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Affaires et Finances (1521)

Le directeur général de la Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Pape Dieng, a déclaré, hier, à Paris, que la société a déjà collecté 71.000 tonnes d’arachide durant cette campagne pour 20 milliards de FCfa injectés dans le monde rural. C’était à l’occasion de la journée dédiée à cette société à cette présente édition du salon de Paris. et de la transformation ».
Le directeur général de la Sonacos, Pape Dieng, souligne que la campagne de commercialisation de l’arachide, au Sénégal, se déroule dans un climat apaisé. Il estime que cette année, la principale huilerie du Sénégal n’a pas éprouvé de difficultés pour collecter le maximum de graines durant la campagne. Déjà, souligne-t-il, à la date d’hier, vendredi 3 mars, l’usine a collecté 71.300 tonnes de graines pour une enveloppe financière estimée à près de 20 milliards de FCfa, a-t-il déclaré. Sa société, a-t-il soutenu, n’éprouvera aucune difficulté pour la commercialisation et la collecte de cette année. « Des contrats cadres ont été déjà signés avec des partenaires économiques pour l’écoulement de la totalité des stocks attendus avant même la trituration », a-t-il soutenu. Il cite, entre autres clients de l’usine, les chefs religieux de certaines confréries du Sénégal tels que le Khalife général des mourides, le porte-parole des tidjanes, ainsi que la famille de l’ancien khalife de Touba, Sérigne Saliou Mbacké. « C’est un symbole qui traduit l’affection que manifestent les grands producteurs du Sénégal à l’endroit de la Sonacos », a-t-il déclaré. Il s’est réjoui également de la mobilisation des fonds et des décaissements effectués jusque-là grâce à l’intervention des banques. « La Sonacos a payé les graines au bout des 24 heures et l’argent parvient aux paysans au plus tard dans les 72 heures », a-t-il soutenu.

Pour cette année, à cause du déficit de la production arachidière, la Société a été obligée de revoir ses objectifs de collecte à la baisse, a-t-il indiqué. « Nous avons revu nos ambitions de départ fixées à 200.000 tonnes pour les ramener à 100.000 tonnes », a indiqué Pape Dieng qui retient qu’avec le déroulement actuel des opérations sur le terrain, sa société pourrait atteindre les 90.000 tonnes de graines au terme de la campagne.

Opportunites d’affaires au Sia de Paris : Le suivi des partenariats, le maillon faible de la participation sénégalaise
Le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, déplore le manque de suivi des partenariats que nouent les opérateurs sénégalais, à l’occasion des éditions du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. M. Mbodj estime que c’est le maillon faible de la participation régulière du Sénégal à ce rendez-vous.

Si le chef du Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France a tenu à saluer la régularité du Sénégal au Sia de Paris, il n’en demeure pas moins qu’il déplore, dans la foulée, le manque de suivi des relations d’affaires que les opérateurs sénégalais arrivent à initier avec certains de leurs collègues étrangers. « C’est le suivi qui pose problème pour mesurer les retombées économique d’un tel événement qui fait partie de l’agenda des producteurs et opérateurs du Sénégal », a déclaré Abdoulaye Mbodj, au Sia. Il estime que les acteurs arrivent toujours à nouer des relations mais ne facilitent pas la tâche à l’administration pour suivre la suite accordée aux différents partenariats. M. Mbodj estime qu’il serait bon que le Bureau économique de l’ambassade du Sénégal, en France, puisse disposer des informations sur le suivi des partenariats noués par les Sénégalais, à l’occasion des différentes éditions du Sia. « Finalement, l’administration ne se charge que de la mise en relation », a-t-il indiqué. Il est d’avis que le rendez-vous de la porte de Versailles peut énormément apporter à l’agriculture sénégalaise et à l’économie nationale. « C’est bon de venir s’enquérir des innovations technologiques en cours dans le domaine de la production agricole, du machinisme et de la transformation », a-t-il déclaré.

Journée du Cosec au Sia : Un bond de 91.000 tonnes des exportations du Sénégal
Avant-hier jeudi, c’était au tour du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) de célébrer sa journée au stand du Sénégal, au Salon international d’agriculture (Sia). Le président du Conseil d’administration du Cosec venu présider l’événement a profité de l’occasion pour souligner le bond significatif que connaissent les exportations du Sénégal ces dernières années.

Les responsables qui ont pris part, hier, à la journée qui a été dédiée au Cosec au Salon international d’agriculture, ont tous magnifié l’envol des exportations du Sénégal ces trois dernières années sur le marché international. « Il y a eu un bond significatif de 15.000 tonnes à 91.000 tonnes en 3 ans seulement », a souligné Babacar Ndiaye, président du Conseil d’administration du Cosec. Il estime que ce résultat va agir positivement sur la balance commerciale et créer, dans la foulée, de l’emploi au Sénégal. M. Ndiaye n’a pas manqué de magnifier la qualité des emballages des produits issus de la transformation des produits agricoles sénégalais. Il a indiqué que le Sénégal a des choses à présenter sur le marché international dans ce domaine. Selon lui, le salon de l’agriculture est le cadre propice pour accompagner toute cette dynamique enclenchée pour booster les exportations du Sénégal.

De notre envoyé spécial au Sia de Paris, Seydou Prosper SADIO

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, s’est rendu, hier, au Salon international d’agriculture (Sia) de Paris. Une occasion saisie par le Dr Seck pour souligner la montée en puissance des produits agricoles transformés du Sénégal, même s’il reconnait qu’il y a encore des efforts à effectuer dans leur promotion auprès du grand public.

Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, le salon international d’agriculture (Sia) est un excellent baromètre pour mesurer les avancées significatives notées dans le secteur agricole sénégalais, depuis l’avènement du président Macky Sall à la magistrature suprême. Hier, en visite guidée au stand dédié au Sénégal, à l’occasion, le ministre Papa Abdoulaye Seck a tenu à souligner « la bonne diversité des produits agricoles sénégalais présents au salon de l’agriculture ». « C’est l’expression de la diversification de l’agriculture sénégalaise », a-t-il souligné. Après un tour effectué auprès des exposants, notamment des femmes transformatrices, il a souligné, avec intérêt, l’amélioration notée sur les emballages qui découle « du professionnalisme de plus en plus avéré de l’ensemble des acteurs de l’agriculture sénégalaise ». « Il y a une montée en puissance des produits transformés de l’agriculture sénégalaise », a-t-il noté, estimant que cela est une excellente chose. « Car, usuellement, on évalue entre 20 et 40%, les pertes post-récoltes. La transformation nous permet donc de lutter contre le phénomène et d’avoir plus de valeur ajoutée », a-t-il déclaré. Il reconnait, toutefois, la nécessité de communiquer davantage et mieux afin que le grand public puisse prendre connaissance des multiples acquis de l’agriculture sénégalaise en transformation des produits. « Nous allons nous y atteler », a-t-il promis. Le Dr Seck n’a pas manqué de souligner les progrès enregistrés par le secteur agricole en soutenant que celui-ci est en train de se bonifier et de se diversifier dans une dynamique durable telle que déclinée par le président de la République dans le Pse et traduit, sur le terrain, par le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Le ministre Papa Abdoulaye Seck est convaincu que l’agriculture sénégalaise est en train de subir une métamorphose.

Pour préserver sa souveraineté numérique, le Sénégal devra avoir, de plus en plus, de datacenters pour héberger ses propres données. C’est l’avis du président directeur-général de l’Organisation des professionnels des Tic du Sénégal (Optic), Antoine Ngom, en marge de la deuxième édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique (Sipen), organisé tout récemment à Dakar.. Entre autres sujets abordés dans cet entretien, il estime qu’au Sénégal, le numérique contribue aujourd’hui à près de 8% du Pib.

Quelle est la signification de cette deuxième édition du Sipen ?
Ce salon vise à faire la promotion pour le développement du numérique au Sénégal. Et, nous avons choisi un thème : « Le numérique, vecteur de développement et d’intégration économique et social ». Parce que nous avons voulu faire une ouverture à un certain nombre de pays, notamment vers l’ensemble des pays de l’Uemoa et une ouverture sur le Maroc, la Tunisie et la France : un événement international. Le Sipen est ainsi devenue, à travers cette deuxième édition, une vitrine du numérique en Afrique et il est en train d’être un rendez-vous incontournable du numérique en Afrique. Je pense très sincèrement que cette édition qui, par son envergure, montre la capacité de nos acteurs à démontrer leur savoirs faire et à montrer la place qu’occupe le Sénégal en Afrique en numérique. Je crois que le défi a été relevé.

Quelle est, selon vous, la place qu’occupe le numérique dans le développement économique et social ?
L’importance du numérique dans le développement économique et social est une réalité. Aujourd’hui, au Sénégal, dans les statistiques, le numérique, c’est près de 8% du Pib. C’est un secteur très important dans l’économie nationale. Il n’y a pas, au Sénégal, beaucoup de secteurs qui peuvent faire 8 à 10 % du Pib. Le numérique aussi est un facteur de compétitivité pour l’ensemble de l’économie. La diffusion du numérique au sein des différents secteurs va accroître la compétitivité et entraîner une croissance soutenue de l’économie. Voilà l’importance de ce secteur dans l’économie, mais aussi l’intérêt de la tenue du Sipen pour le positionnement du Sénégal dans le secteur du numérique, à l’échelle internationale.

Qu’est-ce qui a motivé le choix des sous-thèmes de cette édition ?
Nous avons effectivement choisi des sous-thèmes qui ont trait à l’intégration économique et, pour le Sénégal, des sujets qui ont été mis en avant dans le Plan stratégique Sénégal numérique 2025. C’est surtout des thématiques clés des axes du Sénégal numérique 2025 qui ont été à l’origine du choix de ces sujets portant sur les modèles africains du parc technologique, les solutions pour une administration numérique, le numérique en tant que soutien au capital humain et à l’emploi, le rôle de l’infrastructure, de la connectivité et du « cloud » dans l’intégration au sein de l’Uemoa, le numérique en tant qu’émancipateur social, la cyber-sécurité et la confiance numérique, entre autres sous-thèmes traités.
Nous nous sommes basés surtout sur les axes importants de notre Stratégie Sénégal numérique 2025 pour définir les thèmes.

Sur le plan du développement de l’économie numérique, où se situe le Sénégal par rapport aux autres pays de la sous-région?
Je crois qu’aujourd’hui, la seule référence qu’on a, c’est l’indice de développement du numérique au sens de l’Uit qui classe le Sénégal en 11ème position en Afrique et en 3ème position en Afrique de l’Ouest.

Dans les panels, il a été beaucoup question de la création des datacenters dans la sous-région pour sécuriser les données numériques. Où en est-on au Sénégal ?
Sur le national, il y a des initiatives d’acteurs privés tels que la Sonatel et Tigo. La Sonatel a déjà son datacenter (centre de données regroupant généralement des serveurs et fournissant régulièrement un accès aux données) et Tigo est en train de finaliser son datacenter. Et je crois que l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) peut considérer qu’il a également le sien pour l’administration et je crois qu’il y a d’autres initiatives en cours de gestation. C’est indispensable qu’on puisse avoir nos datacenters et que la tendance à l’utilisation du cloud puisse être accélérée. Je pense qu’il va falloir qu’on ait de plus en plus nos données hébergées ici au Sénégal pour notre souveraineté numérique. Et donc, nous militons effectivement pour la mise en place de ces datacenters ne serait-ce que pour cette raison-là, mais également pour des raisons de coût et des raisons de réinjection des revenus dans l’économie nationale. Je trouve que, c’est donc une nécessité.

Comment comptez-vous y prendre, en tant qu’organisation, pour atteindre vos objectifs dans le cadre de la Stratégie du Sénégal numérique 2025 ?
Je dois dire que l’Organisation des professionnels des Tic du Sénégal (Optic), est une organisation patronale qui regroupe l’ensemble des sociétés qui évoluent dans le numérique. Elles sont dans les services numériques à la fois en termes d’infrastructures qu’en termes de solutions. C’est donc une organisation qui a pour mission de promouvoir le développement du numérique et d’aider à améliorer l’environnement des affaires dans lequel évoluent ces entreprises et de défendre les intérêts de ses membres. Nous avons aussi un devoir d’accompagner l’ensemble des secteurs dans leur transformation digitale. Nous savons qu’aujourd’hui, toutes nos entreprises et toutes nos administrations sont amenées à évoluer dans une transformation digitale. C’est indispensable. Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une administration ou d’une institution du Sénégal, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une transformation digitale. La question qui se pose, c’est quand est-ce qu’on va la prendre réellement à bras le corps. Et nous avons aussi un rôle de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs publics et privés dans leur transformation digitale.

Propos recueillis par Mamadou SY

Venu participer à l’animation du stand que tient le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), le délégué européen de ladite institution, Jean-Michel Sers, a annoncé la mise en place d’une enveloppe de 28 millions d’euros (plus de 18,3 milliards de FCfa) en faveur de la recherche agricole en Afrique. Objectif, imprimer une dynamique inclusive aux résultats de la recherche en faveur des producteurs.

Le délégué européen du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Jean-Michel Sers, est convaincu de la nécessité d’imprimer une nouvelle dynamique à la recherche agricole en Afrique. Il s’agit, selon lui, de faire en sorte que les résultats de celle-ci puissent bénéficier d’une plus large diffusion au profit des producteurs dans un continent comme l’Afrique. Cette volonté exprimée par les décideurs, lors du sommet Afrique-Europe tenu en 2014, est en voie d’être concrétisée. Selon le délégué européen, le Cirad est en train d’y travailler à travers une nouvelle feuille de route déclinée par les experts. Il s’agit de la mise en place d’une plateforme de partenariat équilibré orienté résolument vers le financement de nouveaux projets de recherche beaucoup plus inclusifs pour les 10 prochaines années en Afrique. D’après Jean-Michel Sers, « il s’agit d’orienter les projets de recherche vers une dynamique plus inclusive tenant compte de la problématique de la sécurité alimentaire, d’une agriculture durable et de l’accès au marché », a déclaré M. Sers.

Il a indiqué que des pays africains comme le Sénégal, le Cameroun, le Burkina Faso, l’Egypte, le Kenya, l’Ouganda, l’Afrique du Sud et l’Algérie, ainsi que les pays européens tels que la France, la Finlande et l’Allemagne ont déjà manifesté leur intérêt pour le financement et la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet. « Le Cirad veut que ça soit un projet porté par tous dans une dynamique de partenariat équilibré », a-t-il indiqué. L’Union européenne a déjà dégagé une enveloppe de 9 millions d’euros pour la phase pilote, a ajouté Jean-Michel Sers. Le Cirad est en train de profiter du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris pour vulgariser davantage ses nouvelles orientations en recherche agronomique.

S. P. SADIO

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) du Sénégal est en train de profiter du Salon international d’agriculture (Sia) de Paris pour vulgariser son porte feuille à la diaspora sénégalaise. Une enveloppe de 635 millions de F Cfa a été déjà accordée au financement de projets portés par cette dernière dans le cadre du retour au bercail par le biais de l’agriculture.

Outre le volet commercial, le Sia de Paris est aussi une tribune pour mieux vulgariser les activités des exposants venus prendre part à l’événement. Au stand du Sénégal, sis au pavillon 5, la Bnde est en train de saisir l’occasion pour communiquer sur les différents volets de son porte feuille. C’est le cas des financements alloués aux projets agricoles qui, comme l’a indiqué le chargé de Relation d’affaires chaîne de valeurs agricoles de l’institution bancaire, Abdoulaye Gaye, ont déjà mobilisés 28 milliards de F Cfa. « C’est l’un des volets les plus importants de l’encours global des crédits à la Bnde », a déclaré M. Gaye, hier, à Paris. Il estime aussi que son institution bancaire est en train d’accorder une oreille attentive à la diaspora sénégalaise qui s’intéresse au retour à la terre, à travers des projets agricoles au Sénégal. « Actuellement, la Bnde est à 635 millions de F Cfa d’investissement dans ce cadre », a-t-il annoncé.

La banque est en train aussi de nouer des partenariats avec certaines institutions et organismes s’activant dans le domaine de l’agriculture pour accompagner davantage l’agriculture sénégalaise. Il cite, entre autres, la Sead, le ministère du Commerce, l’Unacois et les riziculteurs de la vallée du fleuve Sénégal pour appuyer davantage les campagnes de commercialisation de riz local au Sénégal. « Cela a permis aux producteurs et aux riziculteurs de la vallée d’écouler environ 25 000 tonnes de riz blanc durant cette campagne, dans la vallée », a-t-il indiqué. Cet appui de la Bnde a engendré un chiffre d’affaires de plus 6 milliards de F Cfa, a-t-il ajouté.

S. P. SADIO

Le projet de construction de la centrale à charbon de Bargny a été lancé hier pour répondre au déficit en électricité à travers la filière charbon. Les travaux de construction de la Centrale avaient connu un arrêt depuis mars 2014, suite à des difficultés dans la gestion du projet. « Aujourd’hui, avec l’arrivée de Quantum Power, un investisseur de renommée, la construction de la centrale avance à grands pas, comme il nous est permis de le constater durant la visite de terrain », s’est réjouit Makhtar Cisse, directeur général de la Senelec.

Selon lui « pour marquer l’inscription des parties dans une démarche de développent durable, une étude de faisabilité sera faite dans le but d’envisager le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz », a-t-il dit. Sur le plan social, des projets communautaires ont été identifiés et déclinés dans le plan d’actions sociales attaché au protocole. Ce plan est validé d’accord partie pour être exécuté par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et Senelec, selon le schéma défini avec les autorités municipales. La mise en application du protocole fera l’objet d’une évaluation par un comité de suivi mis en place, a-t-il dit.

Oumar BA  

Le ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, accompagné d’une forte délégation, dont le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, était, hier, dans la localité de Bargny pour s’enquérir des travaux de la Centrale de Bargny-Sendou qui sera livrée au mois d’octobre prochain. Il s’est réjoui du niveau satisfaisant de l’exécution des travaux, tout en rappelant les nombreuses retombées liées à ce projet.

En dépit de l’heure matinale et de la poussière soulevée par le vent sec qui souffle sur l’immense étendue de terre argileuse, les ouvriers sont déjà à pied d’œuvre. Nous sommes à Bargny. Ici, est en train de voir jour une immense centrale électrique qui sera d’un apport décisif dans la fourniture en électricité, pour l’ensemble du territoire sénégalais. Deux rangées d’immenses bâtiments sont visibles surplombés par les grues du chantier. Les tractopelles y ont déposé d’impressionnantes traces excavations. Un préalable essentiel avant d’engager la moindre construction, il est indispensable de procéder à des études techniques pour garantir les fondations. Un peu plus loin, une nouvelle colonne est visible. Ici, la plupart des travaux est quasi prêt. Cette situation amène les ouvriers à procéder aux derniers réglages d’usage.

Selon les autorités venues s’enquérir de la situation des travaux, la centrale sera livrée, avant la fin de l’année, vers le mois d’octobre.

Thierno Alassane Sall, ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, constate « des avancées relativement satisfaisantes pour ce qui concerne les travaux ». Il souligne, dans cet ordre, « des blocages antérieurs, liés au retrait d’un des partenaires. Cette centrale était condamnée. Il a fallu beaucoup d’abnégations de l’équipe de la Senelec et du gouvernement du Sénégal pour reprendre le projet et l’amener au point où il est ». Le charbon est l’une des sources qui permettent de nous sécuriser par rapport aux fluctuations du prix des hydrocarbures. «Le prix sera relativement accessible avec une distribution et fourniture d’électricité. Ce qui va certainement améliorer le mix énergétique. Les partenaires sont soumis à des normes environnementales extrêmement élevées », souligne le ministre Sall. Cette usine va respecter toutes les normes environnementales. C’est un projet structurant pour notre pays qui aura des impacts dans tous les domaines économiques.

Avant le début de la visite de sentier, un protocole d’accord a été signé entre la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et les populations de Bargny, représentées par le maire. Dans ce document, les différentes parties impliquées dans le processus s’engagent «à accompagner, sans entraves, le projet ». Il est également question de veiller à la contractualisation de l’appui de la Ces à la collectivité en termes de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Il est surtout noté un appui global de la Senelec à hauteur de 600 millions de F Cfa à la collectivité pour la recherche de solutions au besoin de relogement des populations impactées par l’avancée de la mer.

Mouhamadou Makhtar Cissé, dg de la Senelec : Le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz est envisagé
Le projet de construction de la centrale à charbon de Bargny a été lancé hier pour répondre au déficit en électricité à travers la filière charbon. Les travaux de construction de la Centrale avaient connu un arrêt depuis mars 2014, suite à des difficultés dans la gestion du projet. « Aujourd’hui, avec l’arrivée de Quantum Power, un investisseur de renommée, la construction de la centrale avance à grands pas, comme il nous est permis de le constater durant la visite de terrain », s’est réjouit Makhtar Cisse, directeur général de la Senelec.
Selon lui « pour marquer l’inscription des parties dans une démarche de développent durable, une étude de faisabilité sera faite dans le but d’envisager le passage de la centrale de combustible charbon au combustible gaz », a-t-il dit. Sur le plan social, des projets communautaires ont été identifiés et déclinés dans le plan d’actions sociales attaché au protocole. Ce plan est validé d’accord partie pour être exécuté par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et Senelec, selon le schéma défini avec les autorités municipales. La mise en application du protocole fera l’objet d’une évaluation par un comité de suivi mis en place, a-t-il dit.

Eric Lhomme, administrateur général adjoint de la Ces : «  La Centrale augmentera de 37% de production d’électricité »
Les unités 1 et 2 de la centrale de Bargny augmenteront de 37% de production au Sénégal. Avec la construction des deux unités, le Sénégal devient un producteur important en Afrique de l’Ouest et mieux placé pour le commerce d’électricité avec les pays voisins. La centrale de Bargny à charbon permet la production de base. En effet, Selon Eric Lhommé, administrateur général adjoint de la Ces, le charbon continue d’être largement utilisé dans les économies développées et en développement pour soutenir une production d’électricité stable. La Centrale permet, en parallèle, la mise en œuvre de la production d’électricité renouvelable intermittente qui dépend de la disponibilité du vent et du soleil, a-t-il dit.

Gaye Abou Ahmed Seck, maire de Bargny : « Toutes les victimes de l’érosion côtière auront une parcelle »
Les promoteurs collaborent étroitement avec les communautés locales. Tout au long du développement de la construction et de l’exploitation du projet, les populations sont informées des faits nouveaux. Selon Gaye Abou Ahmed Seck, maire de Bargny, il y’avait, au début, « beaucoup de méfiances et d’inquiétudes chez les populations». Un comité de veille et de suivi était mis en place. Différents points ont été soulevés au cours des négociations. « D’abord, cela a porté sur la question du foncier. La mairie, avec l’appui de l’Etat, s’est engagée à attribuer, à toutes les personnes victimes de l’érosion côtière, à Bargny, une parcelle. Nous allons également mettre sur pied un plan de relogement. Il faut, au moins, 400 maisons », a-t-il dit.

Oumar BA

Le 17ème congrès de l’Association africaine du commerce des semences (Afsta) a été ouvert hier. Occasion, pour le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dogo Seck, d’inviter les acteurs du secteur à faire plus d’efforts afin de produire des semences de qualité.

Dakar abrite, depuis mardi dernier et ce jusqu’à aujourd’hui, (28 février au 2 mars), le 17ème congrès de l’Association africaine des producteurs de semences (Afsta). Cette rencontre qui se tient à Dakar pour la deuxième fois après 2002, est organisée par l’Afsta, en partenariat avec l’Union nationale interprofessionnelle des semences (Unis). Elle est une occasion pour afficher les ambitions de l’Afsta et pour renforcer la communication avec l’industrie semencière. Présidant la rencontre, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (Maer), Dogo Seck, a souligné que l’Afrique a tous les atouts, les eaux et les terres pour avoir une agriculture performante et nourrir le monde. Pour cela, il faut des semences de qualité, accessibles et adaptées. Il a noté l’importance du rôle de l’Afsta dans ce domaine, compte tenu du besoin de semences de qualité accessibles aux agriculteurs. Selon Dogo Seck, ce congrès est une opportunité pour relever les défis liés à la sécurité alimentaire à travers la production de semences de qualité pour une agriculture productive. Il a rappelé le rôle joué par Afsta pour une libre circulation des semences en Afrique. «Le secteur privé a sa part à jouer et toutes les dispositions sont prises au Sénégal pour cela », a déclaré le secrétaire général du Maer, soutenant que la population mondiale est dans une dynamique de croissance. D'où l'importance, pour l'agriculture, d'être, à son avis, dans une dynamique plus rapide pour nourrir le monde. Il n’a pas manqué d’évoquer les efforts entrepris par le gouvernement dans la reconstitution du capital semencier. Selon lui, le Sénégal a pris trois initiatives pour booster le secteur semencier. Il s'agit de l’adoption de la stratégie nationale de reconstitution du capital semencier; la transposition de l'arsenal juridique de la Cedeao dans la règlementation nationale; et l'adhésion à la norme de certification de l'Ocde. Ce qui a permis la production de semences de qualité ces dernières années. Dogo Seck a également rappelé qu’en 2016, le gouvernement avait consenti 21 milliards de FCfa de subvention de semences dont plus de 14 milliards pour l'arachide et le reste pour les autres semences. Il n’a pas manqué de demander plus d'efforts aux producteurs de semence pour atteindre un taux d'utilisation de 100% de semences certifiées; plus de démultiplication des semences. Prenant la parole, le président de l’Unis, Modou Thiam, a fait un rappel historique sur la production de semence au Sénégal qui remonte, à son avis, depuis la période coloniale. Il a indiqué que des semences de qualité sont nécessaires pour une agriculture performante. Il a ajouté que les acteurs sénégalais produisent des semences de qualité, certifiées et accessibles.

Denias Zaranyika, président de l’Afsta : «Nous garantissons l'accès à la semence de qualité pour lutter contre la faim »
Le président de l’Afsta, Denias Zaranyika soutient que le changement climatique est l'un des enjeux qui se dressent devant les producteurs de semence. «Nous voulons le renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique grâce à l'accès à de meilleures semences. C’est pourquoi, il est nécessaire d’avoir une collaboration active avec les gouvernements. Nous croyons en l'Afrique », a déclaré M. Zaranyika qui a souhaité une industrie viable pour renforcer la chaîne de valeur semencière. «La semence est une technologie. C'est pourquoi, l'Afsta encourage ses membres à investir dans la science », a-t-il dit. «L'Afsta est un acteur incontournable pour une sécurité alimentaire en Afrique. Elle s'est engagée sur cette voie et garantit l'accès à la semence de qualité pour lutter contre la faim sur le continent », a-t-il affirmé. Pour sa part, le secrétaire général de l’Afsta, Justin J. Rakotoarisaona, a plaidé pour le renforcement et la professionnalisation des associations nationales de semences pour qu’elles contribuent à l’accroissement du secteur.

Aliou KANDE et Sérigne Mansour Sy CISSE

L’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et l’Union nationale des Chambres de commerce d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias) ont signé, samedi, à Paris, un accord de coopération pour la promotion des exportations. C’était en marge du Salon internationale de l’agriculture (Sia) qui se déroule dans la capitale française.

Le Dr Papa Malick Diop et Serigne Mboup, respectivement directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et président de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), vont mutualiser leurs moyens et ressources pour promouvoir le « Made in Sénégal », précise un communiqué du service de presse de l’Unccias. C’est le but visé à travers cette ratification par les deux parties de ce protocole d’accord, samedi à Paris, en marge du Salon international de l’agriculture (Sia) dans la capitale française. Ce cadre de partenariat va permettre aux deux structures, ajoute le document, « d’initier des actions multiformes pour promouvoir les produits et services locaux en vue de dynamiser les exportations ». L’accord stipule, entre autres, l’organisation commune de foires et de salons, la participation à toute autre manifestation commerciale à l’intérieur du pays et à l’étranger. Les deux parties comptent également échanger des informations et données sur les produits et services susceptibles d’intéresser le marché international. « L’Asepex est un outil précieux que les pouvoirs publics ont mis en place pour accompagner le secteur privé national afin de le rendre compétitif sur le marché des exportations. La collaboration avec l’Unccias qui ne date pas d’aujourd’hui ne peut être que bénéfique pour l’économie de notre pays », a magnifié Serigne Mboup, au cours de la cérémonie de signature. Pour sa part, le directeur général de l’Asepex, Dr Malick Diop, a estimé «qu’un nouvel élan a été donné à la promotion du « Made in Sénégal » avec cet accord qui va permettre d’explorer de nouvelles pistes pour les produits et les services nationaux, en nous appuyant sur le dynamisme des opérateurs économiques sénégalais réputés en la matière ».

S. Diam SY

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, hier, sa première réunion ordinaire de l’année. Cette rencontre qui a été présidée par le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente. Pour l’année 2017, la Bceao prévoit un taux de croissance de 7 % dans l’Uemoa.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) prévoit un taux de croissance du Pib dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) de 7 % pour l’année 2017. L’annonce a été faite hier, lors de la réunion du Comité de politique monétaire de la Bceao. Selon un document remis à la presse à la fin des travaux, le Comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risques pouvant peser sur la stabilité des prix et la croissance économique de l’Union. Examinant la situation interne de l’Union, le Comité a relevé le maintien du rythme soutenu de l’activité économique au quatrième trimestre 2016. « Ainsi, le taux de croissance du produit intérieur brut de l’Union, en glissement annuel, est ressortit à 6,5 % contre 6,8 % le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2016, la croissance économique de l’Union est estimée à 6,8 %, après 6,6 % en 2015. Les projections tablent sur une progression du Pib réel de l’Union de 7 % en 2017», lit-on dans le document. S’adressant à la presse, le gouverneur de la Bceao, par ailleurs, président du Comité, a expliqué que la croissance est vigoureuse dans l’Union. «Tous les pays membres sont en croissance », a affirmé M. Koné. Sur un autre point, le Comité de politique monétaire a noté qu’au cours de l’année 2016, les opérations financières des Etats se sont soldées par un «déficit global, base engagements, de 4 % du Pib ».

Ainsi, l’évolution des finances publiques des Etats membres de l’Union en 2016 reste marquée par une hausse des dépenses courantes ainsi que par la poursuite des efforts d’investissement dans les infrastructures et les secteurs sociaux de base. Le Comité a souligné que le respect de l’horizon 2019 de la norme communautaire de 3 % du Pib pour le déficit budgétaire par l’Etat implique le renforcement des efforts de mobilisation des recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques.

Au cours de cette rencontre, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangés les taux directeurs de la Bceao. «Ainsi, le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités reste fixé à 2,50 %, niveau en vigueur depuis le 16 septembre 2013 et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal est maintenu à 4,50 %, niveau en vigueur depuis le 16 décembre 2016 », précise-t-on dans le document. Par ailleurs, en vue d’accompagner la mise en œuvre des mesures visant un meilleur fonctionnement du marché interbancaire, le Comité a décidé de baisser de 200 points de base le coefficient de réserves obligatoires applicables aux banques de l’Union pour le ramener de 5,0 %, niveau en vigueur depuis le 16 mars 2012, à 3,00 %. Cette décision, prend effet à compter du 16 mars prochain.

Aliou KANDE

La réduction de la facture laitière est encore un casse-tête pour le Sénégal. Pour inverser la tendance, l’Etat a décidé d’importer, cette année, 1.000 génisses pleines, a déclaré, hier, au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris, Amadou Bassirou Fall, chef de la division équine au ministère de l’Elevage et des Productions animales.

Séduit par la qualité des vaches laitières de France, les éleveurs sénégalais venus assister au Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris ont souligné, à nouveau, la nécessité de recourir au croisement des races pour améliorer la production de lait et de viande au Sénégal. Ismaïla Sow, président du Conseil national de la Chambre des Eleveurs du Sénégal, qui n’a pas manqué de louer les efforts en cours, estime que l’Etat doit accélérer le processus et aider les éleveurs à disposer de races améliorées dans toutes les zones pastorales du pays. Abondant dans le même sens que le président des Eleveurs du Sénégal, le responsable de la division équine au ministère de l’Elevage et des Productions animales, Amadou Bassirou Fall, a réitéré l’engagement de l’Etat à améliorer les races locales. Il annonce, à cet effet, un important programme de 1.000 génisses pleines d’Europe que le Sénégal a décidé d’importer cette année pour les distribuer aux éleveurs. « Ce programme vise à réduire, à terme, la facture laitière au Sénégal », a déclaré M. Fall. Cette facture, a-t-il révélé, est estimée, aujourd’hui, à environ 70 milliards de FCfa par an.

Selon Diénaba Sidibé, présidente du directoire national des femmes éleveurs du Sénégal, l’Etat doit faire en sorte que ces génisses puissent s’adapter dans toutes les zones agro-écologiques du Sénégal. « Nous avons des zones comme le Sud Est du pays et le Ferlo dans lesquelles, ces bêtes éprouvent des difficultés pour s’adapter », a soutenu Mme Sidibé.

Hirondelle, la vache la plus grosse du Sia
Elle est en train de damer le pion à « Fine », l’égérie de l’édition 2017 du Salon international de l’Agriculture. Elle suscite également la curiosité des nombreux visiteurs qui arpentent les travées du salon de l’agriculture. Hirondelle, comme on le nomme est la vache la plus grosse du salon. Venue du pays de la Loire, à l’Ouest de la France, elle pèse du haut de son garrot, 1,285 tonne. Elle fait partie des 115 vaches venues de toutes les régions de France pour prendre part au salon international de l’agriculture. « C’est une vache qui a une capacité de stockage très élevée durant le printemps et qu’elle l’utilise, en hiver, pour s’engraisser », a annoncé son propriétaire, Antonie Gervais. Son rendement moyen en viande rouge est de 550 kg.

De notre envoyé spécial à Paris, Seydou Prosper SADIO

Le ministre délégué chargé du Budget a salué les efforts déployés par le Secrétaire général adjoint des nations unies et le Bureau du Haut représentant de l’Un-Ohrlls pour le projet de mise en place de la Banque de technologie que la Turquie s’est proposé d’accueillir le siège. Selon Birima Mangara, les Pma africains comptent beaucoup sur son démarrage effectif et la mobilisation des ressources promises par les partenaires techniques et financiers. « Avec 34 sur les 48 pays les moins avancés, a-t-il dit, nous aurions souhaité qu’une antenne régionale de la Banque de technologie soit implantée en Afrique ». Le Sénégal est, a-t-il avancé, disposé à accueillir cette antenne dans l’espace dédié au parc technologique du pôle urbain de Diamniadio.

S. Diam SY

Le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara a lancé un appel à tous les décideurs politiques et aux investisseurs privés afin de faire de l’accès universel et équitable aux Tic et aux services d’Internet, « la priorité des priorités d’investissement dans le sentier de l’émergence économique des Pma ». Il dit espérer que la rencontre de Dakar permettra de mettre en place « une plateforme opérationnelle pour un partenariat mondial renforcé en vue d’obtenir une croissance économique soutenue, un développement durable et pour une meilleure insertion dans l’économie mondiale ». « Dans un monde connecté, les Tic sont essentielles pour permettre aux individus et aux entreprises de participer à l’économie du savoir », a, de son côté, précisé le Secrétaire général adjoint des nations unies et le Haut représentant de l’Un-Ohrlls, Gyan Chandra Acharya. « Pour atteindre la sécurité alimentaire, éradiquer la pauvreté, empêcher les pertes causées par des désastres, donner aux femmes et aux filles les moyens de se prendre en charge et même pour une croissance économique durable et inclusive, l’accès au haut débit est une question transversale et indispensable pour atteindre les Odd ».

S. Diam SY

Le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro du Rip dans 4 des 5 cas simulés, selon Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar.

L'Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a tenu, hier, un atelier de partage des résultats du projet « Agricultural model intercomparison and improvement project» (Agmip) qui regroupe des chercheurs de plusieurs institutions africaines, américaines et asiatiques dont des chercheurs de la Nasa. Cette étude d’une durée de 4 ans s’est déroulée en deux phases, permettant de travailler sur des sites en Afrique de l’Ouest : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger et Ghana. Selon Dr Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar, le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro dans 4 des 5 cas simulés. D’après lui, il est attendu du climat, une hausse des températures.

« Certains modèles prédisent une augmentation de 1,5°, 1,75° d’ici à 2050 et une baisse de la pluviométrie de 20 à 30%. Un autre modèle prédit une augmentation de la pluviométrie de 7% », a affirmé le chercheur. « Pour le maïs et parfois le mil, les rendements vont baisser », a-t-il affirmé, et concernant l’arachide, les rendements vont augmenter. M. Hathie a précisé que 4 producteurs sur 5 se retrouvent avec des résultats positifs. Il a souligné que l'arachide, telle que cultivée aujourd'hui, n'est pas vulnérable aux changements climatiques et en tirerait presque toujours profit. Concernant le maïs, aujourd’hui, sa culture est très vulnérable aux changements climatiques et en souffrirait gravement. 

Pour le mil, cette variété est modérément vulnérable au changement climatique et pourrait soit en bénéficier soit en souffrir.
D’après Dr Hathie, 50% de nos revenus agricoles viennent de l’arachide, qui joue un rôle important dans nos rendements agricoles. « Nous n’avons pas choisi les variétés ; nous avons essayé de voir à Nioro le système de production mis en place, composé de spéculation du maïs, du mil et de l’arachide, combiné avec l’élevage », a-t-il justifié. De son côté, le directeur exécutif de l’Ipar, Dr Cheikh Oumar Ba, a laissé entendre qu’avec les moyens mis par l’Etat, les choses s’améliorent. Mais, il se demande si l’argent a été injecté là où il fallait.

M. Ba est formel : l’enjeu d’arriver à l’autosuffisance en riz en 2017 n’est pas réalisable, mais des progrès ont été faits. Cet atelier était un moment de partage de l’étude intitulée «Évaluation de l’impact du changement climatique sur l’agriculture : cas de Nioro du Rip».

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) va consolider les acquis enregistrés en 2016. Le Haut Commissaire de cette institution a annoncé, hier, à Dakar, le lancement d’autres travaux d’aménagements hydro-agricoles.

Le taux de décaissement qui est passé de 2 à 21 % entre 2015 et 2016 est l’un des indicateurs des acquis du Projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usagers multiples du bassin du fleuve Sénégal ( PgireII). C’est l’avis du Coordonnateur de la cellule de l’Omvs au Sénégal. Cet argument est partagé par la représentante du Royaume des Pays-Bas à cette rencontre. Elle a donné les raisons de l’intervention des Pays-Bas dans ce secteur. « La gestion intégrée des ressources en eau est le moteur de la lutte contre la pauvreté, contre l’insécurité alimentaire. Nous saluons les résultats obtenus malgré des difficultés de démarrage », a dit la représentante des Pays-Bas à la réunion du Comité régional de pilotage du Pgire 2. Les acquis sont, entre autres, l’exécution en cours des études relatives à la charte des eaux, la distribution de 2, 4 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) dans les Etats membres, la réalisation des études de caractérisation de la pêche et de l’aquaculture. « Les études sur la navigation ont démarré et se déroulent normalement et les activités vont se poursuivre, conformément à la feuille de route définie par la Sogenav », a rapporté Kabiné Komara.

L’institution prévoit de valoriser davantage des superficies cultivables dans le bassin du fleuve Sénégal. Déjà des contrats de travaux sont en cours d’exécution depuis fin décembre 2016. « Une avancée non négligeable qui mérite, toutefois, d’être accentuée en 2017, a été enregistrée en 2016 dans le démarrage des travaux des aménagements hydro agricoles dans les Etats », a noté Kabiné Komara.

Pour sa part, le spécialiste eau et assainissement de la Banque mondiale, Ousmane Diallo, a reconnu que des avancées sont enregistrées en dépit des contraintes et que leur directrice régionale a pu mesurer les impacts lors de la dernière réunion de l’Omvs. Mais le Haut commissaire veut surtout que les services s’attèlent à relever les défis. « Le succès de la mise en œuvre de cet important programme nous interpelle à plus d’un titre, vis-à-vis des hautes autorités de nos Etats membres, des partenaires techniques et financiers qui nous ont accordé d’importants financements et mais aussi surtout des populations bénéficiaires », a répété Kabiné Komara qui a instruit l’Unité de coordination du Projet, les cellules nationales et les partenaires sectoriels à prendre toutes les dispositions idoines pour assurer un suivi rapproché sur le terrain du projet., c’est la solution pour accélérer les travaux. Pour ce faire, il va falloir que les techniciens soient à la hauteur de l’élaboration des procédures de passation des marchés. Les retards accusés dans l’exécution des projets découlent des procédures précitées. « Nous devons corriger les insuffisances liées aux passations des marchés, cela va de la crédibilité de notre institution », a souligné Kabiné Komara. Au juste, le processus de passation des marchés est quasiment achevé pour les études liées aux barrages de Koukoutamba, de Balassa, les microcentrales et la réhabilitation du barrage de Diama.

Le Pgire II est financé par la Banque mondiale pour 212, 5 millions de dollars, le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) pour 16 millions de dollars et le Royaume des Pays-Bas qui a dégagé une enveloppe de 12 millions de dollars à travers le Trust Fund 3.

Idrissa SANE

Au cours de son point de presse, Ibrahima Amadou Sarr a annoncé la décision du gouvernement d’harmoniser les tarifs en milieu rural où plusieurs opérateurs appliquent des tarifs différents. Mais en attendant l’effectivité de cette harmonisation, il a fait savoir que sur recommandations de la Crse, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour faciliter le raccordement des populations et réduire sensiblement le coût de l’électricité. Il s’agit de la réduction de 50 % de l’apport initial demandé aux clients pour les frais de raccordement, la baisse de 25 % des factures des clients au forfait et l’application du tarif prépaiement de Senelec aux clients S4 disposant d’un compteur. Les coûts liés à ces mesures sont estimés à 3 milliards de Fcfa qui seront pris en charge par le ministère de l’Energie.

Pour leur mise en œuvre, il est prévu un atelier, ce mardi 28 février, entre le ministère, l’Aser, la Crse, les associations de consommateurs et les opérateurs ruraux aux fins d’en déterminer les modalités.

E. I. THIAM

L’Etat a été au cœur de l’équilibre des comptes de la Senelec. La société nationale d’électricité a reçu une compensation financière qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa entre 2012 et 2015. Cette compensation qui était de 105 milliards de francs Cfa est retombée à 7 milliards de francs Cfa en 2015.

Pour la première fois, depuis des années, Senelec a pu, en 2016, rééquilibrer ses comptes. Mais avant d’afficher une bonne santé financière, elle a été portée, à bout de bras, par l’Etat qui lui versait, chaque année, une compensation financière de plusieurs dizaines de milliards de Fcfa. Ainsi, rien qu’entre 2012 et 2015, la société nationale d’électricité a reçu de l’Etat 280 milliards de Fcfa. Cette compensation est passée de 105 milliards de Fcfa en 2012 à 7 milliards de Fcfa en 2015, avant de tomber à 00 Fcfa en 2016. Alors, le manque à gagner de 21 milliards de Fcfa induit par la baisse des tarifs de l’électricité ne risque-t-il pas de grever la trésorerie de Senelec et le replonger dans la situation critique où elle se trouvait en 2012 ? Surtout si, entre temps, les prix du baril du pétrole flambent ? Le président de la Crse, Ibrahima Amadou Sarr, estime qu’il n’y a pas trop d’inquiétudes à se faire. « Si cette situation advenait, ce ne serait pas quelque chose de nouveau. On a subi de fortes tensions sur l’évolution du baril de 2009 à 2013. Le manque à gagner était beaucoup plus important et s’élevait en moyenne à 120 milliards de Fcfa par année. Ce que le gouvernement a toujours compensé en retenant le principe de geler la hausse des tarifs de l’électricité », explique-t-il. « Nous avons un gouvernement responsable qui fait aussi des projections, la Crse aussi a fait des projections. Cette décision de baisser les tarifs a été murement réfléchie par le gouvernement qui est à l’écoute de la conjoncture internationale. Ce manque à gagner de 21 milliards ne peut pas engendrer au cours des années à venir des montants de compensation comparables à ce que nous avons déjà connus », assure-t-il.

E. I. THIAM

La mesure de baisse du prix de l’électricité est effective. Les clients de Senelec la ressentiront sur leurs factures de façon différenciée en fonction de leurs niveaux de consommation. Elle est dans l’ordre de 15 à 10 %, selon la Commission de régulation du secteur de l’électricité face à la presse, hier.

Annoncée par le chef de l’Etat lors de son discours à la Nation du 31 décembre dernier, la mesure de baisse des tarifs d’électricité est devenue une réalité. Elle apparaît clairement dans la nouvelle grille tarifaire de Senelec approuvée par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). On y note une baisse moyenne de 10 %. Certes, tous les clients de Senelec vont ressentir la baisse sur leurs factures mais ce sera de façon différenciée et en fonction de leurs niveaux de consommation. Ainsi, il apparaît que les clients domestiques à faible consommation (basse tension, petite et moyenne puissance) sont les grands bénéficiaires de ladite mesure.

En effet, le tarif de la première tranche de consommation qui était de 106,44 le kWh est passé à 90,47 % soit une baisse de 15 %. Celui de la deuxième tranche est passé de 114,2 Fcfa le kWh à 106,64 % soit une baisse de 11 %. Tandis que le tarif de la troisième tranche qui était de 117,34 % est désormais fixé à 112,65 % soit une baisse de 4 %. Pour les clients basse tension grande puissance, la baisse est de 9,6 % sur les tarifs et les primes fixes. Concernant l’éclairage public et les concessionnaires d’électrification rurale, la baisse est de 10 % sur les tarifs et les primes fixes. De même, les tarifs et les primes fixes des clients moyenne tension et les clients haute tension (hors secours) ont baissé de 9,6 % à l’exception des clients moyenne tension (courte utilisation) pour lesquels la baisse est de 9,9 % sur les tarifs en heure de pointe.

Quant au prépaiement, la nouvelle grille intègre le système de tarification par tranche de consommation à la place du tarif unique. « Cette disposition permet aux clients, en prépaiement, de bénéficier, au même titre que les clients post-paiement, de l’exonération de Tva liées aux tranches de consommations », a précisé Ibrahima Amadou Sarr, président de la Crse, qui tenait, hier, un point de presse. Avec cette mesure, Senelec va enregistrer un manque à gagner de 21 milliards de Fcfa, selon M. Sarr. « Le revenu maximum autorisé à Senelec en 2017 aux conditions économiques du 1er janvier est fixé à 350,981 milliards de Fcfa, mais avec cette baisse, cette opérateur ne percevra que 329,627 milliards de Fcfa de recettes, soit un manque à gagner de 21,354 milliards de Fcfa sur l’année », a-t-il précisé.

Elhadji Ibrahima THIAM

La campagne laitière, initiée depuis 2012, a permis aux éleveurs d’engranger chaque année près de 400 millions de F Cfa, a révélé vendredi à Kaffrine le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.

« En 2012, nous avons pris l’engagement de faire une campagne laitière. Depuis cette année, des résultats sont obtenus de la collecte du lait. Elle commence maintenant à rapporter près de 400 millions de F Cfa, chaque année, aux éleveurs », s’est elle réjouie.

 Le ministre de l’Elevage et des Productions animales présidait, à Kaffrine, un comité régional de développement (Crd), de partage et d’échange sur la situation de l’élevage dans cette région.

Mme Aminata Mbengue Ndiaye estime qu’avec davantage d’équipements, « il est possible d’avoir plus de collecte de lait dans toutes les régions du Sénégal ».

Elle a rappelé que le départ de la société Nestlé de la zone sylvo-pastorale, en 2005, avait rendu les éleveurs « orphelins », car « ils n’avaient pas un programme de pérennisation par manque de moyens ». Le Comité régional de développement (Crd) s’est déroulé sous la conduite du gouverneur de la région de Kaffrine, Guedj Diouf, en présence des préfets, des directeurs généraux et des maires. Il a permis aux organisations des professionnels de l’élevage, de passer au crible les acquis et réalisations, mais aussi les problèmes du secteur.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, qui présidait, à Kaffrine, un comité régional de développement (Crd), de partage et d’échange sur la situation de l’élevage dans cette région, a prôné, vendredi, à Kaffrine, la création d’une alliance nationale pour lutter contre le vol de bétail.

« Nous avons dit aux éleveurs que pour aider les forces de sécurité et les autorités administratives à faire face au vol de bétail, il nous faudrait créer une alliance nationale, avec des représentants dans chaque commune, pour que les informations puissent circuler », a-t-elle soutenu.   « Le vol de bétail est un frein réel pour l’émergence de l’élevage. Nous allons faire une relecture des passages qui concernent ce problème et voir ce qu’il faut faire pour l’éradiquer », a-t-elle promis. Elle a, en outre, assuré qu’une évaluation concernant ce fléau, sera faite dans chaque région, afin de voir ce qui bloque l’application de la loi dans toute sa rigueur. « Le vol de bétail est, aujourd’hui criminalisé mais, à ce jour, nous n’avons pas encore vu un voleur qui subit cette peine », s’est-elle désolée. 

Vol de bétail
« Dans chaque village ou commune, on connaît les voleurs, mais on ne peut pas les prendre, parce que les gens ne veulent pas dénoncer leurs parents, neveux ou cousins », a-t-elle encore déploré, appelant chaque citoyen sénégalais à apporter sa contribution, afin de mettre fin définitivement à ce fléau. « Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer avec les organisations des professionnels de l’élevage pour lutter contre le vol de bétail dans notre pays », a poursuivi Aminata Mbengue Ndiaye.  Le Crd de Kaffrine, qui s’est déroulé sous la conduite du gouverneur de la région, Guedj Diouf, en présence des préfets, des directeurs généraux et des maires, a permis aux organisations de professionnels de l’élevage de passer au crible les acquis et réalisations, mais aussi les problèmes du secteur.

APS

Les innovations apportées à la présentation du stand Sénégal et des produits horticoles et forestiers exposés au Salon international de l’agriculture de Paris (Sia) ont été unanimement saluées par les autorités administratives et politiques, ainsi que par les entrepreneurs et les exposants.

« Nous avons une entière satisfaction de la présentation des stands. Nous avons fait un grand pas dans la présentation du stand et des choix des produits exposés », a soutenu le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Lamine Lô. « Nous avons travaillé, avec tous nos partenaires, à l’amélioration de la qualité des produits, de l’emballage, vers l’atteinte de cet objectif de réaménagement du stand qui montre un autre visage du Sénégal au Salon international de l’agriculture de Paris », a expliqué M. Lô, qui a procédé au lancement de la 16ème participation du Sénégal au Sia de Paris. Pour lui, la modernisation du stand Sénégal, qui s’étend sur 300 mètres carrés à l’entrée du pavillon qui l’abrite, est une nécessité pour promouvoir les produits, nouer des contacts et profiter des dernières améliorations technologiques.

L’innovation apportée dans l’espace d’échanges du Sénégal a également attiré l’attention du président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup. M. Mboup a salué « un travail abattu depuis 6 mois par le ministère et ses partenaires, pour mieux vendre l’image du pays ». « Nous sommes fiers du travail fait par le comité d’organisation, notamment dans l’amélioration du stand, la qualité des produits choisis, ce qui facilite la commercialisation », a dit Serigne Mboup, qui invite ses pairs à investir dans l’agriculture et l’agrobusiness, pour aider à booster l’économie nationale. « La visibilité donnée au stand du Sénégal, cette année, fait ressortir la bonne conduite de la politique publique », a, pour sa part, souligné le député Cheikh Seck, président de la Commission « Développement et aménagement du territoire », à l’Assemblée nationale.

« Le Sénégal a, cette année, montré son ambition d’émergence en se dotant, ici, d’un grand stand, bien aéré avec des produits de qualité choisis avec rigueur », a retenu le président de Forces paysannes, Aliou Dia.

L’objectif de cet aménagement est de mieux faire la promotion de l’agriculture, de présenter et de vendre des produits de qualité, a expliqué le directeur de l’analyse, des prévisions et des statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Ibrahima Mendy, commissaire de l’exposition. « Nous avons choisi, cette année, de diviser en deux le stand de 300 mètres carrés en un espace institutionnel riche de 15 structures publiques et un autre pour exposants occupé par 12 acteurs présentant une dizaine de produits déterminants respectant les normes », a-t-il dit.

La journée du Sénégal à la 54ème édition du Salon international de l’agriculture de Paris (du 25 février au 5 mars) aura lieu le 4 mars sur le thème : "L’agriculture, une préoccupation pour l’Afrique, une priorité pour le Sénégal".

Le Sia qui avait enregistré 691058 visiteurs, 1050 exposants et près de 4000 animaux, est axé, cette année, sur la thématique : "L’agriculture : une passion, des ambitions".

APS

Durant onze semaines, My Esperanza mènera une expédition, dans les eaux de six Etats de l'Afrique de l'Ouest (le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Sénégal) pour mener une campagne de sensibilisation sur l'état actuel des pêcheries dans ces pays. Cette tournée, intitulée « Tournée de l'Espoir », sera l'occasion, pour ces pays, de faire entendre leur voix, à travers le monde, sur la protection de leurs ressources marines.

Le navire de Greenpeace My Esperanza a amarré vendredi au port de Praia au Cap-Vert. Durant onze semaines, My Esperanza mènera une expédition dans les eaux de six Etats de l'Afrique de l'Ouest (le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Sénégal) pour mener une campagne de sensibilisation sur l'état actuel des pêcheries, à travers des rencontres politiques, la mobilisation des communautés et des consultations avec des scientifiques de ces Etats. Cette tournée intitulée « Tournée de l'Espoir » sera l'occasion, pour ces pays, de faire entendre leur voix, à travers le monde, sur la protection de leurs ressources marines, selon un communiqué de Apo.

« En déployant son navire en Afrique de l'Ouest, Greenpeace réitère son engagement à travailler avec les communautés locales et les gouvernements pour trouver des solutions aux problèmes de la surpêche et de la pêche illégale qui minent la région depuis des décennies », a déclaré Njeri Kabeberi, directrice exécutive de Greenpeace Afrique.

Les eaux ouest africaines sont parmi les plus riches  au monde. Des millions de personnes et de communautés locales en dépendent pour leur survie et sécurité alimentaire. Alors que la population ouest-africaine croît à une vitesse galopante, les stocks de poissons, quant à eux, diminuent drastiquement en raison de la pêche, du changement climatique, de la pollution et de la destruction des habitats critiques. Cette situation est exacerbée par l'absence d'une gestion efficace des pêcheries, des activités de pêche illégale, non réglementées et non déclarées (Inn) et par la faiblesse des systèmes de surveillance dans la plupart des pays de la région.

« La surpêche et la pêche illégale dans les eaux ouest africaines constituent une menace pour la sécurité alimentaire, les stocks de poissons et la santé des océans. La collaboration entre les États doit impérativement être renforcée pour soutenir une approche régionale de la gestion des pêcheries en Afrique de l'Ouest », a déclaré Ibrahima Cissé, responsable de la campagne océans pour Greenpeace Afrique.

Au cours de ces quinze dernières années, Greenpeace a documenté et exposé comment des flottes étrangères et des navires pratiquant des activités illégales se sont rués en Afrique de l'Ouest après avoir surexploités les stocks de poissons dans leurs eaux.

M. SY

Le Réseau Enablis Sénégal qui accompagne les Pme dans leur croissance a organisé, samedi, son premier dîner de Gala. A l’horizon 2020, il compte arriver à 400 membres.

Pour marquer les trois ans de son existence, le Réseau Enablis Sénégal a joint l’utile à l’agréable en organisant, samedi, un dîner de gala dans un hôtel de la place. L’événement qui a enregistré la présence de plus d’une centaine d’invités parmi lesquels l’ambassadrice du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, et le Directeur du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bosse), Ibrahima Wade, s’est déroulé autour du thème : « L’entrepreneur, créateur de richesses et d’emplois ». Il avait pour parrains Babacar Ngom de Sedima et Anna Bâ Dia de Sipres. Des distinctions leur ont été décernées ainsi qu’à certains membres du Réseau qui se sont particulièrement distingués.

C’est la première fois que le Réseau Enablis Sénégal organise un événement du genre afin de célébrer « des hommes et femmes exceptionnels, talentueux, motivés, partageant des valeurs et une vision commune », pour reprendre les mots de son directeur général Ibrahima Bâ. La directrice de générale immobilière, de constructions et d’aménagements (Gica) et membre d’Enablis, Aminata Sow, va plus loin que ce dernier, puisqu’elle assure que cette soirée a pour objectif de « célébrer l’entrepreneur et de renforcer l’esprit de famille qui nous unit, de collecter des fonds pour le renforcement des services fournis par Enablis, de pérenniser et d’élargir le réseau et, enfin, de susciter de nouveaux partenariats techniques et financiers ».

L’ambassadeur du Canada, Mme Filiatrault, a salué les bons résultats enregistrés par le Réseau Enablis en seulement trois ans d’existence avant de revenir sur les différents axes de coopération entre son pays et le Sénégal, notamment dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. « Le Sénégal et le Canada partagent beaucoup de valeurs notamment l’idéale d’une prospérité économique inclusive. Dans le secteur de l’éducation, nos relations sont très huilées parce que nous avons plus de 1000 jeunes sénégalais qui étudient au Canada. Et nous sommes en train de tout faire pour diversifier l’offre éducative au Sénégal afin de développer des initiatives pour l’employabilité et l’auto-employabilité », a-t-elle signifié.

Lancée lors du Sommet du G8 de 2002 pour promouvoir l’entreprenariat afin de lutter contre la pauvreté, l’Ong Enablis a été créée en 2003 par le philanthrope canadien Charles Sirois, en partenariat avec Accenture, leader mondial dans le domaine du conseil aux entreprises.  Enablis vise à stimuler la création de richesses et d’emplois en identifiant des chefs d’entreprise à fort potentiel de croissance et en leur fournissant un appui technique sur mesure  qui favorise la survie, la croissance et la compétitivité de leurs Pme.

En 2014, Enablis entame son expansion en Afrique francophone avec le Sénégal. Une centaines d’entreprises en sont membres. En se mettant ensemble, ces chefs d’entreprises développent un réseau qui permet à ses membres de créer de la valeur collective en partageant leurs connaissances, leurs expériences et leurs expertises. Pour assurer le succès de ce modèle, Enablis Sénégal s’intègre à l’écosystème local et travaille en partenariat avec le secteur privé, les institutions publiques et la société civile. « Enablis identifie les entrepreneurs à fort potentiel de croissance et de création d’emplois et leur met le pied à l’étrier. Après avoir décelé leurs points forts et leurs points faibles, ils bénéficient d’un coaching. On les aide aussi à trouver des financements. L’année dernière, il y a eu beaucoup de financements », a indiqué Bagoré Bathily, président d’Enablis et propriétaire de la Laiterie du Berger.

A l’horizon 2020, le Réseau Enablis ambitionne d’atteindre 400 membres sur tout le territoire national afin de  bâtir un réseau plus dense d’entrepreneurs de Pme performantes qui créent de la richesse et des emplois.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Agence française de développement (Afd) va accorder à la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) une ligne de crédit de 10 milliards de FCfa, pour faciliter le financement des investissements dans le secteur de l’agriculture, a déclaré, hier à Paris (France), le directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye, à l’occasion de la journée dédiée à son institution par le comité d’organisation de participation sénégalaise au Salon international de l’agriculture de Paris.

L’Agence française de développement (Afd) va doter la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) d’une ligne de crédit de 10 milliards de francs Cfa, pour faciliter le financement des investissements dans le secteur de l’agriculture, a indiqué, hier à Paris (France), le directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye.

M. Ndiaye s’entretenait avec la presse, à l’occasion de la journée dédiée à son institution par le comité d’organisation de participation sénégalaise au Salon international de l’agriculture de Paris (Sia, 25 février-5 mars).

« Nous allons conclure avec notre partenaire, l’Afd, et avec l’appui du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, un accord sur une ligne de crédit de 15 millions d’euros (environ 10 milliards de frs Cfa) sur 15 ans et un différé de 5 ans pour financer les investissements dans l’agriculture », a-t-il soutenu. La Cncas, qui est "un acteur clé" du monde agricole, est présente au 54ème Sia, pour montrer « ce qui se fait au Sénégal en matière de modernisation de l’agriculture, d’intensification du système de production et des filières et chaînes de valeur, pour aller vers l’émergence », a déclaré son directeur général.

Selon lui, « il est également important, pour la banque, de voir les dernières évolutions technologiques, ce qui se passe en développement agricole, établir des contacts avec la diaspora qui, de plus en plus, est intéressée par un retour au pays ».

La Cncas, qui a préfinancé la participation sénégalaise au Sia pour un montant compris entre 250 et 300 millions de francs Cfa, est venue voir les bonnes pratiques dans les itinéraires agricoles, s’enquérir de la dynamique des marchés internationaux, a dit son directeur général, soulignant que sa structure a l’ambition de devenir l’une des plus performantes dans les 5 prochaines années.

Le 54ème Sia, axé cette année sur la thématique : « L’agriculture : une passion, des ambitions », accueille une quarantaine d’exposants, dont une bonne partie est soutenue par l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations (Asepex). « Nous avons sélectionné une dizaine d’entreprises de divers secteurs pour mettre en valeur la production du pays, davantage accompagner la promotion de l’exportation qui a connu un bond de plus de 12% durant les deux dernières années », a indiqué le directeur général de l’Asepex, Malick Diop. « Nous avons également misé sur la qualité des produits sélectionnés, insisté sur leur labellisation, l’emballage et la certification pour répondre aux normes internationales, pour mieux faire face à la concurrence », a expliqué Malick Diop, convaincu que les produits de qualité présentés aux différents salons et foires assureront eux-mêmes leur distribution.

APS

4 785 touristes convoyés de divers pays européens par vols charters ont visité la zone touristique du Cap-Skirring (Ziguinchor, sud) entre octobre 2016 et janvier 2107, soit plus de 1.300 visiteurs par rapport à la saison écoulée, a révélé vendredi le chef du service régional du tourisme, Téhé Faye.

« En termes de bilan à mi-parcours, nous pouvons dire que la saison se déroule correctement. Nous sommes sur une bonne lancée parce que nous sommes à 4 785 touristes européens qui sont venus par vols charters entre octobre 2016 et janvier 2017 », a-t-il annoncé dans un entretien avec des journalistes. « Si nous comparons ces chiffres par rapport à la même période, nous avons enregistré un peu plus de 1 300 visiteurs, parce que nous étions à 3475 la saison dernière à la même période », a poursuivi l’inspecteur régional du tourisme de la zone sud.

Selon Téhé Faye, cette dynamique a été, toutefois, entravée par la crise postélectorale en Gambie, qui s’était révélée comme « un petit coup de frein » à ce regain d’intérêt des touristes pour cette zone méridionale du Sénégal.

« Cette année, le nombre de touristes a commencé à accroître. N’eut été le problème que nous avons vécu au mois de décembre avec la crise en Gambie qui a vu plusieurs réservations être annulées, nous aurions connu de meilleurs résultats », a-t-il souligné. Il a lié ces résultats au début de mise en œuvre des mécanismes d’accompagnement de l’Etat qui a, selon lui, contribué à l’amélioration des fréquentations touristiques dans la zone sud du pays. M. Faye a évoqué le Fonds de crédit hôtelier qui a permis aux entreprises affectées par la crise de réinvestir dans la réhabilitation de leurs établissements.

Il y a aussi la mise en application de la stratégie de développement durable du tourisme dont la phase pilote se déroule en Casamance et dans les Iles du Sine Saloum. L’inspecteur régional du tourisme a aussi cité le projet de micro-tourisme dont les travaux de finalisation sont arrivés à terme et la levée par la France de l’interdiction de la destination Casamance, une mesure qui a contribué, a-t-il dit, au regain d’intérêt des touristes européens. « Il y a surtout le projet de modernisation des aéroports secondaires du Sénégal et tant d’autres programmes (…). Il y a beaucoup de projets qui sont en cours en Casamance et qui nous poussent à être optimistes quand à l’effectivité de la relance du secteur », s’est réjoui Téhé Faye.

APS

Le Premier ministre a inauguré, ce jeudi, Biosoy, un projet agro-industriel. Le Fonsis qui porte ce projet, avec ses partenaires, veut, selon son directeur général, positionner le Sénégal comme un champion d’une agriculture reconnue pour ses vertus et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d’exportation tout en participant à la production de semence pour notre pays. Il annonce d’autres projets l’hôtellerie, le tourisme, le transport, l’industrie, la santé, l’énergie et les mines.

Pourquoi le Fonsis a choisi d’investir dans l’agro-industrie ?
Permettez-moi tout d’abord de remercier le Premier ministre qui nous a fait l’honneur de présider cette cérémonie d’inauguration ainsi que ses ministres qui ont effectué le déplacement avec lui. Biosoy est un projet agro-industriel qui met en culture 1000 hectares de terres agricoles par l’utilisation de techniques avancées de production de graines bio destinées à l’exportation et de semences d’arachide certifiées pour le marché sénégalais. Il a pour ambition de positionner le Sénégal comme un champion d’une agriculture reconnue pour ses vertus et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d’exportation tout en participant à la production de semence pour notre pays. Ce projet participe également à penser notre agriculture autrement qu’une activité par défaut, grâce à un financement et des technologies adaptées, ainsi qu’à une politique foncière appropriée, couronnée d’une maîtrise de l’eau par des méthodes d’irrigation aux normes pour être moins dépendante des aléas climatiques.

L’innovation la plus remarquable avec ce projet, c’est que bien qu’étant agricole, il allie agriculture et élevage dans le but de préserver les intérêts des populations locales.
Biosoy participera au développement de l’élevage dans la commune de Syer et ses environs, en garantissant la satisfaction des besoins fourragers en période sèche, avec l’objectif de procurer aux éleveurs, de façon régulière et soutenue, une production de fourrages permettant une bonne alimentation des troupeaux.

Nous allons également acheter aux éleveurs le fumier et des matières organiques qui sont utilisés en grandes quantités dans la production bio. Ce projet de Fonsis mettra à la disposition des populations des points d’eau pour l’élevage et le maraîchage. Les populations locales disposeront également d’un poste de santé qui sera construit par Biosoy.

Quel est le coût du projet ?
Le projet a nécessité 5 milliards d’investissement. Il est porté par le Fonsis et ses partenaires que sont le Groupe-AVRIL,  le numéro 1 français des oléagineux, le Groupe ZALAR leader de l’aviculture marocaine, NMA Sanders, leader sur le marché sénégalais dans la nutrition animale et l’industrie sous régionale des pâtes alimentaires et bien entendu les promoteurs du projet Biosoy, porteurs de cette initiative depuis bientôt 4 ans. Nous avons démarré depuis un peu moins d’un mois et nous sommes présentement à 36 emplois. Notre objectif, c’est d’arriver à 200 emplois directs dans un premier temps.

Quels sont les perspectives pour le Fonsis ?
Plusieurs projets sont en étude à des degrés plus ou moins avancés au Fonsis. Ces projets interviennent sur des secteurs d'activités stratégiques pour la réalisation du Plan Sénégal émergent.

Ces projets concernent divers secteurs. Il s’agit, notamment, l’hôtellerie, le tourisme, le transport, l’industrie, la santé, l’énergie et les mines et bien d’autres secteurs.
La prochaine étape, ce sera l’inauguration de notre projet solaire, Senergy qui sera livré au mois de mars et sera la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’ouest.
Le Fonsis reste disponible à œuvrer dans le sens des orientations stratégiques des autorités pour un développement croissant de notre économie et la réalisation des objectifs qui nous sont assignés en matière d’investissement productif, de création d’emplois, de réalisation de projets et de création de richesse.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

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