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Accès à l’électricité en Afrique : L’énergie nucléaire, seule alternative pour l’Afrique

02 Déc 2017
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L’Afrique regorge d’une bonne partie de l’uranium du monde. Cependant, seuls deux pays du continent font recours à cette source d’énergie qui est moins coûteuse.

Près de 60 % des Africains n’ont pas accès à l’électricité, notamment au sud du Sahara, soit près de 650 millions. Pourtant, le continent africain dispose d’importantes ressources énergétiques renouvelables et non renouvelables, souligne le professeur en Géologie au département des Ressources naturelles à l’Institut de recherche et d’études africaines de l’université du Caire. Dr Abbas M. Sharaky s’exprimait, au cours d’un échange portant sur le thème : « Les sources d’énergies en Afrique », en marge de la 50e session de formation des jeunes journalistes, initiée par l’Union des journalistes africains (Uja), en partenariat avec le ministère égyptien de l’Information et de la Communication.

Malgré ce potentiel, la production énergétique est encore « insignifiante ». Le problème réside, selon lui, dans la mauvaise exploitation des ressources, les conflits frontaliers, le manque de moyens et de technologie, etc.

Sur les différentes formes d’énergies, estime le géologue, l’énergie nucléaire est la seule alternative pour combler le gap énergétique du continent africain. Il souligne que la production de l’énergie nucléaire est non seulement moins chère mais ne requiert pas une grande quantité d’uranium. « Le coût devient marginal et le prix au consommateur moins cher », dit-il. En Afrique, seuls deux pays utilisent l’uranium.

A son avis, les Etats africains doivent privilégier et promouvoir les investissements étrangers dans le domaine des énergies renouvelables et non renouvelables pour régler définitivement les problèmes d’accès à l’électricité. « Les Etats doivent inciter et accompagner les investisseurs étrangers à mettre leurs moyens dans ce domaine », conseille-t-il. « S’ils disposent des garanties et des mesures incitatives, ils vont venir investir », assure Dr Abbas M. Sharaky.

Il a souligné que l’Ethiopie a pu réaliser un projet hydroélectrique d’une capacité de 4.000 MW, soit 10 fois plus que sa production antérieure qui était de 400 MW. Cela a été rendu possible grâce à la réalisation de beaucoup de barrages hydroélectriques. « Sa principale difficulté réside dans la gestion des fleuves qu’elle (Ethiopie) partage avec d’autres pays de la zone qui occasionne des conflits », regrette-t-il. Pendant ce temps, le Congo ne produit que 2 000 MW. Une production loin de couvrir ses besoins en énergie. Pour renverser cette tendance, poursuit-t-il, le Congo et ses voisins ont besoin de réaliser des barrages hydroélectriques.

L’autre constat, c’est la disparité dans l’accès à l’énergie entre le nord de l’Afrique (qui est à 90 % du taux d’accès à l’électricité) et le sud qui est à moins de 50 % du taux d’électrification alors que, de part et d’autre, des sources d’énergie existent. Mais la coopération entre les deux entités est quasi inexistante. Dr Abbas M. Sharaky estime que les échanges entre le nord et le sud demeurent une nécessité pour résoudre les problèmes énergétiques auxquels sont confrontés beaucoup de pays du continent. Ce partenariat doit se faire à travers des échanges d’informations et de technologies selon les capacités et les compétences de chacun et sur l’entraide en termes de montage de projets de financement. Par exemple, si un pays africain dispose d’un surplus d’énergie, il peut le vendre à ses voisins ou à d’autres pays du continent. Ce sont ces échanges, à son avis, qui peuvent permettre « à l’Afrique de se développer et d’être dynamique ».

De notre envoyé spécial au Caire, Souleymane Diam SY

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