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Affaires et Finances (1631)

26 types de vaccins sont mis à la disposition des vétérinaires pour lutter contre les maladies animales. L’annonce est du Dr Yaya Thiongane, directeur de l’unité de recherche et de la production agricole de l’Isra.

L’Institut sénégalais de recherches agricoles a organisé, avant-hier, une conférence de presse sur la contribution de l’Ipv (Isra production vaccins) dans l’amélioration de la santé et des productions animales. Face aux journalistes, au Centre international du commerce extérieur (Cices), en marge de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales, M Thiongane a révélé que quelque 30 types de vaccins vétérinaires ont été découverts pour un total de 20 millions de doses. « Le chef de l’État ne s’est pas trompé en investissant dans l’agriculture dans sa globalité. Pour la recherche et concernant les ressources animales, 30 vaccins sont disponibles, pour un total 20 millions de doses », a affirmé le chercheur.

Le directeur de l’unité de recherche et de la production de l’Isra a soutenu que 50 % des 20 millions de doses sont commercialisés. « 20% sont vendus en Mauritanie et une bonne partie acheminée au Cameroun, au Congo Brazzaville, etc. », a-t-il indiqué, Sans dévoiler le coût de production encore moins le prix de vente. « Il y en a pour toutes les bourses », s’est-il contenté de dire. Sur la liste des vaccins disponibles au nombre de 26, il y a le «cholavil» destiné à combattre le «choléra aviaire» avec un conditionnement par flacon de 20 doses. Il y a également le «PestalHB1-viral», le «Pestalo Lasota», le «2 thermostable» qui servent à lutter contre la maladie de «Newcastle» avec un conditionnement de 100 doses, le Variphene, le Polyequipeste qui combattent respectivement la variole aviaire et la peste équine. Il y a le Typhox inventé pour lutter contre la typhose et la pullorose aviaire, l’»Anabot C», l’»Anabot D» qui combattent le «botulisme bovin» avec un conditionnement respectif de 20 doses.

« Nous sommes dans un processus qui, inéluctablement, doit nous permettre de nous conformer aux normes du concept mondial « One Heath » qui dispose que 80% du cheptel doit être vacciné pour parer à certaines maladies qui se transmettent de l’animal », a-t-il dit, insistant sur les fait que les vaccins constituent « les munitions qui combattent les maladies animales ». Il a rappelé que le Sénégal produit des vaccins depuis 1930 et dans un futur proche, il s’agira de passer de 20 millions de doses à 60 millions par an pour répondre aux normes internationale. Le Directeur de l’Isra, Dr Alioune Fall, a souligné que cette recherche doit permettre à son institut de bien cerner ses actions sur la santé des animaux. « Une bonne partie des maladies dont nous souffrons, proviennent de ce que nous mangeons. D’où cette attention particulière de l’État dans le volet recherche confié à l’Isra (…) », a déclaré Dr Alioune Fall. Il a attiré l’attention sur la durée de stockage du riz consommé. « Les stocks de riz de plus de deux ans allant jusqu’à trois voire quatre ans 4 voient leur acidité augmentée. Nous devons veiller à ce qu’ils ne rentrent pas au Sénégal. Il y a une diminution des protéines des matières grasses », a prévenu le Dr Aliou Fall, précisant que l’odeur change. L’Isra a beaucoup investi sur la recherche animale notamment sur la santé animale, la nutrition et l’alimentation du bétail et de la volaille. Il travaille également sur la recherche et l’information sur le système d’élevage.

3,5 milliards de FCfa d’appui de l’Etat à l’Isra
« Dans sa vision pour le développement de la recherche agricole, le chef de l’État Macky Sall n’a pas lésiné sur les moyens financiers. Ces quatre dernières années, le président de la République a injecté 3, 5 milliards à l’Ira », a déclaré Ngagne Sène, président du conseil d’administration, qui plaide pour que les moyens soient revus à la hausse. « Sans une agriculture modernisée, point de développement possible », a-t-il estimé.

Il a indiqué que depuis sa création le 4 novembre 1974, l’Ira connaît, dans son histoire, ses années les plus belles avec plusieurs tonnes de semences en céréales (fruits) mises à la disposition des agriculteurs. « Nous luttons contre la faim. Conscients du fait que l’agriculture est le moteur de la croissance, le gouvernement, par la voix du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a investi dans l’Institut pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent-Pse, notamment dans son volet agricole », a-t-il laissé entendre.
A l’en croire, la production de semences de qualité et autres produits avoisinants ont permis d’avoir des résultats probants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Séwékhaye est doté d’un système d’alimentation en eau couvrant 12 villages.

15 heures. Le soleil darde ses rayons ; une chaleur écrasante met le village de Séwékhaye, situé dans la commune de Ngoudiane, à vingt kilomètres de Thiès, quasiment en mode ralenti. Les gens sont dans les maisons ou à l’ombre des arbres. Pourtant, à la sortie de ce village, l’effervescence est à son comble. Vieux, femmes, jeunes et enfants se sont donné rendez-vous à la sortie du village non loin du château d’eau. Malgré la longue attente et la canicule, l’ambiance est bon enfant. On prend son mal en patience sous les tentes, en écoutant la musique distillée par les hauts parleurs.

Vers 15 heures 30 minutes, le cortège arrive. Il est accueilli par les applaudissements de l’assistance. Helen Clark, l’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) vient visiter le forage et le château de Séwèkhaye et le périmètre maraîcher réalisés par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Malgré l’existence d’un forage équipé d’un château d’eau avec une capacité de 150 m3 et un débit de 20 m3 par heure, mis en service en 2004, les populations éprouvaient d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau. La cause ! Des besoins qui ne cessent de croître avec l’augmentation de la population et du cheptel. Séwèkhaye abrite un grand marché de bétail de petits ruminants. Il s’y ajoute que la pression était faible. La conjugaison de ces facteurs entrainait une pénurie d’eau.

La réception de l’ouvrage est marquée par une effusion collective de joie dans ce village. Ouf de soulagement des populations. Le Programme d’urgence de développement communautaire y a réalisé un système d’alimentation en eau multi-villages avec un château d’eau d’une hauteur de 25 mètres pour avoir une bonne pression et assurer une alimentation correcte des villages desservis. D’une capacité 200 m3 et un débit de 40 m3 heure, l’ouvrage va alimenter, en plus de Séwèkhaye, les villages de Keur Ibra Kane, Shine, Thiallé, Keur Ibra Faye, Keur Ndiogou, Keur Sombel, Keur Malamine Ndiaye, Keur Kholé, Keur Serigne Mbacké Madina, Ndiané et Keur Morry. Au total, 12 villages sont raccordés et alimentés en eau potable. Le Pduc a construit également 17 bornes fontaines, 5 abreuvoirs, une prise charrette et 39 kilomètres d’adduction d’eau. La somme globale de l’investissement est de 350 millions de FCfa.

Réduire les inégalités
Après avoir écouté les explications du technicien, Hélen Clarck a dit sa joie de visiter l’ouvrage réalisé par le Pudc. « J’imagine les peines que vous éprouviez en parcourant des kilomètres pour s’approvisionner en eau. Je mesure l’importance de la vision du président Macky Sall et du Pudc », a dit l’administrateur du Pnud. Mme Clark a adressé un satisfécit au Pudc.

Le maire de Ngoudiane, Mbaye Dione a déclaré que le Pudc, conçu pour doter les populations des services sociaux de base, permet de réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales et de fixer les populations dans leur terroir. « Que l’on soit avec le président Macky Sall ou non, le Pudc est en train de réaliser de bons résultats et il permet aux élus locaux d’avoir des réalisations », a confié l’édile qui est également Secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal.

Le Secrétaire d’État chargé du suivi du Programme d’urgence de développement communautaire, Souleymane Jules Diop, très en verve, a rappelé la philosophie de ce programme qui permet aux populations vivant en milieu rural d’avoir accès à l’eau, l’électricité, aux pistes de production et aux équipements d’allègement des travaux des femmes. « Entre 2009 et 2011, le président Macky Sall bien avant sa candidature à la magistrature suprême et son élection à la tête de l’État, a discuté et recueilli les doléances des populations des zones rurales et à travers ce programme, il veut réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales par une meilleure allocation des ressources nationales. De plus, il ne veut plus, 50 ans après les indépendances, voir les femmes porter des bassines d’eau ou se livrer aux travaux ménagers difficiles », a-t-il affirmé. Il a annoncé que les femmes recevront bientôt des financements et elles pourront s’adonner à des activités génératrices de revenus.

Le Secrétaire d’État chargé du suivi du Programme d’urgence de développement communautaire a rendu un vibrant hommage à Fatou Bintou, le représentant-résident du Pnud au Sénégal et à l’ensemble de l’équipe du Pudc.

Gestion du périmètre maraîcher : Les populations cotisent 6 millions de Fcfa
Dans sa volonté d’autonomiser les femmes, le Programme d’urgence de développement communautaire a prévu de réaliser des périmètres maraîchers partout où il construit un système d’alimentation en eau multi-villages en vue de permettre aux femmes et jeunes, c’est-à-dire les couches les plus démunies, d’avoir des activités génératrices de revenus. A Séwékhaye, village situé dans la commune de Ngoudiane, à vingt kilomètres de Thiès, les populations ont mis sur la table 6 millions de FCfa, constituant les parts sociales pour démarrer les activités. Un geste qui a touché le maire Mbaye Dione qui a souligné la pertinence du périmètre maraîcher. « Si ce projet réussit, les populations n’iront plus à Dakar parce que nous sommes confrontés à un exode massif surtout des femmes et des jeunes filles », a-t-il déclaré.

Mbaye Dione a invité les populations à assurer une bonne exploitation et un entretien de l’ouvrage. La présidente du Groupement d’intérêt économique des femmes, Ndiatté Guèye, a rappelé les difficultés auxquelles les populations étaient confrontées dans l’approvisionné en eau surtout à l’approche de la fête de Tabaski. Elle a indiqué que 63 % des parts sociales ont été libérées par les femmes.

Mamadou GUEYE

Co-organisé par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) et la direction générale de la Planification et des politiques économiques (Dgppe), le deuxième forum, est prévu les 6 et 7 avril 2017 et sera une occasion de passer à la loupe l’exécution des projets phares du Plan Sénégal émergent.

Devenu le cadre fédérateur de toutes les interventions et de tous les programmes de développement, le Plan Sénégal émergent (Pse) se présente désormais comme le référentiel des politiques économique et sociale sur le moyen et le long terme au Sénégal. Après trois ans de mise en œuvre, les pouvoirs publics sont en train de faire les premières évaluations en vue de se projeter vers la 2ème phase. C’est ce moment qu’ont choisi le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) et la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) pour faire un bilan, à mi-parcours, du Pse avec les décideurs, le secteur privé, les chercheurs, les organisations de la société civile. Les échanges prévus les 6 et 7 avril prochains lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale a pour thème : « le Plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ». Il s’agira également, explique le directeur exécutif du Cres, le Pr Abdoulaye Diagne, d’explorer les perspectives et de dégager les contours d’une 2ème phase du Pse.

Plusieurs problématiques au cœur du Pse notamment la croissance, l’équité, les politiques agricoles, la création d’emplois, etc. seront abordés. « Pour réduire la pauvreté et les inégalités, il faut s’inscrire dans une dynamique d’augmentation continue des richesses », a-t-il affirmé. Pour lui, les réformes sont essentielles pour que l’économie soit compétitive. L’accent sera également mis sur les réformes budgétaires d’autant que « l’État a besoin des ressources, de moyens pour mettre en œuvre ses politiques de développement ». La protection sociale fait partie des thèmes qui seront abordés au cours de ces deux jours de réflexion et d’échanges. « Il est nécessaire de donner à tout le monde une bonne santé, de secourir les personnes démunis, etc. », a rappelé Pr Abdoulaye Diagne. Cependant, il souhaite que ces politiques soient mises en cohérence pour un système de protection performant. Le directeur exécutif du Cres estime qu’on ne pourra pas satisfaire les besoins sans la croissance. Le conseiller technique de la Dgppe, par ailleurs chef de département d’Analyse et Politique économiques, le Pr Abou Kane a dit l’intérêt que la tutelle accorde à ce forum dont les thèmes sont arrimés au Pse. « Le principal challenge du Pse, c’est l’inclusion sociale. Une chose est de créer des richesses ; une autre, c’est de les distribuer à toute la population », a indiqué le Pr Abou Kane. « Nous espérons que les échanges nous aideront à mieux concevoir les politiques économique et sociale et à bâtir une nouvelle génération de programmes plus efficaces et mieux articulés aux préoccupations de l’économie et de la société », a poursuivi le directeur exécutif du Cres. Le directeur du Projet « Vivre avec l’eau », Mamadou Diassé, est revenu sur cette initiative qui vise, dit-il, « à renforcer la résilience des populations dans dix communes de Dakar dans la lutte contre les inondations ».

Souleymane Diam SY

Afin de contribuer à améliorer la qualité des dossiers de demandes d’homologation des pesticides soumis à l’évaluation du Comité sahélien des pesticides (Csp), des agents des partenaires de l’industrie en charge de ce secteur dans le Sahel sont conviés, depuis hier, à une session de formation sur les exigences et les nouvelles procédures dudit comité.

Dans ses activités d’appui aux firmes phytopharmaceutiques et suite aux recommandations de la 1ère édition des sessions d’échanges du Comité sahélien des pesticides (Csp)/Industrie, tenue à Bamako en mars 2016, l’Institut du sahel, à travers le Csp, en partenariat avec CropLife (Fédération internationale regroupant des entreprises et des organisations professionnelles dans le secteur de la protection des cultures et la biotechnologie végétale), organise, depuis hier, à Dakar, un atelier d’échanges avec l’industrie sur les exigences et nouvelles procédures pour l’homologation des pesticides.

L’organisation de cette session de deux jours se justifie par le besoin de recyclage des agents, partenaires de l’industrie en charge de l’homologation des pesticides au Sahel et par le fait de toucher les acteurs qui n’ont pas pu participer à la première édition. Ainsi, cette session de formation a pour objectif de contribuer à améliorer la qualité des dossiers de demande d’homologation des pesticides soumis à l’évaluation du Csp. Elle entend ainsi diffuser les procédures d’homologation des pesticides au Sahel et vulgariser les nouvelles exigences des dossiers de demande d’homologation des participants constitués généralement de responsables des firmes, de chargés de recherche/développement des firmes ou de toute autre personne désireuse de se familiariser avec les exigences et les procédures pour la soumission de demande d’homologation auprès dudit comité.

Les participants devront, à l’issue de cette rencontre, connaître les nouvelles exigences du Csp pour l’homologation des pesticides au Sahel. Ils seront également initiés à l’utilisation du Système intégré de gestion des pesticides en Afrique de l’Ouest (Sigep-Ao).

Réglementation
Pour le représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural, Ndéné Lô, la maîtrise des exigences du Csp pour l’homologation des pesticides par les partenaires de l’industrie est un gage pour la qualité des dossiers soumis. Il s’est dit convaincu que les résultats des échanges contribueront à rendre disponibles, pour les États membres du Cilss, des pesticides de qualité. « La nécessité d’une réglementation s’impose dès lors qu’on manipule des produits susceptibles de générer des risques sur l’homme et l’environnement », a déclaré le président du CropLife Sénégal, Ibrahima Dièye, qui a salué l’existence d’une législation commune aux États du Cilss, en ce qui concerne l’homologation des pesticides. «Nous avons constaté que dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, les pesticides entrent n’importe comment et les marchés sont inondés de produits non autorisés dont on ne sait pas la provenance alors que cela représente un danger pour tout le monde, aussi bien les utilisateurs que les consommateurs », a déclaré le président de CropLife Mali, Nonon Diarra. Selon lui, ces pesticides, sans contrôle, posent des problèmes et c’est pour cela que les pays membres du Comité inter États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) ont mis en place un Comité sahélien des pesticides (Csp) pour examiner les dossiers et autoriser, au fur et à mesure, les pesticides. Il a estimé que ce sont ces pesticides qui doivent être vendus. Les autres pesticides qui ne sont pas passés par la procédure d’homologation, ne doivent plus être vendus du fait du danger qu’ils représentent pour les personnes, les animaux et pour l’environnement.

Mamadou SY

Il est, aujourd’hui, admis par tous qu’il y a une méconnaissance des procédures qui a conduit à des lenteurs des décaissements des ressources extérieures. C’est pourquoi, dans sa vocation transversale, le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, a initié un atelier de renforcement de capacités des gestionnaires, des Dage et Sage. Venu présider la cérémonie d’ouverture, le directeur de cabinet du ministère en charge de la Promotion de la bonne gouvernance, Massamba Sène, est revenu sur l’importance du vocable « promotion » dans la mission de son département. Selon Massamba Sène, la précision est importante lorsqu’on sait que la « promotion de la bonne gouvernance » confiée à son ministère est multiforme, multidimensionnelle et se décline en formation, communication, sensibilisation et éducation. C’est ce qui justifie, selon M. Sène, l’initiative de son ministère d’organiser cet atelier de formation à l’intention des gestionnaires, des Dage et Sage des différents ministères sur la gestion financière et procédures de décaissement des bailleurs. Le directeur de cabinet du ministère en charge de la Promotion de la bonne gouvernance a indiqué que cet atelier va contribuer à améliorer les résultats dans le décaissement des crédits extérieurs. Pour convaincre de la pertinence de l’option de renforcer les capacités des Sage et Dage, Massamba Sène a rappelé l’option du chef de l’État de confier la coordination du Pudc au Pnud pour contourner les lenteurs administratives. Il a souligné que le monde rural, dans une situation d’urgence, ne pouvait pas s’accommoder des procédures de décaissement classiques. « Avec les excellents résultats du Pudc, cet exemple de gestion des projets est aujourd’hui copié par des pays comme le Bénin », a-t-il soutenu. 

De son côté, Cheikh Tidiane Senghor du ministère de l’Économie, des Finance et du Plan a appuyé la thèse de la problématique de la faiblesse du taux d’absorption des financements extérieurs. Il a ainsi rappelé la récurrence du phénomène qui préoccupe les autorités. Pour M. Senghor, le taux d’absorption des crédits extérieurs doit être considéré par les Dage et Sage comme un défi à relever au sortir de cet atelier de renforcement de capacités.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Démarrées, hier, à Saly-Portudal, les journées des transports aériens qui prennent fin ce samedi, organisées par le ministère du Tourisme et des Transports aériens, ont pour objectif de partager, avec l’ensemble des partenaires du département, les évolutions relatives à la mise en œuvre du projet de développement Hub aérien régional qui fait partie des 27 projets du Pse dont l’importance stratégique réside, dans l’ambition de renforcer la position du Sénégal comme une place de référence du transport aérien en Afrique et comme destination touristique de référence.

En ouvrant la rencontre, Maïmouna Ndoye Seck a rappelé que le Sénégal a toujours occupé une place de choix dans le transport aérien en Afrique avec Dakar comme plaque tournante depuis l’époque d’Air Afrique. « Il y a des avancées significatives qui permettent d’espérer récolter les fruits de tant de labeur consentie », a affirmé le ministre. Pour matérialiser l’option de faire de Dakar la plateforme régionale des entreprises et d’institutions internationales, la prestation de soins de santé, l’éducation et les loisirs ; positionner le Sénégal dans le top 3 des pôles d’externalisation de services-client en Afrique francophone, Maïmouna Ndoye Seck a estimé que les stratégies mises en œuvre doivent reposer sur trois projets phares que sont : le micro tourisme, les zones touristiques intégrées et la relance du Hub aérien régional. Articulé au transport aérien, l’objectif à l’horizon 2023 est d’atteindre 5 millions de passer et 3 millions de touristes.

S’agissant du volet transport aérien, elle a porté à la connaissance des participants que le projet de relance du Hub aérien est bâti sur trois composantes : la construction d’un aéroport de dernière génération à travers l’AIBD dont l’objectif est d’accueillir 10 millions de passagers en 2035 ; la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal, avec l’objectif de lui faire effectuer le vol inaugural de l’AIBD. Abdoulaye Ndiaye, le directeur technique de l’AIBD a révélé que 97 % des travaux sont terminés et que tout laisse croire que l’aéroport international Blaise Diagne ouvrira ses portes au courant de cette année.

Amath Sigui NDIAYE

La première édition des journées économiques et commerciales sénégalo-togolaises s’est ouverte, avant-hier, à Dakar. Cette rencontre d’échanges veut asseoir des mécanismes qui résorbent le grand fossé économique qui existe dans les échanges commerciaux entre le Togo et le Sénégal.

La première édition des journées économiques et commerciales sénégalo-togolaises qui s’est ouverte, avant-hier, à Dakar, traduit l’engagement des deux gouvernements à œuvrer pour l’approfondissement de l’intégration des peuples et des économies. Elle vient également consolider le choix qui avait été porté sur le Sénégal, en 2015, comme pays invité d’honneur pour la 12eme édition de la Foire de Lomé. Cette volonté d’intégration régionale des deux gouvernements se reflète aussi dans leur ambition de faire de leur pays respectif des États émergents sur le moyen terme.

Matar Lah, du ministère du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME a plaidé pour un développement durable qui «accorderait toute son importance aux échanges entre états africains ». Il a invité au renforcement des partenariats d’une part et à la promotion des échanges intercommunautaires d’autre part. Le représentant du ministre s’est réjoui «du dynamisme des relations commerciales entre les deux pays, qui enregistrent, depuis 2010, une progression annuelle de 9 % avec un volume d’échanges estimé en 2014 à plus de 25 milliards de FCfa ». Ces échanges portent sur des produits diversifiés que sont les huiles minérales, les huiles essentielles, les préparations alimentaires, les machines et appareils électriques, les matières plastiques, la papeterie, les ouvrages en cuivre, fonte et acier, les produits halieutiques, entre autres.

Malgré tout, les échanges entre les deux pays restent très en deçà des possibilités. La part des exportations du Togo au Sénégal n’est que 0,6 % et 1,1 % pour le Sénégal. Ce qui place le Sénégal au rang de 22eme pays sur le marché des produits togolais et 32eme place dans le rang des fournisseurs du Togo. Pris individuellement, les pays africains et plus spécifiquement ceux de l’Uemoa effectuent leurs échanges avec leurs anciennes métropoles ou les pays émergents d’Asie. Comme l’attestent les statistiques, les pays de notre sous-région échangent entre eux à peine 12 % de leurs marchandises.

M. Meba, président de la Chambre de Commerce du Togo souligne que la délégation togolaise est constituée, en majorité, de jeunes entrepreneurs. Ce choix se justifie par l’ambition de faire de ce rendez-vous un projet d’avenir qu’il faudra pérenniser, a-t-il dit. Il est d’avis que les perspectives sont bonnes. Par ailleurs, l’initiative de la fédération des chambres de Commerce et d’Industrie de l’Afrique de l’Ouest (Fecciao) est dans les dispositions de faciliter le transport rapide des marchandises entre les différents pays, a-t-il annoncé.

Oumar BA

La 3e Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique aura lieu au Sénégal. La décision a été prise à Abidjan lors de la deuxième édition de la Ciea (28 au 30 mars).

Après Abidjan en 2015 et 2017, c’est Dakar qui abritera l’édition 2019 de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. La décision a été prise lors de la deuxième édition (28 au 30 mars) à Abidjan, indique un communiqué du cabinet du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent. Cette conférence a été l’occasion, pour les pays africains, d’échanger sur les plans d’émergence mis en œuvre pour permettre d’achever la transformation structurelle des économies et inscrire nos Etats dans une croissance durable et inclusive. « Mais le point d’honneur, lit-on dans le document, a été le succès obtenu par le Sénégal, qui a été choisi par les chefs d’État de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Libéria, pour accueillir la prochaine édition en 2019. »

La ministre du Plan de la Côte d’Ivoire sera prochainement à Dakar pour rencontrer Abdoul Aziz Tall pour lancer le processus d’organisation de la 3e édition de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique. Le Sénégal, a aussi partagé son expérience de planification des politiques économiques par les services du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan et sur son dispositif de suivi de la mise en œuvre de son plan d’émergence par le directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos), Ibrahima Wade, rapporte la même source. Le ministre en charge du suivi du Pse a lu la motion de remerciement adressée au chef de l’État et au gouvernement ivoirien pour l’accueil réservé aux participants. Abdoul Aziz Tall a participé aux travaux de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique.

Au cours de cette rencontre, le dispositif de planification et de suivi-évaluation des politiques publiques a été présenté aux participants. «Le Sénégal, grâce à l’expérience avérée et reconnue du Bos, a été désigné pour conduire la mise en place du réseau des «delivery unit» chargé de suivre la mise en œuvre des plans d’émergence », précise-t-on. A la fin de cette deuxième édition, un mémorandum a été adopté portant, entre autres, sur l’établissement d’un secrétariat exécutif ayant pour rôle de soutenir les efforts d’émergence engagés par les États, appuyé par un comité scientifique, l’adoption du principe de la rotation des conférences biennales sur l’émergence.

Aliou KANDE

Le Bureau de mise à niveau a signé, hier, à Ziguinchor, des conventions avec 15 entreprises de la région pour quelque 400 millions d’investissements approuvés. Également 104 millions de primes seront octroyés à ces entreprises pour soutenir leurs efforts d’investissement. L’objectif visé est qu’elles se développent, renforcent leur compétitivité et jouent égal jeu avec les entreprises des autres régions du Sénégal.

Depuis le démarrage de ce programme de mise à niveau en Casamance en 2015, une quarantaine d’entreprises a été accompagnée pour un montant d’investissements évalué à 1,5 milliard de FCfa et des primes qui tournent autour de 500 millions. « Ces efforts de l’État sont en train de permettre aux entreprises de se développer, de satisfaire le marché local et d’entrevoir des opportunités pour l’exportation », a déclaré Ibrahima Diouf, le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal. Il n’a pas occulté les efforts d’investissement des chefs d’entreprises.

Ce programme concerne notamment les secteurs prioritaires définis dans le Plan Sénégal émergent comme le tourisme dont la relance est à l’ordre du jour en Casamance et autour duquel tournent l’artisanat, la pêche et les industries culturelles, entre autres activités porteuses, pour l’essor du Sud du Sénégal. Le gouverneur Guedji Diouf a assuré le Bureau de mise à niveau des entreprises, les opérateurs économiques et les autres forces vives de la région de son engagement à les accompagner pour aller vers l’émergence de la région. La directrice de l’Agence française de développement au Sénégal en a fait autant, lors de la cérémonie de signature de conventions entre le Bureau de mise à niveau et les entreprises bénéficiaires du programme.

El Hadj Moussa SADIO

Le transport aérien constitue une niche d’opportunités dont il faut se saisir ! Maîmouna Ndoye Seck indique que ce secteur est un pilier important de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent visant une transformation structurelle de l’économie avec la mise en place d’un hub multi services, dans une optique de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et des pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de croissance sur l’ensemble du territoire. Le Sénégal, ajoute-t-elle, améliore ses infrastructures, adopte une réglementation adéquate…

Avec une position géographique privilégiée, le Sénégal aspire à retrouver sa place de hub naturel dans le domaine des transports aériens. Comme ce fut le cas à l’époque coloniale et au début des indépendances jusqu’aux années 1980. Malheureusement, avec les difficultés de la compagnie multinationale Air Afrique et des pavillons nationaux qui ont pris le relais, le Sénégal a perdu cette position. De plus, dans le positionnement du pays, l’aéroport Léopold S. Senghor a atteint ses limites objectives pour traiter ses deux millions de passagers dans les « meilleures conditions de qualité et de confort » et les aéroports régionaux ne sont plus aux normes.

Les autorités sénégalaises en charge de ce département ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Elles ont lancé, hier, les journées du transport aérien dont la cérémonie est présidée par Maïmouna Ndoye Seck, le ministre en charge de ce département. Ainsi, pendant trois jours, les acteurs vont réfléchir sur les voies et moyens permettant de positionner le Sénégal comme une place de référence dans le transport aérien et de renforcer sa destination touristique privilégiée. « Ce projet est un pilier important de l’axe 1 du Plan Sénégal émergent visant une transformation structurelle de l’économie avec la mise en place d’un hub multi services dans une optique de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et des pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de croissance sur l’ensemble du territoire », a affirmé le ministre.

5 millions de passagers en 2023 et 3 millions de touristes
Mais positionner le Sénégal comme hub régional, dans un secteur très concurrentiel, suppose des infrastructures de qualité et une offre attrayante. Selon le ministre des transports aériens, l’État s’y attèle en construisant un nouvel aéroport (Aéroport international Blaise Diagne), une infrastructure qui sera connectée aux autoroutes (Dakar-Dianiamdio-Mbour et Ila Touba) et le train express régional. Les pouvoirs publics travaillent également à la mise en place d’un pavillon national fort (Air Sénégal SA) capable de concurrencer des compagnies nationales de la sous-région comme Air Ivoire qui ont gagné d’importantes parts de marché ces dernières années. Le gouvernement s’est engagé aussi à mettre aux normes les aérodromes régionaux. « Retrouver de façon durable notre place de hub naturel, c’est tout le sens qu’il faut donner au projet de relance du hub aérien sous régional dont l’importance stratégique réside dans notre ambition de renforcer la position du Sénégal », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck qui a baptisé 2017, « année d’envol pour le transport aérien du Sénégal ». L’objectif, c’est d’accueillir 5 millions de passagers en 2023 et 3 millions de touristes.

Mamadou GUEYE

Le Groupement interbancaire monétique de l’Uemoa (Gim-Uemoa) a organisé, à Dakar, une rencontre de sensibilisation de la presse sur les apports de cette plateforme dans l’espace communautaire.

« Gim-Uemoa, un outil d’intégration régionale et d’inclusion financière au service des administrations publiques-privées et des populations». C’est sur ce thème que des journalistes ont été sensibilisés à la rencontre de sensibilisation de la presse sur les apports du Groupement interbancaire monétique de l’Uemoa (Gim-Uemoa). L’objectif de cette rencontre était de mieux faire connaître le Gim-Uemoa aux acteurs de la presse. Cette première rencontre de sensibilisation s’inscrit dans une série de missions de vulgarisation qui s’est déjà tenue à Cotonou et Bamako et qui devra conduire l’institution dans les autres États de l’Union cette année. Selon Boucary Zongo, directeur du développement du réseau et du marché monétique de Gim-Uemoa, cette institution sous-régionale de gouvernance de la monétique, est née de la volonté des chefs d’État et du Conseil des ministres de l’Union de moderniser les systèmes et moyens de paiement dans la zone en vue d’améliorer l’accès des populations aux services financiers et d’accroître le taux de bancarisation.

Mis en place par la Bceao et la communauté bancaire de la zone en 2003, le Gim-Uemoa, explique-t-il, assure l’interopérabilité et la compensation des opérations pour le compte d’une centaine de banques. Il précise que la création du Gim-Uemoa fait suite au constat que très peu de banques offraient à leurs clients des cartes bancaires. Mêmes pour celles qui offraient cette possibilité, poursuit-il, très peu permettaient à leurs clients d’opérer sur les Gab d’autres banques. Il affirme que c’est l’un des « plus beaux projets d’intégration de notre époque ». De l’avis de M. Zongo, ce projet a révolutionné et démocratisé la monétique dans l’espace Uemoa.

Boucary Zongo appelle que le Gim-Uemo est investi d’une mission d’intérêt public par la Bceao avec comme objectifs, entre autres, de promouvoir le système monétique, de définir la réglementation et les normes techniques de l’interbancarité mais aussi d’assurer l’interopérabilité. Le Gim-Uemoa, affirme M. Zongo, a pour mission d’inciter les populations de l’Uemoa à utiliser la carte bancaire comme instrument de paiement. Il a informé les journalistes que le Gim-Uemoa compte actuellement 122 membres, 105 établissements interconnectés. 5 millions de cartes sont en circulation avec plus de 5.000 points de service. Plus de 6 millions de transactions ont été réalisées. Le volume des transactions traité, renseigne-t-il, s’élève à 550 milliards de FCfa. « Le Gim-Uemoa est un outil d’intégration régionale et d’inclusion financière », confie M. Zongo.

Les Etats membres invités à adopter les solutions du Gim-Uemoa
Au cours de cette rencontre, le directeur général du Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchede a invité les États membres à adopter les solutions proposées par sa structure pour maîtriser leurs charges. «Les États doivent adopter nos solutions pour maîtriser leurs charges », a-t-il dit. Ces solutions, explique-t-il, permettent une meilleure gestion des ressources fiscales et douanières, le paiement des impôts et taxes et une plus grande rationalisation des dépenses de manière générale. Il a ajouté que Gim-Uemoa a mis à la disposition des institutions interconnectées des solutions permettant aux banques de l’espace Uemoa de proposer des cartes bancaires utilisables dans tous les pays membres de l’Union. « Gim-Uemoa est un outil d’intégration sûr, garanti. Nous avons mis l’accent sur la sécurité et la lutte contre la fraude. Cette carte, c’est la preuve par l’exemple », a déclaré M. Ahouantchede, insistant sur le fait que Gim-Uemoa, aujourd’hui, constitue une véritable plateforme d’intégration à moindre coût.

Aliou KANDE

Pour le marché interbancaire, la Bceao constate qu’il ne joue pas bien son rôle puisqu’il reste « peu dynamique ». « S’il ne fonctionne, une banque peut rationner son crédit lorsqu’elle a besoin de trésorerie ; elle peut douter si elle peut en avoir », ajoute-t-il. La banque centrale prête aux banques à un taux de 2, 5 %. Selon lui, elle est une prêteuse en dernier ressort. Autrement dit, précise-t-il, c’est le marché bancaire qui doit satisfaire d’abord les besoins avant que la banque centrale n’assure son rôle de prêteuse en dernier ressort. La Bceao, à son avis, ne peut pas satisfaire toutes les trésoreries ; elle regarde les décalages. « Le relais doit être pris par le marché interbancaire », dit-il. M. Lô indique que les taux qui se dégagent sur le marché interbancaire vont servir à fixer le taux de sortie de crédit. « Si vous comparez le taux de refinancement de la Bceao au taux de sortie de crédit, en moyenne, nous tournons autour de 8 % », soutient-il. Il trouve ce taux encore élevé. Cela est lié aux dysfonctionnements entre le taux de référence de la Bceao et celui de sortie de crédits, déplore M. Lô.

Pour le président de l’Association des professionnels des banques et des établissements financiers du Sénégal (Apbef), Alioune Camara, cette situation est due aux rapports de forces entre banques eu égard à l’évolution du système bancaire. Sur la consolidation de la stabilité financière, il rappelle qu’une banque c’est avant tout les déposants « qu’on doit protéger ». Cela suppose de veiller à ce que la banque réponde à des normes les plus strictes et les plus robustes en opération pour arriver à la stabilité financière. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les Projets de la Bceao Bâle 2 et Bâle 3 mais également la révision du Plan comptable bancaire. « Nous voulons arriver à un standard plus robuste pour nous assurer qu’à tout moment, le système bancaire local et celui dans l’Uemoa répondent à des normes de stabilité financière », a dit M. Camara.

La Bceao tient à ce que ces dispositifs soient adoptés et mis en œuvre à partir de 2018. Pour lui, « la stabilité financière, à côté de la stabilité des prix, sont des éléments majeurs de contribution qu’une banque centrale peut apporter à une économie ». Il a rappelé la grave crise financière qui a secoué la zone Uemoa en 1990 à l’image de celle que les pays européens ont connue en 2008.

Pour les transactions avec l’extérieur, le rôle de la Bceao, poursuit-il, c’est d’être l’intermédiaire in fine pour le règlement des importations et le rapatriement des recettes d’exportation. Elle tient ainsi « à garantir la fluidité avec l’extérieur ». Cela nécessite le concours des entreprises qui exportent et qui doivent savoir les règles du jeu, note M. Lô. La Bceao a également échangé avec le système bancaire sur les dispositifs relatifs aux transferts rapides d’argent, en rappelant les règles à respecter dans ses relations avec les sociétés de transfert d’argent et avec les sociétés de monnaie électronique.

Souleymane Diam SY

Le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Ahmadou Al Aminou Lô, a rencontré, dans les échanges trimestriels, les directeurs généraux des établissements de crédit et les responsables de l’Association des professionnels des banques et des établissements financiers (Apbef). Il a appelé le système bancaire à davantage renforcer ses échanges.

Plusieurs points ont été abordés lors de la rencontre trimestrielle entre la Bceao et les directeurs généraux des banques et établissements financiers du Sénégal : le plan d’actions pour la dynamisation du marché interbancaire et du marché secondaire des titres de dette publique, l’état de mise en œuvre par les établissements de crédit des diligences relatives au projet Bâle 2 et 3 et du Plan comptable bancaire (Pcb) révisé, l’évaluation du nouveau dispositif d’exécution par la Bceao des transferts des banques sur l’extérieur et la situation des rapatriements des recettes d’exportation, les relations entre les établissements de crédit, les fournisseurs de plateformes de transfert d’argent et les Etablissements émetteurs de monnaie électronique (Eme).

Pour le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, cette rencontre, instituée depuis décembre 2015, constitue un cadre d’échanges autour de l’évolution des activités du secteur bancaire en particulier dans son rôle d’intermédiation financière. « Elle offre à la Bceao l’occasion de faire le point avec les banques des projets en cours affectant l’activité bancaire, ainsi que la situation de la place dans ses principaux compartiments, activités et acteurs », explique-t-il.L’enjeu, pour la Bceao, c’est de recueillir les préoccupations des banques et de noter les contraintes rencontrées dans leur rôle d’intermédiation financière.

Encours du crédit : 3 347 milliards de FCfa en fin décembre 2016
Interpellé sur la dynamique de l’activité bancaire, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô précise que l’encours du crédit total des systèmes bancaires est à 3.347 milliards de FCfa, en fin décembre 2016 contre 2.992 en fin décembre 2015, soit une hausse de 355 milliards de FCfa, soit +12 %. « C’est un montant assez soutenu. Nous avons été, les années passées, sur le même niveau », affirme-t-il.

Par Souleymane Diam SY

Outre le recours autant que possible aux instruments de médiation et l’accélération des procédures judiciaires, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô insiste sur l’opérationnalisation du Bureau d’information sur le crédit (Bic), en déployant des stratégies en vue du recueil de consentement de la clientèle pour le partage de leur historique de données sur le crédit. Selon lui, il s’agit d’un instrument efficace pour faciliter l’accès au crédit bancaire notamment des Pme/Pmi et des ménages dès lors que les banques ont la possibilité de s’assurer de l’inexistence de défaut de paiement de leur part. Il appelle les usagers des banques à donner leur consentement pour le partage de leurs données bancaires. Ce dispositif vise « à faire en sorte que les banques connaissent désormais chaque client et s’assurent que chacun n’a pas de défaut de paiement ». « C’est une base de données où nous recueillons l’engagement de tout un chacun auprès d’une banque ainsi que les éventuels incidents de paiement », explique-t-il. Toutefois, souligne M. Lô, ce nouveau dispositif reste confronté à un défaut de consentement. Alors que la loi stipulant ce dispositif prévoit que chaque client donne individuellement son accord pour que ses données puissent faire l’objet de partage.

Entretien des billets de banque : Des milliards dépensés
On voit tout type de billet mutilé à l’Agence principale de la Bceao. De celui broyé par une souris à celui dont une partie est emportée par la flamme. Interpellé sur le coût de l’entretien, le directeur national de la Bceao pour le Sénégal a indiqué, sans avancer un chiffre, que cet échange requiert des milliards de FCfa par an pour la sous-région. Ahmadou Al Aminou Lô avance que l’entretien de ces billets fait partie des postes de dépense les plus élevés de la Bceao. « Notre rôle, dit-il, c’est l’entretien de la circulation fiduciaire. Nous essayons, dans la mesure du possible, de faire en sorte que la circulation fiduciaire soit convenable ». Outre l’appel aux usagers à prendre soin de leurs billets, il les a invités à aller vers les moyens modernes pour garder leur argent. Il compte ainsi mener des actions de sensibilisation.

Souleymane Diam SY

Le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé que le nouvel aéroport sera réceptionné en fin avril. « La réception de l’ouvrage est attendue à la fin du mois d’avril et le démarrage de son exploitation avant la fin de l’année », a annoncé le ministre. Elle a ajouté qu’après plusieurs mois de blocages, les travaux de construction du nouvel aéroport international Blaise Diagne ont repris avec un rythme soutenu « sans aucun impact sur son coût ». Le ministre a déclaré également que l’exploitation de la compagnie nationale Air Sénégal SA devrait également être lancée avant cette échéance. « Notre ambition est d’assurer le vol inaugural de l’Aéroport international Blaise Diagne avec un avion propre de la compagnie nationale », a affirmé Maïmouna Ndoye Seck. « Nous l’avons attendu, nous y voilà ! », a lancé le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne, Abdoulaye Mbodj, en prenant la parole pour présenter l’ouvrage.

En février 2016, les sociétés turques Summa et Limak avaient pris le relais de Saudi Bin Laden Group pour terminer la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). Le délai d’exécution des travaux a été reporté plusieurs fois et la société saoudienne (Saudi Bin Laden Group) avait demandé, en fin 2015, un avenant qui devait coûter 63 milliards de FCfa à l’État du Sénégal, pour terminer la construction de l’aéroport. Une demande que la partie sénégalaise avait rejeté.

M. G.

Une rencontre s’est ouverte, hier, à Dakar, sur les principes directeurs des nouveaux investissements dans l’agriculture. Au cours de cette activité, la Fao et ses partenaires ont sensibilisé les acteurs nationaux sur l’investissement responsable. Cette stratégie épouse les politiques mises en œuvre par l’État sénégalais engagé dans la mise en cohérence des gros investissements consentis et les efforts de planification.

L’augmentation des investissements agricoles à grande échelle a encouragé le développement d’une multitude d’instruments directeurs internationaux. Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (Csa), composé de gouvernements, de représentants de la société civile et du secteur privé, a approuvé, en 2014, les principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires (Csa-Rai) basés sur les conventions internationales ainsi que sur des instruments directeurs relatifs aux droits fonciers et à l’agriculture.

Au Sénégal, le gouvernement et plusieurs partenaires ont élaboré des lignes directrices sur l’investissement, notamment en ce qui a trait au régime foncier. L’objectif est de contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable à travers un dialogue inclusif sur la manière d’appliquer les principes et les lignes directrices dans la pratique et sur l’investissement responsable dans l’agriculture pour les différents acteurs.

Aux yeux du directeur de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques agricoles, Ibrahima Mendy, ces débats inclusifs sur l’investissement agricole responsable déboucheront sur des enseignements pratiques pouvant être appliqués au Sénégal et dans d’autres pays.

Les investisseurs doivent respecter les lois nationales
Le Groupe de travail inter-agence de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture, du Fonds international pour le développement agricole, de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et de la Banque mondiale a lancé, en 2015, le programme d’« utilisation des principes pour des nouveaux programmes d’investissement dans l’agriculture» dans certains pays d’Afrique subsaharienne.

Ce programme a pour objectif d’intégrer des principes et pratiques d’investissement responsable dans les premières étapes de l’agro-industrie et d’assurer une interaction mutuellement bénéfique entre ces opérations et les collectivités locales, ainsi qu’avec l’économie dans son ensemble. Il vise à générer des orientations pratiques, des recommandations et de bonnes pratiques qui pourront être utilisées aux premiers stades des futurs investissements. Le programme veut aussi créer des discussions ouvertes et éclairées sur l’investissement responsable, faciliter le développement des capacités et sensibiliser sur la manière dont les différents acteurs peuvent appliquer les instruments internationaux. «Les investissements agricoles qui enfreignent les lois internationale et nationale peuvent causer des dommages irréversibles aux communautés locales et à l’environnement », a relevé le représentant de la FAO Reda Lebtahi. Il est primordial que les investisseurs respectent les lois nationales et les normes et directives internationales qui protègent les droits sociaux et économiques parallèlement à l’environnement.

Une croissance forte respectueuse de l’environnement
Au regard de ce contexte, la promotion d’instruments directeurs pour un investissement responsable dans l’agriculture, vient à son heure. En ce sens, selon le représentant du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, l’État du Sénégal loue les initiatives fédératrices du Conseil de la sécurité alimentaire mondial (Csa) notamment sur les consensus mondiaux de gouvernance des terres. Il s’agit des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale. Il est aussi question des principes pour un investissement agricole responsable qui respecte les droits, les moyens d’existence et les ressources en 2014.

Également, les plus hautes autorités du Sénégal saluent l’esprit de ce programme, du Groupe de travail inter-agences de la Fao, du Fida, de la Cnuced et de la Banque mondiale, qui a pour objectif d’intégrer des principes et des pratiques d’investissement responsable dans les premières étapes de l’agro-industrie et d’assurer une interaction mutuellement bénéfique entre ces opérations et les collectivités locales, ainsi qu’avec l’économie dans son ensemble. Le Sénégal réalise une expérience pilote à travers le Projet pour le développement inclusif et durable de l’agri-business au Sénégal (Pdidas).

Il est également engagé dans un processus de réforme foncière qui vient d’aboutir, après une large consultation des acteurs, à une proposition de document de politique foncière qui a été remis aux hautes autorités du pays. Ce document pointe les évidences entre la vision de la politique foncière et les orientations de la politique de développement économique et social dont la concrétisation vise à favoriser, entre autres « l’installation de l’économie sénégalaise sur une trajectoire de croissance forte, inclusive, durable et respectueuse de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté le représentant du ministre.

Les avantages des pratiques d’investissement responsable
Les instruments directeurs internationaux restent volontaires. Mais, ils reflètent un consensus international émergent sur ce qui constitue un projet d’investissement agricole responsable pouvant être incorporé dans des cadres réglementaires nationaux existants, les plans d’activités et de fonctionnement quotidien des entreprises agro-alimentaires ou utilisés par des organisations de la société civile pour les actions de plaidoyer. En s’appuyant sur les plateformes nationales de dialogue multilatéral existantes liées aux investissements agricoles responsables, leur application à l’échelle nationale contribue à des débats inclusifs et éclairés sur l’investissement agricole au Sénégal.

Cette rencontre d’échanges a permis de renforcer la sensibilisation aux avantages de l’adoption de pratiques d’investissement agricole responsable et d’instruments d’orientation. Elle a aidé également à identifier les domaines prioritaires et les besoins spécifiques des différentes parties prenantes du pays. Les bonnes pratiques et les enseignements tirés des acteurs sénégalais pouvant contribuer à l’expansion et à la duplication des pratiques d’investissement responsable au Sénégal et ailleurs ont été aussi examinés et documentés.

Alassane Aliou MBAYE

Naguère considérée comme la première zone cotonnière du Sénégal, la production est en chute libre au cours de ces 5 dernières années. La production de coton graines a chuté de 2000 à moins de 600 tonnes par an. Le nombre de producteurs est passé de plus de 2000 à 1000 personnes durant cette période. Pour inverser la tendance, la Sodefitex tente de remobiliser les producteurs afin de booster la filière cotonnière dans la région de Kolda. C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier de présentation et de partage du rapport stratégique de remobilisation des producteurs. Cette rencontre vise à trouver les solutions idoines afin de remédier à la baisse constante de la production du coton graines enregistrée entre 2012 et 2016 dans la région. « Pourquoi une remobilisation ? On a fait un constat très simple : durant ces 5 dernières années, la baisse est constante. Et cette année, pratiquement, on a touché le fond. On est, aujourd’hui, à moins de 3000 tonnes de coton graines dans la région de Kolda. Ce qui représente un gap extraordinaire par rapport à notre potentiel qui est au moins, de 15 000 tonnes », déclare Abdoulaye Guèye, chef du secteur de la Sodefitex de Kolda.

Les responsables de la Sodefitex tentent d’identifier les principales causes de cette baisse de la production en discutant directement avec les producteurs. « On s’est dit qu’il faut qu’on se remobilise et qu’on cherche à voir pourquoi on est tombé si bas. Cette façon de voir nous a permis de mettre en œuvre une stratégie qui nous permettra d’aller vers les producteurs, discuter avec eux, pour voir quelles sont les contraintes qui pèsent, aujourd’hui, sur le producteur pour qu’il ne puisse pas sortir le potentiel qu’il a parce que nous savons qu’à Kolda, il y a un potentiel. Maintenant, qu’est-ce qui fait que le producteur n’exprime pas son potentiel », explique M. Guèye. La Sodefitex espère lever les différents goulots d’étranglement qui empêchent la relance de la filière cotonnière afin de booster la production du coton graines dans la région de Kolda. Ce qui lui permettra ainsi d’atteindre son niveau d’antan de production de 15.000 tonnes.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans ses missions de développement de la recherche agricole et agroalimentaire, le cadre de concertation Système national de recherche agro-Sylvo-pastorale (Snrasp), regroupant les équipes de recherche, des institutions intervenant dans le domaine de la recherche agricole et agroalimentaire au Sénégal, a organisé, hier, une visite d’intégration à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

Des travaux importants de réflexion et d’échanges sur les problèmes de l’agriculture, les enjeux et les perspectives des projets et programmes de l’État, notamment le Pracas, le Pnar, le Pse, etc, se sont déroulés dans la grande salle des actes du Rectorat de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. C’était en présence des professeurs Baydallaye Kâne, Ibrahima Thioub, respectivement, Recteurs de l’Ugb et de l’Ucad. Cette visite a permis aux enseignants-chercheurs de réfléchir, avec le directeur de la station régional du sahel d’Africa Rice, Dr Karim Traoré, le Directeur du centre de recherche agricole (Cra) de l’Isra de Sain-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, sur les résultats de la recherche agricole, portant essentiellement sur le riz, sur la politique agricole de l’État relative à l’autosuffisance en riz, sur la production et la commercialisation du riz, les productions végétales et animales, l’aquaculture, etc. L’objectif global visé dans l’organisation de ces visites, a précisé Mariama Dalanda Diallo, enseignante-chercheure et point Focal du cadre de concertation du Snrasp à l’Ugb est de présenter les programmes de recherche dans les institutions membres, les faire connaître et de réfléchir sur leur complémentarité et leurs réponses à une demande actuelle ou future.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Comité national de l’initiative extractives (Cn – Itie) organise, à Saly Portudal, une session de formation sur les enjeux et les bonnes pratiques pétrolière et gazière. Ouverte ce mercredi, la rencontre a pour objectif de doter les membres du comité national Itie d’outils nécessaires pour comprendre et analyser les enjeux liés à l’industrie pétrolière et gazière et de s’imprégner des meilleures pratiques internationales de gouvernance du secteur des hydrocarbures. Ainsi, les membres du comité national pourront accompagner l’État, dans sa volonté d’assurer une gestion rigoureuse des revenus issus de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal. Au cours de la session de formation, les participants feront l’état des lieux du secteur en Afrique et dans le monde et se familiariseront avec le dispositif législatif, réglementaire et institutionnel. Le Secrétaire permanent par intérim, Papa Alioune Badara Paye a soutenu que le comité national entend accompagner l’État à travers l’opérationnalisation des mécanismes de transparence, en vue d’instaurer un optimum de gouvernance, qui permette de rendre compte aux citoyens des résultats de l’évolution des résultats de gestion des opérations minières, pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le comité va continuer à former ses membres, pour une meilleure visibilité. Abdoul Aziz Diop du forum civil, membre du comité national a salué le dynamisme des acteurs et la volonté de cheminer ensemble. Pour que les ressources provenant du pétrole et du gaz soient bénéfiques, il faut, à l’en croire, trois conditions. La première, c’est la transparence dans toute la chaine de valeur, le 2ème niveau, c’est une exploitation responsable et respectueuse des droits humains surtout ceux des communautés vivant à proximité des lieux d’exploitation et le 3ème levier, c’est la répartition équitable des ressources générées par ces ressources.

Amath Sigui NDIAYE

La caution solidaire des coopératives agricoles sera au cœur de la 18eme édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) qui a ouvert ses portes ce mercredi au Cices. Cet événement sera l’occasion de débattre sur la solidarité particulièrement la sécurité économique, a soutenu le président du comité d’organisation, Boubacar Cissé. S’exprimant à la cérémonie d’ouverture officielle, il a déploré « le manque de garanties bancaires et même d’accès aux financements bancaires pour les producteurs et exploitants familiaux ». « En terme de garantie, nous aurons besoin de cette caution solidaire qui existait dans les coopératives agricoles et qu’il va falloir ressusciter et revigorer pour permettre aux producteurs d’accéder aux équipements subventionnés et cela fera l’objet d’un débat à cette Fiara », a-t-il dit. Il a salué, en présence du ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, les efforts du gouvernement pour soutenir la mécanisation et la modernisation de l’agriculture sénégalaise. D’autres thèmes seront abordés, selon M. Cissé, par ailleurs président des apiculteurs du Sénégal, citant «la bourse sur le riz local (…) et l’articulation entre la demande et l’offre». Pour Aminata Mbengue Ndiaye, la FIARA constitue «une vitrine» pour l’ensemble des secteurs du monde rural. Elle fait part de «l’intérêt» du gouvernement pour les exploitations familiales fortement représentées à cette Foire. La Fiara 2017 qui attend plus de 1000 exposants prendra fin le 16 avril.

APS

L’Ansd a procédé, hier, à la restitution officielle des travaux du Projet de rénovation des comptes nationaux du Sénégal et du Recensement général des entreprises du Sénégal. Au total, on dénombre 407882 entreprises au Sénégal. Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, qui présidait la rencontre de restitution, a déclaré que ce projet a permis de disposer d’informations utiles pour les travaux d’élaboration des comptes nationaux du Sénégal.

Les comptes nationaux constituent une composante essentielle du système national d’information statistique. Ils sont élaborés en référence au Système de comptabilité nationale (Scn), adopté par la Commission statistique des Nations unies qui fixe les concepts et définitions, les nomenclatures, les modes de valorisation ainsi que les différents comptes à produire et fournissent une description synthétique et cohérente de l’économie. Ils permettent, en particulier, de déterminer le Pib et de disposer d’indicateurs d’évolution pour mesurer les performances de l’économie nationale dans le temps. Le projet de changement d’année de base des comptes nationaux du Sénégal a été institué par l’arrêté n°12877 du 22 juin 2015 du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. L’année 2014 a été retenue comme nouvelle base des comptes nationaux et doit remplacer celle de 1999.

Les principaux changements introduits dans la nouvelle base 2014 des comptes nationaux portent sur l’utilisation de nouvelles sources d’informations. Il s’agit principalement du Recensement général des entreprises (Rge) qui inclut une enquête sur la structure des coûts de production ; de l’Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (Enes 2015) ; de l’Enquête « Listening to Senegal » (L2S) ; de l’Enquête nationale auprès des Unités de production informelle au Sénégal (Enupis) ; des enquêtes agricoles menées régulièrement par la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dpsa) du ministère chargé de l’Agriculture; des enquêtes réalisées dans l’élaboration des comptes satellites de la pêche au Sénégal ; de différentes sources de données administratives (Balance des paiements, statistiques des finances publiques, statistiques douanières, débarquements des pêches artisanales et industrielles ; production contrôlée de produits forestiers ; effectifs du cheptel, statistiques sur la production minière, les documents comptables des entreprises, etc.).

Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan Mefp, Cheikh Tidiane Diop qui présidait, hier, la rencontre de restitution, a indiqué que le projet vise à améliorer le système d’information existant sur les statistiques d’entreprises, à élaborer une nouvelle année de base des comptes nationaux conforme au système de comptabilité national de 2008. Ainsi, ce projet de rénovation des comptes nationaux devra, selon lui, « contribuer à l’amélioration de la conception de la mise en œuvre et au suivi des politiques économiques ».

Meilleure connaissance de la structure de l’économie
Il a assuré que « le Sénégal vient de réaliser son premier Recensement général des entreprises qui a permis de dénombrer la quasi-totalité des unités de production et d’institutions sans but non lucratif, installées sur l’ensemble du territoire et d’élaborer une nouvelle année de base des comptes nationaux conformes au dernier système de comptabilité national des Nations unies, le système comptable 2008 ». Concernant ce recensement, ce sont 407 882 unités économiques qui ont été dénombrées avec une répartition inégalitaire sur l’ensemble du territoire national. Le recensement a également permis « d’analyser la situation économique des entreprises, de disposer de leurs caractéristiques ainsi que celles de leurs propriétaires individuels, des difficultés auxquelles elles sont confrontées dans l’exercice de leurs activités et des événements marquants dans leur existence ».

« Le Rge a permis d’avoir une meilleure connaissance de la structure de l’économie sénégalaise, de disposer d’informations utiles pour les travaux d’élaboration des comptes nationaux du Sénégal et l’établissement d’une cartographie complète des unités économiques du Sénégal mettant en exergues les disparités économiques régionales », s’est félicité Cheikh Tidiane Diop, notant que le changement d’année de base a permis d’élaborer les comptes nationaux de l’année de base 2014 comprenant notamment le tableau des ressources et emplois. « Ces comptes rénovés ont permis de mieux mesurer le niveau de richesses créées dans le pays, la contribution des différentes activités au Pib, les dépenses de consommation des ménages ainsi que le niveau des investissements public et privé », a-t-il ajouté. « Sur la base des meilleurs standards internationaux et d’assurance qualité, la réalisation des comptes nationaux devra permettre aux utilisateurs de manière générale et aux autorités étatiques et des décideurs de disposer d’indicateurs plus actuels sur la structure de l’économie sénégalaise et de mieux cibler leurs interventions en termes de politiques économiques et sociales », a poursuivi le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Et selon lui, un pas important dans le pilotage du Pse vient d’être franchi.

Ababacar Sédikh Bèye, directeur général de l’Ansd : « Nous avions promis en son temps que le travail se ferait en deux ans »
« Nous avons procédé à la cérémonie de lancement des travaux en mars 2015 et nous avions promis, en son temps, que le travail se ferait en deux ans et voilà que nous sommes en mars 2017 pour vous présenter les résultats provisoires du recensement général des entreprises (Rge), le premier du Sénégal et les résultats du changement de l’année de base des comptes nationaux du Sénégal », a déclaré le directeur général de l’Ansd, Ababacar Sedikh Beye qui a profité de l’occasion pour présenter ses remerciements à l’endroit de tous les acteurs clés de ce travail, en commençant par les plus hautes autorités du Sénégal, en particulier le ministre de l’Économie, des Finance et du Plan, Amadou Bâ qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir l’Ansd dans cet important travail, en dotant son agence d’un budget de 3,4 milliards de FCfa dont 2,5 milliards de FCfa ont permis de finaliser le recensement général des entreprises. Un effort des autorités qu’il a jugé important puisqu’il vient à la suite de 13 milliards de FCfa alloués au recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage, en 2013.

Le président du Comité de rénovation des comptes nationaux, Pape Amadou Sarr, a noté que la réalisation de ce projet de comptes nationaux est un pas important dans le suivi-évaluation du Pse. « Je saisis cette occasion pour exprimer toute notre gratitude et toute notre reconnaissance à M. le président de la République, au Premier ministre et au ministre Amadou Bâ et à l’ensemble du gouvernement qui nous a accompagné et n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cette opération », a assuré M. Sarr.

Mamadou SY

Cinq jeunes entrepreneurs sénégalais figurent parmi les 1000 retenus par la Fondation Tony Elumelu à l’échelle de l’Afrique, dans la 3ème édition du Programme d’entrepreneuriat dénommé « Tony Elumelu entrepreneurship programme (Teep) ». Ce programme consacre un financement de 100 millions de dollars sur dix ans, l’objectif final étant de générer un million d’emplois. Les Sénégalais sélectionnés sont :Dicko Sy, Khady Camara qui évoluent dans l’agri-business, Mor Momar Sène (énergie), Moyobinessa Farida Pere (Tic) et Papa Diallo (consultance), selon un communiqué de la Fondation. L’année dernière, six compatriotes avaient réussi à bénéficier de financement. Cette année, en tout, 93.000 jeunes entrepreneurs africains provenant de 55 pays et territoires avaient porté leur candidature à l’édition de 2017 du programme, soit le double du nombre de demandes de l’année 2016 et près du quadruple de 2015.

Ces 1000 entrepreneurs retenus bénéficieront, au cours des neuf prochains mois, de formation et d’encadrement et « se serviront de compétences acquises pour élaborer un plan commercial, avant d’être éligibles pour recevoir jusqu’à 10.000 dollars de capital de démarrage », précise le communiqué. L’agriculture arrive en première position des candidatures retenues avec 29 %, suivie des Tic (11 %) et de la manufacture (9 %), ce qui constitue un reflet des secteurs d’intérêt pour les startups africains, estime la Fondation. La majorité des candidats proviennent du Nigéria, du Kenya, du Ghana, de l’Ouganda et du Cameroun.

« Annoncer les candidats retenus a, pour moi, un goût doux-amer. Nous avons 92.000 entrepreneurs en herbe qui n’ont pas été sélectionnés pour notre programme et ces jeunes hommes et femmes africains ont démontré beaucoup d’énergie, d’innovation et de créativité dans leurs dossiers de candidature. Nous ne devons pas relâcher nos efforts jusqu’à ce que nous puissions les aider tous à réaliser leurs aspirations », a déclaré Tony Elumelu.

M. CISS

Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a invité, hier, les producteurs, les importateurs, les distributeurs, les banques, entre autres acteurs, à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local.

Le ministre du Commerce, du secteur informel, de la consommation, de la promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr qui présidait, hier, dans ses locaux une réunion sur la situation et les perspectives du marché de l’oignon, a invité les acteurs de la filière (producteurs, importateurs, distributeurs, banques, entre autres) à jouer pleinement leur rôle pour réussir le pari de la commercialisation de l’oignon local. Il avait, à ses côtés, le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy et son collègue de l’Horticulture, Macoumba Diouf. Le ministre a estimé que le pari de la commercialisation de l’oignon local passera par la mise en place d’un certain nombre de mesures dont « le développement de la contractualisation, en impliquant fortement les commerçants et une bonne information sur le calendrier cultural, les dates d’arrivée des récoltes par zone ainsi que les volumes attendus ». Selon le ministre, l’accent doit être mis sur le renforcement du financement de la commercialisation de l’oignon, indispensable pour l’accompagnement des producteurs dans les activités posrécoltes, l’amélioration des conditions de commercialisation notamment l’ensachement de l’oignon dans des formats de 25 kilogrammes, le calibrage, le conditionnement et l’étiquetage.

Il a également exhorté les importateurs à « s’engager davantage dans la commercialisation de l’oignon local », annonçant que son département a décidé d’adosser les quotas d’importation aux performances et à l’engagement des commerçant et importateurs dans la commercialisation de l’oignon local ».
La production d’oignon est passée de 40.000 tonnes en 2004 à 367.000 tonnes en 2016 avec un chiffre d’affaires qui tourne autour de 35 milliards de FCfa. Alioune Sarr a soutenu que ces résultats sont le fruit des initiatives combinées du gouvernement qui a mis à la disposition des producteurs des semences et des engrais subventionnés, des acteurs et de l’Agence de régulation des marchés (Arm).

Cependant, il a reconnu que lors de sa mission dans le département de Podor pour rencontrer les producteurs et trouver une solution aux problèmes d’écoulement de leur production, des difficultés existaient au début de cette campagne. Parmi ces obstacles, il y a, selon lui, la présence de l’oignon importé. Il a expliqué que cette contrainte est liée « au manque d’information sur les dates d’arrivée des récoltes dans le temps par zone ainsi que leur volume » ; « la qualité de l’oignon local souvent décriée par rapport à l’oignon importé », le prix du produit local en début de campagne jugé non rémunérateur par les producteurs et « la faiblesse des capacités de stockage et de conservation ».

Le ministre du Commerce Alioune Sarr a noté que les prix du kilogramme d’oignon local ont été fixés de manière consensuelle à 150 et 200 F Cfa respectivement dans la vallée du fleuve et dans la zone des Niayes.

Importations de l’oignon : Les producteurs locaux veulent une durée plus longue du gel
Les producteurs d’oignon local ont, au cours de cette rencontre avec les acteurs de la filière, exprimé leur souhait de voir la durée de la période de gel des importations étendue au-delà de quatre mois. « Nous voudrions que le gel des importations puisse aller au-delà de quatre mois pour nous permettre d’écouler nos produits en souffrance dans nos centres de groupage », a lancé le producteur Boubacar Sall. M. Ly estime que des propositions concrètes doivent être faites par les producteurs et par l’État pour régler ce problème récurrent de l’écoulement de la production de l’oignon local en souffrance dans les centres de groupage. Djibril Ndoye insiste sur le fait qu’il faut rapidement trouver une solution au problème de l’écoulement de l’oignon local, en privilégiant la mise en place d’entrepôts, en facilitant l’accès au financement des producteurs et en se concertant davantage avec tous les acteurs sur les commandes et les quotas à fixer aux commerçants.

100 tonnes achetées par les commerçants
Les commerçants et importateurs qui accompagnaient le ministre du commerce lors de son déplacement dans le département de Podor ont acheté 100 tonnes d’oignons en souffrance dans les centres de groupage de Boubé, Pdmas et de Thillé Boubacar d’une valeur de 15 millions de FCfa.

Mamadou SY

Pour l’exercice 2016, Ecobank Sénégal a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa et un résultat net de 7,52 milliards de FCfa.

L’assemblée générale ordinaire d’Ecobank Sénégal tenue, avant-hier, devait statuer sur les activités de l’année écoulée. Au cours de la rencontre, les administrateurs ont présenté le bilan de l’exercice 2016 et ont élu un nouveau conseil d’administration présidé par Alioune Diagne, directeur général d’Axa Sénégal. Selon Gabriel Fal, le président du conseil d’administration sortant, Ecobank a consolidé sa position de 3e banque du Sénégal. Pour l’exercice 2016, confie M. Fal, l’établissement a réalisé un total bilan de 741 milliards de FCfa contre 648 milliards de FCfa en 2015. Le bilan net après impôts s’élève à 7,52 milliards de FCfa contre 5,16 milliards en 2015. Cette performance s’explique, selon M. Fal, par la bonne tenue du portefeuille et les mesures d’assainissement. «Pour l’année 2016, nous nous étions fixés comme objectifs notamment de renforcer notre positionnement dans le marché bancaire, de diversifier notre offre de produits et de services mais aussi d’assainir durablement notre portefeuille de crédits à la clientèle. Nous pouvons dire que nous avons atteints ces objectifs », a déclaré Gabriel Fal. Il a félicité toute l’équipe de Ecobank Sénégal, le Comité de direction et particulièrement le directeur général pour le travail accompli. Il n’a pas manqué de remercier les actionnaires et tous les administrateurs pour leur engagement au service de la banque.

Pour Serge Ackré, le directeur général de Ecobank Sénégal, la structure a réalisé cette performance grâce à la dynamique de diversification de l’offre de services. « Ecobank constitue un acteur principal dans la mise en œuvre des projets du Pse. Nous sommes une banque de référence pour l’État, les Pme », s’est félicité le directeur général. Il a indiqué qu’il poursuivra sa stratégie de maillage complet du Sénégal. Pour cela, il compte surtout s’appuyer sur le digital.

Aliou KANDE

En 2016, le Sénégal a lancé le premier Recensement général des entreprises (Rge) dans le Projet de rénovation des comptes nationaux. Il a permis de dénombrer 407 882 unités économiques. Comme il fallait s’y attendre, le secteur informel l’emporte sur le secteur formel. De plus, ces entreprises sont dominées par les Petites et moyennes entreprises.

Le Recensement général des entreprises a permis de dénombrer 407.882 unités économiques sur tout le territoire national. Le recensement a ciblé toutes les unités économiques des secteurs formel et informel disposant d’un local aménagé. Même des exploitations agricoles, de la pêche artisanale (pêcheurs immatriculés), les organisations professionnelles et patronales et les Groupements d’Intérêt économique. Les entreprises de transport (terrestre, par eau et aérien, auxiliaires de transport) sont aussi concernées par ce recensement.

Toutefois, pour l’agriculture, seules les exploitations agricoles situées à l’intérieur et au tour des zones d’habitation, en particulier les vergers ont été enquêtées. Un grand nombre d’entreprises des secteurs du transport et de la pêche a été laissé en rade. Elles seront prises en compte par deux recensements complémentaires. Il s’agit du recensement général des entreprises agricoles et celui du transport.

S’agissant de la répartition géographique, l’axe Dakar-Thiès-Diourbel concentre 60,4% des unités économiques répétoriées. Et comme il fallait s’y attendre, l’informel l’emporte sur le formel avec 97 % des unités économiques recensées. Cette prédominance se manifeste dans presque toutes les branches sauf dans les services fournis aux entreprises (14,3%), le transport et les télécommunications (12,3%), les bâtiments et les travaux publics (5,6 %) et les industries alimentaires (41,4 %). Autre fait confirmée par le recensement, c’est la prédominance des Petites et moyennes entreprises. Elles représentent 99,8% avec des sous catégories. Et il est connu, l’autofinancement domine dans cette catégorie d’entreprises.

Des difficultés à surmonter
Dans le secteur formel, 17,2 % des responsables d’unités économiques ont déclaré que les taxes et les impôts sont trop élevés. Quant au secteur informel, il est confronté en général à des problèmes liés à l’écoulement de la production (30,5%) et au manque de local adapté (25,1%). L’insuffisance de la demande est la contrainte principale des entreprenants (32,1%). Le manque de local adapté est en général le problème des Très petites entreprises (26,3 %). Les taxes et impôts très élevés sont plus déclarés par les petites entreprises (21,8%), les moyennes (12,1%) et les grandes entreprises (10,1%) comme principale contrainte. Pour les dispositifs d’appui, les mieux connus par les entreprises sont les services des chambres de commerce (17,5%) et de métiers (11,2%). Les unités économiques sont généralement satisfaites des services des chambres de métiers (63,5%) et de l’Adepeme (65,1%). Le guichet unique de l’Apix et les chambres de commerce sont les dispositifs les mieux appréciés.
Sur le niveau d’appréciation de la commande publique, de nombreuses unités économiques ignorent l’existence des marchés publics (88,2%). Toutefois, la commande publique est mieux connue dans le formel (47,5%) contre 11,3% dans l’informel. Selon la taille, les marchés publics sont mieux connus par les moyennes (67,1%) et les grandes entreprises (67,2%).
Pour le système de passation des marchés publics, un peu plus du tiers (34,1%) des unités économiques ayant connaissance de la commande publique jugent que le système de passation n’est pas transparent. 17,9 % des grandes entreprises jugent que le système de passation des marchés publics est non transparent.

844 268 personnes employées par les entreprises
Pour la répartition des entrepreneurs par branche d’activité selon le sexe, 31,3% des entrepreneurs sont des femmes. Les résultats révèlent qu’elles sont plus présentes dans les hôtels, bars et restaurants, soit 72,8 %.

Toutefois, pour tous les types d’entreprises, les unités économiques appartiennent en grande partie à des hommes et l’âge moyen des entrepreneurs individuels est de 46 ans. La moitié des hommes entrepreneurs ont moins de 38 ans. L’âge médian des femmes entrepreneures est de 40 ans. Concernant l’instruction, la majorité des entrepreneurs individuels sont alphabétisés en arabe (29,3%). Les chefs d’entreprise non instruits sont estimés à 28,8%. Pour les caractéristiques démographiques des entreprises, le recensement montre que la quasi-totalité (93,2%) des entreprises est de créations initiales. L’achat d’un fonds existant et l’acquisition (héritage ou don) représentent respectivement 1,7 % et 1,6 %.

Pour ce qui est de l’activité, une proportion faible d’entreprises était en cessation temporaire d’activités (0,07%) au moment de la collecte. Dakar totalise le plus grand nombre (24,1 %), suivi de la région de Kaolack (13,2 %), de Tambacounda (12,5 %) et de Louga (10,5 %). Les entreprises localisées dans la région de Sédhiou sont moins touchées par l’arrêt momentané d’activité (0,3 %). Les raisons d’ordres économiques sont : le manque de fonds (48,8%) et la baisse des ventes (16,9%). Les autres motifs sont : l’indisponibilité de l’entrepreneur ou du personnel (10,2%), les pannes, le manque de matériels ou de produits (8,5%) et le manque de local (5,8%). Des informations sont également données sur l’âge des entreprises. Sur ce point, les unités économiques dont l’âge est compris entre 5 et 10 ans sont relativement majoritaires (26,7%). Celles âgées de moins d’une année représentent 9,8 %. Mais quelle que soit la forme d’exploitation, les entreprises sont majoritairement âgées de 5 à 10 ans.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

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