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Lutte contre la peste des petits ruminants et la péripneumonie bovine : Des vétérinaires formés aux techniques de protection du cheptel

12 Sep 2017
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Pour une meilleure santé animale dans les pays  du Sahel, des vétérinaires de six pays sont sensibilisés sur la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine, deux maladies qui causent d’énormes pertes économiques à la zone.   

Dakar abrite, depuis hier, un atelier de formation sur le séro-monitoring des campagnes de vaccination contre la peste des petits ruminants (Ppr) et la péripneumonie contagieuse bovine. Ces deux maladies constituent «une menace réelle sur la productivité de l’économie pastorale et entrainent des répercussions négatives de grandes ampleurs sur les conditions de vie des communautés pastorales», a déclaré le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des productions animales du Sénégal, Mamadou Ousseynou Sakho, à l’ouverture des travaux. L’atelier réunit des vétérinaires de 6 pays du Sahel : le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Le coordonnateur régional de la composante santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps), le Docteur Oumar Idriss Alfaro, estime qu’il faut une réponse rapide qui passe forcément par la formation des services vétérinaires, soulignant que ces deux infections sont les maladies dominantes pour le cheptel de la zone. Pendant six jours, ces vétérinaires seront sensibilisés sur l’évaluation de la santé animale par les spécialistes du Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le  développement (Cirad). Lancelot Renaud, formateur au Cirad a indiqué qu’ils vont les aider à évaluer leur dispositif de santé animale car la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine causent d’énormes pertes économiques à la zone.

Mamadou Ousseynou Sakho a expliqué que cette situation «reste liée à l’état de nos services vétérinaires qui souffrent d’un sous investissement chronique occasionnant parfois une diminution très importante de la capacité d’intervention sur le terrain».  A son avis, il faut  investir beaucoup dans notre élevage car la demande de consommation en viande  est actuellement de 15 kilogrammes par habitant et par an et va augmenter à 50 kg d’ici à 2050 ; la consommation de lait va passer de 38 litres à 60 litres de lait sur la même période.

Toutefois, le Secrétaire général du ministère de l’Élevage estime que les systèmes d’élevage pastoraux mobiles disposent d’importants atouts et potentiels sur lesquels nos pays fondent de réels espoirs pour un développement endogène. Pour preuve, sur les 1,7 milliard de bovins que compte le monde, l’Afrique possède 314 millions ; sur  les 2,6 milliards de petits ruminants au plan mondial, l’Afrique détient 700 millions, soit 21 % des ressources bovines et 31 % des ressources animales. «C’est un continent qui doit compter et pour cela, il faut que nous maîtrisions parfaitement la santé animale. C’est extrêmement important d’évaluer que de vacciner à l’aveuglette. Au  Sénégal, après 30 ans, on s’était dit qu’on avait vaincu la péripneumonie contagieuse bovine. On a constaté, malheureusement, à l’issue d’une inspection dans un abattoir, un cas de Ppcb. Nous avons fait une évaluation qui a montré que cette maladie continuait à exister dans le pays. C’est  important de faire ces enquêtes», a dit le Secrétaire général du ministère de l’Élevage.

Face à la persistance de ces deux maladies animales, au Sénégal, de nouvelles stratégies sont mises en œuvre pour atténuer la prévalence. Il s’agit, selon M. Sakho, d’assurer une couverture optimale du territoire national en ressources humaines bien formées et bien équipées en matériel d’intervention.

Oumar KANDE

 

Last modified on mardi, 12 septembre 2017 12:26
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