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Affaires et Finances (1414)

Le porte-parole du gouvernement a annoncé qu’un Conseil présidentiel sur l’investissement sera organisé au courant de ce mois. L’objectif, a indiqué Seydou Guèye, c’est d’intégrer le cercle des 100 pays réformateurs. « Nous en avons les moyens au regard de ce qui a été fait et de la qualité de la feuille de route », a-t-il affirmé. « Nous avons bien compris la portée de ce classement et nous voulons lui donner une véritable perspective », a ajouté M. Guèye.

S. D. SY

Le chef du service départemental de l’élevage de Kaolack (centre), Serigne Modou Tambédou, a annoncé, lundi, le lancement d’une campagne de vaccination visant à vacciner d’ici à avril 2017, au moins 80% du cheptel du département contre cinq maladies. « Ces cinq maladies sont : la dermatose contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la maladie de Newcastle et la peste équine », a-t-il précisé lors de la cérémonie de lancement de ladite campagne. Il a fait état d’une subvention publique de 50% ou 60% dans cette campagne de vaccination de masse du cheptel du département de Kaolack, ajoutant qu’en plus de ces cinq maladies, le bétail est également vacciné contre le botulisme et la pasteurellose. « Ces deux types de vaccination que nous faisons gratuitement dans cette campagne ont été possible grâce à la réhabilitation du parc à vaccination de Ndangane (Latmingué), avec l’appui du maire de Latmingué, Macoumba Diouf », a-t-il indiqué. M. Diouf a également mis à la disposition des éleveurs des lots de vaccins contre le botulisme et la pasteurellose des petits et grands ruminants, a ajouté M. Tambédou.

Selon Macoumba Diouf, présent à cette cérémonie, ses services ont pris l’option d’accompagner les éleveurs et le cheptel dans une campagne départementale gratuite de consultation et de vaccination du cheptel, en partant du fait que sa collectivité est une commune rurale, « une commune dont l’économie, pour l’essentiel, est basée sur l’agriculture au sens large ». « C’est pourquoi, nous avons apporté notre contribution en guise d’appui à cette campagne de vaccination en masse du bétail », a-t-il souligné.

La commune de Latmingué compte 82 villages dénombrés dont 38 habités par la communauté peulh essentiellement, un constat qui « montre que si l’on doit tenir compte de la priorité, on doit s’intéresser à ce secteur », a indiqué M. Diouf.

APS

Montréal abritera la 3ème édition du Forum économique du Sénégal au Canada prévue les 12 et 13 mai prochains, annonce un communiqué signé par Zaccaria Coulibaly, chef du Bureau économique du Sénégal à Ottawa. Le thème portera sur « Les opportunités d’investissement pour les entreprises canadiennes au Sénégal ». Il précise que l’édition de cette année a pour ambition de mettre davantage en lumière l’attractivité du climat des affaires au Sénégal afin de placer notre pays au cœur des destinations privilégiées de l’investissement canadien. «Par notre entremise, plusieurs accords ont été signés entre l’Agence sénégalaise de promotion des exportations et des structures canadiennes, facilitant l’accès au marché canadien aux entreprises sénégalaises spécialisées dans l’exportation de produits ainsi qu’un accompagnement personnalisé pour une durée d’un an et la formation des formateurs sénégalais », écrit-il. «Résultat : les exportations annuelles du Sénégal vers le Canada sont passées de 1.3 million de dollars en 2013 à 8.5 millions de dollars en 2015 et nous ambitionnons de multiplier ce chiffre par deux en 2017 », affirme M. Coulibaly. Il renseigne que la présence des investisseurs canadiens au Sénégal ne cesse de s’accroître avec plusieurs missions commerciales. La délégation sénégalaise sera conduite par le ministre Khoudia Mbaye et comptera d’autres membres du gouvernement, des directeurs généraux et plusieurs acteurs du secteur privé sénégalais. Pour cette 3ème édition, 350 participants sont attendus, 156 rencontres B2B et 4 délégations officielles.

Aliou KANDE

Le Sénégal veut améliorer davantage son classement dans le Doing business. Et il a engagé des réformes structurantes qui ont été validées hier, lors d’une réunion ministérielle.

Prétendre à un niveau de développement économique honorable suppose un environnement des affaires favorable à l’investissement. Le Sénégal l’a très tôt compris en engageant des réformes pour attirer plus d’investisseurs. En quatre ans, c’est-à-dire de 2011 à 2016, le Sénégal a fait un bon significatif de 30 places dans le classement de Doing business. Une progression remarquable, estime le ministre-porte-parole du gouvernement pour qui, l’objectif de notre pays, c’est d’intégrer le cercle des 100 pays les plus réformateurs au monde. Seydou Guèye s’exprimait, hier, à l’issue de la réunion ministérielle consacrée à la validation de la feuille de route Doing business 2018, présentée par le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, en présence des administrations concernées. Cette feuille de route, a précisé M. Guèye, a été validée par le Premier ministre « dans sa totalité et dans son intégralité, après échanges et discussions ». Après la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), a-t-il rappelé, l’un des principaux objectifs du gouvernement, c’est de faire du Sénégal « une destination privilégiée » des investissements privés en vue de la création de richesses et d’emplois.

Seydou Guèye soutient que le Sénégal dispose bien avant le cycle « Doing business », d’un Programme de réformes sur l’environnement des affaires, beaucoup plus large que le Programme de réformes du Doing business (Preac) dont la première phase s’est déroulé entre 2013 et 2015. Dans le cadre du Preac, a-t-il expliqué, le gouvernement, à travers le ministère de la Promotion des investissements, a travaillé sur quatre axes importants : l’automatisation des procédures, le renforcement de la compétitivité des facteurs de production, le coaching et la communication pour les administrations pour une prise en charge efficace des réformes ainsi que la promotion des investissements à fort impact social.

Ces réformes engagées placent le Sénégal parmi les pays les plus réformateurs au monde, a estimé M. Guèye, soulignant que ces réformes ne résultent pas d’une décision de la Banque mondiale ni des partenaires mais « c’est une volonté de notre pays ». Toutefois, il a noté qu’il arrive que des réformes « très importantes » ne soient pas prises en compte dans le Doing business. Il en veut pour exemples l’adoption de la loi sur les zones économiques spéciales intégrées (Zesi), des réformes sur le foncier, la baisse du coût de l’électricité qui interviendra au cours de ce bimestre, etc. « Ces réformes ne sont pas prises en compte par le Programme de réformes du Doing business, un cadre très coercitif et précis, portant sur des aspects micro de la vie économique », a déclaré M. Guèye qui souligne que le Sénégal peut-être derrière des pays où il n’est pas plus facile de faire des affaires au regard des contextes et des conditions. Le porte-parole du gouvernement a invité les gens « à comprendre la place réelle de cet indicateur dans la comparaison des Etats par les performances importantes ».

Neuf nouvelles mesures phares
Neuf mesures nouvelles phares ont été prises par le Sénégal pour améliorer son classement dans le Doing business. Celles-ci font partie des 25 dont trois dites de correction figurant dans la feuille de route du Doing business 2018, validée, hier, au cours d’une réunion ministérielle consacrée à cette question. Au-delà des actions, a souligné le porte-parole du gouvernement, « le Doing business concerne également le reporting » même s’il a souligné qu’il arrive que des lois soient adoptées sans être prises en compte dans le reporting ». 13 anciennes mesures figurent dans cette feuille de route. « Des délais ont été impartis, des engagements pris puisque nous avons un agenda qui est celui du Doing business auquel il faut donner des réponses », a rappelé M. Guèye. Ces mesures portent essentiellement sur la création d’entreprises, le permis de construction, le transfert de propriété, l’exécution des contrats. « Pour la création d’entreprises, le Sénégal est très performant et a un très bon classement en termes de délai », a commenté Seydou Guèye, selon qui, les progrès à faire sont relatifs aux coûts et aux honoraires à baisser. « Pour ce faire, il faudra travailler avec les notaires », a-t-il dit.

S’agissant du permis de construire, le Sénégal a gagné des places, grâce à la réduction des délais de délivrance du certificat d’urbanisme et de conformité, a indiqué le porte-parole du gouvernement. Il en est de même des taxes. Les orientations retenues, selon lui, permettront de renforcer l’efficacité en utilisant de plus en plus les télés-procédures pour le paiement, le transfert de propriété.

Concernant l’exécution des contrats, Seydou Guèye propose de créer des tribunaux de commerce et d’améliorer l’indice de la qualité des procédures judiciaires. Pour le commerce transfrontalier, il a indiqué qu’un guichet intégral sera mis au Port autonome de Dakar sous forme de centre de services et de traitement de toutes les formalités pour faciliter les activités d’import et d’export. La feuille de route a également mis l’accent sur des orientations pour la résolution de l’insolvabilité en particulier en liquidation d’entreprises et d’accès au crédit.

 

 

Souleymane Diam SY

Invité de l’émission dominicale « Grand Jury » de la radio privée Rfm, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a assuré qu’un début de changement est perceptible dans la structure de l’économie sénégalaise grâce aux réformes engagées par le gouvernement.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan était l’invité de l’émission « Grand Jury » de la Rfm. Amadou Bâ a passé en revue la situation économique du Sénégal. Selon lui, la structure de l’économie sénégalaise est en train de changer, conformément à la volonté affichée par le chef de l’Etat à travers l’axe 1 du Plan Sénégal émergent. « Nous avons un cadre macroéconomique robuste, l’économie se redresse, elle croît. Sur les cinq dernières années, nous avons une croissance moyenne de plus de 5 % alors que le Sénégal avait habitué le monde à une croissance moyenne de 3,5 à 3,8%. Les éléments qui permettent de mesurer la richesse nationale montrent qu’il y a une amélioration sensible des conditions de vie des populations. Ce dynamisme global atteste d’un début de changement structurel de notre économie », a-t-il expliqué.

Avec une croissance supérieure à 6% deux fois de suite, le Sénégal dispose, à l’en croire, d’une économie tournée vers l’émergence. Des statistiques qui le rapprochent de l’objectif de 7 % assignée par le président de la République pour permettre d’atteindre l’émergence dans un horizon temporaire de 25 ans. Selon Amadou Bâ, le Sénégal a fini avec l’époque où le taux de croissance reposait essentiellement sur un ou deux secteurs. Aujourd’hui, le temps est surtout « au mouvement d’ensemble ». Le ministre entend par là une diversification des sources et facteurs de croissance. En effet, a-t-il souligné, à côté du secteur financier et des télécommunications, la croissance au Sénégal est également portée par le secteur agricole, le secteur secondaire avec les bâtiments, les industries chimiques, les cimenteries, etc. « C’est ce mouvement d’ensemble qui nous permet de dire que le Sénégal a changé de grade, que nous avons une économie plus résiliente qui a amorcé enfin la pente devant le mener à l’émergence », a-t-il argué. Avec les réformes importantes qui sont en train d’être mises en œuvre et les projets en cours, Amadou Bâ est d’avis qu’une croissance à deux chiffres est à la portée du Sénégal à l’horizon 2020.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a assuré que le Sénégal bénéficie d’un fort soutien de la communauté internationale. Il a indiqué que le Sénégal a signé, avec ses partenaires financiers, 275 conventions de financement pour un montant cumulé de 5600 milliards de FCfa contre 3799 milliards de FCfa en douze ans. « Cela veut dire qu’il y a une confiance très forte que la communauté internationale donne au président Macky Sall », a-t-il avancé. En trois ans de mise en œuvre, le Pse affiche des résultats concluants. « Pas moins de 250.000 emplois ont été créés et très prochainement, l’Ansd publiera les chiffres réels de création d’emplois depuis 2012 compte non tenu des emplois dans le monde rural qui ne sont pas évalués », a-t-il affirmé.

Interpelé sur les projets du Pse attribués aux entreprises étrangères, le ministre a rétorqué que ce n’est pas le cas. En effet, selon lui, si certains grands projets à haut impact financier sont conduits par des entreprises étrangères, il y a à noter aussi que la commande publique est réservée essentiellement aux entreprises nationales. A ce sujet, Amadou Bâ a indiqué que, dans le budget consolidé d’investissement de l’année dernière qui tournait autour de 1000 milliards, plus de 100 milliards sont allés aux entreprises privées locales.

Elhadji Ibrahima THIAM

…Vigilance sur la dette…
Sur l’encours de la dette qui s’élève à 5100 milliards de FCfa, soit 60% donc tout proche du seuil de 70% fixé par l’Uemoa, le ministre a assuré qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, ajoutant que la structure de la dette du Sénégal lui permet d’aller à ce niveau d’endettement. « Nous avons, pour l’essentiel, une dette multilatérale, très longue, avec une concessionnalité qui varie entre 15 et 50%, avec une maturité qui varie entre 20 et 25 ans.

On ne s’inquiète pas, on doit juste être vigilant », a-t-il expliqué. En outre, il a indiqué que la dette n’est pas mauvaise en soi, elle est même nécessaire. « La dette qui est mauvaise, c’est celle utilisée pour faire du fonctionnement. Et le Sénégal s’endette pour faire des investissements et financer les besoins vitaux du pays », a ajouté Amadou Bâ.

Elh. I. THIAM

…Le Sénégal n’est pas favorable à une sortie de la zone franc
Ces dernières semaines, le débat sur la sortie ou le maintien du Sénégal dans la zone Francs prend de l’ampleur. Interpelé sur la question lors de l’émission « Grand Jury », le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, arguments à l’appui, a soutenu que, « pour le moment, le Sénégal n’est pas favorable à une sortie de la zone du Fcfa ». Amadou Bâ estime que notre pays a beaucoup plus d’avantages à être dans la zone Francs que d’en sortir. « Si on observe notre voisinage, on verra les avantages que nous avons d’avoir une monnaie plus stable.

Notre appartenance à la zone FCfa permet, aujourd’hui, entre autres, aux pays de l’Uemoa, d’avoir une bonne croissance. Nous avons un cadre macroéconomique très assaini dans la zone Uemoa. Cette situation, nous le devons à l’existence d’une monnaie stable», a-t-il argué. Même s’il reconnaît que la fixité du taux de change peut avoir des inconvénients, Amadou Bâ n’en pense pas moins qu’avant une éventuelle sortie de la zone franc, il y a lieu de mettre en œuvre des réformes, d’avoir une croissance forte, de maîtriser le déficit budgétaire. « Nous sommes en train de travailler sur une monnaie de la Cedeao, je pense qu’en 2020, on devrait avoir cette monnaie et c’est à partir de ce moment qu’on pourra envisager une sortie du Fcfa », a-t-il conclu.

Elh. I. THIAM

La particularité de la 2e édition de la foire internationale de Kaolack reste l’exposition des races de mouton. A travers cette rencontre, les acteurs comptent promouvoir ce sous-secteur de l’élevage qui participe, selon eux, à lutter contre le chômage et le sous-emploi.

En cette matinée du samedi 4 février, un vent sec et poussiéreux balaie Cœur de Kaolack qui accueille la 2e édition de la Foire internationale de Kaolack qui bat son plein. L’un des points d’attraction reste l’exposition des races de moutons. Comme l’année passée, les acteurs de ce sous-secteur de l’élevage ont exposé des animaux et de la volaille de tout genre. Ils sont installés à l’extrême sud des pavillons « Sine Saloum » et « Ngeloware » du Cœur de ville de Kaolack. Leurs stands attirent du monde. L’élevage de basse cour est le quotidien de Mansour Kane et de ses amis qui ont créé une structure qui regroupe près de 200 membres. Tous sont de la région de Kaolack et s’activent dans différents secteurs socioprofessionnels. Ils ont comme dénominateur commun, la passion de l’élevage de basse cour et la promotion des sujets de race. Dans leurs stands, on trouve des boulants, paons indiens, cravatés chinois, capucins, texans, king, mondains, lapins, des pintades, marans (la poule aux œufs d’or), oies gardiens en provenance de la République de Guinée, des autruches, etc. Pour la race locale, on aperçoit, dans des cases en bois, des paires de « brahma », de « orpingtone », de « combattant », « féverole », des poussins, etc.

La paire de ces animaux de basse cour n’est pas à la portée des petites bourses. Les prix varient entre 15 000 et 150 000 FCfa. Mansour Kane se félicite que leur stand attire plus de monde. « 80% sur les 100 visites passent dans nos stands », affirme-t-il.

Visite des Gambiens
Après trois jours, il juge « positif » le démarrage de la Fika. « La plupart des visiteurs sont des passionnés de l’élevage de basse cour même les promoteurs de la Fika passent fréquemment pour visiter nos stands », souligne-t-il, joyeux. Il ne tarit pas d’éloges pour vanter les mérites de ce sous-secteur de l’élevage qui permet, selon lui, de lutter contre le chômage et le sous-emploi. Le policier Ibrahima Diène, adjoint au chef du garage mécanique auto-moto du camp Abdou Diassé, originaire de Kaolack, est un passionné de ce type d’élevage. Il a piqué le virus en 1972. A 54 ans, il a la même passion pour ce sous-secteur. Membre de l’Akabacour, il passe les week-ends à Kaolack pour s’occuper de ses sujets de race.

Le bonnet torpédo sur la tête, le policier a le cœur gros en parlant de sa passion. Outre le fait que cette activité permet d’évacuer le stress, l’élevage de volaille lui a permis d’élargir son cercle d’amitié. Ils ont un système de troc qui permet à chaque membre d’acquérir des sujets de race, sans bourse délier.

Dans le lot des visiteurs, l’homme d’affaires gambien, Lamine Diop, accompagné d’une forte délégation. Il se dit agréablement surpris d’avoir trouvé ces différentes catégories de volaille. « C’est une belle exposition qui m’a permis de découvrir diverses races de basse cour », apprécie-t-il. M. Diop en a profité pour nouer des contacts avec des membres de l’Akabacour. Ce type d’élevage est peu développé dans son pays et il souhaite s’y engager en partenariat avec les membres de cette association. Mamadou Ndiaye habite Kaolack. Il fait partie des visiteurs passionnés de l’élevage. Il estime que cette exposition permet aux populations surtout aux visiteurs de connaître les animaux et de faire la promotion de ce sous-secteur. En ligne de mire, l’Akabacour souhaite que tous les acteurs se retrouvent au sein d’une seule entité nationale pour relever les défis liés à la cherté de l’aliment de bétail et dans une certaine mesure, à l’acclimatation.

Croisements des races
A côté des stands de sujets de basse cour, il y a ceux des moutons de race. Des « ladoum », des « Bali Bali », des races soudanaises, tchadiennes, nigériennes, etc. Balla Doumbiya qui habite à kahone élève les moutons de race soudanaise depuis 7 ans. Des sujets rares au Sénégal. La particularité de ces moutons, explique Aliou Doumbiya, frère de Balla Doumbiya, est liée à la longueur de leur queue qui peut mesurer un mètre ainsi que leur poids qui peut atteindre 130 kg.

Abdoulaye Konaré, comptable dans un établissement financier de la place, par ailleurs, éleveur, souligne que la contrainte majeure dans la commercialisation de ces moutons de race d’origine soudanaise est que leurs mâles n’ont pas de cornes. « Au Sénégal, on dit que les moutons sans cornes ne sont pas légales pour le sacrifice d’Abraham (Tabaski) », rappelle-t-il. Toutefois, il estime qu’il y a des possibilités de faire des croisements avec des races locales et d’avoir de bons béliers pour la fête de Tabaski. Cette exposition est venue à son heure, apprécie-t-il. A en croire M. Konaré, la plupart des races sont issues des croisements surtout le « ladoum ».

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)
 

EN VISITE À LA FIKA, LE GOUVERNEUR DE FATICK EST POUR LE RENFORCEMENT DES CHAMBRES CONSULAIRES
Cisse Gouv FatickLe gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Cissé et le guide religieux Serigne Moustapha Lakram Mbacké, petit-fils de Serigne Afé Mbacké, ont effectué une visite, samedi, des stands de la Fika. A l’issue de la visite, le chef de l’exécutif régional a magnifié la tenue de cette rencontre commerciale de dimension internationale. Pour Souleymane Cissé, notre pays ne peut pas se développer sans des initiatives pareilles qui sont « porteuse de la croissance et pourvoyeuse de milliers d’emplois ». « Les gens doivent savoir que ce sont les opérateurs économiques qui créent de la croissance et des emplois », a insisté M. Cissé, rappelant que ces acteurs économiques sont membres des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du pays. « Consolider les pouvoirs de ces chambres consulaires, c’est renforcer davantage les capacités des opérateurs économiques », a déclaré le gouverneur de Fatick.

Pour y parvenir, il faudra s’inspirer, à son avis, des enseignements de l’islam notamment des guides religieux comme Serigne Touba, fondateur du mouridisme qui n’a jamais cessé de rappeler à ses disciplines la dialectique : religion-travail. « Ses dignes successeurs ainsi que d’autres hommes de Dieu du pays continuent de suivre ses recommandations. C’est une chance pour notre pays », a magnifié le gouverneur Souleymane Cissé, devant le guide religieux Serigne Moustapha Lakram et Serigne Mboup. Il a, dès lors, invité tous les segments de la société sénégalaise à s’y mettre, en suivant ainsi la voie ouverte par les chefs religieux du pays, tout en soulignant que l’appui ne fera jamais défaut, car l’objectif, c’est de fouetter l’économie. Le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, Serigne Mboup, un des promoteurs de la Fika, se dit très honoré de ces visites. Il a émis l’idée d’organiser la troisième édition de la Fika avec les chambres consulaires de Fatick.

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

KORIAN BERTHE, EXPOSANTE MALIENNE : LES RECETTES DE LA TRADIPRATICIENNE
La tradipraticienne malienne Korian Berthé propose à la clientèle de la pharmacopée en provenance de son pays. Originaire de Sebenikoro au Mali et d’un âge avancé, elle soigne tout à la foire internationale de Kaolack où elle passe de devenir une habituée de cette rencontre d’échanges commerciaux. Elle fait figure de doyenne de la Fika. Dans son stand, situé au bout du pavillon « Ngoyane », pavillon B, du Cœur de ville de Kaolack, divers produits y sont exposés essentiellement des secrets pour femmes et pour hommes. Avec un grand voile noir recouvrant tout son corps, la vieille dame Korian Berthé explique, avec aisance et minutie, les produits qu’elle a mis à la vente au cours de cette deuxième édition de la Fika. Il s’agit des produits à base de plantes, conditionnés dans des sachets ou des tubes estampillés « secret de femmes et hommes ». Diverses compositions pour soigner des maladies comme la faiblesse sexuelle, l’éjaculation précoce, l’asthme, les hémorroïdes et même des remèdes pour trouver de l’emploi pour les chômeurs, des gris-gris pour les nouveau-nés, entre autres produits. Si ce n’est pas encore le rush dans les autres stands, la tradipraticienne malienne a passé toute la journée d’hier à expliquer en bambara ses produits avec l’aide de son compatriote le vendeur de tissus teints à l’indigo, Ibrahima Touré, qui joue à l’interprète. Pour le moment, le stand de la Malienne est bien fréquenté. La clientèle est de divers âges. Peut-être, elle atteindra le pic des visites au cours du déroulement de la foire.

Par Elimane Fall et Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

« Depuis quatre ans, la direction générale de l’Office du Lac de Guiers (Olag) est à pied d’œuvre pour apporter une réponse adéquate et judicieuse aux problèmes complexes de gestion de la ressource en eau du lac», a rappelé, Amadou Bocoum, le directeur général de l’Office du Lac de Guiers. Il s’exprimait au cours du forum économique organisé par la Cojer de Dagana. M. Bocoum a souligné que la Banque africaine de développement (Bad) a financé, pour près de 15 milliards de FCfa sur 5 ans, le projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Un programme qui permet de contribuer à la croissance des régions de Saint-Louis et de Louga et qui a démarré en 2014 avec un prêt du Fonds africain de développement (Fad) représentant 80% du financement, un don du Fonds mondial pour l’environnement (5%) et une contrepartie de l’Etat du Sénégal (15).

Amadou Bocoum a précisé que l’apport en eau est passé de 1,2 à 2,34 milliards de mètres cube en 2015. Il s’est appesanti également sur l’amélioration des conditions de développement de l’agriculture irriguée, mettant en exergue la disponibilité des ressources en eau permettant d’irriguer un potentiel supplémentaire de 57.000 hectares autour du lac.

Pour ce qui est de l’amélioration de l’accessibilité de l’eau aux villages situés le long du lac de Guiers, M. Bocoum s’est réjoui de l’ouverture de 37 points d’accès au profit de  37 000 habitants, du regain des activités des pêcheurs des villages riverains, entrainant la nette amélioration des captures de poissons qui passent de 2000 à 2410 tonnes par an.

Concernant l’amélioration des conditions de mobilité des populations riveraines du lac, 4 ouvrages de franchissement et de pistes de désenclavement (Keur Momar Sarr, Diokhor et Naéré) ont été réalisés. Grâce à ce projet, l’Olag a pu améliorer, de manière significative, les conditions de vie des populations riveraines, en réalisant une case de santé à Belel Mbaye (une localité de la commune de Ross-Béthio), 166 ouvrages d’assainissement (latrines –douche, bacs de lavage, etc.) le long du canal de la Taouey à Richard-Toll. Selon M. Bocoum, d’autres résultats obtenus par l’Olag, ont porté sur le renforcement de capacités de 32 villages riverains du Ndiael. Il s’agit notamment de l’éco guidage, du suivi écologique, de la gestion d’un campement touristique, de la mise en place d’une radio communautaire, de la sensibilisation sur les feux de brousse, la pêche clandestine, le braconnage, de l’appui aux initiatives économiques locales, de l’aménagement et de l’équipement de 9 étangs piscicoles, d’une mini laiterie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Maison de la culture Douta Seck a abrité, dans le cadre des « Samedis de l’économie », la conférence sur le 150ème anniversaire de la publication du capital de Karl Marx. Le conférencier, le professeur Samir Amin, est revenu sur l’importance de cette œuvre, publiée en 1867, dans la compréhension du capitalisme et de son évolution.

La publication du « Capital » a marqué la pensée économique et dessiné de nouveaux rapports entre les classes de la société. La célébration du 150ème anniversaire de la publication du Volume 1 est une commémoration d’un pan important de la mémoire collective d’autant plus qu’elle correspond à l’anniversaire de la révolution d’octobre 1917. La lecture du Capital est, selon le professeur Samir Amin, fondamentale pour comprendre le capitalisme. Il convient, toutefois, pour en saisir les enjeux, de connaître les capitalistes. « Cette lecture est une condition nécessaire pour dépasser les tentatives de compréhension pseudo-réaliste et empiriste de la réalité capitaliste. Il faut aller au-delà de la lecture du capital pour lire ce que c’est et ce qu’est devenu le capitalisme contemporain », affirme-t-il.

L’économiste est revenu sur les trois volumes de cette célèbre publication. Dans le premier, indique-t-il, Marx imagine une société exclusivement capitaliste où le travail est lui-même une marchandise. Le livre 2 montre que le système peut fonctionner si certaines proportions sont respectées dans le travail social, en croissance d’une phase à l’autre. Le système se déplace de déséquilibre en déséquilibre sans tendre vers un équilibre et finit par produire des luttes entre les différentes nations. Pour arriver à cet équilibre, pense-t-il, il faut que la rémunération aille avec la productivité sociale. « Et celle-ci n’est jamais réalisée », souligne Samir Amin. Selon Marx, l’accumulation est possible s’il y a un système de crédit dans des proportions calculables avec les augmentations. Il y a, dans le livre 3, une amorce de la lecture sur les capitalistes. Et une partie résout le mystère des prix du marché.

En ce qui a trait au capitalisme, il souligne qu’il a pris sa forme à travers le mercantilisme des pays européens atlantiques même s’il n’y est pas né. Sa forme achevée résulte d’une double révolution : la révolution industrielle anglaise de la fin du 18ème siècle et du début du 19ème et celle de la politique française de la fin du 18ème siècle. « L’une et l’autre ont façonné le monde moderne dans ses caractéristiques essentielles », soutient le conférencier.

Il ajoute que la crise du capitalisme n’est point une divagation. C’est un fait observé, à ses yeux, par tout le monde et est amorcée au milieu des années 1970. « Lorsque les taux de croissance qui servent à mesurer le succès du capitalisme, tombent à la moitié de ce qu’ils avaient été au cours des trente années ayant suivi la deuxième guerre mondiale, il faut admettre que le système est en crise. Et depuis 1975, nous n’avons jamais plus retrouvé les taux de croissance que nous avions connus auparavant ». Le socialisme, même si le terme est galvaudé aujourd’hui, est, selon lui, une alternative au capitalisme.

Alassane Aliou MBAYE

Les consommateurs sénégalais sentiront cette baisse à la fin du premier bimestre de 2017 et elle sera mentionnée sur la facture relative à la consommation de l’électricité durant les mois de janvier et de février 2017.

La baisse de 10 % sur le prix de l’électricité sera effective au mois de mars prochain, a annoncé, samedi au centre de Ndiayes, le Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il s’exprimait lors d’un forum économique organisé par la Cojer de Dagana. M. Cissé a précisé que les consommateurs sénégalais sentiront cette baisse à la fin du premier bimestre de 2017 et elle sera mentionnée sur la facture relative à la consommation de l’électricité durant les mois de janvier et de février 2017.

Selon Makhtar Cissé, les services de la Senelec sont en train de travailler d’arrache-pied pour changer et paramétrer leur système informatique, en vue de faire en sorte que les consommateurs ressentent, dans les plus brefs délais, cette baisse de 10 % sur le prix de l’électricité. Il a ajouté que ce travail sera difficile d’autant plus qu’il s’agit de satisfaire, dans un délai de deux mois, plus de 1,200 million de clients de la Senelec qui attendent l’application de cette nouvelle tarification.

Il s’est réjoui de la volonté du président Sall de baisser le prix de l’électricité, de booster la production énergétique. « On ne parle plus de l’insuffisance du courant électrique et dans un délai de deux mois, on ne parlera plus de la cherté de l’électricité dans notre pays », a-t-il lancé.

M. Cissé a rappelé que durant les années 2011-2012, le Sénégal avait connu une instabilité dans la distribution de l’électricité, occasionnant des désagréments pour les populations et les industriels.

Puissance portée à 821
La puissance totale du parc d’électricité n’était que de 573 Mw dont  66 de locations coûteuses et inefficaces.

Aujourd’hui, cette puissance est portée à 821 Mw, soit près de 250 Mw additionnels ; pour un objectif de 1264 Mw en 2019. Concernant le prix, a-t-il souligné, de 97 F/kWh en 2012, le coût de production de l’électricité est tombé à 44 F/kWh en 2016. Et de 900 heures de coupures en 2011, celles-ci sont maintenant en dessous de 80 heures.

Mouhamadou Makhtar Cissé rappelle que l’option du mix énergétique figurait, en 2012, dans le projet de société « Yoonu Yokkute » ou le chemin du développement, du candidat Macky Sall. Il ajoute qu’avec la centrale solaire photovoltaïque de Bokhol, le processus de matérialisation d’un vœu électoral, se matérialise. A cette approche novatrice, s’ajoute le fait qu’avec la centrale de Bokhol, le Sénégal entre dans le cercle restreint des Etats qui concrétisent le mix énergétique et respecte ses engagements pris à l’international, pour le respect de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’est aussi appesanti sur les projets notés dans le secteur des énergies propres qui tournent autour des centrales solaires de  Santhiou Mekhé (29,5 Mw), Mérina Dakhar (29 Mw), de Kahone (20Mw), Diass 15 (Mw), les centrales des Iles du Saloum : Djirnda, Bassoul/Bassar, Bettenty et Dionewar/Niodior ainsi que les centrales hybrides solaires de Kidira, Goudiry et Médina Gounass. Le Dg de la Senelec a évoqué les 100 Mw de solaire dans le cadre du programme Scaling Solar de la Banque mondiale, et les premiers 50 Mw du parc éolien de 150 Mw de Taïba Ndiaye sans oublier le projet d’extension de Tobène Power (35 Mw), de Contour Global (30 Mw) et celui de Sendou (125 MW). Avec cette batterie de projets,  l’objectif de l’Etat est clair, fournir, à l’horizon 2017,  20% de la production de la Senelec à travers les énergies renouvelables.
Makhtar Cissé a révélé que plus de 4000 villages ont été raccordés au réseau électrique depuis 2012.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Serigne Mboup est l’un des promoteurs de la Foire international de Kaolack (Fika). Il se prononce sur les enjeux et défis de cette manifestation commerciale sous régionale, les chantiers de l’institution qu’il dirige, les difficultés de la filière arachidière et le projet de réformes des chambres de commerce et d’industrie. 

La deuxième édition de la Foire internationale de Kaolack a ouvert ses portes avant-hier. Comment appréciez-vous le démarrage de cette présente ?
Très positif. Organiser une 2e édition en moins de deux ans, n’était pas évidente. Nous l’avons réussie en renforçant le caractère international de l’événement. Pour la première édition, la foire était circonscrite aux pays membres de l’Uemoa. Aujourd’hui, nous avons ceux de la Cedeao. Cela montre qu’on est monté en régime dans notre ambition de positionner cette manifestation commerciale dans l’espace communautaire. A la première édition, nous avons enregistré 50 000 visiteurs et 300 exposants. Pour cette édition, les 300 exposants ont été largement dépassés.

Qu’est-ce qui a motivé l’organisation d’une telle manifestation commerciale avec une vocation régionale affirmée ?
Nous avons tendance à oublier que la région naturelle de Kaolack a abrité la première foire commerciale du Sénégal dans les années 70 sur le site du Port maritime, bien avant la Foire internationale de Dakar (Fidak). Cette manifestation avait pris une envergure internationale avec des exposants venus du Mali, du Niger et de la France. A l’époque, nous étions très jeunes mais déjà conscients du rôle central de notre région dans l’économie nationale. Le Sine-Saloum était le poumon économique du pays avec la culture de rente de l’arachide qui constituait la première recette des exportations et faisait de Kaolack une plaque tournante de la sous région. Le besoin de renouer avec cette posture de locomotive du développement économique et social sur le plan national nous a poussé à organiser cette manifestation pour mieux exploiter la position géographique de Kaolack, principal carrefour des voies terrestres de la sous région. La seconde raison est liée à l’impératif de mener une synergie au sein des acteurs économiques pour accompagner au niveau local la vision du président de la République à travers le Plan Sénégal émergent (Pse).

La réhabilitation du Port maritime de Kaolack figure parmi les principales préoccupations exprimées par vos pairs à l’ouverture de la Fika. Qu’est-ce que la réalisation d’un tel projet pourrait apporter à l’économie locale ?
Il ne s’agit pas seulement de l’économie de Kaolack mais celle de toute la région du Sine-Saloum. Cette infrastructure a joué et pourrait jouer un rôle stratégique dans le développement économique et social des régions centres du Sénégal. Le port maritime de Kaolack fut le premier port fluvial en termes de volume de marchandises transportées en Afrique occidentale française (Aof), au lendemain de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, l’ensablement du chenal et la faiblesse du tirant d’eau l’empêchent d’accueillir des navires d’un certain tonnage. Si on le réhabilite, il pourrait constituer une alternative pour décongestionner le corridor international Dakar-Bamako. En dépit de cette contrainte, les efforts consentis par la chambre de commerce de Kaolack ont permis à ce port d’accueillir, en moyenne, quatre petits navires par mois.

Ce qui donne un regain d’activités à ce port et entretient l’espoir. Pour le port sec de Mbadakhoune (Kaolack), il s’agit d’aménager une aire de stockage de conteneurs qui seront R2PARTIS par un système de ferroutage vers les grandes agglomérations urbaines comme Dakar, Touba ou Mbour en contournant les embouteillages routiers. Ces deux projets sont pourvoyeurs de milliers d’emplois dans la zone et ont un effet d’entrainement pour toute l’économie de la région.

La décision du gouvernement de taxer les exportations d’arachide divise les acteurs…
Dans cette affaire, il y a beaucoup de confusion. C’est le gouvernement du Sénégal qui est parti en Chine négocier un protocole d’accord pour l’exportation des graines d’arachide. Ce fut une bonne affaire pour les producteurs. Nous sommes dans une situation où le principal acteur reste le producteur. Tout devrait se faire en tenant compte des intérêts de ce dernier. Le problème, c’est qu’il faut arriver à réaliser un niveau de production pouvant satisfaire tout le monde. C’est inconcevable que 57 ans après les indépendances, qu’on ne dépasse pas le million de tonnes. Si nous parvenons à atteindre les 3 millions de tonnes, c’est sûr que chaque acteur y trouvera son compte.

Le projet de réformes des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture en est à son dernier stade après le vote de la loi à l’Assemblée nationale. Quelle est la position des élus consulaires que vous êtes sur ce projet ?
Notre avis est très clair. Le commerce n’est pas un métier mais un service. Ce qui serait mieux, c’était de maintenir le système actuel avec un nouveau dispositif d’appui. Mais il se trouve que l’Etat a une vision différente de la nôtre avec trois ordres de chambres consulaires : une chambre nationale agricole avec des chambres départementales, une chambre nationale des métiers et des chambres régionales et enfin une chambre nationale de commerce, d’industrie et de services avec des représentations régionales. Cela procède de la volonté de l’Etat et de la vision des autorités centrales qui ont une vision plus globalisante de la question. Nous ne pouvons qu’y adhérer même si nous demeurons convaincus que cette scission aura un impact sur le plan régional et même international. La preuve à la Chambre consulaire régionale de l’Uemoa, c’est le terme générique regroupant toutes les institutions consulaires. Mais la volonté de l’Etat prime sur tout. Il faut peut être encourager la libre expression au sein du secteur privé national et travailler à ce que les élus consulaires puissent influer sur la marche de l’économie nationale et sur la mise en œuvre de réformes engageant leur secteur d’activités.

Par Elimane Fall, Souleymane Diam SY (textes) et Pape Seydi (photos)

Un collectif de journalistes sénégalais travaillant dans plusieurs médias (Le Soleil, Rts, Rfm, Sud quotidien, Agropasteur,…) s’est constitué en réseau sur les questions liées à l’agriculture, l’élevage et la pêche. Le réseau a pour nom Jaques (journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche). Issa Touré, ancien chef de département information, magazine et sports de la télévision nationale est le président du réseau. 

A travers une telle association, ces professionnels de l’information veulent débattre de thématiques d’actualités liées aux fortes mutations notées dans ces secteurs clés de l’économie nationale. «Le réseau Jaques entend éclairer les grandes problématiques agricoles : la politique agricole au Sénégal, les questions sociétales et les effets néfastes du réchauffement climatique sur l’agriculture, le bien-être animal, la volatilité des marchés et la mondialisation ». Le réseau compte aussi renforcer les capacités de ses membres à travers des formations périodiques et des visites de terrain. Dans son agenda, il est prévu d’organiser des débats, tables rondes et fora. Il s’agit de rendez-vous périodiques avec des ministres et personnalités politiques, des responsables, de hauts fonctionnaires, des dirigeants d’organisations professionnelles, des chercheurs, des universitaires que Jaques associe à ses réflexions sur des questions de fond et d’actualité.

Les membres du réseau envisagent d’organiser, prochainement, une tournée pour sensibiliser les acteurs évoluant dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ainsi que les patrons de presse pour leur présenter le programme d’activités.

Aliou KANDE

L’ambassadeur de France, Christophe Bigot et le Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Mame Abdoulaye Guèye, ont inauguré, hier, la nouvelle installation solaire du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (Chom). L’infrastructure permettra de réaliser des gains économiques substantiels en plus d’assurer un approvisionnement correct en énergie. 

Le Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (Chom) a réceptionné, hier, sa nouvelle installation solaire en présence de l’ambassadeur de France, Christophe Bigot et du directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Mame Abdoulaye Guèye. Cette infrastructure s’inscrit dans « la démarche autonomie » du Chom qui compte, par ailleurs, réaliser jusqu’à 20 à 30 % d’économies dans ses dépenses énergétiques. Réalisée par la société Solene Enérgie, cette installation dispose de 78 panneaux solaires et d’un système de visualisation à distance. Il s’agit, selon son Directeur Boubacar Sow, d’une technologie conviviale avec une maintenance simple. L’ambassadeur de France a salué la mise en place de cette infrastructure, estimant qu’elle s’inscrit dans l’esprit de la COP 21 qui recommande de recourir de plus en plus aux énergies renouvelables dans un contexte de rareté des ressources.

Le diplomate dont l’ambassade a financé les 2/3 du projet a rappelé les étroites relations qui lient son pays, la France, et l’Ordre de Malte. En plus de contribuer à la préservation de l’environnement, il souligne que cette installation solaire permettra de réaliser beaucoup de gains économiques qui pourront être réorientés au profit d’autres projets. L’ambassadeur français a rendu un « hommage à toute l’équipe du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte qui abat un travail difficile dans la lutte contre la lèpre».

Le Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Mame Abdoulaye Guèye espère que cette installation fera tâche d’huile. Il a appelé les responsables de cette structure à partager cette bonne pratique avec leurs collègues des autres établissements hospitaliers. Mame Abdoulaye Guèye a exprimé l’enthousiasme du département de la Santé et de l’Action sociale à accompagner toute initiative visant à réaliser des gains et à préserver les ressources. Il a réaffirmé sa gratitude à l’ambassade de France dont la forte contribution financière a permis la réalisation de l’infrastructure. Il a assuré que le département de la santé prendra toutes les dispositions appropriées pour que les prestations de qualité du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte soient maintenues au profit de la population sénégalaise.

Le Directeur de l’établissement qui s’est réjoui de l’appui de l’ambassade de France et de l’Etat du Sénégal a sollicité des moyens financiers et logistiques supplémentaires pour mieux équiper cette structure dans la chirurgie orthopédique et la lutte contre la lèpre.

Christian Denwell révèle que, chaque année, 200 nouveaux cas de lèpre font leur apparition au Sénégal ; « une statistique optimiste en raison des faibles moyens de détection». Depuis 1995, la lèpre a été déclarée, maladie non prioritaire par l’Oms. Christian a plaidé pour un « effort de détection précoce, un renforcement des moyens de détection et une large sensibilisation ».

Diégane SARR

La deuxième édition de la foire internationale de Kaolack (Fika), organisée par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture, en partenariat avec la Chambre de métier et des collectivités locales de la région, a été lancée, hier, par le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse). Abdoul Aziz Tall a indiqué que le gouvernement continuera à accompagner cette « dynamique fondée sur des motivations positives ».

L’esplanade du Cœur de ville de Kaolack a refusé, hier, du monde à l’ouverture de la deuxième édition de la foire internationale de Kaolack (Fika). En cet après-midi du jeudi 2 février, l’ambiance est au rendez-vous. Les majorettes du lycée Valdiodio Ndiaye et le grand tambour major Aly Guèye Seck et sa troupe ont tenu en haleine le public, venu nombreux assister à ce grand rendez-vous d’échanges international. Les femmes parées de leurs plus beaux atours occupent les premières rangées des gradins du Cœur de ville. Elles ont gratifié l’assistance de belles chorégraphies sous la houlette du tambour major. Lorsque des personnes handicapées s’y mettent avec un rythme bien cadencé dont elles seules en maîtrisent l’art, cela donne à l’événement une autre dimension. Outre le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, de nombreuses personnalités du pays, des chefs religieux et coutumiers, des ambassadeurs des pays de la Cedeao, du Maghreb et ceux d’autres pays ont pris part à la cérémonie d’ouverture. Le ministre en charge du Pse a assuré les acteurs économiques de la volonté du chef de l’Etat de « mettre en évidence les immenses potentialités de la région pour faire jouer à Kaolack sa vocation sous-régionale ». « Kaolack a été un carrefour d’échanges internationaux, au cœur de l’histoire politique et du développement économique et social de notre pays et en particulier dans le domaine de l’économie arachidière », a rappelé Abdoul Aziz Tall. « Grâce aux actions du président de la République, a-t-il souligné, les sillons de l’émergence sont en train d’être mis en valeur à travers les pôles territoires Saloum ». Il s’agit, selon lui, de la construction des axes routiers Dinguiraye-Keur Ayib, Keur Waly Ndiaye-Sokone, Fatick-Kaolack, des pistes rurales, des ouvrages électriques dans les trois régions (Fatick, Kaffrine et Kaolack), de la construction du port maritime et de dépôt d’hydrocarbures de Foundiougne. Le ministre s’est aussi réjoui de « l’embellie notée » dans la filière arachidière avec des niveaux annuels de production dépassant la moyenne d’un million de tonnes et des niveaux record d’exportation ainsi que le retour de la Sonacos SA avec des investissements importants de l’Etat. « La Fika s’est imposée, en l’espace de deux ans, comme une manifestation commerciale majeure dans la sous-région », s’est-il félicité. Pour lui, cette prouesse traduit le dynamisme du secteur privé local.

En choisissant comme thème : « Le partenariat sud-sud comme enjeu majeur de l’émergence dans l’espace de la Cedeao », a noté le ministre, les promoteurs de la Fika ont voulu mettre en exergue l’importance de l’intégration économique régionale dans le Pse. Sur le choix du Nigéria en tant qu’invité d’honneur de cette deuxième édition, M. Tall a affirmé que celui-ci permettra de « raffermir davantage les liens séculaires d’amitié, de fraternité et de solidarité entretenus entre les peuples nigérian et sénégalais ». Il a également magnifié les relations étroites entre les populations du Nigéria et Cheikh Ibrahima Niass « Baye ».
Le ministre a assuré que le gouvernement continuera d’appuyer toute cette dynamique fondée sur des « motivations positives », tout en suggérant au secteur privé national de renforcer leur unité.

Développer les échanges
Le président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal, par ailleurs président de la Chambre de commerce de Kaolack, Serigne Mboup, a magnifié les efforts consentis par le chef de l’Etat pour le développement du pays et particulièrement pour la région de Kaolack qui est devenue, aujourd’hui, un exemple avec de nombreux projets à l’instar de l’Université El Hadji Ibrahima Niass, une institution qui ambitionne de former de milliers d’étudiants.

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, a magnifié cette belle initiative des promoteurs qui ont compris les orientations du chef de l’Etat, matérialisées par le Pse. Il a estimé que l’un des moteurs de développement sur lequel pourra s’appuyer l’Afrique reste l’échange et la multiplication des rencontres entre opérateurs économiques. Le chargé d’Affaires de l’ambassade du Nigéria au Sénégal, Eliot P. Egopija, s’est réjoui du choix porté sur son pays en tant que pays invité d’honneur, avant de revenir sur les accords bilatéraux entre les deux pays dans de nombreux domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’élevage, etc. qui, selon lui, doivent être « renforcés et consolidés ». Il a également plaidé pour l’établissement de partenariats dynamiques entre l’union des chambres de commerce du Sénégal et celle du Nigéria ainsi que les Pme des deux pays. E. Fall et S. D. SY

Par Elimane Fall, Souleymane Diam SY (textes) et Pape Seydi (photos)

Après 34 ans de bons et loyaux services à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le Nigérien, Amadou Altiné, s’apprête à retourner dans son pays où il a été nommé Directeur de Cabinet du ministère des Finances. Dans ses nouvelles fonctions, son ambition est, entre autres, de travailler avec une équipe soudée et compétente en privilégiant la consultation.

A peine un chapitre de sa carrière se ferme, voilà qu’un autre s’ouvre pour Amadou Altiné. Fraichement retraité de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le Nigérien n’aura pas longtemps profité de sa retraite professionnelle. En effet, l’ancien Directeur et chef de mission à la Direction de l’Inspection et des Audits de la Bceao a été nommé Directeur de Cabinet du ministre des Finances de son pays, le Niger.

Désormais, celui qui se définit comme un « citoyen de l’Uemoa d’origine nigérienne », va pouvoir entièrement se consacrer à son pays qu’il a servi pendant près de trois décennies loin de ses frontières. « A la Bceao, j’ai travaillé indirectement pour mon pays, mais la différence avec mon nouveau poste, c’est que je mettrai dorénavant mon expérience au service de mon pays », confie-t-il. De l’expérience, Amadou Altiné en a à revendre. Celle-ci, longue et riche, il la doit aux différents postes qu’il a occupés au sein de l’institution financière régionale. Il y est entré en 1984 comme Fondé de Pouvoirs à l'Agence principale de Niamey ; il en est sorti en juillet 2016 avec le rang de Directeur.

Avant de rejoindre, en 1994, le siège, à Dakar, c’est dans la capitale nigérienne puis dans la région de Zinder, au Niger, où il fut adjoint au Responsable de l'Agence auxiliaire de la Bceao de cette ville qu’Amadou Altiné a fait ses premiers pas de banquier. A Dakar, il fut successivement fondé de pouvoirs à la mission pour la réalisation de la centralisation des incidents de paiement jusqu’en 2000, ensuite sous-directeur à la mission pour la réforme des systèmes de paiements pendant quatre ans puis conseiller du directeur des systèmes financiers décentralisés pendant un an. De 2009 à 2012, il est nommé conseiller du directeur des établissements de crédit et de micro finance puis directeur, Chef de mission à la direction de l’inspection et des audits.

A ce poste, Amadou Altiné a conduit de nombreuses missions d’inspection auprès des systèmes financiers décentralisés, des banques, des banques centrales et autres institutions. Ce qui l’a conduit dans de nombreux pays comme le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. « J’ai eu la chance d’avoir beaucoup voyagé et fait beaucoup de missions de terrain. C’est cela qui m’a le plus passionné durant ma carrière parce que je me sentais à l’étroit dans un bureau. Je ne prenais mon aise que sur le terrain », confie-t-il. De ses nombreux voyages, cet homme affable et sympathique, à la poignée de main franche et à l’élocution distinguée, a tissé un réseau relationnel dense.

Travailler en équipe
Pourtant, rien ne prédestinait Amadou Altiné au métier de banquier. En y songeant, il a l’impression que le hasard a joué un rôle important dans l’orientation de sa carrière. «Les ficelles du destin sont infranchissables », philosophe-t-il. Avec le sourire, il aime rappeler qu’il « est entré à la Bceao par accident ». En effet, après une Licence en Droit public à l'Ecole supérieure d'administration et des carrières juridiques (Esacj) à Lomé en 1981 puis une maîtrise en droit public - option : relations internationales dans ce même établissement, il s’est retrouvé Chef de division au ministère des Affaires étrangères au Niger. Alors qu’une carrière de diplomate lui tendait les bras, il tente le concours d’entrée à la Bceao sur les conseils d’un ami. Il le réussit avec brio et rejoint le Centre ouest africain de formation et d'études bancaires (Cofeb) basé à Dakar. Dix-huit mois plus tard, Amadou Altiné en sort avec le Diplôme d'études supérieures bancaires et financières (Dess).

Ayant un goût prononcé pour les études, Amadou Altiné profite de son affectation à Dakar, en 1994, pour s’inscrire à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l'Université Cheikh Anta Diop où, au bout de deux ans, il a obtenu son Diplôme d'études approfondies (Dea) en droit public. En 2001, il enrichit son curriculum vitae d’un diplôme au Centre d'études diplomatiques et stratégiques (Ceds) de Paris – Antenne Régionale de Dakar.

Après une carrière bien remplie, Amadou Altiné s’apprête à retourner dans son pays où tout avait commencé. Et c’est avec une grande humilité qu’il compte mener sa mission auprès du ministre des Finances du Niger, un ami du lycée. « On a été arrêté ensembles pour fait de grève en 1976 sous le régime militaire », rappelle-t-il, en souriant. Les défis, M. Altiné avoue qu’ils sont nombreux. Mais, en bon juriste, il refuse de se prononcer sur les chantiers qui l’attendent sans s’imprégner des dossiers.

Fort de son expérience, Amadou Altiné mise sur la concertation et le travail en équipe pour relever les défis. « J’ai appris à la Bceao que, quelle que soit notre compétence, seul, on ne peut pas gagner. Quand on vous confie des responsabilités, il faut donner un soin particulier à la constitution des équipes, à la consultation. Des équipes soudées, compétentes où il y a une synergie permanente et positive », conclut-il.

Par Mamadou GUEYE et Elhadji Ibrahima THIAM

Le gouvernement a élaboré une nouvelle loi sur le développement des Pme et la modernisation de l’économie qui sera bientôt transmise à l’Assemblée nationale pour son adoption, a annoncé le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse). Selon Abdoul Aziz Tall, cette loi prendra en charge l’essentiel des préoccupations exprimées par le secteur privé national notamment la définition claire des Pme, leur accès à la commande publique et la rationalisation du dispositif d’appui aux Pme. Il a affirmé que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour optimiser le dispositif d’appui aux Pme pour améliorer la compétitivité de l’économie et de l’environnement des affaires pour le développement des investissements et des Pme du Sénégal.

Plaidoyer pour la réhabilitation du port maritime de Kaolack
Nombreux sont les intervenants qui ont plaidé pour la réhabilitation du port de Kaolack. Pour Serigne Mboup, la redynamisation de ce port est devenue une « nécessité pour le développement du Sine Saloum », tout en soulignant que cette doléance fait partie des actions prioritaires du président de la République. La représentante du maire de Kaolack, Ndiouck Mbaye et le représentant des opérateurs économiques, Modou Mbacké Ndiaye ont abondé dans le même sens. Pour Mme Mbaye, la réhabilitation de ce port permettra de lutter contre le chômage et le sous-emploi à Kaolack voire à travers le pays. « Si le Saloum se développe, cela aura un impact réel dans le pays », a-t-elle indiqué. Serigne Mboup a fait un plaidoyer pour la rénovation de l’aérodrome de Kahone. Pour le ministre Abdoul Aziz Tall, la réhabilitation du port maritime de Kaolack figure parmi les projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse). « Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, a-t-il précisé, vous en dira plus lors de la journée dédiée à ce département dans le cadre de cette foire ».

E. Fall et S. D. SY

L’Agence nationale pour les énergies renouvelables, l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) et l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) ont signé, hier, une convention de partenariat. Celle-ci vise à accompagner et encadrer les producteurs de Jatropha Curcas. 

Hier, une convention tripartite a été signée entre l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa ) et l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Par cette convention qui a été paraphée dans les locaux de l’Aner, les trois entités s’engagent à accompagner et encadrer les producteurs de Jatropha Curcas, en vue de moderniser cette filière. Selon Djiby Ndiaye, directeur général de l’Aner, les trois entités veulent développer la filière biocarburant notamment le jatropha par l’accompagnement des paysans. « Nous allons mettre en place une pépinière qui sera distribuée aux paysans. Il y a également un volet encadrement technique », a expliqué M. Ndiaye. « L’Ensa constitue un bon partenaire pour l’encadrement des paysans », a-t-il poursuivi.

Djiby Ndiaye a indiqué que faute d’énergies, beaucoup de plateformes multifonctionnelles ne fonctionnent plus. Il a ajouté que celles-ci seront relancées grâce aux énergies renouvelables. Et l’Ensa et l’Ept sont mises à contribution pour l’encadrement technique des producteurs de jatropha et la mise au point de presses à huile et de kits. Le directeur général de l’Aner a annoncé la relance du Comité national des biocarburants.

Abdoulaye Dieng, le directeur de l’Ensa a indiqué que son institution développe un projet de jatropha avec la Belgique, soulignant que cette plante produit de l’huile et des tourteaux pour les animaux. «L’Ensa est dans son rôle et a capitalisé beaucoup d’expériences que nous sommes prêts à mettre à la disposition des producteurs et contribuer à la promotion des énergies renouvelables », a-t-il dit.

Le directeur de l’Ept a salué l’initiative de l’Aner de regrouper les trois structures pour valoriser la culture du jatropha et contribuer à la promotion des énergies renouvelables. Bamba Diaw a soutenu que l’établissement qu’il dirige est conscient de son rôle dans la diffusion de technologies pour la valorisation de la culture du jatropha. « Le partenariat, souligne-t-il, est important tout comme le développement de la recherche. » Il se dit convaincu que le jatropha constitue une opportunité pour atteindre les objectifs de développement des énergies renouvelables et l’adaptation aux changements climatiques. « Nous sommes disposés à jouer notre partition dans ce partenariat. Nous sommes ouverts et avons les potentialités technologiques pour répondre aux besoins », a déclaré Bamba Diaw. Le Recteur de l’Université de Thiès, le Pr Matar Mour Seck a salué la signature de cette convention de partenariat. Rappelant l’importance de l’énergie pour le développement, M. Seck soutient que notre pays présente une grande vulnérabilité. « Malgré les efforts du gouvernement, note-t-il, le taux d’électrification surtout en milieu rural, reste faible. Pourtant, il a affirmé que de nombreuses options existent pour corriger cette situation. Le Pr Matar Mour Seck recommande d’explorer la voie des énergies renouvelables.

Aliou KANDE

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a procédé, hier, au lancement du processus de dissémination des résultats des indices de prix de production des services (Ipps). Ces indicateurs contribuent au renforcement du suivi de la conjoncture économique. 

Après deux ans de publication à l’interne des résultats des indices de prix de production des services (Ipps), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) veut passer à l’étape de la diffusion au grand public de ces indicateurs. Elle a organisé, hier, un atelier de dissémination à Dakar. Le dispositif de calcul de ces indices a été mis en place en janvier 2015. Ainsi, les données sont régulièrement collectées. Chaque trimestre, les notes sur les indicateurs sont élaborées et publiées à l’interne.

Ces Ipps sont de nouveaux indicateurs de conjoncture dans le secteur des services qui constitue le principal pourvoyeur d’emplois et de revenus au Sénégal avec une contribution de 50 % au Pib. En fournissant des informations sur la situation conjoncturelle dans chacune des branches du secteur des services notamment sur l’évolution de leurs prix de production, les Ipps participent au renforcement du dispositif de suivi de la conjoncture économique. En outre, ces indicateurs sont utiles pour les travaux de synthèse macroéconomiques et les études économiques que mènent les organismes internationaux et les autres agents économiques privés ou publics. « Les Ipps constituent des indicateurs importants de la vigueur de l’économie et sont utilisés notamment pour répondre à une demande d’information plurielle qui émane des instituts nationaux de statistiques où ils servent au calcul du Pib réel, des entreprises comme outil de décision pour la fixation des prix, des chercheurs et étudiants dans des travaux de recherche etc.,», a indiqué le Directeur général adjoint de l’Ansd Babacar Ndir.

Les Ipps publiés par l’Ansd couvrent cinq sections : les services de transport et d’entreposage, les services des immobiliers, les services spécialisés, scientifiques et techniques, les services d’hébergement et de restauration et les services de soutien et de bureau. « Pour chacune de ces services, la publication donne la valeur de l’indicateur au trimestre sous revu et au trimestre correspondant de l’année précédente, la variation de l’indicateur entre ces deux trimestres, le glissement ou la variation par rapport à la période correspondante de l’année antérieure (…) », a expliqué Mouhamed Coulibaly, statisticien-économiste au Bureau des enquêtes de conjoncture à l’Ansd.

C’est la première fois que des indicateurs Ipps sont produits en Afrique subsaharienne, selon Mame Siga Dia, représentante de la Banque mondiale qui a apporté une assistance financière à ce projet, en prenant en charge tous les frais liés aux opérations de collecte, de compilation des données et de dissémination des résultats. Ainsi, le Sénégal fait figure de pays-pilote au sein d’Afristat, l'Observatoire économique et statistique d'Afrique subsaharienne qui réunit 14 pays d’Afrique subsaharienne. « C’est le Sénégal qui produira la méthodologie et tous les autres pays qui veulent élaborer cet indice vont s’en inspirer », a indiqué M. Coulibaly.

Elhadji Ibrahima THIAM

Malgré son potentiel, l’agriculture africaine reste peu productive. L’une des explications se trouve dans la faible mécanisation du secteur. Cette problématique a été au cœur d’un atelier sous-régional organisé, hier, par le ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural, en partenariat avec la fondation Syngenta et le Hub Rural. 

L’Afrique abrite 65 % des terres non encore cultivées et dispose de grandes réserves d’eau. Pourtant, elle est la seule région du monde où la productivité agricole est restée stagnante depuis les années 1960. En 2014, la production moyenne de céréales du continent est à près de 1,5 tonne par hectares contre une moyenne mondiale de 3,6 tonnes, selon la Fondation Syngenta, une organisation qui s’investit pour une agriculture durable. Ces chiffres sont sortis, hier, au cours des débats de l’atelier sous-régional sur le thème : « Transformer l’agriculture ouest-africaine par le développement de la mécanisation : quelles politiques publiques ».

La faible mécanisation de l’agriculture africaine notamment au sud du Sahara, y est pour quelque chose. En effet, selon le Directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Lamine Lô qui a repris les statistiques de la Fao, au cours des quarante dernières années, le parc de tracteurs à quatre roues de l’Afrique subsaharienne a peu évolué en comparaison avec le reste du monde. En Asie, le nombre de tracteurs a été multiplié par 5 entre 1961-1970 et avoisine 6 millions d’unités en 2000. Il n’a cessé d’augmenter depuis, en particulier en Inde où il a atteint 2,6 millions d’unités. En Chine, on dénombre plus de 2 millions d’unités, en 2008. En Amérique latine et dans les Caraïbes, le nombre a triplé entre 1961 et 1970 pour atteindre 1,8 million d’unités, en 2000. Au Proche-Orient, le nombre de tracteurs a doublé entre 1961 et 1970 pour atteindre 1,7 million d’unités. Dans la même période, en Afrique subsaharienne, le nombre de tracteurs en service est estimé à 220.000 unités, en 2000.

Des efforts encore insuffisants
Pourtant, de l’avis de Youssou Diagne, coordonnateur de la Fondation Syngenta au Sénégal, l’expérience de certains pays en développement montre que l’agriculture peut être transformée en une activité agro-industrielle rentable. Mais il faudrait que les efforts consentis par les pays de l’Afrique de l’ouest soient accentués. « Il y a encore des efforts à faire dans les pays représentés à cet atelier. En effet, les données compilées par notre Fondation montrent que quatre des six pays représentés dépensent près d’un dollar par hectare et par an en machines agricoles pour la préparation des sols et la culture. Du coup, la pauvreté persiste dans nos zones rurales. Pour renverser cette tendance lourde, il est urgent de rendre plus attractif le secteur agricole », a-t-il affirmé.

Malgré ce constat, M. Diagne salue les choix politiques adoptés par les pays d’Afrique de l’ouest d’orienter, en priorité, des investissements conséquents dans le secteur agricole. « Cela est absolument justifié car la majeure partie de notre population réside en zone rurale. En plus, il est reconnu que les investissements dans le secteur agricole sont productifs comparés aux autres secteurs dans la contribution de l’agriculture au Pib et le potentiel d’emplois qu’il peut générer dans notre pays », a-t-il argué.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur général adjoint de la Saed, Seyni Ndao, est revenu, lors de la présentation des vœux, sur la production annuelle notée dans la vallée du Fleuve Sénégal qui connait une constante progression au cours de ces trois dernières années pour la production de paddy. Ce qui, selon lui, augure de bonnes perspectives, quant à l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz. 

Quel bilan tirez-vous de l’année 2016 ?
« L’année 2016 aura été une année charnière, notamment dans la mise en œuvre du programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) qui constitue le volet agricole du Pse. Sans doute, l’épine dorsale du Pracas est le programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) pour lequel, il est attendu de la vallée du fleuve Sénégal, une part contributive de 57 % de l’objectif national qui est estimé à 1 600.000 tonnes de paddy à l’horizon 2017. Sur le plan technique, l’année agricole 2016 s’est déroulée dans la dynamique de mise en œuvre des activités du Pnar. En ce qui concerne les infrastructures hydro-agricoles qui participent à l’amélioration de la base productive, le bilan de l’année 2016 porte sur l’aménagement de 10.296 hectares dont 3.386 hectares de nouveaux périmètres, 794 hectares de périmètres réhabilités et 5.216 hectares réfectionnés. Depuis l’avènement du Pracas, ces réalisations portent à 10.574 hectares la superficie nouvellement aménagée. Dans le même domaine, il est également utile de mentionner la réalisation de 68 km de pistes rurales et l’installation d’équipements électriques pour huit grandes stations de pompage. En outre, la poursuite des travaux de maintenance des adducteurs et des émissaires de drainage a permis une gestion optimisée des axes hydrauliques et de sécuriser l’irrigation des périmètres hydro-agricoles malgré la présence récurrente d’un certain nombre de plantes aquatiques dont le Typha en particulier. S’agissant des équipements agricoles et du matériel d’irrigation, il convient de souligner l’acquisition de 178 tracteurs et accessoires, de 50 moissonneuses-batteuses, de 65 batteuses et 1.000 groupes motopompes (Gmp) subventionnés à hauteur de 60 % par l’Etat ».

Quelle est l’impact de ces investissements ?
« Ces actions sur la base productive ont eu leur impact sur la mise en valeur agricole. En 2016, malgré les difficultés rencontrées en hivernage, la filière a enregistré, en termes d’emblavures, 69.015 hectares avec une production record en riz paddy de près de 472.000 tonnes contre 438.337 tonnes en 2015 et 430.972 tonnes en 2014. Ainsi, dans l’exécution du Pnar, malgré les multiples contraintes notées durant les campagnes rizicoles, on enregistre, avec satisfaction, une progression constante de la production de paddy au cours de ces trois dernières années. Cela augure de bonnes perspectives quant à l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz.

S’agissant des cultures de diversification, on a obtenu, en 2016, une production de 117.771 tonnes d’oignon. Ce qui constitue une réelle performance. Toutefois, on a constaté un net recul de la production de tomate qui n’a été que de 31.817 tonnes. Des solutions sont en train d’être apportées concernant la tomate industrielle avec l’ensemble des acteurs de la filière par rapport aux difficultés que traversent cette spéculation grâce au soutien financier de l’Agence française de développement(Afd) et à l’appui technique des Sociétés d’aménagement du Nord, partenaires de la Saed, dans l’accompagnement et la professionnalisation des filières agricoles de la vallée.

Quant aux filières en émergence telles que la patate douce, le maïs et le gombo, celles-ci continuent leur percée dans la dynamique de diversification des cultures. En valeur monétaire, la valorisation primaire, en 2016, des productions rizicoles et maraîchères, en termes de chiffres d’affaires, est estimée à 90,6 milliards de FCfa dont 59 milliards pour le riz et 31,6 milliards pour les cultures maraîchères ».

Quel est le montant des investissements ?
« Globalement, les importants résultats engrangés durant l’année agricole 2016, témoignent, à suffisance, des innombrables potentiels dont regorge la Vallée du Fleuve Sénégal qui est une zone agro-écologique, apte à promouvoir une agriculture intensive et compétitive. Les nombreux efforts consentis par l’Etat, avec l’appui, de ses partenaires techniques et financiers, ont permis de maintenir le cap de la performance et de consolider les acquis. Le volume financier total des projets et programmes en cours dans la Vallée, en termes de valeur monétaire, est estimé à plus de 170 milliards de FCfa. Dans la perspective de l’atteinte des objectifs qui nous sont assignés, il est plus que jamais nécessaire d’accélérer la cadence pour hisser encore plus haut, le flambeau de la performance, en travaillant plus et mieux avec loyauté et abnégation, dans un esprit chevaleresque et solidaire. Dans la mise en œuvre du Pnar, on note, pour s’en réjouir, une nette amélioration des conditions de culture et un accroissement constant de la production rizicole, au cours de ces dernières années de campagnes rizicoles. Cette situation pose la problématique de stockage, de transformation et de commercialisation du riz de la vallée, dans une perspective d’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz. Conscients de cette situation, les pouvoirs publics ont eu à déployer, depuis plusieurs années déjà, d’énormes efforts pour améliorer les capacités de stockage dans la vallée du fleuve Sénégal ».

Quelles sont les perspectives pour 2017 ?
« Il est utile de rappeler que la capacité de stockage dans la vallée qui était jusqu’à récemment de 74.950 tonnes a été renforcée de 64.336 tonnes additionnelles, grâce, entre autres, à la construction de 102 magasins dont 36 acquis dans le Pracas, compte non tenu de l’installation de 110 tentes bâchées pour faire face provisoirement aux besoins de stockage des saisons sèches chaudes. A la date d’aujourd’hui, on a, dans la Vallée du fleuve Sénégal, une capacité de stockage de 139.286 tonnes. En ce qui concerne le segment transformation, on note, avec beaucoup de satisfaction et grâce à une forte implication du secteur privé, l’implantation de 36 rizeries d’une capacité annuelle de 469.498 tonnes, avec des équipements standards de dernière génération, aptes à produire du riz blanc d’une qualité irréprochable. Pour 2017, il est prévu la création de 3.094 hectares de périmètres irrigués, la réhabilitation de 4.549 hectares d’aménagements hydro-agricoles, la réfection de 400 hectares de casiers rizicoles, la réalisation de 217 km de pistes rurales. Dans la même lancée, les travaux de maintenance des adducteurs et émissaires de drainage vont se poursuivre pour une gestion optimisée et sécurisée des axes hydrauliques et des périmètres irrigués. Au chapitre de la mise en valeur agricole, les perspectives de productions pour les trois principales filières, dans la Vallée, sont : pour le riz, 750.800 tonnes, l’oignon 150.000 tonnes, la tomate industrielle 120.000 tonnes.
S’agissant du stockage, on peut noter, pour 2017, la construction de 89 magasins dont 39 dans des projets Saed et 50 avec la coopération espagnole. En ce qui concerne la transformation, il faut souligner, pour s’en réjouir et grâce à l’engagement et au dynamisme du secteur privé, l’implantation de nouvelles rizeries pour une capacité additionnelle de près de 140.000 tonnes dont le démarrage des activités est imminent ».

Propos recueillis par Mbagnick KH. DIAGNE et A. M. NDAW

Le montant moyen des soumissions hebdomadaires sur le marché des adjudications de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) s’est établi à 2.150 milliards de FCfa (environ 3,655 milliards de dollars) à la date du 27 janvier 2017. Selon M. Habib Thiam, le directeur des opérations de marché de la Bceao, cette adjudication était relative à l’injection de liquidités dans la zone Umoa (Union monétaire ouest africaine) avec une date de valeur et une échéance fixée respectivement au 31 janvier 2017 et 6 février 2017. Au total, un montant de 2.810, 526 milliards de FCfa avait été proposé par 73 participants mais l’institut d’émission n’a retenu que le montant mis en adjudication, soit 2.150 milliards de FCfa (1 FCfa équivaut à 0,0017 dollar).

Par ordre d’importance, le Mali vient en tête des pays avec 537,380 milliards FCfa, suivi par la Côte d’Ivoire (468,710 milliards FCfa), le Benin (331,780 milliards FCfa), le Sénégal (273,216 milliards FCfa), le Burkina Faso (221,750 milliards FCfa), le Togo (144,267 milliards FCfa), le Niger (130,662 milliards FCfa) et la Guinée-Bissau (42,235 milliards FCfa). Le taux moyen pondéré sur le guichet hebdomadaire est ressorti à 3,89%.

APA

Le bureau opérationnel de suivi est la structure responsable de la coordination, du suivi et de l’évaluation des 27 projets et 17 réformes phares du Plan Sénégal émergent (Pse). Il fournit également un appui technique aux structures chargées de la mise en œuvre des actions phares dudit programme. Mayécor Charles Lamine Sarr, responsable des réformes sur l’environnement des affaires et la modernisation du service public au Bos, a expliqué les actions phares du Pse en matière d’emploi lors d’un forum sur l’emploi des jeunes organisé à Dakar par le maire de la commune de Thiomby.

L’emploi et l’insertion des jeunes occupent une place centrale dans le Pse qui offre de nombreuses opportunités pour les jeunes de s’insérer dans l’écosystème socioprofessionnel sénégalais. Parmi les actions phares concernant l’emploi des jeunes notamment en matière d’éducation, Mayécor Sar a expliqué qu’un diagnostic a été réalisé au moment de l’élaboration du Pse montrant que 80% des étudiants de l’enseignement supérieur sont dans des filières littéraires. Ainsi, des réformes permettant le développement du capital humain ont été mises en place. Il s’agit du développement accéléré des formations professionnelles et techniques qui vise à porter le nombre d’apprentis à 400.000 et à atteindre une promotion annuelle de 30.000 diplômés de l’enseignement technique et professionnel d’ici à 2020. Et l’alignement des formations de l’enseignement supérieur avec les besoins de l’économie. Deux aspects de cette réforme sont mis en œuvre : le Programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes (Pse-J) qui vise à former 1.000 jeunes par an. Un incubateur a été créé pour accompagner ces jeunes dans la mise en place de leurs projets.

Ce programme permettra, à terme, de créer entre 3.000 et 5.000 emplois directs et au moins 15.000 emplois indirects, soit 100.000 emplois durables en 5 ans. Le second aspect porte sur le programme d’alignement des curricula ayant permis d’aligner plus de 100 curricula à l’offre de formation de l’enseignement supérieur public qui seront effectifs à la prochaine rentrée scolaire dans plusieurs universités telles que l’Ucad, l’Ugb et l’université de Ziguinchor.

1.000 jeunes à former par an
M. Sarr a indiqué que des réformes sont en cours dans d’autres secteurs concernant l’emploi des jeunes. Il s’agit de l’accès de l’économie informelle à la protection sociale qui permettra d’insérer socialement un certain nombre de jeunes travaillant dans le secteur informel et de formaliser leur entreprise s’ils le souhaitent. Il y a également le financement des toutes petites entreprises et des Pme qui permettra aux jeunes porteurs de projets de bénéficier de financements. «Quelques projets parmi les 27 projets phares du Pse lancés visent particulièrement les jeunes.  Les 150 à 200 projets de soutien à l’agriculture familiale devraient permettre à de nombreux jeunes de réussir  les projets de micro tourisme. Le Pse prévoit également la mise en place de 20 centres artisanaux à travers le pays », a poursuivi Mayécor Sarr. Cette initiative peut permettre à un grand nombre d’entre eux de se développer. « De manière générale, les 27 projets phares du Pse offrent des opportunités de développement pour les jeunes. Le Pse vise à créer 600.000 emplois formels en 10 ans. Sachant que près de 70 % de la population ont moins de 35 ans et que toutes les problématiques liées à l’emploi au Sénégal touchent les jeunes. L’emploi et l’insertion sont donc au cœur de la politique de développement du pays », a-t-il conclu.

Abdou DIOP

L’accès au foncier est une vieille revendication des femmes qui constituent un pilier important de l’économie agricole. Hier, 8 organisations féminines et de la société civile du Sénégal ont organisé un atelier d’information sur les préoccupations de la femme sénégalaise en matière d’accès et de contrôle des ressources foncières. Cela fait suite à la rencontre de Kilimandjaro (Tanzanie), en octobre 2016, qui avait réuni 400 femmes venues de 22 pays.

Cette réunion sanctionnée par une Charte de revendications des femmes africaines sur les droits fonciers vise à créer un espace pour les femmes rurales de participer aux processus de prise de décisions concernant le foncier et les ressources naturelles. Elle comprend 15 points dont leur autonomisation à accéder aux droits fonciers, la protection des terres pastorales, l’éradication des conflits persistants entre agriculteurs et pasteurs, etc.

La tenue de cet atelier de restitution se justifie amplement pour permettre aux femmes rurales sénégalaises de bénéficier des réflexions fructueuses de la rencontre de Kilimandjaro.
Dans son intervention, le Secrétaire d’Etat à l’accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, a affirmé que la femme a droit de disposer de son patrimoine propre comme l’édicte l’article 15 de la Constitution. Toutefois, il a souligné que l’accès des femmes à la terre varie selon les zones géographiques. « En Casamance, plus de 60 % des femmes accèdent aux terres et 30 % d’entre elles bénéficient du foncier dans la vallée du fleuve Sénégal», a indiqué M Diatta. Parmi les contraintes à l’accès des femmes à la terre, le Secrétaire d’Etat à l’accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes a cité les pesanteurs sociales, culturelles, économiques, etc.

Il s’est félicité du travail abattu par la Commission nationale de réforme foncière dirigée par le Pr Moustapha Sourang.
Le directeur exécutif de l'Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev)-Afrique, Amadou Kanouté a souligné que l’Initiative Kilimandjaro, née en 2012 à Dar es Salam veut rétablir la justice sociale. Se fondant sur un rapport de la Fao, il a indiqué que les femmes constituent plus de 60 % de la main-d’œuvre agricole en Afrique subsaharienne, assurent 60 à 80 % de la production alimentaire du continent et travailleraient 12 heures de plus que les hommes. Malgré cet apport, seules 15 % des femmes agricultrices sont propriétaires de leurs exploitations. 

Au Sénégal, des études révèlent que seules 11 % des femmes contrôlent les terres contre 62 % des hommes. Au Rwanda, pour chaque dollar investi dans le maïs, le Pib agricole a augmenté de 7 %. En revanche, pour chaque dollar investi dans le café, une culture d’exportation, le Pib agricole a augmenté de 1,2 %.

Serigne Mansour Sy CISSE

Kaolack abrite, à partir de demain jusqu’au 14 février, la deuxième édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika). Une manifestation commerciale régionale placée, cette année, sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) avec la République Fédérale du Nigéria comme pays invité d’honneur. Le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne va procéder à l’ouverture officielle. Plus de 60.000 visiteurs ainsi que 300 exposants sont attendus à Kaolack.

C’est demain que sera donné le coup d’envoi officiel de la deuxième édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika), organisée par les chambres consulaires en partenariat avec les collectivités locales de ladite région. Un rendez-vous commercial régional qui est en train de creuser son sillon dans le cercle fermé des grandes foires de la sous-région ouest-africaine. Cette seconde crue qui se veut celle de la confirmation après celle organisée en avril de l’année dernière est placée sous le signe de l’intégration économique régionale. Les promoteurs de la Fika ont choisi la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) comme partenaire stratégique et le Nigéria est le pays invité d’honneur. Des options fortes que le responsable du comité de pilotage justifie. « Lors de la première édition, c’est l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) qui était le principal partenaire de la foire. Cette fois, nous avons voulu donner plus d’amplitude à notre action, ce qui explique le choix de la Cedeao. Dans le même ordre d’idée, la République fédérale du Nigéria, un géant économique et démographique a été choisie au titre de pays invité d’honneur», a déclaré le président de la Chambre de Commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, Serigne Mboup, en marge d’une rencontre d’informations avec les opérateurs économiques de la région. Autre nouveauté, cette année, une cérémonie d’ouverture haute en couleurs avec la présidence effective du Premier ministre du Sénégal. « Monsieur le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, nous a fait l’amitié de venir personnellement présider la cérémonie d’ouverture en présence d’une dizaine de membres du gouvernement. Cela traduit l’importance accordée, par les plus hautes autorités de l’Etat, à la Fika et du soutien multiforme que cet événement commercial régional bénéficie de la part des pouvoirs publics sénégalais », s’est réjoui M. Mboup. La manifestation qui attend plus de 60.000 visiteurs et 300 exposants venus de tout l’espace communautaire offrira une plateforme d’échanges aux produits et services des pays de la sous-région dans le Parc des Expositions du complexe « Cœur de Ville » de Kaolack.

Des fora en lien avec le thème général : « Le partenariat Sud-sud, un enjeu majeur de l’émergence dans l’espace Cedeao» sont prévus ainsi qu’un programme culturel à l’esplanade Salif Bâ.
Le clou de la manifestation sera la soirée de gala des « GERTE D’OR », une occasion pour distinguer des personnalités résidentes ou originaires de la région qui se sont distinguées dans leurs secteurs d’activités.

Elimane FALL

Les premiers résultats du programme d’analyse, de suivi et de réduction des dépenses d’électricité du secteur public (Sardel) conduit par l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) ont été dévoilés, hier, lors du Comité régional de développement de Dakar. Il ressort de cette étude que les dépenses en électricité de l’Etat se chiffrent à 30 milliards de FCfa, en 2014. Cependant, cette facture d’électricité peut baisser fortement si certaines anomalies sont corrigées.

En 2014, l’Etat a dépensé 30 milliards de FCfa pour payer les factures d’électricité des entités relevant de sa responsabilité (administration centrale comprenant les ministères et leurs démembrements, les collectivités locales et les établissements publics à autonomie financières comprenant, par exemple, les hôpitaux et les universités). C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) dans le programme d’analyse, de suivi et de réduction des dépenses d’électricité du secteur public (Sardel). Ce montant représente 10 % du chiffre d’affaires de la Senelec et de l’Etat, son premier client.

La consommation annuelle du secteur public qui compte 7.000 polices d’abonnement, soit 0,6 % des clients de Senelec est de 170 Gwh/h, soit 7 % des ventes. « Moins de 1 % des clients de Senelec génère 10 % de son chiffre d’affaires. Les polices moyenne tension, c’est-à-dire les bâtiments qui consomment beaucoup d’énergie, représentent 4 % des 7.000 et constituent 42 % de la facture de l’Etat. Cela veut dire que c’est un petit nombre d’usagers qui occasionnent des dépenses importantes. Du coup, le coût moyen de la facture de l’Etat est de 176 FCfa Kwh. Notre objectif, c’est de minimiser ce coût moyen pour le ramener au coût d’achat à Senelec », a indiqué Daouda Gassama, Directeur technique de l’Aeme, lors du Comité régional de développement de Dakar, présidé par l’Adjoint au gouverneur de Dakar, Babacar Ndiaye, au cours duquel ce document a été partagé avec des représentants de l’administration territoriale, des maires, des chefs de services, etc.

La région de Dakar qui concentre l’essentiel des services administratifs compte 1.669 polices d’abonnement avec 59 %  de la consommation ; soit 17,5 milliards de FCfa sur les 30 milliards. L’administration centrale compte environ 1.118 polices d’abonnement pour une facture évaluée à 7 milliards de FCfa, les collectivités locales 336 polices d’abonnement se retrouve avec une ardoise de 6 milliards de FCfa alors que les établissements publiques à autonomie financière avec 215 polices d’abonnement paient 4 milliards de FCfa. « Dans nos actions d’économie et de maîtrise de l’énergie, nous mettons un accent particulier sur la région de Dakar », a insisté M. Gassama, par ailleurs, coordonnateur du programme Sardel.

Au regard de ces chiffres, l’Etat apparaît comme le plus grand consommateur d’électricité. Toutefois, l’étude note que la facture d’électricité de 30 milliards de FCfa a été gonflée par des « anomalies » et dont la prise en charge peut rapporter des économies consistantes à l’Etat.

Anomalies
Parmi ces « anomalies », il y a les branchements illégaux, la fraude, des erreurs de facturation, des dysfonctionnements dans le système d’éclairage public, de bâtiments que l’Etat n’occupe plus et qui continuent de consommer de l’électricité, l’inadéquation entre la demande et les réels besoins. « Le programme Sardel nous a permis d’auditer 7.000 polices d’abonnement dans le secteur public et d’identifier toutes les anomalies. Nous les avons classées en deux catégories : les anomalies administratives qui ont déjà reçu les correctifs nécessaires et les anomalies techniques qui sont en train d’être corrigées », a renchéri Birame Faye, le Directeur général de l’Aeme.

La correction de ces anomalies sur un petit échantillon parmi les 7.000 polices d’abonnement, ont permis à l’Etat de réaliser des économies de l’ordre de 400 millions durant le dernier trimestre de 2015. « A ce rythme, c’est 1,5 milliard qui est économisé par an », a assuré Birame Faye. Les actions mises en œuvre devraient permettre à l’Etat de faire des économies de 4 milliards de FCfa pour un investissement de 750 millions de FCfa.

Réduire la facture de 10 à 15 % par an
Le programme Sardel est financé par l’Institut de Francophonie pour le développement durable dans son programme intitulé : « Accroître les capacités institutionnelles pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques énergétiques ». L’Aeme veut réduire de 10 à 15 % la facture d’électricité de l’Etat. « Le coût de l’électricité pèse considérablement sur le budget de l’Etat, des collectivités locales, des ménages, des industries publiques. C’est fort de ce constat que le chef de l’Etat a retenu la mixité énergétique comme un moyen d’alléger la facture énergétique de notre pays. L’une des ambitions du Plan Sénégal émergent, c’est de fournir de l’électricité en quantité suffisante, fiable et à bas coût. Par l’approche de l’économie et la maîtrise de l’énergie, l’Etat nous a assigné la mission de réduire la facture publique d’électricité entre 10 et 15 % », a rappelé le Directeur général de l’Aeme. Outre le programme Sardel, des actions ont été initiées par son agence. Il s’agit notamment du programme de changement de 4 millions de lampes incandescentes, du programme national de sensibilisation et de communication sur l’économie d’énergie qui a déjà commencé par Dakar et Thiès et s’étendra sur l’ensemble du territoire national.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip) a vu le jour en 1989. Elle adopte alors « le faire faire » comme mode d’intervention. Cette méthode a consisté pour l’Etat et les collectivités locales à déléguer la maîtrise d’ouvrage de leurs projets à l’Agetip. Depuis, sur le plan africain, près de 20 Agetip sont créées dans 17 pays différents selon le modèle du Sénégal. Le directeur général de l’Agetip, El hadj Malick Gaye, fait ici le point des activités de la structure.

Cela fait deux années que vous êtes à la tête de l’Agetip, quel bilan tirez-vous de votre gestion ?
Permettez-moi d’abord, à titre personnel, de remercier le chef de l’Etat, le Président Macky Sall, pour la confiance placée en ma modeste personne afin de diriger une institution aussi centrale que l’Agetip. Je veux également dire que je suis un pur produit de l’Agetip pour y avoir exercé pendant plus de 20 ans à différents niveaux. C’est dire que je me sens solidaire, voire même comptable de cet héritage que je revendique d’ailleurs. Mais le travail n’étant jamais parfait et, s’inscrivant dans la continuité, il y a toujours des défis à relever, des mutations à faire, pour ainsi aller de l’avant. Ceci étant, les résultats obtenus en matière de réalisations physiques, de création d’emploi, de contributions à la promotion du secteur privé, de renforcement de capacités et d’approches novatrices de mise en œuvre nous laissent optimistes. La méthode du « faire faire » a par exemple permis le développement du secteur privé national et la réalisation de près de 9 598 points d’eau, 890 postes de santé, 25 centres de santé, 250 hôtels de ville. Parmi les réalisations figurent 890 km de voiries revêtues, des centaines de kilomètres de pistes de production. Nous avons également passé 4 082 contrats au profit de 970 entreprises et 310 bureaux d’études. Plus de 437 856 emplois à durée déterminée ont été créés. Nous avons assuré la formation de 646 entreprises, accordé du microcrédit à 2 816 artisans, construit 88 250 latrines familiales.

Quel rôle joue l’Agetip dans l’architecture gouvernementale du Sénégal, notamment dans la concrétisation du Plan Sénégal Emergent (Pse) ?
Nous jouons un rôle de premier plan en tant que bras technique du Gouvernement et de ses démembrements par le biais de la maîtrise d’ouvrage déléguée, de l’appui à la maîtrise d’ouvrage ou d’agence d’exécution en somme en tant qu’unité d’exécution, de projets. C’est le lieu de rendre hommage au Président Macky Sall pour la pertinence, la justesse, la qualité et la profondeur de sa vision. Je suis admiratif de son énergie et de sa capacité d’actions pour rendre le Sénégal meilleur. Toutes choses qui font que nous n’avons pas le droit de faillir. Plus concrètement, nous avons une convention avec l’Apix pour accompagner la construction des autoroutes. Dans ce cadre, nous avons réalisé avec succès la zone de recasement de Tivaouane Peulh-Keur Massar qui accueille sans soucis plus de 20 000 personnes. Croyez le bien, c’est un excellent aménagement à usage d’habitation, en ce qu’il combine toutes les commodités de viabilisation (installation de réseaux d’eau, d’électricité, de voieries et d’équipements socio-collectifs) avec une station d’épuration de dernière génération conçue pour prendre en charge même des populations dans le futur. Nous allons bientôt achever les travaux de restructuration de Pikine Irrégulier Sud s’inscrivant dans les projets de développement urbain intégré de l’Etat avec la mise hors d’eau de près de 50 000 personnes pour lesquelles les phénomènes d’inondation ne seront qu’un vieux souvenir. A cela s’ajoute la structuration de l’éducation avec la construction d’équipements éducatifs. En effet, ce pôle dénommé « Seven Up » a permis une prise en charge des enfants de la maternelle jusqu’au collège en passant par le primaire, dans un cadre approprié. Ne perdons pas de vue l'amélioration considérable de la mobilité, avec le renforcement de la voirie principale et secondaire. Le deuxième pôle de « Waranka » verra la réalisation du marché de Waranka avec 377 boutiques et ateliers, des équipements sportifs, une gare routière, etc., tous ces travaux seront réceptionnés au courant de 2017. In fine, nous avons pu créer un environnement propice à l’épanouissement des populations qui vivaient dans des conditions difficiles depuis longtemps.

Vous êtes également impliqué dans d’autres secteurs, pourriez-vous revenir dessus ?
Dans le secteur de l’hydraulique, c’est 450 forages qui sont réceptionnés et une centaine est en cours d’exécution avec un financement UEMOA/BID. Avec l’UEMOA, nous sommes en train de mettre en oeuvre le projet de protection côtière du quartier Diokoul de Rufisque à la suite de celui de Thiawlène, l’aménagement de 1000 ha de périmètres agro-sylvo-pastoraux et halieutiques dans quatre régions du Sénégal et l’extension de la station de pesage de Diamniadio.

Avec l’Agence Française de Développement, ce n’est pas moins de 17 collèges modernes au standard européen qui sont en cours de réalisation à Dakar et sa banlieue. Je n’oublie pas l’accompagnement de l’Acte 3 de la décentralisation qui est le moteur du PSE à travers une convention MOD avec le ministère des Collectivités locales qui est en train de changer le visage des collectivités locales, surtout celles rurales longtemps oubliées. Ce sont des hôtels de ville, des équipements de jeunesse, de l’éclairage public, des salles de classe, des infrastructures sanitaires, des adductions d’eau potable, etc. Par ailleurs et ceci est une autre fierté pour moi, l’Agetip a renforcé les projets à volet ingénierie sociale auxquels nous accordons une importance particulière en ce qu’ils amènent les bénéficiaires à s’approprier les ouvrages et la pérennisation des activités.

Le programme fonds mondial pour l’assainissement GSF, financé par la fondation Bill Gates, en est une illustration aboutie. Nous participons aussi à la modernisation de notre enseignement islamique par la construction de 64 « daaras » modernes à travers le territoire national avec un financement de la Banque Islamique de Développement. Vous n’êtes pas sans savoir que nos villes continuent à être confrontées à de sérieux problèmes de salubrité, faute d’infrastructures adéquates pour la gestion et la valorisation des ordures. C’est tout le sens du Programme National de Gestion des Déchets (PNGD) financé par la BID qui nous permet aujourd’hui la mise en œuvre des bases d’un système moderne de collecte et de valorisation des déchets à Touba, Tivaouane, Kaolack et Dakar, avec la réalisation de trois centres d’enfouissement techniques modernes, de trois centres de tri et transfert, de 32 points de collectes et tout l’arsenal d’équipement de nettoiement, de pré-collecte, de collecte et de protection des agents.

«Nous avons concrétisé près de 9 598 points d’eau, 890 postes de santé, 25 centres de santé, 250 hôtels de ville. 890 kilomètres de voiries revêtues, des centaines de kilomètres de pistes de productions. Nous avons également passé 4 082 contrats au profit de 970 entreprises et 310 bureaux d’études. Plus de 437 856 emplois à durée déterminée ont été crées ».

Comment se passe votre collaboration avec les collectivités territoriales et les structures affiliées au pouvoir public ?
Les relations entre Agetip et les pouvoirs publics sont naturelles. Nous jouissons d’une confiance sans cesse renouvelée des pouvoirs publics et des partenaires au développement du Sénégal. Je voudrai souligner, pour la magnifier, celle du chef de l’Etat, Macky Sall, qui n’hésite pas à nous instruire, de manière directe, de concrétiser certains de ses projets, hôtel de grande capacité, un espace public doté de manèges, un stade omnisport, un théâtre de verdure, etc., la réhabilitation, la modernisation et l’extension du marché « Syndicat » de Pikine et la rénovation du Building administratif, une bâtisse qui a plus de 60 ans d’existence, patrimoine historique héritée de la colonisation qui menaçait ruine. La complexité de l’œuvre a nécessité beaucoup de technicité et de savoir-faire pour arriver au résultat que nous entrevoyons aujourd’hui. Par ailleurs, nos relations avec les élus locaux sont au beau fixe. L’Agetip compte des réalisations dans toutes les collectivités locales du Sénégal.

Justement parlez-nous de vos réalisations au profit des collectivités locales ?
Le programme le plus récent est le Programme de renforcement des collectivités locales du Sénégal. D’ailleurs c’est dans ce cadre que la route du Technopôle à Pikine et beaucoup de voieries structurantes pour mailler l’autoroute à péage ont été réalisées, les autres régions à l’intérieur du pays bénéficient de l’électrification à l’éclairage public en passant par des voiries et des équipements de base.

Aux collectivités locales, nous apportons l’appui nécessaire à la mise en place d’équipements socio-collectifs et marchands indispensables à leur viabilité et à leur développement.
Dans ce domaine, il faut citer l’appui constant de la coopération allemande à travers son bras financier, la KFW, qui, depuis une décennie, a financé d’importants programmes au bénéfice des collectivités locales des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Ces différents programmes nommés PROCER, PRODDEL, PROCAS et PDLBG ont permis à plus de 250 collectivités locales des dites régions de réaliser d’importantes infrastructures socio-économiques de base inscrites dans leur plan de développement, le désenclavement de plusieurs localités grâce à la réalisation de plus de 200 km de pistes, mais surtout l’augmentation de productions rizicoles suite à l’aménagement de plus de 1 200 ha de vallée.

Le dernier programme de la coopération allemande à savoir le PDLBG en cours de mise en œuvre nous a permis d’implémenter le concept de gestion entretien et maintenance des infrastructures communautaires. A cet effet, plusieurs acteurs des collectivités locales, des ARD et services techniques déconcentrés de l’Etat ont été formés à la gestion, à l’entretien et à la maintenance des infrastructures et des outils informatiques conséquents (logiciel, ordinateur, tablettes, etc.) mis à leur disposition pour une bonne application de cette démarche gage de pérennité des ouvrages réalisés.

En termes de ratio, le volume des travaux réalisés à leur profit tourne autour de 26% de portefeuille géré par l’Agetip. Je ne puis passer sous silence cette importante convention que nous avons avec le ministère des Collectivités locales pour accompagner l’Acte 3 de la décentralisation. C’est le lieu de remercier le ministre Abdoulaye Diouf Sarr pour cette marque de confiance.

L’Agetip bénéficie-t-elle d’une autonomie de gestion ? Rend-elle régulièrement compte à travers des rapports d’activités ?
D’abord l’Agetip ne dépend pas du budget de l’Etat pour son fonctionnement. Elle ne reçoit aucune subvention des partenaires au développement. Les ressources de son fonctionnement sont tirées de ses propres prestations d’où une obligation de résultats et une pro-activité plus fortes. Ensuite sa pluridisciplinarité qui lui confère une diversité dans ses interventions qui touchent l’ensemble du territoire national. Les avantages comparatifs sont certains : sa grande flexibilité, sa rigueur et la célérité dans la mise en œuvre des projets, sa maîtrise des coûts, sa parfaite expertise en métier de passation de marché font d’elle un partenaire fiable. Nous avons par ailleurs mis en place une organisation qui nous permet de veiller sur la qualité, la compétitivité et l’adaptabilité de nos prestations.

Quelles sont les perspectives de l’Agetip pour les années à venir ?
Aujourd’hui que nous avons fini de repositionner l’Agetip sur l’architecture institutionnelle nationale par la grâce de Dieu, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que les perspectives sont multiples et variées. Il nous faudra consolider cette dynamique afin de mieux étoffer et diversifier notre clientèle. Première agence certifiée à la norme ISO 9001 depuis 2004, l’agence a entamé le processus de renouvellement de la dite certification à la nouvelle version ISO 9001 version 2015. C’est une reconnaissance forte de notre démarche qualité.
L’Agetip doit dynamiser le Partenariat public-privé (PPP) et être un instrument d’investissements publics en ce qu’elle permet d’alléger l’Etat central et ses démembrements et leur permettre de se réapproprier les notions d’objectif, de performance et de résultat.

Propos recueillis par Oumar BA

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