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Transferts de fonds des migrants : Les envois ont augmenté de 51% en 10 ans

15 Jui 2017
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Le montant des sommes que les migrants envoient à leurs familles dans les pays en développement a augmenté de 51% au cours des dix dernières années, permettant ainsi à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, selon un communiqué du Fida reçu hier.

D’après un nouveau rapport publié hier (mercredi 14 juin) par le Fonds international de développement agricole (Fida), le montant des sommes que les migrants envoient à leurs familles dans les pays en développement a augmenté de 51% au cours des dix dernières années, chiffre bien supérieur à la hausse de 28% des migrations en provenance de ces pays.

Sending Money Home: Contributing to the SDGs, One Family at a Time (« Travailleurs migrants et transferts d’argent: Vers la réalisation des Objectifs de développement durable, une famille à la fois ») est, selon le communiqué de presse du Fida, la toute première étude d’une tendance sur dix ans des flux de migration et de transferts d’argent enregistrés au cours de la période 2007-2016. Bien que le rapport montre un certain nombre de hausses dans les modes de transfert vers la quasi-totalité des régions du monde, la nette augmentation observée au cours de la dernière décennie est due, en grande partie, à l’Asie qui a connu une progression de 87% du volume des transferts d’argent, indique le communiqué.

Malgré cette tendance depuis dix ans, Gilbert F. Houngbo, président du Fida, souligne que l’impact des transferts d’argent doit d’abord être envisagé « une famille à la fois ». « Ce qui compte, ce n’est pas tant l’argent qui est envoyé vers les pays d’origine, c’est l’impact qu’il peut avoir sur la vie des gens. Les petites sommes de 200 ou 300 dollars que chaque migrant envoie chez lui représentent 60% du revenu du ménage, et cet argent fait une différence énorme dans la vie des familles et dans les communautés dans lesquelles elles vivent », ajoute-t-il.

Fort impact
L’on souligne, par ailleurs, qu’à l’échelle planétaire, plus de 200 millions de travailleurs migrants subviennent aujourd’hui aux besoins de près de 800 millions de membres de leurs familles. Selon les prévisions, en 2017, une personne sur sept dans le monde participera, comme expéditrice ou comme bénéficiaire, à des transferts d’argent dépassant 450 milliards de dollars. Les flux migratoires et les transferts d’argent des migrants chez eux ont un impact à grande échelle sur l’économie et la scène politique mondiales.

Le total estimé des revenus des travailleurs migrants représente 3.000 milliards de dollars par an, dont environ 85% restent dans les pays hôtes. Les sommes que les migrants envoient vers leur pays d’origine représentent en moyenne moins de 1% du Pib de leur pays hôte. Ces transferts d’argent individuels représentent globalement plus du triple de l’aide publique au développement (Apd), toutes sources confondues, et dépassent le montant total des investissements étrangers directs réalisés dans la quasi-totalité des pays à faible revenu et des pays à revenu intermédiaire. « Près de 40% des transferts d’argent, soit 200 milliards de dollars, sont envoyés vers les zones rurales, dans lesquelles vit la majeure partie des populations pauvres », indique Pedro de Vasconcelos, responsable du Mécanisme de financement pour l’envoi de fonds du Fida et auteur principal du rapport. « Cet argent est consacré aux dépenses alimentaires, aux soins de santé, à de meilleures possibilités d’éducation et à l’amélioration du logement et des conditions sanitaires. Les transferts d’argent jouent donc un rôle décisif en aidant les pays en développement à réaliser les Objectifs de développement durable », explique-t-il.

Les coûts de transaction pour envoyer de l’argent dépassent actuellement 30 milliards de dollars par an, les frais étant particulièrement élevés pour les pays les plus pauvres et les zones rurales éloignées. Le rapport formule plusieurs recommandations en vue d’améliorer les politiques publiques et présente des propositions de partenariats avec le secteur privé afin de réduire les coûts et de donner aux migrants et à leurs familles les moyens d’utiliser leur argent de façon plus productive.

Mamadou SY

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