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Développement du Tourisme : L’Etat mise sur la qualité de la formation pour booster la compétitivité

27 Aoû 2016
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Dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, la formation, l’expérience terrain sont essentielles et permettent de gravir progressivement les échelons. L’État qui veut hisser le tourisme au rang de deuxième secteur prioritaire après l’agriculture, a pris plusieurs initiatives avec notamment le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpec) et le projet Cluster Tourisme-Hôtellerie, financé à hauteur de 37 milliards de FCfa pour revaloriser les métiers et les professions du secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

Le tourisme représente un enjeu important en développement économique. L’État qui l'a si bien compris entend mettre l’accent sur la promotion de l’image du Sénégal, tout en encourageant les structures locales à s’améliorer afin d’attirer encore plus de touristes. Lors du lancement de la saison touristique à Saly, le 29 novembre 2013, le président Macky Sall avait promis d’apporter du sang neuf au secteur avec des infrastructures qui vont permettre au Sénégal d’être parmi les cinq premiers pays africains en tourisme. Le Projet de Mbodiène, Pointe Sarène, Joal et Saly Futur, les Programmes touristique identifiés à Saint-Louis, dans le Delta du Saloum, sur la Grande côte et en Basse Casamance et au Sénégal oriental participent tous à créer des milliers d’emplois dans leur phase investissement et fonctionnement, mais aussi à accroître, de façon significative, les capacités d’accueil et à diversifier l’offre touristique. Mais jusque-là, peu d’efforts avaient été mis sur le développement des ressources humaines dans le très dynamique secteur de l’hôtellerie et de la restauration, aujourd’hui, en constante évolution. Avec ce renouveau du secteur, la qualité du personnel est devenue un avantage concurrentiel de taille et des compétences nouvelles sont très attendues. L’un des défis est de revaloriser les métiers et les professions du secteur à travers une formation de qualité. L’État compte bien le relever avec le Projet formation pour l’emploi et la compétitivité (Fpac) et le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie.

Un Cluster Tourisme/Hôtellerie d’un coût global de 37 milliards de F Cfa
La formation qui, dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, offre un large choix d’opportunités de carrière, constitue une préoccupation pour l’État. Sachant que les ressources humaines sont au cœur de la qualité. Le projet Cluster Tourisme/Hôtellerie, d’une durée de quatre ans, est financé par la Banque mondiale, l’Agence française de développement et l’État du Sénégal pour un coût global de 37 milliards de FCfa.

Selon la coordonnatrice du projet, le Cluster a mandat de réformer, de construire des centres, de dérouler la formation, mais aussi d’harmoniser les programmes. « II ne faut plus avoir 50.000 écoles privées qui forment des serveuses qui ne sont pas utilisables à la fin. Il faudrait que le Cluster puisse intégrer toutes les écoles de formation pour harmoniser des programmes nationaux », a dit Diariétou Guèye. Elle déplore que de nombreux métiers soient exercés dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration sans une formation adéquate. «Un bagagiste ou un plongeur n’est formé nulle part et pourtant ce sont des métiers très importants. La formation permet de valoriser la personne qui exerce ce métier et de lui donner la chance de prétendre à un plan de carrière », a-t-elle indiqué.

Un centre de référence à Diamniadio
Plusieurs métiers ont été identifiés pour le démarrage du projet. Mais, a-t-elle précisé, une implication des hôteliers est attendue dans la conception des programmes de formation et un investissement dans la formation des jeunes. «Il est prévu de prendre des professionnels formateurs disponibles pour accompagner le cluster. Ils pourront délivrer la formation et juger de la qualité et de la pertinence des formations tout en valorisant le produit qui sortira des différents centres », a-t-elle déclaré. Les formations, a-t-elle précisé, seront initiales, diplômantes et se dérouleront en alternance. «L’apprenant aura 50 % de cours théoriques et 50% de cours pratiques et en fin d’année, il sera placé dans les entreprises », a indiqué Diariétou Guèye qui a invité les professionnels à s’approprier ce projet et à permettre à ces jeunes d’avoir 50% de leur formation en entreprise. « Les deux 50% combinés vont faire sa moyenne pour avoir le diplôme. On ne va pas faire son diplôme à l’école pour ensuite chercher un stage pour le valider. La partie pratique est dans la formation ». Tous les centres de formation aux métiers du tourisme et l’hôtellerie peuvent adhérer au cluster et ils seront des centres affiliés qui vont garder leur autonomie, mais ils pourront bénéficier des programmes rénovés du cluster et des formateurs ainsi que des équipements.

Pour assurer le volet formation, des centres sont prévus. Le premier centre de formation qui sera implanté à Diamniadio est totalement financé par l’Afd pour un coût global de 4 milliards de FCfa. Ce centre de référence sera doté d’un hôtel d’application pour assurer la formation continue. « Il s’agit d’un hôtel 4 étoiles minimum que nous allons construire et équiper de sorte que tous les hôteliers, restaurateurs et agents de voyage qui voudront améliorer ou capaciter leurs employés, puissent venir dans ce centre se faire former aux normes internationales et relever le niveau de la qualité de service de leurs entreprises », a-t-elle souligné. Un centre satellite sera également construit à Ziguinchor, précisément à Cap Skiring, pour répondre aux besoins spécifiques de cette zone. «On a remarqué qu’on avait beaucoup de campements dans cette zone. C’est pourquoi, les formations seront plus accentuées sur la gestion de ces campements et sur le guidage touristique », a-t-elle fait savoir. Il en sera de même pour le centre de Saint-Louis. « On a prévu, surtout pour les certificats de spécialité, de créer des passerelles pour tous les étudiants qui ont échoué en langues (espagnol, anglais, italiens, etc.) et qui veulent se reconvertir en guides ornithologues, culturels, spécialisés, qu’on puisse leur donner la possibilité de se reconvertir en très peu de temps », a laissé entendre la coordonnatrice du Cluster Tourisme/Hôtellerie. Ces deux centres, a-t-elle précisé, seront sous la tutelle de celui de Diamniadio qui va recevoir 250 apprenants d’ici à 2019. Pour Saint-Louis, il est prévu 170 apprenants et autant pour Ziguinchor tandis que l’École nationale de formation hôtelière formera 255 apprenants.

En attendant l’achèvement des travaux du centre de Diamniadio, les formations en Cap et en certificat de spécialité ont démarré à l’École nationale de formation hôtelière qui a été réhabilitée et rééquipée pour l’occasion et au lycée technique de Thiès.

Samba Oumar FALL

Last modified on samedi, 27 août 2016 13:47
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