banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Exploitations familiales : 30 champs tests choisis à Ziguinchor

11 Oct 2017
467 times

30 exploitations agricoles familiales ont été sélectionnées dans la région de Ziguinchor pour déterminer la part des agricultures familiales dans la production agricole nationale.

Un projet sur l’observatoire des agricultures  a été lancé en février 2016 par la Fao,  l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) et la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa). Il consiste à mener une enquête pour recueillir les données sur le potentiel du secteur agricole, la typologie et le suivi des exploitations agricoles. La phase pilote du projet se déroule dans la région de Ziguinchor. Dans cette partie sud du pays, le comité technique national a choisi 30 exploitations familiales. Ainsi, 4 catégories d’exploitations familiales ont été ciblées. Il s’agit, selon le coordonnateur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), Aziz Badji, des « exploitations familiales très, très pauvres »,  des « exploitations familiales qui dépassent la moyenne de la pauvreté mais qui sont encore pauvres », des « exploitations familiales qui ont atteint leur niveau de consommation à partir de leur production » et de « celles qui sont dans les possibilités de vendre ». « Généralement, ceux qui ont les deux derniers niveaux (consommation et vente)  sont à la fois dans l’agriculture et portent des activités extra agricoles », explique M. Badji.

L’objectif visé par ce projet, selon le coordonnateur de l’Observatoire des agricultures du monde (Waw en anglais), Pierre-Marie Bosc qui faisait face à la presse, hier, au siège de la Fao à Dakar, est de dénombrer la part des agricultures familiales par rapport aux autres types d’agricultures. Ainsi, l’enquête doit aboutir à trouver une réponse aux questions suivantes: Quelle est la part des agricultures familiales ? Qu’est-ce qu’elles pèsent socialement, économiquement et politiquement ? D’après M. Bosc, la réponse à ces questions permettra aux pouvoirs publics de  réfléchir à des politiques qui seront adaptées à la diversité des agricultures familiales. « L’idée est d’avoir une capacité à utiliser les informations déjà existantes et en produire d’autres pour rendre compte de ce que sont les agricultures familiales, les agricultures qui peuvent fonctionner avec de la main d’œuvre permanente et les agricultures de firmes », dit-il.

Par ailleurs, les 30 exploitations familiales suivies dans la région de Ziguinchor sont, selon le coordonnateur du Cncr dans cette région, « des exploitations familiales de référence ». Elles tiennent compte, précise-t-il, des sous-zones agroécologiques à l’intérieur de la région de Ziguinchor. « Chaque zone à ses pratiques agricoles, ses façons de faire et l’on doit tenir compte de tout cela », explique Aziz Badji. Les informations qui seront tirées de ce projet pourront aider le Sénégal dans le choix de ses politiques agricoles. Surtout que le coordonnateur du Cncr à Ziguinchor note qu’au Sénégal « les informations qui nous proviennent généralement sur l’agriculture ne sont pas souvent très bonnes ». Il reconnaît qu’il existe, au Sénégal, un vrai problème de statistiques agricoles.

Aliou Ngamby NDIAYE

« METTRE L’ACCENT SUR L’AGRICULTURE FAMILIALE »
Les exploitations familiales génèrent près de 70% de la production agricole nationale, a rappelé, hier, le coordonnateur du Cncr à Ziguinchor, Aziz Badji. Pour cela, il appelle les décideurs à plus mettre l’accent sur l’agriculture familiale. Il participait, hier, à la conférence du coordonnateur de l’Observatoire des agricultures du monde,  au siège de la Fao à Dakar. A l’en croire, le Sénégal n’a pas encore réglé la question de la sécurité alimentaire. Ainsi, avance-t-il, il ne peut pas continuer à produire globalement pour satisfaire les unités de transformation industrielle. « Avant de penser à vendre, il faut qu’on trouve d’abord de quoi faire manger les Sénégalais », plaide-t-il.

Toutefois, il n’occulte pas les agricultures industrielles qui, dit-il, doivent aussi bénéficier d’un accompagnement. Pour le coordonnateur de l’Observatoire des agricultures du monde, Pierre-Marie Bosc, l’agriculture familiale et celle dite industrielle « ne s’opposent pas. Elles sont toutes les deux sur le marché ». « On a toujours tendance à caricaturer les exploitations familiales en disant qu’elles sont des exploitations de subsistance. Il n’y a pas d’agriculteurs de subsistance et des agriculteurs commerciaux », précise M. Bosc qui invite les pouvoirs publics à s’intéresser aux exploitations familiales et à renforcer leur insertion au marché.

A. Ng. NDIAYE

Rate this item
(0 votes)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.