implique notre administration», explique Cheikh Tidiane Diop. Poursuivant,  M. Diop soutient que l’avènement et la mise en application prochaine des nouvelles directives de l’Uemoa de 2009, l’adhésion de l’administration du trésor à la plateforme de paiement Uemoa, Sica-strar, qui est opérée par la banque centrale, «ont induit, aujourd’hui, des réformes inévitables au sein de nos procédures et de notre organisation».

Un groupe de travail sur ces réformes mis en place

Pour l’opérationnalisation de ces réformes, Cheikh Tidiane Diop révèle qu’il a commis un groupe de travail au sein duquel l’Amicale des contrôleurs du Trésor a été représentée. Le rapport de ce groupe de travail devra faire prochainement l’objet d’un atelier national à l’échelle de l’ensemble des services du trésor pour validation avant la proposition pour adoption au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qui «soutient et appuie cette réforme».
Au-delà de la présidence protocolaire de cette soirée, M.Diop a délivré un message aux collègues qui sont déjà au sein de l’administration du Trésor, mais aussi à la nouvelle promotion de contrôleurs du Trésor qui fait son entrée dans cette structure. «Les valeurs fondamentales qui fondent notre administration du trésor sont des valeurs d’engagement, de compétence, d’intégrité et de discrétion professionnelle. J’ai tenu à rappeler comme les ainés, de toujours avoir en bandoulière comme sacerdoce de servir l’Etat et non de se servir de l’Etat».

Le conférencier qui a fait une présentation sur la contribution du contrôleur du Trésor dans le processus de réforme, a confirmé qu’avec le nouveau système Sica-Star, il faut une adaptation des agents du Trésor. Selon Samba Laobé Dieng, contrôleur du trésor et agent comptable, dans la même logique, avec la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses de l’Uemoa qui fait que le ministre des Financesne sera plus l’ordonnateur principal du budget (certains ministères et responsables d’institution pourront également l’être), l’administration du trésor devra s’adapter.

Le président de l’Acts, Bacary Dansokho, allant dans le même sens, soutient qu’ils ont jugé utile de réfléchir, sur cette réforme, avec les membres afin d’avoir plus de contributions et d’éléments à fournir à la direction générale. Cette activité entre dans la première édition de la journée du contrôleur du trésor pour faire de l’amicale un cadre de partage et de consolidation des liens. Cette journée a permis aussi d’intégrer la nouvelle promotion des contrôleurs du trésor sortis de l’Ena.

Oumar KANDE
 

 

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) désapprouve la Contribution spéciale du secteur des télécommunications (Cst). Selon cette organisation, cette nouvelle taxe  accroît la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications.

Le passage de la loi des finances rectificative 2018 a accru la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications avec la Contribution spéciale des télécommunications  (Cst), selon un communiqué du Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) reçu hier. Cette organisation invite l’Etat à une réflexion stratégique et surtout à l’actualisation de la lettre de politique sectorielle Tic au regard de la fiscalité lourde et pesante qui affecte le secteur des télécommunications.

En effet, souligne le Restic, le passage de la Loi des finances rectificative 2018 a accru la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications avec la contribution spéciale des télécommunications. « Notre pays, le Sénégal, a des atouts majeurs dans les télécommunications et l’économie numérique ; l’un s’adossant sur l’autre ; formant un écosystème pourvoyeur d’innovations et de potentiel riche en  valeur ajoutée pour les usagers », note cette organisation qui précise que « la mise en place d’une économie numérique induit des investissements énormes et massifs pour le secteur des telecoms qui est le « backbone » du secteur  plus large des technologies de l’information et de la communication ».

Le Restic estime que pour supporter une croissance moyenne de l’ordre de 7 % dans le secteur,  450 milliards de FCfa seront nécessaires en investissements et équipements  pour les réseaux primaires sur  10 ans.                                                                                                                  

Mamadou SY

 

La Sénégalaise, Fatou Fall, a été nommée Chargée de liaison de la Banque mondiale / représentante résidente au Cap-Vert. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, Mme Fall a rejoint la Banque en 2006, dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). Au cours de ses dix années dans la région Mena, renseigne le document, elle a accumulé une solide expérience opérationnelle en mesures de sauvegardes sociales et de développement social, y compris dans le développement communautaire participatif, l'engagement citoyen, le genre, l'inclusion sociale durable. En plus de son rôle de membre de l'équipe, Fatou Fall a dirigé le dialogue politique, plusieurs initiatives analytiques et un projet financé par un fonds fiduciaire au Maroc et à Djibouti. Depuis qu'elle a rejoint la Région Afrique en 2016, elle a coordonné l'équipe en charge des mesures de sauvegardes sociales des pays couverts par le bureau de Dakar (Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau).

Le premier représentant résident de la Banque mondiale au Cap-Vert est titulaire d'une maîtrise en genre et développement de l'Université de Sussex en Angleterre et d'un diplôme de troisième cycle en développement social de l'Université de Paris Sorbonne. Sa nomination entre en vigueur le 1er  juillet 2018.

Aliou KANDE

Le programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar), mis en harmonie avec le Plan Sénégal émergent (Pse), a été présenté, mercredi, au cours d’un comité régional de développement (Crd), aux acteurs de la région de Kolda, a constaté l’Aps.

Le coût total du Pnasar est estimé à 2.423,390 milliards de FCfa pour la première phase quinquennale, 2018-2022. Le programme a pris en compte les 212 projets et programmes en cours de mise en œuvre au sein des ministères sectoriels, financés à hauteur de 1.783,615 milliards de FCfa soit 73,6% du montant total.

Le solde de financement recherché est estimé à 639,774 milliards soit 26,4% du montant total.  "Le Pnasar a pour but de contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi qu’au renforcement de leurs capacités de résilience, d’ici à 2022" a indiqué son coordonnateur, Jean-Pierre Senghor. Il se veut en totale conformité avec les engagements pris par le gouvernement du Sénégal quant aux politiques et stratégies de sécurité alimentaire, tant sur le plan sous régional qu’international (Uemoa, Cilss, Cedeao) de même que vis-à-vis des partenaires techniques et financiers notamment le Canada, l’Ue, le Japon etc.), lit-on dans un document remis.  Pour ce faire, le Pnasar met en œuvre cinq sous programmes que sont l’amélioration de la disponibilité d’aliments diversifiés et nutritifs ; le renforcement de l’accessibilité physique et économique des populations vulnérables à une alimentation diversifiée saine et nutritive et les nouveaux terroirs Résilients, rempart contre l’insécurité alimentaire, rapporte le texte qui ajoute le renforcement institutionnel et gouvernance de la sécurité alimentaire, larésilience et, enfin, l’amélioration du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires.

APS

Le groupe bancaire panafricain United Bank of Africa (Uba) a lancé, samedi dernier, Léo, un banquier virtuel qui offre de l’instantanéité et la disponibilité 24h/24 ; une révolution digitale, assurent les responsables.

Dans le document remis aux journalistes, il est précisé que cette révolution permet à la clientèle d’utiliser leurs comptes sur les réseaux sociaux et d’effectuer des transactions bancaires cruciales.  En effet, pour la première fois en Afrique, une institution financière propose une telle solution pour simplifier des transactions faites par les clients. Un besoin vital dans le monde trépidant d’aujourd’hui où les clients exigent une rapidité croissante dans la satisfaction de leurs demandes.

Avec le lancement de Léo, les clients pourront ouvrir de nouveaux comptes, recevoir instantanément des notifications de transactions, vérifier leurs soldes à souhait, transférer des fonds et rechercher leurs comptes. Ils pourront également confirmer les chèques, payer les factures, geler les comptes, demander des mini-relevés, entres autres.

Selon la directrice régionale de Uba zone 2 Afrique de l’Ouest, Mme Amie Ndiaye Sow, « la banque traditionnelle est confrontée à plusieurs dilemmes : nous avons en face les sociétés de télécommunications,  Google, Amazone, Facebook qui sont en train de proposer des services financiers et disposent de bases de données incroyables. La banque traditionnelle a donc de la concurrence ».
Prenant la parole, Ndèye Ndack Diawara, directrice commerciale de la banque digitale de Uba Sénégal a déclaré qu’il fallait choisir un nom facile à retenir (Léo) au Sénégal et dans la sous-région. Elle a révélé que la conceptualisation était un travail d’équipe technique et de fond.

« Nous avons beaucoup travaillé sur la sécurité et le respect des règlements de chaque zone de couverture pour un service de qualité », a dit Mme Diawara qui confie que Léo cible toutes les couches de la population. Aussi, -a-t-elle rassuré que ce banquier virtuel ne peut menacer le personnel.  Pour sa part, Bola Atta, la directrice marketing du Groupe Uba a laissé entendre que cette initiative est « une manière de révolutionner la banque numérique en assistant les clients lors des transactions bancaires via une plateforme développée notamment avec Facebook ou Messenger».  

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Les nouvelles variétés de manioc et de patates douces introduites dans la vallée du fleuve Sénégal par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) dans le transfert régional de technologies sont en train de révolutionner la production de tubercules au Sénégal. Aujourd’hui, les rendements sont passés de 12 tonnes à près de 60 tonnes à l’hectare, selon les producteurs avec des taux de réduction des pertes post-récoltes estimés à environ 65%.

Venus partager les résultats des projets de diffusion des nouvelles variétés de manioc, de patates douces importées du Ghana et  introduites dans la vallée du fleuve et dans une bonne partie de la zone centre du Sénégal, en 2016, les acteurs de la filière manioc se sont réjouis de cette initiative entreprise par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp). Ils estiment que ce Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) rendra beaucoup sevice aux populations bénéficiaires. Il s’agit de six variétés de manioc (Duade kpakpa, Ampong, Sika Mankye, Broni Bankeye, Bankye Hema et Otuhia) importées toutes du Ghana, dans le cadre du transfert régional des technologies agricoles développées par la recherche dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao).  Comme l’a souligné le président de l’interprofessionnel manioc du Sénégal, Assane Ndiaye, ces variétés exotiques ont contribué à booster, aujourd’hui, les rendements à l’hectare de la production de tubercules au Sénégal.

Dans la vallée du fleuve Sénégal et dans une bonne partie de la région centre comme à Tivaouane et Thiès, les productions de manioc sont passées de 12 tonnes à 45 voire même 60 tonnes à l’hectare. Cette année, note-t-il, la production nationale a atteint 747.000 tonnes, soit 119 % par rapport aux cinq dernières années. « On a presque multiplié par 6 les rendements sur le terrain », a indiqué Assane Ndiaye. Le président de l’Interprofessionnel manioc a été également séduit par les caractéristiques organoleptiques de ces nouvelles variétés de manioc.

Renforcer les moyens
Il en est de même en ce qui concerne la patate douce avec les variétés Otoo, Ligri Caromex entre autres. « Ce sont non seulement des variétés à haut rendement mais résistent également aux maladies en sus des caractéristiques organoleptiques très appréciables pour l’alimentation », a déclaré M. Ndiaye. Il n’a pas manqué de saluer l’engagement du Fndasp dans l’exécution du projet et invite l’Etat à renforcer les moyens de la structure pour contribuer à la création de filières fortes au Sénégal et à la préservation des boutures importées pour créer un véritable parc de semences de manioc au Sénégal. Le transfert de ces nouvelles technologies a pris également en charge une des préoccupations majeures de l’horticulture sénégalaise à savoir l’étalement de la production et la conservation. Après avoir ainsi prêté une oreille attentive aux producteurs d’oignon, le Fndasp a profité du projet pour envoyer des producteurs au Niger afin qu’ils puissent s’inspirer des outils et méthodes de conservations utilisés sur place. Cette initiative a abouti à l’introduction et à la diffusion de modèles de magasins de stockage d’oignon de type « ruudu » du Niger. 12 sites en ont bénéficié, selon le directeur exécutif du Fndasp, Jean Charles Faye. Ces infrastructures conçues au Niger et améliorées au Burkina Faso sont aussi indiquées pour notre environnement. Elles peuvent conserver l’oignon malgré des températures très élevées, a déclaré Saïd Coly, techniciens au Fndasp.

En outre, les magasins ont contribué à réduire les pertes post-récoltes sur le terrain avec des taux estimés par endroit à environ 65%, selon le technicien. L’introduction des nouveaux magasins de stockage a été également couplée à une série de formations dédiées aux producteurs, selon l’approche champ-école sur les bonnes pratiques de production d’oignon dans la vallée du fleuve. 900 producteurs au décompte final, selon M. Coly. « Aujourd’hui, grâce au transfert de technologies, les rendements pour l’oignon sont passés de 9.244 kg/ha à 18.000 kg/ha, a déclaré  Ibrahima Racine Sall, président de l’Interprofessionnel oignon du Sénégal. A l’image de ses collègues producteurs, M. Sall a plaidé pour la pérennisation des acquis.

Seydou Prosper SADIO.

 

La Banque africaine de développement (Bad) se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent est une vraie opportunité. C’est ce que révèle l’enquête 2018 Careers in Africa employer of choice survey (des employeurs de choix pour une carrière en Afrique,). Selon un communiqué reçu à notre rédaction, sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Bad. Le document renseigne que plus de 20 mille professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs. «L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global career company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson.  ». La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple sur le plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique. « Ce classement conforte les efforts du conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Bad, Akinwumi Adesina.

Aliou KANDE

 

L’agence  Wara a attribué à la société de gestion et d’intermédiation (Sgi) Cgf Bourse la notation en qualité de gestion «Qsg-1» avec perspective « stable », jeudi dernier,  à l’issue de sa mission d’évaluation.

« Qsg-1 » obtenue par Cgf Bourse est la notation maximale pour une Sgi en Afrique de l’Ouest, elle équivaut à « cinq étoiles » sur l’échelle régionale de Wara, explique l’agence dans un communiqué de presse. La notation est accompagnée de la perspective « stable ». Une Sgi est un intermédiaire entre les offreurs et les demandeurs de capitaux sur le marché financier. Précision : le « Qsg-1 » n’est pas une notation de crédit mais une mesure de la qualité de la gestion.  Pour le cas de Cgf Bourse en l’occurrence, l’agence estime que « la stratégie de développement de la Sgi, adossée à une différenciation par la qualité et l’internationalisation de l’offre, est claire, cohérente et accessible. L’architecture opérationnelle et l’exécution technique sont exemplaires. C’est là un facteur positif et essentiel de notation ». Selon Wara, la doyenne des Sgi de l’Uemoa créée en 1998 maîtrise parfaitement le processus de collecte de l’épargne et son allocation sur les marchés de capitaux sous-régionaux, avec un degré élevé de proximité avec la clientèle. Wara trouve aussi « bonne » la capacité d’innovation de la Sgi en matière de produits de même qu’en termes de canaux de distribution. Cgf Bourse propose toutes les classes d’actifs disponibles dans la sous-région aux clients particuliers et institutionnels, grâce à divers canaux de distribution, y compris le digital. « La tarification de la Sgi est claire, transparente et compétitive », estime l’agence Wara. Autre atout qui a pesé sur la balance, c’est la « très claire » séparation entre les prérogatives du conseil d’administration et celles de l’équipe de management.

Cependant, fait savoir Wara, Cgf Bourse est encore faiblement diversifiée sur le plan géographique, en ce qui concerne la clientèle des particuliers en conservation de titres. Aussi, la Sgi historique est encore vue comme trop « sénégalaise », malgré des efforts d’internationalisation jugés bons. L’agence note aussi que le reporting destiné à la clientèle reste relativement limité par rapport aux standards internationaux, mais est comparable aux standards régionaux. « Cgf Bourse ne distribue que les fonds qu’elle fabrique et n’offre pas de solutions d’épargne manufacturées par des tiers : les clients de Cgf Bourse n’ont accès qu’aux fonds ‘’maison’’ », comme d’ailleurs les autres Sgi de la sous-région, constate l’agence de notation.

Pour que Cgf Bourse conserve sa notation à son niveau maximal actuel, conseille Wara, elle devra maintenir ses exigences de qualité de service, selon sa certification Iso 9001 et aussi préserver le succès de sa stratégie de renforcement digital. Entre autres conseils, il y a le maintien de la croissance du volume des actifs sous gestion, qui dépend du succès de la stratégie commerciale de Cgf Bourse. Une détérioration de la notation pourrait découler d’un affaiblissement de la qualité des ressources humaines (personnel d’encadrement), une perte significative et durable de parts de marché, donc de revenus ou des difficultés significatives dans l’implémentation de sa stratégie de diversification, d’innovation et de digitalisation.

M. CISS

 

Depuis hier et durant cinq jours, les coordonnateurs de l’ensemble des maisons de l’outil du Sénégal sont à Thiès pour se doter de compétences liées aux techniques du coaching pour accompagner de jeunes entrepreneurs. Une initiative de l’Agence nationale de la maison des outils (Anamo)  en partenariat avec une organisation non gouvernementale américaine dénommée Winrock.

Selon Mawdo Malick Mbaye, directeur général de l’Anamo, outre la question de l’offre d’un cadre d’exercice d’un métier, l’amélioration du profilage technique et l’accompagnement pour l’acquisition d’un équipement au top : « La finalité de tout cela vise à lutter contre le sous-emploi et le chômage ; c’est pourquoi, nous pensons qu’il faut une autre corde ajoutée à l’arc de nos pensionnaires en leur donnant les rudiments nécessaires pour aider à  entreprendre, développer leurs activités pour être dans la posture d’offrir des emplois », lance-t-il. Car, pour lui, dire que l’Etat n’est pas en mesure de donner de l’emploi à l’ensemble des jeunes du pays est une lapalissade.  Ainsi, cette initiative vise à  bien outiller les formateurs des maisons de l’outil du Sénégal aux techniques du coaching pour les jeunes entrepreneurs. «  Ce choix montre qu’à la maison de l’outil, nous avons compris que tout ce que nous faisons doit directement bénéficier aux populations cibles », martèle-t-il. Au-delà des modules sur le management, les éléments d’approche dans le processus de l’entrepreneuriat qui mettent l’accent sur les compétences requises dans le développement de l’esprit d’entreprise, cet atelier va également permettre aux coordonnateurs des différentes maisons de l’outil du pays d’échanger leurs expériences et de s’enrichir mutuellement.

Mbaye BA

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

La réunion restreinte du dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest organisée dans par Cilss a démarré, hier, à Dakar. Une occasion, pour les experts du Sahel et des pays ouest africains et leurs partenaires techniques et financiers, de renforcer le dispositif de veille informationnelle sur le déroulement de la campagne agro-pastorale 2018-2019 et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La réunion qui a démarré hier et ce, pour deux jours, marque le début des activités de la campagne agro-pastorale 2018-2019. Pour le Secrétaire exécutif adjoint du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), Ibrahim Lumumba Idi-Issa, cette rencontre intervient à un moment où les populations traversent une situation alimentaire difficile et une soudure pastorale qui pourrait se prolonger et détériorer davantage les moyens d’existence de celles-ci, au fur et à mesure que l’installation de la saison pluvieuse tarde à se mettre en place. Lors de son discours introductif à l’atelier technique des experts, Ibrahim Lumumba Idi-Issa a précisé que la rencontre devra permettre de mettre à jour les informations sur la situation alimentaire et nutritionnelle des populations à l’entrée de la période de soudure agricole en cours, ainsi que les dispositions à prendre eu égard aux prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques élaborées en mai 2018 à Bingerville par le Cilss et ses partenaires.

Evoquant la situation que traverse le fonctionnement du dispositif de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, il a souligné l’importance de la sauvegarde de cet outil harmonisé d’analyse de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle devenu l’instrument utilisé dans les 17 pays de l’espace Cilss, Cedeao et Uemoa. Il a invité les parties prenantes à la rencontre de Dakar à s’investir davantage dans la collecte des données de qualité et à prendre activement part aux analyses tant sur le plan national qu’à celui des autres instances de validation et de publication des résultats.

Rappelons que les résultats des forums de prévisions agro-hydro-climatiques saisonnières pour la zone sahélienne de l’espace Cilss/Cedeao et dans les pays du Golfe de Guinée, livrés et diffusés, recommandent à plus de vigilance sur les risques de chocs que peuvent provoquer certains phénomènes agro-hydro-climatiques pendant cette période de soudure. Les conclusions qui sortiront de cette rencontre de deux jours à Dakar, donneront un avis sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Babacar Bachir SANE

Les compagnies de pétrole doivent être assurées, selon Ibrahima Bachir Dramé, qui demande à nos  sociétés d’assurance d’être unies pour mieux capter les marchés.

Eu égard à la « crédibilité » et la « performance », les sociétés d’assurance devraient être ensemble, comme l’a préconisé, en préambule, Ibrahima Bachir Dramé, expert pétrolier, qui faisait une présentation sur « Pétrole et gaz au Sénégal : Etat des lieux ». Il intervenait lors des deux journées de réflexion organisées par l'Association des assureurs du Sénégal (Aas), les 28 et 29 juin à Dakar, autour du thème "les enjeux stratégiques et économiques de l'assurance et de la réassurance des risques pétroliers ». Selon lui, le pétrole est un ensemble de risque sur toute la chaîne de valeur. « Les compagnies d’assurance doivent être en poule et suivre l’évolution des choses. Les sociétés d’assurance au Sénégal sont spécialisées ; certaines sont dans la distribution pétrolières », a-t-il dit.  M.  Dramé a ajouté qu’à cette phase où nous sommes, ces dernières ne sont pas encore présentes. « Il faut trouver des stratégies pour capter ces marchés, car le monde du pétrole bouge très vite. En n’étant pas présentes sur certains segments, elles agissent de manière tardive », a affirmé le formateur aux métiers du pétrole et du gaz.

Durant les débats, Adama Ndiaye, président de la Fédération des sociétés d'assurances de droit national africaines (Fanaf), a révélé que 14 puits ont été forés dans notre pays sans que les sociétés d’assurance ne soient informées, ni impliquées. « La source de l’information est fondamentale. Vous devez être protégés par votre réassureur», a déclaré l’expert pétrolier, Ibrahima Bachir Dramé.  Quant au président de l’Association des assureurs du Sénégal (Aas), Mouhamadou Moustapha Noba, il a noté que l’annonce de la découverte d’importants gisements d’hydrocarbures, il y a plus d’un an, a justement interpellé le secteur des assurances. D’où le choix du thème de cette rencontre de deux jours d'échanges et de réflexion.  

« Ces deux journées nous permettront de décliner notre stratégie de conquête globale et commune devant apporter les réponses appropriées à ces enjeux majeurs », ajoute M. Noba.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Fin, avant-hier, des travaux de la conférence de haut niveau sur le commerce illicite en zone Cedeao. Cette rencontre de deux jours sur initiative de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a été sanctionnée par une recommandation forte portant sur la mise en place d’une coalition régionale pour faire face à ce fléau.

La conférence de haut niveau de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) ouverte  mardi et portant sur «Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives», a pris fin hier, avec comme recommandation, la mise en place d’une coalition régionale. Cette rencontre de deux jours a réuni près de 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’ivoire, du Burkina, du Mali et du Nigéria. Il y avait  parmi eux des représentants de la haute administration (fonctionnaires des ministères des Finances (douanes notamment), du Commerce, de l’Intérieur,) sans oublier des opérateurs économiques, des représentants des communautés régionales Uemoa et Cedeao. « Les échanges ont été riches. En organisant cette conférence, nous avons voulu une meilleure prise en compte de ce fléau qui constitue une menace pour nos entreprises, les recettes des Etats et la sécurité », a déclaré Mor Talla Kane, le directeur exécutif de la Cnes. « Défendre nos entreprises, ce n’est pas défendre les chefs d’entreprise. Mettre en mal les entreprises, c’est jeter l’incertitude sur l’avenir de nos Etats », a martelé M. Kane.

Face à la presse, il affirme qu’aucune coalition n’est de trop pour venir à bout de cette menace. « Il faut une coalition entre secteurs privés mais également avec les douanes, les forces de défense », a ajouté M. Kane. Il est d’avis qu’il faut une coalition forte pour des économies fortes et que si nous voulons faire appel aux investisseurs, nous devons lutter contre le commerce illicite. La Cnes a décidé de maintenir la dynamique et de porter le message partout.

Du côté de la Cedeao, les responsables ont décidé de jouer leur partition. Selon Moustapha Gnankambary, conseiller sénior Cedeao-Usaid en facilitation des échanges, un texte sur la traçabilité des produits notamment le tabac est en cours.  M. Gnankambary a souligné que la Cedeao va s’inspirer de l’exemple du Burkina Faso pour ce système de traçabilité des produits. Il a précisé que ce texte sera soumis à la tutelle à la prochaine réunion du conseil des ministres de la Cedeao. Il a promis qu’il y aura des concertations avec le secteur privé pour la mise en œuvre des textes de la Cedeao. Il s’est félicité du renforcement des pouvoirs du parlement de la Cedeao. Prenant part à cette rencontre, Sami Ouattara, conseiller technique au ministère burkinabé du Commerce a rappelé que depuis 2015, son pays est en train d’implémenter un système de suivi et de traçabilité des produits. Un texte encadre ce système sur une période de 18 mois.  

Aliou KANDE

 

Le Bureau de mise à niveau a organisé, hier, une cérémonie de signature de conventions avec les neuf entreprises bénéficiaires du Programme de mise à niveau spécifique national. Le montant  total des  primes octroyées s’élève à 349,55 millions de FCfa.

Une somme de 349,55 millions de FCfa a  été octroyée sous forme de primes à neuf Pme sénégalaises. L’appui vient du Bureau de mise à niveau (Bmn). Il entre dans le Programme de mise à niveau spécifique national. Les neuf dossiers de cette mise à niveau spécifique représentent un montant total de 760,7 millions d’investissements approuvés. La cérémonie de signature des conventions s’est déroulée, hier, dans les locaux du Bmn.  Les neuf dossiers ont été approuvés par le Comité de pilotage restreint du Bmn, lors de sa session du 13 juin dernier. Selon Ibrahima Diouf, directeur général du Bmn, les neuf entreprises viennent de  secteurs comme  la santé, la fabrication de chaussures en plastique Pvc, la transformation et commercialisation de produits locaux, l’hébergement et la restauration, le développement de plateformes informatiques  et les Btp.

Au total, explique M. Diouf,  86 emplois permanents dont 30 pour les femmes, ont été créés contre 57 emplois temporaires, dont 22 pour les femmes. Ibrahima Diouf souligne que l’impact attendu à la fin du Programme de mise à niveau spécifique national, est la création de 52 nouveaux emplois permanents, soit une augmentation de 60%. Pour les principaux impacts attendus de la mise à niveau de ces entreprises, le directeur général du Bmn mentionne, entre autres, une augmentation du chiffre d’affaires variant entre 10 et 60%,  une meilleure gestion des coûts de rentabilité, une amélioration des compétences du personnel et de l’organisation, une augmentation de la production grâce à la modernisation des équipements. Comme autres impacts du programme, il y a l’amélioration de la qualité des produits et services, mais aussi des conditions d’hygiène.

Ibrahima Diouf a expliqué que si le Bmn a tenu à convoquer tous les bénéficiaires pour organiser une cérémonie commune de signature de convention, c’est aussi pour leur permettre de se connaître, tisser des relations. Dans le passé, fait-il remarquer, chaque entreprise bénéficiaire du programme venait signer  individuellement sans connaître les autres. « Nous faisons ainsi une mise en relation des entreprises que nous accompagnons », a-t-il dit.

Les bénéficiaires ont apprécié cet appui du Bmn. « Cet accompagnement arrive à son heure. Il permettra au cabinet médical de se mettre aux normes », a salué Dr Coura Sèye, gérante d’une clinique ophtalmologique. « Le Bmn a permis à notre entreprise de se structurer, d’accroître sa compétitivité. Nous allons ainsi nous engager dans la diversification de nos produits et l’amélioration de la qualité », a ajouté Latyr Niang, dont l’entreprise intervient dans la fabrication de plastique. Le Bmn apporte un ensemble d’appui technique et financier aux entreprises qu’il finance dans un processus d’amélioration de leur compétitivité.

Aliou KANDE

 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW

 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW

Un crédit de la Banque mondiale d’un montant de 70,5 milliards de FCfa devrait permettre à 1,5 million de Sénégalais du bassin arachidier de mieux accéder à l’eau et à l’assainissement.

L’Association internationale de développement (Ida), une institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres, a approuvé, le 22 juin, un crédit de 70,5 milliards de FCfa (130 millions de dollars) en faveur du Sénégal pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement de 1,5 million de Sénégalais. Selon un communiqué de l’institution, ce projet d’approvisionnement en eau et assainissement en milieu rural sera exécuté dans la zone du bassin arachidier (Centre et Ouest) où vit un tiers de la population rurale du pays. Cette zone souffre d’un très faible accès à l’assainissement et est confrontée à un taux de pauvreté élevé. D’où l’importance des installations sanitaires améliorées. « Les bénéficiaires auront accès à l'eau courante grâce aux branchements domiciliaires et aux bornes fontaines, en plus des latrines familiales, des raccordements des ménages aux réseaux d'assainissement collectif et des toilettes dans les écoles, les centres de santé et les marchés », a déclaré, dans le communiqué, Oumar Diallo, chargé du programme à la Banque mondiale.

Il est attendu, à travers ce projet, un impact positif sur les entreprises privées impliquées directement dans les activités de construction d’infrastructures hydrauliques ou d’assainissement et de prestations de services. Le programme devrait également contribuer au renforcement de la gestion intégrée des ressources en eau en améliorant les connaissances, la planification et le cadre institutionnel. Ce qui renforcera la résilience au changement climatique dans la zone du projet, espère la Banque mondiale. Celle-ci rappelle l’importance de l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement dans la baisse de la pauvreté, notamment par une réduction des maladies hydriques générant l’absentéisme en milieu professionnel ou scolaire, de même que les coûts associés aux dépenses médicales et à la perte de revenus.

« Notre engagement continu nous donnera l'occasion de tirer les leçons de notre partenariat, long et fructueux, avec le gouvernement du Sénégal, dans le développement du secteur de l'eau et de l'assainissement et de veiller à ce que l'eau et l'assainissement soient accessibles aux groupes vulnérables», a affirmé Mme Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. Fondée en 1960, l’Ida accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes visant à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des démunis.

Malick CISS

La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) organise, depuis hier et ce, jusqu’à aujourd’hui (26 et 27 juin), une rencontre de haut niveau sur le thème : «Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives». L’ouverture a été présidée par Birima Mangara, ministre délégué en charge du Budget.

« Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives ». C’est autour de ce thème que la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a convié pour deux jours (26 et 27 juin) près de 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’ivoire, du Burkina, du Mali et du Nigéria.

Il y a parmi eux des représentants de la haute administration (fonctionnaires des ministères des Finances, du Commerce, de l’Intérieur, des douanes…). Des opérateurs économiques sont également conviés à la rencontre, mais aussi des représentants des communautés régionales Uemoa et Cedeao. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Birima Mangara, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, en charge du Budget. Selon M. Mangara, le thème de ce séminaire est en droite ligne des préoccupations de l’heure de notre région et de la communauté sous-régionale. Il affirme que le Sénégal, dans la mise en œuvre des politiques publiques axées sur le Pse, prête une attention remarquable aux modus operandi du commerce illicite. M. Mangara soutient que le commerce illicite constitue un fléau réel dans notre région et mérite une attention particulière des autorités étatiques, des instances d’intégration régionales, mais aussi des différents secteurs industriels touchés. « Outre ses effets déstabilisation des économies, le commerce illicite a été identifié comme une source majeure de financement du terrorisme. Il fragilise la sécurité des Etats, le tissu industriel et entrave la croissance économique », a relevé le ministre du Budget.

Aujourd’hui, poursuit-il, il résulte des conclusions du rapport de « Global initiative », rédigé avec le soutien de l’Ocde, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (Bad), que le manque à gagner pour l’Afrique de l’Ouest dû au commerce illicite, dépasserait 50 milliards de dollars Us, soit plus du montant de l’aide au développement octroyée aux quinze pays de la région. C’est pourquoi, il martèle qu’il n’est pas admis de laisser prospérer des activités criminelles qui présentent un grand potentiel de déstabilisation de nos Etats. Il a indiqué que l’Etat du Sénégal va cultiver, avec tous les acteurs économiques, cet esprit de concertation et de dialogue dans la recherche de toutes les solutions permettant aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé garantie par la puissance publique.

Vice-président de la Cnes, Ababacar Sédikh Sy note que de plus en plus, des entreprises sont menacées avec la déstabilisation des circuits de distribution. Ces réseaux, explique-t-il, s’attaquent aux produits sensibles, pourvoyeurs de recettes aux budgets des Etats. Il s’agit, selon M. Sy, de produits comme le tabac, l’alcool, les médicaments. C’est pourquoi, il juge nécessaire la mise en place d’une alliance objective pour protéger le secteur privé et les recettes des Etats. « Le commerce illicite occasionne un manque à gagner énorme pour les entreprises et les Etats. C’est pourquoi, nous avons jugé utile d’attirer l’attention et provoquer une large coalition pour faire face », a ajouté Mor Talla Kane, directeur exécutif de la Cnes. « C’est le moment d’agir car nous avons une population jeune qui, faute d’emploi, décide d’émigrer. Nous devons dire non au commerce illicite », a noté, à son tour Joseph Emoleke, directeur adjoint de l’Association de l’industrie manufacturière du Nigeria.

Aliou KANDE

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, a rencontré hier, les chefs de projet de la Vdn, 2ème section et les membres du Comité pour la défense de l’environnement de Cambérène. Suite à cette rencontre, Abdoulaye Daouda Diallo a ordonné la démolition du «mur de la discorde».

« Le mur de la discorde », qui a entrainé le blocage des travaux de réalisation de la deuxième section de la Vdn sera démoli. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, sur instruction du président de la République, Macky Sall, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a ordonné la démolition du «mur de la discorde» dans la réalisation de la Voie de dégagement nord (Vdn) deuxième section. Le document renseigne qu’hier, le ministre en charge des Infrastructures a reçu les chefs de projet de la Vdn 2ème section et les membres du Comité pour la défense de l’environnement de Camberène, composé de riverains impactés par la Vdn 2. «Lors de la rencontre, la genèse de ce mur a été faite par les responsables de l’Ageroute. Ils ont expliqué que le mur ne faisait pas partie du projet. Mais c’est suite à la décision d’enjamber l’esplanade du mausolée de Seydina Issa Laye, que le pont, sous forme de Bow-string, a été réalisé, ainsi que cette rampe de lancement du pont avec ce mur », lit-on dans le communiqué.  Mais depuis lors, explique-t-on, la question du mur a entrainé le blocage des travaux de la Vdn, 2ème section, parce que les populations ne veulent pas entendre parler du mur. «Ageroute Sénégal a cherché à trouver des solutions en les invitant autour de la table de négociation avec des propositions de réaliser des ouvertures sur ce mur pour faciliter l’accès à la mer. Mais ces concertations n’ont pas porté leurs fruits parce que les populations de Camberène ont été catégoriques à propos du mur », informe le document. «Le seul problème avec ce projet, c’est le mur. Nous n’avons pas de problème avec le président de la République encore moins avec la construction de cette route par l’Ageroute. Ce que nous ne voulons pas, c’est ce mur qui nous empêche de continuer de vivre en harmonie avec la mer», déclare Libasse Seck, le porte-parole du comité. «Après une heure trente minutes de discussions, Abdoulaye Daouda Diallo a tranché le débat en informant les membres du comité que sur instruction du président de la République, Macky Sall, le mur sera détruit. Ageroute prendra toutes les dispositions pour l’exécution de cette décision dans les plus brefs délais », précise la cellule de communication du ministère des Infrastructures. Très satisfaits de cette décision du président de la République, les membres du comité ont promis d’accompagner le projet jusqu’à son terme. Et pour remercier le président de la République, ils l’invitent à venir inaugurer le palais que l’Etat du Sénégal a construit, dans le projet de modernisation des sites religieux.

A. KANDE

Le Bureau opérationnel de suivi du Pse, en collaboration avec la Delivery unit de Malaisie (Pemandu), a lancé, hier, les travaux du processus de mise en place du premier agropole dans la zone sud. La mangue et l’Anacarde ont été ciblés comme premières filières qui devront faire l’objet d’une transformation industrielle.

Dans le projet phare "Création d’agropoles intégrés" du Pse, le Bureau opérationnel de suivi du Pse, en collaboration avec la Delivery unit de Malaisie (Pemandu), a lancé les travaux du processus de mise en place du premier agropole dans la zone de Casamance. L’objectif de cette rencontre, présidée par Cheikh Kanté, ministre en charge du Pse, était de définir les modalités d’exécution techniques du projet, les objectifs chiffrés escomptés ainsi que les concours financiers attendus de l’État et des partenaires privés engagés. Deux produits ont été ciblés à savoir la mangue et l’anacarde qui devront faire l’objet d’une transformation industrielle. Cet agropole sera réalisée dans la zone Sud en s’inspirant de l’expérience malaisienne appelé "Big fast résult" (Bfr) (grand résultats rapides).

Pour le ministre Cheikh Kanté, ce modèle Bfr va être une réponse appropriée au processus d’industrialisation souhaité dans le Pse. Ce qui est important à souligner dans ce processus de structuration, dit-il, c’est le secteur privé qui est mis en avant. Car, rappelle le ministre, l’Etat n’a pas la vocation à se substituer du secteur privé qui doit être mis dans des conditions de bonnes respirations économiques à travers des financements appropriés à un coût abordable. A ce titre, Valérie Quenum Ndiaye, représentante du secteur privé, a soutenu que l’implication des acteurs de l’entreprise dans le processus de formulation de ce projet à forte portée économique et social est une preuve de la qualité du dialogue que le secteur privé entretient avec le pouvoir public. Elle explique que le projet de création de l’agropole intégré est une occasion d’œuvrer, entre acteurs nationaux, pour renforcer ce partenariat et valoriser l’immense potentialité agro-forestière de la Casamance. Cet exercice permettra, à son avis, de créer de meilleures synergies pour assurer la rentabilité économiques et financières de leurs investissements.

Elle estime que le développement de cette région (Casamance) ne se fera qu’avec la mise en place d’unités industrielles de valorisation des principales productions locales comme la mangue ou l’anacarde. Elle ajoute  qu’avec les chaînes de valeur de ces deux spéculations, la zone Sud renforce les avantages comparatifs du Sénégal pour le développement des possibilités de pénétration des marchés régionaux et internationaux avec des produits hautement valorisés. Toutefois, elle a appelé à mettre en place un modèle de gouvernance adapté où le privé aura une place de choix afin de faire valoir ses intérêts et d’assurer la pérennité de ses investissements. De son côté, Priya Gajraj, Coordonnateur résident du Système des nations unies au Sénégal, par ailleurs représentante résidente du Pnud au Sénégal, rappelle que l’approche Bfr, axée sur une démarche participative et itérative permettra au Sénégal d’accélérer le rythme de la mise en œuvre des projets du Pse. Elle indique que l’intégration de cette méthodologie dans le champ conceptuel de l’analyse économique et de la formulation de projets innovants facilitera une plus grande implication du secteur privé et l’appropriation des projets par les différentes parties prenantes.

Abdou DIAW

Le Pr Marc Pasquet, spécialiste en monétique et transaction sécurisées, a rappelé que la base de la monnaie, c’est la confiance. Voilà comment il explique l’essor fulgurant des monnaies virtuelles comme le bitcoin à travers le monde. Il animait, vendredi dernier, une conférence à Sup de Co sur les « blockchains et les crypto-monnaies ».

Les crypto-monnaies appelées monnaies virtuelles connaissent un essor fulgurant à travers le monde. Le bitcoin, mère des crypto-monnaies, est fondée par le Japonais Satoshi Nakamoto en 2008.

Spécialiste en monétique et transaction sécurisées, Pr Marc Pasquet a indiqué que cette monnaie virtuelle a été imaginée « pour répondre à certaine limite du système financier, et réaliser des paiements sur Internet sans passer par un tiers de confiance ». Il animait, vendredi dernier, une conférence à Sup de Co sur le thème : « blockchains et les crypto-monnaies ». « Le blockchains est un registre de faits répliqués sur les ordinateurs connectés en réseau », a-t-il indiqué. Il s’agit, selon lui, de l’association de trois concepts : « une base de données dupliquée sur tous les nœuds, un stockage de l’historique des faits depuis l’orignal et une confiance basée sur le consensus ». Pour le conférencier, le principe de ce système de paiement est de tenir à jour sur tous les nœuds du réseau un registre. Marc Pasquet a fait savoir que les bitcoins peuvent être réutilisés par le titulaire dans des transactions dont il est émetteur à condition qu’il puisse justifier de son identité au moyen de sa signature. Le spécialiste estime que tout le monde peut consulter les transactions au sein de ce grand registre à travers les adresses cryptographiques des utilisateurs. « La chaine de blocs est un grand livre comptable de la monétique. Les portefeuilles bitcoin peuvent calculer leurs soldes, et il est possible de vérifier que les nouvelles transactions, les dépensent des bitcoins appartiennent effectivement à l’émetteur du paiement », a-t-il expliqué.

Différence monnaie électronique et monnaie virtuelle (bitcoin) ? Sur le format, a fait savoir le conférencier, il s’agit du digital. « Si l’unité de compte pour la monnaie électronique est traditionnelle avec un statut légal, a-t-il souligné, tel n’est pas le cas pour la monnaie virtuelle inventée et sans statut légal ».

De l’avis du professeur Pasquet, « si la monnaie électronique est garantie, valide au sein d’une communauté spécifique, celle virtuelle souffre de l’absence du sceau de l’authenticité ». « Si la valeur de la monnaie électronique est fixée (par les Etats) avec une possibilité de récupérer ses fonds, tel n’est pas le cas pour la monnaie virtuelle qui n’est pas garantie », a-t-il fait comprendre.

Pour la sécurité, il a indiqué que ces règles empêchent la modification d’un bloc antérieur car cela invaliderait tous les blocs suivants. De cette façon, a-t-il noté, « aucun individu ne peut contrôler ce qui est inclus dans la chaîne de blocs ni en remplacer des parties pour annuler ses propres dépenses ». Le spécialiste a aussi relevé que « le bitcoin a prouvé qu’il était sécurisé au fil des années et permet à ses utilisateurs d’échapper aux décisions arbitraires des Etats ou des banques centrales sur leur monnaie ».

Souleymane Diam SY


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