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Gouvernance et gestion des pêches : De bons résultats du programme « Go–Wamer » à inscrire dans la durée

14 Jui 2017
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Assurer la viabilité de la pêche est actuellement une priorité pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la République de Guinée et la Mauritanie. Ces pays appuyés par l’Union européenne et le Pnud ont mis en œuvre, depuis 2012, le programme « Go–Wamer ». L’objectif est d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches ; de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et de permettre une hausse conséquente des revenus des acteurs.
De notre envoyé spécial à Bissau, Mamadou GUEYE

En Afrique de l’ouest, les ressources halieutiques sont surexploitées. Le poisson, première source de protéines, est massivement pêché depuis des générations. Si cette exploitation ne posait pas de problèmes, les prélèvements massifs sont devenus supérieurs à la capacité de reconstitution des espèces, ces dernières décennies, avec l’augmentation de la flotte artisanale et la pêche industrielle. Cela représente un grand danger sur les ressources halieutiques. Une préoccupation pour l’environnement et pour les populations surtout pour les communautés qui dépendent directement de la capacité des océans à fournir du poisson. Ce constat alarmant a conduit, en 2012, les autorités de six pays de la sous-région (Cap-Vert, Gambie, Guinée Bissau, République de Guinée, Mauritanie et Sénégal) à mettre en œuvre le programme « Go- Wamer » pour mieux protéger les ressources marines. Dans ces six pays, un certain nombre d’actions est mené pour faire face à ces problèmes. Et depuis lundi, une délégation de parlementaires et de journalistes de ces pays séjourne, en Guinée Bissau, pour visiter les réalisations du programme « Go- Wamer ». Les résultats sont appréciables, selon Justino Biai, point focal dudit programme, en Guinée Bissau. « Il a permis de mieux conscientiser les communautés côtières sur le fait que la ressource est limitée et sur la nécessité de changer de pratiques si elles veulent continuer leurs activités», a-t-il dit. Outre la sensibilisation, les services bissau-guinéens ont été équipés en vedettes et autres matériels pour la surveillance des côtes.  

S’agissant des communautés de pêcheurs, le programme a fourni du matériel et des équipements de transformation à petite échelle, construit des infrastructures pour la conservation des produits, renforcé leurs capacités en bonnes pratiques pour une gestion durable des ressources halieutiques et intégré des questions environnementales dans les pratiques de pêche. Les acteurs de la pêche ont été également formés sur les normes de qualité et d’hygiène, les techniques de traitement en vue d’augmenter leurs revenus. Ils ont été également formés sur la gestion durable des aires marines protégées. « Aujourd’hui, se félicite Justino Biai, les communautés participent aux activités de surveillance et de lutte contre la pêche Inn.”

Toutefois, malgré ces acquis, Aïssa Regalla de Barros soutient que la Guinée Bissau reste vulnérable. Elle note que son pays, qui dépend  quasi exclusivement de ses ressources naturelles, est toujours confronté à la surpêche et à la surcapacité des flottes artisanale et industrielle. « Il y a une pêche excessive dans les zones de reproduction et les habitats critiques ainsi qu’une utilisation de méthodes et engins de pêche peu sélectifs et destructeurs », dit-elle.

Aïssa Regalla de Barros explique ces pratiques par le manque de régulation dans l’accès aux ressources ; la faiblesse des contrôles et de la surveillance. Pourtant, elle souligne que les populations ont su vivre en harmonie avec la biodiversité. D’où, à son avis, l’importance du programme « Go-Wamer » qui a pour objectif d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches ; de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et permettre une hausse conséquente des revenus grâce à une utilisation raisonnée des ressources marines.

D’un montant de 10,5 millions d’euros, il est financé par l’Union européenne et le Programme des nations unies pour le développement et exécuté par cette agence. Le programme Go-Wamer prend fin en décembre et selon les recommandations des parlementaires, il est important d’étudier les conditions d’inscrire ces réalisations dans la durée.
Arnaud Comolet, coordonnateur régional, a indiqué que les acquis méritent d’être poursuivis ; en citant notamment la mise en place d’un indice pour la gouvernance des ressources marines et côtières, la surveillance sous régionale, le développement de l’aquaculture, le renforcement des capacités des femmes en hygiène et transformation.

Dans les pays d’intervention du programme, les poissons de mer et d’eau douce sont d’un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le poisson est de loin la source de protéine animale la plus importante. De plus, la pêche fournit un revenu à de nombreux acteurs.

De notre envoyé spécial Mamadou GUEYE

Last modified on mercredi, 14 juin 2017 16:51
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