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Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes : « La pêche génère prés de 400 milliards de FCfa de revenus par an »

12 Aoû 2017
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Le Directeur des pêches maritimes du Sénégal, Mamadou Goudiaby, qui nous a accordé une séance de question-réponses en marge de la cérémonie de remise de caisses isothermes aux bénéficiaires des localités de Kaffrine, Linguère et Tambacounda, est revenu sur l’importance de la pêche dans l’activité économique du Sénégal. Il soutient que la pêche génère un chiffre d’affaires de prés de 400 milliards de FCfa par an. Par ailleurs, M. Goudiaby a abordé plusieurs projets en cours, notamment pour le stockage, mais aussi pour un accès plus juste à la ressource pour les régions non côtières du Sénégal.

Qu’est-ce qui ressort de l’étude faite sur l’offre et la demande en produits halieutiques, qui a notamment recommandé la prise en charge des régions déficitaires en ce qui concerne la consommation de poisson?
Cette étude a été réalisée en 2013 pour démarrer le projet Go-Wamer au Sénégal. Elle a révélé, en fait, que dans les régions continentales du Sénégal, la consommation de produits de la pêche était faible ; et cette faiblesse était liée, d’une part, au fait que les produits qui arrivaient dans ces régions étaient de mauvaise qualité, d’autre part, ces produits n’étaient pas en quantité suffisante pour permettre aux consommateurs d’avoir suffisamment de poissons, par exemple. C’est la raison pour laquelle, un des besoins qu’a révélé cette étude, c’est d’améliorer les conditions de manutention et de conservation durant toute la chaîne de valeurs, notamment à l’étape commercialisation. C’est pourquoi on a jugé que pour renverser ce déficit constaté en consommation de produits de la pêche dans certaines régions, il faudrait aller vers l’aménagement des infrastructures de froid et la fourniture des équipements comme les caisses isothermes pour conserver la qualité des produits et mieux transporter le poisson dans les zones n’ayant pas de façade maritime.

Au Sénégal, pendant la basse saison de pêche, le poisson devient une denrée rare. Avez-vous réfléchi à un mécanisme pour le stockage du produit?
La mauvaise saison, on l’appelle généralement la saison basse de pêche qui correspond à la période hivernale qui va de juin-juillet à novembre et la haute saison qui est la bonne saison de pêche commence de décembre jusqu’au mois de mai. C’est vrai qu’aujourd’hui, avec une situation de perte post-capture qu’on a constatée pendant la haute campagne, il est bon de réduire ces pertes post-capture en aménageant des entrepôts frigorifiques qui puissent stocker les produits de manière à les redistribuer pendant la période de basse capture. C’est la raison pour laquelle un programme froid a été initié au ministère de la Pêche et de l’Économie maritime qui s’engage à aller dans cette direction en développant justement un programme froid qui comportera des fabriques de glace, des chambres de stockage, mais également des équipements adéquats qui permettent de mieux distribuer le produit de la pêche de la côte vers l’intérieur du pays.

Quelle est la place du secteur de la pêche dans l’économie sénégalaise?
Aujourd’hui, le poids de la pêche, dans l’économie sénégalaise, est incontestable. La contribution de la pêche dans le Produit intérieur brut (Pib) est, aujourd’hui, estimée à 3,8% pour ne pas dire 4%. Au-delà de cette contribution dans le Pib, tout au long de la chaîne de valeurs, les activités de la pêche améliorent le revenu des acteurs, de la capture jusqu’à la commercialisation. On estime, avec toutes les activités qui tournent autour de la pêche, à 600.000 emplois directs et indirects. Cela concerne les acteurs qui interviennent dans le secteur ou à l’extérieur du secteur. Il y a ceux qui sont dans la pêche, dans le mareyage, dans la transformation, les acteurs indirects qui fournissent le combustible, les équipements de pêche, les caisses isothermes et tout ce qui est infrastructure et qui accompagne la réalisation de cette politique.

D’autres ministères comme celui du Commerce diront que ce sont des acteurs qui ne sont pas liés à la pêche, mais tout ça est dans la chaîne de valeurs de la pêche.
Dans la pêche, aujourd’hui, nous sommes à 200 milliards de FCfa de revenus par an pour ce qui concerne seulement les débarquements. Vous verrez aussi que dans les exportations des produits halieutiques, on avoisine les 200 milliards de FCfa car on se situe à 194 milliards de francs Cfa générés chaque année. Vous voyez donc que ce que la pêche génère en termes de devises pour le Sénégal est vraiment énorme. Quand on globalise, dans les captures et les exportations, la pêche génère près de 400 milliards de FCfa par an pour le Sénégal.

Avec le Plan Sénégal émergent (Pse), on a décliné l’objectif de la pêche à travers la lettre de politique sectorielle et à ce niveau, ce sont des objectifs de gestion durable qui sont mis en avant. Dans la lettre de politique sectorielle, nous avons un axe qui porte sur la gestion durable des ressources de la pêche pour faire en sorte que ces ressources ne s’épuisent pas et ne soient pas spoliées. Pour cela, nous avons une cogestion des ressources, des espèces, nous avons également les plans d’aménagement des ressources et beaucoup de programmes qui travaillent à cela.

Propos recueillis par Oumar KANDE

Last modified on samedi, 12 août 2017 15:55
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