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Affaires et Finances (2216)

La région de Tambacounda a enregistré, à quelques de la fête de Tabaski, plus de moutons convoyés que les précédentes années. A 10 jours de la fête, le Dr Rosalie Seck, chef de service régional de l’élevage de Tambacounda révèle que 282.323 têtes de moutons ont été recensées à la date du 24 août 2017.

A la date du 24 août 2017, les entrées de moutons recensées à Kidira par les services de l’élevage se chiffrent à 243.989 têtes, soit 86,42 %, Bakel a enregistré 38.334 têtes, soit 13,58 %. Le total des entrées s’élève 282.323 têtes. 984 opérateurs sont répertoriés cette année dont 85 sénégalais, les autres viennent du Mali et de la Mauritanie.

Sur les 1.599 camions qui sont passés par Tambacounda, 116 camions sont sénégalais soit 7,25 %, 489 de ces véhicules sont immatriculés au Mali, soit 30,58 % et 994 en Mauritanie, soit 62,16 %. Le Dr Seck souligne que la moyenne des entrées sur les 5 dernières années (2012-2016) est 259.625 têtes. En 2016, le total des entrées était de 214.837. L’offre sur le marché local pour la région de Tambacounda, dans le suivi des marchés hebdomadaire et des marchés permanents de Kidira et de Tambacounda se chiffre à 94.117 têtes. Et les moutons sont convoyés vers des villes comme Dakar qui reçoit le gros de la troupe puis Birkilane et Séwékhaye. Il y a également Missirah, Sandiara, Kaolack, Ziguinchor, Mbour, Touba, Thiès, Kolda, Ourosogui, Bakel, Passy. Par exemple, 11 camions ont quitté la Mauritanie pour Ziguinchor, indique le chef de service régional de l’élevage le Dr Seck. 7.401 têtes sont exportées vers la Gambie. Koumpentoum constitue le point de départ des convoyeurs qui achètent dans les différents marchés hebdomadaires du département.

La situation sanitaire est normale et pour le financement des opérateurs, le recensement opéré à la Caisse nationale de crédit agricole (Cncas) révèle 48 dossiers de financement pour un montant de 59.736.000 de FCfa dont 7 dossiers en instance. Les difficultés notées sont, entre autres, l’insécurité due à la présence de coupeurs de route dans le département de Koumpentoum. Des agents qui font le suivi du marché de Payar ont été attaqués. Ceux qui exposent aussi bien les propriétaires d’animaux que les acheteurs en cette période d’affluence.

Autre difficulté, c’est le non respect des points de vente autorisés dans la commune de Tambacounda. Le foirail des petits ruminants est le seul point de vente autorisé mais les vendeurs sont dans les rues avec leurs moutons et même d’autres points de vente ont vu le jour.

Pape Demba SIDIBE

Les mareyeurs et micro mareyeurs du marché de Kaffrine ont réceptionné, jeudi, 10 caisses isothermes d’une valeur de 3 millions de FCfa offertes par le projet «Gouvernance, politique de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer» (Go Wamer). Les 10 caisses isothermes dont 5 d’une capacité de 70 litres et autant de 220 litres sont accompagnées de 15 battes de manutention. La cérémonie de remise du don s’est déroulée en présence de l’adjoint au préfet de Kaffrine, Mamadou Diouf, de l’inspectrice régionale des pêches de Kaffrine, Maïmouna Sarr, du coordonnateur de l’équipe nationale de mise en œuvre du projet Go Wamer, Mamadou Thiam. Des élus locaux et des populations, ont également pris part à la manifestation. « Ces caisses isothermes vont accompagner les 150 mareyeurs et micro mareyeurs du marché de Kaffrine dans la commercialisation et la manutention des produits de la pêche », a déclaré l’inspectrice régionale des pêches de Kaffrine. Auparavant, les mareyeurs et micro mareyeurs de Kaffrine stockaient leurs produits dans les réfrigérateurs, a-t-elle dit, faisant remarquer que cela créait des problèmes d’hygiène parce que la glace fondait rapidement du fait des températures trop chaudes, ce qui entraînait une « putréfaction de poissons ».

Pour le coordonnateur du projet Go Wamer, Mamadou Thiam, ces caisses vont contribuer à conserver davantage les produits halieutiques dans de « très bonnes conditions». « Le poisson se conserve par le froid. Et le froid, c’est une chaîne. Ces caisses vont donc contribuer à maintenir la fraîcheur du poisson jusqu’à la consommation », a-t-il soutenu. Le financement de l’Union européenne (Ue) et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a permis au projet Go Wamer d’acheter et de mettre les caisses à la disposition des mareyeurs et micro mareyeurs des départements de Kaffrine, Linguère et Tambacounda. L’adjoint au préfet de Kaffrine, Mamadou Diouf a salué le geste avant d’inviter les mareyeurs et micro mareyeurs du marché de Kaffrine à faire un « bon usage » de ces caisses isothermes.

APS

Désormais, tous les clients de Uba Sénégal ont la possibilité, lors de leurs séjours professionnels ou personnels au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, de déposer et de retirer de l’argent sur leur compte local en toute facilité. Cela est rendu possible grâce à la solution de transactions frontalières « Uba connect ». Son lancement s’est déroulé, avant-hier, à Dakar. Selon Amie Ndiaye Sow, administrateur, directeur général de Uba Sénégal, « Uba connect » est une innovation dont le but est de fournir au client un accès instantané à son compte dans les filiales de la zone Uemoa. Cette innovation, explique Mme Sow, fournit une facilité d’affaires pour le client, permet un meilleur contrôle des activités, comble les lacunes dans les services bancaires et le commerce régional. Cette solution, poursuit-elle, vise à interconnecter tous les bureaux d’affaires de Uba et les clients pour en faire une « véritable banque africaine ». Amie Ndiaye Sow soutient qu’Uba connect a été conçue sur mesure pour apporter des solutions auxquels les commerçants et les entreprises de la sous région sont confrontés en paiement de biens et services à travers le continent africain. « Uba connect offre une facilité d’affaires car les clients peuvent traiter de façon transparente de l’un des pays africains dans lesquels la banque opère actuellement, indépendamment de l’endroit où le compte est domicilié. En outre, le produit permet une transmission instantanée des fonds puisque les transactions peuvent être réalisées en quelques minutes », a expliqué l’administrateur, directeur général de Uba Sénégal. La banque profitera de sa portée et des canaux pour relier ses clients à leurs comptes respectifs dans leurs pays d’origine. Amie Ndiaye Sow affirme qu’au cours des prochaines semaines, Uba connect sera lancé dans toutes les régions où Uba opère afin de faire en sorte que les clients puissent réaliser toutes leurs opérations dans l’ensemble de ses agences à travers l’Afrique comme s’ils étaient dans leur pays de résidence. Dès lors, un même compte bancaire ouvert chez Uba sera accessible à travers les 19 pays de présence. Cette innovation a déjà été lancée dans la zone Cemac.

Aliou KANDE

En cette période de préparatifs de la fête de Tabaski, outre le mouton, l’approvisionnement du marché en oignon, pomme de terre et autres légumes mobilisent les commerçants sur toute l’étendue du territoire du Sénégal voire de la sous-région. Dans cette quête d’un endroit propice pour s’approvisionner en quantité, en qualité et à bon prix, le marché de Notto Gouye Diama, dans la zone des Niayes, est un point d’éclatement connu des productions maraîchère et fruitière dans différentes spéculations.

Repositionné juste après la gare routière non loin de la route des Niayes ; le marché de Notto gênait beaucoup la circulation. Aujourd’hui, c’est un endroit sûr et mieux organisé au grand bonheur des producteurs qui viennent écouler leurs productions. Ce point nodal d’éclatement des diverses productions maraîchères de la zone des Niayes fonctionne sept jours sur sept. Bien connu au Sénégal et dans la sous-région, le marché de Notto Gouye Diama grouille de monde à quelques jours de la fête de Tabaski. Des « bana-bana » ou commerçantes quittent Dakar, la Gambie, Kaolack, Tambacounda, Kédougou etc. pour s’approvisionner et aller revendre leurs marchandises dans leurs localités respectives.

Selon Aminata Mbengue, une dame d’une quarantaine d’années qui sue à grande eau devant un camion où des dockers sont en train de charger de nombreux sacs d’oignon, chaque semaine environ, elle quitte Dakar pour venir acheter de la marchandise au marché de Notto. «Je tiens mon commerce de légumes à Thiaroye où je redistribue aux détaillants les marchandises qui ont un délai de trois jours maximum pour solder », a-t-elle confié. Elle a été initiée à cette activité par sa défunte mère. « A l’époque, la route des Niayes était très difficile à emprunter et ce sont surtout de vieux cars rapides qui desservaient l’axe. Aujourd’hui, Macha Allah, nous sommes plus chanceuses que nos mères parce que nous avons une route bitumée et des moyens de transport plus confortables », a-t-elle ajouté. Pour Aminata, seul le travail paie car, son activité lui permet de gérer son foyer comme il se doit sans tendre la main. « Nous les femmes, nous sommes nombreuses dans ce secteur d’activité où nous rivalisons avec des hommes », a poursuivi la dame.

Quelques dizaines de mètres après, Abibatou Sidibé, habillée en « thioup » (tissu teint à l’indogo) dans un style à la malienne, visage radieux et sourire aux lèvres, s’attèle à rassembler ses bagages. Lorsque nous l’approchons pour l’aider à soulever un grand sac de voyage, elle confie avoir bouclé une semaine à Notto Gouye Diama pour acheter des marchandises qu’elle va acheminer à Tambacounda. Au vu des centaines et des centaines de kilomètres qu’elle parcourt en traversant quasiment le Sénégal d’Est en Ouest pour rejoindre Notto, Abibatou reconnaît que les conditions du voyage ne sont pas des meilleures mais elle n’a pas le choix. «Je viens payer les légumes à Notto presque tous les 21 jours pour retourner les revendre à Tambacounda parce qu’ici, ce sont les producteurs qui nous vendent directement à bon prix », souligne-t-elle.

Une activité qu’elle considère comme une mission dans la mesure où elle soutient qu’il faut bien des gens engagés dans ce secteur d’activité pour aider les populations des zones éloignées des Niayes comme Tambacounda, Kédougou de pouvoir consommer des légumes et fruits au même titre que leurs compatriotes de Thiès, Dakar …

En amont des activités commerciales du marché de Notto Gouye Diama, des producteurs suent pour produire en quantité et en qualité, transportent les légumes des champs au marché sur des charrettes dans des conditions difficiles à cause des dunes. Le sable empêche les véhicules d’y accéder. En cette période d’avant Tabaski, Alioune Ndiaye, un producteur d’oignon et de pomme de terre soutient avoir fait de bonnes affaires même si souvent la pluie freine un peu ses prévisions.

Mbaye BA

La filière farine de poisson est en train de se développer au détriment des emplois dans le domaine de la pêche artisanale, surtout chez les femmes transformatrices et les mareyeurs fournisseurs de ces petits pélagiques pour la consommation locale et régionale, a indiqué, mercredi, le président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), Gaoussou Guèye.

« Au Sénégal, une seule pirogue dite senne tournante, en activité, peut mobiliser plus d’une centaine de personnes, chacune ayant derrière elle une famille à nourrir », a soutenu M. Guèye lors d’une séance d’information au siège de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (Caopa) sis à Mbour (ouest). La rencontre avec les journalistes est initiée en prélude au 7e Forum de la pêche artisanale prévu le 13 septembre prochain. D’après lui, la présence des femmes dans la distribution et la transformation artisanale de la sardinelle constitue « un facteur favorable » aux politiques de réduction de la pauvreté. « Sur les 600.000 pêcheurs artisanaux dénombrés au Sénégal, 20 % relèvent de la seule pêcherie de sardinelle. Et de nombreux métiers connexes (distribution du poisson, transformation artisanale, etc.) associés à la pêcherie de sardinelles se caractérisent par de faibles barrières à l’entrée, en termes de capital, qualification et savoir-faire et emploient des milliers de personnes », a expliqué M. Guèye. Il a rappelé qu’en 2015, le Centre de recherche océanique de Dakar-Thiaroye (Crodt) a recensé 2.101 pirogues porteuses de sennes tournantes, avec un potentiel humain de plus de 200.000 personnes vivant des activités de ces unités. En comparaison, une usine de production de farine n’offre que quelques dizaines d’emplois. Gaoussou Guèye a aussi évoqué les nuisances écologiques et autres dangers pour la santé publique causés par ces unités industrielles qui rejettent des déchets toxiques dans la mer et dégagent une fumée épaisse. Également président de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (Caopa), il a rappelé les désagréments causés par une explosion ayant occasionné mort d’hommes dans une usine de production de la farine de poisson, dans la zone de Mballing, dans la périphérie de la commune de Mbour. Soulignant l’existence d’autres intrants que le poisson frais pour produire de la farine, Gaoussou Guèye a jugé «impératif» de réguler l’implantation des usines et de contrôler leurs activités. « Il est impératif également de diminuer la consommation de farine pour l’aquaculture et l’élevage industriel », a-t-il conclu.

APS

Le nombre de passagers enregistré à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) de Dakar a connu une progression de 8,1 % au premier semestre 2017 comparé à la même période de l’année 2016, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Les données recueillies par la Dpee auprès de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) indiquent que le cumul des passagers enregistrés durant cette période sous revue s’est établi à 925.277 contre 855.909 durant le premier semestre 2016, soit une augmentation de 69.368 passagers. Cette progression est due essentiellement aux passagers en transit dont le nombre a cru de 22,5 % à 69.280 contre 56.535 en 2016. Les passagers au départ ainsi que ceux à l’arrivée ont aussi contribué à cette augmentation avec respectivement des progressions moindre de 8,7 % à 459.362 et 5,3 % à 396.635. Concernant le fret enregistré, il est en baisse de 10,3 % s’établissant à 16.338 tonnes contre 18.221 tonnes au premier semestre 2016. Quant au mouvement des aéronefs, il est en légère baisse de 0,8 % avec 14.344 avions ayant touché le tarmac de l’aéroport LSS contre 14.457 durant le premier semestre 2016.

APA

Plus exigeante en saison des pluies, l’aviculture est possible et génère même plus d’argent. Mais il faut respecter les normes d’hygiène et de sécurité, c’est-à-dire prendre les précautions idoines si l’on ne veut pas y laisser des plumes.

Assis sur un tabouret, Pape Camara fait face à une grosse cafetière, une pile de gobelets enchâssés, quelques boîtes plastiques cylindriques remplies de bonbons… Le tout tenant sur une petite table en bois qui lui sert de petit commerce érigé à la devanture de la maison familiale à Fass Delorme. Après plusieurs revers, le jeune aviculteur s’est résigné. Il ne met plus «ses bottes» que pendant les fêtes de Korité, du Magal, de Noël et du Nouvel An… Pendant l’hivernage, il «laisse passer l‘orage». « Je suis éleveur de poulets de chair depuis plus de cinq ans.

Durant les trois premières années, j’ai perdu pas mal d’argent particulièrement en saison des pluies. Depuis deux ans, je suspends toute activité avicole dès les premiers signes annonciateurs d’hivernage », confie-t-il, en nous invitant à le suivre au premier étage où il a un poulailler d’environ neuf mètres carrés, aménagé sur le toit. Durant trois mois, cet abri reste fermé. Un petit mur rectangulaire de près de deux mètres de hauteur, surmonté d’un petit grillage soutenu par de robustes pieds en bois auxquels est fixée une toiture en tôle ondulée constituent l’équipement. Il détache la clé accrochée à une maille du grillage à l’entrée du poulailler et ouvre difficilement la porte en métal rouge. Sur le sol poussiéreux, dans un coin, sont entreposés deux sacs de copeaux de bois. Deux lampes suspendues à leur fil descendent très bas à environ un mètre du sol. Mais il peut régler la hauteur à sa guise. Il les allume. Malgré les quatre petites fenêtres qui sont restées fermées, on voit un léger nuage de particules. On sent également une odeur bizarre et l’on ne peut s’empêcher d’éternuer.

Quatre petites et cinq grandes mangeoires, six abreuvoirs et quelques autres matériels avicoles sont accrochés à une transversale. Leur état crasseux montre qu’ils n’ont pas servi depuis un bon bout de temps. L’étanchéité de la toiture n’est pas parfaite. L’eau suinte à travers ces trous nettement visibles sur la tôle. « En saison sèche, les risques de perte sont faibles, contrairement à cette période », souligne le jeune aviculteur.

En sortant, il donne l’adresse d’un spécialiste dont il n’a sollicité les services qu’une seule fois pour se prémunir contre une épizootie qui allait ravager une bande de 250 sujets. « Les vétérinaires sont chers », estime Pape Camara. Dix bonnes minutes de marche sous une forte canicule et avec le trafic dense à l’heure du déjeuner sont nécessaires pour rallier la Zone B où Bocar Diallo tient boutique. Ce vétérinaire quadragénaire affirme que la filière avicole est un secteur rentable. Mais beaucoup d’éleveurs amateurs s’y lancent sans avoir un véritable plan d’affaires, ni prendre en compte tous les facteurs de risques. « L’hivernage est une saison très délicate. Même pour l’homme. C’est une période propice au développement des bactéries. Il est recommandé de redoubler de vigilance et surtout de respecter la prophylaxie », conseille-t-il.

Sécuriser son investissement
Depuis l’arrêté ministériel du 24 novembre 2005 portant interdiction d’importer des produits de l’aviculture et du matériel avicole usagé ; en vigueur jusqu’en 2020, le secteur connaît un véritable boom. L’aviculture à grande et moyenne échelle, industrielle ou familiale réalise de gros chiffres d’affaires. Plus de 200 milliards de FCfa en 2013, selon les estimations du ministère de l’Élevage. Du coup, cela attire beaucoup de personnes, contribuant à augmenter le nombre d’aviculteurs qui, souvent, se contentent d’une exploitation à petite échelle avec moins de cinq cent sujets.

Toutefois, l’investissement reste conséquent. Les poussins de souche Cobb 500, l’une des meilleures races, coûtent 600 FCfa l’unité. Et le sac d’aliment, 15.000 FCfa. Sans compter les vaccins. « Il faut donc sécuriser tout cela », recommande le vétérinaire. Cela passe par un poulailler bien construit et rigoureusement entretenu. Le constat, c’est que la plupart des aviculteurs traditionnels ou amateurs ne respectent ni les normes de construction, ni le plan de prophylaxie, encore moins les différentes étapes de désinfection ainsi que la période de vide sanitaire à observer entre deux bandes. Ce qui augmente les risques surtout en hivernage, avec la prolifération des bactéries. « De plus, il faut savoir que les poulets n’ont pas de glandes sudoripares, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas libérer la chaleur par la sueur », précise-t-il. Ainsi, en période de forte chaleur, il faut systématiquement réguler la température dans le poulailler et la maintenir à un degré soutenable par les poulets, tout en évitant l’humidité du sol et des parois. « Étant donné que beaucoup de gens font dans l’amateurisme, pour eux, la médication, l’hygiène, le régime alimentaire strict, l’asepsie, le pédiluve ; tout cela, c’est des histoires », déplore le pharmacien. « Après, il ne faut pas s’étonner de voir son poulailler complètement décimé… », ajoute M. Diallo, en hochant la tête.

Moussa SONKO (stagiaire)

MOINS DE CLIENTS POUR LES VÉTÉRINAIRES ET VENDEURS D’ALIMENT
Il souligne que « les poulets de chair ne sont élevés que pour produire de la viande » et souvent les usines se focalisent sur l’aspect croissance rapide et non sur la résistance. Pourtant, tout dépend de la qualité des œufs à couver (Oac) des différentes couveuses industrielles. De nombreux critères entrent donc en jeu pour une bonne gestion du poulailler. Il faut les maîtriser pour rester en activité en toutes saisons.

La baisse des activités avicole en saison des pluies est ressentie par les vétérinaires et les vendeurs d’aliment. Leur clientèle se rétrécit. Pourtant, selon Mamadou Niang, aviculteur sexagénaire habitant à Grand-Dakar, l’hivernage constitue une bonne occasion à saisir pour se faire de l’argent. Contrairement aux autres, il estime que la fête de Korité, bien qu’elle soit le grand rendez-vous des éleveurs de poulets de chair, ne fait plus l’affaire des vrais aviculteurs. « C’est la période où tout le monde se bouscule au portillon. Même ceux qui ne connaissent le poulet que sous sa formule «servi à table» se lancent dans le business...».

M. Niang, riche d’une expérience de plus de vingt ans, tient son poulailler au dernier étage de l’immeuble où il habite. Dans une volaillère de six mètres carrés divisée en quatre paliers, il élève ses poulets de chair par vague de 200, 300, voire 400 sujets suivant un rythme d’arrivée régulier. Une bande toutes les deux semaines. Et à terme, un écoulement tout aussi régulier des poulets matures (de 38 à 45 jours). Ses clients les prennent souvent par 50. Ses tarifs varient entre 2.200 FCfa pour les poulets de 1,5 kg à 1,8 kg et 2.500 FCfa pour ceux qui pèsent 2 kg.

Son secret? Le respect strict du plan de vaccination, des normes d’hygiène et de sécurité, du régime alimentaire, de l’entretien régulier du poulailler à raison d’une fois tous les deux jours, pendant l’hivernage… « En ces périodes de forte canicule, la paillasse est très polluée par la fiente. Cela dégage de l’ammoniac très nocif pour les poulets. Ça peut vite les tuer si l’on n’y remédie pas rapidement et assez souvent. De plus, il faut surtout éviter le palier du bas qui est souvent humide », explique-t-il, en refermant la porte pour s’éloigner du caquètement des poules.

La pluie constitue un véritable casse-tête pour beaucoup d’aviculteurs. Mais en  respectant les normes d’hygiène et de sécurité, l’élevage de volaille reste possible, en toute saison. Il suffit de bien penser son projet et de prendre les précautions idoines, si l’on ne veut pas y laisser des plumes.

M. SONKO (stagiaire)

La Directrice pays du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Burundi était dans la délégation du ministre du Développement communal de ce pays qui a séjourné au Sénégal pour s’inspirer du Pudc. Nathalie Boucly pense que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) expérimenté au Sénégal peut être une réussite au Burundi, s’il y a la même volonté politique qu’au Sénégal. Nathalie Boucly qui considère que le Pnud est disposé à soutenir un programme similaire au Burundi, estime qu’il y a des similitudes entre les deux pays car après le Pse au Sénégal, le gouvernement burundais est en train de développer un grand plan national de développement sur une dizaine d’années.

Vous êtes depuis le début dans la mission Burundaise pour s’imprégner et apprendre du Pudc. Quel est votre objectif en tant que responsable pays du Pnud au Burundi ?
C’est une mission exploratoire pour constater de visu des résultats du Pudc car c’est une chose d’avoir les brochures, lire la littérature, les articles de presse, inspecter même le site internet du Pudc, mais c’est autre chose de venir et de voir les résultats sur le terrain, de parler directement avec les personnes impliquées aux niveaux du gouvernement avec les ministres, des populations bénéficiaires des projets, avec les communautés comme des collectivités locales  qui ont été impliquées. Nous sommes là aussi pour parler avec le Pnud Sénégal qui a été à la pointe de l’innovation avec le gouvernement du Sénégal du projet du Pudc qu’on essaie de dupliquer un peu partout en Afrique. Le Burundi ayant des similarités avec le Sénégal en ce qui concerne les besoins du monde rural. On  est venu pour s’inspirer de l’expérience du Pudc que le Sénégal est en train d’exécuter depuis 2 ans.  

Après les discussions avec les autorités et la descente sur le terrain, est-ce que vous êtes satisfaits et convaincus par les réalisations du Pudc ?
On est satisfait. Je pense que la délégation est très satisfaite. Comme l’a dit Mme le ministre du Développement communal du Burundi, au départ, la délégation était arrivée avec beaucoup de questions comme le Sénégal en a eu. On a eu beaucoup d’explications de la part du Secrétaire d’État chargé du suivi du Pudc, Souleymane Jules Diop et de son excellence le ministre de la Gouvernance locale chargé de la Décentralisation. Qu’il s’agisse des populations, du gouvernement et des populations, les interrogations sont les mêmes au Sénégal et au Burundi. Mais l’expérience du Sénégal, après deux ans d’exécution du Pudc, a fait que des réponses peuvent être apportées ; des réponses à toutes nos interrogations, ce qui a rassuré la délégation et a atténué les frustrations. Il y a des leçons apprises et toutes les explications qui nous ont été données nous ont convaincues et je pense que la délégation repart satisfaite.

Le Pudc peut-être expérimenté au Burundi ?
Il y a des points de convergence. On voit beaucoup de similitudes entre le Sénégal et le Burundi. D’une part, il y a les ressources naturelles comme l’eau, la terre ; d’autre part, sur le plan politique, le Pudc a concordé au Sénégal avec le lancement du Plan Sénégal émergent (Pse) en 2014. On a la même situation au Burundi où le gouvernement est en train de développer un grand projet plan national de développement sur une dizaine d’années. Ce sont là quelques similitudes.

Avec la même volonté politique comme au Sénégal où le Pudc a été piloté au plus haut niveau par Son Excellence, le président Macky Sall, qui a fait plus de 80.000 kilomètres à travers le pays pour se rendre compte des besoins du monde rural ; si nous avons cette volonté politique et ce même engagement au Burundi, ce programme peut réussir dans ce pays. La délégation qui est venue ici va rendre compte de ce qu’elle a vu et voir avec les autorités de ce pays comment le Burundi peut avoir un programme adapté à ses besoins, un programme propre à ses réalités et aussi adapté à la superficie du Burundi.

Le Pnud que vous dirigez dans ce pays est-il disposé à accompagner le Burundi comme au Sénégal ?
Si je suis avec la délégation du Burundi, c’est qu’on le fera avec beaucoup de plaisir. Le Pnud est un partenaire qui a toujours été aux côtés des populations et des autorités de tous les pays africains depuis longtemps. On a toujours été là et en peu de temps, vous avez vu qu’avec le Pudc, on a beaucoup de résultats concrets. On va plus loin même parce que ça a été très innovant. En peu de temps, il y a eu beaucoup de résultats concrets pour le bénéfice des populations et le Pnud continuera sur cette lancée.

Propos recueillis par Oumar KANDE

La campagne hivernale de production agricole 2016/2017 se déroule correctement dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. On a enregistré une pause pluviométrique de 40 jours et constaté que le riz est actuellement au stade épiaison. C’est ce qu’a déclaré, en substance, le Directeur régional du développement rural (Drdr), Mamadou Baldé.

Pour la mise en place des engrais, toutes formules confondues, a-t-il précisé, les prévisions pour la campagne 2017 sont de 20.295 tonnes et la mise en place est de 3.390,9 tonnes, soit un taux de réalisation de 16,7%, tandis que les ventes sont estimées à 12,55 tonnes, soit 0,4%.  A en croire M. Baldé, ce taux est jugé très faible. Pour ce qui est de la situation pluviométrique, a-t-il poursuivi, à la date du 04 août 2017, dans le département de Podor, les cumuls saisonniers varient de 146,4 mm en 3 jours de pluie à Gaykadar, à 16,5 mm en 2 jours de pluie à Fanaye, avec des traces enregistrées cette semaine à Ndioum, Aéré lao et Tatki. Au même moment, a-t-il ajouté, dans les départements de Saint-Louis et de Dagana, les pluies n’ont pas repris, « ce qui nous donne une pause de plus de 40 jours et devient inquiétant». Selon M. Baldé, les premières vagues de semis notées lors de la troisième décade de juin sont au stade de «flétrissement irréversible» à cause de cette pause pluviométrique. Cette situation pourrait compromettre la saison avec des risques de perte des premiers semis et une durée de l’hivernage d’à peine deux mois ne permettrait pas à la plupart des spéculations de boucler leurs cycles.

La première semaine du mois d’août était rythmée par la mise en place d’intrants, tandis que les activités agricoles de la campagne de saison sèche chaude 2017 pour le riz, sont dominées par les récoltes. S’adressant à la presse, M. Baldé a rappelé qu’à part Diama, Niassante, Gnith, Tatki et Gaykadar (nouveaux postes sans informations antérieures), tous les postes pluviométriques de la région Nord sont déficitaires, avec plus de 80% à Galoya et de 60,9% à Saint-Louis. Plus explicite, Mamadou Baldé a laissé entendre qu’avec cette longue pause pluviométrique, «les mares ont presque toutes tari et les différentes cultures ont atteint un niveau de flétrissement irréversible». Parlant de la situation phytosanitaire, le Directeur régional du développement rural (Drdr) a souligné que la lutte contre les ravageurs a fortement baissé.

La dernière pluie enregistrée à Saint-Louis et dans les localités environnantes, a provoqué un important regroupement d’oiseaux dans la zone de Diama. Il a longuement insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en place des intrants surtout les engrais et de poursuivre les prospections, en vue de permettre aux agents de la Direction de la protection des végétaux (Dpv) de mieux surveiller les oiseaux granivores. M. Baldé a mis en exergue l’importance de la mise en place des tentes bâchées, la mise en service des moissonneuses-batteuses pour la récolte, la poursuite de l’accompagnement des producteurs dans la campagne hivernale de production agricole, l’équipement en véhicules pour permettre aux services de la Drdr d’accomplir leur mission dans de très bonnes conditions.

Mamadou Baldé a enfin rappelé que la mise en place de semences d’arachide écrémée de variété 55 437 est en cours, précisant que sur un objectif de 210 tonnes d’arachide, 220 tonnes ont été mises en place, soit un taux de réalisation de 104,8%. A Mpal, dans le département de Saint-Louis, 40 tonnes ont été mises en place alors que l’objectif était de 30 tonnes. Concernant les semences d’espèces diverses pour toutes spéculations confondues, sur un objectif de 350 tonnes, seules 240,36 tonnes ont été mises en place, soit un taux de 68,7%, tandis que les ventes sont estimées à 156,39 tonnes, soit un taux de 65,1%.

Mbagnick Kharachi Diagne

La Rencontre des entrepreneurs (Rde) a organisé, jeudi dernier, une séance d’information sur son nouveau programme « Go to Market » dont l’objectif est de permettre aux personnes résidant au Sénégal et ayant une idée de projet de la tester de manière concrète, avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

« Go to Market » est un programme qui s’appuie sur trois axes : l’acquisition de compétences entrepreneuriales, le réseautage et le partage d’expériences et la connaissance du marché. Pour son appropriation, la Rencontre des entrepreneurs (Rde) est lancée, en septembre 2014, selon Marjolaine Blanc, co-fondatrice de ladite rencontre, soulignant que l’entreprenariat est une activité difficile qui demande de l’abnégation. « Ce n’est pas une partie de plaisir ; il faut construire les bases solides avant de mettre des briques », a dit la conférencière. Elle a expliqué que cette réunion d’information devra permettre une bonne réalisation du projet. « Après l’obtention d’un bon business plan, il nous faut préparer les champions de demain », a déclaré la formatrice.
Citant Peter Drucker (consultant américain en management d’entreprise), Marjolaine Blanc a déclaré que : « l’entreprenariat, ce n’est ni de la science, ni de l’art, c’est juste de la pratique » ; car, « on peut avoir le meilleur produit, mais faute de client, le business (sur le terrain) ne marchera pas ».

Aussi, a-t-elle exhorté ceux qui évoluent dans le secteur informel à se formaliser, soutenant que « pour être un champion, il faut sortir de l’informel et accéder à la commande publique ».  
Le co-fondateur de la Rde, Rivolala Ratsimandresy a indiqué que la gratuité tue le système économique du Sénégal. D’après lui, la plupart des entreprises sénégalaises est dans l’informel. « Nous voulons préparer la relève de l’entrepreneuriat au Sénégal. C’est le but du projet ‘’Go to Market’’. Dans tous les secteurs de l’activité économique, il y a des demandes », a-t-il dit.
Dans un écosystème sénégalais où les idées ont parfois du mal à se concrétiser en véritables entreprises et où la majorité des Petites et moyennes entreprises disparaissent au bout d’un an, la plateforme d’appui et de promotion des entreprises propose des solutions pour aider les entrepreneurs à faire aboutir leurs projets. Cette initiative vise, à terme, « un gain de temps, en confrontant réellement son idée face au marché ». Aussi, devrait-il favoriser « l’acquisition de connaissances et de compétences de base fondamentales pour développer son entreprise par la suite » et « une limitation du risque financier quant au coût de lancement d’un projet ».

Serigne Mansour  Sy CISSE

 

Un suivi régulier de tous les marchés hebdomadaires de la région de Tambacounda, depuis le 28 juillet, a permis de recenser, à la date du 21 août 2017, 197.717 moutons.

Les entrées vont augmenter jusqu’à la veille de la fête, assure Dr Seck Rosalie Gbétie, chef des services régionaux vétérinaires. Pour elle, le cumul des entrées de Kidira fait un total de 176.069 têtes. Elle souligne qu’à la date du 20 août 2017, il y a eu un dépassement de 101.742 têtes à la même période en 2016 où seules 74.327 têtes étaient enregistrées. La porte de Bakel a fait un cumul de 21.648 têtes à la date du 20 août 2017. Les moutons viennent, pour la plupart, de la Mauritanie. Le total des entrées pour la région de Tambacounda est de 197.717 têtes. Une très bonne tendance assure Dr Seck.

Pour les denrées de première nécessité de la fête de la Tabaski 2017, le service régional du commerce  de Tambacounda rassure les populations sur la disponibilité des produits comme la pomme de terre et l’oignon. Avec la levée tardive du gel des importations sur ces produits, la région sera correctement approvisionnée malgré la forte demande estimée à plus de 30 tonnes de pomme de terre et 80 à 100 tonnes pour  l’oignon.  Selon Babacar Ndiaye, le chef du service régional du commerce, la disponibilité d’une telle quantité pourra suffire.  D’ailleurs, poursuit-il,  les commandes sont déjà faites et son service veille aussi  pour l’obtention de ces quantités par les commerçants locaux. «Nous intervenons régulièrement auprès de la direction du commerce  pour permettre aux commerçants de la région d’avoir la quantité souhaitée  et  satisfaire ainsi la forte demande des clients », a déclaré M. Ndiaye. Il assure que les commerçants seront accompagnés dans l’acheminement de ces produits avec la mise en place d’un cadre pouvant faciliter le transport des marchandises jusque dans les coins les plus reculés de la région.

S’agissant des prix, M. Ndiaye  indique que son service veillera au respect de ceux-ci conformément  aux dispositions en vigueur.  Toutefois, les commerçants pourront vendre  à leur prix s’il s’agit d’un prix libre retenu par les autorités. Le  service régional du commerce procédera à des  contrôles  au quotidien des prix des produits et de leur validité.  Des précisions  qui sonnent comme un  avertissement pour tout commerçant qui tenterait de mettre en avant ses propres intérêts. L’huile  et la farine sont  disponibles  en quantité suffisante   sur le marché, assure Babacar Ndiaye.

Pape Demba SIDIBE

 

Le groupe bancaire panafricain Coris Bank International (CBI) basé à Ouagadougou, a réalisé un résultat net de 10,073 milliards de FCfa au 1er semestre 2017. Ce résultat est en hausse de 22,6 % par rapport au premier semestre 2016. Le total bilan s’affiche à 1021 milliards de FCfa, le produit net bancaire à 22,7 milliards de FCfa tandis que le résultat  brut d’exploitation est à 15,4 milliards de FCfa. Ces résultats préfigurent de bonnes perspectives pour CBI qui avait réalisé pour l’année 2016 un bénéfice d’environ 16 milliards de FCfa. Coris Bank envisage, d’ici septembre 2017, une autre augmentation de son capital. Après Onatel, détenu par Maroc Telecom, et Bank of Africa, du marocain BMCE Bank, CBI a été, enfin 2016, la troisième entreprise burkinabè à s’introduire à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), à  Abidjan. Forte de plus de 212.000 clients et une quarantaine d’agences au Burkina Faso, CBI qui y a ouvert un guichet islamique, est présent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sénégal et au Togo.

(APA)

 

Au cours de l’année 2016, le Maroc et la France ont occupé les premières places de l’investissement direct étranger sur de nouveaux projets en Côte d’ Ivoire. Avec un apport de capital estimé à 213 millions de dollars sur 4 projets, le royaume chérifiens a été le premier apporteur de fonds, tandis que la France est première en terme de nouveaux projets soutenus (9 au total), et deuxième en terme de capitaux injectés (112 millions dollars).

Les autres pays ayant investi sur de nouveaux projets en Côte d’Ivoire durant l’année 2016, sont les Usa (22 millions dollars injectés sur 3 projets), le Royaume Uni (17 millions $ sur 2 projets) et la Chine (16 millions dollars sur 2 projets).

Globalement, la Côte d’Ivoire a occupé le sixième rang en termes de nouveaux projets financés par des capitaux étrangers, avec un nombre total de 33. Mais ce chiffre, qui est en hausse de 27%, est la troisième meilleure performance derrière l’Algérie (+42%) et la Tunisie (+60%). Au total la première économie de l’Uemoa a bénéficié de 747 millions dollars de capitaux neufs sur des projets, qui se sont traduits par la création de 3787 nouveaux emplois. Ceci malgré une année marquée par une élection présidentielle à risque, la mauvaise conjoncture du cacao, son principal produit d’exportation, et des revendications dans l’armée et la fonction publique.

La Côte d’Ivoire a continué de séduire en raison de son taux de croissance à 7%, le quatrième plus important en Afrique, et le troisième si l’on exclut la Libye qui traverse une crise exceptionnelle. Aussi, le pays a bénéficié de la levée des sanctions des Usa et de l’Union européenne qui ont favorisé l’arrivée de ces investissements. Enfin, le pays, en 2013, avait signé plusieurs accords avec le Maroc, ce qui justifie la forte présence du Royaume dans le pays.Pour l’année 2017, les prévisions de croissance bien qu’en baisse sont attendues à 6,3%. Mais le pays devra travailler davantage pour rassurer les investisseurs.

Agence Ecofin

 

Ça devient une tradition depuis quelques mois. Le gouvernement, pour permettre à ses agents de passer de bonnes fêtes et faire face aux multiples charges sociales, paie les pensions et salaires à temps. En effet, un communiqué du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que les pensions des fonctionnaires (Fnr) seront payées dès aujourd’hui. Quant aux salaires, ils seront virés à partir de demain vendredi.

Pour rappel, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, afin de permettre aux vaillants ex-travailleurs de pouvoir passer une bonne fête de l’Aid-El-Fitr communément appelée « Korité » chez nous, avait payé tôt les pensions de retraite. A cet effet, les guichets étaient « exceptionnellement ouverts » le samedi 24 juin pour les retraités qui perçoivent à la caisse du centre cerf volant de Dakar. Dans la même veine, les salaires des fonctionnaires avaient été virés à temps afin de soulager ces derniers et leurs familles après un mois de Ramadan qui exige des surplus de dépenses.

D. MANE

 

Le ministre burundais du Développement communal, Jeanne d’Arc Kagayo, qui a remercié les autorités pour l’accueil chaleureux dans cette mission d’échanges, a soutenu qu’elle est surtout au Sénégal pour profiter de cette expérience.  L’objectif de la mission de la délégation burundaise, dans laquelle il y a aussi la Directrice Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud)  de ce pays, est de lancer prochainement un «programme similaire».

«Le Burundi est un petit pays qui se cherche encore mais qui est aussi sur la lancée du développement local. Nous avions plusieurs questions et incompréhensions en venant ici, mais nous sommes heureux des réponses obtenues. Nous avons beaucoup appris. Nous avons compris qu’en confiant un programme au Pnud, ce n’est pas un recul mais c’est juste pour aller plus vite. Le Pudc est une réponse très urgente pour le Burundi car la plupart de nos villages manquent d’infrastructures socioéconomiques de base. Tous les pays d’Afrique ont un problème de répartition des ressources ; ce que le Pudc corrige au Sénégal», a déclaré Mme Kagayo. Cette dernière est d’avis que son pays peut profiter pleinement de l’exemple du Pudc, avec l’appui du Sénégal et du Pnud, pour relever l’économie rurale car il pleut 9 mois sur 12 au Burundi. «Nous sommes en train de réfléchir, avec l’équipe du Pnud, et nous allons concevoir  un programme adapté au Burundi. Nous avons un enfant qui va naître au Burundi et nous demandons au Sénégal de nous accompagner dans un partenariat Sud-sud. Nous sommes sur un chantier semblable à celui du Pudc et nous sommes très satisfaits de l’apprentissage au Sénégal», a indiqué le ministre du Développement communal du Burundi qui assure qu’ils resteront un élève du Sénégal pour réussir un programme pareil.

Oumar KANDE

Les paysans de la commune de Boulel et environs (Kaffrine) font face à un déficit de terres cultivables. Ils l’ont fait savoir au ministre de l’Agriculture qui était, hier, leur hôte dans sa tournée agricole.

Boulel a été la deuxième étape de la journée notamment le champ de l’imam Abass Samb d’une superficie de 131 hectares dont 60 d’arachide, 30 de mil, 10 de maïs, 10 de sorgho et 21 de pastèque. En termes d’équipements, il a reçu un tracteur, un offset, 22 disques, huit semoirs, huit houes sine, deux charrettes équines, deux charrettes bovines. Après avoir exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du gouvernement, le guide religieux a sollicité plus d’appuis en engrais et en matériel agricole notamment un semoir pour le tracteur, une batteuse d’arachide et une égreneuse de maïs. Par la suite, il a transmis les doléances des populations consistant à déclasser une partie de la forêt et à la réaffecter aux paysans. Cette forêt classée est située à 4 kilomètres de la commune de Boulel. « On nous prêté ce périmètre agricole. Son propriétaire peut le reprendre quand il le veut. 

Nous souhaiterions que l’État nous donne une partie de cette forêt classée », a soutenu l’imam Abass Samb. Ce dernier a beaucoup insisté sur les performances réalisées dans le domaine de l’agriculture sous le magistère du président Macky Sall. « Dans le passé, je cultivais de l’arachide et j’étais confronté à beaucoup de difficultés pour écouler ma production. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas grâce à la vision du chef de l’État. Et le prix du kilogramme a été relevé », a-t-il salué.

S’agissant du matériel agricole, le ministre de l’Agriculture a pris l’engagement de satisfaire tous les besoins exprimés par le marabout pour améliorer sa production. Papa Abdoulaye Seck a félicité le guide religieux-producteur qui, grâce à ses rendements agricoles, nourrit ses talibés et participe ainsi à la réduction de la mendicité dans nos villes. Pour Papa Abdoulaye Seck, Serigne Abass Samb est un modèle, un exemple aussi bien dans le domaine religieux que celui de l’agriculture. C’est pour cela, dit-il, que « le gouvernement va continuer à vous appuyer en termes de semences, d’intrants et de matériel agricole en quantité ».

La dernière étape était la visite du périmètre agricole de l’opérateur économique, Maodo Sarr, par ailleurs, président de la Chambre de commerce de Kaffrine. Ce dernier a emblavé 21 hectares de semences  « Pré-base » et 71 hectares de « Base » à Diakhao Sine, près de Gniby dans le Programme de reconstitution du capital semencier, doté de budget de 5 milliards de F Cfa. Il s’est félicité des politiques du gouvernement au profit du monde rural.      

S. Diam SY

Quelle est la meilleure option entre subventionner les semences ou les intrants (engrais) ? A cette question, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, est formel : « il faut faire les deux ». Selon lui, « une agriculture moderne et productive requiert des intrants de qualité. Des intrants de qualité concernent aussi bien les semences que de l’engrais », tout en précisant que l’État est en train de reconstituer le capital semencier du Sénégal avec un budget de 5 milliards de FCfa par an. Parallèlement à ce programme, a-t-il ajouté, il y a 120.000 tonnes d’engrais. « Aujourd’hui, nous comptons augmenter ce que nous avons en engrais, tout en continuant à reconstituer le capital semencier. Il ne faut pas faire d’option qui consiste à dire mettons l’accent sur les semences ou sur les engrais. Il faut mettre l’accent sur tous les facteurs de production qui permettent de tirer une compétitivité plus élevée et de surcroit durable ».                                                                                                                                            

S. Diam SY

La relance de la culture cotonnière a fortement attiré l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural à la dernière étape de sa tournée agricole qui l’a conduit à Missirah Wadène (Malème Hodar) puis à Boulel (Kaffrine). Selon Papa Abdoulaye Seck, la reprise de la culture du coton est rendue possible grâce à la reconversion de la subvention au prix qui a plus d’impacts.

Dans un passé récent, la culture du coton se faisait rare dans le bassin arachidier et un peu partout à travers le pays. Grâce aux politiques novatrices du gouvernement au profit de la filière, cette culture a repris de fort belle manière au grand bénéfice des producteurs. Cette reprise de la culture cotonnière n’est pas passée inaperçue au dernier jour de la tournée agricole du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural qui l’a conduit à Missirah Wadène (Malèm Hodar) et Boulel et Diakhao Sine (Kaffrine). A Missirah Wadène, Papa Abdoulaye Seck a visité le périmètre agricole du chef de village, par ailleurs producteur, Thialy Wade. Ce dernier a emblavé une superficie totale de 65 hectares dont 46 d’arachide, 10 de mil, 8 de maïs et près de 2  hectares de coton. Il a reçu en termes d’équipement 8 semoirs, 8 houes sine, 4 charrues Ucf, 4 charrettes équines, 4 charrettes asines et un buteur.

Se félicitant du déplacement du ministre, le producteur Thialy Wade s’est aussi réjoui de la politique de relance de la culture du coton, initiée par l’État. Selon lui, celle-ci a permis à beaucoup de producteurs d’allier celle-ci aux autres spéculations agricoles. Toutefois, il n’a pas manqué de transmettre à l’autorité ses besoins en appui, notamment un tracteur équipé qui permettra, selon lui, d’améliorer les rendements agricoles, tout en soutenant avoir reçu, à temps et en quantité, les semences, les intrants et le matériel agricole. Il a, dès lors, invité ses pairs à davantage consentir beaucoup d’efforts pour réaliser les objectifs fixés par l’État dans le domaine de l’agriculture.

Une politique de maintien des filières arachide et coton
« Nous avons trouvé la connexion qu’il faut entre l’arachide et le coton », a apprécié le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Pour Papa Abdoulaye Seck, l’objectif « c’est d’éviter qu’une filière arachidière performante tue celle du coton ». Et cette politique consiste, a-t-il ajouté, à relever le prix du coton au producteur dans une proportion qui permettra à celui-ci d’avoir, dans son champ, aussi bien de l’arachide que du coton. Cette politique a été approuvée par les producteurs, dit-il. Ces derniers, de l’avis du ministre, ont estimé que « la reconversion de la subvention au prix a plus d’impact que le fait d’investir uniquement dans les intrants ». Sans cette politique, a relevé M. Seck, « le coton aurait disparu ». Pour les producteurs, poursuit le ministre, « la politique suivie en matière du coton est une très bonne politique ».

« Aujourd’hui, avec une filière arachidière dont le prix au producteur est très rémunérateur, pourrait faire disparaître le coton, si l’on ne s’était pas occupé à voir dans quelle mesure le coton peut continuer de coexister avec cette forte filière arachidière», a insisté le ministre de l’Agriculture. La politique que nous avons initiée consiste, s’est réjoui M. Seck, « à maintenir les deux filières. Le prix du kilogramme du coton revient au producteur à 300 FCfa. Auparavant, le maire de Missirah Wadène, Moustapha Ndom, avait rendu hommage au chef de l’État pour les efforts consentis au profit des paysans. « On ne peut se développer sans l’agriculture », a-t-il rappelé, tout en soulignant que beaucoup de jeunes de la commune retournent maintenant vers la pratique agricole.

Souleymane Diam SY

Des journalistes travaillant dans différents supports médiatiques et ayant en commun la passion de l’agriculture ont lancé le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Resaque). L’objectif est de contribuer à la diffusion d’une information de qualité.

Le Réseau des journalistes associés aux questions agricoles, à l’élevage et à la pêche (Rejaque) a été officiellement lancé, hier, à l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Dirigé par le journaliste Issa Touré de la Radio télévision sénégalaise (Rts), ce réseau cherche à rendre la bonne information agricole accessible aux populations et à tous les acteurs. « L’agriculture représente la principale source de revenu et d’emploi des populations surtout vivant en milieu rural. La rencontre de ce matin (Rdr : hier) marque un tournant décisif pour notre réseau. Notre ambition est de constituer un outil de communication pour véhiculer la bonne information», a dit le président du Resaque, Issa Touré. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Élevage et des Productions animales, devrait améliorer la communication sur les questions liées à l’agriculture au sens large du terme. « Nous avons besoin de bons relais pour diffuser l’information utile. Nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas nous développer sans un bon système d’information. Nous recommandons aussi aux membres du réseau de s’informer sur les différentes politiques sectorielles des ministères concernés», a suggéré Mamadou Ousseynou Sakho qui a représenté Aminata Mbengue Ndiaye.

« Informer voire communiquer est devenu un impératif dans un monde où l’information est au centre », a renchéri Pape Samba Mbodj, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, soulignant que les activités agricoles ont toujours été le moteur de développement de notre pays. Il a indiqué que le gouvernement du Sénégal s’est toujours résolu à accompagner les acteurs qui évoluent dans ce secteur qu’ils soient  les producteurs, les chercheurs, les structures d’encadrement et de suivi, et aujourd’hui, la presse. « Les ambitions du président de la République telles que déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et définies dans le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) ont besoin d’être connues et comprises. Ces politiques innovantes ont pour objectif de faire de l’agriculture le moteur de la croissance, le socle de l’émergence à travers des réformes majeures qui doivent être expliquées. La création du Resaque reste une occasion d’échanger avec les bénéficiaires des politiques agricoles, les partenaires techniques et financiers, les acteurs à la base entre autres », a estimé M. Mbodj.

Pour le Conseiller technique, le traitement de l’information par les journalistes spécialisés permettra de mieux comprendre les sujets agricoles souvent sensibles et passionnants et d’éviter un traitement partiel. « Nous nous réjouissons que des journalistes travaillant dans des supports différents aient décidé de créer ce réseau qui a pour but d’aider à comprendre les grands problématiques de l’agriculture, de débattre sur des thématiques d’actualité, de rencontrer des auteurs d’ouvrages sur l’agriculture. Bref, d’informer sur les activités agricoles », a-t-il déclaré. M. Mbodj estime que cette prise de conscience vient au moment opportun parce que, sous peu, le visage du Sénégal va changer.  « Ce changement a commencé avec l’agriculture et se poursuivra. Il est donc urgent que les journalistes prennent en compte cette évolution pour informer le public de ces mutations majeures notamment une production record du riz local, des surfaces emblavés à grande échelle, la création de nouvelles variétés de riz, de mil, de sorgho, la disponibilité du matériel agricole, la reconstitution du capital semencier etc. », s’est félicité le Conseiller technique du ministre de l’Agriculture.

Ndiol Maka SECK

Dans une mise à jour de ses activités, Cairn Energy, l’opérateur britannique du champ Sne, a annoncé qu’il se prépare à lancer, d’ici à la fin de l’année, un appel d’offres international pour l’acquisition d’une unité flottante de production de stockage et de déchargement (Fpso) sur le brut de Sne.

La compagnie indépendante envisage aussi de lancer les projets de développement d’infrastructures sous-marines sur le champ. Ceci, en priorisant l’exploitation pétrolière. Celle du gaz viendra ultérieurement, rapporte Natural Gas World.
Après une récente réévaluation des ressources sur le site, on estime à environ 563 millions de barils 2P le volume de brut récupérable et à 1 Tcf celui de gaz naturel en présence. La production démarrera entre l’année prochaine et 2023 avec un plateau de production entre 75.000 et 125.000 barils par jour.
En outre, Cairn cible des réserves de 240 millions de barils à travers le forage de 25 puits dans les compartiments inférieurs. Cairn Energy est l’opérateur du champ avec une participation de 40%. Il est suivi par Conoco Phillips (35%), Far (15%) et Petrosen (10%).

Agence Ecofin

Pour lancer un projet similaire au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Burundi a envoyé au Sénégal son ministre du Développement communal. Jeanne d’Arc Kagayo est à la tête d’une importante délégation parmi laquelle la Directrice pays du Pnud au Burundi. Elle a été reçue par le Secrétaire d’État en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop.  

La réussite du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) fait que beaucoup de pays veulent s’en inspirer. Après le Niger et le Togo, le Burundi s’imprègne de l’expérience de ce programme du gouvernement sénégalais et exécuté par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Le ministre du Développement communal du Burundi, Jeanne D’arc Kagayo, à la tête d’une importante délégation, séjourne actuellement au Sénégal pour voir comment mettre en œuvre un programme similaire dans son pays.  Recevant la délégation, le Secrétaire d’État en charge du Pudc, Souleymane Jules Diop qui a dit la disponibilité du Sénégal à partager son expérience avec le Burundi,  a présenté les grandes lignes et la philosophie de ce programme qui vise, entre autres, une allocation équitable des ressources publiques et à réduire les écarts de développement entre les zones urbaines et rurales. «L’essentiel de nos installations sont au long des côtes et c’est une situation héritée de l’époque coloniale, ce qui donnait plus d’avantages  aux populations qui sont le long des côtes. Cela a causé le travestissement de notre économie avec plus de 60 % de la population qui ne représente que 10 % de l’activité économique.

Le président Macky Sall, qui fait 80.000 kilomètres de tournée et qui a vu la pauvreté du monde rural, a voulu corriger avec le Pudc», a expliqué Souleymane Jule Diop. Un autre volet non moins important, c’est l’allègement des tâches ménagères et l’accès à l’eau pour soutenir les femmes des villages qui vivaient dans des conditions difficiles.

Après deux années de mise en œuvre, le Pudc a permis l’électrification de plus de 400 villages, la réalisation de 3.050 kilomètres de pistes rurales, 238 forages, la distribution de 5.500 équipements post-récoltes, 200 micros et petites entreprises au profit des femmes et des jeunes, entre autres. « Avec ce programme, l’objectif est de sortir 2,8 millions de Sénégalais de la pauvreté et déjà l’accès à l’eau a impacté, en deux ans, la vie de 600.000 ménages », a déclaré M. Diop. Après la première phase de deux ans, le Secrétaire d’État en charge du Pudc a indiqué que l’évaluation sera faite pour la poursuite de cette expérience. 

Jeanne d’Arc Kagayo, ministre du développement communal : « Le Pudc, une réponse urgente pour le Burundi »
Après ces explications, le ministre Burundais du Développement communal, Jeanne d’Arc Kagayo, qui a remercié les autorités pour l’accueil chaleureux dans cette mission d’échanges, a soutenu qu’elle est surtout au Sénégal pour profiter de cette expérience.  L’objectif de la mission de la délégation burundaise, dans laquelle il y a aussi la Directrice Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud)  de ce pays, est de lancer prochainement un «programme similaire».

«Le Burundi est un petit pays qui se cherche encore mais qui est aussi sur la lancée du développement local. Nous avions plusieurs questions et incompréhensions en venant ici, mais nous sommes heureux des réponses obtenues. Nous avons beaucoup appris. Nous avons compris qu’en confiant un programme au Pnud, ce n’est pas un recul mais c’est juste pour aller plus vite. Le Pudc est une réponse très urgente pour le Burundi car la plupart de nos villages manquent d’infrastructures socioéconomiques de base. Tous les pays d’Afrique ont un problème de répartition des ressources ; ce que le Pudc corrige au Sénégal», a déclaré Mme Kagayo. Cette dernière est d’avis que son pays peut profiter pleinement de l’exemple du Pudc, avec l’appui du Sénégal et du Pnud, pour relever l’économie rurale car il pleut 9 mois sur 12 au Burundi. «Nous sommes en train de réfléchir, avec l’équipe du Pnud, et nous allons concevoir  un programme adapté au Burundi. Nous avons un enfant qui va naître au Burundi et nous demandons au Sénégal de nous accompagner dans un partenariat Sud-sud. Nous sommes sur un chantier semblable à celui du Pudc et nous sommes très satisfaits de l’apprentissage au Sénégal», a indiqué le ministre du Développement communal du Burundi qui assure qu’ils resteront un élève du Sénégal pour réussir un programme pareil.

Oumar KANDE

 

 

Une délégation de l’Agence nationale de financement des collectivités territoriales du Niger (Anfict) vient de séjourner dans la capitale camerounaise, à l’effet de s’inspirer du modèle de gestion implémenté depuis 43 ans par le Fonds spécial d’intervention intercommunal (Feicom), la banque camerounaise des communes.
Les responsables en charge de cette institution nigérienne souhaitent ainsi suivre les traces du Feicom, après leurs consœurs du Gabon, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, qui sont déjà toutes venues apprendre auprès de la banque camerounaise des communes.
Pour rappel, cette structure étatique a, au cours de l’année 2016, alloué une enveloppe globale de 36,7 milliards de FCfa au financement de projets dans 266 communes du Cameroun, contre seulement 21,13 milliards de FCfa en 2015.
Agence Ecofin

Le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, s’est rendue, avant-hier, au foirail de Sicap Mbao où elle s’est réjouie des conditions dans lesquelles, les vendeurs de moutons évoluent à une dizaine de jours de la fête de Tabaski. Elle a demandé aux éleveurs de ne pas augmenter les prix.

Le foirail de Sicap Mbao fait partie des points de vente de moutons officiels vers lesquels les Sénégalais convergent à la recherche de moutons pour la fête de Tabaski. Avant-hier, le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, y a effectué une visite comme elle compte le faire également pour une bonne partie des 38 sites de vente officiels recensés à Dakar. Sur place, elle a été accueillie par les éleveurs qui lui ont témoigné leur satisfaction avec l’amélioration, cette année, des conditions de vente de moutons constatées dans le foirail de Sicap Mbao.

Le ministre a félicité tous les services impliqués dans l’organisation de la fête de la Tabaski, précisant que c’est grâce à leurs efforts que cette amélioration a pu avoir lieu. Elle a assuré que la capitale sénégalaise sera bien approvisionnée en moutons. « Les troupeaux sont arrivés en masse à l’intérieur du pays où les éleveurs  peuvent trouver de la nourriture et de l’eau sans bourse délier. Contrairement à Dakar où ils sont obligés de mettre la main à la poche », a-t-elle déclaré. « C’est la raison pour laquelle, les éleveurs préfèrent attendre une semaine de la tabaski pour rallier Dakar », a-t-elle ajouté. « Si les éleveurs viennent s’installer à Dakar avant que l’eau et l’électricité ne soient disponibles, ils seront obligés de mettre la main à la poche pour acheter de l’eau et faire boire leur bétail », a insisté le ministre. Elle a indiqué qu’après Diamniadio et Sicap Mbao, elle compte faire le tour des trente huit points de vente officiels ou, à défaut, en visiter une bonne partie pour voir de visu si les conditions de vente de moutons sont acceptables telles que recommandés par le gouvernement.

Aminata Mbengue Ndiaye a appelé les éleveurs à ne pas augmenter, de « manière irraisonnée », les prix des moutons. Elle a fait comprendre aux éleveurs que les mesures prises par l’État du Sénégal pour leur faciliter le travail visent à faire en sorte que les prix des moutons ne soient pas élevés. « Si les éleveurs font toujours grimper les prix, c’est comme si les efforts fournis par l’État sont vains », a soutenu le ministre de l’Élevage.

Abdou DIOP

Depuis hier, le Secrétariat exécutif du Conseil national à la sécurité alimentaire (Cnsa) tient, à Thiès, un atelier de cinq jours sur l’analyse de la sécurité alimentaire. Les experts du Comité technique national du système d’alerte précoce, issus de l’ensemble des services de l’État et des partenaires financiers et techniques y prennent part.

La sécurité alimentaire étant un enjeu à la fois social, économique et politique partout au monde, les pouvoirs publics tentent de la juguler. C’est donc dans ce sillage que s’inscrit la mise en place du Conseil national à la sécurité alimentaire au Sénégal depuis 17 ans. Ainsi, le Secrétaire exécutif du conseil national à la sécurité alimentaire, Jean Pierre Senghor, a d’emblée insisté sur le contrôle a priori et a postériori qui leur incombe. D’où son engagement à construire et entretenir des partenariats solides avec tous les acteurs engagés dans ce combat transversal contre la précarité sociale au Sénégal.

Selon lui, en aval de la stratégie que l’État met pour trouver des réponses rapides à la question de l’insécurité alimentaire, d’autres instruments, mécanismes et outils de concrétisation capables de mesurer, avec précision, les impacts sont tout aussi nécessaires. « Il faut s’investir dans l’innovation. D’ailleurs dans les semaines à venir, un des tous premiers chantiers à ouvrir sera le concept de Nouveaux terroirs résilients (Ntr) », a-t-il annoncé. Il s’agit de créer les conditions d’anticipation sur les évènements naturels qui pourraient perturber la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Ayant à disposition de l’eau, de la terre et de la force de travail à raison d’une population à majorité jeune, Jean Pierre Senghor estime qu’en travaillant de concert avec tous les acteurs concernés par la sécurité alimentaire, il est possible de sortir de la zone rouge de l’insécurité alimentaire sept départements du Sénégal. « Matam, Kanel, Goudiry, Tambacounda, Bambey, Malem Hoddar ; soit plus de 300.000 personnes qui devraient en profiter », a-t-il indiqué.

Lui emboîtant le pas, le directeur et, par ailleurs, représentant du Programme alimentaire mondial au Sénégal, Guy Adoua, a soutenu qu’en mutualisant les efforts des partenaires dans la solidarité et la franche collaboration, comme c’est le cas, le Comité national du système d’alerte précoce, riche de ses experts, va jouer pleinement son rôle avant-gardiste contre l’insécurité alimentaire.

Mbaye BA

Au total, ce sont plus de 40.000 moutons acheminés des différentes localités de Linguère vers tous les points de vente du pays, selon l’Inspecteur départemental de l’élevage, Mamadou Moustapha Cissé.

C’est sous un soleil de plomb que l’inspecteur de l’élevage de Linguère, Mamadou Moustapha Cissé, accompagné d’une forte délégation, a effectué une visite au marché hebdomadaire de Linguère qui se tient tous les vendredis. Mody Kâ, un vendeur de moutons, trouvé sur les lieux, a jugé abordables les prix proposés. « Les prix des moutons de Tabaski sont abordables cette année. Ils varient entre 50.000 et 150.000 de FCfa », a lancé le vendeur, qui a tout de même déploré la rareté des clients.

« La flambée des prix des moutons de Tabaski au marché hebdomadaire de Linguère font trembler les populations. Depuis ce matin, je ne parviens même pas à trouver un mouton à 75.000 FCfa », a laissé entendre un acheteur, Pape Kandji. A l’en croire, d’importantes mesures ont été prises en vue d’une bonne ventilation des petits ruminants. Il a mis l’accent sur la surveillance et la veille dans les deux grands marchés hebdomadaires du Djolof à savoir celui du dimanche à Dahra et le Louma du vendredi à Linguère.

« Aujourd’hui, on était en train de faire la situation de l’approvisionnement en moutons du marché hebdomadaire de Linguère, comparé à l’année dernière. Ce que nous avons vu est très rassurant. Il y a suffisamment de moutons pour assurer une autosuffisance en moutons de Tabaski », a dit M. Cissé qui déclare que plus de 40.000 têtes sont acheminés de Linguère vers tous les points du pays. Il ajoute : « si l’on compare ce chiffre à celui de l’année dernière, à la même période, nous nous retrouvons avec un excédent extrêmement important. Nous pouvons rassurer les éleveurs pour leur dire que le département de Linguère jouera le rôle qui est le sien dans l’approvisionnement en moutons de Tabaski ». Selon lui, le problème de sécurité est récurrent un peu partout au Sénégal. Linguère, dit-il, a un atout compte tenu du fait que le marché du bétail est contigu à l’escadron de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie. Les gendarmes veillent au grain et les autorités administratives continuent de sensibiliser les éleveurs, a-t-il ajouté.

Masse NDIAYE

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