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Campagne de commercialisation des produits agricoles : Les banques invitées à contribuer au financement

10 Jan 2018
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Après le secteur des assurances et celui de la microfinance, le ministre de l’Economie et des Finances a rencontré, hier, les acteurs des banques. Amadou Bâ les invite à contribuer au financement de la campagne de commercialisation des produits agricoles.

La réussite de la campagne de commercialisation des produits agricoles nécessite l’intervention du système bancaire pour apporter les financements requis, a déclaré, hier, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qui a présidé, hier, une rencontre avec les acteurs du secteur. Selon Amadou Bâ, deux questions essentielles préoccupent l’activité économique : le financement de la campagne de commercialisation des produits agricoles et des Pme. Pour la campagne agricole, il a rappelé que l’Etat a consenti des efforts financiers importants pour permettre aux producteurs de disposer de semences de qualité et d’intrants en quantité. Avec la bonne pluviométrie enregistrée cette année, une production record est attendue notamment pour l’arachide. Pour les Pme, considérées comme un levier de la croissance économique, M. Bâ indique que leurs difficultés à accéder au crédit a toujours été une principale contrainte à leur développement. Dans le souci de trouver des solutions à cette question, l’Etat a mis en place des instruments de financements spécifiques dédiés à ce segment. Il s’agit de la Bnde, du Fonsis et du Fongip. Il y a également la mise en place du Bureau d’information sur le crédit - la loi sur le crédit bail au Sénégal -, la réduction de 75 à 50 % de la norme de couverture des emplois à moyen et long terme par des ressources stables, etc. Toutes ces réformes contribuent, à son avis, « à l’amélioration de l’environnement des affaires et rapproche notre pays de l’émergence ».

Celle-ci suppose, affirme-t-il, l’existence d’un « système bancaire fort, dynamique, résilient et inclusif » qui accompagne l’activité de création de richesse des secteurs prioritaires et stratégiques définis par l’Etat. Au-delà de l’objectif d’émergence, insiste-t-il, « l’ambition du chef de l’Etat est de réaliser une croissance de qualité, qui génère de l’emploi et des revenus, tout en favorisant un développement solidaire et inclusif ». Les banques constituent, pour lui, « un des maillons importants du secteur financier et leur contribution majeure dans le financement de l’économie en fait des interlocuteurs privilégiés du gouvernement ». Il estime que ce cadre de concertation devrait servir à mettre à niveau la profession bancaire sur la situation économique et financière du pays et porter ses préoccupations ainsi que celles de l’Etat relativement aux questions économiques en général et au financement de l’économie en particulier. L’objectif du gouvernement, fait-il remarquer, est de renforcer le cadre d’exercice de la profession et la confiance entre partenaires «afin de hisser le secteur bancaire à la hauteur de nos ambitions d’émergence économiques».

Le directeur du secteur financier et de la compétitivité, Pape Amadou Sarr, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’asseoir un cadre permanent de dialogue avec le privé en vue d’une meilleure collaboration entre la tutelle et les professionnels du secteur économique et financier de notre pays. Dans un contexte de lancement de la phase 2 du Pse, a-t-il ajouté, « il paraît important et opportun de renforcer la synergie entre les acteurs du secteur financier afin d’améliorer la croissance économique, gage de l’atteinte des objectifs fixés dans le Pse ».

Souleymane Diam SY

DES EFFORTS POUR APURER DE LA DETTE INTÉRIEURE
Bocar SY BHSBocar Sy, président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbef), a soutenu que ce format permet de poser les problèmes du secteur.

« Notre métier et notre place sont importants surtout dans le contexte de notre économie émergente et performante avec des besoins de financements en ressources », a-t-il dit.

Il a salué les efforts de l’Etat en vue d’apurer sa dette intérieure et l’encourage à les poursuivre en vue de soulager leur clientèle et réduire leurs engagements compromis. Cela participe, selon lui, « à l’amélioration de nos trésoreries par le recouvrement de nos créances, par conséquent, de notre capacité d’intervention».

Il a formulé le souhait des banquiers de voir cette rencontre se tenir chaque semestre.

S. Diam SY

LES ENGAGEMENTS FINANCIERS CHIFFRÉS À 3 331 MILLIARDS DE FCFA EN 2016
Le président de l’Asbef, Bocar Sy, a indiqué que les engagements des 28 banques et établissements financiers du pays se portent à 3.331 milliards de FCfa en 2016 contre 2954 en 2015.

« Nous pouvons et devons mieux faire », a-t-il dit. Cette performance est, selon lui, encourageante dans un contexte de faible bancarisation (18 %). Ces chiffres interpellent, dit-il, tous les acteurs du secteur en mesure d’accompagner directement ou indirectement leurs contributions pour atteindre une inclusion à hauteur de nos attentes respectives.

Et cela passera, à son avis, par la formation et la sensibilisation de la population sur l’importance du Bureau d’information sur le crédit. Le secteur bancaire se dit préoccupé de la maîtrise du risque et surtout du niveau élevé des impayés dont la gestion du contentieux. M. Sy a déploré le comportement de certains débiteurs parce qu’il leur arrive dans le recouvrement de leurs engagements d’être attraits en procédure pénale pour des affaires commerciales.

« Certes c’est la loi mais il expose des soldats de l’économie que nous sommes et peut fragiliser le financement de nos économies », a-t-il dit.

Toutefois, apprécie-t-il, les efforts de l’Etat à travers les réformes judiciaires engagées comme la création du Tribunal de commerce permettront de renforcer le financement des Pme.

S. Diam SY

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