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Affaires et Finances (1530)

L’Etat a été au cœur de l’équilibre des comptes de la Senelec. La société nationale d’électricité a reçu une compensation financière qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa entre 2012 et 2015. Cette compensation qui était de 105 milliards de francs Cfa est retombée à 7 milliards de francs Cfa en 2015.

Pour la première fois, depuis des années, Senelec a pu, en 2016, rééquilibrer ses comptes. Mais avant d’afficher une bonne santé financière, elle a été portée, à bout de bras, par l’Etat qui lui versait, chaque année, une compensation financière de plusieurs dizaines de milliards de Fcfa. Ainsi, rien qu’entre 2012 et 2015, la société nationale d’électricité a reçu de l’Etat 280 milliards de Fcfa. Cette compensation est passée de 105 milliards de Fcfa en 2012 à 7 milliards de Fcfa en 2015, avant de tomber à 00 Fcfa en 2016. Alors, le manque à gagner de 21 milliards de Fcfa induit par la baisse des tarifs de l’électricité ne risque-t-il pas de grever la trésorerie de Senelec et le replonger dans la situation critique où elle se trouvait en 2012 ? Surtout si, entre temps, les prix du baril du pétrole flambent ? Le président de la Crse, Ibrahima Amadou Sarr, estime qu’il n’y a pas trop d’inquiétudes à se faire. « Si cette situation advenait, ce ne serait pas quelque chose de nouveau. On a subi de fortes tensions sur l’évolution du baril de 2009 à 2013. Le manque à gagner était beaucoup plus important et s’élevait en moyenne à 120 milliards de Fcfa par année. Ce que le gouvernement a toujours compensé en retenant le principe de geler la hausse des tarifs de l’électricité », explique-t-il. « Nous avons un gouvernement responsable qui fait aussi des projections, la Crse aussi a fait des projections. Cette décision de baisser les tarifs a été murement réfléchie par le gouvernement qui est à l’écoute de la conjoncture internationale. Ce manque à gagner de 21 milliards ne peut pas engendrer au cours des années à venir des montants de compensation comparables à ce que nous avons déjà connus », assure-t-il.

E. I. THIAM

La mesure de baisse du prix de l’électricité est effective. Les clients de Senelec la ressentiront sur leurs factures de façon différenciée en fonction de leurs niveaux de consommation. Elle est dans l’ordre de 15 à 10 %, selon la Commission de régulation du secteur de l’électricité face à la presse, hier.

Annoncée par le chef de l’Etat lors de son discours à la Nation du 31 décembre dernier, la mesure de baisse des tarifs d’électricité est devenue une réalité. Elle apparaît clairement dans la nouvelle grille tarifaire de Senelec approuvée par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). On y note une baisse moyenne de 10 %. Certes, tous les clients de Senelec vont ressentir la baisse sur leurs factures mais ce sera de façon différenciée et en fonction de leurs niveaux de consommation. Ainsi, il apparaît que les clients domestiques à faible consommation (basse tension, petite et moyenne puissance) sont les grands bénéficiaires de ladite mesure.

En effet, le tarif de la première tranche de consommation qui était de 106,44 le kWh est passé à 90,47 % soit une baisse de 15 %. Celui de la deuxième tranche est passé de 114,2 Fcfa le kWh à 106,64 % soit une baisse de 11 %. Tandis que le tarif de la troisième tranche qui était de 117,34 % est désormais fixé à 112,65 % soit une baisse de 4 %. Pour les clients basse tension grande puissance, la baisse est de 9,6 % sur les tarifs et les primes fixes. Concernant l’éclairage public et les concessionnaires d’électrification rurale, la baisse est de 10 % sur les tarifs et les primes fixes. De même, les tarifs et les primes fixes des clients moyenne tension et les clients haute tension (hors secours) ont baissé de 9,6 % à l’exception des clients moyenne tension (courte utilisation) pour lesquels la baisse est de 9,9 % sur les tarifs en heure de pointe.

Quant au prépaiement, la nouvelle grille intègre le système de tarification par tranche de consommation à la place du tarif unique. « Cette disposition permet aux clients, en prépaiement, de bénéficier, au même titre que les clients post-paiement, de l’exonération de Tva liées aux tranches de consommations », a précisé Ibrahima Amadou Sarr, président de la Crse, qui tenait, hier, un point de presse. Avec cette mesure, Senelec va enregistrer un manque à gagner de 21 milliards de Fcfa, selon M. Sarr. « Le revenu maximum autorisé à Senelec en 2017 aux conditions économiques du 1er janvier est fixé à 350,981 milliards de Fcfa, mais avec cette baisse, cette opérateur ne percevra que 329,627 milliards de Fcfa de recettes, soit un manque à gagner de 21,354 milliards de Fcfa sur l’année », a-t-il précisé.

Elhadji Ibrahima THIAM

La campagne laitière, initiée depuis 2012, a permis aux éleveurs d’engranger chaque année près de 400 millions de F Cfa, a révélé vendredi à Kaffrine le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.

« En 2012, nous avons pris l’engagement de faire une campagne laitière. Depuis cette année, des résultats sont obtenus de la collecte du lait. Elle commence maintenant à rapporter près de 400 millions de F Cfa, chaque année, aux éleveurs », s’est elle réjouie.

 Le ministre de l’Elevage et des Productions animales présidait, à Kaffrine, un comité régional de développement (Crd), de partage et d’échange sur la situation de l’élevage dans cette région.

Mme Aminata Mbengue Ndiaye estime qu’avec davantage d’équipements, « il est possible d’avoir plus de collecte de lait dans toutes les régions du Sénégal ».

Elle a rappelé que le départ de la société Nestlé de la zone sylvo-pastorale, en 2005, avait rendu les éleveurs « orphelins », car « ils n’avaient pas un programme de pérennisation par manque de moyens ». Le Comité régional de développement (Crd) s’est déroulé sous la conduite du gouverneur de la région de Kaffrine, Guedj Diouf, en présence des préfets, des directeurs généraux et des maires. Il a permis aux organisations des professionnels de l’élevage, de passer au crible les acquis et réalisations, mais aussi les problèmes du secteur.

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, qui présidait, à Kaffrine, un comité régional de développement (Crd), de partage et d’échange sur la situation de l’élevage dans cette région, a prôné, vendredi, à Kaffrine, la création d’une alliance nationale pour lutter contre le vol de bétail.

« Nous avons dit aux éleveurs que pour aider les forces de sécurité et les autorités administratives à faire face au vol de bétail, il nous faudrait créer une alliance nationale, avec des représentants dans chaque commune, pour que les informations puissent circuler », a-t-elle soutenu.   « Le vol de bétail est un frein réel pour l’émergence de l’élevage. Nous allons faire une relecture des passages qui concernent ce problème et voir ce qu’il faut faire pour l’éradiquer », a-t-elle promis. Elle a, en outre, assuré qu’une évaluation concernant ce fléau, sera faite dans chaque région, afin de voir ce qui bloque l’application de la loi dans toute sa rigueur. « Le vol de bétail est, aujourd’hui criminalisé mais, à ce jour, nous n’avons pas encore vu un voleur qui subit cette peine », s’est-elle désolée. 

Vol de bétail
« Dans chaque village ou commune, on connaît les voleurs, mais on ne peut pas les prendre, parce que les gens ne veulent pas dénoncer leurs parents, neveux ou cousins », a-t-elle encore déploré, appelant chaque citoyen sénégalais à apporter sa contribution, afin de mettre fin définitivement à ce fléau. « Nous sommes dans cette dynamique et nous allons continuer avec les organisations des professionnels de l’élevage pour lutter contre le vol de bétail dans notre pays », a poursuivi Aminata Mbengue Ndiaye.  Le Crd de Kaffrine, qui s’est déroulé sous la conduite du gouverneur de la région, Guedj Diouf, en présence des préfets, des directeurs généraux et des maires, a permis aux organisations de professionnels de l’élevage de passer au crible les acquis et réalisations, mais aussi les problèmes du secteur.

APS

Les innovations apportées à la présentation du stand Sénégal et des produits horticoles et forestiers exposés au Salon international de l’agriculture de Paris (Sia) ont été unanimement saluées par les autorités administratives et politiques, ainsi que par les entrepreneurs et les exposants.

« Nous avons une entière satisfaction de la présentation des stands. Nous avons fait un grand pas dans la présentation du stand et des choix des produits exposés », a soutenu le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Lamine Lô. « Nous avons travaillé, avec tous nos partenaires, à l’amélioration de la qualité des produits, de l’emballage, vers l’atteinte de cet objectif de réaménagement du stand qui montre un autre visage du Sénégal au Salon international de l’agriculture de Paris », a expliqué M. Lô, qui a procédé au lancement de la 16ème participation du Sénégal au Sia de Paris. Pour lui, la modernisation du stand Sénégal, qui s’étend sur 300 mètres carrés à l’entrée du pavillon qui l’abrite, est une nécessité pour promouvoir les produits, nouer des contacts et profiter des dernières améliorations technologiques.

L’innovation apportée dans l’espace d’échanges du Sénégal a également attiré l’attention du président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unccias), Serigne Mboup. M. Mboup a salué « un travail abattu depuis 6 mois par le ministère et ses partenaires, pour mieux vendre l’image du pays ». « Nous sommes fiers du travail fait par le comité d’organisation, notamment dans l’amélioration du stand, la qualité des produits choisis, ce qui facilite la commercialisation », a dit Serigne Mboup, qui invite ses pairs à investir dans l’agriculture et l’agrobusiness, pour aider à booster l’économie nationale. « La visibilité donnée au stand du Sénégal, cette année, fait ressortir la bonne conduite de la politique publique », a, pour sa part, souligné le député Cheikh Seck, président de la Commission « Développement et aménagement du territoire », à l’Assemblée nationale.

« Le Sénégal a, cette année, montré son ambition d’émergence en se dotant, ici, d’un grand stand, bien aéré avec des produits de qualité choisis avec rigueur », a retenu le président de Forces paysannes, Aliou Dia.

L’objectif de cet aménagement est de mieux faire la promotion de l’agriculture, de présenter et de vendre des produits de qualité, a expliqué le directeur de l’analyse, des prévisions et des statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Ibrahima Mendy, commissaire de l’exposition. « Nous avons choisi, cette année, de diviser en deux le stand de 300 mètres carrés en un espace institutionnel riche de 15 structures publiques et un autre pour exposants occupé par 12 acteurs présentant une dizaine de produits déterminants respectant les normes », a-t-il dit.

La journée du Sénégal à la 54ème édition du Salon international de l’agriculture de Paris (du 25 février au 5 mars) aura lieu le 4 mars sur le thème : "L’agriculture, une préoccupation pour l’Afrique, une priorité pour le Sénégal".

Le Sia qui avait enregistré 691058 visiteurs, 1050 exposants et près de 4000 animaux, est axé, cette année, sur la thématique : "L’agriculture : une passion, des ambitions".

APS

Durant onze semaines, My Esperanza mènera une expédition, dans les eaux de six Etats de l'Afrique de l'Ouest (le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Sénégal) pour mener une campagne de sensibilisation sur l'état actuel des pêcheries dans ces pays. Cette tournée, intitulée « Tournée de l'Espoir », sera l'occasion, pour ces pays, de faire entendre leur voix, à travers le monde, sur la protection de leurs ressources marines.

Le navire de Greenpeace My Esperanza a amarré vendredi au port de Praia au Cap-Vert. Durant onze semaines, My Esperanza mènera une expédition dans les eaux de six Etats de l'Afrique de l'Ouest (le Cap-Vert, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Sénégal) pour mener une campagne de sensibilisation sur l'état actuel des pêcheries, à travers des rencontres politiques, la mobilisation des communautés et des consultations avec des scientifiques de ces Etats. Cette tournée intitulée « Tournée de l'Espoir » sera l'occasion, pour ces pays, de faire entendre leur voix, à travers le monde, sur la protection de leurs ressources marines, selon un communiqué de Apo.

« En déployant son navire en Afrique de l'Ouest, Greenpeace réitère son engagement à travailler avec les communautés locales et les gouvernements pour trouver des solutions aux problèmes de la surpêche et de la pêche illégale qui minent la région depuis des décennies », a déclaré Njeri Kabeberi, directrice exécutive de Greenpeace Afrique.

Les eaux ouest africaines sont parmi les plus riches  au monde. Des millions de personnes et de communautés locales en dépendent pour leur survie et sécurité alimentaire. Alors que la population ouest-africaine croît à une vitesse galopante, les stocks de poissons, quant à eux, diminuent drastiquement en raison de la pêche, du changement climatique, de la pollution et de la destruction des habitats critiques. Cette situation est exacerbée par l'absence d'une gestion efficace des pêcheries, des activités de pêche illégale, non réglementées et non déclarées (Inn) et par la faiblesse des systèmes de surveillance dans la plupart des pays de la région.

« La surpêche et la pêche illégale dans les eaux ouest africaines constituent une menace pour la sécurité alimentaire, les stocks de poissons et la santé des océans. La collaboration entre les États doit impérativement être renforcée pour soutenir une approche régionale de la gestion des pêcheries en Afrique de l'Ouest », a déclaré Ibrahima Cissé, responsable de la campagne océans pour Greenpeace Afrique.

Au cours de ces quinze dernières années, Greenpeace a documenté et exposé comment des flottes étrangères et des navires pratiquant des activités illégales se sont rués en Afrique de l'Ouest après avoir surexploités les stocks de poissons dans leurs eaux.

M. SY

Le Réseau Enablis Sénégal qui accompagne les Pme dans leur croissance a organisé, samedi, son premier dîner de Gala. A l’horizon 2020, il compte arriver à 400 membres.

Pour marquer les trois ans de son existence, le Réseau Enablis Sénégal a joint l’utile à l’agréable en organisant, samedi, un dîner de gala dans un hôtel de la place. L’événement qui a enregistré la présence de plus d’une centaine d’invités parmi lesquels l’ambassadrice du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, et le Directeur du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bosse), Ibrahima Wade, s’est déroulé autour du thème : « L’entrepreneur, créateur de richesses et d’emplois ». Il avait pour parrains Babacar Ngom de Sedima et Anna Bâ Dia de Sipres. Des distinctions leur ont été décernées ainsi qu’à certains membres du Réseau qui se sont particulièrement distingués.

C’est la première fois que le Réseau Enablis Sénégal organise un événement du genre afin de célébrer « des hommes et femmes exceptionnels, talentueux, motivés, partageant des valeurs et une vision commune », pour reprendre les mots de son directeur général Ibrahima Bâ. La directrice de générale immobilière, de constructions et d’aménagements (Gica) et membre d’Enablis, Aminata Sow, va plus loin que ce dernier, puisqu’elle assure que cette soirée a pour objectif de « célébrer l’entrepreneur et de renforcer l’esprit de famille qui nous unit, de collecter des fonds pour le renforcement des services fournis par Enablis, de pérenniser et d’élargir le réseau et, enfin, de susciter de nouveaux partenariats techniques et financiers ».

L’ambassadeur du Canada, Mme Filiatrault, a salué les bons résultats enregistrés par le Réseau Enablis en seulement trois ans d’existence avant de revenir sur les différents axes de coopération entre son pays et le Sénégal, notamment dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. « Le Sénégal et le Canada partagent beaucoup de valeurs notamment l’idéale d’une prospérité économique inclusive. Dans le secteur de l’éducation, nos relations sont très huilées parce que nous avons plus de 1000 jeunes sénégalais qui étudient au Canada. Et nous sommes en train de tout faire pour diversifier l’offre éducative au Sénégal afin de développer des initiatives pour l’employabilité et l’auto-employabilité », a-t-elle signifié.

Lancée lors du Sommet du G8 de 2002 pour promouvoir l’entreprenariat afin de lutter contre la pauvreté, l’Ong Enablis a été créée en 2003 par le philanthrope canadien Charles Sirois, en partenariat avec Accenture, leader mondial dans le domaine du conseil aux entreprises.  Enablis vise à stimuler la création de richesses et d’emplois en identifiant des chefs d’entreprise à fort potentiel de croissance et en leur fournissant un appui technique sur mesure  qui favorise la survie, la croissance et la compétitivité de leurs Pme.

En 2014, Enablis entame son expansion en Afrique francophone avec le Sénégal. Une centaines d’entreprises en sont membres. En se mettant ensemble, ces chefs d’entreprises développent un réseau qui permet à ses membres de créer de la valeur collective en partageant leurs connaissances, leurs expériences et leurs expertises. Pour assurer le succès de ce modèle, Enablis Sénégal s’intègre à l’écosystème local et travaille en partenariat avec le secteur privé, les institutions publiques et la société civile. « Enablis identifie les entrepreneurs à fort potentiel de croissance et de création d’emplois et leur met le pied à l’étrier. Après avoir décelé leurs points forts et leurs points faibles, ils bénéficient d’un coaching. On les aide aussi à trouver des financements. L’année dernière, il y a eu beaucoup de financements », a indiqué Bagoré Bathily, président d’Enablis et propriétaire de la Laiterie du Berger.

A l’horizon 2020, le Réseau Enablis ambitionne d’atteindre 400 membres sur tout le territoire national afin de  bâtir un réseau plus dense d’entrepreneurs de Pme performantes qui créent de la richesse et des emplois.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’Agence française de développement (Afd) va accorder à la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) une ligne de crédit de 10 milliards de FCfa, pour faciliter le financement des investissements dans le secteur de l’agriculture, a déclaré, hier à Paris (France), le directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye, à l’occasion de la journée dédiée à son institution par le comité d’organisation de participation sénégalaise au Salon international de l’agriculture de Paris.

L’Agence française de développement (Afd) va doter la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) d’une ligne de crédit de 10 milliards de francs Cfa, pour faciliter le financement des investissements dans le secteur de l’agriculture, a indiqué, hier à Paris (France), le directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye.

M. Ndiaye s’entretenait avec la presse, à l’occasion de la journée dédiée à son institution par le comité d’organisation de participation sénégalaise au Salon international de l’agriculture de Paris (Sia, 25 février-5 mars).

« Nous allons conclure avec notre partenaire, l’Afd, et avec l’appui du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, un accord sur une ligne de crédit de 15 millions d’euros (environ 10 milliards de frs Cfa) sur 15 ans et un différé de 5 ans pour financer les investissements dans l’agriculture », a-t-il soutenu. La Cncas, qui est "un acteur clé" du monde agricole, est présente au 54ème Sia, pour montrer « ce qui se fait au Sénégal en matière de modernisation de l’agriculture, d’intensification du système de production et des filières et chaînes de valeur, pour aller vers l’émergence », a déclaré son directeur général.

Selon lui, « il est également important, pour la banque, de voir les dernières évolutions technologiques, ce qui se passe en développement agricole, établir des contacts avec la diaspora qui, de plus en plus, est intéressée par un retour au pays ».

La Cncas, qui a préfinancé la participation sénégalaise au Sia pour un montant compris entre 250 et 300 millions de francs Cfa, est venue voir les bonnes pratiques dans les itinéraires agricoles, s’enquérir de la dynamique des marchés internationaux, a dit son directeur général, soulignant que sa structure a l’ambition de devenir l’une des plus performantes dans les 5 prochaines années.

Le 54ème Sia, axé cette année sur la thématique : « L’agriculture : une passion, des ambitions », accueille une quarantaine d’exposants, dont une bonne partie est soutenue par l’Agence sénégalaise pour la promotion des exportations (Asepex). « Nous avons sélectionné une dizaine d’entreprises de divers secteurs pour mettre en valeur la production du pays, davantage accompagner la promotion de l’exportation qui a connu un bond de plus de 12% durant les deux dernières années », a indiqué le directeur général de l’Asepex, Malick Diop. « Nous avons également misé sur la qualité des produits sélectionnés, insisté sur leur labellisation, l’emballage et la certification pour répondre aux normes internationales, pour mieux faire face à la concurrence », a expliqué Malick Diop, convaincu que les produits de qualité présentés aux différents salons et foires assureront eux-mêmes leur distribution.

APS

4 785 touristes convoyés de divers pays européens par vols charters ont visité la zone touristique du Cap-Skirring (Ziguinchor, sud) entre octobre 2016 et janvier 2107, soit plus de 1.300 visiteurs par rapport à la saison écoulée, a révélé vendredi le chef du service régional du tourisme, Téhé Faye.

« En termes de bilan à mi-parcours, nous pouvons dire que la saison se déroule correctement. Nous sommes sur une bonne lancée parce que nous sommes à 4 785 touristes européens qui sont venus par vols charters entre octobre 2016 et janvier 2017 », a-t-il annoncé dans un entretien avec des journalistes. « Si nous comparons ces chiffres par rapport à la même période, nous avons enregistré un peu plus de 1 300 visiteurs, parce que nous étions à 3475 la saison dernière à la même période », a poursuivi l’inspecteur régional du tourisme de la zone sud.

Selon Téhé Faye, cette dynamique a été, toutefois, entravée par la crise postélectorale en Gambie, qui s’était révélée comme « un petit coup de frein » à ce regain d’intérêt des touristes pour cette zone méridionale du Sénégal.

« Cette année, le nombre de touristes a commencé à accroître. N’eut été le problème que nous avons vécu au mois de décembre avec la crise en Gambie qui a vu plusieurs réservations être annulées, nous aurions connu de meilleurs résultats », a-t-il souligné. Il a lié ces résultats au début de mise en œuvre des mécanismes d’accompagnement de l’Etat qui a, selon lui, contribué à l’amélioration des fréquentations touristiques dans la zone sud du pays. M. Faye a évoqué le Fonds de crédit hôtelier qui a permis aux entreprises affectées par la crise de réinvestir dans la réhabilitation de leurs établissements.

Il y a aussi la mise en application de la stratégie de développement durable du tourisme dont la phase pilote se déroule en Casamance et dans les Iles du Sine Saloum. L’inspecteur régional du tourisme a aussi cité le projet de micro-tourisme dont les travaux de finalisation sont arrivés à terme et la levée par la France de l’interdiction de la destination Casamance, une mesure qui a contribué, a-t-il dit, au regain d’intérêt des touristes européens. « Il y a surtout le projet de modernisation des aéroports secondaires du Sénégal et tant d’autres programmes (…). Il y a beaucoup de projets qui sont en cours en Casamance et qui nous poussent à être optimistes quand à l’effectivité de la relance du secteur », s’est réjoui Téhé Faye.

APS

Le Premier ministre a inauguré, ce jeudi, Biosoy, un projet agro-industriel. Le Fonsis qui porte ce projet, avec ses partenaires, veut, selon son directeur général, positionner le Sénégal comme un champion d’une agriculture reconnue pour ses vertus et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d’exportation tout en participant à la production de semence pour notre pays. Il annonce d’autres projets l’hôtellerie, le tourisme, le transport, l’industrie, la santé, l’énergie et les mines.

Pourquoi le Fonsis a choisi d’investir dans l’agro-industrie ?
Permettez-moi tout d’abord de remercier le Premier ministre qui nous a fait l’honneur de présider cette cérémonie d’inauguration ainsi que ses ministres qui ont effectué le déplacement avec lui. Biosoy est un projet agro-industriel qui met en culture 1000 hectares de terres agricoles par l’utilisation de techniques avancées de production de graines bio destinées à l’exportation et de semences d’arachide certifiées pour le marché sénégalais. Il a pour ambition de positionner le Sénégal comme un champion d’une agriculture reconnue pour ses vertus et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d’exportation tout en participant à la production de semence pour notre pays. Ce projet participe également à penser notre agriculture autrement qu’une activité par défaut, grâce à un financement et des technologies adaptées, ainsi qu’à une politique foncière appropriée, couronnée d’une maîtrise de l’eau par des méthodes d’irrigation aux normes pour être moins dépendante des aléas climatiques.

L’innovation la plus remarquable avec ce projet, c’est que bien qu’étant agricole, il allie agriculture et élevage dans le but de préserver les intérêts des populations locales.
Biosoy participera au développement de l’élevage dans la commune de Syer et ses environs, en garantissant la satisfaction des besoins fourragers en période sèche, avec l’objectif de procurer aux éleveurs, de façon régulière et soutenue, une production de fourrages permettant une bonne alimentation des troupeaux.

Nous allons également acheter aux éleveurs le fumier et des matières organiques qui sont utilisés en grandes quantités dans la production bio. Ce projet de Fonsis mettra à la disposition des populations des points d’eau pour l’élevage et le maraîchage. Les populations locales disposeront également d’un poste de santé qui sera construit par Biosoy.

Quel est le coût du projet ?
Le projet a nécessité 5 milliards d’investissement. Il est porté par le Fonsis et ses partenaires que sont le Groupe-AVRIL,  le numéro 1 français des oléagineux, le Groupe ZALAR leader de l’aviculture marocaine, NMA Sanders, leader sur le marché sénégalais dans la nutrition animale et l’industrie sous régionale des pâtes alimentaires et bien entendu les promoteurs du projet Biosoy, porteurs de cette initiative depuis bientôt 4 ans. Nous avons démarré depuis un peu moins d’un mois et nous sommes présentement à 36 emplois. Notre objectif, c’est d’arriver à 200 emplois directs dans un premier temps.

Quels sont les perspectives pour le Fonsis ?
Plusieurs projets sont en étude à des degrés plus ou moins avancés au Fonsis. Ces projets interviennent sur des secteurs d'activités stratégiques pour la réalisation du Plan Sénégal émergent.

Ces projets concernent divers secteurs. Il s’agit, notamment, l’hôtellerie, le tourisme, le transport, l’industrie, la santé, l’énergie et les mines et bien d’autres secteurs.
La prochaine étape, ce sera l’inauguration de notre projet solaire, Senergy qui sera livré au mois de mars et sera la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’ouest.
Le Fonsis reste disponible à œuvrer dans le sens des orientations stratégiques des autorités pour un développement croissant de notre économie et la réalisation des objectifs qui nous sont assignés en matière d’investissement productif, de création d’emplois, de réalisation de projets et de création de richesse.

Propos recueillis par Mamadou GUEYE

Le Centre de formation d’Ethiopian Airlines (Eaa), membre du Trainair Plus de l’Oaci et du Centre mondial de formation agréé par l’Iata, vient de délivrer des diplômes de fin d’études à 184 professionnels de l'aviation dont 145 sont des femmes. La cérémonie de remise, indique le communiqué, s’est déroulé, en présence du Directeur général du groupe, Tewolde GebreMariam. Ce dernier, poursuit le document, a remis, à tous, un diplôme ainsi que des prix d'excellence aux étudiants les plus méritants. 90 des diplômés sont issus du personnel de cabine et de la restauration, 84 autres de l’école de formation commerciale et pour les opérations au sol. Les autres ont été formés à l'entretien des équipements et des installations. « L'éducation est le plus grand facteur d’égalisation de notre monde d’aujourd’hui, hautement intégré », a déclaré M. Tewolde. « Et c’est pour cette raison que nous mettons l'accent sur la formation des jeunes éthiopiens et celle de nos sœurs et frères africains afin de leur permettre de développer l’expertise mondiale requise pour réussir une compagnie aérienne africaine », a-t-il ajouté.

Tewolde Gebre Mariam qui s’est félicité des réalisations du Centre de formation d’Ethiopian Airlines et de ses capacités standard mondiales dans diverses professions de l'industrie de l'aviation a annoncé l’augmentation de la capacité du Centre qui passera de 1 000 étudiants 4 000 d'ici à 2025.

Créé en 1956, le centre de Formation d’Ethiopian a contribué « de façon significative, à atténuer la pénurie critique de professionnels de l'aviation qualifiés ».

Depuis plus de sept décennies, il apporte une formation aux pilotes, aux techniciens d'entretien d'aéronefs, au personnel de cabine, au personnel de marketing et aux stagiaires en développement du leadership pour des Ethiopiens et d’autres ressortissants d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie.

Ibrahima BA

Avec ses partenaires, Fonsis a lancé le projet Biosoy qui est un projet agro-industriel qui met en culture 1000 hectares de terres agricoles par l’utilisation de techniques avancées de production de graines bio destinées à l’exportation et de semences d’arachide certifiées pour le marché sénégalais.

Le Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne a lancé, avant-hier, le Projet Biosoy, implanté à Diélaly dans la commune de Syer. Le site est situé à 43 kilomètres au sud de la commune de Keur Momar Sarr, à 4 kilomètres du Lac de Guiers. Le Projet Biosoy est porté par un groupe d’investisseurs privés en collaboration avec des investisseurs institutionnels et stratégiques que sont le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), le groupe Avril, Nma Sanders du Sénégal et Zalar Sénégal. A cela s’ajoutent les promoteurs initiaux Dr Abdourahmane Kane, Matar Dia, Jean Claude Sabin, Roger Balleix et Frédéric Balleix. La société est également accompagnée par Orabank avec la garantie du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip). Ce protocole d’accord a été paraphé le 5 avril 2016 à la primature en présence de toutes les parties prenantes.

Au lancement du projet, avant-hier, à Syer, par le Premier ministre, le directeur général du Fonsis, Ibrahima Kane, a précisé que sa structure a apporté les 37 % du capital pour la constitution et la mise en place du projet Biosoy. D’un coût global de 5 milliards de FCfa, le projet consiste en la mise en culture de 1 000 hectares de terres agricoles pour la production de cultures bio destinées à l’exportation et de semences d’arachides certifiées pour le marché sénégalais. Dans la première phase, 300 hectares seront exploités. 300 autres s’ajouteront à la deuxième phase. La troisième verra l’exploitation des 1 000 hectares. Le directeur général du Fonsis a rendu hommage aux partenaires qui ont fait confiance à des institutions et « leur foi en notre économie, particulièrement en notre agriculture » ainsi que le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, la Saed, l’Office du Lac de Guiers, l’Isra, le Prodac, l’Aser pour leur engagement et leur contribution à la réalisation du projet.

Souleymane Diam SY

Le coordonnateur national de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, a invité, vendredi, à Ndiémou (département de Fatick), les producteurs artisanaux de sel à aller vers la professionnalisation de leur métier. 

Le défi de la qualité du sel reste une priorité, une condition essentielle à la professionnalisation de la production, a-t-il dit lors d’une cérémonie de remise de matériel de production aux producteurs des régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine (centre) et Saint-Louis (nord). Ce matériel acquis avec le soutien du Programme alimentaire mondial (Pam) et du gouvernement du Canada a été remis aux bénéficiaires des quatre régions lors de la cérémonie, à Ndiémou, un village situé près de la commune de Fatick. « L’Etat du Sénégal a entrepris, depuis plusieurs années, un programme d’iodation universelle du sel. Il a mis en place un cadre législatif et réglementaire permettant de faire en sorte que le sel soit adéquatement iodé », a souligné Abdoulaye Kâ. En fournissant des équipements aux producteurs, le Pam, le Canada et la Clm ont posé les jalons d’une professionnalisation de la production de sel, selon M. Ka. Si les producteurs font bon usage des équipements mis à leur disposition, ils pourront non seulement professionnaliser la filière sel, mais aussi augmenter la production, a-t-il dit.

Le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition appelle les producteurs à se rassembler autour d’"une organisation forte", qui puisse défendre leurs intérêts. Il leur a suggéré de mettre en place "une organisation faîtière forte et capable de défendre les intérêts" des acteurs de la filière.

APS

Un fonds de 186 milliards de FCFA sera dégagé pour le financement du programme tri annuel glissant (Ptg) (2017-2019) pour l’entretien de nos routes. L’administrateur du fonds d’entretien routier autonome (Fera), Dr Papa Modou Ndiaye, a fait cette révélation en marge de la visite de chantiers des autoroutes Aibd-Thiès et Thiès-Touba que le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a récemment effectuée.

En réponse à une question sur le constat de dégradation très avancées de nos routes et qui le plus souvent tardent à être réparées, M. Ndiaye a indiqué, « qu’effectivement, nos routes se dégradent avec le temps comme toute œuvre humaine, c’est un phénomène naturel. Et, c’est pour retarder ces dégradations que les programmes d’entretien sont mis en place et exécutés au moment venu. Maintenant, il peut arriver que les besoins en entretien dépassent les ressources disponibles, ce qui explique ces gaps ». Et, pour cela, souligne-t-il, « le Fera a entrepris de lever, sur le marché financier, des fonds suffisants pour financer le programme tri annuel glissant (Ptg) et ainsi résorber ces gaps. Sur ces montants nécessaires pour financer nos différentes activités pour la période 2017-2019,  102,5 milliards sont déjà levés avec l’autorisation du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan».

Il a saisi l’occasion pour expliquer les principales missions du fonds qui consistent, selon lui, « à mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’entretien routier et d’assurer ensuite le financement et l’exploitation du réseau routier de manière efficace et transparente. Une mission qui nous incombe et que nous devons respecter. Mais dans ce sillage, ce sont les structures qui exécutent les activités éligibles au financement du Fera, qui soumettent un programme d’activités, qui, une fois approuvé, fait l’objet de mise en œuvre sur le terrain. Pour la question spécifique de l’entretien, c’est l’Ageroute qui met en œuvre le programme d’entretien routier annuel (Pera) que nous finançons et qui est un extrait du programme tri annuel glissant. Le Ptg est élaboré par l’Ageroute sur la base de données techniques liées à la route, aux conditions d’utilisation et à son environnement ».

L’Administrateur du Fera souligne également que « le programme est validé par les organes de délibération de l’Ageroute et du Fera. Les activités opérationnelles éligibles au financement du FERA sont : les travaux d’entretien courant et périodique du réseau classé et non classé; la préparation et mise en œuvre des programmes d’entretien routier; l’inspection du réseau routier; les études de trafic; la constitution et l’exploitation d’une banque de données routières et d’autres missions d’études nécessaires à la réalisation de la préparation des programmes d’entretien routier ». 

 Il s’y ajoute l’entretien et le fonctionnement des bacs, le contrôle des charges à l’essieu, les campagnes de sensibilisation du public sur l’importance de l’entretien routier et la sécurité routière. « Aucune autre activité en dehors de celles listées n’est financée. Le budget approuvé du Fera pour l’année 2017 est de 62,5 milliards, le tout pour l’entretien et l’exploitation des routes ».

Mohamadou SAGNE

Le taux de croissance, pour l’année 2016, devrait se consolider à 6,7 %, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, qui présidait, avant-hier, l’ouverture de l’atelier de lancement du processus préparation de la Revue annuelle conjointe 2017.

Après 4,3 % en 2014, puis 6,5 % l’année dernière, les premières estimations de croissance indiquent une consolidation avec un taux de 6,7 % en 2016, d’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Amadou Bâ l’a affirmé, avant-hier, lors de l’atelier de lancement du processus de préparation de la Revue annuelle conjointe de l’année 2017. A ses yeux, ce raffermissement de la croissance reflète « le dynamisme du secteur secondaire notamment les industries chimiques, les cimenteries et la construction mais aussi du secteur tertiaire principalement les transports, les services financiers et le tourisme».

La bonne santé de l’économie sénégalaise se sent aussi sur le plan des finances publiques. En effet, selon Amadou Bâ, le déficit budgétaire a été ramené à 4,2 % en 2016. Il a rappelé que ce chiffre était, en 2011, à 6,7 %. Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, cette baisse du déficit budgétaire est le résultat de la bonne tenue des recettes combinée à la politique de rationalisation des dépenses de fonctionnement. En ce qui concerne la dette, Amadou Bâ a souligné qu’elle reste « soutenable » pour le Sénégal qui reste considéré comme un pays à risque de surendettement faible. Dans cette même dynamique de performance, il a ajouté que l’inflation reste sous la barre de 1 % alors qu’au même moment,« le déficit du compte courant s’est nettement amélioré sous l’effet du dynamisme des exportations, du niveau favorable des cours internationaux de pétrole et de la politique du gouvernement qui a permis d’accroître la production de riz, d’oignons et de pommes de terre ».

L’édition 2017 de la Revue annuelle conjointe dont le processus de préparation vient d’être lancé sera consacrée au bilan des réalisations de l’année 2016 et au suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires de l’année 2017. Cet exercice est un engagement du gouvernement du Sénégal vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers. Il est prescrit par le Cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques (Case) institué par décret en mai 2016 par le chef de l’Etat dans le but de suivre et d’évaluer les résultats des politiques publiques, selon l’approche de gestion axée sur les résultats de développement (Grd).

Elhadji Ibrahima THIAM

La compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy a annoncé, dans un communiqué, l’acquisition par British Petroleum (BP) de 49,99 % des actions de sa société affiliée opérant dans l’exploration et l’exploitation de gisements d’hydrocarbures au Sénégal.

La société britannique a « acquis un intérêt de 49,99 % dans Kosmos BP Senegal Limited, notre société affiliée contrôlée, qui détient une participation de 65 % dans les Blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore Profond, au large du Sénégal », annonce Kosmos Energy. Cette opération a été finalisée avec l’approbation du gouvernement sénégalais, précise la société américaine, revenant sur les termes de l’accord intervenu entre les deux parties. En décembre, Kosmos Energy avait annoncé avoir conclu un accord avec BP pour le développement en eaux profondes du pétrole mais aussi pour la production et la commercialisation du gaz naturel découvert entre le Sénégal et la Mauritanie. « L’opération étant maintenant réalisée, Kosmos a hâte de travailler avec le gouvernement du Sénégal et les partenaires, pour aller de l’avant avec la prochaine étape de notre programme de travaux, ce qui comprendra davantage de recherche dans les deux blocs, et en cherchant à produire le premier gaz à partir du projet Tortue d’ici à 2021 », a commenté Andrew G. Inglis, le président-Directeur général de Kosmos Energy, cité dans le communiqué. Kosmos avait terminé, début 2016, sa première phase d’exploration au large de la Mauritanie et du Sénégal ; une campagne qui s’est soldée par des découvertes de pétrole et de gaz (champs Tortue, Marsouin et Teranga).

Le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim, découvert en janvier 2016, est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de m3. Il est à cheval de la frontière sénégalo-mauritanienne.

APS

Améliorer de manière permanente la qualité des services à la clientèle en s’appuyant sur l’innovation. C’est l’objectif du Groupe Société générale, actionnaire de Sgbs qui a fêté, hier, le premier anniversaire de son « Lab innovation ». Ce laboratoire sert d’incubateur pour des initiatives innovantes, notamment celles qui naissent dans les filiales de Société générale sur le continent. Ce Lab innovation, hébergé par Jokkolabs est en contact permanent avec les acteurs locaux (startups, entrepreneurs, experts). Il a permis d’aller à la rencontre des start-up partenaires où sont actuellement incubés une dizaine de projets notamment les projets gagnants du hackathon et du Panafrican innovation challenge organisés en 2016. Le groupe Sgbs a annoncé le déploiement pilote des trois projets issus du hackathon. Il s’agit du e-ticket, une application mobile permettant de réserver à distance, un numéro de file d’attente en agence et d’être notifié quand le numéro approche. L’autre projet appelé Bankiz est une borne digitale permettant aux clients de précommander des opérations de caisse telles que le dépôt, le retrait, le transfert. Ce projet sera prochainement déployé au Sénégal. En fin Weli-bank, une solution permettant d’améliorer l’expérience en agence avec une prise en charge des clients dès leur arrivée par un conseiller de clientèle équipé d’une tablette. D’autres projets verront le jour au deuxième trimestre 2017. « Nous sommes à Jokkolabs pour changer notre manière de voir, de travailler, d’innover. Ce labo nous permet d’entrer en contact direct avec des start-up », a déclaré Frédéric Oudéa. Il a indiqué que la richesse des innovations vise, entre autres, l’inclusion financière, l’amélioration permanente de la qualité des services, la satisfaction de la clientèle. « C’est un moment historique de la vie de la Sgbs. Nous allons continuer à servir l’économie sénégalaise », a ajouté Georges Wega, administrateur- directeur général de la Sgbs. Pour y arriver, il compte s’appuyer sur quatre valeurs : l’innovation, l’esprit d’équipe, l’engagement et la responsabilité.

Interpellé sur les braquages intervenus ces derniers jours contre des agences bancaires, M. Wega soutient que son institution ne ménagera aucun effort pour la sécurité des clients. Il a précisé qu’un dispositif de sécurité est mis en place pour minimiser les risques pour les clients. Karim Sy, le directeur général de Jokkolabs a salué le partenariat entre sa structure et la Société générale.

Aliou KANDE

Par le biais de l’Union nationale interprofessionnelle de semences (Unis), une organisation nationale regroupant tous les acteurs de la filière semencière au Sénégal, Dakar abritera le 18ème congrès de l’Association africaine de commerce de semences (Asta). Cette rencontre internationale se tiendra du 28 février au 2 mars. 450 membres venus de 45 pays prendront part à cette rencontre internationale qui, en plus des 53 entreprises sénégalaises, verra la participation de celles de pays émergents comme le Brésil, l’Afrique du Sud, le Nigéria et la Chine. Un salon international sera organisé avec une vingtaine de stands pour rendre visibles les produits des industries semencières du Sénégal et de celles des autres pays de la sous région, de l’Afrique en général et des pays développés. « Si le Sénégal a cherché à abriter ce congrès, c’est pour permettre à ses industries semencières d’entrer en contacter avec celles des autres pays afin de faciliter leur partenariat », a indiqué le président de l’Unis, par ailleurs président du Comité national d’organisation dudit congrès.

Cette rencontre verra également la participation d’organisations internationales semencières, en particulier la Fédération internationale des semences (Fis), l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Des ateliers sur la filière semencière avec des thèmes portant sur le marché des semences en Afrique de l’Ouest, les défis de l’Ocde et de l’Institut sénégalais de recherches agricoles en Afrique, la réglementation et l’harmonisation des semences dans les communautés économiques régionales, l’innovation dans la sélection des plantes et ses conséquences sur les cultures, l’état actuel des réglementations phytosanitaires et le commerce des semences transfrontaliers, les actions globales pour améliorer la situation des agriculteurs africains, etc., rythmeront la rencontre de Dakar.

L’Union nationale interprofessionnelle de semences procédera au renouvellement de ses instances. L’organisation enregistrera également de nouveaux membres.
En marge de cette cérémonie de lancement, les conférenciers sont également revenus sur l’importance d’un cadre semencier harmonisé. Selon Moustapha Djigo, membre du conseil d’administration de l’Asta, l’existence d’un cadre harmonisé a permis la création d’un marché commun ouest africain. « En plus, avec l’aide de partenaires, nous avons pu avoir une fenêtre électronique pour rendre visible les variétés au sein des pays membre. Un acquis de taille pour faciliter les échanges », s’est il satisfait.

L’Association africaine de commerce de semences a été créée dans les années 2000 pour promouvoir le commerce des semences de qualité et des technologies en Afrique au profit des membres et des agriculteurs.

Marame Coumba Seck

Le Projet appui à la promotion de l’accès des institutions de micro finance au système de paiement régional, qui en est à sa phase pilote, devrait contribuer à faciliter les flux financiers et le commerce intra régional. Ce dispositif devrait également permettre de capter les fonds envoyés par la diaspora.

La Banque africaine de développement (Bad), en partenariat avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a lancé, hier, un projet-pilote d’interconnexion des systèmes financiers décentralisés des huit pays de la zone Uemoa. Celui-ci consistera à renforcer les systèmes informatiques des institutions de micro finance pour que leurs clients puissent utiliser, en toute sécurité, les moyens électroniques de paiement. Il vise également à élargir la gamme des produits et services financiers offerts par ces institutions surtout en faveur des segments les plus défavorisés notamment les populations vivant en milieu rural, les femmes, les jeunes et les petites et moyennes entreprises. «Il vise à régler les problèmes de pauvreté par le renforcement de capacités des systèmes financiers décentralisés, en vue de la mise en place de solutions et mécanismes permettant l’accès au système de paiement régional de l’Uemoa », a expliqué Gabriel Victorien Mougani, économiste spécialiste en chef de l’intégration régionale à la Bad. « Ce projet nous permet de procéder à une combinaison harmonieuse entres les services numériques et le système bancaire classique », a confié l’adjointe au directeur micro finance et inclusion financière de la Bceao, Astou Lô Ndiaye, dont l’institution a élaboré une stratégie d’inclusion financière avec comme leviers les institutions de micro finance et les innovations technologiques. De plus, ce projet devrait contribuer à faciliter les flux financiers et le commerce intra régional ainsi qu’à capter les fonds envoyés par la diaspora.

La Bad et la Beceao comptent s’appuyer sur Gim-Uemoa et Cti Dakar qui ont développé des expériences réussies dans ce domaine. Ce projet a bénéficié d’un financement de 3,9 milliards de francs CFA du Fonds africain de développement sous la forme d’un don et de 1 milliard de FCfa de la Beceao, a précisé Dr. Eguida Kossi Robert, chargé de programme-pays principal à la Bad.
D’une durée de trois ans (2017-2019), ce projet-pilote devrait, à terme, permettre de faire passer l’accès des populations aux services financiers de l’espace Uemoa de 16,6 % en 2015 à 25 % en 2019 et de connecter 10 % des systèmes financiers décentralisés au système de paiement de l’Uemoa sur la même période alors que ce taux est de zéro pour cent actuellement.

Mamadou GUEYE

Le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, a procédé, hier, au lancement du projet Biosoy, à Diélaly, dans la commune de Syer. Il a rappelé que l'émergence du Sénégal et la création d'emplois passe par de tels projets.

Diélaly. Cette localité ne dit pas grand-chose à de nombreux Sénégalais. Rallié cette localité nichée au cœur du Walo, n'est pas chose aisée. A hauteur du village de Keur Momar Sarr, il faut emprunter une piste sablonneuse pour se rendre dans ce  village, situé au sud du Lac de Guiers, dans la commune de Syer. Arrivé à Diélaly, il faut parcourir, à nouveau, 25 kilomètres pour être sur les terres du projet Biosoy. Le trajet a été long et difficile et les complaintes ne manquent pas. Sur place, le Projet Biosoy prend forme. Le site de 1 000 hectares qui était dans un passé récent une forêt touffue a cédé la place à un projet agricole. La phase de labour est achevée. Le pivot tourne au rythme normal à travers la méthode tourniquet. Il arrose 50 hectares sur les 300 déjà labourés pour la première phase du projet.

Le projet Biosoy est porté par un groupe d'investisseurs privés en collaboration avec des investisseurs institutionnels et stratégiques : le groupe Avril, Nma Sanders du Sénégal et Zalar Sénégal. La société est accompagnée par Orabank avec la garantie du Fongip. D'un montant global de 5 milliards de FCfa, le projet Biosoy consiste en la mise en culture de 1 000 hectares de terres agricoles pour la production de cultures bio destinées à l'exportation et de semences d'arachide certifiées pour les agriculteurs sénégalais. Le projet permettra de créer, dans un premier temps, 200 emplois directs et facilitera la mise à disposition de biomasse pour le bétail. Il aura une contribution significative au Pib et participera à l'amélioration de la balance commerciale à travers les exportations.

Le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, accompagné d'une forte délégation constituée des ministres Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Mbengue Ndiaye, Moustapha Diop, du gouverneur de Louga ainsi que d'autres personnalités du pays a magnifié ce projet « si important qui indique la voie pour un Sénégal émergent à travers le secteur agricole porté par une collectivité locale en partenariat avec ses partenaires ». Il a salué le travail qui a abouti à la concrétisation de ce projet. « Ce que nous avons vu à Syer, c'est l'agriculture de demain telle que conçue par le président de la République à travers le Plan Sénégal émergent  (Pse), notamment à son volet agricole le Pracas », a-t-il déclaré. Ces 1000 hectares développés en trois phases dont la première lancée hier vont, selon lui, générer plus de 100 emplois dans l'immédiat. Il est aussi d'avis que cet investissement réduira le déficit de la balance commerciale de notre pays parce qu'on y cultivera du maïs destiné aux industriels sénégalais, des produits à grande valeur ajoutée tels que la pomme de terre. « C'est bien, dit-il, d'exporter la pomme de terre, c'est encore mieux de faire des sips orientés vers les marchés internationaux. Nous voulons capter le maximum de valeur ajoutée dans notre pays, a-t-il ajouté». Il a indiqué que ce projet a été mis en place en synergie avec le secteur de l'élevage. Des produits bios y seront cultivés et certains sous produits seront destinés à l'élevage.

Pour le Premier ministre, « c'est cette voie indiquée par le chef de l'Etat à savoir faire cohabiter les petites exploitations familiales avec de grands investissements, en relation avec les collectivités territoriales. Ce qui signifie l'émergence inclusive du Sénégal de demain, de la création de la valeur ajoutée, de la création d'emplois et pour notre jeunesse ».

1700 tonnes d'oignons et 1200 tonnes de pommes de terre attendues
Le maire de Syer, Sidy Kâ, voit, dans ce projet, la marche du Plan Sénégal émergent, car il vise à soulager les populations de la pauvreté et à créer des emplois pour les jeunes. Il estime qu'il va également réduire les cas de vol de bétail notés dans la zone. « En trouvant du travail avec ce projet, a-t-il dit, les jeunes ne vont plus s'adonner à des activités illicites ». Le maire a également plaidé pour la réalisation de la route Keur Momar Sarr-Diélaly-Mbar Toubab-Syer et l'l'électrification des villages de la commune notamment du chef-lieu de la commune Syer ainsi que la construction des postes de santé.

Le président du conseil d'administration de Biosoy, Dr Abdourahmane Kane, a affirmé que les promoteurs « n'ont aucun droit à l'échec » eu égard à la confiance placée en eux par les autorités sénégalaises. Il a rappelé le processus ayant abouti au lancement du projet, avant de se féliciter de l'adhésion des populations. Pour l'horticulture, Dr Kane a indiqué que 1500 à 1700 tonnes d'oignons et 1200 tonnes de pomme de terre sont attendues pour la première phase. L’objectif, à travers cette initiative, est de faire, selon lui, du Sénégal une vitrine de la culture bio.

Le directeur général du Fonsis, Ibrahima Kane s'est réjoui de ce modèle de partenariat et d’investissement dans un secteur prioritaire du Plan Sénégal émergent. « L'agriculture doit être une opportunité apportant une prospérité durable au monde rural », a-t-il déclaré. Selon lui, le projet Biosoy a pour ambition de positionner le Sénégal comme un champion d'une agriculture reconnue pour ses vecteurs et sa croissance à deux chiffres sur les marchés d'exportation tout en participant à la production de semences pour notre pays. A cela s'ajoutent les gains significatifs en termes d'emplois, de revenus et de  supports à l'élevage.

Un hommage appuyé a été rendu à Xavier Beulin, président du groupe Avril, décédé il y a quelques jours.

Souleymane Diam Sy 

L’édition 2017 de la Revue annuelle conjointe dont le processus de préparation a été lancé, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, sera consacrée au bilan des réalisations de l’année 2016 et au suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires de l’année 2017.

Quelques-unes des recommandations qui avaient été faites lors du Conseil présidentiel d’avril ont été matérialisées ou connaissent un début de matérialisation. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, Amadou Bâ a déclaré que des efforts ont été faits, en 2015, pour porter le volume d’investissement de ce sous-secteur à 143,3 milliards de FCfa. Pour 2017, le budget prévoit 153,9 milliards de FCFa.

« Avec le vote de la Loi de finance rectificative 2017, l’investissement sera orienté vers des projets d’envergure tels que le projet d’équipement du monde rural, le Programme nationale d’autosuffisance en riz, le Programme des domaines agricoles communautaires », a-t-il informé. S’agissant de la réforme foncière, le ministre a indiqué que l’adoption définitive du document de politique foncière sera faite par le gouvernement dans les prochains mois. Il a ajouté que la généralisation des contrats de performance dans toutes les administrations et structures publiques est en marche, qu’une feuille de route pour le financement de la santé a été élaborée et validée, que le projet de loi rendant obligatoire la Couverture maladie universelle est en train d’être réactualisé. Amadou Bâ a souligné que les ressources allouées aux collectivités locales, au titre de l’Acte 3 de la décentralisation, ont connu une hausse entre 2014 et 2015.

« Le Fonds de dotation de la décentralisation est passé de 20,4 milliards de FCfa à 22,4 milliards de FCfa. Le Fonds d’équipement des collectivités locales est passé de 15 milliards de Fcfa à 20 milliards de Fcfa », a-t-il précisé. Quant à la réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale, elle est devenue une réalité et un plan de modernisation de l’administration a été élaboré ainsi qu’un plan d’actions prioritaires qui est en cours d’exécution.

Le processus de préparation de la Revue annuelle conjointe 2017 visant à évaluer les performances de la politique économique et sociale du Sénégal a été lancé, hier, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, en présence du ministre en charge du Suivi du Pse, Abdoul Aziz Tall, des partenaires techniques et financiers, des acteurs de la société civile et du secteur privé, etc. Cet exercice est un engagement du gouvernement du Sénégal vis-à-vis de ses partenaires financiers. Il est prescrit par le Cadre harmonisé de suivi et d’évaluation des politiques publiques (Case) institué par décret en mai 2016 par le chef de l’Etat dans le but de suivre et d’évaluer les résultats des politiques publiques selon l’approche de la gestion axée sur les résultats de développement.

Généraliser les contrats de performance
Cette présente édition sera consacrée au bilan des réalisations de 2016 et au suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires de 2017 par un processus participatif de collecte, de traitement et de validation des résultats enregistrés. Hier, les travaux sont faits avec les secteurs concernés et les représentants des services régionaux et marquent la première étape du processus qui doit être conclu par un Conseil présidentiel, en fin avril. Co-président du Secrétariat des Revues, le ministre Abdoul Aziz Tall a indiqué que la Revue annuelle conjointe est la manifestation de l’engagement du chef de l’Etat de « placer la démarche de gestion axée sur les résultats et d’évaluation des politiques publiques et de l’action du gouvernement ». A ses yeux, ce dispositif mis en place pour fédérer les mécanismes et accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent reste « un maillon important de la recherche continue de transparence ».

Chef de file des partenaires techniques et financiers, Alberto Virella, ambassadeur d’Espagne au Sénégal, a salué « la volonté du gouvernement du Sénégal de rendre compte de l’état de mise en œuvre de ses politiques globales et sectorielles ». Il a rappelé que ce souci de transparence basé sur les principes de la gestion axée sur les résultats est conforme aux principes fondamentaux de la Déclaration de Paris, de l’Agenda d’Accra et des Engagements de Busan pour une plus grande efficacité de l’aide au développement.

Après avoir engagé des réformes qui ont permis de renforcer la croissance, l’enjeu pour le Sénégal est, selon M. Virella, de maintenir cette croissance sur le long terme et de faire en sorte qu’elle soit inclusive et créatrice d’emplois. Il a suggéré au gouvernement de faire l’état d’avancement du Pse, ses rendements afin d’en connaître l’impact. Sur l’importance de la Revue annuelle conjointe, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a soutenu que seule l’évaluation des progrès est en mesure de permettre d’apprécier l’efficacité de la dépense publique et de générer des informations précieuses pour la prise de décisions. Amadou Bâ a insisté sur la nécessité d’une bonne appropriation de l’exercice de revue par les départements ministériels.

Abdoul Aziz Tall, ministre en charge du Suivi du Pse : « Les premiers résultats sont appréciables »
Trois ans après son lancement, le Plan Sénégal émergent (Pse) affiche des « résultats appréciables », selon le ministre en charge du suivi de ce plan. Ces bons points se sentent aussi bien sur le plan global de l’économie, à l’échelle sectorielle, qu’à l’amélioration des conditions de vie et d’existence des Sénégalais. « L’économie sénégalaise est bien inscrite sur une bonne trajectoire au regard du bon comportement des principaux indicateurs macroéconomiques, le taux de croissance du Pib étant définitivement inscrit au-dessus de la barre de 6 % », a-t-il dit. Ces performances se traduisent également au-delà des projets et réformes, « à travers les différents programmes dont la principale finalité est l’amélioration des conditions des populations défavorisées. Je fais référence au Pudc, à la Cmu, à l’électrification rurale, à l’hydraulique rurale, etc.».

Compte rendu : Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a annoncé, mardi, que les travaux de l’abattoir moderne de Fatick implanté dans la zone de Niakhar seront achevés cette année. C’était lors du Comité régional de développement axé sur la situation de l’élevage dans la région qui a permis aux différents acteurs d’avoir une idée sur les projets et programmes développés par ce département.

Sur la situation de l’élevage dans la région, le service de l’élevage a fait un état des lieux, en mettant l’accent sur la campagne de vaccination de 2016 et sur la programmation de celle de 2017.  Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a rappelé que la question de l’alimentation du cheptel est une priorité, en plus des programmes contenus dans le Plan Sénégal émergent.

Concernant le programme de développement de la production laitière, Aminata Mbengue Ndiaye a détaillé les différentes stratégies. Il s’agit de l’insémination artificielle, de l’importation d’animaux à haut potentiel laitier, la transformation et la valorisation du lait. Elle a rappelé que  chaque année,   60 milliards de FCfa  sont dépensés pour l’achat de lait. Et pour résorber ce gap, tous ces programmes sont développés. Le ministre a révélé que dans le budget de 2016,  plus de 1000 vaches laitières ont été commandées en vue d’augmenter, de façon substantielle, la production nationale de lait. Ces 1000 vaches exotiques vont produire 25.000 litres par jour à raison de 25 litres par vache. «Si nous continuons sur cette lancée dans un partenariat public/privé, notre facture laitière va diminuer et cela va permettre une balance des paiements équilibrée », a-t-elle déclaré.

Sur la question de la culture fourragère, elle est d’avis qu’il faut sensibiliser davantage et renforcer les capacités des éleveurs. Lors de cette rencontre, les acteurs ont beaucoup insisté sur le vol de bétail, devenu un « fléau » au Sénégal. Sur cette question préoccupante, le ministre de l’Elevage a rappelé que le chef de l’Etat a demandé de faire une relecture du code pénal et du code de procédure pénale en ce qui concerne le vol de bétail et de lui faire de nouvelles propositions. De plus, elle a annoncé que 2000 puces électroniques seront disponibles pour les chevaux dans la lutte contre le vol, en plus d’une fiche signalétique pour chaque cheval.

Aminata Mbengue Ndiaye a fait savoir aux acteurs qu’il y a un  arrêté portant sur la réglementation des véhicules à traction animale. Selon elle, l’âge de l’enfant qui conduit a été relevé à 15 ans et il a été demandé l’obtention du permis de conduire pour amoindrir  les accidents.   Rappelant la décision du chef de l’Etat de doter des îles de l’eau douce à partir du projet Notto- Ndiosmone- Palmarin,  Mme le ministre a fait savoir que son département, avec le gouverneur de région et les services techniques de l’hydraulique, vont essayer de trouver une solution à l’alimentation en eau du cheptel dans ces îles. Elle a promis de lancer personnellement la campagne de vaccination 2017 dans les îles pour montrer toute l’importance que son département accorde à ces localités qui sont des zones à fort potentiel d’élevage.

Oumar  Ngatty BA

Lors de son séjour à Matam, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité les sites qui doivent accueillir les trois projets aquacoles annoncés à l’issue du Conseil des ministres délocalisé, en mars 2013.

Dans la région de Matam, verront, bientôt le jour, trois projets aquacoles d’envergure. Chacune des trois départements (Kanel, Matam et Ranérou) abritera un. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité, lors de sa tournée dans cette région, les différents sites retenus. Ces projets sont la concrétisation de la promesse qu’avait faite le président Macky Sall lors du Conseil ministériel délocalisé de Matam, en mars 2013.

A Ranérou, la ferme aquacole sera installée dans un site identifié dans la commune de Vélingara Ferlo. Dans cette localité d’accès difficile située au cœur de la zone sylvo-pastorale, le projet nécessitera un investissement de 220 millions de FCfa. Du fait de l’absence de cours d’eau, il est prévu d’y réaliser un forage pour alimenter la ferme où il est attendu une production de 100 tonnes de poisson par an. En plus de générer une centaine d’emplois, ce projet va sans douter augmenter et diversifier les sources de revenus de ces populations éloignées des zones de pêche et qui vivent quasiment d’élevage et d’agriculture. Le ministre qui a promis un camion frigorifique, a annoncé que le chef de l’Etat a décidé, dans le Programme d’urgence de développement communautaire, de refaire la piste Ranérou-Vélingara Ferlo fortement endommagée par endroits et d’y apporter l’électricité. Dans cette commune loin de tout et qui manque presque de tout, on s’éclaire au moyen de systèmes solaires. Les habitants, en tête, le député de la zone et le maire ont accueilli, avec beaucoup d’enthousiasme, ces annonces.

Dans le département de Kanel, c’est le village de Thiemping qui a été retenu pour abriter la ferme aquacole. Le site est idéalement placé en bordure du fleuve Sénégal. Les investissements prévus s’élèvent à 180 millions de FCfa. Dans le département de Matam, le site identifié est localisé dans le quartier de Diamel, dans la commune de Matam, à quelques foulées du fleuve Sénégal. Là également, il est prévu un investissement de l’ordre de 200 millions de FCfa. Ces trois projets, selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime vont rendre plus accessible le poisson et permettre de créer plus de 300 emplois.

Toujours dans cette volonté de développer la filière aquacole dans le Fouta, le ministre a décidé, outre ces trois projets aquacoles, de terminer les travaux de la ferme aquacole de Waoundé dans le département de Kanel. Ce projet qui date de 2006, a englouti plus d’une soixantaine de millions sans jamais être fonctionnel. Piloté au début par l’Agence régionale de développement (Ard), les travaux de cette ferme aquacole n’ont jamais dépassé le stade du creusement des étangs. Le choix du site, très éloigné du fleuve, le système d’irrigation, entre autres couacs, ont bloqué ce projet. Outré par cette situation, le ministre Oumar Guèye a annoncé la reprise des travaux de cette ferme. Un peu plus de 22 millions vont y être investis et la gestion sera confiée à un comité villageois qui sera mis en place.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

Le projet « capitalisation des technologies des micros jardins de la ville de Dakar et expansion régionale au Burkina Faso, en Gambie et au Niger » est le fruit d’une collaboration entre la Fao, la ville de Milan et la municipalité de Dakar. La troisième phase du projet, achevée le 31 décembre 2016, avait pour vocation d’étendre la technologie du micro jardin. Celle-ci a été largement reconnue comme un modèle de bonnes pratiques d’agriculture urbaine durable et résiliente dans des villes comme Banjul, Niamey et Ouagadougou qui sont confrontées, comme Dakar, à une démographie en forte croissance. Le projet « micro jardin de la ville de Dakar » contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les moins nanties. Cette technologie permet ainsi l’amélioration de l’accessibilité alimentaire, de la diversité de la consommation et du régime alimentaire et constitue une réponse à l’équation de la croissance accélérée des villes.

Cet atelier vise donc à réunir tous les acteurs du Burkina Faso, de la Gambie, du Niger et du Sénégal afin de créer un cadre de concertation, d’échanges et de transfert des compétences entre les membres de la plateforme multi acteurs pour la fabrication du compost et du vermicompost. « La technologie des micro-jardins est une composante et un levier important pour la promotion de l’agriculture urbaine et périurbaine. Cette technologie simple et pratique peut contribuer substantiellement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les moins nanties ou vulnérables des villes voire à la génération de revenus pour elles », déclare Cheikh Guèye de la Fao au Sénégal. Les résultats engrangés ont permis d’exporter l’expérience de cette pratique de Dakar à d’autres villes. A Dakar, cette troisième phase a permis d’orienter la démarche vers des technologies mieux adaptées au contexte local et de lancer le concept de micro-jardins de deuxième génération ou encore d’éco-micro-jardins. Il s’est agi, en effet, de mettre au point des méthodes de compostage et de lombricomposatge afin de vérifier si ces engrais organiques pourront valablement se substituer aux engrais minéraux pour la fertilisation des micro-jardins. Cette approche épouse les ambitions de l’Etat du Sénégal qui, dans sa stratégie nationale de développement durable, a relevé le cas du micro jardinage dans la ville de Dakar. Celle-ci assure également le portage institutionnel du projet micro-jardins depuis la première phase en insérant, dans son plan de développement municipal, le programme de micro-jardins. Tout un dispositif a été mis en place avec, selon Woré Diaw, représentante du maire de Dakar. Il s’agit de la création, en son sein, d’une cellule de gestion et de coordination qui collabore avec les partenaires du projet.

Il y a également la mise à disposition du projet de douze (12) centres de formation et de démonstration à travers la ville ainsi qu’une assistance technique. Un dispositif de suivi des sites est assuré par la ville. Par ailleurs, pour appuyer les micros jardiniers, des instituts de crédits tels que les fonds pour les personnes en extrême pauvreté et le fonds de développement municipal facilitent l’accès au crédit.

Alassane Aliou MBAYE

D’un côté, vingt jeunes qui ont refusé la fatalité du chômage et ont décidé de lutter contre les affres de l’oisiveté ou de vivre de menu fretin. De l’autre, un marabout entreprenant qui a refusé de se contenter de son tapis de prière et de son chapelet et a décidé d’investir dans la terre. Dans la commune de Matam, le Gie Weltaré et le chef religieux Thierno Samassa ont développé des fermes piscicoles qui restent des modèles du genre dans tout le Fouta. « Pour l’instant, ces deux fermes sont les plus importantes dans toute la zone », souffle le Dr Maguette Bâ, Directeur de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui apporte un soutien technique et matériel à ces deux projets.

La ferme piscicole de ces jeunes de Matam est de type cages flottantes. Elle est mise en place par le projet de la Fao qui promeut la création d’emplois décents pour les jeunes dans le domaine de l’aquaculture. Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est la tutelle institutionnelle et l’Ana en assure la coordination et la mise en œuvre avec la sélection du site, la confection des cages, la formation des jeunes, l’empoissonnement et le suivi. La ferme bénéficie également d’une petite unité de fabrique d’aliment. Le coût global du projet est estimé à 25 millions de FCfa.

Les cages ont été empoissonnées le 23 janvier dernier avec 60.000 alevins de poids moyen de 15 grammes. La période d’élevage dure six mois au bout de laquelle il est attendu une récolte 17,5 tonnes de poissons. Sur l’année, cela donne 35 tonnes. A raison de 1000 FCfa le kilogramme, ces jeunes pourront se retrouver avec un chiffre d’affaires de 35 millions de FCfa par an.

Quant à la ferme piscicole du marabout Thierno Samassa, elle a été aménagée en 2015 avec l’appui de l’Ana pour les aspects techniques et la Saed dans la logistique, à Diacksao, à quelques kilomètres du centre de la commune de Matam. Elle est composée de cinq étangs alimentés en eau par un bras du fleuve Sénégal. Les étangs ont été empoissonnés par l’Ana avec 20.000 alevins de 20 à 29 grammes. En plus des alevins, l’Ana a mis à la disposition du chef religieux 3,5 tonnes d’aliments. Quelques-uns de ses disciples assurent le suivi des élevages avec l’assistance de l’Ana. Si tout se passe bien, cette ferme produira 12 tonnes de poissons sur l’année.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

La pêche continentale souffre de nombreux maux à Matam et à Podor. Devant la raréfaction du poisson, les pêcheurs étalent toutes leurs inquiétudes. Mais la visite du ministre de la Pêche et de l’Economie a ravivé l’espoir d’un lendemain meilleur.

Ils sont tous là, hommes, femmes, enfants…, ce lundi après-midi, sous la voilure du soleil couchant. Les populations de Kanel, de Soringho, de Thialy, de Bow etc., ont massivement afflué sur la berge abrupte et ravinée du marigot « Patowel » à la rencontre du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Tam-tam, battements de mains, chants, l’ambiance est à la fête. Ce jubilé est à la hauteur de l’immense espoir que suscite cette visite ministérielle chez ces populations qui vivent de la pêche continentale. Car, ici, comme dans les autres localités situées le long des cours d’eau, ce secteur souffre. Il ne nourrit plus son homme.

L’époque où les pirogues remplies à ras-bord débarquant des captures sur la berge n’est plus que réminiscence douloureuse. Les actions communautaires comme l’interdiction d’y pêcher durant une partie de l’année afin de permettre le repeuplement du cours d’eau n’y ont rien fait. Le poisson se raréfie. La production moyenne annuelle par campagne de 210.000 kilogrammes est un lointain souvenir. « Dans les années 1990, la pêche était florissante. C’était la fête, la berge était animée. Les gens venaient de partout pour acheter nos poissons, pas n’importe quel poisson, mais des poissons nobles », rappelle M. Diallo, adjoint au maire de la commune de Ouro Sidy. Les applaudissements couvrent ses propos. « On ne mange plus du poisson, rien que de la viande », renchérit une voix dans l’assistance suivie de vivats dans la foule.

Situé dans l’arrondissement de Ouro Sidy, à trois kilomètres de la commune de Kanel, le marigot « Patowel » a une longueur de 5 kilomètres, une largeur de 80 mètres et une profondeur de 7 mètres en période de crue. Il était peuplé par une diversité d’espèces halieutiques. Mais le cours d’eau est en train de se rétrécir dangereusement du fait de l’ensablement favorisé par les cultures de décrue sur le lit majeur et de la mauvaise gestion des ouvrages hydrauliques de retenue d’eau qui perturbent son régime. Les pêcheurs ont demandé au ministre le curage et le dragage du marigot, son empoissonnement, la construction d’un abri pour la surveillance. Ils souhaitent avoir une ferme piscicole en cages flottantes, un appui financier et un périmètre maraîcher afin de diversifier leurs activités.

Non loin de là, la mare « Wendu Kanel », à cheval entre les communes de Ogo et de Ouro Sidy, s’étend sur 4 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large pour une profondeur moyenne de 3 mètres en période de crue. Ce cours d’eau connaît le même sort que le marigot « Patowel ». Il souffre d’un tarissement précoce.

Le poisson se raréfie
Le temps de rétention de l’eau ne dure que 9 mois. Et pourtant, le « Wendu Kanel », selon l’Inspecteur régional de la pêche et de surveillance, M. Mané, « est propice à l’empoissonnement et à la pisciculture en enclos ». La production moyenne de poisson par campagne est estimée à 135.000 kg. Là également, les doléances de la délégation de pêcheurs venue rencontrer le ministre Omar Guèye en bordure de la mare sont les mêmes que celles de leurs homologues du marigot « Patowel » : empoissonnement, dragage, appui financier, abri de surveillance, pisciculture en cages etc. Plus au Nord, dans la commune de Bokidiawé, département de Matam, le problème d’ensablement n’est pas la principale préoccupation des pêcheurs du village de Sadel bordé par le fleuve Sénégal. Ici, les préoccupations sont liées à la raréfaction du poisson, au manque d’équipements de pêche (pirogues motorisées, gilets), au défaut de moyens de conservation des produits (caisses isothermiques). Devant le ministre Oumar Guèye, les doléances ont porté sur ces aspects. L’achèvement des travaux de l’aire de transformation a été également une forte demande. En effet, à Sadel, une unité de transformation des produits de la pêche a été construite en 2011 mais elle n’est ni fonctionnelle ni réceptionnée pour des raisons de travaux complémentaires à exécuter par le Projet de gestion intégré des ressources en eau et de développement des usages multiples dans le bassin du fleuve Sénégal/ Omvs (Pgire 2).

Comme dans la région de Matam, la pêche continentale souffre de multiples maux dans le Podor. Le constat a été fait par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime à Pont Gayo, petit village de pêcheurs perché sur les hauteurs du fleuve qui traverse Donaye et Podor commune. Partout où il est passé, le ministre Oumar Guèye a tenu des rencontres d’échanges et de partage avec tous les acteurs de la pêche. Ayant pris bonne note des doléances, il a promis de tout faire pour que la pêche continentale retrouve un nouveau souffle dans le Fouta.
De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

LE GUIDE RELIGIEUX THIERNO SAMASSA ET DES JEUNES « PÊCHENT » PAR L’EXEMPLE
D’un côté, vingt jeunes qui ont refusé la fatalité du chômage et ont décidé de lutter contre les affres de l’oisiveté ou de vivre de menu fretin. De l’autre, un marabout entreprenant qui a refusé de se contenter de son tapis de prière et de son chapelet et a décidé d’investir dans la terre. Dans la commune de Matam, le Gie Weltaré et le chef religieux Thierno Samassa ont développé des fermes piscicoles qui restent des modèles du genre dans tout le Fouta. « Pour l’instant, ces deux fermes sont les plus importantes dans toute la zone », souffle le Dr Maguette Bâ, Directeur de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) qui apporte un soutien technique et matériel à ces deux projets.

La ferme piscicole de ces jeunes de Matam est de type cages flottantes. Elle est mise en place par le projet de la Fao qui promeut la création d’emplois décents pour les jeunes dans le domaine de l’aquaculture. Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est la tutelle institutionnelle et l’Ana en assure la coordination et la mise en œuvre avec la sélection du site, la confection des cages, la formation des jeunes, l’empoissonnement et le suivi. La ferme bénéficie également d’une petite unité de fabrique d’aliment. Le coût global du projet est estimé à 25 millions de FCfa.

Les cages ont été empoissonnées le 23 janvier dernier avec 60.000 alevins de poids moyen de 15 grammes. La période d’élevage dure six mois au bout de laquelle il est attendu une récolte 17,5 tonnes de poissons. Sur l’année, cela donne 35 tonnes. A raison de 1000 FCfa le kilogramme, ces jeunes pourront se retrouver avec un chiffre d’affaires de 35 millions de FCfa par an.

Quant à la ferme piscicole du marabout Thierno Samassa, elle a été aménagée en 2015 avec l’appui de l’Ana pour les aspects techniques et la Saed dans la logistique, à Diacksao, à quelques kilomètres du centre de la commune de Matam. Elle est composée de cinq étangs alimentés en eau par un bras du fleuve Sénégal. Les étangs ont été empoissonnés par l’Ana avec 20.000 alevins de 20 à 29 grammes. En plus des alevins, l’Ana a mis à la disposition du chef religieux 3,5 tonnes d’aliments. Quelques-uns de ses disciples assurent le suivi des élevages avec l’assistance de l’Ana. Si tout se passe bien, cette ferme produira 12 tonnes de poissons sur l’année.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

MATAM : TROIS PÔLES AQUACOLES BIENTÔT RÉALISÉS
Lors de son séjour à Matam, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité les sites qui doivent accueillir les trois projets aquacoles annoncés à l’issue du Conseil des ministres délocalisé, en mars 2013.

Dans la région de Matam, verront, bientôt le jour, trois projets aquacoles d’envergure. Chacune des trois départements (Kanel, Matam et Ranérou) abritera un. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a visité, lors de sa tournée dans cette région, les différents sites retenus. Ces projets sont la concrétisation de la promesse qu’avait faite le président Macky Sall lors du Conseil ministériel délocalisé de Matam, en mars 2013.

A Ranérou, la ferme aquacole sera installée dans un site identifié dans la commune de Vélingara Ferlo. Dans cette localité d’accès difficile située au cœur de la zone sylvo-pastorale, le projet nécessitera un investissement de 220 millions de FCfa. Du fait de l’absence de cours d’eau, il est prévu d’y réaliser un forage pour alimenter la ferme où il est attendu une production de 100 tonnes de poisson par an. En plus de générer une centaine d’emplois, ce projet va sans douter augmenter et diversifier les sources de revenus de ces populations éloignées des zones de pêche et qui vivent quasiment d’élevage et d’agriculture. Le ministre qui a promis un camion frigorifique, a annoncé que le chef de l’Etat a décidé, dans le Programme d’urgence de développement communautaire, de refaire la piste Ranérou-Vélingara Ferlo fortement endommagée par endroits et d’y apporter l’électricité. Dans cette commune loin de tout et qui manque presque de tout, on s’éclaire au moyen de systèmes solaires. Les habitants, en tête, le député de la zone et le maire ont accueilli, avec beaucoup d’enthousiasme, ces annonces.

Dans le département de Kanel, c’est le village de Thiemping qui a été retenu pour abriter la ferme aquacole. Le site est idéalement placé en bordure du fleuve Sénégal. Les investissements prévus s’élèvent à 180 millions de FCfa. Dans le département de Matam, le site identifié est localisé dans le quartier de Diamel, dans la commune de Matam, à quelques foulées du fleuve Sénégal. Là également, il est prévu un investissement de l’ordre de 200 millions de FCfa. Ces trois projets, selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime vont rendre plus accessible le poisson et permettre de créer plus de 300 emplois.

Toujours dans cette volonté de développer la filière aquacole dans le Fouta, le ministre a décidé, outre ces trois projets aquacoles, de terminer les travaux de la ferme aquacole de Waoundé dans le département de Kanel. Ce projet qui date de 2006, a englouti plus d’une soixantaine de millions sans jamais être fonctionnel. Piloté au début par l’Agence régionale de développement (Ard), les travaux de cette ferme aquacole n’ont jamais dépassé le stade du creusement des étangs. Le choix du site, très éloigné du fleuve, le système d’irrigation, entre autres couacs, ont bloqué ce projet. Outré par cette situation, le ministre Oumar Guèye a annoncé la reprise des travaux de cette ferme. Un peu plus de 22 millions vont y être investis et la gestion sera confiée à un comité villageois qui sera mis en place.

De notre envoyé spécial : Elhadji Ibrahima THIAM

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